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06 avril 2008
Dessin et desseins
Dessins et desseins
En Primaire comme en Secondaire, j’étais nul en « dessin ». Manque d’application sans doute, ou manque d’intérêt pour ce que l’on me faisait faire — reproduire la pomme posée sur son assiette, sans même qu’un Picasso de passage ait la bonne idée de manger la pomme et de briser l’assiette, comme dans le poème de Prévert. Beaucoup de dessins géométriques aussi — conformément aux programmes de 1908, qui avaient du dessin une vision pré-industrielle, afin sans doute de distinguer l’apprentissage « républicain » de la discipline de celui, nettement plus ludique, qui avait cours dans les formations aristocratiques.
Mais « dessin » tout de même. On ne disait pas encore « arts plastiques ». C’est venu au cours des années 70 — j’étais alors auditeur libre de la faculté Saint-Charles, à Paris, où Bernard Teyssèdre venait de créer le premier centre d’arts plastiques, et où officiaient divers apôtres de l’art conceptuel et de ses environs — Journiac, par exemple. On y répudiait fort l’académisme. On y exaltait l’art brut de Basquiat — l’idée que le mural de banlieue soit une forme d’art est probablement sortie de là. Haro sur le « dessin » !
C’est bien dommage. Non que j’aie la nostalgie d’une discipline que je n’ai jamais maîtrisée. Mais la main apprend à voir, si je puis dire, et savoir faire (dessiner, modeler, sculpter, coller, photographier, que sais-je…) est aussi savoir lire — une œuvre d’art, une image, un volume. Et il se trouve que nombre d’activités liées au strict domaine des Lettres supposent une réelle habileté dans le « savoir-lire » du non-verbal. D’ailleurs, l’épreuve de Français du BTS, la synthèse de documents, s’appuie fort souvent sur une capacité (supposée) de lecture d’image (publicitaire le plus souvent, mais pas seulement).
Pourquoi ce préambule ?
Il y a aujourd’hui une vraie menace sur les enseignements artistiques. Ou, tout au moins, une véritable interrogation — aussi bien au ministère que dans les lycées et collèges. Et, se profilant derrière ces cas particuliers, une inquiétude sur le devenir des options, qui alimente la paranoïa ordinaire du corps enseignant — et des étudiants. Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment. Et le ministère devrait comprendre qu’on peut faire un vrai mouvement insurrectionnel avec une somme de rumeurs. À partir d’une certaine masse critique, le faux fabrique du réel.
Bien sûr, il y a eu, à la base, cette haine des « disciplines » enseignées en tant que telle (1) dont les Pédagogistes ont fait l’axe premier de ce qu’ils croient être une pensée. Rien d’étonnant à ce que les Arts plastiques (et, parallèlement, la musique et l’Education physique) soient les premiers dans la mire : en quête (éperdue) de reconnaissance, et en phase avec ce qui était l’Art de leur époque, ces spécialités ont joué, bien avant les autres, le jeu de la transversalité, de la « sortie scolaire », de la spontanéité créatrice, bref, de la confusion des genres si chère aux Educastres. En un sens, et même si les rumeurs de suppression du CAPES ou de l’Agrégation d’Arts plastiques sont sans fondement, les Plasticiens récoltent ce que certains d’entre eux ont semé.
Mais à tout pécheur miséricorde, et il ne sera pas dit que j’aurai laissé une discipline avec laquelle j’ai toujours entretenu des rapports d’amitié succomber aux bonnes mauvaises intentions de quelques bureaucrates.
D’autant que les Arts plastiques sont emblématiques de ce qui se dessine, en mal — et exemplaires de ce qui pourrait être réalisé, en bien.
Les lettres de cadrage adressées à XD et à Christine Albanel par le Président de la République en juillet 2007 fixent des objectifs précis en matière d’enseignement artistique, et mettent explicitement l’accent sur l’histoire artistique (2). Les propositions récentes pour l’école Primaire en tirent d’ailleurs les conséquences, en consacrant un important créneau horaire à cet enseignement.
Parenthèse : que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive. Il ne s’agit plus de refaire Giorgio Vasari ou Baltrusaitis, mais d’évoquer, de loin, de biais, la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, la danse, la photographie, le graffiti, et j’en passe. Une dérive parallèle à celle qui a fait de l’apprentissage de la littérature une pure typologie des « discours » — et à terme, dans un système qui pense toujours plus bas, on préfère toujours l’article de journal à la tragédie classique, et Diam’s à Mozart.
Dans le Primaire, c’est une erreur manifeste. Le premier souci d’un instituteur, dans cette matière, doit être d’instruire la main — dès la Maternelle (voir « Fin de récré », en vente partout !). Non pas en donnant libre champ aux élèves pour dessiner ce qu’ils veulent au gré de leur « inspiration », mais en leur apprenant à dessiner, à peindre, à modeler. En leur tenant la main. En leur apprenant à être.
Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…
Que l’on fasse appel, en Primaire, à des plasticiens locaux, ou, comme à Paris, à des spécialistes de cet enseignement, ne me gêne pas, tant que ça ne bouffe pas un temps trop précieux. Il faut aller chercher les qualifications là où elles sont.
En revanche, au collège, les compétences sont en place. Les Certifiés d’Arts plastiques ont toutes les qualifications pour accroître les capacités techniques et esthétiques ¬des élèves. Et franchement, l’histoire de l’art — ou des arts, s’ils y tiennent — peut être traitée en Lettres, en Histoire ou en Philo : c’est prévu, même si le ratio programmé (25% du cours d’Histoire) me paraît démesuré.
Quant au réaménagement prévu en Musique / Arts plastiques (50% de ces deux heures consacrés à l’Histoire des arts — et affectés à des gens qui auront passé une « certification » Histoire des arts, essentiellement des enseignants de Lettres et d’Histoire, qui se lancent dans cette spécialité aujourd’hui pour enseigner dans des classes spécifiques, demain pour enseigner à tout le monde), c’est proprement aberrant : même quand ils ont une formation adéquate, ils ont autre chose à faire. Xavier Darcos le saitmieux qu’un autre (3) : Mérimée était fort habile à croquer aussi bien les monuments historiques qu’il visitait que les accortes paysannes rencontrées sur les routes. Le dessin (comme la musique) était alors un art majeur dans la formation. Et la connaissance historique venait souvent plus tard, quand on se lançait dans le « grand tour » — ou que l’on pouvait fréquenter les musées. Bref, quand on s’apprêtait à entrer dans le monde.
Disons, pour couper la poire en deux, que l’aspect « histoire de l’art » (et non « des arts » — qui a vendu cette salade au Président ?) pourrait intervenir de façon plus soutenue à partir de la Quatrième. Je crois d’ailleurs que c’est dans ces deux classes de Quatrième et de Troisième que l’on doit proposer aux élèves le plus grand nombre possible d’options, afin qu’ils se forment une idée de ce qu’ils aiment faire, de ce qu’ils savent faire, de ce qu’ils ont envie de faire — et les profs d’Arts plastiques ou de Musique dignes de ce nom n’ont jamais fait autre chose. J’ai déjà dit (à propos du Bac Professionnel en trois ans) que la réforme actuellement proposée n’était qu’une demi-bonne idée, tant que l’on ne remettait pas à plat l’orientation vers les voies professionnelles au collège — fin cinquième, peut-être bien. Bien des choses peuvent se jouer vers 14 / 16 ans, que l’on reporte aujourd’hui à plus tard, sans que les élèves y trouvent un réel intérêt, et sans que le système y retrouve ses billes.
En fait, plus j’y pense, plus l’idée d’une Seconde indifférenciée, d’une Seconde d’observation, me paraît inefficace. Les vrais problèmes sont en amont, à l’école primaire (ça y est, le ministre s’en est soucié — et peu importe les cris des demi-vierges du SNUIPP ou de la FCPE) et au collège. Si nous parvenons à résoudre ces deux étapes, l’idée même d’une Seconde « d’observation » ne s’imposera plus — comme elle ne s’imposait pas il y a encore une trentaine d’années, quand on passait en Seconde A, B ou C (la distinction C/D s’opérant ultérieurement). Mais c’est que les élèves, encore à la fin des années 70, maîtrisaient (en gros…) ce que nous appelons aujourd’hui « socle fondamental ».
Reste le lycée.
« Arts plastiques », c’est une vocation appuyée sur une compétence. C’est l’exemple même de la série qui doit imposer un tri vigoureux à l’entrée — mais où, dès lors, on doit mettre le paquet. Un élève qui s’est orienté vers les Arts plastiques, à partir de la Seconde, a un itinéraire tout tracé vers Boulle, Estienne, les Beaux-Arts et quelques autres, dont les UFR d’Arts Plastiques qui forment à l’enseignement (recrutement fort restreint, ces derniers temps : les facs doivent pouvoir recruter en fonction des espérances réalistes de décrocher un concours difficile, et non accepter tout le monde, sous peine de rééditer ce qui s’est passé ces dernières années pour les STAPS, avec des dizaines de milliers d’étudiants pour une poignée de postes). Une option n’a de sens que si elle permet de pousser au plus haut les compétences de l’élève, et s’inscrit dans un projet cohérent. Elle ne concerne pas tout le monde, et l’envie y est dépendante du talent.
Du coup, j’ai l’impression que les suppressions de postes actuelles vont certainement faire du bien à Bercy, mais mettent, pédagogiquement parlant, la charrue avant les bœufs. Les projections des besoins tombent souvent à côté. Il aurait mieux valu réformer le collège et le lycée, repenser les programmes dans toutes les matières, et réorienter les compétences après. Un an de moins dans l’escarcelle des grands argentiers, mais combien de profits intelligents, à terme !
Pour faire bref, je serais prêt à cautionner un lycée qui offrirait à tous un tronc commun solide, continuation et approfondissement de ce qui aurait été fait au Collège, avec, dès la Seconde, un système d’options éventuellement couplées (Majeure / Mineure), mais s’inscrivant dans la même logique de formation. Options de plus en plus spécialisées, avec un nombre d’heures adéquat, au fur et à mesure que l’on se rapprocherait de la Terminale. Les établissements d’enseignement supérieur recruteraient dès lors en connaissance de cause, sur dossier (j’ai de plus en plus tendance à penser que le Bac sanctionne un niveau d’études — en l’occurrence de fin d’études — bien plus qu’une compétence à faire du Supérieur).
Le système permettrait de s’aligner sur les horaires européens (28/29 heures par semaine en Seconde, contre 34/35 en France), ce qui semble être, à tort ou à raison, le rêve de nombreux technocrates. Tout en préservant une excellence à la française. Et en revalorisant les séries aujourd’hui boudées, puisqu’on saurait ce que l’on y fait, et pourquoi on y va, au lieu de se résigner, comme aujourd’hui quand on va en L, à séjourner deux ans dans la poubelle. Cela permettrait même de revaloriser la notion même de Seconde — car combien d’élèves s’y retrouvent simplement parce qu’ils n’ont pas eu le BEP de leurs rêves ?
Et les Arts plastiques, dans tout ça ? Et la Musique ? Et…
Imaginons un parcours-type. L’enfant apprendrait au Primaire à toucher, manipuler, maîtriser. Au collège, il commencerait à créer, tout en s’initiant à l’Histoire des œuvres — des chefs d’œuvres qui comptent. C’est fin Troisième qu’il opterait pour une option spécifique. En lycée enfin, les heureux élus passeraient à la fois à la création et à la mise en situation exacte des arts du passé. Ils seraient, en Terminale, à la fois praticiens et encyclopédistes de leur spécialité. Pour les former, des enseignants spécialistes — j’adore les « disciplines », moi, et je ne me vois pas donner des cours d’Histoire de l’art, ou de la musique, sinon incidemment — à tous ceux qui ne suivraient pas l’option, mais qui ont tout de même droit à une culture solide. Des Profs qui auraient passé des concours adéquats, — avec moins de sciences de l’éducation, d’épreuves sur dossier et autres carabistouilles, mais plus de pratique de la matière et plus de théorie en même temps.
Jean-Paul Brighelli
(1) Et rappelée par Christophe Cirendini, prof d’Arts plastiques dans le sud de la France, dans un article fouillé sur l’état des Arts plastiques et le moral des troupes, disponible sur
http://www.sauvonslesartsplastiques.fr/spip.php?article22.
Le rapport présenté en décembre 2007 par l’IG Eric Gross, qui est la base de réflexion du ministre, est sur http://www.sauvonslesartsplastiques.fr/IMG/pdf/rapport-gross-arts-et-culture.pdf.
Le projet gouvernemental est sur http://www.gouv.fr/chantiers/culture_851/education_culturelle_artistique_sera_59076.html.
Sur la « certification complémentaire » en Histoire des arts, voir http://www.hda.ac-versailles.fr/spip.php?article5 (et pour les modalités, http://www.ac-reims.fr/examens/pdf/certif-complementaire.pdf).
Et sur ce que suppose ce pluriel, et l’application des directives ministérielles dans le Primaire, on consultera avec intérêt http://www.betapolitique.fr/Deux-ou-trois-choses-que-l-03748.html.
L’état présent des rumeurs, amplement alimentées par certains syndicats dont l’agenda n’est pas forcément de défendre ce(ux) dont ils parlent, se trouve sur le site de NousVousIls, sous la plume de Sandra Ktourza : http://www.vousnousils.fr/blog/index.php?2008/02/08/112-histoire-des-arts-reactions-des-syndicats.
L’aspect passionnel, sur fond sonore emprunté aux Muvrini, est au cœur d’une vidéo (http://fr.youtube.com/watch?v=wfg9UqtmYAM&feature=related).
Et Bruno Magliulo (il n’y a donc que des Corses dans cette matière ?) s’est fendu d’une analyse intéressante, et globalisante, sur http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=23#comments.
(2) « Nous souhaitons qu'avec le ministre de l'Education nationale, vous fassiez de l'éducation culturelle et artistique à l'école une priorité de votre action. (…) L'école doit transmettre à tous les élèves les bases culturelles fondamentales leur permettant de connaître et d'aimer l'histoire, la langue et le patrimoine littéraire et artistique de notre pays - condition pour se sentir membres d'une même Nation -, de vivre en homme ou en femme libre, et d'apprécier, tout au long de leur vie, l'art, le spectacle, la littérature, et toutes les autres formes de pratiques culturelles. Nous pensons que la création d'un enseignement obligatoire d'histoire de l'art peut constituer le support de cette éducation culturelle qui fait aujourd'hui si cruellement défaut à nos enfants. Vous veillerez également à ce que tous les enfants, durant toute leur scolarité, puissent avoir une pratique artistique effective, en diversifiant les possibilités et en favorisant les pratiques collectives (…). » (Lettre de mission à Christine Albanel)
« Nous voulons que l'enseignement culturel et artistique soit significativement renforcé car c'est un facteur d'élévation individuelle et collective, et, dans un pays comme le nôtre, attaché à sa langue et à la vigueur de sa culture, un élément d'identité nationale. Vous créerez à cet effet, notamment, un enseignement obligatoire de l'histoire de l'art et vous veillerez à la transmission du patrimoine littéraire de notre pays. (…) Vous ferez en sorte que, de la maternelle au baccalauréat, tous les élèves aient une pratique artistique. (…) » (Lettre de mission à Xavier Darcos).
(3)Voir l’excellent (mais oui !) « Mérimée » écrit par Xavier Darcos, et publié chez Flammarion en 1999 — disponible en Poche (à la Table ronde).
PS. Côté "lecture d'images", je signale ou rappelle que l'intégralité de "Palettes", la si remarquable émission d'Arte, est disponible. Sinon, dans un genre proche, si vous éprouvez quelque contrariété après lecture de cette Note, allez donc cueillir l'instant fatal sur http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/7d/lunettesrouges.blog.lemonde.fr/files/fillette_03.swf




Commentaires
"Mais la main apprend à voir, si je puis dire, et savoir faire (dessiner, modeler, sculpter, coller, photographier, que sais-je…) est aussi savoir lire — une œuvre d’art, une image, un volume"
Jean-Paul Brighelli
Tiens, vous défendez le trans-disciplinaire et le transversal, maintenant? Excellente nouvelle! ;-)
En tous cas, bravo pour ce nouveau fil!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008
"Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…"
Jean-Paul Brighelli
Les horaires impartis aux disciplines artistiques dans la formation dispensée aux PE par les IUFM sont en effet très insuffisants, personne ne pourra vous contredire à ce sujet.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008
Dans le Primaire, c’est une erreur manifeste. Le premier souci d’un instituteur, dans cette matière, doit être d’instruire la main — dès la Maternelle (voir « Fin de récré », en vente partout !). Non pas en donnant libre champ aux élèves pour dessiner ce qu’ils veulent au gré de leur « inspiration », mais en leur apprenant à dessiner, à peindre, à modeler. En leur tenant la main. En leur apprenant à être.
Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…
Que l’on fasse appel, en Primaire, à des plasticiens locaux, ou, comme à Paris, à des spécialistes de cet enseignement, ne me gêne pas, tant que ça ne bouffe pas un temps trop précieux. Il faut aller chercher les qualifications là où elles sont.
JPB
Un jour, j'avais écrit ce qui suit au sujet des Arts Visuels (attention, ça ne s'appelle plus les Arts Plastiques, depuis au moins 2002). Si cela vous intéresse, il y a une suite...
Dernier point traité du « programme » de l’école maternelle, et pourtant souvent premier et parfois unique pôle travaillé, surtout pour les arts visuels... On peint, découpe, colle, fabrique des cadeaux, des fresques, des panneaux, on « crée », le plus souvent à partir d’un modèle fourni par la maîtresse, quand ce n’est pas par un artiste plasticien lui-même, aidé, voire assisté par l’ATSEM qui fignole les travaux des petits pendant la sieste. Et pourtant, qu’en reste-t-il à l’entrée au CP ?
Presque rien. La maîtresse se rend compte que, lâchés seuls avec leur feuille de papier et leurs feutres, ils ne savent pas gérer l’espace, utilisent les couleurs en dépit du bon sens (avec une préférence marquée pour le marron violacé grisâtre et le rose petit cochon pour les visages), sont incapables de réaliser que le ciel et la terre « se touchent », que les arbres ou les personnages ne sont pas forcément sur la ligne d’horizon ou collés sur le bord inférieur de la feuille. Ils ne savent pas découper, ni coller proprement, laissent dégouliner leurs pinceaux, ne bouchent pas les feutres, ne finissent jamais rien. Souvent les thèmes sont pauvres et même inexistants, ils ne savent pas « ce qu’il faut dessiner », accumulent sur la feuille de nombreux petits graphismes sans liens entre eux ou répètent infiniment le bonhomme, la maison et l’arbre avec la balançoire.
Alors pourquoi ? Qu’ont lu les maîtresses dans leurs programmes pour ainsi toute l’année faire « travailler ces techniques », « utiliser ces matières et matériaux » à vide ou avec ce grandiose et magnifique projet inscrit comme il se doit au « Projet d’Ecole » et qui n’est projet que dans leurs cerveaux à elles, un projet dans lequel les enfants ne voient, au mieux, qu’un empilement de micro tâches dont il faut se débarrasser au plus vite afin de pouvoir se consacrer à ce qui devient le plus important pour eux à l’école : aller jouer dans la cour avec les copains ?
Encore une fois, le manque de formation (et sans « recettes » précises), le flou des programmes où l’on peut du coup comprendre ce que l’on veut, le marketing persuasif des représentants de matériel pédagogique donnent cette sauce indigeste.
Après les années 1970 et 1980, celles de l’enfant uniquement créatif sans filet,où la maîtresse se contentait de regarder ses élèves dessiner, peindre, malaxer l’argile ou la pâte à sel comme taper sur les instruments à percussion, sans jamais leur proposer ni une technique, ni une aide, ni une consigne afin de ne pas les bloquer, nous sommes revenus (pour ce que j’en ai vu dans l’école où j’exerce, mais avec quatre collègues différentes au moins) à des exercices types « je dessine le grain autour de la petite poule », « je dessine l’herbe sous les pattes du petit mouton » que nous décriaient tant les conseillères pédagogiques, le tout additionné d’œuvres pré-programmées qui se situent quelque part entre la technologie et la création artistique et de nombreux coloriages dont le moins qu’on puisse dire c’est que l’on peut douter de leur qualité artistique.
Ah, j’allais oublier les techniques d’Art Contemporain à base d’encres que l’on laisse fuser, couler, se mélanger, de peintures que l’on tamponne, mélange, barbouille, de craies d’art que l’on empile, gratte, d’objets que l’on colle, déforme, détourne de leurs fonctions premières en vue de ce merveilleux résultat qui ferait tellement penser à l’œuvre de Machin Truc Bidule Chose qui expose actuellement ses œuvres tellement tendance à la FIAC... et que souvent les enfants ne reconnaissent plus comme les leurs dès qu’ils les ont « finies » (c’est à dire quand c’est l’heure de la récré).
Alors, qu’en tirer de ces programmes ? Comment y lire une véritable progression allant vers l’enrichissement sensible et créatif ?
Ecrit par : catmano | 06 avril 2008
Bonjour à tous les bloggeurs et à leurs trolls farceurs dans la mesure où on ne sait plus qui écrit quoi...
je viens juste dessiner la pirouette souriante d'une saperlipopette et saperlotte me gomme en une galipette ...
bonne soirée à tous en ce dimanche d'avril enneigé...
Saperlipopette et pas trollette
Ecrit par : Saperlipopette | 06 avril 2008
"Alors, qu’en tirer de ces programmes ? Comment y lire une véritable progression allant vers l’enrichissement sensible et créatif ?"
Ecrit par : catmano | 06 avril 2008
Comme d'habitude, Catmano! Les programmes, (en tous cas en musique) seraient extrêmement clairs s'il y avait, (quantitativement), la formation qui va avec.
Par contre, effectivement, plus cette formation est réduite à la portion congrue, plus les PE sont tentés de nous demander des recettes applicables directement. C'est un cercle vicieux qui n'est pas près de s'inverser, si l'on en tient compte en plus de la primauté progressive que prend l'évaluation sur la formation elle-même.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008
Connaissez-vous le duo de choc Montserrat Caballé et Freddie Mercury,ensemble sur un CD ?Une diva et un divin du Rock...ça arrache les tripes..;on s'envole...Sublissime comme on dit dans la branchitude...
Ecrit par : Amélie.- | 06 avril 2008
Lire "Sublimissime"
Ecrit par : Amélie.- | 06 avril 2008
Je connaissais, et j'avais effectivement trouvé ce duo très réussi... Ce qui, dans le genre, est plutôt exceptionnel!!!
http://www.youtube.com/watch?v=7oH5SNmUZkc
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008
En primaire, les Arts Visuels arrivaient parfois à occuper deux mois, avec intervenant extérieur et sortie, sans produire grand chose d'autre qu'une expo de fin d'année où nous étions forcés de nous congratuler mutuellement, nous, parents, sur les cafouillades de nos lardons. J'ai joué le jeu, même si franchement, je ne voyais pas de quoi s'extasier. Ce que je ne sais pas, c'est si les autres parents faisaient semblant, comme mi, ou s'extasiaient pour de vrai.
Au collège, ça m'a paru plus sérieux, aussi bien en Musique _gros travail sur le rythme, qui soit dit en passant aurait du, à mon humble avis, être fait en primaire, à l'aide d'instruments à percussion, histoire de la musique et chant choral_qu'en Arts Plastiques. Net progrès par rapport à mon époque, surtout en Arts Plastiques par rapport à mes pauvres expériences en Dessin, de la sixième à la troisième, qui rejoignent celles de JPB. Ce sont des matières où l'enseignement du premier Cycle secondaire a fait un bel effort par rapport à mon époque (septembre 1969 à juin 1973).
A poursuivre et à étayer, en gardant la même direction, à mon avis.
Pour le primaire et la maternelle, c'est zéro pointé mais Chritophe S. semble dire qu'on réduit la formation des PE à la portion congrue.
Il ne s'agit que de l'expérience personnelle d'un ancien élève parent délève qu'on ne peut a priori généraliser.
Ecrit par : dobolino | 06 avril 2008
merci pour votre nouveau livre monsieur JPB, en éspèrant que l'echec de monsieur Darcos à perrigeux lui permettra de se pencher un peu plus sur les épineux problèmes de l'éducation nationale, ce grand corps malade, et lui permettent de sonner rapidement la "fin de récré" ;)
et merci pour ce nouveau fil c'est toujours un bonheur de vous lire
Ecrit par : vince | 06 avril 2008
L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences. J'ai un excellent souvenir de "Lycéens au cinéma" lorsque notre académie avait fait venir un intervenant extérieur, jeune maître de conférences en cinéma, qui nous avait proposé une lecture extraordinairement fine de _Tigre et Dragon_ basée, mais c'est fou, ça, sur les images, le cadrage, le son, etc.
Que sont censés être les enseignements artistiques sans spécialistes ? Combien de lycées peuvent compter sur un professeur d'arts plastiques ? de musique ? de cinéma ? Il n'y a même pas de Capes ou d'agrégation dans cette dernière discipline.
Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008
L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences.
Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008
Je suis assez de cet avis! On trouve le même démon du discours techniciste dans les programmes de français de Première! C'est d'un ennui pour les élèves! Incommensurable!
Ecrit par : Jean | 06 avril 2008
"L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN"
C'est-à-dire que c'est qui ?
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Ah, c'est Christine Juppé-Leblond !
http://www.radiofrance.fr/listen.php?pr=rtsp&file=/redac/04/rm_secondr070504.ra
Qu'est-ce qu'elle imite bien la voix et l'accent de Michèle Alliot-Marie !
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Jean-Paul, je suis surpris de lire que "les rumeurs de suppression du CAPES ou de l’Agrégation d’Arts plastiques sont sans fondement."
Certes, l'agrégation est hors d'atteinte.
Mais le Capes n'existera bientôt plus, de l'aveu même de Mark Sherringham : "Un concours qui serait l’ex-Capes sera donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours."
Alors la suppression du Capes d'Arts plastiques, c'est tout de même plus qu'une rumeur. Et la certification en Histoire de l'art, elle n'a pas été inventée pour rien.
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Paul Raucy, Inspecteur Général, voici ce qu'il faut développer en classe prépa littéraire : "interdisciplinarité, interventions d’acteurs du niveau supérieur, étudiants ou, à l’occasion, enseignants, effort pour déborder le cadre strict des programmes et de leurs divisions, motivation par l’ouverture, en termes de perspectives d’études et en matière de représentation des disciplines et de leurs liaisons, mise en oeuvre d’une logique de projet ; traits qui sont, dans l’esprit, très proches de certaines des préconisations du récent rapport de l’inspection générale sur la série L."
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive.
Ecrit par : JPB
On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses.
Ecrit par : moot | 07 avril 2008
"On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses."
Ecrit par : moot | 07 avril 2008
Oui, il faut assurément se méfier de ça. Mais être relativement prudent, aussi, dans "l'autre sens". Le re-baptème de: "France musique" en France musiques" permet de percevoir plus clairement que ce qu'on appelle la "musique classique" n'est pas la seule forme musicale valable sur le plan artistique.
A une époque que les moins de vingt ans, etc, etc, sur cette chaîne, tout était bon à écouter, pourvu que ce fut "composé avant d'être joué". Ce qui donnait lieu à des retransmissions de grosses daubes classiques, alors que la seule, (ou quasiment) forme de musique jazz était Duke Ellington, (musicien exceptionnel, mais très loin d'être le seul) pour le côté "savant", et Louis Armstrong pour le côté "folklorique".
Sans compter, évidemment, les interminables concerts de "musique contemporaine", ("qu'on comprend rien", comme disait Françoise Guichard il y a peu).
Un tout petit peu de démocratisation ne fait pas que du mal. Mais, effectivement, comme disait Christophe, il n'y a guère que les spécialistes qui puissent, dans le cadre de l'enseignement, en empêcher les dérives.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008
Il me semble que l’ambiguïté provient du vocabulaire.
Je verrais bien utiliser les mots :
- Arts appliqués : maîtrise du geste et des techniques élémentaires (modelage, crayon, fusain aquarelle, collage etc.) pour la formation du primaire à la 4ème. Ce qui ne dispense pas de le faire en référence aux Grands Anciens.
- Arts plastiques pour la suite : lecture d’œuvre, histoire de l’art, rôle de l’institution et du marché, etc. A l’envers, avec des travaux pratiques de mise en application.
On pourrait imaginer conserver une option arts appliqués pour ceux qui souhaitent s’orienter vers les « métiers de l’artisanat d’art » (le plus souvent en liaison avec le tourisme : poterie, croutes néo impressionnistes, portrait, etc.)
Le malaise provient en partie d’une mauvaise compréhension de la rupture dans l’histoire de l’art début XXème.
Les instituteurs, peu cultivés et formés dans le domaine, ont mal compris la définition du mot art : « transmission de sens par un média autre que les mots ».
Ils en ont conclu que faire éclabousser un papier par des mômes permettait d’approcher l’œuvre de Pollock, plier 3 bouts de cartons celle de Judd ...
Pas dur techniquement de faire réaliser une toile à la manière de Dubuffet. Du coup, il semble accessible à un enfant. Sauf que regarder un travail de Dubuffet sans rien savoir de son histoire personnelle, de ses relations équivoques avec Chaissac, avec le marché de l’art etc. consiste à observer des jolies couleurs sur une toile ou du sable collé sur un panneau !
Je vois mal un enfant de 10 ans maîtriser le sens, les références (souvent très externes et théoriques) des modernes et des contemporains. Il m’a fallu 30 ans pour le faire (très partiellement), beaucoup de lectures doctrinales (... indigestes) et un très grand nombre de visites d’expos.
A contrario, dans l’art « classique », le bien fait, le joli, l’éblouissant techniquement masque des aspects conceptuels qui ne sont pas moindres et pas plus explicites (surtout dans une société où la mythologie, la religion et l’histoire ne sont plus au centre des savoirs communs).
La transmission est seulement en apparence plus simple : se réfugier derrière la maîtrise technique permet de se dispenser de la recherche du sens dans le contexte historique !
En gros, on prend 50 gosses (de préférence chinois), on leur tape sur la gueule 10 h par jour avec des pinceaux à la main et un prof de technique. A terme, quelques uns peindront aussi bien que Velasquez ou Ingres, mais aucun ne réalisera les Ménines ou le Bain Turc. Pas seulement parce que la construction ne sera pas aussi magistrale, mais SURTOUT parce que la rupture dans l’histoire de l’art, le sens transmis, le discours critique etc. n’y seront pas (et pour cause).
Comme il faut 30 ou 40 ans pour maîtriser le geste, la facilité consiste à penser que c’est le geste qui fait l’artiste classique !
Oh ! Comme c’est difficile de peindre aussi bien ... Ben, dans le fond, non faut juste de la persévérance et quelques prédispositions psychomotrices ! D’ailleurs à la même époque un grand nombre « d’artisans d’art » avaient la même maîtrise technique (peintres d’atelier ou maîtres mineurs) et n’ont pas laissé d’œuvre parce qu’ils n’étaient pas artistes.
Là est toute la différence entre art appli et art plastique.
Apprécier l’art contemporain ça se mérite, c’est vraiment du travail !
Ce qui ne veut pas dire qu’il n’en est pas de même avec l’art classique ...
Juste on peut faire semblant d’être content devant une toile du XVIIIème parce que c’est joli.
Pour autant sans une solide formation théorique on aura rien compris dans les deux cas.
D’avance, j’entends parler d’émotion : « Devant Monet on est bouleversé, pas devant Buren »
Relativisons ... Le sacre de Napoléon question émotion faut voir ! Par contre, si on est normalement constitué, une installation de feutre et de graisse de Beuys ou les cabanes de Kieffer, ça brasse un rien ... (même si on ne sait rien des auteurs, ce qui est dommage)
Une partie de la peinture classique n’est pas émouvante, idem pour l’art contemporain. L’émotion n’est pas obligatoirement au centre de l’objectif du plasticien, c’est selon ...
PS :
- Le coffret Palette, c’est magique et éclectique (100 €, 18 DVD de Lascaux à Klein). Indispensable à voir et revoir. Pour les flemmards : le cours d’art plastique est tout fait, reste seulement à proposer une synthèse ...
- JPB, sauf votre respect, Basquiat, c’est bien ! C’est plein de sens, de références, c’est profond et léger à la fois, représentatif d’une époque (du marché de l’art et du monde). De ce fait, il me semble que la postérité le retiendra parce que c’est un témoignage fort et grave de ce qu’étaient les années 80 (voir l’excellent film du plasticien Schnabel).
- Ouch ! J’ai encore été trop long !
Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008
La main qui façonne...
Les enfants aiment sculpter...travailler la matière et quelle joie de voir émerger d'un bloc de siporex ce que l'on apréalablement posé sur le papier.Passer du 2 au 3 !
De bons moments en plein air... en abscence de misral !
Ecrit par : Patrickinstit | 07 avril 2008
le " t" s'est envolé !
Ecrit par : patrickinstit | 07 avril 2008
"Ouch ! J’ai encore été trop long !"
Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008
Non! On voudrait plus de messages comme celui-là! Vous êtes passionnant. Merci.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008
Et, se profilant derrière ces cas particuliers, une inquiétude sur le devenir des options, qui alimente la paranoïa ordinaire du corps enseignant — et des étudiants. Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment. Et le ministère devrait comprendre qu’on peut faire un vrai mouvement insurrectionnel avec une somme de rumeurs. À partir d’une certaine masse critique, le faux fabrique du réel. (JPB)
Des écoles maternelles sans enseignants depuis des semaines et un projet de suppression pure et simple de la maternelle.
Des écoles primaires où des méthodes de lecture nuisibles continuent de fleurir. Les heures du samedi supprimées et remplacées par un soutien qui ne sera pas effectif au dire des spécialistes. De nouveaux programmes de primaire dont on est en droit de se demander s'ils seront appliqués étant donné la fronde qui s'organise dans la hiérarchie minée par les pédagos et qui tiennent les instits sous leur coupe.
Des collèges laissés à l'abandon avec une violence croissante.
Des lycées où l'on supprime des options dites coûteuses et non rentables. Une réforme en perspective sans avoir d'abord réformé le collège. Le bon sens n'est pas l'apanage de ce ministère.
Des suppressions de postes par milliers:
11OOO dans le secondaire. 1000 postes d'administratifs. On préfère faire des économies sur le terrain que chez les spécialistes de la machine à café.
3000 postes "dématérialisés" pour reprendre le vocabulaire RGPP, ce qui veut dire 3000 postes transformés en heures supplémentaires.
Des IUFM qui continuent de cracher leur idéologie néfaste. Un futur recrutement des enseignants sur master.
Une réforme en cours de la mobilité des fonctionnaires avec possibilité de licenciement au bout de 2 ans.
Tout cela ce ne sont que des rumeurs, Monsieur Brighelli? De la paranoïa? Je serai nommée sur 2 établissements l'an prochain, d'autres sur 3. Des rumeurs? Vous voulez que je vous envoie les courriers de mon chef d'établissement?
Que vous fassiez partie des nantis de L'EN qui n'ont rien à craindre, on le sait, que vous ayez en plus une sinécure en oeuvrant pour ce gouvernement et ce ministère, fort bien, mais que vous traitiez de paranoïaques les profs qui font les frais de la politique gouvernementale, non. Vous vous contentez de parler de rumeurs, mais les faits sont là, les chiffres sont avancés par votre ministère et votre gouvernement lui-même! Puisque vous soutenez cette politique, défendez-là avec des arguments, des vrais. Dites que vous trouvez très justifiée cette politique de suppression de postes, ce nomadisme des enseignants sur 2 ou 3 postes, cette impossibilité pour des élèves de faire grec, latin, russe et le reste! Mais ne niez pas la réalité en parlant de rumeurs!
Serait-ce un trait des maoïstes ou ex-mao. de nier la réalité quand elle devient gênante, qu'ils soient en Europe ou en Chine? Car après tout c'est vrai, les chinois raisonnent de manière semblable: ils nient la réalité et se disent qu'au Tibet, on peut vraiment construire un mouvement insurrectionnel sur rien, sur des rumeurs!
C'est simple, on efface et on parle d'autre chose.
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
"Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment."
Surtout que la supression du Capes en 2009-2010 n'est pas une rumeur !
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
DÈS QUE L'ON PARLE DES SEINS C'EST FOUT CE QU'ON S'ÉGARE... DE L'EST : TROIS MOTS SUR UNE ÉNORME LACUNE DES PROGRAMMES
Ah l'art à l'école, et plus encore l'histoire de l'art : aux murs de la classe les tauromachies de Picasso côtoyant les baigneuses de Poussin, les ures de Lascaux faisant face à La naissance du monde, un héros ithyphallique poursuivant l'offrande d'une Vénus callipyge..! Qui dira le rôle qu'ont pu avoir dans nos midis précoces l'instituteur épris de beau et le prof d'histoire qui nous ouvraient à la fois les portes du Louvre et les verts paradis de l'éros ?
Donc défendre la place des arts plastiques dans l'école aussi vigoureusement qu'elle mérite de l'être, voilà une cause à laquelle j'adhère, que je soutiens, mieux, pour laquelle il ne semblerait pas déplacé de convoquer sur quelque parvis une protestation blanche avec comme slogan : rose sélavy !
Mais bon sang, n'oublions pas pour autant les constructions géométriques ( pliages et constructions de solides), les mesurages et les travaux manuels ( atelier "bois", atelier "fer") par lesquels l'école hier ( l'école dans le temps ! école d'antan ! diraient les imbéciles), nous initia, par le parti pris des choses, à ces babioles intellectuelles que sont la géométrie - plane et dans l'espace - les mesures d'angles et de volumes.
L'art à l'école, bien sûr, mais aussi le dessin géométrique et l'application à la matière ingrate du rapporteur, de l'équerre et du compas à tracer, de la lime et de la scie à onglet.
Ah qui dira les vertus du bédane pour la formation de l'intelligence, ou celles de la varlope et du bouvet ?
Devrais-je ici rappeler Rabelais et la journée de l'escholier selon Ponocrates ?
Messieurs des programmes, vous avez une lacune à combler.
GM
Ecrit par : guy morel | 07 avril 2008
Bonjour, ça barde; et je comprends les déceptions et les colères - être sur plusieurs établissements à la fois, ce n'est pas la joie. Courage à vous.
Autre point: le colloque Max Rouquette, c'était bien. Quelques images: http://www.max-rouquette.org/centenaire/images_centenaire/Photos-Colloque
J'y suis, mais je ne vous dis pas où....
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
Peut-être ici non? ;)
http://www.max-rouquette.org/index.php?mact=Album,cntnt01,default,1&cntnt01albumid=2&cntnt01pictureid=37&cntnt01returnid=98&page=98
Ecrit par : Loki | 07 avril 2008
Il y a en effet fort lieu de s'inquiêter des projets multi-formes lancés autour de la "réforme" de notre belle EducNat. Pour autant, la rumeur remplace bien souvent les faits: les rapports Pochard ou Attali promettent monts et merveilles ultra-libérales mais je vous rappelle que le ministère n'en a pour l'instant rien retenu; la conférence des directeurs d'iouphme aimerait bien, en effet, supprimer CAPES et autre agrégation pour former en son sein étrangleur les futurs professeurs, mais aucun document ministériel sérieux ne le reprend non plus... Vous me direz que tant de silence cache sans nul doute de bien mauvaises intentions... soit! Mais attendons de voir. Les suppressions de postes massives sont, pour l'instant, la seule réalité intangible; si le ministère souhaite demain avoir l'intégralité de la profession dans la rue, il peut en effet y ajouter Pochard et consorts. Mais attendons, pour nous mobiliser efficacement, d'être en face de faits avérés... faute de quoi toute cette agitation fébrile pourrait être déjà retombée au moment où les luttes seront réellement à mener!
PS1: je donne souvent moi-même dans le catastrophisme, mais pour une fois je veux du concret!
PS2: la certification en histoire des arts est bien plus ancienne que la modification des programmes des disciplines artistiques, il n'est donc en rien évident que l'une et l'autre soient liées -en la matière, le ministère a plutôt tendance à accompagner tardivement la réforme plutôt qu'à la devancer. Par ailleurs, une modification de programme ne signifie en rien le transfert vers d'autres intervenants; sinon cela voudrait dire que le CAPES d'histoire-géo est également supprimé, puisqu'un quart des programmes devront désormais intégrer l'histoire des arts...
Ecrit par : Claire | 07 avril 2008
Même sous la torture de la cabre (la chèvre lécheuse, donc, confer "François 1er" avec Fernandel, joli souvenir cinématographique de mon enfance), je ne dirai rien. Coiffure de dingue écheveulé, je sais... Mauvaise habitude, celle de me tortiller les cheveux pendant mes communications. Et puis mince, c'est mon mauvais profil. Mais je n'ai rien dit.
Mais je le répète, je n'ai pas joué à être JPB sur son blog. Néanmoins: c'est sympa de donner dans le texte du Max Rouquette.
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
"Mais attendons, pour nous mobiliser efficacement, d'être en face de faits avérés... "
Claire, est-ce que la période de transition que nous serions en train de vivre ne va pas de pair avec ses "dommages collatéraux" (laisser sur le carreau une partie, même infime, des professeurs, pour mener le reste vers le glorieux matin du: "Moins de moyens mais plus d'efficacité")?
Sanseverina et d'autres) ne s'alarme plus, puisqu'elle y est, dedans. Je peux apprécier vos propos mesurés à leur bonne et juste valeur; cependant, celles et ceux à qui on casse la jambe ont bien le droit de dire "aïe", je crois....
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
*mode Hercule Poirot on*
Penda, votre promptitude à vous innocenter est plus que suspecte... Pourquoi éprouvez-vous un tel besoin à dire que ce n'est pas vous qui avez pris l'identité de JPB durant les derniers jours? Pour quelle raison, sinon parce que c'était bien vous! Vous êtes démasqué!
*mode Hercule Poirot off*
Ecrit par : Loki | 07 avril 2008
Un mercredi après-midi,il y a quelques années,je passais devant la préfecture et je vis des jeunes collègues enseignants sous une banderole sniupp jetant en jubilant des livres dans des grosses poubelles.Je ne pus m'empêcher de leur dire,mais vous rendez vous compte que vous jetez des livres, des livres.
-Petit bourgeois m'insulta l'un d'eux.
Je m'éloignai,tête basse.
.
Faut-il nous faire un dessein ?
Des personnels "bousculés" dans un lycée
Un proviseur-adjoint et un conseiller principal d'éducation ont été "sérieusement bousculés" au lycée Olympe-de-Gouges de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après l'intrusion d'une trentaine de jeunes extérieurs à l'établissement, a-t-on appris auprès de l'inspection d'académie du département.
Vers 10H30, "une trentaine de jeunes non-identifiés et extérieurs au lycée ont pénétré dans son enceinte, bousculant sur leur passage un certain nombre d'élèves",
.
.
.
"ils ont détruit une exposition d'art plastique"
et "ont sérieusement bousculé le proviseur adjoint et le conseiller principal d'éducation qui ont été pris en charge par les pompiers", a expliqué à l'AFP l'inspection d'académie de Seine-Saint-Denis.
Source : AFP
Ecrit par : bernard | 07 avril 2008
A Claire,Sanseverina et les autres ....
Malheureusement, je crains que la partie ne soit truquée et les dés pipés, car nous avons engagé une partie avec des "partenaires"qui connaissent notre jeu alors que nous ignorons le leur. Ils ont en main des cartes que nous n'avons pas..Desseins inéluctables et dessins impénétrables ...
Ecrit par : Amélie .- | 07 avril 2008
Mais je le répète, je n'ai pas joué à être JPB sur son blog. Néanmoins: c'est sympa de donner dans le texte du Max Rouquette.
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
Bien sûr que ce n'est pas pendariès, je peux le certifier, j'ai le capes de faussaire option occitan...
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
"Un mercredi après-midi,il y a quelques années,je passais devant la préfecture et je vis des jeunes collègues enseignants sous une banderole sniupp jetant en jubilant des livres dans des grosses poubelles."
Ecrit par : bernard | 07 avril 2008
Pourquoi ne dites-vous pas qu'il n'y avait qu'un seul livre, en "X" exemplaires: celui de Luc Ferry, (ministre de l'éducation à l'époque), dont l'envoi systématique avait été vécu par beaucoup de collègues comme une provocation, vu l'argent qu'il avait coûté comparativement au "serrage de ceinture" qui était demandé en parallèle.
On est d'accord ou pas avec le vandalisme, (personnellement, je n'aime pas cela, mais alors pas du tout), mais les circonstances relativisent quand même la portée de l'acte, non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008
non
Ecrit par : bernard | 07 avril 2008
J'ai étudié l'Histoire et la Géographie, mais pas l'Histoire de l'Art. Ce n'est pas parce que je peux reconnaître les oeuvres majeures que je peux les enseigner.
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc?
Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008
Penda, allons, on va tous vous reconnaître! Vous donnâtes votre nom une fois ici , il y a peu et il est écrit en dessous de la photo! C'est à peu près comme cela que je vous imaginais: un visage tendre:-) Profitez de ma bonne humeur passagère...et merci pour vos encouragements.
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc?
Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008
Ah oui pour le bleu Klein ça c'est pas bon...
Ecrit par : Sergio | 07 avril 2008
A Amélie ... ("Ils ont en main des cartes que nous n'avons pas..Desseins inéluctables et dessins impénétrables ...")
Vous pouvez connaître leurs cartes facilement. Relisez les textes qui sortent de Bruxelles et d'ailleurs :
Moyoto Kamiya, OCDE, in Courrier de L’UNESCO, décembre 2000 : « Une vaste réforme du secteur public d’éducation est en cours, orientée vers et par le marché ».
Accords de l’OMC qui prévoient « la privatisation de 160 secteurs ou services , pour une libéralisation totale», et parmi ces secteurs, « l’éducation (…) avec la santé, le dernier bastion à prendre » (Moyoto Kamiya, OCDE, in Courrier de l’UNESCO, décembre 2000)
Logique libérale : « privatiser les bénéfices et socialiser les pertes », « les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable, et dont l’exclusion de la société en général s’accentueront à mesure que d’autres vont continuer à progresser ». (Adult learning and technology, un OCDE countries, 1996)
Banque mondiale au service des multinationales : « Investir prioritairement dans l’éducation de base » et « livrer les secteurs secondaires et universitaires aux industriels de l’éducation ». « Encourager le recours au privé » et « consentir des prêts pour les pays disposés à adopter, pour l’enseignement supérieur, un cadre législatif et réglementaire (…) où le secteur privé interviendra davantage au niveau de l’enseignement et du financement ». N’intervenir que si les pays ont su « réformer les systèmes éducatifs directement dirigés par des administrations centrales ou d’Etat (…) lesquelles laissent peu de marges de manœuvre ». (Banque mondiale, Priorités et stratégies pour l’éducation, 1995)
Conférence de Lisbonne, les 17 et 18 mars 2000 : Invitation des ministres de l’éducation des différents pays européens à « se mobiliser pour entrer de plain pied dans la nouvelle économie ».
Conférence du Lobby Gate, septembre 1998 : « L’éducation est l’un des marchés à la croissance la plus rapide. La formation privée et l’industrie de la formation des adultes devraient connaître un taux de croissance à deux chiffres tout au long de la prochaine décennie ». Dès lors, « l’éducation publique devient un concurrent qu’il convient de ramener à la portion congrue ».
Groupe de travail de l’OMC, dirigé par le président de BP Amoco, ex directeur du GATT, Peter Sutherland : « La responsabilité de la formation doit être en définitive assumée par l’industrie ». « L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique ».
Dessin (tu parles!), desseins oui ...
Et je crie aussi, comme Sanseverina !
Effectivement, Guy Morel, l'affaire est plié ... -)
Ecrit par : Hervé | 07 avril 2008
Claire, les suppressions de postes entraînent des suppressions d'options aussi, des classes sur-chargées aussi, des profs qui vont courir d'un bahut à l'autre avec du stress en plus ( on en a déjà assez en collège et je n'ai pas passé l'agreg pour jouer les bouche-trous). La suppression des heures le samedi en primaire, c'est" tangible" comme vous dites. Les instits de maternelle non remplacés en Ille et Vilaine, prenez vos renseignements, c'est vrai. Les méthodes de lecture qui pourrissent la vie des élèves, c'est tangible. Les collèges qui sont à l'abandon, venez chez moi, je vais vous montrer. Les lycéens qui ne peuvent plus faire de latin, grec etc... C'est tangible. Les suppressions de postes, c'est tangible. Le projet de mobilité des fonctionnaires avec licenciement au bout de 2 ans si votre poste a été supprimé et que vous n'avez pas retrouvé un poste dans votre administration d'origine ou dans une autre, c'est un projet. Ah! c'est vrai! C'est un projet! vous avez raison: attendons! Attendons que le projet sur la mobilité des fonctionnaires soit passé à l'assemblée. Attendons! Chut! Pas de vague! Attendons et prions que le projet ne passe pas. C'est ce que disent les Italiens du sud quand quelqu'un tousse et est sur le point de s'étouffer! " Guarda il cielo!"
