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30 mars 2008

MECANIQUE

Ils ont dit "mécanique"…


Mon excellent ami Guy Morel, qui veille (entre autres) aux destinées du GRIP et participa — avec d'autres — à l'élaboration de la Pensée Darcos sur le Primaire, est souvent intervenu sur ce blog pour apporter des informations de fond — ou des mouvements d'humeur.
Cette fois, le voici qui sort de ses gonds. Une lettre-pétition, signée par ce que le Pédagogisme a fait de plus borné, et par ce que le syndicalisme a fait de plus réactionnaire, circule dans les écoles, sous la houlette de certains responsables qui en prennent à leur aise avec leur propre hiérarchie (voir au bas de cette Note). Leur but apparent ? Cisailler les nouveaux programmes du Primaire, avant même qu'ils ne soient définitivement écrits. Leur but réel ? Participer aux discussions au ministère, se goberger aux frais de la princesse, usurper quelques filaments de pouvoir, justifier leurs titres pompeux de "président" de ceci ou cela — et veiller à ce que rien ne change, afin que tout demeure — comme ne disait pas le prince de Lampedusa. La liste des signataires a ceci de précieux qu'elle nous donne, à nous qui œuvrons pour la rénovation de l'Ecole, la liste des parasites. Monsieur le ministre, peut-être serait-il temps de faire le ménage ? Un membre éminent du PS, en 1981, proposait de couper quelques têtes. Rappellerai-je qu'un peu de terreur ne nuit pas à l'exercice de la vertu — "la vertu, sans laquelle la terreur est funeste. la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante", comme disait un grand homme fort calomnié… ?

Guy Morel m'a proposé un joli texte, sérieux, historique, et succinct, en réponse aux calomnies de ces 19 signataires qui, avec quelques autres (Ferry, Lang, Ouzoulias, Charmeux, Frackowiack — et j'en passe) recomposent cette Conjuration des imbéciles dont parlait jadis John Kennedy Toole. Je lui laisse dès à présent la parole.

Jean-Paul Brighelli



Parmi toutes les accusations lancées par les opposants aux projets de programmes du primaire, il en est une qui revient comme un refrain, c’est celle de « mécanisme ». « Le projet que vous nous présentez est marqué par un alourdissement des contenus, par une conception mécaniste des apprentissages et un affaiblissement de leur dimension culturelle » dit la pétition des « dix-neuf ». Et Philippe Joutard, qui présida à l’élaboration des calamiteux programmes de 2002, de renchérir : « Sous prétexte de retour aux fondamentaux, on privilégie la mémorisation mécanique des règles orthographiques et grammaticales, au détriment de la compréhension… De même, en mathématiques, on perd beaucoup de temps à imposer l’apprentissage mécanique d’opération sur le papier à des élèves toujours plus jeunes, au détriment de l’objectif final, la résolution des problèmes. »
« Dimension culturelle », « compréhension », « résolution de problèmes » d’un côté, « conception mécaniste », « mémorisation et apprentissage mécaniques » de l’autre, mots valorisants contre mots discréditants : on peut sourire tant la ficelle polémique est grosse. Ce serait toutefois rendre un bien grand service aux auteurs de ces propos que s’en tenir à la dénonciation de leur logomachie et les dispenser d’avoir à répondre sur le fond. Ne leur faisons donc pas ce cadeau, et, puisqu’ils ont mis le sujet sur le tapis, parlons donc du mécanisme et plus particulièrement du mécanisme dans l’enseignement du calcul à l’école primaire.

Vieux débat, qui nous oblige à revenir plus d’un siècle en arrière, à ce fameux « âge d’or mythique » de l’Instruction publique, comme disent les sectateurs de l’amnésie, à ces années 1900-1920 qui virent à la fois l’achèvement de l’alphabétisation de la population de la France et l’avènement, dans le même pays, d’une école mathématique (Borel, Lebesgue, Hadamard, Poincaré) considérée alors comme la première du monde.
Donc à cette époque reculée et barbare, il advint - on n’ose penser que Philippe Joutard ou Roland Charnay puissent l’ignorer - que d’aucuns s’inquiétèrent soudain du tour un peu mécanique que prenait dans les écoles l’enseignement du calcul et de l’arithmétique. Et il advint qu’un professeur à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, Jules Tannery, spécialiste d’Évariste Galois et lui-même mathématicien de renom, explique longuement, dans un article passionnant paru en 1904 dans la Revue pédagogique, en quoi la part mécanique dans l’apprentissage du calcul était non seulement inévitable mais nécessaire à l’intelligence des choses mathématiques.
Cet article constitue un excellent cours de pédagogie pratique du calcul, et il devrait être au programme des IUFM où il remplacerait plus qu’avantageusement les séquences sur la donation du sens et autres billevesées didacticiennes sur l’apprentissage du calcul par tâtonnements.
Les quelques extraits qui suivent permettent déjà de juger du sérieux de l’argumentation des contempteurs des projets de programmes.
(version complète à http://michel.delord.free.fr/tan-sp.pdf)


Sur l’enseignement de l’arithmétique à l’école primaire
Jules Tannery, revue pédagogique, février 1904

EXTRAITS

" Il y a, dans tous les enseignements, une partie mécanique et routinière qu'il faut accepter avec modestie. (…) Que l'on soutienne l'enfant ou l'apprenti par l'espoir d'un temps où la répétition de l'effort aura supprimé la difficulté, j'en suis d'avis ; mais qu'on se garde bien de lui inspirer du mépris pour ce qu'il entre de machinal dans cette répétition. Il faut que le geste soit machinal (…)
L'enseignement de l'arithmétique, dit-on, semble n'avoir plus d'autre objet que de mettre l'écolier en état d'appliquer un certain nombre de règles qu'il ne comprend pas. Il ne faudrait pas s'exagérer l'importance de la justification théorique de certaines règles ou opérations : je m'imagine que tout le monde reconnaît l'impossibilité de justifier à l'école, par un raisonnement rigoureux, la règle de la division des nombres entiers, mais que, tout en reconnaissant cette impossibilité, quelques personnes s'en affligent. Je voudrais qu'elles se consolassent entièrement. Si c'est là ces règles que l'écolier ne comprend pas, il n'y a pas lieu de s'en émouvoir, à mon avis. (…)
Il ne doit pas y penser ; il doit mettre toute son attention dans l'application correcte des règles qu'il sait être vraies, et plus cette application est machinale, plus elle est sûre. Le mathématicien même emploie des outils qu'il n'a pas vérifiés et dont il ignore parfois comment ils ont été fabriqués.
Ce que les enfants ont besoin de comprendre, c'est le sens de l'opération, c'est ce qu'elle permet d'obtenir. Je m'imagine qu'on leur apprend cela à l'école, et, peut-être, mieux qu'on ne fait au lycée.
Comment arrive-t-on à faire comprendre aux écoliers le sens de chacune des quatre règles ? Je crois bien que, là-dessus, la plupart des instituteurs m'en remontreraient. (…)ils commencent par des exemples concrets, avec des nombres très simples : j'ai sept billes dans ma poche gauche et cinq dans ma poche droite ; je prends ces cinq billes et je les mets dans ma poche gauche ; combien y a-t-il de billes dans cette poche gauche ? Des douze billes qui sont maintenant dans ma poche gauche, j'en prends cinq que je mets dans ma poche droite ; combien en restera-t-il dans ma poche gauche ? Et si je remets ces cinq billes dans cette poche gauche, combien contiendra-t-elle de billes ? Voici quatre petits tas dont chacun comprend cinq billes ; je mets toutes les billes en tas ; combien y en aura-t-il dans ce tas ? J'ai dix-neuf billes que je veux partager entre cinq enfants ; chacun reçoit trois billes, et il m'en reste quatre. Chaque opération reçoit son nom. Les exemples sont repris, multipliés, diversifiés. Les nombres sont assez simples pour que les calculs puissent se faire de tête, ou même sur des objets réels ; on demande aux enfants, pour une foule de petits problèmes, non seulement d'arriver au résultat, mais de reconnaître chacune des opérations qu'ils ont faites, de la nommer ; on passe à des cas un peu plus compliqués où il faut faire deux, trois de ces opérations ; là encore, il ne suffit pas que les enfants trouvent le résultat exact, ils doivent analyser le calcul qu'ils ont fait : d'abord une addition, puis une soustraction, etc. Sans doute tous ceux sous les yeux desquels cette page est tombée se disent : " Oui, c'est ainsi que l'on fait, à peu près, avec des exemples, ou avec d'autres... " Et comment ferait-on autrement ? Il suffit d'y penser, et d'avoir eu des enfants à qui l'on a appris à compter. Eh bien ! tout cela n'est nullement mécanique. Reconnaître les cas où il faut faire cette opération , et non cette autre, sentir ce qu'il y a de commun dans les cas où l'on fait la même opération, c'est faire acte d'intelligence, de la même intelligence qui nous sert à grouper des individus, ou des mots, ou des faits, dans une même famille, sous une même loi. Et l'enfant est capable de ces actes intellectuels, parce qu'ils se rapportent à des objets qu'il peut voir, toucher ou imaginer, et que l'effort d'attention qu'ils exigent est court.(...)
Au bout d'un certain temps, quand il juge que le moment est venu, que les écoliers ont vu et reconnu assez de faits pour comprendre un énoncé général, l'instituteur définit chacune des règles : je crois bien que l'écolier, qui comprend cette définition abstraite, y trouvera quelque joie, et qu'il se donnera volontiers la peine d'en fixer les termes dans sa mémoire. Devant des questions toutes pareilles à ces questions qu'il sait résoudre, mais où les données sont un peu plus compliquées, les nombres un peu plus grands, l'enfant sent qu'il lui manque quelque chose : cela est trop long pour qu'il s'en tire ; il n'en finirait pas de compter sur ses doigts ou avec des boules. Comment faire ? Il est tout découragé. Le maître lui dira : " Je vais vous apprendre un moyen d'aller plus vite " ; il enseignera le mécanisme de la règle. Je ne suis nullement scandalisé à l'idée que l'enfant ne se rendra pas compte du pourquoi de ce mécanisme. ( …)
….en arithmétique deux points importants : reconnaître quelles opérations on doit faire, c'est-à-dire, au fond, bien comprendre les définitions ; puis, savoir faire correctement ces opérations : le premier point est affaire d'intelligence, le second de routine, ou, pour parler mieux, d'habitude. Il ne faut pas mépriser cette routine-là ; le résultat est un profit très clair qu'on emporte de l'école (…)
Il est beaucoup plus important de savoir les propriétés des opérations que d'être en mesure de justifier la façon dont on les effectue, et quelques-unes de ces propriétés peuvent être enseignées et démontrées à l'école : est-il difficile, par exemple, de faire comprendre à des écoliers, sur des exemples concrets, que pour multiplier un nombre par une somme, on peut multiplier ce nombre par les éléments de la somme et ajouter ensuite les produits partiels. Les propositions de ce genre, dont les unes peuvent être démontrées complètement, dont les autres seront simplement énoncées et vérifiées, sont beaucoup plus précieuses que ce qu'on appelle " la théorie de la multiplication, ou de la division "…C'est elles d'ailleurs qui mènent plus loin, puis servent, par exemple, à l'intelligence de l'algèbre, dont on peut pousser l'étude aussi loin qu'on veut, sans avoir jamais besoin de la " théorie de la division "."



Guy Morel



Voici la Lettre / manifeste et la liste des signataires — que de présidents et de secrétaires généraux !



"Monsieur le Ministre,

Nous voulons une école plus juste, dont les finalités et les contenus soient compris et partagés par tous. Nous sommes persuadés que l’école peut et doit faire réussir tous les élèves, et que pour cela, elle doit se transformer.

Votre projet de programmes est marqué par l’inadaptation des contenus, par un affaiblissement de leur dimension culturelle et par une conception mécaniste des apprentissages.

Loin d’être "plus ambitieux", comme vous l’annonciez, il marque un appauvrissement sans précédent des apprentissages et des objectifs, à commencer par la lecture et l’écriture. Face à un tel renoncement sur l’essentiel, l’introduction de nouveaux contenus dans d’autres matières apparaît comme un affichage qui accroît l’incohérence de l’ensemble.

Loin de contribuer à la réussite de tous les élèves, il pénalisera de fait ceux qui ont le plus besoin d’école. Il ne favorisera pas la maîtrise de l'ensemble des connaissances et des compétences que l'école se doit de faire acquérir à tous les élèves. Il tourne le dos à l’ambition des programmes de 2002 qui était de doter tous les élèves des outils nécessaires pour réussir au collège.

Nous réaffirmons avec force que les apprentissages fondamentaux que vise l’école primaire s’appuient sur un travail de l’élève dans lequel la recherche, la découverte et l’expérimentation s’allient nécessairement à la rigueur, à la structuration des connaissances et à la mémorisation.

Nous vous demandons, Monsieur le ministre, de suspendre votre projet et de tenir compte de l'avis des personnels et des partenaires de l' Education afin d’en revoir profondément la conception et la rédaction."

mercredi 26 mars 2008


Viviane Youx, présidente de l’ AFEF,
Lucille Barberis, présidente de l’AGEEM,
Sylvie Plane, présidente de l’AIRDF,
Pierre Parlebas, président des CEMEA,
Florence Castincaud, présidente des CRAP,
Faride Hamada, président de la FCPE,
Nicole Belloubet, présidente de la FOEVEN,
Philippe Deplanque, secrétaire général des Francas,
Odette Bassis, présidente de la GFEN,
Catherine Chabrun, présidente de l’ICEM,
François Testu, président de la JPA,
Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement,
Jean-Michel Sautreau, président de l’ USEP,
Jean-Marc Vincent, président de l’OCCE,
Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA,
Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT,
Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN-UNSA Education,
Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU,
Eric Pontais, secrétaire général du SNPI-FSU.

Commentaires

Une première réaction à ces textes :

Rétrospectivement, je pense que pour de nombreux individus de ma génération (les post soixante huitards) cette répétition "mécaniste" a fortement contribué à sédimenter les quelques connaissances et concepts qui nous animent (et nous permettent parfois l'action).

C'est, par exemple, cet apprentissage localement mécaniste qui nous permet maintenant une adaptabilité distanciée (critique !) devant les "nouveautés" techniques et scientifiques. Je pense notamment à l'informatique et ses nombreux avatars dans le domaine éducatif.

Que certains d'entre nous aient utilisé ces "compétences" pour instaurer le pédagogisme au non du "Sens" est une pathologie (invasion généralisée du psychisme par un égalitarisme rigide qui agit comme une chape).

En conséquence, ces gens - bien sûr empêchés de nuire - ne doivent pas être sanctionnés mais soignés avec humanité dans des établissements spécialisés (ouverts, fermés ?).

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

Que certains d'entre nous aient utilisé ces "compétences" pour instaurer le pédagogisme au non du "Sens" est une pathologie (invasion généralisée du psychisme par un égalitarisme rigide qui agit comme une chape).

Cela se traduit par une reconstruction a posteriori et fantasmatique de processus éducatifs "idéaux".

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

"cette répétition "mécaniste" a fortement contribué à sédimenter les quelques connaissances et concepts qui nous animent "

Oui, c'est valable en langues aussi. Et en français. Et en tout, en fait.

Écrit par : Jérémy | 30 mars 2008

Splendide analyse, en quelques mots, Dugong — ah, l'esprit de synthèse… D'autant que vous tissez un lien entre ma Note du jour et l'avant-dernière — très fort ! Comme dit fort bien Jérémy, ça s'applique à tout… Sans sédimentation, nous ne sommes que du sable — une poussière d'été.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 mars 2008

On ne remerciera jamais assez les gens comme Michel Delord et d'autres, qui nous permettent de redécouvrir de "vieux" textes qui éclairent nos cavernes (multi)médiatisées.

La redécouverte a aussi de bons côtés...

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

Merci pour le très beau texte de Jules Tannery.

Quant aux réactions aux nouveaux programmes, ou plutôt au recentrement des nouveaux programmes sur la part "mécanique" des apprentissages, il était prévisible que les tenants de la construction par l'éléve de son propre savoir y réagissent; le contraire eût été étonnant cette réaction est le signe, le symptôme au sens médical du terme (comme le suggère dugong) "que le signe a pris".

Ce que décrit très précisément Jules Tannery dans ce texte génial dans sa simplicité "cristallline" , c'est exactement ce qu'on appelle aujourd'hui "la main à la pâte".

"l'enfant sent qu'il lui manque quelque chose : cela est trop long pour qu'il s'en tire ; il n'en finirait pas de compter sur ses doigts ou avec des boules. Comment faire ? Il est tout découragé. Le maître lui dira : " Je vais vous apprendre un moyen d'aller plus vite"

Voulons-nous ou ne voulons-nous pas apprendre à l'enfant un moyen d'aller plus vite ? Toute la question est là.

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

Cette question de la "mécanique" illustre à merveille l'hypocrisie de nos incroyables pédagols.

"Nous voulons une école plus juste" disent-ils, qui "doit faire réussir tous les élèves". Fort bien.

Maintenant, comparons les objectifs devant être atteints à la fin de l'école primaire, en français et en maths, tels qu'ils sont définis dans les programmes 2002 et 2008. Eh bien, honnêtement, on ne peut pas dire qu'il y ait une si grande différence.

En revanche, là où on assiste à une véritable révolution, c'est sur la définition explicite des contenus et leur répartition, sur la réhabilitation de la mécanique ainsi que de la notion de progressivité tout au long de la scolarité primaire, bref sur la définition d'étapes intermédiaires pour parvenir à la mise en oeuvre de ces objectifs.

S'il s'agit d'une révolution, c'est surtout parce que ces nouveaux programmes -et en particulier la réhabilitation de la mécanique- impliquent une redéfinition des lieux d'apprentissage et des personnes qui vont les conduire.

En effet les programmes 2002, par leur rejet de la mécanique et de l'explicite, transfèrent de fait une partie des apprentissages à l'extérieur de l'école, vers les familles qui doivent en assurer la dimension mécanique (apprentissage de la lecture et de l'écriture, grammaire, conjugaison, orthographe, maîtrise des techniques opératoires...). En termes d'égalité des élèves devant l'accès à l'instruction, pas de doute, c'est le nec plus ultra !!!

Les programmes de 2008 en revanche, malgré un certain nombre d'imperfections, reviennent à une conception dans laquelle les apprentissages de l'école primaire relèvent à nouveau des instituteurs, au sein de l'école, et ce pour tous les élèves. De ce point de vue, on peut dire qu'ils renouent avec les principes fondateurs de l'école républicaine. Est-ce cela qui semble si intolérable aux Tartuffes du padégogisme ?

Écrit par : Un hussard | 30 mars 2008

Pardon : "Tartuffes du pÉdagogisme"... !

Écrit par : Un hussard | 30 mars 2008

Les antipédagogistes? Combien de divisions?

Vous voyez bien que vous n'avez aucune prise sur les structures et sur la hiérarchie réelle de l'EN...

Négociez donc (message à XD) car moins c'est mieux que rien quand même.

Écrit par : benoit | 30 mars 2008

QUESTION IMPORTANTE :

Y a-t-il moyen de rendre disponible au lecteur lambda l'ensemble des programmes des Ministères de l'Education nationale et de l'Instruction publique depuis que ce(s) minsitère(s) existe(ent) ?

Cela peut se faire soit par l'édition traditionnelle, soit par internet. Je suis prêt à participer à cette initiative, et j'en connais plus d'un qui seraient intéressés. Tout ce qu'il me manque, c'est l'accès au(x) texte(s) pour les mettre en ligne, ou pour les proposer à l'édition. Qui m'intègre à un projet, ou me donne des pistes pour créer cette anthologie (si éditée) ou cette mise en ligne exhaustive ?

Écrit par : Astérion | 30 mars 2008

Mais qui formera à la grammaire les jeunes maîtres en place aujourd'hui et qui n'ont pas connu la répétition des règles ni l'analyse logique,ni l'analyse grammaticale ?Surtout si on enferme les pédagogos,qui ,bien sûr,ne pourront pas être recyclés ?

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Aujourd'hui, je suis d'humeur rieuse, grâce à un spectacle sympa auquel j'ai assisté hier soir. Je vous le conseille. C'est de l'humour de qualité, au premier degré, éventuellement au second, sans autre prétention que vous détendre. Une heure vingt minutes de monologue autour du foot. Tu ressors de là lavé de tout souci. Faut être pisse-froid pour cracher dessus.
Pour ceux qui sont à proximité de Marseille, à voir, la semaine prochaine:
http://www.fra.webcity.fr/theatre_marseille/_148646/ProgrammationEvenement

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

J'assiste assez souvent à des matinées entières de travail dans les classes élémentaires et maternelles, (dans le cadre des "visites pédagogiques" aux professeurs stagiaires), et je puis vous assurer que cette partie "mécanique" fait bel et bien partie des apprentissages. Assez, pas assez? Cela dépend évidemment des points de vue.
J'ai l'impression que ce que craignent surtout les signataires du texte suscité, c'est un retour à certain côté, disons, extrêmement rébarbatif, (et, pour l'avoir vécu, je sais de quoi je parle) de "l'école de grand-papa".

Ce qu'il faudrait réussir à faire, de toute évidence, c'est réunir toutes les "parties" autour d'une table! (Aussi bien des gens comme Pedro, Jean-Paul, Guy Morel que Lang, Ferry, Moindrot, etc.)
Je sais que je nage en pleine utopie et qu'un paquet de blogueurs d'ici vont me rentrer dedans à peine ce message lu, (pour ceux qui le liront), mais je crois que c'est la seule manière d'avancer. Sauf à, de chaque côté, considérer que les autres n'y connaissent rien et -ou- sont des prébendiers de divers genres.
Ceci étant dit, bonne journée à tous et... Pas sur la tête, s'il vous plaît. Merci. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Témoignage d'une jeune PE à la suite de la matinée de concertation avec ses collègues,à propos des nouveaux programmes.

"Dans mon école, y a que moi qui me suis défoulée...

En fait , on est arrivé au constat que mes collègues (anciens dans le métier) se retrouvent dans ces programmes qui correspondent à ce qu'ils font .
Ils reconnaissent qu'ils n'ont pas suivi à la lettre les programmes de 2002 .
Du coup pour eux c'est un ajustement de ce qu'ils faisaient avant.

Ils comprennent par contre mon désarroi car j'ai été formée uniquement aux programmes 2002 , donc ce discours ne correspond pas à ce que j'ai appris (et ce en quoi je crois d'ailleurs).
Ils m'ont donc laissé me faire plaisir même si eux , trouvent ces programmes bien.

J'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...

Heureusement qu'on s'entend bien et qu'on peut discuter sereinement ensemble, car j'ai pris conscience que nous n'avions pas du tout la même vision de l'enseignement.
Cette discussion nous aura au moins permis ça."

Écrit par : c.cuit | 30 mars 2008

Astérion a écrit : "Y a-t-il moyen de rendre disponible au lecteur lambda l'ensemble des programmes des Ministères de l'Education nationale et de l'Instruction publique depuis que ce(s) minsitère(s) existe(ent) ?"

On n'archive pas le Moloch, on l'alimente !

A moins qu'en interne, on crée une direction de la philologie ? Il faudrait recruter (à grands frais) des scaphandriers papyrologues pour explorer les caves. Et puis, serient-ils autonomes ?

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

seraient-ils...

rire en scaphandre est plutôt risqué !

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

Bonjour,
Merci et félicitations pour vos articles et vos ouvrages.
je suis enseignant dans le premier degré depuis vingt ans et victime bien malgré moi des sociaux pédagogistes de l'IUFM qui n'acceptent pas ceux qui émettent une idée contraire à la pensée dogmatique de ce temple du savoir.
Ils sont bien en place et malheur à celui qui s'oppose ou ne pense pas comme l'ensemble de ces "professeurs"...
Ne pas citer un des ouvrages dans une bibliographie vous vaudra une sanction terrible et le regard inquisitueur de celui qui prétend connaître tout sans jamais vous le montrer....
Je suis très désabusé du système actuel, fabrique à exclusion des jeunes qui n'aspirent qu'à une seule chose apprendre pour être libre.
A bientôt Nour

Écrit par : Nour LB | 30 mars 2008

rire en scaphandre est plutôt risqué !

Ecrit par : dugong | 30 mars 2008

En grande forme ce matin, cher Dugong...

Écrit par : Maminou | 30 mars 2008

"Y a-t-il moyen de rendre disponible au lecteur lambda l'ensemble des programmes des Ministères de l'Education nationale et de l'Instruction publique depuis que ce(s) minsitère(s) existe(ent) ? "

Ecrit par : Astérion | 30 mars 200

En allant sur le site de la 3ème Voie :
http://appy.ecole.free.fr/textes.htm

Écrit par : Un hussard | 30 mars 2008

Ah mais c'est déjà fait alors ! Si on cumule les deux sites suivants, il y a donc tous les textes officiel du M.E.N. et de l'Instruction publique ?

http://appy.ecole.free.fr/textes.htm
http://s.huet.free.fr/paideia/textoff/

Écrit par : Astérion | 30 mars 2008

'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...

Pouvez-vous expliquer pourquoi ? (cette question n'a pas d'intention polémique)

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

"Ils reconnaissent qu'ils n'ont pas suivi à la lettre les programmes de 2002 .
Du coup pour eux c'est un ajustement de ce qu'ils faisaient avant."

S'il y a encore des élèves (de moins en moins nombreux) qui savent quelque chose, c'est bien grâce à ceux qui n'ont pas "suivi les programmes à la lettre".

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

J'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...

Pouvez-vous expliquer pourquoi ? (cette question n'a pas d'intention polémique)

Ecrit par : Robin | 30 mars 2008



Avez-vous lu le début de cette intervention?


"Témoignage d'une jeune PE à la suite de la matinée de concertation avec ses collègues,à propos des nouveaux programmes."

Ceci vient du forum Education du Primaire...
La PE n'en dit pas plus.

Écrit par : c.cuit | 30 mars 2008

Dobolino a écrit : "Aujourd'hui, je suis d'humeur rieuse, grâce à un spectacle sympa auquel j'ai assisté hier soir. ...
Pour ceux qui sont à proximité de Marseille, à voir, la semaine prochaine"

Oh Dobolino ! On vient en avant première au panier ?

J'irai voir.

Un problème avec les petites salles : c'est souvent le meilleur ou le pire. A Lenche, j'ai aussi vu le pire.

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

"J'ai l'impression que ce que craignent surtout les signataires du texte suscité, c'est un retour à certain côté, disons, extrêmement rébarbatif, (et, pour l'avoir vécu, je sais de quoi je parle) de "l'école de grand-papa"."

Je reconnais, Christophe, que "l'école de grand-papa", ça n'était pas toujours drôle, mais il faudrait savoir une bonne fois pour toutes si on va à l'école pour s'amuser... Pour apprendre à s'amuser ? Pour s'amuser à apprendre ? Pour apprendre en s'amusant ? Ou pour apprendre et découvrir le plaisir au bout de la conquête et de l'effort.

"L'école de grand-papa" avait peut-être des côtés rébarbatifs, mais elle a formé des gens comme mon grand-père qui écrivait des lettres sans fautes d'orthographe et lisait "Sur les falaises de marbre" d'Ernst Jünger en 1939, capable de prendre des responsabilités syndicales (au congrès de Tours et en 36)...Pas du tout des gens soumis et conformistes, comme voudraient nous le faire croire les idéologues de la pédagogie prétendûment moderne.

Vous êtes musicien et vous savez l'importance de l'effort, du par coeur, du "mécanique" dans l'apprentissage d'un instrument quel qu'il soit...y compris cet "instrument intégré" au corps qu'est la voix humaine.

Que les gens puissent se mettre autour d'une table pour discuter, je veux bien, mais il faut un minimum de bonne foi et le souci de faire primer l'intérêt des enfants sur les ambitions carriéristes et les alignements idéologiques.

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

J'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...

Pouvez-vous expliquer pourquoi ? (cette question n'a pas d'intention polémique)

Ecrit par : Robin | 30 mars 2008

Je m'associe à la question de Robin. L'instruction civique, ce me semble, ne devrait pas susciter beaucoup d'inquiétude, dans la mesure où elle porte essentiellement sur l'organisation politique du pays (la constitution, les différents pouvoirs, les représentativités, les services de l'Etat...).

Écrit par : Magister | 30 mars 2008

J'ai l'impression que ce que craignent surtout les signataires du texte suscité, c'est un retour à certain côté, disons, extrêmement rébarbatif, (et, pour l'avoir vécu, je sais de quoi je parle) de "l'école de grand-papa".

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Vaines craintes, car l'école "d'aujourd'hui " étant celle "d'aujourd'hui", il n'y a aucune chance qu'elle redevienne celle "d'hier"! Les enseignants "d"aujourd'hui " étant ceux "d'aujourdhui " et pas ceux "d'hier", il y a fort peu de chances qu'ils redeviennent ceux "d'hier". Evidence historique!
Donc, les "pédagos" (= "esprits faux") jouent à se faire peur. Etant loin des élèves, ils fantasment, ils délirent. "Parasites", en effet!

Par ailleurs, je tiens que l'école doit au contraire être "rébarbative", ou plutôt qu'elle n'a pas à chercher à ne pas l'être. Les élèves ne vienent pas en classe pour y être amusés, ils y viennent pour y être instruits, pour y faire des efforts: ce n'est pas quelque chose de drôle en soi, c'est rébarbatif de faire des efforts quand on est enfant, qu'on est coincé dans une salle de classe, obligé de penser à des trucs auxquels on n'a pas envie de penser parce qu'on a encore cours pendant que les copains jouent dans la rue! C'est justement la différence entre l'école et la maison, entre le travail et le jeu. Et les enfants la connaissent bien, cette différence, et ils l'acceptent , tout en essayant d'échapper à cette contrainte et en poussant des cris de joie quand ils apprennent qu'un professeur est absent - exactement comme nous dans nos lycées bourgeois il y a quarante ans! La crainte que l'école soit "rébarbative" est une réaction d'adulte, ce n'est pas le souci des enfants. C'est la raison pour laquelle les "pédagos" méconnaissent les enfants réels, et inventent la fiction d'un enfant-déjà-adulte qui se porterait de lui-même avec enthousiasme vers les connaissances et qui intérioriserait les règles de comportement spéciales à l'école, rendant inutiles les obligations et les sanctions. Pur délire! L'enfant est le grand absent des vingt mille pages de baratin vaseux de Meirieu!.

Écrit par : Jean | 30 mars 2008

Citons l'article 2 des nouveaux programmes d'instruction civique et morale (c'est la partie plutôt morale) :

"2 - L’estime de soi, le respect de l’intégrité des personnes, y compris de la leur : les principales règles de politesse et de civilité, les contraintes de la vie collective, les règles de sécurité et l’interdiction des jeux dangereux, les règles élémentaires de sécurité routière, la connaissance des risques liés à l’usage de l’internet, l’interdiction absolue des atteintes à la personne d’autrui."

J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?

Écrit par : Magister | 30 mars 2008

bonjour

je me présente
instituteur (il en reste...) en cours préparatoire
j’utilise cette année Léo et Léa dans un CP en ZEP (Paris)
après avoir utilisé des méthodes « mixtes » remaniées à ma sauce pour qu’elles soient le moins possible à départ global.


A propos de la pétition :
une belle collection de noms que je déteste ...
ravi de n’y voir personne de mon syndicat (snudi-fo)

Sur les programmes Darcos :
personnellement je les trouve plutôt bons et je suis prêt à batailler pour les défendre (j’ai déjà commencé)
Je serais beaucoup plus l’aise pour les défendre s’il n’y avait aussi :

les 108 heures de soutien annualisées :
(marrant, les mêmes qui critiquent Darcos se jettent sur ces heures défiscalisées comme des vautours...)
en mire la suppression des RASED, et la casse des statuts
le projet des EPEP toujours prévu : autonomie des établissements, gestion via conseil d’administration avec parents, élus.... directeur chef d’établissement- recruteur


En plus, si la « gauche » revient aux affaires, elle ne remettra pas tout cela en cause, et imaginer comment les pédagogos utiliseront le système me donne des frissons...

Pas trop le temps de détailler (trop de boulot)
J ‘ai juste l’impression que les programmes changent (en mieux)
mais que la logique de la casse des services publics et des économies qui en découlent est toujours là...

Écrit par : Thelo | 30 mars 2008

J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008


Une solution:
je vais aller poster votre question sur le forum sur lequel je l'ai trouvée et s'il y a une réponse, je vous la rapporterai...

Écrit par : c.cuit | 30 mars 2008

Bonjour à tous, je ne fais que passer...saperlotte de saperlipopette...

Écrit par : Saperlipopette | 30 mars 2008

@Astérion. Il y a aussi :

http://www.r-lecole.freesurf.fr/doc-hist/hist.html

Écrit par : Seiji Nakamura | 30 mars 2008

Effectivement, je vais finir par penser qu'une vraie discussion, et a fortiori un accord, sera vraiment problématique.
Jean, si vous admettiez une fois pour toute que l'effort n'est pas OBLIGATOIREMENT et SYSTEMATIQUEMENT rébarbatif, (c'est à dire "rebutant", d'après mon dictionnaire), je crois que je serai absolument d'accord avec vous!
J'ai déjà cité cet exemple d'un professeur de math que j'ai eu au lycée. Il ne nous faisait absolument aucun cadeau, et la moyenne de la classe était, je crois, 6; (en terminale C, à l'époque). Déception générale et systématique quand son nom figurait sur la liste des professeurs absents. Vous voulez que je vous dise pourquoi? Il avait de l'HUMOUR, et, pour difficiles que soient ses cours, ils n'étaient jamais rébarbatifs. Et, en une année où les pourcentages n'ont pas été énormes pour la réussite du bac, (1973), un seul élève a échoué dans la classe.
Une fois pour toutes, "rébarbatif" ne sera jamais en "adéquation" obligatoire avec effort. Parfois, certainement. Et la nuance est tellement de taille que ce n'en est pas une.

Quant à l'importance de la "mécanique" dans l'étude d'un instrument, Robin, là aussi, les points de vue diffèrent notoirement. Même s'il faut évidemment faire un minimum de gammes et d'arpèges divers, certains profs, (et des grands maîtres, de l'école russe, notamment), en préconisent un minimum, et prônent le travail de la technique directement sur les morceaux de musique.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Très juste Sibille,avec de l'humour on peut tout faire passer...Il faut être un peu pitre,metteur en scène,comédien,tragédien, pour faire ce métier...

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008


Une solution:
je vais aller poster votre question sur le forum sur lequel je l'ai trouvée et s'il y a une réponse, je vous la rapporterai...

Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008

Merci de votre obligeance.

Écrit par : Magister | 30 mars 2008

Amélie Jirécrachésurnothomb a écrit : "Très juste Sibille,avec de l'humour on peut tout faire passer...Il faut être un peu pitre,metteur en scène,comédien,tragédien, pour faire ce métier..."

Il y a surtout de piètres menteurs dans cette tragédie qu'est devenue l'enseignement...

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008


La réponse est déjà là !!!

"Peux-tu expliquer en quoi l'instruction civique et morale peut être dangereuse???..."


"Dans les valeurs que les concepteurs des programmes semblent vouloir y défendre/

On demande aux enseignants d'apprendre les règles de politesse aux enfants (pour moi cela relève de l'éducation parentale, à l'école on les utilise). Les enseignants n'ont pas à se substituer à l'éducation parentale.

On doit apprendre comment on devient français ; pourquoi ?????

On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos.

On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions.
C'est en ça que je trouve ça dangereux.

Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."

Écrit par : c.cuit | 30 mars 2008

Il y a surtout de piètres menteurs dans cette tragédie qu'est devenue l'enseignement...

Ecrit par : dugong | 30 mars 2008

Oui,les pédagobigots sont des menteurs sans aucun humour,je l'ai mille fois vérifié...HELAS !!!

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

"On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos.

On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions.
C'est en ça que je trouve ça dangereux.

Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."

Bien sûr, bien sûr...
Après m'être interrogé, beaucoup réfléchis et procédé à une profonde analyse critique, j'en déduis que je ne suis pas obligé de limiter ma vitesse à 130 km/h sur l'autoroute. Quel soulagement !

Écrit par : vov | 30 mars 2008

Pedagobigots, c'est bien trouvé !

Écrit par : Jeremy | 30 mars 2008

A c.cuit......Bien obligé de leur apprendre la politesse si les parents ne le font pas et si on veut pouvoir faire cours...Si on me crache dessus,je ne dis pas qu'il pleut !!!

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Mécaniste? Un néologisme pour quoi dire?
Quoi d'autre?
Pourquoi faut-il que les pseudos pédagos trient dans ce qui relève de leur mission? Enseigner, c'est d'abord TOUT donner de ce que l'on sait, avec l'honnêteté intellectuelle qui va de pair, sans quantifier, puis seulement c'est qualifier. La multi-matière est à l'honneur des enseignants. Rien ne m'afflige autant qu'un "enseignant" qui dit, prétend, affirme, et va même écrire que "ça"n'est pas son rôle. Le "ça" est en soi l'universel que tout enseignant se doit d'intégrer et de restituer... avec amour, pour que rien ne soit compté et que tout soit dit.

Écrit par : Yvan le Terrible | 30 mars 2008

Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."

"Bien sûr, bien sûr...
Après m'être interrogé, avoir beaucoup réfléchi et procédé à une profonde analyse critique, j'en déduis que je ne suis pas obligé de limiter ma vitesse à 130 km/h sur l'autoroute. Quel soulagement !"

Ecrit par : vov | 30 mars 2008

"Ne pas uniquement les appliquer" ne veut pas dire: "ne pas les appliquer", me semble t-il... Au contraire, on les appliquera d'autant mieux qu'on comprend pourquoi elles ont été votées, et on évitera de renommer Papon ministre après la prochaine libération.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

"Que deviennent les ateliers philo ?
On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions…"
dit-on des nouveaux programmes, à ce que nous rapporte C.Cuit.

Chère Cuit, je vous crois (vous voici donc crue, comme la Carmen à qui vous avez emprunté son initiale…). Ces imbéciles ne se contentent pas d'être crétins, ils sont aussi un peu criminels.
Parce qu'au cœur d'une telle idéologie stagne l'idée qu'un enfant a des opinions, et qu'elles sont dicibles, justifiables — honorables, en tout cas. Catherine Kintzler (http://www.mezetulle.net/) et moi, entre autres, pensons bien au contraire que l'enfant est à l'école en formation, qu'il est hors de question de tolérer ses divagations, qui ne seront, au mieux, que le reflet caricaturé des divagations de ses parents. L'esprit même de laïcité, qui est au cœur du projet instructionniste, est bafoué par ce genre de croyance — et c'est pour moi la preuve même de l'alliance indubitable d'un certain pédagogisme, nourri de culpabilité post-coloniale et de sanglots d el'homme blanc, et des jusqu'auboutismes les plus divers. Le plus inquiétant, c'est que c'est une tendance lourde, qui transcende les notions de droite et de gauche — une partie de l'entourage du Président va dans ce sens, et rien d'étonnant à ce que les Pédagos trouve là une oreille assez complaisante.
Il faut dire les choses clairement. L'enfant est à l'école pour apprendre, pas pour s'exprimer — que diable voulez-vous qu'il exprime ? Un nouveau Franc-maçon est invité à se taire — un an. Pythagore demandait cinq ans de silence à ses disciples. Nous, nous les prenons plus tôt, et nous devons leur demander quinze ans de (relatif) silence. Tais-toi, et écoute — on peut et on doit le dire gentiment, le maquiller sous une participation de bon aloi, mais le fond est le même. Et toute personne qui dit le contraire, qui ira cueillir la parole de l'enfant, le solliciter, respecter son "opinion", est, objectivement, un complice de ce que l'intolérance (religieuse, politique, etc.) fait de pire.
JPB
PS. J'ai si envie d'être clair que je vais en rajouter une louche. Plus on inculque du Savoir à un gosse, plus vite il acquerra une autonomie qui lui permettra, in fine, de se dégager des affirmations de ce Savoir (au passage, rappelons qu'un vrai Savoir est bâti sur des doutes, et les opinions sur des certitudes). Les étudiants de 68 dont on parlait précédemment sortaient d'un système qui leur avait apparemment vissé la culture bourgeoise dans la tête — ils parvenaient donc à la dominer. Un enfant à qui on n'apprend pas les codes ne saura jamais décrypter — qu'il s'agisse de lecture ou d'idéologie. Et j'ai dans l'idée que les demi-habiles qui tiennent les propos que nous rapporte C.Cuit sont de la même farine — pseudo-dénonciateurs d'un système qu'ils ne dominent pas.

