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16 avril 2008
LA CHEVRE ET LE CHOU...
Les propositions concernant les nouveaux programmes de français au collège sont désormais - au moins indirectement - connues. Plutôt que de vous proposer une énième polémique, j'ai préféré vous mettre en ligne le texte d'une amie militante de mon syndicat unique et préféré. A votre tour d'amender le texte du ministre...
JP Brighelli.
Entre mise en place du socle commun et affirmation constante par X. Darcos de la nécessité de revenir aux « fondamentaux », les nouveaux programmes de français en collège étaient particulièrement attendus, au point d’avoir été proposés, en avant-première mais à titre payant sur certains sites de la Toile[1].
Rappelons tout d’abord les principes de la lettre de mission adressée au groupe d’experts :
- Une articulation nécessaire avec la logique du socle commun, les programmes de français au collège devant notamment contribuer à l’acquisition de plusieurs grandes compétences des piliers 1 –« Maîtrise de la langue française» et 5 –« Culture humaniste ».
- Un « resserrement » sur les contenus, les démarches pédagogiques ne devant pas être explicitées dans le corps même du texte des programmes mais restant réservées aux documents d’accompagnement (en cours d’écriture).
- Une lisibilité par tous, ce qui impliquait la suppression du « discours » comme principe fédérateur des programmes… La « pratique de l’écriture », nouveau fil conducteur semble en effet plus pertinente !
- Progressions rigoureuses en grammaire, orthographe et lexique.
Face à l’incohérence et au verbiage pompeux des programmes actuellement en vigueur, et malgré l’obsessionnelle référence au socle, avatar pédagogisant de la loi Fillon, le SNALC ne pouvait que souscrire à cette volonté de simplification lexicale, de recentrage sur l’apprentissage cohérent des outils de la langue et de préservation d’une certaine liberté pédagogique du professeur.
Il n’empêche cependant que la « séquence », principal avatar des programmes de 1996 reste a priori en vigueur : les auteurs de ces programmes en réfèrent ainsi au nécessaire « décloisonnement » des apprentissages, la séquence en constituant la modalité principale de mise en œuvre ! Alors certes, il est désormais prévu que des leçons d’ « étude de la langue » puissent être conçues de manière autonome en grammaire, orthographe ou lexique -et nous avons bien fait préciser à l’Inspection Générale que les collègues rétifs au galimatias de la séquence ne pourraient désormais plus être sanctionnés pour leur « cloisonnement » des apprentissages, dans la mesure où ils respecteraient une certaine logique, chronologique en particulier. Mais le maintien d’une telle approche pédagogique « globale », qui loin d’introduire une cohérence dans les apprentissages laisse dans l’ignorance des pans entiers de connaissances grammaticales et conduit à l’instrumentalisation systématique des textes littéraires ne peut être que hautement discutable… Cette même volonté, ô combien discutable, de contenter les uns et les autres se retrouve dans l’articulation des programmes de grammaire : si l’on en revient ainsi judicieusement à la grammaire de phrase en 6°-5°, la grammaire de texte (et de l’énonciation) conserve sa prédominance en 4°-3°… A noter toutefois que les progressions sont relativement claires et bien construites et que le vocabulaire en a été considérablement simplifié.
En lecture en revanche, la volonté de fonder une culture commune semble l’avoir emporté sur le relativisme triomphant de ces dernières années, magnifiquement exprimé dans les programmes de 1996 par le très caractéristique « lire des écrits de toutes sortes ». Les grandes œuvres littéraires du patrimoine français sinon européen retrouvent droit de cité, au sein d’une approche volontairement chronologique (hormis le théâtre) au détriment des « lectures d’aujourd’hui » et de la littérature jeunesse, dont l’étude n’est pas supprimée mais réservée aux productions « de qualité » ou « classiques », ainsi qu’à la lecture cursive : en 6°, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll ou des extraits des Mille et Une Nuits remplaceront ainsi avantageusement l’étude compulsive des œuvres complètes d’Azouz Begag…
Enfin, il semblerait que l’argumentation ait désormais une part réduite parmi les exercices proposés aux élèves (limitée au programme de 3°), ce dont nous ne pouvons que nous féliciter tant elle tendait à appauvrir jusqu’ici les formes d’expression écrite au triomphe d’un « Moi » plus qu’envahissant à l’école…
De manière générale, on ne peut donc que constater le « mieux » de ces nouveaux programmes, en regrettant toutefois le manque de courage de leurs rédacteurs : à vouloir ménager les thuriféraires de l’Observation Réfléchie de la Langue et en conservant le principe même de décloisonnement des enseignements, le risque est bien évidemment une fois de plus de ne contenter personne…. Comme de laisser sur le terrain des professeurs démunis face aux contradictions et multiples interprétations possibles de ces textes !
[1] Ces programmes auraient dû être mis officiellement en ligne le 15 avril, si l’on s’en tient au calendrier initial. Ils devraient donc être consultables très prochainement…




Commentaires
Saperlipopette !
- simplification lexicale... Le mythe de Sisyphe, le tonneau des Danaides ou le treizième travail d'Hercule...
Ecrit par : Sergio | 17 avril 2008
Tout ceci va dans le bon sens; mais comment réconcilier la (re)mise à l'honneur du patrimoine littéraire français avec les attaques faciles et démagogiques contre la princesse de Clèves, et le goût de la belle langue avec le "parler vrai" ou "parler peuple" en conseil des ministres?
Voir le dernier exemple commenté sur le blog de P.Assouline
(http://passouline.blog.lemonde.fr/) qui
témoigne d'une contradiction préoccupante entre les efforts de X.Darcos et l'exemple de l'inculture qui vient d'en haut.
Vous me direz peut-être qu'il est préférable d'avoir un président qui s'exprime mal mais qui remet de l'ordre dans le système éducatif qu'un président éloquent qui laisse ce système partir en quenouille. Tout de même...
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 17 avril 2008
Nos élèves ont de quoi être confortés dans leur inculture par les propos du président de la République...mais rassurons-nous, ils ne lisent pas la presse, non plus !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
"contradictions et multiples interprétations possibles de ces textes". Tout est dit là, M. Brighelli, mais vous refusez de voir ce que cela révèle. Alors je vais vous faire une petite piqûre de rappel - inutile pour vous, mais peut-être salutaire pour les lecteurs.
Darcos n'est évidemment que le laquais de la politique euro-mondialocrasseuse. Le personnage, hypocrite, rampant, carpette anglaise et démago à souhait illustre parfaitement ces "contradictions multiples"
- membre de la société des agrégés souhaitant la disparition des concours et la programmant d'ici 2010 ;
- Prof de latin et de grec souhaitant leur disparition et n'agissant que pour le développemement de l'anglais ;
- Soi-disant respectant les enseignants français, mais se déclarant - quand il était le valet de Luc Ferry - pour les 40h00 de présence des enseignants comme en Angleterre;
- Soi-disant anti-pédago mais prenant toutes les mesures pour nommer la commission poche-merde et bien décidé, en coulisse, à imposer le fameux "livret de compétences", voulu par l'Europe blairo-bushiste, pour remplacer la bonne vieille notation.
M. Brighelli, par affection pour M Darcos, penche du seul côté de ses intérêt et paraît mur pour accepter la dernière phase d' "innovation pédagogique" que l'on nous prépare. Frackowiak appelle ça "l'école du XXIe siècle" : c'est à peu près ce que nous concocte Darcos, avec en plus la privatisation et la casse du satut des profs, ce qu'au moins Frackowiak ne souhaite pas.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 17 avril 2008
Je crois que, pour Darcos, malheureusement, vous avez raison, Rodolphe, mais Allègre voulait la même chose . Donc, pour les statuts, c'est "plié" depuis longtemps, à gauche comme à droite..Kif kif. Et l'analyse de Cadichon est très juste .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Donc, pour les statuts, c'est "plié" depuis longtemps, à gauche comme à droite..Kif kif. Et l'analyse de Cadichon est très juste .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Ce qui tendrait à prouver que la "gauche" et la "droite", c'est "depuis longtemps" pareil et que "l'analyse" de Cadichon, le complot marxiste, est très... disons brumeuse pour rester poli.
Casse des statuts et casse des statues, c'est finalement très libéral.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Rappelez-vous Allègre, tout était déjà là !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Mais QUI sont les experts qui produisent ces programmes ???
On ne donne jamais leur nom, c'est pourtant primordial ! Ca explique souvent le pourquoi et le comment des décisions prises...
Ecrit par : Jérémy | 17 avril 2008
"Je crois que, pour Darcos, malheureusement, vous avez raison, Rodolphe, mais Allègre voulait la même chose. "
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
1) Réforme ALLÈGRE-MEIRIEU (1998)
(Charte pour bâtir l’école du XXIème siècle)
http://www.education.gouv.fr/bo/1998/hs13/charte.htm
Quelques citations :
«Cette charte se veut une référence pour les évolutions à venir de l'école primaire. Elle s'articule autour de trois points :
1 - Élaborer progressivement et collectivement de nouveaux programmes pour des temps nouveaux, centrés sur le thème apprendre à parler, lire, écrire, compter, articulant tous les contenus et les grandes orientations pédagogiques.
2 - Mettre progressivement en place des rythmes scolaires adaptés à ceux de l'enfant. L'organisation de la journée scolaire doit tenir compte des nouvelles conditions sociales et permettre l'émergence d'une vraie égalité des chances.
3 - Repenser "le métier de professeur des écoles en permettant une plus grande autonomie dans les choix pédagogiques et en intégrant le travail en équipe, ce qui nécessitera des évolutions de la formation initiale et continue des enseignants".»
«Sur un autre plan, la généralisation du travail des couples et l'éloignement des lieux de travail induisent une DEMANDE LÉGITIME des parents pour l'ACCUEIL des enfants à l'école jusqu'à 18 heures ou 18 heures 30.»
«Plus fondamentalement, l'exigence d'une véritable égalité des chances à l'école doit conduire l'éducation nationale à être SON PROPRE RECOURS, en particulier pour les enfants en difficulté moyenne ou grave ou pour ceux dont l'origine sociale fait que l'aide à la maison est faible ou inexistante.»
«Après l'évolution culturelle qu'a été la décision de Lionel Jospin de recruter les professeurs des écoles au niveau de la licence, une MUTATION DU MÉTIER est en cours dans l'enseignement primaire.»
2) Réforme DARCOS (2008)
(Audition à l’Assemblée nationale de M. Xavier Darcos)
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cafc/07-08/c0708032.asp
Quelques citations :
«la première chose est de réorganiser le temps scolaire.»
«un accompagnement éducatif après la classe – qui ne se réduira pas à l’étude, mais comportera aussi des activités culturelles et sportives – sera mis en place dans tous les collèges à partir de la rentrée prochaine.»
«L’école doit être à elle-même SON PROPRE RECOURS.»
«Il ne s’agit en aucun cas d’engager une polémique au sujet des programmes précédents, dont je ne suis pas l’auteur – ils ont été rédigés en février 2002, en particulier par mon ami Philippe JOUTARD»
«Je le répète, cette rénovation des programmes ne doit pas être dissociée de notre projet de RELECTURE COMPLÈTE DE L’ORGANISATION de l’école primaire.»
«J’en ai discuté longuement avec des amis qui ne partagent pas mon avis, notamment Philippe MEIRIEU, avec qui j’ai écrit un livre. »
Question à 100 euros : quelle est la différence entre ces deux réformes ?
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
AUCUNE .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Pour info, le seul syndicat du primaire qui a alerté les collègues et tenté de les mobiliser en 1998 contre ce forfait, c'était le Snudi-FO.
Mais la bande des trois (Snuipp-Fsu, Sgen, Unsa), qui soutenait cette réforme, veillait au grain et s'est activement employée à casser toutes les initiatives prises pour contrer cette réforme, avec la redoutable efficacité qu'on leur connaît !
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
AUCUNE .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Bravo, Un observateur !
Vous avez gagné le droit de faire 3 semaines de soutien scolaire et occupationnel pendant le mois d'août, dans l'école de votre choix, pour gagner les 100 euros promis pour cette bonne réponse !
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
D'ailleurs,sous Allègre, je me souviens que le proviseur m'avait donné à lire des textes (je ne sais s 'ils étaient officieux ou officiels )qui ressemblaient mot pour mot au rapport pochard ! Voilà pourquoi quand j'ai lu Pochard, j'ai trouvé que ça sentait le réchauffé ! Voilà pourquoi, à mon grand désarroi je dis et redis que c'est plié, car je ne vois pas ce qu'on peut faire !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Rappelez-vous Allègre, tout était déjà là !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
C'est bien ce que je voulais dire !
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
"Frackowiak appelle ça "l'école du XXIe siècle" : c'est à peu près ce que nous concocte Darcos, avec en plus la privatisation et la casse du satut des profs, ce qu'au moins Frackowiak ne souhaite pas.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 17 avril 2008
Malheureusement, si ! Faut-il rappeler que Fracko est le grand gourou de l'Unsa-Éducation, syndicat qui a pleinement soutenu la réforme Allègre-Meirieu-Royal ?
La casse du statut est annoncée de manière parfaitement explicite dans la Charte pour l'école du XXIème siècle, dans l'annexe 1 p.17 :
« LE STATUT ET LES MISSIONS DE L’ENSEIGNANT SONT À REDÉFINIR »
Pour ceux qui veulent lire le texte intégral de cette saleté made in OCDE, vous le trouverez ici :
http://appy.ecole.free.fr/textes/1998_1.pdf
Il est préférable d'éloigner au préalable les jeunes enfants et les âmes sensibles !
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
Pour info, le seul syndicat du primaire qui a alerté les collègues et tenté de les mobiliser en 1998 contre ce forfait, c'était le Snudi-FO.
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
Parfaitement exact et même position pour son grand frère, le SN-FO-LC. Quand je lis que le SNALC est le seul recours syndical possible....
Pour faire plaisir à Jean et être tout à fait honnête, la vénérable Société des agrégés a, elle aussi, fait son travail.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Rappelez-vous Allègre, tout était déjà là !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
C'est bien ce que je voulais dire !
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Et il est triste que le plus à droite des ministres de l'EN, ce soit la gauche qui nous l'est offert !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Voilà pourquoi, à mon grand désarroi je dis et redis que c'est plié, car je ne vois pas ce qu'on peut faire !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Il est vrai que c'est mal barré. Surtout que la bande des trois balade les collègues sur la question des programmes, alors que le souci vital, lié d'ailleurs à celui des postes, c'est celui du statut.
Seul espoir pour ce qui me concerne : le gouvernement étant tenu d'accélérer de manière frénétique les réformes pour être crédible lorsque la France va prendre prochainement la présidence de l'union européenne, il s'attaque maintenant aussi au privé, en particulier sur la question très sensible des conventions collectives, qui sont un peu l'équivalent de notre statut, ainsi que sur les retraites et l'assurance chômage.
Alors que jusqu'à présent, les réformes contre les différents secteurs du privé et du public se sont faites en décalé -Diviser pour régner !- la forte pression mise par Bruxelles rend cette stratégie de plus en plus difficile à conserver.
Bref, au programme des réjouissances pour tous les salariés : casse des statuts ET des conventions collectives, ré-allongement des durées de cotisation pour le privé ET le public, baisse du pouvoir d'achat en jouant sur l'inflation, casse de la sécurité sociale et des services publics... Maintenant, c'est clair : nous sommes tous dans le même rafiot, à part quelques planqués du public ET du privé.
Alors s'il n'y a pas grand chose à attendre des petits syndicats corporatistes de l'enseignement, en revanche, je place mon dernier espoir dans une confédération qui réunit des salariés de tous les secteurs du privé et du public et qui est très vigilante sur la question de l'indépendance syndicale, quel que soit le gouvernement en place : la confédération FO.
Mais là encore, vu les errances et procédés de la CFDT, de l'UNSA et de la CGT, ça va être compliqué. A suivre...
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
Et il est triste que le plus à droite des ministres de l'EN, ce soit la gauche qui nous l'est offert !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
A moins que "droite et gauche" au sens de camps ennemis ne veuille plus rien dire. Il y a longtemps, même avant Allègre, que la "gauche" a perdu toute idéologie propre (ne parlons même pas du marxisme !). Elle s'est ralliée au libéralisme avec armes et bagages et ne conserve comme marque de fabrique qu'un vague sentimentalisme christiano-gauchiste (meilleur exemple le "droitdel'hommisme"). La soi-disant survivance du clivage, c'est pour amuser le pékin (chaque démocratie libérale a le même couple je-t'aime-moi-non-plus qui alterne au pouvoir, coucou Silvio !).
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
"Il n’empêche cependant que la « séquence », principal avatar des programmes de 1996 reste a priori en vigueur : les auteurs de ces programmes en réfèrent ainsi au nécessaire « décloisonnement » des apprentissages, la séquence en constituant la modalité principale de mise en œuvre !"
(SNALC)
Eh bien, la contre-attaque est simple: il faudra que nous soyons très nombreux à expliquer, sur le site du ministère lors de la consultation sur les nouveaux programmes du collège, que la "séquence" DOIT être éliminée parce qu'elle empêche tout enseignement et parce que c'est à cause d'elle que les collégiens sortent de 3ème en ne sachant strictement rien, et les lycéens item du bac.
Ecrit par : Jean | 17 avril 2008
"qui nous l' AIT offert ", bien sûr ! La correction des copies ou plutôt l'incorrection des copies écrites en charabia, me fait perdre le nord et , d'ailleurs, aussi, l'espoir !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Eh bien, la contre-attaque est simple: il faudra que nous soyons très nombreux à expliquer, sur le site du ministère lors de la consultation sur les nouveaux programmes du collège, que la "séquence" DOIT être éliminée...
Ecrit par : Jean | 17 avril 2008
Dites-nous Jean pour quelles raisons X Darcos ne prend-il pas lui même le décret éliminant la "séquence" à l'origine, selon vous, du désastre scolaire?
Craint-il de mettre les enseignants de français dans la rue?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
La question des programmes est très importante car elle conditionne , c'est un peu banal à dire, celle des manuels, des pratiques pédagogiques des enseignants et des critères d'inspection.
Ca sera une tâche de longue haleine de redresser la barre car les élèves formés aux programmes de 70 et de 96 continuent leur petit bonhomme de chemin, ou plutôt leur chemin de petits bonshommes que l'on n'a pas aidés à grandir.
" La vérité oblige à dire que l'on a assité à un véritable façonnement, ou plutôt à un défaçonnement des attitudes face au travail et à l'effort et que le professeur désireux de transmettre un savoir réel a été au fil des années littéralement empêché de faire son travail du fait de cette conjugaison de facteurs et du " feedback" : baisse des exigences/baisse du niveau, jusqu'à l'anomie du système.
Pour prendre un exemple concret, il m'a été possible de faire des dictées et des cours de grammaire jusqu'en 96 à peu près sans susciter des mouvements de résistance de la part des élèves qui ont intuitivement intégré " ce qu'il nous est ou non désormais permis de faire".
Il n'y a que dans certains établissements de centre ville comme celui où j'ai la chance d'exercer cette année que ce phénomène n'est pas dominant.
On voit très bien, politiquement à quoi tout cela nous mène. Je pourrais m'en fiche et me dire que j'ai mangé mon pain noir, mais je n'y arrive pas.
Tout ce que vous dites sur la menace de privatisation totale et partielle de l'école, sur les statuts des enseignants et sur les critères de convergence européens est extrêmement inquiétant.
On se demande s'il ya a encore un pilote dans l'avion "Air-France".
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Eh bien, la contre-attaque est simple: il faudra que nous soyons très nombreux à expliquer, sur le site du ministère lors de la consultation sur les nouveaux programmes du collège, que la "séquence" DOIT être éliminée...
Ecrit par : Jean | 17 avril 2008
J'ai une petite bibliothèque à côte de moi où se trouvent une trenetaine de manuels (!) de français niveau collège dont plusieurs intitulés "en séquences- livre unique". Inutile de vous dire la pauvreté du contenu très axé sur la dimension "communication". Le fait de maintenir le mot "séquences" dans les nouveaux programmes laisse le champs libre aux éditeurs et aux auteurs de ce genre de manuels.
Il faudrait, à mon avis, soit supprimer le mot "séquence", soit donner une définition de la "séquence" qui permette d'intégrer autour d'une notion, un enseignement systématique et approfondi de la grammaire, des conjugaisons, de l'orthographe et du vocabulaire.
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
J'ai une petite bibliothèque à côte de moi où se trouvent une trenetaine de manuels
trentaine !
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
On se demande s'il ya a encore un pilote dans l'avion "Air-France".
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
L'avion Air France qui va s'allier avec l'avion Air Italia pilotée par un certain Berlusconi...ça promet!
Robin, comme quelqu'un l'a signalé ce matin ici même, la France n'a plus aucune espèce d'autonomie s'agissant de décider sérieusement de son destin.
Notre ministre n'a pas plus de pouvoir dans son domaine qu'un principal de collège dans l'une des classes de son établissement.
Il faut arrêter de rêver! L'instruction publique redeviendra une réalité , le jour où les peuples d'Europe en éprouveront à nouveau la nécessité. Franchement, qu'à t-on besoin en France, comme en Italie, en Espagne ou en Angleterre d'instruire les enfant du peuple?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
La vérité oblige à dire que l'on a assité à un véritable façonnement, ou plutôt à un défaçonnement des attitudes face au travail et à l'effort et que le professeur désireux de transmettre un savoir réel a été au fil des années littéralement empêché de faire son travail du fait de cette conjugaison de facteurs et du " feedback" : baisse des exigences/baisse du niveau, jusqu'à l'anomie du système
Ecrit par Robin
Toujours sur mes copies, je fais une pause pour aérer mes neurones crispés...sur les ravages tangibles de la séquence, du tout technique, de l'énonciation etc...Il s'agit des copies d'un collègue (bac blanc, on échange les copies )dont la valeur n'est pas à mettre en doute . C'est un commentaire de texte de "L'Etranger",la scène où Marie demande Meursault en mariage. Cela va du "relevé de terrain "qui ne dégage aucun sens du texte au mauvais résumé qui dégage une morale que je vous livre pour me défouler : "ce texte montre qu'il ne faut pas se marier sans amour ".J'imagine que mes élèves ont dû faire la même chose et ça me rassure :on ne peut que constater les dégâts, le mal est trop profond . D'ailleurs depuis la dernière réforme, lorsqu'on me demande ce que j'enseigne, je réponds :"Plus rien "
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Séquence ou pas, un texte de Césaire *reste* un texte de Césaire ...
Que l'on me permette ...
Celui que l'on va honorer a écrit des textes immortels :
"Donc, camarade, te seront ennemis — de manière haute, lucide et conséquente — non seulement gouverneurs sadiques et préfets tortionnaires, non seulement colons flagellants et banquiers goulus, non seulement macrotteurs politiciens lèche-chèques et magistrats aux ordres, mais pareillement et au même titre, journalistes fielleux, académiciens goîtreux endollardés de sottises, ethnographes métaphysiciens et dogonneux, théologiens farfelus et belges, intellectuels jaspineux, sortis tout puants de la cuisse de Nietzsche ou chutés calenders-fils-de-Roi d'on ne sait quelle Pléiade, les paternalistes, les embrasseurs, les corrupteurs, les donneurs de tapes dans le dos, les amateurs d'exotisme, les diviseurs, les sociologues agrariens, les endormeurs, les mystificateurs, les baveurs, les matagraboliseurs, et d'une manière générale, tous ceux qui, jouant leur rôle dans la sordide division du travail pour la défense de la société occidentale et bourgeoise, tentent de manière diverse et par diversion infâme de désagréger les forces du Progrès — quitte à nier la possibilité même du Progrès — tous suppôts du capitalisme, tous tenants déclarés ou honteux du colonialisme pillard, tous responsables, tous haïssables, tous négriers, tous redevables désormais de l'agressivité révolutionnaire.
Et balaie-moi tous les obscurcisseurs, tous les inventeurs de subterfuges, tous les charlatans mystificateurs, tous les manieurs de charabia. Et n'essaie pas de savoir si ces messieurs sont personnellement de bonne ou de mauvaise foi, s'ils sont personnellement bien ou mal intentionnés, s'ils sont personnellement, c'est-à-dire dans leur conscience intime de Pierre ou Paul, colonialistes ou non, l'essentiel étant que leur très aléatoire bonne foi subjective est sans rapport aucun avec la portée objective et sociale de la mauvaise besogne qu'ils font de chiens de garde du colonialisme."
(Discours sur le colonialisme )
"Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile
que je n'entende ni les rires, ni les cris, les yeux fixés sur cette ville que je prophétise, belle,
donnez-moi la foi sauvage du sorcier
donnez à mes mains puissance de modelerd
onnez à mon âme la trempe de l'épée
je ne me dérobe point. Faites de ma tête une proue et de moi même, mon coeur, ne faites ni un père, ni un frère,
ni un fils, mais le père, mais le frère, mais le fils,
ni un mari, mais l'amant de cet unique peuple.
Faites-moi rebelle à toute vanité, mais docile à son génie
comme le point à l'allongée du bras !
faites-moi commissaire de son sang
faites-moi dépositaire de son ressentiment
faites de moi un homme de terminaison
faites de moi un homme d'initiation
faites de moi un homme de recueillement
mais faites aussi de moi un homme d'encensement.
faites de moi l'exécuteur de ces oeuvres hautes
voici le temps de se ceindre les reins comme un vaillant homme -
Mais les faisant, mon coeur, préservez-moi de toute haine ...
(Cahier d'un retour au pays natal)
"les chercheurs de silex
les testeurs d'obsidienne
ceux qui suivent jusqu'à l'opalescence
l'invasion de l'opacité
les créateurs d'espace
allons les ravisseurs du Mot
les détrousseurs de la Parole
il y avait belle lurette qu'on leur avait signifié
leur congé
de la manière la plus infamante"
(Moi, laminaire)
Et puis pour accompagner Jean-Paul (et en pensant à ce blog...) :
"Vertu des lucioles
Ne pas désespérer des lucioles
je reconnais là la vertu.
les attendre les poursuivre
les guetter encore.
le rêve n'est pas de les fixer flambeaux
ni qu'elles se répondent en des lumières non froides
je suis d'ailleurs sûr que la reconversion se fait
quelque part pour tout ceux
qui n'ont jamais accepté cette stupeur de l'air
la communication par hoquets d'essentiel
j'apprécie qu'elle se fasse à tâtons
et par paroxysme
au lieu de quoi elle sombrerait inévitablement
dans l'inepte bavardage de l'ambiant marécage"
(Comme un malentendu de salut, recueil inédit)
....
Yves
(Un Hussard aussi, retraité de l'Education nationale ... en pays dominé ...)
P.S. - Pour l'anecdote je connais des collègues qui confondent encore "séquence"et "séance" ! Quelle importance ? L'explication de texte selon Clarac*(mise à jour avec les apports récents), par exemple, échappe à toutes ces misères ... Et elle est "pédagogiquement" imparable... Alors BASTA avec ces guerres picrocholines ! Ce qu'il faut ce sont des profs, des hommes de culture, en quantité suffisante, bien payés, bien formés ... et que l'on n'emmerde pas avec des réunions incessantes, des projets à la con ou des évaluations parachutées et bouffeuses de temps ... Et j'en passe ...
* Pour ceux qui ne la connaisse pas, une antiquité :
http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/doc/clarac1.htm
Ecrit par : Yves | 17 avril 2008
Saperlotte de Saperlipopette!
Sergio vous êtes un "voleur"! grrrrrrrrrr ;):))))))(attention smiley)
c'était pour de rire bien sûr...quoique...
Bonjour à tous...
pirouette je ne faisais que passer
Ecrit par : Saperlipopette | 17 avril 2008
Pour la conférence de Clarac, l'adresse semble un peu longue ...
Je tente de nouveau :
http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/doc/clarac1.htm
Sinon sur LMT (vous savez le site de merde où l'âne fait la taupe) dans les "TEXTES DIVERS" sur la page d'accueil :
http://motstocsin.autonomie.org/
Ecrit par : Yves | 17 avril 2008
Merci à Yves pour le très beau texte d'Aimé Césaire... et pour les lucioles !
Ce poème m'a fait penser à un spectacle donné par des élèves de première option théâtre autour du thème de l'exotisme et d'une phrase de Victor Segalen (1878-1919), médecin de marine, archéologue, ethnologue, poète d'origine bretonne, insurgé contre la destruction des cultures et des civilisations des peuples premiers.
Le spectacle illustrait une phrase de Segalen : "Le divers décroît, là est le danger." : en l'espace de 150 ans, le monde est devenu un village ; les possibilités de voyager sont illimitées, mais ce qui fasait l'intérêt des voyages, la diversité des hommes et des cultures disparaît jour après jour.
Les élèves et les comédiens nous emportèrent dans un voyage à travers le temps, le monde et les mots, du cosmopolitisme enthousiaste de Guillaume Apollinaire : "A la fin tu es las de ce monde ancien..." aux incantations amérindiennes d'Antonin Artaud, en passant par la révolte d'Arthur Rimbaud contre l'occident bien-pensant à l'aube de la révolution iindustrielle et coloniale : "Tu es nègre !" et les protestations anticolonialistes d'Aimé Césaire et de Léopold Sédar Senghor, poètes de la négritude.
Ces textes faits pour être déclamés, chantés, scandés, martelés, hurlés...et la façon dont les élèves s'y étaient investis m'avaient profondément ému.
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
en 6°, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll ou des extraits des Mille et Une Nuits remplaceront ainsi avantageusement l’étude compulsive des œuvres complètes d’Azouz Begag…
Que pensez-vous d'imposer Les Derniers jours d'un condammné en 6e?
Comme je m'étonnais qu'un jeune homme de 19 ans, ne lise pas, alors qu'il a eu une scolarité normale, et qu'en plus il est trilingue, et pas trop endormi sur le plan intelectuel, (il est chez nous ce semestre pour ajouter l'anglais aux trois autres), il m'a dit qu'il s'était arrêté de lire en 6e, avec les Derniers jours d'un condamné, qui l'a dégoûté à jamais de prendre un livre pour son plaisir .
En plus, la séance de dissection à laquelle sont réduits les cours de français ne l'a pas incité à lire non plus autre chose que les textes( rarement des livres entiers) au programme.
Il a son bac et son esprit est en friche, par manque de références littéraires..et historiques car là aussi la désertification est terrifiante.
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
pour m'inscrire au fil
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
"Tout ceci va dans le bon sens; mais comment réconcilier la (re)mise à l'honneur du patrimoine littéraire français avec les attaques faciles et démagogiques contre la princesse de Clèves"
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 17 avril 2008
Jesse, j'espère que vous avez lu le dernier édito de Val, dans "Charlie"!!!
Jean-Paul, personne n'est obligé de faire étudier les oeuvres complètes d'Azouz Begag!!! Regardez, au hasard, Jean...
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2008
Que pensez-vous d'imposer Les Derniers jours d'un condammné en 6e?
Plus rien ne m'étonne !
Paradoxale Cadichon. Mais par amusement on pourrait prendre ce titre pour parler de ce que l'on enseigne à nos enfants et par ce biais leur condamnation.
Mon fils (en 6e) étudie Les Baleines (écologie au RDV).
Lecture du texte. Le prof lui demande ce qu'est un "chapeau" en devoirs du soir. Je te passe les autres questions relatives à ce texte. Il vient me voir. "Mais maman, on ne parle pas de chapeau dans ce texte, à moins que l'on doive trouver les accents circonflexes".
Figure toi que le fameux "chapeau" n'était autre que l'introduction. Lui, il est français, donc je lui explique, mais tous ces petits étrangers qui sont dans l'école, ils n'ont rien compris. Un chapeau, c'est un chapeau, point barre.
Je lui avait fait découvrir les Lettres de mon moulin. Il a adoré.
Et dernièrement, je l'ai retrouvé en train de lire Les jeux de l'amour et du hasard de Marivaux Classique illustrés Vaubourdolle. Donc, rien n'est perdu pour ce jeune que tu reçois. Je sus certaine que tu vas l'aider à défricher son esprit.
Ecrit par : Carole | 17 avril 2008
Quelqu’un a-t-il vu le documentaire sur l’école Vitruve mardi sur Arte ? (ça repasse le 19 à 1 h 10).
Les témoignages sont loin d’être unanimes et dithyrambiques. Intéressant de voir comment on est toujours prêt à créer “l’homme nouveau” en s’attaquant aux enfants.
Il est rassurant d’entendre les réflexions d’anciens élèves qui, enfants, n’étaient pas dupes. Devant l’injonction d’autonomie avec laquelle on les bassinait, certains s’apercevaient que c’était pour permettre aux parents “d’être libres, eux.” Et dire que ce genre de choses a été repris par le management…
Et si ça ne se passe pas de manière idéale pour tous, un autre ancien élève (sociologue ?), qui a bien assimilé l’endoctrinement, assène l’argument imparable et inusable : « C’est la faute à la société. » On subodore la suite bien connue, elle aussi : « Yaka se remettre en cause. »
Ecrit par : Lariba | 17 avril 2008
Merci Lariba pour l'info.
(ça repasse le 19 à 1 h 10): si vous êtes de ceux qui dorment à cette heure là, c'est visible sur le site Arte+7 pendant une semaine.
Ecrit par : lucile | 17 avril 2008
. Intéressant de voir comment on est toujours prêt à créer “l’homme nouveau” en s’attaquant aux enfants.
Ecrit par : Lariba | 17 avril 2008
la régénération sociale par l'endoctrinement à l'école est une idée développée par les partisans de l'école spartiate ou lacédémonienne, inspirée des écrits de Rousseau sur la Pologne ou la Corse, et que l'on retrouve depuis 1789 dans tous les régimes totalitaires.
Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises) étant bien entendu que les règles élémentaires de civilité font partie intégrante de l'organisation de la vie scolaire, et que l'apprentissage de la citoyenneté est au fondement de l'école républicaine, mais ce qui est évident a aussi besoin pour certains d'être rabaché
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
Ben ! Famille et Famille !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Merci à Yves pour le texte de l'inspecteur général Clarac. Dommage qu'on en fasse de moins en mons des comme ça. J'ai bien peur que l'on ait cassé le moule.
J'ai été inspecté une bonne demi douzaine de fois. Je suis tombé sur des gens de cette trempe deux fois, la première à la fin du CPR (c'était aussi un inspecteur général), un mélomane d'une culture raffinée et la dernière (une inspectrice générale aussi), sans doute plus au fait des dernières approches stylistiques, mais sans fanatisme.
..Entre les deux, des idéologues obtus des deux sexes, celui de 1996 (c'était l'introduction des "sequences") était particulièrement gratiné...Un expert dans le maniement de la langue de bois.
Je me souviens d'une autre qui n'a pas quitté une espèce de galurin ridicule des cerises et des oiseaux et dont il se murmurait qu'elle s'était faite inspectrice pour emm...son mari, professeur de Lettres.
Au début du cours suivant, les élèves me demandèrent "qui était cete folle qui était venue assister au cours" (sic). La vérité sort parfois de la bouche des élèves.
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Je me souviens d'une autre qui n'a pas quitté une espèce de galurin ridicule des cerises et des oiseaux
errata : orné de cerises et d'oiseaux
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
"Les derniers jours d'un condamné" de Hugo en 6ème ? N'importe quoi !
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Intéressant de voir comment on est toujours prêt à créer “l’homme nouveau” en s’attaquant aux enfants.
Ecrit par : Lariba | 17 avril 2008
Précisément, la période que nous vivons est l’aboutissement ultime de la logique libérale. D’un côté, on a l’extension de la sphère marchande et, de l’autre, la multiplication des conflits nés du relativisme moral moderne. Ces luttes se traduisent par de nouvelles contraintes, visant à la création de cet "homme nouveau" adapté aux "temps nouveaux". Un homme toujours plus vigilant contre les conformismes passés mais en même temps toujours plus conforme aux normes de la société nouvelle. L'école est au coeur de cette contradiction. Elle se propose ainsi de fabriquer en séries cet homme vraiment nouveau, autonome et libre, "acteur de sa formation",un être parfaitement normalisé, conformé (évalué et certifié) aux normes toujours changeantes du mode d'être en société. Celui qu'assènent les marchands et publicitaires, les véritables moralistes des temps modernes, ceux à qui l'on peut faire crédit en ces temps de décroyance.
Ecrit par : Newman (alias marigot) | 17 avril 2008
Avez-vous remarqué comme moi , depuis 2 ou 3 ans, que nos élèves de lycée ont des écritures de cours préparatoire, et encore ! Lettres torturées, informes, mots inachevés pour les uns, pour d'autres on a l'impression que le geste les fatigue, et qu' ils n'ont plus la force de terminer le mot . Donc résumons nous : destruction achevée, phase terminale, ils ne savaient plus lire, ni construire une phrase et maintenant , ils ne savent plus écrire au sens propre du terme ! Pourquoi ?Mais je m'en doute un peu !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
On peut être mécréant sans être immoral ou a-moral! C'est idiot comme remarque, je trouve.
vous auriez mieux fait d'écrire "je vous déteste, Cadichon".
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Avez-vous remarqué comme moi , depuis 2 ou 3 ans, que nos élèves de lycée ont des écritures de cours préparatoire, et encore ! Lettres torturées, informes, mots inachevés pour les uns, pour d'autres on a l'impression que le geste les fatigue, et qu' ils n'ont plus la force de terminer le mot . Donc résumons nous : destruction achevée, phase terminale, ils ne savaient plus lire, ni construire une phrase et maintenant , ils ne savent plus écrire au sens propre du terme ! Pourquoi ?Mais je m'en doute un peu !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Changez de métier! Mes enfants ne sont pas là pour essuyer votre mépris, ça commence à suffir.
Je suis globalement en accord avec les critiques émises sur les méthodes d'enseignement "pédagogiques" mais je vous trouve parfois extrêmement et excessivement méprisants à l'égard des élèves, comme si, à leur âge, vous étiez des merveilles. Vous croyez vraiment que vos profs ne soupiraient pas et n'absorbaient pas d'aspirine pour lire les fadaises que vous écriviez entre quinze et vingt ans, ou les redébitages par cœur de cours mal digérés et récités bêtement en total hors sujet?
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
... il serait intéressant de savoir ce que pense Cadichon de la fameuse déclaration de Madelin : "donnez-nous plus de Gaby Cohn-Bendit et de Marie-Danièle Pierrelée !" ou de ce rapport de l'OCDE qui préconisait de baisser graduellement la qualité de l'enseignement sans toucher à la "quantité". Sans doute des taupes trotskystes ?
L'instruction à l'école découlera du libre choix... de ceux qui auront le choix ! Quant à l'instruction des "autres", les récentes enquêtes montrant par exemple qu'un jeune américain sur deux est incapable de situer chronologiquement la guerre de Sécession dans son demi-siècle sont éloquentes. Je n'aborderai même pas la morale dispensée par les familles et les églises, ces vieilles lunes de "Lectures pour tous"...
Cadichon est encore dans le déni de réalité et l'incantatoire, c'est exactement la même attitude que les Staliniens qu'elle déteste tant.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
J'ai mis un s à méprisant: ce n'est ni une faute de frappe, ni de grammaire. Mon "vous" est collectif. Si mes enfants sont des ratés complets et leurs camarades avec eux, sachez que, dans le monde réel, nous ne nous en rendons pas vraiment compte. Ils donnent l'impression d'être aussi efficients que leurs aînés au même âge.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Quant à l'instruction des "autres", les récentes enquêtes montrant par exemple qu'un jeune américain sur deux est incapable de situer chronologiquement la guerre de Sécession dans son demi-siècle sont éloquentes.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Je suis certaine qu'il y a cent quarante ans, tous les jeunes américains savaient situer la Guerre de Sécession dans son demi-siècle. C'est fou ce que le niveau baisse!
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
On voit que vous ne voyez pas ce que nous voyons, comme moi je ne sais pas ce que peut représenter une vaccination de moutons ! Les parents ne se rendent pas compte DU TOUT ! Vous n'échappez pas à la règle !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
AUJOURD4HUI, ils écrivent des conneries que nous n'aurions jamais osées, on étaient conscients et surtout beaucoup plus humbles !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
AUJOURD4HUI, ils écrivent des conneries que nous n'aurions jamais osées, on étaient conscients et surtout beaucoup plus humbles !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Je n'en suis pas certaine, à l'aune de mes disserts de philo de terminale. (Bac 1976, 15 en philo).
Je crois surtout que vous croyez être tel que vous étiez à seize ans sans réaliser le chemin que vous avez parcouru entre quinze ans et quarante ans.
Vous aussi ne disiez que des conneries, comme tous les ados. Allons, ils sont aussi bêtes que nous l'étions. Ça s'appelle d'ailleurs l'âge bête.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Les parents ne se rendent pas compte DU TOUT ! Vous n'échappez pas à la règle !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Je ne suis pas ici en tant que parent mais en tant que citoyenne française. En tant que citoyenne, dotée du même droit électoral que vous, je me rends compte de tout ce qu'on m'expose et en juge. Ça fait deux ans passés que je viens contribuer ici. Il y a longtemps que ce n'est plus en tant que parent que j'y viens.
Si nous prenons deux ans, avec mes confrères, la FNSEA, la Confédération Paysanne et l'AFSSA, pour vous exposer au quotidien les tenants et aboutissants de la vaccination FCO des ovins, vous serez au fait et en mesure d'en juger.
Vous n'allez pas reprendre les insultes dont je fus abreuvée ici à mes débuts.
Je demande à tous de bien vouloir me défendre contre les basses et médiocres attaques de Un Observateur pour qu'il ne s'égare pas en insultes anti-parents d'élèves et querelles stériles à mon égard. Ça me gonfle grave. Merci!
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Querelle Dobo-Un Obs: On s'en fout.
Passez à autre chose.
Ecrit par : Loki | 17 avril 2008
Vous oubliez, ma chère dobolino, que les profs sont d'anciens très bons élèves, enfin jusqu'à ce qu' on démolisse l'école, donc dans les années 80... Mais qu'importe, le débat est sans importance !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Au fait, cher Victor, vous n'êtes pas à Cuba ?
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Je ne crois pas que les intervenants de ce blog aient la moindre envie de vous insulter et de vous dénier le droit d'intervenir en tant que citoyenne, Dobolino.
Cela dit, quand je compare les copies (du moins certaines copies) que je recueillais en première avec mes propres compositions françaises ... je vous assure que la différence est éloquente. Et ceci sans aucune survalorisation narcissique de l'élève que j'étais.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 avril 2008
Au fait, cher Victor, vous n'êtes pas à Cuba ?
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Si mais il poste par liaison satellite, comme Kersauzon... Doivent pas etre dégroupés, là-bas... Ou peut-etre le téléphone rouge, en VT 50 bauds...
Ecrit par : Sergio | 17 avril 2008
"Cela dit, quand je compare les copies (du moins certaines copies) que je recueillais en première avec mes propres compositions françaises ..."
L'erreur vient souvent du "du moins certaines copies". Lisiez-vous les copies des "mauvais élèves de votre temps?
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
"Cela dit, quand je compare les copies (du moins certaines copies) que je recueillais en première avec mes propres compositions françaises ..."
L'erreur vient souvent du "du moins certaines copies". Lisiez-vous les copies des "mauvais élèves de votre temps?
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
"Vous oubliez, ma chère dobolino, que les profs sont d'anciens très bons élèves,"
Quelle prétention!!! D'anciens bons élèves, je veux bien. Mais les très bons élèves de mes classes de lycée ont fait autre chose (math sup, ingénieur, chercheur etc)
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
Quand je vois des lycéens qui défendent le statut des enseignants du premier degré par exemple, alors qu'ils ont quitté l'école primaire depuis plusieurs années déjà, j'imagine que ce n'est pas spontané.Ce n'est pas forcément de la manipulation, mais cela traduit très certainement une proximité entre syndicats de professeurs et des mouvements lycéens.
Je vois qu'une partie des syndicats jouent un jeu très dangereuxPersuader les élèves que tout se joue parce que l'on sera dans une classe de 30 ou 32, c'est au fond se moquer d'eux.
Dans un clin d'oeil au futur anniversaire de mai 68, j' affirme également "qu'il est interdit d'interdire la réforme". "Et ce que je trouve regrettable dans les slogans des syndicats, c'est qu'ils sont terriblement conservateurs, réactionnaires. C'est démoralisant.
AP
Ecrit par : kikadonkdi | 17 avril 2008
"AUJOURD4HUI, ils écrivent des conneries que nous n'aurions jamais osées, on étaient conscients et surtout beaucoup plus humbles !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008 "
je pense que c'est surtout le rapport à l'école et à l'enseignant qui a changé. et qui rend le métier plus difficile.
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
"Avez-vous remarqué comme moi , depuis 2 ou 3 ans, que nos élèves de lycée ont des écritures de cours préparatoire, et encore ! Lettres torturées, informes, mots inachevés pour les uns, pour d'autres on a l'impression que le geste les fatigue, et qu' ils n'ont plus la force de terminer le mot ."
Non je n'ai pas remarqué cela et pourtant je suis en LP. Certains sont très deficients pour la graphie mais pour la plupart l'orthographe et surtout les "idées" , la logique et les connaissances sont les principaux problèmes.
Finalement vous êtes une caricature de vieux (?) prof aigri. Mais l'âge n'y est peut-être pour rien, j'ai de jeunes collègues pestant contre "tout se perd".
Et comme on dit, pour tendre le bâton pour se faire battre, c'est avec les jeunes imbéciles qu'on fait les vieux cons.
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
Blague très très idiote, mais qui m'a fait rire :
Deux canards nagent dans un étang.
le premier fait : "coin ! coin !"
" J'allais le dire !", fait le deuxième
(Ces deux canards étaient peut-être deux ministres de l'éducation nationale de la gent "canardesque", l'un de gauche, l'autre de droite)
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Quelle prétention!!! D'anciens bons élèves, je veux bien. Mais les très bons élèves de mes classes de lycée ont fait autre chose (math sup, ingénieur, chercheur etc)
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
Je maintiens, c'est donc qu'on n'a pas le même âge ! On peut être prof et avoir fait lettres sup, maths sup, normale sup...Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Ben moi, quand je compare mes copies de français, enfin le vague souvenir que j'en ai car je n'ai pas gardé ces torchons, avec celles de mon fils, il est largement gagnant à classe égale, un peu plus mature et bien plus érudit. De même pour les explications de texte. Ceci dit, en physique, maths et SVT, je gagne de loin et je reconnais que je gagne aussi par rapport à une première S de nos jours. En fait, ce doit être ça: il ne faut comparer que ce qui est comparable. Mon fils étant un littéraire motivé alors que je fus une scientifique motivée, ça fausse tout et, si je vois des défauts à ses copies, je sais bien qu'à son âge, je n'aurais su écrire ce qu'il écrit.
Ceci dit, je persiste et signe: j'ai la fâcheuse impression que tous, autant que nous sommes, avons un peu tendance à comparer nos productions de prépa ou de DEUG avec leurs productions de lycéens, donc avec un décalage de deux ans, parce que nos souvenirs se tassent sur cette brève période si décisive, ce qui nous rend, parents ou professeurs, excessivement sévères ou pessimistes.
Il faut que jeunesse se fasse et se passe. Entre quatre et vingt ans, le cerveau est ouvert et peut faire des bonds de géant. Une seule année avec un professeur qui ne part pas vaincu en se disant "ils sont nuls, c'est la faute aux pédagos, je n'en tirerai rien" ou "ils sont nuls, c'est la faute au milieu socio-culturel défavorisé" et ils partent au quart de tour.
Y'a pleins de profs qui interviennent ici qui semblent fonctionner comme ça, en partant si ce n'est vainqueurs au moins énergiques, combatifs et convaincus de pouvoir faire quelque chose. C'est un des agréments de ce blog.
De temps en temps, y'en a un qui se pointe pour dire que ça ne va pas, qu'il ne peut rien faire vu le niveau des élèves, un qui a les bras baissés. Peut-être parce qu'il fait partie de ceux qui sont dans l'incapacité de les lever?
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Donc en LP, tout va mal, sauf en graphie où ça va encore plus mal .Donc, c'est comme au lycée et je ne comprends pas votre animosité de jeune prof déjà aigri !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
De temps en temps, y'en a un qui se pointe pour dire que ça ne va pas, qu'il ne peut rien faire vu le niveau des élèves, un qui a les bras baissés. Peut-être parce qu'il fait partie de ceux qui sont dans l'incapacité de les lever?
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
On peut être un râleur et lever les bras en même temps ! Chacun son truc, mais il est vrai que les parents d'élèves ont toujours des conseils judicieux à nous donner !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
On peut être prof et avoir fait lettres sup, maths sup, normale sup...Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Avoir fait Normale Sup avant 1981 et être le professeur d'élèves qui ne savent pas écrire, c'est un constat d'échec cuisant ou un sacerdoce. Dans le cas numéro deux, on ne vient pas pleurnicher, on se bat au quotidien pour les sortir de la mouise et on y arrive.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Lisiez-vous les copies des "mauvais élèves" de votre temps?
Je reconnais que non. Il n'empêche que ces "mauvais élèves" avaient tout de même passé avec succès l'examen d'entrée en sixième, auquel, au vu de la syntaxe et de l'orthographe, échoueraient aujourd'hui bien des lycéens.
Mais il est vrai aussi qu'autrefois les lycées n'accueillaient qu'une faible proportion d'une classe d'âge, ce qui fausse la comparaison.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 avril 2008
Laissez tomber, vous ne comprenez pas ce que je dis !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
On peut être un râleur et lever les bras en même temps ! Chacun son truc, mais il est vrai que les parents d'élèves ont toujours des conseils judicieux à nous donner !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Chut! En tant que parent d'élève, je suis une carpe. Les professeurs de mes enfants, qui étudient à 60 km de mon domicile, ne connaissent même pas mon visage, sauf la professeur de latin de mon fils qui m'a fait soigner ses animaux jusqu'en 2001 et que je n'ai pas revue depuis pour cause de déménagement.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Pour info, le seul syndicat du primaire qui a alerté les collègues et tenté de les mobiliser en 1998 contre ce forfait, c'était le Snudi-FO.
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
Parfaitement exact et même position pour son grand frère, le SN-FO-LC. Quand je lis que le SNALC est le seul recours syndical possible....
Pour faire plaisir à Jean et être tout à fait honnête, la vénérable Société des agrégés a, elle aussi, fait son travail.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Bonsoir à tous,
Ayant quitté récemment FO pour le Snalc, je vous certifie le contraire : FO ne s'intéresse malheureusement pas à la lutte contre le pédagogisme. Le mot-lui même n'est strictement jamais prononcé. FO prétend défendre le statut sans jamais combattre ce cancer qui le ronge de l'intérieur. Comment en effet défendre le statut (ce qui est louable) sans défendre le contenu, c'est à dire le métier ? A quoi correspond ce statut si on nous empêche de transmettre des connaissances, ce qui est le but du pédagogisme ? Que devient le statut lorsque l'on est confiné, de gré ou de force, à un rôle d'animateur branché et vaguement sympa ?