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
C'est à peu près comme cela que je vous imaginais: un visage tendre:-) Profitez de ma bonne humeur passagère...et merci pour vos encouragements.
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
Penda tu as le ticket avec Sanseverina...........Mais c'est aussi un club de rencontres , ici ?!
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
"Que vous fassiez partie des nantis de L'EN qui n'ont rien à craindre, on le sait, que vous ayez en plus une sinécure en oeuvrant pour ce gouvernement et ce ministère, fort bien, mais que vous traitiez de paranoïaques les profs qui font les frais de la politique gouvernementale, non. "
Merci Sanseverina.
Cela fait du bien de temps en temps.
Ecrit par : Hervé | 07 avril 2008
A Hervé , merci de vos précisions , mais , c'est ce que je voulais dire au fond , "c'est écrit et on n'y peut rien". Remercions donc aussi au passsage tous les défenseurs de la mondialisation et autres universalistes qui viendront cracher sur nos tombes..........
Ecrit par : Amélie . - | 07 avril 2008
Penda tu as le ticket avec Sanseverina...........Mais c'est aussi un club de rencontres , ici ?!
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
Ben, évidemment! Vous ne le saviez pas? Le maître des lieux prône "la position six heures et demie"( sic) et tout et tout...
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
"la position six heures et demie"( sic) et tout et tout...
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
Six heures et demie ! Quand meme, c'est pas mal...
Ecrit par : Sergio | 07 avril 2008
Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Je crois, d'après ce que j'ai pu en entendre, quand j'étais à Genève, que ça se passe déjà de la sorte en Suisse.
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
Pouvez-vous en dire plus sur six heures et demie, à moi qui ne connais que les horloges digitales ?
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
J'ai étudié l'Histoire et la Géographie, mais pas l'Histoire de l'Art. Ce n'est pas parce que je peux reconnaître les oeuvres majeures que je peux les enseigner.
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc?
Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008
Le premier argument est recevable et légitime.
Je ne pense pas que ce soit le rôle d'un prof d'histoire géo d'enseigner l'histoire de l'art stricto sensu (sauf s'il est volontaire et possède une solide culture personnelle dans le domaine).
Tout au plus peut-il mettre en parallèle les faits historiques et les grands courants de pensée philosophiques et artistiques. On espère que c’est le déjà cas !
Le second argument est beaucoup moins crédible : les moyens audiovisuels (vidéo projecteurs et PC portables) sont assez répandus et les supports de qualité (DVD, sites internet) existent.
Récemment, on évoquait ici même leur surabondance et le gâchis de fonds publics associé !
Dans mon lycée les profs d’enseignement général ont exigé d’être doté de tout le matos. Après un an de séjour dans un placard, j’ai tout piqué, personne ne s’en est aperçu ...
Je suis loin d’être obsédé par les TICE mais j’aurais aujourd’hui peine à me passer du vidéo projecteur. Présenter un cours (ou une séance de TD) à partir de tels supports ne veut pas dire tomber dans le charlatanisme de l’auto-construction des savoirs et autres délires inductifs. C’est juste plus pratique qu’un tableau ...
Faut pas mélanger la technique et son usage !
Le meilleur exemple c’est Palette (démarche ultra directive, explicite et magistrale) que JPB évoquait précédemment.
Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008
Zorglub, sans être indiscret, je n'ai toujours pas compris en quelle(s) classe(s) et en quelle matière vous êtes prof.
LP ? Lycée général ? Fac ?
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Pour le troll faussaire, voici les paroles dans le texte. Après, adressez-vous au spécialiste en question.
"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
Pas indiscret du tout Jérémy, y’a pas (ou si peu ...) de cadavres dans mes placards !
Je suis prof de construction mécanique (autrefois dessin technique et mécanique) en lycée technique. Normalien dilettante, j’ai même pas été fichu d’avoir le temps de passer la maîtrise (a fortiori l’agreg) tellement j’ai traîné pour réussir la licence ! Y’avait trop de belles choses à voir et à faire dans la Grande Ville pour un fils de prolo qui, étudiant salarié, se retrouve avec un pouvoir d’achat sans commune mesure avec celui de ses parents.
J'ai des classes de seconde en option ISI, de 1ère et term STI (dans une filière marginale), et quelques heures en BTS.
J'ai eu dans le passé des classes de S en option Sciences de l'Ingénieur (ex bac E pour les papys). Je ne souhaite pas en reprendre pour l'instant. Les méthodes pédagogiques (induction, TP de découverte et d’auto-construction des savoirs etc.) qu'on y impose occasionnent un gaspillage de temps et d’énergie que je supporte mal. Ces élèves ont souvent un vrai potentiel et pourraient acquérir de vraies connaissances si ... c’était permis d’enseigner.
J'ai été TZR durant 5 ans ce qui m'a conduit à enseigner en LP dans des conditions assez atroces pour que je puisse comprendre le désespoir des collègues PLP.
Pour terminer mon CV :
J’ai bossé en Afrique pour le ministère des Affaires Étrangères (qui étaient ... bien étranges à cette époque ancienne).
J’ai également été associé à la création de sociétés de recherches scientifiques et d’expertise en rapport avec le patrimoine.
Je développe également des logiciels spécialisés à temps perdu.
Et vous ?
Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008
Je ne crois pas être perdue hors des réalités de ce monde (certains qui me connaissent ici en témoigneront!), ni faire de l'optimisme béat... J'ai tout fait en matière d'EducNat, postes PEP4 à la gomme, TZR sur plusieurs établissements, dernière arrivée dans les établissements au point que vous prenez l'emploi du temps qui reste, ainsi que la non-reconnaissance du chef d'établissement qui ne vous connaît pas... tout ça en étant agrégée, comme certains le revendiquent ici (j'ajoute que je n'ai jamais pu non plus enseigner en lycée, système de muts oblige!). Je ne sais que trop ce que signifie "mesure de carte scolaire" et suppression d'heures. Dans mes activités annexes (dont syndicales), je passe mon temps à essayer de trouver des solutions pour tous les "balottés" du système et à alerter sur toutes les fadaises qui peuvent sortir. Je sais que les concours sont menacés sous leur forme actuelle, je suis au courant qu'il est question d'aligner le niveau de recrutement de l'agreg sur celui du CAPES... Je sais ce qu'il en est de la réforme possible du statut de la fonction publique... Pour autant, je le répète, il est difficile de se battre sur des textes qui ne sont pas encore sortis et qui donnent lieu aux fantasmes les plus fous! Les méthodes de lecture abjectes, c'est en effet du concret, mais je rappelle à Sanseverina que les programmes du primaire viennent justement d'être réécrits en ce sens! Et les nouveaux programmes de Français de collège semblent intéressants (pour une fois!!). Dans tous les cas, et à moins d'une révolution qu'il m'arrive d'appeler de mes voeux, nous sommes assaillis de toutes parts et nous ne gagnerons pas sur tous les terrains: et je rappelle que je n'ai jamais appelé à voter pour le bling-bling de l'Elysée qui se prend pour Tatcher... On a les réformes que l'évolution malheureusement néo-libérale de notre système mérite!
Ecrit par : Claire | 07 avril 2008
"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008 "
"Etre sur six heures et demie"... J'ose à peine comprendre... Ca veut dire, en gros, être "frappé d'alignement", non?
Effectivement, s'il s'agit bien de ça, situation peu enviable...
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008
Dans tous les cas, et à moins d'une révolution qu'il m'arrive d'appeler de mes voeux, nous sommes assaillis de toutes parts et nous ne gagnerons pas sur tous les terrains [...]
Claire
Voici qui est dit, noir sur blanc. Claire, en effet, je peux le confirmer, n'est pas hors des réalités de ce monde (qui quand même est fort beau, je veux dire: les paysages).
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
"Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment."
Surtout que la supression du Capes en 2009-2010 n'est pas une rumeur !
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Il serait urgent que le ministre et ses conseillers soient clairs dans leurs intentions et dans leurs propositions, au lieu de dire à peu près tout et son contraire, et de laisser monter une angoisse tout à fait légitime chez les enseignants et les étudiants. Mettez-vous deux secondes dans la peau des préparationnaires au CAPES et/ou à l'agreg, comme ça, rien que pour voir...
Les suppressions de postes dans les établissements et les réductions des places aux concours ne sont pas une erreur, mais une faute, le péché originel en qq sorte, qui compromet d'office tout ce que M. Darcos pourrait par ailleurs proposer de positif pour l'Ecole, comme les nouveaux programmes du primaire par exemple. Elles sont indéfendables pour quelque raison que ce soit, et ne se justifient que par de misérables raisons gestionnaires : économiser trois euros six cents, que l'on gaspillera par ailleurs en deux temps trois mouvements dans des initiatives sans intérêt du type "salon de l'enseignant innovant" (authentique), processions à Ste Bédeuzie, et autres calembredainesques perlimpinpinades.
En d'autres termes : s'il y a bientôt explosion dans l'éducation nationale, tout aura été mis en place pour cela ! Quand le mécontentement et le stress montent en mayonnaise, un discours clair et cohérent s'impose ...
Ecrit par : FGuichard | 07 avril 2008
Pouvez-vous en dire plus sur six heures et demie, à moi qui ne connais que les horloges digitales ?
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
http://abardel.free.fr/petite_anthologie/aube_panorama.htm
Ecrit par : Pat | 07 avril 2008
Françoise, vous oubliez le développement durable qui va semble-t-il détrôner la "citoyenneté" au titre de machin inutile, transversal et dévoreur de fric et d'heures.
Ecrit par : Lariba | 07 avril 2008
Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Attendez Jérémy! D'où tenez-vous ces informations? A moins que je n'aie raté quelques scoops sur ce blogs rien n'est encore sûr, si???
Ecrit par : Loki | 07 avril 2008
Penda, au sujet du post/mystère, de Max non pas Aue mais Rouquette...
La solution c'est peut-être tout simplement une attaque/raptus de dédoublement de la personnalité due à un effet de proximité puisque, de votre propre aveu, vous étiez
" à Montpellier du 3 au 6 avril au soir (colloque oblige, puis envie de profiter du beau temps dans la ville)....
:>))
Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008
que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive.
Ecrit par : JPB
On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses.
Ecrit par : moot | 07 avril 2008
Et vous-z-oubliez "les" pédagogies...chères à un blogueur parti vers d'autres pâtures.
Tout ce galimatias a une matrice commune: l'égalitarisme, et son avatar, le relativisme culturel, qui se caractérise par la négation du bon sens, de l'excellence et à terme de la démocratie. Cf R. Boudon: "Renouveler la démocratie: éloge du sens commun" .
Odile Jacob, 2006.
Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008
Attendez Jérémy! D'où tenez-vous ces informations? A moins que je n'aie raté quelques scoops sur ce blogs rien n'est encore sûr, si???
Ecrit par : Loki | 07 avril 2008
Entretien de la SLLMOO (langue et mittérature médiévales) avec M. Sherringham conseiller du ministre de l’Education Nationale.
jeudi 13 mars 2008
J. Ducos, M. Zink, C. Ferlampin-Acher, reçus par M. Sherringham de 16 h à 16 h 45.
Après une présentation de la société, de nos inquiétudes à propos des projets sur le recrutement des enseignants, M. Sherringham a répondu sur les questions suivantes :
Ñ Année 2009 : maintien des concours à l’identique
Ñ Pourquoi une réforme ?
C'est en relation avec la lettre de mission de M. N. Sarkozy envoyée en juillet 2008 à X. Darcos dans le cadre de la revalorisation des enseignants.
Le décalage entre le LMD et le calendrier des concours actuels (Bac + 3 ou Bac +4) ainsi que la formation réelle des candidats souvent plus longue rend la réforme indispensable
Ñ Quel projet ?
Actuellement le ministère est en cours de réflexion, mais s’oriente vers les propositions suivantes :
. Recrutement à bac + 5 des enseignants du secondaire (cf. lettre de cadrage citée plus haut), après un master qui n’a pas à avoir un caractère professionnel.
Seule l’acquisition d’un master serait exigée, sans dissociation master enseignement / master recherche. M. Sherringham a insisté sur l’intérêt pour le niveau des étudiants et pour les masters recherche.
Il n’y aurait plus d’année de préparation au concours spécifique. Aux universités de maintenir le niveau disciplinaire. Ce niveau permettrait une revalorisation des salaires de recrutement des enseignants
. Maintien du concours de l’agrégation, dans son architecture actuelle, comme concours d’excellence, mais avec l’exigence du master pour s’y inscrire.
. Un deuxième concours qui serait l’ex-CAPES serait donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours.
M. Sherringham, à plusieurs reprises, a indiqué qu’il était à l’affût de toute proposition et qu’il les attendait. En revanche, l’urgence est grande puisqu’elles doivent parvenir dans un délai d’un mois.
. Question des docteurs : il a évoqué la possibilité de postes réservés pour les docteurs avec un aménagement d’un des concours.
Ñ Quand ? Le projet ministériel devrait être prêt avant l’été, quels que soient les aléas électoraux ou ministériels.
Ñ Autre question : nous avons abordé aussi la question de la formation continue et M. Sherringham a semblé prêt à appuyer le projet d’une université d’été pour les études médiévales. Il faut présenter là aussi un projet, sans urgence (échéance 6 mois).
Ecrit par : TIGER LILITH | 07 avril 2008
Merci Pat, le commentaire d'Aube vient confirmer ce que je pensais, bien que je ne sois pas un littéraire : à midi, on bande violemment et à six heures et demie, c'est la débandade. Donc, les 2 phrases de JPB sont contradictoires. Il faut peut-être remplacer "jamais " par toujours ou ajouter une négation :"ne sont sans doute jamais que" ? Mais comme il s'agit d'un passage sorti d'un contexte, je ne sais pas trop.
"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
Mon commentaire, purement informatif, tombe bien. Juste quand J.P.B. parle de dessins et des seins. Justement je viens de procéder à un rajeunissement de ma note "Le détournement du constructivisme psycho-pédagogique par les peintres Pompiers.
Pour ceux qui la connaissent, une petite révision ne leur fera pas de mal. Pour les autres, un peu de cuculturel leur fera le plus grand bien.
Les illustrations sont suffisamment belles pour se suffire à elles-mêmes. Oeuvrer à la réhabilitation des Pompiers est aussi nécessaire que de contribuer à la destitution des Meirieux. Cela confortera d’ailleurs les psycho-pédagogues dans la conviction que leurs adversaires sont d’infâmes réacs : outre la restauration du knout (le baton), nous ne sommes capable de proposer comme carottes que des images salaces dignes des barbons barbares et barbus du XIXéme siècle.
NB : des esprits chagrins peuvent ne pas reconnaitre Brighelli dans les deux œuvres qui lui sont consacrées. Qu’ils sachent qu’il n’a accepté de poser qu’à la condition qu’on lui rase la moustache… Contrairement aux psycho-pédagogues, la moustache repousse plus drue, quand on lui coupe l’herbe sous les pieds.
La suite à :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/07/le-detournement%e2%80%a6/#more-3777
Ecrit par : Roger Felts | 07 avril 2008
Extrait du blog indiqué ci-dessus:
"Ce n'est pas l'enfant mais Meirieu qui est au centre du système."
Très juste!
Enfin il esaye de s'y maintenir par tous les moyens, et jusqu'à maintenant il trouve encore assez d'imbéciles pour le lire et croire que derrière le verbiage il y a un contenu.
Ecrit par : Jean | 07 avril 2008
Entretien de la SLLMOO (langue et mittérature médiévales) avec M. Sherringham conseiller du ministre de l’Education Nationale.
jeudi 13 mars 2008
Je ne vois pas vraiment l'intérêt de nous ressortir cet entretien qui a déjà été vu, lu et commenté sur ce blog? Quelle valeur a-t-il?
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences.
Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008
Je suis assez de cet avis! On trouve le même démon du discours techniciste dans les programmes de français de Première! C'est d'un ennui pour les élèves! Incommensurable!
Ecrit par : Jean | 06 avril 2008
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Peut-être parce que ce n'était pas bien fait ? Mais mon propos était surtout que parler d'oeuvres que l'on aime bien n'est pas savoir les présenter. Le discours techniciste est souvent l'ennemi du sens, on se goinfre de termes techniques donnés pour eux mêmes. Mais il n'en demeure pas moins qu'un texte littéraire ou un film ou un tableau demande qu'on sache l'observer pour ce qu'il est, et pas uniquement comme point de départ d'une argumentation, voire d'un catéchisme (cf. les sempiternels films sur "la différence" et ses variations innombrables).
Ecrit par : Christophe853 | 08 avril 2008
Tiens, au fait, une petite question épistémologique; on parle ici d'enseignements artistiques. Or, pour beaucoup de blogueurs ici présents, la pédagogie est un art. Alors, en quoi n'aurait-elle pas à être enseignée, d'une manière ou d'une autre!
(Pas sur la tête! Je ne suis pas en train de faire l'apologie des sciences de l'éduc! C'était une simple question!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
"Peut-être parce que ce n'était pas bien fait ? Mais mon propos était surtout que parler d'oeuvres que l'on aime bien n'est pas savoir les présenter. Le discours techniciste est souvent l'ennemi du sens, on se goinfre de termes techniques donnés pour eux mêmes. Mais il n'en demeure pas moins qu'un texte littéraire ou un film ou un tableau demande qu'on sache l'observer pour ce qu'il est, et pas uniquement comme point de départ d'une argumentation, voire d'un catéchisme (cf. les sempiternels films sur "la différence" et ses variations innombrables)."
Ecrit par : Christophe853 | 08 avril 2008
Hé oui. Ce sont, pour le coup, des paroles de bon sens.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Merci à Robin pour son message du 6 avril sur MECANIQUE et concernant " Le Tour d'écrou" d'Henry James. J'ai tout juste le temps de consulter Bonnet d'âne cette semaine. Entre les parties de nain jaune, de jeu de l'oie, les mandalas à colorier ( seul point en rapport avec le fil de discussion)et toutes les petites choses consistant dans" l'art d'être grand-mère" sans oublier l'espoir de mettre le nez dehors malgré cette ********* de temps ,je ne m'ennuie pas. Et en plus, je n'ai même pas encore lu " Fin de récré. "Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2008
"la pédagogie est un art" dit Christophe. Oui, mais c'est un art théâtral, rien à voir avec le contorsionnisme pédagol, qui relève plutôt du cirque...
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Or, pour beaucoup de blogueurs ici présents, la pédagogie est un art. Alors, en quoi n'aurait-elle pas à être enseignée, d'une manière ou d'une autre!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
La pédagogie est un art, tout à fait, qui dépend de la personnalité du maître et de son talent inné d'expliquer. On ne peut donc l'enseigner, puisqu'on ne peut pas donner à quelqu'un un talent qu'il n'a pas.
Si donc les considérations théoriques sur la pédagogie ne sont rien d'autre que de vains bavardages (Meirieu...), on peut cependant comparer les façons de faire des uns et des autres, et se déterminer pour celles qui paraissent les plus efficaces. Par exemple, mettre l'enfant de CP devant des mots entiers à apprendre par coeur est d'une inefficacité totale, et en plus c'est dangereux pour les circuits neuronaux: tout instituteur raisonnable écartera donc résolument cette façon de faire ( qui est la méthode globale, ou semi-globale). De même, mettre "l'élève au centre du système" entraîne des pratiques inefficaces et dangereuses pour l'équilibre dudit élève, comme on le voit dans les beaux collèges-foutoirs d'aujourd'hui. La simple considération de l'efficacité conduit donc tout naturellement à renoncer à ce slogan "pédago" et à enseigner à l'ancienne (leçon, puis exercices d'application) c'est-à-dire de façon explicite. Ceux qui ont voulu faire de la pédagogie l'objet d'un enseignement se sont tous plantés, comme le prouvent les dégâts commis par l'"auto-construction des savoirs par l'élève" et par "l'élève au centre".
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Mais l'horaire de Français est insuffisant au lycée. Pour leur apprendre à faire une intro. ou un paragraphe, il faut du temps, une heure par semaine, en module ou classe entière, pour malaxer la méthode, la faire digérer. Ils écrivent, puis je leur demande de lire à voix haute leurs "productions". Au début, ils rechignent, puis ils sautent l'obstacle. Ils passent leurs textes au "gueuloir", parce qu'ils comprennent que ça doit bien "sonner". On juge ensemble la qualité du texte, je les conseille, les guide et corrige, leur donne des "trucs" et ils le remanient jusqu'à ce qu'il soit bon. Là, dans ce travail au brouillon, ils comprennent qu'écrire, ce n'est pas seulement aligner des mots, n'importe comment.. On garde ensuite le ou les meilleurs, comme modèles, et ils sont fiers d'avoir mis les mains dans la farine. Art théâtral, mais aussi art culinaire, donc.
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
En effet Jean, il n'y a pas d'autre façon d'enseigner que de les faire se coltiner à l'application de la leçon. En tout cas, je n'ai jamais su faire autrement, parce que c'est le plus logique et le plus simple.
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
"Oui, mais c'est un art théâtral"
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
A fond d'accord avec ça, merci, Amélie!
Et on est plus ou moins prédisposé sur ce plan. Ce qui n'empêche de toute évidence, Jean, qu'on puisse y progresser de manière notable, avec une formation appropriée.
C'était d'ailleurs le sens de ma remarque précédente, et mon but n'était pas de vous faire sortir de nouveau votre diatribe contre les "pédagols". Mais vous partez toujours au quart de tour.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Nous devons être à la fois comédiens et metteurs en scène...
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Oeuvrer à la réhabilitation des Pompiers ...
Ecrit par : Roger Felts | 07 avril 2008
Je suis pour ... mais sans les moustaches ;o)))
Ecrit par : yann | 08 avril 2008
"La pédagogie, un art théâtral"?
Oui, j'avais écrit quelque chose comme ça sur ce blog (que ça aidait d'être un peu théâtreux). A la réflexion, je me demande si c'est tellement juste. Car le professeur n'est pas une illusion comme l'est le personnage joué par l'acteur. Il ne joue pas un rôle, il n'est pas un personnage, mais une personne chargée d'expliquer et de transmettre aux élèves des connaissances à l'importance desquelles elle croit. Alors, certes, il peut être utile d'être un peu vivant devant ses élèves, de faire de l'humour de temps à autre. Pour autant, est-ce nécessaire? En fin de compte, je ne crois pas. Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. Un professeur qui ne se déride jamais - après tout , les élèves sont-ils là pour rire ou pour travailler? - peut être un excellent professeur. L'autorité du professeur lui vient du sentiment qu'ont ses élèves qu'il possède parfaitement sa discipline et qu'il est persuadé de l'utilité qu'il y a pour eux à la posséder aussi, bref, qu'il sait où il les conduit. Pour le reste, qu'il soit théâtreux ou pas, qu'il soit d'un marbre olympien ou qu'il fasse le guignol, "adiaphora", comme disaient les Grecs!
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Non.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
"qu'il soit d'un marbre olympien ou qu'il fasse le guignol, "adiaphora", comme disaient les Grecs!"
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Etre d'un marbre olympien, c'est aussi du théâtre, Jean.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Très juste Jean, mais ceux qui sont "comédiens "dans la vraie vie, qui aiment la théâtraliser, seront aussi eux-mêmes, de cette façon-là, en classe. Donc, dans tous les cas, on enseigne avec ce qu'on EST....L'estrade, aujourd'hui virtuelle, peut-être soit la scène où l'on joue, soit l'Olympe d'où l'on dispense sa science, ou les deux à la fois, selon les jours, selon l'humeur, selon le sujet du cours....
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Merci à Robin pour son message du 6 avril sur MECANIQUE et concernant " Le Tour d'écrou" d'Henry James. J'ai tout juste le temps de consulter Bonnet d'âne cette semaine. Entre les parties de nain jaune, de jeu de l'oie, les mandalas à colorier ( seul point en rapport avec le fil de discussion)et toutes les petites choses consistant dans" l'art d'être grand-mère" sans oublier l'espoir de mettre le nez dehors malgré cette ********* de temps ,je ne m'ennuie pas. Et en plus, je n'ai même pas encore lu " Fin de récré. "Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2008
Le "manaalas", étant avant tout une démarche de recentrement, peut se révéler très positive avec les élèves dont l'attention est très dispersée.
C'est aussi une façon de présenter un cours ou une notion autrement, schéma "centré" contre schéma 'linéaire".
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Le "manaalas"
les mandalas !
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Etre d'un marbre olympien, c'est aussi du théâtre, Jean.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Mais pas du tout! C'est simplement de la concentration, du sérieux. Il y a des professeurs qui sont naturels devant leur classe en étant impassibles.
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Non.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Si!
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Jean, je puis vous affirmer que j'ai rencontré quelques PE, (et PLC) extrêmement qualifiés concernant leur discipline et, malgré tout, en grande délicatesse avec le fait d'avoir à affronter un groupe, une classe. J'ai moi-même été dans ce cas.
Et je puis vous assurer également à cet égard que la pratique du théâtre, (et de la scène) peut débloquer un certain nombre de choses concernant cet état de fait, et faire progresser de manière notable et spectaculaire.
Vous êtes vous-même certainement assez équilibré et sûr de vous pour ne pas avoir besoin de tels "artifices." Faut-il, pour autant, vous réfugier dans une sorte de discours qui consiste à dire de manière définitive et fermée qu'on est fait pour l'enseignement, ou pas?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Le "manaalas"
les mandalas !
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Je préfère les "manalas" ! ;-)
http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/recette/309615/1157
Et nous sommes toujours dans les arts appliqués ou bien ?
Ecrit par : lucile | 08 avril 2008
Ben oui! On ne peut pas trouver mieux que la pédagogie, comme art "appliqué"!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Jean, je puis vous affirmer que j'ai rencontré quelques PE, (et PLC) extrêmement qualifiés concernant leur discipline et, malgré tout, en grande délicatesse avec le fait d'avoir à affronter un groupe, une classe.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Disons qu'il faut trouver le ton juste, se donner une "surface" qui passe la rampe. Là-dessus, on est bien d'accord. Mais est-ce que ça s'apprend?
Peut-être bien quand même pour certaines règles de bon sens, comme le fait qu'il est absolument impératif d'être infect, voire injuste sur la question de la discipline pendant les premières séances de l'année, par exemple, interdire explicitement le bavardage et punir à tour de bras pour le moindre chuchotement suspect sans se préoccuper d'être bien vu ou pas, jusqu'à ce que ce soit entré dans les cervelles!
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
un lien qui marche pour les "manalas"
http://tinyurl.com/2n29u7
Ecrit par : lucile | 08 avril 2008
Ben oui! On ne peut pas trouver mieux que la pédagogie, comme art "appliqué"!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Mon lien ne marchait pas : en fait je pensais à la cuisine (désolée du HS, en voyant le "manaalas" de Robin, à 12h30, je n'ai pas résisté)
Le bon lien arrive.
Ecrit par : lucile | 08 avril 2008
Jetez un oeil à cet article :
http://www.liberation.fr/actualite/societe/319975.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450
ça chauffe pour Darcos !
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
"Disons qu'il faut trouver le ton juste, se donner une "surface" qui passe la rampe. Là-dessus, on est bien d'accord. Mais est-ce que ça s'apprend? "
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Oui, ça peut, et heureusement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Penda, au sujet du post/mystère, de Max non pas Aue mais Rouquette...
La solution c'est peut-être tout simplement une attaque/raptus de dédoublement de la personnalité due à un effet de proximité puisque, de votre propre aveu, vous étiez
" à Montpellier du 3 au 6 avril au soir (colloque oblige, puis envie de profiter du beau temps dans la ville)....
:>))
Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008
J'vous jure, madame ("La vie est un long fleuve tranquille"), que je n'y suis pour rien; même en raptus! J'étais au resto, le soir, à Gruissan ("La Cranquette", excellente cuisine, tout y est frais, le poisson est cuit à la plancha, et de très goûteuses saint-Jacques, je vous le conseille ce restaurant, une merveille, une carte variée et que de saveurs!); et le dimanche, j'étais à Port-Lecaute à manger des huîtres chez le producteur, et le soir, avec un de mes vieux potes, j'étais au cinoche à regarder "Doomsday" (vive, les heighties!!!!), avec un clan de cannibales dedans (hello Kap!!!!).
Donc, point de fessée, Jean-Paul, - merci bien.
Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Mais comment sont réparties ces suppressions ? Est-ce le proviseur qui gueule le plus fort qui garde ses profs ?
Est-ce tiré au sort ?
12 postes en moins = réduction d'effectif de 10%, ou quelque chose comme ça, non ?
Or globalement, on doit supprimer entre 1 et 2% des postes...
Le ministère de l'EN a un fonctionnement quelque peu sybillin.
Ecrit par : Japhet | 08 avril 2008
Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Mais comment sont réparties ces suppressions ? Est-ce le proviseur qui gueule le plus fort qui garde ses profs ?
Est-ce tiré au sort ?
12 postes en moins = réduction d'effectif de 10%, ou quelque chose comme ça, non ?
Or globalement, on doit supprimer entre 1 et 2% des postes...
Le ministère de l'EN a un fonctionnement quelque peu sybillin.
Ecrit par : Japhet | 08 avril 2008
J'irai me renseigner.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Chez nous (lycée général plutôt chic, avec prépas et recrutement moyen +) , 5 suppressions, et pas d'effectifs à la baisse, tant s'en faut : la ville est en pleine expansion, et on ne sait plus où mettre les potaches. Cherchez l'erreur ?
Ecrit par : FGuichard | 08 avril 2008
Pour interroger Darcos via votre webcam dans le cadre de l’émission « la tribune BFM Dailymotion): http://www.dailymotion.com/group/98361
Posez vos questions avant dimanche soir (date de l’émission ).
Ecrit par : b. | 08 avril 2008
Moment de béatitude ici : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/08/ecole-revision-indispensable-par-denis-kambouchner_1032285_3232.html
Ecrit par : FGuichard | 08 avril 2008
idée de question pour X D
sachant que 14 stylos coûtent 254 euros, combien coûtent 4 stylos?
:=)))
Ecrit par : b. | 08 avril 2008
Pour le reste, la seule question postée pour l’instant n’est pas très intéressante : prévention de l’alcoolisme à l’école en fait-on assez ?
Ecrit par : b. | 08 avril 2008
" Un cours peut être très ennuyeux, et être quand même un bon cours"
Cela dépend du niveau auquel on enseigne. A l'université, avec des étudiants assez mûrs pour apprécier avant tout le contenu intellectuel du cours, c'est tout à fait vrai. Raymond Aron avait un débit monocorde, très lent, il ne prenait pas la peine de "mettre en scène" quoi que ce soit, de retenir l'attention par tel ou tel artifice. Il n'empêche : la substance intellectuelle était bel et bien là.
En ce qui concerne l'assurance face au groupe classe, je peux confirmer que la compétence disciplinaire ne suffit pas. Lorsque, toute jeune agrégée, j'ai commencé à enseigner alors que je n'avais plus mis les pieds dans une classe depuis ma propre scolarité ( à l'époque les agrégés ne passaient pas par les CPR) j'ai rencontré des difficultés considérables qui ont failli m'amener à la démission. J'avais un tempérament timide, introverti, pas du tout porté à théâtraliser. J'ai dû apprendre sur le tas, et considérablement forcer ma nature. Un peu d'aide aurait été bienvenu.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
"J'avais un tempérament timide, introverti, pas du tout porté à théâtraliser. J'ai dû apprendre sur le tas, et considérablement forcer ma nature. Un peu d'aide aurait été bienvenu."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
Vous êtes très loin d'être seule dans ce cas, Sylvie.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Peut-être — mais combien d'enseignants sont des comédiens plus ou moins rentrés, qui se défoulent (avec ou sans bonheur) sur la scène scolaire…
N'y voyez aucune naïveté : j'ai toujours aimé être regardé… Mais d'aucuns s'en sont douté, non ?
Quant à la qualité du spectacle, c'est encore autre chose…
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008
Darcos répond : «Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des professeurs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter.»
Merci pour l'article, Amélie.
Bon, alors, on sait ce qu'il nous reste à faire. Parce que bien sûr lorsqu'on fait grève et qu'on "râle", on ne peut être un professeur sérieux et se faire respecter! Décidément! Il les accumule!
Adonc, j'accepterai sans "râler" l'enseignement en séquences, les instructions officielles détestables qu'on nous impose, les projets fumeux, les heures de vie de classe, les sorties dans les commissariats avec les élèves, les petits-déj de 8H à 10h à la place des cours etc etc...
C'est vrai, j'aurais dû y penser plus tôt et je n'aurais pas été "choisie" par mon chef d'établissement pour jouer les bouche-trous l'an prochain, et j'aurais eu une chance d'être hors-classe!
Qu'il continue comme cela le brave Darcos et on va tous finir dans les bras des pédagos!:-)
Ecrit par : Sanseverina | 08 avril 2008
C'est le vrai jpb qui parle ici ? Il me semble pourtant reconnaître le narcissisme de dobolino, non ? Depuis quelques jours on est un peu perdus dans ce jeu de masques.
Oui,le prof est un cabotin qui aime séduire et être écouté, plus que s'écouter lui-même... Mais comme tous les comédiens, on peut connaître le bide...
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
En ce qui concerne l'assurance face au groupe classe, je peux confirmer que la compétence disciplinaire ne suffit pas.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
C'est l'évidence même. Mais est-il obligatoire d'en "faire des tonnes "en matière de théâtralisation pour tenir une classe?
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Amélie ! Vous m'avez vu en direct live ! Alors dites franchement ce que vous en pensez !
JPB
PS. La compétence ne suffit pas. Mais l'incompétence tue.
Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008
"C'est l'évidence même. Mais est-il obligatoire d'en "faire des tonnes "en matière de théâtralisation pour tenir une classe?"
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Mais non! Qui a prétendu ça???
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
"Peut-être — mais combien d'enseignants sont des comédiens plus ou moins rentrés, qui se défoulent (avec ou sans bonheur) sur la scène scolaire…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008
Personne n'en doute, Jean-Paul! Je pensais simplement à ceux pour qui c'était moins évident, et pour qui la pratique seule ne fera peut-être pas assez avancer les choses. Pas assez vite, en tous cas! On peut vraiment gagner du temps, croyez-moi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Darcos répond : «Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des professeurs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter.»
Il y avait aussi quelques râleurs qui se faisaient respecter. C'est curieux comme nous sommes devenus politiquement corrects.
Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours, critiquer ouvertement le proviseur et décrire dans le détail les petites histoires en coulisses (trois exemples, trois enseignants différents)...et ne susciter que respect, affection amusée ou amusement tout court.
Impossible aujourd'hui. C'est tout de suite la plainte à la gendarmerie et le coup de fil au rectorat.
Quelle époque conformiste et ennuyeuse. Ca valait bien la peine de faire 68 pour en arriver là !
On se souvient ausi de ceux-là.
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Qu'il continue comme cela le brave Darcos et on va tous finir dans les bras des pédagos!:-)
Ecrit par : Sanseverina | 08 avril 2008
Cela s'appelle : scier la branche où on est assis. Ou encore, comment, avec un préjugé plutôt favorable ds la majorité du corps enseignant, XD a fini par se tirer une balle dans le pied, et se mettre, pour des raisons diverses et pas forcément convergentes, tout le monde à dos (et le pied et le pied, et le dos et le dos, alouette alouette, aaaaaaa, alouette, gentille alouette, alouette on nous plumera).
Ecrit par : FGuichard | 08 avril 2008
A jpb
Le comédien et l'orateur étaient excellents, l'humour intéressant,le texte brillant et la gestuelle méridionale, sans excès.
Vous n'avez pas pensé à faire de la politique, car un poste risque de se libérer bientôt,à la tête de l'EN ?
P.S.Pour le costume de scène, pourtant, on a pu remarquer que vous portiez le même pull qu' à la télé.N'oubliez pas que les élèves aiment le changement, et la coquetterie..
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours,
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...
Quelle époque conformiste et ennuyeuse.
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Que oui ! Assez effrayant, en effet. Ca doit etre le Gulf Stream, dirait Orsenna...
Ecrit par : Sergio | 08 avril 2008
Un professeur qui ne se déride jamais - après tout , les élèves sont-ils là pour rire ou pour travailler? - peut être un excellent professeur. L'autorité du professeur lui vient du sentiment qu'ont ses élèves qu'il possède parfaitement sa discipline et qu'il est persuadé de l'utilité qu'il y a pour eux à la posséder aussi, bref, qu'il sait où il les conduit.
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Ça, pour sûr, c'est vrai. J'ai eu un prof d'HIDAOA (Inspection des viandes) qui était aussi rigide qu'une carcasse en chambre froide et que nous surnommions François-Joseph, pour vous donner une idée du personnage. L'efficacité de ses enseignements était telle que, 27 ans plus tard, alors que je n'ai jamais eu idée de travailler en inspection sanitaire, tout est là, de l'appertisation à la surgélation, des motifs de saisie totale à ceux de saisie partielle, des normes des abattoirs CEE aux normes nationales. C'est ancré et je vous assure que je ne l'ai jamais vu sourire ni plaisanter ni faire le zouave. Ses enseignements étaient réglés comme du papier à musique, aussi bien cours que TP, sans fantaisie aucune et il enseignait une matière qui ne remportait pas l'adhésion des foules, c'est le moins qu'on puisse dire. Les contrôles de connaissance étaient extrêmement sévères, sans aucun chouchou ni tête de turc.
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Le "manaalas"
les mandalas !
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Moi, je préfère Ménélas!
"
Ménélas (entrant)
Je suis l'époux de la reine,
poux de la reine, poux de la reine,
Le Roi Ménélas!
Orestes, Achille, Ajax, Calchas
Le Méné, Ménélas!
Ménélas
Je crains bien qu'un jour Hélène,
Qu'un jour Hélène, qu'un jour Hélène,
Je le dis tout bas...
Tous
Il le dit tout, tout, tout bas!
Ménélas
Ne me fasse de la peine
N'anticipons pas.
Je suis l'époux de la reine,
poux de la reine, - poux de la reine,
le Roi Ménelas, le Mé... le Ménélas!
Tous
C'est l'époux de la reine,
poux de la reine, poux de la reine,
Le Roi Ménélas!"
La Belle Hélène. Offenbach.
Manque le son!
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Vous avez mangé du lion ce soir, chère dobolino...
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Non.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Si!
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Oui! Il y a tant de choses ennuyeuses à apprendre qui sont indispensables pour aller plus loin et pour être efficient. Autant s'habituer jeune...
Oh! L'horrible cours sur les montants compensatoires monétaires, à en crever d'ennui. Fallait bien en passer par là!
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Dobolino, nous ne parlions pas spécialement de l'enseignement en classes prépas, ou en grande école, mais en primaire, collège, lycée. Il me semble que cela implique des légères nuances.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
"Vos mandalas me lassent, hélàs. Je préfère les manaalas de Pâris aux mandalas de Ménélas."
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Et "J'ai embrassé l'aube d'été..." en explication de texte sans qu'il soit question de midi ni de six heures et demi, ni de fantasme ni de branlette d'ado alors que nous avions quinze à seize ans et étions en mesure d'appréhender? Mortelissime, ce qui ne m'a pas empêché de le retenir et d'y trouver plaisir.Heureusement que le texte était beau en soi. C'est en cliquant sur le lien fourni hier que j'ai enfin compris et lu les vrais mots qui y sont écrits.
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Dobolino, nous ne parlions pas spécialement de l'enseignement en classes prépas, ou en grande école, mais en primaire, collège, lycée. Il me semble que cela implique des légères nuances.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Tout à fait! La légère nuance, c'est que plus on avance, plus on a à se goinfrer des données sans intérêt immédiat. Plus on est progressivement habitué, plus on est souple et apte. Quand on amuse les gamin avec du ludique jusqu'à la terminale, faut pas s'étonner s'ils s'écrasent comme des merdes molles dans le supérieur! Vous avez vu le parcours meurtrier de la première anné de Médecine?
Vaut mieux une habituation graduelle dès la maternelle supérieure, soit fin de MS, début de GS. Un peu plus de contraintes en élémentaire, encore plus au collège et à fond au lycée.
On n'en sort pas! Le ludique sans contrainte, ce n'est pas le jeu du monde réel. On ne peut jouer du piano sans se contraindre à apprendre à lire en clés de Sol et Fa. Si on refuse, on plafonne vite.
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
"Vos mandalas me lassent, hélàs. Je préfère les manaalas de Pâris aux mandalas de Ménélas."
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Ce Roi barbu qui s'avance
Bu qui s'avance
Bu qui s'avance
C'est Agamemnon
Aga Aga memnon!
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Christophe S., je vous trouve bien léger. Figurez-vous que j'aurais préféré que mon fils ait un prof de SVT comme François-Joseph, plutôt que cette couille molle qu'il s'est payé pendant 2 ans et qui n'a pas été foutu de faire correctement la dissection de la grenouille et qui ne comprenait rien à l'oeil de boeuf. Aucune méthode, aucun charisme, dans ce cas, on se demande vraiment comment se fait le recrutement...
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
:ange:
Laisse béton, on lui a djà fait l'coup des clés sur L&E.
Lè fada , c'est tout.
:ange:
Ecrit par : toto | 08 avril 2008
http://fr.youtube.com/watch?v=ROtte5cDJ08
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Je crois avoir déjà évoqué le professeur de de lettres que j'ai eu en quatrième et en troisième. Une femme glaciale, qui intimidait tout le monde, notait férocement et n'avait pas un brin d'humour. Ses cours étaient loin d'être palpitants, mais on n'en apprenait pas moins beaucoup avec elle. C'est à elle que je dois l'essentiel de mes connaissances en grammaire latine et grecque.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
Christophe S., je vous trouve bien léger. Figurez-vous que j'aurais préféré que mon fils ait un prof de SVT comme François-Joseph, plutôt que cette couille molle qu'il s'est payé pendant 2 ans et qui n'a pas été foutu de faire correctement la dissection de la grenouille et qui ne comprenait rien à l'oeil de boeuf. Aucune méthode, aucun charisme, dans ce cas, on se demande vraiment comment se fait le recrutement...
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Ça, c'est du troll, pas de moi! Ça va finir, cette mascarade ou dois-je changer de pseudo en prévenant tous ceux dont j'ai le mail?
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Dobolino,
Faites comme JPB, GM...ou toto: mettez un signe distinctif au bas de tout ce que vous écrivez, en vous disant que c'est aussi une distinction, un honneur, en somme, que d'être copié.
Le copieur se lassera.
Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2008
La musique adoucit les moeurs....
http://fr.youtube.com/watch?v=hIvCFFSj4O4
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Même si dobolino change de signature, je la retrouverai: le style vétérinaire, le vocabulaire très concret, le lyrisme animalier suffisent à la distinguer.
Ecrit par : le troll | 08 avril 2008
Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...
Sergio
Je peux vous en parler de Charles Bukowski. J'ai fait travailler des Bac pro sur "Pulp" de Charly. Mon inspecteur a plus ou moins manié sinon la menace du moins les risques que je pouvais encourir. Il me raconta qu'il avait dû révoquer un contractuel parce qu'il avait donné à étudier les "Contes de la folie ordinaire"; les parents avaient fait entendre leur plainte au rectorat. C'était vers la fin des années 70.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Et encore, ce n'était pas les nouvelles les plus sombres que l'ancien collègue faisait lire...
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Pendariès, merci d'avoir longuement cité sur ce blog "Les contre-réactionnaires" de Pierre-André Taguieff.Mise en appétit, je l'ai acheté et je suis en train d'en achever la lecture. C'est une analyse lucide, percutante et roborative des idéologies qui dominent le monde contemporain.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
"On n'en sort pas! Le ludique sans contrainte, ce n'est pas le jeu du monde réel. On ne peut jouer du piano sans se contraindre à apprendre à lire en clés de Sol et Fa. Si on refuse, on plafonne vite."
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Personnellement, je ne vois pas en quoi ludique serait l'inverse d'ennuyeux, mais bon. Un cours peut parfaitement être ardu et passionnant, (donc pas ennuyeux pour un rond) et, à l'inverse, à la fois ludique et un peu terne.
Mais bon, comme je ne sais pas si je réponds à Dobolino ou à un troll...
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Dans la même veine le petit essai, que j'ai déjà signalé ici: "Julien Freund, au coeur du politique" ( Table Ronde, 2008).
Ce philosophe de la politique de la trempe intellectuelle d'un Aron, et traducteur lui aussi de Max Weber, remet les pendules de la "cléricature marxisante" à l'heure du bon sens et de la mesure, d'où son ostracisation par elle.
La lecture de Freund est roborative; il fustige "le règne de l'imposture", et, poursuit Taguieff, a "dégonflé nombre de baudruches grimées en "philosophes" ou en "sociologues". [Il] avait parfaitement identifié l'imposture du politiquement correct, cette machine à disqualifier la liberté de l'esprit en lui substituant un sentimentalisme rhétorique, mû par de sombres ressentiments, sur fond de lâcheté".
Voilà nos BHL, Bourdieu, Beaudelot-Establet and co habillés pour l'hiver.
Quelques citations de Freund:
"Le totalitarisme est la sécularisation de l'omniscience, de l'omnipotence, et de l'omniprésence divines".
"Une connaissance totalement achevée est aussi utopique qu'une liberté totalement réalisée, l'utopie étant une construction purement intellectuelle qui ne se situe dans aucun espace ni temps repérable" .
Taguieff d'ajouter cette évidence, mais invisible sur l'écran-radar des intellectuels français, que c'est dénaturer le libéralisme que de le confondre "avec la croyance que l'économique peut remplacer le politique et que le marché va sauver le monde".
Une idéologie qui repose sur des arguments minces, faibles, doit grossir le trait. Elle ne subsiste que par et dans la caricature. En voici un bel exemple.
Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2008
dobolino s'est intercalée et je m'aperçois que je n'ai pas précisé que "J. Freund etc.." est aussi de P.-A.Taguieff.
Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2008
Je crois avoir déjà évoqué le professeur de de lettres que j'ai eu en quatrième et en troisième. Une femme glaciale, qui intimidait tout le monde, notait férocement et n'avait pas un brin d'humour. Ses cours étaient loin d'être palpitants, mais on n'en apprenait pas moins beaucoup avec elle. C'est à elle que je dois l'essentiel de mes connaissances en grammaire latine et grecque.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
C'est exactement ce que je disais!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Je peux vous en parler de Charles Bukowski. J'ai fait travailler des Bac pro sur "Pulp" de Charly. Mon inspecteur a plus ou moins manié sinon la menace du moins les risques que je pouvais encourir. Il me raconta qu'il avait dû révoquer un contractuel parce qu'il avait donné à étudier les "Contes de la folie ordinaire"; les parents avaient fait entendre leur plainte au rectorat. C'était vers la fin des années 70.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
C'est vraiment hallucinant. Pour ma part je n'ai jamais rien trouvé de sulfureux à Bukowski. Et puis alors, en terminale, quand meme...
Que dire enfin de Villon, London, ou plus simplement la tragédie classique avec ses monceaux de cadavres... Sans parler de la Bible ou de bien d'autres exemples. Et Barbusse (Goncourt)...
Bon mais Bukowski à la télé lui au moins n'a pas peur des journalistes... Un jour j'en ai retrouvé un morceau sur Youtube, mais il faut faire défiler une annale relativement longue.
Ecrit par : Sergio | 09 avril 2008
Quelques citations de Freund:
Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2008
C'est l'ami de Hoderling, alors... Je l'avais bien dit, ces uhlands on peut pas leur faire confiance...
Ecrit par : Sergio | 09 avril 2008
Petit cadeau pour égayer votre journée, et vous donner à penser, c'est-à-dire à désirer :
http://mucri.univ-paris1.fr/mucri11/popup_animatique.php3?id_article=167&format=vertical&largeur=439&hauteur=620
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 avril 2008
Voilà qui complète parfaitement ce que je disais hier au sujet de la disponibilité des supports.