Écrit par : brighelli | 30 mars 2008

Chère C.Cuit, je vous crois (vous voici donc crue, comme la Carmen à qui vous avez emprunté son initiale…).
JPB

Ce pseudo fait écho à celui de ma grande amie C.Cru qui intervient dans votre nouveau livre sous son vrai nom...
Pardon Amélie pour ces facéties de potaches !!!

Écrit par : c.cuit | 30 mars 2008

J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008


La réponse est déjà là !!!

"Peux-tu expliquer en quoi l'instruction civique et morale peut être dangereuse???..."


"Dans les valeurs que les concepteurs des programmes semblent vouloir y défendre/

On demande aux enseignants d'apprendre les règles de politesse aux enfants (pour moi cela relève de l'éducation parentale, à l'école on les utilise). Les enseignants n'ont pas à se substituer à l'éducation parentale.

On doit apprendre comment on devient français ; pourquoi ?????

On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos.

On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions.
C'est en ça que je trouve ça dangereux.

Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."

Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008

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Merci à c.cuit pour sa diligence.

L'argumentation de la collègue, issu d'un kit fourni par certains syndicats pédagauchistes, est d'une légèreté tarte à la crème.

Certes, la politesse est transmise (ou non) par la famille mais c'est surtout à l'extérieur qu'elle trouve à s'appliquer. Il est normal que l'école y fasse écho car une valeur cousue double tient mieux. Ensuite, le fait que les règles de politesse fonctionnent et sont rappelées partout induit l'idée d'une cohérence des valeurs.

"On doit apprendre comment on devient français ; pourquoi ?????"

Question surréaliste d'un certain point de vue mais tout à fait en phase avec notre temps : être ou devenir Français ne signifie plus rien ou pas grand chose !

« On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos. »

Parce que réinventer sans cesse le fil à couper le beurre, c'est réfléchir ? Parce que des ateliers philo, il y en avait tant que cela ?

« On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions. »

Argument de mauvaise foi dont le côté tendancieux est manifeste. Les pédagogos, chantres du constructivisme, sont les derniers à souffrir la critique. On ne peut pas transmettre ce qu'on n'applique pas soi-même.

« Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer.»

Comme si les deux choses s'excluaient !

D'abord on applique, après on comprend pourquoi. S'il fallait attendre que certains abrutis comprennent les lois, elles ne seraient pas prêtes d'être appliquées.

Derrière les arguments de la collègue, on retrouve cette sollicitude bienpensante et presque larmoyante de ceux qui placent l'enfant au centre du système (de leur idéologie).
C'est empreint des meilleurs sentiments, mais ça sonne faux...

Écrit par : Magister | 30 mars 2008

"Ne pas uniquement les appliquer" ne veut pas dire: "ne pas les appliquer", me semble t-il... Au contraire, on les appliquera d'autant mieux qu'on comprend pourquoi elles ont été votées, et on évitera de renommer Papon ministre après la prochaine libération.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

C'est également vrai pour les "leçons de morale et de civisme" me semble-t-il.
"La réflexion et l'analyse critique", en ce qui concerne le civisme ne me semble pas plus justifiable que pour une loi.
Sinon, c'est l'anarchie (synonyme de démocratie pour certains bien-pensants)

Écrit par : vov | 30 mars 2008

Je lis et j'approuve à peu près tout, sauf les appels à la purge...
Heureusement, Darcos a compris qu'il fallait faire preuve d'un peu de finesse : les sujets de mécontentement sont nombreux (suppression des postes, bac pro en 3 ans...) : il y a intérêt à ne pas trop charger la barque...

Écrit par : Pat | 30 mars 2008

Le mécanique, la répétition et même l'imitation sont les trois conditions nécessaires à n'importe quel apprentissage. Refuser aux élèves ces trois moyens de prendre le passé pour le tisser jusqu'à en faire du nouveau, c'est tout simplement leur interdire la possibilité de devenir des hommes.
On accepte qu'un tennis-man répète à l'infini, mécaniquement le même geste jusqu'à atteindre une certaine perfection.
Je vois deux fois par semaine dans une piscine privée quelques exemplaires de la bonne bourgeoisie du coin offrir des cours de natation à ses chérubins. Les maître-nageurs, tous fort gentils et fort jeunes ( on ne peut les accuser d'être des vieux aux méthodes antiques)ne laissent pas les petits patauger dans l'eau pendant des semaines. Une fois la mise en confiance passée, ils ne laissent pas les gamins découvrir quels pourraient être les gestes les plus appropriés pour nager le plus vite et le mieux possible. Et donc les enfants répètent, inlassablement, mécaniquement les mêmes exercices qu'on leur a montrés chaque semaine sous l'oeil attentif des mères qui attendent les progrès rapidement. L'été arrive. Le petit dernier doit savoir nager pour les vacances. L'un deux visiblement peu coordonné semblait faire le désespoir des maîtres et de la mère. Un jour, le maître-nageur, voyant que le petit continuait de faire n'importe quel mouvement, un peu exaspéré s'est allongé sur un support en plastique. Je me suis dit in petto: "Il ne va pas nous faire le coup du tabouret quand même!" et si! Le petit l'a regardé, médusé. Et cela a marché. Imitation.
Répétition, imitation, mécanique. On l'accepte avec le sport, pas avec le reste.
Et c'est quand même redécouvrir l'eau tiède:-) que de défendre cela.
Ennuyeux? Rébarbatif? Ce n'est pas l'exercice répété mécaniquement qui est ennuyeux, c'est le prof qui vous le fait faire.
Il est des enseignants qui peuvent vous faire répéter longtemps la même chose et vous le faites avec plaisir ou sans ennui parce qu'ils y croient, parce qu'ils vous emmènent quelque part, parce que vous voyez que vous allez atteindre quelque chose. Et le plaisir dans la répétition mécanique, il existe. Et le confort de cette répétition qui permet aux élèves de travailler seuls à des apprentissages nouveaux, il existe.
La répétition dérouille les esprits, leur donne une souplesse qui permet aux élèves d'apprendre de plus en plus vite jusqu'au moment où ils en arrivent à devancer le problème eux-mêmes et à créer eux-mêmes une variante. Du neuf, du nouveau en quelque sorte.
Et il est tant d'autres choses qui réitérées moult fois n'apportent pas l'ennui...

Écrit par : Sanseverina | 30 mars 2008

La purge des pédagobigots est nécessaire,il me semble, ou bien faut-il leur faire subir un lavage de cerveau...car comment pourraient-ils soudain penser différemment et donc se renier,eux et les principes qu'ils défendent ?

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

L'une des manières de répondre consiste à dire le bien que nous pensons de l'esprit qui anime ces programmes, sur le site du ministère:
http://www.education.gouv.fr/cid21007/presentation-des-nouveaux-programmes-du-primaire.html/
où l'on est invité à les commenter.

Écrit par : angèle | 30 mars 2008

Quant à l'importance de la "mécanique" dans l'étude d'un instrument, Robin, là aussi, les points de vue diffèrent notoirement. Même s'il faut évidemment faire un minimum de gammes et d'arpèges divers, certains profs, (et des grands maîtres, de l'école russe, notamment), en préconisent un minimum, et prônent le travail de la technique directement sur les morceaux de musique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Que vous passiez deux heures sur un exercice de virtuosité de Czerny, Christophe, ou, comme ça m'est arrivé, que vous répétiez pendant deux heures trois mesures d'une fugue pour orgue de Bach pour un concours de conservatoire, c'est toujours de la "mécanique".


Il avait de l'HUMOUR, et, pour difficiles que soient ses cours, ils n'étaient jamais rébarbatifs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Oui, mais alors les pauv' mecs qui n'ont pas d'humour et qui sont quand même professeurs, que va--t-il leur arriver?
Non, plus sérieusement, je crois que le professeur crée, en effet, par sa personnalité, une ambiance particulière dans sa classe, et que certains élèves aiment cette ambiance - parfois toute la classe -, d'autres la détestent. C'est ce que vous appeler "gommer le côté rébarbatif" de l'école. Le fait qu'ils aiment tel ou tel professeur, même sévère, peut aider à les motiver au travail. Mais cela ne peut pas se codifier; il n'y a pas d'épreuve d'humour au Capes. Et si l'humour d'un adulte est quelque chose que de grands élèves de terminale peuvent apprécier par connivence entre adultes, je ne suis pas sûr que des bambins de 5ème y soient sensibles. Cela dit, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas avoir la raideur d'une planche. Il faut être un peu théâtreux, c'est clair, mais ne pas "prêter à rire " à force de "donner à rire"!
Bref, l'effort que demande l'école est, aux yeux des élèves, rébarbatif en soi, mais il y a des façons de faire passer la chose!

Écrit par : Jean | 30 mars 2008

"Cela dit, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas avoir la raideur d'une planche. Il faut être un peu théâtreux, c'est clair"

Ecrit par : Jean | 30 mars 2008

Je suis très heureux de vous le voir écrire, (à défaut de vous l'entendre dire, Jean). Et je maintiens que ça peut même se travailler!

"C'est ce que vous appeler "gommer le côté rébarbatif" de l'école."

Ecrit par : Jean | 30 mars 2008

Moi pas comprendre... Non, moi plaisanter, évidemment!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Rectifions! "C'est ce que vous appelez "gommer le côté rébarbatif de l'école"!

"Cela dit, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas avoir la raideur d'une planche. Il faut être un peu théâtreux, c'est clair"

Ecrit par : Jean | 30 mars 2008

Il vaut mieux, mais ce n'est pas indispensable. Comme l'écrit Sanseverina, la conviction que l'on "va quelque part" avec tel ou tel professeur, même si on ne rit jamais à son cours, peut suffire à faire accepter les exercices rébarbatifs et même à les faire de bon coeur.

Écrit par : Jean | 30 mars 2008

"On accepte qu'un tennis-man répète à l'infini, mécaniquement le même geste jusqu'à atteindre une certaine perfection. "

Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008

Sauf que, si vous voyez l'évolution des gestes depuis l'invention du tennis, il est clair que certains n'ont pas été appris de manière toute faite à certains jeunes joueurs en les faisant calquer par leurs professeurs sur ceux de leurs prédécesseurs!
Un sport comme la natation, qui fait intervenir des éléments extérieurs de manière relativement modérée, est composé de gestes relativement formatés! Si vous suivez un peu le circuit tennistique, (et si vous pratiquez), vous vous rendrez compte qu'il y a (presque) autant de techniques que de joueurs.
On se rappelle l'époque "Borg", pendant laquelle aucun de ses adversaires, pendant plusieurs années, (à part le génial Nastase, par à-coups), n'a vraiment compris ce qui lui arrivait quand il le rencontrait. Tout simplement parce que Lennart Bergelin l'a laissé trouver lui-même ses propres gestes, avant effectivement de les lui faire travailler jusqu'à la perfection. Mais la part "constructiviste", dans ce cas, n'est quand même pas négligeable.
Et, à l'inverse, on se rappelle du cas d'Hervé Gauvin, jeune français surdoué, et doté d'un excellent revers à deux mains, avant que ce soit la mode.
Le chef entraîneur français, (à l'époque Georges Deniau) a totalement anéanti son jeu en voulant lui imposer la technique de l'époque, (prise unique sur tous les coups du tennis et, donc, revers à une main), sous prétexte qu'un joueur doué d'un poignet exceptionnel pouvait se permettre d'être champion du monde en jouant ainsi, (il s'agit de Rod Laver). Mais technique totalement inexploitable à haut niveau sans cet impératif.
Je me rappelle avoir appris à jouer avec les lance-balles de l'école Montana. Pathétique. Maintenant, les jeunes joueurs sont totalement mis en situation de jeu, le plus tôt possible. Un tout petit peu... Global, en sorte! Et, si le niveau de jeu a monté sensiblement, ce n'est pas uniquement grâce aux progrès du matériel!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

"Plus on inculque du Savoir à un gosse, plus vite il acquerra une autonomie qui lui permettra, in fine, de se dégager des affirmations de ce Savoir"

D'où la prédominance de l'Instruction sur l'Education. Les pédagos ont forcé le trait à ce point qu'au lieu d'être "professeurs" on est devenus "enseignants" puis "pédagogues".
La prochaine déchéance sera "animateur".

Je pose une question peut-être idiote, mais pourquoi ne revient-on pas à l'appellation "Ministère de l'Instruction publique" ?

Écrit par : Jeremy | 30 mars 2008

Peut-être parce qu'il vaut mieux changer les choses et pas les mots, que les mots et pas les choses ?

Écrit par : Pat | 30 mars 2008

Enseignant,en-saignant ?

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

"Je pose une question peut-être idiote, mais pourquoi ne revient-on pas à l'appellation "Ministère de l'Instruction publique" ?"

Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008

Ca me ferait bizarre de me qualifier "d'instructeur de musique"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

CS a écrit : Ca me ferait bizarre de me qualifier "d'instructeur de musique"

Dommage ! Vous auriez pu être l'inoubliable auteur de la Marche de l'IUFM ou de l"hymne des sapeurs de l'Instruction (avec cymbales et éclats d'obtus).

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

"Ca me ferait bizarre de me qualifier "d'instructeur de musique"..."
dit Sibille…

Et "pro / fesseur", vous préférez ?

Écrit par : Abraxas | 30 mars 2008

Global, en sorte! Et, si le niveau de jeu a monté sensiblement, ce n'est pas uniquement grâce aux progrès du matériel!!!

Si on suit cette comparaison de haute volée de notre brave Sibille, formateur IUFM (constructiviste comme la grande majorité de ses collègues), la France devrait donc se situer en tête du classement ATP (PISA, PILS ou autres évaluations internationales...)

Il n'est rien, curieusement. Comment l'expliquer alors ? (ah, oui, on ne va pas assez loin dans les réformes, il y a des enseignants qui rechignent).

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

"Dommage ! Vous auriez pu être l'inoubliable auteur de la Marche de l'IUFM ou de l"hymne des sapeurs de l'Instruction (avec cymbales et éclats d'obtus)."

Ecrit par : dugong | 30 mars 2008

Mais non, Dugong! Vous savez bien que les IUFM marchent sur la tête! Ca évite de mettre le pied dedans mais, en revanche, ça ne peut jamais porter bonheur!

"Et "pro / fesseur", vous préférez ?"

Ecrit par : Abraxas | 30 mars 2008

Vous avez raison, Jean-Paul, à tout prendre, je préfère rester où je suis! Recommander à une trentaine de personnes du beau sexe de bien couvrir le son quand elles chantent a un petit côté assez plaisant! Nettement plus que branler le chef, en tous cas!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

"Global, en sorte! Et, si le niveau de jeu a monté sensiblement, ce n'est pas uniquement grâce aux progrès du matériel!!!

Si on suit cette comparaison de haute volée de notre brave Sibille, formateur IUFM (constructiviste comme la grande majorité de ses collègues), la France devrait donc se situer en tête du classement ATP (PISA, PILS ou autres évaluations internationales...)

Il n'est rien, curieusement. Comment l'expliquer alors ? (ah, oui, on ne va pas assez loin dans les réformes, il y a des enseignants qui rechignent)."

Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Ce qui est toujours merveilleux, avec ce cher Guillaume, c'est qu'il y a toujours de la place pour les gris, entre le noir et le blanc, et qu'il n'a absolument aucune idée fixe.
Et, en plus, son argumentation est extrêmement variée, et d'une richesse...

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Complètement à côté du sujet mais d'actualité :

Le Cambodgien Dith Pran, héros du film "La Déchirure", meurt à 65 ans

Cambodge : 2 millions de morts (lire Courtois dans le chapitre Au pays du crime déconcertant)

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

Nettement plus que branler le chef, en tous cas!

Et, en plus, son argumentation est extrêmement variée, et d'une richesse...

Comme vous dites...

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

@ au maître de musique CS (message privé)

Je vous ai envoyé hier mon e.mail à votre adresse. Si vous ne l'avez pas reçu, le voici:

buntovchik2003@list.ru

Écrit par : buntovchik | 30 mars 2008

"Comme vous dites..."

Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008

C'était un échange de "vannes", avec Dugong et Jean-Paul...
De l'humour, donc pas pour vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Et, en plus, son argumentation est extrêmement variée, et d'une richesse...

Et vous allez l'enrichir encore davantage pendant les vacances de Pâques puisque j'en saurai un peu plus sur vos pratiques.

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

"Et vous allez l'enrichir encore davantage pendant les vacances de Pâques puisque j'en saurai un peu plus sur vos pratiques."

Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008

Des menaces??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Nettement plus que branler le chef, en tous cas!

De l'humour, donc pas pour vous.

Du Bigard, en effet, très peu pour moi.

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

Je l'ai reçu, Buntovchik, merci infiniment... Et je vous envoie ma question assez vite, mais vous m'aviez dit manquer de temps dans les jours qui viennent!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Des menaces??? ;-)))

Des inquiétudes ????

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

"Du Bigard, en effet, très peu pour moi."

Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008

Vous n'aimez pas Bigard? Cela me surprend! En général, les gens qui détestent l'humour l'adorent et, en plus, il est sarkozyste à mort!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

"Des inquiétudes ????"

Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008

??? A quel sujet?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

??? A quel sujet?

Alors pourquoi se sentir menacé ?

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

J'interromps la correction des copies pour suivre de plus près la querelle des anciens et des modernes,bien qu' on ne sache plus aujourd'hui qui est l'un,ni qui est l'autre...

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Je viens de terminer la lecture de"Fin de récré"Bravo à 99%
Pourriez vous m'envoyer votre adresse courriel pour que je puisse vous envoyer un texte ?
D.Fellot,ancien Ingénieur Thalès,Chev. des Palmes Académiques, auteur d'un Précis d'électroacoustique (EDP Sciences 2007),ancien prof d'électronique et d'Automatismes à l'ENSTA,Thales et l'INT,et... au lycée Fernand Holweck à Paris

Écrit par : FELLOT Dominique | 30 mars 2008

Comme tout un chacun l'a, ici, ça n'a pas de réelle importance : jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr
JPB

Écrit par : brighelli | 30 mars 2008

Guillaume, c'est le KGB...

Écrit par : Pat | 30 mars 2008

Quand on aborde le grec ancien, l'apprentissage des déclinaisons et des conjugaisons peut paraître franchement rébarbatif. Il faut apprendre par coeur et répéter jusqu'à ce que des automatismes s'installent. Mais c'est le seul moyen d'accéder ensuite à Platon!

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 mars 2008

"Alors pourquoi se sentir menacé ?"

Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008

Il me semble pourtant que le smiley était assez visible!

Bon, si vous voulez continuer cette querelle un peu ridicule, (initiée par vous, une fois de plus), je vous laisse la finir tout seul, et vous donne du coup la joie d'avoir le dernier mot.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

On ne peut comprendre que ce que l'on sait, et on apprend plus facilement si on a compris.
Les deux sont indissociables. Seuls les pédagogo qui n'ont jamais eu à s'occuper d'apprendre quoi que ce soit à qui que ce soit peuvent le nier.

Écrit par : Murielle | 30 mars 2008

"Je lis et j'approuve à peu près tout, sauf les appels à la purge..."

Ecrit par : Pat | 30 mars 2008

Elle serait pourtant salvatrice ! Le chancre du pédagogisme continuera de faire son oeuvre de déstructuration. Il passera au stade du filigrane, rongeant son frein, attendant le fléchissement d'une politique apparemment couillue (sauf votre respect) et surtout un changement de ministre, ce qui ne manquera pas de se produire, tôt ou tard.

JPG, avec son cinglant habituel, se félicite que "la liste des signataires a ceci de précieux qu'elle nous donne la liste des parasites." On ne saurait mieux dire ! Mais il fallait le dire !

Quand donc comprendra-t-on qu'il faut arrêter de nourrir la main qui vous mord ? Traduction : à quoi bon entretenir des pompes à subventions pour engraisser des "autorités" autoproclamées qui n'ont que le souci de leur propre survie ? Oui, quand donc arrêtera-t-on de perfuser ces nids d'infiltrés qui s'emparent de tous les champs d'action pour terrasser la société bourgeoise, l'ennemie héréditaire, le monstre par excellence ? (par essence inégalitariste, plurivalent (où tout ne se vaut pas), élitiste, libéral...)

Non, il n'y aura pas de vraie purge car, comme l'écrivait un commentateur de ce blog, XD ne voudra pas trop charger une barque déjà dangereusement alourdie par la pénurie budgétaire. Et c'est bien dommage : nous avons le meilleur ministre de l'éducation d'il y a longtemps et sa politique se trouve déjà fortement hypotéquée... Ce qui risque de lui attirer les inimitiés de beaucoup de ceux qui le soutiennent par ailleurs.

Écrit par : Magister | 30 mars 2008

Bon, pour la tentative qui consiste à vouloir réunir tout le monde autour d'une table, ce n'est pas gagné...

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Guillaume, c'est le KGB...

On dit FSB aujourd'hui, soyez moderne.

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

Bon, pour la tentative qui consiste à vouloir réunir tout le monde autour d'une table, ce n'est pas gagné...

Comme les pédagos n'ont aucune envie de partager le gâteau tout en conservant leurs fromages...

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

"D.Fellot,ancien Ingénieur Thalès,Chev. des Palmes Académiques"

Faire du cheval avec des palmes est une grande idée pédagogiste (comme observer un poisson dans le perrier).

Si je puis me permettre, Dear Fellot, qu'avez vous fait de si grave pour qu'on vous affuble de la sorte ?

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

Bien sûr que les apprentissages "mécaniques" sont indispensables.

J'enrage lorsque ma fille, qui maitrise dérivées, complexes, suites et intégrales, doit réfléchir si je lui demande combien font 7 x 8.
Je la soupçonne même de compter mentalement sur ses doigts.
Parce qu'à un moment crucial, on a négligé de lui faire "chanter" ses tables de multiplication.

Écrit par : yann | 30 mars 2008

Depuis mardi, et le flop de trois de leurs camarades à l'exercice "avoir un sucre et sucrer le café" à conjuguer au passé composé, mes CE1 conjuguent tous les jours une phrase du même genre sur leur cahier de brouillon.
C'est systématique, mécanique mais absolument pas rébarbatif pour eux. Au contraire, c'est un peu comme lorsqu'ils étaient plus petits et qu'ils remplissaient puis vidaient vingt fois d'affilée leur seau de sable, juste pour le plaisir d'acquérir la maîtrise du chargement et du déchargement d'un seau à l'aide d'une pelle en plastique.
Si on leur avait pris le seau ou la pelle des mains, ils auraient hurlé de dépit.
A sept ans, ils sont beaucoup plus civilisés et se contentent maintenant de me demander poliment : "On n'a pas de verbes à conjuguer, aujourd'hui ?" mais le principe est le même : "Je suis grand et je veux y arriver tout seul. Je m'entraînerai aussi longtemps qu'il le faudra mais j'y arriverai. J'ai vaincu les pelles et les seaux, il n'y a aucune raison que le passé composé ou les soustractions à retenues me résistent !"
D'ailleurs si vous avez des idées (esprits mal tournés s'abstenir, un peu de respect pour les mioches, quand même) de deux propositions coordonnées, l'une avec le verbe avoir et l'autre avec un verbe du 1° groupe ayant la bonne idée de se conjuguer avec l'auxiliaire avoir, en évitant si possible le pronom le (les l' intercalés entre le pronom personnel et l'auxiliaire, au CE1, c'est un peu duraille), je suis preneuse.

Écrit par : catmano | 30 mars 2008

A catmano pour ses élèves,au passé composé....Avoir la pédagogite et purger les pédagogos ????

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Sauf que, si vous voyez l'évolution des gestes depuis l'invention du tennis, il est clair que certains n'ont pas été appris de manière toute faite à certains jeunes joueurs en les faisant calquer par leurs professeurs sur ceux de leurs prédécesseurs! (C.S)

Non, c'est vrai?
Lisez d'un peu près ce qui est dit : la répétition, l'imitation et puis un jour l'écart, le neuf, la manière, sa manière. De lire, de dire, de jouer, de peindre, d'écrire, de professer.

Écrit par : Sanseverina | 30 mars 2008

"Si vous suivez un peu le circuit tennistique, (et si vous pratiquez), vous vous rendrez compte qu'il y a (presque) autant de techniques que de joueurs."
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
C'est faux, bien au contraire, SURTOUT A PARTIR D'UN CERTAIN NIVEAU, qui n'est pas le vôtre (15/4 à une époque n'est-ce pas?). En vérité, c'est la très grande SIMLILITUDE des gestes et des positions qui est, quand ils sont maîtrisés, frappante. Quel mimétisme ! Il est vrai néanmoins qu'à votre niveau il reste un certain nombre de joueurs aux techniques très personnelles voire originales, ce qui limite inévitablement leur progression.

Après avoir dit qu'il y a "(presque) autant de techniques que de joueurs" vous continuez avec l'exemple de techniques -celle de Borg (pour faire court) et celle (qui ne fut donc pas) de Gauvin - aujourd'hui employées par (presque...) TOUS les joueurs. Votre raisonnement est donc sans pertinence. A vrai dire vous exagérez vraiment, et vous n'abuserez que quelques néophytes, et encore pas beaucoup. Borg est le joueur qui a "démocratisé" dans le tennis la technique du lift. Lift qu'on enseigne mécaniquement dans toutes les écoles depuis longtemps maintenant. Peut-être avez-vous eu d'ailleurs un peu de mal à vous l'approprier - c'est tellement plus facile quand on est petit n'est-ce pas ! Même remarque pour Gauvin sauf que sa révolution technique - qui viendra peu après lui - ne fut qu'une révolte. Vous prenez donc deux exemples de REVOLUTION TECHNIQUE.

Ne pas confondre l'apprentissage PAR TOUS des éléments fondamentaux et la naissance (ou non) d'un élément fondamental grâce à quelques génies. Element fondamental pour TOUS par la suite.
L'erreur logique de raisonnement se redouble d'une erreur autrement plus fondamentale, et même d'une faute, car vous prenez au fond tout joueur pour un génie en puissance. Ce qu'il n'est pas, ce que la plupart ne sont pas, pas plus que les écoliers ou les collégiens ne sont des génies en puissance dans la maîtrise de la langue et de leur pensée. Vous en faites dès le départ de potentiels artistes (de génie) alors qu'ils sont potentiellement, dans l'ensemble, de bons artisans. Ce faisant, même l'artisanat leur échappe!
Vous faites ensuite une critique du lance-balles, louant au contraire la mise en situation de jeu. Vous n'avez donc pas remarqué qu'on lui avait substitué un autre lance-balles mais plus perfectionné: le moniteur de tennis! Lequel peut varier ad libitum lancer, vitesse, direction comme aucun autre lance-balles (surtout ceux auxquels vous pensiez!!). Personne ne désire non plus que les écoliers répètent les mêmes dictées, fassent les mêmes accords avec les mêmes mots, etc. etc.!!! Non, au contraire, qu'ils goûtent tous les temps, et les exceptions orthographiques et grammaticales aussi. Nous souhaitons tous que les écoliers, collégiens et lycéens parviennent à "mettre en situation" les règles de grammaire et les connaissances en général qu'on leur aura VRAIMENT apprises.

Écrit par : Philippe | 30 mars 2008

Bravo Guy Morel !

Faut-il laisser la répétition, les exercices « mécaniques », la recherche du bon geste, du bon réflexe, de la bonne démarche aux virtuoses, aux sportifs professionnels ou aux chirurgiens ?
Et les zaprenans seraient invités, eux, à s’exprimer !
C’est ce que Jacques Barzun a appelé le prépostérisme, c’est-à-dire faire avant (pré) ce qu’on doit faire après (post). D’ailleurs “preposterous” signifie carrément “absurde” en anglais.

Quintilien le disait déjà il y a 2 000 ans : « Surtout que les enfants sachent bien décliner les noms et conjuguer les verbes, car c’est le seul moyen de parvenir à l’intelligence de ce qui suivra. Cet avertissement serait superflu, sans cette hâte d’arrivistes de la plupart des maîtres qui commencent par où l’on doit finir, et qui, pour faire briller leurs élèves par des connaissances spécieuses, les retardent par leurs raccourcis. »

Ça me rappelle aussi ce qu’a écrit l’artiste Françoise Verdier dans son livre “Passagère du silence”. Elle y raconte son départ et son installation en Chine. Elle peine à trouver des professeurs de calligraphie. Elle en rencontre pourtant et doit se faire accepter par des hommes qui ont eu leurs vies, leurs mains et leurs corps brisés par les gardes rouges lors de la Révolution culturelle. Pendant une dizaine d’années, elle fait des exercices et recommence sans cesse jusqu’à que les maîtres soient satisfaits. Il y a des passages où elle raconte qu’elle doit tracer encore et toujours de “simples” traits horizontaux.

Auparavant elle avait essayé d’apprendre les bases de l’art en France :
« L’enseignement à l’École des beaux-arts m’a déçue. On n’étudiait plus les maîtres, il n’existait plus de modèles sur lesquels s’appuyer, les élèves n’avaient plus le droit de pénétrer dans l’atelier de Léonard de Vinci ; on n’apprenait plus la pratique des techniques, ni aucune expression picturale. “Enfermez-vous dans une pièce et exprimez-vous !” nous répétaient les professeurs. La psychanalyse avait fait des ravages au sein de l’Éducation nationale. Le problème de savoir s’exprimer quand on n’a pas appris diverses sortes de langages pour y parvenir me rendait folle. À quoi servaient donc les enseignants ?
Le plus redoutable était un professeur qui nous exhortait à nous “exprimer” sans savoir s’exprimer lui-même. Il admirait les étudiants qui se lançaient dans un idéal gestuel sans aucune préparation ni aucune technique de composition. Le “n’importe quoi” était érigé en art du Beau. »

Écrit par : Lariba | 30 mars 2008

D'ailleurs si vous avez des idées (esprits mal tournés s'abstenir, un peu de respect pour les mioches, quand même) de deux propositions coordonnées, l'une avec le verbe avoir et l'autre avec un verbe du 1° groupe ayant la bonne idée de se conjuguer avec l'auxiliaire avoir, en évitant si possible le pronom le (les l' intercalés entre le pronom personnel et l'auxiliaire, au CE1, c'est un peu duraille), je suis preneuse.
Catmano

J'ai eu 8 ans donc j'ai soufflé 8 bougies...
tu as eu de la chance car tu as retrouvé ta clé.

On peut ainsi glisser "ma" clé, "ta" clé, "sa" clé...

Écrit par : Maminou | 30 mars 2008

L'erreur logique de raisonnement se redouble d'une erreur autrement plus fondamentale, et même d'une faute, car vous prenez au fond tout joueur pour un génie en puissance.

Vous avez raison. Mais je ne crois pas à une erreur de raisonnement. On est dans l'idéologie, là, l'idéologie des pédagos. Et pour ma part, je ne me fatigue plus à argumenter.

Écrit par : Sanseverina | 30 mars 2008

A catmano pour ses élèves,au passé composé....Avoir la pédagogite et purger les pédagogos ????

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

J'ai eu 8 ans donc j'ai soufflé 8 bougies...
tu as eu de la chance car tu as retrouvé ta clé.

On peut ainsi glisser "ma" clé, "ta" clé, "sa" clé...

Ecrit par : Maminou | 30 mars 2008

Je leur ferai faire celles de Maminou en premier et si cela marche bien, je prendrai celle d'amélieétouskisensui, là, au moins je serai sûre qu'ils sont dans le mécanique pur.
Merci à toutes deux.

Écrit par : catmano | 30 mars 2008

Quintilien le disait déjà il y a 2 000 ans : « Surtout que les enfants sachent bien décliner les noms et conjuguer les verbes, car c’est le seul moyen de parvenir à l’intelligence de ce qui suivra. Cet avertissement serait superflu, sans cette hâte d’arrivistes de la plupart des maîtres qui commencent par où l’on doit finir, et qui, pour faire briller leurs élèves par des connaissances spécieuses, les retardent par leurs raccourcis. »

Ecrit par : Lariba | 30 mars 2008

Génial!
C'est cela, le "bon sens", Christophe!
Ajoutons-y l'affirmation de La Bruyère selon laquelle "l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur", et l'on tiendra les deux piliers du socle de l'école: un contenu solide et de la discipline! Précisément ce qu'ont essayé de détruire les "pédagos".

Écrit par : Jean | 30 mars 2008

Gauvin ou Gauvain ?

Le génial inventeur du tennis de table ronde ?

Arthur Excalibur ou Arthur Hache ?

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

et veiller à ce que rien ne change, afin que tout demeure — comme ne disait pas le prince de Lampedusa

Il se résigne le grand prince de Salina, il ne fait que se résigner quand arrivent les garçons-bouchers.

Écrit par : Sanseverina | 30 mars 2008

Derrière les arguments de la collègue, on retrouve cette sollicitude bienpensante et presque larmoyante de ceux qui placent l'enfant au centre du système (de leur idéologie).
C'est empreint des meilleurs sentiments, mais ça sonne faux...

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008

Merci à c.cuit d'avoir pris la peine d'aller demander les arguments en question.

Je n'ai rien à ajouter aux commentaires de Magister que j'approuve entièrement.

On comprend mieux en lisant cet éloquent aveu de faiblesse intellectuelle et morale d'une collègue qui récite son catéchisme libertaire bien-pensant, pourquoi tant d' enfants aujourdhui sont complètement déboussolés et que d'autres, de plus en plus jeunes, en arrivent à incendier des écoles et des bibliothèques.

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

Pour Catmano: avoir un petit chien et acheter des croquettes ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 mars 2008

Je pose une deuxième question, corollaire de la première :

Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?

Écrit par : Jeremy | 30 mars 2008

"Vous faites ensuite une critique du lance-balles, louant au contraire la mise en situation de jeu."

Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008

Je voulais surtout parler des "potences", en fait. Ces espèces d'appareils, où était fixée une balle. Débilissime.
Quant à Gauvin, vous pouvez assez facilement faire le malin sur un blog sur lequel, je pense, peu de monde connaît (ou est intéressé par) ce dossier, mais il est très vraisemblable que si on lui avait fait travailler ses coups naturels, (comme pour Borg, qui a effectivement, non "inventé" le lift, mais, disons, rendu systématique chez beaucoup de joueurs lui ayant succédé).
Maintenant, il est évident qu'on retrouve des similitudes plus frappantes chez les joueurs de haut niveau que chez ceux de troisième série française. Surtout dans la perfection du jeu de jambes. Mais si, pour vous, Djokovic et Federer ont la même technique, ou Santoro et Murray, il va vous falloir changer vos Varilux!

"L'erreur logique de raisonnement se redouble d'une erreur autrement plus fondamentale, et même d'une faute, car vous prenez au fond tout joueur pour un génie en puissance."

Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008

Pas du tout! L'exemple de Laver que Deniau et ses sbires ont voulu faire imiter par tout le monde en tentant de faire adopter sa technique par des joueurs qui ne disposaient pas obligatoirement de ses capacités physiques hors-norme, vous prouve que j'ai voulu dire exactement le contraire.
Ceci étant dit, je ne fais absolument pas de parallèle avec la lecture. J'ai simplement repris une phrase de Sanseverina qui me semblait pour le moins sujette à caution.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Réponse à la question de Jeremy : pas moi en tous les cas. J'ai toujours frémi ) l'idée que l'Etat puisse se charger de l'éducation de mes enfants et donc, potentiellement, de leur rééducation.

La famille éduque et l'école instruit. Voilà les piliers d'une bonne structuration personnelle et sociale.

Écrit par : Magister | 30 mars 2008

pardon : "j'ai toujours frémi à l'idée..."

Écrit par : Magister | 30 mars 2008

Il se résigne le grand prince de Salina, il ne fait que se résigner quand arrivent les garçons-bouchers.

Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008

Et tandis que le prince admire en pleurant les derniers partisans de Guiseppe Garibaldi, le garçon-boucher poursuit son ascension fulgurante, bénéficiaire peu regardant des fusillades.

Puis il s'en va mourir, seul et silencieux, loin de ce monde ignoble où le calcul a désormais fait place à la grandeur.

"Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse" (Alfred de Vigny)

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

"Vous n'avez donc pas remarqué qu'on lui avait substitué un autre lance-balles mais plus perfectionné: le moniteur de tennis! Lequel peut varier ad libitum lancer, vitesse, direction comme aucun autre lance-balles (surtout ceux auxquels vous pensiez!!). Personne ne désire non plus que les écoliers répètent les mêmes dictées, fassent les mêmes accords avec les mêmes mots, etc. etc.!!! Non, au contraire, qu'ils goûtent tous les temps, et les exceptions orthographiques et grammaticales aussi. Nous souhaitons tous que les écoliers, collégiens et lycéens parviennent à "mettre en situation" les règles de grammaire et les connaissances en général qu'on leur aura VRAIMENT apprises."

Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008

Complètement d'accord avec tout ça, et depuis longtemps.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

"Gauvin ou Gauvain ?"

Ecrit par : dugong | 30 mars 2008

Je ne me rappelle plus l'orthographe, je l'avoue. C'est peut-être bien Gauvain.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

"pardon : "j'ai toujours frémi à l'idée...""

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008

C'est un frère ou une soeur de Johnny?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

"Vous avez raison. Mais je ne crois pas à une erreur de raisonnement. On est dans l'idéologie, là, l'idéologie des pédagos. Et pour ma part, je ne me fatigue plus à argumenter."

Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008

Vous pensez sincèrement que Lennart Bergelin était un idéologue?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

La famille éduque et l'école instruit. Voilà les piliers d'une bonne structuration personnelle et sociale.

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008

Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

Nous vous demandons, Monsieur le ministre, de suspendre votre projet et de tenir compte de l'avis des personnels et des partenaires de l' Education afin d’en revoir profondément la conception et la rédaction."

mercredi 26 mars 2008


Viviane Youx, présidente de l’ AFEF,
Lucille Barberis, présidente de l’AGEEM,
Sylvie Plane, présidente de l’AIRDF,
Pierre Parlebas, président des CEMEA,
Florence Castincaud, présidente des CRAP,
Faride Hamada, président de la FCPE,
Nicole Belloubet, présidente de la FOEVEN,
Philippe Deplanque, secrétaire général des Francas,
Odette Bassis, présidente de la GFEN,
Catherine Chabrun, présidente de l’ICEM,
François Testu, président de la JPA,
Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement,
Jean-Michel Sautreau, président de l’ USEP,
Jean-Marc Vincent, président de l’OCCE,
Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA,
Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT,
Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN-UNSA Education,
Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU,
Eric Pontais, secrétaire général du SNPI-FSU.


Première réaction à chaud: tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens!
Moi, j'en ai marre de réparer les pots cassés à la maison surtout que, franchement, comme potière...

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.

Ecrit par : Robin | 30 mars 2008

Je fais cela à chaque retour de vacances ou de week end prolongé.
Et encore, j'ai de la chance, les parents ne viennent pas me mettre des bâtons dans les roues. Il n'en est pas de même dans toutes les écoles primaires (maternelles et élémentaires).

Écrit par : catmano | 30 mars 2008

Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.

Ecrit par : Robin | 30 mars 2008


Je n'en disconviens pas et l'ai d'ailleurs énoncé dans un commentaire antérieur au sujet de la morale dans les programmes. L'éducation est toujours inhérente à l'instruction mais il faut rappeler la primauté de cette dernière.

Avouons tout de même que si l'éducation n'est pas dispensée à la maison, le système a toutes les chances de rester bancal. Jamais l'école ne rattrapera le coup, sauf exceptions.

