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06 avril 2008

Dessin et desseins

Dessins et desseins

En Primaire comme en Secondaire, j’étais nul en « dessin ». Manque d’application sans doute, ou manque d’intérêt pour ce que l’on me faisait faire — reproduire la pomme posée sur son assiette, sans même qu’un Picasso de passage ait la bonne idée de manger la pomme et de briser l’assiette, comme dans le poème de Prévert. Beaucoup de dessins géométriques aussi — conformément aux programmes de 1908, qui avaient du dessin une vision pré-industrielle, afin sans doute de distinguer l’apprentissage « républicain » de la discipline de celui, nettement plus ludique, qui avait cours dans les formations aristocratiques.
Mais « dessin » tout de même. On ne disait pas encore « arts plastiques ». C’est venu au cours des années 70 — j’étais alors auditeur libre de la faculté Saint-Charles, à Paris, où Bernard Teyssèdre venait de créer le premier centre d’arts plastiques, et où officiaient divers apôtres de l’art conceptuel et de ses environs — Journiac, par exemple. On y répudiait fort l’académisme. On y exaltait l’art brut de Basquiat — l’idée que le mural de banlieue soit une forme d’art est probablement sortie de là. Haro sur le « dessin » !

C’est bien dommage. Non que j’aie la nostalgie d’une discipline que je n’ai jamais maîtrisée. Mais la main apprend à voir, si je puis dire, et savoir faire (dessiner, modeler, sculpter, coller, photographier, que sais-je…) est aussi savoir lire — une œuvre d’art, une image, un volume. Et il se trouve que nombre d’activités liées au strict domaine des Lettres supposent une réelle habileté dans le « savoir-lire » du non-verbal. D’ailleurs, l’épreuve de Français du BTS, la synthèse de documents, s’appuie fort souvent sur une capacité (supposée) de lecture d’image (publicitaire le plus souvent, mais pas seulement).

Pourquoi ce préambule ?
Il y a aujourd’hui une vraie menace sur les enseignements artistiques. Ou, tout au moins, une véritable interrogation — aussi bien au ministère que dans les lycées et collèges. Et, se profilant derrière ces cas particuliers, une inquiétude sur le devenir des options, qui alimente la paranoïa ordinaire du corps enseignant — et des étudiants. Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment. Et le ministère devrait comprendre qu’on peut faire un vrai mouvement insurrectionnel avec une somme de rumeurs. À partir d’une certaine masse critique, le faux fabrique du réel.

Bien sûr, il y a eu, à la base, cette haine des « disciplines » enseignées en tant que telle (1) dont les Pédagogistes ont fait l’axe premier de ce qu’ils croient être une pensée. Rien d’étonnant à ce que les Arts plastiques (et, parallèlement, la musique et l’Education physique) soient les premiers dans la mire : en quête (éperdue) de reconnaissance, et en phase avec ce qui était l’Art de leur époque, ces spécialités ont joué, bien avant les autres, le jeu de la transversalité, de la « sortie scolaire », de la spontanéité créatrice, bref, de la confusion des genres si chère aux Educastres. En un sens, et même si les rumeurs de suppression du CAPES ou de l’Agrégation d’Arts plastiques sont sans fondement, les Plasticiens récoltent ce que certains d’entre eux ont semé.
Mais à tout pécheur miséricorde, et il ne sera pas dit que j’aurai laissé une discipline avec laquelle j’ai toujours entretenu des rapports d’amitié succomber aux bonnes mauvaises intentions de quelques bureaucrates.
D’autant que les Arts plastiques sont emblématiques de ce qui se dessine, en mal — et exemplaires de ce qui pourrait être réalisé, en bien.

Les lettres de cadrage adressées à XD et à Christine Albanel par le Président de la République en juillet 2007 fixent des objectifs précis en matière d’enseignement artistique, et mettent explicitement l’accent sur l’histoire artistique (2). Les propositions récentes pour l’école Primaire en tirent d’ailleurs les conséquences, en consacrant un important créneau horaire à cet enseignement.
Parenthèse : que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive. Il ne s’agit plus de refaire Giorgio Vasari ou Baltrusaitis, mais d’évoquer, de loin, de biais, la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, la danse, la photographie, le graffiti, et j’en passe. Une dérive parallèle à celle qui a fait de l’apprentissage de la littérature une pure typologie des « discours » — et à terme, dans un système qui pense toujours plus bas, on préfère toujours l’article de journal à la tragédie classique, et Diam’s à Mozart.
Dans le Primaire, c’est une erreur manifeste. Le premier souci d’un instituteur, dans cette matière, doit être d’instruire la main — dès la Maternelle (voir « Fin de récré », en vente partout !). Non pas en donnant libre champ aux élèves pour dessiner ce qu’ils veulent au gré de leur « inspiration », mais en leur apprenant à dessiner, à peindre, à modeler. En leur tenant la main. En leur apprenant à être.
Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…
Que l’on fasse appel, en Primaire, à des plasticiens locaux, ou, comme à Paris, à des spécialistes de cet enseignement, ne me gêne pas, tant que ça ne bouffe pas un temps trop précieux. Il faut aller chercher les qualifications là où elles sont.
En revanche, au collège, les compétences sont en place. Les Certifiés d’Arts plastiques ont toutes les qualifications pour accroître les capacités techniques et esthétiques ¬des élèves. Et franchement, l’histoire de l’art — ou des arts, s’ils y tiennent — peut être traitée en Lettres, en Histoire ou en Philo : c’est prévu, même si le ratio programmé (25% du cours d’Histoire) me paraît démesuré.
Quant au réaménagement prévu en Musique / Arts plastiques (50% de ces deux heures consacrés à l’Histoire des arts — et affectés à des gens qui auront passé une « certification » Histoire des arts, essentiellement des enseignants de Lettres et d’Histoire, qui se lancent dans cette spécialité aujourd’hui pour enseigner dans des classes spécifiques, demain pour enseigner à tout le monde), c’est proprement aberrant : même quand ils ont une formation adéquate, ils ont autre chose à faire. Xavier Darcos le saitmieux qu’un autre (3) : Mérimée était fort habile à croquer aussi bien les monuments historiques qu’il visitait que les accortes paysannes rencontrées sur les routes. Le dessin (comme la musique) était alors un art majeur dans la formation. Et la connaissance historique venait souvent plus tard, quand on se lançait dans le « grand tour » — ou que l’on pouvait fréquenter les musées. Bref, quand on s’apprêtait à entrer dans le monde.

Disons, pour couper la poire en deux, que l’aspect « histoire de l’art » (et non « des arts » — qui a vendu cette salade au Président ?) pourrait intervenir de façon plus soutenue à partir de la Quatrième. Je crois d’ailleurs que c’est dans ces deux classes de Quatrième et de Troisième que l’on doit proposer aux élèves le plus grand nombre possible d’options, afin qu’ils se forment une idée de ce qu’ils aiment faire, de ce qu’ils savent faire, de ce qu’ils ont envie de faire — et les profs d’Arts plastiques ou de Musique dignes de ce nom n’ont jamais fait autre chose. J’ai déjà dit (à propos du Bac Professionnel en trois ans) que la réforme actuellement proposée n’était qu’une demi-bonne idée, tant que l’on ne remettait pas à plat l’orientation vers les voies professionnelles au collège — fin cinquième, peut-être bien. Bien des choses peuvent se jouer vers 14 / 16 ans, que l’on reporte aujourd’hui à plus tard, sans que les élèves y trouvent un réel intérêt, et sans que le système y retrouve ses billes.
En fait, plus j’y pense, plus l’idée d’une Seconde indifférenciée, d’une Seconde d’observation, me paraît inefficace. Les vrais problèmes sont en amont, à l’école primaire (ça y est, le ministre s’en est soucié — et peu importe les cris des demi-vierges du SNUIPP ou de la FCPE) et au collège. Si nous parvenons à résoudre ces deux étapes, l’idée même d’une Seconde « d’observation » ne s’imposera plus — comme elle ne s’imposait pas il y a encore une trentaine d’années, quand on passait en Seconde A, B ou C (la distinction C/D s’opérant ultérieurement). Mais c’est que les élèves, encore à la fin des années 70, maîtrisaient (en gros…) ce que nous appelons aujourd’hui « socle fondamental ».

Reste le lycée.
« Arts plastiques », c’est une vocation appuyée sur une compétence. C’est l’exemple même de la série qui doit imposer un tri vigoureux à l’entrée — mais où, dès lors, on doit mettre le paquet. Un élève qui s’est orienté vers les Arts plastiques, à partir de la Seconde, a un itinéraire tout tracé vers Boulle, Estienne, les Beaux-Arts et quelques autres, dont les UFR d’Arts Plastiques qui forment à l’enseignement (recrutement fort restreint, ces derniers temps : les facs doivent pouvoir recruter en fonction des espérances réalistes de décrocher un concours difficile, et non accepter tout le monde, sous peine de rééditer ce qui s’est passé ces dernières années pour les STAPS, avec des dizaines de milliers d’étudiants pour une poignée de postes). Une option n’a de sens que si elle permet de pousser au plus haut les compétences de l’élève, et s’inscrit dans un projet cohérent. Elle ne concerne pas tout le monde, et l’envie y est dépendante du talent.

Du coup, j’ai l’impression que les suppressions de postes actuelles vont certainement faire du bien à Bercy, mais mettent, pédagogiquement parlant, la charrue avant les bœufs. Les projections des besoins tombent souvent à côté. Il aurait mieux valu réformer le collège et le lycée, repenser les programmes dans toutes les matières, et réorienter les compétences après. Un an de moins dans l’escarcelle des grands argentiers, mais combien de profits intelligents, à terme !

Pour faire bref, je serais prêt à cautionner un lycée qui offrirait à tous un tronc commun solide, continuation et approfondissement de ce qui aurait été fait au Collège, avec, dès la Seconde, un système d’options éventuellement couplées (Majeure / Mineure), mais s’inscrivant dans la même logique de formation. Options de plus en plus spécialisées, avec un nombre d’heures adéquat, au fur et à mesure que l’on se rapprocherait de la Terminale. Les établissements d’enseignement supérieur recruteraient dès lors en connaissance de cause, sur dossier (j’ai de plus en plus tendance à penser que le Bac sanctionne un niveau d’études — en l’occurrence de fin d’études — bien plus qu’une compétence à faire du Supérieur).
Le système permettrait de s’aligner sur les horaires européens (28/29 heures par semaine en Seconde, contre 34/35 en France), ce qui semble être, à tort ou à raison, le rêve de nombreux technocrates. Tout en préservant une excellence à la française. Et en revalorisant les séries aujourd’hui boudées, puisqu’on saurait ce que l’on y fait, et pourquoi on y va, au lieu de se résigner, comme aujourd’hui quand on va en L, à séjourner deux ans dans la poubelle. Cela permettrait même de revaloriser la notion même de Seconde — car combien d’élèves s’y retrouvent simplement parce qu’ils n’ont pas eu le BEP de leurs rêves ?

