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16 avril 2008

LA CHEVRE ET LE CHOU...

Les propositions concernant les nouveaux programmes de français au collège sont désormais - au moins indirectement - connues. Plutôt que de vous proposer une énième polémique, j'ai préféré vous mettre en ligne le texte d'une amie militante de mon syndicat unique et préféré. A votre tour d'amender le texte du ministre...

JP Brighelli.

 

Entre mise en place du socle commun et affirmation constante par X. Darcos de la nécessité de revenir aux « fondamentaux », les nouveaux programmes de français en collège étaient particulièrement attendus, au point d’avoir été proposés, en avant-première mais à titre payant sur certains sites de la Toile[1].

 

Rappelons tout d’abord les principes de la lettre de mission adressée au groupe d’experts :

 

-         Une articulation nécessaire avec la logique du socle commun, les programmes de français au collège devant notamment contribuer à l’acquisition de plusieurs grandes compétences des piliers 1 –« Maîtrise de la langue française» et 5 –« Culture humaniste ».

 

-         Un « resserrement » sur les contenus, les démarches pédagogiques ne devant pas être explicitées dans le corps même du texte des programmes mais restant réservées aux documents d’accompagnement (en cours d’écriture).

 

-         Une lisibilité par tous, ce qui impliquait la suppression du « discours » comme principe fédérateur des programmes… La « pratique de l’écriture », nouveau fil conducteur semble en effet plus pertinente !

 

-         Progressions rigoureuses en grammaire, orthographe et lexique.

Face à l’incohérence et au verbiage pompeux des programmes actuellement en vigueur, et malgré l’obsessionnelle référence au socle, avatar pédagogisant de la loi Fillon, le SNALC ne pouvait que souscrire à cette volonté de simplification lexicale, de recentrage sur l’apprentissage cohérent des outils de la langue et de préservation d’une certaine liberté pédagogique du professeur.

Il n’empêche cependant que la « séquence », principal avatar des programmes de 1996 reste a priori en vigueur : les auteurs de ces programmes en réfèrent ainsi au nécessaire « décloisonnement » des apprentissages, la séquence en constituant la modalité principale de mise en œuvre ! Alors certes, il est désormais prévu que des leçons d’ « étude de la langue » puissent être conçues de manière autonome en grammaire, orthographe ou lexique -et nous avons bien fait préciser à l’Inspection Générale que les collègues rétifs au galimatias de la séquence ne pourraient désormais plus être sanctionnés pour leur « cloisonnement » des apprentissages, dans la mesure où ils respecteraient une certaine logique, chronologique en particulier. Mais le maintien d’une telle approche pédagogique « globale », qui loin d’introduire une cohérence dans les apprentissages laisse dans l’ignorance des pans entiers de connaissances grammaticales et conduit à l’instrumentalisation systématique des textes littéraires ne peut être que hautement discutable… Cette même volonté, ô combien discutable, de contenter les uns et les autres se retrouve dans l’articulation des programmes de grammaire : si l’on en revient ainsi judicieusement à la grammaire de phrase en 6°-5°, la grammaire de texte (et de l’énonciation) conserve sa prédominance en 4°-3°… A noter toutefois que les progressions sont relativement claires et bien construites et que le vocabulaire en a été considérablement simplifié.

 

En lecture en revanche, la volonté de fonder une culture commune semble l’avoir emporté sur le relativisme triomphant de ces dernières années, magnifiquement exprimé dans les programmes de 1996 par le très caractéristique « lire des écrits de toutes sortes ». Les grandes œuvres littéraires du patrimoine français sinon européen retrouvent droit de cité, au sein d’une approche volontairement chronologique (hormis le théâtre) au détriment des « lectures d’aujourd’hui » et de la littérature jeunesse, dont l’étude n’est pas supprimée mais réservée aux productions « de qualité » ou « classiques », ainsi qu’à la lecture cursive : en 6°, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll ou des extraits des Mille et Une Nuits remplaceront ainsi avantageusement l’étude compulsive des œuvres complètes d’Azouz Begag…

 

Enfin, il semblerait que l’argumentation ait désormais une part réduite parmi les exercices proposés aux élèves (limitée au programme de 3°), ce dont nous ne pouvons que nous féliciter tant elle tendait à appauvrir jusqu’ici les formes d’expression écrite au triomphe d’un « Moi » plus qu’envahissant à l’école…

De manière générale, on ne peut donc que constater le « mieux » de ces nouveaux programmes, en regrettant toutefois le manque de courage de leurs rédacteurs : à vouloir ménager les thuriféraires de l’Observation Réfléchie de la Langue et en conservant le principe même de décloisonnement des enseignements, le risque est bien évidemment une fois de plus de ne contenter personne…. Comme de laisser sur le terrain des professeurs démunis face aux contradictions et multiples interprétations possibles de ces textes !

 



[1] Ces programmes auraient dû être mis officiellement en ligne le 15 avril, si l’on s’en tient au calendrier initial. Ils devraient donc être consultables très prochainement…

Commentaires

Saperlipopette !

- simplification lexicale... Le mythe de Sisyphe, le tonneau des Danaides ou le treizième travail d'Hercule...

Écrit par : Sergio | 17 avril 2008

Tout ceci va dans le bon sens; mais comment réconcilier la (re)mise à l'honneur du patrimoine littéraire français avec les attaques faciles et démagogiques contre la princesse de Clèves, et le goût de la belle langue avec le "parler vrai" ou "parler peuple" en conseil des ministres?
Voir le dernier exemple commenté sur le blog de P.Assouline
(http://passouline.blog.lemonde.fr/) qui
témoigne d'une contradiction préoccupante entre les efforts de X.Darcos et l'exemple de l'inculture qui vient d'en haut.
Vous me direz peut-être qu'il est préférable d'avoir un président qui s'exprime mal mais qui remet de l'ordre dans le système éducatif qu'un président éloquent qui laisse ce système partir en quenouille. Tout de même...

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 17 avril 2008

Nos élèves ont de quoi être confortés dans leur inculture par les propos du président de la République...mais rassurons-nous, ils ne lisent pas la presse, non plus !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

"contradictions et multiples interprétations possibles de ces textes". Tout est dit là, M. Brighelli, mais vous refusez de voir ce que cela révèle. Alors je vais vous faire une petite piqûre de rappel - inutile pour vous, mais peut-être salutaire pour les lecteurs.

Darcos n'est évidemment que le laquais de la politique euro-mondialocrasseuse. Le personnage, hypocrite, rampant, carpette anglaise et démago à souhait illustre parfaitement ces "contradictions multiples"

- membre de la société des agrégés souhaitant la disparition des concours et la programmant d'ici 2010 ;

- Prof de latin et de grec souhaitant leur disparition et n'agissant que pour le développemement de l'anglais ;

- Soi-disant respectant les enseignants français, mais se déclarant - quand il était le valet de Luc Ferry - pour les 40h00 de présence des enseignants comme en Angleterre;

- Soi-disant anti-pédago mais prenant toutes les mesures pour nommer la commission poche-merde et bien décidé, en coulisse, à imposer le fameux "livret de compétences", voulu par l'Europe blairo-bushiste, pour remplacer la bonne vieille notation.

M. Brighelli, par affection pour M Darcos, penche du seul côté de ses intérêt et paraît mur pour accepter la dernière phase d' "innovation pédagogique" que l'on nous prépare. Frackowiak appelle ça "l'école du XXIe siècle" : c'est à peu près ce que nous concocte Darcos, avec en plus la privatisation et la casse du satut des profs, ce qu'au moins Frackowiak ne souhaite pas.

Écrit par : DUMOUCH Rodolphe | 17 avril 2008

Je crois que, pour Darcos, malheureusement, vous avez raison, Rodolphe, mais Allègre voulait la même chose . Donc, pour les statuts, c'est "plié" depuis longtemps, à gauche comme à droite..Kif kif. Et l'analyse de Cadichon est très juste .

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Donc, pour les statuts, c'est "plié" depuis longtemps, à gauche comme à droite..Kif kif. Et l'analyse de Cadichon est très juste .

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Ce qui tendrait à prouver que la "gauche" et la "droite", c'est "depuis longtemps" pareil et que "l'analyse" de Cadichon, le complot marxiste, est très... disons brumeuse pour rester poli.
Casse des statuts et casse des statues, c'est finalement très libéral.

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

Rappelez-vous Allègre, tout était déjà là !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Mais QUI sont les experts qui produisent ces programmes ???
On ne donne jamais leur nom, c'est pourtant primordial ! Ca explique souvent le pourquoi et le comment des décisions prises...

Écrit par : Jérémy | 17 avril 2008

"Je crois que, pour Darcos, malheureusement, vous avez raison, Rodolphe, mais Allègre voulait la même chose. "
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008

1) Réforme ALLÈGRE-MEIRIEU (1998)
(Charte pour bâtir l’école du XXIème siècle)
http://www.education.gouv.fr/bo/1998/hs13/charte.htm

Quelques citations :

«Cette charte se veut une référence pour les évolutions à venir de l'école primaire. Elle s'articule autour de trois points :

1 - Élaborer progressivement et collectivement de nouveaux programmes pour des temps nouveaux, centrés sur le thème apprendre à parler, lire, écrire, compter, articulant tous les contenus et les grandes orientations pédagogiques.

2 - Mettre progressivement en place des rythmes scolaires adaptés à ceux de l'enfant. L'organisation de la journée scolaire doit tenir compte des nouvelles conditions sociales et permettre l'émergence d'une vraie égalité des chances.

3 - Repenser "le métier de professeur des écoles en permettant une plus grande autonomie dans les choix pédagogiques et en intégrant le travail en équipe, ce qui nécessitera des évolutions de la formation initiale et continue des enseignants".»

«Sur un autre plan, la généralisation du travail des couples et l'éloignement des lieux de travail induisent une DEMANDE LÉGITIME des parents pour l'ACCUEIL des enfants à l'école jusqu'à 18 heures ou 18 heures 30.»

«Plus fondamentalement, l'exigence d'une véritable égalité des chances à l'école doit conduire l'éducation nationale à être SON PROPRE RECOURS, en particulier pour les enfants en difficulté moyenne ou grave ou pour ceux dont l'origine sociale fait que l'aide à la maison est faible ou inexistante.»

«Après l'évolution culturelle qu'a été la décision de Lionel Jospin de recruter les professeurs des écoles au niveau de la licence, une MUTATION DU MÉTIER est en cours dans l'enseignement primaire.»

2) Réforme DARCOS (2008)
(Audition à l’Assemblée nationale de M. Xavier Darcos)
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cafc/07-08/c0708032.asp

Quelques citations :

«la première chose est de réorganiser le temps scolaire.»

«un accompagnement éducatif après la classe – qui ne se réduira pas à l’étude, mais comportera aussi des activités culturelles et sportives – sera mis en place dans tous les collèges à partir de la rentrée prochaine.»

«L’école doit être à elle-même SON PROPRE RECOURS.»

«Il ne s’agit en aucun cas d’engager une polémique au sujet des programmes précédents, dont je ne suis pas l’auteur – ils ont été rédigés en février 2002, en particulier par mon ami Philippe JOUTARD»

«Je le répète, cette rénovation des programmes ne doit pas être dissociée de notre projet de RELECTURE COMPLÈTE DE L’ORGANISATION de l’école primaire.»

«J’en ai discuté longuement avec des amis qui ne partagent pas mon avis, notamment Philippe MEIRIEU, avec qui j’ai écrit un livre. »

Question à 100 euros : quelle est la différence entre ces deux réformes ?

Écrit par : Un hussard | 17 avril 2008

AUCUNE .

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Pour info, le seul syndicat du primaire qui a alerté les collègues et tenté de les mobiliser en 1998 contre ce forfait, c'était le Snudi-FO.

Mais la bande des trois (Snuipp-Fsu, Sgen, Unsa), qui soutenait cette réforme, veillait au grain et s'est activement employée à casser toutes les initiatives prises pour contrer cette réforme, avec la redoutable efficacité qu'on leur connaît !

Écrit par : Un hussard | 17 avril 2008

AUCUNE .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Bravo, Un observateur !
Vous avez gagné le droit de faire 3 semaines de soutien scolaire et occupationnel pendant le mois d'août, dans l'école de votre choix, pour gagner les 100 euros promis pour cette bonne réponse !

Écrit par : Un hussard | 17 avril 2008

D'ailleurs,sous Allègre, je me souviens que le proviseur m'avait donné à lire des textes (je ne sais s 'ils étaient officieux ou officiels )qui ressemblaient mot pour mot au rapport pochard ! Voilà pourquoi quand j'ai lu Pochard, j'ai trouvé que ça sentait le réchauffé ! Voilà pourquoi, à mon grand désarroi je dis et redis que c'est plié, car je ne vois pas ce qu'on peut faire !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Rappelez-vous Allègre, tout était déjà là !

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008

C'est bien ce que je voulais dire !

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

"Frackowiak appelle ça "l'école du XXIe siècle" : c'est à peu près ce que nous concocte Darcos, avec en plus la privatisation et la casse du satut des profs, ce qu'au moins Frackowiak ne souhaite pas.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 17 avril 2008

Malheureusement, si ! Faut-il rappeler que Fracko est le grand gourou de l'Unsa-Éducation, syndicat qui a pleinement soutenu la réforme Allègre-Meirieu-Royal ?

La casse du statut est annoncée de manière parfaitement explicite dans la Charte pour l'école du XXIème siècle, dans l'annexe 1 p.17 :

« LE STATUT ET LES MISSIONS DE L’ENSEIGNANT SONT À REDÉFINIR »

Pour ceux qui veulent lire le texte intégral de cette saleté made in OCDE, vous le trouverez ici :
http://appy.ecole.free.fr/textes/1998_1.pdf

Il est préférable d'éloigner au préalable les jeunes enfants et les âmes sensibles !

Écrit par : Un hussard | 17 avril 2008

Pour info, le seul syndicat du primaire qui a alerté les collègues et tenté de les mobiliser en 1998 contre ce forfait, c'était le Snudi-FO.
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008

Parfaitement exact et même position pour son grand frère, le SN-FO-LC. Quand je lis que le SNALC est le seul recours syndical possible....
Pour faire plaisir à Jean et être tout à fait honnête, la vénérable Société des agrégés a, elle aussi, fait son travail.

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

Rappelez-vous Allègre, tout était déjà là !

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008

C'est bien ce que je voulais dire !

Ecrit par : Victor | 17 avril 2008

Et il est triste que le plus à droite des ministres de l'EN, ce soit la gauche qui nous l'est offert !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Voilà pourquoi, à mon grand désarroi je dis et redis que c'est plié, car je ne vois pas ce qu'on peut faire !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Il est vrai que c'est mal barré. Surtout que la bande des trois balade les collègues sur la question des programmes, alors que le souci vital, lié d'ailleurs à celui des postes, c'est celui du statut.

Seul espoir pour ce qui me concerne : le gouvernement étant tenu d'accélérer de manière frénétique les réformes pour être crédible lorsque la France va prendre prochainement la présidence de l'union européenne, il s'attaque maintenant aussi au privé, en particulier sur la question très sensible des conventions collectives, qui sont un peu l'équivalent de notre statut, ainsi que sur les retraites et l'assurance chômage.

Alors que jusqu'à présent, les réformes contre les différents secteurs du privé et du public se sont faites en décalé -Diviser pour régner !- la forte pression mise par Bruxelles rend cette stratégie de plus en plus difficile à conserver.

Bref, au programme des réjouissances pour tous les salariés : casse des statuts ET des conventions collectives, ré-allongement des durées de cotisation pour le privé ET le public, baisse du pouvoir d'achat en jouant sur l'inflation, casse de la sécurité sociale et des services publics... Maintenant, c'est clair : nous sommes tous dans le même rafiot, à part quelques planqués du public ET du privé.

Alors s'il n'y a pas grand chose à attendre des petits syndicats corporatistes de l'enseignement, en revanche, je place mon dernier espoir dans une confédération qui réunit des salariés de tous les secteurs du privé et du public et qui est très vigilante sur la question de l'indépendance syndicale, quel que soit le gouvernement en place : la confédération FO.

Mais là encore, vu les errances et procédés de la CFDT, de l'UNSA et de la CGT, ça va être compliqué. A suivre...

Écrit par : Un hussard | 17 avril 2008

Et il est triste que le plus à droite des ministres de l'EN, ce soit la gauche qui nous l'est offert !

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008

A moins que "droite et gauche" au sens de camps ennemis ne veuille plus rien dire. Il y a longtemps, même avant Allègre, que la "gauche" a perdu toute idéologie propre (ne parlons même pas du marxisme !). Elle s'est ralliée au libéralisme avec armes et bagages et ne conserve comme marque de fabrique qu'un vague sentimentalisme christiano-gauchiste (meilleur exemple le "droitdel'hommisme"). La soi-disant survivance du clivage, c'est pour amuser le pékin (chaque démocratie libérale a le même couple je-t'aime-moi-non-plus qui alterne au pouvoir, coucou Silvio !).

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

"Il n’empêche cependant que la « séquence », principal avatar des programmes de 1996 reste a priori en vigueur : les auteurs de ces programmes en réfèrent ainsi au nécessaire « décloisonnement » des apprentissages, la séquence en constituant la modalité principale de mise en œuvre !"

(SNALC)

Eh bien, la contre-attaque est simple: il faudra que nous soyons très nombreux à expliquer, sur le site du ministère lors de la consultation sur les nouveaux programmes du collège, que la "séquence" DOIT être éliminée parce qu'elle empêche tout enseignement et parce que c'est à cause d'elle que les collégiens sortent de 3ème en ne sachant strictement rien, et les lycéens item du bac.

Écrit par : Jean | 17 avril 2008

"qui nous l' AIT offert ", bien sûr ! La correction des copies ou plutôt l'incorrection des copies écrites en charabia, me fait perdre le nord et , d'ailleurs, aussi, l'espoir !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Eh bien, la contre-attaque est simple: il faudra que nous soyons très nombreux à expliquer, sur le site du ministère lors de la consultation sur les nouveaux programmes du collège, que la "séquence" DOIT être éliminée...

Ecrit par : Jean | 17 avril 2008

Dites-nous Jean pour quelles raisons X Darcos ne prend-il pas lui même le décret éliminant la "séquence" à l'origine, selon vous, du désastre scolaire?
Craint-il de mettre les enseignants de français dans la rue?

Écrit par : marigot | 17 avril 2008

La question des programmes est très importante car elle conditionne , c'est un peu banal à dire, celle des manuels, des pratiques pédagogiques des enseignants et des critères d'inspection.

Ca sera une tâche de longue haleine de redresser la barre car les élèves formés aux programmes de 70 et de 96 continuent leur petit bonhomme de chemin, ou plutôt leur chemin de petits bonshommes que l'on n'a pas aidés à grandir.

" La vérité oblige à dire que l'on a assité à un véritable façonnement, ou plutôt à un défaçonnement des attitudes face au travail et à l'effort et que le professeur désireux de transmettre un savoir réel a été au fil des années littéralement empêché de faire son travail du fait de cette conjugaison de facteurs et du " feedback" : baisse des exigences/baisse du niveau, jusqu'à l'anomie du système.

Pour prendre un exemple concret, il m'a été possible de faire des dictées et des cours de grammaire jusqu'en 96 à peu près sans susciter des mouvements de résistance de la part des élèves qui ont intuitivement intégré " ce qu'il nous est ou non désormais permis de faire".

Il n'y a que dans certains établissements de centre ville comme celui où j'ai la chance d'exercer cette année que ce phénomène n'est pas dominant.

On voit très bien, politiquement à quoi tout cela nous mène. Je pourrais m'en fiche et me dire que j'ai mangé mon pain noir, mais je n'y arrive pas.

Tout ce que vous dites sur la menace de privatisation totale et partielle de l'école, sur les statuts des enseignants et sur les critères de convergence européens est extrêmement inquiétant.

On se demande s'il ya a encore un pilote dans l'avion "Air-France".

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

Eh bien, la contre-attaque est simple: il faudra que nous soyons très nombreux à expliquer, sur le site du ministère lors de la consultation sur les nouveaux programmes du collège, que la "séquence" DOIT être éliminée...

Ecrit par : Jean | 17 avril 2008

J'ai une petite bibliothèque à côte de moi où se trouvent une trenetaine de manuels (!) de français niveau collège dont plusieurs intitulés "en séquences- livre unique". Inutile de vous dire la pauvreté du contenu très axé sur la dimension "communication". Le fait de maintenir le mot "séquences" dans les nouveaux programmes laisse le champs libre aux éditeurs et aux auteurs de ce genre de manuels.

Il faudrait, à mon avis, soit supprimer le mot "séquence", soit donner une définition de la "séquence" qui permette d'intégrer autour d'une notion, un enseignement systématique et approfondi de la grammaire, des conjugaisons, de l'orthographe et du vocabulaire.

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

J'ai une petite bibliothèque à côte de moi où se trouvent une trenetaine de manuels

trentaine !

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

On se demande s'il ya a encore un pilote dans l'avion "Air-France".

Ecrit par : Robin | 17 avril 2008

L'avion Air France qui va s'allier avec l'avion Air Italia pilotée par un certain Berlusconi...ça promet!
Robin, comme quelqu'un l'a signalé ce matin ici même, la France n'a plus aucune espèce d'autonomie s'agissant de décider sérieusement de son destin.
Notre ministre n'a pas plus de pouvoir dans son domaine qu'un principal de collège dans l'une des classes de son établissement.
Il faut arrêter de rêver! L'instruction publique redeviendra une réalité , le jour où les peuples d'Europe en éprouveront à nouveau la nécessité. Franchement, qu'à t-on besoin en France, comme en Italie, en Espagne ou en Angleterre d'instruire les enfant du peuple?

Écrit par : marigot | 17 avril 2008

La vérité oblige à dire que l'on a assité à un véritable façonnement, ou plutôt à un défaçonnement des attitudes face au travail et à l'effort et que le professeur désireux de transmettre un savoir réel a été au fil des années littéralement empêché de faire son travail du fait de cette conjugaison de facteurs et du " feedback" : baisse des exigences/baisse du niveau, jusqu'à l'anomie du système
Ecrit par Robin


Toujours sur mes copies, je fais une pause pour aérer mes neurones crispés...sur les ravages tangibles de la séquence, du tout technique, de l'énonciation etc...Il s'agit des copies d'un collègue (bac blanc, on échange les copies )dont la valeur n'est pas à mettre en doute . C'est un commentaire de texte de "L'Etranger",la scène où Marie demande Meursault en mariage. Cela va du "relevé de terrain "qui ne dégage aucun sens du texte au mauvais résumé qui dégage une morale que je vous livre pour me défouler : "ce texte montre qu'il ne faut pas se marier sans amour ".J'imagine que mes élèves ont dû faire la même chose et ça me rassure :on ne peut que constater les dégâts, le mal est trop profond . D'ailleurs depuis la dernière réforme, lorsqu'on me demande ce que j'enseigne, je réponds :"Plus rien "

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Séquence ou pas, un texte de Césaire *reste* un texte de Césaire ...

Que l'on me permette ...

Celui que l'on va honorer a écrit des textes immortels :

"Donc, camarade, te seront ennemis — de manière haute, lucide et conséquente — non seulement gouverneurs sadiques et préfets tortionnaires, non seulement colons flagellants et banquiers goulus, non seulement macrotteurs politiciens lèche-chèques et magistrats aux ordres, mais pareillement et au même titre, journalistes fielleux, académiciens goîtreux endollardés de sottises, ethnographes métaphysiciens et dogonneux, théologiens farfelus et belges, intellectuels jaspineux, sortis tout puants de la cuisse de Nietzsche ou chutés calenders-fils-de-Roi d'on ne sait quelle Pléiade, les paternalistes, les embrasseurs, les corrupteurs, les donneurs de tapes dans le dos, les amateurs d'exotisme, les diviseurs, les sociologues agrariens, les endormeurs, les mystificateurs, les baveurs, les matagraboliseurs, et d'une manière générale, tous ceux qui, jouant leur rôle dans la sordide division du travail pour la défense de la société occidentale et bourgeoise, tentent de manière diverse et par diversion infâme de désagréger les forces du Progrès — quitte à nier la possibilité même du Progrès — tous suppôts du capitalisme, tous tenants déclarés ou honteux du colonialisme pillard, tous responsables, tous haïssables, tous négriers, tous redevables désormais de l'agressivité révolutionnaire.
Et balaie-moi tous les obscurcisseurs, tous les inventeurs de subterfuges, tous les charlatans mystificateurs, tous les manieurs de charabia. Et n'essaie pas de savoir si ces messieurs sont personnellement de bonne ou de mauvaise foi, s'ils sont personnellement bien ou mal intentionnés, s'ils sont personnellement, c'est-à-dire dans leur conscience intime de Pierre ou Paul, colonialistes ou non, l'essentiel étant que leur très aléatoire bonne foi subjective est sans rapport aucun avec la portée objective et sociale de la mauvaise besogne qu'ils font de chiens de garde du colonialisme."
(Discours sur le colonialisme )

"Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile
que je n'entende ni les rires, ni les cris, les yeux fixés sur cette ville que je prophétise, belle,
donnez-moi la foi sauvage du sorcier
donnez à mes mains puissance de modelerd
onnez à mon âme la trempe de l'épée
je ne me dérobe point. Faites de ma tête une proue et de moi même, mon coeur, ne faites ni un père, ni un frère,
ni un fils, mais le père, mais le frère, mais le fils,
ni un mari, mais l'amant de cet unique peuple.

Faites-moi rebelle à toute vanité, mais docile à son génie
comme le point à l'allongée du bras !
faites-moi commissaire de son sang
faites-moi dépositaire de son ressentiment
faites de moi un homme de terminaison
faites de moi un homme d'initiation
faites de moi un homme de recueillement
mais faites aussi de moi un homme d'encensement.

faites de moi l'exécuteur de ces oeuvres hautes
voici le temps de se ceindre les reins comme un vaillant homme -

Mais les faisant, mon coeur, préservez-moi de toute haine ...
(Cahier d'un retour au pays natal)

"les chercheurs de silex
les testeurs d'obsidienne
ceux qui suivent jusqu'à l'opalescence
l'invasion de l'opacité
les créateurs d'espace

allons les ravisseurs du Mot
les détrousseurs de la Parole
il y avait belle lurette qu'on leur avait signifié
leur congé
de la manière la plus infamante"
(Moi, laminaire)

Et puis pour accompagner Jean-Paul (et en pensant à ce blog...) :

"Vertu des lucioles

Ne pas désespérer des lucioles
je reconnais là la vertu.
les attendre les poursuivre
les guetter encore.
le rêve n'est pas de les fixer flambeaux
ni qu'elles se répondent en des lumières non froides
je suis d'ailleurs sûr que la reconversion se fait
quelque part pour tout ceux
qui n'ont jamais accepté cette stupeur de l'air

la communication par hoquets d'essentiel
j'apprécie qu'elle se fasse à tâtons
et par paroxysme
au lieu de quoi elle sombrerait inévitablement
dans l'inepte bavardage de l'ambiant marécage"
(Comme un malentendu de salut, recueil inédit)

....

Yves
(Un Hussard aussi, retraité de l'Education nationale ... en pays dominé ...)


P.S. - Pour l'anecdote je connais des collègues qui confondent encore "séquence"et "séance" ! Quelle importance ? L'explication de texte selon Clarac*(mise à jour avec les apports récents), par exemple, échappe à toutes ces misères ... Et elle est "pédagogiquement" imparable... Alors BASTA avec ces guerres picrocholines ! Ce qu'il faut ce sont des profs, des hommes de culture, en quantité suffisante, bien payés, bien formés ... et que l'on n'emmerde pas avec des réunions incessantes, des projets à la con ou des évaluations parachutées et bouffeuses de temps ... Et j'en passe ...

* Pour ceux qui ne la connaisse pas, une antiquité :
http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/doc/clarac1.htm

Écrit par : Yves | 17 avril 2008

Saperlotte de Saperlipopette!

Sergio vous êtes un "voleur"! grrrrrrrrrr ;):))))))(attention smiley)
c'était pour de rire bien sûr...quoique...


Bonjour à tous...

pirouette je ne faisais que passer

Écrit par : Saperlipopette | 17 avril 2008

Pour la conférence de Clarac, l'adresse semble un peu longue ...

Je tente de nouveau :
http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/doc/clarac1.htm

Sinon sur LMT (vous savez le site de merde où l'âne fait la taupe) dans les "TEXTES DIVERS" sur la page d'accueil :

http://motstocsin.autonomie.org/

Écrit par : Yves | 17 avril 2008

Merci à Yves pour le très beau texte d'Aimé Césaire... et pour les lucioles !

Ce poème m'a fait penser à un spectacle donné par des élèves de première option théâtre autour du thème de l'exotisme et d'une phrase de Victor Segalen (1878-1919), médecin de marine, archéologue, ethnologue, poète d'origine bretonne, insurgé contre la destruction des cultures et des civilisations des peuples premiers.

Le spectacle illustrait une phrase de Segalen : "Le divers décroît, là est le danger." : en l'espace de 150 ans, le monde est devenu un village ; les possibilités de voyager sont illimitées, mais ce qui fasait l'intérêt des voyages, la diversité des hommes et des cultures disparaît jour après jour.

Les élèves et les comédiens nous emportèrent dans un voyage à travers le temps, le monde et les mots, du cosmopolitisme enthousiaste de Guillaume Apollinaire : "A la fin tu es las de ce monde ancien..." aux incantations amérindiennes d'Antonin Artaud, en passant par la révolte d'Arthur Rimbaud contre l'occident bien-pensant à l'aube de la révolution iindustrielle et coloniale : "Tu es nègre !" et les protestations anticolonialistes d'Aimé Césaire et de Léopold Sédar Senghor, poètes de la négritude.

Ces textes faits pour être déclamés, chantés, scandés, martelés, hurlés...et la façon dont les élèves s'y étaient investis m'avaient profondément ému.

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

en 6°, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll ou des extraits des Mille et Une Nuits remplaceront ainsi avantageusement l’étude compulsive des œuvres complètes d’Azouz Begag…

Que pensez-vous d'imposer Les Derniers jours d'un condammné en 6e?

Comme je m'étonnais qu'un jeune homme de 19 ans, ne lise pas, alors qu'il a eu une scolarité normale, et qu'en plus il est trilingue, et pas trop endormi sur le plan intelectuel, (il est chez nous ce semestre pour ajouter l'anglais aux trois autres), il m'a dit qu'il s'était arrêté de lire en 6e, avec les Derniers jours d'un condamné, qui l'a dégoûté à jamais de prendre un livre pour son plaisir .
En plus, la séance de dissection à laquelle sont réduits les cours de français ne l'a pas incité à lire non plus autre chose que les textes( rarement des livres entiers) au programme.
Il a son bac et son esprit est en friche, par manque de références littéraires..et historiques car là aussi la désertification est terrifiante.

Écrit par : Cadichon | 17 avril 2008

pour m'inscrire au fil

Écrit par : Cadichon | 17 avril 2008

"Tout ceci va dans le bon sens; mais comment réconcilier la (re)mise à l'honneur du patrimoine littéraire français avec les attaques faciles et démagogiques contre la princesse de Clèves"

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 17 avril 2008

Jesse, j'espère que vous avez lu le dernier édito de Val, dans "Charlie"!!!

Jean-Paul, personne n'est obligé de faire étudier les oeuvres complètes d'Azouz Begag!!! Regardez, au hasard, Jean...

Écrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2008

Que pensez-vous d'imposer Les Derniers jours d'un condammné en 6e?

Plus rien ne m'étonne !
Paradoxale Cadichon. Mais par amusement on pourrait prendre ce titre pour parler de ce que l'on enseigne à nos enfants et par ce biais leur condamnation.

Mon fils (en 6e) étudie Les Baleines (écologie au RDV).
Lecture du texte. Le prof lui demande ce qu'est un "chapeau" en devoirs du soir. Je te passe les autres questions relatives à ce texte. Il vient me voir. "Mais maman, on ne parle pas de chapeau dans ce texte, à moins que l'on doive trouver les accents circonflexes".
Figure toi que le fameux "chapeau" n'était autre que l'introduction. Lui, il est français, donc je lui explique, mais tous ces petits étrangers qui sont dans l'école, ils n'ont rien compris. Un chapeau, c'est un chapeau, point barre.

Je lui avait fait découvrir les Lettres de mon moulin. Il a adoré.
Et dernièrement, je l'ai retrouvé en train de lire Les jeux de l'amour et du hasard de Marivaux Classique illustrés Vaubourdolle. Donc, rien n'est perdu pour ce jeune que tu reçois. Je sus certaine que tu vas l'aider à défricher son esprit.

Écrit par : Carole | 17 avril 2008

Quelqu’un a-t-il vu le documentaire sur l’école Vitruve mardi sur Arte ? (ça repasse le 19 à 1 h 10).

Les témoignages sont loin d’être unanimes et dithyrambiques. Intéressant de voir comment on est toujours prêt à créer “l’homme nouveau” en s’attaquant aux enfants.

Il est rassurant d’entendre les réflexions d’anciens élèves qui, enfants, n’étaient pas dupes. Devant l’injonction d’autonomie avec laquelle on les bassinait, certains s’apercevaient que c’était pour permettre aux parents “d’être libres, eux.” Et dire que ce genre de choses a été repris par le management…

Et si ça ne se passe pas de manière idéale pour tous, un autre ancien élève (sociologue ?), qui a bien assimilé l’endoctrinement, assène l’argument imparable et inusable : « C’est la faute à la société. » On subodore la suite bien connue, elle aussi : « Yaka se remettre en cause. »

Écrit par : Lariba | 17 avril 2008

Merci Lariba pour l'info.

(ça repasse le 19 à 1 h 10): si vous êtes de ceux qui dorment à cette heure là, c'est visible sur le site Arte+7 pendant une semaine.

Écrit par : lucile | 17 avril 2008

. Intéressant de voir comment on est toujours prêt à créer “l’homme nouveau” en s’attaquant aux enfants.

Ecrit par : Lariba | 17 avril 2008

la régénération sociale par l'endoctrinement à l'école est une idée développée par les partisans de l'école spartiate ou lacédémonienne, inspirée des écrits de Rousseau sur la Pologne ou la Corse, et que l'on retrouve depuis 1789 dans tous les régimes totalitaires.
Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises) étant bien entendu que les règles élémentaires de civilité font partie intégrante de l'organisation de la vie scolaire, et que l'apprentissage de la citoyenneté est au fondement de l'école républicaine, mais ce qui est évident a aussi besoin pour certains d'être rabaché

Écrit par : Cadichon | 17 avril 2008

Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008

Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?

Écrit par : marigot | 17 avril 2008

Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008

Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?

Ecrit par : marigot | 17 avril 2008



Ben ! Famille et Famille !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Merci à Yves pour le texte de l'inspecteur général Clarac. Dommage qu'on en fasse de moins en mons des comme ça. J'ai bien peur que l'on ait cassé le moule.

J'ai été inspecté une bonne demi douzaine de fois. Je suis tombé sur des gens de cette trempe deux fois, la première à la fin du CPR (c'était aussi un inspecteur général), un mélomane d'une culture raffinée et la dernière (une inspectrice générale aussi), sans doute plus au fait des dernières approches stylistiques, mais sans fanatisme.

..Entre les deux, des idéologues obtus des deux sexes, celui de 1996 (c'était l'introduction des "sequences") était particulièrement gratiné...Un expert dans le maniement de la langue de bois.

Je me souviens d'une autre qui n'a pas quitté une espèce de galurin ridicule des cerises et des oiseaux et dont il se murmurait qu'elle s'était faite inspectrice pour emm...son mari, professeur de Lettres.

Au début du cours suivant, les élèves me demandèrent "qui était cete folle qui était venue assister au cours" (sic). La vérité sort parfois de la bouche des élèves.

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

Je me souviens d'une autre qui n'a pas quitté une espèce de galurin ridicule des cerises et des oiseaux

errata : orné de cerises et d'oiseaux

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

"Les derniers jours d'un condamné" de Hugo en 6ème ? N'importe quoi !

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

Intéressant de voir comment on est toujours prêt à créer “l’homme nouveau” en s’attaquant aux enfants.

Ecrit par : Lariba | 17 avril 2008

Précisément, la période que nous vivons est l’aboutissement ultime de la logique libérale. D’un côté, on a l’extension de la sphère marchande et, de l’autre, la multiplication des conflits nés du relativisme moral moderne. Ces luttes se traduisent par de nouvelles contraintes, visant à la création de cet "homme nouveau" adapté aux "temps nouveaux". Un homme toujours plus vigilant contre les conformismes passés mais en même temps toujours plus conforme aux normes de la société nouvelle. L'école est au coeur de cette contradiction. Elle se propose ainsi de fabriquer en séries cet homme vraiment nouveau, autonome et libre, "acteur de sa formation",un être parfaitement normalisé, conformé (évalué et certifié) aux normes toujours changeantes du mode d'être en société. Celui qu'assènent les marchands et publicitaires, les véritables moralistes des temps modernes, ceux à qui l'on peut faire crédit en ces temps de décroyance.

Écrit par : Newman (alias marigot) | 17 avril 2008

Avez-vous remarqué comme moi , depuis 2 ou 3 ans, que nos élèves de lycée ont des écritures de cours préparatoire, et encore ! Lettres torturées, informes, mots inachevés pour les uns, pour d'autres on a l'impression que le geste les fatigue, et qu' ils n'ont plus la force de terminer le mot . Donc résumons nous : destruction achevée, phase terminale, ils ne savaient plus lire, ni construire une phrase et maintenant , ils ne savent plus écrire au sens propre du terme ! Pourquoi ?Mais je m'en doute un peu !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008

Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?

Ecrit par : marigot | 17 avril 2008

On peut être mécréant sans être immoral ou a-moral! C'est idiot comme remarque, je trouve.
vous auriez mieux fait d'écrire "je vous déteste, Cadichon".

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

Avez-vous remarqué comme moi , depuis 2 ou 3 ans, que nos élèves de lycée ont des écritures de cours préparatoire, et encore ! Lettres torturées, informes, mots inachevés pour les uns, pour d'autres on a l'impression que le geste les fatigue, et qu' ils n'ont plus la force de terminer le mot . Donc résumons nous : destruction achevée, phase terminale, ils ne savaient plus lire, ni construire une phrase et maintenant , ils ne savent plus écrire au sens propre du terme ! Pourquoi ?Mais je m'en doute un peu !

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Changez de métier! Mes enfants ne sont pas là pour essuyer votre mépris, ça commence à suffir.
Je suis globalement en accord avec les critiques émises sur les méthodes d'enseignement "pédagogiques" mais je vous trouve parfois extrêmement et excessivement méprisants à l'égard des élèves, comme si, à leur âge, vous étiez des merveilles. Vous croyez vraiment que vos profs ne soupiraient pas et n'absorbaient pas d'aspirine pour lire les fadaises que vous écriviez entre quinze et vingt ans, ou les redébitages par cœur de cours mal digérés et récités bêtement en total hors sujet?

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)

... il serait intéressant de savoir ce que pense Cadichon de la fameuse déclaration de Madelin : "donnez-nous plus de Gaby Cohn-Bendit et de Marie-Danièle Pierrelée !" ou de ce rapport de l'OCDE qui préconisait de baisser graduellement la qualité de l'enseignement sans toucher à la "quantité". Sans doute des taupes trotskystes ?
L'instruction à l'école découlera du libre choix... de ceux qui auront le choix ! Quant à l'instruction des "autres", les récentes enquêtes montrant par exemple qu'un jeune américain sur deux est incapable de situer chronologiquement la guerre de Sécession dans son demi-siècle sont éloquentes. Je n'aborderai même pas la morale dispensée par les familles et les églises, ces vieilles lunes de "Lectures pour tous"...
Cadichon est encore dans le déni de réalité et l'incantatoire, c'est exactement la même attitude que les Staliniens qu'elle déteste tant.

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

J'ai mis un s à méprisant: ce n'est ni une faute de frappe, ni de grammaire. Mon "vous" est collectif. Si mes enfants sont des ratés complets et leurs camarades avec eux, sachez que, dans le monde réel, nous ne nous en rendons pas vraiment compte. Ils donnent l'impression d'être aussi efficients que leurs aînés au même âge.

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

Quant à l'instruction des "autres", les récentes enquêtes montrant par exemple qu'un jeune américain sur deux est incapable de situer chronologiquement la guerre de Sécession dans son demi-siècle sont éloquentes.

Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Je suis certaine qu'il y a cent quarante ans, tous les jeunes américains savaient situer la Guerre de Sécession dans son demi-siècle. C'est fou ce que le niveau baisse!

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

On voit que vous ne voyez pas ce que nous voyons, comme moi je ne sais pas ce que peut représenter une vaccination de moutons ! Les parents ne se rendent pas compte DU TOUT ! Vous n'échappez pas à la règle !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

AUJOURD4HUI, ils écrivent des conneries que nous n'aurions jamais osées, on étaient conscients et surtout beaucoup plus humbles !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

AUJOURD4HUI, ils écrivent des conneries que nous n'aurions jamais osées, on étaient conscients et surtout beaucoup plus humbles !

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Je n'en suis pas certaine, à l'aune de mes disserts de philo de terminale. (Bac 1976, 15 en philo).
Je crois surtout que vous croyez être tel que vous étiez à seize ans sans réaliser le chemin que vous avez parcouru entre quinze ans et quarante ans.
Vous aussi ne disiez que des conneries, comme tous les ados. Allons, ils sont aussi bêtes que nous l'étions. Ça s'appelle d'ailleurs l'âge bête.

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

Les parents ne se rendent pas compte DU TOUT ! Vous n'échappez pas à la règle !

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Je ne suis pas ici en tant que parent mais en tant que citoyenne française. En tant que citoyenne, dotée du même droit électoral que vous, je me rends compte de tout ce qu'on m'expose et en juge. Ça fait deux ans passés que je viens contribuer ici. Il y a longtemps que ce n'est plus en tant que parent que j'y viens.
Si nous prenons deux ans, avec mes confrères, la FNSEA, la Confédération Paysanne et l'AFSSA, pour vous exposer au quotidien les tenants et aboutissants de la vaccination FCO des ovins, vous serez au fait et en mesure d'en juger.
Vous n'allez pas reprendre les insultes dont je fus abreuvée ici à mes débuts.
Je demande à tous de bien vouloir me défendre contre les basses et médiocres attaques de Un Observateur pour qu'il ne s'égare pas en insultes anti-parents d'élèves et querelles stériles à mon égard. Ça me gonfle grave. Merci!

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

Querelle Dobo-Un Obs: On s'en fout.

Passez à autre chose.

Écrit par : Loki | 17 avril 2008

Vous oubliez, ma chère dobolino, que les profs sont d'anciens très bons élèves, enfin jusqu'à ce qu' on démolisse l'école, donc dans les années 80... Mais qu'importe, le débat est sans importance !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Au fait, cher Victor, vous n'êtes pas à Cuba ?

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Je ne crois pas que les intervenants de ce blog aient la moindre envie de vous insulter et de vous dénier le droit d'intervenir en tant que citoyenne, Dobolino.

Cela dit, quand je compare les copies (du moins certaines copies) que je recueillais en première avec mes propres compositions françaises ... je vous assure que la différence est éloquente. Et ceci sans aucune survalorisation narcissique de l'élève que j'étais.

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 avril 2008

Au fait, cher Victor, vous n'êtes pas à Cuba ?

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008


Si mais il poste par liaison satellite, comme Kersauzon... Doivent pas etre dégroupés, là-bas... Ou peut-etre le téléphone rouge, en VT 50 bauds...

Écrit par : Sergio | 17 avril 2008

"Cela dit, quand je compare les copies (du moins certaines copies) que je recueillais en première avec mes propres compositions françaises ..."

L'erreur vient souvent du "du moins certaines copies". Lisiez-vous les copies des "mauvais élèves de votre temps?

Écrit par : Hervé | 17 avril 2008

"Cela dit, quand je compare les copies (du moins certaines copies) que je recueillais en première avec mes propres compositions françaises ..."

L'erreur vient souvent du "du moins certaines copies". Lisiez-vous les copies des "mauvais élèves de votre temps?

Écrit par : Hervé | 17 avril 2008

"Vous oubliez, ma chère dobolino, que les profs sont d'anciens très bons élèves,"

Quelle prétention!!! D'anciens bons élèves, je veux bien. Mais les très bons élèves de mes classes de lycée ont fait autre chose (math sup, ingénieur, chercheur etc)

Écrit par : Hervé | 17 avril 2008

Quand je vois des lycéens qui défendent le statut des enseignants du premier degré par exemple, alors qu'ils ont quitté l'école primaire depuis plusieurs années déjà, j'imagine que ce n'est pas spontané.Ce n'est pas forcément de la manipulation, mais cela traduit très certainement une proximité entre syndicats de professeurs et des mouvements lycéens.

Je vois qu'une partie des syndicats jouent un jeu très dangereuxPersuader les élèves que tout se joue parce que l'on sera dans une classe de 30 ou 32, c'est au fond se moquer d'eux.

Dans un clin d'oeil au futur anniversaire de mai 68, j' affirme également "qu'il est interdit d'interdire la réforme". "Et ce que je trouve regrettable dans les slogans des syndicats, c'est qu'ils sont terriblement conservateurs, réactionnaires. C'est démoralisant.
AP

Écrit par : kikadonkdi | 17 avril 2008

"AUJOURD4HUI, ils écrivent des conneries que nous n'aurions jamais osées, on étaient conscients et surtout beaucoup plus humbles !

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008 "

je pense que c'est surtout le rapport à l'école et à l'enseignant qui a changé. et qui rend le métier plus difficile.

Écrit par : Hervé | 17 avril 2008

"Avez-vous remarqué comme moi , depuis 2 ou 3 ans, que nos élèves de lycée ont des écritures de cours préparatoire, et encore ! Lettres torturées, informes, mots inachevés pour les uns, pour d'autres on a l'impression que le geste les fatigue, et qu' ils n'ont plus la force de terminer le mot ."

Non je n'ai pas remarqué cela et pourtant je suis en LP. Certains sont très deficients pour la graphie mais pour la plupart l'orthographe et surtout les "idées" , la logique et les connaissances sont les principaux problèmes.
Finalement vous êtes une caricature de vieux (?) prof aigri. Mais l'âge n'y est peut-être pour rien, j'ai de jeunes collègues pestant contre "tout se perd".

Et comme on dit, pour tendre le bâton pour se faire battre, c'est avec les jeunes imbéciles qu'on fait les vieux cons.

Écrit par : Hervé | 17 avril 2008

Blague très très idiote, mais qui m'a fait rire :

Deux canards nagent dans un étang.

le premier fait : "coin ! coin !"

" J'allais le dire !", fait le deuxième

(Ces deux canards étaient peut-être deux ministres de l'éducation nationale de la gent "canardesque", l'un de gauche, l'autre de droite)

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

Quelle prétention!!! D'anciens bons élèves, je veux bien. Mais les très bons élèves de mes classes de lycée ont fait autre chose (math sup, ingénieur, chercheur etc)

Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008

Je maintiens, c'est donc qu'on n'a pas le même âge ! On peut être prof et avoir fait lettres sup, maths sup, normale sup...Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Ben moi, quand je compare mes copies de français, enfin le vague souvenir que j'en ai car je n'ai pas gardé ces torchons, avec celles de mon fils, il est largement gagnant à classe égale, un peu plus mature et bien plus érudit. De même pour les explications de texte. Ceci dit, en physique, maths et SVT, je gagne de loin et je reconnais que je gagne aussi par rapport à une première S de nos jours. En fait, ce doit être ça: il ne faut comparer que ce qui est comparable. Mon fils étant un littéraire motivé alors que je fus une scientifique motivée, ça fausse tout et, si je vois des défauts à ses copies, je sais bien qu'à son âge, je n'aurais su écrire ce qu'il écrit.
Ceci dit, je persiste et signe: j'ai la fâcheuse impression que tous, autant que nous sommes, avons un peu tendance à comparer nos productions de prépa ou de DEUG avec leurs productions de lycéens, donc avec un décalage de deux ans, parce que nos souvenirs se tassent sur cette brève période si décisive, ce qui nous rend, parents ou professeurs, excessivement sévères ou pessimistes.
Il faut que jeunesse se fasse et se passe. Entre quatre et vingt ans, le cerveau est ouvert et peut faire des bonds de géant. Une seule année avec un professeur qui ne part pas vaincu en se disant "ils sont nuls, c'est la faute aux pédagos, je n'en tirerai rien" ou "ils sont nuls, c'est la faute au milieu socio-culturel défavorisé" et ils partent au quart de tour.
Y'a pleins de profs qui interviennent ici qui semblent fonctionner comme ça, en partant si ce n'est vainqueurs au moins énergiques, combatifs et convaincus de pouvoir faire quelque chose. C'est un des agréments de ce blog.
De temps en temps, y'en a un qui se pointe pour dire que ça ne va pas, qu'il ne peut rien faire vu le niveau des élèves, un qui a les bras baissés. Peut-être parce qu'il fait partie de ceux qui sont dans l'incapacité de les lever?

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

Donc en LP, tout va mal, sauf en graphie où ça va encore plus mal .Donc, c'est comme au lycée et je ne comprends pas votre animosité de jeune prof déjà aigri !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

De temps en temps, y'en a un qui se pointe pour dire que ça ne va pas, qu'il ne peut rien faire vu le niveau des élèves, un qui a les bras baissés. Peut-être parce qu'il fait partie de ceux qui sont dans l'incapacité de les lever?

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008

On peut être un râleur et lever les bras en même temps ! Chacun son truc, mais il est vrai que les parents d'élèves ont toujours des conseils judicieux à nous donner !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

On peut être prof et avoir fait lettres sup, maths sup, normale sup...Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Avoir fait Normale Sup avant 1981 et être le professeur d'élèves qui ne savent pas écrire, c'est un constat d'échec cuisant ou un sacerdoce. Dans le cas numéro deux, on ne vient pas pleurnicher, on se bat au quotidien pour les sortir de la mouise et on y arrive.

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

Lisiez-vous les copies des "mauvais élèves" de votre temps?

Je reconnais que non. Il n'empêche que ces "mauvais élèves" avaient tout de même passé avec succès l'examen d'entrée en sixième, auquel, au vu de la syntaxe et de l'orthographe, échoueraient aujourd'hui bien des lycéens.
Mais il est vrai aussi qu'autrefois les lycées n'accueillaient qu'une faible proportion d'une classe d'âge, ce qui fausse la comparaison.

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 avril 2008

Laissez tomber, vous ne comprenez pas ce que je dis !

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

On peut être un râleur et lever les bras en même temps ! Chacun son truc, mais il est vrai que les parents d'élèves ont toujours des conseils judicieux à nous donner !

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Chut! En tant que parent d'élève, je suis une carpe. Les professeurs de mes enfants, qui étudient à 60 km de mon domicile, ne connaissent même pas mon visage, sauf la professeur de latin de mon fils qui m'a fait soigner ses animaux jusqu'en 2001 et que je n'ai pas revue depuis pour cause de déménagement.

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

Pour info, le seul syndicat du primaire qui a alerté les collègues et tenté de les mobiliser en 1998 contre ce forfait, c'était le Snudi-FO.
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008

Parfaitement exact et même position pour son grand frère, le SN-FO-LC. Quand je lis que le SNALC est le seul recours syndical possible....
Pour faire plaisir à Jean et être tout à fait honnête, la vénérable Société des agrégés a, elle aussi, fait son travail.

Ecrit par : Victor | 17 avril 2008


Bonsoir à tous,

Ayant quitté récemment FO pour le Snalc, je vous certifie le contraire : FO ne s'intéresse malheureusement pas à la lutte contre le pédagogisme. Le mot-lui même n'est strictement jamais prononcé. FO prétend défendre le statut sans jamais combattre ce cancer qui le ronge de l'intérieur. Comment en effet défendre le statut (ce qui est louable) sans défendre le contenu, c'est à dire le métier ? A quoi correspond ce statut si on nous empêche de transmettre des connaissances, ce qui est le but du pédagogisme ? Que devient le statut lorsque l'on est confiné, de gré ou de force, à un rôle d'animateur branché et vaguement sympa ?

Il suffit de comparer n'importe quel N° du "syndicaliste indépendant", canard de FO, avec n'importe quel N°de "La Quinzaine universitaire", canard du Snalc, pour faire la différence. Et elle est de taille.

Un autre exemple ? J'étais au congrès du Grip en Août dernier : aucun représentant mandaté de FO. Le Snalc, quand à lui, avait dêpéché sa secrétaire nationale à la pédagogie, rien de moins.

Certes, FO est "bien moins pire" que le triumvirat infernal Snes-Cfdt-Unsa, mais ses préoccupations sont ailleurs.

FO, qui défend les statuts, n'a pas compris -ou ne veut pas comprendre- que les attaques les plus féroces contre ces même statuts se font par le biais de la pédagogie.

Écrit par : Manu | 17 avril 2008

Mais il est vrai aussi qu'autrefois les lycées n'accueillaient qu'une faible proportion d'une classe d'âge, ce qui fausse la comparaison.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 avril 2008
Forcément, ça fausse tout. Y'a rien de vraiment comparable.
On pourrait comparer une dissert de khâgne d'il y a quarante ans avec une dissert de khâgne à visée Normale Sup de maintenant?

Écrit par : dobolino | 17 avril 2008

Ceci dit, je persiste et signe: j'ai la fâcheuse impression que tous, autant que nous sommes, avons un peu tendance à comparer nos productions de prépa ou de DEUG avec leurs productions de lycéens, donc avec un décalage de deux ans, parce que nos souvenirs se tassent sur cette brève période si décisive, ce qui nous rend, parents ou professeurs, excessivement sévères ou pessimistes.

Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008


J'anime un atelier en dehors de mes cours avec certains de mes élèves. Nous correspondons souvent par mail. Le dernier de l'un d'entre eux, qui est loin d'être le plus mauvais et qui appartient à un milieu socialement favorisé révèle " l'étendue du désastre" comme dirait Guy Morel : 1 ligne, 15 fautes (sic).
Et des grosses.

Nulle nostalgie déplacée là-dedans. Il faut arrêter de nous prendre pour des lapins de 6 semaines.

Écrit par : Manu | 17 avril 2008

Sergio, Victor vient de m'appeler de Santiago où il passe sa première soirée ! Voyez vous-même... Quel talent !

http://fr.youtube.com/watch?v=VO3Go1Bm7ro&feature=related

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

FO, qui défend les statuts, n'a pas compris -ou ne veut pas comprendre- que les attaques les plus féroces contre ces même statuts se font par le biais de la pédagogie.

Ecrit par : Manu | 17 avril 2008

Je suis entièrement d'accord. Le SNALC est le seul syndicat qui se bat à la fois contre le pédagogisme et pour la défense des statuts.

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

Ayant quitté récemment FO pour le Snalc, je vous certifie le contraire : FO ne s'intéresse malheureusement pas à la lutte contre le pédagogisme.
Ecrit par : Manu | 17 avril 2008

Je m'inscris en faux (fo ?) ! Je peux vous citer des extraits significatifs d'articles sur ce sujet, en particulier tout récemment de longs extraits d'interview de Geneviève Zeringher (j'espère ne pas trop écorcher son nom), ancienne présidente de la Société des agrégés, dénonçant le pédagogisme...

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

El observador, yé par dimantche solamente. Pero déya,la salsa n'a pas dé sécret pour moi !
Yé soui oun agente de la securidad cubana infiltrado para fair tourner la cabeza dé zolies franzaizes. Pero avec Cadizon yé dou mal !

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

Je rappelle également que FO a pour principe de rester un syndicat indépendant et n'a donc pas de "commissaire à la pédagogie". Il s'est seulement prononcé pour la transmission explicite des connaissances et dénonce justement le pédagogisme comme entreprise de destruction . Mais il n'appartient pas à un syndicat de définir une ligne pédagogique quelconque. Je trouve gonflé qu'on puisse le lui reprocher ! Surtout vu le militantisme acharné des membres du SNALC dans les établissements : c'est ironique, vous l'aurez facilement compris si vous enseignez...

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Tiens, je croyais que c'était avec l'arrivée des immigrés ?
:-)

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

Victor, c'est ce qui s'appelle me garder un miloud de sa milouda :-)))))

Écrit par : Un observateur | 17 avril 2008

Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?

Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
parceque selon vous il faut être "croyant" pour avoir du sens moral? je ne pensais pas que la France avait encore de telles poches d'obscurantisme.
Si la "démission" commence au berceau ce n'est pas la faute de l'école qui n'est pas là pour se subsituer aux parents
défaillants dans leur mission d'éduquer. Sa mission est d'instruire, pour éradiquer l'ignorance qu'elle glorifie au contraire, depuis qu'elle est entre les mains des pédagauchistes.

L’Instruction publique a dévié, dès sa création, du principe condorcétien de la laïcité, ( neutralité axiologique) mais n'affirmera l' adéquation idéologique avec sa titulature qu’en 1932, quand Monzie, ministre du Cartel des gauches, rebaptisera son ministère Éducation nationale. Il formalisa ainsi une volonté de plus en plus affirmée de substituer un modèle contraignant, centralisé et exclusif ( educare : tirer à soi ; éduquer, former le caractère, enseigner les usages de la société, ce que Condorcet avait expréssément voulu laisser aux familles) à l’obligation pour l’État de procurer un savoir, (instruere : équiper, outiller, munir).

Cette entorse originelle à la laïcité n’a pas affecté la mobilité sociale pendant près d'un siècle. Quant à la solidité de la République, elle s'est confirmée en 1944, quand la France a rejeté la tentation totalitaire de l'extrême gauche après l'avoir subie de l'extrême droite pendant 4 ans. ( la responsabilité des pacifistes dans la débâcle de juin 1940 n'est pas un scoop)


L'école ( publique ET privée) a défendu tout ce temps là des valeurs républicaines fortes, au sein d'une société qui offrait le soutien correspondant. Tout changea quand l'EN passa sous la domination d'une clique égalitariste. Ces valeurs qui constituent un ciment essentiel se sont diluées, avec les savoirs, dans le relativisme ambiant.

Pas étonnant dans un tel contexte que les adolescents musulmans cherchent auprès d'imams une structure que l'école et la société française sont incapables de leur donner.

C'est terrible, mais le bouquin de Sansal me hante tant il pointe juste.

Écrit par : Cadichon | 17 avril 2008

L'exposé lucide de manu confirme la nécessité d'une remise à plat et recadrage de la fonction des syndicats pour éliminer tous ceux qui en débordent depuis si longtemps.

Écrit par : Cadichon | 17 avril 2008

Je rappelle également que FO a pour principe de rester un syndicat indépendant et n'a donc pas de "commissaire à la pédagogie". Il s'est seulement prononcé pour la transmission explicite des connaissances et dénonce justement le pédagogisme comme entreprise de destruction

Ecrit par : Victor | 17 avril 2008

Indépendant ? Apparemment, on est trés loin du principe à la réalité (notamment sur le plan politique). FO se prononce effectivement parfois (pas souvent) pour la transmission des connaissances mais ne va jamais au fond des choses. La plupart du temps, on en reste au niveau du slogan (ce qui est mieux que la CFDT, certes, mais reste tout de même un peu court...).
J'ai bien sûr lu avec attention l'article de Geneviève Zehringer : il constitue une exception, et vous le savez trés bien si comme moi vous lisez régulièrement "Le syndicaliste indépendant". Vous aurez sûrement noté au passage que la partie de cet article sur la méthode globale n'a pas été retranscrite "par manque de place" (dixit la rédaction). Tu parles! ..."Mort de rire !" comme disent mes élèves.

Quand au fait que FO "dénonce justement le pédagogisme comme entreprise de destruction", là, mon cher Victor, désolé, mais on est dans le mensonge absolu. Ça n'est tout simplement JAMAIS arrivé. Ou alors prouvez-le (avec les références, s'il vous plaît). Il est vrai que quelqu'un comme Maurice Maschino (que je vénère par ailleurs) semble aussi en être convaincu... A tort à mon avis.

À FO, certains responsables nationaux assimilent même la lutte contre le pédagogisme à une lutte contre les collègues qui le pratiquent, donc contre les statuts (si, si !). Allez donc leur parler de Marc Le Bris (qui était pourtant au SNUDI-FO) ou de "Sauvez les lettres", vous verrez les réactions...

Écrit par : Manu | 18 avril 2008

"Je rappelle également que FO, a pour principe de rester un syndicat indépendant
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008

Indépendant ? Apparemment, on est très loin du principe à la réalité (notamment sur le plan politique)....L 'article de Geneviève Zehringer : il constitue une exception, et vous le savez très bien.
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008

Bien sûr qu'il le sait, ou alors il a vécu dans une bulle de savon depuis quarante ans.

Mais comme cette exception confirme la règle, à savoir l'inféodation syndicaliste au pédagauchisme,(avec des nuances mais rien d'aussi tranché qu'une ligne de front d'opposition bien nette)la malhonnêteté intellectuelle consiste à faire de cette exception la règle et de Sainte Geneviève, personne éminemment respectable et aussi courageuse que sa sainte patronne, l'étendard de la lutte tout aussi courageuse de FO contre le fléau susnommé.

Cela me rappelle ces bons compagnons de route du PCF qui continuaient à affirmer en 91 ( sans se sentir le moindrement écrasés par la honte d'une telle mauvaise foi) que leur idéologie avait simplement été victime de mauvais traitements, pendant 70 ans tout de même. Elle restait toujours aussi pure, puisque jamais souillée par la pratique, et la preuve de la supériorité du communisme réel sur tous les autres régimes se trouvait bien tangible, indiscutable ( et douillettement confinée, à l'abri des regards) dans certains phalanstères,( il y en avait un quelque part du côté de chez Bayrou) dont on n'avait cependant pas le droit de souligner ( pures calomnies) le côté éphémère, ni ce qui les cimentait, outre leur religion, comme des pratiques sexuelles que le code civil sanctionne par des poursuites.

Écrit par : Cadichon | 18 avril 2008

Dobolino, on vient en général ici pour se plaindre d'un systeme inefficace qui bride ce que l'on voudrait faire réellement.

Et régulièrement vous nous ressortez (en substance) : "ah, si vous arrêtiez de baisser les bras, vous vous occuperiez mieux de vos élèves".

Vous confondez les choses. On vous dit que les programmes n'ont fait qu'empirer l'état de faits depuis dix-vingt ans, que l'idéologie dans l'Education nous empêche de bosser corectement, et vous lancez "ah mais, arrêtez de pleurnicher".

Je vous dis tout ça sans animosité, de manière tout à fait neutre : si l'on dit que le niveau baisse, ce n'est pas pour dire que les élèves sont des dégénérés incapables, c'est pour dire : attention, quand on passe des heures et des heures avec des élèves de 12 ans sur de la littérature jeunesse écrite par un copain du directeur du service Jeunes de chez Hachette, ou par un inspecteur qui a décidé d'arrondir ses fins de mois en se prenant pour Selma Lagerlöf, et que dans le même temps ces memes jeunes ne savent pas conjuguer correctement le verbe partir au présent, il y a un problème. Ca vaut aussi pour un jeune qui ne sait pas poser une division alors qu'on lui fait faire des TPE sur le vol de l'abeille ou l'invention du cadran solaire.

Alors l'idée du volontarisme forcené à la "If U can imagine it, U can achieve it", c'est gentil, c'est sympa, c'est attirant, mais ça n'a aucun sens dans l'état actuel des choses. Les professeurs n'ont plus d'autorité légitime, quoi qu'on en dise, et ils obeissent à des programmes pour l'instant déments. Voilà pourquoi ils parlent ici, pas par goût de pleurnicher, mais parce qu'il y a vraiment des choses qui ne vont pas, des profs en arret pour depression à cause de leur boulot, et des élèves qui ressortent ruinés de tout ça, dégoûtés de l'école et des profs, qu'ils croient encore responsables de la tenue de la classe et des contenus d'enseignement. Il y a belle lurette que les professeurs n'en ont plus la responsabilité : quand vous recevez un papier stipulant que les colles ne doivent être données qu'en cas de travail non fait, que toute punition est formellement déconseilée et qu'elle doit en tout les cas être de nature pédagogique, et que toute exclusion de cours est interdite, sauf si l'élève se met en danger ou met en danger les autres élèves, que faites-vous si un élève vous traite de "grosse pute" ? Idem pour les contenus d'enseignement, où l'on interdit de fait le cloisonnement, tout en l'imposant une heure par semaine au collège, et où l'on interdit la chronologie en histoire ou la géographie physique... On marche sur la tête, on nous demande de tendre la joue, et la hiérarchie fait la sourde oreille ; alors ouvrez les yeux : cessez de nous dire qu'on baisse les bras, et admettez qu'on y met du coeur. Sans être mauvaise langue, on s'arrache les cheveux et on a parfois l'impression que ça vous fait juste une belle jambe.

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Tiens, voilà une info qui nelaissera pas indifférent tous ceux qui n'en peuvent mais des séquences, des genres et des registres :

"Après quelques année un peu atones, les PUF inaugurent sous le titre "Les littéraires" une nouvelle collection d'essais sur la littérature, dirigée par Alain Viala."

Qu'on se le dise : Viala n'a pas fini de sévir.

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Eh bien, quelle volée de bois vert à l'encontre de FO ! Et que d’assertions mensongères... mais assénées avec une si charmante conviction. On se croirait chez... les pédagogistes. Vous savez, ceux qui, avec un aplomb incroyable, déclarent par exemple que la méthode syllabique empêche d’accéder au sens des textes ou « nuit gravement à la santé du lecteur » !

1) « Le SNALC est le seul syndicat qui se bat à la fois contre le pédagogisme et pour la défense des statuts. » : faux.

Faut-il rappeler que l’enseignement ne se limite pas au secondaire, ni au supérieur ? Dans le primaire, le SNALC n’existe pas ; son petit frère n’a qu’une représentativité très confidentielle et une combativité très limitée en dehors de ses publications. Le Snudi-FO quant à lui est devenu en décembre 2005 le 3ème syndicat du premier degré au niveau national et le 2ème dans plusieurs départements. Ce n’est pas un hasard.

Pour le premier degré, n’en déplaise à certains, le syndicat le plus actif et efficace en matière de lutte contre le pédagogisme est le Snudi-FO, dans les faits et non seulement dans le discours. C’est bien pour cette raison que, depuis près de vingt ans, les instructionnistes dans leur immense majorité s’adressent à ce syndicat pour être défendus contre les pressions, sanctions et cabales de tout ordre. Et ce n’est pas un hasard si certains d’entre eux, qui sont à présent protégé par la notoriété qu’ils ont acquise, y ont adhéré ou y adhèrent toujours.

2) « FO ne s'intéresse malheureusement pas à la lutte contre le pédagogisme. Le mot-lui même n'est strictement jamais prononcé. FO prétend défendre le statut sans jamais combattre ce cancer qui le ronge de l'intérieur. » : faux.

Dans le primaire, la répression contre les instructionnistes est extrêmemement violente depuis près de vingt ans et peut aller jusqu’à la mutation d’office ou la suspension. Alors FO est peut-être moins bon dans la logorrhée anti-pédagogiste que certains, mais quand un instit est victime par exemple d’une cabale hiérarchie-parents-mairie ou qu’il subit un harcèlement violent de la part de certains « collègues » soutenus par la hiérarchie, ce syndicat assure une défense opiniâtre, jour après jour, jusqu’à la victoire.

Alors lutter verbalement contre le pédagogisme, c’est beau, très beau... Mais assurer la défense scrupuleuse de chaque instit attaqué pour ses convictions instructionnistes et lui permettre ainsi de continuer à exercer son métier comme il l’entend, c’est autrement plus efficace. Et dans le primaire, la référence au statut est indispensable pour assurer cette défense, même si elle ne suffit pas.

3) FO ne se prononce pas pour la transmission des connaissances, ne dénonce pas le pédagogisme comme entreprise de destruction : faux.

Lisez donc les résolutions de congrès du Snudi-FO, ses professions de foi pour les élections paritaires, ses publications nationales et départementales depuis vingt ans : elles demandent l’abrogation de la loi Jospin de 1989, le retour à des programmes nationaux fixant des contenus par année, le respect de la liberté pédagogique individuelle, la fin de la réunionnite aigüe... Lisez aussi les résolutions et publications de la Confédération : je vous recommande en particulier les papiers écrits dans FO-Hebdo par Rémi Caillat, secrétaire confédéral à l’éducation, dans les années 90, en particulier celui sur les précieuses ridicules !

En conclusion, au-delà de ces détails, il est regrettable de constater que le sectarisme de certains ne désarme pas. Après les attaques virulentes cet été contre la 3ème Voie, voici à présent des attaques d’un bêtise affligeante contre un syndicat qui n’a de leçon à recevoir de personne en matière de défense de l’école républicaine. Jouer les Atrides, est-ce vraiment la manière la plus efficace de reconstruire l’Ecole ?

J’en déduis que pour être « persona grata » sur ce blog, mieux vaut être enseignant du second degré voire du supérieur, agrégé de préférence, membre du Grip et adhérent du Snalc. Dont acte !

Écrit par : Un hussard | 18 avril 2008

Jérémy, dans mon lycée, ils ont même inventé les heures de colle "avec sursis " ! Désopilant, non ?

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

En matière de lutte contre le pédagogisme, je vous assure que je n'ai de leçon à recevoir de personne, mon cher "hussard", et je me réjouis -sincèrement- de votre forte conviction sur le sujet. Je pense que nous sommes d'accord sur l'essentiel.

Le malentendu porte sur le rôle de FO : je vous soutiens mordicus qu'au SN-FO-LC, que je connais sans doute mieux que vous,on se contrefout du pédagogisme et on est à côté de la plaque. Ce que j'ai dit sur le fait qu'il font semblant de défendre l'instruction et que le mot "pédagogisme" n'est JAMAIS prononcé (encore moins écrit) est vrai. Les faits sont têtus , comme dirait l'autre. Dans les réunions-quelqu'en soit le niveau-, il est aussi HORS DE QUESTION de revendiquer l'abrogation de la loi Jospin. Je le sais pour l'avoir évoqué plus d'une fois.

Là où se situe le malentendu et où vous avez sans doute raison (tout du moins je l'espère), c'est qu'apparemment, le Snudi-FO a des positions beaucoup plus correctes. Dont acte : j'ai manifestement lu beaucoup moins de littérature du Snudi que vous (un peu quand même, mais je n'ai apparemment pas eu de chance...). Je vais donc essayer de combler cette lacune.

Reste que...j'ai tout de même eu quelques conversations avec des responsables du Snudi (peu, il est vrai) sur ce sujet et...bof bof quoi, voire carrément on nie le problème. Il reste aussi qu'à part Brigitte Guigui au congrès du Grip, il n' y avait personne du Snudi...En revanche, les gens du SNE étaient, eux assez nombreux.

Il reste aussi que je ne peux qu'approuver le fait que vous soyez militant pour la cause de l'instruction. C'est toujours bon, au Snudi ou ailleurs. Je vous souhaite donc bon courage.

Écrit par : Manu | 18 avril 2008

J’en déduis que pour être « persona grata » sur ce blog, mieux vaut être enseignant du second degré voire du supérieur, agrégé de préférence, membre du Grip et adhérent du Snalc. Dont acte !
Ecrit par : Un hussard | 18 avril 2008

Pardonnez-moi, cher hussard, mais je ne vois pas ce que le GRIP vient fiche dans cette querelle à propos de FO et du Snalc.
GM

Écrit par : guy morel | 18 avril 2008

Wikipédia en latin:


http://la.wikipedia.org/wiki/Pagina_prima

Que les latinistes mettent leur talent en oeuvre pour écrire d'autres articles.

Écrit par : Latin aujourd'hui | 18 avril 2008

"
Je maintiens, c'est donc qu'on n'a pas le même âge ! On peut être prof et avoir fait lettres sup, maths sup, normale sup...Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .

Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008 "

Je comprends enfin!!!

Seuls les profs d'avant 1981 sont des bons profs!!!!

Remarques:

- il n'en reste plus beaucoup!!!!
- j'ai souvenir (et mon père qui était prof avant moi aussi) de profs des années 1970 nuls car sans conscience professionnelle (ni morale d'ailleurs).
- enfin les trucs du genre "avant c'était mieux" ça m'a toujours fait "rire"

Écrit par : Hervé | 18 avril 2008

Si tout va bien, pourquoi ce blog, pourquoi Brighelli ? Je le dis pour vous et pour les YAKA de Dobolino aussi ! Mais je parlais surtout de l'état des élèves et de notre impuissance, que d'autres que moi ici confirment . Comment , et que faire avec des élèves qui passent le bac français et qui ne maîtrisent pas la langue ? est-ce en 1ère qu'on doit leur apprendre à faire une phrase? Car si on s'y consacre, on n'avance pas dans le programme !

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Bien sûr qu'il le sait, ou alors il a vécu dans une bulle de savon depuis quarante ans.
Mais comme cette exception confirme la règle, à savoir l'inféodation syndicaliste au pédagauchisme,(avec des nuances mais rien d'aussi tranché qu'une ligne de front d'opposition bien nette)la malhonnêteté intellectuelle consiste à faire de cette exception la règle
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008

Ma pauvre Cadichon (au sens méridonal du terme), il faut vraiment vite sortir de votre hystérie anti-communiste qui finit par laisser de brillants démocrates et intellos comme Mc Carthy loin derrière. Si vous avez vous-même la moindre honnêteté intellectuelle, ce dont je finis par douter, vous lirez ce qu'a écrit le hussard, la presse syndicale de FO et, ensuite, je souligne, vous pourrez éventuellement déverser votre bile !
Je constate que par ailleurs vous ne répondez jamais aux évidences que l'on peut vous servir, références à l'appui, sur le ridicule de vos thèses concernant le "complot pédagauchiste". Quand l'objection est par trop évidente, vous pirouettez : "l'exception qui confirme la règle".
Votre obstination (vous fûtes inspirée en choisissant votre pseudo !) et l'outrance du propos ne peuvent que servir la cause de nos adversaires dont je finis par croire que vous faites partie.

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

J’en déduis que pour être « persona grata » sur ce blog, mieux vaut être enseignant du second degré voire du supérieur, agrégé de préférence, membre du Grip et adhérent du Snalc. Dont acte !

Ecrit par : Un hussard | 18 avril 2008

Enseignant du second degré et du supérieur réunis, anciennement du primaire, agrégé et membre de leur Société, adhérent du SNFOLC et de SLL, je suis entièrement d'accord avec vos analyses et je vous encourage vivement à rester sur vos positions ! Et je ne serai "pesonna non grata" sur ce blog que quand son patron me virera !

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Avant d'aller faire mes bagages, je voudrais inviter Cadichon à méditer sur l'origine de l'idéologie qu'elle exècre tant : qui a enfanté le "monstre du communisme" ? Qui a poussé dans ses bras des millions d'hommes dont la sincérité ne souffre d'aucune discussion même si le rêve a été brisé ou détourné ?
S'il n'y avait pas au départ l'extraordinaire sauvagerie du bien mal nommé "libéralisme", la férocité de l'exploitation de l'homme par l'homme, pourquoi une partie de l'humanité se serait-elle jetée dans ce que vous pouvez considérer comme une "utopie meurtrière" ? Et c'est cette horreur initiale et indécente, même relookée par les think tanks, que vous voulez nous refourguer sanslemoindre complexe ?
Vous feriez mieux de fréquenter ces "phalanstères" ou ces affreux cocos se livraient, je vous cite avec les pincettes qu'exigent de tels propos, "des pratiques sexuelles que le code civil sanctionne par des poursuites", ça vous décontracterait sûrement !

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Dobolino, on vient en général ici pour se plaindre d'un systeme inefficace qui bride ce que l'on voudrait faire réellement.

Et régulièrement vous nous ressortez (en substance) : "ah, si vous arrêtiez de baisser les bras, vous vous occuperiez mieux de vos élèves".


Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Je viens ici pour les mêmes raisons que vous tous: le système est vicié et j'en suis encore plus convaincue à présent que je vous ai lu attentivement depuis deux ans. Ça n'empêche pas que la deuxième proposition soit également vraie et je connais au moins trois professeurs qui interviennent ici et pensent de même. Ce sont d'ailleurs eux qui m'ont mis la puce à l'oreille, soit par leurs écrits ici soit en message privé.
Un exemple de baissage de bras(vous savez que je suis une empirique): en troisième, mon fils a eu dès le début de l'année un sujet de rédaction ambitieux "Peut-on échapper à l'influence de son milieu?", avec thèse, antithèse, synthèse basées sur des exemples. Il a fait un bon petit travail pour ses treize ans et une première "dissert" mais les résultats de la classe ont été plutôt très médiocres, presque catastrophiques. Nous étions pleins d'espoir mais ce fut le seul sujet de l'année. Je suppose que le professeur a baissé les bras devant l'ampleur de la tâche à accomplir? Plus facile de dire qu'ils sont nuls, que c'est la faute à x et qu'il n'y a rien à faire que de redonner divers types de sujets toutes les trois semaines pour tenter de les faire progresser.
L'inspecteur n'est quand même pas tous les jours, ni même tous les ans dans toutes vos classes?

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

Voilà pourquoi ils parlent ici, pas par goût de pleurnicher, mais parce qu'il y a vraiment des choses qui ne vont pas, des profs en arret pour depression à cause de leur boulot, et des élèves qui ressortent ruinés de tout ça, dégoûtés de l'école et des profs, qu'ils croient encore responsables de la tenue de la classe et des contenus d'enseignement.

Merci Jérémy de rappeler la réalité. Il m'a fallu un certain courage pour venir ce blog et dire que c'était mon cas, sachant la manière dont la dépression est stigmatisée par les "volontaristes" que nous sommes tous plus ou moins (les choses seraient si simples s'il n'y avait à l'intérieur de tout dépressif un volontariste effréné)...Raison pour laquelle je travaille quand même, mais un peu en marge (occupation thérapeutique, puis réadaptation, ça s'appelle).

Je ne viens pas ici pour me plaindre ou pour geindre ou pour me dire le plus malheureux des hommes, mais pour témoigner et pour que les choses changent.

Qu'il soit de plus en plus difficile, voire un jour impossible que ce qui m'est arrivé arrive à d'autres collègues.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Si on veut que les élèves sachent écrire, il faut bien que ces fichus programmes de français de primaire et collège imposent au moins un exercice de rédaction par mois, avec divers types de rédaction dont je vous laisse dresser la liste.
Ça suffit de se plaindre que nos enfants ne sachent pas rédiger quand ils font moins d'exercices de rédaction du CE2 à la Troisième que nous n'en faisions sur l'année de sixième. Et, pourtant, je me souviens que mes parents s'alarmaient déjà d'un appauvrissement, eux qui, dans les années trente et quarante s'étaient pliés à cet exercice corrigé une fois tous les quinze jours.
Comme on n'en fait plus, non plus, en hist-géo, en SVT, en musique etc...

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité. Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout leur est imposé. Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage. Ensuite, le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d’options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée. Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle.

Écrit par : X.D. | 18 avril 2008

Cette histoire de sujet de rédaction un peu ambitieux en début de troisième m'a donné l'impression suivante: je teste le niveau intellectuel de mes élèves, je pose mon diagnostic, j'en fais part aux collègues devant la cafetière en salle des profs, "gibier de BEP, rien à en tirer, pauvres petits ruraux bons pour la Star'Ac et Closers"" et je laisse tomber.

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout leur est imposé.

Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage.

Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008

Ils le qualifieraient de "napoléonien" s'ils savaient ce que ça signifie . Ou parce qu'on le leur souffle.

Bien sûr qu'il y a un décalage ! C'est même le principe de l'école. Et du travail, de l'armée (Ah, merde, le service militaire n'existe plus), du club sportif, de tous ces lieux qui ne fonctionnent qu'avec un minimum de discipline.
Ouin ! La discipline, c'est pas "épanouissant", c'est pas fun !
Ah, ben, non, à court terme, pas très.

Écrit par : yann | 18 avril 2008

Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle.

Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008

Et dire qu'on a supprimé les TPE en terminale !
Quel dommage. Une si belle initiative. Et si formatrice.

(J'évite la débauche de points d'exclamation qui irrite je ne sais plus trop qui ici, et aussi les majuscules, mais là, en fait, je crie, je suis en pétard. Merci, XD)

Écrit par : yann | 18 avril 2008

Dernière perle , dans un devoir, à l'instant, un élève de 1ère S..: "'Il est facile de comprendre que Marie est noire, et que Meursault ne veut pas se marier pour cette raison, car à l'époque, ça ne se faisait pas "..Les ravages du lavage de cerveaux et de l'anti-racisme ! Vous remarquez l'assurance du scripteur "il est facile"...oui, de voir du racisme partout !

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Chaque époque a eu son "lavage de cerveaux", vous savez.

Écrit par : yann | 18 avril 2008

Et si on commençait par le commencement?
Que répondre à ce message?

"Mon fils est en 5ème, son écriture est pratiquement illisible même pour lui, lettres mal formées, il veut aller trop vite..... Faut-il retourner voir un orthophoniste ? Faut-il reprendre les cahiers d'écriture du CP ? "

Peut-on réapprendre à écrire à 12 ans???

Je pense que si les enfants n'apprennent plus à écrire en GS et en CP, c'est peut-être parce que les nouvelles générations de jeunes enseignants n'ont elles-mêmes pas appris?

En GS, on copie des lignes entières sans connaître les sons, l'alphabet, la liaison entre les lettres, on a dissocié l'écriture et la lecture, sans apprendre à écrire, ce qui est aussi une des raisons fondamentales de la pseudo-dyslexie, c'est pourtant ce que rabâchent Pauline Kergomard, et à sa suite Liliane Lurçat et Colette Ouzilou.
Sur mes trois élèves de cinquième en soutien, deux tiennent leur stylo n'importe comment et mélangent script et cursive.
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2008

XD ???? Xavier Darcos soi-même ??? Bonjour M.le Ministre !

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

"Mon fils est en 5ème, son écriture est pratiquement illisible même pour lui, lettres mal formées, il veut aller trop vite..... Faut-il retourner voir un orthophoniste ? Faut-il reprendre les cahiers d'écriture du CP ? "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2008

J'ai appris avec la globale, j'ai fait des maths modernes, j'écris comme un porc et j'ai du mal à relire mes écrits de collège ou de prépa, et pourtant je m'épanouis dans un honnête métier manuel.

Il ne faut jamais perdre espoir.

Écrit par : yann | 18 avril 2008

Bonjour à tous
mère de deux enfants au collège (4 ème et 5 ème ), je lis depuis peu ce blog.
Ce qui me frappe le plus, c'est la bataille de profs sur les syndicats. De l'extérieur, cela fait un drôle d'effet. Je pensais naïvement que c'était l'enseignement de leur discipline qui monopolisait l'attention des professeurs. Je me rends compte qu'il n'en est rien. Ce sont les syndicats qui mènent la danse. Désolant !
Comme dit dobolino, qui empêche les profs de faire faire des rédactions aux élèves et de leur apprendre la méthode ? Qui empêche les profs de faire des dictées ? A mon sens personne.
Dans l'exemple de rédaction de dobolino, le sujet donné étant difficile, n'était-ce pas un moyen facile de dire aux collègues " regardez comme ils sont nuls" et ainsi justifier la baisse des bras pour le reste de l'année ? N'aurait-il pas été plus utile pour les élèves de poser ce sujet en fin d'année après les avoir préparés graduellement tout au long de l'année ?

Mes enfants ont cette année une prof d'anglais qui a annoncé la couleur aux parents : elle applique une méthode peu appréciée de l'inspecteur mais efficace, alors elle persiste dans sa méthode. Elle a juste un peu de courage et le résultat est édifiant : mes enfants ont fait des progrès étonnants en quelques mois. Autant dire que personne ne la dénonce à l'inspection, nous sommes tous tellement contents de cette prof !

Alors qui a le courage ici de laisser de côté la fameuse et stupide "séquence" ? Ce n'est tout de même pas la mer à boire ! Essayez , osez enseigner comme vous le souhaitez ! Qu'avez-vous à perdre ?

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

"gibier de BEP, rien à en tirer, pauvres petits ruraux bons pour la Star'Ac et Closers"" et je laisse tomber.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008

L'abruti de TF1 qui prétendait "vendre du temps de cerveau pour coca-cola" a parfaitement réussi son coup.