Écrit par : Magister | 30 mars 2008

"Avouons tout de même que si l'éducation n'est pas dispensée à la maison, le système a toutes les chances de rester bancal. Jamais l'école ne rattrapera le coup, sauf exceptions."

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008

C'est absolument certain.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Je comprends votre inquéitude.

J'ai peut-être attrapé le virus de la dyslexie informatique. Je suis inquiet, je ressens de l'inquiétude !

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

Les programmes de 2008 en revanche, malgré un certain nombre d'imperfections, reviennent à une conception dans laquelle les apprentissages de l'école primaire relèvent à nouveau des instituteurs, au sein de l'école, et ce pour tous les élèves. De ce point de vue, on peut dire qu'ils renouent avec les principes fondateurs de l'école républicaine. Est-ce cela qui semble si intolérable aux Tartuffes du padégogisme ?

Ecrit par : Un hussard | 30 mars 2008
Si les signataires étaient honnêtes, ils se contenteraient de dire qu'il va être bien difficile aux maîtres qu'ils ont recrutés et formés (notez que j'accorde mes participes! c'est rare et cher...) d'inculquer ces savoirs qu'ils sont loin de maîtriser eux-même.
Je les trouve très bien les programmes pour le primaire, juste un peu lourds mais qui peut le plus peut le moins, mais... qui va être en mesure de les enseigner????
Je doute très fort. Le vrai problème, pour moi, citoyen moyen, est là.
D'autant plus que, même si ces trouffions les maîtrisent, ces savoirs, ils ont tellement été englués par l'idéocratie (ça se dit?) qu'ils vopnt croire qu'on leur demande d'assassiner cent mille Mozart par an.

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

Avouons tout de même que si l'éducation n'est pas dispensée à la maison, le système a toutes les chances de rester bancal. Jamais l'école ne rattrapera le coup, sauf exceptions.

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008

Peut-être pas à l'extérieur de l'école. Mais, à l'intérieur, si tous les adultes tiennent le même langage, c'est jouable.
Je dis bien tous les adultes, personnel communal, RASED et médecine scolaire compris.

Écrit par : catmano | 30 mars 2008

Je comprends votre inquéitude.

J'ai peut-être attrapé le virus de la dyslexie informatique. Je suis inquiet, je ressens de l'inquiétude !

Ecrit par : Robin | 30 mars 2008

C'est le Minus Ninformatique, une espèce de gnome farceur qui sévit sur le clavier, profitant de ce que les personnes sont davantage concentrées sur le contenu de leur commentaire qu'attentives à leurs doigts.

Écrit par : Magister | 30 mars 2008

Je les trouve très bien les programmes pour le primaire, juste un peu lourds mais qui peut le plus peut le moins, mais... qui va être en mesure de les enseigner????
Je doute très fort. Le vrai problème, pour moi, citoyen moyen, est là.

Un exemple lu sur lire-écrire où sévit un pédago nommé Duronquarré illustre parfaitement votre propos :

Voici la vraie, la seule, l'unique règle de trois (désolé pour l'absence de flèches en diagonale) :
2 kg 4 euros
3 kg ?

3x4 = 12 : 2 = 6 euros
ça c'est le règle de trois... Mécanique... Où est le sens ? Il a fallu que j'enseigne pour que je comprenne réellement.

(Nous sommes alors plusieurs à lui faire remarquer qu'il confondait règle de trois et produit en croix, méthode plus mécaniste).

(Je lui pose alors le problème suivant :
Donc problème posé à Duronquarré :

J'achète 12 kg de raisin pour 13,80 €. Combien valent 7 kg ?
J'attends de voir... )

Voici sa réponse :

Pour le second problème, à ne pas faire au cycle 3, je calcule le prix de un kg (avec ma calculette 13,80 : 12) et je multiplie le résultat par 7. J'ai un bac scientifique, je ne suis pas un élève de cycle 3.

Si j'ai bien compris, il enseigne.

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

Les programmes ne mentionnent plus les tableaux de proportionnalité mais évoquent la règle de trois.
En cela, ils sont déjà moins mécaniques que certains prétendent.

Écrit par : Guillaume | 30 mars 2008

Je sais que je nage en pleine utopie et qu'un paquet de blogueurs d'ici vont me rentrer dedans à peine ce message lu, (pour ceux qui le liront),

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Christophe, pour mémoire, vous avez scolarisé combien de vos enfants en primaire à l'école laïque depuis 1995? A la maison, vous vous êtes contenté d'aider aux devoirs prescrits ou vous avez fait des cours complets? Vous vous êtes collé le dimanche à combien d'exposés aux ambitions démesurées par rapport aux connaissances de vos enfants? Dites moi combien de fois vous avez cru mourrir de crise cardiaque? Combien de fois vous vous êtes tapé la tête dans le mur? Combien de fois vous avez pleuré de dépit, d'impuissance ou d'épuisement?
Combien de petits, si ce n'est Mozart, mais au moins Sibille, vous a-t-on assasiné?

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

@Jérémy:

Je suis tout à fait pour que l'on revienne au 'Ministère de l'Instruction Nationale'.
Le but premier de l'école est d'instruire, pas d'éduquer (ce qui est le rôle de la famille). Maintenant, me direz-vous, peu de familles éduquent; les parents démissionnent de leur position plus souvent qu'à leur tour... Faudrait-il engager une campagne de 'responsabilisation' des parents? Je le crois.
N'oublions pas que le terme d' "Education Nationale" a tout d'abord été utilisé dans l'Italie fasciste - je n'aime pas trop ce genre d'argument, ca fait 'reductio ad hitlerum' mais bon... il faut savoir que le terme n'est pas neutre.

Écrit par : Loki | 30 mars 2008

J'en ai mourru avec deux rrrrrrrrrrrrr!

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

Commentaire précédent, lire:

"Je suis tout à fait D'ACCORD pour que l'on revienne au 'Ministère de l'Instruction Nationale'."

Écrit par : Loki | 30 mars 2008

Je me permets un bilan provisoire :

"Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?"

POUR l'appellation "Instruction publique" - 2 (Magister et Loki)
CONTRE l'appellation "Instruction publique" - 0?

C'est juste un débat, mais je crois que quand même, ca peut avoir une importance (et comme disait Le Luron en imitant Chirac : à cet égard, c'est fondamental).

Écrit par : Jeremy | 30 mars 2008

Questions aux nomenclaturistes du blog :

croyez vous vraiment qu'un pays où les TGV heurtent des nains de jardin (source AFP) mérite un ministère de l'instruction ?

Écrit par : dugong | 30 mars 2008

Dobolino a écrit : "Aujourd'hui, je suis d'humeur rieuse, grâce à un spectacle sympa auquel j'ai assisté hier soir. ...
Pour ceux qui sont à proximité de Marseille, à voir, la semaine prochaine"

Oh Dobolino ! On vient en avant première au panier ?

J'irai voir.

Un problème avec les petites salles : c'est souvent le meilleur ou le pire. A Lenche, j'ai aussi vu le pire.

Ecrit par : dugong | 30 mars 2008

Non! J'ai vu en avant-dernière...
Le spectacle a trois ou quatre ans, bien rodé et l'acteur est celui qui a tenté de convaincre mon lardon de la beauté et de l'utilité des mathématiques et sciences physiques, lui-même étant doté d'un bac C des années soixante-dix et de ce qui peut suivre. N'ayant obtenu qu'un très vague succès avec ses conseils de vieux sage, il lui enseigne à présent la diction de l'alexandrin contre espèces sonnantes et trébuchantes au lieu de lui donner gratuitement des conseils éclairés...
Non! Je vous jure, allez vous détendre. L'araignée du Prado, c'est quelque chose...

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

Parce qu'à un moment crucial, on a négligé de lui faire "chanter" ses tables de multiplication.

Ecrit par : yann | 30 mars 2008
Ah! Mais ça, c'est TON boulot! Demande à Sibille! Il te dira que les publics modernes, c'est grave de chez grave et qu'on ne peut rien contre l'incurie des parents. Feignant!

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

"Quant à Gauvin, vous pouvez assez facilement faire le malin sur un blog sur lequel, je pense, peu de monde connaît "

C'est vous Sibille qui avez commencé à faire le malin vavec Gauvin, faut-il déjà vous le rappeler?

"Mais si, pour vous, Djokovic et Federer ont la même technique, ou Santoro et Murray, il va vous falloir changer vos Varilux!"

Encore des génies, décidément vous êtes incorrigible!

"Ceci étant dit, je ne fais absolument pas de parallèle avec la lecture."

Mais je ne vous ai aucunement parlé de lecture.

Enfin vous ne reconnaissez même pas votre erreur de raisonnement si évidente.

Écrit par : Philippe | 30 mars 2008

Découvrant ce blog, je me permets de voter pour l'appellation "Instruction publique". Ayant récemment assisté à un stage d'établissement sur "la gestion du conflit", j'ai été terriblement déçu par les intervenants (abusant du jargon issu tout droit de l'IUFM, que je vomis), qui nous décrivaient comme des "éducateurs". Terme que je n'ai pu m'empêcher de récuser publiquement... Notre métier consiste en l'enseignement, non en l'éducation, point.

A propos, lors de ces longues journées d'IUFM qui nous semblaient aussi interminables que peu profitables, plusieurs d'entre nous avaient lancé un défi : trouver le véritable sens de l'acronyme 'IUFM'. La proposition qui remporta les suffrages était la suivante : 'Intéresse-toi Une Fois au Moins'.

Bonne continuation !

Écrit par : Kozoh | 30 mars 2008

Pour Catmano: avoir un petit chien et acheter des croquettes ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 mars 2008

Vous avez oublié: "chez un vétérinaire"...

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

La famille éduque et l'école instruit. Voilà les piliers d'une bonne structuration personnelle et sociale.

Ecrit par : Magister | 30 mars 2008

Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.

Ecrit par : Robin | 30 mars 2008

D'où... la maternelle! Vous croyez vraiment que Pauline Kergomar et ses copines récupéraient des gamins et des gamines nickel-chrome, juste comme il faut?
Sans lire Zola et Eugène Sue, on peut se faire une vague idée de ce qui devait débouler dans les salles d'asile...

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

A propos de purge...si on purgeait l'école de la présence nocive des parents ??? Vous en parlez peu et pourtant...

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Merci Kozoh !

"Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?"

POUR l'appellation "Instruction publique" - 3 (Magister, Loki, Kozoh)
CONTRE l'appellation "Instruction publique" - 0 ?

Écrit par : Jeremy | 30 mars 2008

"A propos de purge...si on purgeait l'école de la présence nocive des parents ??? Vous en parlez peu et pourtant..." Amélie, vous allez vous faire taper par Dobolino.
Honnêtement, j'ai plutôt eu à déplorer par le passé le manque d'investissement des parents que leur surplus d'investissement. Les remarques récurrentes que j'ai eues de la part des parents ont souvent été : "vous avez un dur métier" (parents sympathiques), "vos collègues sont très bons" - ou "pas bons", ca dépend non pas du collègue mais du parent (parents comaratistes), ou "comment ? Mon fils est si mauvais ? Mais vous auriez dû le dire avant (parent qui se réveille). Mais le plus souvent, j'ai regretté de ne pas voir plus les parents. Je pense que selon les parents, leur préence aurait été bénéfique ou néfaste, comme l'influence d'un prof peut être bénéfique ou néfaste...

Écrit par : Jeremy | 30 mars 2008

Et combien de profs sont des parents d'élève casse-pieds ?
Et combien de parents d'élèves compensent à la maison ce que le prof ne fait pas ou ne peut pas faire ?
Je suis embêté à l'idée d'opposer les deux catégories.
Dobolino, quel est votre avis de parent ? Vous aimeriez intervenir plus dans le lycée et le collège, ou vous trouvez que les réunions parents profs et les rendez-vous sont bien suffisants comme ça ? J'avoue que je ne sais pas trop quelle place il faudrait donner aux parents, entre le trop et le trop peu.

Écrit par : Jeremy | 30 mars 2008

Je pensais surtout aux délégués(ées) de parents qui, après leur cours de peinture sur soie,leurs bonnes oeuvres,leur partie de tennis, ont encore un peu de temps à tuer dans les conseils de classe...on a ceux-là chez nous et ils ont tendance à être pesants...

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Dobolino, quel est votre avis de parent ? Vous aimeriez intervenir plus dans le lycée et le collège, ou vous trouvez que les réunions parents profs et les rendez-vous sont bien suffisants comme ça ? J'avoue que je ne sais pas trop quelle place il faudrait donner aux parents, entre le trop et le trop peu.

Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008

Mes revendications se portent sur la maternelle et l'école primaire! J'y ai conduit mes enfants pour qu'ils y soient instruits, en toute naïveté et toute confiance a priori. On a voulu les y éduquer a contrario de mes choix et en m'insultant et on m'a laissé libre de les instruire alors que, voyant les défaillances, le temps me manquait pour les pallier. Ce fut la pire époque!
Lycée, Collège, pour moi, c'est de la roupie de sansonnets en comparaison de maternelle et primaire. Certains jeunes capessiens de lettres modernes ou d'hist/géo, en collège, me laissent pantoise mais avec les explications fournies ici par vos soins, je m'en sors discrètement et ma deuxième en tire profit. Elle est dégoûtée des matières littéraires, bon, c'est un fait! Elle accepte néanmoins les leçons de grammaire et les dictées à la maison. On dirait que ça marche un peu...
Quant au lycée, alors là, que voulez-vous que je juge? Je ne suis pas en cours avec mon fils et c'est son affaire de grand garçon!
Ma place de parent? N'intervenir qu'en cas de grabuge si une incompréhension notoire s'installe entre un ado et un professeur ou le corps disciplinaire! Je ne veux en aucun cas intervenir à l'école, au collège ou au lycée. Il y a là des enseignants pour exercer une profession en s'entendant, en ce qui concerne la discipline, avec ceux qui en sont chargés.

Je rappelle que, quand j'interviens ici, selon le mot d'ordre de JPB, ce n'est pas pour des raisons personnelles, mais en tant que citoyen.
Les parents d'élèves devraient être là pour s'occuper des menus de la cantine, de l'ergonomie des locaux, de la DGH, et en aucun cas de vos choix instructifs. Maintenant, si vous vous mélez d'éduquer, bien sûr, nous avons notre mot à dire!

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

"J'y ai conduit mes enfants pour qu'ils y soient instruits [...] Maintenant, si vous vous mélez d'éduquer, bien sûr, nous avons notre mot à dire!"

Dobolino, ah ben vous non plus vous ne seriez pas gênée par le retour de l'appellation "Instruction publique" au lieu de l'"Education nationale" ?

Écrit par : Jeremy | 30 mars 2008

"Surtout dans la perfection du jeu de jambes.Mais si, pour vous, Djokovic et Federer ont la même technique, ou Santoro et Murray, il va vous falloir changer vos Varilux!"
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008

Le jeu de jambes..... et tout le reste !! :-)))
Sinon bien évidemment qu'ils ont fondamentalement la même technique. Tous la même technique, plus ou moins excellente, plus ou moins complète et variée, avec leurs points forts, leurs points faibles, etc., et aussi des singularités plus ou moins marquées. Vous confondez encore deux choses: la technique en tant que savoir-faire commun, prédéfini, schématisé, répété, éprouvé (et évolutif!) et l'équation personnelle de son expression. Et l'équation personnelle se construit d'abord dans (se surajoute à) l'apprentissage répétitif de gestes et de situations de jeu. Sans s'y réduire pour autant.

Écrit par : Philippe | 30 mars 2008

Quand les élèves sont impolis,oui,j'éduque,je fais quelques petits rappels,à la place des parents...normal,non?..on les voit toute la journée,on vit ensemble au même endroit,loin des parents...Il arrive qu'on les console d'un chagrin à la fin d'un cours,parce qu'on a remarqué une mine triste..est-ce grave Docteur?

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Personnellement, j'ai trouvé difficile d'être à la fois instit et parent d'élèves du temps de l'école primaire.

Pas pour notre fils aîné mais pour notre paire de jumeaux.

Et comme ils ont tous passé 6 ans avec le même Maître, j'ai souvent eu envie de rentrer dans un petit trou de souris...
à cause des gamins... et presque aussi souvent envie de sortir mes griffes de maman à cause du Maître...

Et comme pour Dobolino, tout était plus simple au collège et au lycée...

Écrit par : Maminou | 30 mars 2008

Plus l'enfant grandit, moins notre place est grande dans cette alchimie.
En Collège, nous avons pu bénéficier d'une rencontre individuelle parents/professeur par an. C'est très bien!
Pour notre fille, c'était congratualtion sur congratulation, au point que la petite, les chevilles enflées, nous suppliait de quitter les locaux.Pour notre fils, un planning journalier, de la sixième à la troisième, avec le corps enseignant aurait été à peine suffisant... On ne peut demander ça !
Le tout est d'admettre de se couler dans la masse!


Non, vraiment, notre seule reproche, en tant que parents, à mon époux et à moi, c'est d'avoir amené à l'école des enfants à instruire, éduqués à écouter et obéir autant que faire se peut à deux-trois ans et de nous l'être vu reprocher en divers termes pendant d'interminables années. Ça rigole pas, à l'Ed Nat de base! Aux chiottes, les élitistes qui mettent les "Savoirs" avant les "Savoir-faire".
Moi, je continue à dire que je n'ai rien à faire à l'école, hors des menus de la cantine, de l'aération des salles, de la qualité du dortoir des petits et de l'absence de châtiments corporels. J'en oublie probablement, de ces détailms matériels qui nous concernent, nous, parents. Ah! oui! des matelas dignes de ce nom à l'internat pour éviter les séquelles dorso-lombaires!
Maintenant, si la prof de maths de ma fille juge bon de mettre un contrôle mardi en huit sur le cours qu'elle dispensera la semaine prochaine, alors que ma fille va faire, avec les latinistes, un voyage à Rome cette semaine, ce n'est pas mon affaire! J'ai compris ici qu'on peut être judicieusement contre ces voyages sodomisateurs de diptères qui ne comblent que les nantis, dont ma fille ...

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

Jl était une fois une marchande de foie qui vendait du foie...Quels ringards ces pédagagas qui viennent dire aux pédagogos que c'était mieux avant...

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Dobolino, ah ben vous non plus vous ne seriez pas gênée par le retour de l'appellation "Instruction publique" au lieu de l'"Education nationale" ?

Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Ah! Ben non! Mais je suis un cas pathologique.
Instruisez-les seulement, par pitié! Nous, on vous les éduque!
Ceci dit, je confirme que je veux une Ecole ouverte aux deux/trois ans, une vraie école qui apprenne les bases.
Je ne vous dis pas ça pour ma pomme! Pour mes minots, c'est trop tard. C'est bien l'avenir commun qui me motive.

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

"L'essentiel de son (pauvre) discours consiste à apporter des réponses simples(istes) à des pb complexes mais que le grand public peut comprendre et qui rassurent."

Si ce gars là a compris cela, c'est déjà quelque chose...
Tout espoir n'est pas perdu.

Mais G.Morel, ne fréquentez pas trop ce genre de forum, vous vous faites du mal...

Écrit par : Maminou | 30 mars 2008

J'ignorais que je surfais sur le web,dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho.C'est de la dyslexie peut-être..

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Je pensais surtout aux délégués(ées) de parents qui, après leur cours de peinture sur soie,leurs bonnes oeuvres,leur partie de tennis, ont encore un peu de temps à tuer dans les conseils de classe...on a ceux-là chez nous et ils ont tendance à être pesants...

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Oui! Bien sûr! Il y a de ça! Mais pas seulement. On y trouve aussi des êtres assoiffés de pouvoir qui n'ont pas l'envergure pour être élus du peuple et qui se contentent d'être élus d'un petit peuple qui n'a pas envie de s'y coller à leur place et qui croit, sous la pression, qu'on ne peut être parent d'élève sans adhérer à une assauce de parents...
Vous avez vu, parents, les messages comminatoires reçus en début d'année, chaque année? Si tu n'es pas affranchi, t'adhères, par peur de pas être clean comme il faut.

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

Dobolino,c'est justement ce que je comptais ajouter.Souvent,il s'agit de femmes qui se sentent exister de cette façon,hélas...

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Merci Kozoh !

"Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?"

POUR l'appellation "Instruction publique" - 3 (Magister, Loki, Kozoh)
CONTRE l'appellation "Instruction publique" - 0 ?

Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008

Il a été rappelé à plusieurs reprises sur ce blog que l'appellation "ministère de l'éducation nationale" avait été adoptée à l'instigation d'Anatole de Monzie en 1932.

Le ministère de l'éducation nationale s'appelait auparavant "ministère de l'instruction publique et des beaux-arts".

La vérité oblige à dire que Monzie, pacifiste convaincu et admirateur de Mussolini n'a fait qu'imiter ce dernier qui avait eu le premier l'idée d'un "ministère de l'éducation nationale".

Il y a donc bel et bien une connotation totalitaire. Ce n'est pas à l'Etat d'éduquer, mais à la famille, sauf dans les Etats où tout est sous le contrôle de l'Etat.

L'idée est déjà ancienne puisque Platon (personne n'est parfait !) rêvait déjà, au IVème siècle av. J.-C. dans "La République", de confier l'éducation des enfants à l'Etat.

J'entends encore Vladimir Jankélévitch, commentant ce texte, nous mettre en garde contre les utopies philosophiques .

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

Pour Robin:

"Poi tutto trovò pace in un mucchietto di polvere livida."

Écrit par : Sanseverina | 30 mars 2008

Quand les élèves sont impolis,oui,j'éduque,je fais quelques petits rappels,à la place des parents...normal,non?..on les voit toute la journée,on vit ensemble au même endroit,loin des parents...Il arrive qu'on les console d'un chagrin à la fin d'un cours,parce qu'on a remarqué une mine triste..est-ce grave Docteur?

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Ah! Ben non, c'est pas grave, c'est bien!
Un genou écorché, n'importe quel adulte responsable peut le soigner et nous comptons sur vous pour gérer bobos de l'âme et du corps quand les enfants vous sont confiés.
On m'a reproché de surinvestir mon fils mais on m'a aussi appelée en urgence, en CM2, toutes affaires cessantes, pour un genou vaguement griffé que j'ai traité en deux temps/ trois mouvements.

Écrit par : dobolino | 30 mars 2008

J'ignorais que je surfais sur le web,dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho.C'est de la dyslexie peut-être..

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008


"Et voilà pourquoi votre fille est muette !"

Écrit par : Robin | 30 mars 2008

Dobolino,c'est justement ce que je comptais ajouter.Souvent,il s'agit de femmes qui se sentent exister de cette façon,hélas...

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008

Des fois, c'est des mecs! Je l'ai vu! Le type m'a fait la tronche un an parce que j'avais sauvé la DGH du collège de nos gamins d'un coup de fil à mon pôpa. C'est lui qui m'avait expliqué qu'il fallait une "relation". Justement que j'en avais une, moi, trop contente d'en faire bénéficier la communauté.
Comment qu'ils m'ont haïe, le président des parents d'élèves et le principal du collège, deux mâles bien couillus. Ils ont failli fracasser mon minot. Ils l'ont accuser, à douze ans, de sexualité déviée.
C'est pas demain la veille que je re-demanderai à mon pôpa de téléphoner au recteur!
Y'a des mecs, Amélie, ils n'en ont pas plus que des gonzesses en mal d'en avoir.

Écrit par : dobolino | 31 mars 2008

"J'ignorais que je surfais sur le web,dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho"

Les Brightles, jeune groupe talentueux et prometteur composé de Jeremy Lennon, Robin Hood, Will Morel et Christopher Sybil, est heureux de vousprésenter son dernier tube :

"Bri-ghel-li is a catho submariiine
catho submariiine
catho submariiine"

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2008

"J'ignorais que je surfais sur le web,dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho"

Les Brightles, jeune groupe talentueux et prometteur composé de Jeremy Lennon, Robin Hood, Will Morel et Christopher Sybil, est heureux de vousprésenter son dernier tube :

"Bri-ghel-li is a catho submariiine
catho submariiine
catho submariiine"

Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008

Ca me va !

-----------------------------------------------------------------------

Pour Sanseverina :

Animula, vagula, blandula
Hospes comesque corporis,
Quae nunc abibis in loca,
Pallidula, rigida, nidula,
Nec, ut soles, dabis iocos.

Hadrien

Faute de retrouver la joie à jamais perdue après la mort d'Antinoüs, l'empereur trouva la paix, comme le prince de Lampedusa et comme chacun d'entre nous "in un mucchieto de polvere livida".


Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 31 mars 2008

Tu es poussière?

Écrit par : dobolino | 31 mars 2008

Et tu redeviendras poussière?

Écrit par : dobolino | 31 mars 2008

Lu sur un forum de professeurs des écoles (ceci n'est pas une parodie):


""Professeur des écoles"
Envoyé par missmathildedu49 le 21 novembre à 16:46

j'aimerai ètre professeure des écoles mè je c pa se kil fo fèr aprè la seconde. vou pouvé médé svp !!

...

"Infos"
Envoyé par diablesselangel le 23 novembre à 19:16

Ouais, dc fô que tu fasse nimporte quel bac, que tu l'ai, après, tu dois passer nimporte quelle licence (3ans ap le bac), et ensuite, fô que tu passe un concours pr entrer à l'IUFM. Ensuite, si tu réussi ce concours, t'es formé pdt 2 ans et t'es payé en m tps, et une fois ta forma finie, tu pe commencer à enseigner. Ms ce qui est cool, c que tu est envoyé ds une école de la région où tu as été à l'IUFM, et dc c pas comme les profs, t'es pas obliG d'aller nimporte où en Fce. Si t'as besoin de conseils ou d'infos, tu pe tjs me demanD, si je pe rép, je le ferai. Moi, je s8 en 1ère ES, et g choisit 7 section pq c 1 'tit peu + général que les otres (enfin je trouve), et dc je pense que ce sera 1 + pr ap. Ms on verra bien !
Et o fait, sé pas si tu as entendu parler des nvL réformes de l'éduca, pq'ils disent que maintenant, ce seront les professeurs des écoles qui devront enseigner la 1ère langue aux enfts, dc fô que tu maitrise bien une langue ...
Sur ce je te laisse méditer sur ces quelques infos qui st loin d'être très complètes !

...

"Merci !!"
Envoyé par missmathildedu49 le 23 novembre à 22:13

ba jte remerci bcp pour ttes C ptit info !! a+

...

"De rien"
Envoyé par diablesselangel le 24 novembre à 13:45

de rien, et si t'as besoin dotres renseignements : demde !"

Conclusion: le niveau monte et la relève est assurée.

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

Rédigée par Françoise Mallet-Jorris, dite parfois FGuichard, la chanson qui suit, intitulée La Brighellienne, pourrait être un tube interprétée par les belles dames de ce blog répondant au doux prénom de Marie-Paule :

Lorsque j'ai voulu parler des IUFM,
Ma présence leur a posé pas mal de problèmes
Car je n'aime pas Meirieu,
Ni Goigoux ni Charmeux,
Je le dis sans un complexe,
Je parle au nom du bon sens... Ca les vexe.

Je ne suis pas du FN ca les gêne ca les gêne
Je ne suis pas extrémiste ca existe ca existe
Je ne suis pas catholique ca s'complique ca s'complique
Je ne suis pas intégriste que c'est triste que c'est triste
Je ne suis pas pédago c'est idiot c'est idiot
Je ne suis pas excessif mais j'ai le ton un peu vif
Je ne suis pas pour le Snes quelle détresse quelle détresse
Je ne roule pas pour l'AFEF, je sens qu'on m'en fait grief, m'en fait grief, m'en fait grief...

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2008

Bientôt j'ai fait connaissance de quelques stagiaires,
Qui lisaient bien volontiers mes textes sévères
Comme je ne parlais pas la novlangue officielle et le jargon trop complexe,
Je crois qu'ils en sont restés tout perplexes.

Je ne suis pas graphomane, on me blâme, on me blâme,
Je ne suis pas pédagogue, c'est en vogue, c'est en vogue,
Je ne lis pas Frackowiak, quelle attaque, quelle attaque,
Je n'suis pas pour la globale, quel scandale, quel scandale,
Je n' suis pas pour Antibi, ça me nuit, ça me nuit
J'n'aime pas les programmes Viala, il ne manquait plus que ça,
Oh disent les formateurs quel malheur, quel malheur,
Et je leur avoue mon vice, je n'suis même pas pour les TICE, pas pour les TICE, pas pour les TICE...

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2008

Je n'ai pas trouvé la chanson interprétée dans sa vesion originale chantée par Marie-Paule Belle, mais j'ai la version de remplacement par Nicole Croisille (avec une voix joliement rauque et abîmée !) :
http://www.youtube.com/watch?v=3JiGgh4JQUs&feature=related

Y a aussi la version piano : http://www.youtube.com/watch?v=tEp_vPT4cek&feature=related

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2008

Belle bande de dégénérés qui viennent donner leur aval à d'autres dégénérés, n'hésitant pas à égratigner la langue française qu'ils croient défendre...
Lancer des idées de purge ? Cela rappelle certaines heures sombres de l'Histoire, la vraie, pas celle que nous propose le ministre, pas laportion congrue...
Ouf ! Vous n'êtes pas aux commandes du pays, cela serait pire (si on peut faire pire...)
Allez, camarade, tu peux m'ajouter à ta liste noire.
Je serai (au futur, pas au conditionnel virtuel !) heureux d'en faire partie !
Et je serai aussi aux premières loges quand les gamins que vous allez massacrer si ces programmes sont appliqués bâtiront des barricades en interdisant d'interdire.
Vous me faites franchement gerber... Moi qui pensait naïvement que Nuremberg avait éradiquer la peste !

Écrit par : Ferraris | 31 mars 2008

Il est bien le post de Guy Morel. Et le texte de Tannery aussi. Même point de vue, mais dans une perspective beaucoup plus large (non limitée au calcul), dans Lévi-Strauss. C’est un article intitulé « Propos retardataires sur l’enfant créateur » que j’avais trouvé ad hoc pour Charmeux et tous ceux qui se réclament du « structuralisme » sans savoir de quoi il s’agit. J’en avais publié de larges extraits sur le site de Reconstruire l’école.
http://www.r-lecole.freesurf.fr/gene/levistr.html

Le problème, c’est que cette discussion ne porte pas vraiment sur les programmes mais sur la pédagogie (dation de sens contre mécanisme, pédagogies constructivistes contre pédagogies explicites). On dirait que les pédagos se foutent un peu des programmes. Ce qui les hérisse c’est que, par leurs exigences, ils amènent à économiser tout le temps perdu à « donner du sens aux savoirs ».

Le problème aussi et toujours est de répondre à la question : Que faire ? Face à l’offensive des 19, faut-il se croiser les bras parce que les nouveaux programmes ne sont pas satisfaisants sur tel ou tel point de détail (la soustraction avec retenue par exemple, si j’ai bien appris ma leçon) ou lancer une contre-offensive ? Dans la deuxième hypothèse, il faut faire des concessions et des alliances, comprendre qu’on n’aura pas tout d’un seul coup, que les programmes peuvent être améliorés dans la consultation actuelle ou dans les années à venir. Bref, il faut constituer une front uni antipédago et, pour cela, renoncer à son nombrilisme d’association, seule à détenir toute la vérité. « Nous ne soutenons pas les programmes Darcos parce qu’ils ne sont pas intégralement conformes à nos propres programmes » ne me semble pas une bonne politique. « Nous ne voulons pas signer une communiqué commun avec des associations qui ne sont pas sur notre propre ligne », non plus. Si je puis, à mon tour, renouer avec le fil précédent, je rappellerai que certains avaient beaucoup discuté à l’époque d’un petit texte philosophique sur le concept de contradiction. Malgré son apparente simplicité, ce texte remettait en question les fondements du marxisme, le fameux matérialisme dialectique. Exit la contradiction hégélienne, qui va de thèse en synthèse en passant par l’antithèse. Pas de réconciliation au bout – ce pourquoi je ne vois aucun intérêt à discuter avec Lang, Ferry, Ouzoulias, Bérille, etc sauf pour leur rentrer dedans en public. Il faut en revanche distinguer entre contradiction principale et contradictions secondaires, aspect principal et aspects secondaires de la contradiction, contradictions au sein du peuple et contradiction entre le peuple et ses ennemis. Le tout en fonction des exigences du présent, car les lignes de partage varient et le « peuple » lui-même ne se définit pas dans les mêmes termes selon les circonstances historiques. Les japonais sont là ? cela requiert un certain type d’alliances. Les japonais ne sont plus là ? on change son fusil d’épaule (et de cible) Sans nostalgies excessives ni amnésie totale, ne pourrait-on lancer ce slogan : Mécanistes de tous les pays, unissez-vous ? Vous n’avez que la dation de sens à perdre et une école à y gagner.

Écrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008

Ferraris nous traite de dégénérés et voit Nüremberg("Nüremberg m'a éradiquer").

Ca doit être terrible de se perdre dans les circonvolutions d'un cerveau dont ne sort que sa propre vision.

C'est peut être cela qu'on appelle "avoir une attitude réflexive" en pédagol ?

Tout cela est plutôt bon signe : ils s'énervent...

Écrit par : dugong | 31 mars 2008

"Le jeu de jambes..... et tout le reste !! :-)))
Sinon bien évidemment qu'ils ont fondamentalement la même technique. Tous la même technique, plus ou moins excellente, plus ou moins complète et variée, avec leurs points forts, leurs points faibles, etc., et aussi des singularités plus ou moins marquées. Vous confondez encore deux choses: la technique en tant que savoir-faire commun, prédéfini, schématisé, répété, éprouvé (et évolutif!) et l'équation personnelle de son expression. Et l'équation personnelle se construit d'abord dans (se surajoute à) l'apprentissage répétitif de gestes et de situations de jeu. Sans s'y réduire pour autant."

Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008

Bien sûr, bien sûr...
Qui est idéologue: l'entraîneur qui sait voir les coups naturels de son élève, (Bergelin avec Borg, surdoué) et qui lui fait travailler sans relâche jusqu'à ce qu'il explose tous ses adversaires pendant une petite décennie, ou celui qui les nie totalement en tentant de lui imposer la technique qui marche à l'époque, et qui transforme un autre surdoué en joueur n'ayant aucune espérance internationale, (Deniau avec Gauvain qui, si mes souvenirs sont exacts, n'a même pas terminé en première série, ou tout juste).
D'un côté un visionnaire, de l'autre un idéologue, avec des joueurs vraisemblablement de dons équivalents au départ.
Mais, bien sûr, vous prétendrez certainement que Laver, Connors, Borg, Gerulaitis, Nastase et Mc Enroe avait aussi la même technique?

Je ne confonds rien du tout. Tous ces joueurs, ceux d'hier et d'aujourd'hui, ont une technique excellente, évidemment. Mais ces techniques comportent des différences qui ne relèvent pas du détail. Loin s'en faut.
Et appeler ceci "l'équation personnelle de son expression", (vous avez pris des cours de jargon à l'IUFM??? ;-) n'est que jouer sur les mots.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

je ne vois aucun intérêt à discuter avec Lang, Ferry, Ouzoulias, Bérille, etc sauf pour leur rentrer dedans en public.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008

C'est exactement mon avis! Tout essai de "parler" avec ces gens-là, comme le souhaite Christophe Sibille, est voué d'avance à l'échec.


il faut constituer une front uni antipédago et, pour cela, renoncer à son nombrilisme d’association, seule à détenir toute la vérité.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008

"Sauver les Lettres"? Hélas!

Écrit par : Jean | 31 mars 2008

Conclusion: le niveau monte et la relève est assurée.

Ecrit par : Loki | 31 mars 2008

Oui et en + la diférérance problématik entre la qlture de l'ékole et sèle de l'élèv é en bone voi d'abolicion. On narete pas le progré ver dé landemins ki chante : des enséniant qui nen save pa plu que les élèv !

"la diférérance" : le prof Derrida nous communik de l'o-dela : "j'né pa voulu ca !"

Écrit par : Robin | 31 mars 2008

Qu'est-ce qu'elle a la marchande de foie ? Elle a perdu la foi ?
Quelle foi ?

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 mars 2008

il faut constituer une front uni antipédago et, pour cela, renoncer à son nombrilisme d’association, seule à détenir toute la vérité.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008


Waouuuuhhh! Se rassembler! Bon Dieu, mais c'est bien sûr! Comment ne pas y avoir pensé plus tôt!!!
The Times They are a-changin'!!!!


Come gather ‘round people
Wherever you roam,
And admit that the waters
Around you have grown.
And accept it that soon
You'll be drenched to the bone,
If your time to you
Is worth saving
Then you better start swimming
Or you'll sink like a stone,
For the times they are a-changin'!

Écrit par : Sanseverina | 31 mars 2008

"J'ignorais que je surfais sur le web, dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho"

Jérémy fête l'anniversaire de mai 68 en relisant les oeuvres complètes de Timothy Leary dans un sous-marin jaune.

Il n'est pas encore parvenu à faire la synthèse entre Bakounine et Charles Maurras, mais ça ne saurait tarder, grâce à Lucy in The Ski with Diamonds.

Saluons ce nouveau Némo !

Écrit par : Robin | 31 mars 2008

Saseverina a écrit : "Waouuuuhhh! Se rassembler! Bon Dieu, mais c'est bien sûr! Comment ne pas y avoir pensé plus tôt!!!
The Times They are a-changin'!!!!"

Quand ça change, ça change ... (les tontons flingueurs associés).

L'heure serait aux tables rondes ? De preux chevaliers autour ? Le Graal empli de programmes roboratifs au milieu ?

Écrit par : dugong | 31 mars 2008

Quelqu'un (re)demandait récemment si une agape réunirait un jour les blogueurs.

La quête * de l'union sacrée sur les programmes en serait l'occasion.

L'esprit Peace and Love, quoi !

* on peut aussi participer financièrement.

Écrit par : dugong | 31 mars 2008

L'heure serait aux tables rondes ? De preux chevaliers autour ? Le Graal empli de programmes roboratifs au milieu ?

Ecrit par : dugong | 31 mars 2008

On aimerait bien! Depuis le temps!
Dans la lande devenue déserte, certains chevaliers pensifs cheminent en se disant qu'ils commencent à être bien seuls.

Écrit par : Sanseverina | 31 mars 2008

Autant lancer l'eau du lac...

Y'a pas l'feu au lac ?

Écrit par : dugong | 31 mars 2008

Oh, lac, suspends ton vol...

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

Pardon, je reprends: "O (accent circonflexe) lac, suspends ton vol...
"Tu trouverais pas de l'eau (de là) au temps..."

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

La marchande de foie, des fois, pourrait se reconvertir dans la pomme : pomme de reinette , pomme d'api, pomme de Newton, pomme d'Adam qui veut tout savoir, pomme de Pâris ... et elle aurait de quoi s'occuper. L'ennui c'est que le ver s'est installé dans le fruit, a creusé des galeries, prospéré et n'a guère envie d'être délogé. C'était à prévoir.
Comme vous avez tous l'air de vous défouler, je n'ai pas résisté à la tentation. Il fait beau. Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 mars 2008

Le paradis américain, le voici.
Je suis sûr que Cadichon nous prouvera que cette information est fausse et que tout va bien aux USA...

http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/7321500.stm

Pour les non-anglophones, l'Etat de l'Oregon a trouvé un moyen 'juste' pour faire bénéficier de la sécurité sociale ceux qui n'ont pas les moyens financiers de se la payer eux-même.
Ce moyen 'juste' est une loterie.
Extraordinaire. Vraiment, je ne comprends pas pourquoi on n'est pas tous libéraux.
Ne pas l'être relève de l'imbécilité (avec un L) sûrement.