Et les Arts plastiques, dans tout ça ? Et la Musique ? Et…
Imaginons un parcours-type. L’enfant apprendrait au Primaire à toucher, manipuler, maîtriser. Au collège, il commencerait à créer, tout en s’initiant à l’Histoire des œuvres — des chefs d’œuvres qui comptent. C’est fin Troisième qu’il opterait pour une option spécifique. En lycée enfin, les heureux élus passeraient à la fois à la création et à la mise en situation exacte des arts du passé. Ils seraient, en Terminale, à la fois praticiens et encyclopédistes de leur spécialité. Pour les former, des enseignants spécialistes — j’adore les « disciplines », moi, et je ne me vois pas donner des cours d’Histoire de l’art, ou de la musique, sinon incidemment — à tous ceux qui ne suivraient pas l’option, mais qui ont tout de même droit à une culture solide. Des Profs qui auraient passé des concours adéquats, — avec moins de sciences de l’éducation, d’épreuves sur dossier et autres carabistouilles, mais plus de pratique de la matière et plus de théorie en même temps.


Jean-Paul Brighelli


(1) Et rappelée par Christophe Cirendini, prof d’Arts plastiques dans le sud de la France, dans un article fouillé sur l’état des Arts plastiques et le moral des troupes, disponible sur
http://www.sauvonslesartsplastiques.fr/spip.php?article22.
Le rapport présenté en décembre 2007 par l’IG Eric Gross, qui est la base de réflexion du ministre, est sur http://www.sauvonslesartsplastiques.fr/IMG/pdf/rapport-gross-arts-et-culture.pdf.
Le projet gouvernemental est sur http://www.gouv.fr/chantiers/culture_851/education_culturelle_artistique_sera_59076.html.
Sur la « certification complémentaire » en Histoire des arts, voir http://www.hda.ac-versailles.fr/spip.php?article5 (et pour les modalités, http://www.ac-reims.fr/examens/pdf/certif-complementaire.pdf).
Et sur ce que suppose ce pluriel, et l’application des directives ministérielles dans le Primaire, on consultera avec intérêt http://www.betapolitique.fr/Deux-ou-trois-choses-que-l-03748.html.
L’état présent des rumeurs, amplement alimentées par certains syndicats dont l’agenda n’est pas forcément de défendre ce(ux) dont ils parlent, se trouve sur le site de NousVousIls, sous la plume de Sandra Ktourza : http://www.vousnousils.fr/blog/index.php?2008/02/08/112-histoire-des-arts-reactions-des-syndicats.
L’aspect passionnel, sur fond sonore emprunté aux Muvrini, est au cœur d’une vidéo (http://fr.youtube.com/watch?v=wfg9UqtmYAM&feature=related).
Et Bruno Magliulo (il n’y a donc que des Corses dans cette matière ?) s’est fendu d’une analyse intéressante, et globalisante, sur http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=23#comments.

(2) « Nous souhaitons qu'avec le ministre de l'Education nationale, vous fassiez de l'éducation culturelle et artistique à l'école une priorité de votre action. (…) L'école doit transmettre à tous les élèves les bases culturelles fondamentales leur permettant de connaître et d'aimer l'histoire, la langue et le patrimoine littéraire et artistique de notre pays - condition pour se sentir membres d'une même Nation -, de vivre en homme ou en femme libre, et d'apprécier, tout au long de leur vie, l'art, le spectacle, la littérature, et toutes les autres formes de pratiques culturelles. Nous pensons que la création d'un enseignement obligatoire d'histoire de l'art peut constituer le support de cette éducation culturelle qui fait aujourd'hui si cruellement défaut à nos enfants. Vous veillerez également à ce que tous les enfants, durant toute leur scolarité, puissent avoir une pratique artistique effective, en diversifiant les possibilités et en favorisant les pratiques collectives (…). » (Lettre de mission à Christine Albanel)

« Nous voulons que l'enseignement culturel et artistique soit significativement renforcé car c'est un facteur d'élévation individuelle et collective, et, dans un pays comme le nôtre, attaché à sa langue et à la vigueur de sa culture, un élément d'identité nationale. Vous créerez à cet effet, notamment, un enseignement obligatoire de l'histoire de l'art et vous veillerez à la transmission du patrimoine littéraire de notre pays. (…) Vous ferez en sorte que, de la maternelle au baccalauréat, tous les élèves aient une pratique artistique. (…) » (Lettre de mission à Xavier Darcos).

(3)Voir l’excellent (mais oui !) « Mérimée » écrit par Xavier Darcos, et publié chez Flammarion en 1999 — disponible en Poche (à la Table ronde).

PS. Côté "lecture d'images", je signale ou rappelle que l'intégralité de "Palettes", la si remarquable émission d'Arte, est disponible. Sinon, dans un genre proche, si vous éprouvez quelque contrariété après lecture de cette Note, allez donc cueillir l'instant fatal sur http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/7d/lunettesrouges.blog.lemonde.fr/files/fillette_03.swf

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Commentaires

"Mais la main apprend à voir, si je puis dire, et savoir faire (dessiner, modeler, sculpter, coller, photographier, que sais-je…) est aussi savoir lire — une œuvre d’art, une image, un volume"

Jean-Paul Brighelli

Tiens, vous défendez le trans-disciplinaire et le transversal, maintenant? Excellente nouvelle! ;-)
En tous cas, bravo pour ce nouveau fil!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

"Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…"

Jean-Paul Brighelli
Les horaires impartis aux disciplines artistiques dans la formation dispensée aux PE par les IUFM sont en effet très insuffisants, personne ne pourra vous contredire à ce sujet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

Dans le Primaire, c’est une erreur manifeste. Le premier souci d’un instituteur, dans cette matière, doit être d’instruire la main — dès la Maternelle (voir « Fin de récré », en vente partout !). Non pas en donnant libre champ aux élèves pour dessiner ce qu’ils veulent au gré de leur « inspiration », mais en leur apprenant à dessiner, à peindre, à modeler. En leur tenant la main. En leur apprenant à être.
Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…
Que l’on fasse appel, en Primaire, à des plasticiens locaux, ou, comme à Paris, à des spécialistes de cet enseignement, ne me gêne pas, tant que ça ne bouffe pas un temps trop précieux. Il faut aller chercher les qualifications là où elles sont.
JPB

Un jour, j'avais écrit ce qui suit au sujet des Arts Visuels (attention, ça ne s'appelle plus les Arts Plastiques, depuis au moins 2002). Si cela vous intéresse, il y a une suite...

Dernier point traité du « programme » de l’école maternelle, et pourtant souvent premier et parfois unique pôle travaillé, surtout pour les arts visuels... On peint, découpe, colle, fabrique des cadeaux, des fresques, des panneaux, on « crée », le plus souvent à partir d’un modèle fourni par la maîtresse, quand ce n’est pas par un artiste plasticien lui-même, aidé, voire assisté par l’ATSEM qui fignole les travaux des petits pendant la sieste. Et pourtant, qu’en reste-t-il à l’entrée au CP ?
Presque rien. La maîtresse se rend compte que, lâchés seuls avec leur feuille de papier et leurs feutres, ils ne savent pas gérer l’espace, utilisent les couleurs en dépit du bon sens (avec une préférence marquée pour le marron violacé grisâtre et le rose petit cochon pour les visages), sont incapables de réaliser que le ciel et la terre « se touchent », que les arbres ou les personnages ne sont pas forcément sur la ligne d’horizon ou collés sur le bord inférieur de la feuille. Ils ne savent pas découper, ni coller proprement, laissent dégouliner leurs pinceaux, ne bouchent pas les feutres, ne finissent jamais rien. Souvent les thèmes sont pauvres et même inexistants, ils ne savent pas « ce qu’il faut dessiner », accumulent sur la feuille de nombreux petits graphismes sans liens entre eux ou répètent infiniment le bonhomme, la maison et l’arbre avec la balançoire.
Alors pourquoi ? Qu’ont lu les maîtresses dans leurs programmes pour ainsi toute l’année faire « travailler ces techniques », « utiliser ces matières et matériaux » à vide ou avec ce grandiose et magnifique projet inscrit comme il se doit au « Projet d’Ecole » et qui n’est projet que dans leurs cerveaux à elles, un projet dans lequel les enfants ne voient, au mieux, qu’un empilement de micro tâches dont il faut se débarrasser au plus vite afin de pouvoir se consacrer à ce qui devient le plus important pour eux à l’école : aller jouer dans la cour avec les copains ?
Encore une fois, le manque de formation (et sans « recettes » précises), le flou des programmes où l’on peut du coup comprendre ce que l’on veut, le marketing persuasif des représentants de matériel pédagogique donnent cette sauce indigeste.
Après les années 1970 et 1980, celles de l’enfant uniquement créatif sans filet,où la maîtresse se contentait de regarder ses élèves dessiner, peindre, malaxer l’argile ou la pâte à sel comme taper sur les instruments à percussion, sans jamais leur proposer ni une technique, ni une aide, ni une consigne afin de ne pas les bloquer, nous sommes revenus (pour ce que j’en ai vu dans l’école où j’exerce, mais avec quatre collègues différentes au moins) à des exercices types « je dessine le grain autour de la petite poule », « je dessine l’herbe sous les pattes du petit mouton » que nous décriaient tant les conseillères pédagogiques, le tout additionné d’œuvres pré-programmées qui se situent quelque part entre la technologie et la création artistique et de nombreux coloriages dont le moins qu’on puisse dire c’est que l’on peut douter de leur qualité artistique.
Ah, j’allais oublier les techniques d’Art Contemporain à base d’encres que l’on laisse fuser, couler, se mélanger, de peintures que l’on tamponne, mélange, barbouille, de craies d’art que l’on empile, gratte, d’objets que l’on colle, déforme, détourne de leurs fonctions premières en vue de ce merveilleux résultat qui ferait tellement penser à l’œuvre de Machin Truc Bidule Chose qui expose actuellement ses œuvres tellement tendance à la FIAC... et que souvent les enfants ne reconnaissent plus comme les leurs dès qu’ils les ont « finies » (c’est à dire quand c’est l’heure de la récré).
Alors, qu’en tirer de ces programmes ? Comment y lire une véritable progression allant vers l’enrichissement sensible et créatif ?

Ecrit par : catmano | 06 avril 2008

Bonjour à tous les bloggeurs et à leurs trolls farceurs dans la mesure où on ne sait plus qui écrit quoi...

je viens juste dessiner la pirouette souriante d'une saperlipopette et saperlotte me gomme en une galipette ...

bonne soirée à tous en ce dimanche d'avril enneigé...
Saperlipopette et pas trollette

Ecrit par : Saperlipopette | 06 avril 2008

"Alors, qu’en tirer de ces programmes ? Comment y lire une véritable progression allant vers l’enrichissement sensible et créatif ?"

Ecrit par : catmano | 06 avril 2008

Comme d'habitude, Catmano! Les programmes, (en tous cas en musique) seraient extrêmement clairs s'il y avait, (quantitativement), la formation qui va avec.