Il suffit de comparer n'importe quel N° du "syndicaliste indépendant", canard de FO, avec n'importe quel N°de "La Quinzaine universitaire", canard du Snalc, pour faire la différence. Et elle est de taille.
Un autre exemple ? J'étais au congrès du Grip en Août dernier : aucun représentant mandaté de FO. Le Snalc, quand à lui, avait dêpéché sa secrétaire nationale à la pédagogie, rien de moins.
Certes, FO est "bien moins pire" que le triumvirat infernal Snes-Cfdt-Unsa, mais ses préoccupations sont ailleurs.
FO, qui défend les statuts, n'a pas compris -ou ne veut pas comprendre- que les attaques les plus féroces contre ces même statuts se font par le biais de la pédagogie.
Ecrit par : Manu | 17 avril 2008
Mais il est vrai aussi qu'autrefois les lycées n'accueillaient qu'une faible proportion d'une classe d'âge, ce qui fausse la comparaison.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 avril 2008
Forcément, ça fausse tout. Y'a rien de vraiment comparable.
On pourrait comparer une dissert de khâgne d'il y a quarante ans avec une dissert de khâgne à visée Normale Sup de maintenant?
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Ceci dit, je persiste et signe: j'ai la fâcheuse impression que tous, autant que nous sommes, avons un peu tendance à comparer nos productions de prépa ou de DEUG avec leurs productions de lycéens, donc avec un décalage de deux ans, parce que nos souvenirs se tassent sur cette brève période si décisive, ce qui nous rend, parents ou professeurs, excessivement sévères ou pessimistes.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
J'anime un atelier en dehors de mes cours avec certains de mes élèves. Nous correspondons souvent par mail. Le dernier de l'un d'entre eux, qui est loin d'être le plus mauvais et qui appartient à un milieu socialement favorisé révèle " l'étendue du désastre" comme dirait Guy Morel : 1 ligne, 15 fautes (sic).
Et des grosses.
Nulle nostalgie déplacée là-dedans. Il faut arrêter de nous prendre pour des lapins de 6 semaines.
Ecrit par : Manu | 17 avril 2008
Sergio, Victor vient de m'appeler de Santiago où il passe sa première soirée ! Voyez vous-même... Quel talent !
http://fr.youtube.com/watch?v=VO3Go1Bm7ro&feature=related
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
FO, qui défend les statuts, n'a pas compris -ou ne veut pas comprendre- que les attaques les plus féroces contre ces même statuts se font par le biais de la pédagogie.
Ecrit par : Manu | 17 avril 2008
Je suis entièrement d'accord. Le SNALC est le seul syndicat qui se bat à la fois contre le pédagogisme et pour la défense des statuts.
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Ayant quitté récemment FO pour le Snalc, je vous certifie le contraire : FO ne s'intéresse malheureusement pas à la lutte contre le pédagogisme.
Ecrit par : Manu | 17 avril 2008
Je m'inscris en faux (fo ?) ! Je peux vous citer des extraits significatifs d'articles sur ce sujet, en particulier tout récemment de longs extraits d'interview de Geneviève Zeringher (j'espère ne pas trop écorcher son nom), ancienne présidente de la Société des agrégés, dénonçant le pédagogisme...
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
El observador, yé par dimantche solamente. Pero déya,la salsa n'a pas dé sécret pour moi !
Yé soui oun agente de la securidad cubana infiltrado para fair tourner la cabeza dé zolies franzaizes. Pero avec Cadizon yé dou mal !
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Je rappelle également que FO a pour principe de rester un syndicat indépendant et n'a donc pas de "commissaire à la pédagogie". Il s'est seulement prononcé pour la transmission explicite des connaissances et dénonce justement le pédagogisme comme entreprise de destruction . Mais il n'appartient pas à un syndicat de définir une ligne pédagogique quelconque. Je trouve gonflé qu'on puisse le lui reprocher ! Surtout vu le militantisme acharné des membres du SNALC dans les établissements : c'est ironique, vous l'aurez facilement compris si vous enseignez...
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Tiens, je croyais que c'était avec l'arrivée des immigrés ?
:-)
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Victor, c'est ce qui s'appelle me garder un miloud de sa milouda :-)))))
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
parceque selon vous il faut être "croyant" pour avoir du sens moral? je ne pensais pas que la France avait encore de telles poches d'obscurantisme.
Si la "démission" commence au berceau ce n'est pas la faute de l'école qui n'est pas là pour se subsituer aux parents
défaillants dans leur mission d'éduquer. Sa mission est d'instruire, pour éradiquer l'ignorance qu'elle glorifie au contraire, depuis qu'elle est entre les mains des pédagauchistes.
L’Instruction publique a dévié, dès sa création, du principe condorcétien de la laïcité, ( neutralité axiologique) mais n'affirmera l' adéquation idéologique avec sa titulature qu’en 1932, quand Monzie, ministre du Cartel des gauches, rebaptisera son ministère Éducation nationale. Il formalisa ainsi une volonté de plus en plus affirmée de substituer un modèle contraignant, centralisé et exclusif ( educare : tirer à soi ; éduquer, former le caractère, enseigner les usages de la société, ce que Condorcet avait expréssément voulu laisser aux familles) à l’obligation pour l’État de procurer un savoir, (instruere : équiper, outiller, munir).
Cette entorse originelle à la laïcité n’a pas affecté la mobilité sociale pendant près d'un siècle. Quant à la solidité de la République, elle s'est confirmée en 1944, quand la France a rejeté la tentation totalitaire de l'extrême gauche après l'avoir subie de l'extrême droite pendant 4 ans. ( la responsabilité des pacifistes dans la débâcle de juin 1940 n'est pas un scoop)
L'école ( publique ET privée) a défendu tout ce temps là des valeurs républicaines fortes, au sein d'une société qui offrait le soutien correspondant. Tout changea quand l'EN passa sous la domination d'une clique égalitariste. Ces valeurs qui constituent un ciment essentiel se sont diluées, avec les savoirs, dans le relativisme ambiant.
Pas étonnant dans un tel contexte que les adolescents musulmans cherchent auprès d'imams une structure que l'école et la société française sont incapables de leur donner.
C'est terrible, mais le bouquin de Sansal me hante tant il pointe juste.
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
L'exposé lucide de manu confirme la nécessité d'une remise à plat et recadrage de la fonction des syndicats pour éliminer tous ceux qui en débordent depuis si longtemps.
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Je rappelle également que FO a pour principe de rester un syndicat indépendant et n'a donc pas de "commissaire à la pédagogie". Il s'est seulement prononcé pour la transmission explicite des connaissances et dénonce justement le pédagogisme comme entreprise de destruction
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Indépendant ? Apparemment, on est trés loin du principe à la réalité (notamment sur le plan politique). FO se prononce effectivement parfois (pas souvent) pour la transmission des connaissances mais ne va jamais au fond des choses. La plupart du temps, on en reste au niveau du slogan (ce qui est mieux que la CFDT, certes, mais reste tout de même un peu court...).
J'ai bien sûr lu avec attention l'article de Geneviève Zehringer : il constitue une exception, et vous le savez trés bien si comme moi vous lisez régulièrement "Le syndicaliste indépendant". Vous aurez sûrement noté au passage que la partie de cet article sur la méthode globale n'a pas été retranscrite "par manque de place" (dixit la rédaction). Tu parles! ..."Mort de rire !" comme disent mes élèves.
Quand au fait que FO "dénonce justement le pédagogisme comme entreprise de destruction", là, mon cher Victor, désolé, mais on est dans le mensonge absolu. Ça n'est tout simplement JAMAIS arrivé. Ou alors prouvez-le (avec les références, s'il vous plaît). Il est vrai que quelqu'un comme Maurice Maschino (que je vénère par ailleurs) semble aussi en être convaincu... A tort à mon avis.
À FO, certains responsables nationaux assimilent même la lutte contre le pédagogisme à une lutte contre les collègues qui le pratiquent, donc contre les statuts (si, si !). Allez donc leur parler de Marc Le Bris (qui était pourtant au SNUDI-FO) ou de "Sauvez les lettres", vous verrez les réactions...
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
"Je rappelle également que FO, a pour principe de rester un syndicat indépendant
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Indépendant ? Apparemment, on est très loin du principe à la réalité (notamment sur le plan politique)....L 'article de Geneviève Zehringer : il constitue une exception, et vous le savez très bien.
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
Bien sûr qu'il le sait, ou alors il a vécu dans une bulle de savon depuis quarante ans.
Mais comme cette exception confirme la règle, à savoir l'inféodation syndicaliste au pédagauchisme,(avec des nuances mais rien d'aussi tranché qu'une ligne de front d'opposition bien nette)la malhonnêteté intellectuelle consiste à faire de cette exception la règle et de Sainte Geneviève, personne éminemment respectable et aussi courageuse que sa sainte patronne, l'étendard de la lutte tout aussi courageuse de FO contre le fléau susnommé.
Cela me rappelle ces bons compagnons de route du PCF qui continuaient à affirmer en 91 ( sans se sentir le moindrement écrasés par la honte d'une telle mauvaise foi) que leur idéologie avait simplement été victime de mauvais traitements, pendant 70 ans tout de même. Elle restait toujours aussi pure, puisque jamais souillée par la pratique, et la preuve de la supériorité du communisme réel sur tous les autres régimes se trouvait bien tangible, indiscutable ( et douillettement confinée, à l'abri des regards) dans certains phalanstères,( il y en avait un quelque part du côté de chez Bayrou) dont on n'avait cependant pas le droit de souligner ( pures calomnies) le côté éphémère, ni ce qui les cimentait, outre leur religion, comme des pratiques sexuelles que le code civil sanctionne par des poursuites.
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008
Dobolino, on vient en général ici pour se plaindre d'un systeme inefficace qui bride ce que l'on voudrait faire réellement.
Et régulièrement vous nous ressortez (en substance) : "ah, si vous arrêtiez de baisser les bras, vous vous occuperiez mieux de vos élèves".
Vous confondez les choses. On vous dit que les programmes n'ont fait qu'empirer l'état de faits depuis dix-vingt ans, que l'idéologie dans l'Education nous empêche de bosser corectement, et vous lancez "ah mais, arrêtez de pleurnicher".
Je vous dis tout ça sans animosité, de manière tout à fait neutre : si l'on dit que le niveau baisse, ce n'est pas pour dire que les élèves sont des dégénérés incapables, c'est pour dire : attention, quand on passe des heures et des heures avec des élèves de 12 ans sur de la littérature jeunesse écrite par un copain du directeur du service Jeunes de chez Hachette, ou par un inspecteur qui a décidé d'arrondir ses fins de mois en se prenant pour Selma Lagerlöf, et que dans le même temps ces memes jeunes ne savent pas conjuguer correctement le verbe partir au présent, il y a un problème. Ca vaut aussi pour un jeune qui ne sait pas poser une division alors qu'on lui fait faire des TPE sur le vol de l'abeille ou l'invention du cadran solaire.
Alors l'idée du volontarisme forcené à la "If U can imagine it, U can achieve it", c'est gentil, c'est sympa, c'est attirant, mais ça n'a aucun sens dans l'état actuel des choses. Les professeurs n'ont plus d'autorité légitime, quoi qu'on en dise, et ils obeissent à des programmes pour l'instant déments. Voilà pourquoi ils parlent ici, pas par goût de pleurnicher, mais parce qu'il y a vraiment des choses qui ne vont pas, des profs en arret pour depression à cause de leur boulot, et des élèves qui ressortent ruinés de tout ça, dégoûtés de l'école et des profs, qu'ils croient encore responsables de la tenue de la classe et des contenus d'enseignement. Il y a belle lurette que les professeurs n'en ont plus la responsabilité : quand vous recevez un papier stipulant que les colles ne doivent être données qu'en cas de travail non fait, que toute punition est formellement déconseilée et qu'elle doit en tout les cas être de nature pédagogique, et que toute exclusion de cours est interdite, sauf si l'élève se met en danger ou met en danger les autres élèves, que faites-vous si un élève vous traite de "grosse pute" ? Idem pour les contenus d'enseignement, où l'on interdit de fait le cloisonnement, tout en l'imposant une heure par semaine au collège, et où l'on interdit la chronologie en histoire ou la géographie physique... On marche sur la tête, on nous demande de tendre la joue, et la hiérarchie fait la sourde oreille ; alors ouvrez les yeux : cessez de nous dire qu'on baisse les bras, et admettez qu'on y met du coeur. Sans être mauvaise langue, on s'arrache les cheveux et on a parfois l'impression que ça vous fait juste une belle jambe.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Tiens, voilà une info qui nelaissera pas indifférent tous ceux qui n'en peuvent mais des séquences, des genres et des registres :
"Après quelques année un peu atones, les PUF inaugurent sous le titre "Les littéraires" une nouvelle collection d'essais sur la littérature, dirigée par Alain Viala."
Qu'on se le dise : Viala n'a pas fini de sévir.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Eh bien, quelle volée de bois vert à l'encontre de FO ! Et que d’assertions mensongères... mais assénées avec une si charmante conviction. On se croirait chez... les pédagogistes. Vous savez, ceux qui, avec un aplomb incroyable, déclarent par exemple que la méthode syllabique empêche d’accéder au sens des textes ou « nuit gravement à la santé du lecteur » !
1) « Le SNALC est le seul syndicat qui se bat à la fois contre le pédagogisme et pour la défense des statuts. » : faux.
Faut-il rappeler que l’enseignement ne se limite pas au secondaire, ni au supérieur ? Dans le primaire, le SNALC n’existe pas ; son petit frère n’a qu’une représentativité très confidentielle et une combativité très limitée en dehors de ses publications. Le Snudi-FO quant à lui est devenu en décembre 2005 le 3ème syndicat du premier degré au niveau national et le 2ème dans plusieurs départements. Ce n’est pas un hasard.
Pour le premier degré, n’en déplaise à certains, le syndicat le plus actif et efficace en matière de lutte contre le pédagogisme est le Snudi-FO, dans les faits et non seulement dans le discours. C’est bien pour cette raison que, depuis près de vingt ans, les instructionnistes dans leur immense majorité s’adressent à ce syndicat pour être défendus contre les pressions, sanctions et cabales de tout ordre. Et ce n’est pas un hasard si certains d’entre eux, qui sont à présent protégé par la notoriété qu’ils ont acquise, y ont adhéré ou y adhèrent toujours.
2) « FO ne s'intéresse malheureusement pas à la lutte contre le pédagogisme. Le mot-lui même n'est strictement jamais prononcé. FO prétend défendre le statut sans jamais combattre ce cancer qui le ronge de l'intérieur. » : faux.
Dans le primaire, la répression contre les instructionnistes est extrêmemement violente depuis près de vingt ans et peut aller jusqu’à la mutation d’office ou la suspension. Alors FO est peut-être moins bon dans la logorrhée anti-pédagogiste que certains, mais quand un instit est victime par exemple d’une cabale hiérarchie-parents-mairie ou qu’il subit un harcèlement violent de la part de certains « collègues » soutenus par la hiérarchie, ce syndicat assure une défense opiniâtre, jour après jour, jusqu’à la victoire.
Alors lutter verbalement contre le pédagogisme, c’est beau, très beau... Mais assurer la défense scrupuleuse de chaque instit attaqué pour ses convictions instructionnistes et lui permettre ainsi de continuer à exercer son métier comme il l’entend, c’est autrement plus efficace. Et dans le primaire, la référence au statut est indispensable pour assurer cette défense, même si elle ne suffit pas.
3) FO ne se prononce pas pour la transmission des connaissances, ne dénonce pas le pédagogisme comme entreprise de destruction : faux.
Lisez donc les résolutions de congrès du Snudi-FO, ses professions de foi pour les élections paritaires, ses publications nationales et départementales depuis vingt ans : elles demandent l’abrogation de la loi Jospin de 1989, le retour à des programmes nationaux fixant des contenus par année, le respect de la liberté pédagogique individuelle, la fin de la réunionnite aigüe... Lisez aussi les résolutions et publications de la Confédération : je vous recommande en particulier les papiers écrits dans FO-Hebdo par Rémi Caillat, secrétaire confédéral à l’éducation, dans les années 90, en particulier celui sur les précieuses ridicules !
En conclusion, au-delà de ces détails, il est regrettable de constater que le sectarisme de certains ne désarme pas. Après les attaques virulentes cet été contre la 3ème Voie, voici à présent des attaques d’un bêtise affligeante contre un syndicat qui n’a de leçon à recevoir de personne en matière de défense de l’école républicaine. Jouer les Atrides, est-ce vraiment la manière la plus efficace de reconstruire l’Ecole ?
J’en déduis que pour être « persona grata » sur ce blog, mieux vaut être enseignant du second degré voire du supérieur, agrégé de préférence, membre du Grip et adhérent du Snalc. Dont acte !
Ecrit par : Un hussard | 18 avril 2008
Jérémy, dans mon lycée, ils ont même inventé les heures de colle "avec sursis " ! Désopilant, non ?
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
En matière de lutte contre le pédagogisme, je vous assure que je n'ai de leçon à recevoir de personne, mon cher "hussard", et je me réjouis -sincèrement- de votre forte conviction sur le sujet. Je pense que nous sommes d'accord sur l'essentiel.
Le malentendu porte sur le rôle de FO : je vous soutiens mordicus qu'au SN-FO-LC, que je connais sans doute mieux que vous,on se contrefout du pédagogisme et on est à côté de la plaque. Ce que j'ai dit sur le fait qu'il font semblant de défendre l'instruction et que le mot "pédagogisme" n'est JAMAIS prononcé (encore moins écrit) est vrai. Les faits sont têtus , comme dirait l'autre. Dans les réunions-quelqu'en soit le niveau-, il est aussi HORS DE QUESTION de revendiquer l'abrogation de la loi Jospin. Je le sais pour l'avoir évoqué plus d'une fois.
Là où se situe le malentendu et où vous avez sans doute raison (tout du moins je l'espère), c'est qu'apparemment, le Snudi-FO a des positions beaucoup plus correctes. Dont acte : j'ai manifestement lu beaucoup moins de littérature du Snudi que vous (un peu quand même, mais je n'ai apparemment pas eu de chance...). Je vais donc essayer de combler cette lacune.
Reste que...j'ai tout de même eu quelques conversations avec des responsables du Snudi (peu, il est vrai) sur ce sujet et...bof bof quoi, voire carrément on nie le problème. Il reste aussi qu'à part Brigitte Guigui au congrès du Grip, il n' y avait personne du Snudi...En revanche, les gens du SNE étaient, eux assez nombreux.
Il reste aussi que je ne peux qu'approuver le fait que vous soyez militant pour la cause de l'instruction. C'est toujours bon, au Snudi ou ailleurs. Je vous souhaite donc bon courage.
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
J’en déduis que pour être « persona grata » sur ce blog, mieux vaut être enseignant du second degré voire du supérieur, agrégé de préférence, membre du Grip et adhérent du Snalc. Dont acte !
Ecrit par : Un hussard | 18 avril 2008
Pardonnez-moi, cher hussard, mais je ne vois pas ce que le GRIP vient fiche dans cette querelle à propos de FO et du Snalc.
GM
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008
Wikipédia en latin:
http://la.wikipedia.org/wiki/Pagina_prima
Que les latinistes mettent leur talent en oeuvre pour écrire d'autres articles.
Ecrit par : Latin aujourd'hui | 18 avril 2008
"
Je maintiens, c'est donc qu'on n'a pas le même âge ! On peut être prof et avoir fait lettres sup, maths sup, normale sup...Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008 "
Je comprends enfin!!!
Seuls les profs d'avant 1981 sont des bons profs!!!!
Remarques:
- il n'en reste plus beaucoup!!!!
- j'ai souvenir (et mon père qui était prof avant moi aussi) de profs des années 1970 nuls car sans conscience professionnelle (ni morale d'ailleurs).
- enfin les trucs du genre "avant c'était mieux" ça m'a toujours fait "rire"
Ecrit par : Hervé | 18 avril 2008
Si tout va bien, pourquoi ce blog, pourquoi Brighelli ? Je le dis pour vous et pour les YAKA de Dobolino aussi ! Mais je parlais surtout de l'état des élèves et de notre impuissance, que d'autres que moi ici confirment . Comment , et que faire avec des élèves qui passent le bac français et qui ne maîtrisent pas la langue ? est-ce en 1ère qu'on doit leur apprendre à faire une phrase? Car si on s'y consacre, on n'avance pas dans le programme !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Bien sûr qu'il le sait, ou alors il a vécu dans une bulle de savon depuis quarante ans.
Mais comme cette exception confirme la règle, à savoir l'inféodation syndicaliste au pédagauchisme,(avec des nuances mais rien d'aussi tranché qu'une ligne de front d'opposition bien nette)la malhonnêteté intellectuelle consiste à faire de cette exception la règle
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008
Ma pauvre Cadichon (au sens méridonal du terme), il faut vraiment vite sortir de votre hystérie anti-communiste qui finit par laisser de brillants démocrates et intellos comme Mc Carthy loin derrière. Si vous avez vous-même la moindre honnêteté intellectuelle, ce dont je finis par douter, vous lirez ce qu'a écrit le hussard, la presse syndicale de FO et, ensuite, je souligne, vous pourrez éventuellement déverser votre bile !
Je constate que par ailleurs vous ne répondez jamais aux évidences que l'on peut vous servir, références à l'appui, sur le ridicule de vos thèses concernant le "complot pédagauchiste". Quand l'objection est par trop évidente, vous pirouettez : "l'exception qui confirme la règle".
Votre obstination (vous fûtes inspirée en choisissant votre pseudo !) et l'outrance du propos ne peuvent que servir la cause de nos adversaires dont je finis par croire que vous faites partie.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
J’en déduis que pour être « persona grata » sur ce blog, mieux vaut être enseignant du second degré voire du supérieur, agrégé de préférence, membre du Grip et adhérent du Snalc. Dont acte !
Ecrit par : Un hussard | 18 avril 2008
Enseignant du second degré et du supérieur réunis, anciennement du primaire, agrégé et membre de leur Société, adhérent du SNFOLC et de SLL, je suis entièrement d'accord avec vos analyses et je vous encourage vivement à rester sur vos positions ! Et je ne serai "pesonna non grata" sur ce blog que quand son patron me virera !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Avant d'aller faire mes bagages, je voudrais inviter Cadichon à méditer sur l'origine de l'idéologie qu'elle exècre tant : qui a enfanté le "monstre du communisme" ? Qui a poussé dans ses bras des millions d'hommes dont la sincérité ne souffre d'aucune discussion même si le rêve a été brisé ou détourné ?
S'il n'y avait pas au départ l'extraordinaire sauvagerie du bien mal nommé "libéralisme", la férocité de l'exploitation de l'homme par l'homme, pourquoi une partie de l'humanité se serait-elle jetée dans ce que vous pouvez considérer comme une "utopie meurtrière" ? Et c'est cette horreur initiale et indécente, même relookée par les think tanks, que vous voulez nous refourguer sanslemoindre complexe ?
Vous feriez mieux de fréquenter ces "phalanstères" ou ces affreux cocos se livraient, je vous cite avec les pincettes qu'exigent de tels propos, "des pratiques sexuelles que le code civil sanctionne par des poursuites", ça vous décontracterait sûrement !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Dobolino, on vient en général ici pour se plaindre d'un systeme inefficace qui bride ce que l'on voudrait faire réellement.
Et régulièrement vous nous ressortez (en substance) : "ah, si vous arrêtiez de baisser les bras, vous vous occuperiez mieux de vos élèves".
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Je viens ici pour les mêmes raisons que vous tous: le système est vicié et j'en suis encore plus convaincue à présent que je vous ai lu attentivement depuis deux ans. Ça n'empêche pas que la deuxième proposition soit également vraie et je connais au moins trois professeurs qui interviennent ici et pensent de même. Ce sont d'ailleurs eux qui m'ont mis la puce à l'oreille, soit par leurs écrits ici soit en message privé.
Un exemple de baissage de bras(vous savez que je suis une empirique): en troisième, mon fils a eu dès le début de l'année un sujet de rédaction ambitieux "Peut-on échapper à l'influence de son milieu?", avec thèse, antithèse, synthèse basées sur des exemples. Il a fait un bon petit travail pour ses treize ans et une première "dissert" mais les résultats de la classe ont été plutôt très médiocres, presque catastrophiques. Nous étions pleins d'espoir mais ce fut le seul sujet de l'année. Je suppose que le professeur a baissé les bras devant l'ampleur de la tâche à accomplir? Plus facile de dire qu'ils sont nuls, que c'est la faute à x et qu'il n'y a rien à faire que de redonner divers types de sujets toutes les trois semaines pour tenter de les faire progresser.
L'inspecteur n'est quand même pas tous les jours, ni même tous les ans dans toutes vos classes?
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Voilà pourquoi ils parlent ici, pas par goût de pleurnicher, mais parce qu'il y a vraiment des choses qui ne vont pas, des profs en arret pour depression à cause de leur boulot, et des élèves qui ressortent ruinés de tout ça, dégoûtés de l'école et des profs, qu'ils croient encore responsables de la tenue de la classe et des contenus d'enseignement.
Merci Jérémy de rappeler la réalité. Il m'a fallu un certain courage pour venir ce blog et dire que c'était mon cas, sachant la manière dont la dépression est stigmatisée par les "volontaristes" que nous sommes tous plus ou moins (les choses seraient si simples s'il n'y avait à l'intérieur de tout dépressif un volontariste effréné)...Raison pour laquelle je travaille quand même, mais un peu en marge (occupation thérapeutique, puis réadaptation, ça s'appelle).
Je ne viens pas ici pour me plaindre ou pour geindre ou pour me dire le plus malheureux des hommes, mais pour témoigner et pour que les choses changent.
Qu'il soit de plus en plus difficile, voire un jour impossible que ce qui m'est arrivé arrive à d'autres collègues.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Si on veut que les élèves sachent écrire, il faut bien que ces fichus programmes de français de primaire et collège imposent au moins un exercice de rédaction par mois, avec divers types de rédaction dont je vous laisse dresser la liste.
Ça suffit de se plaindre que nos enfants ne sachent pas rédiger quand ils font moins d'exercices de rédaction du CE2 à la Troisième que nous n'en faisions sur l'année de sixième. Et, pourtant, je me souviens que mes parents s'alarmaient déjà d'un appauvrissement, eux qui, dans les années trente et quarante s'étaient pliés à cet exercice corrigé une fois tous les quinze jours.
Comme on n'en fait plus, non plus, en hist-géo, en SVT, en musique etc...
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité. Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout leur est imposé. Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage. Ensuite, le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d’options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée. Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle.
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Cette histoire de sujet de rédaction un peu ambitieux en début de troisième m'a donné l'impression suivante: je teste le niveau intellectuel de mes élèves, je pose mon diagnostic, j'en fais part aux collègues devant la cafetière en salle des profs, "gibier de BEP, rien à en tirer, pauvres petits ruraux bons pour la Star'Ac et Closers"" et je laisse tomber.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout leur est imposé.
Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage.
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Ils le qualifieraient de "napoléonien" s'ils savaient ce que ça signifie . Ou parce qu'on le leur souffle.
Bien sûr qu'il y a un décalage ! C'est même le principe de l'école. Et du travail, de l'armée (Ah, merde, le service militaire n'existe plus), du club sportif, de tous ces lieux qui ne fonctionnent qu'avec un minimum de discipline.
Ouin ! La discipline, c'est pas "épanouissant", c'est pas fun !
Ah, ben, non, à court terme, pas très.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle.
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Et dire qu'on a supprimé les TPE en terminale !
Quel dommage. Une si belle initiative. Et si formatrice.
(J'évite la débauche de points d'exclamation qui irrite je ne sais plus trop qui ici, et aussi les majuscules, mais là, en fait, je crie, je suis en pétard. Merci, XD)
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Dernière perle , dans un devoir, à l'instant, un élève de 1ère S..: "'Il est facile de comprendre que Marie est noire, et que Meursault ne veut pas se marier pour cette raison, car à l'époque, ça ne se faisait pas "..Les ravages du lavage de cerveaux et de l'anti-racisme ! Vous remarquez l'assurance du scripteur "il est facile"...oui, de voir du racisme partout !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Chaque époque a eu son "lavage de cerveaux", vous savez.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Et si on commençait par le commencement?
Que répondre à ce message?
"Mon fils est en 5ème, son écriture est pratiquement illisible même pour lui, lettres mal formées, il veut aller trop vite..... Faut-il retourner voir un orthophoniste ? Faut-il reprendre les cahiers d'écriture du CP ? "
Peut-on réapprendre à écrire à 12 ans???
Je pense que si les enfants n'apprennent plus à écrire en GS et en CP, c'est peut-être parce que les nouvelles générations de jeunes enseignants n'ont elles-mêmes pas appris?
En GS, on copie des lignes entières sans connaître les sons, l'alphabet, la liaison entre les lettres, on a dissocié l'écriture et la lecture, sans apprendre à écrire, ce qui est aussi une des raisons fondamentales de la pseudo-dyslexie, c'est pourtant ce que rabâchent Pauline Kergomard, et à sa suite Liliane Lurçat et Colette Ouzilou.
Sur mes trois élèves de cinquième en soutien, deux tiennent leur stylo n'importe comment et mélangent script et cursive.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2008
XD ???? Xavier Darcos soi-même ??? Bonjour M.le Ministre !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
"Mon fils est en 5ème, son écriture est pratiquement illisible même pour lui, lettres mal formées, il veut aller trop vite..... Faut-il retourner voir un orthophoniste ? Faut-il reprendre les cahiers d'écriture du CP ? "
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2008
J'ai appris avec la globale, j'ai fait des maths modernes, j'écris comme un porc et j'ai du mal à relire mes écrits de collège ou de prépa, et pourtant je m'épanouis dans un honnête métier manuel.
Il ne faut jamais perdre espoir.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Bonjour à tous
mère de deux enfants au collège (4 ème et 5 ème ), je lis depuis peu ce blog.
Ce qui me frappe le plus, c'est la bataille de profs sur les syndicats. De l'extérieur, cela fait un drôle d'effet. Je pensais naïvement que c'était l'enseignement de leur discipline qui monopolisait l'attention des professeurs. Je me rends compte qu'il n'en est rien. Ce sont les syndicats qui mènent la danse. Désolant !
Comme dit dobolino, qui empêche les profs de faire faire des rédactions aux élèves et de leur apprendre la méthode ? Qui empêche les profs de faire des dictées ? A mon sens personne.
Dans l'exemple de rédaction de dobolino, le sujet donné étant difficile, n'était-ce pas un moyen facile de dire aux collègues " regardez comme ils sont nuls" et ainsi justifier la baisse des bras pour le reste de l'année ? N'aurait-il pas été plus utile pour les élèves de poser ce sujet en fin d'année après les avoir préparés graduellement tout au long de l'année ?
Mes enfants ont cette année une prof d'anglais qui a annoncé la couleur aux parents : elle applique une méthode peu appréciée de l'inspecteur mais efficace, alors elle persiste dans sa méthode. Elle a juste un peu de courage et le résultat est édifiant : mes enfants ont fait des progrès étonnants en quelques mois. Autant dire que personne ne la dénonce à l'inspection, nous sommes tous tellement contents de cette prof !
Alors qui a le courage ici de laisser de côté la fameuse et stupide "séquence" ? Ce n'est tout de même pas la mer à boire ! Essayez , osez enseigner comme vous le souhaitez ! Qu'avez-vous à perdre ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
"gibier de BEP, rien à en tirer, pauvres petits ruraux bons pour la Star'Ac et Closers"" et je laisse tomber.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
L'abruti de TF1 qui prétendait "vendre du temps de cerveau pour coca-cola" a parfaitement réussi son coup.
La sous-culture de masse n'est pas seulement des les "banlieues", elle est partout, y compris dans les "petits collèges ruraux"
...Et quand elle est confortée par des analyses d'une haute pertinence intellectuelle comme celle de X.D. ci-dessus (c'est peut-être un pastiche, mais c'est exactement comme cela qu'ils pensent en haut lieu, qu'ils soient de Gauche ou de Droite, on ne lutte pas à armes égales.
Je vous lis, une fois n'est pas coutume, la fin de mon dernier rapport d'inspection (2002) : "Nous sommes dans un petit collège rural où l'ambition scolaire et culturelle chez bien des élèves et leurs familles reste très modeste ; les choix d'orientation en portent la trace. La vaste culture et le cotoiement d'une intériorité qui vivifie la pensée qu'offre M. X à ces élèves est un atout précieux ; ils ont beaucoup de chance."
Une reconnaisance qui venait bien tard, un chef d'tablissement au-dessous de tout et le reste...Quelque temps plus tard, j'étais obligé de m'arrêter.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
A 14h30, venez dialoguer avec le ministre de l'Education.
Posez vos questions dès maintenant, elles seront prises en compte au moment du direct
http://www.liberation.fr/interactif/chats_home/prochains_chat/321560.FR.php
Ecrit par : libération | 18 avril 2008
Chaque époque a eu son "lavage de cerveaux", vous savez.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Peut-être, mais c'est surtout cette année que je constate un tel massacre (à la hache )des textes, de tels non-sens..car à force, on peut dater certains phénomènes, cet exemple n'est pas unique !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Qu'avez-vous à perdre ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Probablement des points d'avancement, ou quelque chose comme ça, et la tranquillité d'esprit du mouton.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Alors qui a le courage ici de laisser de côté la fameuse et stupide "séquence" ? Ce n'est tout de même pas la mer à boire ! Essayez , osez enseigner comme vous le souhaitez ! Qu'avez-vous à perdre ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
On est beaucoup à le faire, mais quand ils arrivent en 2de, on ne peut pas tout reprendre à zéro, le mal est déjà fait , Madame, et souvent , c'est mission impossible ..
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Rien n'a vraiment changé, il n'y a pas eu de mutation génétique et le monde actuel a les mêmes exigences de formation intellectuelle, accrues même du fait de cette "réactivité". Les blogueurs d'ici ou d'ailleurs, d'éducation "classique" et d'un âge avancé, en sont une illustration : la "maîtrise des nouvelles technologies" leur a somme toute demandé peu de temps et encore moins d'intelligence.
"Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage" : on serait tenté d'écrire "heureusement", sinon à quoi servirait le lycée ?
"les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle" : c'est en contradiction flagrante avec ce que vous écrivez plus haut mais les élèves de lycée ou de collège ont d'abord un besoin crucial d'outils intellectuels basiques ; laissez le reste à l'université ou aux métiers !
Quant à la réduction d'options, ne déguisez pas en spéculation pédagogique une banale mesure d'économie. C'est à la mode sur ce blog mais insoutenable ailleurs.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Quant à la réduction d'options, ne déguisez pas en spéculation pédagogique une banale mesure d'économie. C'est à la mode sur ce blog mais insoutenable ailleurs.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Rien à ajouter.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Ce qui me frappe le plus, c'est la bataille de profs sur les syndicats. De l'extérieur, cela fait un drôle d'effet. Je pensais naïvement que c'était l'enseignement de leur discipline qui monopolisait l'attention des professeurs. Je me rends compte qu'il n'en est rien. Ce sont les syndicats qui mènent la danse. Désolant !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Le débat "syndical" et politique même est essentiel. Si vous voulez du disciplinaire il y a aussi d'autres blogs spécialisés. Ma discipline me passionne mais pas au point de la couper du reste : en devenant prof je ne suis pas entré en religion et je n'ai pas fait voeu de chasteté politique.
Ce discours nunuche, franceinfoïste, sur les "syndicats qui mènent la danse" est lui aussi désolant.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
"...Et quand elle est confortée par des analyses d'une haute pertinence intellectuelle comme celle de X.D. ci-dessus (c'est peut-être un pastiche, mais c'est exactement comme cela qu'ils pensent en haut lieu, qu'ils soient de Gauche ou de Droite, on ne lutte pas à armes égales."
Mais non, Robin, ce n'est pas un pastiche (lire la troisième réponse) !
http://www.francesoir.fr/politique/2008/04/18/xavier-darcos-il-est-interdit-d-interdire-la-reforme.html
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Le débat "syndical" et politique même est essentiel. Si vous voulez du disciplinaire il y a aussi d'autres blogs spécialisés. Ma discipline me passionne mais pas au point de la couper du reste : en devenant prof je ne suis pas entré en religion et je n'ai pas fait voeu de chasteté politique.
Ce discours nunuche, franceinfoïste, sur les "syndicats qui mènent la danse" est lui aussi désolant.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
En lisant votre réaction , vous ne faites que confirmer ma mauvaise impression, concernant la syndicalisation.
Pour votre gouverne, je n'écoute jamais France Info. Il se trouve juste que je m'occupe de mes enfants et je ne fais que constater. Sans a priori mais avec le souci de l'intérêt de mes propres enfants et de là, des enfants en général.
Je ne dis pas que les syndicats sont à supprimer, je dis que la place des syndicats est tellement énorme qu'elle prend la place de l'intéret des enfants.
Et si Victor, un seul instant vous examiniez ma critique dans le détail au lieu de la ridiculiser, de la minimiser ?
Je pourrais vous rétorquer que tout votre discours est un copié-collé de la pensée toute machée de votre syndicat préféré et que vous avez oublié de penser par vous-même.
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Comme dit dobolino, qui empêche les profs de faire faire des rédactions aux élèves et de leur apprendre la méthode ? Qui empêche les profs de faire des dictées ? A mon sens personne.
Ce n'est que récemment que les choses ont changé, à commencer par le primaire, grâce à des instituteurs de terrain lucides et déterminés comme Rachel Boutonnet, Marc Le Bris...et à des gens atypiques et inspirés comme JPB ou Lafforgue (médaille Fields de mathématiques, équivalent du prix Nobel de physiques, membre du Haut Conseil de l'Education, qui a eu le courage de comparer les pédagogistes à des "Kmers rouges"...)
Des voix comme celle de la grande Jacqueline de Romilly se sont fait entendre et commencent à être écoutées.
L'aphorisme de Friedrich Hölderlin se vérifie, comme souvent, dans l'Histoire "Et là où est le plus grand péril, croit aussi ce qui sauve."
Il y a eu des prédécesseurs comme Maurice Maschino ou Jacques Capellovici (les plus anciens se souviennent de ses apparitions à la Télévision, quand la télévision avait encore des ambitions culturelles), mais c'était "vox clamens in deserto".
Maintenant, il semble y avoir un véritable mouvement de fond, une prise de conscience que l'on ne peut pas continuer comme cela...
Et on n'en reste pas aux constats et aux imprécations, aux polémiques. On fait des propositions,; des gens comme Bernard Appy (Troisième voie) et d'autres agissent sur le terrain.
Le ministre de l'éducation lui-même semble avoir pris la mesure du problème et entreprend une réforme des programmes de l'enseignement primaire.
Mais il faut du temps, beaucoup de temps pour soigner le mal qui s'est fait.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
L'inspecteur n'est quand même pas tous les jours, ni même tous les ans dans toutes vos classes?
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Il l'est en quelque sorte via le "cahier de textes" ! Ma chère et tendre a appliqué et applique encore le principe de résistance en primaire : un demi-point d'augmentation à la dernière inspection (et une injontion de l'IEN à lire Meirieu... c'est écrit dans le rapport). Je fais de même sans toutefois subir la même pression pédagogique (je peste facilement : on me ménage) : l'inspecteur m'a simplement "oublié" dans sa dernière tournée. Je vais donc rater une promotion d'échelon au grand choix, bien fait pour ma grande g...
Chère Dobolino, nous avons de pauvres salaires, la "résistance" coûte cher et vous pourriez utilement y contribuer. Laissez-moi votre mèl, je vous communique mes coordonnées bancaires ;-)
Vous pouvez aussi m'acheter quelques truffes de contrebande.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Mes enfants ont cette année une prof d'anglais qui a annoncé la couleur aux parents : elle applique une méthode peu appréciée de l'inspecteur mais efficace, alors elle persiste dans sa méthode. Elle a juste un peu de courage et le résultat est édifiant : mes enfants ont fait des progrès étonnants en quelques mois. Autant dire que personne ne la dénonce à l'inspection, nous sommes tous tellement contents de cette prof !
Alors qui a le courage ici de laisser de côté la fameuse et stupide "séquence" ? Ce n'est tout de même pas la mer à boire ! Essayez , osez enseigner comme vous le souhaitez ! Qu'avez-vous à perdre ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Ce qu'on a à perdre, Florence, c'est quelques avantages matériels (le passage à la hors-classe, par exemple), et quand on connaît la paie de plus en plus miteuse de enseignants, cela peut en faire légitimement réfléchir certains.
C'est un risque à prendre.
Personnellement, je n'ai jamais fait de "séquences" en français et il est hors de question que je me plie à cette nauséeuse absurdité. Je vous dirai d'ici quelque mois si l'inspecteur, que j'ai vu en fin d'année dernière, me fait payer ma dissidence - au sens propre!
Ecrit par : Jean | 18 avril 2008
Mais non, Robin, ce n'est pas un pastiche (lire la troisième réponse) !
http://www.francesoir.fr/politique/2008/04/18/xavier-darcos-il-est-interdit-d-interdire-la-reforme.html
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Eloquent, en effet. J'espère que cette lecture aura la force de l'évidence pour tous les naïfs et illusionistes qui croient ou font semblant de croire aux bonnes intentions du ministre et de son maître.
Mais au fait, bon sang, mais c'est... bien sûr : Darcos a été, dans sa jeunesse, un miltant trotskyste !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
une injonction de l'IEN à lire Meirieu...
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Mais quel sale petit con, cet IEN! Quelle bêtise irradiante! Recommander de lire Meirieu, qui est certainement l'individu le plus creux qui soit , le plus confus, le plus dénué de pensée, le plus bouffi d'autosatisfaction niaise, le plus méchant aussi comme le sont les vrais gourous, quelle injonction stupide, à la hauteur de l'insignifiance mentale de celui qui la formule!
Mais vous savez, devenir IEN - en réalité tout petit inspecteur primaire de circonscription, autant dire rien du tout - c'est, pour une piétaille de demi-intelligents, l'objectif de toute une vie, la réalisation d'un rêve de promotion sociale inespérée! Rendez-vous compte! Devenir "chef" alors qu'on est un Crétin!
Il est normal qu'éperdus de reconnaissance envers le pédagogisme qui les a promus, ces tristes sire deviennent des fanatiques malfaisants!
S'ils sont tous comme ça, et il y a fort à parier qu'ils le soient, la vie d'instituteur doit être, avec de tels roquets aux basques, d'un drôle absolu!
Recommander de lire Meirieu! Alors que lui-même n'en comprend pas le quart d'une ligne, et pour cause, et que Meirieu lui-même serait bien incapable de traduire en clair ses vingt mille pages de divagations oraculaires! Invraisemblable!
Ecrit par : Jean | 18 avril 2008
Eloquent, en effet. J'espère que cette lecture aura la force de l'évidence pour tous les naïfs et illusionistes qui croient ou font semblant de croire aux bonnes intentions du ministre et de son maître.
Mais au fait, bon sang, mais c'est... bien sûr : Darcos a été, dans sa jeunesse, un miltant trotskyste !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
J'ose espérer qu'il s'agit de paroles de circonstances et qu'au fond de lui même il ne croit pas à toutes ces sornettes sur "la mutation spontanée des nouvelles générations", sinon, il y a effectivement du souci à se faire.
La liberté, l'autonomie, ça s'acquiert et ça se paie (souvent très cher, d'ailleurs), du moins dans l'espèce humaine.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Il est normal qu'éperdus de reconnaissance envers le pédagogisme qui les a promus, ces tristes sire deviennent des fanatiques malfaisants!
S'ils sont tous comme ça, et il y a fort à parier qu'ils le soient, la vie d'instituteur doit être, avec de tels roquets aux basques, d'un drôle absolu!
Recommander de lire Meirieu! Alors que lui-même n'en comprend pas le quart d'une ligne, et pour cause, et que Meirieu lui-même serait bien incapable de traduire en clair ses vingt mille pages de divagations oraculaires! Invraisemblable!
Ecrit par : Jean | 18 avril 2008
Ils sévissent aussi dans le secondaire ; et j'espère de tout coeur, Jean, que vous ne tomberez pas sur un "spécimen". Si c'est le cas, je sais que vous saurez le remettre poliment, mais fermement à sa place.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle.
XD
Un professeur de français peut-il m'expliquer l'emploi ici, par le ministre, de cette métaphore de la machine?
Veut-il laisser entendre que le changement du statut de l'enseignant, qu'il nous concocte, vise à en faire un simple mécanicien spécialisé, payé à la pièce et appelé à faire des HS?
Ecrit par : marigot | 18 avril 2008
Je ne dis pas que les syndicats sont à supprimer, je dis que la place des syndicats est tellement énorme qu'elle prend la place de l'intéret des enfants.
Et si Victor, un seul instant vous examiniez ma critique dans le détail au lieu de la ridiculiser, de la minimiser ?
Je pourrais vous rétorquer que tout votre discours est un copié-collé de la pensée toute machée de votre syndicat préféré et que vous avez oublié de penser par vous-même.
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Je crois que vous surestimez inutilement le poids des syndicats et qu'en général on rejoint celui qui correspond le mieux à vos idées. L'inverse serait absurde ! Que savez-vous d'ailleurs dela pensée de mon syndicat ?
Je n'ai pas abordé le reste de votre critique : ne m'accusez donc pas de vouloir la ridiculiser.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Dans l'exemple de rédaction de dobolino, le sujet donné étant difficile, n'était-ce pas un moyen facile de dire aux collègues " regardez comme ils sont nuls" et ainsi justifier la baisse des bras pour le reste de l'année ? N'aurait-il pas été plus utile pour les élèves de poser ce sujet en fin d'année après les avoir préparés graduellement tout au long de l'année ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Je ne jugerai pas aussi sévèrement le professeur. Je le vois différemment. Ce professeur dépiste en début d'année les classes prêtes à recevoir une alimentation consistante et ne se sent peut-être pas la carrure, l'énergie pour tirer vers le haut, élever, des filles et des gars ras des pâquerettes auquels elle elle va donner tout au long de l'année un travail constant, régulier mais sans trop d'ambitions. Ou alors, elle est convaincue que ce n'est pas la peine et confond inculture et bêtise congénitale. Ce professeur travaillait beaucoup, ne peut en aucun cas être qualifiée de tire-au-flanc, mais avait un peu trop tendance, semble-t-il, à s'adapter au matériau fourni avec résignation.
Dans le même collège, j'ai connu une bivalente français/ histoire-géo qui exigeait systématiquement de tous ses élèves dès la sixième, dans le cadre du cours d'hist/géo, des synthèses écrites régulières, tous les quinze jours, sur chaque sujet du programme et les corrigeait méthodiquement. Elle se levait la peau pour tirer tout le monde. Par contre, défaut inverse, elle avait une facheuse tendance à discriminer les enfants de milieux socio-culturels favorisés et à les sacquer si, au détour d'une copie, ils faisaient montre d'un savoir supplémentaire acquis en extra-scolaire ou d'une analyse des faits non enseignée en cours. Nul n'est parfait mais je préfère ça. Mes enfants y ont appris et à écrire des phrases sensées et complètes et à trier leurs données, double exercice très profitable, d'autant plus qu'il était régulièrement effectué. Rien à redire à la technique pédagogique puisque c'est exactement ce qu'on demande aux élèves de faire à l'épreuve d'histoire/géographie du brevet des collège, cette synthèse écrite. Je ne l'ai pas expérimenté en français mais il semblerait qu'elle pratiquait de même dans le strict respect des programmes et des manuels.
Est-il prescrit aux professeurs de ne pas pratiquer l'exercice d'expression écrite plus d'une fois par trimestre?
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Comme dit dobolino, qui empêche les profs de faire faire des rédactions aux élèves et de leur apprendre la méthode ? Qui empêche les profs de faire des dictées ? A mon sens personne.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Pour les rédactions, j'ai ma petite idée. C'est long à corriger et d'autant plus que le niveau d'écriture baisse et que les élèves sont inondés d'une abondante salade d'idées décousues. Si on veut que les profs de sixième aient le courage d'en faire souvent, il faut que les élèves aient pratiqué l'exercice en cycle 3, ce qui n'est, majoritairement, pas le cas. Même chose à l'entrée en seconde: vu que l'exercice de rédaction n'a pas été suffisament pratiqué au collège, le rendu des élèves est épouvantable et la correction doit certainement être épuisante et décevante. Et rebelote en fac...
J'ajouterai, excusez-moi, que y'a des profs assez nombreux qui ont les côtes en long et qui n'ont plus le sens des devoirs dévolus à leur charge et qu'il est plus rapide de corriger des textes à trous, des questions de cours ou des QCM que des rédactions.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Chère Dobolino, nous avons de pauvres salaires, la "résistance" coûte cher et vous pourriez utilement y contribuer. Laissez-moi votre mèl, je vous communique mes coordonnées bancaires ;-)
Vous pouvez aussi m'acheter quelques truffes de contrebande.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Vous ne vous adressez pas au bon vétérinaire. La résistance coûte cher. Il y a sur ce blog deux vétos qui ont des modes d'exercice un peu différents mais qui semblent avoir un vilain défaut en commun: une certaine allergie à exploiter la société de consommation. Si tel n'était pas notre cas, nous ne viendrions pas ici revendiquer pour un enseignement de qualité, d'ailleurs.
Donc, vu que ni le ménage de Yann ni le mien ne sont plus fortunés que le vôtre et que nous avons tous deux deux enfants à élever, nous ne pouvons vous apporter un sponsoring décent.
Nous avons un jour annoncer nos bénéfices non commerciaux sur ce blog, au risque de provoquer votre mépris et votre rejet! Ce fut juste, d'ailleurs.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle.
XD
La phrase est effectivement absurde car on ne voit pas comment une machine dépourvue par définition de liberté (hétéronome) pourrait créer de l'autonomie.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Est-il prescrit aux professeurs de ne pas pratiquer l'exercice d'expression écrite plus d'une fois par trimestre?
