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16 avril 2008
LA CHEVRE ET LE CHOU...
Les propositions concernant les nouveaux programmes de français au collège sont désormais - au moins indirectement - connues. Plutôt que de vous proposer une énième polémique, j'ai préféré vous mettre en ligne le texte d'une amie militante de mon syndicat unique et préféré. A votre tour d'amender le texte du ministre...
JP Brighelli.
Entre mise en place du socle commun et affirmation constante par X. Darcos de la nécessité de revenir aux « fondamentaux », les nouveaux programmes de français en collège étaient particulièrement attendus, au point d’avoir été proposés, en avant-première mais à titre payant sur certains sites de la Toile[1].
Rappelons tout d’abord les principes de la lettre de mission adressée au groupe d’experts :
- Une articulation nécessaire avec la logique du socle commun, les programmes de français au collège devant notamment contribuer à l’acquisition de plusieurs grandes compétences des piliers 1 –« Maîtrise de la langue française» et 5 –« Culture humaniste ».
- Un « resserrement » sur les contenus, les démarches pédagogiques ne devant pas être explicitées dans le corps même du texte des programmes mais restant réservées aux documents d’accompagnement (en cours d’écriture).
- Une lisibilité par tous, ce qui impliquait la suppression du « discours » comme principe fédérateur des programmes… La « pratique de l’écriture », nouveau fil conducteur semble en effet plus pertinente !
- Progressions rigoureuses en grammaire, orthographe et lexique.
Face à l’incohérence et au verbiage pompeux des programmes actuellement en vigueur, et malgré l’obsessionnelle référence au socle, avatar pédagogisant de la loi Fillon, le SNALC ne pouvait que souscrire à cette volonté de simplification lexicale, de recentrage sur l’apprentissage cohérent des outils de la langue et de préservation d’une certaine liberté pédagogique du professeur.
Il n’empêche cependant que la « séquence », principal avatar des programmes de 1996 reste a priori en vigueur : les auteurs de ces programmes en réfèrent ainsi au nécessaire « décloisonnement » des apprentissages, la séquence en constituant la modalité principale de mise en œuvre ! Alors certes, il est désormais prévu que des leçons d’ « étude de la langue » puissent être conçues de manière autonome en grammaire, orthographe ou lexique -et nous avons bien fait préciser à l’Inspection Générale que les collègues rétifs au galimatias de la séquence ne pourraient désormais plus être sanctionnés pour leur « cloisonnement » des apprentissages, dans la mesure où ils respecteraient une certaine logique, chronologique en particulier. Mais le maintien d’une telle approche pédagogique « globale », qui loin d’introduire une cohérence dans les apprentissages laisse dans l’ignorance des pans entiers de connaissances grammaticales et conduit à l’instrumentalisation systématique des textes littéraires ne peut être que hautement discutable… Cette même volonté, ô combien discutable, de contenter les uns et les autres se retrouve dans l’articulation des programmes de grammaire : si l’on en revient ainsi judicieusement à la grammaire de phrase en 6°-5°, la grammaire de texte (et de l’énonciation) conserve sa prédominance en 4°-3°… A noter toutefois que les progressions sont relativement claires et bien construites et que le vocabulaire en a été considérablement simplifié.
En lecture en revanche, la volonté de fonder une culture commune semble l’avoir emporté sur le relativisme triomphant de ces dernières années, magnifiquement exprimé dans les programmes de 1996 par le très caractéristique « lire des écrits de toutes sortes ». Les grandes œuvres littéraires du patrimoine français sinon européen retrouvent droit de cité, au sein d’une approche volontairement chronologique (hormis le théâtre) au détriment des « lectures d’aujourd’hui » et de la littérature jeunesse, dont l’étude n’est pas supprimée mais réservée aux productions « de qualité » ou « classiques », ainsi qu’à la lecture cursive : en 6°, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll ou des extraits des Mille et Une Nuits remplaceront ainsi avantageusement l’étude compulsive des œuvres complètes d’Azouz Begag…
Enfin, il semblerait que l’argumentation ait désormais une part réduite parmi les exercices proposés aux élèves (limitée au programme de 3°), ce dont nous ne pouvons que nous féliciter tant elle tendait à appauvrir jusqu’ici les formes d’expression écrite au triomphe d’un « Moi » plus qu’envahissant à l’école…
De manière générale, on ne peut donc que constater le « mieux » de ces nouveaux programmes, en regrettant toutefois le manque de courage de leurs rédacteurs : à vouloir ménager les thuriféraires de l’Observation Réfléchie de la Langue et en conservant le principe même de décloisonnement des enseignements, le risque est bien évidemment une fois de plus de ne contenter personne…. Comme de laisser sur le terrain des professeurs démunis face aux contradictions et multiples interprétations possibles de ces textes !
[1] Ces programmes auraient dû être mis officiellement en ligne le 15 avril, si l’on s’en tient au calendrier initial. Ils devraient donc être consultables très prochainement…
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Commentaires
Saperlipopette !
- simplification lexicale... Le mythe de Sisyphe, le tonneau des Danaides ou le treizième travail d'Hercule...
Ecrit par : Sergio | 17 avril 2008
Tout ceci va dans le bon sens; mais comment réconcilier la (re)mise à l'honneur du patrimoine littéraire français avec les attaques faciles et démagogiques contre la princesse de Clèves, et le goût de la belle langue avec le "parler vrai" ou "parler peuple" en conseil des ministres?
Voir le dernier exemple commenté sur le blog de P.Assouline
(http://passouline.blog.lemonde.fr/) qui
témoigne d'une contradiction préoccupante entre les efforts de X.Darcos et l'exemple de l'inculture qui vient d'en haut.
Vous me direz peut-être qu'il est préférable d'avoir un président qui s'exprime mal mais qui remet de l'ordre dans le système éducatif qu'un président éloquent qui laisse ce système partir en quenouille. Tout de même...
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 17 avril 2008
Nos élèves ont de quoi être confortés dans leur inculture par les propos du président de la République...mais rassurons-nous, ils ne lisent pas la presse, non plus !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
"contradictions et multiples interprétations possibles de ces textes". Tout est dit là, M. Brighelli, mais vous refusez de voir ce que cela révèle. Alors je vais vous faire une petite piqûre de rappel - inutile pour vous, mais peut-être salutaire pour les lecteurs.
Darcos n'est évidemment que le laquais de la politique euro-mondialocrasseuse. Le personnage, hypocrite, rampant, carpette anglaise et démago à souhait illustre parfaitement ces "contradictions multiples"
- membre de la société des agrégés souhaitant la disparition des concours et la programmant d'ici 2010 ;
- Prof de latin et de grec souhaitant leur disparition et n'agissant que pour le développemement de l'anglais ;
- Soi-disant respectant les enseignants français, mais se déclarant - quand il était le valet de Luc Ferry - pour les 40h00 de présence des enseignants comme en Angleterre;
- Soi-disant anti-pédago mais prenant toutes les mesures pour nommer la commission poche-merde et bien décidé, en coulisse, à imposer le fameux "livret de compétences", voulu par l'Europe blairo-bushiste, pour remplacer la bonne vieille notation.
M. Brighelli, par affection pour M Darcos, penche du seul côté de ses intérêt et paraît mur pour accepter la dernière phase d' "innovation pédagogique" que l'on nous prépare. Frackowiak appelle ça "l'école du XXIe siècle" : c'est à peu près ce que nous concocte Darcos, avec en plus la privatisation et la casse du satut des profs, ce qu'au moins Frackowiak ne souhaite pas.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 17 avril 2008
Je crois que, pour Darcos, malheureusement, vous avez raison, Rodolphe, mais Allègre voulait la même chose . Donc, pour les statuts, c'est "plié" depuis longtemps, à gauche comme à droite..Kif kif. Et l'analyse de Cadichon est très juste .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Donc, pour les statuts, c'est "plié" depuis longtemps, à gauche comme à droite..Kif kif. Et l'analyse de Cadichon est très juste .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Ce qui tendrait à prouver que la "gauche" et la "droite", c'est "depuis longtemps" pareil et que "l'analyse" de Cadichon, le complot marxiste, est très... disons brumeuse pour rester poli.
Casse des statuts et casse des statues, c'est finalement très libéral.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Rappelez-vous Allègre, tout était déjà là !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Mais QUI sont les experts qui produisent ces programmes ???
On ne donne jamais leur nom, c'est pourtant primordial ! Ca explique souvent le pourquoi et le comment des décisions prises...
Ecrit par : Jérémy | 17 avril 2008
"Je crois que, pour Darcos, malheureusement, vous avez raison, Rodolphe, mais Allègre voulait la même chose. "
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
1) Réforme ALLÈGRE-MEIRIEU (1998)
(Charte pour bâtir l’école du XXIème siècle)
http://www.education.gouv.fr/bo/1998/hs13/charte.htm
Quelques citations :
«Cette charte se veut une référence pour les évolutions à venir de l'école primaire. Elle s'articule autour de trois points :
1 - Élaborer progressivement et collectivement de nouveaux programmes pour des temps nouveaux, centrés sur le thème apprendre à parler, lire, écrire, compter, articulant tous les contenus et les grandes orientations pédagogiques.
2 - Mettre progressivement en place des rythmes scolaires adaptés à ceux de l'enfant. L'organisation de la journée scolaire doit tenir compte des nouvelles conditions sociales et permettre l'émergence d'une vraie égalité des chances.
3 - Repenser "le métier de professeur des écoles en permettant une plus grande autonomie dans les choix pédagogiques et en intégrant le travail en équipe, ce qui nécessitera des évolutions de la formation initiale et continue des enseignants".»
«Sur un autre plan, la généralisation du travail des couples et l'éloignement des lieux de travail induisent une DEMANDE LÉGITIME des parents pour l'ACCUEIL des enfants à l'école jusqu'à 18 heures ou 18 heures 30.»
«Plus fondamentalement, l'exigence d'une véritable égalité des chances à l'école doit conduire l'éducation nationale à être SON PROPRE RECOURS, en particulier pour les enfants en difficulté moyenne ou grave ou pour ceux dont l'origine sociale fait que l'aide à la maison est faible ou inexistante.»
«Après l'évolution culturelle qu'a été la décision de Lionel Jospin de recruter les professeurs des écoles au niveau de la licence, une MUTATION DU MÉTIER est en cours dans l'enseignement primaire.»
2) Réforme DARCOS (2008)
(Audition à l’Assemblée nationale de M. Xavier Darcos)
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cafc/07-08/c0708032.asp
Quelques citations :
«la première chose est de réorganiser le temps scolaire.»
«un accompagnement éducatif après la classe – qui ne se réduira pas à l’étude, mais comportera aussi des activités culturelles et sportives – sera mis en place dans tous les collèges à partir de la rentrée prochaine.»
«L’école doit être à elle-même SON PROPRE RECOURS.»
«Il ne s’agit en aucun cas d’engager une polémique au sujet des programmes précédents, dont je ne suis pas l’auteur – ils ont été rédigés en février 2002, en particulier par mon ami Philippe JOUTARD»
«Je le répète, cette rénovation des programmes ne doit pas être dissociée de notre projet de RELECTURE COMPLÈTE DE L’ORGANISATION de l’école primaire.»