Ce ducument illustre aussi les possibilité ouvertes par les TICE lorsqu'on les met dans des mains expertes et cultivées.
Un seul petit reproche : peu ergonomique pour un cours. Il manque une barre de lecture pour faire des poses, aller facilement en avant en arrière (le menu contextuel Flash est peu pratique).
Reste à developper la fin, à faire une synthèse et le cours est prêt !
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
"Je crois avoir déjà évoqué le professeur de de lettres que j'ai eu en quatrième et en troisième. Une femme glaciale, qui intimidait tout le monde, notait férocement et n'avait pas un brin d'humour. Ses cours étaient loin d'être palpitants, mais on n'en apprenait pas moins beaucoup avec elle. C'est à elle que je dois l'essentiel de mes connaissances en grammaire latine et grecque."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
La question que je vous poserai, c'est: est-ce que ses cours étaient ennuyeux?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Un peu de nostalgie ce matin :
Des ingénieurs américains ont réussi à "faire parler" l'enregistrement d'un extrait sonore datant de 1860, soit avant Edison.
A écouter sur le site du New-York Times :
http://tinyurl.com/3vmppm
Article en français qui signale l'information :
http://tinyurl.com/3wq8cf
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Sur le deuxième site un commentateur met l'intégrale des paroles de la chanson '"Au clair de la lune" : est-ce bien raisonnable de l'apprendre en maternelle ?
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
En général, seuls les deux premiers couplets sont appris, (ou chantés, au moins, par l'instit)... Mais, même là, il y a matière à double sens, (au moins).
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Je m'étais souvent posé la question, jusqu'à ce que je découvre les derniers couplets !
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
"Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours,
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...
Quelle époque conformiste et ennuyeuse.
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Que oui ! Assez effrayant, en effet. Ca doit etre le Gulf Stream, dirait Orsenna...
Ecrit par : Sergio | 08 avril 2008 "
Eh oui. Epoque techniciste, regards en coin vers le privé "où on est sérieux", et les quelques enseignants marrants disparurent petit à petit. On ne déchire plus sa carte du parti en éructant (j'avais vu ça en 3e, un prof d'histoire, lors de l'invasion de l'Afghanistan en 79), on "ancre son énoncé dans la situation d'énonciation". Et toc !!
Remarque qui n'a rien à voir avec rien. N'abrégez pas le nom du ministre ! En langage blog, xD ça veut dire "mort de rire au carré".
Ecrit par : Christophe853 | 09 avril 2008
A propos des TICE, y a-t-il un moment dans le cursus d'un élève où on leur montre, explique comment est créé un programme informatique ?
Je parcourais hier soir le Monde de l'Education sur les Digital natives (bof...) et l'idée qui ressort est : l'ordinateur c'est merveilleux, c'est ludique, c'est sympathique...
Mais quoi de plus rébarbatif que les lignes de commandes d'un programme !
J'avais déjà mentionné Gérard Berry et sa chaire d'innovation technologique au Collège de France : il est un de ceux qui insistent sur l'importance de sensibiliser les élèves au monde numérique autour de nous (nous sommes cernés...), sans nécessairement utiliser l'ordinateur.
Qui explique aux enfants qu'une photo numérique est une affaire d'addition, de soustraction et de multiplication.
L'avantage est que cela relie le "ludique" de l'ordinateur et le monde de l'école avec ses opérations mathématiques.
Il y a souvent l'idée que l'ordinateur est une solution qui permet de faire moins d'efforts, mais en fait la moindre erreur dans un programme peut se payer au prix fort. Gérard Berry rappelle qu'une fusée Ariane a explosé à cause d'unbug dans un morceau de programme inutile.
N'y a-t-il pas là un moyen de revaloriser l'effort par le biais de technologies familières aux élèves ?
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Je corrige les "bugs" :
cursus deS élèveS
affaire d'additionS, de soustractionS, de multiplicationS
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Et "J'ai embrassé l'aube d'été..." en explication de texte sans qu'il soit question de midi ni de six heures et demi, ni de fantasme ni de branlette d'ado alors que nous avions quinze à seize ans et étions en mesure d'appréhender? Mortelissime.
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
"Que tirais-je à la gourde de colocase ?
Quelque liqueur d'or, fade et qui fait suer"
Ecrit par : arman | 09 avril 2008
Orientation professionnelle aux alentours de la 5°
Tout à fait d'accord avec vous, JPB. J'enseignais en collège juste après la suppression de cette possibilité, alors même qu'on arrivait encore à caser quelques élèves dans ces filières et j'ai pu voir la catastrophe que ça a généré. Des gamins en 4° puis en 3° qui dormaient sur leur table dans tous les cours. Pas "méchants" pour certains mais qui vous disaient : "moi je veux être carrossier alors, j'attends de pouvoir aller en LEP". Que pouvait-on faire contre ce raisonnement qui me parait plutôt légitime ...
Hétérogènéité mon amour,
Il semble évident depuis longtemps qu'on a atteint les limites de ces pratiques. Quand 70 % d'une classe de 3° n'ira pas en LGT (qui est pourtant devenu extrêmement "perméable") : où est-elle cette sacro-sainte hétérogénéité ? Elle n'est viable qu'avec des seuils faibles d'élèves de niveau insuffisant pour permettre une aborption si tant est bien sûr que l'objectif soit d'arriver à atteindre un niveau supérieur ...
En suite de quoi on aboutit à :
→ une augmentation sensible de la durée moyenne des études : vu la médiocrité des contenus et exigeances à l'heure actuelle, il faut bien en rajouter ! Et même en le faisant, il y a toujours incapacité orthographique ...
→ des notes qui n’ont plus aucun sens (surnotation à tous les étages) car elles achètent la – nécessaire – paix sociale dans les classes
Et, pour le cacher,
→ des recrutements sur dossier et dossier uniquement (BTS par exemple). Plus d’entretien qui permet de sentir l’individu.
Au final, des 14 de moyenne générale en collège qui sont à diviser par 2 et en lycée, grosso modo, même combat …
Et des rapports enseignant/élève complètement faussés : on doit séduire son public, être « gentil » (et ça passe par les bonnes notes libéralement semées à la cantonade) sinon, c’est la mise en accusation. La reconnaissance dont fait état Sylvie Huguet n’est plus vraiment de mise car on n’est plus en recherche de savoir mais de laissez-passer.
Inutile de développer ici la valeur du bac : déjà fait en plusieurs exemplaires, je crois.
En parallèle, on va tous travailler plus. Quelle retraite pour les "longues études" qui auront pour beaucoup été des salariés sous-payés ?
On marche sur la tête ! Je suis très heureuse, quant à moi, que ma fille aînée, après un bac STIAA (Arts Appliqués) soit à présent en apprentissage de menuiserie (CAP !) Elle gagne déjà sa vie, est autonome, s'est complètement épanouie et lit plus que jamais. Elle est dans un environnement de travail bienveillant, qui ne se compare en rien à ce qui règne actuellement dans "les bureaux" et ses perspectives salariales sont très nettement supérieures à celles de bons voire très bons élèves que j'ai eus en BTS et qui vont poursuivre encore leurs études pendant 1 à 3 ans. Ils sont heureux quand ils travaillent dans leurs branches (création de stands, design, architecture intérieure) pour ... le SMIG et rarement en CDI. Dans mon expérience, ceux qui s'en sortent le mieux sont ... installateurs de cuisines équipées ...
Au secours ! Et pardon pour cette confession fleuve …
Ecrit par : kirikoukou | 09 avril 2008
La question que je vous poserai, c'est: est-ce que ses cours étaient ennuyeux?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Moi, je trouve même que c'est plutôt bon signe quand un élève s'ennuie à un cours. C'est la preuve qu'il n'est pas là pour s'amuser. L'ennui que peut éprouver l'élève qui assiste à un cours n'est en aucun sac le critère pour juger le cours mauvais.
Il faut distinguer l'ennui parfaitement normal de l'élève qui préférerait jouer dans la rue avec ses copains plutôt que d'être scotché sept heures à sa chaise (on a tous été comme ça) du sentiment de vide abyssal et philosophique qui s'empare des élèves qu'un "professeur-de-français-consciencieux (et-peut-être-membre-de-l'-AFEF)qui-ne-veut-pas-que-ses-élèves-soient handicapés-par-rapport-aux-autres-pour-le-brevet-et-qui-donc-leur-fait-tout-le-programme-fût-il-merdique" fait "travailler en séquences"!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Orientation professionnelle aux alentours de la 5°
Ecrit par : kirikoukou | 09 avril 2008
C'est l'évidence même!
Il faut créer un "Cetificat d'études élémentaires" qui sera passé en fin de 5ème par les élèves qui ont clairement manifesté, par leurs résultats scolaires ou par leur attitude (ou les deux) leur volonté de ne pas continuer en 4ème indifférenciée et de se diriger vers une formation plus professionnelle. Avec la réforme des programmes du primaire, il est tout à fait possible de donner à ces élèves, en sept ans d'école et 2 ans de collège, une solide instruction de base. Ce serait le bon sens même, mais la mafia "pédago" (Meirieu en tête) veille au grain, en pleine harmonie avec l'OCDE, qui si j'ai bien lu Paul Villach (voyez son article par www.sauv.net), a clairement programmé depuis 1996 la destruction du système éducatif public français et en s'en cache même pas.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
"Moi, je trouve même que c'est plutôt bon signe quand un élève s'ennuie à un cours. C'est la preuve qu'il n'est pas là pour s'amuser."
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Cela prouvera surtout qu'il n'est pas vraiment là.
Ne pas s'ennuyer n'est pas obligatoirement s'amuser.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Mais quoi de plus rébarbatif que les lignes de commandes d'un programme !
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
C'est pas rébarbatif ! Au contraire. C'est génial, ludique, un "jeu d'enfant" au sens où la logique nécessaire pour faire tourner un programme s'apparente à celle d'un jeu de construction.
J'ai commençé sur un Atari (ou un Thomson, sais plus) par un programme en basic qui dessine un sapin de Noël (Noël 86, premier rempla, 4 clients par jour !). Totalement inutile, mais ludique, non ?
Autant apprendre à maitriser un "nouveau" programme tout fait m'emmerde, autant écrire des programmes en Pascal ou en C m'éclate. Rien de rébarbatif si on sait l'expliquer aux gamins. Et c'est plus formateur que d'"apprendre" à envoyer un mail (même ma belle-mère sait le faire, c'est dire la difficulté !).
Ecrit par : yann | 09 avril 2008
Au secours ! Et pardon pour cette confession fleuve …
Ecrit par : kirikoukou | 09 avril 2008
Vous n'avez pas à vous excuser de dire ce que tout le monde ressent et a plus ou moins vécu et que personne n'ose dire.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
C'est pas rébarbatif ! Au contraire.
Ecrit par : yann | 09 avril 2008
Si ça vous amuse pourquoi pas, Yann, mais quand je vois combien il faut entrer de lignes (html et css) pour arriver à avoir un site internet un peu joli !!
J'aime bien paramétrer des "trucs" sur les logiciels, mais écrire les millions de lignes d'un programme et rechercher l'erreurà la ligne 836245 qui fait tout planter, pffouhh !
Les goûts et les couleurs :-)
Mais qu'on l'explique aux enfants plutôt que leur apprendre ce qu'ils savent déjà ça tout à fait d'accord.
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
ce qu'ils savent déjà POUR LA PLUPART, DANS LE DOMAINE.
Il y a aussi des enfants qui ne peuvent utiliser un ordinateur à la maison et qui n'ont pas eu l'occasion d'apprendre les gestes les plus simples
Et c'est plus formateur que d'"apprendre" à envoyer un mail (même ma belle-mère sait le faire, c'est dire la difficulté !).
Ecrit par : yann | 09 avril 2008
Compétence 5.3 du B2i : "Je sais envoyer ou publier un message avec un fichier joint."
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Même si dobolino change de signature, je la retrouverai: le style vétérinaire, le vocabulaire très concret, le lyrisme animalier suffisent à la distinguer.
Ecrit par : le troll | 08 avril 2008
Je me vois donc dans l'obligation de vous céder la place, tout au moins momentanément, jusqu'à ce que vous alliez faire mumuse ailleurs.
Vous ne pourrez néanmoins pas m'empêcher de téléphoner à Catmano ou d'écrire mes commentaires par mail à tous ceux dont j'ai l'adresse.
Rien de bien nouveau à votre attitude et c'est encore une fois me rendre les hommages auquels je suis habituée de par mes qualités très particulières.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Mais ne le prenez pas mal, dobolino, vous m'êtes très sympathique, y a pas de quoi fouetter un chat, ni même casser trois pattes à un canard...Vous pouvez reparler ! Loin de moi le désir de vous couper le sifflet !
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
auxquels...
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Mais ne le prenez pas mal, dobolino, vous m'êtes très sympathique, y a pas de quoi fouetter un chat, ni même casser trois pattes à un canard...Vous pouvez reparler ! Loin de moi le désir de vous couper le sifflet !
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Je le prends très mal, pauvre petit semeur de merde! J'en ai ras la casquette de passer mon temps à me faire empoisonner l'existence et détruire la personnalité par des intolérants de tout poil qui se servent de mon langage sans me payer de droits d'auteur.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
"Moi, je trouve même que c'est plutôt bon signe quand un élève s'ennuie à un cours. C'est la preuve qu'il n'est pas là pour s'amuser."
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Cela prouvera surtout qu'il n'est pas vraiment là.
Ne pas s'ennuyer n'est pas obligatoirement s'amuser.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Le problème est la diminution constante de la capacité de résister à l'ennui.
Concurrence de la télévision, du zapping et des jeux vidéo ?
...Et/Ou généralisation d'une "maladie spirituelle" que les anciens appelaient "acédia" ?
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
"La question que je vous poserai, c'est : est-ce que ses cours étaient ennuyeux?"
écrit par Christophe Sibille
Eh bien, je n'ai pas un très bon souvenir d'Horace. Oui, les cours étaient parfois ennuyeux, mais nous avions toutes (ce n'était pas un lycée mixte) le sentiment qu'il s'agissait d'un bon professeur, qui faisait son travail avec conscience et rigueur, et nous la respections sincèrement, même si nous renaudions entre nous contre sa sévérité implacable. Je le répète, j'ai beaucoup appris avec elle. Cela dit, je ne sais pas si sa manière d'être conviendrait aux élèves actuels.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Restez ,je vous en prie, on line et in the mouv', et n'allez pas inonder tout le web de vos messages, nous tenons à vous garder on board pour vos qualités et vos défauts....Bien cordially
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Le problème est la diminution constante de la capacité de résister à l'ennui.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Y'a ennui et ennui. L'idéal serait d'arriver à graduer l'effort. On ne peut consentir de s'ennuyer que si on poursuit un objectif et qu'on sait cet ennui momentané indispensable pour accéder au plaisir. Est-ce que Don Juan ne s'ennuie pas, parfois, dans le cours de sa quête?
Au fait, vous connaissez la charmante petite ville de Nyons? La place de la Libération, avec ses retraités, ses touristes et ses joueurs de pétanque?
Mon fils, lundi, traverse cette petite place bourgeoise à cinq heures pour acheter un livre à la librairie. Il revient au lycée où il est interne en flânant quand, tout à coup, il sent une présence dans son dos, puis un croche-pied le jette au sol. Il n'a que le temps de se rouler en boule pour se protéger des coups de pieds dont le criblent deux jeunes de son âge dont il ignore tout. Les cris d'une mémé ne les arrêtent pas. Heureusement, un homme de trente ans est intervenu et les deux piafs se sont envolés avant d'avoir fini leur travail. Quel travail, d'ailleurs? On ne saura probablement jamais de quoi ces deux gars cherchaient à se désennuyer!
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Consentir à s'ennuyer?
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Les raisons de l'ennui ne sont-elles pas différentes selon les élèves ?
Cours auxquels on ne comprend rien ou pour d'autres trop pauvres en contenu, sentiment que l'école est inutile...
Les réponses à donner face à ces formes d'ennui ne seront pas les mêmes. Les élèves ne sont pas un bloc uniforme, vous le savez bien.
Mais la généralisation des classes hétérogènes aggrave certainement le phénomène.
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Je me souviens de l'ennui, pendant les leçons de vocabulaire, en début d'après-midi, au printemps, en CM. On baissait les stores oranges pour se préserver du soleil. La poussière dansait dans les rayons de soleil qui filtraient. L'ennui prédispose à la sieste.
J'ai aussi souvenir des TD de maths en demi-groupe en sixième, le vendredi de quatre à cinq. J'avais une occupation fort agréable. Je secouais mes cheveux sur la couverture plastifiée vert foncée de mon classeur pour contempler les pellicules qui en tombaient. Ma foi, ça m'a occupée toute l'année!
Le plus effrayant, à l'école, c'est le temps qu'on passe à s'y ennuyer. Ce n'est pas tous les jours que l'oiseau-lyre passe dans le ciel.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Le plus effrayant, à l'école, c'est le temps qu'on passe à s'y ennuyer. Ce n'est pas tous les jours que l'oiseau-lyre passe dans le ciel.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Et j'ai l'impression que ça ne s'est pas amélioré si j'en juge par le nombre de petits scribouillous qui ornent les classeurs et copies de mes enfants.
De toute ma scolarité, le pire ennui, le fleuron, reste le stage à la DSV de Limoges. Un sommet d'ennui. Pas un instant de plaisir d'apprendre sur trois semaines.
En parlant de stage, je prends régulièrement des stagiaires de quatrième et troisième qui devraient, en toute logique, s'ennuyer au moins trois heures par jour puisque j'ai peine à les occuper huit heures d'affilée. J'ai découvert avec stupeur qu'ils ne s'ennuyaient pas, en tout cas moins qu'au collège auquel ils sont trop contents d'échapper, même quand ils sont inactifs.
Je laisse le diagnostic à votre sagacité. Pour ma part, j'en ai conclus que l'être humain est naturellement léthargique.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Communiqué de presse de la Société des agrégés, 9 avril 2008:
"M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :
La Société des agrégés constate que Bercy cherche à imposer au Ministère de l’Éducation nationale une vision exclusivement budgétaire de l’enseignement. Elle estime que s’il est du devoir d’un gouvernement, quel qu’il soit, de gérer au mieux l’argent de l’État, qui est celui des contribuables, il ne saurait le faire autrement que dans l’équité et dans la transparence.
La Société des agrégés condamne particulièrement les suppressions de postes effectuées dans certains établissements, alors que les besoins horaires n’ont pas diminué, pour créer artificiellement des heures supplémentaires. Elle rappelle que le recours aux heures supplémentaires doit rester dans des limites raisonnables pour ne pas nuire à la qualité de l’enseignement, et être organisé sur la base du volontariat.
La Société des agrégés estime, en revanche, qu’il n’est pas admissible que des élèves, souvent avec l’assentiment ou le soutien d’adultes, bloquent ou perturbent certains établissements, empêchant le déroulement normal des cours.
La Société des agrégés désapprouve également les organisations qui seraient tentées d’utiliser le malaise engendré par les suppressions de postes pour obtenir en contrepartie du Ministre qu’il mette en oeuvre les réformes pédagogiques ou statutaires qu’elles prônent, ou qu’il renonce à la refonte des programmes de l’école primaire.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
T'es sûre que t'as pas quelques moutons à tondre, dobolino ?
Ecrit par : le troll incorrigible | 09 avril 2008
La Société des agrégés désapprouve également les organisations qui seraient tentées d’utiliser le malaise engendré par les suppressions de postes pour obtenir en contrepartie du Ministre qu’il mette en oeuvre les réformes pédagogiques ou statutaires qu’elles prônent, ou qu’il renonce à la refonte des programmes de l’école primaire.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Bravo, enfin un langage clair .Cette conclusion du communiqué devrait être placardée partout !!!
Ecrit par : le troll réaliste | 09 avril 2008
T'es sûre que t'as pas quelques moutons à tondre, dobolino ?
Ecrit par : le troll incorrigible | 09 avril 2008
La tonte n'est pas une activité de vétérinaire.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Sur www.lire-ecrire.org, on trouve ce "Message de soutien à Xavier Darcos", que l'on peut d'ailleurs signer et envoyer à partir du site (plus nombreux nous serons...):
"Constatant les résultats de plus en plus inquiétants du système éducatif et l'échec de la doctrine de « l'élève au centre » qui a détruit en 20 ans l'ascenseur social que représentait l'école française, nous réaffirmons notre attachement à la refondation de notre système d'enseignement, par un recentrage rapide sur la transmission du savoir, avec priorité absolue donnée à l'enseignement primaire. Nous approuvons pleinement tout ce qui, dans le projet de programme du 20 février, marque une rupture avec les dérives constatées depuis des décennies.
Nous demandons l'application des nouveaux programmes dès la prochaine rentrée scolaire, pour tenter de sauver encore ce qui peut l'être, et nous approuvons particulièrement :
- La liberté pédagogique donnée aux enseignants pour qu'ils offrent aux enfants les moyens les plus efficaces d'atteindre les objectifs de connaissance des nouveaux programmes.
- L'organisation des objectifs par année, reposant sur un enseignement structuré, explicite, progressif, allant du plus simple au plus complexe, pour permettre à tous les enfants d'acquérir des connaissances de base solides et cohérentes.
- Le retour de la grammaire analytique qui mettra un terme aux expériences de « grammaire de phrase » et « d'observation réfléchie de la langue », dont les effets sur l'orthographe et les capacités d'expression des élèves furent plus que désastreux.
Nous sommes conscient de l'effort que représentent ces nouveaux programmes pour les élèves mais nous faisons confiance au Ministre pour mettre en œuvre toutes les actions nécessaires afin d'accompagner les élèves vers les objectifs envisagés, objectifs qui restent toutefois modestes et accessibles au plus grand nombre.
Nous attendons aussi du Ministre qu'il améliore un texte qui souffre de quelques incohérences et de quelques expressions confuses, laissant encore trop de marges d'interprétation en faveur des tenants de la doctrine de « l'élève au centre »."
"Oui je soutien Xavier Darcos"
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
La tonte n'est pas une activité de vétérinaire.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Je viens de tondre deux persans au poil feutré (voire laineux : "A poil laineux ! A poil laineux !" Ouais, bof.)
Ecrit par : yann | 09 avril 2008
Sur www.lire-ecrire.org, on trouve ce "Message de soutien à Xavier Darcos", que l'on peut d'ailleurs signer et envoyer à partir du site (plus nombreux nous serons...):
Je n'arrive pas à y accéder "serveur introuvable" que ça met. Ca vous fait pareil à vous, ou ça n'arrive qu'à moi, comme d'habitude ? On m'en veut, je sais qu'on m'en veut !
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Ah ! enfin un véto qui bosse et qui de surcroît tond ! Le croit-on ?
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
A Robin : sur le lien , il y a une erreur de syntaxe , il faut supprimer la virgule finale
Ecrit par : le troll king of the computer | 09 avril 2008
C'était pareil pour moi mais c'est parce que l'adresse avait une virgule .org : quand on copie une adresse il vaut mieux TOUJOURS laisser un espace avant et après (même si c'est contraire aux règles de typographie).
http://www.lire-ecrire.org
Et en plus je m'amuse en ce moment à faire un quizz sur... le B2i
Je demande toute votre indulgence !
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Hypothèse, quant au troll: retour d'ipidi-machin-chose-putain-con, qui avait l'habitude de rajouter des mots drôles et des saillies (hu hu hu) sur son pseudo genre "ipidiblue-a-fait-caca-et-est-très-content", ça ressemble à "le-troll-réaliste", etc. Et si ce n'est pas lui, c'est de la même veine.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Une qui comme C.S se plaint du manque de formation :
http://hebdo.parti-socialiste.fr/2006/10/11/133/
Agnès Perrin dit :
12 octobre 2006 à 17:52
Merci Yves Durand, enfin une réaction nette des socialistes contre les agissements d’un ministre qui confond la loi et sa parole. j’ai fait partie des enseignants qui ont boycotté son intervention au collège de France. Je me suis entendue traiter d’anti-démocrate par sa suite parce que je refusais d’écouter la parole d’un ministre sourd.
Au delà, de la polémique, ses agissements mettent en danger notre démocratie. M. De Robien confond pouvoir exécutif et pouvoir législatif.
D’autre part, il est urgent de redonner de la légitmité aux enseignants et aux IUFM. Tout n’y est pas parfait - comme dans toute insititution - mais le plus gros problème vient du manque de temps de formation. Mes stagiaires auront cette année à peine 80 heures de formation en français pour apprendre à enseigner toutes les composantes de notre discipline : apprendre la parole, apprendre à lire, constuire sa culture, apprendre à écrire, apprendre l’orthographe, apprendre la grammaire…. et ça de la maternelle au CM2. L’année de formation est un gigantesque marathon, en juin, leur formation sera terminée et dans l’univers scolaire volulu par les gouvernements Rafarin/ De Villepin, ils ne pourront quasiment plus participer à des stages de formation continue faute de moyens (supprimer des postes de fonctionnaires, ça implique forcément des effets bien réels). Qu’on se le dise!!!
C’est cela la réalité de la formation des enseignants. C’est cela que les médias ne disent jamais!
Donc merci pour ce soutien que j’attends depuis presqu’un an!!!
SA SUPERBE METHODE DE LECTURE CP:
"A l'école des albums"
Plus politiquement gõchõcoreK tu meurs !
http://www.yodawork.com/images/RETZ/da/2007/602608%20-%20MODULE_2_BD.pdf
200€ po chir .
VIREZ MOI TOUT CA ! plizzzzzzzzzzzz
Enfermez Eveline/Beel6/Frakkk/Mer2/goixgoix !
Libérez Marie-Jeanne
poglop !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Et ils osent critiquer Léo et Léa !
Franchement, Léon sur le ponton, c'est aussi con que la loche de Faro...
Ecrit par : c. cru | 09 avril 2008
"Léon sur le ponton"
D'LA GROSSE DOUNE DE CHEZ CACA !
ET ELLE SE PLAINT QUE LES INSTITS NE SOIENT PAS ASSEZ FORMES ! PETE DES BOYAUX D'LA TETE, ELLE EST ! :PT1CABLE:
VIREZ MOI TOUS CES ZÂNES !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Non je ne m'énerve po , j'explique ...
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
"La loche de Faro"
C'EST PAS CON !
CA FAIT PARTIE DE LA PROGRESSION !
C'EST HYPER SUBTIL !
nãn j'm'énerve po, j'explique
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Ne pourra-t-on jamais réformer l'école dans une autre direction que celle voulue par les pédagogistes, syndicats et autres associations encartées au PS ?
Le mamouth est à genou et déjà prêt à verser sur le flanc.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/09/avis-de-tempete-pour-xavier-darcos-par-brigitte-perucca_1032608_3232.html
Avis de tempête pour Xavier Darcos, par Brigitte Perucca
LE MONDE | 09.04.08 | 13h47 • Mis à jour le 09.04.08 | 13h47
Voilà des semaines que des nuages s'amoncellent au-dessus de la Rue de Grenelle et de Xavier Darcos, son locataire à plein temps depuis son échec aux élections municipales à Périgueux. Cumulus politiques, sociaux, scolaires : tous les éléments d'une belle tempête sont réunis alors que commence à pointer une grogne sérieuse des enseignants dans les établissements, amplifiée par un mouvement lycéen dont les développements sont toujours - et quel que soit le gouvernement - dangereux et incertains.
Cet avis de tempête, assez prévisible dès qu'il est question de tailler dans les moyens affectés à l'éducation nationale dans notre pays, invite à s'interroger sur la stratégie adoptée par le ministre de l'éducation nationale lui-même depuis son arrivée à ce poste. Et si, dans ses choix et ses décisions, Xavier Darcos avait suivi la mauvaise piste, au point de se trouver dans une situation politique délicate ?
La fragilité politique du ministre, après un revers électoral et une campagne de l'entre-deux-tours surmédiatisée, est évidente. Xavier Darcos, qui, comme il l'a dit, "ne voulait pas y aller", porte désormais sur ses épaules une part symbolique de l'échec global de la majorité à ces élections. Périgueux n'est certes ni Pau ni Toulouse, mais le candidat sortant était ministre. Cette fragilité politique serait accentuée par le fait que le pouvoir, hier concentré à l'Elysée, s'est déplacé à Matignon.
Le temps n'est plus où Xavier Darcos, accroché à l'étoile sarkozyenne, gagnait tous les arbitrages et pouvait se permettre toutes les libertés à l'égard du premier ministre, François Fillon, dont il s'imaginait quasiment en successeur. Ce temps, c'était le temps d'avant, avant la chute dans les sondages, avant les élections municipales. Le temps d'après, celui de la rigueur pour les fonctionnaires et donc pour l'éducation, se révèle pour lui d'autant plus difficile à aborder que le ministre de l'éducation n'a pas vraiment joué le jeu en matière de suppressions de postes pendant sa première année d'exercice ministériel.
Cédant à un travers classique, le ministre a, dès son arrivée au ministère, commencé par batailler bec et ongles pour réduire le nombre des suppressions, espérant ainsi s'attirer la bienveillance syndicale et garantir la paix sociale. Exercice réussi : apprenant pendant l'été 2007 que "seulement" 11 000 postes (alors que tout le monde s'attendait à 17 000) étaient supprimés, les syndicalistes enseignants, de la FSU à l'UNSA, ont jugé que "le pire" avait été évité. Telle n'a pas été, on s'en doute, l'opinion de Matignon et de la majorité parlementaire, bien consciente que le chemin pour réduire le nombre de fonctionnaires passe par les établissements scolaires.
Moralité : Xavier Darcos, après s'être montré mauvais élève de la politique gouvernementale en 2007, va devoir redoubler de zèle. Alors que, contrairement à son homologue de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse - dont il aurait aimé avoir les attributions -, Xavier Darcos ne peut compter sur aucune manne pour calmer les impatiences. Il est en quelque sorte attendu au tournant dans son propre camp. Et, pour ne rien arranger, ce ne sont pas 20 000 suppressions d'emplois en 2009 que le ministre va devoir afficher, mais bien plus en vertu de la règle du budget triennal 2009-2011. Le tout sans compter les économies imposées par la Révision générale des politiques publiques. Sans contrepartie ou presque.
Car, savourant cette quiétude inhabituelle dans un ministère accoutumé aux soubresauts continuels, M. Darcos n'a pas profité de sa lune de miel avec les syndicats pour enclencher la négociation promise sur la condition du métier enseignant. Cette négociation avait pour but d'établir un nouveau donnant-donnant sur la base du "contrat de progrès" proposé par le président de la République aux fonctionnaires. C'était il y a tout juste un an, quand M. Sarkozy affirmait vouloir "des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, aux carrières plus variées grâce à une organisation en métiers, en contrepartie de services publics plus efficaces".
MAYONNAISE DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES
Un an plus tard, rien de tout cela n'est palpable. Xavier Darcos a bien lancé la commission pour l'évolution du métier enseignant, présidée par le conseiller d'Etat Marcel Pochard, mais ses conclusions, rendues début février, ont pour l'instant été suivies... d'un silence assourdissant. Même s'il semble que le ministère s'apprête à lancer une première série de consultations avec les organisations syndicales dans les quinze jours qui viennent, il est incontestable, vu de l'UMP, qu'un retard a été pris. Comme en 2002, quand il avait été reproché à Luc Ferry de rater une occasion historique en ne supprimant aucun poste lors de l'arrivée du gouvernement de droite.
Sans compter que la mayonnaise des heures supplémentaires ne monte pas : les professeurs ne sont pas aussi preneurs que le gouvernement le pensait. Ils résistent au "travailler plus pour gagner plus". Surtout quand ces heures supplémentaires ne sont, la plupart du temps, pas majorées. Mais là n'est sans doute pas la raison profonde. Peut-être le gouvernement a-t-il minimisé la dimension sociologique de ce métier, choisi par une grande majorité de femmes pour lesquelles l'équilibre entre le temps personnel et le temps de travail est fondamental.
Peut-être aussi le ministre de l'éducation nationale a-t-il ignoré la charge que représentent trois ou quatre heures en plus ? Bref, sur la condition enseignante, comme sur la réforme du lycée - suspectée de n'être qu'un vulgaire plan d'économies -, l'idée que seule la qualité (enseigner autrement) peut améliorer un système éducatif qui ne progresse plus avec la seule quantité - plus de professeurs, plus de moyens - est en panne.
Enfin, et c'est peut-être le plus grave, à ces ratages politiques est venu s'ajouter récemment l'exercice pour le moins contestable de la refonte des programmes de l'école primaire. Fallait-il absolument céder aux sirènes de ceux qui veulent remettre à l'honneur les conjugaisons et la mémorisation de dates en histoire dès le CP ? Fallait-il imposer des programmes alourdis alors que l'horaire des élèves va diminuer de trois heures ? Etait-il indispensable de déstabiliser l'école primaire et d'ouvrir un nouveau front de contestation dans le but de satisfaire des courants ouvertement conservateurs ? Car, ce faisant, le ministre s'est encore aliéné toute une frange d'enseignants sans être certain de se garantir le soutien des parents...
Encore une qui ne cache pas sa joie de voir les lycéens - manipulés à mort par les collègues - dans la rue.
Ces collègues qui se servent des lycéens comme bouclier, sont en train de creuser le trou qui va bientôt leur servir de tombe.
Dans mon lycée les meilleurs élèves nous quittent pour d'autres horizons moins agités où l'on respecte le droit et la liberté de ceux qui veulent encore apprendre.
Demain les mêmes manifesteront pour dénoncer le libéralisme qui fait le lit des officines privées.
Pathétique.
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
"Mes stagiaires auront cette année à peine 80 heures de formation en français pour apprendre à enseigner toutes les composantes de notre discipline : apprendre la parole, apprendre à lire, constuire sa culture, apprendre à écrire, apprendre l’orthographe, apprendre la grammaire…. et ça de la maternelle au CM2.
Agnès Perrin a dit."
C'est de la folie pure que de présenter, comme le faisait Mme Perrin, formatrice IUFM en 2006, l'enseignement de l'enseignement du français comme un Everest! C'est typique des "pédagos": on se fait mousser, on se fait mousser, et encore mousser en présentant comme très difficile quelque chose qui en réalité va de soi. Enseigner le français, à partir du moment où on le fait avec des méthodes raisonnables (pas avec l'autoconstruction des savoirs, , ce n'est vraiment pas la mer à boire. Il faut simplifier, simplifier toujours - maître mot du vrai professeur -, alors que pour les "pédagos" - esprits faux et confus - il faut encore et toujours rendre les choses les plus opaques possible. Meirieu, après vingt ans de vain bavardage, n'hésite pas à glapir qu'il faut "entamer une réflexion sur l'école", afin d'espérer résoudre les problèmes, tellement ils sont compliqués. Et quand on aura "entamé la réflexion sur l'école", on aura quelque chance de trouver, au bout de vingt autres années douilletement prébendées, comment il faut poser adéquatement le problème. Cela n'a pas de fin. D'ailleurs la réflexion de Meirieu n'a pas de fin, en tous les sens du mot, ou pas de sens, ce qui revient au même.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Douillettement!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Et si la politique éducative de la France se décidait effectivement à l'OCDE?
Il serait intéressant de connaître de savoir quelle est l'ambiance au Ministère de l'Education nationale, avec la pression que fait peser Bercy sur les finances dudit.
JPB pourrait peut-être nous dire si Darcos se laisse abattre, ce que je ne crois pas pour ma part.
Mais il est certain que vouloir restaurer l'enseignement en France impliquait que l'on déclare la guerre à une partie du corps enseignant qui s'est attachée aux dogmes les plus stupides. Beaucoup de prétendus "professeurs" sont ainsi des Crétins au sens brighellien. C'est avec leur complicité active que le système s'est enrayé.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Et si, dans ses choix et ses décisions, Xavier Darcos avait suivi la mauvaise piste, au point de se trouver dans une situation politique délicate ?
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Que la politique est belle vue à travers les lunettes de notre chroniqueur "libéral" : des choix, des ouvertures, une stratégie, bref un monde où tout est possible, où les accidents de parcours relèvent de l'erreur humaine. C'est peu crédible mais si utile à faire oublier que Darcos s'agite dans un bocal, que ses performances en termes de réduction d'effectif intéressent plus ses amis que la lutte contre le pédagogisme.
Il y avait la gauche caviar, il y a maintenant avec Phil Del et Cadichon, une droite Peter Pan.
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Si Nicolas Sarkozy avait dit la vérité qu'il connaissait, en tant qu'ancien ministre des finances, il n'aurait pas été élu.
"Les caisses sont vides".
l'Etat ne peut faire d'économies que dans les domaines qui sont les siens : la Justice, l'Armée, les équipements collectifs, le budget de fonctionnement de l'Etat, l'Ecole...
l'Ecole dont la plupart des gens, sur ce blog et ailleurs s'accordent pour dire qu'elle fonctionne mal et qu'elle coûte trop cher.
X. Darcos ne fait que suivre la feuille de route du président de la République et appliquer les directives du ministère des finances.
La seule chose que l'on puisse lui reprocher, c'est de ne pas avoir (encore) mis en route "la troisième voie" :
" des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, aux carrières plus variées grâce à une organisation en métiers, en contrepartie de services publics plus efficaces ".
Le peut-il, le souhaite-t-il vraiment ?
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Pourquoi personne ne parle d'arts plastiques ici ?
A croire que ça ne vous intéresse pas ... Bizarre pour un public plutôt littéraire et cultivé !
Z'allez jamais voir d'expo ?
Z'aimez quoi ? Plutôt classique, pompier, impressionniste, moderne, contemporain ?
Qui a vu l'expo Penck (rétrospective intéressante permettant de comprendre les tournants de sa carrière) ?
Les Inquiets à Beaubourg ça vous a brassé ? Que pensez-vous du nouvel accrochage de la collec permanente ?
Et Branly, à l’usage, quel est votre avis sur la polémique arts premiers / ethno ?
La programmation du palais de Tokyo (Nivéa par exple ...) depuis l’arrivée de Walher vous a-t-elle irrité, laissé indifférent ? La présidence du CA par Cornette de St Cyr, c’est pas un peu un pb ?
Quelle est votre dernier coup de cœur, le plasticien qui vous a bien secoué ces temps ?
Ask'on peut donner le goût des arts plastiques aux gosses ? Comment ?
Ask'y faut montrer et expliquer des œuvres, faire réaliser des travaux "à la manière de" etc ...
Le musée avec des gosses, ça sert à quoi ? A partir de quel âge ?
Des fois y’en a un peu marre des palabres de boutique ...
Et pourtant JPB se décarcasse pour essayer de varier les plaisirs !
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
Les gens qui prétendent que "l'éducation n'a pas de prix" ne paient pas d'impôts.
(c'était la pensée libérale du jour)
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Pour en revenir au problème de l'ennui, je crois que les élèves actuels peinent à accepter des efforts ardus, voire ingrats, qui trouvent leur récompense plus tard. Je me rappelle avoir étudié en seconde Ronsard et du Bellay avec sérieux, certes, parce que j'étais une élève studieuse, mais sans plaisir : la langue me semblait difficile, et ces difficultés faisaient écran à ma perception du texte. L'année suivante, notre professeur nous demanda de réviser la Pleiade. J'ai donc relu tous les poèmes, et là, il s'est produit un petit miracle : toutes les difficultés s'étaient évanouies, et je découvrais avec émerveillement, dans toute leur fraîcheur, la grâce des images et la mélancolie des roses défuntes. Je sais encore par coeur nombre de ces poèmes, sans les avoir jamais appris, simplement parce qu'ils ont fortement marqué ma sensibilité à une époque où elle ne demandait qu'à s'enrichir.
Mais j'ai un peu le sentiment d'enfoncer des portes ouvertes en racontant cette expérience, dont beaucoup ont dû connaître l'équivalent.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Bonsoir
Je m'apprète à poster un commentaire un peu long destiné au départ à Robin et Lucile. J'attends avec impatience leur (vos) réactions que je lirai plus tard dans la soirée.
Je précise juste que je viens de rejoindre la Fédération Française de Jeux de Rôles et que je suis tout excité !
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Désolée Zorglub, c'est vous qui avez raison : je ne parlerai plus littérature sur un fil consacré aux arts plastiques (domaine dans lequel ma culture reste on ne peut plus rudimentaire).
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Bonjour
A Robin et Lucile et les autres :
Le manque de temps fait que je me lance de manière un peu désordonnée, mais j'avais dit que je parlerai d'un moyen de transposer l'univers du jeu de rôle dans celui des recherches documentaires, alors je m'exécute :
Vous devez à peu près tous savoir que les collections d'une bibliothèque sont rangées selon une classification.
Aujourd'hui, la classification la plus utilisée est la Classification Décimale de Dewey qui organise les domaines de la connaissance en 10 grandes classes, chacune des 10 classes comportant 10 divisions et chacune des 100 divisions comportant dix subdivisions.
Le résultat est qu'on obtient pour chaque document un indice de classification à trois chiffres, lequel est réutilisé pour la cotation des documentaires.
Et c'est là qu'intervient le diabolique décaèdre pentagonal, plus connu sous le nom de dé à 10 faces !
Utilisés dans les jeux de rôles pour déterminer des pourcentages, j'ai eu l'idée d'y recourir pour tirer au sort des indices de classification.
Le premier indice obtenu fut le 947, celui de l'histoire de la Russie.
Je me suis alors rendu à l'endroit où tous les ouvrages cotés à partir de l'indice 947 étaient regroupés.
Là, mon but était de choisir un ouvrage parmi les 150 qui se trouvaient devant moi.
Et le miracle, si j'ose dire, s'est produit ! J'ai choisi le "Guide de civilisation russe" publié par Anne-Marie Olive aux éditions Ellipses, et je l'ai consciencieusement potassé.
Si je n'avais pas tiré le sujet de ma prochaine lecture au sort, je n'aurais jamais ouvert un livre sur l'Histoire et la civilisation de la russie.
Depuis ce premier tirage au sort, effectué en juin 2007, j'ai renouvelé à plusieurs reprises cette expérience et suis en train d'affiner ma technique.
Aujourd'hui, je sors mes dés d'une petite boîte, je les lance sur un bout d'étoffe que je déplie sur la table pour ne pas faire de bruit. Je consulte mon mémento de la Classification Dewey pour connaître le sujet que je viens de tirer au sort.
Ensuite, je pars chercher mon livre. A ce moment-là, je n'ai plus qu'un objectif : choisir un ouvrage que je serai en mesure de lire. Je ne me fixe surtout pas d'objectifs trop ambitieux car seul un examen honnête de mes capacités de lecteur me permettra de relever le défi que je me suis lancé.
Une fois le livre choisi, je réalise qu'un lien fort s'est établi entre lui et moi.
Tout d'abord, aucun élément extérieur, sinon le hasard, n'a influencé mon choix
Ensuite, je n'ai pas choisi un auteur, je n'ai pas choisi un titre. J'ai d'abord choisi un sujet et une clé d'accès à celui-ci.
Enfin, je réalise qu'en me soumettant au hasard, je me donne une chance égale de découvrir tous les domaines de la connaissance, et que si tous les sujets ne sont pas d'égale importance, tous méritent assurément d'être abordés.
Depuis que je m'adonne à cette pratique, rien n'est venu démentir ce que je viens d'écrire. Je viens, par exemple, de terminer "Quand notre monde est devenu Chrétien" de Paul Veyne. Il y a quelques semaines, je lisais "Cinq méditations sur la beauté" de François Cheng, mais aussi "La cuisine pour les touts-petits", "Le sport est-il bon pour la santé", la biographie de Simone Signoret, etc.
Et le plus fort, c'est que cette façon de faire n'est pas devenu un dogme. Je peux aussi bien lancer les dés pour découvrir un bouquin de philosophie et ne pas les lancer pour en lire un autre sur la religion.
Je me suis, en quelque sorte, arraché à ma torpeur intellectuelle pour ne plus m'interdire aucun sujet de lecture.
Maintenant, une fois que tout cela est dit, tout reste à construire pour initier un maximum de personnes de tous les âges à cette pratique.
Il faut, en particulier, résoudre un certain nombre de difficultés avant que l'utilisation de la Classification de Dewey ne devienne un véritable jeu.
Par exemple : que fait-on lorsqu'on tire un indice de la classe 400 (langues) ou 200 (religion).
J'ai mes petites idées là-dessus.
En tout cas, je vais essayer de mener ce projet à terme par le biais de la Fédération Française de Jeu de Rôles à qui j'ai présenté mon experience et dont je vais rejoindre l'équipe.
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Commentaire à mon mail un peu long :
Je n'ai vraiment fait qu'introduire mon sujet et j'aurais du préciser pleins de choses.
Par exemple, j'ai l'idée d'un mémento de la Classification dewey qui se présenterait sous la forme d'un écran du meneur de Jeu comme on en trouve dans les parties de jeu de rôle
J'ai l'idée aussi d'une sorte d'agenda de lecture qui se présenterait sous la forme d'un classeur/grimoire où on glisserait des fiches de lectures prêtes à photocopier.
J'ai l'idée que les lectures ainsi répertoriées pourraient servir à alimenter un jeu de rôle qui reste à créer où les bibliothécaires tiendraient les rôles principaux !
On pourrait même transposer dans ce jeu de rôle le conflit pédagos anti-pédagos !!!
Enfin bref, j'ai pas mal d'idées quoi...
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
""Léon sur le ponton"
D'LA GROSSE DOUNE DE CHEZ CACA !
ET ELLE SE PLAINT QUE LES INSTITS NE SOIENT PAS ASSEZ FORMES ! PETE DES BOYAUX D'LA TETE, ELLE EST ! :PT1CABLE:
VIREZ MOI TOUS CES ZÂNES !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Non je ne m'énerve po , j'explique ...
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
"La loche de Faro"
C'EST PAS CON !
CA FAIT PARTIE DE LA PROGRESSION !
C'EST HYPER SUBTIL !
nãn j'm'énerve po, j'explique"
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Pour Zorglub et Sylvie (Huguet);
Si on lit bien les messages (certes légèrement cabalistiques à première vue) figurant ci-dessus, le blog est à la fois redevenu littéraire et plastique!
Certes, cela frise un peu l'art conceptuel dans les deux domaines, mais ne faisons pas la fine bouche!
Mon petit doigt me dit que d'autres, dans le même genre, vont suivre. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Je précise juste, mais c'est important : ce dont je parle n'engage pour l'instant que moi et pas encore la Fédération Française de Jeu de Rôles, qui m'a écouté d'une oreille bienveillante mais qui reste à convaincre...
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Que la politique est belle vue à travers les lunettes de notre chroniqueur "libéral" : des choix, des ouvertures, une stratégie, bref un monde où tout est possible, où les accidents de parcours relèvent de l'erreur humaine. C'est peu crédible mais si utile à faire oublier que Darcos s'agite dans un bocal, que ses performances en termes de réduction d'effectif intéressent plus ses amis que la lutte contre le pédagogisme.
Il y avait la gauche caviar, il y a maintenant avec Phil Del et Cadichon, une droite Peter Pan.
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Victor,
Il faut rendre à Brigitte Perucca ce qui lui appartient.
Dans mon post, je n'assume que le premier et dernier paragraphes.
Pour être libéral aujourd'hui, je n'en suis pas moins humaniste. Si vous connaissiez mon parcourt vous changeriez peut-être votre jugement sur mon compte.
Je dois tout à l'école de la république, et de voir ce qu'elle est devenue après maintes réformes mises en place au nom de plus de justice sociale, alors qu'elle ne permet plus aux plus modestes de se hisser parmi les élites, me laisse un goût amer.
Le scénario du destin de l'école française ressemble étrangement à celui des pays de l'Est. Si l'école ne va pas bien, c'est parce que les méthodes qui l'ont conduite au désastre n'ont pas été appliquées ou si peu, qu’il faut donc garder le cap et persévérer dans l'erreur en réclamant toujours plus de moyens pour que ça marche enfin. Mais pendant ce temps, ceux qui peuvent quittent le navire et il sera trop tard quand il ne restera plus rien du mammouth qui avait pourtant rendu tant de services à tous ceux qui comme moi avaient la rage de se sortir de leur modeste condition - aujourd'hui ceux-là sont condamnés à la misère à perpétuité. Merci la Gôche !
Jean,
Je ne crois pas que les instances internationales (telle l’OCDE et autres…) aient planifié la destruction de l’Ecole française et de toute autre école d’ailleurs. Il ne faut pas se laisser gagner par la paranoïa.