La sous-culture de masse n'est pas seulement des les "banlieues", elle est partout, y compris dans les "petits collèges ruraux"

...Et quand elle est confortée par des analyses d'une haute pertinence intellectuelle comme celle de X.D. ci-dessus (c'est peut-être un pastiche, mais c'est exactement comme cela qu'ils pensent en haut lieu, qu'ils soient de Gauche ou de Droite, on ne lutte pas à armes égales.

Je vous lis, une fois n'est pas coutume, la fin de mon dernier rapport d'inspection (2002) : "Nous sommes dans un petit collège rural où l'ambition scolaire et culturelle chez bien des élèves et leurs familles reste très modeste ; les choix d'orientation en portent la trace. La vaste culture et le cotoiement d'une intériorité qui vivifie la pensée qu'offre M. X à ces élèves est un atout précieux ; ils ont beaucoup de chance."

Une reconnaisance qui venait bien tard, un chef d'tablissement au-dessous de tout et le reste...Quelque temps plus tard, j'étais obligé de m'arrêter.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

A 14h30, venez dialoguer avec le ministre de l'Education.
Posez vos questions dès maintenant, elles seront prises en compte au moment du direct

http://www.liberation.fr/interactif/chats_home/prochains_chat/321560.FR.php

Écrit par : libération | 18 avril 2008

Chaque époque a eu son "lavage de cerveaux", vous savez.

Ecrit par : yann | 18 avril 2008

Peut-être, mais c'est surtout cette année que je constate un tel massacre (à la hache )des textes, de tels non-sens..car à force, on peut dater certains phénomènes, cet exemple n'est pas unique !

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Qu'avez-vous à perdre ?

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Probablement des points d'avancement, ou quelque chose comme ça, et la tranquillité d'esprit du mouton.

Écrit par : yann | 18 avril 2008

Alors qui a le courage ici de laisser de côté la fameuse et stupide "séquence" ? Ce n'est tout de même pas la mer à boire ! Essayez , osez enseigner comme vous le souhaitez ! Qu'avez-vous à perdre ?

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

On est beaucoup à le faire, mais quand ils arrivent en 2de, on ne peut pas tout reprendre à zéro, le mal est déjà fait , Madame, et souvent , c'est mission impossible ..

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité

Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008

Rien n'a vraiment changé, il n'y a pas eu de mutation génétique et le monde actuel a les mêmes exigences de formation intellectuelle, accrues même du fait de cette "réactivité". Les blogueurs d'ici ou d'ailleurs, d'éducation "classique" et d'un âge avancé, en sont une illustration : la "maîtrise des nouvelles technologies" leur a somme toute demandé peu de temps et encore moins d'intelligence.

"Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage" : on serait tenté d'écrire "heureusement", sinon à quoi servirait le lycée ?

"les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle" : c'est en contradiction flagrante avec ce que vous écrivez plus haut mais les élèves de lycée ou de collège ont d'abord un besoin crucial d'outils intellectuels basiques ; laissez le reste à l'université ou aux métiers !
Quant à la réduction d'options, ne déguisez pas en spéculation pédagogique une banale mesure d'économie. C'est à la mode sur ce blog mais insoutenable ailleurs.

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Quant à la réduction d'options, ne déguisez pas en spéculation pédagogique une banale mesure d'économie. C'est à la mode sur ce blog mais insoutenable ailleurs.

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008

Rien à ajouter.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Ce qui me frappe le plus, c'est la bataille de profs sur les syndicats. De l'extérieur, cela fait un drôle d'effet. Je pensais naïvement que c'était l'enseignement de leur discipline qui monopolisait l'attention des professeurs. Je me rends compte qu'il n'en est rien. Ce sont les syndicats qui mènent la danse. Désolant !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Le débat "syndical" et politique même est essentiel. Si vous voulez du disciplinaire il y a aussi d'autres blogs spécialisés. Ma discipline me passionne mais pas au point de la couper du reste : en devenant prof je ne suis pas entré en religion et je n'ai pas fait voeu de chasteté politique.
Ce discours nunuche, franceinfoïste, sur les "syndicats qui mènent la danse" est lui aussi désolant.

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

"...Et quand elle est confortée par des analyses d'une haute pertinence intellectuelle comme celle de X.D. ci-dessus (c'est peut-être un pastiche, mais c'est exactement comme cela qu'ils pensent en haut lieu, qu'ils soient de Gauche ou de Droite, on ne lutte pas à armes égales."


Mais non, Robin, ce n'est pas un pastiche (lire la troisième réponse) !

http://www.francesoir.fr/politique/2008/04/18/xavier-darcos-il-est-interdit-d-interdire-la-reforme.html

Écrit par : X.D. | 18 avril 2008

Le débat "syndical" et politique même est essentiel. Si vous voulez du disciplinaire il y a aussi d'autres blogs spécialisés. Ma discipline me passionne mais pas au point de la couper du reste : en devenant prof je ne suis pas entré en religion et je n'ai pas fait voeu de chasteté politique.
Ce discours nunuche, franceinfoïste, sur les "syndicats qui mènent la danse" est lui aussi désolant.

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008


En lisant votre réaction , vous ne faites que confirmer ma mauvaise impression, concernant la syndicalisation.
Pour votre gouverne, je n'écoute jamais France Info. Il se trouve juste que je m'occupe de mes enfants et je ne fais que constater. Sans a priori mais avec le souci de l'intérêt de mes propres enfants et de là, des enfants en général.
Je ne dis pas que les syndicats sont à supprimer, je dis que la place des syndicats est tellement énorme qu'elle prend la place de l'intéret des enfants.
Et si Victor, un seul instant vous examiniez ma critique dans le détail au lieu de la ridiculiser, de la minimiser ?
Je pourrais vous rétorquer que tout votre discours est un copié-collé de la pensée toute machée de votre syndicat préféré et que vous avez oublié de penser par vous-même.

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Comme dit dobolino, qui empêche les profs de faire faire des rédactions aux élèves et de leur apprendre la méthode ? Qui empêche les profs de faire des dictées ? A mon sens personne.

Ce n'est que récemment que les choses ont changé, à commencer par le primaire, grâce à des instituteurs de terrain lucides et déterminés comme Rachel Boutonnet, Marc Le Bris...et à des gens atypiques et inspirés comme JPB ou Lafforgue (médaille Fields de mathématiques, équivalent du prix Nobel de physiques, membre du Haut Conseil de l'Education, qui a eu le courage de comparer les pédagogistes à des "Kmers rouges"...)

Des voix comme celle de la grande Jacqueline de Romilly se sont fait entendre et commencent à être écoutées.

L'aphorisme de Friedrich Hölderlin se vérifie, comme souvent, dans l'Histoire "Et là où est le plus grand péril, croit aussi ce qui sauve."

Il y a eu des prédécesseurs comme Maurice Maschino ou Jacques Capellovici (les plus anciens se souviennent de ses apparitions à la Télévision, quand la télévision avait encore des ambitions culturelles), mais c'était "vox clamens in deserto".

Maintenant, il semble y avoir un véritable mouvement de fond, une prise de conscience que l'on ne peut pas continuer comme cela...

Et on n'en reste pas aux constats et aux imprécations, aux polémiques. On fait des propositions,; des gens comme Bernard Appy (Troisième voie) et d'autres agissent sur le terrain.

Le ministre de l'éducation lui-même semble avoir pris la mesure du problème et entreprend une réforme des programmes de l'enseignement primaire.

Mais il faut du temps, beaucoup de temps pour soigner le mal qui s'est fait.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

L'inspecteur n'est quand même pas tous les jours, ni même tous les ans dans toutes vos classes?

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008

Il l'est en quelque sorte via le "cahier de textes" ! Ma chère et tendre a appliqué et applique encore le principe de résistance en primaire : un demi-point d'augmentation à la dernière inspection (et une injontion de l'IEN à lire Meirieu... c'est écrit dans le rapport). Je fais de même sans toutefois subir la même pression pédagogique (je peste facilement : on me ménage) : l'inspecteur m'a simplement "oublié" dans sa dernière tournée. Je vais donc rater une promotion d'échelon au grand choix, bien fait pour ma grande g...
Chère Dobolino, nous avons de pauvres salaires, la "résistance" coûte cher et vous pourriez utilement y contribuer. Laissez-moi votre mèl, je vous communique mes coordonnées bancaires ;-)
Vous pouvez aussi m'acheter quelques truffes de contrebande.

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Mes enfants ont cette année une prof d'anglais qui a annoncé la couleur aux parents : elle applique une méthode peu appréciée de l'inspecteur mais efficace, alors elle persiste dans sa méthode. Elle a juste un peu de courage et le résultat est édifiant : mes enfants ont fait des progrès étonnants en quelques mois. Autant dire que personne ne la dénonce à l'inspection, nous sommes tous tellement contents de cette prof !

Alors qui a le courage ici de laisser de côté la fameuse et stupide "séquence" ? Ce n'est tout de même pas la mer à boire ! Essayez , osez enseigner comme vous le souhaitez ! Qu'avez-vous à perdre ?

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Ce qu'on a à perdre, Florence, c'est quelques avantages matériels (le passage à la hors-classe, par exemple), et quand on connaît la paie de plus en plus miteuse de enseignants, cela peut en faire légitimement réfléchir certains.
C'est un risque à prendre.
Personnellement, je n'ai jamais fait de "séquences" en français et il est hors de question que je me plie à cette nauséeuse absurdité. Je vous dirai d'ici quelque mois si l'inspecteur, que j'ai vu en fin d'année dernière, me fait payer ma dissidence - au sens propre!

Écrit par : Jean | 18 avril 2008

Mais non, Robin, ce n'est pas un pastiche (lire la troisième réponse) !

http://www.francesoir.fr/politique/2008/04/18/xavier-darcos-il-est-interdit-d-interdire-la-reforme.html

Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008

Eloquent, en effet. J'espère que cette lecture aura la force de l'évidence pour tous les naïfs et illusionistes qui croient ou font semblant de croire aux bonnes intentions du ministre et de son maître.
Mais au fait, bon sang, mais c'est... bien sûr : Darcos a été, dans sa jeunesse, un miltant trotskyste !

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

une injonction de l'IEN à lire Meirieu...

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008

Mais quel sale petit con, cet IEN! Quelle bêtise irradiante! Recommander de lire Meirieu, qui est certainement l'individu le plus creux qui soit , le plus confus, le plus dénué de pensée, le plus bouffi d'autosatisfaction niaise, le plus méchant aussi comme le sont les vrais gourous, quelle injonction stupide, à la hauteur de l'insignifiance mentale de celui qui la formule!
Mais vous savez, devenir IEN - en réalité tout petit inspecteur primaire de circonscription, autant dire rien du tout - c'est, pour une piétaille de demi-intelligents, l'objectif de toute une vie, la réalisation d'un rêve de promotion sociale inespérée! Rendez-vous compte! Devenir "chef" alors qu'on est un Crétin!
Il est normal qu'éperdus de reconnaissance envers le pédagogisme qui les a promus, ces tristes sire deviennent des fanatiques malfaisants!
S'ils sont tous comme ça, et il y a fort à parier qu'ils le soient, la vie d'instituteur doit être, avec de tels roquets aux basques, d'un drôle absolu!
Recommander de lire Meirieu! Alors que lui-même n'en comprend pas le quart d'une ligne, et pour cause, et que Meirieu lui-même serait bien incapable de traduire en clair ses vingt mille pages de divagations oraculaires! Invraisemblable!

Écrit par : Jean | 18 avril 2008

Eloquent, en effet. J'espère que cette lecture aura la force de l'évidence pour tous les naïfs et illusionistes qui croient ou font semblant de croire aux bonnes intentions du ministre et de son maître.
Mais au fait, bon sang, mais c'est... bien sûr : Darcos a été, dans sa jeunesse, un miltant trotskyste !

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008

J'ose espérer qu'il s'agit de paroles de circonstances et qu'au fond de lui même il ne croit pas à toutes ces sornettes sur "la mutation spontanée des nouvelles générations", sinon, il y a effectivement du souci à se faire.

La liberté, l'autonomie, ça s'acquiert et ça se paie (souvent très cher, d'ailleurs), du moins dans l'espèce humaine.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Il est normal qu'éperdus de reconnaissance envers le pédagogisme qui les a promus, ces tristes sire deviennent des fanatiques malfaisants!
S'ils sont tous comme ça, et il y a fort à parier qu'ils le soient, la vie d'instituteur doit être, avec de tels roquets aux basques, d'un drôle absolu!
Recommander de lire Meirieu! Alors que lui-même n'en comprend pas le quart d'une ligne, et pour cause, et que Meirieu lui-même serait bien incapable de traduire en clair ses vingt mille pages de divagations oraculaires! Invraisemblable!

Ecrit par : Jean | 18 avril 2008

Ils sévissent aussi dans le secondaire ; et j'espère de tout coeur, Jean, que vous ne tomberez pas sur un "spécimen". Si c'est le cas, je sais que vous saurez le remettre poliment, mais fermement à sa place.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle.
XD

Un professeur de français peut-il m'expliquer l'emploi ici, par le ministre, de cette métaphore de la machine?
Veut-il laisser entendre que le changement du statut de l'enseignant, qu'il nous concocte, vise à en faire un simple mécanicien spécialisé, payé à la pièce et appelé à faire des HS?

Écrit par : marigot | 18 avril 2008

Je ne dis pas que les syndicats sont à supprimer, je dis que la place des syndicats est tellement énorme qu'elle prend la place de l'intéret des enfants.
Et si Victor, un seul instant vous examiniez ma critique dans le détail au lieu de la ridiculiser, de la minimiser ?
Je pourrais vous rétorquer que tout votre discours est un copié-collé de la pensée toute machée de votre syndicat préféré et que vous avez oublié de penser par vous-même.

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Je crois que vous surestimez inutilement le poids des syndicats et qu'en général on rejoint celui qui correspond le mieux à vos idées. L'inverse serait absurde ! Que savez-vous d'ailleurs dela pensée de mon syndicat ?
Je n'ai pas abordé le reste de votre critique : ne m'accusez donc pas de vouloir la ridiculiser.

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Dans l'exemple de rédaction de dobolino, le sujet donné étant difficile, n'était-ce pas un moyen facile de dire aux collègues " regardez comme ils sont nuls" et ainsi justifier la baisse des bras pour le reste de l'année ? N'aurait-il pas été plus utile pour les élèves de poser ce sujet en fin d'année après les avoir préparés graduellement tout au long de l'année ?

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Je ne jugerai pas aussi sévèrement le professeur. Je le vois différemment. Ce professeur dépiste en début d'année les classes prêtes à recevoir une alimentation consistante et ne se sent peut-être pas la carrure, l'énergie pour tirer vers le haut, élever, des filles et des gars ras des pâquerettes auquels elle elle va donner tout au long de l'année un travail constant, régulier mais sans trop d'ambitions. Ou alors, elle est convaincue que ce n'est pas la peine et confond inculture et bêtise congénitale. Ce professeur travaillait beaucoup, ne peut en aucun cas être qualifiée de tire-au-flanc, mais avait un peu trop tendance, semble-t-il, à s'adapter au matériau fourni avec résignation.
Dans le même collège, j'ai connu une bivalente français/ histoire-géo qui exigeait systématiquement de tous ses élèves dès la sixième, dans le cadre du cours d'hist/géo, des synthèses écrites régulières, tous les quinze jours, sur chaque sujet du programme et les corrigeait méthodiquement. Elle se levait la peau pour tirer tout le monde. Par contre, défaut inverse, elle avait une facheuse tendance à discriminer les enfants de milieux socio-culturels favorisés et à les sacquer si, au détour d'une copie, ils faisaient montre d'un savoir supplémentaire acquis en extra-scolaire ou d'une analyse des faits non enseignée en cours. Nul n'est parfait mais je préfère ça. Mes enfants y ont appris et à écrire des phrases sensées et complètes et à trier leurs données, double exercice très profitable, d'autant plus qu'il était régulièrement effectué. Rien à redire à la technique pédagogique puisque c'est exactement ce qu'on demande aux élèves de faire à l'épreuve d'histoire/géographie du brevet des collège, cette synthèse écrite. Je ne l'ai pas expérimenté en français mais il semblerait qu'elle pratiquait de même dans le strict respect des programmes et des manuels.
Est-il prescrit aux professeurs de ne pas pratiquer l'exercice d'expression écrite plus d'une fois par trimestre?

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

Comme dit dobolino, qui empêche les profs de faire faire des rédactions aux élèves et de leur apprendre la méthode ? Qui empêche les profs de faire des dictées ? A mon sens personne.


Ecrit par : Robin | 18 avril 2008

Pour les rédactions, j'ai ma petite idée. C'est long à corriger et d'autant plus que le niveau d'écriture baisse et que les élèves sont inondés d'une abondante salade d'idées décousues. Si on veut que les profs de sixième aient le courage d'en faire souvent, il faut que les élèves aient pratiqué l'exercice en cycle 3, ce qui n'est, majoritairement, pas le cas. Même chose à l'entrée en seconde: vu que l'exercice de rédaction n'a pas été suffisament pratiqué au collège, le rendu des élèves est épouvantable et la correction doit certainement être épuisante et décevante. Et rebelote en fac...
J'ajouterai, excusez-moi, que y'a des profs assez nombreux qui ont les côtes en long et qui n'ont plus le sens des devoirs dévolus à leur charge et qu'il est plus rapide de corriger des textes à trous, des questions de cours ou des QCM que des rédactions.

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

Chère Dobolino, nous avons de pauvres salaires, la "résistance" coûte cher et vous pourriez utilement y contribuer. Laissez-moi votre mèl, je vous communique mes coordonnées bancaires ;-)
Vous pouvez aussi m'acheter quelques truffes de contrebande.

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008

Vous ne vous adressez pas au bon vétérinaire. La résistance coûte cher. Il y a sur ce blog deux vétos qui ont des modes d'exercice un peu différents mais qui semblent avoir un vilain défaut en commun: une certaine allergie à exploiter la société de consommation. Si tel n'était pas notre cas, nous ne viendrions pas ici revendiquer pour un enseignement de qualité, d'ailleurs.
Donc, vu que ni le ménage de Yann ni le mien ne sont plus fortunés que le vôtre et que nous avons tous deux deux enfants à élever, nous ne pouvons vous apporter un sponsoring décent.
Nous avons un jour annoncer nos bénéfices non commerciaux sur ce blog, au risque de provoquer votre mépris et votre rejet! Ce fut juste, d'ailleurs.

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

Le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle.
XD

La phrase est effectivement absurde car on ne voit pas comment une machine dépourvue par définition de liberté (hétéronome) pourrait créer de l'autonomie.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Est-il prescrit aux professeurs de ne pas pratiquer l'exercice d'expression écrite plus d'une fois par trimestre?

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008

En collège, Je leur faisais faire une rédaction toutes les 3 semaines. Ils devaient me montrer le brouillon au bout d'une semaine (ça c'était pour les obliger à en faire un). Avec les classes "faibles", je leur laissais démarrer la rédaction en classe et la possibilité de venir me demander des conseils. La rédaction était soigneusement préparée en classe (expression écrite toujours en synergie avec la lecteur expliquée, la grammaire et l'orthographe). Consignes détaillées et précises et notation sur 5 ou 6 critères explicites. Possibilité de demander aux parents de souligner les fautes sans les corriger à leur place. Il faut aussi faire des rédactions en classe en temps limité (2 heures)

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Nous avons un jour annoncer nos bénéfices non commerciaux sur ce blog, au risque de provoquer votre mépris et votre rejet! Ce fut juste, d'ailleurs.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008

Ne vous fâchez pas Dobolino, c'était une boutade ! Je n'ai ni mépris ni rejet à vous offrir, car si j'avais voulu gagner beaucoup d'argent j'aurais choisi un autre métier. Petit-fils d'agriculteurs, je connais assez votre difficile métier pour ne pas l'envier ( ah les nuits de vêlage et la vieille prune pour aider le véto à tenir, de grands souvenirs) !

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Bon maintenant, il y a véto des villes et véto des champs !

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Je mets un veto à tout ce que dit dobolino ! :-))))))))

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

J'avais mis un poème d'Aimé Césaire, décédé jeudi. Comme je ne le vois pas, je le remets. Excusez-moi si j'ai été trop impatient et qu'il apparaît deux fois :


Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

"Quelle prétention!!! D'anciens bons élèves, je veux bien. Mais les très bons élèves de mes classes de lycée ont fait autre chose (math sup, ingénieur, chercheur etc)"

Hervé

Moi, j'étais en prépa avec vos maths sups, futurs ingénieurs, blabla. J'ai des copains qui ont intégré normale sup. Certains, en maths et physique. Les meilleurs de leur promo. Ils ne sont pas devenus ingénieurs vu que Normale prépare NORMALEMENT à devenir enseignant ! Un paquet, faute de places à la fac, sont désormais profs en lycée. D'autres ont décidé de partir à l'étranger pour avoir un poste en fac. Beaucoup de mes petits camarades recalés à Normale (concours nettement plus dur que la plupart des concours des écoles de commerce ou d'ingénieurs) ont eu leur Agreg (qui reste l'un des concours les plus difficiles en France, actuellement). Donc, je dirais que, oui, pas mal des plus brillants élèves que j'ai rencontrés sont devenus enseignants. Ils aimaient leur matière avant tout et ne voyaient pas le fric comme la motivation première qui les faisait avancer. J' ai une copine qui était une brillante élève de math sup. Elle aurait pu intégrer une très bonne école d'ingénieur aisément. Mais elle a plaqué les maths parce qu'elle savait qu'elle n'était pas assez brillante dans cette matière pour faire Normale Sup. Or, c'était la matière qui l'intéressait, pas le métier qu'elle pourrait exercer grâce à elle. La philo était son autre grande passion. Elle s'est inscrite en hypokhâgne et a intégré Normale (14e) et elle a eu son Agreg (14e). Elle a mené une licence de math pendant qu'elle planchait sur sa thèse de philo. Elle n'a jamais réussi à obtenir un poste en fac en France (pénurie). A 30 ans, elle avait un tout petit salaire, comparé à celui perçu par ses anciens camarades de prépa scientifique ayant intégré des écoles d'ingénieurs, bons étudiants, sans plus, surtout comparé à elle. Mais elle était heureuse dans son boulot.

Tous les enseignants ne sont pas de ce niveau, mais arrêtez de nous faire croire que tous les ingénieurs sont des génies. J'en ai croisé un bon paquet en prépa, et je n'ai pas eu l'impression qu'ils était nettement plus doués intellectuellement que nous, pauvres taches littéraires, qui savions que nous deviendrions enseignants et que nous aurions donc de tout petits salaires, en comparaison. J'aurais moi-même pu intégrer une école de commerce (comme mon frère) et m'en mettre actuellement plein les fouilles (comme mon frère). Mais bon, je préférais faire du latin , du grec et lire des bouquins. J'ai toujours su que je ne deviendrais pas riche comme ça.

Maintenant, s'il s'agit de dire que tous les profs sont loin d'être des génies, je suis d'accord. Mais on peut aussi dire la même chose d'un bon paquet d'étudiants de math sup, d'ingénieurs, et même de chercheurs (je connais quelques taches dans le domaine). Et je suis sûre que Dobolino et Yann connaissent des médiocres même chez les vétérinaires.

Écrit par : Kap | 18 avril 2008

Ce discours nunuche, franceinfoïste, sur les "syndicats qui mènent la danse" est lui aussi désolant.

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
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Je n'ai pas abordé le reste de votre critique : ne m'accusez donc pas de vouloir la ridiculiser.

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008



Victor
C'est bien vous qui avez écrit ceci ?
Dans votre premier post, vous cherchez bien à me ridiculiser moi et ma pensée nunuche !
Dans ma réponse, au conditionnel, ( " Je pourrais vous rétorquer que tout votre discours est un copié-collé de la pensée toute machée de votre syndicat préféré et que vous avez oublié de penser par vous-même."), il est sous-entendu que si le jeu est de ridiculiser l'autre, je peux le jouer aussi bien que vous.
En revanche, si l'on veut vraiment échanger, sans utiliser les arguments prémachés par les syndicats pour ceux qui ont abandonné toute idée personnelle, je préfère.

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Je mets un veto à tout ce que dit dobolino ! :-))))))))

Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008

ksss! ksss!

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

En collège, Je leur faisais faire une rédaction toutes les 3 semaines. Ils devaient me montrer le brouillon au bout d'une semaine (ça c'était pour les obliger à en faire un). Avec les classes "faibles", je leur laissais démarrer la rédaction en classe et la possibilité de venir me demander des conseils. La rédaction était soigneusement préparée en classe (expression écrite toujours en synergie avec la lecteur expliquée, la grammaire et l'orthographe). Consignes détaillées et précises et notation sur 5 ou 6 critères explicites. Possibilité de demander aux parents de souligner les fautes sans les corriger à leur place. Il faut aussi faire des rédactions en classe en temps limité (2 heures)

Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
C'est exactement le régime auquel mes camarades de classe et moi avons été soumis en 6° et 5°. Après, en première, on nous a expliqué que ce régime fasciste avait démoli notre créativité naturelle.

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

"En collège, Je leur faisais faire une rédaction toutes les 3 semaines."

Ecrit par : Robin | 18 avril 2008

C'est le régime que j'essaie d'infliger aux miens.

Écrit par : Kap | 18 avril 2008

"qu'ils était" = "qu'ils étaient"

Écrit par : Kap | 18 avril 2008

nous ne pouvons vous apporter un sponsoring décent.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008

D'autant moins que je viens juste de sponsoriser ma chaudière. Gloups !
Il ne vous reste plus, Victor, qu'à profiter de vos prochaines vacances pour faire de la contrebande de langouste, activité tout naturellement complémentaire de votre braconnage de truffes.

Écrit par : yann | 18 avril 2008

Donc, vu que ni le ménage de Yann ni le mien ne sont plus fortunés que le vôtre et que nous avons tous deux deux enfants à élever...

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008

Euh ! Chacun. ;o)))

Écrit par : yann | 18 avril 2008

Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
C'est exactement le régime auquel mes camarades de classe et moi avons été soumis en 6° et 5°. Après, en première, on nous a expliqué que ce régime fasciste avait démoli notre créativité naturelle.

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008

Je suis désolé, dobolino. Mes confrères fascistes et moi-même, le sac de cendre sur la tête, font à votre créativité naturelle leurs plus humbles excuses ! ^^^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

En ce qui concerne l'entretien accordé à France -Soir par Darcos, je le trouve tout de même inquiétant: on croirait lire un responsable du SGEN.

Pour ce qui est des devoirs, j'en donnais, en première, 3 à 4 par trimestre. Mais attention, il s'agissait de vraies dissertations, de commentaires de textes approfondis, qui exigeaient 6 à 7 heures de travail pour l'élève, et dont la correction prenait beaucoup de temps.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 avril 2008

C'est le régime que j'essaie d'infliger aux miens.

Ecrit par : Kap | 18 avril 2008

Kap, vous êtes un fasciste ! ^^^^^^^^^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Donc, vu que ni le ménage de Yann ni le mien ne sont plus fortunés que le vôtre et que nous avons tous deux deux enfants à élever...

Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008

Euh ! Chacun. ;o)))

Ecrit par : yann | 18 avril 2008

Et ça en fait quatre!

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

Robin
ce que vous dites est assez rassurant pour l'avenir mais une génération a été sacrifiée ...
Merci à tous les profs qui ne baissent pas les bras !

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Et je suis sûre que Dobolino et Yann connaissent des médiocres même chez les vétérinaires.

Ecrit par : Kap | 18 avril 2008

Ah non! Nous, on n'a pas le droit.

Écrit par : dobolino | 18 avril 2008

En collège, Je leur faisais faire une rédaction toutes les 3 semaines."

Ecrit par : Robin | 18 avril 2008

C'est le régime que j'essaie d'infliger aux miens.

Ecrit par : Kap | 18 avril 2008

Un régime, quand on songe à ce qu'en disait il y 150 ans F Nietzche, qui ne vise qu'à répandre et généraliser la barbarie.

"Il y a encore des gens pour voir dans toute cette comédie de la composition au lycée l'élément non seulement le plus absurde, mais encore le plus dangereux du lycée d'aujourd'hui. On y exige l'originalité, mais on rejette celle , seule qui est possible à cet âge: on y suppose une culture formelle à laquelle n'atteignent maintenant qu'un tout petit nombre d'hommes à l'âge mûr. On y considère chacun sans plus ample examen comme un être capable de littérature, en droit d'avoir des opinions personnelles sur les objets et les personnages les plus graves, alors qu'une droite éducation ne devrait jamais aspirer de tout son zèle qu'à réprimer la prétention ridicule à l'autonomie du jugement et qu'à habituer le jeune homme à une stricte obéissance sous le sceptre du génie".

F Nietzche. Deuxième conférence dans "Sur l'avenir de nos établissements d'enseignement".

Écrit par : marigot | 18 avril 2008

Ce qui suit n'est pas de moi !

Je ne trouve pas ça très drôle, mais je suis peut-être susceptible...

Un jeune prof ayant bourlingué tout l'été
Se trouva fort dépourvu
Quand la rentrée fut venue
Pas l'ombre d'une préparation. Pas une idée
Il alla appeler au secours
Sa collègue, l'agrégée
La priant de lui donner
Quelques bons tuyaux
Pour ne pas couler
Avant les prochaines vacances.
"Dieu vous le rendra, lui dit-il, croyez-moi, je vous l'assure."
La collègue peu sympathique
Demande d'un air pincé
"C'est maintenant qu'on s'inquiète ?"
A cet opportuniste. "Eh bien oui, les voyages forment la jeunesse
Je me cultive, ne vous déplaise."
"Vous vous cultiviez ? J'en suis fort aise
Eh bien ramez maintenant."

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

marigot

puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Il fut un temps ( j'ai débuté en 70) où je terminais l'année scolaire en ayant fait faire 17 rédactions (15 les mauvaises années) et au moins autant de dictées/questions/contrôles de grammaire à mes élèves de collège. C'était aussi le temps où un élève de 6ème avait 6 heures de français, dont 3 en 1/2 groupes. Avec 2 sixièmes, j'avais mes 18 heures. Autant dire que les cahiers étaient minutieusement corrigés, et que le suivi individuel était possible et efficace. Ces 5 dernières années, retrouvant le collège après avoir longtemps enseigné en lycée, j'ai eu à cœur de donner autant de rédactions que possible, compte-tenu de la baisse des horaires, de la quasi disparition des 1/2 groupes, de la nette augmentation du nombre de classes, 4 pour un certifié au moins en français, et surtout de la difficulté à obtenir des élèves qu'ils respectent les délais. Le temps que soient "données" les retenues aux élèves paresseux, ils pouvaient au moins gratter une bonne semaine. Néanmoins, j'ai fait au minimum 12 rédactions chaque année. Et je n'ai pas travaillé en séquences, ayant eu l'occasion de constater au lycée et à l'oral du bac que les élèves ne savaient plus ce qu'était une explication de texte.
J'ai aussi, et là je ferai plaisir à "un observateur", acheté un cahier d'apprentissage de l'écriture, que j'ai photocopié à l'intention de certains élèves qui ne savaient pas tenir un stylo, dont la copie était mise à l'horizontale, et qui avaient des crampes au bout de 5 minutes, parce que leur bras était "cassé" au niveau du coude et du poignet. Je l'ai constaté souvent, et ai tenté d'y remédier. Trop peu d'instits sont, à mon avis, sensibilisés au problème, et il ne faut pas compter sur l'IUFM pour cela. De même, les lettres sont tracées n'importe comment, le o, par exemple, part vers la droite et non vers la gauche, ce qui rend les liaisons de lettres (et la rapidité) malaisées. Les élèves préfèrent donc écrire en script, ou, pire, en petites majuscules d'imprimerie.
Quant au reproche concernant notre intérêt pour les syndicats, il est infondé. Si ceux-ci s'étaient cantonnés dans "le corporatisme", vilain mot qu'il est interdit de prononcer dans l'EN, alors que les syndicats ouvriers n'ont pas de tels états d'âme, s'ils avaient défendu les salaires, les horaires et les conditions de travail, rien à dire. Mais ils se sont mêlés de "pédagogie, voire, de "pédagogisme". De ce fait, leurs positions ont eu une incidence directe sur les contenus d'enseignement et la façon d'enseigner. D'où l'erreur de Darcos, qui n'a selon moi aucun sens politique ou aucune marge de manœuvre. La réforme du primaire, que j'approuve pour l'essentiel, n'a guère de chances d'aboutir, car les suppressions de poste et les remises en cause du statut vont fédérer tous les syndicats, et bien des non syndiqués contre eux. Et l'amalgame sera vite fait.
S'il avait donné des signes forts dès le début (suppression des IUFM, revalorisation réelle des salaires, retour à de bonnes conditions de travail) il en aurait été autrement.
Donc, s'intéresser aux positions des syndicats, c'est aussi s'intéresser à son métier, qu'on soit ou non syndiqué.

Écrit par : mouron rouge | 18 avril 2008

mouron rouge
merci de vos explications pour l'ignorante que je suis concernant les syndicats de l'EN. Tout ce système est totalement opaque pour le grand public, c'est bien simple, on n'y comprend rien du tout, d'autant plus que rien n'est fait pour que nous y comprenions quelque chose. Je dirais même que tout est fait pour que nous n'y comprenions rien du tout,; ainsi le système peut continuer son petit chemin qui le mène tout droit dans le mur ! Le problème est que nos enfants y vont aussi, dans le mur. Le pire pour nous, pauvres Français lambda, c'est que nous sommes obligés de payer mais que nous n'avons pas d'alternative. Nous sommes obligés de subir ce système sclérosé. Si seulement nous avions le choix ...

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Tiens! Je tombe en pleine querelle syndicale... et je crois bien connaître Manu (l'inverse est vrai je pense), qui a raison de souligner le lien entre défense du métier (dans sa dimension pédagogique) et défense des statuts: lorsqu'on tend à dénaturer votre fonction (en vous transformant peu à peu en animateur socio-culturel par ex -et en tant que prof d'Histoire-géo-citoyenneté-développement du rable-sécurité routière, je sais de quoi je parle!), on peut ensuite vous payer à coups de lance-pierre et vous rendre corvéable à merci! Pour le reste, pas de luttes intestines, de grâce! L'ennemi n'est ni au SNALC ni à FO... mais plutôt dans certaines caboches pédagogistes du SGEN ou du SE. Le SNES, lui, se concentre sur la question des moyens et des statuts tant la cacophonie sur le discours pédagogique est grande: suivant vos interlocuteurs, vous tomberez sur d'authentiques républicains comme sur quelques hyènes assoifées de non-directivité et de méthodes actives (la dernière en date m'ayant asséné, dans une réunion, que l'apprentissage de la Marseillaise allait "dresser de bons petits soldats" et qu'il était plus important de "parler du Tibet" que d'histoire nationale... J'oubliais: redonner sens au récit du professeur en cours d'histoire, c'est "prendre le risque d'avoir des professeurs trop charismatiques". Allez hop! Toute tête qui dépasse sera tranchée, vous êtes priés d'être chiants et médicocres...). Alors la querelle SNALC-FO me semble un peu vaine, surtout que les rapports sont plutôt bons au niveau local... Comme dirait mon papa, vénérable adhérent du SNUipp et un peu déboussolé par son pédagogisme-roi: l'Unité syndicale Claire, l'unité syndicale...!!

Écrit par : Claire | 18 avril 2008

Claire et mouron rouge

si je comprends bien, ce sont les syndicats qui gèrent l'éducation nationale. C'est bien cela ?

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

marigot

puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Quel est le présupposé de cette perfide question?

Écrit par : marigot | 18 avril 2008

marigot
juste une boutade ! Ne le prenez pas mal mais je pensais que vous plaisantiez ! Dire aux profs qui font faire des rédactions à leurs élèves qu'ils préparent la barbarie , c'est sûrement une plaisanterie...Enfin, je préfère le prendre sur le ton de la plaisanterie :-))

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

marigot

puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Je ne suis même pas sûr qu'Hitler ait lu Nietzsche au moment où il écrit "Mein Kampf".
Il est sûr que sa soeur qui était gravement nazie n'a pas hésité à trafiquer des textes de son frère pour leur donner une apparence favorable au nazisme.
Il faut se rappeler que Nietzsche a écrit de nombreuses pages où il critique le nationalisme allemand.

Écrit par : Pat | 18 avril 2008

Mais il ne faut pas perdre de vue qu'au lycée, arrivent des élèves qui ne sont pas faits pour étudier. Il n'est pas donné à tout le monde de rester assis toute la journée à écouter, et ces élèves sont chaque année plus nombreux . C' est le sens du refrain "les élèves ont changé ". Voilà pourquoi on est priés de faire de l'animation pour amuser tous ceux-là. Voilà pourquoi la tâche est de plus en plus ardue, voire impossible . Peut-on guérir quelqu'un contre son gré ? Doit-on pratiquer l'acharnement pédagogique ?

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Mais il ne faut pas perdre de vue qu'au lycée, arrivent des élèves qui ne sont pas faits pour étudier. Il n'est pas donné à tout le monde de rester assis toute la journée à écouter, et ces élèves sont chaque année plus nombreux . C' est le sens du refrain "les élèves ont changé ". Voilà pourquoi on est priés de faire de l'animation pour amuser tous ceux-là. Voilà pourquoi la tâche est de plus en plus ardue, voire impossible . Peut-on guérir quelqu'un contre son gré ? Doit-on pratiquer l'acharnement pédagogique ?

Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008

En effet et d'autant plus que les "animations" que l'on vous propose de faire à ces élèves sont totalement ennuyeuses : l'énonciation, le schéma narratif sont ennuyeux à mourir pour tous les élèves ( et pour leurs pauvres parents :-)).

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Et pour nous aussi, donc on ne fait pas ! Mais là, qui s'ennuie ?

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Observateur
n'y a t-il pas parmi vos élèves quelques uns d'un bon niveau ?
Vous me faites désespérer ...

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Observateur, n'y a t-il pas parmi vos élèves quelques uns d'un bon niveau ?

Chez moi, si, mais c'est pour ceux-là que je m'inquiete le plus. Ceux qui par exemple auront 12 à leur dissert' pendant que les moins doués auront 15 à leur sujet d'invention.

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

En effet et d'autant plus que les "animations" que l'on vous propose de faire à ces élèves sont totalement ennuyeuses : l'énonciation, le schéma narratif sont ennuyeux à mourir pour tous les élèves ( et pour leurs pauvres parents :-)).

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

"Ennuyeux à mourir", c'est bien le terme, Florence. Ce "nouvel enseignement du français" a été inventé par un ramassis de cuistres et de pédants que le véritable enseignement du français ennuyait. Pour ces gens-là, qui sont en réalité des minables à la culture factice, il s'agit de faire semblant d'être un intellectuel. Et ce supplice du commentaire abscons qu'ils s'imposent à eux-mêmes par ambition, ils l'imposent aux professeurs et aux élèves par vengeance d'être eux-mêmes stupides.
Je me félicite de votre point de vue, Florence, sur les "séquences" , qui sont en effet une invention de fous, sur le "schéma narratif", sur l'"énonciation". J'y ajouterai le "pacte biographique", autre imbécillité avec laquelle on embête les élèves et leurs parents. Je me fiche éperdument du "pacte biographique", Florence, et de tous les autres pactes s'il en existe! Quand je lis un granbd texte avec mes élèves, je n'en prends pas prétexte pour me faire mousser en leur faisant croire qu'eux-mêmes sont complètement nuls s'ils ne comprennent pas mon jargon! Je mets le, texte en valeur, j'essaie de le servir et non de m'en servir, je l'"explique", tout simplement. C'est ainsi qu'après avoir passé quatre mois sur "Le Malade imaginaire" (aïe, adieu ma hors-classe!), j'ai emmené voir la pièce une classe de 3ème qui est sortie de la représentation enthousiaste parce qu'elle avait compris le texte et véritablement apprécié la comédie. J'ai même eu droit à des remerciements de mes élèves en cours le lendemain. C'en était presque émouvant. Alors, vous comprenez, que pèsent la tronche acide et le sourire cireux et sceptique d'un IPR de Lettres devant un tel exemple de "transmission" réussie de notre patrimoine littéraire?

Écrit par : Jean | 18 avril 2008

Manu... Vous êtes en philo, et au Nord de Paris ?

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Pour Florence: je ne vois pas bien en quoi j'ai pu laisser penser que les syndicats géraient l'EducNat. Les syndicats sont consultés -voir la réunion à laquelle je faisais allusion- au même titre que les associations de parents, de lycéens, les représentants des corps de métiers (pour l'enseignement professionnel)... dans les différentes instances représentatives (CSE en particulier). Mais ils ne sont pas plus écoutés que les autres, souvent moins même, si les politiques en place estiment que les parents -par exemple- sont de meilleurs électeurs! On a pû parler de co-gestion pour le SNES sous certains gouvernements, car il est vrai qu'ils sont majoritaires et étaient plutôt écoutés au cours de certaines périodes. Pour autant, c'est attribuer aux syndicats un pouvoir qu'ils n'ont pas: le vote au CSE est seulement indicatif, le ministre fait ensuite ce qu'il veut (ou l'Elysée d'ailleurs). Ceux qui pilotent actuellement vraiment l'éducation nationale, ce sont les différentes instances européennes à travers "l'harmonisation" des politiques éducatives européennes... et à ce jeu-là, je ne sais pas si les élèves sont vraiment gagnants!

Écrit par : Claire | 18 avril 2008

À propos des projets de programmes du collège, Youx, la muse de L'AFEF frappe encore sur VOUS-NOUS-ILS, l'agence de presse de la CASDEN.
Bonne lecture.
GM
____
Comment avez-vous été informée du projet sur les nouveaux programmes du collège ?

Dès janvier, j’ai été informée par des collègues qu’un programme était en cours d’élaboration. Pour ne pas les mettre en porte-à-faux, j’ai attendu que ce projet soit rendu public pour communiquer. C’est lorsqu’une journaliste de Mediapart a voulu me faire réagir sur la dernière version de son article que j’ai accepté d’en parler et de m’exprimer.

Quel a été votre sentiment général à la lecture de ces programmes ?

J’ai eu le sentiment de revenir à l’époque de mon enfance, les années 60-70. Aujourd’hui, le collège a changé, il est devenu une période charnière, où les tensions sont palpables. Or, ces programmes ne prennent pas du tout en compte ce contexte. Il y a une volonté de revenir en arrière. Peut-être pour coller à une frange de la population pour qui tout va mal et qui veut retourner à un âge d’or révolu. On est dans la même approche que pour les programmes du primaire. Et, d’ailleurs, cela a été fait de la même manière : sans consultation des syndicats, ni des associations. Nous avions pourtant demandé à être reçus par le ministre.

L’apprentissage de la grammaire semble vous hérisser…

Les principes et objectifs posent – et c’est étonnant - comme premier axe « l’apprentissage et l’analyse de la langue française », et tout particulièrement de la grammaire. Dès l’introduction, il est précisé que l’enseignant peut organiser sa progression annuelle en « unités d’enseignement ». Mais qu’est-ce qu’« une unité d’enseignement » ? Est-ce une heure de cours ? Nous ne le savons pas. Sous couvert de liberté pédagogique de l’enseignant, on aboutit à une totale désorganisation. Ensuite, la grammaire devra être enseignée par blocs de notions à connaître et non plus par compétences à développer. Ainsi, au lieu d’organiser une séquence autour d’une unité de sens dans lequel on étudierait les effets grammaticaux, on devra faire l’inverse. On perd donc tout le sens du texte, c’est regrettable.

Le pire, selon vous, serait le passage consacré à la lecture. Expliquez-nous.

J’étais effarée. Tout d’abord, nous n’avons aucune indication concernant le nombre d’œuvres intégrales à lire dans l’année. C’est pourtant important de le savoir. Autre point qui me paraît grave : les programmes excluent totalement la littérature de jeunesse. Si on entre dans le détail, on s’aperçoit, ensuite, que dans les œuvres de théâtre, de la 6ème à la 4ème, on ne parle que de lecture. La dimension du jeu, de l’oral et de la représentation est totalement ignorée. Il nous faudra attendre la 3ème pour que celle-ci soit enfin abordée. Autres exemples : certaines œuvres ne passent plus du tout (Le lion de Joseph Kessel pour la 5ème) ou sont trop compliquées (Le livre de ma mère d’Albert Cohen ou Enfance de Nathalie Sarraute pour la 3ème). Enfin, pour les formes du récit, il nous faudra respecter un ordre chronologique : on débutera ainsi avec l’Antiquité en 6ème pour finir avec le XX-XXIème siècle en 3ème. En général, c’est plutôt l’inverse, on démarre du contemporain pour comprendre une œuvre plus classique. Autrement dit, on part pour des heures d’ennui.

Vous concédez cependant quelques avancées « novatrices », quelles sont-elles ?

La progression en orthographe et l’apprentissage du lexique selon des champs sémantiques en lien avec les lectures sont des entrées intéressantes. La lecture des images est un pôle qui a été conservé, même s’il est peu développé. Même chose pour l’expression orale ou la place faite aux TICE, dont seule l’introduction consacre 3 paragraphes. Et, je note que les programmes reviennent aux tolérances orthographiques de… 1976 ! Celles de 1990 venaient juste de faire leur entrée dans les programmes de primaire de 2007. 32 ans de retour en arrière !

Propos recueillis par Lise Bollot

(1) : l’Association française des enseignants de français
(2) : Le projet est consultable sur le journal en ligne d’information généraliste Mediapart moyennant 9 euros ou gratuitement sur le site du café pédagogique daté du 10 avril 2008.

Écrit par : guy morel | 18 avril 2008

Victor
C'est bien vous qui avez écrit ceci ?
Dans votre premier post, vous cherchez bien à me ridiculiser moi et ma pensée nunuche !
Florence
Je ne cherchais à ridiculiser que ce que votre pensée avait de nunuche, pas vous !
Claire et Mouron rouge ont parfaitement répondu sur le fond du débat.

"Pour le reste, pas de luttes intestines, de grâce! L'ennemi n'est ni au SNALC ni à FO... mais plutôt dans certaines caboches pédagogistes du SGEN ou du SE. Le SNES, lui, se concentre sur la question des moyens et des statuts tant la cacophonie sur le discours pédagogique est grande: suivant vos interlocuteurs, vous tomberez sur d'authentiques républicains comme sur quelques hyènes assoifées de non-directivité et de méthodes actives"

... et plus loin :

"Ceux qui pilotent actuellement vraiment l'éducation nationale, ce sont les différentes instances européennes à travers "l'harmonisation" des politiques éducatives européennes... et à ce jeu-là, je ne sais pas si les élèves sont vraiment gagnants!"

Claire fait là une excellente analyse. Bravo !

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

"Et, d’ailleurs, cela a été fait de la même manière : sans consultation des syndicats, ni des associations. Nous avions pourtant demandé à être reçus par le ministre."

Rogntudiou de Rogntudiou, eh bien cette dame que je n'aime pas a pourtant bien raison :
1) QUI a écrit ces programmes ?
2) QUI a été consulté pour les faire ?
3) QUI les a validés ?

Pour tout le reste, elle dit des inepties, mais sur ce point, que je me tue à mettre en valeur, elle a bien raison.

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Pour tout le reste, elle dit des inepties, mais sur ce point, que je me tue à mettre en valeur, elle a bien raison.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Et vous aussi, donc ne vous tuez pas. Pour les programmes du primaire, on sait. Ouzoulias l'a dit, c'est la bande à JPB. Pour ceux du collège, faudrait se demander si JPB n'a pas une autre bande. Ouzoulias enquête ; on finira par savoir.

Écrit par : guy morel | 18 avril 2008

elle applique une méthode peu appréciée de l'inspecteur mais efficace, alors elle persiste dans sa méthode. Elle a juste un peu de courage

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Oui, juste le courage de f.. sa carrière en l'air. Nous sommes sans doute quelques-uns d'ailleurs, sur ce blog et ailleurs...

Écrit par : Manu | 18 avril 2008

Le constat : c'est que vous êtes tous devenus les gestionnaires du désastre.
Vous constatez et critiquez le niveau des élèves, mais combien d'entre vous seraient assez compétents pour avaler ce qu'on inculte à nos enfants à longueur de journée ?

Moi, j'ai une overdose tous les soirs de voir des conneries écrites dans les classeurs, dont le menu principal est séquence et séance.

Le nombre de profs, vos statuts, je m'en moque, je veux une instruction "poussiéreuse" comme dit Lang. Le roi de la propagande, encore ce matin sur TV5 Monde.
Ce cher monsieur dixit, "veut investir dans les cerveaux, dans l'intelligence, le problème des ghettos, ce sont les conditions de vie...........................".
Investir, punaise, mais de quelle manière. Quelle fourberie.

Il y a des baffes qui se perdent. Que l'on arrête avec ce genre de sornettes. Tout le monde est touché. Nos enfants, vos enfants, et demains les petits enfants.

Écrit par : Carole | 18 avril 2008

"Pour le reste, pas de luttes intestines, de grâce! L'ennemi n'est ni au SNALC ni à FO... mais plutôt dans certaines caboches pédagogistes du SGEN ou du SE."

Ecrit par : Claire | 18 avril 2008

Oui, c'était le sens de mon propos lorsque je disais au Hussard que nous sommes manifestement d'accord sur l'essentiel. La querelle ne me semble pas si grave. Juste quelques divergences sur qui fait quoi. J'ai peut être réagi un peu durement étant actuellement trés directement concerné par le problème ( comme le sait fort bien Claire qui connaît mon histoire...)

"Manu... Vous êtes en philo, et au Nord de Paris ?"

Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Non, hélas, mon cher Jérémy : je ne suis pas professeur de philo (c'est trés flatteur ceci dit) et j'enseigne franchement au sud de Paris. Mes propos ont dû vous faire penser à un de vos potes (sûrement un mec bien -je plaisante...)

Écrit par : Manu | 18 avril 2008

"Le constat : c'est que vous êtes tous devenus les gestionnaires du désastre"

Ecrit par : Carole | 18 avril 2008

Comme je l'ai déja mentionné, beaucoup de gens participant à ce blog se battent contre ce désastre, y compris au détriment de leur propre carrière. Ne leur jetons pas la pierre.

Écrit par : Manu | 18 avril 2008

Le constat : c'est que vous êtes tous devenus les gestionnaires du désastre.
Vous constatez et critiquez le niveau des élèves, mais combien d'entre vous seraient assez compétents pour avaler ce qu'on inculte à nos enfants à longueur de journée ?
Ecrit par : Carole | 18 avril 2008

Carole, vous avez raison je me sens incompétent pour inculter quoi que ce soit à vos enfants !
Ceci dit le lapsus est marrant mais l'accusation infondée...

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Je vais encore me prendre une volée de collier de perles : vite, mon bleu de chauffe !

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Merci à Claire et Victor d'éclairer ma lanterne. Vous n'imaginez pas à quel point le monde de l'EN est obscur de l'extérieur.
Pour en finir avec les syndicats, venant d'une boîte privée qui n'a rien à voir avec l'enseignement, la place que les syndicats ont l'air de prendre dans votre activité professionnelle me paraît stupéfiante ( voire étouffante ....). Dans ma boîte, ce que font ou ne font pas les syndicats ne change rien ou presque à mon activité quotidienne.
Après 5 ans d'études au moins , que vous n'ayez pas plus de liberté, que vous soyez pistés au jour le jour par le cahier de texte ( qui joue le rôle de mouchard si je comprends bien ) me consterne au plus haut point. Dans le privé, après 5 ans d'études supérieures de bon niveau, on est cadre et on jouit de beaucoup plus d'autonomie et de la confiance de sa hiérarchie.

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Non, hélas, mon cher Jérémy : je ne suis pas professeur de philo (c'est trés flatteur ceci dit) et j'enseigne franchement au sud de Paris. Mes propos ont dû vous faire penser à un de vos potes (sûrement un mec bien -je plaisante...)

Ecrit par : Manu | 18 avril 2008

Rires, Manu, oui vous m'avez fait penser à quelqu'un que je connais. Un fervent défenseur de FO, qui plus est. Et effectivement qq'un de très bien !

D'ailleurs, je suis ravi de lire que les rapports entre le Snalc et FO sont bons. Pourtant, au niveau local, les collègues FO n'aiment pas le Snalc, et l'inverse est malheureusement vrai aussi (mon coeur penche pour le Snalc, et un syndicat FO puissant dans l'éducation ne me déplairait pas).
Peut-être FO et le Snalc pourraient-ils clarifier leurs rapports pour le grand public ? Car dans mon esprit jusqu'à aujorud'hui, et pour bon nombres de collègues syndiqués, le Snalc et FO ne semblent pas en bons termes. Cette impression est sans doute due aux étiquettes politiques qu'on leur a collées (à tort pour le Snalc).

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

le Snalc et FO ne semblent pas en bons termes. Cette impression est sans doute due aux étiquettes politiques qu'on leur a collées (à tort pour le Snalc).

Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Je ne pense pas qu'il y ait autant de positions de principe, localement du moins. Dans ma section FO, je sais quelques collègues aux antipodes de mes idées politiques et cela me contente au plus haut point. Il n'y a rien de plus important que l'indépendance syndicale. Même si l'on peut soupçonner nos dirigeants d'être impliqués, parfois fortement, dans tel ou tel mouvement. Localement, nous ne nous sommes jamais heurtés sur ces questions, ni entre nous, ni avec notre direction.

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

F Nietzche. Deuxième conférence dans "Sur l'avenir de nos établissements d'enseignement".

Ecrit par : marigot | 18 avril 2008

Pouvez-vous demander au grand Friedrich Nietzsche de ranger sa foudres et ses éclairs, le temps est déjà suffisamment pourri par ici.

En collège (sauf en fin de troisième où on initie à dose homéopathique à l'argumentation), on ne donne pas de dissertations, mais d'humbles rédactions.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Avant d'aller faire mes bagages, je voudrais inviter Cadichon à méditer sur l'origine de l'idéologie qu'elle exècre tant : qui a enfanté le "monstre du communisme" ? Qui a poussé dans ses bras des millions d'hommes dont la sincérité ne souffre d'aucune discussion même si le rêve a été brisé ou détourné ?
S'il n'y avait pas au départ l'extraordinaire sauvagerie du bien mal nommé "libéralisme", la férocité de l'exploitation de l'homme par l'homme, pourquoi une partie de l'humanité se serait-elle jetée dans ce que vous pouvez considérer comme une "utopie meurtrière" ?

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008

merci Victor de me donner l'occasion de débuter ma journée avec un magistral éclat de rire, vous avez sans conteste le pompon du comique ...involontaire mais cela n'en est que plus drôle

Ainsi dans l'histoire du communisme revue et corrigée par vos soins, la Russie tzariste était cet "enfer libéral" que vous accusez de tous les maux, idem pour la Chine d'avant l'ère Mao, le Cuba de Battista...etc...

Y'a du boulot pour que les Français retrouvent un minimum de culture historique.. et ça urge!

Écrit par : Cadichon | 18 avril 2008

Dernière perle , dans un devoir, à l'instant, un élève de 1ère S..: "'Il est facile de comprendre que Marie est noire, et que Meursault ne veut pas se marier pour cette raison, car à l'époque, ça ne se faisait pas "..Les ravages du lavage de cerveaux et de l'anti-racisme ! Vous remarquez l'assurance du scripteur "il est facile"...oui, de voir du racisme partout !

Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Vive la négritude et la bravitude

Écrit par : Cadichon | 18 avril 2008

Licéen anard, libertère, punk, pice and love tendace destroi, triadmissible au bacalauréas, grosse kapacité intelectuèles cherche profeseur de l'êtres faschiste pour canalisé créativiter spontané.

Disiples de Meirieu, neo doltoistes, pédagaugistes s'astenir !

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

ranger sa foudres
sans "s" à foudre, ça sera nettement mieux !

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Jean
merci de votre réponse. J'ai découvert depuis peu ce blog et vous n'imaginez pas le bien que cela m'a fait.
En effet, je suis depuis le début la scolarité de mes 2 enfants. J'ai découvert avec horreur le groupe nominal et le groupe verbal en primaire. Après avoir eu une réponse évasive mais désagréable de l'instit quand je lui ai posé la question de l'intérêt de ces notions, j'ai pris le parti, sans rien dire, de faire le tri auprès de mes enfants.
En gros :
-cela c'est inutile et tu ne t'encombres pas l'esprit avec,
-ceci est utile pour la construction de ton savoir, tu le travailles.
J'ai ainsi éliminé l'énonciation et le schéma narratif ainsi que l'éducation civique ( sorte de prêchi-prêcha indigeste du "bon " citoyen, dans le meilleur des cas, qui fait ricaner en douce les gamins ou manuel du bon futur RMIste dans le pire des cas).
J'ai même fait souvent les devoirs à leur place parce que , l'air de rien, ces inepties prennent un temps fou.
Je leur ai fait quelques dictées ( très peu !) pendant les vacances et j'ai été surprise de constater leurs progrès presque immédiats ! Le pire, c'est qu'ils m'en redemandaient ! Cela les amusait !

Je n'ai pourtant aucune expérience pédagogique à part les petits cours donnés lors de mes études et j'ai pris sur moi la responsabilité de mes actes.
Imaginez mon soulagement à la lecture de ce blog !
Ainsi donc, je ne me suis pas trompée ! Il existe nombre de professeurs qui pensent, comme moi, que le groupe nominal n'a aucun sens en primaire , qui s'ennuient à mourir avec l'énonciation etc.
Ouf et merci ! Vous n'imaginez pas combien cela fait du bien !

Depuis, j'ai parlé de tout ceci à une copine qui m'a avoué : "nous faisons tous ça avec nos enfants. Nous sommes très discrets car cela est très mal vu et nous ne voulons pas que nos enfants en pâtissent , mais nous faisons tous la même chose " !

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

De l'extérieur, cela fait un drôle d'effet. Je pensais naïvement que c'était l'enseignement de leur discipline qui monopolisait l'attention des professeurs. Je me rends compte qu'il n'en est rien. Ce sont les syndicats qui mènent la danse. Désolant !
Comme dit dobolino, qui empêche les profs de faire faire des rédactions aux élèves et de leur apprendre la méthode ? Qui empêche les profs de faire des dictées ? A mon sens personne.

Si, justement, Florence, les syndicats qui gèrent la carrière des profs, et les inspecteurs qui imposent les programmes ineptes et sont tout aussi inféodés aux susdits, tout ce monde -là se tient par la barbichette et pour ne pas recevoir de tapette, les profs se soumettent.
Et cela ne fait rire personne...

Écrit par : Cadichon | 18 avril 2008

Dernière perle , dans un devoir, à l'instant, un élève de 1ère S..: "'Il est facile de comprendre que Marie est noire, et que Meursault ne veut pas se marier pour cette raison, car à l'époque, ça ne se faisait pas ".

Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Mais non. Meursault tout ce qu'il fait c'est à cause du soleil ; il l'a bien expliqué... Et en plus il n'aime pas les agents. L'acclaire est faire, je dirais meme plus, l'afflaire est caire !

Écrit par : Sergio | 18 avril 2008

Depuis, j'ai parlé de tout ceci à une copine qui m'a avoué : "nous faisons tous ça avec nos enfants. Nous sommes très discrets car cela est très mal vu et nous ne voulons pas que nos enfants en pâtissent , mais nous faisons tous la même chose " !

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Sujet - verbe - complément, telle est la trilogie fondatrice d'une phrase et donc les fondements de la grammaire. Il faut le marteler !

Écrit par : Magister | 18 avril 2008

"La langue est fasciste" cette affirmation contestée car mal comprise de Roland Barthes dans son cours inaugural au collège de France voulait simplement dire que la parole (individuelle) ne peut s'affranchir de la langue (collective) avec ses lois contraignantes : c'est comme ça et pas autrement. En-deça de la langue, barbarisme et borborygme, au-delà de l'intériorisation des règles commence le domaine infini du possible. Voyez l'impeccable syntaxe qui arme la révolte d'Aimé Césaire. Etrange paradoxe que cette langue fasciste qui rend les hommes plus libres.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Je voulais le mettre sur "Violence scolaire", mais le fil n'est plus accessible.


Enquête
Des mots de collégiens sonnent l'alarme
LE MONDE | 18.04.08 | 14h34 • Mis à jour le 18.04.08 | 14h34


éagissez vite s'il vous plaît Mr l'Inspecteur", "Moi personnellement je ne peux plus travailler dans ces conditions et je vous informe que j'ai un avenir devant moi, que j'ai un brevet, un bac et un métier à obtenir". En haut à gauche de la feuille, Jenny (tous les prénoms ont été modifiés), 15 ans, élève de 3e au collège Jean-Moulin d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), a écrit son nom et sa classe, comme s'il s'agissait d'une rédaction. L'écriture est ronde, appliquée.
La lettre adressée à "Monsieur l'inspecteur". "Bonjour, commence-t-elle, j'ai l'honneur de m'adresser à vous pour vous faire part des conditions dans lesquelles nous, tous les élèves de ce collège, travaillions."


L'orthographe et la syntaxe sont hasardeuses mais c'est un appel au secours, celui d'une adolescente qui désespère de ne pas pouvoir travailler dans la sérénité. "Des élèves à l'intérieur et à l'extérieur du collège s'amusent à jetter des bouteilles remplies d'acide, des poubelles, des oeufs, des tomates... sur les élèves", raconte la jeune fille, décrite comme une excellente élève par ses professeurs. "Et encore ce n'est pas tout !, poursuit-elle. Nous ne sommes pas en sécurité ! Il y a des agressions physique et verbale. Dans ce collège, des élèves s'amusent à interrompre les cours d'autres élèves (...). D'autres sèchent leurs cours et trainent dans les couloirs, se mèttent à crié comme des sauvages. D'autres saute la grille."


"RÉAGISSEZ-VITE, MR L'INSPECTEUR"


Une soixantaine d'élèves de 4e et 3e du collège ont écrit à l'inspecteur d'académie de Seine-Saint-Denis pour l'alerter sur la situation de leur établissement. Des lettres souvent émouvantes - les plus longues font une page et demie, les plus courtes deux lignes. Des lettres qui traduisent leur désarroi et leur souffrance face à la violence ordinaire d'un collège "sensible" de la banlieue parisienne.

Des lettres d'adolescents traumatisés par les derniers débordements dont ils ont été témoins : mardi 8 avril, une dizaine de jeunes se sont présentés devant l'établissement. D'abord pour "faire un blocus" - sans doute pour copier les lycéens qui protestent contre la baisse des moyens et les réformes portées par le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos.

Mais la situation dégénère. Avec des poubelles, ils tentent d'enfoncer le portail. Puis ils jettent dans la cour de récréation des bouteilles contenant de l'acide et de l'aluminium - un mélange explosif dont la recette circule sur Internet. "Deux bouteilles ont explosé.

Ça a fait un bruit énorme et de la fumée blanche", raconte un enseignant. Profitant de la confusion, les assaillants montent à l'étage, jettent des oeufs dans les salles de classe. En plein cours. Devant des collégiens médusés et effrayés.

"Ils portaient des capuches mais on en a reconnu une partie : la plupart étaient d'anciens élèves, exclus définitivement de l'établissement", témoigne une enseignante, Alexandra Bonvalot. Les professeurs choisissent de "débrayer" et de réunir les élèves dans la cour. Préviennent les parents. Un professeur de français, Emmanuel Tridant, 38 ans, propose de faire réagir les collégiens en leur demandant d'écrire à l'inspecteur d'académie.

Le lendemain matin, les adolescents livrent une parole brute, qui dépasse l'épisode violent de la veille. Fatima, une élève de 3e, dit avoir très peur. "Heuresement que l'année prochainne je ne serai plus la. Ma soeur si et sa m'inquiette car c'est pas la première fois que sa arrive. Il y a toujours des bagarres, du rackettage (...)." Nora, une 3e souvent absentéiste, décrit sa vision très sombre de l'établissement. "Des anciens élèves du collège rentre dans le collège en vélo pour faire le bordel, l'année dernière ils ont brûlés la segpa (la cage d'escalier de la section d'enseignement adapté avait été détruite). Les toilettes sont salle il y a même pas de papier toilette. Dans les salles les tables sont sales car il ya des écritures dessus, des cheewing-gum collé partout."

Rima s'inquiète de l'effet de contamination des comportements violents : "Les élèves qui ne sont pas des perturbateurs on tendance à se fair influencer", raconte-t-elle. "Des gréves et des agressions perpetuel envahissent notre quotidien".

D'autres évoquent les bagarres collectives : "Certain élève se font cafouiller", écrit un élève de 4e, en précisant que cela signifie "tapé 1 éleve a plusieure". "Les conditions de travaille sont désespérable", ajoutent deux élèves de 3e, néologisme involontaire à l'appui.

Charlotte, aussi en 3e, exprime son "ral bol" et son impatience. "Réagissez vite s'il vous plaît Mr l'Inspecteur pour trouver des solutions à tout ces problèmes." Des idées, les élèves en ont presque tous.

D'abord octroyer plus de moyens au collège - comme le demandent par ailleurs les enseignants à travers des grèves ou des manifestations, fréquentes depuis trois ans. "Il ne faut plus dissoudre de postes de professeur car sinnon l'éducation des elèves est très menacée", note, par exemple, Mike, en 3e. Beaucoup réclament plus de surveillants.

Mais c'est l'exigence de fermeté, voire de répression, qui apparaît la plus forte. Nayla, élève de 3e, suggère d'installer des caméras de vidéosurveillance "un peu partout dans le collège" afin de ne plus avoir peur dans les couloirs. "J'aimerais que il y a la police (à côté de l'entrée)", explique un 4e. "Nous exigeons des grille fermé, des porte blindé et une tenue classe pour montrer une bonne image pour l'année prochaine dans le collège", écrivent Karim et Christophe.

Un 4e pense que "les éducateurs devrait être plus sévèr en vers les élèves". Tous veulent des contrôles plus efficaces à l'entrée pour limiter les entrées intempestives d'adolescents extérieurs. Jenny a le dernier mot. Elle qui pense à son avenir, à son brevet, à son bac, sait ce qu'il faut. Deux mots en bas de sa feuille à gros carreaux, sans une rature, écrite d'un seul trait, d'un seul souffle : "Plus d'autorité !"

Luc Bronner
Article paru dans l'édition du 19.04.08

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2008

Victor , vous avez fait bac +5 d'études difficiles et vous n'êtes même pas libre dans l'exercice de votre profession. Les syndicats décident de votre carrière !
J'ai fait bac +5 également mais je me sens un milliard de fois plus libre ! Je n'ai pas un syndicaliste au derrière pour m'infliger des bons ou des mauvais points ! Et si c'est cela la nunucherie selon Victor, je revendique ma nunucherie !
Bravo à tous les profs "nunuches" qui après 5 ans d'études minimum , en ont ras le bol de plier l'échine devant un syndicaliste de mes deux !

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Très bien, cet article du Monde.

Sauf que ce n'est pas limité à la Seine-Saint-Denis, contrairement à ce qu'on voudrait faire croire.

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Florence, je viens rétablir un peu de nuance dans votre enthousiasme légitime.

1) Grammaire

Vous dites : "J'ai découvert avec horreur l'existence du groupe nominal et du groupe verbal"."
J'ai mangé du G.N. et du G.V. durant ma propre scolarité, et je ne vois pas en quoi ce seraient des aberrations : dans la phrase "le petit chat mange la souris" , quelle est la nature du groupe "le petit chat" si on ne dit pas que c'est un G.N. ???

2) Syndicats

Vous dites : "Bravo à tous les profs "nunuches" qui après 5 ans d'études minimum , en ont ras le bol de plier l'échine devant un syndicaliste de mes deux !"
Non non non, il y a des syndicalistes de tout poil : il y a les idéologues fous genre Aschiéri et Rollot, et il y a ceux qui aident les collègues en allant voir avec eux le proviseur ou en prenant le risque d'aller à la télé pour s'opposer à de fumeux chercheurs en sciences de l'éducation qui voudraient remplacer le bac par un QCM.
Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain !

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Deux mots en bas de sa feuille à gros carreaux, sans une rature, écrite d'un seul trait, d'un seul souffle : "Plus d'autorité !"

Luc Bronner
Article paru dans l'édition du 19.04.08

On ne saurait mieux conclure ! Plus d'autorité parce que plus d'authenticité. Plus d'authenticité, parce que plus de conscience, sans laquelle toute la science du monde n'est qu'une duperie. En réalité, mis à part quelques résistants qui "en ont" (dont beaucoup de ce blog) , tout le monde ou presque s'en fout.

Écrit par : Magister | 18 avril 2008

J'étais à une réunion du SNALC où est intervenu JPB et j'ai bien compris qu'il avait participé activement aux programmes des collèges .


Bien sûr, j'ai quelques bons élèves, mais pas toutes les années . L'année dernière, j'avais une classe entière de brillants élèves..Mais il y a 20 ans m'auraient-ils paru aussi brillants ?

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Très bien, cet article du Monde.

Sauf que ce n'est pas limité à la Seine-Saint-Denis, contrairement à ce qu'on voudrait faire croire.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Non, pas très bien, à moins de considérer que le journalisme consiste à répercuter brut de décoffrage le fait du jour et basta.Ce que décrit Luc Bronner se passe tous les jours et, comme vous le soulignez, ailleurs qu'en Seine-Saint-Denis. Alors pourquoi tout à coup ce reportage, sans autre piste d'explication que le défaut d'autorité ? C'est dur à dire que l'école est cassée, qu'il y a une plongée dramatique dans la pauvreté et que cette situation est, dans ces conditions, parfaitement normale ? Il découvre le Bronner ? Il aura d'autres occasions de faire le faraud, parce que j'ai bien l'impression, à voir ce qui se passe dans ma campagne reculée, que nous n'en sommes qu'au début d'une jolie dégringolade.

Écrit par : guy morel | 18 avril 2008

Il aura d'autres occasions de faire le faraud, parce que j'ai bien l'impression, à voir ce qui se passe dans ma campagne reculée, que nous n'en sommes qu'au début d'une jolie dégringolade.

Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008

Très justement dit. Quand on a touché le fond, on creuse.

Écrit par : Magister | 18 avril 2008

Vous dites : "J'ai découvert avec horreur l'existence du groupe nominal et du groupe verbal"."
J'ai mangé du G.N. et du G.V. durant ma propre scolarité, et je ne vois pas en quoi ce seraient des aberrations : dans la phrase "le petit chat mange la souris" , quelle est la nature du groupe "le petit chat" si on ne dit pas que c'est un G.N. ???



Jérémy, les plus vieux que vous n'ont pas bouffé du groupe nominal . Le petit chat, c'était le sujet et dans le sujet on distinguait article défini, adjectif qualificatif et nom commun .

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Victor , vous avez fait bac +5 d'études difficiles et vous n'êtes même pas libre dans l'exercice de votre profession. Les syndicats décident de votre carrière !
J'ai fait bac +5 également mais je me sens un milliard de fois plus libre ! Je n'ai pas un syndicaliste au derrière pour m'infliger des bons ou des mauvais points !
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Florence vous lisez trop vite ou lisez mal : de quel propos déduisez-vous que ce sont les syndicats qui décident de ma carrière ou m'infligent tel ou tel bon ou mauvais point ??
Si je ne suis pas "libre" (après bac +8, circonstance aggravante ?), je le dois à mon statut de fonctionnaire et c'est normal.
Qu'appelez-vous liberté ? C'est vous qui décidez dans votre boîte ? Je gage que le patron n'a qu'à lever le petit doigt pour vous virer sans autre forme de procès ou presque, disons par pur caprice. Nous sommes infiniment plus "libres" que vous mais notre liberté a aussi ses limites (sanctions financières, etc. comme exposé ci-dessus).

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

"Le petit chat, c'était le sujet et dans le sujet on distinguait article défini, adjectif qualificatif et nom commun ."

Mais sujet, c'est sa fonction ! Quelle est la nature de ce groupe ?

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Très bien, cet article du Monde.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Non, pas très bien. Il découvre, le Bronner ?
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008

Pour être honnête, c'est effectivement en dessous de la réalité, et c'est traité comme de l'évenementiel alors que c'est du quotidien. Mais étant donné l'orientation du Monde de l'Education, je suis déjà surpris qu'on parle enfin des violences scolaires dans le Monde...

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

"J'étais à une réunion du SNALC où est intervenu JPB et j'ai bien compris qu'il avait participé activement aux programmes des collèges ."

Merci un observateur. JPB a bien de la chance d'avoir participé à ces programmes... et le Snalc en a également, d'avoir eu la faveur de son intervention.

Ce serait bien qu'on sache qui a fait ces programmes (à moins que JPB ne les ai fait tout seul !)

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

"Le petit chat, c'était le sujet et dans le sujet on distinguait article défini, adjectif qualificatif et nom commun ."

Mais sujet, c'est sa fonction ! Quelle est la nature de ce groupe ?

Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008

L'expression "Groupe Nominal" n'induit-elle pas une confusion, dans la mesure où "nominal" renvoie à "nom", tandis que "le" et "petit" n'en sont pas un justement ? Disons que c'est une question que je m'étais déjà posée.

Écrit par : Magister | 18 avril 2008

Victor
vous êtes fonctionnaire mais rassurez-vous ! Dans le privé , les patrons ne sont pas des monstres assoiffés du sang de leurs collaborateurs :-))). J'en connais beaucoup de sympa et compétents qui vous apprennent le métier et sur qui on peut compter !
Ma carrière , je ne la dois pas à un inspecteur qui vient 2 heures tous les 5 ans fouiner dans le cahier de texte, sans tenir aucun compte de mes résultats !
Ma carrière dépend de mes résultats et c'est mon patron qui me voit mon travail et mes résultats qui me juge.
On peut toujours tomber sur un mauvais c.n , mais les mauvais c.ns, il y en a partout , y compris à l'EN !
En cas de mauvais c.n, j'ai la liberté de partir. Je l'ai déjà fait alors que vous, vous êtes condamné à courber l'échine car vous ne pouvez aller nulle part. Votre dossier vous suit partout. Vous êtes coincé à vie !
Vous avez bac +8 et vous supportez tout ce système !
Bon courage à vous !

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

J'ai mangé du G.N. et du G.V. durant ma propre scolarité, et je ne vois pas en quoi ce seraient des aberrations : dans la phrase "le petit chat mange la souris" , quelle est la nature du groupe "le petit chat" si on ne dit pas que c'est un G.N. ???!

Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Cela vous a donné quoi de plus que Sujet, verbe, complément dans la compréhension de la grammaire? Merci de m'expliquer le grand bon en avant que GN et GV on permis de faire faire aux "apprenants" de votre génération dans leur maîtrise des fondamentaux de notre langue.

Si une innovation ne produit pas une amélioration, sa pertinence est une imposture.

Écrit par : Cadichon | 18 avril 2008

MORCEAUX CHOISIS :

"merci Victor de me donner l'occasion de débuter ma journée avec un magistral éclat de rire, vous avez sans conteste le pompon du comique ...
Ainsi dans l'histoire du communisme revue et corrigée par vos soins, la Russie tzariste était cet "enfer libéral" que vous accusez de tous les maux, idem pour la Chine d'avant l'ère Mao, le Cuba de Battista...etc...
Y'a du boulot pour que les Français retrouvent un minimum de culture historique.. et ça urge!"

Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008

Cadichon, ne faites pas l'âne pour avoir du son, vous avez parfaitement saisi mon propos. Vous savez très bien, les "Français" aussi -quel aveu !- que votre communisme abhorré n'est pas né en Chine, à Cuba ou en Russie !

"Vive la négritude et la bravitude

Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008 "

Allez-y franchement Cadichon, lâchez-vous ! Là vous êtes juste au bord...

"Si, justement, Florence, les syndicats qui gèrent la carrière des profs,
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008 "

Ben je me demandais d'où venait "l'info" de Florence, libre mais tout de même sous influence ; libérale en somme...

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

"...mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?"

J'emprunte à Aimé Césaire (cité par Robin) et dédicace... à la blanchitude de Cadichon.

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Jérémy
les plus vieux n'ont pas bouffé du groupe nominal et s'en portent très bien .
Qu'en ai-je à faire que "le petit chat" soit un groupe nominal ?
Rien !
Vous avez vu la définition du groupe nominal ?
De mémoire :
c'est un nom ou bien
c'est un nom précédé d'un determinant ou bien,
c'est un nom précédé d'un déterminant et complété par un adjectif qualificatif ou bien
etc car les cas de figures sont nombreux : il peut y avoir plusieurs épithètes etc.

Quand ma fille a dû apprendre ce truc à lâge de 9 ans, j'ai dit stop !
le petit chat est sujet ou complément suivant le cas et le reste on s'en fout !

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

le petit chat est sujet ou complément suivant le cas et le reste on s'en fout !

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Et c'est bien comme ça que nous l'entendons.

Écrit par : Magister | 18 avril 2008

Jérémy, les plus vieux que vous n'ont pas bouffé du groupe nominal . Le petit chat, c'était le sujet et dans le sujet on distinguait article défini, adjectif qualificatif et nom commun .

Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008

La notion de groupe nominal (groupe de mots ayant pour noyau un nom) et de groupe verbal (groupe de mots ayant pour noyau un verbe) ne me gênent personnellement pas, mais attention de ne pas confondre nature et fonction.

La nature d'un mot, c'est la catégorie grammaticale à laquelle il appartient (nom, adjectif, verbe...) et la fonction le rôle que le mot joue dans la phrase (sujet du verbe, complément d'objet du verbe, épithète du nom).

Cette distinction est fondamentale et il faut la rappeler sans cesse aux élèves.

"Le petit chat" est bien sujet du verbe jouer (le petit chat joue avec une pelotte de laine), mais "le" et "petit" ne sont pas "sujets" de jouer.

..."Le" détermine le nom commun chat et "petit" est épithète du nom chat.

Le nom "chat" précédé de son déterminant : "le chat joue", ou "le petit (adjectif qualificatif) chat" sont sujets du verbe jouer au présent de l'indicatif.

Bien distinguer : "petit" = adjectif qualificatif = c'est la nature du mot petit.

et "petit" épithète du nom chat = c'est la fonction du mot petit.

Excusez-moi pour ce petit cours de grammaire.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Je rectifie une phrase qui ne me plaît pas : la médaille Fields de mathématiques est l'équivalent d'un prix Nobel.

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Qu'appelez-vous liberté ? C'est vous qui décidez dans votre boîte ? Je gage que le patron n'a qu'à lever le petit doigt pour vous virer sans autre forme de procès ou presque, disons par pur caprice.

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008

Oui, mais si on est vraiment bon, je suppose que dans le privé on est gardé et encouragé, du fait meme que l'on intéresse la société en question, alors que dans la fonction publique on fait inévitablement de l'ombre. Bien sur, cela dépend des cas, tout est dans tout et lycée de Versailles, mais enfin cela doit à peu près revenir à cela.

Écrit par : Sergio | 18 avril 2008

"aux étiquettes politiques qu'on leur a collées (à tort pour le Snalc)."

pourquoi à tort? Ona bien le droit d'être de droite quand on est prof.

Écrit par : Troll de snalc | 18 avril 2008

"puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008 "

il y a quand même des limites à ce qu'on peut dire! Soit on connait un peu le sujet et on intervient soit, comme c'est visiblement le cas ici, on ne sais rien et on évite de jouer au perroquet de bar-tabac.

Déja dans la formulation on constate le néant de votre pensée: soit Nietzsche a inspiré Hitler soit ce dernier a déformé sa pensée. Mais si sa pensée a a été déformée on ne peut dire qu'il a inspiré Hitler mais que Hitler a déclaré avoir été inspiré par Nietzsche (mais il n'y a effectivement rien compris).

Petite précision, je ne suis pas nitszschien: être nitszchien est de toute façon un contre-sens pour celui qui disait "deviens ce que tu es".

Écrit par : Hervé | 18 avril 2008

"vous ne pouvez aller nulle part"
> il est possible de demander une mutation.

"Oui, mais si on est vraiment bon, je suppose que dans le privé on est gardé et encouragé, du fait meme que l'on intéresse la société en question"
> oui, mais si vous faites de l'ombre à un petit chef peu préoccupé par la morale, il vous harcèle et vous pousse à la faute. J'en parle d'expérience.

Écrit par : Helisenne | 18 avril 2008

Victor
"vous êtes fonctionnaire mais rassurez-vous ! Dans le privé , les patrons ne sont pas des monstres assoiffés du sang de leurs collaborateurs :-))). J'en connais beaucoup de sympa et compétents "

Mais moi aussi Florence ! Le problème c'est que quelques millions de nos compatriotes en connaissent d'autres... Mes patrons ne sont pas très généreux mais je ne suis pas réduit au chômage ou soumis au chantage. Et puis, c'est con mais j'aime encore mon métier malgré les inévitables coups de blues.
Votre entreprise c'est un peu la comtesse de Ségur, la mienne un peu la comtesse du Barry...

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

Victor, puisque vous permettez à cadichon de "débuter ses journées par un éclat de rire", soyez "sympa", tenez compte du décalage horaire de 7 heures pour lui éviter d'avoir à chercher vos posts trop longtemps.

En supposant qu'elle se lève à 9 heures du matin, vous devez donc poster un peu avant 15 heures.

...Et continuez quand vous serez à Cuba !

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Votre entreprise c'est un peu la comtesse de Ségur, la mienne un peu la comtesse du Barry...

Ecrit par : Victor | 18 avril 2008

"Laissez-moi encore un peu de temps, Monsieur le bourreau !"

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Je me souviens..de la réunion destinée à informer et préparer les profs sur le fatal programme des lycées encore en vigueur aujourd'hui. L'assemblée était nombreuse , la réunion animée par une collègue en odeur de sainteté à la cour inspectorale ! La dame ne parla que le jargon des précieuses de Meirieu. Je découvrais, aussi stupéfaite que les autres , qu'il était possible de pédagoler 3h d'affilée ! Prise de fou rire, je notais certaines expressions avec la traduction que je demandais à "l'intervenante " dans le but et l'espoir de faire réagir les collègues aussi perplexes que moi . Je savais bien que la majorité ne pouvait pas avaler ces couleuvres ! Pourtant, il ne se passa rien, comme d'habitude ! Je reste persuadée que si nous avions ,chaque fois ,manifesté notre désaccord, on n'en serait pas là ! J'imagine que partout ce fut la même chose : une ou deux grandes gueules qui tentent une percée et personne derrière ! J'accuse les profs d'avoir été trop souvent timorés et d'être en partie responsables de ce qu'ils déplorent today ! !

Écrit par : Un observateur | 18 avril 2008

"puisqu'on parle de barbarie, n'est-ce pas le même Nietzsche qui a inspiré Hitler, même si ce dernier a largement déformé sa pensée ?

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008 "

Il est exact que la soeur de Nietzsche qui était mariée avec un nazi a trafiqué certains textes pour faire cadrer le nietzschéisme avec l'idéologie nazie.

Il est exact également que Nietzsche a critiqué, notamment dans "Aurore" et "Le gai savoir", le nationalisme allemand et l'antisémitisme.

Il n'est pas possible néanmoins d'exonérer totalement l'auteur de "Ainsi parlait Zarathoustra" de toute responsabilité dans la construction de l'idéologie nazie.

Certains passages de "L'Antéchrist" et de "Par- delà le Bien et Mal" seront repris à leur compte et presque mot pour mot par les nazis (par exemple sur la morale des maîtres, et la morale judéo-chrétienne des esclaves).

Écrit par : Robin | 18 avril 2008

Je savais bien que la majorité ne pouvait pas avaler ces couleuvres ! Pourtant, il ne se passa rien, comme d'habitude ! Je reste persuadée que si nous avions ,chaque fois ,manifesté notre désaccord, on n'en serait pas là ! J'imagine que partout ce fut la même chose : une ou deux grandes gueules qui tentent une percée et personne derrière ! J'accuse les profs d'avoir été trop souvent timorés et d'être en partie responsables de ce qu'ils déplorent today ! !

Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Vous mettez le doigt dessus. Qui ne dit mot consent.

Écrit par : Magister | 18 avril 2008

Hervé
ne vous énervez pas !
je répondais juste au post de marigot :

"F Nietzche. Deuxième conférence dans "Sur l'avenir de nos établissements d'enseignement".

Ecrit par : marigot | 18 avril 2008 "

Marigot trouve comme Nietzche ( sans "s" d'après marigot ) que les profs qui donnent des rédactions à faire à leurs élèves préparent la barbarie !
J'ai trouvé cela tellement absurde et drôle que que lui ai répondu ce post . Cela signifiait que si Hitler pouvait récupérer Nietzsche ( avec un"s") à son profit, il était inutile d'essayer de faire la même chose !
Vous me suivez Hervé ou bien vous êtes totalement hermétique à mon humour ?
J'ai ma petite idée sur la réponse ...