Par contre, effectivement, plus cette formation est réduite à la portion congrue, plus les PE sont tentés de nous demander des recettes applicables directement. C'est un cercle vicieux qui n'est pas près de s'inverser, si l'on en tient compte en plus de la primauté progressive que prend l'évaluation sur la formation elle-même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

Connaissez-vous le duo de choc Montserrat Caballé et Freddie Mercury,ensemble sur un CD ?Une diva et un divin du Rock...ça arrache les tripes..;on s'envole...Sublissime comme on dit dans la branchitude...

Ecrit par : Amélie.- | 06 avril 2008

Lire "Sublimissime"

Ecrit par : Amélie.- | 06 avril 2008

Je connaissais, et j'avais effectivement trouvé ce duo très réussi... Ce qui, dans le genre, est plutôt exceptionnel!!!

http://www.youtube.com/watch?v=7oH5SNmUZkc

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

En primaire, les Arts Visuels arrivaient parfois à occuper deux mois, avec intervenant extérieur et sortie, sans produire grand chose d'autre qu'une expo de fin d'année où nous étions forcés de nous congratuler mutuellement, nous, parents, sur les cafouillades de nos lardons. J'ai joué le jeu, même si franchement, je ne voyais pas de quoi s'extasier. Ce que je ne sais pas, c'est si les autres parents faisaient semblant, comme mi, ou s'extasiaient pour de vrai.
Au collège, ça m'a paru plus sérieux, aussi bien en Musique _gros travail sur le rythme, qui soit dit en passant aurait du, à mon humble avis, être fait en primaire, à l'aide d'instruments à percussion, histoire de la musique et chant choral_qu'en Arts Plastiques. Net progrès par rapport à mon époque, surtout en Arts Plastiques par rapport à mes pauvres expériences en Dessin, de la sixième à la troisième, qui rejoignent celles de JPB. Ce sont des matières où l'enseignement du premier Cycle secondaire a fait un bel effort par rapport à mon époque (septembre 1969 à juin 1973).
A poursuivre et à étayer, en gardant la même direction, à mon avis.
Pour le primaire et la maternelle, c'est zéro pointé mais Chritophe S. semble dire qu'on réduit la formation des PE à la portion congrue.
Il ne s'agit que de l'expérience personnelle d'un ancien élève parent délève qu'on ne peut a priori généraliser.

Ecrit par : dobolino | 06 avril 2008

merci pour votre nouveau livre monsieur JPB, en éspèrant que l'echec de monsieur Darcos à perrigeux lui permettra de se pencher un peu plus sur les épineux problèmes de l'éducation nationale, ce grand corps malade, et lui permettent de sonner rapidement la "fin de récré" ;)
et merci pour ce nouveau fil c'est toujours un bonheur de vous lire

Ecrit par : vince | 06 avril 2008

L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences. J'ai un excellent souvenir de "Lycéens au cinéma" lorsque notre académie avait fait venir un intervenant extérieur, jeune maître de conférences en cinéma, qui nous avait proposé une lecture extraordinairement fine de _Tigre et Dragon_ basée, mais c'est fou, ça, sur les images, le cadrage, le son, etc.
Que sont censés être les enseignements artistiques sans spécialistes ? Combien de lycées peuvent compter sur un professeur d'arts plastiques ? de musique ? de cinéma ? Il n'y a même pas de Capes ou d'agrégation dans cette dernière discipline.

Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008

L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences.

Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008

Je suis assez de cet avis! On trouve le même démon du discours techniciste dans les programmes de français de Première! C'est d'un ennui pour les élèves! Incommensurable!

Ecrit par : Jean | 06 avril 2008

"L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN"

C'est-à-dire que c'est qui ?

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Ah, c'est Christine Juppé-Leblond !

http://www.radiofrance.fr/listen.php?pr=rtsp&file=/redac/04/rm_secondr070504.ra

Qu'est-ce qu'elle imite bien la voix et l'accent de Michèle Alliot-Marie !

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Jean-Paul, je suis surpris de lire que "les rumeurs de suppression du CAPES ou de l’Agrégation d’Arts plastiques sont sans fondement."

Certes, l'agrégation est hors d'atteinte.

Mais le Capes n'existera bientôt plus, de l'aveu même de Mark Sherringham : "Un concours qui serait l’ex-Capes sera donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours."

Alors la suppression du Capes d'Arts plastiques, c'est tout de même plus qu'une rumeur. Et la certification en Histoire de l'art, elle n'a pas été inventée pour rien.

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Paul Raucy, Inspecteur Général, voici ce qu'il faut développer en classe prépa littéraire : "interdisciplinarité, interventions d’acteurs du niveau supérieur, étudiants ou, à l’occasion, enseignants, effort pour déborder le cadre strict des programmes et de leurs divisions, motivation par l’ouverture, en termes de perspectives d’études et en matière de représentation des disciplines et de leurs liaisons, mise en oeuvre d’une logique de projet ; traits qui sont, dans l’esprit, très proches de certaines des préconisations du récent rapport de l’inspection générale sur la série L."

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive.

Ecrit par : JPB

On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses.

Ecrit par : moot | 07 avril 2008

"On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses."

Ecrit par : moot | 07 avril 2008

Oui, il faut assurément se méfier de ça. Mais être relativement prudent, aussi, dans "l'autre sens". Le re-baptème de: "France musique" en France musiques" permet de percevoir plus clairement que ce qu'on appelle la "musique classique" n'est pas la seule forme musicale valable sur le plan artistique.
A une époque que les moins de vingt ans, etc, etc, sur cette chaîne, tout était bon à écouter, pourvu que ce fut "composé avant d'être joué". Ce qui donnait lieu à des retransmissions de grosses daubes classiques, alors que la seule, (ou quasiment) forme de musique jazz était Duke Ellington, (musicien exceptionnel, mais très loin d'être le seul) pour le côté "savant", et Louis Armstrong pour le côté "folklorique".

Sans compter, évidemment, les interminables concerts de "musique contemporaine", ("qu'on comprend rien", comme disait Françoise Guichard il y a peu).
Un tout petit peu de démocratisation ne fait pas que du mal. Mais, effectivement, comme disait Christophe, il n'y a guère que les spécialistes qui puissent, dans le cadre de l'enseignement, en empêcher les dérives.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008

Il me semble que l’ambiguïté provient du vocabulaire.

Je verrais bien utiliser les mots :
- Arts appliqués : maîtrise du geste et des techniques élémentaires (modelage, crayon, fusain aquarelle, collage etc.) pour la formation du primaire à la 4ème. Ce qui ne dispense pas de le faire en référence aux Grands Anciens.
- Arts plastiques pour la suite : lecture d’œuvre, histoire de l’art, rôle de l’institution et du marché, etc. A l’envers, avec des travaux pratiques de mise en application.

On pourrait imaginer conserver une option arts appliqués pour ceux qui souhaitent s’orienter vers les « métiers de l’artisanat d’art » (le plus souvent en liaison avec le tourisme : poterie, croutes néo impressionnistes, portrait, etc.)

Le malaise provient en partie d’une mauvaise compréhension de la rupture dans l’histoire de l’art début XXème.
Les instituteurs, peu cultivés et formés dans le domaine, ont mal compris la définition du mot art : « transmission de sens par un média autre que les mots ».

Ils en ont conclu que faire éclabousser un papier par des mômes permettait d’approcher l’œuvre de Pollock, plier 3 bouts de cartons celle de Judd ...
Pas dur techniquement de faire réaliser une toile à la manière de Dubuffet. Du coup, il semble accessible à un enfant. Sauf que regarder un travail de Dubuffet sans rien savoir de son histoire personnelle, de ses relations équivoques avec Chaissac, avec le marché de l’art etc. consiste à observer des jolies couleurs sur une toile ou du sable collé sur un panneau !

Je vois mal un enfant de 10 ans maîtriser le sens, les références (souvent très externes et théoriques) des modernes et des contemporains. Il m’a fallu 30 ans pour le faire (très partiellement), beaucoup de lectures doctrinales (... indigestes) et un très grand nombre de visites d’expos.

A contrario, dans l’art « classique », le bien fait, le joli, l’éblouissant techniquement masque des aspects conceptuels qui ne sont pas moindres et pas plus explicites (surtout dans une société où la mythologie, la religion et l’histoire ne sont plus au centre des savoirs communs).
La transmission est seulement en apparence plus simple : se réfugier derrière la maîtrise technique permet de se dispenser de la recherche du sens dans le contexte historique !

En gros, on prend 50 gosses (de préférence chinois), on leur tape sur la gueule 10 h par jour avec des pinceaux à la main et un prof de technique. A terme, quelques uns peindront aussi bien que Velasquez ou Ingres, mais aucun ne réalisera les Ménines ou le Bain Turc. Pas seulement parce que la construction ne sera pas aussi magistrale, mais SURTOUT parce que la rupture dans l’histoire de l’art, le sens transmis, le discours critique etc. n’y seront pas (et pour cause).
Comme il faut 30 ou 40 ans pour maîtriser le geste, la facilité consiste à penser que c’est le geste qui fait l’artiste classique !
Oh ! Comme c’est difficile de peindre aussi bien ... Ben, dans le fond, non faut juste de la persévérance et quelques prédispositions psychomotrices ! D’ailleurs à la même époque un grand nombre « d’artisans d’art » avaient la même maîtrise technique (peintres d’atelier ou maîtres mineurs) et n’ont pas laissé d’œuvre parce qu’ils n’étaient pas artistes.

Là est toute la différence entre art appli et art plastique.

Apprécier l’art contemporain ça se mérite, c’est vraiment du travail !
Ce qui ne veut pas dire qu’il n’en est pas de même avec l’art classique ...
Juste on peut faire semblant d’être content devant une toile du XVIIIème parce que c’est joli.
Pour autant sans une solide formation théorique on aura rien compris dans les deux cas.

D’avance, j’entends parler d’émotion : « Devant Monet on est bouleversé, pas devant Buren »
Relativisons ... Le sacre de Napoléon question émotion faut voir ! Par contre, si on est normalement constitué, une installation de feutre et de graisse de Beuys ou les cabanes de Kieffer, ça brasse un rien ... (même si on ne sait rien des auteurs, ce qui est dommage)
Une partie de la peinture classique n’est pas émouvante, idem pour l’art contemporain. L’émotion n’est pas obligatoirement au centre de l’objectif du plasticien, c’est selon ...


PS :
- Le coffret Palette, c’est magique et éclectique (100 €, 18 DVD de Lascaux à Klein). Indispensable à voir et revoir. Pour les flemmards : le cours d’art plastique est tout fait, reste seulement à proposer une synthèse ...
- JPB, sauf votre respect, Basquiat, c’est bien ! C’est plein de sens, de références, c’est profond et léger à la fois, représentatif d’une époque (du marché de l’art et du monde). De ce fait, il me semble que la postérité le retiendra parce que c’est un témoignage fort et grave de ce qu’étaient les années 80 (voir l’excellent film du plasticien Schnabel).
- Ouch ! J’ai encore été trop long !

Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008

La main qui façonne...

Les enfants aiment sculpter...travailler la matière et quelle joie de voir émerger d'un bloc de siporex ce que l'on apréalablement posé sur le papier.Passer du 2 au 3 !