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
En collège, Je leur faisais faire une rédaction toutes les 3 semaines. Ils devaient me montrer le brouillon au bout d'une semaine (ça c'était pour les obliger à en faire un). Avec les classes "faibles", je leur laissais démarrer la rédaction en classe et la possibilité de venir me demander des conseils. La rédaction était soigneusement préparée en classe (expression écrite toujours en synergie avec la lecteur expliquée, la grammaire et l'orthographe). Consignes détaillées et précises et notation sur 5 ou 6 critères explicites. Possibilité de demander aux parents de souligner les fautes sans les corriger à leur place. Il faut aussi faire des rédactions en classe en temps limité (2 heures)
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Nous avons un jour annoncer nos bénéfices non commerciaux sur ce blog, au risque de provoquer votre mépris et votre rejet! Ce fut juste, d'ailleurs.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Ne vous fâchez pas Dobolino, c'était une boutade ! Je n'ai ni mépris ni rejet à vous offrir, car si j'avais voulu gagner beaucoup d'argent j'aurais choisi un autre métier. Petit-fils d'agriculteurs, je connais assez votre difficile métier pour ne pas l'envier ( ah les nuits de vêlage et la vieille prune pour aider le véto à tenir, de grands souvenirs) !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Bon maintenant, il y a véto des villes et véto des champs !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Je mets un veto à tout ce que dit dobolino ! :-))))))))
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
J'avais mis un poème d'Aimé Césaire, décédé jeudi. Comme je ne le vois pas, je le remets. Excusez-moi si j'ai été trop impatient et qu'il apparaît deux fois :
Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot
mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
"Quelle prétention!!! D'anciens bons élèves, je veux bien. Mais les très bons élèves de mes classes de lycée ont fait autre chose (math sup, ingénieur, chercheur etc)"
Hervé
Moi, j'étais en prépa avec vos maths sups, futurs ingénieurs, blabla. J'ai des copains qui ont intégré normale sup. Certains, en maths et physique. Les meilleurs de leur promo. Ils ne sont pas devenus ingénieurs vu que Normale prépare NORMALEMENT à devenir enseignant ! Un paquet, faute de places à la fac, sont désormais profs en lycée. D'autres ont décidé de partir à l'étranger pour avoir un poste en fac. Beaucoup de mes petits camarades recalés à Normale (concours nettement plus dur que la plupart des concours des écoles de commerce ou d'ingénieurs) ont eu leur Agreg (qui reste l'un des concours les plus difficiles en France, actuellement). Donc, je dirais que, oui, pas mal des plus brillants élèves que j'ai rencontrés sont devenus enseignants. Ils aimaient leur matière avant tout et ne voyaient pas le fric comme la motivation première qui les faisait avancer. J' ai une copine qui était une brillante élève de math sup. Elle aurait pu intégrer une très bonne école d'ingénieur aisément. Mais elle a plaqué les maths parce qu'elle savait qu'elle n'était pas assez brillante dans cette matière pour faire Normale Sup. Or, c'était la matière qui l'intéressait, pas le métier qu'elle pourrait exercer grâce à elle. La philo était son autre grande passion. Elle s'est inscrite en hypokhâgne et a intégré Normale (14e) et elle a eu son Agreg (14e). Elle a mené une licence de math pendant qu'elle planchait sur sa thèse de philo. Elle n'a jamais réussi à obtenir un poste en fac en France (pénurie). A 30 ans, elle avait un tout petit salaire, comparé à celui perçu par ses anciens camarades de prépa scientifique ayant intégré des écoles d'ingénieurs, bons étudiants, sans plus, surtout comparé à elle. Mais elle était heureuse dans son boulot.
Tous les enseignants ne sont pas de ce niveau, mais arrêtez de nous faire croire que tous les ingénieurs sont des génies. J'en ai croisé un bon paquet en prépa, et je n'ai pas eu l'impression qu'ils était nettement plus doués intellectuellement que nous, pauvres taches littéraires, qui savions que nous deviendrions enseignants et que nous aurions donc de tout petits salaires, en comparaison. J'aurais moi-même pu intégrer une école de commerce (comme mon frère) et m'en mettre actuellement plein les fouilles (comme mon frère). Mais bon, je préférais faire du latin , du grec et lire des bouquins. J'ai toujours su que je ne deviendrais pas riche comme ça.
Maintenant, s'il s'agit de dire que tous les profs sont loin d'être des génies, je suis d'accord. Mais on peut aussi dire la même chose d'un bon paquet d'étudiants de math sup, d'ingénieurs, et même de chercheurs (je connais quelques taches dans le domaine). Et je suis sûre que Dobolino et Yann connaissent des médiocres même chez les vétérinaires.
Ecrit par : Kap | 18 avril 2008
Ce discours nunuche, franceinfoïste, sur les "syndicats qui mènent la danse" est lui aussi désolant.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
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Je n'ai pas abordé le reste de votre critique : ne m'accusez donc pas de vouloir la ridiculiser.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Victor
C'est bien vous qui avez écrit ceci ?
Dans votre premier post, vous cherchez bien à me ridiculiser moi et ma pensée nunuche !
Dans ma réponse, au conditionnel, ( " Je pourrais vous rétorquer que tout votre discours est un copié-collé de la pensée toute machée de votre syndicat préféré et que vous avez oublié de penser par vous-même."), il est sous-entendu que si le jeu est de ridiculiser l'autre, je peux le jouer aussi bien que vous.
En revanche, si l'on veut vraiment échanger, sans utiliser les arguments prémachés par les syndicats pour ceux qui ont abandonné toute idée personnelle, je préfère.
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Je mets un veto à tout ce que dit dobolino ! :-))))))))
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
ksss! ksss!
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
En collège, Je leur faisais faire une rédaction toutes les 3 semaines. Ils devaient me montrer le brouillon au bout d'une semaine (ça c'était pour les obliger à en faire un). Avec les classes "faibles", je leur laissais démarrer la rédaction en classe et la possibilité de venir me demander des conseils. La rédaction était soigneusement préparée en classe (expression écrite toujours en synergie avec la lecteur expliquée, la grammaire et l'orthographe). Consignes détaillées et précises et notation sur 5 ou 6 critères explicites. Possibilité de demander aux parents de souligner les fautes sans les corriger à leur place. Il faut aussi faire des rédactions en classe en temps limité (2 heures)
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
C'est exactement le régime auquel mes camarades de classe et moi avons été soumis en 6° et 5°. Après, en première, on nous a expliqué que ce régime fasciste avait démoli notre créativité naturelle.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
"En collège, Je leur faisais faire une rédaction toutes les 3 semaines."
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
C'est le régime que j'essaie d'infliger aux miens.
Ecrit par : Kap | 18 avril 2008
"qu'ils était" = "qu'ils étaient"
Ecrit par : Kap | 18 avril 2008
nous ne pouvons vous apporter un sponsoring décent.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
D'autant moins que je viens juste de sponsoriser ma chaudière. Gloups !
Il ne vous reste plus, Victor, qu'à profiter de vos prochaines vacances pour faire de la contrebande de langouste, activité tout naturellement complémentaire de votre braconnage de truffes.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Donc, vu que ni le ménage de Yann ni le mien ne sont plus fortunés que le vôtre et que nous avons tous deux deux enfants à élever...
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Euh ! Chacun. ;o)))
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
C'est exactement le régime auquel mes camarades de classe et moi avons été soumis en 6° et 5°. Après, en première, on nous a expliqué que ce régime fasciste avait démoli notre créativité naturelle.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Je suis désolé, dobolino. Mes confrères fascistes et moi-même, le sac de cendre sur la tête, font à votre créativité naturelle leurs plus humbles excuses ! ^^^^^^^^^^^^
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
En ce qui concerne l'entretien accordé à France -Soir par Darcos, je le trouve tout de même inquiétant: on croirait lire un responsable du SGEN.
Pour ce qui est des devoirs, j'en donnais, en première, 3 à 4 par trimestre. Mais attention, il s'agissait de vraies dissertations, de commentaires de textes approfondis, qui exigeaient 6 à 7 heures de travail pour l'élève, et dont la correction prenait beaucoup de temps.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 avril 2008
C'est le régime que j'essaie d'infliger aux miens.
Ecrit par : Kap | 18 avril 2008
Kap, vous êtes un fasciste ! ^^^^^^^^^^^^^^^^
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Donc, vu que ni le ménage de Yann ni le mien ne sont plus fortunés que le vôtre et que nous avons tous deux deux enfants à élever...
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Euh ! Chacun. ;o)))
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Et ça en fait quatre!
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Robin
ce que vous dites est assez rassurant pour l'avenir mais une génération a été sacrifiée ...
Merci à tous les profs qui ne baissent pas les bras !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Et je suis sûre que Dobolino et Yann connaissent des médiocres même chez les vétérinaires.
Ecrit par : Kap | 18 avril 2008
Ah non! Nous, on n'a pas le droit.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
En collège, Je leur faisais faire une rédaction toutes les 3 semaines."
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
C'est le régime que j'essaie d'infliger aux miens.
Ecrit par : Kap | 18 avril 2008
Un régime, quand on songe à ce qu'en disait il y 150 ans F Nietzche, qui ne vise qu'à répandre et généraliser la barbarie.
"Il y a encore des gens pour voir dans toute cette comédie de la composition au lycée l'élément non seulement le plus absurde, mais encore le plus dangereux du lycée d'aujourd'hui. On y exige l'originalité, mais on rejette celle , seule qui est possible à cet âge: on y suppose une culture formelle à laquelle n'atteignent maintenant qu'un tout petit nombre d'hommes à l'âge mûr. On y considère chacun sans plus ample examen comme un être capable de littérature, en droit d'avoir des opinions personnelles sur les objets et les personnages les plus graves, alors qu'une droite éducation ne devrait jamais aspirer de tout son zèle qu'à réprimer la prétention ridicule à l'autonomie du jugement et qu'à habituer le jeune homme à une stricte obéissance sous le sceptre du génie".
F Nietzche. Deuxième conférence dans "Sur l'avenir de nos établissements d'enseignement".
Ecrit par : marigot | 18 avril 2008
Ce qui suit n'est pas de moi !
Je ne trouve pas ça très drôle, mais je suis peut-être susceptible...
Un jeune prof ayant bourlingué tout l'été
Se trouva fort dépourvu
Quand la rentrée fut venue
Pas l'ombre d'une préparation. Pas une idée
Il alla appeler au secours
Sa collègue, l'agrégée
La priant de lui donner
Quelques bons tuyaux
Pour ne pas couler
Avant les prochaines vacances.
"Dieu vous le rendra, lui dit-il, croyez-moi, je vous l'assure."
La collègue peu sympathique
Demande d'un air pincé
"C'est maintenant qu'on s'inquiète ?"
A cet opportuniste. "Eh bien oui, les voyages forment la jeunesse
Je me cultive, ne vous déplaise."
"Vous vous cultiviez ? J'en suis fort aise
Eh bien ramez maintenant."
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
marigot
puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Il fut un temps ( j'ai débuté en 70) où je terminais l'année scolaire en ayant fait faire 17 rédactions (15 les mauvaises années) et au moins autant de dictées/questions/contrôles de grammaire à mes élèves de collège. C'était aussi le temps où un élève de 6ème avait 6 heures de français, dont 3 en 1/2 groupes. Avec 2 sixièmes, j'avais mes 18 heures. Autant dire que les cahiers étaient minutieusement corrigés, et que le suivi individuel était possible et efficace. Ces 5 dernières années, retrouvant le collège après avoir longtemps enseigné en lycée, j'ai eu à cœur de donner autant de rédactions que possible, compte-tenu de la baisse des horaires, de la quasi disparition des 1/2 groupes, de la nette augmentation du nombre de classes, 4 pour un certifié au moins en français, et surtout de la difficulté à obtenir des élèves qu'ils respectent les délais. Le temps que soient "données" les retenues aux élèves paresseux, ils pouvaient au moins gratter une bonne semaine. Néanmoins, j'ai fait au minimum 12 rédactions chaque année. Et je n'ai pas travaillé en séquences, ayant eu l'occasion de constater au lycée et à l'oral du bac que les élèves ne savaient plus ce qu'était une explication de texte.
J'ai aussi, et là je ferai plaisir à "un observateur", acheté un cahier d'apprentissage de l'écriture, que j'ai photocopié à l'intention de certains élèves qui ne savaient pas tenir un stylo, dont la copie était mise à l'horizontale, et qui avaient des crampes au bout de 5 minutes, parce que leur bras était "cassé" au niveau du coude et du poignet. Je l'ai constaté souvent, et ai tenté d'y remédier. Trop peu d'instits sont, à mon avis, sensibilisés au problème, et il ne faut pas compter sur l'IUFM pour cela. De même, les lettres sont tracées n'importe comment, le o, par exemple, part vers la droite et non vers la gauche, ce qui rend les liaisons de lettres (et la rapidité) malaisées. Les élèves préfèrent donc écrire en script, ou, pire, en petites majuscules d'imprimerie.
Quant au reproche concernant notre intérêt pour les syndicats, il est infondé. Si ceux-ci s'étaient cantonnés dans "le corporatisme", vilain mot qu'il est interdit de prononcer dans l'EN, alors que les syndicats ouvriers n'ont pas de tels états d'âme, s'ils avaient défendu les salaires, les horaires et les conditions de travail, rien à dire. Mais ils se sont mêlés de "pédagogie, voire, de "pédagogisme". De ce fait, leurs positions ont eu une incidence directe sur les contenus d'enseignement et la façon d'enseigner. D'où l'erreur de Darcos, qui n'a selon moi aucun sens politique ou aucune marge de manœuvre. La réforme du primaire, que j'approuve pour l'essentiel, n'a guère de chances d'aboutir, car les suppressions de poste et les remises en cause du statut vont fédérer tous les syndicats, et bien des non syndiqués contre eux. Et l'amalgame sera vite fait.
S'il avait donné des signes forts dès le début (suppression des IUFM, revalorisation réelle des salaires, retour à de bonnes conditions de travail) il en aurait été autrement.
Donc, s'intéresser aux positions des syndicats, c'est aussi s'intéresser à son métier, qu'on soit ou non syndiqué.
Ecrit par : mouron rouge | 18 avril 2008
mouron rouge
merci de vos explications pour l'ignorante que je suis concernant les syndicats de l'EN. Tout ce système est totalement opaque pour le grand public, c'est bien simple, on n'y comprend rien du tout, d'autant plus que rien n'est fait pour que nous y comprenions quelque chose. Je dirais même que tout est fait pour que nous n'y comprenions rien du tout,; ainsi le système peut continuer son petit chemin qui le mène tout droit dans le mur ! Le problème est que nos enfants y vont aussi, dans le mur. Le pire pour nous, pauvres Français lambda, c'est que nous sommes obligés de payer mais que nous n'avons pas d'alternative. Nous sommes obligés de subir ce système sclérosé. Si seulement nous avions le choix ...
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Tiens! Je tombe en pleine querelle syndicale... et je crois bien connaître Manu (l'inverse est vrai je pense), qui a raison de souligner le lien entre défense du métier (dans sa dimension pédagogique) et défense des statuts: lorsqu'on tend à dénaturer votre fonction (en vous transformant peu à peu en animateur socio-culturel par ex -et en tant que prof d'Histoire-géo-citoyenneté-développement du rable-sécurité routière, je sais de quoi je parle!), on peut ensuite vous payer à coups de lance-pierre et vous rendre corvéable à merci! Pour le reste, pas de luttes intestines, de grâce! L'ennemi n'est ni au SNALC ni à FO... mais plutôt dans certaines caboches pédagogistes du SGEN ou du SE. Le SNES, lui, se concentre sur la question des moyens et des statuts tant la cacophonie sur le discours pédagogique est grande: suivant vos interlocuteurs, vous tomberez sur d'authentiques républicains comme sur quelques hyènes assoifées de non-directivité et de méthodes actives (la dernière en date m'ayant asséné, dans une réunion, que l'apprentissage de la Marseillaise allait "dresser de bons petits soldats" et qu'il était plus important de "parler du Tibet" que d'histoire nationale... J'oubliais: redonner sens au récit du professeur en cours d'histoire, c'est "prendre le risque d'avoir des professeurs trop charismatiques". Allez hop! Toute tête qui dépasse sera tranchée, vous êtes priés d'être chiants et médicocres...). Alors la querelle SNALC-FO me semble un peu vaine, surtout que les rapports sont plutôt bons au niveau local... Comme dirait mon papa, vénérable adhérent du SNUipp et un peu déboussolé par son pédagogisme-roi: l'Unité syndicale Claire, l'unité syndicale...!!
Ecrit par : Claire | 18 avril 2008
Claire et mouron rouge
si je comprends bien, ce sont les syndicats qui gèrent l'éducation nationale. C'est bien cela ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
marigot
puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Quel est le présupposé de cette perfide question?
Ecrit par : marigot | 18 avril 2008
marigot
juste une boutade ! Ne le prenez pas mal mais je pensais que vous plaisantiez ! Dire aux profs qui font faire des rédactions à leurs élèves qu'ils préparent la barbarie , c'est sûrement une plaisanterie...Enfin, je préfère le prendre sur le ton de la plaisanterie :-))
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
marigot
puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Je ne suis même pas sûr qu'Hitler ait lu Nietzsche au moment où il écrit "Mein Kampf".
Il est sûr que sa soeur qui était gravement nazie n'a pas hésité à trafiquer des textes de son frère pour leur donner une apparence favorable au nazisme.
Il faut se rappeler que Nietzsche a écrit de nombreuses pages où il critique le nationalisme allemand.
Ecrit par : Pat | 18 avril 2008
Mais il ne faut pas perdre de vue qu'au lycée, arrivent des élèves qui ne sont pas faits pour étudier. Il n'est pas donné à tout le monde de rester assis toute la journée à écouter, et ces élèves sont chaque année plus nombreux . C' est le sens du refrain "les élèves ont changé ". Voilà pourquoi on est priés de faire de l'animation pour amuser tous ceux-là. Voilà pourquoi la tâche est de plus en plus ardue, voire impossible . Peut-on guérir quelqu'un contre son gré ? Doit-on pratiquer l'acharnement pédagogique ?
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Mais il ne faut pas perdre de vue qu'au lycée, arrivent des élèves qui ne sont pas faits pour étudier. Il n'est pas donné à tout le monde de rester assis toute la journée à écouter, et ces élèves sont chaque année plus nombreux . C' est le sens du refrain "les élèves ont changé ". Voilà pourquoi on est priés de faire de l'animation pour amuser tous ceux-là. Voilà pourquoi la tâche est de plus en plus ardue, voire impossible . Peut-on guérir quelqu'un contre son gré ? Doit-on pratiquer l'acharnement pédagogique ?
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
En effet et d'autant plus que les "animations" que l'on vous propose de faire à ces élèves sont totalement ennuyeuses : l'énonciation, le schéma narratif sont ennuyeux à mourir pour tous les élèves ( et pour leurs pauvres parents :-)).
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Et pour nous aussi, donc on ne fait pas ! Mais là, qui s'ennuie ?
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Observateur
n'y a t-il pas parmi vos élèves quelques uns d'un bon niveau ?
Vous me faites désespérer ...
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Observateur, n'y a t-il pas parmi vos élèves quelques uns d'un bon niveau ?
Chez moi, si, mais c'est pour ceux-là que je m'inquiete le plus. Ceux qui par exemple auront 12 à leur dissert' pendant que les moins doués auront 15 à leur sujet d'invention.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
En effet et d'autant plus que les "animations" que l'on vous propose de faire à ces élèves sont totalement ennuyeuses : l'énonciation, le schéma narratif sont ennuyeux à mourir pour tous les élèves ( et pour leurs pauvres parents :-)).
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
"Ennuyeux à mourir", c'est bien le terme, Florence. Ce "nouvel enseignement du français" a été inventé par un ramassis de cuistres et de pédants que le véritable enseignement du français ennuyait. Pour ces gens-là, qui sont en réalité des minables à la culture factice, il s'agit de faire semblant d'être un intellectuel. Et ce supplice du commentaire abscons qu'ils s'imposent à eux-mêmes par ambition, ils l'imposent aux professeurs et aux élèves par vengeance d'être eux-mêmes stupides.
Je me félicite de votre point de vue, Florence, sur les "séquences" , qui sont en effet une invention de fous, sur le "schéma narratif", sur l'"énonciation". J'y ajouterai le "pacte biographique", autre imbécillité avec laquelle on embête les élèves et leurs parents. Je me fiche éperdument du "pacte biographique", Florence, et de tous les autres pactes s'il en existe! Quand je lis un granbd texte avec mes élèves, je n'en prends pas prétexte pour me faire mousser en leur faisant croire qu'eux-mêmes sont complètement nuls s'ils ne comprennent pas mon jargon! Je mets le, texte en valeur, j'essaie de le servir et non de m'en servir, je l'"explique", tout simplement. C'est ainsi qu'après avoir passé quatre mois sur "Le Malade imaginaire" (aïe, adieu ma hors-classe!), j'ai emmené voir la pièce une classe de 3ème qui est sortie de la représentation enthousiaste parce qu'elle avait compris le texte et véritablement apprécié la comédie. J'ai même eu droit à des remerciements de mes élèves en cours le lendemain. C'en était presque émouvant. Alors, vous comprenez, que pèsent la tronche acide et le sourire cireux et sceptique d'un IPR de Lettres devant un tel exemple de "transmission" réussie de notre patrimoine littéraire?
Ecrit par : Jean | 18 avril 2008
Manu... Vous êtes en philo, et au Nord de Paris ?
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Pour Florence: je ne vois pas bien en quoi j'ai pu laisser penser que les syndicats géraient l'EducNat. Les syndicats sont consultés -voir la réunion à laquelle je faisais allusion- au même titre que les associations de parents, de lycéens, les représentants des corps de métiers (pour l'enseignement professionnel)... dans les différentes instances représentatives (CSE en particulier). Mais ils ne sont pas plus écoutés que les autres, souvent moins même, si les politiques en place estiment que les parents -par exemple- sont de meilleurs électeurs! On a pû parler de co-gestion pour le SNES sous certains gouvernements, car il est vrai qu'ils sont majoritaires et étaient plutôt écoutés au cours de certaines périodes. Pour autant, c'est attribuer aux syndicats un pouvoir qu'ils n'ont pas: le vote au CSE est seulement indicatif, le ministre fait ensuite ce qu'il veut (ou l'Elysée d'ailleurs). Ceux qui pilotent actuellement vraiment l'éducation nationale, ce sont les différentes instances européennes à travers "l'harmonisation" des politiques éducatives européennes... et à ce jeu-là, je ne sais pas si les élèves sont vraiment gagnants!
Ecrit par : Claire | 18 avril 2008
À propos des projets de programmes du collège, Youx, la muse de L'AFEF frappe encore sur VOUS-NOUS-ILS, l'agence de presse de la CASDEN.
Bonne lecture.
GM
____
Comment avez-vous été informée du projet sur les nouveaux programmes du collège ?
Dès janvier, j’ai été informée par des collègues qu’un programme était en cours d’élaboration. Pour ne pas les mettre en porte-à-faux, j’ai attendu que ce projet soit rendu public pour communiquer. C’est lorsqu’une journaliste de Mediapart a voulu me faire réagir sur la dernière version de son article que j’ai accepté d’en parler et de m’exprimer.
Quel a été votre sentiment général à la lecture de ces programmes ?
J’ai eu le sentiment de revenir à l’époque de mon enfance, les années 60-70. Aujourd’hui, le collège a changé, il est devenu une période charnière, où les tensions sont palpables. Or, ces programmes ne prennent pas du tout en compte ce contexte. Il y a une volonté de revenir en arrière. Peut-être pour coller à une frange de la population pour qui tout va mal et qui veut retourner à un âge d’or révolu. On est dans la même approche que pour les programmes du primaire. Et, d’ailleurs, cela a été fait de la même manière : sans consultation des syndicats, ni des associations. Nous avions pourtant demandé à être reçus par le ministre.
L’apprentissage de la grammaire semble vous hérisser…
Les principes et objectifs posent – et c’est étonnant - comme premier axe « l’apprentissage et l’analyse de la langue française », et tout particulièrement de la grammaire. Dès l’introduction, il est précisé que l’enseignant peut organiser sa progression annuelle en « unités d’enseignement ». Mais qu’est-ce qu’« une unité d’enseignement » ? Est-ce une heure de cours ? Nous ne le savons pas. Sous couvert de liberté pédagogique de l’enseignant, on aboutit à une totale désorganisation. Ensuite, la grammaire devra être enseignée par blocs de notions à connaître et non plus par compétences à développer. Ainsi, au lieu d’organiser une séquence autour d’une unité de sens dans lequel on étudierait les effets grammaticaux, on devra faire l’inverse. On perd donc tout le sens du texte, c’est regrettable.
Le pire, selon vous, serait le passage consacré à la lecture. Expliquez-nous.
J’étais effarée. Tout d’abord, nous n’avons aucune indication concernant le nombre d’œuvres intégrales à lire dans l’année. C’est pourtant important de le savoir. Autre point qui me paraît grave : les programmes excluent totalement la littérature de jeunesse. Si on entre dans le détail, on s’aperçoit, ensuite, que dans les œuvres de théâtre, de la 6ème à la 4ème, on ne parle que de lecture. La dimension du jeu, de l’oral et de la représentation est totalement ignorée. Il nous faudra attendre la 3ème pour que celle-ci soit enfin abordée. Autres exemples : certaines œuvres ne passent plus du tout (Le lion de Joseph Kessel pour la 5ème) ou sont trop compliquées (Le livre de ma mère d’Albert Cohen ou Enfance de Nathalie Sarraute pour la 3ème). Enfin, pour les formes du récit, il nous faudra respecter un ordre chronologique : on débutera ainsi avec l’Antiquité en 6ème pour finir avec le XX-XXIème siècle en 3ème. En général, c’est plutôt l’inverse, on démarre du contemporain pour comprendre une œuvre plus classique. Autrement dit, on part pour des heures d’ennui.
Vous concédez cependant quelques avancées « novatrices », quelles sont-elles ?
La progression en orthographe et l’apprentissage du lexique selon des champs sémantiques en lien avec les lectures sont des entrées intéressantes. La lecture des images est un pôle qui a été conservé, même s’il est peu développé. Même chose pour l’expression orale ou la place faite aux TICE, dont seule l’introduction consacre 3 paragraphes. Et, je note que les programmes reviennent aux tolérances orthographiques de… 1976 ! Celles de 1990 venaient juste de faire leur entrée dans les programmes de primaire de 2007. 32 ans de retour en arrière !
Propos recueillis par Lise Bollot
(1) : l’Association française des enseignants de français
(2) : Le projet est consultable sur le journal en ligne d’information généraliste Mediapart moyennant 9 euros ou gratuitement sur le site du café pédagogique daté du 10 avril 2008.
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008
Victor
C'est bien vous qui avez écrit ceci ?
Dans votre premier post, vous cherchez bien à me ridiculiser moi et ma pensée nunuche !
Florence
Je ne cherchais à ridiculiser que ce que votre pensée avait de nunuche, pas vous !
Claire et Mouron rouge ont parfaitement répondu sur le fond du débat.
"Pour le reste, pas de luttes intestines, de grâce! L'ennemi n'est ni au SNALC ni à FO... mais plutôt dans certaines caboches pédagogistes du SGEN ou du SE. Le SNES, lui, se concentre sur la question des moyens et des statuts tant la cacophonie sur le discours pédagogique est grande: suivant vos interlocuteurs, vous tomberez sur d'authentiques républicains comme sur quelques hyènes assoifées de non-directivité et de méthodes actives"
... et plus loin :
"Ceux qui pilotent actuellement vraiment l'éducation nationale, ce sont les différentes instances européennes à travers "l'harmonisation" des politiques éducatives européennes... et à ce jeu-là, je ne sais pas si les élèves sont vraiment gagnants!"
Claire fait là une excellente analyse. Bravo !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
"Et, d’ailleurs, cela a été fait de la même manière : sans consultation des syndicats, ni des associations. Nous avions pourtant demandé à être reçus par le ministre."
Rogntudiou de Rogntudiou, eh bien cette dame que je n'aime pas a pourtant bien raison :
1) QUI a écrit ces programmes ?
2) QUI a été consulté pour les faire ?
3) QUI les a validés ?
Pour tout le reste, elle dit des inepties, mais sur ce point, que je me tue à mettre en valeur, elle a bien raison.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Pour tout le reste, elle dit des inepties, mais sur ce point, que je me tue à mettre en valeur, elle a bien raison.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Et vous aussi, donc ne vous tuez pas. Pour les programmes du primaire, on sait. Ouzoulias l'a dit, c'est la bande à JPB. Pour ceux du collège, faudrait se demander si JPB n'a pas une autre bande. Ouzoulias enquête ; on finira par savoir.
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008
elle applique une méthode peu appréciée de l'inspecteur mais efficace, alors elle persiste dans sa méthode. Elle a juste un peu de courage
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Oui, juste le courage de f.. sa carrière en l'air. Nous sommes sans doute quelques-uns d'ailleurs, sur ce blog et ailleurs...
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
Le constat : c'est que vous êtes tous devenus les gestionnaires du désastre.
Vous constatez et critiquez le niveau des élèves, mais combien d'entre vous seraient assez compétents pour avaler ce qu'on inculte à nos enfants à longueur de journée ?
Moi, j'ai une overdose tous les soirs de voir des conneries écrites dans les classeurs, dont le menu principal est séquence et séance.
Le nombre de profs, vos statuts, je m'en moque, je veux une instruction "poussiéreuse" comme dit Lang. Le roi de la propagande, encore ce matin sur TV5 Monde.
Ce cher monsieur dixit, "veut investir dans les cerveaux, dans l'intelligence, le problème des ghettos, ce sont les conditions de vie...........................".
Investir, punaise, mais de quelle manière. Quelle fourberie.
Il y a des baffes qui se perdent. Que l'on arrête avec ce genre de sornettes. Tout le monde est touché. Nos enfants, vos enfants, et demains les petits enfants.
Ecrit par : Carole | 18 avril 2008
"Pour le reste, pas de luttes intestines, de grâce! L'ennemi n'est ni au SNALC ni à FO... mais plutôt dans certaines caboches pédagogistes du SGEN ou du SE."
Ecrit par : Claire | 18 avril 2008
Oui, c'était le sens de mon propos lorsque je disais au Hussard que nous sommes manifestement d'accord sur l'essentiel. La querelle ne me semble pas si grave. Juste quelques divergences sur qui fait quoi. J'ai peut être réagi un peu durement étant actuellement trés directement concerné par le problème ( comme le sait fort bien Claire qui connaît mon histoire...)
"Manu... Vous êtes en philo, et au Nord de Paris ?"
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Non, hélas, mon cher Jérémy : je ne suis pas professeur de philo (c'est trés flatteur ceci dit) et j'enseigne franchement au sud de Paris. Mes propos ont dû vous faire penser à un de vos potes (sûrement un mec bien -je plaisante...)
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
"Le constat : c'est que vous êtes tous devenus les gestionnaires du désastre"
Ecrit par : Carole | 18 avril 2008
Comme je l'ai déja mentionné, beaucoup de gens participant à ce blog se battent contre ce désastre, y compris au détriment de leur propre carrière. Ne leur jetons pas la pierre.
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
Le constat : c'est que vous êtes tous devenus les gestionnaires du désastre.
Vous constatez et critiquez le niveau des élèves, mais combien d'entre vous seraient assez compétents pour avaler ce qu'on inculte à nos enfants à longueur de journée ?
Ecrit par : Carole | 18 avril 2008
Carole, vous avez raison je me sens incompétent pour inculter quoi que ce soit à vos enfants !
Ceci dit le lapsus est marrant mais l'accusation infondée...
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Je vais encore me prendre une volée de collier de perles : vite, mon bleu de chauffe !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Merci à Claire et Victor d'éclairer ma lanterne. Vous n'imaginez pas à quel point le monde de l'EN est obscur de l'extérieur.
Pour en finir avec les syndicats, venant d'une boîte privée qui n'a rien à voir avec l'enseignement, la place que les syndicats ont l'air de prendre dans votre activité professionnelle me paraît stupéfiante ( voire étouffante ....). Dans ma boîte, ce que font ou ne font pas les syndicats ne change rien ou presque à mon activité quotidienne.
Après 5 ans d'études au moins , que vous n'ayez pas plus de liberté, que vous soyez pistés au jour le jour par le cahier de texte ( qui joue le rôle de mouchard si je comprends bien ) me consterne au plus haut point. Dans le privé, après 5 ans d'études supérieures de bon niveau, on est cadre et on jouit de beaucoup plus d'autonomie et de la confiance de sa hiérarchie.
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Non, hélas, mon cher Jérémy : je ne suis pas professeur de philo (c'est trés flatteur ceci dit) et j'enseigne franchement au sud de Paris. Mes propos ont dû vous faire penser à un de vos potes (sûrement un mec bien -je plaisante...)
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
Rires, Manu, oui vous m'avez fait penser à quelqu'un que je connais. Un fervent défenseur de FO, qui plus est. Et effectivement qq'un de très bien !
D'ailleurs, je suis ravi de lire que les rapports entre le Snalc et FO sont bons. Pourtant, au niveau local, les collègues FO n'aiment pas le Snalc, et l'inverse est malheureusement vrai aussi (mon coeur penche pour le Snalc, et un syndicat FO puissant dans l'éducation ne me déplairait pas).
Peut-être FO et le Snalc pourraient-ils clarifier leurs rapports pour le grand public ? Car dans mon esprit jusqu'à aujorud'hui, et pour bon nombres de collègues syndiqués, le Snalc et FO ne semblent pas en bons termes. Cette impression est sans doute due aux étiquettes politiques qu'on leur a collées (à tort pour le Snalc).
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
le Snalc et FO ne semblent pas en bons termes. Cette impression est sans doute due aux étiquettes politiques qu'on leur a collées (à tort pour le Snalc).
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Je ne pense pas qu'il y ait autant de positions de principe, localement du moins. Dans ma section FO, je sais quelques collègues aux antipodes de mes idées politiques et cela me contente au plus haut point. Il n'y a rien de plus important que l'indépendance syndicale. Même si l'on peut soupçonner nos dirigeants d'être impliqués, parfois fortement, dans tel ou tel mouvement. Localement, nous ne nous sommes jamais heurtés sur ces questions, ni entre nous, ni avec notre direction.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
F Nietzche. Deuxième conférence dans "Sur l'avenir de nos établissements d'enseignement".
Ecrit par : marigot | 18 avril 2008
Pouvez-vous demander au grand Friedrich Nietzsche de ranger sa foudres et ses éclairs, le temps est déjà suffisamment pourri par ici.
En collège (sauf en fin de troisième où on initie à dose homéopathique à l'argumentation), on ne donne pas de dissertations, mais d'humbles rédactions.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Avant d'aller faire mes bagages, je voudrais inviter Cadichon à méditer sur l'origine de l'idéologie qu'elle exècre tant : qui a enfanté le "monstre du communisme" ? Qui a poussé dans ses bras des millions d'hommes dont la sincérité ne souffre d'aucune discussion même si le rêve a été brisé ou détourné ?
S'il n'y avait pas au départ l'extraordinaire sauvagerie du bien mal nommé "libéralisme", la férocité de l'exploitation de l'homme par l'homme, pourquoi une partie de l'humanité se serait-elle jetée dans ce que vous pouvez considérer comme une "utopie meurtrière" ?
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
merci Victor de me donner l'occasion de débuter ma journée avec un magistral éclat de rire, vous avez sans conteste le pompon du comique ...involontaire mais cela n'en est que plus drôle
Ainsi dans l'histoire du communisme revue et corrigée par vos soins, la Russie tzariste était cet "enfer libéral" que vous accusez de tous les maux, idem pour la Chine d'avant l'ère Mao, le Cuba de Battista...etc...
Y'a du boulot pour que les Français retrouvent un minimum de culture historique.. et ça urge!
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008
Dernière perle , dans un devoir, à l'instant, un élève de 1ère S..: "'Il est facile de comprendre que Marie est noire, et que Meursault ne veut pas se marier pour cette raison, car à l'époque, ça ne se faisait pas "..Les ravages du lavage de cerveaux et de l'anti-racisme ! Vous remarquez l'assurance du scripteur "il est facile"...oui, de voir du racisme partout !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Vive la négritude et la bravitude
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008
Licéen anard, libertère, punk, pice and love tendace destroi, triadmissible au bacalauréas, grosse kapacité intelectuèles cherche profeseur de l'êtres faschiste pour canalisé créativiter spontané.
Disiples de Meirieu, neo doltoistes, pédagaugistes s'astenir !
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
ranger sa foudres
sans "s" à foudre, ça sera nettement mieux !
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Jean
merci de votre réponse. J'ai découvert depuis peu ce blog et vous n'imaginez pas le bien que cela m'a fait.
En effet, je suis depuis le début la scolarité de mes 2 enfants. J'ai découvert avec horreur le groupe nominal et le groupe verbal en primaire. Après avoir eu une réponse évasive mais désagréable de l'instit quand je lui ai posé la question de l'intérêt de ces notions, j'ai pris le parti, sans rien dire, de faire le tri auprès de mes enfants.
En gros :
-cela c'est inutile et tu ne t'encombres pas l'esprit avec,
-ceci est utile pour la construction de ton savoir, tu le travailles.
J'ai ainsi éliminé l'énonciation et le schéma narratif ainsi que l'éducation civique ( sorte de prêchi-prêcha indigeste du "bon " citoyen, dans le meilleur des cas, qui fait ricaner en douce les gamins ou manuel du bon futur RMIste dans le pire des cas).
J'ai même fait souvent les devoirs à leur place parce que , l'air de rien, ces inepties prennent un temps fou.
Je leur ai fait quelques dictées ( très peu !) pendant les vacances et j'ai été surprise de constater leurs progrès presque immédiats ! Le pire, c'est qu'ils m'en redemandaient ! Cela les amusait !
Je n'ai pourtant aucune expérience pédagogique à part les petits cours donnés lors de mes études et j'ai pris sur moi la responsabilité de mes actes.
Imaginez mon soulagement à la lecture de ce blog !
Ainsi donc, je ne me suis pas trompée ! Il existe nombre de professeurs qui pensent, comme moi, que le groupe nominal n'a aucun sens en primaire , qui s'ennuient à mourir avec l'énonciation etc.
Ouf et merci ! Vous n'imaginez pas combien cela fait du bien !
Depuis, j'ai parlé de tout ceci à une copine qui m'a avoué : "nous faisons tous ça avec nos enfants. Nous sommes très discrets car cela est très mal vu et nous ne voulons pas que nos enfants en pâtissent , mais nous faisons tous la même chose " !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
De l'extérieur, cela fait un drôle d'effet. Je pensais naïvement que c'était l'enseignement de leur discipline qui monopolisait l'attention des professeurs. Je me rends compte qu'il n'en est rien. Ce sont les syndicats qui mènent la danse. Désolant !
Comme dit dobolino, qui empêche les profs de faire faire des rédactions aux élèves et de leur apprendre la méthode ? Qui empêche les profs de faire des dictées ? A mon sens personne.
Si, justement, Florence, les syndicats qui gèrent la carrière des profs, et les inspecteurs qui imposent les programmes ineptes et sont tout aussi inféodés aux susdits, tout ce monde -là se tient par la barbichette et pour ne pas recevoir de tapette, les profs se soumettent.
Et cela ne fait rire personne...
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008
Dernière perle , dans un devoir, à l'instant, un élève de 1ère S..: "'Il est facile de comprendre que Marie est noire, et que Meursault ne veut pas se marier pour cette raison, car à l'époque, ça ne se faisait pas ".
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Mais non. Meursault tout ce qu'il fait c'est à cause du soleil ; il l'a bien expliqué... Et en plus il n'aime pas les agents. L'acclaire est faire, je dirais meme plus, l'afflaire est caire !
Ecrit par : Sergio | 18 avril 2008
Depuis, j'ai parlé de tout ceci à une copine qui m'a avoué : "nous faisons tous ça avec nos enfants. Nous sommes très discrets car cela est très mal vu et nous ne voulons pas que nos enfants en pâtissent , mais nous faisons tous la même chose " !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Sujet - verbe - complément, telle est la trilogie fondatrice d'une phrase et donc les fondements de la grammaire. Il faut le marteler !
Ecrit par : Magister | 18 avril 2008
"La langue est fasciste" cette affirmation contestée car mal comprise de Roland Barthes dans son cours inaugural au collège de France voulait simplement dire que la parole (individuelle) ne peut s'affranchir de la langue (collective) avec ses lois contraignantes : c'est comme ça et pas autrement. En-deça de la langue, barbarisme et borborygme, au-delà de l'intériorisation des règles commence le domaine infini du possible. Voyez l'impeccable syntaxe qui arme la révolte d'Aimé Césaire. Etrange paradoxe que cette langue fasciste qui rend les hommes plus libres.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Je voulais le mettre sur "Violence scolaire", mais le fil n'est plus accessible.
Enquête
Des mots de collégiens sonnent l'alarme
LE MONDE | 18.04.08 | 14h34 • Mis à jour le 18.04.08 | 14h34
éagissez vite s'il vous plaît Mr l'Inspecteur", "Moi personnellement je ne peux plus travailler dans ces conditions et je vous informe que j'ai un avenir devant moi, que j'ai un brevet, un bac et un métier à obtenir". En haut à gauche de la feuille, Jenny (tous les prénoms ont été modifiés), 15 ans, élève de 3e au collège Jean-Moulin d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), a écrit son nom et sa classe, comme s'il s'agissait d'une rédaction. L'écriture est ronde, appliquée.
La lettre adressée à "Monsieur l'inspecteur". "Bonjour, commence-t-elle, j'ai l'honneur de m'adresser à vous pour vous faire part des conditions dans lesquelles nous, tous les élèves de ce collège, travaillions."
L'orthographe et la syntaxe sont hasardeuses mais c'est un appel au secours, celui d'une adolescente qui désespère de ne pas pouvoir travailler dans la sérénité. "Des élèves à l'intérieur et à l'extérieur du collège s'amusent à jetter des bouteilles remplies d'acide, des poubelles, des oeufs, des tomates... sur les élèves", raconte la jeune fille, décrite comme une excellente élève par ses professeurs. "Et encore ce n'est pas tout !, poursuit-elle. Nous ne sommes pas en sécurité ! Il y a des agressions physique et verbale. Dans ce collège, des élèves s'amusent à interrompre les cours d'autres élèves (...). D'autres sèchent leurs cours et trainent dans les couloirs, se mèttent à crié comme des sauvages. D'autres saute la grille."
"RÉAGISSEZ-VITE, MR L'INSPECTEUR"
Une soixantaine d'élèves de 4e et 3e du collège ont écrit à l'inspecteur d'académie de Seine-Saint-Denis pour l'alerter sur la situation de leur établissement. Des lettres souvent émouvantes - les plus longues font une page et demie, les plus courtes deux lignes. Des lettres qui traduisent leur désarroi et leur souffrance face à la violence ordinaire d'un collège "sensible" de la banlieue parisienne.
Des lettres d'adolescents traumatisés par les derniers débordements dont ils ont été témoins : mardi 8 avril, une dizaine de jeunes se sont présentés devant l'établissement. D'abord pour "faire un blocus" - sans doute pour copier les lycéens qui protestent contre la baisse des moyens et les réformes portées par le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos.
Mais la situation dégénère. Avec des poubelles, ils tentent d'enfoncer le portail. Puis ils jettent dans la cour de récréation des bouteilles contenant de l'acide et de l'aluminium - un mélange explosif dont la recette circule sur Internet. "Deux bouteilles ont explosé.
Ça a fait un bruit énorme et de la fumée blanche", raconte un enseignant. Profitant de la confusion, les assaillants montent à l'étage, jettent des oeufs dans les salles de classe. En plein cours. Devant des collégiens médusés et effrayés.
"Ils portaient des capuches mais on en a reconnu une partie : la plupart étaient d'anciens élèves, exclus définitivement de l'établissement", témoigne une enseignante, Alexandra Bonvalot. Les professeurs choisissent de "débrayer" et de réunir les élèves dans la cour. Préviennent les parents. Un professeur de français, Emmanuel Tridant, 38 ans, propose de faire réagir les collégiens en leur demandant d'écrire à l'inspecteur d'académie.
Le lendemain matin, les adolescents livrent une parole brute, qui dépasse l'épisode violent de la veille. Fatima, une élève de 3e, dit avoir très peur. "Heuresement que l'année prochainne je ne serai plus la. Ma soeur si et sa m'inquiette car c'est pas la première fois que sa arrive. Il y a toujours des bagarres, du rackettage (...)." Nora, une 3e souvent absentéiste, décrit sa vision très sombre de l'établissement. "Des anciens élèves du collège rentre dans le collège en vélo pour faire le bordel, l'année dernière ils ont brûlés la segpa (la cage d'escalier de la section d'enseignement adapté avait été détruite). Les toilettes sont salle il y a même pas de papier toilette. Dans les salles les tables sont sales car il ya des écritures dessus, des cheewing-gum collé partout."
Rima s'inquiète de l'effet de contamination des comportements violents : "Les élèves qui ne sont pas des perturbateurs on tendance à se fair influencer", raconte-t-elle. "Des gréves et des agressions perpetuel envahissent notre quotidien".
D'autres évoquent les bagarres collectives : "Certain élève se font cafouiller", écrit un élève de 4e, en précisant que cela signifie "tapé 1 éleve a plusieure". "Les conditions de travaille sont désespérable", ajoutent deux élèves de 3e, néologisme involontaire à l'appui.
Charlotte, aussi en 3e, exprime son "ral bol" et son impatience. "Réagissez vite s'il vous plaît Mr l'Inspecteur pour trouver des solutions à tout ces problèmes." Des idées, les élèves en ont presque tous.
D'abord octroyer plus de moyens au collège - comme le demandent par ailleurs les enseignants à travers des grèves ou des manifestations, fréquentes depuis trois ans. "Il ne faut plus dissoudre de postes de professeur car sinnon l'éducation des elèves est très menacée", note, par exemple, Mike, en 3e. Beaucoup réclament plus de surveillants.
Mais c'est l'exigence de fermeté, voire de répression, qui apparaît la plus forte. Nayla, élève de 3e, suggère d'installer des caméras de vidéosurveillance "un peu partout dans le collège" afin de ne plus avoir peur dans les couloirs. "J'aimerais que il y a la police (à côté de l'entrée)", explique un 4e. "Nous exigeons des grille fermé, des porte blindé et une tenue classe pour montrer une bonne image pour l'année prochaine dans le collège", écrivent Karim et Christophe.
Un 4e pense que "les éducateurs devrait être plus sévèr en vers les élèves". Tous veulent des contrôles plus efficaces à l'entrée pour limiter les entrées intempestives d'adolescents extérieurs. Jenny a le dernier mot. Elle qui pense à son avenir, à son brevet, à son bac, sait ce qu'il faut. Deux mots en bas de sa feuille à gros carreaux, sans une rature, écrite d'un seul trait, d'un seul souffle : "Plus d'autorité !"
Luc Bronner
Article paru dans l'édition du 19.04.08
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2008
Victor , vous avez fait bac +5 d'études difficiles et vous n'êtes même pas libre dans l'exercice de votre profession. Les syndicats décident de votre carrière !
J'ai fait bac +5 également mais je me sens un milliard de fois plus libre ! Je n'ai pas un syndicaliste au derrière pour m'infliger des bons ou des mauvais points ! Et si c'est cela la nunucherie selon Victor, je revendique ma nunucherie !
Bravo à tous les profs "nunuches" qui après 5 ans d'études minimum , en ont ras le bol de plier l'échine devant un syndicaliste de mes deux !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Très bien, cet article du Monde.
Sauf que ce n'est pas limité à la Seine-Saint-Denis, contrairement à ce qu'on voudrait faire croire.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Florence, je viens rétablir un peu de nuance dans votre enthousiasme légitime.
1) Grammaire
Vous dites : "J'ai découvert avec horreur l'existence du groupe nominal et du groupe verbal"."
J'ai mangé du G.N. et du G.V. durant ma propre scolarité, et je ne vois pas en quoi ce seraient des aberrations : dans la phrase "le petit chat mange la souris" , quelle est la nature du groupe "le petit chat" si on ne dit pas que c'est un G.N. ???
2) Syndicats
Vous dites : "Bravo à tous les profs "nunuches" qui après 5 ans d'études minimum , en ont ras le bol de plier l'échine devant un syndicaliste de mes deux !"
Non non non, il y a des syndicalistes de tout poil : il y a les idéologues fous genre Aschiéri et Rollot, et il y a ceux qui aident les collègues en allant voir avec eux le proviseur ou en prenant le risque d'aller à la télé pour s'opposer à de fumeux chercheurs en sciences de l'éducation qui voudraient remplacer le bac par un QCM.
Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain !
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Deux mots en bas de sa feuille à gros carreaux, sans une rature, écrite d'un seul trait, d'un seul souffle : "Plus d'autorité !"
Luc Bronner
Article paru dans l'édition du 19.04.08
On ne saurait mieux conclure ! Plus d'autorité parce que plus d'authenticité. Plus d'authenticité, parce que plus de conscience, sans laquelle toute la science du monde n'est qu'une duperie. En réalité, mis à part quelques résistants qui "en ont" (dont beaucoup de ce blog) , tout le monde ou presque s'en fout.
Ecrit par : Magister | 18 avril 2008
J'étais à une réunion du SNALC où est intervenu JPB et j'ai bien compris qu'il avait participé activement aux programmes des collèges .
Bien sûr, j'ai quelques bons élèves, mais pas toutes les années . L'année dernière, j'avais une classe entière de brillants élèves..Mais il y a 20 ans m'auraient-ils paru aussi brillants ?
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Très bien, cet article du Monde.
Sauf que ce n'est pas limité à la Seine-Saint-Denis, contrairement à ce qu'on voudrait faire croire.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Non, pas très bien, à moins de considérer que le journalisme consiste à répercuter brut de décoffrage le fait du jour et basta.Ce que décrit Luc Bronner se passe tous les jours et, comme vous le soulignez, ailleurs qu'en Seine-Saint-Denis. Alors pourquoi tout à coup ce reportage, sans autre piste d'explication que le défaut d'autorité ? C'est dur à dire que l'école est cassée, qu'il y a une plongée dramatique dans la pauvreté et que cette situation est, dans ces conditions, parfaitement normale ? Il découvre le Bronner ? Il aura d'autres occasions de faire le faraud, parce que j'ai bien l'impression, à voir ce qui se passe dans ma campagne reculée, que nous n'en sommes qu'au début d'une jolie dégringolade.
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008
Il aura d'autres occasions de faire le faraud, parce que j'ai bien l'impression, à voir ce qui se passe dans ma campagne reculée, que nous n'en sommes qu'au début d'une jolie dégringolade.
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008
Très justement dit. Quand on a touché le fond, on creuse.
Ecrit par : Magister | 18 avril 2008
Vous dites : "J'ai découvert avec horreur l'existence du groupe nominal et du groupe verbal"."
