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06 avril 2008

Dessin et desseins

Dessins et desseins

En Primaire comme en Secondaire, j’étais nul en « dessin ». Manque d’application sans doute, ou manque d’intérêt pour ce que l’on me faisait faire — reproduire la pomme posée sur son assiette, sans même qu’un Picasso de passage ait la bonne idée de manger la pomme et de briser l’assiette, comme dans le poème de Prévert. Beaucoup de dessins géométriques aussi — conformément aux programmes de 1908, qui avaient du dessin une vision pré-industrielle, afin sans doute de distinguer l’apprentissage « républicain » de la discipline de celui, nettement plus ludique, qui avait cours dans les formations aristocratiques.
Mais « dessin » tout de même. On ne disait pas encore « arts plastiques ». C’est venu au cours des années 70 — j’étais alors auditeur libre de la faculté Saint-Charles, à Paris, où Bernard Teyssèdre venait de créer le premier centre d’arts plastiques, et où officiaient divers apôtres de l’art conceptuel et de ses environs — Journiac, par exemple. On y répudiait fort l’académisme. On y exaltait l’art brut de Basquiat — l’idée que le mural de banlieue soit une forme d’art est probablement sortie de là. Haro sur le « dessin » !

C’est bien dommage. Non que j’aie la nostalgie d’une discipline que je n’ai jamais maîtrisée. Mais la main apprend à voir, si je puis dire, et savoir faire (dessiner, modeler, sculpter, coller, photographier, que sais-je…) est aussi savoir lire — une œuvre d’art, une image, un volume. Et il se trouve que nombre d’activités liées au strict domaine des Lettres supposent une réelle habileté dans le « savoir-lire » du non-verbal. D’ailleurs, l’épreuve de Français du BTS, la synthèse de documents, s’appuie fort souvent sur une capacité (supposée) de lecture d’image (publicitaire le plus souvent, mais pas seulement).

Pourquoi ce préambule ?
Il y a aujourd’hui une vraie menace sur les enseignements artistiques. Ou, tout au moins, une véritable interrogation — aussi bien au ministère que dans les lycées et collèges. Et, se profilant derrière ces cas particuliers, une inquiétude sur le devenir des options, qui alimente la paranoïa ordinaire du corps enseignant — et des étudiants. Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment. Et le ministère devrait comprendre qu’on peut faire un vrai mouvement insurrectionnel avec une somme de rumeurs. À partir d’une certaine masse critique, le faux fabrique du réel.

Bien sûr, il y a eu, à la base, cette haine des « disciplines » enseignées en tant que telle (1) dont les Pédagogistes ont fait l’axe premier de ce qu’ils croient être une pensée. Rien d’étonnant à ce que les Arts plastiques (et, parallèlement, la musique et l’Education physique) soient les premiers dans la mire : en quête (éperdue) de reconnaissance, et en phase avec ce qui était l’Art de leur époque, ces spécialités ont joué, bien avant les autres, le jeu de la transversalité, de la « sortie scolaire », de la spontanéité créatrice, bref, de la confusion des genres si chère aux Educastres. En un sens, et même si les rumeurs de suppression du CAPES ou de l’Agrégation d’Arts plastiques sont sans fondement, les Plasticiens récoltent ce que certains d’entre eux ont semé.
Mais à tout pécheur miséricorde, et il ne sera pas dit que j’aurai laissé une discipline avec laquelle j’ai toujours entretenu des rapports d’amitié succomber aux bonnes mauvaises intentions de quelques bureaucrates.
D’autant que les Arts plastiques sont emblématiques de ce qui se dessine, en mal — et exemplaires de ce qui pourrait être réalisé, en bien.

Les lettres de cadrage adressées à XD et à Christine Albanel par le Président de la République en juillet 2007 fixent des objectifs précis en matière d’enseignement artistique, et mettent explicitement l’accent sur l’histoire artistique (2). Les propositions récentes pour l’école Primaire en tirent d’ailleurs les conséquences, en consacrant un important créneau horaire à cet enseignement.
Parenthèse : que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive. Il ne s’agit plus de refaire Giorgio Vasari ou Baltrusaitis, mais d’évoquer, de loin, de biais, la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, la danse, la photographie, le graffiti, et j’en passe. Une dérive parallèle à celle qui a fait de l’apprentissage de la littérature une pure typologie des « discours » — et à terme, dans un système qui pense toujours plus bas, on préfère toujours l’article de journal à la tragédie classique, et Diam’s à Mozart.
Dans le Primaire, c’est une erreur manifeste. Le premier souci d’un instituteur, dans cette matière, doit être d’instruire la main — dès la Maternelle (voir « Fin de récré », en vente partout !). Non pas en donnant libre champ aux élèves pour dessiner ce qu’ils veulent au gré de leur « inspiration », mais en leur apprenant à dessiner, à peindre, à modeler. En leur tenant la main. En leur apprenant à être.
Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…
Que l’on fasse appel, en Primaire, à des plasticiens locaux, ou, comme à Paris, à des spécialistes de cet enseignement, ne me gêne pas, tant que ça ne bouffe pas un temps trop précieux. Il faut aller chercher les qualifications là où elles sont.
En revanche, au collège, les compétences sont en place. Les Certifiés d’Arts plastiques ont toutes les qualifications pour accroître les capacités techniques et esthétiques ¬des élèves. Et franchement, l’histoire de l’art — ou des arts, s’ils y tiennent — peut être traitée en Lettres, en Histoire ou en Philo : c’est prévu, même si le ratio programmé (25% du cours d’Histoire) me paraît démesuré.
Quant au réaménagement prévu en Musique / Arts plastiques (50% de ces deux heures consacrés à l’Histoire des arts — et affectés à des gens qui auront passé une « certification » Histoire des arts, essentiellement des enseignants de Lettres et d’Histoire, qui se lancent dans cette spécialité aujourd’hui pour enseigner dans des classes spécifiques, demain pour enseigner à tout le monde), c’est proprement aberrant : même quand ils ont une formation adéquate, ils ont autre chose à faire. Xavier Darcos le saitmieux qu’un autre (3) : Mérimée était fort habile à croquer aussi bien les monuments historiques qu’il visitait que les accortes paysannes rencontrées sur les routes. Le dessin (comme la musique) était alors un art majeur dans la formation. Et la connaissance historique venait souvent plus tard, quand on se lançait dans le « grand tour » — ou que l’on pouvait fréquenter les musées. Bref, quand on s’apprêtait à entrer dans le monde.

Disons, pour couper la poire en deux, que l’aspect « histoire de l’art » (et non « des arts » — qui a vendu cette salade au Président ?) pourrait intervenir de façon plus soutenue à partir de la Quatrième. Je crois d’ailleurs que c’est dans ces deux classes de Quatrième et de Troisième que l’on doit proposer aux élèves le plus grand nombre possible d’options, afin qu’ils se forment une idée de ce qu’ils aiment faire, de ce qu’ils savent faire, de ce qu’ils ont envie de faire — et les profs d’Arts plastiques ou de Musique dignes de ce nom n’ont jamais fait autre chose. J’ai déjà dit (à propos du Bac Professionnel en trois ans) que la réforme actuellement proposée n’était qu’une demi-bonne idée, tant que l’on ne remettait pas à plat l’orientation vers les voies professionnelles au collège — fin cinquième, peut-être bien. Bien des choses peuvent se jouer vers 14 / 16 ans, que l’on reporte aujourd’hui à plus tard, sans que les élèves y trouvent un réel intérêt, et sans que le système y retrouve ses billes.
En fait, plus j’y pense, plus l’idée d’une Seconde indifférenciée, d’une Seconde d’observation, me paraît inefficace. Les vrais problèmes sont en amont, à l’école primaire (ça y est, le ministre s’en est soucié — et peu importe les cris des demi-vierges du SNUIPP ou de la FCPE) et au collège. Si nous parvenons à résoudre ces deux étapes, l’idée même d’une Seconde « d’observation » ne s’imposera plus — comme elle ne s’imposait pas il y a encore une trentaine d’années, quand on passait en Seconde A, B ou C (la distinction C/D s’opérant ultérieurement). Mais c’est que les élèves, encore à la fin des années 70, maîtrisaient (en gros…) ce que nous appelons aujourd’hui « socle fondamental ».

Reste le lycée.
« Arts plastiques », c’est une vocation appuyée sur une compétence. C’est l’exemple même de la série qui doit imposer un tri vigoureux à l’entrée — mais où, dès lors, on doit mettre le paquet. Un élève qui s’est orienté vers les Arts plastiques, à partir de la Seconde, a un itinéraire tout tracé vers Boulle, Estienne, les Beaux-Arts et quelques autres, dont les UFR d’Arts Plastiques qui forment à l’enseignement (recrutement fort restreint, ces derniers temps : les facs doivent pouvoir recruter en fonction des espérances réalistes de décrocher un concours difficile, et non accepter tout le monde, sous peine de rééditer ce qui s’est passé ces dernières années pour les STAPS, avec des dizaines de milliers d’étudiants pour une poignée de postes). Une option n’a de sens que si elle permet de pousser au plus haut les compétences de l’élève, et s’inscrit dans un projet cohérent. Elle ne concerne pas tout le monde, et l’envie y est dépendante du talent.

Du coup, j’ai l’impression que les suppressions de postes actuelles vont certainement faire du bien à Bercy, mais mettent, pédagogiquement parlant, la charrue avant les bœufs. Les projections des besoins tombent souvent à côté. Il aurait mieux valu réformer le collège et le lycée, repenser les programmes dans toutes les matières, et réorienter les compétences après. Un an de moins dans l’escarcelle des grands argentiers, mais combien de profits intelligents, à terme !

Pour faire bref, je serais prêt à cautionner un lycée qui offrirait à tous un tronc commun solide, continuation et approfondissement de ce qui aurait été fait au Collège, avec, dès la Seconde, un système d’options éventuellement couplées (Majeure / Mineure), mais s’inscrivant dans la même logique de formation. Options de plus en plus spécialisées, avec un nombre d’heures adéquat, au fur et à mesure que l’on se rapprocherait de la Terminale. Les établissements d’enseignement supérieur recruteraient dès lors en connaissance de cause, sur dossier (j’ai de plus en plus tendance à penser que le Bac sanctionne un niveau d’études — en l’occurrence de fin d’études — bien plus qu’une compétence à faire du Supérieur).
Le système permettrait de s’aligner sur les horaires européens (28/29 heures par semaine en Seconde, contre 34/35 en France), ce qui semble être, à tort ou à raison, le rêve de nombreux technocrates. Tout en préservant une excellence à la française. Et en revalorisant les séries aujourd’hui boudées, puisqu’on saurait ce que l’on y fait, et pourquoi on y va, au lieu de se résigner, comme aujourd’hui quand on va en L, à séjourner deux ans dans la poubelle. Cela permettrait même de revaloriser la notion même de Seconde — car combien d’élèves s’y retrouvent simplement parce qu’ils n’ont pas eu le BEP de leurs rêves ?

Et les Arts plastiques, dans tout ça ? Et la Musique ? Et…
Imaginons un parcours-type. L’enfant apprendrait au Primaire à toucher, manipuler, maîtriser. Au collège, il commencerait à créer, tout en s’initiant à l’Histoire des œuvres — des chefs d’œuvres qui comptent. C’est fin Troisième qu’il opterait pour une option spécifique. En lycée enfin, les heureux élus passeraient à la fois à la création et à la mise en situation exacte des arts du passé. Ils seraient, en Terminale, à la fois praticiens et encyclopédistes de leur spécialité. Pour les former, des enseignants spécialistes — j’adore les « disciplines », moi, et je ne me vois pas donner des cours d’Histoire de l’art, ou de la musique, sinon incidemment — à tous ceux qui ne suivraient pas l’option, mais qui ont tout de même droit à une culture solide. Des Profs qui auraient passé des concours adéquats, — avec moins de sciences de l’éducation, d’épreuves sur dossier et autres carabistouilles, mais plus de pratique de la matière et plus de théorie en même temps.


Jean-Paul Brighelli


(1) Et rappelée par Christophe Cirendini, prof d’Arts plastiques dans le sud de la France, dans un article fouillé sur l’état des Arts plastiques et le moral des troupes, disponible sur
http://www.sauvonslesartsplastiques.fr/spip.php?article22.
Le rapport présenté en décembre 2007 par l’IG Eric Gross, qui est la base de réflexion du ministre, est sur http://www.sauvonslesartsplastiques.fr/IMG/pdf/rapport-gross-arts-et-culture.pdf.
Le projet gouvernemental est sur http://www.gouv.fr/chantiers/culture_851/education_culturelle_artistique_sera_59076.html.
Sur la « certification complémentaire » en Histoire des arts, voir http://www.hda.ac-versailles.fr/spip.php?article5 (et pour les modalités, http://www.ac-reims.fr/examens/pdf/certif-complementaire.pdf).
Et sur ce que suppose ce pluriel, et l’application des directives ministérielles dans le Primaire, on consultera avec intérêt http://www.betapolitique.fr/Deux-ou-trois-choses-que-l-03748.html.
L’état présent des rumeurs, amplement alimentées par certains syndicats dont l’agenda n’est pas forcément de défendre ce(ux) dont ils parlent, se trouve sur le site de NousVousIls, sous la plume de Sandra Ktourza : http://www.vousnousils.fr/blog/index.php?2008/02/08/112-histoire-des-arts-reactions-des-syndicats.
L’aspect passionnel, sur fond sonore emprunté aux Muvrini, est au cœur d’une vidéo (http://fr.youtube.com/watch?v=wfg9UqtmYAM&feature=related).
Et Bruno Magliulo (il n’y a donc que des Corses dans cette matière ?) s’est fendu d’une analyse intéressante, et globalisante, sur http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=23#comments.

(2) « Nous souhaitons qu'avec le ministre de l'Education nationale, vous fassiez de l'éducation culturelle et artistique à l'école une priorité de votre action. (…) L'école doit transmettre à tous les élèves les bases culturelles fondamentales leur permettant de connaître et d'aimer l'histoire, la langue et le patrimoine littéraire et artistique de notre pays - condition pour se sentir membres d'une même Nation -, de vivre en homme ou en femme libre, et d'apprécier, tout au long de leur vie, l'art, le spectacle, la littérature, et toutes les autres formes de pratiques culturelles. Nous pensons que la création d'un enseignement obligatoire d'histoire de l'art peut constituer le support de cette éducation culturelle qui fait aujourd'hui si cruellement défaut à nos enfants. Vous veillerez également à ce que tous les enfants, durant toute leur scolarité, puissent avoir une pratique artistique effective, en diversifiant les possibilités et en favorisant les pratiques collectives (…). » (Lettre de mission à Christine Albanel)

« Nous voulons que l'enseignement culturel et artistique soit significativement renforcé car c'est un facteur d'élévation individuelle et collective, et, dans un pays comme le nôtre, attaché à sa langue et à la vigueur de sa culture, un élément d'identité nationale. Vous créerez à cet effet, notamment, un enseignement obligatoire de l'histoire de l'art et vous veillerez à la transmission du patrimoine littéraire de notre pays. (…) Vous ferez en sorte que, de la maternelle au baccalauréat, tous les élèves aient une pratique artistique. (…) » (Lettre de mission à Xavier Darcos).

(3)Voir l’excellent (mais oui !) « Mérimée » écrit par Xavier Darcos, et publié chez Flammarion en 1999 — disponible en Poche (à la Table ronde).

PS. Côté "lecture d'images", je signale ou rappelle que l'intégralité de "Palettes", la si remarquable émission d'Arte, est disponible. Sinon, dans un genre proche, si vous éprouvez quelque contrariété après lecture de cette Note, allez donc cueillir l'instant fatal sur http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/7d/lunettesrouges.blog.lemonde.fr/files/fillette_03.swf

Commentaires

"Mais la main apprend à voir, si je puis dire, et savoir faire (dessiner, modeler, sculpter, coller, photographier, que sais-je…) est aussi savoir lire — une œuvre d’art, une image, un volume"

Jean-Paul Brighelli

Tiens, vous défendez le trans-disciplinaire et le transversal, maintenant? Excellente nouvelle! ;-)
En tous cas, bravo pour ce nouveau fil!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

"Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…"

Jean-Paul Brighelli
Les horaires impartis aux disciplines artistiques dans la formation dispensée aux PE par les IUFM sont en effet très insuffisants, personne ne pourra vous contredire à ce sujet.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

Dans le Primaire, c’est une erreur manifeste. Le premier souci d’un instituteur, dans cette matière, doit être d’instruire la main — dès la Maternelle (voir « Fin de récré », en vente partout !). Non pas en donnant libre champ aux élèves pour dessiner ce qu’ils veulent au gré de leur « inspiration », mais en leur apprenant à dessiner, à peindre, à modeler. En leur tenant la main. En leur apprenant à être.
Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…
Que l’on fasse appel, en Primaire, à des plasticiens locaux, ou, comme à Paris, à des spécialistes de cet enseignement, ne me gêne pas, tant que ça ne bouffe pas un temps trop précieux. Il faut aller chercher les qualifications là où elles sont.
JPB

Un jour, j'avais écrit ce qui suit au sujet des Arts Visuels (attention, ça ne s'appelle plus les Arts Plastiques, depuis au moins 2002). Si cela vous intéresse, il y a une suite...

Dernier point traité du « programme » de l’école maternelle, et pourtant souvent premier et parfois unique pôle travaillé, surtout pour les arts visuels... On peint, découpe, colle, fabrique des cadeaux, des fresques, des panneaux, on « crée », le plus souvent à partir d’un modèle fourni par la maîtresse, quand ce n’est pas par un artiste plasticien lui-même, aidé, voire assisté par l’ATSEM qui fignole les travaux des petits pendant la sieste. Et pourtant, qu’en reste-t-il à l’entrée au CP ?
Presque rien. La maîtresse se rend compte que, lâchés seuls avec leur feuille de papier et leurs feutres, ils ne savent pas gérer l’espace, utilisent les couleurs en dépit du bon sens (avec une préférence marquée pour le marron violacé grisâtre et le rose petit cochon pour les visages), sont incapables de réaliser que le ciel et la terre « se touchent », que les arbres ou les personnages ne sont pas forcément sur la ligne d’horizon ou collés sur le bord inférieur de la feuille. Ils ne savent pas découper, ni coller proprement, laissent dégouliner leurs pinceaux, ne bouchent pas les feutres, ne finissent jamais rien. Souvent les thèmes sont pauvres et même inexistants, ils ne savent pas « ce qu’il faut dessiner », accumulent sur la feuille de nombreux petits graphismes sans liens entre eux ou répètent infiniment le bonhomme, la maison et l’arbre avec la balançoire.
Alors pourquoi ? Qu’ont lu les maîtresses dans leurs programmes pour ainsi toute l’année faire « travailler ces techniques », « utiliser ces matières et matériaux » à vide ou avec ce grandiose et magnifique projet inscrit comme il se doit au « Projet d’Ecole » et qui n’est projet que dans leurs cerveaux à elles, un projet dans lequel les enfants ne voient, au mieux, qu’un empilement de micro tâches dont il faut se débarrasser au plus vite afin de pouvoir se consacrer à ce qui devient le plus important pour eux à l’école : aller jouer dans la cour avec les copains ?
Encore une fois, le manque de formation (et sans « recettes » précises), le flou des programmes où l’on peut du coup comprendre ce que l’on veut, le marketing persuasif des représentants de matériel pédagogique donnent cette sauce indigeste.
Après les années 1970 et 1980, celles de l’enfant uniquement créatif sans filet,où la maîtresse se contentait de regarder ses élèves dessiner, peindre, malaxer l’argile ou la pâte à sel comme taper sur les instruments à percussion, sans jamais leur proposer ni une technique, ni une aide, ni une consigne afin de ne pas les bloquer, nous sommes revenus (pour ce que j’en ai vu dans l’école où j’exerce, mais avec quatre collègues différentes au moins) à des exercices types « je dessine le grain autour de la petite poule », « je dessine l’herbe sous les pattes du petit mouton » que nous décriaient tant les conseillères pédagogiques, le tout additionné d’œuvres pré-programmées qui se situent quelque part entre la technologie et la création artistique et de nombreux coloriages dont le moins qu’on puisse dire c’est que l’on peut douter de leur qualité artistique.
Ah, j’allais oublier les techniques d’Art Contemporain à base d’encres que l’on laisse fuser, couler, se mélanger, de peintures que l’on tamponne, mélange, barbouille, de craies d’art que l’on empile, gratte, d’objets que l’on colle, déforme, détourne de leurs fonctions premières en vue de ce merveilleux résultat qui ferait tellement penser à l’œuvre de Machin Truc Bidule Chose qui expose actuellement ses œuvres tellement tendance à la FIAC... et que souvent les enfants ne reconnaissent plus comme les leurs dès qu’ils les ont « finies » (c’est à dire quand c’est l’heure de la récré).
Alors, qu’en tirer de ces programmes ? Comment y lire une véritable progression allant vers l’enrichissement sensible et créatif ?

Écrit par : catmano | 06 avril 2008

Bonjour à tous les bloggeurs et à leurs trolls farceurs dans la mesure où on ne sait plus qui écrit quoi...

je viens juste dessiner la pirouette souriante d'une saperlipopette et saperlotte me gomme en une galipette ...

bonne soirée à tous en ce dimanche d'avril enneigé...
Saperlipopette et pas trollette

Écrit par : Saperlipopette | 06 avril 2008

"Alors, qu’en tirer de ces programmes ? Comment y lire une véritable progression allant vers l’enrichissement sensible et créatif ?"

Ecrit par : catmano | 06 avril 2008

Comme d'habitude, Catmano! Les programmes, (en tous cas en musique) seraient extrêmement clairs s'il y avait, (quantitativement), la formation qui va avec.

Par contre, effectivement, plus cette formation est réduite à la portion congrue, plus les PE sont tentés de nous demander des recettes applicables directement. C'est un cercle vicieux qui n'est pas près de s'inverser, si l'on en tient compte en plus de la primauté progressive que prend l'évaluation sur la formation elle-même.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

Connaissez-vous le duo de choc Montserrat Caballé et Freddie Mercury,ensemble sur un CD ?Une diva et un divin du Rock...ça arrache les tripes..;on s'envole...Sublissime comme on dit dans la branchitude...

Écrit par : Amélie.- | 06 avril 2008

Lire "Sublimissime"

Écrit par : Amélie.- | 06 avril 2008

Je connaissais, et j'avais effectivement trouvé ce duo très réussi... Ce qui, dans le genre, est plutôt exceptionnel!!!

http://www.youtube.com/watch?v=7oH5SNmUZkc

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

En primaire, les Arts Visuels arrivaient parfois à occuper deux mois, avec intervenant extérieur et sortie, sans produire grand chose d'autre qu'une expo de fin d'année où nous étions forcés de nous congratuler mutuellement, nous, parents, sur les cafouillades de nos lardons. J'ai joué le jeu, même si franchement, je ne voyais pas de quoi s'extasier. Ce que je ne sais pas, c'est si les autres parents faisaient semblant, comme mi, ou s'extasiaient pour de vrai.
Au collège, ça m'a paru plus sérieux, aussi bien en Musique _gros travail sur le rythme, qui soit dit en passant aurait du, à mon humble avis, être fait en primaire, à l'aide d'instruments à percussion, histoire de la musique et chant choral_qu'en Arts Plastiques. Net progrès par rapport à mon époque, surtout en Arts Plastiques par rapport à mes pauvres expériences en Dessin, de la sixième à la troisième, qui rejoignent celles de JPB. Ce sont des matières où l'enseignement du premier Cycle secondaire a fait un bel effort par rapport à mon époque (septembre 1969 à juin 1973).
A poursuivre et à étayer, en gardant la même direction, à mon avis.
Pour le primaire et la maternelle, c'est zéro pointé mais Chritophe S. semble dire qu'on réduit la formation des PE à la portion congrue.
Il ne s'agit que de l'expérience personnelle d'un ancien élève parent délève qu'on ne peut a priori généraliser.

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

merci pour votre nouveau livre monsieur JPB, en éspèrant que l'echec de monsieur Darcos à perrigeux lui permettra de se pencher un peu plus sur les épineux problèmes de l'éducation nationale, ce grand corps malade, et lui permettent de sonner rapidement la "fin de récré" ;)
et merci pour ce nouveau fil c'est toujours un bonheur de vous lire

Écrit par : vince | 06 avril 2008

L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences. J'ai un excellent souvenir de "Lycéens au cinéma" lorsque notre académie avait fait venir un intervenant extérieur, jeune maître de conférences en cinéma, qui nous avait proposé une lecture extraordinairement fine de _Tigre et Dragon_ basée, mais c'est fou, ça, sur les images, le cadrage, le son, etc.
Que sont censés être les enseignements artistiques sans spécialistes ? Combien de lycées peuvent compter sur un professeur d'arts plastiques ? de musique ? de cinéma ? Il n'y a même pas de Capes ou d'agrégation dans cette dernière discipline.

Écrit par : Christophe853 | 06 avril 2008

L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences.

Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008

Je suis assez de cet avis! On trouve le même démon du discours techniciste dans les programmes de français de Première! C'est d'un ennui pour les élèves! Incommensurable!

Écrit par : Jean | 06 avril 2008

"L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN"

C'est-à-dire que c'est qui ?

Écrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Ah, c'est Christine Juppé-Leblond !

http://www.radiofrance.fr/listen.php?pr=rtsp&file=/redac/04/rm_secondr070504.ra

Qu'est-ce qu'elle imite bien la voix et l'accent de Michèle Alliot-Marie !

Écrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Jean-Paul, je suis surpris de lire que "les rumeurs de suppression du CAPES ou de l’Agrégation d’Arts plastiques sont sans fondement."

Certes, l'agrégation est hors d'atteinte.

Mais le Capes n'existera bientôt plus, de l'aveu même de Mark Sherringham : "Un concours qui serait l’ex-Capes sera donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours."

Alors la suppression du Capes d'Arts plastiques, c'est tout de même plus qu'une rumeur. Et la certification en Histoire de l'art, elle n'a pas été inventée pour rien.

Écrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Paul Raucy, Inspecteur Général, voici ce qu'il faut développer en classe prépa littéraire : "interdisciplinarité, interventions d’acteurs du niveau supérieur, étudiants ou, à l’occasion, enseignants, effort pour déborder le cadre strict des programmes et de leurs divisions, motivation par l’ouverture, en termes de perspectives d’études et en matière de représentation des disciplines et de leurs liaisons, mise en oeuvre d’une logique de projet ; traits qui sont, dans l’esprit, très proches de certaines des préconisations du récent rapport de l’inspection générale sur la série L."

Écrit par : Jérémy | 07 avril 2008

que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive.

Ecrit par : JPB

On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses.

Écrit par : moot | 07 avril 2008

"On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses."

Ecrit par : moot | 07 avril 2008

Oui, il faut assurément se méfier de ça. Mais être relativement prudent, aussi, dans "l'autre sens". Le re-baptème de: "France musique" en France musiques" permet de percevoir plus clairement que ce qu'on appelle la "musique classique" n'est pas la seule forme musicale valable sur le plan artistique.
A une époque que les moins de vingt ans, etc, etc, sur cette chaîne, tout était bon à écouter, pourvu que ce fut "composé avant d'être joué". Ce qui donnait lieu à des retransmissions de grosses daubes classiques, alors que la seule, (ou quasiment) forme de musique jazz était Duke Ellington, (musicien exceptionnel, mais très loin d'être le seul) pour le côté "savant", et Louis Armstrong pour le côté "folklorique".

Sans compter, évidemment, les interminables concerts de "musique contemporaine", ("qu'on comprend rien", comme disait Françoise Guichard il y a peu).
Un tout petit peu de démocratisation ne fait pas que du mal. Mais, effectivement, comme disait Christophe, il n'y a guère que les spécialistes qui puissent, dans le cadre de l'enseignement, en empêcher les dérives.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008

Il me semble que l’ambiguïté provient du vocabulaire.

Je verrais bien utiliser les mots :
- Arts appliqués : maîtrise du geste et des techniques élémentaires (modelage, crayon, fusain aquarelle, collage etc.) pour la formation du primaire à la 4ème. Ce qui ne dispense pas de le faire en référence aux Grands Anciens.
- Arts plastiques pour la suite : lecture d’œuvre, histoire de l’art, rôle de l’institution et du marché, etc. A l’envers, avec des travaux pratiques de mise en application.

On pourrait imaginer conserver une option arts appliqués pour ceux qui souhaitent s’orienter vers les « métiers de l’artisanat d’art » (le plus souvent en liaison avec le tourisme : poterie, croutes néo impressionnistes, portrait, etc.)

Le malaise provient en partie d’une mauvaise compréhension de la rupture dans l’histoire de l’art début XXème.
Les instituteurs, peu cultivés et formés dans le domaine, ont mal compris la définition du mot art : « transmission de sens par un média autre que les mots ».

Ils en ont conclu que faire éclabousser un papier par des mômes permettait d’approcher l’œuvre de Pollock, plier 3 bouts de cartons celle de Judd ...
Pas dur techniquement de faire réaliser une toile à la manière de Dubuffet. Du coup, il semble accessible à un enfant. Sauf que regarder un travail de Dubuffet sans rien savoir de son histoire personnelle, de ses relations équivoques avec Chaissac, avec le marché de l’art etc. consiste à observer des jolies couleurs sur une toile ou du sable collé sur un panneau !

Je vois mal un enfant de 10 ans maîtriser le sens, les références (souvent très externes et théoriques) des modernes et des contemporains. Il m’a fallu 30 ans pour le faire (très partiellement), beaucoup de lectures doctrinales (... indigestes) et un très grand nombre de visites d’expos.

A contrario, dans l’art « classique », le bien fait, le joli, l’éblouissant techniquement masque des aspects conceptuels qui ne sont pas moindres et pas plus explicites (surtout dans une société où la mythologie, la religion et l’histoire ne sont plus au centre des savoirs communs).
La transmission est seulement en apparence plus simple : se réfugier derrière la maîtrise technique permet de se dispenser de la recherche du sens dans le contexte historique !

En gros, on prend 50 gosses (de préférence chinois), on leur tape sur la gueule 10 h par jour avec des pinceaux à la main et un prof de technique. A terme, quelques uns peindront aussi bien que Velasquez ou Ingres, mais aucun ne réalisera les Ménines ou le Bain Turc. Pas seulement parce que la construction ne sera pas aussi magistrale, mais SURTOUT parce que la rupture dans l’histoire de l’art, le sens transmis, le discours critique etc. n’y seront pas (et pour cause).
Comme il faut 30 ou 40 ans pour maîtriser le geste, la facilité consiste à penser que c’est le geste qui fait l’artiste classique !
Oh ! Comme c’est difficile de peindre aussi bien ... Ben, dans le fond, non faut juste de la persévérance et quelques prédispositions psychomotrices ! D’ailleurs à la même époque un grand nombre « d’artisans d’art » avaient la même maîtrise technique (peintres d’atelier ou maîtres mineurs) et n’ont pas laissé d’œuvre parce qu’ils n’étaient pas artistes.

Là est toute la différence entre art appli et art plastique.

Apprécier l’art contemporain ça se mérite, c’est vraiment du travail !
Ce qui ne veut pas dire qu’il n’en est pas de même avec l’art classique ...
Juste on peut faire semblant d’être content devant une toile du XVIIIème parce que c’est joli.
Pour autant sans une solide formation théorique on aura rien compris dans les deux cas.

D’avance, j’entends parler d’émotion : « Devant Monet on est bouleversé, pas devant Buren »
Relativisons ... Le sacre de Napoléon question émotion faut voir ! Par contre, si on est normalement constitué, une installation de feutre et de graisse de Beuys ou les cabanes de Kieffer, ça brasse un rien ... (même si on ne sait rien des auteurs, ce qui est dommage)
Une partie de la peinture classique n’est pas émouvante, idem pour l’art contemporain. L’émotion n’est pas obligatoirement au centre de l’objectif du plasticien, c’est selon ...


PS :
- Le coffret Palette, c’est magique et éclectique (100 €, 18 DVD de Lascaux à Klein). Indispensable à voir et revoir. Pour les flemmards : le cours d’art plastique est tout fait, reste seulement à proposer une synthèse ...
- JPB, sauf votre respect, Basquiat, c’est bien ! C’est plein de sens, de références, c’est profond et léger à la fois, représentatif d’une époque (du marché de l’art et du monde). De ce fait, il me semble que la postérité le retiendra parce que c’est un témoignage fort et grave de ce qu’étaient les années 80 (voir l’excellent film du plasticien Schnabel).
- Ouch ! J’ai encore été trop long !

Écrit par : Zorglub | 07 avril 2008

La main qui façonne...

Les enfants aiment sculpter...travailler la matière et quelle joie de voir émerger d'un bloc de siporex ce que l'on apréalablement posé sur le papier.Passer du 2 au 3 !

De bons moments en plein air... en abscence de misral !

Écrit par : Patrickinstit | 07 avril 2008

le " t" s'est envolé !

Écrit par : patrickinstit | 07 avril 2008

"Ouch ! J’ai encore été trop long !"

Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008

Non! On voudrait plus de messages comme celui-là! Vous êtes passionnant. Merci.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008

Et, se profilant derrière ces cas particuliers, une inquiétude sur le devenir des options, qui alimente la paranoïa ordinaire du corps enseignant — et des étudiants. Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment. Et le ministère devrait comprendre qu’on peut faire un vrai mouvement insurrectionnel avec une somme de rumeurs. À partir d’une certaine masse critique, le faux fabrique du réel. (JPB)

Des écoles maternelles sans enseignants depuis des semaines et un projet de suppression pure et simple de la maternelle.
Des écoles primaires où des méthodes de lecture nuisibles continuent de fleurir. Les heures du samedi supprimées et remplacées par un soutien qui ne sera pas effectif au dire des spécialistes. De nouveaux programmes de primaire dont on est en droit de se demander s'ils seront appliqués étant donné la fronde qui s'organise dans la hiérarchie minée par les pédagos et qui tiennent les instits sous leur coupe.
Des collèges laissés à l'abandon avec une violence croissante.
Des lycées où l'on supprime des options dites coûteuses et non rentables. Une réforme en perspective sans avoir d'abord réformé le collège. Le bon sens n'est pas l'apanage de ce ministère.
Des suppressions de postes par milliers:
11OOO dans le secondaire. 1000 postes d'administratifs. On préfère faire des économies sur le terrain que chez les spécialistes de la machine à café.
3000 postes "dématérialisés" pour reprendre le vocabulaire RGPP, ce qui veut dire 3000 postes transformés en heures supplémentaires.
Des IUFM qui continuent de cracher leur idéologie néfaste. Un futur recrutement des enseignants sur master.
Une réforme en cours de la mobilité des fonctionnaires avec possibilité de licenciement au bout de 2 ans.
Tout cela ce ne sont que des rumeurs, Monsieur Brighelli? De la paranoïa? Je serai nommée sur 2 établissements l'an prochain, d'autres sur 3. Des rumeurs? Vous voulez que je vous envoie les courriers de mon chef d'établissement?
Que vous fassiez partie des nantis de L'EN qui n'ont rien à craindre, on le sait, que vous ayez en plus une sinécure en oeuvrant pour ce gouvernement et ce ministère, fort bien, mais que vous traitiez de paranoïaques les profs qui font les frais de la politique gouvernementale, non. Vous vous contentez de parler de rumeurs, mais les faits sont là, les chiffres sont avancés par votre ministère et votre gouvernement lui-même! Puisque vous soutenez cette politique, défendez-là avec des arguments, des vrais. Dites que vous trouvez très justifiée cette politique de suppression de postes, ce nomadisme des enseignants sur 2 ou 3 postes, cette impossibilité pour des élèves de faire grec, latin, russe et le reste! Mais ne niez pas la réalité en parlant de rumeurs!
Serait-ce un trait des maoïstes ou ex-mao. de nier la réalité quand elle devient gênante, qu'ils soient en Europe ou en Chine? Car après tout c'est vrai, les chinois raisonnent de manière semblable: ils nient la réalité et se disent qu'au Tibet, on peut vraiment construire un mouvement insurrectionnel sur rien, sur des rumeurs!
C'est simple, on efface et on parle d'autre chose.

Écrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

"Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment."

Surtout que la supression du Capes en 2009-2010 n'est pas une rumeur !

Écrit par : Jérémy | 07 avril 2008

DÈS QUE L'ON PARLE DES SEINS C'EST FOUT CE QU'ON S'ÉGARE... DE L'EST : TROIS MOTS SUR UNE ÉNORME LACUNE DES PROGRAMMES

Ah l'art à l'école, et plus encore l'histoire de l'art : aux murs de la classe les tauromachies de Picasso côtoyant les baigneuses de Poussin, les ures de Lascaux faisant face à La naissance du monde, un héros ithyphallique poursuivant l'offrande d'une Vénus callipyge..! Qui dira le rôle qu'ont pu avoir dans nos midis précoces l'instituteur épris de beau et le prof d'histoire qui nous ouvraient à la fois les portes du Louvre et les verts paradis de l'éros ?
Donc défendre la place des arts plastiques dans l'école aussi vigoureusement qu'elle mérite de l'être, voilà une cause à laquelle j'adhère, que je soutiens, mieux, pour laquelle il ne semblerait pas déplacé de convoquer sur quelque parvis une protestation blanche avec comme slogan : rose sélavy !
Mais bon sang, n'oublions pas pour autant les constructions géométriques ( pliages et constructions de solides), les mesurages et les travaux manuels ( atelier "bois", atelier "fer") par lesquels l'école hier ( l'école dans le temps ! école d'antan ! diraient les imbéciles), nous initia, par le parti pris des choses, à ces babioles intellectuelles que sont la géométrie - plane et dans l'espace - les mesures d'angles et de volumes.
L'art à l'école, bien sûr, mais aussi le dessin géométrique et l'application à la matière ingrate du rapporteur, de l'équerre et du compas à tracer, de la lime et de la scie à onglet.
Ah qui dira les vertus du bédane pour la formation de l'intelligence, ou celles de la varlope et du bouvet ?
Devrais-je ici rappeler Rabelais et la journée de l'escholier selon Ponocrates ?
Messieurs des programmes, vous avez une lacune à combler.
GM

Écrit par : guy morel | 07 avril 2008

Bonjour, ça barde; et je comprends les déceptions et les colères - être sur plusieurs établissements à la fois, ce n'est pas la joie. Courage à vous.

Autre point: le colloque Max Rouquette, c'était bien. Quelques images: http://www.max-rouquette.org/centenaire/images_centenaire/Photos-Colloque

J'y suis, mais je ne vous dis pas où....

Écrit par : Pendariès | 07 avril 2008

Il y a en effet fort lieu de s'inquiêter des projets multi-formes lancés autour de la "réforme" de notre belle EducNat. Pour autant, la rumeur remplace bien souvent les faits: les rapports Pochard ou Attali promettent monts et merveilles ultra-libérales mais je vous rappelle que le ministère n'en a pour l'instant rien retenu; la conférence des directeurs d'iouphme aimerait bien, en effet, supprimer CAPES et autre agrégation pour former en son sein étrangleur les futurs professeurs, mais aucun document ministériel sérieux ne le reprend non plus... Vous me direz que tant de silence cache sans nul doute de bien mauvaises intentions... soit! Mais attendons de voir. Les suppressions de postes massives sont, pour l'instant, la seule réalité intangible; si le ministère souhaite demain avoir l'intégralité de la profession dans la rue, il peut en effet y ajouter Pochard et consorts. Mais attendons, pour nous mobiliser efficacement, d'être en face de faits avérés... faute de quoi toute cette agitation fébrile pourrait être déjà retombée au moment où les luttes seront réellement à mener!

PS1: je donne souvent moi-même dans le catastrophisme, mais pour une fois je veux du concret!
PS2: la certification en histoire des arts est bien plus ancienne que la modification des programmes des disciplines artistiques, il n'est donc en rien évident que l'une et l'autre soient liées -en la matière, le ministère a plutôt tendance à accompagner tardivement la réforme plutôt qu'à la devancer. Par ailleurs, une modification de programme ne signifie en rien le transfert vers d'autres intervenants; sinon cela voudrait dire que le CAPES d'histoire-géo est également supprimé, puisqu'un quart des programmes devront désormais intégrer l'histoire des arts...

Écrit par : Claire | 07 avril 2008

Même sous la torture de la cabre (la chèvre lécheuse, donc, confer "François 1er" avec Fernandel, joli souvenir cinématographique de mon enfance), je ne dirai rien. Coiffure de dingue écheveulé, je sais... Mauvaise habitude, celle de me tortiller les cheveux pendant mes communications. Et puis mince, c'est mon mauvais profil. Mais je n'ai rien dit.

Mais je le répète, je n'ai pas joué à être JPB sur son blog. Néanmoins: c'est sympa de donner dans le texte du Max Rouquette.

Écrit par : Pendariès | 07 avril 2008

"Mais attendons, pour nous mobiliser efficacement, d'être en face de faits avérés... "

Claire, est-ce que la période de transition que nous serions en train de vivre ne va pas de pair avec ses "dommages collatéraux" (laisser sur le carreau une partie, même infime, des professeurs, pour mener le reste vers le glorieux matin du: "Moins de moyens mais plus d'efficacité")?

Sanseverina et d'autres) ne s'alarme plus, puisqu'elle y est, dedans. Je peux apprécier vos propos mesurés à leur bonne et juste valeur; cependant, celles et ceux à qui on casse la jambe ont bien le droit de dire "aïe", je crois....

Écrit par : Pendariès | 07 avril 2008

*mode Hercule Poirot on*

Penda, votre promptitude à vous innocenter est plus que suspecte... Pourquoi éprouvez-vous un tel besoin à dire que ce n'est pas vous qui avez pris l'identité de JPB durant les derniers jours? Pour quelle raison, sinon parce que c'était bien vous! Vous êtes démasqué!

*mode Hercule Poirot off*

Écrit par : Loki | 07 avril 2008

Un mercredi après-midi,il y a quelques années,je passais devant la préfecture et je vis des jeunes collègues enseignants sous une banderole sniupp jetant en jubilant des livres dans des grosses poubelles.Je ne pus m'empêcher de leur dire,mais vous rendez vous compte que vous jetez des livres, des livres.
-Petit bourgeois m'insulta l'un d'eux.
Je m'éloignai,tête basse.
.
Faut-il nous faire un dessein ?

Des personnels "bousculés" dans un lycée
Un proviseur-adjoint et un conseiller principal d'éducation ont été "sérieusement bousculés" au lycée Olympe-de-Gouges de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après l'intrusion d'une trentaine de jeunes extérieurs à l'établissement, a-t-on appris auprès de l'inspection d'académie du département.

Vers 10H30, "une trentaine de jeunes non-identifiés et extérieurs au lycée ont pénétré dans son enceinte, bousculant sur leur passage un certain nombre d'élèves",
.
.
.
"ils ont détruit une exposition d'art plastique"

et "ont sérieusement bousculé le proviseur adjoint et le conseiller principal d'éducation qui ont été pris en charge par les pompiers", a expliqué à l'AFP l'inspection d'académie de Seine-Saint-Denis.

Source : AFP

Écrit par : bernard | 07 avril 2008

A Claire,Sanseverina et les autres ....
Malheureusement, je crains que la partie ne soit truquée et les dés pipés, car nous avons engagé une partie avec des "partenaires"qui connaissent notre jeu alors que nous ignorons le leur. Ils ont en main des cartes que nous n'avons pas..Desseins inéluctables et dessins impénétrables ...

Écrit par : Amélie .- | 07 avril 2008

Mais je le répète, je n'ai pas joué à être JPB sur son blog. Néanmoins: c'est sympa de donner dans le texte du Max Rouquette.

Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008

Bien sûr que ce n'est pas pendariès, je peux le certifier, j'ai le capes de faussaire option occitan...

Écrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

"Un mercredi après-midi,il y a quelques années,je passais devant la préfecture et je vis des jeunes collègues enseignants sous une banderole sniupp jetant en jubilant des livres dans des grosses poubelles."

Ecrit par : bernard | 07 avril 2008

Pourquoi ne dites-vous pas qu'il n'y avait qu'un seul livre, en "X" exemplaires: celui de Luc Ferry, (ministre de l'éducation à l'époque), dont l'envoi systématique avait été vécu par beaucoup de collègues comme une provocation, vu l'argent qu'il avait coûté comparativement au "serrage de ceinture" qui était demandé en parallèle.
On est d'accord ou pas avec le vandalisme, (personnellement, je n'aime pas cela, mais alors pas du tout), mais les circonstances relativisent quand même la portée de l'acte, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008

non

Écrit par : bernard | 07 avril 2008

J'ai étudié l'Histoire et la Géographie, mais pas l'Histoire de l'Art. Ce n'est pas parce que je peux reconnaître les oeuvres majeures que je peux les enseigner.
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc?

Écrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008

Penda, allons, on va tous vous reconnaître! Vous donnâtes votre nom une fois ici , il y a peu et il est écrit en dessous de la photo! C'est à peu près comme cela que je vous imaginais: un visage tendre:-) Profitez de ma bonne humeur passagère...et merci pour vos encouragements.

Écrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc?

Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008


Ah oui pour le bleu Klein ça c'est pas bon...

Écrit par : Sergio | 07 avril 2008

A Amélie ... ("Ils ont en main des cartes que nous n'avons pas..Desseins inéluctables et dessins impénétrables ...")

Vous pouvez connaître leurs cartes facilement. Relisez les textes qui sortent de Bruxelles et d'ailleurs :

Moyoto Kamiya, OCDE, in Courrier de L’UNESCO, décembre 2000 : « Une vaste réforme du secteur public d’éducation est en cours, orientée vers et par le marché ».

Accords de l’OMC qui prévoient « la privatisation de 160 secteurs ou services , pour une libéralisation totale», et parmi ces secteurs, « l’éducation (…) avec la santé, le dernier bastion à prendre » (Moyoto Kamiya, OCDE, in Courrier de l’UNESCO, décembre 2000)

Logique libérale : « privatiser les bénéfices et socialiser les pertes », « les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable, et dont l’exclusion de la société en général s’accentueront à mesure que d’autres vont continuer à progresser ». (Adult learning and technology, un OCDE countries, 1996)

Banque mondiale au service des multinationales : « Investir prioritairement dans l’éducation de base » et « livrer les secteurs secondaires et universitaires aux industriels de l’éducation ». « Encourager le recours au privé » et « consentir des prêts pour les pays disposés à adopter, pour l’enseignement supérieur, un cadre législatif et réglementaire (…) où le secteur privé interviendra davantage au niveau de l’enseignement et du financement ». N’intervenir que si les pays ont su « réformer les systèmes éducatifs directement dirigés par des administrations centrales ou d’Etat (…) lesquelles laissent peu de marges de manœuvre ». (Banque mondiale, Priorités et stratégies pour l’éducation, 1995)

Conférence de Lisbonne, les 17 et 18 mars 2000 : Invitation des ministres de l’éducation des différents pays européens à « se mobiliser pour entrer de plain pied dans la nouvelle économie ».

Conférence du Lobby Gate, septembre 1998 : « L’éducation est l’un des marchés à la croissance la plus rapide. La formation privée et l’industrie de la formation des adultes devraient connaître un taux de croissance à deux chiffres tout au long de la prochaine décennie ». Dès lors, « l’éducation publique devient un concurrent qu’il convient de ramener à la portion congrue ».

Groupe de travail de l’OMC, dirigé par le président de BP Amoco, ex directeur du GATT, Peter Sutherland : « La responsabilité de la formation doit être en définitive assumée par l’industrie ». « L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique ».

Dessin (tu parles!), desseins oui ...

Et je crie aussi, comme Sanseverina !

Effectivement, Guy Morel, l'affaire est plié ... -)

Écrit par : Hervé | 07 avril 2008

Claire, les suppressions de postes entraînent des suppressions d'options aussi, des classes sur-chargées aussi, des profs qui vont courir d'un bahut à l'autre avec du stress en plus ( on en a déjà assez en collège et je n'ai pas passé l'agreg pour jouer les bouche-trous). La suppression des heures le samedi en primaire, c'est" tangible" comme vous dites. Les instits de maternelle non remplacés en Ille et Vilaine, prenez vos renseignements, c'est vrai. Les méthodes de lecture qui pourrissent la vie des élèves, c'est tangible. Les collèges qui sont à l'abandon, venez chez moi, je vais vous montrer. Les lycéens qui ne peuvent plus faire de latin, grec etc... C'est tangible. Les suppressions de postes, c'est tangible. Le projet de mobilité des fonctionnaires avec licenciement au bout de 2 ans si votre poste a été supprimé et que vous n'avez pas retrouvé un poste dans votre administration d'origine ou dans une autre, c'est un projet. Ah! c'est vrai! C'est un projet! vous avez raison: attendons! Attendons que le projet sur la mobilité des fonctionnaires soit passé à l'assemblée. Attendons! Chut! Pas de vague! Attendons et prions que le projet ne passe pas. C'est ce que disent les Italiens du sud quand quelqu'un tousse et est sur le point de s'étouffer! " Guarda il cielo!"

Écrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

C'est à peu près comme cela que je vous imaginais: un visage tendre:-) Profitez de ma bonne humeur passagère...et merci pour vos encouragements.

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

Penda tu as le ticket avec Sanseverina...........Mais c'est aussi un club de rencontres , ici ?!

Écrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

"Que vous fassiez partie des nantis de L'EN qui n'ont rien à craindre, on le sait, que vous ayez en plus une sinécure en oeuvrant pour ce gouvernement et ce ministère, fort bien, mais que vous traitiez de paranoïaques les profs qui font les frais de la politique gouvernementale, non. "

Merci Sanseverina.
Cela fait du bien de temps en temps.

Écrit par : Hervé | 07 avril 2008

A Hervé , merci de vos précisions , mais , c'est ce que je voulais dire au fond , "c'est écrit et on n'y peut rien". Remercions donc aussi au passsage tous les défenseurs de la mondialisation et autres universalistes qui viendront cracher sur nos tombes..........

Écrit par : Amélie . - | 07 avril 2008

Penda tu as le ticket avec Sanseverina...........Mais c'est aussi un club de rencontres , ici ?!

Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

Ben, évidemment! Vous ne le saviez pas? Le maître des lieux prône "la position six heures et demie"( sic) et tout et tout...

Écrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

"la position six heures et demie"( sic) et tout et tout...

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008


Six heures et demie ! Quand meme, c'est pas mal...

Écrit par : Sergio | 07 avril 2008

Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4

Écrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Je crois, d'après ce que j'ai pu en entendre, quand j'étais à Genève, que ça se passe déjà de la sorte en Suisse.

Écrit par : Pendariès | 07 avril 2008

Pouvez-vous en dire plus sur six heures et demie, à moi qui ne connais que les horloges digitales ?

Écrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

J'ai étudié l'Histoire et la Géographie, mais pas l'Histoire de l'Art. Ce n'est pas parce que je peux reconnaître les oeuvres majeures que je peux les enseigner.
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc?

Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008

Le premier argument est recevable et légitime.
Je ne pense pas que ce soit le rôle d'un prof d'histoire géo d'enseigner l'histoire de l'art stricto sensu (sauf s'il est volontaire et possède une solide culture personnelle dans le domaine).
Tout au plus peut-il mettre en parallèle les faits historiques et les grands courants de pensée philosophiques et artistiques. On espère que c’est le déjà cas !

Le second argument est beaucoup moins crédible : les moyens audiovisuels (vidéo projecteurs et PC portables) sont assez répandus et les supports de qualité (DVD, sites internet) existent.
Récemment, on évoquait ici même leur surabondance et le gâchis de fonds publics associé !
Dans mon lycée les profs d’enseignement général ont exigé d’être doté de tout le matos. Après un an de séjour dans un placard, j’ai tout piqué, personne ne s’en est aperçu ...

Je suis loin d’être obsédé par les TICE mais j’aurais aujourd’hui peine à me passer du vidéo projecteur. Présenter un cours (ou une séance de TD) à partir de tels supports ne veut pas dire tomber dans le charlatanisme de l’auto-construction des savoirs et autres délires inductifs. C’est juste plus pratique qu’un tableau ...
Faut pas mélanger la technique et son usage !
Le meilleur exemple c’est Palette (démarche ultra directive, explicite et magistrale) que JPB évoquait précédemment.

Écrit par : Zorglub | 07 avril 2008

Zorglub, sans être indiscret, je n'ai toujours pas compris en quelle(s) classe(s) et en quelle matière vous êtes prof.
LP ? Lycée général ? Fac ?

Écrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Pour le troll faussaire, voici les paroles dans le texte. Après, adressez-vous au spécialiste en question.

"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008

Écrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

Pas indiscret du tout Jérémy, y’a pas (ou si peu ...) de cadavres dans mes placards !

Je suis prof de construction mécanique (autrefois dessin technique et mécanique) en lycée technique. Normalien dilettante, j’ai même pas été fichu d’avoir le temps de passer la maîtrise (a fortiori l’agreg) tellement j’ai traîné pour réussir la licence ! Y’avait trop de belles choses à voir et à faire dans la Grande Ville pour un fils de prolo qui, étudiant salarié, se retrouve avec un pouvoir d’achat sans commune mesure avec celui de ses parents.

J'ai des classes de seconde en option ISI, de 1ère et term STI (dans une filière marginale), et quelques heures en BTS.

J'ai eu dans le passé des classes de S en option Sciences de l'Ingénieur (ex bac E pour les papys). Je ne souhaite pas en reprendre pour l'instant. Les méthodes pédagogiques (induction, TP de découverte et d’auto-construction des savoirs etc.) qu'on y impose occasionnent un gaspillage de temps et d’énergie que je supporte mal. Ces élèves ont souvent un vrai potentiel et pourraient acquérir de vraies connaissances si ... c’était permis d’enseigner.

J'ai été TZR durant 5 ans ce qui m'a conduit à enseigner en LP dans des conditions assez atroces pour que je puisse comprendre le désespoir des collègues PLP.

Pour terminer mon CV :
J’ai bossé en Afrique pour le ministère des Affaires Étrangères (qui étaient ... bien étranges à cette époque ancienne).
J’ai également été associé à la création de sociétés de recherches scientifiques et d’expertise en rapport avec le patrimoine.
Je développe également des logiciels spécialisés à temps perdu.

Et vous ?

Écrit par : Zorglub | 07 avril 2008

Je ne crois pas être perdue hors des réalités de ce monde (certains qui me connaissent ici en témoigneront!), ni faire de l'optimisme béat... J'ai tout fait en matière d'EducNat, postes PEP4 à la gomme, TZR sur plusieurs établissements, dernière arrivée dans les établissements au point que vous prenez l'emploi du temps qui reste, ainsi que la non-reconnaissance du chef d'établissement qui ne vous connaît pas... tout ça en étant agrégée, comme certains le revendiquent ici (j'ajoute que je n'ai jamais pu non plus enseigner en lycée, système de muts oblige!). Je ne sais que trop ce que signifie "mesure de carte scolaire" et suppression d'heures. Dans mes activités annexes (dont syndicales), je passe mon temps à essayer de trouver des solutions pour tous les "balottés" du système et à alerter sur toutes les fadaises qui peuvent sortir. Je sais que les concours sont menacés sous leur forme actuelle, je suis au courant qu'il est question d'aligner le niveau de recrutement de l'agreg sur celui du CAPES... Je sais ce qu'il en est de la réforme possible du statut de la fonction publique... Pour autant, je le répète, il est difficile de se battre sur des textes qui ne sont pas encore sortis et qui donnent lieu aux fantasmes les plus fous! Les méthodes de lecture abjectes, c'est en effet du concret, mais je rappelle à Sanseverina que les programmes du primaire viennent justement d'être réécrits en ce sens! Et les nouveaux programmes de Français de collège semblent intéressants (pour une fois!!). Dans tous les cas, et à moins d'une révolution qu'il m'arrive d'appeler de mes voeux, nous sommes assaillis de toutes parts et nous ne gagnerons pas sur tous les terrains: et je rappelle que je n'ai jamais appelé à voter pour le bling-bling de l'Elysée qui se prend pour Tatcher... On a les réformes que l'évolution malheureusement néo-libérale de notre système mérite!

Écrit par : Claire | 07 avril 2008

"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008 "

"Etre sur six heures et demie"... J'ose à peine comprendre... Ca veut dire, en gros, être "frappé d'alignement", non?
Effectivement, s'il s'agit bien de ça, situation peu enviable...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008

Dans tous les cas, et à moins d'une révolution qu'il m'arrive d'appeler de mes voeux, nous sommes assaillis de toutes parts et nous ne gagnerons pas sur tous les terrains [...]

Claire

Voici qui est dit, noir sur blanc. Claire, en effet, je peux le confirmer, n'est pas hors des réalités de ce monde (qui quand même est fort beau, je veux dire: les paysages).

Écrit par : Pendariès | 07 avril 2008

"Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment."
Surtout que la supression du Capes en 2009-2010 n'est pas une rumeur !

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Il serait urgent que le ministre et ses conseillers soient clairs dans leurs intentions et dans leurs propositions, au lieu de dire à peu près tout et son contraire, et de laisser monter une angoisse tout à fait légitime chez les enseignants et les étudiants. Mettez-vous deux secondes dans la peau des préparationnaires au CAPES et/ou à l'agreg, comme ça, rien que pour voir...
Les suppressions de postes dans les établissements et les réductions des places aux concours ne sont pas une erreur, mais une faute, le péché originel en qq sorte, qui compromet d'office tout ce que M. Darcos pourrait par ailleurs proposer de positif pour l'Ecole, comme les nouveaux programmes du primaire par exemple. Elles sont indéfendables pour quelque raison que ce soit, et ne se justifient que par de misérables raisons gestionnaires : économiser trois euros six cents, que l'on gaspillera par ailleurs en deux temps trois mouvements dans des initiatives sans intérêt du type "salon de l'enseignant innovant" (authentique), processions à Ste Bédeuzie, et autres calembredainesques perlimpinpinades.
En d'autres termes : s'il y a bientôt explosion dans l'éducation nationale, tout aura été mis en place pour cela ! Quand le mécontentement et le stress montent en mayonnaise, un discours clair et cohérent s'impose ...

Écrit par : FGuichard | 07 avril 2008

Pouvez-vous en dire plus sur six heures et demie, à moi qui ne connais que les horloges digitales ?

Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

http://abardel.free.fr/petite_anthologie/aube_panorama.htm

Écrit par : Pat | 07 avril 2008

Françoise, vous oubliez le développement durable qui va semble-t-il détrôner la "citoyenneté" au titre de machin inutile, transversal et dévoreur de fric et d'heures.

Écrit par : Lariba | 07 avril 2008

Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Attendez Jérémy! D'où tenez-vous ces informations? A moins que je n'aie raté quelques scoops sur ce blogs rien n'est encore sûr, si???

Écrit par : Loki | 07 avril 2008

Penda, au sujet du post/mystère, de Max non pas Aue mais Rouquette...

La solution c'est peut-être tout simplement une attaque/raptus de dédoublement de la personnalité due à un effet de proximité puisque, de votre propre aveu, vous étiez
" à Montpellier du 3 au 6 avril au soir (colloque oblige, puis envie de profiter du beau temps dans la ville)....
:>))

Écrit par : Cadichon | 07 avril 2008

que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive.
Ecrit par : JPB

On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses.
Ecrit par : moot | 07 avril 2008

Et vous-z-oubliez "les" pédagogies...chères à un blogueur parti vers d'autres pâtures.

Tout ce galimatias a une matrice commune: l'égalitarisme, et son avatar, le relativisme culturel, qui se caractérise par la négation du bon sens, de l'excellence et à terme de la démocratie. Cf R. Boudon: "Renouveler la démocratie: éloge du sens commun" .
Odile Jacob, 2006.

Écrit par : Cadichon | 07 avril 2008

Attendez Jérémy! D'où tenez-vous ces informations? A moins que je n'aie raté quelques scoops sur ce blogs rien n'est encore sûr, si???

Ecrit par : Loki | 07 avril 2008

Entretien de la SLLMOO (langue et mittérature médiévales) avec M. Sherringham conseiller du ministre de l’Education Nationale.

jeudi 13 mars 2008
J. Ducos, M. Zink, C. Ferlampin-Acher, reçus par M. Sherringham de 16 h à 16 h 45.

Après une présentation de la société, de nos inquiétudes à propos des projets sur le recrutement des enseignants, M. Sherringham a répondu sur les questions suivantes :

Ñ Année 2009 : maintien des concours à l’identique

Ñ Pourquoi une réforme ?

C'est en relation avec la lettre de mission de M. N. Sarkozy envoyée en juillet 2008 à X. Darcos dans le cadre de la revalorisation des enseignants.
Le décalage entre le LMD et le calendrier des concours actuels (Bac + 3 ou Bac +4) ainsi que la formation réelle des candidats souvent plus longue rend la réforme indispensable

Ñ Quel projet ?

Actuellement le ministère est en cours de réflexion, mais s’oriente vers les propositions suivantes :

. Recrutement à bac + 5 des enseignants du secondaire (cf. lettre de cadrage citée plus haut), après un master qui n’a pas à avoir un caractère professionnel.
Seule l’acquisition d’un master serait exigée, sans dissociation master enseignement / master recherche. M. Sherringham a insisté sur l’intérêt pour le niveau des étudiants et pour les masters recherche.
Il n’y aurait plus d’année de préparation au concours spécifique. Aux universités de maintenir le niveau disciplinaire. Ce niveau permettrait une revalorisation des salaires de recrutement des enseignants

. Maintien du concours de l’agrégation, dans son architecture actuelle, comme concours d’excellence, mais avec l’exigence du master pour s’y inscrire.

. Un deuxième concours qui serait l’ex-CAPES serait donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours.

M. Sherringham, à plusieurs reprises, a indiqué qu’il était à l’affût de toute proposition et qu’il les attendait. En revanche, l’urgence est grande puisqu’elles doivent parvenir dans un délai d’un mois.

. Question des docteurs : il a évoqué la possibilité de postes réservés pour les docteurs avec un aménagement d’un des concours.

Ñ Quand ? Le projet ministériel devrait être prêt avant l’été, quels que soient les aléas électoraux ou ministériels.

Ñ Autre question : nous avons abordé aussi la question de la formation continue et M. Sherringham a semblé prêt à appuyer le projet d’une université d’été pour les études médiévales. Il faut présenter là aussi un projet, sans urgence (échéance 6 mois).

Écrit par : TIGER LILITH | 07 avril 2008

Merci Pat, le commentaire d'Aube vient confirmer ce que je pensais, bien que je ne sois pas un littéraire : à midi, on bande violemment et à six heures et demie, c'est la débandade. Donc, les 2 phrases de JPB sont contradictoires. Il faut peut-être remplacer "jamais " par toujours ou ajouter une négation :"ne sont sans doute jamais que" ? Mais comme il s'agit d'un passage sorti d'un contexte, je ne sais pas trop.

"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…

Écrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

Mon commentaire, purement informatif, tombe bien. Juste quand J.P.B. parle de dessins et des seins. Justement je viens de procéder à un rajeunissement de ma note "Le détournement du constructivisme psycho-pédagogique par les peintres Pompiers.
Pour ceux qui la connaissent, une petite révision ne leur fera pas de mal. Pour les autres, un peu de cuculturel leur fera le plus grand bien.
Les illustrations sont suffisamment belles pour se suffire à elles-mêmes. Oeuvrer à la réhabilitation des Pompiers est aussi nécessaire que de contribuer à la destitution des Meirieux. Cela confortera d’ailleurs les psycho-pédagogues dans la conviction que leurs adversaires sont d’infâmes réacs : outre la restauration du knout (le baton), nous ne sommes capable de proposer comme carottes que des images salaces dignes des barbons barbares et barbus du XIXéme siècle.
NB : des esprits chagrins peuvent ne pas reconnaitre Brighelli dans les deux œuvres qui lui sont consacrées. Qu’ils sachent qu’il n’a accepté de poser qu’à la condition qu’on lui rase la moustache… Contrairement aux psycho-pédagogues, la moustache repousse plus drue, quand on lui coupe l’herbe sous les pieds.
La suite à :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/07/le-detournement%e2%80%a6/#more-3777

Écrit par : Roger Felts | 07 avril 2008

Extrait du blog indiqué ci-dessus:

"Ce n'est pas l'enfant mais Meirieu qui est au centre du système."

Très juste!
Enfin il esaye de s'y maintenir par tous les moyens, et jusqu'à maintenant il trouve encore assez d'imbéciles pour le lire et croire que derrière le verbiage il y a un contenu.

Écrit par : Jean | 07 avril 2008

Entretien de la SLLMOO (langue et mittérature médiévales) avec M. Sherringham conseiller du ministre de l’Education Nationale.

jeudi 13 mars 2008

Je ne vois pas vraiment l'intérêt de nous ressortir cet entretien qui a déjà été vu, lu et commenté sur ce blog? Quelle valeur a-t-il?

Écrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences.

Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008

Je suis assez de cet avis! On trouve le même démon du discours techniciste dans les programmes de français de Première! C'est d'un ennui pour les élèves! Incommensurable!

Ecrit par : Jean | 06 avril 2008
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Peut-être parce que ce n'était pas bien fait ? Mais mon propos était surtout que parler d'oeuvres que l'on aime bien n'est pas savoir les présenter. Le discours techniciste est souvent l'ennemi du sens, on se goinfre de termes techniques donnés pour eux mêmes. Mais il n'en demeure pas moins qu'un texte littéraire ou un film ou un tableau demande qu'on sache l'observer pour ce qu'il est, et pas uniquement comme point de départ d'une argumentation, voire d'un catéchisme (cf. les sempiternels films sur "la différence" et ses variations innombrables).

Écrit par : Christophe853 | 08 avril 2008

Tiens, au fait, une petite question épistémologique; on parle ici d'enseignements artistiques. Or, pour beaucoup de blogueurs ici présents, la pédagogie est un art. Alors, en quoi n'aurait-elle pas à être enseignée, d'une manière ou d'une autre!
(Pas sur la tête! Je ne suis pas en train de faire l'apologie des sciences de l'éduc! C'était une simple question!)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

"Peut-être parce que ce n'était pas bien fait ? Mais mon propos était surtout que parler d'oeuvres que l'on aime bien n'est pas savoir les présenter. Le discours techniciste est souvent l'ennemi du sens, on se goinfre de termes techniques donnés pour eux mêmes. Mais il n'en demeure pas moins qu'un texte littéraire ou un film ou un tableau demande qu'on sache l'observer pour ce qu'il est, et pas uniquement comme point de départ d'une argumentation, voire d'un catéchisme (cf. les sempiternels films sur "la différence" et ses variations innombrables)."

Ecrit par : Christophe853 | 08 avril 2008

Hé oui. Ce sont, pour le coup, des paroles de bon sens.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Merci à Robin pour son message du 6 avril sur MECANIQUE et concernant " Le Tour d'écrou" d'Henry James. J'ai tout juste le temps de consulter Bonnet d'âne cette semaine. Entre les parties de nain jaune, de jeu de l'oie, les mandalas à colorier ( seul point en rapport avec le fil de discussion)et toutes les petites choses consistant dans" l'art d'être grand-mère" sans oublier l'espoir de mettre le nez dehors malgré cette ********* de temps ,je ne m'ennuie pas. Et en plus, je n'ai même pas encore lu " Fin de récré. "Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2008

"la pédagogie est un art" dit Christophe. Oui, mais c'est un art théâtral, rien à voir avec le contorsionnisme pédagol, qui relève plutôt du cirque...

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

Or, pour beaucoup de blogueurs ici présents, la pédagogie est un art. Alors, en quoi n'aurait-elle pas à être enseignée, d'une manière ou d'une autre!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

La pédagogie est un art, tout à fait, qui dépend de la personnalité du maître et de son talent inné d'expliquer. On ne peut donc l'enseigner, puisqu'on ne peut pas donner à quelqu'un un talent qu'il n'a pas.

Si donc les considérations théoriques sur la pédagogie ne sont rien d'autre que de vains bavardages (Meirieu...), on peut cependant comparer les façons de faire des uns et des autres, et se déterminer pour celles qui paraissent les plus efficaces. Par exemple, mettre l'enfant de CP devant des mots entiers à apprendre par coeur est d'une inefficacité totale, et en plus c'est dangereux pour les circuits neuronaux: tout instituteur raisonnable écartera donc résolument cette façon de faire ( qui est la méthode globale, ou semi-globale). De même, mettre "l'élève au centre du système" entraîne des pratiques inefficaces et dangereuses pour l'équilibre dudit élève, comme on le voit dans les beaux collèges-foutoirs d'aujourd'hui. La simple considération de l'efficacité conduit donc tout naturellement à renoncer à ce slogan "pédago" et à enseigner à l'ancienne (leçon, puis exercices d'application) c'est-à-dire de façon explicite. Ceux qui ont voulu faire de la pédagogie l'objet d'un enseignement se sont tous plantés, comme le prouvent les dégâts commis par l'"auto-construction des savoirs par l'élève" et par "l'élève au centre".

Écrit par : Jean | 08 avril 2008

Mais l'horaire de Français est insuffisant au lycée. Pour leur apprendre à faire une intro. ou un paragraphe, il faut du temps, une heure par semaine, en module ou classe entière, pour malaxer la méthode, la faire digérer. Ils écrivent, puis je leur demande de lire à voix haute leurs "productions". Au début, ils rechignent, puis ils sautent l'obstacle. Ils passent leurs textes au "gueuloir", parce qu'ils comprennent que ça doit bien "sonner". On juge ensemble la qualité du texte, je les conseille, les guide et corrige, leur donne des "trucs" et ils le remanient jusqu'à ce qu'il soit bon. Là, dans ce travail au brouillon, ils comprennent qu'écrire, ce n'est pas seulement aligner des mots, n'importe comment.. On garde ensuite le ou les meilleurs, comme modèles, et ils sont fiers d'avoir mis les mains dans la farine. Art théâtral, mais aussi art culinaire, donc.

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

En effet Jean, il n'y a pas d'autre façon d'enseigner que de les faire se coltiner à l'application de la leçon. En tout cas, je n'ai jamais su faire autrement, parce que c'est le plus logique et le plus simple.

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

"Oui, mais c'est un art théâtral"

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

A fond d'accord avec ça, merci, Amélie!
Et on est plus ou moins prédisposé sur ce plan. Ce qui n'empêche de toute évidence, Jean, qu'on puisse y progresser de manière notable, avec une formation appropriée.
C'était d'ailleurs le sens de ma remarque précédente, et mon but n'était pas de vous faire sortir de nouveau votre diatribe contre les "pédagols". Mais vous partez toujours au quart de tour.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Nous devons être à la fois comédiens et metteurs en scène...

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

Oeuvrer à la réhabilitation des Pompiers ...

Ecrit par : Roger Felts | 07 avril 2008

Je suis pour ... mais sans les moustaches ;o)))

Écrit par : yann | 08 avril 2008

"La pédagogie, un art théâtral"?

Oui, j'avais écrit quelque chose comme ça sur ce blog (que ça aidait d'être un peu théâtreux). A la réflexion, je me demande si c'est tellement juste. Car le professeur n'est pas une illusion comme l'est le personnage joué par l'acteur. Il ne joue pas un rôle, il n'est pas un personnage, mais une personne chargée d'expliquer et de transmettre aux élèves des connaissances à l'importance desquelles elle croit. Alors, certes, il peut être utile d'être un peu vivant devant ses élèves, de faire de l'humour de temps à autre. Pour autant, est-ce nécessaire? En fin de compte, je ne crois pas. Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. Un professeur qui ne se déride jamais - après tout , les élèves sont-ils là pour rire ou pour travailler? - peut être un excellent professeur. L'autorité du professeur lui vient du sentiment qu'ont ses élèves qu'il possède parfaitement sa discipline et qu'il est persuadé de l'utilité qu'il y a pour eux à la posséder aussi, bref, qu'il sait où il les conduit. Pour le reste, qu'il soit théâtreux ou pas, qu'il soit d'un marbre olympien ou qu'il fasse le guignol, "adiaphora", comme disaient les Grecs!

Écrit par : Jean | 08 avril 2008

"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Non.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

"qu'il soit d'un marbre olympien ou qu'il fasse le guignol, "adiaphora", comme disaient les Grecs!"

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Etre d'un marbre olympien, c'est aussi du théâtre, Jean.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Très juste Jean, mais ceux qui sont "comédiens "dans la vraie vie, qui aiment la théâtraliser, seront aussi eux-mêmes, de cette façon-là, en classe. Donc, dans tous les cas, on enseigne avec ce qu'on EST....L'estrade, aujourd'hui virtuelle, peut-être soit la scène où l'on joue, soit l'Olympe d'où l'on dispense sa science, ou les deux à la fois, selon les jours, selon l'humeur, selon le sujet du cours....

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

Merci à Robin pour son message du 6 avril sur MECANIQUE et concernant " Le Tour d'écrou" d'Henry James. J'ai tout juste le temps de consulter Bonnet d'âne cette semaine. Entre les parties de nain jaune, de jeu de l'oie, les mandalas à colorier ( seul point en rapport avec le fil de discussion)et toutes les petites choses consistant dans" l'art d'être grand-mère" sans oublier l'espoir de mettre le nez dehors malgré cette ********* de temps ,je ne m'ennuie pas. Et en plus, je n'ai même pas encore lu " Fin de récré. "Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2008

Le "manaalas", étant avant tout une démarche de recentrement, peut se révéler très positive avec les élèves dont l'attention est très dispersée.

C'est aussi une façon de présenter un cours ou une notion autrement, schéma "centré" contre schéma 'linéaire".

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Le "manaalas"

les mandalas !

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Etre d'un marbre olympien, c'est aussi du théâtre, Jean.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Mais pas du tout! C'est simplement de la concentration, du sérieux. Il y a des professeurs qui sont naturels devant leur classe en étant impassibles.

Écrit par : Jean | 08 avril 2008

"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Non.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Si!

Écrit par : Jean | 08 avril 2008

Jean, je puis vous affirmer que j'ai rencontré quelques PE, (et PLC) extrêmement qualifiés concernant leur discipline et, malgré tout, en grande délicatesse avec le fait d'avoir à affronter un groupe, une classe. J'ai moi-même été dans ce cas.
Et je puis vous assurer également à cet égard que la pratique du théâtre, (et de la scène) peut débloquer un certain nombre de choses concernant cet état de fait, et faire progresser de manière notable et spectaculaire.
Vous êtes vous-même certainement assez équilibré et sûr de vous pour ne pas avoir besoin de tels "artifices." Faut-il, pour autant, vous réfugier dans une sorte de discours qui consiste à dire de manière définitive et fermée qu'on est fait pour l'enseignement, ou pas?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Le "manaalas"
les mandalas !
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Je préfère les "manalas" ! ;-)
http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/recette/309615/1157

Et nous sommes toujours dans les arts appliqués ou bien ?

Écrit par : lucile | 08 avril 2008

Ben oui! On ne peut pas trouver mieux que la pédagogie, comme art "appliqué"!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Jean, je puis vous affirmer que j'ai rencontré quelques PE, (et PLC) extrêmement qualifiés concernant leur discipline et, malgré tout, en grande délicatesse avec le fait d'avoir à affronter un groupe, une classe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Disons qu'il faut trouver le ton juste, se donner une "surface" qui passe la rampe. Là-dessus, on est bien d'accord. Mais est-ce que ça s'apprend?
Peut-être bien quand même pour certaines règles de bon sens, comme le fait qu'il est absolument impératif d'être infect, voire injuste sur la question de la discipline pendant les premières séances de l'année, par exemple, interdire explicitement le bavardage et punir à tour de bras pour le moindre chuchotement suspect sans se préoccuper d'être bien vu ou pas, jusqu'à ce que ce soit entré dans les cervelles!

Écrit par : Jean | 08 avril 2008

un lien qui marche pour les "manalas"
http://tinyurl.com/2n29u7

Écrit par : lucile | 08 avril 2008

Ben oui! On ne peut pas trouver mieux que la pédagogie, comme art "appliqué"!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Mon lien ne marchait pas : en fait je pensais à la cuisine (désolée du HS, en voyant le "manaalas" de Robin, à 12h30, je n'ai pas résisté)
Le bon lien arrive.

Écrit par : lucile | 08 avril 2008

Jetez un oeil à cet article :
http://www.liberation.fr/actualite/societe/319975.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450

ça chauffe pour Darcos !

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

"Disons qu'il faut trouver le ton juste, se donner une "surface" qui passe la rampe. Là-dessus, on est bien d'accord. Mais est-ce que ça s'apprend? "

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Oui, ça peut, et heureusement.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Penda, au sujet du post/mystère, de Max non pas Aue mais Rouquette...

La solution c'est peut-être tout simplement une attaque/raptus de dédoublement de la personnalité due à un effet de proximité puisque, de votre propre aveu, vous étiez
" à Montpellier du 3 au 6 avril au soir (colloque oblige, puis envie de profiter du beau temps dans la ville)....
:>))

Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008

J'vous jure, madame ("La vie est un long fleuve tranquille"), que je n'y suis pour rien; même en raptus! J'étais au resto, le soir, à Gruissan ("La Cranquette", excellente cuisine, tout y est frais, le poisson est cuit à la plancha, et de très goûteuses saint-Jacques, je vous le conseille ce restaurant, une merveille, une carte variée et que de saveurs!); et le dimanche, j'étais à Port-Lecaute à manger des huîtres chez le producteur, et le soir, avec un de mes vieux potes, j'étais au cinoche à regarder "Doomsday" (vive, les heighties!!!!), avec un clan de cannibales dedans (hello Kap!!!!).

Donc, point de fessée, Jean-Paul, - merci bien.

Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.

Écrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.

Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Mais comment sont réparties ces suppressions ? Est-ce le proviseur qui gueule le plus fort qui garde ses profs ?
Est-ce tiré au sort ?
12 postes en moins = réduction d'effectif de 10%, ou quelque chose comme ça, non ?
Or globalement, on doit supprimer entre 1 et 2% des postes...
Le ministère de l'EN a un fonctionnement quelque peu sybillin.

Écrit par : Japhet | 08 avril 2008

Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.

Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Mais comment sont réparties ces suppressions ? Est-ce le proviseur qui gueule le plus fort qui garde ses profs ?
Est-ce tiré au sort ?
12 postes en moins = réduction d'effectif de 10%, ou quelque chose comme ça, non ?
Or globalement, on doit supprimer entre 1 et 2% des postes...
Le ministère de l'EN a un fonctionnement quelque peu sybillin.

Ecrit par : Japhet | 08 avril 2008

J'irai me renseigner.

Écrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.

Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Chez nous (lycée général plutôt chic, avec prépas et recrutement moyen +) , 5 suppressions, et pas d'effectifs à la baisse, tant s'en faut : la ville est en pleine expansion, et on ne sait plus où mettre les potaches. Cherchez l'erreur ?

Écrit par : FGuichard | 08 avril 2008

Pour interroger Darcos via votre webcam dans le cadre de l’émission « la tribune BFM Dailymotion): http://www.dailymotion.com/group/98361
Posez vos questions avant dimanche soir (date de l’émission ).

Écrit par : b. | 08 avril 2008

idée de question pour X D

sachant que 14 stylos coûtent 254 euros, combien coûtent 4 stylos?
:=)))

Écrit par : b. | 08 avril 2008

Pour le reste, la seule question postée pour l’instant n’est pas très intéressante : prévention de l’alcoolisme à l’école en fait-on assez ?

Écrit par : b. | 08 avril 2008

" Un cours peut être très ennuyeux, et être quand même un bon cours"

Cela dépend du niveau auquel on enseigne. A l'université, avec des étudiants assez mûrs pour apprécier avant tout le contenu intellectuel du cours, c'est tout à fait vrai. Raymond Aron avait un débit monocorde, très lent, il ne prenait pas la peine de "mettre en scène" quoi que ce soit, de retenir l'attention par tel ou tel artifice. Il n'empêche : la substance intellectuelle était bel et bien là.

En ce qui concerne l'assurance face au groupe classe, je peux confirmer que la compétence disciplinaire ne suffit pas. Lorsque, toute jeune agrégée, j'ai commencé à enseigner alors que je n'avais plus mis les pieds dans une classe depuis ma propre scolarité ( à l'époque les agrégés ne passaient pas par les CPR) j'ai rencontré des difficultés considérables qui ont failli m'amener à la démission. J'avais un tempérament timide, introverti, pas du tout porté à théâtraliser. J'ai dû apprendre sur le tas, et considérablement forcer ma nature. Un peu d'aide aurait été bienvenu.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

"J'avais un tempérament timide, introverti, pas du tout porté à théâtraliser. J'ai dû apprendre sur le tas, et considérablement forcer ma nature. Un peu d'aide aurait été bienvenu."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

Vous êtes très loin d'être seule dans ce cas, Sylvie.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Peut-être — mais combien d'enseignants sont des comédiens plus ou moins rentrés, qui se défoulent (avec ou sans bonheur) sur la scène scolaire…
N'y voyez aucune naïveté : j'ai toujours aimé être regardé… Mais d'aucuns s'en sont douté, non ?
Quant à la qualité du spectacle, c'est encore autre chose…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 avril 2008

Darcos répond : «Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des professeurs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter.»

Merci pour l'article, Amélie.
Bon, alors, on sait ce qu'il nous reste à faire. Parce que bien sûr lorsqu'on fait grève et qu'on "râle", on ne peut être un professeur sérieux et se faire respecter! Décidément! Il les accumule!
Adonc, j'accepterai sans "râler" l'enseignement en séquences, les instructions officielles détestables qu'on nous impose, les projets fumeux, les heures de vie de classe, les sorties dans les commissariats avec les élèves, les petits-déj de 8H à 10h à la place des cours etc etc...
C'est vrai, j'aurais dû y penser plus tôt et je n'aurais pas été "choisie" par mon chef d'établissement pour jouer les bouche-trous l'an prochain, et j'aurais eu une chance d'être hors-classe!
Qu'il continue comme cela le brave Darcos et on va tous finir dans les bras des pédagos!:-)

Écrit par : Sanseverina | 08 avril 2008

C'est le vrai jpb qui parle ici ? Il me semble pourtant reconnaître le narcissisme de dobolino, non ? Depuis quelques jours on est un peu perdus dans ce jeu de masques.
Oui,le prof est un cabotin qui aime séduire et être écouté, plus que s'écouter lui-même... Mais comme tous les comédiens, on peut connaître le bide...

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

En ce qui concerne l'assurance face au groupe classe, je peux confirmer que la compétence disciplinaire ne suffit pas.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

C'est l'évidence même. Mais est-il obligatoire d'en "faire des tonnes "en matière de théâtralisation pour tenir une classe?

Écrit par : Jean | 08 avril 2008

Amélie ! Vous m'avez vu en direct live ! Alors dites franchement ce que vous en pensez !
JPB
PS. La compétence ne suffit pas. Mais l'incompétence tue.

Écrit par : brighelli | 08 avril 2008

"C'est l'évidence même. Mais est-il obligatoire d'en "faire des tonnes "en matière de théâtralisation pour tenir une classe?"

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Mais non! Qui a prétendu ça???

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

"Peut-être — mais combien d'enseignants sont des comédiens plus ou moins rentrés, qui se défoulent (avec ou sans bonheur) sur la scène scolaire…"

JPB

Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008

Personne n'en doute, Jean-Paul! Je pensais simplement à ceux pour qui c'était moins évident, et pour qui la pratique seule ne fera peut-être pas assez avancer les choses. Pas assez vite, en tous cas! On peut vraiment gagner du temps, croyez-moi.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Darcos répond : «Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des professeurs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter.»

Il y avait aussi quelques râleurs qui se faisaient respecter. C'est curieux comme nous sommes devenus politiquement corrects.

Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours, critiquer ouvertement le proviseur et décrire dans le détail les petites histoires en coulisses (trois exemples, trois enseignants différents)...et ne susciter que respect, affection amusée ou amusement tout court.

Impossible aujourd'hui. C'est tout de suite la plainte à la gendarmerie et le coup de fil au rectorat.

Quelle époque conformiste et ennuyeuse. Ca valait bien la peine de faire 68 pour en arriver là !

On se souvient ausi de ceux-là.

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Qu'il continue comme cela le brave Darcos et on va tous finir dans les bras des pédagos!:-)

Ecrit par : Sanseverina | 08 avril 2008

Cela s'appelle : scier la branche où on est assis. Ou encore, comment, avec un préjugé plutôt favorable ds la majorité du corps enseignant, XD a fini par se tirer une balle dans le pied, et se mettre, pour des raisons diverses et pas forcément convergentes, tout le monde à dos (et le pied et le pied, et le dos et le dos, alouette alouette, aaaaaaa, alouette, gentille alouette, alouette on nous plumera).

Écrit par : FGuichard | 08 avril 2008

A jpb
Le comédien et l'orateur étaient excellents, l'humour intéressant,le texte brillant et la gestuelle méridionale, sans excès.
Vous n'avez pas pensé à faire de la politique, car un poste risque de se libérer bientôt,à la tête de l'EN ?
P.S.Pour le costume de scène, pourtant, on a pu remarquer que vous portiez le même pull qu' à la télé.N'oubliez pas que les élèves aiment le changement, et la coquetterie..

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours,

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...



Quelle époque conformiste et ennuyeuse.

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008


Que oui ! Assez effrayant, en effet. Ca doit etre le Gulf Stream, dirait Orsenna...

Écrit par : Sergio | 08 avril 2008

Un professeur qui ne se déride jamais - après tout , les élèves sont-ils là pour rire ou pour travailler? - peut être un excellent professeur. L'autorité du professeur lui vient du sentiment qu'ont ses élèves qu'il possède parfaitement sa discipline et qu'il est persuadé de l'utilité qu'il y a pour eux à la posséder aussi, bref, qu'il sait où il les conduit.
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Ça, pour sûr, c'est vrai. J'ai eu un prof d'HIDAOA (Inspection des viandes) qui était aussi rigide qu'une carcasse en chambre froide et que nous surnommions François-Joseph, pour vous donner une idée du personnage. L'efficacité de ses enseignements était telle que, 27 ans plus tard, alors que je n'ai jamais eu idée de travailler en inspection sanitaire, tout est là, de l'appertisation à la surgélation, des motifs de saisie totale à ceux de saisie partielle, des normes des abattoirs CEE aux normes nationales. C'est ancré et je vous assure que je ne l'ai jamais vu sourire ni plaisanter ni faire le zouave. Ses enseignements étaient réglés comme du papier à musique, aussi bien cours que TP, sans fantaisie aucune et il enseignait une matière qui ne remportait pas l'adhésion des foules, c'est le moins qu'on puisse dire. Les contrôles de connaissance étaient extrêmement sévères, sans aucun chouchou ni tête de turc.

Écrit par : dobolino | 08 avril 2008

Le "manaalas"

les mandalas !

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Moi, je préfère Ménélas!
"
Ménélas (entrant)
Je suis l'époux de la reine,
poux de la reine, poux de la reine,
Le Roi Ménélas!

Orestes, Achille, Ajax, Calchas
Le Méné, Ménélas!

Ménélas
Je crains bien qu'un jour Hélène,
Qu'un jour Hélène, qu'un jour Hélène,
Je le dis tout bas...

Tous
Il le dit tout, tout, tout bas!

Ménélas
Ne me fasse de la peine
N'anticipons pas.
Je suis l'époux de la reine,
poux de la reine, - poux de la reine,
le Roi Ménelas, le Mé... le Ménélas!

Tous
C'est l'époux de la reine,
poux de la reine, poux de la reine,
Le Roi Ménélas!"
La Belle Hélène. Offenbach.
Manque le son!

Écrit par : dobolino | 08 avril 2008

Vous avez mangé du lion ce soir, chère dobolino...

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Non.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Si!

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Oui! Il y a tant de choses ennuyeuses à apprendre qui sont indispensables pour aller plus loin et pour être efficient. Autant s'habituer jeune...
Oh! L'horrible cours sur les montants compensatoires monétaires, à en crever d'ennui. Fallait bien en passer par là!

Écrit par : dobolino | 08 avril 2008

Dobolino, nous ne parlions pas spécialement de l'enseignement en classes prépas, ou en grande école, mais en primaire, collège, lycée. Il me semble que cela implique des légères nuances.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

"Vos mandalas me lassent, hélàs. Je préfère les manaalas de Pâris aux mandalas de Ménélas."

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Et "J'ai embrassé l'aube d'été..." en explication de texte sans qu'il soit question de midi ni de six heures et demi, ni de fantasme ni de branlette d'ado alors que nous avions quinze à seize ans et étions en mesure d'appréhender? Mortelissime, ce qui ne m'a pas empêché de le retenir et d'y trouver plaisir.Heureusement que le texte était beau en soi. C'est en cliquant sur le lien fourni hier que j'ai enfin compris et lu les vrais mots qui y sont écrits.

Écrit par : dobolino | 08 avril 2008

Dobolino, nous ne parlions pas spécialement de l'enseignement en classes prépas, ou en grande école, mais en primaire, collège, lycée. Il me semble que cela implique des légères nuances.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Tout à fait! La légère nuance, c'est que plus on avance, plus on a à se goinfrer des données sans intérêt immédiat. Plus on est progressivement habitué, plus on est souple et apte. Quand on amuse les gamin avec du ludique jusqu'à la terminale, faut pas s'étonner s'ils s'écrasent comme des merdes molles dans le supérieur! Vous avez vu le parcours meurtrier de la première anné de Médecine?
Vaut mieux une habituation graduelle dès la maternelle supérieure, soit fin de MS, début de GS. Un peu plus de contraintes en élémentaire, encore plus au collège et à fond au lycée.
On n'en sort pas! Le ludique sans contrainte, ce n'est pas le jeu du monde réel. On ne peut jouer du piano sans se contraindre à apprendre à lire en clés de Sol et Fa. Si on refuse, on plafonne vite.

Écrit par : dobolino | 08 avril 2008

"Vos mandalas me lassent, hélàs. Je préfère les manaalas de Pâris aux mandalas de Ménélas."

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Ce Roi barbu qui s'avance
Bu qui s'avance
Bu qui s'avance
C'est Agamemnon
Aga Aga memnon!

Écrit par : dobolino | 08 avril 2008

Christophe S., je vous trouve bien léger. Figurez-vous que j'aurais préféré que mon fils ait un prof de SVT comme François-Joseph, plutôt que cette couille molle qu'il s'est payé pendant 2 ans et qui n'a pas été foutu de faire correctement la dissection de la grenouille et qui ne comprenait rien à l'oeil de boeuf. Aucune méthode, aucun charisme, dans ce cas, on se demande vraiment comment se fait le recrutement...

Écrit par : dobolino | 08 avril 2008

:ange:


Laisse béton, on lui a djà fait l'coup des clés sur L&E.
Lè fada , c'est tout.



:ange:

Écrit par : toto | 08 avril 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=ROtte5cDJ08

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Je crois avoir déjà évoqué le professeur de de lettres que j'ai eu en quatrième et en troisième. Une femme glaciale, qui intimidait tout le monde, notait férocement et n'avait pas un brin d'humour. Ses cours étaient loin d'être palpitants, mais on n'en apprenait pas moins beaucoup avec elle. C'est à elle que je dois l'essentiel de mes connaissances en grammaire latine et grecque.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

Christophe S., je vous trouve bien léger. Figurez-vous que j'aurais préféré que mon fils ait un prof de SVT comme François-Joseph, plutôt que cette couille molle qu'il s'est payé pendant 2 ans et qui n'a pas été foutu de faire correctement la dissection de la grenouille et qui ne comprenait rien à l'oeil de boeuf. Aucune méthode, aucun charisme, dans ce cas, on se demande vraiment comment se fait le recrutement...

Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008

Ça, c'est du troll, pas de moi! Ça va finir, cette mascarade ou dois-je changer de pseudo en prévenant tous ceux dont j'ai le mail?

Écrit par : dobolino | 08 avril 2008

Dobolino,
Faites comme JPB, GM...ou toto: mettez un signe distinctif au bas de tout ce que vous écrivez, en vous disant que c'est aussi une distinction, un honneur, en somme, que d'être copié.
Le copieur se lassera.

Écrit par : Cadichon | 08 avril 2008

La musique adoucit les moeurs....



http://fr.youtube.com/watch?v=hIvCFFSj4O4

Écrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

Même si dobolino change de signature, je la retrouverai: le style vétérinaire, le vocabulaire très concret, le lyrisme animalier suffisent à la distinguer.

