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30 mars 2008
MECANIQUE
Ils ont dit "mécanique"…
Mon excellent ami Guy Morel, qui veille (entre autres) aux destinées du GRIP et participa — avec d'autres — à l'élaboration de la Pensée Darcos sur le Primaire, est souvent intervenu sur ce blog pour apporter des informations de fond — ou des mouvements d'humeur.
Cette fois, le voici qui sort de ses gonds. Une lettre-pétition, signée par ce que le Pédagogisme a fait de plus borné, et par ce que le syndicalisme a fait de plus réactionnaire, circule dans les écoles, sous la houlette de certains responsables qui en prennent à leur aise avec leur propre hiérarchie (voir au bas de cette Note). Leur but apparent ? Cisailler les nouveaux programmes du Primaire, avant même qu'ils ne soient définitivement écrits. Leur but réel ? Participer aux discussions au ministère, se goberger aux frais de la princesse, usurper quelques filaments de pouvoir, justifier leurs titres pompeux de "président" de ceci ou cela — et veiller à ce que rien ne change, afin que tout demeure — comme ne disait pas le prince de Lampedusa. La liste des signataires a ceci de précieux qu'elle nous donne, à nous qui œuvrons pour la rénovation de l'Ecole, la liste des parasites. Monsieur le ministre, peut-être serait-il temps de faire le ménage ? Un membre éminent du PS, en 1981, proposait de couper quelques têtes. Rappellerai-je qu'un peu de terreur ne nuit pas à l'exercice de la vertu — "la vertu, sans laquelle la terreur est funeste. la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante", comme disait un grand homme fort calomnié… ?
Guy Morel m'a proposé un joli texte, sérieux, historique, et succinct, en réponse aux calomnies de ces 19 signataires qui, avec quelques autres (Ferry, Lang, Ouzoulias, Charmeux, Frackowiack — et j'en passe) recomposent cette Conjuration des imbéciles dont parlait jadis John Kennedy Toole. Je lui laisse dès à présent la parole.
Jean-Paul Brighelli
Parmi toutes les accusations lancées par les opposants aux projets de programmes du primaire, il en est une qui revient comme un refrain, c’est celle de « mécanisme ». « Le projet que vous nous présentez est marqué par un alourdissement des contenus, par une conception mécaniste des apprentissages et un affaiblissement de leur dimension culturelle » dit la pétition des « dix-neuf ». Et Philippe Joutard, qui présida à l’élaboration des calamiteux programmes de 2002, de renchérir : « Sous prétexte de retour aux fondamentaux, on privilégie la mémorisation mécanique des règles orthographiques et grammaticales, au détriment de la compréhension… De même, en mathématiques, on perd beaucoup de temps à imposer l’apprentissage mécanique d’opération sur le papier à des élèves toujours plus jeunes, au détriment de l’objectif final, la résolution des problèmes. »
« Dimension culturelle », « compréhension », « résolution de problèmes » d’un côté, « conception mécaniste », « mémorisation et apprentissage mécaniques » de l’autre, mots valorisants contre mots discréditants : on peut sourire tant la ficelle polémique est grosse. Ce serait toutefois rendre un bien grand service aux auteurs de ces propos que s’en tenir à la dénonciation de leur logomachie et les dispenser d’avoir à répondre sur le fond. Ne leur faisons donc pas ce cadeau, et, puisqu’ils ont mis le sujet sur le tapis, parlons donc du mécanisme et plus particulièrement du mécanisme dans l’enseignement du calcul à l’école primaire.
Vieux débat, qui nous oblige à revenir plus d’un siècle en arrière, à ce fameux « âge d’or mythique » de l’Instruction publique, comme disent les sectateurs de l’amnésie, à ces années 1900-1920 qui virent à la fois l’achèvement de l’alphabétisation de la population de la France et l’avènement, dans le même pays, d’une école mathématique (Borel, Lebesgue, Hadamard, Poincaré) considérée alors comme la première du monde.
Donc à cette époque reculée et barbare, il advint - on n’ose penser que Philippe Joutard ou Roland Charnay puissent l’ignorer - que d’aucuns s’inquiétèrent soudain du tour un peu mécanique que prenait dans les écoles l’enseignement du calcul et de l’arithmétique. Et il advint qu’un professeur à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, Jules Tannery, spécialiste d’Évariste Galois et lui-même mathématicien de renom, explique longuement, dans un article passionnant paru en 1904 dans la Revue pédagogique, en quoi la part mécanique dans l’apprentissage du calcul était non seulement inévitable mais nécessaire à l’intelligence des choses mathématiques.
Cet article constitue un excellent cours de pédagogie pratique du calcul, et il devrait être au programme des IUFM où il remplacerait plus qu’avantageusement les séquences sur la donation du sens et autres billevesées didacticiennes sur l’apprentissage du calcul par tâtonnements.
Les quelques extraits qui suivent permettent déjà de juger du sérieux de l’argumentation des contempteurs des projets de programmes.
(version complète à http://michel.delord.free.fr/tan-sp.pdf)
Sur l’enseignement de l’arithmétique à l’école primaire
Jules Tannery, revue pédagogique, février 1904
EXTRAITS
" Il y a, dans tous les enseignements, une partie mécanique et routinière qu'il faut accepter avec modestie. (…) Que l'on soutienne l'enfant ou l'apprenti par l'espoir d'un temps où la répétition de l'effort aura supprimé la difficulté, j'en suis d'avis ; mais qu'on se garde bien de lui inspirer du mépris pour ce qu'il entre de machinal dans cette répétition. Il faut que le geste soit machinal (…)
L'enseignement de l'arithmétique, dit-on, semble n'avoir plus d'autre objet que de mettre l'écolier en état d'appliquer un certain nombre de règles qu'il ne comprend pas. Il ne faudrait pas s'exagérer l'importance de la justification théorique de certaines règles ou opérations : je m'imagine que tout le monde reconnaît l'impossibilité de justifier à l'école, par un raisonnement rigoureux, la règle de la division des nombres entiers, mais que, tout en reconnaissant cette impossibilité, quelques personnes s'en affligent. Je voudrais qu'elles se consolassent entièrement. Si c'est là ces règles que l'écolier ne comprend pas, il n'y a pas lieu de s'en émouvoir, à mon avis. (…)
Il ne doit pas y penser ; il doit mettre toute son attention dans l'application correcte des règles qu'il sait être vraies, et plus cette application est machinale, plus elle est sûre. Le mathématicien même emploie des outils qu'il n'a pas vérifiés et dont il ignore parfois comment ils ont été fabriqués.
Ce que les enfants ont besoin de comprendre, c'est le sens de l'opération, c'est ce qu'elle permet d'obtenir. Je m'imagine qu'on leur apprend cela à l'école, et, peut-être, mieux qu'on ne fait au lycée.
Comment arrive-t-on à faire comprendre aux écoliers le sens de chacune des quatre règles ? Je crois bien que, là-dessus, la plupart des instituteurs m'en remontreraient. (…)ils commencent par des exemples concrets, avec des nombres très simples : j'ai sept billes dans ma poche gauche et cinq dans ma poche droite ; je prends ces cinq billes et je les mets dans ma poche gauche ; combien y a-t-il de billes dans cette poche gauche ? Des douze billes qui sont maintenant dans ma poche gauche, j'en prends cinq que je mets dans ma poche droite ; combien en restera-t-il dans ma poche gauche ? Et si je remets ces cinq billes dans cette poche gauche, combien contiendra-t-elle de billes ? Voici quatre petits tas dont chacun comprend cinq billes ; je mets toutes les billes en tas ; combien y en aura-t-il dans ce tas ? J'ai dix-neuf billes que je veux partager entre cinq enfants ; chacun reçoit trois billes, et il m'en reste quatre. Chaque opération reçoit son nom. Les exemples sont repris, multipliés, diversifiés. Les nombres sont assez simples pour que les calculs puissent se faire de tête, ou même sur des objets réels ; on demande aux enfants, pour une foule de petits problèmes, non seulement d'arriver au résultat, mais de reconnaître chacune des opérations qu'ils ont faites, de la nommer ; on passe à des cas un peu plus compliqués où il faut faire deux, trois de ces opérations ; là encore, il ne suffit pas que les enfants trouvent le résultat exact, ils doivent analyser le calcul qu'ils ont fait : d'abord une addition, puis une soustraction, etc. Sans doute tous ceux sous les yeux desquels cette page est tombée se disent : " Oui, c'est ainsi que l'on fait, à peu près, avec des exemples, ou avec d'autres... " Et comment ferait-on autrement ? Il suffit d'y penser, et d'avoir eu des enfants à qui l'on a appris à compter. Eh bien ! tout cela n'est nullement mécanique. Reconnaître les cas où il faut faire cette opération , et non cette autre, sentir ce qu'il y a de commun dans les cas où l'on fait la même opération, c'est faire acte d'intelligence, de la même intelligence qui nous sert à grouper des individus, ou des mots, ou des faits, dans une même famille, sous une même loi. Et l'enfant est capable de ces actes intellectuels, parce qu'ils se rapportent à des objets qu'il peut voir, toucher ou imaginer, et que l'effort d'attention qu'ils exigent est court.(...)
Au bout d'un certain temps, quand il juge que le moment est venu, que les écoliers ont vu et reconnu assez de faits pour comprendre un énoncé général, l'instituteur définit chacune des règles : je crois bien que l'écolier, qui comprend cette définition abstraite, y trouvera quelque joie, et qu'il se donnera volontiers la peine d'en fixer les termes dans sa mémoire. Devant des questions toutes pareilles à ces questions qu'il sait résoudre, mais où les données sont un peu plus compliquées, les nombres un peu plus grands, l'enfant sent qu'il lui manque quelque chose : cela est trop long pour qu'il s'en tire ; il n'en finirait pas de compter sur ses doigts ou avec des boules. Comment faire ? Il est tout découragé. Le maître lui dira : " Je vais vous apprendre un moyen d'aller plus vite " ; il enseignera le mécanisme de la règle. Je ne suis nullement scandalisé à l'idée que l'enfant ne se rendra pas compte du pourquoi de ce mécanisme. ( …)
….en arithmétique deux points importants : reconnaître quelles opérations on doit faire, c'est-à-dire, au fond, bien comprendre les définitions ; puis, savoir faire correctement ces opérations : le premier point est affaire d'intelligence, le second de routine, ou, pour parler mieux, d'habitude. Il ne faut pas mépriser cette routine-là ; le résultat est un profit très clair qu'on emporte de l'école (…)
Il est beaucoup plus important de savoir les propriétés des opérations que d'être en mesure de justifier la façon dont on les effectue, et quelques-unes de ces propriétés peuvent être enseignées et démontrées à l'école : est-il difficile, par exemple, de faire comprendre à des écoliers, sur des exemples concrets, que pour multiplier un nombre par une somme, on peut multiplier ce nombre par les éléments de la somme et ajouter ensuite les produits partiels. Les propositions de ce genre, dont les unes peuvent être démontrées complètement, dont les autres seront simplement énoncées et vérifiées, sont beaucoup plus précieuses que ce qu'on appelle " la théorie de la multiplication, ou de la division "…C'est elles d'ailleurs qui mènent plus loin, puis servent, par exemple, à l'intelligence de l'algèbre, dont on peut pousser l'étude aussi loin qu'on veut, sans avoir jamais besoin de la " théorie de la division "."