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Pour les amateurs de chats, petits, gros, de gouttière ou à pedigree, que leurs maîtres ont récupérés dans une poubelle dont le couvercle était ouvert dégageant ainsi une forte odeur sous le doux soleil d'avril (on y croit très fort), mais qui, de toute façon, restent l'unique sujet du verbe jouer, commentaire des programmes 2008 pour l'école élémentaire. Merci à Rachel Boutonnet et Julien Lachièze.
http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/CritiqueGrammaire2008.pdf

Écrit par : catmano | 18 avril 2008

Victor
je suis bien aise de voir que finalement vous trouvez votre prison agréable !

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Magister et Robin
j'ai appris la grammaire à l'école primaire d' une banlieue pourrie de Paris, il y a presque 40 ans.
J'ai appris que les mots avait une nature, intrinsèque, et une fonction dans la phrase.
C'était tellement net, clair et précis que presque 40 ans après, je m'en souviens encore avec une grande précision.
Il y a 40 ans, dans une classe de banlieue pourrie, on apprenait ce qu'était la nature d'un mot et sa fonction dans une phrase.
Comme dirait Magister, sujet verbe complément était la clé de voûte de la structure grammaticale et 40 ans après, cela me sert toujours.
On n'avait pas besoin du groupe nominal ni du groupe verbal. Du reste, quelle est la nature du groupe verbal , du groupe nominal ? Et surtout , à quoi cela sert ?

Je ne suis pas une adepte du "bon vieux temps" mais quand un système fonctionne bien , pourquoi en changer ?

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Les mots avaient , bien sûr puisque le sujet du verbe est mots et qu'il est au pluriel :-))

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Apparemment, j'ai intégré comme étant de la grammaire traditionnelle les notions de groupe verbal et de groupe nominal, alors que ce n'en sont point.

C'est en soi embêtant, car ce sont des notions qui m'ont été fort pratiques dans l'apprentissage des langues anciennes et vivantes. Le groupe nominal, en allemand, c'est quand même drôlement pratique.

Je veux bien que vous vous foutiez de savoir quelle est la nature du groupe "le petit chat", du moment que vous en savez la fonction (cette attitude, en soi, me hérisse pourtant), MAIS comment traiterez-vous les déclinaisons de "die kleine Katze" en allemand, si vous n'avez pas en tête qu'il s'agit des déclinaisons du Groupe Nominal ? C'est comme si l'on décrétait que la notion de pronom est superflue du moment qu'on sait que "Il" est sujet.

Alors, le Groupe Nominal n'appartient peut-être pas à la grammaire de 1950, mais puisqu'on a dit qu'on partait ici sans idéologie préconçue, je trouve que la notion de Groupe Nominal est drôlement pratique.

Si vous voulez tout savoir, je pense qu'en revanche, on peut éventuellement faire l'économie du Groupe Verbal dans l'apprentissage des élèves, qui, lui, peut embrouiller les élèves plus qu'il ne leur facilite la vie.

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

"Vous me suivez Hervé ou bien vous êtes totalement hermétique à mon humour ?
J'ai ma petite idée sur la réponse ...

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008 "

Mea culpa, j'ai réagi trop vite et mal à propos (pour excuse ce sont des bétises qu'on entend trop souvent).

Écrit par : Hervé | 18 avril 2008

Hervé
ouf !
Bonne soirée à vous

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Die kleine Katze, kleine, adjectif qualificatif, se rapporte au nom Katze, féminin singulier (nominatif).
L'adjectif qualificatif s'accorde en genre et en nombre (et en cas) avec le nom auquel il se rapporte.
Ça marche aussi sans parler de groupe nominal.

Écrit par : catmano | 18 avril 2008

Jérémy
j'ai appris le Latin et l'Allemand au collège et on n'utilisait pas le groupe nominal dans ces matières.
On se contentait de décliner l'article et l'adjectif au même cas que le nom et cela ne nous posait pas de problème.
En Français, on accorde en genre et en nombre l'article et l'adjectif au nom auquel ils se rapportent. On faisait la même chose en Allemand et en Latin avec l'accord en cas en plus.

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Y'aurait pas comme un écho ?

Écrit par : catmano | 18 avril 2008

désolée :-))

Écrit par : Florence | 18 avril 2008

Victor
je suis bien aise de voir que finalement vous trouvez votre prison agréable !

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

"Je suis un homme libre, je ne suis pas un numéro !"
Ah, ça rajeunit...

Écrit par : Victor | 18 avril 2008

En tout cas, je viens de voir que mes réflexions rejoignent à peu près les remarques du GRIP sur le groupe nominal et le groupe verbal : le GN n'est pas nocif, du moment qu'on étudie les constituants de ce groupe un par un et progressivement. Le GV par contre n'est pas utile, car il risque plutôt de perturber les élèves.

Dites, Florence, vous n'avez JAMAIS parlé de groupe nominal, ni même de groupe du nom ??? Moi je me sens démuni sans la notion de groupe nominal...
Et comment s'appelaient vos tableaux de déclinaisons ?
"Tableau de l'accord de l'article défini et de l'adjectif qualificatif avec le substantif auxquels ils se rapportent" ?
Vous n'avez jamais fait "la déclinaison du GN" ou "la déclinaison du groupe du nom" ? Prenez-le comme une marque d'étonnement sincère, et non d'incrédulité, mais je n'arrive pas à m'imaginer cela.

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Die kleine Katze, kleine, adjectif qualificatif, se rapporte au nom Katze, féminin singulier (nominatif).
L'adjectif qualificatif s'accorde en genre et en nombre (et en cas) avec le nom auquel il se rapporte.
Ça marche aussi sans parler de groupe nominal.
Ecrit par : catmano | 18 avril 2008
J'ai vécu la naissance des groupes et c'est assez simple à expliquer : en ces temps-là les matheux avaient inventé de faire tomber sur la tête des mômes du primaire les "patates" ( pour plus de détails sur les maths modernes voir comme d'hab' le site de Michel Delord) et commercialement cela n'avait pas mal marché ( édition de nouveaux manuels etc.), alors les linguistes ou plutôt les professeurs de linguistique , ce qui n'est pas tout à fait la même chose (je précise parce que l'on est à une époque confuse où Luc Ferry passe pour un philosophe, Bentolila pour un linguiste et Brissiaud pour un mathématicien alors que ce ne sont que des cuistres) se dirent qu'ils seraient bien bêtes de ne pas faire le même coup. Et ils le firent. Avec un certain brio parce que beaucoup d'entre eux étaient de vrais grammairiens, et avec un certain succès parce que les profs et les élèves utilisateurs des nouveaux manuels pleins de groupes et d'arborescences avaient été formés à la grammaire scolaire traditionnelle et étaient en conséquence prêts à n'importe quelle gymnastique intellectuelle. Malheureusement, ce qui marchait avec ces élèves et ces profs là cessa de marcher au bout de quelque temps avec l'arrivée de nouvelles générations auxquelles on avait pensé intelligent de ne pas apprendre à identifier les mots et leurs fonctions. Comme l'enseignement des maths ne s'est pas relevé de l'épisode des maths modernes, l'enseignement de la langue ne s'est pas relevé de l'épisode structuraliste.

Écrit par : guy morel | 18 avril 2008

Mais moi aussi je suis contre l'enseignement de la grammaire selon les dogmes structuralistes et groupistes. La preuve, je ne considère pas le Groupe Verbal comme indispensable.
Par contre, rajouter la notion de groupe nominal ne me semble pas idiot : c'est bien pratique pour désigner une certaine réalité grammaticale. Naturellement, c'est APRES avoir compris ce qu'est un nom, ce qu'est un article, ce qu'est un adjectif qualificatif, ce qu'est un complément du nom, etc. et meme ce qu'est une relative, qu'on peut introduire la notion de groupe nominal.

Tiens, vous savez quoi Florence... je crois qu'on n'a tous les deux raison : il n'est pas inutile de savoir ce qu'est un GN, mais il est inutile de l'apprendre à 9 ans. Et c'est encore plus vrai pour le Groupe Verbal.

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

"je précise parce que l'on est à une époque confuse où Luc Ferry passe pour un philosophe, Bentolila pour un linguiste et Brissiaud pour un mathématicien..."
... où Anna Gavalda passe pour un écrivain, Claude Allègre pour un scientifique, Loana pour une chanteuse, Eric Zemmour pour un penseur, Bernard Tapie pour un acteur, Titoff pour un comique et Gérard Aschiéri pour un syndicaliste ?

Écrit par : Jérémy | 18 avril 2008

"je précise parce que l'on est à une époque confuse où Luc Ferry passe pour un philosophe, Bentolila pour un linguiste et Brissiaud pour un mathématicien..."
... où Anna Gavalda passe pour un écrivain, Claude Allègre pour un scientifique, Loana pour une chanteuse, Eric Zemmour pour un penseur, Bernard Tapie pour un acteur, Titoff pour un comique et Gérard Aschiéri pour un syndicaliste...
... où Viala passe pour pour un "expert" des programmes de lycée, Jean-Pierre Pernault pour un journaliste, George Bush pour un homme politique, Ségolène Royal pour une socialiste, Vincent Delerm pour un artiste, Claude Goasguen pour un polémiste, LCI pour une chaine d'information et Lââm pour une référence musicale.

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

visiblement le cas ici, on ne sais rien et on évite de jouer au perroquet de bar-tabac.
Ecrit par : Hervé | 18 avril 2008

l'insulte toujours aussi prompte, monsieur le Breton, au point de vous faire oublier la conjugaison du verbe savoir au présent, et à la 3eme personne du singulier.
Anger management, cela n'existe pas en France?
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Je reste persuadée que si nous avions ,chaque fois ,manifesté notre désaccord, on n'en serait pas là ! J'imagine que partout ce fut la même chose : une ou deux grandes gueules qui tentent une percée et personne derrière ! J'accuse les profs d'avoir été trop souvent timorés et d'être en partie responsables de ce qu'ils déplorent today ! !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008

Ça vous a vraiment un petit air de déja vu... munichois.
Les responsables de la débâcle de 1940, ils faisaient quoi en 38?Pareil, la politique de l'autruche on sait où ça mène, comme celle du rétroviseur: dans le mur.

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Il est exact que la soeur de Nietzsche qui était mariée avec un nazi a trafiqué certains textes pour faire cadrer le nietzschéisme avec l'idéologie nazie.
Il est exact également que Nietzsche a critiqué, notamment dans "Aurore" et "Le gai savoir", le nationalisme allemand et l'antisémitisme.

Il n'est pas possible néanmoins d'exonérer totalement l'auteur de "Ainsi parlait Zarathoustra" de toute responsabilité dans la construction de l'idéologie nazie.

Certains passages de "L'Antéchrist" et de "Par- delà le Bien et Mal" seront repris à leur compte et presque mot pour mot par les nazis (par exemple sur la morale des maîtres, et la morale judéo-chrétienne des esclaves).

Ecrit par : Robin | 18 avril 2008

Et il est tout aussi exact que Winnifred Wagner a joué le même rôle que la Nietzsche sister dans la réputation anti-sémite de l'oeuvre de son beau-père , assimilée elle aussi à une source d'inspiration nazie, dans des conditions curieusement similaires.

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Je veux bien que vous vous foutiez de savoir quelle est la nature du groupe "le petit chat", du moment que vous en savez la fonction (cette attitude, en soi, me hérisse pourtant), MAIS comment traiterez-vous les déclinaisons de "die kleine Katze" en allemand, si vous n'avez pas en tête qu'il s'agit des déclinaisons du Groupe Nominal ? C'est comme si l'on décrétait que la notion de pronom est superflue du moment qu'on sait que "Il" est sujet.

Alors, le Groupe Nominal n'appartient peut-être pas à la grammaire de 1950, mais puisqu'on a dit qu'on partait ici sans idéologie préconçue, je trouve que la notion de Groupe Nominal est drôlement pratique.

Si vous voulez tout savoir, je pense qu'en revanche, on peut éventuellement faire l'économie du Groupe Verbal dans l'apprentissage des élèves, qui, lui, peut embrouiller les élèves plus qu'il ne leur facilite la vie.

Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Ben moi aussi j'ai appris l'allemand sans GV ni GN , et j'ai tout de suite pigé ( vers 5 ans) le coup des déclinaisons, parce qu'on me les a expliquées simplement, et ensuite 5 ans plus tard, cela m'a rudement aidée quand j'ai fait du latin...

On vous a enseigné une méthode plus complexe que la nôtre, bon ,c'est pas de pot, et coup de bol, elle vous a convenu, mais please, n'en déduisez pas qu'elle est supérieure ( en quoi?) à celle que nous avons eu la chance d'avoir et qui avait le mérite à la fois de la simplicité et apparemment de l'universalité, si j'en juge par ma modeste expérience :
j'ai eu les mêmes méthodes au Kindergarten allemand et en français, et c'est entré comme une fleur dans les deux langues, puis, quand j'ai appris l'anglais, vers 8 ans, tout pareil!!! piece of cake...quand au latin deux ans plus tard ditto.

Aussi, quand j'ai vu ma fille aînée( elle a 34 ans aujourd'hui) venir me demander des sous-titres pour lui expliquer des constructions grammaticales élémentaires, (dès les toutes premières leçons) j'ai fait comme tous ceux dont les témoignages précèdent le mien, j'ai arrêté les dégâts.
Puis, aux enseignants qui m'engueulaient de contester leur travail, j'ai dit d'aller se faire foutre, et elle a changé d'école!
Tout le monde ne peut s'offrir ce luxe. Au pays de la funeste passion pour l'égalité ce sont toujours les plus démunis qui trinquent. On sait pourtant depuis plus de deux siècles que cette idéologie ravage les sociétés et creuse les inégalités.

Perseverare diabolicum

Écrit par : Cadichon | 19 avril 2008

"Un régime, quand on songe à ce qu'en disait il y 150 ans F Nietzche, qui ne vise qu'à répandre et généraliser la barbarie."

Marigot

Pour détourner Desproges : Sachez que Nietzsche n'a pas dit que des conneries, il en a aussi beaucoup écrit - comme, par exemple, le fait que toutes les bonnes femmes qui se targuent d'avoir des talents intellectuels soient des frustrées sexuelles ("Par delà le Bien et le Mal", si je me souviens bien. Bon, de toute façon, c'est complètement con de votre part de me sortir cette citation de Nietzsche. Je ne me place pas du tout sur le même plan que celui de ce cher Fed, vu que ce que j'attends de mes lardons, c'est qu'ils soient capables de m'écrire un texte de trente lignes à peu près cohérent et dans un français compréhensible.

Écrit par : Kap | 19 avril 2008

Calendrier lagunaire, d’Aimé Césaire (extrait)

“J’habite une blessure sacrée
j’habite des ancêtres imaginaires
j’habite un vouloir obscur
j’habite un long silence
j’habite une soif irrémédiable
j’habite un voyage de mille ans
j’habite une guerre de trois cent ans
j’habite un culte désaffecté
entre bulbe et caïeu j’habite l’espace inexploité
j’habite du basalte non une coulée
mais de la lave le mascaret
qui remonte la calleuse à toute allure
et brûle toutes les mosquées
je m’accommode de mon mieux de cet avatar
d’une version du paradis absurdement ratée
-c’est bien pire qu’un enfer-
j’habite de temps en temps une de mes plaies
chaque minute je change d’appartement
et toute paix m’effraie

tourbillon de feu
ascidie comme nulle autre pour poussières
de mondes égarés
ayant crachés volcan mes entrailles d’eau vive
je reste avec mes pains de mots et mes minerais secrets

j’habite donc une vaste pensée
mais le plus souvent je préfère me confiner
dans la plus petite de mes idées"

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

A propos de Nietzsche et de Wagner dont les soeurs respectives ont effectivement infléchi l'oeuvre vers le nazisme, ce témoignage du George (sans s, comme George Sand !) Steiner : dans "Réelles présences" , page 177 :

"Un artiste porte-t-il une responsabilité quelconque dans les utilisations malhonnêtes de ses inventions à laquelle se livrent des barbares ? Lukacs (philosophe hongrois d'inspiration marxiste...il y a un accent aigu sur le a, le clavier ne sait pas le faire) tenait Wagner pour impliqué, jusqu'à la fin des temps, dans l'utilisation que le nazisme a faite de sa musique. Pas une seule note dans Mozart, disait-il, ne pourrait être ainsi dévoyée. Lorsque je rapportai cette affirmation à Roger Sessions, ce compositeur moderne dont le sens philosophique était particulièrement aigu, il répliqua en jouant les premières mesures de l'air de la Reine de la Nuit dans la "Flûte enchantée".

Aucun écrivain, compositeur ou peintre de valeur n'a jamais mis en doute, même en ses moments d'esthétisme stratégique, le fait que son oeuvre met en jeu le bien et le mal, l'accroissement ou la diminution de la somme d'humanité dans l'homme et la cité..."

J'ai entendu George Steiner reprendre cette anecdote et lui donner une conclusion moins ambiguë : "il répliqua en jouant les premières mesures de la Reine de la Nuit dans "La flûte enchantée" et quand il eut terminé, il me dit : "Monsieur Lukacs a raison !"

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Malheureusement, ce qui marchait avec ces élèves et ces profs là cessa de marcher au bout de quelque temps avec l'arrivée de nouvelles générations auxquelles on avait pensé intelligent de ne pas apprendre à identifier les mots et leurs fonctions. Comme l'enseignement des maths ne s'est pas relevé de l'épisode des maths modernes, l'enseignement de la langue ne s'est pas relevé de l'épisode structuraliste.

Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008

Ce qui a été effectivement désastreux, c'est le fait que la désignation d'un groupe de mots ayant respectivement pour noyau un nom (groupe nominal ou GN) et un verbe (groupe verbal ou GV) s'est substitué dans cette nouvelle approche qui a beaucoup d'affinités avec la méthode idéo-visuelle dite "globale" et les mathématiques "modernes" axés sur les ensembles, dans les années 70, aux catégories grammaticales traditionnelles (déterminant, nom commun, nom propre, adjectif, adverbe, préposition...) que les élèves ne connaissaient plus et confondaient allégrement (sans jeu de mot, quoique...) avec les fonctions (sujet, complément du verbe, épithète du nom, attribut du sujet...). Donc, une fois encore une approche "globale", approximative, floue, s'est substituée à une approche analytique et précise (les idées "claires et distinctes" de Descartes). Inutile d'ajouter que cette approche ne pouvait que réjouir les tenants de l'ORL chère à Evelyne Charmeux (observation réfléchie de la langue).

Bonne nuit à tous ! Tomorow is another day !

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

"je précise parce que l'on est à une époque confuse où Luc Ferry passe pour un philosophe, Bentolila pour un linguiste et Brissiaud pour un mathématicien..." ...

Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2008

Donc, en résumé et par extension, l'on est à une époque où les bronzés sont passés du cinéma à la politique, à la culture, à l'enseignement, à la justice, aux affaires, etc etc. Bref, on n'est pas sorti du bois, comme diraient nos amis les Québecquois !

Écrit par : Magister | 19 avril 2008

L'hommage d'un ami poète antillais ...

Hervé

"Poète, nous te pleurons…

Un phare s’est éteint ! Jamais homme, en Martinique et en Guadeloupe, ne suscita tant de controverses, de polémiques et de débats comme si son œuvre et son action avaient dérangé la fourmilière coloniale d’une manière irrévérencieuse et quasiment « sauvage ».

Il lui avait suffi d’un petit recueil pour mettre le feu aux poudres : Le Cahier d’un retour au pays natal.

Il lui avait suffi d’un mot pour brandir le drapeau de la résistance et de la dignité : négritude.

Et vinrent les coups de canons que furent le Discours sur le colonialisme, la Lettre à Maurice Thorez, sans oublier l’ouvrage monumental consacré à Toussaint Louverture.

Puis, se voulant pédagogue, il éclaira le ciel du théâtre de fusées salvatrices : La tragédie du Roi Christophe, Une saison au Congo, Une tempête. Autant de questionnements où l’histoire déclinait ses inquiétudes, ses enjeux et ses défis.

L’homme politique que toujours le peuple martiniquais plébiscita depuis 1946 avocat inconsolé de la départementalisation , fondateur du Parti Progressiste Martiniquais, député-maire, Président du Conseil Régional,
connut les morsures aux jarrets d’une droite fétichiste, les salves contraires des jeunes indépendantistes et l’incompréhension d’une France sourde à ses revendications et plus soucieuse de le déchouquer que de l’entendre.

Ce qui avait fait sa grandeur aux yeux des générations anciennes devenait un fardeau voire même, pour certains, un péché.

Il aurait été le père suprême de l’assimilation, le responsable de toutes les dérives décriées, le coupable d’une dépendance honteusement couverte d’allocations et de subventions.

Il fit front en plaidant que la départementalisation de 1946 était une demande émanant de la gauche, que le contexte de la guerre et de l’après-guerre imposait ce choix, que cela correspondait aux aspirations profondes du peuple. Et peut-être, secrètement, il pensait aux débâcles des indépendances africaines et aux convulsions sanguinaires de la dictature «
noiriste » de François Duvalier. On peut penser qu’il guettait un vent de révolte collective, une vraie poussée populaire, un balan de l’histoire qui ne vint jamais. Le radicalisme des écrits se muait, à l’Assemblée nationale en exigence de justice sociale, en « postulation irritée de la fraternité »,
en tisons d’un humanisme vrai.

Plus qu’un guerrier c’était un avocat !
Et nul ne peut nier que ses plaidoiries furent de grandioses interpellations à une France qui se dévoyait dans la besogne coloniale. Nul ne peut contester que sa poésie, lave effervescente, tentait d’éradiquer, à la racine même, « l’omni-niant crachat » du colonialisme.

Cette ambigüité entre la pureté étincelante du dire et les compromis du faire en dérouta plus d’un. Ils trouvèrent que la statue littéraire manquait de ce socle qui fait les hommes d’état. En fait, ce qui manquait c’était la foi en la violence, les certitudes sectaires, cette passion barbare, ce sens
enflé du moi qui font les beaux « libérateurs » du peuple.
Peut-être pensait-il que trop souvent le soleil des indépendances vire en volcan imprévisible d’une dépendance encore plus grande : celle de la misère et de la solitude.

Peut-être que tout simplement, accroché à de grands idéaux, croyait-il que la France pouvait accoucher d’une émancipation généreuse et solidaire.
Peut-être !

Toujours est-il que le monde caribéen, afro-américain, africain s’empara de ses mots pour signifier qu’on ne pouvait impunément minorer une partie de l’humanité et qu’il y avait place pour tous au rendez-vous de la fraternité.

Et plus l’homme politique s’usait, plus l’œuvre littéraire et militante agrandissait l’horizon, reformulait l’espérance, irriguait les cadastres minés par l’apartheid, le racisme, l’absence d’une utopie refondatrice. Tout cela au point qu’il devint de son vivant l’incarnation même de cette
« blessure sacrée », de cet inconfort existentiel, de cette mémoire souffrante de cette résistance ontologique où s’écrit le destin contrarié des damnés de la terre.

Et c’est ce qui nous reste ! Non pas des poèmes mais une pensée de nous-mêmes. Non pas de la poésie mais une pétition. Non pas des mots mais une expression de l’identité. Non pas une esthétique mais une vision.

Je n’ai jamais cherché Aimé Césaire dans le mirage de la négritude. Je l’ai trouvé de ce côté où l’homme proteste, parfois en vain, contre le calendrier des humiliations et des damnations de la condition humaine. Ces protestations l’ont érigé en conscience d’une « négraille inattendûment
debout ».

Et pourtant c’est un poète ! Un poète comme il en surgit un par siècle !

Poète, parce que ses mots ont su plonger dans la cale des bateaux négriers, transformer les cris de souffrance en voix des peuples, concasser la langue jusqu’à en faire un semis de liberté, thésauriser nos rébellions, espérer une « remontée jamais vue ».

Mots d’une histoire singulière, tragique et toujours espérante.

Mots d’une géographie péléenne où viennent boire les mangroves, éclater les coraux, s’enflammer les balisiers.

Mots d’une existence plus tourmentée qu’on ne le croit, trempée dans une foi inébranlable en l’humanité souffrante.

Mots conjugués en flamme de beauté et portant la torche d’une vérité sans pourquoi.

Aimé Césaire, absolument poète, sincèrement poète, mondialement poète. A cette heure où l’ombre attise tes paupières, nous te pleurons ! Désormais, il nous appartient de regarder l’avenir en face car nous savons que les
plus grands bâtisseurs sont ceux qui réveillent l’énergie des cendres à travers les décombres."

Ernest PEPIN

Et puis ...

http://www.potomitan.info/matinik/cesaire.php

France 3 - Samedi 19 avril à 23h15 - Cahier d’un retour au pays natal
Fiction inédite de 65’ - Interprétation et co-adaptation : Jacques Martial
Juillet 1939, alors que l'Europe s'apprête à écrire l’une des pages les plus sombres de son histoire, un jeune homme de 26 ans, Aimé Césaire, publie dans le journal de son école un appel humaniste à la fierté et au respect des peuples noirs à travers le monde, à la paix et à la réconciliation : Cahier d'un Retour au Pays Natal.
Le 24 février 2003, au moment où Aimé Césaire allait fêter ses 90 ans, Jacques Martial et la Compagnie de la Comédie Noire créaient à l'archipel, scène nationale de Basse-Terre, un spectacle à partir de ce texte fondateur.

Écrit par : Hervé | 19 avril 2008

pour dobolino et pour les amis des bêtes :

http://www.linternaute.com/nature-animaux/animaux-sauvages/grimaces-de-nos-amis-les-animaux/en-savoir.shtml

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Merci à Hervé pour ce texte magnifique d Ernest Pépin.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

J'étais hier petite souris au Pavillon Gabriel, où Serge Moati enregistrait le prochain numéro de son magazine Ripostes. Thème : l'Education nationale. Invités : Darcos et Lang en plats de résistance, Meirieu et JPB en porte-flingues des deux susdits, ,Davidenkoff (de Phosphore) et Natacha Polony (la belle de Marianne) en chevau-légers.
Ce fut sportif (sur la Cinq vers 17 heures ce dimanche). Meirieu a mal digéré certaines amabilités qui lui ont été adressées ici même - il a même suggéré au Maître des lieux de faire le ménage comme il le fait lui-même, en ne laissant la parole qu'aux responsables de l'UNSA, ce syndicat si bien connu pour sa modération...
(A ce propos, je n'ai rien contre les prises de bec syndicales... Mais comme le rappelle une certaine Claire (?) au passage, entre les dissensions des appareils et la lutte en commun à la base, il ne faudrait pas tout mettre dans le même sac. Il y a des tonnes de gens bien, à FO comme à la FSU - il y en a même qui vomissent Aschieri et le pédagogisme - faudrait voir à ne pas tout simplifier).
Bref, faites-vous une idée par vous-mêmes ce dimanche - Moati était ravi de la haute teneur pugilistique des échanges, mais ce qui fait de la bonne télé n'est pas forcément d'une haute teneur pédagogique...

J'étais aussi petite souris en Martinique pour la mort de Césaire, et ça les a frappés, là-bas - alors que la Guadeloupe s'en bat les roubignolles : l'union nest un combat, là-bas aussi.

Écrit par : Abraxas | 19 avril 2008

Donc, une fois encore une approche "globale", approximative, floue, s'est substituée à une approche analytique et précise (les idées "claires et distinctes" de Descartes). Inutile d'ajouter que cette approche ne pouvait que réjouir les tenants de l'ORL chère à Evelyne Charmeux (observation réfléchie de la langue).

Bonne nuit à tous ! Tomorow is another day !

Ecrit par : Robin | 19 avril 2008

Nous avons fait hier une sorte d'historique de la disparition de l'enseignement de la grammaire qui a commencé en primaire, remplacée par l'ORL (observation réfléchie de la langue).

Il est très important d'avoir ce phénomène à l'esprit et de comprendre qu'il dure depuis plus de trente ans, 38 ans exactement, si on remonte aux nouveaux programmes de 1970.

L'exemple du remplacement de l'étude de la nature et de la fonction des mots par des notions de groupe (GNS et GV) n'est pas anecdotique.

Il faudrait regarder concrètement ce que l'on a demandé aux élèves (id est si l'on reprend notre exemple : "Le petit chat joue avec une pelotte de laine" entourer "le petit chat", écrire GNS au dessus (confusion entre la nature et la fonction), tracer une flèche vers joue, entourer le mot joue, écrire V au-dessus et s'imaginer que l'on a "observé avec profit le fonctionnement de la langue", sans jamais expliquer ce qu'est un nom, un verbe, un adjectif et les différentes fonctions des mots dans la phrase.

Excusez-moi de revenir là-dessus ; je sais que ça peut paraître fastidieux et secondaire, mais c'est absolument essentiel, il s'agit de savoir ce que l'on veut et d'être capables de justifier les nouveaux programmes si on nous demande pourquoi il faut faire de la grammaire et non de "l'observation raisonnée de la langue".

J'aimerais que vous me donniez votre avis là-dessus ; la justification que donne Alain Bentolila est intéressante (la capacité de penser contre "l'évidence"...ce n'est pas l'ombre de la fleur qui a tourné, mais la terre), mais ne me satisfait pas entièrement.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

ORL : observation réfléchie (et non raisonnée) de la langue. En tapant ORL sur Glouglou, je trouve ceci :


http://prepaclasse.net/orlf/orlf2.html

Remarquez le rapport qui est fait avec les programmes de 2002 où l'expression figure en toutes lettres et le flou artistique de l'explication aux collègues de "ce dont il s'agit au juste". L'autre lien me paraît plus fouillé, je vais essayer de la retrouver.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Par exemple ceci :

http://www.ac-montpellier.fr/ia30/dossiers/maitrise/documents/fiche33.pdf

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

" Meirieu a mal digéré certaines amabilités qui lui ont été adressées ici même - il a même suggéré au Maître des lieux de faire le ménage comme il le fait lui-même, en ne laissant la parole qu'aux responsables de l'UNSA, ce syndicat si bien connu pour sa modération..."

Très intéressant. Philippe Meirieu a une idée très particulière de ce que doit être (ou ne pas être) la "prise de parole".

Mais peut-on encore s'en étonner ?

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Peut-être que tout simplement, accroché à de grands idéaux, croyait-il que la France pouvait accoucher d’une émancipation généreuse et solidaire.
Peut-être !

Ce que nous devons à la mémoire d'Aimé Césaire, ce n'est pas le Panthéon, c'est d'essayer d'être à la hauteur.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Excusez-moi de revenir là-dessus ; je sais que ça peut paraître fastidieux et secondaire, mais c'est absolument essentiel, il s'agit de savoir ce que l'on veut et d'être capables de justifier les nouveaux programmes si on nous demande pourquoi il faut faire de la grammaire et non de "l'observation raisonnée de la langue".

J'aimerais que vous me donniez votre avis là-dessus ; la justification que donne Alain Bentolila est intéressante (la capacité de penser contre "l'évidence"...ce n'est pas l'ombre de la fleur qui a tourné, mais la terre), mais ne me satisfait pas entièrement.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2008


Je ne saurais vous répondre précisément. Peut-être parce qu'en primaire, comme le dit JPB dans A bonne école, on enseigne des certitudes et qu'en 33 ans de primaire, je ne sais plus m'exprimer qu'en termes de certitudes.
Pendant longtemps, j'ai enseigné les groupes (j'ai appris très vite, en 1975, lorsque j'ai débuté "sur le tas", alors que personne ne me l'avait enseigné).
Dans les années 70 à 89, nous allions très loin avec ces groupes et je trouvais les flèches et les encadrés finalement plus pratiques que les analyses logiques de mes instits de CM. Les élèves de mes débuts s'en sortaient plutôt pas mal.
Puis, nous sommes allés de moins en moins loin et, paradoxalement, avec des exemples de plus en plus compliqués et ce, dès les petites classes.
Il n'était pas rare qu'un livre de grammaire de CE2, ou même de CE1, avant 2002, date à laquelle la grammaire a disparu du programme de cycle 2, propose comme exemples de Groupes Sujets à retrouver des trucs à tiroir du genre "le petit chat roux de ma voisine dont la voiture est garée tous les matins devant chez moi " ou des sujets inversés séparés du verbe par un Complément Circonstanciel ou deux, habilement insérés entre deux virgules.
J’avais abandonné ce programme en cycle 2 depuis une année de maternelle – CP où je m’étais rendu compte que les petits « cinq et six ans » se régalaient à trier les mots par natures. Dans ma classe de GS-CP-CE1, les enfants commençaient donc dès cinq ans à trouver des noms (communs ou propres), des adjectifs, des verbes, des prépositions, des conjonctions de coordination (ils adorent ! Rien que le fait d’arriver à prononcer correctement ce « groupe nominal » les remplit d’extase !) ; cette année, j’ai ajouté les adverbes, comme ça, juste pour le plaisir de deux ou trois CE1 qui aiment beaucoup la grammaire.
Depuis deux ans, il n’y a plus non plus de déterminants dans ma classe, mais des articles (même les GS en récitent la liste), des adjectifs possessifs (on se tape la poitrine très fort avec l’index en disait : « C’est à MOI, je le possède, MON chat, mon est un adjectif POSSESSif ! »), démonstratifs (on pointe l’index et on dit : «CE chat, je te le MONTRE, ce est un adjectif déMONSTRatif ! ».
J’étais toujours très ennuyée au niveau des fonctions, j’en ai parlé ici même il y a un ou deux ans, demandant aux professeurs de français comment obtenir de mes élèves qu’ils ne disent plus « chat » au lieu de « le petit chat » lorsque je leur demandais de me donner le sujet du verbe jouer. Les uns m’ont répondu qu’il fallait absolument qu’ils prennent conscience que « le petit chat » était un groupe nominal, d’autres m’ont dit qu’ils avaient raison et que le sujet du verbe jouer était bien le nom chat.
Comme je n’étais pas plus avancée, je me suis dit qu’après tout, l’important était qu’au niveau orthographique ils aient conscience d’un côté, que « le » et « petit » s’accordaient avec « chat » et qu’ils varieraient en genre et en nombre selon le sexe et la quantité de bestioles et que, d’autre part, le verbe jouer se conjuguait selon l’époque et la personne.
Dans ma classe, on apprend donc les règles d’accord entre noms, articles et adjectifs qualificatifs d’un côté et les conjugaisons de l’autre et, du coup, même si de temps en temps, j’ai droit à un « ils écoutES parce qu’ils sont plusieurs », il suffit que je demande la nature de « écoute » pour qu’un élève dise : « Ah oui, c’est le verbe écouter, il se conjugue, c’est ‘ent’ ! ».
Et cela marche, au moins aussi bien, si ce n’est mieux que les groupes nominaux à rallonge des manuels de grammaire actuels.
Pour preuve, la dictée donnée juste avant les vacances à mes élèves de CE1 : « Les mouches. Toutes les mouches ont six pattes, deux ailes et deux balanciers, deux gros yeux et des pattes griffues. Certaines mouches sont colorées, d’autres ont de la fourrure ou ressemblent à des abeilles. Certaines sont longues et fines, d’autres sont courtes et dodues. »
Résultats des courses (1 point par faute d’orthographe lexicale, 2 par faute d’orthographe grammaticale) pour les sept élèves : 5/20 ; 8/20 ; 10/20 ; 15/20 ; 17/20 ; 18/20 ; 19/20. Bien sûr, les résultats ne sont pas mirobolants pour tout le monde, mais j’y étais peut-être allée un peu fort pour un mois d’avril de CE1 ; les trois zozos à moins de 15 vont avoir droit à quelques petites séances de « pédagogie différenciée » à l’école et à la maison et les sept continueront à bénéficier d’une dictée quotidienne pour entretenir tout cela.

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

Puisque vous parliez de syndicats, elle n'est pas jolie, celle-là ?

"Un texte de Sud Education Créteil,

Des programmes pour penser, pas pour obéir

Alourdissement des programmes et diminution du temps d'enseignement, recentrage obsessionnel sur les maths et le français, bachotage, évaluations, morcellement en disciplines, vision mécaniste des apprentissages, plus de sport, de morale et de patriotisme mais moins de découverte du monde, et encore moins de temps laissé aux enfants pour s'approprier et mettre en relation les savoirs.

L'école de Darcos n'est pas celle que nous voulons pour nos élèves.

C'est l'école du décervelage organisé, du gavage et de la passivité.

C'est l'école où dès la maternelle, on apprend à régurgiter sans comprendre un savoir et des comportements injectés de force, où le «par coeur» prime sur le questionnement, la découverte, l'observation et le tâtonnement expérimental.

C'est une école qui nie plus d'un siècle de recherches et de pratiques pédagogiques fondées sur les capacités d'analyse et la participation active des enfants dans la construction des savoirs - et leur dénie le droit de réinvestir/découvrir ces derniers dans d'autres domaines.

C'est une école où les apprentissages découpés en champs disciplinaires réducteurs (maths, français, découverte de notre pays, etc.) et en programmations taillées dans le marbre s'interconnectent difficilement les uns aux autres, les isolant de la culture et de la pratique, les privant ainsi de sens et de finalité.

C'est l'école de la soumission et de la sanction. Dangereux sybarite, l'enfant doit apprendre à obéir aux préceptes moraux et aux règles d'orthographe ou d'arithmétique avant même de les comprendre ou de les replacer dans le contexte. Obsédée par le gain de temps et de personnel, c'est une école qui évalue, mesure et compare, non pour aider, mais pour mieux contrôler et sanctionner les élèves et leurs enseignant-e-s, quitte à les envoyer en «stages de remédiation» si le message passe mal.

C'est l'école des Bases de Données, du contrôle permanent des connaissances et du comportement, où l'aide aux enfants en difficulté devient un dispositif punitif, hors temps scolaire, rendant ainsi les élèves et leurs enseignant-e-s seul-e-s responsables de l'échec scolaire.

C'est l'école du moins : d'école, de culture, de moyens.

C'est une école qui oublie l'accueil des tous petits - dont les programmes font à peine mention.

C'est l'école des heures supplémentaires, instituées pour détruire des postes d'enseignement et les réseaux d’aide spécialisés.

C'est l'école des futurs EPEP, où les équipes enseignantes, pieds et poings liés aux programmes et aux diktats des Conseils d'Administration, seront dans l'incapacité de créer des projets interdisciplinaires qui consolident les savoirs et leur donnent du sens.

C'est une école qui, au nom de l'efficacité, disjoint les apprentissages de la culture.

C'est une école qui restreint les activités culturelles pendant le temps scolaire et prive les enfants en difficulté de l'offre du tissu associatif en les maintenant en classe après les cours ou pendant les vacances.

C'est une école peu coûteuse et rentable, dont le caractère réactionnaire sied comme un gant aux économies budgétaires et à la destruction du service public.

C'est une école qui renforcera les inégalités au lieu des les atténuer.

Nous voulons une autre école !

Nous voulons une école qui permette l'exercice de la pensée lors des apprentissages et conçoive les savoirs et la culture comme des rencontres à faire siennes.

Nous voulons une école qui donne à l'ensemble de la communauté éducative le temps de penser les savoirs, de les explorer, de les comprendre et de les pratiquer dans tous les domaines de la culture (sciences, arts, découverte du monde, production d'écrits, poésie).

Nous voulons une école qui favorise l'expression libre et le tâtonnement expérimental, une école qui encourage la compréhension de la culture humaine et ses enseignements.

Nous voulons une école qui donne confiance aux élèves, qui leur offre le temps de découvrir et d'organiser leurs savoirs pour leur donner les moyens de créer, de penser le monde et leurs responsabilités de futurs adultes.

Darcos et Sarkozy veulent nous imposer au plus vite des écoles prisons, des écoles entreprises. Quelle importance attacheront-ils au débat de dupes organisé en avril-mai ? Ni la Commission Nationale des Programmes ni les Inspecteurs Généraux n'ont été consultés.

Sud éducation appelle les personnels et les équipes enseignantes à se mobiliser avec l'ensemble du service public d’éducation pour une construire une autre école.

Exigeons les moyens, les personnels, le temps, la liberté et la formation qui nous permettront d’apporter à tous nos élèves une éducation réellement émancipatrice."

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

Les uns m’ont répondu qu’il fallait absolument qu’ils prennent conscience que « le petit chat » était un groupe nominal, d’autres m’ont dit qu’ils avaient raison et que le sujet du verbe jouer était bien le nom chat.

Je dirais pour ma part que le sujet du verbe jouer est "le petit chat" car petit et chat "actualisent" le nom chat (c'est ce chat-là...article défini désignant un être connu déjà mentionné et pas un autre). D'autre part, on peut pas dire "chat joue".

Sinon, j'observe que vous avez progressivement abandonné l'ORL et l'"approche globale" pour des raisons essentiellement pragmatiques, parce que "ça marchait mieux".

Maitenant (c'est peut-être le démon philosophique qui veut pas me lâcher) j'aimerais bien savoir pourquoi "ça marche mieux".

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

"qui NE veut pas me lâcher"

Je me relâche !

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

"C'est l'école de la soumission et de la sanction. Dangereux sybarite, l'enfant doit apprendre à obéir aux préceptes moraux et aux règles d'orthographe ou d'arithmétique avant même de les comprendre ou de les replacer dans le contexte."

Le sybaritisme est une doctrine philosophique prônant la recherche du plaisir dans une juste proportion. Le dogme chrétien lui associe ultérieurement la luxure et l'indiscipline.

Son nom provient de celui de la ville de Sybaris (ancienne colonie grecque, en Italie du Sud).

On ne voit pas très bien ce que le sybaritisme vient faire là-dedans, mais l'important est d'aligner des mots pour dissimuler le vide des idées.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Sybarite : n. et adj. (1530 ; lat. sybarita, mot grec "habitant de Sybaris", vivant dans le luxe et la mollesse). Littér. Personne qui recherche les plaisirs de la vie dans une atmosphère de luxe et de raffiment. V. délicat, jouisseur, sensuel, voluptueux ANT. : Ascète

Sybaritisme : n.m. (1829 de sybarite) Littér. Goût, vie de Sybarite. V. Indolence, mollesse, sensualité. "Il s'attarde à sa toilette avec sybaritisme" (J.-R. Bloch) ANT. : ascétisme

(Le Petit Robert)

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Peut être tout simplement parce que ça va du simple vers le complexe ?
Je viens de passer une semaine avec un bébé de onze mois qui est en train d'abandonner la syllabe répétée ad libitum pour le mot tout ce qu'il y a de plus "valise". Il peut jouer pendant cinq bonnes minutes à vous donner et vous reprendre un petit caillou en répétant à chaque échange : "Donne !" et est très fier de ce début de communication verbale.
Hier, je recevais en plus une petite fille de trois ans subjuguée par les incompréhensions du bébé. Elle parle par phrases mais a encore de la peine à accorder verbes et pronoms, "je sera", "tu s'appelles" émaillent encore ses phrases. Très fière de sa supériorité, elle s'acharnait à faire répéter au bébé des mots en les articulant bien, une future pédago sans doute.
Pour en revenir à la grammaire, nos petits CE1 ont un an à un an et demi de lecture-écriture à leur actif. Ils ont procédé comme les deux enfants cités ci-dessus : très fiers de leur décodage de syllabes dans un premier temps, puis de mots ensuite qu'ils avaient au début de la peine à écrire syllabe après syllabe, oubliant une lettre par ci, une lettre par là, puis enfin ils ont été capales, il y a à peu près un an pour la plupart de lire les nombreuses phrases d'un texte.
Ça a été pour eux un aussi grand apprentissage que celui que doit continuer le bébé de onze mois pour rejoindre les capacités verbales de son aînée de trois ans, qui a elle-même encore un long chemin à faire.
Actuellement, ils ont presque réalisé le passage du mot écrit individuellement au groupe de mots entre lesquels ils arrivent à établir des relations, encore incertaines et qui leur coûtent des efforts considérables (la petite qui a eu 5/20 cumule quatre fautes d'orthographe grammaticale dans la dernière phrase de la dictée alors qu'il n'y en a aucune dans la première).
Raisonner en groupes de mots leur a pris un an et demi et cela n'est pas encore très stable parce qu'ils reproduisent pour l'écrit le cheminement qu'ils avaient suivi pour l'oral : de la syllabe au mot, du mot au groupe, du groupe à la phrase, de la phrase au texte.
Si "cela marche mieux", c'est peut-être tout simplement parce que cela correspond mieux à la logique d'un enfant.

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

Ils auraient besoin d'une petite remise à niveau en vocabulaire à Sud-Education !

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Si "cela marche mieux", c'est peut-être tout simplement parce que cela correspond mieux à la logique d'un enfant.

Ecrit par : catmano | 19 avril 2008

Et sans doute aussi au mode de fonctionnement du cerveau humain (la programmation du "disque dur" !) qui va de l'analyse à la synthèse.

Donc, l'approche globalisant projette sur l'enfant un mode de fonctionnement du cerveau adulte, comme si l'enfant était un adulte en réduction et non un adulte en devenir.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Donc, l'approche globalisant projette sur l'enfant un mode de fonctionnement du cerveau adulte, comme si l'enfant était un adulte en réduction et non un adulte en devenir.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2008

Eh oui, on en arrive toujours au même point. Le bébé est une personne, mais une personne en construction dont "les capacités d'analyse et la participation active dans la construction de ses savoirs" n'obéit pas à la même logique que celle de l'adulte.

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com

Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...

Écrit par : Zorglub | 19 avril 2008

Est-il si nécessaire de vouloir enseigner le français comme une langue étrangère ?:-)))))
Il me semble que tout enfant normalement constitué comprend que "le petit chat", ça va ensemble .A l'école primaire on nous disait : "qui est-ce qui joue ? le chat .Sujet. Puis on pratiquait "à mort ", les fameuses analyses grammaticales .
Chat :nom commun m.sing.sujet du verbe joue
petit :adj.qualif.se rapporte à chat( épithète, c'était pour plus tard )
le :article défini, se rapporte à chat .
Cela ne présentait aucune difficulté.Et les analyses, c'étaient des jeux, une gymnastique mentale, une opération chirurgicale de la langue .Je n'ai jamais compris pourquoi on a décrété ensuite que cela ennuyait les enfants !

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

Si "cela marche mieux", c'est peut-être tout simplement parce que cela correspond mieux à la logique d'un enfant.

Ecrit par : catmano | 19 avril 2008

Qu'entendez-vous Catherine H. par "logique de l'enfant"? Cette question m'intéresse au premier chef, parce que je me demande dans quelle mesure la logique que l'on prête à l'enfant, n'est pas celle du psychologue (ou de l'institutrice) qui projette sur lui son discours savant (ou normalisant), ses convictions, ses certitudes dogmatiques, ses interprétations.

Écrit par : marigot | 19 avril 2008

Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...

Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008

Parce que Tino Rossi ne serait pas une valeur sûre ?

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

Vous avez du vous tromper sur Tino ...
Avec moi il a trouvé en moins de 10 questions !

Écrit par : Zorglub | 19 avril 2008

C'est parce qu'on avait appris à disséquer la langue, à en comprendre la logique et la structure qu' on était capable ensuite, dès la 6ème de faire des ( petites ) versions latines, exercice honni aujourd'hui, semble-t-il, et pour cause ! Puis en 4ème de passer aux versions grecques .Sans oublier les thèmes dans les 2 langues !

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

Qu'entendez-vous Catherine H. par "logique de l'enfant"? Cette question m'intéresse au premier chef, parce que je me demande dans quelle mesure la logique que l'on prête à l'enfant, n'est pas celle du psychologue (ou de l'institutrice) qui projette sur lui son discours savant (ou normalisant), ses convictions, ses certitudes dogmatiques, ses interprétations.

Ecrit par : marigot | 19 avril 2008

Ouh là là ! Trop calée pour moi, votre question !
J'ai des élèves "tout venant", je me borne à constater ce qui "marche" avec la plus grande majorité d'entre eux, compte tenu de ma personnalité, bien sûr.
J'ai l'impression d'avoir évolué dans mes "convictions, certitudes dogmatiques et interprétations" tout au long de ma carrière soit parce que je remarquais l'échec d'une théorie (ma période Foucambert), soit parce que les élèves que je recevais ne réagissaient plus comme leurs aînés (abandon de la méthode naturelle de lecture, suite à l'incapacité de trois "fournées" de CP à découvrir avec mon aide que Emilie et Emilien avaient à la fois des lettres et des phonèmes en commun), soit parce que je testais un nouveau "truc" et que je constatais qu'il fonctionnait bien (le tri des mots par natures, par exemple), mais, après tout, peut-être n'est-ce qu'une impression...
Quant à la "logique de l'enfant", selon moi, c'est un joyeux foutoir où tout se vaut, rien n'est stable, où les coins de table sont animés d'une volonté propre qui les poussent à vous cogner la tête justement le jour où vous n'êtes pas très en forme, où l'on se retrouve amis, puis ennemis, puis amis au cours des quinze minutes de la récréation, où la Terre s'écroule régulièrement pour quelques secondes et se reconstruit tout aussi vite, où tout est tellement fluctuant qu'on a besoin d'être chaudement entourés par les "valeurs sûres" que représentent les adultes.

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

Manifestations anti-françaises en Chine : http://socio13.wordpress.com/2008/04/19/manifestations-anti-francaises-en-chine/


Des dizaines, voire des centaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Wuhan, au centre du pays. (AFP) c’est la réponse du berger à la bergère, parce que s’il est clair que les manifestations anti-jeux olympiques, voir les événéments du Tibet partent des Etats-Unis comme l’affirme ici même le représentant cubain au CIO, les etats-Unis se sont débrouillé de faire porter la responsabilité de ces manifestations à la France. Grâce à leur agent en france, Robert ménard mais aussi grâce à l’atlantisme et à la vassalité du politico-médiatique français, il est probable que ce sera la france qui fera les frais aux yeux du peuple chinois de cette opération. Et que l’on ne me dise pas que l’opération est menée par le gouvernement chinois, certainement moins que la police française a toléré cette indignité, certainement moins que les élus socialistes de Paris . Résultat partout dans le monde, la flamme olympique a été protégée et la france apparaît pour le pays qui s’est flanqué une claque à elle-même. Parce que personne ne peut imaginer que la France qui applaudit israêl et les Etats-Unis est vraiment préoccupée des droits de l’homme, dont ce qui est apparu c’est le racisme anti-chinois, la peur d’un pays sur le déclin face à la puissance chinoise.

Les rassemblements visent notamment l’enseigne Carrefour, l’ambassade de France et le lycée français de Pékin, pour dénoncer l’attitude de Paris sur le Tibet et les JO.»
Malgré les velléités d’apaisement affichées par le Parti communiste, plusieurs manifestations anti-françaises ont éclaté samedi en Chine, pour protester contre l’attitude de la France sur le Tibet et les Jeux olympiques. Le plus gros rassemblement a eu lieu à Wuhan, ville industrielle du centre de huit millions d’habitants. Selon la police et des témoins, ils étaient des centaines, voire des milliers, à défiler devant des magasins Carrefour, brandissant des drapeaux chinois. Des photos publiées sur des forums Internet confirmaient la présence d’une large foule défilant à Wuhan. Des manifestants portaient un drapeau français maculé de croix gammées et traitant Jeanne d’Arc de «prostituée». La police et le gouvernement de Wuhan n’ont pas souhaité faire de commentaires.


D’autres protestations devant des supermarchés Carrefour se sont déroulées samedi dans plusieurs villes chinoises. «Il y a eu des manifestations devant quatre des neuf magasins de Pékin (…) 50 à 100 personnes à chaque fois, avec des banderoles», a déclaré un responsable du groupe en Chine, sous le couvert de l’anonymat. A Qingdao, un rassemblement a également regroupé «50 à 100 personnes». Selon la chaîne de Hong Kong Cable TV, plusieurs milliers de personnes étaient également rassemblées devant le Carrefour de Hefei. Le magasin a été fermé, selon une employée qui s’est refusée à fournir plus de précisions.
Manifestation à Paris
Dans la capitale, deux petites manifestations se sont aussi produites. Une dizaine de voitures décorées de drapeaux chinois ont circulé autour de l’ambassade de France avant que le quartier ne soit bouclé par une centaine de policiers anti-émeute. Un peu plus tard, un petit groupe de Chinois s’est rassemblé dans le calme devant le Lycée français de Pékin, brandissant des pancartes.
A Paris, un rassemblement d’étudiants chinois est également prévu samedi dans la matinée.
Le fiasco du passage de la flamme olympique à Paris et les menaces de bouder la cérémonie d’ouverture des JO ont provoqué un sérieux coup de froid entre la France et la Chine.
Depuis plusieurs jours sont lancés des appels au boycott des produits français, symbolisés par la forte présence de Carrefour en Chine où le groupe possède plus de cent magasins, très populaires.
La presse française est aussi la cible des médias chinois, dénonçant sa couverture «biaisée» des événements du Tibet, interdit aux journalistes étrangers.
Vendredi, Nicolas Sarkozy a renouvelé son appel «à la reprise du dialogue entre les représentants du dalaï-lama et les autorités chinoises», lors d’un entretien à l’Elysée avec un représentant spécial du président Hu Jintao. «Il a été convenu que les échanges entre la France et la Chine se poursuivraient ces prochains jours dans le cadre du partenariat stratégique franco-chinois, que les deux parties entendent continuer à approfondir», selon un communiqué de l’Elysée.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 19 avril 2008

Si "cela marche mieux", c'est peut-être tout simplement parce que cela correspond mieux à la logique d'un enfant.

Ecrit par : catmano | 19 avril 2008

Sans doute que ça correspond mieux à la façon dont les circuits neuronaux se développent et créent leurs connexions dans le cerveau et vers les muscles moteurs, aussi bien de l'œil que des membres. Encore quelques années de recherches en neurologie et en histologie moléculaire et les théories des sciences de l'éducation vont être complètement démolies par la science. Ce qui ne les empêchera pas de persister, de s'accrocher et de continuer leurs ravages ainsi que le fait au quotidien la psychanalyse, en s'appuyant sur quelques réussites et le soutien des croyants. Ce sont des religions et les religions, c'est indéboulonnable.

Écrit par : dobolino | 19 avril 2008

Pour le jeu, indiqué par Zorglub, étonnant tout de même . Je voulais Voltaire, j'ai eu Diderot !

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

Akinator a trouvé Marcel Proust et Lance Amstrong Champion cycliste !

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

J'ai battu Akinator 2 fois (Hannah Arendt, Reiner-Marie Rilke) et je lui ai fait connaître Henri James. Avec Rilke, il était assez près, il m'a proposé Zweig. Très amusant ce jeu.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

a trouvé Stefan Zweig, BHL et Finkielkraut

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

La presse française est aussi la cible des médias chinois, dénonçant sa couverture «biaisée» des événements du Tibet, interdit aux journalistes étrangers.

Effectivement, si le Tibet est interdit aux journalistes étrangers, la couverture des événements ne peut être que biaisée.

Quant aux drapeaux français couverts de croix gammées et les délicates allusions à Jeanne d'Arc, je vous le dis franchement "contre la campagne anti chinoise", j'ai essayé de dialoguer avec vous, mais maintenant vous commencez vraiment à me les briser (une expression bien française, je ne peux pas vous la traduire en chinois, mais je peux vous la dire plus crûment)

Tout cela est bien digne d'un régime où l'on fait payer aux familles des condamnés à mort (le plus fort taux au monde) les balles avec lesquels on a exécuté leur proche.

Allez faire votre propagande ailleurs.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Henri James
Henry James

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Akinator a trouvé JPB en 40 questions ! Essayez et dites moi !

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

En hommage à AMV, un copier-coller du site de Lubin.
http://journaldecole.canalblog.com

"La drôle d'histoire de Brighelli

Dans son dernier pamphlet – en fait un remake des précédents, tant les idées nouvelles y sont absentes – avec Brighelli comme prof d’histoire, la grenouille se fait aussi grosse que le bœuf. Une fois de plus, il est pris en flagrant délit d’ignorance, de contradiction et de mauvaise foi. Le chapitre consacré à l’enseignement de l’histoire débute immanquablement par les lamentations sur « l’inculture historique abyssale des élèves », inculture dont il trouve la preuve non pas dans les enquêtes menées régulièrement par l’Education nationale sur les compétences des élèves ou les résultats d’examen (bac et brevet) mais dans une citation de Sempé et Goscinny tirée de Joachim a des ennuis (1964) ou dans un texte humoristique de Ionesco sans rapport avec la question (1974). Avec de telles références[1], on sent que Brighelli a longuement travaillé son sujet. Bien sûr, s’empresse-t-il d’ajouter, les « malheureux élèves n’y sont pour rien », c’est la faute aux programmes. Ainsi, le lecteur est-il surpris d’apprendre que les programmes d’histoire font l’impasse sur l’histoire de Rome, sur le 17e siècle, la Révolution française, la révolution industrielle, le Second empire mais aussi d’ailleurs le Premier (ramené, paraît-il, à l’étude du Code civil), sur François Ier, la guerre de Cent Ans et même le Moyen Age. Il est vrai que Brighelli doit avoir du mal avec la périodisation de l’histoire lorsqu’il évoque les « six siècles (Xe-XVe siècles) qui constituent à proprement parler le Moyen Age » (sic) alors que n’importe quel élève de 5e, voire de CM2, sait que le Moyen Age débute avec la disparition de l’Empire romain au tournant des 5e-6e siècles. A la page suivante, également, Brighelli place la guerre d’Algérie (1954-1962) dans les événements des « trente dernières années »( !). Pour Brighelli, manifestement, les émeutes de Villiers-le-Bel sont un épisode de la guerre d’Algérie. Où l’on voit, donc, que « l’inculture historique abyssale » n’est pas seulement le fait des élèves.
Méconnaissance du sujet : Brighelli n'a pas travaillé son texte. Avec un minimum de sérieux et d'honnêteté, en consultant les programmes officiels de l’Education nationale, il aurait pu se rendre compte que l’histoire romaine, le Moyen Age, le 17e siècle, la Révolution française et bien d’autres choses font partie intégrante des questions étudiées entre l’école primaire et le lycée. Dans le même temps, alors qu’il déplore le vide des programmes, il juge inutile d’encombrer les élèves avec l’histoire de la décolonisation (au passage, Brighelli semble confondre l’Inde et l’Indochine...) qui « témoigne du sentiment de culpabilité de ceux qui ont conçu ces programmes ». Bien sûr, Brighelli aurait été beaucoup plus arrangeant sur l’Asie et l’Afrique si les programmes avaient pu inclure les « aspects positifs de la colonisation », comme certains de ses amis politiques le souhaitent. Pour lui, l’histoire de notre époque n’est rien d’autre qu’une perte de temps, qui « alimente les conflits stériles ». Rien ne doit salir la mémoire nationale. Brighelli reprend à son compte les conceptions éculées de l’historiographie du 19e siècle pour laquelle l’histoire a pour fonction de faire naître une conscience nationale, d’ « insérer les écoliers français dans l’histoire et la géographie de la France ». Dans cette optique, non seulement les esclaves, les Arabes, les Africains n’ont pas leur place, pas davantage, sans doute, les Cathares, les Vendéens, les Juifs probablement, les Protestants, mais encore les femmes, les enfants, les paysans, les prolétaires, tous ceux qui, à un moment ou à un autre ont remis en cause le récit imaginaire et trompeur de ce que Suzanne Citron appelle l’« histoire-célébration ».
Que reste-t-il, dans ces conditions de la chronologie, de ce « fil chronologique » que Brighelli prétend vouloir réhabiliter et qu’il serait d’ailleurs bien en peine de définir ? On croit comprendre que la chronologie c’est « ce qui alimente le récit » - mais de quel récit s’agit-il, puisqu’on exclut du champ de l’histoire tout ce qui permettrait, justement, de lui donner sens ? - , la chronologie, c’est aussi, bien sûr, « la mémoire », comprenez le par cœur : 1515, Marignan. Avec ce mélange de niaiserie et de fatuité qui lui est ordinaire, Brighelli s’autorise à faire la leçon à ses « collègues historiens qui ont parfois du mal à intéresser leurs élèves, voire à tenir leurs classes ». Il sombre ici dans la confusion la plus totale (on laissera au lecteur le soin de juger s’il en fait exprès ou non) : s’avisant que les enfants « adorent qu’on leur raconte des histoires », Brighelli imagine l’histoire à l’école un peu sous la forme de « ces belles histoires de l’oncle Paul, qui enchantaient jadis les lecteurs de Spirou ». En quelque sorte, l’histoire des trois petits cochons, c’est toujours de l’histoire au même titre que l’histoire du ghetto de Varsovie. On s’esclafferait si, derrière l’amalgame né de la polysémie du mot « histoire », il n’y avait un système de pensée et un projet éducatif diablement inquiétants. Pour Brighelli en effet, les élèves n’ont besoin que de « contes », que de « merveilleux », ils ne doivent surtout pas réfléchir : « à vouloir, à toute force, qu’ils réfléchissent, on se les aliène et on les dégoûte de ce qui, justement, pourrait les amener à réfléchir, un peu plus tard ». Avec cette conception ahurissante de l’enseignement de l’histoire, Brighelli montre non seulement son ignorance de ce qu’est un cours d’histoire mais aussi – ce n’est pas nouveau – le profond mépris dans lequel il tient les élèves. S’il condescendait à pénétrer dans une classe de 6e, il verrait des élèves, tout jeunes donc, questionner, par exemple, des mythes de l’Antiquité grecque, confronter mythologie et récit historique d’après un texte de Thucydide, mettre en parallèle les croyances religieuses des Hébreux et des Egyptiens, philosopher – à 12 ans, c’est interdit ? – sur la nature humaine ou divine du pharaon, examiner d’un regard critique le fonctionnement de la démocratie à Athènes et la question de l’esclavage. Pardon, j’oubliais que l’esclavage est un sujet tabou... Oui mais pour cela, il faut accepter l’idée que l’enfant sait réfléchir par lui-même, accueillir et encourager sa parole, même bégayante, toutes choses qui sont manifestement au-dessus des forces de Brighelli. Il est remarquable de constater à quel point les plus ardents défenseurs des « savoirs » et de la transmission des « connaissances », si prompts à dénoncer la baisse des « exigences », n’ont finalement rien d’autre à proposer que cette conception réductrice, minimaliste, caricaturale de l’enseignement de l’histoire. Pour les enfants du 21e siècle, les belles histoires de l’oncle Paul sont amplement suffisantes ; le reste, la connaissance justement, plutôt que les connaissances, le savoir, plutôt que les savoirs, viendront « plus tard », toujours plus tard. L’école rêvée par Brighelli, finalement, c’est une école où, à force de confondre bases et rudiments, on n’apprend rien, une fabrique de crétins en quelque sorte.
Comme s’il n’avait pas suffisamment chargé la barque, Brighelli nous gratifie in fine d’une élucubration supplémentaire dont on lui laisse évidemment la responsabilité : « L’autre illusion majeure des concepteurs de programmes, c’est la prétendue « objectivité » historique ». Pour nos petits élèves, les légendes sont bien suffisantes, « Napoléon se comprend très bien avec l’imagerie d’Epinal », écrit-il, avant de poursuivre avec cette remarque sibylline : « (...) faut-il rappeler que bien souvent l’histoire la plus positiviste n’existe que par le cumul des Mémoires, journaux et témoignages, dont la convergence finit par créer une objectivité – ou ce qu’il nous plaît d’appeler ainsi ? (...) Sans compter que ce qui est donné pour vrai un jour ne l’est plus forcément le lendemain ». C’est aussi ce que pensent certains historiens. Ainsi, si la Shoah est aujourd’hui considérée comme vérité historique – « ou ce qu’il nous plaît d’appeler ainsi » - est-on sûr qu’il en sera toujours de même ? Ces historiens qu’on désigne sous le nom de révisionnistes.
Résumons. Le dernier Brighelli : un petit bouquin (pas donné d’ailleurs, la « refondation » de l’école est aussi une affaire de gros sous) qui navigue en permanence entre l’insignifiant et l’ignoble, où l’ignorance crasse et les contrevérités sont étayées par un projet éducatif et politique dont on espère qu’il ne verra jamais le jour. L’ennui est que ce petit bouquin est aujourd’hui le livre de chevet du ministre de l’Education nationale qui s’en inspire largement."

Écrit par : Dazibo | 19 avril 2008

Akinator a trouvé JPB en 40 questions ! Essayez et dites moi !

Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008

Je n'ai pas compté mais il a trouvé au troisième essai après Nicolas Hulot et Alain Finkielkraut.

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

Ce sont des religions et les religions, c'est indéboulonnable.

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008


La phrase: "encore quelques années de recherches en neurologie et en histologie moléculaire et les théories des sciences de l'éducation vont être complètement démolies par la science" évoque une prédiction semblable faite par Pavlov Ivan Pétrovitch. Lui aussi était convaincu qu'un jour ou l'autre les sciences neuro-biologiques découvriraient et expliqueraient le secret des faits humains et qu'elles contribueraient à forger l'homme soviétique nouveau. Avec le succès qu'on sait!

Et ne parlons pas des convictions biologénocidaires des nazis qui recoururent eux aussi aux sciences biologiques de la même époque pour justifier 'l'éradication" des juifs.

Les sciences dures peuvent très bien servir de support à des politiques et des pratiques scientistes, la science dans ce cas là se substituant à la religion pour fonder les normes.

La réponse pleine de bon sens et de raison faite par catmano à la question, la connaissance de la logique de l'enfant (en supposant qu'elle existe) aide-t-elle ou pire, fonde-t-elle la pédagogie, me paraît cent fois plus crédible.

Écrit par : marigot | 19 avril 2008

Bah, ce que pense Lubin ou rien...
JPB

Écrit par : brighelli | 19 avril 2008

Le jeu Akinator est drôle, mais déroutant : à une amie qui pensait "Pétain", le logiviel a répondu "De Gaulle" - no comment !

Écrit par : Abraxas | 19 avril 2008

Je ne comprends pas, à ma grande honte, comment fonctionne ce jeu Akinator...

Écrit par : Fenrir | 19 avril 2008

Et pendant que vous jouez à ce jeu débile, des PE se posent des questions fondamentales sur le meilleur moyen de vous envoyer en élémentaire puis au collège et au lycée des apprenants réellement formés à la littérature et aux arts plastiques :

"bonojur!! voila je vous expose mon idée.... attention..
en fait je ne sais pas quel album exploiter durant cette periode 5. je sais ce que je vais lire pour les lectures plaisir mais j'aurai voulu faire une exploitation avec mes moyens. ( je viens de finir tout un travail sur le loup en periode4).
mais voila, j'aimerai lié le langage à l'art plastique. je voudrai trouver un album qui me permette de fabriquer qqchose en volume avec les enfants, à partir donc, de ce livre. ( par exemple, en 2002, j'ai etudié calinours va faire les courses et on avait fabriqué un calinours geant avec une structure en grillage, de façon collective). mais là, je souhaiterai que chacun produise qqchose.
voila ai je été claire??? je l'espere car j'ai l'impression que c'est confus!!!!
milles mercis de mercis!! "

Écrit par : c. cru | 19 avril 2008

Dites, Florence, vous n'avez JAMAIS parlé de groupe nominal, ni même de groupe du nom ??? Moi je me sens démuni sans la notion de groupe nominal...
Et comment s'appelaient vos tableaux de déclinaisons ?
"Tableau de l'accord de l'article défini et de l'adjectif qualificatif avec le substantif auxquels ils se rapportent" ?
Vous n'avez jamais fait "la déclinaison du GN" ou "la déclinaison du groupe du nom" ? Prenez-le comme une marque d'étonnement sincère, et non d'incrédulité, mais je n'arrive pas à m'imaginer cela.

Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008

Jérémy
votre question me déconcerte un peu car la réponse qui me vient est tellement simple que je me demande si elle est suffisante. Je vous la livre telle qu'elle me vient :

Nous avions appris en Français que l'article et l'adjectif s'accordent en genre et en nombre au nom auquel ils se rapportent. Cette règle simple était bien assimilée.
Quand on a appris l'Allemand, on nous a expliqué les cas ( nominatif, accusatif, génitif, datif ) et puisqu'en Français on connaissait bien les fonctions, on a relié les cas aux fonctions sans problème même si la correspondance n'est toujours automatique.
Quand on nous a expliqué que l'article et l'adjectif s'accordaient aussi en cas , on l' accepté sans se poser de question. C'était comme cela et on n'avait plus qu'à se taper l'apprentissage des déclinaisons des articles et des adjectifs. On les apprenait séparément alors que visiblement vous les avez apprises groupées.
On avait le tableau des articles définis, le tableau des articles indéfinis, le tableau des adjectifs etc.
Ce n'est qu'au moment de faire la phrase que l'on assemblait le tout avec les règles d'accord que l'on avait apprise par ailleurs.
Ai-je bien répondu ?

Écrit par : Florence | 19 avril 2008

Est-il si nécessaire de vouloir enseigner le français comme une langue étrangère ?:-)))))
Il me semble que tout enfant normalement constitué comprend que "le petit chat", ça va ensemble .A l'école primaire on nous disait : "qui est-ce qui joue ? le chat .Sujet. Puis on pratiquait "à mort ", les fameuses analyses grammaticales .
Chat :nom commun m.sing.sujet du verbe joue
petit :adj.qualif.se rapporte à chat( épithète, c'était pour plus tard )
le :article défini, se rapporte à chat .
Cela ne présentait aucune difficulté.Et les analyses, c'étaient des jeux, une gymnastique mentale, une opération chirurgicale de la langue .Je n'ai jamais compris pourquoi on a décrété ensuite que cela ennuyait les enfants !
ecrit par : Un observateur | 19 avril 20
C'est parce qu'on avait appris à disséquer la langue, à en comprendre la logique et la structure qu' on était capable ensuite, dès la 6ème de faire des ( petites ) versions latines, exercice honni aujourd'hui, semble-t-il, et pour cause ! Puis en 4ème de passer aux versions grecques .Sans oublier les thèmes dans les 2 langues !

Ecrit par : Un observateur | 19 avril 20

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

Maintenant (c'est peut-être le démon philosophique qui ne veut pas me lâcher) j'aimerais bien savoir pourquoi "ça marche mieux".

Ecrit par : Robin | 19 avril 2008

Aucune réponse philosophique dans ma réponse mais juste de la logique :
quand il y a une logique dans ce qu'on apprend, cela s'imprime mieux dans le cerveau.
Reconnaître les mots par nature, séparément,
Reconnaître parallèlement les fonctions
apprendre les règles d'accord etc.
Assembler les mots en respectant les règles.

C'est logique. c'est stable, c'est rassurant.

Alors que le groupe nominal, c'est flou, ce n'est pas logique ( on mélange nature et fonction) , c'est angoissant .
Je ne parle même pas du groupe verbal !!

Écrit par : Florence | 19 avril 2008

correction
à propos d'accord : appriseS bien sûr !

Écrit par : Florence | 19 avril 2008

Il me semble que tout enfant normalement constitué comprend que "le petit chat", ça va ensemble .A l'école primaire on nous disait : "qui est-ce qui joue ? le chat .Sujet. Puis on pratiquait "à mort ", les fameuses analyses grammaticales .
Chat :nom commun m.sing.sujet du verbe joue
petit :adj.qualif.se rapporte à chat( épithète, c'était pour plus tard )
le :article défini, se rapporte à chat .

ecrit par : Un observateur | 19 avril 20


C'est exactement comme cela que j'ai appris le français !
On avait la dictée/ questions

Une dictée suivie de questions dans lesquelles on nous demandait la nature et la fonction de certains mots de la dictée. De temps en temps, les questions nous permettaient de corriger une fautes !
Cet exercice répété nous faisait acquérir des automatismes.

De même, on apprenait dans l'ordre à repérer le verbe conjugué ( mange) dans la phrase, puis le sujet ( qui mange ? le chat ), puis le COD ( le chat mange quoi ? la viande), le COI ( sujet verbe COD à qui ? de qui ? ) et les CC ( quand, comment, où etc.).
J'ai un trou mais il me semble que les compléments du nom portaient un autre nom à l'époque !
Tout cela avait un caractère un peu répétitif qui peut-être lassait les instits mais c'était si simple et efficace pour les enfants !

Écrit par : Florence | 19 avril 2008

C'est parce qu'on avait appris à disséquer la langue, à en comprendre la logique et la structure qu' on était capable ensuite, dès la 6ème de faire des ( petites ) versions latines, exercice honni aujourd'hui, semble-t-il, et pour cause ! Puis en 4ème de passer aux versions grecques .Sans oublier les thèmes dans les 2 langues !

Ecrit par : Un observateur | 19 avril 20

Je ne sais pas si c'était le but consciemment recherché, mais la substitution de l'ORL à la grammaire a rendu presque impossible un enseignement sérieux du latin qui se réduit aujourd'hui à une vague étude de civilisation avec liaison cablée vers les dieux de l'Olympe par l'intermédiaire de Google.

Quant au grec...Comment dit-on "De profondis" en grec ?

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

1) Ripostes dimance soir, annoncé par Abraxas.

"Thème : l'Education nationale. Invités : Darcos et Lang en plats de résistance, Meirieu et JPB en porte-flingues des deux susdits, ,Davidenkoff (de Phosphore) et Natacha Polony (la belle de Marianne) en chevaux-légers."

Est-ce à dire que Moati, à l'image de Paul Amar, mais à l'inverse d'Yves Calvi, sait faire des plateaux équilibrés quand il s'agit d'éducation ? Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.


2) GN/GV

Florence et Un observateur, je pense qu'on peut synthétiser le débat de la manière suivante : la notion de GN n'est pas indispensable en grammaire, et elle peut donc être éludée, au moins jusqu'au collège. Cependant, l'apprentissage de cette notion n'est pas nocif en soi, tant qu'il ne dispense pas de l'étude précise des constituants de ce groupe : articles, adjectifs, complément du nom, etc.


3) Nouveaux programmes du LP

Pour Pendaries, voici le projet de nouveaux programmes de LP, dont un ami syndicaliste m'a envoyé le lien avant-hier :
http://eduscol.education.fr/D0048/voieprof_enseigeneral_consult.htm.

En français, tout le monde notera que : "Les quatre compétences visées par l’enseignement du français sont travaillées à partir d’OBJETS D'ETUDE, au nombre de trois par année d’enseignement", et que "Le professeur organise son projet pédagogique annuel en abordant les objets d’étude dans l’ordre qui lui convient et selon un nombre de SEQUENCES approprié à son public. Il veille cependant à ce que chaque séquence n’excède pas six semaines."

On appréciera à sa juste valeur en première année l'objet d'étude suivant : "Des goûts et des couleurs, discutons-en", expliqué come suit : "Les goûts d’une génération sont-ils meilleurs que ceux des générations qui précèdent ? Comment faire partager ses goûts dans une démarche de dialogue et de respect ? En quoi la connaissance d’une oeuvre et de sa réception aide-t-elle à former ses goûts et/ou à s’ouvrir aux goûts des autres ?" Broder un trimestre sur la subjectivité des goûts ne sera à mon avis pas évident !

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

J'ai un trou mais il me semble que les compléments du nom portaient un autre nom à l'époque !

Il ne me semble pas. On parlait bien de complément de nom (le chat du voisin, voisin, complément du nom chat) qui correspond au génitif dans les langues anciennes et modernes à déclinaison.

Ce qui a changé de nom, c'est le complément d'attribution (datif), qui est devenu "complément d'objet second".

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

@Florence
Vous vous trompez quand vous écrivez qu'avec la notion de groupe nominal on mélange nature et fonction. Gn est une nature. Il y a des Gn sujets, COD, attributs, etc. Toutes les fonctions lui sont possibles. Je partage tout à fait l'opinion de Jérémy. Autant la notion de Gverbal est vaseuse, autant celle de Gnominal est simple, et permet de régler bien des problèmes "logiques". Bien entendu, il faut d'abord que l'élève sache clairement ce qu'est un nom, un article, un adjectif qualificatif, et connaisse les différentes classes de mots. Mais ensuite, au CM2 ou au collège, on peut introduire la notion de groupe nominal, à savoir "un groupe dont le mot principal est un nom". Ensuite, il est facile de montrer que le sujet de "joue" n'est pas seulement le nom chat, mais l'ensemble "le petit chat". Il suffit d'ailleurs de remplacer le nom par un pronom personnel pour constater que ce dernier remplace, non le nom tout seul, mais tout le groupe.
Le problème, c'est que par un temps,certains instituteurs baptisaient GN1 et GN2 n'importe quoi. GN1 s'appliquait au sujet, même si celui-ci était un pronom, et GN2 au COD. Certains élèves, très logiquement d'ailleurs, appelaient, par exemple, GN3 un complément d'attribution... et en cas de sujet inversé, cela cafouillait sec!
Ensuite, on peut présenter les équivalents du GN, pronom, verbe à l'infinitif, subordonnée ( seul le GN attribut peut être remplacé par un adj. Qualificatif), et alors, l'analyse de la phrase devient un jeu d'enfant, très logique.
Bien entendu, une fois qu'on a repéré le GN et trouvé sa fonction, on peut le décomposer, en repérant les satellites du nom noyau : adjectif qualificatif épithète, complément de nom, subordonnée relative...
Mais Guy Morel a raison, et je l'ai expérimenté à mes débuts, en 70 : quand les élèves arrivaient en 6ème en maîtrisant (presque tous) les catégories grammaticales et les fonctions de base, cela ne posait aucun problème, bien au contraire. J'ai moi-même clarifié bien des illogismes grâce à cela. Mais à partir du moment où on a balancé le GN sans avoir appris aux enfants ce qu'était un nom, ils ont fait d'innommables salades. C'est pourquoi, quelle qu'ait été la classe où je me trouvais, je commençais toujours par reprendre les classes de mots en début d'année. Rares étaient ceux qui les connaissaient, même les meilleurs élèves de 3ème cafouillaient.

Écrit par : mouron rouge | 19 avril 2008

Rions un peu... Vous en voulez, du constructivisme ? Courez donc consulter les programmes d'histoire-géo refondus du lycée professsionnel.

Là encore, le programme est divisé en sujets d'étude (le programme en indique douze par an, parmi lesquels le professeur doit en choisir neuf - trois en Histoire, trois en géo, trois en "Education à la Citoyenneté"). Pour chacun des douze sujets d'étude annuels (doit trente-six sur les trois ans), le programme indique trois "situations", parmi lesquelles le professeur doit à nouveau en choisir au moins une ! Y avait-il moyen de faire plus compliqué ? On en doute.

Cette profusion de choix et de sujets traités à la carte amène à des propositions de ce genre :
"En seconde, le professeur étudiera au moins l'une des situations suivantes :
- Un risque naturel dans un DOM-ROM ou en métropole
- Le couloir de la chimie
- Les inondations au Bangladesh"
Quand on sait que les élèves de bac pro ont parfois du mal à situer les points cardinaux sur une carte, on admire le professeur de lettres-histoire-géographie-ECJS (quadrivalent) qui leur enseignera le problème des inondations au Bangladesh ou le "couloir" de la chimie.

Les "situations" historiques et géographiques sélectionnées, et données au choix du professeur, semblent puisées dans les catégories du Quatre à la suite de Questions pour un champion, ou dans une base de sujets de Capes. Voici donc des morceaux choisis ce que l'on peut faire étudier en Lycée Professionnel, à des élèves qui ne savent souvent pas à quoi correspondent Waterloo, la Nuit de Cristal ou le 14 juillet :
- Diderot à la cour de Russie
- 1891 à Fourmies ou les grèves de Carmaux
- Les 14 points de Wilson
- Le plan Schuman
- Sétif, 1945
- Bandoeng et la naissance du Tiers Monde
- Géographie des goûts alimentaires
- Le cinéma en Asie
- Un PMA au choix
- Un exemple d’aménagement
- Un territoire de projet
- Le Conservatoire du littoral
- La France en été

Et si l'on s'assurait que les élèves de LP sachent situer Pékin, Brasilia et Le Caire, ou Bordeaux, Reims et Grenoble, avant de prétendre leur enseigner "Les migrations internationales" ou "la géographie des goûts alimentaires" ?

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

C'est quoi, le couloir de la chimie ?

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

"Mais Guy Morel a raison, quand les élèves arrivaient en 6ème en maîtrisant (presque tous) les catégories grammaticales et les fonctions de base, cela ne posait aucun problème, bien au contraire. Mais à partir du moment où on a balancé le GN sans avoir appris aux enfants ce qu'était un nom, ils ont fait d'innommables salades. "

Je souscris également.

D'autre part, merci à Robin pour ses précisions à Florence sur le GN. Je ne vois pas non plus en quoi le GN mélangerait nature et fonction : c'est clairement une qualification relative à la nature d'un groupe de mots, bien distincte des fonctions éventuelles de ce groupe.

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

"C'est quoi, le couloir de la chimie ?
Ecrit par : catmano | 19 avril 2008"

Pour être honnête, je me le demande aussi !

Dire que ces programmes sont enseignés par des professeurs dont les deux tiers ont soit une licence de lettres, soit une licence d'histoire !

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

Le couloir de la chimie c'est le début de la vallée du Rhône depuis Lyon qui concentre un paquet d'entreprises Seveso 2.

Écrit par : Zorglub | 19 avril 2008

" La substitution de l'ORL à la grammaire a rendu presque impossible un enseignement sérieux du latin."

Tout à fait. C'est la raison pour laquelle, en première, je m'arrachais métaphoriquement les cheveux devant des élèves incapables d'analyser une phrase simple, et même de restituer correctement un mot à mot précédemment expliqué en détail.

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 avril 2008

Bon sang, mais c'est bien sûr ! Et j'habite à deux pas, en plus ! Enfin, trois.

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

Jérémy
nous voilà en effet réconciliés avec le GN.
Pour ce qui me concerne, le GN ne me pose pas de gros problèmes , ce qui me posait un gros problème , c'est que mes enfants se sont embrouillé la tête à l'âge de 8 ou 9 ans alors qu'ils ne savaient même pas repérer un verbe dans la phrase. Nous sommes donc bien d'accord !
Bien qu'en y réfléchissant, ce n'est pas très clair pour moi !quelle est la définition d'un GN ?
Je me souviens de celle donnée à mes enfants et qui faisait 8 lignes.
"la plus belle fille du monde" c'est un GN ou non ? pourtant il y a 2 noms !
Le sujet de "la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a " , c'est "la plus belle fille du monde " ou "la plus belle fille" ou encore "la fille" ? Au fond, qu'est-ce cela change ? On a bien compris qui était le sujet !

Ce qui me gêne là-dedans, c'est l'ambiguïté. Dans la tête d'élèves de primaires, rien de tel pour tout embrouiller !

Mouron rouge
pour moi, quand je dis que le GN mêle nature et fonction , c'est parce que le GN n'a d'existence que dans une phrase et de là il a une fonction. Alors que le mot existe intrinsèquement. Pomme est un nom commun féminin et je peux le trouver dans le dictionnaire; "le petit chat" , non.
Mais je veux bien admettre qu'à un certain niveau, le GN puisse apporter une notion supplémentaire et utile. D'accord donc avec vous pour dire que l'assimilation préalable des notions de base est indispensable.

Écrit par : Florence | 19 avril 2008

@ Robin

Vous dites avoir voulu discuter avec moi, mais vos commentaires impliquent des insinuations nauséabondes. Un chinois qui maîtrise un peu bien le français, c'est forcément un agent de l'ambassade de Chine. D'où votre emploi du mot "propagande" qui est très drôle. Bien sûr, ce n'est pas le lieu d'envoyer les commentaires sur la Chine, mais votre mauvaise foi m'a donné le goût de poursuivre dans la mauvaise foi. Appelons un chat un chat. En réalité, votre façon de discussion ne fait qu'illustrer la fable de La Fontaine " Le renard et les raisins verts". Vous la connaissez, vous qui êtes apparemment enseignant ? Pendant que vous y êtes, enseignez aussi à vos élèves " la grenouille et le bœuf " !