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

Monsieur Brighelli,

J'ai depuis quatre ans un profond respect pour votre rigueur intellectuelle, qualité qui se fait rare de nos jours. Ce sont vos oeuvres ainsi que celles de Marc le Bris, Natacha Polony, Fanny capel, Alain Finkielkraut, Laurent Lafforgue, Agnès Joste et d'autres dont j'oublie le patronyme, qu'ils veuillent bien m'en excuser, qui m'ont ouvert les yeux ou et confirmè mes craintes quant à la démagogie intellectuelle qui sévit à l'école primaire.
Père de deux enfants de CE1 et CM2, je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison .
Arrogance de ma part, dites vous?
Aucunement, il s'agit d'un agacement exacerbé par la désinvolture affichée par l'institution chargée par la République de former intellectuellement les élèves (pas de verbiage pédagogo du genre "apprenant" chez moi) qui lui sont confiés. Il n'est pas dans mes intentions de remplacer qui que ce soit. Je ne peux accepter que l'institutrice passe à côté de fautes graves d'orthographe, de vocabulaire ou de grammaire. Je ne peux tolérer que, sous prétexte de laisser libre cours à l'expression orale ou écrite des élèves, cette dite expression se transforme en langage petit nègre ( les bandits ont scotché le boulanger) sans qu'aucune correction n'intervienne.
Eploré, je viens vers vous pour solliciter de votre part un commentaire qui m'èvitera, j'en suis persuadé, de penser que je suis fou ou paranoïaque.

Merci Monsieur Brighelli.
Bien cordialement.

Écrit par : Fred | 31 mars 2008

je ne vois aucun intérêt à discuter avec Lang, Ferry, Ouzoulias, Bérille, etc sauf pour leur rentrer dedans en public.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008

Le problème n'est pas tant, à mon avis, de se parler entre états-majors (effectivement inconciliables), que de bien expliquer le propos aux instits en place (et ça fait beaucoup de monde...) et oui, de discuter avec eux.

Écrit par : Pat | 31 mars 2008

Fred, si ce que vous dites est vrai (ça ressemble quand même beaucoup à un canular, mais on a déjà lu des choses aussi incroyables), je ne crois pas que vous ayez à craindre quoi que ce soit d'un point de vue judiciaire.
Par ailleurs, comme je suis quelqu'un d'apaisé, j'aurais tendance à vous conseiller l'apaisement, pour ne pas mettre vos enfants au centre d'une querelle assez usante pour eux. Ce qui ne vous empêche pas d'aider vos enfants en orthographe.

Écrit par : Pat | 31 mars 2008

Ce qui ne vous empêche pas d'aider vos enfants en orthographe.

Ecrit par : Pat | 31 mars 2008

Mais surtout ... en secret !

Écrit par : Zorglub | 31 mars 2008

Père de deux enfants de CE1 et CM2, je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison .
Ecrit par : Fred

Sous quel chef d'accusation?

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

Père de deux enfants de CE1 et CM2, je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison .
Ecrit par : Fred

Sous quel chef d'accusation?

Ecrit par : Loki | 31 mars 2008

Je dirai même plus: sous quel chef d'accusation?

Écrit par : Jean | 31 mars 2008

On part travailler, et le blog au retour est plein de surprises…

Ferraris veut absolument être la victime expiatoire du pédagogisme. Mon cher, ça ne me gênerait pas de vous traîner devant les tribunaux pour offense à la santé intellectuelle des élèves — en particulier des plus fragiles, des plus déshérités. Le droit à l'instruction est inscrit dans la Constitution — et ce que vous et vos pareils avez fait depuis deux décennies, c'est de dénier ce droit à ceux qui n'ont pas forcément, chez eux, les moyens de compenser les manques de l'institution. Et aux autres aussi, parce que je ne me soucie pas seulement des élèves en difficulté : combien de bons élèves, voire d'élèves doués, ont été priés de ne pas dépasser la moyenne — ou dégoûtés à jamais ! Combien d'enseignants évitent de donner la parole à leurs meilleurs éléments, de peur d'humilier les autres — et tout le monde, si je puis dire, profite de cette baisse générale ! Il existe des consignes pour éviter de faire lire à voix haute en Sixième — afin de ne pas faire ricaner certains, paraît-il, devant les défaillances de leurs petits camarades.
Mais, mon cher Ferraris, vu que la loi Jospin remonte quand même déjà à une vingtaine d'années, je vais me montrer charitable : peut-être êtes-vous vous-même une victime de cette institution bancale que vus défendez bec et ongles — crétin convaincu que son crétinisme est la norme. Allez en paix — vous ne savez pas ce que vous dites — ni, sans doute, ce que vous faites.

Quant à ce que nous raconte Fred… Ma foi, je le croirais presque, mon épouse ayant eu les mêmes problèmes dans une école primaire parce qu'elle critiquait les méthodes de lecture (Foucambert est-il une méthode ? Oui — nocive, par ailleurs) employées par la maîtresse de CP, toute fraîche émulue de l'IUFM de Montpellier, que le Diable les patafiole ! et qu'elle corrigeait ses fautes d'orthographe. Mais les chiens aboient, la caravane passe, et deux ans plus tard, nombre de parents dont les enfants ont pris cette année-là un retard abyssal reconnaissent — en privé ! — que nous avions bien raison de hurler, à l'époque…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 mars 2008

Trouvé par hasard sur un site de capésiens et d'agrégatifs de Lettres (ça va vous rappeler quelque chose):

"Fran:
VOus allez me dire ce que vous en pensez. Pour ma part, je vous le dis en fin. Je rappelle que ces propos n'engagent que moi, et pas [le nom du forum].

J'ai entendu la semaine dernière une interview du monsieur sur une radio. Franchement il m'a énervé à dire que les enseignants n'avaient pas le niveau que les programmes étaient bidons, qu'au primaire on massacrait tout... et à plusieurs reprises il a dit: les enfants ne savent plus lire.

Donc je me suis rendu sur son fameux blog: que de branlettes les amis! Il a une bande de léche-culs réac qui applaudissent au moindre mot ! Ca sent l'intégrisme catho doublé de la suffisance propre à certains LC.

Dans tout ça, j'ai simplement posé la question: qu'est-ce que c'est "savoir lire"?
J'ai dû m'y reprendre à deux fois: personne ne répondait bien entendu, ils sont tous en démonstration là-dedans.

Puis Brighelli vint...


Et voici:

Pour P****,
Qu'est-ce que savoir lire ?
Je répondrai tout simplement que l'on ne sait pas lire - jamais. C'est comme la voie de la souplesse ou l'art du thé : on passe une vie entière à maîtriser le geste. J'apprends chaque jour à lire - et à écrire. Je vous fais grâce de l'assimilation lire / déchiffrer, le côté Primaire (mais totalement nécessaire) de la chose. Les difficultés arrivent ensuite. Ce blog est, chaque jour, la preuve que Lire n'est pas exactement une activité anodine, tan til y a de malentendus - chaque jour. Savoir lire, c'est, in fine, s'approprier si bien le texte que l'oeil devient la main qui a écrit, si je puis ainsi m'exprimer. C'est ce qui arrivait à certains mystiques avec les textes religieux - ils entraient en résonnance avec la divinité. Eh bien mon cher P***, savoir lire (pour un enseignant : sachons modérer nos ambitions...), cela consiste à mon sens à huilerla serrure du texte, à le déplier comme on force un bouton de rose avec le doigt, à la mâcher et le remâcher jusqu'à ce qu'il exprime son suc - et que vous en fassiez votre plaisir. La métaphore qui me vient immédiatement à l'esprit, on l'aura peut-être compris, c'est le cunnilingus. Suis-je clair ?
D'ici quelques jours, j'exploiquerai dans une Note la relation étroite entre expliquer (cela veut bien dire déplier, étymologiquement, n'est-ce pas ?) et aimer. Mais savoir lire est de cet ordre : alors, êtes-vous déjà expert, mon cher P**** ?
JPB

Tout cela ne fait que confirmer bien des choses que je pense sur lui. Ce type est un terroriste de la pensée... et en plus, là, à mon sens, il a voulu faire la leçon en se foutant éperdument de ma gueule.

Remarquez, c'est drôle... vous vous voyez en train de dire ça aux parents à la réunion de rentrée des 6èmes?
J'ai essayé de visualiser la chose... "Alors aujourd'hui mes enfants, lecture... mesdemoiselles on écarte les cuisses".

Franchement.

Bon j'ai voulu répondre des milliards de choses, mais... je me suis dit, quand même... il est sérieux là?
Je pense qu'il s'attend à une réaction offusquée qui prouvera à tout le monde que je ne sais pas lire...
Mais d'un autre côté, je crois ce type assez con pour croire en ce qu'il dit là!

Voici ma réponse, je ne l'ai pas encore postée, je voulais savoir ce que vous en pensiez. M'est d'avis qu'il est inutile d'entrer dans le débat:

"Cher monsieur "moustache" B.

Entre ronsardiens... on se comprend.
J'imagine, dans ce cas, que "savoir écrire", c'est "savoir manier la baguette".
Profitons cher monsieur B., car quand le tambour avance... la baguette recule.

P*****
PS: je comprends mieux maintenant l'usage de la moustache."


Commence à tambouriner un peu trop celui-là."

Il y a eu pas mal de réponses imbéciles puis:

"Fran:
J'ai du mal à croire qu'il ait passé 15 ans en ZEP.
En plus si je me souviens bien, dans son livre, il dit qu'il leur donnait du Montaigne et compagnie et que les élèves adoraient ça. C'est le professeur Keating ce mec ou quoi?

A mon avis il devait être dans une ZEP pas trop crade ... à mon avis, dans un lycée, et il devait avoir, en tant que LC, les classes latin-grec.
Donc autant dire qu'il n'a pas vu grand chose de la zep, même en 15 ans.


Vous vous rendez-compte de ce qu'il dit quand même? Lecture = cuni.

On en a pendu récemment pour moins que ça."

"Chaani:
Il a passé 15 ans à Corbeilles Essone en ZEP.



Après, il défend l'explication de textes.. d'après ce que j'ai compris de son message. Et puisil aime la provocation. Alors, vous tendez pas comme des strings.

C'est un ancien camarade de classe prépa d'une de mes formatrices. Il nous a dispensé beaucoup de conseils lors de notre préparation au CAPES via internet."

"Fran:
Attends attends, il y a provoc et provoc.

C'est pas parce qu'il aime la provoc qu'on doit tout lui passer. Moi je m'en branle qu'il s'appelle Brighelli et qu'il soit normalien. Quand bien même il serait président de la république, à partir du moment où il dit une connerie, il dit une connerie.

Ecoute.
En formation, on nous fait un foin pas possible pour toutes ces questions de pédophilie et compagnie... à tel point même qu'en petite section y'a plus que des femmes.

Je sais faire la part des choses et t'inquiète, il en faut plus pour me choquer. Je dis juste qu'on a fait des procès pour pédophilie pour bien moins que ça.

Autre chose, dans ma zep du mée (donc tu vois, elle est pas usurpée celle-là), j'avais une collègue agrégée. Elle était à 3/4 temps. Elle faisait 12h et avec la crème de l'établissement! Eh oui: Latin/grec.

Je peux te dire qu'on avait pas la même vision de la ZEP.


C'est tout."

etc.

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

il faut constituer une front uni antipédago et, pour cela, renoncer à son nombrilisme d’association, seule à détenir toute la vérité.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008


Ben oui, chers amis, même si ça en fait rire certains, il faut se rassembler, parce que les pédagos, eux, en ce moment, font flèche de tout bois, surfant par la même occasion sur le (très légitime) mécontentement créé par les suppressions de postes.
Tant que les divers courants instructionnistes continueront à polémiquer autour de queues de cerises et de rancunes plus ou moins perso, on ne s'en sortira pas.
J'en profite au passage pour apporter un léger démenti : je ne suis pas Françoise Mallet-Joris (hélas pour mes droits d'auteure, comme il ne faut pas dire), mais je me reconnais assez bien dans l'hymne apocryphe proposé par Jeremy -- à ceci près que je suis au SNES, dont la base, ceci dit inter nos, est bien moins pédagogo que la direction.
J'observe du reste avec une certaine satisfaction que la dite direction s'est prudemment abstenue de signer le manifeste des 19, craignant sans doute qq. réactions indignées de la part d'une base qui commence à craquer de voir arriver en 6eme de pauvres gamins incapables de lire ou d'écrire un tant soit peu correctement...
Quant aux purges, restons nuancés ; il suffit de renvoyer à la production, comme on disait naguère au 'Parti', les pédagogues experts dans l'expertise. Il y a déjà qq. lurettes, nous avons vu arriver dans l'établissement un ancien formateur MAFPEN, armé de ses seules certitudes, d'un mépris abyssal pour ses collègues et de l'art consommé d'apprendre à apprendre, et à qui on confia une classe tout ce qu'il y avait de correcte dans le genre moyen plus. Cet homme s'avéra incapable de tenir ses troupes et même de s'en faire respecter, si bien que, au bout de qq semaines, il envisageait tout bonnement de "dissoudre le peuple"...

Écrit par : FGuichard | 31 mars 2008

"A mon avis il devait être dans une ZEP pas trop crade ... à mon avis, dans un lycée, et il devait avoir, en tant que LC, les classes latin-grec.
Donc autant dire qu'il n'a pas vu grand chose de la zep, même en 15 ans."
(cité par Loki, qui a bien du courage de s'avaler des sottises pareilles et que je remercie , sans rire, de son abnégation)


Ah, la bonne vieille haine rance pour les profs de lettres classiques, ces salauds d'élitistes réactionnaires, ça vous pose un progressiste, sspas ! Voici un jeune "collègue" dont j'espère très fort qu'il "bananera" au concours...
In cauda venenum : JPB est lettres modernes, sspas ?

Écrit par : FGuichard | 31 mars 2008

amélie et dobolino:
il y a aussi des parents qui sont élus parce qu'au départ ils s'intéressaient à ce qui se passe dans l'école de leur(s) enfant(s) ; et qui le sont restés parce qu'ils ont pris conscience que sinon c'est la porte ouverte aux frustrés de toute sorte (bien d'accord avec vous sur ce point) qui adore allumer les instits, se payer la mairie et répéter comme des perroquets "pourquoi tous les enfants n'ont pas DROIT au même nombre de sorties chaque année?" (la qualité et la motivation de l'enseignant se jaugeant au nombre de sorties), "pourquoi le primaire n'a pas eu DROIT au carnaval comme les maternelles cette année?" bref que des trucs passionnants ; en revanche pour introduire des associations "d'accompagnement à la scolarité" et des activités de "vivre ensemble" sans se demander quels messages sont délivrés à leurs têtes blondes sans défense ya foule et ça se gargarise de mots piqués dans les magazines pour dames (projet, citoyenneté, accompagner, comprendre ha comprendre !)...moi je continue de faire mon job de parent lucide avec mes potes et on passe pour des obstructeurs, des pinailleurs et des empêcheurs de projeter en rond....pas grande gloire mais le sentiment d'être une danaïde au tonneau sans fond de la bêtise

Écrit par : fabienne | 31 mars 2008

qui adorENT

Écrit par : fabienne | 31 mars 2008

Meirieu , l'homme qui parle plus vite que son ombre...

Bip ..Bip

Écrit par : patrickinstit | 31 mars 2008

Père de deux enfants de CE1 et CM2, je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison .
Ecrit par : Fred

Mettez-la au défi de mettre sa menace à exécution. Juridiquement, ça ne tient pas debout. Quel est le délit ? Par contre si elle vous échauffe un peu trop les oreilles, vous pouvez écrire à l'inspection de l'enseignement primaire.

Écrit par : Robin | 31 mars 2008

Meirieu , l'homme qui parle plus vite que son ombre...

Bip ..Bip

Ecrit par : patrickinstit | 31 mars 2008

Si vous faites allusion à cet excellent dessin animé de Tex Avery, j'y verrai un mixte : un coyote moustachu avec une cervelle d'oiseau.

Écrit par : Robin | 31 mars 2008

j'y verrais avec un s.

Je vais me faire allumer par la "Ferraris" (?) qui n'a d'une formule 1 que le pseudonyme approximatif, plutôt à cheval...sur le conditionnel ("no future !??")

Je ne sais pas quelle genre de moquette il fume celui-là, mais à sa place je changerais de dealer.

Écrit par : Robin | 31 mars 2008

"Si vous faites allusion à cet excellent dessin animé de Tex Avery, j'y verrai un mixte : un coyote moustachu avec une cervelle d'oiseau."

Ecrit par : Robin | 31 mars 2008

Brighellix?

Écrit par : Alma | 31 mars 2008

Ben oui, chers amis, même si ça en fait rire certains, il faut se rassembler, parce que les pédagos, eux, en ce moment, font flèche de tout bois, surfant par la même occasion sur le (très légitime) mécontentement créé par les suppressions de postes. ( F.G)

Personnellement cela me fait sourire d'entendre des "responsables, présidents and so on..." appeler au rassemblement quand nous fûmes assez nombreux, il y a quelques années de cela , à l'appeler de nos voeux et que "les responsables, présidents" ne daignaient pas même nous répondre, où nous expliquaient au mieux que la diversité était source de richesse, bla, bla, bla. et qu'on ne pouvait pas s'entendre, bla, bla,bla et que se regrouper c'était de la soumission à un quasi parti, bla, bla, bla...
Alors, permettez quand même aux humbles troupes de ne pas être trop prises pour des c... Cela dit, je continue de penser qu'il faut se rassembler même si cela me paraît maintenant un peu tard. Mais on peut toujours essayer! Vous allez élire un roi Arthur?
J'en profite pour continuer à informer mes collègues du projet de mobilité des fonctionnaires qui n'a toujours pas fait réagir qui que ce soit ici. Il pourrait être présenté à l'assemblée le 9 avril d'après ce que j'ai su.

Écrit par : Sanseverina | 31 mars 2008

je suis au SNES, dont la base, ceci dit inter nos, est bien moins pédagogo que la direction. FG

Excusez-moi de n'avoir pas répondu dans le même post mais la base du SNES dans les collèges trempe dans tous les projets pédagos les plus infâmes avec leurs copains du SGEN. C'est tout de même largement connu. D'ailleurs, il suffit de lire l'US pour s'en apercevoir.

Écrit par : Sanseverina | 31 mars 2008

J'ai laissé traîner un "où" avec un accent indésirable; désolée!

Écrit par : Sanseverina | 31 mars 2008

Brighellix?

Ecrit par : Alma | 31 mars 2008

Je parlais de Meirieu, Alma, ne faites pas l'âne pour avoir du foin. La moustache est son seul point commun avec Brighellix. Et d'ailleurs ce n'est pas le même genre de moustache.

Écrit par : Robin | 31 mars 2008

Bonjour

A propos des mécanismes du calcul, j'aimerais savoir si vous connaissiez l'existence du dé à 10 faces, numéroté de 0 à 9,

Ci-dessous, un extrait d'un article Wikipédia

"Le trapézoèdre pentagonal, à 10 faces. Le seul dé courant qui ne soit pas un solide platonicien. Il est utilisé le plus souvent par paire pour générer les nombres de 0 à 100"(personnellement j'aurais dit de 0 à 99, mais bon !)

Dans la mesure où on peut tirer des nombres aussi grands qu'on le désire (il suffit de prendre autant de dés qu'on le désire et de lire ensuite les dés lancés de gauche à droite) et qu'on peut utiliser des dés d'une couleur différente pour figurer les chiffres après la virgule (ou alors pour différencier les dizaines, les centaines, les mille, les unités... etc), je me demandais si cela pouvait être un outil agréable à utiliser pour l'instituteur et les élèves.

Écrit par : johnmarguerite | 31 mars 2008

"Je sais faire la part des choses et t'inquiète, il en faut plus pour me choquer. Je dis juste qu'on a fait des procès pour pédophilie pour bien moins que ça.

Autre chose, dans ma zep du mée (donc tu vois, elle est pas usurpée celle-là), j'avais une collègue agrégée. Elle était à 3/4 temps. Elle faisait 12h et avec la crème de l'établissement! Eh oui: Latin/grec.

Je peux te dire qu'on avait pas la même vision de la ZEP.


C'est tout."

etc.

C'est tout ? Voilà quelqu'un qui demande : "Qu'est-ce que savoir lire", que l'on prend pour un adulte et à qui on donne une réponse d'adulte en parlant de "jouissance" et qui nous parle de pédophilie et de procès.

Autant en intenter à Jean-paul Sartre pour avoir écrit dans "Les Mots" que lire était pour lui comme "mourir d'extase"

...Ils sont vraiment aussi bêtes que ça ou ils font semblant ? Eux pas savoir quoi ça être une métaphore ?

Et comment peuvent-ils ne pas comprendre que cette activité hautement "jouissive" (quel horrible mot !) encore une fois se prépare en amont par un certain apprentissage. Savoir lire, c'est lire couramment, à voix haute, en mettant l'intonation, en comprenant ce qu'on lit.

L'effort donc, et le plaisir au bout de l'effort. C'est si dur que ça à comprendre ?

Quant au reste (le latin, le grec, "la crème de l'établissement"), ça se passe de tout commentaire.

Écrit par : Robin | 31 mars 2008

31 mars 2008

Consultation nationale sur les nouveaux programmes de l’école primaire.

Vendredi 28 mars 2008 après-midi : consultation nationale sur les nouveaux programmes en école primaire …..

Lundi 31 mars…à 8h00 sur les ondes de France Inter, la synthèse sur ces milliers de consultations est faîte …

Conclusion : Rapport Darcos à la poubelle ! Des milliers d’enseignants consultés et 48 heures plus tard ; on nous sort une prétendue synthèse sortie des urnes ….


Bien évidemment, à 8h 02 Mr Meirieu , professeur agrégé des universités, en sciences de l’éducation se répandait sur les ondes…. « On veut faire de vos enfants de petits robots »

Les représentants nationaux des syndicats sont de l’avis de Mr Meirieu.

Que de précipitation !

Je n’ai pas entendu le même son de cloche parmi mes collègues ! Les syndicats et les “maîtres à penser” de la pédagogie confisqueraient -ils le débat ? J’en parlerai plus tard.

Écrit par : patrickinstit | 31 mars 2008

Merci à Loki de me faire savoir les âneries que l'on profère sur mon compte — où, à propos ? Vite, l'adresse !

Pour mémoire :
- Comme l'a précisé FG, je suis prof de Lettres modernes — je ne me fais donc pas de rente de situation avec des cours de Latin-Grec ;
- J'ai passé deux ans aux Ulis, ce qui est déjà quelque chose, et dix au lycée des Tarterêts de Corbeil-Essonnes, ce qui n'est pas rien. Et j'y ai toujours fait de la littérature de bon niveau. Toute personne qui croit qu'on ne peut faire, en ZEP, que des articles de Libé est un connard de première — le mot à la mode, ces temps-ci.
- L'idée que je puisse être un crypto-catho est très très drôle. Quand je pense que je me suis brouillé avec un catho officiel (Lafforgue) parce qu'il pense que je suis l'Antéchrist…. Quand je pense surtout que ces jeunes imbéciles encensent Meirieu, qui lui sort tout droit des sacristies des JOC des années 60…
- Keating ? Le Cercle es poètes disparus est une aimable fable, parce qu'il présente le prof en question comme un original. Mais nous devrions tous être de cet acabit — au moins au niveau du théâtre, comme le soulignait quelqu'un ici même il y a peu. Si on ne sait pas vendre sa soupe, on aura des problèmes, à commencer par des problèmes de discipline, même au Couvent des Oiseaux.
- Les questions de pédophilie inquiètent les formateurs grâce à l'amendement Ségolène. Mais confondre une métaphore et un acte, de la part de futur enseignants, me laisse rêveur. Je livre à leurs méditations quatre vers fameux de Ronsard — pas envie de faire ici l'explication complète :

"La grâce dans sa feuille et l'amour se repose / Embaumant les jardins et les arbres d'odeurs ; / Mais battue ou de pluie ou d'excessive ardeur, / Lentement elle meurt, feuille à feuille déclose." Je cite de tête…
J'y verrais volontiers, outre un topos sur la mort des belles adolescentes, et un procédé habile pour flatter le deuil du roi en se rappelant un deuil personnel, une autre métaphore, assez proche de la mienne, sur le déshabillage du texte, auquel l'explication ôte peu à peu ses beautés (même image, en plus vif, chez Brassens : "Avec des pétales de rose / Un bout de corsage lui fit…" et la suite : "Elle fut toute déshabillée"). Eros et Thanatos, hein… Et puis, feuille de rose, avec ou sans moustache… Tenez, c'est le titre de la seule pièce de théâtre écrite par Maupassant — "À la feuille de rose, maison turque". Elle fut représentée en petit comité, devant un Flaubert hilare, avec Guy travesti en créature de bordel… Ça devait payer.
Voilà, vous avez une petite idée de la façon dont je peux faire cours — à ceci près que je jouerais en même temps, in situ, Ronsard, Marie de Clèves et Marie Dupin, Flaubert se tapant sur les cuisses et Maupassant en bordelière — j'en passe, et de plus raides (est-ce possible ? Je me demande…).

Quant aux profs qui ne sont pas capables d'expliquer Ronsard in extenso, je ne les empêche pas de faire autre chose (1). Mais quand on se lance dans la littérature, il faut bien savoir que 90% des textes sont peu ou prou des histoires d'amour — avec ou sans poils autour.
Loki, si vous renoncez à me donner les coordonnées du site, vous voulez bien vous charger de porter l'intégralité de ma réponse à ces petits crétins ? Merci d'avance…
JPB
PS. Et c'est vrai que j'aime bien la provocation. C'est le seul moyen de ne pas s'ennuyer, en ce monde…

(1) C'est toujours drôle, la littérature — de quelque niveau qu'elle soit. Vous vous rappelez sans doute "Une chanson douce", ce tube immortel du regretté Salvador. Quelqu'un a-t-il eu un jour l'idée de lire, ce que j'appelle lire, les paroles de cette berceuse ? Voir http://www.paroles.net/chanson/17578.1 — et demandez-vous ce que c'est que cette mousse, et qui était le loup — ou la biche : voir Mme d'Aulnoy ! Et con ne vienne pas me dire que j'ai l'esprit mal tourné !

Écrit par : brighelli | 31 mars 2008

Décidément, fouiller sur la toile et tomber sur ceci dans un forum ne manque pas de sel non plus...

"Bac blanc en Terminale S spécialité maths: quelle horreur! c'était sans calculatrice! 85% des élèves se sont arrêtés lorsqu'il a fallu faire 17x19"

Écrit par : Maminou | 31 mars 2008

Quant au reste (le latin, le grec, "la crème de l'établissement"), ça se passe de tout commentaire.

Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Je rajouterai quand même, in petto, que si ces jeunes progressistes en peau de lapin s'étaient un peu donné la peine de s'informer sur les LA en ZEP, ils sauraient qu'un travail magnifique a été accompli aux Lilas par Mireille Ko (le fameux "grec thérapeutique"), quoi que certains puissent penser par ailleurs du manuel qu'elle a publié dans la foulée. Taper "Mireille Ko " et "latin grec therapeutique" sur glouglou pour plus de détails.
@ Sanseverina : RE a été à l'origine du FARE, que je sache. Il serait urgent de le remonter, ce FARE, tel quel ou sous une autre forme, au lieu de remâcher des rancoeurs qui remontent "à l'an pèbre", en marseillais dans le texte. Si vous le voulez bien, pour ne pas encombrer le blog par des détails internes à l'association, écrivez-moi personnellement via RE. Cordialement , FG

Écrit par : FGuichard | 31 mars 2008

" Mais nous devrions tous être de cet acabit — au moins au niveau du théâtre, comme le soulignait quelqu'un ici même il y a peu."

Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008

Un certain nombre de fois, même. Le "quelqu'un" vous remercie, Jean-Paul...

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

PS. Et c'est vrai que j'aime bien la provocation. C'est le seul moyen de ne pas s'ennuyer, en ce monde…

Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008

Et cela fait un bien fou aux étudiants, saturés de politiquement correct, de "l'auteur dit que", "l'auteur nous fait passer un message" et autres magiques arguties de l'argumentation, de l'énoncé ancré-coupé, de l'opposition scène-sommaire et autres fantasmagories eiusdem tabacchi, qu'il ne faut connaître que pour les utiliser avec parcimonie et à bon escient (que les Arméniens et les Corses me pardonnent, je n'ai pas pu y résister).
C'est vrai qu'en général, au sortir du bac, ces petits ne savent pas vraiment "lire" un texte, parce qu'entrer dans le "mille-feuille du sens" , -- comme disait Barthes , amateur de gâteaux comme seul un gay peut l'être, et qui préférait la métaphore pâtissière -- , on ne le leur a que rarement appris.

Écrit par : FGuichard | 31 mars 2008

F.G vous vous montez la tête bien inutilement. Je n'ai aucun état d'âme à propos d'aucune association, et pas plus à propos de RE que de n'importe quel autre groupe. Qu'y aurait-il à remâcher d'ailleurs? J'ai assez vite compris ( après avoir été déçue c'est vrai) que ttes ces assos n' étaient que des sources d'information. Et ce n'est déjà pas si mal. Quant à l'action...Vous reconnaîtrez avec moi que les groupuscules anti-pédago qui se tirent dans les pattes depuis des années et les quelques personnalités plus ou moins médiatisées qui s'opposent au front uni des pédagos n'empêchent toujours pas les dits pédagos de sévir plus que jamais à tous les niveaux de notre enseignement. Tout aussi cordialement à vous.

Écrit par : Sanseverina | 31 mars 2008

Quant aux profs qui ne sont pas capables d'expliquer Ronsard in extenso, je ne les empêche pas de faire autre chose (1). Mais quand on se lance dans la littérature, il faut bien savoir que 90% des textes sont peu ou prou des histoires d'amour — avec ou sans poils autour.
Écrit JPB.
j'en ai connu pas mal chez qui le dernier vers d'Aube de Rimbaud : "Au réveil il était midi", donnait lieu à d'exquises explications sur la temporalité.
GM

Écrit par : guy morel | 31 mars 2008

" Mais nous devrions tous être de cet acabit — au moins au niveau du théâtre, comme le soulignait quelqu'un ici même il y a peu."

Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008

Un certain nombre de fois, même. Le "quelqu'un" vous remercie, Jean-Paul...

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

c'est grââve docteur!!
avons nous un bon psy parmi nos lecteurs?

Écrit par : le diner de cons | 31 mars 2008

Et comment peuvent-ils ne pas comprendre que cette activité hautement "jouissive" (quel horrible mot !) encore une fois se prépare en amont par un certain apprentissage. L'effort donc, et le plaisir au bout de l'effort. C'est si dur que ça à comprendre ?

Ecrit par : Robin | 31 mars 2008

Hegel dans ses leçons sur la philo de la religion, donne comme exemple d'activité mécanique répétitive finalisée par la quête de la jouissance, la prière.
Et un célèbre psychanalyste français fortement inspiré par Hegel a expliqué que c'est le "plus de jouir" que procure au sujet ce type d'exercices mécaniques et absurdes qui lui permet de le supporter.

En début de cours d'EPS une de mes élèves UPI (une enfant très perturbée psychiquement) m'a confié tout à l'heure que le cours de gym est son moment préféré de la semaine, parce qu'il lui "permet d'oublier tout le reste" m'a-t-elle dit. Et de fait, je lui ai concocté en janvier un programme-parcours gymnique personnalisé à base de gestes répétitifs et évolutifs qu'elle exécute avec un bonheur évident.

Écrit par : buntovchik | 31 mars 2008

Mais qui formera à la grammaire les jeunes maîtres en place aujourd'hui et qui n'ont pas connu la répétition des règles ni l'analyse logique,ni l'analyse grammaticale ?Surtout si on enferme les pédagogos,qui ,bien sûr,ne pourront pas être recyclés ?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
On peut retarder le départ à la retraite des bons instits, et des résistants à la textique et mettre les mauvais à la retraite anticipée.

Sur l'apprentissage mécanique:

Victor Duruy écrivait en 1866 :
« Je vois avec peine de nombreux témoignages, confirmés par ma propre expérience, établir que l'enseignement primaire, en beaucoup de lieux, est plus mécanique que rationnel. C'est ce qui explique, jusqu'à un certain point, le long séjour, trop souvent infructueux, que font les enfants dans les écoles. Le chiffre qui m'a le plus vivement frappé dans la statistique que j'ai publiée pour l'instruction primaire, n'est pas celui du nombre des enfants restés en dehors des écoles, et que suffira maintenant à réduire rapidement le progrès des mœurs et des idées; c'est le chiffre des non-valeurs scolaires, ce sont ces quarante élèves sur cent qui sortent de l'école, ou ne sachant rien, ou sachant si peu de chose que, sans le cours d'adultes, ils l'auront bien vite oublié"


En 1866, avec un enseignement « mécanique » , 40% des enfants scolarisés ne pigeaient rien de ce qu’on leur faisait répéter et sortaient de l’école pratiquement aussi ignorants qu’au départ. Les 60% restants en sortaient donc en sachant quelque chose et ce quelque chose ce n'était pas rien.

En 1966, donc en un siècle « le progrès des mœurs et des idées » ayant fait son œuvre, la scolarisation fut généralisée à partir de 1882, et elle fut un succès puisque 80% des enfants qui quittaient l’école à 14 ou 16 ans savaient lire écrire et compter, si l'on s'en tient aux résultats de l’examen du service militaire qui enregistraient moins de 20% d’illettrés. Et comme les filles étaient encore moins nulles que les garcons en ce temps-là....
On avait donc bel et bien abandonné ce rabâchage inepte et mécanique qu’aucune personne sensée ne voudrait réinstaurer.

Que s’est-il donc passé entre 1966 et 2006, pour qu'on en soit revenus à la proportion que Duruy jugeait un scandale en 1866 ? (Et elle concerne maintenant l’intégralité d’une classe d’âge)
Réponse : les pédagogistes ont révolutionné des pratiques performantes et se sont ( soit-disant) battus pour supprimer quelque chose qui n’existait plus depuis des lunes. À court d'arguments, ils prétendent maintenant que Darcos veut le rétablir. Bel exemple d’imposture.

Et ils nous prennent vraiment pour des cons.

Écrit par : Cadichon | 31 mars 2008

"J'en ai connu pas mal chez qui le dernier vers d'Aube de Rimbaud : "Au réveil il était midi", donnait lieu à d'exquises explications sur la temporalité."
écrit Guy Morel.
Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 mars 2008

J'achète 12 kg de raisin pour 13,80 €. Combien valent 7 kg ?
J'attends de voir... )

Voici sa réponse :

Pour le second problème, à ne pas faire au cycle 3, je calcule le prix de un kg (avec ma calculette 13,80 : 12) et je multiplie le résultat par 7. J'ai un bac scientifique, je ne suis pas un élève de cycle 3.

Si j'ai bien compris, il enseigne.

Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008

J'avais déjà eu une discussion sur la règle de 3 sur le site lire-ecrire. Il ne s'appelle pas lire-ecrire pour rien, "compter" ne fait pas vraiment partie des sujets de prédilection des intervenants.

Je vous propose ma propre solution, vous me direz si je mérite une bonne note:
13,8*7/12=(70+21+5,6)/12=96,6/12=96/12+0,6/12=8+0,05=8,05
Cela peut bien sûr se faire de tête mais peut-être pas avec un élève de niveau moyen de cycle 3.
J'ose espérer qu'un élève lambda de cycle 3 sait faire cela avec un papier et un crayon. Si ce n'est pas le cas, qu'ont-ils appris en 5 ans???
Quant au pseudo-instit qui a besoin d'une calculette, que dire... rien. Je suppose que son niveau en maths équivaut au niveau en langue française de ceux qui échangent en langage SMS des propos sur les moyens de réussir en IUFM.

Par ailleurs, sur la liste des présidents et autres secrétaires généraux qui figure en tête de ce fil, je ne vois pas l'immortel Foucambert, président (?) de l'AFL, pourtant à la pointe du combat pédagogique. L'ont-ils exclu de la liste pour éviter la "culpabilité par association" avec une secte d'illuminés un peu trop voyants? L'ont-ils oublié? Mystère...

Enfin, s'agissant de la "Théorie de la Contradiction" évoquée par P.Cordoba, je suppose qu'il s'agit de l'ouvrage d'Alain Badiou. Pedro, étiez-vous à l'UCFML? On en apprend tous les jours...

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 31 mars 2008

Ce tendre Verlaine...

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008

Bonjour,

Je suis juste de passage pour vous dire que je suis admissible à l'agreg interne d'espagnol. J'ai passé les matières nobles (traduction, dissert), il me reste donc, à l'oral, l'explication de texte et l'épreuve dite professionnelle. Les épreuves sont dans trois semaines à Bordeaux, il me reste donc ce temps-là pour être incollable, dur, dur!
Hasta luego,
Maria

Écrit par : maria | 31 mars 2008

Victor Duruy écrivait en 1866 :
« Je vois avec peine de nombreux témoignages, confirmés par ma propre expérience, établir que l'enseignement primaire, en beaucoup de lieux, est plus mécanique que rationnel.
Écrit Cadichon.
Oui,et Duruy avait parfaitement raison, notamment pour l'apprentissage du calcul et de la lecture, en ce qui concerne l'enseignement primaire sous le Second Empire. On pourrait montrer comment, à partir, en gros, du DP de Buisson la révolution pédagogique consiste en un enseignement non mécanique des mécanismes.
gm

Écrit par : guy morel | 31 mars 2008

"J'ose espérer qu'un élève lambda de cycle 3 sait faire cela avec un papier et un crayon. Si ce n'est pas le cas, qu'ont-ils appris en 5 ans???"

Jesse darvas ? Ici la Terre. Nous vous informons que votre espoir est probablement infondé.

Les trois quart de mes élèves de terminale S, malgré les exortations de toutes sortes et l'exemple permanent que je leur donne ne veulent ni ne peuvent mener à bien un tel calcul de tête.

Je n'ai jamais de calculatrices en cours et je travaille soit par calcul mental soit en ordre de grandeur, à haute voix. Mise à part une poignée de convertis de longue date, la majorité des présents me regarde comme si je débitais la bande son de l'exorciste.

Au delà, le moindre calcul algébrique s'il n'est pas écrit exactement comme sur le formulaire vu en maths les laisse pantois. exemple : une relation de type a.x = b se présentant sous la forme b-a.x = 0 (classique).

Ne parlons pas de la signification d'une relation physique en langage ordinaire.

Le grand nulle part...

PS : je suis professeur de sciences physiques, option tibétain classique.

Écrit par : dugong | 31 mars 2008

"Qui est idéologue: l'entraîneur qui sait voir les coups naturels de son élève, (Bergelin avec Borg, surdoué) et qui lui fait travailler sans relâche jusqu'à ce qu'il explose tous ses adversaires pendant une petite décennie, ou celui qui les nie totalement en tentant de lui imposer la technique qui marche à l'époque, et qui transforme un autre surdoué en joueur n'ayant aucune espérance internationale, (Deniau avec Gauvain qui, si mes souvenirs sont exacts, n'a même pas terminé en première série, ou tout juste).
D'un côté un visionnaire, de l'autre un idéologue, avec des joueurs vraisemblablement de dons équivalents au départ. "

"Mais ces techniques comportent des différences qui ne relèvent pas du détail."
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

Sur le premier point, quel raisonnement laborieux ! Reportez-vous à ma première remarque car vous confondez à nouveau l'apprentissage PAR TOUS des éléments fondamentaux et la naissance d'un élément fondamental grâce à quelques génies.
Et puis c'est Sanseverina, et non moi, qui a parlé d'idélologie.
Ensuite, les différences dont vous parlez relèvent au contraire du détail, du personnel, à ne pas faire répéter à tous! Les jeunes joueurs incorporent des éléments généraux, non des singularités. Passez le BE et vous verrez bien ce qu'il faut transmettre à tous par la répétition (en situation de jeu ou non).

Écrit par : Philippe | 31 mars 2008

Histoire lamentable dans une école primaire :
Pour la fête de l'école, une dame, qui se prétend “professeure des écoles”, fait apprendre à ses élèves de CP le texte de leur saynète en les faisant répéter, à l'unisson pendant des heures, ce qu'elle leur lit.

La raison de cette pratique “mécaniste” d'un autre âge ?
La plupart des élèves de ce CP ne savent toujours pas lire et donc ne peuvent apprendre le texte en le lisant...