Je pense plutôt que nos pédagogistes ont investi toutes ces instances - comme ils l’ont fait au ministère de l’EN - et qu’ils se sont employés à mettre en place dans tous les pays de l’OCDE leur idéologie néfaste pour le petit peuple – il n’y a qu’à voir comme nos amis canadien, suisse et autre se battent pour justement les empêcher de nuire. Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme.
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Ask'on peut donner le goût des arts plastiques aux gosses ? Comment ?
Ask'y faut montrer et expliquer des œuvres, faire réaliser des travaux "à la manière de" etc ...
Le musée avec des gosses, ça sert à quoi ? A partir de quel âge ?
Des fois y’en a un peu marre des palabres de boutique ...
Et pourtant JPB se décarcasse pour essayer de varier les plaisirs !
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
J'avais commencé à poster un truc et proposé d'envoyer la suite.
Pas eu d'écho. Pas fait. Pas vexée.
Ecrit par : catmano | 09 avril 2008
Hypothèse, quant au troll: retour d'ipidi-machin-chose-putain-con, qui avait l'habitude de rajouter des mots drôles et des saillies (hu hu hu) sur son pseudo genre "ipidiblue-a-fait-caca-et-est-très-content", ça ressemble à "le-troll-réaliste", etc. Et si ce n'est pas lui, c'est de la même veine.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Intelligenti pauca .
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
"Le sport est-il bon pour la santé", la biographie de Simone Signoret"
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Ce sont deux livres différents??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
"Pas eu d'écho. Pas fait. Pas vexée."
Ecrit par : catmano | 09 avril 2008
Si, Catmano, faites-le!!! Please.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Intelligenti pauca .
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Ca claque, hein, avec le latin. Tellement mieux... Vive les pages roses du Larousse, hu hu hu.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
"Le sport est-il bon pour la santé", la biographie de Simone Signoret"
Pffff, mais noooonnnn !!!! La biographie de Simone Signoret, au passage, est celle écrite par Huguette Bouchardeau
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Pov' Simone ! Qui, d'ailleurs, la remplace aujourd'hui ?
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
C'était une blague, John... Mille excuses! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Ca claque, hein, avec le latin. Tellement mieux... Vive les pages roses du Larousse, hu hu hu.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Je me doutais bien que toi, tu aurais besoin des pages roses pour comprendre.Ha ha ha
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Ca claque, hein, avec le latin. Tellement mieux... Vive les pages roses du Larousse, hu hu hu.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Je me doutais bien que toi, tu aurais besoin des pages roses pour comprendre.Ha ha ha
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Ben non, j'y ai même pas regardé dedans... monsieur ou madame la Tutoyeuse. Mais bon, j'en ai fini avec toi, t'es trop nulleuh! hu hu hu
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Mais bon, j'en ai fini avec toi, t'es trop nulleuh! hu hu hu
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Mais pourquoi tant de haine et si peu d'humour ??
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Un signe, Mr Darcos, un signe!
Montrez-nous que "ça"vous "savez faire"! Que vous allez prendre les pédagos par les cornes et les faire sortir de l'arène.
Et les Brighelliens, pour l'encourager, de crier très fort pour le bien aider:
" Nous, pasteurs des esprits, qui, du bord du chemin,
Regardons tous les pas que fait le genre humain,
Poètes, par nos chants, penseurs, par nos idées,
Hâtons vers la raison les âmes attardées!"
Mais rien ne venait du ciel, ni de la terre, d'ailleurs; quand tout-à-coup profonde et solennelle, s'éleva une voix d'outre-grenelle:
" Un jour,- mais nous serons couchés sous le gazon
Quand cette aube de Dieu blanchira l'horizon!-
Un jour on comprendra..."
Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
C'est absolument cela : voilà pourquoi Alain Madelin, par exemple, est si fort entiché de M.-Danielle Pierrelée, Gaby Cohn-Bendit et cie -- et sans doute voilà aussi pourquoi on est loin d'être débarrassé de tous ces braves gens-là. Il n'y a pas "complot" libéral-libertaire stricto sensu,mais convergence objective, en quelque sorte.
Il faut dire aussi que quand on a des "alliés objectifs" à la fois aussi prétentieux, aussi stupides et aussi établis en réseaux, on aurait tort de s'en priver... "Idiots utiles", c'est vraiment le mot.
Ecrit par : FGuichard | 09 avril 2008
Vous y croyez, Sanseverina, vous, au signe?....
Il devait y avoir une bronca contre le bac en 3 ans en LP: nada, c'est passé comme une lettre à la Poste.
JPB dit qu'il faut attendre pour voir les résultats, mais je crains assez que Darcos (entre réforme et choses imposées par celui qui est au-dessus de lui) aille ailleurs faire son fromage, et qu'il ne restera pas derrière son Marocain.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
"Je pense plutôt que nos pédagogistes ont investi toutes ces instances - comme ils l’ont fait au ministère de l’EN - et qu’ils se sont employés à mettre en place dans tous les pays de l’OCDE leur idéologie néfaste pour le petit peuple – il n’y a qu’à voir comme nos amis canadien, suisse et autre se battent pour justement les empêcher de nuire. Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme."
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes).
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
lire : ...la philosophie initiale...
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Pas du tout, Penda, pas du tout. Tout cela est bien dérisoire.
Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
Et si la politique éducative de la France se décidait effectivement à l'OCDE? (Jean)
Comme Darcos fut ambassadeur de France auprès de l'OCDE pendant sa...traversée du désert..., ce serait une bonne question à lui poser.
Sergio, si vous vouliez faire de l'humour , merci d'ajouter des sous-titres.
S'il est aussi certain que Julien Freund a lu Hölderlin, que les séparent un siècle et un fleuve, ce n'est qu'au Panthéon des penseurs de l'identité culturelle de leur pays que ces deux-là pourraient se promener bras-dessus bras-dessous, non am Neckar Strand.
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
Pour faire une bonne bouillabaisse :
Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes).
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Et le raton-laveur ? Il dénature la "philosophie iniatiale" ?
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Et le raton-laveur ? Il dénature la "philosophie iniatiale" ?
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Tarte à la crème !
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Euh, vous connaissez la Classification décimale de Dewey ?
Ca vous dit pas de servir le Décaèdre invincible ?
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Euh, vous connaissez la Classification décimale de Dewey ?
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Oui, mais les livres pédagogistes font-ils partie de cet ensemble du savoir humain ?
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
C'est de la folie pure que de présenter, comme le faisait Mme Perrin, formatrice IUFM en 2006, l'enseignement de l'enseignement du français comme un Everest!
(Jean)
Jean, je ne crois pas que vous puissiez comparer votre expérience de l'enseignement du français en collège et en lycée avec l'enseignement du français à l'école maternelle et à l'école primaire.
On peut discuter des contenus et des modalités de la formation, mais il me paraît difficile de dire qu'elle est quasiment inutile.
---
Encore une qui ne cache pas sa joie de voir les lycéens - manipulés à mort par les collègues - dans la rue.
(Phil Del)
Qu'on se le dise : un jeune de gauche est toujours manipulé.
Mais Jean Sarkozy, par exemple, ne l'est pas, puisqu'il est de droite.
Ecrit par : Pat | 09 avril 2008
Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Vu ce que je lis ici et dans les programmes 2008, je pourrais retourner le compliment contre M. JPB, M. Darcos et leurs amis (dont je partage très ponctuellement certains avis).
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
Me voici de retour ponctuellement sur ce blog.
J'avoue avoir cessé de le suivre quotidiennement depuis que je me suis rendu compte qu'ici aussi on trouvait des gens haineux capable de proposer (sérieusement?en riant?) la mise à mort de vos adversaires pédagogues...
Bref, je continue à partager certains idéaux éducatifs développés par M. Brighelli mais je rejette la violence dont les participants de ce blog font preuve ici.
Je suis et reste une opposante ferme aux nouveaux programmes 2008, même si je partage certaines idées qu'ils contiennent. Je trouve leur mise en place violente, déplacée et insultante pour les enseignants (pédagoggo et autres) et surtout je refuse de soutenir M. Darcos qui, selon moi, n'a aucune légitimité à être mon ministre de tutelle. Il a montré son degré d'incompétence il y a une semaine sur C+. (voir la vidéo suivante : http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2174 )
Un agrégé de lettre incapable de conjuguer un verbe au passé antérieur??????? Non seulement il ne maitrise pas la règle de trois (pourtant apprise grâce aux méthodes qu'il prônent...) mais en plus, il ne cherche même pas à comprendre ce qu'on lui explique, il ne cherche même pas à raisonner...
Mes élèves de CE1 n'apprendront pas à faire une division cette année. Pas parce que je ne souhaite leur apprendre un maximum de choses mais parce qu'ils ont encore beaucoup de mal à différencier l'addition de la soustraction, parce qu'à force de trop les tirer vers le haut (suite à mes lectures sur ce post et des ouvrages de JPB), je les ai un peu dégouté de faire des efforts, hélas...
Bref, avant de savoir poser une division, je pesne qu'il est préférable qu'ils comprennent pourquoi parfois on fait des additions et des fois on fait des soustraction ou des multiplications ou des divisions.
Contrairement à ce que préconisent les nouveaux programmes, je ne transformerais pas mes élèves en calculatrices vivantes.
Dernière source de colère, cette semaine j'ai reçu les nouveaux manuels basés sur les programmes 2008... deux semaines après avoir perdu trois heures à me concerter avec mes collègues sur le PROJET de programmes 2008...
Le ministre m'aurait craché à la gueule qu'il ne m'aurait pas autant blessé... Ce ministre ne veut pas d'enseignant intelligents qui réfléchissent à l'instruction de leurs élèves. Ils veut des robots qui transforme les élèves en d'autres robots qui ne sauront plus réfléchir mais obéir bêtement aux enseignants, puis aux patrons...
J'espère que bientôt je pourrais à nouveau prendre plaisir à lire ici des posts qui me rendront plus intelligente et qui contiendront des débats plmus intéressant quele mode de lynchage des pédagogos comme vous les appelez.
PS : au lieu de vous foutre de la gueule de Lubin et de son site certes un peu caricatural, vous feriez bien de chercher à ne pas sombrer dans la même caricature...
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
Bonsoir Gelsomina,
ils ont eu quoi tes zélèves au CP comme méthode de lecture ET de mathématique ?
Bien cordialement
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2174
Quand je vois mon ministre de tutelle ainsi, je me dis que les bonnes vieilles méthodes qu'il préconise n'ont aucun intérêt...
PS : j'avais écrit un message plus long dans lequel j'exprimais ma colère face au mépris de notre ministre à l'égard des enseignants et face à la violence et aux caricatures utilisées sur ce blog contre les pédagogues.
J'espère qu'il apparaitra. J'espère aussi retrouver un jour ici des analyses pertinentes sur l'instruction publique et non des anathèmes violents et stériles.
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
"Ce ministre ne veut pas d'enseignant intelligents qui réfléchissent à l'instruction de leurs élèves. Ils veut des robots qui transforme les élèves en d'autres robots qui ne sauront plus réfléchir mais obéir bêtement aux enseignants, puis aux patrons..."
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Euh, vous connaissez la Classification décimale de Dewey ?
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Oui, mais les livres pédagogistes font-ils partie de cet ensemble du savoir humain ?
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Oui, hélàs, je suis bien placé, cette année, pour le "savoir" :
300 - Sciences sociales
* 300
* 310 Statistiques
* 320 Science politique
* 330 Économie politique (Économique)
* 340 Droit
* 350 Administration publique
* 360 Services sociaux; associations
* 370 Éducation
* 380 Commerce, communications, transports
* 390 Coutumes et folklore
Les sciences sociales sont l'enfer des CDI
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Bonsoir, Toto!
En français, métode semi-globale puis syllabique avec des méthodes constructivistes
En math, beaucoup de manipulation de légo et pas mal de constructivisme aussi
Sur dix huit élèves, j'en ai cinq bons et très bons et 13 en difficultés dont deux en très grandes difficultés.
Mais avant de taper sur mes collègues constructivistes, je me dois de tenir compte de la situation familiale de mes élèves même si ce n'est pas mon boulot. Jusqu'à janvier, j'ai tout fait pour ne pas leur chercher ce type d'excuse. Mais quand je vois que sur 18 élèves, seuls deux ont une famille "normale" (un père et une mère qui vivent ensemble et qui ne se tapent pas dessus), force m'est de constater qu'ils ont peut être d'autres soucis que d'apprendre à poser une division. Hier encore, un de mes élèves qui attendait l'ouverture des portes de l'école, n'a rien trouvé de mieux pour d'amuser que de s'allonger sur la chaussée devant l'école... et je ne parle pas des taudis dans lesquels ils vivent, des nombreux problèmes familiaux....
Est ce un hasard? mes deux meilleurs élèves sont ceux qui ont des familles "normales". Et avec eux, le constructivisme que vous décriez ici marche très bien...
Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008
"Ce ministre ne veut pas d'enseignant intelligents qui réfléchissent à l'instruction de leurs élèves. Ils veut des robots qui transforme les élèves en d'autres robots qui ne sauront plus réfléchir mais obéir bêtement aux enseignants, puis aux patrons..."
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?
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Aucun catéchisme en vue... juste ma petite expérience personnelle en classe et mon petit cerveau qui essaye justement de ne suivre aucun catéchisme.
Apprendre à des CE1 de ZEP à poser des divisions, c'est comme jeter n'importe qui du haut d'une falaise et lui ordonner de voler...
En théorie, je trouve cela formidable de penser pouvoir enseigner la division en CE1 ; en pratique, je me rend compte que cela équivaut à fonce r dans le mur....
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
"Mais quand je vois que sur 18 élèves, seuls deux ont une famille "normale" (un père et une mère qui vivent ensemble et qui ne se tapent pas dessus), force m'est de constater qu'ils ont peut être d'autres soucis que d'apprendre à poser une division. "
Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008
Merci, Gelsomina. Sur ce sujet, je me sens un peu moins seul ici, d'un coup.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
"Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?"
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
"Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes)."
Et les vôtres?
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Fausse manip; je rectifie:
"Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?"
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
"Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes)."
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Et les vôtres?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Un peu de politique ? Allez, ce n'est pas de moi, mais c'est joli quand même :
Propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelles qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."
"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."
"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."
"C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."
"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics . L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."
Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient. C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l'oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics. "
N'est-ce pas stupéfiant ?
Le plus stupéfiant d'ailleurs étant l'humour torride de M. le ministre. Cet homme-là est un pitre-né, il rata sa vocation.
- J'ai aimé apprendre, en creux, que les retraités du privé servaient eux à quelque chose.
-Je fus désolée d'apprendre que les retraités du public qui ont été appelés pour renforcer les effectifs en berne du primaire ne sont pas considérés comme utiles par M. le M.
- Je fus stupéfiée de me rendre compte qu'un ministre, payé par les contribuables et qui aura, sans doute, une retraite de fonctionnaire pour offrir les clopes à son gendre ( pardon, les bâtons d'encens, c'est plus mode ) ne se considère pas lui-même comme un fonctionnaire.
J'aime la politique, c'est beau. J'aime mieux Machiavel, ça a le mérite d'être plus intelligent.
Hello m'sieur Briguelli, hello les autres blogueurs et euses, divers, variés, de tous bords et tendances.
Ecrit par : Milady | 09 avril 2008
Le mardi 27 mai, le SE-Unsa 62 organise au centre IUFM d'Arras un colloque intitulé "Socle comun : Passeport pour l'avenir"
Le programme :
8h30 - Accueil
9h - Ouverture du colloque
9h15 - " Le socle commun : enjeux, problèmes, perspectives »Pierre FRACKOWIAK, IEN, militant du SIEN-UNSA, rédacteur au Café Pédagogique
10h - Echanges avec la salle
10h15 - Table ronde : Le socle, levier du changement ? animée par Pascaline PERROT, Responsable Nationale du SE-UNSA, avec :
- Claire KREPPER, Secrétaire Nationale du SE-UNSA : « Définition du socle »
- Raoul PANTANELLA, Professeur de lettres, rédacteur aux Cahiers Pédagogiques :
" Le socle commun... mais comment faire ?
: la dimension pédagogique du socle ».
11h30 - Débat et échanges avec la salle
12h 30 - Verre de l'amitié - Repas
14h Socle et compétences :
- Enseigner
- Evaluer
- Mettre en place le livret de compétences
Témoignages et débat avec la salle, avec la participation de Christian CHEVALIER, Secrétaire National, Julien MARAVAL Responsable National au SE-UNSA
16h30 - Clôture du colloque Dominique COPIN, secrétaire départementale du SE-UNSA 62
Qu'est-ce que ça cache ?
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Au sujet de Darcos sur canal +, je renvoie Gelsomina sur le fil MECANIQUE et aux très pertinentes analyses de Robin.
Une question,comment se fait-il que nos élèves de 2de ne sachent rien, déchiffrent à peine les textes, n'aient aucun vocabulaire ? Si les méthodes des pédagogistes étaient efficaces,ça se verrait,non ? Cela fait des années que nous constatons les mêmes effets néfastes, ça ne peut donc pas être accidentel ....
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
(Fin de post "mangée", je complète)
Voilà ce qu'écrivaient Hirtt et de Sélys en intro à "Tableau noir " en 1998, il y déjà dix ans, imaginant un scénario-catastrophe qui hélàs se réalise avec la complicité active de l'UNSA :
"Le fils ne reçoit pas de bulletin et n'aura pas de diplôme. Les fournisseurs de cours ajoutent des points sur sa "Carte de compétences", au gré de ses progrès. Le jour où il cherchera un travail, il lui suffira de glisser sa carte dans son ordinateur et de se connecter à un serveur "offres d'emploi". Si ses compétences correspondent à ce que cherche un employeur, il sera peut-être engagé"
... surtout pourrait-on rajouter si la compétence "je suis capable de fermer ma gueule" a été validée. On dit que les pédagogistes sont les "idiots utiles" du libéralisme, aujourd'hui chacun peut le vérifier !
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Ils sortent d'où vos élèves ?
Moi, les miens, je sais. Les classes de seconde sont de plus en plus composées d'élèves qui n'aiment pas les études, et qui sont là parce qu'ils n'ont pas de dossiers assez bons pour intégrer les maigres filières professionnelles.
Les autres que j'ai l'honneur d'avoir savent parfaitement bien déchiffrer, et parviennent pour certains à pondre des dissertations tout à fait intelligentes. Voire à commenter du Pirandello en plein vol, dans le stress des oraux, et sont brillants.
Sans doute confusion vient-elle du mélange - néfaste - de tous au lycée.
Ecrit par : Milady | 09 avril 2008
Désolée Zorglub, c'est vous qui avez raison : je ne parlerai plus littérature sur un fil consacré aux arts plastiques (domaine dans lequel ma culture reste on ne peut plus rudimentaire).
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Je n'ai pas non plus voulu parler des arts plastiques à cause du professeur qu'a eu mon fils pendant deux ans, un fada de l'art conceptuel. Traumatisé !
Depuis que l'art contemporain a échangé le beau contre le concept, il fait concurrence à la philosophie et le jouvenceau peut toujours courir pour rattraper la vieille dame.
On ne dit aussi que "c'est un reflet de la laideur de notre société".
En matière de provocation, personne n'est allé aussi loin que Marcel Duchamp et on a l'impression qu'il bégaye à travers une flopée d' imitateurs qui n'ont pas son humour.
Personne ne reproduira l'effet sidérant de ses pissotières.
J'aime bien Claude Vialla, mais on me dit que ce n'est qu'un décorateur, Barry Flanagan (c'est rigolo), Nils Udo (c'est assez poétique) et j'ai suivi avec effarement et fascination le travail de déconstruction de JP Raynaud qui habitait pas loin de chez moi, "l'assassinat" de sa maison dont il ne reste qu'une vidéo (de la maison et du crime).
Je suis étonné qu'il ait encore sa raison, après ce qu'il a fait à sa maison.
Il y a un rapport étroit entre l'art contemporain et le crime, l'obscénité, la profanation...Et avec le kitsch (reproduction mécanique d'un procédé).
Sans tomber dans la guimauve, on pourrait peut-être confronter les enfants à autre chose.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
"Est ce un hasard?"
Bien sûr que non, si tu 'grattes' un peu (donnes moi le nom de la méthode syouplait) tu t'aperçois que les 2 chtits ont fait Boscher à la mèzon ... :(
Ne t'étonnes pas si les autres rament, ils peineraient moins s'ils avaient eu L&L (Malgré les parentshs) .
Evidemment ils ne peuvent pas faire la division...
Si tu veux bien être ChouXeu tu les reprends avec L&L, c'est hyper rapide ... ils ont déjà des bases que tu peux solidifier très facilement...
Bien cordialement :)
@+
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Je suis très embêté. Le "troll" m'a rendu service en me signalant une erreur sur un lien et la troublante gelsomina revient sur le blog ("La Strada" de Fellini est un de mes films préférés et Julietta Massina une de mes actrices de prédilection.)
Je tâcherais d'ignorer le premier et de polémiquer le plus galamment possible avec la seconde, si l'occasion se présente.
Mais si le troll emprunte l'identité de gelsomina ?
Ce blog devient plus en plus théâtral. On se croirait dans "Les Noces de Figaro".
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Mettez les bons dans une même classes (ils avanceront plus vite)
Laissez les autres récupérer les bases (ils avancerons plus vite après)
Là vous en utilisez 2 pour faire la 'locomotive' de la classe, pour pouvoir faire vos programmes déconnectés de la réalité engendré par des méthodes DE MERDE (Lecture/écriture/math dès la maternelle, dans certaines ... faites pas chier c'est qu'un post)
Les 2 malheureux se trainent 15 outoforder, vous les niKez tout pareil, seul ceux qui choisissent les bons 'chemins' ...
etc etc etc (faites suer ! )
C'est pas pour toi Gelsomina, hein, c'est juste que le loco avec SA méthode de merde me fout les BOULES !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
avanceront/engendrée sinon les syllabistes vont po comprendre :ange:
Bon yen a sûrement d'autres, chuis véneir/bourré/chirdé !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Il y a un rapport étroit entre l'art contemporain et le crime, l'obscénité, la profanation...Et avec le kitsch (reproduction mécanique d'un procédé).
Sans tomber dans la guimauve, on pourrait peut-être confronter les enfants à autre chose.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Pas d'ac Robin !
Ce n'est pas propre à l'art contemporain : tout Jérome Bosch, Les sabines par Poussin (ou David), La mort de Sardanapale, la Pieta de Michel Ange etc. etc.
Tout ça ne respire pas la bonne humeur et la déconne !
Quant au kitsch les Pompiers ou les Orientalistes (pour ne prendre que des exples XIXe) n'ont de leçon à recevoir de personne !
Pour ce qui est de la reproduction de procédés, la peinture classique a été à la hauteur des évènements dans les thématiques aussi bien que dans les scénographies stéréotypées (j’allais écrire cènographies …).
Il existe beaucoup de plasticiens modernes ou contemporains qui ne se complaisent pas dans le morbide ou qui utilisent une logique formelle en apparence radieuse pour traiter de sujets plus que glauques (N de St Phalle).
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
J'ai l'idée que les lectures ainsi répertoriées pourraient servir à alimenter un jeu de rôle qui reste à créer où les bibliothécaires tiendraient les rôles principaux !
On pourrait même transposer dans ce jeu de rôle le conflit pédagos anti-pédagos !!!
Enfin bref, j'ai pas mal d'idées quoi...
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
La "lecture aléatoire" et la classification de Dewey. Je connais une bibliothécaire-documentaliste en CDI qui sera certainement intéressée. L'idée est à retenir. Je la trouve excellente.
Une nouvelle carrière s'ouvre au "hasard objectif" cher aux surréalistes !
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
A Milady,les bons élèves ne sont nulle part la majorité,j'en ai aussi,mais le gros de la troupe est médiocre...
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Et aussi :
Non, Viallat c’est pas déco. Au contraire ultra théorique (et pour moi un peu chiant …). Groupe Support-Surface dans les années 60-70, en partie promu par le 1er conservateur du musée de St Etienne. Une réflexion utile qui, de mon point de vue, a fini par tourner un peu en rond. Un peu comme BMPT dont seul Buren saura dépasser les limites (et ce … dans tous les sens du terme).
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
Marrant, ça recommence plein pot les petits codes anti flood chez moi en ce moment. Pendant unmoment c'était seulement s'il y avait un lien web ...
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
Il existe beaucoup de plasticiens modernes ou contemporains qui ne se complaisent pas dans le morbide ou qui utilisent une logique formelle en apparence radieuse pour traiter de sujets plus que glauques (N de St Phalle).
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
Oui, je sais bien. J'ai un peu forcé le trait, mais j'ai du mal avec l'art contemporain. Remarquez "avoir du mal avec", c'est mieux que de s'en désintéresser complètement. Ca prouve que "ça m'atteint quelque part"!
(PS : Je préfère quand même Cézanne (mon peintre préféré) à Bouguereau et Max Ernst à Dali)
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Au sujet de Darcos sur canal +, je renvoie Gelsomina sur le fil MECANIQUE et aux très pertinentes analyses de Robin.
Une question,comment se fait-il que nos élèves de 2de ne sachent rien, déchiffrent à peine les textes, n'aient aucun vocabulaire ? Si les méthodes des pédagogistes étaient efficaces,ça se verrait,non ? Cela fait des années que nous constatons les mêmes effets néfastes, ça ne peut donc pas être accidentel ....
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
J'ai déjà posté sur ce blog il ya quelques semaines ou mois et si j'ai jamais prêté allégeance à un courant, c'est bien à celui de Brighelli et de ses amis. Imaginez donc ma déception devant le comportement caricatural de M. Darcos et ses programmes imposés pendant un simulacre de consultation...
Je n'ai jamais dit que les pédagogistes avaient raison. J'essaie juste de prendre ce qu'il y a de mieux dans les deux camps et de trouver des gens ouverts au dialogue pour faire avancer mes réflexions sur l'instruction des élèves et améliorer ma pratique de classe.
Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008
"Le troll" doit être "Carmen". Elle aussi ajoutait des suffixes à ses pseudos, et lui commet les mêmes erreurs d'oubli d'espace après les virgules.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Et un grand bonsoir à Milady!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Et moi, alors, on ne me dit pas bonsoir ?
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
"Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?"
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
"Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes)."
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Et les vôtres?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Les miens s'inspirent de mon expérience. J'ai longtemps fréquenté les Trotskistes et les côtoient parfois encore ; je les ai écoutés dire, regardés faire et surtout vus vivre.
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Et les "verts, altermondialistes, droitdel'hommistes", tous des trotskistes? Ce n'est pas du cathéchisme, ça??
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
une autre info sur mes chers élèves : la plupart regarde la TV entre 7h du matin et 8h puis de 12h à 13h et enfin de 17h à pas d'heure...
Je suis encore à la recherche de la (des) méthode(s) pour les faire travailler sur un sujet plus de 10 minutes d'affilé.... ainsi que pour leur faire apprendre définitivement des conjugaisons "simples" (présent de l'indicatif d'avoir, être, chanter, finir, vouloir, faire). j'ai presque tout essayer (le cours magistral, la reconstruction par les élèves, quelques petits jeux).
Si vous avez des pistes...
PS : j'ai vu que vous critiquez beaucoup le forum EDP sur ce blog. Sachez que ce blog est quand même très utile pour les profs débutants.
Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008
Gelsomina, on relève dans votre post quelques petites faiblesses d'orthographe-grammaire et de style:
Un agrégé de lettre (c'est "de Lettres")
il ne maitrise pas (maîtrise)
je les ai un peu dégouté ("dégoûtés", il me semble)
je ne transformerais pas mes élèves (c'est le futur, plutôt: "je ne transformerai pas")
craché à la gueule (pas très élégant , comme tournure!)
qu'il ne m'aurait pas autant blessé... ("blessée", plutôt)
des robots qui transforme les élèves ("qui transforment", plutôt)
J'espère que bientôt je pourrais à nouveau (c'est le futur: "que je pourrai")
des débats plmus intéressant ("intéressants", sans doute?)
au lieu de vous foutre de la gueule de Lubin (peu élégant, comme expression - ça en fait deux, c'est beaucoup!)
Il y en a quelques autres que je mets sur le compte des fautes de frappe.
Passons au contenu de votre message.
1) Nous n'avons aucune haine à l'égard e qui que ce soit. Nous sommes devenus allergiques aux pédagogos, c'est tout - et c'est beaucoup!).
2) Vous parlez de notre "violence". Mais avez-vous lu Meirieu ("En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher.")? Vouis ne trouvez pas que ces propos équivalent à un assassinat des professeurs qui font leur travail de professeurs? Et Frackowiack, donc? Qui a tiré le premier? De toute façon, comme le dit Clitandre dans les "Femmes savantes" lorsqu'il répond au pédant Trissotin (bien l'image des "pédagos"), si nous nous défendons, ce n'est qu'en reculant!
3) Ce n'est pas parce que Darcos, qui avait cinquante mille sujets dans la tête à ce moment-là, a eu un moment d'hésitation et d'agacement qu'il n'est pas votre ministre: IL EST VOTRE MINISTRE LEGITIME ET VOUS AUREZ INTERET A APPLIQUER SES CONSIGNES.
4) Il est stupide et inutile de vouloir expliquer aux élèves "POURQUOI on fait telle ou telle opération". Apprenez-leur plutôt à les faire.
5) Ce n'est pas parce qu'il sauront faire quelques opérations simples de tête qu'il seront des "calculatrices vivantes". Vous préférez qu'ils soient perdus dès qu'ils n'ont pas de calculatrice?
6) Vous croyiez aux consultations-bidons, vous? Pourtant, vos amis pédagos relayés par le ministère en ont fait pas mal dans le passé: vous devriez en avoir l'expérience.
7) Si! Justement, le ministre veut des enseignants intelligents! Mais ce n'est pas évident à trouver! Car quand on voit des bataillons d'instituteurs bramer en choeur les stupidités et les contre-vérités qui leur sont soufflées par les leaders du pédagogisme, on est très inquiet sur l'état d'intelligence dudit corps.
8) J'espère que vous n'avez pas besoin de nous pour devenir plus intelligente. Ce serait dramatique! L'intelligence est un don de la nature.
9) Nous ne lynchons pas les "pédagos": nous voulons les virer de l'Education nationale! Et qu'ils arrêtent de débiter des sornettes sur un sujet auquel en réalité ils ne connaissent rien, et dont ils se moquent éperdument puisque la seule chose qui les intéresse, c'est leur carrière. Comptez ceux qui, parmi ces faussaires de la pensée, sont effectivement enseignants! Ils ont fui le terrain! Trop humble, trop risqué!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Ce n'est pas propre à l'art contemporain : tout Jérome Bosch, Les sabines par Poussin (ou David), La mort de Sardanapale, la Pieta de Michel Ange etc. etc.
Oui, mais c'est "sublimé" !
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
une autre info sur mes chers élèves : la plupart regarde la TV entre 7h du matin et 8h puis de 12h à 13h et enfin de 17h à pas d'heure...
Je suis encore à la recherche de la (des) méthode(s) pour les faire travailler sur un sujet plus de 10 minutes d'affilé....
Gelsomina, je pense qu'avec les élèves en difficulté, ceux qui viennent de milieux socio-culturels défavorisés, "qui se couchent sur le trottoir devant l'école", il faut employer des méthodes traditionnelles et faire de la pédagogie frontale et explicite.
Pendant qu'ils apprennent à faire une addition ou une soustraction, la conjugaison d'un verbe au présent ou au passé composé...ils oublient les problèmes "à la maison".
Il ne faut pas trop en faire à la fois, tenir compte de leurs capacités d'assimilation, mais bien leur expliquer les règles du jeu : quand on joue, on joue, quand on travaille, on travaille.
Laissez tomber l'idée qu'il y des "méthodes pédagogiques" valables universellement dont les spécialistes en pseudo "sciences de l'éducation" seraient les détenteurs exclusifs.
Cette imposture intellectuelle est leur fond de commerce ; elle relève de la pensée magique et d'un fonctionnement sectaire.
Puisque vous exercez en primaire, je vous conseille la lecture du dernier chapitre de "Fin de Récré" rédigé par une co-blogueuse que l'on ne peut pas soupçonner de se moquer du contexte socio-culturel des enfants et de faire de l'élitisme.
"L'action révolutionnaire" n'est pas toujours où l'on croit.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
Il faut les tuer! C'est simple, non?
Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
"L'intelligence est un don de la nature."
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
C'est ça, le discours de Jean. Aucun moyen d'échapper à sa prédestination. Le discours Sarkozyste sur le côté absolu de l'inné, sans aucune nuance.
Mais c'est vrai que les nuances sont l'apanage exclusif des "pédagos", donc à vouer aux gémonies.
Quant à "craché à la gueule" et "foutre de la gueule", il me semble que les "chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" et autres amabilités souvent lues céans ne sont pas non plus d'un raffinement remarquable.
Excellent entrefilet sur Darcos en "une" du Canard Enchaîné" de cette semaine, entre parenthèses.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Et les "verts, altermondialistes, droitdel'hommistes", tous des trotskistes? Ce n'est pas du cathéchisme, ça??
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
La manière de formuler votre question illustre assez bien une méthode typiquement trotskiste et éprouvée : s'emparer des propros d'autrui en les prolongeant, de sorte à les dénaturer. C'est comme cela qu'on se retrouve à dire ce qu'on n'a pas dit ! En effet, je n'ai pas écrit que tous les verts, tous les altermondialistes et tous les droitsdel'hommistes étaient des Trotskistes mais que ces derniers avaient infiltré ces mouvements à d'autres fins (mouvements au sein desquels il demeure des militants honnêtes et respectables).
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Magister, je ne vous apprendrai sans doute rien en affirmant que le simple emploi de l'expression "droitsdel'hommistes" prouve de votre part un profond mépris pour toute la mouvance d'extrême gauche, (et vraisemblablement pour celle de gauche en général).
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
DES NOUVELLES DE FRACKOWIAK.
http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_encadrement.pdf
Ecrit par : guy morel | 09 avril 2008
Bonsoir Gelsomina,
ils ont eu quoi tes zélèves au CP comme méthode de lecture ET de mathématique ?
Bien cordialement
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
[J'ai tardé à l'envoyer et Gels fut plus rapide mais j'avais subodoré sa réponse, comme toto et beaucoup d'autres sans doute]
Réponse
Sauf cas exceptionnel, un élève qui a encore du mal à poser une addition et une soustraction en avril de son CE1, est un malchanceux qui est tombé sur un enseignant de la secte pédago- structuralo-constructiviste.
Il s'est donc vu refuser les opérations et a dû apprendre à compter en "s'appropriant le savoir mathématique"...donc en s'épuisant à réinventer ces opérations, additionnant buchettes, capsules de bouteilles et autres ronds de camemberts au lieu de multiplier avec une table qui est elle aussi aux oubliettes.
..et à lire, bien-sûr, avec fifiches et é-tikets, et par des méthodes qui sont aussi semi-globales qu'une femme serait à moitié enceinte, à 4 mois 1/2 de sa grossesse
:>))
Le rapport Durry (1944) annonçait déjà la couleur
Il est disponible sur le site reconstruire l'école
http://www.r-lecole.freesurf.fr/doc-hist/hist.html
Et aussi celui fait au CNR en 1943 par Georges COGNIOT
député communiste de Paris et ancien rapporteur du budget
de l'Education nationale qui fait entre autres l'apologie, bien évidemment, du système éducatif soviétique, lequel s'était distancié en 1931 des conneries constructivistes, mais cela tous ces braves gens ne pouvaient le savoir en 43-44. Vue la suite, ils n'auraient pas non plus voulu le savoir.
Les lire en parallèle permet de confimer s'il en était besoin que la sottise humaine survit à tout, même à deux guerres mondiales, puisqu'on retrace certaines de ces idées folles au tout début du 20ème s...et plus loin encore avec Rousseau, Fröbel ou Pestalozzi.
The international market of bad ideas is alive and kicking.
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
9) Nous ne lynchons pas les "pédagos": nous voulons les virer de l'Education nationale! Et qu'ils arrêtent de débiter des sornettes sur un sujet auquel en réalité ils ne connaissent rien, et dont ils se moquent éperdument puisque la seule chose qui les intéresse, c'est leur carrière. Comptez ceux qui, parmi ces faussaires de la pensée, sont effectivement enseignants! Ils ont fui le terrain! Trop humble, trop risqué!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Bravo ! C'est ce qu'il faut marteler et dire à ces cuistres qui nous ont pourri la vie durant trop de temps : Comment cela ? Vous sortez du terrain ? Cela ne prouve qu'une chose : que vous n'y êtes plus ! Et pourquoi le quittâtes-vous ? Pour encore mieux servir la cause de l'école et des apprenants, en partageant votre expérience ? Tarte à la crème ! Vanité des vanités !
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
Il faut les tuer! C'est simple, non?
Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
Les vieux, faudrait les tuer à la naissance.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Magister, je ne vous apprendrai sans doute rien en affirmant que le simple emploi de l'expression "droitsdel'hommistes" prouve de votre part un profond mépris pour toute la mouvance d'extrême gauche, (et vraisemblablement pour celle de gauche en général).
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Mon profond mépris de la mouvance d'extrême gauche, oui ! Pour la gauche en général, non car je ne suis pas assez binaire pour cela. Mais personne n'est parfait.
Je revendique l'expression "droitsdel'hommisme" pour appuyer l'idée que le combat pour les droits de l'homme a été instrumentalisé à des fins purement idéologiques, de la part justement d'individus qui n'ont que faire de la personne humaine.
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Merci GM pour ce lien avec la prose frakovilaine:
""Il nous a d'ailleurs fallu le rappeler gentiment aux militants
des SLECC, GRIP, et autres groupuscules fanatiques..."
on se demande ce qu'il dirait d'eux s'il n'était pas gentil...
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
" Il faut les tuer. C'est simple, non?"
écrit par Sanseverina, 09 avril 2008
Très simple. Euthanasie pour tout le monde, et le tour est joué.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Fako-suite:
Enfin une vérité dans ses tissus de mensonges:
"Si on avait limogé tous les cadres intermédiaires et supérieurs qui se sont opposés d'une manière ou d'une autre à la loi de 1989, il y aurait eu de grands vides dans les organigrammes"'
Belle occasion ratée! car comme la nature a horreur du vide, ils auraient vite été comblés avec une petite chance d'avoir quelques inspecteurs sains d'esprit.
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
Sauf cas exceptionnel, un élève qui a encore du mal à poser une addition et une soustraction en avril de son CE1, est un malchanceux qui est tombé sur un enseignant de la secte pédago- structuralo-constructiviste.
Il s'est donc vu refuser les opérations et a dû apprendre à compter en "s'appropriant le savoir mathématique"...donc en s'épuisant à réinventer ces opérations, additionnant buchettes, capsules de bouteilles et autres ronds de camemberts au lieu de multiplier avec une table qui est elle aussi aux oubliettes.
..et à lire, bien-sûr, avec fifiches et é-tikets, et par des méthodes qui sont aussi semi-globales qu'une femme serait à moitié enceinte, à 4 mois 1/2 de sa grossesse
:>))
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 200
C'est invraisemblable que des enseignants puissent infliger ce genre de stupidités à des enfants. Ce sont ou carrément des cinglés, ou des imbéciles de la pire espèce.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
"La "lecture aléatoire" et la classification de Dewey. Je connais une bibliothécaire-documentaliste en CDI qui sera certainement intéressée. L'idée est à retenir. Je la trouve excellente.
Une nouvelle carrière s'ouvre au "hasard objectif" cher aux surréalistes !
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008"
Chouette ! Surtout tenez-moi au courant, Robin. Je suis en train de franchir le pas et sur le point de m'investir vraiment dans ce projet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Si vous aviez besoin de mon mail, je vous le donnerais volontiers.
Je vais renouer avec d'anciens collègues bibliothécaires et saurai très vite s'il y a quelque chose à concrétiser, ce dont je suis persuadé.
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
"chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" ne sont pas des expressions vulgaires, cher Christophe, mais des métaphores tout fait correctes, et en l'occurrence hautement appropriées!
Elles témoignent d'une grande culture médicale, historique et zoologique.
Tandis que "cracher à la gueule" et "se foutre de la gueule" ne sont élégants ni dans l'idée ni dans la forme. Sous la plume d'un enseignant, c'est toujours décevant.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Excusez-moi, Gelsomina, mais il faut être totalement idiot pour s'imaginer que Xavier Darcos igonre le passé antérieur!
Il avait dix mille autres choses en tête, c'est tout, et réfléchissait plutôt à éviter d'autres pièges bien plus menaçants.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
Il faut les tuer! C'est simple, non?
Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
De qui est cette prose édifiante rappelle quelque chose...Ou quelqu'un. On commence par calculer et on finit par gazer les chiffres.
On peut étendre le même raisonnement aux pauvres, aux handicapés, aux malades mentaux...
Dans cinquante ans, un Sarkozy quelconque demandera sans doute aux petits-enfants des écoles de France de patronner un enseignant gazé car il était devenu "inutile".
"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites car vous dites : "Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous n'aurions pas persécuté les justes. Vous comblez la mesure de vos pères !"
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Le rapport Durry (1944) annonçait déjà la couleur
Il est disponible sur le site reconstruire l'école
http://www.r-lecole.freesurf.fr/doc-hist/hist.html
Et aussi celui fait au CNR en 1943 par Georges COGNIOT
député communiste de Paris et ancien rapporteur du budget
de l'Education nationale qui fait entre autres l'apologie, bien évidemment, du système éducatif soviétique, lequel s'était distancié en 1931 des conneries constructivistes, mais cela tous ces braves gens ne pouvaient le savoir en 43-44. Vue la suite, ils n'auraient pas non plus voulu le savoir.
Les lire en parallèle permet de confimer s'il en était besoin que la sottise humaine survit à tout, même à deux guerres mondiales, puisqu'on retrace certaines de ces idées folles au tout début du 20ème s...et plus loin encore avec Rousseau, Fröbel ou Pestalozzi.
The international market of bad ideas is alive and kicking.
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
Cadichon,
j'aime bien votre aplomb, mais il manque parfois de fil. Entre le rapport Cogniot et le rapport Durry, il y a quelques nuances et quelques négociations sans doute. Relisez ce que Cogniot - qui flinguera plus tard Freinet - écrit du système scolaire de la IIIè République ( primaire et secondaire) à côté de ce qu'il écrit du système soviétique. Pour ce qui est des "braves gens de 1943-44", ceci : en 1944, mon père était à Dachau ; en 1943; il était à la centrale d'Eysses, où, titulaire d'un brevet supérieur, il suivait, comme ses camarades résistants, dans l'université de la prison ( une manie des cocos de faire des universités partout) des cours de biologie, de géométrie etc. dispensés par des profs agrégés eux-mêmes résistants et arrêtés comme tels (la révolte de la prison d' Eysses - neuf fusillés - est restée dans les annales). Ces cours, notés sur des cahiers découpés en huit, je les ai. Et je vous jure qu'ils témoignent d'une pédagogie qui n'a rien à voir, ni de près ni de loin avec les aimables crétineries que les Frackowiack et Meirieu ont réussi à vendre à des esprits faibles. Si vous voulez comprendre quelque chose à l'histoire de l'éducation en France, il va vous falloir sortir un peu des livres et des rapports.
Bien cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 09 avril 2008
Je vais renouer avec d'anciens collègues bibliothécaires et saurai très vite s'il y a quelque chose à concrétiser, ce dont je suis persuadé.
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Je vous donne déjà le mien, je l'ai fait plusieurs fois et je n'ai pas eu le KGB à la maison pour l'instant :
robin-guilloux@club-internet.fr
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
De qui est cette prose édifiante rappelle quelque chose...Ou quelqu'un. On commence par calculer et on finit par gazer les chiffres.
J'ai tapé trop vite ; l'indignation sans doute.
De qui est cette prose édifiante qui rappelle, etc.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
« Idiots utiles » suite.
Rocard - qui a paraphé la « Loi d’orientation pour l’école » de 1989 au titre de Chef du gouvernement, à côté de la signature de Lionel Jospin au titre de Ministre de l’EN (Trotskiste ayant pratiqué l’entrisme et ayant placé tous ses copains aux postes clés de l’EN) – fût le président d’un « Machin » mandaté par l’UE. C’est cette présidence, entre autre, qui lui a valu de participer à la commission Pochard.
Quand on voit le désastre que la Loi d’orientation de 89 a engendré dans l’école française, on ne peut qu’être assailli par l’angoisse sur la capacité de l’Europe à conserver sa place au sein de l’élite scientifique mondiale si les recommandations de ce rapport sont appliquées.
Ce rapport a été écrit dans la plus pure langue pédagole. En résumé, si la science n’attire plus les gosses, c’est que les professeurs de sciences sont réfractaires à toute pédagogie innovante et leurs cours ennuyeux ; il faut privilégier les pédagogies actives ! Mais des difficultés de nos bambins à maîtriser leur langue maternelle et le langage mathématique point d’écho, alors que la langue de la science est justement la langue maternelle et les mathématiques.
Je vous livre la conclusion du rapport :
« En conséquence, la Commission européenne a chargé ce groupe d’experts d’examiner un échantillon d’initiatives en cours. L’objectif est d’en tirer des éléments de savoir-faire et de bonnes pratiques capables de susciter un changement radical d’attitude des jeunes à l’égard des études scientifiques et d’en identifier les conditions préalables. Puisqu’il apparaît que l’origine du déclin d’intérêt pour les études scientifiques réside en grande partie dans la façon dont les sciences sont enseignées dans les écoles, l’accent sera mis sur les méthodes d’enseignement. »
http://ec.europa.eu/research/science-society/document_library/pdf_06/report-rocard-on-science-education_fr.pdf.
« Le progrès fait rage et le futur ne manque pas d’avenir. »
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Merci Philippe de confirmer avec l'UE et les sciences ce que j'ai rappelé plus haut de l'OCDE-ERT et du socle de compétences : l'internationale libérale a vraiment besoin du pédagogisme et continuera à l'utiliser. Les incohérences de Darcos et ses sursauts d'honnêteté intellectuelle vont finir par lasser : il sera bientôt livré aux lions ou s'appliquera la maxime chevènementiste. Cela permettra au gouvernement de faire passer ce qui lui importe vraiment, la casse du service public avec la bénédiction de l'UNSA-SGEN et sa nébuleuse pédagogiste.
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
http://ec.europa.eu/research/science-society/document_library/pdf_06/report-rocard-on-science-education_fr.pdf.
« Le progrès fait rage et le futur ne manque pas d’avenir. »
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Bonsoir,
le lien débouche sur "not found"
GM
Ecrit par : guy morel | 09 avril 2008
A Robin - le monsieur qui parle ainsi des retraités fonctionnaires est Renaud Dutreil ( ueil ??? ) - c'était en 2004, il a eu le temps d'oublier, je pense, et ses amis aussi. Ces propos sont rapportés par Charlie Hebdo.
- Bonjour à vous Christophe !
Ecrit par : Milady | 09 avril 2008
GM,
Vous enlevez le point après pdf et c'est bon.
De rien.
Ecrit par : Loki | 09 avril 2008
Re: Rapport Rocard:
Qu'ont en commun Michel Rocard et José Bové?
Scientistes militants, gobant les théories les plus bidons, qui ont eu pour père un vrai savant, et avec lequel ils se sont brouillés.
Rocard chez Pochard: affligeant!
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
Merci Robin
Bien à vous !
johnmarguerite@yahoo.fr
Ecrit par : johnmarguerite | 10 avril 2008
Si vous voulez comprendre quelque chose à l'histoire de l'éducation en France, il va vous falloir sortir un peu des livres et des rapports.
Bien cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 09 avril 2008
Et si on veut avoir une idée de ce qu'il pourrait en advenir, se reporter à l'émission de C dans l'air, diffusée ce soir, "Sarkozy dégraisse le mammouth". L'ineffable Christophe Barbier, rédacteur à l'Express, se livre à une attaque en règle contre les enseignants en particulier et les fonctionnaires en général. "Routiniers, petits derniers qui n'ont pas réussi à l'école", et j'en passe.
Les cours de soutien pourraient être confiés à des non enseignants, c'est bien connu : enseigner n'est pas un vrai métier, enfin pas un métier comme celui de M Barbier, s'entend.
Jamais le poujadisme anti-fonctionnaire ne s'en est donné autant à coeur joie. La grande braderie de la fonction publique est en marche. Ouvrez les vannes !