«J’en ai discuté longuement avec des amis qui ne partagent pas mon avis, notamment Philippe MEIRIEU, avec qui j’ai écrit un livre. »
Question à 100 euros : quelle est la différence entre ces deux réformes ?
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
AUCUNE .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Pour info, le seul syndicat du primaire qui a alerté les collègues et tenté de les mobiliser en 1998 contre ce forfait, c'était le Snudi-FO.
Mais la bande des trois (Snuipp-Fsu, Sgen, Unsa), qui soutenait cette réforme, veillait au grain et s'est activement employée à casser toutes les initiatives prises pour contrer cette réforme, avec la redoutable efficacité qu'on leur connaît !
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
AUCUNE .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Bravo, Un observateur !
Vous avez gagné le droit de faire 3 semaines de soutien scolaire et occupationnel pendant le mois d'août, dans l'école de votre choix, pour gagner les 100 euros promis pour cette bonne réponse !
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
D'ailleurs,sous Allègre, je me souviens que le proviseur m'avait donné à lire des textes (je ne sais s 'ils étaient officieux ou officiels )qui ressemblaient mot pour mot au rapport pochard ! Voilà pourquoi quand j'ai lu Pochard, j'ai trouvé que ça sentait le réchauffé ! Voilà pourquoi, à mon grand désarroi je dis et redis que c'est plié, car je ne vois pas ce qu'on peut faire !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Rappelez-vous Allègre, tout était déjà là !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
C'est bien ce que je voulais dire !
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
"Frackowiak appelle ça "l'école du XXIe siècle" : c'est à peu près ce que nous concocte Darcos, avec en plus la privatisation et la casse du satut des profs, ce qu'au moins Frackowiak ne souhaite pas.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 17 avril 2008
Malheureusement, si ! Faut-il rappeler que Fracko est le grand gourou de l'Unsa-Éducation, syndicat qui a pleinement soutenu la réforme Allègre-Meirieu-Royal ?
La casse du statut est annoncée de manière parfaitement explicite dans la Charte pour l'école du XXIème siècle, dans l'annexe 1 p.17 :
« LE STATUT ET LES MISSIONS DE L’ENSEIGNANT SONT À REDÉFINIR »
Pour ceux qui veulent lire le texte intégral de cette saleté made in OCDE, vous le trouverez ici :
http://appy.ecole.free.fr/textes/1998_1.pdf
Il est préférable d'éloigner au préalable les jeunes enfants et les âmes sensibles !
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
Pour info, le seul syndicat du primaire qui a alerté les collègues et tenté de les mobiliser en 1998 contre ce forfait, c'était le Snudi-FO.
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
Parfaitement exact et même position pour son grand frère, le SN-FO-LC. Quand je lis que le SNALC est le seul recours syndical possible....
Pour faire plaisir à Jean et être tout à fait honnête, la vénérable Société des agrégés a, elle aussi, fait son travail.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Rappelez-vous Allègre, tout était déjà là !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
C'est bien ce que je voulais dire !
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Et il est triste que le plus à droite des ministres de l'EN, ce soit la gauche qui nous l'est offert !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Voilà pourquoi, à mon grand désarroi je dis et redis que c'est plié, car je ne vois pas ce qu'on peut faire !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Il est vrai que c'est mal barré. Surtout que la bande des trois balade les collègues sur la question des programmes, alors que le souci vital, lié d'ailleurs à celui des postes, c'est celui du statut.
Seul espoir pour ce qui me concerne : le gouvernement étant tenu d'accélérer de manière frénétique les réformes pour être crédible lorsque la France va prendre prochainement la présidence de l'union européenne, il s'attaque maintenant aussi au privé, en particulier sur la question très sensible des conventions collectives, qui sont un peu l'équivalent de notre statut, ainsi que sur les retraites et l'assurance chômage.
Alors que jusqu'à présent, les réformes contre les différents secteurs du privé et du public se sont faites en décalé -Diviser pour régner !- la forte pression mise par Bruxelles rend cette stratégie de plus en plus difficile à conserver.
Bref, au programme des réjouissances pour tous les salariés : casse des statuts ET des conventions collectives, ré-allongement des durées de cotisation pour le privé ET le public, baisse du pouvoir d'achat en jouant sur l'inflation, casse de la sécurité sociale et des services publics... Maintenant, c'est clair : nous sommes tous dans le même rafiot, à part quelques planqués du public ET du privé.
Alors s'il n'y a pas grand chose à attendre des petits syndicats corporatistes de l'enseignement, en revanche, je place mon dernier espoir dans une confédération qui réunit des salariés de tous les secteurs du privé et du public et qui est très vigilante sur la question de l'indépendance syndicale, quel que soit le gouvernement en place : la confédération FO.
Mais là encore, vu les errances et procédés de la CFDT, de l'UNSA et de la CGT, ça va être compliqué. A suivre...
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
Et il est triste que le plus à droite des ministres de l'EN, ce soit la gauche qui nous l'est offert !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
A moins que "droite et gauche" au sens de camps ennemis ne veuille plus rien dire. Il y a longtemps, même avant Allègre, que la "gauche" a perdu toute idéologie propre (ne parlons même pas du marxisme !). Elle s'est ralliée au libéralisme avec armes et bagages et ne conserve comme marque de fabrique qu'un vague sentimentalisme christiano-gauchiste (meilleur exemple le "droitdel'hommisme"). La soi-disant survivance du clivage, c'est pour amuser le pékin (chaque démocratie libérale a le même couple je-t'aime-moi-non-plus qui alterne au pouvoir, coucou Silvio !).
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
"Il n’empêche cependant que la « séquence », principal avatar des programmes de 1996 reste a priori en vigueur : les auteurs de ces programmes en réfèrent ainsi au nécessaire « décloisonnement » des apprentissages, la séquence en constituant la modalité principale de mise en œuvre !"
(SNALC)
Eh bien, la contre-attaque est simple: il faudra que nous soyons très nombreux à expliquer, sur le site du ministère lors de la consultation sur les nouveaux programmes du collège, que la "séquence" DOIT être éliminée parce qu'elle empêche tout enseignement et parce que c'est à cause d'elle que les collégiens sortent de 3ème en ne sachant strictement rien, et les lycéens item du bac.
Ecrit par : Jean | 17 avril 2008
"qui nous l' AIT offert ", bien sûr ! La correction des copies ou plutôt l'incorrection des copies écrites en charabia, me fait perdre le nord et , d'ailleurs, aussi, l'espoir !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Eh bien, la contre-attaque est simple: il faudra que nous soyons très nombreux à expliquer, sur le site du ministère lors de la consultation sur les nouveaux programmes du collège, que la "séquence" DOIT être éliminée...
Ecrit par : Jean | 17 avril 2008
Dites-nous Jean pour quelles raisons X Darcos ne prend-il pas lui même le décret éliminant la "séquence" à l'origine, selon vous, du désastre scolaire?
Craint-il de mettre les enseignants de français dans la rue?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
La question des programmes est très importante car elle conditionne , c'est un peu banal à dire, celle des manuels, des pratiques pédagogiques des enseignants et des critères d'inspection.
Ca sera une tâche de longue haleine de redresser la barre car les élèves formés aux programmes de 70 et de 96 continuent leur petit bonhomme de chemin, ou plutôt leur chemin de petits bonshommes que l'on n'a pas aidés à grandir.
" La vérité oblige à dire que l'on a assité à un véritable façonnement, ou plutôt à un défaçonnement des attitudes face au travail et à l'effort et que le professeur désireux de transmettre un savoir réel a été au fil des années littéralement empêché de faire son travail du fait de cette conjugaison de facteurs et du " feedback" : baisse des exigences/baisse du niveau, jusqu'à l'anomie du système.
Pour prendre un exemple concret, il m'a été possible de faire des dictées et des cours de grammaire jusqu'en 96 à peu près sans susciter des mouvements de résistance de la part des élèves qui ont intuitivement intégré " ce qu'il nous est ou non désormais permis de faire".
Il n'y a que dans certains établissements de centre ville comme celui où j'ai la chance d'exercer cette année que ce phénomène n'est pas dominant.
On voit très bien, politiquement à quoi tout cela nous mène. Je pourrais m'en fiche et me dire que j'ai mangé mon pain noir, mais je n'y arrive pas.
Tout ce que vous dites sur la menace de privatisation totale et partielle de l'école, sur les statuts des enseignants et sur les critères de convergence européens est extrêmement inquiétant.
On se demande s'il ya a encore un pilote dans l'avion "Air-France".
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Eh bien, la contre-attaque est simple: il faudra que nous soyons très nombreux à expliquer, sur le site du ministère lors de la consultation sur les nouveaux programmes du collège, que la "séquence" DOIT être éliminée...
Ecrit par : Jean | 17 avril 2008
J'ai une petite bibliothèque à côte de moi où se trouvent une trenetaine de manuels (!) de français niveau collège dont plusieurs intitulés "en séquences- livre unique". Inutile de vous dire la pauvreté du contenu très axé sur la dimension "communication". Le fait de maintenir le mot "séquences" dans les nouveaux programmes laisse le champs libre aux éditeurs et aux auteurs de ce genre de manuels.
Il faudrait, à mon avis, soit supprimer le mot "séquence", soit donner une définition de la "séquence" qui permette d'intégrer autour d'une notion, un enseignement systématique et approfondi de la grammaire, des conjugaisons, de l'orthographe et du vocabulaire.
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
J'ai une petite bibliothèque à côte de moi où se trouvent une trenetaine de manuels
trentaine !
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
On se demande s'il ya a encore un pilote dans l'avion "Air-France".
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
L'avion Air France qui va s'allier avec l'avion Air Italia pilotée par un certain Berlusconi...ça promet!
Robin, comme quelqu'un l'a signalé ce matin ici même, la France n'a plus aucune espèce d'autonomie s'agissant de décider sérieusement de son destin.
Notre ministre n'a pas plus de pouvoir dans son domaine qu'un principal de collège dans l'une des classes de son établissement.
Il faut arrêter de rêver! L'instruction publique redeviendra une réalité , le jour où les peuples d'Europe en éprouveront à nouveau la nécessité. Franchement, qu'à t-on besoin en France, comme en Italie, en Espagne ou en Angleterre d'instruire les enfant du peuple?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
La vérité oblige à dire que l'on a assité à un véritable façonnement, ou plutôt à un défaçonnement des attitudes face au travail et à l'effort et que le professeur désireux de transmettre un savoir réel a été au fil des années littéralement empêché de faire son travail du fait de cette conjugaison de facteurs et du " feedback" : baisse des exigences/baisse du niveau, jusqu'à l'anomie du système
Ecrit par Robin
Toujours sur mes copies, je fais une pause pour aérer mes neurones crispés...sur les ravages tangibles de la séquence, du tout technique, de l'énonciation etc...Il s'agit des copies d'un collègue (bac blanc, on échange les copies )dont la valeur n'est pas à mettre en doute . C'est un commentaire de texte de "L'Etranger",la scène où Marie demande Meursault en mariage. Cela va du "relevé de terrain "qui ne dégage aucun sens du texte au mauvais résumé qui dégage une morale que je vous livre pour me défouler : "ce texte montre qu'il ne faut pas se marier sans amour ".J'imagine que mes élèves ont dû faire la même chose et ça me rassure :on ne peut que constater les dégâts, le mal est trop profond . D'ailleurs depuis la dernière réforme, lorsqu'on me demande ce que j'enseigne, je réponds :"Plus rien "
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Séquence ou pas, un texte de Césaire *reste* un texte de Césaire ...