Si je n’ai pas répondu sur les évènements de Tian Nan Men et les emprisonnements de démocrates, c'est à cause de la dimension politique. On ne peut que déplorer les tirs à balles réelles sur les manifestants en 1989. Mais, le point de vue des médias occidentaux sur ces évènements est tout aussi déplorable, cynique et manipulateur. Les Occidentaux ont toujours manipulé les démocrates chinois, dans le seul but de faire éclater la Chine comme l'URSS. Pour l'Occident, les manifestations de 1989 sont interprétées comme un rejet du régime chinois. C'est une interprétation réductrice. Les révoltés, eux-mêmes, avaient protesté contre cette interprétation, en expliquant qu’ils leur avaient nuit parce que ce que les médias occidentaux rapportaient ne correspondait pas à ce pourquoi ils se battaient. Vous pouvez consultez cet article de MArie-Claire Bergere : http://www.persee.fr/showPage.do?urn=xxs_0294-1759_1990_num_27_1_2257 et cet interview d'un dissident chinois : http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/article.php3?id_article=42 . Il faut savoir que les démocrates chinois ne se battaient plus pour la démocratie. Certains d'entre eux sont devenus plus corrompus que certains mafieux. Le monde est plus complexe que ce que vous pensez. Il faudrait peut-être arrêter de croire que la France est le centre du monde, que 'est le pays des droits de l'homme. C'est plutôt le pays des doigts de l'homme, en particulier le majeur. Ce qui se passe au Rwanda et en Afrique ne fait pas honneur non plus aux Français. On peut faire un parallèle entre le monde d'aujourd'hui et le monde grec : la forte croyance en la démocratie chez les Grecs les a emmenés à faire les guerres préventives un peu partout, mais c'est aussi de là que le miracle grec cesse.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 19 avril 2008

Ah ben comme ça au moins les élèves sauront situer le Rhône.

Sauf si le professeur préfère les inondations du Bangladesh ou les risques climatiques à la Réunion.

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

Cher M. Contre-la-campagne-antichinoise, pourriez-vous m'éclairer sur les points suivants du programme de LP :

- Le cinéma en Asie
- La Chine littorale
- Énergie et développement durable en Chine

Il est à noter d'ailleurs que pour les élèves du Lycée Professionnel, la Chine a une géographie culturelle, énergétique et littorale (enfin, si leurs professeurs choisissent l'une des 3 situations qui concernent la Chine sur les 36 du programme de géo parmi lesquelles les professeurs doivent en choisir 12). En revanche, pour ces mêmes élèves, la Chine n'a pas d'histoire, puisque tout au long de leurs trois années d'enseignement, ils n'entendront jamais parler de Mao.

Ah, ce sont des programmes réussis !

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

Le jeu Akinator est drôle, mais déroutant : à une amie qui pensait "Pétain", le logiviel a répondu "De Gaulle" - no comment !

Ecrit par : Abraxas | 19 avril 2008

C'était Cadichon ?

Écrit par : Victor | 19 avril 2008

Victor a pensé Fidel et il a eu Guevara !

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

Victor a pensé Fidel et il a eu Guevara !

Ecrit par : Un observateur | 19 avril 2008

Pour que ça marche, il faut une opposition ! A moins que votre trotskysme refoulé soit dans le vrai... compañera de mi vida.

Écrit par : Victor | 19 avril 2008

@ Florence
Il faut hiérarchiser!
"la plus belle fille du monde" contient bien deux noms, mais le nom fille est le noyau, l'autre nom le complète. Vous pouvez supprimer le second "la plus belle fille" ne peut etc. sans nuire au sens et à la correction. L'inverse n'est pas possible "du (ou le) monde ne peut donner que ce qu'elle a est incorrect.
Si vous remplacez le sujet par un pronom personnel, c'est "elle", et non "il".

Je prends un autre exemple, plus simple :" La voiture de mon jeune frère" est tombée en panne : il y a bien deux noms dans ce groupe nominal, mais le second n'est pas le noyau
Je décompose ainsi
la voiture (de mon jeune frère)
Nom principal : voiture, précédé de l'article défini la
complété par un autre groupe nominal prépositionnel, qui a pour fonction "complément du nom voiture""
Je décompose maintenant ce GN complément de nom:
(de) préposition unissant le CDN au nom "voiture"
mon, adjectif possessif; jeune ,adjectif qualificatif épithète de frère. frère, nom .
Je préconisais, en Grammaire comme en maths, l'emploi de crochets et de parenthèses permettant de hiérarchiser.
Autre remarque, dans le dictionnaire, les noms ne sont pas actualisés. Ils figurent sans déterminants, et les verbes ne sont pas non plus conjugués, ils figurent à l'infinitif. En revanche, il est utile de dire aux enfants que dans un dictionnaire, on trouve la nature des mots, et jamais leur fonction.

Écrit par : mouron rouge | 19 avril 2008

@ Florence
Il faut hiérarchiser!
"la plus belle fille du monde" contient bien deux noms, mais le nom fille est le noyau, l'autre nom le complète. Vous pouvez supprimer le second "la plus belle fille" ne peut etc. sans nuire au sens et à la correction. L'inverse n'est pas possible "du (ou le) monde ne peut donner que ce qu'elle a est incorrect.
Si vous remplacez le sujet par un pronom personnel, c'est "elle", et non "il".

Je prends un autre exemple, plus simple :" La voiture de mon jeune frère" est tombée en panne : il y a bien deux noms dans ce groupe nominal, mais le second n'est pas le noyau
Je décompose ainsi
la voiture (de mon jeune frère)
Nom principal : voiture, précédé de l'article défini la
complété par un autre groupe nominal prépositionnel, qui a pour fonction "complément du nom voiture""
Je décompose maintenant ce GN complément de nom:
(de) préposition unissant le CDN au nom "voiture"
mon, adjectif possessif; jeune ,adjectif qualificatif épithète de frère. frère, nom .
Je préconisais, en Grammaire comme en maths, l'emploi de crochets et de parenthèses permettant de hiérarchiser.
Autre remarque, dans le dictionnaire, les noms ne sont pas actualisés. Ils figurent sans déterminants, et les verbes ne sont pas non plus conjugués, ils figurent à l'infinitif. En revanche, il est utile de dire aux enfants que dans un dictionnaire, on trouve la nature des mots, et jamais leur fonction.

Écrit par : mouron rouge | 19 avril 2008

mouron rouge
merci d'avoir décortiqué tout ça pour moi.
Dans mon "bon vieux" temps, on disait que "la fille" était le sujet, puisque "la fille" répondait à la question "qui peut ?"ce qui implicitement voulait dire que le mot principal était bien "fille" et pas "monde". on savait donc vite fait à quelle personne il fallait conjuguer le verbe.
NB 1: quand mes enfants ont appris le GN , il n'était pas question de noyau mais de nom. En revanche le GN est devenu très vite le GNS, ce qui explique pourquoi j'ai dit que le GN mêlait nature et fonction.
NB 2 : nous sommes nombreux à avoir appris le français sans le GN et visiblement, nous nous en sortons au moins aussi bien !

Écrit par : Florence | 19 avril 2008

@ Jérémy

Je ne sais pas quoi penser du programme de LP : "le cinéma en Asie; la Chine littorale; énergie et développement durable en Chine". Les dirigeants français ont souvent des idées tordues. En 2005, Azouz Begag a proposé l'apprentissage massif du chinois dans les quartiers pauvres. Jusqu'à présent, le chinois est considéré comme une langue rare qui n'intéresse que les habitants de centre ville. Depuis, certaines académies proposent de délocaliser l'enseignement du chinois dans les établissements en difficulté pour attirer ce public. Mais il y a là un paradoxe. Alors que l'enseignement du chinois est de plus en plus demandé, la place de la Chine en tant que civilisation ne cesse de diminuer. La Chine est aujourd'hui inexistence dans toutes les disciplines enseignés dans le secondaire. On ne parle de la Chine qu'en géographie et uniquement sous l'angle économique, jamais en tant que civilisation. On peut même trouver des erreurs. Par exemple dans certains livres du collège, il est marqué que le confucianisme est une religion. Pourtant, il y a de la matière puisque nous possédons de nombreux ouvrage de Jésuites, d'écrivains et de philosophes. Dans toutes les disciplines, on peut faire un lien avec la Chine : philosophie (Voltaire, Leibniz, étudier la voie du communisme chinois), littérature, mathématiques (étudier le boulier), science physique (étude de la boussole et inventions diverses), etc. Jusqu'aux années 80, l'histoire de la Chine a été enseigné en France. On étudiait en détail les grands évènements de la Chine contemporaine : Sun Yatsen, Tchang Kaï-Chek, la Longue Marche, la guerre civile, proclamation de la République populaire, les Cent Fleurs, la Révolution culturelle. Dans les années 60, un chapitre avait été consacré à la civilisation chinoise. Plus rien de tout ça aujourd'hui...

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 19 avril 2008

Eh ! M'sieur "contre la campagne anti-chinoise", si tu allais jouer les trolls chez Meirieu ?

Écrit par : Pour la campagne anti-chinoise | 19 avril 2008

Je ne sais pas qui a mis le tout dernier message, mais je trouve que la conversation de "Contre la campagne anti-chinoise" est pleine d'intérêt.
"La place de la civilisation chinoise dans l'enseignement primaire et secondaire français depuis 1970" - ce serait un beau sujet de thèse en "sciences de l'éducation", si ces sciences étaient un tant soit peu fondées et sérieuses.

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

Germaine Tillion est morte, deux jours après Aimé Césaire.... morts tous les deux de chagrin, sans doute devant l'insignifiance devenue morale de société. De TILLION A FILLON, quelle décrépitude!!!!!! De Drieu à Meirieu quelle permanence!!!!!.....Germaine Tillon, outre l’immensité de son engagement dans la Résistance, elle fut chef du Réseau du Musée de l’Homme aprés les exécutions de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et de Paul Hauet et fut aussi une des femmes les plus courageuses de la guerre d’Algérie. Je me souviens d’une émission avec elle où elle racontait ses visites à Yacef Saadi, l’un des dirigeants de l’ALN dans la Kasbah… Elle fit tout ce qui était possible pour convaincre Saadi de suspendre les attentats qui minaient ALger. Mais le gouvernement français guillotina des terroristers prisonniers sous la pression de l’Armée et tout fit naufrage.
Germaine Tillon, une âme sans tache. Une grande parmi les grands. N’en reste plus beaucoup…. (y a qu’à voir ici, les cloportes qui de temps en temps viennent polluer les pixels)

Respect à elle. Je vais réciter un kaddish pour elle . Et pour Aimé Césaire.

Nul doute que les quelques cloportes droiteux qui sévissent ici se réjouiront de la mort de ces deux bolchéviques.....


Ah oui, histoire d'en rajouter une louche,Germaine Tillion, fut dénoncée par un cureton , Robert Alesch, une ordure. Elle fut déportée à Ravensbrück avec sa mère qui la soutint dans une sorte de passion fusionnelle et salvatrice. C’est un cureton Robert Alesch, un collabo notoire, eh oui, mes petits messieurs de droite, un bon catho, bien baptisé, mais quand on gratte un peu sous la croûte ecclésiale, on en découvre, des saloperies, un cureton, donc, qui la dénonça. Cette ordure fut fusillé en 1949 au fort de Montrouge. Une merde en moins…
Alors, évidemment, ça laisse songeur ,et ça redonne à l’ami Bernanos une virginité certaine….Tiens petite précision, ce rat était appointé à 12000 francs par mois par les nazis. (salaire d’un Oberleutnant der Wehrmacht). Il était chargé de la jouer fine, regards éplorés et mains jointes,plein d’onctuosité ,comme seuls ces porcs sont capables d’en faire montre, obséquiosité rondouillarde et derrière la façade, une pestilence inouïe, pour infiltrer les réseaux de résistance, et en particulier les réseaux de jeunes. On le soupçonne, en particulier, entre autres saloperies, d’avoir livré à la Gestapo les Elèves du Lycée Buffon…charmant!!!!!

GRACQ
CESAIRE
TILLION.....

MEIRIEU?????

Écrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2008

La phrase: "encore quelques années de recherches en neurologie et en histologie moléculaire et les théories des sciences de l'éducation vont être complètement démolies par la science" évoque une prédiction semblable faite par Pavlov Ivan Pétrovitch. Lui aussi était convaincu qu'un jour ou l'autre les sciences neuro-biologiques découvriraient et expliqueraient le secret des faits humains et qu'elles contribueraient à forger l'homme soviétique nouveau. Avec le succès qu'on sait!

Et ne parlons pas des convictions biologénocidaires des nazis qui recoururent eux aussi aux sciences biologiques de la même époque pour justifier 'l'éradication" des juifs.

Les sciences dures peuvent très bien servir de support à des politiques et des pratiques scientistes, la science dans ce cas là se substituant à la religion pour fonder les normes.

La réponse pleine de bon sens et de raison faite par catmano à la question, la connaissance de la logique de l'enfant (en supposant qu'elle existe) aide-t-elle ou pire, fonde-t-elle la pédagogie, me paraît cent fois plus crédible.

Ecrit par : marigot | 19 avril 2008

Merci de ne pas confondre instruction et education. Je parlais d'instruction, ce qui n'a rien à voir avec le monde "sensible" de l'éducation sensu lato.

Écrit par : dobolino | 19 avril 2008

Pour que ça marche, il faut une opposition ! A moins que votre trotskysme refoulé soit dans le vrai... compañera de mi vida.

Ecrit par : Victor | 19 avril 2008

Vous ne croyez pas si bien dire , compañero comandante !
L'unica battaglia che ho perso è stata quella che ho avuto paura di combattere .
http://fr.youtube.com/watch?v=SPBI4I4rBN8

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

Respect à elle. Je vais réciter un kaddish pour elle . Et pour Aimé Césaire.

Nul doute que les quelques cloportes droiteux qui sévissent ici se réjouiront de la mort de ces deux bolchéviques.....

ça, c'est de trop, vous allez faire croire que le blog est une secte de gauchistes intolérants mais qui prêchent la tolérance bien sûr, c'est dommage !

Écrit par : ségolène | 19 avril 2008

Pour les amateurs de chats, petits, gros, de gouttière ou à pedigree, que leurs maîtres ont récupérés dans une poubelle dont le couvercle était ouvert dégageant ainsi une forte odeur sous le doux soleil d'avril (on y croit très fort), mais qui, de toute façon, restent l'unique sujet du verbe jouer, commentaire des programmes 2008 pour l'école élémentaire. Merci à Rachel Boutonnet et Julien Lachièze.
http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/CritiqueGrammaire2008.pdf

Ecrit par : catmano | 18 avril 2008

Après avoir lu ce lien, je l'ai imprimé pour le porter à une institutrice retraitée qui assure du soutien péri-scolaire bénévole. Comme, sur mon chemin, j'ai croisé une jeune fille en hypokhâgne cette année, je le lui ai fait lire.
Elle a appris cette année de façon tangible la plupart des notions de grammaire évoquées dans le texte.
Elle m'a aussi dit qu'à l'arrivée en hypokhâgne, leurs professeurs les avaient priés de faire un trait sur les notions et méthodes de travail acquises antérieurement et que c'était un très bon conseil car elle découvrait cette année ce que signifiait "apprendre"!
Vous l'avez lu ce texte? Ou faut-il vous le copier-coller ici?

Écrit par : dobolino | 19 avril 2008

Pour Germaine Tillion et tous les autres :



http://fr.youtube.com/watch?v=Uc1ykcSk4J8&feature=related

Écrit par : ségolène | 19 avril 2008

On est vraiment passé de Tillion à Fillon et à fion....au vu de ce que ça intéresse des gens censés représenter l'enseignement démocratique et cultivé....De même, à une autre échellle, ici, le tabassage d'une de nos collègues à Pessac, par une mère dézinguée...a l'air de motiver les masses....
Bonne léthargie pédago....

Écrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2008

Je ne sais pas qui a mis le tout dernier message, mais je trouve que la conversation de "Contre la campagne anti-chinoise" est pleine d'intérêt.

"Contre la campagne antichinoise" (pourquoi ne signez-vous plus de votre nom ?).

Autant votre avant-dernier post m'a profondément agacé (les étudiants de la place Tien An Men qui manifestaient pour la démocratie ne seraient pas, d'après vous, des démocrates et les "survivants" (puisque vous admettez les tirs à balle réelle) sont devenus des mafiosi (!)

Que voulez-vous répondre à cela. Nous connaissons ce genre de rhétorique; elle a été et est encore malheureusement employé par tous les régimes totalitaires (pas seulement communistes) pour disqualifier les opposants.

Je ne voulais pas répondre non plus à la "Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf" je suppose que je suis la grenouille (ou peut-être la France) et vous (ou la Chine) le boeuf...ce sont des enfantillages de cour de récréation.

A propos de la Grèce d'où "nous" provenons intellectuellement et spirituellement, en partie du moins, le dialogue socratique qui est à l'origine de la notion de dialogue, est une démarche qui suppose la bonne foi et la recherche en commun de la vérité.

Ce n'est pas, me semble-t-il, ce que vous entendez par dialogue et je n'ai pas envie de continuer à dialoguer de cette façon.

Ceci dit, j'ai trouvé votre dernier post beaucoup plus intéressant et je suis d'accord avec vous sur la méconnaissance de la culture chinoise (merci de reconnaître l'action positive des disciples de saint Ignace de Loyola) et sur la nécessité de développer dans les écoles l'enseignement de l'Histoire et de la Civilisation chinoise.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

De même, à une autre échellle, ici, le tabassage d'une de nos collègues à Pessac, par une mère dézinguée...a l'air de motiver les masses....
Bonne léthargie pédago....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2008
D'accord avec vous, tout le monde a l'air de s'en foutre, j'avais mis le lien hier, mais...black out. Ici, c'est comme dans la salle des profs, un qui gueule et les autres qui regardent par la fenêtre . Et c'est cette inertie qui nous a valu les pédagos ! On a ce qu'on mérite !

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

Ein Partizanenlied beaucoup moins connu et très poétique de Hirsh Glick en yiddish (et traduit en français), en hommage à la camarade Germaine Tillon:

http://www.chambre-claire.com/PAROLES/Partzanenlied.htm

Écrit par : buntovchik | 19 avril 2008

Juste un petit truc : le GN-GV (ou SN-SV), surtout avec des arborescences, c'est pas Ferdinand qui a inventé ça, c'est moi. Faut pas confondre structuralisme et grammaire générative.

Écrit par : Noam | 19 avril 2008

Un site sympa sur le monde des instits avec de chouettes illustrations...à voir si ce n'est déjà fait.

http://jacques.risso.free.fr/allegro/manontroppo01.htm

Écrit par : Guillaume | 19 avril 2008

Les évaluations GS/CP ! Un grand moment ! Je suis désolée de faire encore une fois ma pédago au milieu des soubresauts du monde, mais il faut aller cliquer sur le lien proposé par Guillaume et ne pas résister au plaisir de clique sur "le premier" à l'endroit suivant :
"Des tests qui laissent rêveur.
il y aurait beaucoup à dire aussi sur la pertinence
des épreuves proposées aux bambins de six ans...
Un exemple au hasard : le premier. "

C'est l'exercice que ma collègue de maternelle et moi-même avions baptisé "L'art d'être au four et au moulin et de battre le battre le beurre en même temps."
Encore une fois toutes mes excuses de pédagomaniaque.

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

En page 41, les évaluations CM2, c'est pas triste non plus...

Écrit par : Guillaume | 19 avril 2008

Jérémy, à votre avis, comment les enfants allemands, qui ne savent ni lire ni écrire, ont-ils compris qu'il y avait des déclinaisons? mimétisme, correction..

maintenant, les gosses qui apprennent l'allemand seulement en classe, (à la maison on parle turc) ils font comme dit Florence on leur explique et ils apprennent par coeur des tableaux.Ils sont plus grands, ils ont appris par la syllabique et en avant Lisette...
on répète, on corrige, on va du simple au compliqué on construit brique par brique et non de bric et de broc.

Écrit par : Cadichon | 19 avril 2008

"Jérémy, à votre avis, comment les enfants allemands, qui ne savent ni lire ni écrire, ont-ils compris qu'il y avait des déclinaisons? "

J'étais content de ne pas avoir eu cette remarque débile lorsque j'ai parlé des langues, et vous n'avez pas pu vous empêcher de la placer finalement. Bien sûr qu'une langue maternelle, ça ne s'apprend pas par tableaux de déclinaisons. Mais il se trouve qu'une langue étrangère, tout le monde n'a pas les moyens d'aller l'apprendre à 4, 6 ou 8 ans dans un pays étranger. A ce compte-là, on devrait apprendre le latin comme Montaigne et le grec comme d'Aubigné.



Sinon, pour les gens sérieux qui parlent à juste titre de l'institutrice frappée par une mère d'élève, je singalerais des cas de violences scolaires, commis par les parents ou par les élèves, on en a repris plein ici, j'en ai signalé plein moi-même, et malheureusement c'est l'arbre qui cache la forêt : vous croyez peut-être qu'il n'y a qu'une instit' qui se soit fait frapper en France en l'espace d'un an ?

L'article du Monde cité par Anne-Marie n'a pas suscité beaucoup de réactions non plus, alors qu'il est tout aussi représentatif que le tabassage de la collègue. En voici un extrait ci-dessous.

Alors venir nous faire la leçon sur le fait qu'on parle des programmes, c'est l'hôpital qui se fout de la charité.
"L'Education Nationale, ou comment se tirer dessus entre partisans d'une même cause."

Extrait du Monde posté par Anne-Marie Vallette il y a deux jours :

Scène ordinaire en Seine-Saint-Denis

Ce jour-là, la situation dégénère. Avec des poubelles, des jeunes tentent d'enfoncer le portail. Puis ils jettent dans la cour de récréation des bouteilles contenant de l'acide et de l'aluminium - un mélange explosif dont la recette circule sur Internet. "Deux bouteilles ont explosé. Ça a fait un bruit énorme et de la fumée blanche", raconte un enseignant. Profitant de la confusion, les assaillants montent à l'étage, jettent des oeufs dans les salles de classe. En plein cours. Devant des collégiens médusés et effrayés.

"Ils portaient des capuches mais on en a reconnu une partie : la plupart étaient d'anciens élèves, exclus définitivement de l'établissement", témoigne une enseignante, Alexandra Bonvalot. Les professeurs choisissent de "débrayer" et de réunir les élèves dans la cour. Préviennent les parents. Un professeur de français, Emmanuel Tridant, 38 ans, propose de faire réagir les collégiens en leur demandant d'écrire à l'inspecteur d'académie.

Le lendemain matin, les adolescents livrent une parole brute, qui dépasse l'épisode violent de la veille. Fatima, une élève de 3e, dit avoir très peur. "Heuresement que l'année prochainne je ne serai plus la. Ma soeur si et sa m'inquiette car c'est pas la première fois que sa arrive. Il y a toujours des bagarres, du rackettage (...)." Nora, une 3e souvent absentéiste, décrit sa vision très sombre de l'établissement. "Des anciens élèves du collège rentre dans le collège en vélo pour faire le bordel, l'année dernière ils ont brûlés la segpa (la cage d'escalier de la section d'enseignement adapté avait été détruite)."

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

Erratum : "je signalerais que, des cas de violences scolaires, commis par les parents ou par les élèves, on en a repris plein ici, j'en ai signalé plein moi-même, et malheureusement c'est toujours l'arbre qui cache la forêt : vous croyez peut-être qu'il n'y a qu'une instit' qui se soit fait frapper en France en l'espace d'un an ?

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

maintenant, les gosses qui apprennent l'allemand seulement en classe, (à la maison on parle turc)
Ecrit par : Cadichon | 19 avril 2008


Raaaaaciiiiiste !!!!! :-)))))))

Écrit par : Un observateur | 19 avril 2008

MàC
C'est bien de voiloir secouer la léthargie, mais ne soyez pas injuste !

Il a été rendu ici hommage à Aimé Césaire, par Hervé en particulier.

Germaine Tillon, déportée à Ravensbrück avec Geneviève Anthonioz de Gaulle et Aimé Césaire faisaient partie des cinq ou six personnes vivantes que j'admirais et que j'aimais et qui m'aidaient à tenir spirituellement le coup, surtout depuis la mort de mon ami le père Serge de Beaurecueil ("Mes enfants de Kaboul").

D'autre part, je vous rappelle que Geneviève de Gaulle était chrétienne, ce qui ne l'a pas empêchée d'être une résistante et si Germaine Tillon a été livrée par un prêtre indigne, tous les prêtres et tous les chrétiens, catholiques et protestants, n'ont pas été indignes (je pense à l'abbé Pierre, à Edmond Michelet, déporté, ministre du général de Gaulle, au père Kolb, mort à Auschwitz en prenant volontairement la place d'un père de famille, à Dietrich Boenhoffer, à Alfred Stanke, le "franciscain de Bourges" et à tant d'autres, tant catholiques que protestants.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

faisaient partie des cinq ou six personnes vivantes que j'admirais

Pourquoi "faisaient" ? Ce n'est pas parce qu'elle sont décédés que je ne continue pas à les admirer et à les aimer. L'amour véritable de meurt jamais.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

uste un petit truc : le GN-GV (ou SN-SV), surtout avec des arborescences, c'est pas Ferdinand qui a inventé ça, c'est moi. Faut pas confondre structuralisme et grammaire générative.

Ecrit par : Noam | 19 avril 2008

Il ne manquait plus que l'esprit de Monsieur Chomsky sur ce blog.

"Esprit, es-tu là ?"

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

" Quoi qu'il arrive, la flamme de la Résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. "

Charles de Gaulle, 18 juin 1940

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Je ne résiste pas au plaisir de faire un somptueux copié-collé.

Anne-Marie.

Commentaire du programme de grammaire et d’orthographe 2008


Après une longue période de déliquescence de l’enseignement de la grammaire à l’école primaire, ce programme, dont le plus grand mérite est d’en être un, marque incontestablement un tournant.

À la différence des programmes de 2002, les différents niveaux sont ici balisés et chaque notion nouvelle précisée. Ce recentrage sur les contenus évite de se perdre dans le flou des cycles. Il préserve la liberté des maîtres : les connaissances à enseigner sont clairement établies, mais les démarches ne sont plus imposées.

La progression grammaticale cesse d’être subordonnée aux besoins ponctuels des « productions d’écrits » ou des « projets » obligatoires. On rompt aussi avec le saupoudrage pernicieux de l’ORL, cette grammaire d’occasions, source de nombreuses confusions.

Le changement de cap, du moins dans l’orientation générale, est donc bien réel. Vrai programme, objectifs précis : l’étude de la grammaire peut enfin prétendre recouvrer sa cohérence.
On attend à nouveau des élèves qu’ils apprennent leur langue et qu’ils sachent l’écrire. Les auteurs précisent ainsi à de nombreuses reprises que ceux-ci doivent, quand ils écrivent, « respecter les règles », « écrire sans erreur », « orthographier sans erreur », « accorder sans erreur », etc. Cette insistance un peu lourde trahirait-elle la crainte de n’être pas compris ? Il est vrai qu’il y a une pente à remonter. Les maîtres d’école, poussés dans cette voie par les textes officiels, ont trop souvent laissé de côté l’étude systématique de la langue, comme si les règles de grammaire et d’orthographe pouvaient miraculeusement « émerger » de la seule pratique de la « production d’écrits ». Résultat, l’incorrection est devenue norme, et les écrits « produits » incompréhensibles. On saluera donc comme un bienfait la disparition du petit monde enchanté de « l’observation des chaînes d’accord » et de « l’observation des règles d’engendrement des temps des verbes ». Préparés par l’étude explicite des principales natures : nom, verbe, article, adjectif qualificatif, les accords sont exigibles et exigés : celui de l’adjectif et de l’article avec le nom ; celui du verbe avec son sujet. Les différents cas de formation des féminins et pluriels des noms et des adjectifs sont recensés avec clarté. Des conjugaisons définies sont à étudier et à appliquer à l’écrit. L’inventaire des confusions possibles – terminaisons verbales et homophones grammaticaux –, démultipliées par la superficialité de l’ORL, est même dressé.

Précis et exigeants, ces programmes sont en outre marqués par un réel souci de progressivité.
Par exemple, les différentes natures regroupées sous le terme « déterminants » y sont étudiées progressivement, alors que cette classe composite donnait lieu jusqu’à maintenant à un enseignement indifférencié de toutes les natures qu’elle regroupe . Ainsi, l’article – qui n’est pas appelé « déterminant article » – est enseigné en CP et CE1, les « déterminants » possessifs en CE2, les « déterminants » démonstratifs et indéfinis en CM1 et les « déterminants » interrogatifs et exclamatifs en CM2.

L’étude du complément du nom, en CE2, précède l’introduction de la proposition subordonnée relative en CM1. C’est une rupture avec l’enseignement des notions troubles d’ « expansions du nom » ou « de la phrase » qui, dans les programmes précédents, noyaient dans un ensemble vague l’adjectif, le complément du nom et la proposition subordonnée relative.

L’analyse des propositions est répartie de la façon suivante : la coordination, la juxtaposition et la proposition subordonnée relative sont vues en CM1 ; la proposition subordonnée conjonctive en CM2.
Soit dit en passant, on comprend l’hostilité manifestée à l’égard de ces programmes par ceux qui, depuis des décennies, vantent les vertus grammaticales des « découvertes autonomes » et des « compétences transversales » ou « citoyennes ». Au moins pourraient-ils avoir la retenue de ne pas fuir leurs responsabilités dans un fallacieux « Nous l’avons toujours fait ! » Doit-on leur rappeler que leur refus d’enseigner les éléments, c’est-à-dire, à l’école élémentaire, d’enseigner quoi que ce soit, a fait la prospérité de l’industrie du soutien scolaire ? Jolie conquête démocratique : faire payer - à ceux qui le peuvent – les connaissances que l’école gratuite ne délivre plus.

Attendus donc, et salutaires, ces programmes ne rejettent pourtant pas, loin s’en faut, toutes les marottes pédagogistes.
On peut tout d’abord noter la litanie des infinitifs : « repérer, identifier, comprendre, mémoriser, utiliser, distinguer » ; injonctions creuses dont le seul mérite est d’éviter le mot tabou de « connaissances ». La manie constructiviste de l’« approche » des notions – aux dépens de leur étude explicite – conserve aussi quelques droits vigoureux.

Ainsi, la « notion de circonstance » n’est qu’ « approchée » en CE1, puis encore en CE2, les élèves devant seulement « savoir répondre oralement aux questions où ?, quand ?, pourquoi ?, comment ? ». L’étude de la circonstance n’est formalisée qu’en CM1, où sont enfin étudiés les compléments circonstanciels de lieu, de temps, de cause et de manière. De même, l’adverbe est-il seulement « manipulé » – aveuglément – en CE1, puis en CE2, avant d’être enfin étudié en CM1. C’est également par la manipulation seule qu’il est prévu d’aborder « la coordination par et, ni, ou, mais entre des mots ou des phrases simples ; par car, donc entre des phrases simples » en CE2, alors que la coordination et la juxtaposition ne seront formellement étudiées qu’en CM1.

Vestiges d’un enseignement par « construction autonome », qui élude les connaissances et prédit son propre échec, deux lignes d’orthographe s’enorgueillissent du défaitiste « en cours d’acquisition » : le pluriel des noms en -au et en -ail en CM1 ; la distinction leur/leurs en CM2.

On s’étonne ensuite du fait que le travail sur « la correspondance entre lettres et sons » reste au programme d’orthographe jusqu’en CE2. La capacité à écrire phonétiquement sans erreur devrait être une affaire réglée en fin de CP. Sans doute est-elle encore requise au CE2 ; elle l’est même au baccalauréat : devrait-on alors l’inscrire au programme de terminale ?

Cette anomalie programmatique résulte d’une hégémonie d’autant plus prégnante qu’elle fait l’objet d’un déni complet, celle des méthodes semi-idéovisuelles dissociant écriture et lecture.

Certes, le terme de « voie directe », qui faisait une obligation de la reconnaissance des mots, en occultant la valeur sonore des lettres, a été évacué. Mais il revient ici par la fenêtre dans une liste de « mots-outils » dont la fréquence est réputée valoir dispense de déchiffrage et permettre l’écriture « globale », sans relation entre ce qui est écrit et les sons transcrits. Fallait-il encourager les instituteurs, devenus malgré eux, après des années de propagande, les Messieurs Jourdain de ces méthodes désastreuses, à persévérer dans l’erreur.

Cet objectif – « la correspondance entre lettres et sons » –, décidément présenté comme un graal, est pourtant aisément atteint par un apprentissage simultané de l’écriture et de la lecture. Plutôt que de chercher à corriger des insuffisances provoquées par des instructions absurdes, les programmes feraient mieux, tout en laissant une entière liberté dans le choix des méthodes, de se contenter d’exiger de tous les élèves en fin de CP l’écriture correcte de tout mot régulier : coquille, écureuil, tailleur, guirlande, musique, classe, ….
En dépit de l’effort de progressivité, la conservation du terme « déterminant » est problématique. Cette « classe » rassemble en effet sous une fonction commune plusieurs natures différentes, et non, justement, UNE nature. Son utilisation entraîne chez les élèves une confusion nocive et durable, tous les mots adjoints au nom – quand ce ne sont pas tous les « petits mots » précédant le nom – devenant indistinctement pour eux des « déterminants ».

Placé alternativement dans les natures et les fonctions, le mot « déterminant » entretient la confusion entre ces deux notions que l’on veut à juste titre faire distinguer. « Nature : déterminant ; fonction : détermine » : cette incohérence contrevient aux exigences de clarté en principe de rigueur à l’école primaire ; cela devrait suffire à en faire écarter l’usage à ce niveau.

Également contradictoire avec l’ambition annoncée de faire identifier les différentes natures et d’établir une distinction précise entre nature et fonction, on trouve encore dans ces programmes les « mots de liaison », fourre-tout où s’empilent conjonctions de coordination et de subordination, pronoms relatifs et adverbes.

Le groupe nominal est introduit au CE1. Certes, ces programmes attirent l’attention sur les éléments du groupe du nom, leur nature et leur fonction, mais il est regrettable qu’ils laissent entendre que la notion de groupe pourrait être enseignée avant l’étude de ses composants, surtout quand on sait à quel point les pratiques « groupistes » sont enracinées.
La distinction « fonctionnelle » entre « compléments essentiels » et « compléments circonstanciels » subsiste d’ailleurs en CM2. Retour déguisé du « groupe verbal » dont le « complément essentiel » est constitutif ? Introduit en primaire, le groupe verbal, lui-même peuplé de « GN » et de « GV », dissout natures et fonctions. Quant aux opérations formelles de déplacement et de suppression, elles diluent les spécificités des compléments du verbe.
Outre ces concessions aux instructions antérieures, quelques bévues sont à relever.

La déroute de l’orthographe doit-elle encourager à piocher sans discernement dans le premier catalogue mécaniste venu ? On trouve dans les homophones grammaticaux du CM1 le traitement de : ce/se ; c’/s’ (c’est/s’est ; s’était/c’était). Et cela, sans la moindre mention des verbes pronominaux qui impliquent pourtant de sérieuses subtilités. Par suite – Bled en main ? – les rédacteurs dispersent, au petit bonheur, du CE1 au CM2, les diverses leçons d’orthographe lexicale et d’usage. Bien sûr, celles-ci doivent être reprises et complétées chaque année. Mais elles sont ici alignées dans un ordre souvent hasardeux, et la gradation des difficultés y est aléatoire. À quoi rime le malheureux « h aspiré », échoué en CM2 ? La coupe syllabique en fin de ligne, qui devrait être acquise en début de CE1, n’apparaît – au grand soulagement des professeurs de collège –, qu’en CM2 également.

C’est à peine si l’on trouve trace, ou très tardivement, en CM1, de l’étude des noms masculins et féminins en -ail, -eil, -euil, et des noms féminins en -ée, -té, -tié, ou portant un « e » muet. Privée de cette matière, l’étude abstraite du genre des noms, placée en CE1, ne peut guère avoir d’effet en orthographe.
À titre de comparaison, rappelons la progression méthodique d’un Berthou CE1 qui étudie les noms en -ie, -ue, -oue, -oir/-oire, -eur, -ail, -euil, -eil, etc ; ou encore, toujours en CE1, les mots en acc-, app-, aff-, eff-, off- ici relégués en CM2, donne des règles mnémotechniques et cite les exceptions qui renforcent l’apprentissage des régularités.

Nous soulignions en commençant les efforts de clarté et de progressivité de ces nouveaux programmes. Il y a pourtant matière à discuter la pertinence de certaines progressions. La distinction entre complément d’objet direct et complément d’objet indirect est au programme dès le CE2, or la préposition, qui caractérise le complément indirect, n’est étudiée qu’en CM2. Seconde remarque, plus fondamentale : quelle est l’utilité de faire distinguer au CE2 ces deux compléments ? La connaissance du COD a deux applications. La première est l’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir lorsque le COD est placé avant le verbe. Cette étude suppose la maîtrise des temps composés et de la pronominalisation du COD, qui est ici au programme du CM1. La seconde application – qui n’est traitée qu’en CM2 – concerne la transformation de la voix active à la voix passive, où le COD devient sujet.

Au niveau où elle est au programme, la différence entre les deux compléments d’objet ne répond à aucune nécessité et ne peut être que formelle. Il n’y a sans doute pas lieu d’en encombrer l’esprit des élèves. Mieux vaudrait, en CE2, s’en tenir à l’appellation « complément d’objet » - en ne prenant en classe que des exemples de complément d’objet direct –, l’objectif étant de faire distinguer l’objet de l’attribut du sujet et du complément circonstanciel.

S’agissant d’ailleurs de ce dernier, on note qu’après en avoir étiré l’ « approche » en CE1, puis en CE2, les programmes ne le formalisent qu’en CM1. Le complément du nom, lui, est étudié dès le CE2. Vraie question de progression : lequel, du complément du nom et du complément circonstanciel, doit être étudié en premier ?

Le traitement du complément du nom présente quelque intérêt orthographique. Il peut en effet permettre de prévenir une erreur courante : l’accord mécanique du verbe avec le nom qui le précède, comme dans : « Le chat des voisins grimpe sur le toit » où le verbe est souvent affublé d’un -ent indu. Les rédacteurs ont-ils eu cette préoccupation ? La difficulté est pourtant aisément levée si l’accord du verbe avec le mot sujet est solidement établi, ce qui est justement l’objectif du CE2. On peut penser aussi qu’on a voulu privilégier le groupe nominal et ses expansions par rapport à la phrase simple au programme de CE. Or le complément du nom et le complément circonstanciel ne sont pas d’égale importance dans la phrase simple, dont il convient avant tout de mettre en évidence la structure : sujet, verbe, compléments. Il est essentiel d’y distinguer deux types de compléments du verbe : le complément d’objet et le complément circonstanciel. Le complément du nom, dans la structure de la phrase, est d’un rang secondaire, puisqu’il vient compléter un nom ayant une fonction majeure dans la phrase : sujet, attribut, complément d’objet ou complément circonstanciel. Placer l’étude du complément du nom avant celle du complément circonstanciel est donc un choix très contestable qui met l’accent sur l’accessoire expansionniste plutôt que sur un élément de portée plus générale. En prime, si on l’étudie dès le CE2, il faut traiter prématurément, avant d’avoir installé l’idée d’objet du verbe, et avant d’avoir abordé la préposition, la différence entre complément du nom et complément d’objet indirect, deux compléments qui répondent aux mêmes questions : « de qui ? », « de quoi ? ».

Il serait malvenu de nier la précision de la progression de conjugaison : présent, futur et passé composé en CE1 ; imparfait en CE2 ; passé simple et impératif présent en CM1 ; enfin, futur antérieur, plus-que-parfait, passé antérieur, conditionnel présent, subjonctif présent, participe passé et participe présent en CM2. Elle présente néanmoins de graves inconvénients.

Ainsi, le CE1 est démesurément chargé. Aux temps présent, futur et passé composé des verbes du 1er groupe, d’être et d’avoir, sont ajoutés pas moins de sept verbes au présent : faire, aller, dire, venir, prendre, vouloir, pouvoir. Le nombre de leçons nécessaires pour venir à bout de ce programme excède à coup sûr la trentaine ; c’est trop pour une année scolaire chargée d’autres contraintes. Cette tendance s’aggrave en CE2 : en plus de l’imparfait, la liste précédente s’allonge de cinq verbes supplémentaires : boire, partir, rendre, savoir, voir.

Mais il y a plus fâcheux que ce problème quantitatif. On privilégie en effet les cas particuliers et les irrégularités – notamment du présent – par rapport à une compréhension générale du système de conjugaison. Il est surprenant de voir que la liste des verbes du 3ème groupe est close dès le CE2. Cette charge excessive oblige à sacrifier le passé simple, qui ne sera vu qu’en CM1.

Parallèlement, alors que le passé composé est étudié en CE1, la correspondance entre temps simples et temps composés ainsi que la connaissance de l’auxiliaire et du participe passé sont repoussées en CM1. La mise en évidence du système temps simples / temps composés est donc beaucoup trop tardive. Ce n’est d’ailleurs qu’au CM2 que sont enfin abordés d’autres temps composés que le passé composé.

L’exigence forte portée sur les conjugaisons écrites risque en conséquence de se heurter à des obstacles sérieux. La focalisation prématurée, en CE1 et en CE2, sur le 3ème groupe demandera des efforts considérables. Elle induira un enseignement épuisant, peu efficace voire contreproductif : la mémorisation des temps simples en pâtira forcément. Certes, les irrégularités nécessitent un traitement particulier, mais celui-ci ne doit surtout pas compromettre la saisie du système, comme c’est le cas. En négligeant et en différant l’étude des temps composés, cette progression compte sur la seule mémoire. Les thuriféraires de l’ORL, au demeurant assez indifférents à la régularité des conjugaisons, ne manqueront pas de trouver là l’occasion de récuser l’enseignement systématique. Or il ne s’agit justement pas d’un enseignement « systématique » puisqu’on s’y prive des raccourcis de la compréhension générale du système. Il eût donc mieux valu prévoir une autre répartition, plus judicieuse : commencer par une première et modeste application écrite en CP ; introduire en CE1 l’étude de l’imparfait des verbes du 1er groupe, d’avoir et d’être à l’écrit, sans la diversion des verbes du 3ème groupe ; répartir les autres verbes sur les trois cours suivants. Surtout, compléter l’étude de la correspondance entre temps simples et temps composés en CE2 et y enseigner le passé simple afin d’être en mesure d’enseigner l’indicatif complet dès le CM1.

Concluons sur une observation touchant à la formation des enseignants chargés de mettre ces programmes en oeuvre. On se heurte là à une difficulté considérable. Pour beaucoup de maîtres en exercice depuis quelques années, les pratiques pédagogistes sont devenues une seconde nature, la négligence à l’égard de l’enseignement des éléments une habitude.
Et que dire des débutants qui, en tant qu’élèves du primaire et du secondaire, ont subi un enseignement de la langue entièrement dégradé ? Les exemples d’ignorance grossière ne sont pas rares. Avant même de songer à faire distinguer aux élèves complément d’objet indirect et complément d’attribution, il faudrait pour certains maîtres en passer par des apprentissages nettement plus modestes : reconnaître la différence entre un verbe à un temps composé de la voix active et un verbe à la voix passive ; ne pas prendre un participe passé pour un COD de l’auxiliaire ; apprendre la règle du redoublement du « s » entre deux voyelles. Ces exemples, qui ne sont pas inventés, ne sont pas destinés à accabler les jeunes collègues dépourvus de savoir grammatical, mais à faire mesurer l’urgence de la rénovation de la formation initiale et de la formation continue. Tant que celles-ci resteront sous la coupe des contempteurs de l’enseignement de la grammaire, aucun redressement n’est à attendre.

Cette impasse explique-t-elle la discrétion des programmes concernant les exercices irremplaçables que sont l’analyse grammaticale et l’analyse logique ?

Julien Lachièze, instituteur.
Rachel Boutonnet, institutrice.
.
Bordeaux, le 14 avril 2008.

PS . Contempteurs de Rachel Boutonnet s'abstenir.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 avril 2008

Merci Guillaume et Catmano pour ces liens très drôles.

Je signale ce qu'avait indiqué Guillaume (j'ai mis un peu de temps avant de comprendre comment arriver à ce lien...) :
http://jacques.risso.free.fr/allegro/manontroppo41.htm

Entre les aberrations des évaluations du primaire et les programmes fous du LP, on est mal barré...

Ca me rassurerait un peu de savoir que Jean-Paul Brighelli est bien l'un des "experts" qui feront les nouveaux programmes de collège, mais on ne sait toujours pas qui sont ces fameux experts !

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

Merci bunto, pour ce chant yiddisch magnifique...
et une pensée à tous ceux qui on dit :
mir zaynen do
le moule est cassé.

Germaine Tillon, qui a permis à ses compagnes de déportation de survivre, parcequ'elle a étudié en ethnologue les rouages diaboliques de la structure d'extermination pour démystifier le système, pour mieux combattre de l'intérieur cette mécanique totalitaire, cette femme-là.....bolchevique?
y fume quoi le MàC? son strabisme con-vergent lui fait con-fondre Germaine et Charles, lequel a usé plusieurs meufs, mais pas une Germaine.
Pour savoir qui était cette femme unique, j'ai quand même un peu plus de billes que lui, et notamment sur le réseau du MdH

"Et quand j'vous dis, Monsieur , que ces gens-là,...
(Brel)

Écrit par : Cadichon | 19 avril 2008

A la camarade Germaine Tillon, donc :

Partizanenlied -Chant des Partisans

Ne dis jamais que c’est ton denier chemin
Malgré les cieux de plomb qui cachent le bleu du jour
Car sonnera pour nous l’heure tant attendue
Nos pas feront retentir ce cri : nous sommes là

Le soleil illuminera notre présent
Les nuits noires disparaîtront avec l’ennemi
Et si le soleil devait tarder à l’horizon
Ce chant se transmettra comme un appel

Ce chant n’a pas été écrit avec un crayon mais avec du sang
Ce n’est pas le chant d’un oiseau en liberté :
Un peuple entouré de murs qui s’écroulent
l’a chanté, nagan* à la main

Du vert pays des palmiers jusqu’au pays des neiges blanches
Nous arrivons avec nos souffrances et nos douleurs
Et là où est tombé la plus petite goutte de sang
Jaillira notre héroïsme et notre courage

C’est pourquoi ne dis jamais que c’est ton dernier chemin
Malgré les cieux de plomb qui cachent le bleu du jour
Car sonnera pour nous l’heure tant attendue
Nos pas feront retentir ce cri : nous sommes là

nagan, pistolet de l'armée rouge
Partizanenlied -PARTISAN'S SONG
Zog nit keynmol az du gayst dem letzten veg,
Ven himlen blayene farshteln bloye teg;
Vayl kumen vet noch undzer oysgebenkte shuh,
Es vet a poyk tun undzer trot - mir zaynen do!

Es vet di morgenzun bagilden undz dem haynt,
Un der nechten vet farshvinden mitn faynt;
Nor oyb farzamen vet di zun in dem ka-yor,
Vi a parol zol geyn dos leed fun door tzu door.

Geshriben iz dos leed mit blut und nit mit bly,
S'iz nit keyn leedl fun a foygel oyf der fry;
Dos hut a folk tzvishen falendi-ke vent,
Dos leed gezungen mit naganes in di hent.

Fun grinem palmenland biz land fun vaysen shney,
Mir kumen un mit undzer payn, mit undzer vey;
Un voo gefalen iz a shpritz fun undzer blut,
Shpritzen vet dort undzer gvure, undzer mut.

Zog nit keyn mol az du gayst dem letzten veg,
Ven himlen blayene farshteln bloye teg;
Kumen vet noch undzer oysgebenkte shuh,
Es vet a poyk tun undzer trot -- mir zaynen do!
Music:Dmitri and Daniel Pokrass - Yiddish Words:Hirsh Glik


שיר הפרטיזנים

ביצוע: שמעון ישראלי
מילים: הירש גליק
לחן: לא ידוע
גירסה עברית: אברהם שלונסקי

אל נא תאמר הנה דרכי האחרונה
את אור היום הסתירו שמי העננה
זה יום נכספנו לו עוד יעל ויבוא
ומצעדינו עוד ירעים אנחנו פה

מארץ התמר עד ירכתי כפורים
אנחנו פה במכאובות ויסורים
ובאשר טיפת דמנו שם נגרה
הלאינוב עוד עוז רוחנו בגבורה

עמוד השחר על יומנו אור יהל
עם הצורר יחלוף תמולנו כמו צל
אך אם חלילה יאחר לבוא האור
כמו סיסמא יהא השיר מדור לדור

בכתב הדם והעופרת הוא נכתב
הוא לא שירת ציפור הדרור והמרחב
כי בין קירות נופלים שרוהו כל העם
יחדיו שרוהו ונגאנים בידם

על כן אל נא תאמר דרכי האחרונה..

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Et à Germaine Tillon, tout simplement.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Alors ça y est, ils couchent enfin Rachel et Julien.
Zion miltan.

Écrit par : Un, pas cent | 19 avril 2008

"Et quand j'vous dis, Monsieur , que ces gens-là,...
(Brel)

Ecrit par : Cadichon | 19 avril 2008

Les guillemets voudraient faire croire à une citation.
On serait bien en mal

Faut vous dire msieur que chez ces gens là on nsite pas msieur, on nsite pas, on triche

Écrit par : 6 tation pourrie | 19 avril 2008

Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com

Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...

Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008
Ah! L'infâme! Ça fait trois heures que mes gamins me font jouer à votre petit jeu, de Bob l'Eponge à Bukowski, de Chirac au Grand Schtroumph, de Bové à Verlaine! Quelle vaste couillonerie que vous nous servez là. Merci quand même, on s'est bien poilé!

Écrit par : dobolino | 19 avril 2008

Et à Germaine Tillon, tout simplement.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2008
C't'aprème, en entendant à la radio, rentrant du turbin, que cette brave (au sens non provençal du terme) Tillon était décédée, je me suis dit que ça allair faire des vagues chez Brighelli, qu'ils allaient tous se l'approprie, pour mieux se fouttre sur la gueule. Bon diagnostice, Docteur! Et allez-y, les gars! C'est parti!
Tiens, vous me faites trop rire! D'amertume...

Écrit par : dobolino | 19 avril 2008

Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com

Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...

Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008

Pas vraiment... on pense à Superman et il propose Obelix! Sans doute à cause d'une question sur le poids (Superman a une densité très supérieure à celle des humains).

Écrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008

Tiens, vous me faites trop rire! D'amertume...

Ecrit par : dobolino | 19 avril 2008

A tel point que mes fautes de frappe sont à l'avenant de mon exaspération. Allez-vous vous déchirer le cadavre de cette honorable femme, bande de vautours?
Mais non, il n'y a point de vautours, rien que des légitimes, légitimement opposés!
Et, alloez donc! Vous allesz nous les brisez jusqu'à quand avec votre légitime appartenance à des faits quasi-historiques?

Écrit par : dobolino | 19 avril 2008

Akinator a trouvé Meirieu au bout de de 30 questions.

Il pensait avoir trouvé à la 20eme question, mais il m'a proposé Jacques Attali...

Phlippe Meirieu a déjà été proposé 84 fois !

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com

Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...

Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008

Incollable sur les séries américaines, il faut le reconnaître: Jack Bauer, Dr House et la cheerleader de Heroes trouvés sans hésitation. Etonnant.
JD

Écrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008

Je ne résiste pas au plaisir de faire un somptueux copié-collé.

Anne-Marie.

Encore un cadeau pour ce chouchou de Christophe !^^^^^^^^

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

J'espérais bien vous pourrir une partie de la journée avec cette sottise !
Gagné ...

Je vous surveille dans un coin de l'écran tout en développant un logiciel destiné à ... traiter une base de données !

Il a trouvé Ataturk, Gengis Khan, Lao Tseu (mais après avoir proposé Confucius...).

Écrit par : Zorglub | 19 avril 2008

Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com

Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...

Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008

Incollable sur les séries américaines, il faut le reconnaître: Jack Bauer, Dr House et la cheerleader de Heroes trouvés sans hésitation. Etonnant.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008

Tiens! On a essayé le prof de théâtre de mon fils et il a répondu, trois fois de suite, "votre professeur de théâtre"! Géant, ce truc, même si c'est bestial!
Je vais tenter Toto pour voir s'il le trouve...

Écrit par : dobolino | 19 avril 2008

Pour détendre l'atmosphère et faute d'avoir un avis sur ce fil ...
Allez sur http://www.akinator.com

Il est possible de le coincer, mais si on reste dans les valeurs sures, il gagne ! Bluffant ...

Ecrit par : Zorglub | 19 avril 2008

Pas vraiment... on pense à Superman et il propose Obelix! Sans doute à cause d'une question sur le poids (Superman a une densité très supérieure à celle des humains).

Ecrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008

je retire mes réserves. il a trouvé Nate Fisher de Six Feet Under et Simon Adebisi de Oz. Stupéfiant!
Par contre il n'a jamais entendu parler du personnage de Norpois dans la Recherche. Mais on ne peut pas tout avoir...

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008

"Et quand j'vous dis, Monsieur , que ces gens-là,...
(Brel)

Ecrit par : Cadichon | 19 avril 2008

- Mais voyons n'vois-tu pas
Que c'est les Rouges qui sont derrière tout ça
- Oh j't'en prie, Cadichon,
Laisse la peur du rouge aux bêtes à cornes

http://www.chambre-claire.com/PAROLES/la-revolution-evariste.htm

Écrit par : Victor | 19 avril 2008

C'est une véritable drogue ce truc, surtout quand on gagne contre. J'ai l'impression qu'il se sert en "feed back" de ses "erreurs".

Il n'a trouvé ni Rudolph II, empereur de Bohême (très belle émission sur la 5 tout à l'heure), ni Jean de la Fontaine, ni Louise Michel, mais il a trouvé Baudelaire. La logique des questions est bizarre.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

- Ah si tu travailles comme ça j'ai peur
Qu'tu passes pas dans la classe supérieure
- Les différences de classe nous les supprimerons
C'est pour ça qu'on fait la révolution

La Révolution! La Révolution!

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Sur le site de Yad Vashem France :

Qui sont les Justes parmi les nations ?

CERTAINS SAUVETEURS FURENT DES HOMMES D'EGLISE qui considéraient la résistance au nazisme et l'aide aux juifs victimes du génocide nazi comme un impératif religieux.

D’autres étaient animés des idéaux humanitaires, d’autres encore révoltés par ce que leurs fonctions pouvaient les amener à commettre, comme de nombreux policiers ou gendarmes.

Certains fonctionnaires et diplomates ont reçu eux aussi le titre de Justes parmi les nations :

* Angelos Evert, qui directeur de la police d'Athènes pendant l'occupation allemande de cette ville, Paul Grüninger, commandant de la police suisse de Saint-Gall, Aristides de Sousa Mendes, le consul général du Portugal à Bordeaux, Carl Lutz,ambassadeur Suisse à Budapest ,Sempo Sugihara, consul général du Japon en Lithuanie et de nombeux autres, dont Raoul Wallenberg, Consul de Suède en Tchécoslovaquie.

Des Allemands, militaires ou des civils employés dans les pays occupés, ont su dire « non » aux exactions de leurs dirigeants, méritant ainsi, au péril de leur vie, le titre de Justes parmi les nations.

Il faut enfin mentionner un Pays et deux communautés qui ont reçu cette distinction :

* Le Danemark, et ses mouvements de résistance, ont sauvé la quasi totalité de la communauté juive du pays (environ 7 200 personnes sur un total estimé à 8 000), au cours d'une seule opération en octobre 1943, en l'évacuant subrepticement par le détroit d'Oresund séparant le Danemark de la Suède.
* Aux Pays-Bas, le village de Nieuwlande, dans la province de la Drente.
* Dans la région montagneuse du sud de la France, la communauté protestante du Chambon-sur-Lignon.

Les Justes, dont les actions constituent des exemples exceptionnels de courage, de générosité et d’humanité sont des phares pour les prochaines générations, justifiant ainsi la devise extraite du talmud et figurant sur la Médaille des Justes :

« Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier »

http://www.yadvashem-france.org/qui_est_juste/

Écrit par : Helisenne | 19 avril 2008

je retire mes réserves. il a trouvé Nate Fisher de Six Feet Under et Simon Adebisi de Oz. Stupéfiant!
Par contre il n'a jamais entendu parler du personnage de Norpois dans la Recherche. Mais on ne peut pas tout avoir...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 19 avril 2008

Oui, à mon avis, il ne doit avoir trop de problème avec les teenagers, mais avec les vieux briscards, c'est une autre paire de manches. j'aime bien quand il se met en colère, l'Akinator.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Il n'a trouvé ni Rudolph II, empereur de Bohême (très belle émission sur la 5 tout à l'heure), ni Jean de la Fontaine, ni Louise Michel, mais il a trouvé Baudelaire. La logique des questions est bizarre.

Ecrit par : Robin | 19 avril 2008

Mettez-les cinquante fois de suite et il les trouvera! Ce logiciel est hyper-efficient! Tentez votre belle-mère ou votre beau-père, il va les trouver, votre canari ou votre chien aussi. C'est une drogue, ce truc!

Écrit par : dobolino | 19 avril 2008

Alors ça y est, ils couchent enfin Rachel et Julien.
Zion miltan.
Ecrit par : Un, pas cent | 19 avril 2008
Je ne sais pas qui est "un, pas,cent". Mais si ce courageux anonyme avait - ce qu'il n'aura pas - un peu plus de raideur d'échine qu'une larve rampante, il donnerait ici son nom, son nom et son adresse que je puisse aller lui casser les côtes.

Écrit par : guy morel | 19 avril 2008

Je viens d'essayer La Fontaine, il a trouvé avec :
Votre personnage a-t-il plus de 35 ans ?
Votre personnage est-il très proche de vous ?
Votre personnage a t-il déjà divorcé?
Votre personnage est-il actuellement toujours vivant ?
Votre personnage a t-il participé à une guerre?
Votre personnage est-il dans le domaine de la musique ?
Votre personnage a-t-il joué avec des acteur français ?
Votre personnage est-il Français ?
Votre personnage a-t-il déjà participé à une émission de télé ?
Votre personnage est-il un écrivain ?
Votre personnage a-t-il une particule à son nom ?
Votre personnage plait-il particulièrement aux enfants ?
Votre personnage est-il une femme ?
Votre personnage écrit-il des vers ?

Écrit par : Zorglub | 19 avril 2008

Hommage à Aimé Césaire sur la 3 : "Retour au pays natal" en ce moment.

Écrit par : Robin | 19 avril 2008

Il n'a pas trouvé Pauline Kergomard, ni papy Mougeot et s'y est repris à trois fois pour trouver Sophia Loren !

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

Et il n'a même pas été capable de trouver le nom de mon député !

Écrit par : catmano | 19 avril 2008

"Et il n'a même pas été capable de trouver le nom de mon député !"

Tiens je vais essayer Didier Julia, Christine Boutin, Jean Tibéri, Christian Vanneste et Georges Fenech. Que des personnalités honnêtes et hautement recommandables !

Écrit par : Jérémy | 19 avril 2008

Bon alors pour Didier Julia il m'a proposé Napoléon Bonaparte. Ca commençait mal.
Mais Vanneste, il l'a trouvé en 20 questions.
Pour Christine Boutin, il m'a proposé Roselyne Bachelot au bout de 20 questions, puis Christine Boutin trois questions plus tard, dont la photo ressemble drôlement à celle de Jessica Fletcher, l'héroïne d'Arabesque...
Après, il a confondu Jean Tibéri avec Alain Juppé ! Mais il s'est rattrapé deux questions plus tard.
Enfin, pour George Fenech, il m'a sorti Jean-Marie Le Pen puis Philippe de Villiers !

Écrit par : Jérémy | 20 avril 2008

Il n'a pas trouvé Philippe Le Guillou, mais il m'a proposé... le Père Fouras !

Écrit par : Jérémy | 20 avril 2008

Je remets l'information avec l'adresse e-mail du directeur de publication Philippe Démeron :


Le N° 13 de l'excellente Revue "Les Citadelles" vient de paraître - 10 Euros + frais de port

Commander à Philippe.DEMERON@ecologie.gouv.fr

Au sommaire :

Jeunes poètes turinois "Les éditions Torino Poesia" :
T. Fratus - D. Valentina - F. Tini Brunozzi - E. D. Langiu - L. Ragagnin

Poètes France :
JL. Aribaud - P. Blanc - J. Bouchard - A. Chenet - Ph. Démeron - I. Eniger - R. Guilloux - D. Hamel - D. Lander - A. Leclerc - R. Lecomte - D. Lemaire - P. Mironer - C. Muyard - P. Perrot - JC. Richard - P. Saunier - E. Stockhausen - B. Tomera - A. Chiaramonti

Poètes Europe
Angleterre : Rod Mengham - Ecosse : Ken Cockburn - Irlande : J. Montague - Malte : M. Ganado

Mexique : M. Hernandez (cinéma)

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Cher MAC,
un grand merci pour votre intervention concernant Germaine Tillon. Au milieu de tant de blablabla doucereux et idéologiquement formaté sui encombre ce site, vos éclats sont chaque fois les bienvenus. Au point où nous en sommes en ce très bas monde, la colère, la vraie, est la seule vertu salvatrice. Je crois que maintenant que l'on a interdit de fumer dans les lieux publics, il n'y a plus rien, hélas, qui puisse masquer l'odeur de pourriture et d'exvrément qui caractérise notre beau pays. Vous êtes, je crois, le fils du philosophe Goldschmidt ; excusez-moi si je m'y perds, mais est-ce celui qui était prof de philo à la Fac de Clermont dans les années 60 ?
Concernant l'honorable religieux qui a dénoncé Germaine Tillon, vous avez mille fois raison de dénoncer la chose, d'autant plus que vous le faites en termes magnifiques : pour parler de l'ordure, pourquoi s'interdire la violence verbale, ordurière elle-même si le "sujet" s'y prète ?
Mais permettez-moi de faire entendre ici un témoignage indirect, qui me trouble tellement que je demande régulièrement à son auteur de me le répéter :
Mon beau-frère, âgé aujourd'hui d'environ 75 ans, est juif d'une vieille famille d'origine ukrainienne. En 1940 et après, lui et sa soeur n'ont été sauvés que parce que des années d'Occupation durant ils ont été littéralement trimballés de monastère en presbytère et de couvent en séminaire par tout un réseau de prètres catholiques qui a joué à plein le jeu de la clandestinité, au point que mon beau-frère s'est retrouvé à servir la messe sous l'identité d'un enfant de choeur au nom bien français.
Il y a plus : durant les premiers mois du régime de Vichy, alors planqué tant bien que mal en banlieue parisienne à deux pas du QG de la Werhmacht, il s'est trouvé un officier allemand qui, à bien y réfléchir, était au moins lieutenant (mon beau-frère pense qu'il était capitaine), venair chercher mon beau-frère tous les jours à son domicile pour l'amener
à l'école, venait le chercher tous les jours à l'école pour le ramener à son domicile, en le gratifiant chaque fois d'un peu de ravitaillement pour lui et sa famille. Soyons clair : c'est assez beau pour être vrai. Ce n'est pas là l'"Histoire officielle", tant pis pour l'Histoire officielle. Et continuez, cher MAC, de venir de temps en temps souffler vos ouragans sur ce site. Merci d'avance.

Écrit par : grosmatou | 20 avril 2008

Extraits de l'agenda du Ministre Xavier Darcos :

Semaine du 14 au 20 avril
Mardi 15 08h30 Petit-déjeuner avec Jacques ATTALI
10h00 Entretien avec Philippe MEIRIEU, professeur des universités en sciences de l'éducation
Jeudi 17 09h00 Entretien avec Alain MADELIN
Mercredi 23 10h15 Entretien avec Alain MADELIN (encore !)
11h15 Entretien avec François DUBET, professeur de sociologie
Jeudi 24 12h00 Entretien avec Christine JUPPE, inspectrice générale de l’Éducation nationale

Eh ben ça promet.

Écrit par : Jérémy | 20 avril 2008

Cher grosmatou, "montaigneàcheval" est un répugnant personnage qui répand toutes sortes d'insanités sous le couvert d'un pseudo dont la première partie (montaigne) est largement usurpée... L'ignorer est le seul honneur que l'on peut lui faire.

Écrit par : Brazon | 20 avril 2008

Brazon, MàC s'appelle bien Goldschmidt avec un papa philosophe ( chacun sa croix) et si cela plait à grosmatou de le caresser dans le sens du poil, à chacun son mauvais goût.

Ce qui importe, c'est que cela n'enlève rien à l'intérêt de ce qu'il a raconté ( ronronné) par ailleurs. Cela aurait été dommage de rater ces témoignages attachants et émouvants,
Alors, merci tonton Màc!.

Écrit par : Cadichon | 20 avril 2008

Suite et fin de la contre campagne anti-chinoise :


Ce sont les médias qui font la pluie et le beau temps dans le cœur et la raison des Français. Ils sont leur conscience et leur mode de pensée. Ce sont eux qui façonnent les opinions exprimées par presque tous, qui libèrent les grognements, qui calment les mécontentements et révoltes qui ne sont pas programmés, planifiés et orchestrés. Évidemment, leur attribuer le rôle de bouc émissaire est aisé et bien pratique mais les excepter de toute responsabilité le serait tout autant.

Tout cela répond à une certaine logique difficilement contestable. C’est bien par eux que les informations leur parviennent, réelles ou biaisées, avec insistance ou désinvolture, selon l’effet attendu. Mais comment savoir ? C’est par eux que sont mâché et prédigéré des « prêts à penser » bien pratiques et assimilés sans effort, sans avoir à se casser la tête.

Le français n’aime pas pour autant l’ordre établi. Il revendique sa liberté d’opinion et d’expression. Mais quoi, quand il voit à la télé des Robert Ménard se révolter (ou en donnant les apparences de) et agir de façon illégale, dépassant parfois la limite de la rébellion , le français applaudit. Puis quand il le voit s’exprimer avec méchanceté et arrogance, notre compatriote type pourra changer d’avis. C’est selon…

Les manifestations, comme celle du passage de la flamme olympique à Paris, sont pour le français des véritables récréations. Cela lui rappelle le chahut à l’école. C’était le bon temps. Cela l’aide à oublier ses propres soucis, les injustices qu’il subit en silence ou dans une cacophonie assourdissante et stérile. Il est alors heureux de se défouler, de défier l’ordre établi, de se montrer rebelle et non consentant, qu’il soit devant son poste de télé ou dans la rue. Le coupable trouvé est à ses yeux idéal : une autorité gouvernementale étrangère accusée d’être responsable, presque de façon unanime, de tous les maux des sociétés occidentales. Il oublie alors volontiers le bas prix de son APN acheté récemment. De toute façon, il prétend avoir l’intention de boycotter les produits chinois. Le Tibet, repaire de pauvres moines innocents et brimés, en est le prétexte idéal. Des hommes de Dieu battus, si ce n’est pas malheureux ! D’accord, il s’agit seulement d’un Dieu étranger, mais quand même !

Tout cela viendrait des états-unis. C’est ce que notre français entend parfois dire dans la rue ou peut le lire sur internet, à des adresses si peu fréquentables (!!!). Mais l’admettre impliquerait que par ricochet, il aurait été lui-même mal informé donc manipulé. Quelle humiliation ! Cela irait à contre courant de ce que les copains disent, donc inconfortable. Décidément non, le chinois est un coupable préférable.

Le français dispose pourtant de suffisamment de sources d’information pour se faire une idée juste et affiner sa prise de position sur des éléments concrets. Après tout, il n’est pas plus bête qu’un autre. Quand des copains osent s’écarter de la « bien pensée » généralement admise, il est tenté de les rejoindre. C’est ce qu’il fait parfois. Puis, quand il s’aperçoit que des chinois accusent le français d’être mal informé et veulent boycotter ses produits, le vent de la révolte malmène le drapeau bleu blanc rouge. Non mais pour qui ils se prennent ceux là ! Depuis quand un coupable désigné ose-t-il s’attaquer à ses juges ?

Le gouvernement français en profite pour tenter de faire passer des mesures très impopulaires. Dans la précipitation, c’est une véritable cacophonie, des mesures prises puis contredites le lendemain. C’est un peu fort mais que voulez-vous, nous vivons une période pendant laquelle le français est très sensibilisé par ce qui est dit à la télé et écrit dans des journaux. Il est donc prêt à bondir face à tout ce qui lui semble critiquable, surtout quand il risque d’en subir les conséquences.

Cette caricature du français est un peu facile et ne s’applique pas à tous les individus. Il existe de plus en plus de groupes de personnes qui ont compris et qui l’expriment ouvertement. La vie sera moins facile pour eux. Désormais, quoi que disent médias et hommes politiques, ils auront envie de rétorquer : « je ne vous crois plus ; souvenez-vous de la Chine, printemps 2008 »

Pourtant une grosse moitié de français, ceux qui répondent assez bien à la caricature, fiers de « leur courage » dans des « batailles acharnées » en garderont pendant quelques semaines des bons souvenirs. Puis, ils oublieront totalement dès que nos journalistes aborderont un autre sujet qui permettra à ces compatriotes démocrates convaincus (ce n’est pas comme les chinois) de montrer à la face du monde qu’ils restent les gardiens du temple, les libres et courageux défenseurs des droits de l’homme. Ceux à qui « on ne la fait pas »

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 20 avril 2008

Témoignage édifiant lu sur :
http://jpg-info.net/

Toujours sur Marianne2.fr, dans les messages relatifs à l'affaire de la gifle, ce témoignage de Pascale. Explication à mon sens lumineuse de la situation de l'école française.
Sachons tirer les leçons de l'expérience !

"Institutrice, j 'enseigne dans les quartiers difficiles depuis trente ans. J'ai tout fait : de la pédagogie différenciée aux projets mirobolants, de la pluridisciplinarité à la transdisciplinarité (!), des classes de neige aux peintures de fresques sur les murs de l'école. J'ai bu tant de cafés chez des parents désemparés, compati à tant de drames familiaux, j'ai fait faire tant de journaux scolaires pour pouvoir acheter des lunettes à des élèves dont les parents n'avaient plus un centime, gardé tant d'enfants que les parents avaient oublié de venir chercher au retour d'un voyage scolaire, fait tant de sacs des vêtements de mes propres enfants pour les donner à des élèves démunis, donné tant d'heures de cours de soutien gratuitement bien sûr, écouté et porté tant de mamans déboussolées, battues, dépassées, abandonnées. J'ai eu les classes les plus difficiles, les enfants les plus malheureux du monde.
Eh bien je n'en peux plus ! Je me rends compte que les ZEP ont enfoncé les enfants qu'elles prétendaient aider, qu'à force de faire des débats "citoyens", sortir de l'école, aller au théâtre montrer des pièces d'avant-garde pendant lesquelles moi-même je m'ennuyais à mourir, discuter, rediscuter et discuter encore pour justifier tous mes choix et ceux des élèves, j'avais perdu l'essentiel : les apprentissages. Nous avons tous fait la même chose., et malheureusement nous y avons cru (et pourtant, dans mes classes, j'ai toujours fait énormément de grammaire, d'orthographe, de conjugaison, de vocabulaire - mais en me cachant !!!) Pendant ce temps, dans les écoles ''favorisées '' les enfants continuaient d'apprendre, les instituteurs continuaient d'enseigner d'une façon rigoureuse et riche. A votre avis, quels enfants n'ont pas réussi qui auraient réussi s'ils avaient reçu un enseignement plus classique ? Ceux de ZEP bien sûr. Les jeunes professeurs des écoles sont ces élèves que j'ai ''formés''. Ils arrivent aujourd'hui dans mon école : depuis six ans , c'est la catastrophe. ces jeunes enseignants ne maîtrisent ni le français, ni les mathématiques, ni l'histoire, ni la géographie, l'éducation civique encore moins (et pourtant, elles travaillent énormément, mais .... curieusement, les sciences font exception).
Je ne suis pas fière de moi parce que j'ai contribué à cet appauvrissement général : j'y croyais ... J'ai fait mon ''coming out'' il y a quelques années et je me sens coupable. Alors aujourd'hui, avec tant d'expérience, quand je vois des élèves de CE2 (8 ans) passer leur temps à essayer de négocier avec moi parce qu'ils me prennent pour leur mère et se croient dans leur maison, des mômes de CE2 me gonfler parce qu'ils refusent de compter à partir de l'année 0 parce que Jésus-Christ ce n'est pas leur religion (et moi pas plus mais athée pour eux c'est le comble de l'horreur), quand je dois me battre du matin au soir parce que leur quotidien, c'est forcément pour eux une négociation perpétuelle (écrire la date à quatre carreaux, on est obligé maîtresse, faire la lettre aux correspondants on est obligé maîtresse, faire les opérations on est obligé maîtresse ?), j'en ai assez. J'ai le sentiment d'avoir tellement donné, avec plaisir d'ailleurs, et maintenent j'ai le sentiment de m'être tellement plantée !!!
Avec ma bonne conscience de gauche, j'ai participé à l'appauvrissement des classes défavorisées, et maintenant, c'est bizarre, plus je me radicalise, plus je suis de gauche, et plus mes amis de gauche me pensent réac.
Quant à mes propres enfants : ''Enseigner maman ? Nous jamais, d'ailleurs, maman, jamais on ne fera ce que tu as fait, jamais on ne passera le temps que tu as passé tous ces soirs, ces week ends, ces vacances à essayer de sauver le monde. Maman, tu aurais dû être plus sévère, maman, tu n'aurais jamais dû passer autant de temps à discuter, maman, il aurait fallu que nos enseignants nous fassent plus bosser au lieu de nous faire travailler sur tous ces projets au cours desquels nous n'étions jamais en claasse..."
Ah oui , j'y croyais tellement que mes enfants ont étudié en ZEP. J'ai rattrapé le coup in extremis en passant quelques heures de plus pour leur faire assimlier le programme.
Voilà, je me sens triste, fatiguée, responsable.
Alors oui, je signe la pétition pour protéger ce prof qui me ressemble, probablement, qui n'a pas supporté une énième insolence de ces élèves qu'il a tant voulu aider, probablement.
PS . Mes enfants adolescents ont une conscience de gauche, heureusement (malheureusement ?)"

Écrit par : Guillaume | 20 avril 2008

Sauf que les profs de gauche bien pensants mettent de plus en plus leurs enfants dans le privé, mais ne le disent pas, ils en auraient honte bien sûr, ce serait reconnaitre leur échec !

Écrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Ils ne veulent pas que leurs enfants se trouvent dans des classes où il y a une majorité d'immigrés ...Mais ils invoquent hypocritement d'autres raisons ,car ils ont honte là aussi ! C'est amusant à observer car ceux qu'ils dénoncent comme des fachos laissent leurs enfants dans le public ! Pour les bobos cela devient, me semble-t-il une position intenable , ils commencent à être gênés aux entournures ! Pathétique !

Écrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Et cette école en ruine , c'est l'oeuvre de la gauche bien pensante ! L'article dresse un bilan terrifiant des désillusions !

Écrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Germaine Tillion fut en toutes circonstances une grande dame, simple, érudite et lucide qui savait s'exprimer et se faire comprendre en se permettant quelques remarques pleines d'humour. Sans aucun doute elle avait dû étudier la grammaire à l'école. J'ai sous les yeux : " Il était une fois l'ethnographie." publié en janvier 2000 aux éditions du Seuil, véritable invitation au voyage dans le temps et l'espace à la découverte et la compréhension de l'autre.
Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 avril 2008

Ah oui , j'y croyais tellement que mes enfants ont étudié en ZEP. J'ai rattrapé le coup in extremis en passant quelques heures de plus pour leur faire assimlier le programme.
Voilà, je me sens triste, fatiguée, responsable.
Alors oui, je signe la pétition pour protéger ce prof qui me ressemble, probablement, qui n'a pas supporté une énième insolence de ces élèves qu'il a tant voulu aider, probablement.
PS . Mes enfants adolescents ont une conscience de gauche, heureusement (malheureusement ?)"

Ecrit par : Guillaume | 20 avril 2008

Puisqu'il paraît que Philippe Meyrieu et ses "disciples" lisent ce blog et s'offusquent de nos propos "antipédagos", jusqu'à demander à JPB de "faire le ménage" quand ils le rencontrent à l'occasion d'une émission, j'aimerais bien qu'ils lisent ce témoignage, s'il pouvait au moins les atteindre et les inciter à faire preuve d'un peu moins de suffisance, d'un peu plus d'humanité, de modestie et de bon sens. Mais je rêve sans doute.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Où étaient-ils les profs résistants, quand les pédagos ont vendu leurs salades ? Nulle part ! La grande majorité a applaudi, les autres ont courbé l'échine ou rongé leur frein, fatigués d'être traités de méchants réacs qui ne voulaient pas oeuvrer "pour une école enfin vraiment démocratique" et "qui voyaient le mal partout" !

Écrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Puisqu'il paraît que Philippe Meyrieu et ses "disciples" lisent ce blog et s'offusquent de nos propos "antipédagos", jusqu'à demander à JPB de "faire le ménage

Ils n'ont guère changé depuis feu le Carnet de correpondance, le blog de Davidenkoff* où ils regrettaient déjà de ne pouvoir débattre d'éducation entre "personnes de qualité".

* Contrairement à ce dernier, il suffit de lire son Réveille-toi Jules Ferry, ils sont devenus fous (ed. Oh).

Écrit par : Guillaume | 20 avril 2008

Meirieu est en pétard....Chouette. De quoi se consoler de la disparition des deux géants. La colère d'un nain comme ce parasite de la République est une joie immense. Comme j'aurais aimé qu'on enchaînât Meirieu et qu'on le livrât à Germaine Tillon, Jacqueline de Romilly, Pierre Vidal-naquet, Claude Lévi-Strauss, Nicole Loraux, Fernand Braudel, une sorte d'Héliée de morts et de vivants qui lui eussent soufflé dans les bronches, l'eussent fait pleurer, trépigner, ce naze!!! Oh, il peut bien être en pétard. JPB, je vous autorise à lui filer mes coordonnées, blaze, numéro de téleph, numen (24E9277015DFH) pour avoir l'honneur d'être traîné en diffamation devant la correctionnelle par ce pourri scientologue.....
A propos , merci Cadichon, je sais qu'on ne s'entend pas biien (c'est le moins que l'on puisse dire) mais je suis très sensible à l'élégance de votre post. L'estime d'un ennemi vaut mieux que l'hyporcisie d'un ami. Et je suis le fils de Georges-Arthur Goldschmidt, le traducteur et écrivain. Et ce n'est pas une croix....
Ce qui est une croix c'est de penser que les pixels qui matérialisent virtuellement mes paroles sont les mêmes que ceux qui composent la citerne à sanie, la piscine à pus qu'est ce Brazon.....

Brazi, Brazon la merde
la voilà la jolie merde au bois
le voilà la jolie merde
De blog en blog ,
le voilà son joli pus
Brazi, Brazon la merde
la voilà la jolie merde au bois
la voilà la jolie merde.

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

MàC donnez pas votre numen, ça pourrait donner des idées à certains et vous pourriez vous retrouver muté au lycée français de Pékin (je plaisante, je sais que ça ne marche pas tout à fait comme ça)

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Très intéressant le dernier post de "contre la campagne anti chinoise", essentiellement centré sur la liberté de la presse "qui "façonnerait les cerveaux" des Français.

CLCAC (l'abrège) est sans doute sincèrement effaré de cette liberté à laquelle il ne comprend rien car il est enfermé dans une obsession du complot impérialiste américain et de l'éclatement de la Chine (vous voyez CLCAC que "je vous ai compris") et tout ce qui pourrait remettre en question sa vision du monde le remplit d'une profonde horreur, où toute pensée "déviante, comme dans 1984 est un sacrilège, un péché mortel.

Or c'est au nom de cette liberté que se sont faites dans notre pays toutes les révolutions depuis la chute du premier Empire (les ordonnances de Charles X portaient précisément sur la liberté de la presse), le rétablissement de la liberté de la presse figure expréssément dans le programme de gouvernement de la IIème République issu de la Révolution de 1848 avec l'abolition de l'esclavage, le droit au travail, le suffrage universel et le droit à l'instruction.

CLCAC ne comprend pas que les Français ne sont pas forcément manipulés par la presse, mais que nous sommes portés, que nous le sachions ou non par une Histoire, que nos ancêtres se sont battus pour cette liberté dont ils savaient bien qu'elle n'était pas un luxe, qu'elle était l'essence même (avec l'instruction) de l'esprit républicain et consubstantielle à la liberté d'opinion.

Liberté aussi nécessaire que l'air que nous respirons et dont nous ne sommes pas toujours conscients, liberté qui façonna l'esprit de notre cher et vieux pays, comme disait le général de Gaulle et dont l'essence se résume dans l'admirable formule de Voltaire (je cite de mémoire) : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrais jusqu'à la mort pour que vous puissiez continuer à le dire."

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Plusieurs choses en vrac.

Guillaume a raison. Dès qu'il y a eu quelques interventions non-conformes sur le blog de Davidenkoff, les pédagos ont commencé à hurler. Si vous n'êtes pas d'accord, faites votre propre blog, qu'ils disaient. Mais ne venez pas nous contredire ici. Et comme ils n'avaient guère d'arguments, ils ont peu à peu déserté le blog, à commencer par Meirieu himself. Il faut saluer la grande honnêteté d'Emmanuel Davidenkoff qui a préféré les laisser partir (alors que beaucoup d'entre eux étaient, et sans doute continuent d'être, ses amis) plutôt que censurer les messages. JPB ne censure rien, lui non plus. Et que se passe-t-il? Un minus quelconque fait une apparition épisodique puis bat rapidement en retraite dès qu'on lui répond. Ces gens-là n'ont plus rien à dire. Ils parlottent entre eux et font systématiquement "le ménage" pour que rien ni personne ne puisse troubler la paix de leur bonne conscience. Requiescant...

J'ai lu très rapidement le fil. Pour ce qui est des GN et des GV, des syntagmes comme "le petit chat" ne posent guère de problèmes. On peut facilement comprendre qu'il s'agit d'un "groupe". Mais ce qui doit perturber les jeunes élèves, c'est quand un "groupe" se réduit par exemple à un "pronom". Pourquoi dire que "il" est un "groupe"? Quel "sens" peut avoir une telle terminologie alors qu'ils nous bassinent constamment avec le fameux "sens"? Et comment comprendre qu'un GN soit inclus dans un GV? Tout cela demande de grandes capacités d'abstraction comme avec feu la théorie des ensembles. Quelqu'un a dit quelque chose de très juste plus haut. Pour ce qui est de la "nature", il vaut mieux s'en tenir aux mots (même si la notion de mot est discutable en linguistique). On trouve "chat" dans un dictionnaire mais pas "le petit chat". Un tel critère me semble amplement suffisant en primaire et en collège. Si on dit que la "nature" de "le petit chat" est d'être un GN on n'est plus dans la langue mais dans le discours et on s'achemine dangereusement vers la "grammaire de texte" (qui ne devrait pas être enseignée avant l'Université - et encore pour les seuls linguistes : personne d'autre n'en a rien à fiche).

Hommage à G T. Et lire ou relire "Le harem et les cousins". Toujours d'actualité pour comprendre ce qui se passe dans nos bahuts et nos banlieuex

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 avril 2008

Relire aussi "Le Barème et les coussins" ce qui sied plus à la gent enseignante..... bon, boon, je sors...oui, la porte est là-bas...

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

CLCAC (l'abrège) est sans doute sincèrement effaré de cette liberté à laquelle il ne comprend rien car il est enfermé dans une obsession du complot impérialiste américain et de l'éclatement de la Chine (vous voyez CLCAC que "je vous ai compris").
Robin, moi il me semble que c'est le contraire.
Clac n'est pas Chinois, il est Français, et son écriture est même tellement française qu'il ne sait pas quand ce mot (Chinois itou, d'ailleurs) prend ou non une majuscule. C'est une chose que l'on n'enseigne plus comme la grammaire ( nature et fonction) et comme l'orthographe des centaines par exemple ou la liaison qu'exige ce mot d'Euro et non de-euro) prononcé comme s'il s'écrivait HHHEuro comme Haricot:
uneuro, deuzeuro, mais trois-H-euros, etc...dix-H-euro
Cent-H-Euro.
Ce mot fait-il tellement peur, est-il si étranger à notre conscience collective qu'il faut le hacher, l'éructer, et qu'il ne saurait appeler la douce euphonie de la liaison, la musique de notre langue ? On le prononce à la teutonne!

et evidemment quand on mêle les deux pathologies cela fait
Deux cent -Heuros puisque plus personne ne sait quand mettre un s pour écrire une somme de 3 chiffres...