Je crois pour ma part que la République a pu s'appuyer et s'appuie encore sur l'impartialité et la probité d'un corps de fonctionnaires que leur statut, et c'en était le but, a protégé de l'arbitraire et des intérêts particuliers. Qu'en sera-t-il demain, dans des services privatisés ?
Je crains qu'à ce jeu-là, l'école dont on rêve ici, et dont je partage largement les vues, se retrouve éclatée en milliers de structures parentales, municipales ou autres -ales dans lesquelles le pédagogisme-roi aura un boulevard. Fonctionnaire moi-même, vous l'auriez deviné, enseignant, j'ai choisi ce métier pour servir et non pour me servir. Je remplis ma tâche avec la conscience des maîtres qui m'ont formé autrefois, sans sacrifier aux modes éducatives. Ce que j'entends ce soir me navre.
Désolé de ne pas être dans le fil, mais puisqu'on parle de desseins ...
Ecrit par : Chevreuil | 10 avril 2008
DES NOUVELLES DE FRACKOWIAK
Extrait : ... "La loyauté qui est la moindre des choses impose-t-elle d'adhérer corps et âme à un projet idéologique et de s'associer à la propagande organisée? Sommes-nous menacés par une nouvelle forme de totalitarisme? Je ne le pense pas. Notre démocratie n'est pas prête à une telle dérive. Les tentatives de mise au pas par le ministre du b-a ba ont échoué face aux protestations des syndicats, des mouvements, des associations et même de grands élus de tous les bords politiques3. Il est peu probable qu'un ministre renouvelle une telle action qui ne s'était jamais vue en France sauf aux heures les plus sombres de notre histoire;"
...
Forum de meirieu.com indiqué par Guy Morel
Pierre Frackowiak Frackowiak insinuerait-il que les pédagogistes ne s'inscrivaient pas, quant à eux, dans un projet idéologique ? Pour ce qui est de la menace d'une nouvelle forme de totalitarisme, on rit jaune car rien dans l'enseignement ne fut jamais si proche de cette menace que les prétendues sciences de l'éducation qui s'octroyèrent la primauté et l'ascendance, hors de laquelle il ne saurait y avoir de salut. Où l'on ressort de manière incantatoire les heures sombres de notre histoire pour établir des parallèles outranciers. Que voilà une illustration magistrale d'instrumentalisation de l'histoire !
En résumé : hors du constructivisme, il ne saurait y avoir que commerce avec le démon. Le discours de Frackowiak procède du transfert. On aurait presque envie de conclure : c'est c'lui qui 'l dit qui l'est !
Ecrit par : Magister | 10 avril 2008
Rapport Rocard :
http://ec.europa.eu/research/science-society/document_library/pdf_06/report-rocard-on-science-education_fr.pdf
Philippe
Ecrit par : Phil Del | 10 avril 2008
à Jean :
Désolée pour mes erreurs d'orthographe, de grammaire ainsi que pour ma vulgarité dans mes précédents messages mais disons que j'étais passablement fatiguée et surtout très énervée. Je me suis relâchée... ce que je ne fais pas devant mes élèves, heureusement.
Quant aux pseudo-consultation, n'étant titulaire que depuis deux ans, c'était ma première cette année...
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Robin a écrit :
Pendant qu'ils apprennent à faire une addition ou une soustraction, la conjugaison d'un verbe au présent ou au passé composé...ils oublient les problèmes "à la maison".
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Merci pour ce conseil, déjà lu dans les ouvrages de l'auteur de ce blog et mis en pratique avec succès l'an dernier avec mes CE2.
Avec mes CE1 actuels, l'enseignement frontale ne marche qu'avec devinez qui... les meilleurs élèves... Les autres saisissent la moindre occasion pour dessiner sous la table ou développent des céphalées dès que je dépasse les 10 minutes d'explication quand ils ne me fixent pas d'un air hagard...
Et quand on passe aux exercices, ils butent sur la consigne qu'ils savent lire, expliquer mais pas appliquer... Mon autorité naturelle est peut être à mettre en cause (j'ai parfois l'impression qu'ils font exprès de ne pas comprendre des consignes simples)... Résultat, je me retrouve avec 4-5 élèves qui font les exercices tout seul et vite et le reste qui rame, qui rame, qui rame...
Bon, faut que j'aille me préparer car aujourd'hui, c'est mon premier jour de stage à l'IUFM de Bonneuil... je vous entend hurler d'ici!! :)
Sujet du stage : Mathématiques, assurer la liaison entre le cycle 2 et le cycle 3...
Vais je devoir manipuler des buchettes pendant trois semaines? suspense! :)
Ecrit par : gelsomina | 10 avril 2008
Gelsomina, vous pourriez quand même faire un effort! Regardez: j'en trouve encore quelques unes:
Quant aux pseudo-consultation
l'enseignement frontale
je vous entend
Vais je
des buchettes
font les exercices tout seul
Mais il y a des progrès!
Je commente votre post:
"Avec mes CE1 actuels, l'enseignement frontale"
Mais, chère collègue, l'"enseignement frontal", CELA N'EXISTE PAS, sauf dans les caricatures qu'en font ces esprits faux et sectaires que sont les "pédagos",, parce que ça ne veut rien dire. Quand vous expliquez quelque chose à quelqu'un, que ce soit un élève ou un ami, vous n'allez pas le regarder de biais, que je sache, vous lui faites face. Quand vous expliquez quelque chose à une classe, vous n'allez quand même pas lui tourner le dos pour faire plaisir à quelques fous qui se sont auto-proclamés "pédagogues" et qui, bien au chaud dans leurs bureaux, essaient de vous culpabiliser et de vous empoisonner la vie au nom de leurs dogmes absurdes. Donc, oubliez cette expression d'"enseignement frontal", oubliez que ces Crétins malfaisants existent, et faites votre classe à votre idée, en suivant votre bon sens et votre instinct de vraie enseignante, ce qu'ils seraient bien incapables d'être.
Cela dit, quand vous expliquez, EXPLIQUEZ, c'est-à-dire allez-y doucement, soyez la plus simple et la plus claire possible, prenez les choses élément par élément. Il ne sert à rien d'essayer de courir sous prétexte que les connaissances élémentaires sont si élémentaires qu'elle sont indignes qu'on s'y attarde. Souvenez-vous de ce mot de J.J.Rousseau: "L'essentiel en éducation, ce n'est pas de gagner du temps, mais d'en perdre."
"Les autres saisissent la moindre occasion pour dessiner sous la table"
Il faut les punir! Il faut instituer un système de punitions qui soit bien clair pour tout le monde, et l'appliquer. Vous n'êtes pas monitrice d'une "crèche muncipale", mais institutrice. Votre devoir est de faire en sorte que vos élèves sortent de votre classe plus instruits qu'ils n'y sont entrés. Pour cela, vous ne pouvez accepter que chacun y fasse ce qui lui plaît. Mais cela, il faut le préciser clairement et fermement en début d'année: c'est VOUS qui commandez dans votre classe, et les élèves n'ont d'un droit, celui de vous obéir! Vous pouvez encore rattraper les choses en expliquant que désormais ce sera comme ça et pas autrement.
Les enfants ont un sens inné de la justice et ils savent parfaitement au fond d'eux-mêmes qu'une punition est méritée. La punition fait partie de l'éducation, elle est nécessaire à l'enfant.
"Et quand on passe aux exercices, ils butent sur la consigne"
C'est que vos explications n'ont sans doute pas été assez claires et simples, ou que vos ambitions sont excessives, ou que la consigne est obscure, comme c'est le cas dans la plupart des manuels écrits par les "pédagos"(par les (dé)-formateurs en IUFM).
"Mon autorité naturelle est peut être à mettre en cause"
L'"autorité naturelle", chère collègue, CELA N'EXISTE PAS! C'est à vous de vous imposer devant votre classe en disant clairement comment la classe fonctionnera. Vous aurez très exactement l'autorité" que vous vous serez donnée. Par exemple, vous annoncez que vous interdisez tout bavardage - interdiction absolument indispensable pour que la classe fonctionne dans le calme et que tous les élèves profitent de vos explications -, et que vous punirez (copier une partie du tableau de conjugaison d'un verbe) le premier qui bavardera, ET VOUS PUNISSEZ EFFECTIVEMENT LE PREMIER QUI BAVARDE. Et vous avez assis votre autorité en deux temps trois mouvements!
Bon courage, chère collègue! Vous faites un métier magnifique, celui d'éveilleuse d'intelligences. A condition de faire EXACTEMENT LE CONTRAIRE, SUR TOUS LES POINTS, DE CE QUE RECOMMANDENT LES "PEDAGOS-ESPRITS FAUX". Ce n'est qu'à cette condition que vous serez vraiment heureuse dans votre fonction et que vos élèves vous exprimeront tôt ou tard leur reconnaissance. Mais chut! Gardez cela pour vous, ne le dites à personne, à part aux collègues que vous aimez bien! Avoir compris cela est un privilège!
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
GM,
Vous enlevez le point après pdf et c'est bon.
De rien.
Ecrit par : Loki | 09 avril 2008
Ma vue baisse. Je ne l'avais pas vu. Merci.
Ecrit par : guy morel | 10 avril 2008
"A Robin - le monsieur qui parle ainsi des retraités fonctionnaires est Renaud Dutreil ( ueil ??? ) - c'était en 2004, il a eu le temps d'oublier, je pense, et ses amis aussi. Ces propos sont rapportés par Charlie Hebdo."
Ecrit par : Milady | 09 avril 2008
Oui, et c'est vraiment un de ceux dont on regrette le moins qu'il se soit fait dégager aux dernières municipales... (Indirectement) par une autre candidate du même bord politique, en plus!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
"L'autorité naturelle", chère collègue, CELA N'EXISTE PAS!"
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Tiens? C'est nouveau, ça!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
"Et si on veut avoir une idée de ce qu'il pourrait en advenir, se reporter à l'émission de C dans l'air, diffusée ce soir, "Sarkozy dégraisse le mammouth". L'ineffable Christophe Barbier, rédacteur à l'Express, se livre à une attaque en règle contre les enseignants en particulier et les fonctionnaires en général. "Routiniers, petits derniers qui n'ont pas réussi à l'école", et j'en passe.
Les cours de soutien pourraient être confiés à des non enseignants, c'est bien connu : enseigner n'est pas un vrai métier, enfin pas un métier comme celui de M Barbier, s'entend.
Jamais le poujadisme anti-fonctionnaire ne s'en est donné autant à coeur joie. La grande braderie de la fonction publique est en marche. Ouvrez les vannes !
Je crois pour ma part que la République a pu s'appuyer et s'appuie encore sur l'impartialité et la probité d'un corps de fonctionnaires que leur statut, et c'en était le but, a protégé de l'arbitraire et des intérêts particuliers. Qu'en sera-t-il demain, dans des services privatisés ?
Je crains qu'à ce jeu-là, l'école dont on rêve ici, et dont je partage largement les vues, se retrouve éclatée en milliers de structures parentales, municipales ou autres -ales dans lesquelles le pédagogisme-roi aura un boulevard. Fonctionnaire moi-même, vous l'auriez deviné, enseignant, j'ai choisi ce métier pour servir et non pour me servir. Je remplis ma tâche avec la conscience des maîtres qui m'ont formé autrefois, sans sacrifier aux modes éducatives. Ce que j'entends ce soir me navre.
Désolé de ne pas être dans le fil, mais puisqu'on parle de desseins ..."
Ecrit par : Chevreuil | 10 avril 2008
Une belle crapule aussi, ce Christophe Barbier.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
""chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" ne sont pas des expressions vulgaires, cher Christophe, mais des métaphores tout fait correctes, et en l'occurrence hautement appropriées!
Elles témoignent d'une grande culture médicale, historique et zoologique.
Tandis que "cracher à la gueule" et "se foutre de la gueule" ne sont élégants ni dans l'idée ni dans la forme. Sous la plume d'un enseignant, c'est toujours décevant."
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Bien sûr, bien sûr. Et vous, vous êtes une fois de plus la bonne foi personnifiée.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
"Excusez-moi, Gelsomina, mais il faut être totalement idiot pour s'imaginer que Xavier Darcos ignore le passé antérieur!
Il avait dix mille autres choses en tête, c'est tout, et réfléchissait plutôt à éviter d'autres pièges bien plus menaçants."
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Ca, c'est carrément piteux!!! Avec un avocat comme vous, Darcos n'a vraiment plus besoin d'adversaires.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
L'article du Monde cité plus haut est parfaitement putassier. Et qu'il soit signé de la prêtresse en chef du Monde de l'Education, officine pédagogiste - en voie de fermeture, au passage -, est une preuve de plus de la connivence de certains pédagos avec certains petits ambitieux de droite.
Cela fait déjà un certain temps (bien avant les Municipales) que certains de ses petits copains cherchent à flinguer Darcos en lui beurrant l'oignon, et en clamant à tous vents qu'il est candidat au poste de Premier ministre.
On voudrait lui mettre Fillon à dos qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Avec des amis comme ça...
Du coup, voici que certains syndicats rêvent d'une entente avec le Président qui mettrait rue de Grenelle une créature falote qui serait mieux à leur pogne.
Darcos peut bien s'évertuer à donner des gages à Bercy sur la question des postes ; il peut bien perdre du temps à ménager les pédagos (voir, lundi, l'annonce des programmes de collège, pleins de bonnes choses mais qui laissent en place des structures mortifères) qui pendant ce temps le poignardent dans les journaux du soir et en se branlant en rediffusant en boucle sa prestation (ratée) sur Canal... Ses propres amis, ou supposés tels, se chargent de le flinguer "avec le sourire". Un exemple ? Parti il y a deux jours inaugurer je ne sais quelle école à Marseille, il a dû renoncer sur place parce que le préfet s'était révélé incapable de juguler la fougue d'une trentaine d'enseignants. Il n'aurait pas agi sur ordre, par hasard, ce préfet-là ?
Allez, je m'absente quelques jours, mais je me débrouillerai pour qu'une nouvelle Note ouvre un fil sur le Collège. Bonnes vacances à toutes et à tous...
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Je viens de relire le fil de discussion de JPB et je me retrouve dans le dernier pargraphe. Décidemment j'ai eu beaucoup de chance avec mes maîtres d'école puis au Cours complémentaire où mon professeur de français, peintre à ses heures, nous initia de son mieux aux arts plastiques en quatrième et troisième justement, avec les moyens du bord et nous fit découvrir les impresionnistes au musée du Jeu de paume en 1962. Par la suite, comme tout le monde ici je suppose, je n'ai jamais manqué l'occasion de fréquenter ici ou là des séries de conférences gratuites ou payantes à un prix accessible ni d'enrichir ma bibliothèque.
Elise Freinet nous a laissé un ouvrage fort intéressant :" L'enfant artiste" ( Editions de l'Ecole Moderne) que l'on peut peut-être encore trouver sur internet ainsi qu'un essai " Naissance d'une pédagogie populaire" édité chez Maspéro éditeur repris par les éditions de La découverte sauf erreur. Je n'ai lu que le premier de ces deux ouvrages dont rédigé dans une langue admirable. Je rapproche ces deux titres à dessein...
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 avril 2008
supprimer le" dont" qui n'a rien à faire dans l'avant-dernière phrase.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 avril 2008
Dans un dossier consacré à la tyrannie des minorités, Natacha Polony nous livre un petit article consacré à nos amis d'en face :
La mainmise d'un quarteron de pédagogistes
Résultats en baisse constante dans les statistiques nationales, illettrisme préoccupant..., l'Education nationale prend l'eau.
Pourtant, il est toujours des voix pour se récrier et affirmer que le niveau n'a jamais été aussi élevé. S'il y a des ratés, ce n'est pas à cause des méthodes pédagogiques introduites depuis vingt ans, faites notamment de suppression des dictées et de la grammaire, mais bien au contraire parce qu'on est pas allé assez loin dans l'application de ces méthodes. La faute, bien sûr, aux épouvantables conservatismes à l'oeuvre à tous les échelons de la grande maison.
Ceux qui tiennent ce discours sont paradoxalement les mêmes qui, depuis les années 80, ont inspiré toutes les réformes, à commencer par la loi d'orientation sur l'école de 1989, et qui désormais s'ingénient à vider de leur contenu les directives ministérielles qui tenteraient de rétablir les méthodes syllabiques d'apprentissage de la lecture ou les leçons de vocabulaire.
Le paradoxe s'explique cependant. Le petit courant que l'on surnomme "pédagogiste" a bel et bien pris le pouvoir au début des années 80 et le tient fermement depuis. Minoritaire dans l'opinion, et même chez les enseignants, il a, comme tout mouvement qui se veut révolutionnaire, concentré ses efforts sur un point essentiel : la formation des futurs cadres..
A travers les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), comme à travers les directives de certains inspecteurs, les thèses et les méthodes inspirées du constructivisme se sont transmises aux jeunes générations de professeurs."Rassurez-vous, leur explique-t-on, ces vieux profs vont bientôt partir à la retraite, et leurs vieilles méthodes disparaîtront."
La meilleure façon de devenir peu à peu majoritaires, tout en continuant à se clamer minoritaires et persécutés.
Natacha Polony
Ecrit par : Guillaume | 10 avril 2008
Tiens? C'est nouveau, ça!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Vous voyez! Je vous ai appris quelque chose!
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Darcos peut bien s'évertuer à donner des gages à Bercy sur la question des postes ; il peut bien perdre du temps à ménager les pédagos (voir, lundi, l'annonce des programmes de collège, pleins de bonnes choses mais qui laissent en place des structures mortifères) qui pendant ce temps le poignardent dans les journaux du soir et en se branlant en rediffusant en boucle sa prestation (ratée) sur Canal... Ses propres amis, ou supposés tels, se chargent de le flinguer "avec le sourire". Un exemple ? Parti il y a deux jours inaugurer je ne sais quelle école à Marseille, il a dû renoncer sur place parce que le préfet s'était révélé incapable de juguler la fougue d'une trentaine d'enseignants. Il n'aurait pas agi sur ordre, par hasard, ce préfet-là ?
Oui, c'est totalement écoeurant. Les syndicats sont acquis aux pédagos à part , à part... fort peu d'entre eux!
Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
Dobolino, j'avais raté l'épisode de votre fiston. Il s'en est remis? C'est fou, ça, à Nyons! Quel monde de brutes!
Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
Tiens? C'est nouveau, ça!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Vous voyez! Je vous ai appris quelque chose!
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Vous n'aviez pas vu le smiley? Alors, je recommence!!!
Tiens? C'est nouveau, ça!!! ;-)))))))))))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
L'AFEF vient de pondre un commentaire sur l'avant-programme des collèges. Vous pouvez le voir sur leur site. Le commentaire de la Youyou est immonde. Sale bête!
Ce qu'on aperçoit de ces nouveaux programmes est tout à fait excellent. On sait que des programmes ne peuvent être parfaits. Le mot de séquences reste, Jean, mais vous êtes assez souple sur cette question:-) pour comprendre qu'avec un mot , on peut toujours se débrouiller. Ce qu'on peut voir de ces programmes redonne vraiment le moral; dommage que pour pouvoir les faire passer, Darcos doive accepter de maltraiter un paquet de collègues. Et j'en parle en connaissance de cause. C'est l'écartellement: l'envie de soutenir ce ministre pour les programmes qu'il propose et le désespoir de voir le gâchis en termes de postes et de situations humaines.
Je le disais, il y a peu. Ce ministre n'a pas le gouvernement qu'il mérite!
Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
"""chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" ne sont pas des expressions vulgaires, cher Christophe, mais des métaphores tout fait correctes, et en l'occurrence hautement appropriées!
Elles témoignent d'une grande culture médicale, historique et zoologique.
Tandis que "cracher à la gueule" et "se foutre de la gueule" ne sont élégants ni dans l'idée ni dans la forme. Sous la plume d'un enseignant, c'est toujours décevant."
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Bien sûr, bien sûr. Et vous, vous êtes une fois de plus la bonne foi personnifiée.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008 "
Vous nous faites chier tous les deux avec votre guéguerre à la con.
Ecrit par : Hervé | 10 avril 2008
"Rassurez-vous, leur explique-t-on, ces vieux profs vont bientôt partir à la retraite, et leurs vieilles méthodes disparaîtront."
La meilleure façon de devenir peu à peu majoritaires, tout en continuant à se clamer minoritaires et persécutés.
Ca commence à devenir inquiétant ce désir d'en finir avec les "vieux".
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Le petit courant que l'on surnomme "pédagogiste" a bel et bien pris le pouvoir au début des années 80 et le tient fermement depuis. Minoritaire dans l'opinion, et même chez les enseignants, il a, comme tout mouvement qui se veut révolutionnaire, concentré ses efforts sur un point essentiel : la formation des futurs cadres..
A travers les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), comme à travers les directives de certains inspecteurs, les thèses et les méthodes inspirées du constructivisme se sont transmises aux jeunes générations de professeurs."Rassurez-vous, leur explique-t-on, ces vieux profs vont bientôt partir à la retraite, et leurs vieilles méthodes disparaîtront."
La meilleure façon de devenir peu à peu majoritaires, tout en continuant à se clamer minoritaires et persécutés.
Natacha Polony
Ecrit par : Guillaume | 10 avril 2008
Très bien ! Sauf que la prise de pouvoir par ce courant "minoritaire" n'est pas due à l'activisme de ses membres mais au fait que leurs théories s'inscrivent dans la pensée dominante en matière d'éducation ( voir le texte de Rocard sur l'enseignement des sciences , voir aussi le Livre blanc de la Commission européenne, dit "proposition Jacques Delors"). En fait, ces "révolutionnaires" sont l'avant-garde de la réaction technocratique et cléricale ( de gauche) à l'avancée de l'instruction publique. Vieille histoire : c'est Falloux contre Guizot, Carcopino contre Jean Zay. Aujourd'hui la FCPE et - horreur!- la Ligue de l'enseignement crachent sur la "vieille école"- dont il étaient hier en paroles du moins les défenseurs - et ses "vieilles méthodes", dénigrent l'exception de l'École française, soutiennent l'idée de "communauté scolaire", instituent un "catéchisme citoyen" à base de "compétences" à la place du Lire-écrire-compter. Le constructivisme n'est pas une doctrine pédagogique, c'est l'aile marchante des forces de régression sociale et culturelle.
Ecrit par : guy morel | 10 avril 2008
"Vous nous faites chier tous les deux avec votre guéguerre à la con."
Ecrit par : Hervé | 10 avril 2008
Houlala! Quelle violence verbale! "Ecrivez donc: "vous nous accélérez le transit intestinal", on est sur un blog littéraire, ici!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
"ils butent sur la consigne qu'ils savent lire,"
Tu as un exemple ?
Elles sont souvent à CHIER leur consignes :ange:
Genre souligne ET entoure, sur qu'ils savent lire et comprennent, le truc c'est qu'ils sont hyper speed parce que depuis la maternelle on leur demande d'aller vite. Donc ils speedent pour faire 'plaisir' et oublient la moitié de la consigne.
Normalement tu passes dans les rangs et tu leur dis de faire gaff, non ? :ange:
Pour la télé, si c'est bien utilisé, c'est une heure de boulot, ni vu ni connu ... :ange:
Bien cordialement :)
Ecrit par : toto | 10 avril 2008
Dobolino, j'avais raté l'épisode de votre fiston. Il s'en est remis? C'est fou, ça, à Nyons! Quel monde de brutes!
Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
Que s'est-il passé?... Ayant été absent, je ne me suis pas colleté complètement à la presque centaine de messages qui m'était donné à lire à mon retour.
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Pour la télé, si c'est bien utilisé, c'est une heure de boulot, ni vu ni connu ... :ange:
Bien cordialement :)
Ecrit par : toto | 10 avril 2008
Très bon conseil de toto, Getsomina. Ne pas avoir peur d'aller lentement, de répéter, répéter et répéter encore, de faire des choses qui vous paraissent très "simples" à vous et qui ne le sont pas pour les enfants.
Et peu importe que les résultats soient spectaculaires, que vous soyiez pas immédiatement payée de retour.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Et peu importe que les résultats soient spectaculaires, que vous soyiez pas immédiatement payée de retour.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Rappelez-vous l'histoire des "Trois petits cochons".
Dites-vous que ça demande plus de temps, de patience et d'efforts de construire une "maison de bonnes briques".
Ne vous laissez pas atteindre par les moqueries de vos frères (et soeurs) pédagos "qui obtiennent des résultats extraordinaires en faisant construire leur propre savoir aux enfants"...
Savoir de paille et de branchages qui s'écroule au premier souffle du premier loup asthmatique venu.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
"ils butent sur la consigne qu'ils savent lire,"
Elles sont souvent à CHIER leur consignes :ange:
Genre souligne ET entoure, sur qu'ils savent lire et comprennent, le truc c'est qu'ils sont hyper speed parce que depuis la maternelle on leur demande d'aller vite. Donc ils speedent pour faire 'plaisir' et oublient la moitié de la consigne.
Normalement tu passes dans les rangs et tu leur dis de faire gaff, non ? :ange:
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J'essaye d'adapter mes consignes pour qu'elles soient compréhensibles, je passe dans les rangs et je réexplique aux élèves en difficultés... mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place...
Ecrit par : gelsomina | 10 avril 2008
Pour la télé, si c'est bien utilisé, c'est une heure de boulot, ni vu ni connu ... :ange:
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?????????????
Ecrit par : gelsomina | 10 avril 2008
Parti il y a deux jours inaugurer je ne sais quelle école à Marseille, il a dû renoncer sur place parce que le préfet s'était révélé incapable de juguler la fougue d'une trentaine d'enseignants. Il n'aurait pas agi sur ordre, par hasard, ce préfet-là ?
Ecrit par : brighelli
La purge est le seul recours.
Mitterand l'a fait en 81, pourquoi ne pas le refaire aujourd'hui? (En fait, nous savons tous pourquoi: si le gouvernement effectuait une purge, toutes les bonnes âmes de gauche, CS en tête j'imagine, crieraient au fascisme. Ce pays est perdu.)
Ecrit par : Loki | 10 avril 2008
J'essaye d'adapter mes consignes pour qu'elles soient compréhensibles, je passe dans les rangs et je réexplique aux élèves en difficultés... mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place...
Ecrit par : gelsomina | 10 avril 2008
Au lieu de "consignes", qui est un terme boursouflé, dites donc tout simplement "intitulés de l'exercice", et rédigez-les vous-mêmes, en vous mettant à la place de vos élèves - ce que les "pédagos", qui se soucient de l'élève comme d'une guigne, sont incapables de faire.
Je crois que vous êtes d'une immense bonne volonté, Gelsomina, mais que votre problème, votre seul problème, ce sont les idées fausses que les escrocs de l'IUFM vous ont fourrées dans la tête. Essayez de vous en défaire, afin d'être vous-même. Et si vous êtes obligée de subir les stages stupides qu'on vous impose et qui engraissent les formateurs bidons qui se sont réfugiés dans les IUFM par crainte des élèves, faites semblant d'écouter, et oubliez tout de suite ce que par malheur vous auriez quand même entendu, car c'est de la pollution mentale (et morale).
Au fait, vous ne m'avez pas répondu sur ma recommandation de punir et d'imposer le silence en classe. Est-ce interdit par l'IUFM?
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
"J'essaye d'adapter mes consignes "
Je savais que je risquais gros, là :o))))) d'où le petit :ange: + l'exemple :o)))))
"mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place"
Ne te décourages pas, j'ai la même impression en tant que parent, MAIS, avec la répétition répétition (humouron//Plus quelques coups de règles dans la gueule + attaché au radiateur //humour off ) ça rentre .... :o))) :ange:
"???????????"
Imagine que le gamin regarde les dessins animés en anglais ... :ange: ;)
Ecrit par : toto | 10 avril 2008
"En fait, nous savons tous pourquoi: si le gouvernement effectuait une purge, toutes les bonnes âmes de gauche, CS en tête j'imagine, crieraient au fascisme. Ce pays est perdu."
En ce moment, sur France2, ils crient au Nazisme ...
Ces GROS CONS SONT A CHIER !
JE LEUR PISSE A LA RAIE !
JE LES CONCHIE !
bien cordialement :lol:
Ecrit par : toto | 10 avril 2008
gestomina
Vous pouvez aussi renforcer leurs capacités de concentration (le gros problème de ces enfants-là) en leur faisant faire faire des "mandalas" (dessins coloriés organisé à partir d'un centre).
Hélène Charpentier vous expliquerait cela mieux que moi.
Je connais des enseignants en primaire qui utilisent aussi des techniques issues du yoga ("lien" en sanscrit). Pas besoin de les faire allonger par terre sur le trottoir devant l'école ^^^^, ils peuvent les pratiquer assis.
Il faut d'abord créer des conditions favorables (calme, silence, réceptivité...). Au collège G. Clemenceau à Lyon, où j'ai fait mon CPR, il y a avait une salle spécialement aménagée (coussins, musique...) et ça marchait bien....
Je veux dire par là qu'il y a des marges de manoeuvre et que si vous leur faites faire un peu de yoga, on n'ira pas vous traiter d'allumée (prenez quand même le temps d'expliquer aux parents ce que vous faites et pourquoi vous le faites).
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
La purge est le seul recours.
Mitterand l'a fait en 81, pourquoi ne pas le refaire aujourd'hui? (En fait, nous savons tous pourquoi: si le gouvernement effectuait une purge, toutes les bonnes âmes de gauche, CS en tête j'imagine, crieraient au fascisme. Ce pays est perdu.)
Ecrit par : Loki | 10 avril 2008
Mitterrand, Loki, Mitterrand. Il faut tout connaître de ses ennemis, même la bonne manière d'orthographier leur nom.
Et puis, attention à vos formulations: "bonne âme de gauche" est un pléonasme, vous savez bien!!! ;-))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
J'ai laissé traîner un inutile L dans "écartèlement": désolée.
Pourquoi fait-on des fautes à l'ordinateur qu'on ne fait pas en écrivant? Car il s'agit de fautes, fautes, pas de fautes de frappe. La connexion "cerveau/ main? ". C'est idiot ce que je dis là? Je veux bien des lumières.
Personne n'est allé voir le site de l'AFEF? Z'êtes pas curieux!
Vous vous en fichez des programmes de collège?
Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
Il faut d'abord créer des conditions favorables (calme, silence, réceptivité...).
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Les punitions, ça marche aussi très bien!
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Comment allez-vous faire pour continuer à enseigner, Jean? J'ai entendu ce matin sur France-inter que la fessée allait bientôt être interdite!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Personne n'est allé voir le site de l'AFEF? Z'êtes pas curieux!
Vous vous en fichez des programmes de collège?
Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
Je ne m'en fiche pas, loin de là, des programmes de français de collège puisque j'y suis. Il est vrai que je n'y fais que ce qui m'amuse (Le Malade imaginaire, La Fontaine, Les Femmes savantes, L'Avare, Le Médecin malgré lui, Le Cid, Le Tour du Monde en 80s Jours,la grammaire des natures et des fonctions, l'analyse logique, des sujets de réflexion ("La liberté consiste-t-elle à pouvoir faire tout ce qu'on veut?"), des dictées (J.J.Rousseau devant le Pont du Gard), les règles de la versification classique, l'alphabet grec, etc. Alors, vous savez, les gesticulations de l'AFEF, dont chacun sait bien que ce sont des enragés "pédagos" de la pire espèce... J'avais un spécimen comme ça dans mon collège, une très brave fille au demeurant, mais pétrie de convictions sirupeuses bien estampillées AFEF: elle avait dans sa classe une pagaille telle qu'il était impossible de faire cours à côté. Ses élèves disaient à qui voulait les entendre qu'ils n'apprenaient rien chez elle, et tout le monde le savait sauf elle (comme les cocus)!
Cela dit, il faut les combattre et les empêcher de continuer à nuire, mais comment?
Vous dites que le mot "séquence" figure encore dans les programmes Darcos pour le collège? Il m'avait échappé. Il va falloir faire changer ça. On va s'y employer.
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Comment allez-vous faire pour continuer à enseigner, Jean? J'ai entendu ce matin sur France-inter que la fessée allait bientôt être interdite!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Pourquoi voulez-vous à tout prix, Christophe, que la fessée fasse partie de l'arsenal des punitions?
Serait-ce que l'évocation de ladite, administrée par quelque jolie maîtresse, provoque chez vous, comme chez Rousseau, quelque frémissement sympathique?
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Grogne (mais bien inutile): il y a quelques mois, j'avais trouvé dans ma boîte aux lettres professorale (hoooooooo, c'est joli, comme expression) un courier du SNETAA trouvant "scandaleux" et "inique" la transformation du bac pro de 2 à 3 ans; aujourd'hui, retournement de veste: le syndicat est pour...
Comprenne qui saura ce que certains (du SNETAA) ont gagné dans l'affaire.
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
"Parallèlement, la promotion d’un modèle didactique unique, la " séquence pédagogique " aboutit à des effets pervers : disparition d’un enseignement rigoureux et systématique de la langue, disparition de pans entiers de notions grammaticales, répétition excessive de certaines notions devenues stéréotypées."
Voilà, Sanseverina, ce que je trouve sur www.sauv.net dans le Préambule des nouveaux programmes de français pour le collège.
Donc, il semble bien que la "séquence" ne soit citée par le Ministre que pour être aussitôt écartée, ce qui me ravit. Cela m'aurait étonné, quand même, car maintenir la "séquence", c'était se tirer une balle dans le pied!
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
c'est un peu court "courier" sans son 3ième "r": courrier.
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
La séquence, nous savons tous que c'est une coquille — l'essentiel, c'est que nous en fassions une coquille vide. Je ne sais pas trop pourquoi la rue de Grenelle s'obstine à donner des gages à ses ennemis. Mais il faut reconnaître que la séquence pédagogique, dans ce qu'elle est devenue à l'usage, flatte la paresse de nombre de collègues, ravis de disséquer en sept ou huit séances quelque chose qui aurait pu se faire en deux heures de cours (merci à Sanseverina qui m'a soufflé cette idée).
Jean, ce que l'on trouve sur le site de SLL est plus le programme de SLL que les décisions du ministre — qui a son propre réseau pour faire passer ses arrêtés…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Comment ça, la fessée va être interdite ? Mais je ne veux pas, moi !
Ecrit par : claire | 10 avril 2008
" Je veux bien des lumières. "
Il faut juste que tu en allumes une, spice de radine :ange:
"La connexion "cerveau/ main?"" ET l'oeil ??? lè ouX ?
Le clavier c'est pas la même que la 'plume', dans un cas 2 mains dans l'autre une seule.
La vue qui baisse ?
Manque de luminosité ?
Fatigue ?
etc etc etc
Pour écartèlement ... tricheuse ...
"J'ai laissé traîner un inutile L dans "écartèlement": "
Ce n'est pas que le 'l' que tu as laissé trainer, l'accent aussi est oublié.... LOGIQUE, non ?
TELLEMENT logique ... ;)
Ecrit par : toto | 10 avril 2008
Pour revenir au fil initial, allez donc voir et lire
http://imagescognitions.univ-paris1.fr/IMG/pdf/cahiers.pdf
JPB
PS. Et un grand merci à Catherine Soubise (ciel, vous voici compromise, ma chère !) qui nous transmet toutes ces choses — de bien belles images que l'on aimerait voir plus souvent.
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
"Pourquoi voulez-vous à tout prix, Christophe, que la fessée fasse partie de l'arsenal des punitions?
Serait-ce que l'évocation de ladite, administrée par quelque jolie maîtresse, provoque chez vous, comme chez Rousseau, quelque frémissement sympathique?
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Comment ça, la fessée va être interdite ? Mais je ne veux pas, moi !"
Ecrit par : claire | 10 avril 2008
Je vous déclare unis par les liens du blog... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Y-en-a-qui-s'amusent-bien avec mon pseudo! Non mais franchement... Je fais en effet finir par prendre goût à de telles pratiques, mais au dépend de leur postérieur! Usurpateur(s) va!!
Ecrit par : Claire | 10 avril 2008
Comment ça, la fessée va être interdite ? Mais je ne veux pas, moi !"
Ecrit par : claire | 10 avril 2008
Je vous déclare unis par les liens du blog... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Tout cela n'est pas très clair.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Comprenne qui saura ce que certains (du SNETAA) ont gagné dans l'affaire.
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Il restait peut-être quelques pépètes dans la caisse noire du syndicat de la métallurgie.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Y-en-a-qui-s'amusent-bien avec mon pseudo! Non mais franchement... Je fais en effet finir par prendre goût à de telles pratiques, mais au dépend de leur postérieur! Usurpateur(s) va!!
Ecrit par : Claire | 10 avril 2008
Ma chère, je suis votre serviteur...Votre très humble et très obéissant serviteur !
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Voilà le commentaire de la présidente de l'AFEF... sur les programmes de collège :
"Nouveaux programmes de français en collège
L’avant-programme de français au collège divulgué en avant-première sur le site Médiapart* ouvre, sans conteste, un nouveau champ de vigilance. A côté de quelques bribes d’une volonté novatrice, c’est bien la tradition la plus pure qui se trouve à l’honneur, à tel point que nous pourrions, dans certains axes des programmes, avoir l’impression d’être de retour dans les années 60-70. Or, si cette mode rétro peut séduire certains, voire parmi les plus jeunes, elle n’est pas sans danger pour les cohortes d’élèves qui vont fréquenter le collège dans les années à venir.
Les principes et objectifs, tout en se référant d’emblée au socle commun de connaissances et de compétences, posent comme premier axe « l’apprentissage et l’analyse de la langue française », et tout particulièrement de la grammaire. Et, si cette introduction rappelle le principe de la liberté pédagogique de l’enseignant définie par la loi d’orientation de 2005, c’est pour préciser qu’il peut organiser sa progression annuelle en « unités d’enseignement ou en séquences », sans définir en quoi peut bien consister une unité d’enseignement ; une simple séance peut-elle en constituer une ? et allons-nous revenir à l’époque caricaturale du saucissonnage où le professeur pouvait aligner des heures de cours sans aucun lien entre elles, voire arriver les mains dans les poches et improviser ?
Les axes annoncés en début de programme montrent bien une volonté d’installer d’abord la tradition, quitte à faire ensuite des concessions un peu plus novatrices. Et la tête d’affiche revient à la grammaire, déroulée par blocs de notions à connaître et non plus par compétences à développer. La « leçon de grammaire », dont le nom n’est pas anodin, pourrait bien devenir le nouveau fil conducteur de l’année. Les dérives nous font déjà rêver, plutôt que de se creuser la tête à chercher des objets d’apprentissage qui puissent croiser les préoccupations des élèves et susciter leur intérêt, il suffira d’établir une progression grammaticale pour l’année et d’y greffer quelques lectures !… L’objectif de mémorisation des règles et de connaissance de la langue correcte y est affirmé avant celui de la pratique et de la maitrise. Même si une concession est faite, à partir de la 4ème à la grammaire de texte et de discours (dont on peut estimer raisonnable qu’elle ne soit pas enseignée plus tôt en tant que notion), l’exigence d’une progression claire et d’une terminologie simplifiée peut-elle se satisfaire d’une simple succession de connaissances, sans articulation ni circularité des apprentissages ?
Si l’idée d’une progression en orthographe, et celle d’un apprentissage du lexique selon des champs sémantiques en lien avec les lectures sont intéressantes, où sont passées les rectifications orthographiques de 1990, qui venaient juste de faire leur entrée dans les programmes de primaire de 2007 ? Non seulement leur référence est niée, mais un B. O. plus ancien est sollicité, celui de 1976… quelle modernité !
L’entrée dans le deuxième axe, celui de la lecture, réserve des surprises, tout au moins dans sa première partie, celle de la lecture de textes. C’est là où la mode rétro trouve toute sa place ; un enseignant ou un élève tombé en hibernation depuis 30 ou 40 ans ne serait pas dépaysé en se réveillant ! La littérature de jeunesse n’existe pratiquement plus, à peine tolérée en bout de ligne. Le programme d’œuvres devient obligatoire, dans un choix uniquement patrimonial, avec une progression par siècles, si bien qu’il faudra attendre la fin du collège pour aborder des œuvres contemporaines. En 3ème enfin, si les élèves ont réussi à résister à l’ennui jusque-là, ils auront droit à une ouverture à la modernité. Si l’idée de choisir des thèmes comme le roman d’aventures en 4ème et l’autobiographie en 3ème dénote une légère préoccupation de l’intérêt des élèves, les œuvres imposées apparaissent souvent comme trop difficiles, ou peu lisibles par des élèves du collège d’aujourd’hui (Le lion de Kessel, Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier entre autres). En théâtre, le choix est particulièrement révélateur, Molière et Labiche en 6ème et 5ème, uniquement en lecture ; la représentation n’est mentionnée qu’en 3ème avec l’étude de la tragédie, mais en oubliant complètement toute pédagogie du détour : on étudie les œuvres classiques pour éventuellement les compléter par des œuvres contemporaines, au lieu de s’appuyer sur des pièces actuelles pour comprendre le théâtre classique. Dans les démarches, si la distinction entre lecture analytique et lecture cursive est bien mentionnée, on ne voit pas de lien clair entre la lecture d’œuvres intégrales et d’extraits : doivent-ils être organisés en groupements de textes ? ou allons-nous revenir à des fragments isolés ?
Dans les parties suivantes, si nous pouvons nous réjouir des larges concessions faites à la lecture de l’image, à l’oral et à l’histoire des arts, notre inquiétude se porte sur l’expression écrite. Le programme n’y est plus exprimé en compétences, mais en tâches à réaliser. S’il doit se rattacher au socle commun de compétences et de connaissances, l’écrit ne devrait-il pas être rangé du côté des compétences ? Rédiger, ce n’est pas écrire ; l’invention et l’autonomie indispensables à l’acte d’écriture ne peuvent pas se satisfaire de simples tâches à effectuer. Faut-il y voir un lien avec la faible place de l’écrit argumentatif dans l’ensemble des niveaux ? En 4ème on commence juste à demander des réponses argumentées à des questions sur un texte, tâche bien éloignée d’une argumentation ; et en 3ème seulement est cité l’écrit argumentatif, comme si on ne pouvait pas faire autrement avant l’entrée au lycée. Le souci d’amener les élèves à former et étayer leur opinion semble bien éloigné de ces programmes. La progression simpliste de la longueur à produire doit-elle être prise avec sérieux ? Passer de une page en 6ème à trois en 3ème, quelle évolution !
Si ces programmes contiennent bien quelques avancées notoires déjà citées, nous sommes en droit de nous demander, concernant les deux axes les plus sensibles de la grammaire et de la lecture, si leurs concepteurs ont pris conscience des élèves de 2008. Chercher à améliorer, simplifier, clarifier les précédents programmes était certes nécessaire. Mais faut-il pour cela installer explicitement au collège l’ennui, qui nous semblait pourtant un sentiment peu philosophique dont souffrent déjà beaucoup d’élèves ? La tradition peut-elle tout résoudre ? Et l’ennui peut-il se soigner par une dose d’ennui encore plus grande ?"
Viviane Youx, présidente de l'AFEF
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Bon là, y en a combien qui fessent????????? Dans le microcosme brighellien se dessine donc un autre microcosme...
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Comment ça, la fessée va être interdite ? Mais je ne veux pas, moi !"
Ecrit par : claire | 10 avril 2008
Claire, j'étais en train de me dire que vous étiez coquine, c'est un blog sérieux ici ! ...enfin...quand il n'est pas visité par des trolls et autres créatures virtuelles qui sont peut-être des espions à la solde de Meirieu !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Vous noterez donc que Molière, Kessel, Le Grand-Meaulnes, sont jugés ennuyeux ! Toujours la même salade !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Franchement stupides, les propos de la Viviane Youx!
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Mon passage préféré :
"Les dérives nous font déjà rêver, plutôt que de se creuser la tête à chercher des objets d’apprentissage qui puissent croiser les préoccupations des élèves et susciter leur intérêt, il suffira d’établir une progression grammaticale pour l’année et d’y greffer quelques lectures !"…Vous vous rendez compte ? On ne va plus faire de contorsions avec les textes !C'est scandaleux !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Amélie.- , je partage tout à fait votre sentiment. Les enragés de l'AFEF sont allergiques au bon sens!
Où peut-on lire le projet de progammes pour le collège? Le croyais que sur le site de SLL, nos chers collègues "Ni de Robien ni Meirieu" en avaient donné des extraits authentiques. Le site Médiapart est réservé aux abonnés, non? A moins que...
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Viviane Youx, présidente de l'AFEF ?
Pendez-la !
JPB
PS. Vous allez l'aimer ! Cette dame fait de la poésie sur l'altérité et le respect et les cultures plurielles…(http://www.chateaudavanton.com/blog/index.php?2008/03/07/357-toi-l-autre-que-j-aurais-pu-etre-viviane-youx)
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Je viens de lire un poème cucul-gnan gnan de la susnommée...Elle enseigne ?
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Viviane Youx, présidente de l'AFEF ?
Pendez-la !
JPB
PS. Vous allez l'aimer ! Cette dame fait de la poésie sur l'altérité et le respect et les cultures plurielles…(http://www.chateaudavanton.com/blog/index.php?2008/03/07/357-toi-l-autre-que-j-aurais-pu-etre-viviane-youx)
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!).
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Les mots "respect, tolérance, altérité " y sont en bonne place !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
4) Il est stupide et inutile de vouloir expliquer aux élèves "POURQUOI on fait telle ou telle opération". Apprenez-leur plutôt à les faire.
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Excellente remarque, Jean, et le propos de Gelsomina me fait penser à des remarques déjà faites par Catmano sur ce blog : on confond les enfants et les adolescents.
Le message de Gelsomina me fait penser au fil précédent sur les mécanismes et automatismes. Elle dit ne pas vouloir transformer les enfants en calculatrices mais savoir compter et calculer (pour reprendre la dénomination SLECC) ne revient pas à cela. Simplement, il est nécessaire de connaître les tables d'addition et de multiplication par coeur. Une personne ne les connaissant pas est aussi gênée quand il s'agit de calculer qu'une personne ne connaissant pas l'alphabet le serait pour écrire. Vous imaginez une personne écrivant MONTAGNE et se demandant "ça commence par M, comment fait-on le M ?" puis "maintenant un O, comment fait on un O ?".
On peut faire un parallèle entre les automatismes nécessaires à l'écriture et ceux nécessaires au calcul.
Là où le propose de Gelsomina sonne juste, surtout si on considère le niveau de départ de ses élèves, c'est sur la lourdeur des programmes.
Personnellement, dans les années 70 (ce devait être la norme à l'époque), j'ai fait addition-soustraction au CP-CE1, multiplication au CE2, division au CM1. Très lent tout cela ?
Sans doute aurait-on pu aller plus vite, mais quand ces opérations étaient abordées, le travail était intensif. Les tables de multiplication étaient apprises, les maîtres(se)s nous interrogeaient sans relâche et nous avions de nombreuses opérations à faire. J'étais en primaire avec des élèves de niveaux très divers mais chacun savait lire, compter et calculer en arrivant au collège. Les programmes donnaient du temps mais prescrivaient de travailler, là est sans doute l'essentiel.
Pensant aux élèves qui sont actuellement en CE2 ou CM, et qui ont eu des programmes moins exigeants et structurés, revenir à des programmes style années 70 en guise de transition avant d'arriver au collège serait sans doute positif.
Ecrit par : Japhet | 10 avril 2008
Les mots "respect, tolérance, altérité " y sont en bonne place !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Ce sont des termes qui portent une charge poétique exceptionnelle, en effet. Un peu comme piston, gas-oil, vidange.
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Les mots "respect, tolérance, altérité " y sont en bonne place !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Ce sont des termes qui portent une charge poétique exceptionnelle, en effet. Un peu comme piston, gas-oil, vidange.
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
"L'écritoire du château d'Avanton", cela fait très aristo pour des égalitaristes forcenés comme les pédagos...
Ecrit par : Japhet | 10 avril 2008
Les mots "respect, tolérance, altérité " y sont en bonne place !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Ce sont des termes qui portent une charge poétique exceptionnelle, en effet. Un peu comme piston, gas-oil, vidange.
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Cette poésie méritait en effet... une bonne fessée.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Je signale, sur www.lire-ecrire.org, une rubrique "Meirieu sur mp3".
Ce qui est fascinant, c'est de voir avec quelle habileté ce personnage entièrement creux et qui n'a strictement rien à dire a réussi à se mettre en avant et à s'y maintenir par le seul pouvoir d'un verbe racoleur.
A propos de SLL: je crois que le principal obstacle à la réalisation de l'unité d'un large mouvement anti-pédagogiste, ce sont eux, avec leur phobie viscérale de tout ce qui est réputé "de droite".