Écrit par : le troll | 08 avril 2008

Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...

Sergio

Je peux vous en parler de Charles Bukowski. J'ai fait travailler des Bac pro sur "Pulp" de Charly. Mon inspecteur a plus ou moins manié sinon la menace du moins les risques que je pouvais encourir. Il me raconta qu'il avait dû révoquer un contractuel parce qu'il avait donné à étudier les "Contes de la folie ordinaire"; les parents avaient fait entendre leur plainte au rectorat. C'était vers la fin des années 70.

Écrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Et encore, ce n'était pas les nouvelles les plus sombres que l'ancien collègue faisait lire...

Écrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Pendariès, merci d'avoir longuement cité sur ce blog "Les contre-réactionnaires" de Pierre-André Taguieff.Mise en appétit, je l'ai acheté et je suis en train d'en achever la lecture. C'est une analyse lucide, percutante et roborative des idéologies qui dominent le monde contemporain.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

"On n'en sort pas! Le ludique sans contrainte, ce n'est pas le jeu du monde réel. On ne peut jouer du piano sans se contraindre à apprendre à lire en clés de Sol et Fa. Si on refuse, on plafonne vite."

Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008

Personnellement, je ne vois pas en quoi ludique serait l'inverse d'ennuyeux, mais bon. Un cours peut parfaitement être ardu et passionnant, (donc pas ennuyeux pour un rond) et, à l'inverse, à la fois ludique et un peu terne.
Mais bon, comme je ne sais pas si je réponds à Dobolino ou à un troll...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Dans la même veine le petit essai, que j'ai déjà signalé ici: "Julien Freund, au coeur du politique" ( Table Ronde, 2008).
Ce philosophe de la politique de la trempe intellectuelle d'un Aron, et traducteur lui aussi de Max Weber, remet les pendules de la "cléricature marxisante" à l'heure du bon sens et de la mesure, d'où son ostracisation par elle.

La lecture de Freund est roborative; il fustige "le règne de l'imposture", et, poursuit Taguieff, a "dégonflé nombre de baudruches grimées en "philosophes" ou en "sociologues". [Il] avait parfaitement identifié l'imposture du politiquement correct, cette machine à disqualifier la liberté de l'esprit en lui substituant un sentimentalisme rhétorique, mû par de sombres ressentiments, sur fond de lâcheté".
Voilà nos BHL, Bourdieu, Beaudelot-Establet and co habillés pour l'hiver.


Quelques citations de Freund:

"Le totalitarisme est la sécularisation de l'omniscience, de l'omnipotence, et de l'omniprésence divines".

"Une connaissance totalement achevée est aussi utopique qu'une liberté totalement réalisée, l'utopie étant une construction purement intellectuelle qui ne se situe dans aucun espace ni temps repérable" .

Taguieff d'ajouter cette évidence, mais invisible sur l'écran-radar des intellectuels français, que c'est dénaturer le libéralisme que de le confondre "avec la croyance que l'économique peut remplacer le politique et que le marché va sauver le monde".

Une idéologie qui repose sur des arguments minces, faibles, doit grossir le trait. Elle ne subsiste que par et dans la caricature. En voici un bel exemple.

Écrit par : Cadichon | 08 avril 2008

dobolino s'est intercalée et je m'aperçois que je n'ai pas précisé que "J. Freund etc.." est aussi de P.-A.Taguieff.

Écrit par : Cadichon | 08 avril 2008

Je crois avoir déjà évoqué le professeur de de lettres que j'ai eu en quatrième et en troisième. Une femme glaciale, qui intimidait tout le monde, notait férocement et n'avait pas un brin d'humour. Ses cours étaient loin d'être palpitants, mais on n'en apprenait pas moins beaucoup avec elle. C'est à elle que je dois l'essentiel de mes connaissances en grammaire latine et grecque.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

C'est exactement ce que je disais!

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

Je peux vous en parler de Charles Bukowski. J'ai fait travailler des Bac pro sur "Pulp" de Charly. Mon inspecteur a plus ou moins manié sinon la menace du moins les risques que je pouvais encourir. Il me raconta qu'il avait dû révoquer un contractuel parce qu'il avait donné à étudier les "Contes de la folie ordinaire"; les parents avaient fait entendre leur plainte au rectorat. C'était vers la fin des années 70.

Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008


C'est vraiment hallucinant. Pour ma part je n'ai jamais rien trouvé de sulfureux à Bukowski. Et puis alors, en terminale, quand meme...

Que dire enfin de Villon, London, ou plus simplement la tragédie classique avec ses monceaux de cadavres... Sans parler de la Bible ou de bien d'autres exemples. Et Barbusse (Goncourt)...

Bon mais Bukowski à la télé lui au moins n'a pas peur des journalistes... Un jour j'en ai retrouvé un morceau sur Youtube, mais il faut faire défiler une annale relativement longue.

Écrit par : Sergio | 09 avril 2008

Quelques citations de Freund:

Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2008


C'est l'ami de Hoderling, alors... Je l'avais bien dit, ces uhlands on peut pas leur faire confiance...

Écrit par : Sergio | 09 avril 2008

Petit cadeau pour égayer votre journée, et vous donner à penser, c'est-à-dire à désirer :
http://mucri.univ-paris1.fr/mucri11/popup_animatique.php3?id_article=167&format=vertical&largeur=439&hauteur=620
JPB

Écrit par : brighelli | 09 avril 2008

Voilà qui complète parfaitement ce que je disais hier au sujet de la disponibilité des supports.
Ce ducument illustre aussi les possibilité ouvertes par les TICE lorsqu'on les met dans des mains expertes et cultivées.

Un seul petit reproche : peu ergonomique pour un cours. Il manque une barre de lecture pour faire des poses, aller facilement en avant en arrière (le menu contextuel Flash est peu pratique).

Reste à developper la fin, à faire une synthèse et le cours est prêt !

Écrit par : Zorglub | 09 avril 2008

"Je crois avoir déjà évoqué le professeur de de lettres que j'ai eu en quatrième et en troisième. Une femme glaciale, qui intimidait tout le monde, notait férocement et n'avait pas un brin d'humour. Ses cours étaient loin d'être palpitants, mais on n'en apprenait pas moins beaucoup avec elle. C'est à elle que je dois l'essentiel de mes connaissances en grammaire latine et grecque."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

La question que je vous poserai, c'est: est-ce que ses cours étaient ennuyeux?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Un peu de nostalgie ce matin :
Des ingénieurs américains ont réussi à "faire parler" l'enregistrement d'un extrait sonore datant de 1860, soit avant Edison.
A écouter sur le site du New-York Times :
http://tinyurl.com/3vmppm

Article en français qui signale l'information :
http://tinyurl.com/3wq8cf

Écrit par : lucile | 09 avril 2008

Sur le deuxième site un commentateur met l'intégrale des paroles de la chanson '"Au clair de la lune" : est-ce bien raisonnable de l'apprendre en maternelle ?

Écrit par : lucile | 09 avril 2008

En général, seuls les deux premiers couplets sont appris, (ou chantés, au moins, par l'instit)... Mais, même là, il y a matière à double sens, (au moins).

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Je m'étais souvent posé la question, jusqu'à ce que je découvre les derniers couplets !

Écrit par : lucile | 09 avril 2008

"Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours,

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...



Quelle époque conformiste et ennuyeuse.

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008


Que oui ! Assez effrayant, en effet. Ca doit etre le Gulf Stream, dirait Orsenna...

Ecrit par : Sergio | 08 avril 2008 "

Eh oui. Epoque techniciste, regards en coin vers le privé "où on est sérieux", et les quelques enseignants marrants disparurent petit à petit. On ne déchire plus sa carte du parti en éructant (j'avais vu ça en 3e, un prof d'histoire, lors de l'invasion de l'Afghanistan en 79), on "ancre son énoncé dans la situation d'énonciation". Et toc !!

Remarque qui n'a rien à voir avec rien. N'abrégez pas le nom du ministre ! En langage blog, xD ça veut dire "mort de rire au carré".

Écrit par : Christophe853 | 09 avril 2008

A propos des TICE, y a-t-il un moment dans le cursus d'un élève où on leur montre, explique comment est créé un programme informatique ?
Je parcourais hier soir le Monde de l'Education sur les Digital natives (bof...) et l'idée qui ressort est : l'ordinateur c'est merveilleux, c'est ludique, c'est sympathique...
Mais quoi de plus rébarbatif que les lignes de commandes d'un programme !

J'avais déjà mentionné Gérard Berry et sa chaire d'innovation technologique au Collège de France : il est un de ceux qui insistent sur l'importance de sensibiliser les élèves au monde numérique autour de nous (nous sommes cernés...), sans nécessairement utiliser l'ordinateur.
Qui explique aux enfants qu'une photo numérique est une affaire d'addition, de soustraction et de multiplication.
L'avantage est que cela relie le "ludique" de l'ordinateur et le monde de l'école avec ses opérations mathématiques.

Il y a souvent l'idée que l'ordinateur est une solution qui permet de faire moins d'efforts, mais en fait la moindre erreur dans un programme peut se payer au prix fort. Gérard Berry rappelle qu'une fusée Ariane a explosé à cause d'unbug dans un morceau de programme inutile.
N'y a-t-il pas là un moyen de revaloriser l'effort par le biais de technologies familières aux élèves ?

Écrit par : lucile | 09 avril 2008

Je corrige les "bugs" :

cursus deS élèveS

affaire d'additionS, de soustractionS, de multiplicationS

Écrit par : lucile | 09 avril 2008

Et "J'ai embrassé l'aube d'été..." en explication de texte sans qu'il soit question de midi ni de six heures et demi, ni de fantasme ni de branlette d'ado alors que nous avions quinze à seize ans et étions en mesure d'appréhender? Mortelissime.
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008

"Que tirais-je à la gourde de colocase ?
Quelque liqueur d'or, fade et qui fait suer"

Écrit par : arman | 09 avril 2008

Orientation professionnelle aux alentours de la 5°

Tout à fait d'accord avec vous, JPB. J'enseignais en collège juste après la suppression de cette possibilité, alors même qu'on arrivait encore à caser quelques élèves dans ces filières et j'ai pu voir la catastrophe que ça a généré. Des gamins en 4° puis en 3° qui dormaient sur leur table dans tous les cours. Pas "méchants" pour certains mais qui vous disaient : "moi je veux être carrossier alors, j'attends de pouvoir aller en LEP". Que pouvait-on faire contre ce raisonnement qui me parait plutôt légitime ...

Hétérogènéité mon amour,

Il semble évident depuis longtemps qu'on a atteint les limites de ces pratiques. Quand 70 % d'une classe de 3° n'ira pas en LGT (qui est pourtant devenu extrêmement "perméable") : où est-elle cette sacro-sainte hétérogénéité ? Elle n'est viable qu'avec des seuils faibles d'élèves de niveau insuffisant pour permettre une aborption si tant est bien sûr que l'objectif soit d'arriver à atteindre un niveau supérieur ...

En suite de quoi on aboutit à :

→ une augmentation sensible de la durée moyenne des études : vu la médiocrité des contenus et exigeances à l'heure actuelle, il faut bien en rajouter ! Et même en le faisant, il y a toujours incapacité orthographique ...

→ des notes qui n’ont plus aucun sens (surnotation à tous les étages) car elles achètent la – nécessaire – paix sociale dans les classes

Et, pour le cacher,

→ des recrutements sur dossier et dossier uniquement (BTS par exemple). Plus d’entretien qui permet de sentir l’individu.

Au final, des 14 de moyenne générale en collège qui sont à diviser par 2 et en lycée, grosso modo, même combat …

Et des rapports enseignant/élève complètement faussés : on doit séduire son public, être « gentil » (et ça passe par les bonnes notes libéralement semées à la cantonade) sinon, c’est la mise en accusation. La reconnaissance dont fait état Sylvie Huguet n’est plus vraiment de mise car on n’est plus en recherche de savoir mais de laissez-passer.

Inutile de développer ici la valeur du bac : déjà fait en plusieurs exemplaires, je crois.

En parallèle, on va tous travailler plus. Quelle retraite pour les "longues études" qui auront pour beaucoup été des salariés sous-payés ?

On marche sur la tête ! Je suis très heureuse, quant à moi, que ma fille aînée, après un bac STIAA (Arts Appliqués) soit à présent en apprentissage de menuiserie (CAP !) Elle gagne déjà sa vie, est autonome, s'est complètement épanouie et lit plus que jamais. Elle est dans un environnement de travail bienveillant, qui ne se compare en rien à ce qui règne actuellement dans "les bureaux" et ses perspectives salariales sont très nettement supérieures à celles de bons voire très bons élèves que j'ai eus en BTS et qui vont poursuivre encore leurs études pendant 1 à 3 ans. Ils sont heureux quand ils travaillent dans leurs branches (création de stands, design, architecture intérieure) pour ... le SMIG et rarement en CDI. Dans mon expérience, ceux qui s'en sortent le mieux sont ... installateurs de cuisines équipées ...

Au secours ! Et pardon pour cette confession fleuve …

Écrit par : kirikoukou | 09 avril 2008

La question que je vous poserai, c'est: est-ce que ses cours étaient ennuyeux?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Moi, je trouve même que c'est plutôt bon signe quand un élève s'ennuie à un cours. C'est la preuve qu'il n'est pas là pour s'amuser. L'ennui que peut éprouver l'élève qui assiste à un cours n'est en aucun sac le critère pour juger le cours mauvais.
Il faut distinguer l'ennui parfaitement normal de l'élève qui préférerait jouer dans la rue avec ses copains plutôt que d'être scotché sept heures à sa chaise (on a tous été comme ça) du sentiment de vide abyssal et philosophique qui s'empare des élèves qu'un "professeur-de-français-consciencieux (et-peut-être-membre-de-l'-AFEF)qui-ne-veut-pas-que-ses-élèves-soient handicapés-par-rapport-aux-autres-pour-le-brevet-et-qui-donc-leur-fait-tout-le-programme-fût-il-merdique" fait "travailler en séquences"!

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

Orientation professionnelle aux alentours de la 5°

Ecrit par : kirikoukou | 09 avril 2008

C'est l'évidence même!
Il faut créer un "Cetificat d'études élémentaires" qui sera passé en fin de 5ème par les élèves qui ont clairement manifesté, par leurs résultats scolaires ou par leur attitude (ou les deux) leur volonté de ne pas continuer en 4ème indifférenciée et de se diriger vers une formation plus professionnelle. Avec la réforme des programmes du primaire, il est tout à fait possible de donner à ces élèves, en sept ans d'école et 2 ans de collège, une solide instruction de base. Ce serait le bon sens même, mais la mafia "pédago" (Meirieu en tête) veille au grain, en pleine harmonie avec l'OCDE, qui si j'ai bien lu Paul Villach (voyez son article par www.sauv.net), a clairement programmé depuis 1996 la destruction du système éducatif public français et en s'en cache même pas.

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

"Moi, je trouve même que c'est plutôt bon signe quand un élève s'ennuie à un cours. C'est la preuve qu'il n'est pas là pour s'amuser."

Ecrit par : Jean | 09 avril 2008

Cela prouvera surtout qu'il n'est pas vraiment là.
Ne pas s'ennuyer n'est pas obligatoirement s'amuser.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Mais quoi de plus rébarbatif que les lignes de commandes d'un programme !

Ecrit par : lucile | 09 avril 2008

C'est pas rébarbatif ! Au contraire. C'est génial, ludique, un "jeu d'enfant" au sens où la logique nécessaire pour faire tourner un programme s'apparente à celle d'un jeu de construction.
J'ai commençé sur un Atari (ou un Thomson, sais plus) par un programme en basic qui dessine un sapin de Noël (Noël 86, premier rempla, 4 clients par jour !). Totalement inutile, mais ludique, non ?
Autant apprendre à maitriser un "nouveau" programme tout fait m'emmerde, autant écrire des programmes en Pascal ou en C m'éclate. Rien de rébarbatif si on sait l'expliquer aux gamins. Et c'est plus formateur que d'"apprendre" à envoyer un mail (même ma belle-mère sait le faire, c'est dire la difficulté !).

Écrit par : yann | 09 avril 2008

Au secours ! Et pardon pour cette confession fleuve …

Ecrit par : kirikoukou | 09 avril 2008

Vous n'avez pas à vous excuser de dire ce que tout le monde ressent et a plus ou moins vécu et que personne n'ose dire.

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

C'est pas rébarbatif ! Au contraire.
Ecrit par : yann | 09 avril 2008

Si ça vous amuse pourquoi pas, Yann, mais quand je vois combien il faut entrer de lignes (html et css) pour arriver à avoir un site internet un peu joli !!
J'aime bien paramétrer des "trucs" sur les logiciels, mais écrire les millions de lignes d'un programme et rechercher l'erreurà la ligne 836245 qui fait tout planter, pffouhh !
Les goûts et les couleurs :-)
Mais qu'on l'explique aux enfants plutôt que leur apprendre ce qu'ils savent déjà ça tout à fait d'accord.

Écrit par : lucile | 09 avril 2008

ce qu'ils savent déjà POUR LA PLUPART, DANS LE DOMAINE.
Il y a aussi des enfants qui ne peuvent utiliser un ordinateur à la maison et qui n'ont pas eu l'occasion d'apprendre les gestes les plus simples

Et c'est plus formateur que d'"apprendre" à envoyer un mail (même ma belle-mère sait le faire, c'est dire la difficulté !).
Ecrit par : yann | 09 avril 2008

Compétence 5.3 du B2i : "Je sais envoyer ou publier un message avec un fichier joint."

Écrit par : lucile | 09 avril 2008

Même si dobolino change de signature, je la retrouverai: le style vétérinaire, le vocabulaire très concret, le lyrisme animalier suffisent à la distinguer.

Ecrit par : le troll | 08 avril 2008
Je me vois donc dans l'obligation de vous céder la place, tout au moins momentanément, jusqu'à ce que vous alliez faire mumuse ailleurs.
Vous ne pourrez néanmoins pas m'empêcher de téléphoner à Catmano ou d'écrire mes commentaires par mail à tous ceux dont j'ai l'adresse.
Rien de bien nouveau à votre attitude et c'est encore une fois me rendre les hommages auquels je suis habituée de par mes qualités très particulières.

Écrit par : dobolino | 09 avril 2008

Mais ne le prenez pas mal, dobolino, vous m'êtes très sympathique, y a pas de quoi fouetter un chat, ni même casser trois pattes à un canard...Vous pouvez reparler ! Loin de moi le désir de vous couper le sifflet !

Écrit par : le troll | 09 avril 2008

auxquels...

Écrit par : dobolino | 09 avril 2008

Mais ne le prenez pas mal, dobolino, vous m'êtes très sympathique, y a pas de quoi fouetter un chat, ni même casser trois pattes à un canard...Vous pouvez reparler ! Loin de moi le désir de vous couper le sifflet !

Ecrit par : le troll | 09 avril 2008

Je le prends très mal, pauvre petit semeur de merde! J'en ai ras la casquette de passer mon temps à me faire empoisonner l'existence et détruire la personnalité par des intolérants de tout poil qui se servent de mon langage sans me payer de droits d'auteur.

Écrit par : dobolino | 09 avril 2008

"Moi, je trouve même que c'est plutôt bon signe quand un élève s'ennuie à un cours. C'est la preuve qu'il n'est pas là pour s'amuser."

Ecrit par : Jean | 09 avril 2008

Cela prouvera surtout qu'il n'est pas vraiment là.
Ne pas s'ennuyer n'est pas obligatoirement s'amuser.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Le problème est la diminution constante de la capacité de résister à l'ennui.

Concurrence de la télévision, du zapping et des jeux vidéo ?

...Et/Ou généralisation d'une "maladie spirituelle" que les anciens appelaient "acédia" ?

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

"La question que je vous poserai, c'est : est-ce que ses cours étaient ennuyeux?"
écrit par Christophe Sibille

Eh bien, je n'ai pas un très bon souvenir d'Horace. Oui, les cours étaient parfois ennuyeux, mais nous avions toutes (ce n'était pas un lycée mixte) le sentiment qu'il s'agissait d'un bon professeur, qui faisait son travail avec conscience et rigueur, et nous la respections sincèrement, même si nous renaudions entre nous contre sa sévérité implacable. Je le répète, j'ai beaucoup appris avec elle. Cela dit, je ne sais pas si sa manière d'être conviendrait aux élèves actuels.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008

Restez ,je vous en prie, on line et in the mouv', et n'allez pas inonder tout le web de vos messages, nous tenons à vous garder on board pour vos qualités et vos défauts....Bien cordially

Écrit par : le troll | 09 avril 2008

Le problème est la diminution constante de la capacité de résister à l'ennui.

Ecrit par : Robin | 09 avril 2008

Y'a ennui et ennui. L'idéal serait d'arriver à graduer l'effort. On ne peut consentir de s'ennuyer que si on poursuit un objectif et qu'on sait cet ennui momentané indispensable pour accéder au plaisir. Est-ce que Don Juan ne s'ennuie pas, parfois, dans le cours de sa quête?
Au fait, vous connaissez la charmante petite ville de Nyons? La place de la Libération, avec ses retraités, ses touristes et ses joueurs de pétanque?
Mon fils, lundi, traverse cette petite place bourgeoise à cinq heures pour acheter un livre à la librairie. Il revient au lycée où il est interne en flânant quand, tout à coup, il sent une présence dans son dos, puis un croche-pied le jette au sol. Il n'a que le temps de se rouler en boule pour se protéger des coups de pieds dont le criblent deux jeunes de son âge dont il ignore tout. Les cris d'une mémé ne les arrêtent pas. Heureusement, un homme de trente ans est intervenu et les deux piafs se sont envolés avant d'avoir fini leur travail. Quel travail, d'ailleurs? On ne saura probablement jamais de quoi ces deux gars cherchaient à se désennuyer!

Écrit par : dobolino | 09 avril 2008

Consentir à s'ennuyer?

Écrit par : dobolino | 09 avril 2008

Les raisons de l'ennui ne sont-elles pas différentes selon les élèves ?

Cours auxquels on ne comprend rien ou pour d'autres trop pauvres en contenu, sentiment que l'école est inutile...

Les réponses à donner face à ces formes d'ennui ne seront pas les mêmes. Les élèves ne sont pas un bloc uniforme, vous le savez bien.

Mais la généralisation des classes hétérogènes aggrave certainement le phénomène.

Écrit par : lucile | 09 avril 2008

Je me souviens de l'ennui, pendant les leçons de vocabulaire, en début d'après-midi, au printemps, en CM. On baissait les stores oranges pour se préserver du soleil. La poussière dansait dans les rayons de soleil qui filtraient. L'ennui prédispose à la sieste.
J'ai aussi souvenir des TD de maths en demi-groupe en sixième, le vendredi de quatre à cinq. J'avais une occupation fort agréable. Je secouais mes cheveux sur la couverture plastifiée vert foncée de mon classeur pour contempler les pellicules qui en tombaient. Ma foi, ça m'a occupée toute l'année!
Le plus effrayant, à l'école, c'est le temps qu'on passe à s'y ennuyer. Ce n'est pas tous les jours que l'oiseau-lyre passe dans le ciel.

Écrit par : dobolino | 09 avril 2008

Le plus effrayant, à l'école, c'est le temps qu'on passe à s'y ennuyer. Ce n'est pas tous les jours que l'oiseau-lyre passe dans le ciel.

Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Et j'ai l'impression que ça ne s'est pas amélioré si j'en juge par le nombre de petits scribouillous qui ornent les classeurs et copies de mes enfants.
De toute ma scolarité, le pire ennui, le fleuron, reste le stage à la DSV de Limoges. Un sommet d'ennui. Pas un instant de plaisir d'apprendre sur trois semaines.
En parlant de stage, je prends régulièrement des stagiaires de quatrième et troisième qui devraient, en toute logique, s'ennuyer au moins trois heures par jour puisque j'ai peine à les occuper huit heures d'affilée. J'ai découvert avec stupeur qu'ils ne s'ennuyaient pas, en tout cas moins qu'au collège auquel ils sont trop contents d'échapper, même quand ils sont inactifs.
Je laisse le diagnostic à votre sagacité. Pour ma part, j'en ai conclus que l'être humain est naturellement léthargique.

Écrit par : dobolino | 09 avril 2008

Communiqué de presse de la Société des agrégés, 9 avril 2008:

"M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés constate que Bercy cherche à imposer au Ministère de l’Éducation nationale une vision exclusivement budgétaire de l’enseignement. Elle estime que s’il est du devoir d’un gouvernement, quel qu’il soit, de gérer au mieux l’argent de l’État, qui est celui des contribuables, il ne saurait le faire autrement que dans l’équité et dans la transparence.

La Société des agrégés condamne particulièrement les suppressions de postes effectuées dans certains établissements, alors que les besoins horaires n’ont pas diminué, pour créer artificiellement des heures supplémentaires. Elle rappelle que le recours aux heures supplémentaires doit rester dans des limites raisonnables pour ne pas nuire à la qualité de l’enseignement, et être organisé sur la base du volontariat.

La Société des agrégés estime, en revanche, qu’il n’est pas admissible que des élèves, souvent avec l’assentiment ou le soutien d’adultes, bloquent ou perturbent certains établissements, empêchant le déroulement normal des cours.

La Société des agrégés désapprouve également les organisations qui seraient tentées d’utiliser le malaise engendré par les suppressions de postes pour obtenir en contrepartie du Ministre qu’il mette en oeuvre les réformes pédagogiques ou statutaires qu’elles prônent, ou qu’il renonce à la refonte des programmes de l’école primaire.

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

T'es sûre que t'as pas quelques moutons à tondre, dobolino ?

Écrit par : le troll incorrigible | 09 avril 2008

La Société des agrégés désapprouve également les organisations qui seraient tentées d’utiliser le malaise engendré par les suppressions de postes pour obtenir en contrepartie du Ministre qu’il mette en oeuvre les réformes pédagogiques ou statutaires qu’elles prônent, ou qu’il renonce à la refonte des programmes de l’école primaire.

Ecrit par : Jean | 09 avril 2008

Bravo, enfin un langage clair .Cette conclusion du communiqué devrait être placardée partout !!!

Écrit par : le troll réaliste | 09 avril 2008

T'es sûre que t'as pas quelques moutons à tondre, dobolino ?

Ecrit par : le troll incorrigible | 09 avril 2008

La tonte n'est pas une activité de vétérinaire.

Écrit par : dobolino | 09 avril 2008

Sur www.lire-ecrire.org, on trouve ce "Message de soutien à Xavier Darcos", que l'on peut d'ailleurs signer et envoyer à partir du site (plus nombreux nous serons...):

"Constatant les résultats de plus en plus inquiétants du système éducatif et l'échec de la doctrine de « l'élève au centre » qui a détruit en 20 ans l'ascenseur social que représentait l'école française, nous réaffirmons notre attachement à la refondation de notre système d'enseignement, par un recentrage rapide sur la transmission du savoir, avec priorité absolue donnée à l'enseignement primaire. Nous approuvons pleinement tout ce qui, dans le projet de programme du 20 février, marque une rupture avec les dérives constatées depuis des décennies.

Nous demandons l'application des nouveaux programmes dès la prochaine rentrée scolaire, pour tenter de sauver encore ce qui peut l'être, et nous approuvons particulièrement :
- La liberté pédagogique donnée aux enseignants pour qu'ils offrent aux enfants les moyens les plus efficaces d'atteindre les objectifs de connaissance des nouveaux programmes.
- L'organisation des objectifs par année, reposant sur un enseignement structuré, explicite, progressif, allant du plus simple au plus complexe, pour permettre à tous les enfants d'acquérir des connaissances de base solides et cohérentes.
- Le retour de la grammaire analytique qui mettra un terme aux expériences de « grammaire de phrase » et « d'observation réfléchie de la langue », dont les effets sur l'orthographe et les capacités d'expression des élèves furent plus que désastreux.

Nous sommes conscient de l'effort que représentent ces nouveaux programmes pour les élèves mais nous faisons confiance au Ministre pour mettre en œuvre toutes les actions nécessaires afin d'accompagner les élèves vers les objectifs envisagés, objectifs qui restent toutefois modestes et accessibles au plus grand nombre.

Nous attendons aussi du Ministre qu'il améliore un texte qui souffre de quelques incohérences et de quelques expressions confuses, laissant encore trop de marges d'interprétation en faveur des tenants de la doctrine de « l'élève au centre »."


"Oui je soutien Xavier Darcos"

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

La tonte n'est pas une activité de vétérinaire.

Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008

Je viens de tondre deux persans au poil feutré (voire laineux : "A poil laineux ! A poil laineux !" Ouais, bof.)

Écrit par : yann | 09 avril 2008

Sur www.lire-ecrire.org, on trouve ce "Message de soutien à Xavier Darcos", que l'on peut d'ailleurs signer et envoyer à partir du site (plus nombreux nous serons...):

Je n'arrive pas à y accéder "serveur introuvable" que ça met. Ca vous fait pareil à vous, ou ça n'arrive qu'à moi, comme d'habitude ? On m'en veut, je sais qu'on m'en veut !

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

Ah ! enfin un véto qui bosse et qui de surcroît tond ! Le croit-on ?

Écrit par : le troll | 09 avril 2008

A Robin : sur le lien , il y a une erreur de syntaxe , il faut supprimer la virgule finale

Écrit par : le troll king of the computer | 09 avril 2008

C'était pareil pour moi mais c'est parce que l'adresse avait une virgule .org : quand on copie une adresse il vaut mieux TOUJOURS laisser un espace avant et après (même si c'est contraire aux règles de typographie).

http://www.lire-ecrire.org

Et en plus je m'amuse en ce moment à faire un quizz sur... le B2i
Je demande toute votre indulgence !

Écrit par : lucile | 09 avril 2008

Hypothèse, quant au troll: retour d'ipidi-machin-chose-putain-con, qui avait l'habitude de rajouter des mots drôles et des saillies (hu hu hu) sur son pseudo genre "ipidiblue-a-fait-caca-et-est-très-content", ça ressemble à "le-troll-réaliste", etc. Et si ce n'est pas lui, c'est de la même veine.

Écrit par : Pendariès | 09 avril 2008

Une qui comme C.S se plaint du manque de formation :

http://hebdo.parti-socialiste.fr/2006/10/11/133/

Agnès Perrin dit :

12 octobre 2006 à 17:52
Merci Yves Durand, enfin une réaction nette des socialistes contre les agissements d’un ministre qui confond la loi et sa parole. j’ai fait partie des enseignants qui ont boycotté son intervention au collège de France. Je me suis entendue traiter d’anti-démocrate par sa suite parce que je refusais d’écouter la parole d’un ministre sourd.
Au delà, de la polémique, ses agissements mettent en danger notre démocratie. M. De Robien confond pouvoir exécutif et pouvoir législatif.
D’autre part, il est urgent de redonner de la légitmité aux enseignants et aux IUFM. Tout n’y est pas parfait - comme dans toute insititution - mais le plus gros problème vient du manque de temps de formation. Mes stagiaires auront cette année à peine 80 heures de formation en français pour apprendre à enseigner toutes les composantes de notre discipline : apprendre la parole, apprendre à lire, constuire sa culture, apprendre à écrire, apprendre l’orthographe, apprendre la grammaire…. et ça de la maternelle au CM2. L’année de formation est un gigantesque marathon, en juin, leur formation sera terminée et dans l’univers scolaire volulu par les gouvernements Rafarin/ De Villepin, ils ne pourront quasiment plus participer à des stages de formation continue faute de moyens (supprimer des postes de fonctionnaires, ça implique forcément des effets bien réels). Qu’on se le dise!!!
C’est cela la réalité de la formation des enseignants. C’est cela que les médias ne disent jamais!
Donc merci pour ce soutien que j’attends depuis presqu’un an!!!

SA SUPERBE METHODE DE LECTURE CP:
"A l'école des albums"
Plus politiquement gõchõcoreK tu meurs !

http://www.yodawork.com/images/RETZ/da/2007/602608%20-%20MODULE_2_BD.pdf

200€ po chir .

VIREZ MOI TOUT CA ! plizzzzzzzzzzzz
Enfermez Eveline/Beel6/Frakkk/Mer2/goixgoix !
Libérez Marie-Jeanne

poglop !

Écrit par : toto | 09 avril 2008

Et ils osent critiquer Léo et Léa !
Franchement, Léon sur le ponton, c'est aussi con que la loche de Faro...

Écrit par : c. cru | 09 avril 2008

"Léon sur le ponton"

D'LA GROSSE DOUNE DE CHEZ CACA !

ET ELLE SE PLAINT QUE LES INSTITS NE SOIENT PAS ASSEZ FORMES ! PETE DES BOYAUX D'LA TETE, ELLE EST ! :PT1CABLE:

VIREZ MOI TOUS CES ZÂNES !

Écrit par : toto | 09 avril 2008

Non je ne m'énerve po , j'explique ...

Écrit par : toto | 09 avril 2008

"La loche de Faro"

C'EST PAS CON !
CA FAIT PARTIE DE LA PROGRESSION !
C'EST HYPER SUBTIL !

nãn j'm'énerve po, j'explique

Écrit par : toto | 09 avril 2008

Ne pourra-t-on jamais réformer l'école dans une autre direction que celle voulue par les pédagogistes, syndicats et autres associations encartées au PS ?
Le mamouth est à genou et déjà prêt à verser sur le flanc.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/09/avis-de-tempete-pour-xavier-darcos-par-brigitte-perucca_1032608_3232.html

Avis de tempête pour Xavier Darcos, par Brigitte Perucca
LE MONDE | 09.04.08 | 13h47 • Mis à jour le 09.04.08 | 13h47


Voilà des semaines que des nuages s'amoncellent au-dessus de la Rue de Grenelle et de Xavier Darcos, son locataire à plein temps depuis son échec aux élections municipales à Périgueux. Cumulus politiques, sociaux, scolaires : tous les éléments d'une belle tempête sont réunis alors que commence à pointer une grogne sérieuse des enseignants dans les établissements, amplifiée par un mouvement lycéen dont les développements sont toujours - et quel que soit le gouvernement - dangereux et incertains.


Cet avis de tempête, assez prévisible dès qu'il est question de tailler dans les moyens affectés à l'éducation nationale dans notre pays, invite à s'interroger sur la stratégie adoptée par le ministre de l'éducation nationale lui-même depuis son arrivée à ce poste. Et si, dans ses choix et ses décisions, Xavier Darcos avait suivi la mauvaise piste, au point de se trouver dans une situation politique délicate ?

La fragilité politique du ministre, après un revers électoral et une campagne de l'entre-deux-tours surmédiatisée, est évidente. Xavier Darcos, qui, comme il l'a dit, "ne voulait pas y aller", porte désormais sur ses épaules une part symbolique de l'échec global de la majorité à ces élections. Périgueux n'est certes ni Pau ni Toulouse, mais le candidat sortant était ministre. Cette fragilité politique serait accentuée par le fait que le pouvoir, hier concentré à l'Elysée, s'est déplacé à Matignon.

Le temps n'est plus où Xavier Darcos, accroché à l'étoile sarkozyenne, gagnait tous les arbitrages et pouvait se permettre toutes les libertés à l'égard du premier ministre, François Fillon, dont il s'imaginait quasiment en successeur. Ce temps, c'était le temps d'avant, avant la chute dans les sondages, avant les élections municipales. Le temps d'après, celui de la rigueur pour les fonctionnaires et donc pour l'éducation, se révèle pour lui d'autant plus difficile à aborder que le ministre de l'éducation n'a pas vraiment joué le jeu en matière de suppressions de postes pendant sa première année d'exercice ministériel.

Cédant à un travers classique, le ministre a, dès son arrivée au ministère, commencé par batailler bec et ongles pour réduire le nombre des suppressions, espérant ainsi s'attirer la bienveillance syndicale et garantir la paix sociale. Exercice réussi : apprenant pendant l'été 2007 que "seulement" 11 000 postes (alors que tout le monde s'attendait à 17 000) étaient supprimés, les syndicalistes enseignants, de la FSU à l'UNSA, ont jugé que "le pire" avait été évité. Telle n'a pas été, on s'en doute, l'opinion de Matignon et de la majorité parlementaire, bien consciente que le chemin pour réduire le nombre de fonctionnaires passe par les établissements scolaires.

Moralité : Xavier Darcos, après s'être montré mauvais élève de la politique gouvernementale en 2007, va devoir redoubler de zèle. Alors que, contrairement à son homologue de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse - dont il aurait aimé avoir les attributions -, Xavier Darcos ne peut compter sur aucune manne pour calmer les impatiences. Il est en quelque sorte attendu au tournant dans son propre camp. Et, pour ne rien arranger, ce ne sont pas 20 000 suppressions d'emplois en 2009 que le ministre va devoir afficher, mais bien plus en vertu de la règle du budget triennal 2009-2011. Le tout sans compter les économies imposées par la Révision générale des politiques publiques. Sans contrepartie ou presque.

Car, savourant cette quiétude inhabituelle dans un ministère accoutumé aux soubresauts continuels, M. Darcos n'a pas profité de sa lune de miel avec les syndicats pour enclencher la négociation promise sur la condition du métier enseignant. Cette négociation avait pour but d'établir un nouveau donnant-donnant sur la base du "contrat de progrès" proposé par le président de la République aux fonctionnaires. C'était il y a tout juste un an, quand M. Sarkozy affirmait vouloir "des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, aux carrières plus variées grâce à une organisation en métiers, en contrepartie de services publics plus efficaces".


MAYONNAISE DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES


Un an plus tard, rien de tout cela n'est palpable. Xavier Darcos a bien lancé la commission pour l'évolution du métier enseignant, présidée par le conseiller d'Etat Marcel Pochard, mais ses conclusions, rendues début février, ont pour l'instant été suivies... d'un silence assourdissant. Même s'il semble que le ministère s'apprête à lancer une première série de consultations avec les organisations syndicales dans les quinze jours qui viennent, il est incontestable, vu de l'UMP, qu'un retard a été pris. Comme en 2002, quand il avait été reproché à Luc Ferry de rater une occasion historique en ne supprimant aucun poste lors de l'arrivée du gouvernement de droite.

Sans compter que la mayonnaise des heures supplémentaires ne monte pas : les professeurs ne sont pas aussi preneurs que le gouvernement le pensait. Ils résistent au "travailler plus pour gagner plus". Surtout quand ces heures supplémentaires ne sont, la plupart du temps, pas majorées. Mais là n'est sans doute pas la raison profonde. Peut-être le gouvernement a-t-il minimisé la dimension sociologique de ce métier, choisi par une grande majorité de femmes pour lesquelles l'équilibre entre le temps personnel et le temps de travail est fondamental.

Peut-être aussi le ministre de l'éducation nationale a-t-il ignoré la charge que représentent trois ou quatre heures en plus ? Bref, sur la condition enseignante, comme sur la réforme du lycée - suspectée de n'être qu'un vulgaire plan d'économies -, l'idée que seule la qualité (enseigner autrement) peut améliorer un système éducatif qui ne progresse plus avec la seule quantité - plus de professeurs, plus de moyens - est en panne.

Enfin, et c'est peut-être le plus grave, à ces ratages politiques est venu s'ajouter récemment l'exercice pour le moins contestable de la refonte des programmes de l'école primaire. Fallait-il absolument céder aux sirènes de ceux qui veulent remettre à l'honneur les conjugaisons et la mémorisation de dates en histoire dès le CP ? Fallait-il imposer des programmes alourdis alors que l'horaire des élèves va diminuer de trois heures ? Etait-il indispensable de déstabiliser l'école primaire et d'ouvrir un nouveau front de contestation dans le but de satisfaire des courants ouvertement conservateurs ? Car, ce faisant, le ministre s'est encore aliéné toute une frange d'enseignants sans être certain de se garantir le soutien des parents...

Encore une qui ne cache pas sa joie de voir les lycéens - manipulés à mort par les collègues - dans la rue.
Ces collègues qui se servent des lycéens comme bouclier, sont en train de creuser le trou qui va bientôt leur servir de tombe.
Dans mon lycée les meilleurs élèves nous quittent pour d'autres horizons moins agités où l'on respecte le droit et la liberté de ceux qui veulent encore apprendre.
Demain les mêmes manifesteront pour dénoncer le libéralisme qui fait le lit des officines privées.
Pathétique.
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 09 avril 2008

"Mes stagiaires auront cette année à peine 80 heures de formation en français pour apprendre à enseigner toutes les composantes de notre discipline : apprendre la parole, apprendre à lire, constuire sa culture, apprendre à écrire, apprendre l’orthographe, apprendre la grammaire…. et ça de la maternelle au CM2.

Agnès Perrin a dit."

C'est de la folie pure que de présenter, comme le faisait Mme Perrin, formatrice IUFM en 2006, l'enseignement de l'enseignement du français comme un Everest! C'est typique des "pédagos": on se fait mousser, on se fait mousser, et encore mousser en présentant comme très difficile quelque chose qui en réalité va de soi. Enseigner le français, à partir du moment où on le fait avec des méthodes raisonnables (pas avec l'autoconstruction des savoirs, , ce n'est vraiment pas la mer à boire. Il faut simplifier, simplifier toujours - maître mot du vrai professeur -, alors que pour les "pédagos" - esprits faux et confus - il faut encore et toujours rendre les choses les plus opaques possible. Meirieu, après vingt ans de vain bavardage, n'hésite pas à glapir qu'il faut "entamer une réflexion sur l'école", afin d'espérer résoudre les problèmes, tellement ils sont compliqués. Et quand on aura "entamé la réflexion sur l'école", on aura quelque chance de trouver, au bout de vingt autres années douilletement prébendées, comment il faut poser adéquatement le problème. Cela n'a pas de fin. D'ailleurs la réflexion de Meirieu n'a pas de fin, en tous les sens du mot, ou pas de sens, ce qui revient au même.

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

Douillettement!

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

Et si la politique éducative de la France se décidait effectivement à l'OCDE?

Il serait intéressant de connaître de savoir quelle est l'ambiance au Ministère de l'Education nationale, avec la pression que fait peser Bercy sur les finances dudit.
JPB pourrait peut-être nous dire si Darcos se laisse abattre, ce que je ne crois pas pour ma part.
Mais il est certain que vouloir restaurer l'enseignement en France impliquait que l'on déclare la guerre à une partie du corps enseignant qui s'est attachée aux dogmes les plus stupides. Beaucoup de prétendus "professeurs" sont ainsi des Crétins au sens brighellien. C'est avec leur complicité active que le système s'est enrayé.

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

Et si, dans ses choix et ses décisions, Xavier Darcos avait suivi la mauvaise piste, au point de se trouver dans une situation politique délicate ?
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008

Que la politique est belle vue à travers les lunettes de notre chroniqueur "libéral" : des choix, des ouvertures, une stratégie, bref un monde où tout est possible, où les accidents de parcours relèvent de l'erreur humaine. C'est peu crédible mais si utile à faire oublier que Darcos s'agite dans un bocal, que ses performances en termes de réduction d'effectif intéressent plus ses amis que la lutte contre le pédagogisme.
Il y avait la gauche caviar, il y a maintenant avec Phil Del et Cadichon, une droite Peter Pan.

Écrit par : Victor | 09 avril 2008

Si Nicolas Sarkozy avait dit la vérité qu'il connaissait, en tant qu'ancien ministre des finances, il n'aurait pas été élu.

"Les caisses sont vides".

l'Etat ne peut faire d'économies que dans les domaines qui sont les siens : la Justice, l'Armée, les équipements collectifs, le budget de fonctionnement de l'Etat, l'Ecole...

l'Ecole dont la plupart des gens, sur ce blog et ailleurs s'accordent pour dire qu'elle fonctionne mal et qu'elle coûte trop cher.

X. Darcos ne fait que suivre la feuille de route du président de la République et appliquer les directives du ministère des finances.

La seule chose que l'on puisse lui reprocher, c'est de ne pas avoir (encore) mis en route "la troisième voie" :

" des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, aux carrières plus variées grâce à une organisation en métiers, en contrepartie de services publics plus efficaces ".

Le peut-il, le souhaite-t-il vraiment ?

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

Pourquoi personne ne parle d'arts plastiques ici ?

A croire que ça ne vous intéresse pas ... Bizarre pour un public plutôt littéraire et cultivé !

Z'allez jamais voir d'expo ?
Z'aimez quoi ? Plutôt classique, pompier, impressionniste, moderne, contemporain ?

Qui a vu l'expo Penck (rétrospective intéressante permettant de comprendre les tournants de sa carrière) ?
Les Inquiets à Beaubourg ça vous a brassé ? Que pensez-vous du nouvel accrochage de la collec permanente ?
Et Branly, à l’usage, quel est votre avis sur la polémique arts premiers / ethno ?
La programmation du palais de Tokyo (Nivéa par exple ...) depuis l’arrivée de Walher vous a-t-elle irrité, laissé indifférent ? La présidence du CA par Cornette de St Cyr, c’est pas un peu un pb ?

Quelle est votre dernier coup de cœur, le plasticien qui vous a bien secoué ces temps ?

Ask'on peut donner le goût des arts plastiques aux gosses ? Comment ?
Ask'y faut montrer et expliquer des œuvres, faire réaliser des travaux "à la manière de" etc ...
Le musée avec des gosses, ça sert à quoi ? A partir de quel âge ?

Des fois y’en a un peu marre des palabres de boutique ...
Et pourtant JPB se décarcasse pour essayer de varier les plaisirs !

Écrit par : Zorglub | 09 avril 2008

Les gens qui prétendent que "l'éducation n'a pas de prix" ne paient pas d'impôts.

(c'était la pensée libérale du jour)

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

Pour en revenir au problème de l'ennui, je crois que les élèves actuels peinent à accepter des efforts ardus, voire ingrats, qui trouvent leur récompense plus tard. Je me rappelle avoir étudié en seconde Ronsard et du Bellay avec sérieux, certes, parce que j'étais une élève studieuse, mais sans plaisir : la langue me semblait difficile, et ces difficultés faisaient écran à ma perception du texte. L'année suivante, notre professeur nous demanda de réviser la Pleiade. J'ai donc relu tous les poèmes, et là, il s'est produit un petit miracle : toutes les difficultés s'étaient évanouies, et je découvrais avec émerveillement, dans toute leur fraîcheur, la grâce des images et la mélancolie des roses défuntes. Je sais encore par coeur nombre de ces poèmes, sans les avoir jamais appris, simplement parce qu'ils ont fortement marqué ma sensibilité à une époque où elle ne demandait qu'à s'enrichir.
Mais j'ai un peu le sentiment d'enfoncer des portes ouvertes en racontant cette expérience, dont beaucoup ont dû connaître l'équivalent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008

Bonsoir

Je m'apprète à poster un commentaire un peu long destiné au départ à Robin et Lucile. J'attends avec impatience leur (vos) réactions que je lirai plus tard dans la soirée.

Je précise juste que je viens de rejoindre la Fédération Française de Jeux de Rôles et que je suis tout excité !

Écrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

Désolée Zorglub, c'est vous qui avez raison : je ne parlerai plus littérature sur un fil consacré aux arts plastiques (domaine dans lequel ma culture reste on ne peut plus rudimentaire).

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008

Bonjour

A Robin et Lucile et les autres :

Le manque de temps fait que je me lance de manière un peu désordonnée, mais j'avais dit que je parlerai d'un moyen de transposer l'univers du jeu de rôle dans celui des recherches documentaires, alors je m'exécute :

Vous devez à peu près tous savoir que les collections d'une bibliothèque sont rangées selon une classification.

Aujourd'hui, la classification la plus utilisée est la Classification Décimale de Dewey qui organise les domaines de la connaissance en 10 grandes classes, chacune des 10 classes comportant 10 divisions et chacune des 100 divisions comportant dix subdivisions.

Le résultat est qu'on obtient pour chaque document un indice de classification à trois chiffres, lequel est réutilisé pour la cotation des documentaires.

Et c'est là qu'intervient le diabolique décaèdre pentagonal, plus connu sous le nom de dé à 10 faces !

Utilisés dans les jeux de rôles pour déterminer des pourcentages, j'ai eu l'idée d'y recourir pour tirer au sort des indices de classification.

Le premier indice obtenu fut le 947, celui de l'histoire de la Russie.

Je me suis alors rendu à l'endroit où tous les ouvrages cotés à partir de l'indice 947 étaient regroupés.

Là, mon but était de choisir un ouvrage parmi les 150 qui se trouvaient devant moi.

Et le miracle, si j'ose dire, s'est produit ! J'ai choisi le "Guide de civilisation russe" publié par Anne-Marie Olive aux éditions Ellipses, et je l'ai consciencieusement potassé.

Si je n'avais pas tiré le sujet de ma prochaine lecture au sort, je n'aurais jamais ouvert un livre sur l'Histoire et la civilisation de la russie.

Depuis ce premier tirage au sort, effectué en juin 2007, j'ai renouvelé à plusieurs reprises cette expérience et suis en train d'affiner ma technique.

Aujourd'hui, je sors mes dés d'une petite boîte, je les lance sur un bout d'étoffe que je déplie sur la table pour ne pas faire de bruit. Je consulte mon mémento de la Classification Dewey pour connaître le sujet que je viens de tirer au sort.

Ensuite, je pars chercher mon livre. A ce moment-là, je n'ai plus qu'un objectif : choisir un ouvrage que je serai en mesure de lire. Je ne me fixe surtout pas d'objectifs trop ambitieux car seul un examen honnête de mes capacités de lecteur me permettra de relever le défi que je me suis lancé.

Une fois le livre choisi, je réalise qu'un lien fort s'est établi entre lui et moi.

Tout d'abord, aucun élément extérieur, sinon le hasard, n'a influencé mon choix

Ensuite, je n'ai pas choisi un auteur, je n'ai pas choisi un titre. J'ai d'abord choisi un sujet et une clé d'accès à celui-ci.

Enfin, je réalise qu'en me soumettant au hasard, je me donne une chance égale de découvrir tous les domaines de la connaissance, et que si tous les sujets ne sont pas d'égale importance, tous méritent assurément d'être abordés.

Depuis que je m'adonne à cette pratique, rien n'est venu démentir ce que je viens d'écrire. Je viens, par exemple, de terminer "Quand notre monde est devenu Chrétien" de Paul Veyne. Il y a quelques semaines, je lisais "Cinq méditations sur la beauté" de François Cheng, mais aussi "La cuisine pour les touts-petits", "Le sport est-il bon pour la santé", la biographie de Simone Signoret, etc.

Et le plus fort, c'est que cette façon de faire n'est pas devenu un dogme. Je peux aussi bien lancer les dés pour découvrir un bouquin de philosophie et ne pas les lancer pour en lire un autre sur la religion.

Je me suis, en quelque sorte, arraché à ma torpeur intellectuelle pour ne plus m'interdire aucun sujet de lecture.

Maintenant, une fois que tout cela est dit, tout reste à construire pour initier un maximum de personnes de tous les âges à cette pratique.

Il faut, en particulier, résoudre un certain nombre de difficultés avant que l'utilisation de la Classification de Dewey ne devienne un véritable jeu.

Par exemple : que fait-on lorsqu'on tire un indice de la classe 400 (langues) ou 200 (religion).

J'ai mes petites idées là-dessus.

En tout cas, je vais essayer de mener ce projet à terme par le biais de la Fédération Française de Jeu de Rôles à qui j'ai présenté mon experience et dont je vais rejoindre l'équipe.

Écrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

Commentaire à mon mail un peu long :

Je n'ai vraiment fait qu'introduire mon sujet et j'aurais du préciser pleins de choses.

Par exemple, j'ai l'idée d'un mémento de la Classification dewey qui se présenterait sous la forme d'un écran du meneur de Jeu comme on en trouve dans les parties de jeu de rôle

J'ai l'idée aussi d'une sorte d'agenda de lecture qui se présenterait sous la forme d'un classeur/grimoire où on glisserait des fiches de lectures prêtes à photocopier.

J'ai l'idée que les lectures ainsi répertoriées pourraient servir à alimenter un jeu de rôle qui reste à créer où les bibliothécaires tiendraient les rôles principaux !

On pourrait même transposer dans ce jeu de rôle le conflit pédagos anti-pédagos !!!

Enfin bref, j'ai pas mal d'idées quoi...

Écrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

""Léon sur le ponton"

D'LA GROSSE DOUNE DE CHEZ CACA !

ET ELLE SE PLAINT QUE LES INSTITS NE SOIENT PAS ASSEZ FORMES ! PETE DES BOYAUX D'LA TETE, ELLE EST ! :PT1CABLE:

VIREZ MOI TOUS CES ZÂNES !

Ecrit par : toto | 09 avril 2008

Non je ne m'énerve po , j'explique ...

Ecrit par : toto | 09 avril 2008

"La loche de Faro"

C'EST PAS CON !
CA FAIT PARTIE DE LA PROGRESSION !
C'EST HYPER SUBTIL !

nãn j'm'énerve po, j'explique"

Ecrit par : toto | 09 avril 2008

Pour Zorglub et Sylvie (Huguet);
Si on lit bien les messages (certes légèrement cabalistiques à première vue) figurant ci-dessus, le blog est à la fois redevenu littéraire et plastique!
Certes, cela frise un peu l'art conceptuel dans les deux domaines, mais ne faisons pas la fine bouche!
Mon petit doigt me dit que d'autres, dans le même genre, vont suivre. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Je précise juste, mais c'est important : ce dont je parle n'engage pour l'instant que moi et pas encore la Fédération Française de Jeu de Rôles, qui m'a écouté d'une oreille bienveillante mais qui reste à convaincre...

Écrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

Que la politique est belle vue à travers les lunettes de notre chroniqueur "libéral" : des choix, des ouvertures, une stratégie, bref un monde où tout est possible, où les accidents de parcours relèvent de l'erreur humaine. C'est peu crédible mais si utile à faire oublier que Darcos s'agite dans un bocal, que ses performances en termes de réduction d'effectif intéressent plus ses amis que la lutte contre le pédagogisme.
Il y avait la gauche caviar, il y a maintenant avec Phil Del et Cadichon, une droite Peter Pan.

Ecrit par : Victor | 09 avril 2008

Victor,

Il faut rendre à Brigitte Perucca ce qui lui appartient.
Dans mon post, je n'assume que le premier et dernier paragraphes.
Pour être libéral aujourd'hui, je n'en suis pas moins humaniste. Si vous connaissiez mon parcourt vous changeriez peut-être votre jugement sur mon compte.
Je dois tout à l'école de la république, et de voir ce qu'elle est devenue après maintes réformes mises en place au nom de plus de justice sociale, alors qu'elle ne permet plus aux plus modestes de se hisser parmi les élites, me laisse un goût amer.
Le scénario du destin de l'école française ressemble étrangement à celui des pays de l'Est. Si l'école ne va pas bien, c'est parce que les méthodes qui l'ont conduite au désastre n'ont pas été appliquées ou si peu, qu’il faut donc garder le cap et persévérer dans l'erreur en réclamant toujours plus de moyens pour que ça marche enfin. Mais pendant ce temps, ceux qui peuvent quittent le navire et il sera trop tard quand il ne restera plus rien du mammouth qui avait pourtant rendu tant de services à tous ceux qui comme moi avaient la rage de se sortir de leur modeste condition - aujourd'hui ceux-là sont condamnés à la misère à perpétuité. Merci la Gôche !

Jean,

Je ne crois pas que les instances internationales (telle l’OCDE et autres…) aient planifié la destruction de l’Ecole française et de toute autre école d’ailleurs. Il ne faut pas se laisser gagner par la paranoïa.
Je pense plutôt que nos pédagogistes ont investi toutes ces instances - comme ils l’ont fait au ministère de l’EN - et qu’ils se sont employés à mettre en place dans tous les pays de l’OCDE leur idéologie néfaste pour le petit peuple – il n’y a qu’à voir comme nos amis canadien, suisse et autre se battent pour justement les empêcher de nuire. Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme.
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 09 avril 2008

Ask'on peut donner le goût des arts plastiques aux gosses ? Comment ?
Ask'y faut montrer et expliquer des œuvres, faire réaliser des travaux "à la manière de" etc ...
Le musée avec des gosses, ça sert à quoi ? A partir de quel âge ?

Des fois y’en a un peu marre des palabres de boutique ...
Et pourtant JPB se décarcasse pour essayer de varier les plaisirs !

Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008


J'avais commencé à poster un truc et proposé d'envoyer la suite.
Pas eu d'écho. Pas fait. Pas vexée.

Écrit par : catmano | 09 avril 2008

Hypothèse, quant au troll: retour d'ipidi-machin-chose-putain-con, qui avait l'habitude de rajouter des mots drôles et des saillies (hu hu hu) sur son pseudo genre "ipidiblue-a-fait-caca-et-est-très-content", ça ressemble à "le-troll-réaliste", etc. Et si ce n'est pas lui, c'est de la même veine.

Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008

Intelligenti pauca .

Écrit par : le troll | 09 avril 2008

"Le sport est-il bon pour la santé", la biographie de Simone Signoret"

Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

Ce sont deux livres différents??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

"Pas eu d'écho. Pas fait. Pas vexée."

Ecrit par : catmano | 09 avril 2008

Si, Catmano, faites-le!!! Please.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Intelligenti pauca .

Ecrit par : le troll | 09 avril 2008

Ca claque, hein, avec le latin. Tellement mieux... Vive les pages roses du Larousse, hu hu hu.

Écrit par : Pendariès | 09 avril 2008

"Le sport est-il bon pour la santé", la biographie de Simone Signoret"

Pffff, mais noooonnnn !!!! La biographie de Simone Signoret, au passage, est celle écrite par Huguette Bouchardeau

Écrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

Pov' Simone ! Qui, d'ailleurs, la remplace aujourd'hui ?

Écrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

C'était une blague, John... Mille excuses! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Ca claque, hein, avec le latin. Tellement mieux... Vive les pages roses du Larousse, hu hu hu.

Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008

Je me doutais bien que toi, tu aurais besoin des pages roses pour comprendre.Ha ha ha

Écrit par : le troll | 09 avril 2008

Ca claque, hein, avec le latin. Tellement mieux... Vive les pages roses du Larousse, hu hu hu.

Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008

Je me doutais bien que toi, tu aurais besoin des pages roses pour comprendre.Ha ha ha

Ecrit par : le troll | 09 avril 2008

Ben non, j'y ai même pas regardé dedans... monsieur ou madame la Tutoyeuse. Mais bon, j'en ai fini avec toi, t'es trop nulleuh! hu hu hu

Écrit par : Pendariès | 09 avril 2008

Mais bon, j'en ai fini avec toi, t'es trop nulleuh! hu hu hu

Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008

Mais pourquoi tant de haine et si peu d'humour ??

Écrit par : le troll | 09 avril 2008

Un signe, Mr Darcos, un signe!
Montrez-nous que "ça"vous "savez faire"! Que vous allez prendre les pédagos par les cornes et les faire sortir de l'arène.
Et les Brighelliens, pour l'encourager, de crier très fort pour le bien aider:
" Nous, pasteurs des esprits, qui, du bord du chemin,
Regardons tous les pas que fait le genre humain,
Poètes, par nos chants, penseurs, par nos idées,
Hâtons vers la raison les âmes attardées!"
Mais rien ne venait du ciel, ni de la terre, d'ailleurs; quand tout-à-coup profonde et solennelle, s'éleva une voix d'outre-grenelle:
" Un jour,- mais nous serons couchés sous le gazon
Quand cette aube de Dieu blanchira l'horizon!-
Un jour on comprendra..."

Écrit par : Sanseverina | 09 avril 2008

Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008

C'est absolument cela : voilà pourquoi Alain Madelin, par exemple, est si fort entiché de M.-Danielle Pierrelée, Gaby Cohn-Bendit et cie -- et sans doute voilà aussi pourquoi on est loin d'être débarrassé de tous ces braves gens-là. Il n'y a pas "complot" libéral-libertaire stricto sensu,mais convergence objective, en quelque sorte.
Il faut dire aussi que quand on a des "alliés objectifs" à la fois aussi prétentieux, aussi stupides et aussi établis en réseaux, on aurait tort de s'en priver... "Idiots utiles", c'est vraiment le mot.

Écrit par : FGuichard | 09 avril 2008

Vous y croyez, Sanseverina, vous, au signe?....

Il devait y avoir une bronca contre le bac en 3 ans en LP: nada, c'est passé comme une lettre à la Poste.
JPB dit qu'il faut attendre pour voir les résultats, mais je crains assez que Darcos (entre réforme et choses imposées par celui qui est au-dessus de lui) aille ailleurs faire son fromage, et qu'il ne restera pas derrière son Marocain.

Écrit par : Pendariès | 09 avril 2008

"Je pense plutôt que nos pédagogistes ont investi toutes ces instances - comme ils l’ont fait au ministère de l’EN - et qu’ils se sont employés à mettre en place dans tous les pays de l’OCDE leur idéologie néfaste pour le petit peuple – il n’y a qu’à voir comme nos amis canadien, suisse et autre se battent pour justement les empêcher de nuire. Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme."
Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008

Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes).

Écrit par : Magister | 09 avril 2008

lire : ...la philosophie initiale...

Écrit par : Magister | 09 avril 2008

Pas du tout, Penda, pas du tout. Tout cela est bien dérisoire.

Écrit par : Sanseverina | 09 avril 2008

Et si la politique éducative de la France se décidait effectivement à l'OCDE? (Jean)
Comme Darcos fut ambassadeur de France auprès de l'OCDE pendant sa...traversée du désert..., ce serait une bonne question à lui poser.



Sergio, si vous vouliez faire de l'humour , merci d'ajouter des sous-titres.

S'il est aussi certain que Julien Freund a lu Hölderlin, que les séparent un siècle et un fleuve, ce n'est qu'au Panthéon des penseurs de l'identité culturelle de leur pays que ces deux-là pourraient se promener bras-dessus bras-dessous, non am Neckar Strand.

Écrit par : Cadichon | 09 avril 2008

Pour faire une bonne bouillabaisse :

Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes).

Ecrit par : Magister | 09 avril 2008

Et le raton-laveur ? Il dénature la "philosophie iniatiale" ?

Écrit par : Victor | 09 avril 2008

Et le raton-laveur ? Il dénature la "philosophie iniatiale" ?

Ecrit par : Victor | 09 avril 2008

Tarte à la crème !

Écrit par : Magister | 09 avril 2008

Euh, vous connaissez la Classification décimale de Dewey ?

Ca vous dit pas de servir le Décaèdre invincible ?

Écrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

Euh, vous connaissez la Classification décimale de Dewey ?

Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

Oui, mais les livres pédagogistes font-ils partie de cet ensemble du savoir humain ?

Écrit par : Magister | 09 avril 2008

C'est de la folie pure que de présenter, comme le faisait Mme Perrin, formatrice IUFM en 2006, l'enseignement de l'enseignement du français comme un Everest!

(Jean)

Jean, je ne crois pas que vous puissiez comparer votre expérience de l'enseignement du français en collège et en lycée avec l'enseignement du français à l'école maternelle et à l'école primaire.
On peut discuter des contenus et des modalités de la formation, mais il me paraît difficile de dire qu'elle est quasiment inutile.

---

Encore une qui ne cache pas sa joie de voir les lycéens - manipulés à mort par les collègues - dans la rue.
(Phil Del)

Qu'on se le dise : un jeune de gauche est toujours manipulé.
Mais Jean Sarkozy, par exemple, ne l'est pas, puisqu'il est de droite.

Écrit par : Pat | 09 avril 2008

Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008

Vu ce que je lis ici et dans les programmes 2008, je pourrais retourner le compliment contre M. JPB, M. Darcos et leurs amis (dont je partage très ponctuellement certains avis).

Écrit par : Gelsomina | 09 avril 2008

Me voici de retour ponctuellement sur ce blog.
J'avoue avoir cessé de le suivre quotidiennement depuis que je me suis rendu compte qu'ici aussi on trouvait des gens haineux capable de proposer (sérieusement?en riant?) la mise à mort de vos adversaires pédagogues...
Bref, je continue à partager certains idéaux éducatifs développés par M. Brighelli mais je rejette la violence dont les participants de ce blog font preuve ici.
Je suis et reste une opposante ferme aux nouveaux programmes 2008, même si je partage certaines idées qu'ils contiennent. Je trouve leur mise en place violente, déplacée et insultante pour les enseignants (pédagoggo et autres) et surtout je refuse de soutenir M. Darcos qui, selon moi, n'a aucune légitimité à être mon ministre de tutelle. Il a montré son degré d'incompétence il y a une semaine sur C+. (voir la vidéo suivante : http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2174 )

Un agrégé de lettre incapable de conjuguer un verbe au passé antérieur??????? Non seulement il ne maitrise pas la règle de trois (pourtant apprise grâce aux méthodes qu'il prônent...) mais en plus, il ne cherche même pas à comprendre ce qu'on lui explique, il ne cherche même pas à raisonner...

Mes élèves de CE1 n'apprendront pas à faire une division cette année. Pas parce que je ne souhaite leur apprendre un maximum de choses mais parce qu'ils ont encore beaucoup de mal à différencier l'addition de la soustraction, parce qu'à force de trop les tirer vers le haut (suite à mes lectures sur ce post et des ouvrages de JPB), je les ai un peu dégouté de faire des efforts, hélas...
Bref, avant de savoir poser une division, je pesne qu'il est préférable qu'ils comprennent pourquoi parfois on fait des additions et des fois on fait des soustraction ou des multiplications ou des divisions.
Contrairement à ce que préconisent les nouveaux programmes, je ne transformerais pas mes élèves en calculatrices vivantes.

Dernière source de colère, cette semaine j'ai reçu les nouveaux manuels basés sur les programmes 2008... deux semaines après avoir perdu trois heures à me concerter avec mes collègues sur le PROJET de programmes 2008...
Le ministre m'aurait craché à la gueule qu'il ne m'aurait pas autant blessé... Ce ministre ne veut pas d'enseignant intelligents qui réfléchissent à l'instruction de leurs élèves. Ils veut des robots qui transforme les élèves en d'autres robots qui ne sauront plus réfléchir mais obéir bêtement aux enseignants, puis aux patrons...

J'espère que bientôt je pourrais à nouveau prendre plaisir à lire ici des posts qui me rendront plus intelligente et qui contiendront des débats plmus intéressant quele mode de lynchage des pédagogos comme vous les appelez.

PS : au lieu de vous foutre de la gueule de Lubin et de son site certes un peu caricatural, vous feriez bien de chercher à ne pas sombrer dans la même caricature...

Écrit par : Gelsomina | 09 avril 2008

Bonsoir Gelsomina,

ils ont eu quoi tes zélèves au CP comme méthode de lecture ET de mathématique ?

Bien cordialement

Écrit par : toto | 09 avril 2008

http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2174
Quand je vois mon ministre de tutelle ainsi, je me dis que les bonnes vieilles méthodes qu'il préconise n'ont aucun intérêt...

PS : j'avais écrit un message plus long dans lequel j'exprimais ma colère face au mépris de notre ministre à l'égard des enseignants et face à la violence et aux caricatures utilisées sur ce blog contre les pédagogues.
J'espère qu'il apparaitra. J'espère aussi retrouver un jour ici des analyses pertinentes sur l'instruction publique et non des anathèmes violents et stériles.

Écrit par : Gelsomina | 09 avril 2008

"Ce ministre ne veut pas d'enseignant intelligents qui réfléchissent à l'instruction de leurs élèves. Ils veut des robots qui transforme les élèves en d'autres robots qui ne sauront plus réfléchir mais obéir bêtement aux enseignants, puis aux patrons..."

Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008

Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?

Écrit par : Magister | 09 avril 2008

Euh, vous connaissez la Classification décimale de Dewey ?

Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

Oui, mais les livres pédagogistes font-ils partie de cet ensemble du savoir humain ?

Ecrit par : Magister | 09 avril 2008


Oui, hélàs, je suis bien placé, cette année, pour le "savoir" :


300 - Sciences sociales

* 300
* 310 Statistiques
* 320 Science politique
* 330 Économie politique (Économique)
* 340 Droit
* 350 Administration publique
* 360 Services sociaux; associations
* 370 Éducation
* 380 Commerce, communications, transports
* 390 Coutumes et folklore

Les sciences sociales sont l'enfer des CDI

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

Bonsoir, Toto!

En français, métode semi-globale puis syllabique avec des méthodes constructivistes
En math, beaucoup de manipulation de légo et pas mal de constructivisme aussi
Sur dix huit élèves, j'en ai cinq bons et très bons et 13 en difficultés dont deux en très grandes difficultés.
Mais avant de taper sur mes collègues constructivistes, je me dois de tenir compte de la situation familiale de mes élèves même si ce n'est pas mon boulot. Jusqu'à janvier, j'ai tout fait pour ne pas leur chercher ce type d'excuse. Mais quand je vois que sur 18 élèves, seuls deux ont une famille "normale" (un père et une mère qui vivent ensemble et qui ne se tapent pas dessus), force m'est de constater qu'ils ont peut être d'autres soucis que d'apprendre à poser une division. Hier encore, un de mes élèves qui attendait l'ouverture des portes de l'école, n'a rien trouvé de mieux pour d'amuser que de s'allonger sur la chaussée devant l'école... et je ne parle pas des taudis dans lesquels ils vivent, des nombreux problèmes familiaux....
Est ce un hasard? mes deux meilleurs élèves sont ceux qui ont des familles "normales". Et avec eux, le constructivisme que vous décriez ici marche très bien...

Écrit par : gelsomina | 09 avril 2008

"Ce ministre ne veut pas d'enseignant intelligents qui réfléchissent à l'instruction de leurs élèves. Ils veut des robots qui transforme les élèves en d'autres robots qui ne sauront plus réfléchir mais obéir bêtement aux enseignants, puis aux patrons..."

Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008

Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?

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Aucun catéchisme en vue... juste ma petite expérience personnelle en classe et mon petit cerveau qui essaye justement de ne suivre aucun catéchisme.
Apprendre à des CE1 de ZEP à poser des divisions, c'est comme jeter n'importe qui du haut d'une falaise et lui ordonner de voler...
En théorie, je trouve cela formidable de penser pouvoir enseigner la division en CE1 ; en pratique, je me rend compte que cela équivaut à fonce r dans le mur....

Écrit par : Gelsomina | 09 avril 2008

"Mais quand je vois que sur 18 élèves, seuls deux ont une famille "normale" (un père et une mère qui vivent ensemble et qui ne se tapent pas dessus), force m'est de constater qu'ils ont peut être d'autres soucis que d'apprendre à poser une division. "

Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008

Merci, Gelsomina. Sur ce sujet, je me sens un peu moins seul ici, d'un coup.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

"Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?"

Ecrit par : Magister | 09 avril 2008

"Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes)."

Et les vôtres?

Ecrit par : Magister | 09 avril 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Fausse manip; je rectifie:

"Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?"

Ecrit par : Magister | 09 avril 2008

"Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes)."

Ecrit par : Magister | 09 avril 2008

Et les vôtres?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Un peu de politique ? Allez, ce n'est pas de moi, mais c'est joli quand même :

Propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelles qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."
"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."
"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."
"C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics . L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient. C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l'oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics. "


N'est-ce pas stupéfiant ?
Le plus stupéfiant d'ailleurs étant l'humour torride de M. le ministre. Cet homme-là est un pitre-né, il rata sa vocation.
- J'ai aimé apprendre, en creux, que les retraités du privé servaient eux à quelque chose.
-Je fus désolée d'apprendre que les retraités du public qui ont été appelés pour renforcer les effectifs en berne du primaire ne sont pas considérés comme utiles par M. le M.
- Je fus stupéfiée de me rendre compte qu'un ministre, payé par les contribuables et qui aura, sans doute, une retraite de fonctionnaire pour offrir les clopes à son gendre ( pardon, les bâtons d'encens, c'est plus mode ) ne se considère pas lui-même comme un fonctionnaire.

J'aime la politique, c'est beau. J'aime mieux Machiavel, ça a le mérite d'être plus intelligent.
Hello m'sieur Briguelli, hello les autres blogueurs et euses, divers, variés, de tous bords et tendances.

Écrit par : Milady | 09 avril 2008

Le mardi 27 mai, le SE-Unsa 62 organise au centre IUFM d'Arras un colloque intitulé "Socle comun : Passeport pour l'avenir"

Le programme :

8h30 - Accueil

9h - Ouverture du colloque

9h15 - " Le socle commun : enjeux, problèmes, perspectives »Pierre FRACKOWIAK, IEN, militant du SIEN-UNSA, rédacteur au Café Pédagogique

10h - Echanges avec la salle

10h15 - Table ronde : Le socle, levier du changement ? animée par Pascaline PERROT, Responsable Nationale du SE-UNSA, avec :

- Claire KREPPER, Secrétaire Nationale du SE-UNSA : « Définition du socle »
- Raoul PANTANELLA, Professeur de lettres, rédacteur aux Cahiers Pédagogiques :

" Le socle commun... mais comment faire ?

: la dimension pédagogique du socle ».


11h30 - Débat et échanges avec la salle

12h 30 - Verre de l'amitié - Repas

14h Socle et compétences :
- Enseigner
- Evaluer
- Mettre en place le livret de compétences

Témoignages et débat avec la salle, avec la participation de Christian CHEVALIER, Secrétaire National, Julien MARAVAL Responsable National au SE-UNSA

16h30 - Clôture du colloque Dominique COPIN, secrétaire départementale du SE-UNSA 62


Qu'est-ce que ça cache ?

Écrit par : Victor | 09 avril 2008

Au sujet de Darcos sur canal +, je renvoie Gelsomina sur le fil MECANIQUE et aux très pertinentes analyses de Robin.
Une question,comment se fait-il que nos élèves de 2de ne sachent rien, déchiffrent à peine les textes, n'aient aucun vocabulaire ? Si les méthodes des pédagogistes étaient efficaces,ça se verrait,non ? Cela fait des années que nous constatons les mêmes effets néfastes, ça ne peut donc pas être accidentel ....

Écrit par : le troll | 09 avril 2008

(Fin de post "mangée", je complète)
Voilà ce qu'écrivaient Hirtt et de Sélys en intro à "Tableau noir " en 1998, il y déjà dix ans, imaginant un scénario-catastrophe qui hélàs se réalise avec la complicité active de l'UNSA :
"Le fils ne reçoit pas de bulletin et n'aura pas de diplôme. Les fournisseurs de cours ajoutent des points sur sa "Carte de compétences", au gré de ses progrès. Le jour où il cherchera un travail, il lui suffira de glisser sa carte dans son ordinateur et de se connecter à un serveur "offres d'emploi". Si ses compétences correspondent à ce que cherche un employeur, il sera peut-être engagé"

... surtout pourrait-on rajouter si la compétence "je suis capable de fermer ma gueule" a été validée. On dit que les pédagogistes sont les "idiots utiles" du libéralisme, aujourd'hui chacun peut le vérifier !

Écrit par : Victor | 09 avril 2008

Ils sortent d'où vos élèves ?
Moi, les miens, je sais. Les classes de seconde sont de plus en plus composées d'élèves qui n'aiment pas les études, et qui sont là parce qu'ils n'ont pas de dossiers assez bons pour intégrer les maigres filières professionnelles.
Les autres que j'ai l'honneur d'avoir savent parfaitement bien déchiffrer, et parviennent pour certains à pondre des dissertations tout à fait intelligentes. Voire à commenter du Pirandello en plein vol, dans le stress des oraux, et sont brillants.
Sans doute confusion vient-elle du mélange - néfaste - de tous au lycée.

Écrit par : Milady | 09 avril 2008

Désolée Zorglub, c'est vous qui avez raison : je ne parlerai plus littérature sur un fil consacré aux arts plastiques (domaine dans lequel ma culture reste on ne peut plus rudimentaire).

Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008

Je n'ai pas non plus voulu parler des arts plastiques à cause du professeur qu'a eu mon fils pendant deux ans, un fada de l'art conceptuel. Traumatisé !

Depuis que l'art contemporain a échangé le beau contre le concept, il fait concurrence à la philosophie et le jouvenceau peut toujours courir pour rattraper la vieille dame.

On ne dit aussi que "c'est un reflet de la laideur de notre société".

En matière de provocation, personne n'est allé aussi loin que Marcel Duchamp et on a l'impression qu'il bégaye à travers une flopée d' imitateurs qui n'ont pas son humour.

Personne ne reproduira l'effet sidérant de ses pissotières.

J'aime bien Claude Vialla, mais on me dit que ce n'est qu'un décorateur, Barry Flanagan (c'est rigolo), Nils Udo (c'est assez poétique) et j'ai suivi avec effarement et fascination le travail de déconstruction de JP Raynaud qui habitait pas loin de chez moi, "l'assassinat" de sa maison dont il ne reste qu'une vidéo (de la maison et du crime).

Je suis étonné qu'il ait encore sa raison, après ce qu'il a fait à sa maison.

Il y a un rapport étroit entre l'art contemporain et le crime, l'obscénité, la profanation...Et avec le kitsch (reproduction mécanique d'un procédé).

Sans tomber dans la guimauve, on pourrait peut-être confronter les enfants à autre chose.

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

"Est ce un hasard?"

Bien sûr que non, si tu 'grattes' un peu (donnes moi le nom de la méthode syouplait) tu t'aperçois que les 2 chtits ont fait Boscher à la mèzon ... :(

Ne t'étonnes pas si les autres rament, ils peineraient moins s'ils avaient eu L&L (Malgré les parentshs) .

Evidemment ils ne peuvent pas faire la division...

Si tu veux bien être ChouXeu tu les reprends avec L&L, c'est hyper rapide ... ils ont déjà des bases que tu peux solidifier très facilement...

Bien cordialement :)
@+

Écrit par : toto | 09 avril 2008

Je suis très embêté. Le "troll" m'a rendu service en me signalant une erreur sur un lien et la troublante gelsomina revient sur le blog ("La Strada" de Fellini est un de mes films préférés et Julietta Massina une de mes actrices de prédilection.)

Je tâcherais d'ignorer le premier et de polémiquer le plus galamment possible avec la seconde, si l'occasion se présente.

Mais si le troll emprunte l'identité de gelsomina ?

Ce blog devient plus en plus théâtral. On se croirait dans "Les Noces de Figaro".

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

Mettez les bons dans une même classes (ils avanceront plus vite)
Laissez les autres récupérer les bases (ils avancerons plus vite après)

Là vous en utilisez 2 pour faire la 'locomotive' de la classe, pour pouvoir faire vos programmes déconnectés de la réalité engendré par des méthodes DE MERDE (Lecture/écriture/math dès la maternelle, dans certaines ... faites pas chier c'est qu'un post)

Les 2 malheureux se trainent 15 outoforder, vous les niKez tout pareil, seul ceux qui choisissent les bons 'chemins' ...
etc etc etc (faites suer ! )

C'est pas pour toi Gelsomina, hein, c'est juste que le loco avec SA méthode de merde me fout les BOULES !

Écrit par : toto | 09 avril 2008

avanceront/engendrée sinon les syllabistes vont po comprendre :ange:
Bon yen a sûrement d'autres, chuis véneir/bourré/chirdé !

Écrit par : toto | 09 avril 2008

Il y a un rapport étroit entre l'art contemporain et le crime, l'obscénité, la profanation...Et avec le kitsch (reproduction mécanique d'un procédé).

Sans tomber dans la guimauve, on pourrait peut-être confronter les enfants à autre chose.

Ecrit par : Robin | 09 avril 2008

Pas d'ac Robin !

Ce n'est pas propre à l'art contemporain : tout Jérome Bosch, Les sabines par Poussin (ou David), La mort de Sardanapale, la Pieta de Michel Ange etc. etc.

Tout ça ne respire pas la bonne humeur et la déconne !

Quant au kitsch les Pompiers ou les Orientalistes (pour ne prendre que des exples XIXe) n'ont de leçon à recevoir de personne !

Pour ce qui est de la reproduction de procédés, la peinture classique a été à la hauteur des évènements dans les thématiques aussi bien que dans les scénographies stéréotypées (j’allais écrire cènographies …).

Il existe beaucoup de plasticiens modernes ou contemporains qui ne se complaisent pas dans le morbide ou qui utilisent une logique formelle en apparence radieuse pour traiter de sujets plus que glauques (N de St Phalle).

Écrit par : Zorglub | 09 avril 2008

J'ai l'idée que les lectures ainsi répertoriées pourraient servir à alimenter un jeu de rôle qui reste à créer où les bibliothécaires tiendraient les rôles principaux !

On pourrait même transposer dans ce jeu de rôle le conflit pédagos anti-pédagos !!!

Enfin bref, j'ai pas mal d'idées quoi...

Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

La "lecture aléatoire" et la classification de Dewey. Je connais une bibliothécaire-documentaliste en CDI qui sera certainement intéressée. L'idée est à retenir. Je la trouve excellente.

Une nouvelle carrière s'ouvre au "hasard objectif" cher aux surréalistes !

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

A Milady,les bons élèves ne sont nulle part la majorité,j'en ai aussi,mais le gros de la troupe est médiocre...

Écrit par : le troll | 09 avril 2008

Et aussi :
Non, Viallat c’est pas déco. Au contraire ultra théorique (et pour moi un peu chiant …). Groupe Support-Surface dans les années 60-70, en partie promu par le 1er conservateur du musée de St Etienne. Une réflexion utile qui, de mon point de vue, a fini par tourner un peu en rond. Un peu comme BMPT dont seul Buren saura dépasser les limites (et ce … dans tous les sens du terme).

Écrit par : Zorglub | 09 avril 2008

Marrant, ça recommence plein pot les petits codes anti flood chez moi en ce moment. Pendant unmoment c'était seulement s'il y avait un lien web ...

Écrit par : Zorglub | 09 avril 2008

Il existe beaucoup de plasticiens modernes ou contemporains qui ne se complaisent pas dans le morbide ou qui utilisent une logique formelle en apparence radieuse pour traiter de sujets plus que glauques (N de St Phalle).

Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008

Oui, je sais bien. J'ai un peu forcé le trait, mais j'ai du mal avec l'art contemporain. Remarquez "avoir du mal avec", c'est mieux que de s'en désintéresser complètement. Ca prouve que "ça m'atteint quelque part"!

(PS : Je préfère quand même Cézanne (mon peintre préféré) à Bouguereau et Max Ernst à Dali)

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

Au sujet de Darcos sur canal +, je renvoie Gelsomina sur le fil MECANIQUE et aux très pertinentes analyses de Robin.
Une question,comment se fait-il que nos élèves de 2de ne sachent rien, déchiffrent à peine les textes, n'aient aucun vocabulaire ? Si les méthodes des pédagogistes étaient efficaces,ça se verrait,non ? Cela fait des années que nous constatons les mêmes effets néfastes, ça ne peut donc pas être accidentel ....

Ecrit par : le troll | 09 avril 2008


J'ai déjà posté sur ce blog il ya quelques semaines ou mois et si j'ai jamais prêté allégeance à un courant, c'est bien à celui de Brighelli et de ses amis. Imaginez donc ma déception devant le comportement caricatural de M. Darcos et ses programmes imposés pendant un simulacre de consultation...

Je n'ai jamais dit que les pédagogistes avaient raison. J'essaie juste de prendre ce qu'il y a de mieux dans les deux camps et de trouver des gens ouverts au dialogue pour faire avancer mes réflexions sur l'instruction des élèves et améliorer ma pratique de classe.

Écrit par : gelsomina | 09 avril 2008

"Le troll" doit être "Carmen". Elle aussi ajoutait des suffixes à ses pseudos, et lui commet les mêmes erreurs d'oubli d'espace après les virgules.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Et un grand bonsoir à Milady!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Et moi, alors, on ne me dit pas bonsoir ?

Écrit par : le troll | 09 avril 2008

"Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?"

Ecrit par : Magister | 09 avril 2008

"Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes)."

Ecrit par : Magister | 09 avril 2008

Et les vôtres?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Les miens s'inspirent de mon expérience. J'ai longtemps fréquenté les Trotskistes et les côtoient parfois encore ; je les ai écoutés dire, regardés faire et surtout vus vivre.

Écrit par : Magister | 09 avril 2008

Et les "verts, altermondialistes, droitdel'hommistes", tous des trotskistes? Ce n'est pas du cathéchisme, ça??

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

une autre info sur mes chers élèves : la plupart regarde la TV entre 7h du matin et 8h puis de 12h à 13h et enfin de 17h à pas d'heure...
Je suis encore à la recherche de la (des) méthode(s) pour les faire travailler sur un sujet plus de 10 minutes d'affilé.... ainsi que pour leur faire apprendre définitivement des conjugaisons "simples" (présent de l'indicatif d'avoir, être, chanter, finir, vouloir, faire). j'ai presque tout essayer (le cours magistral, la reconstruction par les élèves, quelques petits jeux).
Si vous avez des pistes...

PS : j'ai vu que vous critiquez beaucoup le forum EDP sur ce blog. Sachez que ce blog est quand même très utile pour les profs débutants.

Écrit par : gelsomina | 09 avril 2008

Gelsomina, on relève dans votre post quelques petites faiblesses d'orthographe-grammaire et de style:

Un agrégé de lettre (c'est "de Lettres")
il ne maitrise pas (maîtrise)
je les ai un peu dégouté ("dégoûtés", il me semble)
je ne transformerais pas mes élèves (c'est le futur, plutôt: "je ne transformerai pas")
craché à la gueule (pas très élégant , comme tournure!)
qu'il ne m'aurait pas autant blessé... ("blessée", plutôt)
des robots qui transforme les élèves ("qui transforment", plutôt)
J'espère que bientôt je pourrais à nouveau (c'est le futur: "que je pourrai")
des débats plmus intéressant ("intéressants", sans doute?)
au lieu de vous foutre de la gueule de Lubin (peu élégant, comme expression - ça en fait deux, c'est beaucoup!)

Il y en a quelques autres que je mets sur le compte des fautes de frappe.

Passons au contenu de votre message.

1) Nous n'avons aucune haine à l'égard e qui que ce soit. Nous sommes devenus allergiques aux pédagogos, c'est tout - et c'est beaucoup!).

2) Vous parlez de notre "violence". Mais avez-vous lu Meirieu ("En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher.")? Vouis ne trouvez pas que ces propos équivalent à un assassinat des professeurs qui font leur travail de professeurs? Et Frackowiack, donc? Qui a tiré le premier? De toute façon, comme le dit Clitandre dans les "Femmes savantes" lorsqu'il répond au pédant Trissotin (bien l'image des "pédagos"), si nous nous défendons, ce n'est qu'en reculant!

3) Ce n'est pas parce que Darcos, qui avait cinquante mille sujets dans la tête à ce moment-là, a eu un moment d'hésitation et d'agacement qu'il n'est pas votre ministre: IL EST VOTRE MINISTRE LEGITIME ET VOUS AUREZ INTERET A APPLIQUER SES CONSIGNES.

4) Il est stupide et inutile de vouloir expliquer aux élèves "POURQUOI on fait telle ou telle opération". Apprenez-leur plutôt à les faire.

5) Ce n'est pas parce qu'il sauront faire quelques opérations simples de tête qu'il seront des "calculatrices vivantes". Vous préférez qu'ils soient perdus dès qu'ils n'ont pas de calculatrice?

6) Vous croyiez aux consultations-bidons, vous? Pourtant, vos amis pédagos relayés par le ministère en ont fait pas mal dans le passé: vous devriez en avoir l'expérience.

7) Si! Justement, le ministre veut des enseignants intelligents! Mais ce n'est pas évident à trouver! Car quand on voit des bataillons d'instituteurs bramer en choeur les stupidités et les contre-vérités qui leur sont soufflées par les leaders du pédagogisme, on est très inquiet sur l'état d'intelligence dudit corps.
8) J'espère que vous n'avez pas besoin de nous pour devenir plus intelligente. Ce serait dramatique! L'intelligence est un don de la nature.

9) Nous ne lynchons pas les "pédagos": nous voulons les virer de l'Education nationale! Et qu'ils arrêtent de débiter des sornettes sur un sujet auquel en réalité ils ne connaissent rien, et dont ils se moquent éperdument puisque la seule chose qui les intéresse, c'est leur carrière. Comptez ceux qui, parmi ces faussaires de la pensée, sont effectivement enseignants! Ils ont fui le terrain! Trop humble, trop risqué!

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

Ce n'est pas propre à l'art contemporain : tout Jérome Bosch, Les sabines par Poussin (ou David), La mort de Sardanapale, la Pieta de Michel Ange etc. etc.

Oui, mais c'est "sublimé" !

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

une autre info sur mes chers élèves : la plupart regarde la TV entre 7h du matin et 8h puis de 12h à 13h et enfin de 17h à pas d'heure...
Je suis encore à la recherche de la (des) méthode(s) pour les faire travailler sur un sujet plus de 10 minutes d'affilé....

Gelsomina, je pense qu'avec les élèves en difficulté, ceux qui viennent de milieux socio-culturels défavorisés, "qui se couchent sur le trottoir devant l'école", il faut employer des méthodes traditionnelles et faire de la pédagogie frontale et explicite.

Pendant qu'ils apprennent à faire une addition ou une soustraction, la conjugaison d'un verbe au présent ou au passé composé...ils oublient les problèmes "à la maison".

Il ne faut pas trop en faire à la fois, tenir compte de leurs capacités d'assimilation, mais bien leur expliquer les règles du jeu : quand on joue, on joue, quand on travaille, on travaille.

Laissez tomber l'idée qu'il y des "méthodes pédagogiques" valables universellement dont les spécialistes en pseudo "sciences de l'éducation" seraient les détenteurs exclusifs.

Cette imposture intellectuelle est leur fond de commerce ; elle relève de la pensée magique et d'un fonctionnement sectaire.

Puisque vous exercez en primaire, je vous conseille la lecture du dernier chapitre de "Fin de Récré" rédigé par une co-blogueuse que l'on ne peut pas soupçonner de se moquer du contexte socio-culturel des enfants et de faire de l'élitisme.

"L'action révolutionnaire" n'est pas toujours où l'on croit.

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."

Il faut les tuer! C'est simple, non?

Écrit par : Sanseverina | 09 avril 2008

"L'intelligence est un don de la nature."

Ecrit par : Jean | 09 avril 2008

C'est ça, le discours de Jean. Aucun moyen d'échapper à sa prédestination. Le discours Sarkozyste sur le côté absolu de l'inné, sans aucune nuance.
Mais c'est vrai que les nuances sont l'apanage exclusif des "pédagos", donc à vouer aux gémonies.
Quant à "craché à la gueule" et "foutre de la gueule", il me semble que les "chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" et autres amabilités souvent lues céans ne sont pas non plus d'un raffinement remarquable.

Excellent entrefilet sur Darcos en "une" du Canard Enchaîné" de cette semaine, entre parenthèses.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Et les "verts, altermondialistes, droitdel'hommistes", tous des trotskistes? Ce n'est pas du cathéchisme, ça??

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

La manière de formuler votre question illustre assez bien une méthode typiquement trotskiste et éprouvée : s'emparer des propros d'autrui en les prolongeant, de sorte à les dénaturer. C'est comme cela qu'on se retrouve à dire ce qu'on n'a pas dit ! En effet, je n'ai pas écrit que tous les verts, tous les altermondialistes et tous les droitsdel'hommistes étaient des Trotskistes mais que ces derniers avaient infiltré ces mouvements à d'autres fins (mouvements au sein desquels il demeure des militants honnêtes et respectables).

Écrit par : Magister | 09 avril 2008

Magister, je ne vous apprendrai sans doute rien en affirmant que le simple emploi de l'expression "droitsdel'hommistes" prouve de votre part un profond mépris pour toute la mouvance d'extrême gauche, (et vraisemblablement pour celle de gauche en général).

Écrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

DES NOUVELLES DE FRACKOWIAK.
http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_encadrement.pdf

Écrit par : guy morel | 09 avril 2008

Bonsoir Gelsomina,
ils ont eu quoi tes zélèves au CP comme méthode de lecture ET de mathématique ?
Bien cordialement

Ecrit par : toto | 09 avril 2008

[J'ai tardé à l'envoyer et Gels fut plus rapide mais j'avais subodoré sa réponse, comme toto et beaucoup d'autres sans doute]

Réponse
Sauf cas exceptionnel, un élève qui a encore du mal à poser une addition et une soustraction en avril de son CE1, est un malchanceux qui est tombé sur un enseignant de la secte pédago- structuralo-constructiviste.