Que l'on me permette ...
Celui que l'on va honorer a écrit des textes immortels :
"Donc, camarade, te seront ennemis — de manière haute, lucide et conséquente — non seulement gouverneurs sadiques et préfets tortionnaires, non seulement colons flagellants et banquiers goulus, non seulement macrotteurs politiciens lèche-chèques et magistrats aux ordres, mais pareillement et au même titre, journalistes fielleux, académiciens goîtreux endollardés de sottises, ethnographes métaphysiciens et dogonneux, théologiens farfelus et belges, intellectuels jaspineux, sortis tout puants de la cuisse de Nietzsche ou chutés calenders-fils-de-Roi d'on ne sait quelle Pléiade, les paternalistes, les embrasseurs, les corrupteurs, les donneurs de tapes dans le dos, les amateurs d'exotisme, les diviseurs, les sociologues agrariens, les endormeurs, les mystificateurs, les baveurs, les matagraboliseurs, et d'une manière générale, tous ceux qui, jouant leur rôle dans la sordide division du travail pour la défense de la société occidentale et bourgeoise, tentent de manière diverse et par diversion infâme de désagréger les forces du Progrès — quitte à nier la possibilité même du Progrès — tous suppôts du capitalisme, tous tenants déclarés ou honteux du colonialisme pillard, tous responsables, tous haïssables, tous négriers, tous redevables désormais de l'agressivité révolutionnaire.
Et balaie-moi tous les obscurcisseurs, tous les inventeurs de subterfuges, tous les charlatans mystificateurs, tous les manieurs de charabia. Et n'essaie pas de savoir si ces messieurs sont personnellement de bonne ou de mauvaise foi, s'ils sont personnellement bien ou mal intentionnés, s'ils sont personnellement, c'est-à-dire dans leur conscience intime de Pierre ou Paul, colonialistes ou non, l'essentiel étant que leur très aléatoire bonne foi subjective est sans rapport aucun avec la portée objective et sociale de la mauvaise besogne qu'ils font de chiens de garde du colonialisme."
(Discours sur le colonialisme )
"Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile
que je n'entende ni les rires, ni les cris, les yeux fixés sur cette ville que je prophétise, belle,
donnez-moi la foi sauvage du sorcier
donnez à mes mains puissance de modelerd
onnez à mon âme la trempe de l'épée
je ne me dérobe point. Faites de ma tête une proue et de moi même, mon coeur, ne faites ni un père, ni un frère,
ni un fils, mais le père, mais le frère, mais le fils,
ni un mari, mais l'amant de cet unique peuple.
Faites-moi rebelle à toute vanité, mais docile à son génie
comme le point à l'allongée du bras !
faites-moi commissaire de son sang
faites-moi dépositaire de son ressentiment
faites de moi un homme de terminaison
faites de moi un homme d'initiation
faites de moi un homme de recueillement
mais faites aussi de moi un homme d'encensement.
faites de moi l'exécuteur de ces oeuvres hautes
voici le temps de se ceindre les reins comme un vaillant homme -
Mais les faisant, mon coeur, préservez-moi de toute haine ...
(Cahier d'un retour au pays natal)
"les chercheurs de silex
les testeurs d'obsidienne
ceux qui suivent jusqu'à l'opalescence
l'invasion de l'opacité
les créateurs d'espace
allons les ravisseurs du Mot
les détrousseurs de la Parole
il y avait belle lurette qu'on leur avait signifié
leur congé
de la manière la plus infamante"
(Moi, laminaire)
Et puis pour accompagner Jean-Paul (et en pensant à ce blog...) :
"Vertu des lucioles
Ne pas désespérer des lucioles
je reconnais là la vertu.
les attendre les poursuivre
les guetter encore.
le rêve n'est pas de les fixer flambeaux
ni qu'elles se répondent en des lumières non froides
je suis d'ailleurs sûr que la reconversion se fait
quelque part pour tout ceux
qui n'ont jamais accepté cette stupeur de l'air
la communication par hoquets d'essentiel
j'apprécie qu'elle se fasse à tâtons
et par paroxysme
au lieu de quoi elle sombrerait inévitablement
dans l'inepte bavardage de l'ambiant marécage"
(Comme un malentendu de salut, recueil inédit)
....
Yves
(Un Hussard aussi, retraité de l'Education nationale ... en pays dominé ...)
P.S. - Pour l'anecdote je connais des collègues qui confondent encore "séquence"et "séance" ! Quelle importance ? L'explication de texte selon Clarac*(mise à jour avec les apports récents), par exemple, échappe à toutes ces misères ... Et elle est "pédagogiquement" imparable... Alors BASTA avec ces guerres picrocholines ! Ce qu'il faut ce sont des profs, des hommes de culture, en quantité suffisante, bien payés, bien formés ... et que l'on n'emmerde pas avec des réunions incessantes, des projets à la con ou des évaluations parachutées et bouffeuses de temps ... Et j'en passe ...
* Pour ceux qui ne la connaisse pas, une antiquité :
http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/doc/clarac1.htm
Ecrit par : Yves | 17 avril 2008
Saperlotte de Saperlipopette!
Sergio vous êtes un "voleur"! grrrrrrrrrr ;):))))))(attention smiley)
c'était pour de rire bien sûr...quoique...
Bonjour à tous...
pirouette je ne faisais que passer
Ecrit par : Saperlipopette | 17 avril 2008
Pour la conférence de Clarac, l'adresse semble un peu longue ...
Je tente de nouveau :
http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/doc/clarac1.htm
Sinon sur LMT (vous savez le site de merde où l'âne fait la taupe) dans les "TEXTES DIVERS" sur la page d'accueil :
http://motstocsin.autonomie.org/
Ecrit par : Yves | 17 avril 2008
Merci à Yves pour le très beau texte d'Aimé Césaire... et pour les lucioles !
Ce poème m'a fait penser à un spectacle donné par des élèves de première option théâtre autour du thème de l'exotisme et d'une phrase de Victor Segalen (1878-1919), médecin de marine, archéologue, ethnologue, poète d'origine bretonne, insurgé contre la destruction des cultures et des civilisations des peuples premiers.
Le spectacle illustrait une phrase de Segalen : "Le divers décroît, là est le danger." : en l'espace de 150 ans, le monde est devenu un village ; les possibilités de voyager sont illimitées, mais ce qui fasait l'intérêt des voyages, la diversité des hommes et des cultures disparaît jour après jour.
Les élèves et les comédiens nous emportèrent dans un voyage à travers le temps, le monde et les mots, du cosmopolitisme enthousiaste de Guillaume Apollinaire : "A la fin tu es las de ce monde ancien..." aux incantations amérindiennes d'Antonin Artaud, en passant par la révolte d'Arthur Rimbaud contre l'occident bien-pensant à l'aube de la révolution iindustrielle et coloniale : "Tu es nègre !" et les protestations anticolonialistes d'Aimé Césaire et de Léopold Sédar Senghor, poètes de la négritude.
Ces textes faits pour être déclamés, chantés, scandés, martelés, hurlés...et la façon dont les élèves s'y étaient investis m'avaient profondément ému.
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
en 6°, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll ou des extraits des Mille et Une Nuits remplaceront ainsi avantageusement l’étude compulsive des œuvres complètes d’Azouz Begag…
Que pensez-vous d'imposer Les Derniers jours d'un condammné en 6e?
Comme je m'étonnais qu'un jeune homme de 19 ans, ne lise pas, alors qu'il a eu une scolarité normale, et qu'en plus il est trilingue, et pas trop endormi sur le plan intelectuel, (il est chez nous ce semestre pour ajouter l'anglais aux trois autres), il m'a dit qu'il s'était arrêté de lire en 6e, avec les Derniers jours d'un condamné, qui l'a dégoûté à jamais de prendre un livre pour son plaisir .
En plus, la séance de dissection à laquelle sont réduits les cours de français ne l'a pas incité à lire non plus autre chose que les textes( rarement des livres entiers) au programme.
Il a son bac et son esprit est en friche, par manque de références littéraires..et historiques car là aussi la désertification est terrifiante.
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
pour m'inscrire au fil
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
"Tout ceci va dans le bon sens; mais comment réconcilier la (re)mise à l'honneur du patrimoine littéraire français avec les attaques faciles et démagogiques contre la princesse de Clèves"
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 17 avril 2008
Jesse, j'espère que vous avez lu le dernier édito de Val, dans "Charlie"!!!
Jean-Paul, personne n'est obligé de faire étudier les oeuvres complètes d'Azouz Begag!!! Regardez, au hasard, Jean...
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 avril 2008
Que pensez-vous d'imposer Les Derniers jours d'un condammné en 6e?
Plus rien ne m'étonne !
Paradoxale Cadichon. Mais par amusement on pourrait prendre ce titre pour parler de ce que l'on enseigne à nos enfants et par ce biais leur condamnation.
Mon fils (en 6e) étudie Les Baleines (écologie au RDV).
Lecture du texte. Le prof lui demande ce qu'est un "chapeau" en devoirs du soir. Je te passe les autres questions relatives à ce texte. Il vient me voir. "Mais maman, on ne parle pas de chapeau dans ce texte, à moins que l'on doive trouver les accents circonflexes".
Figure toi que le fameux "chapeau" n'était autre que l'introduction. Lui, il est français, donc je lui explique, mais tous ces petits étrangers qui sont dans l'école, ils n'ont rien compris. Un chapeau, c'est un chapeau, point barre.
Je lui avait fait découvrir les Lettres de mon moulin. Il a adoré.
Et dernièrement, je l'ai retrouvé en train de lire Les jeux de l'amour et du hasard de Marivaux Classique illustrés Vaubourdolle. Donc, rien n'est perdu pour ce jeune que tu reçois. Je sus certaine que tu vas l'aider à défricher son esprit.
Ecrit par : Carole | 17 avril 2008
Quelqu’un a-t-il vu le documentaire sur l’école Vitruve mardi sur Arte ? (ça repasse le 19 à 1 h 10).
Les témoignages sont loin d’être unanimes et dithyrambiques. Intéressant de voir comment on est toujours prêt à créer “l’homme nouveau” en s’attaquant aux enfants.
Il est rassurant d’entendre les réflexions d’anciens élèves qui, enfants, n’étaient pas dupes. Devant l’injonction d’autonomie avec laquelle on les bassinait, certains s’apercevaient que c’était pour permettre aux parents “d’être libres, eux.” Et dire que ce genre de choses a été repris par le management…
Et si ça ne se passe pas de manière idéale pour tous, un autre ancien élève (sociologue ?), qui a bien assimilé l’endoctrinement, assène l’argument imparable et inusable : « C’est la faute à la société. » On subodore la suite bien connue, elle aussi : « Yaka se remettre en cause. »
Ecrit par : Lariba | 17 avril 2008
Merci Lariba pour l'info.