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Je vous conseille de lire aussi son gargarisme en prose : "Variation à petits points "....
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Tout ce qui concerne les programmes d'histoire des arts est sur
http://www.education.gouv.fr/bo/2008/15/MENE0800308C.htm
(Et pour les paresseux :
"L’introduction d’un enseignement de l’histoire des arts
L’histoire des arts est intégrée dans les programmes de l’école primaire applicables à la rentrée 2008 et dans les nouveaux programmes du collège applicables à la rentrée 2009.
L’enseignement d’histoire des arts porte sur l’ensemble du champ artistique et culturel. Il a pour objectif l’acquisition par les élèves de repères historiques et méthodologiques indispensables à la compréhension des œuvres, et prend appui sur le contact direct avec celles-ci. Les corps d’inspection veilleront à la mise en place effective de cet enseignement, dans toutes les écoles primaires. Les plans académiques de formation prévoiront des actions de formation en s’appuyant sur le programme d’histoire des arts ainsi que sur la perspective d’une épreuve au diplôme national du brevet, à compter de sa session 2010.
Le développement des pratiques artistiques et culturelles ; le développement des partenariats
Parallèlement à l’enseignement d’histoire des arts, les pratiques artistiques doivent être renforcées dans un objectif de généralisation à l’ensemble des cycles de formation et des champs artistiques et culturels. Afin d’offrir au plus grand nombre la possibilité d’approfondir la pratique d’un art, le nombre de classes à horaires aménagés sera multiplié par quatre en cinq ans et étendu aux domaines du théâtre et des arts plastiques, conformément aux objectifs qui ont été fixés à chaque académie.
En complément des enseignements artistiques inscrits dans le temps scolaire, la pratique artistique et culturelle sera proposée dans tous les établissements concernés par l’accompagnement éducatif. La pratique artistique et culturelle est également encouragée dans le cadre des dispositifs existants : classes à projet artistique et culturel, ateliers de pratique artistique, ateliers scientifiques et techniques, pratique vocale et chorale, "École, collège et lycéens au cinéma", etc. Chaque école, chaque collège et chaque lycée doit s’engager dans un partenariat avec des structures culturelles et des collectivités territoriales pour définir les objectifs à atteindre et les moyens permettant de généraliser l’éducation artistique et culturelle.
À la rentrée 2009, les projets d’établissement
du second degré intégreront un volet culturel concernant tous les élèves et élaboré en concertation avec les institutions culturelles et les collectivités territoriales. "
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Mesdames, à quoi vous font penser ces vers sucrés :
"Ta langue m’ensorcelle
Rocailleuse et fruitée d’ambroisies apatrides" ?
Amélie, où est la prose de la susdite ?
Ecrit par : Abraxas | 10 avril 2008
J'ai trouvé !
Et il y a une certaine continuité d'inspiration :
"les langues s’entrechoquent et l’esprit libéré peut laisser la main tracer ses arabesques…"
Ne dites pas qu'on lui confie des enfants… On va la dénoncer à Ségolène ?
Ecrit par : Abraxas | 10 avril 2008
Vous remarquerez que son époux écrit aussi...Pas encore lu, je retourne au château voir ça !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
"Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!)."
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Quelle poésie... C'est charmant!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Je vous conseille de lire aussi son gargarisme en prose : "Variation à petits points "....
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Mesdames, à quoi vous font penser ces vers sucrés :
"Ta langue m’ensorcelle
Rocailleuse et fruitée d’ambroisies apatrides" ?
Amélie, où est la prose de la susdite ?
Ecrit par : Abraxas | 10 avril 2008
On est devant un génie, c'est sûr! Une Trissotine rediviva!
"On n'en peut plus. - On pâme.- On se meurt de plaisir."
"Encore une fois: "Quoi qu'on die!"
"Ambroisies apatrides"! Que c'est beau! Admirez cette suave harmonie des allitérations en "i" et en "r" auxquelles la discrète insistance du "a" vient donner du liant.
Au fait, ce n'est pas un peu lourd à digérer, l'"ambroisie apatride"?
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
"Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!)."
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Quelle poésie... C'est charmant!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
C'est du Max Rocket???
Ecrit par : Attila | 10 avril 2008
Avec le mari, fou rire garanti aussi !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Pensant aux élèves qui sont actuellement en CE2 ou CM, et qui ont eu des programmes moins exigeants et structurés, revenir à des programmes style années 70 en guise de transition avant d'arriver au collège serait sans doute positif.
Ecrit par : Japhet | 10 avril 2008
Le problème de getsomina, est un problème de public. Doit-elle faire grosso modo la même chose que dans les années 70 ou bien "s'adapter" aux élèves profil ZEP qu'elle a en face d'elle (j'ai eu moi-même ce problème avec des 4ème préparatoires CAP il y a une vingtaine d'année) et dans ce cas, comment doit-elle s'y prendre ?
Les constructivistes lui répondraient sans doute qu'elle devrait "enseigner autrement" (c'est-à-dire transmettre le moins de connaissances possibles, amuser les enfants, leur faire "construire leur savoir").
Il faut essayer de faire comprendre à getsomina qui est une institutrice de bonne volonté que l'on peut s'adapter au niveau et aux capacités d'apprentissage des enfants sans pour autant lâcher sur l'essentiel.
Je n'aime pas beaucoup l'expression "nouveaux publics" et j'imagine que les enfants des débuts de l'enseignement gratuit et obligatoire n'étaient pas toujours faciles à instruire, mais on ne peut pas faire non plus comme si le problème n'existait pas.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Pour la prose il faut aller sur la gauche dans le Chateau, puis dans le programme qui défile, à droite....
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Décidément, elle se prend une sacrée branlée, sur ce blog, la Viviane Youx!
N'est pas poète qui veut!
Ce genre de vers, si on a un peu de modestie et de jugeote, on les garde au fond d'un tiroir
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Au fond d'un tiroir, pour qu'on les retrouve après notre mort et qu'on se gausse ?! Non, il faut brûler !
Ecrit par : Amélie .- | 10 avril 2008
Je n'aime pas beaucoup l'expression "nouveaux publics"
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Moi non plus! J'estime même que ça ne veut rien dire! Les "publics" ont toujours été "nouveaux" quelle que fût l'époque.
Les élèves ont toujours eu besoin d'être encadrés assez séchement (La Bruyère disait que "l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur" et Platon que laisser aux enfants la bride sur le cou, c'est se préparer à la dictature). Donc, les enfants n'ont pas changé sur ce point.
Les prétendus "nouveaux publics " ne sont qu'un alibi "pédago" pour "changer l'école, changer la société".
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
"Décidément, elle se prend une sacrée branlée, sur ce blog, la Viviane Youx!"
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Darcos aussi prend une sacrée branlée, et, lui, ce n'est pas sur le blog!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Cela concerne mon prochain copié-collé:
Un message ci-dessous de Gilles Morin, président
>de l'Association des usagers du service public
>des archives nationales (AUSPAN) à l'attention
>de ceux qui se demandent que faire.
>
>Amicalement
>
>Sylvie
>
>
>>>Il était urgent d''informer nos collègues dans
>>>un premier temps, et il est nécessaire de
>>>poursuivre dans ce sens. Mais il faut
>>>maintenant si possible organiser la réaction
>>>car beaucoup de collègues demandent que faire.
>>>
>>>Compte tenu de l''urgence, en terme de
>>>calendrier parlementaire, nous pensons qu''il
>>>faut adopter tout d'abord la tactique de
>>>s''adresser chacun, ou par groupes ou
>>>laboratoires, à son propre député, en visant
>>>plus particulièrement les membres de la
>>>commission des lois. Nous allons essayer
>>>d''avoir aussi des rendez-vous avec les
>>>groupes parlementaires, mais le temps est
>>>compté. L''objectif est d''obtenir au moins un
>>>amendement en faisant jouer ainsi la navette
>>>parlementaire pour retarder le projet et
>>>permettre ainsi une seconde discussion. De
>>>toute façon un amendement s''impose pour
>>>limiter le pire : il faut le maintien des
>>>dérogations pour tous les types de documents.
>>>
>>>Ensuite, nous pensons utile de faire adopter
>>>un texte public par des personnalités les plus
>>>en vue de la profession. Ainsi, un texte de
>>>soutien pourrait être signé en urgence par
>>>tous après elles. Vos suggestions en la
>>>matière seront précieuses.
>>>
>>>Reste la presse, nous avons commencé à nouer
>>>des contacts, là encore si vous avez des
>>>contacts personnels, faites circuler
>>>l'information, multiplier les initiatives.
>>>
>>>Nous vous tenons au courant.
>>>
>>>Cordialement votre
>>>
>Gilles Morin
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Bien, encore de mauvaises nouvelles: menace grave contre la rercherche historique contemporaine; je fais passer le message reçu sur mon hotmail.
Bonjour . Pouvez-vous relayer cette information, car la menace sur la consultation des Archives publiques française est grave et surtout immédiate pratiquement.
Le texte du nouveau projet de loi sur la conservation et la communication des Archives a été adopté par le Sénat. Des auditions ont été faites par la commission des lois de l'Assemblée nationale cette semaine et le texte doit être prochainement voté (dans la deuxième quinzaine d'avril selon le calendrier parlementaire, peut-être le 17). Ce texte est disponible sur le site de l'Assemblée : page d'accueil aller à la rubrique « document parlementaire », projet n° 566 ou cliquez sur ce lien :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl0566.asp
Ce projet mérite votre attention dans son ensemble, mais plus particulièrement le chapitre « régime de communication ». Il prévoit certes un raccourcissement des délais légaux d'accès à une partie des documents (vingt-cinq ans contre trente, ou cinquante contre soixante par exemple) mais comprend aussi quatre points très inquiétants.
- La création d'une nouvelle catégorie d'archives : les archives incommunicables. Elles pourront ne jamais être communiqués au nom de la « sécurité nationale » (armes biologiquesŠ) et de la « sécurité des personnes », certainement immortelles. Il y a une contradiction dans les termes du texte, qui ne permet pas de comprendre quelles sont les intentions du législateur. Il est dit :
Art. L213-1 : "Les archives publiques sont [...] communicables de plein droit" et L 231-2 : « il existe des archives qui "ne peuvent être consultées" ».
Cet art. 213-2 n'a pas de raison d'être, car :
- 1/ les informations permettant de concevoir des armes biologiques ou de destruction de masse sont nécessairement récentes ; or celles-ci sont déjà couvertes par l'art. 213-2 I 3° ;
- 2/ les informations de nature à compromettre la sécurité des personnes sont déjà visées par le 213-2 I 4°.
- Un nouveau délai, fixé à soixante-quinze ans, est créé, fondé sur une extension de la notion de protection de la vie privée, visant la plupart des archives publiques (Art. L. 213-2-4). Il y a ici amalgame entre la « protection de la vie privée » (celle-ci n'étant pas plus définie) et le fait de rendre publique « une appréciation ou un jugement de valeur », catégories particulièrement floues. Ou pire, le fait de « faire apparaître le comportement d'une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice ». Pratiquement tous les dossiers d'archives publiques, tels les rapports de préfets, contiennent des jugements de valeur. Qui décidera - et sur quels critères - ce qui doit être ouvert alors ? Fixer la barre à 75 ans, conduirait de plus à refermer de nombreux dossiers ouverts depuis 15 ans. Verra-t-on se de refermer pour quelques années les études sur le Front populaire, la 2e Guerre mondiale et Vichy, ou celles sur la guerre froide qui commençaient à s'ouvrir librement ? Certes, restent les dérogations, mais c'est placer les chercheurs sous le sceau du privilège individuel pour 25 ans de plus.
- Une notion de « secret des statistiques » est introduite de façon répétitive (14 occurrences au mot secret, dont 8 au secret statistique). L'article 25 - nouveau - dit dans un I que les documents administratifs (immédiatement consultables en vertu de la loi de 1978 sur la transparence administrative) ne sont communicables qu'aux intéressés quand ils portent atteinte au secret de la vie privée ou comportent des jugements sur les personnes. C'est le cas des dossiers d'instituteurs par exemple. Dans un II, il ajoute que les documents visés aux I sont consultables dans les conditions fixées par le 213-2 : c'est-à-dire 75 ans. Et comme ce II de l'article 25 nouveau ne mentionne pas le 213-3, qui est l'article autorisant des dérogations, le couvercle est vissé. Nul chercheur ou citoyen ne verra les dossiers de cour de justice ou les dossiers personnels avant 75 ans : aucune dérogation n'est possible.
- L'art. 213-I 4° aurait pour conséquence d'interdire toute recherche sérielle postérieure à 1923 ; l'art. 213-2 4° rend très difficile la consultation des listes nominatives.
- Enfin, le système des protocoles, déjà en vigueur pour les Chefs d'État et dont on a constaté les dérives dans certains cas est étendu à tous les papiers des ministres (Art. L. 213-4). Il permettra à ceux-ci de traiter les archives publiques produites par eux et par leurs collaborateurs, comme des archives privées jusqu'à leur décès.
Les nouvelles dispositions prévues par ce texte sont extrêmement graves : elles traduisent une défiance inquiétante de la part des pouvoirs publics envers la communauté des chercheurs certes, mais de façon plus globale, envers la communauté des citoyens. Elles sont en contradiction flagrante avec les recommandations du Conseil de l'Europe adoptées le 21 février 2002 par le comité des ministres.
Nous tenions à vous faire savoir sans attendre cette 1ère information. Une pétition et d'autres initiatives sont en discussion. N'hésitez pas à faire circuler le texte voté par le Sénat et soumis aux députés et à diffuser ces informations.
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Darcos aussi prend une sacrée branlée, et, lui, ce n'est pas sur le blog!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
On dirait que ça vous fait frétiller!
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
"Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!)."
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Quelle poésie... C'est charmant!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
C'est du Max Rocket???
Ecrit par : Attila | 10 avril 2008
Excellente!!!!!!! :-))))))
"Si vous ne savez pas quoi faire de vos vacances, cher, la chasse est ouverte (et n'oubliez pas d'ouvrir le ventre quand elle est encore consciente, comme à l'Anglaise!!)."
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Quelle poésie... C'est charmant!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Private joke entre JPB et moi venant du jour où nous avons parlé ensemble des tortures d'antan. Oh tout de suite le bouclier anti-haine! :-)
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Je crois, Jean-Paul, que bien que ce ne soit qu'une "coquille", il faudrait faire disparaître le terme de "séquence" des nouveaux programmes de français (et d'autres matières, d'ailleurs) du collège, et cela pour protéger les élèves des enragés "pédagos" qui persisteront à les leur infliger, pour leur plus grand désespoir et celui de leurs parents - je vois ça dans mon collège: les braves petits profs bien dans la ligne qui font des séquences" sont détestés par les élèves et redoutés par les parents. Une année de français en "séquences" est une année perdue: quatre années de "séquences", de la Sixième à la Troisième, c'est toute la scolarité au collège qui est fichue. L'enjeu est gravissime, et si on réforme, autant le faire à fond.
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Une meeeeeeeeeeeeerveilleuse soirée en perspective :
http://69.snuipp.fr/spip.php?article477
Ecrit par : Un hussard | 10 avril 2008
Jours qui s'épuisent (de Viviane Youx)
Jours qui s’épuisent aux torpeurs
Des vertes rosées Pourquoi faut-il que nos rêves s’accrochent
A ces échardes injustes
Parsemées au hasard
De nos nuits les plus noires
Filaments de vie qui s’attachent
Aux bleus de nos aurores
Pourquoi faut-il que ceux que nous aimons
S’éteignent peu à peu
Fidèlement rivés à nos espoirs
D’une utopie dérisoire
Un nouveau jour se lève
Abasourdi par nos rêves glaciaux
Il faudra bien pourtant que jaillisse
De ces désastres organiques
Une étincelle chancelante de vie
Viviane Youx, 18 septembre 2007
Commentaires
1. Le jeudi 20 septembre 2007 à 22:50, par Cortoletendre
Vivianne sortit de sa torpeur
Afin qu'alors rejaillisse
De nouveau son talent poétique
Et que s'allume l 'étincelle d 'espoir
D'en finir des nuits noires
Au lever de l 'aurore
Sur un monde plus radieux
Pour ceux qu'avec elle nous aimons
Que préférez-vous ? Le poème ou le commentaire ?
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
"utopie dérisoire"..."désordres organiques"...On se pâme !
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
"On dirait que ça vous fait frétiller!"
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Qu'est-ce qui vous fait dire ça? Je constate, c'est tout. Même s' il est vrai que ça ne me fait pas pleurer.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Robin, un poète ne se moque pas d'un autre poète; il en fait l'analyse!
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
... et une analyse scupuleuse ... N'avez-vous jamais assisté à des soirées poésies dans votre ville?
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Les bons conseils de tante Viviane du château Trucmuche: contre les "désordres organiques", prenez une dragée "d'utopie dérisoire".
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Dobolino, j'avais raté l'épisode de votre fiston. Il s'en est remis? C'est fou, ça, à Nyons! Quel monde de brutes!
Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
Très bien remis. Faut croire que pour eux, ce genre d'exactions fait partie de la quotidienneté, de l'ordinaire, du risque inhérent à la vie. Pas traumatisé pour un sou, juste quelques bleus au corps, aucun à l'âme, enfin aucun qui ne soit venu se rajouter à ceux qu'il a depuis ses trois ans et qui le rendent si méfiant, distant et en retrait. Ils sont stoïques, nos jeunes. L'univers ambiant n'est pas franchement épicurien. Ils font avec ce qu'on leur propose.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
... et une analyse scupuleuse ... N'avez-vous jamais assisté à des soirées poésies dans votre ville?
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Oui, mais je me suis arrêté à temps. Et bizarrement, j'en ai moins souffert que quand j'ai arrêté de fumer.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Robin, un poète ne se moque pas d'un autre poète; il en fait l'analyse !
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Ca, c'est un peu au-dessus de mes forces...Et je n'ai pas non plus envie de me retrouver, comme Alceste, avec un duel sur le dos.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
"mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place"
Je suis devenu "bon" en étude de fonction après avoir 'bouffé' la première une bonne dizaine de fois, quand ce fut compris, on changait un paramètre ET on recommencait, ça m'a pris 3 jours pour passer de 0 à 20 .
Une fois que le "problème" est démystifié, c'est beaucoup plus simple....
C'est la même pour la lecture etcetcetc
L&L (ou alpha) c'est parfait pour démystifier les pseudos"savoirs" ...
beel6 est un con !
:ange:
Ecrit par : toto | 10 avril 2008
Youx encore, Youx toujours.
C'est un canular. Avec un nom pareil (Youx : imaginez un peu l'exercice de style oulipien, là...), ça ne peut pas être le monde réel.
On a cependant aimé "la volonté d'installer d'abord la tradition", et plus encore "Et la tête d’affiche revient à la grammaire, déroulée par blocs de notions à connaître et non plus par compétences à développer". Faudrait lui montrer les copies de CAPES, à la SYoux, pour qu'on sache bien où elle repère les "compétences" existantes ! La "circularité des apprentissages" n'est pas mal non plus (à condition qu'iceux ne soient pas vicieux, bien entendu), de même que la "pédagogie du détour" qu'on nous envie jusqu'en Laponie (le sait-on seulement ?).
De tout ça nous concluons :
- que Youki doit avoir une tronche d'enfer, avec Régécolor raté et tartine 3 couches de crème au botox ;
- que l'ennui ne naquit pas seulement de l'université, contrairement à ce que pensait Madame de Chateaubriand !
- qu'au seul titre du poème, tu meurs...
- qu'après l'avoir lu, faut le relire en pensant que c'est peut-être un travelo, au fond, Viviââne... Et alors ça change tout tout tout ! Cri de douleur hottentique, appel du vide, désir d'assouvissance par la léchouille, etc. etc. Du classique, au fond. Du... "traditionnel". Comme la tête de veau ravigote.
Ecrit par : Magali S | 10 avril 2008
Cela fait déjà un certain temps (bien avant les Municipales) que certains de ses petits copains cherchent à flinguer Darcos en lui beurrant l'oignon, et en clamant à tous vents qu'il est candidat au poste de Premier ministre.
On voudrait lui mettre Fillon à dos qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Avec des amis comme ça...
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Qui a dit: "Occupez-vous de mes amis... Mes ennemis, je m'en charge!"?
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Un monument de kitch, ces poèmes de Viviane Youx...
Je reviens au sujet du fil : Robin a écrit plus haut que l'art contemporain a partie liée avec le criminel et l'obscène. Cela m'a fait songer à une information lue récemment dans la revue Chiens magazine (non, je ne m'égare pas, je suis au coeur du sujet )
"En octobre dernier, Guillermo Habacuc Vargas a présenté dans une exposition au Centre National de la Culture de San José, au Costa Rica, une performance très particulière : laisser un chien mourir de faim...Le maigre et maladif animal, attrapé dans la rue, a été attaché dans un angle de mur et montré au public, sans eau ni nourriture, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les visiteurs ont défilé devant lui, obéissant à la consigne de ne pas lui porter secours.(...) Le chien est mort en peu de temps. Selon Vargas, il s'agissait d'un hommage à Natividad Canda, un cambrioleur tué par deux chiens (...) Cette manifestation(...) a permis à Vargas d'être choisi pour représenter son pays à la Biennale d'Amérique Centrale en 2008."
Loin de moi l'idée de réduire l'art contemporain à ce genre de sinistre mise en scène, mais, sous réserve que l'information soit vraie, cela pose quand même quelques questions.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008
La poésie, ça vous quitte pour un mot de travers.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
... et une analyse scupuleuse ... N'avez-vous jamais assisté à des soirées poésies dans votre ville?
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Oui, mais je me suis arrêté à temps. Et bizarrement, j'en ai moins souffert que quand j'ai arrêté de fumer.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
C'est normal. L'être humain laisse plus volontiers tomber la poésie que la clope. L'addiction n'est pas du même ordre.
En plus, j'avoue que je préfère lire seule de la poésie en fumant mon clope roulé main que me faire chier dans une salle pleine de gens compassés, anti-clope et pro-poésie-pas comme moi. La Poésie me semble plutôt du registre des pratiques solitaires dont on peut jouir comme on l'entend sans subir les gueulantes des autres, y compris ceux du Rotary et du Lion's.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
""mais j'ai parfois l'impression de faire le travail de réflexion à leur place"
Je suis devenu "bon" en étude de fonction après avoir 'bouffé' la première une bonne dizaine de fois, quand ce fut compris, on changait un paramètre ET on recommencait, ça m'a pris 3 jours pour passer de 0 à 20 .
Une fois que le "problème" est démystifié, c'est beaucoup plus simple....
C'est la même pour la lecture etcetcetc
L&L (ou alpha) c'est parfait pour démystifier les pseudos"savoirs" ...
beel6 est un con !
:ange:"
Ecrit par : toto | 10 avril 2008
C'est qui,ce clown "toto"?Il est total défonce, ou quoi?
Ecrit par : NKM | 10 avril 2008
Les élèves ont toujours eu besoin d'être encadrés assez séchement (La Bruyère disait que "l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur" et Platon que laisser aux enfants la bride sur le cou, c'est se préparer à la dictature). Donc, les enfants n'ont pas changé sur ce point.
Les prétendus "nouveaux publics " ne sont qu'un alibi "pédago" pour "changer l'école, changer la société".
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
A priori d'accord. Mais, je voudrais une précision. A quel âge, ou quel niveau d'étude, jugez-vous que l'enfant devient adulte et qu'on peut ôter le caveçon? Et que faites-vous de l'âge intermédiaire? Comment le gérez-vous?
C'est délicat, quand même, un garçon de quinze à dix-sept ans, a fortiori s'il est intelligent. Quant aux filles, plus précoces, leurs treize-quatorze ans sont des bombes explosives.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Dobolino, à la grande époque du Body art, j'ai vu de mes yeux vu, à la FIAC à Paris, un artiste nu qui se laissait éclabousser par le sang et les tripes d'un chien éviscéré au dessus de lui. Un Autrichien, je crois — ils étaient très engagés dans ces extrémités conceptuelles. L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement — que ne l'ont-ils fait, ça aurait fait plaisir à Jelinek qui vomit son pays et ses habitants. Tout comme j'avais vu, dans une galerie de la rue de Seine, vers le début des années 70, Gina Pane se découper lentement le lobe de l'oreille gauche avec une lame de rasoir — c'était une fana de cet objet —, elle était installée au premier étage et l'événement était retransmis par télé en circuit interne au rez-de-chaussée.
Vous voyez, Christophe, la proposition de Pendariès sur Mme Youx, c'est de l'art…
JPB
PS. La discussion que nous eûmes, mon cher Penda, portait sur cette charmante coutume anglaise décrite dans l'article ci-après (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanged,_drawn_and_quartered)
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
"C'est qui,ce clown "toto"?Il est total défonce, ou quoi?
Ecrit par : NKM | 10 avril 2008 "
Et voilà, on fait une malheureuse chtite faute, et les glands ne comprennent plus....
"Changeait"
:ange:
Ecrit par : toto | 10 avril 2008
Savoir de paille et de branchages qui s'écroule au premier souffle du premier loup asthmatique venu.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Si les loups sont comme les chiens, ils ne peuvent être asthmatiques. Mais, néanmoins, ils peuvent être des vieillards cacochymes et atteints de bronchite chronique, sans clopes ni stages de poésie.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
"Vous voyez, Christophe, la proposition de Pendariès sur Mme Youx, c'est de l'art…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Assurément! De l'art brute!
""C'est qui,ce clown "toto"?Il est total défonce, ou quoi?"
Ecrit par : NKM | 10 avril 2008 "
On ne touche pas à Toto, NKM! C'est la mascotte de "bonnet d'âne"!!!
S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Dobolino, à la grande époque du Body art, j'ai vu de mes yeux vu, à la FIAC à Paris, un artiste nu qui se laissait éclabousser par le sang et les tripes d'un chien éviscéré au dessus de lui.
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Ah! Des fois, ça gicle!
Si vous tenez absolument au tailleur Chanel, prévoyez un rechange.
Ceci dit, le chien était mort car les nôtres nous éclaboussent par dessous. T'es au dessus du chien et tu te fais retapisser, ce qui prouve d'ailleurs qu'il n'est pas mort. Limite, c'est plutôt une bonne nouvelle, si tu clampes à temps.
Tous des frustrés qui auraient du faire véto et ont loupé le coche.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Très joli, Dobolino, cette expression d'"ôter le caveçon" (pour ceux qui ne savent pas parce qu'ils ne sont pas cavaliers : http://www.ffcc.info/article442.html).
Tout se fait progressivement, en équitation comme en enseignement (comment s'appelait se splendide film, assez récent, avec Samy Frey ?). Je me rappelle Le Bris expliquant que si les élèves de CP, au premier trimestre, saisissaient de sa leçon du lendemain que 2x2=4, que 4x2=8, et que 8:2=4, "ça suffisait". Pareil lorsque vous débourrez un cheval : vous vous contentez de lui mettre une couverture sur le dos — vous n'allez pas vous jucher sur la bête du premier coup. Et puis petit à petit… Et un jour, vous ferez avec lui des randonnées difficiles, où vous lui ferez confiance. Pas la peine de lui mettre des coups de barre de fer sur les antérieurs, comme une certaine Haute école espagnole. Pas la peine d'utiliser le tord-nez à tout propos (mais c'est nécessaire, parfois, n'est-ce pas…). L'analogie vaut ce qu'elle vaut, et je monte rarement mes élèves — mais dans tous les cas, ça prend du temps, et c'est fondé sur un rapport de confiance mutuel, et sur la répétition — et pourtant, un cheval jeune, à 4 ou 5 ans, ça peut être enquiquinant, parfois… Et une pouliche, alors !
JPB
PS. Ça va, Mme la veto ? Pas dit trop de conneries ?
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
L'information sur le chien, ce n'était pas Dobolino, c'était moi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008
L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Mon seul souhait est que vous n'ayez jamais mon beau garçon comme élève!
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Le film avec Samy Frey, c'était "Danse avec lui". Et c'était effectivement superbe. Le cheval, surtout.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008
L'analogie vaut ce qu'elle vaut, et je monte rarement mes élèves — mais dans tous les cas, ça prend du temps, et c'est fondé sur un rapport de confiance mutuel, et sur la répétition — et pourtant, un cheval jeune, à 4 ou 5 ans, ça peut être enquiquinant, parfois… Et une pouliche, alors !
JPB
PS. Ça va, Mme la veto ? Pas dit trop de conneries ?
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Et ne jamais oublier que la seule vraie récompense du poulain, c'est quand on lui lève le harnachement et qu'on le lache dans le pré!
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Dobolino, à la grande époque du Body art, j'ai vu de mes yeux vu, à la FIAC à Paris, un artiste nu qui se laissait éclabousser par le sang et les tripes d'un chien éviscéré au dessus de lui. Un Autrichien, je crois — ils étaient très engagés dans ces extrémités conceptuelles. L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement — que ne l'ont-ils fait, ça aurait fait plaisir à Jelinek qui vomit son pays et ses habitants. Tout comme j'avais vu, dans une galerie de la rue de Seine, vers le début des années 70, Gina Pane se découper lentement le lobe de l'oreille gauche avec une lame de rasoir — c'était une fana de cet objet —, elle était installée au premier étage et l'événement était retransmis par télé en circuit interne au rez-de-chaussée.
Vous voyez, Christophe, la proposition de Pendariès sur Mme Youx, c'est de l'art…
JPB
PS. La discussion que nous eûmes, mon cher Penda, portait sur cette charmante coutume anglaise décrite dans l'article ci-après (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanged,_drawn_and_quartered)
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
C'est un Actionniste viennois, Otto Muel, peut-être? Ou Hermann Nitsch et son "Théâtre des mystères et des orgies"? Vous en avez vues de ces choses, Jean-Paul!
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Mon seul souhait est que vous n'ayez jamais mon beau garçon comme élève!
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Ah non, pourquoi? Dites-vous que ça débourre avec Jean-Paul (j'ai assisté à un de ses cours à Joffre, et c'est fort charmant, on y parle de fleurs, de catleya, de sentiments et de René Girard, et aussi de Shakira; que devient-elle?)!
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Otto Muehl; c'est comme pour le "H" dans Mahler, j'hésite...
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Je reviens au sujet du fil : Robin a écrit plus haut que l'art contemporain a partie liée avec le criminel et l'obscène.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008
D'où, probablement, le fait que mon fils, semble-t-il féru d'art moderne (ça reste à prouver, je ne suis que sa mère!), ne se formalise pas de se faire tabasser par deux gamins qui visent ses couilles et n'ont, semble-t-il, que cet objectif. Pour lui, il semblerait que ce soit une forme d'Art?
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
"Hugues le Despenser, favori et amant supposé du roi Édouard II d'Angleterre, fut supplicié après le renversement d'Édouard par sa femme Isabelle de France et son amant Roger Mortimer."
(Wikipedia)
Donc alors le Gaveston du "Edouard II" de Marlowe serait cet Hugues-là?... (J'avais vu une épouvantable représentation de cette pièce à Montpellier, en 1996, avec Carlo Brandt - l'homme qui lu les Droits de l'Homme à Avignon! mais qui se fait pisser dessus au début du film "Ridicule"!! - dans le rôle-titre; tout était moche: les décors, les costumes: noirs ou gris, le jeu des comédiens en constante sur-chauffe; le spectacle a été sifflé; je suis quand même resté jusqu'au bout, j'étais étudiant et le billet n'était pas gratuit; le metteur en scène: Alain Francon, tout est dans le nom...)
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Le maigre et maladif animal, attrapé dans la rue, a été attaché dans un angle de mur et montré au public, sans eau ni nourriture, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les visiteurs ont défilé devant lui, obéissant à la consigne de ne pas lui porter secours.(...) Le chien est mort en peu de temps.
cela pose quand même quelques questions.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 avril 2008
La poésie, ça vous quitte pour un mot de travers.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Mot de travers de ce genre... Des fois, je trouve aussi que la poésie en est réduite à des extrémités stylistiques intolérables pour survivre et faire de l'audience.
Je dois être bourgeoise, quelque part?
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Savoir de paille et de branchages qui s'écroule au premier souffle du premier loup asthmatique venu.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Si les loups sont comme les chiens, ils ne peuvent être asthmatiques. Mais, néanmoins, ils peuvent être des vieillards cacochymes et atteints de bronchite chronique, sans clopes ni stages de poésie.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Je corrige :
"Savoir de paille et de branchages, non de bonnes briques, qui s'écroule au premier souffle du premier loup cacochyme, atteint de bronchite chronique venu, l'asthme étant rarissime, voire inconnu chez les canidés sauvages, sans clopes, ni stages de poésie et sans les soins de dobolino."
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
l'homme qui [p'tit] lu[t]
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Mot de travers de ce genre... Des fois, je trouve aussi que la poésie en est réduite à des extrémités stylistiques intolérables pour survivre et faire de l'audience.
Je dois être bourgeoise, quelque part?
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Qu'entendez-vous par là? C'était trop sibyllin pour moi.
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
Le mieux, c'est que même avec ou sans les soins éclairés de Dob ou de Yann, le loup bronchitique sera à même de souffler sans ambages sur cette maison de paille, si mal bâtie, par des novices naïfs. Ce qui n'empêchera d'ailleurs pas cette bête de se faire traiter de nazi par des bourges propres sur eux qui n'ont pas la moindre idée de ce que fut cette engeance et n'en ont pas souffert dans leur chair, sauf si leur grand-mère a été tondue à la libération, ce qui n'est guère plaisant d'ailleurs, la bête immonde se logeant partout où l'on l'agraine.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Mot de travers de ce genre... Des fois, je trouve aussi que la poésie en est réduite à des extrémités stylistiques intolérables pour survivre et faire de l'audience.
Je dois être bourgeoise, quelque part?
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Qu'entendez-vous par là? C'était trop sibyllin pour moi.
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
C'est clair! Je suis embourgeoisée!!! N'allez pas plus loin, Penda! Je fais partie de ces petites bourgeoises qui s'offusquent du fait qu'on se coupe le zizi ou le clitoris pour fabriquer de la poésie. Vous savez bien? " Je ne suis pas parisienne. Ça me gêne, ça me gêne..."
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
En fait, Youx a inventé un nouveau genre:
la nanard littérature.
Elle s'occupe de la poésie. Le roman-nanard est réservé à Mazarine Pingeot (aussi connue sous le nom de Margarine Peugeot).
Ecrit par : Loki | 10 avril 2008
Mot de travers de ce genre... Des fois, je trouve aussi que la poésie en est réduite à des extrémités stylistiques intolérables pour survivre et faire de l'audience.
Je dois être bourgeoise, quelque part?
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
L'horrible histoire de ce pauvre chien (une "installation" que ces connards appellent ça), et les exhibitions lamentables des allumés autrichiens du "body painting", ce n'est pas de la poésie, c'est de la bêtise à l'état pure.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
sauf si leur grand-mère a été tondue à la libération, ce qui n'est guère plaisant d'ailleurs, la bête immonde se logeant partout où l'on l'agraine.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Un collègue d'Histoire se sert d'une bande dessinée crée en 1945 et qui évoque la seconde guerre mondiale. Les fascistes italiens sont symbolisés par des cochons, les Anglais par des bouledogues, les soviétiques par un ours blanc et les nazis...par des loups.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
et les nazis...par des loups.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
"Cessez de rire, charmante Hedwige, les loups etc.."
Bonne nuit à tous.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
Je cite la présidente de l'afef dont les propos sont ici reproduits:
"Si l’idée de choisir des thèmes comme le roman d’aventures en 4ème et l’autobiographie en 3ème dénote une légère préoccupation de l’intérêt des élèves, les œuvres imposées apparaissent souvent comme trop difficiles, ou peu lisibles par des élèves du collège d’aujourd’hui (Le lion de Kessel, Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier entre autres). "
Et je RUGIS aussitôt en constatant que Le Lion est jugé trop difficile pour des élèves de 4è. Quelle meilleure preuve de la dégradation STUPEFIANTE du niveau des élèves depuis 25 ans?
Elève de CM2 en 1983, j'avais lu en classe Le Lion; je me souviens encore de la rédaction que j'avais rédigée à la suite de cette lecture (ce devait être la dernière de l'année).
Ce n'était pas une école "d'élite" ou de "bourgeois" mais une école primaire de centre ville dans une ville de province. Personne n'avait protesté en jugeant le livre trop dur.
Et on nous explique aujourd'hui, après les brillantes réformes de l'éducation nationale qui se sont succédées dans le sens d'une autonomie croissante des élèves, que ces derniers ont perdu plus de 3 ans dans leur capacités de lecture par rapport à leurs devanciers d'il y a 25 ans. Je rassure les modernes: notre instituteur n'avait pas de blouse grise ni de trique... nous ne portions pas d'uniformes... nous regardions parfois la télévision après l'école - la télé, cette lamentable excuse des pédagos pour justifier l'abêtissement de leurs élèves - et les séries "Goldorak", "San Kukai" ou "Albator" ne témoignaient pas d'une exigence culturelle très supérieure à celle des dessins animés d'aujourd'hui. Nous jouions à des jeux électroniques frustes mais tout aussi chronophages que ceux d'aujourd'hui. Certains enfants venaient de familles pauvres. Mais nous étions capables de lire Le Lion.
Pourquoi? Sans doute parce que nos maîtres nous avaient appris un peu plus de choses.
A ces professeurs qui n'ont rien appris à leurs élèves et qui se plaignent ensuite de la difficulté des nouveaux programmes, je n'ai rien à dire. Je les invite juste à trouver une explication rationnelle, externe à l'école, à cette dégradation incroyable des capacités de lecture. Il n'y en a pas.
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 10 avril 2008
"Meirieu sur mp3".
Ce qui est fascinant, c'est de voir avec quelle habileté ce personnage entièrement creux et qui n'a strictement rien à dire a réussi à se mettre en avant et à s'y maintenir par le seul pouvoir d'un verbe racoleur.
Ecrit par : Jean | 10 avril 2008
Jean, pour vous qui êtes un amateur, ci-joint au passage une adresse où l'on trouve Meirieu en video et devant des élèves. Une occasion unique de voir ses thèses mises en pratique, même si le résultat peut laisser sceptique.
http://educpol.over-blog.com/article-12624676-6.html
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 10 avril 2008
Certains enfants venaient de familles pauvres. Mais nous étions capables de lire Le Lion.
Pourquoi? Sans doute parce que nos maîtres nous avaient appris un peu plus de choses.
Ecrit par : Jesse Darvas | 10 avril 2008
Notre ATSEM, à l'école, me parle encore avec des sanglots dans la voix, de son instit de CM2 qui leur avait fait lire ce livre.
Son père conduisait le camion des poubelles, sa mère est presque illettrée. A dix ans, elle était capable de cet exploit et nos 3° n'en seraient plus capables... C'est drôle, non ?
Ça doit être à cause des "nouveaux publics".
Ecrit par : catmano | 10 avril 2008
Pour juger de la pertinence des suppressions d'emplois dans l'éducation nationale je me suis employé à confectionner un tableau avec pour l'année actuelle et les années à venir le nombre de collégiens et de lycéens potentiels en prenant comme critères le nombre des naissances en France métropolitaine et en calculant pour chaque année scolaire le nombre total des naissances sur 7 années ( de la sixième à la terminale).
Ainsi pour l'année 2007-2008 j'ai pris les naissances de 1990 à 1996 et ainsi de suite.
Le résultat est édifiant!!
Le nombre d'élèves va fortement augmenter lors des prochaines années!!
( source des naissance sur Wikipédia)
Année......... Naissances
2007-2008/= 5 151 671
2008-2009/= 5 116 032
2009-2010/= 5 095 056
2010-2011 /= 5 096 189
2011-2012 /= 5 159 361
2012-2013 /= 5 219 313
2013-2014 /= 5 251 334
2014-2015 /= 5 278 460
2015-2016 /= 5 319 508
2016-2017 /= 5 353 783
2017-2018 /= 5 407 888
2018-2019 /= 5 416 606
Et vive les suppressions d'emplois.
Ecrit par : Merlemocoeur | 10 avril 2008
Totalement hors-sujet, (les blogueurs me le pardonneront), et pour notre ami Philippe, l'idéologue de l'enseignement du tennis, un petit lien:
http://www.chez.com/tennisrecherche/pierre.htm
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
Et la première partie, (avec un paragraphe sur le "cas Gauvain").
http://www.chez.com/tennisrecherche/pierre.htm
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 avril 2008
quantitatif
"nous voulons des profs crient les lycéens"
Slogan incomplet.
qualitatif
"nous voulons des profs,pas des gentils animateurs"
Ecrit par : errances | 10 avril 2008
A propos de Body Art, j'en étais restée à la dame dont j'ai oublié le nom, mais vous le connaissez sûrement ( moi, j'oublie tous les noms) qui se faisait greffer des morceaux d'elle-même à des endroits incongrus: une oreille sur un bras et autres choses de ce genre, qui faisait filmer ses opérations, qui s'est fait mettre des boules de graisse (à elle) sur le front etc...Le plus drôle est quand vous fréquentez un peu directement certains de ces milieux d'artistes contemporains ( parce qu'il y a quand même des gens bien là-dedans et qui font des trucs chouettes) et que vous avez le mauvais goût de vous étonner des pratiques barbares de certains... Vous passez alors aisément pour le dernier des abrutis ! Ce qui n'a pas manqué de m'arriver! Les ego chez les artistes, tiens, c'est quelque chose. Bonnet d'âne à côté, du pipi de chat! Par contre des tas de nénettes carrossées que Mr Brighelli fesseraient à grandes mains, j'en suis sûre!
Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
PENSÉE DU SOIR :
"Rédiger, ce n’est pas écrire."
Viviane YOUX
Ecrit par : guy morel | 10 avril 2008
C'est Orlan, la dame, Sanseverina, et elle n'a aucune boule de graisse au front, mais des pomettes artificielles; je vous conseille aussi Stelarc (à sa demande, un labo a fabriqué une oreille à partir de la peau du monsieur, et celui-ci l'a greffée sur son bras; c'est un champion de la suspension et d'autres joyeusetés encore; j'ai une collègue doctorante qui bosse sur son travail, - elle est regardée étrangement sauf dans les centres de recherche avant-gardistes, esthético-éthico-virtuels):
http://www.stelarc.va.com.au/
Ecrit par : Pendariès | 10 avril 2008
PENSÉE DU SOIR :
"Rédiger, ce n’est pas écrire."
Viviane YOUX
Ecrit par : guy morel | 10 avril 2008
Ses poèmes, elle les écrit ou elle les rédige ?
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
C'est qui,ce clown "toto"?Il est total défonce, ou quoi?
Ecrit par : NKM | 10 avril 2008
toto, c'est toto
(totologie)
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
La Poésie me semble plutôt du registre des pratiques solitaires dont on peut jouir comme on l'entend sans subir les gueulantes des autres, y compris ceux du Rotary et du Lion's.
Ecrit par : dobolino | 10 avril 2008
J'ai bien essayé, moi aussi, de sortir des pratiques solitaires (il paraît que ça rend sourd) pour écouter les "gueulantes des autres", mais des Vivianes du château machinchose existent en plusieurs exemplaires et sévissent énormément dans le monde de la poésie avec de pâmantes évocations "d'utopies dérisoires" et de "désordres organiques", quand ce n'est pas de cerfs brâmant au fond des bois sur fond de coucher de soleil rouge myrtille (en alexandrins).
Alors je suis revenu aux pratiques solitaires, même si ça rend sourd, parce qu'à tout prendre, il vaut mieux être sourd que d'entendre ça.
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Elève de CM2 en 1983, j'avais lu en classe Le Lion; je me souviens encore de la rédaction que j'avais rédigée à la suite de cette lecture (ce devait être la dernière de l'année).
Ce n'était pas une école "d'élite" ou de "bourgeois" mais une école primaire de centre ville dans une ville de province. Personne n'avait protesté en jugeant le livre trop dur.
Ecrit par : Jesse Darvas
Cette remarque est très juste, Jesse, et les enfants de 1983 ne sont pas si différents de ceux d’aujourd’hui. Qu’est-ce qui a changé, si on recherche les causes externes à l’école que vous évoquez. (Les causes internes ayant été longuement présentées ici, je crois …) Peut être pourrais-je avancer une explication : les enfants aujourd’hui sont généralement moins patients. Je veux dire par là qu’un apprentissage, en particulier celui, long et difficile qu’on fait en classe, demande un investissement personnel, un effort sur la durée, une sorte d’ascèse, comme dirait Alain Finkielkraut, que beaucoup ne sont plus en condition de donner. Mon instituteur de CM2, en guise de préambule à l’année scolaire, c’était un peu avant vous, en 1974, nous avait prévenu qu’aucun progrès ne serait fait sans effort personnel, et il insistait profondément là-dessus. J’enseigne depuis plus de vingt ans, et j’ai vu la multiplication d’enfants dans des situations familiales impossibles, pris dans les enjeux et les conflits des adultes, la progression des comportements de refus de toute autorité institutionnelle, un consumérisme sans commune mesure avec celui que nous avons connu, parmi les enfants comme parmi les familles. Je crains que même un enseignement explicite, progressif, structuré, ne vienne buter sur cette question. Comment réhabiliter la notion d’effort à l’heure où l’irruption du tout technologique donne l’illusion de l’omniscience en un clic ?
Ecrit par : chevreuil | 10 avril 2008
" Scaphandrier des profondeurs, boire à la source noire, au seuil de la Nuit sacrée où nage un poisson d'or et que tout homme aspire à connaître. "
Bonne nuit à tous !
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
" Scaphandrier des profondeurs, boire à la source noire, au seuil de la Nuit sacrée de Novalis où nage un poisson d'or et que tout homme aspire à connaître. "
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Robin, arrêtez la drogue.
Ecrit par : Fenrir | 11 avril 2008
il apparaît que l’origine du déclin d’intérêt pour les études scientifiques réside en grande partie dans la façon dont les sciences sont enseignées dans les écoles, l’accent sera mis sur les méthodes d’enseignement.
Cité par : Phil Del
Le déclin d'intérêt pour les études scientifiques réside surtout dans leur faible rapport revenu/efforts. Les bons élèves préfèrent devenir "managers", un métier qui rapporte gros.
Ecrit par : moot | 11 avril 2008
Cette remarque est très juste, Jesse, et les enfants de 1983 ne sont pas si différents de ceux d’aujourd’hui.(...)Peut être pourrais-je avancer une explication : les enfants aujourd’hui sont généralement moins patients.J’enseigne depuis plus de vingt ans, et j’ai vu la multiplication d’enfants dans des situations familiales impossibles, pris dans les enjeux et les conflits des adultes, la progression des comportements de refus de toute autorité institutionnelle, un consumérisme sans commune mesure avec celui que nous avons connu, parmi les enfants comme parmi les familles. Je crains que même un enseignement explicite, progressif, structuré, ne vienne buter sur cette question. Comment réhabiliter la notion d’effort à l’heure où l’irruption du tout technologique donne l’illusion de l’omniscience en un clic ?
Ecrit par : chevreuil | 10 avril 2008
Sans remettre en cause votre expérience, je reste sceptique face au discours sur les "nouveaux enfants" ou sur l'accélération du monde moderne, la perte du goût de l'effort à cause d'internet, etc.
Comme Baudelot et Establet qui s'attachent à montrer que l'antienne du "niveau qui baisse" remonte à Platon, je signalerai que l'idée que "le monde va plus vite et que l'on n'a plus le temps d'accorder l'attention nécessaire" est très antérieure à 1980. L'extrait ci-dessous d'un texte de Freinet datant de 1959 (qui fait jouer aux affiches et aux illustrés le rôle que l'on fait jouer aujourd'hui à la télévision, aux jeux videos ou à internet!) montre que ce thème n'a rien de nouveau. Rétrospectivement, le texte de Freinet paraît d'ailleurs comique (on dirait une parodie!mais il est authentique...)
Bonne lecture:
"Toute notre vie contemporaine est axée sur le globalisme sans contrepartie de consolidation analytique.
Elle pose les édifices mais néglige couramment les piliers. L'enfant qui passe aujourd'hui dans la rue est sollicité en permanence par des inscriptions et des affiches qui lui sont indifférentes et qu'il lit globalement, sans se soucier de l'interprétation plus ou moins juste, des signes qu'il enregistre. D'où des erreurs de lecture surprenantes, et qui s'inscrivent parfois d'une façon tenace dans l'esprit des enfants.