Il s'est donc vu refuser les opérations et a dû apprendre à compter en "s'appropriant le savoir mathématique"...donc en s'épuisant à réinventer ces opérations, additionnant buchettes, capsules de bouteilles et autres ronds de camemberts au lieu de multiplier avec une table qui est elle aussi aux oubliettes.
..et à lire, bien-sûr, avec fifiches et é-tikets, et par des méthodes qui sont aussi semi-globales qu'une femme serait à moitié enceinte, à 4 mois 1/2 de sa grossesse
:>))


Le rapport Durry (1944) annonçait déjà la couleur
Il est disponible sur le site reconstruire l'école
http://www.r-lecole.freesurf.fr/doc-hist/hist.html
Et aussi celui fait au CNR en 1943 par Georges COGNIOT
député communiste de Paris et ancien rapporteur du budget
de l'Education nationale qui fait entre autres l'apologie, bien évidemment, du système éducatif soviétique, lequel s'était distancié en 1931 des conneries constructivistes, mais cela tous ces braves gens ne pouvaient le savoir en 43-44. Vue la suite, ils n'auraient pas non plus voulu le savoir.

Les lire en parallèle permet de confimer s'il en était besoin que la sottise humaine survit à tout, même à deux guerres mondiales, puisqu'on retrace certaines de ces idées folles au tout début du 20ème s...et plus loin encore avec Rousseau, Fröbel ou Pestalozzi.

The international market of bad ideas is alive and kicking.

Écrit par : Cadichon | 09 avril 2008

9) Nous ne lynchons pas les "pédagos": nous voulons les virer de l'Education nationale! Et qu'ils arrêtent de débiter des sornettes sur un sujet auquel en réalité ils ne connaissent rien, et dont ils se moquent éperdument puisque la seule chose qui les intéresse, c'est leur carrière. Comptez ceux qui, parmi ces faussaires de la pensée, sont effectivement enseignants! Ils ont fui le terrain! Trop humble, trop risqué!

Ecrit par : Jean | 09 avril 2008

Bravo ! C'est ce qu'il faut marteler et dire à ces cuistres qui nous ont pourri la vie durant trop de temps : Comment cela ? Vous sortez du terrain ? Cela ne prouve qu'une chose : que vous n'y êtes plus ! Et pourquoi le quittâtes-vous ? Pour encore mieux servir la cause de l'école et des apprenants, en partageant votre expérience ? Tarte à la crème ! Vanité des vanités !

Écrit par : Magister | 09 avril 2008

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."

Il faut les tuer! C'est simple, non?

Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
Les vieux, faudrait les tuer à la naissance.

Écrit par : dobolino | 09 avril 2008

Magister, je ne vous apprendrai sans doute rien en affirmant que le simple emploi de l'expression "droitsdel'hommistes" prouve de votre part un profond mépris pour toute la mouvance d'extrême gauche, (et vraisemblablement pour celle de gauche en général).

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008

Mon profond mépris de la mouvance d'extrême gauche, oui ! Pour la gauche en général, non car je ne suis pas assez binaire pour cela. Mais personne n'est parfait.

Je revendique l'expression "droitsdel'hommisme" pour appuyer l'idée que le combat pour les droits de l'homme a été instrumentalisé à des fins purement idéologiques, de la part justement d'individus qui n'ont que faire de la personne humaine.

Écrit par : Magister | 09 avril 2008

Merci GM pour ce lien avec la prose frakovilaine:

""Il nous a d'ailleurs fallu le rappeler gentiment aux militants
des SLECC, GRIP, et autres groupuscules fanatiques..."

on se demande ce qu'il dirait d'eux s'il n'était pas gentil...

Écrit par : Cadichon | 09 avril 2008

" Il faut les tuer. C'est simple, non?"
écrit par Sanseverina, 09 avril 2008

Très simple. Euthanasie pour tout le monde, et le tour est joué.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008

Fako-suite:
Enfin une vérité dans ses tissus de mensonges:
"Si on avait limogé tous les cadres intermédiaires et supérieurs qui se sont opposés d'une manière ou d'une autre à la loi de 1989, il y aurait eu de grands vides dans les organigrammes"'


Belle occasion ratée! car comme la nature a horreur du vide, ils auraient vite été comblés avec une petite chance d'avoir quelques inspecteurs sains d'esprit.

Écrit par : Cadichon | 09 avril 2008

Sauf cas exceptionnel, un élève qui a encore du mal à poser une addition et une soustraction en avril de son CE1, est un malchanceux qui est tombé sur un enseignant de la secte pédago- structuralo-constructiviste.

Il s'est donc vu refuser les opérations et a dû apprendre à compter en "s'appropriant le savoir mathématique"...donc en s'épuisant à réinventer ces opérations, additionnant buchettes, capsules de bouteilles et autres ronds de camemberts au lieu de multiplier avec une table qui est elle aussi aux oubliettes.
..et à lire, bien-sûr, avec fifiches et é-tikets, et par des méthodes qui sont aussi semi-globales qu'une femme serait à moitié enceinte, à 4 mois 1/2 de sa grossesse
:>))

Ecrit par : Cadichon | 09 avril 200

C'est invraisemblable que des enseignants puissent infliger ce genre de stupidités à des enfants. Ce sont ou carrément des cinglés, ou des imbéciles de la pire espèce.

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

"La "lecture aléatoire" et la classification de Dewey. Je connais une bibliothécaire-documentaliste en CDI qui sera certainement intéressée. L'idée est à retenir. Je la trouve excellente.

Une nouvelle carrière s'ouvre au "hasard objectif" cher aux surréalistes !

Ecrit par : Robin | 09 avril 2008"

Chouette ! Surtout tenez-moi au courant, Robin. Je suis en train de franchir le pas et sur le point de m'investir vraiment dans ce projet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Si vous aviez besoin de mon mail, je vous le donnerais volontiers.

Je vais renouer avec d'anciens collègues bibliothécaires et saurai très vite s'il y a quelque chose à concrétiser, ce dont je suis persuadé.

Écrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

"chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" ne sont pas des expressions vulgaires, cher Christophe, mais des métaphores tout fait correctes, et en l'occurrence hautement appropriées!
Elles témoignent d'une grande culture médicale, historique et zoologique.
Tandis que "cracher à la gueule" et "se foutre de la gueule" ne sont élégants ni dans l'idée ni dans la forme. Sous la plume d'un enseignant, c'est toujours décevant.

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

Excusez-moi, Gelsomina, mais il faut être totalement idiot pour s'imaginer que Xavier Darcos igonre le passé antérieur!

Il avait dix mille autres choses en tête, c'est tout, et réfléchissait plutôt à éviter d'autres pièges bien plus menaçants.

Écrit par : Jean | 09 avril 2008

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."

Il faut les tuer! C'est simple, non?

Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008

De qui est cette prose édifiante rappelle quelque chose...Ou quelqu'un. On commence par calculer et on finit par gazer les chiffres.

On peut étendre le même raisonnement aux pauvres, aux handicapés, aux malades mentaux...

Dans cinquante ans, un Sarkozy quelconque demandera sans doute aux petits-enfants des écoles de France de patronner un enseignant gazé car il était devenu "inutile".

"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites car vous dites : "Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous n'aurions pas persécuté les justes. Vous comblez la mesure de vos pères !"

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

Le rapport Durry (1944) annonçait déjà la couleur
Il est disponible sur le site reconstruire l'école
http://www.r-lecole.freesurf.fr/doc-hist/hist.html
Et aussi celui fait au CNR en 1943 par Georges COGNIOT
député communiste de Paris et ancien rapporteur du budget
de l'Education nationale qui fait entre autres l'apologie, bien évidemment, du système éducatif soviétique, lequel s'était distancié en 1931 des conneries constructivistes, mais cela tous ces braves gens ne pouvaient le savoir en 43-44. Vue la suite, ils n'auraient pas non plus voulu le savoir.

Les lire en parallèle permet de confimer s'il en était besoin que la sottise humaine survit à tout, même à deux guerres mondiales, puisqu'on retrace certaines de ces idées folles au tout début du 20ème s...et plus loin encore avec Rousseau, Fröbel ou Pestalozzi.

The international market of bad ideas is alive and kicking.
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
Cadichon,
j'aime bien votre aplomb, mais il manque parfois de fil. Entre le rapport Cogniot et le rapport Durry, il y a quelques nuances et quelques négociations sans doute. Relisez ce que Cogniot - qui flinguera plus tard Freinet - écrit du système scolaire de la IIIè République ( primaire et secondaire) à côté de ce qu'il écrit du système soviétique. Pour ce qui est des "braves gens de 1943-44", ceci : en 1944, mon père était à Dachau ; en 1943; il était à la centrale d'Eysses, où, titulaire d'un brevet supérieur, il suivait, comme ses camarades résistants, dans l'université de la prison ( une manie des cocos de faire des universités partout) des cours de biologie, de géométrie etc. dispensés par des profs agrégés eux-mêmes résistants et arrêtés comme tels (la révolte de la prison d' Eysses - neuf fusillés - est restée dans les annales). Ces cours, notés sur des cahiers découpés en huit, je les ai. Et je vous jure qu'ils témoignent d'une pédagogie qui n'a rien à voir, ni de près ni de loin avec les aimables crétineries que les Frackowiack et Meirieu ont réussi à vendre à des esprits faibles. Si vous voulez comprendre quelque chose à l'histoire de l'éducation en France, il va vous falloir sortir un peu des livres et des rapports.
Bien cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 09 avril 2008

Je vais renouer avec d'anciens collègues bibliothécaires et saurai très vite s'il y a quelque chose à concrétiser, ce dont je suis persuadé.

Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008

Je vous donne déjà le mien, je l'ai fait plusieurs fois et je n'ai pas eu le KGB à la maison pour l'instant :

robin-guilloux@club-internet.fr

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

De qui est cette prose édifiante rappelle quelque chose...Ou quelqu'un. On commence par calculer et on finit par gazer les chiffres.

J'ai tapé trop vite ; l'indignation sans doute.

De qui est cette prose édifiante qui rappelle, etc.

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

« Idiots utiles » suite.

Rocard - qui a paraphé la « Loi d’orientation pour l’école » de 1989 au titre de Chef du gouvernement, à côté de la signature de Lionel Jospin au titre de Ministre de l’EN (Trotskiste ayant pratiqué l’entrisme et ayant placé tous ses copains aux postes clés de l’EN) – fût le président d’un « Machin » mandaté par l’UE. C’est cette présidence, entre autre, qui lui a valu de participer à la commission Pochard.

Quand on voit le désastre que la Loi d’orientation de 89 a engendré dans l’école française, on ne peut qu’être assailli par l’angoisse sur la capacité de l’Europe à conserver sa place au sein de l’élite scientifique mondiale si les recommandations de ce rapport sont appliquées.
Ce rapport a été écrit dans la plus pure langue pédagole. En résumé, si la science n’attire plus les gosses, c’est que les professeurs de sciences sont réfractaires à toute pédagogie innovante et leurs cours ennuyeux ; il faut privilégier les pédagogies actives ! Mais des difficultés de nos bambins à maîtriser leur langue maternelle et le langage mathématique point d’écho, alors que la langue de la science est justement la langue maternelle et les mathématiques.

Je vous livre la conclusion du rapport :
« En conséquence, la Commission européenne a chargé ce groupe d’experts d’examiner un échantillon d’initiatives en cours. L’objectif est d’en tirer des éléments de savoir-faire et de bonnes pratiques capables de susciter un changement radical d’attitude des jeunes à l’égard des études scientifiques et d’en identifier les conditions préalables. Puisqu’il apparaît que l’origine du déclin d’intérêt pour les études scientifiques réside en grande partie dans la façon dont les sciences sont enseignées dans les écoles, l’accent sera mis sur les méthodes d’enseignement. »

http://ec.europa.eu/research/science-society/document_library/pdf_06/report-rocard-on-science-education_fr.pdf.

« Le progrès fait rage et le futur ne manque pas d’avenir. »
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 09 avril 2008

Merci Philippe de confirmer avec l'UE et les sciences ce que j'ai rappelé plus haut de l'OCDE-ERT et du socle de compétences : l'internationale libérale a vraiment besoin du pédagogisme et continuera à l'utiliser. Les incohérences de Darcos et ses sursauts d'honnêteté intellectuelle vont finir par lasser : il sera bientôt livré aux lions ou s'appliquera la maxime chevènementiste. Cela permettra au gouvernement de faire passer ce qui lui importe vraiment, la casse du service public avec la bénédiction de l'UNSA-SGEN et sa nébuleuse pédagogiste.

Écrit par : Victor | 09 avril 2008

http://ec.europa.eu/research/science-society/document_library/pdf_06/report-rocard-on-science-education_fr.pdf.

« Le progrès fait rage et le futur ne manque pas d’avenir. »
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Bonsoir,
le lien débouche sur "not found"
GM

Écrit par : guy morel | 09 avril 2008

A Robin - le monsieur qui parle ainsi des retraités fonctionnaires est Renaud Dutreil ( ueil ??? ) - c'était en 2004, il a eu le temps d'oublier, je pense, et ses amis aussi. Ces propos sont rapportés par Charlie Hebdo.

- Bonjour à vous Christophe !

Écrit par : Milady | 09 avril 2008

GM,

Vous enlevez le point après pdf et c'est bon.

De rien.

Écrit par : Loki | 09 avril 2008

Re: Rapport Rocard:
Qu'ont en commun Michel Rocard et José Bové?

Scientistes militants, gobant les théories les plus bidons, qui ont eu pour père un vrai savant, et avec lequel ils se sont brouillés.

Rocard chez Pochard: affligeant!

Écrit par : Cadichon | 09 avril 2008

Merci Robin

Bien à vous !

johnmarguerite@yahoo.fr

Écrit par : johnmarguerite | 10 avril 2008

Si vous voulez comprendre quelque chose à l'histoire de l'éducation en France, il va vous falloir sortir un peu des livres et des rapports.
Bien cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 09 avril 2008

Et si on veut avoir une idée de ce qu'il pourrait en advenir, se reporter à l'émission de C dans l'air, diffusée ce soir, "Sarkozy dégraisse le mammouth". L'ineffable Christophe Barbier, rédacteur à l'Express, se livre à une attaque en règle contre les enseignants en particulier et les fonctionnaires en général. "Routiniers, petits derniers qui n'ont pas réussi à l'école", et j'en passe.
Les cours de soutien pourraient être confiés à des non enseignants, c'est bien connu : enseigner n'est pas un vrai métier, enfin pas un métier comme celui de M Barbier, s'entend.
Jamais le poujadisme anti-fonctionnaire ne s'en est donné autant à coeur joie. La grande braderie de la fonction publique est en marche. Ouvrez les vannes !
Je crois pour ma part que la République a pu s'appuyer et s'appuie encore sur l'impartialité et la probité d'un corps de fonctionnaires que leur statut, et c'en était le but, a protégé de l'arbitraire et des intérêts particuliers. Qu'en sera-t-il demain, dans des services privatisés ?
Je crains qu'à ce jeu-là, l'école dont on rêve ici, et dont je partage largement les vues, se retrouve éclatée en milliers de structures parentales, municipales ou autres -ales dans lesquelles le pédagogisme-roi aura un boulevard. Fonctionnaire moi-même, vous l'auriez deviné, enseignant, j'ai choisi ce métier pour servir et non pour me servir. Je remplis ma tâche avec la conscience des maîtres qui m'ont formé autrefois, sans sacrifier aux modes éducatives. Ce que j'entends ce soir me navre.
Désolé de ne pas être dans le fil, mais puisqu'on parle de desseins ...

Écrit par : Chevreuil | 10 avril 2008

DES NOUVELLES DE FRACKOWIAK

Extrait : ... "La loyauté qui est la moindre des choses impose-t-elle d'adhérer corps et âme à un projet idéologique et de s'associer à la propagande organisée? Sommes-nous menacés par une nouvelle forme de totalitarisme? Je ne le pense pas. Notre démocratie n'est pas prête à une telle dérive. Les tentatives de mise au pas par le ministre du b-a ba ont échoué face aux protestations des syndicats, des mouvements, des associations et même de grands élus de tous les bords politiques3. Il est peu probable qu'un ministre renouvelle une telle action qui ne s'était jamais vue en France sauf aux heures les plus sombres de notre histoire;"

...

Forum de meirieu.com indiqué par Guy Morel


Pierre Frackowiak Frackowiak insinuerait-il que les pédagogistes ne s'inscrivaient pas, quant à eux, dans un projet idéologique ? Pour ce qui est de la menace d'une nouvelle forme de totalitarisme, on rit jaune car rien dans l'enseignement ne fut jamais si proche de cette menace que les prétendues sciences de l'éducation qui s'octroyèrent la primauté et l'ascendance, hors de laquelle il ne saurait y avoir de salut. Où l'on ressort de manière incantatoire les heures sombres de notre histoire pour établir des parallèles outranciers. Que voilà une illustration magistrale d'instrumentalisation de l'histoire !

En résumé : hors du constructivisme, il ne saurait y avoir que commerce avec le démon. Le discours de Frackowiak procède du transfert. On aurait presque envie de conclure : c'est c'lui qui 'l dit qui l'est !

Écrit par : Magister | 10 avril 2008

à Jean :
Désolée pour mes erreurs d'orthographe, de grammaire ainsi que pour ma vulgarité dans mes précédents messages mais disons que j'étais passablement fatiguée et surtout très énervée. Je me suis relâchée... ce que je ne fais pas devant mes élèves, heureusement.
Quant aux pseudo-consultation, n'étant titulaire que depuis deux ans, c'était ma première cette année...

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Robin a écrit :
Pendant qu'ils apprennent à faire une addition ou une soustraction, la conjugaison d'un verbe au présent ou au passé composé...ils oublient les problèmes "à la maison".
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Merci pour ce conseil, déjà lu dans les ouvrages de l'auteur de ce blog et mis en pratique avec succès l'an dernier avec mes CE2.
Avec mes CE1 actuels, l'enseignement frontale ne marche qu'avec devinez qui... les meilleurs élèves... Les autres saisissent la moindre occasion pour dessiner sous la table ou développent des céphalées dès que je dépasse les 10 minutes d'explication quand ils ne me fixent pas d'un air hagard...
Et quand on passe aux exercices, ils butent sur la consigne qu'ils savent lire, expliquer mais pas appliquer... Mon autorité naturelle est peut être à mettre en cause (j'ai parfois l'impression qu'ils font exprès de ne pas comprendre des consignes simples)... Résultat, je me retrouve avec 4-5 élèves qui font les exercices tout seul et vite et le reste qui rame, qui rame, qui rame...


Bon, faut que j'aille me préparer car aujourd'hui, c'est mon premier jour de stage à l'IUFM de Bonneuil... je vous entend hurler d'ici!! :)
Sujet du stage : Mathématiques, assurer la liaison entre le cycle 2 et le cycle 3...
Vais je devoir manipuler des buchettes pendant trois semaines? suspense! :)

Écrit par : gelsomina | 10 avril 2008

Gelsomina, vous pourriez quand même faire un effort! Regardez: j'en trouve encore quelques unes:
Quant aux pseudo-consultation
l'enseignement frontale
je vous entend
Vais je
des buchettes
font les exercices tout seul
Mais il y a des progrès!

Je commente votre post:

"Avec mes CE1 actuels, l'enseignement frontale"
Mais, chère collègue, l'"enseignement frontal", CELA N'EXISTE PAS, sauf dans les caricatures qu'en font ces esprits faux et sectaires que sont les "pédagos",, parce que ça ne veut rien dire. Quand vous expliquez quelque chose à quelqu'un, que ce soit un élève ou un ami, vous n'allez pas le regarder de biais, que je sache, vous lui faites face. Quand vous expliquez quelque chose à une classe, vous n'allez quand même pas lui tourner le dos pour faire plaisir à quelques fous qui se sont auto-proclamés "pédagogues" et qui, bien au chaud dans leurs bureaux, essaient de vous culpabiliser et de vous empoisonner la vie au nom de leurs dogmes absurdes. Donc, oubliez cette expression d'"enseignement frontal", oubliez que ces Crétins malfaisants existent, et faites votre classe à votre idée, en suivant votre bon sens et votre instinct de vraie enseignante, ce qu'ils seraient bien incapables d'être.
Cela dit, quand vous expliquez, EXPLIQUEZ, c'est-à-dire allez-y doucement, soyez la plus simple et la plus claire possible, prenez les choses élément par élément. Il ne sert à rien d'essayer de courir sous prétexte que les connaissances élémentaires sont si élémentaires qu'elle sont indignes qu'on s'y attarde. Souvenez-vous de ce mot de J.J.Rousseau: "L'essentiel en éducation, ce n'est pas de gagner du temps, mais d'en perdre."

"Les autres saisissent la moindre occasion pour dessiner sous la table"
Il faut les punir! Il faut instituer un système de punitions qui soit bien clair pour tout le monde, et l'appliquer. Vous n'êtes pas monitrice d'une "crèche muncipale", mais institutrice. Votre devoir est de faire en sorte que vos élèves sortent de votre classe plus instruits qu'ils n'y sont entrés. Pour cela, vous ne pouvez accepter que chacun y fasse ce qui lui plaît. Mais cela, il faut le préciser clairement et fermement en début d'année: c'est VOUS qui commandez dans votre classe, et les élèves n'ont d'un droit, celui de vous obéir! Vous pouvez encore rattraper les choses en expliquant que désormais ce sera comme ça et pas autrement.
Les enfants ont un sens inné de la justice et ils savent parfaitement au fond d'eux-mêmes qu'une punition est méritée. La punition fait partie de l'éducation, elle est nécessaire à l'enfant.

"Et quand on passe aux exercices, ils butent sur la consigne"
C'est que vos explications n'ont sans doute pas été assez claires et simples, ou que vos ambitions sont excessives, ou que la consigne est obscure, comme c'est le cas dans la plupart des manuels écrits par les "pédagos"(par les (dé)-formateurs en IUFM).

"Mon autorité naturelle est peut être à mettre en cause"
L'"autorité naturelle", chère collègue, CELA N'EXISTE PAS! C'est à vous de vous imposer devant votre classe en disant clairement comment la classe fonctionnera. Vous aurez très exactement l'autorité" que vous vous serez donnée. Par exemple, vous annoncez que vous interdisez tout bavardage - interdiction absolument indispensable pour que la classe fonctionne dans le calme et que tous les élèves profitent de vos explications -, et que vous punirez (copier une partie du tableau de conjugaison d'un verbe) le premier qui bavardera, ET VOUS PUNISSEZ EFFECTIVEMENT LE PREMIER QUI BAVARDE. Et vous avez assis votre autorité en deux temps trois mouvements!

Bon courage, chère collègue! Vous faites un métier magnifique, celui d'éveilleuse d'intelligences. A condition de faire EXACTEMENT LE CONTRAIRE, SUR TOUS LES POINTS, DE CE QUE RECOMMANDENT LES "PEDAGOS-ESPRITS FAUX". Ce n'est qu'à cette condition que vous serez vraiment heureuse dans votre fonction et que vos élèves vous exprimeront tôt ou tard leur reconnaissance. Mais chut! Gardez cela pour vous, ne le dites à personne, à part aux collègues que vous aimez bien! Avoir compris cela est un privilège!

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

GM,

Vous enlevez le point après pdf et c'est bon.

De rien.
Ecrit par : Loki | 09 avril 2008
Ma vue baisse. Je ne l'avais pas vu. Merci.

Écrit par : guy morel | 10 avril 2008

"A Robin - le monsieur qui parle ainsi des retraités fonctionnaires est Renaud Dutreil ( ueil ??? ) - c'était en 2004, il a eu le temps d'oublier, je pense, et ses amis aussi. Ces propos sont rapportés par Charlie Hebdo."

Ecrit par : Milady | 09 avril 2008

Oui, et c'est vraiment un de ceux dont on regrette le moins qu'il se soit fait dégager aux dernières municipales... (Indirectement) par une autre candidate du même bord politique, en plus!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

"L'autorité naturelle", chère collègue, CELA N'EXISTE PAS!"

Ecrit par : Jean | 10 avril 2008

Tiens? C'est nouveau, ça!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

"Et si on veut avoir une idée de ce qu'il pourrait en advenir, se reporter à l'émission de C dans l'air, diffusée ce soir, "Sarkozy dégraisse le mammouth". L'ineffable Christophe Barbier, rédacteur à l'Express, se livre à une attaque en règle contre les enseignants en particulier et les fonctionnaires en général. "Routiniers, petits derniers qui n'ont pas réussi à l'école", et j'en passe.
Les cours de soutien pourraient être confiés à des non enseignants, c'est bien connu : enseigner n'est pas un vrai métier, enfin pas un métier comme celui de M Barbier, s'entend.
Jamais le poujadisme anti-fonctionnaire ne s'en est donné autant à coeur joie. La grande braderie de la fonction publique est en marche. Ouvrez les vannes !
Je crois pour ma part que la République a pu s'appuyer et s'appuie encore sur l'impartialité et la probité d'un corps de fonctionnaires que leur statut, et c'en était le but, a protégé de l'arbitraire et des intérêts particuliers. Qu'en sera-t-il demain, dans des services privatisés ?
Je crains qu'à ce jeu-là, l'école dont on rêve ici, et dont je partage largement les vues, se retrouve éclatée en milliers de structures parentales, municipales ou autres -ales dans lesquelles le pédagogisme-roi aura un boulevard. Fonctionnaire moi-même, vous l'auriez deviné, enseignant, j'ai choisi ce métier pour servir et non pour me servir. Je remplis ma tâche avec la conscience des maîtres qui m'ont formé autrefois, sans sacrifier aux modes éducatives. Ce que j'entends ce soir me navre.
Désolé de ne pas être dans le fil, mais puisqu'on parle de desseins ..."

Ecrit par : Chevreuil | 10 avril 2008

Une belle crapule aussi, ce Christophe Barbier.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

""chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" ne sont pas des expressions vulgaires, cher Christophe, mais des métaphores tout fait correctes, et en l'occurrence hautement appropriées!
Elles témoignent d'une grande culture médicale, historique et zoologique.
Tandis que "cracher à la gueule" et "se foutre de la gueule" ne sont élégants ni dans l'idée ni dans la forme. Sous la plume d'un enseignant, c'est toujours décevant."

Ecrit par : Jean | 09 avril 2008

Bien sûr, bien sûr. Et vous, vous êtes une fois de plus la bonne foi personnifiée.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

"Excusez-moi, Gelsomina, mais il faut être totalement idiot pour s'imaginer que Xavier Darcos ignore le passé antérieur!

Il avait dix mille autres choses en tête, c'est tout, et réfléchissait plutôt à éviter d'autres pièges bien plus menaçants."

Ecrit par : Jean | 09 avril 2008

Ca, c'est carrément piteux!!! Avec un avocat comme vous, Darcos n'a vraiment plus besoin d'adversaires.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

L'article du Monde cité plus haut est parfaitement putassier. Et qu'il soit signé de la prêtresse en chef du Monde de l'Education, officine pédagogiste - en voie de fermeture, au passage -, est une preuve de plus de la connivence de certains pédagos avec certains petits ambitieux de droite.
Cela fait déjà un certain temps (bien avant les Municipales) que certains de ses petits copains cherchent à flinguer Darcos en lui beurrant l'oignon, et en clamant à tous vents qu'il est candidat au poste de Premier ministre.
On voudrait lui mettre Fillon à dos qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Avec des amis comme ça...
Du coup, voici que certains syndicats rêvent d'une entente avec le Président qui mettrait rue de Grenelle une créature falote qui serait mieux à leur pogne.
Darcos peut bien s'évertuer à donner des gages à Bercy sur la question des postes ; il peut bien perdre du temps à ménager les pédagos (voir, lundi, l'annonce des programmes de collège, pleins de bonnes choses mais qui laissent en place des structures mortifères) qui pendant ce temps le poignardent dans les journaux du soir et en se branlant en rediffusant en boucle sa prestation (ratée) sur Canal... Ses propres amis, ou supposés tels, se chargent de le flinguer "avec le sourire". Un exemple ? Parti il y a deux jours inaugurer je ne sais quelle école à Marseille, il a dû renoncer sur place parce que le préfet s'était révélé incapable de juguler la fougue d'une trentaine d'enseignants. Il n'aurait pas agi sur ordre, par hasard, ce préfet-là ?
Allez, je m'absente quelques jours, mais je me débrouillerai pour qu'une nouvelle Note ouvre un fil sur le Collège. Bonnes vacances à toutes et à tous...
JPB

Écrit par : brighelli | 10 avril 2008

Je viens de relire le fil de discussion de JPB et je me retrouve dans le dernier pargraphe. Décidemment j'ai eu beaucoup de chance avec mes maîtres d'école puis au Cours complémentaire où mon professeur de français, peintre à ses heures, nous initia de son mieux aux arts plastiques en quatrième et troisième justement, avec les moyens du bord et nous fit découvrir les impresionnistes au musée du Jeu de paume en 1962. Par la suite, comme tout le monde ici je suppose, je n'ai jamais manqué l'occasion de fréquenter ici ou là des séries de conférences gratuites ou payantes à un prix accessible ni d'enrichir ma bibliothèque.
Elise Freinet nous a laissé un ouvrage fort intéressant :" L'enfant artiste" ( Editions de l'Ecole Moderne) que l'on peut peut-être encore trouver sur internet ainsi qu'un essai " Naissance d'une pédagogie populaire" édité chez Maspéro éditeur repris par les éditions de La découverte sauf erreur. Je n'ai lu que le premier de ces deux ouvrages dont rédigé dans une langue admirable. Je rapproche ces deux titres à dessein...

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 avril 2008

supprimer le" dont" qui n'a rien à faire dans l'avant-dernière phrase.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 avril 2008

Dans un dossier consacré à la tyrannie des minorités, Natacha Polony nous livre un petit article consacré à nos amis d'en face :

La mainmise d'un quarteron de pédagogistes

Résultats en baisse constante dans les statistiques nationales, illettrisme préoccupant..., l'Education nationale prend l'eau.

Pourtant, il est toujours des voix pour se récrier et affirmer que le niveau n'a jamais été aussi élevé. S'il y a des ratés, ce n'est pas à cause des méthodes pédagogiques introduites depuis vingt ans, faites notamment de suppression des dictées et de la grammaire, mais bien au contraire parce qu'on est pas allé assez loin dans l'application de ces méthodes. La faute, bien sûr, aux épouvantables conservatismes à l'oeuvre à tous les échelons de la grande maison.

Ceux qui tiennent ce discours sont paradoxalement les mêmes qui, depuis les années 80, ont inspiré toutes les réformes, à commencer par la loi d'orientation sur l'école de 1989, et qui désormais s'ingénient à vider de leur contenu les directives ministérielles qui tenteraient de rétablir les méthodes syllabiques d'apprentissage de la lecture ou les leçons de vocabulaire.
Le paradoxe s'explique cependant. Le petit courant que l'on surnomme "pédagogiste" a bel et bien pris le pouvoir au début des années 80 et le tient fermement depuis. Minoritaire dans l'opinion, et même chez les enseignants, il a, comme tout mouvement qui se veut révolutionnaire, concentré ses efforts sur un point essentiel : la formation des futurs cadres..

A travers les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), comme à travers les directives de certains inspecteurs, les thèses et les méthodes inspirées du constructivisme se sont transmises aux jeunes générations de professeurs."Rassurez-vous, leur explique-t-on, ces vieux profs vont bientôt partir à la retraite, et leurs vieilles méthodes disparaîtront."
La meilleure façon de devenir peu à peu majoritaires, tout en continuant à se clamer minoritaires et persécutés.

Natacha Polony

Écrit par : Guillaume | 10 avril 2008

Tiens? C'est nouveau, ça!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Vous voyez! Je vous ai appris quelque chose!

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Darcos peut bien s'évertuer à donner des gages à Bercy sur la question des postes ; il peut bien perdre du temps à ménager les pédagos (voir, lundi, l'annonce des programmes de collège, pleins de bonnes choses mais qui laissent en place des structures mortifères) qui pendant ce temps le poignardent dans les journaux du soir et en se branlant en rediffusant en boucle sa prestation (ratée) sur Canal... Ses propres amis, ou supposés tels, se chargent de le flinguer "avec le sourire". Un exemple ? Parti il y a deux jours inaugurer je ne sais quelle école à Marseille, il a dû renoncer sur place parce que le préfet s'était révélé incapable de juguler la fougue d'une trentaine d'enseignants. Il n'aurait pas agi sur ordre, par hasard, ce préfet-là ?

Oui, c'est totalement écoeurant. Les syndicats sont acquis aux pédagos à part , à part... fort peu d'entre eux!

Écrit par : Sanseverina | 10 avril 2008

Dobolino, j'avais raté l'épisode de votre fiston. Il s'en est remis? C'est fou, ça, à Nyons! Quel monde de brutes!

Écrit par : Sanseverina | 10 avril 2008

Tiens? C'est nouveau, ça!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Vous voyez! Je vous ai appris quelque chose!

Ecrit par : Jean | 10 avril 2008

Vous n'aviez pas vu le smiley? Alors, je recommence!!!

Tiens? C'est nouveau, ça!!! ;-)))))))))))))

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

L'AFEF vient de pondre un commentaire sur l'avant-programme des collèges. Vous pouvez le voir sur leur site. Le commentaire de la Youyou est immonde. Sale bête!
Ce qu'on aperçoit de ces nouveaux programmes est tout à fait excellent. On sait que des programmes ne peuvent être parfaits. Le mot de séquences reste, Jean, mais vous êtes assez souple sur cette question:-) pour comprendre qu'avec un mot , on peut toujours se débrouiller. Ce qu'on peut voir de ces programmes redonne vraiment le moral; dommage que pour pouvoir les faire passer, Darcos doive accepter de maltraiter un paquet de collègues. Et j'en parle en connaissance de cause. C'est l'écartellement: l'envie de soutenir ce ministre pour les programmes qu'il propose et le désespoir de voir le gâchis en termes de postes et de situations humaines.
Je le disais, il y a peu. Ce ministre n'a pas le gouvernement qu'il mérite!

Écrit par : Sanseverina | 10 avril 2008

"""chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" ne sont pas des expressions vulgaires, cher Christophe, mais des métaphores tout fait correctes, et en l'occurrence hautement appropriées!
Elles témoignent d'une grande culture médicale, historique et zoologique.
Tandis que "cracher à la gueule" et "se foutre de la gueule" ne sont élégants ni dans l'idée ni dans la forme. Sous la plume d'un enseignant, c'est toujours décevant."

Ecrit par : Jean | 09 avril 2008

Bien sûr, bien sûr. Et vous, vous êtes une fois de plus la bonne foi personnifiée.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008 "

Vous nous faites chier tous les deux avec votre guéguerre à la con.

Écrit par : Hervé | 10 avril 2008

"Rassurez-vous, leur explique-t-on, ces vieux profs vont bientôt partir à la retraite, et leurs vieilles méthodes disparaîtront."
La meilleure façon de devenir peu à peu majoritaires, tout en continuant à se clamer minoritaires et persécutés.

Ca commence à devenir inquiétant ce désir d'en finir avec les "vieux".

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Le petit courant que l'on surnomme "pédagogiste" a bel et bien pris le pouvoir au début des années 80 et le tient fermement depuis. Minoritaire dans l'opinion, et même chez les enseignants, il a, comme tout mouvement qui se veut révolutionnaire, concentré ses efforts sur un point essentiel : la formation des futurs cadres..

A travers les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), comme à travers les directives de certains inspecteurs, les thèses et les méthodes inspirées du constructivisme se sont transmises aux jeunes générations de professeurs."Rassurez-vous, leur explique-t-on, ces vieux profs vont bientôt partir à la retraite, et leurs vieilles méthodes disparaîtront."
La meilleure façon de devenir peu à peu majoritaires, tout en continuant à se clamer minoritaires et persécutés.

Natacha Polony
Ecrit par : Guillaume | 10 avril 2008

Très bien ! Sauf que la prise de pouvoir par ce courant "minoritaire" n'est pas due à l'activisme de ses membres mais au fait que leurs théories s'inscrivent dans la pensée dominante en matière d'éducation ( voir le texte de Rocard sur l'enseignement des sciences , voir aussi le Livre blanc de la Commission européenne, dit "proposition Jacques Delors"). En fait, ces "révolutionnaires" sont l'avant-garde de la réaction technocratique et cléricale ( de gauche) à l'avancée de l'instruction publique. Vieille histoire : c'est Falloux contre Guizot, Carcopino contre Jean Zay. Aujourd'hui la FCPE et - horreur!- la Ligue de l'enseignement crachent sur la "vieille école"- dont il étaient hier en paroles du moins les défenseurs - et ses "vieilles méthodes", dénigrent l'exception de l'École française, soutiennent l'idée de "communauté scolaire", instituent un "catéchisme citoyen" à base de "compétences" à la place du Lire-écrire-compter. Le constructivisme n'est pas une doctrine pédagogique, c'est l'aile marchante des forces de régression sociale et culturelle.

Écrit par : guy morel | 10 avril 2008

"Vous nous faites chier tous les deux avec votre guéguerre à la con."

Ecrit par : Hervé | 10 avril 2008

Houlala! Quelle violence verbale! "Ecrivez donc: "vous nous accélérez le transit intestinal", on est sur un blog littéraire, ici!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

"ils butent sur la consigne qu'ils savent lire,"

Tu as un exemple ?
Elles sont souvent à CHIER leur consignes :ange:
Genre souligne ET entoure, sur qu'ils savent lire et comprennent, le truc c'est qu'ils sont hyper speed parce que depuis la maternelle on leur demande d'aller vite. Donc ils speedent pour faire 'plaisir' et oublient la moitié de la consigne.
Normalement tu passes dans les rangs et tu leur dis de faire gaff, non ? :ange:


Pour la télé, si c'est bien utilisé, c'est une heure de boulot, ni vu ni connu ... :ange:

Bien cordialement :)

Écrit par : toto | 10 avril 2008

Dobolino, j'avais raté l'épisode de votre fiston. Il s'en est remis? C'est fou, ça, à Nyons! Quel monde de brutes!

Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008

Que s'est-il passé?... Ayant été absent, je ne me suis pas colleté complètement à la presque centaine de messages qui m'était donné à lire à mon retour.

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Pour la télé, si c'est bien utilisé, c'est une heure de boulot, ni vu ni connu ... :ange:

Bien cordialement :)

Ecrit par : toto | 10 avril 2008

Très bon conseil de toto, Getsomina. Ne pas avoir peur d'aller lentement, de répéter, répéter et répéter encore, de faire des choses qui vous paraissent très "simples" à vous et qui ne le sont pas pour les enfants.

Et peu importe que les résultats soient spectaculaires, que vous soyiez pas immédiatement payée de retour.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Et peu importe que les résultats soient spectaculaires, que vous soyiez pas immédiatement payée de retour.

Ecrit par : Robin | 10 avril 2008

Rappelez-vous l'histoire des "Trois petits cochons".

Dites-vous que ça demande plus de temps, de patience et d'efforts de construire une "maison de bonnes briques".

Ne vous laissez pas atteindre par les moqueries de vos frères (et soeurs) pédagos "qui obtiennent des résultats extraordinaires en faisant construire leur propre savoir aux enfants"...

Savoir de paille et de branchages qui s'écroule au premier souffle du premier loup asthmatique venu.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

"ils butent sur la consigne qu'ils savent lire,"

Elles sont souvent à CHIER leur consignes :ange:
Genre souligne ET entoure, sur qu'ils savent lire et comprennent, le truc c'est qu'ils sont hyper speed parce que depuis la maternelle on leur demande d'aller vite. Donc ils speedent pour faire 'plaisir' et oublient la moitié de la consigne.
Normalement tu passes dans les rangs et tu leur dis de faire gaff, non ? :ange:
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J'essaye d'adapter mes consignes pour qu'elles soient compréhensibles, je passe dans les rangs et je réexplique aux élèves en difficultés... mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place...

Écrit par : gelsomina | 10 avril 2008

Pour la télé, si c'est bien utilisé, c'est une heure de boulot, ni vu ni connu ... :ange:
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?????????????

Écrit par : gelsomina | 10 avril 2008

Parti il y a deux jours inaugurer je ne sais quelle école à Marseille, il a dû renoncer sur place parce que le préfet s'était révélé incapable de juguler la fougue d'une trentaine d'enseignants. Il n'aurait pas agi sur ordre, par hasard, ce préfet-là ?

Ecrit par : brighelli

La purge est le seul recours.
Mitterand l'a fait en 81, pourquoi ne pas le refaire aujourd'hui? (En fait, nous savons tous pourquoi: si le gouvernement effectuait une purge, toutes les bonnes âmes de gauche, CS en tête j'imagine, crieraient au fascisme. Ce pays est perdu.)

Écrit par : Loki | 10 avril 2008

J'essaye d'adapter mes consignes pour qu'elles soient compréhensibles, je passe dans les rangs et je réexplique aux élèves en difficultés... mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place...

Ecrit par : gelsomina | 10 avril 2008

Au lieu de "consignes", qui est un terme boursouflé, dites donc tout simplement "intitulés de l'exercice", et rédigez-les vous-mêmes, en vous mettant à la place de vos élèves - ce que les "pédagos", qui se soucient de l'élève comme d'une guigne, sont incapables de faire.
Je crois que vous êtes d'une immense bonne volonté, Gelsomina, mais que votre problème, votre seul problème, ce sont les idées fausses que les escrocs de l'IUFM vous ont fourrées dans la tête. Essayez de vous en défaire, afin d'être vous-même. Et si vous êtes obligée de subir les stages stupides qu'on vous impose et qui engraissent les formateurs bidons qui se sont réfugiés dans les IUFM par crainte des élèves, faites semblant d'écouter, et oubliez tout de suite ce que par malheur vous auriez quand même entendu, car c'est de la pollution mentale (et morale).
Au fait, vous ne m'avez pas répondu sur ma recommandation de punir et d'imposer le silence en classe. Est-ce interdit par l'IUFM?

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

"J'essaye d'adapter mes consignes "

Je savais que je risquais gros, là :o))))) d'où le petit :ange: + l'exemple :o)))))

"mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place"
Ne te décourages pas, j'ai la même impression en tant que parent, MAIS, avec la répétition répétition (humouron//Plus quelques coups de règles dans la gueule + attaché au radiateur //humour off ) ça rentre .... :o))) :ange:


"???????????"
Imagine que le gamin regarde les dessins animés en anglais ... :ange: ;)

Écrit par : toto | 10 avril 2008

"En fait, nous savons tous pourquoi: si le gouvernement effectuait une purge, toutes les bonnes âmes de gauche, CS en tête j'imagine, crieraient au fascisme. Ce pays est perdu."

En ce moment, sur France2, ils crient au Nazisme ...
Ces GROS CONS SONT A CHIER !
JE LEUR PISSE A LA RAIE !
JE LES CONCHIE !


bien cordialement :lol:

Écrit par : toto | 10 avril 2008

gestomina

Vous pouvez aussi renforcer leurs capacités de concentration (le gros problème de ces enfants-là) en leur faisant faire faire des "mandalas" (dessins coloriés organisé à partir d'un centre).

Hélène Charpentier vous expliquerait cela mieux que moi.

Je connais des enseignants en primaire qui utilisent aussi des techniques issues du yoga ("lien" en sanscrit). Pas besoin de les faire allonger par terre sur le trottoir devant l'école ^^^^, ils peuvent les pratiquer assis.

Il faut d'abord créer des conditions favorables (calme, silence, réceptivité...). Au collège G. Clemenceau à Lyon, où j'ai fait mon CPR, il y a avait une salle spécialement aménagée (coussins, musique...) et ça marchait bien....

Je veux dire par là qu'il y a des marges de manoeuvre et que si vous leur faites faire un peu de yoga, on n'ira pas vous traiter d'allumée (prenez quand même le temps d'expliquer aux parents ce que vous faites et pourquoi vous le faites).

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

La purge est le seul recours.
Mitterand l'a fait en 81, pourquoi ne pas le refaire aujourd'hui? (En fait, nous savons tous pourquoi: si le gouvernement effectuait une purge, toutes les bonnes âmes de gauche, CS en tête j'imagine, crieraient au fascisme. Ce pays est perdu.)

Ecrit par : Loki | 10 avril 2008

Mitterrand, Loki, Mitterrand. Il faut tout connaître de ses ennemis, même la bonne manière d'orthographier leur nom.

Et puis, attention à vos formulations: "bonne âme de gauche" est un pléonasme, vous savez bien!!! ;-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

J'ai laissé traîner un inutile L dans "écartèlement": désolée.
Pourquoi fait-on des fautes à l'ordinateur qu'on ne fait pas en écrivant? Car il s'agit de fautes, fautes, pas de fautes de frappe. La connexion "cerveau/ main? ". C'est idiot ce que je dis là? Je veux bien des lumières.
Personne n'est allé voir le site de l'AFEF? Z'êtes pas curieux!
Vous vous en fichez des programmes de collège?

Écrit par : Sanseverina | 10 avril 2008

Il faut d'abord créer des conditions favorables (calme, silence, réceptivité...).

Ecrit par : Robin | 10 avril 2008

Les punitions, ça marche aussi très bien!

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Comment allez-vous faire pour continuer à enseigner, Jean? J'ai entendu ce matin sur France-inter que la fessée allait bientôt être interdite!!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Personne n'est allé voir le site de l'AFEF? Z'êtes pas curieux!
Vous vous en fichez des programmes de collège?

Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008

Je ne m'en fiche pas, loin de là, des programmes de français de collège puisque j'y suis. Il est vrai que je n'y fais que ce qui m'amuse (Le Malade imaginaire, La Fontaine, Les Femmes savantes, L'Avare, Le Médecin malgré lui, Le Cid, Le Tour du Monde en 80s Jours,la grammaire des natures et des fonctions, l'analyse logique, des sujets de réflexion ("La liberté consiste-t-elle à pouvoir faire tout ce qu'on veut?"), des dictées (J.J.Rousseau devant le Pont du Gard), les règles de la versification classique, l'alphabet grec, etc. Alors, vous savez, les gesticulations de l'AFEF, dont chacun sait bien que ce sont des enragés "pédagos" de la pire espèce... J'avais un spécimen comme ça dans mon collège, une très brave fille au demeurant, mais pétrie de convictions sirupeuses bien estampillées AFEF: elle avait dans sa classe une pagaille telle qu'il était impossible de faire cours à côté. Ses élèves disaient à qui voulait les entendre qu'ils n'apprenaient rien chez elle, et tout le monde le savait sauf elle (comme les cocus)!
Cela dit, il faut les combattre et les empêcher de continuer à nuire, mais comment?

Vous dites que le mot "séquence" figure encore dans les programmes Darcos pour le collège? Il m'avait échappé. Il va falloir faire changer ça. On va s'y employer.

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Comment allez-vous faire pour continuer à enseigner, Jean? J'ai entendu ce matin sur France-inter que la fessée allait bientôt être interdite!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Pourquoi voulez-vous à tout prix, Christophe, que la fessée fasse partie de l'arsenal des punitions?
Serait-ce que l'évocation de ladite, administrée par quelque jolie maîtresse, provoque chez vous, comme chez Rousseau, quelque frémissement sympathique?

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Grogne (mais bien inutile): il y a quelques mois, j'avais trouvé dans ma boîte aux lettres professorale (hoooooooo, c'est joli, comme expression) un courier du SNETAA trouvant "scandaleux" et "inique" la transformation du bac pro de 2 à 3 ans; aujourd'hui, retournement de veste: le syndicat est pour...

Comprenne qui saura ce que certains (du SNETAA) ont gagné dans l'affaire.

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

"Parallèlement, la promotion d’un modèle didactique unique, la " séquence pédagogique " aboutit à des effets pervers : disparition d’un enseignement rigoureux et systématique de la langue, disparition de pans entiers de notions grammaticales, répétition excessive de certaines notions devenues stéréotypées."

Voilà, Sanseverina, ce que je trouve sur www.sauv.net dans le Préambule des nouveaux programmes de français pour le collège.
Donc, il semble bien que la "séquence" ne soit citée par le Ministre que pour être aussitôt écartée, ce qui me ravit. Cela m'aurait étonné, quand même, car maintenir la "séquence", c'était se tirer une balle dans le pied!

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

c'est un peu court "courier" sans son 3ième "r": courrier.

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

La séquence, nous savons tous que c'est une coquille — l'essentiel, c'est que nous en fassions une coquille vide. Je ne sais pas trop pourquoi la rue de Grenelle s'obstine à donner des gages à ses ennemis. Mais il faut reconnaître que la séquence pédagogique, dans ce qu'elle est devenue à l'usage, flatte la paresse de nombre de collègues, ravis de disséquer en sept ou huit séances quelque chose qui aurait pu se faire en deux heures de cours (merci à Sanseverina qui m'a soufflé cette idée).
Jean, ce que l'on trouve sur le site de SLL est plus le programme de SLL que les décisions du ministre — qui a son propre réseau pour faire passer ses arrêtés…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 avril 2008

Comment ça, la fessée va être interdite ? Mais je ne veux pas, moi !

Écrit par : claire | 10 avril 2008

" Je veux bien des lumières. "

Il faut juste que tu en allumes une, spice de radine :ange:

"La connexion "cerveau/ main?"" ET l'oeil ??? lè ouX ?
Le clavier c'est pas la même que la 'plume', dans un cas 2 mains dans l'autre une seule.

La vue qui baisse ?
Manque de luminosité ?
Fatigue ?
etc etc etc
Pour écartèlement ... tricheuse ...
"J'ai laissé traîner un inutile L dans "écartèlement": "
Ce n'est pas que le 'l' que tu as laissé trainer, l'accent aussi est oublié.... LOGIQUE, non ?

TELLEMENT logique ... ;)

Écrit par : toto | 10 avril 2008

Pour revenir au fil initial, allez donc voir et lire
http://imagescognitions.univ-paris1.fr/IMG/pdf/cahiers.pdf
JPB
PS. Et un grand merci à Catherine Soubise (ciel, vous voici compromise, ma chère !) qui nous transmet toutes ces choses — de bien belles images que l'on aimerait voir plus souvent.

Écrit par : brighelli | 10 avril 2008

"Pourquoi voulez-vous à tout prix, Christophe, que la fessée fasse partie de l'arsenal des punitions?
Serait-ce que l'évocation de ladite, administrée par quelque jolie maîtresse, provoque chez vous, comme chez Rousseau, quelque frémissement sympathique?

Ecrit par : Jean | 10 avril 2008

Comment ça, la fessée va être interdite ? Mais je ne veux pas, moi !"

Ecrit par : claire | 10 avril 2008

Je vous déclare unis par les liens du blog... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Y-en-a-qui-s'amusent-bien avec mon pseudo! Non mais franchement... Je fais en effet finir par prendre goût à de telles pratiques, mais au dépend de leur postérieur! Usurpateur(s) va!!

Écrit par : Claire | 10 avril 2008

Comment ça, la fessée va être interdite ? Mais je ne veux pas, moi !"

Ecrit par : claire | 10 avril 2008

Je vous déclare unis par les liens du blog... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Tout cela n'est pas très clair.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Comprenne qui saura ce que certains (du SNETAA) ont gagné dans l'affaire.

Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Il restait peut-être quelques pépètes dans la caisse noire du syndicat de la métallurgie.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Y-en-a-qui-s'amusent-bien avec mon pseudo! Non mais franchement... Je fais en effet finir par prendre goût à de telles pratiques, mais au dépend de leur postérieur! Usurpateur(s) va!!

Ecrit par : Claire | 10 avril 2008

Ma chère, je suis votre serviteur...Votre très humble et très obéissant serviteur !

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Voilà le commentaire de la présidente de l'AFEF... sur les programmes de collège :
"Nouveaux programmes de français en collège
L’avant-programme de français au collège divulgué en avant-première sur le site Médiapart* ouvre, sans conteste, un nouveau champ de vigilance. A côté de quelques bribes d’une volonté novatrice, c’est bien la tradition la plus pure qui se trouve à l’honneur, à tel point que nous pourrions, dans certains axes des programmes, avoir l’impression d’être de retour dans les années 60-70. Or, si cette mode rétro peut séduire certains, voire parmi les plus jeunes, elle n’est pas sans danger pour les cohortes d’élèves qui vont fréquenter le collège dans les années à venir.
Les principes et objectifs, tout en se référant d’emblée au socle commun de connaissances et de compétences, posent comme premier axe « l’apprentissage et l’analyse de la langue française », et tout particulièrement de la grammaire. Et, si cette introduction rappelle le principe de la liberté pédagogique de l’enseignant définie par la loi d’orientation de 2005, c’est pour préciser qu’il peut organiser sa progression annuelle en « unités d’enseignement ou en séquences », sans définir en quoi peut bien consister une unité d’enseignement ; une simple séance peut-elle en constituer une ? et allons-nous revenir à l’époque caricaturale du saucissonnage où le professeur pouvait aligner des heures de cours sans aucun lien entre elles, voire arriver les mains dans les poches et improviser ?

Les axes annoncés en début de programme montrent bien une volonté d’installer d’abord la tradition, quitte à faire ensuite des concessions un peu plus novatrices. Et la tête d’affiche revient à la grammaire, déroulée par blocs de notions à connaître et non plus par compétences à développer. La « leçon de grammaire », dont le nom n’est pas anodin, pourrait bien devenir le nouveau fil conducteur de l’année. Les dérives nous font déjà rêver, plutôt que de se creuser la tête à chercher des objets d’apprentissage qui puissent croiser les préoccupations des élèves et susciter leur intérêt, il suffira d’établir une progression grammaticale pour l’année et d’y greffer quelques lectures !… L’objectif de mémorisation des règles et de connaissance de la langue correcte y est affirmé avant celui de la pratique et de la maitrise. Même si une concession est faite, à partir de la 4ème à la grammaire de texte et de discours (dont on peut estimer raisonnable qu’elle ne soit pas enseignée plus tôt en tant que notion), l’exigence d’une progression claire et d’une terminologie simplifiée peut-elle se satisfaire d’une simple succession de connaissances, sans articulation ni circularité des apprentissages ?
Si l’idée d’une progression en orthographe, et celle d’un apprentissage du lexique selon des champs sémantiques en lien avec les lectures sont intéressantes, où sont passées les rectifications orthographiques de 1990, qui venaient juste de faire leur entrée dans les programmes de primaire de 2007 ? Non seulement leur référence est niée, mais un B. O. plus ancien est sollicité, celui de 1976… quelle modernité !

L’entrée dans le deuxième axe, celui de la lecture, réserve des surprises, tout au moins dans sa première partie, celle de la lecture de textes. C’est là où la mode rétro trouve toute sa place ; un enseignant ou un élève tombé en hibernation depuis 30 ou 40 ans ne serait pas dépaysé en se réveillant ! La littérature de jeunesse n’existe pratiquement plus, à peine tolérée en bout de ligne. Le programme d’œuvres devient obligatoire, dans un choix uniquement patrimonial, avec une progression par siècles, si bien qu’il faudra attendre la fin du collège pour aborder des œuvres contemporaines. En 3ème enfin, si les élèves ont réussi à résister à l’ennui jusque-là, ils auront droit à une ouverture à la modernité. Si l’idée de choisir des thèmes comme le roman d’aventures en 4ème et l’autobiographie en 3ème dénote une légère préoccupation de l’intérêt des élèves, les œuvres imposées apparaissent souvent comme trop difficiles, ou peu lisibles par des élèves du collège d’aujourd’hui (Le lion de Kessel, Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier entre autres). En théâtre, le choix est particulièrement révélateur, Molière et Labiche en 6ème et 5ème, uniquement en lecture ; la représentation n’est mentionnée qu’en 3ème avec l’étude de la tragédie, mais en oubliant complètement toute pédagogie du détour : on étudie les œuvres classiques pour éventuellement les compléter par des œuvres contemporaines, au lieu de s’appuyer sur des pièces actuelles pour comprendre le théâtre classique. Dans les démarches, si la distinction entre lecture analytique et lecture cursive est bien mentionnée, on ne voit pas de lien clair entre la lecture d’œuvres intégrales et d’extraits : doivent-ils être organisés en groupements de textes ? ou allons-nous revenir à des fragments isolés ?

Dans les parties suivantes, si nous pouvons nous réjouir des larges concessions faites à la lecture de l’image, à l’oral et à l’histoire des arts, notre inquiétude se porte sur l’expression écrite. Le programme n’y est plus exprimé en compétences, mais en tâches à réaliser. S’il doit se rattacher au socle commun de compétences et de connaissances, l’écrit ne devrait-il pas être rangé du côté des compétences ? Rédiger, ce n’est pas écrire ; l’invention et l’autonomie indispensables à l’acte d’écriture ne peuvent pas se satisfaire de simples tâches à effectuer. Faut-il y voir un lien avec la faible place de l’écrit argumentatif dans l’ensemble des niveaux ? En 4ème on commence juste à demander des réponses argumentées à des questions sur un texte, tâche bien éloignée d’une argumentation ; et en 3ème seulement est cité l’écrit argumentatif, comme si on ne pouvait pas faire autrement avant l’entrée au lycée. Le souci d’amener les élèves à former et étayer leur opinion semble bien éloigné de ces programmes. La progression simpliste de la longueur à produire doit-elle être prise avec sérieux ? Passer de une page en 6ème à trois en 3ème, quelle évolution !

Si ces programmes contiennent bien quelques avancées notoires déjà citées, nous sommes en droit de nous demander, concernant les deux axes les plus sensibles de la grammaire et de la lecture, si leurs concepteurs ont pris conscience des élèves de 2008. Chercher à améliorer, simplifier, clarifier les précédents programmes était certes nécessaire. Mais faut-il pour cela installer explicitement au collège l’ennui, qui nous semblait pourtant un sentiment peu philosophique dont souffrent déjà beaucoup d’élèves ? La tradition peut-elle tout résoudre ? Et l’ennui peut-il se soigner par une dose d’ennui encore plus grande ?"

Viviane Youx, présidente de l'AFEF

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Bon là, y en a combien qui fessent????????? Dans le microcosme brighellien se dessine donc un autre microcosme...

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Comment ça, la fessée va être interdite ? Mais je ne veux pas, moi !"

Ecrit par : claire | 10 avril 2008

Claire, j'étais en train de me dire que vous étiez coquine, c'est un blog sérieux ici ! ...enfin...quand il n'est pas visité par des trolls et autres créatures virtuelles qui sont peut-être des espions à la solde de Meirieu !

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Vous noterez donc que Molière, Kessel, Le Grand-Meaulnes, sont jugés ennuyeux ! Toujours la même salade !

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Franchement stupides, les propos de la Viviane Youx!

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Mon passage préféré :


"Les dérives nous font déjà rêver, plutôt que de se creuser la tête à chercher des objets d’apprentissage qui puissent croiser les préoccupations des élèves et susciter leur intérêt, il suffira d’établir une progression grammaticale pour l’année et d’y greffer quelques lectures !"…Vous vous rendez compte ? On ne va plus faire de contorsions avec les textes !C'est scandaleux !

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Amélie.- , je partage tout à fait votre sentiment. Les enragés de l'AFEF sont allergiques au bon sens!

Où peut-on lire le projet de progammes pour le collège? Le croyais que sur le site de SLL, nos chers collègues "Ni de Robien ni Meirieu" en avaient donné des extraits authentiques. Le site Médiapart est réservé aux abonnés, non? A moins que...

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Viviane Youx, présidente de l'AFEF ?
Pendez-la !
JPB
PS. Vous allez l'aimer ! Cette dame fait de la poésie sur l'altérité et le respect et les cultures plurielles…(http://www.chateaudavanton.com/blog/index.php?2008/03/07/357-toi-l-autre-que-j-aurais-pu-etre-viviane-youx)

Écrit par : brighelli | 10 avril 2008

Je viens de lire un poème cucul-gnan gnan de la susnommée...Elle enseigne ?

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Viviane Youx, présidente de l'AFEF ?
Pendez-la !
JPB
PS. Vous allez l'aimer ! Cette dame fait de la poésie sur l'altérité et le respect et les cultures plurielles…(http://www.chateaudavanton.com/blog/index.php?2008/03/07/357-toi-l-autre-que-j-aurais-pu-etre-viviane-youx)

Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008

Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!).

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Les mots "respect, tolérance, altérité " y sont en bonne place !

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

4) Il est stupide et inutile de vouloir expliquer aux élèves "POURQUOI on fait telle ou telle opération". Apprenez-leur plutôt à les faire.
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008

Excellente remarque, Jean, et le propos de Gelsomina me fait penser à des remarques déjà faites par Catmano sur ce blog : on confond les enfants et les adolescents.
Le message de Gelsomina me fait penser au fil précédent sur les mécanismes et automatismes. Elle dit ne pas vouloir transformer les enfants en calculatrices mais savoir compter et calculer (pour reprendre la dénomination SLECC) ne revient pas à cela. Simplement, il est nécessaire de connaître les tables d'addition et de multiplication par coeur. Une personne ne les connaissant pas est aussi gênée quand il s'agit de calculer qu'une personne ne connaissant pas l'alphabet le serait pour écrire. Vous imaginez une personne écrivant MONTAGNE et se demandant "ça commence par M, comment fait-on le M ?" puis "maintenant un O, comment fait on un O ?".
On peut faire un parallèle entre les automatismes nécessaires à l'écriture et ceux nécessaires au calcul.
Là où le propose de Gelsomina sonne juste, surtout si on considère le niveau de départ de ses élèves, c'est sur la lourdeur des programmes.
Personnellement, dans les années 70 (ce devait être la norme à l'époque), j'ai fait addition-soustraction au CP-CE1, multiplication au CE2, division au CM1. Très lent tout cela ?
Sans doute aurait-on pu aller plus vite, mais quand ces opérations étaient abordées, le travail était intensif. Les tables de multiplication étaient apprises, les maîtres(se)s nous interrogeaient sans relâche et nous avions de nombreuses opérations à faire. J'étais en primaire avec des élèves de niveaux très divers mais chacun savait lire, compter et calculer en arrivant au collège. Les programmes donnaient du temps mais prescrivaient de travailler, là est sans doute l'essentiel.
Pensant aux élèves qui sont actuellement en CE2 ou CM, et qui ont eu des programmes moins exigeants et structurés, revenir à des programmes style années 70 en guise de transition avant d'arriver au collège serait sans doute positif.

Écrit par : Japhet | 10 avril 2008

Les mots "respect, tolérance, altérité " y sont en bonne place !

Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Ce sont des termes qui portent une charge poétique exceptionnelle, en effet. Un peu comme piston, gas-oil, vidange.

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Les mots "respect, tolérance, altérité " y sont en bonne place !

Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Ce sont des termes qui portent une charge poétique exceptionnelle, en effet. Un peu comme piston, gas-oil, vidange.

Ecrit par : Jean | 10 avril 2008


"L'écritoire du château d'Avanton", cela fait très aristo pour des égalitaristes forcenés comme les pédagos...

Écrit par : Japhet | 10 avril 2008

Les mots "respect, tolérance, altérité " y sont en bonne place !

Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Ce sont des termes qui portent une charge poétique exceptionnelle, en effet. Un peu comme piston, gas-oil, vidange.

Ecrit par : Jean | 10 avril 2008

Cette poésie méritait en effet... une bonne fessée.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Je signale, sur www.lire-ecrire.org, une rubrique "Meirieu sur mp3".
Ce qui est fascinant, c'est de voir avec quelle habileté ce personnage entièrement creux et qui n'a strictement rien à dire a réussi à se mettre en avant et à s'y maintenir par le seul pouvoir d'un verbe racoleur.

A propos de SLL: je crois que le principal obstacle à la réalisation de l'unité d'un large mouvement anti-pédagogiste, ce sont eux, avec leur phobie viscérale de tout ce qui est réputé "de droite".

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Je vous conseille de lire aussi son gargarisme en prose : "Variation à petits points "....

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Tout ce qui concerne les programmes d'histoire des arts est sur
http://www.education.gouv.fr/bo/2008/15/MENE0800308C.htm

(Et pour les paresseux :
"L’introduction d’un enseignement de l’histoire des arts
L’histoire des arts est intégrée dans les programmes de l’école primaire applicables à la rentrée 2008 et dans les nouveaux programmes du collège applicables à la rentrée 2009.
L’enseignement d’histoire des arts porte sur l’ensemble du champ artistique et culturel. Il a pour objectif l’acquisition par les élèves de repères historiques et méthodologiques indispensables à la compréhension des œuvres, et prend appui sur le contact direct avec celles-ci. Les corps d’inspection veilleront à la mise en place effective de cet enseignement, dans toutes les écoles primaires. Les plans académiques de formation prévoiront des actions de formation en s’appuyant sur le programme d’histoire des arts ainsi que sur la perspective d’une épreuve au diplôme national du brevet, à compter de sa session 2010.
Le développement des pratiques artistiques et culturelles ; le développement des partenariats
Parallèlement à l’enseignement d’histoire des arts, les pratiques artistiques doivent être renforcées dans un objectif de généralisation à l’ensemble des cycles de formation et des champs artistiques et culturels. Afin d’offrir au plus grand nombre la possibilité d’approfondir la pratique d’un art, le nombre de classes à horaires aménagés sera multiplié par quatre en cinq ans et étendu aux domaines du théâtre et des arts plastiques, conformément aux objectifs qui ont été fixés à chaque académie.
En complément des enseignements artistiques inscrits dans le temps scolaire, la pratique artistique et culturelle sera proposée dans tous les établissements concernés par l’accompagnement éducatif. La pratique artistique et culturelle est également encouragée dans le cadre des dispositifs existants : classes à projet artistique et culturel, ateliers de pratique artistique, ateliers scientifiques et techniques, pratique vocale et chorale, "École, collège et lycéens au cinéma", etc. Chaque école, chaque collège et chaque lycée doit s’engager dans un partenariat avec des structures culturelles et des collectivités territoriales pour définir les objectifs à atteindre et les moyens permettant de généraliser l’éducation artistique et culturelle.
À la rentrée 2009, les projets d’établissement
du second degré intégreront un volet culturel concernant tous les élèves et élaboré en concertation avec les institutions culturelles et les collectivités territoriales. "

JPB

Écrit par : brighelli | 10 avril 2008

Mesdames, à quoi vous font penser ces vers sucrés :

"Ta langue m’ensorcelle
Rocailleuse et fruitée d’ambroisies apatrides" ?

Amélie, où est la prose de la susdite ?

Écrit par : Abraxas | 10 avril 2008

J'ai trouvé !

Et il y a une certaine continuité d'inspiration :

"les langues s’entrechoquent et l’esprit libéré peut laisser la main tracer ses arabesques…"

Ne dites pas qu'on lui confie des enfants… On va la dénoncer à Ségolène ?

Écrit par : Abraxas | 10 avril 2008

Vous remarquerez que son époux écrit aussi...Pas encore lu, je retourne au château voir ça !

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

"Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!)."

Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Quelle poésie... C'est charmant!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Je vous conseille de lire aussi son gargarisme en prose : "Variation à petits points "....

Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Mesdames, à quoi vous font penser ces vers sucrés :

"Ta langue m’ensorcelle
Rocailleuse et fruitée d’ambroisies apatrides" ?

Amélie, où est la prose de la susdite ?

Ecrit par : Abraxas | 10 avril 2008

On est devant un génie, c'est sûr! Une Trissotine rediviva!
"On n'en peut plus. - On pâme.- On se meurt de plaisir."
"Encore une fois: "Quoi qu'on die!"

"Ambroisies apatrides"! Que c'est beau! Admirez cette suave harmonie des allitérations en "i" et en "r" auxquelles la discrète insistance du "a" vient donner du liant.
Au fait, ce n'est pas un peu lourd à digérer, l'"ambroisie apatride"?

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

"Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!)."

Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Quelle poésie... C'est charmant!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

C'est du Max Rocket???

Écrit par : Attila | 10 avril 2008

Avec le mari, fou rire garanti aussi !

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Pensant aux élèves qui sont actuellement en CE2 ou CM, et qui ont eu des programmes moins exigeants et structurés, revenir à des programmes style années 70 en guise de transition avant d'arriver au collège serait sans doute positif.

Ecrit par : Japhet | 10 avril 2008

Le problème de getsomina, est un problème de public. Doit-elle faire grosso modo la même chose que dans les années 70 ou bien "s'adapter" aux élèves profil ZEP qu'elle a en face d'elle (j'ai eu moi-même ce problème avec des 4ème préparatoires CAP il y a une vingtaine d'année) et dans ce cas, comment doit-elle s'y prendre ?

Les constructivistes lui répondraient sans doute qu'elle devrait "enseigner autrement" (c'est-à-dire transmettre le moins de connaissances possibles, amuser les enfants, leur faire "construire leur savoir").

Il faut essayer de faire comprendre à getsomina qui est une institutrice de bonne volonté que l'on peut s'adapter au niveau et aux capacités d'apprentissage des enfants sans pour autant lâcher sur l'essentiel.

Je n'aime pas beaucoup l'expression "nouveaux publics" et j'imagine que les enfants des débuts de l'enseignement gratuit et obligatoire n'étaient pas toujours faciles à instruire, mais on ne peut pas faire non plus comme si le problème n'existait pas.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Pour la prose il faut aller sur la gauche dans le Chateau, puis dans le programme qui défile, à droite....

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Décidément, elle se prend une sacrée branlée, sur ce blog, la Viviane Youx!
N'est pas poète qui veut!
Ce genre de vers, si on a un peu de modestie et de jugeote, on les garde au fond d'un tiroir

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Au fond d'un tiroir, pour qu'on les retrouve après notre mort et qu'on se gausse ?! Non, il faut brûler !

Écrit par : Amélie .- | 10 avril 2008

Je n'aime pas beaucoup l'expression "nouveaux publics"

Ecrit par : Robin | 10 avril 2008

Moi non plus! J'estime même que ça ne veut rien dire! Les "publics" ont toujours été "nouveaux" quelle que fût l'époque.
Les élèves ont toujours eu besoin d'être encadrés assez séchement (La Bruyère disait que "l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur" et Platon que laisser aux enfants la bride sur le cou, c'est se préparer à la dictature). Donc, les enfants n'ont pas changé sur ce point.
Les prétendus "nouveaux publics " ne sont qu'un alibi "pédago" pour "changer l'école, changer la société".

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

"Décidément, elle se prend une sacrée branlée, sur ce blog, la Viviane Youx!"

Ecrit par : Jean | 10 avril 2008

Darcos aussi prend une sacrée branlée, et, lui, ce n'est pas sur le blog!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Cela concerne mon prochain copié-collé:




Un message ci-dessous de Gilles Morin, président
>de l'Association des usagers du service public
>des archives nationales (AUSPAN) à l'attention
>de ceux qui se demandent que faire.
>
>Amicalement
>
>Sylvie
>
>
>>>Il était urgent d''informer nos collègues dans
>>>un premier temps, et il est nécessaire de
>>>poursuivre dans ce sens. Mais il faut
>>>maintenant si possible organiser la réaction
>>>car beaucoup de collègues demandent que faire.
>>>
>>>Compte tenu de l''urgence, en terme de
>>>calendrier parlementaire, nous pensons qu''il
>>>faut adopter tout d'abord la tactique de
>>>s''adresser chacun, ou par groupes ou
>>>laboratoires, à son propre député, en visant
>>>plus particulièrement les membres de la
>>>commission des lois. Nous allons essayer
>>>d''avoir aussi des rendez-vous avec les
>>>groupes parlementaires, mais le temps est
>>>compté. L''objectif est d''obtenir au moins un
>>>amendement en faisant jouer ainsi la navette
>>>parlementaire pour retarder le projet et
>>>permettre ainsi une seconde discussion. De
>>>toute façon un amendement s''impose pour
>>>limiter le pire : il faut le maintien des
>>>dérogations pour tous les types de documents.
>>>
>>>Ensuite, nous pensons utile de faire adopter
>>>un texte public par des personnalités les plus
>>>en vue de la profession. Ainsi, un texte de
>>>soutien pourrait être signé en urgence par
>>>tous après elles. Vos suggestions en la
>>>matière seront précieuses.
>>>
>>>Reste la presse, nous avons commencé à nouer
>>>des contacts, là encore si vous avez des
>>>contacts personnels, faites circuler
>>>l'information, multiplier les initiatives.
>>>
>>>Nous vous tenons au courant.
>>>
>>>Cordialement votre
>>>
>Gilles Morin

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Bien, encore de mauvaises nouvelles: menace grave contre la rercherche historique contemporaine; je fais passer le message reçu sur mon hotmail.

Bonjour . Pouvez-vous relayer cette information, car la menace sur la consultation des Archives publiques française est grave et surtout immédiate pratiquement.


Le texte du nouveau projet de loi sur la conservation et la communication des Archives a été adopté par le Sénat. Des auditions ont été faites par la commission des lois de l'Assemblée nationale cette semaine et le texte doit être prochainement voté (dans la deuxième quinzaine d'avril selon le calendrier parlementaire, peut-être le 17). Ce texte est disponible sur le site de l'Assemblée : page d'accueil aller à la rubrique « document parlementaire », projet n° 566 ou cliquez sur ce lien :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl0566.asp
Ce projet mérite votre attention dans son ensemble, mais plus particulièrement le chapitre « régime de communication ». Il prévoit certes un raccourcissement des délais légaux d'accès à une partie des documents (vingt-cinq ans contre trente, ou cinquante contre soixante par exemple) mais comprend aussi quatre points très inquiétants.
- La création d'une nouvelle catégorie d'archives : les archives incommunicables. Elles pourront ne jamais être communiqués au nom de la « sécurité nationale » (armes biologiquesŠ) et de la « sécurité des personnes », certainement immortelles. Il y a une contradiction dans les termes du texte, qui ne permet pas de comprendre quelles sont les intentions du législateur. Il est dit :
Art. L213-1 : "Les archives publiques sont [...] communicables de plein droit" et L 231-2 : « il existe des archives qui "ne peuvent être consultées" ».
Cet art. 213-2 n'a pas de raison d'être, car :
- 1/ les informations permettant de concevoir des armes biologiques ou de destruction de masse sont nécessairement récentes ; or celles-ci sont déjà couvertes par l'art. 213-2 I 3° ;
- 2/ les informations de nature à compromettre la sécurité des personnes sont déjà visées par le 213-2 I 4°.

- Un nouveau délai, fixé à soixante-quinze ans, est créé, fondé sur une extension de la notion de protection de la vie privée, visant la plupart des archives publiques (Art. L. 213-2-4). Il y a ici amalgame entre la « protection de la vie privée » (celle-ci n'étant pas plus définie) et le fait de rendre publique « une appréciation ou un jugement de valeur », catégories particulièrement floues. Ou pire, le fait de « faire apparaître le comportement d'une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice ». Pratiquement tous les dossiers d'archives publiques, tels les rapports de préfets, contiennent des jugements de valeur. Qui décidera - et sur quels critères - ce qui doit être ouvert alors ? Fixer la barre à 75 ans, conduirait de plus à refermer de nombreux dossiers ouverts depuis 15 ans. Verra-t-on se de refermer pour quelques années les études sur le Front populaire, la 2e Guerre mondiale et Vichy, ou celles sur la guerre froide qui commençaient à s'ouvrir librement ? Certes, restent les dérogations, mais c'est placer les chercheurs sous le sceau du privilège individuel pour 25 ans de plus.

- Une notion de « secret des statistiques » est introduite de façon répétitive (14 occurrences au mot secret, dont 8 au secret statistique). L'article 25 - nouveau - dit dans un I que les documents administratifs (immédiatement consultables en vertu de la loi de 1978 sur la transparence administrative) ne sont communicables qu'aux intéressés quand ils portent atteinte au secret de la vie privée ou comportent des jugements sur les personnes. C'est le cas des dossiers d'instituteurs par exemple. Dans un II, il ajoute que les documents visés aux I sont consultables dans les conditions fixées par le 213-2 : c'est-à-dire 75 ans. Et comme ce II de l'article 25 nouveau ne mentionne pas le 213-3, qui est l'article autorisant des dérogations, le couvercle est vissé. Nul chercheur ou citoyen ne verra les dossiers de cour de justice ou les dossiers personnels avant 75 ans : aucune dérogation n'est possible.

- L'art. 213-I 4° aurait pour conséquence d'interdire toute recherche sérielle postérieure à 1923 ; l'art. 213-2 4° rend très difficile la consultation des listes nominatives.

- Enfin, le système des protocoles, déjà en vigueur pour les Chefs d'État et dont on a constaté les dérives dans certains cas est étendu à tous les papiers des ministres (Art. L. 213-4). Il permettra à ceux-ci de traiter les archives publiques produites par eux et par leurs collaborateurs, comme des archives privées jusqu'à leur décès.

Les nouvelles dispositions prévues par ce texte sont extrêmement graves : elles traduisent une défiance inquiétante de la part des pouvoirs publics envers la communauté des chercheurs certes, mais de façon plus globale, envers la communauté des citoyens. Elles sont en contradiction flagrante avec les recommandations du Conseil de l'Europe adoptées le 21 février 2002 par le comité des ministres.
Nous tenions à vous faire savoir sans attendre cette 1ère information. Une pétition et d'autres initiatives sont en discussion. N'hésitez pas à faire circuler le texte voté par le Sénat et soumis aux députés et à diffuser ces informations.

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Darcos aussi prend une sacrée branlée, et, lui, ce n'est pas sur le blog!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

On dirait que ça vous fait frétiller!

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

"Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!)."

Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Quelle poésie... C'est charmant!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

C'est du Max Rocket???

Ecrit par : Attila | 10 avril 2008

Excellente!!!!!!! :-))))))

"Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!)."

Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Quelle poésie... C'est charmant!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Private joke entre JPB et moi venant du jour où nous avons parlé ensemble des tortures d'antan. Oh tout de suite le bouclier anti-haine! :-)

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Je crois, Jean-Paul, que bien que ce ne soit qu'une "coquille", il faudrait faire disparaître le terme de "séquence" des nouveaux programmes de français (et d'autres matières, d'ailleurs) du collège, et cela pour protéger les élèves des enragés "pédagos" qui persisteront à les leur infliger, pour leur plus grand désespoir et celui de leurs parents - je vois ça dans mon collège: les braves petits profs bien dans la ligne qui font des séquences" sont détestés par les élèves et redoutés par les parents. Une année de français en "séquences" est une année perdue: quatre années de "séquences", de la Sixième à la Troisième, c'est toute la scolarité au collège qui est fichue. L'enjeu est gravissime, et si on réforme, autant le faire à fond.

Écrit par : Jean | 10 avril 2008

Une meeeeeeeeeeeeerveilleuse soirée en perspective :

http://69.snuipp.fr/spip.php?article477

Écrit par : Un hussard | 10 avril 2008

Jours qui s'épuisent (de Viviane Youx)

Jours qui s’épuisent aux torpeurs
Des vertes rosées Pourquoi faut-il que nos rêves s’accrochent
A ces échardes injustes
Parsemées au hasard
De nos nuits les plus noires

Filaments de vie qui s’attachent
Aux bleus de nos aurores

Pourquoi faut-il que ceux que nous aimons
S’éteignent peu à peu
Fidèlement rivés à nos espoirs
D’une utopie dérisoire

Un nouveau jour se lève
Abasourdi par nos rêves glaciaux

Il faudra bien pourtant que jaillisse
De ces désastres organiques
Une étincelle chancelante de vie


Viviane Youx, 18 septembre 2007
Commentaires

1. Le jeudi 20 septembre 2007 à 22:50, par Cortoletendre

Vivianne sortit de sa torpeur
Afin qu'alors rejaillisse
De nouveau son talent poétique
Et que s'allume l 'étincelle d 'espoir
D'en finir des nuits noires
Au lever de l 'aurore
Sur un monde plus radieux
Pour ceux qu'avec elle nous aimons

Que préférez-vous ? Le poème ou le commentaire ?

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

"utopie dérisoire"..."désordres organiques"...On se pâme !

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

"On dirait que ça vous fait frétiller!"

Ecrit par : Jean | 10 avril 2008

Qu'est-ce qui vous fait dire ça? Je constate, c'est tout. Même s' il est vrai que ça ne me fait pas pleurer.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Robin, un poète ne se moque pas d'un autre poète; il en fait l'analyse!

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

... et une analyse scupuleuse ... N'avez-vous jamais assisté à des soirées poésies dans votre ville?

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Les bons conseils de tante Viviane du château Trucmuche: contre les "désordres organiques", prenez une dragée "d'utopie dérisoire".

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Dobolino, j'avais raté l'épisode de votre fiston. Il s'en est remis? C'est fou, ça, à Nyons! Quel monde de brutes!

Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
Très bien remis. Faut croire que pour eux, ce genre d'exactions fait partie de la quotidienneté, de l'ordinaire, du risque inhérent à la vie. Pas traumatisé pour un sou, juste quelques bleus au corps, aucun à l'âme, enfin aucun qui ne soit venu se rajouter à ceux qu'il a depuis ses trois ans et qui le rendent si méfiant, distant et en retrait. Ils sont stoïques, nos jeunes. L'univers ambiant n'est pas franchement épicurien. Ils font avec ce qu'on leur propose.

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

... et une analyse scupuleuse ... N'avez-vous jamais assisté à des soirées poésies dans votre ville?

Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Oui, mais je me suis arrêté à temps. Et bizarrement, j'en ai moins souffert que quand j'ai arrêté de fumer.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Robin, un poète ne se moque pas d'un autre poète; il en fait l'analyse !

Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Ca, c'est un peu au-dessus de mes forces...Et je n'ai pas non plus envie de me retrouver, comme Alceste, avec un duel sur le dos.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

"mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place"

Je suis devenu "bon" en étude de fonction après avoir 'bouffé' la première une bonne dizaine de fois, quand ce fut compris, on changait un paramètre ET on recommencait, ça m'a pris 3 jours pour passer de 0 à 20 .
Une fois que le "problème" est démystifié, c'est beaucoup plus simple....
C'est la même pour la lecture etcetcetc

L&L (ou alpha) c'est parfait pour démystifier les pseudos"savoirs" ...

beel6 est un con !
:ange:

Écrit par : toto | 10 avril 2008

Youx encore, Youx toujours.
C'est un canular. Avec un nom pareil (Youx : imaginez un peu l'exercice de style oulipien, là...), ça ne peut pas être le monde réel.
On a cependant aimé "la volonté d'installer d'abord la tradition", et plus encore "Et la tête d’affiche revient à la grammaire, déroulée par blocs de notions à connaître et non plus par compétences à développer". Faudrait lui montrer les copies de CAPES, à la SYoux, pour qu'on sache bien où elle repère les "compétences" existantes ! La "circularité des apprentissages" n'est pas mal non plus (à condition qu'iceux ne soient pas vicieux, bien entendu), de même que la "pédagogie du détour" qu'on nous envie jusqu'en Laponie (le sait-on seulement ?).
De tout ça nous concluons :
- que Youki doit avoir une tronche d'enfer, avec Régécolor raté et tartine 3 couches de crème au botox ;
- que l'ennui ne naquit pas seulement de l'université, contrairement à ce que pensait Madame de Chateaubriand !
- qu'au seul titre du poème, tu meurs...
- qu'après l'avoir lu, faut le relire en pensant que c'est peut-être un travelo, au fond, Viviââne... Et alors ça change tout tout tout ! Cri de douleur hottentique, appel du vide, désir d'assouvissance par la léchouille, etc. etc. Du classique, au fond. Du... "traditionnel". Comme la tête de veau ravigote.

Écrit par : Magali S | 10 avril 2008

Cela fait déjà un certain temps (bien avant les Municipales) que certains de ses petits copains cherchent à flinguer Darcos en lui beurrant l'oignon, et en clamant à tous vents qu'il est candidat au poste de Premier ministre.
On voudrait lui mettre Fillon à dos qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Avec des amis comme ça...

JPB

Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Qui a dit: "Occupez-vous de mes amis... Mes ennemis, je m'en charge!"?

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

Un monument de kitch, ces poèmes de Viviane Youx...

Je reviens au sujet du fil : Robin a écrit plus haut que l'art contemporain a partie liée avec le criminel et l'obscène. Cela m'a fait songer à une information lue récemment dans la revue Chiens magazine (non, je ne m'égare pas, je suis au coeur du sujet )
"En octobre dernier, Guillermo Habacuc Vargas a présenté dans une exposition au Centre National de la Culture de San José, au Costa Rica, une performance très particulière : laisser un chien mourir de faim...Le maigre et maladif animal, attrapé dans la rue, a été attaché dans un angle de mur et montré au public, sans eau ni nourriture, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les visiteurs ont défilé devant lui, obéissant à la consigne de ne pas lui porter secours.(...) Le chien est mort en peu de temps. Selon Vargas, il s'agissait d'un hommage à Natividad Canda, un cambrioleur tué par deux chiens (...) Cette manifestation(...) a permis à Vargas d'être choisi pour représenter son pays à la Biennale d'Amérique Centrale en 2008."

Loin de moi l'idée de réduire l'art contemporain à ce genre de sinistre mise en scène, mais, sous réserve que l'information soit vraie, cela pose quand même quelques questions.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008

La poésie, ça vous quitte pour un mot de travers.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

... et une analyse scupuleuse ... N'avez-vous jamais assisté à des soirées poésies dans votre ville?

Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Oui, mais je me suis arrêté à temps. Et bizarrement, j'en ai moins souffert que quand j'ai arrêté de fumer.

Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
C'est normal. L'être humain laisse plus volontiers tomber la poésie que la clope. L'addiction n'est pas du même ordre.
En plus, j'avoue que je préfère lire seule de la poésie en fumant mon clope roulé main que me faire chier dans une salle pleine de gens compassés, anti-clope et pro-poésie-pas comme moi. La Poésie me semble plutôt du registre des pratiques solitaires dont on peut jouir comme on l'entend sans subir les gueulantes des autres, y compris ceux du Rotary et du Lion's.

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

""mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place"

Je suis devenu "bon" en étude de fonction après avoir 'bouffé' la première une bonne dizaine de fois, quand ce fut compris, on changait un paramètre ET on recommencait, ça m'a pris 3 jours pour passer de 0 à 20 .
Une fois que le "problème" est démystifié, c'est beaucoup plus simple....
C'est la même pour la lecture etcetcetc

L&L (ou alpha) c'est parfait pour démystifier les pseudos"savoirs" ...

beel6 est un con !
:ange:"

Ecrit par : toto | 10 avril 2008

C'est qui,ce clown "toto"?Il est total défonce, ou quoi?

Écrit par : NKM | 10 avril 2008

Les élèves ont toujours eu besoin d'être encadrés assez séchement (La Bruyère disait que "l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur" et Platon que laisser aux enfants la bride sur le cou, c'est se préparer à la dictature). Donc, les enfants n'ont pas changé sur ce point.
Les prétendus "nouveaux publics " ne sont qu'un alibi "pédago" pour "changer l'école, changer la société".

Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
A priori d'accord. Mais, je voudrais une précision. A quel âge, ou quel niveau d'étude, jugez-vous que l'enfant devient adulte et qu'on peut ôter le caveçon? Et que faites-vous de l'âge intermédiaire? Comment le gérez-vous?
C'est délicat, quand même, un garçon de quinze à dix-sept ans, a fortiori s'il est intelligent. Quant aux filles, plus précoces, leurs treize-quatorze ans sont des bombes explosives.

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

Dobolino, à la grande époque du Body art, j'ai vu de mes yeux vu, à la FIAC à Paris, un artiste nu qui se laissait éclabousser par le sang et les tripes d'un chien éviscéré au dessus de lui. Un Autrichien, je crois — ils étaient très engagés dans ces extrémités conceptuelles. L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement — que ne l'ont-ils fait, ça aurait fait plaisir à Jelinek qui vomit son pays et ses habitants. Tout comme j'avais vu, dans une galerie de la rue de Seine, vers le début des années 70, Gina Pane se découper lentement le lobe de l'oreille gauche avec une lame de rasoir — c'était une fana de cet objet —, elle était installée au premier étage et l'événement était retransmis par télé en circuit interne au rez-de-chaussée.
Vous voyez, Christophe, la proposition de Pendariès sur Mme Youx, c'est de l'art…
JPB
PS. La discussion que nous eûmes, mon cher Penda, portait sur cette charmante coutume anglaise décrite dans l'article ci-après (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanged,_drawn_and_quartered)

Écrit par : brighelli | 10 avril 2008

"C'est qui,ce clown "toto"?Il est total défonce, ou quoi?
Ecrit par : NKM | 10 avril 2008 "

Et voilà, on fait une malheureuse chtite faute, et les glands ne comprennent plus....

"Changeait"

:ange:

Écrit par : toto | 10 avril 2008

Savoir de paille et de branchages qui s'écroule au premier souffle du premier loup asthmatique venu.

Ecrit par : Robin | 10 avril 2008

Si les loups sont comme les chiens, ils ne peuvent être asthmatiques. Mais, néanmoins, ils peuvent être des vieillards cacochymes et atteints de bronchite chronique, sans clopes ni stages de poésie.

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

"Vous voyez, Christophe, la proposition de Pendariès sur Mme Youx, c'est de l'art…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008

Assurément! De l'art brute!

""C'est qui,ce clown "toto"?Il est total défonce, ou quoi?"
Ecrit par : NKM | 10 avril 2008 "

On ne touche pas à Toto, NKM! C'est la mascotte de "bonnet d'âne"!!!
S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Dobolino, à la grande époque du Body art, j'ai vu de mes yeux vu, à la FIAC à Paris, un artiste nu qui se laissait éclabousser par le sang et les tripes d'un chien éviscéré au dessus de lui.
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008

Ah! Des fois, ça gicle!
Si vous tenez absolument au tailleur Chanel, prévoyez un rechange.
Ceci dit, le chien était mort car les nôtres nous éclaboussent par dessous. T'es au dessus du chien et tu te fais retapisser, ce qui prouve d'ailleurs qu'il n'est pas mort. Limite, c'est plutôt une bonne nouvelle, si tu clampes à temps.
Tous des frustrés qui auraient du faire véto et ont loupé le coche.

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

Très joli, Dobolino, cette expression d'"ôter le caveçon" (pour ceux qui ne savent pas parce qu'ils ne sont pas cavaliers : http://www.ffcc.info/article442.html).
Tout se fait progressivement, en équitation comme en enseignement (comment s'appelait se splendide film, assez récent, avec Samy Frey ?). Je me rappelle Le Bris expliquant que si les élèves de CP, au premier trimestre, saisissaient de sa leçon du lendemain que 2x2=4, que 4x2=8, et que 8:2=4, "ça suffisait". Pareil lorsque vous débourrez un cheval : vous vous contentez de lui mettre une couverture sur le dos — vous n'allez pas vous jucher sur la bête du premier coup. Et puis petit à petit… Et un jour, vous ferez avec lui des randonnées difficiles, où vous lui ferez confiance. Pas la peine de lui mettre des coups de barre de fer sur les antérieurs, comme une certaine Haute école espagnole. Pas la peine d'utiliser le tord-nez à tout propos (mais c'est nécessaire, parfois, n'est-ce pas…). L'analogie vaut ce qu'elle vaut, et je monte rarement mes élèves — mais dans tous les cas, ça prend du temps, et c'est fondé sur un rapport de confiance mutuel, et sur la répétition — et pourtant, un cheval jeune, à 4 ou 5 ans, ça peut être enquiquinant, parfois… Et une pouliche, alors !
JPB
PS. Ça va, Mme la veto ? Pas dit trop de conneries ?

Écrit par : brighelli | 10 avril 2008

L'information sur le chien, ce n'était pas Dobolino, c'était moi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008

L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement

Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008

Mon seul souhait est que vous n'ayez jamais mon beau garçon comme élève!

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

Le film avec Samy Frey, c'était "Danse avec lui". Et c'était effectivement superbe. Le cheval, surtout.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008

L'analogie vaut ce qu'elle vaut, et je monte rarement mes élèves — mais dans tous les cas, ça prend du temps, et c'est fondé sur un rapport de confiance mutuel, et sur la répétition — et pourtant, un cheval jeune, à 4 ou 5 ans, ça peut être enquiquinant, parfois… Et une pouliche, alors !
JPB
PS. Ça va, Mme la veto ? Pas dit trop de conneries ?

Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008

Et ne jamais oublier que la seule vraie récompense du poulain, c'est quand on lui lève le harnachement et qu'on le lache dans le pré!