Guy Morel
Voici la Lettre / manifeste et la liste des signataires — que de présidents et de secrétaires généraux !
"Monsieur le Ministre,
Nous voulons une école plus juste, dont les finalités et les contenus soient compris et partagés par tous. Nous sommes persuadés que l’école peut et doit faire réussir tous les élèves, et que pour cela, elle doit se transformer.
Votre projet de programmes est marqué par l’inadaptation des contenus, par un affaiblissement de leur dimension culturelle et par une conception mécaniste des apprentissages.
Loin d’être "plus ambitieux", comme vous l’annonciez, il marque un appauvrissement sans précédent des apprentissages et des objectifs, à commencer par la lecture et l’écriture. Face à un tel renoncement sur l’essentiel, l’introduction de nouveaux contenus dans d’autres matières apparaît comme un affichage qui accroît l’incohérence de l’ensemble.
Loin de contribuer à la réussite de tous les élèves, il pénalisera de fait ceux qui ont le plus besoin d’école. Il ne favorisera pas la maîtrise de l'ensemble des connaissances et des compétences que l'école se doit de faire acquérir à tous les élèves. Il tourne le dos à l’ambition des programmes de 2002 qui était de doter tous les élèves des outils nécessaires pour réussir au collège.
Nous réaffirmons avec force que les apprentissages fondamentaux que vise l’école primaire s’appuient sur un travail de l’élève dans lequel la recherche, la découverte et l’expérimentation s’allient nécessairement à la rigueur, à la structuration des connaissances et à la mémorisation.
Nous vous demandons, Monsieur le ministre, de suspendre votre projet et de tenir compte de l'avis des personnels et des partenaires de l' Education afin d’en revoir profondément la conception et la rédaction."
mercredi 26 mars 2008
Viviane Youx, présidente de l’ AFEF,
Lucille Barberis, présidente de l’AGEEM,
Sylvie Plane, présidente de l’AIRDF,
Pierre Parlebas, président des CEMEA,
Florence Castincaud, présidente des CRAP,
Faride Hamada, président de la FCPE,
Nicole Belloubet, présidente de la FOEVEN,
Philippe Deplanque, secrétaire général des Francas,
Odette Bassis, présidente de la GFEN,
Catherine Chabrun, présidente de l’ICEM,
François Testu, président de la JPA,
Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement,
Jean-Michel Sautreau, président de l’ USEP,
Jean-Marc Vincent, président de l’OCCE,
Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA,
Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT,
Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN-UNSA Education,
Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU,
Eric Pontais, secrétaire général du SNPI-FSU.
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Commentaires
Une première réaction à ces textes :
Rétrospectivement, je pense que pour de nombreux individus de ma génération (les post soixante huitards) cette répétition "mécaniste" a fortement contribué à sédimenter les quelques connaissances et concepts qui nous animent (et nous permettent parfois l'action).
C'est, par exemple, cet apprentissage localement mécaniste qui nous permet maintenant une adaptabilité distanciée (critique !) devant les "nouveautés" techniques et scientifiques. Je pense notamment à l'informatique et ses nombreux avatars dans le domaine éducatif.
Que certains d'entre nous aient utilisé ces "compétences" pour instaurer le pédagogisme au non du "Sens" est une pathologie (invasion généralisée du psychisme par un égalitarisme rigide qui agit comme une chape).
En conséquence, ces gens - bien sûr empêchés de nuire - ne doivent pas être sanctionnés mais soignés avec humanité dans des établissements spécialisés (ouverts, fermés ?).
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Que certains d'entre nous aient utilisé ces "compétences" pour instaurer le pédagogisme au non du "Sens" est une pathologie (invasion généralisée du psychisme par un égalitarisme rigide qui agit comme une chape).
Cela se traduit par une reconstruction a posteriori et fantasmatique de processus éducatifs "idéaux".
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
"cette répétition "mécaniste" a fortement contribué à sédimenter les quelques connaissances et concepts qui nous animent "
Oui, c'est valable en langues aussi. Et en français. Et en tout, en fait.
Ecrit par : Jérémy | 30 mars 2008
Splendide analyse, en quelques mots, Dugong — ah, l'esprit de synthèse… D'autant que vous tissez un lien entre ma Note du jour et l'avant-dernière — très fort ! Comme dit fort bien Jérémy, ça s'applique à tout… Sans sédimentation, nous ne sommes que du sable — une poussière d'été.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mars 2008
On ne remerciera jamais assez les gens comme Michel Delord et d'autres, qui nous permettent de redécouvrir de "vieux" textes qui éclairent nos cavernes (multi)médiatisées.
La redécouverte a aussi de bons côtés...
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Merci pour le très beau texte de Jules Tannery.
Quant aux réactions aux nouveaux programmes, ou plutôt au recentrement des nouveaux programmes sur la part "mécanique" des apprentissages, il était prévisible que les tenants de la construction par l'éléve de son propre savoir y réagissent; le contraire eût été étonnant cette réaction est le signe, le symptôme au sens médical du terme (comme le suggère dugong) "que le signe a pris".
Ce que décrit très précisément Jules Tannery dans ce texte génial dans sa simplicité "cristallline" , c'est exactement ce qu'on appelle aujourd'hui "la main à la pâte".
"l'enfant sent qu'il lui manque quelque chose : cela est trop long pour qu'il s'en tire ; il n'en finirait pas de compter sur ses doigts ou avec des boules. Comment faire ? Il est tout découragé. Le maître lui dira : " Je vais vous apprendre un moyen d'aller plus vite"
Voulons-nous ou ne voulons-nous pas apprendre à l'enfant un moyen d'aller plus vite ? Toute la question est là.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Cette question de la "mécanique" illustre à merveille l'hypocrisie de nos incroyables pédagols.
"Nous voulons une école plus juste" disent-ils, qui "doit faire réussir tous les élèves". Fort bien.
Maintenant, comparons les objectifs devant être atteints à la fin de l'école primaire, en français et en maths, tels qu'ils sont définis dans les programmes 2002 et 2008. Eh bien, honnêtement, on ne peut pas dire qu'il y ait une si grande différence.
En revanche, là où on assiste à une véritable révolution, c'est sur la définition explicite des contenus et leur répartition, sur la réhabilitation de la mécanique ainsi que de la notion de progressivité tout au long de la scolarité primaire, bref sur la définition d'étapes intermédiaires pour parvenir à la mise en oeuvre de ces objectifs.
S'il s'agit d'une révolution, c'est surtout parce que ces nouveaux programmes -et en particulier la réhabilitation de la mécanique- impliquent une redéfinition des lieux d'apprentissage et des personnes qui vont les conduire.
En effet les programmes 2002, par leur rejet de la mécanique et de l'explicite, transfèrent de fait une partie des apprentissages à l'extérieur de l'école, vers les familles qui doivent en assurer la dimension mécanique (apprentissage de la lecture et de l'écriture, grammaire, conjugaison, orthographe, maîtrise des techniques opératoires...). En termes d'égalité des élèves devant l'accès à l'instruction, pas de doute, c'est le nec plus ultra !!!
Les programmes de 2008 en revanche, malgré un certain nombre d'imperfections, reviennent à une conception dans laquelle les apprentissages de l'école primaire relèvent à nouveau des instituteurs, au sein de l'école, et ce pour tous les élèves. De ce point de vue, on peut dire qu'ils renouent avec les principes fondateurs de l'école républicaine. Est-ce cela qui semble si intolérable aux Tartuffes du padégogisme ?
Ecrit par : Un hussard | 30 mars 2008
Pardon : "Tartuffes du pÉdagogisme"... !
Ecrit par : Un hussard | 30 mars 2008
Les antipédagogistes? Combien de divisions?
Vous voyez bien que vous n'avez aucune prise sur les structures et sur la hiérarchie réelle de l'EN...
Négociez donc (message à XD) car moins c'est mieux que rien quand même.
Ecrit par : benoit | 30 mars 2008
QUESTION IMPORTANTE :
Y a-t-il moyen de rendre disponible au lecteur lambda l'ensemble des programmes des Ministères de l'Education nationale et de l'Instruction publique depuis que ce(s) minsitère(s) existe(ent) ?
Cela peut se faire soit par l'édition traditionnelle, soit par internet. Je suis prêt à participer à cette initiative, et j'en connais plus d'un qui seraient intéressés. Tout ce qu'il me manque, c'est l'accès au(x) texte(s) pour les mettre en ligne, ou pour les proposer à l'édition. Qui m'intègre à un projet, ou me donne des pistes pour créer cette anthologie (si éditée) ou cette mise en ligne exhaustive ?
Ecrit par : Astérion | 30 mars 2008
Mais qui formera à la grammaire les jeunes maîtres en place aujourd'hui et qui n'ont pas connu la répétition des règles ni l'analyse logique,ni l'analyse grammaticale ?Surtout si on enferme les pédagogos,qui ,bien sûr,ne pourront pas être recyclés ?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Aujourd'hui, je suis d'humeur rieuse, grâce à un spectacle sympa auquel j'ai assisté hier soir. Je vous le conseille. C'est de l'humour de qualité, au premier degré, éventuellement au second, sans autre prétention que vous détendre. Une heure vingt minutes de monologue autour du foot. Tu ressors de là lavé de tout souci. Faut être pisse-froid pour cracher dessus.
Pour ceux qui sont à proximité de Marseille, à voir, la semaine prochaine:
http://www.fra.webcity.fr/theatre_marseille/_148646/ProgrammationEvenement
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
J'assiste assez souvent à des matinées entières de travail dans les classes élémentaires et maternelles, (dans le cadre des "visites pédagogiques" aux professeurs stagiaires), et je puis vous assurer que cette partie "mécanique" fait bel et bien partie des apprentissages. Assez, pas assez? Cela dépend évidemment des points de vue.
J'ai l'impression que ce que craignent surtout les signataires du texte suscité, c'est un retour à certain côté, disons, extrêmement rébarbatif, (et, pour l'avoir vécu, je sais de quoi je parle) de "l'école de grand-papa".
Ce qu'il faudrait réussir à faire, de toute évidence, c'est réunir toutes les "parties" autour d'une table! (Aussi bien des gens comme Pedro, Jean-Paul, Guy Morel que Lang, Ferry, Moindrot, etc.)
Je sais que je nage en pleine utopie et qu'un paquet de blogueurs d'ici vont me rentrer dedans à peine ce message lu, (pour ceux qui le liront), mais je crois que c'est la seule manière d'avancer. Sauf à, de chaque côté, considérer que les autres n'y connaissent rien et -ou- sont des prébendiers de divers genres.
Ceci étant dit, bonne journée à tous et... Pas sur la tête, s'il vous plaît. Merci. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Témoignage d'une jeune PE à la suite de la matinée de concertation avec ses collègues,à propos des nouveaux programmes.
"Dans mon école, y a que moi qui me suis défoulée...
En fait , on est arrivé au constat que mes collègues (anciens dans le métier) se retrouvent dans ces programmes qui correspondent à ce qu'ils font .