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MÀC, la croix c'était au second ou nième degré, juste le clin d'oeil appelé par le contexte des prêtres Justes..

mais quand même, qu'est-ce qui vous a poussé à coller une étiquette de bolchévique à Germaine Tillion quand elle n'a même jamais été compagnon de route, bien trop fine experte de la nature humaine et de la mécanique totalitaire pour tomber dans ce piège grossier.

ne serait-ce pas parce que vous êtes victime du mythe qu'a fabriqué le PCF pour faire oublier sa lâcheté entre juin 1940 et l'invasion de l'URSS? Je parle de l'insitution, pas d'individus isolés, qui ont tout de suite su choisir entre deux loyautés contradictoires et furent exclus pour s'être dissociés de cette infamie.

Écrit par : Cadichon | 20 avril 2008

Si on dit que la "nature" de "le petit chat" est d'être un GN on n'est plus dans la langue mais dans le discours et on s'achemine dangereusement vers la "grammaire de texte" (qui ne devrait pas être enseignée avant l'Université - et encore pour les seuls linguistes : personne d'autre n'en a rien à fiche)

(Pedro Cordoba)

Il faut effectivement se poser des questions sur les limites de ce que l'on enseigne, mais il ne faut pas attendre d'avoir éclairci toutes les notions pour enseigner quelque chose.

Ce n'est pas parce que le concept de "mot" n'est pas clair (s'agit-il du signe linguistique conventionnel (signifié), de l'idée à laquel il renvoie (signifiant) ou de la chose elle-même désignée (référent) ?... qu'il ne faut pas employer le mot "mot" (sans jeu de mots !) qui, lui, est parfaitement clair pour les enfants.

Il vaut mieux enseigner des notions simples et limitées dans un premier temps et partir de ces notions pour les critiquer et les élargir ensuite.

L'introduction massive et maladroite de la linguistique structuraliste et de la grammaire générationelle était beaucoup trop précoce, a brouillé tous les repères et séparé les générations.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

MàC, vous êtes adorable...

Écrit par : Brazon | 20 avril 2008

ne serait-ce pas parce que vous êtes victime du mythe qu'a fabriqué le PCF pour faire oublier sa lâcheté entre juin 1940 et l'invasion de l'URSS? Je parle de l'insitution, pas d'individus isolés, qui ont tout de suite su choisir entre deux loyautés contradictoires et furent exclus pour s'être dissociés de cette infamie.
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2008

Tout à fait d'accord avec vous sur l'infâmie sans retour du communisme. De la pourriture stalinienne. Non, ce que je voulais dire, par pure provoc, c'est qu'en ces temps de réhabilitatio ndes valeurs ultraconservatrice, certains destins, come celui de Germaine Tillion, dont , je suis désolé, on avait dit qu'elle était "une putain communniste défendant le FLN" (Rivarol) et Aimé Césaire qu'on accusa d'être communisant. Alors que tout cela c'est de la foutaise. Mais enfin ,merde, on peut être antisarko et être lucide. Non??? la gauche, c'est de la merde. Ce n'est quand même pas moi, qui passe mon temps à cracher sur les IUFM, oeuvre de la gauche qui vous dirait le contraire. Mais, souffrez, chère Cadicon, que mon nez renifle tout ce qui de près ou de loin pue le fasciste ou le fascisant. Moi, je suis anar, vaguement de gauche. Le communisme est un nazisme sans le délire raciste, ce qui lui a permis de tenir 70 ans et de crucifier des régions entières du monde. Sa défaite absolue et dézfinitve est son seconnd crime: par sa disparition comme contrepoids, les pourritures mafieuse du capitalisme, ne pouvant plus soutenir Adolf, s'en donnet à coeur joie pour flinguer tout progrès social. Voilà tout. Mais de grâce, lâchez-moi avec cette suspicion idiote de symathie pour Jojo les Belles Bacchantes et sa clique de cons serviles.

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

ne serait-ce pas parce que vous êtes victime du mythe qu'a fabriqué le PCF pour faire oublier sa lâcheté entre juin 1940 et l'invasion de l'URSS? Je parle de l'insitution, pas d'individus isolés, qui ont tout de suite su choisir entre deux loyautés contradictoires et furent exclus pour s'être dissociés de cette infamie.

Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2008

Je pense qu'emporté par sa fougue habituelle, notre ami MàC a tout simplement oublié un instant que Germaine Tillon n'était pas l'épouse du député communiste et résistant Charles Tillon. Une malheureuse association d'idées, en somme.

Charles Tillon (Rennes, 3 juillet 1897 - Marseille, 13 janvier 1993) était un député communiste français et membre du comité de direction du parti. Il prit part à la Résistance pendant la guerre. Exclu du PCF en 1952, il est réintégré cinq ans plus tard, avant d'être de nouveau exclu après le Printemps de Prague.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Où étaient-ils les profs résistants, quand les pédagos ont vendu leurs salades ? Nulle part ! La grande majorité a applaudi, les autres ont courbé l'échine ou rongé leur frein, fatigués d'être traités de méchants réacs qui ne voulaient pas oeuvrer "pour une école enfin vraiment démocratique" et "qui voyaient le mal partout" !

Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Très juste. Ce climat plombé par des méthodes soviétisantes explique d'ailleurs en grande partie l'actuelle réaction virulente des anti-pédagogistes. Cela dit, même si la plupart des profs ont plié l'échine, beaucoup, sur le terrain, ont appliqué la méthode dite de la force d'inertie et ont continué à faire, tant bien que mal, comme ils avaient toujours fait. Ceux qui étaient inspectables ont préparé cette comédie ponctuelle sur le papier, joué leur rôle le jour venu et, une fois l'inspecteur reparti, pensé : "Vas t'en voir ailleurs si j'y suis ..."
Pourquoi ? Parce que le constructivisme est inapplicable et intenable dans la durée, humainement et matériellement. On ne savait plus comment enseigner ; d'ailleurs, il ne s'agissait même plus d'enseigner ! Le constructivisme est donc en grande partie responsable du naufrage de l'école, trop longtemps (et encore) instrumentalisée par des idéologues dont la dangerosité n'est plus à démontrer.
Alors, se faire traiter de réac par des fous, la belle affaire !

Écrit par : Magister | 20 avril 2008

"Moi, je suis anar, vaguement de gauche."

Inconséquent, on dit...

Écrit par : Brazon | 20 avril 2008

Dans la rubrique "le ridicule ne tue pas", dans nootre bahut on a une TICE, con comme une escadre de Vaqlises Delsey à roulettes, qui est là pour "chapeauter" (wouarf!) le Bédeuzi...Le site s'appelle GIBII.... pauvres cons!!! pourquooi pas SHAADOK???? Connards de vermines de petits administrateurs de merde....ça veut faire de l'humour , ça madame, les petites ordures rectales, ça veut faire passer la pilule totalitaire dans le sourire, ça.....


MàC, vous êtes adorable...
Ecrit par : Brazon | 20 avril 2008

moi, je ne trouve pas....mais enfin, si vous le dites....et vous m'en voyez marri. J'ose espérer que vous grincez au moins en écrivant ça.

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

raté Robin....mais diable, relisez ce que la presse d'extrême droite, que je cite, mais vous n'avez pas lu, disait de l'engagemennt de Germaine Tillion et pas Tillon pour le FLN....et ça vous fera changer d'avis.
Et puis Tillon aussi était un sacré type. Avoir été viré deux fois de chez les stals, c'est un titre d'honneur, non???
Alors Vivent Tillion et Tillon !
Aux chiottes Fillon !

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

"Moi, je suis anar, vaguement de gauche."

Inconséquent, on dit...
Ecrit par : Brazon | 20 avril 2008

Toi, ma poule tu serais plutôt du genre con, c'est quand???

T'es prof??? t'est sûr. Décidément la République est bonne fille....

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

Tout à fait d'accord avec vous sur l'infâmie sans retour du communisme...

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

De la pourriture tous les dirigeants bochéviques, dont soit dit en pesant mes mots, une bonne partie d'origine juive, qui ont pris le contrôle de la Russie en 1917-1920?
Décidément il y a des condamnations définitives que je qualifierais de typiquement staliniennes.
Germaine Tillion (élève de Marcel Mauss juif et communisant) était un peu plus nuancée dans ses jugements sur les bolchéviques, qui, les premiers ont eu à pâtir des délires staliniens. Et elle savait de quoi elle parlait. De même qu'on oublie l'énorme sacrifice consenti par les soviétiques pour libérer l'Europe. Non sans arrières pensées j'en conviens.
De fait jeter à la poubelle le communisme, son idéal, ses récits permet très facilelement de disculper le capitalisme, lequel chacun sait n'a aucun crime, aucun génocide sur la conscience, et vogue la galère!

Écrit par : buntovchik | 20 avril 2008

De la pourriture tous les dirigeants bochéviques, dont soit dit en pesant mes mots, une bonne partie d'origine juive, qui ont pris le contrôle de la Russie en 1917-1920?
Décidément il y a des condamnations définitives que je qualifierais de typiquement staliniennes.

Autrement dit, on est stalinien quand on condamne le stalinisme.....Fabuleux......Surréaliste....encore! encore!!!

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

"Dans la rubrique "le ridicule ne tue pas", dans nootre bahut on a une TICE, con comme une escadre de Vaqlises Delsey à roulettes, qui est là pour "chapeauter" (wouarf!) le Bédeuzi..."

On a la même. Mais chez nous elle a un pouvoir phénoménal.

Et elle ne s'en tiendra pas là (elle est pressentie pour le concours d'IPR).

Les responsables TICE sont les nouveaux kapos pédagos.

Écrit par : Jeremy | 20 avril 2008

S'opposant au Parti communiste français sur la question de la déstalinisation[2], Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s'inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Siégeant à l'Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993.

Aimé Césaire a effectivement fait partie du PCF, jusqu'en 56.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Ben oui, comme les communistes intelligents , si si, ça existait, il a abandonné le rafiot pourri après Budapest.

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

Aimé Césaire a effectivement fait partie du PCF, jusqu'en 56"
Ecrit par : Robin | 20 avril 2008
c'est bien pourquoi je me suis contentée de rectifier le tir pour cette bonne Germaine et n'ai pas évoqué Césaire, car même si cela ne me viendrait jamais à l'idée de le traiter de bolchévique il n'a pas été comme Germaine un opposant à tous ces courants utopistes mortifères.

bunto,
Tous partisans de l'indépendance n'étaient pas nécessairement affidés au PC, ni même socialistes
pas non plus sympatisans du FLN, lequel avait les mains encore plus sales que les Français puisque qu'ils torturaient et massacraient surtout les leurs, pour les terroriser.
Quand donc va-t-on finir avec ce mythe raccoleur inepte, ce mesonge patenté, qui n'est que la transposition sur la guerre d'Algérie de celui du monopole de la Résistance par les mêmes cocos?

N'oublions pas non plus que si Germaine Tillion a dénoncé les exactions des Francais, elle a aussi parlé des circonstances, qui si elles ne justifiaient pas les actes moralement, donnaient quand même un bémol à sa condamnation.

Écrit par : Cadichon | 20 avril 2008

De la pourriture tous les dirigeants bochéviques, dont soit dit, en pesant mes mots, une bonne partie d'origine juive, qui ont pris le contrôle de la Russie en 1917-1920?

La participation des Juifs au mouvement syndicaliste révolutionnaire comme le BUND en Biélorussie, région dont était originaire mon grand-père maternel qui émigra en France par les Pays Baltes en 1905, puis à la Révolution russe et au mouvement bolchéviste auquel ils fournirent effectivement une majorité de cadres, s'explique pour des raisons historiques.

Cette présence importante des Juifs parmi les cadres dirigeants du Parti communiste soviétique fut évidemment un leitmotiv de la propagande d'extrême-droite.

On oublie un peu facilement que les Juifs russes (askhénases) furent trois victimes, une première fois sous le régime des tsars (les pogroms de 1905) et une deuxième fois avant (par leurs compatriotes russes qui commencèrent le travail des S.S. et après la rupture du pacte germano-soviétique et l'invasion de l'URSS par l'Allemagne nazie. Quant à l'antisémitisme de Staline, c'est un fait bien connu (cf. l'affaire des médecins).

Il faut se rappeler que c'est en Biélorussie et en Ukraine que fut expérimenté la solution finale première mouture ("une balle, un juif") à laquelle le trop sensible Himler préféra par la suite les chambres à gaz, jugées plus "humaines" (sic !)

Voir au sujet du BUND le site de France-Belarus.com :

En 1894, toujours à Vilno, une réunion a lieu avec John Mill, A. Kremer, Levinson et Martov pour traiter des problèmes politiques et organisationnels et aboutit à une déclaration où l’on peut lire :

"Les ouvriers juifs ne souffrent pas seulement en tant que prolétaires, mais aussi en tant que Juifs. Il faut lutter en même temps pour les droits civiques... Ce combat ne peut être mené que par les ouvriers eux-mêmes."

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Autrement dit, on est stalinien quand on condamne le stalinisme.....Fabuleux......Surréaliste....encore! encore!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

Ne me faites pas dire MàC , ce que je n'ai pas dit et écrit. J'ai dit sans doute gauche-ment que certaines condamnations (j'allais dire et sans humour: "sans procès") sans appel peuvent être staliniennes.

Seul Staline à mon sens était véritablement stalinien. Peut-être connaissez-vous, étant historien, cet épisode d'un plénum du CC, après le XIX congrès du КПСС, en 1952, au cours duquel Molotov et Mikoyan, accusés par Staline dans son délire d'être des agents de l'Occident, se défendirent en disant qu'il se trompait et qu'ils étaient de bons bolchéviques. Et tous les membres présents du CC de se dirent en leur for intérieur, que leurs dernières heures avaient sonnées. Il n'en fut rien. C'était la fin du stalinisme elle-même qui avait sonnée.

Écrit par : buntovchik | 20 avril 2008

Il faut se rappeler que c'est en Biélorussie et en Ukraine que fut expérimenté la "solution finale"

expérimentée

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

A propos des scolopendres nommés TICE, il y encore pire dans le genre. L'opprobre absoluue, alors!!! Comme je suis ,vous le savez , dans un des 241 établissements "AMBITION CORNET DE FRITES", la protale avait dû choisir 4 profs "référents" des "superprofs" "chefs, chefs en chef des autres nazes". Il y eut des volontaires. C'est ça le pire. Attirées (ce sont des collègues du beau sexe) par des promesses de HSA....Quand elles se sont redues compte que, non seulement elles ne toucheraient pas un fifrelin mais qu'en plus on a profité (tiens c'est marrant dans profit , y a prof!!!rigolo) de leur statut "honorifique" (on ne rigole pas, là-bas au deuxième rang) pour leur faire faire tous les sales trucs que personnne ne voulait faire (rapports pour les conseils de disciplines, bilans d'action etc) elles en pnt passablement rabattu. Mais le mal est fait. La suspicion mutuelle, arme des administrations a fait son oeuvre. Elles passent , à tort, pour des mouchardes. Le ver est dans le fruit. C'est fait pour. Casser la solidarité des équipes pour nous foutre dans la gueule les projets de Pochard...ce nom, tout de même....pourquoi pas la Commission Litron, Pochetron, Brindzingue.....Souaroulé

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

Sur l'action des commandos nazis en Ukraine, cf "Enquête sur un génocide oublié".

Le père Patrick Dubois est parti retrouver les traces de la "shoa par balles", le massacre de 1,5 millions de Juifs par les nazis dans l'ex-URSS.

Le père Dubois dont le grand-père, prisonnier de guerre avait assisté impuisant à des exécutions de Juifs, affirme "que l'on ne peut pas bâtir l'Europe sur ce génocide oublié."

http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,3379656,00-ukraine-enquete-sur-genocide-oublie-.html

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

"Cette présence importante des Juifs parmi les cadres dirigeants du Parti communiste soviétique fut évidemment un leitmotiv de la propagande d'extrême-droite"

Ecrit par : Robin | 20 avril 2008

Ce n'est pas faux.

Je rentre à peine d'un court séjour en Russie et j'ai eu l'occasion d'aborder cette question de la place de la communauté juive dans la Russie post-soviétique et du renouveau du judaïsme en Russie.
Il court toujours, semble-t-il, cette accusation faite par les élites de l'assassinat de Stolypine par un juif, Bogrov...
Mais les russes n'en sont plus à ce stade. La forte présence et influence des oligarques d'origine juive dans les allées du pouvoir, même si certains sont ennemis jurés de V.V Poutine, est plutôt vue comme une bonne chose. En tout cas c'est l'opinion d'Alexeï Mukhin dans un livre "Elita Rossii", sur le renouveau des élites russes.

Robin, vous avez tout à fait raison de rappeler dans vos posts les tragédies passées en Europe de l'Est et en URSS. Je regrette seulement qu'on continue à voir en France la Russie et son histoire avec autant d'apriori et de stéréotypes, et comme si elles s'étaient figées définitivement.
Mais revenons à nos moutons ou à nos élèves. C'est tout de même la préoccupation principale de ce blog.

Écrit par : buntovchik | 20 avril 2008

Voici ce que j'ai trouvé sur le site de" Riposte laïque" et que je trouve bien vu. À chanter dans les salles des profs pour ridiculiser les pédagogols et les laxistes qui achètent à vil prix la paix scolaire.

La mauvaise réputation

D’après Georges Brassens

Au collège, sans prétentions,

J’ai mauvaise réputation.

On dit que je suis exigeant,

Que je n’aime pas les enfants.

Je me trouve pourtant bien bonne pomme

D’essayer de faire, de gamins, des hommes !

Mais les enfants n’aiment pas que

L’on exige quelque chose d’eux,

Non, les enfants n’aiment pas que

L’on exige quelque chose d’eux.

« Surtout ne me dérangez pas,

Rester bébé, moi ça me va. »


Au collège, sans prétentions,

J’ai mauvaise réputation.

On me dit que mes punitions

N’ont pas de justification.

« Il ne faut jamais nous punir le nôtre,

Mais soyez bien ferme avec ceux des autres ! »

Car les parents n’aiment pas que

L’on dérange leur enfant à eux,

Non, les parents n’aiment pas que

L’on dérange leur enfant à eux.

« On se demande bien pourquoi

Vos classes ne vous respectent pas ! »


Au collège, sans prétentions,

J’ai mauvaise réputation.

Je ne suis pas intéressant,

La moyenne sans cesse descend.

« Même si dans la classe, y’en a de plus hautes,

Si le mien descend, c’est de votre faute !

Car mon enfant, cette étincelle,

Est l’étalon universel,

Oui, mon enfant, cette étincelle,

Est l’étalon universel.

Et si ça ne lui convient pas,

Vous êtes nul, ça va de soi ! »


Au collège, sans prétentions,

J’ai mauvaise réputation.

Je demande de travailler,

Et je ne fais pas rigoler.

« Peu importe cette culture abstruse,

Je veux de bonnes notes, et que l’on s’amuse !

Car travail, savoir, et effort

Ne sont pas vraiment mes points forts,

Non, travail, savoir et effort

Ne sont pas vraiment mes points forts.

Si je n’aime pas déjà ça,

Ca ne vaut rien, ça va de soi ! »


Au collège, sans prétention,

J’ai mauvaise réputation,

Je ne prête pas attention

A tous les donneurs de leçons,

Tous ceux qui pour sortir de mes débâcles

M’assènent de haut leur formule-miracle,

J’ai l’arrogance de croire que

Je connais mieux mon métier qu’eux

J’ai l’arrogance de croire que

Je connais mieux mon métier qu’eux.

Faut cinq ans pour faire enseignant,

Cinq minutes pour être parent !

@ florence
Si vous voulez mieux comprendre ce qui se passe dans l'EN, je vous conseille de lire, non seulement les ouvrages de JPB, mais aussi "L'École de la lâcheté" de M. Maschino, récemment paru en poche; j'ai hélas pu constater cette lâcheté à tous les niveaux, et rares sont ceux qui osent l'ouvrir pour dénoncer le consensus mou.

Écrit par : mouron rouge | 20 avril 2008

Une dernière pour la route et en écho un peu désespéré à certains ...

"Non, jamais dans la balance de la connaissance, le poids de tous les musées du monde ne pèsera autant qu'une étincelle de sympathie humaine."

Aimé Césaire -"Discours sur le colonialisme", 1955

Hervé

Écrit par : Hervé | 20 avril 2008

Extraits de l'agenda du Ministre Xavier Darcos :

Semaine du 14 au 20 avril
Mardi 15 08h30 Petit-déjeuner avec Jacques ATTALI
10h00 Entretien avec Philippe MEIRIEU, professeur des universités en sciences de l'éducation
Jeudi 17 09h00 Entretien avec Alain MADELIN
Mercredi 23 10h15 Entretien avec Alain MADELIN (encore !)
11h15 Entretien avec François DUBET, professeur de sociologie
Jeudi 24 12h00 Entretien avec Christine JUPPE, inspectrice générale de l’Éducation nationale

Eh ben ça promet.

Ecrit par : Jérémy | 20 avril 2008

On comprend mieux pourquoi il a oublié le passé antérieur et la règle de trois. A ce régime-là, il ne saura bientôt plus ni lire, ni écrire.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Robin, le départ d'Aimé Césaire du PCF est plus complexe que cela (et il a eu lieu avant Budapest), il faut (re)lire la lettre à Maurice Thorez ... On la trouve facilement sur la toile et c'est tout naturel, ici :

http://www.ppm-martinique.net/Lettre-a-Maurice-Thorez_a44.html?PHPSESSID=6d76261f01bd9376f91e915e624a7f0c

Une "trace", en passant, pour "éclairer" le parcours, bourré de contradictions, de Césaire :

"Aimé Césaire - Une traversée paradoxale du siècle" de Raphaël Confiant (Ecriture - 2006)

Hervé

Écrit par : Hervé | 20 avril 2008

Mais revenons à nos moutons ou à nos élèves. C'est tout de même la préoccupation principale de ce blog.

Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008

Comment se porte l'école en Russie ? Est-ce qu'il y a des pédagogistes au pays de Vladimir Poutine ?

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

" Dans ces conditions, je vous prie de recevoir ma démission de membre du Parti Communiste Français.

AIME CÉSAIRE.

Paris, le 24 octobre 1956 "

Une "trace", en passant, pour "éclairer" le parcours, bourré de contradictions, de Césaire :

"Aimé Césaire - Une traversée paradoxale du siècle" de Raphaël Confiant (Ecriture - 2006)

Ecrit par : Hervé | 20 avril 2008

La démission d'Aimé Césaire de membre du PCF en 1956 ne fait effectivement pas suite à l'invasion de la Hongrie par les chars soviétiques (circonstance évidemment aggravante à ses yeux) mais aux révélations par Kroutchev des crimes de Staline lors du fameux congrès du PCUS et à la réaction de déni et de refus de toute remise en cause de la direction du PCF.

La lettre à Maurice Thorez est une merveille d'intelligence et de lucidité politique (à l'exception du passage bien pardonnable sur la Chine).

Et quelle écriture !

Merci pour le lien.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Mais...?!

Personne ne parle de l'émission Ripostes ?!

Jack Lang a peaufiné son rôle de grand guignol grandiloquent. Ce n'est pas un imbécile, mais il sait défendre son fond de commerce.

Meirieu a monopolisé la parole avec son copain boulonnais, et a fait preuve d'une belle hypocrisie ("je n'ai rien fait", "je ne l'ai jamais dit").

Le soutien de Davidenkoff à Meirieu n'est pas étonnant : Phosphore est publié par Bayard, éditeur catho. L'inspiration socio-catho de l'Education soutenue par Meirieu et S. Royal lui va très bien - et le développement du privé est loin d'attrister Bayard !

N. Polony était très bien.

Honnêtement, on a beaucoup moins entendu le camp des gens sensés que celui des pédagos. C'est le résultat du montage, ou c'était la réalité ? Les pédagos n'ont pas hésité à interrompre, à faire preuve de hargne, voire à parler à deux ou trois en même temps (Lang et Davidenkoff se battant pour parler deux minutes avant la fin p. ex.).

Écrit par : Jérémy | 20 avril 2008

Comment se porte l'école en Russie ? Est-ce qu'il y a des pédagogistes au pays de Vladimir Poutine ?

Ecrit par : Robin | 20 avril 2008

C'est là , Robin, une question difficile pour la bonne raison que nos systèmes d'enseignement à l'image de nos systèmes politiques sont très différents et difficilement comparables.

Dans une école publique de Toula (350 élèves), patrie de Tolstoï (il a laissé des écrits pédagogiques) que je connais bien, il n'y a pas moins d'une dizaine de professeurs de français, pour enseigner notre langue, dès la première classe (7 ans) et par groupes de 10-12 élèves à raison de 8-10 leçons de 45 minutes, par semaine. Cela laisse rêveur, quand on songe aux effectifs de nos classes d'anglais en collège!
Ceci est un exemple.

D'une façon générale l'école russe reste bien classée dans les classements internationaux, en particulier s'agissant des mathématiques et de la langue russe. Les petits Russes n'apprennent à lire et écrire véritablement et sérieusement qu'à partir de 7 ans. Mais tout un travail est fait en amont, qui n'est pas loin de correspondre à ce que préconise catmano, à la fin du livre de JP Brighelli, "Fin de récré".
Cela , en dépit d'une dégradation sensible des conditions de financement des écoles et des professeurs (dans les années Eltsine ils recevaient leur maigre salaire avec 3 mois de retard).
Quant aux méthodes d'enseignement, nos collègues russes sont eux aussi sensibles aux méthodes nouvelles, actives, venues de l'étranger, notamment des USA. Très présents par le biais de financements divers, d'équipement en computers, et de prosélytisme religieux.
Mais globalement, me semble-t-il, les méthodes d'enseignement utilisées dans les écoles de Russie sont les mêmes que celles de l'époque tsariste et soviétique.

L'autorité et le prestige des enseignants sont demeurés le plus souvent celles qu'elles étaient jadis.

Donc pas de "pédagogisme" destructeur en Russie, (tout juste des pédagogistes ici ou là) mais plutôt des conditions matérielles d'enseignement inimaginables ici en France. Le budget d'une école en Russie est 20 fois inférieur à celui d'un collège français. A ce niveau la "rentabilité" de l'école russe est 50 fois supérieure à la nôtre!

Dernier détail de ce survol trop rapide. Avant de revenir en France le fils de mon épouse, âgé de 10 ans lui a fait le cadeau, pour son anniversaire, de lui dire un poème de Marina Ivanovna Tsvétaïeva qu'il a appris à l'école. Imagine-t-on, en France, un élève de CM2 revenir de l'école et réciter à sa mère un poème de René Char pour lui dire tout son amour?
Poka!

Écrit par : buntovchik | 20 avril 2008

Bonjour,je viens de voir l'emission Ripostes. Je reste sur ma position, je trouve le combat de M. Brighelli tres tres ideologique. Il est evident que M. Lang est tout aussi ideologique et demagogue. Je sens chez M. Brighelli un grand ressentiment. Une ambition contrariee? Je me pose un certain nombre de questions. Il semble vouloir regler ses comptes et affirmer que ce qui se faisait avant est forcement meilleur, ce qui me semble tres idealiste. Son idealisation de l'action republicaine de M. Ferry me gene un peu. Il reste un homme qui a defendu la colonisation, cela me semble revelateur de l'ideologie de M. Brighelli. Cette construction intellectuelle ne lui fait pas observer et analyser les faits pour en tirer apres les conclusions mais plutot de se servir des faits pour rendre service a son ideologie. Je percois ses idees comme etant c'etait mieux avant, M. Lang et M. Meirieu sont les causes uniques de la "faillite" du systeme scolaire et ainsi en revenant a l'ecole mythique de M. Ferry, l'ecole francaise deviendre la fabrique de l'intelligence....
M. Brighelli, vous avez probablement un certain nombre d'idées judicieuses mais a la television vous donniez l'impression d'un homme aigri dont la seule ambition etait de regler vos comptes.

Vous allez probablement me repondre qu'etant un cretin sorti de cette ecole, je n'ai pas le niveau intellectuel pour mener un debat avec vous. J'aurais aime ecouter un debat de fond sur ripostes et non une bataille ideologique, c'est dommage.e Vous n'etes pas le seul responsable bien entendu.

Écrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

Une dernière pour la route :

"L'asservissement ne dégrade pas seulement l'être qui en est victime, mais celui qui en bénéficie."

Germaine Tillion, " Le Harem et les cousins "

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Je viens aussi de voir l'émission Ripostes, je suis déçu que des gens comme vous qui veulent réformer l'école soutiennent des nouveaux programmes reprenant les idées de Jules Ferry, à savoir le fameux "lire, écrire, compter" donc fini les sciences et retour à la bonne morale du XIXème siècle qui a permis de former les soldats pour la guerre 14! J'ai de la peine pour les années à venir. J'avais aimé votre livre, j'ai envie de m'en débarrasser maintenant.

Écrit par : Un déçu | 20 avril 2008

"L'autorité et le prestige des enseignants sont demeurés le plus souvent celles qu'elles étaient jadis."

Il y a des phrases qui font rêver ; sans doute mon côté "réac."
Et l'on voit, encore une fois, que ce n'est pas uniquement une question de moyens.

...Merci, en tout cas, pour ce témoignage de première main.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

J'aurais aime ecouter un debat de fond sur ripostes et non une bataille ideologique, c'est dommage.e Vous n'etes pas le seul responsable bien entendu.

Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

Vous avez déjà assisté à un débat de fond à la télé? La télé est faite pour crétiniser, au mieux, pour abrutir les masses en les anesthésiant. C'est la raison pour laquelle, la bien nommée "fabrique du crétin" lui a emprunté son mode de communication et de décervelage.

Écrit par : buntovchik | 20 avril 2008

qui a permis de former les soldats pour la guerre 14! J'ai de la peine pour les années à venir. J'avais aimé votre livre, j'ai envie de m'en débarrasser maintenant.

Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008

Et de la gagner, Un déçu, et de la gagner !

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008

Un cretin de base ne peut être qu 'Un déçu. Les deux posts sont dû même "auteur". On l'aura bien compris.
Que de mesquineries et d'esprits étroits dans ce pays!

Écrit par : buntovchik | 20 avril 2008

Les petits Russes n'apprennent à lire et écrire véritablement et sérieusement qu'à partir de 7 ans. Mais tout un travail est fait en amont, qui n'est pas loin de correspondre à ce que préconise catmano, à la fin du livre de JP Brighelli, "Fin de récré".
Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008

Je comprends mieux pourquoi M., petite Française scolarisée dans une école russe à Moscou, semblait n'avoir jamais quitté ma classe lorsqu'elle revenait y faire un séjour, chaque mois de juin.
J'espère toutefois que l'école maternelle française vivra encore assez longtemps pour que l'on puisse revenir à ce type de travail.

Écrit par : catmano | 20 avril 2008

bonsoir,

Témoignage d'une amie arménienne ayant fait ses études primaires, secondaires et universitaires dans l'ancienne Arménie soviétique et actuellement ingénieur à Montpellier :

Points positifs :

En secondaire : forte implication de l'enseignement des langues étrangères.

En secondaire toutes les matières ont le même coefficient . Ainsi aucune matière n'est privilégiée.

Fixation d'une moyenne minimale pour toute matière pour passer en année supérieure.

Peu d'options en lycées.

Spécialisation en Université.

RIPOSTES :

Je partage l'avis du "crétin de base" . Vu de l'extérieur , vos propos (que l'on comprend pour beaucoup ici ) tenaient parfois du règlement de compte ...que Meirieu a su éviter. Me Polony paraissait plus convaincante.

Amicalement...vos livres se vendent bien (et c'est l'essentiel pour le message qu'ils portent )...mais Jean Paul , vous, vous ne semblez pas savoir vous vendre à la TV. !

Écrit par : Patrickinstit | 20 avril 2008

J'avais aimé votre livre, j'ai envie de m'en débarrasser maintenant.

Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008

Il serait effectivement dommage que vous gardiez cet excellent ouvrage rien que pour vous. Les livres sont faits pour circuler, comme les billets de banque.

Par les temps qui courent, les gens y regardent à deux fois avant d'acheter un livre et vous ferez un heureux ou une heureuse !

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Je viens aussi de voir Ripostes. Meirieu et Lang étaient écoeurants de mauvaise foi. Leur manière d'afficher leur prétendu souci des plus défavorisés, alors qu'ils ont contribué à réduire l'égalité des chances, est proprement sidérante. Natacha Polony était effectivement très bien. Elle avait la liberté de parole dont elle ne disposait probablement pas quand elle était enseignante, face aux sbires du néo-pédagogisme. Ces derniers prennent toujours une mine souriante pour prôner la liberté d'expression du crétin, mais la liberté d'expression du professeur qui ne va pas dans leur sens, ils ne supportent pas.

Écrit par : Scaramouche | 20 avril 2008

Vous voullez que je vous dise , Brighelli, sur Riposte, j'ai trouvé que vous étiez un peu trop "serveur de soupe". Pas un mot contre les suppressions de postes, ce qui ,au passage est contradictoire avec "La Fabrique du crétin". Vous étiez mou et obséquieux. Stagiaire de capes le jour de sa titularisation. Louis de Funès. Hmmmmmm!!!Hmmmmmm!!! Monsieur le Ministre hmmmmmmm!!!
Et je reprends MOT POUR MOT ce qu'a écrit "crétin de bas" qui n'est pas si crétin que ça. Pour un type comme mézigues, qui voit tous les jours ce que la politique de Darcos annonce dans les collèges durs, et ne me serinez surtout pas qu' "avec la gauche, c'était pareil"...merci. On sait. Allègre et consorts....et alors?????
Vous avez enfourché la rosse cagneuse de l'Ecole de Ferry... enfilé des perles et des colliers interminables d'idées reçues sur l'autorité" etc etc....toutes choses avec lesquelles on ne peut qu'être d'accord. Mais j'en attendais plus de votre part, plus de mordant, de hargne devant ces escrocs qui, dans 5 ans d'ici auront foutu, avec la complicité de Meirieu avec lequle vous étiez aussi, curieusement, bien affable, le système éducatif par terre.
Au fond, si ce débat avait concerné les 265 hostos qui voont disparaître, je crains que vous n'eussiez justifié cette disparition. Pas un mot,encore sune fois sur les 15000 postes d'éducation qui sautent, alors que vous savez bien que suel un encadrement pléthorique et redondant peut sauver l'école des maux ultralibéraux....

est-ce le crépitement des projecteurs, les feux de la rampe qui vous ont à ce point anesthésié??? En tous cas, c'était consternant. Comme le dit quelque part Shakespeare "So much ado about nothing!!"

je vous dis ça parce que QUI BENE AMAT BENE CASTIGAT.

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

Je ne vois pas en quoi lire écrire compter empêche de faire des sciences ou d'accéder à la culture, c'est au contraire parce qu'on sait lire, écrire, compter qu' on peut le faire ! Votre vision est très réductrice ! Et même ahurissante !
Lang et Meirieu s'aperçoivent soudain que l'école est très inégalitaire, comme c'est étrange ! Darcos a dit des choses sensées et vraies mais on l'aurait aimé plus virulent avec ses détracteurs ! Quant à parler de la colonisation dans ce débat sur l'école, on ne voit pas très bien ce que cela vient faire là ! J'ai eu l'occasion de parler dernièrement avec JP Brighelli, je peux vous assurer qu'il n'est pas aigri !

Écrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Je suis enseignant et je m'interroge sur l'avenir de notre école. La lecture des nouveaux programmes me laisse très perplexe. Je ne vois pas comment nous allons atteindre les objectifs définis par le socle commun en mettant en place ces nouveaux programmes ( un de plus d'ailleurs). Ce texte contient de nombreuses contradictions à tel point que l'on peut se demander si les auteurs sont les mêmes du début à la fin. Je suis d'accord pour dire que les programmes de 2002 devaient être aménagés notamment au niveau de l'orthographe. Mais comme d'habitude dans notre système éducatif on ne peut réformer que dans la douleur. M Darcos propose un texte proche de celui de 1923 et qui ne prend pas en compte l'évolution du monde. Notre dette ne pourra se réduire que si notre système éducatif forme des citoyens réactifs, autonomes, inventifs pour créer les produits du futur. Se recroqueviller sur les savoirs du passé me semble une vision dangereuse.
Tant qu'à vous M Brighelli, je me demande ce que vous faites encore dans notre système éducatif. A vous entendre ce dernier est catastrophique et ne forme que des crétins. Il vous nourrit et vous fait vivre. Et si vous pensez réformer le système en le modifiant de l'intérieur, ayez un peu de modestie. Trois pas en arrière deux pas en avant n'ont jamais permis d'avancer.

Écrit par : Zobed | 20 avril 2008

Quand on lit les commentaires du "déçu" et du "crétin de base" on est frappé par l’absence de véritable argument. Au contraire JPB est vu comme "aigri", plein de ressentiment ou responsable de la guerre de 14.

Argumentaire classique des pédagogos qui font toujours dans le psychologisant et dans l’émotionnel. Ils sont toujours très à l’aise dans le non mesurable, nous savons ce que ça veut dire dans les programmes et les pratiques qu’ils tentent d’imposer depuis des décennies.

La prochaine fois, il faudra que JPB évite toute référence au monde réel et qu’il nous joue du violon et nous tire des larmes sur l'épanouissement de l'enfant avec un ton de curé, il fera un tabac chez les gnangnans ;))

Écrit par : Lariba | 20 avril 2008

"Déçu" et "crétin de base" veulent poursuivre et accentuer 30 ans de pédagogisme ? Fort bien, c'est votre problème ! Le problème des élèves aujourd'hui, c'est PRÉCISÉMENT de ne savoir ni lire ni écrire ni compter et ça n'a rien à voir avec une quelconque "bonne morale du XIX ème siècle".

Ça aurait plutôt à voir avec l'héritage de la révolution française et l'oeuvre d'un certain Condorcet, n'en déplaise à vos procès d'intentions (on retrouve ici le baratin typiquement meirieusien pour qui la connaissance a engendré "la guerre, la shoah et le sida"...n'importe quoi me direz-vous ? - Oui mais ce qui compte, c'est la manipulation par l'émotion, même si c'est totalement hors-sujet, et le fait de se sentir entre-soi "dans le camps du Bien" , comme le dit Jean-Claude Michéa-).

Pour ma part j'ai trouvé cette émission assez déséquilibrée, les vociférations de Lang et Meirieu empêchant le camp adverse de s'exxprimer (la palme à Jack Lang qui empêche de parler Natacha Polony tout en prétendant que c'est LUI qui monopolise la parole que l'on empêche de parler...)
Il faudrait compter le temps de parole RÉEL, nous aurions sans doute des surprises.

L'école, donc, paraît-il, est en faillite à cause de Brighelli et de ceux qui fustigent l'école et ses professeurs, selon Meirieu et Lang, et du "manque de confiance" que cela induit. Argumentation cousue de câble blanc avec la finesse d'un troupeau de dinosaures dans un magasin de porcelaine : on est tout de même pas arrivé à 40 % d'illetrés à l'entrée en 6ème à cause de "La Fabrique du Crétin", (ou plutôt si...)

Ne serait-ce pas plutôt en raison du dogme du constructivisme (selon laquelle l'élève "construit lui-même ses propres savoirs", quelle foutaise !), de l'abandon de toute forme d'autorité (vécue comme "fasciste"), de l'abandon de toute forme d'apprentissage progressif et structuré au profit du "global-flou-artistique" et du "transversal" bidon ne reliant que des lacunes ?

Cachez ce sein que je ne saurais voir ! Il faut des moyens et encore des moyens pour "enseigner autrement", c'est à dire ne plus rien enseigner du tout ou si peu...

C'est cela, finalement, le pédagogisme : c'est la doctrine qui prétend libérer les élèves en les abandonnant à leur ignorance.

L'arrogance, la malhônneteté et les colères de MM. Lang et Meirieu sentent la fin de règne. Et il était temps : 30 ans d'incurie pédagogiste, ça suffit !

Écrit par : Manu | 20 avril 2008

Je fais remarquer que Meirieu a dit qu'il avait toujours souhaité que les profs fassent plus de présence dans les lycées ! Joyeux animateurs que nous sommes !

Écrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Notre dette ne pourra se réduire que si notre système éducatif forme des citoyens réactifs, autonomes, inventifs pour créer les produits du futur. Se recroqueviller sur les savoirs du passé me semble une vision dangereuse.
Tant qu'à vous M Brighelli, je me demande ce que vous faites encore dans notre système éducatif. A vous entendre ce dernier est catastrophique et ne forme que des crétins. Il vous nourrit et vous fait vivre. Et si vous pensez réformer le système en le modifiant de l'intérieur, ayez un peu de modestie. Trois pas en arrière deux pas en avant n'ont jamais permis d'avancer.
Ecrit par : Zobed | 20 avril 2008

Voyez, JPB, y a du boulot......

et puis , Peaudezobed, on dit "Quant à vous" et pas 'Tant qu'à vous"...tu vois , mon chéri, l'école, ça sert, surtout celle de papa....
"Il vous nourrit et vous fait vivre"....Ah ,parce qu'en plus faudrait qu'on rase gratis......mais qu'ils sont cons, qu'ils sont cons!!!! ils se fonnt gommorhiser par le système et ne le voient pas.....

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

Vouloir enseigner la lecture, l'écriture, le calcul, c'est "se recroqueviller sur les savoirs du passé" ? Vous en êtes vraiment sûr ou vous avez parlé sans réfléchir ?

Écrit par : Helisenne | 20 avril 2008

Je ne vois pas comment nous allons atteindre les objectifs définis par le socle commun en mettant en place ces nouveaux programmes (

Se recroqueviller sur les savoirs du passé me semble une vision dangereuse.

Ecrit par : Zobed | 20 avril 2008

Je constate que vous écrivez ici un Français sans faute, ce qui est manifestement trés dangereux, car révélateur d'un "savoir du passé".

Et on se demande comment, autrefois, avec les programmes de 1923, on commençait la division en CP, ce que les élèves d'aujourd'hui ne seraient plus capable de faire en CE1. Finalement, ceux qui méprisent les élèves ne sont pas ceux qu'on croit.

Écrit par : Manu | 20 avril 2008

l'émission Ripostes de ce soir a permis de voir la défaite idéologique de ceux se situant du côté de Jack Lang sur le plateau, qui apparaissaient comme la série des bien pensants, ayant du mal à aligner autre chose que des généralités d'autant plus violemment assénées que celui qui les proférait n'avait d'argument, là où Darcos était très précis ;

un parallèle révélateur de méthodes staliniennes :
Meirieu évoque la liberté de l'élève de ne pas être soumis à un carcan, or quelles étaient les méthodes des inspecteurs souhaitant soumettre les professeurs au catéchisme pédagogiste ?
la sanction humiliante, un professeur qui appliquait des méthodes différentes et plus efficaces que celles de l'intelligentsia, était mal noté, et moins payé ;
l'inversion des valeurs ;
c'est cela la liberté version Meirieu ?

je conseille à JP Brighelli d'ajouter à ses combats pour l'élitisme républicain des combats comme celui de PY Chereul, qui dénonce depuis des années, dans l'indifférence quasi générale, comment les maîtres sont asservis par leur administration, alors que leur vocation est de former des esprits libres ;

des recteurs, inspecteurs, chefs d'établissement pourris, même condamnés par la justice pour fautes professionnelles et/ou personnelles détachables du service, comme d'autres fonctionnaires d'autorité : juges, etc, ne sont responsables ni professionnellement ni personnellement, l'Etat et le contribuable paie pour eux, et ils sont toujours en poste, voire promus ;

le système est fait pour asservir les professeurs, et cela ne pose aucun problème aux bien pensants qui représentent le nivellement par le bas que sont Lang, Bayrou, les syndicats ...

le parallèle évoqué ci dessus, ainsi que la réalité des rapports de pouvoir au sein de l'institution, prouvent que ceux qui soi disant défendent la liberté, l'enseignement, la créativité, du côté de Lang sur la plateau de Ripostes, sont complices des méthodes staliniennes employées dans l'Education pour détruire adversaires idéologiques et non courtisans ;

l'alliance des ex Mao et des ex staliniens, en quelque sorte !

Écrit par : leo | 20 avril 2008

Bonsoir

Je viens de regarder l’émission « Risposte » de M. Moati. Messieurs Lang et Meirieu m’ont énervé au possible en se présentant comme les grands protecteurs de l’école primaire. De qui se moquent-ils !!! Je me demande comment ils peuvent oser dire que les nouveaux programmes ont été bâclés, qu’ils sont peu exigeants et qu’ils nous ramènent 100 ans en arrière sur le plan de la pédagogie !
Ce n’est pas parce que ces nouveaux programmes vont à l’essentiel sans être enrubannés de tout un jargon pédagogique, (les rendant clairs et compréhensibles au passage) qu’ils sont bâclés ou peu exigeants. Ce n’est pas parce que ces programmes remettent de l’ordre dans les notions à aborder qu’ils imposent les méthodes pédagogiques à appliquer …
Qu’en était-il y a cinq ans ? Justement, je sortais de l’IUFM et c’est la dictature pro-Meirieu qui régnait en maître (et qui règne toujours d’ailleurs…).
Quand les conseillers et conseillères « made in Meirieu » venaient dans ma classe, c’était toujours pour me rabâcher les mêmes choses : « Fais travailler tes élèves en p’tits groupes – On voit bien que tu ne le fais jamais – C’est comme ça que les enfants apprennent et pas autrement ! » Ces phrases m’ont été répétées je ne sais combien de fois à l’IUFM puis dans les deux premières années de ma carrière…
Que Meirieu ne vienne pas raconter que la libérté pédagogique existait en 2002 alors même que ses disciples venaient dans ma classe prôner LA SEULE ET UNIQUE METHODE …celle justement qui fichait si bien le bazar dans la classe !
Un conseiller à même été jusqu’à me dire que si mes élèves ne voulaient pas faire telle ou telle activité, je n’avais pas à la leur imposer …. Ah, qu’ils sont beaux et exigeants ces programmes de 2002 !!! Leur gros avantage : duper les parents !
Merci M. Brigheli ainsi qu’à vos amis …. de défendre mon métier et l’école. Et si c’est du « mépris » comme le disent Jack et Philippe …. et bien … J’ADORE ce mépris…. qui redonne courage ! Merci encore !

Tom Sawyer

Écrit par : Tom Sawyer | 20 avril 2008

Je fais remarquer que Meirieu a dit qu'il avait toujours souhaité que les profs fassent plus de présence dans les lycées ! Joyeux animateurs que nous sommes !

Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Exact ! L'idée géniale de Ségolène Royal de nous faire faire 35 H de garderie en lieu et place des 18 H de cours ressort régulièrement chez nos amis pédagogistes qui "aiment les professeurs" (dixit le baratin de Lang à l'émission) - mais surtout pas quand ils pratiquent leur métier, qui rappelons-le, est de transmettre des connaissances - .

Ma grand-mère avait raison quand elle disait : "tant qu'à se foutre de la gueule des gens, autant ne pas faire les choses à moitié..."

Écrit par : Manu | 20 avril 2008

"... mais qu'ils sont cons, qu'ils sont cons!!!! ils se font gomorrhiser par le système et ne le voient pas....."

écrit MàC...

Sodomiser, mon cher - Gomorrhe aimait les femmes, comme vous et moi. Vous trouvez le verbe chez Sade ("et Clairwil gomorrhise Juliette deux heures durant" - je cite de mémoire, mais l'idée y est, et le décompte horaire aussi).
Cela dit, l'arrivée ponctuelle d'amis de Meirieu ici ne m'étonne pas. Il faut bien défendre le, patronj, qui est un peu aigri, en ce moment. Quant à Jack Lang, tout le, monde aura compris qu'il guigne la place de Darcos - d'où son appel in fine à Sarkozy.

Écrit par : Abraxas | 20 avril 2008

Sur Riposte

Je trouve comme Jérémy que Meirieu et Lang, écoeurants de mauvaise foi, ont monopolisé la parole. Quant à JPB, je l'aurais aimé encore plus combatif.
Un détail : suis-je la seule à avoir remarqué que lorsque Meirieu s'est dit favorable à un accroissement de la présence des professeurs dans l'établissement et à une redéfinition du métier, Darcos s'est déclaré en accord avec lui?

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008

Que Meirieu ne vienne pas raconter que la libérté pédagogique existait en 2002 alors même que ses disciples venaient dans ma classe prôner LA SEULE ET UNIQUE METHODE …celle justement qui fichait si bien le bazar dans la classe !


Ecrit par : Tom Sawyer | 20 avril 2008

Où ai-je déjà vu ça ? Ah oui ! Mon rapport d'inspection me reproche d'avoir "des élèves instruits et disciplinés" (sic).

Ça c'est vraiment pas bien ! Je dirais même plus : c'est pas gentil ! Heureusement qure Meirieu n'est pas devenu ministre de l'EN, je crois que je serais à l'heure actuelle dans un camp de rééducation en train de scander des phrases de l'"école ou la guerre civile".

Saint Frackowiak priez pour nous et gardez-nous de la canaille républicaine et autres Brighelli, Polony et consort !

Écrit par : Manu | 20 avril 2008

qui a permis de former les soldats pour la guerre 14! J'ai de la peine pour les années à venir. J'avais aimé votre livre, j'ai envie de m'en débarrasser maintenant.

Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008

Et de la gagner, Un déçu, et de la gagner !

Ecrit par : Robin | 20 avril 2008

Oh! Avec "Lafayette, nous voilà!" qu'on l'a gagnée, la der des der, quand même.

Écrit par : dobolino | 20 avril 2008

Et on sait pertinemment que l'ignorance généralisée permet d'éviter les guerres, la shoah, le sida, les invasions de sauterelles, le verglas, la malbouffe, les queues à la poste, les pannes de bagnole, la chaude-pisse; le mal de dos, les caries, les casseroles qui attachent à la cuison, la star'ac, etc., etc.

Écrit par : Manu | 20 avril 2008

Mais revenons à nos moutons ou à nos élèves. C'est tout de même la préoccupation principale de ce blog.

Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008
Nos chèvres!
Recentrons le débat:


La chèvre




Il était une chèvre de fier tempérament,
Qui revenait d'Espagne et parlait allemand.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ell' revenait d'Espagne et parlait allemand.
Elle entra par hasard dans le champ d'un Normand.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Elle entra par hasard dans le champ d'un Normand.
Ell' y vola un chou qui valait bien trois francs.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ell' y vola un chou qui valait bien trois francs,
Et la queue d'un poireau qui valait bien autant.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Et la queue d'un poireau qui valait bien autant.
Le Normand l'assigna devant le Parlement.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Le Normand l'assigna devant le Parlement.
La chèvre comparut et s'assit sur un banc.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
La chèvre comparut et s'assit sur un banc.
Puis elle ouvrit le Code et regarda dedans.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Puis elle ouvrit le Code et regarda dedans.
Elle vit que son affaire allait fort tristement.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Elle vit que son affaire allait fort tristement.
Lors, elle ouvrit la porte et prit la clef des champs !
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.
Ballottant d'la queue
Et grignotant des dents.

Écrit par : dobolino | 20 avril 2008

Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008

Un cretin de base ne peut être qu 'Un déçu. Les deux posts sont dû même "auteur". On l'aura bien compris.
Que de mesquineries et d'esprits étroits dans ce pays!

Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008

Oui, c'est ce qu'on ressent jusqu'à la sidération quand on est un peu sorti de "l'hexagone". Et même si "Un déçu" et "un crétin de base" ne font qu'un, les esprits étroits sont nombreux.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Lang et Meirieu ont vraiment pulvérisé leur record de connerie et d'hypocrisie quand ils ont acccusé les livres de JPB d'être responsables du sentiment de dévalorisation des professeurs et de la mauvaise image de l'école. Pour ma part, lorsque j'ai lu La Fabrique du crétin, j'ai eu l'impression d'une grande bouffée d'oxygène. Enfin, quelqu'un osait exprimer tout haut, et avec quelle pugnacité, les raisons du malaise que j'éprouvais depuis longtemps !

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008

La tirade de Lang, à la 35ème minute de Ripostes (les enseignants sont héroïques...), plus dégoulinant, y a pas !

Écrit par : Guillaume | 20 avril 2008

Je dois être idiot (ou peu instruit - j'ai subi l'école primaire dans les années 70 et le collège-en ZEP- dans les années 80) mais je ne vois pas le rapport.

En revanche, je connais cette chanson sous une autre version, harmonisée par Bernard Lallement ("c'était une jeune bique - de 14 à 15 ans - qui faisait la ribaude - au dépend des pauv' gens - Elle a du tempérament ma bique - Elle a du tempérament etc.)

Quel haut-lieu de culture ce blog, tout de même ! Je sens que je vais aller chanter deux ou 3 conneries sur celui de Meirieu pour l'équilibre.

Écrit par : Manu | 20 avril 2008

Un détail : suis-je la seule à avoir remarqué que lorsque Meirieu s'est dit favorable à un accroissement de la présence des professeurs dans l'établissement et à une redéfinition du métier, Darcos s'est déclaré en accord avec lui?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008
Non, Sylvie, hélas, j'ai bien vu leur sourire complice et peut-être un appel du pied de Meirieu..Le statut des profs a été le grand absent du débat !

Écrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

Ecrit par : Un déçu | 20 avril 2008

Un cretin de base ne peut être qu 'Un déçu. Les deux posts sont dû même "auteur". On l'aura bien compris.
Que de mesquineries et d'esprits étroits dans ce pays!

Ecrit par : buntovchik | 20 avril 2008

Lamentable ! Toute la "sincérité" et "l'honnêteté" de ces gens-là est dans ce procédé. Honteux !

Écrit par : Manu | 20 avril 2008

Quel haut-lieu de culture ce blog, tout de même ! Je sens que je vais aller chanter deux ou 3 conneries sur celui de Meirieu pour l'équilibre.

Ecrit par : Manu | 20 avril 2008


Pouvez-vous m'indiquer le lien exact du blog Meirieu, j'aimerais bien moi aussi y faire un tour !

Écrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Il reste un homme qui a defendu la colonisation, cela me semble révélateur de l'ideologie de M. Brighelli.
c.d.base dixit
je sors quelques instants le museau de ma mangeoire où je dévore justement les discours de Jules Ferry et si j'avais du temps à perdre je vous collerais un florilège pas piqué des vers.
ou je consolerait monsieur le déçu qui pleure avant d'avoir mal.

C'est aussi intelligent de traiter Brighelli de colonialiste que cette prof de sc.pol. et soit-disant spécialiste de la France à Harvard, qui prétendait doctement il y a 2 ans: Sarkozi veut recoloniser les banlieues, ( autrement dit les immigrés) et fait exprès d'y laisser pousser la chienlit

Y'a des andouilles du haut en bas de l'échelle et autant chez les profs que chez les élèves, pourquoi la proportion changerait?

Sachez simplement que Ferry,monsieur le déçu, était positiviste, donc ne jurait que par LES SCIENCES, un exemple entre mille de cette diabolisation idiote que gobent ceux qui croient aussi dans la fable de la machine à remonter le temps.


Avez-vous seulement lu ces programmes?

Toujours ces procès d'intention à la con,
Faut vraiment avoir rien dans l'citron
pour s'imaginer qu'un prof digne de ce nom
va fabriquer en 2008 de la chair à canon...

Allez, je rentre dans mon étable, ce qu'écrivait Ferry avait une autre tenue.

Écrit par : Cadichon | 20 avril 2008

je vous consoleraiSSS

Écrit par : Cadichon | 20 avril 2008

Un détail : suis-je la seule à avoir remarqué que lorsque Meirieu s'est dit favorable à un accroissement de la présence des professeurs dans l'établissement et à une redéfinition du métier, Darcos s'est déclaré en accord avec lui?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008

Non, non, je l'ai entendu, moi aussi. Même que j'ai bondi sur le canapé en disant à mon cher et tendre qui n'y pouvait rien "Ah, t'as vu, hein, t'as vu ? Là, ils sont d'accord !"
C'était juste après que Davidenkoff (ça s'écrit comme ça ?) a expliqué que les 1500 lycéens sondés trouvaient qu'ils n'avaient pas assez de suivi individuel et qu'ils se sentaient perdus et mal reconnus. Et même qu'il y en a un (je ne sais plus lequel) qui a dit qu'au début des Lycées, il n'y avait que deux heures de cours par semaine et que tout le reste, c'était des études, du monitorat et des travaux de groupes (à bien y réfléchir, je crois que c'était Meirieu, c'est à cause des travaux de groupes, maintenant, ça me revient).
A part ça, vous êtes sûrs que JPB a parlé de Jules Ferry, ça ne m'a pas frappée...

Écrit par : catmano | 20 avril 2008

Pouvez-vous m'indiquer le lien exact du blog Meirieu, j'aimerais bien moi aussi y faire un tour !

Ecrit par : Un observateur | 20 avril 2008

Meirieu.com tout simplement. On y trouve de tout : même un lien vers le blog d'un suce-boule du nom de Frédéric Clément qui compare le collège actuel à une caserne. Quand on voit le bordel qui y règne généralement, on se demande sur quelle planète il enseigne, celui là. C'est le propre de l'idéologie : refuser le réel, à n'importe quel prix... je parie ma collection de slips kangourous qu'il n'est pas mal noté par l'inspection, ce courageux péda-démagogue.

J'étais allé sur son blog à la con dans le vague espoir de trouver la source exacte de la citation de Darcos comme quoi "il faut en finir avec 30 ans de pédagogisme". Quelqu'un sait-il où et quand il a dit ça (voire écrit) ? Merci de me le dire si vous le savez.

Écrit par : Manu | 20 avril 2008

Il y a beaucoup de monde pour denoncer les sprits etroits. Vos insinuations sont assez honteuses, je ne suis pas un decu. Il est plus facile de lancer des insultes et des moqueries que de repondre sur le fond.
Vous me pretez un certain nombre de doctrines qui ne sont pas les miennes
En synthetisant, je veux bien vous croire quand vous dites que M. Lang et M. Meyrieu ont fait un mauvais travail mais de la a dire que le pedagogisme est la seule et unique cause des problemes de l'ecole, il y a une marge considerable.


Il reste un homme qui a defendu la colonisation, cela me semble révélateur de l'ideologie de M. Brighelli.
c.d.base dixit
je sors quelques instants le museau de ma mangeoire où je dévore justement les discours de Jules Ferry et si j'avais du temps à perdre je vous collerais un florilège pas piqué des vers.

C'est moi qui a fait reference a Ferry comme un pro colonisation, j'ai conscience que mes propos laissaient sous entendre que M. Brighelli etait pro-colonialiste, ce n'etait pas mon but. Ne faisons pas d'anachronisme, je dis juste que si M. Ferry defendait un combat juste et surement d'actualite, son engagement pro colonialiste et meme son racisme sont encore d'actualite malheureusement mais je ne pense pas que vous reprendriez son combat pour vous. Je voulais seulement dire qu'il faut arreter de mythifier un passe magnifique et un present qui serait la fin de tout.

Le discours qui dit que toute ma generation est stupide et plus globalement que tout va mal me semble tres excessif. Il se trouve qu'une partie de ma famille vit au maroc et si vous saviez a quel point ils revent de l'ecole francaise....

Attention, je ne veux pas dire qu'il n'existe pas un certain nombre de graves problemes mais si vous pensez que M. Lang est le seul responsable de tous les maux de la terre; vous allez devant de graves desillusions. Je le reprecise, je n'ai aucune affection pour M. Lang et il serait temps qu'il quitte la politique francaise.
Pour finir, repondez moi sur mes arguments, vous avez le droit de dire que ce que j'ecris est stupide mais ne lancez pas de basses calomnies en disant que j'ecris sous plusieurs pseudonymes, c'est mesquin et ne fait pas avancer le debat.

Écrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

Enfin, quelqu'un osait exprimer tout haut, et avec quelle pugnacité, les raisons du malaise que j'éprouvais depuis longtemps !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 avril 2008

Idem pour moi !

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Il est exact que Jules Ferry était un partisan de la colonisation.

Mais n'oublions pas que des gens comme Aimé Césaire, Edouard Glissant, Frantz Fanon, élèves de Césaire ou Senghor, son condisciple à Louis Le Grand, ont fait leurs classes dans l'école de J. Ferry où ils ont forgé les armes intellectuelles de la critique du colonialisme et de l'émancipation.

L'école d'aujourd'hui qui n'a rien d'un collège ou d'un lycée caserne, est en effet la plupart deu temps un "b..organisé" (ou plutôt désorganisé) où on apprend plus grand chose et certainement pas à penser.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Et maintenant, il est temps que Les Meirieu, les Frakowiack, les Charmeux et tous les membres de la secte, libèrent la cabine de pilotage, pour rejoindre dans les pittoresques phalanstères qu'ils n'auraient du reste jamais dû quitter, les adorateurs du nombril, les frères Ignorantins et les uluberlus inoffensifs.

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

où on apprend plus grand chose et certainement pas à penser.

Ecrit par : Robin | 20 avril 2008

où on n'apprend (j'ai oublié la négation explétive)

Écrit par : Robin | 20 avril 2008

Ecrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

au vu de vos nombreuses fautes de français, je confirme le diagnostic ! ( et pourtant, je ne suis pas une littéraire ) :
Vous êtes un crétin de base ! Avec accent ! Dormez bien !

Écrit par : Florence | 20 avril 2008

Quand Lang Jack évoque l'héroïsme des profs, c'est sans doute pour faire allusion au fait qu'ils aient survécu à des types comme lui et Meirieu...

Écrit par : Magister | 20 avril 2008

Je prefere quand vous me donnez des qrguments comme dans vos precedents messages plutot que quand vous vous livrez a de basses insinuations qui ne font en rien avancer le debat.


Il est exact que Jules Ferry était un partisan de la colonisation.

Mais n'oublions pas que des gens comme Aimé Césaire, Edouard Glissant, Frantz Fanon, élèves de Césaire ou Senghor, son condisciple à Louis Le Grand, ont fait leurs classes dans l'école de J. Ferry où ils ont forgé les armes intellectuelles de la critique du colonialisme et de l'émancipation.

L'école d'aujourd'hui qui n'a rien d'un collège ou d'un lycée caserne, est en effet la plupart deu temps un "b..organisé" (ou plutôt désorganisé) où on apprend plus grand chose et certainement pas à penser.

Ecrit par : Robin | 20 avril 2008

J'entends si souvent ce discours que je trouve assez odieux qui est de presenter la colonisation comme positive. Les intellectuels que vous citez auraient reussi meme a l'ecole d'aujourd'hui, ce sont des esprits brillants. Ils auraient pu etre autodidactes. C'est comme remercier la segregation aux Etats Unis sans qui nous n'aurions pas eu d'intellectuels comme WEB Du Bois ou l'esclavage sans qui pas de Frederick Douglass...
Les brillants intellectuels le seront toujours quelque soit l'ecole qu'ils frequentent.

Je veux bien croire qu' a l'ecole d'aujourd'hui, toute la jeunesse sorte totalement ecervelee contrairement aux generations precedentes qui nous sont evidemment toutes superieures intellectuellement et culturellement. J'ai dans mon entourage un certain nombre d'eleves brillants et j'ai eu dans mon curus un tres grand nombre de professeurs tres bons qui nous faisaient de veritables enseignements. Il se trouve que si je suis sorti stupide de mon cursus, c'est pour deux raisons, j'ai des capacites limites et en plus j'ai peu travaille.
Arretons de dire que tout les malheurs du monde viennent des pedagogues ou de monsieur lang, les responsabilites sont partagees...

Écrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

Florence, vous êtes ce que l'enseignement peut secréter de pire, les cuistres incultes, les maîtres capélo du blog, fayots, en plus qui roulent pour le patron lequel est suffisemment intelligent pour les mépriser royalement. Tu vois ma bonne pomme, moi aussi, 25 ans de boîte, une agreg, des élèves AMBITION CORNET DE FRITES et encore des fautes d'orthographe.......

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

où on n'apprend (j'ai oublié la négation explétive)

Ecrit par : Robin | 20 avril 2008

Elle n'est pas explétive!

Écrit par : Jean | 20 avril 2008

suffisamment. Ce serait trop beau pour Diafoira.....

Écrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

Rien que le fait de prendre montaigne comme pseudo signe la nullité et la vanité du bonhomme .

Écrit par : Florence | 20 avril 2008

au vu de vos nombreuses fautes de français, je confirme le diagnostic ! ( et pourtant, je ne suis pas une littéraire ) :
Vous êtes un crétin de base ! Avec accent ! Dormez bien !

Ecrit par : Florence | 20 avril 2008

Chere Florence, j'ai un clavier americain et je ne veux pas me battre pour mettre les accents. Je suis desole de la gene pour la comprehension. Pardonnez moi de ne pas avoir ni votre savoir ni votre culture. C'est pour cela que je viens ici, m'instruire et echanger.

Écrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2008

Ce qui est le plus drôle, c'est que maître Capello fut mon prof d'anglais en 2de !
Un prof d'anglais, nul nul nul , je le précise !
Comme quoi les clichés ont la vie rude !
n'est-ce-pas-monculàcheval ?

Écrit par : Florence | 20 avril 2008

un professeur qui appliquait des méthodes différentes et plus efficaces que celles de l'intelligentsia, était mal noté, et moins payé
Ecrit par : leo | 20 avril 2008

Pourquoi utiliser l'imparfait? c'est toujours comme ça.
Les inspecteurs sont les pires kapos que je connaisse. Et quand je vois les nouveaux programmes de LP, je ne suis pas très optimiste...

Écrit par : ProfAnonyme | 20 avril 2008

Crétin de base
vous me rassurez ! je me disais bien que vous vous sous-estimiez volontairement ! Comme quoi, la provoc, ça marche encore ! Si vous preniez un pseudo plus ... simple ...
Sans rancune ...

Écrit par : Florence | 20 avril 2008

Je ne me sous estime pas volontairement. Je suis un produit de l'ecole que M. Brighelli designe comme la fabrique du cretin. Etant sorti de cette fabrique, je suis donc un cretin.
En toute sincerite, je pense que j'ai un niveau intellectuel et culturel bien inferieur a la majorite d'entre vous. Je ne designe pas contrairement a vous M. Lang comme responsable mais la nature et moi-meme.

Écrit par : un cretin de base | 20 avril 2008

"Quant à Jack Lang, tout le, monde aura compris qu'il guigne la place de Darcos"

C'est ce que je me suis dit aussi, mais il paraît que son poste rêvé est celui des Affaires Etrangères. Il est prêt à y renoncer, maintenant qu'il voit que "son ami Bernard" ne se débrouille pas si mal que ça ?

"A part ça, vous êtes sûrs que JPB a parlé de Jules Ferry, ça ne m'a pas frappée..."

Ben c'est-à-dire que JPB, on ne l'a pas beaucoup entendu... Non pas qu'il n'ait rien eu à dire, mais Lang, Meirieu et Davidenkoff ont semblé faire l'émission à eux tous seuls (ils ont coupé la parole à tout le monde, ils se sont interrompus l'un l'autre, et à la fin ils ont tous parlé en même temps pour avoir le dernier mot, gagné par Jack Lang).

Pour les heures des profs au lycée, moi aussi j'ai entendu Darcos dire qu'il était d'accord pour imposer plus d'heures de présence. Je ne sais pas s'il est au courant qu'on est déjà présent au lycée plus de 15 ou 18 heures par semaine...

Écrit par : Jérémy | 20 avril 2008

Il est vrai que Lang et Meirieu étaient particulièrement pénibles, mais il faut ajouter que le Moati avec ses faux airs de niais (areuh c'est quoi ça le pé-da-go-gisme?) et ses grimaces en tenait une sacrée couche aussi...

Écrit par : ProfAnonyme | 20 avril 2008

Crétin de base
vous exagérez et c'est dommage ! Le fait même que vous revendiquiez votre infériorité prouve qu'au contraire, vous vous estimez supérieur. Supérieur à nous qui intervenons avec notre pseudo qui se trouve être notre prénom ! c'est vous dire notre humilité ! Mais si vous venez ici avec votre pseudo provocateur nous prouver votre supériorité quels que soient les moyens, cela se fera sans moi !
Je ne suis pas là pour satisfaire votre instinct de domination, je suis juste là pour échanger avec les gens de bonne volonté !
Dormez bien Crétin de base ! Embrassez de ma part votre bon ami Montaigne ! (vous prenez-vous pour la Boétie ? trop mignon !)

Écrit par : Florence | 20 avril 2008

Je ne me prends pas pour quelqu'un de superieur a vous. Je suis honnete, libre a vous de ne pas me croire. Votre psychologie de bas etage n'est pas tres convaicante. Expliquez moi le rapport entre le fait de mettre mon prenom et l'humilite?
Je presente des arguments, vous me repondez seulement en vous moquant de mon orthographe a juste titre, je suis mauvais en orthographe. Vous me parlez d'un instinct de domination, je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
Malgre mes defauts, je ne suis pas encore assez pathetique pour chercher un quelquonque reconnaissance virtuelle sur un blog.
Je viens juste pour debattre et je trouve dommage que vous ne repondiez pas a mes arguments qui sont probablement mauvais au quel cas il sera facile de m'en presenter.
Je n'ai pas d' a priori ideologique sur l'ecole, il y a beaucoup de choses interessantes que je lis ici. J'essaie d'exprimer des idees, echangons au lieu de debattre de facon sterile sur ma pretendue soif de domination

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

A tous les autres,
pourquoi et en quoi cela vous a-t-il gêné que Mérieu et Darcos demandent plus de présence de la part des profs.
De l'extérieur, on a vraiment envie que les profs ne viennent pas que pour faire cours et puis se barrent le plus vite possible après. De l'extérieur , on a l'impression que nos mômes, ils vont font chier grave !
Je suis provoc , je sais, mais j'aimerais bien avoir une vraie réponse car de la part des parents d'élèves, c'est très pénible de ressentir à quel point nos enfants vous font chier ! Ce ne sont que des mômes ni meilleurs ni pires que les mômes que nous avons été ! Pourquoi ne voulez-vous pas passer une seule minute de plus en leur compagnie ? Bon nombre d'entre vous passent leur temps à leur dire que ce sont des crétins ! C'est dur pour eux mais à ce compte-là, on préfèrerait que vous soyez absents tout le temps !
Si vous détestez les enfants, faires un autre métier !
Honnêtement, j'aimerais comprendre !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Pour info, il semble que l'UFAL lance une pétition - mais ils n'ont pas encore communiqué dessus - sur l'absence de cohérence entre les annonces de Darcos sur le niveau de l'Ecole/les programmes et la suppression annoncée de postes d'enseignants.
A voir ici->http://ufal.info/petitions/?petition=4

Écrit par : kolia78 | 21 avril 2008

Rectificatif
Nos mômes, ils VOUS font chier grave !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Il y a des jours: oui!

Écrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008

Crétin de base
désolée mais je me suis arrêtée à la forme , je n'ai pas vu le fond !
Biz !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Il y a des jours: oui!

Ecrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008


C'est plus que "il y a des jours " !

Les profs de ma fille (4ème) se plaignent haut et fort ! La classe de ma fille est trop PASSIVE ! ILs le disent HAUT et FORT " ils ne la supportent plus cette classe !!!", ils ne se gênent pas pour être humiliants !

Commentaire de ma fille : "Maman , c'est trop injuste , pour une fois que ce n'est pas le bordel, ils ne sont pas contents ! Moi, j'aime bien quand c'est calme, je peux me concentrer pour apprendre ! Pourvu qu'ils ne changent pas la classe l'année prochaine, c'est tellement bien quand c'est calme ! "

Conseil de classe : 6 félicitations et 7 compliments !

A part ça, les profs ne supportent plus cette classe trop passive !

Ils se remettent en question les profs ?
En fait , les profs ne supportent plus aucun élève , quel qu'il soit !
Vous voulez une autre preuve ?
Mon fils , 5ème.
Un garçon sérieux , brillant. Entre 16 et 20 de moyenne dans toutes les matières. Pas une seule absence, pas un seul retard, tous les devoirs faits sérieusement , tous les jours. Le tout dans une classe dissipée. 8 avertissements de travail, 2 avertissements de conduite.
Que disent les profs : "TROP SAGE " !

Elle est pas bonne celle-là !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

On ne veut pas rester qu'on nous impose de rester au lycée plus de 18 heures par semaine parce qu'on y est DEJA plus de 18 heures par semaine (réunions, conseils, épreuves blanches, photocopies, rencontres des parents, livrets à remplir...). Plus les copies à corriger, les cours à préparer, et le repos à prendre après avoir parlé pendant trois heures devant trois classes différentes de 30 élèves chacune.
Et les lycées ne sont pas aménagés pour permettre aux professeurs de rester dans le lycée : une seule salle de 40m² à peu près, pour contenir 100 professeurs, avec en tout et pour tout trois ordinateurs, vous trouvez ça suffisant ?

"De l'extérieur, on a vraiment envie que les profs ne viennent pas que pour faire cours".
Vous voulez qu'on fasse quoi ? Du foot et du macramé ?
Les élèves viennent souvent nous voir à la fin des cours, et les parents peuvent prendre rdv autant de fois qu'ils le veulent (en général, peu se déplacent aux réunions parents-profs). Alors réfléchissez trente secondes avant de débiter vos aneries.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Jérémy
je suis à toutes les réunions de profs qui ne se gênent pas pour nous dire que nos enfants sont nuls ! Comme si nous y étions pour quelque chose ! Au lieu de vous plaindre, apprenez-leur ce que vous pouvez !
Le prof de français de ma fille (4 ème) passe son temps à les traiter de crétins incultes ! Cela dure des heures et des heures. Elle leur raconte sa vie, les misères de sa soeur, ses misères à elle , sa vieille mère de 75 ans etc.
De temps en temps, les élèves ont droit à tout un discours sans queue ni tête qui finit par "on ne peut rien faire " , "ça se finit toujours par un suicide".
Nous les parents, on fait quoi ? Si vous avez une réponse MERCI , vous serez bien gentil de me dire comment , nous pauvres connards de parents , on fait pour que nos enfants apprennent quelque chose avec des profs de ce genre !
MERCI de votre réponse ! je fais quoi avec des profs de ce genre ? Vous avez une réponse efficace !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Robin, je remonte les vagues ondoyantes et louvoyantes de ces fils tortueux et torturés, pleins de culs-de-sac, de chausse-trapes et de mangroves sèches. Oui, de mangroves sèches et stériles ...

Oui, bien sûr, la condamnation du stalinisme est évidente dans la lettre de Césaire à Maurice Thorez, mais cela ne me semble pas être la colonne vertébrale de ce texte ...

Il faut peut-être avoir vécu "en pays dominé" pour le comprendre ...

"L'heure est venue d'abandonner toutes les vieilles routes. Celles qui ont mené à l'imposture, à la tyrannie, au crime.
C'est assez dire que pour notre part, nous ne voulons plus nous contenter d'assister à la politique des autres. Au piétinement des autres. Aux combinaisons des autres. Aux rafistolages de conscience ou à la casuistique des autres.
L'heure de nous-même a sonné."

Dans le fond je reste bien, quelque part, aux racines des débats de ce blog ...

Quand on commencera à se dire "L'HEURE DE NOUS-MÊME A SONNE", alors les choses pourront peut-être changer. Vraiment ...

Et puis, puisque Césaire retourne à la terre, à sa terre, à cette heure d'avant lucioles, accompagné du chant du tanbouyé, ce dernier extrait de "Moi, laminaire", plein de cette ambiguïté, de cette ombre, de cette opacité si symbolique d'un certain échec (un des derniers recueils rempli de doutes, d'interrogations, d'humilité aussi ...)

"Le désespoir n'a pas de nom
une main agite mou le drapeau de toutes les redditions
c'est le grand anguillard qui nous fait signe
que les gentillesses sont hors saison
On tourne en rond. Autour du pot
le pot au noir bien sûr.
Noire la mangrove reste un miroir
aussi une mangeoire
La mangrove broie-tapie à part
la mangrove respire. Méphitique. Vasard."

... et plus loin, à méditer ...

"On peut très bien survivre mou
en prenant assise sur la vase commensale."

Et comme le souligne Raphaël Confiant - qui sait aussi ce proverbe créole " Sé dèyè py é mango ki chajé moun ka vréyé woch" (On ne lance des cailloux qu'aux manguiers chargés de fruits) - : "Aimé Césaire, la faiblesse de beaucoup d'hommes est qu'ils ne savent devenir ni mangrove ni tourbe" ...

Écrit par : Hervé | 21 avril 2008

Polony fut parfaite, renvoyant ds les cordes Lang et Merieu dès qu'elle en avait l'occasion; Idem pr JPB ...
Lang et Merieu m'ont écoeurée ,à jouer les offensés, il faut dire qu'ils devaient sentir sous leurs pieds le sol se dérober....enfin!

Écrit par : kana | 21 avril 2008

Jérémy
en fait, vous êtes comme tous les profs, vous ne supportez plus les élèves, ni leurs parents, ni votre métier.
Cela me dégoûte d'entendre de votre bouche de prétendu éducateur que les parents sont absents lors des réunions !
Cela est immonde et je vais vous dire pourquoi :
Ces mômes dont les parents sont absents, ce sont les plus démunis : ils n'ont aucune chance de s'en sortir !
Et vous les profs , au lieu de les aider, vous leur crachez à la figure " tes parents ne s'occupent pas de toi, et bien moi non plus ! je ne m'occuperai pas de toi"
Ces mômes, ils sont doublement abandonnés : par leurs parents et par leurs profs !
Cela me dégoûte profondément.
Si je tombais malade et que je ne pouvais plus m'occuper de mes mômes, les profs les laisseraient tomber aussi comme des merdes. Ils leur jetteraient à la figure" tes parents ne s'occupent pas de toi, eh bien moi non plus !"

Le désastre !
Jérémy
changez de boulot !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

"Je suis à toutes les réunions de profs"
C'est bien.

"Ils ne se gênent pas pour nous dire que nos enfants sont nuls !"
C'est mal. Ils devraient vous dire, selon les préconisations officielles, que vos enfants ont certes quelques difficultés, mais que les savoirs sont en cours d'acquisition.

"Comme si nous y étions pour quelque chose !"
Non, c'est la faute du méchant prof. Et le pauvre élève n'y est pour rien non plus.

"Au lieu de vous plaindre, apprenez-leur ce que vous pouvez !"
C'est sûr : en cours on leur fait faire de leur pâte à modeler, tout en les saoulant avec nos plaintes. Ils ne peuvent pas apprendre dans ces conditions. Ils seraient mieux chez eux.

"Le prof de français de ma fille (4 ème)"
Déjà, un prof de français, c'est suspect. Heureusement qu'on supprime leurs postes peu à peu.

"Il passe son temps à les traiter de crétins incultes !"
Oh, le vilain.

"Cela dure des heures et des heures."
C'est le principe d'un cours. En quatrième, c'est 4h/semaine.

"Elle leur raconte sa vie, les misères de sa soeur, ses misères à elle , sa vieille mère de 75 ans etc."
Elle a vraisemblablement un problème mental. Vous avez sûrement vérifié ce problème en consultant les cahiers de votre fille qui ne note donc rien durant ses cours. Je vous conseille de fusiller la vieille mère de 75 ans, ça lui fera déjà un motif de moins pour se plaindre.

"De temps en temps, les élèves ont droit à tout un discours sans queue ni tête qui finit par "on ne peut rien faire " , "ça se finit toujours par un suicide".
Est-ce toujours le même discours, ou est-il parfois un peu différent ?

"Nous les parents, on fait quoi ?"
Vous vous trompez de pronom. Vous devez dire "Moi, Florence, je fais quoi?"

"Si vous avez une réponse MERCI"
Ma réponse est : oui. Mais quelle est la question ?

"Vous serez bien gentil de me dire comment , nous pauvres connards de parents , on fait pour que nos enfants apprennent quelque chose avec des profs de ce genre !"
Ah, voilà donc la question. Eh bien vous rencontrez d'abord le professeur en question pour vous assurer que ce que l'on vous rapporte est vrai. Ensuite vous comparez ce qu'il fait avec le programme de quatrième (disponible sur internet). Si ça ne vous semble pas correspondre, vous en discutez avec le professeur lors d'un rendez-vous ad hoc, et s'il vous déplait toujours autant, vous regardez les pages "leçons" du manuel de votre fille. De toute façon, rassurez-vous, en quatrième on n'apprend rien en français. Donc avec ce professeur-là ou avec un autre, ça ne changerait pas grand chose.

"MERCI de votre réponse !"
De rien.

"je fais quoi avec des profs de ce genre ?"
Vous venez de le demander, cf. juste au-dessus.

"Vous avez une réponse efficace !"
Merci, c'est très gentil.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

"Jérémy
en fait, vous êtes comme tous les profs, vous ne supportez plus les élèves, ni leurs parents, ni votre métier."
Ah ?

"Cela me dégoûte d'entendre de votre bouche de prétendu éducateur que les parents sont absents lors des réunions !"
Je ne suis pas, Madame, un "prétendu éducateur". Et je peux vous faire parvenir sous enveloppe, si vous me donnez votre adresse postale, la liste des parents venus me voir aux réunions parents-professeurs des trois dernières années, la liste de ceux qui auraient dû venir, et le taux de parents rencontrés. Vous êtes une greluche, Madame.

"Cela est immonde et je vais vous dire pourquoi : Ces mômes dont les parents sont absents, ce sont les plus démunis : ils n'ont aucune chance de s'en sortir !"
Ah ?

"Et vous les profs , au lieu de les aider, vous leur crachez à la figure " tes parents ne s'occupent pas de toi, et bien moi non plus ! je ne m'occuperai pas de toi"
Là, vous nagez en plein délire.

"Ces mômes, ils sont doublement abandonnés : par leurs parents et par leurs profs !"
Je vous conseille de monter une association pour les prendre en charge. La Mairie de Paris, si vous y habitez, est paraît-il particulièrement généreuse.

"Cela me dégoûte profondément."
C'est réciproque.

"Si je tombais malade et que je ne pouvais plus m'occuper de mes mômes, les profs les laisseraient tomber aussi comme des merdes. Ils leur jetteraient à la figure" tes parents ne s'occupent pas de toi, eh bien moi non plus !"
Vous les laisseriez en pension chez eux ?

"Le désastre !"
En lisant votre message, j'ai eu la meme réaction.

"Jérémy
changez de boulot !"
Ca y est ? Elle est finie la colère saine ?

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Oh là là, trois minutes sans acune trace d'indignation grandiloquente de la part de Sainte Florence, c'est inquiétant.
Est-elle partie fusiller la vieille mère de 75 ans ?
Il y a des faits divers terribles qui se déroulent peut-être en ce moment.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Jérémy
vraiment, changez de boulot
Si tous les profs qui détestent leur job pouvaient partir et laisser la place à des profs qui aiment les élèves et qui veulent leur apprendre leur discipline, l'éducation Nationale serait sauvée !
Hélas, ils restent en place, pour les vacances sans doute , et ils se défoulent sur les enfants et leurs parents !
Tout ce travail , plus de 18 heures par semaine ! Quel cauchemar ! Ma bonne dame ! ces cours à préparer , ces copies à corriger ! Tout ce travail tellement épuisant ! Bouh bouh bouh , pleurnichons tous ensemble !
Vraiment changez de boulot et laissez nos mômes loin de vos aigreurs ! Laissez la place à ceux qui ont l'envie, le plaisir d'enseigner.

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Ah, la diva du blog est revenue.

C'est marrant : vous aviez un problème précis (enfin plusieurs) concernant vos enfants, et d'un seul coup votre problème c'est moi : vous n'avez de cesse que je change de boulot.

Vous remarquerez que moi, je prends la peinede répondre à vos messages, si ineptes soient-ils. On ne peut pas dire que vous répondiez aux miens.

"Laissez la place à ceux qui ont l'envie, le plaisir d'enseigner."
Vous êtes candidate ? Avec votre conception du métier d'enseignant, postulez vite !

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

"Si tous les profs qui détestent leur job pouvaient partir et laisser la place à des profs qui aiment les élèves et qui veulent leur apprendre leur discipline"

J'aime les élèves, j'aime ma discipline, mais je n'aime pas les greluches qui se prennent pour Thérèse d'Avila.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Jérémy
Les enfants dont les parents sont absents aux réunions profs parents, sont-ils responsables de leurs parents ?
Méritent-ils donc moins d'attention ? Méritent-ils votre mépris ?
A ce compte là , Camus serait resté à croupir dans un taudis algérien !
Les parents qui assistent à toutes les réunions méritent-ils aussi votre mépris ?
Finalement , tout le monde mérite votre mépris !