De bons moments en plein air... en abscence de misral !

Ecrit par : Patrickinstit | 07 avril 2008

le " t" s'est envolé !

Ecrit par : patrickinstit | 07 avril 2008

"Ouch ! J’ai encore été trop long !"

Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008

Non! On voudrait plus de messages comme celui-là! Vous êtes passionnant. Merci.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008

Et, se profilant derrière ces cas particuliers, une inquiétude sur le devenir des options, qui alimente la paranoïa ordinaire du corps enseignant — et des étudiants. Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment. Et le ministère devrait comprendre qu’on peut faire un vrai mouvement insurrectionnel avec une somme de rumeurs. À partir d’une certaine masse critique, le faux fabrique du réel. (JPB)

Des écoles maternelles sans enseignants depuis des semaines et un projet de suppression pure et simple de la maternelle.
Des écoles primaires où des méthodes de lecture nuisibles continuent de fleurir. Les heures du samedi supprimées et remplacées par un soutien qui ne sera pas effectif au dire des spécialistes. De nouveaux programmes de primaire dont on est en droit de se demander s'ils seront appliqués étant donné la fronde qui s'organise dans la hiérarchie minée par les pédagos et qui tiennent les instits sous leur coupe.
Des collèges laissés à l'abandon avec une violence croissante.
Des lycées où l'on supprime des options dites coûteuses et non rentables. Une réforme en perspective sans avoir d'abord réformé le collège. Le bon sens n'est pas l'apanage de ce ministère.
Des suppressions de postes par milliers:
11OOO dans le secondaire. 1000 postes d'administratifs. On préfère faire des économies sur le terrain que chez les spécialistes de la machine à café.
3000 postes "dématérialisés" pour reprendre le vocabulaire RGPP, ce qui veut dire 3000 postes transformés en heures supplémentaires.
Des IUFM qui continuent de cracher leur idéologie néfaste. Un futur recrutement des enseignants sur master.
Une réforme en cours de la mobilité des fonctionnaires avec possibilité de licenciement au bout de 2 ans.
Tout cela ce ne sont que des rumeurs, Monsieur Brighelli? De la paranoïa? Je serai nommée sur 2 établissements l'an prochain, d'autres sur 3. Des rumeurs? Vous voulez que je vous envoie les courriers de mon chef d'établissement?
Que vous fassiez partie des nantis de L'EN qui n'ont rien à craindre, on le sait, que vous ayez en plus une sinécure en oeuvrant pour ce gouvernement et ce ministère, fort bien, mais que vous traitiez de paranoïaques les profs qui font les frais de la politique gouvernementale, non. Vous vous contentez de parler de rumeurs, mais les faits sont là, les chiffres sont avancés par votre ministère et votre gouvernement lui-même! Puisque vous soutenez cette politique, défendez-là avec des arguments, des vrais. Dites que vous trouvez très justifiée cette politique de suppression de postes, ce nomadisme des enseignants sur 2 ou 3 postes, cette impossibilité pour des élèves de faire grec, latin, russe et le reste! Mais ne niez pas la réalité en parlant de rumeurs!
Serait-ce un trait des maoïstes ou ex-mao. de nier la réalité quand elle devient gênante, qu'ils soient en Europe ou en Chine? Car après tout c'est vrai, les chinois raisonnent de manière semblable: ils nient la réalité et se disent qu'au Tibet, on peut vraiment construire un mouvement insurrectionnel sur rien, sur des rumeurs!
C'est simple, on efface et on parle d'autre chose.

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

"Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment."

Surtout que la supression du Capes en 2009-2010 n'est pas une rumeur !

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

DÈS QUE L'ON PARLE DES SEINS C'EST FOUT CE QU'ON S'ÉGARE... DE L'EST : TROIS MOTS SUR UNE ÉNORME LACUNE DES PROGRAMMES

Ah l'art à l'école, et plus encore l'histoire de l'art : aux murs de la classe les tauromachies de Picasso côtoyant les baigneuses de Poussin, les ures de Lascaux faisant face à La naissance du monde, un héros ithyphallique poursuivant l'offrande d'une Vénus callipyge..! Qui dira le rôle qu'ont pu avoir dans nos midis précoces l'instituteur épris de beau et le prof d'histoire qui nous ouvraient à la fois les portes du Louvre et les verts paradis de l'éros ?
Donc défendre la place des arts plastiques dans l'école aussi vigoureusement qu'elle mérite de l'être, voilà une cause à laquelle j'adhère, que je soutiens, mieux, pour laquelle il ne semblerait pas déplacé de convoquer sur quelque parvis une protestation blanche avec comme slogan : rose sélavy !
Mais bon sang, n'oublions pas pour autant les constructions géométriques ( pliages et constructions de solides), les mesurages et les travaux manuels ( atelier "bois", atelier "fer") par lesquels l'école hier ( l'école dans le temps ! école d'antan ! diraient les imbéciles), nous initia, par le parti pris des choses, à ces babioles intellectuelles que sont la géométrie - plane et dans l'espace - les mesures d'angles et de volumes.
L'art à l'école, bien sûr, mais aussi le dessin géométrique et l'application à la matière ingrate du rapporteur, de l'équerre et du compas à tracer, de la lime et de la scie à onglet.
Ah qui dira les vertus du bédane pour la formation de l'intelligence, ou celles de la varlope et du bouvet ?
Devrais-je ici rappeler Rabelais et la journée de l'escholier selon Ponocrates ?
Messieurs des programmes, vous avez une lacune à combler.
GM

Ecrit par : guy morel | 07 avril 2008

Bonjour, ça barde; et je comprends les déceptions et les colères - être sur plusieurs établissements à la fois, ce n'est pas la joie. Courage à vous.

Autre point: le colloque Max Rouquette, c'était bien. Quelques images: http://www.max-rouquette.org/centenaire/images_centenaire/Photos-Colloque

J'y suis, mais je ne vous dis pas où....

Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008

Peut-être ici non? ;)

http://www.max-rouquette.org/index.php?mact=Album,cntnt01,default,1&cntnt01albumid=2&cntnt01pictureid=37&cntnt01returnid=98&page=98

Ecrit par : Loki | 07 avril 2008

Il y a en effet fort lieu de s'inquiêter des projets multi-formes lancés autour de la "réforme" de notre belle EducNat. Pour autant, la rumeur remplace bien souvent les faits: les rapports Pochard ou Attali promettent monts et merveilles ultra-libérales mais je vous rappelle que le ministère n'en a pour l'instant rien retenu; la conférence des directeurs d'iouphme aimerait bien, en effet, supprimer CAPES et autre agrégation pour former en son sein étrangleur les futurs professeurs, mais aucun document ministériel sérieux ne le reprend non plus... Vous me direz que tant de silence cache sans nul doute de bien mauvaises intentions... soit! Mais attendons de voir. Les suppressions de postes massives sont, pour l'instant, la seule réalité intangible; si le ministère souhaite demain avoir l'intégralité de la profession dans la rue, il peut en effet y ajouter Pochard et consorts. Mais attendons, pour nous mobiliser efficacement, d'être en face de faits avérés... faute de quoi toute cette agitation fébrile pourrait être déjà retombée au moment où les luttes seront réellement à mener!

PS1: je donne souvent moi-même dans le catastrophisme, mais pour une fois je veux du concret!
PS2: la certification en histoire des arts est bien plus ancienne que la modification des programmes des disciplines artistiques, il n'est donc en rien évident que l'une et l'autre soient liées -en la matière, le ministère a plutôt tendance à accompagner tardivement la réforme plutôt qu'à la devancer. Par ailleurs, une modification de programme ne signifie en rien le transfert vers d'autres intervenants; sinon cela voudrait dire que le CAPES d'histoire-géo est également supprimé, puisqu'un quart des programmes devront désormais intégrer l'histoire des arts...

Ecrit par : Claire | 07 avril 2008

Même sous la torture de la cabre (la chèvre lécheuse, donc, confer "François 1er" avec Fernandel, joli souvenir cinématographique de mon enfance), je ne dirai rien. Coiffure de dingue écheveulé, je sais... Mauvaise habitude, celle de me tortiller les cheveux pendant mes communications. Et puis mince, c'est mon mauvais profil. Mais je n'ai rien dit.

Mais je le répète, je n'ai pas joué à être JPB sur son blog. Néanmoins: c'est sympa de donner dans le texte du Max Rouquette.

Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008

"Mais attendons, pour nous mobiliser efficacement, d'être en face de faits avérés... "

Claire, est-ce que la période de transition que nous serions en train de vivre ne va pas de pair avec ses "dommages collatéraux" (laisser sur le carreau une partie, même infime, des professeurs, pour mener le reste vers le glorieux matin du: "Moins de moyens mais plus d'efficacité")?

Sanseverina et d'autres) ne s'alarme plus, puisqu'elle y est, dedans. Je peux apprécier vos propos mesurés à leur bonne et juste valeur; cependant, celles et ceux à qui on casse la jambe ont bien le droit de dire "aïe", je crois....

Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008

*mode Hercule Poirot on*

Penda, votre promptitude à vous innocenter est plus que suspecte... Pourquoi éprouvez-vous un tel besoin à dire que ce n'est pas vous qui avez pris l'identité de JPB durant les derniers jours? Pour quelle raison, sinon parce que c'était bien vous! Vous êtes démasqué!

*mode Hercule Poirot off*

Ecrit par : Loki | 07 avril 2008

Un mercredi après-midi,il y a quelques années,je passais devant la préfecture et je vis des jeunes collègues enseignants sous une banderole sniupp jetant en jubilant des livres dans des grosses poubelles.Je ne pus m'empêcher de leur dire,mais vous rendez vous compte que vous jetez des livres, des livres.
-Petit bourgeois m'insulta l'un d'eux.
Je m'éloignai,tête basse.
.
Faut-il nous faire un dessein ?

Des personnels "bousculés" dans un lycée
Un proviseur-adjoint et un conseiller principal d'éducation ont été "sérieusement bousculés" au lycée Olympe-de-Gouges de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après l'intrusion d'une trentaine de jeunes extérieurs à l'établissement, a-t-on appris auprès de l'inspection d'académie du département.

Vers 10H30, "une trentaine de jeunes non-identifiés et extérieurs au lycée ont pénétré dans son enceinte, bousculant sur leur passage un certain nombre d'élèves",
.
.
.
"ils ont détruit une exposition d'art plastique"

et "ont sérieusement bousculé le proviseur adjoint et le conseiller principal d'éducation qui ont été pris en charge par les pompiers", a expliqué à l'AFP l'inspection d'académie de Seine-Saint-Denis.

Source : AFP

Ecrit par : bernard | 07 avril 2008

A Claire,Sanseverina et les autres ....
Malheureusement, je crains que la partie ne soit truquée et les dés pipés, car nous avons engagé une partie avec des "partenaires"qui connaissent notre jeu alors que nous ignorons le leur. Ils ont en main des cartes que nous n'avons pas..Desseins inéluctables et dessins impénétrables ...

Ecrit par : Amélie .- | 07 avril 2008

Mais je le répète, je n'ai pas joué à être JPB sur son blog. Néanmoins: c'est sympa de donner dans le texte du Max Rouquette.

Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008

Bien sûr que ce n'est pas pendariès, je peux le certifier, j'ai le capes de faussaire option occitan...

Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

"Un mercredi après-midi,il y a quelques années,je passais devant la préfecture et je vis des jeunes collègues enseignants sous une banderole sniupp jetant en jubilant des livres dans des grosses poubelles."

Ecrit par : bernard | 07 avril 2008

Pourquoi ne dites-vous pas qu'il n'y avait qu'un seul livre, en "X" exemplaires: celui de Luc Ferry, (ministre de l'éducation à l'époque), dont l'envoi systématique avait été vécu par beaucoup de collègues comme une provocation, vu l'argent qu'il avait coûté comparativement au "serrage de ceinture" qui était demandé en parallèle.
On est d'accord ou pas avec le vandalisme, (personnellement, je n'aime pas cela, mais alors pas du tout), mais les circonstances relativisent quand même la portée de l'acte, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008

non

Ecrit par : bernard | 07 avril 2008

J'ai étudié l'Histoire et la Géographie, mais pas l'Histoire de l'Art. Ce n'est pas parce que je peux reconnaître les oeuvres majeures que je peux les enseigner.
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc?

Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008

Penda, allons, on va tous vous reconnaître! Vous donnâtes votre nom une fois ici , il y a peu et il est écrit en dessous de la photo! C'est à peu près comme cela que je vous imaginais: un visage tendre:-) Profitez de ma bonne humeur passagère...et merci pour vos encouragements.

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc?

Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008


Ah oui pour le bleu Klein ça c'est pas bon...

Ecrit par : Sergio | 07 avril 2008

A Amélie ... ("Ils ont en main des cartes que nous n'avons pas..Desseins inéluctables et dessins impénétrables ...")

Vous pouvez connaître leurs cartes facilement. Relisez les textes qui sortent de Bruxelles et d'ailleurs :

Moyoto Kamiya, OCDE, in Courrier de L’UNESCO, décembre 2000 : « Une vaste réforme du secteur public d’éducation est en cours, orientée vers et par le marché ».

Accords de l’OMC qui prévoient « la privatisation de 160 secteurs ou services , pour une libéralisation totale», et parmi ces secteurs, « l’éducation (…) avec la santé, le dernier bastion à prendre » (Moyoto Kamiya, OCDE, in Courrier de l’UNESCO, décembre 2000)

Logique libérale : « privatiser les bénéfices et socialiser les pertes », « les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable, et dont l’exclusion de la société en général s’accentueront à mesure que d’autres vont continuer à progresser ». (Adult learning and technology, un OCDE countries, 1996)

Banque mondiale au service des multinationales : « Investir prioritairement dans l’éducation de base » et « livrer les secteurs secondaires et universitaires aux industriels de l’éducation ». « Encourager le recours au privé » et « consentir des prêts pour les pays disposés à adopter, pour l’enseignement supérieur, un cadre législatif et réglementaire (…) où le secteur privé interviendra davantage au niveau de l’enseignement et du financement ». N’intervenir que si les pays ont su « réformer les systèmes éducatifs directement dirigés par des administrations centrales ou d’Etat (…) lesquelles laissent peu de marges de manœuvre ». (Banque mondiale, Priorités et stratégies pour l’éducation, 1995)

Conférence de Lisbonne, les 17 et 18 mars 2000 : Invitation des ministres de l’éducation des différents pays européens à « se mobiliser pour entrer de plain pied dans la nouvelle économie ».

Conférence du Lobby Gate, septembre 1998 : « L’éducation est l’un des marchés à la croissance la plus rapide. La formation privée et l’industrie de la formation des adultes devraient connaître un taux de croissance à deux chiffres tout au long de la prochaine décennie ». Dès lors, « l’éducation publique devient un concurrent qu’il convient de ramener à la portion congrue ».

Groupe de travail de l’OMC, dirigé par le président de BP Amoco, ex directeur du GATT, Peter Sutherland : « La responsabilité de la formation doit être en définitive assumée par l’industrie ». « L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique ».

Dessin (tu parles!), desseins oui ...

Et je crie aussi, comme Sanseverina !

Effectivement, Guy Morel, l'affaire est plié ... -)

Ecrit par : Hervé | 07 avril 2008

Claire, les suppressions de postes entraînent des suppressions d'options aussi, des classes sur-chargées aussi, des profs qui vont courir d'un bahut à l'autre avec du stress en plus ( on en a déjà assez en collège et je n'ai pas passé l'agreg pour jouer les bouche-trous). La suppression des heures le samedi en primaire, c'est" tangible" comme vous dites. Les instits de maternelle non remplacés en Ille et Vilaine, prenez vos renseignements, c'est vrai. Les méthodes de lecture qui pourrissent la vie des élèves, c'est tangible. Les collèges qui sont à l'abandon, venez chez moi, je vais vous montrer. Les lycéens qui ne peuvent plus faire de latin, grec etc... C'est tangible. Les suppressions de postes, c'est tangible. Le projet de mobilité des fonctionnaires avec licenciement au bout de 2 ans si votre poste a été supprimé et que vous n'avez pas retrouvé un poste dans votre administration d'origine ou dans une autre, c'est un projet. Ah! c'est vrai! C'est un projet! vous avez raison: attendons! Attendons que le projet sur la mobilité des fonctionnaires soit passé à l'assemblée. Attendons! Chut! Pas de vague! Attendons et prions que le projet ne passe pas. C'est ce que disent les Italiens du sud quand quelqu'un tousse et est sur le point de s'étouffer! " Guarda il cielo!"

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

C'est à peu près comme cela que je vous imaginais: un visage tendre:-) Profitez de ma bonne humeur passagère...et merci pour vos encouragements.

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

Penda tu as le ticket avec Sanseverina...........Mais c'est aussi un club de rencontres , ici ?!

Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

"Que vous fassiez partie des nantis de L'EN qui n'ont rien à craindre, on le sait, que vous ayez en plus une sinécure en oeuvrant pour ce gouvernement et ce ministère, fort bien, mais que vous traitiez de paranoïaques les profs qui font les frais de la politique gouvernementale, non. "

Merci Sanseverina.
Cela fait du bien de temps en temps.

Ecrit par : Hervé | 07 avril 2008

A Hervé , merci de vos précisions , mais , c'est ce que je voulais dire au fond , "c'est écrit et on n'y peut rien". Remercions donc aussi au passsage tous les défenseurs de la mondialisation et autres universalistes qui viendront cracher sur nos tombes..........

Ecrit par : Amélie . - | 07 avril 2008

Penda tu as le ticket avec Sanseverina...........Mais c'est aussi un club de rencontres , ici ?!

Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

Ben, évidemment! Vous ne le saviez pas? Le maître des lieux prône "la position six heures et demie"( sic) et tout et tout...

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

"la position six heures et demie"( sic) et tout et tout...

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008


Six heures et demie ! Quand meme, c'est pas mal...

Ecrit par : Sergio | 07 avril 2008

Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Je crois, d'après ce que j'ai pu en entendre, quand j'étais à Genève, que ça se passe déjà de la sorte en Suisse.

Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008

Pouvez-vous en dire plus sur six heures et demie, à moi qui ne connais que les horloges digitales ?

Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

J'ai étudié l'Histoire et la Géographie, mais pas l'Histoire de l'Art. Ce n'est pas parce que je peux reconnaître les oeuvres majeures que je peux les enseigner.
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc?

Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008

Le premier argument est recevable et légitime.
Je ne pense pas que ce soit le rôle d'un prof d'histoire géo d'enseigner l'histoire de l'art stricto sensu (sauf s'il est volontaire et possède une solide culture personnelle dans le domaine).
Tout au plus peut-il mettre en parallèle les faits historiques et les grands courants de pensée philosophiques et artistiques. On espère que c’est le déjà cas !

Le second argument est beaucoup moins crédible : les moyens audiovisuels (vidéo projecteurs et PC portables) sont assez répandus et les supports de qualité (DVD, sites internet) existent.
Récemment, on évoquait ici même leur surabondance et le gâchis de fonds publics associé !
Dans mon lycée les profs d’enseignement général ont exigé d’être doté de tout le matos. Après un an de séjour dans un placard, j’ai tout piqué, personne ne s’en est aperçu ...

Je suis loin d’être obsédé par les TICE mais j’aurais aujourd’hui peine à me passer du vidéo projecteur. Présenter un cours (ou une séance de TD) à partir de tels supports ne veut pas dire tomber dans le charlatanisme de l’auto-construction des savoirs et autres délires inductifs. C’est juste plus pratique qu’un tableau ...
Faut pas mélanger la technique et son usage !
Le meilleur exemple c’est Palette (démarche ultra directive, explicite et magistrale) que JPB évoquait précédemment.

Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008

Zorglub, sans être indiscret, je n'ai toujours pas compris en quelle(s) classe(s) et en quelle matière vous êtes prof.
LP ? Lycée général ? Fac ?

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Pour le troll faussaire, voici les paroles dans le texte. Après, adressez-vous au spécialiste en question.

"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

Pas indiscret du tout Jérémy, y’a pas (ou si peu ...) de cadavres dans mes placards !

Je suis prof de construction mécanique (autrefois dessin technique et mécanique) en lycée technique. Normalien dilettante, j’ai même pas été fichu d’avoir le temps de passer la maîtrise (a fortiori l’agreg) tellement j’ai traîné pour réussir la licence ! Y’avait trop de belles choses à voir et à faire dans la Grande Ville pour un fils de prolo qui, étudiant salarié, se retrouve avec un pouvoir d’achat sans commune mesure avec celui de ses parents.

J'ai des classes de seconde en option ISI, de 1ère et term STI (dans une filière marginale), et quelques heures en BTS.

J'ai eu dans le passé des classes de S en option Sciences de l'Ingénieur (ex bac E pour les papys). Je ne souhaite pas en reprendre pour l'instant. Les méthodes pédagogiques (induction, TP de découverte et d’auto-construction des savoirs etc.) qu'on y impose occasionnent un gaspillage de temps et d’énergie que je supporte mal. Ces élèves ont souvent un vrai potentiel et pourraient acquérir de vraies connaissances si ... c’était permis d’enseigner.

J'ai été TZR durant 5 ans ce qui m'a conduit à enseigner en LP dans des conditions assez atroces pour que je puisse comprendre le désespoir des collègues PLP.

Pour terminer mon CV :
J’ai bossé en Afrique pour le ministère des Affaires Étrangères (qui étaient ... bien étranges à cette époque ancienne).
J’ai également été associé à la création de sociétés de recherches scientifiques et d’expertise en rapport avec le patrimoine.
Je développe également des logiciels spécialisés à temps perdu.

Et vous ?

Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008

Je ne crois pas être perdue hors des réalités de ce monde (certains qui me connaissent ici en témoigneront!), ni faire de l'optimisme béat... J'ai tout fait en matière d'EducNat, postes PEP4 à la gomme, TZR sur plusieurs établissements, dernière arrivée dans les établissements au point que vous prenez l'emploi du temps qui reste, ainsi que la non-reconnaissance du chef d'établissement qui ne vous connaît pas... tout ça en étant agrégée, comme certains le revendiquent ici (j'ajoute que je n'ai jamais pu non plus enseigner en lycée, système de muts oblige!). Je ne sais que trop ce que signifie "mesure de carte scolaire" et suppression d'heures. Dans mes activités annexes (dont syndicales), je passe mon temps à essayer de trouver des solutions pour tous les "balottés" du système et à alerter sur toutes les fadaises qui peuvent sortir. Je sais que les concours sont menacés sous leur forme actuelle, je suis au courant qu'il est question d'aligner le niveau de recrutement de l'agreg sur celui du CAPES... Je sais ce qu'il en est de la réforme possible du statut de la fonction publique... Pour autant, je le répète, il est difficile de se battre sur des textes qui ne sont pas encore sortis et qui donnent lieu aux fantasmes les plus fous! Les méthodes de lecture abjectes, c'est en effet du concret, mais je rappelle à Sanseverina que les programmes du primaire viennent justement d'être réécrits en ce sens! Et les nouveaux programmes de Français de collège semblent intéressants (pour une fois!!). Dans tous les cas, et à moins d'une révolution qu'il m'arrive d'appeler de mes voeux, nous sommes assaillis de toutes parts et nous ne gagnerons pas sur tous les terrains: et je rappelle que je n'ai jamais appelé à voter pour le bling-bling de l'Elysée qui se prend pour Tatcher... On a les réformes que l'évolution malheureusement néo-libérale de notre système mérite!

Ecrit par : Claire | 07 avril 2008

"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008 "

"Etre sur six heures et demie"... J'ose à peine comprendre... Ca veut dire, en gros, être "frappé d'alignement", non?
Effectivement, s'il s'agit bien de ça, situation peu enviable...

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008

Dans tous les cas, et à moins d'une révolution qu'il m'arrive d'appeler de mes voeux, nous sommes assaillis de toutes parts et nous ne gagnerons pas sur tous les terrains [...]

Claire

Voici qui est dit, noir sur blanc. Claire, en effet, je peux le confirmer, n'est pas hors des réalités de ce monde (qui quand même est fort beau, je veux dire: les paysages).

Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008

"Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment."
Surtout que la supression du Capes en 2009-2010 n'est pas une rumeur !

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Il serait urgent que le ministre et ses conseillers soient clairs dans leurs intentions et dans leurs propositions, au lieu de dire à peu près tout et son contraire, et de laisser monter une angoisse tout à fait légitime chez les enseignants et les étudiants. Mettez-vous deux secondes dans la peau des préparationnaires au CAPES et/ou à l'agreg, comme ça, rien que pour voir...
Les suppressions de postes dans les établissements et les réductions des places aux concours ne sont pas une erreur, mais une faute, le péché originel en qq sorte, qui compromet d'office tout ce que M. Darcos pourrait par ailleurs proposer de positif pour l'Ecole, comme les nouveaux programmes du primaire par exemple. Elles sont indéfendables pour quelque raison que ce soit, et ne se justifient que par de misérables raisons gestionnaires : économiser trois euros six cents, que l'on gaspillera par ailleurs en deux temps trois mouvements dans des initiatives sans intérêt du type "salon de l'enseignant innovant" (authentique), processions à Ste Bédeuzie, et autres calembredainesques perlimpinpinades.
En d'autres termes : s'il y a bientôt explosion dans l'éducation nationale, tout aura été mis en place pour cela ! Quand le mécontentement et le stress montent en mayonnaise, un discours clair et cohérent s'impose ...

Ecrit par : FGuichard | 07 avril 2008

Pouvez-vous en dire plus sur six heures et demie, à moi qui ne connais que les horloges digitales ?

Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

http://abardel.free.fr/petite_anthologie/aube_panorama.htm

Ecrit par : Pat | 07 avril 2008

Françoise, vous oubliez le développement durable qui va semble-t-il détrôner la "citoyenneté" au titre de machin inutile, transversal et dévoreur de fric et d'heures.

Ecrit par : Lariba | 07 avril 2008

Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4

Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008

Attendez Jérémy! D'où tenez-vous ces informations? A moins que je n'aie raté quelques scoops sur ce blogs rien n'est encore sûr, si???

Ecrit par : Loki | 07 avril 2008

Penda, au sujet du post/mystère, de Max non pas Aue mais Rouquette...

La solution c'est peut-être tout simplement une attaque/raptus de dédoublement de la personnalité due à un effet de proximité puisque, de votre propre aveu, vous étiez
" à Montpellier du 3 au 6 avril au soir (colloque oblige, puis envie de profiter du beau temps dans la ville)....
:>))

Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008

que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive.
Ecrit par : JPB

On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses.
Ecrit par : moot | 07 avril 2008

Et vous-z-oubliez "les" pédagogies...chères à un blogueur parti vers d'autres pâtures.

Tout ce galimatias a une matrice commune: l'égalitarisme, et son avatar, le relativisme culturel, qui se caractérise par la négation du bon sens, de l'excellence et à terme de la démocratie. Cf R. Boudon: "Renouveler la démocratie: éloge du sens commun" .
Odile Jacob, 2006.

Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008

Attendez Jérémy! D'où tenez-vous ces informations? A moins que je n'aie raté quelques scoops sur ce blogs rien n'est encore sûr, si???

Ecrit par : Loki | 07 avril 2008

Entretien de la SLLMOO (langue et mittérature médiévales) avec M. Sherringham conseiller du ministre de l’Education Nationale.

jeudi 13 mars 2008
J. Ducos, M. Zink, C. Ferlampin-Acher, reçus par M. Sherringham de 16 h à 16 h 45.

Après une présentation de la société, de nos inquiétudes à propos des projets sur le recrutement des enseignants, M. Sherringham a répondu sur les questions suivantes :

Ñ Année 2009 : maintien des concours à l’identique

Ñ Pourquoi une réforme ?

C'est en relation avec la lettre de mission de M. N. Sarkozy envoyée en juillet 2008 à X. Darcos dans le cadre de la revalorisation des enseignants.
Le décalage entre le LMD et le calendrier des concours actuels (Bac + 3 ou Bac +4) ainsi que la formation réelle des candidats souvent plus longue rend la réforme indispensable

Ñ Quel projet ?

Actuellement le ministère est en cours de réflexion, mais s’oriente vers les propositions suivantes :

. Recrutement à bac + 5 des enseignants du secondaire (cf. lettre de cadrage citée plus haut), après un master qui n’a pas à avoir un caractère professionnel.
Seule l’acquisition d’un master serait exigée, sans dissociation master enseignement / master recherche. M. Sherringham a insisté sur l’intérêt pour le niveau des étudiants et pour les masters recherche.
Il n’y aurait plus d’année de préparation au concours spécifique. Aux universités de maintenir le niveau disciplinaire. Ce niveau permettrait une revalorisation des salaires de recrutement des enseignants

. Maintien du concours de l’agrégation, dans son architecture actuelle, comme concours d’excellence, mais avec l’exigence du master pour s’y inscrire.

. Un deuxième concours qui serait l’ex-CAPES serait donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours.

M. Sherringham, à plusieurs reprises, a indiqué qu’il était à l’affût de toute proposition et qu’il les attendait. En revanche, l’urgence est grande puisqu’elles doivent parvenir dans un délai d’un mois.

. Question des docteurs : il a évoqué la possibilité de postes réservés pour les docteurs avec un aménagement d’un des concours.

Ñ Quand ? Le projet ministériel devrait être prêt avant l’été, quels que soient les aléas électoraux ou ministériels.

Ñ Autre question : nous avons abordé aussi la question de la formation continue et M. Sherringham a semblé prêt à appuyer le projet d’une université d’été pour les études médiévales. Il faut présenter là aussi un projet, sans urgence (échéance 6 mois).

Ecrit par : TIGER LILITH | 07 avril 2008

Merci Pat, le commentaire d'Aube vient confirmer ce que je pensais, bien que je ne sois pas un littéraire : à midi, on bande violemment et à six heures et demie, c'est la débandade. Donc, les 2 phrases de JPB sont contradictoires. Il faut peut-être remplacer "jamais " par toujours ou ajouter une négation :"ne sont sans doute jamais que" ? Mais comme il s'agit d'un passage sorti d'un contexte, je ne sais pas trop.

"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…

Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008

Mon commentaire, purement informatif, tombe bien. Juste quand J.P.B. parle de dessins et des seins. Justement je viens de procéder à un rajeunissement de ma note "Le détournement du constructivisme psycho-pédagogique par les peintres Pompiers.
Pour ceux qui la connaissent, une petite révision ne leur fera pas de mal. Pour les autres, un peu de cuculturel leur fera le plus grand bien.
Les illustrations sont suffisamment belles pour se suffire à elles-mêmes. Oeuvrer à la réhabilitation des Pompiers est aussi nécessaire que de contribuer à la destitution des Meirieux. Cela confortera d’ailleurs les psycho-pédagogues dans la conviction que leurs adversaires sont d’infâmes réacs : outre la restauration du knout (le baton), nous ne sommes capable de proposer comme carottes que des images salaces dignes des barbons barbares et barbus du XIXéme siècle.
NB : des esprits chagrins peuvent ne pas reconnaitre Brighelli dans les deux œuvres qui lui sont consacrées. Qu’ils sachent qu’il n’a accepté de poser qu’à la condition qu’on lui rase la moustache… Contrairement aux psycho-pédagogues, la moustache repousse plus drue, quand on lui coupe l’herbe sous les pieds.
La suite à :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/07/le-detournement%e2%80%a6/#more-3777

Ecrit par : Roger Felts | 07 avril 2008

Extrait du blog indiqué ci-dessus:

"Ce n'est pas l'enfant mais Meirieu qui est au centre du système."

Très juste!
Enfin il esaye de s'y maintenir par tous les moyens, et jusqu'à maintenant il trouve encore assez d'imbéciles pour le lire et croire que derrière le verbiage il y a un contenu.

Ecrit par : Jean | 07 avril 2008

Entretien de la SLLMOO (langue et mittérature médiévales) avec M. Sherringham conseiller du ministre de l’Education Nationale.

jeudi 13 mars 2008

Je ne vois pas vraiment l'intérêt de nous ressortir cet entretien qui a déjà été vu, lu et commenté sur ce blog? Quelle valeur a-t-il?

Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008

L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences.

Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008

Je suis assez de cet avis! On trouve le même démon du discours techniciste dans les programmes de français de Première! C'est d'un ennui pour les élèves! Incommensurable!

Ecrit par : Jean | 06 avril 2008
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Peut-être parce que ce n'était pas bien fait ? Mais mon propos était surtout que parler d'oeuvres que l'on aime bien n'est pas savoir les présenter. Le discours techniciste est souvent l'ennemi du sens, on se goinfre de termes techniques donnés pour eux mêmes. Mais il n'en demeure pas moins qu'un texte littéraire ou un film ou un tableau demande qu'on sache l'observer pour ce qu'il est, et pas uniquement comme point de départ d'une argumentation, voire d'un catéchisme (cf. les sempiternels films sur "la différence" et ses variations innombrables).