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

Dobolino, à la grande époque du Body art, j'ai vu de mes yeux vu, à la FIAC à Paris, un artiste nu qui se laissait éclabousser par le sang et les tripes d'un chien éviscéré au dessus de lui. Un Autrichien, je crois — ils étaient très engagés dans ces extrémités conceptuelles. L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement — que ne l'ont-ils fait, ça aurait fait plaisir à Jelinek qui vomit son pays et ses habitants. Tout comme j'avais vu, dans une galerie de la rue de Seine, vers le début des années 70, Gina Pane se découper lentement le lobe de l'oreille gauche avec une lame de rasoir — c'était une fana de cet objet —, elle était installée au premier étage et l'événement était retransmis par télé en circuit interne au rez-de-chaussée.
Vous voyez, Christophe, la proposition de Pendariès sur Mme Youx, c'est de l'art…
JPB
PS. La discussion que nous eûmes, mon cher Penda, portait sur cette charmante coutume anglaise décrite dans l'article ci-après (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanged,_drawn_and_quartered)

Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008

C'est un Actionniste viennois, Otto Muel, peut-être? Ou Hermann Nitsch et son "Théâtre des mystères et des orgies"? Vous en avez vues de ces choses, Jean-Paul!

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement

Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008

Mon seul souhait est que vous n'ayez jamais mon beau garçon comme élève!

Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008

Ah non, pourquoi? Dites-vous que ça débourre avec Jean-Paul (j'ai assisté à un de ses cours à Joffre, et c'est fort charmant, on y parle de fleurs, de catleya, de sentiments et de René Girard, et aussi de Shakira; que devient-elle?)!

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Otto Muehl; c'est comme pour le "H" dans Mahler, j'hésite...

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Je reviens au sujet du fil : Robin a écrit plus haut que l'art contemporain a partie liée avec le criminel et l'obscène.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008

D'où, probablement, le fait que mon fils, semble-t-il féru d'art moderne (ça reste à prouver, je ne suis que sa mère!), ne se formalise pas de se faire tabasser par deux gamins qui visent ses couilles et n'ont, semble-t-il, que cet objectif. Pour lui, il semblerait que ce soit une forme d'Art?

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

"Hugues le Despenser, favori et amant supposé du roi Édouard II d'Angleterre, fut supplicié après le renversement d'Édouard par sa femme Isabelle de France et son amant Roger Mortimer."

(Wikipedia)

Donc alors le Gaveston du "Edouard II" de Marlowe serait cet Hugues-là?... (J'avais vu une épouvantable représentation de cette pièce à Montpellier, en 1996, avec Carlo Brandt - l'homme qui lu les Droits de l'Homme à Avignon! mais qui se fait pisser dessus au début du film "Ridicule"!! - dans le rôle-titre; tout était moche: les décors, les costumes: noirs ou gris, le jeu des comédiens en constante sur-chauffe; le spectacle a été sifflé; je suis quand même resté jusqu'au bout, j'étais étudiant et le billet n'était pas gratuit; le metteur en scène: Alain Francon, tout est dans le nom...)

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Le maigre et maladif animal, attrapé dans la rue, a été attaché dans un angle de mur et montré au public, sans eau ni nourriture, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les visiteurs ont défilé devant lui, obéissant à la consigne de ne pas lui porter secours.(...) Le chien est mort en peu de temps.
cela pose quand même quelques questions.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008

La poésie, ça vous quitte pour un mot de travers.

Ecrit par : Robin | 10 avril 2008

Mot de travers de ce genre... Des fois, je trouve aussi que la poésie en est réduite à des extrémités stylistiques intolérables pour survivre et faire de l'audience.
Je dois être bourgeoise, quelque part?

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

Savoir de paille et de branchages qui s'écroule au premier souffle du premier loup asthmatique venu.

Ecrit par : Robin | 10 avril 2008

Si les loups sont comme les chiens, ils ne peuvent être asthmatiques. Mais, néanmoins, ils peuvent être des vieillards cacochymes et atteints de bronchite chronique, sans clopes ni stages de poésie.

Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008

Je corrige :

"Savoir de paille et de branchages, non de bonnes briques, qui s'écroule au premier souffle du premier loup cacochyme, atteint de bronchite chronique venu, l'asthme étant rarissime, voire inconnu chez les canidés sauvages, sans clopes, ni stages de poésie et sans les soins de dobolino."

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

l'homme qui [p'tit] lu[t]

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Mot de travers de ce genre... Des fois, je trouve aussi que la poésie en est réduite à des extrémités stylistiques intolérables pour survivre et faire de l'audience.
Je dois être bourgeoise, quelque part?

Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008

Qu'entendez-vous par là? C'était trop sibyllin pour moi.

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

Le mieux, c'est que même avec ou sans les soins éclairés de Dob ou de Yann, le loup bronchitique sera à même de souffler sans ambages sur cette maison de paille, si mal bâtie, par des novices naïfs. Ce qui n'empêchera d'ailleurs pas cette bête de se faire traiter de nazi par des bourges propres sur eux qui n'ont pas la moindre idée de ce que fut cette engeance et n'en ont pas souffert dans leur chair, sauf si leur grand-mère a été tondue à la libération, ce qui n'est guère plaisant d'ailleurs, la bête immonde se logeant partout où l'on l'agraine.

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

Mot de travers de ce genre... Des fois, je trouve aussi que la poésie en est réduite à des extrémités stylistiques intolérables pour survivre et faire de l'audience.
Je dois être bourgeoise, quelque part?

Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008

Qu'entendez-vous par là? C'était trop sibyllin pour moi.

Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008

C'est clair! Je suis embourgeoisée!!! N'allez pas plus loin, Penda! Je fais partie de ces petites bourgeoises qui s'offusquent du fait qu'on se coupe le zizi ou le clitoris pour fabriquer de la poésie. Vous savez bien? " Je ne suis pas parisienne. Ça me gêne, ça me gêne..."

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

En fait, Youx a inventé un nouveau genre:
la nanard littérature.

Elle s'occupe de la poésie. Le roman-nanard est réservé à Mazarine Pingeot (aussi connue sous le nom de Margarine Peugeot).

Écrit par : Loki | 10 avril 2008

Mot de travers de ce genre... Des fois, je trouve aussi que la poésie en est réduite à des extrémités stylistiques intolérables pour survivre et faire de l'audience.
Je dois être bourgeoise, quelque part?

Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008

L'horrible histoire de ce pauvre chien (une "installation" que ces connards appellent ça), et les exhibitions lamentables des allumés autrichiens du "body painting", ce n'est pas de la poésie, c'est de la bêtise à l'état pure.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

sauf si leur grand-mère a été tondue à la libération, ce qui n'est guère plaisant d'ailleurs, la bête immonde se logeant partout où l'on l'agraine.

Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008

Un collègue d'Histoire se sert d'une bande dessinée crée en 1945 et qui évoque la seconde guerre mondiale. Les fascistes italiens sont symbolisés par des cochons, les Anglais par des bouledogues, les soviétiques par un ours blanc et les nazis...par des loups.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

et les nazis...par des loups.

Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
"Cessez de rire, charmante Hedwige, les loups etc.."
Bonne nuit à tous.

Écrit par : dobolino | 10 avril 2008

Je cite la présidente de l'afef dont les propos sont ici reproduits:

"Si l’idée de choisir des thèmes comme le roman d’aventures en 4ème et l’autobiographie en 3ème dénote une légère préoccupation de l’intérêt des élèves, les œuvres imposées apparaissent souvent comme trop difficiles, ou peu lisibles par des élèves du collège d’aujourd’hui (Le lion de Kessel, Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier entre autres). "

Et je RUGIS aussitôt en constatant que Le Lion est jugé trop difficile pour des élèves de 4è. Quelle meilleure preuve de la dégradation STUPEFIANTE du niveau des élèves depuis 25 ans?
Elève de CM2 en 1983, j'avais lu en classe Le Lion; je me souviens encore de la rédaction que j'avais rédigée à la suite de cette lecture (ce devait être la dernière de l'année).
Ce n'était pas une école "d'élite" ou de "bourgeois" mais une école primaire de centre ville dans une ville de province. Personne n'avait protesté en jugeant le livre trop dur.
Et on nous explique aujourd'hui, après les brillantes réformes de l'éducation nationale qui se sont succédées dans le sens d'une autonomie croissante des élèves, que ces derniers ont perdu plus de 3 ans dans leur capacités de lecture par rapport à leurs devanciers d'il y a 25 ans. Je rassure les modernes: notre instituteur n'avait pas de blouse grise ni de trique... nous ne portions pas d'uniformes... nous regardions parfois la télévision après l'école - la télé, cette lamentable excuse des pédagos pour justifier l'abêtissement de leurs élèves - et les séries "Goldorak", "San Kukai" ou "Albator" ne témoignaient pas d'une exigence culturelle très supérieure à celle des dessins animés d'aujourd'hui. Nous jouions à des jeux électroniques frustes mais tout aussi chronophages que ceux d'aujourd'hui. Certains enfants venaient de familles pauvres. Mais nous étions capables de lire Le Lion.

Pourquoi? Sans doute parce que nos maîtres nous avaient appris un peu plus de choses.

A ces professeurs qui n'ont rien appris à leurs élèves et qui se plaignent ensuite de la difficulté des nouveaux programmes, je n'ai rien à dire. Je les invite juste à trouver une explication rationnelle, externe à l'école, à cette dégradation incroyable des capacités de lecture. Il n'y en a pas.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 10 avril 2008

"Meirieu sur mp3".
Ce qui est fascinant, c'est de voir avec quelle habileté ce personnage entièrement creux et qui n'a strictement rien à dire a réussi à se mettre en avant et à s'y maintenir par le seul pouvoir d'un verbe racoleur.

Ecrit par : Jean | 10 avril 2008


Jean, pour vous qui êtes un amateur, ci-joint au passage une adresse où l'on trouve Meirieu en video et devant des élèves. Une occasion unique de voir ses thèses mises en pratique, même si le résultat peut laisser sceptique.

http://educpol.over-blog.com/article-12624676-6.html

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 10 avril 2008

Certains enfants venaient de familles pauvres. Mais nous étions capables de lire Le Lion.

Pourquoi? Sans doute parce que nos maîtres nous avaient appris un peu plus de choses.

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 avril 2008

Notre ATSEM, à l'école, me parle encore avec des sanglots dans la voix, de son instit de CM2 qui leur avait fait lire ce livre.
Son père conduisait le camion des poubelles, sa mère est presque illettrée. A dix ans, elle était capable de cet exploit et nos 3° n'en seraient plus capables... C'est drôle, non ?
Ça doit être à cause des "nouveaux publics".

Écrit par : catmano | 10 avril 2008

Pour juger de la pertinence des suppressions d'emplois dans l'éducation nationale je me suis employé à confectionner un tableau avec pour l'année actuelle et les années à venir le nombre de collégiens et de lycéens potentiels en prenant comme critères le nombre des naissances en France métropolitaine et en calculant pour chaque année scolaire le nombre total des naissances sur 7 années ( de la sixième à la terminale).

Ainsi pour l'année 2007-2008 j'ai pris les naissances de 1990 à 1996 et ainsi de suite.

Le résultat est édifiant!!

Le nombre d'élèves va fortement augmenter lors des prochaines années!!

( source des naissance sur Wikipédia)

Année......... Naissances
2007-2008/= 5 151 671
2008-2009/= 5 116 032
2009-2010/= 5 095 056
2010-2011 /= 5 096 189
2011-2012 /= 5 159 361
2012-2013 /= 5 219 313
2013-2014 /= 5 251 334
2014-2015 /= 5 278 460
2015-2016 /= 5 319 508
2016-2017 /= 5 353 783
2017-2018 /= 5 407 888
2018-2019 /= 5 416 606

Et vive les suppressions d'emplois.

Écrit par : Merlemocoeur | 10 avril 2008

Totalement hors-sujet, (les blogueurs me le pardonneront), et pour notre ami Philippe, l'idéologue de l'enseignement du tennis, un petit lien:

http://www.chez.com/tennisrecherche/pierre.htm

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

Et la première partie, (avec un paragraphe sur le "cas Gauvain").

http://www.chez.com/tennisrecherche/pierre.htm

Écrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008

quantitatif
"nous voulons des profs crient les lycéens"
Slogan incomplet.
qualitatif
"nous voulons des profs,pas des gentils animateurs"

Écrit par : errances | 10 avril 2008

A propos de Body Art, j'en étais restée à la dame dont j'ai oublié le nom, mais vous le connaissez sûrement ( moi, j'oublie tous les noms) qui se faisait greffer des morceaux d'elle-même à des endroits incongrus: une oreille sur un bras et autres choses de ce genre, qui faisait filmer ses opérations, qui s'est fait mettre des boules de graisse (à elle) sur le front etc...Le plus drôle est quand vous fréquentez un peu directement certains de ces milieux d'artistes contemporains ( parce qu'il y a quand même des gens bien là-dedans et qui font des trucs chouettes) et que vous avez le mauvais goût de vous étonner des pratiques barbares de certains... Vous passez alors aisément pour le dernier des abrutis ! Ce qui n'a pas manqué de m'arriver! Les ego chez les artistes, tiens, c'est quelque chose. Bonnet d'âne à côté, du pipi de chat! Par contre des tas de nénettes carrossées que Mr Brighelli fesseraient à grandes mains, j'en suis sûre!

Écrit par : Sanseverina | 10 avril 2008

PENSÉE DU SOIR :

"Rédiger, ce n’est pas écrire."

Viviane YOUX

Écrit par : guy morel | 10 avril 2008

C'est Orlan, la dame, Sanseverina, et elle n'a aucune boule de graisse au front, mais des pomettes artificielles; je vous conseille aussi Stelarc (à sa demande, un labo a fabriqué une oreille à partir de la peau du monsieur, et celui-ci l'a greffée sur son bras; c'est un champion de la suspension et d'autres joyeusetés encore; j'ai une collègue doctorante qui bosse sur son travail, - elle est regardée étrangement sauf dans les centres de recherche avant-gardistes, esthético-éthico-virtuels):

http://www.stelarc.va.com.au/

Écrit par : Pendariès | 10 avril 2008

PENSÉE DU SOIR :

"Rédiger, ce n’est pas écrire."

Viviane YOUX

Ecrit par : guy morel | 10 avril 2008


Ses poèmes, elle les écrit ou elle les rédige ?

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

C'est qui,ce clown "toto"?Il est total défonce, ou quoi?

Ecrit par : NKM | 10 avril 2008

toto, c'est toto

(totologie)

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

La Poésie me semble plutôt du registre des pratiques solitaires dont on peut jouir comme on l'entend sans subir les gueulantes des autres, y compris ceux du Rotary et du Lion's.

Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008

J'ai bien essayé, moi aussi, de sortir des pratiques solitaires (il paraît que ça rend sourd) pour écouter les "gueulantes des autres", mais des Vivianes du château machinchose existent en plusieurs exemplaires et sévissent énormément dans le monde de la poésie avec de pâmantes évocations "d'utopies dérisoires" et de "désordres organiques", quand ce n'est pas de cerfs brâmant au fond des bois sur fond de coucher de soleil rouge myrtille (en alexandrins).

Alors je suis revenu aux pratiques solitaires, même si ça rend sourd, parce qu'à tout prendre, il vaut mieux être sourd que d'entendre ça.

Écrit par : Robin | 10 avril 2008

Elève de CM2 en 1983, j'avais lu en classe Le Lion; je me souviens encore de la rédaction que j'avais rédigée à la suite de cette lecture (ce devait être la dernière de l'année).
Ce n'était pas une école "d'élite" ou de "bourgeois" mais une école primaire de centre ville dans une ville de province. Personne n'avait protesté en jugeant le livre trop dur.
Ecrit par : Jesse Darvas

Cette remarque est très juste, Jesse, et les enfants de 1983 ne sont pas si différents de ceux d’aujourd’hui. Qu’est-ce qui a changé, si on recherche les causes externes à l’école que vous évoquez. (Les causes internes ayant été longuement présentées ici, je crois …) Peut être pourrais-je avancer une explication : les enfants aujourd’hui sont généralement moins patients. Je veux dire par là qu’un apprentissage, en particulier celui, long et difficile qu’on fait en classe, demande un investissement personnel, un effort sur la durée, une sorte d’ascèse, comme dirait Alain Finkielkraut, que beaucoup ne sont plus en condition de donner. Mon instituteur de CM2, en guise de préambule à l’année scolaire, c’était un peu avant vous, en 1974, nous avait prévenu qu’aucun progrès ne serait fait sans effort personnel, et il insistait profondément là-dessus. J’enseigne depuis plus de vingt ans, et j’ai vu la multiplication d’enfants dans des situations familiales impossibles, pris dans les enjeux et les conflits des adultes, la progression des comportements de refus de toute autorité institutionnelle, un consumérisme sans commune mesure avec celui que nous avons connu, parmi les enfants comme parmi les familles. Je crains que même un enseignement explicite, progressif, structuré, ne vienne buter sur cette question. Comment réhabiliter la notion d’effort à l’heure où l’irruption du tout technologique donne l’illusion de l’omniscience en un clic ?

Écrit par : chevreuil | 10 avril 2008

" Scaphandrier des profondeurs, boire à la source noire, au seuil de la Nuit sacrée où nage un poisson d'or et que tout homme aspire à connaître. "

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

" Scaphandrier des profondeurs, boire à la source noire, au seuil de la Nuit sacrée de Novalis où nage un poisson d'or et que tout homme aspire à connaître. "

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Robin, arrêtez la drogue.

Écrit par : Fenrir | 11 avril 2008

il apparaît que l’origine du déclin d’intérêt pour les études scientifiques réside en grande partie dans la façon dont les sciences sont enseignées dans les écoles, l’accent sera mis sur les méthodes d’enseignement.

Cité par : Phil Del

Le déclin d'intérêt pour les études scientifiques réside surtout dans leur faible rapport revenu/efforts. Les bons élèves préfèrent devenir "managers", un métier qui rapporte gros.

Écrit par : moot | 11 avril 2008

Cette remarque est très juste, Jesse, et les enfants de 1983 ne sont pas si différents de ceux d’aujourd’hui.(...)Peut être pourrais-je avancer une explication : les enfants aujourd’hui sont généralement moins patients.J’enseigne depuis plus de vingt ans, et j’ai vu la multiplication d’enfants dans des situations familiales impossibles, pris dans les enjeux et les conflits des adultes, la progression des comportements de refus de toute autorité institutionnelle, un consumérisme sans commune mesure avec celui que nous avons connu, parmi les enfants comme parmi les familles. Je crains que même un enseignement explicite, progressif, structuré, ne vienne buter sur cette question. Comment réhabiliter la notion d’effort à l’heure où l’irruption du tout technologique donne l’illusion de l’omniscience en un clic ?

Ecrit par : chevreuil | 10 avril 2008

Sans remettre en cause votre expérience, je reste sceptique face au discours sur les "nouveaux enfants" ou sur l'accélération du monde moderne, la perte du goût de l'effort à cause d'internet, etc.

Comme Baudelot et Establet qui s'attachent à montrer que l'antienne du "niveau qui baisse" remonte à Platon, je signalerai que l'idée que "le monde va plus vite et que l'on n'a plus le temps d'accorder l'attention nécessaire" est très antérieure à 1980. L'extrait ci-dessous d'un texte de Freinet datant de 1959 (qui fait jouer aux affiches et aux illustrés le rôle que l'on fait jouer aujourd'hui à la télévision, aux jeux videos ou à internet!) montre que ce thème n'a rien de nouveau. Rétrospectivement, le texte de Freinet paraît d'ailleurs comique (on dirait une parodie!mais il est authentique...)

Bonne lecture:

"Toute notre vie contemporaine est axée sur le globalisme sans contrepartie de consolidation analytique.

Elle pose les édifices mais néglige couramment les piliers. L'enfant qui passe aujourd'hui dans la rue est sollicité en permanence par des inscriptions et des affiches qui lui sont indifférentes et qu'il lit globalement, sans se soucier de l'interprétation plus ou moins juste, des signes qu'il enregistre. D'où des erreurs de lecture surprenantes, et qui s'inscrivent parfois d'une façon tenace dans l'esprit des enfants.

De notre temps, il y a trente à quarante ans, les inscriptions étaient rares ou même totalement inexistantes. Nous avions alors le temps de lire, de relire et de méditer les mots ou phrases que nous rencontrions par hasard.

Il faut ajouter aux conditions anormales de cette globalisation, l'effet de la vitesse, cet élément majeur de notre civilisation mécanicienne.

Nous nous arrêtions autrefois au bord de la route pour lire attentivement les instructions sur les bornes ou les monuments. On défile aujourd'hui en train ou en auto. Il faut, bon gré mal gré, bien ou mal, voir en un clin d'oeil, sans possibilité de s'arrêter ou de revenir en arrière pour rectifier une mémoire défaillante. On intervertit des mots, on échange des consonances qui bousculent le sens et habituent les enfants à un à peu près contre lequel il nous sera parfois difficile de réagir.

Mais il y a plus grave. Avez-vous vu votre enfant lire son journal illustré ? Il regarde l'image et réagit d'abord à l'image seule, donnant parfois lui-même le texte possible du drame que ces images suscitent en lui.

Ensuite, mais ensuite seulement, il jette un coup d'oeil sur le texte. Il ne s'agit pas de le lire syllabe à syllabe ou mot à mot, ni même globalement.

Il n'en a d'ailleurs ni le temps ni le désir. À quoi lui servirait cet effort ? Il promène son oeil distrait sur un texte si compact qu'il est d'ailleurs souvent illisible. Et sur la base de cette vision rapide, il reconstitue le texte à sa convenance. Il intervertit ou déforme à sa fantaisie les groupes de mots, change les phrases, en estropie d'autres. Et finalement ce qu'il lit ou comprend n'a plus aucun rapport avec le texte véritable."

Écrit par : Jesse Darvas | 11 avril 2008

quantitatif
"nous voulons des profs crient les lycéens"
Slogan incomplet.
qualitatif
"nous voulons des profs,pas des gentils animateurs"

Ecrit par : errances | 10 avril 2008

Il y a des slogans qualitatifs.
J'ai beaucoup aimé le :
"Avec de l'éducation,
on aurait des slogans moins cons !"
(vu sur une pancarte)

Bonne journée à tous.

Écrit par : Pat | 11 avril 2008

Lu sur www.lire-ecrire, toujours à propos de l'infâme et inepte Meirieu.

"Ph.Meirieu pratique allègrement l'amalgame. Il mélange programme politique et programme pédagogique. A partir du projet de programme pour le primaire, il prête au gouvernement des intentions mauvaises pour instituer une école « libérale autoritaire ». Comme je viens de le dire sur un autre fil, l'école libérale est largement issue des errements de l'école pédagogiste. Quant à mélanger l'autorité nécessaire des chefs d'établissement avec la notion de régime autoritaire, il faut oser.

On voit bien contre quoi Philippe Meirieu lutte ou croit lutter, et on voit, en filigrane, en quoi il croit. Il croit en une école anti-autoritaire, une école où l'autorité se discute. Il croit en une école où c'est l'élève qui dit quand il est prêt à acquérir un savoir, au risque qu'il n'y soit jamais prêt. Une école où l'on suscitera le « projet » de l'élève, même s'il n'en a pas vraiment. Une école où les parents n'ont pas leur mot à dire. Une école où les savoirs ne sont pas « cubiques », où ils sont « patatoïdes », parce qu'il a été prouvé que les savoirs patatoïdes sont mieux assimilés par les apprenants (bon, j'interprète un peu ;) . Une école résolument en rupture avec l'idéologie libérale marchande (une école libertaire anti-libérale ?).

Et, selon moi, ceci est le plus grave. On pensera ce qu'on voudra de l'idéologie libérale marchande. Mais, c'est celle dans laquelle nous vivons. Plus de 50% de nos concitoyens l'ont clairement choisie encore récemment. Parmi les autres, mettons-en encore 40% (les sympathisants socialistes) qui ne sont pas violemment anti-libéraux (voire D. Strauss-Kahn, en guise d'exemple). Il nous reste donc une dizaine de pourcent de la population qui est franchement anti-libérale. Est-il correct que l'école ait un discours aussi partisan que ce que M.Meirieu préconise ? N'est-il pas souhaitable que l'école garde une prudente neutralité (objectivité) en ce domaine ? Peut-on considérer comme scientifique un homme ayant un tel parti pris ?

Je ne me fais pas d'illusions sur les résultats probables de la politique économique de l'actuel gouvernement. Cependant, je me refuse encore à croire que les projets de M.Darcos soient aussi machiavéliques que ce que M.Meirieu suggère. Je continue de penser que M.Darcos veut, sincèrement, tenter de corriger 30 ans d'errements pédagogistes, 30 années d'errements que M.Meirieu tente de masquer."

Écrit par : Jean | 11 avril 2008

Je reviens sur la projection proposée plus haut par merlemocœur, parce que c'est le cœur du problème.
Nous sommes aujourd'hui à la fin des classes creuses de la première moitié des années 90. La courbe remonte sensiblement à partir de 98 — anticipation du boom millénariste, paraît-il. Le problème, c'est que nous n'aurons pas les profs pour enseigner à tous ces gamins (comme nous n'aurons pas les toubibs, vu le blocage du recrutement dans les années 90 : vous êtes priés de ne pas être malades jusqu'en 2015, à peu près). Le raisonnement du ministère, pour autant que j'aie compris, est double. On fait des économies (réclamées par Bercy) sur le court terme, et on allège le système des options, afin d'éviter une (trop grosse) crise de recrutement dans trois u quatre ans. Le problème, c'est que ce n'est pas sur les matières optionnelles que le trou d'air va être ressenti, mais en français, en maths, en HG, en anglais — les matières qui existaient dans les années 60-70 quand ont été embauchés les dizaines de milliers d'enseignants qui vont partir à la retraite (la crise est moins grave pour les instits, qui ont profité au maximum des possibilités d'anticiper leur retraite, jusqu'à il y a encore trois ans).
Donc, si vous avez des enfants qui hésitent sur leur carière, conseillez-leur l'enseignement dans les quatre à cinq ans, les oncours de recrutement vont s'ouvrir démesurément (d'où, je pense, les rumeurs diverses sur la possibilité de recruter localement, en fonction de masters d'université et sans passer trop de concours nationaux, parce qu'il va falloir faire face dans l'urgence).
Pensez la situation en termes d'entreprise (libérale). Vous n'embaucheriez pas aujurd'hui en sachant que vous en aurez besoin demain — vous attendriez demain. Le problème, c'est que demain, il n'y aura pas assez de monde à embaucher. D'où l'autre hypothèse, européenne — aller chercher à l'étranger les enseignants que nous n'aurons pas ici : après tout, n a bien fait ça, avec un certain succès, pur les hôpitaux, depuis quelques années.
Bon, je pars quelques jours, je ne pourrai consulter mes messages ou le blog que rarement, soyez sages ! Elève Robin, surveillez vos petits camarades !
JPB

Écrit par : brighelli | 11 avril 2008

L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement

Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008

Lui a-t'on demandé "cha va, biloute ?".

Écrit par : Japhet | 11 avril 2008

Ce qui est fascinant, c'est de voir avec quelle habileté ce personnage entièrement creux et qui n'a strictement rien à dire a réussi à se mettre en avant et à s'y maintenir par le seul pouvoir d'un verbe racoleur.

Ecrit par : Jean

Je m'étais fait la même observation en observant le susdit pérorer au "salon de l'éducation", il y a de cela une petite dizaine d'années.

Écrit par : moot | 11 avril 2008

"Par contre des tas de nénettes carrossées que Mr Brighelli fesseraient à grandes mains, j'en suis sûre!"

Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008

Si Monsieur Brighelli s'y mettent à plusieurs, ça doit effectivement valoir le coup!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

"toto, c'est toto

(totologie)"

Ecrit par : Robin | 10 avril 2008

Rien à ajouter.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

Je récapépète ma question:

où peut-on consulter le projet de programme de français pour les collèges?

Merci à qui pourra me renseigner.

Écrit par : Jean | 11 avril 2008

Est-ce dans la provocation et les rencontres improbables que l'on peut mettre en valeur "l'énigmatique certitude de l'oeuvre d'art" ?
En mal d'un public populaire, l'art contemporain impose dans les musées les pires incongruités :

http://www.lefigaro.fr/culture/2008/04/10/03004-20080410ARTFIG00384-quand-l-art-contemporain-investit-le-louvre-.php

"Aujourd'hui les musées affrontent les approches les plus désinvoltes et les plus saugrenues. De plus en plus oubliées les valeurs identitaires, culturelles et politiques. Allons-nous vers une réalité qui réduirat en entrepo^ts où puiser des marchandise ?"
Jean Clair : "Malaise dans les musée". Récemment paru au café Voltaire.

Philippe

Écrit par : Phil Del | 11 avril 2008

"En Primaire comme en Secondaire, j’étais nul en « dessin »."

Comment??? La si merveilleuse école qui permettait à chacun de développer ses capacités???

On nous aurait menti???

Écrit par : Troll | 11 avril 2008

C'est peut-être là !

http://www.education.gouv.fr/cid81/les-programmes-au-college.html

Écrit par : bernard | 11 avril 2008

Progerammes de collège :
*Vous pouvez télécharger le projet de programme du français*:

- les "principes et objectifs" généraux

- les pages sur la classe de 6e

- la 5e

- la 4e

- la 3e

JPB

Écrit par : brighelli | 11 avril 2008

raté,ce n'est pas le projet.

Écrit par : bernard | 11 avril 2008

Troll, vous êtes un âne bâté — et encore, en donnant un handicap à l'âne. J'étais nul en dessin parce que je n'avais aucune disposition pour le dessin. Qui vous a dit — qui a un jour prétendu — que l'école devait vous rendre excellent en tout ? Mon slogan, maintes fois répété, c'est que l'Ecole doit permettre à chacun d'aller au plus haut de ses capacités. Vous n'empêcherez jamais un gosse d'avoir le neurone un peu lent (surtout s'il n'en a qu'un), vous n'empêcherez jamais un gosse d'avoir des facilités ici et des difficultés là. En revanche, vous et vos semblables avez empêché les enfants qui avaient des capacités particulières de les exprimer, au nom d'une uniformisation (l'autre nom de l'égalitarisme) qui fleure bon le totalitarisme. Je suis nul en dessin, je me débrouille en musique, mais je ne vaudrai jamais grand chose, il y a longtemps que je n'ai pas fait de maths, et j'en avais un goût modéré, l'anglais m'a fait suer jusqu'en hypokhâgne (et même un peu après), mais je suis presque bilingue aujourd'hui, et j'écris passablement. Quelques talents sportifs, mais je ne serai jamais Première série en tennis — et alors ? Quant à mes talents occultes, ils font partie de ceux que l'on n'apprend pas à l'école. Fin du portrait et du débat sur l'inné et l'acquis. Et vous, Troll, en quoi êtes-vous bon ?
JPB, sur le départ.
PS. Pour les fans, RV sur FR3 Languedoc demain sur le coup de 11 h et quelques, et sur Direct 8 ce soir, vers 22h et des poussières.

Écrit par : brighelli | 11 avril 2008

Ce n'est pas passé. Je recommence :

http://www.mediapart.fr/files/par1.pdf









JPB

Écrit par : brighelli | 11 avril 2008

Ah ! il ya plusieurs trolls, moi je n'ai rien dit ni hier, ni ce matin...

Écrit par : le troll | 11 avril 2008

Arts plastiques, suite. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, notre ami Roger Felts est le dernier des situationnistes. Il n'était pas derrière "la Dialectique peut-elle casser des briques ?", mais il a commis sur l'art pompier que d'aucuns adorent (Cavanna, entre autres, qui en avait tiré une Histoire de France absolument introuvable, merci à ceux qui ont le premier tome de bien vouloir me l'offrir…) l'un de ces attentats dont rêvent les jeunes filles — paraît-il. Allez vite sur
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/08/le-detournement…/
et patientez, c'est lourd à charger.
JPB, qui salue RF, dont le manuscrit est en bonnes mains — et à bientôt.

Écrit par : brighelli | 11 avril 2008

Je ne sais pas pourquoi, un lien est passé, pas les autres. Ces machines sont déconcertantes, parfois. Je recommence :

http://www.mediapart.fr/files/part2.pdf

http://www.mediapart.fr/files/part3.pdf

http://www.mediapart.fr/files/part4.pdf

http://www.mediapart.fr/files/part5.pdf

En espérant que cette fois…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 avril 2008

"Quelques talents sportifs, mais je ne serai jamais Première série en tennis — et alors ? Quant à mes talents occultes, ils font partie de ceux que l'on n'apprend pas à l'école. Fin du portrait et du débat sur l'inné et l'acquis. Et vous, Troll, en quoi êtes-vous bon ?
JPB, sur le départ.
PS. Pour les fans, RV sur FR3 Languedoc demain sur le coup de 11 h et quelques, et sur Direct 8 ce soir, vers 22h et des poussières."

Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008

Vous tapez la balle, Jean-Paul?
Talents occultes, c'est joliment dit.... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

(Cavanna, entre autres, qui en avait tiré une Histoire de France absolument introuvable, merci à ceux qui ont le premier tome de bien vouloir me l'offrir…)

Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008

Je l'ai, mais je le garde. Désolé...

Très intéressant débat hier sur les performances artistiques.
Ceux qui veulent me rendre visite en verront une toute fraiche et assez "performante" au plafond de ma salle d'op. Un euro l'entrée, c'est donné.

Écrit par : yann | 11 avril 2008

il apparaît que l’origine du déclin d’intérêt pour les études scientifiques réside en grande partie dans la façon dont les sciences sont enseignées dans les écoles, l’accent sera mis sur les méthodes d’enseignement.

Cité par : Phil Del

Le déclin d'intérêt pour les études scientifiques réside surtout dans leur faible rapport revenu/efforts. Les bons élèves préfèrent devenir "managers", un métier qui rapporte gros.

Ecrit par : moot | 11 avril 2008

Analyse de Moot partagée à 200 %, même si la débilité profonde de la main à la pâte a un peu aidé.

Écrit par : yann | 11 avril 2008

" Scaphandrier des profondeurs, boire à la source noire, au seuil de la Nuit sacrée de Novalis où nage un poisson d'or et que tout homme aspire à connaître. "

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

Robin, arrêtez la drogue.

Ecrit par : Fenrir | 11 avril 2008

Ah, non ! pas ça...J'ai déjà fait l'effort de m'arrêter de fumer, de respecteur les limitations de vitesse, d'acheter des yaourts à 0%, de lire la poésie de Viviane et de travailler en séquences". Vous voulez ma mort ?

...Ou me faire mourir d'ennui ? ^^^^^^

(les petits chapeaux chinois, c'est pour la brigade des stups.)


LXXVI - Spleen

J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombrés de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité
Prend les proportions de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante!
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.

Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Il n'en a d'ailleurs ni le temps ni le désir. À quoi lui servirait cet effort ? Il promène son oeil distrait sur un texte si compact qu'il est d'ailleurs souvent illisible. Et sur la base de cette vision rapide, il reconstitue le texte à sa convenance. Il intervertit ou déforme à sa fantaisie les groupes de mots, change les phrases, en estropie d'autres. Et finalement ce qu'il lit ou comprend n'a plus aucun rapport avec le texte véritable."

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 avril 2008

Mais pourrait-on m'expliquer pourquoi Célestin était-il, avec toutes ces belles idées, un ardent partisan de la méthode globale ?

Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Il y a des slogans qualitatifs.
J'ai beaucoup aimé le :
"Avec de l'éducation,
on aurait des slogans moins cons !"
(vu sur une pancarte)

Bonne journée à tous.

Ecrit par : Pat | 11 avril 2008

Ils ont de l'humour ces petits. Rien n'est perdu.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Une école résolument en rupture avec l'idéologie libérale marchande (une école libertaire anti-libérale ?).

Philippe Meirieu fait partie des gens qui, à leur manière, n'ont pas "digéré" mai 68. Il est le reflet inversé de Nicolas Sarkozy.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Marx est mort, Dieu est mort. Et moi-même je ne me sens pas très bien.

Écrit par : Woody Allen | 11 avril 2008

Bon, je pars quelques jours, je ne pourrai consulter mes messages ou le blog que rarement, soyez sages ! Elève Robin, surveillez vos petits camarades !
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008

Vous n'allez quand même pas me laisser tout seul avec cette classe de oufs ?

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Quelqu'un qui déteste les enfants et les animaux ne peut être tout à fait mauvais .

Écrit par : W.C. Fields | 11 avril 2008

Les posts précédents me font penser à un polar qui évoque les dérives de l’art moderne, pour ceux et celles qui aiment le genre :
“Pour l’amour de l’art” d’Andreu Martin qui vient de ressortir en poche (10/18).

Écrit par : Lariba | 11 avril 2008

http://educpol.over-blog.com/article-18641606.html

ou... le retour de bâton

Écrit par : un ami | 11 avril 2008

"Mais pourrait-on m'expliquer pourquoi Célestin était-il, avec toutes ces belles idées, un ardent partisan de la méthode globale ?

Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet."

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

Peut-être parce que la méthode globale est moins catastrophique qu'on le prétend ici.

Écrit par : toi.lettes. champs | 11 avril 2008

Je serai, sous le sac de cendre qui me couvre
La voix qui dit malheur ! la bouche qui dit : Non !
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te montrerai, césar, ton cabanon.

Écrit par : V. Hugo | 11 avril 2008

La méthode globale, c'est bien connu, permet d'apprendre à jouer au golf ;))

Écrit par : Lariba | 11 avril 2008

"Ah, non ! pas ça...J'ai déjà fait l'effort de m'arrêter de fumer, de respecter les limitations de vitesse, d'acheter des yaourts à 0%, de lire la poésie de Viviane et de travailler en séquences". Vous voulez ma mort ?

...Ou me faire mourir d'ennui ? ^^^^^^

(les petits chapeaux chinois, c'est pour la brigade des stups.)"

Vous restent The Clash, Robin. Should I stay or should I go ????? Croyez que c'est encore permis, les Clash, de nos jours ?

Écrit par : Milady | 11 avril 2008

"Vous restent The Clash, Robin. Should I stay or should I go ????? Croyez que c'est encore permis, les Clash, de nos jours ?"

Ecrit par : Milady | 11 avril 2008

Et le rubik's cube!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

"Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet."

"Lire avec Léo & Léa" Edition Belin 18€ po chir
Super hyper hypra bonne méthode global avé la progression ..... TIP TOP

:ange:

La syllabique c'est d'la doune !

Enfermez beel6
Libérez marie-jeanne

C'est vendredi :ange:

Écrit par : toto | 11 avril 2008

Bon, je pars quelques jours, je ne pourrai consulter mes messages ou le blog que rarement, soyez sages ! Elève Robin, surveillez vos petits camarades !
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008

Vous n'allez quand même pas me laisser tout seul avec cette classe de oufs ?

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

Bon, ça suffit comme ça. Vous avez du boulot à faire : biographie du marquis de Sade et commentaire de "l'Escarpolette" de Fragonard !

- Claire, les fessées sont interdites !

- ?????

-Oui, même entre élèves !

- ??????

- Oui, même consentants !

?????

- Quels travaux pratiques ?

- Christophe, tu me ranges ces balles de tennis !

- toto, tu ranges ton compas, tu arrêtes d'embêter Christophe ! Et tu laisses ta bouteille de Kiravi à la maison !

- C'est du champagne rosé ? Bon, ça va !

- dobolino, qu'est-ce que c'est que ce chien ?

- Milady, vous êtes empoisonnante, à la fin, vous me remettez ce clash dans votre réticule !

- Non toto, tu ne peux pas en avoir !

- Pourquoi le prof. il a pas choisi Jean...Un gars sérieux, bourré d'autorité, lui.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

- Pourquoi le prof. il a pas choisi Jean...Un gars sérieux, bourré d'autorité, lui.

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

dobolino, qu'est-ce que c'est que ce chien ?

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

dobolino, qu'est-ce que c'est que ce chien ?

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

- C'est pas un chien, c'est un loup, mais, je viens de le vacciner

- Bon, ça va !

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Hé, dites-donc, Robin, égalité de traitement! Soit vous voussoyez tout le monde, soit vous nous tutoyez tous!!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

M'sieur, y'a Cadichon qui lit "le diplo" en cachette!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

Et y'a Victor, au dernier rang, qui donne des grands coups sur la tête de Guillaume avec son édition complète du "Capital".

Écrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

"- Pourquoi le prof. il a pas choisi Jean...Un gars sérieux, bourré d'autorité, lui."

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

Mais non! Jean, c'est l'inspecteur pédagogique régional!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

- cadichon, si vous êtes en cours pour faire du body art, vous feriez mieux de retourner au States.

- ???!!!

- stalinien, moi ?

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Hé, dites-donc, Robin, égalité de traitement! Soit vous voussoyez tout le monde, soit vous nous tutoyez tous!!! ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

Christophe, je vous cède volontiers ma place, si tu en veux !

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Ah, non merci! Je ne suis pas contre les classes hétérogènes, mais il y a des limites!!!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

-Retourne -toi Nicolas !
-M'sieur,Y a Carla qui fait que dire des cochoncetés !

http://fr.youtube.com/watch?v=f03KAiuMVRw&feature=related

Écrit par : Amélie .- | 11 avril 2008

M'sieu, est-ce que je peux faire une analyse de "L'origine du monde" de Courbet parce y'en a des qui ont dit que j'étais pudibonde quand j'ai dit que j'aimais pas l'extrait du Gone de j'sais plus quoi que le maître avait donné comme fil de discussion ?

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 avril 2008

Et y'a Victor, au dernier rang, qui donne des grands coups sur la tête de Guillaume avec son édition complète du "Capital".

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

Victor, tu peux taper Guillaume avec Althusser, mais pas avec Marx. Ca laisse moins de traces.

(Négocier, toujours négocier !)

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Ah, non merci! Je ne suis pas contre les classes hétérogènes, mais il y a des limites!!!
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

Ah! ces pédagos, dès qu'on les confronte avec les classes réelles, y'a plus personne !))))))))))))))))

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

M'sieu, est-ce que je peux faire une analyse de "L'origine du monde" de Courbet parce y'en a des qui ont dit que j'étais pudibonde quand j'ai dit que j'aimais pas l'extrait du Gone de j'sais plus quoi que le maître avait donné comme fil de discussion ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 avril 2008

- Mais oui, ma petite Hélène !

- Oh ! la chouchoute !

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

-Retourne -toi Nicolas !
-M'sieur,Y a Carla qui fait que dire des cochoncetés !

http://fr.youtube.com/watch?v=f03KAiuMVRw&feature=related

Ecrit par : Amélie .- | 11 avril 2008

- Nicolas, tu me copieras trois fois "Quand je pense à Fernande". Ca t'aidera à pénétrer "l'origine du monde".

- Carla, on sait que tu veux faire esthéticienne après la troisième, mais il faut quand même décrocher le brevet.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

A ces professeurs qui n'ont rien appris à leurs élèves et qui se plaignent ensuite de la difficulté des nouveaux programmes, je n'ai rien à dire. Je les invite juste à trouver une explication rationnelle, externe à l'école, à cette dégradation incroyable des capacités de lecture. Il n'y en a pas.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 avril 2008

et j’ai vu la multiplication d’enfants dans des situations familiales impossibles, pris dans les enjeux et les conflits des adultes, la progression des comportements de refus de toute autorité institutionnelle, un consumérisme sans commune mesure avec celui que nous avons connu, parmi les enfants comme parmi les familles. Je crains que même un enseignement explicite, progressif, structuré, ne vienne buter sur cette question. Comment réhabiliter la notion d’effort à l’heure où l’irruption du tout technologique donne l’illusion de l’omniscience en un clic ?"
Lui répond-on. ( pardon mais ai la flemme de remonter)

Les familles étaient aussi dysfonctionnelles, il y a 100 ans. violence familiale avec ivrognerie endémique et promiscuité, mères célibataires, et pas d'allocs.L'école était le seul SANCTUAIRE de normalité dans la vie de ces enfants-là. Et elle leur permettait de sortir de leur milieu, n'en déplaise aux adorateurs de la bourdivinité. On leur a enlevé

Le refus de toute autorité? résultat d'une collusion parents-enseignants dans une école qui ne transmet plus les savoirs pour faire à la place de l'Ingénierie sociale.( socialiser les enfants et changer l'homme pour une nouvelle société)

Preuve qu' on tue l'école quand on change sa mission de transmettre des savoir et d'"élever" les enfants à l'état d'homme ( Alain).


Si l'on parvient depuis dix ans et même plus dans les quartiers les plus pourris des ghettos US à faire réussir des enfants avec un "enseignement progressif, structuré" etc.., c'est bien que c'est tout à fait possible. Les Français préfèrent baisser les bras que d'accepter qu'il y a une solution qui va à l'encontre de leurs certitudes, toutes tendances confondues et s'appelle le pluralisme qui privilégie la liberté.

Si l'expérience américaine nous permet une projection,( je fais comme merlemoqueur ) la France commencera à renverser la vapeur dans envirion trente cinq ans dans le meilleur des cas.

Écrit par : Cadichon | 11 avril 2008

M'sieur, y'a Cadichon qui lit "le diplo" en cachette!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

- Si c'est le "Monde diplomatique", ça va, on aborde la Préhistoire la semaine prochaine...Si c'est le "Diplodocus" aussi.

Cette cadichon, il faut toujours qu'elle fasse son intéressante.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

"Mais pourrait-on m'expliquer pourquoi Célestin était-il, avec toutes ces belles idées, un ardent partisan de la méthode globale ?

Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet."

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

Peut-être parce que la méthode globale est moins catastrophique qu'on le prétend ici.
Ecrit par : toi.lettes. champs | 11 avril 2008

Et surtout parce que la méthode naturelle de Freinet, à l'époque, n'était qu'une variante de l'écriture-lecture de Graser-Vogel-Schüler; donc une méthode alphabétique.
Sur ces questions un peu compliquées d'apprentissage de la lecture on ne saurait trop conseiller La globale et la syllabique, l'excellent texte de Michel Delord.
GM

Écrit par : guy morel | 11 avril 2008

""Troll, vous êtes un âne bâté — et encore, en donnant un handicap à l'âne. J'étais nul en dessin parce que je n'avais aucune disposition pour le dessin. Qui vous a dit — qui a un jour prétendu — que l'école devait vous rendre excellent en tout ? Mon slogan, maintes fois répété, c'est que l'Ecole doit permettre à chacun d'aller au plus haut de ses capacités. Vous n'empêcherez jamais un gosse d'avoir le neurone un peu lent (surtout s'il n'en a qu'un), vous n'empêcherez jamais un gosse d'avoir des facilités ici et des difficultés là. En revanche, vous et vos semblables avez empêché les enfants qui avaient des capacités particulières de les exprimer, au nom d'une uniformisation (l'autre nom de l'égalitarisme) qui fleure bon le totalitarisme. Je suis nul en dessin, je me débrouille en musique, mais je ne vaudrai jamais grand chose, il y a longtemps que je n'ai pas fait de maths, et j'en avais un goût modéré, l'anglais m'a fait suer jusqu'en hypokhâgne (et même un peu après), mais je suis presque bilingue aujourd'hui, et j'écris passablement. Quelques talents sportifs, mais je ne serai jamais Première série en tennis — et alors ? Quant à mes talents occultes, ils font partie de ceux que l'on n'apprend pas à l'école. Fin du portrait et du débat sur l'inné et l'acquis. Et vous, Troll, en quoi êtes-vous bon ?
JPB, sur le départ.
PS. Pour les fans, RV sur FR3 Languedoc demain sur le coup de 11 h et quelques, et sur Direct 8 ce soir, vers 22h et des poussières.

Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008 ""

et surtout "vous et vos semblables avez empêché les enfants"!!!

Je vous surprends en flagrant délit de n'importe quoi, je ne suis pas un pédagogiste égaré juste un habitué du blog (et plutôt d'accord avec vous, je viens de terminer votre dernier livre) et je voulais m'amuser un peu (je vous rappelle que sur internet un troll est un "provocateur qui s'amuse à pervertir les débats).

Donc, du repos, du repos, bonnes vacances!

Écrit par : Troll | 11 avril 2008

M'sieur, y'a Letrol y m'a planté son compas dans le dos!

Écrit par : dobolino | 11 avril 2008

Quant à moi, mon truc c'est la musique aussi et aussi malheuresement sans grand talent!!!

Écrit par : Troll | 11 avril 2008

malheureusement

Écrit par : Troll | 11 avril 2008

Et surtout parce que la méthode naturelle de Freinet, à l'époque, n'était qu'une variante de l'écriture-lecture de Graser-Vogel-Schüler; donc une méthode alphabétique.
Sur ces questions un peu compliquées d'apprentissage de la lecture on ne saurait trop conseiller La globale et la syllabique, l'excellent texte de Michel Delord.
GM

Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008

Il me semblait bien aussi qu'en travaillant avec des caractères d'imprimerie, on n'était pas global. Ça oblige à tout décomposer en lettres et en plus, faut les charger à l'envers.

Écrit par : dobolino | 11 avril 2008

"Mais pourrait-on m'expliquer pourquoi Célestin était-il, avec toutes ces belles idées, un ardent partisan de la méthode globale ?

Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet."

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

Peut-être parce que la méthode globale est moins catastrophique qu'on le prétend ici.

Ecrit par : toi.lettes. champs | 11 avril 2008

- Oui tu peux aller aux toi.lettes

(c'est l'enfer!)

Bon, je réponds sérieusement. Vous ne voyez donc pas qu'il y a une contradiction entre l'analyse tout à fait pertinente que fait Célestin Freinet de l'environnement moderne (la multiplication des images, les message de plus en plus nombreux et qui vont de plus en plus vite) et la méthode globale.

La méthode globale va dans le sens de cet environnement dans lequel l'enfant "n'a pas le temps" de décrypter les messages, des messages qu'il s'efforce de déchiffrer au petit bonheur comme on s'efforce de déchiffrer des hiéroglyphes.

Ne serais-ce pas justement, si l'on suit l'analyse de Freinet (et on ne peut que la suivre) à l'école de réagir à cet environnement en donnant à l'enfant des armes pour le décrypter, le mettre à distance, c'est à dire en lui donnant du temps et des instruments d'analyse, à commencer par une méthode qui "déconstruit" (pour parler comme Derrida) l'évidence aggressive du monde (la méthode syllabique d'association phonème/graphème) et non qui s'y plie (la méthode globale) ?

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

M'sieur, y'a Letrol y m'a planté son compas dans le dos!

Ecrit par : dobolino | 11 avril 2008

Et le loup, qu'est-ce qu'il fait ? Et le patron, quand est-ce qu'il revient ?

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Vu sur I-télé cet après-midi, l'excellente émission ça se discute avec Zémour et Domenach.

Interrogé sur les mouvements lycéens, Zémour a très bien recentré le problème sur la question des programmes, approuvant l'utile retour au bon sens et dénonçant la mainmise des pédagogistes. Mais il déplore l'occasion manquée en début de mandat (il fallait détruire les IUFM et instaurer la sélection à l'entrée de l'université).
Désormais, les pédagos ont senti le souffle du boulet (pour reprendre son expression) et se vengent par idiots utiles et analphabètes interposés.

Domenach, lui, n'a rien compris et devrait discuter de temps à autre avec Polony, ça tombe bien, ils bossent dans la même boîte.

Écrit par : Guillaume | 11 avril 2008

Donc, du repos, du repos, bonnes vacances!

Ecrit par : Troll | 11 avril 2008

Toujours le mot pour rire.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Hé, dites-donc, Robin, égalité de traitement! Soit vous voussoyez tout le monde, soit vous nous tutoyez tous!!! ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008

J'expérimente la "pédagogie différenciée".

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Quant à moi, mon truc c'est la musique aussi et aussi malheuresement sans grand talent!!!

Ecrit par : Troll | 11 avril 2008


Le seul talent, c'est de trouver le sien. Et le seul ennui, c'est que ça prend un temps infini... Misère...

Écrit par : Sergio | 11 avril 2008

Ciao, ciao a tutti! Bisou ( of course! à Penda) et bon courage à Maître Robin ( non, c'est normal que vous soyez en charge de la classe: vous avez une sagesse que j'admire vraiment en ayant si peu moi-même...)

Écrit par : Sanseverina | 11 avril 2008

M'sieur, moi, le loup, je veux bien l'adopter.

" Maintenant tu n'es plus, ô matière vivante
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante."

Superbe poème, et d'une précision presque clinique. Ce sentiment de pétrification dans l'épouvante, c'est exactement ce qu'on éprouve lors de certaines crises d'angoisse. Les textes qui portent le titre de "spleen" ne sont pas seulement des chefs-d'oeuvre, ce sont des traductions exactes d'expériences pathologiques. Je me demande si certains psychiatres s'en sont déjà avisés.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 avril 2008

Un troll pousse l'autre.Qu'est-ce qu'on fait avec maintenant 2 trolls dans la classe et en l'absence du maître ?Au fait vous savez où il est parti ?

Écrit par : Le troll | 11 avril 2008

"Ça se mange, un psychiatre?" dit le loup.

Écrit par : dobolino | 11 avril 2008

Le seul talent, c'est de trouver le sien. Et le seul ennui, c'est que ça prend un temps infini... Misère...

Ecrit par : Sergio | 11 avril 2008

Apparemment, le troll a fini par trouver le sien.

Un troll pousse l'autre.Qu'est-ce qu'on fait avec maintenant 2 trolls dans la classe et en l'absence du maître ?Au fait vous savez où il est parti ?

Ecrit par : Le troll | 11 avril 2008

Si ça continue, je vais demander un permis de port d'armes...virtuelles (?)

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Si ça continue, je vais demander un permis de port d'armes...virtuelles (?)

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008


Il y aurait bien ce bon vieil Iloveyou... Ca allait se loger jusque dans le BIOS... En plus ça destroyait que les Wintel... Que des avantages, quoi...

Écrit par : Sergio | 11 avril 2008

Non, Robin, terrorisez-les à l'ancienne, les méthodes réacs, y a que ça de vrai et d'efficace !

http://charlyleprof.canalblog.com/archives/2007/02/16/4023752.html

Écrit par : Amélie .- | 11 avril 2008

Ciao, ciao a tutti! Bisou ( of course! à Penda) et bon courage à Maître Robin ( non, c'est normal que vous soyez en charge de la classe: vous avez une sagesse que j'admire vraiment en ayant si peu moi-même...)

Ecrit par : Sanseverina | 11 avril 2008

Et maintenant, cerise sur le gâteau, la correspondante italienne de Pendariès (qué bella !) quitte le cours sans autorisation, dans un sillage "d'Air du Temps" de Nina Ricci. Aouhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Il y aurait bien ce bon vieil Iloveyou... Ca allait se loger jusque dans le BIOS... En plus ça destroyait que les Wintel... Que des avantages, quoi...

Ecrit par : Sergio | 11 avril 2008

Si je comprends bien, c'est un peu comme la bombe atomique.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Merci pour le lien

6 février 2007

Ajoutons un outil à notre râtelier de pédagogue

Aujourd'hui : la torgnole. Aussi nommée taloche, targette, tarte, soufflet, baffe, claque, mornifle, etc.

Connue depuis l'antiquité, et même avant, la torgnole a su traverser les âges, et conserver son caractère rustique et sa concision exemplaire.
La torgnole, un geste simple, pétri de tradition, véritable éloge du travail manuel et persistance d'un artisanat d'antan qui a formé bien des tempéraments et déformé bien des visages.
Il est temps de remettre ce geste à la place qu'il mérite : la joue de nos élèves.

Bon, le prochain qui m'em...., il s'en prend une !

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Bon, je réponds sérieusement...
La méthode globale va dans le sens de cet environnement dans lequel l'enfant "n'a pas le temps" de décrypter les messages, des messages qu'il s'efforce de déchiffrer au petit bonheur comme on s'efforce de déchiffrer des hiéroglyphes.

Ne serais-ce pas justement, si l'on suit l'analyse de Freinet (et on ne peut que la suivre) à l'école de réagir à cet environnement en donnant à l'enfant des armes pour le décrypter, le mettre à distance, c'est à dire en lui donnant du temps et des instruments d'analyse, à commencer par une méthode qui "déconstruit" (pour parler comme Derrida) l'évidence aggressive du monde (la méthode syllabique d'association phonème/graphème) et non qui s'y plie (la méthode globale) ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Bah non, vous ne répondez pas sérieusement. Vous vous éloignez même de la question pour donner dans des considérations sur l'air du temps, la société de l'image etc. Je vous invite encore une fois à lire La globale et la syllabique de Michel Delord.
Cordialement.
GM
La globale et la syllabique

Écrit par : guy morel | 11 avril 2008

Peut-être parce que la méthode globale est moins catastrophique qu'on le prétend ici.

Ecrit par : toi.lettes. champs | 11 avril 2008

Et surtout parce que la méthode naturelle de Freinet, à l'époque, n'était qu'une variante de l'écriture-lecture de Graser-Vogel-Schüler; donc une méthode alphabétique.
Sur ces questions un peu compliquées d'apprentissage de la lecture on ne saurait trop conseiller La globale et la syllabique, l'excellent texte de Michel Delord.
GM

Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008

Heureusement qu'il y a des élèves sérieux dans cette classe pour nous expliquer que Célestin Freinet n'utilisait pas la méthode globale.

- Au fait, il est où toi.lettes.champ ?

- Ben, aux toilettes !

- Et pourquoi il revient pas ?

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

On peut dire aussi une CALBOTE ! A insérer dans la leçon de vocabulaire des nouveaux programmes de collège !

Écrit par : Amélie .- | 11 avril 2008

Bah non, vous ne répondez pas sérieusement. Vous vous éloignez même de la question pour donner dans des considérations sur l'air du temps, la société de l'image etc. Je vous invite encore une fois à lire La globale et la syllabique de Michel Delord.
Cordialement.
GM
La globale et la syllabique

Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008

Bon, j'ai trouvé le site et le topo. Vous prenez ma place pendant que je lis. Bon courage !

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

"Quant à moi, mon truc c'est la musique aussi et aussi malheuresement sans grand talent!!!"

Ecrit par : Troll | 11 avril 2008

Ce n'est pas grave, le talent sans travail n'est rien qu'une sale manie.(Georges Brassens).

Écrit par : toi.lettes.champ | 11 avril 2008

Elève toi.lettes.champ, veuillez citer avec exactitude !

" L'avait l'don, c'est vrai j'en conviens, l'avait l'génie
Mais sans technique un don n'est rien qu'une sale manie
Certes on ne se fait pas putain comme on s' fait nonne
C'est du moins c'qu'on prêche en latin à la Sorbonne."

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 avril 2008

Bon, comme ça a l'air de régresser grave, sur ce blog, je m'y mets.
Chus en vacan-ceuh ! Chus en vacan-ceuh !

Écrit par : catmano | 11 avril 2008

Bon, comme ça a l'air de régresser grave, sur ce blog, je m'y mets.
Chus en vacan-ceuh ! Chus en vacan-ceuh !

Ecrit par : catmano | 11 avril 2008

Et bon anniversaireuh, Catmano!

Écrit par : dobolino | 11 avril 2008

Pour Catmano:
http://fr.youtube.com/watch?v=glNjsOHiBYs
Ça te rajeunira.

Écrit par : dobolino | 11 avril 2008

GM
La globale et la syllabique

Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008

Bon, j'ai trouvé le site et le topo. Vous prenez ma place pendant que je lis. Bon courage !

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

Non, pas lui! Il va nous faire une dictée.

Écrit par : dobolino | 11 avril 2008

Bah non, vous ne répondez pas sérieusement. Vous vous éloignez même de la question pour donner dans des considérations sur l'air du temps, la société de l'image etc. Je vous invite encore une fois à lire La globale et la syllabique de Michel Delord.
Cordialement.
GM
La globale et la syllabique

Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008

Bon, j'ai trouvé le site et le topo. Vous prenez ma place pendant que je lis. Bon courage !

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

A gui morel

J'ai enfin fini par comprendre (mais vous avouerez que ce n'est pas facile, tant certains s'ingénient à brouiller les pistes) que les pédagogistes des années 60-70 comme Philippe Meirieu et surtout Eveline Charmeux s'étaient arrangés pour faire cautionner "la méthode globale" (idéovisuelle) par Célestin Freinet, vers la fin de sa vie, alors que Célestin Freinet n'avait jamais utilisé cette méthode.

Est-ce qu'on peut dire les choses comme ça ?

Comment situeriez-vous Célestin Freinet par rapport à des gens comme Eveline Charmeux ou Philippe Meirieu qui se réclament de lui.

Pensez-vous que cette filiation soit une imposture ou bien que certaines dérives pédagogistes se trouvaient déjà chez Freinet ?

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Bon anniversaire alors, puisque votre soeur vous le souhaite!

Écrit par : Pendariès | 11 avril 2008

Merci.

Écrit par : catmano | 11 avril 2008

Pensez-vous que cette filiation soit une imposture ou bien que certaines dérives pédagogistes se trouvaient déjà chez Freinet ?

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

Je sais qu'il faut voir les choses objectivement, mais j'ai une certaine "affection" pour Freinet, "affection" que je ne ressens absolument pas pour les autres.

(Je sais qu'il a été membre du PCF jusqu'au pacte germano-soviétéique, qu'il a été exclu à ce momenr-là, mais (merci cadichon) "qu'il est resté pro-castriste jusqu'à la fin de sa vie".

D'une manière générale, et le cas de Freinet mis à part, comment expliquez-vous que des gens qui se disent "progressistes" contribuent à mettre en place des programmes d'enseignement qui défavorisent les enfants du peuple.

J'ai relu avec beaucoup d'intérêt ce que vous dites sur Gramsci et l'enseignement de la grammaire et sur le programme du Front national.

Sur le plan politique, les choses sont effectivement assez claires ; les plus "progressistes" ne sont effectivement pas ceux que l'on croit.

(Vous ne montrez pas que le Front national est "progressiste", mais vous montrez fort bien que son volet éducatif ne diffère en rien de ceux des autres grands partis, ce qui, il faut l'avouer est assez gênant pour les dits Partis...Et pour les électeurs.)

On a parfois l'impression que la France n'est jamais vraiment sortie du pétainisme.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Ne serais-ce pas justement, si l'on suit l'analyse de Freinet (et on ne peut que la suivre) à l'école de réagir à cet environnement en donnant à l'enfant des armes pour le décrypter, le mettre à distance, c'est à dire en lui donnant du temps et des instruments d'analyse, à commencer par une méthode qui "déconstruit" (pour parler comme Derrida) l'évidence aggressive du monde (la méthode syllabique d'association phonème/graphème) et non qui s'y plie (la méthode globale) ?

Ecrit par : Robin | 11 avril 2008

Question très pertinente, si vous le permettez, et qui induit une réponse évidente. On pourrait presque parler de sécularisation forcenée de l'école qui, au lieu de demeurer un lieu de recul, de distanciation, de décantation, se trouve précipitée dans la tourmente du siècle auquel elle est sommée de répondre comme en écho.
La globale s'inscrit en filiation dans la pratique d'une logique, voire d'une obsession de l'immédiateté, appuyée sur la question quasi incantatoire du sens, subvertie au "droit d'accéder à » et au « droit à tout tout de suite", logique dans laquelle, par exemple, apprendre à lire et savoir lire se confondraient.
En substituant la séquence au cours, on a fini par escamoter le parcours, c'est-à-dire l'idée même d'une ascendance dans la connaissance et donc d'une certaine hiérarchie des savoirs. Dès lors, la boîte de Pandore est ouverte et les effets pervers peuvent se manifester : il n'y a plus ni maître ni élève(puisque celui-ci construit son propre savoir), n'importe quelle expression impulsive devient de l'art, n'importe quel roman devient une oeuvre littéraire. Tout, finalement, se valant, de quoi parlons-nous encore ?!

Écrit par : Magister | 11 avril 2008

On a parfois l'impression que la France n'est jamais vraiment sortie du pétainisme.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Là, vous vous montrez vraiment à la hauteur du rôle à vous dévolu par le maître de ce blog. Creusez le sillon. Par exemple en écoutant l'entretien accordé par Michel Delord, il y a quelque temps, à un journaliste de Radio-Courtoisie ( aaarrrghhh!) ; il est question de la politique scolaire de Vichy et de ses prolongements.
Dobolino, il ne faut pas me provoquer. Vous voulez une dictée ? La première page du Parti gris de Henri Gunsberg, cela vous va ?
GM
PS ( pas de contresens : post scriptum, pas PS) : Freinet a été viré du PCF après la Libération. J' y reviendrai si c'est utile. Pour l'instant, je me contente de dire qu'il a été, ainsi que mes maîtres Freinet qui m'ont appris bien des choses, un très honorable continuateur des pères de l'Instruction publique. Ne le laissons surtout pas aux chacals du CRAP et à l'engeance charognarde frakowiackesque. Cette dernière réflexion me permettant de dire publiquement à l'inspecteur Frackowiak -certains de ses affidés doivent lire ce blog - le mépris dans lequel je le tiens.

Écrit par : guy morel | 11 avril 2008

Superbe poème, et d'une précision presque clinique. Ce sentiment de pétrification dans l'épouvante, c'est exactement ce qu'on éprouve lors de certaines crises d'angoisse. Les textes qui portent le titre de "spleen" ne sont pas seulement des chefs-d'oeuvre, ce sont des traductions exactes d'expériences pathologiques. Je me demande si certains psychiatres s'en sont déjà avisés.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 avril 2008

Les psychiatres auraient effectivement intérêt à voir les écrivains et les poètes comme une source d'inspiration.

Hélàs, ils ont rarement la modestie d'un Nietzsche s'écriant que Dostoïevski lui avait appris "le peu qu'il savait" (sic) en psychologie.

C'est chez les philosophes que le poème de Baudelaire a trouvé le plus d'écho, en particulier dans l'analyse phénoménologique du sentiment "d'ennui" : s'ennuyer, c'est ne plus sentir le temps s'écouler, c'est être sensible au temps pur.

C'est le sentiment de "pétrification" si bien décrit par Baudelaire, le sentiment de n'exister que dans un passé figé, un aujourd'hui sans lendemain.

Expérience terrible que nous faisons tous, mais les toxicomanes et les désespérés avec une acuité particulière.

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

PS ( pas de contresens : post scriptum, pas PS) : Freinet a été viré du PCF après la Libération. J' y reviendrai si c'est utile

Pourriez-vous nous expliquer, quand vous aurez le temps, dans quelles circonstances et pour quel motif "officiel" et "officieux".

Écrit par : Robin | 11 avril 2008

Comment situeriez-vous Célestin Freinet par rapport à des gens comme Eveline Charmeux ou Philippe Meirieu qui se réclament de lui.

Pensez-vous que cette filiation soit une imposture ou bien que certaines dérives pédagogistes se trouvaient déjà chez Freinet ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Bonne question. Distinguons d'abord la Charmeux, dont je ne dirai rien, par charité, de Philippe Meirieu, dont il faudrait dire beaucoup de choses parce que c'est un homme intelligent donc dangereux.
Freinet est avant tout un instituteur : il pratique. Et sa pratique est contagieuse parce qu'elle s'oppose à un danger signalé par Buisson et Compayré : la routine. Pour parler clair, la basse connerie du rombier en blouse grise qui croit que la vérité du monde tient dans la leçon de morale quotidienne ( relisons Pagnol à qui j'ai consacré une biographie : "bien mal acquis ne profite jamais" - Topaze), la récitation des chefs-lieux de département et autres stupidités. J'en ai connu quelques-uns de cet acabit et ce n'est pas un hasard si je déteste l'ECJS et l'enseignement mécanique des compétences si à la mode aujourd'hui. Donc je suis du côté de Freinet, contre ses épigones, du côté de Freinet contre les prébendiers du système dénommés "pédagogistes", du côté de Freinet contre les piloteurs, les manageurs, les déconcentrateurs, les EPLElateurs, les Migeon, les Pair, les Rocard et Pochard, les pédagos de la générale, les embusqués syndiqués et les parentsfédérésFCPE-PEEP, tous gens dont le seul but est de manger sur la bête.

Écrit par : guy morel | 11 avril 2008

PS ( pas de contresens : post scriptum, pas PS) : Freinet a été viré du PCF après la Libération. J' y reviendrai si c'est utile

Pourriez-vous nous expliquer, quand vous aurez le temps, dans quelles circonstances et pour quel motif "officiel" et "officieux".
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Vous trouverez des éléments de réponse auxquels je ne me fierai que sur "un bon garant" ( Tartuffe, I,1) à


http://cira.marseille.free.fr/includes/textes/bios.php?ordre=12

Écrit par : guy morel | 12 avril 2008

Des nouvelles de notre bon ami Brighelli

Ce soir, j’ai fait connaissance avec un nègre sur W9



Jean-Paul Brighelli est un nègre.



Oui, je sais, ça peut surprendre, voire interpeller !



Comment ?

Jean-Paul ? Mais je le connais il est tout blanc avec un grosse moustache, une tronche de spaghetti avec la bouche du côté de la fourchette, tout de travers !

Mais un nègre, est noir, un noir est frisé, un noir n’a pas de papier, pas de domicile fixe,un noir n’a pas de dignité, pas d’amour propre dès qu’il s’agit de tromper son monde …. Il a des tas de femmes suivies de marmaille …. Un noir ne sait ni lire ni écrire, un noir est flambeur, infatué, déconnecté de toute réalité, un noir se prend pour le nombril du monde et vole l’ordinateur d’honnêtes informaticiens à la tire en ouvrant brutalement la portière arrière dudit infortuné informaticien quand il sort crevé de sa journée de travail !!!!!



Et alors ?



C’est pas moi qui le dit, c’est lui, Bribri …. En bon petit nègre …. Avec ses mots bien empesés, ses phrases lourdes de sens ….. et d’arrières pensées incongrues et pernicieuses …



Un nègre est toujours fier de sa condition, il est heureux de prétendre que tout vient de lui, que lorsqu’il fait un travail pour un blanc, le blanc lui doit tout …. Le blanc n’a aucun mérite, c’est le nègre qui a tout fait …..



Je vous le confirme, Brighelli, dit Bribri, est un nègre, un vrai …



Je le cite (de mémoire) :

J’ai écrit le livre et le soi-disant auteur passe à la télé en parlant de ‘son’ livre !

Le journaliste ou l’animateur l’interroge sur la page 160 et le soi-disant auteur s’étonne d’avoir écrit ça ?

Mais le journaliste le loue pour ses idées et l’auteur se pavane comme un paon (pendant que le nègre jouit de sa notoriété ignorée ….) enfin, le soi-disant auteur se voit félicité de la vivacité de sa plume pendant que le nègre se branle de plaisir reconstitué !!!!



Ouais, c’est Bribri tout craché !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! plistttt (comme nous surnomment les australiens !!!!!!!!!)

Écrit par : Yfig, de passage sur W9 | 12 avril 2008

ou alors ....
l'un de nous deux avait trop bu ....
l'un de nous deux était noir !!!!!!!

Écrit par : Yfig, de passage sur W9 | 12 avril 2008

Robin et quelques autres, je vous invite, à propose de Freinet, à suivre la piste suivante.
GM

http://pagesperso-orange.fr/aujourdhui/draveil/pages/Notices/leroyandre.html

Écrit par : guy morel | 12 avril 2008

L'école était le seul SANCTUAIRE de normalité dans la vie de ces enfants-là. Et elle leur permettait de sortir de leur milieu, n'en déplaise aux adorateurs de la bourdivinité. On le leur a enlevé.

Ecrit par Cadichon

TOut à fait d'accord avec cette notion de sanctuaire, Cadichon. C'est bien dans cet esprit que je fais mon travail.
Cet après midi, leçon d'Histoire en CM2 et récit des campagnes de Napoléon d'Austerlitz à la Bérézina, dans le plus style cours magistral, n'en déplaise en Mérieu ! Ils étaient captivés, tous, et on aurait pu sentir les cendres de Moscou en flammes dans la classe. Après les vacances, on étudiera le passage de l'expiation de Hugo, "Il neigeait, on était vaincu par sa conquête, pour la première fois l'Aigle baissait la tête..." Oui, l'école doit emmener les élèves très loin de leur quotidien, par les connaissances, le misérabilisme les enferme, c'est vrai. Mais bon, on n'a pas tous les jours ces moments de grâce !

chevreuil

Écrit par : chevreuil | 12 avril 2008

dans le plus pur style cours magistral.
Il se fait tard...

chevreuil

Écrit par : chevreuil | 12 avril 2008

Freinet est avant tout un instituteur : il pratique. Et sa pratique est contagieuse parce qu'elle s'oppose à un danger signalé par Buisson et Compayré : la routine. Pour parler clair, la basse connerie du rombier en blouse grise qui croit que la vérité du monde tient dans la leçon de morale quotidienne ( relisons Pagnol à qui j'ai consacré une biographie : "bien mal acquis ne profite jamais" - Topaze),

Entièrement d'accord su le caractère mortifère de la "routine", mais que pensez-vous de "l'appel des 19" contre les nouveaux programmes ?

Les signataires pensent-ils sincèrement, à votre avis, que le ministre actuel veut en revenir à l'école de grand-papa ? (les instituteurs en blouses grises, les départements et la leçon de morale quotidienne).

D'une manière plus générale, que pensez-vous de ces nouveaux programmes.

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

D'une manière plus générale, que pensez-vous de ces nouveaux programmes ?

Ecrit par : Robin | 12 avril 2008

C'est mieux avec un point d'interrogation.

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

Robin et quelques autres, je vous invite, à propose de Freinet, à suivre la piste suivante.
GM

http://pagesperso-orange.fr/aujourdhui/draveil/pages/Notices/leroyandre.html

Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008

Oui, d'accord, je vois de quel genre de communiste il s'agissait. Comme disent les jeunes : respect !

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

Pourriez-vous nous expliquer, quand vous aurez le temps, dans quelles circonstances et pour quel motif "officiel" et "officieux".
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Vous trouverez des éléments de réponse auxquels je ne me fierai que sur "un bon garant" ( Tartuffe, I,1) à


http://cira.marseille.free.fr/includes/textes/bios.php?ordre=12

Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008

Je viens de passer une bonne demi heure à lire le lien. C'est passionnant et on voit bien la différence entre un révolutionnaire authentique comme Freinet et un bureaucrate envieux et sans envergure comme ceux qui l'exclurent.

Très intéressante aussi l'action du PCF à Cuba pour torpiller (avec succès, hélàs) la pédagogie Freinet...C'est dangereux d'éveiller l'intelligence des enfants à autre chose que l'endoctrinement officiel et de multiplier les presses à imprimer !

Bon, en temps ordinaire, je serai allé gentiment me reposer les yeux sans lire la prose d'Yfig, mais comme dit l'allumeur de réverbère : "La consigne, c'est la consigne !"

Qu'est-ce qui nous a encore pondu, cet ostrogoth ?

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

Bon, du côté d'Yfig, ça n'a pas l'air de s'arranger.

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

Bonne nuit à tous
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
à plus d'une heure du matin... lâcher la prose de Coignot pour celle d'yffig, c'est de l'abnégation!
mais le dirlo peut dormir sur ses 2 grandes noreilles, le surveillant veille sur le dortoir
Nite nite, 2u2.

Écrit par : Cadichon | 12 avril 2008

Merci, Cadichon... Trop tard, le café est déjà pris, et ce n'est pas de l'américain!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 avril 2008

Freinet est avant tout un instituteur : il pratique. Et sa pratique est contagieuse parce qu'elle s'oppose à un danger signalé par Buisson et Compayré : la routine. Pour parler clair, la basse connerie du rombier en blouse grise qui croit que la vérité du monde tient dans la leçon de morale quotidienne ( relisons Pagnol à qui j'ai consacré une biographie : "bien mal acquis ne profite jamais" - Topaze), la récitation des chefs-lieux de département et autres stupidités. J'en ai connu quelques-uns de cet acabit et ce n'est pas un hasard si je déteste l'ECJS et l'enseignement mécanique des compétences si à la mode aujourd'hui. Donc je suis du côté de Freinet, contre ses épigones, du côté de Freinet contre les prébendiers du système dénommés "pédagogistes", du côté de Freinet contre les piloteurs, les manageurs, les déconcentrateurs, les EPLElateurs, les Migeon, les Pair, les Rocard et Pochard, les pédagos de la générale, les embusqués syndiqués et les parentsfédérésFCPE-PEEP, tous gens dont le seul but est de manger sur la bête.

Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008

Bonjour à vous,
J'ai vraiment du mal à comprendre pourquoi, à une analyse aussi intéressante, disséquée, et pleine de sens, succède de votre part un amalgame que je trouve grossier, (tous des prébendiers), et une mise dos à dos avec Freinet abusive.
Personnellement, je suis absolument convaincu qu'une "théorie pédagogique" ne peut être "parfaitement" mise en oeuvre que par celui qui l'a conçue.
Mais, parmi tous les gens que vous citez, (et même s'ils ne partagent pas votre conception), une bonne partie est honnête et beaucoup, même, sont assez efficaces, dans un vrai esprit d'instruction et d'école démocratique!
En bref, votre énumération suivie de "tous gens dont le seul but est de manger sur la bête" est foncièrement inexacte.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 avril 2008

Bon je vais essayer d'aller faire un tour sur la piste proposée par GM mais comme le ciel est bleu ce matin je ne promets rien. Mais qu'est-ce que vous avez contre la blouse grise à la fin ? Dobolino jouait avec ses pellicules à l'école et ne nous a pas dit si son instituteur avait une blouse grise ni s'il ressemblait à l'instituteur borné dont j'ai oublié le nom dans "Rhinocéros " de Ionesco. Il sera d'ailleurs contaminé en dépit de ses certitudes. Mes deux maîtres portaient une blouse grise. Bah, ma foi, c'est vrai que c'était tristounet cette blouse ! Aucune importance. Nous ne la regardions même plus cette blouse parce que :

Chaque matin se lève sur un nouveau départ
Tout autour de la terre, tout au long de l'histoire
Nous avons navigué; et de cette aventure
Mon coeur a conservé la page d'écriture.

Elle est pour vous, cher maître,laissez-moi vous l'offrir
Car les premiers bourgeons refusent de flétrir.

Oui, c'est rose bonbon, si vous voulez mais je vous jure que je suis toujours allée de bon coeur à cette école . Et ma mère quand elle préparait la bourlande pour le cochon, elle avait aussi une blouse et un tablier par dessus. Quand elle avait terminé sa besogne, elle chantait et j'écoutais, captivée.
Jamais, vous entendez, jamais je n'ai connu l'ennui dans mon école communale. Ils étaient PASSIONNES ces maîtres là et celui des deux qui vit encore, l'est toujours.En ce moment il lit les " Mémoires d'outre- tombe" crayon en main.
Dernièrement il a reçu la visite d'un ancien élève qui n'a aucun souvenir de la blouse grise. A six ans cet élève est devenu aveugle. L'instituteur s'est empressé d'apprendre le braille pour le lui enseigner et l'enfant est arrivé à l'institut national des jeunes aveugles de Paris avec une solide avance. La mère a appris le braille à son tour puis mon frère a suivi pour correspondre et ne voulant pas être en reste je me suis débrouillée aussi. Les années ont passé. Chacun a construit sa vie. L'amitié est restée et la richesse des échanges n'a jamais cessé de se renouveler au fil de l'eau vive des jours de joie, des jours de peine. "La vie a ses exigences. Il nous faut bien souvent parer à ses exigences et trouver pour des situations exceptionnelles, des solutions hors séries que nous tâcherons d'adapter au mieux de nos besoins et de nos difficultés."
Cette phrase est de Freinet à la fin d'un petit ouvrage de 144 pages intitulé " Les techniques Freinet de l'école moderne" de Célestin Freinet. A. Colin, 1964, réimpression 1975. A relire pour comprendre qui était vraiment Freinet et déceler les" brèches "où se sont glissés les dérives et les impostures.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 avril 2008

"Jamais, vous entendez, jamais je n'ai connu l'ennui dans mon école communale."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 avril 2008

Merci de rappeler cet impératif, Hélène. Encore une fois, les choses les plus évidentes méritent souvent un petit rappel.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 avril 2008

" C'est le sentiment de n'exister que dans un passé figé, un aujourdhui sans lendemain."
Ecrit par Robin

Oui, toute projection vers l'avenir est devenue impossible. Le futur n'est plus perçu que comme la répétition indéfinie d'un présent insupportable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 avril 2008

Oui, Hélène, blouse grise ou pull shetland, je me suis ennuyée à l'école. Le pire fut le dernier trimestre que j'ai subi, après avoir travaillé quinze jours. Je n'en voyais pas la fin. C'était une asphyxie permanente.
Je n'ai guère aimé l'école et ne dois ma réussite scolaire et mon parcours sans faute qu'à mon application à passer outre à l'ennui distillé tout au long de ces années d'enfermement, à mon abnégation, mon sens du devoir, mon ambition à exercer une profession qui nécessitait de longues et assez difficiles études. La seule année qui m'a plu est l'année de classe préparatoire où on en avait pour son argent et sa peine. Pas le temps alors de secouer ses pellicules sur les couvertures plastifiées, d'en faire des petits tas dans un morne ennui.
Mon diagnostic est que l'école était insuffisament nourrissante et qu'elle n'exploitait pas le dixième de mes capacités d'apprentissage, qu'elle ne nourissait pas ma curiosité et mon besoin d'action et qu'en plus, elle m'interdisait le rêve dont je ne peux me passer. L'école est une machine à broyer, à niveler, à normaliser et c'est de pire en pire. Mes enfants s'ennuient encore plus que moi. On les sous-alimentent. On les contraint à rentrer dans un moule de médiocrité intellectuelle. C'est affreux, l'école, c'est une machine à ralentir les cerveaux et à fabriquer des fainéants. Pas assez de travail, pas assez d'encadrement, pas assez d'exigences.
Il faudrait étendre le régime classe prépa à tout le système. On y perd son temps.

Écrit par : dobolino | 12 avril 2008

La blouse grise, ce n'était pas uniquement pour se protéger de la craie. Une sorte d'uniforme aussi, un symbole d'appartenance à un corps. Elle disait quelque chose à sa manière cette blouse, comme les estrades et les autres rituels en vigueur jusque dans les années 60.

"Qu'est-ce qu'un rite demandait Antoine de St Exupéry ?....Une chose bien oubliée qui permet d'apprivoiser la nuit, de faire un peu de connu avec beaucoup d'inconnu, du clair avec du mystère, quelque chose avec rien. Une ébauche de mise en forme...Enfants trop gâtés, peut-être avons-nous eu tort de sous-estimer les rites.

Deux questions se posent : faut-il (peut-on) à tout prix et toujours éviter les rites et "la routine" ? (après tout, même la pédagogie Freinet a ses rituels).

"Topaze" de Pagnol : admirable pièce que l'on peut lire de deux façons : affectueux réglement de compte avec un milieu d'origine ou vision lucide du devenir du corps enseignant dans la société moderne.

Les deux ne sont pas incompatibles, mais la conclusion de la commission Pochard, la "modernisation" forcenée n'est pas forcément la plus pertinente.

La réponse ne sera jamais pertinente tant que l'on ne se sera pas entendu sur la définition du métier.

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

JPB sur France 3 Languedoc-Roussillon maintenant 11h36

Écrit par : Pendariès | 12 avril 2008

On les contraint à rentrer dans un moule de médiocrité intellectuelle. C'est affreux, l'école, c'est une machine à ralentir les cerveaux et à fabriquer des fainéants. Pas assez de travail, pas assez d'encadrement, pas assez d'exigences.
Il faudrait étendre le régime classe prépa à tout le système. On y perd son temps.

Ecrit par : dobolino | 12 avril 2008

L'école a tendance à se caler sur une moyenne et malheur à celui ou à celle qui dépasse par en haut ou par en bas ou qui manifeste des goûts et des aptitudes "hors norme".

D'autre part, le système scolaire français a trop tendance à privilégier l'intellect (la partie gauche du cerveau). On le voit bien avec cettte hiérarchisation stupide, mais très prégnante entre les matières prétendûment "fondamentales" et les autres.

Il faudrait aussi se pencher davantage sur la souffrance de cetains enfants particulièrement doués, même si les enfants particulièrement doués ne souffrent pas tous. Faut-il les maintenir dans le même système que les autres ou créer des structures "à part" ?

Tout ceci ne va pas dans le sens du "collège unique". Le problème est de différencier sans casser le lien social, l'appartenance commune.

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

Si l'école remplissait son rôle , on n' aurait pas besoin de les mettre à part, on ne se poserait même pas la question. Les boîtes pour "surdoués "ne font ni plus ni moins qu'un enseignement à l'ancienne .Etonnant, non ?

Écrit par : Amélie .- | 12 avril 2008

D'autre part, le système scolaire français a trop tendance à privilégier l'intellect (la partie gauche du cerveau). On le voit bien avec cettte hiérarchisation stupide, mais très prégnante entre les matières prétendûment "fondamentales" et les autres.


Ecrit par : Robin | 12 avril 2008

Attention à bien définir les rôles respectifs des cerveaux droit et gauche. C'est bien le cerveau gauche qui est sollicité principalementen milieu scolaire mais il s'agit du cerveau du formalisme, celui qui remplit bien comme il faut les petites cases, celui de la méthode et de l'organisation.
Un petit exemple! Mon fils a tourné longtemps quasi exclusivement sur son cerveau droit (attesté par tests psycho), ce qui pouvait donner ce genre de situation scolaire: en quatrième, en histoire, sur le siècle des Lumières, un contrôle montre une photocopie de la couverture de la première édition de l'Encyclopédie de D'alember et Diderot. On y voit le titre, la date d'édition et le nom des auteurs. Les questions sont:
1) quel est le titre de cet ouvrage?
2) quelle est sa date d'édition?
3) Qui sont les auteurs?
N'importe quel élève, aussi peu intellectuel soit-il, mais fonctionnant sur son cerveau gauche, va s'empresser de répondre et de gagner facilement 3 points.
Mon fils, lui, ne comprend pas les questions et ne donne pas de réponse! A douze ans, il était incapable de comprendre qu'il devait recopier ce qui était visible.

Écrit par : dobolino | 12 avril 2008

Robin, je n'ai réussi à trouver que ce texte, pour l'instant. Il n'est pas très complet mais vous voyez à le lire qu'on peut être "intellectuel" de droite ou de gauche...

"L’organisation cognitive de la pensée


Notre cerveau est principalement constitué de deux hémisphères : l’hémisphère (cerveau) gauche et l’hémisphère (cerveau) droit.

L’hémisphère gauche est celui de la logique, du traitement auditif, en mots ; du fonctionnement analytique, du raisonnement, de la justification, des pensées argumentées. Il gouverne le langage.
L’hémisphère droit est le siège du traitement visuel, en image ; du fonctionnement analogique, de l’intuition, de la créativité et de la pensée divergente.

Le cerveau droit est celui de la créativité, de l’imagination. C’est le cerveau des artistes.
Le cerveau droit produit la pensée divergente, c’est-à-dire celle qui sort du cadre établi, qui s’échappe des détails de l’ordre logique. La pensée divergente est créative, originale, inattendue et rarement conforme à ce qui est attendu, à ce qui a été demandé.

Chez l’enfant surdoué le cerveau droit est plus dominant, ce qui explique son incapacité de justifier, d’analyser, d’argumenter son résultat.

Le traitement des données mathématiques de l’enfant surdoué est une démonstration spectaculaire d’un fonctionnement intuitif. Le résultat d’un calcul apparaît à l’enfant surdoué comme une évidence indiscutable. Mais il ne peut justifier son résultat ni apporter la preuve de son exactitude. Il peut simplement mais fermement affirmer je sais que c’est ça.

L’enfant surdoué est lourdement pénalisé par l’incapacité à partager ses procédures auxquelles lui-même n’a pas accès. Il ne sait pas comment il a fait et cela entraîne des difficultés de communication avec les autres, famille, amis, professeurs.

Dans le cadre scolaire, la pensée divergente de l’enfant surdoué le conduit fréquemment à des réponses hors sujet ou à des digressions importantes par rapport à la consigne ou à l’énoncé.
Sa pensée créative l’entraîne malgré lui dans une production foisonnante et riche mais non conforme à la demande scolaire."

Écrit par : dobolino | 12 avril 2008

Si l'école remplissait son rôle , on n' aurait pas besoin de les mettre à part, on ne se poserait même pas la question. Les boîtes pour "surdoués "ne font ni plus ni moins qu'un enseignement à l'ancienne .Etonnant, non ?

Ecrit par : Amélie .- | 12 avril 2008

l'enseignement à l'ancienne est certainement préférable, mais le problème des "surdoués (ça existe, j'en ai eu quelques uns en classe), c'est que ça ne va ni assez vite, ni surtout assez loin.

La raison pour laquelle ils "s'ennuient" n'est pas la même que celle de la plupart des autres. Ils n'osent pas, à cause des autres, poser LA question qui ferait rebondir le cours vers les étoiles.

On sent qu'elle leur brûle les lèvres, on le voit dans leurs yeux, mais ils ont peur des autres. Il y en a même qui font semblant d'être bêtes !

Ce qui est affreux dans le collège unique, dobolino a raison de le souligner, c'est qu'il a tendance à fabriquer du conformisme et à niveler par le bas.

Ceci dit, d'un point de vue déontologique, le professeur ne peut pas faire un cours pour l'exception. Il doit s'adapter au niveau moyen des élèves et les tirer vers le haut...Et il doit aussi rappeler au "surdoué" qu'il ne faut pas aller trop vite.

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

Pour ceux que cette distinction intéresse : "Cerveau droit, cerveau gauche" ( Plon, 1977), du professeur Lucien Israël.

Le professeur Israël critique et condamne les méthodes "idéo-visuellles" (dites "globales") d'apprentissage de la lecture qu'il juge néfastes pour le dévelopement intellectuel des enfants.

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

Petite inexactude : "Cerveau droit, cerveau gauche" est paru en 1986)

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

Pour ceux qui s'intéressent à Freinet, un témoignage d' André Leroy dont il fut question hier.

http://www.humanite.fr/1996-08-16_Articles_-Courrier-des-lecteurs

Écrit par : guy morel | 12 avril 2008

inexactitude

aourghhh!!!!

Écrit par : Robin | 12 avril 2008

Entièrement d'accord su le caractère mortifère de la "routine", mais que pensez-vous de "l'appel des 19" contre les nouveaux programmes ?

Les signataires pensent-ils sincèrement, à votre avis, que le ministre actuel veut en revenir à l'école de grand-papa ? (les instituteurs en blouses grises, les départements et la leçon de morale quotidienne).

D'une manière plus générale, que pensez-vous de ces nouveaux programmes.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
"L'appel des 19", c'est un condensé de toutes les âneries qui ont conduit l'école dans l'ornière. Le plus beau, c'est de voir en quels termes la FCPE et La ligue de l'enseignement répudient l'héritage de l'instruction publique. On n'est pas loin de Pétain ( "ces mensonges qui nous ont fait tant de mal") rejetant la responsabilité de la défaite de 40 sur les instituteurs laïques et les Écoles normales.
Ce que je pense des nouveaux programmes ? Ils ont le mérite de marquer une rupture avec les errements passés. En même temps, ils comportent beaucoup de lacunes ( pas de synergie Lecture-écriture-numération-calcul, sous-estimation des matières autres que le français et le calcul, par exemple) et l'on y décèle encore des influences néfastes ( compétences etc.). Mais on conçoit que le ministre ne pouvait venir à bout d'un coup de baguette magique de toutes les pesanteurs et résistances de l'appareil. Une inconnue à laquelle il aurait fallu penser, c'est la formation des enseignants : il faut bien se dire que bon nombre de professeurs des écoles aujourd'hui en poste ont, à bac plus quatre, des connaissances inférieures à celles d'un bachelier des années soixante ; les preuves abondent. C'est très compliqué, même avec beaucoup de bonne volonté, d'apprendre à d'autres ce qu'on ne sait pas soi-même.
Une dernière chose : la réduction des horaires d'enseignement, aggravée par l'imposition de l'enseignement d'une langue vivante et de l'informatique et de l'histoire de l'art, et celle de quatre heures de sport constitue un obstacle qu'on peut penser insurmontable à la refondation du primaire.

Écrit par : guy morel | 12 avril 2008

Bonjour à tous (et bise à Penda à qui je promets de répondre à son dernier mail plus vite que je ne l'ai fait pour le précédent).