Ils reconnaissent qu'ils n'ont pas suivi à la lettre les programmes de 2002 .
Du coup pour eux c'est un ajustement de ce qu'ils faisaient avant.
Ils comprennent par contre mon désarroi car j'ai été formée uniquement aux programmes 2002 , donc ce discours ne correspond pas à ce que j'ai appris (et ce en quoi je crois d'ailleurs).
Ils m'ont donc laissé me faire plaisir même si eux , trouvent ces programmes bien.
J'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...
Heureusement qu'on s'entend bien et qu'on peut discuter sereinement ensemble, car j'ai pris conscience que nous n'avions pas du tout la même vision de l'enseignement.
Cette discussion nous aura au moins permis ça."
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Astérion a écrit : "Y a-t-il moyen de rendre disponible au lecteur lambda l'ensemble des programmes des Ministères de l'Education nationale et de l'Instruction publique depuis que ce(s) minsitère(s) existe(ent) ?"
On n'archive pas le Moloch, on l'alimente !
A moins qu'en interne, on crée une direction de la philologie ? Il faudrait recruter (à grands frais) des scaphandriers papyrologues pour explorer les caves. Et puis, serient-ils autonomes ?
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
seraient-ils...
rire en scaphandre est plutôt risqué !
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Bonjour,
Merci et félicitations pour vos articles et vos ouvrages.
je suis enseignant dans le premier degré depuis vingt ans et victime bien malgré moi des sociaux pédagogistes de l'IUFM qui n'acceptent pas ceux qui émettent une idée contraire à la pensée dogmatique de ce temple du savoir.
Ils sont bien en place et malheur à celui qui s'oppose ou ne pense pas comme l'ensemble de ces "professeurs"...
Ne pas citer un des ouvrages dans une bibliographie vous vaudra une sanction terrible et le regard inquisitueur de celui qui prétend connaître tout sans jamais vous le montrer....
Je suis très désabusé du système actuel, fabrique à exclusion des jeunes qui n'aspirent qu'à une seule chose apprendre pour être libre.
A bientôt Nour
Ecrit par : Nour LB | 30 mars 2008
rire en scaphandre est plutôt risqué !
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
En grande forme ce matin, cher Dugong...
Ecrit par : Maminou | 30 mars 2008
"Y a-t-il moyen de rendre disponible au lecteur lambda l'ensemble des programmes des Ministères de l'Education nationale et de l'Instruction publique depuis que ce(s) minsitère(s) existe(ent) ? "
Ecrit par : Astérion | 30 mars 200
En allant sur le site de la 3ème Voie :
http://appy.ecole.free.fr/textes.htm
Ecrit par : Un hussard | 30 mars 2008
Ah mais c'est déjà fait alors ! Si on cumule les deux sites suivants, il y a donc tous les textes officiel du M.E.N. et de l'Instruction publique ?
http://appy.ecole.free.fr/textes.htm
http://s.huet.free.fr/paideia/textoff/
Ecrit par : Astérion | 30 mars 2008
'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...
Pouvez-vous expliquer pourquoi ? (cette question n'a pas d'intention polémique)
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
"Ils reconnaissent qu'ils n'ont pas suivi à la lettre les programmes de 2002 .
Du coup pour eux c'est un ajustement de ce qu'ils faisaient avant."
S'il y a encore des élèves (de moins en moins nombreux) qui savent quelque chose, c'est bien grâce à ceux qui n'ont pas "suivi les programmes à la lettre".
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
J'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...
Pouvez-vous expliquer pourquoi ? (cette question n'a pas d'intention polémique)
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Avez-vous lu le début de cette intervention?
"Témoignage d'une jeune PE à la suite de la matinée de concertation avec ses collègues,à propos des nouveaux programmes."
Ceci vient du forum Education du Primaire...
La PE n'en dit pas plus.
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Dobolino a écrit : "Aujourd'hui, je suis d'humeur rieuse, grâce à un spectacle sympa auquel j'ai assisté hier soir. ...
Pour ceux qui sont à proximité de Marseille, à voir, la semaine prochaine"
Oh Dobolino ! On vient en avant première au panier ?
J'irai voir.
Un problème avec les petites salles : c'est souvent le meilleur ou le pire. A Lenche, j'ai aussi vu le pire.
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
"J'ai l'impression que ce que craignent surtout les signataires du texte suscité, c'est un retour à certain côté, disons, extrêmement rébarbatif, (et, pour l'avoir vécu, je sais de quoi je parle) de "l'école de grand-papa"."
Je reconnais, Christophe, que "l'école de grand-papa", ça n'était pas toujours drôle, mais il faudrait savoir une bonne fois pour toutes si on va à l'école pour s'amuser... Pour apprendre à s'amuser ? Pour s'amuser à apprendre ? Pour apprendre en s'amusant ? Ou pour apprendre et découvrir le plaisir au bout de la conquête et de l'effort.
"L'école de grand-papa" avait peut-être des côtés rébarbatifs, mais elle a formé des gens comme mon grand-père qui écrivait des lettres sans fautes d'orthographe et lisait "Sur les falaises de marbre" d'Ernst Jünger en 1939, capable de prendre des responsabilités syndicales (au congrès de Tours et en 36)...Pas du tout des gens soumis et conformistes, comme voudraient nous le faire croire les idéologues de la pédagogie prétendûment moderne.
Vous êtes musicien et vous savez l'importance de l'effort, du par coeur, du "mécanique" dans l'apprentissage d'un instrument quel qu'il soit...y compris cet "instrument intégré" au corps qu'est la voix humaine.
Que les gens puissent se mettre autour d'une table pour discuter, je veux bien, mais il faut un minimum de bonne foi et le souci de faire primer l'intérêt des enfants sur les ambitions carriéristes et les alignements idéologiques.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
J'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...
Pouvez-vous expliquer pourquoi ? (cette question n'a pas d'intention polémique)
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Je m'associe à la question de Robin. L'instruction civique, ce me semble, ne devrait pas susciter beaucoup d'inquiétude, dans la mesure où elle porte essentiellement sur l'organisation politique du pays (la constitution, les différents pouvoirs, les représentativités, les services de l'Etat...).
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
J'ai l'impression que ce que craignent surtout les signataires du texte suscité, c'est un retour à certain côté, disons, extrêmement rébarbatif, (et, pour l'avoir vécu, je sais de quoi je parle) de "l'école de grand-papa".
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Vaines craintes, car l'école "d'aujourd'hui " étant celle "d'aujourd'hui", il n'y a aucune chance qu'elle redevienne celle "d'hier"! Les enseignants "d"aujourd'hui " étant ceux "d'aujourdhui " et pas ceux "d'hier", il y a fort peu de chances qu'ils redeviennent ceux "d'hier". Evidence historique!
Donc, les "pédagos" (= "esprits faux") jouent à se faire peur. Etant loin des élèves, ils fantasment, ils délirent. "Parasites", en effet!
Par ailleurs, je tiens que l'école doit au contraire être "rébarbative", ou plutôt qu'elle n'a pas à chercher à ne pas l'être. Les élèves ne vienent pas en classe pour y être amusés, ils y viennent pour y être instruits, pour y faire des efforts: ce n'est pas quelque chose de drôle en soi, c'est rébarbatif de faire des efforts quand on est enfant, qu'on est coincé dans une salle de classe, obligé de penser à des trucs auxquels on n'a pas envie de penser parce qu'on a encore cours pendant que les copains jouent dans la rue! C'est justement la différence entre l'école et la maison, entre le travail et le jeu. Et les enfants la connaissent bien, cette différence, et ils l'acceptent , tout en essayant d'échapper à cette contrainte et en poussant des cris de joie quand ils apprennent qu'un professeur est absent - exactement comme nous dans nos lycées bourgeois il y a quarante ans! La crainte que l'école soit "rébarbative" est une réaction d'adulte, ce n'est pas le souci des enfants. C'est la raison pour laquelle les "pédagos" méconnaissent les enfants réels, et inventent la fiction d'un enfant-déjà-adulte qui se porterait de lui-même avec enthousiasme vers les connaissances et qui intérioriserait les règles de comportement spéciales à l'école, rendant inutiles les obligations et les sanctions. Pur délire! L'enfant est le grand absent des vingt mille pages de baratin vaseux de Meirieu!.
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Citons l'article 2 des nouveaux programmes d'instruction civique et morale (c'est la partie plutôt morale) :
"2 - L’estime de soi, le respect de l’intégrité des personnes, y compris de la leur : les principales règles de politesse et de civilité, les contraintes de la vie collective, les règles de sécurité et l’interdiction des jeux dangereux, les règles élémentaires de sécurité routière, la connaissance des risques liés à l’usage de l’internet, l’interdiction absolue des atteintes à la personne d’autrui."
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
bonjour
je me présente
instituteur (il en reste...) en cours préparatoire
j’utilise cette année Léo et Léa dans un CP en ZEP (Paris)
après avoir utilisé des méthodes « mixtes » remaniées à ma sauce pour qu’elles soient le moins possible à départ global.
A propos de la pétition :
une belle collection de noms que je déteste ...
ravi de n’y voir personne de mon syndicat (snudi-fo)
Sur les programmes Darcos :
personnellement je les trouve plutôt bons et je suis prêt à batailler pour les défendre (j’ai déjà commencé)
Je serais beaucoup plus l’aise pour les défendre s’il n’y avait aussi :
les 108 heures de soutien annualisées :
(marrant, les mêmes qui critiquent Darcos se jettent sur ces heures défiscalisées comme des vautours...)
en mire la suppression des RASED, et la casse des statuts
le projet des EPEP toujours prévu : autonomie des établissements, gestion via conseil d’administration avec parents, élus.... directeur chef d’établissement- recruteur
En plus, si la « gauche » revient aux affaires, elle ne remettra pas tout cela en cause, et imaginer comment les pédagogos utiliseront le système me donne des frissons...
Pas trop le temps de détailler (trop de boulot)
J ‘ai juste l’impression que les programmes changent (en mieux)
mais que la logique de la casse des services publics et des économies qui en découlent est toujours là...
Ecrit par : Thelo | 30 mars 2008
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Une solution:
je vais aller poster votre question sur le forum sur lequel je l'ai trouvée et s'il y a une réponse, je vous la rapporterai...
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Bonjour à tous, je ne fais que passer...saperlotte de saperlipopette...
Ecrit par : Saperlipopette | 30 mars 2008
@Astérion. Il y a aussi :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/doc-hist/hist.html
Ecrit par : Seiji Nakamura | 30 mars 2008
Effectivement, je vais finir par penser qu'une vraie discussion, et a fortiori un accord, sera vraiment problématique.
Jean, si vous admettiez une fois pour toute que l'effort n'est pas OBLIGATOIREMENT et SYSTEMATIQUEMENT rébarbatif, (c'est à dire "rebutant", d'après mon dictionnaire), je crois que je serai absolument d'accord avec vous!