(ça repasse le 19 à 1 h 10): si vous êtes de ceux qui dorment à cette heure là, c'est visible sur le site Arte+7 pendant une semaine.
Ecrit par : lucile | 17 avril 2008
. Intéressant de voir comment on est toujours prêt à créer “l’homme nouveau” en s’attaquant aux enfants.
Ecrit par : Lariba | 17 avril 2008
la régénération sociale par l'endoctrinement à l'école est une idée développée par les partisans de l'école spartiate ou lacédémonienne, inspirée des écrits de Rousseau sur la Pologne ou la Corse, et que l'on retrouve depuis 1789 dans tous les régimes totalitaires.
Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises) étant bien entendu que les règles élémentaires de civilité font partie intégrante de l'organisation de la vie scolaire, et que l'apprentissage de la citoyenneté est au fondement de l'école républicaine, mais ce qui est évident a aussi besoin pour certains d'être rabaché
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
Ben ! Famille et Famille !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Merci à Yves pour le texte de l'inspecteur général Clarac. Dommage qu'on en fasse de moins en mons des comme ça. J'ai bien peur que l'on ait cassé le moule.
J'ai été inspecté une bonne demi douzaine de fois. Je suis tombé sur des gens de cette trempe deux fois, la première à la fin du CPR (c'était aussi un inspecteur général), un mélomane d'une culture raffinée et la dernière (une inspectrice générale aussi), sans doute plus au fait des dernières approches stylistiques, mais sans fanatisme.
..Entre les deux, des idéologues obtus des deux sexes, celui de 1996 (c'était l'introduction des "sequences") était particulièrement gratiné...Un expert dans le maniement de la langue de bois.
Je me souviens d'une autre qui n'a pas quitté une espèce de galurin ridicule des cerises et des oiseaux et dont il se murmurait qu'elle s'était faite inspectrice pour emm...son mari, professeur de Lettres.
Au début du cours suivant, les élèves me demandèrent "qui était cete folle qui était venue assister au cours" (sic). La vérité sort parfois de la bouche des élèves.
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Je me souviens d'une autre qui n'a pas quitté une espèce de galurin ridicule des cerises et des oiseaux
errata : orné de cerises et d'oiseaux
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
"Les derniers jours d'un condamné" de Hugo en 6ème ? N'importe quoi !
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Intéressant de voir comment on est toujours prêt à créer “l’homme nouveau” en s’attaquant aux enfants.
Ecrit par : Lariba | 17 avril 2008
Précisément, la période que nous vivons est l’aboutissement ultime de la logique libérale. D’un côté, on a l’extension de la sphère marchande et, de l’autre, la multiplication des conflits nés du relativisme moral moderne. Ces luttes se traduisent par de nouvelles contraintes, visant à la création de cet "homme nouveau" adapté aux "temps nouveaux". Un homme toujours plus vigilant contre les conformismes passés mais en même temps toujours plus conforme aux normes de la société nouvelle. L'école est au coeur de cette contradiction. Elle se propose ainsi de fabriquer en séries cet homme vraiment nouveau, autonome et libre, "acteur de sa formation",un être parfaitement normalisé, conformé (évalué et certifié) aux normes toujours changeantes du mode d'être en société. Celui qu'assènent les marchands et publicitaires, les véritables moralistes des temps modernes, ceux à qui l'on peut faire crédit en ces temps de décroyance.
Ecrit par : Newman (alias marigot) | 17 avril 2008
Avez-vous remarqué comme moi , depuis 2 ou 3 ans, que nos élèves de lycée ont des écritures de cours préparatoire, et encore ! Lettres torturées, informes, mots inachevés pour les uns, pour d'autres on a l'impression que le geste les fatigue, et qu' ils n'ont plus la force de terminer le mot . Donc résumons nous : destruction achevée, phase terminale, ils ne savaient plus lire, ni construire une phrase et maintenant , ils ne savent plus écrire au sens propre du terme ! Pourquoi ?Mais je m'en doute un peu !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
On peut être mécréant sans être immoral ou a-moral! C'est idiot comme remarque, je trouve.
vous auriez mieux fait d'écrire "je vous déteste, Cadichon".
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Avez-vous remarqué comme moi , depuis 2 ou 3 ans, que nos élèves de lycée ont des écritures de cours préparatoire, et encore ! Lettres torturées, informes, mots inachevés pour les uns, pour d'autres on a l'impression que le geste les fatigue, et qu' ils n'ont plus la force de terminer le mot . Donc résumons nous : destruction achevée, phase terminale, ils ne savaient plus lire, ni construire une phrase et maintenant , ils ne savent plus écrire au sens propre du terme ! Pourquoi ?Mais je m'en doute un peu !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Changez de métier! Mes enfants ne sont pas là pour essuyer votre mépris, ça commence à suffir.
Je suis globalement en accord avec les critiques émises sur les méthodes d'enseignement "pédagogiques" mais je vous trouve parfois extrêmement et excessivement méprisants à l'égard des élèves, comme si, à leur âge, vous étiez des merveilles. Vous croyez vraiment que vos profs ne soupiraient pas et n'absorbaient pas d'aspirine pour lire les fadaises que vous écriviez entre quinze et vingt ans, ou les redébitages par cœur de cours mal digérés et récités bêtement en total hors sujet?
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Une approche libérale de l'école est exactement l'inverse: libre choix, pluralisme, INSTRUCTION à l'école, Éducation MORALE ailleurs,( famille, églises)
... il serait intéressant de savoir ce que pense Cadichon de la fameuse déclaration de Madelin : "donnez-nous plus de Gaby Cohn-Bendit et de Marie-Danièle Pierrelée !" ou de ce rapport de l'OCDE qui préconisait de baisser graduellement la qualité de l'enseignement sans toucher à la "quantité". Sans doute des taupes trotskystes ?
L'instruction à l'école découlera du libre choix... de ceux qui auront le choix ! Quant à l'instruction des "autres", les récentes enquêtes montrant par exemple qu'un jeune américain sur deux est incapable de situer chronologiquement la guerre de Sécession dans son demi-siècle sont éloquentes. Je n'aborderai même pas la morale dispensée par les familles et les églises, ces vieilles lunes de "Lectures pour tous"...
Cadichon est encore dans le déni de réalité et l'incantatoire, c'est exactement la même attitude que les Staliniens qu'elle déteste tant.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
J'ai mis un s à méprisant: ce n'est ni une faute de frappe, ni de grammaire. Mon "vous" est collectif. Si mes enfants sont des ratés complets et leurs camarades avec eux, sachez que, dans le monde réel, nous ne nous en rendons pas vraiment compte. Ils donnent l'impression d'être aussi efficients que leurs aînés au même âge.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Quant à l'instruction des "autres", les récentes enquêtes montrant par exemple qu'un jeune américain sur deux est incapable de situer chronologiquement la guerre de Sécession dans son demi-siècle sont éloquentes.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Je suis certaine qu'il y a cent quarante ans, tous les jeunes américains savaient situer la Guerre de Sécession dans son demi-siècle. C'est fou ce que le niveau baisse!
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
On voit que vous ne voyez pas ce que nous voyons, comme moi je ne sais pas ce que peut représenter une vaccination de moutons ! Les parents ne se rendent pas compte DU TOUT ! Vous n'échappez pas à la règle !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
AUJOURD4HUI, ils écrivent des conneries que nous n'aurions jamais osées, on étaient conscients et surtout beaucoup plus humbles !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
AUJOURD4HUI, ils écrivent des conneries que nous n'aurions jamais osées, on étaient conscients et surtout beaucoup plus humbles !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Je n'en suis pas certaine, à l'aune de mes disserts de philo de terminale. (Bac 1976, 15 en philo).
Je crois surtout que vous croyez être tel que vous étiez à seize ans sans réaliser le chemin que vous avez parcouru entre quinze ans et quarante ans.
Vous aussi ne disiez que des conneries, comme tous les ados. Allons, ils sont aussi bêtes que nous l'étions. Ça s'appelle d'ailleurs l'âge bête.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Les parents ne se rendent pas compte DU TOUT ! Vous n'échappez pas à la règle !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Je ne suis pas ici en tant que parent mais en tant que citoyenne française. En tant que citoyenne, dotée du même droit électoral que vous, je me rends compte de tout ce qu'on m'expose et en juge. Ça fait deux ans passés que je viens contribuer ici. Il y a longtemps que ce n'est plus en tant que parent que j'y viens.
Si nous prenons deux ans, avec mes confrères, la FNSEA, la Confédération Paysanne et l'AFSSA, pour vous exposer au quotidien les tenants et aboutissants de la vaccination FCO des ovins, vous serez au fait et en mesure d'en juger.
Vous n'allez pas reprendre les insultes dont je fus abreuvée ici à mes débuts.
Je demande à tous de bien vouloir me défendre contre les basses et médiocres attaques de Un Observateur pour qu'il ne s'égare pas en insultes anti-parents d'élèves et querelles stériles à mon égard. Ça me gonfle grave. Merci!
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Querelle Dobo-Un Obs: On s'en fout.
Passez à autre chose.
Ecrit par : Loki | 17 avril 2008
Vous oubliez, ma chère dobolino, que les profs sont d'anciens très bons élèves, enfin jusqu'à ce qu' on démolisse l'école, donc dans les années 80... Mais qu'importe, le débat est sans importance !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Au fait, cher Victor, vous n'êtes pas à Cuba ?
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Je ne crois pas que les intervenants de ce blog aient la moindre envie de vous insulter et de vous dénier le droit d'intervenir en tant que citoyenne, Dobolino.
Cela dit, quand je compare les copies (du moins certaines copies) que je recueillais en première avec mes propres compositions françaises ... je vous assure que la différence est éloquente. Et ceci sans aucune survalorisation narcissique de l'élève que j'étais.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 avril 2008
Au fait, cher Victor, vous n'êtes pas à Cuba ?
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Si mais il poste par liaison satellite, comme Kersauzon... Doivent pas etre dégroupés, là-bas... Ou peut-etre le téléphone rouge, en VT 50 bauds...
Ecrit par : Sergio | 17 avril 2008
"Cela dit, quand je compare les copies (du moins certaines copies) que je recueillais en première avec mes propres compositions françaises ..."
L'erreur vient souvent du "du moins certaines copies". Lisiez-vous les copies des "mauvais élèves de votre temps?
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
"Cela dit, quand je compare les copies (du moins certaines copies) que je recueillais en première avec mes propres compositions françaises ..."
L'erreur vient souvent du "du moins certaines copies". Lisiez-vous les copies des "mauvais élèves de votre temps?