J'ai trouvé cet intéressant commentaire sur Rue89 et je me permets de le poster. Le contributeur se dit juriste et enseignant chercheur. Il indique même son nom mais je ne le donne pas car je ne sais pas si cela lui plairait.

Il commente le classement de Universités par Shangaï et le classement PISA (il s'adresse à un type qui lui affirme qu'on a un système plus pourri que celui des autres pays parce qu' on est mal classés dans la liste de Shangaï et au classement PISA).

"Vous ne lisez manifestement pas les commentaires, puisque j'avais anticipé ce magnifique (et unique) argument que reprennent systématiquement les libéraux...

critères retenus?

L'exemple du classement chinois de l'université de jiao Tong de Shangaï(que vous citez) est parlant :

Critére 1 : la taille de l'établissement. De ce fait, deux facs de 10 000 étudiants sont automatiquement moins bonnes qu'une seule de 15 000. Une pertinence effarante, qui a comme conséquence directe d'éliminer d'office le systéme français, centré sur des universités nombreuses mais de petites tailles.

Critére 2 : le nombre de prix nobel et de médailles fields obtenus par d'ancien éléves ou chercheurs de l'université. = redondance avec le critère 1 (plus l'université comprend d'étudiants, plus la probabilité statistique d'obtenir des récompenses est grande) et exclusion de toutes les disciplines qui ne ressortent pas des sciences dures et de la technologie (droit, une part importante de la médecine, commerce, lettres, histoire, psychologie/psychiatrie, sociologie, etc...). Enfin, il est évident que plus une fac produit de Nobel, plus elle est performante : les salariés du privé ou du public sont essentiellement évalués quant à leur capacité à obtenir un nobel ou une fields. Leur efficacité, leur productivité, leur expertise ou leur rentabilité est bien évidemment proportionnelle...

Critère 3 : les articles publiés dans Nature et Science entre 2000 et 2004. Deux publications...américaines. Quel étonnement de retrouver 34 universités américaines sur les 39 premières...

On notera au passage que ce classement ignore totalement les universités ou centres de recherches qui travaillent en réseau (comme..en France, et au-delà en Europe) et ne tient compte que des facs, ce qui est totalement adapté au systéme anglosaxon et...totalement inadapté au systéme français (labos indépendants, CNRS etc...): la plupart des unités de recherche du CNRS ne sont pas pris en compte dans le classement !!!

Quant au PISA, il est utile de préciser que chaque édition (cycle de 3 ans) porte sur UNE compétence particulière (les comparaisons ne sont donc ni globales, ni annuelles). Utile également de préciser que les états-unis y obtiennent un score faible (magnifique : vous m'expliquerez comment on peut avoir un systéme éducatif "déficient" et les "meilleures" universités du Monde. Les étudiants mutent entre 18 et 19 ans?). Le PISA est un programme rigoureux et de trés grande qualité : il permet, sur son volet analytique, de déterminer les forces et les faiblesses d'un systéme éducatif. En revanche, le volet comparatif est dépourvu de tout sens : le PISA vise à fournir des résultats sur des items spécifiques, et non l'adéquation des éléves interrogés au regard de leur propre programme scolaire. Sur le plan comparatif, il n'apprend qu'une seule chose : l'adéquation du systéme éducatif d'un pays avec les items choisis. Ni plus, ni moins. Les items sélectionnés sont anglais, les articles étudiés de langue anglaise, les formats de question à 50% du QCM (non pratiqué en france, dominant dans le monde anglo-saxon). De plus, les biais statistiques sont importants : l'échantillon utilisé représente 95% d'une classe d'âge au royaume-uni, 90% en France, mais seulement 55% au Brésil ou 54% au Mexique.

En 2000 et 2003, les taux de réponses des anglais étaient si bas qu'ils ont été exclus des comparaisons, ce qui illustre les limites de tout benchmarking sur ce terrain.

Pour finir, le PISA retient une marge d'erreur de 5 points en plus ou en moins. Les échos commentent une erreur, puisqu'il n'y a pas de classement global, mais un ckasselent par compétence : pour la compréhension de l'écrit (PISA 2006), la France se situe (sur 56 pays, non 30...mais passons) entre la 18° et la 28° place selon la marge d'erreur retenue par PISA. Si l'on applique cette marge d'erreur à chaque pays, on peut obtenir des centaines de classements différents...

Hautement significatif effectivement.

Un autre exemple : les éléves français de 15 ans ayant participé au cycle PISA 2003 étaient scolarisés dans six types de classe différentes. 50% seulement des étudiants concernés étaient en 2°, 40% en 3° du fait de redoublement, 10% en 4°. Hors, ils sont comparés avec des pays qui pratiquent le passage automatique (Suéde ou Royaume-uni par exemple) et qui sont donc à 100% en 2°.

Là encore, extrêmement probant : il est trés étonnant qu'un éleve de 2° est un meilleur niveau en mathématique ou en analyse de texte qu'un éléve de 3° (et à plus forte raison de 4°), qui n'a donc jamais suivi le programme de seconde...

On remarquera d'ailleurs que, curieusement, aucun des "meilleurs" pays au "classement" PISA ne pratique le redoublement. De là à dire que cet aspect fausse totalement les résultats de toute comparaison internationale. Aspect amusant, si l'on ne tient compte que des 50% d'étudiants de 15 ans en seconde (et qu'on se place donc sur la même échelle que les "meilleurs pays" sur le plan du classement), la France passe...1° (ce qui serait également faux, puisqu'on ne retiendrait que les éléves ayant une scolarité "normale", mais illustre bien le crétinisme de la comparaison internationale).

En admettant même que vous preniez le classement PISA pour argent comptant (et encore une fois PISA est trés instructive pour identifier les faiblesses et forces structurelles, items par items, d'un systéme éducatif par la richesse des données receuillies : c'est le pseudo classement global qui est dépourvu de toute signification) : la France se situe au même niveau que le Royaume-uni, les Etats-unis ou l'Allemagne. Soit dans la moyenne des pays de l'OCDE.

Nous en déduirons donc avec vous que 4 des 5 premières puissances économiques mondiales ont un systéme éducatif défaillants...

Sic.

Trois choses sur PISA pour finir :

1° L'un des principaux éléments qui ressortent est l'insuffisance d'encadrement des éléves par les enseignants. Il est certain que c'est en diminuant le nombre de profs que l'on va améliorer cette situation.

2° sur l'intérêt porté par les éléves interrogés aux tests qui leur étaient soumis, la France se classait en 2000 39° sur 41. Amusant.

3° Le programme PISA a pour objectif avoué d'analyser "la capacité d'un systéme éducatif à former des élèves de 15 ans capables d'utiliser leurs connaissances de manière relativement autonome pour résoudre efficacement les problémes qu'ils sont susceptibles de rencontrer dans leur vie d'adulte". Ni plus, ni moins. Ni à 14 ans, ni à 16. Sur un champs précis et non de manière globale. Il ne prétend en aucun cas fournir un classement international probant...

Autant les données brutes fournies sont extrêmement intéressantes pour adapter nos méthodes d'enseignement, autant le classement dont sont si friands nos gouvernements est une aberration sur le plan intellectuel et statistique.

Il est parfois souhaitable d'étudier un peu la question avant de faire des copier-coller, et - une fois encore - de savoir de quoi on parle...

Mais vous avez sans doute raison, ces classements sont plus signficatifs que les résultats économiques concrets de nos salariés (cités plus haut). Ou encore que le nombre de dîplomés. Ou encore que le nombre de brevets industriels déposés annuellement par la France (2° européen, 5° mondial).

Loin de moi l'idée de prétendre que notre systéme éducatif est parfait : il est l'un des plus performants du monde (si ce n'est le meilleur) pour une bonne moitié des éléves. Pour les autres, les difficultés sont réelles et trés importantes : nous avons pour eux beaucoup à apprendre de pays plus démocratiques et plus homogénes...

Ceci dit, et pour conclure : la réalité est malheureusement bien plus complexe que votre "bon sens" ne semble l'appréhender. Répêter des présupposés idéologiques ne remplace pas de réfléchir et de s'informer, fut-ce à minima..."


Voilà

Écrit par : Kap | 12 avril 2008

Ceci dit, d'un point de vue déontologique, le professeur ne peut pas faire un cours pour l'exception. Il doit s'adapter au niveau moyen des élèves et les tirer vers le haut...Et il doit aussi rappeler au "surdoué" qu'il ne faut pas aller trop vite.

Ecrit par : Robin | 12 avril 2008

C'est ben vrai, pour sûr! Y'a pas à tortiller!
Mais il ferait mieux de lui expliquer qu'à aller trop vite, il brûle des étapes essentielles qui lui seront utiles toute sa vie, des étapes qui ne lui sont pas naturelles et qu'il juge offensantes mais qui existent et sont imparables, du genre
x+2=4
ne fait en aucun cas x=2
mais x+2-2=4-2 auparavant
parce que c'est écrit dans le manuel du parfait élève et que, si le problème se corse, il n'en viendra pas à bout et va se planter la gueule dans le mur, même si à cinq ans x+2=4 est pour lui une évidence première, ce qui émerveille tous ses éducateurs, parents et professeurs, qui le laissent divaguer à sa guise vu que "il s'en sortira toujours!".

Écrit par : dobolino | 12 avril 2008

Merci, Kap. C'est extrêmement intéressant et, encore une fois, cela prouve effectivement qu'il faut vraiment se méfier, et des chiffres, et de leur(s) interprétation(s).

Écrit par : Christophe Sibille | 12 avril 2008

"Mais il ferait mieux de lui expliquer qu'à aller trop vite, il brûle des étapes essentielles qui lui seront utiles toute sa vie, des étapes qui ne lui sont pas naturelles et qu'il juge offensantes mais qui existent et sont imparables, du genre
x+2=4
ne fait en aucun cas x=2
mais x+2-2=4-2 auparavant"

Certainement pas. Revoyez vos cours...

Écrit par : bourbaki | 12 avril 2008

Texte très intéressant, Kap.

Pourriez-vous donner l'adresse du forum sur lequel vous l'avez trouvée? Thanks.

Écrit par : Loki | 12 avril 2008

Pourquoi 'trouvée'? Trouvé!

Écrit par : Loki | 12 avril 2008

"Pourriez-vous donner l'adresse du forum sur lequel vous l'avez trouvée? Thanks."

Ecrit par : Loki | 12 avril 2008

Pas de problème. Le monsieur a posté plusieurs commentaires en réaction à cet article : http://www.rue89.com/2008/04/11/des-retraites-pour-remplacer-les-profs-enceintes

Écrit par : Kap | 12 avril 2008

la réduction des horaires d'enseignement, aggravée par l'imposition de l'enseignement d'une langue vivante et de l'informatique et de l'histoire de l'art, et celle de quatre heures de sport constitue un obstacle qu'on peut penser insurmontable à la refondation du primaire.
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
Effectivement, c’est surtout ce qui est ressorti des débats entre instits lors de la demi-journée de concertation en primaire : le manque de temps. Des programmes plus courts mais plus ambitieux dans leur contenu et la suppression d’environ 70 heures par année pour 85 % des élèves, soit 350 heures sur les 5 ans du CP au CM2 , c'est-à-dire un trimestre de moins sur la totalité de la scolarité primaire, ça va être difficile d’y arriver.
Guy Morel, pouvez-vous préciser ce que vous entendez par « synergie lecture-écriture-numération-calcul ? »

Écrit par : chevreuil | 12 avril 2008

" vous m'expliquerez comment on peut avoir un systéme éducatif "déficient" et les "meilleures" universités du Monde. Les étudiants mutent entre 18 et 19 ans?). "
Ecrit par : Kap | 12 avril 2008

Sans problème : faites une sélection des meilleurs. Transposé à la France, vous obtiendrez trois ou quatre excellentes universités dans un "système éducatif déficient". Les étudiants de ces trois ou quatre universités et de quelques grandes écoles deviendront les élites de demain, les autres leur obéiront. Avec ça un peu de brain drain pour combler les manques et le tour est joué.

Écrit par : Victor | 12 avril 2008

Euh, Victor, je rappelle que ce n'est pas moi qui écris, mais le monsieur que je cite. :-)

Écrit par : Kap | 12 avril 2008

Guy Morel, pouvez-vous préciser ce que vous entendez par « synergie lecture-écriture-numération-calcul ? »
Ecrit par : chevreuil | 12 avril 2008
Cela va être difficile en trois lignes. Je vous conseille de visiter le site du GRIP,celui du projet SLECC et celui de Michel Delord ( notamment la conférence de Banff).
L'idée c'est que dès le début ( gs-cp) il ne faut pas dissocier l'apprentissage de la lecture de celui de l'écriture ( on apprend à lire en apprenant à écrire), l'apprentissage de la numération et du calcul ( quatre opérations sur des petits nombres). Cela s'est fait jusqu'à la fin des années soixante.
Mais allez donc voir les sites indiqués.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 12 avril 2008

A Guy Morel

Merci pour ces informations, je vais aller voir ça sur les sites que vous m'indiquez.

Écrit par : chevreuil | 12 avril 2008

Pour la conférence de Banff, aller à
http://michel.delord.free.fr/banff.pdf

Écrit par : guy morel | 12 avril 2008

La globale et la syllabique
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/lecture/globale_syll_delord.pdf

Écrit par : guy morel | 13 avril 2008

"Pour parler clair, la basse connerie du rombier en blouse grise qui croit que la vérité du monde tient dans la leçon de morale quotidienne"

GM

Pourquoi se focaliser sur les excès et défauts d'une école qui FONCTIONNAIT MIEUX que celle d'aujourd'hui, si l'on choisit pour porter ce jugement le critère de réussite ou d'échec de la mission qui lui était confiée?
Sa mission était d'instruire et elle le faisait, et elle instruisait une bien plus grande ( entre deux et trois fois plus selon les cursus) proportion d'élèves parmi les plus défavorisés. Et en plus, elle les "socialisait" aussi infiniment mieux, alors que ce n'était pas sa mission première.
Depuis qu'on lui a changé cette mission, ( il lui faut "socialiser" les élèves et "égaliser" société) l'école ne fonctionne plus et échec sur toute la ligne. Les élèves poignardent les enseignants, la violence est au zénith, et le fossé des inégalités s'est creusé de manière abjecte puisque ce sont les moins bien lotis (eux que les programmes,méthodes etc, et le collège unique, prétendent aider depuis 40 ans)qui trinquent lle plus, ...mais les autres aussi, donc l'honneur des égalitarites est sauf!
Not in my book...
Pas de plus bel exemple d'enfer pavé de bonnes intentions.
Quarante ans d'échec, et on continue à gloser sur des pratiques qui n'existaient déjà plus en 1956, lorsque j'entrai en 6ème.


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Écrit par : Cadichon | 13 avril 2008

Merci pour le lien
Pour la conférence de Banff, aller à
http://michel.delord.free.fr/banff.pdf

Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008


Et merci (si je puis dire) de m'obliger à refaire des mathématiques.

L'analyse de Michel delord est implacable et il faudra sans doute des années (s'il n'est pas trop tard) pour rattraper le temps perdu depuis les programmes de 1970 qui ont instauré le commencement du désastre.

Il se trouve que je suis amené cette année à aider des élèves de collège en mathématiques qui n'est pas ma discipline de concours et je commence à comprendre en croisant les analyses de Michel Delord et mon expérience personnelle pourquoi les problèmes constatés en français se posent également en mathématiques (connaissance évanescente des tables de multiplication, utilisation de la calculatrice pour les calculs les plus simples, impossibilité de recourir au calcul mental, très grande difficulté, voire impossibilité de justifier un raisonnement, etc.

Comme je suis un peu fatigué ce soir, mais néanmoins consciencieux, je remets à demain les parties purement mùathématiques (calculs de grandeur)qui demandent le plus de concentration.

Je fais un copier collé d'un passage qui m'a particulièrement intéressé (ce passage rejoint le point de vue du grand mathématicien Raymond Poincarré) :

Arithmétique et langue maternelle

" Aucune des règles de calcul que je viens de donner n'utilisent de formulation algébrique mais sont au contraire
exprimées dans la langue maternelle. La raison principale n'est pas que les élèves risquent de ne pas saisir la
richesse de ces formulations en en ayant une compréhension seulement formelle - ce qui est un risque réel - mais
surtout que la véritable compréhension de l'abstraction passe toujours par une explicitation dans la langue
maternelle. Une conséquence en est que la bonne maîtrise des mathématiques, à quelque niveau que ce soit ce
coup-ci, suppose une bonne maîtrise de la langue qui n'est elle-même possible que par une maîtrise
particulièrement solide de la grammaire qui permet d'en exprimer la subtilité. Cette dépendance est d'autant plus
vraie que les mathématiques sont parmi toutes les matières celle qui nécessite peut-être le plus de précision dans
l'énoncé de leur raisonnement et de leurs propriétés.
"Notre langue exprime par ses flexions, par l'ordre même des mots des nuances infiniment […] délicates."

Écrit par : Robin | 13 avril 2008

""Vous m'expliquerez comment on peut avoir un systéme éducatif "déficient" et les "meilleures" universités du Monde. Les étudiants mutent entre 18 et 19 ans?)"
(KAP)

Élémentaire mon cher Watson:
sélection, souplesse, filets,passerelles valorisation de l'effort, soutien maximum et personnalisé, encouragements permanents, motivation et ... feignants s'abstenir.
Quant aux faux étudiants, vu le prix....
je m'exique mais d'abord une précision: Il faut distinguer le college ( 4 ans post-highschool, à l'issue desquels on obtient un Bachelor's degree ) de "university", réservé aux "graduate students", qui délivre un master et dont l'accès est réservé à ceux qui ont eu leur BA ou BS ( Bachelor of Arts, or Science)
avec la même procédure d'admission sélective sur dossier que pour le "college" .

Il y a des 4-year colleges, qui n'offrent pas de poursuivre au niveau master et doctorat, et des colleges incorporés dans une université (qui se distinguent de leur grande soeur Ex. Harvard- ou Berkeley- ou même Wharton- undergrad (un peu comme on avait avant le petit lycée et le grand...)

Ces 4 années sont un sas de "remédiation" , où l'on comble aujourd'hui et ...depuis près de 40 ans, les lacunes du système scolaire. Les 2 premières années sont une sorte de highschool gonflée, mais avec des Gen Eds ( general education requirements), qui obligent à panacher entre sciences et humanités afin de ne pas faire de spécialisation excessive, d'affiner les orientations ultérieures, de développer des vocations plus tardives, bref tout un processus de mise à niveau. L'idée de base: Il n'y a pas de cas désespéré!

Maintenant voici comment fonctionne en gros le système:

1) Sélection à l'entrée ( freshman year) impitoyable ( env. 10%) seulement dans les meilleures universités. Les autres élèves vont où ils peuvent mais cela ne veut pas dire que c'est l'antichambre du chômage ou d'une éducation au rabais car, même s'il vont dans un "community college", le dernier échelon des post-highschool studies, ils ont toujours la

2) Possibilité de se rattrapper, des passerelles, en fin de 1ere ou surtout de 2e année, ( sophomore year) par transfert vers de meilleurs écoles, toujours sur dossier et l'appréciation des profs est déterminante, en plus des bons résultats consistants, et où qu'il ait commencé, même dans un college de seconde ou troisième division. S'il a remonté sérieusement ses notes, par rapport à la highschool, il a de fortes chances d'aller là où il ne pouvait aller avant. Le droit à l'erreur , au late blooming et vendanges tardives est monnaie courante.

Peuvent ainsi prétendre aux meilleures universités même des élèves qui n'avaient pas des résultats suffisants aux SAT ( examen de fin de secondaire par QCM) et qui aussi à cause de cela ne pouvaient recevoir de bourses.

Se trouve concrétisé infiniment mieux que chez nous le souhait de Condorcet: démocratiser l'école ( mérite républicain, aristocratie de l'esprit, take your pick) veut dire non pas ratiboiser par le bas, mais élargir au maximum, si possible à l'intégralité de la population, la recherche de l'excellence; c'est l'opposé de l'égalitarisme qui veut imposer cette imposture: l'excellence pour tous...Cel,a dit cette ineptie a eu son heure de gloire en Amérique de la fin des années trente à la fin des années 1980 et ce n'est pas encore fini partout, grâce aux syndicats d'enseignants qui bloquent les réformes comme ils peuvent.

Le système US ratisse donc très large pour que les meilleurs ne restent pas sur le carreau pour des questions de coût des études. L'effet d'entraînement des étudiants asiatiques n'est pas à négliger.

Je ne m'intéresse pas à ceux qui peuvent payer les 40.000 dol de tuition, car ou bien ils entrent au mérite, donc rien à en dire, ou par "legacy", c'est le piston, et leur nombre est si marginal, aucun intérêt non plus.

Comme les bourses sont au mérite ( en plus des critères de ressouces des parents) on se fait d'abord accepter dans l'université de tranfert et ensuite om trouve le financial aid.( même procédure sur ce plan-là que dans 1)

Comme les droits ont augmenté de manière outrancière, les meilleures universités, qui sont aussi les plus riches, ont maintenant jusquà 90% de boursiers, ( complets ou partiels), et l'aide financière vient aussi de on-campus jobs.

Les écoles secondaires publiques ne sont en moyenne pas plus brillantes que les nôtres, ( au classement PISA on est sur la même ligne de médiocrité, seule différence, ils montent quand nous on descend...) mais il y a partout des classes de niveau, avec le système des "advanced placements", par matières, aussi très sélectif, qui donne des "crédits" au college. Cela raccourcit les études jusqu'à 18 mois. Moins longues= moins chères.

Il y a aussi comme chez nous des lycées publics d'élite....
et il y a surtout la possibilité d'une deuxième chance, voire d'une troisième, car on peut aussi être admis après avoir passé quelques années dans la vie active ( notamment pour se constituer un pécule pour des études ultérieures)
Dans une même classe de freshmen les élèves peuvent avoir de 18 à 50 voire 60 ans... Pas de limite d'âge

Les meilleures universités ( Ivy League, car les bâtiments anciens y sont couverts de lierre) sont soit privées soit publiques ("Public Ivies" ) comme UC-Berkeley ou U. Texas-Austin.
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1° L'un des principaux éléments qui ressortent est l'insuffisance d'encadrement des éléves par les enseignants. Il est certain que c'est en diminuant le nombre de profs que l'on va améliorer cette situation."

Ah oui, et comment expliquer par exemple que les proviseurs de prestigieux lycées parisiens viennent, comme dit JPB, "faire leurs emplettes" au Sénégal, dans des classes de 100 élèves, pour diversifier et garnir leurs prépas avec les meilleurs éléments?

"2° sur l'intérêt porté par les éléves interrogés aux tests qui leur étaient soumis, la France se classait en 2000 39° sur 41. Amusant."

Non, affligeant et normal quand le pays entier, et en premier leurs profs, leur serinent que ces tests ne mesurent rien, qu'ils sont biaisés, en un mot ...
that PISA means shit, so what do you expect?

Cela ne me fait pas rire.

Écrit par : Cadichon | 13 avril 2008

" la bonne maîtrise des mathématiques, à quelque niveau que ce soit... suppose une bonne maîtrise de la langue qui n'est elle-même possible que par une maîtrise particulièrement solide de la grammaire qui permet d'en exprimer la subtilité. Cette dépendance est d'autant plus vraie que les mathématiques sont parmi toutes les matières celle qui nécessite peut-être le plus de précision dans l'énoncé de leur raisonnement et de leurs propriétés. "Notre langue exprime par ses flexions, par l'ordre même des mots des nuances infiniment […] délicates."
Michel Delord.

Ce qui vaut pour les mathématiques vaut pour tout autre langage, ex: les langues étrangères.

Écrit par : Cadichon | 13 avril 2008

Contre le racisme anti-chinois

Une campagne indigne de démonisation de la République populaire de Chine est en cours. A la direction et à l’orchestre sont les gouvernements et les organes de presse plus que jamais décidés à avaliser le martyr interminable du peuple palestinien et toujours prêt à déchainer et approuver les guerres préventives comme celle qui, en Irak, a déjà provoqué des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés.

Ils agitent la bannière de l’indépendance (camouflée sous le terme « d’autonomie ») du Tibet, mais si cet objectif était obtenu alors on verrait le même mot d’ordre lancé aussi pour le « Grand Tibet » (un territoire trois fois plus vaste que le Tibet proprement dit) et puis pour le Xinjiang, pour la Mongolie extérieure, pour la Mandchourie et pour d’autres régions encore. La réalité est que dans son projet fou de domination planétaire, l’impérialisme vise le démembrement d’un pays qui depuis plusieurs siècles s’est constitué sur une base multiethnique et multiculturelle et qui voit aujourd’hui cohabiter 56 ethnies. Ce n’est certes pas le Tiers monde qui promeut cette croisade, lui qui regarde la Chine avec sympathie et admiration, mais l’Occident qui à partir de la guerre de l’opium avait précipité le grand pays asiatique dans le sous développement et dans une immense tragédie, de laquelle un peuple, qui représente le cinquième de l’humanité, a pu finalement sortir

Sur la base de mots d’ordre analogues à ceux qui sont hurlés contre la Chine, on pourrait promouvoir le démembrement de nombreux pays européens : parmi lesquels l’Angleterre, la France, l’Espagne et par dessus tout l’Italie où ne manque pas les mouvements qui revendiquent la « libération » et la sécession de la Padanie.

L’Occident, qui se pose en Saint Siège de la religion des droits humains, n’a pas eu une parole à propos des pogroms antichinois qui, le 14 mars à Lhassa, ont coûté la vie à des civils innocents et parmi eux des vieillards, des femmes, des enfants. Pendant qu’il proclame être à la tête de la lutte contre le fondamentalisme, l’Occident transfigure de la manière la plus grotesque le Tibet du passé (fondé sur la théocratie et sur l’esclavage et sur le servage de masse) et se prosterne devant un Dieu-roi engagé à construire un Etat sur la base de la pureté ethnique et religieuse (même une mosquée a été prise d’assaut à Lhassa) en annexant à cet État des territoires qui, oui, sont habités par des Tibétains, mais qui n’ont jamais été administré par un Dalai Lama : c’est le projet du Grand Tibet fondamentaliste cher à ceux qui veulent mettre en crise le caractère multiethnique et multiculturel de la République Populaire Chinoise pour pouvoir mieux la démembrer.

Au début du 20ème siècle en Chine, à l’entrée de la concession occidentale était bien visible l’écriteau « entrée interdite aux chiens et aux Chinois » ; Cet écriteau n’a pas été enlevé, il a seulement subi quelques modifications, comme le démontre la campagne visant à saboter ou à entraver de quelques manière que ce soit les Jeux olympiques de Pékin : « entrée des Olympiades interdites aux chiens et aux Chinois ». La croisade anti-chinoise en cours est en pleine continuité avec la longue et infâme tradition impérialiste et raciste.

Si vous souhaitez dénoncer cette campagne contre la chine, vous pouvez joindre à la signature : http://www.appellocina.blogspot.com/

NB : Pour plus d'information sur la crise au Tibet, vous pouvez consulter cet interview : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6266

Écrit par : Contre la campagne anti-chinois | 13 avril 2008

Il ne me semble pas que le fait de stigmatiser les horreurs qui caractérisent ce qui reste quand même une dictature soit faire preuve de racisme anti-chinoir! Toutes proportions gardées, c'est un peu comme si dire du mal de Le Pen était faire preuve d'état d'esprit anti-français, ou de Leonor Fini d'état d'esprit anti-italien. Au contraire, mettre le doigt sur ces atteintes au droit de l'homme pourrait, à moyen terme, plutôt rendre service à beaucoup de ces mêmes chinois que vous prétendez voir attaquer. N'oublions pas qu'ils n'ont pas élu leurs dirigeants, quand même!
Et, sincèrement, pensez-vous réellement qu'il y ait beaucoup de points communs entre le Dalaï-Lama et l'ayatollah Khomeny?

Cadichon, ce que vous nous expliquez nous démontre également pourquoi il n'y a aux états-unis ni travail précaire, pourquoi le chômage y est presque éradiqué, (ceci expliquant cela), pourquoi il n'y a eu aucune crise des "subprimes", pourquoi, dans ce pays libéral, (pas assez, certainement?), l'état est obligé de venir au secours des banquiers escrocs, pourquoi... Pourquoi, en fait, il n'y a aucun lien entre le système universitaire et la "vie civile", et pourquoi tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes libéraux.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 avril 2008

"anti chinois", pas anti-chinoir... Pas de métissage, ici!!! ;-)
et "que vous prétendez attaqués" serait mieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 avril 2008

"Pas de plus bel exemple d'enfer pavé de bonnes intentions."

Ecrit par : Cadichon | 13 avril 2008

Ah bon? Ce n'est pas un complot, finalement? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 avril 2008

Euh, Victor, je rappelle que ce n'est pas moi qui écris, mais le monsieur que je cite. :-)

Ecrit par : Kap | 12 avril 2008

Je l'ai bien compris mais je voulais simplement référencer le message. Excusez-moi.

Écrit par : Victor | 13 avril 2008

TRANSLATION IN FRENCHY DE THE EXPOSE OF CADICHON / ( version very short : deux words)

Maintenant voici comment fonctionne en gros le système:

1) Sélection à l'entrée ( freshman year) impitoyable ( env. 10%) seulement dans les meilleures universités. Les autres élèves vont où ils peuvent mais cela ne veut pas dire que c'est l'antichambre du chômage ou d'une éducation au rabais

... SI !

Se trouve concrétisé infiniment mieux que chez nous le souhait de Condorcet: démocratiser l'école ( mérite républicain, aristocratie de l'esprit, take your pick) veut dire non pas ratiboiser par le bas, mais élargir au maximum, si possible à l'intégralité de la population, la recherche de l'excellence;

...NON !

Elire Bush à la présidence et Schwartzenneger au gouvernorat de Californie, c'est sans doute ça "l'aristocratie de l'esprit".
In God we trust.

Écrit par : Victor | 13 avril 2008

""il y a surtout la possibilité d'une deuxième chance, voire d'une troisième, car on peut aussi être admis après avoir passé quelques années dans la vie active ( notamment pour se constituer un pécule pour des études ultérieures)
Dans une même classe de freshmen les élèves peuvent avoir de 18 à 50 voire 60 ans... Pas de limite d'âge""

Edifiant : j'ai bossé 20 ans pour me payer le lycée ; à 40 ans je suis entré dans une bonne université ; à 50 ans j'ai fêté mon premier emploi ; à 60 ans... the grass blues over me.

C'est la "Ivy League, car les bâtiments anciens y sont couverts de lierre"... like ma tombe !

Écrit par : Victor | 13 avril 2008

Si vous souhaitez dénoncer cette campagne contre la chine, vous pouvez joindre à la signature : http://www.appellocina.blogspot.com/

NB : Pour plus d'information sur la crise au Tibet, vous pouvez consulter cet interview : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6266

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinois | 13 avril 2008

Non, mon cher, j'ai déjà signé pour l'autre campagne en faveur du Tibet et je ne veux pas débuter volontairement une schizophrénie.

Alors finalement, le Parti communiste chinois (pas LES Chinois !) est en train de se trouver des alliés (ou des "idiots utiles", comme dirait cadichon).

J'ai entendu l'autre jour, dans un numéro de clown fatigué, l'ineffable Romain Bouteille développer les mêmes idées devant un André Glucksman médusé dans une émission consacrée à mai 68. Mais ça ne m'a pas fait rire.

On peut aimer la civilisation chinoise, l'art chinois, l'écriture chinoise, la poésie chinoise, la littérature chinoise, la spiritualité chinoise, la calligraphie chinoise, les paysages chinois, s'intéresser à l'Histoire de la Chine, avoir de l'amitié pour le peuple chinois, sans pour autant cautionner le nationalisme chinois (augmentation exponentiel du budget militaire depuis 10 ans, missiles pointés sur Taïwan...) et les agissement du Parti communiste chinois dont les Chinois eux-mêmes sont les premières victimes.

Si vous ne voyez pas où est le problème, si vous ne faites pas le rapprochement avec 1936 et si vous pensez, comme Romain Bouteille "que les Tibétains sont chinois depuis Charlemagne" (sic !), tant pis pour vous, tant pis pour les Tibétains, tant pis pour les Chinois qui aspirent à la démocratie (oh, le vilain mot, une invention grecque éthnocentriste et inexportable, n'est-ce pas ?)...et tant pis, à la longue pour nous et pour les hommes de bonne volonté du monde entier qui croient à l'idéal olympique...

Et si vous ne savez pas ce qui s'est passé sur la place Tien An Men (vous savez la petite silhouette devant le char), c'est sans doute que vous débarquez de la lune.

Écrit par : Robin | 13 avril 2008

A gui morel

A propos de la réforme de 1970, Michel Delord impute, si j'ai bien compris cette réforme à une vision essentiellement comptable de l'instruction, en particulier à la nécessité de limiter ou de supprimer les redoublements en "allégeant" et en simplifiant au maximum les programmes de l'école de Jules Ferry et de Ferdinand Buisson.

Il se trouve que cette vision gestionnaire d'une partie de la droite non gaulliste, dite "moderne" (1970, c'est le gouvernement Pompidou auquel succédera celui de V. Giscard d'Estaing, avec René Haby à l'éducation nationale et la réforme Haby en 75)...était en phase avec les aspirations les plus naîves de mai 68.

Michel Delors parle aussi de la nécessité de gérer l'afflux hétérogène des élèves issus du baby boom.

Est-ce que l'on peut dire les choses ainsi et avez-vous un point de vue complémentaire sur cette réforme dont les tenants et les aboutissants paraissent essentiels pour comprendre la situation actuelle.

Écrit par : Robin | 13 avril 2008

Merci Kap pour le lien.

Écrit par : Loki | 13 avril 2008

Romain Bouteille? Merde alors! Je suis (j'étais?) un fan absolu... Mais il est vrai qu'il a une intelligence un peu tortueuse. -;(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 avril 2008

A l'appui de ce que dit Guy Morel, (il ne faut pas dissocier la lecture de l'écriture, et ce dès la GS maternelle), je citerai Liliane Lurçat, qui y a consacré un livre entier, "Savoir écrire pour savoir lire".
Sur la 4 ème de couverture, on peut lire :
"L'apprentissage de l'écriture favorise celui de la lecture.
Pauline Kergomard, l'une des créatrices de l'école maternelle, écrivait : " Ecrire fait découvrir la lecture sans l'imposer".

L'illettrisme qui règne actuellement est dû à l'enseignement que les enfants reçoivent à l'école.
L'emploi des méthodes globales ou semi-globales conduit à isoler la lecture, tandis que l'écriture est négligée, réduite à une simple technique.
Or, l'écriture joue un rôle capital dans la fixation et la conservation de la lecture. Le langage écrit s'acquiert dans des situations comme la copie, la dictée, la rédaction, qui s'appuient à la fois sur la lecture et sur l'écriture.

En écrivant, l'enfant restitue la continuité du langage oral à l'aide d'éléments discontinus : les lettres et les mots.
L'écriture ne peut donc pas être globale."

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 avril 2008

Michel Delord avec un d !

Pas de rapport avec Jacques ! Promis, je ferai attention !

Écrit par : Robin | 13 avril 2008

Et ce "tyrranosaure de la région Nord-Pas-de-Calais", "second couteau de la secte", voici ce qu'il vient encore de pondre.

http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_encadrement.pdf

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 avril 2008

x+2=4
ne fait en aucun cas x=2
mais x+2-2=4-2 auparavant"

Certainement pas. Revoyez vos cours...

Ecrit par : bourbaki | 12 avril 2008
Il ne s'agit pas de mes cours, espèce de pédant, mais de l'école telle qu'elle se conçoit. Que ce soit à tort ou à raison est un autre débat dont les pédagogos font leurs délices aux dépens de tous les élèves et particulièrement des dits "EIP". Pour ma part, il y a beau temps que je suis passée sous les fourches caudines et si mes ailes sont coupées, si tant est qu'elles le soient, je n'en accuserai jamais l'école, en prétendant proposer d'autres solutions qui se révèlent à l'usage cent fois plus délétères.
C'est à force d'ergoter sur tout qu'on a semé un merdier effroyable, qu'il s'agisse de maths, de grammaire ou d'histoire. Votre petit commentaire a priori anodin est typique et exemplaire.

Écrit par : dobolino | 13 avril 2008

Et ce "tyrranosaure de la région Nord-Pas-de-Calais", "second couteau de la secte", voici ce qu'il vient encore de pondre.

[L'encadrement intermédiaire : entre loyauté et servilité|http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_encadrement.pdf]

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 avril 2008

Oui oui, cela mérite d'être lu. C'est un texte miroir dans lequel le second couteau, comme vous dites, énonce ce qui s'applique en fait aux pédagogistes : soumission, servilité, pensée unique, dérive, propagande organisée, totalitarisme, etc. etc.

Ceux qui ont eu affaire à eux comprendront.

Écrit par : Magister | 13 avril 2008

Un joli petit texte pour le sieur dit "Bourbaki" (y'en a qui se mouchent pas du pied!), texte de sa sœur ou de sa cousine ou de sa meilleure copine ou comment tout foutre en l'air avec des élucubrations scientifiques à l'usage de ceux qui se branlent le cerveau.
Ça fera plaisir à Toto!

Analyse et théorisation.
1 - La conception de l’apprentissage
Il suffit de parcourir ces 7 pages pour comprendre que la démarche utilisée va du simple vers le complexe (léger, mais les dernières leçons sont un peu plus complexes que la première !). Or, il n’est point nécessaire d’être un grand logicien pour savoir qu’une démarche d’enseignement doit aller du facile pour l’élève vers ce qui lui est difficile. Or le facile n’a rien à voir avec le simple. Même si les mots sont assez proches de sens dans le langage courant, les notions qu’ils recouvrent sont complètement opposées. Le simple n’existe pas dans l’expérience (tout ce qui nous entoure est complexe) ; c’est une abstraction. C’est donc difficile pour un enfant. Une démarche efficace doit donc aller du complexe familier à l’enfant, pour le conduire vers le simple, qui est à construire par analyse de ce complexe familier ; puis l’aider à conquérir le complexe non familier, qui fait partie du programme.

La démarche utilisée ici va donc à l’encontre du mouvement naturel d’apprentissage, et ne peut que mettre en difficulté la majorité des enfants, notamment ceux dont le milieu familial ne leur a pas apporté une richesse d’expériences suffisantes.

Ajoutons enfin une grossière erreur, affirmée péremptoirement dans la préface :

« N’abordez une nouvelle leçon que lorsque la précédente est bien assimilée ». Il y a fort longtemps que les Chercheurs en psychologie des apprentissages - et même, l’expérience personnelle empirique - nous ont appris que les savoirs ne s’empilent pas les uns après les autres, mais qu’ils s’organisent les uns par rapport aux autres. Et ce sont souvent les leçons ultérieures qui permettent de comprendre et d’assimiler les leçons précédentes.

Donc, pas mal de mauvais points ici.

2 - La conception de l’enfant
Il est frappant de voir à quel point l’enfant est absent de ces pages, l’enfant hic et nunc, l’enfant de la classe. Rien de ce qui peut être sa vie quotidienne, ni des écrits qu’il a pu voir autour de lui, n’est cité, même de manière allusive, dans les leçons. Quand on pense que les auteurs affirment dans leur présentation :

« C’est une méthode qui prend en compte la nécessité, pour un enfant de 6 ans d’acquérir des repères et de devenir autonome »

on reste perplexe sur les repères qu’il pourra y trouver, surtout quand on sait qu’un repère, ça ne se fournit pas : ça ne peut exister que construit à partir de ce qu’on a soi-même repéré.

On a donc affaire ici à une conception de l’enfant « avec des manques », et même en matière de lecture, avec des « vides » à remplir. C’est une conception particulièrement contraire à toutes les données de la psychologie de l’enfant, qui rappellent depuis longtemps que l’enfant est une personne entière, à chaque étape de son développement. Dès sa naissance (et même avant), l’enfant a des savoirs et son développement consiste en une transformation permanente de ces savoirs et de la totalité de sa personne... « On ne construit que sur du donné » (Ph. Meirieu) et il est impossible d’enseigner quelque chose à un élève en dehors des savoirs-déjà-là de cet élève.

Voilà d’autres mauvais points.

3 - La conception de la lecture et des objectifs à atteindre : quels apprentissages les enfants vont-ils pouvoir faire ?
Dès la première page, bien des choix de présentation et de contenus se révèlent fort inquiétants :

L’utilisation du signe « = »
On connaît la signification de ce signe : « 2+3 = 5 » doit être compris comme le fait que « 5 » peut s’écrire aussi « 2+3 ». Les éléments qui figurent à gauche et à droite du signe sont deux réécriture semblables de la même notion.

Écrire : « l = L », cela revient donc à dire que la majuscule ne change rien à la signification de la minuscule, ce qui, du point de vue de la lecture est plus que dangereux : l’opposition majuscule / minuscule est un indice essentiel de la compréhension d’un texte.

Pire, l’utilisation de ce signe page 32 : « est = è » invite naturellement à neutraliser les différences d’orthographe, et comme, sur la même page, on observe également l’égalité suivante : « es = è », un raisonnement élémentaire conduit à la conclusion suivante :

P1 : est = è
P2 : es = è
Donc : est = es ... CQFD

Bonjour l’orthographe et la compréhension de son fonctionnement ! Pas étonnant si des difficultés surgissent plus tard...

La page 34 doit mettre en joie les enseignants de mathématiques :

« 1 et 1 = 2 »

la substitution du signe + par la conjonction « et » est un puisant contresens mathématique et un amalgame qui ne peut que nuire plus tard à la plupart des élèves.

À noter en plus, page 92, une égalité des plus surprenantes : OIN = oIN (???)

Curieuse notation, dont les justifications théoriques restent singulièrement floues...

Les couleurs et les dessins à la place des mots
Les couleurs sont présentées comme facilitant « le repérage des graphies et de la forme syllabique (?) ». Pour ce qui est de la forme syllabique, peut-être, si tant est que cette expression ait du sens.

Mais pour ce qui est de la lecture, sûrement pas : cette alternance de rose et de bleu est particulièrement contraire à la conduite de lecture, et particulièrement contraire à la découverte de l’orthographe : les lettres prétendument « muettes » (comme si les autres parlaient !!?), étant à demi effacées sous un gris qui rappelle qu’elles ne doivent pas être prononcées.

Le problème, c’est que la lecture étant une activité visuelle, la prononciation n’est guère primordiale (on peut très bien comprendre des mots qu’on ne sait pas prononcer, dans le romans russes, par exemple). En revanche, les lettres qui ne correspondent pas à la prononciation sont essentielles pour la compréhension et l’orthographe.

Non seulement, les enfants ne vont donc rien apprendre en matière d’orthographe ou de conduite de lecture, mais ce qu’ils vont apprendre installe des savoirs erronés, et des habitudes nocives.

Même remarque sur les dessins représentant les mots. Outre que cela conforte la représentation spontanée des enfants selon laquelle un mot aurait un sens en lui-même, ce qui est faux en français (un mot ne prend sens que par le contexte, pour la majorité d’entre eux), cela crée des habitudes nocives d’exploration du texte : ce sont les mots et le contexte qui permettent de comprendre, pas les images. Le sens de celles-ci dépend du texte qui les accompagne, car une image a toujours une infinité de sens possibles ; seul le texte permet de savoir celui qui convient en la circonstance. Encore un savoir bien mal construit !

Les syllabes artificielles
C’est évidemment le symbole même de ce type de méthode. Et nous avons, à plusieurs reprises souligné les dangers que cela présente.

Un exemple de plus : page 4, il est impossible qu’un enfant, au moment où il va prononcer « lo » ne pense pas à ce que signifie cette syllabe dans son langage à lui, « l’eau ». Ainsi va s’installer dans sa tête une association « image graphique (signifiant) : lo » / « signifié : l’eau », qui installe d’avance des obstacles à l’acquisition de l’orthographe.

Le langage utilisé
Les explications, quand il y en a, mettent en jeu des formules langagières particulièrement peu rigoureuses.

Page 116, on trouve, à propos de la lettre « x », dont on peut au passage s’étonner qu’elle arrive si tard, au regard de sa fréquence dans la langue, la formule suivante :

« Quelquefois X se met à chanter ex= egz »

Hélas ! Ni « x » ni aucune lettre ne se met jamais à chanter !! On peut le regretter, pour ceux qui aiment le chant, mais c’est ainsi : les lettres sont des petits dessins qui n’ont ni voix, ni prononciation, et que les langues affectent de façon arbitraire (dépendant en fait de leur histoire et de leurs habitudes de prononciation) à la traduction écrite de leurs phonèmes.

Une telle présentation du rôle des lettres ne peut que conforter des conceptions erronées des relations oral / écrit, sources de problèmes plus tard. On le sait, plus les enfants sont jeunes, plus le langage utilisé avec eux doit être rigoureux et précis.

Ce n’est pas encore un bon point à donner ici.

Les textes proposés
Aucun doute, c’est là la plus grande gloire pour les auteurs. Remarquables à tout point de vue.

a) On trouve d’abord l’incontournable allusion à la consommation de tabac.

Page 4 « mamie a fumé »

Qu’a-t-elle fumé ? Le verbe « fumer » est un verbe transitif. Mais il est vrai que dans le langage actuel, son emploi intransitif a un sens bien précis : « fumer » tout court, cela veut dire fumer de l’illicite. Alors, que penser ? Mamie a fumé un joint ? Quel exemple pour la jeunesse, tout de même !

Vous me direz que l’allusion au tabac n’est pas nouvelle : tous les manuels d’enseignement de la lecture en parlent, ce qui leur confère une relative responsabilité dans le trou de la Sécurité Sociale. Mais on remarque qu’habituellement, c’est « papa » qui fume, et la pipe en général. Ici c’est mamie (sans majuscule : elle n’en mérite pas !).. . La parité sans doute ?

b) Mais ce sont les texte eux-mêmes qui sont un régal, et l’exemple parfait de ce qu’il faut présenter aux petits pour qu’ils maîtrisent la langue, conformément aux attentes institutionnelles.

Dès les premières pages, on ne peut être que convaincu par la cohérence textuelle, l’intelligence des propos, l’excellence du style, bref la richesse des textes proposés :

Page 4 :

Mamie a fumé. Léa a lu. Mamie a lavé. Léo a filé. Léa a avalé. Léo a vu.

On notera au passage l’étrange volonté d’utiliser les verbes de façon intransitive, au mépris de leur emploi normal.

Page 24 :

J’aime un chat, tu imiteras un cheval.

À noter ici la présence d’une virgule entre les deux phrases, ce qui induit une relation sémantique... Mais laquelle ? C’est un vrai mystère...

Tu pédales et tu vas vite

D’où vient ce « tu », subitement ? Voilà un embrayeur sans référent... Excellente mise en condition pour comprendre, surtout quand on sait que les embrayeurs à l’écrit constituent une difficulté majeure pour les petits.

Léo dort et il rêve. Je mime et tu devines. Léo parle fort et le cheval s’arrête.

Pourquoi ? Il est gêné par le bruit ?

Il y a une fête et tu y vas. Je m’arrête : je suis arrivé.

Où ?? À la fête ?

Page 92 :

Outre les dessins, particulièrement ridicules (où a-t-on vu des spationautes ayant cette allure de dauphins joyeux ??), le texte mérite une mention particulière :

La fusée décolle. Les astronautes flottent !

Même avec un point d’exclamation, ils ne flottent pas : demandez-leur...

Léa a glissé sur le verglas.

Il y a du verglas dans l’espace sidéral ? Et Léa était dans la fusée ?

Les castors construisent des barrages.

Qu’est-ce qu’ils viennent faire là ceux-là ?

Milo vole un poisson dans l’assiette de Léa.

Milo aussi était là ?

Ces pastilles guérissent les enfants qui toussent.

Allons bon ! Les voilà malades !

Mais au fait, de quelles pastilles s’agit-il : on ne leur a point été présentés !

Rappelons, au passage qu’un démonstratif, dans un texte, renvoie nécessairement à un ou plusieurs référents cités dans le texte, auparavant ou dans les lignes qui suivent. Cela s’appelle la diaphore... Mais mesdames Cuche et Sommer n’ont pas été informées sans doute.

Léo cause avec Vladimir.

Voilà une phrase qui serait sévèrement jugée par les rédacteurs du Figaro magazine et Jean d’Ormesson : on ne doit pas dire, selon eux, « causer avec », mais « s’entretenir avec ». Il est vrai que déchiffrer « s’entretenir » est plus difficile que déchiffrer « causer ». Quoique... En tout cas, tant pis pour l’élégance du langage !

Tant pis surtout pour les règles de cohérence textuelle, dont les évaluations nationales démontrent pourtant que c’est un des points les plus faibles des compétences acquises par les élèves à l’école primaire. En faisant leurs premières découvertes de la langue écrite sur de tels textes, nul doute qu’ils vont progresser dans cette voie.

On pourrait poursuivre cette lecture page par page : incohérence des textes, vocabulaire aberrant : « Faro hume ici ou là » (page 67) ; « La pluie gicle sur le ciment » (page 65) ; « Sébastien feint de tomber » (page 112) etc. etc. Tout est fait pour proposer aux enfants une langue postiche, conçue uniquement pour la syllabation, sans aucun apprentissage du langage écrit ou des conduites de lecture.

4 - Et tout ce qui manque, des compétences à développer pour devenir lecteur...
Les auteurs affirment dans leur préface que cette méthode est conçue pou favoriser l’autonomie des enfants. Or, l’autonomie repose entre autres mais surtout sur la capacité à résoudre seul ses problèmes grâce à la lecture : savoir lire, c’est savoir se servir des écrits pour mener à bien ses projets. Il faudrait beaucoup chercher pour trouver où les contenus de cette méthode pourraient favoriser l’autonomie des élèves.

On constate en effet que rien ne permet aux enfants ici d’entrer dans l’univers de la chose écrite. Aucune allusion ni aux divers types d’écrits, ni aux fonctions de la lecture, dont on sait qu’elle sert toujours à autre chose qu’elle-même : on lit pour apprendre, comprendre, savoir faire, de distraire et rêver... Jamais on ne lit pour lire. Ici, si ! Donc, on ne lit pas.

On ne trouve rien non plus sur les conduites de raisonnement qui seules permettent de comprendre un écrit : aucun mise en relation n’est demandée, aucune recherche de l’implicite, pourtant partout présent dans le manuel, aucun éclairage sur les détails pertinents, comme l’orthographe, la ponctuation, les majuscules, la mise en page...

Surtout, et c’est peut-être le plus grave, aucun de ces textes n’a de noms d’auteurs : c’est du texte « en l’air », hors situation de communication, et l’on sait que pour les petits, il n’est nullement évident qu’un écrit ait un auteur ni qu’il ait du sens.

Bref, c’est vraiment un tabouret pour apprendre à nager !

Cela pourrait être drôle, si ce n’était pas le meilleur moyen d’exclure de toute lecture véritable - experte, comme on dit - les enfants de milieux défavorisés, ceux qui n’ont que l’école pour s’en sortir.

C’est là qu’on voit la dimension politique des options pédagogiques : et la cohérence que nous avons tant cherchée dans les textes du manuel, elle éclate ici dans le choix d’un tel outil : choisir « Lire avec Léo et Léa » - pire, l’imposer à tous les CP de France et de Navarre - , c’est en totale cohérence avec d’autres décisions concernant l’Ecole ou la Société : suivez mon regard.

C’est pourquoi, une proposition s’impose à nos yeux : celle d’inscrire, à l’instar de ce qui est fait sur les paquets de cigarettes, (dont nous avons souligné les liens illicites avec la méthode de mesdames Cuche et Sommer), la formule suivante, en bandeau autour du manuel :

« L’utilisation de cet outil nuit gravement à la santé du futur lecteur ».

Qu’on se le dise !

Eveline Charmeux, Mars 2006

Écrit par : dobolino | 13 avril 2008

"Des élus et des responsables de l'UMP ont multiplié les interventions et protestations quand M de
ROBIEN avait envisagé de me sanctionner pour mon allusion à la diligence placée sur les rails du TGV.
J'en garde une grande admiration pour leur intelligence et une gratitude émue."

P. Frackoviack

Asinus asinum fricat !

Écrit par : Robin | 13 avril 2008

Et voici, la cerise sur le gâteau, la "péroraison" du morceau de rhétorique digne de Périclès, toujours du même, avec cette fine pointe : " Il est certain que le jour viendra où il
faudra réinventer la rénovation pédagogique des années 1970/80... et la loi d'orientation de 1989 pour reconstruire une école démocratique, et mesurer le temps perdu à savoir pourquoi elle a été entravée."

J'ai relu dix fois cette phrase et si j'avais une cheminée, je l'y ferai graver comme Harpagon.

"Génial", n'est-ce pas ? Eprouver la nécessité de réinventer quelque chose qui ne marche pas, qui laisse des centaines d'enfants sur le bord de la route, c'est digne des Shadocks, non ? Monsieur Frackowiak doit encore croire à la théorie du phlogistique et à la nécessité de réintroduire ce concept génial et d'une immense fécondité épistémologique contre les théories de Lavoisier...

Et mesurer le temps perdu depuis 1989 et des poussières à savoir pourquoi elle a été entravée. Et ce gars-là se dit de Gauche et se prend pour un révolutionnaire (prudent, très prudent quand même (le coup de pommade aux députés de l'UMP)

C'est qu' y tient à son poste d'inspecteur qui lui évite d'affronter une classe en chair et en os).

"Il est certain qu'un jour viendra où il faudra réinventer la rénovation pédagogique des années 60-70 (id est la destruction de l'école de Jules Ferry et de Ferdinand Buisson) et reconstruire une école démocratique (sic !) et mesurer le temps perdu à savoir pourquoi elle a été entravé (resic !)"


"Nous entrons donc délibérément après une trentaine d'années de progrès (sic !) dans une continuité républicaine tout à l'honneur de notre République, après une phase de destruction avec M. de Robien, M. Bentolila et le soutien
des mouvements ultra réactionnaires (ça, c'est pour nous), dans la phase de construction cohérente, savamment conçue et organisée, d'une conception ultra libérale de
l'école et de la société qui n'appelle pas des lendemains qui chantent... du moins pas pour tout de suite. Il est certain que le jour viendra où il faudra réinventer la rénovation pédagogique des années 1970/80... et la loi
d'orientation de 1989 pour reconstruire une école démocratique, et mesurer le
temps perdu à savoir pourquoi elle a été entravée.
Dans ce contexte, la loyauté des cadres du système s'impose. La servilité, pas encore.

Pierre Franckowiak

Il faut oser, non ? Comme disait Michel Audiard, les c.., ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît !"

le passage où le triste sire fait le parallèle entre l'épisode Robien et "les heures les plus sombres de notre histoire" n'est pas mal non plus.

Tirons l'échelle !

Écrit par : Robin | 13 avril 2008

Pierre Franckowiak

Frackowiak

je ne sais pas pourquoi le "n" s'inscrit quasi automatiquement.

Écrit par : Robin | 13 avril 2008

1989, Jospin, la période où on a cassé tous les thermomètres, l'affaire du voile...question politiquement incorrecte : y-a-t-il, parmi le faisceau de causes à effets, un lien entre l'immigration massive et la chute du niveau ? Car c'est bien à ce moment-là que nous avons commencé à nous voiler la face, nous aussi ! Mais certains, lucides, voyaient et disaient déjà (mais qui les écoutait alors, ces fachos réactionnaires ? )ce que JPB dit depuis peu, c'est à dire tardivement...

Écrit par : Une passante | 13 avril 2008

Il est certain que le jour viendra où il faudra réinventer la rénovation pédagogique des années 1970/80...

Ecrit par : Pierre Frackowiak

Il est vrai que pour ce genre d'individu, il faut en permanence "réinventer", à l'instar des "apprenants" qui chaque année que Dieu fait, contruisent leurs savoirs en réinventant la roue, le fil à couper le beurre et l'eau tiède.

Au fait, je ne sais pas si la comparaison du susdit avec un tyrannosaure est entièrement appropriée, car j'ignore absolument s'il est vraiment "saure".

Écrit par : moot | 13 avril 2008

Je suis obligé de partir pour l'après-midi (désolé JPB ! )
Espérons que l'armée rouge et le sieur Frackowiak n'en profiteront pas !

Voici une petite vidéo pour vous tenir compagnie...Et en plus elle est dans le fil du blog que nous avons eu tendance à négliger ces derniers temps.

Je ne sais pas pour vous, mais moi je n'en ferais pas autant.


http://www.koreus.com/video/elephant-peinture-autoportrait.html

Écrit par : Robin | 13 avril 2008

Espérons que l'armée rouge et le sieur Frackowiak n'en profiteront pas !

Ecrit par : Robin | 13 avril 2008


Boap nous irons pendre notre linge sur la ligne bleue de l'Oural...

Écrit par : Sergio | 13 avril 2008

x+2=4
ne fait en aucun cas x=2

... non en effet : x = 4 - (+2)

Écrit par : bourbaki | 13 avril 2008

@ Robin

Merci pour votre réponse qui va me permet de balayer trois idées reçues. Je pense avoir suffisamment de culture et d'éthique pour faire la distinction des choses. Mettre les JO de 2008 au même plan que ceux de 1936 et les évènements de Tiannanmen, c'est comme si on jugeait la France de 2008 en ayant en tête les bombardements français sur Hai Phong au Vietnam, qui ont fait plus de 20 000 morts.

1°) Vous écrivez : "augmentation exponentiel du budget militaire depuis 10 ans, missiles pointés sur Taïwan"...

La Chine ne dépense pas plus que la France. Voici les chiffres selon Libération :

* Chine : 40 milliards

* Russie : 18 milliards

* Iran : 4,5 milliards

* Royaume-Uni : 50 milliards

* Le Japon : 45 milliards

* France : 41 milliards

* Inde : 22 milliards

* Etats-Unis : 620 milliards

Je ne vois pas pourquoi vous vous offusquez sur la dépense chinoise, alors que vous n'en dites rien sur la dépense française. Je ne vais pas rentrer dans les détails (ce n'est pas le lieu ici). Je voudrais juste vous dire qu'Il y a dans la manière dont l’occident fait des analyses sur la Chine un véritable danger, cela porte à terme la violence, la guerre. L’occident sait que la Chine est très faible d’un point de vue militaire. A l’inverse de l’Inde la Chine ne joue pas la carte du sur équipement et il faudrait expliquer ce qu’est l’armée chinoise, une armée avec des valeurs nationales et révolutionnaires. L’occident est tout à fait capable d’attaquer la Chine.

L'autre jour, il est passé une émission sur la jeunesse française. Cette émission est à l’ordinaire intéressante, là c’était abominable de stupidité, de conformisme intellectuel. Ces jeunes sont prêts à attaquer tout le monde “les vieux”, mais aussi les pays du Tiers monde qui veulent accéder à la survie, en particulier la Chine, tout plutôt que le capital. Leur modèle, leur phare sont les États-Unis. Ils sont prêts à applaudir n’importe quel Hiroshima…

2°) "avoir de l'amitié pour le peuple chinois, sans pour autant cautionner le nationalisme chinois"

Vous avez des avis très tranchés. Que signifie "nationalisme chinois" pour vous ?

Les Français disent toujours : on ne critique pas la Chine, on critique son gouvernement. Qui sait faire la différence entre un peuple et un gouvernement ici ? Quand on veut boycotter des produits Made in China, on veut en fait boycotter les produits du gouvernement ?? Et quand des entreprises occidentales réalisent la moitié des exportations comptables chinoises, on dit tout simplement que ce sont des exportations chinoises, par ricochet, nos problèmes commerciaux sont causés par les chinois.

Quand la presse s’active contre ces “chinois” qui “envahissent” le Tibet, fait-elle une distinction entre les différentes ethnies chinoises ? une distinction enter le peuple et le gouvernement ? Ne peut-on pas lire à travers le discours de la presse une idée ancrée dans l’inconscient collectif français, dont la validité n’est que relative: une nation, c’est un peuple, et un État. Donc la Chine c’est selon la presse un empire, dont les colonisateur sont des hans, et tous les autres détenants un passeport chinois sont des victimes de l’oppression chinoise. D’ailleurs, la presse aime faire la distinction entre chinois et tibétains, et pourtant, personne ne fait la distinction entre français et corses, ou alsaciens.

3°) "Les Tibétains sont chinois"

Il est sans doute difficile pour un français de comprendre qu'on peut être chinois tibétain, car le modèle républicain français nie tout spécificité culturel.

Pour comprendre la Chine, prenez le modèle belge. La Belgique est un état composé de deux peuples. De la même manière, la Chine est un état composé de 56 ethnies.

Plus on s’éloigne du Tibet central, plus mêlée est la population et cela de longue date. Ainsi, selon les sources des époques pré-communistes consultées, on peut voir dans le Quinghai une province à dominante mongole ou foncièrement musulmane ou, en se référant aux écrits des missionnaires protestants, la croire devenue entièrement chrétienne dans les années quarante, ou sur le point de le devenir… Toujours au Quinghai, on peut voir, dans une même famille, une ascendance ethnique si composite que ses membres peuvent, à leur guise, revendiquer une inscription officielle chez les Tibétains ou les Mongols, tout en se prétendant, chez eux, être des Han. Quant au Yunnan, qui comprend une partie du Kham, il apparaît pour les spécialistes de la Thaïlande comme un appendice thaï, et pour les islamologues comme une zone de vieille islamisation.

Vu les croisements qu’il y a entre les différentes ethnies chinoises, on pourrait se demander ce que cela pourrait engendrer comme déchirures et drames familiaux si un jour le Tibet devenait réellement indépendant ? Le Dalaï-Lama aurait alors un sacré problème pour distinguer qui est qui, et qui appartient à quelle ethnie. Je rappelle que la femme du célèbre intellectuel chinois Wang Lixiong est tibétaine. Je rappelle aussi que le grand poète chinois Li Po vient du nord mongol, en Sibérie. Je rappelle également que le Dalaï-Lama lui-même est chinois à l’origine, ses parents parlaient un dialecte chinois. Le discours ethnique prôné en Occident n’a qu’un seul but : expliquer au grand public des guerres que se font entre elles les grandes puissances. On l’a vue dans les Balkans, en Irak, en URSS. Cela pourrait se produire également au Tibet, mais ça serait une autre dimension la Chine ne se laisserait pas faire, la crise économique serait totale, peut-être une troisième guerre mondiale.

Bien cordialement

Écrit par : Contre la campagne anti-chinois | 13 avril 2008

Mon cher Christophe. Comment puis-je dire en parlant des initiateurs de la débâcle de l'école que c'était un complot? Ou alors nous ne donnons pas au mot le même sens. J'affirme le contraire, documents à l'appui. Elle résulte d'une action on ne peut plus au grand jour, délibérée, affirmée et réitérée depuis plus de 50 ans, en toutes lettres dans les programmes-z-et bulletins tout aussi z-officiels. Elle a rassemblé un large consensus. Pas vraiment un complot, non?

Parlent de "complot", en revanche, ceux ( Lecherbonnier, Hirtt, Baudelot, Establet and co, la liste est infine) qui ne peuvent intellectuellement et émotionnellement admettre que le corpus d'idées fausses, à la source de la catastrophe, s'ancre dans des idéaux auquels ils adhèrent.

Il leur faut trouver un autre coupable et la "théorie du complot" permet d'interpréter, faute de preuves tangibles, des évènements bien réels quand on ne peut pas en accepter la cause, ni admettre sa part de responsabilité, au moins dans une inaction prolongée. Le coupable ne peut être que l'ennemi, et qui est-il? Le libéralisme. Alors je colle à ce complot le qualificatif de "libéral", infamant seulement en France, d'ailleurs, mais qu'importe, je ne suis pas à une contradiction près. L'embêtant c'est que cette théorie du complot, aussi, on ne la rencontre que chez nous. Comme la canicule qui s'est arrêtée à nos frontières ou le nuage de Tchernobyl qui en a fait autant, en venant dans l'autre sens.

On décline alors le qualificatif de libéral en ultra, néo, hyper...ou que sais-je encore, pour masquer par l'inflation verbale la vacuité du propos. Qu'importe encore une fois, puisque la caricature permet de se dédouaner, et en toute bonne conscience, une fois de plus.

Il y eut complot, ce n'est pas un scoop, bien en amont de la débâcle de l'école, et il ne visait pas qu'elle (qui fut un instrument parmi d'autres) mais l'ensemble des démocraties occidentales. Il y a maintenant près de 20 ans, l'ouverture des archives du Kremlin a rapidement confirmé et sans conteste possible, sur ce point et tant d'autres, ce que savaient déjà ceux qui avaient accordé le crédit qu'ils méritaient aux gens courageux qui le dénonçaient, ce complot, et qui désignaient ses complices, en France, dans une pesante atmosphère de déni et de disonance cognitive. Avoir réduit des gens comme Aron à l'insignifiance, pour se prosterner devant Sartre, est une indignité.

Il faut dire que "la France sous les ordres d'un cadavre", comme a dit Druon, tient le pompon dans le registre de l'aveuglement volontaire indécrottable. La théorie du complot libéral n'en est qu'une manifestation parmi d'autres et elle est simple à falsifier.

Je m'y emploie, mais certainement pas en prétendant que les fossoyeurs de l'école ont "comploté" ils ont affiché haut et clair leur objectif, qui était de démolir l'école de Jules Ferry, coupable d'avoir produit la société qui avait conduit à la débâcle. Ils ont réussi le premier point. Quant au second, je doute que la société qu'ils ont appelée de leurs voeux et qui s'est effectivement constituée selon leurs souhaits, soit mieux outillée que celle de 1939 à affronter un danger similaire.

""Notre effondrement a été avant tout, chez nos dirigeants et (pourquoi ne pas voir le courage de l’avouer ?) dans toute une partie de notre peuple, une défaite à la fois de l’intelligence et du caractère".
Marc Bloch, 1944, Note pour les cahiers Politiques http://louis.chauvel.free.fr/bloch.htm

Lire aussi "Une étrange défaite" .

Écrit par : Cadichon | 13 avril 2008

Vidéo intéressante à télécharger :
http://appy.ecole.free.fr/3evoie/nifdi1.html
- malheureusement en anglais - où l'on voit des adultes plus animés par le désir de faire réussir les élèves que celui de se mettre en avant. L'antithèse de Meirieu ce tout à l'égo de la pédagogie, ce dernier n'y verrait que du bourrage de crâne mécanique...Get ready...
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 13 avril 2008

Le cadichonisme (il paraît que le libéralisme est hors de cause), a pour principale caractéristique d'ignorer avec constance les posts qui ici ou là lui apportent la preuve, non d'un complot libéral (le terme supposerait une action clandestine), mais d'une entreprise méthodique de destruction de l'école qui s'affiche en toute clarté dans les écrits surabondants et parfaitement accessibles d'organismes aussi peu discrets que l'ERT, l'OCDE, l'UE, etc.
Pédagogisme et libéralisme se rejoignent pour accélérer la casse. Les premiers par un excès de bonnes intentions puisées dans le christianisme social (dernier think tank de la gôche social-démocrate), les seconds par pur pragmatisme. Le mariage, c'est Madelin qui l'a célébré : "Donnez-nous plus de Gaby Cohn-Bendit et de Marie-Danièle Pierrelée !"
Il y a chez Cadichon, pour nier cette rencontre, un je-ne-sais-quoi "comtesse de Ségur", un côté petite fille têtue et capricieuse qui est plutôt amusant. Amusante aussi la scie du "on-l'a-compris-partout-sauf-chez-nous" que vous retrouverez sur tous les "bons" blogs libéraux.

Écrit par : Victor | 13 avril 2008

1989, Jospin, la période où on a cassé tous les thermomètres, l'affaire du voile...question politiquement incorrecte : y-a-t-il, parmi le faisceau de causes à effets, un lien entre l'immigration massive et la chute du niveau ? Car c'est bien à ce moment-là que nous avons commencé à nous voiler la face, nous aussi ! Mais certains, lucides, voyaient et disaient déjà (mais qui les écoutait alors, ces fachos réactionnaires ? )ce que JPB dit depuis peu, c'est à dire tardivement...

Ecrit par : Une passante | 13 avril 2008

Je vois que la question posée est vraiment incorrecte, puisque personne ne se risque à une réponse sur cette réalité dont il a bien fallu tenir compte

Écrit par : Une passante | 13 avril 2008

Pour comprendre la Chine, prenez le modèle belge.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinois | 13 avril 2008

Au vu des problèmes de la Belgique, je ne suis pas sûr que votre exemple serve votre argumentation.

Écrit par : yann | 13 avril 2008

En principe, (à la base), on vote, en Belgique, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 avril 2008

Il n'y a pas que cadichon qui ignore certains posts, ceux qui le lui reprochent, aussi !

Écrit par : Un observateur | 13 avril 2008

Vu les croisements qu’il y a entre les différentes ethnies chinoises, on pourrait se demander ce que cela pourrait engendrer comme déchirures et drames familiaux si un jour le Tibet devenait réellement indépendant ?

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinois | 13 avril 2008

De toutes façons, étant donnée l'installation massive de chinois hans au Tibet, la revendication d'indépendance est ridicule. Le Tibet est plus chinois que la Corse n'est française.
Doit-on pour autant tout passer à un régime autoritaire, maniant à tour de bras la peine de mort et la torture, sous prétexte d'un grand marché économique qui fait baver tout le monde ?

PS : je réserve en général le terme de "croisement" à la reproduction animale.

Écrit par : yann | 13 avril 2008

En principe, (à la base), on vote, en Belgique, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 avril 2008

En Inde aussi, puisque notre chinois fait un parallèle.

Écrit par : yann | 13 avril 2008

Peut-on vouloir refonder l'école en occultant ce qui dérange ?Il me semble que pour y parvenir, il faut commencer par tout mettre à plat, et écouter toutes les voix, pas seulement celles qu'on a envie d'entendre, comme vous le faites ici, trop souvent .

Écrit par : Un observateur | 13 avril 2008

Doit-on pour autant tout passer à un régime autoritaire, maniant à tour de bras la peine de mort et la torture, sous prétexte d'un grand marché économique qui fait baver tout le monde ?

Ecrit par : yann | 13 avril 2008

On devrait commencer par un boycottage politique et économique, ce serait tout de même plus moral que refiler la patate chaude aux sportifs. Faire de ces derniers les boucs émissaires des hypocrisies marchandes, c'est un peu raide. Il me semble me souvenir, qu'au contraire l'olympisme antique c'était d'abord la trêve.
Dans ce qui reste de bonne conscience libérale bien avancée, on stigmatise les Serbes pour leur attachement à leur foyer national kosovar bouffé par les Albanais et on pleure sur un Tibet où les Chinois sont devenus majoritaires. Aurait-on songé à boycotter les JO d'Atlanta au nom de la nation cherokee opprimée ?

Écrit par : Victor | 13 avril 2008

Cher Observateur, si vous précisiez votre pensée ? Ou celle de Cadichon ?

Écrit par : Victor | 13 avril 2008

1989, Jospin, la période où on a cassé tous les thermomètres, l'affaire du voile...question politiquement incorrecte : y-a-t-il, parmi le faisceau de causes à effets, un lien entre l'immigration massive et la chute du niveau ? Car c'est bien à ce moment-là que nous avons commencé à nous voiler la face, nous aussi ! Mais certains, lucides, voyaient et disaient déjà (mais qui les écoutait alors, ces fachos réactionnaires ? )ce que JPB dit depuis peu, c'est à dire tardivement...

Ecrit par : Une passante | 13 avril 2008

Je vois que la question posée est vraiment incorrecte, puisque personne ne se risque à une réponse sur cette réalité dont il a bien fallu tenir compte

Ecrit par : Une passante | 13 avril 2008
Il n'y a pas que cadichon qui ignore certains posts, ceux qui le lui reprochent, aussi !

Ecrit par : Un observateur | 13 avril 2008
Peut-on vouloir refonder l'école en occultant ce qui dérange ?Il me semble que pour y parvenir, il faut commencer par tout mettre à plat, et écouter toutes les voix, pas seulement celles qu'on a envie d'entendre, comme vous le faites ici, trop souvent .

Ecrit par : Un observateur | 13 avril 2008

Je constate que vous êtes soit sectaires, soit aveugles, en tout cas pas très courageux, comme la majorité de mes collègues profs .Nihil novi sub soli .

Écrit par : Un observateur | 13 avril 2008

Est-ce que "l'observateur" et la "passante" sont une même personne ? Que voulez-vous qu'on dise, que "c'est-la-faute- aux-bougnoules" ? Arrêtez de tourner autour du pot et lâchez-vous : postez sous Dupont-la-Joie, on gagnera du temps !

Écrit par : Victor | 13 avril 2008

ha ! Ha! HA ! Laissez tomber, parlez du Tibet, c'est mieux ! L'antiracisme frappe encore, c'est tellement facile ! Politiquement correct, pensée unique toujours !

Écrit par : Un observateur | 13 avril 2008

Nihil novi sub soli .

Ecrit par : Un observateur | 13 avril 2008


Oui mais c'est un ablatif.

Écrit par : Sergio | 13 avril 2008

"L'observateur" n'a pas assez bûché les pages roses, Sergio, par contre les pages brunes n'ont pas de secret pour lui ! Facho , fachi, fasciste, c'est la dernière déclinaison. Passe ton chemin et va observer nos fesses !

Écrit par : Victor | 13 avril 2008

Concernant la bien-pensance occidentale au sujet du Tibet, Mélanchon a fait paraître récemment un article tout à fait édifiant (je vous retrouve ça demain!)... Sinon, juste au passage, comme ça, M6 diffuse actuellement un reportage sur l'Arabie Saoudite, c'est fou ce que c'est démocratique comme pays, surtout pour les femmes... Mais là, je n'entends pas les droits-de-l'hommistes bêlants, ni nos grands politiques qui menacent aujourd'hui de boycotter la cérémonie des jeux... au contraire, on se courbe bien bas devant les rois du pétrole (normal, hé! Realpolitik...). Dernier mot à propos de la Chine: plutôt que d'y critiquer le manque de liberté (notamment de la presse, dont la majorité des Chinois n'ont rien à foutre, et ceci depuis des millénaires- le communisme s'est très bien accommodé des traditions impériales et du primat traditionnel du collectif sur l'individuel...), il serait plus pertinent de dénoncer le libéralisme sauvage qui y règne (car pour les plus obtus des anti-communistes primaires qui ne seraient pas au courant, la Chine est le pays le moins communiste qui soit à l'heure actuelle du point de vue économique...) et qui tue, lui, en toute discrétion, sur les chantiers et dans les usines... Alors revendiquer la liberté d'expression, oui, mais aussi le droit syndical, la protection dans le travail par un contrat, des salaires décents, etc... Les Chinois en ont autant besoin!

Écrit par : Claire | 13 avril 2008

Bien vu Claire, on veut bien faire du sport avec les Emirats, la Lybie, l'Egypte ou Israël mais pas en Chine.
"Reporters sans frontières" a oublié celle de l'argent, pour eux il n'y a de censure que politique et le parangon de toutes les libertés, c'est Paris-Match !

Écrit par : Victor | 13 avril 2008

"L'observateur" n'a pas assez bûché les pages roses, Sergio, par contre les pages brunes n'ont pas de secret pour lui ! Facho , fachi, fasciste, c'est la dernière déclinaison. Passe ton chemin et va observer nos fesses !

Ecrit par : Victor | 13 avril 2008

Excellent trait d'esprit qui s'achève platement par une invective facile et confortable, c'est dommage.
Que l'observateur soit un provocateur, on n'en doute pas. Mais dans quel camp est-il vraiment ?
N'oublions pas que le blog du maître de céant passe pour être un nid de réactionnaires qu'on voudrait peut-être bien pousser à la faute. Or, dans l'actuel climat inquisitorial qui pèse sur la liberté d'expression, un mot malheureux ou interprété à charge peut mener droit au bûcher.

Écrit par : Magister | 13 avril 2008

Alors revendiquer la liberté d'expression, oui, mais aussi le droit syndical, la protection dans le travail par un contrat, des salaires décents, etc... Les Chinois en ont autant besoin!

Ecrit par : Claire | 13 avril 2008

Nobles pensées, certes. Allons même plus loin : dans le fond, toute la planète donne dans le rêve américain, à savoir exercer un travail bien rémunéré et socialement valorisant, posséder une belle maison, rouler dans une belle voiture, partir en vacances aux quatre coins du monde, mener une vie de standing, consommer à volonté, etc etc
N'est-il pas "étonnant" que ce soit un régime communiste, donc de filiation marxiste, qui inflige de telles conditions aux travailleurs ? Au temps de l'URSS, on aimait à parodier un célèbre aphorisme : l'homme est un camarade loup pour l'homme.

Écrit par : Magister | 13 avril 2008

Pour Victor .....Ce n'est pas en criant au fachisme qu'on risque le bûcher, au contraire, c'est le b.a ba, l'insulte politiquement correcte la plus couramment utilisée pour empêcher l'autre de parler, au nom de la liberté d'expression, bien sûr ! J'ai pu ainsi constater que vous avez l'injure facile, et prêtez aux autres des propos qu'ils n'ont pas tenus, et par conséquent,vous êtes parfaitement dans la "ligne", rassurez-vous . Quel héroisme, mon cher !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Bon, vue l'heure tardive ( 0h30 chez vous) je comprends que le documentaire sur une école pauméee au fin fond du Nebraska vous inspire moins que les malheurs du Tibet.
Le résumé posté par Françoise Appy est fort utile mais ce qui est le plus intéressant c'est l'ampleur de la surprise sur le fait que "ça marche" de la part d' enseignants rodés aux méthodes pédagogistes dont ils n'avaient jamais semble-t-il remis en cause la pertinence, pas plus qu'ils n'avaient établi un lien entre ces méthodes et l'échec scolaire. Et pourtant!!! Cela fait seulement cinquante ans (au moins) qu'on leur serine que c'est là le problème.

Il a fallu pour que ca change que débarque chez eux un type qui a dit NON, courageux, persuasif avec ses fonds fédéraux, et l'aspect du film le plus passionnant c'est le 2eme point: le script, un processus de "déprogrammation" auquel NIFDI doit soumettre les enseignants pourqu'ils se plient à une méthode qui visiblement ne leur vient pas naturellement.
Heureusement qu'ils se sont dit: qu'est-ce qu'on risque, on est tombés si bas...Et ce si bas est de l'ordre de ce qui se passe chez nous, ou les 40% d'illettrés au sortir du CM2 sont une moyenne nationale...dans certaines écoles c'est 90%

A Gering, il y avait 70% d'élèves en échec il y a 3 ans..et les critères d'échec sont basés sur des tests plus ardus que de lire un petit bout de phrase ou écrire trois mots.


"L’écart entre les Hispaniques et les autres élèves qui était de 23 % s’est réduit à 2 %. dit Françoise Appy,"
et le reportage ajoute une précision qui me semble d'importance: comparés aux enfants blancs ( par définition plus favorisés? pas sûr) leurs résultats montrent même une légère différence à la faveur des Hispaniques
Pour quelles raisons à votre avis?
je suggère qu'être bilingue ça ne peut pas nuire...

.

Écrit par : Cadichon | 14 avril 2008

Cela pourrait se produire également au Tibet, mais ça serait une autre dimension la Chine ne se laisserait pas faire, la crise économique serait totale, peut-être une troisième guerre mondiale.

Bien cordialement

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinois | 13 avril 2008

Je viens de rentrer. Je me repose, je vous relis et j'essaye de vous répondre demain matin.

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

Bon, vue l'heure tardive ( 0h30 chez vous) je comprends que le documentaire sur une école pauméee au fin fond du Nebraska vous inspire moins que les malheurs du Tibet.

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Je commencerai par "aller en Chine", puisque j'ai promis au monsieur "contre la campagne anti-chinois(e) avant de visiter le fin fond du Nebraska.

Promis, puisque le monde est devenu, paraît-il, un "village planétaire".

Mais de grâce laissez-moi me reposer un peu...ou ça devient un vrai "supplice chinois" !

Au fait, où il est le patron ? Quand est-ce qu'il revient le patron ? où il est le "magneau" ?

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

Que l'observateur soit un provocateur, on n'en doute pas. Mais dans quel camp est-il vraiment ?

Ecrit par : Magister | 13 avril 2008


Vorkouta ? Ou Poulo-Condor, tiens, c'est quand meme mieux pour la météo...

Écrit par : Sergio | 14 avril 2008

Pour Sergio et les autres....."Je raconte ausi dans À bonne école comment certains élèves, dans des banlieues-ghettos comme les quarante dernières années nous le sont mitonnées, refusent carrément d'apprendre à aprler le français. Et là, on fait quoi ?
C'est l'ensemble du tissu qui se désagrège. J'ai jeté un ci de révolte — prenez-le comme tel. Mais c'est aussi un cri d'angoisse, parce que j'ai beau entrevoir des solutions partielles, je ne crois guère à la possibilité de nous ressaisir — pas à court terme.
La crise de l'école est aussi une crise de civilisation."
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 avril 2006

C'est tout ce que je voulais dire .Messieurs les censeurs, salut, je vous laisse à vos peurs et à vos certitudes; je vous laisse ergoter, pérorer, pontifier, insulter dans le style bobo ou gauche caviar qui a fait ses preuves. Je laisse les membres de la secte jouter entre eux contre la secte Meirieu. Mêmes procédés,même langage.

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Peut-on vouloir refonder l'école en occultant ce qui dérange?Il me semble que pour y parvenir, il faille commencer par tout mettre à plat, et écouter toutes les voix, pas seulement celles qu'on a envie d'entendre, comme vous le faites ici, trop souvent .

Ecrit par : Un observateur | 13 avril 2008

Si vous voulez dire par là qu'il serait souhaitable que toutes les parties prenantes dans ce débat se retrouvent autour d'une table, je suis amplement d'accord avec vous.
Il n'y a, en aucune façon, l'axe du bien d'un côté, et celui du mal de l'autre.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Y a t'il une personne qui pourrai me donner le lien pour écouter l'émission: 88 minutes du vendredi 11 à 22h15 sur direct 8, invité JPB, merci pour le lien sur l'école américaine très instructif is'nt it!
merci
mabiche

Écrit par : mabiche | 14 avril 2008

Merci, Christophe Sibille, pour votre ouverture d'esprit, bien que ( ou plutôt parce que ? ) formateur à l' IUFM ! Les plus sectaires ne sont pas toujours ceux qu'on croit !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

...le manque de liberté (notamment de la presse, dont la majorité des Chinois n'ont rien à foutre, et ceci depuis des millénaires...

Ecrit par : Claire | 13 avril 2008

Je suppose que le paysan bas-breton du 14ème siècle s'en contrefoutait aussi.
Le recours à l'argument de la tradition, ou à celui de la "mentalité", est le meilleur moyen de justifier les pires des ignominies, depuis l'excision jusqu'aux combats de chiens, en passant par le supplice des mille lanières et la star academy.
Les chinois changent, veulent profiter (Est-ce un bien ? Est-ce un mal ?) de ce que les "valeurs" de l'occident peuvent lui apporter, et si la modernité n'a pas atteint la profondeur des campagnes chinoises, elle n'a pas non plus atteint la profondeur des nôtres.
Quoique ? Les enfants non désirés ne sont plus mis dans la fosse à purin, mais dans le congélateur. Il y a donc un progrès.

Écrit par : yann | 14 avril 2008

Pour Sergio et les autres.....
Ecrit par : brighelli | 24 avril 2006

C'est tout ce que je voulais dire .Messieurs les censeurs, salut, je vous laisse à vos peurs et à vos certitudes; je vous laisse ergoter, pérorer, pontifier, insulter dans le style bobo ou gauche caviar qui a fait ses preuves. Je laisse les membres de la secte jouter entre eux contre la secte Meirieu. Mêmes procédés,même langage.

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008


Ah ça c'est marrant, un truc de 2006... Mais bon moi en réalité je suis dans aucun camp... Comme dans Cesbron...

Écrit par : Sergio | 14 avril 2008

Car il n'y a pas que dans les banlieues qu'on rencontre des élèves qui refusent le français, on en reçoit aussi dans les lycées du centre ville . Certains arrivent en 2de avec 14 de moyenne en français ( la note du collège ), et au premier devoir, vous constatez qu'il ne maîtrise pas la langue et que ça vaut 5 ! La fin des cours obéit alors toujours au même scénario : l'élève vient se plaindre, se victimise et tente de négocier ! Votre patience a des limites et après 3 ou 4 tentatives, vous opposez une fin de non-recevoir définitive et sans appel ! A ce moment-là, vous devenez un infâme raciste ! Je précise que ce sont des élèves qui refusent de venir en soutien, et qui attendent de nous la plus grande indulgence, c'est à dire une discrimination éminemment positive, puisque jusque là, dans leur scolarité, ils en ont bénéficié. Pour moi, c'est un problème car j'y suis confronté chaque année. Alors que faire ?

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

"un truc de 2006", je ne vois pas en quoi "c'est marrant"! Comme ces élèves ( et les pédagogistes aussi ! ) qui trouvent que Molière est trop vieux et que ça n'a donc plus de sens !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Je conçois bien sûr que vous préfériez débattre sur les méchants oppresseurs chinois ...C'est loin et ça n'engage à rien . Moi, je croyais naïvement qu' ici c'était un blog sur l'école, où on pouvait évoquer des problèmes concrets, ceux de la vraie vie de profs, mais c'est sans doute trop réel, trop vrai, bref, trop trivial. Veuillez m'excuser alors.

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Pour un observateur, vous pouvez consulter :

http://www.aplettres.org/

Je ne l'ai pas lu, et ne donne pas d'avis.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 avril 2008

Je suggère à Christophe et Magister de bien relire l'intégralité des posts de "observateur" et "passante", une seule et même personne.
Si la liberté d'expression sur ce blog tolère le racisme à peine voilé qui nous suggère de lier décadence de l'école et immigration, elle ne fera que nuire à la cause que nous servons.
Nos adversaires sont prêts à susciter n'importe quelle provocation : "observateur", s'il ne vient pas de leurs rangs leur sert en tout cas la soupe. Il n'est pas le premier d'ailleurs...

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

""" 1989, Jospin, la période où on a cassé tous les thermomètres, l'affaire du voile...question politiquement incorrecte : y-a-t-il, parmi le faisceau de causes à effets, un lien entre l'immigration massive et la chute du niveau ? Car c'est bien à ce moment-là que nous avons commencé à nous voiler la face, nous aussi ! Mais certains, lucides, voyaient et disaient déjà (mais qui les écoutait alors, ces fachos réactionnaires ? )ce que JPB dit depuis peu, c'est à dire tardivement...

Ecrit par : Une passante | 13 avril 2008 """

Je rafraîchis la mémoire de ceux qui prennent le blog en route ; citation d'observateur-passante à méditer. Si certains s'y reconnaissent, qu'ils le disent carrément.

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

"Car il n'y a pas que dans les banlieues qu'on rencontre des élèves qui refusent le français, on en reçoit aussi dans les lycées du centre ville." (Un observateur)

Cela dépend de ce qu'on leur enseigne. Si ce ne sont que "Séquences", mortellement ennuyeuses, on les dégoûte à jamais de la lecture, de l'orthographe, du vocabulaire.

Travail fait en collège centre ville par des élèves de 5 ème :

Cours de français en cinquième.

"Depuis des décennies, nous, professeurs de français et de littérature, sommes trahis par les linguistes et par les lexicographes."

J’ai tapé intégralement ce texte, qui rassemble deux cours de français d'une mienne petite-fille de douze ans.

Les séquences.

Français en cinquième (Cours des 20 et 21 octobre)

Les principales fonctions du discours.

I) Généralités.
Lors de l’acte d’énonciation, l’émetteur a toujours une intention. Chaque énoncé a une fonction dominante : raconter, décrire, expliquer, ou argumenter (chercher à convaincre.)

II) Le discours narratif.
A) Objectifs.
L’émetteur l’emploie pour :
1) à l’oral :
Raconter des événements survenus à lui ou à quelqu’un d’autre.

2) à l’écrit :
rédiger des romans, nouvelles, contes, récits (historiques, biographiques, autobiographiques.)

B) Indices grammaticaux.

1) Indices de personne (l’émetteur).
a) 1ère pers.du sing. ou pluriel (je, nous)
- ouvrage des récits autobiographiques
- ou lorsque le narrateur est un narrateur fictif, un personnage du livre.
b) 3ème pers. Du sing. ou du pluriel (il, elle, ils, elles) dans la plupart des romans, quand le récit est directement écrit par l’auteur, sans intervention d’un narrateur.

2) Le temps des verbes :
a) présent : le présent d’actualité.
b) passé : passé simple (ou passé composé)

3) Des repères nombreux dans l’espace et le temps :
a) L’espace - adverbes de lieu : ici, là.
- GN.C circon. de lieu (« dans une clairière », « de chez moi »,)
b) Le temps - adverbes de temps : maintenant, hier, plus tard.
- GN.C circ. de temps : « Un certain jour d’automne », « de bonne heure », « à deux heures ».


III) Le discours descriptif.
A) Objectifs.
L’émetteur veut que le récepteur puisse se représenter, imaginer un lieu, objet, personnage.
On le trouve :
1) à l’oral dans les récits, contes.
2) A l’écrit : manuels scolaires, guides touristiques, notices (de montage, d’utilisation), articles de journaux.

B) Les indices grammaticaux.

1) Indices de personnes : 3ème personne sing.ou pluriel.
2) Temps des verbes.
a) Présent : le présent.
b) Passé : imparfait.
3) Quelques repères dans le temps et dans l’espace.
4) De nombreuses expansions du GN


(Il y en a seulement une petite partie)

Résultat : au cours, on cherche à tuer le temps, en posant un maximum de questions sur n'importe quel sujet... et on demande un cours de soutien à la grand-mère, qui reprend d'anciennes notions pour reconnaître un verbe dans la phrase, ne pas mettre deux imparfaits (j'avais mangeait une pomme sic, et pourtant je prononce très bien !)

Même topo en calcul : révision des tables de multiplication, apprentissage de la division, etc etc.
En plein centre ville. L'anglais, n'en parlons pas.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 avril 2008

Cela pourrait se produire également au Tibet, mais ça serait une autre dimension la Chine ne se laisserait pas faire, la crise économique serait totale, peut-être une troisième guerre mondiale.

Bien cordialement

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinois | 13 avril 2008

Je viens de rentrer. Je me repose, je vous relis et j'essaye de vous répondre demain matin.

Ecrit par : Robin | 14 avril 2008

Voilà, nous sommes "demain matin".

Je vais essayer de vous répondre sans polémiques inutiles et en partant du principe, puisque je ne sais pas qui vous êtes, que vous n'êtes un homme de bonne volonté qui essaye de faire un pas vers la compréhension du point de vue de "l'autre".

Personne n'a obligé la Chine à organiser les Jeux olympiques chez elle. Les raisons qui ont poussé les dirigeants chinois à le faire sont sans doute variés, mais il serait assez naïf de croire que le seul amour du sport ou la seule adhésion aux valeurs de l'olympisme ont orienté cete décision.

L'organisation des Jeux olympiques est un honneur pour le pays organisateur et une lourde responsabilité, mais les retombés économiques et politiques, en termes d'image et d'influence sur la scène internationale pèsent aussi énormémement dans la balance.

La Chine, les dirigeants chinois, le peuple chinois retirent donc, et ce n'est que justice pour un pays à l'Histoire millénaire et habité par des milliards d'homme d'incontestables bénéfices de cette organisation.

Mais vous qui demandez à juste titre "que l'on comprenne la Chine", devez comprendre à votre tour que les autres peuples n'ont pas forcément la même Histoire que la vôtre et que la participation aux Jeux olympiques n'implique pas une adhésion pleine et entière aux valeurs et aux idées des dirigeants du pays organisateur.

Cela, nous tenons à vous le dire avec la plus extrême courtoisie, mais aussi avec fermeté.

Nous n'entendons pas nous poser en donneurs de leçons et nous savons bien qu'il y a chez nous aussi beaucoup de choses qui ne vont pas bien.