Ecrit par : Christophe853 | 08 avril 2008

Tiens, au fait, une petite question épistémologique; on parle ici d'enseignements artistiques. Or, pour beaucoup de blogueurs ici présents, la pédagogie est un art. Alors, en quoi n'aurait-elle pas à être enseignée, d'une manière ou d'une autre!
(Pas sur la tête! Je ne suis pas en train de faire l'apologie des sciences de l'éduc! C'était une simple question!)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

"Peut-être parce que ce n'était pas bien fait ? Mais mon propos était surtout que parler d'oeuvres que l'on aime bien n'est pas savoir les présenter. Le discours techniciste est souvent l'ennemi du sens, on se goinfre de termes techniques donnés pour eux mêmes. Mais il n'en demeure pas moins qu'un texte littéraire ou un film ou un tableau demande qu'on sache l'observer pour ce qu'il est, et pas uniquement comme point de départ d'une argumentation, voire d'un catéchisme (cf. les sempiternels films sur "la différence" et ses variations innombrables)."

Ecrit par : Christophe853 | 08 avril 2008

Hé oui. Ce sont, pour le coup, des paroles de bon sens.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Merci à Robin pour son message du 6 avril sur MECANIQUE et concernant " Le Tour d'écrou" d'Henry James. J'ai tout juste le temps de consulter Bonnet d'âne cette semaine. Entre les parties de nain jaune, de jeu de l'oie, les mandalas à colorier ( seul point en rapport avec le fil de discussion)et toutes les petites choses consistant dans" l'art d'être grand-mère" sans oublier l'espoir de mettre le nez dehors malgré cette ********* de temps ,je ne m'ennuie pas. Et en plus, je n'ai même pas encore lu " Fin de récré. "Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2008

"la pédagogie est un art" dit Christophe. Oui, mais c'est un art théâtral, rien à voir avec le contorsionnisme pédagol, qui relève plutôt du cirque...

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

Or, pour beaucoup de blogueurs ici présents, la pédagogie est un art. Alors, en quoi n'aurait-elle pas à être enseignée, d'une manière ou d'une autre!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

La pédagogie est un art, tout à fait, qui dépend de la personnalité du maître et de son talent inné d'expliquer. On ne peut donc l'enseigner, puisqu'on ne peut pas donner à quelqu'un un talent qu'il n'a pas.

Si donc les considérations théoriques sur la pédagogie ne sont rien d'autre que de vains bavardages (Meirieu...), on peut cependant comparer les façons de faire des uns et des autres, et se déterminer pour celles qui paraissent les plus efficaces. Par exemple, mettre l'enfant de CP devant des mots entiers à apprendre par coeur est d'une inefficacité totale, et en plus c'est dangereux pour les circuits neuronaux: tout instituteur raisonnable écartera donc résolument cette façon de faire ( qui est la méthode globale, ou semi-globale). De même, mettre "l'élève au centre du système" entraîne des pratiques inefficaces et dangereuses pour l'équilibre dudit élève, comme on le voit dans les beaux collèges-foutoirs d'aujourd'hui. La simple considération de l'efficacité conduit donc tout naturellement à renoncer à ce slogan "pédago" et à enseigner à l'ancienne (leçon, puis exercices d'application) c'est-à-dire de façon explicite. Ceux qui ont voulu faire de la pédagogie l'objet d'un enseignement se sont tous plantés, comme le prouvent les dégâts commis par l'"auto-construction des savoirs par l'élève" et par "l'élève au centre".

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Mais l'horaire de Français est insuffisant au lycée. Pour leur apprendre à faire une intro. ou un paragraphe, il faut du temps, une heure par semaine, en module ou classe entière, pour malaxer la méthode, la faire digérer. Ils écrivent, puis je leur demande de lire à voix haute leurs "productions". Au début, ils rechignent, puis ils sautent l'obstacle. Ils passent leurs textes au "gueuloir", parce qu'ils comprennent que ça doit bien "sonner". On juge ensemble la qualité du texte, je les conseille, les guide et corrige, leur donne des "trucs" et ils le remanient jusqu'à ce qu'il soit bon. Là, dans ce travail au brouillon, ils comprennent qu'écrire, ce n'est pas seulement aligner des mots, n'importe comment.. On garde ensuite le ou les meilleurs, comme modèles, et ils sont fiers d'avoir mis les mains dans la farine. Art théâtral, mais aussi art culinaire, donc.

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

En effet Jean, il n'y a pas d'autre façon d'enseigner que de les faire se coltiner à l'application de la leçon. En tout cas, je n'ai jamais su faire autrement, parce que c'est le plus logique et le plus simple.

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

"Oui, mais c'est un art théâtral"

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

A fond d'accord avec ça, merci, Amélie!
Et on est plus ou moins prédisposé sur ce plan. Ce qui n'empêche de toute évidence, Jean, qu'on puisse y progresser de manière notable, avec une formation appropriée.
C'était d'ailleurs le sens de ma remarque précédente, et mon but n'était pas de vous faire sortir de nouveau votre diatribe contre les "pédagols". Mais vous partez toujours au quart de tour.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Nous devons être à la fois comédiens et metteurs en scène...

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

Oeuvrer à la réhabilitation des Pompiers ...

Ecrit par : Roger Felts | 07 avril 2008

Je suis pour ... mais sans les moustaches ;o)))

Ecrit par : yann | 08 avril 2008

"La pédagogie, un art théâtral"?

Oui, j'avais écrit quelque chose comme ça sur ce blog (que ça aidait d'être un peu théâtreux). A la réflexion, je me demande si c'est tellement juste. Car le professeur n'est pas une illusion comme l'est le personnage joué par l'acteur. Il ne joue pas un rôle, il n'est pas un personnage, mais une personne chargée d'expliquer et de transmettre aux élèves des connaissances à l'importance desquelles elle croit. Alors, certes, il peut être utile d'être un peu vivant devant ses élèves, de faire de l'humour de temps à autre. Pour autant, est-ce nécessaire? En fin de compte, je ne crois pas. Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. Un professeur qui ne se déride jamais - après tout , les élèves sont-ils là pour rire ou pour travailler? - peut être un excellent professeur. L'autorité du professeur lui vient du sentiment qu'ont ses élèves qu'il possède parfaitement sa discipline et qu'il est persuadé de l'utilité qu'il y a pour eux à la posséder aussi, bref, qu'il sait où il les conduit. Pour le reste, qu'il soit théâtreux ou pas, qu'il soit d'un marbre olympien ou qu'il fasse le guignol, "adiaphora", comme disaient les Grecs!

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Non.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

"qu'il soit d'un marbre olympien ou qu'il fasse le guignol, "adiaphora", comme disaient les Grecs!"

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Etre d'un marbre olympien, c'est aussi du théâtre, Jean.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Très juste Jean, mais ceux qui sont "comédiens "dans la vraie vie, qui aiment la théâtraliser, seront aussi eux-mêmes, de cette façon-là, en classe. Donc, dans tous les cas, on enseigne avec ce qu'on EST....L'estrade, aujourd'hui virtuelle, peut-être soit la scène où l'on joue, soit l'Olympe d'où l'on dispense sa science, ou les deux à la fois, selon les jours, selon l'humeur, selon le sujet du cours....

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

Merci à Robin pour son message du 6 avril sur MECANIQUE et concernant " Le Tour d'écrou" d'Henry James. J'ai tout juste le temps de consulter Bonnet d'âne cette semaine. Entre les parties de nain jaune, de jeu de l'oie, les mandalas à colorier ( seul point en rapport avec le fil de discussion)et toutes les petites choses consistant dans" l'art d'être grand-mère" sans oublier l'espoir de mettre le nez dehors malgré cette ********* de temps ,je ne m'ennuie pas. Et en plus, je n'ai même pas encore lu " Fin de récré. "Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2008

Le "manaalas", étant avant tout une démarche de recentrement, peut se révéler très positive avec les élèves dont l'attention est très dispersée.

C'est aussi une façon de présenter un cours ou une notion autrement, schéma "centré" contre schéma 'linéaire".

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Le "manaalas"

les mandalas !

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Etre d'un marbre olympien, c'est aussi du théâtre, Jean.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Mais pas du tout! C'est simplement de la concentration, du sérieux. Il y a des professeurs qui sont naturels devant leur classe en étant impassibles.

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Non.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Si!

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Jean, je puis vous affirmer que j'ai rencontré quelques PE, (et PLC) extrêmement qualifiés concernant leur discipline et, malgré tout, en grande délicatesse avec le fait d'avoir à affronter un groupe, une classe. J'ai moi-même été dans ce cas.
Et je puis vous assurer également à cet égard que la pratique du théâtre, (et de la scène) peut débloquer un certain nombre de choses concernant cet état de fait, et faire progresser de manière notable et spectaculaire.
Vous êtes vous-même certainement assez équilibré et sûr de vous pour ne pas avoir besoin de tels "artifices." Faut-il, pour autant, vous réfugier dans une sorte de discours qui consiste à dire de manière définitive et fermée qu'on est fait pour l'enseignement, ou pas?

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Le "manaalas"
les mandalas !
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Je préfère les "manalas" ! ;-)
http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/recette/309615/1157

Et nous sommes toujours dans les arts appliqués ou bien ?

Ecrit par : lucile | 08 avril 2008

Ben oui! On ne peut pas trouver mieux que la pédagogie, comme art "appliqué"!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Jean, je puis vous affirmer que j'ai rencontré quelques PE, (et PLC) extrêmement qualifiés concernant leur discipline et, malgré tout, en grande délicatesse avec le fait d'avoir à affronter un groupe, une classe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Disons qu'il faut trouver le ton juste, se donner une "surface" qui passe la rampe. Là-dessus, on est bien d'accord. Mais est-ce que ça s'apprend?
Peut-être bien quand même pour certaines règles de bon sens, comme le fait qu'il est absolument impératif d'être infect, voire injuste sur la question de la discipline pendant les premières séances de l'année, par exemple, interdire explicitement le bavardage et punir à tour de bras pour le moindre chuchotement suspect sans se préoccuper d'être bien vu ou pas, jusqu'à ce que ce soit entré dans les cervelles!

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

un lien qui marche pour les "manalas"
http://tinyurl.com/2n29u7

Ecrit par : lucile | 08 avril 2008

Ben oui! On ne peut pas trouver mieux que la pédagogie, comme art "appliqué"!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Mon lien ne marchait pas : en fait je pensais à la cuisine (désolée du HS, en voyant le "manaalas" de Robin, à 12h30, je n'ai pas résisté)
Le bon lien arrive.

Ecrit par : lucile | 08 avril 2008

Jetez un oeil à cet article :
http://www.liberation.fr/actualite/societe/319975.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450

ça chauffe pour Darcos !

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

"Disons qu'il faut trouver le ton juste, se donner une "surface" qui passe la rampe. Là-dessus, on est bien d'accord. Mais est-ce que ça s'apprend? "

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Oui, ça peut, et heureusement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Penda, au sujet du post/mystère, de Max non pas Aue mais Rouquette...