J'ai mangé du G.N. et du G.V. durant ma propre scolarité, et je ne vois pas en quoi ce seraient des aberrations : dans la phrase "le petit chat mange la souris" , quelle est la nature du groupe "le petit chat" si on ne dit pas que c'est un G.N. ???
Jérémy, les plus vieux que vous n'ont pas bouffé du groupe nominal . Le petit chat, c'était le sujet et dans le sujet on distinguait article défini, adjectif qualificatif et nom commun .
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Victor , vous avez fait bac +5 d'études difficiles et vous n'êtes même pas libre dans l'exercice de votre profession. Les syndicats décident de votre carrière !
J'ai fait bac +5 également mais je me sens un milliard de fois plus libre ! Je n'ai pas un syndicaliste au derrière pour m'infliger des bons ou des mauvais points !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Florence vous lisez trop vite ou lisez mal : de quel propos déduisez-vous que ce sont les syndicats qui décident de ma carrière ou m'infligent tel ou tel bon ou mauvais point ??
Si je ne suis pas "libre" (après bac +8, circonstance aggravante ?), je le dois à mon statut de fonctionnaire et c'est normal.
Qu'appelez-vous liberté ? C'est vous qui décidez dans votre boîte ? Je gage que le patron n'a qu'à lever le petit doigt pour vous virer sans autre forme de procès ou presque, disons par pur caprice. Nous sommes infiniment plus "libres" que vous mais notre liberté a aussi ses limites (sanctions financières, etc. comme exposé ci-dessus).
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
"Le petit chat, c'était le sujet et dans le sujet on distinguait article défini, adjectif qualificatif et nom commun ."
Mais sujet, c'est sa fonction ! Quelle est la nature de ce groupe ?
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Très bien, cet article du Monde.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Non, pas très bien. Il découvre, le Bronner ?
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008
Pour être honnête, c'est effectivement en dessous de la réalité, et c'est traité comme de l'évenementiel alors que c'est du quotidien. Mais étant donné l'orientation du Monde de l'Education, je suis déjà surpris qu'on parle enfin des violences scolaires dans le Monde...
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
"J'étais à une réunion du SNALC où est intervenu JPB et j'ai bien compris qu'il avait participé activement aux programmes des collèges ."
Merci un observateur. JPB a bien de la chance d'avoir participé à ces programmes... et le Snalc en a également, d'avoir eu la faveur de son intervention.
Ce serait bien qu'on sache qui a fait ces programmes (à moins que JPB ne les ai fait tout seul !)
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
"Le petit chat, c'était le sujet et dans le sujet on distinguait article défini, adjectif qualificatif et nom commun ."
Mais sujet, c'est sa fonction ! Quelle est la nature de ce groupe ?
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
L'expression "Groupe Nominal" n'induit-elle pas une confusion, dans la mesure où "nominal" renvoie à "nom", tandis que "le" et "petit" n'en sont pas un justement ? Disons que c'est une question que je m'étais déjà posée.
Ecrit par : Magister | 18 avril 2008
Victor
vous êtes fonctionnaire mais rassurez-vous ! Dans le privé , les patrons ne sont pas des monstres assoiffés du sang de leurs collaborateurs :-))). J'en connais beaucoup de sympa et compétents qui vous apprennent le métier et sur qui on peut compter !
Ma carrière , je ne la dois pas à un inspecteur qui vient 2 heures tous les 5 ans fouiner dans le cahier de texte, sans tenir aucun compte de mes résultats !
Ma carrière dépend de mes résultats et c'est mon patron qui me voit mon travail et mes résultats qui me juge.
On peut toujours tomber sur un mauvais c.n , mais les mauvais c.ns, il y en a partout , y compris à l'EN !
En cas de mauvais c.n, j'ai la liberté de partir. Je l'ai déjà fait alors que vous, vous êtes condamné à courber l'échine car vous ne pouvez aller nulle part. Votre dossier vous suit partout. Vous êtes coincé à vie !
Vous avez bac +8 et vous supportez tout ce système !
Bon courage à vous !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
J'ai mangé du G.N. et du G.V. durant ma propre scolarité, et je ne vois pas en quoi ce seraient des aberrations : dans la phrase "le petit chat mange la souris" , quelle est la nature du groupe "le petit chat" si on ne dit pas que c'est un G.N. ???!
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Cela vous a donné quoi de plus que Sujet, verbe, complément dans la compréhension de la grammaire? Merci de m'expliquer le grand bon en avant que GN et GV on permis de faire faire aux "apprenants" de votre génération dans leur maîtrise des fondamentaux de notre langue.
Si une innovation ne produit pas une amélioration, sa pertinence est une imposture.
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008
MORCEAUX CHOISIS :
"merci Victor de me donner l'occasion de débuter ma journée avec un magistral éclat de rire, vous avez sans conteste le pompon du comique ...
Ainsi dans l'histoire du communisme revue et corrigée par vos soins, la Russie tzariste était cet "enfer libéral" que vous accusez de tous les maux, idem pour la Chine d'avant l'ère Mao, le Cuba de Battista...etc...
Y'a du boulot pour que les Français retrouvent un minimum de culture historique.. et ça urge!"
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008
Cadichon, ne faites pas l'âne pour avoir du son, vous avez parfaitement saisi mon propos. Vous savez très bien, les "Français" aussi -quel aveu !- que votre communisme abhorré n'est pas né en Chine, à Cuba ou en Russie !
"Vive la négritude et la bravitude
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008 "
Allez-y franchement Cadichon, lâchez-vous ! Là vous êtes juste au bord...
"Si, justement, Florence, les syndicats qui gèrent la carrière des profs,
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008 "
Ben je me demandais d'où venait "l'info" de Florence, libre mais tout de même sous influence ; libérale en somme...
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
"...mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?"
J'emprunte à Aimé Césaire (cité par Robin) et dédicace... à la blanchitude de Cadichon.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Jérémy
les plus vieux n'ont pas bouffé du groupe nominal et s'en portent très bien .
Qu'en ai-je à faire que "le petit chat" soit un groupe nominal ?
Rien !
Vous avez vu la définition du groupe nominal ?
De mémoire :
c'est un nom ou bien
c'est un nom précédé d'un determinant ou bien,
c'est un nom précédé d'un déterminant et complété par un adjectif qualificatif ou bien
etc car les cas de figures sont nombreux : il peut y avoir plusieurs épithètes etc.
Quand ma fille a dû apprendre ce truc à lâge de 9 ans, j'ai dit stop !
le petit chat est sujet ou complément suivant le cas et le reste on s'en fout !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
le petit chat est sujet ou complément suivant le cas et le reste on s'en fout !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Et c'est bien comme ça que nous l'entendons.
Ecrit par : Magister | 18 avril 2008
Jérémy, les plus vieux que vous n'ont pas bouffé du groupe nominal . Le petit chat, c'était le sujet et dans le sujet on distinguait article défini, adjectif qualificatif et nom commun .
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
La notion de groupe nominal (groupe de mots ayant pour noyau un nom) et de groupe verbal (groupe de mots ayant pour noyau un verbe) ne me gênent personnellement pas, mais attention de ne pas confondre nature et fonction.
La nature d'un mot, c'est la catégorie grammaticale à laquelle il appartient (nom, adjectif, verbe...) et la fonction le rôle que le mot joue dans la phrase (sujet du verbe, complément d'objet du verbe, épithète du nom).
Cette distinction est fondamentale et il faut la rappeler sans cesse aux élèves.
"Le petit chat" est bien sujet du verbe jouer (le petit chat joue avec une pelotte de laine), mais "le" et "petit" ne sont pas "sujets" de jouer.
..."Le" détermine le nom commun chat et "petit" est épithète du nom chat.
Le nom "chat" précédé de son déterminant : "le chat joue", ou "le petit (adjectif qualificatif) chat" sont sujets du verbe jouer au présent de l'indicatif.
Bien distinguer : "petit" = adjectif qualificatif = c'est la nature du mot petit.
et "petit" épithète du nom chat = c'est la fonction du mot petit.
Excusez-moi pour ce petit cours de grammaire.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Je rectifie une phrase qui ne me plaît pas : la médaille Fields de mathématiques est l'équivalent d'un prix Nobel.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Qu'appelez-vous liberté ? C'est vous qui décidez dans votre boîte ? Je gage que le patron n'a qu'à lever le petit doigt pour vous virer sans autre forme de procès ou presque, disons par pur caprice.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Oui, mais si on est vraiment bon, je suppose que dans le privé on est gardé et encouragé, du fait meme que l'on intéresse la société en question, alors que dans la fonction publique on fait inévitablement de l'ombre. Bien sur, cela dépend des cas, tout est dans tout et lycée de Versailles, mais enfin cela doit à peu près revenir à cela.
Ecrit par : Sergio | 18 avril 2008
"aux étiquettes politiques qu'on leur a collées (à tort pour le Snalc)."
pourquoi à tort? Ona bien le droit d'être de droite quand on est prof.
Ecrit par : Troll de snalc | 18 avril 2008
"puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008 "
il y a quand même des limites à ce qu'on peut dire! Soit on connait un peu le sujet et on intervient soit, comme c'est visiblement le cas ici, on ne sais rien et on évite de jouer au perroquet de bar-tabac.
Déja dans la formulation on constate le néant de votre pensée: soit Nietzsche a inspiré Hitler soit ce dernier a déformé sa pensée. Mais si sa pensée a a été déformée on ne peut dire qu'il a inspiré Hitler mais que Hitler a déclaré avoir été inspiré par Nietzsche (mais il n'y a effectivement rien compris).
Petite précision, je ne suis pas nitszschien: être nitszchien est de toute façon un contre-sens pour celui qui disait "deviens ce que tu es".
Ecrit par : Hervé | 18 avril 2008
"vous ne pouvez aller nulle part"
> il est possible de demander une mutation.
"Oui, mais si on est vraiment bon, je suppose que dans le privé on est gardé et encouragé, du fait meme que l'on intéresse la société en question"
> oui, mais si vous faites de l'ombre à un petit chef peu préoccupé par la morale, il vous harcèle et vous pousse à la faute. J'en parle d'expérience.
Ecrit par : Helisenne | 18 avril 2008
Victor
"vous êtes fonctionnaire mais rassurez-vous ! Dans le privé , les patrons ne sont pas des monstres assoiffés du sang de leurs collaborateurs :-))). J'en connais beaucoup de sympa et compétents "
Mais moi aussi Florence ! Le problème c'est que quelques millions de nos compatriotes en connaissent d'autres... Mes patrons ne sont pas très généreux mais je ne suis pas réduit au chômage ou soumis au chantage. Et puis, c'est con mais j'aime encore mon métier malgré les inévitables coups de blues.
Votre entreprise c'est un peu la comtesse de Ségur, la mienne un peu la comtesse du Barry...
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Victor, puisque vous permettez à cadichon de "débuter ses journées par un éclat de rire", soyez "sympa", tenez compte du décalage horaire de 7 heures pour lui éviter d'avoir à chercher vos posts trop longtemps.
En supposant qu'elle se lève à 9 heures du matin, vous devez donc poster un peu avant 15 heures.
...Et continuez quand vous serez à Cuba !
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Votre entreprise c'est un peu la comtesse de Ségur, la mienne un peu la comtesse du Barry...
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
"Laissez-moi encore un peu de temps, Monsieur le bourreau !"
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Je me souviens..de la réunion destinée à informer et préparer les profs sur le fatal programme des lycées encore en vigueur aujourd'hui. L'assemblée était nombreuse , la réunion animée par une collègue en odeur de sainteté à la cour inspectorale ! La dame ne parla que le jargon des précieuses de Meirieu. Je découvrais, aussi stupéfaite que les autres , qu'il était possible de pédagoler 3h d'affilée ! Prise de fou rire, je notais certaines expressions avec la traduction que je demandais à "l'intervenante " dans le but et l'espoir de faire réagir les collègues aussi perplexes que moi . Je savais bien que la majorité ne pouvait pas avaler ces couleuvres ! Pourtant, il ne se passa rien, comme d'habitude ! Je reste persuadée que si nous avions ,chaque fois ,manifesté notre désaccord, on n'en serait pas là ! J'imagine que partout ce fut la même chose : une ou deux grandes gueules qui tentent une percée et personne derrière ! J'accuse les profs d'avoir été trop souvent timorés et d'être en partie responsables de ce qu'ils déplorent today ! !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
"puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008 "
Il est exact que la soeur de Nietzsche qui était mariée avec un nazi a trafiqué certains textes pour faire cadrer le nietzschéisme avec l'idéologie nazie.
Il est exact également que Nietzsche a critiqué, notamment dans "Aurore" et "Le gai savoir", le nationalisme allemand et l'antisémitisme.
Il n'est pas possible néanmoins d'exonérer totalement l'auteur de "Ainsi parlait Zarathoustra" de toute responsabilité dans la construction de l'idéologie nazie.
Certains passages de "L'Antéchrist" et de "Par- delà le Bien et Mal" seront repris à leur compte et presque mot pour mot par les nazis (par exemple sur la morale des maîtres, et la morale judéo-chrétienne des esclaves).
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Je savais bien que la majorité ne pouvait pas avaler ces couleuvres ! Pourtant, il ne se passa rien, comme d'habitude ! Je reste persuadée que si nous avions ,chaque fois ,manifesté notre désaccord, on n'en serait pas là ! J'imagine que partout ce fut la même chose : une ou deux grandes gueules qui tentent une percée et personne derrière ! J'accuse les profs d'avoir été trop souvent timorés et d'être en partie responsables de ce qu'ils déplorent today ! !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Vous mettez le doigt dessus. Qui ne dit mot consent.
Ecrit par : Magister | 18 avril 2008
Hervé
ne vous énervez pas !
je répondais juste au post de marigot :
"F Nietzche. Deuxième conférence dans "Sur l'avenir de nos établissements d'enseignement".
Ecrit par : marigot | 18 avril 2008 "
Marigot trouve comme Nietzche ( sans "s" d'après marigot ) que les profs qui donnent des rédactions à faire à leurs élèves préparent la barbarie !
J'ai trouvé cela tellement absurde et drôle que que lui ai répondu ce post . Cela signifiait que si Hitler pouvait récupérer Nietzsche ( avec un"s") à son profit, il était inutile d'essayer de faire la même chose !
Vous me suivez Hervé ou bien vous êtes totalement hermétique à mon humour ?
J'ai ma petite idée sur la réponse ...
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Pour les amateurs de chats, petits, gros, de gouttière ou à pedigree, que leurs maîtres ont récupérés dans une poubelle dont le couvercle était ouvert dégageant ainsi une forte odeur sous le doux soleil d'avril (on y croit très fort), mais qui, de toute façon, restent l'unique sujet du verbe jouer, commentaire des programmes 2008 pour l'école élémentaire. Merci à Rachel Boutonnet et Julien Lachièze.
http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/CritiqueGrammaire2008.pdf
Ecrit par : catmano | 18 avril 2008
Victor
je suis bien aise de voir que finalement vous trouvez votre prison agréable !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Magister et Robin
j'ai appris la grammaire à l'école primaire d' une banlieue pourrie de Paris, il y a presque 40 ans.
J'ai appris que les mots avait une nature, intrinsèque, et une fonction dans la phrase.
C'était tellement net, clair et précis que presque 40 ans après, je m'en souviens encore avec une grande précision.
Il y a 40 ans, dans une classe de banlieue pourrie, on apprenait ce qu'était la nature d'un mot et sa fonction dans une phrase.
Comme dirait Magister, sujet verbe complément était la clé de voûte de la structure grammaticale et 40 ans après, cela me sert toujours.
On n'avait pas besoin du groupe nominal ni du groupe verbal. Du reste, quelle est la nature du groupe verbal , du groupe nominal ? Et surtout , à quoi cela sert ?
Je ne suis pas une adepte du "bon vieux temps" mais quand un système fonctionne bien , pourquoi en changer ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Les mots avaient , bien sûr puisque le sujet du verbe est mots et qu'il est au pluriel :-))
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Apparemment, j'ai intégré comme étant de la grammaire traditionnelle les notions de groupe verbal et de groupe nominal, alors que ce n'en sont point.
C'est en soi embêtant, car ce sont des notions qui m'ont été fort pratiques dans l'apprentissage des langues anciennes et vivantes. Le groupe nominal, en allemand, c'est quand même drôlement pratique.
Je veux bien que vous vous foutiez de savoir quelle est la nature du groupe "le petit chat", du moment que vous en savez la fonction (cette attitude, en soi, me hérisse pourtant), MAIS comment traiterez-vous les déclinaisons de "die kleine Katze" en allemand, si vous n'avez pas en tête qu'il s'agit des déclinaisons du Groupe Nominal ? C'est comme si l'on décrétait que la notion de pronom est superflue du moment qu'on sait que "Il" est sujet.
Alors, le Groupe Nominal n'appartient peut-être pas à la grammaire de 1950, mais puisqu'on a dit qu'on partait ici sans idéologie préconçue, je trouve que la notion de Groupe Nominal est drôlement pratique.
Si vous voulez tout savoir, je pense qu'en revanche, on peut éventuellement faire l'économie du Groupe Verbal dans l'apprentissage des élèves, qui, lui, peut embrouiller les élèves plus qu'il ne leur facilite la vie.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
"Vous me suivez Hervé ou bien vous êtes totalement hermétique à mon humour ?
J'ai ma petite idée sur la réponse ...
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008 "
Mea culpa, j'ai réagi trop vite et mal à propos (pour excuse ce sont des bétises qu'on entend trop souvent).
Ecrit par : Hervé | 18 avril 2008
Hervé
ouf !
Bonne soirée à vous
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Die kleine Katze, kleine, adjectif qualificatif, se rapporte au nom Katze, féminin singulier (nominatif).
L'adjectif qualificatif s'accorde en genre et en nombre (et en cas) avec le nom auquel il se rapporte.
Ça marche aussi sans parler de groupe nominal.
Ecrit par : catmano | 18 avril 2008
Jérémy
j'ai appris le Latin et l'Allemand au collège et on n'utilisait pas le groupe nominal dans ces matières.
On se contentait de décliner l'article et l'adjectif au même cas que le nom et cela ne nous posait pas de problème.
En Français, on accorde en genre et en nombre l'article et l'adjectif au nom auquel ils se rapportent. On faisait la même chose en Allemand et en Latin avec l'accord en cas en plus.
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Y'aurait pas comme un écho ?
Ecrit par : catmano | 18 avril 2008
désolée :-))
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Victor
je suis bien aise de voir que finalement vous trouvez votre prison agréable !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
"Je suis un homme libre, je ne suis pas un numéro !"
Ah, ça rajeunit...
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
En tout cas, je viens de voir que mes réflexions rejoignent à peu près les remarques du GRIP sur le groupe nominal et le groupe verbal : le GN n'est pas nocif, du moment qu'on étudie les constituants de ce groupe un par un et progressivement. Le GV par contre n'est pas utile, car il risque plutôt de perturber les élèves.
Dites, Florence, vous n'avez JAMAIS parlé de groupe nominal, ni même de groupe du nom ??? Moi je me sens démuni sans la notion de groupe nominal...
Et comment s'appelaient vos tableaux de déclinaisons ?
"Tableau de l'accord de l'article défini et de l'adjectif qualificatif avec le substantif auxquels ils se rapportent" ?
Vous n'avez jamais fait "la déclinaison du GN" ou "la déclinaison du groupe du nom" ? Prenez-le comme une marque d'étonnement sincère, et non d'incrédulité, mais je n'arrive pas à m'imaginer cela.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
On est toujours à la fête !
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/une-enseignante-violemment-agressee-par-une-mere-d-eleve-a-pessac/920/0/239184
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Die kleine Katze, kleine, adjectif qualificatif, se rapporte au nom Katze, féminin singulier (nominatif).
L'adjectif qualificatif s'accorde en genre et en nombre (et en cas) avec le nom auquel il se rapporte.
Ça marche aussi sans parler de groupe nominal.
Ecrit par : catmano | 18 avril 2008
J'ai vécu la naissance des groupes et c'est assez simple à expliquer : en ces temps-là les matheux avaient inventé de faire tomber sur la tête des mômes du primaire les "patates" ( pour plus de détails sur les maths modernes voir comme d'hab' le site de Michel Delord) et commercialement cela n'avait pas mal marché ( édition de nouveaux manuels etc.), alors les linguistes ou plutôt les professeurs de linguistique , ce qui n'est pas tout à fait la même chose (je précise parce que l'on est à une époque confuse où Luc Ferry passe pour un philosophe, Bentolila pour un linguiste et Brissiaud pour un mathématicien alors que ce ne sont que des cuistres) se dirent qu'ils seraient bien bêtes de ne pas faire le même coup. Et ils le firent. Avec un certain brio parce que beaucoup d'entre eux étaient de vrais grammairiens, et avec un certain succès parce que les profs et les élèves utilisateurs des nouveaux manuels pleins de groupes et d'arborescences avaient été formés à la grammaire scolaire traditionnelle et étaient en conséquence prêts à n'importe quelle gymnastique intellectuelle. Malheureusement, ce qui marchait avec ces élèves et ces profs là cessa de marcher au bout de quelque temps avec l'arrivée de nouvelles générations auxquelles on avait pensé intelligent de ne pas apprendre à identifier les mots et leurs fonctions. Comme l'enseignement des maths ne s'est pas relevé de l'épisode des maths modernes, l'enseignement de la langue ne s'est pas relevé de l'épisode structuraliste.
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008
Mais moi aussi je suis contre l'enseignement de la grammaire selon les dogmes structuralistes et groupistes. La preuve, je ne considère pas le Groupe Verbal comme indispensable.
Par contre, rajouter la notion de groupe nominal ne me semble pas idiot : c'est bien pratique pour désigner une certaine réalité grammaticale. Naturellement, c'est APRES avoir compris ce qu'est un nom, ce qu'est un article, ce qu'est un adjectif qualificatif, ce qu'est un complément du nom, etc. et meme ce qu'est une relative, qu'on peut introduire la notion de groupe nominal.
Tiens, vous savez quoi Florence... je crois qu'on n'a tous les deux raison : il n'est pas inutile de savoir ce qu'est un GN, mais il est inutile de l'apprendre à 9 ans. Et c'est encore plus vrai pour le Groupe Verbal.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
"je précise parce que l'on est à une époque confuse où Luc Ferry passe pour un philosophe, Bentolila pour un linguiste et Brissiaud pour un mathématicien..."
... où Anna Gavalda passe pour un écrivain, Claude Allègre pour un scientifique, Loana pour une chanteuse, Eric Zemmour pour un penseur, Bernard Tapie pour un acteur, Titoff pour un comique et Gérard Aschiéri pour un syndicaliste ?
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
"je précise parce que l'on est à une époque confuse où Luc Ferry passe pour un philosophe, Bentolila pour un linguiste et Brissiaud pour un mathématicien..."
... où Anna Gavalda passe pour un écrivain, Claude Allègre pour un scientifique, Loana pour une chanteuse, Eric Zemmour pour un penseur, Bernard Tapie pour un acteur, Titoff pour un comique et Gérard Aschiéri pour un syndicaliste...
... où Viala passe pour pour un "expert" des programmes de lycée, Jean-Pierre Pernault pour un journaliste, George Bush pour un homme politique, Ségolène Royal pour une socialiste, Vincent Delerm pour un artiste, Claude Goasguen pour un polémiste, LCI pour une chaine d'information et Lââm pour une référence musicale.
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
visiblement le cas ici, on ne sais rien et on évite de jouer au perroquet de bar-tabac.
Ecrit par : Hervé | 18 avril 2008
l'insulte toujours aussi prompte, monsieur le Breton, au point de vous faire oublier la conjugaison du verbe savoir au présent, et à la 3eme personne du singulier.
Anger management, cela n'existe pas en France?
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Je reste persuadée que si nous avions ,chaque fois ,manifesté notre désaccord, on n'en serait pas là ! J'imagine que partout ce fut la même chose : une ou deux grandes gueules qui tentent une percée et personne derrière ! J'accuse les profs d'avoir été trop souvent timorés et d'être en partie responsables de ce qu'ils déplorent today ! !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Ça vous a vraiment un petit air de déja vu... munichois.
Les responsables de la débâcle de 1940, ils faisaient quoi en 38?Pareil, la politique de l'autruche on sait où ça mène, comme celle du rétroviseur: dans le mur.
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Il est exact que la soeur de Nietzsche qui était mariée avec un nazi a trafiqué certains textes pour faire cadrer le nietzschéisme avec l'idéologie nazie.
Il est exact également que Nietzsche a critiqué, notamment dans "Aurore" et "Le gai savoir", le nationalisme allemand et l'antisémitisme.
Il n'est pas possible néanmoins d'exonérer totalement l'auteur de "Ainsi parlait Zarathoustra" de toute responsabilité dans la construction de l'idéologie nazie.
Certains passages de "L'Antéchrist" et de "Par- delà le Bien et Mal" seront repris à leur compte et presque mot pour mot par les nazis (par exemple sur la morale des maîtres, et la morale judéo-chrétienne des esclaves).
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Et il est tout aussi exact que Winnifred Wagner a joué le même rôle que la Nietzsche sister dans la réputation anti-sémite de l'oeuvre de son beau-père , assimilée elle aussi à une source d'inspiration nazie, dans des conditions curieusement similaires.
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Je veux bien que vous vous foutiez de savoir quelle est la nature du groupe "le petit chat", du moment que vous en savez la fonction (cette attitude, en soi, me hérisse pourtant), MAIS comment traiterez-vous les déclinaisons de "die kleine Katze" en allemand, si vous n'avez pas en tête qu'il s'agit des déclinaisons du Groupe Nominal ? C'est comme si l'on décrétait que la notion de pronom est superflue du moment qu'on sait que "Il" est sujet.
Alors, le Groupe Nominal n'appartient peut-être pas à la grammaire de 1950, mais puisqu'on a dit qu'on partait ici sans idéologie préconçue, je trouve que la notion de Groupe Nominal est drôlement pratique.
Si vous voulez tout savoir, je pense qu'en revanche, on peut éventuellement faire l'économie du Groupe Verbal dans l'apprentissage des élèves, qui, lui, peut embrouiller les élèves plus qu'il ne leur facilite la vie.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Ben moi aussi j'ai appris l'allemand sans GV ni GN , et j'ai tout de suite pigé ( vers 5 ans) le coup des déclinaisons, parce qu'on me les a expliquées simplement, et ensuite 5 ans plus tard, cela m'a rudement aidée quand j'ai fait du latin...
On vous a enseigné une méthode plus complexe que la nôtre, bon ,c'est pas de pot, et coup de bol, elle vous a convenu, mais please, n'en déduisez pas qu'elle est supérieure ( en quoi?) à celle que nous avons eu la chance d'avoir et qui avait le mérite à la fois de la simplicité et apparemment de l'universalité, si j'en juge par ma modeste expérience :
j'ai eu les mêmes méthodes au Kindergarten allemand et en français, et c'est entré comme une fleur dans les deux langues, puis, quand j'ai appris l'anglais, vers 8 ans, tout pareil!!! piece of cake...quand au latin deux ans plus tard ditto.
Aussi, quand j'ai vu ma fille aînée( elle a 34 ans aujourd'hui) venir me demander des sous-titres pour lui expliquer des constructions grammaticales élémentaires, (dès les toutes premières leçons) j'ai fait comme tous ceux dont les témoignages précèdent le mien, j'ai arrêté les dégâts.
Puis, aux enseignants qui m'engueulaient de contester leur travail, j'ai dit d'aller se faire foutre, et elle a changé d'école!
Tout le monde ne peut s'offrir ce luxe. Au pays de la funeste passion pour l'égalité ce sont toujours les plus démunis qui trinquent. On sait pourtant depuis plus de deux siècles que cette idéologie ravage les sociétés et creuse les inégalités.
Perseverare diabolicum
Ecrit par : Cadichon | 19 avril 2008
"Un régime, quand on songe à ce qu'en disait il y 150 ans F Nietzche, qui ne vise qu'à répandre et généraliser la barbarie."
Marigot
Pour détourner Desproges : Sachez que Nietzsche n'a pas dit que des conneries, il en a aussi beaucoup écrit - comme, par exemple, le fait que toutes les bonnes femmes qui se targuent d'avoir des talents intellectuels soient des frustrées sexuelles ("Par delà le Bien et le Mal", si je me souviens bien. Bon, de toute façon, c'est complètement con de votre part de me sortir cette citation de Nietzsche. Je ne me place pas du tout sur le même plan que celui de ce cher Fed, vu que ce que j'attends de mes lardons, c'est qu'ils soient capables de m'écrire un texte de trente lignes à peu près cohérent et dans un français compréhensible.
Ecrit par : Kap | 19 avril 2008
Calendrier lagunaire, d’Aimé Césaire (extrait)
“J’habite une blessure sacrée
j’habite des ancêtres imaginaires
j’habite un vouloir obscur
j’habite un long silence
j’habite une soif irrémédiable
j’habite un voyage de mille ans
j’habite une guerre de trois cent ans
j’habite un culte désaffecté
entre bulbe et caïeu j’habite l’espace inexploité
j’habite du basalte non une coulée
mais de la lave le mascaret
qui remonte la calleuse à toute allure
et brûle toutes les mosquées
je m’accommode de mon mieux de cet avatar
d’une version du paradis absurdement ratée
-c’est bien pire qu’un enfer-
j’habite de temps en temps une de mes plaies
chaque minute je change d’appartement
et toute paix m’effraie
tourbillon de feu
ascidie comme nulle autre pour poussières
de mondes égarés
ayant crachés volcan mes entrailles d’eau vive
je reste avec mes pains de mots et mes minerais secrets
j’habite donc une vaste pensée
mais le plus souvent je préfère me confiner
dans la plus petite de mes idées"
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
A propos de Nietzsche et de Wagner dont les soeurs respectives ont effectivement infléchi l'oeuvre vers le nazisme, ce témoignage du George (sans s, comme George Sand !) Steiner : dans "Réelles présences" , page 177 :
"Un artiste porte-t-il une responsabilité quelconque dans les utilisations malhonnêtes de ses inventions à laquelle se livrent des barbares ? Lukacs (philosophe hongrois d'inspiration marxiste...il y a un accent aigu sur le a, le clavier ne sait pas le faire) tenait Wagner pour impliqué, jusqu'à la fin des temps, dans l'utilisation que le nazisme a faite de sa musique. Pas une seule note dans Mozart, disait-il, ne pourrait être ainsi dévoyée. Lorsque je rapportai cette affirmation à Roger Sessions, ce compositeur moderne dont le sens philosophique était particulièrement aigu, il répliqua en jouant les premières mesures de l'air de la Reine de la Nuit dans la "Flûte enchantée".
Aucun écrivain, compositeur ou peintre de valeur n'a jamais mis en doute, même en ses moments d'esthétisme stratégique, le fait que son oeuvre met en jeu le bien et le mal, l'accroissement ou la diminution de la somme d'humanité dans l'homme et la cité..."
J'ai entendu George Steiner reprendre cette anecdote et lui donner une conclusion moins ambiguë : "il répliqua en jouant les premières mesures de la Reine de la Nuit dans "La flûte enchantée" et quand il eut terminé, il me dit : "Monsieur Lukacs a raison !"
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Malheureusement, ce qui marchait avec ces élèves et ces profs là cessa de marcher au bout de quelque temps avec l'arrivée de nouvelles générations auxquelles on avait pensé intelligent de ne pas apprendre à identifier les mots et leurs fonctions. Comme l'enseignement des maths ne s'est pas relevé de l'épisode des maths modernes, l'enseignement de la langue ne s'est pas relevé de l'épisode structuraliste.
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008
Ce qui a été effectivement désastreux, c'est le fait que la désignation d'un groupe de mots ayant respectivement pour noyau un nom (groupe nominal ou GN) et un verbe (groupe verbal ou GV) s'est substitué dans cette nouvelle approche qui a beaucoup d'affinités avec la méthode idéo-visuelle dite "globale" et les mathématiques "modernes" axés sur les ensembles, dans les années 70, aux catégories grammaticales traditionnelles (déterminant, nom commun, nom propre, adjectif, adverbe, préposition...) que les élèves ne connaissaient plus et confondaient allégrement (sans jeu de mot, quoique...) avec les fonctions (sujet, complément du verbe, épithète du nom, attribut du sujet...). Donc, une fois encore une approche "globale", approximative, floue, s'est substituée à une approche analytique et précise (les idées "claires et distinctes" de Descartes). Inutile d'ajouter que cette approche ne pouvait que réjouir les tenants de l'ORL chère à Evelyne Charmeux (observation réfléchie de la langue).
Bonne nuit à tous ! Tomorow is another day !
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
"je précise parce que l'on est à une époque confuse où Luc Ferry passe pour un philosophe, Bentolila pour un linguiste et Brissiaud pour un mathématicien..." ...
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
Donc, en résumé et par extension, l'on est à une époque où les bronzés sont passés du cinéma à la politique, à la culture, à l'enseignement, à la justice, aux affaires, etc etc. Bref, on n'est pas sorti du bois, comme diraient nos amis les Québecquois !
Ecrit par : Magister | 19 avril 2008
L'hommage d'un ami poète antillais ...
Hervé
"Poète, nous te pleurons…
Un phare s’est éteint ! Jamais homme, en Martinique et en Guadeloupe, ne suscita tant de controverses, de polémiques et de débats comme si son œuvre et son action avaient dérangé la fourmilière coloniale d’une manière irrévérencieuse et quasiment « sauvage ».
Il lui avait suffi d’un petit recueil pour mettre le feu aux poudres : Le Cahier d’un retour au pays natal.
Il lui avait suffi d’un mot pour brandir le drapeau de la résistance et de la dignité : négritude.
Et vinrent les coups de canons que furent le Discours sur le colonialisme, la Lettre à Maurice Thorez, sans oublier l’ouvrage monumental consacré à Toussaint Louverture.
Puis, se voulant pédagogue, il éclaira le ciel du théâtre de fusées salvatrices : La tragédie du Roi Christophe, Une saison au Congo, Une tempête. Autant de questionnements où l’histoire déclinait ses inquiétudes, ses enjeux et ses défis.
L’homme politique que toujours le peuple martiniquais plébiscita depuis 1946 avocat inconsolé de la départementalisation , fondateur du Parti Progressiste Martiniquais, député-maire, Président du Conseil Régional,
connut les morsures aux jarrets d’une droite fétichiste, les salves contraires des jeunes indépendantistes et l’incompréhension d’une France sourde à ses revendications et plus soucieuse de le déchouquer que de l’entendre.
Ce qui avait fait sa grandeur aux yeux des générations anciennes devenait un fardeau voire même, pour certains, un péché.
Il aurait été le père suprême de l’assimilation, le responsable de toutes les dérives décriées, le coupable d’une dépendance honteusement couverte d’allocations et de subventions.
Il fit front en plaidant que la départementalisation de 1946 était une demande émanant de la gauche, que le contexte de la guerre et de l’après-guerre imposait ce choix, que cela correspondait aux aspirations profondes du peuple. Et peut-être, secrètement, il pensait aux débâcles des indépendances africaines et aux convulsions sanguinaires de la dictature «
noiriste » de François Duvalier. On peut penser qu’il guettait un vent de révolte collective, une vraie poussée populaire, un balan de l’histoire qui ne vint jamais. Le radicalisme des écrits se muait, à l’Assemblée nationale en exigence de justice sociale, en « postulation irritée de la fraternité »,
en tisons d’un humanisme vrai.
Plus qu’un guerrier c’était un avocat !
Et nul ne peut nier que ses plaidoiries furent de grandioses interpellations à une France qui se dévoyait dans la besogne coloniale. Nul ne peut contester que sa poésie, lave effervescente, tentait d’éradiquer, à la racine même, « l’omni-niant crachat » du colonialisme.
Cette ambigüité entre la pureté étincelante du dire et les compromis du faire en dérouta plus d’un. Ils trouvèrent que la statue littéraire manquait de ce socle qui fait les hommes d’état. En fait, ce qui manquait c’était la foi en la violence, les certitudes sectaires, cette passion barbare, ce sens
enflé du moi qui font les beaux « libérateurs » du peuple.
Peut-être pensait-il que trop souvent le soleil des indépendances vire en volcan imprévisible d’une dépendance encore plus grande : celle de la misère et de la solitude.
Peut-être que tout simplement, accroché à de grands idéaux, croyait-il que la France pouvait accoucher d’une émancipation généreuse et solidaire.
Peut-être !
Toujours est-il que le monde caribéen, afro-américain, africain s’empara de ses mots pour signifier qu’on ne pouvait impunément minorer une partie de l’humanité et qu’il y avait place pour tous au rendez-vous de la fraternité.
Et plus l’homme politique s’usait, plus l’œuvre littéraire et militante agrandissait l’horizon, reformulait l’espérance, irriguait les cadastres minés par l’apartheid, le racisme, l’absence d’une utopie refondatrice. Tout cela au point qu’il devint de son vivant l’incarnation même de cette
« blessure sacrée », de cet inconfort existentiel, de cette mémoire souffrante de cette résistance ontologique où s’écrit le destin contrarié des damnés de la terre.
Et c’est ce qui nous reste ! Non pas des poèmes mais une pensée de nous-mêmes. Non pas de la poésie mais une pétition. Non pas des mots mais une expression de l’identité. Non pas une esthétique mais une vision.
Je n’ai jamais cherché Aimé Césaire dans le mirage de la négritude. Je l’ai trouvé de ce côté où l’homme proteste, parfois en vain, contre le calendrier des humiliations et des damnations de la condition humaine. Ces protestations l’ont érigé en conscience d’une « négraille inattendûment
debout ».
Et pourtant c’est un poète ! Un poète comme il en surgit un par siècle !
Poète, parce que ses mots ont su plonger dans la cale des bateaux négriers, transformer les cris de souffrance en voix des peuples, concasser la langue jusqu’à en faire un semis de liberté, thésauriser nos rébellions, espérer une « remontée jamais vue ».
Mots d’une histoire singulière, tragique et toujours espérante.
Mots d’une géographie péléenne où viennent boire les mangroves, éclater les coraux, s’enflammer les balisiers.
Mots d’une existence plus tourmentée qu’on ne le croit, trempée dans une foi inébranlable en l’humanité souffrante.
Mots conjugués en flamme de beauté et portant la torche d’une vérité sans pourquoi.
Aimé Césaire, absolument poète, sincèrement poète, mondialement poète. A cette heure où l’ombre attise tes paupières, nous te pleurons ! Désormais, il nous appartient de regarder l’avenir en face car nous savons que les
plus grands bâtisseurs sont ceux qui réveillent l’énergie des cendres à travers les décombres."
Ernest PEPIN
Et puis ...
http://www.potomitan.info/matinik/cesaire.php
France 3 - Samedi 19 avril à 23h15 - Cahier d’un retour au pays natal
Fiction inédite de 65’ - Interprétation et co-adaptation : Jacques Martial
Juillet 1939, alors que l'Europe s'apprête à écrire l’une des pages les plus sombres de son histoire, un jeune homme de 26 ans, Aimé Césaire, publie dans le journal de son école un appel humaniste à la fierté et au respect des peuples noirs à travers le monde, à la paix et à la réconciliation : Cahier d'un Retour au Pays Natal.
Le 24 février 2003, au moment où Aimé Césaire allait fêter ses 90 ans, Jacques Martial et la Compagnie de la Comédie Noire créaient à l'archipel, scène nationale de Basse-Terre, un spectacle à partir de ce texte fondateur.
Ecrit par : Hervé | 19 avril 2008
pour dobolino et pour les amis des bêtes :
http://www.linternaute.com/nature-animaux/animaux-sauvages/grimaces-de-nos-amis-les-animaux/en-savoir.shtml
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Merci à Hervé pour ce texte magnifique d Ernest Pépin.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
J'étais hier petite souris au Pavillon Gabriel, où Serge Moati enregistrait le prochain numéro de son magazine Ripostes. Thème : l'Education nationale. Invités : Darcos et Lang en plats de résistance, Meirieu et JPB en porte-flingues des deux susdits, ,Davidenkoff (de Phosphore) et Natacha Polony (la belle de Marianne) en chevau-légers.
Ce fut sportif (sur la Cinq vers 17 heures ce dimanche). Meirieu a mal digéré certaines amabilités qui lui ont été adressées ici même - il a même suggéré au Maître des lieux de faire le ménage comme il le fait lui-même, en ne laissant la parole qu'aux responsables de l'UNSA, ce syndicat si bien connu pour sa modération...
(A ce propos, je n'ai rien contre les prises de bec syndicales... Mais comme le rappelle une certaine Claire (?) au passage, entre les dissensions des appareils et la lutte en commun à la base, il ne faudrait pas tout mettre dans le même sac. Il y a des tonnes de gens bien, à FO comme à la FSU - il y en a même qui vomissent Aschieri et le pédagogisme - faudrait voir à ne pas tout simplifier).
Bref, faites-vous une idée par vous-mêmes ce dimanche - Moati était ravi de la haute teneur pugilistique des échanges, mais ce qui fait de la bonne télé n'est pas forcément d'une haute teneur pédagogique...
J'étais aussi petite souris en Martinique pour la mort de Césaire, et ça les a frappés, là-bas - alors que la Guadeloupe s'en bat les roubignolles : l'union nest un combat, là-bas aussi.
Ecrit par : Abraxas | 19 avril 2008
Donc, une fois encore une approche "globale", approximative, floue, s'est substituée à une approche analytique et précise (les idées "claires et distinctes" de Descartes). Inutile d'ajouter que cette approche ne pouvait que réjouir les tenants de l'ORL chère à Evelyne Charmeux (observation réfléchie de la langue).
Bonne nuit à tous ! Tomorow is another day !
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Nous avons fait hier une sorte d'historique de la disparition de l'enseignement de la grammaire qui a commencé en primaire, remplacée par l'ORL (observation réfléchie de la langue).
Il est très important d'avoir ce phénomène à l'esprit et de comprendre qu'il dure depuis plus de trente ans, 38 ans exactement, si on remonte aux nouveaux programmes de 1970.
L'exemple du remplacement de l'étude de la nature et de la fonction des mots par des notions de groupe (GNS et GV) n'est pas anecdotique.
Il faudrait regarder concrètement ce que l'on a demandé aux élèves (id est si l'on reprend notre exemple : "Le petit chat joue avec une pelotte de laine" entourer "le petit chat", écrire GNS au dessus (confusion entre la nature et la fonction), tracer une flèche vers joue, entourer le mot joue, écrire V au-dessus et s'imaginer que l'on a "observé avec profit le fonctionnement de la langue", sans jamais expliquer ce qu'est un nom, un verbe, un adjectif et les différentes fonctions des mots dans la phrase.
Excusez-moi de revenir là-dessus ; je sais que ça peut paraître fastidieux et secondaire, mais c'est absolument essentiel, il s'agit de savoir ce que l'on veut et d'être capables de justifier les nouveaux programmes si on nous demande pourquoi il faut faire de la grammaire et non de "l'observation raisonnée de la langue".
J'aimerais que vous me donniez votre avis là-dessus ; la justification que donne Alain Bentolila est intéressante (la capacité de penser contre "l'évidence"...ce n'est pas l'ombre de la fleur qui a tourné, mais la terre), mais ne me satisfait pas entièrement.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
ORL : observation réfléchie (et non raisonnée) de la langue. En tapant ORL sur Glouglou, je trouve ceci :
http://prepaclasse.net/orlf/orlf2.html
Remarquez le rapport qui est fait avec les programmes de 2002 où l'expression figure en toutes lettres et le flou artistique de l'explication aux collègues de "ce dont il s'agit au juste". L'autre lien me paraît plus fouillé, je vais essayer de la retrouver.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Par exemple ceci :
http://www.ac-montpellier.fr/ia30/dossiers/maitrise/documents/fiche33.pdf
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
" Meirieu a mal digéré certaines amabilités qui lui ont été adressées ici même - il a même suggéré au Maître des lieux de faire le ménage comme il le fait lui-même, en ne laissant la parole qu'aux responsables de l'UNSA, ce syndicat si bien connu pour sa modération..."
Très intéressant. Philippe Meirieu a une idée très particulière de ce que doit être (ou ne pas être) la "prise de parole".
Mais peut-on encore s'en étonner ?
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Peut-être que tout simplement, accroché à de grands idéaux, croyait-il que la France pouvait accoucher d’une émancipation généreuse et solidaire.
Peut-être !
Ce que nous devons à la mémoire d'Aimé Césaire, ce n'est pas le Panthéon, c'est d'essayer d'être à la hauteur.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Excusez-moi de revenir là-dessus ; je sais que ça peut paraître fastidieux et secondaire, mais c'est absolument essentiel, il s'agit de savoir ce que l'on veut et d'être capables de justifier les nouveaux programmes si on nous demande pourquoi il faut faire de la grammaire et non de "l'observation raisonnée de la langue".
J'aimerais que vous me donniez votre avis là-dessus ; la justification que donne Alain Bentolila est intéressante (la capacité de penser contre "l'évidence"...ce n'est pas l'ombre de la fleur qui a tourné, mais la terre), mais ne me satisfait pas entièrement.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Je ne saurais vous répondre précisément. Peut-être parce qu'en primaire, comme le dit JPB dans A bonne école, on enseigne des certitudes et qu'en 33 ans de primaire, je ne sais plus m'exprimer qu'en termes de certitudes.
Pendant longtemps, j'ai enseigné les groupes (j'ai appris très vite, en 1975, lorsque j'ai débuté "sur le tas", alors que personne ne me l'avait enseigné).
Dans les années 70 à 89, nous allions très loin avec ces groupes et je trouvais les flèches et les encadrés finalement plus pratiques que les analyses logiques de mes instits de CM. Les élèves de mes débuts s'en sortaient plutôt pas mal.
Puis, nous sommes allés de moins en moins loin et, paradoxalement, avec des exemples de plus en plus compliqués et ce, dès les petites classes.
Il n'était pas rare qu'un livre de grammaire de CE2, ou même de CE1, avant 2002, date à laquelle la grammaire a disparu du programme de cycle 2, propose comme exemples de Groupes Sujets à retrouver des trucs à tiroir du genre "le petit chat roux de ma voisine dont la voiture est garée tous les matins devant chez moi " ou des sujets inversés séparés du verbe par un Complément Circonstanciel ou deux, habilement insérés entre deux virgules.
J’avais abandonné ce programme en cycle 2 depuis une année de maternelle – CP où je m’étais rendu compte que les petits « cinq et six ans » se régalaient à trier les mots par natures. Dans ma classe de GS-CP-CE1, les enfants commençaient donc dès cinq ans à trouver des noms (communs ou propres), des adjectifs, des verbes, des prépositions, des conjonctions de coordination (ils adorent ! Rien que le fait d’arriver à prononcer correctement ce « groupe nominal » les remplit d’extase !) ; cette année, j’ai ajouté les adverbes, comme ça, juste pour le plaisir de deux ou trois CE1 qui aiment beaucoup la grammaire.
Depuis deux ans, il n’y a plus non plus de déterminants dans ma classe, mais des articles (même les GS en récitent la liste), des adjectifs possessifs (on se tape la poitrine très fort avec l’index en disait : « C’est à MOI, je le possède, MON chat, mon est un adjectif POSSESSif ! »), démonstratifs (on pointe l’index et on dit : «CE chat, je te le MONTRE, ce est un adjectif déMONSTRatif ! ».
J’étais toujours très ennuyée au niveau des fonctions, j’en ai parlé ici même il y a un ou deux ans, demandant aux professeurs de français comment obtenir de mes élèves qu’ils ne disent plus « chat » au lieu de « le petit chat » lorsque je leur demandais de me donner le sujet du verbe jouer. Les uns m’ont répondu qu’il fallait absolument qu’ils prennent conscience que « le petit chat » était un groupe nominal, d’autres m’ont dit qu’ils avaient raison et que le sujet du verbe jouer était bien le nom chat.
Comme je n’étais pas plus avancée, je me suis dit qu’après tout, l’important était qu’au niveau orthographique ils aient conscience d’un côté, que « le » et « petit » s’accordaient avec « chat » et qu’ils varieraient en genre et en nombre selon le sexe et la quantité de bestioles et que, d’autre part, le verbe jouer se conjuguait selon l’époque et la personne.
Dans ma classe, on apprend donc les règles d’accord entre noms, articles et adjectifs qualificatifs d’un côté et les conjugaisons de l’autre et, du coup, même si de temps en temps, j’ai droit à un « ils écoutES parce qu’ils sont plusieurs », il suffit que je demande la nature de « écoute » pour qu’un élève dise : « Ah oui, c’est le verbe écouter, il se conjugue, c’est ‘ent’ ! ».
Et cela marche, au moins aussi bien, si ce n’est mieux que les groupes nominaux à rallonge des manuels de grammaire actuels.
Pour preuve, la dictée donnée juste avant les vacances à mes élèves de CE1 : « Les mouches. Toutes les mouches ont six pattes, deux ailes et deux balanciers, deux gros yeux et des pattes griffues. Certaines mouches sont colorées, d’autres ont de la fourrure ou ressemblent à des abeilles. Certaines sont longues et fines, d’autres sont courtes et dodues. »
Résultats des courses (1 point par faute d’orthographe lexicale, 2 par faute d’orthographe grammaticale) pour les sept élèves : 5/20 ; 8/20 ; 10/20 ; 15/20 ; 17/20 ; 18/20 ; 19/20. Bien sûr, les résultats ne sont pas mirobolants pour tout le monde, mais j’y étais peut-être allée un peu fort pour un mois d’avril de CE1 ; les trois zozos à moins de 15 vont avoir droit à quelques petites séances de « pédagogie différenciée » à l’école et à la maison et les sept continueront à bénéficier d’une dictée quotidienne pour entretenir tout cela.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Puisque vous parliez de syndicats, elle n'est pas jolie, celle-là ?
"Un texte de Sud Education Créteil,
Des programmes pour penser, pas pour obéir
Alourdissement des programmes et diminution du temps d'enseignement, recentrage obsessionnel sur les maths et le français, bachotage, évaluations, morcellement en disciplines, vision mécaniste des apprentissages, plus de sport, de morale et de patriotisme mais moins de découverte du monde, et encore moins de temps laissé aux enfants pour s'approprier et mettre en relation les savoirs.
L'école de Darcos n'est pas celle que nous voulons pour nos élèves.
C'est l'école du décervelage organisé, du gavage et de la passivité.
C'est l'école où dès la maternelle, on apprend à régurgiter sans comprendre un savoir et des comportements injectés de force, où le «par coeur» prime sur le questionnement, la découverte, l'observation et le tâtonnement expérimental.