Nous acceptons qu'on nous le fasse remarquer, mais vous devez également accepter en retour les critiques, par exemple sur le respect des droits de l'Homme, le respect des minorités, la défense de l'environnement contre l'effet de serre qui est problème qui menace la survie de l'Humanité tout entière, l'exercice des droits syndicaux, la sécurité des ouvriers sur les chantiers de construction (y compris sur les chantiers de construction des jeux olymiques).

Je ne pense pas qu'exprimer ces préoccupations légitimes portées par notre propre Histoire (des gens chez nous sont morts en défendant les valeurs de liberté et de respect des droits de l'homme) soit "s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine" ou faire preuve de racisme anti-chinois.

Mais une amitié dans laquelle l'un des "amis" récolte toute la mise, tandis que l'autre se retrouve floué n'est pas une véritable amitié

Il est inconstatable par exemple que des promesses ont été faites par les dirigeants chinois concernant des intellectuels chinois emprisonnés qui n'ont pas été tenues. Ce procédé n'est pas "amical".

Vous évoquez le rôle de la CIA et des Etats-Unis. Je ne sais pas ce que fait et ce que veut au juste la CIA, mais vous savez bien que la question de l'indépendance du Tibet n'est pas à l'ordre du jour et que le Dalaï Lama ne revendique pas cette indépendance.

D'autre part, on peut admettre les imperfections du système théocratique tibétain et une relative inadaptation au monde moderne, qui sont évoqués dans le lien auquel vous avez renvoyé, sans pour autant accepter qu'une culture millénaire et d'une valeur inestimable pour l'ensemble de l'Humanité soit éradiquée sous prétexte qu'on ne la comprend pas et qu'elle est trop "spirituelle" et pas assez "matérielle".

Il faut arrêter de penser que le reste du monde ne cherche qu'à déstabiliser la Chine, et d'une manière général uniquement en termes de pouvoir, de menace extérieur et d'écrasement.

Je connais un peu l'Histoire de Chine et je suis parfaitement conscient des injustices subies par la Chine, notamment au moment de l'ignoble "guerre de l'opium".

Je me suis plongé avec délice, il ya quelques années, dans un livre d'un des vos grands écrivains "Au bord du fleuve", traduit et paru chez nous dans les éditions de La Pléiade avec un certain "Pluie opportune" et d'autres personnages hautes en couleurs et j'y ai pris autant, sinon plus de plaisir qu'à la lecture des aventures des "Trois mousquetaires" d'Alexandre Dumas.

Nous avons beaucoup de chemin à faire pour nous comprendre et nous accepter les uns les autres, mais je pense que nous avons aussi beaucoup plus de points communs que nous le pensons.

Alors, profitons des Jeux olympiques pour faire chacun un bout de chemin vers l'autre, avec lucidité et honnêteté.

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

Vous êtes en plein délire, Victor ! Le problème que je pose a-t-il quelque chose à voir avec ce que vous appelez racisme ? Je parle d'un COMPORTEMENT, c'est tout. Mais comme le sujet dérange et fait peur, on préfère y coller l'étiquette bienpensante "raciste"; ainsi on coupe court à toute discussion, et on s'en tire avec le beau rôle. Cherchez le vrai raciste ici ! Quelle importance que je sois aussi une passante ? Laissez tomber cette paranoia . C'est un peu trop facile et si vous, vous n'avez jamais eu ce genre de problème dans vos classes, tant mieux. Si être raciste c'est s'interroger sur un comportement que tout le monde veut ignorer et tenter de trouver une solution, alors ! J'en conclus qu'il faut se taire et être complaisant, faire comme les profs de cet élève au collège : lui mettre 14 et acheter la paix ! EST-CE EQUITABLE ? EST-CE COURAGEUX ?

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Excusez-moi, cadichon, je n'arrive pas à me rendre dans votre école dans le Nébraska. Pouvez-vous remettre le lien. Merci !

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

Bien sûr que beaucoup s'y reconnaissent, mais ils se tairont puisque vous avez sorti le baillon habituel: l'accusation de racisme ! Le facho, c'est vous !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

"un truc de 2006", je ne vois pas en quoi "c'est marrant"! Comme ces élèves ( et les pédagogistes aussi ! ) qui trouvent que Molière est trop vieux et que ça n'a donc plus de sens !

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Si, par le fait qu'en 2006 je n'allais pas sur ce blog. La réalité est surtout faite de confusions...

Écrit par : Sergio | 14 avril 2008

Si la liberté d'expression sur ce blog tolère le racisme à peine voilé qui nous suggère de lier décadence de l'école et immigration, elle ne fera que nuire à la cause que nous servons.

Ecrit par : Victor

Je voudrais quand même apporter quelques nuances : la décadence de l'enseignement de la langue française est certainement défavorable aux non-francophones. Et l'instauration de "classes de langue et de civilisation des pays d'origine" (est-ce que ça existe encore, ou bien les a-t-on supprimées ?) n'a pas non plus aidé à leur intégration.

Pour résumer, c'est parmi ces élèves que le délabrement du savoir et de la langue est le plus visible. Même si l'on a observé que, compte tenu des catégories socio-professionnelles, les enfants de Nord-Africains réussissaient mieux que les "Français de souche".

Écrit par : moot | 14 avril 2008

J'en conclus qu'il faut se taire et être complaisant, faire comme les profs de cet élève au collège : lui mettre 14 et acheter la paix ! EST-CE EQUITABLE ? EST-CE COURAGEUX ?

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008


Non, il ne faut pas accepter la paix scolaire en mettant des bonnes notes. Oui, il faut regarder le problème en face. Non il ne faut pas mettre les problèmes de l'école sur le dos des immigrés.

Je ne veux pas toujours la ramener avec mon expérience personnelle, mais on n'arrive pas à la fin d'une carrière assez variée dont une année comme PPAdj faisant fonction dans un collège de 900 élèves en zone sensible dans le 92 (21 nationalités différentes) sans avoir un point de vue sur la question.

Des élèves difficiles, j'en ai eu parmi des jeunes issus de l'immigration venant des "cités", mais aussi parmi de bons petits français de souche dans un collège rural tout ce qu'il y a d'apparemment tranquille en plein centre de la France.

Maintenant, il serait tout aussi stupide de prétendre qu'il
n'y a pas de problèmes spécifiquement liés à l'immigration (communarisme, condition des filles, relation à la culture et à la langue du pays d'accueil, regroupement dans les collèges-ghettos de ZEP, etc.)

Mais il est difficile de vous répondre si vous ne précisez pas votre pensée et à partir de quelle expérience vous parlez.

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

"Pour résumer, c'est parmi ces élèves que le délabrement du savoir et de la langue est le plus visible. "

Parfaitement d'accord avec Moot pour ranger les immigrés parmi les victimes de ce délabrement. J'ai cru comprendre qu' "observateur-passante" y voyait une cause, je cite :

"y-a-t-il, parmi le faisceau de causes à effets, un lien entre l'immigration massive et la chute du niveau ? Car c'est bien à ce moment-là que nous avons commencé à nous voiler la face, nous aussi !" (..."nous aussi" !)

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Je peux aussi évoquer ces élèves qui, lorsque j'étais au collège, il y a longtemps, refusaient de faire les dictées parce que "chez nous les femmes commandent pas ", et cet autre, il n'y a pas si longtemps, élève de BTS, qui prétendait m'interdire de parler de la condition féminine (un sujet officiel d'examen pourtant ) ou d'étudier certains textes de Voltaire comme "Le fanatisme" ! Elève qui critiquait la tenue vestimentaire des filles de la classe et les menaçait ! Fallait-il se taire pour ne pas être raciste, ou comme on me l'a suggéré, éviter Voltaire et les sujets qui fâchent ? L'Administration a ouvert tous les parapluies et s'est révélée incapable de résoudre le problème...Merci, Victor, vous ne faites qu'apporter de l'eau à mon moulin : il y a des sujets tabous, je le savais déjà, il y a des gens qui manquent de courage, je ne le sais que trop ! Relisez Tartuffe ! Et la définition, dans les pages blanches du dictionnaire, du mot "racisme".Salut !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

'ai cité de mémoire et ma mémoire m'a joué des tours. La traduction française est "Au bord de l'eau". Je recommande chalureusement la lecture de ce roman.

Au bord de l'eau (Shui-hu-zhuan) (en chinois 水浒传, littéralement « le récit des berges », pinyin : Shuǐ hǔ zhuàn) est un roman d'aventures tiré de la tradition orale chinoise, compilé et écrit par plusieurs auteurs, mais attribué généralement à Shi Nai'an (XIVe siècle). Il relate les exploits de cent huit bandits, révoltés contre la corruption du gouvernement et des hauts fonctionnaires de la cour de l'empereur.

Ce roman fait partie des quatre grands romans classiques de la littérature chinoise, avec l'Histoire des Trois royaumes, le Voyage en Occident et le Rêve dans le Pavillon rouge. Sa notoriété est telle que de très nombreuses versions ont été rédigées. On estime que ce roman a été plus lu que la Bible ou le Coran et il a souvent inspiré, en Chine, des proverbes, des expressions du langage courant.

La version la plus appréciée des Chinois a été traduite intégralement en français par Jacques Dars (publiée par Gallimard dans la Pléiade et repris en Folio 1997, deux volumes ISBN 2070402207 et ISBN 2070402681).

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

J'ai servi en première ligne pendant 12 ans dans un collège ZEP-"zone violence" de la banlieue de Roubaix sans jamais abdiquer, ni sur les contenus, ni sur les exigences de discipline du collège de la république. J'y ai vu, comme Moot, les élèves de toutes origines vivre les mêmes dégâts face aux mêmes menaces.
Je n'ai vécu que de rares et timides tentatives de victimisation de la part de quelques élèves ; je n'ai donc pas échappé au "vous êtes raciste", si cela peut vous rassurer. Je n'en ai pas fait un fromage parce qu'il n'y avait aucun abonné au numéro demandé et j'ai chaque fois rétorqué "j'en parlerai à mon cheval", ce qui a fait beaucoup rire les Abdel, Karim et autres Youssef.
En bref et pour clore définitivement, votre souci me paraît bien trop profond pour être honnête. Dans ma campagne actuelle, j'ai des fanatiques de l'antivaccination, des gens persuadés que l'homéopathie guérit, des babas-cools freinetistes à mort, des fils de gros machos qui font broom broom en 4X4 et humilient leur maman, etc. Je n'en tire aucune morale larmoyante, je fais face, c'est tout.
A ne plus vous relire.

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

J'en conclus qu'il faut se taire et être complaisant, faire comme les profs de cet élève au collège : lui mettre 14 et acheter la paix ! EST-CE EQUITABLE ? EST-CE COURAGEUX ?

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008
La question n'a d'intérêt que si les professeurs sont un jour capables de prouver que la note a une valeur absolue.
Le fait est qu'elle n'en a aucune, pour aucun prof. Dommage.

Écrit par : Milady | 14 avril 2008

J' ai voulu dire que c'est l'attitude que l'on a eue avec les immigrés (cours d'arabe dans certaines écoles primaires, tendance à les noter complaisamment par peur et ce, tout au long de leur scolarité ) qui a entrainé pas mal de dérives ) Il n'y a eu aucune réflexion à ce sujet : comment leur faire rattraper le retard en français par exemple. Et le comportement dont je parlais est une conséquence de cette complaisance, qu'on choisit parce que c'est plus simple et qu'ainsi, tout le monde est content ! Les élèves immigrés viennent en général me remercier. Ils savent que je suis seulement exigeante. Ils ne confondent pas avec raciste, eux !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Victor, je vous admire, vous êtes un héros !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

"La version la plus appréciée des Chinois a été traduite intégralement en français par Jacques Dars (publiée par Gallimard dans la Pléiade et repris en Folio 1997, deux volumes ISBN 2070402207 et ISBN 2070402681)."

La version folio n'est pas complète (la Pléiade seule contient ll'histoire après leur engagement) mais a largement suffi à mon bonheur.

Écrit par : Hervé | 14 avril 2008

Les élèves immigrés viennent en général me remercier. Ils savent que je suis seulement exigeante. Ils ne confondent pas avec raciste, eux !

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Sans voulor faire de l'angélisme et prétendre que tout est pour le mieux, je pense en effet qu'une attitude ferme, exigeante, mais équitable est la meilleure sur le long terme.

L'argument du "racisme" ne tient pas et ceux qui l'emploient abusivement le savent. Un petite mise au point humoristique comme le "j'en parlerai à mon cheval" de victor, suffit souvent.

Le problème vient de la cohérence de la "politique" de l'établissement, de la solidarité entre collègues et du comportement plus ou moins loyal de l'administration face à ces questions.

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

"A ne plus vous relire."

Ecrit par : Victor | 14 avril 2008

Pourquoi cette phrase? Il me semble que: "un observateur" prouve très largement que l'on peut avoir un échange d'idées avec "lui", même si on n'est pas d'accord!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

On ne doit pas avoir les mêmes élèves.
Ceux qui font peur, chez moi, ce sont ceux qui sont dans la mouscaille jusqu'aux yeux et qu'en ont rien à biter ( pardonnez la trivialité ) des profs, de l'enseignement et à terme d'une quelconque intégration dans la société. Des voyous, quoi, les caille-ra comme on dit de nos jours. De fait, toutes les couleurs sont représentées. Et ceux de mes élèves qui sont immigrés sont loin, et largement, d'être les plus mauvais.
Quant à taper sur les profs qui s'allongeraient ( ? ) face à des élèves qui leur font peur, là c'est trop fort. Suffit de voir les conseils d'enseignement, les répartitions de classe, les demandes de mut désespérées > y'en a pas bcp des profs qui acceptent d'avoir les classes qui font peur et encore moins qui s'en tirent sans trop de casse.
Pour l'exigence, elle ne passe pas, à mon sens, par un symbole ( la note ), mais par la volonté d'amener une progression - tous les moyens sont bons pour y parvenir.

Pour faire simple, il ne me semble pas du tout exact que le pb soit lié à l'immigration massive - qu'il soit lié à la paupérisation massive et rapide des populations, là d'accord. On n'a jamais vu être pauvre et aimable en même temps, c'est pas Walt Disney la vie réelle.

Écrit par : Milady | 14 avril 2008

Christophe, je vous ai connu moins consensuel !

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Réponse à la question qui se voulait "politiquement incorrecte" de la Passante.
La première et très forte immigration massive remonte au début des années 60 - et les gosses de ces gens-là ont été parfaitement insteruits et absorbés. C'est depuis qu'on se penche sur les "cultures diverses" qu'onn a détruit le système - et qu'on les a condamnés au ghetto.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 avril 2008

Merci JPB.
Car à lire Victor on en déduit que tous les profs qui ont été, sont, et seront menacés, insultés, empêchés de faire cours, pas soutenus par l'administration, ni par les collègues, ne le doivent qu'à leur racisme viscéral. De même pour les élèves victimes (ça existe !)de racisme anti-blanc : ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes ! Et ce qui me fait souffrir, c'est de voir à quelle absurdité nous a conduits la glorification du multi-culturel tous azimuts.

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

"Christophe, je vous ai connu moins consensuel !"

Ecrit par : Victor | 14 avril 2008

Pouvez-vous être plus précis???

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Il me semble, au contraire, qu'on m'a toujours reproché ici de vouloir l'être un peu trop.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

"Car à lire Victor on en déduit que tous les profs qui ont été, sont, et seront menacés, insultés, empêchés de faire cours, pas soutenus par l'administration, ni par les collègues, ne le doivent qu'à leur racisme viscéral" :

...ai-je à un seul moment écrit cela ?
J'avais bien remarqué que de post en post vous cherchiez à noyer le poisson mais qu'un encouragement vienne d'une réponse mal comprise du boss et vous voilà de nouveau en croisé de la race martyrisée, victime du "racisme anti-blanc" !

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Pouvez-vous être plus précis???

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

"Observateur" vient de l'être pour moi ! Vous sentez-vous persécuté par ce "racisme anti-blanc" et le "multi-culturalisme" ?

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

""Observateur" vient de l'être pour moi ! Vous sentez-vous persécuté par ce "racisme anti-blanc" et le "multi-culturalisme" ?"

Ecrit par : Victor | 14 avril 2008

Pas du tout.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Victor, encore le délire ! Lisez autre chose que Libé, mais aussi les bouquins du boss, et vous verrez que c'est vous qui n'avez pas compris....Je connais beaucoup de profs aveugles comme vous . Vous vivez sur quelle planète ? Le communautarisme me dérange beaucoup, et chaque fois que je croise une femme voilée (et il y en a de plus en plus )je me sens agressée. Car pour moi, cela a un sens , celui d'une régression vers l'obscurantisme...Mais vous voulez m'interdire de le penser ? Au nom de quoi, cette fois ? Vous ne seriez pas, tout de même, du camp de l'odieux Tariq Ramadan que le boss a su brillamment moucher dans une émission? Je vous la conseille, un régal !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

" l'odieux Tariq Ramadan que le boss a su brillamment moucher dans une émission? Je vous la conseille, un régal !"

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Cette émission est-elle référencée? Je vous avoue que ce spectacle me ferait assez plaisir! De quoi me réconcilier tout à fait avec le maître des lieux!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Le communautarisme me dérange un poil plus que vous, ô repésentante de la communauté blanche martyrisée.
Ne vous battez pas à fronts renversés, on me l'a déjà faite !

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

OUI, c'est l'émission de Frantz Olivier Gisbert "Fog", je crois, que vous pouvez trouver sur Daily Motion, un débat entre les deux.

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

C'est bien parce que vous êtes à l'iufm que je vous envoie le lien, Christophe

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Tariq%2BRamadan/video/xkfov_tariq-ramadan-fog-mohammed_news

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Et si on reparlait de l'école maternelle ?
Anne-Marie, vous pouvez continuer vos copiés-collés, il y a encore du monde à convaincre !
Étonnez-vous qu'au collège, ils détestent la "littérature" ! Et cela n'a rien à voir avec la couleur de leur peau et leur "culture de base" !

Lu sur EDP :
"bonjour
j'ai 3 séances pour étudier un album. dans un de mes ateliers de langage écrit je vais proposer de colorier les mots identiques d’une même couleur. je me demande si les élèves doivent connaitre la signification du mot puisque l'objectif est de reconnaitre les différentes écritures du mot. je pense que c'est préférable mais est-ce obligatoire ?
merci d'avance ! "

Écrit par : c. cru | 14 avril 2008

C'est depuis qu'on se penche sur les "cultures diverses" qu'onn a détruit le système - et qu'on les a condamnés au ghetto.
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 avril 2008

Oui. Avant on ne faisait pas tant d'histoires. La véritable absence de racisme, c'est l'indifférence, disait... Bob Denard ! M'est avis qu'à force de se chercher de grandes causes dans tous les coins, on complique tout.

Maintenant qu'il faille aider, etc., is another question.

Écrit par : Sergio | 14 avril 2008

Désolée, sur le lien indiqué, on ne voit que Ramadan,l'émission complète se trouve sur le lien suivant.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Brighelli/video/xkfac_barre-ramadan-brighelli-bougrab_news

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

"Oui. Avant on ne faisait pas tant d'histoires. La véritable absence de racisme, c'est l'indifférence, disait... Bob Denard !"

Ecrit par : Sergio | 14 avril 2008

Mouais... Drôle de référence...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Merci, "un observateur"... Je vais savourer ça dans l'après-midi!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Pour Yann:

Je ne justifie en rien traditions et pratiques barbares, et si vous aviez réellement lu mon propos concernant l'Arabie saoudite, vous ne tombriez pas dans la caricature (soit dit en passant, je me sens plus concernée en tant que femme par l'excision que vous! Et ajoutons que ce sont souvent les mêmes, journalistes bien-pensants et gauchistes égarés par le relativisme, qui justifient de telles pratiques au nom de la tolérance et du respect de l'altérité -voir la question du voile...). je m'insurge simplement contre une vision occidentaliste de salon qui résume la démocratie à la parution "libre" de canards dirigés en fait par de grands groupes industriels. Pour être allée en Chine et y avoir rencontré nombre de Chinois, je peux vous dire que leur préoccupation principale c'est plutôt "enrichissez-vous mes frères". C'est désolant mais c'est légitime, vu le modèle mondial imposé! La liberté de la presse quand vous n'avez rien à crouter, c'est... secondaire, non? Et surtout très "salon parisien"...

Écrit par : Claire | 14 avril 2008

"tomberiez", pardon!

Écrit par : Claire | 14 avril 2008

Mouais... Drôle de référence...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008


Eh oui... Il faut se ravitailler partout !

Écrit par : Sergio | 14 avril 2008

"La liberté de la presse quand vous n'avez rien à crouter, c'est... secondaire, non? Et surtout très "salon parisien"..."

Ecrit par : Claire | 14 avril 2008


Si ce que vous dites était vrai, Claire, je ne vois vraiment pas ce qu'on fait ici, à se battre pour une éducation et un enseignement de qualité. Il n'y a pas de démocratie possible sans culture, donc sans presse libre, il me semble.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

ce qu'on ferait.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

@ Robin

Votre souhait de faire un bout de chemin est bienvenu.

Je voudrais préciser que mes commentaires en haut ne disent absolument pas que la Chine aujourd'hui est parfaite. C'est une évidence. En Chine, personne ne nie le besoin de réformes politiques. Bien évidemment, sous le regard de la science politique, la Chine n'est pas considérée comme un pays démocratique. Mais, il faut avoir une vision en dynamique, il faut regarder la Chine sous l’angle de l'Histoire. Quoi que vous disiez, le PCC a permis l’émergence de la Chine. Il a commis des erreurs, en particulier la révolution culturelle qui est considérée par les Chinois comme la période la plus sombre de l'histoire de Chine. Mais, les Chinois veulent tourner la page. Et aujourd’hui, quel est le bilan ? En l'espace de 20 ans, le gouvernement chinois a sorti 400 millions de Chinois de la pauvreté absolue. D'un pays sous-développé, la Chine est redevenue un pays important. Les étudiants chinois inondent les campus occidentaux. Et ce sont des Chinois issus des classes moyennes. À côté d'eux, un français moyen est pauvre. D'ailleurs, un français de Perpignan est terrorisé à l'idée de faire des études à... Monptellier à cause du coût des études. Les étudiants chinois n'ont pas cette crainte. Quelle serait l’alternative à la politique crédible ? Néant ! Maintenant que la fondation est consolidée, la Chine va entreprendre de réduire les inégalités et une ouverture politique. Les Chinois ne veulent pas appliquer bêtement un quelconque modèle politique. Ils veulent trouver eux-mêmes leur propre chemin et façon de faire au mieux dans l’intérêt du peuple chinois. Rien ne prouve que vos institutions soient plus performantes que celles qui existent en Chine. Je ne suis pas sûr que si la France connaît les mêmes défies, elle s'en sort mieux. Ici même, je constate quel mal vous entendre sur les problèmes scolaires.

Vous avez abordé plusieurs sujets. Je crois qu'il y a un problème de média. Vos médias ne montrent que ce qu'ils souhaitent vous faire voir. Et leur but consiste à noircir l'image de la chine. Les Chinois commencent à en avoir par dessus la tête se voir constamment refoulée et dénigrée par l’Occident. Ils ne vont plus se taire pendant longtemps.

1°) Vous dites que la Chine doit "accepter en retour les critiques".

La Chine est ouverte à toute discussion, y compris les droits de l'homme. Mais le dialogue n’a plus de sens, s’il est conduit entre un donneur de leçon et un receveur de leçon, entre un présumé magistrat et un présumé accusé. Dans les échanges entre la Chine et la France, il y a eu beaucoup de choses positives, mais, il y a eu aussi des souvenirs désagréables. Par exemple, le sac du Palais d’Été qui est intervenu le 18 octobre 1860, sac que Victor Hugo a condamné avec véhémence.

Je suis surpris qu'on donne des leçons à la Chine, en oubliant que, pour les 3/4 de l’humanité, le premier droit de l’homme est de survivre, d’être soigné, éduqué. Quelle solution l'Occident propose-t-il ? Les droits de l'homme ? Allez dire ça aux ouvriers chinois, ils vous crachent sur la figure.

Sur les JO, c'est un évènement qui n'est pas seulement attribué au gouvernement chinois, mais également au le peuple chinois, sans parler du monde entier. En 1994, le CIO a choisi Sydney. Avez vu la déception en Chine ? Les gens ont pleuré à la gare, devant le grand écran. Les Chinois ont passé nuit blanche pour attendre l'annonce de la réponse.

En 2002, lorsque le COI a prononcé Beijing, toute la Chine était en fête. C'était équivalent à la victoire française en coupe du monde. Même le papi de 80 ans se met à apprendre l'anglais, pour accueillir les amis étrangers et discuter avec eux ! Les étudiants donnent des cours d'anglais bénévolement, à chaque coin que rue. Cet enthousiasme du peuple chinois est aujourd'hui gâché par cette pantalonnade parisienne. Connaissez-vous Jin Jing ?
Elle est handicapée, elle n'a qu'une seule jambe. Des enragés sont venus lui arracher la flamme de sa main. Ces péripéties de la flamme olympique à Paris me laissent songeur à l’image des athlètes français injuriés et bousculés qui se sentent pris en otage, faisant les frais de problèmes politiques qui les dépassent largement. Bien sûr, il y a des manifestants à Londres et à San Francisco, mais les incidents de San Francisco et à Londres sont sans commune mesure avec Paris. La flamme olympique s'est déroulée sans encombre dans la capitale argentine. On voit que le reste du monde, l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie ne sont vraiment pas sur la même longueur d’onde. Les Français auraient intérêt à s’intéresser à la planète ailleurs que leurs médias devenus simples relais de la propagande.

Quoi ?! C'est pour la bonne cause et les droits de l'homme ? Et pourquoi ne descendez-vous pas dans la rue crier votre foi des droits de l'homme contre l'Israël ou les États-Unis ? Vos médias sont-ils si démocratiques que vous le prétendez ? Ne sont-ils pas des outils pour légitimer la sottise ? Dans votre paysage médiatique, la plupart des patrons de presse sont des marchands d'armes. Je suis pour la démocratie, mais la démocratie chinoise ne sera pas à l'image de votre démocratie. Je vous suggère la lecture de "La Chine et la démocratie" de Mireille Delmas-Marty.

2°) "le respect des minorités, exercice des droits syndicaux, sécurité des ouvriers sur les chantiers de construction"

D'après ce que je constate, la Chine protège mieux les minorités que la France ! On entend souvent dire que le gouvernement chinois cherche à minorer les Tibétains et à supprimer leur culture. C’est absolument faux ! Il y a des recensements chaque année au Tibet. Il est ressorti, que plus de 90% de la population au Tibet sont tibétaines. La population tibétaine représente l’écrasante majorité. Le gouvernement chinois n’a jamais appliqué la politique de l’enfant unique comme aux Hans. Les Tibétains ont droit à trois enfants. Le tibétain est enseigné, depuis toujours. C’est une des cinq langues chinoises sur les billets de banque, et à ce titre sculpté comme les autres sur les monuments. Depuis les années 50, le peuple tibétain qui avait sous le régime féodal une déplorable mortalité infantile, a triplé. Avec l’essor économique, la situation des Tibétains s’est considérablement améliorée. Il s’agit là de chiffres reconnus par les Nations Unies. De plus, la Province autonome du Tibet est gouvernée par des Tibétains, et non des Hans.

Au plan syndical, pardonnez-moi de dire qu'en France, seuls les fonctionnaires et les grandes entreprises possèdent des syndicaux dignes de ce nom. J'imagine que vous êtes enseignant. La plupart d'entre vous ignorent réellement le monde du travail en France. Je vous suggère d'aller faire un petit stage, pour vous faire une idée, avant de parler de la situation chinoise.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinois | 14 avril 2008

"Contre la campagne anti-chinoise", il ne me semble pas que ce soient les média européens qui aient truqué les premières cérémonies consacrées à la flamme olympique, (ceci-dit que l'on soit d'accord ou non avec Robert Ménard).

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

La première et très forte immigration massive remonte au début des années 60 - et les gosses de ces gens-là ont été parfaitement instruits et absorbés. C'est depuis qu'on se penche sur les "cultures diverses" qu'on a détruit le système - et qu'on les a condamnés au ghetto.
JPBEcrit par : brighelli | 14 avril 2008

Oui et comme toujours au nom d’une idéologie.
Son volet institutionnel, le multiculturalisme, son volet intellectuel: la religion séculière nommée relativisme culturel et tout ce beau monde a fait le lit du communautarisme: en gros puisque toutes les cultures se valent, La civilisation est une autre imposture, songez Auchwitz, et écoutez notre docte phare de la pensée hegagonale, Edgard Morin,) vous affirmer qu'il n'y a plus que DES civilisations, car parler de LA civilisation c'est faire du bruit avec sa bouche pour en sortir de vilains crapeaux.

« La civilisation, dixit Morin, c'est ce qui peut être transmis d'une communauté à une autre: les techniques, les savoirs, la science, etc. Par exemple, la civilisation occidentale. […] qui s'est du reste mondialisée, [sic…] se définit par l'ensemble des développements de la science, de la technique, de l'économie. Et c'est cette civilisation, qui aujourd'hui apporte beaucoup plus d'effets négatifs que d'effets positifs, qui nécessite une réforme, donc une politique de civilisation. »

En déviant du sens originel de ce mot, Edgard Morin gomme son élément moral, l’empathie, le souci des autres, l'urbanité que reflétait son étymologie, ( de civilis, la politesse, le rafinement des moeurs) au profit d’une vision relativiste et communautariste de la culture, qu’il définit comme un « ensemble de croyances et de valeurs », partagées par les individus d’une même communauté. La civilisation n’est alors qu’une somme d’entités, soudées non par un ciment moral, celui de valeurs communes, dont la diversité est soigneusement préservée au sein de chaque "civilisation". mais par des savoirs, savoir-faire, techniques et intérêts matériels communs.


D'où cette notion vient-elle? D’ Amérique mais plus spécialement du Canada, et encore plus particulièrement d’un consensus au niveau fédéral pour satisfaire ( dans le cadre du bilinguisme/biculturalisme ) les revendications identitaire des indépendantistes québécois).
Diane Ravitch distingue, comme pour le cholestérol, entre bon et mauvais multiculturalisme :
Le bon, qu’elle appelle “pluraliste” ( un peu redondant mais indispensable de distinguer), est inscrit dans la Constitution du Canada depuis 1971, et lui a donné deux gouverneurs généraux successifs (gouvernantes ou gouverneuses... générales?) nées une en Asie, l’autre en Haïti. Il positive les apports à la culture nationale d’une culture ou sous-culture minoritaire.

Le mauvais culturalisme que Ravitch nomme "particulariste" est le mouvement militant qui est tombé sur les campus US comme la vérole sur le bas-clergé breton, au début des années 70, avec les French theorists et prétend séparer les cultures en insistant sur leur seule différence, sans se soucier si l’apport à la société est ou non positif.

La rage relativiste qui a infecté les intellectuels occidentaux est le produit de l'égalitarisme, que Tocqueville avait perçu en disait que le relativisme était appelé à devenir l'idéologie des sociétés modernes.”L’on dirait que les opinions humaines ne forment plus qu’une sorte de poussière intellectuelle qui s’agite de tous côtés sans pouvoir se rassembler et se fixer.” (La Démocratie, T.II)
Pour résumer, leur dogme central formulé par l’ une de ces grandes lumières que sont Rawls et Rorty, ne sais plus lequel, mais c’est Dupont et Dupond: Pour eux, les notions de vérité et d’objectivité, de bien et de mal, “décrivent des prétentions illusoires” (Boudon,[2006], 26
Elles sont “culturelles” selon cet autre dogme : Tout se vaut. Ce qui fait, dit Boudon, le lit du n’importe quoi et permet à une autre étoile du firmament de la planète des singes intellos ( Alain Touraine) d’affirmer ne pas avoir d’argument valable pour rejeter la polygamie, sinon qu’elle est contraire aux coutumes occidentales, qu’il conchie bien-sûr activement.
C'est le sanglot de l'homme blanc, la disparition des "dead white males" des programmes de littérature et d'histoire. Il vaut mieux étudier l'évolution de la pantoufle à travers les âges que raconter les méfaits de César ou Napoléon, dont il est inutile de savoir lequel des deux est mort le premier.
KIF-KIF, à dégager.

Écrit par : Cadichon | 14 avril 2008

Vous avez tout à fait raison, Christophe Sibille, la Chine censure ces images qui entachent la cérémonie. Les autorités chinoises instaurent cette censure pour ne pas déstabiliser le citoyen chinois. Personnellement, je pense que c'est une erreur. Au contraire, il faut traduire tout ce qui y est écrit venant de l'Occident. Je parie qu’une fois les gens du pays lisent ce qu’écrivent les journalistes occidentaux, ils deviendront les pires nationalistes tous seuls, sans que le parti ait à ajouter un mot.

Écrit par : Contre la campagne anti-chinois | 14 avril 2008

Pour Christophe Sibille: je ne dis pas que la liberté de la presse n'est pas une valeur fondamentale, je dis que dans l'ordre de priorité des Chinois, de la grande majorité des Chinois, ce qui compte d'abord c'est de vivre décemment! Et que tous nos grands penseurs de gauche, ceux qui beuglent actuellement sur tous les plateaux télé, se taisent totalement sur d'autres aspects tout aussi indécents du régime chinois...

Écrit par : Claire | 14 avril 2008

Oui, toi avoir laison, Chine avoir besoin être défendue. Moi pas Chinois mais Flançais et être d'accord. Chine petit pays opprimé par impérialistes longs nez !

Nous combattle envahisseurs tibétains obscurantistes féodaux !

Écrit par : Tchang | 14 avril 2008

TCHANG !!!

Écrit par : Sergio | 14 avril 2008

Au plan syndical, pardonnez-moi de dire qu'en France, seuls les fonctionnaires et les grandes entreprises possèdent des syndicaux dignes de ce nom. J'imagine que vous êtes enseignant. La plupart d'entre vous ignorent réellement le monde du travail en France. Je vous suggère d'aller faire un petit stage, pour vous faire une idée, avant de parler de la situation chinoise.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinois | 14 avril 2008

Oui, je suis professeur de Lettres, mais je connais le monde de l'Entreprise car j'ai travaillé pour payer mes études (pas en usine, mais tout comme) et comme à l'époque j'avais les idéaux de mai 68 (j'en ai encore gardé beaucoup), je pensais qu'il ne fallait pas parler dans le vide de la "classe ouvrière" et du monde du travail.

J'ai fait également du journalisme écrit et radio, des stages en Entreprises, etc. Mais comme on n'a qu'une vie et des dons limités (en ce qui me concerne), je me suis tourné vers l'enseignement, tout en écrivant des articles de pressse (et en écrivant tout court, mais surtout pour moi).

Donc, ne dites pas a priori qu'en tant qu'enseignant je ne connais pas le monde du travail. C'est un préjugé que beaucoup de gens en France ont contre les enseignants.

D'autre part, cette année, je suis une classe de 3ème DP (découverte professionnelle) avec trois collègues et nous avons des contacts réguliers avec les Entreprises.

Mon nom de famille est Guilloux (un nom d'origine bretonne...On dit que en France que les Bretons ont la tête dure et l'empereur romain Jules César disait qu'ils faisaient de détestables esclaves parce qu'ils préféraient se laisser mourir.

J'aimerais en savoir autant sur vous car au point où nous en sommes, le jeu n'est pas très égal. Etes-vous chinois (il y a quelque chose dans la syntaxe de l'excellent français que vous écrivez quile suggère) et que faites-vous dans la vie ?

On dit que la force réside dans la cohérence. C'est sans doute vrai. Je vous sens très intelligent, mais pas assez ouvert d'esprit et je ne crois pas que vous connaissiez la France et les autres pays si bien que cela, notamment Israël et les Etats-Unis.

La Révolution culturelle, vous dites que les Chinois y voient la pire page de leur Histoire. je suis heureux de vous le voir écrire !

Mais pouvez-vous oublier au nom de quoi cette Révolution s'est faite et que vos dirigeants actuels se réclament encore de cette idéologie qui a fait des millions de victimes en Chine et dans le monde.

Vos dirigeants vous accordent la prospérité économique avec l'économie de marché, mais l'idéologie communiste, le parti unique, l'absence d'élections libres, l'interdiction des syndicats...ce n'est pas rien, ce n'est pas un luxe.

Vous dites que le peuple chinois s'en fiche et qu'il veut bien vivre et bien manger, ce qui est légitime, mais on ne vit pas seulement de pain.

J'ai justement trop d'estime pour votre peuple pour penser qu'il ne s'en fiche pas justement.

Enfin, vous ne m'avez pas répondu à propos de la place Tien An Men. Il se s'est rien passé ? S'agit-il d'une invention des journalistes occidentaux, particulièrement des journalistes français (ah! ces journlaistes français !)
Il s'est bien passé quelque chose, mais il s'agisait d'une minorité d'agités stipendiés par la CIA et votre vaillante armée a vite déjoué les plans des impérialistes américains ?

Merci de votre réponse.

Si vous voulez poursuivre cette conversation "en privé", je vous donne mon mail :

robin-guilloux@club-internet.fr

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

Oui, toi avoir laison, Chine avoir besoin être défendue. Moi pas Chinois mais Flançais et être d'accord. Chine petit pays opprimé par impérialistes longs nez !

Nous combattle envahisseurs tibétains obscurantistes féodaux !

Ecrit par : Tchang | 14 avril 2008

TCHANG !!!

Ecrit par : Sergio | 14 avril 2008

Moi avoi eu vision toi letlouvé ton ami et Yéti tlès tlès tliste. Toi tlès coulageux. Moi et mes frèles plier poul toi et nous souvenil de toi et petit chien blanc et capitaine toujoul.

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

"Pour Christophe Sibille: je ne dis pas que la liberté de la presse n'est pas une valeur fondamentale, je dis que dans l'ordre de priorité des Chinois, de la grande majorité des Chinois, ce qui compte d'abord c'est de vivre décemment! Et que tous nos grands penseurs de gauche, ceux qui beuglent actuellement sur tous les plateaux télé, se taisent totalement sur d'autres aspects tout aussi indécents du régime chinois..."

Ecrit par : Claire | 14 avril 2008

Il y a effectivement une tendance larmoyante en ce moment, (c'est d'ailleurs vraisemblablement ce qui a un peu énervé le sénateur Mélenchon.)
Ceci-dit, pas mal de gens de gauche, (entre autres), n'ont pas attendu qu'arrivent les jeux olympiques pour protester!
Il semble qu'ils soient une bonne occasion de, comme le dit très justement Daniel Cohn-Bendit, "foutre un peu le bordel".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

"Pour Christophe Sibille: je ne dis pas que la liberté de la presse n'est pas une valeur fondamentale, je dis que dans l'ordre de priorité des Chinois, de la grande majorité des Chinois, ce qui compte d'abord c'est de vivre décemment! "

Ecrit par : Claire | 14 avril 2008

Personnellement, je suis certain que ça ne peut pas ne pas être concomitant. (Pardon pour la double négation un peu lourdingue, mais je n'ai pas trouvé de manière reflétant plus précisément ce que je voulais dire).

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Moi avoi eu vision toi letlouvé ton ami et Yéti tlès tlès tliste. Toi tlès coulageux. Moi et mes frèles plier poul toi et nous souvenil de toi et petit chien blanc et capitaine toujoul.

Ecrit par : Robin | 14 avril 2008

Ah ben mince, alors... Une citation pareille, c'est encore plus fort que le O fortunatos...

Écrit par : Sergio | 14 avril 2008

Ah ben mince, alors... Une citation pareille, c'est encore plus fort que le O fortunatos...

Ecrit par : Sergio | 14 avril 2008

Je n'ai pas eu le temps de vérifier la citation "aux sources". La culture c'est ce qui reste...

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

"La liberté de la presse quand vous n'avez rien à crouter, c'est... secondaire, non? Et surtout très "salon parisien"..."

Ecrit par : Claire | 14 avril 2008


Si ce que vous dites était vrai, Claire, je ne vois vraiment pas ce qu'on fait ici, à se battre pour une éducation et un enseignement de qualité. Il n'y a pas de démocratie possible sans culture, donc sans presse libre, il me semble.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

La liberté de la presse est effectivement secondaire quand on a juste le droit de fermer sa gueule.
Mais, après tout, les chinois sont peut-être ravis de fermer leur gueule. Je ne connais pas suffisamment de chinois pour me faire une opnion.
Ca me fait penser à un bout de citation concernant les russes : "le knout fut toujours pour eux un fouet délicieux". Si quelqu'un connait l'auteur et le reste de la phrase, je suis preneur. Dobolino, ou Buntovchik peut-être ?

Écrit par : yann | 14 avril 2008

C'est le sanglot de l'homme blanc, la disparition des "dead white males" des programmes de littérature et d'histoire. Il vaut mieux étudier l'évolution de la pantoufle à travers les âges que raconter les méfaits de César ou Napoléon, dont il est inutile de savoir lequel des deux est mort le premier.
KIF-KIF, à dégager.

Ecrit par : Cadichon | 14 avril 2008




OUI CADICHON ! le sanglot de l'homme blanc, chargé de tous les péchés du monde et qui doit expier. Battre sa coulpe, s'autoflageller, se repentir, est un sport moderne et branché. Mais prononcez le mot France, surtout dans une salle des profs et vous voilà catalogué lepeniste, étiqueté raciste et aussitôt frappé d'ostracisme ! Offusquez-vous de voir d'année en année les manuels de littérature purgés de textes qui pourraient choquer des sensibilités culturelles différentes et vous êtes un horrible provocateur doublé d'un réactionnaire...De quel côté se trouve l'intolérance et pourquoi ces injonctions constantes (sorte de méthode Coué permanente ) à nous renier nous-mêmes et à supporter l'insupportable ? Mais sommes-nous encore libres de juger ce qui est insupportable ou bien devons-nous sans mot dire subir ce qu'il faut bien nommer : terrorisme intellectuel ?

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Un mot après avoir lu toutes les contributions du week-end. Je pense qu'il est abusif de traiter systématiquement de raciste quelqu'un qui ose suggérer que les enfants issus de l'immigration posent des problèmes particuliers. Mais, comme le dit très bien JPB, ce sont les renoncements et les aberrations du système scolaire qui multiplient et pérennisent ces difficultés.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 avril 2008

Je replace ce site, que j'ai regardé, et qui me paraît très sensé.

http://www.aplettres.org/

Anne-Marie.

Pour ceux qui se moquent de mes copiés-collés, je précise qu'ils sont le fruit d'un gros travail de lectures et de classement : j'ai accumulé une grande quantité de documents interessants, ce qui me permet en particulier de donner des conseils et d'envoyer ces documents à des instits ou parents en détresse, ce qui arrive très souvent, hélas.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 avril 2008

"La liberté de la presse est effectivement secondaire quand on a juste le droit de fermer sa gueule.
Mais, après tout, les chinois sont peut-être ravis de fermer leur gueule. Je ne connais pas suffisamment de chinois pour me faire une opnion."

Ecrit par : yann | 14 avril 2008

Par contre on connaît assez de Français pour savoir que notre presse nationale "libre et indépendante" y tate pas mal en matière de fermeture de gueule. Halimi et d'autres -le plan B ou ACRIMED, n'en déplaise à Christophe- en ont même fait des livres. Mais la censure économique c'est bien plus soft et bien plus chic que la censure politique.

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Et alors ?

Écrit par : yann | 14 avril 2008

"Halimi et d'autres -le plan B ou ACRIMED, n'en déplaise à Christophe- en ont même fait des livres. Mais la censure économique c'est bien plus soft et bien plus chic que la censure politique."

Ecrit par : Victor | 14 avril 2008

Le gros problème d'Halimi et d'Acrimed en général, c'est qu'ils préfèrent cogner sur Philippe Val que sur Serge Dassault.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Je pense qu'il est abusif de traiter systématiquement de raciste quelqu'un qui ose suggérer que les enfants issus de l'immigration posent des problèmes particuliers.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 avril 2008

Chère Sylvie je vous conseille toutes affaires cessantes de remonter le fil de la discussion susdite pour y constater que le post qui m'a fait réagir "abusivement" ne traitait pas des problèmes engendrés par l'immigration mais suggérait très explicitement que la baisse de niveau en provenait.
Ce type d'intervention et l'abusive "compréhension" qu'elle rencontre ici fait le miel de nos adversaires. Je gage que les prochains fils de certains blogs pédagogistes y seront consacrés.

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

En bref, ils préfèrent déblatérer contre ceux qui n'épousent pas tout à fait leurs idées que passer du temps à démonter celles de leurs ennemis héréditaires... Curieuse manière de se tirer une balle dans le pied.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Le gros problème d'Halimi et d'Acrimed en général, c'est qu'ils préfèrent cogner sur Philippe Val que sur Serge Dassault.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

N'exagérez pas ! Votre protégé n'est certes pas épargné mais il ne fait pas toujours la une...

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Et alors ?

Ecrit par : yann | 14 avril 2008

Ben alors c'est un tout petit peu agaçant de voir une certaine intelligentsia franchouillarde jouer hautbois et résonner musettes sur la pauv'Ingrid et le lama-en-chef.
On pourrait montrer aux écoles -pas seulement de journalisme- un reportage récent de cette brave France3 consacré aux Colombiens manifestant en masse et fait d'une succession de plans tellement serrés qu'on ne pouvait bien sûr se faire la moindre idée du nombre de bourgeois locaux agitant des portraits de l'otage-star. La manip de l'opinion ça commence avec ça : c'est con mais efficace.

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Et je m'empresse d'ajouter que je souhaite la libération de tous les otages, qu'ils soient au fond de la forêt amazonienne ou sur la plage de Guantanamo.

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

"N'exagérez pas ! Votre protégé n'est certes pas épargné mais il ne fait pas toujours la une..."

Ecrit par : Victor | 14 avril 2008

Je n'ai aucun protégé, et ce n'était qu'une image. Relisez plutôt mon message suivant et, là, c'est incontestable.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

En bref, ils préfèrent déblatérer contre ceux qui n'épousent pas tout à fait leurs idées que passer du temps à démonter celles de leurs ennemis héréditaires... Curieuse manière de se tirer une balle dans le pied.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Mais comme certains héros de la gauche ont la bouche pleine du caviar du MEDEF, je doute qu'ils puissent démonter l'ennemi héréditaire.
... Christophe, vous l'avez cherché !

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

OUI CADICHON ! le sanglot de l'homme blanc, chargé de tous les péchés du monde et qui doit expier. Battre sa coulpe, s'autoflageller, se repentir, est un sport moderne et branché.
Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Tiens, je connaissais le "fardeau de l'homme blanc", voilà-t-y pas qu'on nous le rejoue version désespoir avec le "sanglot de l'homme blanc" !

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

"Mais comme certains héros de la gauche ont la bouche pleine du caviar du MEDEF, je doute qu'ils puissent démonter l'ennemi héréditaire.
... Christophe, vous l'avez cherché !"

Ecrit par : Victor | 14 avril 2008

Il vaut certes mieux inviter Tarik Ramadan au forum social européen, comme cela a été fait deux années de suite par la tête d'Attac...
Et, à ce que je sache, il n'y a jamais eu bourrage d'urnes avéré pour l'élection des dirigeants du PS, mon cher Victor...
Attac a rejoué très récemment une version assez stalinienne de l'élection de son bureau national!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 avril 2008

Je pense qu'il est abusif de traiter systématiquement de raciste quelqu'un qui ose suggérer que les enfants issus de l'immigration posent des problèmes particuliers.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 avril 2008

Chère Sylvie je vous conseille toutes affaires cessantes de remonter le fil de la discussion susdite pour y constater que le post qui m'a fait réagir "abusivement" ne traitait pas des problèmes engendrés par l'immigration mais suggérait très explicitement que la baisse de niveau en provenait.
Ce type d'intervention et l'abusive "compréhension" qu'elle rencontre ici fait le miel de nos adversaires. Je gage que les prochains fils de certains blogs pédagogistes y seront consacrés.

Ecrit par : Victor | 14 avril 2008

Ne tronquez pas le message de Sylvie Huguet qui a très bien compris ce que je voulais dire . La complaisance, la lâcheté, une certaine malhonnêteté intellectuelle ont contribué à fausser le jeu et à mentir sur la réalité du niveau parce qu'on ne savait pas quoi faire. J'ai donné l'exemple du surnotage systématique , maintes fois constaté. J'en déduis que pour un 14 donné ici, il fallait donc mettre 18 à quelqu'un qui valait 14 ! Et ainsi de suite ! Mais vous êtes bouché ou quoi ? Et pourquoi cette peur panique des pédagos ? Vous craignez de ne pas être dans la ligne politiquement correcte qu'eux, les pédagos, défendent et honorent , bien tristement du reste ?

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Tiens, je connaissais le "fardeau de l'homme blanc", voilà-t-y pas qu'on nous le rejoue version désespoir avec le "sanglot de l'homme blanc" !

Ecrit par : Victor | 14 avril 2008

L'expression est pourtant connue, enfin de ceux qui connaissent Pascal Bruckner !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Et j'ajoute : ligne politiquement correcte, c'est à dire démagogique !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

L'expression est pourtant connue, enfin de ceux qui connaissent Pascal Bruckner !

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Ah ouiiiiii, le grand intellectuel, le Ruydard Kipling français ? Que voulez -vous, je suis comme les immigrés, je fais baisser le niveau !

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Résultat : au cours, on cherche à tuer le temps, en posant un maximum de questions sur n'importe quel sujet... et on demande un cours de soutien à la grand-mère, qui reprend d'anciennes notions pour reconnaître un verbe dans la phrase, ne pas mettre deux imparfaits (j'avais mangeait une pomme sic, et pourtant je prononce très bien !)

Même topo en calcul : révision des tables de multiplication, apprentissage de la division, etc etc.
En plein centre ville. L'anglais, n'en parlons pas.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 avril 2008

Affirmatif! Même chose dans des collèges ruraux, peuplés à 99% de blancs de chez blanc, huit quartiers de noblesse minimum, de race pure, français de chez français, jamais immigrés ou émigrés, enracinés dans leur terroir ancestral.

Écrit par : dobolino | 14 avril 2008

Un mot après avoir lu toutes les contributions du week-end. Je pense qu'il est abusif de traiter systématiquement de raciste quelqu'un qui ose suggérer que les enfants issus de l'immigration posent des problèmes particuliers. Mais, comme le dit très bien JPB, ce sont les renoncements et les aberrations du système scolaire qui multiplient et pérennisent ces difficultés.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 avril 2008
Même mot! Je soulignerai surtout les aberrations. Comment peut-on espérer intégrer un non-francophone de naissance si on ne lui donne pas des bases de langage écrit strictes et si on ne met pas les bouchées doubles? On intègre à fond, en se donnant toute la peine qu'il faut, ou on désintègre en prétendant respecter les minorités et leur culture, sans demander l'avis des minorités en question d'ailleurs.

Écrit par : dobolino | 14 avril 2008

Pour ceux qui se moquent de mes copiés-collés, je précise qu'ils sont le fruit d'un gros travail de lectures et de classement : j'ai accumulé une grande quantité de documents interessants, ce qui me permet en particulier de donner des conseils et d'envoyer ces documents à des instits ou parents en détresse, ce qui arrive très souvent, hélas.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 avril 2008

Je ne me moquais pas de vos copiés-collés, je signalais qu'hélas, nous en avions encore besoin.

Écrit par : c. cru | 14 avril 2008

Et si on reparlait de l'école maternelle ?
Anne-Marie, vous pouvez continuer vos copiés-collés, il y a encore du monde à convaincre !
Étonnez-vous qu'au collège, ils détestent la "littérature" ! Et cela n'a rien à voir avec la couleur de leur peau et leur "culture de base" !

Lu sur EDP :
"bonjour
j'ai 3 séances pour étudier un album. dans un de mes ateliers de langage écrit je vais proposer de colorier les mots identiques d’une même couleur. je me demande si les élèves doivent connaitre la signification du mot puisque l'objectif est de reconnaitre les différentes écritures du mot. je pense que c'est préférable mais est-ce obligatoire ?
merci d'avance ! "

Ecrit par : c. cru | 14 avril 2008

Tout est résumé ici! Il n'y a pas d'ethnie qui tienne, juste du pédagogisme, qui plus est mal digéré, appliqué par des naîfs qui ont tout avalé comme pain blanc. Tu peux être blanc, rouge ou vert, tu ne résisteras pas à un tel passage à tabac si papa et maman ne sont pas informés et n'ont pas un langage soutenu, des loisirs ouverts (autres que les sorties en quad des élèves de Victor) et un Léo et Léa ou une Méthode Boscher dans le tiroir du buffet de la cuisine. Puis, beaucoup de cerveau disponible ou suffisament de fonds pécuniaires pour payer un répétiteur quotidien ad hoc

Écrit par : dobolino | 14 avril 2008

Tout est résumé ici! Il n'y a pas d'ethnie qui tienne, juste du pédagogisme, qui plus est mal digéré, appliqué par des naîfs qui ont tout avalé comme pain blanc. Tu peux être blanc, rouge ou vert, tu ne résisteras pas à un tel passage à tabac

Ecrit par : dobolino | 14 avril 2008

C'est la sagesse même qui parle !

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Le vrai problème, ce n'est pas l'immigration, c'est le racisme anti-africain. Tant que nous avons absorbé des vagues européennes, nous les avons peu ou prou intégré toput au long de la première motié du vingtième-siècle. Puis, face à l'immigration africaine, tout le monde, de gauche à droite et de droite à gauche, s'est imaginé que ces "sous-hommes" ne pouvaient gober aussi bien que nos Ritals et nos Polacks et qu'il fallait aménager. Pour aménager, on a aménager!

Écrit par : dobolino | 14 avril 2008

Y'a plein de fautes!
"intégrées tout"
"on a aménagé"
Excusez! C'est la nervosité du couillon qui revient après trente-six heures d'absence.

Écrit par : dobolino | 14 avril 2008

Il est inexacte de dire que l'immigration est à l'origine des problèmes de l'école.

Ce qui est vrai, en revanche, c'est que les désatreux programmes de 1970 dont Pierre Frackowiak affirme qu'il faudra un jour les réinventer (!) ont coïncidé avec une importante arrivée d'immigrés en France.

C'était le début des années Giscard, avant la crise pétrolière et il y avait un besoin de main d'oeuvre, dans le bâtiment et l'industrie.

Ces programmes ont été néfastes pour tous les élèves, mais plus particulièrement pour les enfants des classes populaires et ceux issus de l'immigration. Je n'ai rien à ajouter sur ce point à ce que dit dobolino.

La méthode d'apprentissage de la lecture idéo-visuelle et l'auto-bricolage du savoir par l'élève ont été des handicaps à l'intégration des enfants issus de l'immigation.

Ceux qui accusent les autres de racisme et qui défendent ces programmes et cette façon d'enseigner sont en grande partie responsables de l'échec de l'intégration, même s'il y a d'autres raisons socio-économiques et culturelles.

Il faut avoir le courage de dire que l'école n'a pas su jouer son rôle, celui qu'elle avait su jouer auparavant avec les petits Polonais, les petits Espagnols ou les petits Italiens (voir le très beau livre de François Cavanna, "Les Ritals")

Il n'y a pas à avoir peur d'aborder tel ou tel problème "politiquement délicat, y compris celui-là, de toutes façon, quoi que nous disions, nous sommes catalogués "racistes ultra-réactionnaires" et condamnés d'avance.

Écrit par : Robin | 14 avril 2008

Et si on reparlait de l'école maternelle ?
Anne-Marie, vous pouvez continuer vos copiés-collés, il y a encore du monde à convaincre !
Étonnez-vous qu'au collège, ils détestent la "littérature" ! Et cela n'a rien à voir avec la couleur de leur peau et leur "culture de base" !

Lu sur EDP :
"bonjour
j'ai 3 séances pour étudier un album. dans un de mes ateliers de langage écrit je vais proposer de colorier les mots identiques d’une même couleur. je me demande si les élèves doivent connaitre la signification du mot puisque l'objectif est de reconnaitre les différentes écritures du mot. je pense que c'est préférable mais est-ce obligatoire ?
merci d'avance ! "

Ecrit par : c. cru | 14 avril 2008

Et pendant ce temps-là, il y a des pauvres gens qui s'échinent à leur faire comprendre qu'il faut lier écriture et lecture !
Eux, à force de "global", ils hachent tout en menus morceaux qu'ils appellent des compétences et s'étonnent que leurs petits ne sachent pas lire !

Écrit par : catmano | 14 avril 2008

Puis, face à l'immigration africaine, tout le monde, de gauche à droite et de droite à gauche, s'est imaginé que ces "sous-hommes" ne pouvaient gober aussi bien que nos Ritals et nos Polacks et qu'il fallait aménager. Pour aménager, on a aménager!

Ecrit par : dobolino | 14 avril 2008

Là, dobolino, passez-moi l'expression, mais vous dites des conneries !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Oui, on leur a donné des cours d'arabe pour les intégrer tout en respectant leur culture !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Pitié ! Je lance un appel solennel aux pédagos pour qu'on n'ait plus à corriger ça à longueur d'année ! Extrait de bac blanc, 1ère S, écriture de cours préparatoire, majuscules et ponctuation inconnues :" les quatres auteur ont tous pris en plan principale l'analyse des différents héros chacun nous montrent les sentiment de leur personnages de façon très diférente mais dans un accord commun avec l'idée que les sentiments de l'hommes est la clé d'un bon roman " Je précise pour Victor que ce n'est pas un immigré !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Il faut avoir le courage de dire que l'école n'a pas su jouer son rôle, celui qu'elle avait su jouer auparavant avec les petits Polonais, les petits Espagnols ou les petits Italiens (voir le très beau livre de François Cavanna, "Les Ritals")

Il n'y a pas à avoir peur d'aborder tel ou tel problème "politiquement délicat, y compris celui-là, de toutes façon, quoi que nous disions, nous sommes catalogués "racistes ultra-réactionnaires" et condamnés d'avance.

Ecrit par : Robin | 14 avril 2008

Entièrement d'accord avec votre analyse, je pensais justement aux Ritals de Cavanna, mais pas du tout avec votre résignation ! Je me bats tous les jours avec les pédagogistes pour ne pas leur laisser ce terrain là ; jamais je ne capitulerai. Il y a d'authentiques réactionnaires, racistes ou autres, qui hantent ce blog et qui croient que notre réaction, saine, nécessaire, généreuse et progressiste a les relents d'égoûts de certains passés proches. Sauver les Lettres a mis les choses au point avec SOS-éducation, il ne tient qu'à nous de suivre le même chemin.
"Nous " ce sont tous ceux qui veulent le meilleur pour le plus grand monde ; il me semble qu'ils sont majoritaires ici, tant mieux.

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Mais sommes-nous encore libres de juger ce qui est insupportable ou bien devons-nous sans mot dire subir ce qu'il faut bien nommer : terrorisme intellectuel ?

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008

PSTT!
Je jure sur la tête de mon hortensia bleu préféré que je ne me cache pas sous un autre pseudo...

Enfin je ne ferraille plus seule contre le tir nourri de ce terrorisme intellectuel, dont l'arsenal est bourré jusqu'à la gueule : amalgame, procès d'intention, caricature, mensonges, diabolisation, négationnisme, reductio ad hitlerum...

Petit résumé:
Depuis 60 ans, à chaque fois qu'il fallait choisir entre une idéologie et la vérité, les élites les plus mal inspirées du monde foncèrent comme un seul homme et en toute impunité, sur la première. Ils les ont toutes épousées, des plus tartes aux plus criminogènes, de Staline à Pol Pot, en passant pâmés devant Rigoberta Menchu et Noam Chomski. ... Et ils ont tous été cocus. Y'a une morale dans cette affaire!

On devrait remettre au goût du jour le pilori et le "tarring and feathering" qui se pratiquait jadis au coin de ma rue, et on aurait une belle basse(c'est le cas de le dire)-cour

En 1945, ils clament que l'URSS est le paradis, le phare de l'humanité;
En 1950, après le blocus de Berlin et Prague qui les ont laissés de marbre, il chantent toujours ( aussi faux) les louanges du Petit père des peuples;
En 1960, ils croient dur comme fer que la décolonisation résoudra par miracle tous les problèmes des populations opprimées par ces salauds de blancs,
En 1965, ils s'enflamment, pour la lucha, Oh, si juste et si pacifique du Che et de Fidel, manifestent pour un autre apôtre de la paix, Hô Chi Minh, avenue Gabriel, ( quelle audace!!) et vocifèrent en brandissant le petit livre rouge comme un missel, un entraînement pour mai 68;
En 1967, ils traitent les Isréliens de nazis, et rebelote en octobre 73, cette fois avec un torchon à vaisselle autour du cou (un torlistri, dit-on aussi à St Donat s/ l'Herbasse...)
En 1968, ils braillent encore, mais avec les potaches, cette fois, affirmant que le bonheur éternel est sous les pavés ( y'a aussi la plage, la-dessous) et qu'ayant tordu le cou à toute contrainte, ils vivraient happily ever after;
En 1981, une rose à la boutonnière, ils quittent la nuit pour entrer dans la lumière;
En 1985, ils veulent que la France accueille toute la misère du monde;
En 1989, ils sanglotent sur les gravas du mur de Berlin, et prient St Honnecker que l'Allemagne ne soit pas réunifiée;
En 1992, ils affirment que l'état-nation, comme Capri, c'est fini: Maastricht, nouvel horizon insurpassable de l'Humanité;
En 1999, 2000, 2001..etc... rebelote, la famille, la morale, la religion, l'école de Jules Ferry, vilains oripeaux du passé...

Le terrorisme intellectuel?
Une machine aveugle, appuyée sur des connivences doctrinaires et qui tire dans le tas, et dans les coins, ceux de droite, et sur les réfractaires.

Adaptation un peu libre par cadichon du passionant livre éponyme de Jean Sévillia, (Ed. Perrin, 2000)

Écrit par : Cadichon | 14 avril 2008

"Depuis 60 ans, à chaque fois qu'il fallait choisir entre une idéologie et la vérité..."
...des méchants ont ignoré l'Evangile du marché selon Saint Adam Smith !

Ah merde, Cadichon nous fait une rechute ! La voilà qui redécouvre la chrono du stalinisme, avec une pause en 1989 parce que ...euhhh, eh ben là ça marche plus et que......euhhh, le pédagogisme et le reste sont toujours là, bon rien à voir bien sûr avec le libéralisme avancé qui, lui, je le jure, n'a jamais existé bien sûr ou alors qu'il était bien.
Bref, ça patine un peu ! Staline et Mao ont les épaules larges mais leur coller tous les malheurs d'un monde qui continue à ne pas être le meilleur... Je croyais qu'on avait atteint la "fin de l'histoire" ?
Je me demande où perche aujourd'hui le "terrorisme intellectuel" mais il serait passé quelque part à droite que ça m'étonnerait pas plus que ça.

Écrit par : Victor | 14 avril 2008

Tiens, je connaissais le "fardeau de l'homme blanc", voilà-t-y pas qu'on nous le rejoue version désespoir avec le "sanglot de l'homme blanc" !

Ecrit par : Victor | 14 avril 2008

Eh bien vous vous coucherez ce soir un peu moins, disons... ignorant, car le livre a bien 25 ans:

Pascal Bruckner, "Le sanglot de l'homme blanc: Tiers-monde, culpabilité, haine de soi". Ed du Seuil, coll Points, [1983]2002.

Bruckner raconte la fable de l'ingénu Tiers-Monde, arraché à sa bonne nature, par un Occident démoniaque et corrupteur..
Je n'en dis pas plus. C'est Ponson du Terrail à la sauce droitdel'hommiste. Un régal!

Dans le style plus "académique" mais pas moins passionnant, car se lit comme un roman:
Jacques Barzun, “From Dawn to Decadence, (1500 to the Present), 500 years of Western Cultural Life”, (New York, 2000)
Vérification sur amazon.fr, pour voir s'il a été traduit: non.
il y coûte, d'occasion.... 93 euros et quelques poussières !
Cela s'appelle bien organiser la pénurie, car d'occasion sur amazon.com: il commence à $2.94...
même avec le port. y'a pas photo. il fait presque 900 pages.

Écrit par : Cadichon | 14 avril 2008

Victor, vous êtes barbant avec votre bréviaire de sainte Nitouche, tellement entendu partout, et qui commence à dater, mais je ne vous en veux pas si vous êtes comme la majorité, c'est à dire pas très original, très conformiste, très démago (et c' est à cause de cette majorité que nous en sommes là aujourd'hui ). Même et surtout les pédagos, ces procureurs, parlent comme vous ! Non, décidément, je préfère et de loin, le point de vue de Cadichon, puisque c'est aussi le mien ! ! C'est plus sain, parce que plus vrai !

Écrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Cher Yann... toujours dans l'excès, hein? Bon, comme le débat avance peu, je vais me coucher... de toute façon, y'a rien à la télé, sinon l'expression faussement révoltée de la pensée unique de seconde partie de soirée... C'est vrai, c'est beau chez nous, la liberté des médias...

Écrit par : Claire | 15 avril 2008

" Non, décidément, je préfère et de loin, le point de vue de Cadichon, puisque c'est aussi le mien ! ! C'est plus sain, parce que plus vrai !"

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008

Ouais... Ce point de vue ressemble au moins autant à un bréviaire.
Bonnes vacances à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 avril 2008

Robin, je suis entièrement d'accord avec ce que vous dites un peu plus haut.
Les enfants issus de l'immigration, souvent de familles très pauvres, souvent dans les ZEP en pourtour des villes, qui n'ont pas la possibilité de profiter des cours particuliers délivrés par les officines qui fleurissent partout (plus de 2 milliards d'euros par an !!!, je le rappelle car c'est rarement évoqué) devraient plus que tout autres bénéficier d'une école qui instruise.
Ce n'est malheureusement pas le cas, puisque, qui plus est, les enseignants qui tentent de le faire sont menacés, déplacés, mal notés, avec ce que cela comporte comme conséquences sur leurs salaires déjà bien faibles, par des inspecteurs tout acquis au constructivisme.

(Voir plus haut le post de Dobolino sur le jugement débile de cette harpie de Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa", et les textes de l'inéfable Frackowiak, la bêtise au front de taureau, ce "tyrannosaure du Nord-Pas-de-Calais", comme le nomme si bien Jean-Paul Brighelli.)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 avril 2008

Il va me falloir découvrir Pascal Bruckner. ( Jusqu'ici je n'ai étudié et interprété avec les copains et les copines de l'ensemble choral que certaines oeuvres de son homonyme Anton Bruckner. Une messe avec passages à double choeur et des pièces a capella dont certaines à cinq voix exigeant motivation, effort et concentration.) Je connais un peu Kipling, comme tout le monde, si fier d'envoyer son fils à la Grande Guerre mais il changea d'avis et ne se remit jamais de la perte de son fils.
Je connais aussi un livre qui égratigne bon nombre de nos certitudes et donne à réfléchir : " Vendredi ou les limbes du Pacifique." de Michel Tournier. Vendredi vole la vedette à Robinson dès le titre. Malheureusement il cède à la tentation et tombe dans le piège...
Le plus âgé de mes frères aînés, lors de son service militaire en Algérie dont il revint en 1957, avait été volontaire pour suivre des cours d'arabe officiellement proposés par les autorités. Il essuya des réflexions piquantes émanant de sa hiérarchie. En 1960, quand mon autre frère fut appelé pour effectuer lui aussi son service en Algérie dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre, il ne fut pas question d'apprendre la langue des habitants. Affecté à la surveillance d'un vaste domaine, il n'avait pratiquement aucun contact avec la population. Cette fois ,la découverte de l'autre n'était plus méprisée mais complètement étouffée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 avril 2008

En Algérie, la" population"parlait français.

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Bruckner raconte la fable de l'ingénu Tiers-Monde, arraché à sa bonne nature, par un Occident démoniaque et corrupteur..
Je n'en dis pas plus. C'est Ponson du Terrail à la sauce droitdel'hommiste. Un régal!
Ecrit par : Cadichon | 14 avril 2008

Excusez-moi Cadichon, j'avais oublié ce que chacun ici sait depuis qu'il a lu Bruckner et, avant lui, Kipling : nous sommes allés envahir le reste de la planète en mission civilisatrice, bien sûr. Ces salauds d'Africains ont même eu droit à un voyage gratuit aux Antilles, Brésil ou USA. La patrie des droits de l'Homme (blanc) les accueillis à fouets ouverts et les voilà qui rouspètent : quelle ingratitude !
C'est vrai, avaient-ils même une âme ?
Votre libéralisme décomplexé vous pousse à écrire des énormités.
Mais poursuivez, certains de nos collègues ensuqués de propagande néolibérale pourront peut-être les avaler ; Brecht, un de vos auteurs préférés, disait quque chose comme "la bêtise devient invisible à partir du moment où elle atteint des dimensions suffisantes". Avec l'édition et la presse à sa disposition, la bêtise brucknerienne ou BHlienne peut atteindre des dimensions suffisantes.
Vous n'aurez plus qu'à faire les citations, le caddyshow en somme.

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Et vous, vous êtes drogué à quelle propagande ?

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Cher Yann... toujours dans l'excès, hein?

Ecrit par : Claire | 15 avril 2008

Qu'est-ce que j'ai encore dit ?!
Que les chinois n'ont peut-être aucun désir de liberté d'expression ? J'ai dit que je ne savais pas, je ne connais pas assez de chinois pour le dire.

Pour Victor : bien sûr que les grands journaux et magazines nationaux sont aux ordres. De Machin ou de Chose. Je répète : et alors ?
Il y a assez de sources d'information disponibles pour qui veut se donner la peine de réfléchir.
La question est : les français ont-ils tant que ça un désir de réfléchir, et de liberté d'expression, autrement que pour aller beugler des slogans formatés (ou des chansons à la star'ac) ?

Écrit par : yann | 15 avril 2008

à fouets ouverts ...

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

A propos de fouets, cette citation sur le knout, ça te dit quelque chose, Dobolino ?

Écrit par : yann | 15 avril 2008

Puisque mon fils refuse d'écouter ce qu'il appelle "mes vieilles blagues pourries", je viens pourrir le blog :

Savez-vous pourquoi l'acteur Alain Delon refuse de se solidariser avec les Tibétains ?

Porté par la vague du "new age", il aurait effectué, il y a cinq ou six ans, une retraite dans un monastère tibétain.

Estimant que "le meilleur acteur français du monde" était proche de la perfection, le supérieur aurait jugé cependant utile qu'il travaille un peu son humilité.

Il fut donc affecté au service de table.

...Il aurait dignement supporté cette épreuve, mais pas que tous les soirs, quand il pénétrait dans la grande salle à manger du monastère, les bras chargés de plats, les moines se mettent à chanter :

"Lama Delon, viens nous servir à boiiiiiiiire !!!!!!

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Et vous, vous êtes drogué à quelle propagande ?

Ecrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Gaucho-attaco-alter-mondialiste, sans doute, avec une moustache à la José Bové.

Écrit par : yann | 15 avril 2008

Ah ,oui, ces gens qui prêchent la tolérance et l'amour de la différence mais qui ne tolèrent pas qu'on pense autrement qu'eux, que dis-je, qui n'imaginent même pas qu'on puisse penser autrement ???

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Mission civilisatrice : pour l'Algérie, vaccinations, hopitaux, routes, instruction, écoles...Mais vous préférez peut-être les écoles coraniques, qui existaient,c'est vrai, aussi, là-bas ?

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

"Lama Delon, viens nous servir à boiiiiiiiire !!!!!!

Ecrit par : Robin | 15 avril 2008

Quand lama fâché, lama toujours faire comme ça.

Écrit par : yann | 15 avril 2008

Et vous, vous êtes drogué à quelle propagande ?

Ecrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Gaucho-attaco-alter-mondialiste, sans doute, avec une moustache à la José Bové.

Ecrit par : yann | 15 avril 2008

Attention petit, si tu dénonces l'esclavage, l'homme-blanc-sanglotant viendra te coller des moustaches et te faire adhérer à Attac. Répète après moi :
"je crois en un seul monde, l'Occident tout puissant, engendré non pas créé et par lui tout a été fait : vaccinations, hopitaux, routes, instruction, écoles..."

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Pour Robin, une autre blague :

C'est un jeune lieutenant libéral et imberbe en mission civilisatrice dans les Aurès qui fait prisonniers une vingtaine de propagandistes moustachus qui avaient refusé de lire Pascal Bruckner. Il appelle son PC pour savoir quoi faire de ces indécrottables marxistes velus et la voix de la conscience universelle lui répond (en sanglotant) : "descends-les !"
Et notre jeune lieut' d'embarquer tout son monde dans des camions, direction la vallée.
Là l'homme blanc galonné qui l'acueille part d'un grand éclat de rire !
Mais l'histoire finit bien : les prisonniers sont gentiment invités à aller couper du bois et le jeune officier part dans le Sahara construire un dispensaire.

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

A "l'observateur" : votre pseudo, vous devriez l'écrire en allemand, ça ferait plus crédible !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

"Lama Delon, viens nous servir à boiiiiiiiire !!!!!!

Ecrit par : Robin | 15 avril 2008

Merci Robin, je déprime un petit peu en ce moment, rire, ça fait du bien.

Écrit par : catmano | 15 avril 2008

"Lama Delon, viens nous servir à boiiiiiiiire !!!!!!

Ecrit par : Robin | 15 avril 2008

Il y a aussi Bernard Lama, dit "le gardien", celui qui arrête toutes les balles.

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

"Lama Delon, viens nous servir à boiiiiiiiire !!!!!!

Ecrit par : Robin | 15 avril 2008

T'i bet alors !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

C'éatit "Spécial dédicace à Catmano"

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Vous vous faites du mal, Victor !

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Vous vous faites du mal, Victor !

Ecrit par : Un observateur | 15 avril 2008

T'inquiète, poulette !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Robin, Alain Delon vous remercie.
Il est content. Il vous enverra sa photo.
A Bali, les femmes la frottent sur leur ventre pour accroître leur fertilité.

Écrit par : Lariba | 15 avril 2008

C'est bien le choc des civilisations (quel débat.... et des hauts), mais là, c'est du lourd:


Toutes et tous avec Cincy Sanders! "Papillon de lumière", allez directement, pour la chorégraphie, à 7 mn 45.

http://lillelovescindy.neuf.fr/vu_a_la_tv_302.htm

Écrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Bon, je vais dire au fiston qu'il y en a qui apprécient mes blagues.

Il est vrai qu'il s'est ratrappé en me faisant écouter une superbe chanson de Jeff Buckley, non pas "Alleluia", l'autre, le Christmas Carol à la fin, mais rien n'est à jeter dans cet album ("Grace").

Il peut être très gentil ce petit...Et toujours quand on s'y attend le moins.

Mais l'histoire finit bien : les prisonniers sont gentiment invités à aller couper du bois et le jeune officier part dans le Sahara construire un dispensaire.

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Es-ce qu'il n'y avait pas un film avec un jeune officier français interprété opar Francis Perrin, qui comprenait de travers "Descends-les !" et qui se faisait tuer (lassitude, suicide ?) en refusant de se coucher sous les balles.

Je ne crois pas que c'était "Avoir vingt ans dans les Aurès". Si quelqu'un peut m'aider...Et me rappeler aussi le nom de cette maladie qui vous perdre la mémoire.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Francis Perrin, n'importe quoi...Jacques Perrin !

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Robin, il me semble que c'est dans "L'Honneur d'un capitaine" de Schoendoerffer.

Écrit par : Lariba | 15 avril 2008

Robin, Alain Delon vous remercie.
Il est content. Il vous enverra sa photo.
A Bali, les femmes la frottent sur leur ventre pour accroître leur fertilité.

Ecrit par : Lariba | 15 avril 2008

Merci Lariba, c'est le rêve de ma vie ! Mais je songe à un autre usage ! ^^^^^^^

Je plaisante. J'aime bien Alain Delon ; "Rocco et ses Frères", "Le Samouraï" et "Le Guépard", bien sûr mais aussi dans cette adaptation de la Recherche dans laquelle il jouait à contre emploi un remarquable baron de Charlus.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Je ne crois pas que c'était "Avoir vingt ans dans les Aurès". Si quelqu'un peut m'aider...Et me rappeler aussi le nom de cette maladie qui vous perdre la mémoire.

Ecrit par : Robin | 15 avril 2008

Je peux vous confirmer que ce n'est pas "Avoir vingt ans dans les Aurès" (dont le titre exact est "Avoir vingt ans dans les Aurès et y construire un dispensaire", repris par Sardou dans sa chanson "Le sanglot de l'homme blanc").
Et attention à la maladie en question, elle vous a déjà "perdu la mémoire" !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Robin, il me semble que c'est dans "L'Honneur d'un capitaine" de Schoendoerffer.

Ecrit par : Lariba | 15 avril 2008

Ah ! Voilà !

...Merci !

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Je connais un peu Kipling, comme tout le monde, si fier d'envoyer son fils à la Grande Guerre mais il changea d'avis et ne se remit jamais de la perte de son fils.

Les plus beaux moments d'une vie sont ceux où l'on change d'avis.

(c'était la pensée du jour)

J'aime bien le poème "If"

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Mais il y aussi un film avec Alain Delon en capitaine et en Algérie, les Centurions.
C'est l'histoire d'une bande de copains qui construit un dispensaire... ou une route, à moins que ce ne soit un hôpital ?
On pourrait demander à Beobachter, si elle est encore là ?

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Je connais aussi un livre qui égratigne bon nombre de nos certitudes et donne à réfléchir : " Vendredi ou les limbes du Pacifique." de Michel Tournier. Vendredi vole la vedette à Robinson dès le titre. Malheureusement il cède à la tentation et tombe dans le piège..

Excellent livre que je donne fais régulièrement étudier en 5ème. La version pour adultes "Vendredi ou les limbes du Pacifique" contient une passionnante préface de Gilles Deleuze.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Attention petit, si tu dénonces l'esclavage, l'homme-blanc-sanglotant viendra te coller des moustaches et te faire adhérer à Attac. Répète après moi :
"je crois en un seul monde, l'Occident tout puissant, engendré non pas créé et par lui tout a été fait : vaccinations, hopitaux, routes, instruction, écoles..."

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Calmez-vous, Victor, et lisez Camus "Algérie 1958 " ainsi que les pages qu'il consacre aux pieds-noirs et à leur niveau de vie, très inférieur à celui des français de France. Comme lui, je suis née en Algérie et on n'avait pas d'esclaves . J'ai appris à lire au bled, dans la campagne constantinoise . Et celui qui m'a appris à lire et que j'adorais était un instituteur arabe ( Mr Bourgoud, si vous me lisez, merci ! ). Etonnant, non ? Nous étions 40 enfants, seulement 3 français. Presque pas de filles autochtones, puisque les parents ne les envoyaient pas à l'école . J'ai vécu cette guerre et ses atrocités, échappé par miracle à quelques attentats aveugles . Puis nous avons rejoint la France, qui nous a accueillis comme des assassins. Merci. Le racisme à l'école, donc, je connais . Je suis désolée d'écorner un peu vos images d' Epinal, forgées par la campagne de désinformation qui sévissait à l'époque . Depuis peu on a ouvert des archives et dit quelques vérités occultées ...Renseignez-vous .

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

A propos de fouets, cette citation sur le knout, ça te dit quelque chose, Dobolino ?

Ecrit par : yann | 15 avril 2008
Oui, j'ai déjà entendu ça quelque part mais c'est peu-être un propos qu'on prête à un politique, du genre Pierre le Grand ou Catherine II, non?

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

Camus Actuelles III,Chroniques Algériennes 1939-1958

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

A propos de fouets, cette citation sur le knout, ça te dit quelque chose, Dobolino ?

Ecrit par : yann | 15 avril 2008
Oui, j'ai déjà entendu ça quelque part mais c'est peu-être un propos qu'on prête à un politique, du genre Pierre le Grand ou Catherine II, non?

Ecrit par : dobolino | 15 avril 2008

Lettre de l'impératrice à son mari Nicolas II : "Sois plus tyrannique, mon chéri, la Russie aime à sentir le knout !"

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

"Nous étions 40 enfants, seulement 3 français. Presque pas de filles autochtones, puisque les parents ne les envoyaient pas à l'école "

Et un "instituteur arabe"? C'est donc vous, jeune immigrée, qui avez fait baisser le niveau ?
Bon, j'arrête là, promis-juré : on va finir par lasser...

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Lettre de l'impératrice à son mari Nicolas II : "Sois plus tyrannique, mon chéri, la Russie aime à sentir le knout !"

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Non, ma citation (voir plus haut) est plus littéraire, j'hésitais entre Tourgueniev et Tolstoï.

Écrit par : yann | 15 avril 2008

Je viens voir à la télévision en faisant la cuisine ( I am a desperate househusband today !) un reportage sur une école du Bronx sponsorisée par une firme privée : les élèves qui travaillent bien sont récompensés par de bonnes notes... et par de l'argent !

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Seuls les comportements démagos-pédagos de L'ECOLE et de ses représentants envers les immigrés portent cette responsabilité . Vous êtes chiant, à la fin, c'est vrai et j'arrête aussi !

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Je suis désolée d'écorner un peu vos images d' Epinal, forgées par la campagne de désinformation qui sévissait à l'époque . Depuis peu on a ouvert des archives et dit quelques vérités occultées ...Renseignez-vous .

Ecrit par : Un observateur | 15 avril 2008

La situation de l'Algérie (département français), n'était pas la même que celle de la Tunisie ou du Maroc qui étaient des protectorats. Je suis né moi-même en Tunisie (mon père administrait une campagne de vaccination contre la turberculose avec le professeur Debré, dans le cadre de l'Unicef et de l'institut Pasteur. On a dit effectivement beaucoup de bêtises, mais je préfère me taire tant ce débat est biaisé par l'idéologie.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Puis, face à l'immigration africaine, tout le monde, de gauche à droite et de droite à gauche, s'est imaginé que ces "sous-hommes" ne pouvaient gober aussi bien que nos Ritals et nos Polacks et qu'il fallait aménager. Pour aménager, on a aménagé!

Ecrit par : dobolino | 14 avril 2008

Là, dobolino, passez-moi l'expression, mais vous dites des conneries !

Ecrit par : Un observateur | 14 avril 2008
Et j'en reste connement convaincue. D'ailleurs, ce point de vue s'est étendu à toutes les classes défavorisées au point qu'on s'est persuadé que ces enfants ne pouvaient apprendre à lire que dans des textes qui étaient à la portée de leur faiblesse intellectuelle, proches des réalités pratiques de leur quotidien, incapables qu'ils étaient d'approcher l'abstraction. On en a longuement débattu en ces lieux à plusieurs reprises, y compris de l'hypothétique responsabilité bourdieusienne. Le chapitre sur Bourdieu et all. dans Fin de Récré est la synthèse honnête et ouverte de ces discussions.
N.B. et à toutes fins utiles: je ne vous traite pas de raciste ou de xénophobe et n'y songe même pas in petto. Seulement, ça devient lassant de rabacher toujours les mêmes choses.
En résumé, deux facteurs ont joué: la culpabilité vis à vis de populations qui furent sans conteste opprimées et exploitées et un certain mépris à leur égard. L'attitude adoptée en matière d'enseignement depuis vingt ans est une catastrophe sur le plan des résultats.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

Lettre de l'impératrice à son mari Nicolas II : "Sois plus tyrannique, mon chéri, la Russie aime à sentir le knout !"

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Non, ma citation (voir plus haut) est plus littéraire, j'hésitais entre Tourgueniev et Tolstoï.

Ecrit par : yann | 15 avril 2008
Tu la remets, cette citation, SVP. J'ai la flemme de fouiller ce fouillis.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

"Conneries", c'était pour "sous-hommes", alors que l'explication est "culpabilité".Erreur, puisque, j'en suis témoin, en Algérie, ils apprenaient, exactement comme nous, il n'y avait pas de différence .

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Les enfants issus de l'immigration, souvent de familles très pauvres, souvent dans les ZEP en pourtour des villes, qui n'ont pas la possibilité de profiter des cours particuliers délivrés par les officines qui fleurissent partout (plus de 2 milliards d'euros par an !!!, je le rappelle car c'est rarement évoqué) devraient plus que tout autres bénéficier d'une école qui instruise.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 avril 2008

Et qui édicte des lois strictes, en accord avec celles de notre pays, aux enfants mâles en particulier, avec l'assentiment des parents des élèves. Sinon, on ne s'en sort pas, même avec une bonne méthode d'instruction.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

Robin, vous avez raison, 46 ans après les blessures semblent encore ouvertes, et je ne sais pourquoi, beaucoup de préjugés, d'incompréhension, perdurent...Et ironie de l'histoire, il m'est arrivé, deux fois, d'avoir en classe des élèves natifs de mon village et dont les parents avaient connu les miens .L'un d'entre eux, m'avait offert( et aussi pour que je la montre à mon père ) une vidéo tournée spécialement là-bas, lors d'un aller-retour ! Toujours émouvantes ces retrouvailles de frères ennemis ! Quelqu'un a écrit sur le sujet un livre intitulé, je crois,"Cet amour qui ressemble à la haine "

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Laissons un peu la parole à un certain "Lafforgue" :

Jean-Paul Brighelli:
"La fabrique du crétin: La mort programmée de l'école" (Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2005)
C'est le dernier en date des livres de témoignage de professeurs, paru il y a deux mois.
C'est un professeur de lettres (manifestement d'extrême gauche: il interprète la destruction de l'école comme l'effet d'un complot délibéré des classes dominantes "ultra-libérales". Cette interprétation est discutable, mais quand il dresse un constat de l'état de l'Ecole il sait de quoi il parle, et c'est ça qui est intéressant).

Écrit par : Yfig, paroles et chanson | 15 avril 2008

"Conneries", c'était pour "sous-hommes", alors que l'explication est "culpabilité".Erreur, puisque, j'en suis témoin, en Algérie, ils apprenaient, exactement comme nous, il n'y avait pas de différence .

Ecrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Je vous ai bien dit "sous-hommes". Je le maintiens! Ceci dit, ce n'était pas les instituteurs en Algérie que je visais mais plutôt notre charmante gauche dite Caviar.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

Ca me fait penser à un bout de citation concernant les russes : "le knout fut toujours pour eux un fouet délicieux". Si quelqu'un connait l'auteur et le reste de la phrase, je suis preneur. Dobolino, ou Buntovchik peut-être ?

Ecrit par : yann | 14 avril 2008

Pour Dobolino qui a la flemme...

Écrit par : yann | 15 avril 2008

D'extrême gauche !!!!!!!!

Comme il y va !!!!!

Disons à gauche de la droite ..... et c'est déjà pas si mal !

à suivre .....

Écrit par : Yfig, paroles et chanson | 15 avril 2008

Je l'ai trouvé là :
http://www.ihes.fr/~lafforgue/demission.html

Écrit par : Yfig, paroles et chanson | 15 avril 2008

Et qui édicte des lois strictes, en accord avec celles de notre pays, aux enfants mâles en particulier, avec l'assentiment des parents des élèves. Sinon, on ne s'en sort pas, même avec une bonne méthode d'instruction.

Ecrit par : dobolino | 15 avril 2008

Oui, tout à fait d'accord, mais là, c'est une autre paire de manches ! Les filles que nous avons en classe, souvent de très bonnes élèves, luttent pour échapper au voile et au mariage forcé, mais elles se battent seules !

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

le mariage forcé et le voile sont les mamelles d'une jeune fille de bonne famille.
J'en donnerai bien 2 moutons mon zami !!!!!

Écrit par : Yfig, observateur d'un observateur | 15 avril 2008

Toujours émouvantes ces retrouvailles de frères ennemis ! Quelqu'un a écrit sur le sujet un livre intitulé, je crois,"Cet amour qui ressemble à la haine "

Ecrit par : Un observateur | 15 avril 2008

C'est aussi pour cela que j'ai du mal à en parler. Mais encore une fois, c'est vous les "pieds noirs" d'Algérie qui avez la plus souffert. Il aurait fallu donner la nationalité française et les mêmes droits à tout le monde, mais comme l'a dit le général de Gaulle, c'était politiquement impossible, alors on est resté dans un "compromis" qui, lui aussi était impossible.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

C'est aussi pour cela que j'ai du mal à en parler. Mais encore une fois, c'est vous les "pieds noirs" d'Algérie qui avez la plus souffert. Il aurait fallu donner la nationalité française et les mêmes droits à tout le monde, mais comme l'a dit le général de Gaulle, c'était politiquement impossible, alors on est resté dans un "compromis" qui, lui aussi était impossible.

Ecrit par : Robin | 15 avril 2008

Même chose pour moi . Beaucoup d'erreurs ont été commises et d'abord par De Gaulle. A notre arrivée en France, ce fut si dur, nous avons été tellement en butte à la haine, que ,et c'est vrai pour tous les exilés pieds-noirs, que nous n'avons eu de cesse de prendre notre revanche sur le destin. On ne nous voyait pas comme des Français, et c'est ainsi qu' on est devenus profs de lettres, hein, Robin ??

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

e l'ai trouvé là :
http://www.ihes.fr/~lafforgue/demission.html

Ecrit par : Yfig, paroles et chanson | 15 avril 2008

Merci Yfig, mais la nouvelle n'est pas vraiment fraîche et je pense que la plupart des gens ici sont au courant.

Mais c'est l'occasion de se souvenir d'un bel acte de courage et de le saluer à nouveau, chapeau bas.

("Kmers rouges", j'en jubile encore !)

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

En surfant sur le net, je suis tombé sur un texte très éclairant : la thèse de doctorat de Mme. Georgette Mouton (1997) : "Jeunesse et genèse du nazisme" (on n'a pas le droit de reproduire le lien, mais en tapant le nom de l'auteur, on doit pouvoir y accéder), thèse dans laquelle la doctorante montre clairement le lien entre le nazisme et les "Wandervögelen" (oiseaux migrateurs), ces enfants et ces adolescents allemands " révoltés" contre le conformisme bourgeois qui allaient parcourant campagnes et forêts vêtus de déguisements bizarres.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce ne sont pas les mouvements de scouts d'origine anglo-saxone (Baden-Powell en G.B.), rattachés à la famille, à l'école et à une certaine discipline militaire (tout en rejetant la guerre) qui adopta l'idéologie nazie, mais un mouvement de révolte et de rejet de toutes les attaches traditionnelles (en particulier l'école) aux tendances libertaires et anarchisantes.

Un texte qui peut contribuer à éclairer historiquement notre débat.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

On ne nous voyait pas comme des Français, et c'est ainsi qu' on est devenus profs de lettres, hein, Robin ??

Ecrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Oui, sans doute, d'abord la Philo, puis les Lettres...Et puis aussi pour chercher à comprendre le sens de tout ce que j'entendais autour de moi depuis que j'avais l'âge de comprendre. " On se lasse de tout, sauf de chercher à comprendre " (Sénèque ?)

Contribuer à mettre un petit peu de clarté, de raison et de tolérance, à défaut d'amour, à conjurer les vieux errements. Mais pour cela, on souffre toujours.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

mais comme l'a dit le général de Gaulle, c'était politiquement impossible, alors on est resté dans un "compromis" qui, lui aussi était impossible.

En fait le général de Gaulle pensait que problème réel se situait au niveau démographique.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

En fait le général de Gaulle pensait que problème réel se situait au niveau démographique.

Ecrit par : Robin | 15 avril 2008

Certes. Et je crois que c'est cela qui était mal appréhendé.

Écrit par : Sergio | 15 avril 2008

@ Robin

Je pourrais vous éclairer sur beaucoup d'évènements chinois, en particulier ce qui s'est passé réellement en 1989. Mais, là, je dois avouer que vos réponses me laissent pantois ! Comment est-ce possible de manifester tant d'ignorances sur le monde ? Comment est-ce possible de montrer tout haut ses clichés, sans pudeur aucune ? Je n'ai plus aucune envie de répondre de manière argumentée à vos commentaires. Triste de constater que l'esprit critique n'est plus français. En France, l’intelligence n’est plus qu’un outil au service de la volonté. Que signifie d'ailleurs intelligence dans ce pays ? De la finesse, de la justesse du raisonnement, de la profondeur des vues ? Mon expérience au quotidien me prouve que c'est non ! L'intelligence est pour le français quelque chose de pas très profonde. Ça relève plus de l'art oratoire et de la capacité à parler. Je comprends maintenant pourquoi vous avez tant de mal à résoudre les problèmes d'école. Je vous laisse à vos rêveries du promeneur solitaire. Et bonne chance dans vos duels oratoires pédagogistes/défenseur du savoir !