Précision : comme c'est d'habitude le bordel sans arrêt dans sa classe, ça fait un changement brutal pour les petits !
J'oubliais, cette brave dame est formatrice à l'IUFM local...

Écrit par : Lariba | 31 mars 2008

Bonne nouvelle pour tous,on va enfin être privatisés et vous allez peut-être répondre à la question que nous sommes quelques uns à nous et à vous poser sur ce blog au sujet des menaces qui pèsent sur notre statut(proposition d'heures sup pour normaliser l'allongement du temps de travail entre autres car l'article de "Marianne" montre que c'est pire que ce qu'on croyait).


http://www.marianne2.fr/Exclusif-le-gouvernement-ecorne-la-garantie-de-l-emploi-des-fonctionnaires_a84661.html

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008

Félicitations, Maria. Bon courage pour la suite.

Que de futurs professeurs de lettres n'aient pas compris la métaphore de JPB me laisse pantoise. Pourquoi expliquer un texte, en fin de compte, si ce n'est pour en tirer tout le plaisir qu'il peut procurer?

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2008

Bonjour,

Je suis juste de passage pour vous dire que je suis admissible à l'agreg interne d'espagnol. J'ai passé les matières nobles (traduction, dissert), il me reste donc, à l'oral, l'explication de texte et l'épreuve dite professionnelle. Les épreuves sont dans trois semaines à Bordeaux, il me reste donc ce temps-là pour être incollable, dur, dur!
Hasta luego,
Maria

Ecrit par : maria | 31 mars 2008

Bravo, et pour la suite, "on vous tient les pouces"...

Écrit par : Maminou | 31 mars 2008

Loki, si vous renoncez à me donner les coordonnées du site, vous voulez bien vous charger de porter l'intégralité de ma réponse à ces petits crétins ? Merci d'avance…
JPB

C'est là :

http://letrouble.net/portal-28337.htm#news_28337

Écrit par : Pat | 31 mars 2008

Voilà un texte(in "Marianne"-Projet de loi) très jouissif et con peut savourer avec ou sans moustache


Article 11

Les dispositions suivantes visent à conforter l'accès des ressortissants communautaires aux corps, cadres d'emplois et emplois de la fonction publique, en prévoyant que les concours internes de la fonction publique leur sont ouverts, comme les concours externes, selon leur profil et leur expérience professionnelle.

La voie des concours internes sera plus particulièrement adaptée aux ressortissants communautaires qui se trouvent déjà, dans leur Etat membre, au vu de leurs titres et diplômes et de leur expérience professionnelle, dans une situation professionnelle comparable à celle des agents de la fonction publique française qui remplissent les conditions pour se présenter aux concours internes.

Les concours internes étant déjà largement professionnalisés, cette mesure permettra de mieux prendre en compte les qualifications et le passé professionnel des ressortissants communautaires.

Cette mesure gagnera à être complétée par un recours plus systématique aux procédures de reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelles introduites par la loi de modernisation de la fonction publique du 2 février 2007.


Article 12

La suppression de l'alinéa permet de supprimer les conditions d'âge encore exigées pour le recrutement par concours dans des corps, cadres d'emplois ou emplois lorsque celui-ci est précédé d'une période de scolarité au moins égale à deux ans. Il s'agit notamment des conditions d'âge exigées pour se présenter aux concours de l'ENA.

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008

J'en profite pour continuer à informer mes collègues du projet de mobilité des fonctionnaires qui n'a toujours pas fait réagir qui que ce soit ici. Il pourrait être présenté à l'assemblée le 9 avril d'après ce que j'ai su.

Ecrit par : Sanseverina | 31 mars 2008

Quel est ce projet? "Mobilité des fonctionnaires"? Si le gouvernement s'intéresse à notre mobilité entre les ministères, pour ma part, je n'y suis pas contre. Bien sûr faut-il que cela soit une demande du personnel.

Très bien les échanges sexualisés.

Écrit par : Pendariès | 31 mars 2008

Bonne chance, Maria !

Écrit par : dugong | 31 mars 2008

Et comment peuvent-ils ne pas comprendre que cette activité hautement "jouissive" (quel horrible mot !) encore une fois se prépare en amont par un certain apprentissage. L'effort donc, et le plaisir au bout de l'effort. C'est si dur que ça à comprendre ?

Ecrit par : Robin | 31 mars 2008

Ce n'est évidement pas moi qui pense que le mot "jouir" et "jouissif" sont d'horribles mots, mais apparemment nos jeunes (!) "amis" cagotspédago.

On dirait des vieilles anglaises, le délire en moins. (cf le grand Lewis Caroll qu'ils auraient sans doute brûlé pour "pédophilie") mais que les puritains n'ont pas brûlé.

On aimerait les voir méditer sur cet parole subtile de Michel Foucault : "le puritanisme est une stratégie pour parler du sexe".

Puissent-ils cesser d'être neuneus pour devenir de vrais puritains. ca serait déjà un début de progrès.

Écrit par : Robin | 31 mars 2008

1- Bravo Maria!

2- J'adore la déclaration de l'aut-taré : "Je me suis rendu sur son fameux blog: que de branlettes les amis! Il a une bande de léche-culs réac qui applaudissent au moindre mot! Ca sent l'intégrisme catho doublé de la suffisance propre à certains LC." On peut difficilement faire plus faux! Ah, et puis il n'avait qu'à lire ma chanson, toute la réfutation de sa diatribe est dedans.

3- D'ailleurs merci à Françoise Guichard de l'avoir lue, ma chanson! Je pensais qu'elle donnerait lieu à plus de commentaires (et merci Sergio pour la Version Originale).

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2008

http://www.marianne2.fr/Exclusif-le-gouvernement-ecorne-la-garantie-de-l-emploi-des-fonctionnaires_a84661.html

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
Ça fait une paye (20 ans pas loin!) qu'on m'a retiré jusqu'à mon statut de vacataire quand j'exécute des taches de fonctionnaire. L'Etat est mon client et ma responsabilité est pleine et entière...
Au bout du compte, je ne m'en plains pas. C'est vrai qu'au début, ça fait bizarre, mais j'ai pleine liberté dans les cadres de la Loi.
De toute façon, j'ai pas trop aimé être salariée et avoir un patron. J'aime mieux être à mon compte. Je n'aurais jamais fait fonctionnaire, c'est pour moi intolérable d'être à la botte à fermer ma gueule.

Écrit par : dobolino | 31 mars 2008

A propos du projet de loi sur la fonction publique.

En l'absence d'une confiance minimale dans les compétences et le niveau éthique des gestionnaires qui seront chargés de son exécution, c'est une déclaration de guerre.

Le Maître du Moloch, volontiers épargné jusqu'à présent, devrait faire attention aux éclaboussures.

Écrit par : dugong | 31 mars 2008

Félicitations Maria!
Continuez comme ça, vous êtes sur le bon chemin.

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

Que de futurs professeurs de lettres n'aient pas compris la métaphore de JPB me laisse pantoise. Pourquoi expliquer un texte, en fin de compte, si ce n'est pour en tirer tout le plaisir qu'il peut procurer?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2008
Pour remplir son contrat, faire ses heures de bureau, gagner sa croûte pour payer ses loisirs...
Faut suivre l'évolution des mœurs!

Écrit par : dobolino | 31 mars 2008

Bonne nouvelle pour tous,on va enfin être privatisés et vous allez peut-être répondre à la question que nous sommes quelques uns à nous et à vous poser sur ce blog au sujet des menaces qui pèsent sur notre statut(proposition d'heures sup pour normaliser l'allongement du temps de travail entre autres car l'article de "Marianne" montre que c'est pire que ce qu'on croyait).


http://www.marianne2.fr/Exclusif-le-gouvernement-ecorne-la-garantie-de-l-emploi-des-fonctionnaires_a84661.html

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008

Moi aussi: bossez fort, Maria! Bon courage et bonne chance! Encore quelques haies à sauter avant la ligne d'arrivée. Sautez-les sans états d'âme.

Écrit par : dobolino | 31 mars 2008

A dobolino.Je n'ai jamais fermé ma gueule,ni été à la botte,ma chère,évidemment,on prend des coups...Dura lex sed lex...

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008

Bien évidemment, à 8h 02 Mr Meirieu , professeur agrégé des universités, en sciences de l’éducation se répandait sur les ondes…. « On veut faire de vos enfants de petits robots »

Les représentants nationaux des syndicats sont de l’avis de Mr Meirieu.

Ecrit par : patrickinstit | 31 mars 2008

Mais enfin, Patrickinstit, d'où tirez-vous cete idée absurde et abjecte que Meirieu serait agrégé?
Non, Patrickinstit, une fois pour toutes,
MEIRIEU N'EST PAS AGREGE !
Je le répète , afin que cela se sache:
MEIRIEU N'EST PAS AGREGE !
De toute façon, avec l'esprit faux et tordu qui est sa seule qualité, il aurait été balayé à l'agreg comme un fétu de paille, ce qu'il pèse en effet.
Alors, en le voyant agrégé, vous faites injure aux vrais agrégés.
De tout ce ramassis de "parasites" (JPB) qu'on appelle les "pédagogistes", une seule est agrégée ( de grammaire) , et Normalienne Ulm par surcroît, Evelyne Charmeux. Il faut bien une exception! Tous les autres se sont hissés aux honneurs et aux prébendes en vendant une piquette infâme qu'ils appellent "sciences de l'éducation". C'est le monde de la fausse monnaie. Naïfs ceux qui y prêtent crédit!

Écrit par : Jean | 31 mars 2008

Piqure de rappel pour p***:

La brighelienne

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Je%2Bne%2Bsuis%2Bpas%2BParisienne/video/x2ncen_marie-paule-belle-je-ne-suis-pas-pa_music

Lorsque j'ai voulu parler des IUFM,
Ma présence leur a posé pas mal de problèmes
Car je n'aime pas Meirieu,
Ni Goigoux ni Charmeux,
Je le dis sans un complexe,
Je parle au nom du bon sens... Ca les vexe.

Je ne suis pas au FN ca les gêne ca les gêne
Je ne suis pas extrémiste ca existe ca existe
Je ne suis pas catholique ca s'complique ca s'complique
Je ne suis pas intégriste que c'est triste que c'est triste
Je ne suis pas pédago c'est idiot c'est idiot
Je ne suis pas excessif mais j'ai le ton un peu vif
Je n'fais pas de TPE, c'est affreux, c'est affreux,
Je ne roule pas pour l'AFEF, je sens qu'on m'en fait grief, m'en fait grief...

Bientôt j'ai fait connaissance de quelques stagiaires,
Qui lisaient bien volontiers mes textes sévères
Comme je ne parlais pas la novlangue officielle et le jargon trop complexe,
Je crois qu'ils en sont restés tout perplexes.

Je ne suis pas graphomane, on me blâme, on me blâme,
Je ne suis pas pédagogue, c'est en vogue, c'est en vogue,
Je ne lis pas Frackowiak, quelle attaque, quelle attaque,
Je n'suis pas pour la globale, quel scandale, quel scandale,
Je n' suis pas pour Antibi, ça me nuit, ça me nuit
J'n'aime pas les programmes Viala, il ne manquait plus que ça,
Oh disent les formateurs quel malheur, quel malheur,
Et je leur avoue mon vice, je n'suis même pas pour les TICE, pas pour les TICE...

Écrit par : Jeremy | 31 mars 2008

Non, Patrickinstit, une fois pour toutes,
MEIRIEU N'EST PAS AGREGE !
Je le répète , afin que cela se sache:
MEIRIEU N'EST PAS AGREGE !
Ecrit par : Jean

"Tout a été dit. Mais comme personne n'écoute, il faut répéter.
Tout a été dit. Mais comme personne n'écoute, il faut répéter." (André Gide)

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

Au delà, le moindre calcul algébrique s'il n'est pas écrit exactement comme sur le formulaire vu en maths les laisse pantois. exemple : une relation de type a.x = b se présentant sous la forme b-a.x = 0 (classique).

Ne parlons pas de la signification d'une relation physique en langage ordinaire.

Le grand nulle part...

PS : je suis professeur de sciences physiques, option tibétain classique.

Ecrit par : dugong | 31 mars 2008

Cela m'attriste un peu car à l'époque où je passais le BEPC (en 1987) ce type d'opération algébrique de base faisait partie du bagage courant de l'élève de troisième (du moins s'il souhaitait passer en seconde).
On ne parle pas de l'école de grand-papa... mais de celle qu'a connue un jeune (si!si!) trentenaire.

Est-il possible que les choses se soient dégradées à ce point et si vite? en terminale S?

Pourtant, nos grandes écoles continuent à exporter leurs brillants sujets vers les plus prestigieuses universités américaines ou les grandes banques anglo-saxonnes (pour les "quants"). L'écart entre l'élite et le reste se serait donc démesurément accru...

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 31 mars 2008

Dites donc Monsieur Brighelli, sur un forum sérieux on peut lire la phrase suivante :

"Brighelli m'a mis 8 en didactique. Pourtant, je suis sûre que je sais mieux lire que lui."

Vous avez mis des notes en didactique à l'oral du Capes? Vous?

Que doit-on choisir : la personne citée ment, ou vous avez noté des étudiants dans une matière que vous haïssez?

Écrit par : Garfield | 31 mars 2008

Mobilité ? C'est un petit mot latin qui veut dire loyer...

Écrit par : Sergio | 31 mars 2008

Sur le premier point, quel raisonnement laborieux ! Reportez-vous à ma première remarque car vous confondez à nouveau l'apprentissage PAR TOUS des éléments fondamentaux et la naissance d'un élément fondamental grâce à quelques génies.
Et puis c'est Sanseverina, et non moi, qui a parlé d'idéologie.
Ensuite, les différences dont vous parlez relèvent au contraire du détail, du personnel, à ne pas faire répéter à tous! Les jeunes joueurs incorporent des éléments généraux, non des singularités. Passez le BE et vous verrez bien ce qu'il faut transmettre à tous par la répétition (en situation de jeu ou non).

Ecrit par : Philippe | 31 mars 2008


C'est vous, BE ou non, qui êtes un tantinet laborieux.
Et où diable avez-vous lu que j'étais contre la répétition? Et qu'il fallait faire répéter les différences par tous? Ce que j'ai dit est exactement le contraire. Relisez.
Et Deniau aurait parfaitement pu, lui aussi, "laisser naître un élément fondamental grâce à quelque génie"... Au lieu de dire, l'année précédant la victoire de Connors à Wimbledon, que "jamais un joueur ne gagnerait un grand tournoi avec un revers à deux mains".
Si vous êtes spécialiste, vous n'avez pas pu échapper à cette phrase.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

D'ailleurs merci à Françoise Guichard de l'avoir lue, ma chanson! Je pensais qu'elle donnerait lieu à plus de commentaires (et merci Sergio pour la Version Originale).

Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008

Je l'avais chantée toute seule devant mon écran... après avoir écouté Marie Paule Belle pour prendre le ton juste...

Écrit par : Maminou | 31 mars 2008

"c'est grââve docteur!!
avons nous un bon psy parmi nos lecteurs?"

Ecrit par : le diner de cons | 31 mars 2008

Tiens, voila ce bon Loki qui remet ça... C'est plus fort que lui!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

"D'ailleurs merci à Françoise Guichard de l'avoir lue, ma chanson! Je pensais qu'elle donnerait lieu à plus de commentaires (et merci Sergio pour la Version Originale)."

Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008

Je l'ai chantée aussi! Excellente.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

Ah ouf... Merci Maminou et Chistophe :-)

Écrit par : Jérémy | 31 mars 2008

C'est incroyable la vitesse de l& désinformation, via le Net ! Voici qu'un certain Garfield me demande comment j'ai pu noter en Didactique — au CAPES sans doute. Et je me le demande moi-même, vu que j'interroge — depuis toujours — en Explication de texte (et en Grammaire à l'écrit). C'est quand même curieux, tout ça…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 mars 2008

Moi aussi, je l'ai lue en la fredonnant, votre chanson. Mais, il y a une constante sur ce blog : quand vous vous décarcassez à pondre un truc dont vous êtes vraiment fier, vous pouvez être sûr que personne, mais alors personne, ne le relève.
Donc, en fait, ce qu'il faut se dire, c'est "Ça devait être vraiment très bien, puisque personne n'en parle."

Écrit par : catmano | 31 mars 2008

La fameuse pétition des 19 aurait ce soir plus de 2 000 signatures (source EDP)

Écrit par : c. cru | 31 mars 2008

"c'est grââve docteur!!
avons nous un bon psy parmi nos lecteurs?"

Ecrit par : le diner de cons | 31 mars 2008

Tiens, voila ce bon Loki qui remet ça... C'est plus fort que lui!!!

Ecrit par : Christophe Sibille

Non, cette fois c'est pas moi... mais sûrement quelqu'un qui partage mes opinions sur vous, cher Sibille.

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

La fameuse pétition des 19 aurait ce soir plus de 2 000 signatures (source EDP)

Ecrit par : c. cru

2000 selon le SNES, 19 selon la police.
Qui croire?

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

Moi aussi, je l'ai lue en la fredonnant, votre chanson. Mais, il y a une constante sur ce blog : quand vous vous décarcassez à pondre un truc dont vous êtes vraiment fier, vous pouvez être sûr que personne, mais alors personne, ne le relève.
Donc, en fait, ce qu'il faut se dire, c'est "Ça devait être vraiment très bien, puisque personne n'en parle."

Ecrit par : catmano | 31 mars 2008
Moi aussi, je me la suis chantonnée!
Quant à la phrase entre guillemets de Catmano, elle me l'a piquée, enfin pas vraiment, puisqu'elle a la décence de la mettre entre guillemets. Ça fait bien cinquante fois que je la lui répète!

Écrit par : dobolino | 31 mars 2008

"Non, cette fois c'est pas moi... mais sûrement quelqu'un qui partage mes opinions sur vous, cher Sibille."

Ecrit par : Loki | 31 mars 2008

Allons, allons, ne recommencez pas comme l'autre jour! Ce ne sont vraiment qu'enfantillages de votre part! Vous pouvez mieux faire! Grandissez donc un peu!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

@Sibille:
On dirait que vous la cherchez, votre baffe virtuelle... Mais non, je suis la résolution de FGuichard, j'ai enterré la hache de guerre, il faut faire l'union des Républicains, ne pas s'user dans d'inutiles querelles intestines... Donc, même à vous, Sibille, je ne répondrai pas.

PS. De plus, ce n'est vraiment pas moi qui ai posté ce message plus haut.

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

Donc, en fait, ce qu'il faut se dire, c'est "Ça devait être vraiment très bien, puisque personne n'en parle."

Ecrit par : catmano | 31 mars 2008
Moi aussi, je me la suis chantonnée!
Quant à la phrase entre guillemets de Catmano, elle me l'a piquée, enfin pas vraiment, puisqu'elle a la décence de la mettre entre guillemets. Ça fait bien cinquante fois que je la lui répète!

Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008

Et je me la suis redite, pas plus tard que la semaine dernière, lorsque je me suis efforcée de faire comprendre à M. Chalot qu'aux yeux de certains, ses propos de maître qui se pense innovant mais exige de ses élèves des résultats passeraient pour les dires d'un immonde réactionnaire crypto-tout-ce-que-vous-voulez et même pire.
Eh ben, rien, pas un mot, ni de M. Chalot, ni des autres. Comme j'ai dû être pertinente, ce jour-là !

Écrit par : catmano | 31 mars 2008

Garfield: "Dites donc Monsieur Brighelli, sur un forum sérieux on peut lire la phrase suivante : Brighelli m'a mis 8 en didactique. Pourtant, je suis sûre que je sais mieux lire que lui."

Jean-Paul Brighelli: "C'est incroyable la vitesse de la désinformation, via le Net ! Voici qu'un certain Garfield me demande comment j'ai pu noter en Didactique — au CAPES sans doute. Et je me le demande moi-même, vu que j'interroge — depuis toujours — en Explication de texte (et en Grammaire à l'écrit). C'est quand même curieux, tout ça…" JPB

Garfield: La forumeuse en question semble renoncer, mais revient à la charge : "beh alors je suis folle. Mais y'a trois ans, je suis tombée en EOD sur le frère jumeau du monsieur moustachu. Je ne me souviens plus si j'avais vu son nom ou pas, mais sa présence à l'épreuve de didactique m'avait été confirmée ici même à mon retour de Tours. Je le vois encore, regard lubrique (ça m'a marqué)."

Bizarrement, je ne crois plus du tout la forumeuse et ses délires. Monsieur Brighelli, si tous vos adversaires étaient de cet acabit, le combat serait moins difficile...

Écrit par : Garfield | 31 mars 2008

Je l'avais chantée toute seule devant mon écran...
Ecrit par : Maminou | 31 mars 2008

Je l'ai chantée aussi! Excellente.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008


Moi aussi, je l'ai lue en la fredonnant, votre chanson.
Ecrit par : catmano | 31 mars 2008

Moi aussi, je me la suis chantonnée!
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008


On va bientôt pouvoir former une chorale...

Écrit par : Maminou | 31 mars 2008

"L'écart entre l'élite et le reste se serait donc démesurément accru..."

très nettement en tout cas au niveau du lycée.

En seconde c'est pire : quelques élèves vraiment bons, en voie d'excellence. Je peux vous envoyer des comptes rendus personnels de séances de 3 heures si vous voulez (dugongg chez free). Vous n'en croirez pas vos yeux ("c'est un élève qui a fait ça ?!"). Et puis le tout venant : destructurés, en état de bofitude précoce et incapable d'autonomie. En deux mots, meiriolisés au nom même de l'autonomie.

Ca n'était pas si facile que cela à faire. Ils l'ont fait.

Respect.

Et les voilà qui font "Nanana des manières" maintenant qu'on s'apprête à les (na)palmiser.

Écrit par : dugong | 31 mars 2008

La liste des parasites... j'en reste sans voix, peut-être devriez-vous ouvrir quelques camps pour les éradiquer ?

Écrit par : aliscan | 31 mars 2008

Meirieu en pleine action, à France Inter ce matin.

"Le gouvernement a tort en considérant les enseignants comme des caporaux chargés de faire obéir leurs troupes."

Voilà bien le style de Meirieu l' OBSCUR! Le gugusse n'a pas changé! Que veut dire cette phrase sybilline? Mystère! Les "enseignants" seraient donc appelés par la réforme Darcos à être des "caporaux" à l'égard de leurs élèves?
Non mais attendez, c'est tellement absurde comme idée que l'on est fondé à penser que le sire devient sénile.
Mais il bataille, Meirieu, il bataille! C'est son fonds de commerce! Comme le chien de Jules Renard: "Faut qu''j'aboie! - Peu importe ce que je dis! - Faut qu'aboie!"
Partout où il y a de la castagne contre les professeurs, il est là!
Est-ce que ça veut dire plutôt que les inspecteurs, les "caporaux", auront la charge de contrôler étroitement les enseignants? Cela, Meirieu connaît bien, puisque les "pédagogistes" se sont adonnés à ce sport avec une conviction toute soviétique.
Bref, Meirieu dit n'importe quoi (le reste de son intervention d'une minute est de même farine) mais il le dit avec une telle suffisance, avec un ton tellement hautain que les imbéciles ou ceux qui ne sont pas au courant le prennent pour une personnalité importante et acquiescent in petto.

La désinformation fait aussi partie de la panoplie de Meirieu: "Le gouvernement , dit-il, a tort de ne pas tirer les leçons des anciens programmes."
Tiens donc! Première nouvelle! C'est parce que les programmes de 2002 étaient efficaces qu'on éprouve le besoin d'en changer! D'une logique en béton!

Écrit par : Jean | 31 mars 2008

"Ce que j'ai dit est exactement le contraire. Relisez."
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

Voici un de vos arguments favoris !

"Et Deniau aurait parfaitement pu, lui aussi, "laisser naître un élément fondamental grâce à quelque génie"...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

Mais qui vous a dit le contraire ? Il eut fallu simplement être extraordinairement génial pour deviner et accepter une telle révolution ! On ne peut donc guère lui en faire le grief !
Rétrospectivement vous pouvez toujours faire le malin et dénigrer ce géant de l'enseignement du tennis qu'est Deniau. On fait peu de cas des "géants" dans les iufm, il est vrai. Rappelez-vous cependant qu'en matière de tennis, vous n'êtes qu'un nain, cela devrait néanmoins vous ouvrir des horizons.
Sinon, puisque l'argument ne suffit pas, voici une métaphore : à vouloir éviter un "Deniau" se sont multipliés les corniauds. Mais peut-être voulez-vous une chanson?

Écrit par : Philippe | 31 mars 2008

"La liste des parasites... j'en reste sans voix, peut-être devriez-vous ouvrir quelques camps pour les éradiquer ?" dit Aliscan.

Je ne vois pas bien le rapport entre le mot "parasite" et le mot "camp". Il y a plein d'ouvrages très sérieux sur la notion de "parasite" (du rosier à la société), leurs auteurs ne sont tout de même pas tous fascistes ?
L'accusation de fascisme est la nouvelle injure à la mode de la part de gens qui ont recyclé la pensée totalitaire à des fins personnelles.

Écrit par : Jérémy | 31 mars 2008

Rires pour la chorale, Maminou :-)

Écrit par : Jérémy | 31 mars 2008

Quand on sera tous privatisés,précarisés,sponsorisés,vous ferez moins les malins,et à la fin du cours,vous direz peut-être dans un spasme et avec un geste gracieux:"cette explication de texte bien léchée vous était offerte par Coca cola.Ou Miko ...Qui sait???

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008

"Cette heure de Sciences Economiques vous a été offerte par les magasins Leclerc".

Écrit par : Jérémy | 31 mars 2008

Lepoint.fr :

A la veille de nouvelles manifestations lycéennes, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, affirme qu'il ne reviendra pas sur les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.

"Ces défilés reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats", déclare-t-il dans le journal 20 minutes, à paraître mardi.

"Halte au feu ! Nous ne reviendrons pas sur ces suppressions. Elles ont été largement discutées depuis août et votées par le Parlement en novembre", ajoute-t-il.

Pour Xavier Darcos, il ne faut pas exagérer la mobilisation lycéenne. "Jeudi, ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l'Ile-de-France", argue-t-il.

En revanche, le ministre se déclare prêt à parler avec les représentants des lycéens "des vrais défis du lycée".

A la rentrée 2008, 11.200 suppressions de postes sont prévues dans l'Éducation nationale, essentiellement dans les collèges et les lycées.

Les deux principaux syndicats lycéens, l'UNL et la Fidl, ont annoncé une nouvelle journée de protestation pour mardi alors que le mouvement va crescendo, notamment dans l'académie de Créteil, dans le Val-de-Marne.

Jeudi dernier, environ 8.000 personnes, dont une majorité de lycéens et d'enseignants, avaient manifesté à Paris, Lyon et Marseille pour protester contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL).

De son côté, l'Union nationale lycéenne (UNL) appelle à la mobilisation "afin d'interpeller le gouvernement sur sa dangereuse politique éducative".

"Jusqu'à présent, la fronde concernait surtout les établissements de la région parisienne, mais désormais, elle a gagné la quasi totalité du pays", déclare son président, Florian Lecoultre, dans Le Parisien.

Selon lui, "le mouvement est bien parti pour durer" et le Premier ministre doit se souvenir que la mobilisation lycéenne contre le CPE, il y a trois ans, "lui avait coûté sa réforme du bac et, finalement, son ministère."

François Fillon était alors ministre de l'Education nationale. "J'espère que cette fois, il nous écoutera", dit-il.

Les syndicats de lycéens ont demandé à être reçus mardi au ministère de l'Education nationale."

Gérard Bon

Écrit par : Jérémy | 31 mars 2008

Merci Jérémy,je crois que les prochaines semaines vont être chaudes et il ne s'agira plus d'allumer des cierges en priant sainte Pédagogie...

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008

Nous avons évoqué la purge des pédagogistes, ou leur mutation sur le terrain (ce qui serait en effet plus intéressant), celle des parents d'élèves qui ne pensent qu'à organiser le prochain voyage scolaire à la montagne, mais quid des 'syndicats' lycéens?
Pourquoi ne pas les supprimer?
Qui serait pour?

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

"On fait peu de cas des "géants" dans les iufm, il est vrai. Rappelez-vous cependant qu'en matière de tennis, vous n'êtes qu'un nain, cela devrait néanmoins vous ouvrir des horizons.
Sinon, puisque l'argument ne suffit pas, voici une métaphore : à vouloir éviter un "Deniau" se sont multipliés les corniauds. Mais peut-être voulez-vous une chanson?"

Ecrit par : Philippe | 31 mars 2008

Ah, d'accord, il fallait le dire tout de suite... "géant, nain"... Bravo! Vous n'avez pas d'autres arguments? Qui êtes-vous, d'ailleurs?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

Françoise !!!

Vous ne nous aviez pas dit ce que vous faisiez le 13 juin !

Je suis ravi de l'avoir appris, et j'espère pouvoir y être, en tout cas !

Écrit par : Jérémy | 31 mars 2008

"@Sibille:
On dirait que vous la cherchez, votre baffe virtuelle... Mais non, je suis la résolution de FGuichard, j'ai enterré la hache de guerre, il faut faire l'union des Républicains, ne pas s'user dans d'inutiles querelles intestines... Donc, même à vous, Sibille, je ne répondrai pas.

PS. De plus, ce n'est vraiment pas moi qui ai posté ce message plus haut."

Ecrit par : Loki | 31 mars 2008

Loki, vous êtes, une fois de plus, pitoyable. Mais je vous laisserai le dernier mot. Comme à Guillaume.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

" L'accusation de fascisme est la nouvelle injure à la mode..."
Ecrit par Jeremy

Il y a un certain temps qu'elle est à la mode. Voir Pierre-André Taguieff, "Les contreréactionnaires, le progressisme entre illusion et imposture". De nos jours, le concept est on ne peut plus flou et sert avant tout à déligitimer l'adversaire.

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2008

Délégitimer

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2008

"Sinon, puisque l'argument ne suffit pas, voici une métaphore : à vouloir éviter un "Deniau" se sont multipliés les corniauds. Mais peut-être voulez-vous une chanson?""

Ecrit par : Philippe | 31 mars 2008

Si vous voulez parler de Bîmes, Deblicker, et consorts, alors là, je vous suis. Mais peut-être sont-ve, pour vous, des "géants"?
Quant à votre argument, effectivement, il était d'une telle puissance qu'il se suffisait effectivement largement à lui-même... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008

Quand on sera tous privatisés,précarisés,sponsorisés,vous ferez moins les malins,et à la fin du cours,vous direz peut-être dans un spasme et avec un geste gracieux:"cette explication de texte bien léchée vous était offerte par Coca cola.Ou Miko ...Qui sait???

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008

"Cette heure de Sciences Economiques vous a été offerte par les magasins Leclerc".

Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
Ou, "Cette heure de cours vous été donnée, en son âme et conscience, par un individu libre et autonome qui offre son efficience, quand il veut, où il veut, à ceux qui sont prêts à payer pour avoir!".
C'est autre chose, quand même!
Préparez-vous à remplir votre carnet de commandes!

Écrit par : dobolino | 31 mars 2008

Paris (AFP). – Le ministère de l’Éducation nationale lancera l’expérimentation du bracelet de flexi-sécurité dans les deux académies de Rennes et de Limoges à la rentrée 2008.

Le dispositif permettra de « mieux connaître et de mieux évaluer » les tâches et les besoins des enseignants ainsi que « de fonder une notation au mérite moderne et plus performante, et d’accroître la responsabilité des chefs d’établissement. » Il devrait être mis en place dans les collèges dans un premier temps pour ensuite être diffusé par étapes dans le reste des établissements.

À l’aide d’un système de localisation par satellite (GPS) et grâce à un émetteur miniaturisé logé dans le bracelet électronique porté par l’enseignant, le système a pour but de prendre en compte les évolutions du métier de professeur. En effet, des rapports récents comme ceux des commissions Pochard ou Attali, mettent l’accent sur l’archaïsme des pratiques dans l’Éducation nationale, fondées sur des statuts et des obligations de service désuets.

M. Claude Allègre, ancien ministre, reconnait « qu’il s’agit d’un vrai pas en avant, la France enseignante entre enfin dans le Troisième millénaire » mais souligne « qu’il avait envisagé cette mesure quand il était aux affaires. » M. Philippe Meirieu, professeur de sciences de l’éducation, estime que « cette innovation va renforcer l’autonomie des enseignants et faciliter le travail en équipe. »

Du côté du SNES, principal syndicat du secondaire, M. Gérard Aschieri admet que « ceci va dans le bon sens » mais regrette « le manque de concertation du ministère » et insiste sur la question des moyens : « Comment va-t-on pouvoir financer l’équipement de tous les établissements ? »
Le SGEN-CFDT, quant à lui, déplore que « cette mesure ne soit pas généralisée dès 2008, le ministère ratant là une occasion de revaloriser rapidement le travail des enseignants. » Le SNALC, classé généralement à droite, traîne pourtant les pieds et estime que « ce dispositif scandaleux a tout d’un procédé totalitaire. »

Selon le ministère, l’opération sera assurée grâce aux économies réalisées sur les postes d’enseignants excédentaires et grâce au partenariat avec de grandes entreprises comme Bouygues Telecom ou Lagardère qui ont fait connaître leur vœu de participer à ce projet.

Écrit par : Lariba | 31 mars 2008

Nous avons évoqué la purge des pédagogistes, ou leur mutation sur le terrain (ce qui serait en effet plus intéressant), celle des parents d'élèves qui ne pensent qu'à organiser le prochain voyage scolaire à la montagne, mais quid des 'syndicats' lycéens?
Pourquoi ne pas les supprimer?
Qui serait pour?

Ecrit par : Loki | 31 mars 2008

Peut-être parce que la liberté d'association est garantie par la loi de 1901 ?

Écrit par : Pat | 31 mars 2008

Lepoint.fr :

A la veille de nouvelles manifestations lycéennes, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, affirme qu'il ne reviendra pas sur les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.

"Ces défilés reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats", déclare-t-il dans le journal 20 minutes, à paraître mardi.

"Halte au feu ! Nous ne reviendrons pas sur ces suppressions. Elles ont été largement discutées depuis août et votées par le Parlement en novembre", ajoute-t-il.

Pour Xavier Darcos, il ne faut pas exagérer la mobilisation lycéenne. "Jeudi, ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l'Ile-de-France", argue-t-il.

(Cité par Jérémy)

C'est dans ces moments-là qu'on se rend compte que Darcos est un vrai ministre de droite, avec l'arrogance vis à vis des mouvements syndicaux qui va avec.
JPB répète ici souvent qu'il ne faut pas réclamer 1,2 élève en moins, que ça ne sert à rien, que c'est stupide.
Mais du coup, on va avoir 5 élèves de plus par classe ?

Au lycée de Muret (Haute-Garonne) :
"Un total de 12 à 14 postes supprimés : c’est 10% du corps enseignants qui passe à la potasse à Pierre d’Aragon alors que l’effectif des élèves ne devrait y baisser que de 4% à la rentrée prochaine.
Au programme, donc: disparition des options Arts Plastiques et Éducation Musicale, regroupement des élèves de niveaux différents pour l’enseignement du latin, du grec, de l’anglais et de l’allemand, augmentation du nombre d’élèves par classe…" (http://www.libetoulouse.fr/2007/2008/03/pierre-daragon.html)

Mais non, les syndicats ont un discours alarmiste et mensonger...

Écrit par : Pat | 31 mars 2008

Pas mal Lariba, j'y ai presque cru au début. C'est un peu trop gros vers la fin, mais assez amusant.

Écrit par : Loki | 31 mars 2008

Lariba, votre article est un morceau d'ANTHOLOGIE !

C'est génial !

Je vous aime ! (oui, je vous avoue tout).

J'adore surtout le passage dédié aux syndicats.

Écrit par : Jérémy | 31 mars 2008

Quels que soient le pour et le contre de chaque réforme, pourquoi on change les programmes tous les deux ans ?

Écrit par : Hachette | 31 mars 2008

PARIS (AFP) - L'expérimentation du bracelet électronique pour les enseignants est accueillie "avec satisfaction" par le monde politique.

Au cours d'une visite de l'école maternelle Pierre Freinet située en banlieue parisienne (Sceaux, 92), Ségolène Royal s'est déclarée "tout à fait favorable" au bracelet électronique mis en place par le Ministère de l'Education Nationale à partir de la rentrée 2008. "C'est une mesure juste, prise en accord avec les partenaires sociaux présents dans l'Education Nationale", a-t-elle déclaré. Dans une tribune à paraître dans Libération, elle affirme : "J'aime le monde de l'éducation, j'aime les professeurs, et j'aime les élèves. J'ai pris connaissance de cette décision avec une grande satisfaction. Je pense qu'il faut savoir reconaître les avancées sociales initiées par le ministre de l'Education, et j'espère qu'il profitera de cette occasion pour revenir sur son initiative récente de refonte des programmes."

Interrogé sur le même sujet, Jack Lang, ancien Ministre de l'Education nationale, a déclaré : "C'est une merveilleuse idée, dont le monde de l'Education avait grand besoin. C'est d'ailleurs moi qui ai conseillé au Président Sarkozy de mettre en place un tel projet."

Le philosophe Luc Ferry s'est dit surpris que cette initiative n'ait pas été précédée d'une consultation nationale. "On ne m'a pas interrogé sur la question, a-t-il précisé, alors que cette idée, juste en soi, pose des problèmes éthiques dans son application : que faire, par exemple, si le bracelet électronique déclenche l'alarme d'un portail de sécurité installé à l'entrée d'un collège ?"

Jacques Attali voit dans cete décision la concrétisation rapide de l'une des 300 propositions énoncées dans son rapport. "Tout cela va dans le bon sens. Bientôt on pourra intégrer au bracelet des données informatiques telles que l'identité du professeur, ses derniers rapports d'inspection, son curriculum vitar et les notes que les élèves lui ont mises au cours des cinq années précédentes. Le bracelet sera de couleur différente selon la moyenne des notes ainsi obtenues, et les parents pourront choisir les professeurs de leurs enfants sur des critères enfin viables."

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de créer une commission pour surveiller la mise en place de ce nouvel outil d'avenir. Cette commission, baptisée la C.O.N.N.E. (Commission d'Observation de la Nouvelle Norme d'Education), devrait être présidée par Pierre Frackowiak, Inspecteur de l'Education Nationale, et Evelyne Charmeux, agrégée de grammaire et professeur honoraire à l'IUFM de Toulouse.

Écrit par : Jérémy | 01 avril 2008

et grâce au partenariat avec de grandes entreprises comme Bouygues Telecom ou Lagardère qui ont fait connaître leur vœu de participer à ce projet.

Ecrit par : Lariba | 31 mars 2008


Plutôt Van Cleef & Arpels, tant qu'à faire...

Écrit par : Sergio | 01 avril 2008

Trop fort Jérémy!

Mais je viens de lire une nouvelle dépêche (en provenance du futur):

LONDRES (Reuters):
Suite à l'affaire du bracelet électronique pour les enseignants, Jean-Paul Brighelli, ancien agrégé de Lettres et ex-professeur à Montpellier, a qualifié ce bracelet de "honte pour la République". Nous rappelons que M. Brighelli s'est exilé à Londres depuis quelques mois pour accomplir ce qu'il appelle lui-même un ''acte de résistance''.
Accompagnés d'autres anti-pédagogistes, comme Marc Le Bris, Rachel Boutonnet, et d'autres personnages seulement connus de pseudonymes obscurs, M. Brighelli a lancé un 'appel aux enseignants de bonne volonté' via Radio Londres. Nous n'avons encore aucune information sur la réception de cet appel en France.
Rappelons enfin que M. Brighelli et ses amis sont activement recherchés en France pour crimes pédagogiques. M. le Ministre de l'Education Nationale, M. P. Meirieu, a ainsi déclaré que 'la chienlit devra être éliminée par tous les moyens' et envisage de demander l'extradition des personnages sus-mentionnés.