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
"Vous oubliez, ma chère dobolino, que les profs sont d'anciens très bons élèves,"
Quelle prétention!!! D'anciens bons élèves, je veux bien. Mais les très bons élèves de mes classes de lycée ont fait autre chose (math sup, ingénieur, chercheur etc)
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
Quand je vois des lycéens qui défendent le statut des enseignants du premier degré par exemple, alors qu'ils ont quitté l'école primaire depuis plusieurs années déjà, j'imagine que ce n'est pas spontané.Ce n'est pas forcément de la manipulation, mais cela traduit très certainement une proximité entre syndicats de professeurs et des mouvements lycéens.
Je vois qu'une partie des syndicats jouent un jeu très dangereuxPersuader les élèves que tout se joue parce que l'on sera dans une classe de 30 ou 32, c'est au fond se moquer d'eux.
Dans un clin d'oeil au futur anniversaire de mai 68, j' affirme également "qu'il est interdit d'interdire la réforme". "Et ce que je trouve regrettable dans les slogans des syndicats, c'est qu'ils sont terriblement conservateurs, réactionnaires. C'est démoralisant.
AP
Ecrit par : kikadonkdi | 17 avril 2008
"AUJOURD4HUI, ils écrivent des conneries que nous n'aurions jamais osées, on étaient conscients et surtout beaucoup plus humbles !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008 "
je pense que c'est surtout le rapport à l'école et à l'enseignant qui a changé. et qui rend le métier plus difficile.
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
"Avez-vous remarqué comme moi , depuis 2 ou 3 ans, que nos élèves de lycée ont des écritures de cours préparatoire, et encore ! Lettres torturées, informes, mots inachevés pour les uns, pour d'autres on a l'impression que le geste les fatigue, et qu' ils n'ont plus la force de terminer le mot ."
Non je n'ai pas remarqué cela et pourtant je suis en LP. Certains sont très deficients pour la graphie mais pour la plupart l'orthographe et surtout les "idées" , la logique et les connaissances sont les principaux problèmes.
Finalement vous êtes une caricature de vieux (?) prof aigri. Mais l'âge n'y est peut-être pour rien, j'ai de jeunes collègues pestant contre "tout se perd".
Et comme on dit, pour tendre le bâton pour se faire battre, c'est avec les jeunes imbéciles qu'on fait les vieux cons.
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
Blague très très idiote, mais qui m'a fait rire :
Deux canards nagent dans un étang.
le premier fait : "coin ! coin !"
" J'allais le dire !", fait le deuxième
(Ces deux canards étaient peut-être deux ministres de l'éducation nationale de la gent "canardesque", l'un de gauche, l'autre de droite)
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Quelle prétention!!! D'anciens bons élèves, je veux bien. Mais les très bons élèves de mes classes de lycée ont fait autre chose (math sup, ingénieur, chercheur etc)
Ecrit par : Hervé | 17 avril 2008
Je maintiens, c'est donc qu'on n'a pas le même âge ! On peut être prof et avoir fait lettres sup, maths sup, normale sup...Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Ben moi, quand je compare mes copies de français, enfin le vague souvenir que j'en ai car je n'ai pas gardé ces torchons, avec celles de mon fils, il est largement gagnant à classe égale, un peu plus mature et bien plus érudit. De même pour les explications de texte. Ceci dit, en physique, maths et SVT, je gagne de loin et je reconnais que je gagne aussi par rapport à une première S de nos jours. En fait, ce doit être ça: il ne faut comparer que ce qui est comparable. Mon fils étant un littéraire motivé alors que je fus une scientifique motivée, ça fausse tout et, si je vois des défauts à ses copies, je sais bien qu'à son âge, je n'aurais su écrire ce qu'il écrit.
Ceci dit, je persiste et signe: j'ai la fâcheuse impression que tous, autant que nous sommes, avons un peu tendance à comparer nos productions de prépa ou de DEUG avec leurs productions de lycéens, donc avec un décalage de deux ans, parce que nos souvenirs se tassent sur cette brève période si décisive, ce qui nous rend, parents ou professeurs, excessivement sévères ou pessimistes.
Il faut que jeunesse se fasse et se passe. Entre quatre et vingt ans, le cerveau est ouvert et peut faire des bonds de géant. Une seule année avec un professeur qui ne part pas vaincu en se disant "ils sont nuls, c'est la faute aux pédagos, je n'en tirerai rien" ou "ils sont nuls, c'est la faute au milieu socio-culturel défavorisé" et ils partent au quart de tour.
Y'a pleins de profs qui interviennent ici qui semblent fonctionner comme ça, en partant si ce n'est vainqueurs au moins énergiques, combatifs et convaincus de pouvoir faire quelque chose. C'est un des agréments de ce blog.
De temps en temps, y'en a un qui se pointe pour dire que ça ne va pas, qu'il ne peut rien faire vu le niveau des élèves, un qui a les bras baissés. Peut-être parce qu'il fait partie de ceux qui sont dans l'incapacité de les lever?
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Donc en LP, tout va mal, sauf en graphie où ça va encore plus mal .Donc, c'est comme au lycée et je ne comprends pas votre animosité de jeune prof déjà aigri !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
De temps en temps, y'en a un qui se pointe pour dire que ça ne va pas, qu'il ne peut rien faire vu le niveau des élèves, un qui a les bras baissés. Peut-être parce qu'il fait partie de ceux qui sont dans l'incapacité de les lever?
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
On peut être un râleur et lever les bras en même temps ! Chacun son truc, mais il est vrai que les parents d'élèves ont toujours des conseils judicieux à nous donner !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
On peut être prof et avoir fait lettres sup, maths sup, normale sup...Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Avoir fait Normale Sup avant 1981 et être le professeur d'élèves qui ne savent pas écrire, c'est un constat d'échec cuisant ou un sacerdoce. Dans le cas numéro deux, on ne vient pas pleurnicher, on se bat au quotidien pour les sortir de la mouise et on y arrive.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Lisiez-vous les copies des "mauvais élèves" de votre temps?
Je reconnais que non. Il n'empêche que ces "mauvais élèves" avaient tout de même passé avec succès l'examen d'entrée en sixième, auquel, au vu de la syntaxe et de l'orthographe, échoueraient aujourd'hui bien des lycéens.
Mais il est vrai aussi qu'autrefois les lycées n'accueillaient qu'une faible proportion d'une classe d'âge, ce qui fausse la comparaison.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 avril 2008
Laissez tomber, vous ne comprenez pas ce que je dis !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
On peut être un râleur et lever les bras en même temps ! Chacun son truc, mais il est vrai que les parents d'élèves ont toujours des conseils judicieux à nous donner !
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Chut! En tant que parent d'élève, je suis une carpe. Les professeurs de mes enfants, qui étudient à 60 km de mon domicile, ne connaissent même pas mon visage, sauf la professeur de latin de mon fils qui m'a fait soigner ses animaux jusqu'en 2001 et que je n'ai pas revue depuis pour cause de déménagement.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Pour info, le seul syndicat du primaire qui a alerté les collègues et tenté de les mobiliser en 1998 contre ce forfait, c'était le Snudi-FO.
Ecrit par : Un hussard | 17 avril 2008
Parfaitement exact et même position pour son grand frère, le SN-FO-LC. Quand je lis que le SNALC est le seul recours syndical possible....
Pour faire plaisir à Jean et être tout à fait honnête, la vénérable Société des agrégés a, elle aussi, fait son travail.
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Bonsoir à tous,
Ayant quitté récemment FO pour le Snalc, je vous certifie le contraire : FO ne s'intéresse malheureusement pas à la lutte contre le pédagogisme. Le mot-lui même n'est strictement jamais prononcé. FO prétend défendre le statut sans jamais combattre ce cancer qui le ronge de l'intérieur. Comment en effet défendre le statut (ce qui est louable) sans défendre le contenu, c'est à dire le métier ? A quoi correspond ce statut si on nous empêche de transmettre des connaissances, ce qui est le but du pédagogisme ? Que devient le statut lorsque l'on est confiné, de gré ou de force, à un rôle d'animateur branché et vaguement sympa ?
Il suffit de comparer n'importe quel N° du "syndicaliste indépendant", canard de FO, avec n'importe quel N°de "La Quinzaine universitaire", canard du Snalc, pour faire la différence. Et elle est de taille.
Un autre exemple ? J'étais au congrès du Grip en Août dernier : aucun représentant mandaté de FO. Le Snalc, quand à lui, avait dêpéché sa secrétaire nationale à la pédagogie, rien de moins.
Certes, FO est "bien moins pire" que le triumvirat infernal Snes-Cfdt-Unsa, mais ses préoccupations sont ailleurs.
FO, qui défend les statuts, n'a pas compris -ou ne veut pas comprendre- que les attaques les plus féroces contre ces même statuts se font par le biais de la pédagogie.
Ecrit par : Manu | 17 avril 2008
Mais il est vrai aussi qu'autrefois les lycées n'accueillaient qu'une faible proportion d'une classe d'âge, ce qui fausse la comparaison.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 avril 2008
Forcément, ça fausse tout. Y'a rien de vraiment comparable.
On pourrait comparer une dissert de khâgne d'il y a quarante ans avec une dissert de khâgne à visée Normale Sup de maintenant?
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
Ceci dit, je persiste et signe: j'ai la fâcheuse impression que tous, autant que nous sommes, avons un peu tendance à comparer nos productions de prépa ou de DEUG avec leurs productions de lycéens, donc avec un décalage de deux ans, parce que nos souvenirs se tassent sur cette brève période si décisive, ce qui nous rend, parents ou professeurs, excessivement sévères ou pessimistes.
Ecrit par : dobolino | 17 avril 2008
J'anime un atelier en dehors de mes cours avec certains de mes élèves. Nous correspondons souvent par mail. Le dernier de l'un d'entre eux, qui est loin d'être le plus mauvais et qui appartient à un milieu socialement favorisé révèle " l'étendue du désastre" comme dirait Guy Morel : 1 ligne, 15 fautes (sic).
Et des grosses.
Nulle nostalgie déplacée là-dedans. Il faut arrêter de nous prendre pour des lapins de 6 semaines.
Ecrit par : Manu | 17 avril 2008
Sergio, Victor vient de m'appeler de Santiago où il passe sa première soirée ! Voyez vous-même... Quel talent !
http://fr.youtube.com/watch?v=VO3Go1Bm7ro&feature=related
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
FO, qui défend les statuts, n'a pas compris -ou ne veut pas comprendre- que les attaques les plus féroces contre ces même statuts se font par le biais de la pédagogie.
Ecrit par : Manu | 17 avril 2008
Je suis entièrement d'accord. Le SNALC est le seul syndicat qui se bat à la fois contre le pédagogisme et pour la défense des statuts.
Ecrit par : Robin | 17 avril 2008
Ayant quitté récemment FO pour le Snalc, je vous certifie le contraire : FO ne s'intéresse malheureusement pas à la lutte contre le pédagogisme.
Ecrit par : Manu | 17 avril 2008
Je m'inscris en faux (fo ?) ! Je peux vous citer des extraits significatifs d'articles sur ce sujet, en particulier tout récemment de longs extraits d'interview de Geneviève Zeringher (j'espère ne pas trop écorcher son nom), ancienne présidente de la Société des agrégés, dénonçant le pédagogisme...