Wu Kwan Ti

Écrit par : Contre la campagne anti-chinois | 15 avril 2008

L'intelligence est pour le français quelque chose de pas très profonde. Ça relève plus de l'art oratoire et de la capacité à parler.
Wu Kwan Ti

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinois | 15 avril 2008

Même si la syntaxe est approximative, l'analyse est remarquable.
Vous avez tort, Robin, notre nouvel ami a parfaitement compris l'esprit français.
Sauf peut-être l'humour dont vous fîtes preuve au sujet de Tien An Men.

M Ti, quelle est votre version de cette histoire ?

Écrit par : yann | 15 avril 2008

L'intelligence est pour le français quelque chose de pas très profonde. Ça relève plus de l'art oratoire et de la capacité à parler.

Ecrit par : Contre la campagne anti-chinois | 15 avril 2008

Oui, lorsque c'est cela, c'est de la fortaiture. Mais ne généralisons pas.

Écrit par : Sergio | 15 avril 2008

"Toutes et tous avec Cincy Sanders! "Papillon de lumière", allez directement, pour la chorégraphie, à 7 mn 45.

http://lillelovescindy.neuf.fr/vu_a_la_tv_302.htm"

Ecrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Désolée, Penda, mais il n'y aura jamais qu'une seule Cindy pour moi :

http://fr.youtube.com/watch?v=XH3vvXi8k8M

:p

(Et spécialement pour vous, Pendariès, cette calamiteuse mais très drôle reprise de "Beat it" par la nullissime Charlotte Church et par une Amy Winehouse à l'évidence complètement bourrée : http://fr.youtube.com/watch?v=2vfdl7-E80Q )

Écrit par : Kap | 15 avril 2008

Victor, aviez-vous mis les pieds en Algérie avant l'indépendance? Vous n'étiez peut-être pas même né.

Personne ne nie les exactions. C'était la guerre, mais les deux camps peuvent être départagés, quant au degré d'animalité de leurs actes, par un critère qui n'est JAMAIS évoqué par vos sangloteurs de pareils: Les soldats français n'égorgeaient pas, comme les Algériens, leurs propres compatriotes.

Il y a des taches indélébiles dans l'histoire de cette guerre, du coté des Francais, et la plus ignoble, ( car elle ne pouvait arguer des conditions exceptionnelles d'un conflit armé puisqu'il était fini) fut l'abandon des Harkis par De Gaulle, qui était devenu une de ces vielles badernes qu'il conchiait quarante ans plus tôt et j'en sais quelque chose.

Voici des faits, documentés et sans la moindre équivoque. Le général Roy ( paix à son âme) qui commandait la région de Médéa a tenté d'assassiner mon père et son adjoint ( gendre du garde des Sceaux de l'époque E. Michelet) en les faisant monter dans un avion qui aurait dû s'écraser derrière les lignes FLN, car piloté par un Tartarin dont tout le monde savait qu'il ne savait pas piloter. Il était gardien de prison et y laissa la vie. Les deux magistrats français étaient en mission de contrôle du déroulement de la campagne électorale ( je vous revoie aux livres d'histoire, il n'y en a pas eu plusieurs...) et ils avaient dénoncé à la chancellerie, témoignages et documents à l'appui, la manière "forte" dont Roy terrorisait les chefs de douars pour les faire "bien" voter.
Une grenade fut d'abord lancée dans la chambre où mon père rédigeait le rapport de la journée, mais les réflexes de ce vieux terroriste de 39-45 étaient restés intacts, il vit une ombre se profiler sur le mur d'en face et se jeta à terre, la grenade roula et explosa dans l'escalier...

Roy eut 30 jours d'arrêt de rigueur. Et pourtant il fut convaincu d'avoir organisé cet attentat qui fit un mort, estropia à vie ( il avait les hanches brisées )le collègue de mon père lequel fut le plus chanceux, avec des séquelles moins graves,. mais avant de tomber dans le coma, il entendit un brancardier dire en le montrant: le pilote et mort et celui-là ne vaut guère mieux.


Autres expérience personnelle tout aussi vérifiable et qui est exemplaire de ce qui se passait en Algérie et que vos semblablent s'évertuent à nier.
Dans le village d'El Affroun, le maire, Jacques Averseng, avait fait contruire une école et un dispensaire, aux allures d'hopital.
Il était le fils d'un ignoble colonisateur aveyronnais, venu avec des milliers d'autres dans les années 1880, faire de la Mitidja une plaine fertile où tout poussait, la vigne, les agrumes, le blé, comme au temps des Romains...mais comme disent les Corses, eh, bien sûr, si tu sèmes! ou encore, parlant des marrons," les années de grand vent sont des années de grosse récolte"!

La mission "civilisatrice" , dont il est vain de disputer le sens, ...passe par l'instruction et elle butait contre l'isamisme radical qui l'interdit aux filles. Moi, j'ai vu Averseng tenter de convaincre, sans succès, des pères de laisser leurs filles aller à l'école.Certaines y allaient quand même mais en cachette, et quand elles étaient découvertes la punition était terrible.

Tout aussi terrible que celles qui sont infligées de nos jours, aux jeunes musulmanes qui veulent s'émanciper, et qui sont tolérées par les autorités judiciaires et politiaires de nos pays. Au nom du relativisme culturel, elles ferment les yeux sur l'application de la charia, l'excision, la polygamie, puisque les pères polygames touchent les allocs pour toutes leurs femmes et je vous renvoie à sa validation par notre ineffable grand sociologue...Alain Touraine, citée plus haut

Victor, avec vos invectives, et vos petits poings vengeurs vous ne brassez que de l'air, exprimant deux choses: une profonde ignorance qui peut vous être pardonnée vu l'endoctrinement dont vous fûtes si manifestement victime, et, ce que je disais hier, votre aveuglement, conséquence du précédent, qui, devant les faits, vous fait préférer le confort intellectuel et émotionnel du mythe à toute réalité qui contredit vos certitudes.

Écrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Triste de constater que l'esprit critique n'est plus français. En France, l’intelligence n’est plus qu’un outil au service de la volonté. Que signifie d'ailleurs intelligence dans ce pays ? De la finesse, de la justesse du raisonnement, de la profondeur des vues ? Mon expérience au quotidien me prouve que c'est non ! L'intelligence est pour le français quelque chose de pas très profonde. Ça relève plus de l'art oratoire et de la capacité à parler. Je comprends maintenant pourquoi vous avez tant de mal à résoudre les problèmes d'école. Je vous laisse à vos rêveries du promeneur solitaire. Et bonne chance dans vos duels oratoires pédagogistes/défenseur du savoir !

Wu Kwan Ti

Je le recolle in extenso, car ce texte est ce que j'ai lu de plus intéressant sur ce fil. Il prouve notre besoin impérieux et urgentissime que des immigrés de cette trempe intellectuelle viennent nous tailler des croupières, comme en Amérique, pour qu'enfin nous sortions de notre médiocrité.
Malheureusement c'est encore là qu'ils vont car nous n'avons à leur offrir que la culture de la haine et du ressentiment, une économie en berne et des écoles pourries pour leurs enfants.

Écrit par : Cadichon | 15 avril 2008

@ Robin

Je pourrais vous éclairer sur beaucoup d'évènements chinois, en particulier ce qui s'est passé réellement en 1989. Mais, là, je dois avouer que vos réponses me laissent pantois ! Comment est-ce possible de manifester tant d'ignorances sur le monde ? Comment est-ce possible de montrer tout haut ses clichés, sans pudeur aucune ?
Wu Kwan Ti
Ecrit par : Contre la campagne anti-chinois | 15 avril 2008

bien cher Wu Kwan Ti, ne cherchez pas midi à quatorze heures .... c'est Robin, voilà tout !
rien à en tirer ..... pire qu'une mûle ou qu'un mulet .... un refouloir à neurones .... une poule sur un mur qui picote di pain dur dur dur comme sa tête d'oeuf !!!!

D'ailleurs, il vit dans les bois, il n'y a que la compagnie des renards et des sangliers qui le supporte un peu !!!!!

Écrit par : Yfig, toujours là quand il faut pas ! | 15 avril 2008

e l'ai trouvé là :
http://www.ihes.fr/~lafforgue/demission.html

Ecrit par : Yfig, paroles et chanson | 15 avril 2008

Merci Yfig, mais la nouvelle n'est pas vraiment fraîche et je pense que la plupart des gens ici sont au courant.

Mais c'est l'occasion de se souvenir d'un bel acte de courage et de le saluer à nouveau, chapeau bas.

("Kmers rouges", j'en jubile encore !)

Ecrit par : Robin | 15 avril 2008



Les bonnes choses le restent !!!!!

Écrit par : Yfig, in memoriam | 15 avril 2008

si je me mets à conjuguer les semblables....
cela veut dire quoi, docteur?

politiaires et policières....là c'est carrément du n'importe quoi

Ah oui et merci à Robin pour sa blague qui est vraiment bien venue au milieu de tant de grisaille.

Écrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Cadichon, vous savez vous aussi donc, que le FLN a fait bien pire qu'égorger ! Nous avons des photos de ces crimes rituels barbares, photos que la presse ne diffusait pas !

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Il y a des taches indélébiles dans l'histoire de cette guerre, du coté des Francais, et la plus ignoble, ( car elle ne pouvait arguer des conditions exceptionnelles d'un conflit armé puisqu'il était fini) fut l'abandon des Harkis par De Gaulle, qui était devenu une de ces vielles badernes qu'il conchiait quarante ans plus tôt et j'en sais quelque chose.

J'ai entendu (j'étais sans doute un peu jeune pour entendre en ce genre de choses, un officier reserve qui avait servi en Algérie raconter en pleurant cet épisode peu glorieux de notre Histoire dans le détail (comment les militaires français lieur tapaient sur les mains pour les empêcher de monter dans les bateaux), alors qu'ils savaient parfaitement le sort qui leur serait réservé.

Et pour en revenir aux résistances des chefs religieux contre la campagne de vaccination contre la tuberculose, "au nom de l'Islam", il s'agit aussi d'un témoignage direct.

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Notre ami Chinois nous quitte donc définitivement en nous traitant de gens pas sérieux, superficiels et qui confondent la pensée avec l'art oratoire (enfin moi, en particulier).

Il n'a pas répondu sur Tien An Men. J'aurais pu lui parler aussi des exécutions capitales (le record du monde, même en tenant compte de l'importance de la population), mais il aurait nié ou n'aurait pas répondu non plus. Soir dit en passant, il n'a pas dit la vérité sur le budget militaire.

Je relève qu'il a signé son message, ce qui est plutôt positif, même s'il refuse d'en dire plus.

Peut-être n'est-il pas, après tout un membre de l'ambassade de Chine, chargé de la contre-information. Je relève une expression qui ne me paraît pas juste : le fait que nous mettions notre intelligence au service de notre volonté.

C'est exactement, selon Nietzsche, le contraire de la superficialité.

Et je crois, hélàs que c'est la définition même du machiavelisme conscient ou inconscient.

C'est évidemment lui dont la volonté est en cohérence totale avec l'intelligence.

Je tire finalement de ce dialogue voué à l'échec le sentiment d'avoir peut-être mieux compris Wu Kwun Ti qu'il ne m'a compris...Et ce n'est pas une question d'intelligence.

Dans la phase ascendante où se trouve la Chine et les gens comme Wu Kwun Ti, il ne peut y avoir la moindre place pour le doute.

C'est la raison pour laquelle des gens comme Zinoviev avaient la nostalgie du stalinisme.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Triste de constater que l'esprit critique n'est plus français. En France, l’intelligence n’est plus qu’un outil au service de la volonté. Que signifie d'ailleurs intelligence dans ce pays ? De la finesse, de la justesse du raisonnement, de la profondeur des vues ? Mon expérience au quotidien me prouve que c'est non ! L'intelligence est pour le français quelque chose de pas très profonde. Ça relève plus de l'art oratoire et de la capacité à parler. Je comprends maintenant pourquoi vous avez tant de mal à résoudre les problèmes d'école. Je vous laisse à vos rêveries du promeneur solitaire. Et bonne chance dans vos duels oratoires pédagogistes/défenseur du savoir !

Wu Kwan Ti


Quelle finesse, superbe synthèse.

Sachez qu'en France, on n'a pas le droit d'être intelligent.
C'est comme la richesse (sens propre ou figuré), c'est tabou.

Écrit par : Carole | 15 avril 2008

Je vois, en remontant le fil, que chacun y va de son petit bobo ....
c'est devenu le divan du psy le blog à Bribri !!!!!

Bon, alors , je me confesse ...
J'ai brûlé les mauvaises herbes du jardin, mais en débroussaillant, j'ai déniché une petite mésange qui couvait 4 petits oeufs (tout chauds) !
je suis désolé et je n'en ai pas fait exprès .... pardonnez-moi mon père et veillez sur ces pauvres oeufs qui vont pas tarder à refroidir vu que la mésange n'a pas demandé son rest, elle a pris ses jambes à son cou et s'est cassée rapidos voir ailleurs si j'y suis pas .... parce que les casse couilles, elle aime pas !!!!!

moi aussi j'ai mon côté homme des bois ....... !!!!!

bon ! sinon, les nouvelles du front semblent vieillotte .... on en est où de la reconstruction de l'école publique républicaine et laïque ????
j'ai bien l'impression que tout le monde s'en contrefout et que la mode c'est les algériens (pourquoi ? aucuen idée) et les Tibétains après la visite de Tintin ..... porteur de flamme avec interrupteur de gaz incorporé ... putain, la gueule à Douillet .... ça valait toutes les pièces jaunes du monde !!!!

allez, j'vous laisse papoter, je vois que je ne vous manque pas .... vous arrivez tout à fait à dire n'importe quoi sans moi.

Écrit par : Yfig, seul face à l'adversité | 15 avril 2008

Sur l'islamophobie et l'islamisation du service public, dans le fil des desseins, noirs comme les voiles des saoudiennes et autres OVNIS. (Objets Voilés Non Identifiés)

«Elle quitta ses vêtements de veuve, prit un voile et s’en couvrit et s’assit au carrefour des deux sources (…..) Juda l’ayant aperçue, la prit pour une prostituée».
Genèse, chapitre 38, versets 14 et 15.
..." Il ne reste plus à la zélée Brigade de Répression de la Délinquance contre la Personne qu’à convoquer le dénommé Juda, fils d’un certain Jacob et arrière petit cousin d’un dénommé Ismaël, pour avoir considéré qu’une femme voilée n’est qu’une pute, ce qui, convenons en, est pour le moins diffamatoire envers les jeunes et moins jeunes femmes que les mâles de la deuxième religion en France, celle qui se fait remarquer par l’image qu’elle donne de l’amour, de la tolérance et de la paix, astreignent au port du voile.
. La police peut aussi traquer les imprimeurs et éditeurs de cet ouvrage islamophobe et attentatoire à la paix civile. Elle n’a que l’embarras du choix, à commencer par Gutenberg.

Urgences

Résultat le plus flagrant de la CMU. Ceux qui se rendent aux urgences de nos hôpitaux parisiens ont l’impression que la France est majoritairement maghrébine et africaine. Mais méfions nous, les apparences sont parfois trompeuses. Nos hôpitaux sont devenus la cible des immigrés en situation plus ou moins irrégulière mais bénéficiant de la généreuse et dispendieuse CMU.
On y voit, à côté des «familiers» foulards de «pudeur» féminine, beaucoup de femmes, de plus en plus nombreuses, intégralement voilées de noir à la mode saoudienne. Là non plus il ne faut se hâter d’en déduire quoi que ce soit. Ne serait-ce que du fait qu’elles attendent beaucoup plus longtemps que les autres patients. On les voit donc plus longtemps. Discrimination ? Oui certes, mais elle n’est pas du côté que l’on se plait à incriminer. Ces OVNI refusent en effet de se faire examiner par un médecin de sexe masculin, même musulman, ne serait-ce que pour un bobo à l’orteil. Alors elles attendent qu’un médecin de sexe féminin soit disponible, même si le bobo ne relève pas de la spécialité de cette dernière. Pour ne pas déroger aux concessions à l’islam qui sont devenues la marque de la Cinquième république, nous n’avons plus qu’à obliger nos hôpitaux à imposer les règles de l’islam à tous les médecins, à tous les patients et à leurs accompagnateurs ou visiteurs ainsi qu’aux cuisines.

Mais pour régler ce problème épineux, on pourrait aussi, avec un tout petit peu de courage, se rappeler et rappeler aux bénéficiaires de notre système de santé que nos hôpitaux sont un service public astreint aux règles de la laïcité et, de ce fait, donner aux patients et patientes le choix entre la soumission sans réserve à nos lois ou aller se faire soigner dans les hôpitaux hallal de pays tels que le Maroc, l’Algérie, le Mali, l’Iran, ou l’Arabie Saoudite. L’ennui, c’est que ces pays, répondant à l’idéal de nos patients, ignorent la CMU et que le fait de s’y faire hospitaliser ou soigner ne vaut pas titre de séjour. "
(Libertyvox)

Écrit par : Cadichon | 15 avril 2008

"
Sachez qu'en France, on n'a pas le droit d'être intelligent.
C'est comme la richesse (sens propre ou figuré), c'est tabou.

Ecrit par : Carole | 15 avril 2008 "

Que de jérémiades perpétuelles!!!!

Quant à être intelligent, il ne faut pas attendre qu'on vous en donne le droit!!!!

Écrit par : Hervé | 15 avril 2008

Le FLN n'a rallié la population que par la terreur : ils coupaient le nez, les lèvres, écorchaient vifs ceux qui se montraient récalcitrants et les obligeaient ainsi à collaborer et à tuer les blancs, à poser des bombes et lancer des grenades . Quant aux blancs, ils leur réservaient des tortures tout aussi sauvages mais que je préfère ne pas évoquer .Voilà pourquoi on ne pleure pas du même sanglot, Victor !

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

"Toutes et tous avec Cincy Sanders! "Papillon de lumière", allez directement, pour la chorégraphie, à 7 mn 45.

http://lillelovescindy.neuf.fr/vu_a_la_tv_302.htm"

Ecrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Désolée, Penda, mais il n'y aura jamais qu'une seule Cindy pour moi :

http://fr.youtube.com/watch?v=XH3vvXi8k8M

:p

(Et spécialement pour vous, Pendariès, cette calamiteuse mais très drôle reprise de "Beat it" par la nullissime Charlotte Church et par une Amy Winehouse à l'évidence complètement bourrée : http://fr.youtube.com/watch?v=2vfdl7-E80Q )

Ecrit par : Kap | 15 avril 2008

Danke Kap! Dites donc, je ne savais pas qui est cette Charlotte Eglise; elle a droit à une page sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlotte_Church

Kap, être de jeunes trentenaires qui n'ont pas connu de guerre, ça nous rend plus légers, peut-être?

Écrit par : Pendariès | 15 avril 2008

D'ailleurs, il vit dans les bois, il n'y a que la compagnie des renards et des sangliers qui le supporte un peu !!!!!

Ecrit par : Yfig, toujours là quand il faut pas ! | 15 avril 2008

Un prénom, ça vous marque pour la vie..Et il y a des jours où j'en rêve.

..Les sangliers, je ne sais pas, mais les renards, il paraît que ça s'apprivoise.

Ceci dit Wu Kian Ti n'a pas tort sur les caractéristiques de l'intelligence française et il doit bien s'amuser en lisant nos débats sur l'autorité qui fout le camp, les gamins qui ne veulent plus rien faire et les programmes allégés.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Philippe Manoeuvre aurait-il été content de "Mords-la"? ou "Mords-le", je ne sais trop...

Écrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Histoire transalpine: Ils sont fous (de Dieu) ces Romains!
Libé, aout 2007 raconte k'histoire de Fatima R., une adolescente musulmane de Bologne. Entre [...] mes remarques.
En 2003, ses parents avaient été condamnés pour séquestration et mauvais traitements par le Tribunal de première instance; en septembre 2006, la cour d’Appel renverse le jugement, et en août 2007, [ la justice italienne est autrement plus expéditive que la nôtre] la Cour de cassation confirme. Les juges ont en effet considéré que la jeune fille avait été frappée « non pour des motifs vexatoires ou par mépris ». [sic, et cela implique que ce sont les seuls éléments constitutifs du délit!] Qui plus est, a estimé la Cour, les violences n’étaient pas habituelles : son père ne l’aurait frappée « qu’à trois reprises durant toute sa vie », de surcroît au motif « que les comportements de la fille avaient été jugés incorrects ». [ mais par les parents, autre interprétation curieuse du Code pénal italien] Le procureur de Bologne -qui avait déposé un recours contre l’acquittement en appel- a rappelé que Fatima avait été séquestrée et attachée à une chaise, « puis libérée uniquement pour être brutalement battue par ses parents, qui voulaient la punir de sa fréquentation avec un ami et plus généralement pour son style de vie ». En vain. La Cour de cassation a jugé qu’aucun délit ne peut être relevé étant donné « qu’au cours des débats, il est apparu avec certitude que la jeune fille était terrorisée face aux possibles réactions de ses parents. Elle ne s’était pas rendue à son travail, préférant retrouver un homme, et avait en conséquence menacée de se suicider. » En clair, les juges ont conclu que son père, sa mère et son frère avaient été contraints de l’attacher pour éviter que l’adolescente ne commette des « actes d’automutilation ». Agée de 19 ans, Fatima R. se trouverait aujourd’hui dans un centre social accueillant les femmes battues""

....et ses tortionnaires? en liberté.

Écrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Ah oui et merci à Robin pour sa blague qui est vraiment bien venue au milieu de tant de grisaille.

Ecrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Ne me tentez pas. Je risque de venir raconter mes blagues sur le blog plutôt qu'à mon fils qui les trouve "pourries"...Et j'ai bien peur que vous ne trouviez pas les autres aussi bonnes.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=dewtCShee04&feature=related

Pour vous Kap, et les autres qui auraient bien besoin de rire un peu parfois, mais d'un bon rire gras et jubilatoire: tout est bon là, mais surtout à 2 mn 39... ah Amy.... "Maison du vin" ou "Caveau", Winehouse, donc...

Écrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Un spécial pour ceux qui ont de l'humour ici, même Victor peut l'entendre


http://frontnational63.hautetfort.com/

Écrit par : Trouvé chez Yfig | 15 avril 2008

Que de jérémiades perpétuelles!!!!

Quant à être intelligent, il ne faut pas attendre qu'on vous en donne le droit!!!!

Ecrit par : Hervé | 15 avril 2008


Pas de jérémiades pour moi. Todo va bien.
Je suis de droite, catho, fumeuse, expat, les draps de soie, j'adore et mourir dedans, je pense que cela doit être encore mieux.
Que de cumuls.........

Je ne vais pas vous faire un débat sur l'inné, l'intelligence et son développement. Pas le temps. Je ne fais que passer.
Quant au "droit" d'être intelligent. Vous avez entièrement raison, ce n'est pas l'école publique actuelle qui vous permet d'en avoir le "droit".
Non seulement la France est le goulag de l'impôt, mais l'école publique est le goulag du nettoyage de cerveaux.

Écrit par : Carole | 15 avril 2008

Avec le lien que je donne, pas de panique, c'est la vidéo chanson qui est rigolote et qui est au 1er quart de la page

Écrit par : Trouvé chez Yfig | 15 avril 2008

Victor, avec vos invectives, et vos petits poings vengeurs vous ne brassez que de l'air, exprimant deux choses: une profonde ignorance qui peut vous être pardonnée vu l'endoctrinement dont vous fûtes si manifestement victime, et, ce que je disais hier, votre aveuglement, conséquence du précédent, qui, devant les faits, vous fait préférer le confort intellectuel et émotionnel du mythe à toute réalité qui contredit vos certitudes.

Ecrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Pareil pour moi à votre service (mais, différence notable, j'ai de gros poings).
Cadichon, mon papa à moi, il était pas magistrat, il voyageait pas en avion pour éviter les grenades lancées par un général, c'était pas un héros (... et c'est moi qui fais de l'émotionnel !). Il était simple appelé et je suis né au cours de cette guerre pour ne pas qu'il se fasse tuer.
On n'est pas né du même côté de la bourgeoisie !
Quant à l'endoctrinement, l'ignorance, le mythe, etc. : je n'ai pas de leçons d'histoire à recevoir de vous...

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Allez-voir sur le site du Monde comment l'un des principaux fossoyeurs de l'avenir de notre jeunesse, l'incontournable et indécrottable trotskiste, patron du plus grand syndicat de la fonction pubique, impute ses crimes à l'ensemble de ses employeurs.
Et il avait l'air sobre: la vidéo a dû être filmée avant le déjeuner http://abonnes.lemonde.fr/web/video/0,47- href="mailto:0@2">0@2-3224,54-1034443@51-1013456,0.html

Écrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Allons, à tous ceux qui semblent s'émouvoir du départ de Wu Kwan Ti : remettez-vous !

Ce n'est qu'un au revoir, ipidiblue ne tardera pas à revenir sous un énième avatar...

Écrit par : Vishnou | 15 avril 2008

Cadichon, le bonhomme en rouge avec une longue barbe que vous avez descendu à Noël n'était pas un cambrioleur marxiste !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=dewtCShee04&feature=related

Pour vous Kap, et les autres qui auraient bien besoin de rire un peu parfois, mais d'un bon rire gras et jubilatoire: tout est bon là, mais surtout à 2 mn 39... ah Amy.... "Maison du vin" ou "Caveau", Winehouse, donc...

Ecrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Mon plus jeune fils qui s'y connaît (tromboniste) me dit qu'elle est effectivement saoüle (pas "soul"), mais pas trop, qu'elle est un "à l'ouest" et en retard sur le tempo à cause des connections entre les neurones qui sont ralenties par l'effet de l'alcool.

Pour un musicien de jazz (il fait aussi du rock, du funk, de la pop et du regae) et va se produire au Printemps de Bourges, il n'y a rien de pire que de ne pas respecter le tempo (on peut à la rigueur faire une note un peu en dessous de temps en temps).

Sinon, il me dit qu'elle a du métier car ça ne tourne pas à la cata. complète.

Plaignons tout de même les musiciens et les choristes autour !

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Non seulement la France est le goulag de l'impôt,

Ecrit par : Carole | 15 avril 2008


Bon ben un goulag ça se crame et voilà tout...

Écrit par : Sergio | 15 avril 2008

Cadichon, le bonhomme en rouge avec une longue barbe que vous avez descendu à Noël n'était pas un cambrioleur marxiste !

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Victor, cà n'est pas bien de briser les rêves des enfants ^^^^^^^^^^^^

(Pardon, cadichon, je n'ai pas pu résister !)

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Coup de pub sur le groupe du fiston "The mother funking band" (sic !)

enregistré au 22 AURON :

http://www.myspace.com/motherfunkingband


Trois morceaux :

"Groove, grooven groove"
"The mother funking band"
"Réunion Tupperware"
"Un point c'est tout"

La chanteuse a de l'avenir...Le tromboniste aussi !

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Un spécial pour ceux qui ont de l'humour ici, même Victor peut l'entendre


"L'inadmissible solution canadienne" est tordante ! Vous l'avez vu ?

Écrit par : Paul | 15 avril 2008

Cadichon, le bonhomme en rouge avec une longue barbe que vous avez descendu à Noël n'était pas un cambrioleur marxiste !

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008


Ah le grand Joseph Vissarionovitch quand il attaquait les diligences dans le Caucase... Au moins on savait s'occuper, en ces temps-là...

Écrit par : Sergio | 15 avril 2008

l'école publique est le goulag du nettoyage de cerveaux.
Ecrit par : Carole | 15 avril 2008

Vindiou ! Alors ça, c'est de la maxime ! Presque aussi percutant que du Pierre Dac, avec l'humour en moins...

Il y a vraiment des jours où l'on se dit qu'il faut être suicidaire pour demeurer instructionniste vaille que vaille. Parce qu'entre les Fracko-Charmeux et leurs escadrons de la mort d'un côté, et les Carole-Cadichon de l'autre, on se fait vraiment canarder de toutes parts, pire que dans le Far West...

Écrit par : Un hussard | 15 avril 2008

Non seulement la France est le goulag de l'impôt,

Ecrit par : Carole | 15 avril 2008

40 milliards d'euros de fraude fiscale chaque année, ça roupille dans les miradors !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Cadichon,vous avez oublié ce paragraphe de l'article que vous avez cité plus haut(Libertyvox ) ! Alors !



" Du reste, il semblerait qu’une partie de la gauche commence à réaliser que négocier avec l’islam aboutit toujours à un marché de dupes. Il n’est pas jusqu’au Nouvel Obs qui, sous la plume de Jacques Julliard, dénonce la passivité de l’Occident qualifiée de «Munich de l’Esprit», devant les persécutions et assassinats des Chrétiens d’Orient. Mais il reste encore un long chemin à parcourir pour que cette gauche établisse un lien pourtant évident entre les persécuteurs au pouvoir en Orient et l’implantation de ces persécuteurs en Occident où ils revendiquent sans entraves des droits que l’Orient islamique refuse aux non musulmans."

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Non seulement la France est le goulag de l'impôt,

Ecrit par : Carole | 15 avril 2008

40 milliards d'euros de fraude fiscale chaque année, ça roupille dans les miradors !

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Ceci explique cela. Il est légitime qu'on veuille s'évader d'un goulag !

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

En fait, Carole, ça doit être une copine de Meirieu. La preuve : il suffit de lire sa prose pour sentir monter illico l'envie contre-nature d'infliger à nos zapprenants une séquence de socio-construction des savoirs avec effet vicariant non lifté !

Écrit par : Un hussard | 15 avril 2008

En fait, Carole, ça doit être une copine de Meirieu. La preuve : il suffit de lire sa prose pour sentir monter illico l'envie contre-nature d'infliger à nos zapprenants une séquence de socio-construction des savoirs avec effet vicariant non lifté !

Ecrit par : Un hussard | 15 avril 2008

C'est connu ça, ça s'appelle le complot libéraux-libertaires... Ils sont prêts à tout ces gens-là : tu dégommes par ci et moi, je dégommerai par là.

Écrit par : catmano | 15 avril 2008

Ceci explique cela. Il est légitime qu'on veuille s'évader d'un goulag !

Ecrit par : Magister | 15 avril 2008

Plus cent milliards annuels de subventions aux entreprises (état + collectivités locales), ça justifie aussi qu'on parte avec la caisse ?
Pôv' zek français, il paraît qu'il manque 6 à 8000 points d'amarrage dans les ports de plaisance : il va falloir s'enfuir à la nage jusqu'à Monaco...
Salauds de rouges !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

..Les sangliers, je ne sais pas, mais les renards, il paraît que ça s'apprivoise.

Ecrit par : Robin | 15 avril 2008
Les sangliers s'apprivoisent très bien, j'en ai connu de fort courtois. En fait, le sanglier est beaucoup plus apprivoisable que le renard. J'ai vu une photo d'un jeune sanglier assis sur le canapé du salon, la tête sur les genoux de son papa-éleveur, en train de regarder la télé.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

Hop, un pont trop loin ! C'est 60 milliards de cadeaux fiscaux qu'il fallait écrire (et ce con de Père Noël qui s'habille en rouge !).
Mais 40 fraude + 60 cadeaux, ça fait bien 100 !

So good baby (comme on dirait dans Kameloot, ça ne veut rien dire mais ça sonne bien) !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

... et en plus ça fait chic ! On pourrait croire que j'ai vécu aux states avec cadichon (mais elle est trop vieille).

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

J'ai vu une photo d'un jeune sanglier assis sur le canapé du salon, la tête sur les genoux de son papa-éleveur, en train de regarder la télé.

Ecrit par : dobolino | 15 avril 2008

Merci pour cette précieuse information, mais je ne sais pas si le reste de la famille apprécierait !

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

C'est connu ça, ça s'appelle le complot libéraux-libertaires... Ils sont prêts à tout ces gens-là : tu dégommes par ci et moi, je dégommerai par là.
Ecrit par : catmano | 15 avril 2008

C'est vrai ! D'ailleurs, la nomination de Furiosa à la tête soit du FMI, soit de la Banque Centrale européenne, ne devrait plus tarder. Victoire des Bêtas ! Aaaaaaaaaaargh...

Écrit par : Un hussard | 15 avril 2008

merci au fin observateur de compléter en postant ce paragraphe, omis volontairement et par charité.
À quoi bon titiller les bourrins aux oeillères inamovibles en cumulant les exemples illustrant comment une majorité de penseurs de gauche, et de tout calibre, (d'Althusser et Sartre à Marion Cotillard) se plante dans ses fines analyses. cf ma chronologie plus haut! Et Julliard n'est pas le pire, si mal dans ses baskets, depuis que le doigt qu'il se fout dans l'oeil depuis cinquante ans a fini par ressortir par la "plante" de ses pieds.

La ( vaine) discussion sur l'Algérie et l'évocation des méthodes "civilisées" du FLN, (qui perdurent, cinquante ans après, aux mains de son clone, le GIA) m'évoque un des meilleurs ouvrages lus récemment:"Le village de l'Allemand", de Boualem Sansal, lequel a eu droit pour son 5 eme roman à la "blanche" de Gallimard.

Ce livre confirme ce qui hélas a toujours besoin d'être martelé pour ceux qui refusent obstinément de l'accepter: les totalitarismes rouge, noir/brun et vert ont une matrice idéologique commune, outre la matrice historique, conjoncturelle, des Traités de 1918-19, dits "de banlieue".

Écrit par : Cadichon | 15 avril 2008

A notre arrivée en France, ce fut si dur, nous avons été tellement en butte à la haine, que ,et c'est vrai pour tous les exilés pieds-noirs, que nous n'avons eu de cesse de prendre notre revanche sur le destin. On ne nous voyait pas comme des Français, et c'est ainsi qu' on est devenus profs de lettres, hein, Robin ??

Ecrit par : Un observateur | 15 avril 2008

C'est beau comme un film d'Alexandre Arcady avec Roger Hanin dans le rôle principal... Heureusement, Mittou est arrivé-é-é, sans de preser-er-er, le beau mittou, le grand mittou, avec son écharpe et son beau chapeau.
Bon, OK, je sors.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

Vous vous souvenez de la blague sur les rats triés et les rats pas triés? Moi non. J'vas voir si je vous la trouve.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

Une mauvaise manip' a effacé de mon post précédent cet extrait de la 4eme de couverture du libre de Boualem Sansal.
..." Basé sur une histoire authentique, le roman propose une réflexion[...] nourrie par la pensée de Promo Levi. il relie trois épisodes à la fois dissemblables et proches: la Shoah, vue à travers le regard d'un jeune Arabe qui découvre avec horreur la réalité de l'extermination de masse; la sale guerre des années 1990 en Algérie; la situation des banlieues françaises, et en particulier la vie des Algériens qui s’y trouvent depuis deux générations, dans un abandon croissant de la République. ‘À ce train, dit un personnage, parce que nos parents sont trop vieux et nos gamins trop naïfs, la cité sera bientôt une république islamiste parfaitement constituée. Vous devrez alors lui faire la guerre si vous voulez seulement la contenir dans ses frontières actuelles.’ »

Écrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Regardez ce que j'ai trouvé, en essayant de dénicher sur Google, la blague sur les rats pas triés:
http://blog.france3.fr/ricercar/index.php/2007/02/16/47372-les-rats-pas-tries-a-bon-chat-bon-rat
Cliquez sans hésiter, ce n'est pas long à lire et ça nous ramène au cœur du vif du sujet. Avec une mention spéciale à Ch. Sibille qui parle toujours de l'effet délétère du milieu d'origine et à Catmano, Milady, Jean, Robin, Pendaries, Sansevérina et autres Hussards qui s'évertuent au quotidien à n'en pas tenir compte dans leurs stratégies d'enseignement et qui obtiennent souvent des résultats d'évaluation inadmissibles car non conformes à la moyenne nationale.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

‘À ce train, dit un personnage, parce que nos parents sont trop vieux et nos gamins trop naïfs, la cité sera bientôt une république islamiste parfaitement constituée. Vous devrez alors lui faire la guerre si vous voulez seulement la contenir dans ses frontières actuelles.’ »

Ecrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Bientôt? Ou presque déjà?
Je pose juste la question car, vivant au fin fond de la ruralité, je n'en ai pas la réponse.
Quand j'étais gosse des banlieues, les regroupements familiaux n'avaient pas encore eu lieu, les seuls arabes des classes étaient les gosses de Harkis et les travailleurs algériens étaient entassés dans un bidonville dégueulatoire, sous la voie RER. Mais, c'était il y a bien longtemps, à l'époque où Yves Simon chantait Barbès.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

Plus cent milliards annuels de subventions aux entreprises (état + collectivités locales), ça justifie aussi qu'on parte avec la caisse ?

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Non, bien-sûr que non.
Finalement, quel moyen avons de vérifier tous ces chiffres qu'on nous balance sans arrêt, contestés systématiquement selon le camp d'appartenance ?

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

"Ce que reprochent les professeurs des écoles à leur ministre":

http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11- href="mailto:0@2">0@2-3224,32-1034774@51-1013456,0.html

Bougre! c'est qu'ils sont en plus en formation IUFM!

Écrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Allez voir www.lemonde.fr d'aujourd'hui, l'article sur la grève des professeurs des écoles, il y a des petits podcast (est-ce le mot??), - on y parle de "retour en arrière", de "réac" pour le programme (lecture du code avant la lecture du sens), d'IUFM qui défendent l'école (!!!), d'élitisme pour la maternelle... Gargh.... Oui, si le gros problème des postes prend de l'ampleur, c'est mal barré pour le reste.

Écrit par : Pendariès | 15 avril 2008

un des meilleurs ouvrages lus récemment:"Le village de l'Allemand", de Boualem Sansal
Ecrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Je confirme !!! remarquable de bout en bout (non, n'en déduisez pas que je suis plus malade que d'habitude sous prétexte que, pour une fois, j'abonderais dans le sens de Cadichon) : elle a cent fois raison, Le Village de l'Allemand" est un très grand roman.
J'en profite, dans la rubrique "exercice d'admiration", pour recommander "Lady Jane", le dernier film de R. Guédiguian (attention, c'est parfois très dur), qui fera méditer certains d'entre nous sur nos jeunesses post soixante-huitardes : que reste-t-il de nos amours, de nos idéaux ?

Écrit par : FGuichard | 15 avril 2008

Bougre! c'est qu'ils sont en plus en formation IUFM!

Ecrit par : Pendariès | 15 avril 2008

L'élève professeur en question récite le catéchisme habituel où le qualificatif "réac" et l'expression "retour en arrière" constituent le noyau du message. D'une platitude niaise, comme d'habitude.

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

"Le village de l'allemand" est un des livres essentiels à avoir lu. Essentiels pour les français de métropole, les français d'Algérie et leurs descendants.
Quant à Victor, parler de ce que l'on a pas connu est toujours extrêmement facile, surtout quand on se borne à répéter la doxa gauchiste des 40 dernières années. Les Pieds-Noirs ont le dos large, et on est bien prompt à parler des crimes de l'OAS en oubliant les horreurs du FLN.

Qui osera parler du 5 juillet 1962?

Écrit par : Loki | 15 avril 2008

Quant à Victor, parler de ce que l'on a pas connu est toujours extrêmement facile, surtout quand on se borne à répéter la doxa gauchiste des 40 dernières années. Les Pieds-Noirs ont le dos large, et on est bien prompt à parler des crimes de l'OAS en oubliant les horreurs du FLN.

Ecrit par : Loki | 15 avril 2008

Laquelle doxa gauchiste est proprement manichéenne. Pour elle, la cause est toujours entendue.

Au fait, que s'est-il passé le 5 juillet 1962 ?

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

Avec une mention spéciale à Ch. Sibille qui parle toujours de l'effet délétère du milieu d'origine et à Catmano, Milady, Jean, Robin, Pendaries, Sansevérina et autres Hussards qui s'évertuent au quotidien à n'en pas tenir compte dans leurs stratégies d'enseignement et qui obtiennent souvent des résultats d'évaluation inadmissibles car non conformes à la moyenne nationale.

Ecrit par : dobolino | 15 avril 2008

Je ne sais pas si j'obtiens des résultats supérieurs à la moyenne nationale, mais je connaissais ce phénomène que l'on appelle "effet Pygmalion", du nom de ce sculpteur de l'antiquité qui était si amoureux de la statue qu'il venait de sculpter qu'elle se mit à vivre.

J'ai eu en 4ème un professeur de mathématiques d'origine corse (j'en ai déjà parlé, il me semble) qui utilisait cette méthode avec énormément de succès. Il nous disait que nous étions bien plus intelligents que ses élèves de terminale qui eux, n'avaient pas compris ce qu'il venait de nous expliquer...Je ne sais pas ce qu'il disait aux élèves de terminale, mais avec du recul, je ne pense pas que nous fussions plus intelligents qu'eux (quoique, certains peut-être^^^^^^ !!!!)

En tout cas, nous mettions un point d'honneur à satisfaire ses attentes et un diagnostic aussi flatteur pour notre petit ego.

Devenu enseignant à mon tour, j'ai essayé d'appliquer cette méthode (attention, il faut que ça parte d'une affection vraie et d'une envie réelle de faire réussir les élèves).

je crois que cette attitude positive est valable dans toutes les situations et pas seulment les situations d'apprentissage (monde du travail, couple...)

J.P. Sartre a consacré une partie importante de son livre "Saint Genêt, comédien et martyr" à ce phénomène dont il parle aussi dans "Réflexions sur la question juive" et qui dérive d'une réflexion plus générale sur la question d'autrui "médiateur indispensable entre moi-même et moi-même (Maurice Merleau-Ponty). Il distingue entre le "pour soi", l'en-soi' et le "pour autrui". Ce que nous représentons pour autrui (nos parents, notre compagne, nos subordonnés, nos égaux, nos supéreurs...) détermine la façon dont nous nous percevons nous-même. L'erreur la plus grave que puisse faire un enseignant est de figer l'en soi (ce n'est pas parce qu'un élève a eu une mauvaise note qu'il est "mauvais").

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Bougre! c'est qu'ils sont en plus en formation IUFM!

Ecrit par : Pendariès | 15 avril 2008

L'élève professeur en question récite le catéchisme habituel où le qualificatif "réac" et l'expression "retour en arrière" constituent le noyau du message. D'une platitude niaise, comme d'habitude.

Ecrit par : Magister | 15 avril 2008

Sans doute, mais ne pas oublier que c'est un journal sur Internet, donc lu et écouté. Que comprendront les auditeurs/lecteurs? Ce que je retire, pour ma part, de ces postcasts, c'est que l'on prédit ceci: l'apocalypse. Danger! Danger! y dit-on clairement.

Écrit par : Pendariès | 15 avril 2008

que reste-t-il de nos amours, de nos idéaux ?

Ecrit par : FGuichard | 15 avril 2008

Bof! Pour moi, rien!
Pour mon fils, né en 1991, il reste "la morgue épouvantable dont certains de ces "révolutionaires" nous abreuvent."
Je ne fais que transmettre cette révolte de vos cadets, à toutes fins utiles, n'étant moi-même qu'un vague soigneur de bêtes qui tente de remédier au quotidien et en tout pragamatisme à vos demandes de soins sur vos animaux de compagnie ou de rente.

Écrit par : dobolino | 15 avril 2008

Sans doute, mais ne pas oublier que c'est un journal sur Internet, donc lu et écouté. Que comprendront les auditeurs/lecteurs? Ce que je retire, pour ma part, de ces postcasts, c'est que l'on prédit ceci: l'apocalypse. Danger! Danger! y dit-on clairement.

Ecrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Les auditeurs/lecteurs doivent donc être redirigés vers Bonnet d'âne, Sauver les Lettres, Reconstruire l'école...

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

Vous n'avez jamais entendu parler du 5 juillet 1962? C'est tout à fait normal. Le gouvernement algérien préfère oublier ce qui s'est passé ce jour-là, tout comme le gouvernement français, et les Pieds-Noirs, eux, n'aiment pas en parler - on les comprend.

Deux jours après la déclaration d'indépendance de l'Algérie, le 3 juillet 1962, une troupe de manifestants décide que le 5 sera jour de fête. A 11h15 éclate un coup de feu. Etait-ce un signal? En tout cas, le lynchage des Européens commence, et ne s'arrêtera que deux jours plus tard. Le nombre de tués n'est pas connu exactement, on avance le nombre de 3000.

A Oran il y avait pourtant le général Katz, et sous son commandement 18 000 hommes. Il comprend que quelque chose se passe; il appelle de Gaulle. "Que doit-on faire? Invoque-t-on la légitime défense?" Réponse de de Gaulle: "Ne bougez pas." "Si les gens s'entre-massacrent après l'indépendance, ce sera l'affaire des nouvelles autorités."

Voilà comment la France a laissé d'innocents Européens (les tués ne furent que des civils) être massacrés par une foule manipulée par les terroristes du FLN. Jolie histoire non?

Écrit par : Loki | 15 avril 2008

"Regardez ce que j'ai trouvé, en essayant de dénicher sur Google, la blague sur les rats pas triés:
http://blog.france3.fr/ricercar/index.php/2007/02/16/47372-les-rats-pas-tries-a-bon-chat-bon-rat"
Ecrit par : dobolino | 15 avril 2008

Eh oui, c'est une expérience que Rosenthal a ensuite poursuivie sur des élèves et dont est issu le fameux concept de "l'effet Pygmalion", effet dont les instructionnistes ont soin de se préserver.

Le plus lamentable dans cette histoire, c'est que l'effet Pygmalion est en général bien connu des pédagogistes, ce qui ne les empêche pourtant pas de prôner des méthodes et programmes qui l'amplifie...

Comme quoi, la convergence objective de ces beaux donneurs de leçons avec les directives de l'OCDE, n'est manifestement pas tout à fait une vue de l'esprit !

Écrit par : Un hussard | 15 avril 2008

Cachez ces victimes que l'on ne saurait voir !

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

Le 5 juillet 62, Oran fut le théâtre d'un massacre d'européens . Des violences signalées à 11h 50 se développèrent sans intervention des forces françaises, consignées sur ordre du commandant en chef, le général Katz , de 12h 15 à 14 h 20, heure à laquelle fut prise la décision de protéger les européens . La gendarmerie ne fut en place qu'à 15h30. Bilan : 25 morts et 218 disparus.

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Bien plus que 25 morts, observateur. Bien plus.

Écrit par : Loki | 15 avril 2008

Sur les autres postcads: "L'école va vers la sélection des élèves, et on lutte contre ça"... Hallucinant.

Écrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Celle qui dit cette connerie, c'est: "Véronique Decker est directrice de l'école Marie-Curie, dans la cité Karl-Marx à Bobigny (Seine–Saint-Denis)".

Où elle bosse, ça ne s'invente pas...

Écrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Mon post ayant croisé celui de Robin, je nuance mes propos.

Ce qu'un instructionniste refuse par définition dans l'effet Pygmalion, c'est sa dimension négative. Par exemple : considérer qu'il n'y a pas grand chose à attendre d'un élève issu d'un milieu défavorisé ou d'un élève annoncé comme irrécupérable.

En revanche, Robin a raison, il est utile de s'appuyer sur la dimension positive de cet effet Pygmalion. Quand on parvient à transmettre à ses élèves la confiance que l'on a en leurs capacités de progrès, alors là... C'est d'ailleurs l'un des principes de base de la "3ème Voie" : développer ou restaurer chez l'élève l'estime de soi grâce à un enseignement explicite, estime qui est intimement liée bien sûr à l'exigence d'efforts.

Écrit par : Un hussard | 15 avril 2008

Sur les autres postcads: "L'école va vers la sélection des élèves, et on lutte contre ça"... Hallucinant.

Ecrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Celle qui dit cette connerie, c'est: "Véronique Decker est directrice de l'école Marie-Curie, dans la cité Karl-Marx à Bobigny (Seine–Saint-Denis)".

Où elle bosse, ça ne s'invente pas...

Ecrit par : Pendariès | 15 avril 2008

Sélectionner les élèves ? Mais c'est monstrueux vu d'une planète où tout se vaut !

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

Quant à Victor, parler de ce que l'on a pas connu est toujours extrêmement facile, surtout quand on se borne à répéter la doxa gauchiste des 40 dernières années. Les Pieds-Noirs ont le dos large, et on est bien prompt à parler des crimes de l'OAS en oubliant les horreurs du FLN.

Qui osera parler du 5 juillet 1962?

Ecrit par : Loki | 15 avril 2008

Tiens, on s'absente un peu et l'amicale de Bab-el-Oued nous reconstruit la guerre d'Algérie façon martyre des Pieds-Noirs. Faut peut être pas pousser Abdel dans les orties !
Bientôt, à ce rythme, l'association des anciens de Vichy va nous faire aussi son coming-out en nous reprochant les crimes de l'épuration, les odieux terroristes de la résistance et ces Allemands si bien élevés et mélomanes qu'on a mal compris ! D'ici que les anciens de la Charlemagne fassent pleurer dans les chaumières avec les crimes atroces de l'Armée rouge !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Je ne sais pas si vous avez déjà mis ce lien.
Les réactions des lecteurs sont intéressantes.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008...l?xtor=RSS-3208

Écrit par : catmano | 15 avril 2008

Quand on parvient à transmettre à ses élèves la confiance que l'on a en leurs capacités de progrès, alors là... C'est d'ailleurs l'un des principes de base de la "3ème Voie" : développer ou restaurer chez l'élève l'estime de soi grâce à un enseignement explicite, estime qui est intimement liée bien sûr à l'exigence d'efforts.

Ecrit par : Un hussard | 15 avril 2008

Très juste. Le constructivisme, sous prétexte de rendre l'élève acteur de son propre savoir, on le renvoie en fait à lui-même, et donc, dans beaucoup de cas, à sa propre insignifiance ou, tout simplement, à son ignorance. Cette méthode est surtout centrée sur la pédagogie, l'élève n'étant qu'un support (ou un prétexte) pour appliquer une idéologie.

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

Le plus lamentable dans cette histoire, c'est que l'effet Pygmalion est en général bien connu des pédagogistes, ce qui ne les empêche pourtant pas de prôner des méthodes et programmes qui l'amplifie...

L'effet Pygmalion ne consiste pas à donner artificiellement aux élèves l'idée qu'ils sont excellents alors qu'il ont des progrès à faire ou à éviter aux maximum les évaluations, voire à ne plus en faire ou à faire des évaluations avec des sujets que les élèves connaissent à l'avance comme le préconise Antibi, mais à les convaincre que rien n'est joué d'avance, qu'ils ont en eux, virtuellement des capacités qu'ils ne soupçonnent pas.

Cette idée vient de l'Aufklärung et des Lumières, d'E. Kant en particulier (l'idée de perfectibilité du genre humain) et de Condorcet qui associe progrès et éducation.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Déclaration d'Emanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy : "J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale." (Le Monde, 3.9.04)

Ne vous en faites pas, "le président" est bien entouré!

Écrit par : henry | 15 avril 2008

...Ce qui suppose de les mettre en face de difficultés réelles, consistantes, mais surmontables et non de leur faire construire eux-même leur propre savoir.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Bientôt, à ce rythme, l'association des anciens de Vichy va nous faire aussi son coming-out en nous reprochant les crimes de l'épuration, les odieux terroristes de la résistance et ces Allemands si bien élevés et mélomanes qu'on a mal compris ! D'ici que les anciens de la Charlemagne fassent pleurer dans les chaumières avec les crimes atroces de l'Armée rouge !

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Sans commentaire.

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

Oui, Victor ,ce fut dur pour vous aujourd'hui ! C'était Mouloud, Aîcha, la famille Hernandez dans Out of Africa ! On arrête, allez !

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

"J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale." (Le Monde, 3.9.04)

Quatre fois "je" dans une phrase de 4 lignes.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

A force de se faire traiter de réacs et de fachos par les pédagogistes de service, le blog de Brighelli a fini par effectivement draîner toutes les ex-chemises brunes qui erraient sur le net. Un petit post sur l'éducation en forme d'appat reconstructionniste, un petit débordement à droite ou le coup de ligne pour ferrer le naïf, puis on se lâche sur l'essentiel : les Arabes, les Noirs, les Juifs et les Rouges...

"Promo Levi" comme l'appelle si bien Cadichon va se retourner dans sa tombe !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

Je propose d'ouvrir une souscription pour offrir une lobotomie à totoR, et j'insiste bien sur le R pour ceux qui lisent en diagonale ( coucou, cher ange)
Son dernier post est un modèle dans le genre amalgame et mauvais esprit...knock, knock, est-tu là?
Qui a chanté:
"Le jour où l'esprit fut distribué,
Le bon dieu avait dû l'oublier" ?

Écrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Et puis, il y a beaucoup trop d'immigrés sur ce blog ! L'essentiel est de garder le sens de l'humour et vous n'en manquez pas, malgré tout ! On pourra vous rééduquer !

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Toutefois Victor, lorsque vous reprochez à cadichon ses origines bourgeoises, n'est-ce pas une forme de discrimination tout aussi détestable que les autres ? C'était ma dernière remarque sur le sujet .

Écrit par : Un observateur | 15 avril 2008

"Le jour où l'esprit fut distribué,
Le bon dieu avait dû l'oublier" ?

Ecrit par : Cadichon | 15 avril 2008

Cadichon, vous qui le voyez souvent (Dieu, pas l'esprit), faites comme lui : oubliez-moi !

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

On est toujours le discriminé de quelqu'un.

Écrit par : Magister | 15 avril 2008

Toutefois Victor, lorsque vous reprochez à cadichon ses origines bourgeoises, n'est-ce pas une forme de discrimination tout aussi détestable que les autres ?

Ecrit par : Un observateur | 15 avril 2008

Pas du tout, c'est une forme de compassion...

Écrit par : Victor | 15 avril 2008

L'effet Pygmalion ne consiste pas à donner artificiellement aux élèves l'idée qu'ils sont excellents alors qu'il ont des progrès à faire ou à éviter aux maximum les évaluations,"
Ecrit par : Robin | 15 avril 2008

Nous sommes d'accord. En fait, tout dépend de la manière dont on interprète l'effet Pygmalion et des conséquences que l'on en tire.

Il peut inspirer une pédagogie efficace et conforme aux principes fondateurs de l'école républicaine chez ceux qui se réfèrent à l'esprit des Lumières et lient de manière indissociable effort et estime de soi.

Comme il peut légitimer l'obscurantisme pédagogique le plus tragique et conduire à l'assassinat scolaire de millions d'élèves lorsqu'il est interprété par les copains de Fracko, Meirieux and co. On n'attend alors plus grand chose des gamins issus de milieux défavorisés et l'on remplace une estime de soi légitime -née d'une victoire sur soi-même remportée grâce à des efforts méritoires- par une autosatisfaction illégitime "justifiée" par des évaluations bidons et, pire que tout, par la suprématie de l'illusion et de l'hypocrisie.

Écrit par : Un hussard | 15 avril 2008

Quatre fois "je" dans une phrase de 4 lignes.

Plutôt quatre fois "je" en trois lignes et quatre phrases.

Écrit par : Robin | 15 avril 2008

Penda, vous avez l'esprit horriblement mal placé ! C'est "Beat it" ("Casse-toi"), pas "Bite it" ! (un titre que ce cher Manoeuvre aurait certainement préféré, le vieux cochon ...)

Quant à Amy Winehouse, je suis d'accord avec Robin (et Robin Junior) : quoique bourrée et enfumée au tarpé, elle s'en tire avec le honneurs. J'en connais qui , dans le même état, ont fait bien pire ! La preuve en image : http://fr.youtube.com/watch?v=LNJ9w8KJdKY . Mais bon, chanter bourré, à l'opéra (attention, contrepèterie), c'est difficile.

Chanter rond comme une queue de pelle, Jim Morrison savait aussi très bien le faire : http://fr.youtube.com/watch?v=dbI5K0AzNHI&NR=1

Morrison qui, avant de devenir un millionaire gauchiste éthylique et décadent, fut, il faut le savoir, un étudiant modèle : http://fr.youtube.com/watch?v=gLZCKMaioFw .

De UCLA à la Factory. De quoi faire trembler Cadichon. :p

Écrit par : Kap | 16 avril 2008

Cadichon, vous qui le voyez souvent (Dieu, pas l'esprit), faites comme lui : oubliez-moi !

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Eh bien non!
1. trop facile (pour vous) d'exiger de vous laisser dire impunément des insanités et contre-vérités;
2. impossible ( pour moi) quand vous ne cessez de recommencer, post après post.

Exemple: Vous conchiez la bourgeoisie, à chacun son mauvais goût, et ce n'est certes pas un signe d'intelligence, d'ouverture d'esprit, ce que vous confirmez en faisant d'une origine bourgeoise un signe de débilité mentale et de bassesse morale, air connu.

Vous, si péremptoire sur mon arbre généalogique, dans quelle sorte bourgeoisie classeriez mes grands-parents maternels et ma mère, arrivés en France de Pologne en 1919, chassés par les Soviets et la misère?
L'un se fit mineur de fer, l'autre fit des ménages et cousait des boutons sur des culottes, jusqu'à ce que ses doigts saignent, pour que leurs deux filles aillent à l'école ( au lieu de l'usine) Ma mère termina première du canton au certif, et de la Première supérieure passa en fac de droit, (capacité) où elle connut mon père, président de ...l'UNEF!

Donc, vous aussi vous avez le doigt dans l'oeil jusqu'aux orteils . Consolez-vous, misery loves company, celle des crapules, car pas d'autre mot pour des escrocs intellectuels comme Bourdieu et Meirieu, qui prétendent que cette école était une machine à reproduire des ilotes et que l'ascenseur social était un mythe. Comment appelle-t-on ceux qui gobent depuis près de 40 ans des sottises pareilles?

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Pour clore le chapitre "PIEDNEGRITUDE", savez-vous qu'Edmond Brua , pied-noir et ami de Camus, a écrit une parodie du CID en Pataouète, langue populaire qui est un mélange d'arabe, italien, espagnol ( puisque nous étions un melting pot culturel !) à la syntaxe latine (verbe à la fin de la phrase) . Il a également parodié les fables de La Fontaine . Amusant et pittoresque .

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

L'atmosphère du salon brighellien, loin des bruits de la rue (surtout tenez bien les fenêtres fermées, cette populace agace ...) devient effectivement de plus en plus lourde et malsaine. Je partage entièrement ces tristes constatations de Victor contre lesquelles s'élève l'âne de service ; en bon serviteur d'un club de l'Horloge ou d'un truc dans le genre, il a montré le bout de l'oreille depuis belle lurette ! :

"A force de se faire traiter de réacs et de fachos par les pédagogistes de service, le blog de Brighelli a fini par effectivement draîner toutes les ex-chemises brunes qui erraient sur le net. Un petit post sur l'éducation en forme d'appat reconstructionniste, un petit débordement à droite ou le coup de ligne pour ferrer le naïf, puis on se lâche sur l'essentiel : les Arabes, les Noirs, les Juifs et les Rouges ..."

Le problème c'est qu'il doit bien y avoir dans la "pensée brighellienne" quelque chose qui permet cette sombre dérive ...

Tout cela pue de plus en plus. il serait bon de tirer la chasse de temps en temps !

HLB

Ah, je viens d'apprendre par un lointain ami que notre hôte allait faire une virée aux Antilles à l'invitation de la ... FSU locale ...

Écrit par : Hervé | 16 avril 2008

mauvaise pioche (what else is new?): moi, c'est la Fondation Concorde, et en pas trop mauvaise compagnie, celle de Darcos par exemple, quand il disposait d'un peu plus de temps.
Quant au Club de l'Horloge, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un cercle de réflexion de droite, donc un oxymore pour tout gauchiste qui se respecte, ( tiens, ça m'a tout l'air aussi d'être une contradiction dans les termes), et c'est donc nécessairement une officine frontiste, Think Tank qui ne peut-être qu'une fosse... sceptique.(OK., je pourrais mieux faire mais je résiste à tout sauf à la tentation )

D'où le pincement de nez et la prose dans le registre olfactif. ( j'ai retenu la séquence sur les registres, j'aurai mon bac avec mention)

Eh bien moi, c'est quand la lis, cette prose-là, que me vient le besoin impérieux d'ouvrir toutes grandes les fenêtres pour faire entrer l'air de la liberté.
Mmmm, ça va mieux!

Où en étais-je? Ah oui, le breton qui vole au secours de totor: c'est quasiment pavlovien; je ne pouvais pas rêver mieux pour illustrer ce que je vous disais il y a peu du terroriste intellectuel qui, faute d'argument, s'avance courageusement derrière un tir nourri par l'arsenal usuel: procès d'intention, insultes, calomnies, reductio ad hitlerum, amalgames, etc..

À son retour, JPB pourra lui filer les boules qu'il a eues dans l'avion pour qu'HLB se les cloque dans les narines.

Et prière de laisser cet endroit aussi propre que vous souhaitiez le trouver en entrant. Merci pour les autres.


À propos des Think Tanks français de gauche et de droite.
C'est instructif de faire le compte.
À gauche, depuis que la Fondation Saint- Simon a dû se saborder, c'est la multiplication des pains, ça pousse comme du chiendent. Il y a aussi ceux qui se disent du centre mais ils cherchent encore le juste milieu, la quadrature du cercle.

À droite, 3: Fondation pour l'Innovation Politique, Institut Montaigne et Fondation Concorde.

The more the merrier? pas sûr!

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Ah, je n'étais pas loin ! La Fondation Concorde !
Tout est dit ...

http://www.fondationconcorde.com/event-dejeuners.php

Bon appétit messieurs !
HLB

Et pour la "gauche", au point où nous en en sommes, laissez-moi rigoler ...

Écrit par : Hervé | 16 avril 2008

En fait, Carole, ça doit être une copine de Meirieu. La preuve : il suffit de lire sa prose pour sentir monter illico l'envie contre-nature d'infliger à nos zapprenants une séquence de socio-construction des savoirs avec effet vicariant non lifté !

Ecrit par : Un hussard | 15 avril 2008

C'est connu ça, ça s'appelle le complot libéraux-libertaires... Ils sont prêts à tout ces gens-là : tu dégommes par ci et moi, je dégommerai par là.

Ecrit par : catmano | 15 avril 2008


Le mixage des enfants de tous les niveaux permet d'unifier les pensées en une pensée commune."
P.Meirieu

La doctrine Meirieu n'est pas la mienne (gracias a Dios).
L'expérimentation, le formatage, le mépris de l'instruction, la chute des diplômes, la prison de la pensée, l'anti-autoritarisme, l'irrespect des enfants (c'est bien d'eux dont on parle).....
Oui, c'est bien un goulag l'EN.
L'objectif de Meirieu d'unir les enfants dans une pensée commune me glace.
Plus de lutte des classes, tout le monde au niveau des pâquerettes dans un aveuglement idéal. La chance de chaque enfant est bafouée.

Alors, votre indignation morale elle me fait sourire.
Je n'ai pas encore vu un prof manifester dans la rue pour le retour de l'instruction. Vos pairs envoient plutôt les poupons dans la rue, pour plus de profs, plus de moyens. Le formatage a réussi.
Elle est où votre liberté ? Juste sur ce blog, dans vos petites classes ? Un grand merci à JPB (pour ses écrits) et à notre démocratie pour le droit à l'expression.

Quant au complot "libéraux-libertaires" vous me faites rire de bon coeur Catmano.
Vous êtes brave, comme on dit dans le sud!




On n'est pas né du même côté de la bourgeoisie !
Quant à l'endoctrinement, l'ignorance, le mythe, etc. : je n'ai pas de leçons d'histoire à recevoir de vous...

Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Que vous êtes drôle Victor, je ne savais pas que l'on naissait d'un côté différent de la bourgeoisie. Pile ou face, en haut en bas, droite gauche.
Et arrêtez de nous parler de la fuite de capitaux. Vous vous faites mal pour rien.
Où vous avez totalement raison, c'est que les amarrages se font rare en France. Mais la Croatie n'est pas loin. Superbe.

Écrit par : Carole | 16 avril 2008

Que vous êtes drôle Victor, je ne savais pas que l'on naissait d'un côté différent de la bourgeoisie. Pile ou face, en haut en bas, droite gauche
Ecrit par : Carole | 16 avril 2008

Ah, je n'étais pas loin ! La Fondation Concorde !
Tout est dit ...
http://www.fondationconcorde.com/event-dejeuners.php
HLB

Ben voyons! encore une fosse à remugles...

Nos gentils salonneurs vont pouvoir ainsi découvrir par eux-mêmes ce dangereux repaire d'extrémistes!
Trop aimable de lui faire de la pub! C'est du masochisme.

Be it as it may, le filon est inépuisable! amalgame et cliché collent à la peau de nos duettistes comme un vieux chewing-gum sur un tapis brosse.

Carole, entre Dupond et Pondu, à qui tu donnes la palme du plus comique?
Peut-être à Totor, pour sa fraîcheur juvénile?



.

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Malheureusement, cadichon, j'observe que le blog n'est ni plus ni moins qu'une vaste salle des profs ..Ce sont donc bien tous les mêmes partout ! Une espèce à part, qui fusille tout ce qui pense "en dehors des clous ", qui salit et insulte , lance des anathèmes sur quiconque remettra en cause leurs croyances de grenouilles de bénitiers ! Les réacs ce sont eux, ce sont eux qui sentent le moisi ! hélas, ce n'est pas sur eux que JPB peut compter pour reconstruire l'école, je le crains ! Car pour cela il faut des gens clairvoyants, pas des sectaires, ni des fanatiques aveugles ! Ecrasons l'infâme disait Voltaire à ce sujet, au secours Voltaire !

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Car pour eux tout ce qui n'est pas de gauche est bien sûr forcément facho...c'est ce qui s'appelle avoir le sens des nuances et surtout de la mesure ! Quelle tristesse, quelle sinistritude, misère ! D'ailleurs, vous pouvez les voir défiler en ce moment dans les rues, en masse, en foule, en procession !
l

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Un petit post sur l'éducation en forme d'appat reconstructionniste, un petit débordement à droite ou le coup de ligne pour ferrer le naïf, puis on se lâche sur l'essentiel : les Arabes, les Noirs, les Juifs et les Rouges ..."

Hervé, j'ai les idées larges et je peux accepter beaucoup de choses, mais pas que l'on puisse me taxer d'antisémitisme (mon grand-père maternel était un Juif askénaze originaire de Russie blanche, lecteur de Tolstoï et de Tourguéniev et amoureux de la France, émigré en 1905. Rassurez-vous, je ne vous embêterai pas en vous expliquant ce qu'est un "pogrom" - ou de racisme.

Je vous le dis sans animosité, mais il faut accepter que les uns et les autres puissent faire part aussi, de temps en temps, d'une expérience personnelle "dérangeante".

C'est peut-être le "message" que voulait nous faire passer notre ami chinois.

Ici en France, les gens se lancent des concepts à la tête, des invectives et des excommunications verbales sans se préoccuper de la charge de souffrances et de vérité dont l'autre est porteur.

En tant que membre actif du SNALC depuis 18 ans, j'ai été traité de fasciste par des collègues du SNES parce que j'avais osé mettre une affiche du SNALC en salle des profs. Ce sont des choses très dures à digérer.

Vous ne pouvez pas contester l'existence d'un courant extrêmement sectaire à Gauche avec des gens qui vous traitent de fasciste ou de réactionnaire parce que vous ne pensez pas comme eux.

C'est vrai, comme dit Yfig, qu'il y a des jours où j'irai bien vivre dans les bois avec les sangliers et les renards.

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Il y a sur ce blog des enseignants lucides, formidablement qualifiés, aux analyses pertinentes ancrées dans le réel, et d'autres qui me font frémir par leur ignorance et leur manque de discernement. Ils farcissent le cerveau de leurs élèves avec les mêmes insanités qu'ils étalent ici, et auxquelles ils croient mordicus. La mise au carré de Normale Sup par des illuminés n'est pas pour rien dans le reniement par la France de son héritage cartésien.

Ils sont aussi autistes que ce Chinois (vu ce soir sur Envoyé Spécial) qui affirme que le Tibet est un pays libre, avec une conviction que ne peut entamer le récit documenté des exactions commises par son gouvernement. Elle inébranlable et s'exprime dans ces mantras anti-fascistes, anti-mondialistes, anti-consuméristes, anti-libéraux, anti-élitistes, anti-tout, tellement éculés que toutes les autres gauches occidentales les ont désavoués comme un seul homme. Ils ne se définissent qu'en s'opposant, ( cela ne favorise pas l'éclosion d'idées). Et, cerise sur le gâteau, le droitdelhommisme, dont ils ont un jour kidnappé le monopole, comme une excroissance de celui du coeur.
En transformant les Droits de l'Homme en idéologie, ces apprentis-sorciers sont pris à leur piège, mais n'en ont cure, toujours la foi du charbonnier. Ils ont accompli la prophéthie de Tocqueville : la frénésie autodestructrice de l'homo democraticus continue sa marche funèbre et inéxorable, cette Grande parade, dont Revel a si bien analysé les ressorts, après Aron (Opium).
Si Voltaire nous manque, Aron manque encore plus.
Il avait si bien compris Marx, lui,...il avait lu Weber.
Quant à Sartre et son Castor, ils continuent à aller à la soupe.

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Darcos sur France Inter maintenant

Écrit par : Philippe | 16 avril 2008

Vous ne pouvez pas contester l'existence d'un courant extrêmement sectaire à Gauche avec des gens qui vous traitent de fasciste ou de réactionnaire parce que vous ne pensez pas comme eux.

Ecrit par : Robin | 16 avril 2008

Robin,
Je reconnais bien là votre mesure à laquelle vos interlocuteurs sont imperméables et il continueront à débiter ces folleries( mot québécois que j'affectionne), hélas pas seulement ici, mais en classe.

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

A force de se faire traiter de réacs et de fachos par les pédagogistes de service, le blog de Brighelli a fini par effectivement draîner toutes les ex-chemises brunes qui erraient sur le net.
Ecrit par : Victor | 15 avril 2008

Ce blog est squatté par quelques individualités, toujours les mêmes, pas forcément ex-chemises brunes mais bien bien réactionnaires, qui, profitant de l'absolue liberté d'expression qui règne ici, en profitent pour y déverser leur bile, leur hargne et leur mépris -- tout en accusant de sectarisme, comme il se doit, tous ceux qui ne partagent pas leur opinions.
Mais, Victor et quelques autres, rien ne vous empêche de leur répondre ! S'il est vrai que le ministre jette un coup d'oeil sur ce blog, il ne faut pas lui laisser croire que tous les brighellistes sont des libéraux fielleux, sectaires et crispés sur deux ou trois idées fixes répétées en boucle comme un mantra.

Écrit par : TIGERLILITH | 16 avril 2008

Vous ne pouvez pas contester l'existence d'un courant extrêmement sectaire à Gauche avec des gens qui vous traitent de fasciste ou de réactionnaire parce que vous ne pensez pas comme eux.

Vous pensiez à Tigerlilith ?
C'est tout à fait cela.

Écrit par : guillaume | 16 avril 2008

il ne faut pas lui laisser croire que tous les brighellistes sont des libéraux fielleux, sectaires et crispés sur deux ou trois idées fixes répétées en boucle comme un mantra.

Ecrit par : TIGERLILITH | 16 avril 2008

Certains sont aussi des gauchistes fielleux, sectaires et crispés sur deux ou trois idées fixes répétées en boucle comme un mantra.
Et quelques uns ont le sens de la mesure et des réalités.

PS : J'adorerais voir un affrontement réel entre victor en bleu de chauffe armé d'un chaîne de vélo et carole en tailleur Chanel faisant tournoyer son collier de perles au-dessus de sa tête. Ca nous changerait des caillassages de policiers.

(On va encore dire que j'exagère. Dugong, au secours !)

Écrit par : yann | 16 avril 2008

eur répondre ! S'il est vrai que le ministre jette un coup d'oeil sur ce blog, il ne faut pas lui laisser croire que tous les brighellistes sont des libéraux fielleux, sectaires et crispés sur deux ou trois idées fixes répétées en boucle comme un mantra.

Je suis ravi d'apprendre que vous êtes "brighelliste", si être "brighelliste" signifie constater la faillite d'une certaine conception de l'école depuis les programmes de 70 et la nécessité d'une refondation en profondeur.

Je vous concède également que la Gauche (plan Langevin-Wallon, idéologie pédagogiste, Loi d'orientation de 89) et la Droite (programmes de 70, réforme Haby) se partagent équitablement les responsabilités.

Mais, pour être constructif, je serais intéressé de savoir (je le dis encore une fois sans ironie) de quelle manière vous êtes "brighelliste"...ce que vous acceptez, ce que vous n'acceptez pas, etc.

Il me semble d'autre part que le ministre a d'autres chats à fouetter en moment que de venir consulter ce blog, surtout avec le tri qu'il y a à faire, mes contributions comprises.

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Le croiras-tu Khadicha, il existe dans ce pays des Lumières, à mon grand étonnement, des ayatollahs de la bonne pensée et des mollahs de la bonne conscience . Les meilleurs sont sans conteste, les oussatz, tu sais, les professeurs qui enseignent dans leurs écoles publiques. On m'a dit, et là tu n'en reviendras pas, qu'autrefois ils croquaient du calotin et bouffaient du curé..Ils ont interdit à leur religion d' entrer à l'école et se sont battus pour cela...Pourtant, ce sont bien eux, aujourd'hui, qui montrent pour Allah et le prohète le plus grand respect et la plus grande sympathie. C'est en effet grâce à eux que nos petits musulmans peuvent manger hallal dans leurs cantines scolaires, que nos femmes ont le droit d'être voilées et soignées seulement par des femmes dans leurs hopitaux !
De France, Le 10 de la Lune de chabban

Nouvelles Lettres Perç-Ânes

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Entre des nouveaux programmes non pédagogos et des postes ,des postes,le gauchiste du blog finira toujours par préférer des postes.

Écrit par : la pensée du jour | 16 avril 2008

P.S Certains les appellent les "idiots utiles", mais je ne sais pas ce que cela signifie . Est-ce que tu sais, toi, chère Khadicha ?

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

il continueront à débiter ces folleries( mot québécois que j'affectionne), hélas pas seulement ici, mais en classe.

Ecrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Mais, madame, on sait se tenir : vous trouveriez mes cours furieusement réactionnaires comme me le confia un jour une déléguée FCPE.
Pour ce qui est de la bourgeoisie, de la gauche, de la révolution et de la lutte des classes, il y a deux types de connaissances : l'intellectuelle qui dose, fait la part des choses, intègre les nuances, doute et la charnelle qui vous ramène toujours, et en dépit de toutes les erreurs, des crimes mêmes, à refuser la dictature de l'individuel, l'égoïsme du fric fou, la glose de Mme Parisot sur la hausse du smic, l'arrogance du patron multimilliardaire qui en veut encore plus, la clique et le clinquant de Sarkozy, la tronche de Coppé un soir d'élections, etc.
Cadichon, vous avez reçu vos positions politiques en héritage, comme tout le reste. Moi, je les ai d'abord vécues.

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Cadichon, vous avez reçu vos positions politiques en héritage, comme tout le reste. Moi, je les ai d'abord vécues.

Ecrit par : Victor | 16 avril 2008

C'est beau comme du Beaumarchais !"Vous vous êtes seulement donné la peine de naître !"

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Khadicha, fais gaffe !

Le croiras-tu Khadicha, il existe dans ce pays des Lumières, à mon grand étonnement, des ayatollahs de la bonne pensée et des mollahs de la bonne conscience. Les meilleurs sont sans conteste, les oussatz, tu sais, les professeurs qui enseignent dans leurs écoles publiques. On m'a dit, et là tu n'en reviendras pas, qu'autrefois ils croquaient du calotin et bouffaient du curé... Ils ont voulu interdire à leur religion d' entrer à l'école et se sont battus pour cela...
Mais on ne les a pas écoutés ; aujourd'hui l'Ecole chrétienne prospère sur la ségrégation sociale à cause de gens comme toi. Tu sais Khadicha, tu veux de l'instruction mais tu es d'abord arabe et ça, ça fait peur. Ta religion n'est pas pire qu'une autre me diras-tu, mais ce n'est pas cela qui compte. Ton nom, ton faciès seront toujours pour certains ceux du FLN ou d'Al-Quaïda mais surtout le miroir de leurs crimes, leur bonne conscience perdue, leur aigreur de colons dépossédés qu'ils se transmettent de génération en génération. Alors que le christianisme ou le judaïsme aient du sang sur les mains, nient l'individu et les droits de l'Homme autant que l'islam, ils s'en carrent. Tes lambeaux de religion, ton ramadan, ton voile, "le bruit et l'odeur", leur sont insupportables même si elles portent le même atttirail à l'intérieur. Pour rester présentables, elles défendront tes droits de femme, certaines se piquent de culture arabe. Tant pis Khadicha, mais appelle ta fille Jeannette, c'est plus sûr. Là tu verras, elles lui lâcheront la grappe ; même si un grand con la bat tous les jours, du moment qu'il est n'est pas musulman...

De France, Le 11 de la Lune de chabban

Nouvelles Lettres Perç-Ânes

Ecrit par : Victor

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Entre des nouveaux programmes non pédagogos et des postes ,des postes,le gauchiste du blog finira toujours par préférer des postes.

Ecrit par : la pensée du jour | 16 avril 2008

Et le con du blog pensera toujours qu'il faut qu'il y ait l'un ou l'autre, jamais les deux.

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Je vois, Victor, que tu es en effet , encore et toujours, le meilleur mollah du sanglot de l'homme blanc !...."le miroir de leurs crimes ", mortifions-nous éternellement ! Amen.

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

PS : J'adorerais voir un affrontement réel entre victor en bleu de chauffe armé d'un chaîne de vélo et carole en tailleur Chanel faisant tournoyer son collier de perles au-dessus de sa tête. Ca nous changerait des caillassages de policiers.

(On va encore dire que j'exagère. Dugong, au secours !)

Ecrit par : yann | 16 avril 2008

Entre le collier de perles et la chaîne de vélo, Carole morflerait grave... sauf que son collier de perles lui permettrait de payer deux ou trois gardes du corps qui m'expédieraient à l'enfer promis aux rouges.
Finalement, c'est une belle parabole sur la lutte des classes.

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

mortifions-nous éternellement ! Amen.

Ecrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Non, passez l'éponge, c'est tout. La guerre d'Algérie est finie.

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Veuillez m’excuser si je ne suis pas le fil de la conversation. Une urgence :
Evelyne Charmeux nous invite à une conférence débat à Nancy ce vendredi 18.04.08.
Je lis sur ce site, par Jean-Paul Brighelli :
« La destruction de l’école a fait la fortune d’Acadomia, et autres boîtes où l’on exploite l’angoisse des parents devant ce qu’est devenue l’Ecole de la République. Et les thuriféraires du pédagogisme y arrondissent leurs fins de mois — on a dénoncé ici même la façon dont Evelyne Charmeux, grande prêtresse de la méthode globale, complète sa retraite dans l’une de ces institutions si démocratiques… »
Sauriez-vous me retrouver des infos plus précises ? J’aimerais tracter, vendredi, à l’entrée de l’IUFM…

Écrit par : Georges | 16 avril 2008

Pendariès peut-il oser demander aux uns et autres qui mouillent leur chemise idéologique d'arrêter de déballer leurs lunes idéologiques et de s'affronter en se balançant des: "C'est pas moi, c'est toi". Il y a les meetings et les émissions politiques à la télé pour cela, les bars et les familles (de moins en moins, ouf, on a quitté les années 80!). Chacun a son honneur, certes, sa vision du monde, ça se voit. Y a le gentil et le méchant de l'autre. Bien. Mais franchement, ça devient lourd. Je pense que tout lecteur du blog a compris qui déteste la vision de qui. Baste! Merci, un peu d'air.

Écrit par : Pendariès | 16 avril 2008

Sauriez-vous me retrouver des infos plus précises ? J’aimerais tracter, vendredi, à l’entrée de l’IUFM…

Ecrit par : Georges | 16 avril 2008

Bravo Georges, j'ai fait ça il y a un an avec la susdite Charmeux au risque du lynchage. Ce fut un grand succès, surtout lorsqu'un grande Prêtresse de la FCPE nous accusa d'être des profs élitistes stipendiés par Acadomia. Nous avons alors sorti la magnifique brochure éditée par Adonis-INPEC Toulouse où sévit ladite dame Charmeux au milieu d'un aréopage de profs d'IUFM de Toulouse dont certains se targuent même d'être membres du jury du concours d'entrée PE.
Allez sur google et tapez Adonis-INPEC ; votre initiative mérite que je vous recherche le lien. Je reviens!

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Les références de l'article du Monde donné par Catmano sont vraiment chouettes.

Goigoux, "spécialiste de la lecture" , comment le croire?
Voici ce qu'il préconise.

"Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand, : « Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite.
Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire.
Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit. Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs. C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »
(Cahiers pédagogiques, n° 352, mars 1997. Texte donné au concours des IUFM en 2002.)

Pas étonnant qu'il s'insurge contre les nouvelles dispositions.
Pour les enfants de familles au courant du risque qu'ils font prendre à leur enfant en les mettant à l'école de la République, il y a de bonnes méthodes alphabétiques qui permettent de leur apprendre à lire dès la GS, et évitent ainsi de les rendre "dyslexiques", puisque dans presque 100 % des maternelles, la méthode globale commence dès la MS. (Parfois même la PS)

André Ouzoulias, même topo.

JM. Gombert, professeur de psychologie du développement, mais surtout auteur d'une des pires méthodes globales, "Crocolivre", très appréciée de Goigoux, parmi ses "méthodes intégratives" préférées. Avec les pauvres petits dyslexiques qu'il a fabriqués, il a une manne pour soigner leurs troubles du comportement.

Tout cela, c'est fripouilles et compagnie.
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 avril 2008

Victor, coiffé sur le poteau!

http://www.prepaconcours.com/index.php?page=conf

Écrit par : Pendariès | 16 avril 2008

Entre des nouveaux programmes non pédagogos et des postes ,des postes,le gauchiste du blog finira toujours par préférer des postes.
Ecrit par : la pensée du jour | 16 avril 2008

Et revoici le joli mantra que répètent à l'envie tous ces braves petits toutous à leur Sarko : il suffit d'avoir de bons programmes pour reconstruire l'école !

Peu importent les conditions dans lesquelles on les applique, peu importe que ce soit dans des classes surchargées, totalement hétérogènes, accueillant certains élèves avec des troubles comportementaux voire psychiatriques, classes qui deviennent quasiment ingérables, même pour des enseignants qui savent assurer la discipline...

Peu importe : il suffit d'avoir de bons programmes, c'est la panacée, comme les saignées de Diafoirus ! On est vraiment dans la pensée magique.

Seulement voilà : la réalité c'est que l'application des nouveaux programmes dans ces conditions ne peut que tourner au fiasco, y compris dans les classes dont les maîtres leur sont favorables.

Et qui c'est qui va pouvoir faire péter le bouchon pour arroser ce désastre programmé ? Les inénarrables Meirieu, Fracko, Aschieri, Moindrot...

Ah pour une réussite, ce sera une réussite ! Et quand ces grands amis de l'école reviendront avec de nouveaux "nouveaux programmes", encore pire que ceux de 2002, il ne sera plus question pour les instructionnistes de leur résister comme ils l'ont fait jusqu'à présent. Eh oui, nous ne pourrons plus nous appuyer sur notre statut de fonctionnaire d'Etat pour instruire nos élèves, puisque Sarko l'aura supprimé...

Écrit par : Un hussard | 16 avril 2008

Pendariès, plus vite que mon ombre : merci !

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

http://www.prepaconcours.com/include.php?page=crpe

Voilà, bon courage et bravo !

Vous verrez, la mamie n'est pas très courageuse. Chez nous, elle a vite disparu sentant venir le roussi !

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Deux messages croisés : le second est le premier...
Pendariès m'a battu sur le fil mais je crois que mon lien est plus direct.
Georges, racontez-nous la soirée !

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Merci merci, je vais faire de mon mieux

Écrit par : Georges | 16 avril 2008

Bonne après-midi les potos, je file voir la grande ville: Montpellier; ne restez pas trop devant le Net.

Pour mon lien, je suis épaté par le nombre de conférences (payées j'imagine fort) de madame Charmeux. Elle voyage beaucoup!

Écrit par : Pendariès | 16 avril 2008

Et tant qu'on y est, que tous ceux qui prétendent que les effectifs n'ont aucune incidence sur la qualité du l'enseignement viennent donc prendre des classes de CP à 30, avec un ou deux petits psychotiques, pour y appliquer les nouveaux programmes.

On va se marrer !

Écrit par : Un hussard | 16 avril 2008

C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils en treprennent



Et quelques années après, Champollion, c'est nous, pour déchiffrer les textes de ces élèves si bien formés à la pierre de Rosette

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Non, passez l'éponge, c'est tout. La guerre d'Algérie est finie.

Ecrit par : Victor | 16 avril 2008

Absolument rien à voir ! Mais, Pendaries a raison, basta !

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Et quelques années après, Champollion, c'est nous, pour déchiffrer les textes de ces élèves si bien formés à la pierre de Rosette
Ecrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Ce rôle de Champollion a l'air de vous convenir à merveille, puisque vous vous montrez favorable au sabotage de l'application des nouveaux programmes. Bah, après leur victoire, les pédagogos ne seront pas nécessairement ingrats avec leurs alliés. Qui sait, ils partageront peut-être une petite coupe avec vous !

Écrit par : Un hussard | 16 avril 2008

Si vous pensez,comme l'un des intervenants,que le christianisme et le judaïsme ont autant de sang sur les mains,nient autant l'individu et les droits de l'homme que l'islam...j'ai très envie d'écrire une obscénité...qui ne serait qu'un reflet de celle contenue dans cette affirmation,faite hélas par un "enseignant"...je préfère vous conseiller de voir une vidéo de Wafa Sultan,véritable Voltaire en jupons.

Écrit par : rocardo | 16 avril 2008

Pour mon lien, je suis épaté par le nombre de conférences (payées j'imagine fort) de madame Charmeux. Elle voyage beaucoup!

Ecrit par : Pendariès | 16 avril 2008

Statistiquement, elle a la plus forte espérance de vie possible : sexe féminin, prof, vivant en Midi-Pyrénées.
(Pourvu que Cadichon... ;-) ?)

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

j'ai très envie d'écrire une obscénité...
Ecrit par : rocardo | 16 avril 2008

C'est fait !

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Oups, pardon ! J'ai pas pu m'en empêcher !

Pour me punir, je quitte bientôt ce blog pour prendre une semaine de vacances... à Cuba (ne riez pas sinon je recommence !).

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

"Pendariès peut-il oser demander aux uns et autres qui mouillent leur chemise idéologique d'arrêter de déballer leurs lunes idéologiques et de s'affronter en se balançant des: "C'est pas moi, c'est toi". Il y a les meetings et les émissions politiques à la télé pour cela, les bars et les familles (de moins en moins, ouf, on a quitté les années 80!). Chacun a son honneur, certes, sa vision du monde, ça se voit. Y a le gentil et le méchant de l'autre. Bien. Mais franchement, ça devient lourd. Je pense que tout lecteur du blog a compris qui déteste la vision de qui. Baste! Merci, un peu d'air."

Ecrit par : Pendariès | 16 avril 2008

Je souscris.

Écrit par : Kap | 16 avril 2008

ne riez pas ...

Ecrit par : Victor | 16 avril 2008

C'est fait !

La bise à Fidel.

Écrit par : yann | 16 avril 2008

Je souscris.

Ecrit par : Kap | 16 avril 2008

Moi aussi. Mais avouez que victor le fait exprès.

Écrit par : yann | 16 avril 2008

Ce rôle de Champollion a l'air de vous convenir à merveille, puisque vous vous montrez favorable au sabotage de l'application des nouveaux programmes. Bah, après leur victoire, les pédagogos ne seront pas nécessairement ingrats avec leurs alliés. Qui sait, ils partageront peut-être une petite coupe avec vous !

Ecrit par : Un hussard | 16 avril 2008

Pas du tout, puisque j'ai fait grève et manifesté contre la suppression des postes et je suis pour l'application des programmes Darcos . A vrai dire, beaucoup, comme moi ne savent plus trop que faire . Le cul entre 2 chaises . ET vous ?

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

"Moi aussi. Mais avouez que victor le fait exprès."

Ecrit par : yann | 16 avril 2008

Certes, mais y a pas que Victor.

Écrit par : Kap | 16 avril 2008

Trouvé sur le blog à Yfig (le vrai, l'unique !!!!) ... extraits ....

[...]

"Le peuple porte des lunettes !
Oh ! mais c’est une hérésie !!! le peuple y voit ! le peuple est capable de discernement !
Allez ! zoup, retirons-lui ses lunettes et observons-le se cogner dans tous les obstacles qu’on met sur sa route ….
Le peuple aveugle ne peut plus critiquer ce qu’il ne voit plus.

Le peuple a des dents !
Mais c’est dangereux, ça ! le peuple peut mordre , même aveugle, il peut encore mordre ….
Allez, retirons-lui les dents et observons-le bouffer de la bouillie et faire ainsi d’une pierre deux coups car en le privant de dent, on l’oblige à bouffer moins et plus liquide.
Le peuple édenté perds de sa combativité et devient pusillanime !

Le peuple pense !
Vite, accélérons la mise en place de programmes débiles à la télé …..

Le peuple s’instruit grâce aux écoles et aux profs !
Mais c’est inouï ! quel besoin a-t-il d’être instruit ? c’est la porte ouverte à tous les abus, à toutes les récriminations ……
Fermons les écoles et virons les profs …. Le peuple ne s’en portera que mieux !

Le peuple baise et procrée aux frais de l’état !
Coupons-lui les bourses …. Enfin, dans un premier temps les allocations familiales !
Sans bourses, le peuple cessera de baiser et deviendra raplaplat !
"

[...]

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

y cause bien jean raspail .... mais il chante moins bien que moi !!!!!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

Allez, un message d'amour (gauchiste), de la part de Jean-Claude VD : http://fr.youtube.com/watch?v=XfTBD3xL6zs

Écrit par : Kap | 16 avril 2008

euillez m’excuser si je ne suis pas le fil de la conversation. Une urgence :
Evelyne Charmeux nous invite à une conférence débat à Nancy ce vendredi 18.04.08.
Je lis sur ce site, par Jean-Paul Brighelli :
« La destruction de l’école a fait la fortune d’Acadomia, et autres boîtes où l’on exploite l’angoisse des parents devant ce qu’est devenue l’Ecole de la République. Et les thuriféraires du pédagogisme y arrondissent leurs fins de mois — on a dénoncé ici même la façon dont Evelyne Charmeux, grande prêtresse de la méthode globale, complète sa retraite dans l’une de ces institutions si démocratiques… »
Sauriez-vous me retrouver des infos plus précises ? J’aimerais tracter, vendredi, à l’entrée de l’IUFM…


Elle bosse pour la boite Adonis : dans votre papier évoquez aussi le cas Le bret, pas mal non plus.

http://www.prepaconcours.com/index.php?page=savoirplus

Écrit par : Guillaume | 16 avril 2008

Pas du tout, puisque j'ai fait grève et manifesté contre la suppression des postes et je suis pour l'application des programmes Darcos . A vrai dire, beaucoup, comme moi ne savent plus trop que faire . Le cul entre 2 chaises . ET vous ?

Ecrit par : Un observateur | 16 avril 2008

On est nombreux dans cette situation. XD ne nous facilite pas la vie ! Ce qui est navrant, c'est que les ronds de cuir restent bien en place, sans parler de tous les parasites qui têtent la truie tout en mordant la main qui les nourrit. Comme toujours, ce sont les gens de terrain qui trinquent le plus. Il n'y en a décidément pas un pour racheter l'autre.

Écrit par : Magister | 16 avril 2008

On est nombreux dans cette situation. XD ne nous facilite pas la vie ! Ce qui est navrant, c'est que les ronds de cuir restent bien en place, sans parler de tous les parasites qui têtent la truie tout en mordant la main qui les nourrit. Comme toujours, ce sont les gens de terrain qui trinquent le plus. Il n'y en a décidément pas un pour racheter l'autre.