La solution c'est peut-être tout simplement une attaque/raptus de dédoublement de la personnalité due à un effet de proximité puisque, de votre propre aveu, vous étiez
" à Montpellier du 3 au 6 avril au soir (colloque oblige, puis envie de profiter du beau temps dans la ville)....
:>))

Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008

J'vous jure, madame ("La vie est un long fleuve tranquille"), que je n'y suis pour rien; même en raptus! J'étais au resto, le soir, à Gruissan ("La Cranquette", excellente cuisine, tout y est frais, le poisson est cuit à la plancha, et de très goûteuses saint-Jacques, je vous le conseille ce restaurant, une merveille, une carte variée et que de saveurs!); et le dimanche, j'étais à Port-Lecaute à manger des huîtres chez le producteur, et le soir, avec un de mes vieux potes, j'étais au cinoche à regarder "Doomsday" (vive, les heighties!!!!), avec un clan de cannibales dedans (hello Kap!!!!).

Donc, point de fessée, Jean-Paul, - merci bien.

Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.

Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.

Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Mais comment sont réparties ces suppressions ? Est-ce le proviseur qui gueule le plus fort qui garde ses profs ?
Est-ce tiré au sort ?
12 postes en moins = réduction d'effectif de 10%, ou quelque chose comme ça, non ?
Or globalement, on doit supprimer entre 1 et 2% des postes...
Le ministère de l'EN a un fonctionnement quelque peu sybillin.

Ecrit par : Japhet | 08 avril 2008

Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.

Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Mais comment sont réparties ces suppressions ? Est-ce le proviseur qui gueule le plus fort qui garde ses profs ?
Est-ce tiré au sort ?
12 postes en moins = réduction d'effectif de 10%, ou quelque chose comme ça, non ?
Or globalement, on doit supprimer entre 1 et 2% des postes...
Le ministère de l'EN a un fonctionnement quelque peu sybillin.

Ecrit par : Japhet | 08 avril 2008

J'irai me renseigner.

Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.

Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008

Chez nous (lycée général plutôt chic, avec prépas et recrutement moyen +) , 5 suppressions, et pas d'effectifs à la baisse, tant s'en faut : la ville est en pleine expansion, et on ne sait plus où mettre les potaches. Cherchez l'erreur ?

Ecrit par : FGuichard | 08 avril 2008

Pour interroger Darcos via votre webcam dans le cadre de l’émission « la tribune BFM Dailymotion): http://www.dailymotion.com/group/98361
Posez vos questions avant dimanche soir (date de l’émission ).

Ecrit par : b. | 08 avril 2008

Moment de béatitude ici : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/08/ecole-revision-indispensable-par-denis-kambouchner_1032285_3232.html

Ecrit par : FGuichard | 08 avril 2008

idée de question pour X D

sachant que 14 stylos coûtent 254 euros, combien coûtent 4 stylos?
:=)))

Ecrit par : b. | 08 avril 2008

Pour le reste, la seule question postée pour l’instant n’est pas très intéressante : prévention de l’alcoolisme à l’école en fait-on assez ?

Ecrit par : b. | 08 avril 2008

" Un cours peut être très ennuyeux, et être quand même un bon cours"

Cela dépend du niveau auquel on enseigne. A l'université, avec des étudiants assez mûrs pour apprécier avant tout le contenu intellectuel du cours, c'est tout à fait vrai. Raymond Aron avait un débit monocorde, très lent, il ne prenait pas la peine de "mettre en scène" quoi que ce soit, de retenir l'attention par tel ou tel artifice. Il n'empêche : la substance intellectuelle était bel et bien là.

En ce qui concerne l'assurance face au groupe classe, je peux confirmer que la compétence disciplinaire ne suffit pas. Lorsque, toute jeune agrégée, j'ai commencé à enseigner alors que je n'avais plus mis les pieds dans une classe depuis ma propre scolarité ( à l'époque les agrégés ne passaient pas par les CPR) j'ai rencontré des difficultés considérables qui ont failli m'amener à la démission. J'avais un tempérament timide, introverti, pas du tout porté à théâtraliser. J'ai dû apprendre sur le tas, et considérablement forcer ma nature. Un peu d'aide aurait été bienvenu.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

"J'avais un tempérament timide, introverti, pas du tout porté à théâtraliser. J'ai dû apprendre sur le tas, et considérablement forcer ma nature. Un peu d'aide aurait été bienvenu."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

Vous êtes très loin d'être seule dans ce cas, Sylvie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Peut-être — mais combien d'enseignants sont des comédiens plus ou moins rentrés, qui se défoulent (avec ou sans bonheur) sur la scène scolaire…
N'y voyez aucune naïveté : j'ai toujours aimé être regardé… Mais d'aucuns s'en sont douté, non ?
Quant à la qualité du spectacle, c'est encore autre chose…
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008

Darcos répond : «Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des professeurs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter.»

Merci pour l'article, Amélie.
Bon, alors, on sait ce qu'il nous reste à faire. Parce que bien sûr lorsqu'on fait grève et qu'on "râle", on ne peut être un professeur sérieux et se faire respecter! Décidément! Il les accumule!
Adonc, j'accepterai sans "râler" l'enseignement en séquences, les instructions officielles détestables qu'on nous impose, les projets fumeux, les heures de vie de classe, les sorties dans les commissariats avec les élèves, les petits-déj de 8H à 10h à la place des cours etc etc...
C'est vrai, j'aurais dû y penser plus tôt et je n'aurais pas été "choisie" par mon chef d'établissement pour jouer les bouche-trous l'an prochain, et j'aurais eu une chance d'être hors-classe!
Qu'il continue comme cela le brave Darcos et on va tous finir dans les bras des pédagos!:-)

Ecrit par : Sanseverina | 08 avril 2008

C'est le vrai jpb qui parle ici ? Il me semble pourtant reconnaître le narcissisme de dobolino, non ? Depuis quelques jours on est un peu perdus dans ce jeu de masques.
Oui,le prof est un cabotin qui aime séduire et être écouté, plus que s'écouter lui-même... Mais comme tous les comédiens, on peut connaître le bide...

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

En ce qui concerne l'assurance face au groupe classe, je peux confirmer que la compétence disciplinaire ne suffit pas.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008

C'est l'évidence même. Mais est-il obligatoire d'en "faire des tonnes "en matière de théâtralisation pour tenir une classe?

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Amélie ! Vous m'avez vu en direct live ! Alors dites franchement ce que vous en pensez !
JPB
PS. La compétence ne suffit pas. Mais l'incompétence tue.

Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008

"C'est l'évidence même. Mais est-il obligatoire d'en "faire des tonnes "en matière de théâtralisation pour tenir une classe?"

Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Mais non! Qui a prétendu ça???

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

"Peut-être — mais combien d'enseignants sont des comédiens plus ou moins rentrés, qui se défoulent (avec ou sans bonheur) sur la scène scolaire…"

JPB

Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008

Personne n'en doute, Jean-Paul! Je pensais simplement à ceux pour qui c'était moins évident, et pour qui la pratique seule ne fera peut-être pas assez avancer les choses. Pas assez vite, en tous cas! On peut vraiment gagner du temps, croyez-moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008

Darcos répond : «Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des professeurs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter.»

Il y avait aussi quelques râleurs qui se faisaient respecter. C'est curieux comme nous sommes devenus politiquement corrects.

Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours, critiquer ouvertement le proviseur et décrire dans le détail les petites histoires en coulisses (trois exemples, trois enseignants différents)...et ne susciter que respect, affection amusée ou amusement tout court.

Impossible aujourd'hui. C'est tout de suite la plainte à la gendarmerie et le coup de fil au rectorat.

Quelle époque conformiste et ennuyeuse. Ca valait bien la peine de faire 68 pour en arriver là !

On se souvient ausi de ceux-là.

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Qu'il continue comme cela le brave Darcos et on va tous finir dans les bras des pédagos!:-)

Ecrit par : Sanseverina | 08 avril 2008

Cela s'appelle : scier la branche où on est assis. Ou encore, comment, avec un préjugé plutôt favorable ds la majorité du corps enseignant, XD a fini par se tirer une balle dans le pied, et se mettre, pour des raisons diverses et pas forcément convergentes, tout le monde à dos (et le pied et le pied, et le dos et le dos, alouette alouette, aaaaaaa, alouette, gentille alouette, alouette on nous plumera).

Ecrit par : FGuichard | 08 avril 2008

A jpb
Le comédien et l'orateur étaient excellents, l'humour intéressant,le texte brillant et la gestuelle méridionale, sans excès.
Vous n'avez pas pensé à faire de la politique, car un poste risque de se libérer bientôt,à la tête de l'EN ?
P.S.Pour le costume de scène, pourtant, on a pu remarquer que vous portiez le même pull qu' à la télé.N'oubliez pas que les élèves aiment le changement, et la coquetterie..

Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008

Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours,

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...



Quelle époque conformiste et ennuyeuse.

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008


Que oui ! Assez effrayant, en effet. Ca doit etre le Gulf Stream, dirait Orsenna...

Ecrit par : Sergio | 08 avril 2008

Un professeur qui ne se déride jamais - après tout , les élèves sont-ils là pour rire ou pour travailler? - peut être un excellent professeur. L'autorité du professeur lui vient du sentiment qu'ont ses élèves qu'il possède parfaitement sa discipline et qu'il est persuadé de l'utilité qu'il y a pour eux à la posséder aussi, bref, qu'il sait où il les conduit.
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008

Ça, pour sûr, c'est vrai. J'ai eu un prof d'HIDAOA (Inspection des viandes) qui était aussi rigide qu'une carcasse en chambre froide et que nous surnommions François-Joseph, pour vous donner une idée du personnage. L'efficacité de ses enseignements était telle que, 27 ans plus tard, alors que je n'ai jamais eu idée de travailler en inspection sanitaire, tout est là, de l'appertisation à la surgélation, des motifs de saisie totale à ceux de saisie partielle, des normes des abattoirs CEE aux normes nationales. C'est ancré et je vous assure que je ne l'ai jamais vu sourire ni plaisanter ni faire le zouave. Ses enseignements étaient réglés comme du papier à musique, aussi bien cours que TP, sans fantaisie aucune et il enseignait une matière qui ne remportait pas l'adhésion des foules, c'est le moins qu'on puisse dire. Les contrôles de connaissance étaient extrêmement sévères, sans aucun chouchou ni tête de turc.

Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008

Le "manaalas"

les mandalas !

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Moi, je préfère Ménélas!
"
Ménélas (entrant)
Je suis l'époux de la reine,
poux de la reine, poux de la reine,
Le Roi Ménélas!

Orestes, Achille, Ajax, Calchas
Le Méné, Ménélas!

Ménélas
Je crains bien qu'un jour Hélène,
Qu'un jour Hélène, qu'un jour Hélène,
Je le dis tout bas...

Tous
Il le dit tout, tout, tout bas!

Ménélas
Ne me fasse de la peine
N'anticipons pas.
Je suis l'époux de la reine,
poux de la reine, - poux de la reine,
le Roi Ménelas, le Mé... le Ménélas!

Tous
C'est l'époux