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
El observador, yé par dimantche solamente. Pero déya,la salsa n'a pas dé sécret pour moi !
Yé soui oun agente de la securidad cubana infiltrado para fair tourner la cabeza dé zolies franzaizes. Pero avec Cadizon yé dou mal !
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Je rappelle également que FO a pour principe de rester un syndicat indépendant et n'a donc pas de "commissaire à la pédagogie". Il s'est seulement prononcé pour la transmission explicite des connaissances et dénonce justement le pédagogisme comme entreprise de destruction . Mais il n'appartient pas à un syndicat de définir une ligne pédagogique quelconque. Je trouve gonflé qu'on puisse le lui reprocher ! Surtout vu le militantisme acharné des membres du SNALC dans les établissements : c'est ironique, vous l'aurez facilement compris si vous enseignez...
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Tiens, je croyais que c'était avec l'arrivée des immigrés ?
:-)
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Victor, c'est ce qui s'appelle me garder un miloud de sa milouda :-)))))
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008
Et que nous propose Cadichon pour les millions d'enfants vivants dans des semblants de familles mécréantes?
Ecrit par : marigot | 17 avril 2008
parceque selon vous il faut être "croyant" pour avoir du sens moral? je ne pensais pas que la France avait encore de telles poches d'obscurantisme.
Si la "démission" commence au berceau ce n'est pas la faute de l'école qui n'est pas là pour se subsituer aux parents
défaillants dans leur mission d'éduquer. Sa mission est d'instruire, pour éradiquer l'ignorance qu'elle glorifie au contraire, depuis qu'elle est entre les mains des pédagauchistes.
L’Instruction publique a dévié, dès sa création, du principe condorcétien de la laïcité, ( neutralité axiologique) mais n'affirmera l' adéquation idéologique avec sa titulature qu’en 1932, quand Monzie, ministre du Cartel des gauches, rebaptisera son ministère Éducation nationale. Il formalisa ainsi une volonté de plus en plus affirmée de substituer un modèle contraignant, centralisé et exclusif ( educare : tirer à soi ; éduquer, former le caractère, enseigner les usages de la société, ce que Condorcet avait expréssément voulu laisser aux familles) à l’obligation pour l’État de procurer un savoir, (instruere : équiper, outiller, munir).
Cette entorse originelle à la laïcité n’a pas affecté la mobilité sociale pendant près d'un siècle. Quant à la solidité de la République, elle s'est confirmée en 1944, quand la France a rejeté la tentation totalitaire de l'extrême gauche après l'avoir subie de l'extrême droite pendant 4 ans. ( la responsabilité des pacifistes dans la débâcle de juin 1940 n'est pas un scoop)
L'école ( publique ET privée) a défendu tout ce temps là des valeurs républicaines fortes, au sein d'une société qui offrait le soutien correspondant. Tout changea quand l'EN passa sous la domination d'une clique égalitariste. Ces valeurs qui constituent un ciment essentiel se sont diluées, avec les savoirs, dans le relativisme ambiant.
Pas étonnant dans un tel contexte que les adolescents musulmans cherchent auprès d'imams une structure que l'école et la société française sont incapables de leur donner.
C'est terrible, mais le bouquin de Sansal me hante tant il pointe juste.
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
L'exposé lucide de manu confirme la nécessité d'une remise à plat et recadrage de la fonction des syndicats pour éliminer tous ceux qui en débordent depuis si longtemps.
Ecrit par : Cadichon | 17 avril 2008
Je rappelle également que FO a pour principe de rester un syndicat indépendant et n'a donc pas de "commissaire à la pédagogie". Il s'est seulement prononcé pour la transmission explicite des connaissances et dénonce justement le pédagogisme comme entreprise de destruction
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Indépendant ? Apparemment, on est trés loin du principe à la réalité (notamment sur le plan politique). FO se prononce effectivement parfois (pas souvent) pour la transmission des connaissances mais ne va jamais au fond des choses. La plupart du temps, on en reste au niveau du slogan (ce qui est mieux que la CFDT, certes, mais reste tout de même un peu court...).
J'ai bien sûr lu avec attention l'article de Geneviève Zehringer : il constitue une exception, et vous le savez trés bien si comme moi vous lisez régulièrement "Le syndicaliste indépendant". Vous aurez sûrement noté au passage que la partie de cet article sur la méthode globale n'a pas été retranscrite "par manque de place" (dixit la rédaction). Tu parles! ..."Mort de rire !" comme disent mes élèves.
Quand au fait que FO "dénonce justement le pédagogisme comme entreprise de destruction", là, mon cher Victor, désolé, mais on est dans le mensonge absolu. Ça n'est tout simplement JAMAIS arrivé. Ou alors prouvez-le (avec les références, s'il vous plaît). Il est vrai que quelqu'un comme Maurice Maschino (que je vénère par ailleurs) semble aussi en être convaincu... A tort à mon avis.
À FO, certains responsables nationaux assimilent même la lutte contre le pédagogisme à une lutte contre les collègues qui le pratiquent, donc contre les statuts (si, si !). Allez donc leur parler de Marc Le Bris (qui était pourtant au SNUDI-FO) ou de "Sauvez les lettres", vous verrez les réactions...
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
"Je rappelle également que FO, a pour principe de rester un syndicat indépendant
Ecrit par : Victor | 17 avril 2008
Indépendant ? Apparemment, on est très loin du principe à la réalité (notamment sur le plan politique)....L 'article de Geneviève Zehringer : il constitue une exception, et vous le savez très bien.
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
Bien sûr qu'il le sait, ou alors il a vécu dans une bulle de savon depuis quarante ans.
Mais comme cette exception confirme la règle, à savoir l'inféodation syndicaliste au pédagauchisme,(avec des nuances mais rien d'aussi tranché qu'une ligne de front d'opposition bien nette)la malhonnêteté intellectuelle consiste à faire de cette exception la règle et de Sainte Geneviève, personne éminemment respectable et aussi courageuse que sa sainte patronne, l'étendard de la lutte tout aussi courageuse de FO contre le fléau susnommé.
Cela me rappelle ces bons compagnons de route du PCF qui continuaient à affirmer en 91 ( sans se sentir le moindrement écrasés par la honte d'une telle mauvaise foi) que leur idéologie avait simplement été victime de mauvais traitements, pendant 70 ans tout de même. Elle restait toujours aussi pure, puisque jamais souillée par la pratique, et la preuve de la supériorité du communisme réel sur tous les autres régimes se trouvait bien tangible, indiscutable ( et douillettement confinée, à l'abri des regards) dans certains phalanstères,( il y en avait un quelque part du côté de chez Bayrou) dont on n'avait cependant pas le droit de souligner ( pures calomnies) le côté éphémère, ni ce qui les cimentait, outre leur religion, comme des pratiques sexuelles que le code civil sanctionne par des poursuites.
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008
Dobolino, on vient en général ici pour se plaindre d'un systeme inefficace qui bride ce que l'on voudrait faire réellement.
Et régulièrement vous nous ressortez (en substance) : "ah, si vous arrêtiez de baisser les bras, vous vous occuperiez mieux de vos élèves".
Vous confondez les choses. On vous dit que les programmes n'ont fait qu'empirer l'état de faits depuis dix-vingt ans, que l'idéologie dans l'Education nous empêche de bosser corectement, et vous lancez "ah mais, arrêtez de pleurnicher".
Je vous dis tout ça sans animosité, de manière tout à fait neutre : si l'on dit que le niveau baisse, ce n'est pas pour dire que les élèves sont des dégénérés incapables, c'est pour dire : attention, quand on passe des heures et des heures avec des élèves de 12 ans sur de la littérature jeunesse écrite par un copain du directeur du service Jeunes de chez Hachette, ou par un inspecteur qui a décidé d'arrondir ses fins de mois en se prenant pour Selma Lagerlöf, et que dans le même temps ces memes jeunes ne savent pas conjuguer correctement le verbe partir au présent, il y a un problème. Ca vaut aussi pour un jeune qui ne sait pas poser une division alors qu'on lui fait faire des TPE sur le vol de l'abeille ou l'invention du cadran solaire.
Alors l'idée du volontarisme forcené à la "If U can imagine it, U can achieve it", c'est gentil, c'est sympa, c'est attirant, mais ça n'a aucun sens dans l'état actuel des choses. Les professeurs n'ont plus d'autorité légitime, quoi qu'on en dise, et ils obeissent à des programmes pour l'instant déments. Voilà pourquoi ils parlent ici, pas par goût de pleurnicher, mais parce qu'il y a vraiment des choses qui ne vont pas, des profs en arret pour depression à cause de leur boulot, et des élèves qui ressortent ruinés de tout ça, dégoûtés de l'école et des profs, qu'ils croient encore responsables de la tenue de la classe et des contenus d'enseignement. Il y a belle lurette que les professeurs n'en ont plus la responsabilité : quand vous recevez un papier stipulant que les colles ne doivent être données qu'en cas de travail non fait, que toute punition est formellement déconseilée et qu'elle doit en tout les cas être de nature pédagogique, et que toute exclusion de cours est interdite, sauf si l'élève se met en danger ou met en danger les autres élèves, que faites-vous si un élève vous traite de "grosse pute" ? Idem pour les contenus d'enseignement, où l'on interdit de fait le cloisonnement, tout en l'imposant une heure par semaine au collège, et où l'on interdit la chronologie en histoire ou la géographie physique... On marche sur la tête, on nous demande de tendre la joue, et la hiérarchie fait la sourde oreille ; alors ouvrez les yeux : cessez de nous dire qu'on baisse les bras, et admettez qu'on y met du coeur. Sans être mauvaise langue, on s'arrache les cheveux et on a parfois l'impression que ça vous fait juste une belle jambe.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Tiens, voilà une info qui nelaissera pas indifférent tous ceux qui n'en peuvent mais des séquences, des genres et des registres :
"Après quelques année un peu atones, les PUF inaugurent sous le titre "Les littéraires" une nouvelle collection d'essais sur la littérature, dirigée par Alain Viala."
Qu'on se le dise : Viala n'a pas fini de sévir.
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Eh bien, quelle volée de bois vert à l'encontre de FO ! Et que d’assertions mensongères... mais assénées avec une si charmante conviction. On se croirait chez... les pédagogistes. Vous savez, ceux qui, avec un aplomb incroyable, déclarent par exemple que la méthode syllabique empêche d’accéder au sens des textes ou « nuit gravement à la santé du lecteur » !
1) « Le SNALC est le seul syndicat qui se bat à la fois contre le pédagogisme et pour la défense des statuts. » : faux.
Faut-il rappeler que l’enseignement ne se limite pas au secondaire, ni au supérieur ? Dans le primaire, le SNALC n’existe pas ; son petit frère n’a qu’une représentativité très confidentielle et une combativité très limitée en dehors de ses publications. Le Snudi-FO quant à lui est devenu en décembre 2005 le 3ème syndicat du premier degré au niveau national et le 2ème dans plusieurs départements. Ce n’est pas un hasard.