C'est une école qui nie plus d'un siècle de recherches et de pratiques pédagogiques fondées sur les capacités d'analyse et la participation active des enfants dans la construction des savoirs - et leur dénie le droit de réinvestir/découvrir ces derniers dans d'autres domaines.
C'est une école où les apprentissages découpés en champs disciplinaires réducteurs (maths, français, découverte de notre pays, etc.) et en programmations taillées dans le marbre s'interconnectent difficilement les uns aux autres, les isolant de la culture et de la pratique, les privant ainsi de sens et de finalité.
C'est l'école de la soumission et de la sanction. Dangereux sybarite, l'enfant doit apprendre à obéir aux préceptes moraux et aux règles d'orthographe ou d'arithmétique avant même de les comprendre ou de les replacer dans le contexte. Obsédée par le gain de temps et de personnel, c'est une école qui évalue, mesure et compare, non pour aider, mais pour mieux contrôler et sanctionner les élèves et leurs enseignant-e-s, quitte à les envoyer en «stages de remédiation» si le message passe mal.
C'est l'école des Bases de Données, du contrôle permanent des connaissances et du comportement, où l'aide aux enfants en difficulté devient un dispositif punitif, hors temps scolaire, rendant ainsi les élèves et leurs enseignant-e-s seul-e-s responsables de l'échec scolaire.
C'est l'école du moins : d'école, de culture, de moyens.
C'est une école qui oublie l'accueil des tous petits - dont les programmes font à peine mention.
C'est l'école des heures supplémentaires, instituées pour détruire des postes d'enseignement et les réseaux daide spécialisés.
C'est l'école des futurs EPEP, où les équipes enseignantes, pieds et poings liés aux programmes et aux diktats des Conseils d'Administration, seront dans l'incapacité de créer des projets interdisciplinaires qui consolident les savoirs et leur donnent du sens.
C'est une école qui, au nom de l'efficacité, disjoint les apprentissages de la culture.
C'est une école qui restreint les activités culturelles pendant le temps scolaire et prive les enfants en difficulté de l'offre du tissu associatif en les maintenant en classe après les cours ou pendant les vacances.
C'est une école peu coûteuse et rentable, dont le caractère réactionnaire sied comme un gant aux économies budgétaires et à la destruction du service public.
C'est une école qui renforcera les inégalités au lieu des les atténuer.
Nous voulons une autre école !
Nous voulons une école qui permette l'exercice de la pensée lors des apprentissages et conçoive les savoirs et la culture comme des rencontres à faire siennes.
Nous voulons une école qui donne à l'ensemble de la communauté éducative le temps de penser les savoirs, de les explorer, de les comprendre et de les pratiquer dans tous les domaines de la culture (sciences, arts, découverte du monde, production d'écrits, poésie).
Nous voulons une école qui favorise l'expression libre et le tâtonnement expérimental, une école qui encourage la compréhension de la culture humaine et ses enseignements.
Nous voulons une école qui donne confiance aux élèves, qui leur offre le temps de découvrir et d'organiser leurs savoirs pour leur donner les moyens de créer, de penser le monde et leurs responsabilités de futurs adultes.
Darcos et Sarkozy veulent nous imposer au plus vite des écoles prisons, des écoles entreprises. Quelle importance attacheront-ils au débat de dupes organisé en avril-mai ? Ni la Commission Nationale des Programmes ni les Inspecteurs Généraux n'ont été consultés.
Sud éducation appelle les personnels et les équipes enseignantes à se mobiliser avec l'ensemble du service public déducation pour une construire une autre école.
Exigeons les moyens, les personnels, le temps, la liberté et la formation qui nous permettront dapporter à tous nos élèves une éducation réellement émancipatrice."
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Les uns m’ont répondu qu’il fallait absolument qu’ils prennent conscience que « le petit chat » était un groupe nominal, d’autres m’ont dit qu’ils avaient raison et que le sujet du verbe jouer était bien le nom chat.
Je dirais pour ma part que le sujet du verbe jouer est "le petit chat" car petit et chat "actualisent" le nom chat (c'est ce chat-là...article défini désignant un être connu déjà mentionné et pas un autre). D'autre part, on peut pas dire "chat joue".
Sinon, j'observe que vous avez progressivement abandonné l'ORL et l'"approche globale" pour des raisons essentiellement pragmatiques, parce que "ça marchait mieux".
Maitenant (c'est peut-être le démon philosophique qui veut pas me lâcher) j'aimerais bien savoir pourquoi "ça marche mieux".
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
"qui NE veut pas me lâcher"
Je me relâche !
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
"C'est l'école de la soumission et de la sanction. Dangereux sybarite, l'enfant doit apprendre à obéir aux préceptes moraux et aux règles d'orthographe ou d'arithmétique avant même de les comprendre ou de les replacer dans le contexte."
Le sybaritisme est une doctrine philosophique prônant la recherche du plaisir dans une juste proportion. Le dogme chrétien lui associe ultérieurement la luxure et l'indiscipline.
Son nom provient de celui de la ville de Sybaris (ancienne colonie grecque, en Italie du Sud).
On ne voit pas très bien ce que le sybaritisme vient faire là-dedans, mais l'important est d'aligner des mots pour dissimuler le vide des idées.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Sybarite : n. et adj. (1530 ; lat. sybarita, mot grec "habitant de Sybaris", vivant dans le luxe et la mollesse). Littér. Personne qui recherche les plaisirs de la vie dans une atmosphère de luxe et de raffiment. V. délicat, jouisseur, sensuel, voluptueux ANT. : Ascète
Sybaritisme : n.m. (1829 de sybarite) Littér. Goût, vie de Sybarite. V. Indolence, mollesse, sensualité. "Il s'attarde à sa toilette avec sybaritisme" (J.-R. Bloch) ANT. : ascétisme
(Le Petit Robert)
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Peut être tout simplement parce que ça va du simple vers le complexe ?
Je viens de passer une semaine avec un bébé de onze mois qui est en train d'abandonner la syllabe répétée ad libitum pour le mot tout ce qu'il y a de plus "valise". Il peut jouer pendant cinq bonnes minutes à vous donner et vous reprendre un petit caillou en répétant à chaque échange : "Donne !" et est très fier de ce début de communication verbale.
Hier, je recevais en plus une petite fille de trois ans subjuguée par les incompréhensions du bébé. Elle parle par phrases mais a encore de la peine à accorder verbes et pronoms, "je sera", "tu s'appelles" émaillent encore ses phrases. Très fière de sa supériorité, elle s'acharnait à faire répéter au bébé des mots en les articulant bien, une future pédago sans doute.
Pour en revenir à la grammaire, nos petits CE1 ont un an à un an et demi de lecture-écriture à leur actif. Ils ont procédé comme les deux enfants cités ci-dessus : très fiers de leur décodage de syllabes dans un premier temps, puis de mots ensuite qu'ils avaient au début de la peine à écrire syllabe après syllabe, oubliant une lettre par ci, une lettre par là, puis enfin ils ont été capales, il y a à peu près un an pour la plupart de lire les nombreuses phrases d'un texte.
Ça a été pour eux un aussi grand apprentissage que celui que doit continuer le bébé de onze mois pour rejoindre les capacités verbales de son aînée de trois ans, qui a elle-même encore un long chemin à faire.
Actuellement, ils ont presque réalisé le passage du mot écrit individuellement au groupe de mots entre lesquels ils arrivent à établir des relations, encore incertaines et qui leur coûtent des efforts considérables (la petite qui a eu 5/20 cumule quatre fautes d'orthographe grammaticale dans la dernière phrase de la dictée alors qu'il n'y en a aucune dans la première).
Raisonner en groupes de mots leur a pris un an et demi et cela n'est pas encore très stable parce qu'ils reproduisent pour l'écrit le cheminement qu'ils avaient suivi pour l'oral : de la syllabe au mot, du mot au groupe, du groupe à la phrase, de la phrase au texte.
Si "cela marche mieux", c'est peut-être tout simplement parce que cela correspond mieux à la logique d'un enfant.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Ils auraient besoin d'une petite remise à niveau en vocabulaire à Sud-Education !
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Si "cela marche mieux", c'est peut-être tout simplement parce que cela correspond mieux à la logique d'un enfant.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Et sans doute aussi au mode de fonctionnement du cerveau humain (la programmation du "disque dur" !) qui va de l'analyse à la synthèse.
Donc, l'approche globalisant projette sur l'enfant un mode de fonctionnement du cerveau adulte, comme si l'enfant était un adulte en réduction et non un adulte en devenir.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Donc, l'approche globalisant projette sur l'enfant un mode de fonctionnement du cerveau adulte, comme si l'enfant était un adulte en réduction et non un adulte en devenir.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Eh oui, on en arrive toujours au même point. Le bébé est une personne, mais une personne en construction dont "les capacités d'analyse et la participation active dans la construction de ses savoirs" n'obéit pas à la même logique que celle de l'adulte.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com
Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Est-il si nécessaire de vouloir enseigner le français comme une langue étrangère ?:-)))))
Il me semble que tout enfant normalement constitué comprend que "le petit chat", ça va ensemble .A l'école primaire on nous disait : "qui est-ce qui joue ? le chat .Sujet. Puis on pratiquait "à mort ", les fameuses analyses grammaticales .
Chat :nom commun m.sing.sujet du verbe joue
petit :adj.qualif.se rapporte à chat( épithète, c'était pour plus tard )
le :article défini, se rapporte à chat .
Cela ne présentait aucune difficulté.Et les analyses, c'étaient des jeux, une gymnastique mentale, une opération chirurgicale de la langue .Je n'ai jamais compris pourquoi on a décrété ensuite que cela ennuyait les enfants !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
Si "cela marche mieux", c'est peut-être tout simplement parce que cela correspond mieux à la logique d'un enfant.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Qu'entendez-vous Catherine H. par "logique de l'enfant"? Cette question m'intéresse au premier chef, parce que je me demande dans quelle mesure la logique que l'on prête à l'enfant, n'est pas celle du psychologue (ou de l'institutrice) qui projette sur lui son discours savant (ou normalisant), ses convictions, ses certitudes dogmatiques, ses interprétations.
Ecrit par : marigot | 19 avril 2008
Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Parce que Tino Rossi ne serait pas une valeur sûre ?
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Vous avez du vous tromper sur Tino ...
Avec moi il a trouvé en moins de 10 questions !
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
C'est parce qu'on avait appris à disséquer la langue, à en comprendre la logique et la structure qu' on était capable ensuite, dès la 6ème de faire des ( petites ) versions latines, exercice honni aujourd'hui, semble-t-il, et pour cause ! Puis en 4ème de passer aux versions grecques .Sans oublier les thèmes dans les 2 langues !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
Qu'entendez-vous Catherine H. par "logique de l'enfant"? Cette question m'intéresse au premier chef, parce que je me demande dans quelle mesure la logique que l'on prête à l'enfant, n'est pas celle du psychologue (ou de l'institutrice) qui projette sur lui son discours savant (ou normalisant), ses convictions, ses certitudes dogmatiques, ses interprétations.
Ecrit par : marigot | 19 avril 2008
Ouh là là ! Trop calée pour moi, votre question !
J'ai des élèves "tout venant", je me borne à constater ce qui "marche" avec la plus grande majorité d'entre eux, compte tenu de ma personnalité, bien sûr.
J'ai l'impression d'avoir évolué dans mes "convictions, certitudes dogmatiques et interprétations" tout au long de ma carrière soit parce que je remarquais l'échec d'une théorie (ma période Foucambert), soit parce que les élèves que je recevais ne réagissaient plus comme leurs aînés (abandon de la méthode naturelle de lecture, suite à l'incapacité de trois "fournées" de CP à découvrir avec mon aide que Emilie et Emilien avaient à la fois des lettres et des phonèmes en commun), soit parce que je testais un nouveau "truc" et que je constatais qu'il fonctionnait bien (le tri des mots par natures, par exemple), mais, après tout, peut-être n'est-ce qu'une impression...
Quant à la "logique de l'enfant", selon moi, c'est un joyeux foutoir où tout se vaut, rien n'est stable, où les coins de table sont animés d'une volonté propre qui les poussent à vous cogner la tête justement le jour où vous n'êtes pas très en forme, où l'on se retrouve amis, puis ennemis, puis amis au cours des quinze minutes de la récréation, où la Terre s'écroule régulièrement pour quelques secondes et se reconstruit tout aussi vite, où tout est tellement fluctuant qu'on a besoin d'être chaudement entourés par les "valeurs sûres" que représentent les adultes.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Manifestations anti-françaises en Chine : http://socio13.wordpress.com/2008/04/19/manifestations-anti-francaises-en-chine/
Des dizaines, voire des centaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Wuhan, au centre du pays. (AFP) c’est la réponse du berger à la bergère, parce que s’il est clair que les manifestations anti-jeux olympiques, voir les événéments du Tibet partent des Etats-Unis comme l’affirme ici même le représentant cubain au CIO, les etats-Unis se sont débrouillé de faire porter la responsabilité de ces manifestations à la France. Grâce à leur agent en france, Robert ménard mais aussi grâce à l’atlantisme et à la vassalité du politico-médiatique français, il est probable que ce sera la france qui fera les frais aux yeux du peuple chinois de cette opération. Et que l’on ne me dise pas que l’opération est menée par le gouvernement chinois, certainement moins que la police française a toléré cette indignité, certainement moins que les élus socialistes de Paris . Résultat partout dans le monde, la flamme olympique a été protégée et la france apparaît pour le pays qui s’est flanqué une claque à elle-même. Parce que personne ne peut imaginer que la France qui applaudit israêl et les Etats-Unis est vraiment préoccupée des droits de l’homme, dont ce qui est apparu c’est le racisme anti-chinois, la peur d’un pays sur le déclin face à la puissance chinoise.
Les rassemblements visent notamment l’enseigne Carrefour, l’ambassade de France et le lycée français de Pékin, pour dénoncer l’attitude de Paris sur le Tibet et les JO.»
Malgré les velléités d’apaisement affichées par le Parti communiste, plusieurs manifestations anti-françaises ont éclaté samedi en Chine, pour protester contre l’attitude de la France sur le Tibet et les Jeux olympiques. Le plus gros rassemblement a eu lieu à Wuhan, ville industrielle du centre de huit millions d’habitants. Selon la police et des témoins, ils étaient des centaines, voire des milliers, à défiler devant des magasins Carrefour, brandissant des drapeaux chinois. Des photos publiées sur des forums Internet confirmaient la présence d’une large foule défilant à Wuhan. Des manifestants portaient un drapeau français maculé de croix gammées et traitant Jeanne d’Arc de «prostituée». La police et le gouvernement de Wuhan n’ont pas souhaité faire de commentaires.
D’autres protestations devant des supermarchés Carrefour se sont déroulées samedi dans plusieurs villes chinoises. «Il y a eu des manifestations devant quatre des neuf magasins de Pékin (…) 50 à 100 personnes à chaque fois, avec des banderoles», a déclaré un responsable du groupe en Chine, sous le couvert de l’anonymat. A Qingdao, un rassemblement a également regroupé «50 à 100 personnes». Selon la chaîne de Hong Kong Cable TV, plusieurs milliers de personnes étaient également rassemblées devant le Carrefour de Hefei. Le magasin a été fermé, selon une employée qui s’est refusée à fournir plus de précisions.
Manifestation à Paris
Dans la capitale, deux petites manifestations se sont aussi produites. Une dizaine de voitures décorées de drapeaux chinois ont circulé autour de l’ambassade de France avant que le quartier ne soit bouclé par une centaine de policiers anti-émeute. Un peu plus tard, un petit groupe de Chinois s’est rassemblé dans le calme devant le Lycée français de Pékin, brandissant des pancartes.
A Paris, un rassemblement d’étudiants chinois est également prévu samedi dans la matinée.
Le fiasco du passage de la flamme olympique à Paris et les menaces de bouder la cérémonie d’ouverture des JO ont provoqué un sérieux coup de froid entre la France et la Chine.
Depuis plusieurs jours sont lancés des appels au boycott des produits français, symbolisés par la forte présence de Carrefour en Chine où le groupe possède plus de cent magasins, très populaires.
La presse française est aussi la cible des médias chinois, dénonçant sa couverture «biaisée» des événements du Tibet, interdit aux journalistes étrangers.
Vendredi, Nicolas Sarkozy a renouvelé son appel «à la reprise du dialogue entre les représentants du dalaï-lama et les autorités chinoises», lors d’un entretien à l’Elysée avec un représentant spécial du président Hu Jintao. «Il a été convenu que les échanges entre la France et la Chine se poursuivraient ces prochains jours dans le cadre du partenariat stratégique franco-chinois, que les deux parties entendent continuer à approfondir», selon un communiqué de l’Elysée.
Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 19 avril 2008
Si "cela marche mieux", c'est peut-être tout simplement parce que cela correspond mieux à la logique d'un enfant.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Sans doute que ça correspond mieux à la façon dont les circuits neuronaux se développent et créent leurs connexions dans le cerveau et vers les muscles moteurs, aussi bien de l'œil que des membres. Encore quelques années de recherches en neurologie et en histologie moléculaire et les théories des sciences de l'éducation vont être complètement démolies par la science. Ce qui ne les empêchera pas de persister, de s'accrocher et de continuer leurs ravages ainsi que le fait au quotidien la psychanalyse, en s'appuyant sur quelques réussites et le soutien des croyants. Ce sont des religions et les religions, c'est indéboulonnable.
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
Pour le jeu, indiqué par Zorglub, étonnant tout de même . Je voulais Voltaire, j'ai eu Diderot !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
Akinator a trouvé Marcel Proust et Lance Amstrong Champion cycliste !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
J'ai battu Akinator 2 fois (Hannah Arendt, Reiner-Marie Rilke) et je lui ai fait connaître Henri James. Avec Rilke, il était assez près, il m'a proposé Zweig. Très amusant ce jeu.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
a trouvé Stefan Zweig, BHL et Finkielkraut
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
La presse française est aussi la cible des médias chinois, dénonçant sa couverture «biaisée» des événements du Tibet, interdit aux journalistes étrangers.
Effectivement, si le Tibet est interdit aux journalistes étrangers, la couverture des événements ne peut être que biaisée.
Quant aux drapeaux français couverts de croix gammées et les délicates allusions à Jeanne d'Arc, je vous le dis franchement "contre la campagne anti chinoise", j'ai essayé de dialoguer avec vous, mais maintenant vous commencez vraiment à me les briser (une expression bien française, je ne peux pas vous la traduire en chinois, mais je peux vous la dire plus crûment)
Tout cela est bien digne d'un régime où l'on fait payer aux familles des condamnés à mort (le plus fort taux au monde) les balles avec lesquels on a exécuté leur proche.
Allez faire votre propagande ailleurs.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Henri James
Henry James
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Akinator a trouvé JPB en 40 questions ! Essayez et dites moi !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
En hommage à AMV, un copier-coller du site de Lubin.
http://journaldecole.canalblog.com
"La drôle d'histoire de Brighelli
Dans son dernier pamphlet – en fait un remake des précédents, tant les idées nouvelles y sont absentes – avec Brighelli comme prof d’histoire, la grenouille se fait aussi grosse que le bœuf. Une fois de plus, il est pris en flagrant délit d’ignorance, de contradiction et de mauvaise foi. Le chapitre consacré à l’enseignement de l’histoire débute immanquablement par les lamentations sur « l’inculture historique abyssale des élèves », inculture dont il trouve la preuve non pas dans les enquêtes menées régulièrement par l’Education nationale sur les compétences des élèves ou les résultats d’examen (bac et brevet) mais dans une citation de Sempé et Goscinny tirée de Joachim a des ennuis (1964) ou dans un texte humoristique de Ionesco sans rapport avec la question (1974). Avec de telles références[1], on sent que Brighelli a longuement travaillé son sujet. Bien sûr, s’empresse-t-il d’ajouter, les « malheureux élèves n’y sont pour rien », c’est la faute aux programmes. Ainsi, le lecteur est-il surpris d’apprendre que les programmes d’histoire font l’impasse sur l’histoire de Rome, sur le 17e siècle, la Révolution française, la révolution industrielle, le Second empire mais aussi d’ailleurs le Premier (ramené, paraît-il, à l’étude du Code civil), sur François Ier, la guerre de Cent Ans et même le Moyen Age. Il est vrai que Brighelli doit avoir du mal avec la périodisation de l’histoire lorsqu’il évoque les « six siècles (Xe-XVe siècles) qui constituent à proprement parler le Moyen Age » (sic) alors que n’importe quel élève de 5e, voire de CM2, sait que le Moyen Age débute avec la disparition de l’Empire romain au tournant des 5e-6e siècles. A la page suivante, également, Brighelli place la guerre d’Algérie (1954-1962) dans les événements des « trente dernières années »( !). Pour Brighelli, manifestement, les émeutes de Villiers-le-Bel sont un épisode de la guerre d’Algérie. Où l’on voit, donc, que « l’inculture historique abyssale » n’est pas seulement le fait des élèves.
Méconnaissance du sujet : Brighelli n'a pas travaillé son texte. Avec un minimum de sérieux et d'honnêteté, en consultant les programmes officiels de l’Education nationale, il aurait pu se rendre compte que l’histoire romaine, le Moyen Age, le 17e siècle, la Révolution française et bien d’autres choses font partie intégrante des questions étudiées entre l’école primaire et le lycée. Dans le même temps, alors qu’il déplore le vide des programmes, il juge inutile d’encombrer les élèves avec l’histoire de la décolonisation (au passage, Brighelli semble confondre l’Inde et l’Indochine...) qui « témoigne du sentiment de culpabilité de ceux qui ont conçu ces programmes ». Bien sûr, Brighelli aurait été beaucoup plus arrangeant sur l’Asie et l’Afrique si les programmes avaient pu inclure les « aspects positifs de la colonisation », comme certains de ses amis politiques le souhaitent. Pour lui, l’histoire de notre époque n’est rien d’autre qu’une perte de temps, qui « alimente les conflits stériles ». Rien ne doit salir la mémoire nationale. Brighelli reprend à son compte les conceptions éculées de l’historiographie du 19e siècle pour laquelle l’histoire a pour fonction de faire naître une conscience nationale, d’ « insérer les écoliers français dans l’histoire et la géographie de la France ». Dans cette optique, non seulement les esclaves, les Arabes, les Africains n’ont pas leur place, pas davantage, sans doute, les Cathares, les Vendéens, les Juifs probablement, les Protestants, mais encore les femmes, les enfants, les paysans, les prolétaires, tous ceux qui, à un moment ou à un autre ont remis en cause le récit imaginaire et trompeur de ce que Suzanne Citron appelle l’« histoire-célébration ».
Que reste-t-il, dans ces conditions de la chronologie, de ce « fil chronologique » que Brighelli prétend vouloir réhabiliter et qu’il serait d’ailleurs bien en peine de définir ? On croit comprendre que la chronologie c’est « ce qui alimente le récit » - mais de quel récit s’agit-il, puisqu’on exclut du champ de l’histoire tout ce qui permettrait, justement, de lui donner sens ? - , la chronologie, c’est aussi, bien sûr, « la mémoire », comprenez le par cœur : 1515, Marignan. Avec ce mélange de niaiserie et de fatuité qui lui est ordinaire, Brighelli s’autorise à faire la leçon à ses « collègues historiens qui ont parfois du mal à intéresser leurs élèves, voire à tenir leurs classes ». Il sombre ici dans la confusion la plus totale (on laissera au lecteur le soin de juger s’il en fait exprès ou non) : s’avisant que les enfants « adorent qu’on leur raconte des histoires », Brighelli imagine l’histoire à l’école un peu sous la forme de « ces belles histoires de l’oncle Paul, qui enchantaient jadis les lecteurs de Spirou ». En quelque sorte, l’histoire des trois petits cochons, c’est toujours de l’histoire au même titre que l’histoire du ghetto de Varsovie. On s’esclafferait si, derrière l’amalgame né de la polysémie du mot « histoire », il n’y avait un système de pensée et un projet éducatif diablement inquiétants. Pour Brighelli en effet, les élèves n’ont besoin que de « contes », que de « merveilleux », ils ne doivent surtout pas réfléchir : « à vouloir, à toute force, qu’ils réfléchissent, on se les aliène et on les dégoûte de ce qui, justement, pourrait les amener à réfléchir, un peu plus tard ». Avec cette conception ahurissante de l’enseignement de l’histoire, Brighelli montre non seulement son ignorance de ce qu’est un cours d’histoire mais aussi – ce n’est pas nouveau – le profond mépris dans lequel il tient les élèves. S’il condescendait à pénétrer dans une classe de 6e, il verrait des élèves, tout jeunes donc, questionner, par exemple, des mythes de l’Antiquité grecque, confronter mythologie et récit historique d’après un texte de Thucydide, mettre en parallèle les croyances religieuses des Hébreux et des Egyptiens, philosopher – à 12 ans, c’est interdit ? – sur la nature humaine ou divine du pharaon, examiner d’un regard critique le fonctionnement de la démocratie à Athènes et la question de l’esclavage. Pardon, j’oubliais que l’esclavage est un sujet tabou... Oui mais pour cela, il faut accepter l’idée que l’enfant sait réfléchir par lui-même, accueillir et encourager sa parole, même bégayante, toutes choses qui sont manifestement au-dessus des forces de Brighelli. Il est remarquable de constater à quel point les plus ardents défenseurs des « savoirs » et de la transmission des « connaissances », si prompts à dénoncer la baisse des « exigences », n’ont finalement rien d’autre à proposer que cette conception réductrice, minimaliste, caricaturale de l’enseignement de l’histoire. Pour les enfants du 21e siècle, les belles histoires de l’oncle Paul sont amplement suffisantes ; le reste, la connaissance justement, plutôt que les connaissances, le savoir, plutôt que les savoirs, viendront « plus tard », toujours plus tard. L’école rêvée par Brighelli, finalement, c’est une école où, à force de confondre bases et rudiments, on n’apprend rien, une fabrique de crétins en quelque sorte.
Comme s’il n’avait pas suffisamment chargé la barque, Brighelli nous gratifie in fine d’une élucubration supplémentaire dont on lui laisse évidemment la responsabilité : « L’autre illusion majeure des concepteurs de programmes, c’est la prétendue « objectivité » historique ». Pour nos petits élèves, les légendes sont bien suffisantes, « Napoléon se comprend très bien avec l’imagerie d’Epinal », écrit-il, avant de poursuivre avec cette remarque sibylline : « (...) faut-il rappeler que bien souvent l’histoire la plus positiviste n’existe que par le cumul des Mémoires, journaux et témoignages, dont la convergence finit par créer une objectivité – ou ce qu’il nous plaît d’appeler ainsi ? (...) Sans compter que ce qui est donné pour vrai un jour ne l’est plus forcément le lendemain ». C’est aussi ce que pensent certains historiens. Ainsi, si la Shoah est aujourd’hui considérée comme vérité historique – « ou ce qu’il nous plaît d’appeler ainsi » - est-on sûr qu’il en sera toujours de même ? Ces historiens qu’on désigne sous le nom de révisionnistes.
Résumons. Le dernier Brighelli : un petit bouquin (pas donné d’ailleurs, la « refondation » de l’école est aussi une affaire de gros sous) qui navigue en permanence entre l’insignifiant et l’ignoble, où l’ignorance crasse et les contrevérités sont étayées par un projet éducatif et politique dont on espère qu’il ne verra jamais le jour. L’ennui est que ce petit bouquin est aujourd’hui le livre de chevet du ministre de l’Education nationale qui s’en inspire largement."
Ecrit par : Dazibo | 19 avril 2008
Akinator a trouvé JPB en 40 questions ! Essayez et dites moi !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
Je n'ai pas compté mais il a trouvé au troisième essai après Nicolas Hulot et Alain Finkielkraut.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Ce sont des religions et les religions, c'est indéboulonnable.
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
La phrase: "encore quelques années de recherches en neurologie et en histologie moléculaire et les théories des sciences de l'éducation vont être complètement démolies par la science" évoque une prédiction semblable faite par Pavlov Ivan Pétrovitch. Lui aussi était convaincu qu'un jour ou l'autre les sciences neuro-biologiques découvriraient et expliqueraient le secret des faits humains et qu'elles contribueraient à forger l'homme soviétique nouveau. Avec le succès qu'on sait!
Et ne parlons pas des convictions biologénocidaires des nazis qui recoururent eux aussi aux sciences biologiques de la même époque pour justifier 'l'éradication" des juifs.
Les sciences dures peuvent très bien servir de support à des politiques et des pratiques scientistes, la science dans ce cas là se substituant à la religion pour fonder les normes.
La réponse pleine de bon sens et de raison faite par catmano à la question, la connaissance de la logique de l'enfant (en supposant qu'elle existe) aide-t-elle ou pire, fonde-t-elle la pédagogie, me paraît cent fois plus crédible.
Ecrit par : marigot | 19 avril 2008
Bah, ce que pense Lubin ou rien...
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 avril 2008
Le jeu Akinator est drôle, mais déroutant : à une amie qui pensait "Pétain", le logiviel a répondu "De Gaulle" - no comment !
Ecrit par : Abraxas | 19 avril 2008
Je ne comprends pas, à ma grande honte, comment fonctionne ce jeu Akinator...
Ecrit par : Fenrir | 19 avril 2008
Et pendant que vous jouez à ce jeu débile, des PE se posent des questions fondamentales sur le meilleur moyen de vous envoyer en élémentaire puis au collège et au lycée des apprenants réellement formés à la littérature et aux arts plastiques :
"bonojur!! voila je vous expose mon idée.... attention..
en fait je ne sais pas quel album exploiter durant cette periode 5. je sais ce que je vais lire pour les lectures plaisir mais j'aurai voulu faire une exploitation avec mes moyens. ( je viens de finir tout un travail sur le loup en periode4).
mais voila, j'aimerai lié le langage à l'art plastique. je voudrai trouver un album qui me permette de fabriquer qqchose en volume avec les enfants, à partir donc, de ce livre. ( par exemple, en 2002, j'ai etudié calinours va faire les courses et on avait fabriqué un calinours geant avec une structure en grillage, de façon collective). mais là, je souhaiterai que chacun produise qqchose.
voila ai je été claire??? je l'espere car j'ai l'impression que c'est confus!!!!
milles mercis de mercis!! "
Ecrit par : c. cru | 19 avril 2008
Dites, Florence, vous n'avez JAMAIS parlé de groupe nominal, ni même de groupe du nom ??? Moi je me sens démuni sans la notion de groupe nominal...
Et comment s'appelaient vos tableaux de déclinaisons ?
"Tableau de l'accord de l'article défini et de l'adjectif qualificatif avec le substantif auxquels ils se rapportent" ?
Vous n'avez jamais fait "la déclinaison du GN" ou "la déclinaison du groupe du nom" ? Prenez-le comme une marque d'étonnement sincère, et non d'incrédulité, mais je n'arrive pas à m'imaginer cela.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Jérémy
votre question me déconcerte un peu car la réponse qui me vient est tellement simple que je me demande si elle est suffisante. Je vous la livre telle qu'elle me vient :
Nous avions appris en Français que l'article et l'adjectif s'accordent en genre et en nombre au nom auquel ils se rapportent. Cette règle simple était bien assimilée.
Quand on a appris l'Allemand, on nous a expliqué les cas ( nominatif, accusatif, génitif, datif ) et puisqu'en Français on connaissait bien les fonctions, on a relié les cas aux fonctions sans problème même si la correspondance n'est toujours automatique.
Quand on nous a expliqué que l'article et l'adjectif s'accordaient aussi en cas , on l' accepté sans se poser de question. C'était comme cela et on n'avait plus qu'à se taper l'apprentissage des déclinaisons des articles et des adjectifs. On les apprenait séparément alors que visiblement vous les avez apprises groupées.
On avait le tableau des articles définis, le tableau des articles indéfinis, le tableau des adjectifs etc.
Ce n'est qu'au moment de faire la phrase que l'on assemblait le tout avec les règles d'accord que l'on avait apprise par ailleurs.
Ai-je bien répondu ?
Ecrit par : Florence | 19 avril 2008
Est-il si nécessaire de vouloir enseigner le français comme une langue étrangère ?:-)))))
Il me semble que tout enfant normalement constitué comprend que "le petit chat", ça va ensemble .A l'école primaire on nous disait : "qui est-ce qui joue ? le chat .Sujet. Puis on pratiquait "à mort ", les fameuses analyses grammaticales .
Chat :nom commun m.sing.sujet du verbe joue
petit :adj.qualif.se rapporte à chat( épithète, c'était pour plus tard )
le :article défini, se rapporte à chat .
Cela ne présentait aucune difficulté.Et les analyses, c'étaient des jeux, une gymnastique mentale, une opération chirurgicale de la langue .Je n'ai jamais compris pourquoi on a décrété ensuite que cela ennuyait les enfants !
ecrit par : Un observateur | 19 avril 20
C'est parce qu'on avait appris à disséquer la langue, à en comprendre la logique et la structure qu' on était capable ensuite, dès la 6ème de faire des ( petites ) versions latines, exercice honni aujourd'hui, semble-t-il, et pour cause ! Puis en 4ème de passer aux versions grecques .Sans oublier les thèmes dans les 2 langues !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 20
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
Maintenant (c'est peut-être le démon philosophique qui ne veut pas me lâcher) j'aimerais bien savoir pourquoi "ça marche mieux".
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Aucune réponse philosophique dans ma réponse mais juste de la logique :
quand il y a une logique dans ce qu'on apprend, cela s'imprime mieux dans le cerveau.
Reconnaître les mots par nature, séparément,
Reconnaître parallèlement les fonctions
apprendre les règles d'accord etc.
Assembler les mots en respectant les règles.
C'est logique. c'est stable, c'est rassurant.
Alors que le groupe nominal, c'est flou, ce n'est pas logique ( on mélange nature et fonction) , c'est angoissant .
Je ne parle même pas du groupe verbal !!
Ecrit par : Florence | 19 avril 2008
correction
à propos d'accord : appriseS bien sûr !
Ecrit par : Florence | 19 avril 2008
Il me semble que tout enfant normalement constitué comprend que "le petit chat", ça va ensemble .A l'école primaire on nous disait : "qui est-ce qui joue ? le chat .Sujet. Puis on pratiquait "à mort ", les fameuses analyses grammaticales .
Chat :nom commun m.sing.sujet du verbe joue
petit :adj.qualif.se rapporte à chat( épithète, c'était pour plus tard )
le :article défini, se rapporte à chat .
ecrit par : Un observateur | 19 avril 20
C'est exactement comme cela que j'ai appris le français !
On avait la dictée/ questions
Une dictée suivie de questions dans lesquelles on nous demandait la nature et la fonction de certains mots de la dictée. De temps en temps, les questions nous permettaient de corriger une fautes !
Cet exercice répété nous faisait acquérir des automatismes.
De même, on apprenait dans l'ordre à repérer le verbe conjugué ( mange) dans la phrase, puis le sujet ( qui mange ? le chat ), puis le COD ( le chat mange quoi ? la viande), le COI ( sujet verbe COD à qui ? de qui ? ) et les CC ( quand, comment, où etc.).
J'ai un trou mais il me semble que les compléments du nom portaient un autre nom à l'époque !
Tout cela avait un caractère un peu répétitif qui peut-être lassait les instits mais c'était si simple et efficace pour les enfants !
Ecrit par : Florence | 19 avril 2008
C'est parce qu'on avait appris à disséquer la langue, à en comprendre la logique et la structure qu' on était capable ensuite, dès la 6ème de faire des ( petites ) versions latines, exercice honni aujourd'hui, semble-t-il, et pour cause ! Puis en 4ème de passer aux versions grecques .Sans oublier les thèmes dans les 2 langues !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 20
Je ne sais pas si c'était le but consciemment recherché, mais la substitution de l'ORL à la grammaire a rendu presque impossible un enseignement sérieux du latin qui se réduit aujourd'hui à une vague étude de civilisation avec liaison cablée vers les dieux de l'Olympe par l'intermédiaire de Google.
Quant au grec...Comment dit-on "De profondis" en grec ?
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
1) Ripostes dimance soir, annoncé par Abraxas.
"Thème : l'Education nationale. Invités : Darcos et Lang en plats de résistance, Meirieu et JPB en porte-flingues des deux susdits, ,Davidenkoff (de Phosphore) et Natacha Polony (la belle de Marianne) en chevaux-légers."
Est-ce à dire que Moati, à l'image de Paul Amar, mais à l'inverse d'Yves Calvi, sait faire des plateaux équilibrés quand il s'agit d'éducation ? Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.
2) GN/GV
Florence et Un observateur, je pense qu'on peut synthétiser le débat de la manière suivante : la notion de GN n'est pas indispensable en grammaire, et elle peut donc être éludée, au moins jusqu'au collège. Cependant, l'apprentissage de cette notion n'est pas nocif en soi, tant qu'il ne dispense pas de l'étude précise des constituants de ce groupe : articles, adjectifs, complément du nom, etc.
3) Nouveaux programmes du LP
Pour Pendaries, voici le projet de nouveaux programmes de LP, dont un ami syndicaliste m'a envoyé le lien avant-hier :
http://eduscol.education.fr/D0048/voieprof_enseigeneral_consult.htm.
En français, tout le monde notera que : "Les quatre compétences visées par l’enseignement du français sont travaillées à partir d’OBJETS D'ETUDE, au nombre de trois par année d’enseignement", et que "Le professeur organise son projet pédagogique annuel en abordant les objets d’étude dans l’ordre qui lui convient et selon un nombre de SEQUENCES approprié à son public. Il veille cependant à ce que chaque séquence n’excède pas six semaines."
On appréciera à sa juste valeur en première année l'objet d'étude suivant : "Des goûts et des couleurs, discutons-en", expliqué come suit : "Les goûts d’une génération sont-ils meilleurs que ceux des générations qui précèdent ? Comment faire partager ses goûts dans une démarche de dialogue et de respect ? En quoi la connaissance d’une oeuvre et de sa réception aide-t-elle à former ses goûts et/ou à s’ouvrir aux goûts des autres ?" Broder un trimestre sur la subjectivité des goûts ne sera à mon avis pas évident !
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
J'ai un trou mais il me semble que les compléments du nom portaient un autre nom à l'époque !
Il ne me semble pas. On parlait bien de complément de nom (le chat du voisin, voisin, complément du nom chat) qui correspond au génitif dans les langues anciennes et modernes à déclinaison.
Ce qui a changé de nom, c'est le complément d'attribution (datif), qui est devenu "complément d'objet second".
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
@Florence
Vous vous trompez quand vous écrivez qu'avec la notion de groupe nominal on mélange nature et fonction. Gn est une nature. Il y a des Gn sujets, COD, attributs, etc. Toutes les fonctions lui sont possibles. Je partage tout à fait l'opinion de Jérémy. Autant la notion de Gverbal est vaseuse, autant celle de Gnominal est simple, et permet de régler bien des problèmes "logiques". Bien entendu, il faut d'abord que l'élève sache clairement ce qu'est un nom, un article, un adjectif qualificatif, et connaisse les différentes classes de mots. Mais ensuite, au CM2 ou au collège, on peut introduire la notion de groupe nominal, à savoir "un groupe dont le mot principal est un nom". Ensuite, il est facile de montrer que le sujet de "joue" n'est pas seulement le nom chat, mais l'ensemble "le petit chat". Il suffit d'ailleurs de remplacer le nom par un pronom personnel pour constater que ce dernier remplace, non le nom tout seul, mais tout le groupe.
Le problème, c'est que par un temps,certains instituteurs baptisaient GN1 et GN2 n'importe quoi. GN1 s'appliquait au sujet, même si celui-ci était un pronom, et GN2 au COD. Certains élèves, très logiquement d'ailleurs, appelaient, par exemple, GN3 un complément d'attribution... et en cas de sujet inversé, cela cafouillait sec!
Ensuite, on peut présenter les équivalents du GN, pronom, verbe à l'infinitif, subordonnée ( seul le GN attribut peut être remplacé par un adj. Qualificatif), et alors, l'analyse de la phrase devient un jeu d'enfant, très logique.
Bien entendu, une fois qu'on a repéré le GN et trouvé sa fonction, on peut le décomposer, en repérant les satellites du nom noyau : adjectif qualificatif épithète, complément de nom, subordonnée relative...
Mais Guy Morel a raison, et je l'ai expérimenté à mes débuts, en 70 : quand les élèves arrivaient en 6ème en maîtrisant (presque tous) les catégories grammaticales et les fonctions de base, cela ne posait aucun problème, bien au contraire. J'ai moi-même clarifié bien des illogismes grâce à cela. Mais à partir du moment où on a balancé le GN sans avoir appris aux enfants ce qu'était un nom, ils ont fait d'innommables salades. C'est pourquoi, quelle qu'ait été la classe où je me trouvais, je commençais toujours par reprendre les classes de mots en début d'année. Rares étaient ceux qui les connaissaient, même les meilleurs élèves de 3ème cafouillaient.
Ecrit par : mouron rouge | 19 avril 2008
Rions un peu... Vous en voulez, du constructivisme ? Courez donc consulter les programmes d'histoire-géo refondus du lycée professsionnel.
Là encore, le programme est divisé en sujets d'étude (le programme en indique douze par an, parmi lesquels le professeur doit en choisir neuf - trois en Histoire, trois en géo, trois en "Education à la Citoyenneté"). Pour chacun des douze sujets d'étude annuels (doit trente-six sur les trois ans), le programme indique trois "situations", parmi lesquelles le professeur doit à nouveau en choisir au moins une ! Y avait-il moyen de faire plus compliqué ? On en doute.
Cette profusion de choix et de sujets traités à la carte amène à des propositions de ce genre :
"En seconde, le professeur étudiera au moins l'une des situations suivantes :
- Un risque naturel dans un DOM-ROM ou en métropole
- Le couloir de la chimie
- Les inondations au Bangladesh"
Quand on sait que les élèves de bac pro ont parfois du mal à situer les points cardinaux sur une carte, on admire le professeur de lettres-histoire-géographie-ECJS (quadrivalent) qui leur enseignera le problème des inondations au Bangladesh ou le "couloir" de la chimie.
Les "situations" historiques et géographiques sélectionnées, et données au choix du professeur, semblent puisées dans les catégories du Quatre à la suite de Questions pour un champion, ou dans une base de sujets de Capes. Voici donc des morceaux choisis ce que l'on peut faire étudier en Lycée Professionnel, à des élèves qui ne savent souvent pas à quoi correspondent Waterloo, la Nuit de Cristal ou le 14 juillet :
- Diderot à la cour de Russie
- 1891 à Fourmies ou les grèves de Carmaux
- Les 14 points de Wilson
- Le plan Schuman
- Sétif, 1945
- Bandoeng et la naissance du Tiers Monde
- Géographie des goûts alimentaires
- Le cinéma en Asie
- Un PMA au choix
- Un exemple d’aménagement
- Un territoire de projet
- Le Conservatoire du littoral
- La France en été
Et si l'on s'assurait que les élèves de LP sachent situer Pékin, Brasilia et Le Caire, ou Bordeaux, Reims et Grenoble, avant de prétendre leur enseigner "Les migrations internationales" ou "la géographie des goûts alimentaires" ?
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
C'est quoi, le couloir de la chimie ?
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
"Mais Guy Morel a raison, quand les élèves arrivaient en 6ème en maîtrisant (presque tous) les catégories grammaticales et les fonctions de base, cela ne posait aucun problème, bien au contraire. Mais à partir du moment où on a balancé le GN sans avoir appris aux enfants ce qu'était un nom, ils ont fait d'innommables salades. "
Je souscris également.
D'autre part, merci à Robin pour ses précisions à Florence sur le GN. Je ne vois pas non plus en quoi le GN mélangerait nature et fonction : c'est clairement une qualification relative à la nature d'un groupe de mots, bien distincte des fonctions éventuelles de ce groupe.
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
"C'est quoi, le couloir de la chimie ?
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008"
Pour être honnête, je me le demande aussi !
Dire que ces programmes sont enseignés par des professeurs dont les deux tiers ont soit une licence de lettres, soit une licence d'histoire !
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
Le couloir de la chimie c'est le début de la vallée du Rhône depuis Lyon qui concentre un paquet d'entreprises Seveso 2.
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
" La substitution de l'ORL à la grammaire a rendu presque impossible un enseignement sérieux du latin."
Tout à fait. C'est la raison pour laquelle, en première, je m'arrachais métaphoriquement les cheveux devant des élèves incapables d'analyser une phrase simple, et même de restituer correctement un mot à mot précédemment expliqué en détail.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 avril 2008
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Et j'habite à deux pas, en plus ! Enfin, trois.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Jérémy
nous voilà en effet réconciliés avec le GN.
Pour ce qui me concerne, le GN ne me pose pas de gros problèmes , ce qui me posait un gros problème , c'est que mes enfants se sont embrouillé la tête à l'âge de 8 ou 9 ans alors qu'ils ne savaient même pas repérer un verbe dans la phrase. Nous sommes donc bien d'accord !
Bien qu'en y réfléchissant, ce n'est pas très clair pour moi !quelle est la définition d'un GN ?
Je me souviens de celle donnée à mes enfants et qui faisait 8 lignes.
"la plus belle fille du monde" c'est un GN ou non ? pourtant il y a 2 noms !
Le sujet de "la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a " , c'est "la plus belle fille du monde " ou "la plus belle fille" ou encore "la fille" ? Au fond, qu'est-ce cela change ? On a bien compris qui était le sujet !
Ce qui me gêne là-dedans, c'est l'ambiguïté. Dans la tête d'élèves de primaires, rien de tel pour tout embrouiller !
Mouron rouge
pour moi, quand je dis que le GN mêle nature et fonction , c'est parce que le GN n'a d'existence que dans une phrase et de là il a une fonction. Alors que le mot existe intrinsèquement. Pomme est un nom commun féminin et je peux le trouver dans le dictionnaire; "le petit chat" , non.
Mais je veux bien admettre qu'à un certain niveau, le GN puisse apporter une notion supplémentaire et utile. D'accord donc avec vous pour dire que l'assimilation préalable des notions de base est indispensable.
Ecrit par : Florence | 19 avril 2008
@ Robin
Vous dites avoir voulu discuter avec moi, mais vos commentaires impliquent des insinuations nauséabondes. Un chinois qui maîtrise un peu bien le français, c'est forcément un agent de l'ambassade de Chine. D'où votre emploi du mot "propagande" qui est très drôle. Bien sûr, ce n'est pas le lieu d'envoyer les commentaires sur la Chine, mais votre mauvaise foi m'a donné le goût de poursuivre dans la mauvaise foi. Appelons un chat un chat. En réalité, votre façon de discussion ne fait qu'illustrer la fable de La Fontaine " Le renard et les raisins verts". Vous la connaissez, vous qui êtes apparemment enseignant ? Pendant que vous y êtes, enseignez aussi à vos élèves " la grenouille et le bœuf " !
Si je n’ai pas répondu sur les évènements de Tian Nan Men et les emprisonnements de démocrates, c'est à cause de la dimension politique. On ne peut que déplorer les tirs à balles réelles sur les manifestants en 1989. Mais, le point de vue des médias occidentaux sur ces évènements est tout aussi déplorable, cynique et manipulateur. Les Occidentaux ont toujours manipulé les démocrates chinois, dans le seul but de faire éclater la Chine comme l'URSS. Pour l'Occident, les manifestations de 1989 sont interprétées comme un rejet du régime chinois. C'est une interprétation réductrice. Les révoltés, eux-mêmes, avaient protesté contre cette interprétation, en expliquant qu’ils leur avaient nuit parce que ce que les médias occidentaux rapportaient ne correspondait pas à ce pourquoi ils se battaient. Vous pouvez consultez cet article de MArie-Claire Bergere : http://www.persee.fr/showPage.do?urn=xxs_0294-1759_1990_num_27_1_2257 et cet interview d'un dissident chinois : http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/article.php3?id_article=42 . Il faut savoir que les démocrates chinois ne se battaient plus pour la démocratie. Certains d'entre eux sont devenus plus corrompus que certains mafieux. Le monde est plus complexe que ce que vous pensez. Il faudrait peut-être arrêter de croire que la France est le centre du monde, que 'est le pays des droits de l'homme. C'est plutôt le pays des doigts de l'homme, en particulier le majeur. Ce qui se passe au Rwanda et en Afrique ne fait pas honneur non plus aux Français. On peut faire un parallèle entre le monde d'aujourd'hui et le monde grec : la forte croyance en la démocratie chez les Grecs les a emmenés à faire les guerres préventives un peu partout, mais c'est aussi de là que le miracle grec cesse.
Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 19 avril 2008
Ah ben comme ça au moins les élèves sauront situer le Rhône.
Sauf si le professeur préfère les inondations du Bangladesh ou les risques climatiques à la Réunion.
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
Cher M. Contre-la-campagne-antichinoise, pourriez-vous m'éclairer sur les points suivants du programme de LP :
- Le cinéma en Asie
- La Chine littorale
- Énergie et développement durable en Chine
Il est à noter d'ailleurs que pour les élèves du Lycée Professionnel, la Chine a une géographie culturelle, énergétique et littorale (enfin, si leurs professeurs choisissent l'une des 3 situations qui concernent la Chine sur les 36 du programme de géo parmi lesquelles les professeurs doivent en choisir 12). En revanche, pour ces mêmes élèves, la Chine n'a pas d'histoire, puisque tout au long de leurs trois années d'enseignement, ils n'entendront jamais parler de Mao.
Ah, ce sont des programmes réussis !
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
Le jeu Akinator est drôle, mais déroutant : à une amie qui pensait "Pétain", le logiviel a répondu "De Gaulle" - no comment !
Ecrit par : Abraxas | 19 avril 2008
C'était Cadichon ?
Ecrit par : Victor | 19 avril 2008
Victor a pensé Fidel et il a eu Guevara !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
Victor a pensé Fidel et il a eu Guevara !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
Pour que ça marche, il faut une opposition ! A moins que votre trotskysme refoulé soit dans le vrai... compañera de mi vida.
Ecrit par : Victor | 19 avril 2008
@ Florence
Il faut hiérarchiser!
"la plus belle fille du monde" contient bien deux noms, mais le nom fille est le noyau, l'autre nom le complète. Vous pouvez supprimer le second "la plus belle fille" ne peut etc. sans nuire au sens et à la correction. L'inverse n'est pas possible "du (ou le) monde ne peut donner que ce qu'elle a est incorrect.
Si vous remplacez le sujet par un pronom personnel, c'est "elle", et non "il".
Je prends un autre exemple, plus simple :" La voiture de mon jeune frère" est tombée en panne : il y a bien deux noms dans ce groupe nominal, mais le second n'est pas le noyau
Je décompose ainsi
la voiture (de mon jeune frère)
Nom principal : voiture, précédé de l'article défini la
complété par un autre groupe nominal prépositionnel, qui a pour fonction "complément du nom voiture""
Je décompose maintenant ce GN complément de nom:
(de) préposition unissant le CDN au nom "voiture"
mon, adjectif possessif; jeune ,adjectif qualificatif épithète de frère. frère, nom .