Vraiment, changez de boulot !
Il y en a vraiment assez de tout ce fric dépensé en vain pour des profs comme vous emplis de mépris !
Faites de la place aux autres, à ceux qui ne pleurnichent pas, à ceux qui en veulent !
Les mecs qui baissent les bras à la première difficulté, les enfants n'en n'ont pas besoin. Les mecs qui pleurnichent sur leur pauvre sort '"dix-huit heures par semaine ! en plus il faut rencontrer leurs connards de parents à ces connards de mômes ! "
Au boulot Jérémy ! Un peu de courage , un peu de ténacité, un peu d'indulgence, un peu d'humanité !
Que diable !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Mr Brighelli,

Savoir lire, écrire, compter ... ne me parait pas le bon language.... En revanche : savoir lire et comprendre ce qu'on a lu, savoir écrire en ayant écrit ce que l'on pense, savoir compter en sachant ce qu'il y a à compter me paraît plus efficace pour préparer nos enfants aux défits à venir...

Je veux parler des défits de l'économie de la connaissance, de la globalisation des échanges, de l'innovation, ... toute chose qui requiert de la réflexion, de l'intelligence (et l'intelligence celà s'apprend), de la création qui donne accès à l'innovation dont nous avons besoin ...

Ces valeurs sont absentes de vos réflexions mr Brighelli !!! c'est bien dommage.

Heureusement, moi qui suit chef d'entreprise et complètement conscient de la lutte acharnée qui se joue chaque jour, je remercie les enseignants de continuer leur travail. Et ceci malgré nos "bien pensants" d'aujourd'hui qui voudrait nous ramener 20 ou 30 ans en arrière.

Ouvrez les yeux sur votre environnement, il ne s'agit plus du village isolé du 19ème siècle, et arrêter de prendre nos enfants en otage de votre insconscience politique. Nos enfants ont le droit au savoir intelligent et ouvert, et non au connaissances étriquées et fermées que sembler vouloir leur proposer.

un papa .... qui souhaite que ses enfants soient préparer dans l'école de la république aux défits à venir, et non aux défits passés. C'est à dire encadré, soutenu et ouvert aux défits de demain, avec les moyens d'aujourd'hui.

Écrit par : gore | 21 avril 2008

Jérémy
si vous arrêtiez de me traiter de greluche ?
Vous traitez toutes vos élèves de greluches ? les mères de vos élèves aussi ?
Pas étonnant qu'elles ne se précipitent pas à vos réunions !
Et les garçons ? les pères ? Vous les traitez de quoi ?
De rien sans doute, ils sont plus forts physiquement !
Quel mépris !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

"Jérémy, les enfants dont les parents sont absents aux réunions profs parents, sont-ils responsables de leurs parents ?" Non.
"Méritent-ils moins d'attention ? Méritent-ils votre mépris ?" Non.
"Les parents qui assistent à toutes les réunions méritent-ils aussi votre mépris ?" Non.
"Finalement , tout le monde mérite votre mépris !" Vous êtes d'une logique imparable !

J'ai trouvé ça pour vous :

Folie - "Trouble du comportement et/ou de l'esprit, considéré comme l'effet d'une maladie altérant les facultés mentales du sujet.
Exemple 1 : Ne pas comprendre le discours d'un interlocuteur et répondre des propos hors de toute logique.
Exemple 2 : se croire insultée alors qu'on ne l'est pas.
Exemple 3 : se croire méprisée à tout bout de champ par tout le monde
Exemple 4 : s'en prendre de manière obsessionnelle à une catégorie d'individus."

Bon, comme la Bête se ranime tout le temps, je vous laisse sévir ici tout seule, moi je vais au lit.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Florence, faites-vous payer 2 euros à chaque fois que vous tapez le mot "mépris", vous serez bientôt riche.

Et vous êtes une greluche.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Jérémy
aucune chance de me voir enseignante. J'ai un métier qui me passionne et que j'aime ! La preuve ? je ne m'en plains pas ! je ne pleurniche pas ! Je n'accuse pas la terre entière de m'empêcher de faire mon boulot. Je n'insulte pas mes collègues, ni leurs mères ni leurs pères. Mieux, j'accepte les critiques ! Il m'arrive même de me remettre en cause !
Et vous, les critiques ? vous connaissez ?
Vous vous remettez en cause de temps en temps ou bien tout est toujours la faute des autres ? Des élèves et de leurs greluches de mères ? du ministre et de l'ancien ministre ? de l'inspecteur et du proviseur ? Bouh bouh bouh Pôvre petit Jérémy, quelle misère !!!

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Pôvre petit Jérémy !
entouré de toutes ces greluches, la vie est infernale !
Pleurez bien mon petit, plaignez-vous bien , c'est si bon de se plaindre bouh bouh bouh

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

"J'ai un métier qui me passionne et que j'aime !"
C'est quoi, votre métier ?

"Je n'insulte pas mes collègues, ni leurs mères ni leurs pères."
Insulter le père d'un collègue, ce doit être assez inédit. Par contre, vous avez une dent contre la vieille mère du prof de français de votre fille. Ce n'est pas plus reluisant.

"je ne me plains pas ! je ne pleurniche pas !"
Oh non, pas du tout. Vous vous plaignez à peine des professeurs de vos enfants, mais c'est fait avec tellement de retenue.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

"entouré de toutes ces greluches, la vie est infernale !"
Il y en a d'autres, des comme vous ?!
N'exagérez pas : comme dit Rousseau, quand la Nature vous a créée, elle a dû jeter le moule juste après.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Exemple 2 : se croire insultée alors qu'on ne l'est pas.
Par Jérémy

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Et vous êtes une greluche.
par Jérémy

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Dites donc Jérémy, greluche , c'est un mot doux ?
Je l'ai mal pris ! cela doit être parce que je suis folle :

Folie - "Trouble du comportement et/ou de l'esprit, considéré comme l'effet d'une maladie altérant les facultés mentales du sujet.
Par Jérémy

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Vous êtes trop aimable ! En fait il fallait que je prenne tout ce discours comme des gentillesses !
Vous me traitez de greluche, de folle et je le prends mal !
Vous me dites que je dis des inepties et je me vexe !
------------------------

Alors réfléchissez trente secondes avant de débiter vos aneries.
par Jérémy

Vous parlez aussi tendrement à tout le monde ? Jérémy, vous êtes un poête : je suis donc une greluche, folle, ne débitant que des âneries et de plus je le prends mal !
Comme c'est bizarre !
Et vous , vous ne seriez pas un peu nerveux?
Si vous traitez de greluche et de folle toute personne qui ose proférer la moindre critique, qui ose demander pourquoi vous ne voulez pas passer une minute de plus dans votre établissement, et que vous tombiez sur une personne aussi nerveuse que vous, cela pourrait tourner mal !
Et vos élèves ? vous avez l'insulte et l'humiliation aussi rapide avec eux ?
Bonne nuit Jérémy !
pour nos enfants, ce n'est pas gagné !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

"Vous parlez aussi tendrement à tout le monde ?"

Ah non, c'est un régime spécial pour vous, étant donné ce que vous vous êtes permis d'écrire ici ce soir. Je n'en ai connu qu'une seule autre qui soit tombée aussi bas, elle s'appelait Josette. Mais elle, ce n'était pas une greluche, c'était un troll.


Je ne souscris pas à l'anthologie tronquée que vous faites de mes propos, et qui ne sont rien à côté de vos débilités du genre : "vous êtes comme tous les profs, vous ne supportez plus les élèves, Cela me dégoûte d'entendre de votre bouche de prétendu éducateur que les parents sont absents lors des réunions ! Cela est immonde. Vous les profs , au lieu de les aider, vous leur crachez à la figure Cela me dégoûte profondément. Il y en a vraiment assez de tout ce fric dépensé en vain pour des profs comme vous emplis de mépris ! etc.

Je ne vous souhaite pas une bonne nuit, et j'attends toujours de savoir quel est votre métier.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

@ crétin de base:

Vous avez de la chance, Florence c'est un rêve à côté de ce que j'ai pris ici, quand, pendant trois mois, je me suis retrouvée dans mes montagnes avec juste un clavier de PC américain, (par la faute de ces nazes de France Télécom, dans un pays normal la boîte aurait coulé depuis longtps!)

Pendant des jours et des jours j'ai eu droit aux insultes et sarcasmes agacés , oui, sur ce blof de progs, ...pas des profs, jusre des mômes pourris-gâtés , eux qui passent leurs journées à corriger de copies illisibles, ils sont comme la princesse et le petit pois sur son matelas, incapable de faire l'effort de lire quelques lignes sans accents, et sans pontifier sur ma sottise, en me donnant péremptoirement toutes sortes de conseils plus inutiles et ineptes les uns que les autres.

Je les ai laissé dire, (le chacal hurle et la caravane passe) et puis parfois je m' amusais à chercher des mots sans accent, mais au bout d'un moment, on se lasse
Un jour j'ai eu un email important à écrire et sans accent cela faisait vraiment moche.

Necessity being the mother of invention, je me suis fabriqué ceci:

À à É é È è Ê ê ë Î î ï ô ö ü û Ù ù ç Ç ß


voilà donc mon petit cadeau:
un petit coup de copié/collé et le tour est joué

C'est peu longuet mais quand un mot n'a plus ni queue ni tête à cause de plusieurs accents manquants, ça aide.

Écrit par : Cadichon | 21 avril 2008

"en me donnant péremptoirement toutes sortes de conseils plus inutiles et ineptes les uns que les autres."

Ca ne vous a pas été utile qu'on vous dise que Hölderlin ne s'appelait par Hoderling ?

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

C'est triste de voir comme les choses peuvent tourner au vinaigre en un instant. Alors que Jérémy et moi nous ne connaissons même pas et que personnellement je n'avais rien à lui reprocher. En une seconde, je suis devenue greluche, folle , débitant des âneries, bonne pour l'asile !
Le monde le l'éducation nationale est une poudrière ! Une étincelle ( ou l'idée d'une étincelle !) et tout s'embrase.
Les profs , insatisfaits sont à cran, les parents aussi !
Désolée Jérémy , j'ai dû toucher quelque chose de sensible pour avoir une réaction si vive de votre part ! Encore désolée de vous avoir blessé, je le regrette !
Bonne nuit

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Tiens, d'ailleurs, je précise que, par expérience, je sais que ce n'est pas évident de bien taper lorsqu'on utilise un clavier américain. C'est donc à votre décharge, Cadichon.

Par contre, Hölderlin, honnêtement, vous ne saviez pas l'écrire ? (et je ne parle pas du Umlaut) Si ?

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

"En une seconde, je suis devenue greluche, folle , débitant des âneries, bonne pour l'asile !"

C'est qu'en une seconde, je suis devenu un inadapté méprisant et désastreux qui crache sur les élèves et les parents.

"Désolée Jérémy , j'ai dû toucher quelque chose de sensible pour avoir une réaction si vive de votre part ! Encore désolée de vous avoir blessé, je le regrette !"

Si c'est effectivement sincère de votre part (ce que je crois), je veux bien que nous reprenions une relation en bons termes. Je me suis fâché ici une fois avec Christophe Sibille (que vous ne cnnaissez pas), et après mise au point par mail, nous nous sommes réconciliés. Les brouilles par internet, c'est monnaie courante. Le tout c'est qu'entre gens de bonne compagnie, on se rabiboche facilement.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Si je vous dis,Jérémy, que j'ai pondu un mémoire sur lui, ( il y a 5 ans) faudra-t-il que je vous l'envoie ( cadeau empoisonné) pour vous convaincre que je savais épeler son nom... et que je l'étudiais déjà il y a plus de quarante-cinq ans...
avant votre naissance?
C'est humain, cet acharnement à se convaincre que les autres mentent pour ne pas ébrécher vos certitudes.
Je ne cherche donc pas à le faire,
Peine perdue
nite, nite,

Écrit par : Cadichon | 21 avril 2008

Jérémy
je vous le dis sincèrement, je n'ai rien à vous reprocher personnellement ! peut-être sommes-nous les uns et les autres devenus affreusement susceptibles à force d'entendre de critiques générales :
Je suis parente d'élèves , déléguée, sérieuse , de bonne volonté et sans cesse j'entends le discours accusant les parents de ne pas s'occuper de leurs enfants.
J'imagine que de votre côté , vous êtes un prof consciencieux et que sans cesse, vous entendez des critiques sur les profs qui ne sont pas sérieux !
Alors, certains soirs de fatigue, on prend la mouche ! On déteste ce genre de généralités et puis, on tombe dedans, sans savoir vraiment pourquoi ! Juste parce que vous comme moi, on aimerait bien que cela marche mieux et que cette situation est exaspérante, pour nous, parents comme pour vous, profs. On se sent impuissant et on voudrait trouver un coupable !
Encore désolée ! J'espère que vous n'êtes plus en colère !
Bonne nuit Jérémy

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

J"étais intrigué par vos idées, M. Brighelli, car la télévision est propice à l'unilatéralité, et, de ce fait, j'avais trouvé vos propos peu empreints du désir d'épouser la complexité du sujet.
Vous ne débordiez pas du désir de convaincre, et aussi, d'être admiré. Un professeur, surtout de "réthorique", recherche ce rapport à ses élèves. Il est "bon" lorsqu'il joue son rôle dans le théâtre de la classe. Voilà qui l'épuise, mais qui garantit, presque à coup sûr, de ne pas recevoir de tomates.
Pour paraphraser, vous ne nous avez pas instruits d'exemple et nous en sommes restés encore plus imparfaits.
Dans ce débat pollué par votre ami Darcos, vieille bête qui monte, et votre ennemi Lang, vieux cheval de retour, vous avez montré votre incompétence de pédagogue. Mais en êtes vous un ? Nous le savons tous les deux, le statut d'agrégé ne garantit qu'à demi des savoirs approfondis sur les contenus à transmettre. Quid de vos confusions entre la langue et son code graphique substitutif, sa syntaxe et la grammaire scolaire ? Vous serez un bon maître quand vous consentirez à vous remettre en cause, et dans la contradiction, à apprendre.

Écrit par : Bernard M | 21 avril 2008

J'entends si souvent ce discours que je trouve assez odieux qui est de presenter la colonisation comme positive.

Je vais évidemment faire bondir pas mal de gens, y compris Hervé pour lequel j'ai le plus grand estime, mais je le dis, oui la colonisation a eu des côtés positifs.

Si cela n'avait pas été le cas, la Martinique ne serait pas un département français et l'île de Mayotte ne serait plus rattachée à la France et je ne pourrais pas discuter avec une sympathie partagée avec le jeune tunisien qui tient l'épicerie de la rue de ce pays où je suis né et qui est un peu le mien.

Dire cela, ce n'est pas ignorer les aspects négatifs. J'ai moi aussi lu "Retour du Congo" de Gide et les oeuvres de Césaire et de Fanon.

Les choses sont plus complexes, même pour l'Algérie qui fut une tragédie complète. Il faut beaucoup de temps et beaucoup de larmes pour voir un frère en chaque homme et on n'a jamais fini d'apprendre à le faire.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Décidément, nous croulons sous les donneurs de leçons, ici. Et les noms d'oiseaux volent bas.
Un peu de sang-froid, les uns et les autres...

Je reviens sur Jules Ferry.
Dans un manuel de Français rassemblant des textes du XIXème siècle pour les Secondes, paru en 1982 chez Magnard, on trouvait un texte de Ferry (Jules) disant - je cite de mémoire - que "les races supérieures ont un devoir envers les races inférieures". C'était l'bon temps des colonies. L'homme blanc ne se posait guère de problèmes - sinon, justement, des questions de transmission de colonisation. A la même époque, les Anglais s'occupaient différemment des Aborigènes, comme on sait, et les Belges réduisaient en esclavage les Congolais. Faites un peu d'histoire, les uns et les autres : on ne peut pas plaquer des concepts ultérieurs sur des faits antérieurs. J'ai entendu une collègue pleine de bonnes intentions m'affirmer que Montesquieu était raciste, puis qu'il disait "nègre" et non "noir" - dans un célèbre passage de l'Esprit des lois qui est la première charge sérieuse contre l'esclavage. Relisez l'Argent, et vous verrez que Zola n'était peut-être pas si antisémite que ça - sauf que le concept n'existait pas, à l'époque. Comment nous jugeront les belles âmes de l'an 2108 ?
Le manuel auquel je faisais allusion était signé par moi - entre autres. Le même moi qui peut se référer à Ferry pour sa Lettre aux instituteurs - mais en resituant si possible le texte dans son contexte (c'était le titre de la collection d'anthologies chez Magnard, tiens...).

Et ça m'a amusé, cette émission. Parler davantage ? Mais il aurait fallu hurler, se mettre en colère, et on perd instantanément, à ce petit jeu-là. La colère visible était du côté de Lang et de Meirieu, je la leur laisse.
Dernier point technique : une heure d'émission divisée par sept (le nombre de participants, parce que Moati occupe lui aussi une bonne place), en pensant à déduire cinq minutes de reportage et quatre minutes d'intro sur Césaire, cela laisse assez peu de temps à chacun. Et Polony n'était pas mécontente que Lang lui ait lancé l'un de ces "taisez-vous" dont Marchais avait jadis l'exclusive, à la télévision. Couper la parole à la seule femme du plateau, quelle élégance...

Et pour ce qui est des insinuations sur ce que j'aurais bien pu réclamer, obtenir ou ne pas obtenir du ministre, c'est un peu petit, et je ne lui ai jamais rien demandé, sinon des efforts.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 avril 2008

@ Robin

Certains éléments de votre réflexion sont intéressants et méritent réflexion, mais ils ne me convainquent pas. Vous dites que c'est au nom de cette liberté que se sont faites en France toutes les révolutions. Cette phrase flatte si doucement chaque Français (ah la majuscule, clin d'oeil à Cadichon, je suis français d'origine chinoise) que l’on hésite à vous contredire, mais votre phrase est trop rationnelle pour être vraiment honnête. Nos comportements sont souvent dus à des déterminismes cachés et aucun argument rationnel ne peut tout éclairer. Je ne dirais donc pas comme vous que des manifestants français sont pour la plupart portés par une envie de liberté. De nombreux auteurs ont modélisé la duplicité française, et il n'est pas très difficile de rejeter votre thèse. Pour Pascal Baudry, les Français sont soumis à la critique constante de leurs parents et de leurs maîtres. Leurs personnalités se développent alors sur le doute. L’institution est vue en France comme un père trop autoritaire et comme une mère trop possessive, d'où ces rébellions en permanence.

Il est vrai que les révolutions ont fait renaître chez les Français l’idéal moral et l’esprit civique. Mais les révolutions ont été radicales. Par exemple, la révolution de 1989 a coupé la France de ses racines : destruction du patrimoine, dégradation du langage, dislocation des familles, etc. Après la révolution, il y a eu restauration ! Ce qui frappe un étranger en France, c'est une sorte de dualité chez un Français. La France a été le berceau de la révolution comme celui de la collaboration la plus réactionnaire. Il fallait lire un américain (R.E.Paxton) pour comprendre vraiment cette période. Aucun Français n'aurait pu écrire de manière objective ceci : "la collaboration, ce ne fut pas une exigence allemande à laquelle certains Français ont répondu, pas sympathie ou par ruse. Ce fut une proposition de la France, qu’Hitler repoussa en dernière analyse". Chaque Français est le témoin d'un phénomène antagoniste. Il est à la fois libertaire et corporatiste. Il exige à la fois l'égalité et les privilèges. Il déteste l'aristocratie, mais cela ne le dérange pas d'en faire partie. C'est un bourgeois qui méprise la bourgeoisie. Tout cela le pousse à la haïr lui-même. Bien que ce trait caractéristique fournisse du terreau à de belles fleurs culturelles, cette incohérence devient un véritable handicap quand il faut passer à l'action.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 21 avril 2008

Histoire d'en revenir aux fondamentaux des fondamentaux : sauvons le site d'Itanos (Crète)!
Message transmis par une collègue de la CNARELA , avec le lien pour une pétition de soutien,
FGuichard


Dominique MULLIEZ, Directeur de l'Ecole française d'Athènes
6 rue Didotou - 10680 ATHENES


Chers collègues,

Voilà plus de dix années que nous travaillons en Crète dans la péninsule d'Itanos.
Aujourd'hui, un projet de développement touristique pharaonique et totalement inadapté à cet environnement semi-désertique menace gravement l'équilibre de ce territoire.
La construction de plusieurs hôtels de luxe (7000 lits) et de parcours de golf nuira considérablement au paysage, aux ressources en eau et à l'économie traditionnelle de cette région reculée de Crète. Ce projet contribuera aussi à la destruction des nombreux vestiges archéologiques dont nous
avons entrepris l'inventaire au cours de ces dernières années.

Les résultats de nos recherches sont librement accessibles sur le site web de l'Ecole Française d'Athènes à l'adresse :
http://webefa.efa.gr/prospection-itanos/ et témoignent de l'ampleur du carnage à venir si rien n'est fait.
Dans quelques semaines, le conseil d'État grec doit rendre son verdict final, dans la lutte opposant les adversaires au projet (archéologues et écologistes locaux) à la société britannique Minoan Group.

Je vous transmets ci-dessous les références d'une spécialiste de l'écologie historique crétoise, à l'origine de cette pétition sur internet. SVP prenez les deux minutes nécessaires pour la signer. D'avance merci à tous pour votre soutien

http://www.thepetitionsite.com/1/Save-the-Cretan-landscape

Écrit par : FGuichard | 21 avril 2008

Commentaire de ma fille : "Maman , c'est trop injuste , pour une fois que ce n'est pas le bordel, ils ne sont pas contents ! Moi, j'aime bien quand c'est calme, je peux me concentrer pour apprendre ! Pourvu qu'ils ne changent pas la classe l'année prochaine, c'est tellement bien quand c'est calme ! "

Conseil de classe : 6 félicitations et 7 compliments !

A part ça, les profs ne supportent plus cette classe trop passive !

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008

Je suis d'accord avec vous, Florence, il y a de sacrés cinglés parmi les professeurs! J'entends ça aussi dans mon collège! Se plaindre qu'une classe est trop tranquille! C'est incroyable!
"Trop scolaire", disent-ils. Moi, j'aime bien les élèves "scolaires". Ils me conviennent très bien, les élèves trop "scolaires"!
On s'étonne après cela que ce soit la guerre entre de tels "enseignants" et les parents raisonnables!

Je suis comme vous, Florence, je ne parle jamais de GN ni de GV à mes élèves. En revanche, je leur apprends la nature et la fonction de chaque mot d'une phrase, nature et fonction qu'ils ignorent lorsqu'ils m'arrivent en 3ème la tête farcie de "séquences" et de "roman à visée auto-biographique ou argumentative' et qu'ils ont pris le français en grippe - et ce français-là, ils ont bien raison de le vomir!

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

Florence est le parangon de la merde parentale, moyennement cultivée, soucieuse d'acheter des livres à ses chiures, quand elle va avec sa Scénic faire ses courses hebdo à Auchan. Merde parentale assez friquée , vivant probablement dans un pavillon à Aulnay-sous-bois, je ne sais pas pourquoi,je la vois bien, cette fiente, vivre à Aulnay...mari keummmmmmmersssssialà 4Keuros par mois. 75 heures par semaine. Alors haine des profs, mais alors, pathologique.
Cette Florence est ce que j'appelle "la merde judiciale", c'est-à-dire ces animaux des classes moyennes, qui, parce qu'ils ont une carte bleue premier s'imaginent dans la cour des grans et attendent de pied ferme de pouvoir PORTER PLAINTE contre les profs de leurs chiures. PORTER PLAINTE en guettant le faux pas.
Et puis, ces médiocres, le samedi, en recevant les amis, Jacky, qui travaille si dure au Fret à Roissy, Guillaume qui travaille si dur dans sa banque, Benoît qui travaille si dur dans sont métier de concepteur en carrosserie à Mitry-Mory...crachent et chient sur nous avec la même haine et le même désir de meurtre que les familles nazies de jadis se payaient les Juifs.
Cer , quand on écrt des saloperies come vous es écrivez, c'est que soit vous êtes infantile et en êtes restée à la vile provoc adolescente, soit que vous êtes de droite et pas qu'un peu.
Vous n'êtes en fait qu'une petite Française médiocre, rancie, laide en dedans, mesquine et frustrée de ne pas être chef ou tyran.
Les profs, je ne sais pas, mais moi, personnellement je vous chie au cul et chiche que vos veniez voir dans mon bahut si "les profs ne travaillent que 18 heures" salope!!!! sarkoziste pourrie!!!!
Ce que tu ne sais pas, ma pomme, c'est que les profs SONT PAYES 10 MOIS DIVISES PAR 12, qu'autrement dit on n'a pas de congés payés. Remarque, comme ça, quand je suis en vacances, je ne risque pas de voir ta sale tronche .....à Florence....
La parentaille médiore et procédurière comme toi, ça fait 25 ans que j'ai posé mon tafanard dessus et heureusement , l'immense majorité des parents sont des gens dignes et sympathique. Pas des tas de merde PEEP ou FCPE dans ton genre. Et tu sais qui, ma pomme, si t'es pas jouasse, fous tes chiures de cadre dans le privé...Là au moins ils seront sarkozysés.
Serviteur!!!!

Ah et pour mon pseudo t'en fais donc pas, face de cul. Quand on signe Florence et qu'on est aussi médiocre on ferait mieux de signer Hénin-Liétard. Ou Montluçon.

Écrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

Vous serez un bon maître quand vous consentirez à vous remettre en cause, et dans la contradiction, à apprendre.

Ecrit par : Bernard M | 21 avril 2008

L'antienne "pédago" dans toute sa splendide et irradiante bêtise. Non, Monsieur Bernard M., on n'est pas un bon maître "quand on consent à se remettre en cause", on est un bon maître quand on domine sa matière, quand on est convaincu qu'il est essentiel pour les élèves qu'ils la dominent eux aussi, quand on aime la leur expliquer et que l'on ne s'en lasse pas.
Vous voyez, Monsieur Bernard M., ma définition du "bon maître" est exactement à l'opposé de la vôtre. Vous doutez de tout - même de votre rôle d'enseignant, comme vous y encourage votre maître à penser, lequel se garde bien de mettre les mains dans le cambouis et se contente de pérorer - et du coup vous n'enseignez plus rien. Moi, j'estime que le doute est interdit au maître, sinon il ne serait pas "maître".
Ceux parmi les enseignants qui se prendraient à douter de leur mission de transmettre les connaissances ont intérêt à changer de métier au plus tôt, sinon ils y seront malheureux et ils feront le malheur de leurs élèves. C'est un métier où, contrairement à ce que prétendent les "pédagos", dont l'activité principale est d'alimenter les conversation de salon d'un doute universel et mondain et qui ne mange pas de pain, il faut savoir très fermement ce que l'on veut.

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

C'est un bourgeois qui méprise la bourgeoisie. Tout cela le pousse à la haïr lui-même. Bien que ce trait caractéristique fournisse du terreau à de belles fleurs culturelles, cette incohérence devient un véritable handicap quand il faut passer à l'action.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 21 avril 2008

Il y a beaucoup de vrai dans ce que vous dites sur le caractère français, en particulier sur cette fatigante versalité qui nous fait brûler le lendemain ce que nous avons adoré la veille et ce tempéramment un peu superficiel que résume cette chanson stupide de Maurice Chevalier que l'on chantait pendant l'Occupation "Dans la vie faut pas s'en faire" et c'est vrai aussi que "nous" sommes capables du meilleur comme du pire.

En ce qui me concerne, n'étant pas à 100% français de souche (mais y-a-t-il beaucoup de " Français de souche " ?), du moins des deux côtés et ma femme étant eurasienne (moitié vietnamienne par son père et moitié française par sa mère), mon rapport à la France est un peu distancié...

Ajoutez à cela la naissance en Afrique du nord et 3 ans passés au Etats-Unis. Il y tous les ingrédients pour fabriquer un "citoyen du monde".

Cependant la France reste pour moi la France (comment dire autrement son affection que par une tautologie) : le pays des fontaines et des jardins, le ciel léger de la Touraine, un certain bonheur de vivre ("Heureux comme Dieu en France", disent les Allemands)

Mais c'est vrai que nous sommes parfois exaspérants (le côté "franchouillard", vaniteux (le coq gaulois !) et les petites querelles mesquines) et trop centrés sur nous-mêmes.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

...Très juste aussi ce que vous dites de la passion de l'égalité...pour les autres !

A vous maintenant pour la critique des mauvais côtés des Chinois !

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Je vais évidemment faire bondir pas mal de gens, y compris Hervé pour lequel j'ai le plus grand estime, mais je le dis, oui la colonisation a eu des côtés positifs.

Si cela n'avait pas été le cas, la Martinique ne serait pas un département français et l'île de Mayotte ne serait plus rattachée à la France et je ne pourrais pas discuter avec une sympathie partagée avec le jeune tunisien qui tient l'épicerie de la rue de ce pays où je suis né et qui est un peu le mien.

Dire cela, ce n'est pas ignorer les aspects négatifs. J'ai moi aussi lu "Retour du Congo" de Gide et les oeuvres de Césaire et de Fanon.

Les choses sont plus complexes, même pour l'Algérie qui fut une tragédie complète. Il faut beaucoup de temps et beaucoup de larmes pour voir un frère en chaque homme et on n'a jamais fini d'apprendre à le faire.

M. Robin, vous avez evidemment le droit de penser ce que vous voulez, le terme odieux que j'ai employe etait surement un peu fort.
Il y a surement des consequences dites positives a la colonisation mais bon cela me parait difficile de dire comme une chere loi que la colonisation, c'est plutot positif et que considerer les autochtones comme des citoyens de seconde zone etait le prix a payer.
A titre de comparaison, dites vous que l'esclavage a eu des aspects positifs, en effet sans esclavage, pas de noirs aux etats unis. Meme si je comprends votre idee, je pense que l'idee meme de colonisation est une abomination. Ca me semble difficile de faire un bilan comptable en disant il y a des choses negatives et des choses positives. On envisagerait jamais de faire un bilan du regime de Vichy en ces termes.


"Je reviens sur Jules Ferry.
Dans un manuel de Français rassemblant des textes du XIXème siècle pour les Secondes, paru en 1982 chez Magnard, on trouvait un texte de Ferry (Jules) disant - je cite de mémoire - que "les races supérieures ont un devoir envers les races inférieures". C'était l'bon temps des colonies. L'homme blanc ne se posait guère de problèmes - sinon, justement, des questions de transmission de colonisation. A la même époque, les Anglais s'occupaient différemment des Aborigènes, comme on sait, et les Belges réduisaient en esclavage les Congolais. Faites un peu d'histoire, les uns et les autres : on ne peut pas plaquer des concepts ultérieurs sur des faits antérieurs. J'ai entendu une collègue pleine de bonnes intentions m'affirmer que Montesquieu était raciste, puis qu'il disait "nègre" et non "noir" - dans un célèbre passage de l'Esprit des lois qui est la première charge sérieuse contre l'esclavage. Relisez l'Argent, et vous verrez que Zola n'était peut-être pas si antisémite que ça - sauf que le concept n'existait pas, à l'époque. Comment nous jugeront les belles âmes de l'an 2108 ?
Le manuel auquel je faisais allusion était signé par moi - entre autres. Le même moi qui peut se référer à Ferry pour sa Lettre aux instituteurs - mais en resituant si possible le texte dans son contexte (c'était le titre de la collection d'anthologies chez Magnard, tiens...)."
Ecrit par : brighelli | 21 avril 2008


Cher M. Brighelli, je ne vous donnais pas de lecon. Je n'ai jamais dis que vous n'etiez pas conscient du caractere raciste de Jules Ferry. Je ne crois pas que l'on puisse dire que dire de M. Ferry soit anachronique, il croit bien en l'inegalite des races. Je ne suis pas du tout sensible a votre argument de la tres grande sensibilite des francaise a transmettre apres le pillage des richesses, certainement. On a vu a la facon dont la decolonisation s'est passee que la France avait l'objectif de transmettre...


" J'ai entendu une collègue pleine de bonnes intentions m'affirmer que Montesquieu était raciste, puis qu'il disait "nègre" et non "noir" - dans un célèbre passage de l'Esprit des lois qui est la première charge sérieuse contre l'esclavage"
Je ne dis pas que Montesquieu etait raciste, mais dire que l'on est contre l'esclavage et etre raciste sont deux choses bien differentes.

"Faites un peu d'histoire, les uns et les autres : on ne peut pas plaquer des concepts ultérieurs sur des faits antérieurs."

Raphael Lemkin a forge le concept de genocide en 1945 je crois. Selon votre "loi", le concept de genocide ne s'appliquerait pas a l'Armenie en 1915-1916.


"Et Polony n'était pas mécontente que Lang lui ait lancé l'un de ces "taisez-vous" dont Marchais avait jadis l'exclusive, à la télévision. Couper la parole à la seule femme du plateau, quelle élégance..."

Cela me conforte dans mon idee, le but n'etait pas de faire avancer le debat sur l'ecole mais de montrer que M. Lang est un odieux personnage. Encore une fois, je vous sens engage dans un combat contre M. Lang et M. Merieu bien plus qu'un combat pour l'ecole.

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Mr Brighelli

Vs avez été hier TRES decevant face à vos interlocuteurs. Il faut dire que Mme Polony ne vs a pas aidé. La pauvre!

Je crois qu'il vous faudrait prendre votre retraite des plateaux télé et radios pour revenir vers votre profession. Vous commencez à lasser sérieusement de plus en plus de monde

Écrit par : Brigitte | 21 avril 2008

A "crétin de base"

Les livres de Jean-Paul Brighelli sont des pamphlets et relèvent d'un genre littéraire bien connu, qui se caractèrise par des figures stylistiques répérables (exagération, modalisation négative, ironie...)

Ils sont le fruit de la colère, de l'indignation...

Il faut goûter les genre (c'est mon cas) et "faire la part des choses".

Si vous cherchez une réflexion plus objective, des propositions plus concrètes (il y en a dans la dernière partie de "Fin de Récré"), allez voir du côté de Bernard Appy, de Rachel Boutonnet, du GRIP (groupe de réflexion sur les programmes) ou du SLEEC (savoir lire écrire et compter).

Les livres de JPB ont eu le mérite de réveiller les gens et d'exprimer ce que beaucoup d'enseignants sur le terrain vivaient et pensaient.

On dit que l'armée d'Hannibal franchissant les Alpes se retrouva bloquée par des éboulis de rochers. Alors que les soldats s'apprétaient à rebrousser chemin, Hannibal fit dissoudre l'obstacle en y faisant verser des barriques de vin tourné en vinaigre.

On dit d'un pamphlet qu'il est "écrit au vitriol". Utilité du vitriol manié avec précaution !

Faites la part des excès et cherchez, comme disait Rabelais la "substantifique moëlle".

Mais enlevez-vous de la tête cette idée bizarre que les gens sur ce blog sont des partisans du colonialisme et veulent revenir à l'école de Jules Ferry.

Allez-voir du côté de Bernard Appy et de la "Troisième voie" pour comprendre le "projet".

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

"pourquoi et en quoi cela vous a-t-il gêné que Mérieu et Darcos demandent plus de présence de la part des profs.
De l'extérieur, on a vraiment envie que les profs ne viennent pas que pour faire cours et puis se barrent le plus vite possible après."

Ecrit par Florence 18 avril 2008

Si les professeurs se sauvent le plus vite possible de leur établissement dès qu'ils ont fait leurs heures, c'est parce que l'ambiance y est tellement infecte et insoutenable que seule la fuite les en met à l'abri. Ils se sauvent pour sauver leur peau!
Prenez un collège tranquille - si! si! il en existe encore quelques uns! -, et vous verrez que l'actvivité ne cesse pas brutalement à la sonnerie de 5 heures: des professeurs s'y attardent, bavardent, reçoivent des parents, etc. . Il est donc tout à fait faux de généraliser. Mais cette présence qui se prolonge relève exclusivement de la liberté de chacun et du sentiment qu'il éprouve d'être à l'aise dans son établissement. Si vous suggérez que le temps de présence officiel, statutaire des enseignants soit rallongé, vous allez vous faire incendier, et là je dirai "à juste titre". Je puis vous dire que faire 18 heures dans un établissement pénible, c'est déjà à la limite du supportable: j'ai fait un an dans un lycée bourgeois tenu - ou plutôt "pas tenu" - par un sportif démagogue: c'était antipathique à souhait, avec des classes de Première S perturbées par quelques voyous huppés. Et pourtant je n'avais que 15 heures. On sort de là lessivé, avec une seule envie: penser à autre chose.

Pourquoi est-ce qu'entendre Meirieu proposer une rallonge de temps de service des professeurs nous met particulièrement en colère?
Parce que ce monsieur prêche pour les autres ce que lui-même se garde bien de faire puisqu'il a pris bien soin de ne pas enseigner (d'ailleurs, l'agrégation!). Il passe son temps à expliquer aux autres ce qu'il faudrait faire, c'est bien plus confortable et douillet.
Et puis, ce qu'il y a de particulièrement irritant chez Meirieu, c'est que ce sont ses "bonnes idées" qui ont amené la pagaille que nous voyons dans les collèges et les lycées. A force de discréditer la transmission des connaissances, il a démobilisé et les enseignants qui se sont laissé séduire par son verbe prophétique et bien sûr les élèves, que l'on voit actuellemement complètement déboussolés par le sentiment qu'ils ont que leurs professeurs n'ont rien à leur apprendre.
Alors, si vous vous appuyez sur Meirieu pour recommander ce que vous croyez être une amélioration du système, vous allez avoir droit à des réactions comme celle de Montaigneàcheval, que je partage entièrement pour le fond ( pas pour la forme, évidemment).
J'ajoute une chose: c'est en faisant exactement le contraire de ce que recommande (de ce que prêche) Meirieu que l'on restaurera un esprit de travail , de sérieux et DONC de tranquillité dans les établissements scolaires. Meirieu a prétendu transformer les établissements scolaires en lieux de vie où serait formaté par tout un prêchi-prêcha "citoyen"le citoyen idéal de la société idéale rêvée par Meirieu. On voit où cela a mené.
Il faut arrêter cette expérience ridicule et rendre les établissements scolaires à leur vocation première d'être EXCLUSIVEMENT des lieux d'instruction. Vous verrez que dès que l'ambiance y sera de nouveau au travail scolaire - au sens le plus scolaire du mot, que j'aime bien -, les professeurs revivront comme la fleur qui manquait d'eau et ne prendront plus la fuite à la sonnerie de 17 heures.

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

Encore une fois, je vous sens engage dans un combat contre M. Lang et M. Merieu bien plus qu'un combat pour l'ecole.

Ecrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Mais bien sûr, cher Monsieur, ce que veulent Jean-Paul Brighelli et quelques esprits lucides autour de lui, c'est que Messieurs Lang et Meirieu consentent une bonne fois à cesser une fois pour toutes de se mêler d'Education nationale! En matière de sujets de conversation mondains, ils ont que l'embarras du choix! Mais qu'ils nous fichent enfin la paix! Ou qu'ils prennent un poste en collège pour Meirieu (il faudra qu'il passe le Capes avant!), en lycée du 93 pour Lang. Et quand ils en auront bavé comme des cochons pendant dix ou quinze ans, on leur permetta peut-être de l'ouvrir!

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

Savoir lire, écrire, compter ... ne me parait pas le bon language.... En revanche : savoir lire et comprendre ce qu'on a lu, savoir écrire en ayant écrit ce que l'on pense, savoir compter en sachant ce qu'il y a à compter me paraît plus efficace pour préparer nos enfants aux défits à venir...

Je veux parler des défits de l'économie de la connaissance, de la globalisation des échanges, de l'innovation, ... toute chose qui requiert de la réflexion, de l'intelligence (et l'intelligence celà s'apprend), de la création qui donne accès à l'innovation dont nous avons besoin ...
Ecrit par : gore | 21 avril 2008

Ouh là ! J'ai du retard dans mes progressions, moi. Il va falloir que je revois mon programme du troisième trimestre à la hausse.
Bon, récapitulons :

savoir lire et comprendre ce qu'on a lu :
CE1 acquis,
CP presque,
GS : ça commence.

savoir écrire en ayant écrit ce que l'on pense :
CE1 ça arrive,
CP oui mais c'est un peu court,
GS comme ils pensent beaucoup à eux et qu'ils écrivent couramment leurs prénoms, papa, maman, papy, mamy, mon chat, mon vélo, ça commence.

savoir compter en sachant ce qu'il y a à compter :
CE1 : acquis, à condition qu'il n'y ait pas de quantités supérieures à 10 000 et que les calculs ne nécessitent pas d'employer une multiplication à plus d'un chiffre ou une division d'un nombre qui n'est pas multiple.
CP : même chose sur les quantités inférieures à 100,
GS : même chose sur les quantités inférieures à 20.

défis de l'économie de la connaissance, globalisation des échanges :
Rien chez personne, c'est normal, docteur ?

innovation :
Tout est innovant pour eux, du B majuscule à la table de 9, du compas au buvard, de Jean de La Fontaine au système solaire, du sujet du verbe au cahier de texte. Là, pas de doute, j'innove chaque jour.

réflexion, intelligence (et l'intelligence cela s'apprend), création :
Du matin au soir, dans toutes les activités de la classe, à chaque niveau.

Ouais ! Finalement, bilan globalement positif. Il n'y a que les défis de l'économie de la connaissance et la globalisation des échanges qui pèchent un peu.

Quelqu'un aurait-il une idée pour que j'aborde cela de façon plus explicite avec mes bambins de cinq, six, sept et huit ans (mince, c'est vrai ça, les plus vieux ont déjà huit ans ! La globalisation des échanges, ça devient urgent, quand même) ?

Écrit par : catmano | 21 avril 2008

Pas mal, MàC, votre réquisitoire contre Florence et ses délires.

Comme j'ai préféré les remerciements de ces 2 mères d'élèves admiratives qui, vendredi, en fin de stage de remise à niveau CM, ont ingénument reconnu ainsi mon travail : " ... ils ont appris des choses."

Une info pour Florence et tous les anti-profs aux discours similaires au sien :
Je suis en train de remplir les 6 bilans de fin de stage, ce qui fera plus de 30 h consacrés par moi à ce travail si l'on comptabilise les heures de démarches administratives (inscriptions, dossiers à remplir et à transmettre, compte rendus écrits aux parents et à l'IEN), les heures de préparation (recherches, réflexion, photocopies,...), les heures de cours, les heures de correction des travaux d'élèves, etc.
On me paiera 15 h supplémentaires revalorisées de 25% ...

Est-ce que vous comprenez mieux ?

Écrit par : yre | 21 avril 2008

Vous commencez à lasser sérieusement de plus en plus de monde

Ecrit par : Brigitte | 21 avril 2008

S'il y a en un qui ne doit plus être sur les plateaux de télé et parler d'éducation, c'est bien Lang. Avec Meirieu ils monopolisaient la parole pour que justement JPB ne puisse s'exprimer, c'est la raison pour laquelle il a dû faire de l'acrobatie pour pouvoir en placer une.

mabiche

Écrit par : mabiche | 21 avril 2008

Une info pour Florence et tous les anti-profs aux discours similaires au sien :

Ecrit par : yre | 21 avril 2008

Je n'ai pas compris que Florence fût "anti-profs". J'ai compris qu'elle en voulait ceux qui n'enseignent rien de solide à ses enfants, à ceux qui se repaissent d'idéologie, et ça en fait malheureusement un certain nombre.
A titre d'exemple, combien sommes-nous sur ce blog à refuser d' enseigner, en français, en "séquences", à refuser de parler de la "situation d'énonciation", du "schéma actantiel"?

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

"De l'extérieur , on a l'impression que nos mômes, ils vont font chier grave !"

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008

Les mômes, rarement. Certains, oui, mais on se rend compte que, dans beaucoup de ces cas, ce sont les parents qui nous font ch. grave. Par personne interposée. Celle de leur môme.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

Pas de chance Catmano, vos élèves sont trop jeunes pour goûter aux délices du Monde de Zoé (c'est réservé aux CM2) !!

http://www.lamondialisation.fr/pdf/mondialisationCM2-ecran.pdf

Le joli voyage du coton des chaussettes de Zoé sans un seul chiffre ! Le prix payé aux paysans maliens ? Aux ouvriers tunisiens ? Le prix du transport ? La consommation de CO2 de tout ça ?
Ah non, le ministère du Commerce extérieur ne doit pas avoir les chiffres !

Écrit par : lucile | 21 avril 2008

A Jean,

J'aurais aimé que Florence évite de généraliser et surtout qu'elle ne parle pas à tort et à travers de notre temps de travail.

Ceci dit vous pouvez me compter parmi les lecteurs de ce blog (et aujourd'hui intervenant) qui ont rapidement refusé après leur sortie de l'Ecole Normale (pas encore IUFM mais délirant bien déjà en 1981) de suivre les injonctions pédagogistes nées de la recherche structuraliste.
Recherche que j'ai suivie de près et qui m'a séduit (j'ai fait 2 années de fac en Lettres Modernes) mais que j'ai vite trouvée réservée à une élite de chercheurs et de toute façon destructrice pour l'acquisition des savoirs fondamentaux

Écrit par : yre | 21 avril 2008

Eh bêêêh!
Ce que j'ai apprécié pour moi-même et ce qui me réjouit pour mes enfants, Florence, ce sont les professeurs passionnés par ce qu'ils font, qui donnent de l'élan et sortent l'élève du ronron. Ceux qui font acte de présence, même si ce n'est qu'une heure par semaine en présence des élèves.
Quant aux élèves et professeurs trop scolaires, c'est un vaste débat.
Juste un exemple de l'empirique que je suis. J'ai suivi une prépa véto au Lycée LLK. Il y avait deux classes véto. La nôtre avait un prof de bio génial, passionnant, qui nous portait aux nues. Ses cours étaient des spectacles merveilleux, sous-tendus par un solide niveau de connaissances, un feu d'artifice. Il nous a fait jouir au maximum, treize heures par semaine pendant un an. Quand on collait avec lui, c'était très particulier.
L'autre classe avait un professeur qui suivait pas à pas le programme, avec des cours hyperstructurés, des colles exactement dans l'esprit du concours.
Notre classe n'a eu que huit reçus. L'autre classe a dépassé les 25 reçus.
J'ai fait partie des reçus, comme sept autres, parce que nous avons très vite réalisé ce qui se passait et avons tiré profit de l'excellent cours de notre prof tout en le passant au rabot des exigences des autres colleurs, tous dans l'esprit "concours".
Il est probable que si je n'avais pas été la cinquième de la famille au sens étroit à préparer un concours de ce type et donc très conseillée et entourée, j'aurais échoué.
On peut considérer qu'il est regrettable que les concours des grandes écoles favorisent les esprits scolaires et méthodiques au détriment des originaux créatifs???

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Les mômes, rarement. Certains, oui, mais on se rend compte que, dans beaucoup de ces cas, ce sont les parents qui nous font ch. grave. Par personne interposée. Celle de leur môme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

excellent, Christophe Sibille, comme souvent. Exactement ça, la raclure parentaille qui sculpte l'esprit des mômes. j'aime autant vous dire que les mômes de la Flo-rance, ils doivent le leur montrer à leurs profs que ce sont des merdes!!!! avec une mère pareille....Mais aussi, que de bonheur avec les parents NORMAUX, innombrables. Qui viennet aux remises de bulletins, ou qu'on rencontre comme ça et qui nous disent un petit mot gentil, un petit mot, hein, pas un panégyrique (un éloge, je traduis pour Flo-rance) un petit mot sympa qui nous requinnque et nous rabiboche avec ce métier. 98% des parents sont des gens très bien.....qui admirent ce que nous faisons. Beaucoup, d'ailleurs, et pas des étrons comme l'autre agitée du bulbe, nous tendennt souvent la main et nnous remercient. Voire, comme cça m'arrive souvent avec les 6ème ou 5ème, nous font parvenir de petits cadeaux pour Noêl.... la pédagogie et toute la fiente du discours sur l'école, vous savez à quel poinnt je m'en tape le coquillard sur la bassine. Mais l'affection des parents et des élèves nous propulse dans une sorte de Fraternité agréable et consolante. Or de cet aspect-là des choses, le "Gai Savoir" en quelque sorte, pour évoquer Frédo-les-belles-Bacchantes, aucun des crânes présents aux divers débaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa graves et profonds, qu'en passe Madame Piedechèvre?? l'Abbé Carré?? le Minsitre Durondubéduradada???? ne parle jamais du plaisir comme pavois de la réussite en matière d'enseignement. La joie d'être là, le rire et la fermeté ensemble...
Voir ces crânes sérieux débattre doctement à la télé,, me fait comprendre pourquoi les rats comme Flo-rance noous détestent au fond. Piteux singes sérieux, nous sommes...

A propos de singes, hier Sarkonnard a prononcé l'éloge de Césaire écrit par Guano, sans manifestement très bien comprendre ce qu'il lisait. Puis, un moment, il avait un crapaud dans le nez, un gros et ça l'a fait nasiller (j'ai pas utilisé le z) alors on a entenndu "Aimé Césaire était un singe (pour un sage)..." ça fait désordre....

Écrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

où on n'apprend (j'ai oublié la négation explétive)

Ecrit par : Robin | 20 avril 2008

Elle n'est pas explétive!

Ecrit par : Jean | 20 avril 2008

"n' a" a bien une valeur négative et n'est donc pas une "négation explétive". Mea culpa !

Contrairement au "ne'" dans la phrase : "Je crains qu'il ne vienne" ou "avant qu'il ne vienne". (Wagner et Pinchon trouvent l'expression criticable puisqu'il ne s'agit pas d'une véritable négation, mais la reprennent tout de même)

J'avais donc oublié la négation, un point c'est tout.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

"A propos de singes, hier Sarkonnard a prononcé l'éloge de Césaire écrit par Guano, sans manifestement très bien comprendre ce qu'il lisait. Puis, un moment, il avait un crapaud dans le nez, un gros et ça l'a fait nasiller (j'ai pas utilisé le z) alors on a entendu "Aimé Césaire était un singe (pour un sage)..." ça fait désordre...."

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

Excellent aussi! Je n'ai pas vu ce discours, mais j'ai l'impression d'y être grâce à vous.
Et quand on pense que Césaire avait refusé de voir Sarko suite à son délire sur les "côtés positifs de la colonisation"...

En fait, vous avez peut-être compris "singe" parce que l'omniprésident s'est simplement pincé le nez de dégoût en ânonnant son hommage?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

A propos de singes, hier Sarkonnard a prononcé l'éloge de Césaire écrit par Guano, sans manifestement très bien comprendre ce qu'il lisait. Puis, un moment, il avait un crapaud dans le nez, un gros et ça l'a fait nasiller (j'ai pas utilisé le z) alors on a entenndu "Aimé Césaire était un singe (pour un sage)..." ça fait désordre....

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

Que voulez-vous qu'un homme comme Sarkozy comprenne à Aimé Césaire ?

Je me faisais l'autre jour la réflexion que les gens de notre génération qui avaient connu le général de Gaulle ou son entourage (J'ai eu l'honeur de rencontrer Maurice Shumann à l'occasion d'une exposition à Ste Clotilde sur Edmond Michelet - encore un "grand" - et qui nous parla de la Résistance) ont du mal à s'intéresser à la politique actuelle...Et pourtant, il faut bien s'y intéresser !

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Dans le monde du travail, être trop scolaire n'est certainement pas un facteur positif, au lit non plus d'ailleurs.
C'est hyper délicat, cette histoire de scolaire/trop scolaire. Quand on voit les dégats occasionnés par les remèdes qu'on a tenté d'appliquer, il est certain que le remède est pire que le mal.
Finalement, les programmes et les manuels au collège et au lycée sont, il me semble, mille fois plus scolaires, au sens péjoratif du terme, qu'avant qu'on tente de résoudre le défaut. Quoi de plus scolaire qu'une leçon mortellement ennuyeuse sur le schéma narratif ou sur les figures de rhétorique pour lesquelles il n'y a, pour le gosse de douze ans, pas d'autre choix que de tout apprendre par cœur. Même chose pour un cours de maths sur Pythagore suivi d'exercices tellement bêtes et répititifs que l'élève ne peut à aucun moment faire tourner ses petits neurones et utiliser ses capacités créatrices pour venir à bout du problème?

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Ça veut dire quoi, valeur explétive d'une négation?

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Pour mémoire Maurice Shumann :

Engagé volontaire en 1939, il rejoint le général de Gaulle en juillet 1940 et devient le porte-parole de la France libre. On entend sa voix familière sur les ondes de Radio Londres de la BBC. Il prend part à la bataille de France, d’abord avec l’armée britannique, puis avec la 2e D.B.

De Gaulle dit de lui : "il fut l'un des premiers, l'un des meilleurs, l'un des plus efficaces."

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Pour Florence

Il faudrait savoir si vous souhaitez pour vos enfants des cours structurés, riches de substance intellectuelle ou une garderie animée par un gentil organisateur. Comprenez enfin que dans bien des disciplines, en français par exemple, une heure de cours, au niveau du lycée, exige en moyenne deux heures de préparation. Ajoutez à cela les corrections, et vous aurez une idée du temps de travail réel d'un professeur.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2008

Ça veut dire quoi, valeur explétive d'une négation?

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2008

Jean, je ne dégainerai pas avant vous, je vous laisse la parole !

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

"Ça veut dire quoi, valeur explétive d'une négation?"

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2008


Je crois que c'est la forme obligatoirement négative et qui n'a pas de fonction logique, employée après certains verbes comme "craindre", par exemple... Mais Jean vous l'expliquera beaucoup mieux!!!

"Dans le monde du travail, être trop scolaire n'est certainement pas un facteur positif, au lit non plus d'ailleurs."

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2008

Ca y est, c'est aussi dans les nouveaux programmes??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

A propos de l'émission "Ripostes".
Je trouve que Darcos, Brighelli et Natacha Polony ont envoyé aux deux excités Lang et Meirieu toutes les piques qu'il fallait.

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

pourquoi et en quoi cela vous a-t-il gêné que Mérieu et Darcos demandent plus de présence de la part des profs.
De l'extérieur, on a vraiment envie que les profs ne viennent pas que pour faire cours et puis se barrent le plus vite possible après."

Ecrit par Florence
Vous aimez travailler pour pas un rond ? Nous non plus ! D'autant plus qu' on le fait déjà avec réunions multiples , bac blancs ,etc...etc... tout ça PAS PAYE !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Mais bien sûr, cher Monsieur, ce que veulent Jean-Paul Brighelli et quelques esprits lucides autour de lui, c'est que Messieurs Lang et Meirieu consentent une bonne fois à cesser une fois pour toutes de se mêler d'Education nationale! En matière de sujets de conversation mondains, ils ont que l'embarras du choix! Mais qu'ils nous fichent enfin la paix! Ou qu'ils prennent un poste en collège pour Meirieu (il faudra qu'il passe le Capes avant!), en lycée du 93 pour Lang. Et quand ils en auront bavé comme des cochons pendant dix ou quinze ans, on leur permetta peut-être de l'ouvrir!
Ecrit par : Jean | 21 avril 2008

Vous avez probablement raison mais pour la centieme fois, MM Lang et Meirieu ne sont pas les responsables uniques de tous les problemes scolaires. Il me semble que le probleme est beaucoup plus vaste qu'un probleme de methode.



A Robin

"Les livres de Jean-Paul Brighelli sont des pamphlets et relèvent d'un genre littéraire bien connu, qui se caractèrise par des figures stylistiques répérables (exagération, modalisation négative, ironie...)

Ils sont le fruit de la colère, de l'indignation...

Il faut goûter les genre (c'est mon cas) et "faire la part des choses".

Si vous cherchez une réflexion plus objective, des propositions plus concrètes (il y en a dans la dernière partie de "Fin de Récré"), allez voir du côté de Bernard Appy, de Rachel Boutonnet, du GRIP (groupe de réflexion sur les programmes) ou du SLEEC (savoir lire écrire et compter).

Les livres de JPB ont eu le mérite de réveiller les gens et d'exprimer ce que beaucoup d'enseignants sur le terrain vivaient et pensaient.

On dit que l'armée d'Hannibal franchissant les Alpes se retrouva bloquée par des éboulis de rochers. Alors que les soldats s'apprétaient à rebrousser chemin, Hannibal fit dissoudre l'obstacle en y faisant verser des barriques de vin tourné en vinaigre.

On dit d'un pamphlet qu'il est "écrit au vitriol". Utilité du vitriol manié avec précaution !

Faites la part des excès et cherchez, comme disait Rabelais la "substantifique moëlle".

Mais enlevez-vous de la tête cette idée bizarre que les gens sur ce blog sont des partisans du colonialisme et veulent revenir à l'école de Jules Ferry.

Allez-voir du côté de Bernard Appy et de la "Troisième voie" pour comprendre le "projet"."

Ecrit par : Robin | 21 avril 2008

Vous avez bien fait de me rappeler du caractere pamphletaire du travail de M. Brighelli. Je n'aime pas beaucoup le genre, il est vrai et je n'ai pas le talent de Rabelais pour y reperer la moelle.

Je ne vous accuse en aucune facon d'etre des colonialistes. Si vous l'avez percu comme cela, j'en suis desole, ce n'etait pas mon intention. Je voulais juster contester cette idee de colonisation avec des aspects positifs que je vous trouve contestable.

Je suis content de voir que j'ai mal compris et que vous ne faites pas de l'ecole de Ferry, le modele a appliquer aujourd'hui.

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Comprenez enfin que dans bien des disciplines, en français par exemple, une heure de cours, au niveau du lycée, exige en moyenne deux heures de préparation. Ajoutez à cela les corrections, et vous aurez une idée du temps de travail réel d'un professeur.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2008

C'est quand même malheureux qu'il faille tout le temps le redire. Il est vrai que vous autres professeurs avez l'habitude de réexpliquer tousles ans la même chose.
Remarquez que moi aussi, ça fait trente ans que je réexplique.
Cette histoire du temps de travail des professeurs, il faudrait la mettre en exergue du blog.

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

pourquoi et en quoi cela vous a-t-il gêné que Mérieu et Darcos demandent plus de présence de la part des profs.
De l'extérieur, on a vraiment envie que les profs ne viennent pas que pour faire cours et puis se barrent le plus vite possible après."

Ecrit par Florence
Vous aimez travailler pour pas un rond ? Nous non plus ! D'autant plus qu' on le fait déjà avec réunions multiples , bac blancs ,etc...etc... tout ça PAS PAYE !

Ecrit par : Un observateur | 21 avril 2008
IlS confondent professorat et sacerdoce. C'est un peu pareil pour une partie des professions médicales, si ça peut vous consoler. Ils croient que vous et nous sommes "pendus à un clou", des fois.

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Quelqu'un aurait-il une idée pour que j'aborde cela de façon plus explicite avec mes bambins de cinq, six, sept et huit ans (mince, c'est vrai ça, les plus vieux ont déjà huit ans ! La globalisation des échanges, ça devient urgent, quand même) ?

Ecrit par : catmano | 21 avril 2008
Correspondre par internet avec diverses écoles des quatre coins de la planète, deux heures par jour?
Faire réaliser une version simplifiée du Monde de Zoé?
Prévoir un voyage de fin d'année en Chine?
Un grand débat sur les Jeux Olympiques?
Créer une junior-entreprise qui vendrait des gâteaux altermondialistes?

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Comprenez enfin que dans bien des disciplines, en français par exemple, une heure de cours, au niveau du lycée, exige en moyenne deux heures de préparation. Ajoutez à cela les corrections, et vous aurez une idée du temps de travail réel d'un professeur.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2008

C'est quand même malheureux qu'il faille tout le temps le redire. Il est vrai que vous autres professeurs avez l'habitude de réexpliquer tousles ans la même chose.
Remarquez que moi aussi, ça fait trente ans que je réexplique.
Cette histoire du temps de travail des professeurs, il faudrait la mettre en exergue du blog.
Ecrit par : dobolino | 21 avril 2008


merci à vous deux, de votre constance surtout, comme dirait Wolfgang-Amadéus...parce que moi, ces conneries, ça me fait bouillir, comme vous vous en êtes rendu compte. Et cette Florence n'est pas seule. Elle n'est pas seule... Qu'est-ce qui m'arrive,à moi, je nous fais le 18 juin..... Beaucoup de mal élevés de "Donaubauer" comme on dit en allemand 'de "Ploucs du Danube", pensent la même chose. Alors quand j'étais jeune et patient, j'essayais de discuter. maintenant je flingue à vue

mais chapeau, Sylvie Huguet de rester aussi zen!!!! une sérénité comme la vôtre dit assez la qualité humaine qui est la vôtre.

Écrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

deux fois vôtre...mal foutue ma phrase.... j'aurais du écrire, "une sérénité comme celle dont vous faites preuve etc etc"... mais je ne suis QUE prof d'histoire. En AMBITION CORNETS DE FRITES.....

Écrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

Quelqu'un aurait-il une idée pour que j'aborde cela de façon plus explicite avec mes bambins de cinq, six, sept et huit ans (mince, c'est vrai ça, les plus vieux ont déjà huit ans ! La globalisation des échanges, ça devient urgent, quand même) ?

- Passer un mois à confectionner le portrait d'Eveline Charmeux avec des fraises Tagada collées sur un grand carton. (Hommage à la méthode globale)

- Passer deux mois à leur faire écrire une pièce de théâtre en anglais sur le "tri sélectif" : lecture/écriture/interview du maire de la commune/confection de bisounours avec armatures en fil de fer. Vidéo-conférence avec l'école new-yorkaise la plus proche de "Ground zero".

- Sur la totalité de l'année scolaire : initiation à la philosophie en vidéo-conférence avec Jean-Claude Vandamme.

-

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

- Passer un mois à confectionner le portrait d'Eveline Charmeux avec des fraises Tagada collées sur un grand carton. (Hommage à la méthode globale)

En liaison Internet avec une école américaine dans le Massachussets (qu'est-ce qu'il y a comme "s" dans ce mot). Ils font la même chose avec l'équivalent d'Eveline, Annabel Disaster, elle s'appelle.

Etude de la consonne "s"

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Mr Brighelli

Vs avez été hier TRES decevant face à vos interlocuteurs. Il faut dire que Mme Polony ne vs a pas aidé. La pauvre!

Je crois qu'il vous faudrait prendre votre retraite des plateaux télé et radios pour revenir vers votre profession. Vous commencez à lasser sérieusement de plus en plus de monde

Ecrit par : Brigitte | 21 avril 2008

Mais bien sûr : lorsque JPB réagit, il sera qualifié d'"agressif" et lorsqu'il ne réagit pas (ou moins) devant deux excités en fin de règne, il est "trés décevant"...

J'aurais bien aimé vous y voir, quoique le véritable motif de votre "message" bourré de fautes (c'est "M." Brighelli par exemple, et non pas "mister") semble indiquer que vous auriez siégé du côté de nos gentils fossoyeurs de l'éducation nationale bourrés de bonnes intentions et dégoulinant d'amour.

Faudrait pas trop nous prendre pour des brigittes non plus...

Au fait, il me semble que JPB enseigne encore, non?
Ce que Meirieu ne doit plus faire depuis un moment, d'ailleurs...

Écrit par : Manu | 21 avril 2008

C'est vrai Florence que les délégués parents nous éclaboussent de leur mépris, mais c'est aussi parce que les profs , par lâcheté les ont laissé faire . L'année dernière, lors du conseil 1er trimestre d'une classe très pénible et assez nulle, le délégué, venu pour en découdre, commence un tour de table et il avait semble-t-il, préparé pour chacun un paquet . Le prof d'histoire s'entend dire qu' il devrait changer de méthode et se mettre à la portée des élèves, bref, au lieu de parler des élèves, ce connard comptait transformer le lieu en tribunal, le conseil en procès des profs .. Mon sang ne fait qu'un tour, et devant la passivité des collègues , je règle son compte au bouffeur de profs et je quitte le conseil en claquant la porte . Les collègues auraient dû me suivre, ils sont restés ! Le lendemain, branlebas de combat, je fais une lettre au proviseur pour dénoncer le consumérisme des parents d'élèves qui ont tendance à nous prendre pour leurs valets ! La fédération s'excuse . Depuis ,le sinistre individu ne hante plus les lieux, et les délégués parents se tiennent correctement. Mais curieusement, cette année, aucun parent aux conseils de mes classes ! Hasard ou boycott ?? Quand on ne peut plus bouffer du prof , l'activité de délégué doit paraître moins attractive ! Mais une fois de plus, les profs n'ont pas été à la hauteur !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

En liaison Internet avec une école américaine dans le Massachussets (qu'est-ce qu'il y a comme "s" dans ce mot).

Ecrit par : Robin | 21 avril 2008

Vous en mettez un de trop. C'est, je crois, "Massachusets".
Amicalement

Écrit par : yre | 21 avril 2008

Je plussoie les propos d'Un observateur, hélas.

Écrit par : Manu | 21 avril 2008

Cher yre, vous n'avez pas du frequenter le MIT, c'est bien Massachussets. En revanche, la tribu indienne qui occupait les lieux auparavant s'appelle les Massachusetts je crois.

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

- Recherche sur l'origine du mot "Massachussets" en liaison Internet avec les descendants de la tribu indienne du même nom ("Lost little Indian global reading school")

- Non Kevin, c'est pas "Mets tes chaussettes !" Et arrête de faire ton intéressant !

- ...Et remets-les, s'il te plaît !

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Si vous cherchez une réflexion plus objective, des propositions plus concrètes (il y en a dans la dernière partie de "Fin de Récré"), allez voir du côté de Bernard Appy, de Rachel Boutonnet, du GRIP (groupe de réflexion sur les programmes) ou du SLEEC (savoir lire écrire et compter).

Bonne pomme, je vous mets le lien du forum SLECC, à toutes fins utiles.
http://www.slecc.fr/nouveaux_programmes.htm

J'ai pensé comme vous, MàC, hier soir, devant la prestation pitoyable de not'bon président. En quelques heures d'avion, il aurait pu trouver cinq minutes pour se faire expliquer ce qu'il avait à lire.

Merci de tout cœur à tous ceux qui m'ont trouvé quelques thèmes pour enrichir ma pratique de classe. Je pense que je vais tout mettre en place en même temps de façon à leur apprendre en plus à trier les données, ça va être vach'ment convivial et tout et tout, tout ça, on va faire des groupes de besoins, de compétences, organiser un grand débat contradictoire, une foire aux capacités, ça serait bien le diable si je n'en ai pas au moins un qui réinvente le fil à couper le beurre.

Écrit par : catmano | 21 avril 2008

"Si je vous dis,Jérémy, que j'ai pondu un mémoire sur lui, ( il y a 5 ans) faudra-t-il que je vous l'envoie ( cadeau empoisonné) pour vous convaincre que je savais épeler son nom..."

Cadichon, avec plaisir, vous l'avez sur pc ?

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Alors quand j'étais jeune et patient, j'essayais de discuter. maintenant je flingue à vue

mais chapeau, Sylvie Huguet de rester aussi zen!!!! une sérénité comme la vôtre dit assez la qualité humaine qui est la vôtre.

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

Quand je flingue à vue, y'a qu'à moi que ça fait du mal. J'ai suivi le chemin inverse. Quand j'étais jeune, je flinguais à vue, d'où une réputation de sale caractère qui me suit depuis. maintenant, j'explique. C'est plus reposant, finalement.

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Je réserve les flinguages à vue à mes proches d'où le fait que ce sont les seuls à être bien éduqués et souples d'esprit. Pour qu'un fliguage à vue soit efficient et utile, il faut le réserver à ceux qui vous respectent.

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Pénibles parents d'élèves et leurs délégués principalement intéressés par 3 choses en primaire :
- le lieu et la date de la classe verte ou de neige
- la pratique de l'anglais
- la pratique de l'informatique

Qui a une explication pour ces points d'intérêt privilégiés par les parents ?

L'anglais et l'informatique au primaire nous prennent du temps et apportent si peu... Fait (à peine) par obligation institutionnelle et par fidélité à "l'équipe pédagogique" (cette dénomination m'horripile).

Je ne suis jamais parti en classe "colorée" avec mes élèves, désespérant les parents.
Je préfère les murs vides des classes grises mais illuminées par 25 paires d'yeux et d'oreilles grand ouverts (26 grâce aux suppressions de postes).
N'est-ce pas Alain qui avait eu une réflexion similaire ?

Écrit par : yre | 21 avril 2008

Pénibles parents d'élèves et leurs délégués principalement intéressés par 3 choses en primaire :
- le lieu et la date de la classe verte ou de neige
- la pratique de l'anglais
- la pratique de l'informatique

Qui a une explication pour ces points d'intérêt privilégiés par les parents ?

Ecrit par : yre | 21 avril 2008

J'sais pas, moi.
Demandez à la télé, aux fédérations de parents d'élèves, au Ministère du Budget, à la CAMIF, ils ont peut-être la réponse.

Écrit par : catmano | 21 avril 2008

"peut-être sommes-nous les uns et les autres devenus affreusement susceptibles à force d'entendre de critiques générales [...] Alors, certains soirs de fatigue, on prend la mouche ! On déteste ce genre de généralités et puis, on tombe dedans, sans savoir vraiment pourquoi ! Juste parce que vous comme moi, on aimerait bien que cela marche mieux et que cette situation est exaspérante, pour nous, parents comme pour vous, profs. On se sent impuissant et on voudrait trouver un coupable !"

Florence, je pense effectivement que les choses se sont déroulées ainsi, et je n'ai plus aucun ressentiment à votre égard. La situation met à cran les parents comme les profs. Jean-Paul Brighelli, je crois être l'auteur du seul véritable nom d'oiseau qui ait circulé ici, et je le retire promptement, car Florence a analysé ci-dessus avec brio ce qui s'est réellement passé.

Cela montre que la question du rôle des parents d'élèves dans l'Educ. Nat. n'est toujours pas résolue. On leur donne un pouvoir excessif dans certains cas (décider du redoublement par exemple quand le passage est de droit) et on leur dénie tout pouvoir dans d'autres cas (j'ai des cas concrets de parents qui ont demandé des renseignements légitimes à un collègue. Ils n'ont jamais eu de réponse à leurs questions. Motif invoqué par le collègue : ils n'ont qu'à chercher dans les Annales et sur internet).

Cela montre aussi que la situation est critique, au point de faire se battre entre eux des acteurs qui devraient collaborer (profs et enseignants). Les pédagos ont bien réussi leur coup : diviser pour mieux régner, c'est une maxime qui marche.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Erratum :

Cela montre aussi que la situation est critique, au point de faire se battre entre eux des acteurs qui devraient collaborer (profs et parents d'élèves).

Mais les professeurs se battent aussi entre eux, donc la version originelle du message est bonne tout de même.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Je suis provoc , je sais, mais j'aimerais bien avoir une vraie réponse car de la part des parents d'élèves, c'est très pénible de ressentir à quel point nos enfants vous font chier ! Ce ne sont que des mômes ni meilleurs ni pires que les mômes que nous avons été ! Pourquoi ne voulez-vous pas passer une seule minute de plus en leur compagnie ? Bon nombre d'entre vous passent leur temps à leur dire que ce sont des crétins ! C'est dur pour eux mais à ce compte-là, on préfèrerait que vous soyez absents tout le temps !
Si vous détestez les enfants, faires un autre métier !
Honnêtement, j'aimerais comprendre !

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008


Je n'avais pas vu ça ! Je comprends la colère de MAC ! Figurez-vous que les élèves souvent ressemblent à leurs parents et eux aussi veulent bouffer du prof, de l'institution , avoir de bonnes notes sans rien faire, faire des études sans étudier ! Ils ne savent pas qu'il faut se taire en classe, ils ne comprennent pas que ça nous gêne, ils n'ont aucune tenue, aucun respect ,mais exigent qu'on en ait pour eux ! C'est sans doute la faute à Meirieu, mais aussi aux parents ! D'ailleurs, je leur dis souvent au détour d'une phrase dont je sais (et je le fais exprès ), qu'elle sera mal interprétée par ces élèves qui se croient le nombril du monde, qui font de l'épidermisme leur unique philosophie : "Transmettez à vos parents ,et pas de problème, nous plaiderons, on a des avocats ! " Alors, oui, tous ceux-là nous font chier grave, parce qu'on n'est pas là pour se faire chier dessus du matin au soir, et quand on nous crache à la gueule, on ne dit pas qu'il pleut ! Et on perd un temps fou, chaque rentrée à remettre les pendules à l'heure et à rééduquer tous ces gosses pas élevés et à qui visiblement on dit à la maison que les profs sont des minables ! demandez-vous si on est obligés de supporter ça !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Juste par curiosite, est ce que M. Brighelli fait partie de l'UMP ou en est un sympathisant? Je vois deux liens en haut a gauche vers des sites d'adherents a l'UMP?

Ne voyez aucune malice dans ma question, c'est juste de la curiosite. Il a bien sur le droit d'etre a l'UMP et de le revendiquer tout comme il peut ne pas vouloir afficher ses preferences.

Le debat sur l'ecole depasse bien evidemment les clivages gauche-droite mais les opinions politiques sont aussi une part du debat.

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

ça serait bien le diable si je n'en ai pas au moins un qui réinvente le fil à couper le beurre.

Ecrit par : catmano | 21 avril 2008

C'est toujours un plaisir que d'aider une collègue à faire construire du sens à ses apprenant.

Sentiments coopératifs

Comme l'a dit Le camarade Makarenko, avec la pédagogie active, ils réinventent un monde où on pourra même se passer de fil à couper le beurre !

(Ca me dépasse un peu, mais c'est forcément génial, c'est de Philippe Meirieu)

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Si vous détestez les enfants, faires un autre métier !
Honnêtement, j'aimerais comprendre !

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008

Florence,

Il faut effectivement comprendre. Venez faire trois jours de cours dans un collège lambda, pas forcément en ZEP (pas le genre où je suis cette année), non, même un petit collège prétendûment tranquille à la campagne comme celui où j'étais avant et vous comprendrez.

"Ils ne sont ni meilleurs, ni pires", dites vous...Si, ils sont pires car "on" les a rendus pires.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Je ne suis jamais parti en classe "colorée" avec mes élèves, désespérant les parents.
Je préfère les murs vides des classes grises mais illuminées par 25 paires d'yeux et d'oreilles grand ouverts (26 grâce aux suppressions de postes).
N'est-ce pas Alain qui avait eu une réflexion similaire ?

Ecrit par : yre | 21 avril 2008



Notre Lycée, chaque année , prend des allures de Club Mèd : voyage en Allemagne, puis en Italie ! Un troisième était prévu, mais annulé finalement par le proviseur qui a dû
voir que ça faisait beaucoup pour une classe de 1ère avec Bac français bientôt ! Conséquences des voyages et dégâts collatéraux : retard dans le programme, des élèves démotivés au retour qui ne pensent qu'aux vacances ! Là, les parents ne s'en plaignent pas, quoique , tout est possible ! J' ai toujours refusé les voyages, car j'estime que je ne suis pas moniteur de colo et que c'est aux parents de se coltiner leurs gosses en voyage ! La réalité me donne raison puisque les collègues remarquent que désormais les parents ne les remercient même plus pour le dérangement . Conclusion : plus vous en faites et plus on vous méprise !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Makarenko, c'est l'inventeur de la macarena ou de la chaîne Macar'and Co spécialsiée dans la diffusion des macarons Laducholestérol????

Écrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

Il faut effectivement comprendre. Venez faire trois jours de cours dans un collège lambda, pas forcément en ZEP (pas le genre où je suis cette année), non, même un petit collège prétendûment tranquille à la campagne comme celui où j'étais avant et où je suis tombé malade, vous comprendrez.

Pas le genre où je suis cette année, ce qui me permets de vous répondre avec un certain calme, un collège correctement "tenu"; heureusement, il y en a encore, mais c'est malheureusement devenu l'exception. Et je n'oublie pas les collègues qui souffrent.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Makarenko, c'est l'inventeur de la macarena ou de la chaîne Macar'and Co spécialsiée dans la diffusion des macarons Laducholestérol????

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

Oui, il a jeté le fil à couper le beurre, il utilise de l'huile de vidange.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Moi un souvenir de parents et de voyages, j'en ai un. C'était en 1994, en pleine guerre de Bosnie. J'avais préparé avec mon collègue , compère et pote Le Guillou ,u nvoyage pour des 3èmes, 5 Jours Prague, 5 Jours Vienne, 5 jours Budapest. Réunion d'information. Bon enfant. Avec derrière les chaises un apéritif typiquement collège. Mousseux de chez ED, cidre, crackers en blisters plastoc....Soudain, un père se lève et m'interpelle, disons, de manière couillue "Mossieu Godmiche" qu'il commence (moi,, déjà ravi...Gollnich pendant qu'il y est , ce fromage!!!) vous trouvez ça normal d'emmener nos enfants dans un pays ousqu'y a la guerre???
moi: Pardon?
lui: ben oui, en Chèqcolovsaqki y a la guerre!!
moi (pensant à 1939) : non, cher monsieur,, c'était il y a 5à ans.
lui: mais si j'vous dis, là quoi, en Sarajevo.
moi: ah !! la Bosnie!! mais ,cher monsieur nous allons en Tchéquie et en Hongrie, pas en Bosnie!!" et je lui monntre sur la carte murale.
lui: oui bâ, tout ça c'est pareil, c'est des pays dangereux....
Soupirs....ça a dégénéré, c'est le cas de le dire. Et le connard, il était prèt à porter plainte. ALors j'ai pris le carnet tchèque (hihihi) du Foyer, je lui ai fait un chèque de remboursement que je lui ai donné sans un mot. L'autre il faisait meh,meh,meh...son gosse n' est pas parti. je vous laisse à penser ce que fut le week-end à la maison..croquignolet sans doute..mais moi les cons, ça me donne des envie de claques dans la tronche....au fait, ce père était responnsable FCPE, of course.

Écrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

"J'avais préparé avec mon collègue , compère et pote Le Guillou"

Philippe Le Guillou, le copain de Gracq et de Robien ?

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Mais dis coco, c'est qui, Makarenko ?

http://www.unifr.ch/ipg/UT_PERRAULT/WTPROJ99/product/precurs/pedag.htm

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

- Passer un mois à confectionner le portrait d'Eveline Charmeux avec des fraises Tagada collées sur un grand carton. (Hommage à la méthode globale)

En liaison Internet avec une école américaine dans le Massachussets (qu'est-ce qu'il y a comme "s" dans ce mot). Ils font la même chose avec l'équivalent d'Eveline, Annabel Disaster, elle s'appelle.

Etude de la consonne "s"

Ecrit par : Robin | 21 avril 2008

Errata : Observation réfléchie de la consonne "s"

sentiments coopératifs.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Mateignedecheval éructe

« la raclure parentaille qui sculpte l'esprit des mômes … Mais aussi, que de bonheur avec les parents NORMAUX, innombrables. 98% des parents sont des gens très bien.....qui admirent ce que nous faisons. Beaucoup, d'ailleurs, et pas des étrons comme l'autre agitée du bulbe, nous tendent souvent la main et nous remercient. Voire, comme ça m'arrive souvent avec les 6ème ou 5ème, nous font parvenir de petits cadeaux pour Noël.... la pédagogie et toute la fiente du discours sur l'école, vous savez à quel point je m'en tape le coquillard sur la bassine. Mais l'affection des parents et des élèves nous propulse dans une sorte de Fraternité agréable et consolante. »

Vous délirez ! La solitude vous pèse ? Une sourde envie d’une grande osmose collective – autour de vous il va s’en dire -, d’un grand bain de fraternité, avec en option suppression des 2% de rats, crevures, Flo-rance… et autres parents anormaux.
Oubliez donc, en entrant au collège, le petit bonheur de la communion, les applaudissements de tous comme les présents de quelques-uns. Laissez la Fraternité aux Frères ou aux frères et gardez votre affection pour vos proches. Gardez-vous (et nous par la même occasion) de vos attentes ou élans affectifs et toujours trop personnalisés.
Soyez donc plus républicain !

Quand le gendarme et le boulanger font leur travail, leur transmettez-vous toute votre affection, vous propulsant ipso facto dans une Fraternité agréable et consolante ? Si le pain est mauvais ou l’amende injustifiée, vous interdisez-vous la critique ?
Lorsque pointe la critique du parent d’élève, il n’est pas rare qu’elle vise le pédagogisme éduco-ludico-épanouissant qui étouffe tant les collèges.

Et Sibille incapable de résister au petit compliment professoral et qui ponctue d’un « excellent » une partie du message de Mateignedecheval, message dont le ton et la teneur lui font pousser continuellement sur ce blog des petits cris d’orfraie !!

Écrit par : Philippe | 21 avril 2008

Fouinant sur le net, cherchant le volume 20ème siècle du manuel de littérature qui m'avait accompagné de ma Terminale à ma Khâgne puis au-delà encore, je suis tombée nez à nez avec votre bonnet d'âne. Aujourd'hui professeur de philosophie, je peux dire la joie que j'ai éprouvé à apprendre la littérature avec vos ouvrages. D'un extrait, je m'emparais ensuite de l'œuvre entière.... Et ce qui est le plus amusant, c'est qu'ensuite j'ai eu la chance d'avoir Darcos comme professeur de littérature en classes prépa, lequel nous utilisait comme "classe d'essai" de son propre manuel ! Que de belles pages en somme !

Écrit par : c.sinkelstein | 21 avril 2008

Remarque : les parents sont très regardants lorsqu'il s'agit d'acheter des bouquins en cours d'année, mais ne le sont plus du tout lorsqu'il s'agit de débourser 300 € pour se débarrasser du lardon pendant une semaine ! Y a-t-il une explication ?

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

"j'ai eu la chance d'avoir Darcos comme professeur de littérature en classes prépa"

Pardon d'être vulgaire une toute petite seconde, mais...

Putain, y en a qui du bol. Quand je pense aux deux que j'ai eues en prépa... Ce n'était pas aussi brillant !

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

MM Lang et Meirieu ne sont pas les responsables uniques de tous les problemes scolaires.

Ecrit par : un cretin de base | 21 avril 2008


Des problèmes sociaux, non, mais des problèmes strictement "scolaires", si! Car ce sont eux qui ont cassé l'école.
Avoir empêché l'école d'être l'"école", l'avoir transformée en garderie épuisante et vaine où tout le monde perd son temps et d'où les enfants des classes modestes sortent avec un bagage qui les empêche de grimper dans l'échelle sociale (c'est la thèse de "La Fabrique du Crétin"), voilà la plus belle réussite de Meirieu et de Lang.

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

Juste par curiosite, est ce que M. Brighelli fait partie de l'UMP ou en est un sympathisant? Je vois deux liens en haut a gauche vers des sites d'adherents a l'UMP?

Ne voyez aucune malice dans ma question, c'est juste de la curiosite. Il a bien sur le droit d'etre a l'UMP et de le revendiquer tout comme il peut ne pas vouloir afficher ses preferences.

Le debat sur l'ecole depasse bien evidemment les clivages gauche-droite mais les opinions politiques sont aussi une part du debat.

Ecrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Je ne sais pas si vous le faites exprès, mais c'est très amusant. On dirait l'inspecteur Colombo (ne vous vexez pas, on n'a pas souvent l'occasion de rire)

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

"Et Sibille incapable de résister au petit compliment professoral et qui ponctue d’un « excellent » une partie du message de Mateignedecheval, message dont le ton et la teneur lui font pousser continuellement sur ce blog des petits cris d’orfraie !!"

Ecrit par : Philippe | 21 avril 2008

Vous êtes le même que celui qui prétend connaître quelque chose à l'enseignement du tennis? Si tel est le cas, je comprends votre ressentiment à mon égard, (voir les liens que j'avais mis ici sur le blog en confirmation de ce que je vous disais à ce sujet, il y a déjà au moins deux semaines).