Écrit par : Loki | 01 avril 2008

20 MAI 2008 - EVENEMENT

COLLOQUE INTERNATIONAL A l'IUFM DE PARIS (Université Sorbonne-Paris IV) : "LE BRACELET ELECTRONIQUE A DESTINATION DES ENSEIGNANTS : PRATIQUES, USAGES ET INTERETS"

9h - Accueil des participants par Mme le Professeur Claudette Lapersonne, directrice de l'IUFM de Paris.

9h30 - 12h : Le développement d'une innovation sociale

9h30 : Ouverture du débat par M. Xavier Darcos, Minsitre de l'Education Nationale, et par Madame Rachida Dati, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux.
10h : Jean-Baptiste Carpentier, recteur de l'académie de Rennes : "Le bracelet électronique : une expérimentation pédagogique, scientifique et sociologique".
10h30 : Michel Gaudin, Préfet de Paris : "Quand la Prévention s'applique aussi à l'Education"
11h : Michel Rocard, ancien Premier Ministre : "Développement technique et progrès pédagogique : la genèse du bracelet électronique dans les années 1990"
11h30 : Thierry Cadart, Secrétaire général du Sgen : "Les TICE au service de l'enseignement : du pin's musical au bracelet électronique".

12h : Pause - déjeuner

14h-15h30 : Les valeurs du bracelet électronique.

14h - 14h30 : Jacques Attali, économiste : "Cinq propositions pour moderniser l'éducation".
14h30 - 15h : Sylvain Grandserre, maître d'école en Zone rurale : "La portée humaniste du bracelet électronique"
15h - 15h30 : Daniel Cohn-Bendit : "Bracelet électronique et développement durable"
15h30 : Pause

15h45 - 18h : Science(s) et société(s)

15h45 - 16h15 : George Charpak, Prix Nobel de Physique 1992 : "Construire un bracelet électronique dans le cadre de la Main à la Pâte".
16h15 - 16h45 : François Dubet, sociologue : "Le mieux-être ensemble pour le mieux-vivre en société : impact et influences du bracelet électronique"
16h45 - 17h15 : Jack Lang, député du Pas-de-Calais, ancien ministre de l'Education : "Le bracelet électronique, un lien entre professeurs".
17h15 - 18h : Clôture du colloque. Débat-table ronde avec Philippe Meirieu, agrégé de Lettres et pédagogue, Luc Ferry, philosophe, et Frédérique Rollot, secretaire nationale du Snes.

Frais d'inscription au colloque - 20 euros
(10 euros pour les étudiants, chômeurs et retraités).

Écrit par : Jérémy | 01 avril 2008

AGENCE NATIONALE D'INFORMATION POUR L'EDUCATION :
REVUE DE PRESSE (printemps 2008)

Article 1 :

Paris (AFP). – Le ministère de l’Éducation nationale lancera l’expérimentation du bracelet de flexi-sécurité dans les deux académies de Rennes et de Limoges à la rentrée 2008.

Le dispositif permettra de « mieux connaître et de mieux évaluer » les tâches et les besoins des enseignants ainsi que « de fonder une notation au mérite moderne et plus performante, et d’accroître la responsabilité des chefs d’établissement. » Il devrait être mis en place dans les collèges dans un premier temps pour ensuite être diffusé par étapes dans le reste des établissements.

À l’aide d’un système de localisation par satellite (GPS) et grâce à un émetteur miniaturisé logé dans le bracelet électronique porté par l’enseignant, le système a pour but de prendre en compte les évolutions du métier de professeur. En effet, des rapports récents comme ceux des commissions Pochard ou Attali, mettent l’accent sur l’archaïsme des pratiques dans l’Éducation nationale, fondées sur des statuts et des obligations de service désuets.

M. Claude Allègre, ancien ministre, reconnait « qu’il s’agit d’un vrai pas en avant, la France enseignante entre enfin dans le Troisième millénaire » mais souligne « qu’il avait envisagé cette mesure quand il était aux affaires. » M. Philippe Meirieu, professeur de sciences de l’éducation, estime que « cette innovation va renforcer l’autonomie des enseignants et faciliter le travail en équipe. »

Du côté du SNES, principal syndicat du secondaire, M. Gérard Aschieri admet que « ceci va dans le bon sens » mais regrette « le manque de concertation du ministère » et insiste sur la question des moyens : « Comment va-t-on pouvoir financer l’équipement de tous les établissements ? »
Le SGEN-CFDT, quant à lui, déplore que « cette mesure ne soit pas généralisée dès 2008, le ministère ratant là une occasion de revaloriser rapidement le travail des enseignants. » Le SNALC, classé généralement à droite, traîne pourtant les pieds et estime que « ce dispositif scandaleux a tout d’un procédé totalitaire. »

Selon le ministère, l’opération sera assurée grâce aux économies réalisées sur les postes d’enseignants excédentaires et grâce au partenariat avec de grandes entreprises comme Bouygues Telecom ou Lagardère qui ont fait connaître leur vœu de participer à ce projet.

Ecrit par : Lariba | 31 mars 2008

Article 2 :

PARIS (AFP) - L'expérimentation du bracelet électronique pour les enseignants est accueillie "avec satisfaction" par le monde politique.

Au cours d'une visite de l'école maternelle Pierre Freinet située en banlieue parisienne (Sceaux, 92), Ségolène Royal s'est déclarée "tout à fait favorable" au bracelet électronique mis en place par le Ministère de l'Education Nationale à partir de la rentrée 2008. "C'est une mesure juste, prise en accord avec les partenaires sociaux présents dans l'Education Nationale", a-t-elle déclaré. Dans une tribune à paraître dans Libération, elle affirme : "J'aime le monde de l'éducation, j'aime les professeurs, et j'aime les élèves. J'ai pris connaissance de cette décision avec une grande satisfaction. Je pense qu'il faut savoir reconaître les avancées sociales initiées par le ministre de l'Education, et j'espère qu'il profitera de cette occasion pour revenir sur son initiative récente de refonte des programmes."

Interrogé sur le même sujet, Jack Lang, ancien Ministre de l'Education nationale, a déclaré : "C'est une merveilleuse idée, dont le monde de l'Education avait grand besoin. C'est d'ailleurs moi qui ai conseillé au Président Sarkozy de mettre en place un tel projet."

Le philosophe Luc Ferry s'est dit surpris que cette initiative n'ait pas été précédée d'une consultation nationale. "On ne m'a pas interrogé sur la question, a-t-il précisé, alors que cette idée, juste en soi, pose des problèmes éthiques dans son application : que faire, par exemple, si le bracelet électronique déclenche l'alarme d'un portail de sécurité installé à l'entrée d'un collège ?"

Jacques Attali voit dans cete décision la concrétisation rapide de l'une des 300 propositions énoncées dans son rapport. "Tout cela va dans le bon sens. Bientôt on pourra intégrer au bracelet des données informatiques telles que l'identité du professeur, ses derniers rapports d'inspection, son curriculum vitar et les notes que les élèves lui ont mises au cours des cinq années précédentes. Le bracelet sera de couleur différente selon la moyenne des notes ainsi obtenues, et les parents pourront choisir les professeurs de leurs enfants sur des critères enfin viables."

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de créer une commission pour surveiller la mise en place de ce nouvel outil d'avenir. Cette commission, baptisée la C.O.N.N.E. (Commission d'Observation de la Nouvelle Norme d'Education), devrait être présidée par Pierre Frackowiak, Inspecteur de l'Education Nationale, et Evelyne Charmeux, agrégée de grammaire et professeur honoraire à l'IUFM de Toulouse.

Ecrit par : Jérémy | 01 avril 2008

Article 3 :

LONDRES (Reuters):
Suite à l'affaire du bracelet électronique pour les enseignants, Jean-Paul Brighelli, ancien agrégé de Lettres et ex-professeur à Montpellier, a qualifié ce bracelet de "honte pour la République". Nous rappelons que M. Brighelli s'est exilé à Londres depuis quelques mois pour accomplir ce qu'il appelle lui-même un ''acte de résistance''.
Accompagnés d'autres anti-pédagogistes, comme Marc Le Bris, Rachel Boutonnet, et d'autres personnages seulement connus de pseudonymes obscurs, M. Brighelli a lancé un 'appel aux enseignants de bonne volonté' via Radio Londres. Nous n'avons encore aucune information sur la réception de cet appel en France.
Rappelons enfin que M. Brighelli et ses amis sont activement recherchés en France pour crimes pédagogiques. M. le Ministre de l'Education Nationale, M. P. Meirieu, a ainsi déclaré que 'la chienlit devra être éliminée par tous les moyens' et envisage de demander l'extradition des personnages sus-mentionnés.

Ecrit par : Loki | 01 avril 2008

Article 4 :

20 MAI 2008 - EVENEMENT

COLLOQUE INTERNATIONAL A l'IUFM DE PARIS (Université Sorbonne-Paris IV) : "LE BRACELET ELECTRONIQUE A DESTINATION DES ENSEIGNANTS : PRATIQUES, USAGES ET INTERETS"

9h - Accueil des participants par Mme le Professeur Claudette Lapersonne, directrice de l'IUFM de Paris.

9h30 - 12h : Le développement d'une innovation sociale

9h30 : Ouverture du débat par M. Xavier Darcos, Minsitre de l'Education Nationale, et par Madame Rachida Dati, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux.
10h : Jean-Baptiste Carpentier, recteur de l'académie de Rennes : "Le bracelet électronique : une expérimentation pédagogique, scientifique et sociologique".
10h30 : Michel Gaudin, Préfet de Paris : "Quand la Prévention s'applique aussi à l'Education"
11h : Michel Rocard, ancien Premier Ministre : "Développement technique et progrès pédagogique : la genèse du bracelet électronique dans les années 1990"
11h30 : Thierry Cadart, Secrétaire général du Sgen : "Les TICE au service de l'enseignement : du pin's musical au bracelet électronique".

12h : Pause - déjeuner

14h-15h30 : Les valeurs du bracelet électronique.

14h - 14h30 : Jacques Attali, économiste : "Cinq propositions pour moderniser l'éducation".
14h30 - 15h : Sylvain Grandserre, maître d'école en Zone rurale : "La portée humaniste du bracelet électronique"
15h - 15h30 : Daniel Cohn-Bendit : "Bracelet électronique et développement durable"
15h30 : Pause

15h45 - 18h : Science(s) et société(s)

15h45 - 16h15 : George Charpak, Prix Nobel de Physique 1992 : "Construire un bracelet électronique dans le cadre de la Main à la Pâte".
16h15 - 16h45 : François Dubet, sociologue : "Le mieux-être ensemble pour le mieux-vivre en société : impact et influences du bracelet électronique"
16h45 - 17h15 : Jack Lang, député du Pas-de-Calais, ancien ministre de l'Education : "Le bracelet électronique, un lien entre professeurs".
17h15 - 18h : Clôture du colloque. Débat-table ronde avec Philippe Meirieu, agrégé de Lettres et pédagogue, Luc Ferry, philosophe, et Frédérique Rollot, secretaire nationale du Snes.

Frais d'inscription au colloque - 20 euros
(10 euros pour les étudiants, chômeurs et retraités).

Écrit par : Jérémy | 01 avril 2008

√quid des 'syndicats' lycéens?
Pourquoi ne pas les supprimer?
Qui serait pour?

Ecrit par : Loki | 31 mars 2008

Peut-être parce que la liberté d'association est garantie par la loi de 1901 ?
Ecrit par : Pat | 31 mars 2008


Un syndicat lycéen est un oxymore et il ne faut pas confondre syndicat et association à but NON LUCRATIF!

Syndicat:
Association de personnes destinée à la défense de leurs intérêts professionnels communs .En droit du travail, il existe des syndicats d'employeurs et des syndicats de salariés .Le statut juridique des syndicats professionnels est régi par les dispositions des articles L 411-1 et suivants du Code du Travail.

Les lycéens n'ont aucun intérêt PROFESSIONNEL à défendre puisqu'ils n'exercent aucune profession. Ils ne sont ni salariés ni patrons. La création du syndicat lycéen fait partie de ces absurdités dont la France a le secret et que personne ne lui envie. Sa suppression ne devrait pas faire bouger une oreille.

la Loi de 190! ne s'applique pas aux syndicats qui sont régis par le droit du travail. En outre:
Les lycéens sont en majorité des mineurs. Un mineur non émancipé peut adhérer à une association si cette adhésion n'engage qu'une faible somme (de l'ordre de son argent de poche). Mais sa responsabilité civile continue à engager celle de ses parents ou des personnes ayant le pouvoir parental.

Un mineur peut créer et administrer une association. Mais n'ayant pas la capacité d'effectuer des actes juridiques, ceux-ci doivent alors être réalisés par un majeur ou par les personnes dotées de la puissance parentale, qui engagent leur responsabilité civile.

mais les Francais continuent à laisser ces petits merdeux flanquer la chienlit dans leur pays...Cocus, battus, contents
et indécrottables

Écrit par : Cadichon | 01 avril 2008

Je trouve cette histoire de bracelet tout à fait délectable — parce qu'elle est au fond crédible. Il y a une vraie jolie nouvelle à écrire.
Ne pas oublier la customisation rapide du bracelet, qui permettra un côté bling-bling — non pas Van Cleef, mais Rolex…
JPB
PS. Quant aux syndicats lycéens… LA FIDL est une pure émanation des jeunes socialistes (il paraît que ça existe, au milieu du cimetière des éléphants). Par ailleurs, je conçois que des syndicats ne soient pas heureux du caractère souvent aveugle des suppressions de postes — j'en arrive à me demander si les recteurs ne font pas du zèle, parfois, ou ne jouent pas à saboter certaines initiatives.
Je plains un peu le ministre. Coincé entre les objurgations de Bercy, les contraintes de la LOLF, sa volonté de réformer le Bac en supprimant nombre d'options, tout en tentant de reprendre en main un système pédagogique qui s'effondre… La presse qui ne le soutient pas forcément, peut-être parce qu'elle est influencée par les querelles au sein de son propre parti, et les conflits de personnes… Franchement, homme politique, il y a des jours où c'est éreintant. Je sais bien qu'on ne les force pas, mais il pourrait bien finir par choisir la liberté d'aller cultiver son jardin et écrire des livres de littérature.

Écrit par : brighelli | 01 avril 2008

Pas mal Lariba, j'y ai presque cru au début. C'est un peu trop gros vers la fin, mais assez amusant.

Ecrit par : Loki | 31 mars 2008

Vous avez tort de ne pas prendre cette dépêche au sérieux. Tout le monde, sur ce blog, sait que Lariba est le sérieux personnifié.

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

√quid des 'syndicats' lycéens?
Pourquoi ne pas les supprimer?
Qui serait pour?

Ecrit par : Loki | 31 mars 2008

Je vote pour avec les deux mains et les deux pieds...Surtout pour récupérer les faramineuses sommes d'argent (nos impôts) qu'ils cogèrent et dont l'utilisation est on ne peut plus opaque et discutable.

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

"l'entourage de Sarko" mettrait un frein aux réformes de Darcos ? Des noms.... Philippe Court ? P.Cordoba l’a dans son collimateur. Point de détail qui a son importance: il est dir. cab, et non chef de cabinet, lequel s’appelle David Teillet et me disait en janvier qu’ils sont bien conscients des verrous qui doivent sauter. Mais Darcos, sa tâche est herculéenne et les écuries d'Augias ne peuvent être nettoyées en quelques mois. Il est le premier qui admet ouvertement que la Nomenklatura de l'EN est collectivement responsable du désastre. C'est déjà énorme.

Les auteurs du crime et leurs complices en sont encore à nier leur culpabilité, en véritables Fourniret du pédagogisme, mais ils ont compris que la fin de récré était sifflée, et qu’ avec elle ils vont perdre leurs prébendes, leur fonds de commerce. Les caciques commencent à grogner. C'est donc maintenant qu’il faut serrer les rangs. Comme les petits actionnaires qui déboulonnent les conseils d'administration félons, les sans grade peuvent faire démissionner pour forfaiture les présidents et secrétaires généraux de ces corporations citées dans la pétition "anti-mécaniste", un poulet indigne d'un enseignant qui connaît son métier.


Je ne peux renvoyer dos à dos gauche et droite car il me semble que si l'EFFET des réformes ( la "débâcle de l'école" ) a effectivement comme toute catastrophe nationale transcendé les clivages, la CAUSE de cette débâcle, l'idéologie égalitariste qui fut son élément déclencheur, a profité d’un contexte intellectuel réceptif qui lui a permis de perdurer,et où l’intellectuel de gauche est un pléonasme et l’intellectuel de droite …un ectoplasme.
Ni confusion ni convergence
( à suivre)

Écrit par : Cadichon | 01 avril 2008

"Je plains un peu le ministre. Coincé entre les objurgations de Bercy, les contraintes de la LOLF, sa volonté de réformer le Bac en supprimant nombre d'options, tout en tentant de reprendre en main un système pédagogique qui s'effondre… La presse qui ne le soutient pas forcément, peut-être parce qu'elle est influencée par les querelles au sein de son propre parti, et les conflits de personnes… Franchement, homme politique, il y a des jours où c'est éreintant. Je sais bien qu'on ne les force pas, mais il pourrait bien finir par choisir la liberté d'aller cultiver son jardin et écrire des livres de littérature."

Ecrit par : brighelli | 01 avril 2008


Vous avez raison, Jean-Paul, personne ne les force.
Nous sommes sur un blog majoritairement fréquenté par des profs. Darcos, (qui est effectivement un VRAI ministre de droite), va supprimmer onze mille postes à la rentrée prochaine. (ombien à la suivante, s'il ne va pas cultiver son jardin ou écrire, ou les deux?), et quatre vingt quinze pour cent (ne s'emmerde pas en se faisant baiser, apparemment) applaudit des deux mains.
Excepté Pat, tout le monde ici, même, j'ai l'impression, en ce moment. Cherchez l'erreur.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2008

Syndrome de Stockholm, peut-être?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2008

‘Une tendance lourde, qui transcende les notions de droite et de gauche — une partie de l'entourage du Président va dans ce sens, et rien d'étonnant à ce que les Pédagos trouve là une oreille assez complaisante.’
JPB

Depuis quelques semaines, sur les ondes et les étranges lucarnes hexagonales, JPB renvoie droite et gauche dos à dos, affirmant que la faillite de l’école a transcendé la distinction.

C’est donc vrai pour ce qui est du CONSTAT de la faillite du système, même si quelques idéologues irréductiblement dévoués au culte de St Meirieu, persévèrent dans leur délires oniriques, comme un certain Sylvain Grandserre, qui enseigne impunément l’ignorance à nos enfants depuis plus de 15 ans. Voici ce qu’écrivait ce négationniste en octobre 2006 ( foirum education de France2) ”Il n'y a jamais eu aussi peu d'illettrés, jamais aussi peu de jeunes sans qualifications ou diplômes, jamais aussi peu d'échec scolaire, jamais autant de bacheliers. Que de nouvelles exigences aient dépassé nos résultats - pourtant en hausse - est une évidence que l'on aimerait voir médiatisée davantage que ces nostalgiques délirants qui, en plus d'hurler avec les loups, font le choix de les caresser dans le sens du poil, inconscients de la gravité des morsures que la crise sociale et morale ne fera qu'infecter. A nous de trouver les réponses pour museler ces aboiements de pitbulls enragés, issus d'un croisement idéologique aussi redoutable que douteux””.
Messieurs Brighelli et Le Bris se seront reconnus et Rachel Boutonnet aussi, qui fait partie de la meute (elle c’est une pitbulle). Leur prose flanque au Sylvanet une éruption de bubons proprement jouissive…
(Et ce triste sire ignore que le h de hurler n’est pas… muet)

La convergence droite-gauche me gêne en raison de la séparation originelle entre deux philosophies de l’éducation incompatibles. Si l’école républicaine a oscillé entre les idéaux de droite et de gauche, à une époque où il y avait une droite en France, celle qu'on a voulu lui substituer était fortement marquée par l’égalitarisme, qui n’est pas une valeur de droite.

L’exemple américain nous éclaire sur la séparation originelle, (a fork in the road, dit Diane Ravitch, )qui présida à la naissance de l’éducation dite « progressiste », défini par opposition à l’enseignement traditionnel, dont elle se distingua en revendiquant une profonde empathie pour les classes laborieuses, auxquelles elle se faisait fort d’épargner un enseignement inutile car par trop étranger. (Ce seront les arguments bourdivins et assimilés)

Le premier ( liberal education, humanities) était trop élitiste, sans doute aussi encore trop mécanique, avait bien d’autres défauts, mais les innovateurs avaient la solution : la science ( de l’éducation) allait tout arranger. Avec la bonne conscience des dames patronnesses ou des chefs scouts, ils se mirent en tête de redéfinir la démocratie d’après une sorte de déterminisme social, ( pas vraiment de droite non plus) , et décrétèrent qu’ils allaient faire le bonheur des couches populaires. Leur mouvement ( Progressive education) fondé sur un postulat révolutionnaire, apparemment confirmé par "la dite science:les enfants pauvres sont intellectuellement moins aptes à apprendre que les gosses de riches. (Il fut donc vicié dès le départ par cette fallacie) En conséquence, il faut leur enseigner la lecture avec une méthode inventée pour les débiles mentaux, leur supprimer l’enseignement de l’algèbre, des langues mortes, de l’histoire, et faire à la place de la « social efficiency education », c’est à dire leur enseigner des choses pratiques, l’origine sociale déterminant la nature de l’orientation.

Des critiques, restées lettre morte, s’élevèrent : en voici deux exemples : Un des plus célèbres universitaires noirs de l’histoire intellectuelle des États-Unis, W.E.B. Du Bois, questionnait dès 1903 le bien-fondé de cette philosophie de l’éducation imprégnée de rousseauisme, dont il pressentait que les Noirs seraient les premières victimes, « for it would preclude the education of future leaders, who would require a liberal education. Can the masses of the Negro people be in any possible way more quickly raised than by the effort and example of this aristocracy of talent and character ? Was there ever a nation, on God’s fair earth, civilized from the bottom upward ?Never : it is, ever was, and ever will be from the top downward that culture filters».

Un professeur de maths à l’université de Cincinatti écrivait le 23 novembre …1918 ! « Cela fait déjà un certain temps que je me dis que ces agitateurs du monde éducatif sont bien mal inspirés, qui préconisent des changements radicaux dans nos programmes scolaires, sans apporter la moindre raison valable susceptible d’étayer leurs affirmations. Ils sont, peut-être inconsciemment, en train de commettre une injustice envers toute la jeunesse de notre pays qui est en droit de recevoir la meilleure éducation possible ».

En France, les premières critiques furent très ( trop) longtemps l’apanage quasi-exclusif de la droite ( de Didier Maupas à Alain Madelin en passant par Jacqueline de Romilly… et Le Pen !) Il y a seulement une dizaine d’année que les critiques de gauche sont sortis en nombre de leur torpeur et de leur silence. Ils ont attendu que le secret de famille honteux soit devenu celui de Polichinelle, ayant atteint une démesure telle qu’il ne pouvait plus être dissimulé à la face du monde. Puis ils ont courageusement épinglé la débâcle sur le dos…du libéralisme. La gauche avec ses intentions si pures ne pouvait porter le chapeau.

La distinction droite-gauche est au coeur du problème et sa prise en compte conditionne à mon sens la sortie de crise. Vouloir la gommer, c’est continuer à diaboliser ou à caricaturer la droite, en soulignant une autre exception française: sur l'échiquier international des courants politiques, elle se situe bien à gauche de toutes les autres droites démocratiques. D’où bien sûr la confusion…mais je n’y vois pas une convergence gauche/droite, simplement l’absence d’un vrai parti droite en France, sur le modèle des conservateurs anglais ou canadiens, des Républicains ou de la CDU. Une illustration: L'an dernier la presse américaine affirmait que s'ils avaient voté en France, H. Clinton ou B. Obama auraient voté pour Sarkozy et non pour la maldonne du PS, « she’s too radical… »
Si l’UMP n’est pas vraiment à droite, alors oui, droite et gauche en France, c’est du pareil au même, mais cela ne fait pas avancer ou reculer la question scolaire. Il faut faire avec ce que l'on a .
Ne plus diaboliser ou caricaturer la droite permettrait aussi d'admettre qu'elle a quelques valeurs qui tiennent la route et qui peuvent aider à remettre l'école d'équerre. Elles n'ont jamais cessé d'inspirer ceux qui ont résisté aux oukases gauchistes, même quand ils se disaient de gauche.
Donc oui à l'union des bonnes volontés de tous bords, non à la confusion des genres.

Écrit par : Cadichon | 01 avril 2008

On ne peut pas vouloir refonder l'école,une école de qualité,avec des profs au rabais,là est l'erreur de Darcos.C'est incompatible. On ne peut plus le suivre, même si on aime la grammaire.

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008

Cincinnati...je devais penser à Cinecittà...
temps d'aller rejoindre Morphée avant de morfler...

Écrit par : Cadichon | 01 avril 2008

Jacques Attali voit dans cete décision la concrétisation rapide de l'une des 300 propositions énoncées dans son rapport. "Tout cela va dans le bon sens. Bientôt on pourra intégrer au bracelet des données informatiques telles que l'identité du professeur, ses derniers rapports d'inspection, son curriculum vitar et les notes que les élèves lui ont mises au cours des cinq années précédentes. Le bracelet sera de couleur différente selon la moyenne des notes ainsi obtenues, et les parents pourront choisir les professeurs de leurs enfants sur des critères enfin viables."


Celle-là, même pour un poisson d'avril, elle est trop vraie. Quelle horreur !

Écrit par : catmano | 01 avril 2008

« j'en arrive à me demander si les recteurs ne font pas du zèle, parfois, ou ne jouent pas à saboter certaines initiatives.
Ecrit par : brighelli | 01 avril 2008 »

Oh, que oui !

Extrait du compte rendu d’une rencontre entre les délégués syndicaux et le secrétaire général d’une académie :

« Cerises sur le gâteau, deux annonces :
Le SG aurait pu développer une tout autre action dans le cadre d'une politique différente.
Au cours d'une réunion des SG au ministère, il a fait savoir son désaccord avec la politique de transformation des heures postes en HS.
Chacun interprètera ces deux annonces, faites en public, à l'aune du devoir de réserve. »

Si même le SNES ironise ...

Dans la même académie, une partie des postes supprimés suite aux DGH a été rétablie par le recteur. Il aurait dit en substance : « Finalement, nous avons plus de marge de manœuvre que prévu en termes de moyens. »
Sans être parano, peut-être pas sans rapport avec la préparation des élections municipales ?

Écrit par : Zorglub | 01 avril 2008

"On ne peut pas vouloir refonder l'école, une école de qualité, avec des profs au rabais, là est l'erreur de Darcos. C'est incompatible. On ne peut plus le suivre, même si on aime la grammaire."

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008

Avec des professeurs au rabais. Et je rajouterai: avec un rabais de professeurs.

Cadichon, jusqu'à quand allez-vous (faire semblant de) confondre valeurs de gauche et gauchisme?

On entend sans arrêt parler de réduction du déficit public, en sous-entendant que ça ne peut pas impliquer autre chose que suppressions de postes. Bourrage de crâne; Rappelons simplement que dix pour cent du PIB sont passés des revenus du travail aux revenus du capital. Soit plus de cent milliards d'Euros en vingt ans.
De quoi relativiser le bourrage de crâne sur le fait qu'il faille obligatoirement "serrer la ceinture de l'éducation" pour ne pas devenir le cancre de l'union européenne avant d'en prendre la direction.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2008

C'est curieux cette tendance actuelle à réactiver les réseaux dormants.

Cher(e)s ami(e)s de l'école primaire, écoutez la chronique du 01/04 de Caroline Eliacheff aux matins de france Culture.

Écrit par : dugong | 01 avril 2008

Au lieu de congratuler,s'autocongratuler,participer au festival des bons mots(à quand la remise des oscars?) il serait temps de réfléchir(les cerveaux ne manquent pas ici)à ce qu'il possible de faire pour empêcher, AUJOURD'HUI, le massacre des profs...Ou bien préfère-t-on mettre la tête dans le sable,comme d'habitude.Les profs sont maso.Syndrome de Stockholm,oui.

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008

Chère Amélie,
Vos messages ne sont pas faciles à lire.
Pour améliorer "la chose" pourriez-vous laisser un espace (vous savez , la grande touche, en bas de votre clavier) après une virgule et après un point.
Merci d'avance.

Écrit par : c.mal foutu... | 01 avril 2008

Cher(e)s ami(e)s de l'école primaire, écoutez la chronique du 01/04 de Caroline Eliacheff aux matins de france Culture.
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008

Je viens d'écouter ; quelle embrouille !
On mélange deux dossiers, celui de l'apprentissage de la lecture et celui du livret de compétences. On commence par des choses inexactes à propos de l'apprentissage de la lecture : il est faux de dire que dans les nouveaux programmes celui-ci est prévu en GS, hélas ;puis on fait une critique très pertinente du livret de compétences. Et l'on conclut que l'apprentissage de la lecture en GS - la règle de 1882 à 1960 - que les nouveaux programmes excluent met en danger les bambins.
De la désinformation pure et simple.
GM

Écrit par : guy morel | 01 avril 2008

Selon une source généralement bien informée, Monsieur Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, envisage d'étendre les droits des représentants des syndicats de lycéens.

Mis en difficulté par sa récente défaite électorale à Périgueux et par les manifestations de mécontentement contre la refonte des programmes de l'enseignement primaire, Monsieur Darcos semble avoir choisi la voie de l'apaisement.

Il a chargé aujourd'hui Monsieur Luc Ferry, ancien ministre de l'éducation nationale et M. Philippe Meirieu, agrégé de pédagogie et ancien directeur de l'IUFM de Lyon, de réunir une commission composée par leurs soins afin de réfléchir aux modalités pratiques de la mise en oeuvre de ce projet.

M. Darcos reconnaît qu'il est juste que les lycéens qui assument la lourde responsabilité de représenter leurs camarades soient déchargés, en totalité ou partie, de leurs obligations scolaires.

"Cette idée va dans le bon sens" a déclaré M. Philippe Meirieu..."mais il faut aller encore plus loin en prévoyant une rémunération pour ces élèves et en leur accordant d'office le bénéfice du baccalauréat "au tour extérieur", voire l'agrégation de sciences de l'éducation." Il ne faut pas faire les choses à moitié et envisager également des "parachutes de départ".

Madame Eveline Charmeux, pressentie pour participer à cette commission s'est déclarée "globalement satisfaite" mais a souhaité de son côté que les droits des lycéens soient étendus aux élèves des collèges et de l'enseignement pimaire à partir de la grande section de maternelle (mat. sup.)

Monsieur Philippe Meirieu tient à rassurer sur le caractère ouvert et pluarliste de cette commission. La SGEN-CFDT sera représentée, mais aussi le SNES et la FCPE.

Le SNALC, syndicat marqué à droite, a émis quelques réserves de forme.

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

"De la désinformation pure et simple."

Désinformation : n'est ce pas ainsi qu'on appelle l'activité de certain(e)s "analystes" ? Il est vrai dans un contexte un peu spécial de guerre psychologique...

Écrit par : dugong | 01 avril 2008

Afin de marquer mon opposition à la production de vannes sur commande un certain jour convenu, je m'engage à ne sortir aucune vanne ce jour.

Promis, je recommence demain.

Écrit par : dugong | 01 avril 2008

Jean a écrit : "Voilà bien le style de Meirieu l' OBSCUR! Le gugusse n'a pas changé!"

Le surnom d'obscur a déjà été attaché à Héraclite. Il est vrai que ce dernier ne nous a laissé que des fragments, première considérable différence d'une longue liste.

Je propose de plutôt de parler de Meirieu le Glauque. On peut aussi utiliser le plus trivial "Gugusse de Lyon" *

Et puis, peut-on être à la fois présocratique et confusioniste postmoderne ?

* A ne surtout pas confondre avec le gugusse de Montauban.

Écrit par : dugong | 01 avril 2008

Rires Robin !

On rigole bien ici, il faudrait qu'il y ait plusieurs "1er avril" par an.

Jean-Paul, la nouvelle que vous évoquez se fait pratiquement sous nos yeux, et en plus c'est une nouvelle à dix mains ! :-)
Ca c'est du travail d'équipe spontané ! ^^

[^^ = signe d'amusement et de contentement dans le langage des émoticônes.]

Écrit par : Jérémy | 01 avril 2008

Au lieu de congratuler,s'autocongratuler,participer au festival des bons mots(à quand la remise des oscars?) il serait temps de réfléchir(les cerveaux ne manquent pas ici)à ce qu'il possible de faire pour empêcher, AUJOURD'HUI, le massacre des profs...Ou bien préfère-t-on mettre la tête dans le sable,comme d'habitude.Les profs sont maso.Syndrome de Stockholm,oui.

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008

Merci bien Amélie de rappeler ce que j'ai essayé de signaler à plusieurs reprises sur le fait qu'avec ce projet de mobilité le licenciement des fonctionnaires deviendrait possible.
Merci aussi de rappeler qu'aucune réforme intelligente ne se fera avec des "profs au rabais" comme vous dites. Aucune réforme intelligente ne se fera non plus avec un ministre qui refuse de faire le ménage dans une hiérarchie administrative qui se paie sa tête. Quand en plus les économies sont faites sur le dos des élèves et des profs! Il faut être d'une naïveté sans borne pour croire que tout cela na va pas sauter assez rapidement! Et ce sera dommage pour nous de perdre Darcos, je le pense vraiment.
Agir, Amélie? On ne demande que cela. On le fait tous les jours dans nos établissements et c'est la forme d'action la plus immédiatement utile. Et ceux qui ne sont pas dans des postes au chaud, ont vraiment le sentiment d'agir, croyez-moi. Mais vous le savez bien. Agir par un autre moyen? Nombre de parents et de profs sont venus ici ou ailleurs pour offrir leur aide. Il faudrait que les "responsables" de toutes les assos trouvent un terrain d'entente!
Car pour l'instant sur ce blog il suffit de se dire qu'on se rallie aux pathétiques appels de rassemblement pour faire partie des "bons". Et une fois cela hautement déclaré, on a bonne conscience et on continue. C'est le génie d'internet. Cela permet aux gens de n'agir que par procuration virtuelle...

Écrit par : Sanseverina | 01 avril 2008

Sur les syndicats lycéens : on peut gloser à l'infini pour savoir s'il s'agit d'un oxymore ou d'une analogie... Il n'en reste pas moins que l'UNL et la FIDL sont des associations loi 1901. Je ne crois pas que leur activité justifie leur dissolution par les procédures prévues par la loi.

Écrit par : Pat | 01 avril 2008

Bravo à tous pour les exercices de style depuis hier : je suis presque sûr qu'un profane s'y laisserait prendre (sauf la référence aux entreprises, et encore...)

Écrit par : johnmarguerite | 01 avril 2008

Lariba, votre idée de bracelet électronique m'a bien fait rire. Encore que...

J'ai aussi été heureusement surprise de voir JPB commencer (un peu, à peine, si peu, enfin! )à s'indigner du bout des lèvres des suppressions massives de postes. Mais bon, comme le dit le Père Pirrone " celui qui vit dans la montagne ne se soucie pas des moustiques de la plaine".

Écrit par : Sanseverina | 01 avril 2008

Rires Robin !

On rigole bien ici, il faudrait qu'il y ait plusieurs "1er avril" par an.

J'espère que la source de l'auteur de l'article que j'ai cité (terme de la cascade qui coule de cette source !) n'est pas aussi bien informé qu'il le prétend.

Mais avec l'E.N., la frontière entre le fantastique tendance "gore" et le réel est souvent "indécise" (cf. la commission Pochard).

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

« j'en arrive à me demander si les recteurs ne font pas du zèle, parfois, ou ne jouent pas à saboter certaines initiatives.
Ecrit par : brighelli | 01 avril 2008 »

Le recteur de Toulouse avait accusé les syndicats de faire du "sabotage". Il était bien dans la rhétorique Darcos.

Écrit par : Pat | 01 avril 2008

J'ai aussi été heureusement surprise de voir JPB commencer (un peu, à peine, si peu, enfin! )à s'indigner du bout des lèvres des suppressions massives de postes. Mais bon, comme le dit le Père Pirrone " celui qui vit dans la montagne ne se soucie pas des moustiques de la plaine".

Ecrit par : Sanseverina | 01 avril 2008

Pas si sûr qu'il vive dans la montagne. Les lycées de Montpellier n'ont pas dû être plus épargnés, si ?

Écrit par : Pat | 01 avril 2008

Bonjour

Je me demandais dans quelle mesure les associations d'enseignants type Sauver les Lettres ou Reconstruire l'Ecole (pour n'en citer que deux) ne pourraient pas travailler de concert avec des bibliothécaires sensibles à leur démarche.

Je crois que le grand mérite de cette action serait de faire comprendre à la population à quel point les deux métiers sont différents et l'ampleur des dégâts commis par les pédagogistes lorsqu'ils confondent ces deux vocations.

Personnellement, je suis disponible pour travailler avec les enseignants et faire connaître mon (futur) métier.

Je suis sûr qu'une action efficace permettrait aux yeux d'un grand nombre de personnes de mieux percevoir la noblesse qu'il y a à instruire, d'une part, et à animer une bibliothèque d'autre part.

L'avantage que je vois à cette union entre enseignants et bibliothécaires serait que la population comprendrait que vous êtes bien loin de nourrir des sentiments hostiles à l'encontre d'ouvrages tels que "Harry Potter", mais que, pour le bien des élèves, vous vous refusez à l'enseigner justement pour donner à la place le meilleur du patrimoine littéraire.

Écrit par : johnmarguerite | 01 avril 2008

Bon je vais me faire taper sur les doigts, mais je comprends que vu du ministère, on puisse penser qu'il y a pléthore de profs et besoin de supprimer des postes.

Si les fonctionnaires raisonnent par moyennes, les moyennes entre classes TRES faiblement chargées (latin, grec, arts pla, LV3) et classes "à 35" (maximum lagal) doivent tourner autour de 27/28.

D'autre part, il y a le problème des TZR. Il faut choisir : soit on garde des profs prévus exprès pour ne rien faire en attendant qu'on ait besoin d'eux (fût-ce en les prévenant deux jours à l'avance et en les envoyant à 200 km), soit on supprime les TZR (auquel cas les vacataires remplaçants seront des étudiants recrutés pour l'occasion et/ou des professeurs de l'établissement qui remplaceront en interne - le remplacement interne étant une très bonne méthode d'ailleurs - je le dis pour l'avoir testé des deux côtés).

En tout cas, des profs sans élève, ça fait baisser les moyennes.

Écrit par : Brigamont | 01 avril 2008

Bon je vais me faire taper sur les doigts, mais je comprends que vu du ministère, on puisse penser qu'il y a pléthore de profs et besoin de supprimer des postes.

Si les fonctionnaires raisonnent par moyennes, les moyennes entre classes TRES faiblement chargées (latin, grec, arts pla, LV3) et classes "à 35" (maximum lagal) doivent tourner autour de 27/28.

Ecrit par : Brigamont | 01 avril 2008

Vous montrez très clairement en quoi cette vision "par moyennes" est erronée, il n'y a rien à rajouter.

le remplacement interne étant une très bonne méthode d'ailleurs

Ecrit par : Brigamont | 01 avril 2008

Pouvez-vous nous en dire plus ?

Écrit par : Pat | 01 avril 2008

Je propose de plutôt de parler de Meirieu le Glauque. On peut aussi utiliser le plus trivial "Gugusse de Lyon" *

Ou encore le "Guignol de Lyon", Guignol étant une marionnette française crée à Lyon au XIXème siècle par Laurent Mourguet, à époque bénie où les IUFM n'existaient pas encore.

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

D'autre part, il y a le problème des TZR. Il faut choisir : soit on garde des profs prévus exprès pour ne rien faire en attendant qu'on ait besoin d'eux (fût-ce en les prévenant deux jours à l'avance et en les envoyant à 200 km), soit on supprime les TZR (auquel cas les vacataires remplaçants seront des étudiants recrutés pour l'occasion et/ou des professeurs de l'établissement qui remplaceront en interne - le remplacement interne étant une très bonne méthode d'ailleurs - je le dis pour l'avoir testé des deux côtés).