J'ai déjà cité cet exemple d'un professeur de math que j'ai eu au lycée. Il ne nous faisait absolument aucun cadeau, et la moyenne de la classe était, je crois, 6; (en terminale C, à l'époque). Déception générale et systématique quand son nom figurait sur la liste des professeurs absents. Vous voulez que je vous dise pourquoi? Il avait de l'HUMOUR, et, pour difficiles que soient ses cours, ils n'étaient jamais rébarbatifs. Et, en une année où les pourcentages n'ont pas été énormes pour la réussite du bac, (1973), un seul élève a échoué dans la classe.
Une fois pour toutes, "rébarbatif" ne sera jamais en "adéquation" obligatoire avec effort. Parfois, certainement. Et la nuance est tellement de taille que ce n'en est pas une.
Quant à l'importance de la "mécanique" dans l'étude d'un instrument, Robin, là aussi, les points de vue diffèrent notoirement. Même s'il faut évidemment faire un minimum de gammes et d'arpèges divers, certains profs, (et des grands maîtres, de l'école russe, notamment), en préconisent un minimum, et prônent le travail de la technique directement sur les morceaux de musique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Très juste Sibille,avec de l'humour on peut tout faire passer...Il faut être un peu pitre,metteur en scène,comédien,tragédien, pour faire ce métier...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Une solution:
je vais aller poster votre question sur le forum sur lequel je l'ai trouvée et s'il y a une réponse, je vous la rapporterai...
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Merci de votre obligeance.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Amélie Jirécrachésurnothomb a écrit : "Très juste Sibille,avec de l'humour on peut tout faire passer...Il faut être un peu pitre,metteur en scène,comédien,tragédien, pour faire ce métier..."
Il y a surtout de piètres menteurs dans cette tragédie qu'est devenue l'enseignement...
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
La réponse est déjà là !!!
"Peux-tu expliquer en quoi l'instruction civique et morale peut être dangereuse???..."
"Dans les valeurs que les concepteurs des programmes semblent vouloir y défendre/
On demande aux enseignants d'apprendre les règles de politesse aux enfants (pour moi cela relève de l'éducation parentale, à l'école on les utilise). Les enseignants n'ont pas à se substituer à l'éducation parentale.
On doit apprendre comment on devient français ; pourquoi ?????
On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos.
On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions.
C'est en ça que je trouve ça dangereux.
Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Il y a surtout de piètres menteurs dans cette tragédie qu'est devenue l'enseignement...
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Oui,les pédagobigots sont des menteurs sans aucun humour,je l'ai mille fois vérifié...HELAS !!!
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
"On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos.
On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions.
C'est en ça que je trouve ça dangereux.
Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."
Bien sûr, bien sûr...
Après m'être interrogé, beaucoup réfléchis et procédé à une profonde analyse critique, j'en déduis que je ne suis pas obligé de limiter ma vitesse à 130 km/h sur l'autoroute. Quel soulagement !
Ecrit par : vov | 30 mars 2008
Pedagobigots, c'est bien trouvé !
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
A c.cuit......Bien obligé de leur apprendre la politesse si les parents ne le font pas et si on veut pouvoir faire cours...Si on me crache dessus,je ne dis pas qu'il pleut !!!
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Mécaniste? Un néologisme pour quoi dire?
Quoi d'autre?
Pourquoi faut-il que les pseudos pédagos trient dans ce qui relève de leur mission? Enseigner, c'est d'abord TOUT donner de ce que l'on sait, avec l'honnêteté intellectuelle qui va de pair, sans quantifier, puis seulement c'est qualifier. La multi-matière est à l'honneur des enseignants. Rien ne m'afflige autant qu'un "enseignant" qui dit, prétend, affirme, et va même écrire que "ça"n'est pas son rôle. Le "ça" est en soi l'universel que tout enseignant se doit d'intégrer et de restituer... avec amour, pour que rien ne soit compté et que tout soit dit.
Ecrit par : Yvan le Terrible | 30 mars 2008
Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."
"Bien sûr, bien sûr...
Après m'être interrogé, avoir beaucoup réfléchi et procédé à une profonde analyse critique, j'en déduis que je ne suis pas obligé de limiter ma vitesse à 130 km/h sur l'autoroute. Quel soulagement !"
Ecrit par : vov | 30 mars 2008
"Ne pas uniquement les appliquer" ne veut pas dire: "ne pas les appliquer", me semble t-il... Au contraire, on les appliquera d'autant mieux qu'on comprend pourquoi elles ont été votées, et on évitera de renommer Papon ministre après la prochaine libération.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Que deviennent les ateliers philo ?
On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions…"
dit-on des nouveaux programmes, à ce que nous rapporte C.Cuit.
Chère Cuit, je vous crois (vous voici donc crue, comme la Carmen à qui vous avez emprunté son initiale…). Ces imbéciles ne se contentent pas d'être crétins, ils sont aussi un peu criminels.
Parce qu'au cœur d'une telle idéologie stagne l'idée qu'un enfant a des opinions, et qu'elles sont dicibles, justifiables — honorables, en tout cas. Catherine Kintzler (http://www.mezetulle.net/) et moi, entre autres, pensons bien au contraire que l'enfant est à l'école en formation, qu'il est hors de question de tolérer ses divagations, qui ne seront, au mieux, que le reflet caricaturé des divagations de ses parents. L'esprit même de laïcité, qui est au cœur du projet instructionniste, est bafoué par ce genre de croyance — et c'est pour moi la preuve même de l'alliance indubitable d'un certain pédagogisme, nourri de culpabilité post-coloniale et de sanglots d el'homme blanc, et des jusqu'auboutismes les plus divers. Le plus inquiétant, c'est que c'est une tendance lourde, qui transcende les notions de droite et de gauche — une partie de l'entourage du Président va dans ce sens, et rien d'étonnant à ce que les Pédagos trouve là une oreille assez complaisante.
Il faut dire les choses clairement. L'enfant est à l'école pour apprendre, pas pour s'exprimer — que diable voulez-vous qu'il exprime ? Un nouveau Franc-maçon est invité à se taire — un an. Pythagore demandait cinq ans de silence à ses disciples. Nous, nous les prenons plus tôt, et nous devons leur demander quinze ans de (relatif) silence. Tais-toi, et écoute — on peut et on doit le dire gentiment, le maquiller sous une participation de bon aloi, mais le fond est le même. Et toute personne qui dit le contraire, qui ira cueillir la parole de l'enfant, le solliciter, respecter son "opinion", est, objectivement, un complice de ce que l'intolérance (religieuse, politique, etc.) fait de pire.
JPB
PS. J'ai si envie d'être clair que je vais en rajouter une louche. Plus on inculque du Savoir à un gosse, plus vite il acquerra une autonomie qui lui permettra, in fine, de se dégager des affirmations de ce Savoir (au passage, rappelons qu'un vrai Savoir est bâti sur des doutes, et les opinions sur des certitudes). Les étudiants de 68 dont on parlait précédemment sortaient d'un système qui leur avait apparemment vissé la culture bourgeoise dans la tête — ils parvenaient donc à la dominer. Un enfant à qui on n'apprend pas les codes ne saura jamais décrypter — qu'il s'agisse de lecture ou d'idéologie. Et j'ai dans l'idée que les demi-habiles qui tiennent les propos que nous rapporte C.Cuit sont de la même farine — pseudo-dénonciateurs d'un système qu'ils ne dominent pas.
Ecrit par : brighelli | 30 mars 2008
Chère C.Cuit, je vous crois (vous voici donc crue, comme la Carmen à qui vous avez emprunté son initiale…).
JPB
Ce pseudo fait écho à celui de ma grande amie C.Cru qui intervient dans votre nouveau livre sous son vrai nom...
Pardon Amélie pour ces facéties de potaches !!!
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
La réponse est déjà là !!!
"Peux-tu expliquer en quoi l'instruction civique et morale peut être dangereuse???..."
"Dans les valeurs que les concepteurs des programmes semblent vouloir y défendre/
On demande aux enseignants d'apprendre les règles de politesse aux enfants (pour moi cela relève de l'éducation parentale, à l'école on les utilise). Les enseignants n'ont pas à se substituer à l'éducation parentale.
On doit apprendre comment on devient français ; pourquoi ?????
On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos.
On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions.
C'est en ça que je trouve ça dangereux.
Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
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Merci à c.cuit pour sa diligence.
L'argumentation de la collègue, issu d'un kit fourni par certains syndicats pédagauchistes, est d'une légèreté tarte à la crème.
Certes, la politesse est transmise (ou non) par la famille mais c'est surtout à l'extérieur qu'elle trouve à s'appliquer. Il est normal que l'école y fasse écho car une valeur cousue double tient mieux. Ensuite, le fait que les règles de politesse fonctionnent et sont rappelées partout induit l'idée d'une cohérence des valeurs.
"On doit apprendre comment on devient français ; pourquoi ?????"
Question surréaliste d'un certain point de vue mais tout à fait en phase avec notre temps : être ou devenir Français ne signifie plus rien ou pas grand chose !
« On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos. »
Parce que réinventer sans cesse le fil à couper le beurre, c'est réfléchir ? Parce que des ateliers philo, il y en avait tant que cela ?
« On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions. »
Argument de mauvaise foi dont le côté tendancieux est manifeste. Les pédagogos, chantres du constructivisme, sont les derniers à souffrir la critique. On ne peut pas transmettre ce qu'on n'applique pas soi-même.
« Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer.»
Comme si les deux choses s'excluaient !
D'abord on applique, après on comprend pourquoi. S'il fallait attendre que certains abrutis comprennent les lois, elles ne seraient pas prêtes d'être appliquées.
Derrière les arguments de la collègue, on retrouve cette sollicitude bienpensante et presque larmoyante de ceux qui placent l'enfant au centre du système (de leur idéologie).
C'est empreint des meilleurs sentiments, mais ça sonne faux...
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
"Ne pas uniquement les appliquer" ne veut pas dire: "ne pas les appliquer", me semble t-il... Au contraire, on les appliquera d'autant mieux qu'on comprend pourquoi elles ont été votées, et on évitera de renommer Papon ministre après la prochaine libération.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
C'est également vrai pour les "leçons de morale et de civisme" me semble-t-il.
"La réflexion et l'analyse critique", en ce qui concerne le civisme ne me semble pas plus justifiable que pour une loi.
Sinon, c'est l'anarchie (synonyme de démocratie pour certains bien-pensants)
Ecrit par : vov | 30 mars 2008
Je lis et j'approuve à peu près tout, sauf les appels à la purge...
Heureusement, Darcos a compris qu'il fallait faire preuve d'un peu de finesse : les sujets de mécontentement sont nombreux (suppression des postes, bac pro en 3 ans...) : il y a intérêt à ne pas trop charger la barque...
Ecrit par : Pat | 30 mars 2008
Le mécanique, la répétition et même l'imitation sont les trois conditions nécessaires à n'importe quel apprentissage. Refuser aux élèves ces trois moyens de prendre le passé pour le tisser jusqu'à en faire du nouveau, c'est tout simplement leur interdire la possibilité de devenir des hommes.
On accepte qu'un tennis-man répète à l'infini, mécaniquement le même geste jusqu'à atteindre une certaine perfection.