De notre temps, il y a trente à quarante ans, les inscriptions étaient rares ou même totalement inexistantes. Nous avions alors le temps de lire, de relire et de méditer les mots ou phrases que nous rencontrions par hasard.
Il faut ajouter aux conditions anormales de cette globalisation, l'effet de la vitesse, cet élément majeur de notre civilisation mécanicienne.
Nous nous arrêtions autrefois au bord de la route pour lire attentivement les instructions sur les bornes ou les monuments. On défile aujourd'hui en train ou en auto. Il faut, bon gré mal gré, bien ou mal, voir en un clin d'oeil, sans possibilité de s'arrêter ou de revenir en arrière pour rectifier une mémoire défaillante. On intervertit des mots, on échange des consonances qui bousculent le sens et habituent les enfants à un à peu près contre lequel il nous sera parfois difficile de réagir.
Mais il y a plus grave. Avez-vous vu votre enfant lire son journal illustré ? Il regarde l'image et réagit d'abord à l'image seule, donnant parfois lui-même le texte possible du drame que ces images suscitent en lui.
Ensuite, mais ensuite seulement, il jette un coup d'oeil sur le texte. Il ne s'agit pas de le lire syllabe à syllabe ou mot à mot, ni même globalement.
Il n'en a d'ailleurs ni le temps ni le désir. À quoi lui servirait cet effort ? Il promène son oeil distrait sur un texte si compact qu'il est d'ailleurs souvent illisible. Et sur la base de cette vision rapide, il reconstitue le texte à sa convenance. Il intervertit ou déforme à sa fantaisie les groupes de mots, change les phrases, en estropie d'autres. Et finalement ce qu'il lit ou comprend n'a plus aucun rapport avec le texte véritable."
Ecrit par : Jesse Darvas | 11 avril 2008
quantitatif
"nous voulons des profs crient les lycéens"
Slogan incomplet.
qualitatif
"nous voulons des profs,pas des gentils animateurs"
Ecrit par : errances | 10 avril 2008
Il y a des slogans qualitatifs.
J'ai beaucoup aimé le :
"Avec de l'éducation,
on aurait des slogans moins cons !"
(vu sur une pancarte)
Bonne journée à tous.
Ecrit par : Pat | 11 avril 2008
Lu sur www.lire-ecrire, toujours à propos de l'infâme et inepte Meirieu.
"Ph.Meirieu pratique allègrement l'amalgame. Il mélange programme politique et programme pédagogique. A partir du projet de programme pour le primaire, il prête au gouvernement des intentions mauvaises pour instituer une école « libérale autoritaire ». Comme je viens de le dire sur un autre fil, l'école libérale est largement issue des errements de l'école pédagogiste. Quant à mélanger l'autorité nécessaire des chefs d'établissement avec la notion de régime autoritaire, il faut oser.
On voit bien contre quoi Philippe Meirieu lutte ou croit lutter, et on voit, en filigrane, en quoi il croit. Il croit en une école anti-autoritaire, une école où l'autorité se discute. Il croit en une école où c'est l'élève qui dit quand il est prêt à acquérir un savoir, au risque qu'il n'y soit jamais prêt. Une école où l'on suscitera le « projet » de l'élève, même s'il n'en a pas vraiment. Une école où les parents n'ont pas leur mot à dire. Une école où les savoirs ne sont pas « cubiques », où ils sont « patatoïdes », parce qu'il a été prouvé que les savoirs patatoïdes sont mieux assimilés par les apprenants (bon, j'interprète un peu ;) . Une école résolument en rupture avec l'idéologie libérale marchande (une école libertaire anti-libérale ?).
Et, selon moi, ceci est le plus grave. On pensera ce qu'on voudra de l'idéologie libérale marchande. Mais, c'est celle dans laquelle nous vivons. Plus de 50% de nos concitoyens l'ont clairement choisie encore récemment. Parmi les autres, mettons-en encore 40% (les sympathisants socialistes) qui ne sont pas violemment anti-libéraux (voire D. Strauss-Kahn, en guise d'exemple). Il nous reste donc une dizaine de pourcent de la population qui est franchement anti-libérale. Est-il correct que l'école ait un discours aussi partisan que ce que M.Meirieu préconise ? N'est-il pas souhaitable que l'école garde une prudente neutralité (objectivité) en ce domaine ? Peut-on considérer comme scientifique un homme ayant un tel parti pris ?
Je ne me fais pas d'illusions sur les résultats probables de la politique économique de l'actuel gouvernement. Cependant, je me refuse encore à croire que les projets de M.Darcos soient aussi machiavéliques que ce que M.Meirieu suggère. Je continue de penser que M.Darcos veut, sincèrement, tenter de corriger 30 ans d'errements pédagogistes, 30 années d'errements que M.Meirieu tente de masquer."
Ecrit par : Jean | 11 avril 2008
Je reviens sur la projection proposée plus haut par merlemocœur, parce que c'est le cœur du problème.
Nous sommes aujourd'hui à la fin des classes creuses de la première moitié des années 90. La courbe remonte sensiblement à partir de 98 — anticipation du boom millénariste, paraît-il. Le problème, c'est que nous n'aurons pas les profs pour enseigner à tous ces gamins (comme nous n'aurons pas les toubibs, vu le blocage du recrutement dans les années 90 : vous êtes priés de ne pas être malades jusqu'en 2015, à peu près). Le raisonnement du ministère, pour autant que j'aie compris, est double. On fait des économies (réclamées par Bercy) sur le court terme, et on allège le système des options, afin d'éviter une (trop grosse) crise de recrutement dans trois u quatre ans. Le problème, c'est que ce n'est pas sur les matières optionnelles que le trou d'air va être ressenti, mais en français, en maths, en HG, en anglais — les matières qui existaient dans les années 60-70 quand ont été embauchés les dizaines de milliers d'enseignants qui vont partir à la retraite (la crise est moins grave pour les instits, qui ont profité au maximum des possibilités d'anticiper leur retraite, jusqu'à il y a encore trois ans).
Donc, si vous avez des enfants qui hésitent sur leur carière, conseillez-leur l'enseignement dans les quatre à cinq ans, les oncours de recrutement vont s'ouvrir démesurément (d'où, je pense, les rumeurs diverses sur la possibilité de recruter localement, en fonction de masters d'université et sans passer trop de concours nationaux, parce qu'il va falloir faire face dans l'urgence).
Pensez la situation en termes d'entreprise (libérale). Vous n'embaucheriez pas aujurd'hui en sachant que vous en aurez besoin demain — vous attendriez demain. Le problème, c'est que demain, il n'y aura pas assez de monde à embaucher. D'où l'autre hypothèse, européenne — aller chercher à l'étranger les enseignants que nous n'aurons pas ici : après tout, n a bien fait ça, avec un certain succès, pur les hôpitaux, depuis quelques années.
Bon, je pars quelques jours, je ne pourrai consulter mes messages ou le blog que rarement, soyez sages ! Elève Robin, surveillez vos petits camarades !
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
L'un d'eux était mort en se coupant le zizi lentement
Ecrit par : brighelli | 10 avril 2008
Lui a-t'on demandé "cha va, biloute ?".
Ecrit par : Japhet | 11 avril 2008
Ce qui est fascinant, c'est de voir avec quelle habileté ce personnage entièrement creux et qui n'a strictement rien à dire a réussi à se mettre en avant et à s'y maintenir par le seul pouvoir d'un verbe racoleur.
Ecrit par : Jean
Je m'étais fait la même observation en observant le susdit pérorer au "salon de l'éducation", il y a de cela une petite dizaine d'années.
Ecrit par : moot | 11 avril 2008
"Par contre des tas de nénettes carrossées que Mr Brighelli fesseraient à grandes mains, j'en suis sûre!"
Ecrit par : Sanseverina | 10 avril 2008
Si Monsieur Brighelli s'y mettent à plusieurs, ça doit effectivement valoir le coup!! ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
"toto, c'est toto
(totologie)"
Ecrit par : Robin | 10 avril 2008
Rien à ajouter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
Je récapépète ma question:
où peut-on consulter le projet de programme de français pour les collèges?
Merci à qui pourra me renseigner.
Ecrit par : Jean | 11 avril 2008
Est-ce dans la provocation et les rencontres improbables que l'on peut mettre en valeur "l'énigmatique certitude de l'oeuvre d'art" ?
En mal d'un public populaire, l'art contemporain impose dans les musées les pires incongruités :
http://www.lefigaro.fr/culture/2008/04/10/03004-20080410ARTFIG00384-quand-l-art-contemporain-investit-le-louvre-.php
"Aujourd'hui les musées affrontent les approches les plus désinvoltes et les plus saugrenues. De plus en plus oubliées les valeurs identitaires, culturelles et politiques. Allons-nous vers une réalité qui réduirat en entrepo^ts où puiser des marchandise ?"
Jean Clair : "Malaise dans les musée". Récemment paru au café Voltaire.
Philippe
Ecrit par : Phil Del | 11 avril 2008
"En Primaire comme en Secondaire, j’étais nul en « dessin »."
Comment??? La si merveilleuse école qui permettait à chacun de développer ses capacités???
On nous aurait menti???
Ecrit par : Troll | 11 avril 2008
C'est peut-être là !
http://www.education.gouv.fr/cid81/les-programmes-au-college.html
Ecrit par : bernard | 11 avril 2008
Progerammes de collège :
*Vous pouvez télécharger le projet de programme du français*:
- les "principes et objectifs" généraux
- les pages sur la classe de 6e
- la 5e
- la 4e
- la 3e
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
raté,ce n'est pas le projet.
Ecrit par : bernard | 11 avril 2008
Troll, vous êtes un âne bâté — et encore, en donnant un handicap à l'âne. J'étais nul en dessin parce que je n'avais aucune disposition pour le dessin. Qui vous a dit — qui a un jour prétendu — que l'école devait vous rendre excellent en tout ? Mon slogan, maintes fois répété, c'est que l'Ecole doit permettre à chacun d'aller au plus haut de ses capacités. Vous n'empêcherez jamais un gosse d'avoir le neurone un peu lent (surtout s'il n'en a qu'un), vous n'empêcherez jamais un gosse d'avoir des facilités ici et des difficultés là. En revanche, vous et vos semblables avez empêché les enfants qui avaient des capacités particulières de les exprimer, au nom d'une uniformisation (l'autre nom de l'égalitarisme) qui fleure bon le totalitarisme. Je suis nul en dessin, je me débrouille en musique, mais je ne vaudrai jamais grand chose, il y a longtemps que je n'ai pas fait de maths, et j'en avais un goût modéré, l'anglais m'a fait suer jusqu'en hypokhâgne (et même un peu après), mais je suis presque bilingue aujourd'hui, et j'écris passablement. Quelques talents sportifs, mais je ne serai jamais Première série en tennis — et alors ? Quant à mes talents occultes, ils font partie de ceux que l'on n'apprend pas à l'école. Fin du portrait et du débat sur l'inné et l'acquis. Et vous, Troll, en quoi êtes-vous bon ?
JPB, sur le départ.
PS. Pour les fans, RV sur FR3 Languedoc demain sur le coup de 11 h et quelques, et sur Direct 8 ce soir, vers 22h et des poussières.
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
Ce n'est pas passé. Je recommence :
http://www.mediapart.fr/files/par1.pdf
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
Ah ! il ya plusieurs trolls, moi je n'ai rien dit ni hier, ni ce matin...
Ecrit par : le troll | 11 avril 2008
Arts plastiques, suite. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, notre ami Roger Felts est le dernier des situationnistes. Il n'était pas derrière "la Dialectique peut-elle casser des briques ?", mais il a commis sur l'art pompier que d'aucuns adorent (Cavanna, entre autres, qui en avait tiré une Histoire de France absolument introuvable, merci à ceux qui ont le premier tome de bien vouloir me l'offrir…) l'un de ces attentats dont rêvent les jeunes filles — paraît-il. Allez vite sur
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/08/le-detournement…/
et patientez, c'est lourd à charger.
JPB, qui salue RF, dont le manuscrit est en bonnes mains — et à bientôt.
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
Je ne sais pas pourquoi, un lien est passé, pas les autres. Ces machines sont déconcertantes, parfois. Je recommence :
http://www.mediapart.fr/files/part2.pdf
http://www.mediapart.fr/files/part3.pdf
http://www.mediapart.fr/files/part4.pdf
http://www.mediapart.fr/files/part5.pdf
En espérant que cette fois…
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
"Quelques talents sportifs, mais je ne serai jamais Première série en tennis — et alors ? Quant à mes talents occultes, ils font partie de ceux que l'on n'apprend pas à l'école. Fin du portrait et du débat sur l'inné et l'acquis. Et vous, Troll, en quoi êtes-vous bon ?
JPB, sur le départ.
PS. Pour les fans, RV sur FR3 Languedoc demain sur le coup de 11 h et quelques, et sur Direct 8 ce soir, vers 22h et des poussières."
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
Vous tapez la balle, Jean-Paul?
Talents occultes, c'est joliment dit.... ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
(Cavanna, entre autres, qui en avait tiré une Histoire de France absolument introuvable, merci à ceux qui ont le premier tome de bien vouloir me l'offrir…)
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
Je l'ai, mais je le garde. Désolé...
Très intéressant débat hier sur les performances artistiques.
Ceux qui veulent me rendre visite en verront une toute fraiche et assez "performante" au plafond de ma salle d'op. Un euro l'entrée, c'est donné.
Ecrit par : yann | 11 avril 2008
il apparaît que l’origine du déclin d’intérêt pour les études scientifiques réside en grande partie dans la façon dont les sciences sont enseignées dans les écoles, l’accent sera mis sur les méthodes d’enseignement.
Cité par : Phil Del
Le déclin d'intérêt pour les études scientifiques réside surtout dans leur faible rapport revenu/efforts. Les bons élèves préfèrent devenir "managers", un métier qui rapporte gros.
Ecrit par : moot | 11 avril 2008
Analyse de Moot partagée à 200 %, même si la débilité profonde de la main à la pâte a un peu aidé.
Ecrit par : yann | 11 avril 2008
" Scaphandrier des profondeurs, boire à la source noire, au seuil de la Nuit sacrée de Novalis où nage un poisson d'or et que tout homme aspire à connaître. "
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Robin, arrêtez la drogue.
Ecrit par : Fenrir | 11 avril 2008
Ah, non ! pas ça...J'ai déjà fait l'effort de m'arrêter de fumer, de respecteur les limitations de vitesse, d'acheter des yaourts à 0%, de lire la poésie de Viviane et de travailler en séquences". Vous voulez ma mort ?
...Ou me faire mourir d'ennui ? ^^^^^^
(les petits chapeaux chinois, c'est pour la brigade des stups.)
LXXVI - Spleen
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.
Un gros meuble à tiroirs encombrés de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.
Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité
Prend les proportions de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante!
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.
Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Il n'en a d'ailleurs ni le temps ni le désir. À quoi lui servirait cet effort ? Il promène son oeil distrait sur un texte si compact qu'il est d'ailleurs souvent illisible. Et sur la base de cette vision rapide, il reconstitue le texte à sa convenance. Il intervertit ou déforme à sa fantaisie les groupes de mots, change les phrases, en estropie d'autres. Et finalement ce qu'il lit ou comprend n'a plus aucun rapport avec le texte véritable."
Ecrit par : Jesse Darvas | 11 avril 2008
Mais pourrait-on m'expliquer pourquoi Célestin était-il, avec toutes ces belles idées, un ardent partisan de la méthode globale ?
Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Il y a des slogans qualitatifs.
J'ai beaucoup aimé le :
"Avec de l'éducation,
on aurait des slogans moins cons !"
(vu sur une pancarte)
Bonne journée à tous.
Ecrit par : Pat | 11 avril 2008
Ils ont de l'humour ces petits. Rien n'est perdu.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Une école résolument en rupture avec l'idéologie libérale marchande (une école libertaire anti-libérale ?).
Philippe Meirieu fait partie des gens qui, à leur manière, n'ont pas "digéré" mai 68. Il est le reflet inversé de Nicolas Sarkozy.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Marx est mort, Dieu est mort. Et moi-même je ne me sens pas très bien.
Ecrit par : Woody Allen | 11 avril 2008
Bon, je pars quelques jours, je ne pourrai consulter mes messages ou le blog que rarement, soyez sages ! Elève Robin, surveillez vos petits camarades !
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
Vous n'allez quand même pas me laisser tout seul avec cette classe de oufs ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Quelqu'un qui déteste les enfants et les animaux ne peut être tout à fait mauvais .
Ecrit par : W.C. Fields | 11 avril 2008
Les posts précédents me font penser à un polar qui évoque les dérives de l’art moderne, pour ceux et celles qui aiment le genre :
“Pour l’amour de l’art” d’Andreu Martin qui vient de ressortir en poche (10/18).
Ecrit par : Lariba | 11 avril 2008
http://educpol.over-blog.com/article-18641606.html
ou... le retour de bâton
Ecrit par : un ami | 11 avril 2008
"Mais pourrait-on m'expliquer pourquoi Célestin était-il, avec toutes ces belles idées, un ardent partisan de la méthode globale ?
Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet."
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Peut-être parce que la méthode globale est moins catastrophique qu'on le prétend ici.
Ecrit par : toi.lettes. champs | 11 avril 2008
Je serai, sous le sac de cendre qui me couvre
La voix qui dit malheur ! la bouche qui dit : Non !
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te montrerai, césar, ton cabanon.
Ecrit par : V. Hugo | 11 avril 2008
La méthode globale, c'est bien connu, permet d'apprendre à jouer au golf ;))
Ecrit par : Lariba | 11 avril 2008
"Ah, non ! pas ça...J'ai déjà fait l'effort de m'arrêter de fumer, de respecter les limitations de vitesse, d'acheter des yaourts à 0%, de lire la poésie de Viviane et de travailler en séquences". Vous voulez ma mort ?
...Ou me faire mourir d'ennui ? ^^^^^^
(les petits chapeaux chinois, c'est pour la brigade des stups.)"
Vous restent The Clash, Robin. Should I stay or should I go ????? Croyez que c'est encore permis, les Clash, de nos jours ?
Ecrit par : Milady | 11 avril 2008
"Vous restent The Clash, Robin. Should I stay or should I go ????? Croyez que c'est encore permis, les Clash, de nos jours ?"
Ecrit par : Milady | 11 avril 2008
Et le rubik's cube!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
"Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet."
"Lire avec Léo & Léa" Edition Belin 18€ po chir
Super hyper hypra bonne méthode global avé la progression ..... TIP TOP
:ange:
La syllabique c'est d'la doune !
Enfermez beel6
Libérez marie-jeanne
C'est vendredi :ange:
Ecrit par : toto | 11 avril 2008
Bon, je pars quelques jours, je ne pourrai consulter mes messages ou le blog que rarement, soyez sages ! Elève Robin, surveillez vos petits camarades !
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008
Vous n'allez quand même pas me laisser tout seul avec cette classe de oufs ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Bon, ça suffit comme ça. Vous avez du boulot à faire : biographie du marquis de Sade et commentaire de "l'Escarpolette" de Fragonard !
- Claire, les fessées sont interdites !
- ?????
-Oui, même entre élèves !
- ??????
- Oui, même consentants !
?????
- Quels travaux pratiques ?
- Christophe, tu me ranges ces balles de tennis !
- toto, tu ranges ton compas, tu arrêtes d'embêter Christophe ! Et tu laisses ta bouteille de Kiravi à la maison !
- C'est du champagne rosé ? Bon, ça va !
- dobolino, qu'est-ce que c'est que ce chien ?
- Milady, vous êtes empoisonnante, à la fin, vous me remettez ce clash dans votre réticule !
- Non toto, tu ne peux pas en avoir !
- Pourquoi le prof. il a pas choisi Jean...Un gars sérieux, bourré d'autorité, lui.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
- Pourquoi le prof. il a pas choisi Jean...Un gars sérieux, bourré d'autorité, lui.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
dobolino, qu'est-ce que c'est que ce chien ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
dobolino, qu'est-ce que c'est que ce chien ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
- C'est pas un chien, c'est un loup, mais, je viens de le vacciner
- Bon, ça va !
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Hé, dites-donc, Robin, égalité de traitement! Soit vous voussoyez tout le monde, soit vous nous tutoyez tous!!! ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
M'sieur, y'a Cadichon qui lit "le diplo" en cachette!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
Et y'a Victor, au dernier rang, qui donne des grands coups sur la tête de Guillaume avec son édition complète du "Capital".
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
"- Pourquoi le prof. il a pas choisi Jean...Un gars sérieux, bourré d'autorité, lui."
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Mais non! Jean, c'est l'inspecteur pédagogique régional!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
- cadichon, si vous êtes en cours pour faire du body art, vous feriez mieux de retourner au States.
- ???!!!
- stalinien, moi ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Hé, dites-donc, Robin, égalité de traitement! Soit vous voussoyez tout le monde, soit vous nous tutoyez tous!!! ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
Christophe, je vous cède volontiers ma place, si tu en veux !
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Ah, non merci! Je ne suis pas contre les classes hétérogènes, mais il y a des limites!!!
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
-Retourne -toi Nicolas !
-M'sieur,Y a Carla qui fait que dire des cochoncetés !
http://fr.youtube.com/watch?v=f03KAiuMVRw&feature=related
Ecrit par : Amélie .- | 11 avril 2008
M'sieu, est-ce que je peux faire une analyse de "L'origine du monde" de Courbet parce y'en a des qui ont dit que j'étais pudibonde quand j'ai dit que j'aimais pas l'extrait du Gone de j'sais plus quoi que le maître avait donné comme fil de discussion ?
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 avril 2008
Et y'a Victor, au dernier rang, qui donne des grands coups sur la tête de Guillaume avec son édition complète du "Capital".
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
Victor, tu peux taper Guillaume avec Althusser, mais pas avec Marx. Ca laisse moins de traces.
(Négocier, toujours négocier !)
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Ah, non merci! Je ne suis pas contre les classes hétérogènes, mais il y a des limites!!!
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
Ah! ces pédagos, dès qu'on les confronte avec les classes réelles, y'a plus personne !))))))))))))))))
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
M'sieu, est-ce que je peux faire une analyse de "L'origine du monde" de Courbet parce y'en a des qui ont dit que j'étais pudibonde quand j'ai dit que j'aimais pas l'extrait du Gone de j'sais plus quoi que le maître avait donné comme fil de discussion ?
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 avril 2008
- Mais oui, ma petite Hélène !
- Oh ! la chouchoute !
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
-Retourne -toi Nicolas !
-M'sieur,Y a Carla qui fait que dire des cochoncetés !
http://fr.youtube.com/watch?v=f03KAiuMVRw&feature=related
Ecrit par : Amélie .- | 11 avril 2008
- Nicolas, tu me copieras trois fois "Quand je pense à Fernande". Ca t'aidera à pénétrer "l'origine du monde".
- Carla, on sait que tu veux faire esthéticienne après la troisième, mais il faut quand même décrocher le brevet.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
A ces professeurs qui n'ont rien appris à leurs élèves et qui se plaignent ensuite de la difficulté des nouveaux programmes, je n'ai rien à dire. Je les invite juste à trouver une explication rationnelle, externe à l'école, à cette dégradation incroyable des capacités de lecture. Il n'y en a pas.
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 10 avril 2008
et j’ai vu la multiplication d’enfants dans des situations familiales impossibles, pris dans les enjeux et les conflits des adultes, la progression des comportements de refus de toute autorité institutionnelle, un consumérisme sans commune mesure avec celui que nous avons connu, parmi les enfants comme parmi les familles. Je crains que même un enseignement explicite, progressif, structuré, ne vienne buter sur cette question. Comment réhabiliter la notion d’effort à l’heure où l’irruption du tout technologique donne l’illusion de l’omniscience en un clic ?"
Lui répond-on. ( pardon mais ai la flemme de remonter)
Les familles étaient aussi dysfonctionnelles, il y a 100 ans. violence familiale avec ivrognerie endémique et promiscuité, mères célibataires, et pas d'allocs.L'école était le seul SANCTUAIRE de normalité dans la vie de ces enfants-là. Et elle leur permettait de sortir de leur milieu, n'en déplaise aux adorateurs de la bourdivinité. On leur a enlevé
Le refus de toute autorité? résultat d'une collusion parents-enseignants dans une école qui ne transmet plus les savoirs pour faire à la place de l'Ingénierie sociale.( socialiser les enfants et changer l'homme pour une nouvelle société)
Preuve qu' on tue l'école quand on change sa mission de transmettre des savoir et d'"élever" les enfants à l'état d'homme ( Alain).
Si l'on parvient depuis dix ans et même plus dans les quartiers les plus pourris des ghettos US à faire réussir des enfants avec un "enseignement progressif, structuré" etc.., c'est bien que c'est tout à fait possible. Les Français préfèrent baisser les bras que d'accepter qu'il y a une solution qui va à l'encontre de leurs certitudes, toutes tendances confondues et s'appelle le pluralisme qui privilégie la liberté.
Si l'expérience américaine nous permet une projection,( je fais comme merlemoqueur ) la France commencera à renverser la vapeur dans envirion trente cinq ans dans le meilleur des cas.
Ecrit par : Cadichon | 11 avril 2008
M'sieur, y'a Cadichon qui lit "le diplo" en cachette!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
- Si c'est le "Monde diplomatique", ça va, on aborde la Préhistoire la semaine prochaine...Si c'est le "Diplodocus" aussi.
Cette cadichon, il faut toujours qu'elle fasse son intéressante.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
"Mais pourrait-on m'expliquer pourquoi Célestin était-il, avec toutes ces belles idées, un ardent partisan de la méthode globale ?
Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet."
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Peut-être parce que la méthode globale est moins catastrophique qu'on le prétend ici.
Ecrit par : toi.lettes. champs | 11 avril 2008
Et surtout parce que la méthode naturelle de Freinet, à l'époque, n'était qu'une variante de l'écriture-lecture de Graser-Vogel-Schüler; donc une méthode alphabétique.
Sur ces questions un peu compliquées d'apprentissage de la lecture on ne saurait trop conseiller La globale et la syllabique, l'excellent texte de Michel Delord.
GM
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
""Troll, vous êtes un âne bâté — et encore, en donnant un handicap à l'âne. J'étais nul en dessin parce que je n'avais aucune disposition pour le dessin. Qui vous a dit — qui a un jour prétendu — que l'école devait vous rendre excellent en tout ? Mon slogan, maintes fois répété, c'est que l'Ecole doit permettre à chacun d'aller au plus haut de ses capacités. Vous n'empêcherez jamais un gosse d'avoir le neurone un peu lent (surtout s'il n'en a qu'un), vous n'empêcherez jamais un gosse d'avoir des facilités ici et des difficultés là. En revanche, vous et vos semblables avez empêché les enfants qui avaient des capacités particulières de les exprimer, au nom d'une uniformisation (l'autre nom de l'égalitarisme) qui fleure bon le totalitarisme. Je suis nul en dessin, je me débrouille en musique, mais je ne vaudrai jamais grand chose, il y a longtemps que je n'ai pas fait de maths, et j'en avais un goût modéré, l'anglais m'a fait suer jusqu'en hypokhâgne (et même un peu après), mais je suis presque bilingue aujourd'hui, et j'écris passablement. Quelques talents sportifs, mais je ne serai jamais Première série en tennis — et alors ? Quant à mes talents occultes, ils font partie de ceux que l'on n'apprend pas à l'école. Fin du portrait et du débat sur l'inné et l'acquis. Et vous, Troll, en quoi êtes-vous bon ?
JPB, sur le départ.
PS. Pour les fans, RV sur FR3 Languedoc demain sur le coup de 11 h et quelques, et sur Direct 8 ce soir, vers 22h et des poussières.
Ecrit par : brighelli | 11 avril 2008 ""
et surtout "vous et vos semblables avez empêché les enfants"!!!
Je vous surprends en flagrant délit de n'importe quoi, je ne suis pas un pédagogiste égaré juste un habitué du blog (et plutôt d'accord avec vous, je viens de terminer votre dernier livre) et je voulais m'amuser un peu (je vous rappelle que sur internet un troll est un "provocateur qui s'amuse à pervertir les débats).
Donc, du repos, du repos, bonnes vacances!
Ecrit par : Troll | 11 avril 2008
M'sieur, y'a Letrol y m'a planté son compas dans le dos!
Ecrit par : dobolino | 11 avril 2008
Quant à moi, mon truc c'est la musique aussi et aussi malheuresement sans grand talent!!!
Ecrit par : Troll | 11 avril 2008
malheureusement
Ecrit par : Troll | 11 avril 2008
Et surtout parce que la méthode naturelle de Freinet, à l'époque, n'était qu'une variante de l'écriture-lecture de Graser-Vogel-Schüler; donc une méthode alphabétique.
Sur ces questions un peu compliquées d'apprentissage de la lecture on ne saurait trop conseiller La globale et la syllabique, l'excellent texte de Michel Delord.
GM
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
Il me semblait bien aussi qu'en travaillant avec des caractères d'imprimerie, on n'était pas global. Ça oblige à tout décomposer en lettres et en plus, faut les charger à l'envers.
Ecrit par : dobolino | 11 avril 2008
"Mais pourrait-on m'expliquer pourquoi Célestin était-il, avec toutes ces belles idées, un ardent partisan de la méthode globale ?
Sans rire, je crois que nous sommes ici au coeur du sujet."
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Peut-être parce que la méthode globale est moins catastrophique qu'on le prétend ici.
Ecrit par : toi.lettes. champs | 11 avril 2008
- Oui tu peux aller aux toi.lettes
(c'est l'enfer!)
Bon, je réponds sérieusement. Vous ne voyez donc pas qu'il y a une contradiction entre l'analyse tout à fait pertinente que fait Célestin Freinet de l'environnement moderne (la multiplication des images, les message de plus en plus nombreux et qui vont de plus en plus vite) et la méthode globale.
La méthode globale va dans le sens de cet environnement dans lequel l'enfant "n'a pas le temps" de décrypter les messages, des messages qu'il s'efforce de déchiffrer au petit bonheur comme on s'efforce de déchiffrer des hiéroglyphes.
Ne serais-ce pas justement, si l'on suit l'analyse de Freinet (et on ne peut que la suivre) à l'école de réagir à cet environnement en donnant à l'enfant des armes pour le décrypter, le mettre à distance, c'est à dire en lui donnant du temps et des instruments d'analyse, à commencer par une méthode qui "déconstruit" (pour parler comme Derrida) l'évidence aggressive du monde (la méthode syllabique d'association phonème/graphème) et non qui s'y plie (la méthode globale) ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
M'sieur, y'a Letrol y m'a planté son compas dans le dos!
Ecrit par : dobolino | 11 avril 2008
Et le loup, qu'est-ce qu'il fait ? Et le patron, quand est-ce qu'il revient ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Vu sur I-télé cet après-midi, l'excellente émission ça se discute avec Zémour et Domenach.
Interrogé sur les mouvements lycéens, Zémour a très bien recentré le problème sur la question des programmes, approuvant l'utile retour au bon sens et dénonçant la mainmise des pédagogistes. Mais il déplore l'occasion manquée en début de mandat (il fallait détruire les IUFM et instaurer la sélection à l'entrée de l'université).
Désormais, les pédagos ont senti le souffle du boulet (pour reprendre son expression) et se vengent par idiots utiles et analphabètes interposés.
Domenach, lui, n'a rien compris et devrait discuter de temps à autre avec Polony, ça tombe bien, ils bossent dans la même boîte.
Ecrit par : Guillaume | 11 avril 2008
Donc, du repos, du repos, bonnes vacances!
Ecrit par : Troll | 11 avril 2008
Toujours le mot pour rire.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Hé, dites-donc, Robin, égalité de traitement! Soit vous voussoyez tout le monde, soit vous nous tutoyez tous!!! ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 avril 2008
J'expérimente la "pédagogie différenciée".
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Quant à moi, mon truc c'est la musique aussi et aussi malheuresement sans grand talent!!!
Ecrit par : Troll | 11 avril 2008
Le seul talent, c'est de trouver le sien. Et le seul ennui, c'est que ça prend un temps infini... Misère...
Ecrit par : Sergio | 11 avril 2008
Ciao, ciao a tutti! Bisou ( of course! à Penda) et bon courage à Maître Robin ( non, c'est normal que vous soyez en charge de la classe: vous avez une sagesse que j'admire vraiment en ayant si peu moi-même...)
Ecrit par : Sanseverina | 11 avril 2008
M'sieur, moi, le loup, je veux bien l'adopter.
" Maintenant tu n'es plus, ô matière vivante
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante."
Superbe poème, et d'une précision presque clinique. Ce sentiment de pétrification dans l'épouvante, c'est exactement ce qu'on éprouve lors de certaines crises d'angoisse. Les textes qui portent le titre de "spleen" ne sont pas seulement des chefs-d'oeuvre, ce sont des traductions exactes d'expériences pathologiques. Je me demande si certains psychiatres s'en sont déjà avisés.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 avril 2008
Un troll pousse l'autre.Qu'est-ce qu'on fait avec maintenant 2 trolls dans la classe et en l'absence du maître ?Au fait vous savez où il est parti ?
Ecrit par : Le troll | 11 avril 2008
"Ça se mange, un psychiatre?" dit le loup.
Ecrit par : dobolino | 11 avril 2008
Le seul talent, c'est de trouver le sien. Et le seul ennui, c'est que ça prend un temps infini... Misère...
Ecrit par : Sergio | 11 avril 2008
Apparemment, le troll a fini par trouver le sien.
Un troll pousse l'autre.Qu'est-ce qu'on fait avec maintenant 2 trolls dans la classe et en l'absence du maître ?Au fait vous savez où il est parti ?
Ecrit par : Le troll | 11 avril 2008
Si ça continue, je vais demander un permis de port d'armes...virtuelles (?)
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Si ça continue, je vais demander un permis de port d'armes...virtuelles (?)
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Il y aurait bien ce bon vieil Iloveyou... Ca allait se loger jusque dans le BIOS... En plus ça destroyait que les Wintel... Que des avantages, quoi...
Ecrit par : Sergio | 11 avril 2008
Non, Robin, terrorisez-les à l'ancienne, les méthodes réacs, y a que ça de vrai et d'efficace !
http://charlyleprof.canalblog.com/archives/2007/02/16/4023752.html
Ecrit par : Amélie .- | 11 avril 2008
Ciao, ciao a tutti! Bisou ( of course! à Penda) et bon courage à Maître Robin ( non, c'est normal que vous soyez en charge de la classe: vous avez une sagesse que j'admire vraiment en ayant si peu moi-même...)
Ecrit par : Sanseverina | 11 avril 2008
Et maintenant, cerise sur le gâteau, la correspondante italienne de Pendariès (qué bella !) quitte le cours sans autorisation, dans un sillage "d'Air du Temps" de Nina Ricci. Aouhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Il y aurait bien ce bon vieil Iloveyou... Ca allait se loger jusque dans le BIOS... En plus ça destroyait que les Wintel... Que des avantages, quoi...
Ecrit par : Sergio | 11 avril 2008
Si je comprends bien, c'est un peu comme la bombe atomique.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Merci pour le lien
6 février 2007
Ajoutons un outil à notre râtelier de pédagogue
Aujourd'hui : la torgnole. Aussi nommée taloche, targette, tarte, soufflet, baffe, claque, mornifle, etc.
Connue depuis l'antiquité, et même avant, la torgnole a su traverser les âges, et conserver son caractère rustique et sa concision exemplaire.
La torgnole, un geste simple, pétri de tradition, véritable éloge du travail manuel et persistance d'un artisanat d'antan qui a formé bien des tempéraments et déformé bien des visages.
Il est temps de remettre ce geste à la place qu'il mérite : la joue de nos élèves.
Bon, le prochain qui m'em...., il s'en prend une !
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Bon, je réponds sérieusement...
La méthode globale va dans le sens de cet environnement dans lequel l'enfant "n'a pas le temps" de décrypter les messages, des messages qu'il s'efforce de déchiffrer au petit bonheur comme on s'efforce de déchiffrer des hiéroglyphes.
Ne serais-ce pas justement, si l'on suit l'analyse de Freinet (et on ne peut que la suivre) à l'école de réagir à cet environnement en donnant à l'enfant des armes pour le décrypter, le mettre à distance, c'est à dire en lui donnant du temps et des instruments d'analyse, à commencer par une méthode qui "déconstruit" (pour parler comme Derrida) l'évidence aggressive du monde (la méthode syllabique d'association phonème/graphème) et non qui s'y plie (la méthode globale) ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Bah non, vous ne répondez pas sérieusement. Vous vous éloignez même de la question pour donner dans des considérations sur l'air du temps, la société de l'image etc. Je vous invite encore une fois à lire La globale et la syllabique de Michel Delord.
Cordialement.
GM
La globale et la syllabique
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
Peut-être parce que la méthode globale est moins catastrophique qu'on le prétend ici.
Ecrit par : toi.lettes. champs | 11 avril 2008
Et surtout parce que la méthode naturelle de Freinet, à l'époque, n'était qu'une variante de l'écriture-lecture de Graser-Vogel-Schüler; donc une méthode alphabétique.
Sur ces questions un peu compliquées d'apprentissage de la lecture on ne saurait trop conseiller La globale et la syllabique, l'excellent texte de Michel Delord.
GM
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
Heureusement qu'il y a des élèves sérieux dans cette classe pour nous expliquer que Célestin Freinet n'utilisait pas la méthode globale.
- Au fait, il est où toi.lettes.champ ?
- Ben, aux toilettes !
- Et pourquoi il revient pas ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
On peut dire aussi une CALBOTE ! A insérer dans la leçon de vocabulaire des nouveaux programmes de collège !
Ecrit par : Amélie .- | 11 avril 2008
Bah non, vous ne répondez pas sérieusement. Vous vous éloignez même de la question pour donner dans des considérations sur l'air du temps, la société de l'image etc. Je vous invite encore une fois à lire La globale et la syllabique de Michel Delord.
Cordialement.
GM
La globale et la syllabique
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
Bon, j'ai trouvé le site et le topo. Vous prenez ma place pendant que je lis. Bon courage !
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
"Quant à moi, mon truc c'est la musique aussi et aussi malheuresement sans grand talent!!!"
Ecrit par : Troll | 11 avril 2008
Ce n'est pas grave, le talent sans travail n'est rien qu'une sale manie.(Georges Brassens).
Ecrit par : toi.lettes.champ | 11 avril 2008
Elève toi.lettes.champ, veuillez citer avec exactitude !
" L'avait l'don, c'est vrai j'en conviens, l'avait l'génie
Mais sans technique un don n'est rien qu'une sale manie
Certes on ne se fait pas putain comme on s' fait nonne
C'est du moins c'qu'on prêche en latin à la Sorbonne."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 avril 2008
Bon, comme ça a l'air de régresser grave, sur ce blog, je m'y mets.
Chus en vacan-ceuh ! Chus en vacan-ceuh !
Ecrit par : catmano | 11 avril 2008
Bon, comme ça a l'air de régresser grave, sur ce blog, je m'y mets.
Chus en vacan-ceuh ! Chus en vacan-ceuh !
Ecrit par : catmano | 11 avril 2008
Et bon anniversaireuh, Catmano!
Ecrit par : dobolino | 11 avril 2008
Pour Catmano:
http://fr.youtube.com/watch?v=glNjsOHiBYs
Ça te rajeunira.
Ecrit par : dobolino | 11 avril 2008
GM
La globale et la syllabique
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
Bon, j'ai trouvé le site et le topo. Vous prenez ma place pendant que je lis. Bon courage !
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Non, pas lui! Il va nous faire une dictée.
Ecrit par : dobolino | 11 avril 2008
Bah non, vous ne répondez pas sérieusement. Vous vous éloignez même de la question pour donner dans des considérations sur l'air du temps, la société de l'image etc. Je vous invite encore une fois à lire La globale et la syllabique de Michel Delord.
Cordialement.
GM
La globale et la syllabique
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
Bon, j'ai trouvé le site et le topo. Vous prenez ma place pendant que je lis. Bon courage !
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
A gui morel
J'ai enfin fini par comprendre (mais vous avouerez que ce n'est pas facile, tant certains s'ingénient à brouiller les pistes) que les pédagogistes des années 60-70 comme Philippe Meirieu et surtout Eveline Charmeux s'étaient arrangés pour faire cautionner "la méthode globale" (idéovisuelle) par Célestin Freinet, vers la fin de sa vie, alors que Célestin Freinet n'avait jamais utilisé cette méthode.
Est-ce qu'on peut dire les choses comme ça ?
Comment situeriez-vous Célestin Freinet par rapport à des gens comme Eveline Charmeux ou Philippe Meirieu qui se réclament de lui.
Pensez-vous que cette filiation soit une imposture ou bien que certaines dérives pédagogistes se trouvaient déjà chez Freinet ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Bon anniversaire alors, puisque votre soeur vous le souhaite!
Ecrit par : Pendariès | 11 avril 2008
Merci.
Ecrit par : catmano | 11 avril 2008
Pensez-vous que cette filiation soit une imposture ou bien que certaines dérives pédagogistes se trouvaient déjà chez Freinet ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Je sais qu'il faut voir les choses objectivement, mais j'ai une certaine "affection" pour Freinet, "affection" que je ne ressens absolument pas pour les autres.
(Je sais qu'il a été membre du PCF jusqu'au pacte germano-soviétéique, qu'il a été exclu à ce momenr-là, mais (merci cadichon) "qu'il est resté pro-castriste jusqu'à la fin de sa vie".
D'une manière générale, et le cas de Freinet mis à part, comment expliquez-vous que des gens qui se disent "progressistes" contribuent à mettre en place des programmes d'enseignement qui défavorisent les enfants du peuple.
J'ai relu avec beaucoup d'intérêt ce que vous dites sur Gramsci et l'enseignement de la grammaire et sur le programme du Front national.
Sur le plan politique, les choses sont effectivement assez claires ; les plus "progressistes" ne sont effectivement pas ceux que l'on croit.
(Vous ne montrez pas que le Front national est "progressiste", mais vous montrez fort bien que son volet éducatif ne diffère en rien de ceux des autres grands partis, ce qui, il faut l'avouer est assez gênant pour les dits Partis...Et pour les électeurs.)
On a parfois l'impression que la France n'est jamais vraiment sortie du pétainisme.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Ne serais-ce pas justement, si l'on suit l'analyse de Freinet (et on ne peut que la suivre) à l'école de réagir à cet environnement en donnant à l'enfant des armes pour le décrypter, le mettre à distance, c'est à dire en lui donnant du temps et des instruments d'analyse, à commencer par une méthode qui "déconstruit" (pour parler comme Derrida) l'évidence aggressive du monde (la méthode syllabique d'association phonème/graphème) et non qui s'y plie (la méthode globale) ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Question très pertinente, si vous le permettez, et qui induit une réponse évidente. On pourrait presque parler de sécularisation forcenée de l'école qui, au lieu de demeurer un lieu de recul, de distanciation, de décantation, se trouve précipitée dans la tourmente du siècle auquel elle est sommée de répondre comme en écho.
La globale s'inscrit en filiation dans la pratique d'une logique, voire d'une obsession de l'immédiateté, appuyée sur la question quasi incantatoire du sens, subvertie au "droit d'accéder à » et au « droit à tout tout de suite", logique dans laquelle, par exemple, apprendre à lire et savoir lire se confondraient.
En substituant la séquence au cours, on a fini par escamoter le parcours, c'est-à-dire l'idée même d'une ascendance dans la connaissance et donc d'une certaine hiérarchie des savoirs. Dès lors, la boîte de Pandore est ouverte et les effets pervers peuvent se manifester : il n'y a plus ni maître ni élève(puisque celui-ci construit son propre savoir), n'importe quelle expression impulsive devient de l'art, n'importe quel roman devient une oeuvre littéraire. Tout, finalement, se valant, de quoi parlons-nous encore ?!
Ecrit par : Magister | 11 avril 2008
On a parfois l'impression que la France n'est jamais vraiment sortie du pétainisme.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Là, vous vous montrez vraiment à la hauteur du rôle à vous dévolu par le maître de ce blog. Creusez le sillon. Par exemple en écoutant l'entretien accordé par Michel Delord, il y a quelque temps, à un journaliste de Radio-Courtoisie ( aaarrrghhh!) ; il est question de la politique scolaire de Vichy et de ses prolongements.
Dobolino, il ne faut pas me provoquer. Vous voulez une dictée ? La première page du Parti gris de Henri Gunsberg, cela vous va ?
GM
PS ( pas de contresens : post scriptum, pas PS) : Freinet a été viré du PCF après la Libération. J' y reviendrai si c'est utile. Pour l'instant, je me contente de dire qu'il a été, ainsi que mes maîtres Freinet qui m'ont appris bien des choses, un très honorable continuateur des pères de l'Instruction publique. Ne le laissons surtout pas aux chacals du CRAP et à l'engeance charognarde frakowiackesque. Cette dernière réflexion me permettant de dire publiquement à l'inspecteur Frackowiak -certains de ses affidés doivent lire ce blog - le mépris dans lequel je le tiens.
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
Superbe poème, et d'une précision presque clinique. Ce sentiment de pétrification dans l'épouvante, c'est exactement ce qu'on éprouve lors de certaines crises d'angoisse. Les textes qui portent le titre de "spleen" ne sont pas seulement des chefs-d'oeuvre, ce sont des traductions exactes d'expériences pathologiques. Je me demande si certains psychiatres s'en sont déjà avisés.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 avril 2008
Les psychiatres auraient effectivement intérêt à voir les écrivains et les poètes comme une source d'inspiration.
Hélàs, ils ont rarement la modestie d'un Nietzsche s'écriant que Dostoïevski lui avait appris "le peu qu'il savait" (sic) en psychologie.
C'est chez les philosophes que le poème de Baudelaire a trouvé le plus d'écho, en particulier dans l'analyse phénoménologique du sentiment "d'ennui" : s'ennuyer, c'est ne plus sentir le temps s'écouler, c'est être sensible au temps pur.
C'est le sentiment de "pétrification" si bien décrit par Baudelaire, le sentiment de n'exister que dans un passé figé, un aujourd'hui sans lendemain.
Expérience terrible que nous faisons tous, mais les toxicomanes et les désespérés avec une acuité particulière.
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
PS ( pas de contresens : post scriptum, pas PS) : Freinet a été viré du PCF après la Libération. J' y reviendrai si c'est utile
Pourriez-vous nous expliquer, quand vous aurez le temps, dans quelles circonstances et pour quel motif "officiel" et "officieux".
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Comment situeriez-vous Célestin Freinet par rapport à des gens comme Eveline Charmeux ou Philippe Meirieu qui se réclament de lui.
Pensez-vous que cette filiation soit une imposture ou bien que certaines dérives pédagogistes se trouvaient déjà chez Freinet ?
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Bonne question. Distinguons d'abord la Charmeux, dont je ne dirai rien, par charité, de Philippe Meirieu, dont il faudrait dire beaucoup de choses parce que c'est un homme intelligent donc dangereux.
Freinet est avant tout un instituteur : il pratique. Et sa pratique est contagieuse parce qu'elle s'oppose à un danger signalé par Buisson et Compayré : la routine. Pour parler clair, la basse connerie du rombier en blouse grise qui croit que la vérité du monde tient dans la leçon de morale quotidienne ( relisons Pagnol à qui j'ai consacré une biographie : "bien mal acquis ne profite jamais" - Topaze), la récitation des chefs-lieux de département et autres stupidités. J'en ai connu quelques-uns de cet acabit et ce n'est pas un hasard si je déteste l'ECJS et l'enseignement mécanique des compétences si à la mode aujourd'hui. Donc je suis du côté de Freinet, contre ses épigones, du côté de Freinet contre les prébendiers du système dénommés "pédagogistes", du côté de Freinet contre les piloteurs, les manageurs, les déconcentrateurs, les EPLElateurs, les Migeon, les Pair, les Rocard et Pochard, les pédagos de la générale, les embusqués syndiqués et les parentsfédérésFCPE-PEEP, tous gens dont le seul but est de manger sur la bête.
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
PS ( pas de contresens : post scriptum, pas PS) : Freinet a été viré du PCF après la Libération. J' y reviendrai si c'est utile
Pourriez-vous nous expliquer, quand vous aurez le temps, dans quelles circonstances et pour quel motif "officiel" et "officieux".