Sinon, je ne vois pas très bien ce qu'il y avait à redire au sujet du message de Montaigneàcheval concernant le discours de Sarko et qui, comme vous dites avec un mépris souverain, me fait "pousser des petits cris d'orfraie"! Ce qu'on peut reprocher à MàC, (contrairement à vous), c'est qu'il a du style et de l'humour, et je comprends que cela vous affecte, mais, autrement, je ne vois pas très bien.
Par ailleurs, avouez que le parent d'élève dont il nous parle, si l'anecdote est réelle, (ce dont je ne doute pas une seconde), est réellement un peu bouché à l'émeri... Non? Allons, allons!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

"Je ne sais pas si vous le faites exprès, mais c'est très amusant. On dirait l'inspecteur Colombo (ne vous vexez pas, on n'a pas souvent l'occasion de rire)"

Ecrit par : Robin | 21 avril 2008

A ce propos, ne trouvez-vous pas que Darcos ressemble pas mal au comédien qui joue "l'inspecteur Barnaby"? Peut-être une reconversion pour lui, en cas de remaniement ministériel???

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

"Avoir empêché l'école d'être l'"école", l'avoir transformée en garderie épuisante et vaine où tout le monde perd son temps et d'où les enfants des classes modestes sortent avec un bagage qui les empêche de grimper dans l'échelle sociale (c'est la thèse de "La Fabrique du Crétin"), voilà la plus belle réussite de Meirieu et de Lang."

Zats Rily Trou.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Avoir empêché l'école d'être l'"école", l'avoir transformée en garderie épuisante et vaine où tout le monde perd son temps et d'où les enfants des classes modestes sortent avec un bagage qui les empêche de grimper dans l'échelle sociale (c'est la thèse de "La Fabrique du Crétin"), voilà la plus belle réussite de Meirieu et de Lang."

Zats Rily Trou.

Ecrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Tiens Jérémy, vous avez été en classe à la "Lost little indian active methods school" de Massachussets ?

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

A Sibille
"Vous êtes le même que celui qui prétend connaître quelque chose à l'enseignement du tennis? Si tel est le cas, je comprends votre ressentiment à mon égard, (voir les liens que j'avais mis ici sur le blog en confirmation de ce que je vous disais à ce sujet, il y a déjà au moins deux semaines)."

Vous êtes vraiment infantile Sibille! Et vous n'avez finalement rien compris à mon commentaire sur l'apprentissage du tennis.

"Par ailleurs, avouez que le parent d'élève dont il nous parle, si l'anecdote est réelle, (ce dont je ne doute pas une seconde), est réellement un peu bouché à l'émeri... Non?"

Le message que je commente remonte bien avant celui qui concerne l'évocation du parent en question? Message où MàC ne parle pas d'un parent d'élève mais, au-delà de Florence (qu'il insulte lamentablement), du Parent d'élève. Vous lisez un peu trop globalement!!

Écrit par : Philippe | 21 avril 2008

Pénibles parents d'élèves et leurs délégués principalement intéressés par 3 choses en primaire :
- le lieu et la date de la classe verte ou de neige
- la pratique de l'anglais
- la pratique de l'informatique

Qui a une explication pour ces points d'intérêt privilégiés par les parents ?


Ecrit par : yre | 21 avril 2008
Ça, alors! Il doit bien y avoir une explication.
Samedi, je discutais avec une élève d'hypokhagne en présence de sa mère. La jeune fille était en train de réutiliser un texte rédigé par elle en première sur une analyse d'un tableau de Renoir. En le lisant, je lui ai souligné quelques fautes, notamment l'usage du passé simple et du présent au sein d'une même phrase et la césure d'un mot du genre belligérant avec be- (à la ligne) -lligérant, tous détails qui lui ont été enseignés en hypokhagne. J'en passe...
La jeune fille et moi-même déplorions toutes deux qu'il faille attendre la prépa pour commencer à travailler pour de vrai.
Et, quelques minutes plus tard, la maman, alors que nous avions embrayé sur l'enseignement primaire, évoqua, des sanglots dans la voix, cette merveilleuse institutrice qui faisait faire de l'italien tous les jours, des chansons essentiellement. La jeune fille ayant choisi de se taire, j' ai également fermé ma gueule.
Je n'ai pas d'explication rationnelle à cet engouement pour la glandouille à l'école.

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Je viens juste de lire les nouveaux programmes d'Histoire-Géographie- Education à la citoyenneté en LP. Si j'ai bien compris l'esprit des programmes, il ne faut pas faire de chronologie (car ça fait chier les élèves il paraît), mais on va tout de même étudier une multitude d'événements ("l'événement doit reprendre sa place").
Je ne comprends pas...

Écrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008

Pour changer un peu de "classe colorée", je propose la classe jaune: quinze jours avec un intervenant extérieur qui pratiquerait les méthodes pédagogiques et programmes de la Corée du Sud.
Ça qui serait apprentif!

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

"Le message que je commente remonte bien avant celui qui concerne l'évocation du parent en question? Message où MàC ne parle pas d'un parent d'élève mais, au-delà de Florence (qu'il insulte lamentablement), du Parent d'élève.

Ecrit par : Philippe | 21 avril 2008

Mais oui, mon cher! C'est précisément pour cela que j'ai écrit: "par ailleurs"!!! Savez-vous lire, tout court?

"Vous êtes vraiment infantile Sibille! Et vous n'avez finalement rien compris à mon commentaire sur l'apprentissage du tennis."

Ecrit par : Philippe | 21 avril 2008

On admirera au passage la puissance de l'argument, et sa virtuosité stylistique.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

Profanoyme, quand on voit qu'il faut faire "Diderot à la cour de Russie" et "Les inondations au Bangladesh" en première année de LP, on a tout toit compris de ces programmes à la con.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Philippe , votre style, sur lequel je n'étalerai pas, parce qu'on ne peut s'étaler sur un quai de gare, mais s'y étioler tout au plus, me fait penser à celui des gens sérieux, pleins d'importance,pas huissier ou notaire, mais quelque chose comme universitaire à la débine, courant le cacheton des oraux du bac, parce que, dame, y a la toiture en Ardèche à finir de raquer. Que vous n'aimiez pas ce que j'écris, vous en avez non seulement le droit le plus absolu, mais encore le devoir, car peu me chaut qu'un pingouin dans votre genre aime ce que j'écris. Pour ce qui est de Florence, je vois d'ici, gros comme une maison, le couplet du fleuret pour défendre meudème. Genre Barbey d'Aurevilly de troisième zone, glotte yoyo , repoussant du goulot, peau jaune d'hépatique qui me provoquerait bien en duel....
Vous n'avez évidemment pas lu ce que cette clébarde chefdepreeeeeeeuuuduit a sorti contre les profs, la vieille litanie des profs fainéants, payés à ne rien foutre. Vous mme la bayez belle avec vos gendarmes et vos boulangers!!!!!! Enseigner à des enfants, c'est pareill que faire des miches???? En tous cas, si cette pauve dame a quelque chose à dire, qu'elle m'engueule, ELLE, pas son clerc de notaire.

Vous êtes sans doute trop inculte pour connaître tout le passé de cette pestilence. La haine dont on a été arrosé, pisse lamentable de petites vessies hargneuses, a fini par nous lasser. Et souffrez, monsieur qu'on PERSONNALISE notre colère. Et que je vous emmerde royalement, à pieds, à cheval, en voiture à bras, en Opel Rekord,en Fusée Ariane 5 et en A 380.
Et puis cette manie de distribuer des satisfecits, des blâmes....vous êtes actionnaire de Kalamazoo, de Profnotes??? On s'en tape de votre énurésie pédagogique.
Pour moi, vous êtes un pisse-vinaigre, un pousse-mégots sinistre. Un croquemort.

Serviteur.

PS: ne seriez-vous pas un peu jalmince, des fois???

Écrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

Il y a un toit en trop

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

A « Jean »
Comment pourrais-je assener à un de mes interlocuteurs que la « bêtise », qu’il défendrait, croit-on, est « splendide et irradiante » ?
Heureusement que vous êtes blindé du plomb de vos certitudes.
Comme à l’un des jeunes adultes qui sont obligés de me fréquenter, je vous rétorquerais : « lisez donc tout le texte ! »
Car, abonné aux lectures rapides, contractions et autres résumés, vous oubliez, sans doute, qu’il faut prendre son temps de lecteur, et ne pas sauter tout de suite sur la phrase qui arrange.
Nous apprenons à accueillir le texte de l’Autre, à nos risques et périls, même si nous évitons trop de projection et d’empathie, grâce à nos grilles rhétoriques, critiques et scientifiques, à nos préférences sociales et politiques. Ce n’est que raison.
Dire ces quelques mots de lecteur qui aime à enseigner aux autres à lire, ce n’est pas parader dans des salons, ou essayer de faire valoir son ego, dans les émissions qui remplacent maintenant le Café du Commerce.
« Dominer sa matière », pour un enseignant de langue et de littérature française, quelle expression strictement scolaire et peu esthétique !
Car il éveille, tant bien que mal, à l’œuvre littéraire, ambiguë et mystérieuse, quasi pour soi, que l’Histoire nous lègue avec son anamorphose.
Nous oublions des pans entiers des héritages passés, et remettons en valeur, selon le goût du jour, des textes méconnus.
Le filet des genres recompose ses mailles, se boursoufle-ne vaudrait-il pas mieux écrire /boursouffler/, inattaquable orthographe-, ici, et là se distend.
Quel est donc ce domaine dont vous seriez le régisseur honnête qui attendrait sa récompense ?
Dans le système que nous confortons plus ou moins, n’imaginez pas un quelconque âge d’or, une arche des hauts niveaux, que quelque barrage, regonflant les flots, permettrait, dans cette période de sècheresse et des hausses des taux de profit, de saisir à nouveau.
Mais, si vous voulez vous éclairer d’une histoire de l’enseignement du Français, allez voir l’ouvrage d’André Chervel, « Histoire de l’enseignement du français du XVIIe au XXe siècle » et son entretien avec A.M. Chartier à l’ENS.
Car, vous aussi, comme moi, vous pouvez encore apprendre.

Écrit par : Bernard M | 21 avril 2008

"Nous apprenons à accueillir le texte de l’Autre"
C'est l'heure de la messe ou quoi ?

Écrit par : Helisenne | 21 avril 2008

Il y a un toit en trop

Ecrit par : Jérémy | 21 avril 2008

j'avais compris

Écrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008

Bernard est-il un membre de la secte ? Que veut -il dire exactement ,je ne suis pas meirieusienne, ça me gêne ,ça me gêne !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Bernard est-il un membre de la secte ? Que veut -il dire exactement, je ne suis pas meirieusienne, ça me gêne, ça me gêne !

Ecrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Est-ce qu'il est envisageable d'émettre un doute concernant les absolues certitudes de Jean sans se faire traiter de sectaire?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

Je viens juste de lire les nouveaux programmes d'Histoire-Géographie- Education à la citoyenneté en LP. Si j'ai bien compris l'esprit des programmes, il ne faut pas faire de chronologie (car ça fait chier les élèves il paraît), mais on va tout de même étudier une multitude d'événements ("l'événement doit reprendre sa place").
Je ne comprends pas...
Ecrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008

Rassurez-vous , moi non plus...et ça n'a strictement, mais strictement aucun intérêt. Les directives rectales sont un ramassis d'idées puisées dans les fantasmes de la nuit précédent la réunion ou ces cloportes d'IPR nous ont concocté ça..."Diderot à la Cour de Russie"....sans doute que le gonze qui a pondu ça avait eu une nuit kremlin, da, avec caviar, krimskoye champagne, saumon, blins et Natalia pour lui faire des gâteries...encore tout émoustillé des frasques de la nuit, il a flashé sur le cul de la Grrrrrande Catherine

Écrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

A ce propos, ne trouvez-vous pas que Darcos ressemble pas mal au comédien qui joue " l'inspecteur Barnaby " ? Peut-être une reconversion pour lui, en cas de remaniement ministériel ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

Oui, je le verrais bien jouer dans une enquête sur "les fantômes du passé antérieur".

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

« Dominer sa matière », pour un enseignant de langue et de littérature française, quelle expression strictement scolaire et peu esthétique !
Car il éveille, tant bien que mal, à l’œuvre littéraire, ambiguë et mystérieuse, quasi pour soi, que l’Histoire nous lègue avec son anamorphose.
Nous oublions des pans entiers des héritages passés, et remettons en valeur, selon le goût du jour, des textes méconnus.
Le filet des genres recompose ses mailles, se boursoufle-ne vaudrait-il pas mieux écrire /boursouffler/, inattaquable orthographe-, ici, et là se distend.
Quel est donc ce domaine dont vous seriez le régisseur honnête qui attendrait sa récompense ?
Dans le système que nous confortons plus ou moins, n’imaginez pas un quelconque âge d’or, une arche des hauts niveaux, que quelque barrage, regonflant les flots, permettrait, dans cette période de sècheresse et des hausses des taux de profit, de saisir à nouveau.

Ecrit par : Bernard M | 21 avril 2008

Quel charabia! C'est un gag ou quoi? En tout cas l'exemple même de ce qu'il ne faut pas faire quand on écrit! Vous ne pourriez pas vous exprimer en clair?
Pendant que vous essayez de faire du (piètre) style, moi, Monsieur, j'apprends à écrire et à comprendre les grands textes à des élèves de 4ème et de 3ème bien réels et non fictifs comme ceux de Meirieu: je n'ai pas le temps de cultiver vos états d'âme, votre sempiternel doute existentiel, parce qu'en face de moi, la demande de connaissances précises, impérieuse, n'attend pas. L'urgence est, par exemple, de montrer aux élèves ce que c'est que le subjonctif imparfait ou le passé antérieur et de le leur faire reconnaître ensuite dans les textes, et donc je n'ai pas de temps pour cette "remise en question" dont vous nous rebattez les oreilles et qui n'est qu'un alibi des "pédagogistes" pour essayer de casser ce qui marchait correctement dans l'enseignement.

Je reviens sur l'émission "Ripostes" d'hier!
J'ai trouvé Darcos tranquille et impérial, Brighelli et Natacha Polony excellents. En face d'eux, Meirieu et Lang faisaient figure de roquets très énervés; à leur place, je ne serais pas fier, car leur prestation a été purement et simplement misérable.

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

encore tout émoustillé des frasques de la nuit, il a flashé sur le cul de la Grrrrrande Catherine

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 avril 2008

J'ai bien peur que les critères de choix des "sujets d'études" ne soient plus prosaïques ou plus obscurs encore. Hélàs, car l'hypothèse ne manque pas de sel.

Je suggère aux collègues d'Histoire d'inverser subrepticement : "Diderot au Bengladesh" et "Les inondations à la cour de Russie", je suis sûr qu'ils n'y verraient que du feu.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Merci Jérémy, Jean et autres (presque tous..) de m'avoir répondu.
Pour ma part, je suis un parent délégué qui ne cherche pas à apprendre leur métier aux profs. En conseil de classe, je prend note et je fais le compte-rendu que je soumets à la principale-adjointe et cela se passe bien. Je prend bien soin d'écrire dans le compte-rendu pour les parents que si les profs préconisent un redoublement, c'est qu'ils jugent que cela peut être bénéfique pour l'élève et je conseille aux parents d'accepter le redoublement.
Je signale également que mes enfants sont sages en cours (trop sages me dit-on ! Mais les profs me disent à chaque fois qu'ils sont bien élevés et qu'ils aimeraient en avoir davantage des comme eux !) et respectent leurs profs.
Je n'ai jamais traité les profs comme des larbins et dans toute leur scolarité mes enfants ont raté UNE seule fois l'école pour convenance personnelle (réunion de famille très importante loin de mon domicile pendant le WE de l'Ascencion) et je suis allée en personne et à l'avance informer les instits et présenter mes excuses pour cette absence. Seule et unique depuis 8 ans. Les parents qui font sécher leurs mômes les samedis matin ou carrément une semaine entière pour partir au ski hors période, j'en connais et je trouve cela insupportable. Pour les profs et pour leurs enfants.

Je ne vais pas en rajouter car je n'ai pas à me justifier mais pas la peine de me faire un procès , un mauvais procès.
J'ai par ailleurs plein de défauts mais pas ceux qu'on me reproche ici ! Evitons de part et d'autre les amalgames trop faciles. J'ai fait amende honorable à Jérémy et par lui à tous ceux que j'ai pu blessés.

Une chose est certaine, c'est que je suis comme vous tous, j'aimerais bien que cela marche mieux !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Car il éveille, tant bien que mal, à l’œuvre littéraire, ambiguë et mystérieuse, quasi pour soi, que l’Histoire nous lègue avec son anamorphose.

J'étais sûr que "l'anamorphose" ferait office de "chiffon rouge". Calmez-vous, Jean, c'est sûrement un gag.

Non ?

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

"« Dominer sa matière », pour un enseignant de langue et de littérature française, quelle expression strictement scolaire et peu esthétique !"

Ecrit par : Bernard M | 21 avril 2008

Personnellement, c'est le mot "matière" que je trouve moche, en l'occurrence. Le mot: "discipline" me paraît à la fois plus beau et plus approprié!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

Est-ce qu'il est envisageable d'émettre un doute concernant les absolues certitudes de Jean sans se faire traiter de sectaire?

Ecrit par : Christophe Sibille

Est-il envisageable d'être née en Algérie sans se fa ire traiter de colonialiste facho ? Camus qu'on ne peut soupçonner de l'être a écrit et parfaitement justifié que cette terre appartenait autant aux pieds-noirs qu'aux arabes .

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Je suis contre les carcans pédagogiques passés, présents et à avenir. Peut-être ne fais-je pas le même métier que vous ?
Je n'ai pas de gourou intellectuel derrière qui me ranger.
Examinez le billet de 9h et quelques de M. Brighelli.
Voyez comment, à sa façon, il souffre de la même maladie qu'Allègre, le mammouth hypertextuel,
Tandis que l'un fait croire qu'une expertise dans un domaine le rend expert en tout, je lis, stupéfait, de doctes considérations de Brighelli en histoire du colonialisme.
Comme dirait Allègre, avec sa joie communicative, on fait de tout un peu, avec quelques formules unilatérales et définitives.
Nos héros médiatiques savent que quelques phrases bien senties attirent l'adhésion de ceux qui, par ailleurs, sont toujours moins "crétins" que les autres, puisqu'ils participent à les fabriquer.
Rassurez-vous. Pour bruler les membres de ma secte, il ne faudra sacrifier aucun arbre de nos forêts.
Mais ce sera plus difficile. Nous avons quelques "munitions" pour lutter contre certaines formes de l'obscurantisme contemporain.

Écrit par : Bernard M | 21 avril 2008

"Chroniques algériennes"-Algérie 1958 : "L'indépendance nationale est une formule purement passionnelle. Il n'y a jamais eu encore de nation Algérienne. Les Juifs, les Turcs, les Grecs, les Italiens, les Berbères, auraient autant le droit à réclamer la direction de cette nation virtuelle...L'importance et l'ancienneté du peuplement français, en particulier, suffisent à créer un problème qui ne peut se comparer à rien dans l'histoire. Les Français d'Algérie sont, eux aussi, et au sens fort du terme, des indigènes. "

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Il va y avoir des cocus!
Si certains acceptaient qu'on supprime des postes mais espéraient qu'on allait en finir avec le pédagogisme, ils sont servis. C'est au nom du pédagogisme qu'on justifie les suppressions.
voir le texte suivant :

Vous ne lisez peut-être pas couramment France-Soir. Vous avez tort. 
http://www.francesoir.fr/politique/2008/04/18/xavier-darcos-il-est-interdit-d-interdire-la-reforme.html
Je me permets de souligner ce passage d'un entretien avec notre ministre :

"Qu’est-ce qui ne va pas selon vous ?
Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité. Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout leur est imposé. Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage. Ensuite, le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d’options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée. Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle. Sur ces trois sujets, nous pouvons avancer en réorganisant l’enseignement pour que les élèves obtiennent ce qu’ils demandent : non pas plus de profs, mais plus de présence adulte auprès d’eux. Ils pourront ainsi être accompagnés par davantage de soutiens, de conseils d’orientations, de matériels, de ressources électroniques. Le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle."
Darcos n'est qu'un faux-cul.

Écrit par : Arlette Schmitt | 21 avril 2008

Et, c'est vrai "anamorphose" est une provocation sur ce blog, où l'on écrit un français exempt de charabia, mais regorgeant d'exempts.
Je proposerai l'analyse de ces billets à mes étudiants.
Car, ici, ce qui se conçoit mal, s'exprime si clairement grâce à la magie de notre langue si bien maniée par ses spécialistes, que Rivarol en serait lui-même estomaqué.

Écrit par : Bernard M | 21 avril 2008

dobolino
je ne comprends pas plus que vous l'engouement des parents pour les classes vertes et autres sorties. Dans "mon" collège beaucoup de voyages cette année et un peu partout. En réunion de parents, quand j'ai émis l'idée que tous ces voyages étaient certes formidables mais que cela n'entrait pas dans la mission de l'établissement ( je mets à part les voyages d'échanges de classes en Angleterre, en Allemagne et en Espagne pour les élèves qui étudient la langue et qui me paraissent utiles), une grande partie m'a regardée de travers. J'ai eu quand même droit à quelques sourires complices mais mon discours n'était pas politiquement correct ! J'ai vite fermé ma grande bouche ...


Jean
merci de m'avoir répondu plus haut. Je comprends que dans un établissement pénible, on ait envie de partir dès que la cloche a sonné, je ne vais pas vous en faire reproche car je ferais, sans le moindre doute, la même chose.
Vous écriviez que les élèves pensent que vous, les profs, n'avez plus rien à leur apprendre. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. Excusez-moi à l'avance si je commets une maladresse !
Je pense qu'avec ces méthodes d'apprentissage , "constructivistes" si j'ai bien compris, on demande en fait à chaque instant à l'élève de réinventer l'eau tiède. Tout le temps et dans toutes les matières. Je pense que c'est très pénible pour l'élève, surtout pour celui qui n'est pas sur-doué car , comme il voit bien qu'il ne trouve pas tout seul , il a sans arrêt l'impression d'être un imbécile. Pour celui qui de surcroît n'est pas aidé à la maison, c'est encore plus pénible. Souvent , ma fille me dit " Les profs , ils savent la réponse , pourquoi ils ne nous disent pas directement au lieu de nous faire mariner tout le temps !"
Je me demande donc si , à cause de ce genre de méthodes, les enfants , surtout ceux qui ne sont pas gâtés par l'existence, n'ont pas l'impression confuse que les profs les "privent" des connaissances que eux possèdent ! D'où une agressivité croissante envers les profs.

Imaginons que je ne sache pas conduire du tout et que je n'ai aucune notion du code de la route. Si on me confiait le soin de m'approprier mon savoir en matière de conduite automobile et que par conséquent je me retrouvais dans le mur , je ne serais probablement pas contente du tout.

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Des problèmes sociaux, non, mais des problèmes strictement "scolaires", si! Car ce sont eux qui ont cassé l'école.
Avoir empêché l'école d'être l'"école", l'avoir transformée en garderie épuisante et vaine où tout le monde perd son temps et d'où les enfants des classes modestes sortent avec un bagage qui les empêche de grimper dans l'échelle sociale (c'est la thèse de "La Fabrique du Crétin"), voilà la plus belle réussite de Meirieu et de Lang.
Ecrit par : Jean | 21 avril 2008

Je ne crois pas que ce soit la thèse de JPB dans La fabrique du crétin. Mais dites donc, vous qui vous accrochez à ce barreau, croyez-vous avoir tellement grimpé à cette échelle ? Je connais peu de choses aussi bêtes que cette histoire d'échelle ; cela me rappelle la queue de Mickey dans les manèges de mon enfance : celui qui réussissait à l'attraper gagnait un tour gratuit. Les gosses se la disputaient... pour rester sur le même manège. Laissons de côté, si vous le voulez bien, cette problématique foireuse.
GM

Écrit par : guy morel | 21 avril 2008

non pas plus de profs, mais plus de présence adulte auprès d’eux. Ils pourront ainsi être accompagnés par davantage de soutiens, de conseils d’orientations, de matériels, de ressources électroniques. Le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle."
Darcos n'est qu'un faux-cul.

Ecrit par : Arlette Schmitt | 21 avril 2008

C'est ce qui ressort de l'enquête de Davidenkoff pour Phosphore, a-t-il dit hier dans cette fameuse émission et c'est là que Meirieu a rappelé que dans les Lycées de jadis, les élèves n'avaient que deux heures de cours par semaine et que le reste du temps, ils étaient en étude à faire des travaux de groupes et du monitorat.
Bizarrement, personne n'a alors rétorqué que le recrutement des Lycées avait changé depuis le Premier Empire et que les "nouveaux publics" et les "nouveaux programmes" (depuis 1800 et quelques, ça a un petit peu évolué, non) nécessitaient peut-être un peu plus de suivi collectif que ces fameuses deux heures.

Écrit par : catmano | 21 avril 2008

"Le désespoir n'a pas de nom
une main agite mou le drapeau de toutes les redditions
c'est le grand anguillard qui nous fait signe
que les gentillesses sont hors saison
On tourne en rond. Autour du pot
le pot au noir bien sûr.
Noire la mangrove reste un miroir
aussi une mangeoire
La mangrove broie-tapie à part
la mangrove respire. Méphitique. Vasard."

... et plus loin, à méditer ...

"On peut très bien survivre mou
en prenant assise sur la vase commensale."


Très proche de Paul Célan, le plus grand poète contemporain de langue allemande, Juif et suicidé, cette parole qui s'efface, se désarticule, casse le rythme, la rhétorique. Aimé Césaire englobait les Juifs, tous les méprisés, les opprimés dans son concept de "négritude". Portée universelle de cette parole. Les deux derniers vers : métaphore hallucinante de la dépression.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Un extrait (interview du ministre) de France Soir que l’on m’a transmis (je ne sais pas si quelque un y a déjà fait référence sur ce blog).

http://www.francesoir.fr/politique/2008/04/18/xavier-darcos-il-est-interdit-d-interdire-la-reforme.html

« Qu’est-ce qui ne va pas selon vous ?

Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité. Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout est imposé. Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage. Ensuite, le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d’options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée. Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle. Sur ces trois sujets, nous pouvons avancer en réorganisant l’enseignement pour que les élèves obtiennent ce qu’ils demandent : non pas plus de profs, mais plus de présence adulte auprès d’eux. Ils pourront ainsi être accompagnés par davantage de soutiens, de conseils d’orientations, de matériels, de ressources électroniques. Le lycée d’ aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle. »

Je reste sans voix.

Écrit par : Alain Champseix | 21 avril 2008

Je m'aperçois que l'extrait de France Soir a été retranscrit un peu plus haut avant que je ne le fasse. Le minoistre n'est-il pas désormais un ennemi ?

Écrit par : Alain Champseix | 21 avril 2008

Oui, et le lycée d'avant les années trente restait payant. La petite bourgeoisie, les employés et ouvriers des villes se retrouvaient dans les Cours Supérieurs, où ils préparaient le Brevet Supérieur. D'où le récit de Pagnol sur le désir de bourse.

Écrit par : Bernard M | 21 avril 2008

Le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle."
Darcos n'est qu'un faux-cul.

Ecrit par : Arlette Schmitt | 21 avril 2008

On avait vu l'article et compris que depuis longtemps "c'est plié"pour nos statuts, en tout cas... Pour le reste, il ne tient qu' à nous ... Darcos est un politique qui manie le double langage..Je l'ai entendu il y a quelques mois dire que les profs devaient s'adapter aux élèves des "quartiers".

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Et, c'est vrai "anamorphose" est une provocation sur ce blog, où l'on écrit un français exempt de charabia, mais regorgeant d'exempts.
Je proposerai l'analyse de ces billets à mes étudiants.
Car, ici, ce qui se conçoit mal, s'exprime si clairement grâce à la magie de notre langue si bien maniée par ses spécialistes, que Rivarol en serait lui-même estomaqué.

Ecrit par : Bernard M | 21 avril 2008

Proposez, mon cher, proposez, mais pouvez-vous, je vous prie, m'expliquer ce que vous entendez au juste par "un français exempt de charabia, mais regorgeant d'exempts".

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

J'avais écrit et rappelé la chose suivante : prenez un homme de bon sens et faites-en un ministre...

Je persiste donc.

Écrit par : Magister | 21 avril 2008

Je n'avais pas pu résister à ce détour par Alexandre Dumas et Vigny.
Je copie donc l'article du Petit Robert.
Advienne que pourra.


exempt, empte adj. et n. m.

• XVIe; exant v. 1265; lat. exemptus, p. p. de eximere « tirer hors de, affranchir »

I• Adj. EXEMPT DE (qqch.).

1• Qui est affranchi d'une charge, d'un service commun ( exemption). Être exempt du service militaire.  dégagé, dispensé; réformé. Être exempt d'impôts.  déchargé, exonéré. — (Choses) Revue exempte de timbre. Colis exempt de port.  2. franc.

2• (Personnes) Qui est préservé de certains maux, de certains désagréments (cf. À l'abri de). « exempt de toute sorte de blâme » (La Bruyère) .

3• Qui n'est pas sujet à (un défaut, une tendance).  dépourvu. « Exempt de tout fanatisme, je n'ai point d'idole » (Vigny). « quand il est adjudant, il n'est pas encore exempt de faire le Jacques » (Mac Orlan). Vous n'êtes pas exempt de vous tromper; personne n'en est exempt. — (Choses)  sans. Vie exempte de soucis. Calcul exempt d'erreurs. « un tel accent de conviction tranquille, exempte de pose et de paradoxe » (Courteline).

II• N. m. (XVIe)

1• (1617) Vx Sous-officier de cavalerie (exempt du service ordinaire), commandant en l'absence du lieutenant. « MM. de Thou et de Cinq-Mars, gardés par un exempt des gardes du Roi » (Vigny).

2• (1655) Vx Officier de police qui procédait aux arrestations.

3• Mod. Personne exempte, exemptée d'une charge, d'un service. Les exempts de gymnastique iront à l'étude.  dispensé, exempté.

Écrit par : Bernard M | 21 avril 2008

Car il éveille, tant bien que mal, à l’œuvre littéraire, ambiguë et mystérieuse, quasi pour soi, que l’Histoire nous lègue avec son anamorphose.

Bon, l'anamorphose n'était pas un gag. J'ai au moins une réponse. L'autre question était : "que vient faire le crâne déformé peint par Hans Holbein sous les pieds de ses ambassadeurs dans cette affaire ?

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

"un français exempt de charabia, mais regorgeant d'exempts".

Ecrit par : Robin | 21 avril 2008
correctement inutile ! dit-il longuement en charabia.

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Moment de béatitude : l'article ci-dessous (en forme de cirage de grolles, extrait de l'Observateur, journal "de gauche", n° du 14 avril)) prouve a contrario qu'une CPGE est sans doute l'un des derniers endroits en France où il ne suffit pas d'être le fils de son père pour réussir... "Il a abandonné, mal à l'aise chez les bêtes à concours!" Evidemment, fallait bosser, cong ... Enfin, cela montre que la compassion de l'Obs pour les hypokhâgneux en difficulté n'est pas un vain mot !
Peucheure, pauvrets d'elli (Asko ET Sarko, pour la rime), comme on dit au nord du Luberon...



Jean Sarkozy : c'est pas juste !
Il aimait lire Saint-John Perse au milieu des brebis... Le voilà jeune loup dans le fief de son père. Explication ( le Nvel Obs, 14 avril, journal "de gauche" )


Il avait 7 ans en 1993, quand papa est devenu héros de magazines : le ministre qui sauvait les bambins otages à la maternelle de Neuilly. «Mon frère Pierre était jaloux, on l'avait vu porter des enfants, et ce n'était pas nous.» Eux, Pierre et Jean, ils le voyaient peu, des moments grapillés... «Mon père logeait à Bercy. Le matin, il venait à Neuilly pour nous conduire à l'école. Il faisait des détours pour nous garder plus longtemps. Ca, je l'ai compris plus tard.»
C'est l'histoire d'un môme qui cherche papa, il finit par le trouver en devenant comme lui. Il y en a plein comme ça, qui se débattent entre l'absence et trop de ressemblance. Qui ne connaît pas Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine à 21 ans, nouveau chef de l'UMP de Neuilly ? Dévoreur comme papa, pressé comme papa, beau parleur comme papa, détesté comme papa, traître comme papa, poignardeur de David Martinon comme papa avait planté Pasqua, puis Chirac... «On me voit comme un connard sûr de lui et privilégié. Le contraire des vraies valeurs de droite, un type à qui on donne tout, qui n'a eu qu'à se donner la peine de naître.»
Et c'est vrai ? Le dadais mal enveloppé d'un costume d'adulte vous perce d'un regard. «Si on veut me voir comme ça, d'accord. J'accepte que 55 millions de Français me voient comme un connard si à Neuilly on me regarde autrement. Neuilly, c'est chez moi. J'y ai grandi, j'y ai fait du sport, j'y ai étudié, je veux m'y engager.» Il a besoin d'y croire. Il bosse pour ne pas être seulement sa caricature. «Quatre heures de droit pour la fac le matin, mes dossiers du conseil général ensuite.» Il faut que ce soit vrai, ou il est foutu.
Il joue gros. Prendre possession de sa vie, être à la fois lui-même et un fils. Il est né en 1986. Deux ans après, papa partait. En 2007, belle-maman Cécilia lui a laissé un étrange cadeau d'adieu : une remarque vipérine sur «les fils de Nicolas» et leurs «chaussures à 2 000 euros» complaisamment rapportée dans un best-seller. «Je n'ai pas voulu lire ce livre. Je n'ai plus de nouvelles de Cécilia ni de ses filles. Je leur ai envoyé un mot quand leur papa est mort. Il n'y a pas eu de réponse.» Il ne voit plus son petit frère Louis. «Ca doit être compliqué pour lui.» Il a donné aussi.
A Pasteur, le grand lycée de Neuilly dont papa était l'idole, il se demandait si on l'aimait pour lui-même... Il s'est cherché. Un stage de berger en Corse, la terre de maman. «Quelques jours en été, c'était romantique, à lire du Saint-John Perse au milieu des brebis !» Quand les flics de papa ont arrêté Yvan Colonna, ils l'ont exfiltré de Corse, en pleines vacances. Il est entré en hypokhâgne à Henri IV. Il a abandonné, mal à l'aise chez les bêtes à concours. Son père s'est inquiété. «On a parlé, vraiment. Il savait être là.»
Quand Cécilia est partie, en 2005 «quand il est arrivé ce qui est arrivé», dit-il d'une étrange formule - Jean est allé voir son père, il lui a dit qu'il serait toujours là pour lui. Puis Cécilia est revenue. Puis elle est repartie. Papa était président. Quelque chose se dessinait à Neuilly. On connaît la suite. Jean l'enfant triste s'est mué en second rôle de comédie. Il a perdu sa tranquillité, sa fiancée subit les photographes, il est devenu l'héritier gâté d'un royaume banlieusard. Il s'invente un devoir. «Aux cantonales, j'étais le seul qui ne diviserait pas la droite.» Il risque de s'y perdre, ou bien de se trouver. «La politique, je n'y pensais même pas, et j'ai découvert que j'aimais ça, que j'étais fait pour ça.» Son père lui a dit : « Tu fais tes choix, tu assumes », mais dans la coulisse, il le protégeait. Il veut être jugé pour lui-même. Il sait que c'est injouable. Plaire à tout le monde et à son papa - c'était une vieille chanson, on se demande pourquoi elle se fredonnait sur un rythme joyeux.


Claude Askolovitch, Sophie Adriaens
Le Nouvel Observateur

Écrit par : Fguichard, hilare et furax | 21 avril 2008

Hélas, cher Robin, doux comme le mouton, dans cet univers de loups assoiffés de domination et de pouvoir, je vais devoir vous quitter pour préparer un article qui urge.

Écrit par : Bernard M | 21 avril 2008

Merci, MàC, votre estime me touche.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2008

"nous pouvons avancer en réorganisant l’enseignement pour que les élèves obtiennent ce qu’ils demandent : non pas plus de profs, mais plus de présence adulte auprès d’eux. Ils pourront ainsi être accompagnés par davantage de soutiens, de conseils d’orientations, de matériels, de ressources électroniques. Le lycée d’aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle. ", a dit X Darcos.

Ben voilà, au moins c'est clair : de fait, généralisation des TPE en terminale, et surtout, surtout, moins d'options inutiles (aie aie aie les langues anciennes...) et moins de cours (ces pelés, ces galeux, d'où vient tout le mal).
Si j'ai bien compris, comme les élèves sont de moins en moins intellectuellement autonomes -- et même de moins en moins autonomes tout court -- , on les lâche un an plus tôt, CQFD. Tout sert pour justifier des suppressions de postes. Et c'est avec ce genre de mesures qu'on prétend diminuer le nombre d'échecs en licence ? On a rarement appris à quelqu'un à nager en le jetant dans la piscine !

Écrit par : FGuichard | 21 avril 2008

Juste par curiosite, est ce que M. Brighelli fait partie de l'UMP ou en est un sympathisant? Je vois deux liens en haut a gauche vers des sites d'adherents a l'UMP?

Ne voyez aucune malice dans ma question, c'est juste de la curiosite. Il a bien sur le droit d'etre a l'UMP et de le revendiquer tout comme il peut ne pas vouloir afficher ses preferences.

Le debat sur l'ecole depasse bien evidemment les clivages gauche-droite mais les opinions politiques sont aussi une part du debat.

Ecrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Je ne sais pas si vous le faites exprès, mais c'est très amusant. On dirait l'inspecteur Colombo (ne vous vexez pas, on n'a pas souvent l'occasion de rire)

Ecrit par : Robin | 21 avril 2008

Je suis meme tres flatte, en effet Colombo resolvait des enigmes, je n'ai jamais reussi mes problemes de math. Si je vous fais rire, c'est deja pas mal, un certain nombre de professeurs ont du rire a mes productions intellectuelles.



Avoir empêché l'école d'être l'"école", l'avoir transformée en garderie épuisante et vaine où tout le monde perd son temps et d'où les enfants des classes modestes sortent avec un bagage qui les empêche de grimper dans l'échelle sociale (c'est la thèse de "La Fabrique du Crétin"), voilà la plus belle réussite de Meirieu et de Lang.

Ecrit par : Jean | 21 avril 2008

Mon Cher Jean, je n'ai jamais vu cette ecole garderie dont vous parlez. Encore une fois pensez vous reellement qu'en retournant aux methodes anciennes, les eleves modestes s'integreront mieux au niveau societal et professionnel?

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Ne trouvez-vous pas que Darcos ressemble pas mal au comédien qui joue " l'inspecteur Barnaby " ?

S'il ressemblait à Sherlock Holmes, je verrais bien Jack Lang en Moriarty et Brighelli en Watson.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Robin, je n'ai pas le temps de répondre à chacun d'entre eux, mais je voulais vous dire que j'adore vos posts.

Surtout celui sur "Diderot au Bangladesh" et "les inondations à la Cour de Russie" !

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Un petit mot rapide sur l'anamorphose. C'est un objet déformé, par le jeu des lois de la perspective, parfois méconnaissable, qu'on restitue selon un certain point de vue, ou en se servant de la médiation d'un autre objet.
C'est ainsi, par métaphore, que certaines œuvres, déformées par l'Histoire, retrouvent une valeur dans le présent grâce à d'autres conditions historiques et critiques.

Écrit par : Bernard M | 21 avril 2008

"Le lycée d’ aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle"

Et comment peut-on créer de l'autonomie intellectuelle sans donner des cours ?

Darcos tient là un discours pédagogo. Jean-Paul Brighelli nous dira que c'est pour flatter les pédagogos, tout en faisant le contraire (réforme des programmes du primaire par exemple).

Dites, vous allez me prendre pour un monomaniaque, mais on ne sait toujours pas qui sont les experts de la réforme des programmes du collège.

Jean-Paul Brighelli, c'est une information si confidentielle ?

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Le débat n'est pas entre le passé et le présent, l'école "démocratique" d'aujourd'hui et les lycées d'avant les années trente mais entre le quelque chose et le néant, des cours où l'on s'instruit pour être réellement autonome et une "machine" où l'on joue à l'autonomie, où la jeunesse gaspille son temps, son intelligence, sa vitalité. Son ennui n'est pas là où l'on prétend qu'il est (sans compter qu'il y a ennui et ennui : l'ennui formateur où quoi que l'on fasse on ne peut jouir encore des prérogatives des adultes - Kant expliquait que les enfants souffrent de leur minorité ; l'ennui dû à l'oppression par le vide, par l'absence de toute profondeur, de décalage entre la vie et l'école, de toute culture véritable au fond). Sans doute, par le passé, l'école n'était pas ouverté à tous (exception : le primaire) mais elle était école. Est-ce être démocrate de vouloir la vider de sa substance pour qu'elle soit ouverte à tous et, particulièrement, à l'actualité de tous ? La démocratie n'est-ce pas, plutôt, affirmer que tous ont droit à une école véritable, qu'ils la suivent longtemps ou pas (et pas pour des raisons sociologiques !)?

Écrit par : Alain Champseix | 21 avril 2008

Un petit mot rapide sur l'anamorphose. C'est un objet déformé, par le jeu des lois de la perspective, parfois méconnaissable, qu'on restitue selon un certain point de vue, ou en se servant de la médiation d'un autre objet.
Ecrit par : Bernard M | 21 avril 2008

On vous a reconnu, M. Mabille. Mais vous étiez plus drôle avant.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Mon Cher Jean, je n'ai jamais vu cette ecole garderie dont vous parlez. Encore une fois pensez vous reellement qu'en retournant aux methodes anciennes, les eleves modestes s'integreront mieux au niveau societal et professionnel?

Ecrit par : un cretin de base | 21 avril 2008


il ne s'agit pas de revenir aux méthodes anciennes mais d'appliquer des méthodes qui ont fait leurs preuves. En l'occurrence, les méthodes actuelles ont fait la preuve de leur inefficacité.
Pourquoi ne pas faire des expérimentations ? On prend une école primaire et on applique les méthodes traditionnelles. On mesure les résultats.
Si on fait des expérimentations au collège et au lycée du côté de chez moi, je suis volontaire.

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

On a rarement appris à quelqu'un à nager en le jetant dans la piscine !

Ecrit par : FGuichard | 21 avril 2008

Même si on lui jette un tabouret ?

Écrit par : yann | 21 avril 2008

Mon Cher Jean, je n'ai jamais vu cette ecole garderie dont vous parlez. Encore une fois pensez vous reellement qu'en retournant aux methodes anciennes, les eleves modestes s'integreront mieux au niveau societal et professionnel?

Ecrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

La question mérite d'être posée, même si les méthodes anciennes avaient le mérite de la clarté. Personnellement, je crois que le point de rupture a été franchi, pas seulement du système scolaire, mais de la société tout entière. S'intégrer dans une société centrifuge et donc endogènement exclusive, au sein d'un monde atomisé, équivaut à faire des trous dans l'eau.
Nous continuons de penser dans l'ancien paradigme, comme si le continuum de notre civilisation était encore sur ses rails. En réalité, nous sommes dans quelque chose qui appartient à l'ultime. Nous sommes dans la phase de celui qui, ayant descendu l'escalier, lève son pied pour le poser sur ce qu'il croit être encore une marche.

Écrit par : Magister | 21 avril 2008

belle prestation dimanche soir à l'émission "Ripostes": M. Mérieu était dans les cordes et J. Lang en avait perdu sa faconde habituelle.

J'ai beaucoup apprécié votre formule dévastatrice: " une apocalypse molle"...pour parler de la dégradation de l'enseignement sur deux décennies.

Écrit par : ZADIG | 21 avril 2008

Hélas, cher Robin, doux comme le mouton, dans cet univers de loups assoiffés de domination et de pouvoir, je vais devoir vous quitter pour préparer un article qui urge.

Ecrit par : Bernard M | 21 avril 2008

Bien vu, monsieur le professeur des universités, bien vu, mais avouez que la référence à Celan vous a bien aidé.

Lorsque vous aurez terminé votre article peut-être condescendriez-vous à éclairez le pauvre petit professeur de collège "doux comme un mouton, dans cet univers de loups asssoiffés de domination et de pouvoir" sur le sens métaphorique et, j'imagine, difficilement accessible, que vous donnez au mot "anamorphose".

Comme disait Heiddeger, mais c'était à un jounaliste du Spiegel "je ne refuse pas d'apprendre" (mais là j'usurpe les rôles, puisque vous êtes à la fois "herr professor" et journaliste), à moins que le mot "article"...

J'aime ce genre de situations. On se croirait dans "Le Joueur d'échecs" de Sweig. Une partie aussi mal finie que commencée, mais entre les deux, une petite revanche sur le destin...comme dans "Des fleurs pour Algernon" (Z'avez lu ?)

Et maintenant, quel pièce allez-vous avancer ?

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Ah, ce n'est pas Bernard Mabille alors ?

Je suis déçu.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Magister
je vous trouve bien sombre !
Peut-on imaginer l'instauration de classes expérimentales basée sur le volontariat des profs et des parents. Dans ces classes, on appliquerait les méthodes traditionnelles.
Cela pourrait peut-être stopper l'hémorragie vers le privé !

Cela paraît pensable ou hors de question pour tout un tas de raisons qui m'échappent ?

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Anamorphose : 1 transformation par un procédé optique ou géométrique, d'un objet que l'on rend méconnaissable, mais dont la figure initiale est restituée par un miroir courbe ou par un examen hors du plan de la transformation.
2 Type de métamorphose où la larve naît avec un nombre de segments différent de celui de l'adulte, qu'elle acquiert ultérieurement.
Ce sont les définitions du petit Robert. Et ça ne m'éclaire pas beaucoup sur le propos de Bernard M.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2008

À PROPOS DU TEMPS DE TRAVAIL, puisqu'il faut sempiternellement réexpliquer ce qu'il en est ( mais la répétition est bien connue des enseignants! ) je vous copie ce texte , qui a le mérite de mettre les points sur les i.

"IL FAUT REVOIR LE TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS!
LE DÉCRET DE 1950 EST VRAIMENT TROP VIEUX !

Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine. C'est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant de 1950. Rendez-vous compte!
Ce qui détermine ce qu'un enseignant doit à la nation date de 56 ans. Il est vraiment temps de se pencher sur un problème aussi lourd de conséquences.
18 heures par semaine! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d'aussi bons salaires?

Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux ?

Il faut peut-être y regarder de plus près. En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires. En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité de environ 42 h par semaine, sur 50 semaines. Pour un agrégé, on considérait qu’il fallait 2 heures pour préparer une heure de cours, ainsi, 45/3 = 15 heures.
Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants? Rien! Alors que pour les autres salariés il y a eu la troisième semaine de congés payés en 1956, puis quatre en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteintes au début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936).
Mais ça n'est pas fini: il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants doivent toujours le même service.

C'est au moins un enseignant qui écrit cela vous dites-vous, en lecteur éclairé! Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés. Car comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances? Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons.

D'abord 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les petites vacances (Toussaint, Noël...). Car les vacances c'est pour que les élèves se reposent. Donc notre temps de travail était annualisé.
Mais, et les deux mois d'été alors? Là, c'est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d'ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaire, puis le résultat a été divisé par 12. (Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 euros par mois il recevra 24 000 euros par an, alors que pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 euros par mois mais sur 10 mois, soit 20 000 ? par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 euros par mois).
Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances.

Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail. Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre! Eh bien soit, comparons:

Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public (qu'on nous prouve le contraire). Mais, à mes yeux, l'exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant. Le salaire de départ d'un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé. Autrement dit si comme le PS l'a écrit dans son projet le SMIC augmente de 25 % au cours des cinq ans à venir (et l'UMP l'a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC. Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation?

Alors oui le décret de 1950 est vieux! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernants! Mais dans quel sens? Est-ce en faisant en sorte que devions travailler plus pour gagner autant comme veut le faire M de Robien? »

Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble."


Et encore, comme nos vacances ne cessent de se réduire comme une peau de chagrin, nous y perdons davantage encore.
Ajoutons que plus d'un collègue (et je fus dans ce cas) se résigne, pour pouvoir survivre "dans ce bordeau où tenons notre état", à travailler à temps partiel, et par conséquent à un salaire et une retraite amputés.
Alors, non, Florence, quand le prof consciencieux a fini sa journée dans son établissement, il n'aspire qu'à rentrer chez lui pour préparer ses cours, corriger ses copies, et décompresser. Vu la féminisation du métier, certaines se dépêchent aussi de courir à la crèche ou chez la nounou pour récupérer les mômes.
En outre, certains collègues habitent loin de l'établissement où ils exercent, et doivent se taper de longs trajets . D'autres, le croirait-on, quittent en vitesse un établissement pour se rendre dans un ou deux autres, où ils exercent aussi. Il y a deux ans, une collègue de musique était affectée à 4 collèges.
Qu'il y ait parmi nous des glandeurs et des incompétents, c'est une évidence et nous le savons tous. Mais les enseignants qui fréquentent ce blog sont, me semble-t-il, travailleurs et conscients de leurs responsabilités. Dites-vous bien que ce sont souvent ceux-là qui changent de métier, et que les glandeurs qui animent au lieu d'enseigner et achètent la paix et les promotions en surnotant ne risquent pas de démissionner!
Nous aimons les élèves, encore faut-il s'entendre sur ce qu'est un élève. Il ne suffit pas d'être inscrit dans un établissement pour mériter le nom d'élève. Est élève celui qui vient pour s'élever, au sens spatial du terme, pour grandir et se grandir. Celui qui vient dormir ou foutre le souk n'est pas un élève, et nous avons le droit de le vomir.
Florence, vous vous présentez comme déléguée de parents. Les professeurs et certains de leurs syndicats ne sont pas seuls fautifs dans le triomphe du pédagogisme, les associations de parents d'élèves y ont aussi largement contribué.

Écrit par : Arlette Schmitt | 21 avril 2008

Désolée, je n'avais pas vu que Bernard M. avait expliqué sa métaphore.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 avril 2008

Peut-on imaginer l'instauration de classes expérimentales basée sur le volontariat des profs et des parents. Dans ces classes, on appliquerait les méthodes traditionnelles.
Cela pourrait peut-être stopper l'hémorragie vers le privé !

Cela paraît pensable ou hors de question pour tout un tas de raisons qui m'échappent ?

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008

Pourquoi enfoncer des portes ouvertes ? je veux dire : pourquoi des classes expérimentales pour démontrer l'efficacité de la méthode traditionnelle. Que les professeurs convaincus prennent l'intitiative, sans attendre la bénédiction de ceux qui sont de toute façon à côté de la plaque (hors du terrain qu'il ont fui et préoccupés par l'idée qu'ils se font de leur personne). La résistance, maintenant, c'est cela. Se mettre en grève, défiler dans la rue et scander des slogans convenus sont des armes émoussées. A côté de cela, il faut continuer d'écrire, de dire, bien entendu, mais surtout, faisons. Transmettre les connaissances est légitime. Alors transmettons ! Quant aux exégètes de la stratégie verbale, laissons-les dans leur délire nombriliste.

Écrit par : Magister | 21 avril 2008

Robin,
J'ai lu la nouvelle, puis le roman, et avez-vous vu le téléfilm « Des fleurs pour Algernon », réalisé par David Delrieux en 2006 avec Julien Boisselier, Hélène de Fougerolles.
Mais, il faut avouer que tout cela a trop de relation avec ce que nous pourrions penser de ces êtres humains prodigieux que nous formons et que nous avons été.
Je vais essuyer quelque diatribe de ceux qui dominent leur matière.
Je dois maintenant m'enfuir.
A bientôt

Écrit par : Bernard M | 21 avril 2008

Encore une fois, je pense que le probleme de la methode est exageree. Vous plaidez pour une autonomie des professeurs non? Cela me semble la meilleure solution. Chacun enseignera selon son style, pedagogue ( pedagogiste?) pour les uns , plus a l'ancienne pour les autres.

La methode universelle qui fonctionne pour tout le monde, tout le temps n'existe pas, tout le monde en est conscient.

Je pense que le probleme vient du fait que la reussite a l'ecole n'entraine pas ( plus? ) la reussite tout court. On a tous en tete des exemples de personnes sur diplomees qui sont au chomage, ce n'est pas un probleme, ni de programmes ni de methodes. Ca me semble plus un probleme profond du rapport de l'ecole avec la societe plus globalement

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Robin, je n'ai pas le temps de répondre à chacun d'entre eux, mais je voulais vous dire que j'adore vos posts.

Surtout celui sur "Diderot au Bangladesh" et "les inondations à la Cour de Russie" !

Ecrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Merci Jérémy. J'ai un peu de temps libre cette année, puisque les magistrats du Château ont mystérieusement décidé de protéger l'agneau contre les loups (pour reprendre la délicate comparaison de BernardM).

J'essaye de m'amuser un peu et d'amuser les autres, vous par exemple, ou catmano. Ca m'a fait de la peine d'apprendre qu'elle n'avait pas le moral et bien plaisir qu'elle me dise que je l'avais fait rire avec ma blague pourrie sur "Lama Delon".

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Ils pourront ainsi être accompagnés par davantage de soutiens, de conseils d’orientations, de matériels, de ressources électroniques. Le lycée d’ aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle. »

Je reste sans voix.

Ecrit par : Alain Champseix | 21 avril 2008
Moi non! Il est vrai qu'il y a un réel problème de posé au monde éducatif moderne, celui de la multiplication des métiers, des filières, des possibilités de travail, en France et à l'étranger. La famille et l'environnement de l'élève, à elles-mêmes ne peuvent suffire à ouvrir à ce large éventail. Il faut absolument que les deux dernières années de collège, les trois années de lycée et les deux premières années de fac consacrent une partie de leur temps à la découverte des multiples options possibles par les étudiants. Il y a ceux qui ont une absolue vocation, prêtres, médecins, professeurs, menuisiers, plombiers. Là, c'est facile mais ce n'est pas la majorité.
Tenez, par exemple, j'ai une grande sœur, Catmano elle s'appelle. Elle a passé le bac en 1974 et un peu glandouillé en fac sur ordre des parents puis suivi sa vocation d'institutrice. Elle y excelle, certes mais je me souviens très bien que quand elle a du se faire rééduquer la voix chez une orthophoniste puis après suivre des tonnes de momes bizarement devenus dyslexiques (ça doit venir des satellites ou des pesticides!), elle a regretté de ne pas avoir connu plûs tôt l'existence de ce métier.
[C'était y'a longtemps! A présent, personne n'ignore l'existence de cette profession. C'est juste un exemple.]
L'orientation, c'est vraiment très dur pour bon nombre d'élèves, non? En plus, ça éviterait de surcharger des filières aux infimes débouchés, genre fac d'histoire.

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit! Ce n'est pas aux professeurs de s'improviser orientateurs. Il faut absolument créer un corps de vrais orienteurs d'étudiants au lieu de gaspiller une énergie et un fric épouvantables à désorienter tous les élèves.

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

On a rarement appris à quelqu'un à nager en le jetant dans la piscine !

Ecrit par : FGuichard | 21 avril 2008

Même si on lui jette un tabouret ?

Ecrit par : yann | 21 avril 2008

Sur la tête, oeuf corse !

Écrit par : Fguichard | 21 avril 2008

On a rarement appris à quelqu'un à nager en le jetant dans la piscine !

Ecrit par : FGuichard | 21 avril 2008

Même si on lui jette un tabouret ?

Ecrit par : yann | 21 avril 2008

;-))) Si le tabouret a pied, ça marche!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

J'aime aussi beaucoup "Diderot au Bengladesh" et "les inondations à la Cour de Russie"
ainsi que le collège Cornet de Frites.

Écrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008

il ne s'agit pas de revenir aux méthodes anciennes mais d'appliquer des méthodes qui ont fait leurs preuves. En l'occurrence, les méthodes actuelles ont fait la preuve de leur inefficacité.

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008

Tout à fait, Florence. Il faut simplement appliquer des méthodes efficaces, et qu'on arrête ce fétichisme de la "modernité" dont se repaissent les "pédagos".
Ce sont des gens comme Meirieu qui ont pris l'initiative de désigner les "conservateurs" comme de mauvais maîtres. Regardez les éructations de Frackowiak contre lesdits "conservateurs"! Alors, de quel côté est le sectarisme?

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

Son père lui a dit : « Tu fais tes choix, tu assumes », mais dans la coulisse, il le protégeait. Il veut être jugé pour lui-même. Il sait que c'est injouable. Plaire à tout le monde et à son papa - c'était une vieille chanson, on se demande pourquoi elle se fredonnait sur un rythme joyeux.


Claude Askolovitch, Sophie Adriaens
Le Nouvel Observateur

Ecrit par : Fguichard, hilare et furax | 21 avril 2008
Chacun sa merde! Je ne vais pas pleurer sur les autres qui ont un papa. Chacun son papa, chacun sa merde! C'est pas Cadichon qui me contredira avec son papa genre loup des steppes qui est resté planqué dans la forêt meusienne de 1943 à 1994!

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Mais, il faut avouer que tout cela a trop de relation avec ce que nous pourrions penser de ces êtres humains prodigieux que nous formons et que nous avons été.

Si vous voulez parler des élèves, disons quil faut parier sur leur intelligence sans aller, comme P. Meirieu chercher midi à quatorze heures en parlant du "pari de Pascal".

Intelligents, ils le sont et les Algernon sont rares.

Et ce n'est ni d'une piqûre miracileuse dont ils ont besoin, ni de les laisser construire leur savoir, mais d'un enseignement explicite et d'exercices répétés et quotidiens : Mémorisation/application/réflexion.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

piqûre miracileuse

miraculeuse

Ô silencieux miracle, cil gracieux !

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

"Philippe Le Guillou, le copain de Gracq et de Robien ?"

Jérémy


Phleudge, pote avec Gracq : pour sûr ; mais avec Robien, j'en doute.

Écrit par : Kap | 21 avril 2008

ainsi que le collège Cornet de Frites.

Ecrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008

Ca, c'est de Montaigne à Cheval...A tout seigneur...

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Oh non Christophe Sibille est revenu...

Écrit par : Loki | 21 avril 2008

Vous écriviez que les élèves pensent que vous, les profs, n'avez plus rien à leur apprendre

Ecrit par Florence

Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Au contraire, ils attendent beaucoup de leurs professeurs en général. Mais ils sont bien conscients qu'avec certains ils n'apprennent rien, notamment avec ceux qui enseignent en "séquences" - dans mon collège, c'est évident - et de ces gens-là ils n'attendent plus grand-chose.

Écrit par : Jean | 21 avril 2008

OUI, MAGISTER ! Il faut entrer en résistance !
Vivent les FFI !
Forces Fondamentales de L'Instruction !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Oh non Christophe Sibille est revenu...

Ecrit par : Loki | 21 avril 2008
Et, en plus, cerise sur le gâteau, Dobo n'est pas parti! L'enfer, mon pauvre...

Écrit par : dobolino | 21 avril 2008

Au fait, pensez-vous que l'heure de psychothérapie de groupe ( heure de vie de classe non rémunérée ) sera maintenue ?

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Moment de béatitude : l'article ci-dessous (en forme de cirage de grolles, extrait de l'Observateur, journal "de gauche", n° du 14 avril)) prouve a contrario qu'une CPGE est sans doute l'un des derniers endroits en France où il ne suffit pas d'être le fils de son père pour réussir... "Il a abandonné, mal à l'aise chez les bêtes à concours!" Evidemment, fallait bosser, cong ... Enfin, cela montre que la compassion de l'Obs pour les hypokhâgneux en difficulté n'est pas un vain mot !
Peucheure, pauvrets d'elli (Asko ET Sarko, pour la rime), comme on dit au nord du Luberon...

Je ne peux rien dire sur le fils de N. Sarkozy, je ne le connais pas, mais je sais ce qu'est ce qu'un père absent et je n'ai pesonnellement pas un très bon souvenir de mon année de khâgne à H.IV dans les années 70, que j'ai quittée moi aussi pour la faculté et pas à cause de la charge de travail. L'ambiance était glaciale et les professeurs vraiment pas formidables.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

l'heure de vie de classe fait partie de notre emploi du temps et j'en profite d'ailleurs pour faire cours.

Écrit par : ProfAnonyme | 21 avril 2008

Au fait, pensez-vous que l'heure de psychothérapie de groupe ( heure de vie de classe non rémunérée ) sera maintenue ?

Ecrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Je ne supportais plus cette heure de vie de classe au cours de laquelle les élèves passent leur temps à débiner perfidement les collègues. Il faut arrêter avec ça.

Écrit par : Robin | 21 avril 2008

Je ne l'utilise que la semaine du conseil de classe, et pour boucher des trous de temps en temps , les copains font pareil !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

crétin de base
que les profs aient le choix de leurs méthodes, d'accord , c'est un minimum , mais les élèves, eux, ont-ils le choix ? En aucune sorte, ils ne peuvent choisir leurs profs et leurs méthodes. En tant que parents d'élèves, je voudrais avoir le choix sans être obligée d'aller dans le privé ! C'est pourquoi, je reparle de classes expérimentales réparties sur le territoire sur la base du volontariat. Je suis sûre que la demande de la part des parents serait forte !
Que ceux qui veulent continuer à faire de la pédago le fassent avec ceux qui le veulent bien et que ceux qui veulent faire de la méthode classique le fassent avec ceux qui le réclament !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

"Oh non Christophe Sibille est revenu...

Ecrit par : Loki | 21 avril 2008
Et, en plus, cerise sur le gâteau, Dobo n'est pas parti! L'enfer, mon pauvre..."

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2008

Hé oui, mon pauvre...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

OUI, MAGISTER ! Il faut entrer en résistance !
Vivent les FFI !
Forces Fondamentales de L'Instruction !

Ecrit par : Un observateur | 21 avril 2008

D'autant que le I de FFI signifiait "de l'Intérieur". C'est effectivement de l'intérieur qu'il faut reconquérir l'école, discipline par discipline, leçon par leçon, classe par classe, établissement par établissement.

Écrit par : Magister | 21 avril 2008

"Philippe Le Guillou, le copain de Gracq et de Robien ?"

"Phleudge, pote avec Gracq : pour sûr ; mais avec Robien, j'en doute."

C'est quand même Robien qui l'a nommé doyen de l'I.G.

Mais pour être là où il est, s'il n'est pas l'ami de Robien, il est copain soit avec Ferry, soit avec Darcos, sinon les deux.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

"Oh non Christophe Sibille est revenu...

Finies, les vacances...

Écrit par : Guillaume | 21 avril 2008

que les profs aient le choix de leurs méthodes, d'accord , c'est un minimum , mais les élèves, eux, ont-ils le choix ? En aucune sorte, ils ne peuvent choisir leurs profs et leurs méthodes. En tant que parents d'élèves, je voudrais avoir le choix sans être obligée d'aller dans le privé ! C'est pourquoi, je reparle de classes expérimentales réparties sur le territoire sur la base du volontariat. Je suis sûre que la demande de la part des parents serait forte !
Que ceux qui veulent continuer à faire de la pédago le fassent avec ceux qui le veulent bien et que ceux qui veulent faire de la méthode classique le fassent avec ceux qui le réclament !

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008


Je ne sais pas d'ou vient cette fascination pour le prive. Dans ma region, les lycees prives n'ont pas de meilleurs resultats que ceux du public. Ils sont juste chers. Cela donne un petit cote elitiste aux parents qui mettent leurs enfants dans ces etablissements. Je ne parle pas pour vous bien evidemment.
Les professeurs ne peuvent s'adapter aux desirs de chaque parent. Je refute encore le classement entre pedagogos et professeurs a l'ancienne, la situation est beaucoup plus complexe que cela. Si vous etes parent d'eleves, je pense que vous serez d'accord avec moi en disant que l'orientation est un probleme majeur. Les voies de garage sont tres nombreuses.
Meme si des gens vont hurler par rapport a ce que je vais dire, mais malheureusement aujourd'hui et (dans le passe aussi, je pense mais a moindre echelle), l'essentiel est plus de choisir une filiere reconnue, d'avoir de bons contacts que d'avoir une solide culture generale. C'est surement regrettable mais c'est comme cela. Ne pas connaitre un seul auteur francais ne vous empechera pas de travailler dans la finance. Ne pas maitriser l'orthographe ne vous empechera pas de devenir avocat des affaires. ( J'ai une connaissance en passe de reussir cet exploit.) On est loin de ces auteurs du XVII dont beaucoup venaient d'etudes de droit, je vous l'accorde. Pour la millieme fois, l'ecole est de plus en plus en decalage avec la societe. La methode est une question certe importante mais pas primordiale selon ma vision de cretin. Je n'ai pas eu la chance de frequenter les bancs de l'ecole de ferry donc je n'ai pas de point de comparaison comme vous. J'ai juste eu des retours familiaux qui ne me font pas rever sur cette ecole mythologique des annees 50-60

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Finies, les vacances..."

Ecrit par : Guillaume | 21 avril 2008

Hé oui, mon pauvre Guillaume... On en est tous là!!! ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 21 avril 2008

"L'essentiel est plus de choisir une filiere reconnue, d'avoir de bons contacts que d'avoir une solide culture generale."

Ca c'est évident. Mais ce n'est pas normal. Normalement, une personne devrait être évaluée sur ses capacités et ses conaissances.
Un ingénieur informatique de ma connaissance, qui est un ami, n'a pas été capable de me citer les puissances de 2 au-delà de 2 exposant 5 (au-delà, il fallait qu'il calcule). C'est tout de même inquiétant.
Et Jean Sarkozy député, qui n'a pas tenu à H4... Ca veut dire que ceux qui ont tenu à H4 sont en théorie meilleurs que lui.
Vu les fonctions qu'il a actuellement, c'est inquiétant aussi.

Écrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Que ceux qui veulent continuer à faire de la pédago le fassent avec ceux qui le veulent bien et que ceux qui veulent faire de la méthode classique le fassent avec ceux qui le réclament !

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008

Ben, c'est sûr, ce serait bien comme cela, ma petite dame; hein, vos petits minots rien qu'avec des minots du même genre mais dans le public( quand même) Parce que les autres parents ceux qui n'ont pas le temps de taper sur un ordinateur et pas le fric pour s'en acheter, ils ne savent même pas qu'il y a des querelles pédagos et anti, eux. Alors, c'est sûr, ce ne sont pas eux qui vont demander vos belles classes expérimentales. Les saletés pédagos pour les autres pas pour les miens.Sale faux-cul de gauche. Doit être FCPE la petite dame. Et représentante en plus.

Écrit par : barnabé | 21 avril 2008

crétin de base
vos arguments sont intéressants. Il est certain que tous les jeunes Français ne sont pas appelés à passer l'agrégation !
Il est également certains que de nombreuses personnes ont leur talents dans leur mains alors que bon nombre d'intellectuels ne seraient bons à rien s'ils se retrouvaient d'aventure seul sur l'île de Robinson Crusoé. Cependant, il est important pour un pays d'être en mesure de former une élite. Cette élite ne doit pas provenir que d'une catégorie sociale particulière. Cette élite, elle doit provenir de l'ensemble de la population. Que tout le monde ait sa chance et que les meilleurs aient une place dans l'élite !
Si on se fixe comme objectif de pouvoir former une élite d'excellent niveau, le niveau global remontera par la force de choses.
Le manque d'ambition actuel de notre école est triste à pleurer !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

"L'essentiel est plus de choisir une filiere reconnue, d'avoir de bons contacts que d'avoir une solide culture generale."

Ca c'est évident. Mais ce n'est pas normal. Normalement, une personne devrait être évaluée sur ses capacités et ses conaissances.
Un ingénieur informatique de ma connaissance, qui est un ami, n'a pas été capable de me citer les puissances de 2 au-delà de 2 exposant 5 (au-delà, il fallait qu'il calcule). C'est tout de même inquiétant.
Et Jean Sarkozy député, qui n'a pas tenu à H4... Ca veut dire que ceux qui ont tenu à H4 sont en théorie meilleurs que lui.
Vu les fonctions qu'il a actuellement, c'est inquiétant aussi.

Ecrit par : Jérémy | 21 avril 2008

Pensez vous donc que le probleme avant d'etre methodologique est un probleme plus largement d'organisation de la societe et de du rapport de celle-ci avant l'ecole au sens large?

Par H4, je suppose que vous designez Henri IV. Pardonnez mon ignorance mais celui-ci est sense etre le meilleur de France? Ne pas reussir a Henri IV ne veut pas non plus dire que l'on est mauvais. Moi, par exemple, je n'ai pas fais Henri IV, ce n'est pas pour cela que je suis un cre... Bon, mauvais exemple...

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Depuis, j'ai parlé de tout ceci à une copine qui m'a avoué : "nous faisons tous ça avec nos enfants. Nous sommes très discrets car cela est très mal vu et nous ne voulons pas que nos enfants en pâtissent , mais nous faisons tous la même chose " !

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Bravo!

Vous n'êtes pas seul, des milliers de parents font exactement
comme vous, dont ma femme et moi.Nous avons pris le parti d'ignorer ces fadaises et avons récupéré des manuels des années cinquante et soixante, ainsi qu'un recueil d'épreuves du certificat d'études primaires pour nos gamins en classe de CE1 et CM2.Comme vous l'avez constaté l'administration de dictées extraites systématiquement d'oeuvres littéraires de qualité et non de cette littérature de jeunesse, permet des progrès spectaculaires à tous les niveaux!!!

Nous devons persévérer dans cette voie pour arrêter le massacre intellectuel !!

Écrit par : Fred | 21 avril 2008

Barnabé
vous êtes charmant !
Cela fait plusieurs jours que je plaide pour des méthodes classiques pour tous ! Mais comme cela paraît imposssible et que voudrais avancer , je me dis que l'on pourrait faire des expériences et si cela marche , cela pourrait s'étendre à tous !
Parce que , cher Barnabé, je viens moi-même de banlieue pourrie, d'une cité , et grâce à mes enseignants notamment de primaire qui à l'époque appliquaient des méthodes classiques, j'ai pu m'en sortir et faire des études brillantes. Je voudrais que tous les mômes des banlieues pourries aient la même chance que moi !
Je pense à mes enfants bien sûr mais je ne suis pas vraiment inquiète pour eux, je les mettrai dans le privé, je ferai de l'acadomia si nécessaire ! Je pense à tous ces autres gamins qui sont nés du mauvais côté de la barrière... Cette barrière qui est de plus en plus haute !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Que ceux qui veulent continuer à faire de la pédago le fassent avec ceux qui le veulent bien et que ceux qui veulent faire de la méthode classique le fassent avec ceux qui le réclament !

Ecrit par : Florence | 21 avril



Ce serait le moyen de remplacer les options défuntes !
Une 2de option Meirieu et atelier de remédiation OU 2de option FFI !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

@ Robin

Merci pour votre réponse. Je ne sais pas exactement si c'est possible de rassembler en un tout les défauts d'une personne chinoise type, car la Chine est un pays multiple. Si je tente de dire que la Chine est ceci, un Chinois trouvera un exemple pour réfuter mes idées. A l’exception du mandarin, une langue synthétique pour que les Chinois puissent se comprendre, la Chine de 2008 reste très plurielle du Nord au Sud, de l’Est en Ouest. Beaucoup de Chinois habitant à Kumming ne peuvent communiquer avec leurs compatriotes de Canton par exemple. Les différentes culturelles demeurent très fortes, d'une région à une autre.

Maintenant, j'aimerais bien savoir ce que pense les enseignants sur ce blog de cette lettre : http://delpy.blog.lemonde.fr/2008/04/21/mes-fils-n%e2%80%99iront-jamais-dans-ce-systeme-qui-marche-sur-la-tete/#comments

"Mes fils n’iront jamais dans ce système qui marche sur la tête

J’apprends un peu par hasard, au détour d’une émission sur TV5 que les heures de classes en Primaire vont passer de 26 heures par semaine à 24. J’avoue ne rien y comprendre. Je suis à 100 % d’accord avec le “travaillez plus pour gagnez plus”. Quasi unanimes, tous les Français à l’exception d’un dernier socle d’extrême gauche inconséquente, reconnaissent que les 35 heures ont continué à ruiner la France qui n’en demandait pas tant.

Or s’il est nécessaire de travailler plus étant adulte, il l’est tout autant étant enfant. Mes fils sont dans le système scolaire Hong Kong. Ils travaillent, en primaire, 30 heures par semaine, 38 semaines dans l’année. Leur niveau en maths, est d’une année en avance sur le système français; ils sont bilingues anglais – chinois (plus le français en extra-scolaire) et ils excellent dans les “soft skills”: leadership, sociabilité, intéraction avec l’environnement, travail en équipe, audace, etc… qui sont toutes mesurées et font intégralement partie du programme. Ainsi ils apprennent dès le primaire à travailler beaucoup pour travailler beaucoup, plus tard quand ils seront grands. Croyez moi, ils ne s’en portent pas plus mal. Tout cela participe d’une seule et même philosophie à laquelle j’adhère complètement.

Alors en France, pourquoi notre gouvernement fait-il la folie de demander simultanément aux enfants du primaire de travailler moins et à leurs parents de travailler plus?

J’aurais pu espérer que l’opposition soient enfin intelligente mais hélas, fidèle à elle-même, elle est contre: elle demande simultanément aux enfants du primaire de travailler plus et à leurs parents de travailler moins.

Qu’on m’explique!

En attendant, mes fils n’iront jamais dans ce système qui marche sur la tête. "

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 21 avril 2008

Depuis, j'ai parlé de tout ceci à une copine qui m'a avoué : "nous faisons tous ça avec nos enfants. Nous sommes très discrets car cela est très mal vu et nous ne voulons pas que nos enfants en pâtissent , mais nous faisons tous la même chose " !

Ecrit par : Florence | 18 avril 2008

Désormais, faites-le ouvertement, sans complexe. Jusqu'ici, la plupart des enseignants suivaient à la ligne des pédagogistes, par endoctrinement ou par soumission. Ils ont maintenant les coudées plus franches pour renouer avec le bon sens.

Écrit par : Magister | 21 avril 2008

Parce que , cher Barnabé, je viens moi-même de banlieue pourrie, d'une cité , et grâce à mes enseignants notamment de primaire qui à l'époque appliquaient des méthodes classiques, j'ai pu m'en sortir et faire des études brillantes. Je voudrais que tous les mômes des banlieues pourries aient la même chance que moi !
Je pense à mes enfants bien sûr mais je ne suis pas vraiment inquiète pour eux, je les mettrai dans le privé, je ferai de l'acadomia si nécessaire ! Je pense à tous ces autres gamins qui sont nés du mauvais côté de la barrière... Cette barrière qui est de plus en plus haute !

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008

Aujourd'hui quand sur un CV on voit que vous habitez en banlieue, on jette celui-ci sans meme y jetter un oeil. Changez les methodes scolaires, vous ne ferez pas changer le probleme qui se trouve a un tout autre niveau. Dans les banlieues, qui est l'exemple, celui qui a un parcours scolaire brillant, un master de sociologie obtenue brillamment mais qui est au chomage ou le tres rare joueur de foot tres riche et au parcours scolaire desatreux... Regrettable ou non, les gens vont a l'ecole pour obtenir un metier, si travailler ne mene pas a la reussite, pourquoi le faire? (jpour la culture generale mais ce n'est pas ( plus?) l'objectif) On vous pose la question que veux tu faire plus tard? ou Tu t'orientes vers X filliere pour faire quel metier? et non pas penses tu que l'existence précède l'essence? On est pas dans les annees 60, le chomage de masse est passe par la. Redonnons d'abord un espoir reel aux jeunes entrant dans le systeme scolaire et non pas un nouveau leurre en leur promettant milles merveilles grace a une nouvelle methode d'enseignement. Si vous avez raison, la jeunesse aura la possibilite d'ecrire correctement et sans fautes sa demande d'allocation chomage... Si cela se trouve, il pourra correctement calculer mentalalement le nombre de CDDs qu'il devra cumuler pour payer son loyer... Vaste programme...

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

...suivaient la ligne...

Écrit par : Magister | 21 avril 2008

Que ceux qui veulent continuer à faire de la pédago le fassent avec ceux qui le veulent bien et que ceux qui veulent faire de la méthode classique le fassent avec ceux qui le réclament !

Ecrit par : Florence | 21 avril



Ce serait le moyen de remplacer les options défuntes !
Une 2de option Meirieu et atelier de remédiation OU 2de option FFI !

Ecrit par : Un observateur | 21 avril 2008



Les équipes pédagogiques Meirieu et les équipes FFI auraient des salles de profs séparées, et mêmes des bâtiments séparés . Parfois il y aurait des attentats, des actions commandos ! Enfin ce serait clair et il y aurait un peu d'action !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

"Oh non Christophe Sibille est revenu...

Ecrit par : Loki | 21 avril 2008
Et, en plus, cerise sur le gâteau, Dobo n'est pas parti! L'enfer, mon pauvre..."

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2008

Non mais on s'en branle.

PS. Je doute que ce soit Dobo qui ait écrit ce poste mais plutôt le troll, car soit elle aurait oublié le 'e' à la fin de 'partie' soit elle aurait changé de sexe récemment.
Décidément je rate pas mal de choses sur ce blog!

Écrit par : Loki | 21 avril 2008

Magister
avant d'aller me coucher, je voudrais dire que je suis optimiste pour l'avenir pour une raison simple : la démographie ! la vague de départs à la retraite des bayboomers commence seulement maintenant. Vous verrez que dans les années qui viennent, le chômage continuera de baisser. On aura besoin alors de tous les jeunes. Alors si , de plus , ils sont bien formés, tout est possible !
Bonne nuit !

Écrit par : Florence | 21 avril 2008

Les équipes pédagogiques Meirieu et les équipes FFI auraient des salles de profs séparées, et mêmes des bâtiments séparés . Parfois il y aurait des attentats, des actions commandos ! Enfin ce serait clair et il y aurait un peu d'action !

Ecrit par : Un observateur | 21 avril 2008


Le chef des FFI serait Brighellix et on résisterait, retranchés dans le village , aux attaques furieuses de l'empereur Meirieu le dernier du nom !

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Pour le crétin des alpes : eh non, je ne suis pas membre de l'UMP ! C'est étrange, cette insistance…
De la commission réunie autour de Darcos pour penser de nouveaux programmes, la quasi totalité des membres appartiennent ou ont appartenu à l'extrême-gauche — et Darcos le savait pertinemment. C'est d'ailleurs de sa part la preuve d'un vrai esprit d'ouverture - ou un souci de pragmatisme et d'efficacité : prendre des gens aussi compétents et intelligents que possible, et essayer d'en tirer la substantifique moëlle.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 avril 2008

Pour le crétin des alpes : eh non, je ne suis pas membre de l'UMP ! C'est étrange, cette insistance…
De la commission réunie autour de Darcos pour penser de nouveaux programmes, la quasi totalité des membres appartiennent ou ont appartenu à l'extrême-gauche — et Darcos le savait pertinemment. C'est d'ailleurs de sa part la preuve d'un vrai esprit d'ouverture - ou un souci de pragmatisme et d'efficacité : prendre des gens aussi compétents et intelligents que possible, et essayer d'en tirer la substantifique moëlle.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 avril 2008

Tout d'abord, les gens des Alpes ne meritent pas la comparaison avec moi. Je pense que vous recevrez une assignation au tribunal de Grenoble pour une telle insulte.
Treve de mauvaises plaisanteries.

Tout d'abord etre de l'UMP n'est pas en soit negatif, on est encore dans une democratie, il me semble.
C'est tout a votre honneur de ne pas etre de ce parti et de ne pas faire de l'obstruction sous pretexte que le ministre est de droite.

Vous etes honnete intellectuellement.

Ce n'est pas une tentative de discreditation de ma part. Je voulais savoir, c'est tout.

Merci pour votre reponse

Écrit par : un cretin de base | 21 avril 2008

Oui MAIS il y a ces propos de Xavier Darcos :

http://www.francesoir.fr/politique/2008/04/18/xavier-darcos-il-est-interdit-d-interdire-la-reforme.html

« Qu’est-ce qui ne va pas selon vous ?

Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité. Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout est imposé. Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage. Ensuite, le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d’options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée. Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle. Sur ces trois sujets, nous pouvons avancer en réorganisant l’enseignement pour que les élèves obtiennent ce qu’ils demandent : non pas plus de profs, mais plus de présence adulte auprès d’eux. Ils pourront ainsi être accompagnés par davantage de soutiens, de conseils d’orientations, de matériels, de ressources électroniques. Le lycée d’ aujourd’hui est une machine à donner des cours. Il faut qu’il devienne une machine à créer de l’autonomie intellectuelle. »

Écrit par : Un observateur | 21 avril 2008

Vu sur internet hier soir :

Duel sur l'école de la République animée par le singe Maoti qui n'en pouvait plus de gesticuler.

Assez incroyable cette émission sur le délabrement de l'école.
Emission composée de 2 clans. Oui 2 clans, Lang Meirieu Davink et Maoti. Tous la même gestuelle désordonnée, visages pincés, positions du corps. Ils se sont tous les 4 singés dans leur démarche d'affrontement avec un autre groupe très calme, Darcos Brighelli et Polony.

Tout particulièrement Meirieu était sur la défensive en opposition systématique au débat (bras croisés avec frottement des mains), yeux grands ouverts ou paupières baissées donc mal à l'aise. Sa tête dans les épaules, son dos vouté sont le type même d'une position de refus au dialogue. Sans parler parfois de sa rougeur lorsque Brighelli intervenait.
En ce qui concerne Lang, on a l'habitude des ses mensonges et insinuations.


Quelle différence avec Brighelli, le son et le rythme de sa voix ont ainsi déterminé le niveau de crédibilité des ses dires.
Expression orale parfaite et très mesurée.

D'un côté, ceux qui ont vidé l'école de son instruction et qui se démènent comme des petits diables pour essayer de prouver le contraire.
De l'autre, des personnes, posées, calmes qui ont tenté d'éléver le débat sur l'escroquerie intellectuelle qu'est l'enseignement aujourd'hui.

Écrit par : Carole | 22 avril 2008

Toujours sur l'émission :

Lang : "Je suis un serviteur de l'état, un serviteur de l'école.
Comment Darcos a-t-il pu se laisser embarquer ainsi?"

Il a commencé le débat en mettant en place une position extra-punitive envers Darcos. A travers cela, il voulait viser Brighelli, Polony et tous ceux qui défendent l'instruction, faisant croire ainsi que Darcos était manipulé et de ce fait incompétent pour analyser l'état de l'école.

Meirieu : "Politique globalement hostile aux enseignants.
L'UMP est un appareil qui hurle après les profs".

1 Désinformation totale, afin de se protéger lui est ses socio-pédagos destructeurs. Je n'ai jamais entendu de hurlements dans les conventions UMP contre les profs. Hurlements, oui, contre la baisse de niveau. Moi la première.
2 Il oublie ce monsieur Meirieu, que des profs sont à l'UMP.
3 Si l'UMP a eu le courage politique de dénoncer la déroute des apprentissages, eh bien cet excellent niveau d'analyse est le bienvenu.

Je voudrais mettre un bémol sur deux types d' affirmations :

1 Les lycées français à l'étranger.
Lang : " Le lycée français on s'y précipite. Ah oui ?
Pour les étrangers aisés, c'est normal, c'est beaucoup moins onéreux ques les lycées anglais ou américains.
Pas de meilleur niveau en primaire qu'en France.
Encore une fois, c'est la loterie. Prof compétent ou incompétent à chaque rentrée. Le recrutement est à revoir entre les mutés, les résidents et les locaux formés sur le tas.
La grande interrogation, lors de toute rentrée : "on ne se dit pas tous les profs seront bien, mais quel prof sera bien ? Combien de jours de grêve cette année ?
Les lycées français de l'étranger, étant sous la tutelle du MAE, ont un statut privé. Ce qui n'empêche pas les profs de faire grêve au grand dam des étrangers et des français!

2 Darcos : Les lycées français fonctionnent très bien à l'étranger.
Je voudrais savoir si monsieur Darcos a déjà mis ses enfants dans une école française à l'étranger ? Entre les tapis rouges des ambassades et la réalité sur le terrain, il y a un gouffre.

3 Lang : "Notre école est excellente, la preuve 300 000 jeunes vont à Londres".
Quelle frange de la population étudiante a les moyens de partir à Londres ?

Monsieur Lang sait-il que les jeunes qui partent à Londres à 80% ont fait des études d'ingénieur ou de commerce ? Connait-il le prix d'une année de spécialisation en école de commerce en France ? 13 000 euros sans la pension, c'est ce que je paye pour un de mes enfants. Ce n'est pas la peine d'aller parler de l'Arabie Saoudite.
Que d'hypocrisie. 300 000 c'est peanuts, par rapport aux milliers d'étudiants qui sortent chaque année en fin, au milieu ou au début des soi-disant études supérieures.