En tout cas, des profs sans élève, ça fait baisser les moyennes.

Ecrit par : Brigamont | 01 avril 2008

Par chez moi les TZR ont déjà été supprimés (officieusement bien entendu): on préfère les vacataires, c'est-à-dire des étudiants non formés et sans expérience.
C'est moins cher !
Et tant pis pour ceux qui se sont battus pour avoir leur concours !
Et tant pis pour les élèves qui tombent sur des personnes incompétentes !

Écrit par : PFC | 01 avril 2008

Madame Eveline Charmeux, pressentie pour participer à cette commission s'est déclarée "globalement satisfaite" mais a souhaité de son côté que les droits des lycéens soient étendus aux élèves des collèges et de l'enseignement pimaire à partir de la grande section de maternelle (mat. sup.)

"Mais pas avant 4 ans ! On devient toujours un peu réactionnaire en vieillissant", s'est exclamée la célèbre pédagogue.

Plusieurs fois grand-mère, Mme. Charmeux n'a rien perdu, comme on peut le constater, de son humour et de sa jeunesse d'esprit !

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

Je crois que le grand mérite de cette action serait de faire comprendre à la population.

Ecrit par : johnmarguerite | 01 avril 2008

Pour instruire la population (lui faire entendre la voix de la raison et de la sagesse) il faut non seulement de bons professeurs, eux-mêmes bien instruits, mais aussi et surtout, sur la scène sociale, un mécanisme théâtral qui puisse garantir dogmatiquement leurs paroles de vérité.

Exactement comme dans le théâtre de la justice judiciaire. Ce qui produit et garantit la parole du juge c'est bien le fait admis par tous que le juge, représentant l'Etat de Justice est infaillible, qu'il ne peut se tromper, s'exprimant non pas en son nom mais en celui de l'Etat garant.

L'effondrement de l'école unanimement reconnu aujourd'hui, grâce à des gens comme JP Brighelli résulte de ce que le professeur ne l'est simplement plus. En devenant enseignant au mieux et animateur au pire, il ne représente plus que lui-même. Sa parole échangée avec celle de l'élève avec qui il noue le "contrat pédagogique" n'est plus dite ex-officio. Ce n'est plus l'Etat de Justice qui s'exprime à travers lui, mais c'est une personne parmi les autres. Cette démétaphorisation généralisée de la parole de l'Etat et son remplacement par la novlangue technique et technocratique des experts auto-proclamés est la cause du désastre. Voilà en quoi la techno-science éducative est une iufmusterie absolue.
L'efficacité des instituteurs de la République résultait non pas strictement de leurs méthodes et procédures pédagogiques, mais bien plus du fait que la population les tenait en haute estime, les craignait parfois même, voire les mettait au-dessus des prêtres (sacerdotes). En un mot ils étaient plus sacrés que la République elle-même. Et ce caractère sacré était un effet d'illusion, le résultat d'un montage, celui de l'institution symbolique par nature.

Écrit par : marigot | 01 avril 2008

Le canular du café pédagogo.
Qu'est-ce qu'on se marre, ha ha ha.
Ne me faites pas rire, j'ai les lèvre gercées.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/04/01042008Accueil.aspx

Programmes du primaire : Xavier Darcos renonce.

Dans une dépêche transmise cette nuit aux agences de presse, le ministre de l'Education annonce sa volonté de reporter sine die son projet de programmes du primaire.
«J'ai été très impressionné par la tonalité des réponses des enseignants que j'ai consultés par l'intermédiaire des inspections académiques. Dans les synthèses qui remontent par les IEN, l'invocation par les enseignants des valeurs de la République, des ambitions qu'ils avaient pour la réussite des élèves et les craintes de ne pas connaître assez de maximes de morale m'a ébranlé ».
Pourtant, à l'inverse, la consultation publique menée sur le site du ministère, et confiée à l'agence OpinionWay, annonçait depuis hier un taux de satisfaction des parents de plus de 97,5%, dont de nombreux témoignages invitant le ministre « à bouter hors de France la chienlit socio-pédagogiste ».
Mais le ministre a fait part de son scepticisme : « C'est le sondage publié par le Figaro, et traité par la même agence, qui m'a mis la puce à l'oreille : OpinionWay annonçait 58% de Français satisfaits du changement de style du président de la République, alors que ce pourcentage ne s'appliquait en fait qu'à la fraction de gens qui pensaient que le président avait changé de style. J'ai eu peur d'être manipulé par des groupuscules idéologiques. » Une mission d'expertise des programmes de 2002 a été nommée. Elle a été confiée aux inspecteurs généraux L.A. Karp et F. Indus.

Devant cette décision subite, annoncée au cours de la nuit du 31 mars au 1er avril, les syndicats et les associations des « 19 » ont publié à l'aube un communiqué unitaire dans lequel « ils remercient les enseignants pour leur vigilance », et « appellent le ministre à venir lever le verre de l'amitié retrouvée ».

Écrit par : TIGER LILITH | 01 avril 2008

Pour le 1er avril, Le Monde a décidé de commander un article à François Bégaudeau, histoire de montrer à la France entière son (absence de) style et sa (médiocre) pensée.

A vrai dire, je ne suis pas sûr que ce soit une blague... N'importe qui peut écrire dans ce journal maintenant. Peut-être que C Sibille y aura un billet d'humeur bientôt, qui sait?

Écrit par : Loki | 01 avril 2008

L'efficacité des instituteurs de la République résultait non pas strictement de leurs méthodes et procédures pédagogiques, mais bien plus du fait que la population les tenait en haute estime, les craignait parfois même, voire les mettait au-dessus des prêtres (sacerdotes). En un mot ils étaient plus sacrés que la République elle-même. Et ce caractère sacré était un effet d'illusion, le résultat d'un montage, celui de l'institution symbolique par nature.

Ecrit par : marigot | 01 avril 2008

Je comprends, il faut donc recréer cet effet d'illusion, redonner vie aux symboles ; et on part de très loin.

Écrit par : johnmarguerite | 01 avril 2008

La blague de 1er avril du jus pédagol (JP) est intéressante.

Le fait d'avoir choisi comme sujet le renoncement de Darcos à la réforme des programmes du primaire montre à quel point les rédacteurs du JP ne croient pas une seule seconde.

Écrit par : dugong | 01 avril 2008

Bonjour à tous

Ci-dessous l'intégralité du texte d'André Ouzoulias . Mes commentaires sont entre les pointillés.
Thierry

André OUZOULIAS, Professeur à l’IUFM de Versailles, UCP (Université de Cergy-Pontoise), département PEPSSE (philosophie, épistémologie, psychologie, sociologie et sciences de l’éducation), auteur de divers ouvrages sur les difficultés dans l’apprentissage de la lecture…..( impressionnant !)
En présentant le projet de nouveaux programmes pour l’école primaire, le 20 février dernier, le ministre de l’éducation nationale, M. Darcos, a indiqué qu’il souhaitait entreprendre à travers eux une « véritable révolution culturelle ». Si on en juge par les changements apportés par ce projet dans le domaine essentiel de l’apprentissage de la lecture, il s’agit bien de cela. Hélas, car le ministre s’apprête ainsi à rompre brutalement avec une tradition pédagogique française ( ???) née au temps des lois laïques de Jules Ferry ……( La ficelle est un peu grosse pour faire croire que vous êtes le porte parole de la tradition laïque)….. . Dans le passé, certaines révolutions ont apporté un progrès qui ne parvenait pas à se réaliser par des évolutions plus graduelles….. ( Soyez plus explicite Monsieur Ouzoulias !)……. Ce n’est assurément pas le cas de celle qui nous est annoncée. Elle risque au contraire d’engendrer davantage d’échecs, de produire plus d’inégalités et de plonger nombre d’enfants, de parents et d’enseignants dans l’angoisse et la souffrance. « Chagrin d’école [1] » commencera dès la maternelle.
…………………………………………………………………………………………….
Et l’angoisse et la souffrance des jeunes enseignants qui sortent de l’IUFM totalement démunis et qui, après un ou deux ans d’exercice, ont perdu toutes leurs illusions.
Et l’angoisse et la souffrance des familles trompées et culpabilisées qui sont parfois envoyées en thérapie familiale au CMP parce que leur enfant est en difficulté scolaire (en réalité à cause de méthodes pédagogiques totalement folles).
Et l’angoisse et la souffrance de tous les gamins qui, le mercredi, préféreraient jouer au foot, plutôt que faire la queue chez un orthophoniste (alors qu’ils ne devraient rien avoir à y faire).
Et l’angoisse et la souffrance de tous ces pauvres gamins qui ne peuvent compter que sur l’école pour se construire. Vous n’avez pas le monopole du cœur Monsieur Ouzoulias .
……………………………………………………………………………………………
Ce sombre pronostic ne repose pas sur un procès d’intention : outre de graves régressions dans de nombreux domaines, contre lesquelles divers chercheurs et des associations de professionnels et de parents viennent de s’élever [2], tel qu’il est formulé dans le domaine de la lecture, ce projet de programme impose aux enseignants d’avancer d’un an environ l’acquisition du déchiffrage. Cet enseignement qui, depuis la fin du 19e siècle, commençait au CP,….( faux )…. sera désormais le noyau dur du programme de la dernière année de maternelle, la Grande Section. Avant d’entrer au CP, les enfants devront en effet « avoir compris le principe alphabétique » et être « capables de mettre en relation les sons et les lettres et de faire correspondre avec exactitude lettre et son, en particulier les voyelles a, e, i, o, u, é et les consonnes f, s, ch, v, z, j, p, t, c (= k), b, d, g (dur), l, m, n et r » (Bulletin Officiel du ministère, p. 22, 3e colonne [3]). Comme l’indique l’un des meilleurs spécialistes français de l’apprentissage de la lecture, cela constitue une vingtaine de correspondances entre lettres et sons. Il s’agit là des deux tiers des correspondances les plus simples, que les linguistes appellent « archigraphèmes »…….. ( archisavants les linguistes ! …..). Ce spécialiste commente : « Une pure folie ! Une rupture totale avec les préconisations antérieures et les pratiques des enseignants d’école maternelle ». [4]
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Pour être une rupture, c’est une rupture ! Une folie ? Sûrement pas ! L’expérience quotidienne me prouve le contraire mais je dois avouer que je ne suis pas l’un des meilleurs spécialistes français de la lecture, je n’y ai donc probablement rien compris. Finalement, en lisant votre texte, j’ai les chevilles qui enflent et je me demande si je ne suis pas l’un des meilleurs spécialistes français de la lecture ( au même titre, d’ailleurs, que de nombreux enseignants que je côtoie tous les jours).
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Mesurons bien ce que cela signifie : les élèves seront ainsi censés savoir lire dès la fin de la Grande Section des phrases telles que « Zoé a vu Luc, le joli bébé de Madame Frigola. Il l’a lavé sur le lavabo. Il l’a séché sur le canapé… ». Autrement dit, ils devront savoir lire la plupart des mots réguliers
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Faux : les élèves les plus matures pourront effectivement lire de très nombreux mots réguliers et c’est tant mieux ; on ne va quand même pas leur interdire ! Quant aux enfants plus lents ou moins matures, ils pourront, grâce à leurs connaissances, analyser les mots réguliers pour identifier tous les phonèmes qui les composent : principe de « l’écriture- lecture » qui fait passer, par soucis de progressivité, l’analyse ( codage ) avant la synthèse ( décodage)
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même s’ils les rencontrent dans des phrases totalement artificielles …….(serait- ce une allusion au fameux « sens » si cher à nos amis linguistes?)……. Les professionnels de l’enseignement de la lecture le savent : quand l’enfant a acquis les deux tiers des archigraphèmes au CP, il découvre très vite, en quelques semaines, la plupart des autres « relations entre lettres et sons »
…………………………………………………………………………………………………
Tout à fait exact, ces professionnels ont raison car, ensuite, ce n’est plus qu’un jeu d’enfant.
…………………………………………………………………………………………………
Autrement dit, ce changement des programmes signifie que les enfants seront censés savoir lire en juin en Grande Section aussi bien qu’actuellement en mars au CP !
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Faux et caricatural. La compréhension du principe alphabétique ne signifie pas la lecture courante mais l’étude du mécanisme associatif entre les lettres. La lecture courante demande un entraînement quotidien et une durée de pratique suffisante pour que le déchiffrage soit automatisé (cela n’est absolument pas l’objectif de la GS)
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Quand les fondateurs de l’école républicaine ont écrit les programmes de l’école maternelle et de l’école élémentaire, ils ont considéré qu’un tel objectif pouvait être couru au début du Cours Élémentaire, soit à partir de 7 ans ….( y’a pas de honte à se tromper !)…. Les historiens nous apprennent que, deux décennies plus tard, c’était devenu l’objectif central du Cours Préparatoire institué après les lois laïques, soit dès 6 ans. En mars 2006, M. de Robien a promulgué un arrêté qui modifiait les programmes, parce qu’il voulait que soit rappelée la nécessité d’un enseignement des « relations entre les lettres et les sons dès les premiers jours du CP »….( arrêté qui a accouché d’une souris)…... Les derniers programmes, ceux d’avril 2007, signés par ce même ministre, avaient entériné ces formulations. Le successeur de M. de Robien ne s’en satisfait pas. Voici qu’il veut en faire l’objectif de la maternelle dès 5 ans, à partir de la prochaine rentrée, sans qu’aucune expérimentation préalable ait été organisée (ne serait-ce que pour estimer la balance bénéfices/risques de ce choix). Où est le principe de précaution ?
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Que font les spécialistes ? Plutôt que d’écrire des sottises, ils feraient mieux de « mouiller le maillot » auprès des gamins ( bien que je doute qu’ils sachent y faire). S’ils cherchent une expérimentation ou une preuve par l’exemple, je me porte volontaire pour prendre 1 ou 2 spécialistes en stage.
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On se préparera à lire dès la moyenne section !
En cohérence avec ce choix, et montrant bien qu’il ne s’agit pas de l’étourderie d’un rédacteur pressé, les activités dites « d’analyse phonologique », préparatoires à l’apprentissage du code alphabétique, et qui étaient amorcées jusque-là en Grande Section, sont avancées en Moyenne Section. Ainsi, dès 4 ans (et avant 4 ans, pour les plus jeunes, nés en fin d’année !), les enfants devront apprendre à « scander les syllabes de mots, de phrases ou de courts textes, repérer des syllabes identiques dans des mots, trouver des mots qui ont une syllabe finale donnée, trouver des mots qui riment » (idem, 2e colonne)….( j’ai une collègue qui fait ça avec succès dès la petite section)…… Pour la plupart, ces enfants n’ont pas encore achevé leur apprentissage des bases du français oral et pourtant, leur enseignant devra les préparer effectivement à lire l’année suivante.
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Pour la plupart (????) …Mais voyons André ! TOUS ces enfants n’ont, en effet, et ce, fort logiquement, pas achevé l’apprentissage des bases du français oral ; l’école est là pour les y aider .Vous sous- entendez que la parfaite maîtrise de l’oral est un préalable indispensable à l’apprentissage de la lecture. Feignez-vous d’ignorer que le passage à l’écrit est un excellent exercice pour corriger et enrichir l’oral ?
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Dans le même passage, un peu plus haut, les rédacteurs énoncent que les enfants devront être capables « d’écouter et pratiquer quelques comptines qui favorisent l’acquisition de la conscience des sons (voyelles et quelques consonnes : p, t, c (= k), f, s, ch, m, r) en les prononçant correctement (les erreurs systématiques et persistantes de prononciation motiveront une orientation vers une consultation médicale) ». Il y a là de curieuses confusions. Confusion entre « sons » et lettres : pourquoi noter « c (= k) » et non « k »
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André avec cette remarque…. Soit vous prenez la défense des méthodes semi- globales (où tous les graphèmes qui correspondent à un phonèmes sont présentés en même temps … d’où la catastrophe pour les plus faibles ! ), soit vous faites semblant de ne pas avoir compris et, dans ce cas, peut- être préconisez -vous l’utilisation de l’alphabet phonétique international pour symboliser les phonèmes et encombrer un peu plus la mémoire des enfants (exemple le son « où » …s’ écrit « u » ! )
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ou est probablement s’il s’agit seulement de « sons » ? Confusion ( voir ci-dessus) aussi entre capacités articulatoires et « conscience des sons » (laquelle est bien plus tardive dans le développement de l’enfant). Mais le plus grave est probablement la méconnaissance que traduit la parenthèse sur les erreurs de prononciation. Les auteurs de ces lignes ignorent que de nombreux enfants, y compris dans les milieux favorisés, achèvent l’acquisition de l’articulation de certains phonèmes en fin de maternelle, voire au début du CP
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Je pensais naïvement que l’école était là pour essayer de corriger les défauts des élèves les plus fragiles. S’il faut attendre qu’ils soient prêts, autant fermer les écoles maternelles ( malheureusement, certains y pensent )
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(certains enfants zozotent, d’autres ont encore des difficultés à prononcer des consonnes comme « ch » ou « j », … ( Bienvenue chez les chtis … et chez l’orthophonichte ! )… d’autres encore distinguent mal certaines voyelles nasales
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Tout cela se travaille à l’école ( par exemple avec une méthode gestuelle). S’il n’y a pas d’amélioration, on peut alors diriger la famille vers un orthophoniste.
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Avec des recommandations aussi extravagantes, il ne faudra pas s’étonner si les consultations en orthophonie explosent.
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Alors là Monsieur Ouzoulias, il fallait oser ! Sans commentaire : voir « Dyslexie une vraie fausse épidémie »
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On est curieux de connaître l’avis du Ministère de la Santé et des mutuelles de santé sur ce point, sachant que ces consultations sont remboursées par la Sécurité Sociale
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Vous semblez soucieux des deniers de l’état, c’est tout à votre honneur ! (juste un peu démago sur les bords)
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Le ministre a annoncé qu’un de ses projets est de diviser le taux de redoublants par deux. Il n’avait pas dit qu’il voulait aussi que 100 % des enfants entrent au CP avec un an d’avance ! Car c’est bien à cela que reviennent les programmes projetés : rendre plus précoce d’un an l’apprentissage des bases de la lecture
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Oui tout à fait ; il s’agit d’étaler sur deux années cet apprentissage en utilisant une progression plus lente et plus explicite. Les enseignantes de CP ont sur les épaules une responsabilité beaucoup trop lourde. Avec ces nouveaux programmes, leur tâche sera allégée de façon significative.
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désormais, il ne commencera plus la première année de la « grande école », mais un an auparavant
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Cette remarque sonne comme un aveu et amène la question suivante : Comment la grande section prépare-t-elle les enfants à l’apprentissage de la lecture ?
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Encore un effort et l’on nous proposera bientôt de démarrer le CP à 4 ans… Farfelu ? (tout à fait d’accord avec vous, totalement farfelu) Ce n’est pourtant pas ce qui retient les marchands d’illusions. Un de ces charlatansen vient par exemple de publier un manuel intitulé Apprendre à lire tôt, vite et bien, qui se présente comme « la seule méthode conçue pour les parents pour apprendre à lire à leurs enfants dès l’âge de trois ans ». On nous précise que « 4 à 5 minutes par jour suffisent »
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Ce manuel, que j’ai feuilleté, est effectivement nullissime. Il y a donc deux espèces de charlatans, celle qui prétend enseigner la lecture aux enfants de 3 ans et celle qui prétend préparer les enfants à l’apprentissage de la lecture par simple immersion dans « un bain d’écrits ». Les charlatans de la deuxième espèce sont les plus dangereux car ils occupent le terrain depuis de longues années ; les autres sont des fous dont les théories seront balayées par l’expérience.
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Il est triste d’observer que le projet du ministre attiserait l’angoisse des parents et alimenterait par là même, comme dans plusieurs pays d’Asie, l’expansion du commerce de produits parascolaires et de cours particuliers contre lequel il dit vouloir lutter.
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Acadomia et les autres ont prospéré sur le dos de la faillite de l’école.
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D’un point de vue juridique, en tout cas, il y a là un problème que le Conseil d’État pourrait avoir à connaître car, il ne faut pas l’oublier, l’école maternelle n’est pas obligatoire (l’obligation commence à 6 ans, à l’âge d’entrée au CP). On serait fondé à lui demander s’il est licite de hâter l’apprentissage du déchiffrage en le confiant pour l’essentiel à l’école maternelle.
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Quand on n’a pas d’arguments valables on fouine dans le juridique. Ce n’est pas très élégant.
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La plus mauvaise idée en pédagogie de la lecture depuis très longtemps
Les parents de jeunes enfants, les futurs parents et tous ceux qui sont attachés à une école socialement juste doivent bien comprendre que ce qui est en jeu ici, c’est d’abord la capacité de l’école à faire réussir la plupart des enfants
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La plupart ?...On revoit ses ambitions à la baisse ? On était habitué à plus d’ambition de la part de certains syndicalichtes !
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Certes, dans les maternelles sociologiquement brassées, on trouvera toujours 25 % d’enfants qui pourront entrer dans ces apprentissages précoces …..(institutionnellement anticipés mais intellectuellement adaptés)….. (et peut-être 2/3 dans les quartiers les plus favorisés).
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Je travaille dans un secteur de campagne assez défavorisé. Après plusieurs années d’expérience dans l’apprentissage « dit précoce », j’évalue ce pourcentage à 80% ; pour les autres, le bénéfice est de toute façon considérable dans la perspective du CP.
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Ces enfants se recruteront surtout parmi ceux qui sont nés en début d’année
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Les enfants les moins matures rattrapent rapidement leur retard dès les premiers mois du CP… A condition, bien sûr, qu’ils aient reçu le même enseignement en GS.
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Les enseignants les doteront très probablement d’un manuel et de cahiers d’exercices similaires à ceux du CP, que des éditeurs scolaires s’empresseront de leur proposer. Mais que feront les enseignants de Grande Section pour les enfants qui ne seront pas prêts à faire, en quelque sorte, un CP anticipé
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Je vous répète qu’il ne s’agit absolument pas d’un CP anticipé, il s’agit de la première année d’un apprentissage étalé sur deux ans qui commence dès la GS.
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, c’est-à-dire pour l’immense majorité ?
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Cette affirmation est totalement gratuite, elle ne repose sur aucune étude sérieuse.
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Quel temps pourront-ils leur consacrer s’ils s’investissent prioritairement auprès des élèves qui parviendront à suivre dès 5 ans cet enseignement exigeant ? Et si, désireux de remplir la mission que leur fixe l’État, et au risque de créer des classes très hétérogènes, les maîtresses s’échinent à enseigner à tous ce qui est prématuré pour la plupart
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Faux, archi faux ! Si l’expérience m’avait démontré le contraire, je dirais vrai archi vrai …mais voila ! D’autre part je tiens à vous rassurer ; pour un enseignant sain d’esprit qui connaît son sujet, il est tout simplement impossible d’enseigner ce qui est prématuré ( logique …puisque c’est prématuré !).
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, malgré tous leurs talents de pédagogues, malgré tout leur respect pour leurs élèves, il est prévisible que l’inadaptation de cet enseignement aux besoins des enfants de cet âge engendrera difficultés et échecs.
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Si échec dans l’apprentissage de la lecture il y a, il ne pourra être évalué qu’au CP. Je suis personnellement opposé à une évaluation trop précoce.
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On peut, du reste, se demander s’il n’y aurait pas ici motif pour la défenseur des enfants …….(Nous , nous sommes des monstres bien sûr !)……., Mme Versini, d’intervenir dans le débat public. En effet, si ce projet prend force de loi, les enfants les plus fragiles se désinvestiront de l’école, la regarderont avec appréhension, s’y rendront avec tristesse, voire, pour certains d’entre eux, présenteront des symptômes d’angoisse ou tomberont dans la phobie scolaire… Dès la maternelle… ! Les enfants des milieux populaires seront les premières victimes de cette « véritable révolution culturelle », mais ils seront loin d’être les seuls.
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Quel tableau ! Pourquoi une telle haine du savoir ? Pourquoi la connaissance est-elle toujours présentée comme une contrainte ou une punition ? J’aimerais bien que Madame Versini, soit plus explicite ! Je dis et je répète que les gamins adorent apprendre. Quant à l’origine de certaines souffrances scolaires, je veux bien lui en dire deux mots à Madame Versini
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D’ailleurs, l’introduction du travail que je propose aux élèves de GS commence ainsi :
L’objectif de cette méthode n’est pas de proposer un apprentissage prématuré ou un « forçage » (forcément voué à l’échec) à des enfants qui ont, dans cette section, des degrés de maturité intellectuelle et psychologique très variables. Il y a parfois une année d’écart entre les plus jeunes et les plus âgés, ce qui à cet âge constitue une différence énorme de maturation individuelle. Ne pas tenir compte de cette réalité, en proposant d’emblée un apprentissage trop complexe, serait une attitude anti-pédagogique: Les meilleurs progresseraient rapidement ; les plus faibles, découragés par des activités hors d’atteinte, ne tireraient aucun profit du travail proposé.
Le pari de cette méthode est d’amener tous les élèves au meilleur de leurs possibilités et ce quelles que soient leurs aptitudes de départ. Il faut pour cela proposer, à tous, une pédagogie adaptée et vivante qui aille de la simplicité vers la complexité. Cette règle (du simple vers le complexe) doit bien évidemment être respectée dans la progression annuelle mais également dans le déroulement de chaque séance. En procédant de cette manière, chaque enfant peut, en fonction de ces capacités, tirer profit des activités proposées. Il faut, bien sûr, accorder plus de temps aux enfants qui peinent et qui ne peuvent compter que sur l’école pour combler des inégalités socio-culturelles importantes. Il faut par contre, offrir aux enfants les plus matures des connaissances qui soient en rapport avec leurs capacités intellectuelles. Si en cours d’année le niveau des groupes devient trop hétérogène, il ne faut pas hésiter à les remanier afin que chaque enfant s’enrichisse au mieux de l’apprentissage proposé. Les enfants de cet âge adorent apprendre ; il faut s’appuyer sur cette envie pour les faire entrer avec bonheur dans le savoir.
Quant aux enseignants, l’administration sanctionnera-t-elle ceux qui, attentifs aux besoins prioritaires de leurs élèves, privilégieront la structuration de l’oral (du point de vue de la syntaxe, du vocabulaire, de l’articulation)
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Il n’est pas question de privilégier quoi que ce soit mais de mener de front le travail oral et le travail écrit.
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et une initiation plus naturelle à l’écrit ?
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« Du concept de nature dans le domaine de l’écrit » ( ???) ( Excellent sujet d’examen pour les sciences de l’éducation). Plus naturelle ou plus régressive ? Je sens pointer le fantôme de « la globale ».
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Que fera-t-elle s’ils n’abordent les mots qui riment et la recherche « des petits sons » qu’en milieu de Grande Section, alors même qu’à ce moment de la scolarité, cet apprentissage est encore très difficile, bien plus que les auteurs du projet ministériel ne l’imaginent ? La Grande Section devenant la classe la plus complexe à conduire de toute la scolarité primaire
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Sans aucun doute,je suis entièrement d’accord avec vous.
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, la réservera-t-on à des maîtres chevronnés ?
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Surtout à des maître excellemment formés et là, il ne faut pas compter sur les IUFM.
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Le ministre devra-t-il promettre de payer plus les maîtres qui y accepteront d’y travailler ? Ou peut-être se fie-t-il à un récent rapport officiel qui laissait entendre que beaucoup de maîtresses de maternelle sont… disons « improductives » ?
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Elles sont le plus souvent très consciencieuses et très travailleuses mais totalement inconscientes des possibilités réelles de leurs élèves. Beaucoup d’entre elles dépensent leur énergie dans un activisme effectivement peu productif en ce qui concerne l’apprentissage des bases de « l’écriture – lecture » ( elles n’ont, pour la plupart, jamais enseigné en primaire). Il suffirait donc de leur expliquer et de les former.
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Que feront les maîtres de CP ? Reprendront-ils le même programme qu’aujourd’hui avec tous les élèves, y compris ceux qui auront réussi à apprendre à lire l’année précédente ? Ou leur fera-t-on « sauter » le CP ? Et les élèves qui n’auront pas réussi en Grande Section, comment aborderont-ils le CP ? Avec une mobilisation renforcée ou déjà marqués par un premier échec ?
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Tout le monde reprend les bases jusqu’à Noël. On accorde plus de temps aux élèves en difficulté. ; on met l’accent sur l’écriture et surtout sur la dictée quotidienne (de sons, de syllabes, de mots, de petites phrases) ; il reste ensuite 2 trimestres pour tendre vers une lecture plus fluide et plus expressive qui insiste sur le sens ( on y est !) …Rien d’exceptionnel …On apprend à lire… Tout simplement.
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Et comment faut-il regarder le fait que le ministère promeuve cette « révolution » tout en réduisant de 2 heures la durée hebdomadaire des apprentissages des élèves, en diminuant le nombre d’enseignants (c’est-à-dire en augmentant le nombre d’élèves par classe)
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c’est effectivement un problème.
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en se préparant à supprimer ou à miniaturiser les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED)… ( globalement inefficaces, je le sais j’en suis ! )…, privant ainsi les écoles d’un véritable trésor de compétences ?....... ( c’est trop d’honneur pour la corporation )….. Au total, on voit mal comment, en faisant plus tôt et plus mal ce que déjà, on ne fait pas si bien aujourd’hui, on pourra diviser le taux d’échecs par 3 en 5 ans, l’autre ambition déclarée de M. Darcos.
Enfin, que devront faire et dire les formateurs et les inspecteurs si ce projet est adopté ?.... ( se former !)…. Justifier ce qu’ils savent injustifiable ?.....( certains se retrouveront dans la même situation que celle des enseignants qu’ils ont persécutés pendant des années)….. Se taire … (excellente idée !)…. ou présenter sans conviction…. ( c’est déjà bien souvent le cas !)…. ce qui apparaît comme la plus mauvaise idée en pédagogie de la lecture depuis très longtemps …..( je pense qu’il est possible de dater avec précision le début de ce « très longtemps »).
Pourquoi cette « révolution » ?
Devant l’ampleur des conséquences, on s’interroge sur l’origine de cette conception révolutionnaire de l’apprentissage des bases de la lecture. Il est certain, en tout cas, qu’elle ne vient pas des sciences cognitives. Il n’y a aucune recherche scientifique qui justifie une telle anticipation de l’enseignement du déchiffrage. Au contraire, quand le projet ministériel affirme : « La découverte des phonèmes (sons de la parole) est préalable à l’acquisition du principe alphabétique » (B.O. du 20/02, p. 22), cette position apparaît d’une grande naïveté au regard des études les plus récentes [5]. Celles-ci montrent en effet que l’apprentissage ne se déroule pas en deux étapes aussi distinctes : prise de conscience des « petits sons » d’abord, puis association de ceux-ci aux lettres qui les représentent. La raison en est que la prise de conscience des consonnes ne provient pas du seul affinement de la discrimination auditive, mais est dépendante du développement des connaissances sur la langue écrite. Quant à la conscience des rimes et des voyelles, les connaissances disponibles montrent que la plupart des enfants ne parviennent pas à les repérer et à les isoler aussi tôt que le croient les auteurs du projet.
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……Sauf si on les entraîne à le faire. Voyez vous, Monsieur Ouzoulias, l’école ça sert à apprendre des choses et pas à attendre l’émergence des hypothétiques stades de développement définis par les psycho-pédagogues. Certaines théories conduisent à un fatalisme inacceptable.
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De ce fait, la compréhension du « principe alphabétique » ne peut pas non plus être considérée comme un objectif réaliste en fin de Grande Section pour la majorité des élèves. ….(Une fois de plus , Monsieur Ouzoulias, je vous invite quand vous voulez ! )…… C’est plutôt un objectif des premiers mois du CP. Maintenir que le rôle de la Grande Section est de préparer et faciliter cet apprentissage serait la position sage,
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Préparer et faciliter cet apprentissage…. sans y toucher ? il faut m’expliquer ! (Ca sent les pré-requis à plein nez).
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conforme à ce que l’on sait sur le développement des enfants dans ces domaines, plus sage que la tentation de tirer sur la plante pour la faire croître
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Il s’agit en fait d’arroser la plante un peu tous les jours pendant deux ans plutôt que risquer de la noyer la deuxième année.
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Et personne ne s’opposerait à ce qu’on précise de quelle manière rendre plus efficace cette préparation. ….( C’est à dire ?)
Examinons maintenant la principale raison invoquée par le ministre pour justifier ses choix, à savoir le classement de la France dans les évaluations internationales et la baisse relative des résultats de nos élèves qu’elles révèleraient. Il faut rappeler d’abord que ces résultats sont situés un peu au-dessus de la moyenne et que la baisse qu’ils indiquent par rapport à la précédente vague d’évaluations est peu significative. Il faut préciser ensuite que des chercheurs dont le sérieux n’est pas contestable ont relativisé les interprétations que l’on pouvait en donner. Bruno Suchaut a ainsi montré que la légère diminution de la moyenne n’était pas liée à un fléchissement général, mais à une baisse des résultats des élèves les plus faibles ….( ceux que vous prétendez défendre ? )….. De son côté, Liliane Sprenger-Charolles, dans une communication à l’Institut National de la Recherche Pédagogique Son diaporama, utilisé lors d’un séminaire les 6, 7 et 8 décembre 2007, peut être téléchargé sur le site de l’INRP, a pointé plusieurs biais qui faussent de façon très significative les résultats et l’orientation globale de ceux-ci, à tel point que ces biais pourraient même masquer un authentique progrès des élèves français par rapport aux évaluations antérieures ! Il est en tout cas surprenant que ni le très officiel Observatoire National de la Lecture, ni les psychologues les plus au fait de ce sujet n’aient été consultés avant de mettre en marche une telle « révolution » (ni non plus les associations de professionnels, ni celles de parents d’élèves).
……….Bla bla bla……
Qui veut cette révolution ? La réponse est malheureusement très facile : le ministre s’est inscrit officiellement dans cette perspective à la fin d’un séminaire national des militants de groupes qui se disent « antipédagogistes » (SLEEC, GRIP, « Sauver les lettres », etc.) réunis sous sa présidence dans les locaux du ministère, au début novembre 2007, en vue de concevoir l’architecture de ces nouveaux programmes. Il a conclu la journée en indiquant que « la Grande Section devra devenir un CP 1 » (compte-rendu rédigé par le chargé de mission, M. J.-P. Brighelli). Nous y sommes.
Heureusement, ce projet n’est pas encore signé de la main du ministre. Il est soumis à consultation jusqu’à la fin mars. On est en droit de penser qu’en dépit de la complicité idéologique qui le lie aux rédacteurs de ce texte, le ministre a le sens des responsabilités et qu’il s’attachera à préserver l’intérêt des enfants en s’abstenant d’imposer la révolution d’en haut que les antipédagogistes les plus radicaux lui demandent de décréter. Ce n’est pas très difficile : il lui suffit de conserver les formulations des textes promulgués en avril 2007, par… M. de Robien, qui ne peut tout de même pas être soupçonné d’avoir voulu retarder l’enseignement du déchiffrage …….(Textes que vous avez combattus et auxquels maintenant vous vous raccrochez comme à une bouée de sauvetage)…….
Quant à lutter contre l’échec en lecture et à améliorer l’efficience de la maternelle, il est possible d’avancer vers ces deux objectifs essentiels par des voies moins aventureuses.
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Monsieur Ouzoulias, nous attendons vos propositions avec impatience.
12 mars 2008
Thierry Venot

Écrit par : thierry venot | 01 avril 2008

Pas si sûr qu'il vive dans la montagne. Les lycées de Montpellier n'ont pas dû être plus épargnés, si ?

Ecrit par : Pat | 01 avril 2008

Il y a des montagnes au milieu des plaines dans l'EN.

Écrit par : Sanseverina | 01 avril 2008

Voici en prépublication et en exclusivité pour les lecteurs de "Bonnêt d'âne" l'article de François Bégaudeau à paraître prochainement dans "Le Monde" :

Huiler la mécanique par François Bégaudeau

Parmi toutes les accusations lancées par les opposants aux projets de programmes du primaire, il en est une qui revient comme un refrain, c’est celle de « mécanisme ». « Le projet que vous nous présentez est marqué par un alourdissement des contenus, par une conception mécaniste des apprentissages et un affaiblissement de leur dimension culturelle » dit la pétition des « dix-neuf ».

Dix-neuf, ça fait combien ? 10 plus neuf ou 9,5 fois 2 ou 20 moins 1 ou 38 divisé par 2 ?

Eternel débat entre partisans de l'addition, de la multiplication , de l'addition, de la soustraction, sans compter ceux de la division, comme si la division, justement n'était pas assez grande.

Un débat qui refleurit chaque printemps, après la galette des rois, Hallowen, et la Fête de la musique.

...Et auquel je n'ai pas, je l'avoue compris grand chose, ce qui me met dans une position légitime pour faire l'éducation des lecteurs du Monde, l'autre Monde, pas celui de l'éducation.

4 façons de se compter 19... 19 partisans de l'apprentissage mécanique contre les autres, tous les autres, les 50 000 000 d'autres moins 19...plus, divisés par, moins multipliés par...Euh...Ca se complique un peu trop pour moi...

Soutenons du moins sans fléchir, même sans savoir pourquoi, pour le geste, pour le panache, pour la gloire, ces partisans majoritaires de la mécanique contre ceux de l'intelligence, les partisans de la voiture, du TGV, de l'avion à réaction contre les partisans rétrogrades de la marche à pied.

Le linguiste Alain Beltolila souhaite que l'on réhabilite les imparables méthodes, coulés dans le moule de nos grands-mères...En arrivant le matin, les instits devront donc réapprendre à dire bonjour, et non pas "moteur!". Ce sera dur. Toute une éducation à refaire, mais les profs s'y mettront, dans l'idée qu'il vaut mieux parfois ne rien apprendre qu'apprendre comme on ingurgite de l'huile ou de l'essence.

A l'école, on nous apprend que des choses qu'on sait, pas faisait dire Marguerite Duras à un acteur enfant, en des temps un peu plus progressistes.

J'espère avoir contribué à éclairer le débat en occupant sans relâche la place de celui qui n'y comprend rien et ne veut pas en savoir davantage.

François Bégaudeau

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

...En arrivant le matin, les instits devront donc réapprendre à dire bonjour, et non pas "moteur !". Ce sera dur.

...Ou peut-être bien le contraire ?

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

...
Ecrit par : thierry venot | 01 avril 2008

Excellent travail colossal.
Merci.

Écrit par : Maminou | 01 avril 2008

Plus haut , j'avais écrit "ces gens (les pédagogistes enkystés) - bien sûr empêchés de nuire - ne doivent pas être sanctionnés mais soignés avec humanité dans des établissements spécialisés (ouverts, fermés ?)."

Suite à une proposition de Thierry Venot, je suggère que les signataires de l'appel des 19 soient affectés en stage à des instituteurs qui pratiquent SLECC. Par groupe de 2 avec reste 1 : on adjoindra Frackowiak.

Une attestation de stage SLECC leur sera remise par le Ministre lui-même.

Écrit par : dugong | 01 avril 2008

Rhaaaa! Je n'en peux plus. Chaque année, j'accueille des stagiaires de quatrième et troisième, en général des filles de quatorze pu quinze ans. J'évite les garçons qui tournent de l'œil à la moindre goutte de sang. Ce coup-ci, j'ai pour la semaine une bébé-lune, dotée d'un an d'avance et de fin d'année donc pas treize ans. Quelle horreur. Elle est venue là sans aucune motivation, ne s'intéresse à rien, croit que mon métier c'est "faire des piqures" et vendre des laisses, n'a pas lu les conseils de son livret de stage... Un cauchemar!
Jusqu'à maintenant, j'avais reçu des élèves moyens ou nuls scolairement mais dynamiques, motivés et matures.
Là, je fais dans la tête de classe avec un an d'avance. Ben merci!
On ne doit pas avoir les mêmes critères de jugement, les professeurs et moi.