Je vois deux fois par semaine dans une piscine privée quelques exemplaires de la bonne bourgeoisie du coin offrir des cours de natation à ses chérubins. Les maître-nageurs, tous fort gentils et fort jeunes ( on ne peut les accuser d'être des vieux aux méthodes antiques)ne laissent pas les petits patauger dans l'eau pendant des semaines. Une fois la mise en confiance passée, ils ne laissent pas les gamins découvrir quels pourraient être les gestes les plus appropriés pour nager le plus vite et le mieux possible. Et donc les enfants répètent, inlassablement, mécaniquement les mêmes exercices qu'on leur a montrés chaque semaine sous l'oeil attentif des mères qui attendent les progrès rapidement. L'été arrive. Le petit dernier doit savoir nager pour les vacances. L'un deux visiblement peu coordonné semblait faire le désespoir des maîtres et de la mère. Un jour, le maître-nageur, voyant que le petit continuait de faire n'importe quel mouvement, un peu exaspéré s'est allongé sur un support en plastique. Je me suis dit in petto: "Il ne va pas nous faire le coup du tabouret quand même!" et si! Le petit l'a regardé, médusé. Et cela a marché. Imitation.
Répétition, imitation, mécanique. On l'accepte avec le sport, pas avec le reste.
Et c'est quand même redécouvrir l'eau tiède:-) que de défendre cela.
Ennuyeux? Rébarbatif? Ce n'est pas l'exercice répété mécaniquement qui est ennuyeux, c'est le prof qui vous le fait faire.
Il est des enseignants qui peuvent vous faire répéter longtemps la même chose et vous le faites avec plaisir ou sans ennui parce qu'ils y croient, parce qu'ils vous emmènent quelque part, parce que vous voyez que vous allez atteindre quelque chose. Et le plaisir dans la répétition mécanique, il existe. Et le confort de cette répétition qui permet aux élèves de travailler seuls à des apprentissages nouveaux, il existe.
La répétition dérouille les esprits, leur donne une souplesse qui permet aux élèves d'apprendre de plus en plus vite jusqu'au moment où ils en arrivent à devancer le problème eux-mêmes et à créer eux-mêmes une variante. Du neuf, du nouveau en quelque sorte.
Et il est tant d'autres choses qui réitérées moult fois n'apportent pas l'ennui...
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
La purge des pédagobigots est nécessaire,il me semble, ou bien faut-il leur faire subir un lavage de cerveau...car comment pourraient-ils soudain penser différemment et donc se renier,eux et les principes qu'ils défendent ?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
L'une des manières de répondre consiste à dire le bien que nous pensons de l'esprit qui anime ces programmes, sur le site du ministère:
http://www.education.gouv.fr/cid21007/presentation-des-nouveaux-programmes-du-primaire.html/
où l'on est invité à les commenter.
Ecrit par : angèle | 30 mars 2008
Quant à l'importance de la "mécanique" dans l'étude d'un instrument, Robin, là aussi, les points de vue diffèrent notoirement. Même s'il faut évidemment faire un minimum de gammes et d'arpèges divers, certains profs, (et des grands maîtres, de l'école russe, notamment), en préconisent un minimum, et prônent le travail de la technique directement sur les morceaux de musique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Que vous passiez deux heures sur un exercice de virtuosité de Czerny, Christophe, ou, comme ça m'est arrivé, que vous répétiez pendant deux heures trois mesures d'une fugue pour orgue de Bach pour un concours de conservatoire, c'est toujours de la "mécanique".
Il avait de l'HUMOUR, et, pour difficiles que soient ses cours, ils n'étaient jamais rébarbatifs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Oui, mais alors les pauv' mecs qui n'ont pas d'humour et qui sont quand même professeurs, que va--t-il leur arriver?
Non, plus sérieusement, je crois que le professeur crée, en effet, par sa personnalité, une ambiance particulière dans sa classe, et que certains élèves aiment cette ambiance - parfois toute la classe -, d'autres la détestent. C'est ce que vous appeler "gommer le côté rébarbatif" de l'école. Le fait qu'ils aiment tel ou tel professeur, même sévère, peut aider à les motiver au travail. Mais cela ne peut pas se codifier; il n'y a pas d'épreuve d'humour au Capes. Et si l'humour d'un adulte est quelque chose que de grands élèves de terminale peuvent apprécier par connivence entre adultes, je ne suis pas sûr que des bambins de 5ème y soient sensibles. Cela dit, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas avoir la raideur d'une planche. Il faut être un peu théâtreux, c'est clair, mais ne pas "prêter à rire " à force de "donner à rire"!
Bref, l'effort que demande l'école est, aux yeux des élèves, rébarbatif en soi, mais il y a des façons de faire passer la chose!
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
"Cela dit, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas avoir la raideur d'une planche. Il faut être un peu théâtreux, c'est clair"
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Je suis très heureux de vous le voir écrire, (à défaut de vous l'entendre dire, Jean). Et je maintiens que ça peut même se travailler!
"C'est ce que vous appeler "gommer le côté rébarbatif" de l'école."
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Moi pas comprendre... Non, moi plaisanter, évidemment!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Rectifions! "C'est ce que vous appelez "gommer le côté rébarbatif de l'école"!
"Cela dit, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas avoir la raideur d'une planche. Il faut être un peu théâtreux, c'est clair"
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Il vaut mieux, mais ce n'est pas indispensable. Comme l'écrit Sanseverina, la conviction que l'on "va quelque part" avec tel ou tel professeur, même si on ne rit jamais à son cours, peut suffire à faire accepter les exercices rébarbatifs et même à les faire de bon coeur.
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
"On accepte qu'un tennis-man répète à l'infini, mécaniquement le même geste jusqu'à atteindre une certaine perfection. "
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
Sauf que, si vous voyez l'évolution des gestes depuis l'invention du tennis, il est clair que certains n'ont pas été appris de manière toute faite à certains jeunes joueurs en les faisant calquer par leurs professeurs sur ceux de leurs prédécesseurs!
Un sport comme la natation, qui fait intervenir des éléments extérieurs de manière relativement modérée, est composé de gestes relativement formatés! Si vous suivez un peu le circuit tennistique, (et si vous pratiquez), vous vous rendrez compte qu'il y a (presque) autant de techniques que de joueurs.
On se rappelle l'époque "Borg", pendant laquelle aucun de ses adversaires, pendant plusieurs années, (à part le génial Nastase, par à-coups), n'a vraiment compris ce qui lui arrivait quand il le rencontrait. Tout simplement parce que Lennart Bergelin l'a laissé trouver lui-même ses propres gestes, avant effectivement de les lui faire travailler jusqu'à la perfection. Mais la part "constructiviste", dans ce cas, n'est quand même pas négligeable.
Et, à l'inverse, on se rappelle du cas d'Hervé Gauvin, jeune français surdoué, et doté d'un excellent revers à deux mains, avant que ce soit la mode.
Le chef entraîneur français, (à l'époque Georges Deniau) a totalement anéanti son jeu en voulant lui imposer la technique de l'époque, (prise unique sur tous les coups du tennis et, donc, revers à une main), sous prétexte qu'un joueur doué d'un poignet exceptionnel pouvait se permettre d'être champion du monde en jouant ainsi, (il s'agit de Rod Laver). Mais technique totalement inexploitable à haut niveau sans cet impératif.
Je me rappelle avoir appris à jouer avec les lance-balles de l'école Montana. Pathétique. Maintenant, les jeunes joueurs sont totalement mis en situation de jeu, le plus tôt possible. Un tout petit peu... Global, en sorte! Et, si le niveau de jeu a monté sensiblement, ce n'est pas uniquement grâce aux progrès du matériel!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Plus on inculque du Savoir à un gosse, plus vite il acquerra une autonomie qui lui permettra, in fine, de se dégager des affirmations de ce Savoir"
D'où la prédominance de l'Instruction sur l'Education. Les pédagos ont forcé le trait à ce point qu'au lieu d'être "professeurs" on est devenus "enseignants" puis "pédagogues".
La prochaine déchéance sera "animateur".
Je pose une question peut-être idiote, mais pourquoi ne revient-on pas à l'appellation "Ministère de l'Instruction publique" ?
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Peut-être parce qu'il vaut mieux changer les choses et pas les mots, que les mots et pas les choses ?
Ecrit par : Pat | 30 mars 2008
Enseignant,en-saignant ?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
"Je pose une question peut-être idiote, mais pourquoi ne revient-on pas à l'appellation "Ministère de l'Instruction publique" ?"
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Ca me ferait bizarre de me qualifier "d'instructeur de musique"... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
CS a écrit : Ca me ferait bizarre de me qualifier "d'instructeur de musique"
Dommage ! Vous auriez pu être l'inoubliable auteur de la Marche de l'IUFM ou de l"hymne des sapeurs de l'Instruction (avec cymbales et éclats d'obtus).
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
"Ca me ferait bizarre de me qualifier "d'instructeur de musique"..."
dit Sibille…
Et "pro / fesseur", vous préférez ?
Ecrit par : Abraxas | 30 mars 2008
Global, en sorte! Et, si le niveau de jeu a monté sensiblement, ce n'est pas uniquement grâce aux progrès du matériel!!!
Si on suit cette comparaison de haute volée de notre brave Sibille, formateur IUFM (constructiviste comme la grande majorité de ses collègues), la France devrait donc se situer en tête du classement ATP (PISA, PILS ou autres évaluations internationales...)
Il n'est rien, curieusement. Comment l'expliquer alors ? (ah, oui, on ne va pas assez loin dans les réformes, il y a des enseignants qui rechignent).
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
"Dommage ! Vous auriez pu être l'inoubliable auteur de la Marche de l'IUFM ou de l"hymne des sapeurs de l'Instruction (avec cymbales et éclats d'obtus)."
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Mais non, Dugong! Vous savez bien que les IUFM marchent sur la tête! Ca évite de mettre le pied dedans mais, en revanche, ça ne peut jamais porter bonheur!
"Et "pro / fesseur", vous préférez ?"
Ecrit par : Abraxas | 30 mars 2008
Vous avez raison, Jean-Paul, à tout prendre, je préfère rester où je suis! Recommander à une trentaine de personnes du beau sexe de bien couvrir le son quand elles chantent a un petit côté assez plaisant! Nettement plus que branler le chef, en tous cas!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Global, en sorte! Et, si le niveau de jeu a monté sensiblement, ce n'est pas uniquement grâce aux progrès du matériel!!!
Si on suit cette comparaison de haute volée de notre brave Sibille, formateur IUFM (constructiviste comme la grande majorité de ses collègues), la France devrait donc se situer en tête du classement ATP (PISA, PILS ou autres évaluations internationales...)
Il n'est rien, curieusement. Comment l'expliquer alors ? (ah, oui, on ne va pas assez loin dans les réformes, il y a des enseignants qui rechignent)."
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Ce qui est toujours merveilleux, avec ce cher Guillaume, c'est qu'il y a toujours de la place pour les gris, entre le noir et le blanc, et qu'il n'a absolument aucune idée fixe.
Et, en plus, son argumentation est extrêmement variée, et d'une richesse...
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Complètement à côté du sujet mais d'actualité :
Le Cambodgien Dith Pran, héros du film "La Déchirure", meurt à 65 ans
Cambodge : 2 millions de morts (lire Courtois dans le chapitre Au pays du crime déconcertant)
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Nettement plus que branler le chef, en tous cas!