Je préconisais, en Grammaire comme en maths, l'emploi de crochets et de parenthèses permettant de hiérarchiser.
Autre remarque, dans le dictionnaire, les noms ne sont pas actualisés. Ils figurent sans déterminants, et les verbes ne sont pas non plus conjugués, ils figurent à l'infinitif. En revanche, il est utile de dire aux enfants que dans un dictionnaire, on trouve la nature des mots, et jamais leur fonction.
Ecrit par : mouron rouge | 19 avril 2008
@ Florence
Il faut hiérarchiser!
"la plus belle fille du monde" contient bien deux noms, mais le nom fille est le noyau, l'autre nom le complète. Vous pouvez supprimer le second "la plus belle fille" ne peut etc. sans nuire au sens et à la correction. L'inverse n'est pas possible "du (ou le) monde ne peut donner que ce qu'elle a est incorrect.
Si vous remplacez le sujet par un pronom personnel, c'est "elle", et non "il".
Je prends un autre exemple, plus simple :" La voiture de mon jeune frère" est tombée en panne : il y a bien deux noms dans ce groupe nominal, mais le second n'est pas le noyau
Je décompose ainsi
la voiture (de mon jeune frère)
Nom principal : voiture, précédé de l'article défini la
complété par un autre groupe nominal prépositionnel, qui a pour fonction "complément du nom voiture""
Je décompose maintenant ce GN complément de nom:
(de) préposition unissant le CDN au nom "voiture"
mon, adjectif possessif; jeune ,adjectif qualificatif épithète de frère. frère, nom .
Je préconisais, en Grammaire comme en maths, l'emploi de crochets et de parenthèses permettant de hiérarchiser.
Autre remarque, dans le dictionnaire, les noms ne sont pas actualisés. Ils figurent sans déterminants, et les verbes ne sont pas non plus conjugués, ils figurent à l'infinitif. En revanche, il est utile de dire aux enfants que dans un dictionnaire, on trouve la nature des mots, et jamais leur fonction.
Ecrit par : mouron rouge | 19 avril 2008
mouron rouge
merci d'avoir décortiqué tout ça pour moi.
Dans mon "bon vieux" temps, on disait que "la fille" était le sujet, puisque "la fille" répondait à la question "qui peut ?"ce qui implicitement voulait dire que le mot principal était bien "fille" et pas "monde". on savait donc vite fait à quelle personne il fallait conjuguer le verbe.
NB 1: quand mes enfants ont appris le GN , il n'était pas question de noyau mais de nom. En revanche le GN est devenu très vite le GNS, ce qui explique pourquoi j'ai dit que le GN mêlait nature et fonction.
NB 2 : nous sommes nombreux à avoir appris le français sans le GN et visiblement, nous nous en sortons au moins aussi bien !
Ecrit par : Florence | 19 avril 2008
@ Jérémy
Je ne sais pas quoi penser du programme de LP : "le cinéma en Asie; la Chine littorale; énergie et développement durable en Chine". Les dirigeants français ont souvent des idées tordues. En 2005, Azouz Begag a proposé l'apprentissage massif du chinois dans les quartiers pauvres. Jusqu'à présent, le chinois est considéré comme une langue rare qui n'intéresse que les habitants de centre ville. Depuis, certaines académies proposent de délocaliser l'enseignement du chinois dans les établissements en difficulté pour attirer ce public. Mais il y a là un paradoxe. Alors que l'enseignement du chinois est de plus en plus demandé, la place de la Chine en tant que civilisation ne cesse de diminuer. La Chine est aujourd'hui inexistence dans toutes les disciplines enseignés dans le secondaire. On ne parle de la Chine qu'en géographie et uniquement sous l'angle économique, jamais en tant que civilisation. On peut même trouver des erreurs. Par exemple dans certains livres du collège, il est marqué que le confucianisme est une religion. Pourtant, il y a de la matière puisque nous possédons de nombreux ouvrage de Jésuites, d'écrivains et de philosophes. Dans toutes les disciplines, on peut faire un lien avec la Chine : philosophie (Voltaire, Leibniz, étudier la voie du communisme chinois), littérature, mathématiques (étudier le boulier), science physique (étude de la boussole et inventions diverses), etc. Jusqu'aux années 80, l'histoire de la Chine a été enseigné en France. On étudiait en détail les grands évènements de la Chine contemporaine : Sun Yatsen, Tchang Kaï-Chek, la Longue Marche, la guerre civile, proclamation de la République populaire, les Cent Fleurs, la Révolution culturelle. Dans les années 60, un chapitre avait été consacré à la civilisation chinoise. Plus rien de tout ça aujourd'hui...
Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 19 avril 2008
Eh ! M'sieur "contre la campagne anti-chinoise", si tu allais jouer les trolls chez Meirieu ?
Ecrit par : Pour la campagne anti-chinoise | 19 avril 2008
Je ne sais pas qui a mis le tout dernier message, mais je trouve que la conversation de "Contre la campagne anti-chinoise" est pleine d'intérêt.
"La place de la civilisation chinoise dans l'enseignement primaire et secondaire français depuis 1970" - ce serait un beau sujet de thèse en "sciences de l'éducation", si ces sciences étaient un tant soit peu fondées et sérieuses.
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
Germaine Tillion est morte, deux jours après Aimé Césaire.... morts tous les deux de chagrin, sans doute devant l'insignifiance devenue morale de société. De TILLION A FILLON, quelle décrépitude!!!!!! De Drieu à Meirieu quelle permanence!!!!!.....Germaine Tillon, outre l’immensité de son engagement dans la Résistance, elle fut chef du Réseau du Musée de l’Homme aprés les exécutions de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et de Paul Hauet et fut aussi une des femmes les plus courageuses de la guerre d’Algérie. Je me souviens d’une émission avec elle où elle racontait ses visites à Yacef Saadi, l’un des dirigeants de l’ALN dans la Kasbah… Elle fit tout ce qui était possible pour convaincre Saadi de suspendre les attentats qui minaient ALger. Mais le gouvernement français guillotina des terroristers prisonniers sous la pression de l’Armée et tout fit naufrage.
Germaine Tillon, une âme sans tache. Une grande parmi les grands. N’en reste plus beaucoup…. (y a qu’à voir ici, les cloportes qui de temps en temps viennent polluer les pixels)
Respect à elle. Je vais réciter un kaddish pour elle . Et pour Aimé Césaire.
Nul doute que les quelques cloportes droiteux qui sévissent ici se réjouiront de la mort de ces deux bolchéviques.....
Ah oui, histoire d'en rajouter une louche,Germaine Tillion, fut dénoncée par un cureton , Robert Alesch, une ordure. Elle fut déportée à Ravensbrück avec sa mère qui la soutint dans une sorte de passion fusionnelle et salvatrice. C’est un cureton Robert Alesch, un collabo notoire, eh oui, mes petits messieurs de droite, un bon catho, bien baptisé, mais quand on gratte un peu sous la croûte ecclésiale, on en découvre, des saloperies, un cureton, donc, qui la dénonça. Cette ordure fut fusillé en 1949 au fort de Montrouge. Une merde en moins…
Alors, évidemment, ça laisse songeur ,et ça redonne à l’ami Bernanos une virginité certaine….Tiens petite précision, ce rat était appointé à 12000 francs par mois par les nazis. (salaire d’un Oberleutnant der Wehrmacht). Il était chargé de la jouer fine, regards éplorés et mains jointes,plein d’onctuosité ,comme seuls ces porcs sont capables d’en faire montre, obséquiosité rondouillarde et derrière la façade, une pestilence inouïe, pour infiltrer les réseaux de résistance, et en particulier les réseaux de jeunes. On le soupçonne, en particulier, entre autres saloperies, d’avoir livré à la Gestapo les Elèves du Lycée Buffon…charmant!!!!!
GRACQ
CESAIRE
TILLION.....
MEIRIEU?????
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2008
La phrase: "encore quelques années de recherches en neurologie et en histologie moléculaire et les théories des sciences de l'éducation vont être complètement démolies par la science" évoque une prédiction semblable faite par Pavlov Ivan Pétrovitch. Lui aussi était convaincu qu'un jour ou l'autre les sciences neuro-biologiques découvriraient et expliqueraient le secret des faits humains et qu'elles contribueraient à forger l'homme soviétique nouveau. Avec le succès qu'on sait!
Et ne parlons pas des convictions biologénocidaires des nazis qui recoururent eux aussi aux sciences biologiques de la même époque pour justifier 'l'éradication" des juifs.
Les sciences dures peuvent très bien servir de support à des politiques et des pratiques scientistes, la science dans ce cas là se substituant à la religion pour fonder les normes.
La réponse pleine de bon sens et de raison faite par catmano à la question, la connaissance de la logique de l'enfant (en supposant qu'elle existe) aide-t-elle ou pire, fonde-t-elle la pédagogie, me paraît cent fois plus crédible.
Ecrit par : marigot | 19 avril 2008
Merci de ne pas confondre instruction et education. Je parlais d'instruction, ce qui n'a rien à voir avec le monde "sensible" de l'éducation sensu lato.
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
Pour que ça marche, il faut une opposition ! A moins que votre trotskysme refoulé soit dans le vrai... compañera de mi vida.
Ecrit par : Victor | 19 avril 2008
Vous ne croyez pas si bien dire , compañero comandante !
L'unica battaglia che ho perso è stata quella che ho avuto paura di combattere .
http://fr.youtube.com/watch?v=SPBI4I4rBN8
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
Respect à elle. Je vais réciter un kaddish pour elle . Et pour Aimé Césaire.
Nul doute que les quelques cloportes droiteux qui sévissent ici se réjouiront de la mort de ces deux bolchéviques.....
ça, c'est de trop, vous allez faire croire que le blog est une secte de gauchistes intolérants mais qui prêchent la tolérance bien sûr, c'est dommage !
Ecrit par : ségolène | 19 avril 2008
Pour les amateurs de chats, petits, gros, de gouttière ou à pedigree, que leurs maîtres ont récupérés dans une poubelle dont le couvercle était ouvert dégageant ainsi une forte odeur sous le doux soleil d'avril (on y croit très fort), mais qui, de toute façon, restent l'unique sujet du verbe jouer, commentaire des programmes 2008 pour l'école élémentaire. Merci à Rachel Boutonnet et Julien Lachièze.
http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/CritiqueGrammaire2008.pdf
Ecrit par : catmano | 18 avril 2008
Après avoir lu ce lien, je l'ai imprimé pour le porter à une institutrice retraitée qui assure du soutien péri-scolaire bénévole. Comme, sur mon chemin, j'ai croisé une jeune fille en hypokhâgne cette année, je le lui ai fait lire.
Elle a appris cette année de façon tangible la plupart des notions de grammaire évoquées dans le texte.
Elle m'a aussi dit qu'à l'arrivée en hypokhâgne, leurs professeurs les avaient priés de faire un trait sur les notions et méthodes de travail acquises antérieurement et que c'était un très bon conseil car elle découvrait cette année ce que signifiait "apprendre"!
Vous l'avez lu ce texte? Ou faut-il vous le copier-coller ici?
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
Pour Germaine Tillion et tous les autres :
http://fr.youtube.com/watch?v=Uc1ykcSk4J8&feature=related
Ecrit par : ségolène | 19 avril 2008
On est vraiment passé de Tillion à Fillon et à fion....au vu de ce que ça intéresse des gens censés représenter l'enseignement démocratique et cultivé....De même, à une autre échellle, ici, le tabassage d'une de nos collègues à Pessac, par une mère dézinguée...a l'air de motiver les masses....
Bonne léthargie pédago....
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2008
Je ne sais pas qui a mis le tout dernier message, mais je trouve que la conversation de "Contre la campagne anti-chinoise" est pleine d'intérêt.
"Contre la campagne antichinoise" (pourquoi ne signez-vous plus de votre nom ?).
Autant votre avant-dernier post m'a profondément agacé (les étudiants de la place Tien An Men qui manifestaient pour la démocratie ne seraient pas, d'après vous, des démocrates et les "survivants" (puisque vous admettez les tirs à balle réelle) sont devenus des mafiosi (!)
Que voulez-vous répondre à cela. Nous connaissons ce genre de rhétorique; elle a été et est encore malheureusement employé par tous les régimes totalitaires (pas seulement communistes) pour disqualifier les opposants.
Je ne voulais pas répondre non plus à la "Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf" je suppose que je suis la grenouille (ou peut-être la France) et vous (ou la Chine) le boeuf...ce sont des enfantillages de cour de récréation.
A propos de la Grèce d'où "nous" provenons intellectuellement et spirituellement, en partie du moins, le dialogue socratique qui est à l'origine de la notion de dialogue, est une démarche qui suppose la bonne foi et la recherche en commun de la vérité.
Ce n'est pas, me semble-t-il, ce que vous entendez par dialogue et je n'ai pas envie de continuer à dialoguer de cette façon.
Ceci dit, j'ai trouvé votre dernier post beaucoup plus intéressant et je suis d'accord avec vous sur la méconnaissance de la culture chinoise (merci de reconnaître l'action positive des disciples de saint Ignace de Loyola) et sur la nécessité de développer dans les écoles l'enseignement de l'Histoire et de la Civilisation chinoise.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
De même, à une autre échellle, ici, le tabassage d'une de nos collègues à Pessac, par une mère dézinguée...a l'air de motiver les masses....
Bonne léthargie pédago....
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2008
D'accord avec vous, tout le monde a l'air de s'en foutre, j'avais mis le lien hier, mais...black out. Ici, c'est comme dans la salle des profs, un qui gueule et les autres qui regardent par la fenêtre . Et c'est cette inertie qui nous a valu les pédagos ! On a ce qu'on mérite !
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
Ein Partizanenlied beaucoup moins connu et très poétique de Hirsh Glick en yiddish (et traduit en français), en hommage à la camarade Germaine Tillon:
http://www.chambre-claire.com/PAROLES/Partzanenlied.htm
Ecrit par : buntovchik | 19 avril 2008
Juste un petit truc : le GN-GV (ou SN-SV), surtout avec des arborescences, c'est pas Ferdinand qui a inventé ça, c'est moi. Faut pas confondre structuralisme et grammaire générative.
Ecrit par : Noam | 19 avril 2008
Un site sympa sur le monde des instits avec de chouettes illustrations...à voir si ce n'est déjà fait.
http://jacques.risso.free.fr/allegro/manontroppo01.htm
Ecrit par : Guillaume | 19 avril 2008
Les évaluations GS/CP ! Un grand moment ! Je suis désolée de faire encore une fois ma pédago au milieu des soubresauts du monde, mais il faut aller cliquer sur le lien proposé par Guillaume et ne pas résister au plaisir de clique sur "le premier" à l'endroit suivant :
"Des tests qui laissent rêveur.
il y aurait beaucoup à dire aussi sur la pertinence
des épreuves proposées aux bambins de six ans...
Un exemple au hasard : le premier. "
C'est l'exercice que ma collègue de maternelle et moi-même avions baptisé "L'art d'être au four et au moulin et de battre le battre le beurre en même temps."
Encore une fois toutes mes excuses de pédagomaniaque.
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
En page 41, les évaluations CM2, c'est pas triste non plus...
Ecrit par : Guillaume | 19 avril 2008
Jérémy, à votre avis, comment les enfants allemands, qui ne savent ni lire ni écrire, ont-ils compris qu'il y avait des déclinaisons? mimétisme, correction..
maintenant, les gosses qui apprennent l'allemand seulement en classe, (à la maison on parle turc) ils font comme dit Florence on leur explique et ils apprennent par coeur des tableaux.Ils sont plus grands, ils ont appris par la syllabique et en avant Lisette...
on répète, on corrige, on va du simple au compliqué on construit brique par brique et non de bric et de broc.
Ecrit par : Cadichon | 19 avril 2008
"Jérémy, à votre avis, comment les enfants allemands, qui ne savent ni lire ni écrire, ont-ils compris qu'il y avait des déclinaisons? "
J'étais content de ne pas avoir eu cette remarque débile lorsque j'ai parlé des langues, et vous n'avez pas pu vous empêcher de la placer finalement. Bien sûr qu'une langue maternelle, ça ne s'apprend pas par tableaux de déclinaisons. Mais il se trouve qu'une langue étrangère, tout le monde n'a pas les moyens d'aller l'apprendre à 4, 6 ou 8 ans dans un pays étranger. A ce compte-là, on devrait apprendre le latin comme Montaigne et le grec comme d'Aubigné.
Sinon, pour les gens sérieux qui parlent à juste titre de l'institutrice frappée par une mère d'élève, je singalerais des cas de violences scolaires, commis par les parents ou par les élèves, on en a repris plein ici, j'en ai signalé plein moi-même, et malheureusement c'est l'arbre qui cache la forêt : vous croyez peut-être qu'il n'y a qu'une instit' qui se soit fait frapper en France en l'espace d'un an ?
L'article du Monde cité par Anne-Marie n'a pas suscité beaucoup de réactions non plus, alors qu'il est tout aussi représentatif que le tabassage de la collègue. En voici un extrait ci-dessous.
Alors venir nous faire la leçon sur le fait qu'on parle des programmes, c'est l'hôpital qui se fout de la charité.
"L'Education Nationale, ou comment se tirer dessus entre partisans d'une même cause."
Extrait du Monde posté par Anne-Marie Vallette il y a deux jours :
Scène ordinaire en Seine-Saint-Denis
Ce jour-là, la situation dégénère. Avec des poubelles, des jeunes tentent d'enfoncer le portail. Puis ils jettent dans la cour de récréation des bouteilles contenant de l'acide et de l'aluminium - un mélange explosif dont la recette circule sur Internet. "Deux bouteilles ont explosé. Ça a fait un bruit énorme et de la fumée blanche", raconte un enseignant. Profitant de la confusion, les assaillants montent à l'étage, jettent des oeufs dans les salles de classe. En plein cours. Devant des collégiens médusés et effrayés.
"Ils portaient des capuches mais on en a reconnu une partie : la plupart étaient d'anciens élèves, exclus définitivement de l'établissement", témoigne une enseignante, Alexandra Bonvalot. Les professeurs choisissent de "débrayer" et de réunir les élèves dans la cour. Préviennent les parents. Un professeur de français, Emmanuel Tridant, 38 ans, propose de faire réagir les collégiens en leur demandant d'écrire à l'inspecteur d'académie.
Le lendemain matin, les adolescents livrent une parole brute, qui dépasse l'épisode violent de la veille. Fatima, une élève de 3e, dit avoir très peur. "Heuresement que l'année prochainne je ne serai plus la. Ma soeur si et sa m'inquiette car c'est pas la première fois que sa arrive. Il y a toujours des bagarres, du rackettage (...)." Nora, une 3e souvent absentéiste, décrit sa vision très sombre de l'établissement. "Des anciens élèves du collège rentre dans le collège en vélo pour faire le bordel, l'année dernière ils ont brûlés la segpa (la cage d'escalier de la section d'enseignement adapté avait été détruite)."
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
Erratum : "je signalerais que, des cas de violences scolaires, commis par les parents ou par les élèves, on en a repris plein ici, j'en ai signalé plein moi-même, et malheureusement c'est toujours l'arbre qui cache la forêt : vous croyez peut-être qu'il n'y a qu'une instit' qui se soit fait frapper en France en l'espace d'un an ?
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
maintenant, les gosses qui apprennent l'allemand seulement en classe, (à la maison on parle turc)
Ecrit par : Cadichon | 19 avril 2008
Raaaaaciiiiiste !!!!! :-)))))))
Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008
MàC
C'est bien de voiloir secouer la léthargie, mais ne soyez pas injuste !
Il a été rendu ici hommage à Aimé Césaire, par Hervé en particulier.
Germaine Tillon, déportée à Ravensbrück avec Geneviève Anthonioz de Gaulle et Aimé Césaire faisaient partie des cinq ou six personnes vivantes que j'admirais et que j'aimais et qui m'aidaient à tenir spirituellement le coup, surtout depuis la mort de mon ami le père Serge de Beaurecueil ("Mes enfants de Kaboul").
D'autre part, je vous rappelle que Geneviève de Gaulle était chrétienne, ce qui ne l'a pas empêchée d'être une résistante et si Germaine Tillon a été livrée par un prêtre indigne, tous les prêtres et tous les chrétiens, catholiques et protestants, n'ont pas été indignes (je pense à l'abbé Pierre, à Edmond Michelet, déporté, ministre du général de Gaulle, au père Kolb, mort à Auschwitz en prenant volontairement la place d'un père de famille, à Dietrich Boenhoffer, à Alfred Stanke, le "franciscain de Bourges" et à tant d'autres, tant catholiques que protestants.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
faisaient partie des cinq ou six personnes vivantes que j'admirais
Pourquoi "faisaient" ? Ce n'est pas parce qu'elle sont décédés que je ne continue pas à les admirer et à les aimer. L'amour véritable de meurt jamais.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
uste un petit truc : le GN-GV (ou SN-SV), surtout avec des arborescences, c'est pas Ferdinand qui a inventé ça, c'est moi. Faut pas confondre structuralisme et grammaire générative.
Ecrit par : Noam | 19 avril 2008
Il ne manquait plus que l'esprit de Monsieur Chomsky sur ce blog.
"Esprit, es-tu là ?"
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
" Quoi qu'il arrive, la flamme de la Résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. "
Charles de Gaulle, 18 juin 1940
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Je ne résiste pas au plaisir de faire un somptueux copié-collé.
Anne-Marie.
Commentaire du programme de grammaire et d’orthographe 2008
Après une longue période de déliquescence de l’enseignement de la grammaire à l’école primaire, ce programme, dont le plus grand mérite est d’en être un, marque incontestablement un tournant.
À la différence des programmes de 2002, les différents niveaux sont ici balisés et chaque notion nouvelle précisée. Ce recentrage sur les contenus évite de se perdre dans le flou des cycles. Il préserve la liberté des maîtres : les connaissances à enseigner sont clairement établies, mais les démarches ne sont plus imposées.
La progression grammaticale cesse d’être subordonnée aux besoins ponctuels des « productions d’écrits » ou des « projets » obligatoires. On rompt aussi avec le saupoudrage pernicieux de l’ORL, cette grammaire d’occasions, source de nombreuses confusions.
Le changement de cap, du moins dans l’orientation générale, est donc bien réel. Vrai programme, objectifs précis : l’étude de la grammaire peut enfin prétendre recouvrer sa cohérence.
On attend à nouveau des élèves qu’ils apprennent leur langue et qu’ils sachent l’écrire. Les auteurs précisent ainsi à de nombreuses reprises que ceux-ci doivent, quand ils écrivent, « respecter les règles », « écrire sans erreur », « orthographier sans erreur », « accorder sans erreur », etc. Cette insistance un peu lourde trahirait-elle la crainte de n’être pas compris ? Il est vrai qu’il y a une pente à remonter. Les maîtres d’école, poussés dans cette voie par les textes officiels, ont trop souvent laissé de côté l’étude systématique de la langue, comme si les règles de grammaire et d’orthographe pouvaient miraculeusement « émerger » de la seule pratique de la « production d’écrits ». Résultat, l’incorrection est devenue norme, et les écrits « produits » incompréhensibles. On saluera donc comme un bienfait la disparition du petit monde enchanté de « l’observation des chaînes d’accord » et de « l’observation des règles d’engendrement des temps des verbes ». Préparés par l’étude explicite des principales natures : nom, verbe, article, adjectif qualificatif, les accords sont exigibles et exigés : celui de l’adjectif et de l’article avec le nom ; celui du verbe avec son sujet. Les différents cas de formation des féminins et pluriels des noms et des adjectifs sont recensés avec clarté. Des conjugaisons définies sont à étudier et à appliquer à l’écrit. L’inventaire des confusions possibles – terminaisons verbales et homophones grammaticaux –, démultipliées par la superficialité de l’ORL, est même dressé.
Précis et exigeants, ces programmes sont en outre marqués par un réel souci de progressivité.
Par exemple, les différentes natures regroupées sous le terme « déterminants » y sont étudiées progressivement, alors que cette classe composite donnait lieu jusqu’à maintenant à un enseignement indifférencié de toutes les natures qu’elle regroupe . Ainsi, l’article – qui n’est pas appelé « déterminant article » – est enseigné en CP et CE1, les « déterminants » possessifs en CE2, les « déterminants » démonstratifs et indéfinis en CM1 et les « déterminants » interrogatifs et exclamatifs en CM2.
L’étude du complément du nom, en CE2, précède l’introduction de la proposition subordonnée relative en CM1. C’est une rupture avec l’enseignement des notions troubles d’ « expansions du nom » ou « de la phrase » qui, dans les programmes précédents, noyaient dans un ensemble vague l’adjectif, le complément du nom et la proposition subordonnée relative.
L’analyse des propositions est répartie de la façon suivante : la coordination, la juxtaposition et la proposition subordonnée relative sont vues en CM1 ; la proposition subordonnée conjonctive en CM2.
Soit dit en passant, on comprend l’hostilité manifestée à l’égard de ces programmes par ceux qui, depuis des décennies, vantent les vertus grammaticales des « découvertes autonomes » et des « compétences transversales » ou « citoyennes ». Au moins pourraient-ils avoir la retenue de ne pas fuir leurs responsabilités dans un fallacieux « Nous l’avons toujours fait ! » Doit-on leur rappeler que leur refus d’enseigner les éléments, c’est-à-dire, à l’école élémentaire, d’enseigner quoi que ce soit, a fait la prospérité de l’industrie du soutien scolaire ? Jolie conquête démocratique : faire payer - à ceux qui le peuvent – les connaissances que l’école gratuite ne délivre plus.
Attendus donc, et salutaires, ces programmes ne rejettent pourtant pas, loin s’en faut, toutes les marottes pédagogistes.
On peut tout d’abord noter la litanie des infinitifs : « repérer, identifier, comprendre, mémoriser, utiliser, distinguer » ; injonctions creuses dont le seul mérite est d’éviter le mot tabou de « connaissances ». La manie constructiviste de l’« approche » des notions – aux dépens de leur étude explicite – conserve aussi quelques droits vigoureux.
Ainsi, la « notion de circonstance » n’est qu’ « approchée » en CE1, puis encore en CE2, les élèves devant seulement « savoir répondre oralement aux questions où ?, quand ?, pourquoi ?, comment ? ». L’étude de la circonstance n’est formalisée qu’en CM1, où sont enfin étudiés les compléments circonstanciels de lieu, de temps, de cause et de manière. De même, l’adverbe est-il seulement « manipulé » – aveuglément – en CE1, puis en CE2, avant d’être enfin étudié en CM1. C’est également par la manipulation seule qu’il est prévu d’aborder « la coordination par et, ni, ou, mais entre des mots ou des phrases simples ; par car, donc entre des phrases simples » en CE2, alors que la coordination et la juxtaposition ne seront formellement étudiées qu’en CM1.
Vestiges d’un enseignement par « construction autonome », qui élude les connaissances et prédit son propre échec, deux lignes d’orthographe s’enorgueillissent du défaitiste « en cours d’acquisition » : le pluriel des noms en -au et en -ail en CM1 ; la distinction leur/leurs en CM2.
On s’étonne ensuite du fait que le travail sur « la correspondance entre lettres et sons » reste au programme d’orthographe jusqu’en CE2. La capacité à écrire phonétiquement sans erreur devrait être une affaire réglée en fin de CP. Sans doute est-elle encore requise au CE2 ; elle l’est même au baccalauréat : devrait-on alors l’inscrire au programme de terminale ?
Cette anomalie programmatique résulte d’une hégémonie d’autant plus prégnante qu’elle fait l’objet d’un déni complet, celle des méthodes semi-idéovisuelles dissociant écriture et lecture.
Certes, le terme de « voie directe », qui faisait une obligation de la reconnaissance des mots, en occultant la valeur sonore des lettres, a été évacué. Mais il revient ici par la fenêtre dans une liste de « mots-outils » dont la fréquence est réputée valoir dispense de déchiffrage et permettre l’écriture « globale », sans relation entre ce qui est écrit et les sons transcrits. Fallait-il encourager les instituteurs, devenus malgré eux, après des années de propagande, les Messieurs Jourdain de ces méthodes désastreuses, à persévérer dans l’erreur.
Cet objectif – « la correspondance entre lettres et sons » –, décidément présenté comme un graal, est pourtant aisément atteint par un apprentissage simultané de l’écriture et de la lecture. Plutôt que de chercher à corriger des insuffisances provoquées par des instructions absurdes, les programmes feraient mieux, tout en laissant une entière liberté dans le choix des méthodes, de se contenter d’exiger de tous les élèves en fin de CP l’écriture correcte de tout mot régulier : coquille, écureuil, tailleur, guirlande, musique, classe, ….
En dépit de l’effort de progressivité, la conservation du terme « déterminant » est problématique. Cette « classe » rassemble en effet sous une fonction commune plusieurs natures différentes, et non, justement, UNE nature. Son utilisation entraîne chez les élèves une confusion nocive et durable, tous les mots adjoints au nom – quand ce ne sont pas tous les « petits mots » précédant le nom – devenant indistinctement pour eux des « déterminants ».
Placé alternativement dans les natures et les fonctions, le mot « déterminant » entretient la confusion entre ces deux notions que l’on veut à juste titre faire distinguer. « Nature : déterminant ; fonction : détermine » : cette incohérence contrevient aux exigences de clarté en principe de rigueur à l’école primaire ; cela devrait suffire à en faire écarter l’usage à ce niveau.
Également contradictoire avec l’ambition annoncée de faire identifier les différentes natures et d’établir une distinction précise entre nature et fonction, on trouve encore dans ces programmes les « mots de liaison », fourre-tout où s’empilent conjonctions de coordination et de subordination, pronoms relatifs et adverbes.
Le groupe nominal est introduit au CE1. Certes, ces programmes attirent l’attention sur les éléments du groupe du nom, leur nature et leur fonction, mais il est regrettable qu’ils laissent entendre que la notion de groupe pourrait être enseignée avant l’étude de ses composants, surtout quand on sait à quel point les pratiques « groupistes » sont enracinées.
La distinction « fonctionnelle » entre « compléments essentiels » et « compléments circonstanciels » subsiste d’ailleurs en CM2. Retour déguisé du « groupe verbal » dont le « complément essentiel » est constitutif ? Introduit en primaire, le groupe verbal, lui-même peuplé de « GN » et de « GV », dissout natures et fonctions. Quant aux opérations formelles de déplacement et de suppression, elles diluent les spécificités des compléments du verbe.
Outre ces concessions aux instructions antérieures, quelques bévues sont à relever.
La déroute de l’orthographe doit-elle encourager à piocher sans discernement dans le premier catalogue mécaniste venu ? On trouve dans les homophones grammaticaux du CM1 le traitement de : ce/se ; c’/s’ (c’est/s’est ; s’était/c’était). Et cela, sans la moindre mention des verbes pronominaux qui impliquent pourtant de sérieuses subtilités. Par suite – Bled en main ? – les rédacteurs dispersent, au petit bonheur, du CE1 au CM2, les diverses leçons d’orthographe lexicale et d’usage. Bien sûr, celles-ci doivent être reprises et complétées chaque année. Mais elles sont ici alignées dans un ordre souvent hasardeux, et la gradation des difficultés y est aléatoire. À quoi rime le malheureux « h aspiré », échoué en CM2 ? La coupe syllabique en fin de ligne, qui devrait être acquise en début de CE1, n’apparaît – au grand soulagement des professeurs de collège –, qu’en CM2 également.
C’est à peine si l’on trouve trace, ou très tardivement, en CM1, de l’étude des noms masculins et féminins en -ail, -eil, -euil, et des noms féminins en -ée, -té, -tié, ou portant un « e » muet. Privée de cette matière, l’étude abstraite du genre des noms, placée en CE1, ne peut guère avoir d’effet en orthographe.
À titre de comparaison, rappelons la progression méthodique d’un Berthou CE1 qui étudie les noms en -ie, -ue, -oue, -oir/-oire, -eur, -ail, -euil, -eil, etc ; ou encore, toujours en CE1, les mots en acc-, app-, aff-, eff-, off- ici relégués en CM2, donne des règles mnémotechniques et cite les exceptions qui renforcent l’apprentissage des régularités.
Nous soulignions en commençant les efforts de clarté et de progressivité de ces nouveaux programmes. Il y a pourtant matière à discuter la pertinence de certaines progressions. La distinction entre complément d’objet direct et complément d’objet indirect est au programme dès le CE2, or la préposition, qui caractérise le complément indirect, n’est étudiée qu’en CM2. Seconde remarque, plus fondamentale : quelle est l’utilité de faire distinguer au CE2 ces deux compléments ? La connaissance du COD a deux applications. La première est l’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir lorsque le COD est placé avant le verbe. Cette étude suppose la maîtrise des temps composés et de la pronominalisation du COD, qui est ici au programme du CM1. La seconde application – qui n’est traitée qu’en CM2 – concerne la transformation de la voix active à la voix passive, où le COD devient sujet.
Au niveau où elle est au programme, la différence entre les deux compléments d’objet ne répond à aucune nécessité et ne peut être que formelle. Il n’y a sans doute pas lieu d’en encombrer l’esprit des élèves. Mieux vaudrait, en CE2, s’en tenir à l’appellation « complément d’objet » - en ne prenant en classe que des exemples de complément d’objet direct –, l’objectif étant de faire distinguer l’objet de l’attribut du sujet et du complément circonstanciel.
S’agissant d’ailleurs de ce dernier, on note qu’après en avoir étiré l’ « approche » en CE1, puis en CE2, les programmes ne le formalisent qu’en CM1. Le complément du nom, lui, est étudié dès le CE2. Vraie question de progression : lequel, du complément du nom et du complément circonstanciel, doit être étudié en premier ?
Le traitement du complément du nom présente quelque intérêt orthographique. Il peut en effet permettre de prévenir une erreur courante : l’accord mécanique du verbe avec le nom qui le précède, comme dans : « Le chat des voisins grimpe sur le toit » où le verbe est souvent affublé d’un -ent indu. Les rédacteurs ont-ils eu cette préoccupation ? La difficulté est pourtant aisément levée si l’accord du verbe avec le mot sujet est solidement établi, ce qui est justement l’objectif du CE2. On peut penser aussi qu’on a voulu privilégier le groupe nominal et ses expansions par rapport à la phrase simple au programme de CE. Or le complément du nom et le complément circonstanciel ne sont pas d’égale importance dans la phrase simple, dont il convient avant tout de mettre en évidence la structure : sujet, verbe, compléments. Il est essentiel d’y distinguer deux types de compléments du verbe : le complément d’objet et le complément circonstanciel. Le complément du nom, dans la structure de la phrase, est d’un rang secondaire, puisqu’il vient compléter un nom ayant une fonction majeure dans la phrase : sujet, attribut, complément d’objet ou complément circonstanciel. Placer l’étude du complément du nom avant celle du complément circonstanciel est donc un choix très contestable qui met l’accent sur l’accessoire expansionniste plutôt que sur un élément de portée plus générale. En prime, si on l’étudie dès le CE2, il faut traiter prématurément, avant d’avoir installé l’idée d’objet du verbe, et avant d’avoir abordé la préposition, la différence entre complément du nom et complément d’objet indirect, deux compléments qui répondent aux mêmes questions : « de qui ? », « de quoi ? ».
Il serait malvenu de nier la précision de la progression de conjugaison : présent, futur et passé composé en CE1 ; imparfait en CE2 ; passé simple et impératif présent en CM1 ; enfin, futur antérieur, plus-que-parfait, passé antérieur, conditionnel présent, subjonctif présent, participe passé et participe présent en CM2. Elle présente néanmoins de graves inconvénients.
Ainsi, le CE1 est démesurément chargé. Aux temps présent, futur et passé composé des verbes du 1er groupe, d’être et d’avoir, sont ajoutés pas moins de sept verbes au présent : faire, aller, dire, venir, prendre, vouloir, pouvoir. Le nombre de leçons nécessaires pour venir à bout de ce programme excède à coup sûr la trentaine ; c’est trop pour une année scolaire chargée d’autres contraintes. Cette tendance s’aggrave en CE2 : en plus de l’imparfait, la liste précédente s’allonge de cinq verbes supplémentaires : boire, partir, rendre, savoir, voir.
Mais il y a plus fâcheux que ce problème quantitatif. On privilégie en effet les cas particuliers et les irrégularités – notamment du présent – par rapport à une compréhension générale du système de conjugaison. Il est surprenant de voir que la liste des verbes du 3ème groupe est close dès le CE2. Cette charge excessive oblige à sacrifier le passé simple, qui ne sera vu qu’en CM1.
Parallèlement, alors que le passé composé est étudié en CE1, la correspondance entre temps simples et temps composés ainsi que la connaissance de l’auxiliaire et du participe passé sont repoussées en CM1. La mise en évidence du système temps simples / temps composés est donc beaucoup trop tardive. Ce n’est d’ailleurs qu’au CM2 que sont enfin abordés d’autres temps composés que le passé composé.
L’exigence forte portée sur les conjugaisons écrites risque en conséquence de se heurter à des obstacles sérieux. La focalisation prématurée, en CE1 et en CE2, sur le 3ème groupe demandera des efforts considérables. Elle induira un enseignement épuisant, peu efficace voire contreproductif : la mémorisation des temps simples en pâtira forcément. Certes, les irrégularités nécessitent un traitement particulier, mais celui-ci ne doit surtout pas compromettre la saisie du système, comme c’est le cas. En négligeant et en différant l’étude des temps composés, cette progression compte sur la seule mémoire. Les thuriféraires de l’ORL, au demeurant assez indifférents à la régularité des conjugaisons, ne manqueront pas de trouver là l’occasion de récuser l’enseignement systématique. Or il ne s’agit justement pas d’un enseignement « systématique » puisqu’on s’y prive des raccourcis de la compréhension générale du système. Il eût donc mieux valu prévoir une autre répartition, plus judicieuse : commencer par une première et modeste application écrite en CP ; introduire en CE1 l’étude de l’imparfait des verbes du 1er groupe, d’avoir et d’être à l’écrit, sans la diversion des verbes du 3ème groupe ; répartir les autres verbes sur les trois cours suivants. Surtout, compléter l’étude de la correspondance entre temps simples et temps composés en CE2 et y enseigner le passé simple afin d’être en mesure d’enseigner l’indicatif complet dès le CM1.
Concluons sur une observation touchant à la formation des enseignants chargés de mettre ces programmes en oeuvre. On se heurte là à une difficulté considérable. Pour beaucoup de maîtres en exercice depuis quelques années, les pratiques pédagogistes sont devenues une seconde nature, la négligence à l’égard de l’enseignement des éléments une habitude.
Et que dire des débutants qui, en tant qu’élèves du primaire et du secondaire, ont subi un enseignement de la langue entièrement dégradé ? Les exemples d’ignorance grossière ne sont pas rares. Avant même de songer à faire distinguer aux élèves complément d’objet indirect et complément d’attribution, il faudrait pour certains maîtres en passer par des apprentissages nettement plus modestes : reconnaître la différence entre un verbe à un temps composé de la voix active et un verbe à la voix passive ; ne pas prendre un participe passé pour un COD de l’auxiliaire ; apprendre la règle du redoublement du « s » entre deux voyelles. Ces exemples, qui ne sont pas inventés, ne sont pas destinés à accabler les jeunes collègues dépourvus de savoir grammatical, mais à faire mesurer l’urgence de la rénovation de la formation initiale et de la formation continue. Tant que celles-ci resteront sous la coupe des contempteurs de l’enseignement de la grammaire, aucun redressement n’est à attendre.
Cette impasse explique-t-elle la discrétion des programmes concernant les exercices irremplaçables que sont l’analyse grammaticale et l’analyse logique ?
Julien Lachièze, instituteur.
Rachel Boutonnet, institutrice.
.
Bordeaux, le 14 avril 2008.
PS . Contempteurs de Rachel Boutonnet s'abstenir.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 avril 2008
Merci Guillaume et Catmano pour ces liens très drôles.
Je signale ce qu'avait indiqué Guillaume (j'ai mis un peu de temps avant de comprendre comment arriver à ce lien...) :
http://jacques.risso.free.fr/allegro/manontroppo41.htm
Entre les aberrations des évaluations du primaire et les programmes fous du LP, on est mal barré...
Ca me rassurerait un peu de savoir que Jean-Paul Brighelli est bien l'un des "experts" qui feront les nouveaux programmes de collège, mais on ne sait toujours pas qui sont ces fameux experts !
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
Merci bunto, pour ce chant yiddisch magnifique...
et une pensée à tous ceux qui on dit :
mir zaynen do
le moule est cassé.
Germaine Tillon, qui a permis à ses compagnes de déportation de survivre, parcequ'elle a étudié en ethnologue les rouages diaboliques de la structure d'extermination pour démystifier le système, pour mieux combattre de l'intérieur cette mécanique totalitaire, cette femme-là.....bolchevique?
y fume quoi le MàC? son strabisme con-vergent lui fait con-fondre Germaine et Charles, lequel a usé plusieurs meufs, mais pas une Germaine.
Pour savoir qui était cette femme unique, j'ai quand même un peu plus de billes que lui, et notamment sur le réseau du MdH
"Et quand j'vous dis, Monsieur , que ces gens-là,...
(Brel)
Ecrit par : Cadichon | 19 avril 2008
A la camarade Germaine Tillon, donc :
Partizanenlied -Chant des Partisans
Ne dis jamais que c’est ton denier chemin
Malgré les cieux de plomb qui cachent le bleu du jour
Car sonnera pour nous l’heure tant attendue
Nos pas feront retentir ce cri : nous sommes là
Le soleil illuminera notre présent
Les nuits noires disparaîtront avec l’ennemi
Et si le soleil devait tarder à l’horizon
Ce chant se transmettra comme un appel
Ce chant n’a pas été écrit avec un crayon mais avec du sang
Ce n’est pas le chant d’un oiseau en liberté :
Un peuple entouré de murs qui s’écroulent
l’a chanté, nagan* à la main
Du vert pays des palmiers jusqu’au pays des neiges blanches
Nous arrivons avec nos souffrances et nos douleurs
Et là où est tombé la plus petite goutte de sang
Jaillira notre héroïsme et notre courage
C’est pourquoi ne dis jamais que c’est ton dernier chemin
Malgré les cieux de plomb qui cachent le bleu du jour
Car sonnera pour nous l’heure tant attendue
Nos pas feront retentir ce cri : nous sommes là
nagan, pistolet de l'armée rouge
Partizanenlied -PARTISAN'S SONG
Zog nit keynmol az du gayst dem letzten veg,
Ven himlen blayene farshteln bloye teg;
Vayl kumen vet noch undzer oysgebenkte shuh,
Es vet a poyk tun undzer trot - mir zaynen do!
Es vet di morgenzun bagilden undz dem haynt,
Un der nechten vet farshvinden mitn faynt;
Nor oyb farzamen vet di zun in dem ka-yor,
Vi a parol zol geyn dos leed fun door tzu door.
Geshriben iz dos leed mit blut und nit mit bly,
S'iz nit keyn leedl fun a foygel oyf der fry;
Dos hut a folk tzvishen falendi-ke vent,
Dos leed gezungen mit naganes in di hent.
Fun grinem palmenland biz land fun vaysen shney,
Mir kumen un mit undzer payn, mit undzer vey;
Un voo gefalen iz a shpritz fun undzer blut,
Shpritzen vet dort undzer gvure, undzer mut.
Zog nit keyn mol az du gayst dem letzten veg,
Ven himlen blayene farshteln bloye teg;
Kumen vet noch undzer oysgebenkte shuh,
Es vet a poyk tun undzer trot -- mir zaynen do!
Music:Dmitri and Daniel Pokrass - Yiddish Words:Hirsh Glik
שיר הפרטיזנים
ביצוע: שמעון ישראלי
מילים: הירש גליק
לחן: לא ידוע
גירסה עברית: אברהם שלונסקי
אל נא תאמר הנה דרכי האחרונה
את אור היום הסתירו שמי העננה
זה יום נכספנו לו עוד יעל ויבוא
ומצעדינו עוד ירעים אנחנו פה
מארץ התמר עד ירכתי כפורים
אנחנו פה במכאובות ויסורים
ובאשר טיפת דמנו שם נגרה
הלאינוב עוד עוז רוחנו בגבורה
עמוד השחר על יומנו אור יהל
עם הצורר יחלוף תמולנו כמו צל
אך אם חלילה יאחר לבוא האור
כמו סיסמא יהא השיר מדור לדור
בכתב הדם והעופרת הוא נכתב
הוא לא שירת ציפור הדרור והמרחב
כי בין קירות נופלים שרוהו כל העם
יחדיו שרוהו ונגאנים בידם
על כן אל נא תאמר דרכי האחרונה..
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Et à Germaine Tillon, tout simplement.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Alors ça y est, ils couchent enfin Rachel et Julien.
Zion miltan.
Ecrit par : Un, pas cent | 19 avril 2008
"Et quand j'vous dis, Monsieur , que ces gens-là,...
(Brel)
Ecrit par : Cadichon | 19 avril 2008
Les guillemets voudraient faire croire à une citation.
On serait bien en mal
Faut vous dire msieur que chez ces gens là on nsite pas msieur, on nsite pas, on triche
Ecrit par : 6 tation pourrie | 19 avril 2008
Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com
Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Ah! L'infâme! Ça fait trois heures que mes gamins me font jouer à votre petit jeu, de Bob l'Eponge à Bukowski, de Chirac au Grand Schtroumph, de Bové à Verlaine! Quelle vaste couillonerie que vous nous servez là. Merci quand même, on s'est bien poilé!
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
Et à Germaine Tillon, tout simplement.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
C't'aprème, en entendant à la radio, rentrant du turbin, que cette brave (au sens non provençal du terme) Tillon était décédée, je me suis dit que ça allair faire des vagues chez Brighelli, qu'ils allaient tous se l'approprie, pour mieux se fouttre sur la gueule. Bon diagnostice, Docteur! Et allez-y, les gars! C'est parti!
Tiens, vous me faites trop rire! D'amertume...
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com
Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Pas vraiment... on pense à Superman et il propose Obelix! Sans doute à cause d'une question sur le poids (Superman a une densité très supérieure à celle des humains).
Ecrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008
Tiens, vous me faites trop rire! D'amertume...
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
A tel point que mes fautes de frappe sont à l'avenant de mon exaspération. Allez-vous vous déchirer le cadavre de cette honorable femme, bande de vautours?
Mais non, il n'y a point de vautours, rien que des légitimes, légitimement opposés!
Et, alloez donc! Vous allesz nous les brisez jusqu'à quand avec votre légitime appartenance à des faits quasi-historiques?
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
Akinator a trouvé Meirieu au bout de de 30 questions.
Il pensait avoir trouvé à la 20eme question, mais il m'a proposé Jacques Attali...
Phlippe Meirieu a déjà été proposé 84 fois !
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com
Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Incollable sur les séries américaines, il faut le reconnaître: Jack Bauer, Dr House et la cheerleader de Heroes trouvés sans hésitation. Etonnant.
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008
Je ne résiste pas au plaisir de faire un somptueux copié-collé.
Anne-Marie.
Encore un cadeau pour ce chouchou de Christophe !^^^^^^^^
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
J'espérais bien vous pourrir une partie de la journée avec cette sottise !
Gagné ...
Je vous surveille dans un coin de l'écran tout en développant un logiciel destiné à ... traiter une base de données !
Il a trouvé Ataturk, Gengis Khan, Lao Tseu (mais après avoir proposé Confucius...).
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com
Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Incollable sur les séries américaines, il faut le reconnaître: Jack Bauer, Dr House et la cheerleader de Heroes trouvés sans hésitation. Etonnant.
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008
Tiens! On a essayé le prof de théâtre de mon fils et il a répondu, trois fois de suite, "votre professeur de théâtre"! Géant, ce truc, même si c'est bestial!
Je vais tenter Toto pour voir s'il le trouve...
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com
Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Pas vraiment... on pense à Superman et il propose Obelix! Sans doute à cause d'une question sur le poids (Superman a une densité très supérieure à celle des humains).
Ecrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008
je retire mes réserves. il a trouvé Nate Fisher de Six Feet Under et Simon Adebisi de Oz. Stupéfiant!
Par contre il n'a jamais entendu parler du personnage de Norpois dans la Recherche. Mais on ne peut pas tout avoir...
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008
"Et quand j'vous dis, Monsieur , que ces gens-là,...
(Brel)
Ecrit par : Cadichon | 19 avril 2008
- Mais voyons n'vois-tu pas
Que c'est les Rouges qui sont derrière tout ça
- Oh j't'en prie, Cadichon,
Laisse la peur du rouge aux bêtes à cornes
http://www.chambre-claire.com/PAROLES/la-revolution-evariste.htm
Ecrit par : Victor | 19 avril 2008
C'est une véritable drogue ce truc, surtout quand on gagne contre. J'ai l'impression qu'il se sert en "feed back" de ses "erreurs".
Il n'a trouvé ni Rudolph II, empereur de Bohême (très belle émission sur la 5 tout à l'heure), ni Jean de la Fontaine, ni Louise Michel, mais il a trouvé Baudelaire. La logique des questions est bizarre.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
- Ah si tu travailles comme ça j'ai peur
Qu'tu passes pas dans la classe supérieure
- Les différences de classe nous les supprimerons
C'est pour ça qu'on fait la révolution
La Révolution! La Révolution!
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Sur le site de Yad Vashem France :
Qui sont les Justes parmi les nations ?
CERTAINS SAUVETEURS FURENT DES HOMMES D'EGLISE qui considéraient la résistance au nazisme et l'aide aux juifs victimes du génocide nazi comme un impératif religieux.
D’autres étaient animés des idéaux humanitaires, d’autres encore révoltés par ce que leurs fonctions pouvaient les amener à commettre, comme de nombreux policiers ou gendarmes.
Certains fonctionnaires et diplomates ont reçu eux aussi le titre de Justes parmi les nations :
* Angelos Evert, qui directeur de la police d'Athènes pendant l'occupation allemande de cette ville, Paul Grüninger, commandant de la police suisse de Saint-Gall, Aristides de Sousa Mendes, le consul général du Portugal à Bordeaux, Carl Lutz,ambassadeur Suisse à Budapest ,Sempo Sugihara, consul général du Japon en Lithuanie et de nombeux autres, dont Raoul Wallenberg, Consul de Suède en Tchécoslovaquie.
Des Allemands, militaires ou des civils employés dans les pays occupés, ont su dire « non » aux exactions de leurs dirigeants, méritant ainsi, au péril de leur vie, le titre de Justes parmi les nations.