Ecrit par : Magister | 16 avril 2008

Entièrement d'accord. Comme disait Cesbron "les saints vont en enfer"...y compris ceux qui ne croient pas en Dieu.

Mais c'est vrai qu'on aimerait bien, de temps en temps voir les "puissants renversés de leurs trônes et les riches renvoyés les mains vides..."

S'ils pouvaient au moins être un peu plus honnêtes...Mais je rêve.

Le curé rouge ^^^^^^^^

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A propos de ce "gauchiste" de Jean-Claude Van Damme. Il dit qu'il faut faire quelque chose tous les jours pour les autres. Je ne sais pas ce qu'il fait d'autre, mais au moins il nous fait bien rire, même si c'est involontaire, et ça, ça n'est pas rien.

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Ên tout cas, j'le trouve bien plus sympa, l'Jean-Claude, que ce faux j'ton de Christian Clavier, avec sa tronche de fouine, l'pote à Sarko qui le regarde en se marrant et qui se croit plus intelligent parce qu'il a joué Napoléon, l'type au chapeau à la con. Aware !

Raymon Que no, "Zazie dans l'média"

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Pas du tout, puisque j'ai fait grève et manifesté contre la suppression des postes et je suis pour l'application des programmes Darcos . A vrai dire, beaucoup, comme moi ne savent plus trop que faire . Le cul entre 2 chaises . ET vous ?
Ecrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Alors, ça nous fait des points communs. Toutes mes excuses pour la coupe !

Il est vrai que la situation est pour le moins confuse, et qu'il n'est pas facile de savoir quoi faire. Pour ce qui me concerne, je suis favorable aux nouveaux programmes, en dépit de quelques réserves sur certains points.

Cela dit, s'il faut choisir entre ces programmes et notre statut de fonctionnaire d'Etat, il est clair que c'est la défense du statut que je choisirai. Pour une raison, entre autres : c'est que c'est grâce à ce statut que certains d'entre nous, jusqu'à présent, ont pu continuer à instruire leurs élèves malgré des programmes de m..., malgré les sanctions financières, les harcèlements et les pressions de toutes sortes.

En revanche, si le gouvernement parvient à détruire notre statut, ce sera la fin de notre protection vis-à-vis de la hiérarchie et de notre indépendance vis-à-vis des entreprises, des associations et groupes locaux les plus divers, des mairies acquises aux pédagogos... Et quand l'exercice de notre liberté pédagogique dans le but d'instruire nos élèves aura pour conséquence, en toute légalité, la mise au chômage... Combien d'enseignants seront-ils encore prêts, y compris parmi les moins timorés, à prendre le risque ?

Écrit par : Un hussard | 16 avril 2008

Vous êtes brave, comme on dit dans le sud!

Ecrit par : Carole | 16 avril 2008

Nous disons, plus exactement, "vous êtes bien brave". C'est une insulte, d'ailleurs.

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

Article de Natacha Polony dans le dernier Marianne 12.04.08

Quand l'obsession du chiffre menace des réformes utiles.

(...)

Un débat perverti

Xavier Darcos est à la croisée des chemins, analyse Bernard Kuntz. L'affrontement est inéductable. Soit il a le courage de réellement réformer, quitte à fâcher ses adversaires idéologiques, soit il mécontente et ses adversaires et ceux qui partagent ses idées. Mais s'il est déstabilisé, il risque de verser dans l'immobilisme.'

Réformer vraiment donc, sur le modèle de ce qu'il fait en primaire. Car tel est l'enjeu : malgré les mouvements de rue et cette logique comptable qui l'enferre, malgré également la résistance de tout le courant de pensée constructiviste, le ministre entend tenir au moins sur un point : ces programmes du primaire que le SNUipp, principal syndicat d'instituteurs, juge réactionnaires mais qui constituent une avancée fondamentale. Or, en surfant, sur les manifestations du secondaire, syndicats et mouvements pédagogiques espèrent faire reculerla Rue de Grenelle pour maintenir les programmes de 2002, ceux de Jack Lang et de Luc Ferry.

Leur critique : les nouveaux programmes privilégieraient 'l'entraînement et la mémorisation' plutôt que la 'compréhension'.


'Le débat est complètement perverti, regrette Alain Bentolila, auteur de récents rapports sur le vovabulaire et la grammaire.On a réussi à faire croire que les leçons d'orthographe, ou certaines méthodes de lecture, étaient 'de droite'. Les automatismes n'interdisent pas la découverte. Au contraire, ils permettent de dépasser la technique pour se faire plaisir.'

L'enjeu est crucial, à l'heure où un nouveau rapport démontre qu'un élève de 5e de 2007 a le niveau d'un élève de CM2 de 1987. Seul à tenter d'appliquer la dimension 'républicaine' du programme du candidat Sarkozy, Xavier Darcos est rattrapé par l'ultralibéralisme qui gouverne à l'Elysée, et qui s'accomode très bien de certains poncifs
pédagogistes

Natacha Polony

Écrit par : Guillaume | 16 avril 2008

Pour me punir, je quitte bientôt ce blog pour prendre une semaine de vacances... à Cuba (ne riez pas sinon je recommence !).

Ecrit par : Victor | 16 avril 2008

Est-ce que Victor sait que Cuba , c'est plus tout à fait ça, puisque les Cubains ont le droit depuis quelques jours d'acheter des portables et même de s'en servir ? Ne sera-t-il pas un peu désappointé ?

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Vous ne pouvez pas contester l'existence d'un courant extrêmement sectaire à Gauche avec des gens qui vous traitent de fasciste ou de réactionnaire parce que vous ne pensez pas comme eux.

Ecrit par : Robin | 16 avril 2008

Robin,
Je reconnais bien là votre mesure à laquelle vos interlocuteurs sont imperméables et il continueront à débiter ces folleries( mot québécois que j'affectionne), hélas pas seulement ici, mais en classe.

Ecrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Cadichon, si vous étiez mesurée comme Robin, personne ou presque ici ne serait imperméable à vos propos. La majorité est perméable aux propos de Robin.
Robin déplore, à juste titre, qu'on ne puisse tenir un propos "politiquement incorrect" sans se faire traiter de fasciste et nous déplorons tous de nous faire traiter par vous de stalinistes zélés au moindre propos non conforme à vos absolues certitudes que vous assénez comme paroles d'évangile. Faut avoir de la constance pour vous lire et en faire son miel, je vous jure!

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

Combien d'enseignants seront-ils encore prêts, y compris parmi les moins timorés, à prendre le risque ?

Ecrit par : Un hussard | 16 avril 2008

Malheureusement, je crois que pour notre statut, c'est "plié" et bien plié depuis Allègre . J'avais à cette époque déjà vu les textes sur l'annualisation, la privatisation etc...Gauche ou droite, ils veulent tous notre peau ! Que faire, comme disait Lénine ??

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Cuba .... le pays du cubisme ! ( c'est pour coller au sujet de JPB)

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

en parlant de Mérimée, pourquoi ne pas en donner le lien qui permet de s'instruire réellement ?
http://books.google.fr/books?id=U_wEAAAAYAAJ

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

"Vous êtes brave, comme on dit dans le sud!

Ecrit par : Carole | 16 avril 2008

Nous disons, plus exactement, "vous êtes bien brave". C'est une insulte, d'ailleurs."

Ecrit par : dobolino | 16 avril 2008

Je soupçonne Carole d'en avoir parfaitement conscience.

Écrit par : Kap | 16 avril 2008

Pour Georges.

Vous pourrez poser à Eveline quelques questions vicieuses sur ses croyances.

Pour ceux qui croient encore (ou qui refusent de voir, ou qui nient cyniquement en toute connaissance de cause) que la méthode globale n'existe plus, voici ce qu'a écrit Madame Eveline Charmeux, « célèbre conseillère pédagogique dont l'influence fut déterminante au cours de ces trente dernières années. »

« J'ajoute que l'analyse des mots en syllabes pose aux enfants de graves problèmes, dans la mesure où on ne peut définir les syllabes qu'à partir de la compréhension des mots. »

C'est sidérant d'entendre dire que l'analyse, qui est pourtant un préalable indispensable à la compréhension (face à la réception d'un message donné), est un problème. C'est ce type de pensée pédagogique qui a conduit à une place dérisoire accordée à l'analyse grammaticale et à
l'analyse logique à l'école et au collège ; conséquences : faute de pouvoir analyser correctement l'information tant orale qu'écrite et son contenu, les enfants ont du mal à comprendre, ce qui participe des sources des difficultés et des échecs des apprentissages scolaires d'aujourd'hui.

Enseignant chercheur, Eveline Charmeux affirme avoir travaillé avec son équipe “en supprimant purement et simplement le passage par la syllabe dans leur apprentissage de la lecture”.

Sa biographie fait état par ailleurs d'une carrière qui a duré pendant 26 ans ainsi que de la formation notamment des instituteurs. Or, c'est au cours de cette période précisément que les pratiques pédagogiques et méthodologiques de lecture de type global ont connu leur plus grand essor et se sont généralisées dans l'ensemble de tous les établissements scolaires ; c'est également pendant la même période que le phénomène d'illettrisme a fait son apparition et poursuit inexorablement son extension.

« La conclusion de tout ceci, c'est que la syllabe n'a rien à faire dans l'apprentissage de la lecture en français » , dit-elle encore.
Hallucinante naïveté dont les graves conséquences en termes de résultats scolaires n'échappent désormais à personne : taux d'échecs très élevés en lecture dont la répercussion s'étend à l'enseignement supérieur, amplification du phénomène d'illettrisme curieusement traité au moyen des méthodes mêmes qui en sont les sources génératrices, grosses difficultés en orthographe chez les écoliers et les élèves, difficultés orthographiques importantes chez les étudiants voire chez des enseignants !

(Extrait de "le cerveau, cet inconnu des pédagogues", de madame Wettstein-Badour.)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 avril 2008

A lire, cette semaine, l'éditorial de Philippe Val, dans "Charlie-Hebdo", qui fera plaisir, je pense, à presque tous les blogueurs d'ici... Peut-être même à Victor!!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 avril 2008

Si on s'en tient à la peinture,
compte-tenu de tout ce qui a été fait par le passé et dans tous les pays,
compte-tenu des différents mouvements,
compte-tenu des différentes techniques et de leurs recettes propres,
compte-tenu de l'ensemble des artistes reconnus,
compte-tenu de l'ensemble des artistes ignorés mais digne d'intérêt .......
je ne vois pas comment on pourrait envisager un enseignement même incomplet de l'art plastique ?
Toute sélections serait parfaitement discriminatoire et handicapante pour l'élève, le cloisonnant dans une partie infime de l'art aujourd'hui.
Il est donc vain et inutile de vouloir espérer enseigner l'histoire de l'art dans le contexte d'un cursus ordinaire .... seule une école spécialisée peut l'envisager .... et nous saons que cette école c'est l'école du Louvres qui forme des conservatrices-teurs de musée.
Or, nous savons par notre expérience que les conservatrices-teurs de musées dispensés de formation pratique sont en fait incapables de discerné le faux du vrai, ils se fient pour cela aux experts qui eux-mêmes sont des ânes dépourvus de jugement et qui, spécialisés, ne peuvent que donner un avis très approximatif sur les oeuvres qu'on leur confie et se laissent facilement bernés par de faux documents attestant de l'authenticité de tel ou tel tableau.
En définitive, le monde de l'art est un monde de dupes et de faussaires plus ou moins habiles.
Si on ajoute à cela les intérêts économiques démentiels de certains chevaliers d'industrie qui sont propriétaires de salle de ventes de renommée internationale et qui profite de ce pouvoir pour spéculer de façon gigantesque sur des peintres qui ne seraient même pas dignes de repeindre mes chiottes .... que reste-t-il à enseigner en matière plastique ?
Le mieux est de leur mettre une pomme devant les yeux, des tubes de gouache un gobelet d'eau propre, un chiffon propre, une feuille à dessin A4 de 180grammes et 3 pinceaux et d'observer ce qu'ils sont capables de faire ?
Pour les plus doués, on pourra augmenter la difficulté en leur mettant des poireaux, des radis et des désespoir du peintre !!!!


tout le reste n'est que verbiage de professeurs nimbus qui veut toujours péter plus haut qu'il na le cul avec lequel il s'assied sur ses couilles !!!!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

Pour victor, s'il n'est pas encore parti, une chanson de Jean Ferrat (voyez, je n'ai pas que de mauvaises références) :

A Santiago de Cuba

Le carnaval nous entraîne
Quatre nuits sans perdre haleine
L'orgue oriental se déchaîne
Et moi qui danse comme un troène

A Santiago de Cuba

Le rhum qui coule du tonnerre
La serviette en bandoulière
J'avais l'air de quoi ma mère
Moi moi qui danse comme une soupière

C'était dur
A Santiago de Cuba

Un sombrero fantastique
Un cigare astronomique
La musique la musique
Et moi qui danse comme une barrique

C'était très dur
A Santiago de Cuba

Les petits seins des métisses
Du miel et du pain d'épice
Je côtoie des précipices
Et moi qui danse comme une saucisse

Allez mon vieux, faut tenir, hein
A Santiago de Cuba


Bonnes vacances !

Écrit par : yann | 16 avril 2008

Un site de vulgarisation à la portée des internautes abonnés au blog des ânes : http://www.leongard.com/

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

Victor est bien arrivé, tout va bien , seulement quelques problèmes de transport, il nous envoie sa photo, à l'arrêt de bus en partance pour Santiago





http://www.photos-voyages.com/cuba/cubain.htm

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Et las d'attendre le bus, Victor a préféré un moyen de locomotion plus traditionnel à Cuba, façon aussi de parler encore de bonnet ..... d'âne ! Il vous embrasse bien tous, même cadichon a-t-il dit, et dès son arrivée à l'hôtel ( mais quand ?), il me postera pour vous puisqu'il m' a désignée comme intermédiaire ....


http://www.photos-voyages.com/cuba/mule.htm

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Je vous concède également que la Gauche (plan Langevin-Wallon, idéologie pédagogiste, Loi d'orientation de 89) et la Droite (programmes de 70, réforme Haby) se partagent équitablement les responsabilités.
Robin
Oui, au plan de la mise en oeuvre. La perplexité vient du fait que les gouvernements de droite comme de gauche ont institutionnalisé des idéaux et comportements pathologiques: (égalitarisme, anti-élitisme, bourgeoisophobie, jeunisme, culture du ressentiment et de la haine de soi, omnipotence syndicaliste) manifestement contraires aux idéaux de droite, et qui constituent le fonds de commerce idéologique de la gauche, son apanage exclusif.

Toute la question est: pourquoi tous ces gouvernements de doite se sont-ils laissé entraîner à cautionner ces "folleries", si manifestement contraires à leurs convictions?

Une réponse: Ce ne sont pas les majorités présidentielles ou parlementaires qui ont leur mot à dire à l'EN où un "prof de droite" est un oxymore qui rase les murs et ferme sa gueule et un "prof de gauche" un pléonasme qui monopolise la composition de tous les organes consultatifs et décisionnels, et où ce sont les syndicats qui gèrent les carrières. FEN: à la solde du PCF, donc sur le payroll du Kremlin, via la banque de l'Europe du Nord, faits documentés et plus moyen depuis 1991 de brailler l'air de la calomnie.

Donc oui, responsabilité partagée, au plan des effets sur les victimes: que les coups leur viennent de droite ou de gauche elles restent estropiées à vie.
Maintenant, parlons de culpabilité. Qui est plus coupable, chez nos élites politiques et intellectuelles? celles qui font ou celles qui laissent faire? Certains crimes sont punis aussi durement, que l'on soit auteur ou complice, toujours pour la raison que pour la victime, c'est pareil.
Le crime est commis sous vos yeux et vous ne mouftez pas. Pourquoi? il y a pourtant sans l'ombre d'un doute non- assistance à personne en danger.
Ce n'est pas LA responsabilité mais LES responsabilités qu'il faut alors partager,car les gouvernements de droite et de gauche ne sont pas coupables au même titre. La gauche a commis, la droite a cautionné, laissé faire.
Et cela a commencé, je l'ai dit plus haut en 1944, au nom de la réconciliation et de l'union nationale: l'EN est tombée en bloc dans la corbeille de la mariée communiste, parée des atours de la victoire dont elle s'était arrogé la part du lion. Le marié, il fut très vite cocu.

Puisqu'on en parle, anecdote familiale. Quand mon père est sorti du maquis de ses forêts meusiennes, fin aoüt 1994, il a rejoint avec sa troupe ( environ 80 gaillards) la Première armée, quelques jours avant qu'elle ne libère Luxembourg, et il était sur le premier char entré dans la ville.

Le responsable des FTP du coin avait mis sa tête à prix( 5,000 francs) et la modicité de la somme le fit râler sec ..il ne valait vraiment pas grand'chose .Un rapport de gendarmerie là aussi documente le fait. Mon père était chef de réseau et il y avait un paquet de gendarmes qui en faisaient partie. Ce sont eux qui lui ont évité d'être arrêté en mars 1944. Il a alors pris le maquis, dans les forêts où il chassait enfant avec son père.
Les Allemands les ont cherchés, jamais trouvés.


Pourquoi les FTP voulaient l'éliminer? Elémentaire. Parce que ses actions de commando ( faire sauter des trains allemands, leurs dépots de munitions, attaquer des convois, bref, tout ce qu'il fallait faire pour aider la marche des Alliés) démentaient la fable qui était en train de se constituer : ce sont les communistes qui ont gagné la guerre.

Ici aussi les documents qui attestent de cette histoire sont en notre possession. Il y a eu enquête et mon père, (même en fuite) restait pour tout le monde le procureur de la République du coin et dès le départ des Allemands, les langues se sont déliées.
Loin d'être unique, cette histoire témoigne simplement d'un climat général qui a son importance pour répondre à la question posée plus haut. Les réformes ont un ancrage idéologique de gauche. C'est ce qui infirme la théorie du complot liberal.
1.Pas de complot tout est au grand jour, amplement publicisé 2.L'EN est massivement de gauche pas de droite, or en France le libéralisme, qui inspite la social démocratie partout ailleurs, est conspué comme l' antichambre du fascisme...

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

A propos des nouveaux programmes d'histoire-geo au collège pour la rentrée 2009, voilà des nouvelles qui ne vont pas réjouir un certain nombre d'entre nous ! Il faut craindre le pire !

copier-coller sur le site :


http://www.paperblog.fr/593028/les-besoins-des-petits-gamins/

"Mon inspection s'est bien passée. Le vidéoprojecteur a fonctionné, l'activité que j'avais prévue aussi ; et surtout, mes élèves de sixième ont été parfaits, alors même que je ne leur avais pas dit qui était ce drôle de monsieur assis au fond. Il n'y a pas eu le plus petit bavardage et une bonne moitié de la classe levait la main pour répondre à chacune de mes questions. Même les cancres, même ceux que j'engueule à chaque cours ou presque se sont mis en quatre pour que tout se passe bien. Je pense en particulier à Dilan, dont la transformation était spectaculaire : pour une heure, une heure seulement, la petite pipelette écervelée est devenue une élève modèle, qui connaissait toutes les bonnes réponses, attendait sagement que je lui donne la parole et s'exprimait avec une clarté parfaite, empreinte d'une modestie délicate et légèrement mélancolique. Je n'arrivais pas à croire que c'était la même enfant que j'avais exclue de mon cours, cinq jours plus tôt, pour une dispute avec sa voisine ponctuée de "Ferme ta gueule" et de "J'm'en bats les couilles".
Magique.

L'inspecteur paraissait content, lui aussi ; il m'a dit qu'il s'était "bien amusé", ce que j'ai choisi d'interpréter avec optimisme. C'est un homme sympathique, indulgent et surtout terriblement bavard ; après m'avoir demandé, un peu pour la forme, de lui parler de moi, il a repris la parole pour ne plus la lâcher. Je n'ai pas essayé d'intervenir -en fait je me reposais, la tête posée sur son monologue comme sur un oreiller moelleux. Mais certains de ses propos m'ont un peu troublé.
D'abord, pour parler de mon cours, il employait constamment l'expression "votre projet" ; j'ai d'ailleurs mis un certain temps à comprendre de quoi il voulait parler. Ce tic verbal m'a d'autant plus frappé que l'inspecteur ne me faisait pas vraiment l'effet d'un pédagogue jargonnant. Mais il y a apparemment des vocables qui s'imposent à tout le monde dans sa sphère.
Ensuite, il m'a reproché d'être trop ambitieux. La leçon portait sur la citoyenneté et j'ai demandé aux élèves, en introduction, de me dire quels types de régimes politiques ils connaissaient ; certains d'entre eux se souvenaient bien du cours sur la Grèce antique et ils ont expliqué très clairement ce qu'étaient la tyrannie, la monarchie, l'oligarchie et la démocratie. J'étais fier de constater que je n'avais pas travaillé pour rien. Mais l'inspecteur pensait apparemment que j'en avais trop fait. "Bon, vous savez, si vous ne bouclez pas le programme, c'est parce que vous vous attardez sur des détails comme ça. C'est très bien que vous ayez réussi à leur inculquer ce genre de connaissances, mais au fond, est-ce si indispensable ? Ça ne figure pas, en tous cas, dans les instructions du ministère. Vous avez un niveau d'exigence élevé, ça se comprend très bien, avec un parcours comme le vôtre, mais enfin ces petits gamins ne sont pas des historiens ni des géographes, n'est-ce pas, monsieur Devine, ils seront tout de même rares à passer le concours de l'agrégation ou celui de l'École normale supérieure : quand ils seront grands ce seront des boulangers ou des plombiers, alors ce n'est pas la peine de charger la barque. Allez à l'essentiel et n'en débordez pas trop ! Sinon vous ferez l'impasse sur les dernières leçons d'histoire, et je ne parle même pas de la géographie."
Il y aurait eu bien des choses à lui répondre ; mais je l'ai dit, on ne pouvait pas l'interrompre, et je ne voulais pas retarder le déjeuner de travail qui nous attendait au réfectoire, sur une nappe blanche, avec du bon vin.

Au cours de ce repas l'inspecteur, en pleine forme, exposa à l'ensemble des professeurs d'histoire-géographie du collège la philosophie des nouveaux programmes -car nous aurons bientôt de nouveaux programmes, alleluia. Premier point : pas de panique, nous serons consultés. Des oreilles haut placées s'ouvrent toutes grandes pour recueillir nos précieuses observations.
D'après ce que j'ai compris, pourtant, tout a déjà été calé de manière précise (on sait par exemple quels sujets disparaîtront et ce par quoi ils seront remplacés), et le calendrier est de toute façon extrêmement serré : le nouveau programme s'appliquera en classe de sixième dès la rentrée 2009, et si l'on veut laisser aux éditeurs un minimum de temps pour mettre au point des manuels adaptés, des décisions fermes devront être arrêtées à l'automne 2008. La consultation du corps enseignant risque donc d'être tassée sur un temps très court et de n'aboutir, dans le meilleur des cas, qu'à la modification de quelques détails. Mais la présence sur le site du Ministère de l'Éducation nationale d'une page dédiée, avec forums thématiques et tout le tralalère, sera là pour prouver a posteriori que l'on n'a pas refusé le débat contradictoire.

Deuxième point : il faut changer de méthode. Présenter l'histoire de façon exclusivement chronologique, c'est monotone et ennuyeux ; le préjugé selon lequel il faut savoir ce qui c'est passé avant pour comprendre ce qui se passe après n'est pas fondé, on le voit bien au lycée où les programmes ont déjà été largement dépoussiérés. Quant à la géographie, il est clair qu'il faut rompre avec l'approche actuelle, qui consiste à présenter l'un après l'autre continents et pays en s'appuyant bien souvent sur des cartes : il ne peut y avoir ni couleur locale, ni vie, ni chair dans des leçons qui se ressemblent toutes un peu. Place, donc, aux regroupements thématiques et aux études de cas : là, on aura du concret, de l'humain, quelque chose qui parle à l'imagination de "ces petits gamins".
Le troisième point sur lequel l'inspecteur a insisté est que le programme actuel est trop lourd, en tous cas il n'est plus adapté ; il faut élaguer ou remplacer certains sujets par d'autres.

Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? Deux exemples. A l'heure actuelle, en histoire, on étudie :
*en sixième, la période allant de l'invention de l'agriculture à la chute de l'Empire romain ;
*en cinquième, le Moyen Âge (des royaumes barbares à la découverte de l'Amérique), agrandi du XVIe siècle.
Une leçon au moins va disparaître : celle qui était consacrée à l'Empire byzantin (ce que je regrette personnellement car ce cours est le seul qui permette, au collège, de parler un peu de l'Europe centrale et orientale). L'Égypte pharaonique a failli, elle aussi, passer à la trappe, et elle sera à l'avenir abordée beaucoup plus brièvement. "Oui, bien sûr" disait l'inspecteur, "c'est une leçon qui passionne les élèves, et les professeurs aussi, apparemment ; mais enfin finalement à quoi ça sert de leur farcir le crâne avec le processus de momification des cadavres, et vas-y que je t'enlève la cervelle par les narines, et que je te roule dans le natron, et caetera, et ensuite de leur expliquer la comparution devant le tribunal d'Osiris comme s'ils étaient eux-mêmes cités à comparaître ? Et pendant que vous vous appesantissez là-dessus, vous prenez un retard qui vous obligera à bâcler la leçon sur le christianisme en fin d'année !" Ramsès II et Toutankhamon ont in extremis sauvé leur peau, mais ils y perdent quelques bandelettes. On fait le ménage.
Par ailleurs, la limite chronologique entre le programme des deux classes sera déplacée : l'Islam, abordé jusqu'à présent au début de l'année de cinquième, sera désormais traité en sixième. On regroupe ainsi les trois monothéismes, ce qui permettra, lors de la première année de collège, la constitution d'un mini-module "histoire des religions".
Je suis extrêmement sceptique face à ce projet de refonte. Plus de 3.000 ans s'écoulent entre les débuts du judaïsme et la prophétie de Mahomet, que l'on étudiera pourtant dans le même élan ; je crains de ne pas être assez bon pédagogue pour faire comprendre à mes élèves le pourquoi de cette distorsion chronologique. Par ailleurs, en regroupant l'étude des trois monothéismes, on se condamne à les détacher de leur contexte historique. Ou on les constitue délibérément en réalités extérieures à l'histoire. S'agissant de l'école laïque, une telle démarche est troublante. Et je ne peux m'empêcher de remarquer qu'elle exauce un voeu clairement exprimé par l'actuel président de la République dans le domaine scolaire.

Ce grand toilettage du programme va apparemment permettre de dégager des marges : on consacrera à l'avenir un chapitre aux grandes civilisations extra-européennes avec, au choix, la Chine des Hans ou l'Inde des Gupta. Cela permettra de corriger l'un des "défauts" de l'ancien cursus, que l'on a jugé trop centré sur la France, l'Europe, l'Occident.
Pour la même raison, il semble que les futurs programmes mettront davantage l'accent sur l'histoire de la traite, de l'esclavage, de la colonisation (ce coup de barre à gauche étant peut-être destiné à compenser le coup de barre à droite dont j'ai parlé un peu plus haut ; on louvoie). L'inspecteur : "Regardons les choses en face, nous avons dans nos établissements des enfants qui viennent de tous les pays du monde. Alors il faut leur parler de choses qui leur parlent, à ces petits gamins ! Il faut leur parler de l'histoire de leurs pays !" Et là, malgré les deux ou trois verres de bordeaux dont je l'avais bercé, mon républicanisme s'est réveillé en sursaut : "Mais monsieur, leur pays, c'est la France, maintenant !" "Certes", m'a répondu l'inspecteur apparemment un peu gêné, comme si je venais de m'exclamer "Vive Le Pen !"
En géographie, la méthode dite de "l'étude de cas" va s'imposer, en particulier en classe de cinquième. On ne verra plus de façon systématique, comme cela se fait encore aujourd'hui, l'emplacement des fleuves et des montagnes sur la carte de l'Afrique. On préférera dorénavant consacrer une leçon au "développement durable" en sympathisant avec Mahamadou, un berger malien qui plante des arbres pour faire reculer le désert ; puis on essaiera d'élargir la perspective, en voyant comment la question écologique se pose à l'échelle de la planète entière. Et si les élèves ne savent pas où se trouve le Mali, et s'ils ignorent quel est ce désert qui avance inexorablement, eh bien ce n'est pas grave, on apprendra au fur et à mesure que les besoins apparaîtront, au coup par coup.

Je l'avoue : je suis un conservateur. Le programme actuel, avec tous ses défauts, me convient assez. Il est trop lourd, mais sa cohérence intellectuelle est indiscutable. Ses biais (par exemple son eurocentrisme manifeste) sont légitimes ou au moins, défendables. Son caractère parfois répétitif et terne peut être interprété comme un obstacle à la transmission des connaissances ; mais outre qu'on ne peut pas toujours faire du ludique et du fun en classe, son organisation offre la possibilité de suivre aux élèves studieux, si limités qu'ils soient par ailleurs. Quoi de plus sûr, quoi de plus compréhensible qu'une présentation chronologique des faits ?
Dans deux ans, tout cela passera à l'as. Nous, professeurs d'histoire-géographie, devrons d'abord avaler la grasse couleuvre d'un programme bourré d'arrière-pensées politiques ; et cette fois, il ne sera plus possible de finasser, comme avec la lettre de Guy Môquet : les manuels renouvelés, l'inspection vigilante, il faudra appliquer les consignes ou changer de métier. Et nous devrons aussi adopter de nouvelles méthodes. Désormais, pour être modernes, il faudra présenter le réel comme une collection kaléidoscopique de cas exemplaires, l'exposé méthodique des connaissances disponibles étant quant à lui rangé au musée des vieilleries pédagogiques (avant sans doute d'en être ressorti en catastrophe quant on aura constaté l'inanité du machin dernier cri).

Et pourquoi tout cela ? Parce que "ces petits gamins" ne peuvent pas apprendre tant de choses que ça ; parce qu'ils sont étrangers et qu'on ne peut plus enseigner la même chose que quand la France était peuplée exclusivement de descendants de Vercingétorix ; parce qu'un futur boulanger n'a pas besoin de trop en savoir sur l'Égypte pharaonique ou la politique de Louis XIV. Mais non, ce n'est pas de la condescendance. C'est juste du pragmatisme.
Bon, moi, j'espère pragmatiquement que je ne serai plus prof en 2009."

Écrit par : frédérique | 16 avril 2008

Victor est bien arrivé, tout va bien , seulement quelques problèmes de transport, il nous envoie sa photo, à l'arrêt de bus en partance pour Santiago

http://www.photos-voyages.com/cuba/cubain.htm

Ecrit par : Un observateur | 16 avril 2008



Et vue imprenable :

http://www.lepoint.fr/content/system/media/6/20080411/photo_1207953402479-1-0.jpg

Écrit par : Sergio | 16 avril 2008

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le rapport de frédérique, très édifiant. Il ressort de son entretien avec l'inspecteur (manifestement imbu de sa personne comme beaucoup d'autres) une impression de misérabilisme et de mépris, par exemple : "... quand ils seront grands ce seront des boulangers ou des plombiers, alors ce n'est pas la peine de charger la barque..."
C'est dire dans quelle estime on tient ces métiers-là. C'est proprement navrant.

Écrit par : Magister | 16 avril 2008

Ouf, Victor est enfin arrivé à l'hôtel et là , ô surprise , ses deux amis l'attendaient dans la palmeraie, à l'heure qu'il est , ils dégustent le breuvage local....à droite , l'autre photo, prise par un reporter local (Sergio), la blonde, c'est, je pense , sa femme...
(à suivre)
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/fidel-castro-le-liberateur-devenu-dictateur/924/2/852/1/

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Quand mon père est sorti du maquis de ses forêts meusiennes, fin aoüt 1994...

Ecrit par : Cadichon | 16 avril 2008

... avec une barbe blanche d'un mètre de long, son uniforme en haillons, amaigri par un long régime à base de glands et de fougères, sa vieille pétoire rouillée en guise de béquille...

Diantre ! Les forêts meusiennes sont donc aussi sauvages que les ilôts de l'archipel d'Okinawa.

Écrit par : yann | 16 avril 2008

Dans la série, ça ne s'invente pas :

Lu sur le site officiel des Jeux de Pékin, dans le compte-rendu du passage de la flamme à Paris (c'est le "Relais de l'Harmonie") :

(...) Avant que les choses n'en arrivent là, un mécontent armé d'un extincteur avait tenté d'éteindre la Flamme. Heureusement, la police a réussi à arrêter à temps la tête brûlée et sa tentative a fait long feu (...)

Humour volontaire ?

Et dans un autre article : "La Flamme a trouvé son ange gardien" :
"La cinquième étape du relais de la flamme olympique de Beijing a démarré au pied de la tour Eiffel, à Paris (France), à 12h30 heure locale. A cette occasion, une jeune porteuse paralympique de la Torche a attiré l'attention des médias en raison de sa BRAVITUDE."

Ségolène a fait des émules !

Écrit par : lucile | 16 avril 2008

Le lien pour vérifier par vous-mêmes (il faut toujours citer ses sources, n'est-ce pas Robin ?
http://torchrelay.beijing2008.cn/fr/journey/paris/news/n214297046.shtml

Écrit par : lucile | 16 avril 2008

Le style des articles sur le site est assez "spécial".

Commentaire sur un blog (Boinblog) :
"Fantastique, la propagande Chinoise reprend le vocabulaire de Ségolène Royal, laissant apparaitre une lueur d’espoir sur nos chances de médailles dans la catégorie Langue de bois."

Écrit par : lucile | 16 avril 2008

A propos des nouveaux programmes d'histoire-geo au collège pour la rentrée 2009, voilà des nouvelles qui ne vont pas réjouir un certain nombre d'entre nous ! Il faut craindre le pire !

copier-coller sur le site :


http://www.paperblog.fr/593028/les-besoins-des-petits-gamins/

(...)

Ecrit par : frédérique | 16 avril 2008

L'original est là: http://aucollege.over-blog.fr/article-18364581-6.html

Écrit par : ProfAnonyme | 16 avril 2008

(...) Avant que les choses n'en arrivent là, un mécontent armé d'un extincteur avait tenté d'éteindre la Flamme. Heureusement, la police a réussi à arrêter à temps la tête brûlée et sa tentative a fait long feu (...)


L'avion de Victor était prévu à 15h 30...et il est parti bien tôt, ce matin ?????????

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

ils dégustent le breuvage local....

Ecrit par : Un observateur | 16 avril 2008



avec l'accompagnement ad hoc :

http://www.gestocigars.ch/images/jcrios_club_cigare.jpg

Écrit par : Sergio | 16 avril 2008

ils dégustent le breuvage local....
l'accompagnement ad hoc :

http://www.gestocigars.ch/images/jcrios_club_cigare.jpg

Ecrit par : Sergio | 16 avril 2008

Mais, dans l'arrière boutique la prolétaire famélique bosse encore .....

http://www.photos-voyages.com/cuba/tri.htm

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

une impression de misérabilisme et de mépris, par exemple : "... quand ils seront grands ce seront des boulangers ou des plombiers, alors ce n'est pas la peine de charger la barque..."
C'est dire dans quelle estime on tient ces métiers-là. C'est proprement navrant.

Ecrit par : Magister | 16 avril 2008


Ben !!!!
pourtant, ce n'est pas nouveau !!!!!
Je l'ai raconté ici même .... en lettres classiques, le prof de lettres avait décidé que je serais plombier puisque mon père était ouvrier ........................... et communiste !

et ça, c'était pas l'année dernière !!!!

le mépris des enseignants pour les petites gens, je peux vous dire que j'en connais un rayon !!!!!!!
et quand on signe 'Magister' avec un grand 'M', c'est qu'on ne s'assimile pas à la classe ouvrière ......
magister dixit ..... indeed !

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

A propos des nouveaux programmes d'histoire-geo au collège pour la rentrée 2009, voilà des nouvelles qui ne vont pas réjouir un certain nombre d'entre nous ! Il faut craindre le pire !

copier-coller sur le site :


http://www.paperblog.fr/593028/les-besoins-des-petits-gamins/

(...)

Ecrit par : frédérique | 16 avril 2008

L'original est là: http://aucollege.over-blog.fr/article-18364581-6.html

Ecrit par : ProfAnonyme | 16 avril 2008

Allez donc voir l'original... et la date!!!

Écrit par : jeanh | 16 avril 2008

Victor et Hervé, vous n'avez pas répondu aux propos si mesurés de Robin.
Pensez-vous sérieusement que l'ensemble de la droite et que tous les pieds-noirs soient nécessairement des fascistes? On pourrait le croire, à lire certains de vos posts.
Cela me rappelle une anecdote éclairante : lorsque j'enseignais encore, notre proviseur, à l'issue de la réunion de rentrée, avait donné brièvement la parole aux représentants des syndicats Lorsque la représentante du SNALC s'est exprimée, j'ai entendu une collègue, agrégée d'histoire et enseignante en hypokhâgne, prononcer à mi-voix, mais de façon très intelligible : " Comment peut-on être au SNALC et être intelligent ?" Je dois dire que l'estime que m'inspirait cette collègue a dès lors beaucoup baissé.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 avril 2008

El observador, yé né souis pas encor partido pero como promiso, yé vous enferrai en arrivant una carta del endroit donde trabaja su novio Eddy. Yé pense qué yé lé réconnaitrai facilmente grâcias à la foto qué fous m'afez donné.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Camp_x-ray_detainees.jpg

Hasta la victoria siempre, companera (mierda, yé lé mèm problemo qué Cadizon : el clavier francès, il marqua pas el accento espanol con la tilde y todo el bordèl) !

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Heureusement qu'il existe des hâvres de paix et quelques parcelles du Monde Libre sur cette île de malheur, God bless you !

Pour rire un peu de notre ministre, spécial cours de maths sur les effectifs à la rentrée :

http://www.dailymotion.com/video/x51nh0_la-blague-a-xavier-darcos

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

suite des aventures de Titor à Cuba ! Après fou rire à cause du message de Victor Sergio dans la langue du pays...

Victor gardera de sa rencontre avec ses vieux amis un souvenir ébloui ,En effet ,en le quittant Fidel lui montra la surprise qu'il lui avait réservée :
http://www.photos-voyages.com/cuba/roja.htm
Devant la mine éberluée de Victor, Fidel dit : Camarade Titor,le parti te doit beaucoup et je tiens à ce que tu ne manques de rien ! Bien sûr, elle fait un peu bourge, mais , comme tu vois, elle est rouge !
Ne voulant pas être en reste,le Che,pour lui témoigner son affection,lui fit cadeau de son illustre couvre-chef. Emu aux larmes, Victor mit aussitôt sur sa tête ce symbole de la révolution , et depuis ne le quitte plus, comme vous pouvez le constater ,
http://www.photos-voyages.com/cuba/beret.htm

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

Victor et Hervé, vous n'avez pas répondu aux propos si mesurés de Robin.
Pensez-vous sérieusement que l'ensemble de la droite et que tous les pieds-noirs soient nécessairement des fascistes?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 avril 2008

Excusez-moi Sylvie, j'avais oublié votre question. J'allais écrire une c... mais, très sérieusement, non, évidemment. Je laisse Hervé vous donner sa propre réponse.

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Bon, c'est rassurant...

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 avril 2008

le mépris des enseignants pour les petites gens, je peux vous dire que j'en connais un rayon !!!!!!!
et quand on signe 'Magister' avec un grand 'M', c'est qu'on ne s'assimile pas à la classe ouvrière ......
magister dixit ..... indeed !

Ecrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

Le pseudo Magister (avec la majuscule de majesté) n'est pas un titre d'appartenance mais un positionnement par rapport à la place du maître dans l'enseignement (ravalé au rang d'animateur par le pédagogisme).
Cela dit, le problème n'est pas de s'assimiler à la classe ouvrière, ni d'ailleurs à aucune autre. Cela n'a aucun intérêt. Au-delà des classes sociales, il y a les classes de mentalités, largement transversales. Cela fait qu'à un même étage de mentalité, vous pouvez rencontrer des personnes issues de toutes les classes sociales. Bien évidemment, la vanité de l'homme est telle (et les professeurs sont loin d'en être dépourvus) que sa projection dans le monde se fait toujours à travers ce prisme.
Quant au mépris des petites gens par les enseignants, ce n'est pas surprenant quand on voit des agrégés mépriser des certifiés. En écho, j'ai également vu des ouvriers qualifiés mépriser des ouvriers spécialisés qui eux-mêmes... Vanité des vanités, vous dis-je.

Écrit par : Magister | 16 avril 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=4Njp2M4idJk&feature=related

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

A propos des nouveaux programmes d'histoire-geo au collège pour la rentrée 2009, voilà des nouvelles qui ne vont pas réjouir un certain nombre d'entre nous ! Il faut craindre le pire !

copier-coller sur le site :


http://www.paperblog.fr/593028/les-besoins-des-petits-gamins/

(...)

Ecrit par : frédérique | 16 avril 2008

L'original est là: http://aucollege.over-blog.fr/article-18364581-6.html

Ecrit par : ProfAnonyme | 16 avril 2008

Allez donc voir l'original... et la date!!!

Ecrit par : jeanh | 16 avril 2008




Non! Jean!Ce n'est pas un poisson d'avril ! J'aurais préféré!
J'en veux pour preuve la lettre de rentrée del'IPR d'histoire geo de Nouméa daté d'avril 2007 (c'est la rentrée des classes en Nouvelle-Calédonie)


Papeete, le 3 avril 2007
LETTRE DE RENTRÉE…
Chers collègues,
La rentrée scolaire a eu lieu il y a un peu plus d’un mois à présent et chacun a pu prendre ses marques pour une année qui s’annonce dense en bouleversements, et ce plus particulièrement dans les lycées. De retour des traditionnelles réunions d’information de l’Inspection générale du mois de mars, je profite de cette lettre de rentrée pour faire le point avec vous sur l’avancée des différents dossiers qui nous concernent directement.
Le point sur le projet de rénovation des programmes de collège
L’an dernier, j’évoquais cette question avec les précautions d’usage puisque le dossier n’était qu’entr’ouvert. Nous avons bien progressé depuis et je puis vous en dire beaucoup plus aujourd’hui.
Quel est le cadre de la réforme des programmes de collège ?
L’échéancier est désormais connu. Les nouveaux programmes de sixième seront mis en oeuvre à la rentrée de septembre 2009 pour la métropole (donc en février 2010 pour la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna). Les autres niveaux suivront naturellement pour arriver à la classe de troisième en septembre 2012 (février 2013 pour nous). Les documents d’accompagnement devraient sortir en juin 2008 pour la sixième, en décembre 2008 pour la cinquième et la quatrième et en juin 2009 pour la troisième.
Le volume horaire ne devrait pas bouger par rapport aux habitudes qui ont été prises au sein de la réforme en cours, c’est-à-dire 3 heures en sixième, adoption de l’horaire plancher de 3 heures en cinquième et en quatrième et 3h30 en troisième. On sait que sur ces horaires on doit envisager la parité histoire et géographie, ainsi qu’un volume horaire de 0h30 en sixième et de 1 heure sur les autres niveaux en éducation civique. La demi-heure de sixième pourrait être rediscutée…
Une commission d’étude a été placée sous la direction de Laurent Wirth (IG histoire) et de Sonia Frisch (IUFM géo). Cette commission, composée de treize membres, dont 4 IA-IPR et 5 professeurs, respecte la parité histoire et géographie.. Elle fonctionne à partir du respect de quelques principes fondamentaux :
- travail sur les quatre niveaux du collège en même temps, ce qui devrait permettre de gagner en cohérence, même si le fait de se trouver placée entre deux réformes récentes (l’école primaire et le lycée) ne lui facilite pas la tâche. À noter que les programmes de primaire, qui ont fait l’objet de beaucoup de critiques, ont été quelque peu toilettés ;
- respect des principes définis pour le socle commun des connaissances (piliers 5 et 6 en particulier) ;
- recherche d’une cohérence interdisciplinaire.
Dans quelles directions s’oriente-on au niveau des contenus ?
La commission est en phase d’élaboration des programmes depuis février seulement. Nous n’en sommes donc qu’au début de la réflexion. Elle travaille sur le plan scientifique en faisant régulièrement appel à des universitaires de renom. Les enjeux, en effet, sont de taille. Dans l’ensemble, on devrait s’orienter vers des séquences faisant alterner des cadrages généraux et des sujets d’étude.
C’est sûrement en géographie que l’on est le moins avancé, du fait de l’ampleur des réaménagements qui impose une réflexion plus poussée. Il semblerait que l’on s’oriente vers l’abandon du découpage continental suivant les niveaux d’enseignement. Il y aura, au bout du compte, moins de géographie régionale et plus de
travail sur les outils de la géographie. On n’abandonne toutefois pas l’idée d’enseigner les grands repères et les principales localisations. On se donne pour but final de faire comprendre à quoi sert la géographie et comment on la fait. Ce que j’écrivais l’an passé semble encore d’actualité : « on met en avant le nouveau concept de territoire et l’on s’interroge sur son fonctionnement, à différentes échelles. On entre par les notions que l’on construit au fil des années. On n’oublie pas la part du rêve ».
En histoire, le souci de « travailler sur la présence, la force et la diversité des héritages, dans lesquels devront se retrouver les citoyens que nous contribuons à former » est sans doute toujours présent. On insiste toujours également sur la nécessité de donner de la chair à cet enseignement (« donner plus de sens, de richesse, de couleur » a-t-il été précisé) et l’on retrouve l’idée que je rapportais en 2006 : « sans abandonner pour autant l’approche du temps long, on souhaite insister sur les moments historiques forts et sur les personnages emblématiques dans le cadre d’un retour raisonné de la chronologie. Le souci de ne pas négliger l’imaginaire des élèves est aussi présent ». Mais on insiste également sur la nécessité de donner plus de place à l’histoire économique et sociale. En fait, un rééquilibrage doit être opéré entre le culturel, l’économique et le politique. On fait ensuite le constat que, plus que jamais, l’histoire enseignée doit répondre à une demande sociale qui se fait très pressante. On réfléchit enfin à un autre découpage chronologique du programme. Les niveaux devraient s’articuler comme suit :
- sixième : Orient antique – Grèce et Rome (en insistant sur la notion de citoyen) - les trois religions monothéistes. Le cadre chronologique devrait être poussé jusqu’au VIIe ou au VIIIe siècle ;
- cinquième : enseignement d’un Moyen-Âge moins calé sur le XIIe – XIIIe, plus dynamique en insistant sur les évolutions – un décalage chronologique d’un siècle (le XVIIe) ;
- quatrième : glissement sur le XVIIIe et le XIXe siècle, jusqu’en 1918 ;
- troisième : après 1918.
En éducation civique, les programmes actuels sont jugés corrects, mais on regrette une application très discutable (j’atteste !). On y note cependant quelques manques, du fait de l’évolution récente de la société française. Un effort devrait être ainsi consenti autour de l’approche de l’immigration, de l’identité, de l’unité et de la diversité du pays, de l’éducation au politique… Une réflexion générale sur le parcours civique est également engagée. Les grandes articulations devraient respecter le découpage actuel, avec les perspectives suivantes :
- sixième : autour de l’interrogation « qui suis-je ? », on reprend tous les fondements de l’enseignement de l’éducation civique au collège. Je suis un élève (vie au collège, règles…), un enfant (famille, droits et devoirs) et un habitant (commune, quartier, premières notions de citoyenneté…) ;
- cinquième et quatrième sont orientées vers l’idée du rapport aux autres, en conservant les thèmes actuels. On n’oublie pas les notions de risque et de sécurité ;
- troisième : plus orientée vers la citoyenneté, la vie démocratique, la défense.......

Écrit par : Frédérique | 16 avril 2008

Je reçois avec un peu de retard la dernière photo de Victor, au moment où il embarquait. Il part, accompagné de son chien et ami , Miloud, ramené de sa dernière expédition au Maghreb...


http://www.mespins.com/tintin/Zoom/TINTIN%2098.jpg

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

"Vous êtes brave, comme on dit dans le sud!

Ecrit par : Carole | 16 avril 2008

Nous disons, plus exactement, "vous êtes bien brave". C'est une insulte, d'ailleurs."

Ecrit par : dobolino | 16 avril 2008

Je soupçonne Carole d'en avoir parfaitement conscience.

Ecrit par : Kap | 16 avril 2008

Oui... et de mal maîtriser les us et coutumes du Sud. En effet, par chez nous, on dit le mal toujours par derrière, jamais par devant, question de politesse. Donc, la locution verbale "être bien brave" ne s'utilise qu'à la troisième personne. Si Catmano est bien brave, ce dont je doute fort vu les ramponneaux qu'elle m'a mis, Carole, elle, est bien mal éduquée.

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

En fait, on ne dit "tu es bien brave" ou, plus communément, "bien brave!" qu'à un petit de moins de sept ans qui a eu le comportement adéquat et attendu des adultes, éventuellement à l'issue d'une grosse colère. D'ailleurs, en règle générale, il n'y a que les mémés qui disent "bien brave!" à l'enfant, souvent sous l'œil exaspéré des parents qui trouve mémé trop brave avec ce petit salopiot.

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

C'est ça la vraie bravitude ?

Écrit par : lucile | 16 avril 2008

Donc, Sylvie, vous êtes au SNES .)))))!

Écrit par : Un observateur | 16 avril 2008

|""Par ailleurs, en regroupant l'étude des trois monothéismes, on se condamne à les détacher de leur contexte historique. Ou on les constitue délibérément en réalités extérieures à l'histoire. S'agissant de l'école laïque, une telle démarche est troublante. Et je ne peux m'empêcher de remarquer qu'elle exauce un voeu clairement exprimé par l'actuel président de la République dans le domaine scolaire.""

Cette démarche n'a absolument rien à voir avec le principe de la laïcité, qui est avant tout un principe de neutralité axiologique, expression du devoir de reserve qui incombe à TOUT fonctionnaire, et bafoué nulle part plus qu'à l'EN.
Selon ce principe: pas de prosélytisme, ni séculier (cela s'appelle laïcisme), ni religieux

On en est loin dans les territoires perdus de la République..lire Boualem Sansal


l'anti-sarkozisme et la terreur du goupillon égarent le narrateur, dont le compte rendu est parfaitement cohérent, lui.

Ce programme inepte est l'expression aboutie ( une de plus) du relativisme culturel qui est au coeur de l'égalitarisme, et donc pas une idée de droite, faut-il encore une fois le marteler?
...

"il semble que les futurs programmes mettront davantage l'accent sur l'histoire de la traite, de l'esclavage, de la colonisation (ce coup de barre à gauche étant peut-être destiné à compenser le coup de barre à droite dont j'ai parlé un peu plus haut ; on louvoie).""

C'est effectivement terrifiant mais quelle différence avec ce qui se fait depuis des lunes? Je me souviens bien de ma colère , il y a 8-10 ans quand j'ai compris que mes filles apprenaient 14-18 en comptant les poux sur le crâne des pioupious.

Eh bien non, "on" ne louvoie absolument pas, on est droit dans la ligne, au contraire, celle des pédagauchistes, toujours aux commandes, la preuve.
à quand l'épuration? TV5 Monde passe cette semaine un téléfilm qui porte ce titre avec Ch. Réali. Elle a fait de nombreuses injustices car elle a permis d'ajects règlements de compte, c'est toujours pareil.
épurer l'EN c'est "tirer la chasse" , pour reprendre l'expression si élégante d'HLB. Il existe la forfaiture, procédure indiquée pour faire disparaître ce vilain monde dans la cloaca maxima. Il faut pour cela dissoudre les syndicats d'enseignants ( ça en éliminera déjà un gros paquet) comme Thatcher a fait avec les mineurs, et refondre ce syndicalisme sur des bases saines, en leur retirant la gestion du personnel, et le droit de regard sur la détermination du budget de l'EN qu'un certain Bayrou leur avait totalement abandonnée.

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Version Sud-Ouest (dictionnaire Vavassori) :
brave : 1- adv. - Il a plu un brave peu ! : ...beaucoup.
2 - adj. - C'est un brave con ! : ... un vrai con. 3 - adj. - Vous avez un chien bien brave ! : ... gentil, inoffensif.

Dobolino, Carole est peut-être originaire du Sud-Ouest et, vous sachant véto, a choisi l'acception 3 ?

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Comme il y a maintenant 2 Hervé je tiens à préciser que je ne suis pas l'autre (le faux bien entendu).

Écrit par : Hervé | 16 avril 2008

Donc, Sylvie, vous êtes au SNES .
Ecrit par un observateur

Ah, mais pas du tout ! J'ai fait la majeure partie de ma carrière sans être syndiquée, et maintenant je suis à la retraite. J'appartiens tout de même à la société des agrégés, qui a une image plutôt "réac", mais dont les positions me conviennent pour la plupart.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 avril 2008

Quand mon père est sorti du maquis de ses forêts meusiennes, fin aoüt 1994...

Ecrit par : Cadichon | 16 avril 2008

... avec une barbe blanche d'un mètre de long, son uniforme en haillons, amaigri par un long régime à base de glands et de fougères, sa vieille pétoire rouillée en guise de béquille...

Diantre ! Les forêts meusiennes sont donc aussi sauvages que les ilôts de l'archipel d'Okinawa.

Ecrit par : yann | 16 avril 2008
Non mais là, c'est le vieux conflit... Déjà, je répondrai à Cadichon que mon pôpa, en 1944, était élève de quatrième au lycée Marcellin Berthelot. Conflit des générations!
Deuxio, que mon beau-père était FTP parce que ça se trouvait comme ça que le maquis d'à côté qui hébergeait les réfractaires au STO était un maquis FTP. Alors, mon beau-père était FTP. Il n'a jamais voulu tuer le père à Cadichon ni personne. Il cauchemardait encore cinquante ans après du soldat allemand qu'ils avaient tué dans sa fuite. La seule personne qu'il ait tué délibérément, c'est lui-même.
Bon, maintenant, les uns et les autres, si vous interrogez un individu lambda de trente sur les significations des sigles STO ou FTP, vous ne serez pas décus du voyage. En passant demandez-leur qui est Fidel Castro...

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

Puta madre, Cadizon, elle a pété lé cable ! Qué Pendariès il a razon, c'é pététre mejor en rire, no ?

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Un très grand merci à Frédérique d'avoir pris la peine de nous transmettre toutes ces informations sur les nouveaux programmes d'Histoire-Géographie (lus attentivement en ce qui me concerne !)

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Pourquoi FTP il est orange?????????????????

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

uand mon père est sorti du maquis de ses forêts meusiennes, fin aoüt 1994...
Ecrit par : Cadichon | 16 avril 2008

... avec une barbe blanche d'un mètre de long, son uniforme en haillons, amaigri par un long régime à base de glands et de fougères, sa vieille pétoire rouillée en guise de béquille...
Diantre ! Les forêts meusiennes sont donc aussi sauvages que les ilôts de l'archipel d'Okinawa.
Ecrit par : yann | 16 avril 2008

C'est effectivement très drôle et merci d'avoir relevé la coquille. C'était en fait le 1er septembre et ce jour là il a libéré avec son détachement "sa" ville de Briey, avant de filer sur Luxembourg. Du coup, j'ai appelé ma mère car je ne me souvenais plus comment ils se sont ravitaillés pendant 5 mois.
Ma bourde m'a permis de rafraîchir ma mémoire.

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

FTP : File Transfer Protocole (voir sur Wikipédia j'y comprends pas grand-chose)
Peut-être le serveur l'a-t-il interprété !
Ou alors le réseau est toujours actif !

Écrit par : lucile | 16 avril 2008

Version Sud-Ouest (dictionnaire Vavassori) :
brave : 1- adv. - Il a plu un brave peu ! : ...beaucoup.
2 - adj. - C'est un brave con ! : ... un vrai con. 3 - adj. - Vous avez un chien bien brave ! : ... gentil, inoffensif.

Dobolino, Carole est peut-être originaire du Sud-Ouest et, vous sachant véto, a choisi l'acception 3 ?

Ecrit par : Victor | 16 avril 2008

On peut le voir ainsi! En tout cas, c'est fort intéressant! Il nous faudrait l'avis du juste milieu. Pendaries, qui fraie entre sud-est et sud-ouest, dans ce que nous pourrions nommer, vous et moi, un no man's land, si nous étions aussi mal polis que Carole, pourrait peut-être nous départager, d'autant plus qu'il maîtrise l'occitan pur?
Penda, pour vous, c'est quoi, "être brave" ou "être bien brave"?

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

Version Sud-Ouest (dictionnaire Vavassori) :
brave : 1- adv. - Il a plu un brave peu ! : ...beaucoup.
2 - adj. - C'est un brave con ! : ... un vrai con. 3 - adj. - Vous avez un chien bien brave ! : ... gentil, inoffensif.

Dobolino, Carole est peut-être originaire du Sud-Ouest et, vous sachant véto, a choisi l'acception 3 ?

Ecrit par : Victor | 16 avril 2008

Oui, mais moi, je ne suis pas véto, je suis instit' et bilingue qui plus est (parisien / provençal) !
Lorsque mon compagnon dit : "Machin, il est bien brave !", ça a exactement le même sens que lorsque ma mémé disait :"Eh ben, ce pauv'Machin, une chose est sûre, c'est qu'il a pas sucé la Tour Eiffel pour la rendre pointue !"

Écrit par : catmano | 16 avril 2008

Brighelli étant atteint de fainéantise chronique et Robin insuffisament sévère avec les ouailles à lui confiées, je me charge de nous recentrer sur le sujet qui n'a qu'un très lointain rapport aussi bien avec Cuba qu'avec l'Algérie française.

Pierre Perret
Les seins

Paroles et Musique: Pierre Perret 1967
© Warner Chapell


Quand j'en trouve une comme ça je m'l'a retiens tout de suite
Je lui achète des bonbons je lui fais prendre une cuite
Je lui donne mes sous je lui donne le bras
Je lui file même des tartes si elle aime ça
Quand j'en trouve une comme ça je deviens lâche et mesquin
Je renierais mes amis je me ferai teindre en rouquin
Je me ferais casque bleu quand je suis amoureux
J'en avais une comme ça et j'étais amoureux

{Refrain:}
Elle avait des seins comme des violons
Et moi j'en jouais comme du piston
Mes airs mélodieux faisaient jaillir de ses yeux ronds
De gros sanglots longs sur ses violons
Elle avait ses seins comme des oiseaux
Dès que je lui fracassais le museau
Mais dès qu'elle s'éloignait
De mes puissants pectoraux
Elle avait des seins comme des poireaux

Quand j'en trouve une comme ça qui a la super tétine
La bouche ouverte je calcule son tour de poitrine
J'aime qu'ils soient gonflés en muscles de docker
Et non comme ces minables en oreille de cocker
Et je ne déteste pas lorsque je les caresse
Qu'ils deviennent subitement aussi gros que ses fesses
J'aime que tout comme ses seins elle soit dodue fessue
Et j'offre un porte-clefs quand j'en trouve une bossue

{Refrain:}
Elle avait des seins comme des violons
Et je lui jouais le vol du bourdon
Elle battait des mains c'était la fête à la maison
Elle avait ses seins comme des lampions
Elle avait des seins comme des drapeaux
Patriotes et vaillants à l'assaut
On les voyait pour les fêtes de le libération
Qui claquaient au vent sur son balcon

J'en ai vu dans ma vie des seins de toutes classes
Du pauvre sein glin-glin au sein cyrien de race
Des seins sièges relax ou je me suis endormi
Par contre au lit j'ai vu des seins barthélémy
J'ai vu des grosses teutonnes au cœur de la Bavière
Avec des seins germains qui moussaient comme de la bière
La femme imprésario et ses deux seins pour cent
J'ai connu le sein lazare ou tout le monde descend

{Refrain:}
Elle avait des seins comme des violons
Et chacun jouait sa partition
L'un prenait la mélodie l'autre le contre-chant
C'était un duo vraiment touchant
C'est ainsi que je suis devenu fou
Et qu'ils m'ont bouclé sous les verrous
J'ai dit au psychiatre quand il voulut savoir tout
Elle avait des seins partout partout

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

dobolino, ça rime pas un peu avec parano, no?
Ai-je jamais dit que votre beau-papa à vous, il a voulu dessouder mon beau papa à moi? NO!
Ah! malgame, quand tu nous tiens...
mais mon popa à moi il s'est battu pour que les STO ne puissent pas prétendre à des titres de résistance, vu qu'ils n'ont résisté à rien. Marchais, par exemple, qui a tourné des boulons chez Messerschmitt, vous ne voulez pas quand même pas qu'en plus on l'ait décoré?

Avec le maître en vacances, ca déjante ferme dans la cour de récré.

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Lorsque mon compagnon dit : "Machin, il est bien brave !", ça a exactement le même sens que lorsque ma mémé disait :"Eh ben, ce pauv'Machin, une chose est sûre, c'est qu'il a pas sucé la Tour Eiffel pour la rendre pointue !"

Ecrit par : catmano | 16 avril 2008
Et, toi qui, par le hasard des nominations, est née en Normandie, tu sais bien que le "bien brave" "qu'a pas sucé la Tour Eiffeil pour la rendre pointue", n'a pas, hélas, "inventé le fil à couper le beurre".

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

Còstasolana esperava los perdigalhs e aquò es la mòrt que venguèt. E la mòrt qu'èra pèr los perdigalhs serviguèt pèr el. E los perdigalhs que devián èstre freges e l'uòlh neblat a l'ora que lo solelh trascòla, a nuòch èran encara cauds e vius, e son sang que deviá enrogir las pèiras blavas dau gravàs èra encara escondut dins la tenèbra de sas venas e corrissiá jot la pèl a cada còp premsat d'aqueles còrs sarrats coma de ponhs de colèra

Écrit par : Pendarriès | 16 avril 2008

dobolino, ça rime pas un peu avec parano, no?
Ai-je jamais dit que votre beau-papa à vous, il a voulu dessouder mon beau papa à moi? NO!
Ah! malgame, quand tu nous tiens...
mais mon popa à moi il s'est battu pour que les STO ne puissent pas prétendre à des titres de résistance, vu qu'ils n'ont résisté à rien. Marchais, par exemple, qui a tourné des boulons chez Messerschmitt, vous ne voulez pas quand même pas qu'en plus on l'ait décoré?

Avec le maître en vacances, ca déjante ferme dans la cour de récré.

Ecrit par : Cadichon | 16 avril 2008

ma no, pas parano, no, no! C'était pour dire que, voilà, le gros des troupes de la résistance, c'est juste des réfractaires au STO, ce qui était vachtément plus facile quand t'es campagnard. D'où, quelque soit ma rigueur de jugement à l'égard de Marchais Georges en tant que communiste obtus, qui m'a quand même bien fait marrer, soit dit en passant, je ne tiens aucune rigueur au jeune homme qu'il fut de partir au STO. Ce ne fut certainement pas une époque facile à vivre pour les jeunes et les ados et je ne juge personne, ne l'ayant pas vécu moi-même. Jamais je ne me permettrais de reprocher à qui que ce soit d'être parti au STO!
J'avais un pépé Pompier de la ville de Paris, aussi. Il m'a raconté, avant de mourir alors que je fêtais mes douze ans. Il m'a fait longuement cauchemardé sur les bombardements de Créteil, du fait des détails fournis sur la dislocation des corps récupérés dans les décombres.
Ben moi, j'ai préféré les souvenirs de mes grands-mères, essentiellement centrés sur le ravitaillement.

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

Brighelli étant atteint de fainéantise chronique et Robin insuffisament sévère avec les ouailles à lui confiées, je me charge de nous recentrer sur le sujet qui n'a qu'un très lointain rapport aussi bien avec Cuba qu'avec l'Algérie française.

Pierre Perret
Les seins

Quoi??????? Qu'est-ce que j'apprends, je suis encore de service d'ordre ?????

Non, je n'étais pas dans les bois avec les sangliers et les renards, mais dans la rue pour voir le fiston jouer avec son groupe au printemps de Bourges.

Ils ont fait un tabac !

JPB m'a confié le blog (je sais pas trop ce qu'il a voulu dire par là) mais pas le bras séculier.

Je ne puis que vous dire, comme Tartuffe : "Cachez ce sein que je ne saurais voir...Et montrez-moi l'autre !"

Quand c'est qu'il revient le patron ? Ou il est le "magneau" ?

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Voulez-vous du lien sur les programmes de primaire à l'Assemblée Nationale ?

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cafc/07-08/c0708032.asp

Écrit par : catmano | 16 avril 2008

Et puis comment voulez-vous que je garde mon sérieux avec des gens comme vous (le voyage organisé à Cuba et la visite de l'inspecteur... "Les besoins des petits gamins : un bijou)

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Se recentrer sur les seins ? Faut pas etre un maniaque de la symétrie, voyons...

Écrit par : Sergio | 16 avril 2008

Et voilà à quoi on dépense les deniers si maigres attribués à la recherche:
Lu dans Le Monde de ce jour dans l'article de Catherine Rollot sur la faiblesse des syndicats de lycéen,et leur représentativité microscopique. Ils sont les premiers à rayer de la carte syndicale, et font un pied de nez magistral à toute vision sérieuse du syndicalisme. Mais c'est une création du PS et à L'EN on ne touche pas à ses potes.

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Çane nous dit pas si Costasolana était brave ou bien brave?

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

Zut, j'ai encore une fois tapé trop vite;
voici donc le morceau de bravitude en question.
""Pour Robi Morder, chercheur à l'université Versailles-Saint-Quentin, spécialiste des mouvements étudiants..... " Les syndicats lycéens sont dans la mouvance socialiste, mais on ne peut pas dire qu'il y a des liens organiques permanents avec les partis politiques ou les organisations étudiantes" .
Et la Rollot en remet une louche, des fois qu'on aurait mal compris le premier coup:
"Les coups de pouce des aînés prennent souvent la forme de prêt de matériel ou de renforts dans les services d'ordre.""

Pas étonnant que le Monde dégraisse car ses lecteurs en ont marre d'être pris pour des cons.

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Voulez-vous du lien sur les programmes de primaire à l'Assemblée Nationale ?

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cafc/07-08/c0708032.asp

Ecrit par : catmano | 16 avril 2008
C'est abominablement long! Pas le courage. De toute façon, l'Assemblée Nationale, maintenant...

Écrit par : dobolino | 16 avril 2008

Le lien pour vérifier par vous-mêmes (il faut toujours citer ses sources, n'est-ce pas Robin ?
http://torchrelay.beijing2008.cn/fr/journey/paris/news/n214297046.shtml

Ecrit par : lucile | 16 avril 2008

Ce compte-rendu pourrait servir de support, dans une école de journalisme, à un cours sur la notion d'objectivité.

Heureusement que l'humour involontaire des métaphores (filées en plus) allège un peu l'effet de malaise que provoque cette propagande en béton armé.

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

un petit lien pour les conseils de Bill Gates

http://channel9.msdn.com/ShowPost.aspx?PostID=13309

mabiche

Écrit par : mabiche | 16 avril 2008

Avec le maître en vacances, ça déjante ferme dans la cour de récré.

Ecrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Qu'est-ce que vais lui dire, moi, au patron, quand il va revenir ? Non, mais quel chantier !

I am the Charly Brown of the blog !

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Còstasolana esperava los perdigalhs e aquò es la mòrt que venguèt. E la mòrt qu'èra pèr los perdigalhs serviguèt pèr el.

Ecrit par : Pendarriès | 16 avril 2008

Pecaire, Pendariès s'encrume !

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Vite fait en passant,



Carole, entre Dupond et Pondu, à qui tu donnes la palme du plus comique?
Peut-être à Totor, pour sa fraîcheur juvénile?

Ecrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Cadichon, tu es sympa en ce qui concerne sa fraîcheur §
Mais Fidel se fera une joie de la lui remettre. Ils recrutent là-bas.




Pas encore parti Victor, ils l'ont refoulé al aeropuerto.
Sachez Victor que sur le clavier español, pas d'accent grave ni circonflexe.



Dobolino : on ne dit pas le père à Cadichon, mais le père de Cadichon. Cela fait désordre ou camping.



PS : J'adorerais voir un affrontement réel entre victor en bleu de chauffe armé d'un chaîne de vélo et carole en tailleur Chanel faisant tournoyer son collier de perles au-dessus de sa tête. Ca nous changerait des caillassages de policiers.

(On va encore dire que j'exagère. Dugong, au secours !)

Ecrit par : yann | 16 avril 2008

Vos fantames sur le bleu de travail (dégueulasse je suppose), Chanel et les perles m'ont permis de rire très généreusement, mañana.

Un bon drive me conviendrai mieux.


Bof, je trouve quand même assez pitoyable, l'association du bleu de travail et Chanel. Cette distinction vestimentaire veut sûrement dire pour vous : chacun à sa place.
Quelle dénégation.

Écrit par : Carole | 16 avril 2008

Je leur avais pourtant passé la petite vidéo avec les éléphants qui font de la peinture (réalisée sans trucage !!!^^^^)

Je t'en fiche !..." Mon papa à moi il a résisté à tout! "... "Eh ben le mien, il était pompier en Algérie pendant la guerre de 14 !"

Et vas-y que je te fonce dans le lard et que te crèpe le chignon...Pire que la Guerre des boutons !

Peut-être que si j'avais été formé à l'IUFM...

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Peut-être que si j'avais été formé à l'IUFM...

Ecrit par : Robin | 16 avril 2008

Module "Connaissance de l'autre et résolution des conflits" ?

Écrit par : catmano | 16 avril 2008

Le petit génie n'a que 13 ans. Bigre, c'est quand même pas bien rasurant tout ça !

http://actualite.aol.fr/insolites/un-lyceen-allemand-corrige-un-calcul-de-la-nasa-sur-le-danger-d-un-

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Peut-être que si j'avais été formé à l'IUFM...

Ecrit par : Robin | 16 avril 2008

Module "Connaissance de l'autre et résolution des conflits" ?

Ecrit par : catmano | 16 avril 2008

Oui, ce genre de truc. Le pire moment, c'est après l'exposé théorique, quand ils vous invitent à vous exprimer "sur les problèmes concrets que vous êtes amenés à rencontrer sur le terrain" et qu'ils vous regardent avec des yeux vides avant de vous dire : "Et vous, qu'est ce que vous en pensez ?"

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Còstasolana esperava los perdigalhs e aquò es la mòrt que venguèt. E la mòrt qu'èra pèr los perdigalhs serviguèt pèr el.

Ecrit par : Pendarriès | 16 avril 2008

Pecaire, Pendariès s'encrume !

Ecrit par : Victor | 16 avril 2008

Fichte alors (oui, l'Allemand)! Pendariès, je sais l'écrire, et ça ne prend pas 2 "r"; ce n'était point moi, by Jove. Mais le même qui a recopié du Max Rouquette en Oc la dernière fois.

"Il est bien brave" = il est un peu concon, c'est lou ravi de la crèche, mais dépréciatif.

"Il est brave" = c'est un gentil, quelqu'un de bien, mais il ne faut pas lui demander la lune.

Écrit par : Pendariès | 16 avril 2008

Comme un cheveu sur la soupe: quelqu'un sait-il depuis quand "L'Education Nationale" se nomme ainsi? Quel gouvernement était alors aux affaires? Comment se nommait précédemment le Ministère qui s'occupait de l'École?
Merci d'éclairer ma lanterne.

Écrit par : christian | 16 avril 2008

Quant au mépris des petites gens par les enseignants, ce n'est pas surprenant quand on voit des agrégés mépriser des certifiés. En écho, j'ai également vu des ouvriers qualifiés mépriser des ouvriers spécialisés qui eux-mêmes... Vanité des vanités, vous dis-je.

Ecrit par : Magister | 16 avril 2008



Menteur !
Tu n'as aucune idée de ce qu'est un ouvrier
t'as jamais vu un ouvrier ..... ou alors c'est que tu te faisais construire une résidence secondaire au noir !!!!

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

oh, Pendariès, es partit aquela canilha de cadichoun ? Podi parlar politica ?

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

Robin .....

je savais pas que Bribri te laissait la bride sur le cou'p' sur son propre blog !!!!!!!!!!!!

t'es intime ?

qu'importe ....
je voulais te dire, je suis été à bonne école, j'avais un patron canadien parfaitement irresponsable, débile et dénué de la moindre reconnaissance .... son nom : Hamilton (je peux le dire parce que Hamilton, c'est comme Dupont chez nous ....)
ce taré et sa famille d'abâtardés avait une devise ... ils y tenaient beaucoup .... comme tous les connards qui tiennent à leur connerie comme je tiens à ma mare !!!!

"give us the job we'll finish the tools" (il se reconnaîtra ... mais à mon avis il ne se manifestera pas !!!)

je crache sur le clavier en jurant que c'est vrai ....

attendez ..... j'essuie ......


bon ! merde, quand je crache, je crache !!!!

j'en étais où ?

Qu'importe ......

si tu veux un coup d'main pour tenir tout ces p'tits cons au garde à vous .... en attendant le retour de JPB ,
je suis ton homme ......

J'en ai la capacité .....
la preuve, cette nuit, j'ai révé que je foutais un coup d'latte dans une fourmilière et des milliards de fourmis rouges en sortaient pour envahir la terre entière .... et moi, tout en me grattant les couilles, au lieu de fuir comme tout un chacun, je réfléchissais au moyen d'exterminer les rouges fourmis .... tout en tapant des pieds pour les faire tomber de mes mollets...

comme quoi je maîtrise tout .........

allez, noz vad

Écrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

Yfig, souvent mité... jamais égalé !

Écrit par : Victor | 16 avril 2008

comme quoi je maîtrise tout .........

allez, noz vad

Ecrit par : Yfig, souvent imité .... jamais égalé !!!! | 16 avril 2008

Merci Yfig, je me disais justement qu'il manquait une centaine de milliers de fourmis rouges pour finir le chantier.

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Comme un cheveu sur la soupe: quelqu'un sait-il depuis quand "L'Education Nationale" se nomme ainsi? Quel gouvernement était alors aux affaires? Comment se nommait précédemment le Ministère qui s'occupait de l'École?
Merci d'éclairer ma lanterne.
Ecrit par : christian | 16 avril 2008
Ni cheveu ni soupe. C'est Anatole de Monzie, ministre socialiste qui débaptisa en 1932 son ministère de l'Instruction publique, pour le nommer Éducation nationale, pour faire comme Mussolini pour lequel il ne cachait pas sa profonde admiration.
Dès la fin de la guerre, la toute nouvelle République italienne s'empressa d'effacer du fronton d'un ministère, chargé d'instruire et non de laver le cerveau des enfants, ce stigmate infamant pour revenir à la titulature précédente. On attend encore un geste aussi sensé et adulte de la part de nos gouvernants.

Écrit par : Cadichon | 16 avril 2008

Comme un cheveu sur la soupe: quelqu'un sait-il depuis quand "L'Education Nationale" se nomme ainsi? Quel gouvernement était alors aux affaires? Comment se nommait précédemment le Ministère qui s'occupait de l'École?
Merci d'éclairer ma lanterne.

Ecrit par : christian | 16 avril 2008

Le Ministère de l'Education nationale s'est appelé jusqu'en 1932, "Ministère de l'Instruction publique et des beaux-Arts".

La dénomination "Ministère de l'Education nationale" a été crée par Anatole Pierre Armand de Monzie qui succédait à jean Morinaud le 3 juin 1931.

Anatole de Monzie, ardent pacifiste et admirateur de Benito Mussolini s'est inspiré du dictateur italien.

Les mots ont un poids et ce changement de dénomination n'est pas indifférent. Vous voyez, je pense la diférence entre des fonctions d'instruction et des fonctions d'éducation.

Et le changement de nature dudit Etat que recouvre ce glissement sémantique.

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

Je n'ai pas sorti mon colt assez vite, Cadichon a tiré plus vite que moi...Once upon a time in the West !

Écrit par : Robin | 16 avril 2008

"Pensez-vous sérieusement que l'ensemble de la droite et que tous les pieds-noirs soient nécessairement des fascistes? "

Où l'ai-je dit ?

J'ai simplement dit qu'on était dans un foutu merdier et que ce salon en était bien le reflet. Entre les lignes aussi que cadichon était bien un âne et qu'il s'écoutait braire (un peu trop souvent d'ailleurs dans un jargon d'outre-manche qui finit par être franchement casse-couilles, si vous voulez bien me passer l'expression...)

Rien qu'à des vérités premières, ni plus, ni moins ...

Tiens, je vais y aller de ma pensée profonde si vous voulez tout savoir. Ce sera sans doute un peu - beaucoup - en décalage et sans doute mon dernier mot, mais il me résume bien ... (j'ai lu très vite ici, quelque part, un truc sur "l'homme blanc" et cela m'a fait penser à un beau texte que je viens de relire ; et puis ces incessants rappels à la guerre d'Algérie d'où mon frère n'est jamais revenu ... )

" Il ne faut pas essayer de fixer l'homme, puisque son destin est d'être lâché.
La densité de l'Histoire ne détermine aucun de mes actes.
Je suis mon propre fondement.
Et c'est en dépassant la donnée historique, instrumentale, que j'introduis le cycle de ma liberté.
Le malheur de l'homme de couleur est d'avoir été esclavagisé.
Le malheur et l'inhumanité du Blanc sont d'avoir tué l'homme quelque part.
Sont, encore aujourd'hui, d'organiser rationnellement cette déshumanisation. Mais moi, l'homme de couleur, dans la mesure où il me devient possible d'exister absolument, je n'ai pas le droit de me cantonner dans un monde de réparations rétroactives.
Moi, l'homme de couleur, je ne veux qu'une chose :
Que jamais l'instrument ne domine l'homme. Que cesse à jamais l'asservissement de l'homme par l'homme. C'est-à-dire de moi par un autre. Qu'il me soit permis de découvrir et de vouloir l'homme, où qu'il se trouve.
Le nègre n'est pas. Pas plus que le Blanc.
Tous deux ont à s'écarter des voix inhumaines qui furent celles de leurs ancêtres respectifs afin que naisse une authentique communication. Avant de s'engager dans la voix positive, il y a pour la liberté un effort de désaliénation. Un homme, au début de son existence, est toujours congestionné, est noyé dans la contingence. Le malheur de l'homme est d'avoir été enfant.
C'est par un effort de reprise sur soi et de dépouillement, c'est par une tension permanente de leur liberté que les hommes peuvent créer les conditions d'existence idéales d'un monde humain.
Supériorité? Infériorité?
Pourquoi tout simplement ne pas essayer de toucher l'autre, de sentir l'autre, de me révéler l'autre?
Ma liberté ne m'est-elle donc pas donnée pour édifier le monde du Toi?
A la fin de cet ouvrage, nous aimerions que l'on sente comme nous la dimension ouverte de toute conscience.
Mon ultime prière :

O mon corps, fais de moi toujours un homme qui interroge! "


Une pensée pour Aimé Césaire en passant ...

Et un texte pour JPB avant son envol pour les Antilles ... :-)

Zut c'est un texte de Frantz Fanon (les dernières lignes de "Peau noire, masques blancs" écrit en 1952) Tout pour plaire ici ! Communiste et noir ...

Allez bon vent ! La vie est ailleurs ...

Hervé

Ah, le plan Langevin-Wallon n'a JAMAIS été appliqué et je vous conseille cet article lu sur SLL (zut, encore une gaffe) :

http://www.sauv.net/pourquoi.php

Écrit par : Hervé | 17 avril 2008

Et le changement de nature dudit Etat que recouvre ce glissement sémantique.

Ecrit par : Robin | 16 avril 2008
Mortalité:
Si les Italiens ont dit Ciao au totalitarisme éducatif il y a plus de soixante ans, nous, ben faut croire qu' on est encore dedans,


et cadichon n'a aucun mérite, au milieu de l'après-midi, à dégainer plus vite que Robin qui, à la même heure, a dans les pattes, toute une journée de surveillance de nos gamineries.
Je vous souhaite un repos bien mérité

Ah oui avant de vous laisser, et du coup j'ai perdu mon copié/collé du Figaro du jour.
Devant le lycée Buffon, une maman râle ferme qu'on laisse entrer les élèves de prépas, mais pas les siens, enfin avec tous les autres, et le service d'ordre est sacrément efficace, ( voir mon post plus haut, celui qui est si aimablement prêté aux syndicats lycées par le PS ou le PCF dont c'est la seule et bien maigre assistance, dixit Le Monde)
z'ont dû aller s'entrainer en RPC, Beijing... ou chez Castro..
Les voyages forment la jeunesse.

Écrit par : Cadichon | 17 avril 2008

Bon pas moyen de vous quitter mais je ne pouvais pas attendre à demain; j'ai un scoop, grâce à Hervé et au lien SLL:
"'En 1968, le PCF renonce au pouvoir. (SIC.... et SNIFF. merci pour le kleenex). En 1989, par une loi d'orientation, Jospin crée les IUFM, place l'élève au centre du système éducatif et le charge de construire lui-même ses propres savoirs. Mais cela fait déjà plusieurs années que tout le monde l'a compris : le règne de Mitterrand est celui de la capitulation devant l'économie de marché. ""

Autrement dit, le programme commun? une vaste fumisterie, jamais plus appliqué que le Plan Langevin-Wallon, un vrai village Potemkine, quoi!
et Yoyo, il n'était pas non plus la taupe trotskysto-lambertiste dont la piteuse révélation lui a coûté l'Elysée en 2002, mais une taupe du Club de l'Horloge!

Ce blog est une mine et je n'en connais aucun de plus hilarant.
Allez, c'est dit: je lui dédie ma thèse, c'est bien le moins!

Écrit par : Cadichon | 17 avril 2008

Mon ultime prière :

O mon corps, fais de moi toujours un homme qui interroge! "

Allez bon vent ! La vie est ailleurs ...

Hervé

Adieu ou Au revoir à "l'homme aux semelles de vent !"

Moi aussi j'aime bien cette prière pour rester "un homme qui interroge".

Mais mon corps semble avoir exaucé ma prière ; je suis vacciné contre le communisme (et contre tous les "ismes" en général)

Mince, on n'est pas à Nouillorque, ici, il est 1 heure 10 du mat. et j'ai fait le manager tout l'après-midi, sans compter la surveillance de la cour.

Good night everybody !

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

Good night everybody !

Ecrit par : Robin | 17 avril 2008

Et restez de hommes et de femmes qui interrogent...Mais que ça ne vous empêche pas de dormir !

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

Comme un cheveu sur la soupe: quelqu'un sait-il depuis quand "L'Education Nationale" se nomme ainsi? Quel gouvernement était alors aux affaires? Comment se nommait précédemment le Ministère qui s'occupait de l'École?
Merci d'éclairer ma lanterne.

Ecrit par : christian | 16 avril 2008


36 ? Avant c'était l'Instruction publique.

Écrit par : Sergio | 17 avril 2008

Une source officielle (http://www.education.gouv.fr/pid289/le-ministere-de-l-education-nationale-de-1789-a-nos-jours.html )

De l'instruction publique à l'éducation nationale - En 1932, le gouvernement d'Édouard Herriot décide de rebaptiser l'instruction publique "éducation nationale". L'expression date de la fin du 18e siècle, où elle était employée par les partisans de la prise en main par l'État des affaires d'enseignement. Elle était réapparue dans les années 1910-1920 sous la plume des adversaires de la division du système éducatif en filières distinctes. Anatole de Monzie est le premier ministre à porter cette nouvelle titulature. Il explique dès sa prise de fonction qu'elle est synonyme d'égalité scolaire et de développement de la gratuité et que, en somme, qui dit "éducation nationale" dit "tronc commun".

Cette titulature sera remise en cause pendant les premiers mois du gouvernement de Vichy, où l'instruction publique fait sa réapparition, mais l'appellation "éducation nationale" sera rétablie dès le 23 février 1941. Elle avait d'ailleurs été conservée à Londres, puis à Alger, par les gouvernements du général De Gaulle.

Aucun changement n'intervient sous la IVe République, ni d'ailleurs sous les mandats du général De Gaulle et de Georges Pompidou. Valéry Giscard d'Estaing innove, en 1974, en privant l'éducation de son épithète de "nationale" et surtout en confiant tout ce qui relève de l'enseignement supérieur à un secrétariat d'état, puis à un ministère autonome. Initiative appelée d'ailleurs à un certain avenir puisqu'elle s'est maintenue presque sans interruption jusqu'en 1995, sous des appellations diverses ("universités" de 1974 à 1986, "enseignement supérieur" de 1986 à nos jours) et avec des statuts divers (secrétariat d'état de 1974 à 1978, de 1983 à 1986 et en 1995 dans le gouvernement d'Alain Juppé ; ministère délégué de 1986 à 1988 ; ministère de 1978 à 1981 et de 1993 à 1995).

Eric

Écrit par : Eric | 17 avril 2008

Pour répondre à la question posée par Christian sur la distinction entre éducation et instruction, j’ai volontairement omis de vous renvoyer au site ministériel, et à ce spécimen de litote technocratique qui passe soigneusement l'essentiel sous silence, mais puisqu'il vous est communiqué, en voici mes sous-titres:

"Éducation nationale, l'expression date de la fin du 18e siècle", [des années 1792-1793, précision cruciale car la Constitution de 1791 créa un ministère de l'INSTRUCTION PUBLIQUE. Educ nat, c'est la forme lacédémonienne qui avait la faveur des révolutionnaires les plus allumés( Lepeltier de St Fargeau). Pour les ronds-de-cuir grenelliens pédagauchistes cela donne:…"" où elle était employée par les partisans de la prise en main par l'État des affaires d'enseignement.", bel exemple d’ euphémisme pour désigner l’embrigadement des enfants pour en faire des bons citoyens, à coup de trique

En suite on passe un nouveau coup de Ripolin;
" Elle était réapparue dans les années 1910-1920 sous la plume des adversaires de la division du système éducatif en filières distinctes. " [en escamotant soigneusement la coloration fasciste de la décision prise par un sénateur socialiste du Lot pour singer son idole, Mussolini.] "Anatole de Monzie est le premier ministre à porter cette nouvelle titulature. Il explique dès sa prise de fonction qu'elle est synonyme d'égalité scolaire et de développement de la gratuité et que, en somme, qui dit "éducation nationale" dit "tronc commun".
L’ennui pour ce pauvre type, c’est que dans le texte fondateur de l’INSTRUCTION PUBLIQUE de la 3eme République, son discours du 10 avril 1870 à la salle Molière, Jules Ferry affirme haut et fort qu’elle a pour objectif premier « de faire disparaître la dernière, la plus redoutable des inégalités qui viennent de la naissance, l’inégalité d’éducation. […] Avec l’inégalité d’éducation, je vous défie d’avoir jamais l’égalité des droits, non l’égalité théorique, mais l’égalité réelle, et l’égalité des droits est pourtant le fond même et l’essence de la démocratie », Deuxièmement, le développement de la gratuité était en marche, toutes tendances confondues partout où l’on instruit plus qu’on éduque
je peux coller une étiquette « granny smith » sur un citron vert, à la première bouchée vous serez fixés...

Continuons :

"Cette titulature sera remise en cause pendant les premiers mois du gouvernement de Vichy, où l'instruction publique fait sa réapparition, mais l'appellation "éducation nationale" sera rétablie dès le 23 février 1941. Elle avait d'ailleurs été conservée à Londres, puis à Alger, par les gouvernements du général De Gaulle."

je vous renvoie plus haut dans le fil, à la démission des gaullistes devant les cocos, et à leur avalage de couleuvres, pour cause de réconciliation nationale, et la persévérance de la titulature s'inscrit dans une logique imparable.
Son contenu idéologique est flagrant malgré tout le mal que se donne ce texte pour le camoufler..
Chassez la vérité....

Qu'ont en commun l'éducation dans les régimes socialo-communistes et fascistes? on endoctrine les bambins avec autant de conviction dans les deux.
C’est une question qui concerne la matrice intellectuelle des totalitarismes qu’Hannah Arendt ( entre autres) a si bien analysée.

Écrit par : Cadichon | 17 avril 2008

Autrement dit, le programme commun? une vaste fumisterie, jamais plus appliqué que le Plan Langevin-Wallon, un vrai village Potemkine, quoi!
et Yoyo, il n'était pas non plus la taupe trotskysto-lambertiste dont la piteuse révélation lui a coûté l'Elysée en 2002, mais une taupe du Club de l'Horloge!

Pauvre Cad' ; là voilà, brillante intellectuelle de droite, renouer avec la théorie fumeuse du complot. Jospin en taupe lambertiste mais ça faisait déjà rire à feu l'OCI il y 20 ans ! Le camarade en question a fait un bref passage comme beaucoup dans ce mouvement qui a cru, naïvement, pouvoir le contrôler comme il a cru le faire pour Cambadélis et qques autres. La réalité, c'est plutôt le PS qui a infiltré l'OCI-PCI et a ainsi récupéré l'UNEF-Unité syndicale et, partant le CROUS. Jospin trotskyste, c'est à peu près aussi comique que si vous vous déclariez vous-même communiste !
Quand à l'application du Plan Langevin-Wallon et du Programme commun, il vous faudrait une force de conviction hors du commun pour persuader les prétendus bénéficiaires que tout cela a été réalisé.
Comme le disait Charlemagne : vous qui vous êtes abreuvée au ruisseau, il vous faut remonter à la source initiale et éternelle : la réalité. L'hystérie est toujours mauvaise conseillère !

Écrit par : Victor | 17 avril 2008

je vous renvoie plus haut dans le fil, à la démission des gaullistes devant les cocos, et à leur avalage de couleuvres, pour cause de réconciliation nationale, et la persévérance de la titulature s'inscrit dans une logique imparable.

Il ne faut pas oublier ce contexte quand on parle de mai 68. Un France dans laquelle le seul choix était entre un gaullisme vieillissant et un peu déphasé par rapport à la société réelle ( il est absolument inapproprié, cependant, de parler de "dictature" ou même de "coup d'Etat permanent") et un communisme à 20%. Il faut évidemment partir de la Libération pour analyser cette situation.

Les contempteurs de mai 68 font semblant d'oublier ce contexte et le fait que mai 68 a sonné le glas du stalinisme ; la majorité des étudiants étaient solidaires de tous ceux qui se battaient pour soulever la chappe de plomb totalitaire, notament en Tchékoslovaquie.

Écrit par : Robin | 17 avril 2008

Il aura fallu un siècle pour jeter à bas un peu de la superbe de la psychanalyse, souffrez que j'attende au moins le "livre noir des neurosciences" pour les réfuter à mon tour.

Ecrit par : Blue Angel | 29 avril 2008

La différence entre la psychanalyse et les neurosciences?
Dans le premier cas le bon sens dictait depuis son invention qu'elle était un attrappe-gogos et, dans le second, le même gros bon sens ( de l'observation) avait dicté, et bien avant la publication des études neuroscientifiques sur les apprentissages, tout ce que celles-ci n'ont alors plus eu qu'à confirmer.

Donc, pas la peine d'attendre, la messe est dite, c'est le cas de le dire, car le livre noir sur les neurosciences ressemblera comme deux gouttes d'O à la version irlandaise de "Joy of sex" :360 pages vierges.
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Les contempteurs de mai 68 font semblant d'oublier ce contexte et le fait que mai 68 a sonné le glas du stalinisme ; la majorité des étudiants étaient solidaires de tous ceux qui se battaient pour soulever la chappe de plomb totalitaire, notament en Tchékoslovaquie.

Ecrit par : Robin | 17 avril 2008

Possible que la "majorité" silencieuse ait été dans ce cas là, mais pas la poignée de grandes gueules que j'ai côtoyées à l'époque.
Là, c'est "Le livre noir du communisme" qui est une saine lecture pour remettre les pendules à l'heure, ou "Le communisme une passion française", ou encore "La grande parade" de Revel, pour faire bonne mesure et montrer que la dérive "staliniste" avait en 1968 encore de belles heures devant elle, dans le Jurassic Parc des utopies criminogènes, celui, tiens, où, il y a un an tout juste, une bonne demi-douzaine de candidats se présentait encore aux présidentielles sous des bannières idéologiques tellement calamiteuses qu'elles furent dissoutes, et il y a belle lurette, dans tous les autres pays occidentaux.

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2008

Je rentre tout juste de vacances et qu'apprends-je ?
La reddition en rase campagne de X. Darcos : plus de passé antérieur et de division.
Oui, définitivement oui : libérez X. Darcos.
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 29 avril 2008

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