Et, en plus, son argumentation est extrêmement variée, et d'une richesse...
Comme vous dites...
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
@ au maître de musique CS (message privé)
Je vous ai envoyé hier mon e.mail à votre adresse. Si vous ne l'avez pas reçu, le voici:
buntovchik2003@list.ru
Ecrit par : buntovchik | 30 mars 2008
"Comme vous dites..."
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
C'était un échange de "vannes", avec Dugong et Jean-Paul...
De l'humour, donc pas pour vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Et, en plus, son argumentation est extrêmement variée, et d'une richesse...
Et vous allez l'enrichir encore davantage pendant les vacances de Pâques puisque j'en saurai un peu plus sur vos pratiques.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
"Et vous allez l'enrichir encore davantage pendant les vacances de Pâques puisque j'en saurai un peu plus sur vos pratiques."
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Des menaces??? ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Nettement plus que branler le chef, en tous cas!
De l'humour, donc pas pour vous.
Du Bigard, en effet, très peu pour moi.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Je l'ai reçu, Buntovchik, merci infiniment... Et je vous envoie ma question assez vite, mais vous m'aviez dit manquer de temps dans les jours qui viennent!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Des menaces??? ;-)))
Des inquiétudes ????
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
"Du Bigard, en effet, très peu pour moi."
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Vous n'aimez pas Bigard? Cela me surprend! En général, les gens qui détestent l'humour l'adorent et, en plus, il est sarkozyste à mort!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Des inquiétudes ????"
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
??? A quel sujet?
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
??? A quel sujet?
Alors pourquoi se sentir menacé ?
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
J'interromps la correction des copies pour suivre de plus près la querelle des anciens et des modernes,bien qu' on ne sache plus aujourd'hui qui est l'un,ni qui est l'autre...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Je viens de terminer la lecture de"Fin de récré"Bravo à 99%
Pourriez vous m'envoyer votre adresse courriel pour que je puisse vous envoyer un texte ?
D.Fellot,ancien Ingénieur Thalès,Chev. des Palmes Académiques, auteur d'un Précis d'électroacoustique (EDP Sciences 2007),ancien prof d'électronique et d'Automatismes à l'ENSTA,Thales et l'INT,et... au lycée Fernand Holweck à Paris
Ecrit par : FELLOT Dominique | 30 mars 2008
Comme tout un chacun l'a, ici, ça n'a pas de réelle importance : jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mars 2008
Guillaume, c'est le KGB...
Ecrit par : Pat | 30 mars 2008
Quand on aborde le grec ancien, l'apprentissage des déclinaisons et des conjugaisons peut paraître franchement rébarbatif. Il faut apprendre par coeur et répéter jusqu'à ce que des automatismes s'installent. Mais c'est le seul moyen d'accéder ensuite à Platon!
Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 mars 2008
"Alors pourquoi se sentir menacé ?"
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Il me semble pourtant que le smiley était assez visible!
Bon, si vous voulez continuer cette querelle un peu ridicule, (initiée par vous, une fois de plus), je vous laisse la finir tout seul, et vous donne du coup la joie d'avoir le dernier mot.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
On ne peut comprendre que ce que l'on sait, et on apprend plus facilement si on a compris.
Les deux sont indissociables. Seuls les pédagogo qui n'ont jamais eu à s'occuper d'apprendre quoi que ce soit à qui que ce soit peuvent le nier.
Ecrit par : Murielle | 30 mars 2008
"Je lis et j'approuve à peu près tout, sauf les appels à la purge..."
Ecrit par : Pat | 30 mars 2008
Elle serait pourtant salvatrice ! Le chancre du pédagogisme continuera de faire son oeuvre de déstructuration. Il passera au stade du filigrane, rongeant son frein, attendant le fléchissement d'une politique apparemment couillue (sauf votre respect) et surtout un changement de ministre, ce qui ne manquera pas de se produire, tôt ou tard.
JPG, avec son cinglant habituel, se félicite que "la liste des signataires a ceci de précieux qu'elle nous donne la liste des parasites." On ne saurait mieux dire ! Mais il fallait le dire !
Quand donc comprendra-t-on qu'il faut arrêter de nourrir la main qui vous mord ? Traduction : à quoi bon entretenir des pompes à subventions pour engraisser des "autorités" autoproclamées qui n'ont que le souci de leur propre survie ? Oui, quand donc arrêtera-t-on de perfuser ces nids d'infiltrés qui s'emparent de tous les champs d'action pour terrasser la société bourgeoise, l'ennemie héréditaire, le monstre par excellence ? (par essence inégalitariste, plurivalent (où tout ne se vaut pas), élitiste, libéral...)
Non, il n'y aura pas de vraie purge car, comme l'écrivait un commentateur de ce blog, XD ne voudra pas trop charger une barque déjà dangereusement alourdie par la pénurie budgétaire. Et c'est bien dommage : nous avons le meilleur ministre de l'éducation d'il y a longtemps et sa politique se trouve déjà fortement hypotéquée... Ce qui risque de lui attirer les inimitiés de beaucoup de ceux qui le soutiennent par ailleurs.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Bon, pour la tentative qui consiste à vouloir réunir tout le monde autour d'une table, ce n'est pas gagné...
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Guillaume, c'est le KGB...
On dit FSB aujourd'hui, soyez moderne.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Bon, pour la tentative qui consiste à vouloir réunir tout le monde autour d'une table, ce n'est pas gagné...
Comme les pédagos n'ont aucune envie de partager le gâteau tout en conservant leurs fromages...
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
"D.Fellot,ancien Ingénieur Thalès,Chev. des Palmes Académiques"
Faire du cheval avec des palmes est une grande idée pédagogiste (comme observer un poisson dans le perrier).
Si je puis me permettre, Dear Fellot, qu'avez vous fait de si grave pour qu'on vous affuble de la sorte ?
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Bien sûr que les apprentissages "mécaniques" sont indispensables.
J'enrage lorsque ma fille, qui maitrise dérivées, complexes, suites et intégrales, doit réfléchir si je lui demande combien font 7 x 8.
Je la soupçonne même de compter mentalement sur ses doigts.
Parce qu'à un moment crucial, on a négligé de lui faire "chanter" ses tables de multiplication.
Ecrit par : yann | 30 mars 2008
Depuis mardi, et le flop de trois de leurs camarades à l'exercice "avoir un sucre et sucrer le café" à conjuguer au passé composé, mes CE1 conjuguent tous les jours une phrase du même genre sur leur cahier de brouillon.
C'est systématique, mécanique mais absolument pas rébarbatif pour eux. Au contraire, c'est un peu comme lorsqu'ils étaient plus petits et qu'ils remplissaient puis vidaient vingt fois d'affilée leur seau de sable, juste pour le plaisir d'acquérir la maîtrise du chargement et du déchargement d'un seau à l'aide d'une pelle en plastique.
Si on leur avait pris le seau ou la pelle des mains, ils auraient hurlé de dépit.
A sept ans, ils sont beaucoup plus civilisés et se contentent maintenant de me demander poliment : "On n'a pas de verbes à conjuguer, aujourd'hui ?" mais le principe est le même : "Je suis grand et je veux y arriver tout seul. Je m'entraînerai aussi longtemps qu'il le faudra mais j'y arriverai. J'ai vaincu les pelles et les seaux, il n'y a aucune raison que le passé composé ou les soustractions à retenues me résistent !"
D'ailleurs si vous avez des idées (esprits mal tournés s'abstenir, un peu de respect pour les mioches, quand même) de deux propositions coordonnées, l'une avec le verbe avoir et l'autre avec un verbe du 1° groupe ayant la bonne idée de se conjuguer avec l'auxiliaire avoir, en évitant si possible le pronom le (les l' intercalés entre le pronom personnel et l'auxiliaire, au CE1, c'est un peu duraille), je suis preneuse.
Ecrit par : catmano | 30 mars 2008
A catmano pour ses élèves,au passé composé....Avoir la pédagogite et purger les pédagogos ????
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Sauf que, si vous voyez l'évolution des gestes depuis l'invention du tennis, il est clair que certains n'ont pas été appris de manière toute faite à certains jeunes joueurs en les faisant calquer par leurs professeurs sur ceux de leurs prédécesseurs! (C.S)
Non, c'est vrai?
Lisez d'un peu près ce qui est dit : la répétition, l'imitation et puis un jour l'écart, le neuf, la manière, sa manière. De lire, de dire, de jouer, de peindre, d'écrire, de professer.
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
"Si vous suivez un peu le circuit tennistique, (et si vous pratiquez), vous vous rendrez compte qu'il y a (presque) autant de techniques que de joueurs."
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
C'est faux, bien au contraire, SURTOUT A PARTIR D'UN CERTAIN NIVEAU, qui n'est pas le vôtre (15/4 à une époque n'est-ce pas?). En vérité, c'est la très grande SIMLILITUDE des gestes et des positions qui est, quand ils sont maîtrisés, frappante. Quel mimétisme ! Il est vrai néanmoins qu'à votre niveau il reste un certain nombre de joueurs aux techniques très personnelles voire originales, ce qui limite inévitablement leur progression.
Après avoir dit qu'il y a "(presque) autant de techniques que de joueurs" vous continuez avec l'exemple de techniques -celle de Borg (pour faire court) et celle (qui ne fut donc pas) de Gauvin - aujourd'hui employées par (presque...) TOUS les joueurs. Votre raisonnement est donc sans pertinence. A vrai dire vous exagérez vraiment, et vous n'abuserez que quelques néophytes, et encore pas beaucoup. Borg est le joueur qui a "démocratisé" dans le tennis la technique du lift. Lift qu'on enseigne mécaniquement dans toutes les écoles depuis longtemps maintenant. Peut-être avez-vous eu d'ailleurs un peu de mal à vous l'approprier - c'est tellement plus facile quand on est petit n'est-ce pas ! Même remarque pour Gauvin sauf que sa révolution technique - qui viendra peu après lui - ne fut qu'une révolte. Vous prenez donc deux exemples de REVOLUTION TECHNIQUE.
Ne pas confondre l'apprentissage PAR TOUS des éléments fondamentaux et la naissance (ou non) d'un élément fondamental grâce à quelques génies. Element fondamental pour TOUS par la suite.
L'erreur logique de raisonnement se redouble d'une erreur autrement plus fondamentale, et même d'une faute, car vous prenez au fond tout joueur pour un génie en puissance. Ce qu'il n'est pas, ce que la plupart ne sont pas, pas plus que les écoliers ou les collégiens ne sont des génies en puissance dans la maîtrise de la langue et de leur pensée. Vous en faites dès le départ de potentiels artistes (de génie) alors qu'ils sont potentiellement, dans l'ensemble, de bons artisans. Ce faisant, même l'artisanat leur échappe!