Il faut enfin mentionner un Pays et deux communautés qui ont reçu cette distinction :
* Le Danemark, et ses mouvements de résistance, ont sauvé la quasi totalité de la communauté juive du pays (environ 7 200 personnes sur un total estimé à 8 000), au cours d'une seule opération en octobre 1943, en l'évacuant subrepticement par le détroit d'Oresund séparant le Danemark de la Suède.
* Aux Pays-Bas, le village de Nieuwlande, dans la province de la Drente.
* Dans la région montagneuse du sud de la France, la communauté protestante du Chambon-sur-Lignon.
Les Justes, dont les actions constituent des exemples exceptionnels de courage, de générosité et d’humanité sont des phares pour les prochaines générations, justifiant ainsi la devise extraite du talmud et figurant sur la Médaille des Justes :
« Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier »
http://www.yadvashem-france.org/qui_est_juste/
Ecrit par : Helisenne | 19 avril 2008
je retire mes réserves. il a trouvé Nate Fisher de Six Feet Under et Simon Adebisi de Oz. Stupéfiant!
Par contre il n'a jamais entendu parler du personnage de Norpois dans la Recherche. Mais on ne peut pas tout avoir...
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008
Oui, à mon avis, il ne doit avoir trop de problème avec les teenagers, mais avec les vieux briscards, c'est une autre paire de manches. j'aime bien quand il se met en colère, l'Akinator.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Il n'a trouvé ni Rudolph II, empereur de Bohême (très belle émission sur la 5 tout à l'heure), ni Jean de la Fontaine, ni Louise Michel, mais il a trouvé Baudelaire. La logique des questions est bizarre.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Mettez-les cinquante fois de suite et il les trouvera! Ce logiciel est hyper-efficient! Tentez votre belle-mère ou votre beau-père, il va les trouver, votre canari ou votre chien aussi. C'est une drogue, ce truc!
Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008
Alors ça y est, ils couchent enfin Rachel et Julien.
Zion miltan.
Ecrit par : Un, pas cent | 19 avril 2008
Je ne sais pas qui est "un, pas,cent". Mais si ce courageux anonyme avait - ce qu'il n'aura pas - un peu plus de raideur d'échine qu'une larve rampante, il donnerait ici son nom, son nom et son adresse que je puisse aller lui casser les côtes.
Ecrit par : guy morel | 19 avril 2008
Je viens d'essayer La Fontaine, il a trouvé avec :
Votre personnage a-t-il plus de 35 ans ?
Votre personnage est-il très proche de vous ?
Votre personnage a t-il déjà divorcé?
Votre personnage est-il actuellement toujours vivant ?
Votre personnage a t-il participé à une guerre?
Votre personnage est-il dans le domaine de la musique ?
Votre personnage a-t-il joué avec des acteur français ?
Votre personnage est-il Français ?
Votre personnage a-t-il déjà participé à une émission de télé ?
Votre personnage est-il un écrivain ?
Votre personnage a-t-il une particule à son nom ?
Votre personnage plait-il particulièrement aux enfants ?
Votre personnage est-il une femme ?
Votre personnage écrit-il des vers ?
Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Hommage à Aimé Césaire sur la 3 : "Retour au pays natal" en ce moment.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
Il n'a pas trouvé Pauline Kergomard, ni papy Mougeot et s'y est repris à trois fois pour trouver Sophia Loren !
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
Et il n'a même pas été capable de trouver le nom de mon député !
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008
"Et il n'a même pas été capable de trouver le nom de mon député !"
Tiens je vais essayer Didier Julia, Christine Boutin, Jean Tibéri, Christian Vanneste et Georges Fenech. Que des personnalités honnêtes et hautement recommandables !
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008
Bon alors pour Didier Julia il m'a proposé Napoléon Bonaparte. Ca commençait mal.
Mais Vanneste, il l'a trouvé en 20 questions.
Pour Christine Boutin, il m'a proposé Roselyne Bachelot au bout de 20 questions, puis Christine Boutin trois questions plus tard, dont la photo ressemble drôlement à celle de Jessica Fletcher, l'héroïne d'Arabesque...
Après, il a confondu Jean Tibéri avec Alain Juppé ! Mais il s'est rattrapé deux questions plus tard.
Enfin, pour George Fenech, il m'a sorti Jean-Marie Le Pen puis Philippe de Villiers !
Ecrit par : Jérémy | 20 avril 2008
Il n'a pas trouvé Philippe Le Guillou, mais il m'a proposé... le Père Fouras !
Ecrit par : Jérémy | 20 avril 2008
Je remets l'information avec l'adresse e-mail du directeur de publication Philippe Démeron :
Le N° 13 de l'excellente Revue "Les Citadelles" vient de paraître - 10 Euros + frais de port
Commander à Philippe.DEMERON@ecologie.gouv.fr
Au sommaire :
Jeunes poètes turinois "Les éditions Torino Poesia" :
T. Fratus - D. Valentina - F. Tini Brunozzi - E. D. Langiu - L. Ragagnin
Poètes France :
JL. Aribaud - P. Blanc - J. Bouchard - A. Chenet - Ph. Démeron - I. Eniger - R. Guilloux - D. Hamel - D. Lander - A. Leclerc - R. Lecomte - D. Lemaire - P. Mironer - C. Muyard - P. Perrot - JC. Richard - P. Saunier - E. Stockhausen - B. Tomera - A. Chiaramonti
Poètes Europe
Angleterre : Rod Mengham - Ecosse : Ken Cockburn - Irlande : J. Montague - Malte : M. Ganado
Mexique : M. Hernandez (cinéma)
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Cher MAC,
un grand merci pour votre intervention concernant Germaine Tillon. Au milieu de tant de blablabla doucereux et idéologiquement formaté sui encombre ce site, vos éclats sont chaque fois les bienvenus. Au point où nous en sommes en ce très bas monde, la colère, la vraie, est la seule vertu salvatrice. Je crois que maintenant que l'on a interdit de fumer dans les lieux publics, il n'y a plus rien, hélas, qui puisse masquer l'odeur de pourriture et d'exvrément qui caractérise notre beau pays. Vous êtes, je crois, le fils du philosophe Goldschmidt ; excusez-moi si je m'y perds, mais est-ce celui qui était prof de philo à la Fac de Clermont dans les années 60 ?
Concernant l'honorable religieux qui a dénoncé Germaine Tillon, vous avez mille fois raison de dénoncer la chose, d'autant plus que vous le faites en termes magnifiques : pour parler de l'ordure, pourquoi s'interdire la violence verbale, ordurière elle-même si le "sujet" s'y prète ?
Mais permettez-moi de faire entendre ici un témoignage indirect, qui me trouble tellement que je demande régulièrement à son auteur de me le répéter :
Mon beau-frère, âgé aujourd'hui d'environ 75 ans, est juif d'une vieille famille d'origine ukrainienne. En 1940 et après, lui et sa soeur n'ont été sauvés que parce que des années d'Occupation durant ils ont été littéralement trimballés de monastère en presbytère et de couvent en séminaire par tout un réseau de prètres catholiques qui a joué à plein le jeu de la clandestinité, au point que mon beau-frère s'est retrouvé à servir la messe sous l'identité d'un enfant de choeur au nom bien français.
Il y a plus : durant les premiers mois du régime de Vichy, alors planqué tant bien que mal en banlieue parisienne à deux pas du QG de la Werhmacht, il s'est trouvé un officier allemand qui, à bien y réfléchir, était au moins lieutenant (mon beau-frère pense qu'il était capitaine), venair chercher mon beau-frère tous les jours à son domicile pour l'amener
à l'école, venait le chercher tous les jours à l'école pour le ramener à son domicile, en le gratifiant chaque fois d'un peu de ravitaillement pour lui et sa famille. Soyons clair : c'est assez beau pour être vrai. Ce n'est pas là l'"Histoire officielle", tant pis pour l'Histoire officielle. Et continuez, cher MAC, de venir de temps en temps souffler vos ouragans sur ce site. Merci d'avance.
Ecrit par : grosmatou | 20 avril 2008
Extraits de l'agenda du Ministre Xavier Darcos :
Semaine du 14 au 20 avril
Mardi 15 08h30 Petit-déjeuner avec Jacques ATTALI
10h00 Entretien avec Philippe MEIRIEU, professeur des universités en sciences de l'éducation
Jeudi 17 09h00 Entretien avec Alain MADELIN
Mercredi 23 10h15 Entretien avec Alain MADELIN (encore !)
11h15 Entretien avec François DUBET, professeur de sociologie
Jeudi 24 12h00 Entretien avec Christine JUPPE, inspectrice générale de l’Éducation nationale
Eh ben ça promet.
Ecrit par : Jérémy | 20 avril 2008
Cher grosmatou, "montaigneàcheval" est un répugnant personnage qui répand toutes sortes d'insanités sous le couvert d'un pseudo dont la première partie (montaigne) est largement usurpée... L'ignorer est le seul honneur que l'on peut lui faire.
Ecrit par : Brazon | 20 avril 2008
Brazon, MàC s'appelle bien Goldschmidt avec un papa philosophe ( chacun sa croix) et si cela plait à grosmatou de le caresser dans le sens du poil, à chacun son mauvais goût.
Ce qui importe, c'est que cela n'enlève rien à l'intérêt de ce qu'il a raconté ( ronronné) par ailleurs. Cela aurait été dommage de rater ces témoignages attachants et émouvants,
Alors, merci tonton Màc!.
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2008
Suite et fin de la contre campagne anti-chinoise :
Ce sont les médias qui font la pluie et le beau temps dans le cœur et la raison des Français. Ils sont leur conscience et leur mode de pensée. Ce sont eux qui façonnent les opinions exprimées par presque tous, qui libèrent les grognements, qui calment les mécontentements et révoltes qui ne sont pas programmés, planifiés et orchestrés. Évidemment, leur attribuer le rôle de bouc émissaire est aisé et bien pratique mais les excepter de toute responsabilité le serait tout autant.
Tout cela répond à une certaine logique difficilement contestable. C’est bien par eux que les informations leur parviennent, réelles ou biaisées, avec insistance ou désinvolture, selon l’effet attendu. Mais comment savoir ? C’est par eux que sont mâché et prédigéré des « prêts à penser » bien pratiques et assimilés sans effort, sans avoir à se casser la tête.
Le français n’aime pas pour autant l’ordre établi. Il revendique sa liberté d’opinion et d’expression. Mais quoi, quand il voit à la télé des Robert Ménard se révolter (ou en donnant les apparences de) et agir de façon illégale, dépassant parfois la limite de la rébellion , le français applaudit. Puis quand il le voit s’exprimer avec méchanceté et arrogance, notre compatriote type pourra changer d’avis. C’est selon…
Les manifestations, comme celle du passage de la flamme olympique à Paris, sont pour le français des véritables récréations. Cela lui rappelle le chahut à l’école. C’était le bon temps. Cela l’aide à oublier ses propres soucis, les injustices qu’il subit en silence ou dans une cacophonie assourdissante et stérile. Il est alors heureux de se défouler, de défier l’ordre établi, de se montrer rebelle et non consentant, qu’il soit devant son poste de télé ou dans la rue. Le coupable trouvé est à ses yeux idéal : une autorité gouvernementale étrangère accusée d’être responsable, presque de façon unanime, de tous les maux des sociétés occidentales. Il oublie alors volontiers le bas prix de son APN acheté récemment. De toute façon, il prétend avoir l’intention de boycotter les produits chinois. Le Tibet, repaire de pauvres moines innocents et brimés, en est le prétexte idéal. Des hommes de Dieu battus, si ce n’est pas malheureux ! D’accord, il s’agit seulement d’un Dieu étranger, mais quand même !
Tout cela viendrait des états-unis. C’est ce que notre français entend parfois dire dans la rue ou peut le lire sur internet, à des adresses si peu fréquentables (!!!). Mais l’admettre impliquerait que par ricochet, il aurait été lui-même mal informé donc manipulé. Quelle humiliation ! Cela irait à contre courant de ce que les copains disent, donc inconfortable. Décidément non, le chinois est un coupable préférable.
Le français dispose pourtant de suffisamment de sources d’information pour se faire une idée juste et affiner sa prise de position sur des éléments concrets. Après tout, il n’est pas plus bête qu’un autre. Quand des copains osent s’écarter de la « bien pensée » généralement admise, il est tenté de les rejoindre. C’est ce qu’il fait parfois. Puis, quand il s’aperçoit que des chinois accusent le français d’être mal informé et veulent boycotter ses produits, le vent de la révolte malmène le drapeau bleu blanc rouge. Non mais pour qui ils se prennent ceux là ! Depuis quand un coupable désigné ose-t-il s’attaquer à ses juges ?
Le gouvernement français en profite pour tenter de faire passer des mesures très impopulaires. Dans la précipitation, c’est une véritable cacophonie, des mesures prises puis contredites le lendemain. C’est un peu fort mais que voulez-vous, nous vivons une période pendant laquelle le français est très sensibilisé par ce qui est dit à la télé et écrit dans des journaux. Il est donc prêt à bondir face à tout ce qui lui semble critiquable, surtout quand il risque d’en subir les conséquences.
Cette caricature du français est un peu facile et ne s’applique pas à tous les individus. Il existe de plus en plus de groupes de personnes qui ont compris et qui l’expriment ouvertement. La vie sera moins facile pour eux. Désormais, quoi que disent médias et hommes politiques, ils auront envie de rétorquer : « je ne vous crois plus ; souvenez-vous de la Chine, printemps 2008 »
Pourtant une grosse moitié de français, ceux qui répondent assez bien à la caricature, fiers de « leur courage » dans des « batailles acharnées » en garderont pendant quelques semaines des bons souvenirs. Puis, ils oublieront totalement dès que nos journalistes aborderont un autre sujet qui permettra à ces compatriotes démocrates convaincus (ce n’est pas comme les chinois) de montrer à la face du monde qu’ils restent les gardiens du temple, les libres et courageux défenseurs des droits de l’homme. Ceux à qui « on ne la fait pas »
Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 20 avril 2008
Témoignage édifiant lu sur :
http://jpg-info.net/
Toujours sur Marianne2.fr, dans les messages relatifs à l'affaire de la gifle, ce témoignage de Pascale. Explication à mon sens lumineuse de la situation de l'école française.
Sachons tirer les leçons de l'expérience !
"Institutrice, j 'enseigne dans les quartiers difficiles depuis trente ans. J'ai tout fait : de la pédagogie différenciée aux projets mirobolants, de la pluridisciplinarité à la transdisciplinarité (!), des classes de neige aux peintures de fresques sur les murs de l'école. J'ai bu tant de cafés chez des parents désemparés, compati à tant de drames familiaux, j'ai fait faire tant de journaux scolaires pour pouvoir acheter des lunettes à des élèves dont les parents n'avaient plus un centime, gardé tant d'enfants que les parents avaient oublié de venir chercher au retour d'un voyage scolaire, fait tant de sacs des vêtements de mes propres enfants pour les donner à des élèves démunis, donné tant d'heures de cours de soutien gratuitement bien sûr, écouté et porté tant de mamans déboussolées, battues, dépassées, abandonnées. J'ai eu les classes les plus difficiles, les enfants les plus malheureux du monde.
Eh bien je n'en peux plus ! Je me rends compte que les ZEP ont enfoncé les enfants qu'elles prétendaient aider, qu'à force de faire des débats "citoyens", sortir de l'école, aller au théâtre montrer des pièces d'avant-garde pendant lesquelles moi-même je m'ennuyais à mourir, discuter, rediscuter et discuter encore pour justifier tous mes choix et ceux des élèves, j'avais perdu l'essentiel : les apprentissages. Nous avons tous fait la même chose., et malheureusement nous y avons cru (et pourtant, dans mes classes, j'ai toujours fait énormément de grammaire, d'orthographe, de conjugaison, de vocabulaire - mais en me cachant !!!) Pendant ce temps, dans les écoles ''favorisées '' les enfants continuaient d'apprendre, les instituteurs continuaient d'enseigner d'une façon rigoureuse et riche. A votre avis, quels enfants n'ont pas réussi qui auraient réussi s'ils avaient reçu un enseignement plus classique ? Ceux de ZEP bien sûr. Les jeunes professeurs des écoles sont ces élèves que j'ai ''formés''. Ils arrivent aujourd'hui dans mon école : depuis six ans , c'est la catastrophe. ces jeunes enseignants ne maîtrisent ni le français, ni les mathématiques, ni l'histoire, ni la géographie, l'éducation civique encore moins (et pourtant, elles travaillent énormément, mais .... curieusement, les sciences font exception).
Je ne suis pas fière de moi parce que j'ai contribué à cet appauvrissement général : j'y croyais ... J'ai fait mon ''coming out'' il y a quelques années et je me sens coupable. Alors aujourd'hui, avec tant d'expérience, quand je vois des élèves de CE2 (8 ans) passer leur temps à essayer de négocier avec moi parce qu'ils me prennent pour leur mère et se croient dans leur maison, des mômes de CE2 me gonfler parce qu'ils refusent de compter à partir de l'année 0 parce que Jésus-Christ ce n'est pas leur religion (et moi pas plus mais athée pour eux c'est le comble de l'horreur), quand je dois me battre du matin au soir parce que leur quotidien, c'est forcément pour eux une négociation perpétuelle (écrire la date à quatre carreaux, on est obligé maîtresse, faire la lettre aux correspondants on est obligé maîtresse, faire les opérations on est obligé maîtresse ?), j'en ai assez. J'ai le sentiment d'avoir tellement donné, avec plaisir d'ailleurs, et maintenent j'ai le sentiment de m'être tellement plantée !!!
Avec ma bonne conscience de gauche, j'ai participé à l'appauvrissement des classes défavorisées, et maintenant, c'est bizarre, plus je me radicalise, plus je suis de gauche, et plus mes amis de gauche me pensent réac.
Quant à mes propres enfants : ''Enseigner maman ? Nous jamais, d'ailleurs, maman, jamais on ne fera ce que tu as fait, jamais on ne passera le temps que tu as passé tous ces soirs, ces week ends, ces vacances à essayer de sauver le monde. Maman, tu aurais dû être plus sévère, maman, tu n'aurais jamais dû passer autant de temps à discuter, maman, il aurait fallu que nos enseignants nous fassent plus bosser au lieu de nous faire travailler sur tous ces projets au cours desquels nous n'étions jamais en claasse..."
Ah oui , j'y croyais tellement que mes enfants ont étudié en ZEP. J'ai rattrapé le coup in extremis en passant quelques heures de plus pour leur faire assimlier le programme.
Voilà, je me sens triste, fatiguée, responsable.
Alors oui, je signe la pétition pour protéger ce prof qui me ressemble, probablement, qui n'a pas supporté une énième insolence de ces élèves qu'il a tant voulu aider, probablement.
PS . Mes enfants adolescents ont une conscience de gauche, heureusement (malheureusement ?)"
Ecrit par : Guillaume | 20 avril 2008
Sauf que les profs de gauche bien pensants mettent de plus en plus leurs enfants dans le privé, mais ne le disent pas, ils en auraient honte bien sûr, ce serait reconnaitre leur échec !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Ils ne veulent pas que leurs enfants se trouvent dans des classes où il y a une majorité d'immigrés ...Mais ils invoquent hypocritement d'autres raisons ,car ils ont honte là aussi ! C'est amusant à observer car ceux qu'ils dénoncent comme des fachos laissent leurs enfants dans le public ! Pour les bobos cela devient, me semble-t-il une position intenable , ils commencent à être gênés aux entournures ! Pathétique !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Et cette école en ruine , c'est l'oeuvre de la gauche bien pensante ! L'article dresse un bilan terrifiant des désillusions !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Germaine Tillion fut en toutes circonstances une grande dame, simple, érudite et lucide qui savait s'exprimer et se faire comprendre en se permettant quelques remarques pleines d'humour. Sans aucun doute elle avait dû étudier la grammaire à l'école. J'ai sous les yeux : " Il était une fois l'ethnographie." publié en janvier 2000 aux éditions du Seuil, véritable invitation au voyage dans le temps et l'espace à la découverte et la compréhension de l'autre.
Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 avril 2008
Ah oui , j'y croyais tellement que mes enfants ont étudié en ZEP. J'ai rattrapé le coup in extremis en passant quelques heures de plus pour leur faire assimlier le programme.
Voilà, je me sens triste, fatiguée, responsable.
Alors oui, je signe la pétition pour protéger ce prof qui me ressemble, probablement, qui n'a pas supporté une énième insolence de ces élèves qu'il a tant voulu aider, probablement.
PS . Mes enfants adolescents ont une conscience de gauche, heureusement (malheureusement ?)"
Ecrit par : Guillaume | 20 avril 2008
Puisqu'il paraît que Philippe Meyrieu et ses "disciples" lisent ce blog et s'offusquent de nos propos "antipédagos", jusqu'à demander à JPB de "faire le ménage" quand ils le rencontrent à l'occasion d'une émission, j'aimerais bien qu'ils lisent ce témoignage, s'il pouvait au moins les atteindre et les inciter à faire preuve d'un peu moins de suffisance, d'un peu plus d'humanité, de modestie et de bon sens. Mais je rêve sans doute.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Où étaient-ils les profs résistants, quand les pédagos ont vendu leurs salades ? Nulle part ! La grande majorité a applaudi, les autres ont courbé l'échine ou rongé leur frein, fatigués d'être traités de méchants réacs qui ne voulaient pas oeuvrer "pour une école enfin vraiment démocratique" et "qui voyaient le mal partout" !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Puisqu'il paraît que Philippe Meyrieu et ses "disciples" lisent ce blog et s'offusquent de nos propos "antipédagos", jusqu'à demander à JPB de "faire le ménage
Ils n'ont guère changé depuis feu le Carnet de correpondance, le blog de Davidenkoff* où ils regrettaient déjà de ne pouvoir débattre d'éducation entre "personnes de qualité".
* Contrairement à ce dernier, il suffit de lire son Réveille-toi Jules Ferry, ils sont devenus fous (ed. Oh).
Ecrit par : Guillaume | 20 avril 2008
Meirieu est en pétard....Chouette. De quoi se consoler de la disparition des deux géants. La colère d'un nain comme ce parasite de la République est une joie immense. Comme j'aurais aimé qu'on enchaînât Meirieu et qu'on le livrât à Germaine Tillon, Jacqueline de Romilly, Pierre Vidal-naquet, Claude Lévi-Strauss, Nicole Loraux, Fernand Braudel, une sorte d'Héliée de morts et de vivants qui lui eussent soufflé dans les bronches, l'eussent fait pleurer, trépigner, ce naze!!! Oh, il peut bien être en pétard. JPB, je vous autorise à lui filer mes coordonnées, blaze, numéro de téleph, numen (24E9277015DFH) pour avoir l'honneur d'être traîné en diffamation devant la correctionnelle par ce pourri scientologue.....
A propos , merci Cadichon, je sais qu'on ne s'entend pas biien (c'est le moins que l'on puisse dire) mais je suis très sensible à l'élégance de votre post. L'estime d'un ennemi vaut mieux que l'hyporcisie d'un ami. Et je suis le fils de Georges-Arthur Goldschmidt, le traducteur et écrivain. Et ce n'est pas une croix....
Ce qui est une croix c'est de penser que les pixels qui matérialisent virtuellement mes paroles sont les mêmes que ceux qui composent la citerne à sanie, la piscine à pus qu'est ce Brazon.....
Brazi, Brazon la merde
la voilà la jolie merde au bois
le voilà la jolie merde
De blog en blog ,
le voilà son joli pus
Brazi, Brazon la merde
la voilà la jolie merde au bois
la voilà la jolie merde.
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
MàC donnez pas votre numen, ça pourrait donner des idées à certains et vous pourriez vous retrouver muté au lycée français de Pékin (je plaisante, je sais que ça ne marche pas tout à fait comme ça)
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Très intéressant le dernier post de "contre la campagne anti chinoise", essentiellement centré sur la liberté de la presse "qui "façonnerait les cerveaux" des Français.
CLCAC (l'abrège) est sans doute sincèrement effaré de cette liberté à laquelle il ne comprend rien car il est enfermé dans une obsession du complot impérialiste américain et de l'éclatement de la Chine (vous voyez CLCAC que "je vous ai compris") et tout ce qui pourrait remettre en question sa vision du monde le remplit d'une profonde horreur, où toute pensée "déviante, comme dans 1984 est un sacrilège, un péché mortel.
Or c'est au nom de cette liberté que se sont faites dans notre pays toutes les révolutions depuis la chute du premier Empire (les ordonnances de Charles X portaient précisément sur la liberté de la presse), le rétablissement de la liberté de la presse figure expréssément dans le programme de gouvernement de la IIème République issu de la Révolution de 1848 avec l'abolition de l'esclavage, le droit au travail, le suffrage universel et le droit à l'instruction.
CLCAC ne comprend pas que les Français ne sont pas forcément manipulés par la presse, mais que nous sommes portés, que nous le sachions ou non par une Histoire, que nos ancêtres se sont battus pour cette liberté dont ils savaient bien qu'elle n'était pas un luxe, qu'elle était l'essence même (avec l'instruction) de l'esprit républicain et consubstantielle à la liberté d'opinion.
Liberté aussi nécessaire que l'air que nous respirons et dont nous ne sommes pas toujours conscients, liberté qui façonna l'esprit de notre cher et vieux pays, comme disait le général de Gaulle et dont l'essence se résume dans l'admirable formule de Voltaire (je cite de mémoire) : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrais jusqu'à la mort pour que vous puissiez continuer à le dire."
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Plusieurs choses en vrac.
Guillaume a raison. Dès qu'il y a eu quelques interventions non-conformes sur le blog de Davidenkoff, les pédagos ont commencé à hurler. Si vous n'êtes pas d'accord, faites votre propre blog, qu'ils disaient. Mais ne venez pas nous contredire ici. Et comme ils n'avaient guère d'arguments, ils ont peu à peu déserté le blog, à commencer par Meirieu himself. Il faut saluer la grande honnêteté d'Emmanuel Davidenkoff qui a préféré les laisser partir (alors que beaucoup d'entre eux étaient, et sans doute continuent d'être, ses amis) plutôt que censurer les messages. JPB ne censure rien, lui non plus. Et que se passe-t-il? Un minus quelconque fait une apparition épisodique puis bat rapidement en retraite dès qu'on lui répond. Ces gens-là n'ont plus rien à dire. Ils parlottent entre eux et font systématiquement "le ménage" pour que rien ni personne ne puisse troubler la paix de leur bonne conscience. Requiescant...
J'ai lu très rapidement le fil. Pour ce qui est des GN et des GV, des syntagmes comme "le petit chat" ne posent guère de problèmes. On peut facilement comprendre qu'il s'agit d'un "groupe". Mais ce qui doit perturber les jeunes élèves, c'est quand un "groupe" se réduit par exemple à un "pronom". Pourquoi dire que "il" est un "groupe"? Quel "sens" peut avoir une telle terminologie alors qu'ils nous bassinent constamment avec le fameux "sens"? Et comment comprendre qu'un GN soit inclus dans un GV? Tout cela demande de grandes capacités d'abstraction comme avec feu la théorie des ensembles. Quelqu'un a dit quelque chose de très juste plus haut. Pour ce qui est de la "nature", il vaut mieux s'en tenir aux mots (même si la notion de mot est discutable en linguistique). On trouve "chat" dans un dictionnaire mais pas "le petit chat". Un tel critère me semble amplement suffisant en primaire et en collège. Si on dit que la "nature" de "le petit chat" est d'être un GN on n'est plus dans la langue mais dans le discours et on s'achemine dangereusement vers la "grammaire de texte" (qui ne devrait pas être enseignée avant l'Université - et encore pour les seuls linguistes : personne d'autre n'en a rien à fiche).
Hommage à G T. Et lire ou relire "Le harem et les cousins". Toujours d'actualité pour comprendre ce qui se passe dans nos bahuts et nos banlieuex
Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 avril 2008
Relire aussi "Le Barème et les coussins" ce qui sied plus à la gent enseignante..... bon, boon, je sors...oui, la porte est là-bas...
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
CLCAC (l'abrège) est sans doute sincèrement effaré de cette liberté à laquelle il ne comprend rien car il est enfermé dans une obsession du complot impérialiste américain et de l'éclatement de la Chine (vous voyez CLCAC que "je vous ai compris").
Robin, moi il me semble que c'est le contraire.
Clac n'est pas Chinois, il est Français, et son écriture est même tellement française qu'il ne sait pas quand ce mot (Chinois itou, d'ailleurs) prend ou non une majuscule. C'est une chose que l'on n'enseigne plus comme la grammaire ( nature et fonction) et comme l'orthographe des centaines par exemple ou la liaison qu'exige ce mot d'Euro et non de-euro) prononcé comme s'il s'écrivait HHHEuro comme Haricot:
uneuro, deuzeuro, mais trois-H-euros, etc...dix-H-euro
Cent-H-Euro.
Ce mot fait-il tellement peur, est-il si étranger à notre conscience collective qu'il faut le hacher, l'éructer, et qu'il ne saurait appeler la douce euphonie de la liaison, la musique de notre langue ? On le prononce à la teutonne!
et evidemment quand on mêle les deux pathologies cela fait
Deux cent -Heuros puisque plus personne ne sait quand mettre un s pour écrire une somme de 3 chiffres...
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MÀC, la croix c'était au second ou nième degré, juste le clin d'oeil appelé par le contexte des prêtres Justes..
mais quand même, qu'est-ce qui vous a poussé à coller une étiquette de bolchévique à Germaine Tillion quand elle n'a même jamais été compagnon de route, bien trop fine experte de la nature humaine et de la mécanique totalitaire pour tomber dans ce piège grossier.
ne serait-ce pas parce que vous êtes victime du mythe qu'a fabriqué le PCF pour faire oublier sa lâcheté entre juin 1940 et l'invasion de l'URSS? Je parle de l'insitution, pas d'individus isolés, qui ont tout de suite su choisir entre deux loyautés contradictoires et furent exclus pour s'être dissociés de cette infamie.
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2008
Si on dit que la "nature" de "le petit chat" est d'être un GN on n'est plus dans la langue mais dans le discours et on s'achemine dangereusement vers la "grammaire de texte" (qui ne devrait pas être enseignée avant l'Université - et encore pour les seuls linguistes : personne d'autre n'en a rien à fiche)
(Pedro Cordoba)
Il faut effectivement se poser des questions sur les limites de ce que l'on enseigne, mais il ne faut pas attendre d'avoir éclairci toutes les notions pour enseigner quelque chose.
Ce n'est pas parce que le concept de "mot" n'est pas clair (s'agit-il du signe linguistique conventionnel (signifié), de l'idée à laquel il renvoie (signifiant) ou de la chose elle-même désignée (référent) ?... qu'il ne faut pas employer le mot "mot" (sans jeu de mots !) qui, lui, est parfaitement clair pour les enfants.
Il vaut mieux enseigner des notions simples et limitées dans un premier temps et partir de ces notions pour les critiquer et les élargir ensuite.
L'introduction massive et maladroite de la linguistique structuraliste et de la grammaire générationelle était beaucoup trop précoce, a brouillé tous les repères et séparé les générations.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
MàC, vous êtes adorable...
Ecrit par : Brazon | 20 avril 2008
ne serait-ce pas parce que vous êtes victime du mythe qu'a fabriqué le PCF pour faire oublier sa lâcheté entre juin 1940 et l'invasion de l'URSS? Je parle de l'insitution, pas d'individus isolés, qui ont tout de suite su choisir entre deux loyautés contradictoires et furent exclus pour s'être dissociés de cette infamie.
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2008
Tout à fait d'accord avec vous sur l'infâmie sans retour du communisme. De la pourriture stalinienne. Non, ce que je voulais dire, par pure provoc, c'est qu'en ces temps de réhabilitatio ndes valeurs ultraconservatrice, certains destins, come celui de Germaine Tillion, dont , je suis désolé, on avait dit qu'elle était "une putain communniste défendant le FLN" (Rivarol) et Aimé Césaire qu'on accusa d'être communisant. Alors que tout cela c'est de la foutaise. Mais enfin ,merde, on peut être antisarko et être lucide. Non??? la gauche, c'est de la merde. Ce n'est quand même pas moi, qui passe mon temps à cracher sur les IUFM, oeuvre de la gauche qui vous dirait le contraire. Mais, souffrez, chère Cadicon, que mon nez renifle tout ce qui de près ou de loin pue le fasciste ou le fascisant. Moi, je suis anar, vaguement de gauche. Le communisme est un nazisme sans le délire raciste, ce qui lui a permis de tenir 70 ans et de crucifier des régions entières du monde. Sa défaite absolue et dézfinitve est son seconnd crime: par sa disparition comme contrepoids, les pourritures mafieuse du capitalisme, ne pouvant plus soutenir Adolf, s'en donnet à coeur joie pour flinguer tout progrès social. Voilà tout. Mais de grâce, lâchez-moi avec cette suspicion idiote de symathie pour Jojo les Belles Bacchantes et sa clique de cons serviles.
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
ne serait-ce pas parce que vous êtes victime du mythe qu'a fabriqué le PCF pour faire oublier sa lâcheté entre juin 1940 et l'invasion de l'URSS? Je parle de l'insitution, pas d'individus isolés, qui ont tout de suite su choisir entre deux loyautés contradictoires et furent exclus pour s'être dissociés de cette infamie.
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2008
Je pense qu'emporté par sa fougue habituelle, notre ami MàC a tout simplement oublié un instant que Germaine Tillon n'était pas l'épouse du député communiste et résistant Charles Tillon. Une malheureuse association d'idées, en somme.
Charles Tillon (Rennes, 3 juillet 1897 - Marseille, 13 janvier 1993) était un député communiste français et membre du comité de direction du parti. Il prit part à la Résistance pendant la guerre. Exclu du PCF en 1952, il est réintégré cinq ans plus tard, avant d'être de nouveau exclu après le Printemps de Prague.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Où étaient-ils les profs résistants, quand les pédagos ont vendu leurs salades ? Nulle part ! La grande majorité a applaudi, les autres ont courbé l'échine ou rongé leur frein, fatigués d'être traités de méchants réacs qui ne voulaient pas oeuvrer "pour une école enfin vraiment démocratique" et "qui voyaient le mal partout" !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Très juste. Ce climat plombé par des méthodes soviétisantes explique d'ailleurs en grande partie l'actuelle réaction virulente des anti-pédagogistes. Cela dit, même si la plupart des profs ont plié l'échine, beaucoup, sur le terrain, ont appliqué la méthode dite de la force d'inertie et ont continué à faire, tant bien que mal, comme ils avaient toujours fait. Ceux qui étaient inspectables ont préparé cette comédie ponctuelle sur le papier, joué leur rôle le jour venu et, une fois l'inspecteur reparti, pensé : "Vas t'en voir ailleurs si j'y suis ..."
Pourquoi ? Parce que le constructivisme est inapplicable et intenable dans la durée, humainement et matériellement. On ne savait plus comment enseigner ; d'ailleurs, il ne s'agissait même plus d'enseigner ! Le constructivisme est donc en grande partie responsable du naufrage de l'école, trop longtemps (et encore) instrumentalisée par des idéologues dont la dangerosité n'est plus à démontrer.
Alors, se faire traiter de réac par des fous, la belle affaire !
Ecrit par : Magister | 20 avril 2008
"Moi, je suis anar, vaguement de gauche."
Inconséquent, on dit...
Ecrit par : Brazon | 20 avril 2008
Dans la rubrique "le ridicule ne tue pas", dans nootre bahut on a une TICE, con comme une escadre de Vaqlises Delsey à roulettes, qui est là pour "chapeauter" (wouarf!) le Bédeuzi...Le site s'appelle GIBII.... pauvres cons!!! pourquooi pas SHAADOK???? Connards de vermines de petits administrateurs de merde....ça veut faire de l'humour , ça madame, les petites ordures rectales, ça veut faire passer la pilule totalitaire dans le sourire, ça.....
MàC, vous êtes adorable...
Ecrit par : Brazon | 20 avril 2008
moi, je ne trouve pas....mais enfin, si vous le dites....et vous m'en voyez marri. J'ose espérer que vous grincez au moins en écrivant ça.
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
raté Robin....mais diable, relisez ce que la presse d'extrême droite, que je cite, mais vous n'avez pas lu, disait de l'engagemennt de Germaine Tillion et pas Tillon pour le FLN....et ça vous fera changer d'avis.
Et puis Tillon aussi était un sacré type. Avoir été viré deux fois de chez les stals, c'est un titre d'honneur, non???
Alors Vivent Tillion et Tillon !
Aux chiottes Fillon !
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
"Moi, je suis anar, vaguement de gauche."
Inconséquent, on dit...
Ecrit par : Brazon | 20 avril 2008
Toi, ma poule tu serais plutôt du genre con, c'est quand???
T'es prof??? t'est sûr. Décidément la République est bonne fille....
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
Tout à fait d'accord avec vous sur l'infâmie sans retour du communisme...
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
De la pourriture tous les dirigeants bochéviques, dont soit dit en pesant mes mots, une bonne partie d'origine juive, qui ont pris le contrôle de la Russie en 1917-1920?
Décidément il y a des condamnations définitives que je qualifierais de typiquement staliniennes.
Germaine Tillion (élève de Marcel Mauss juif et communisant) était un peu plus nuancée dans ses jugements sur les bolchéviques, qui, les premiers ont eu à pâtir des délires staliniens. Et elle savait de quoi elle parlait. De même qu'on oublie l'énorme sacrifice consenti par les soviétiques pour libérer l'Europe. Non sans arrières pensées j'en conviens.
De fait jeter à la poubelle le communisme, son idéal, ses récits permet très facilelement de disculper le capitalisme, lequel chacun sait n'a aucun crime, aucun génocide sur la conscience, et vogue la galère!
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
De la pourriture tous les dirigeants bochéviques, dont soit dit en pesant mes mots, une bonne partie d'origine juive, qui ont pris le contrôle de la Russie en 1917-1920?
Décidément il y a des condamnations définitives que je qualifierais de typiquement staliniennes.
Autrement dit, on est stalinien quand on condamne le stalinisme.....Fabuleux......Surréaliste....encore! encore!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
"Dans la rubrique "le ridicule ne tue pas", dans nootre bahut on a une TICE, con comme une escadre de Vaqlises Delsey à roulettes, qui est là pour "chapeauter" (wouarf!) le Bédeuzi..."
On a la même. Mais chez nous elle a un pouvoir phénoménal.
Et elle ne s'en tiendra pas là (elle est pressentie pour le concours d'IPR).
Les responsables TICE sont les nouveaux kapos pédagos.
Ecrit par : Jeremy | 20 avril 2008
S'opposant au Parti communiste français sur la question de la déstalinisation[2], Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s'inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Siégeant à l'Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993.
Aimé Césaire a effectivement fait partie du PCF, jusqu'en 56.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Ben oui, comme les communistes intelligents , si si, ça existait, il a abandonné le rafiot pourri après Budapest.
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
Aimé Césaire a effectivement fait partie du PCF, jusqu'en 56"
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
c'est bien pourquoi je me suis contentée de rectifier le tir pour cette bonne Germaine et n'ai pas évoqué Césaire, car même si cela ne me viendrait jamais à l'idée de le traiter de bolchévique il n'a pas été comme Germaine un opposant à tous ces courants utopistes mortifères.
bunto,
Tous partisans de l'indépendance n'étaient pas nécessairement affidés au PC, ni même socialistes
pas non plus sympatisans du FLN, lequel avait les mains encore plus sales que les Français puisque qu'ils torturaient et massacraient surtout les leurs, pour les terroriser.
Quand donc va-t-on finir avec ce mythe raccoleur inepte, ce mesonge patenté, qui n'est que la transposition sur la guerre d'Algérie de celui du monopole de la Résistance par les mêmes cocos?
N'oublions pas non plus que si Germaine Tillion a dénoncé les exactions des Francais, elle a aussi parlé des circonstances, qui si elles ne justifiaient pas les actes moralement, donnaient quand même un bémol à sa condamnation.
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2008
De la pourriture tous les dirigeants bochéviques, dont soit dit, en pesant mes mots, une bonne partie d'origine juive, qui ont pris le contrôle de la Russie en 1917-1920?
La participation des Juifs au mouvement syndicaliste révolutionnaire comme le BUND en Biélorussie, région dont était originaire mon grand-père maternel qui émigra en France par les Pays Baltes en 1905, puis à la Révolution russe et au mouvement bolchéviste auquel ils fournirent effectivement une majorité de cadres, s'explique pour des raisons historiques.
Cette présence importante des Juifs parmi les cadres dirigeants du Parti communiste soviétique fut évidemment un leitmotiv de la propagande d'extrême-droite.
On oublie un peu facilement que les Juifs russes (askhénases) furent trois victimes, une première fois sous le régime des tsars (les pogroms de 1905) et une deuxième fois avant (par leurs compatriotes russes qui commencèrent le travail des S.S. et après la rupture du pacte germano-soviétique et l'invasion de l'URSS par l'Allemagne nazie. Quant à l'antisémitisme de Staline, c'est un fait bien connu (cf. l'affaire des médecins).
Il faut se rappeler que c'est en Biélorussie et en Ukraine que fut expérimenté la solution finale première mouture ("une balle, un juif") à laquelle le trop sensible Himler préféra par la suite les chambres à gaz, jugées plus "humaines" (sic !)
Voir au sujet du BUND le site de France-Belarus.com :
En 1894, toujours à Vilno, une réunion a lieu avec John Mill, A. Kremer, Levinson et Martov pour traiter des problèmes politiques et organisationnels et aboutit à une déclaration où l’on peut lire :
"Les ouvriers juifs ne souffrent pas seulement en tant que prolétaires, mais aussi en tant que Juifs. Il faut lutter en même temps pour les droits civiques... Ce combat ne peut être mené que par les ouvriers eux-mêmes."
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Autrement dit, on est stalinien quand on condamne le stalinisme.....Fabuleux......Surréaliste....encore! encore!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
Ne me faites pas dire MàC , ce que je n'ai pas dit et écrit. J'ai dit sans doute gauche-ment que certaines condamnations (j'allais dire et sans humour: "sans procès") sans appel peuvent être staliniennes.
Seul Staline à mon sens était véritablement stalinien. Peut-être connaissez-vous, étant historien, cet épisode d'un plénum du CC, après le XIX congrès du КПСС, en 1952, au cours duquel Molotov et Mikoyan, accusés par Staline dans son délire d'être des agents de l'Occident, se défendirent en disant qu'il se trompait et qu'ils étaient de bons bolchéviques. Et tous les membres présents du CC de se dirent en leur for intérieur, que leurs dernières heures avaient sonnées. Il n'en fut rien. C'était la fin du stalinisme elle-même qui avait sonnée.
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Il faut se rappeler que c'est en Biélorussie et en Ukraine que fut expérimenté la "solution finale"
expérimentée
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
A propos des scolopendres nommés TICE, il y encore pire dans le genre. L'opprobre absoluue, alors!!! Comme je suis ,vous le savez , dans un des 241 établissements "AMBITION CORNET DE FRITES", la protale avait dû choisir 4 profs "référents" des "superprofs" "chefs, chefs en chef des autres nazes". Il y eut des volontaires. C'est ça le pire. Attirées (ce sont des collègues du beau sexe) par des promesses de HSA....Quand elles se sont redues compte que, non seulement elles ne toucheraient pas un fifrelin mais qu'en plus on a profité (tiens c'est marrant dans profit , y a prof!!!rigolo) de leur statut "honorifique" (on ne rigole pas, là-bas au deuxième rang) pour leur faire faire tous les sales trucs que personnne ne voulait faire (rapports pour les conseils de disciplines, bilans d'action etc) elles en pnt passablement rabattu. Mais le mal est fait. La suspicion mutuelle, arme des administrations a fait son oeuvre. Elles passent , à tort, pour des mouchardes. Le ver est dans le fruit. C'est fait pour. Casser la solidarité des équipes pour nous foutre dans la gueule les projets de Pochard...ce nom, tout de même....pourquoi pas la Commission Litron, Pochetron, Brindzingue.....Souaroulé
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
Sur l'action des commandos nazis en Ukraine, cf "Enquête sur un génocide oublié".
Le père Patrick Dubois est parti retrouver les traces de la "shoa par balles", le massacre de 1,5 millions de Juifs par les nazis dans l'ex-URSS.
Le père Dubois dont le grand-père, prisonnier de guerre avait assisté impuisant à des exécutions de Juifs, affirme "que l'on ne peut pas bâtir l'Europe sur ce génocide oublié."
http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,3379656,00-ukraine-enquete-sur-genocide-oublie-.html
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
"Cette présence importante des Juifs parmi les cadres dirigeants du Parti communiste soviétique fut évidemment un leitmotiv de la propagande d'extrême-droite"
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Ce n'est pas faux.
Je rentre à peine d'un court séjour en Russie et j'ai eu l'occasion d'aborder cette question de la place de la communauté juive dans la Russie post-soviétique et du renouveau du judaïsme en Russie.
Il court toujours, semble-t-il, cette accusation faite par les élites de l'assassinat de Stolypine par un juif, Bogrov...
Mais les russes n'en sont plus à ce stade. La forte présence et influence des oligarques d'origine juive dans les allées du pouvoir, même si certains sont ennemis jurés de V.V Poutine, est plutôt vue comme une bonne chose. En tout cas c'est l'opinion d'Alexeï Mukhin dans un livre "Elita Rossii", sur le renouveau des élites russes.
Robin, vous avez tout à fait raison de rappeler dans vos posts les tragédies passées en Europe de l'Est et en URSS. Je regrette seulement qu'on continue à voir en France la Russie et son histoire avec autant d'apriori et de stéréotypes, et comme si elles s'étaient figées définitivement.
Mais revenons à nos moutons ou à nos élèves. C'est tout de même la préoccupation principale de ce blog.
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Voici ce que j'ai trouvé sur le site de" Riposte laïque" et que je trouve bien vu. À chanter dans les salles des profs pour ridiculiser les pédagogols et les laxistes qui achètent à vil prix la paix scolaire.
La mauvaise réputation
D’après Georges Brassens
Au collège, sans prétentions,
J’ai mauvaise réputation.
On dit que je suis exigeant,
Que je n’aime pas les enfants.
Je me trouve pourtant bien bonne pomme
D’essayer de faire, de gamins, des hommes !
Mais les enfants n’aiment pas que
L’on exige quelque chose d’eux,
Non, les enfants n’aiment pas que
L’on exige quelque chose d’eux.
« Surtout ne me dérangez pas,
Rester bébé, moi ça me va. »
Au collège, sans prétentions,
J’ai mauvaise réputation.
On me dit que mes punitions
N’ont pas de justification.
« Il ne faut jamais nous punir le nôtre,
Mais soyez bien ferme avec ceux des autres ! »
Car les parents n’aiment pas que
L’on dérange leur enfant à eux,
Non, les parents n’aiment pas que
L’on dérange leur enfant à eux.
« On se demande bien pourquoi
Vos classes ne vous respectent pas ! »
Au collège, sans prétentions,
J’ai mauvaise réputation.
Je ne suis pas intéressant,
La moyenne sans cesse descend.
« Même si dans la classe, y’en a de plus hautes,
Si le mien descend, c’est de votre faute !
Car mon enfant, cette étincelle,
Est l’étalon universel,
Oui, mon enfant, cette étincelle,
Est l’étalon universel.
Et si ça ne lui convient pas,
Vous êtes nul, ça va de soi ! »
Au collège, sans prétentions,
J’ai mauvaise réputation.
Je demande de travailler,
Et je ne fais pas rigoler.
« Peu importe cette culture abstruse,
Je veux de bonnes notes, et que l’on s’amuse !
Car travail, savoir, et effort
Ne sont pas vraiment mes points forts,
Non, travail, savoir et effort
Ne sont pas vraiment mes points forts.
Si je n’aime pas déjà ça,
Ca ne vaut rien, ça va de soi ! »
Au collège, sans prétention,
J’ai mauvaise réputation,
Je ne prête pas attention
A tous les donneurs de leçons,
Tous ceux qui pour sortir de mes débâcles
M’assènent de haut leur formule-miracle,
J’ai l’arrogance de croire que
Je connais mieux mon métier qu’eux
J’ai l’arrogance de croire que
Je connais mieux mon métier qu’eux.
Faut cinq ans pour faire enseignant,
Cinq minutes pour être parent !
@ florence
Si vous voulez mieux comprendre ce qui se passe dans l'EN, je vous conseille de lire, non seulement les ouvrages de JPB, mais aussi "L'École de la lâcheté" de M. Maschino, récemment paru en poche; j'ai hélas pu constater cette lâcheté à tous les niveaux, et rares sont ceux qui osent l'ouvrir pour dénoncer le consensus mou.
Ecrit par : mouron rouge | 20 avril 2008
Une dernière pour la route et en écho un peu désespéré à certains ...
"Non, jamais dans la balance de la connaissance, le poids de tous les musées du monde ne pèsera autant qu'une étincelle de sympathie humaine."
Aimé Césaire -"Discours sur le colonialisme", 1955
Hervé
Ecrit par : Hervé | 20 avril 2008
Extraits de l'agenda du Ministre Xavier Darcos :
Semaine du 14 au 20 avril
Mardi 15 08h30 Petit-déjeuner avec Jacques ATTALI
10h00 Entretien avec Philippe MEIRIEU, professeur des universités en sciences de l'éducation
Jeudi 17 09h00 Entretien avec Alain MADELIN
Mercredi 23 10h15 Entretien avec Alain MADELIN (encore !)
11h15 Entretien avec François DUBET, professeur de sociologie
Jeudi 24 12h00 Entretien avec Christine JUPPE, inspectrice générale de l’Éducation nationale
Eh ben ça promet.
Ecrit par : Jérémy | 20 avril 2008
On comprend mieux pourquoi il a oublié le passé antérieur et la règle de trois. A ce régime-là, il ne saura bientôt plus ni lire, ni écrire.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Robin, le départ d'Aimé Césaire du PCF est plus complexe que cela (et il a eu lieu avant Budapest), il faut (re)lire la lettre à Maurice Thorez ... On la trouve facilement sur la toile et c'est tout naturel, ici :
http://www.ppm-martinique.net/Lettre-a-Maurice-Thorez_a44.html?PHPSESSID=6d76261f01bd9376f91e915e624a7f0c
Une "trace", en passant, pour "éclairer" le parcours, bourré de contradictions, de Césaire :
"Aimé Césaire - Une traversée paradoxale du siècle" de Raphaël Confiant (Ecriture - 2006)
Hervé
Ecrit par : Hervé | 20 avril 2008
Mais revenons à nos moutons ou à nos élèves. C'est tout de même la préoccupation principale de ce blog.