Le fossé inégalitaire, c'est bien la gauche qui l'a creusé. Et avec le soutien muet des profs qui n'ont pas eu le courage, la possibilité, les moyens de mettre à jour le délabrement de l'école, et avec elle la plus grande des injustices.

Quand dira-t-on à la télé que ce sont des personnes comme Meirieu qui ont créé les programmes de toutes pièces, en les faisant appliquer par les enseignants, avec le contrôle de la police des inspecteurs. Sinon sanction.

Écrit par : Carole | 22 avril 2008

Pour Robin et les autres qui se mélangent les pinceaux,
toute ma sympathie et mon petit secret car cela fait 17 ans que je me ré..pète en l'écrivant et en pestant: quatre S, deux T, les deux T entre les deux (fe)SSes!
Massachusetts.....
:>))

les Pilgrims, ils avaient dû apprendre à lire avec la globale.
car les Indiens, eux c'était tout phonétique!

Pourquoi j'habite pas le Texas ou l'Alabama, n'importe où mais pas dans cet état qui s'écrit comme il s'éternue!


"""Pour Pascal Baudry, les Français sont soumis à la critique constante de leurs parents et de leurs maîtres. Leurs personnalités se développent alors sur le doute. L’institution est vue en France comme un père trop autoritaire et comme une mère trop possessive, d'où ces rébellions en permanence"''


pour en savoir plus, car l'individu vaut le détour.
http://www.pbaudry.com

Écrit par : Cadichon | 22 avril 2008

2 Darcos : Les lycées français fonctionnent très bien à l'étranger.
Je voudrais savoir si monsieur Darcos a déjà mis ses enfants dans une école française à l'étranger ? Entre les tapis rouges des ambassades et la réalité sur le terrain, il y a un gouffre.
dixit Carole.


Comme dit JPB. il y a deux registres chez XD,
quand il sort des énormités comme ça, il sait pertinemment que c'est un mensonge,toi, moi tous ceux qui y ont leurs mômes, mais il y a le mot "fonctionne".
Bien sûr, pas un jour de grève en 12 ans de scolarité, donc ça fonctionne, ça baigne.
Seulement, profs illetttrés payés par la France et protégés par les syndicats, ça en revanche on a aussi, et le lycée tout privé qu'il est en regard du pays où il se trouve il est tout aussi cocu que s'il était Francais...de France.

Et comme maintenant ils vont être gratuits pour les Français, (c'est déjà fait pour les Terminales) je me demande quelles maladies la France va nous refiler avec ce cadeau
Timeo Danaos!

Écrit par : Cadichon | 22 avril 2008

Cadichon,

Cadeau empoisonné.
Je reçois un dossier de l'école.
Documents à remplir pour les élèves scolarisés dans les classes de première ou terminale.
A remplir avec tes REVENUS BRUTS de l'année précédente en monnaie locale, en euros.
A remettre au Consulat de France.
Il est bien notifié (ne concerne que les familles n'ayant pas présenté de demande de bourses scolaires).

Mais quand tu lis attentivement :
"Les prises en charge sont accordées par l'Agence pour l'Enseignement français à l'étranger, sur proposition de la commission locale des bourses scolaires et après avis de la commission nationale".

C'est quoi cette connerie ?

Tu dois donner ce papier à l'école, qui le remet au consulat, puis AEFE, punaise quel circuit? Surtout quand tu sais la main mise de l'ADFE dans les consulats.
Enfin bref, c'est le bordel et on ne donne rien.
J'ai quand même demandé, si les proviseurs n'étaient pas capable d'identifier les élèves français scolarisés dans leurs écoles ? Ils n'y avaient pas songé.
Une nana me dit : "Mais madame, il faut rendre ce dossier".
OH quelle est gentille, allez va travailler dans ta petite administration. Basta.
Classement à la verticale.

Cadeau empoisonné, oui, comme l'enseignement.

Écrit par : Carole | 22 avril 2008

http://www.liberte-cherie.com/a2933-L_imposture_des_
manifestations_lyceennes_-_la_manipulation_des_syndicats.html

Écrit par : Cadichon | 22 avril 2008

"Oh non Christophe Sibille est revenu...

Ecrit par : Loki | 21 avril 2008
Et, en plus, cerise sur le gâteau, Dobo n'est pas parti! L'enfer, mon pauvre..."

Ecrit par : dobolino | 21 avril 2008

"Non mais on s'en branle."

Ecrit par : Loki | 21 avril 2008

C'est effectivement ce que vous avez de mieux à faire.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

Pour Robin et les autres qui se mélangent les pinceaux,
toute ma sympathie et mon petit secret car cela fait 17 ans que je me ré..pète en l'écrivant et en pestant: quatre S, deux T, les deux T entre les deux (fe)SSes!
Massachusetts.....
:>))

les Pilgrims, ils avaient dû apprendre à lire avec la globale.
car les Indiens, eux c'était tout phonétique!

Je ne savais pas que vous habitiez dans le Massachusetts. Avouez que l'orthographe n'est pas très logique, mais c'est vrai que j'aurais dû vérifier. On apprend plein de choses sur ce blog. Je connais la Virginie (Alexandria, Arlington et Washington) et New-York, mais pas trop le reste du pays. J

e me souviens des bords du Potomac et d'un endroit splendide appelé "Timberlac". C'est comment le Massachusetts ?

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

A contre la campagne anti chinoise que c'est même pas vrai que c'est une campagne antichinoise :

Merci de votre réponse au sujet "des défauts des Chinois" faisant suite à mon "autocritique" sur les défauts des Français.

Il semblerait donc, d'après vous que les Chinois n'aient aucun défaut.

Mais c'est justement cela qui m'inquiète !

Par ailleurs, en ce qui concerne vos interrogations concernant les nouveaux programmes à l'école primaire, je ne pense pas que les élèves travailleront moins.

L'esprit des programmes est de les faire travailler mieux en recentrant sur l'essentiel (apprendre à lire, à écrire, à compter, faire de la grammaire, de l'orthographe, du vocabulaire, apprendre progressivement des connaissances claires, précises, explicites).

On peut toutefois s'inquiéter d'une baisse des horaires, alors que l'éducation physique est renforcée, l'initiation à une langue vivante (en général l'anglais) maintenue, ainsi que l'initiation à l'informatique.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

L'école selon Meirieu.

"Coéducation globale
Lu sur Wikipedia
Dans ce sens, la coéducation est un concept plus récent qui remet en cause la transmission traditionnelle du savoir et des valeurs par les aînés. A l’autorité, elle préfère l’expérience collective, l'autonomie et l’émulation par le groupe pour arriver au même résultat.

Ainsi il n’y a plus de maîtres qui encadrent des jeunes et enseignent un savoir mais au contraire une dynamique de groupe qui permet à chacun de faire l’apprentissage de la société par auto-gestion et la redécouverte des savoirs en fonction des projets qui émergent de ce groupe.

La coéducation valorise la spontanéité, la créativité, l’autonomie, l’individualisme. Elle rejette l’autorité, les normes, qui sont apparentées au « dressage », à la notion de " violence symbolique institutionnelle ". Elle ne valorise pas non plus outre mesure la performance, et donc le principe de classement et de notation, puisque l’important n’est pas de réussir mais de se réaliser.

La coéducation promeut l’égalitarisme et l’individualisme.
Le succès du livre « Libres enfants de SummerHill » est l’un des signes de la diffusion et de la popularité de cette pensée dans les années 1960-70.

La coéducation a profondément influencé la pédagogie en France et marque considérablement aujourd’hui tous les organismes et associations s’occupant d’enfants (Ministère de l'Éducation nationale, organisations de scoutisme..).

On lui reproche aujourd’hui son manque d’efficacité dans l’acquisition du savoir, faisant baisser le niveau culturel, ainsi que le développement du syndrome de « l’enfant-roi » faisant des adultes puérils, égocentriques, inconstants et paresseux."

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 avril 2008

Quand dira-t-on à la télé que ce sont des personnes comme Meirieu qui ont créé les programmes de toutes pièces, en les faisant appliquer par les enseignants, avec le contrôle de la police des inspecteurs. Sinon sanction.

Ecrit par : Carole | 22 avril 2008

C'est la bonne question, Carole, appuyée sur une analyse très juste!


Ainsi il n’y a plus de maîtres qui encadrent des jeunes et enseignent un savoir mais au contraire une dynamique de groupe qui permet à chacun de faire l’apprentissage de la société par auto-gestion et la redécouverte des savoirs en fonction des projets qui émergent de ce groupe.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 avril 2008

Celui qui n'aurait pas compris que Meirieu est dangereux parce qu'il veut abattre le "professeur", comme je ne cesse de le répéter, NE VEUT PAS comprendre!

Écrit par : Jean | 22 avril 2008

Par ailleurs, en ce qui concerne vos interrogations concernant les nouveaux programmes à l'école primaire, je ne pense pas que les élèves travailleront moins.

L'esprit des programmes est de les faire travailler mieux en recentrant sur l'essentiel (apprendre à lire, à écrire, à compter, faire de la grammaire, de l'orthographe, du vocabulaire, apprendre progressivement des connaissances claires, précises, explicites).

Ecrit par : Robin | 22 avril 2008


L'esprit des programmes recentrent sur l'essentiel : oui
Les élèves travailleront moins longtemps : oui (72 heures de moins par année scolaire)
Les élèves travailleront donc plus efficacement : pas sûr

Les capacités d'attention et de concentration d'un enfant de 6 ou 7 ans étant ce qu'elles sont, on peut difficilement enchaîner sans ruptures motrices (ah ben v'là que je parle pédagol, maintenant) 4 heures 30 efficaces d'affilée (j'enlève l'heure d'EPS et les deux récréations).
Ces programmes sont exigeants (voir les critiques du GRIP sur le programme de conjugaison de CE1), il faudra pour les mettre réellement en place dans le cerveau des bambins de nombreuses répétitions, un entraînement quotidien intensif aussi bien en français qu'en mathématiques.
Vous m'en voyez ravie puisque c'est à peu près ceux que j'applique depuis des années dans mes classes.
En revanche, j'avais jusqu'à présent, 26 heures par semaine pour les mettre en œuvre, et, hélas, il arrivait que, certains jours où telle ou telle notion passait moins bien pour l'ensemble des élèves, l'heure d'EPS, de musique, de dessin, d'histoire, de géographie ou de sciences saute carrément par manque de temps.
Je me rappelle des samedis après-midi à l'école de mon enfance. Nous dessinions, faisions de "la gymastique" et la maîtresse sortait son appareil de projection pour nous raconter des histoires. Ces trois heures étaient donc totalement inutiles, puisque nous ne faisions rien de fondamental. Et pourtant.
Pourtant, cela permettait de dégager 27 heures "efficaces" où nous enchaînions lectures au tableau et sur le livre, exercices sur l'ardoise et le cahier, répétitions nombreuses du tableau des syllabes pour les plus faibles, manipulation de bûchettes (ne hurle pas, Dobo !), de jetons, frises géométriques sur le petit cahier à carreaux, opérations, frappés de mains en rythme pour apprendre les tables de multiplication, comptines et poésies.
J'ai enseigné tous les samedis matins jusqu'à ce qu'on nous en supprime un sur trois. J'avais alors une classe unique (CP à CM2) et j’ai dû alors arrêter la dictée du samedi avec correction au tableau pour les CM et reporter cet exercice long sur un autre jour de la semaine, sans correction au tableau, nous n'en avions plus le temps, il y avait la grammaire, la conjugaison, l'orthographe, la lecture, le vocabulaire, la rédaction à assurer aussi. J'ai arrêté aussi la récitation hebdomadaire, choisissant dorénavant un rythme par quinzaines.
Lorsque je n'ai plus eu que des petits, j'ai placé les Arts Plastiques sur ces samedis, deux fois 1 h 30 sur trois semaines, je gardais une durée en accord avec les instructions officielles. Le reste du temps était consacré à la poésie et au débat d'éducation civique.
Puis, on nous a mis au rythme d'un samedi sur deux, en nous rallongeant l'année scolaire sur le mois de juillet où tout à coup, nous accueillions nos élèves le mercredi inclus, 6 jours de classe d'affilée à une semaine des vacances d'été avec 35° C dans les classes, vachement efficace et très explicite sur notre rôle de gardiens de gosses, je ne vous le fais pas dire, mais ça, c’est une autre histoire.
Donc un samedi sur deux, pas possible de faire 2 heures d’Arts Plastiques d’affilée, les mômes auraient pris cette matière en horreur et la maîtresse se serait encore un peu plus bousillé la voix à réclamer le calme et le silence !
Donc Arts Plastiques reportés sur le jeudi après-midi (ou un autre jour, c’est égal). Poésie conservée le samedi, ainsi que le fameux débat et éventuellement une petite séance d’histoire, de géographie ou de sciences, puisqu’on ne la faisait plus le jeudi. Ça n’empêche que nous avions perdu une séance sur deux.
Nous ne perdons que le débat, mais il est remplacé par l’Instruction Civique et Morale donc nous ne perdons rien.
Je me flatte d’avoir mis en place une pédagogie efficace et exigeante dans ma classe. Mes élèves sortent de leur année scolaire en ayant « bouclé » les programmes prévus pour 2008.
Je ne vois pas comment les « recentrer » encore un peu plus sur les « fondamentaux », ils perdent deux heures de scolarisation obligatoire et une matinée d’imprégnation scolaire (pour se remettre à parler pédagol), ce qui est particulièrement dommage pour tous ceux dont les parents considèrent que lorsqu’ils sont calés devant la télé ou la console de jeux, ils fichent la paix et c’est très bien comme ça. C’est tout.

Écrit par : catmano | 22 avril 2008

@ Robin

Merci pour votre réponse. Je ne sais pas exactement si c'est possible de rassembler en un tout les défauts d'une personne chinoise type, car la Chine est un pays multiple.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 21 avril 2008

J'attendais aussi la réponse : y'en a pas !
Allez, on va commencer à faire notre propre liste. Je propose : la mauvaise foi.

Écrit par : yann | 22 avril 2008

Parce que , cher Barnabé, je viens moi-même de banlieue pourrie, d'une cité ,

Ecrit par : Florence | 21 avril 2008

Pas si pourrie que ça si vous avez eu Capellovici comme prof! D'ailleurs, vos parents auraient-ils détourné la carte scolaire en vous mettant en russe première langue?
Châtenay Malabry, Antony, Bourg la Reine, Massy, Verrières le Buisson. Comme banlieues pourries, y'a pire!

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Pour une fois, j'ai lu avec plaisir, et jusqu'au bout, un copier-coller d'AMV.
L'accroche était bonne, "coéducation globale", et le texte savoureux.

J'a déjà raconté, il y a longtemps, ici-même, le résultat d'une expérience de "coéducation globale" grandeur nature menée jadis dans une "communauté" sise dans un pays lointain.
Au bout de quelques années de joyeux bordel, ce sont les enfants qui se sont mis à réclamer des horaires de cours, des profs, des programmes, des notes et de la discipline !
Et des salles de classe fermées !
CQFD.

Écrit par : yann | 22 avril 2008

Pour Robin et les autres qui se mélangent les pinceaux,
toute ma sympathie et mon petit secret car cela fait 17 ans que je me ré..pète en l'écrivant et en pestant: quatre S, deux T, les deux T entre les deux (fe)SSes!
Massachusetts.....
:>))


Ecrit par : Cadichon | 22 avril 2008
Merci! Reste plus qu'à se le rentrer dans le ciboulot.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Châtenay Malabry, Antony, Bourg la Reine, Massy, Verrières le Buisson. Comme banlieues pourries, y'a pire!

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008

En tant qu'ancien du lycée Pasteur de Neuilly, je confirme les propos de Florence.
C'est pourri !

Écrit par : yann | 22 avril 2008

J'attendais aussi la réponse : y'en a pas !
Allez, on va commencer à faire notre propre liste. Je propose : la mauvaise foi.

Ecrit par : yann | 22 avril 2008

Deuxio : L'arrogance (?)

(si on continue comme ça, on va nous dire que nous rallumons la campagne anti chinoise.)

Non, décidément, on ne peut que dire : "Ils sont fous ces Romains, ils sont insupportables ces Français, ils sont parfaits, ces Chinois !"

Ca vous va " contre la campagne anti chinoise " ?

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Au bout de quelques années de joyeux bordel, ce sont les enfants qui se sont mis à réclamer des horaires de cours, des profs, des programmes, des notes et de la discipline !
Et des salles de classe fermées !
CQFD.

Ecrit par : yann | 22 avril 2008

Alexander Neel (pédagogiste freudien tendance Marcuse) rapporte avec cette relative honnêteté intellectuelle qui distingue les pédagos anglo-saxons, beaucoup moins nombreux, influents et politisés de leurs homologues français, ce petit dialogue avec une fillette d'une dizaine d'années :

" - Alors, on m'a dit que tu ne plaisais pas ici et que tu voulais t'en aller, tu n'a donc pas envie d'être libre ?

- Si, mais pas de cette façon-là ! "

( Alexander Neel a éprouvé le besoin de corriger son premier ouvrage par un second "La liberté, pas l'anarchie" )

On lui reproche aujourd’hui son manque d’efficacité dans l’acquisition du savoir, faisant baisser le niveau culturel, ainsi que le développement du syndrome de « l’enfant-roi » faisant des adultes puérils, égocentriques, inconstants et paresseux."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 avril 2008

Effectivement, nous comprenons maintenant mieux les limites de ces conceptions.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Auteuil, Neuilly, Passy (Les Inconnus)

Hé mec
J'me présente
Je m'appelle Charles-Henri Du Pré
J'habite à Neuilly
Dans un quartier pas mal paumé
Je suis fils unique
Dans un hôtel particulier
C'est la croix, la bannière
Pour me sustenter.
Pas un Arabe du coin
Ni un Euromarché.

Auteuil, Neuilly, Passy : tel est notre ghetto

Hé mec, mon nom à moi
C'est Hubert Valéry
Patrick Stanislas
Duc de Montmorency
A cinq ans et demi
J'avais déjà ma Ferrari.
J'pouvais pas la conduire
Bien sûr, j'étais trop p'tit !

As-tu saisi mon pote
Notre envie de révolte ?
J'ai envie de crier
"Zut, flûte, crotte, chier !"

Auteuil, Neuilly, Passy : c'est pas du gâteau
Auteuil, Neuilly, Passy : tel est notre ghetto.

Salut, tu - vas - bien ?
Salut, tu - vas - bien ?

Y en a marre du Fauchon
Du Hédiard, du saumon, du caviar

Salut, c'est Patrick
A l'appareil
Ouais, c'est Pat'
Tu vas bien ?

Et moi ? Et moi ?
Tu ne sais pas quelle est ma vie ?
A côtoyer Chantal
Ou bien Marie-Sophie
A faire le baise-main
A des pétasses mal baisées
Enfin, j'ai voulu dire
A des filles un peu coincées

Je veux être un voyou
Vrai de vrai hors-la-loi.
Mais quand t'es né ici
Vous n'avez pas le choix.
Y en a marre des Sylvie, des Mylène
Ségolène, Gwendoline, Eglantine,
Marie-Chantal...

Y en a marre, mon frère
On a de gros problèmes
Y en a marre, mon frère
De subir le système.

Mon avenir à moi est déjà tout tracé :
Boîtes privées, Sciences-Po, l'ENA ou H.E.C.
Et dans le pire des cas
Si je n'travaille pas
Faudra que je reprenne
La boîte de papa.

Auteuil, Neuilly, Passy : c'est pas du gâteau
Auteuil, Neuilly, Passy : tel est notre ghetto.

Salut, tu vas bien ?

Nous sommes tous les produits
D'une société économique dépendante
Des fluctuations boursières
Qui déstabilisent le marché.
Oui mec !
Et pour sortir de ce carcan
Educatif, capitaliste
Il faut savoir dire non, non, non, mec !

Auteuil, Neuilly, Passy : c'est pas du gâteau
Auteuil, Neuilly, Passy : tel est notre ghetto.

Salut, tu vas bien ?

Nous sommes issus d'une famille
Qui n'a jamais souffert
Nous sommes issus d'une famille
Qu'on ne peut plus souffrir...

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Débat animé, sans doute un peu trop polémique entre les tenants du pédagogisme et ceux du pragmatisme mais débat vivifiant et utile

Écrit par : laffitte-rigaud gilbert | 22 avril 2008

Châtenay Malabry, Antony, Bourg la Reine, Massy, Verrières le Buisson. Comme banlieues pourries, y'a pire!

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008

En tant qu'ancien du lycée Pasteur de Neuilly, je confirme les propos de Florence.
C'est pourri !

Ecrit par : yann | 22 avril 2008

La chanson répondait aux posts de Yann et de dobolino. Ayons une pensée émue et compatissante pour les souffrances des habitants du ghetto.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Six ans après


Nous avions tant vécu ensemble que
le deux janvier retomba cette année
sur un mardi, et que l'arc étonné
de ses sourcils, comme un coup d'essuie-glace
balayait de sa face le chagrin
et découvrait, limpide, les lointains.


Nous avions tant vécu ensemble que
s'il neigeait, c'était pour nous à jamais.
Et quand, pour éviter à ses paupières
de se plisser, mes paumes les couvraient,
elles se débattaient toujours comme un
papillon pris dans le creux de la main.


Et nous cherchions si peu la nouveauté
que nos corps dans nos rêves enlacés
auraient fait honte à la psychanalyse,
et que ses lèvres de mon cou à celles
qui venaient de souffler notre chandelle
montaient se joindre, sans voir autre chose.


Nous avions tant vécu ensemble, tant
que sur les papiers peints l'essaim des roses
fit place à des bouleaux, et que d'argent
tous deux pourvus, trente jours d'affilée
nous vîmes du couchant les incendies
menacer de sinistre la Turquie.


Nous avions tant vécu ensemble, sans
livres ni meubles, sur l'étroit divan,
que bien avant de naître, le triangle
fut simplement la perpendiculaire
que les amis dressèrent sur deux points
si rapprochés, qu'ils n'en formaient plus qu'un.


Nous avions tant vécu ensemble, tant...
Nos ombres n'étaient plus que deux battants
de porte que, travail, sommeil, n'importe,
nous gardions joints, si bien qu'il a fallu
les traverser pour trouver une issue
dans l'avenir par la petite porte.


(traduit par Michel Aucouturier)

Joseph Brodsky

Écrit par : Pendariès | 22 avril 2008

Et compatissons à l'affreuse "misère" des milliardaires et des bénéficiaires de "golden parachutes" !

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Bah, et à moi, vous ne répondez pas, Robin ?

Écrit par : catmano | 22 avril 2008

http://www.liberte-cherie.com/a2933-L_imposture_des_
manifestations_lyceennes_-_la_manipulation_des_syndicats.html

Ecrit par : Cadichon | 22 avril 2008

Sur le plan de l'objectivité, il y a tout de même mieux que Sabine Hérold et son groupuscule extrémiste. C'est bizarre, on a tout de même vu quelques milliers de lycéens à la télé...

Moi de toute façon, je vois de moins en moins la différence entre des madelins d'une part et des cohn-bendit d'autre part. Tout ça c'est la même racaille libérale (et on va vous en débarrasser...oups, ça m'a échappé !)... même avec une étiquette de gauche et l'autre avec une étiquette de droite, c'est du pareil au même.

Écrit par : Manu | 22 avril 2008

Bon, ceci dit, à Massy, du côté des Baconnets, fallait assurer quand même. Et les gars des tours, ils avaient des chaines de vélo pour se défendre.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Mais, ces gars-là ne se retrouvaient pas au Lycée Lakanal en collège par le savant jeu des options ou pistons. Même au CES Blaise Pascal, ils dégageaient le plus souvent en fin de cinquième vers le CET.

Écrit par : dobolino | 22 avril 2008

Témoignage.

Toujours sur Marianne2.fr, dans les messages relatifs à l'affaire de la gifle, ce témoignage de Pascale. Explication à mon sens lumineuse de la situation de l'école française.
Sachons tirer les leçons de l'expérience !

'Institutrice, j 'enseigne dans les quartiers difficiles depuis trente ans. J'ai tout fait : de la pédagogie différenciée aux projets mirobolants, de la pluridisciplinarité à la transdisciplinarité (!), des classes de neige aux peintures de fresques sur les murs de l'école.

J'ai bu tant de cafés chez des parents désemparés, compati à tant de drames familiaux, j'ai fait faire tant de journaux scolaires pour pouvoir acheter des lunettes à des élèves dont les parents n'avaient plus un centime, gardé tant d'enfants que les parents avaient oublié de venir chercher au retour d'un voyage scolaire, fait tant de sacs des vêtements de mes propres enfants pour les donner à des élèves démunis, donné tant d'heures de cours de soutien gratuitement bien sûr, écouté et porté tant de mamans déboussolées, battues, dépassées, abandonnées. J'ai eu les classes les plus difficiles, les enfants les plus malheureux du monde.

Eh bien je n'en peux plus ! Je me rends compte que les ZEP ont enfoncé les enfants qu'elles prétendaient aider, qu'à force de faire des débats 'citoyens', sortir de l'école, aller au théâtre montrer des pièces d'avant-garde pendant lesquelles moi-même je m'ennuyais à mourir, discuter, rediscuter et discuter encore pour justifier tous mes choix et ceux des élèves, j'avais perdu l'essentiel : les apprentissages.

Nous avons tous fait la même chose., et malheureusement nous y avons cru (et pourtant, dans mes classes, j'ai toujours fait énormément de grammaire, d'orthographe, de conjugaison, de vocabulaire - mais en me cachant !!!)

Pendant ce temps, dans les écoles ''favorisées '' les enfants continuaient d'apprendre, les instituteurs continuaient d'enseigner d'une façon rigoureuse et riche. A votre avis, quels enfants n'ont pas réussi qui auraient réussi s'ils avaient reçu un enseignement plus classique ?

Ceux de ZEP bien sûr. Les jeunes professeurs des écoles sont ces élèves que j'ai ''formés''. Ils arrivent aujourd'hui dans mon école : depuis six ans , c'est la catastrophe. ces jeunes enseignants ne maîtrisent ni le français, ni les mathématiques, ni l'histoire, ni la géographie, l'éducation civique encore moins (et pourtant, elles travaillent énormément, mais .... curieusement, les sciences font exception).

Je ne suis pas fière de moi parce que j'ai contribué à cet appauvrissement général : j'y croyais ... J'ai fait mon ''coming out'' il y a quelques années et je me sens coupable.

Alors aujourd'hui, avec tant d'expérience, quand je vois des élèves de CE2 (8 ans) passer leur temps à essayer de négocier avec moi parce qu'ils me prennent pour leur mère et se croient dans leur maison, des mômes de CE2 me gonfler parce qu'ils refusent de compter à partir de l'année 0 parce que Jésus-Christ ce n'est pas leur religion (et moi pas plus mais athée pour eux c'est le comble de l'horreur), quand je dois me battre du matin au soir parce que leur quotidien, c'est forcément pour eux une négociation perpétuelle (écrire la date à quatre carreaux, on est obligé maîtresse, faire la lettre aux correspondants on est obligé maîtresse, faire les opérations on est obligé maîtresse ?), j'en ai assez.

J'ai le sentiment d'avoir tellement donné, avec plaisir d'ailleurs, et maintenent j'ai le sentiment de m'être tellement plantée !!!
Avec ma bonne conscience de gauche, j'ai participé à l'appauvrissement des classes défavorisées, et maintenant, c'est bizarre, plus je me radicalise, plus je suis de gauche, et plus mes amis de gauche me pensent réac.

Quant à mes propres enfants : ''Enseigner maman ? Nous jamais, d'ailleurs, maman, jamais on ne fera ce que tu as fait, jamais on ne passera le temps que tu as passé tous ces soirs, ces week ends, ces vacances à essayer de sauver le monde. Maman, tu aurais dû être plus sévère, maman, tu n'aurais jamais dû passer autant de temps à discuter, maman, il aurait fallu que nos enseignants nous fassent plus bosser au lieu de nous faire travailler sur tous ces projets au cours desquels nous n'étions jamais en claasse...'

Ah oui , j'y croyais tellement que mes enfants ont étudié en ZEP. J'ai rattrapé le coup in extremis en passant quelques heures de plus pour leur faire assimlier le programme.
Voilà, je me sens triste, fatiguée, responsable.
Alors oui, je signe la pétition pour protéger ce prof qui me resemble, probablement, qui n'a pas supporté une énième insolence de ces élèves qu'il a tant voulu aider, probablement.
PS . Mes enfants adolescents ont une conscience de gauche, heureusement (malheureusement ?)'

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 avril 2008

Bah, et à moi, vous ne répondez pas, Robin ?

Ecrit par : catmano | 22 avril 2008

Je n'ai pas eu le temps de vous remercier pour les précisions que vous avez données au sujet des programmes pour l'école primaire (j'ai des rapports assez décousus avec ce blog et je m'occupais d'un élève "en difficulté" aux prises avec une fable de la Fontaine et pas la plus facile "La poule aux oeufs d'or"...Je lui ai parlé du scandale du golden boy de la Société Générale et il a compris).

Je crois "comprendre" de mon côté que sur le terrain, ces programmes "mi chèvres, mi choux" sont loin d'être parfaits.

Quelle note sur 20 leur donneriez-vous ?

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Moi de toute façon, je vois de moins en moins la différence entre des madelins d'une part et des cohn-bendit d'autre part. Tout ça c'est la même racaille libérale (et on va vous en débarrasser...oups, ça m'a échappé !)... même avec une étiquette de gauche et l'autre avec une étiquette de droite, c'est du pareil au même.

Ecrit par : Manu | 22 avril 2008

Je n'ai pas répondu non plus à "un crétin de base" au sujet de l'école "qui transmet des savoirs de plus en plus inutiles pour la réussite professionnelle qui passe aujourd'hui davantage par les relations et le culot que par l'acquisition d'une bonne culture générale".

Un témoigange récent, celui du directeur d'une des plus importantes Entreprises de la région avec laquelle nous sommes en partenariat avec une classe de 3ème DP a expliqué devant moi aux élèves (merci pour le coup de pouce !) que la culture générale et en particulier une bonne maîtrise de l'orthographe et de la langue française restaient des atouts indispensables.

Il leur a expliqué qu'il n'avait pas donné suite à une proposition émanant d'un cadre financier d'une grande banque française sise à la Défense en raison des fautes de français et d'orthographe qui émaillaient la proposition en question.

"La proposition était intéressante, mais la forme ne m'a pas inspiré confiance."

Vous voyez aussi, je pense, la relation à faire avec le post de Manu sur la collusion entre un certain "libéralisme" (pardon cadichon, il faudrait trouver un terme spécifique !) et les pédagos libertaires.

Je pense que les deux font effectivement la pair, mais se fourrent mutuellement le doigt "in their eyes".

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

"Pourtant, cela permettait de dégager 27 heures "efficaces" où nous enchaînions lectures au tableau et sur le livre, exercices sur l'ardoise et le cahier, répétitions nombreuses du tableau des syllabes pour les plus faibles, manipulation de bûchettes (ne hurle pas, Dobo !), de jetons, frises géométriques sur le petit cahier à carreaux, opérations, frappés de mains en rythme pour apprendre les tables de multiplication, comptines et poésies..."

Ecrit par : catmano | 22 avril 2008

Cette description d'une pédagogie (désormais condamnée?) met en évidence que l'enseignement etait fondamentalement une gymnastique, une éducation physique. On imagine les petits élèves se projettant tout entier, eux et leurs corps dans les exercices proposés par le maître...de cérémonie.
Les savoirs qui émanaient de ces exercices n'étaient pas autre chose que l'ensemble des gestes effectivement transmis/acquis.
Il me souvient qu'étant élève de CE1 ou CE2 notre instituteur de village, enseignait les mathématiques en emmenant d'abord sa classe unique en classe-promenade (en guise d'EPS?) et à l'aide d'une chaîne d'arpentage ses élèves mesuraient les distances, estimaient les aires etc. Les connaissances ainsi acquises s'ancraient profondément dans les muscles avant de s'encrer sur les cahiers. Une belle leçon de choses!

Écrit par : buntovchik | 22 avril 2008

"des mômes de CE2 me gonfler parce qu'ils refusent de compter à partir de l'année 0 parce que Jésus-Christ ce n'est pas leur religion "

une année zéro, de plus en plus fort !
et vous êtes partisans des savoirs !

Écrit par : bob | 22 avril 2008

Alexander NEILL, Anne-Marie! Faites donc un effort avec les noms propres, même ceux des gens que vous n'aimez pas. Ca fait plusieurs fois, et ce n'est pas anodin.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008

@ Robin

Je n'ai jamais dit que les Chinois n'ont pas de défaut(s). Vous me faites dire certaines choses que je ne dis pas. Selon vous, il n'y a pas eu de campagne anti-chinoise. Vous m'avez demandé quel lien il existe entre le Dalaï Lama et la CIA. Vous pouvez lire lesl ivres d'Elisabeth Martens. Tout cela est bien expliqué. Je vous suggère de lire cet article, traduit de l'espagnol par Danielle Bleitrach. Il est étonnant qu'il n'y a qu'une seule vision dans la presse français :

"Le 14 mars dernier, des moines tibétains et des sicaires du dalaï Lama ont commencé un progrome féroce dans Lhassa, la capitale du Tibet, en incendiant plus de trois cent commerces, édifices (et parmi eux sept écoles et six hôpitaux), le marché Chomsigkang, la centrale électrique de la cité, les bureaux du journal du Tibet, et des dizaines de véhicules saccagés et détruits dans une orgie raciste dirigée contre les Chinois Han, les commerçants musulmans et chinois tibétains qui s’opposaient à la violences des sicaires du Dalaï Lama. La provocation était parfaitement préparée, et nous savons maintenant( grâce aux investigations des journalistes) que le calandrier et les actions ont commencé à être organisées il y a pratiquement un an dans le « gouvernement en exil » que dirige le DalaÏ Lama, avec l’aide du gouvernement nord-américain . Une des principaux responsables du Département d’Etat dirigé par Condolezza Rice (la sous secrétaire d’Etat pour les affaires mondiales et coordination spéciales des Affaires Tibétaines, Paula J.Dobriansky, une dure des néocon du cercle de Bush et Cheney) a participé activement dans la planification et la coordination de la provocation et des manifestations, qui après furent supervisés par les services secrets nord-américains.

Les scènes de lynchage, l’incendie d’un commerce dans lequel cinq jeunes travailleuses moururent brûlées et d’autres faits semblables laissèrent un panorama désolé dans la capitales du Tibet , et ont causé dix neuf morts (dix huit civils et un policier). James Miles, journaliste de la revue britannique The Economist, qui était à Lhassa le 14 mars, a rapporté que les partisans du Dalai Lama avaient causé d’extrêmes violences et étaient les auteurs du pillage, mais ses paroles tombèrent dans l’oreille d’un sourd. Malgré l’abondance des images de moines tibétains détruisant et abattant les édifices (qui n’ont pas été montrés par les grands moyens d’information occidentaux) et malgré les confessions ultérieures des provocateurs après leurs arrestations, tout fut inutile : la provocation était lancée, et l’information a été déformée par la presse internationale dans une campagne mondiale, avec un cynisme atterrant, pour rendre responsable le gouvernement chinois des désordres et des meurtres causé par le pogrome organisé par les sicaires du Dalaï lama. .

La campagne internationale, pleine de mensonges flagrants qui se nourrissent les uns des autres, a utilisé les chiffres du dalaï lama (qui au comble du culot et de la contradiction a parlé de 140 morts, et aussi de plusieurs centaines) pour alimenter une campagne hystérique contre la Chine. Le 25 mars, le Dalaï présenta une liste de noms de quarante personnes qui, censément , sont mortes sous les coups de la répression policière. En réalité, et comme cela a pu être vérifié depuis, la majorité des noms représentaient des gens inexistants, et dans certains cas, les autorités chinoises ont démontré que ces personnes étaient parfaitement en vie dans leurs monastères. Certains mensonges de la presse internationale furent si grossiers qu’ils en arrivèrent à diffuser des supposées images capturées par satellites des services britanniques qui « démontraient » que les pogromes de Lhassa auraient été causés par l’armée chinoise. Une des photographie diffusée massivement par internet, dans laquelle on voyait des soldats chinois, certains avec des tuniques bouddhistes dans la main, fut utilisée comme « preuve » de ce que les troubles avaient pour origine l’armée chinoise qui aurait déguisé ses membres. En réalité la photographie faisait partie du tournage d’un film et avait été prise en septembre 2001, comme en témoignaient les uniformes des soldats différents aujourd’hui de ceux de l’époque.
Mais cela importait peu, les scènes prises au Népal ou en Inde furent utilisées pour illustrer la « répression chinoise ». Pour autant, la grande majorité des moyens de communication internationaux n’ont pas rectifié les informations fausses, ni démentis leurs premières nouvelles, ni demandé pardon à leurs lecteurs. .

Avec le mensonge répandu sur la planète, amplifié par les télévisions et les journaux (les journaux nord-américains sont arrivés à parler de mille morts), le second acte fut l’organisation de manifestations durant le passage de la torche olympique, itinéraire qui fut aussi pavé de mensonges. Le premier fut en Grèce, après à Londres : de médiocres manifestations furent élevées à la catégorie de nouvelle internationale et répétées jusqu’à satiété, de sorte que la provocation d’un petit nombre de personnes a servi à alimenter le grand mensonge d’inexistantes « massives manifestations internationales ». .

A Paris, la presse conservatrice internationale décrivit « le déploiement sans précédent » de la police pour « protéger » la torche. En réalité, à peine un groupe de personnes, activistes antichinois et mercenaires de Reporters sans Frontières, perturbèrent le passage allant jusqu’à molester une sportive chinoise handicapée Jin Jing, que tenait la torche pendant qu’elle se déplçait dans sa chaise roulante. Pour autant cette agression fut passée sous silence. En réalité il y eut une passivité complète des autorités françaises et de la police pour que l’avancée de la torche fut bloquée :tout à été fait pour gonfler la baudruche de la supposée « mobilisation pour le Tibet ». .

La manipulation et le mensonge suivent une constante : en témoigne deux exemples de journaux espagnols. La Vanguardia de Barcelone, s’est fait l’écho le 28 mars d’un mensonge du journal de la secte Falun Gong, Epoch Times, sans prévenir ses lecteurs de l’origine douteuse de la nouvelle. Entre autres gracieusetés, le journal de la secte accusait le gouvernement chinois d’assassiner en secret dans les hôpitaux des dizaines de milliers de personne pour vendre ses organes, de vouloir détruire les Etats-Unis avec des bombes nucléaires et pour faire bonne mesure de préparer l’invasion de l’Australie. El Païs, le 9 avril, rendait compte des incidents à San Francisco avec la torche olympique. Mentant sans rougir, le journal affirmait que les manifestations regroupaient des multitudes : il parlait de « milliers de manifestant » contre la Chine et titrait « “¡Avergüénzate, China!”,» quand en réalité ceux qui protestaient ne dépassaient pas les centaines, et leur nombre était amplement majoré par d’autres différents signes : il y avait dix fois plus de manifestants appuyant la Chine. Rien n’en fut reflété dans les informations. L’attitude de la télévision et de la presse internationale fut semblable : ce même jour, un présentateur de la CNN nord-américaine, Jack Cafferty s’est permis d’insulter le peuple chinois et de faire des commentaires racistes antichinois pendant un programme de télévision qui rapportait le passage de la torche olympique. :

Parce que la campagne internationale de mensonges contre la Chine a des objectifs politiques précis : dans le même temps où est attaqué le prestige du pays, de gâcher le déroulement des jeux olympiques, et, plus encore, de réduire l’influence de la Chine dans ses relations politiques et commerciales avec d’autres pays du monde, c’est aussi l’inquiétante poursuite d’une politique d’accusation de Pékin, qui du fait de son activité secrète (pour le moment) est moins évidente : les Etats-Unis à travers leurs agences et leurs capacités de pression diplomatique, mais aussi à travers les organisations relais et les ONG mercenaires, dont les initiatives sont amplifiées grâce à la main mise sur les mécanisme informatifs de la grande presse internationale- va continuer à jouer la carte tibétaine dans ses calculs politiques d’endiguement de la Chine mais aussi va utiliser la stimulation des groupes islamistes de Xinjiang, y compris le particularisme d’autres secteurs de la Mongolie intérieure, et en outre les cartes de Taiwan et de la réactivation de la crise nucléaire dans la péninsule coréenne. C’est le point d’orgue d’une politique stratégique qui va se dévoiler progressivement. Il faut se souvenir que l’actuel gouvernement Bush, a commencé sa marche avec l’incident de l’avion espion EP-3E, de la marine nord-américaine, qui espionnait les défenses chinoises et qui fut obligé d’atterrir le 1 avril 2001, dans l’île de Hainan, par l’aviation chinoise.
De telle sorte que « ces sentiments humanitaires », cette défense des « droits humains » qui sont arborés face à la Chine sont une pièce de plus de la farce. Il ne faut pas oublier que pendant que ce lance cette gigantesque campagne planétaire sur le Tibet, la grande presse internationale ne s’émeut pas ni réalise aucune campagne pour dénoncer l’épouvantable ghetto qu’Israêl maintient à Gaza, et que le même représentant de l’ONU dans la zone a mis en relation avec les ghettos dans lesquels le nazisme enfermait les juifs dans les années de l’Europe hitlérienne.

Avec une suprême hypocrisie, la bouche pleine de la supposée « invasion chinoise du Tibet », en oubliant l’invasion réélle de l’Iraq ou de l’Afghanistan par les nord-américains, et l’occupation des territoires palestiniens, les moyens de communication internationaux, qui répètent le discours stratégique de Washington,ne vont pas s’arrêter. Sans craindre la manipulation la plus scandaleuse (« le monde libre ne doit pas serrer la main des assassins » a dit un eurodéputé en référence à la Chine, en oubliant que ce furent les sicaires du Dalaï lama qui ont accompli le sinistre progrome de Lhassa) qui ont activé la campagne de mensonge préparée par les services de paula J. Dobriansky à Washington, avec la collaboration « du gouvernent tibétain en exil et de troubles organisations « de défense des droits humains » comme Reporters sans frontières, financées par la CIA, vont continuer en profitant des mois qui nous séparent des jeux olympiques de Pékin, en montrant chaque de manière plus évidente qu’ils ne cherchent pas la défense des droits humains, mais à blesser la Chine".

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 22 avril 2008

En tout cas, ça lui a fait fort cette histoire de flamme olympique à "Contre la campagne anti-chinoise" ...

L'abus de Fucca peut aussi engendrer de la diarrhée verbale ...

Écrit par : Zorglub | 22 avril 2008

Contrelacampagneantichinoise :

Comme le territoire est bouclé et interdit aux journalistes étrangers, il est impossible de vérifier vos dires.

"la grande presse internationale ne s’émeut pas ni réalise aucune campagne pour dénoncer l’épouvantable ghetto qu’Israêl maintient à Gaza, et que le même représentant de l’ONU dans la zone a mis en relation avec les ghettos dans lesquels le nazisme enfermait les juifs dans les années de l’Europe hitlérienne."

Il faut une majuscule à Juifs, c'est un nom propre. Etonnant, non ?

Aucun rapport, mais on comprend parfaitement où vous voulez en venir.

Je relève également l'emploi du mot "pogrom" pour qualifier les événements de Lhassa.

Aucun rapport non plus. Vous ne savez manifestement pas ce qu'est un "pogrom".

Il n'y a pas de Juifs au Japon, mais pourtant, il y a des antisémites, en Chine non plus...Et pourtant...

"Le seul endroit où les Juifs pourraient vivre tranquilles, ce serait sur la Lune, et encore." (Hanna Arendt)

Au fond, les Tibétains, ce sont vos Juifs à vous, mais ça ne doit pas vous suffire.

Merci pour le dialogue, je vais aller vomir un coup.

Je crois que je commence à comprendre la CIA.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Pas si pourrie que ça si vous avez eu Capellovici comme prof! D'ailleurs, vos parents auraient-ils détourné la carte scolaire en vous mettant en russe première langue?
Châtenay Malabry, Antony, Bourg la Reine, Massy, Verrières le Buisson. Comme banlieues pourries, y'a pire!

Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008



Lycée Lakanal en seconde mais école élémentaire Paul Eluard à Bagneux, sur le mail des tertres, les chaînes de vélo, les incendies de poubelles la nuit avec les pompiers qui nous évacuaient ! Puis le collège Romain Rolland à Bagneux, toujours : un rêve ce collège. Je crois qu'il est dans les listes noires ! Vous pouvez vérifier ! Tous les midis, bagarre dans la cour de récré. Moi qui mesurais à peine un mètre quarante en 6ème, j'avais la trouille tous les jours d'une fille baraquée comme un mec qui se battait régulièrement avec des mecs et qui m'avait dans le nez.
Je ne vais pas faire de misérabilisme mais avant de m'accuser de mensonges , vérifiez ! Cela se fait, c'est plus correct !
Ce blog, c'est fait pour échanger ou pour écraser l'autre à tout prix ?

Écrit par : Florence | 22 avril 2008

Pendant les bombardements en Irak, les journalistes sont-ils présents sur place ? Cette histoire des journalistes, c’est tellement secondaire par rapport à ce qu’il s’est passé que ça frise le ridicule ! Lors de la crise des banlieues en France, les journalistes chinois ont-ils demandé à la France d’aller faire du voyeurisme dans les ghettos français ? Ont-ils manipulé les images ? Non, ils ont l’intelligence de rester dignes. Inutile de discuter de la manière dont il convient de réagir aux manifestations de masse. Lorsque la foule descend dans la rue (quelles qu’en soient les raisons ou les causes), l’obligation sacrée de tout type de pouvoir dans n’importe quel pays est de neutraliser, en ayant recours aux moyens les plus rigoureux, les menaces pour la vie et la propriété de ses habitants, de rétablir l’ordre et, après seulement, d’en éclaircir les causes.

Il existe de nombreux livres qui montrent les liens entre la CIA et le Dalaï-Lama. Ce ne sont pas des livres chinois, ce sont des livres américains, des membres de la CIA qui témoignent. Et on fait comme s'il y a rien eu. Quand on écrit "les Tibétains, ce sont vos Juifs à vous", on fait de l'amalgame. Vous qui mangez les droits de l'homme du matin au soir, pourquoi ne réagissez vous pas sur les bombardements israéliens quotidiens en Palestine ? Et les bombardements américains en Irak ? Et les magouilles de l'armée française en Afrique ? Alors l'indignation sélective et la poudre et la paille, ça suffit ! Des parlementaires français ont dressé le drapeau tibétain sur les mairies, c'est autorisé. Mais un préfet qui a répondu sur la politique israélienne a été limogé. Deux poids, deux mesures. Vous pouvez aller donc vomir tranquille !

Je vous suggère de lire cet long interview d'Elisabeth Martens par courrier de Genève :

"- Pouvez-vous vous présenter brièvement ? Comment êtes-vous venu à vous intéresser au Tibet et à la Chine ?

Je suis partie durant trois années en Chine, après des études de biologie en Belgique, pour me spécialiser en médecine traditionnelle chinoise. J’ai bien sûr profité de mon séjour là-bas pour voyager du nord au sud et d’est en ouest. Un de ces voyages m’a amené pour la première fois dans une région tibétaine (c’est-à-dire habitée, ea, par des tibétains) en 1990, à XiaHe au Gansu, au grand monastère du Bouddhisme tibétain de Labulang. J’ai été surprise par la facilité de contact avec les lamas qui se promenaient en rue et allaient faire leurs courses à l’épicerie du coin ; c’est loin de l’image de nos moines cloîtrés derrière leurs murs.

Surprise aussi par la différence entre les bouddhas chinois, tout ronds comme des théières qui mijotent doucement sur le poêle, souriants, joviaux, et les bouddhas tibétains, beaucoup plus imposants. Et encore surprise de trouver dans les temples une quantité phénoménale de représentations de dieux, de monstres, de boddhisattvas, etc. plus féroces et effrayants les uns que les autres. J’ai trouvé que, d’une certaine manière, c’est assez proche de ce que l’on trouve comme galerie d’horreurs dans nos églises : des hommes transpercés, crucifiés, ou jetés dans des marmites d’huile bouillante, etc. Rien de comparable dans l’art chinois : dans la pensée chinoise, et donc dans les arts de la Chine, la souffrance et le moyen de s’en délivrer n’est pas au centre des préoccupations. De quoi devrait-on se délivrer à partir du moment où l’on sait que la souffrance est l’opposé-complémentaire du bien-être ? J’ai trouvé dans les régions tibétaines, où je suis retournée plusieurs fois par la suite (la dernière fois, en été 2007), une culture très différente de la culture chinoise. Cette différence m’a paru intéressante : comment un pays aussi gigantesque que la Chine (plus grand que toute l’Europe) s’en sort-il pour concilier 55 nationalités parlant chacune leur propre langue, surtout avec la disproportion de Han (environ 90%) par rapport aux autres nationalités ?

- Que se passe-t-il, selon vos informations (quelles sont vos sources ?), actuellement dans les régions de Chine peuplées de Tibétains ?

Les violences qui ont eu lieu à Lhassa le 14 mars 2008 ont été perpétrées par des groupes de manifestants tibétains. Les témoignages des étrangers présents sur place vont tous dans le même sens : les agressions visaient les Chinois (les Han) et les Hui, majoritairement des Musulmans. Des personnes ont été incendiées vives, d’autres ont été battues à mort, déchiquetées au couteau ou lapidées. Les armes utilisées étaient des cocktails Molotov, des pierres, des barres d’acier, des poignards et des couteaux de boucher. Il y a eu 22 morts et plus de 300 blessés, quasi tous des Hui et des Han. Il s’agissait d’actes criminels à caractère raciste. Serge Lachapelle, un touriste de Montréal, dit : ” Le quartier musulman a été complètement détruit, plus aucun magasin ne tenait debout ” .

Dès le 18 mars, le Dalaï Lama déclare dans une conférence de presse que ” les événements au Tibet échappent à son contrôle et qu’il est prêt à démissionner si les violences se poursuivent “. Il ajoute que ” ces actes de violence sont suicidaires ” . Il n’empêche que, à peine quelques jours plus tard (le 21 mars), par une étrange coïncidence du calendrier, Nancy Pelosa, présidente du Congrès américain, arrive à Dharamsala pour une visite officielle au 14ème Dalaï Lama. Elle parle des évènements au Tibet comme d’un ” défi pour la conscience mondiale ” et exige de la Chine de pouvoir envoyer au Tibet une commission internationale indépendante afin de vérifier l’accusation chinoise comme quoi ” l’entourage du Dalaï Lama se trouve derrière les violences “, et afin de contrôler ” de quelle manière sont traités les prisonniers tibétains en Chine ” . C’est une des stratégies utilisées par les Etats-Unis : forcer la Chine à accepter des équipes d’inspection qui portent le cachet des ” Droits de l’Homme “, ou pouvoir dire que la Chine les a refusées. Pour exécuter un tel plan, nul mieux placé que le Dalaï Lama : dans son allocution du 10 mars, ce dernier exhortait déjà la Chine à ” une plus grande transparence ” .

- Ces termes ne font-ils pas curieusement écho au ” glassnost ” qui a conduit à l’éclatement de l’URSS ?

L’Allemagne, avant-garde de l’Europe, s’aligne sur les exigences de transparence des Etats-Unis : son ministre des Affaires étrangères a déclaré que ” le gouvernement fédéral de l’Allemagne demande une plus grande transparence de la part du gouvernement chinois ” . Quant aux autorités chinoises, elles parlent d’une révolte préméditée et bien organisée. L’occasion choisie pour donner le feu vert aux émeutiers était la date anniversaire de commémoration de la révolte de 1959 à Lhassa, date que les Tibétains en exil ont décrétée ” Fête nationale ” : le 10 mars. Ce jour-là, une marche, partant de l’Inde et se dirigeant vers le Tibet, a effectivement démarré. Elle devrait durer six mois: jusqu’aux débuts des JO de Péking. Cette marche a été organisée par le ” Mouvement pour le soulèvement du peuple tibétain ” (il est difficile de traduire ” uprising ” autrement que par ” soulèvement “). Il s’agit d’une association dans laquelle sont représentées les fractions principales du gouvernement tibétain en exil : le NDP (New Democratic Party), le Congrès de la Jeunesse tibétaine (Tibetan Youth Congres), et le mouvement des femmes.

Le 10 mars était clairement le signal de départ des émeutes : elles ont été encouragées à distance par de multiples manifestations devant des ambassades chinoises (e.a. à Bruxelles). En Chine même, des tracts appelant à manifester pour l’indépendance du Tibet, ont été distribués dans les différentes régions tibétaines . Le même jour, trois cents lamas du monastère de Drepung ont manifesté au centre de Lhassa, de manière non-violente bien que “provocatrice” ; la police les a dispersés, sans heurts. Ce ne fut plus le cas quelques jours plus tard, le 14 mars : plusieurs groupes de Tibétains, tous armés de la même manière et opérant de la même manière, se sont dispersés dans la ville de Lhassa, ouvrant les hostilités et semant la panique. La suite est le drame que l’on sait, avec les répressions chinoises que l’on devine. Faut-il rappeler que le Droit international stipule que « chaque pays a le droit d’utiliser la force contre des mouvements d’indépendance qui vise à la division du dit pays » ? Imaginez le foin que cela ferait en France si le mouvement séparatiste corse se mettait à incendier des passants français en plein Ajjacio!

- On a généralement analysé ces émeutes comme une “réaction à la colonisation du Tibet par les Chinois” ? On parle même de génocide ? Qu’en est-il ?

Quand on parle de ” colonisation ” d’un pays par un autre, il faut, au minimum, qu’il y ait deux pays. Dans ce cas précis, faut-il rappeler que le Tibet n’a jamais été reconnu comme ” pays indépendant ” ? Au 13ème siècle, le Tibet est annexé à la Chine par les Mongols, et au 18ème les Mandchous ont divisé leur empire chinois en 18 provinces, dont la province tibétaine. Fin du 19ème, l’empire britannique envahit le Tibet et y installe ses comptoirs de commerce.

Cela se passe sous le règne du 13ème DL, qui voit dans l’occupation anglaise du Tibet une opportunité pour revendiquer l’indépendance. Il se base pour cela sur ce qu’il a appelé le ” Grand Tibet ” : un territoire qui équivaut à cinq fois la France, quasi le tiers de la Chine, et qui correspond plus ou moins (parce qu’il n’y avait pas de cartes à l’époque) à ce qu’était le Tibet à la fin de la dynastie des Tubo, au 9ème siècle. Or la Chine du début du 20ème sortait d’un siècle de ventes aux enchères, avec la succession des ” concessions ” faites aux pays occidentaux. Céder le tiers de son territoire était signer son arrêt de mort. Donc cette demande d’indépendance a été sans suite. Je veux dire par là : sans aucune suite. C’est dire que ni les NU ni aucun pays n’a jamais reconnu le Tibet comme un pays indépendant. C’est une première réponse à votre question.

Une deuxième, c’est que quand on parle de ” colonisation “, cela implique en filigrane que le pays envahisseur profite des biens du pays envahi. Or, si on considère les cinquante dernières années du Tibet, on constate un phénomène inverse. La population tibétaine a triplé grâce aux soins de santé et à une rapide amélioration du niveau de vie. Ce qui, à vrai dire, n’était pas très compliqué, vu les conditions désastreuses dans les quelles vivaient plus de 90% de Tibétains sous le régime théocratique des DL. Toutefois, cette amélioration n’a pas été aussi rapide que dans les grandes villes chinoises qui, par leur lustre, font croire au monde entier que la Chine est devenue capitaliste. C’est fou ce que l’on fait croire avec des paillettes, des lumières et des vitrines.

Pour répondre à votre deuxième question, celle du génocide, il faut à nouveau faire un petit retour historique. En 49, avec l’avènement de la R.P. de Chine, le gouvernement chinois opte pour une remise à zéro des compteurs : tous les étrangers et influences étrangères sont mis à la porte et les frontières chinoises sont réaffirmées, aussi dans les provinces lointaines dont le Tibet. Dès 1956, une rébellion armée est organisée dans plusieurs monastères tibétains (ea. Litang et Drepung) : avec la RP Chine, c’est les dignitaires tibétains qui sont visés, ceux du clergé en particulier. C’est d’ailleurs cette couche de la population qui commence à fuir vers l’Inde et qui va constituer la communauté tibétaine en exil (de la même manière que l’exode vers TaiWan qui était composée essentiellement des ” grosses ” familles chinoises).

- Cette rébellion armée est dès ces débuts soutenue financièrement et logistiquement par la CIA . Pour quelle raison ?

Il suffit pour le comprendre de lire ce que disait un rapport de l’Office des Affaires Etrangères des E-U en avril 49 : ” Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important. Puisque l’indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme indépendant (…) Toutefois, ce n’est pas le Tibet qui nous intéresse, c’est l’attitude que nous devons adopter vis-à-vis de la Chine ” . On ne peut être plus explicite ! La rébellion armée, qui démarre du monastère de Litang, s’étend par vagues jusqu’à Lhassa, où a eu lieu la plus importante, celle qui a été écrasée par l’Armée rouge en 59. Suite à cet événement, il était de grande importance pour les E-U d’amener l’opinion publique à croire qu’il s’agissait d’un génocide, c’est pourquoi le chiffre de 1,2 million de morts a été avancé par les autorités du Bouddhisme tibétain en exil.

Plusieurs études démographiques ont démontré par la suite que ce chiffre a été inventé de toute pièce. Patrick French, ex-directeur de ” Free Tibet “, a été le vérifier sur place, à Dharamsala. Après avoir compulsé longuement les documents « officiels » qui ont servi à avancer ce chiffre, il a été complètement dégoûté par l’ampleur de la falsification venant de la part de ceux qu’il admirait. Il raconte cet épisode dans son livre . Ce qui est important à retenir dans cette falsification, c’est que si on parle de 1,2 million de morts sur une population d’à peine deux millions d’habitants, on peut en effet parler d’un ” génocide “. Mais s’il s’agit que quelques milliers de morts de part et d’autre, il ne s’agit plus d’un génocide, mais d’une guerre civile. Ce chiffre de 1,2 million de morts a donc permis de manipuler l’opinion publique en l’amenant vers la méfiance, voire la xénophobie, vis-à-vis des Chinois. C’est le même topo depuis 50 ans. Donc, si on analyse les faits de manière historique, on ne peut parler ni d’invasion, ni de colonisation, ni de génocide. Les émeutes qui ont eu lieu ce mois de mars 2008 doivent être analysées dans un contexte économique en tout premier lieu, sans oublier que le Tibet est un des terrains de combat entre les E-U et la Chine, depuis longtemps.

- La violence des manifestations ne cadre pas avec le pacifisme affiché par le Dalai-Lama. Pourquoi ?

Le DL et son entourage portent les couleurs du pacifisme et se doivent d’entretenir l’image de tolérance et de compassion qui sied au Bouddhisme tibétain, sinon qui les croirait encore en Occident ? Le DL a quand-même pris le temps d’ameuter l’opinion publique autour de la manifestation pacifique des 300 moines de Drepung descendus au centre de Lhassa le 10 mars et a immédiatement incriminé la répression aux forces de l’ordre chinoises (soit dit en passant, tout un chacun qui a voyagé au Tibet a pu remarquer que la police est essentiellement composée de Tibétains et compte très peu de Chinois). Quand les actes de violence ont atteint un niveau de barbarie sans nom, il s’est rapidement distancié des événements. Quel rôle joue-t-il là-dedans ? Pour le savoir, il faut analyser à qui profitent ces émeutes : ni aux Chinois, ni aux six millions de Tibétains de Chine. Elles servent essentiellement à ameuter l’opinion publique autour des violations des Droits de l’homme en Chine, le manque de liberté d’expression, et les diverses répressions que nous incriminons au gouvernement chinois. Donc, elles servent à donner de la Chine une image exécrable, ceci juste avant les JO qui vont rassembler la presse internationale à Pékin.

Je pense qu’en partie, elles reflètent l’énorme peur que nous avons de la puissance économique que représente la Chine actuellement. Il est vrai que si par certains côtés, elle fait encore partie du Tiers Monde, par d’autres côtés, elle risque de nous rattraper très rapidement et même de nous dépasser. Peu de gens ici se rendent compte que la Chine compte un potentiel intellectuel gigantesque et que cette masse d’intellectuels chinois commence à en avoir par-dessus la tête de se voir constamment refoulée et dénigrée par l’Occident. Ils ne vont plus se taire pendant longtemps.

Pour résumer, je pense que ces émeutes servent à noircir l’image de la Chine : provoquer des émeutes à caractère racial dans les régions tibétaines, c’est obliger le gouvernement chinois à sortir la grosse mitraille, et donc nous pourrons parler en tout bien tout honneur d’une ” répression sauvage ” exercée par le gouvernement chinois lors ” d’incidents ethniques “.

On connaît la chanson : elle a été utilisée à plusieurs reprises depuis 89 (conflits en Afrique, dans les Balkans, en Irak, et ceux pour démanteler l’URSS). Il faut savoir aussi qu’au sein de la communauté tibétaine en exil, une scission est de plus en plus évidente : d’une part, il y a les modérés, dont le DL, qui ne prêche pas (pas ouvertement en tout cas) pour la violence et ne demande même pas une indépendance, mais parle « d’autonomie poussée », comme on sait. D’autre part, et pour le moment c’est une fraction majoritaire au sein du gouvernement en exil, il y a les radicaux qui exigent une indépendance totale et sont prêts pour cela à prendre les armes. Vous imaginez bien qu’un discours pareil serait impossible à tenir sans l’appui de leurs alliés de 50 ans : les E-U qui, d’ailleurs continuent à financer et à armer la communauté tibétaine en exil. En réalité, les E-U disposent actuellement de deux chevaux de bataille qu’ils utilisent simultanément : le DL et sa suite (européenne, surtout) par qui passe le discours pacifiste qui sert à rassembler les intellectuels occidentaux autour des thèmes de ” démocratie “, de ” droit de l’homme “, de ” liberté de presse “, etc. qu’il faut imposer à la Chine (c’est un comble ” une démocratie ” qu’il faut imposer !… mais ça marche à 200%), et puis la fraction « dure » du gouvernement tibétain en exil qui compte de plus en plus de membres grâce à un discours musclé de lutte pour une indépendance, coûte que coûte. Apparemment, ce sont ces derniers qui mettent le feu aux poudres et déclenchent les violences.

- Cela n’exprime-t-il pas un réel mécontentement?

Oui, bien sûr. Ce que je vous ai expliqué jusque là ce sont les déclencheurs ” externes ” des émeutes. Mais il est évident que s’il n’existait pas un ” terrain “, les déclencheurs ne pourraient rien déclencher. Comme je vous le disais, les raisons internes sont essentiellement économiques, donc aussi sociales. D’abord, il faut se rappeler que l’enseignement au Tibet n’a pu démarrer que dans les années ’60, vu le retard général du Tibet comparé au reste du pays. Ce qui veut dire que les premiers universitaires ou techniciens supérieurs tibétains n’ont commencé à travailler que dans les années 80, soit 10 ans plus tard que les Chinois Han (et 10 ans en Chine, c’est presque 100 ans chez nous !). C’est un retard qui n’est pas encore rattrapé maintenant. Ce retard dans les niveaux de formation, donc aussi dans le type de travail proposé aux uns et aux autres, explique que les postes ” importants ” sont occupés surtout par des Chinois.

Au-delà de ce premier problème qui est réel, difficile à résoudre, et source de conflit ” ethnique “, il y a aussi le retard bien connu, partout en Chine, des campagnes par rapport aux grandes métropoles. Si beaucoup de Tibétains ont profité des avancées économiques de la Chine, beaucoup d’autres sont restés dans le marasme. Ce fait ne touche pas que le Tibet, mais l’ensemble de la Chine : les inégalités se font de plus en plus criantes entre les plus aisés (ou même les moyennement aisés) et les plus démunis. Ce qu’il y a sans doute de plus spécifique au Tibet, c’est que peu de Chinois résidant au Tibet sont sans travail - s’ils arrivent au Tibet, c’est qu’ils savent qu’ils y auront un travail, sinon ils iraient ailleurs -, alors qu’il y a beaucoup de jeunes tibétains sans travail. En général, ils viennent de la campagne et ont juste suivi l’école primaire. Ils manquent de qualification, alors que les Chinois qui viennent travailler au Tibet sont des techniciens qualifiés, des universitaires ou des cadres, et bien sûr des commerçants. Même si l’enseignement est facilité aux Tibétains (comme aux autres minorités ethniques de la Chine, d’ailleurs), que le minerval est moins élevé et que les examens d’entrée sont moins sévères que pour les Han, les Tibétains ne voient pas toujours l’intérêt de poursuivre des études supérieures. Amener les Tibétains à se former serait pourtant une manière intéressante de diminuer l’inégalité sociale, alors que la Chine ” s’en tient ” à injecter des milliards de yuan pour le seul développement économique du Tibet. De plus, dans les villes tibétaines, le marché libre favorise les Chinois Han et les musulmans Hui qui ont plus d’expérience dans le commerce que les Tibétains. Donc, là aussi, les Tibétains se sentent sur le carreau par rapport aux Han et aux Hui.

A noter que la haine raciale vis-à-vis des musulmans est ancrée de longue date dans le Bouddhisme tibétain et véhiculée par lui (ea. par le Kalashakra) : c’est en raison des invasions musulmanes dans le nord de l’Inde au 10ème et 11ème siècles que les maîtres tantriques ont été se réfugier au Tibet. Le Tantrisme indien, devenu au Tibet le bouddhisme tibétain, a gardé vis-à-vis de l’Islam une rancœur de longue durée à cause des persécutions musulmanes.

- La Chine n’a-t-elle pas annexé le Tibet? Peut-on nier l’existence “une revendication nationale au Tibet, d’une “nation Tibétaine” distincte de la Chine?

Comme je vous le disais plus haut, le Tibet a été annexé à la Chine par les Mongols, c’est-à-dire à l’époque où les Mongols étendaient leur empire e.a. sur la Chine (13ème). Lorsque la Chine a repris le contrôle sur son empire, avec les Ming, du 14ème au 16ème siècle, elle s’est passablement désintéressée de cette lointaine contrée tibétaine et le Tibet est resté annexé à la Chine ” passivement “. Puis, les Mandchous se sont emparés de la Chine et ont fait du Tibet une province chinoise. Episode suivi par celle des Britanniques, puis celle des E-U.

- Alors que signifie le terme ” nation ” ?

Si vous voulez parler d’une nation historiquement distincte de la Chine, il faut remonter à la dynastie des Tubo qui régnait sur le Tibet du 7ème au 9ème siècle. C’est comme si maintenant on revendiquait l’empire de Charlemagne ! Si vous voulez parler d’une culture spécifique, cela semble évident que le Tibet n’a pas la même culture que la Chine, ne fut-ce que par sa langue et son écriture, mais aussi par ses traditions, ses religions, ses habitants, etc. Ce qui n’a d’ailleurs pas empêché de multiples croisements, au point que je me demande ce que cela pourrait engendrer comme déchirures et drames familiaux si un jour le Tibet devenait réellement indépendant et mettait tous les Chinois Han à la porte, ainsi que tous les musulmans (ce sont les deux ethnies visées par le gouvernement en exil) : ils auraient un sacré problème pour distinguer qui est qui, et qui appartient à quelle ethnie. En fait, les discours ethniques ne sont là que pour expliquer au grand public des guerres que se font entre elles les grandes puissances : cela s’est vu dans les Balkans, en Irak, en URSS, cela se reproduit au Tibet. Ce qui m’ahurit, c’est que l’opinion publique n’a pas encore « fait tilt ». Et ce qui m’inquiète, c’est que les enjeux dans ce conflit-ci dépassent de loin tous ceux qu’on a vu dans les autres conflits : d’une part la Chine ne se laissera pas faire, d’autre part, c’est l’économie mondiale qui risque de basculer.

- Aujourd’hui, les Tibétains peuvent-ils vivre selon leur culture/religion?

Les Tibétains sont pour la plupart très croyants, cela se voit dans le quotidien : les moulins à prière tournent allègrement, on assiste à des prosternations devant les temples du matin au soir, sur les routes on rencontre des pèlerins en marche vers Lhassa, les drapeaux de prière flottent sur les cols, les monastères sont bondés de moines même des très jeunes enfants (ce qui est interdit par la loi chinoise), les billets de banque s’amoncellent au pied des bouddhas, de loin on entend résonner les trompettes et les mantras.

La pratique religieuse est loin d’être réprimée. Il faudrait être vraiment de mauvaise foi pour prétendre le contraire ! Ou bien, il faut n’avoir jamais été au Tibet. Dans l’enseignement, le bilinguisme est obligatoire et pratiqué dans toutes les écoles que nous avons visitées (primaires, secondaires et supérieures) ; des instituts de tibétologie ont été ouvert à l’intention des jeunes tibétains (ou autres) qui désirent approfondir l’étude de la culture tibétaine : y sont donnés des cours de langue, de médecine, de théologie, de musique et danse, de pratiques artisanales, etc. Donc je pense que c’est vraiment un non-sens de dire que la culture et la religion sont opprimées ou détruites. A nouveau, c’est l’information qui est donnée chez nous : après avoir mis en lumière la tromperie quant au génocide ethnique, on s’est rapidement tourné vers le « génocide culturel ». Il est évident que, moi, en tant que petit individu, si je dis l’inverse, personne ne me croira, mais il suffit d’aller voir sur place pour vous en convaincre.

Alors de quoi parle-t-on lorsqu’on pointe du doigt la « répression chinoise » ? Ce qui est interdit et sévèrement puni est toute tentative de « séparatisme », ou de division de la Chine. Cela peut être des actes qui paraissent anodins chez nous, comme porter le drapeau tibétain en rue (drapeau qui a été inventé en 59, lors de l’exil, et qui a donc une couleur politique), ou distribuer des tracts en rue, ou distribuer la photo du DL (qui est une effigie politique), ou organiser des manifestations, etc. Pour ce genre d’actions, il y a très rapidement (trop rapidement sans doute ?) arrestation, et parfois emprisonnement. La Chine est drastique à ce sujet parce qu’elle sait que le soutien à ce mouvement pour l’indépendance du Tibet est énorme, que ce soutien vient de l’Occident et vise la division de la Chine. Comme je vous le disais, le contentieux ne concerne pas tant les six millions de Tibétains de Chine face à la Chine, mais c’est un contentieux qui oppose la Chine à l’Occident et qui s’exprime par le malaise économique que connaît actuellement le Tibet.

- Quelle est la nature du bouddhisme tibétain et de sa structure/clergé? Ses rôles sociaux et politiques, passés et présents?

Alors là, vous me demandez de réécrire mon bouquin ! En résumé, le Bouddhisme tibétain est issu du tantrisme, une des trois grandes écoles ou « véhicules » du Bouddhisme. D’après les bouddhologues, c’est le véhicule qui s’est le plus éloigné du dharma (ou enseignement originel du bouddha, 6ème AC). Tout d’abord, parce qu’il s’agit du véhicule le plus récent (6ème PC), donc le Bouddhisme a eu le temps de se métamorphoser plusieurs fois, ce à quoi il a dû se prêter en raison de la difficulté intellectuelle de son enseignement. Et ensuite parce que le Bouddhisme tibétain a la particularité d’exercer simultanément un pouvoir spirituel et un pouvoir temporel, ce qui n’existe pas dans les deux autres véhicules du Bouddhisme.

En fait, le tantrisme a pris son essor au Tibet au 10ème et 11ème par les circonstances historiques que je vous ai racontées (invasions musulmanes). A cette époque, le Tibet était totalement désorganisé au niveau politique et social. Or les communautés tantriques venues du nord de l’Inde étaient, elles, très structurées et hiérarchisées. C’est pourquoi, lorsqu’elles se sont installées dans ce Tibet qui demandait une réorganisation, elles ont repris la région en main de manière « spontanée », en utilisant leurs propres critères. Le tantrisme est devenu le bouddhisme tibétain à partir du moment où il s’est adapté aux mœurs, coutumes et à la religion autochtones (le Bön). On peut dire qu’à cette époque, la religion bouddhiste fut bénéfique au Tibet, puisqu’il a amené le Tibet vers une féodalité structurée. L’ennui, c’est que cette féodalité s’est figée durant un millénaire autour d’un pouvoir religieux extrêmement répressif et conservateur. Le Tibet a été arrêté dans son évolution en raison de ce pouvoir omniprésent et omnipotent. Il ne faut pas oublier que les monastères possédaient plus de 70 % des terres tibétaines, le reste allant aux familles nobles. Jamais n’a existé un pouvoir théocratique aussi puissant et aussi riche dans le monde. C’était incomparable avec ce qui se passait chez nous au Moyen-Âge où les monastères devaient se faire une petite place à l’ombre des châteaux forts. Avec l’avènement de la RP Chine en 49, il fut d’autant plus difficile pour le haut clergé tibétain de renoncer à ce pouvoir.

- Vous dites que le bouddhisme tibétain a permis d’imposer un système féodal. Mais cela a été le cas de la plupart de religions. Ce temps n’est-il pas révolu?

Bien sûr, cela a été le cas pour pas mal d’autres religions, comme quoi les religions ont toujours un pied dans la politique, quoi qu’on en dise. Le bouddhisme tibétain a permis à une société tribale, telle qu’elle était avant le 9e siècle, d’évoluer vers une société mieux structurée, féodale. La féodalité n’a plus la cote nulle part, et l’ancienne élite tibétaine, maintenant en exil, n’a pas l’intention de revenir à l’ancien système. Ils se modernisent eux aussi et sont plutôt partisans du modèle « marché libre » avec réinstauration de la propriété privée des terres, donc, surtout en dehors du système chinois, mais copié sur le modèle occidental.

- Comment expliquer le sentiment très pro-Tibétain en Occident, notamment dans les médias?

L’opinion publique suit les médias et les médias obéissent aux intérêts économiques. Ne vit-on pas dans une dictature économique chez nous ? La censure est aussi réelle ici qu’ailleurs, mais mieux camouflée. En Occident, on n’est pas enfermé en prison pour ses opinions, mais bien dans sa tête, puis dans la maladie qui en résulte. Je me demande parfois ce qui vaut mieux. Donc votre question réelle devient : « comment expliquer le sentiment pro-tibétain véhiculé par notre système économique » ? Ni les E-U, ni l’Europe n’apprécient les avancées fulgurantes de la Chine sur la scène internationale. Tous les coups sont bons pour la contrecarrer : « Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin ! » crie Cohn-Bendit dans son discours en séance plénière à propos du comportement que l’UE doit adopter face à la Chine . Ceci, pas même une semaine après les événements qui ont enflammé le cœur de Lhassa ! C’est assez monstrueux, mais cela démontre par « a+b » que le « grand monde de la diplomatie et du trust financier » n’a cure du Tibet, ce qui lui importe c’est « foutre le bordel en Chine ».

- Comment faire avaler cette pilule au grand public occidental, en ne perdant surtout pas l’approbation des intellectuels ?

Pour cela, on fait appel à Sa Sainteté qui par son sourire de neiges éternelles ferait fondre un chat devant une souris. Le Bouddhisme tibétain ne s’est-il pas habillé de ses plus beaux atours pour séduire un Occident « en vide de valeurs spirituelles » ? Entré chez nous en surfant sur la vague du « retour aux sources » des années 70, il ne lui fut pas difficile de se faire passer pour le dharma, présenté à nous comme un « athéisme spirituel », une philosophie de vie, un mode d’être, une thérapie intérieure, etc., bref, tout sauf une religion.

Or, si on y regarde d’un peu plus près, le Bouddhisme du Bouddha est déjà une religion puisqu’il propose une transcendance : un au-delà des souffrances résultant de nos limites physiques et temporelles. Est-ce qu’un au-delà, ou une transcendance, n’implique pas une foi ? Le Bouddhisme tibétain est encore plus une religion, puisqu’il a réintroduit des dogmes, dont le plus fameux : la réincarnation, justement celui contre lequel s’est insurgé le Bouddha en personne ! La réincarnation a été remise à l’honneur par le Bouddhisme tibétain au 14ème siècle, pour pouvoir officialiser la succession de l’héritage spirituel, temporel et, surtout, matériel d’un Rinpoché (ou responsable de monastère) vers le suivant, par le système des tulkous (qui compte avec la croyance en la réincarnation). Etre responsable d’un monastère au Tibet à l’époque féodale, c’était être grand propriétaire foncier : les terres, et les biens sur ces terres, y compris les serfs, appartenaient au monastère. Cela explique pourquoi il y eut tant d’assassinats dans les rangs du haut clergé tibétain et de guerres entre les différentes écoles du Bouddhisme tibétain.

Bref, le Bouddhisme, grâce à son caractère très plastique s’est adapté aux différents environnements où il a élu domicile, que ce soit au Tibet, ou au 20ème chez nous… où Sa Sainteté le DL se plait à nous servir quelques louches de démocratie, avec une cuillère à soupe de Droits de l’homme, et autant de liberté d’expression, à mélanger consciencieusement à une bonne pincée de tolérance et de compassion bouddhistes, et on obtient une pâte bien lisse prête à enfourner dans les hauts fourneaux médiatiques pour en faire une succulente tarte à la crème ! Que le Bouddhisme s’adapte, c’est un signe de bonne santé ! Ce qui est beaucoup plus malsain, c’est un DL qui fait passer le Bouddhisme tibétain pour une non-religion (une philosophie) de tolérance et de compassion dénuée d’implications politiques. Là, il y a vraiment de quoi s’esclaffer (bien que ce ne soit pas une bonne blague) !

- Ne peut-on aussi l’expliquer par le caractère totalitaire et répressif de l’Etat chinois?

Evidemment, ce qu’on met en avant chez nous, c’est le contraste entre le « pacifisme » du DL et le « totalitarisme » de la Chine. Mais c’est un peu ridiculement noir-blanc, ne trouvez-vous pas ? C’est juste bon à persuader des enfants en robe de communion. Alors comment se fait-il que tout le monde chez nous (même les intellos de gauche, progressistes, écolos, bios, et tout et tout) a cette idée très contrastée en tête, d’un Tibet tellement sympathique et d’une Chine abominablement répressive ? C’est la même question que : comment se fait-il que tout le monde boit du Coca-cola et porte des Adidas ? La pub, ça fonctionne et c’est dangereux, tout le monde le sait et on ne peut s’empêcher de se faire avoir. Surtout que cette pub là, cela fait 50 ans qu’elle nous assomme !

Qu’on dise chez nous que la Chine est « répressive », d’accord dans une certaine mesure, mais expliquez-moi comment il se fait alors que proportionnellement elle compte cinq fois moins de prisonniers qu’aux E-U ? Qu’on dise chez nous que la Chine est « totalitaire » : d’accord pour dire qu’elle reste communiste, mais est-ce automatiquement synonyme de « totalitaire » ? D’ailleurs, ce qui nous gêne, ce n’est pas tant qu’elle soit communiste, mais c’est qu’elle protège son « territoire économique » : ni les E-U ni l’UE ne peuvent y faire ce qu’ils veulent à leur propre guise, et cela ne plaît pas du tout aux multinationales. Les investissements étrangers en Chine ne dépassent pas 3% : ce n’est pas un beau cadeau pour nos multinationales !

- Y a-t-il une dimension géostratégique? Quel est le rôle du Dalai-Lama?

La dimension géostratégique est au cœur du problème, bien sûr et ce, dès le début du 20e siècle. Il ne faut pas oublier que l’Europe avait beaucoup de « concessions » en Chine au début du 20e siècle et que le Tibet était, pour ainsi dire, sous la tutelle des Anglais. La prise de pouvoir par les communistes a mis fin à cette semi-colonisation. Je crois que chez nous, on n’a pas digéré cela. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ce sont les E-U qui ont repris le flambeau avec la guerre froide en toile de fond. Le Tibet et le DL sont devenus deux excellents chevaux de bataille pour les E-U dans leur tentative de diviser la Chine.

- Les USA viennent d’ôter la Chine de leur liste des Etats les plus répressifs? La Chine n’est-elle pas devenue un Etat capitaliste comme les autres?

Si les USA font cela, n’est-ce pas dans un but stratégique ? Cela leur permet d’organiser plus d’émeutes en régions tibétaines, ce qui devra amener la Chine à déployer les canons de la répression, et les E-U pourront ainsi ressortir leur carton rouge : « Etat répressif ». La Chine pratique actuellement une économie qu’elle appelle « mixte », c’est-à-dire que certains aspects du capitalisme y sont admis, mais que le socialisme gère encore l’armature de l’économie chinoise. En simplifiant, on peut dire que le capitalisme s’y développe sous le contrôle du parti communiste. D’après les économistes internationaux, le secteur public domine encore l’économie chinoise à plus de 60%. C’est peut-être difficile à comprendre pour nous qui réfléchissons plutôt de manière aristotélicienne où « A ne peut jamais être non-A ». Mais pour un Chinois, c’est de l’ordre du yin-yang : l’un n’exclut pas l’autre, A peut être non-A, cela dépend des conditions. C’est ce qu’on appelle une manière de pensée dialectique. Par exemple : les autorités ont constaté qu’ils ont laissé aller la pollution beaucoup trop loin. Du coup, dans leur plan quinquennal, ils corrigent le tir et prévoient un investissement gigantesque dans le secteur de l’environnement et de l’écologie, quitte à faire appel à des investissements étrangers. Mais en utilisant des moyens capitalistes, leur fin ne l’est pas. On ne peut qu’espérer que cela fonctionne ! "

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 22 avril 2008

Tiens, "Contre la campagne anti-chinoise" s'est encore soulagé chez JPB.

Écrit par : yann | 22 avril 2008

Tiens, "Contre la campagne anti-chinoise" s'est encore soulagé chez JPB.

Ecrit par : yann | 22 avril 2008

Oui et ça pue.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Oui, la vérité, c'est difficile et ça pue, pour le franchouillard. CQFD

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 22 avril 2008

Et dire que certains moquent Anne Marie Valette !
Elle a trouvé son maître ....

Un seul conseil :
http://www.doctissimo.fr/traitements-DIARRHEE.htm
Tout un choix disponible !

Écrit par : Zorglub | 22 avril 2008

Comme dit Stendhal, tout bon raisonnement offense. A voir le nombre de messages contre CLCA, on peut penser qu'il a bien raisonné. Zobe-glué, votre conseil souffre de constipation aiguë. C'est plutôt vous qui devez aller voir un docteur. Consultez nom de Dieu !... Plutôt hier que demain ! Le temps presse ! L'ennemi est aux portes ! Vos boyaux risquent l'éclatement ! Fermentation accélérée de la fiente dans laquelle vous marinez depuis des lustres. Malheureusement pour vous, j'ai abandonné la pratique il y a quelques mois à peine. Il m'aurait fait grand plaisir de vous accueillir dans mon cabinet et traiter vos borborygmes écumants.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 22 avril 2008

Malheureusement pour vous, j'ai abandonné la pratique il y a quelques mois à peine.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 22 avril

Ce sont vos anciens patients qui doivent être soulagés !

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Ce que je constate sur ce blog, c'est que les professeurs peuvent parfois faire preuve d'aussi mauvaise foi que leurs élèves. Tel père, tel fils. tel prof tel élève !

Écrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 22 avril 2008

Comme dit Stendhal, tout bon raisonnement offense. A voir le nombre de messages contre CLCA, on peut penser qu'il a bien raisonné.

Tiens voilà que CLCAC parle de lui à la troisième personne ; le mal s'aggrave. CLCAC, Vous devriez consulter un psy. On a fait des progrès dans le traitement de la paranoïa.

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Ce que je constate sur ce blog, c'est que les professeurs peuvent parfois faire preuve d'aussi mauvaise foi que leurs élèves. Tel père, tel fils. tel prof tel élève !

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinoise | 22 avril 2008

KOLOSSALE FINESSE !!!!!!!!!!!!

Écrit par : Robin | 22 avril 2008

Cher CLACAC à claque, ce n'est pas que je me sente offensé, c'est juste que vous ne faites que du trolling : votre post n'a rien à voir avec l'intitulé du blogue, et de plus vous pouviez vous en tenir à donner un lien.

Je dis ça pour vous car un lien, on peut y aller ; un pavé comme le vôtre, on zappe.

Donc j'ai zappé.

Surtout que vous confondez anti-chinoiserie et désaccord courtois mais ferme, très, avec l'impérialisme des princes (communistes-hihihi) qui vous gouvernent.

Écrit par : PMB | 25 avril 2008

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