Vous faites ensuite une critique du lance-balles, louant au contraire la mise en situation de jeu. Vous n'avez donc pas remarqué qu'on lui avait substitué un autre lance-balles mais plus perfectionné: le moniteur de tennis! Lequel peut varier ad libitum lancer, vitesse, direction comme aucun autre lance-balles (surtout ceux auxquels vous pensiez!!). Personne ne désire non plus que les écoliers répètent les mêmes dictées, fassent les mêmes accords avec les mêmes mots, etc. etc.!!! Non, au contraire, qu'ils goûtent tous les temps, et les exceptions orthographiques et grammaticales aussi. Nous souhaitons tous que les écoliers, collégiens et lycéens parviennent à "mettre en situation" les règles de grammaire et les connaissances en général qu'on leur aura VRAIMENT apprises.
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Bravo Guy Morel !
Faut-il laisser la répétition, les exercices « mécaniques », la recherche du bon geste, du bon réflexe, de la bonne démarche aux virtuoses, aux sportifs professionnels ou aux chirurgiens ?
Et les zaprenans seraient invités, eux, à s’exprimer !
C’est ce que Jacques Barzun a appelé le prépostérisme, c’est-à-dire faire avant (pré) ce qu’on doit faire après (post). D’ailleurs “preposterous” signifie carrément “absurde” en anglais.
Quintilien le disait déjà il y a 2 000 ans : « Surtout que les enfants sachent bien décliner les noms et conjuguer les verbes, car c’est le seul moyen de parvenir à l’intelligence de ce qui suivra. Cet avertissement serait superflu, sans cette hâte d’arrivistes de la plupart des maîtres qui commencent par où l’on doit finir, et qui, pour faire briller leurs élèves par des connaissances spécieuses, les retardent par leurs raccourcis. »
Ça me rappelle aussi ce qu’a écrit l’artiste Françoise Verdier dans son livre “Passagère du silence”. Elle y raconte son départ et son installation en Chine. Elle peine à trouver des professeurs de calligraphie. Elle en rencontre pourtant et doit se faire accepter par des hommes qui ont eu leurs vies, leurs mains et leurs corps brisés par les gardes rouges lors de la Révolution culturelle. Pendant une dizaine d’années, elle fait des exercices et recommence sans cesse jusqu’à que les maîtres soient satisfaits. Il y a des passages où elle raconte qu’elle doit tracer encore et toujours de “simples” traits horizontaux.
Auparavant elle avait essayé d’apprendre les bases de l’art en France :
« L’enseignement à l’École des beaux-arts m’a déçue. On n’étudiait plus les maîtres, il n’existait plus de modèles sur lesquels s’appuyer, les élèves n’avaient plus le droit de pénétrer dans l’atelier de Léonard de Vinci ; on n’apprenait plus la pratique des techniques, ni aucune expression picturale. “Enfermez-vous dans une pièce et exprimez-vous !” nous répétaient les professeurs. La psychanalyse avait fait des ravages au sein de l’Éducation nationale. Le problème de savoir s’exprimer quand on n’a pas appris diverses sortes de langages pour y parvenir me rendait folle. À quoi servaient donc les enseignants ?
Le plus redoutable était un professeur qui nous exhortait à nous “exprimer” sans savoir s’exprimer lui-même. Il admirait les étudiants qui se lançaient dans un idéal gestuel sans aucune préparation ni aucune technique de composition. Le “n’importe quoi” était érigé en art du Beau. »
Ecrit par : Lariba | 30 mars 2008
D'ailleurs si vous avez des idées (esprits mal tournés s'abstenir, un peu de respect pour les mioches, quand même) de deux propositions coordonnées, l'une avec le verbe avoir et l'autre avec un verbe du 1° groupe ayant la bonne idée de se conjuguer avec l'auxiliaire avoir, en évitant si possible le pronom le (les l' intercalés entre le pronom personnel et l'auxiliaire, au CE1, c'est un peu duraille), je suis preneuse.
Catmano
J'ai eu 8 ans donc j'ai soufflé 8 bougies...
tu as eu de la chance car tu as retrouvé ta clé.
On peut ainsi glisser "ma" clé, "ta" clé, "sa" clé...
Ecrit par : Maminou | 30 mars 2008
L'erreur logique de raisonnement se redouble d'une erreur autrement plus fondamentale, et même d'une faute, car vous prenez au fond tout joueur pour un génie en puissance.
Vous avez raison. Mais je ne crois pas à une erreur de raisonnement. On est dans l'idéologie, là, l'idéologie des pédagos. Et pour ma part, je ne me fatigue plus à argumenter.
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
A catmano pour ses élèves,au passé composé....Avoir la pédagogite et purger les pédagogos ????
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
J'ai eu 8 ans donc j'ai soufflé 8 bougies...
tu as eu de la chance car tu as retrouvé ta clé.
On peut ainsi glisser "ma" clé, "ta" clé, "sa" clé...
Ecrit par : Maminou | 30 mars 2008
Je leur ferai faire celles de Maminou en premier et si cela marche bien, je prendrai celle d'amélieétouskisensui, là, au moins je serai sûre qu'ils sont dans le mécanique pur.
Merci à toutes deux.
Ecrit par : catmano | 30 mars 2008
Quintilien le disait déjà il y a 2 000 ans : « Surtout que les enfants sachent bien décliner les noms et conjuguer les verbes, car c’est le seul moyen de parvenir à l’intelligence de ce qui suivra. Cet avertissement serait superflu, sans cette hâte d’arrivistes de la plupart des maîtres qui commencent par où l’on doit finir, et qui, pour faire briller leurs élèves par des connaissances spécieuses, les retardent par leurs raccourcis. »
Ecrit par : Lariba | 30 mars 2008
Génial!
C'est cela, le "bon sens", Christophe!
Ajoutons-y l'affirmation de La Bruyère selon laquelle "l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur", et l'on tiendra les deux piliers du socle de l'école: un contenu solide et de la discipline! Précisément ce qu'ont essayé de détruire les "pédagos".
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Gauvin ou Gauvain ?
Le génial inventeur du tennis de table ronde ?
Arthur Excalibur ou Arthur Hache ?
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
et veiller à ce que rien ne change, afin que tout demeure — comme ne disait pas le prince de Lampedusa
Il se résigne le grand prince de Salina, il ne fait que se résigner quand arrivent les garçons-bouchers.
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
Derrière les arguments de la collègue, on retrouve cette sollicitude bienpensante et presque larmoyante de ceux qui placent l'enfant au centre du système (de leur idéologie).
C'est empreint des meilleurs sentiments, mais ça sonne faux...
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Merci à c.cuit d'avoir pris la peine d'aller demander les arguments en question.
Je n'ai rien à ajouter aux commentaires de Magister que j'approuve entièrement.
On comprend mieux en lisant cet éloquent aveu de faiblesse intellectuelle et morale d'une collègue qui récite son catéchisme libertaire bien-pensant, pourquoi tant d' enfants aujourdhui sont complètement déboussolés et que d'autres, de plus en plus jeunes, en arrivent à incendier des écoles et des bibliothèques.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Pour Catmano: avoir un petit chien et acheter des croquettes ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 mars 2008
Je pose une deuxième question, corollaire de la première :
Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
"Vous faites ensuite une critique du lance-balles, louant au contraire la mise en situation de jeu."
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Je voulais surtout parler des "potences", en fait. Ces espèces d'appareils, où était fixée une balle. Débilissime.
Quant à Gauvin, vous pouvez assez facilement faire le malin sur un blog sur lequel, je pense, peu de monde connaît (ou est intéressé par) ce dossier, mais il est très vraisemblable que si on lui avait fait travailler ses coups naturels, (comme pour Borg, qui a effectivement, non "inventé" le lift, mais, disons, rendu systématique chez beaucoup de joueurs lui ayant succédé).
Maintenant, il est évident qu'on retrouve des similitudes plus frappantes chez les joueurs de haut niveau que chez ceux de troisième série française. Surtout dans la perfection du jeu de jambes. Mais si, pour vous, Djokovic et Federer ont la même technique, ou Santoro et Murray, il va vous falloir changer vos Varilux!
"L'erreur logique de raisonnement se redouble d'une erreur autrement plus fondamentale, et même d'une faute, car vous prenez au fond tout joueur pour un génie en puissance."
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Pas du tout! L'exemple de Laver que Deniau et ses sbires ont voulu faire imiter par tout le monde en tentant de faire adopter sa technique par des joueurs qui ne disposaient pas obligatoirement de ses capacités physiques hors-norme, vous prouve que j'ai voulu dire exactement le contraire.
Ceci étant dit, je ne fais absolument pas de parallèle avec la lecture. J'ai simplement repris une phrase de Sanseverina qui me semblait pour le moins sujette à caution.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Réponse à la question de Jeremy : pas moi en tous les cas. J'ai toujours frémi ) l'idée que l'Etat puisse se charger de l'éducation de mes enfants et donc, potentiellement, de leur rééducation.
La famille éduque et l'école instruit. Voilà les piliers d'une bonne structuration personnelle et sociale.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
pardon : "j'ai toujours frémi à l'idée..."
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Il se résigne le grand prince de Salina, il ne fait que se résigner quand arrivent les garçons-bouchers.
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
Et tandis que le prince admire en pleurant les derniers partisans de Guiseppe Garibaldi, le garçon-boucher poursuit son ascension fulgurante, bénéficiaire peu regardant des fusillades.
Puis il s'en va mourir, seul et silencieux, loin de ce monde ignoble où le calcul a désormais fait place à la grandeur.
"Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse" (Alfred de Vigny)
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
"Vous n'avez donc pas remarqué qu'on lui avait substitué un autre lance-balles mais plus perfectionné: le moniteur de tennis! Lequel peut varier ad libitum lancer, vitesse, direction comme aucun autre lance-balles (surtout ceux auxquels vous pensiez!!). Personne ne désire non plus que les écoliers répètent les mêmes dictées, fassent les mêmes accords avec les mêmes mots, etc. etc.!!! Non, au contraire, qu'ils goûtent tous les temps, et les exceptions orthographiques et grammaticales aussi. Nous souhaitons tous que les écoliers, collégiens et lycéens parviennent à "mettre en situation" les règles de grammaire et les connaissances en général qu'on leur aura VRAIMENT apprises."
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Complètement d'accord avec tout ça, et depuis longtemps.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Gauvin ou Gauvain ?"
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Je ne me rappelle plus l'orthographe, je l'avoue. C'est peut-être bien Gauvain.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"pardon : "j'ai toujours frémi à l'idée...""
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
C'est un frère ou une soeur de Johnny?
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Vous avez raison. Mais je ne crois pas à une erreur de raisonnement. On est dans l'idéologie, là, l'idéologie des pédagos. Et pour ma part, je ne me fatigue plus à argumenter."
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
Vous pensez sincèrement que Lennart Bergelin était un idéologue?