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Comment se porte l'école en Russie ? Est-ce qu'il y a des pédagogistes au pays de Vladimir Poutine ?
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
" Dans ces conditions, je vous prie de recevoir ma démission de membre du Parti Communiste Français.
AIME CÉSAIRE.
Paris, le 24 octobre 1956 "
Une "trace", en passant, pour "éclairer" le parcours, bourré de contradictions, de Césaire :
"Aimé Césaire - Une traversée paradoxale du siècle" de Raphaël Confiant (Ecriture - 2006)
Ecrit par : Hervé | 20 avril 2008
La démission d'Aimé Césaire de membre du PCF en 1956 ne fait effectivement pas suite à l'invasion de la Hongrie par les chars soviétiques (circonstance évidemment aggravante à ses yeux) mais aux révélations par Kroutchev des crimes de Staline lors du fameux congrès du PCUS et à la réaction de déni et de refus de toute remise en cause de la direction du PCF.
La lettre à Maurice Thorez est une merveille d'intelligence et de lucidité politique (à l'exception du passage bien pardonnable sur la Chine).
Et quelle écriture !
Merci pour le lien.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Mais...?!
Personne ne parle de l'émission Ripostes ?!
Jack Lang a peaufiné son rôle de grand guignol grandiloquent. Ce n'est pas un imbécile, mais il sait défendre son fond de commerce.
Meirieu a monopolisé la parole avec son copain boulonnais, et a fait preuve d'une belle hypocrisie ("je n'ai rien fait", "je ne l'ai jamais dit").
Le soutien de Davidenkoff à Meirieu n'est pas étonnant : Phosphore est publié par Bayard, éditeur catho. L'inspiration socio-catho de l'Education soutenue par Meirieu et S. Royal lui va très bien - et le développement du privé est loin d'attrister Bayard !
N. Polony était très bien.
Honnêtement, on a beaucoup moins entendu le camp des gens sensés que celui des pédagos. C'est le résultat du montage, ou c'était la réalité ? Les pédagos n'ont pas hésité à interrompre, à faire preuve de hargne, voire à parler à deux ou trois en même temps (Lang et Davidenkoff se battant pour parler deux minutes avant la fin p. ex.).
Ecrit par : Jérémy | 20 avril 2008
Comment se porte l'école en Russie ? Est-ce qu'il y a des pédagogistes au pays de Vladimir Poutine ?
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
C'est là , Robin, une question difficile pour la bonne raison que nos systèmes d'enseignement à l'image de nos systèmes politiques sont très différents et difficilement comparables.
Dans une école publique de Toula (350 élèves), patrie de Tolstoï (il a laissé des écrits pédagogiques) que je connais bien, il n'y a pas moins d'une dizaine de professeurs de français, pour enseigner notre langue, dès la première classe (7 ans) et par groupes de 10-12 élèves à raison de 8-10 leçons de 45 minutes, par semaine. Cela laisse rêveur, quand on songe aux effectifs de nos classes d'anglais en collège!
Ceci est un exemple.
D'une façon générale l'école russe reste bien classée dans les classements internationaux, en particulier s'agissant des mathématiques et de la langue russe. Les petits Russes n'apprennent à lire et écrire véritablement et sérieusement qu'à partir de 7 ans. Mais tout un travail est fait en amont, qui n'est pas loin de correspondre à ce que préconise catmano, à la fin du livre de JP Brighelli, "Fin de récré".
Cela , en dépit d'une dégradation sensible des conditions de financement des écoles et des professeurs (dans les années Eltsine ils recevaient leur maigre salaire avec 3 mois de retard).
Quant aux méthodes d'enseignement, nos collègues russes sont eux aussi sensibles aux méthodes nouvelles, actives, venues de l'étranger, notamment des USA. Très présents par le biais de financements divers, d'équipement en computers, et de prosélytisme religieux.
Mais globalement, me semble-t-il, les méthodes d'enseignement utilisées dans les écoles de Russie sont les mêmes que celles de l'époque tsariste et soviétique.
L'autorité et le prestige des enseignants sont demeurés le plus souvent celles qu'elles étaient jadis.
Donc pas de "pédagogisme" destructeur en Russie, (tout juste des pédagogistes ici ou là) mais plutôt des conditions matérielles d'enseignement inimaginables ici en France. Le budget d'une école en Russie est 20 fois inférieur à celui d'un collège français. A ce niveau la "rentabilité" de l'école russe est 50 fois supérieure à la nôtre!
Dernier détail de ce survol trop rapide. Avant de revenir en France le fils de mon épouse, âgé de 10 ans lui a fait le cadeau, pour son anniversaire, de lui dire un poème de Marina Ivanovna Tsvétaïeva qu'il a appris à l'école. Imagine-t-on, en France, un élève de CM2 revenir de l'école et réciter à sa mère un poème de René Char pour lui dire tout son amour?
Poka!
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Bonjour,je viens de voir l'emission Ripostes. Je reste sur ma position, je trouve le combat de M. Brighelli tres tres ideologique. Il est evident que M. Lang est tout aussi ideologique et demagogue. Je sens chez M. Brighelli un grand ressentiment. Une ambition contrariee? Je me pose un certain nombre de questions. Il semble vouloir regler ses comptes et affirmer que ce qui se faisait avant est forcement meilleur, ce qui me semble tres idealiste. Son idealisation de l'action republicaine de M. Ferry me gene un peu. Il reste un homme qui a defendu la colonisation, cela me semble revelateur de l'ideologie de M. Brighelli. Cette construction intellectuelle ne lui fait pas observer et analyser les faits pour en tirer apres les conclusions mais plutot de se servir des faits pour rendre service a son ideologie. Je percois ses idees comme etant c'etait mieux avant, M. Lang et M. Meirieu sont les causes uniques de la "faillite" du systeme scolaire et ainsi en revenant a l'ecole mythique de M. Ferry, l'ecole francaise deviendre la fabrique de l'intelligence....
M. Brighelli, vous avez probablement un certain nombre d'idées judicieuses mais a la television vous donniez l'impression d'un homme aigri dont la seule ambition etait de regler vos comptes.
Vous allez probablement me repondre qu'etant un cretin sorti de cette ecole, je n'ai pas le niveau intellectuel pour mener un debat avec vous. J'aurais aime ecouter un debat de fond sur ripostes et non une bataille ideologique, c'est dommage.e Vous n'etes pas le seul responsable bien entendu.
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
Une dernière pour la route :
"L'asservissement ne dégrade pas seulement l'être qui en est victime, mais celui qui en bénéficie."
Germaine Tillion, " Le Harem et les cousins "
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Je viens aussi de voir l'émission Ripostes, je suis déçu que des gens comme vous qui veulent réformer l'école soutiennent des nouveaux programmes reprenant les idées de Jules Ferry, à savoir le fameux "lire, écrire, compter" donc fini les sciences et retour à la bonne morale du XIXème siècle qui a permis de former les soldats pour la guerre 14! J'ai de la peine pour les années à venir. J'avais aimé votre livre, j'ai envie de m'en débarrasser maintenant.
Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008
"L'autorité et le prestige des enseignants sont demeurés le plus souvent celles qu'elles étaient jadis."
Il y a des phrases qui font rêver ; sans doute mon côté "réac."
Et l'on voit, encore une fois, que ce n'est pas uniquement une question de moyens.
...Merci, en tout cas, pour ce témoignage de première main.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
J'aurais aime ecouter un debat de fond sur ripostes et non une bataille ideologique, c'est dommage.e Vous n'etes pas le seul responsable bien entendu.
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
Vous avez déjà assisté à un débat de fond à la télé? La télé est faite pour crétiniser, au mieux, pour abrutir les masses en les anesthésiant. C'est la raison pour laquelle, la bien nommée "fabrique du crétin" lui a emprunté son mode de communication et de décervelage.
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
qui a permis de former les soldats pour la guerre 14! J'ai de la peine pour les années à venir. J'avais aimé votre livre, j'ai envie de m'en débarrasser maintenant.
Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008
Et de la gagner, Un déçu, et de la gagner !
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008
Un cretin de base ne peut être qu 'Un déçu. Les deux posts sont dû même "auteur". On l'aura bien compris.
Que de mesquineries et d'esprits étroits dans ce pays!
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Les petits Russes n'apprennent à lire et écrire véritablement et sérieusement qu'à partir de 7 ans. Mais tout un travail est fait en amont, qui n'est pas loin de correspondre à ce que préconise catmano, à la fin du livre de JP Brighelli, "Fin de récré".
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Je comprends mieux pourquoi M., petite Française scolarisée dans une école russe à Moscou, semblait n'avoir jamais quitté ma classe lorsqu'elle revenait y faire un séjour, chaque mois de juin.
J'espère toutefois que l'école maternelle française vivra encore assez longtemps pour que l'on puisse revenir à ce type de travail.
Ecrit par : catmano | 20 avril 2008
bonsoir,
Témoignage d'une amie arménienne ayant fait ses études primaires, secondaires et universitaires dans l'ancienne Arménie soviétique et actuellement ingénieur à Montpellier :
Points positifs :
En secondaire : forte implication de l'enseignement des langues étrangères.
En secondaire toutes les matières ont le même coefficient . Ainsi aucune matière n'est privilégiée.
Fixation d'une moyenne minimale pour toute matière pour passer en année supérieure.
Peu d'options en lycées.
Spécialisation en Université.
RIPOSTES :
Je partage l'avis du "crétin de base" . Vu de l'extérieur , vos propos (que l'on comprend pour beaucoup ici ) tenaient parfois du règlement de compte ...que Meirieu a su éviter. Me Polony paraissait plus convaincante.
Amicalement...vos livres se vendent bien (et c'est l'essentiel pour le message qu'ils portent )...mais Jean Paul , vous, vous ne semblez pas savoir vous vendre à la TV. !
Ecrit par : Patrickinstit | 20 avril 2008
J'avais aimé votre livre, j'ai envie de m'en débarrasser maintenant.
Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008
Il serait effectivement dommage que vous gardiez cet excellent ouvrage rien que pour vous. Les livres sont faits pour circuler, comme les billets de banque.
Par les temps qui courent, les gens y regardent à deux fois avant d'acheter un livre et vous ferez un heureux ou une heureuse !
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Je viens aussi de voir Ripostes. Meirieu et Lang étaient écoeurants de mauvaise foi. Leur manière d'afficher leur prétendu souci des plus défavorisés, alors qu'ils ont contribué à réduire l'égalité des chances, est proprement sidérante. Natacha Polony était effectivement très bien. Elle avait la liberté de parole dont elle ne disposait probablement pas quand elle était enseignante, face aux sbires du néo-pédagogisme. Ces derniers prennent toujours une mine souriante pour prôner la liberté d'expression du crétin, mais la liberté d'expression du professeur qui ne va pas dans leur sens, ils ne supportent pas.
Ecrit par : Scaramouche | 20 avril 2008
Vous voullez que je vous dise , Brighelli, sur Riposte, j'ai trouvé que vous étiez un peu trop "serveur de soupe". Pas un mot contre les suppressions de postes, ce qui ,au passage est contradictoire avec "La Fabrique du crétin". Vous étiez mou et obséquieux. Stagiaire de capes le jour de sa titularisation. Louis de Funès. Hmmmmmm!!!Hmmmmmm!!! Monsieur le Ministre hmmmmmmm!!!
Et je reprends MOT POUR MOT ce qu'a écrit "crétin de bas" qui n'est pas si crétin que ça. Pour un type comme mézigues, qui voit tous les jours ce que la politique de Darcos annonce dans les collèges durs, et ne me serinez surtout pas qu' "avec la gauche, c'était pareil"...merci. On sait. Allègre et consorts....et alors?????
Vous avez enfourché la rosse cagneuse de l'Ecole de Ferry... enfilé des perles et des colliers interminables d'idées reçues sur l'autorité" etc etc....toutes choses avec lesquelles on ne peut qu'être d'accord. Mais j'en attendais plus de votre part, plus de mordant, de hargne devant ces escrocs qui, dans 5 ans d'ici auront foutu, avec la complicité de Meirieu avec lequle vous étiez aussi, curieusement, bien affable, le système éducatif par terre.
Au fond, si ce débat avait concerné les 265 hostos qui voont disparaître, je crains que vous n'eussiez justifié cette disparition. Pas un mot,encore sune fois sur les 15000 postes d'éducation qui sautent, alors que vous savez bien que suel un encadrement pléthorique et redondant peut sauver l'école des maux ultralibéraux....
est-ce le crépitement des projecteurs, les feux de la rampe qui vous ont à ce point anesthésié??? En tous cas, c'était consternant. Comme le dit quelque part Shakespeare "So much ado about nothing!!"
je vous dis ça parce que QUI BENE AMAT BENE CASTIGAT.
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
Je ne vois pas en quoi lire écrire compter empêche de faire des sciences ou d'accéder à la culture, c'est au contraire parce qu'on sait lire, écrire, compter qu' on peut le faire ! Votre vision est très réductrice ! Et même ahurissante !
Lang et Meirieu s'aperçoivent soudain que l'école est très inégalitaire, comme c'est étrange ! Darcos a dit des choses sensées et vraies mais on l'aurait aimé plus virulent avec ses détracteurs ! Quant à parler de la colonisation dans ce débat sur l'école, on ne voit pas très bien ce que cela vient faire là ! J'ai eu l'occasion de parler dernièrement avec JP Brighelli, je peux vous assurer qu'il n'est pas aigri !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Je suis enseignant et je m'interroge sur l'avenir de notre école. La lecture des nouveaux programmes me laisse très perplexe. Je ne vois pas comment nous allons atteindre les objectifs définis par le socle commun en mettant en place ces nouveaux programmes ( un de plus d'ailleurs). Ce texte contient de nombreuses contradictions à tel point que l'on peut se demander si les auteurs sont les mêmes du début à la fin. Je suis d'accord pour dire que les programmes de 2002 devaient être aménagés notamment au niveau de l'orthographe. Mais comme d'habitude dans notre système éducatif on ne peut réformer que dans la douleur. M Darcos propose un texte proche de celui de 1923 et qui ne prend pas en compte l'évolution du monde. Notre dette ne pourra se réduire que si notre système éducatif forme des citoyens réactifs, autonomes, inventifs pour créer les produits du futur. Se recroqueviller sur les savoirs du passé me semble une vision dangereuse.
Tant qu'à vous M Brighelli, je me demande ce que vous faites encore dans notre système éducatif. A vous entendre ce dernier est catastrophique et ne forme que des crétins. Il vous nourrit et vous fait vivre. Et si vous pensez réformer le système en le modifiant de l'intérieur, ayez un peu de modestie. Trois pas en arrière deux pas en avant n'ont jamais permis d'avancer.
Ecrit par : Zobed | 20 avril 2008
Quand on lit les commentaires du "déçu" et du "crétin de base" on est frappé par l’absence de véritable argument. Au contraire JPB est vu comme "aigri", plein de ressentiment ou responsable de la guerre de 14.
Argumentaire classique des pédagogos qui font toujours dans le psychologisant et dans l’émotionnel. Ils sont toujours très à l’aise dans le non mesurable, nous savons ce que ça veut dire dans les programmes et les pratiques qu’ils tentent d’imposer depuis des décennies.
La prochaine fois, il faudra que JPB évite toute référence au monde réel et qu’il nous joue du violon et nous tire des larmes sur l'épanouissement de l'enfant avec un ton de curé, il fera un tabac chez les gnangnans ;))
Ecrit par : Lariba | 20 avril 2008
"Déçu" et "crétin de base" veulent poursuivre et accentuer 30 ans de pédagogisme ? Fort bien, c'est votre problème ! Le problème des élèves aujourd'hui, c'est PRÉCISÉMENT de ne savoir ni lire ni écrire ni compter et ça n'a rien à voir avec une quelconque "bonne morale du XIX ème siècle".
Ça aurait plutôt à voir avec l'héritage de la révolution française et l'oeuvre d'un certain Condorcet, n'en déplaise à vos procès d'intentions (on retrouve ici le baratin typiquement meirieusien pour qui la connaissance a engendré "la guerre, la shoah et le sida"...n'importe quoi me direz-vous ? - Oui mais ce qui compte, c'est la manipulation par l'émotion, même si c'est totalement hors-sujet, et le fait de se sentir entre-soi "dans le camps du Bien" , comme le dit Jean-Claude Michéa-).
Pour ma part j'ai trouvé cette émission assez déséquilibrée, les vociférations de Lang et Meirieu empêchant le camp adverse de s'exxprimer (la palme à Jack Lang qui empêche de parler Natacha Polony tout en prétendant que c'est LUI qui monopolise la parole que l'on empêche de parler...)
Il faudrait compter le temps de parole RÉEL, nous aurions sans doute des surprises.
L'école, donc, paraît-il, est en faillite à cause de Brighelli et de ceux qui fustigent l'école et ses professeurs, selon Meirieu et Lang, et du "manque de confiance" que cela induit. Argumentation cousue de câble blanc avec la finesse d'un troupeau de dinosaures dans un magasin de porcelaine : on est tout de même pas arrivé à 40 % d'illetrés à l'entrée en 6ème à cause de "La Fabrique du Crétin", (ou plutôt si...)
Ne serait-ce pas plutôt en raison du dogme du constructivisme (selon laquelle l'élève "construit lui-même ses propres savoirs", quelle foutaise !), de l'abandon de toute forme d'autorité (vécue comme "fasciste"), de l'abandon de toute forme d'apprentissage progressif et structuré au profit du "global-flou-artistique" et du "transversal" bidon ne reliant que des lacunes ?
Cachez ce sein que je ne saurais voir ! Il faut des moyens et encore des moyens pour "enseigner autrement", c'est à dire ne plus rien enseigner du tout ou si peu...
C'est cela, finalement, le pédagogisme : c'est la doctrine qui prétend libérer les élèves en les abandonnant à leur ignorance.
L'arrogance, la malhônneteté et les colères de MM. Lang et Meirieu sentent la fin de règne. Et il était temps : 30 ans d'incurie pédagogiste, ça suffit !
Ecrit par : Manu | 20 avril 2008
Je fais remarquer que Meirieu a dit qu'il avait toujours souhaité que les profs fassent plus de présence dans les lycées ! Joyeux animateurs que nous sommes !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Notre dette ne pourra se réduire que si notre système éducatif forme des citoyens réactifs, autonomes, inventifs pour créer les produits du futur. Se recroqueviller sur les savoirs du passé me semble une vision dangereuse.
Tant qu'à vous M Brighelli, je me demande ce que vous faites encore dans notre système éducatif. A vous entendre ce dernier est catastrophique et ne forme que des crétins. Il vous nourrit et vous fait vivre. Et si vous pensez réformer le système en le modifiant de l'intérieur, ayez un peu de modestie. Trois pas en arrière deux pas en avant n'ont jamais permis d'avancer.
Ecrit par : Zobed | 20 avril 2008
Voyez, JPB, y a du boulot......
et puis , Peaudezobed, on dit "Quant à vous" et pas 'Tant qu'à vous"...tu vois , mon chéri, l'école, ça sert, surtout celle de papa....
"Il vous nourrit et vous fait vivre"....Ah ,parce qu'en plus faudrait qu'on rase gratis......mais qu'ils sont cons, qu'ils sont cons!!!! ils se fonnt gommorhiser par le système et ne le voient pas.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
Vouloir enseigner la lecture, l'écriture, le calcul, c'est "se recroqueviller sur les savoirs du passé" ? Vous en êtes vraiment sûr ou vous avez parlé sans réfléchir ?
Ecrit par : Helisenne | 20 avril 2008
Je ne vois pas comment nous allons atteindre les objectifs définis par le socle commun en mettant en place ces nouveaux programmes (
Se recroqueviller sur les savoirs du passé me semble une vision dangereuse.
Ecrit par : Zobed | 20 avril 2008
Je constate que vous écrivez ici un Français sans faute, ce qui est manifestement trés dangereux, car révélateur d'un "savoir du passé".
Et on se demande comment, autrefois, avec les programmes de 1923, on commençait la division en CP, ce que les élèves d'aujourd'hui ne seraient plus capable de faire en CE1. Finalement, ceux qui méprisent les élèves ne sont pas ceux qu'on croit.
Ecrit par : Manu | 20 avril 2008
l'émission Ripostes de ce soir a permis de voir la défaite idéologique de ceux se situant du côté de Jack Lang sur le plateau, qui apparaissaient comme la série des bien pensants, ayant du mal à aligner autre chose que des généralités d'autant plus violemment assénées que celui qui les proférait n'avait d'argument, là où Darcos était très précis ;
un parallèle révélateur de méthodes staliniennes :
Meirieu évoque la liberté de l'élève de ne pas être soumis à un carcan, or quelles étaient les méthodes des inspecteurs souhaitant soumettre les professeurs au catéchisme pédagogiste ?
la sanction humiliante, un professeur qui appliquait des méthodes différentes et plus efficaces que celles de l'intelligentsia, était mal noté, et moins payé ;
l'inversion des valeurs ;
c'est cela la liberté version Meirieu ?
je conseille à JP Brighelli d'ajouter à ses combats pour l'élitisme républicain des combats comme celui de PY Chereul, qui dénonce depuis des années, dans l'indifférence quasi générale, comment les maîtres sont asservis par leur administration, alors que leur vocation est de former des esprits libres ;
des recteurs, inspecteurs, chefs d'établissement pourris, même condamnés par la justice pour fautes professionnelles et/ou personnelles détachables du service, comme d'autres fonctionnaires d'autorité : juges, etc, ne sont responsables ni professionnellement ni personnellement, l'Etat et le contribuable paie pour eux, et ils sont toujours en poste, voire promus ;
le système est fait pour asservir les professeurs, et cela ne pose aucun problème aux bien pensants qui représentent le nivellement par le bas que sont Lang, Bayrou, les syndicats ...
le parallèle évoqué ci dessus, ainsi que la réalité des rapports de pouvoir au sein de l'institution, prouvent que ceux qui soi disant défendent la liberté, l'enseignement, la créativité, du côté de Lang sur la plateau de Ripostes, sont complices des méthodes staliniennes employées dans l'Education pour détruire adversaires idéologiques et non courtisans ;
l'alliance des ex Mao et des ex staliniens, en quelque sorte !
Ecrit par : leo | 20 avril 2008
Bonsoir
Je viens de regarder l’émission « Risposte » de M. Moati. Messieurs Lang et Meirieu m’ont énervé au possible en se présentant comme les grands protecteurs de l’école primaire. De qui se moquent-ils !!! Je me demande comment ils peuvent oser dire que les nouveaux programmes ont été bâclés, qu’ils sont peu exigeants et qu’ils nous ramènent 100 ans en arrière sur le plan de la pédagogie !
Ce n’est pas parce que ces nouveaux programmes vont à l’essentiel sans être enrubannés de tout un jargon pédagogique, (les rendant clairs et compréhensibles au passage) qu’ils sont bâclés ou peu exigeants. Ce n’est pas parce que ces programmes remettent de l’ordre dans les notions à aborder qu’ils imposent les méthodes pédagogiques à appliquer …
Qu’en était-il y a cinq ans ? Justement, je sortais de l’IUFM et c’est la dictature pro-Meirieu qui régnait en maître (et qui règne toujours d’ailleurs…).
Quand les conseillers et conseillères « made in Meirieu » venaient dans ma classe, c’était toujours pour me rabâcher les mêmes choses : « Fais travailler tes élèves en p’tits groupes – On voit bien que tu ne le fais jamais – C’est comme ça que les enfants apprennent et pas autrement ! » Ces phrases m’ont été répétées je ne sais combien de fois à l’IUFM puis dans les deux premières années de ma carrière…
Que Meirieu ne vienne pas raconter que la libérté pédagogique existait en 2002 alors même que ses disciples venaient dans ma classe prôner LA SEULE ET UNIQUE METHODE …celle justement qui fichait si bien le bazar dans la classe !
Un conseiller à même été jusqu’à me dire que si mes élèves ne voulaient pas faire telle ou telle activité, je n’avais pas à la leur imposer …. Ah, qu’ils sont beaux et exigeants ces programmes de 2002 !!! Leur gros avantage : duper les parents !
Merci M. Brigheli ainsi qu’à vos amis …. de défendre mon métier et l’école. Et si c’est du « mépris » comme le disent Jack et Philippe …. et bien … J’ADORE ce mépris…. qui redonne courage ! Merci encore !
Tom Sawyer
Ecrit par : Tom Sawyer | 20 avril 2008
Je fais remarquer que Meirieu a dit qu'il avait toujours souhaité que les profs fassent plus de présence dans les lycées ! Joyeux animateurs que nous sommes !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Exact ! L'idée géniale de Ségolène Royal de nous faire faire 35 H de garderie en lieu et place des 18 H de cours ressort régulièrement chez nos amis pédagogistes qui "aiment les professeurs" (dixit le baratin de Lang à l'émission) - mais surtout pas quand ils pratiquent leur métier, qui rappelons-le, est de transmettre des connaissances - .
Ma grand-mère avait raison quand elle disait : "tant qu'à se foutre de la gueule des gens, autant ne pas faire les choses à moitié..."
Ecrit par : Manu | 20 avril 2008
"... mais qu'ils sont cons, qu'ils sont cons!!!! ils se font gomorrhiser par le système et ne le voient pas....."
écrit MàC...
Sodomiser, mon cher - Gomorrhe aimait les femmes, comme vous et moi. Vous trouvez le verbe chez Sade ("et Clairwil gomorrhise Juliette deux heures durant" - je cite de mémoire, mais l'idée y est, et le décompte horaire aussi).
Cela dit, l'arrivée ponctuelle d'amis de Meirieu ici ne m'étonne pas. Il faut bien défendre le, patronj, qui est un peu aigri, en ce moment. Quant à Jack Lang, tout le, monde aura compris qu'il guigne la place de Darcos - d'où son appel in fine à Sarkozy.
Ecrit par : Abraxas | 20 avril 2008
Sur Riposte
Je trouve comme Jérémy que Meirieu et Lang, écoeurants de mauvaise foi, ont monopolisé la parole. Quant à JPB, je l'aurais aimé encore plus combatif.
Un détail : suis-je la seule à avoir remarqué que lorsque Meirieu s'est dit favorable à un accroissement de la présence des professeurs dans l'établissement et à une redéfinition du métier, Darcos s'est déclaré en accord avec lui?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008
Que Meirieu ne vienne pas raconter que la libérté pédagogique existait en 2002 alors même que ses disciples venaient dans ma classe prôner LA SEULE ET UNIQUE METHODE …celle justement qui fichait si bien le bazar dans la classe !
Ecrit par : Tom Sawyer | 20 avril 2008
Où ai-je déjà vu ça ? Ah oui ! Mon rapport d'inspection me reproche d'avoir "des élèves instruits et disciplinés" (sic).
Ça c'est vraiment pas bien ! Je dirais même plus : c'est pas gentil ! Heureusement qure Meirieu n'est pas devenu ministre de l'EN, je crois que je serais à l'heure actuelle dans un camp de rééducation en train de scander des phrases de l'"école ou la guerre civile".
Saint Frackowiak priez pour nous et gardez-nous de la canaille républicaine et autres Brighelli, Polony et consort !
Ecrit par : Manu | 20 avril 2008
qui a permis de former les soldats pour la guerre 14! J'ai de la peine pour les années à venir. J'avais aimé votre livre, j'ai envie de m'en débarrasser maintenant.
Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008
Et de la gagner, Un déçu, et de la gagner !
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Oh! Avec "Lafayette, nous voilà!" qu'on l'a gagnée, la der des der, quand même.
Ecrit par : dobolino | 20 avril 2008
Et on sait pertinemment que l'ignorance généralisée permet d'éviter les guerres, la shoah, le sida, les invasions de sauterelles, le verglas, la malbouffe, les queues à la poste, les pannes de bagnole, la chaude-pisse; le mal de dos, les caries, les casseroles qui attachent à la cuison, la star'ac, etc., etc.
Ecrit par : Manu | 20 avril 2008
Mais revenons à nos moutons ou à nos élèves. C'est tout de même la préoccupation principale de ce blog.
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Nos chèvres!
Recentrons le débat:
La chèvre
Il était une chèvre de fier tempérament,
Qui revenait d'Espagne et parlait allemand.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ell' revenait d'Espagne et parlait allemand.
Elle entra par hasard dans le champ d'un Normand.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Elle entra par hasard dans le champ d'un Normand.
Ell' y vola un chou qui valait bien trois francs.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ell' y vola un chou qui valait bien trois francs,
Et la queue d'un poireau qui valait bien autant.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Et la queue d'un poireau qui valait bien autant.
Le Normand l'assigna devant le Parlement.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Le Normand l'assigna devant le Parlement.
La chèvre comparut et s'assit sur un banc.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
La chèvre comparut et s'assit sur un banc.
Puis elle ouvrit le Code et regarda dedans.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Puis elle ouvrit le Code et regarda dedans.
Elle vit que son affaire allait fort tristement.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Elle vit que son affaire allait fort tristement.
Lors, elle ouvrit la porte et prit la clef des champs !
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ecrit par : dobolino | 20 avril 2008
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008
Un cretin de base ne peut être qu 'Un déçu. Les deux posts sont dû même "auteur". On l'aura bien compris.
Que de mesquineries et d'esprits étroits dans ce pays!
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Oui, c'est ce qu'on ressent jusqu'à la sidération quand on est un peu sorti de "l'hexagone". Et même si "Un déçu" et "un crétin de base" ne font qu'un, les esprits étroits sont nombreux.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Lang et Meirieu ont vraiment pulvérisé leur record de connerie et d'hypocrisie quand ils ont acccusé les livres de JPB d'être responsables du sentiment de dévalorisation des professeurs et de la mauvaise image de l'école. Pour ma part, lorsque j'ai lu La Fabrique du crétin, j'ai eu l'impression d'une grande bouffée d'oxygène. Enfin, quelqu'un osait exprimer tout haut, et avec quelle pugnacité, les raisons du malaise que j'éprouvais depuis longtemps !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008
La tirade de Lang, à la 35ème minute de Ripostes (les enseignants sont héroïques...), plus dégoulinant, y a pas !
Ecrit par : Guillaume | 20 avril 2008
Je dois être idiot (ou peu instruit - j'ai subi l'école primaire dans les années 70 et le collège-en ZEP- dans les années 80) mais je ne vois pas le rapport.
En revanche, je connais cette chanson sous une autre version, harmonisée par Bernard Lallement ("c'était une jeune bique - de 14 à 15 ans - qui faisait la ribaude - au dépend des pauv' gens - Elle a du tempérament ma bique - Elle a du tempérament etc.)
Quel haut-lieu de culture ce blog, tout de même ! Je sens que je vais aller chanter deux ou 3 conneries sur celui de Meirieu pour l'équilibre.
Ecrit par : Manu | 20 avril 2008
Un détail : suis-je la seule à avoir remarqué que lorsque Meirieu s'est dit favorable à un accroissement de la présence des professeurs dans l'établissement et à une redéfinition du métier, Darcos s'est déclaré en accord avec lui?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008
Non, Sylvie, hélas, j'ai bien vu leur sourire complice et peut-être un appel du pied de Meirieu..Le statut des profs a été le grand absent du débat !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008
Un cretin de base ne peut être qu 'Un déçu. Les deux posts sont dû même "auteur". On l'aura bien compris.
Que de mesquineries et d'esprits étroits dans ce pays!
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Lamentable ! Toute la "sincérité" et "l'honnêteté" de ces gens-là est dans ce procédé. Honteux !
Ecrit par : Manu | 20 avril 2008
Quel haut-lieu de culture ce blog, tout de même ! Je sens que je vais aller chanter deux ou 3 conneries sur celui de Meirieu pour l'équilibre.
Ecrit par : Manu | 20 avril 2008
Pouvez-vous m'indiquer le lien exact du blog Meirieu, j'aimerais bien moi aussi y faire un tour !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Il reste un homme qui a defendu la colonisation, cela me semble révélateur de l'ideologie de M. Brighelli.
c.d.base dixit
je sors quelques instants le museau de ma mangeoire où je dévore justement les discours de Jules Ferry et si j'avais du temps à perdre je vous collerais un florilège pas piqué des vers.
ou je consolerait monsieur le déçu qui pleure avant d'avoir mal.
C'est aussi intelligent de traiter Brighelli de colonialiste que cette prof de sc.pol. et soit-disant spécialiste de la France à Harvard, qui prétendait doctement il y a 2 ans: Sarkozi veut recoloniser les banlieues, ( autrement dit les immigrés) et fait exprès d'y laisser pousser la chienlit
Y'a des andouilles du haut en bas de l'échelle et autant chez les profs que chez les élèves, pourquoi la proportion changerait?
Sachez simplement que Ferry,monsieur le déçu, était positiviste, donc ne jurait que par LES SCIENCES, un exemple entre mille de cette diabolisation idiote que gobent ceux qui croient aussi dans la fable de la machine à remonter le temps.
Avez-vous seulement lu ces programmes?
Toujours ces procès d'intention à la con,
Faut vraiment avoir rien dans l'citron
pour s'imaginer qu'un prof digne de ce nom
va fabriquer en 2008 de la chair à canon...
Allez, je rentre dans mon étable, ce qu'écrivait Ferry avait une autre tenue.
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2008
je vous consoleraiSSS
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2008
Un détail : suis-je la seule à avoir remarqué que lorsque Meirieu s'est dit favorable à un accroissement de la présence des professeurs dans l'établissement et à une redéfinition du métier, Darcos s'est déclaré en accord avec lui?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008
Non, non, je l'ai entendu, moi aussi. Même que j'ai bondi sur le canapé en disant à mon cher et tendre qui n'y pouvait rien "Ah, t'as vu, hein, t'as vu ? Là, ils sont d'accord !"
C'était juste après que Davidenkoff (ça s'écrit comme ça ?) a expliqué que les 1500 lycéens sondés trouvaient qu'ils n'avaient pas assez de suivi individuel et qu'ils se sentaient perdus et mal reconnus. Et même qu'il y en a un (je ne sais plus lequel) qui a dit qu'au début des Lycées, il n'y avait que deux heures de cours par semaine et que tout le reste, c'était des études, du monitorat et des travaux de groupes (à bien y réfléchir, je crois que c'était Meirieu, c'est à cause des travaux de groupes, maintenant, ça me revient).
A part ça, vous êtes sûrs que JPB a parlé de Jules Ferry, ça ne m'a pas frappée...
Ecrit par : catmano | 20 avril 2008
Pouvez-vous m'indiquer le lien exact du blog Meirieu, j'aimerais bien moi aussi y faire un tour !
Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008
Meirieu.com tout simplement. On y trouve de tout : même un lien vers le blog d'un suce-boule du nom de Frédéric Clément qui compare le collège actuel à une caserne. Quand on voit le bordel qui y règne généralement, on se demande sur quelle planète il enseigne, celui là. C'est le propre de l'idéologie : refuser le réel, à n'importe quel prix... je parie ma collection de slips kangourous qu'il n'est pas mal noté par l'inspection, ce courageux péda-démagogue.
J'étais allé sur son blog à la con dans le vague espoir de trouver la source exacte de la citation de Darcos comme quoi "il faut en finir avec 30 ans de pédagogisme". Quelqu'un sait-il où et quand il a dit ça (voire écrit) ? Merci de me le dire si vous le savez.
Ecrit par : Manu | 20 avril 2008
Il y a beaucoup de monde pour denoncer les sprits etroits. Vos insinuations sont assez honteuses, je ne suis pas un decu. Il est plus facile de lancer des insultes et des moqueries que de repondre sur le fond.
Vous me pretez un certain nombre de doctrines qui ne sont pas les miennes
En synthetisant, je veux bien vous croire quand vous dites que M. Lang et M. Meyrieu ont fait un mauvais travail mais de la a dire que le pedagogisme est la seule et unique cause des problemes de l'ecole, il y a une marge considerable.
Il reste un homme qui a defendu la colonisation, cela me semble révélateur de l'ideologie de M. Brighelli.
c.d.base dixit
je sors quelques instants le museau de ma mangeoire où je dévore justement les discours de Jules Ferry et si j'avais du temps à perdre je vous collerais un florilège pas piqué des vers.
C'est moi qui a fait reference a Ferry comme un pro colonisation, j'ai conscience que mes propos laissaient sous entendre que M. Brighelli etait pro-colonialiste, ce n'etait pas mon but. Ne faisons pas d'anachronisme, je dis juste que si M. Ferry defendait un combat juste et surement d'actualite, son engagement pro colonialiste et meme son racisme sont encore d'actualite malheureusement mais je ne pense pas que vous reprendriez son combat pour vous. Je voulais seulement dire qu'il faut arreter de mythifier un passe magnifique et un present qui serait la fin de tout.
Le discours qui dit que toute ma generation est stupide et plus globalement que tout va mal me semble tres excessif. Il se trouve qu'une partie de ma famille vit au maroc et si vous saviez a quel point ils revent de l'ecole francaise....
Attention, je ne veux pas dire qu'il n'existe pas un certain nombre de graves problemes mais si vous pensez que M. Lang est le seul responsable de tous les maux de la terre; vous allez devant de graves desillusions. Je le reprecise, je n'ai aucune affection pour M. Lang et il serait temps qu'il quitte la politique francaise.
Pour finir, repondez moi sur mes arguments, vous avez le droit de dire que ce que j'ecris est stupide mais ne lancez pas de basses calomnies en disant que j'ecris sous plusieurs pseudonymes, c'est mesquin et ne fait pas avancer le debat.
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
Enfin, quelqu'un osait exprimer tout haut, et avec quelle pugnacité, les raisons du malaise que j'éprouvais depuis longtemps !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008
Idem pour moi !
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Il est exact que Jules Ferry était un partisan de la colonisation.
Mais n'oublions pas que des gens comme Aimé Césaire, Edouard Glissant, Frantz Fanon, élèves de Césaire ou Senghor, son condisciple à Louis Le Grand, ont fait leurs classes dans l'école de J. Ferry où ils ont forgé les armes intellectuelles de la critique du colonialisme et de l'émancipation.
L'école d'aujourd'hui qui n'a rien d'un collège ou d'un lycée caserne, est en effet la plupart deu temps un "b..organisé" (ou plutôt désorganisé) où on apprend plus grand chose et certainement pas à penser.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Et maintenant, il est temps que Les Meirieu, les Frakowiack, les Charmeux et tous les membres de la secte, libèrent la cabine de pilotage, pour rejoindre dans les pittoresques phalanstères qu'ils n'auraient du reste jamais dû quitter, les adorateurs du nombril, les frères Ignorantins et les uluberlus inoffensifs.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
où on apprend plus grand chose et certainement pas à penser.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
où on n'apprend (j'ai oublié la négation explétive)
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
au vu de vos nombreuses fautes de français, je confirme le diagnostic ! ( et pourtant, je ne suis pas une littéraire ) :
Vous êtes un crétin de base ! Avec accent ! Dormez bien !
Ecrit par : Florence | 20 avril 2008
Quand Lang Jack évoque l'héroïsme des profs, c'est sans doute pour faire allusion au fait qu'ils aient survécu à des types comme lui et Meirieu...
Ecrit par : Magister | 20 avril 2008
Je prefere quand vous me donnez des qrguments comme dans vos precedents messages plutot que quand vous vous livrez a de basses insinuations qui ne font en rien avancer le debat.
Il est exact que Jules Ferry était un partisan de la colonisation.
Mais n'oublions pas que des gens comme Aimé Césaire, Edouard Glissant, Frantz Fanon, élèves de Césaire ou Senghor, son condisciple à Louis Le Grand, ont fait leurs classes dans l'école de J. Ferry où ils ont forgé les armes intellectuelles de la critique du colonialisme et de l'émancipation.
L'école d'aujourd'hui qui n'a rien d'un collège ou d'un lycée caserne, est en effet la plupart deu temps un "b..organisé" (ou plutôt désorganisé) où on apprend plus grand chose et certainement pas à penser.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
J'entends si souvent ce discours que je trouve assez odieux qui est de presenter la colonisation comme positive. Les intellectuels que vous citez auraient reussi meme a l'ecole d'aujourd'hui, ce sont des esprits brillants. Ils auraient pu etre autodidactes. C'est comme remercier la segregation aux Etats Unis sans qui nous n'aurions pas eu d'intellectuels comme WEB Du Bois ou l'esclavage sans qui pas de Frederick Douglass...
Les brillants intellectuels le seront toujours quelque soit l'ecole qu'ils frequentent.
Je veux bien croire qu' a l'ecole d'aujourd'hui, toute la jeunesse sorte totalement ecervelee contrairement aux generations precedentes qui nous sont evidemment toutes superieures intellectuellement et culturellement. J'ai dans mon entourage un certain nombre d'eleves brillants et j'ai eu dans mon curus un tres grand nombre de professeurs tres bons qui nous faisaient de veritables enseignements. Il se trouve que si je suis sorti stupide de mon cursus, c'est pour deux raisons, j'ai des capacites limites et en plus j'ai peu travaille.
Arretons de dire que tout les malheurs du monde viennent des pedagogues ou de monsieur lang, les responsabilites sont partagees...
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
Florence, vous êtes ce que l'enseignement peut secréter de pire, les cuistres incultes, les maîtres capélo du blog, fayots, en plus qui roulent pour le patron lequel est suffisemment intelligent pour les mépriser royalement. Tu vois ma bonne pomme, moi aussi, 25 ans de boîte, une agreg, des élèves AMBITION CORNET DE FRITES et encore des fautes d'orthographe.......
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
où on n'apprend (j'ai oublié la négation explétive)
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
Elle n'est pas explétive!
Ecrit par : Jean | 20 avril 2008
suffisamment. Ce serait trop beau pour Diafoira.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
Rien que le fait de prendre montaigne comme pseudo signe la nullité et la vanité du bonhomme .
Ecrit par : Florence | 20 avril 2008
au vu de vos nombreuses fautes de français, je confirme le diagnostic ! ( et pourtant, je ne suis pas une littéraire ) :
Vous êtes un crétin de base ! Avec accent ! Dormez bien !
Ecrit par : Florence | 20 avril 2008
Chere Florence, j'ai un clavier americain et je ne veux pas me battre pour mettre les accents. Je suis desole de la gene pour la comprehension. Pardonnez moi de ne pas avoir ni votre savoir ni votre culture. C'est pour cela que je viens ici, m'instruire et echanger.
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008
Ce qui est le plus drôle, c'est que maître Capello fut mon prof d'anglais en 2de !
Un prof d'anglais, nul nul nul , je le précise !
Comme quoi les clichés ont la vie rude !
n'est-ce-pas-monculàcheval ?
Ecrit par : Florence | 20 avril 2008
un professeur qui appliquait des méthodes différentes et plus efficaces que celles de l'intelligentsia, était mal noté, et moins payé
Ecrit par : leo | 20 avril 2008
Pourquoi utiliser l'imparfait? c'est toujours comme ça.
Les inspecteurs sont les pires kapos que je connaisse. Et quand je vois les nouveaux programmes de LP, je ne suis pas très optimiste...
Ecrit par : ProfAnonyme | 20 avril 2008
Crétin de base
vous me rassurez ! je me disais bien que vous vous sous-estimiez volontairement ! Comme quoi, la provoc, ça marche encore ! Si vous preniez un pseudo plus ... simple ...
Sans rancune ...
Ecrit par : Florence | 20 avril 2008
Je ne me sous estime pas volontairement. Je suis un produit de l'ecole que M. Brighelli designe comme la fabrique du cretin. Etant sorti de cette fabrique, je suis donc un cretin.
En toute sincerite, je pense que j'ai un niveau intellectuel et culturel bien inferieur a la majorite d'entre vous. Je ne designe pas contrairement a vous M. Lang comme responsable mais la nature et moi-meme.
Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008
"Quant à Jack Lang, tout le, monde aura compris qu'il guigne la place de Darcos"
C'est ce que je me suis dit aussi, mais il paraît que son poste rêvé est celui des Affaires Etrangères. Il est prêt à y renoncer, maintenant qu'il voit que "son ami Bernard" ne se débrouille pas si mal que ça ?
"A part ça, vous êtes sûrs que JPB a parlé de Jules Ferry, ça ne m'a pas frappée..."
Ben c'est-à-dire que JPB, on ne l'a pas beaucoup entendu... Non pas qu'il n'ait rien eu à dire, mais Lang, Meirieu et Davidenkoff ont semblé faire l'émission à eux tous seuls (ils ont coupé la parole à tout le monde, ils se sont interrompus l'un l'autre, et à la fin ils ont tous parlé en même temps pour avoir le dernier mot, gagné par Jack Lang).
Pour les heures des profs au lycée, moi aussi j'ai entendu Darcos dire qu'il était d'accord pour imposer plus d'heures de présence. Je ne sais pas s'il est au courant qu'on est déjà présent au lycée plus de 15 ou 18 heures par semaine...
Ecrit par : Jérémy | 20 avril 2008
Il est vrai que Lang et Meirieu étaient particulièrement pénibles, mais il faut ajouter que le Moati avec ses faux airs de niais (areuh c'est quoi ça le pé-da-go-gisme?) et ses grimaces en tenait une sacrée couche aussi...
Ecrit par : ProfAnonyme | 20 avril 2008
Crétin de base
vous exagérez et c'est dommage ! Le fait même que vous revendiquiez votre infériorité prouve qu'au contraire, vous vous estimez supérieur. Supérieur à nous qui intervenons avec notre pseudo qui se trouve être notre prénom ! c'est vous dire notre humilité ! Mais si vous venez ici avec votre pseudo provocateur nous prouver votre supériorité quels que soient les moyens, cela se fera sans moi !
Je ne suis pas là pour satisfaire votre instinct de domination, je suis juste là pour échanger avec les gens de bonne volonté !
Dormez bien Crétin de base ! Embrassez de ma part votre bon ami Montaigne ! (vous prenez-vous pour la Boétie ? trop mignon !)
Ecrit par : Florence | 20 avril 2008
Je ne me prends pas pour quelqu'un de superieur a vous. Je suis honnete, libre a vous de ne pas me croire. Votre psychologie de bas etage n'est pas tres convaicante. Expliquez moi le rapport entre le fait de mettre mon prenom et l'humilite?
Je presente des arguments, vous me repondez seulement en vous moquant de mon orthographe a juste titre, je suis mauvais en orthographe. Vous me parlez d'un instinct de domination, je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
Malgre mes defauts, je ne suis pas encore assez pathetique pour chercher un quelquonque reconnaissance virtuelle sur un blog.
Je viens juste pour debattre et je trouve dommage que vous ne repondiez pas a mes arguments qui sont probablement mauvais au quel cas il sera facile de m'en presenter.
Je n'ai pas d' a priori ideologique sur l'ecole, il y a beaucoup de choses interessantes que je lis ici. J'essaie d'exprimer des idees, echangons au lieu de debattre de facon sterile sur ma pretendue soif de domination
Ecrit par : un cretin de base | 21 avril 2008
A tous les autres,
pourquoi et en quoi cela vous a-t-il gêné que Mérieu et Darcos demandent plus de présence de la part des profs.
De l'extérieur, on a vraiment envie que les profs ne viennent pas que pour faire cours et puis se barrent le plus vite possible après. De l'extérieur , on a l'impression que nos mômes, ils vont font chier grave !
Je suis provoc , je sais, mais j'aimerais bien avoir une vraie réponse car de la part des parents d'élèves, c'est très pénible de ressentir à quel point nos enfants vous font chier ! Ce ne sont que des mômes ni meilleurs ni pires que les mômes que nous avons été ! Pourquoi ne voulez-vous pas passer une seule minute de plus en leur compagnie ? Bon nombre d'entre vous passent leur temps à leur dire que ce sont des crétins ! C'est dur pour eux mais à ce compte-là, on préfèrerait que vous soyez absents tout le temps !
Si vous détestez les enfants, faires un autre métier !
Honnêtement, j'aimerais comprendre !
Ecrit par : Florence | 21 avril 2008
Pour info, il semble que l'UFAL lance une pétition - mais ils n'ont pas encore communiqué dessus - sur l'absence de cohérence entre les annonces de Darcos sur le niveau de l'Ecole/les programmes et la suppression annoncée de postes d'enseignants.
A voir ici->http://ufal.info/petitions/?petition=4
Ecrit par : kolia78 | 21 avril 2008
Rectificatif
Nos mômes, ils VOUS font chier grave !
Ecrit par : Florence | 21 avril 2008
Il y a des jours: oui!
Ecrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008
Crétin de base
désolée mais je me suis arrêtée à la forme , je n'ai pas vu le fond !
Biz !
Ecrit par : Florence | 21 avril 2008
Il y a des jours: oui!
Ecrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008
C'est plus que "il y a des jours " !
Les profs de ma fille (4ème) se plaignent haut et fort ! La classe de ma fille est trop PASSIVE ! ILs le disent HAUT et FORT " ils ne la supportent plus cette classe !!!", ils ne se gênent pas pour être humiliants !
Commentaire de ma fille : "Maman , c'est trop injuste , pour une fois que ce n'est pas le bordel, ils ne sont pas contents ! Moi, j'aime bien quand c'est calme, je peux me concentrer pour apprendre ! Pourvu qu'ils ne changent pas la classe l'année prochaine, c'est tellement bien quand c'est calme ! "
Conseil de classe : 6 félicitations et 7 compliments !
A part ça, les profs ne supportent plus cette classe trop passive !
Ils se remettent en question les profs ?
En fait , les profs ne supportent plus aucun élève , quel qu'il soit !
Vous voulez une autre preuve ?
Mon fils , 5ème.
Un garçon sérieux , brillant. Entre 16 et 20 de moyenne dans toutes les matières. Pas une seule absence, pas un seul retard, tous les devoirs faits sérieusement , tous les jours. Le tout dans une classe dissipée. 8 avertissements de travail, 2 avertissements de conduite.
Que disent les profs : "TROP SAGE " !
Elle est pas bonne celle-là !
Ecrit par : Florence | 21 avril 2008
On ne veut pas rester qu'on nous impose de rester au lycée plus de 18 heures par semaine parce qu'on y est DEJA plus de 18 heures par semaine (réunions, conseils, épreuves blanches, photocopies, rencontres des parents, livrets à remplir...). Plus les copies à corriger, les cours à préparer, et le repos à prendre après avoir parlé pendant trois heures devant trois classes différentes de 30 élèves chacune.
Et les lycées ne sont pas aménagés pour permettre aux professeurs de rester dans le lycée : une seule salle de 40m² à peu près, pour contenir 100 professeurs, avec en tout et pour tout trois ordinateurs, vous trouvez ça suffisant ?
"De l'extérieur, on a vraiment envie que les profs ne viennent pas que pour faire cours".
Vous voulez qu'on fasse quoi ? Du foot et du mac