Pour le premier degré, n’en déplaise à certains, le syndicat le plus actif et efficace en matière de lutte contre le pédagogisme est le Snudi-FO, dans les faits et non seulement dans le discours. C’est bien pour cette raison que, depuis près de vingt ans, les instructionnistes dans leur immense majorité s’adressent à ce syndicat pour être défendus contre les pressions, sanctions et cabales de tout ordre. Et ce n’est pas un hasard si certains d’entre eux, qui sont à présent protégé par la notoriété qu’ils ont acquise, y ont adhéré ou y adhèrent toujours.
2) « FO ne s'intéresse malheureusement pas à la lutte contre le pédagogisme. Le mot-lui même n'est strictement jamais prononcé. FO prétend défendre le statut sans jamais combattre ce cancer qui le ronge de l'intérieur. » : faux.
Dans le primaire, la répression contre les instructionnistes est extrêmemement violente depuis près de vingt ans et peut aller jusqu’à la mutation d’office ou la suspension. Alors FO est peut-être moins bon dans la logorrhée anti-pédagogiste que certains, mais quand un instit est victime par exemple d’une cabale hiérarchie-parents-mairie ou qu’il subit un harcèlement violent de la part de certains « collègues » soutenus par la hiérarchie, ce syndicat assure une défense opiniâtre, jour après jour, jusqu’à la victoire.
Alors lutter verbalement contre le pédagogisme, c’est beau, très beau... Mais assurer la défense scrupuleuse de chaque instit attaqué pour ses convictions instructionnistes et lui permettre ainsi de continuer à exercer son métier comme il l’entend, c’est autrement plus efficace. Et dans le primaire, la référence au statut est indispensable pour assurer cette défense, même si elle ne suffit pas.
3) FO ne se prononce pas pour la transmission des connaissances, ne dénonce pas le pédagogisme comme entreprise de destruction : faux.
Lisez donc les résolutions de congrès du Snudi-FO, ses professions de foi pour les élections paritaires, ses publications nationales et départementales depuis vingt ans : elles demandent l’abrogation de la loi Jospin de 1989, le retour à des programmes nationaux fixant des contenus par année, le respect de la liberté pédagogique individuelle, la fin de la réunionnite aigüe... Lisez aussi les résolutions et publications de la Confédération : je vous recommande en particulier les papiers écrits dans FO-Hebdo par Rémi Caillat, secrétaire confédéral à l’éducation, dans les années 90, en particulier celui sur les précieuses ridicules !
En conclusion, au-delà de ces détails, il est regrettable de constater que le sectarisme de certains ne désarme pas. Après les attaques virulentes cet été contre la 3ème Voie, voici à présent des attaques d’un bêtise affligeante contre un syndicat qui n’a de leçon à recevoir de personne en matière de défense de l’école républicaine. Jouer les Atrides, est-ce vraiment la manière la plus efficace de reconstruire l’Ecole ?
J’en déduis que pour être « persona grata » sur ce blog, mieux vaut être enseignant du second degré voire du supérieur, agrégé de préférence, membre du Grip et adhérent du Snalc. Dont acte !
Ecrit par : Un hussard | 18 avril 2008
Jérémy, dans mon lycée, ils ont même inventé les heures de colle "avec sursis " ! Désopilant, non ?
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
En matière de lutte contre le pédagogisme, je vous assure que je n'ai de leçon à recevoir de personne, mon cher "hussard", et je me réjouis -sincèrement- de votre forte conviction sur le sujet. Je pense que nous sommes d'accord sur l'essentiel.
Le malentendu porte sur le rôle de FO : je vous soutiens mordicus qu'au SN-FO-LC, que je connais sans doute mieux que vous,on se contrefout du pédagogisme et on est à côté de la plaque. Ce que j'ai dit sur le fait qu'il font semblant de défendre l'instruction et que le mot "pédagogisme" n'est JAMAIS prononcé (encore moins écrit) est vrai. Les faits sont têtus , comme dirait l'autre. Dans les réunions-quelqu'en soit le niveau-, il est aussi HORS DE QUESTION de revendiquer l'abrogation de la loi Jospin. Je le sais pour l'avoir évoqué plus d'une fois.
Là où se situe le malentendu et où vous avez sans doute raison (tout du moins je l'espère), c'est qu'apparemment, le Snudi-FO a des positions beaucoup plus correctes. Dont acte : j'ai manifestement lu beaucoup moins de littérature du Snudi que vous (un peu quand même, mais je n'ai apparemment pas eu de chance...). Je vais donc essayer de combler cette lacune.
Reste que...j'ai tout de même eu quelques conversations avec des responsables du Snudi (peu, il est vrai) sur ce sujet et...bof bof quoi, voire carrément on nie le problème. Il reste aussi qu'à part Brigitte Guigui au congrès du Grip, il n' y avait personne du Snudi...En revanche, les gens du SNE étaient, eux assez nombreux.
Il reste aussi que je ne peux qu'approuver le fait que vous soyez militant pour la cause de l'instruction. C'est toujours bon, au Snudi ou ailleurs. Je vous souhaite donc bon courage.
Ecrit par : Manu | 18 avril 2008
J’en déduis que pour être « persona grata » sur ce blog, mieux vaut être enseignant du second degré voire du supérieur, agrégé de préférence, membre du Grip et adhérent du Snalc. Dont acte !
Ecrit par : Un hussard | 18 avril 2008
Pardonnez-moi, cher hussard, mais je ne vois pas ce que le GRIP vient fiche dans cette querelle à propos de FO et du Snalc.
GM
Ecrit par : guy morel | 18 avril 2008
Wikipédia en latin:
http://la.wikipedia.org/wiki/Pagina_prima
Que les latinistes mettent leur talent en oeuvre pour écrire d'autres articles.
Ecrit par : Latin aujourd'hui | 18 avril 2008
"
Je maintiens, c'est donc qu'on n'a pas le même âge ! On peut être prof et avoir fait lettres sup, maths sup, normale sup...Le niveau a baissé quand on a ouvert toutes grandes les portes des concours, dès 1981, à l'arrivée de la gauche .
Ecrit par : Un observateur | 17 avril 2008 "
Je comprends enfin!!!
Seuls les profs d'avant 1981 sont des bons profs!!!!
Remarques:
- il n'en reste plus beaucoup!!!!
- j'ai souvenir (et mon père qui était prof avant moi aussi) de profs des années 1970 nuls car sans conscience professionnelle (ni morale d'ailleurs).
- enfin les trucs du genre "avant c'était mieux" ça m'a toujours fait "rire"
Ecrit par : Hervé | 18 avril 2008
Si tout va bien, pourquoi ce blog, pourquoi Brighelli ? Je le dis pour vous et pour les YAKA de Dobolino aussi ! Mais je parlais surtout de l'état des élèves et de notre impuissance, que d'autres que moi ici confirment . Comment , et que faire avec des élèves qui passent le bac français et qui ne maîtrisent pas la langue ? est-ce en 1ère qu'on doit leur apprendre à faire une phrase? Car si on s'y consacre, on n'avance pas dans le programme !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Bien sûr qu'il le sait, ou alors il a vécu dans une bulle de savon depuis quarante ans.
Mais comme cette exception confirme la règle, à savoir l'inféodation syndicaliste au pédagauchisme,(avec des nuances mais rien d'aussi tranché qu'une ligne de front d'opposition bien nette)la malhonnêteté intellectuelle consiste à faire de cette exception la règle
Ecrit par : Cadichon | 18 avril 2008
Ma pauvre Cadichon (au sens méridonal du terme), il faut vraiment vite sortir de votre hystérie anti-communiste qui finit par laisser de brillants démocrates et intellos comme Mc Carthy loin derrière. Si vous avez vous-même la moindre honnêteté intellectuelle, ce dont je finis par douter, vous lirez ce qu'a écrit le hussard, la presse syndicale de FO et, ensuite, je souligne, vous pourrez éventuellement déverser votre bile !
Je constate que par ailleurs vous ne répondez jamais aux évidences que l'on peut vous servir, références à l'appui, sur le ridicule de vos thèses concernant le "complot pédagauchiste". Quand l'objection est par trop évidente, vous pirouettez : "l'exception qui confirme la règle".
Votre obstination (vous fûtes inspirée en choisissant votre pseudo !) et l'outrance du propos ne peuvent que servir la cause de nos adversaires dont je finis par croire que vous faites partie.
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
J’en déduis que pour être « persona grata » sur ce blog, mieux vaut être enseignant du second degré voire du supérieur, agrégé de préférence, membre du Grip et adhérent du Snalc. Dont acte !
Ecrit par : Un hussard | 18 avril 2008
Enseignant du second degré et du supérieur réunis, anciennement du primaire, agrégé et membre de leur Société, adhérent du SNFOLC et de SLL, je suis entièrement d'accord avec vos analyses et je vous encourage vivement à rester sur vos positions ! Et je ne serai "pesonna non grata" sur ce blog que quand son patron me virera !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Avant d'aller faire mes bagages, je voudrais inviter Cadichon à méditer sur l'origine de l'idéologie qu'elle exècre tant : qui a enfanté le "monstre du communisme" ? Qui a poussé dans ses bras des millions d'hommes dont la sincérité ne souffre d'aucune discussion même si le rêve a été brisé ou détourné ?
S'il n'y avait pas au départ l'extraordinaire sauvagerie du bien mal nommé "libéralisme", la férocité de l'exploitation de l'homme par l'homme, pourquoi une partie de l'humanité se serait-elle jetée dans ce que vous pouvez considérer comme une "utopie meurtrière" ? Et c'est cette horreur initiale et indécente, même relookée par les think tanks, que vous voulez nous refourguer sanslemoindre complexe ?
Vous feriez mieux de fréquenter ces "phalanstères" ou ces affreux cocos se livraient, je vous cite avec les pincettes qu'exigent de tels propos, "des pratiques sexuelles que le code civil sanctionne par des poursuites", ça vous décontracterait sûrement !
Ecrit par : Victor | 18 avril 2008
Dobolino, on vient en général ici pour se plaindre d'un systeme inefficace qui bride ce que l'on voudrait faire réellement.
Et régulièrement vous nous ressortez (en substance) : "ah, si vous arrêtiez de baisser les bras, vous vous occuperiez mieux de vos élèves".
Ecrit par : Jérémy | 18 avril 2008
Je viens ici pour les mêmes raisons que vous tous: le système est vicié et j'en suis encore plus convaincue à présent que je vous ai lu attentivement depuis deux ans. Ça n'empêche pas que la deuxième proposition soit également vraie et je connais au moins trois professeurs qui interviennent ici et pensent de même. Ce sont d'ailleurs eux qui m'ont mis la puce à l'oreille, soit par leurs écrits ici soit en message privé.
Un exemple de baissage de bras(vous savez que je suis une empirique): en troisième, mon fils a eu dès le début de l'année un sujet de rédaction ambitieux "Peut-on échapper à l'influence de son milieu?", avec thèse, antithèse, synthèse basées sur des exemples. Il a fait un bon petit travail pour ses treize ans et une première "dissert" mais les résultats de la classe ont été plutôt très médiocres, presque catastrophiques. Nous étions pleins d'espoir mais ce fut le seul sujet de l'année. Je suppose que le professeur a baissé les bras devant l'ampleur de la tâche à accomplir? Plus facile de dire qu'ils sont nuls, que c'est la faute à x et qu'il n'y a rien à faire que de redonner divers types de sujets toutes les trois semaines pour tenter de les faire progresser.