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
La famille éduque et l'école instruit. Voilà les piliers d'une bonne structuration personnelle et sociale.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Nous vous demandons, Monsieur le ministre, de suspendre votre projet et de tenir compte de l'avis des personnels et des partenaires de l' Education afin d’en revoir profondément la conception et la rédaction."
mercredi 26 mars 2008
Viviane Youx, présidente de l’ AFEF,
Lucille Barberis, présidente de l’AGEEM,
Sylvie Plane, présidente de l’AIRDF,
Pierre Parlebas, président des CEMEA,
Florence Castincaud, présidente des CRAP,
Faride Hamada, président de la FCPE,
Nicole Belloubet, présidente de la FOEVEN,
Philippe Deplanque, secrétaire général des Francas,
Odette Bassis, présidente de la GFEN,
Catherine Chabrun, présidente de l’ICEM,
François Testu, président de la JPA,
Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement,
Jean-Michel Sautreau, président de l’ USEP,
Jean-Marc Vincent, président de l’OCCE,
Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA,
Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT,
Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN-UNSA Education,
Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU,
Eric Pontais, secrétaire général du SNPI-FSU.
Première réaction à chaud: tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens!
Moi, j'en ai marre de réparer les pots cassés à la maison surtout que, franchement, comme potière...
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Je fais cela à chaque retour de vacances ou de week end prolongé.
Et encore, j'ai de la chance, les parents ne viennent pas me mettre des bâtons dans les roues. Il n'en est pas de même dans toutes les écoles primaires (maternelles et élémentaires).
Ecrit par : catmano | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Je n'en disconviens pas et l'ai d'ailleurs énoncé dans un commentaire antérieur au sujet de la morale dans les programmes. L'éducation est toujours inhérente à l'instruction mais il faut rappeler la primauté de cette dernière.
Avouons tout de même que si l'éducation n'est pas dispensée à la maison, le système a toutes les chances de rester bancal. Jamais l'école ne rattrapera le coup, sauf exceptions.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
"Avouons tout de même que si l'éducation n'est pas dispensée à la maison, le système a toutes les chances de rester bancal. Jamais l'école ne rattrapera le coup, sauf exceptions."
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
C'est absolument certain.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude.
J'ai peut-être attrapé le virus de la dyslexie informatique. Je suis inquiet, je ressens de l'inquiétude !
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Les programmes de 2008 en revanche, malgré un certain nombre d'imperfections, reviennent à une conception dans laquelle les apprentissages de l'école primaire relèvent à nouveau des instituteurs, au sein de l'école, et ce pour tous les élèves. De ce point de vue, on peut dire qu'ils renouent avec les principes fondateurs de l'école républicaine. Est-ce cela qui semble si intolérable aux Tartuffes du padégogisme ?
Ecrit par : Un hussard | 30 mars 2008
Si les signataires étaient honnêtes, ils se contenteraient de dire qu'il va être bien difficile aux maîtres qu'ils ont recrutés et formés (notez que j'accorde mes participes! c'est rare et cher...) d'inculquer ces savoirs qu'ils sont loin de maîtriser eux-même.
Je les trouve très bien les programmes pour le primaire, juste un peu lourds mais qui peut le plus peut le moins, mais... qui va être en mesure de les enseigner????
Je doute très fort. Le vrai problème, pour moi, citoyen moyen, est là.
D'autant plus que, même si ces trouffions les maîtrisent, ces savoirs, ils ont tellement été englués par l'idéocratie (ça se dit?) qu'ils vopnt croire qu'on leur demande d'assassiner cent mille Mozart par an.
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Avouons tout de même que si l'éducation n'est pas dispensée à la maison, le système a toutes les chances de rester bancal. Jamais l'école ne rattrapera le coup, sauf exceptions.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Peut-être pas à l'extérieur de l'école. Mais, à l'intérieur, si tous les adultes tiennent le même langage, c'est jouable.
Je dis bien tous les adultes, personnel communal, RASED et médecine scolaire compris.
Ecrit par : catmano | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude.
J'ai peut-être attrapé le virus de la dyslexie informatique. Je suis inquiet, je ressens de l'inquiétude !
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
C'est le Minus Ninformatique, une espèce de gnome farceur qui sévit sur le clavier, profitant de ce que les personnes sont davantage concentrées sur le contenu de leur commentaire qu'attentives à leurs doigts.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Je les trouve très bien les programmes pour le primaire, juste un peu lourds mais qui peut le plus peut le moins, mais... qui va être en mesure de les enseigner????
Je doute très fort. Le vrai problème, pour moi, citoyen moyen, est là.
Un exemple lu sur lire-écrire où sévit un pédago nommé Duronquarré illustre parfaitement votre propos :
Voici la vraie, la seule, l'unique règle de trois (désolé pour l'absence de flèches en diagonale) :
2 kg 4 euros
3 kg ?
3x4 = 12 : 2 = 6 euros
ça c'est le règle de trois... Mécanique... Où est le sens ? Il a fallu que j'enseigne pour que je comprenne réellement.
(Nous sommes alors plusieurs à lui faire remarquer qu'il confondait règle de trois et produit en croix, méthode plus mécaniste).
(Je lui pose alors le problème suivant :
Donc problème posé à Duronquarré :
J'achète 12 kg de raisin pour 13,80 €. Combien valent 7 kg ?
J'attends de voir... )
Voici sa réponse :
Pour le second problème, à ne pas faire au cycle 3, je calcule le prix de un kg (avec ma calculette 13,80 : 12) et je multiplie le résultat par 7. J'ai un bac scientifique, je ne suis pas un élève de cycle 3.
Si j'ai bien compris, il enseigne.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Les programmes ne mentionnent plus les tableaux de proportionnalité mais évoquent la règle de trois.
En cela, ils sont déjà moins mécaniques que certains prétendent.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Je sais que je nage en pleine utopie et qu'un paquet de blogueurs d'ici vont me rentrer dedans à peine ce message lu, (pour ceux qui le liront),
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Christophe, pour mémoire, vous avez scolarisé combien de vos enfants en primaire à l'école laïque depuis 1995? A la maison, vous vous êtes contenté d'aider aux devoirs prescrits ou vous avez fait des cours complets? Vous vous êtes collé le dimanche à combien d'exposés aux ambitions démesurées par rapport aux connaissances de vos enfants? Dites moi combien de fois vous avez cru mourrir de crise cardiaque? Combien de fois vous vous êtes tapé la tête dans le mur? Combien de fois vous avez pleuré de dépit, d'impuissance ou d'épuisement?
Combien de petits, si ce n'est Mozart, mais au moins Sibille, vous a-t-on assasiné?
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
@Jérémy:
Je suis tout à fait pour que l'on revienne au 'Ministère de l'Instruction Nationale'.
Le but premier de l'école est d'instruire, pas d'éduquer (ce qui est le rôle de la famille). Maintenant, me direz-vous, peu de familles éduquent; les parents démissionnent de leur position plus souvent qu'à leur tour... Faudrait-il engager une campagne de 'responsabilisation' des parents? Je le crois.
N'oublions pas que le terme d' "Education Nationale" a tout d'abord été utilisé dans l'Italie fasciste - je n'aime pas trop ce genre d'argument, ca fait 'reductio ad hitlerum' mais bon... il faut savoir que le terme n'est pas neutre.
Ecrit par : Loki | 30 mars 2008
J'en ai mourru avec deux rrrrrrrrrrrrr!
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Commentaire précédent, lire:
"Je suis tout à fait D'ACCORD pour que l'on revienne au 'Ministère de l'Instruction Nationale'."
Ecrit par : Loki | 30 mars 2008
Je me permets un bilan provisoire :
"Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?"
POUR l'appellation "Instruction publique" - 2 (Magister et Loki)
CONTRE l'appellation "Instruction publique" - 0?
C'est juste un débat, mais je crois que quand même, ca peut avoir une importance (et comme disait Le Luron en imitant Chirac : à cet égard, c'est fondamental).
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Questions aux nomenclaturistes du blog :
croyez vous vraiment qu'un pays où les TGV heurtent des nains de jardin (source AFP) mérite un ministère de l'instruction ?
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Dobolino a écrit : "Aujourd'hui, je suis d'humeur rieuse, grâce à un spectacle sympa auquel j'ai assisté hier soir. ...
Pour ceux qui sont à proximité de Marseille, à voir, la semaine prochaine"
Oh Dobolino ! On vient en avant première au panier ?
J'irai voir.
Un problème avec les petites salles : c'est souvent le meilleur ou le pire. A Lenche, j'ai aussi vu le pire.
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Non! J'ai vu en avant-dernière...
Le spectacle a trois ou quatre ans, bien rodé et l'acteur est celui qui a tenté de convaincre mon lardon de la beauté et de l'utilité des mathématiques et sciences physiques, lui-même étant doté d'un bac C des années soixante-dix et de ce qui peut suivre. N'ayant obtenu qu'un très vague succès avec ses conseils de vieux sage, il lui enseigne à présent la diction de l'alexandrin contre espèces sonnantes et trébuchantes au lieu de lui donner gratuitement des conseils éclairés...
Non! Je vous jure, allez vous détendre. L'araignée du Prado, c'est quelque chose...
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Parce qu'à un moment crucial, on a négligé de lui faire "chanter" ses tables de multiplication.
Ecrit par : yann | 30 mars 2008
Ah! Mais ça, c'est TON boulot! Demande à Sibille! Il te dira que les publics modernes, c'est grave de chez grave et qu'on ne peut rien contre l'incurie des parents. Feignant!
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
"Quant à Gauvin, vous pouvez assez facilement faire le malin sur un blog sur lequel, je pense, peu de monde connaît "
C'est vous Sibille qui avez commencé à faire le malin vavec Gauvin, faut-il déjà vous le rappeler?
"Mais si, pour vous, Djokovic et Federer ont la même technique, ou Santoro et Murray, il va vous falloir changer vos Varilux!"
Encore des génies, décidément vous êtes incorrigible!
"Ceci étant dit, je ne fais absolument pas de parallèle avec la lecture."
Mais je ne vous ai aucunement parlé de lecture.
Enfin vous ne reconnaissez même pas votre erreur de raisonnement si évidente.
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Découvrant ce blog, je me permets de voter pour l'appellation "Instruction publique". Ayant récemment assisté à un stage d'établissement sur "la gestion du conflit", j'ai été terriblement déçu par les intervenants (abusant du jargon issu tout droit de l'IUFM, que je vomis), qui nous décrivaient comme des "éducateurs". Terme que je n'ai pu m'empêcher de récuser publiquement... Notre métier consiste en l'enseignement, non en l'éducation, point.
A propos, lors de ces longues journées d'IUFM qui nous semblaient aussi interminables que peu profitables, plusieurs d'entre nous avaient lancé un défi : trouver le véritable sens de l'acronyme 'IUFM'. La proposition qui remporta les suffrages était la suivante : 'Intéresse-toi Une Fois au Moins'.
Bonne continuation !
Ecrit par : Kozoh | 30 mars 2008
Pour Catmano: avoir un petit chien et acheter des croquettes ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 mars 2008
Vous avez oublié: "chez un vétérinaire"...
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
La famille éduque et l'école instruit. Voilà les piliers d'une bonne structuration personnelle et sociale.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
D'où... la maternelle! Vous croyez vraiment que Pauline Kergomar et ses copines récupéraient des gamins et des gamines nickel-chrome, juste comme il faut?
Sans lire Zola et Eugène Sue, on peut se faire une vague idée de ce qui devait débouler dans les salles d'asile...
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
A propos de purge...si on purgeait l'école de la présence nocive des parents ??? Vous en parlez peu et pourtant...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Merci Kozoh !
"Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Minis