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Vous trouverez des éléments de réponse auxquels je ne me fierai que sur "un bon garant" ( Tartuffe, I,1) à
http://cira.marseille.free.fr/includes/textes/bios.php?ordre=12
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
Des nouvelles de notre bon ami Brighelli
Ce soir, j’ai fait connaissance avec un nègre sur W9
Jean-Paul Brighelli est un nègre.
Oui, je sais, ça peut surprendre, voire interpeller !
Comment ?
Jean-Paul ? Mais je le connais il est tout blanc avec un grosse moustache, une tronche de spaghetti avec la bouche du côté de la fourchette, tout de travers !
Mais un nègre, est noir, un noir est frisé, un noir n’a pas de papier, pas de domicile fixe,un noir n’a pas de dignité, pas d’amour propre dès qu’il s’agit de tromper son monde …. Il a des tas de femmes suivies de marmaille …. Un noir ne sait ni lire ni écrire, un noir est flambeur, infatué, déconnecté de toute réalité, un noir se prend pour le nombril du monde et vole l’ordinateur d’honnêtes informaticiens à la tire en ouvrant brutalement la portière arrière dudit infortuné informaticien quand il sort crevé de sa journée de travail !!!!!
Et alors ?
C’est pas moi qui le dit, c’est lui, Bribri …. En bon petit nègre …. Avec ses mots bien empesés, ses phrases lourdes de sens ….. et d’arrières pensées incongrues et pernicieuses …
Un nègre est toujours fier de sa condition, il est heureux de prétendre que tout vient de lui, que lorsqu’il fait un travail pour un blanc, le blanc lui doit tout …. Le blanc n’a aucun mérite, c’est le nègre qui a tout fait …..
Je vous le confirme, Brighelli, dit Bribri, est un nègre, un vrai …
Je le cite (de mémoire) :
J’ai écrit le livre et le soi-disant auteur passe à la télé en parlant de ‘son’ livre !
Le journaliste ou l’animateur l’interroge sur la page 160 et le soi-disant auteur s’étonne d’avoir écrit ça ?
Mais le journaliste le loue pour ses idées et l’auteur se pavane comme un paon (pendant que le nègre jouit de sa notoriété ignorée ….) enfin, le soi-disant auteur se voit félicité de la vivacité de sa plume pendant que le nègre se branle de plaisir reconstitué !!!!
Ouais, c’est Bribri tout craché !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! plistttt (comme nous surnomment les australiens !!!!!!!!!)
Ecrit par : Yfig, de passage sur W9 | 12 avril 2008
ou alors ....
l'un de nous deux avait trop bu ....
l'un de nous deux était noir !!!!!!!
Ecrit par : Yfig, de passage sur W9 | 12 avril 2008
Robin et quelques autres, je vous invite, à propose de Freinet, à suivre la piste suivante.
GM
http://pagesperso-orange.fr/aujourdhui/draveil/pages/Notices/leroyandre.html
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
L'école était le seul SANCTUAIRE de normalité dans la vie de ces enfants-là. Et elle leur permettait de sortir de leur milieu, n'en déplaise aux adorateurs de la bourdivinité. On le leur a enlevé.
Ecrit par Cadichon
TOut à fait d'accord avec cette notion de sanctuaire, Cadichon. C'est bien dans cet esprit que je fais mon travail.
Cet après midi, leçon d'Histoire en CM2 et récit des campagnes de Napoléon d'Austerlitz à la Bérézina, dans le plus style cours magistral, n'en déplaise en Mérieu ! Ils étaient captivés, tous, et on aurait pu sentir les cendres de Moscou en flammes dans la classe. Après les vacances, on étudiera le passage de l'expiation de Hugo, "Il neigeait, on était vaincu par sa conquête, pour la première fois l'Aigle baissait la tête..." Oui, l'école doit emmener les élèves très loin de leur quotidien, par les connaissances, le misérabilisme les enferme, c'est vrai. Mais bon, on n'a pas tous les jours ces moments de grâce !
chevreuil
Ecrit par : chevreuil | 12 avril 2008
dans le plus pur style cours magistral.
Il se fait tard...
chevreuil
Ecrit par : chevreuil | 12 avril 2008
Freinet est avant tout un instituteur : il pratique. Et sa pratique est contagieuse parce qu'elle s'oppose à un danger signalé par Buisson et Compayré : la routine. Pour parler clair, la basse connerie du rombier en blouse grise qui croit que la vérité du monde tient dans la leçon de morale quotidienne ( relisons Pagnol à qui j'ai consacré une biographie : "bien mal acquis ne profite jamais" - Topaze),
Entièrement d'accord su le caractère mortifère de la "routine", mais que pensez-vous de "l'appel des 19" contre les nouveaux programmes ?
Les signataires pensent-ils sincèrement, à votre avis, que le ministre actuel veut en revenir à l'école de grand-papa ? (les instituteurs en blouses grises, les départements et la leçon de morale quotidienne).
D'une manière plus générale, que pensez-vous de ces nouveaux programmes.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
D'une manière plus générale, que pensez-vous de ces nouveaux programmes ?
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
C'est mieux avec un point d'interrogation.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Robin et quelques autres, je vous invite, à propose de Freinet, à suivre la piste suivante.
GM
http://pagesperso-orange.fr/aujourdhui/draveil/pages/Notices/leroyandre.html
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
Oui, d'accord, je vois de quel genre de communiste il s'agissait. Comme disent les jeunes : respect !
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Pourriez-vous nous expliquer, quand vous aurez le temps, dans quelles circonstances et pour quel motif "officiel" et "officieux".
Ecrit par : Robin | 11 avril 2008
Vous trouverez des éléments de réponse auxquels je ne me fierai que sur "un bon garant" ( Tartuffe, I,1) à
http://cira.marseille.free.fr/includes/textes/bios.php?ordre=12
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
Je viens de passer une bonne demi heure à lire le lien. C'est passionnant et on voit bien la différence entre un révolutionnaire authentique comme Freinet et un bureaucrate envieux et sans envergure comme ceux qui l'exclurent.
Très intéressante aussi l'action du PCF à Cuba pour torpiller (avec succès, hélàs) la pédagogie Freinet...C'est dangereux d'éveiller l'intelligence des enfants à autre chose que l'endoctrinement officiel et de multiplier les presses à imprimer !
Bon, en temps ordinaire, je serai allé gentiment me reposer les yeux sans lire la prose d'Yfig, mais comme dit l'allumeur de réverbère : "La consigne, c'est la consigne !"
Qu'est-ce qui nous a encore pondu, cet ostrogoth ?
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Bon, du côté d'Yfig, ça n'a pas l'air de s'arranger.
Bonne nuit à tous !
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Bonne nuit à tous
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
à plus d'une heure du matin... lâcher la prose de Coignot pour celle d'yffig, c'est de l'abnégation!
mais le dirlo peut dormir sur ses 2 grandes noreilles, le surveillant veille sur le dortoir
Nite nite, 2u2.
Ecrit par : Cadichon | 12 avril 2008
Merci, Cadichon... Trop tard, le café est déjà pris, et ce n'est pas de l'américain!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 avril 2008
Freinet est avant tout un instituteur : il pratique. Et sa pratique est contagieuse parce qu'elle s'oppose à un danger signalé par Buisson et Compayré : la routine. Pour parler clair, la basse connerie du rombier en blouse grise qui croit que la vérité du monde tient dans la leçon de morale quotidienne ( relisons Pagnol à qui j'ai consacré une biographie : "bien mal acquis ne profite jamais" - Topaze), la récitation des chefs-lieux de département et autres stupidités. J'en ai connu quelques-uns de cet acabit et ce n'est pas un hasard si je déteste l'ECJS et l'enseignement mécanique des compétences si à la mode aujourd'hui. Donc je suis du côté de Freinet, contre ses épigones, du côté de Freinet contre les prébendiers du système dénommés "pédagogistes", du côté de Freinet contre les piloteurs, les manageurs, les déconcentrateurs, les EPLElateurs, les Migeon, les Pair, les Rocard et Pochard, les pédagos de la générale, les embusqués syndiqués et les parentsfédérésFCPE-PEEP, tous gens dont le seul but est de manger sur la bête.
Ecrit par : guy morel | 11 avril 2008
Bonjour à vous,
J'ai vraiment du mal à comprendre pourquoi, à une analyse aussi intéressante, disséquée, et pleine de sens, succède de votre part un amalgame que je trouve grossier, (tous des prébendiers), et une mise dos à dos avec Freinet abusive.
Personnellement, je suis absolument convaincu qu'une "théorie pédagogique" ne peut être "parfaitement" mise en oeuvre que par celui qui l'a conçue.
Mais, parmi tous les gens que vous citez, (et même s'ils ne partagent pas votre conception), une bonne partie est honnête et beaucoup, même, sont assez efficaces, dans un vrai esprit d'instruction et d'école démocratique!
En bref, votre énumération suivie de "tous gens dont le seul but est de manger sur la bête" est foncièrement inexacte.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 avril 2008
Bon je vais essayer d'aller faire un tour sur la piste proposée par GM mais comme le ciel est bleu ce matin je ne promets rien. Mais qu'est-ce que vous avez contre la blouse grise à la fin ? Dobolino jouait avec ses pellicules à l'école et ne nous a pas dit si son instituteur avait une blouse grise ni s'il ressemblait à l'instituteur borné dont j'ai oublié le nom dans "Rhinocéros " de Ionesco. Il sera d'ailleurs contaminé en dépit de ses certitudes. Mes deux maîtres portaient une blouse grise. Bah, ma foi, c'est vrai que c'était tristounet cette blouse ! Aucune importance. Nous ne la regardions même plus cette blouse parce que :
Chaque matin se lève sur un nouveau départ
Tout autour de la terre, tout au long de l'histoire
Nous avons navigué; et de cette aventure
Mon coeur a conservé la page d'écriture.
Elle est pour vous, cher maître,laissez-moi vous l'offrir
Car les premiers bourgeons refusent de flétrir.
Oui, c'est rose bonbon, si vous voulez mais je vous jure que je suis toujours allée de bon coeur à cette école . Et ma mère quand elle préparait la bourlande pour le cochon, elle avait aussi une blouse et un tablier par dessus. Quand elle avait terminé sa besogne, elle chantait et j'écoutais, captivée.
Jamais, vous entendez, jamais je n'ai connu l'ennui dans mon école communale. Ils étaient PASSIONNES ces maîtres là et celui des deux qui vit encore, l'est toujours.En ce moment il lit les " Mémoires d'outre- tombe" crayon en main.
Dernièrement il a reçu la visite d'un ancien élève qui n'a aucun souvenir de la blouse grise. A six ans cet élève est devenu aveugle. L'instituteur s'est empressé d'apprendre le braille pour le lui enseigner et l'enfant est arrivé à l'institut national des jeunes aveugles de Paris avec une solide avance. La mère a appris le braille à son tour puis mon frère a suivi pour correspondre et ne voulant pas être en reste je me suis débrouillée aussi. Les années ont passé. Chacun a construit sa vie. L'amitié est restée et la richesse des échanges n'a jamais cessé de se renouveler au fil de l'eau vive des jours de joie, des jours de peine. "La vie a ses exigences. Il nous faut bien souvent parer à ses exigences et trouver pour des situations exceptionnelles, des solutions hors séries que nous tâcherons d'adapter au mieux de nos besoins et de nos difficultés."
Cette phrase est de Freinet à la fin d'un petit ouvrage de 144 pages intitulé " Les techniques Freinet de l'école moderne" de Célestin Freinet. A. Colin, 1964, réimpression 1975. A relire pour comprendre qui était vraiment Freinet et déceler les" brèches "où se sont glissés les dérives et les impostures.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 avril 2008
"Jamais, vous entendez, jamais je n'ai connu l'ennui dans mon école communale."
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 avril 2008
Merci de rappeler cet impératif, Hélène. Encore une fois, les choses les plus évidentes méritent souvent un petit rappel.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 avril 2008
" C'est le sentiment de n'exister que dans un passé figé, un aujourdhui sans lendemain."
Ecrit par Robin
Oui, toute projection vers l'avenir est devenue impossible. Le futur n'est plus perçu que comme la répétition indéfinie d'un présent insupportable.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 avril 2008
Oui, Hélène, blouse grise ou pull shetland, je me suis ennuyée à l'école. Le pire fut le dernier trimestre que j'ai subi, après avoir travaillé quinze jours. Je n'en voyais pas la fin. C'était une asphyxie permanente.
Je n'ai guère aimé l'école et ne dois ma réussite scolaire et mon parcours sans faute qu'à mon application à passer outre à l'ennui distillé tout au long de ces années d'enfermement, à mon abnégation, mon sens du devoir, mon ambition à exercer une profession qui nécessitait de longues et assez difficiles études. La seule année qui m'a plu est l'année de classe préparatoire où on en avait pour son argent et sa peine. Pas le temps alors de secouer ses pellicules sur les couvertures plastifiées, d'en faire des petits tas dans un morne ennui.
Mon diagnostic est que l'école était insuffisament nourrissante et qu'elle n'exploitait pas le dixième de mes capacités d'apprentissage, qu'elle ne nourissait pas ma curiosité et mon besoin d'action et qu'en plus, elle m'interdisait le rêve dont je ne peux me passer. L'école est une machine à broyer, à niveler, à normaliser et c'est de pire en pire. Mes enfants s'ennuient encore plus que moi. On les sous-alimentent. On les contraint à rentrer dans un moule de médiocrité intellectuelle. C'est affreux, l'école, c'est une machine à ralentir les cerveaux et à fabriquer des fainéants. Pas assez de travail, pas assez d'encadrement, pas assez d'exigences.
Il faudrait étendre le régime classe prépa à tout le système. On y perd son temps.
Ecrit par : dobolino | 12 avril 2008
La blouse grise, ce n'était pas uniquement pour se protéger de la craie. Une sorte d'uniforme aussi, un symbole d'appartenance à un corps. Elle disait quelque chose à sa manière cette blouse, comme les estrades et les autres rituels en vigueur jusque dans les années 60.
"Qu'est-ce qu'un rite demandait Antoine de St Exupéry ?....Une chose bien oubliée qui permet d'apprivoiser la nuit, de faire un peu de connu avec beaucoup d'inconnu, du clair avec du mystère, quelque chose avec rien. Une ébauche de mise en forme...Enfants trop gâtés, peut-être avons-nous eu tort de sous-estimer les rites.
Deux questions se posent : faut-il (peut-on) à tout prix et toujours éviter les rites et "la routine" ? (après tout, même la pédagogie Freinet a ses rituels).
"Topaze" de Pagnol : admirable pièce que l'on peut lire de deux façons : affectueux réglement de compte avec un milieu d'origine ou vision lucide du devenir du corps enseignant dans la société moderne.
Les deux ne sont pas incompatibles, mais la conclusion de la commission Pochard, la "modernisation" forcenée n'est pas forcément la plus pertinente.
La réponse ne sera jamais pertinente tant que l'on ne se sera pas entendu sur la définition du métier.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
JPB sur France 3 Languedoc-Roussillon maintenant 11h36
Ecrit par : Pendariès | 12 avril 2008
On les contraint à rentrer dans un moule de médiocrité intellectuelle. C'est affreux, l'école, c'est une machine à ralentir les cerveaux et à fabriquer des fainéants. Pas assez de travail, pas assez d'encadrement, pas assez d'exigences.
Il faudrait étendre le régime classe prépa à tout le système. On y perd son temps.
Ecrit par : dobolino | 12 avril 2008
L'école a tendance à se caler sur une moyenne et malheur à celui ou à celle qui dépasse par en haut ou par en bas ou qui manifeste des goûts et des aptitudes "hors norme".
D'autre part, le système scolaire français a trop tendance à privilégier l'intellect (la partie gauche du cerveau). On le voit bien avec cettte hiérarchisation stupide, mais très prégnante entre les matières prétendûment "fondamentales" et les autres.
Il faudrait aussi se pencher davantage sur la souffrance de cetains enfants particulièrement doués, même si les enfants particulièrement doués ne souffrent pas tous. Faut-il les maintenir dans le même système que les autres ou créer des structures "à part" ?
Tout ceci ne va pas dans le sens du "collège unique". Le problème est de différencier sans casser le lien social, l'appartenance commune.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Si l'école remplissait son rôle , on n' aurait pas besoin de les mettre à part, on ne se poserait même pas la question. Les boîtes pour "surdoués "ne font ni plus ni moins qu'un enseignement à l'ancienne .Etonnant, non ?
Ecrit par : Amélie .- | 12 avril 2008
D'autre part, le système scolaire français a trop tendance à privilégier l'intellect (la partie gauche du cerveau). On le voit bien avec cettte hiérarchisation stupide, mais très prégnante entre les matières prétendûment "fondamentales" et les autres.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Attention à bien définir les rôles respectifs des cerveaux droit et gauche. C'est bien le cerveau gauche qui est sollicité principalementen milieu scolaire mais il s'agit du cerveau du formalisme, celui qui remplit bien comme il faut les petites cases, celui de la méthode et de l'organisation.
Un petit exemple! Mon fils a tourné longtemps quasi exclusivement sur son cerveau droit (attesté par tests psycho), ce qui pouvait donner ce genre de situation scolaire: en quatrième, en histoire, sur le siècle des Lumières, un contrôle montre une photocopie de la couverture de la première édition de l'Encyclopédie de D'alember et Diderot. On y voit le titre, la date d'édition et le nom des auteurs. Les questions sont:
1) quel est le titre de cet ouvrage?
2) quelle est sa date d'édition?
3) Qui sont les auteurs?
N'importe quel élève, aussi peu intellectuel soit-il, mais fonctionnant sur son cerveau gauche, va s'empresser de répondre et de gagner facilement 3 points.
Mon fils, lui, ne comprend pas les questions et ne donne pas de réponse! A douze ans, il était incapable de comprendre qu'il devait recopier ce qui était visible.
Ecrit par : dobolino | 12 avril 2008
Robin, je n'ai réussi à trouver que ce texte, pour l'instant. Il n'est pas très complet mais vous voyez à le lire qu'on peut être "intellectuel" de droite ou de gauche...
"L’organisation cognitive de la pensée
Notre cerveau est principalement constitué de deux hémisphères : l’hémisphère (cerveau) gauche et l’hémisphère (cerveau) droit.
L’hémisphère gauche est celui de la logique, du traitement auditif, en mots ; du fonctionnement analytique, du raisonnement, de la justification, des pensées argumentées. Il gouverne le langage.
L’hémisphère droit est le siège du traitement visuel, en image ; du fonctionnement analogique, de l’intuition, de la créativité et de la pensée divergente.
Le cerveau droit est celui de la créativité, de l’imagination. C’est le cerveau des artistes.
Le cerveau droit produit la pensée divergente, c’est-à-dire celle qui sort du cadre établi, qui s’échappe des détails de l’ordre logique. La pensée divergente est créative, originale, inattendue et rarement conforme à ce qui est attendu, à ce qui a été demandé.
Chez l’enfant surdoué le cerveau droit est plus dominant, ce qui explique son incapacité de justifier, d’analyser, d’argumenter son résultat.
Le traitement des données mathématiques de l’enfant surdoué est une démonstration spectaculaire d’un fonctionnement intuitif. Le résultat d’un calcul apparaît à l’enfant surdoué comme une évidence indiscutable. Mais il ne peut justifier son résultat ni apporter la preuve de son exactitude. Il peut simplement mais fermement affirmer je sais que c’est ça.
L’enfant surdoué est lourdement pénalisé par l’incapacité à partager ses procédures auxquelles lui-même n’a pas accès. Il ne sait pas comment il a fait et cela entraîne des difficultés de communication avec les autres, famille, amis, professeurs.
Dans le cadre scolaire, la pensée divergente de l’enfant surdoué le conduit fréquemment à des réponses hors sujet ou à des digressions importantes par rapport à la consigne ou à l’énoncé.
Sa pensée créative l’entraîne malgré lui dans une production foisonnante et riche mais non conforme à la demande scolaire."
Ecrit par : dobolino | 12 avril 2008
Si l'école remplissait son rôle , on n' aurait pas besoin de les mettre à part, on ne se poserait même pas la question. Les boîtes pour "surdoués "ne font ni plus ni moins qu'un enseignement à l'ancienne .Etonnant, non ?
Ecrit par : Amélie .- | 12 avril 2008
l'enseignement à l'ancienne est certainement préférable, mais le problème des "surdoués (ça existe, j'en ai eu quelques uns en classe), c'est que ça ne va ni assez vite, ni surtout assez loin.
La raison pour laquelle ils "s'ennuient" n'est pas la même que celle de la plupart des autres. Ils n'osent pas, à cause des autres, poser LA question qui ferait rebondir le cours vers les étoiles.
On sent qu'elle leur brûle les lèvres, on le voit dans leurs yeux, mais ils ont peur des autres. Il y en a même qui font semblant d'être bêtes !
Ce qui est affreux dans le collège unique, dobolino a raison de le souligner, c'est qu'il a tendance à fabriquer du conformisme et à niveler par le bas.
Ceci dit, d'un point de vue déontologique, le professeur ne peut pas faire un cours pour l'exception. Il doit s'adapter au niveau moyen des élèves et les tirer vers le haut...Et il doit aussi rappeler au "surdoué" qu'il ne faut pas aller trop vite.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Pour ceux que cette distinction intéresse : "Cerveau droit, cerveau gauche" ( Plon, 1977), du professeur Lucien Israël.
Le professeur Israël critique et condamne les méthodes "idéo-visuellles" (dites "globales") d'apprentissage de la lecture qu'il juge néfastes pour le dévelopement intellectuel des enfants.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Petite inexactude : "Cerveau droit, cerveau gauche" est paru en 1986)
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Pour ceux qui s'intéressent à Freinet, un témoignage d' André Leroy dont il fut question hier.
http://www.humanite.fr/1996-08-16_Articles_-Courrier-des-lecteurs
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
inexactitude
aourghhh!!!!
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
Entièrement d'accord su le caractère mortifère de la "routine", mais que pensez-vous de "l'appel des 19" contre les nouveaux programmes ?
Les signataires pensent-ils sincèrement, à votre avis, que le ministre actuel veut en revenir à l'école de grand-papa ? (les instituteurs en blouses grises, les départements et la leçon de morale quotidienne).
D'une manière plus générale, que pensez-vous de ces nouveaux programmes.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
"L'appel des 19", c'est un condensé de toutes les âneries qui ont conduit l'école dans l'ornière. Le plus beau, c'est de voir en quels termes la FCPE et La ligue de l'enseignement répudient l'héritage de l'instruction publique. On n'est pas loin de Pétain ( "ces mensonges qui nous ont fait tant de mal") rejetant la responsabilité de la défaite de 40 sur les instituteurs laïques et les Écoles normales.
Ce que je pense des nouveaux programmes ? Ils ont le mérite de marquer une rupture avec les errements passés. En même temps, ils comportent beaucoup de lacunes ( pas de synergie Lecture-écriture-numération-calcul, sous-estimation des matières autres que le français et le calcul, par exemple) et l'on y décèle encore des influences néfastes ( compétences etc.). Mais on conçoit que le ministre ne pouvait venir à bout d'un coup de baguette magique de toutes les pesanteurs et résistances de l'appareil. Une inconnue à laquelle il aurait fallu penser, c'est la formation des enseignants : il faut bien se dire que bon nombre de professeurs des écoles aujourd'hui en poste ont, à bac plus quatre, des connaissances inférieures à celles d'un bachelier des années soixante ; les preuves abondent. C'est très compliqué, même avec beaucoup de bonne volonté, d'apprendre à d'autres ce qu'on ne sait pas soi-même.
Une dernière chose : la réduction des horaires d'enseignement, aggravée par l'imposition de l'enseignement d'une langue vivante et de l'informatique et de l'histoire de l'art, et celle de quatre heures de sport constitue un obstacle qu'on peut penser insurmontable à la refondation du primaire.
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
Bonjour à tous (et bise à Penda à qui je promets de répondre à son dernier mail plus vite que je ne l'ai fait pour le précédent).
J'ai trouvé cet intéressant commentaire sur Rue89 et je me permets de le poster. Le contributeur se dit juriste et enseignant chercheur. Il indique même son nom mais je ne le donne pas car je ne sais pas si cela lui plairait.
Il commente le classement de Universités par Shangaï et le classement PISA (il s'adresse à un type qui lui affirme qu'on a un système plus pourri que celui des autres pays parce qu' on est mal classés dans la liste de Shangaï et au classement PISA).
"Vous ne lisez manifestement pas les commentaires, puisque j'avais anticipé ce magnifique (et unique) argument que reprennent systématiquement les libéraux...
critères retenus?
L'exemple du classement chinois de l'université de jiao Tong de Shangaï(que vous citez) est parlant :
Critére 1 : la taille de l'établissement. De ce fait, deux facs de 10 000 étudiants sont automatiquement moins bonnes qu'une seule de 15 000. Une pertinence effarante, qui a comme conséquence directe d'éliminer d'office le systéme français, centré sur des universités nombreuses mais de petites tailles.
Critére 2 : le nombre de prix nobel et de médailles fields obtenus par d'ancien éléves ou chercheurs de l'université. = redondance avec le critère 1 (plus l'université comprend d'étudiants, plus la probabilité statistique d'obtenir des récompenses est grande) et exclusion de toutes les disciplines qui ne ressortent pas des sciences dures et de la technologie (droit, une part importante de la médecine, commerce, lettres, histoire, psychologie/psychiatrie, sociologie, etc...). Enfin, il est évident que plus une fac produit de Nobel, plus elle est performante : les salariés du privé ou du public sont essentiellement évalués quant à leur capacité à obtenir un nobel ou une fields. Leur efficacité, leur productivité, leur expertise ou leur rentabilité est bien évidemment proportionnelle...
Critère 3 : les articles publiés dans Nature et Science entre 2000 et 2004. Deux publications...américaines. Quel étonnement de retrouver 34 universités américaines sur les 39 premières...
On notera au passage que ce classement ignore totalement les universités ou centres de recherches qui travaillent en réseau (comme..en France, et au-delà en Europe) et ne tient compte que des facs, ce qui est totalement adapté au systéme anglosaxon et...totalement inadapté au systéme français (labos indépendants, CNRS etc...): la plupart des unités de recherche du CNRS ne sont pas pris en compte dans le classement !!!
Quant au PISA, il est utile de préciser que chaque édition (cycle de 3 ans) porte sur UNE compétence particulière (les comparaisons ne sont donc ni globales, ni annuelles). Utile également de préciser que les états-unis y obtiennent un score faible (magnifique : vous m'expliquerez comment on peut avoir un systéme éducatif "déficient" et les "meilleures" universités du Monde. Les étudiants mutent entre 18 et 19 ans?). Le PISA est un programme rigoureux et de trés grande qualité : il permet, sur son volet analytique, de déterminer les forces et les faiblesses d'un systéme éducatif. En revanche, le volet comparatif est dépourvu de tout sens : le PISA vise à fournir des résultats sur des items spécifiques, et non l'adéquation des éléves interrogés au regard de leur propre programme scolaire. Sur le plan comparatif, il n'apprend qu'une seule chose : l'adéquation du systéme éducatif d'un pays avec les items choisis. Ni plus, ni moins. Les items sélectionnés sont anglais, les articles étudiés de langue anglaise, les formats de question à 50% du QCM (non pratiqué en france, dominant dans le monde anglo-saxon). De plus, les biais statistiques sont importants : l'échantillon utilisé représente 95% d'une classe d'âge au royaume-uni, 90% en France, mais seulement 55% au Brésil ou 54% au Mexique.
En 2000 et 2003, les taux de réponses des anglais étaient si bas qu'ils ont été exclus des comparaisons, ce qui illustre les limites de tout benchmarking sur ce terrain.
Pour finir, le PISA retient une marge d'erreur de 5 points en plus ou en moins. Les échos commentent une erreur, puisqu'il n'y a pas de classement global, mais un ckasselent par compétence : pour la compréhension de l'écrit (PISA 2006), la France se situe (sur 56 pays, non 30...mais passons) entre la 18° et la 28° place selon la marge d'erreur retenue par PISA. Si l'on applique cette marge d'erreur à chaque pays, on peut obtenir des centaines de classements différents...
Hautement significatif effectivement.
Un autre exemple : les éléves français de 15 ans ayant participé au cycle PISA 2003 étaient scolarisés dans six types de classe différentes. 50% seulement des étudiants concernés étaient en 2°, 40% en 3° du fait de redoublement, 10% en 4°. Hors, ils sont comparés avec des pays qui pratiquent le passage automatique (Suéde ou Royaume-uni par exemple) et qui sont donc à 100% en 2°.
Là encore, extrêmement probant : il est trés étonnant qu'un éleve de 2° est un meilleur niveau en mathématique ou en analyse de texte qu'un éléve de 3° (et à plus forte raison de 4°), qui n'a donc jamais suivi le programme de seconde...
On remarquera d'ailleurs que, curieusement, aucun des "meilleurs" pays au "classement" PISA ne pratique le redoublement. De là à dire que cet aspect fausse totalement les résultats de toute comparaison internationale. Aspect amusant, si l'on ne tient compte que des 50% d'étudiants de 15 ans en seconde (et qu'on se place donc sur la même échelle que les "meilleurs pays" sur le plan du classement), la France passe...1° (ce qui serait également faux, puisqu'on ne retiendrait que les éléves ayant une scolarité "normale", mais illustre bien le crétinisme de la comparaison internationale).
En admettant même que vous preniez le classement PISA pour argent comptant (et encore une fois PISA est trés instructive pour identifier les faiblesses et forces structurelles, items par items, d'un systéme éducatif par la richesse des données receuillies : c'est le pseudo classement global qui est dépourvu de toute signification) : la France se situe au même niveau que le Royaume-uni, les Etats-unis ou l'Allemagne. Soit dans la moyenne des pays de l'OCDE.
Nous en déduirons donc avec vous que 4 des 5 premières puissances économiques mondiales ont un systéme éducatif défaillants...
Sic.
Trois choses sur PISA pour finir :
1° L'un des principaux éléments qui ressortent est l'insuffisance d'encadrement des éléves par les enseignants. Il est certain que c'est en diminuant le nombre de profs que l'on va améliorer cette situation.
2° sur l'intérêt porté par les éléves interrogés aux tests qui leur étaient soumis, la France se classait en 2000 39° sur 41. Amusant.
3° Le programme PISA a pour objectif avoué d'analyser "la capacité d'un systéme éducatif à former des élèves de 15 ans capables d'utiliser leurs connaissances de manière relativement autonome pour résoudre efficacement les problémes qu'ils sont susceptibles de rencontrer dans leur vie d'adulte". Ni plus, ni moins. Ni à 14 ans, ni à 16. Sur un champs précis et non de manière globale. Il ne prétend en aucun cas fournir un classement international probant...
Autant les données brutes fournies sont extrêmement intéressantes pour adapter nos méthodes d'enseignement, autant le classement dont sont si friands nos gouvernements est une aberration sur le plan intellectuel et statistique.
Il est parfois souhaitable d'étudier un peu la question avant de faire des copier-coller, et - une fois encore - de savoir de quoi on parle...
Mais vous avez sans doute raison, ces classements sont plus signficatifs que les résultats économiques concrets de nos salariés (cités plus haut). Ou encore que le nombre de dîplomés. Ou encore que le nombre de brevets industriels déposés annuellement par la France (2° européen, 5° mondial).
Loin de moi l'idée de prétendre que notre systéme éducatif est parfait : il est l'un des plus performants du monde (si ce n'est le meilleur) pour une bonne moitié des éléves. Pour les autres, les difficultés sont réelles et trés importantes : nous avons pour eux beaucoup à apprendre de pays plus démocratiques et plus homogénes...
Ceci dit, et pour conclure : la réalité est malheureusement bien plus complexe que votre "bon sens" ne semble l'appréhender. Répêter des présupposés idéologiques ne remplace pas de réfléchir et de s'informer, fut-ce à minima..."
Voilà
Ecrit par : Kap | 12 avril 2008
Ceci dit, d'un point de vue déontologique, le professeur ne peut pas faire un cours pour l'exception. Il doit s'adapter au niveau moyen des élèves et les tirer vers le haut...Et il doit aussi rappeler au "surdoué" qu'il ne faut pas aller trop vite.
Ecrit par : Robin | 12 avril 2008
C'est ben vrai, pour sûr! Y'a pas à tortiller!
Mais il ferait mieux de lui expliquer qu'à aller trop vite, il brûle des étapes essentielles qui lui seront utiles toute sa vie, des étapes qui ne lui sont pas naturelles et qu'il juge offensantes mais qui existent et sont imparables, du genre
x+2=4
ne fait en aucun cas x=2
mais x+2-2=4-2 auparavant
parce que c'est écrit dans le manuel du parfait élève et que, si le problème se corse, il n'en viendra pas à bout et va se planter la gueule dans le mur, même si à cinq ans x+2=4 est pour lui une évidence première, ce qui émerveille tous ses éducateurs, parents et professeurs, qui le laissent divaguer à sa guise vu que "il s'en sortira toujours!".
Ecrit par : dobolino | 12 avril 2008
Merci, Kap. C'est extrêmement intéressant et, encore une fois, cela prouve effectivement qu'il faut vraiment se méfier, et des chiffres, et de leur(s) interprétation(s).
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 avril 2008
"Mais il ferait mieux de lui expliquer qu'à aller trop vite, il brûle des étapes essentielles qui lui seront utiles toute sa vie, des étapes qui ne lui sont pas naturelles et qu'il juge offensantes mais qui existent et sont imparables, du genre
x+2=4
ne fait en aucun cas x=2
mais x+2-2=4-2 auparavant"
Certainement pas. Revoyez vos cours...
Ecrit par : bourbaki | 12 avril 2008
Texte très intéressant, Kap.
Pourriez-vous donner l'adresse du forum sur lequel vous l'avez trouvée? Thanks.
Ecrit par : Loki | 12 avril 2008
Pourquoi 'trouvée'? Trouvé!
Ecrit par : Loki | 12 avril 2008
"Pourriez-vous donner l'adresse du forum sur lequel vous l'avez trouvée? Thanks."
Ecrit par : Loki | 12 avril 2008
Pas de problème. Le monsieur a posté plusieurs commentaires en réaction à cet article : http://www.rue89.com/2008/04/11/des-retraites-pour-remplacer-les-profs-enceintes
Ecrit par : Kap | 12 avril 2008
la réduction des horaires d'enseignement, aggravée par l'imposition de l'enseignement d'une langue vivante et de l'informatique et de l'histoire de l'art, et celle de quatre heures de sport constitue un obstacle qu'on peut penser insurmontable à la refondation du primaire.
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
Effectivement, c’est surtout ce qui est ressorti des débats entre instits lors de la demi-journée de concertation en primaire : le manque de temps. Des programmes plus courts mais plus ambitieux dans leur contenu et la suppression d’environ 70 heures par année pour 85 % des élèves, soit 350 heures sur les 5 ans du CP au CM2 , c'est-à-dire un trimestre de moins sur la totalité de la scolarité primaire, ça va être difficile d’y arriver.
Guy Morel, pouvez-vous préciser ce que vous entendez par « synergie lecture-écriture-numération-calcul ? »
Ecrit par : chevreuil | 12 avril 2008
" vous m'expliquerez comment on peut avoir un systéme éducatif "déficient" et les "meilleures" universités du Monde. Les étudiants mutent entre 18 et 19 ans?). "
Ecrit par : Kap | 12 avril 2008
Sans problème : faites une sélection des meilleurs. Transposé à la France, vous obtiendrez trois ou quatre excellentes universités dans un "système éducatif déficient". Les étudiants de ces trois ou quatre universités et de quelques grandes écoles deviendront les élites de demain, les autres leur obéiront. Avec ça un peu de brain drain pour combler les manques et le tour est joué.
Ecrit par : Victor | 12 avril 2008
Euh, Victor, je rappelle que ce n'est pas moi qui écris, mais le monsieur que je cite. :-)
Ecrit par : Kap | 12 avril 2008
Guy Morel, pouvez-vous préciser ce que vous entendez par « synergie lecture-écriture-numération-calcul ? »
Ecrit par : chevreuil | 12 avril 2008
Cela va être difficile en trois lignes. Je vous conseille de visiter le site du GRIP,celui du projet SLECC et celui de Michel Delord ( notamment la conférence de Banff).
L'idée c'est que dès le début ( gs-cp) il ne faut pas dissocier l'apprentissage de la lecture de celui de l'écriture ( on apprend à lire en apprenant à écrire), l'apprentissage de la numération et du calcul ( quatre opérations sur des petits nombres). Cela s'est fait jusqu'à la fin des années soixante.
Mais allez donc voir les sites indiqués.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
A Guy Morel
Merci pour ces informations, je vais aller voir ça sur les sites que vous m'indiquez.
Ecrit par : chevreuil | 12 avril 2008
Pour la conférence de Banff, aller à
http://michel.delord.free.fr/banff.pdf
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
La globale et la syllabique
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/lecture/globale_syll_delord.pdf
Ecrit par : guy morel | 13 avril 2008
"Pour parler clair, la basse connerie du rombier en blouse grise qui croit que la vérité du monde tient dans la leçon de morale quotidienne"
GM
Pourquoi se focaliser sur les excès et défauts d'une école qui FONCTIONNAIT MIEUX que celle d'aujourd'hui, si l'on choisit pour porter ce jugement le critère de réussite ou d'échec de la mission qui lui était confiée?
Sa mission était d'instruire et elle le faisait, et elle instruisait une bien plus grande ( entre deux et trois fois plus selon les cursus) proportion d'élèves parmi les plus défavorisés. Et en plus, elle les "socialisait" aussi infiniment mieux, alors que ce n'était pas sa mission première.
Depuis qu'on lui a changé cette mission, ( il lui faut "socialiser" les élèves et "égaliser" société) l'école ne fonctionne plus et échec sur toute la ligne. Les élèves poignardent les enseignants, la violence est au zénith, et le fossé des inégalités s'est creusé de manière abjecte puisque ce sont les moins bien lotis (eux que les programmes,méthodes etc, et le collège unique, prétendent aider depuis 40 ans)qui trinquent lle plus, ...mais les autres aussi, donc l'honneur des égalitarites est sauf!
Not in my book...
Pas de plus bel exemple d'enfer pavé de bonnes intentions.
Quarante ans d'échec, et on continue à gloser sur des pratiques qui n'existaient déjà plus en 1956, lorsque j'entrai en 6ème.
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Ecrit par : Cadichon | 13 avril 2008
Merci pour le lien
Pour la conférence de Banff, aller à
http://michel.delord.free.fr/banff.pdf
Ecrit par : guy morel | 12 avril 2008
Et merci (si je puis dire) de m'obliger à refaire des mathématiques.
L'analyse de Michel delord est implacable et il faudra sans doute des années (s'il n'est pas trop tard) pour rattraper le temps perdu depuis les programmes de 1970 qui ont instauré le commencement du désastre.
Il se trouve que je suis amené cette année à aider des élèves de collège en mathématiques qui n'est pas ma discipline de concours et je commence à comprendre en croisant les analyses de Michel Delord et mon expérience personnelle pourquoi les problèmes constatés en français se posent également en mathématiques (connaissance évanescente des tables de multiplication, utilisation de la calculatrice pour les calculs les plus simples, impossibilité de recourir au calcul mental, très grande difficulté, voire impossibilité de justifier un raisonnement, etc.
Comme je suis un peu fatigué ce soir, mais néanmoins consciencieux, je remets à demain les parties purement mùathématiques (calculs de grandeur)qui demandent le plus de concentration.
Je fais un copier collé d'un passage qui m'a particulièrement intéressé (ce passage rejoint le point de vue du grand mathématicien Raymond Poincarré) :
Arithmétique et langue maternelle
" Aucune des règles de calcul que je viens de donner n'utilisent de formulation algébrique mais sont au contraire
exprimées dans la langue maternelle. La raison principale n'est pas que les élèves risquent de ne pas saisir la
richesse de ces formulations en en ayant une compréhension seulement formelle - ce qui est un risque réel - mais
surtout que la véritable compréhension de l'abstraction passe toujours par une explicitation dans la langue
maternelle. Une conséquence en est que la bonne maîtrise des mathématiques, à quelque niveau que ce soit ce
coup-ci, suppose une bonne maîtrise de la langue qui n'est elle-même possible que par une maîtrise
particulièrement solide de la grammaire qui permet d'en exprimer la subtilité. Cette dépendance est d'autant plus
vraie que les mathématiques sont parmi toutes les matières celle qui nécessite peut-être le plus de précision dans
l'énoncé de leur raisonnement et de leurs propriétés.
"Notre langue exprime par ses flexions, par l'ordre même des mots des nuances infiniment […] délicates."
Ecrit par : Robin | 13 avril 2008
""Vous m'expliquerez comment on peut avoir un systéme éducatif "déficient" et les "meilleures" universités du Monde. Les étudiants mutent entre 18 et 19 ans?)"
(KAP)
Élémentaire mon cher Watson:
sélection, souplesse, filets,passerelles valorisation de l'effort, soutien maximum et personnalisé, encouragements permanents, motivation et ... feignants s'abstenir.
Quant aux faux étudiants, vu le prix....
je m'exique mais d'abord une précision: Il faut distinguer le college ( 4 ans post-highschool, à l'issue desquels on obtient un Bachelor's degree ) de "university", réservé aux "graduate students", qui délivre un master et dont l'accès est réservé à ceux qui ont eu leur BA ou BS ( Bachelor of Arts, or Science)
avec la même procédure d'admission sélective sur dossier que pour le "college" .
Il y a des 4-year colleges, qui n'offrent pas de poursuivre au niveau master et doctorat, et des colleges incorporés dans une université (qui se distinguent de leur grande soeur Ex. Harvard- ou Berkeley- ou même Wharton- undergrad (un peu comme on avait avant le petit lycée et le grand...)
Ces 4 années sont un sas de "remédiation" , où l'on comble aujourd'hui et ...depuis près de 40 ans, les lacunes du système scolaire. Les 2 premières années sont une sorte de highschool gonflée, mais avec des Gen Eds ( general education requirements), qui obligent à panacher entre sciences et humanités afin de ne pas faire de spécialisation excessive, d'affiner les orientations ultérieures, de développer des vocations plus tardives, bref tout un processus de mise à niveau. L'idée de base: Il n'y a pas de cas désespéré!
Maintenant voici comment fonctionne en gros le système:
1) Sélection à l'entrée ( freshman year) impitoyable ( env. 10%) seulement dans les meilleures universités. Les autres élèves vont où ils peuvent mais cela ne veut pas dire que c'est l'antichambre du chômage ou d'une éducation au rabais car, même s'il vont dans un "community college", le dernier échelon des post-highschool studies, ils ont toujours la
2) Possibilité de se rattrapper, des passerelles, en fin de 1ere ou surtout de 2e année, ( sophomore year) par transfert vers de meilleurs écoles, toujours sur dossier et l'appréciation des profs est déterminante, en plus des bons résultats consistants, et où qu'il ait commencé, même dans un college de seconde ou troisième division. S'il a remonté sérieusement ses notes, par rapport à la highschool, il a de fortes chances d'aller là où il ne pouvait aller avant. Le droit à l'erreur , au late blooming et vendanges tardives est monnaie courante.
Peuvent ainsi prétendre aux meilleures universités même des élèves qui n'avaient pas des résultats suffisants aux SAT ( examen de fin de secondaire par QCM) et qui aussi à cause de cela ne pouvaient recevoir de bourses.
Se trouve concrétisé infiniment mieux que chez nous le souhait de Condorcet: démocratiser l'école ( mérite républicain, aristocratie de l'esprit, take your pick) veut dire non pas ratiboiser par le bas, mais élargir au maximum, si possible à l'intégralité de la population, la recherche de l'excellence; c'est l'opposé de l'égalitarisme qui veut imposer cette imposture: l'excellence pour tous...Cel,a dit cette ineptie a eu son heure de gloire en Amérique de la fin des années trente à la fin des années 1980 et ce n'est pas encore fini partout, grâce aux syndicats d'enseignants qui bloquent les réformes comme ils peuvent.
Le système US ratisse donc très large pour que les meilleurs ne restent pas sur le carreau pour des questions de coût des études. L'effet d'entraînement des étudiants asiatiques n'est pas à négliger.
Je ne m'intéresse pas à ceux qui peuvent payer les 40.000 dol de tuition, car ou bien ils entrent au mérite, donc rien à en dire, ou par "legacy", c'est le piston, et leur nombre est si marginal, aucun intérêt non plus.
Comme les bourses sont au mérite ( en plus des critères de ressouces des parents) on se fait d'abord accepter dans l'université de tranfert et ensuite om trouve le financial aid.( même procédure sur ce plan-là que dans 1)
Comme les droits ont augmenté de manière outrancière, les meilleures universités, qui sont aussi les plus riches, ont maintenant jusquà 90% de boursiers, ( complets ou partiels), et l'aide financière vient aussi de on-campus jobs.
Les écoles secondaires publiques ne sont en moyenne pas plus brillantes que les nôtres, ( au classement PISA on est sur la même ligne de médiocrité, seule différence, ils montent quand nous on descend...) mais il y a partout des classes de niveau, avec le système des "advanced placements", par matières, aussi très sélectif, qui donne des "crédits" au college. Cela raccourcit les études jusqu'à 18 mois. Moins longues= moins chères.
Il y a aussi comme chez nous des lycées publics d'élite....
et il y a surtout la possibilité d'une deuxième chance, voire d'une troisième, car on peut aussi être admis après avoir passé quelques années dans la vie active ( notamment pour se constituer un pécule pour des études ultérieures)
Dans une même classe de freshmen les élèves peuvent avoir de 18 à 50 voire 60 ans... Pas de limite d'âge
Les meilleures universités ( Ivy League, car les bâtiments anciens y sont couverts de lierre) sont soit privées soit publiques ("Public Ivies" ) comme UC-Berkeley ou U. Texas-Austin.
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1° L'un des principaux éléments qui ressortent est l'insuffisance d'encadrement des éléves par les enseignants. Il est certain que c'est en diminuant le nombre de profs que l'on va améliorer cette situation."
Ah oui, et comment expliquer par exemple que les proviseurs de prestigieux lycées parisiens viennent, comme dit JPB, "faire leurs emplettes" au Sénégal, dans des classes de 100 élèves, pour diversifier et garnir leurs prépas avec les meilleurs éléments?
"2° sur l'intérêt porté par les éléves interrogés aux tests qui leur étaient soumis, la France se classait en 2000 39° sur 41. Amusant."
Non, affligeant et normal quand le pays entier, et en premier leurs profs, leur serinent que ces tests ne mesurent rien, qu'ils sont biaisés, en un mot ...
that PISA means shit, so what do you expect?
Cela ne me fait pas rire.
Ecrit par : Cadichon | 13 avril 2008
" la bonne maîtrise des mathématiques, à quelque niveau que ce soit... suppose une bonne maîtrise de la langue qui n'est elle-même possible que par une maîtrise particulièrement solide de la grammaire qui permet d'en exprimer la subtilité. Cette dépendance est d'autant plus vraie que les mathématiques sont parmi toutes les matières celle qui nécessite peut-être le plus de précision dans l'énoncé de leur raisonnement et de leurs propriétés. "Notre langue exprime par ses flexions, par l'ordre même des mots des nuances infiniment […] délicates."
Michel Delord.
Ce qui vaut pour les mathématiques vaut pour tout autre langage, ex: les langues étrangères.
Ecrit par : Cadichon | 13 avril 2008
Contre le racisme anti-chinois
Une campagne indigne de démonisation de la République populaire de Chine est en cours. A la direction et à l’orchestre sont les gouvernements et les organes de presse plus que jamais décidés à avaliser le martyr interminable du peuple palestinien et toujours prêt à déchainer et approuver les guerres préventives comme celle qui, en Irak, a déjà provoqué des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés.
Ils agitent la bannière de l’indépendance (camouflée sous le terme « d’autonomie ») du Tibet, mais si cet objectif était obtenu alors on verrait le même mot d’ordre lancé aussi pour le « Grand Tibet » (un territoire trois fois plus vaste que le Tibet proprement dit) et puis pour le Xinjiang, pour la Mongolie extérieure, pour la Mandchourie et pour d’autres régions encore. La réalité est que dans son projet fou de domination planétaire, l’impérialisme vise le démembrement d’un pays qui depuis plusieurs siècles s’est constitué sur une base multiethnique et multiculturelle et qui voit aujourd’hui cohabiter 56 ethnies. Ce n’est certes pas le Tiers monde qui promeut cette croisade, lui qui regarde la Chine avec sympathie et admiration, mais l’Occident qui à