L'inspecteur n'est quand même pas tous les jours, ni même tous les ans dans toutes vos classes?
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Voilà pourquoi ils parlent ici, pas par goût de pleurnicher, mais parce qu'il y a vraiment des choses qui ne vont pas, des profs en arret pour depression à cause de leur boulot, et des élèves qui ressortent ruinés de tout ça, dégoûtés de l'école et des profs, qu'ils croient encore responsables de la tenue de la classe et des contenus d'enseignement.
Merci Jérémy de rappeler la réalité. Il m'a fallu un certain courage pour venir ce blog et dire que c'était mon cas, sachant la manière dont la dépression est stigmatisée par les "volontaristes" que nous sommes tous plus ou moins (les choses seraient si simples s'il n'y avait à l'intérieur de tout dépressif un volontariste effréné)...Raison pour laquelle je travaille quand même, mais un peu en marge (occupation thérapeutique, puis réadaptation, ça s'appelle).
Je ne viens pas ici pour me plaindre ou pour geindre ou pour me dire le plus malheureux des hommes, mais pour témoigner et pour que les choses changent.
Qu'il soit de plus en plus difficile, voire un jour impossible que ce qui m'est arrivé arrive à d'autres collègues.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
Si on veut que les élèves sachent écrire, il faut bien que ces fichus programmes de français de primaire et collège imposent au moins un exercice de rédaction par mois, avec divers types de rédaction dont je vous laisse dresser la liste.
Ça suffit de se plaindre que nos enfants ne sachent pas rédiger quand ils font moins d'exercices de rédaction du CE2 à la Troisième que nous n'en faisions sur l'année de sixième. Et, pourtant, je me souviens que mes parents s'alarmaient déjà d'un appauvrissement, eux qui, dans les années trente et quarante s'étaient pliés à cet exercice corrigé une fois tous les quinze jours.
Comme on n'en fait plus, non plus, en hist-géo, en SVT, en musique etc...
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité. Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout leur est imposé. Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage. Ensuite, le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d’options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée. Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle.
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Cette histoire de sujet de rédaction un peu ambitieux en début de troisième m'a donné l'impression suivante: je teste le niveau intellectuel de mes élèves, je pose mon diagnostic, j'en fais part aux collègues devant la cafetière en salle des profs, "gibier de BEP, rien à en tirer, pauvres petits ruraux bons pour la Star'Ac et Closers"" et je laisse tomber.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
Or, quand ils arrivent au lycée, ils retrouvent un système qu’ils qualifient eux-mêmes de napoléonien, un système où tout leur est imposé.
Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage.
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Ils le qualifieraient de "napoléonien" s'ils savaient ce que ça signifie . Ou parce qu'on le leur souffle.
Bien sûr qu'il y a un décalage ! C'est même le principe de l'école. Et du travail, de l'armée (Ah, merde, le service militaire n'existe plus), du club sportif, de tous ces lieux qui ne fonctionnent qu'avec un minimum de discipline.
Ouin ! La discipline, c'est pas "épanouissant", c'est pas fun !
Ah, ben, non, à court terme, pas très.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Enfin, le mode d’enseignement reste relativement traditionnel, alors que les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leur liberté de réflexion, leur recherche personnelle.
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Et dire qu'on a supprimé les TPE en terminale !
Quel dommage. Une si belle initiative. Et si formatrice.
(J'évite la débauche de points d'exclamation qui irrite je ne sais plus trop qui ici, et aussi les majuscules, mais là, en fait, je crie, je suis en pétard. Merci, XD)
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Dernière perle , dans un devoir, à l'instant, un élève de 1ère S..: "'Il est facile de comprendre que Marie est noire, et que Meursault ne veut pas se marier pour cette raison, car à l'époque, ça ne se faisait pas "..Les ravages du lavage de cerveaux et de l'anti-racisme ! Vous remarquez l'assurance du scripteur "il est facile"...oui, de voir du racisme partout !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Chaque époque a eu son "lavage de cerveaux", vous savez.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Et si on commençait par le commencement?
Que répondre à ce message?
"Mon fils est en 5ème, son écriture est pratiquement illisible même pour lui, lettres mal formées, il veut aller trop vite..... Faut-il retourner voir un orthophoniste ? Faut-il reprendre les cahiers d'écriture du CP ? "
Peut-on réapprendre à écrire à 12 ans???
Je pense que si les enfants n'apprennent plus à écrire en GS et en CP, c'est peut-être parce que les nouvelles générations de jeunes enseignants n'ont elles-mêmes pas appris?
En GS, on copie des lignes entières sans connaître les sons, l'alphabet, la liaison entre les lettres, on a dissocié l'écriture et la lecture, sans apprendre à écrire, ce qui est aussi une des raisons fondamentales de la pseudo-dyslexie, c'est pourtant ce que rabâchent Pauline Kergomard, et à sa suite Liliane Lurçat et Colette Ouzilou.
Sur mes trois élèves de cinquième en soutien, deux tiennent leur stylo n'importe comment et mélangent script et cursive.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2008
XD ???? Xavier Darcos soi-même ??? Bonjour M.le Ministre !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
"Mon fils est en 5ème, son écriture est pratiquement illisible même pour lui, lettres mal formées, il veut aller trop vite..... Faut-il retourner voir un orthophoniste ? Faut-il reprendre les cahiers d'écriture du CP ? "
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 avril 2008
J'ai appris avec la globale, j'ai fait des maths modernes, j'écris comme un porc et j'ai du mal à relire mes écrits de collège ou de prépa, et pourtant je m'épanouis dans un honnête métier manuel.
Il ne faut jamais perdre espoir.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Bonjour à tous
mère de deux enfants au collège (4 ème et 5 ème ), je lis depuis peu ce blog.
Ce qui me frappe le plus, c'est la bataille de profs sur les syndicats. De l'extérieur, cela fait un drôle d'effet. Je pensais naïvement que c'était l'enseignement de leur discipline qui monopolisait l'attention des professeurs. Je me rends compte qu'il n'en est rien. Ce sont les syndicats qui mènent la danse. Désolant !
Comme dit dobolino, qui empêche les profs de faire faire des rédactions aux élèves et de leur apprendre la méthode ? Qui empêche les profs de faire des dictées ? A mon sens personne.
Dans l'exemple de rédaction de dobolino, le sujet donné étant difficile, n'était-ce pas un moyen facile de dire aux collègues " regardez comme ils sont nuls" et ainsi justifier la baisse des bras pour le reste de l'année ? N'aurait-il pas été plus utile pour les élèves de poser ce sujet en fin d'année après les avoir préparés graduellement tout au long de l'année ?
Mes enfants ont cette année une prof d'anglais qui a annoncé la couleur aux parents : elle applique une méthode peu appréciée de l'inspecteur mais efficace, alors elle persiste dans sa méthode. Elle a juste un peu de courage et le résultat est édifiant : mes enfants ont fait des progrès étonnants en quelques mois. Autant dire que personne ne la dénonce à l'inspection, nous sommes tous tellement contents de cette prof !
Alors qui a le courage ici de laisser de côté la fameuse et stupide "séquence" ? Ce n'est tout de même pas la mer à boire ! Essayez , osez enseigner comme vous le souhaitez ! Qu'avez-vous à perdre ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
"gibier de BEP, rien à en tirer, pauvres petits ruraux bons pour la Star'Ac et Closers"" et je laisse tomber.
Ecrit par : dobolino | 18 avril 2008
L'abruti de TF1 qui prétendait "vendre du temps de cerveau pour coca-cola" a parfaitement réussi son coup.
La sous-culture de masse n'est pas seulement des les "banlieues", elle est partout, y compris dans les "petits collèges ruraux"
...Et quand elle est confortée par des analyses d'une haute pertinence intellectuelle comme celle de X.D. ci-dessus (c'est peut-être un pastiche, mais c'est exactement comme cela qu'ils pensent en haut lieu, qu'ils soient de Gauche ou de Droite, on ne lutte pas à armes égales.
Je vous lis, une fois n'est pas coutume, la fin de mon dernier rapport d'inspection (2002) : "Nous sommes dans un petit collège rural où l'ambition scolaire et culturelle chez bien des élèves et leurs familles reste très modeste ; les choix d'orientation en portent la trace. La vaste culture et le cotoiement d'une intériorité qui vivifie la pensée qu'offre M. X à ces élèves est un atout précieux ; ils ont beaucoup de chance."
Une reconnaisance qui venait bien tard, un chef d'tablissement au-dessous de tout et le reste...Quelque temps plus tard, j'étais obligé de m'arrêter.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2008
A 14h30, venez dialoguer avec le ministre de l'Education.
Posez vos questions dès maintenant, elles seront prises en compte au moment du direct
http://www.liberation.fr/interactif/chats_home/prochains_chat/321560.FR.php
Ecrit par : libération | 18 avril 2008
Chaque époque a eu son "lavage de cerveaux", vous savez.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Peut-être, mais c'est surtout cette année que je constate un tel massacre (à la hache )des textes, de tels non-sens..car à force, on peut dater certains phénomènes, cet exemple n'est pas unique !
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Qu'avez-vous à perdre ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
Probablement des points d'avancement, ou quelque chose comme ça, et la tranquillité d'esprit du mouton.
Ecrit par : yann | 18 avril 2008
Alors qui a le courage ici de laisser de côté la fameuse et stupide "séquence" ? Ce n'est tout de même pas la mer à boire ! Essayez , osez enseigner comme vous le souhaitez ! Qu'avez-vous à perdre ?
Ecrit par : Florence | 18 avril 2008
On est beaucoup à le faire, mais quand ils arrivent en 2de, on ne peut pas tout reprendre à zéro, le mal est déjà fait , Madame, et souvent , c'est mission impossible ..
Ecrit par : Un observateur | 18 avril 2008
Il faut ouvrir les yeux. Les lycéens d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous avions il y a trente ou quarante ans, ils ont changé : ils sont devenus de jeunes adultes, très autonomes dans leur vie personnelle, dans un monde fondé sur la communication, la réactivité, l’interactivité
Ecrit par : X.D. | 18 avril 2008
Rien n'a vraiment changé, il n'y a pas eu de mutation génétique et le monde actuel a les mêmes exigences de formation intellectuelle, accrues même du fait de cette "réactivité". Les blogueurs d'ici ou d'ailleurs, d'éducation "classique" et d'un âge avancé, en sont une illustration : la "maîtrise des nouvelles technologies" leur a somme toute demandé peu de temps et encore moins d'intelligence.
"Ils ont le sentiment qu’entre leur vie de tous les jours et le lycée, il y a un décalage" : on serait tenté d'écrire "heureusement", sinon à quoi servirait le lycée ?
"les élèves de première et de terminale ont besoin aujourd’hui de développer leur autonomie, leu