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

Ecrit par : thierry venot | 01 avril 2008

Excellent travail colossal.
Merci.

Ecrit par : Maminou | 01 avril 2008

C'est vrai. C'était passionant et amusant, même pour un lecteur externe à l'apprentissage de la lecture.

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

passionnant

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

Sérieux! Que des momes qui voulaient travailler dans le monde médical ou de l'animal, armés d'appareils photos pour tout montrer dans leur rapport de stage, tous les appareils, toutes les activités de soin, des fois un peu pénibles à force de poser des questions curieuses et parfois inappropriées. Mais là, le vide, le néant. Même le cursus scolaire ne l'a pas intéressée.

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

D'ailleurs, elle veut être prof...

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

De tout ce ramassis de "parasites" (JPB) qu'on appelle les "pédagogistes", une seule est agrégée ( de grammaire) , et Normalienne Ulm par surcroît, Evelyne Charmeux.

Ecrit par : Jean

Elle est normalienne SÈVRES ! J'ai des amis qui vous étriperaient pour avoir confondu les deux écoles, lesquelles n'ont fusionné qu'en 1986, trente-quatre ans après l'intégration de Mlle Fontaine, épouse Charmeux.

Écrit par : moot | 01 avril 2008

La remarquable analyse de T.Vienot m'évoque l'absurde polémique sur la question que veut dire "savoir lire"?
Visiblement Ouzoulias ne sait pas et ne saura jamais.

Ce malheureux, tout comme les 19 Paniqués ( mal baisés qui pourraient tout juste faire liste complète aux municipales) sont en mal d'arguments. Les méthodes qu'ils ont préconisées ou soutenues ont entraîné la débâcle. Donc à moins de se désavouer, un courage et une honnêteté intellectuelle qu'ils n'auront jamais, ils ne peuvent que contester l'ampleur des dégâts et bien-sûr cela inclut les résultats OCDE/PISA. Ils réfutent la fiabilité d' instruments de mesure qui conviennent pourtant à tous les autres pays.

Autre char d'importance dans cette Grande parade, la "science" de l'éducation qui leur sert de gilet pare-balles. Comme elle est bidon... à 99%, ils finiront par crever mais pour cela il faut commencer par leur tirer dessus avec autre chose que des balles à blanc. Ils sont sourds et aveugles, mais hélas pas muets.

Dans le combat des neurosciences contre le charlatanisme,
l'Histoire nous enseigne que le second a la vie dure, même si les premières finissent quand même par gagner.

Écrit par : Cadichon | 01 avril 2008

De tout ce ramassis de "parasites" (JPB) qu'on appelle les "pédagogistes", une seule est agrégée ( de grammaire) , et Normalienne Ulm par surcroît, Evelyne Charmeux.

Ecrit par : Jean

Elle est normalienne SÈVRES ! J'ai des amis qui vous étriperaient pour avoir confondu les deux écoles, lesquelles n'ont fusionné qu'en 1986, trente-quatre ans après l'intégration de Mlle Fontaine, épouse Charmeux.

Ecrit par : moot | 01 avril 2008

Justement, Ulm était réservée aux garçons, donc on ne peut pas lui reprocher d'avoir raté le moindre concours. D'ailleurs à l'époque Sèvres avait été transféré à Jourdan.

Attention tout de même, on trouve sur le site d'EC une photo d'elle dans ses jeunes années, accompagnée de ses amis de l'époque, Derrida et Althusser. (http://www.charmeux.fr/eveline2.html)

Dire qu'aujourd'hui ses références majeures sont Frackowiak et Grandserre... il y a de quoi être triste. Quels qu'aient été leurs défauts, les héros de la French Theory valaient mieux que cela.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 01 avril 2008

Rhaaaa! Je n'en peux plus. Chaque année, j'accueille des stagiaires de quatrième et troisième, en général des filles de quatorze pu quinze ans. J'évite les garçons qui tournent de l'œil à la moindre goutte de sang. Ce coup-ci, j'ai pour la semaine une bébé-lune, dotée d'un an d'avance et de fin d'année donc pas treize ans. Quelle horreur. Elle est venue là sans aucune motivation, ne s'intéresse à rien, croit que mon métier c'est "faire des piqures" et vendre des laisses, n'a pas lu les conseils de son livret de stage... Un cauchemar!
Jusqu'à maintenant, j'avais reçu des élèves moyens ou nuls scolairement mais dynamiques, motivés et matures. ( Dobolino)

Vous voyez un peu quand on en a 29 ou 30 et pas tous aussi bien que ça?
Très bien ces stages en entreprise! Il faut les multiplier pour que le monde du travail découvre ( de loin encore) les conditions dans lesquelles on travaille:-)

Écrit par : Sanseverina | 01 avril 2008

Vous voyez un peu quand on en a 29 ou 30 et pas tous aussi bien que ça?
Très bien ces stages en entreprise! Il faut les multiplier pour que le monde du travail découvre ( de loin encore) les conditions dans lesquelles on travaille:-)

Ecrit par : Sanseverina | 01 avril 2008

...Une vraie vie de chien.

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

Dobolino, de même, nos 35 élèves par classe (3 classes=105) croient que notre métier, c'est de les garder dans une salle , pendant qu'ils bavardent en même temps que nous faisons cours , que nous sommes là pour les emmener en voyage ,de plus , ils veulent faire des études sans étudier, et bien entendu , avoir de bonnes notes . Chauffeurs de chaises. Chauffards . Eh oui ,prof ,un métier de tout repos .

Écrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008

2 ans que je lis ce blog sans réagir, mais la ca vaut vraiment le coup... La fameuse pétition mise en ligne a remportée un franc succès c'est le moins qu'on puisse dire :

http://www.petitionduweb.com/petition.php?petition=1491

Projet de programmes de l'école primaire : Copie à revoir !


Date de création : 26-03-2008
Date de clôture : 30-04-2008
Signataires : 525

Moins de 20 signataires par jour, c'est sur coco on va gagner.

Écrit par : julien | 01 avril 2008

Qu'est-ce que vous lui reprochez, à cette pétition ?
Elle est très bien.
Et le faible nombre des signataires est compensé par la qualité. Pensez donc : il y a même le secrétaire général de l'Organisation Génération Consciente D'Haiti !
C'est pas rien, tout de même.

Écrit par : yann | 01 avril 2008

Je viens tout juste de lire l'oeuvre collective de Lariba, Jeremy et Loki sur le bracelet électronique, d'où ma réaction tardive. Félicitations aux auteurs. Les brighelliens ont bien du talent. Et quel exemple de travail en équipe!

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 avril 2008

Vous n'avez pas compris ou plutôt fait semblant de ne pas comprendre...

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

"Et le faible nombre des signataires est compensé par la qualité. Pensez donc : il y a même le secrétaire général de l'Organisation Génération Consciente D'Haiti !
C'est pas rien, tout de même."

Alors là yann vous m'épatez : allez jusqu'au 419ème signataire pour dégotter le quidam, faut de la constance. Que dis-je : de l'abnégation.

En plus, le quidam se nomme Roosvelt (sans e) et signe de Miami. Un extra terrestre ? Un dealer de méthodes globales prohibées ? Le correspondant de Frackowiak (filière d'exfiltration clandestine) ? Le fantome de Duvallier ? Un qui a appris à nager par lui-même entre Port aux Princes et Miami ? Un touriste ? Son cousin ?

Écrit par : dugong | 01 avril 2008

Vous avez craqué, Dugong !
Nous sommes toujours le 1er Avril.

Écrit par : yann | 01 avril 2008

Damned !

C'est plus fort que moi. C'est ma nature ?

Écrit par : dugong | 01 avril 2008

Sérieux! Que des momes qui voulaient travailler dans le monde médical ou de l'animal, armés d'appareils photos pour tout montrer dans leur rapport de stage, tous les appareils, toutes les activités de soin, des fois un peu pénibles à force de poser des questions curieuses et parfois inappropriées. Mais là, le vide, le néant. Même le cursus scolaire ne l'a pas intéressée.

Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008

D'ailleurs, elle veut être prof...

Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008

tsss...tsss
Qu'est-ce à dire dobolino?
Votre opinion à propos des profs ne sort pas grandie de cette expérience?
Auriez vous une dent contre ceux qui ont formé cette gamine et celui qu'elle risque de devenir?
Allons, allons vous êtes seulement tombée sur "le mauvais cheval" !!!

Écrit par : Maminou | 01 avril 2008

Dobolino, de même, nos 35 élèves par classe (3 classes=105) croient que notre métier, c'est de les garder dans une salle , pendant qu'ils bavardent en même temps que nous faisons cours , que nous sommes là pour les emmener en voyage ,de plus , ils veulent faire des études sans étudier, et bien entendu , avoir de bonnes notes . Chauffeurs de chaises. Chauffards . Eh oui ,prof ,un métier de tout repos .

Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008

En progrès nets, mais c'est après la virgule et après le point qu'il faut laisser un espace, par partout...

Écrit par : c.mieux mais ça peut encore progresser. | 01 avril 2008

Publicité gratuite, bien que légèrement intéressée :

Le 13ème numéro de l'excellentissime revue de poésie "Les Citadelles" vient de paraître avec au sommaire de jeunes poètes turinois, Les poètes de nos jours (contribution personnelle de votre serviteur, un poème dédié à Joë Bousquet), des poètes anglais, écossais, irlandais et maltais...un coup de projecteur sur le poète et cinéaste mexicain Mauricio Fernandez, le magazine et les chroniques habituelles sur l'actualité de la poésie. Il y a aussi un très beau texte de John Montague sur Beckett.

Et que ceux qui se fichent de la poésie aillent se faire voir chez le lord maire de Londres.

Prix 10 euros c'est donné étant donné l'éminente qualité du contenu !

Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire. Je me dis parfois que je n'aurais qu'une seule raison valable à présenter pour ne pas aller directement en enfer : les efforts inlassables et désintéressés que j'aurais consacrés à la poésie, cette cause aussi utile et aussi inutile que la pluie.

Correspondance (si vous voulez proposer un texte) et commandes à adresser à Philippe Démeron, "Les Citadelles", 85, rue de Turbigo, 75003, Paris - commande des anciens numéros : 10 euros, port compris.

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

En progrès nets, mais c'est après la virgule et après le point qu'il faut laisser un espace, par partout...

Ecrit par : c.mieux mais ça peut encore progresser. | 01 avril 2008

La touche "S" se trouve sur votre clavier , juste entre le "Q" et le "D", et ainsi vous auriez pu faire un sans-faute..Merci .

Écrit par : Amélie OREE | 01 avril 2008

D'autant plus Dobolino que vous ne soignez qu'une bête à la fois . Nous , nous traitons toute une ménagerie simultanément et l'euthanasie est interdite , même pour les incurables .Quelle chance vous avez , si j'avais su ,j'aurais été véto..Aaah ! recoudre du caniche ,piquer du pitbull ,faire vêler une vache ....tandis que nous , faire comprendre Tartuffe à des bourricots.....!

Écrit par : Amélie OREE | 01 avril 2008

A amélie OREE : si un élève vous embête, menacez le d'un CONTROL + ALT + SUPPR et il se calmera bien vite.

Apparition, disparition : c'est la magie de l'enseignement.

Écrit par : EPI Fanny | 01 avril 2008

EPI ,tu as eu la fève ,tu es le roi de la touche ,the king of the keyboard...

Écrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008

A moins que tu ne sois une reine ,Fanny...

Écrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008

L'état vous a rendus dans un état de pensée pitoyable envers vos élèves. C'est quand même dû à votre lacheté si les élèves en sont à ce niveau. Pas la peine, d'aller dire, ce n'est pas moi, c'est mon voisin. Ce n'est pas moi, ce sont les parents.
Vous pourriez avoir un minimum de respect.
Vous avez signé pour être fonctionnaire; vous avez signé pour servi l'état. Pas une once d'humilité envers ceux que vous avez entraîné dans rouages.
La "Mécanique" fonctionne à merveille.


Les animaux ne sont pas ceux que l'on croie !


L'ÉTAT, NOTRE BERGER?

« Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »
Alexis de Tocqueville
DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE (1840)

Écrit par : Carole | 01 avril 2008

vos rouages

Écrit par : Carole | 01 avril 2008

à JD qui écrit :
Enfin, s'agissant de la "Théorie de la Contradiction" évoquée par P.Cordoba, je suppose qu'il s'agit de l'ouvrage d'Alain Badiou.
- Non, je préfère les films en VO. Je faisais donc allusion au texte de Mao commenté par Althusser.
Badiou, hélas...

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 2008

Elle est normalienne SÈVRES !

Ecrit par : moot | 01 avril 2008

Oui, c'est exact! Ulm et Sévres étaient encore distinctes à l'époque de Charmeux. Où avais-je donc la tête?

Écrit par : Jean | 01 avril 2008

A amélie OREE : si un élève vous embête, menacez le d'un CONTROL + ALT + SUPPR et il se calmera bien vite.

Apparition, disparition : c'est la magie de l'enseignement.

Ecrit par : EPI Fanny | 01 avril 2008

Ouais, dommage qu'ils ne soient pas "virtuels" ! L'école du futur : full contact ou suppression des contacts ?

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

Charmeux, l'amie molette comme je la surnomme, est en effet normalienne et agrégée de grammaire, ce qui inspire le respect (le mien en tout cas). Tout ça ne l'a pas empêchée de dire beaucoup de conneries. D'ailleurs si vous allez sur son site, côté photos, vous verrez qu'au début elle pose avec Derrida et Althusser, et qu'à la fin elle pose avec... Pierre Peret (lors d'un 'débat sur la chanson engagée' (sic)). Quelle évolution!

Écrit par : Loki | 01 avril 2008

Mais justement ,ils sont virtuels , Robin , ceux qu'on croiT,( avec un T , Carole ) ,des élèves....Je ne voudrais pas que la SPA m'intente un procès ,restons dans le pédagogiquement correct !

Écrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008

Bon, puisque vous me le demandez avec autant d'insistance, je vous post le poème de John Montague dédié à Samuel Becket (extrait de Tides, 1971 c The Gallery Press)


For Samuel Becket

To Cease

To cease to be a human

To be
a rock down
wich rain pours.
A granite jaw
slowly discoloured.

Or a statue
sporting a giant's beard
of verdigris or rust
in some forgotten
village square.

A tree worn
by the prevailing winds
to a diagram of
tangled branches :
gnarled, sapless, alone.

To cease
to be a human
and let the birds soil
your skull, animal rest
in the crook of your arm.

To become an object, honoured
or not, as the occasion demands,
while time bends you slowly
back to the ground.

Traduc. :

Cesser

pour Samuel Becket

Cesser d'être humain

Ëtre
un rocher renversé
que la pluie remplit,
une mâchoire de granit
lentement décolorée.

Ou une statue
arborant une barbe de géant
vert-de-gris ou rouillée
sur quelque place
de village oubliée.

Un arbre réduit
par les vents dominants
à l'état d'un diagramme de
branches enchevêtrées :
noueux, rabougri, solitaire.

Cesser
d'être humain
et laisser les oiseau te souiller
le crâne, les animaux reposer
au creux de ton bras.

Devenir un objet, vénéré
ou non, selon ce qu'exige l'occasion,
tandis que le temps te courbe lentement
jusqu'à terre.

Apprendre le poème en anglais et la traduction par coeur pour demain.

Écrit par : Robin | 01 avril 2008

"non pas Van Cleef, mais Rolex…
JPB"

Sic transit...

Écrit par : Sergio | 01 avril 2008

Dans l'état actuel des choses, signer la pétition des 19 équivaudrait à s'autoflageller. L'idée d'un retour possible des pédagogos, ces imposteurs de la cause enfantine, est tout simplement insupportable.
Plus jamais ça !

Chaque heure d'instruction est une victoire qui mérite que l'on dise, à son issue : encore une que les pédagogos n'auront pas !

Écrit par : Magister | 01 avril 2008

Mais justement ,ils sont virtuels , Robin , ceux qu'on croiT,( avec un T , Carole ) ,des élèves....Je ne voudrais pas que la SPA m'intente un procès ,restons dans le pédagogiquement correct !

Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008

Vous comprenez vite, mais faut vous expliquer longtemps...

Mais justement, ils sont virtuels, Robin, ceux qu'on croit...

Écrit par : c.pas encore ça | 01 avril 2008

Voilà qui mérite d'être mis sur le fil que tous lisent en ce moment...

"Juste un coucou à mon ancien professeur de lettres - Lycée Fragonard à L'isle-adam en 1985 - première et dernière année où je me souviens d'élèves se battant pour être au premier rang ; Nous rapprochions même votre bureau pour que vous soyez plus près de nous - Pourtant toute l'astuce était la , vous savoir proche pour ne pas perdre une miette de vos paroles et surtout ne pas se faire remarquer ( parce que les coups de cahiers sur la tête, j'en ai pris !) Jusqu'en troisième, j'étais la bonne élève en français et quel choc de découvrir qu'en seconde avec Mr Brighelli , mes notes n'excédaient pas le 2/20... Mais cette année la, au lieu d'être dépitée par la médiocrité de mes notes, la passion du français, de la lecture et de l'histoire m'est revenue grâce aux cours palpitants que vous nous donniez.. Et plus de 20 ans, après si je me souviens d'un prof , c'est vous et nous parlons régulièrement avec les quelques amies de seconde que j'ai encore ! Alors c'est enchantée que je vous vois de temps en temps à la télévision ( inchangé d'ailleurs, la même moustache !!) et je voulais tout simplement vous remercier pour la qualité de votre enseignement, ces anecdotes liées à la littérature et l'histoire dont je me souviens encore ... Je profite de le faire maintenant parce qu'à l'époque trop tétanisées par votre présence, nous n'osions pas vous dire tout le bien que nous pensions de vous et la joie que nous avions de suivre vos cours!
Amicalement"

Ecrit par : NATHALIE | 01 avril 2008

Écrit par : Maminou | 01 avril 2008

L'état vous a rendus dans un état de pensée pitoyable envers vos élèves. C'est quand même dû à votre lacheté si les élèves en sont à ce niveau.
Ecrit par Carole.

Vous êtes très en retard sur l'actualité du blog, M'dame Carole. Tout ça on nous l'a déjà dit et on a expliqué. Vous accusez ici des profs qui n'ont pas eu cette lâcheté. Et je le dis tout net si le niveau en est là ce n'est pas de ma faute. Par contre des collègues qui n'en fichent pas une ramée, j'en connais et qui n'ont pas passé de concours et qui sont bêtes à pleurer et qui adorent Meirieu et sa bande.

Écrit par : point-virgule | 01 avril 2008

Rien à voir mais voici un extrait d'une nouvelle de David Abiker, tirée de son dernier recueil "Contes de la télé ordinaire". La nouvelle s'appelle 'Fink Fiction' et est un hommage déjanté au philosophe que nous apprécions tous ici (enfin j'espère) Alain Finkielkraut. David Abiker raconte un rêve qu'il a fait, et dans lequel il saccage la Star Ac' en compagnie d'un Finkielkraut déchaîné...

"(...)Une fois dans le hall d’entrée, Nikos Aliagas s’est rendu immédiatement. Nous l’avons ficelé sans aucune difficulté et rangé dans un placard à balais. Ses yeux semblaient nous dire merci.Je ne sais pas pourquoi mais dans ce rêve je suis eurosceptique. Et donc je dis à Fink :

– À cause de l’Europe, ce maudit Grec a pris ma place. C’était à moi d’animer le radio crochet, pas à cet étranger, hélas, il a demandé deux fois moins de pognon et ils l’ont pris.
– On va te venger, poulet, a répondu Fink.

L’auteur de Nous autres modernes avait les yeux qui brillaient et moi j’étais très excité. On a commencé la visite en tendant l’oreille. On entendait des “Yeeeeahhhhéhangue” dans les couloirs.

– Ils chantent les cons, j’ai dit.

Dans une pièce qui ressemblait à une cuisine Ikéa, on a reconnu deux candidates qui lisaient Psychologie Magazine tout en faisant des vocalises.Fink a posé cette question :

– Pourquoi font-elle innocemment vibrer les cloisons de leur nez au lieu d’utiliser leur ventre, leurs tripes et leur gorge ?
– Mais parce qu’elles sont en apprentissage, Alain, j’ai cru bon de répondre.

Jessica et Connifer, je crois. Elles poussaient des “Yeaaaaaaahéhangue” qui rappelaient ceux d’Ophélie Winter.
Fink a proposé de les maltraiter immédiatement.

– On s’occupe des garçons d’abord, j’ai dit.

Que restait-il de ces jeunes hommes à grandes dents ? Ils avaient déjà viré les plus dégénérés par SMS. Restaient deux ados avec des pieds immenses et des boîtes de céréales dans les poches.

Cette génération a des grands pieds, des gros os, des grosses lèvres, des mentons énormes. Avant de les liquider, Fink a souhaité qu’on s’occupe du gel.

J’ai senti qu’il faisait une fixette sur le gel. Pour lui le gel capillaire est un paradigme déterminant pour comprendre cette jeunesse.Faut dire qu’on supporte plus le gel, Fink et moi. On supporte plus leurs cheveux, leur air ahuri comme s’il fallait à tout prix avoir l’air ahuri. Avant on pensait avec sa tête, eux, ils pensent avec leurs cheveux. Ce qui est bien c’est que dans les rêves personne ne vient dire : “Mais David, en 1983, tu passais une heure par jour à te coiffer sans succès.

“Toujours est-il que dans ce château à la gomme, il y a des dizaines de cantines militaires pleines de gel. Le gel coule dans les veines et les artères des candidats de la StarAc’. C’est archi sûr. Du gel turquoise, du rose, du bleu, du “des années 80″. L’école de chant la plus réputée de France carbure au gel.

– Mais ils en bouffent ou quoi ?, a gueulé Fink excédé.
J’ai pris un air mauvais.
– Ils vont le chier leur gel, t’aaas voir1.

J’ai fracassé la porte du studio. Deux jeunes mecs quart-de-finalistes s’entraînaient à la lambada avec des guitares classiques, tout en se jurant que si l’un d’entre eux perdait il n’en voudrait pas à l’autre.

Ni l’un ni l’autre n’avait jamais employé le terme “empathie”, mais c’est bien le sentiment que chacun de ces adolescents attardés de vingt-six ans ressentait l’un pour l’autre.

Pour faire court, ils se câlinaient en l’absence des filles. Cette génération passe son temps à se câliner. Ils sont là à se peloter sans arrêt et à faire “Yeeaaaahéhangue”, a noté Fink dans le carnet qui ne le quitte plus depuis l’apparition des nouveaux philosophes.

Quand j’ai sifflé la mi-temps, les “Djeuns” ont stoppé net leur chanson douce. J’ai tabassé les deux. Comme dans tous les rêves violents que je fais dans mon lit, il me faut des heures et des heures avant de démonter la tête d’un type.On dirait que je cogne dans la guimauve.

À la fin, j’ai pris la gratte et je l’ai enfoncée sur la coiffure du plus grand. Comme sur la jaquette de London Calling 2. On aurait dit aussi Malcom Mc Dowel dans Orange Mécanique, mais en plus gras.

J’ai dit : “Ça, c’est pour avoir massacré Nicoletta la première année. Et ça c’est pour faire semblant de savoir chanter du Téléphone alors que vous n’êtes que des minables.”

Fink a filé un coup de Doc Martins dans l’ampli pour qu’ils soient pas tentés de couiner ou d’appeler leur manager. On a obligé la prof de chant, celle qui a les mêmes lèvres que Michel Sardou, à se bourrer à la bière jusqu’à ce qu’elle arrête de crier.

Ensuite, seulement, nous sommes retournés voir Jessica et Connifer.

Elles essayaient des jeans devant un miroir aux alouettes en rentrant leur ventre. On a fermé la porte de la chambre. On s’est mis à les regarder par en dessous.

– Vas-y, Fink, t’as qu’à commencer…
Et Fink a démarré, il a sorti son cahier et lu des notes qui dataient du milieu des années 1980.
– Bien que j’ai été soixante-huitard comme la plupart des gens de mon âge, ou peut-être précisément pour cette raison, je ne crois pas qu’il faille valoriser automatiquement tout ce qui bouge ni que le mouvement soit à lui-même sa propre justification. Il me semble, à l’inverse, qu’au risque d’être un peu seul, il importe aujourd’hui d’être sobre et de résister à la grande marée lyrique des pseudo-résistants.

Ça n’a pas manqué. Les deux apprenties ont été prises de convulsions comme si elles avaient laissé tomber leur fer à friser dans leur bain. C’était atroce, ça chialait, ça demandait pardon à la Pensée, à la Culture, aux Punks des 70’s et même à la New Wave. L’une s’est tellement secouée qu’un sein est sorti de son body. Ça a failli m’attendrir.

– Tiens, remets donc ça, j’ai dit à Fink en me ravisant.Et il a remis ça le mec.
– À l’inquiétude suscitée par l’hétérogénéité linguistique ou culturelle qui règne dans les écoles et collèges situés hors des quartiers bourgeois on répond en vantant, sur le mode Benetton…

Il a pas pu continuer car une des filles s’est mise à pleurer franchement provoquant le déclenchement d’une alarme. Fink m’a regardé avec son cahier ouvert et son questionnement.

– On devrait peut-être se tirer, j’ai dit.
– Ouais, mais avant on s’occupe du gel.Pas question effectivement, de partir sans détruire les provisions de gel. On a vidé les pots dans les cabinets collectifs et on s’est taillé.

Comme dans tous les songes de qualité, j’avais mis la main sur une liasse de Pascal, des vrais francs, pas des euros. Une liasse bien épaisse, bien dense avec le bandeau vert rayé, le tout dérobé dans la poche intérieure du smoking de Nikos Aliagas. (…)"

Écrit par : Loki | 01 avril 2008

Un peu de bla bla de "l'amie de l'école", comme elle se surnomme elle-même.

Charmeux Apprendre, ce n’est pas empiler

Article du 15/03/07
« Apprendre, ce n’est pas empiler, c’est mettre en relation »
Éducation . Gilles de Robien a approuvé hier, le principe d’une leçon de mots dès l’école maternelle. Éveline Charmeux, pédagogue, dénonce une grave erreur.

Le chercheur Alain Bentolila a remis au ministre de l’Éducation, hier, le rapport qui lui avait été commandé sur l’enseignement du vocabulaire. Visant à réduire la « fracture linguistique » qui persiste entre les enfants, celui-ci préconise « le retour de leçons de mots » dès l’école maternelle. Il s’agirait de faire apprendre aux élèves des listes de mots nouveaux, à raison de 365 mots par an (l’Humanité du 7 mars).

Plusieurs chercheurs et pédagogues ont réagi négativement à ces propos, entre autre Éveline Charmeux, agrégée de grammaire, ex-formatrice IUFM et chercheuse à l’INRP, aujourd’hui à la retraite (1).

Vous qualifiez la leçon de mot de « menaces pour nos enfants ». C’est sévère…
Éveline Charmeux. Oui, mais ce n’est pas excessif. Ce qui est préconisé ici repose sur des erreurs. Or, lorsque l’on fait, à l’école, des choses dont les recherches démontrent qu’elles sont erronées, on met en difficulté les enfants qui n’ont que l’école pour s’en sortir.

Peut-on résumer ces erreurs ?
Éveline Charmeux. La première consiste à dire qu’apprendre, c’est empiler les connaissances nouvelles - c’est ce que l’on retrouve dans la proposition d’enseigner 365 mots nouveaux par an.

Il y a plus de quarante ans que l’on sait que c’est faux. Les savoirs ne peuvent pas se construire un par un. Si jeune qu’il soit, l’enfant dispose d’un savoir. Apprendre consiste à le transformer, à le rectifier. On apprend en se heurtant. Ce conflit cognitif implique de mettre en relation ce que l’on savait déjà avec ce que l’on vient de découvrir.

Et pour ce qui est du vocabulaire ?
Éveline Charmeux. L’erreur est de faire croire que les mots correspondent à des choses bien définies. Le vocabulaire n’est pas un ensemble d’étiquettes posées sur le monde extérieur et identique pour tous. C’est un facteur d’organisation du réel.
La façon dont on perçoit le monde est déterminée par la langue que l’on parle. L’exemple le plus célèbre est celui du mot neige, qui n’existe pas en inuit, la langue des Esquimaux.

En revanche, ils ont quatorze mots radicalement différents pour désigner quatorze sortes de neiges. Par ailleurs, en français, ils n’ont aucun sens : tout dépend du contexte. Si je dis « volume », de quoi je parle ? Du son de la télé ou du contenu d’un verre ? Sans compter les emplois figurés… Vous imaginez le nombre de définitions qu’il faudrait donner ?

Enfin, une langue, ce n’est pas une accumulation de mots. D’ailleurs, les chercheurs observent que les vraies difficultés des élèves ne résident pas tant dans l’acquisition du vocabulaire que dans l’apprentissage de la compréhension.
Cela signifie que l’on n’a pas besoin d’une « bibliothèque » personnelle ?

Éveline Charmeux. On a surtout besoin d’un dictionnaire de textes. Plus on lit, plus on apprend. Et placés face à un texte, les enfants, en groupe, sont tout à fait capables de formuler des hypothèses concernant le sens des mots… La leçon de vocabulaire ne devrait avoir qu’un objectif : apprendre à utiliser le vocabulaire que l’on connaît déjà.

Mais existe-t-elle déjà ou non, cette leçon de mot ?
Éveline Charmeux. Elle existe, bien sûr, on ne l’a jamais quittée et malheureusement, elle continue de se faire, dans bien des cas, sur des recherches de sens. Ce qui, encore une fois, ne sert à rien.

Plébiscite du b.a.-ba, de l’apprentissage précoce des quatre opérations, du vocabulaire… Beaucoup redoutent un retour à l’automatisation des apprentissages. Est-ce aussi votre avis ?

Éveline Charmeux. C’est pire que cela. Ce que monsieur de Robien appelle automatisation, c’est en fait de la mécanisation : la répétition d’une chose « jusqu’à ce que ça rentre ».

L’automatisation, c’est au contraire la maîtrise constante d’un outil que l’on a construit soi-même. Prenons l’exemple du tennis : automatiser n’est pas savoir ce qu’est un coup droit.

C’est être capable de choisir très vite si l’on va utiliser le coup droit ou le revers. Or, pour choisir de façon extrêmement rapide, il faut avoir compris, digéré donc théorisé - et non mécanisé - le geste. L’automatisation est la maîtrise du choix. La mécanisation n’est qu’un conditionnement.

(1) À lire, sur les sites
du Café pédagogique (http://www.cafepedagogique.net) et du CRAP (http://www.cahiers-pedagogiques.com)
les textes d’Éveline Charmeux et de Pierre Frackowiak.
Entretien réalisé par Marie-Noëlle Bertrand

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 avril 2008

D'autant plus Dobolino que vous ne soignez qu'une bête à la fois . Nous , nous traitons toute une ménagerie simultanément et l'euthanasie est interdite , même pour les incurables .Quelle chance vous avez , si j'avais su ,j'aurais été véto..Aaah ! recoudre du caniche ,piquer du pitbull ,faire vêler une vache ....tandis que nous , faire comprendre Tartuffe à des bourricots.....!

Ecrit par : Amélie OREE | 01 avril 2008
Primo: si vous aviez su ou si vous aviez pu? Y'a nuance! La sélection est rude...
Deuxio, une bête à la fois, c'est bien une vision de citadin.
Je vous invite aux prophylos en troupeau de brebis avec deux cents agneaux triés qui bêlent pour appeler leur mère. Le niveau sonore est à la limite du tolérable et ça peut durer trois heures ou plus.

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

Françoise !!!
Vous ne nous aviez pas dit ce que vous faisiez le 13 juin !
Je suis ravi de l'avoir appris, et j'espère pouvoir y être, en tout cas !

Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008

@Jeremy : j'y compte bien ! Faites-vous connaître, ça va de soi -- le blog ne rend pas très physionomiste...
@ tous : je ferai très bientôt suivre le programme de la journée d'étude organisée ce jour-là par le GRC (grou(pe de réflexion sur les concours) à l'Université Paris Diderot Paris VII), La Halle aux Farines, amphi 9E (entrée libre) sur l'épineux sujet du recrutement des enseignants : faut-il renoncer aux concours ?

Écrit par : FGuichard | 01 avril 2008

Tertio: vous semblez ignorer que notre interlocuteur n'est pas l'animal mais son maître et que ce maître est votre ancien élève.

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

A dobolino.UN jour,quelqu'un m'a dit la même chose :SI j'avais su ,j'aurais été prof et j'ai répondu :"NON ,si tu avais PU !"La sélection était très rude aux concours en 1980,dernière année giscardienne,plus de postes .Détendez-vous, je ne fais que plaisanter et je vais croire que vous n'avez pas d'humour...

Écrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008

Tertio: vous semblez ignorer que notre interlocuteur n'est pas l'animal mais son maître et que ce maître est votre ancien élève.

Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008

Je confirme.
Le paysan que je connais le mieux et qui fait du pensionnat de chevauxl, dit souvent:
"Les animaux, ce n'est rien, mais avec les propriétaires il faut beaucoup de diplomatie et de patience."

Un jour, une cavalière est allée jusqu'à se plaindre que son cheval s'ennuyait dans sa pâture.

- "Comment pouvez-vous dire que votre cheval s'ennuie, Madame?
- "Et bien, moi, si j'étais dans cette pâture toute la journée, je m'ennuierais !!!"
- "Mais Madame, vous n'êtes pas un cheval !!!"

Écrit par : Maminou | 01 avril 2008

Détendez-vous, je ne fais que plaisanter
Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
Moi, j'allais à la pêche et ça a mordu vite! L'appat était bon et l'heure propice.

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

Soyons francs et clairs! Le professeur se plaint de la médiocrité de ses élèves. C'est un fait qu'ils sont globalement médiocres. Mais, ces médiocres deviennent les adultes auxquels on se heurte, au guichet de la Poste, à l'URSSAF, au CDI, au Café du Commerce, enfin partout, qu'on fasse ses courses ou qu'on exerce son métier. Donc, la galère est la même pour tous, de 7 à 77 ans.

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

Voilà où l'Educ Nat pourrait faire des économies : la brillante chercheuse Sprenger-Charolles citée par Ouzoulias et qui cautionne de telles c.

L’étude de Braibant et Gérard a été conduite auprès de 450 enfants scolarisés dans 25 classes de 2ème année du primaire de 12 écoles francophones de l’agglomération bruxelloise.

Les caractéristiques de cette population étaient proches des moyennes de référence (origine sociale, âge, sexe, retard scolaire...).

La nécessité de ne pas favoriser les élèves qui ont appris à lire selon une méthode plutôt qu’une autre a conduit les auteurs à renoncer à une évaluation des compétences de lecture à voix haute, (!!!!!!!!) cette tâche étant généralement utilisée uniquement par les enseignants qui utilisent une méthode phonique.

De même, les capacités de compréhension écrite n’ont pas été évaluées par un test impliquant le recours à des stratégies d’anticipation contextuelles, ce type de stratégies étant privilégié par les enseignants pratiquant une méthode idéovisuelle.

Les capacités de décodage (conduisant à l’identification des mots écrits) ont donc été évaluées par une épreuve de lecture silencieuse.(!!!!!!!!!!)

Un dessin sous lequel était écrit un mot était présenté aux enfants qui devaient décider si ce mot correspondait bien à celui représenté par l’image.

Cette épreuve comportait des « mots tordus », par exemple, le mot « boire » sous le dessin d’une « poire ». La compréhension écrite a été évaluée par un test dans lequel l’enfant devait choisir, parmi 4 images, celle qui correspondait à un petit texte écrit.

Par exemple, le texte « il est temps de se lever pour aller à l’école » était accompagné de 4 images : l’une avec une maman montrant l’heure à sa fille qui était dans son lit, sur une autre figuraient deux enfants sur le chemin de l’école, les deux dernières images présentaient respectivement une maman lavant sa petite fille et deux enfants en train de se laver.

Quand je pense qu'on paye une équipe de "chercheurs" pour ces conneries! Allez, je l'ai dit.

Voir si un enfant sait lire et comprend ce qu'il lit par un test de "lecture silencieuse", il faut le faire !

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 avril 2008

Merci et bravo, Thierry, pour le commentaire du texte d'Ouzoulias. Si j'ai le temps demain, le commentaire du commentaire.

Écrit par : catmano | 01 avril 2008

C'est exactement ce que je me dis chaque jour.. "Des anciens élèves !"Ils sont partout.On est cernés !!

Écrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008

Bon.

Et si les anti-pédagos passaient à l'offensive?

Parce que là, les Charmeux, Fracko &Co se réjouissent déjà de leur retour en grâce (qui ne saurait tarder).
Pourquoi ce pessimisme? Tout simplement parce que je remarque la non-réaction des 'Républicains' aux attaques pédagos.
La pétition des 19, par exemple. Pétition stupide, d'accord, mais elle fait suite aux manifs lycéennes, et aux interventions de deux anciens ministres de l'EN. Tout ça, dans l'opinion publique, ca se mélange, et ça donne rien de bon.
Pourquoi ne pas lancer une autre pétition pro-Darcos? Et lui accorder toute la publicité dont elle aura besoin?
Il faut faire front commun, comme le disait très justement FGuichard. C'est aussi une guerre des esprits qu'il faut gagner; et les pédagogos, eux, ont l'habitude de la propagande.
Nous ne gagnerons que sur leur terrain, avec leurs armes.
Alors à quand une pétition de JPB, Marc le Bris, Rachel Boutonnet, G. Morel, etc etc.? Quelque chose de massif, pour relégitimer Darcos?

Écrit par : Loki | 01 avril 2008

C'est exactement ce que je me dis chaque jour.. "Des anciens élèves !"Ils sont partout.On est cernés !!

Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
Tout pareil! Parfois, quand j'explique un truc ou l'autre à une pratique ou que je l'écoute, j'imagine le calvaire de l'instit' qui lui a appris à lire.
Terrible!

Écrit par : dobolino | 01 avril 2008

C'est bizarre, cette horreur devant l'apprentissage des bases de l'écriture et de la lecture quand, d'un autre côté, on est capable de poser des questions de ce type :

"Bonjour à tous !
J'aimerais savoir comment vous organisez votre classe pour pouvoir évaluer efficacement. Quels outils utilisez-vous (notamment en EPS)?
Lors de mon stage R.1 en TPS/PS, je n'ai pas réussi à évaluer correctement mes élèves. J'utilisai régulièrement des grilles d'observations mais je n'arrivai pas à remplir tous les items pour tous les élèves... Je travaillai par ateliers (4 dont 2 en autonomie) et parfois, je laissai un groupe d'élèves en évaluation sur fiche sous la surveillance de l'ATSEM (qui bien sûr ne pouvait pas s'empêcher de les aider!) Du coup, si l'année prochaine j'ai une classe de maternelle, je ne sais pas du tout comment m'organiser !!!
Merci pour vos réponses.
En faisant quelques recherches, j'ai trouvé des didacticiens qui parlent d'évaluation individuelle et d'évaluation semi-collective/ par atelier. Quelle est la différence entre ces deux termes??? "

Précisons, pour les profanes, qu'en TPS (toute petite section, un truc qui n'existe d'ailleurs pas officiellement), PS (petite section, la seule qui existe dans les textes, ils n'étaient pas stupides les gens qui ont créé les sections d'école maternelle, ils savaient bien qu'avant quatre ans, les différences de développement ne sont pas toujours liées à l'âge), les enfants ont de deux à quatre ans...
D'un côté, on refuse de faire apprendre, de l'autre, on évalue à tour de bras.

Écrit par : c. cru | 01 avril 2008

A part ça, la petite jeune, elle va être à l'aise l'an prochain, si elle doit apprendre l'imparfait et le passé simple à ses élèves de CM1 !

Écrit par : c. cru | 01 avril 2008

A c'est pas encore ça Pourtant, je n'ai pas eu la globale....

Écrit par : Amélie Mitée | 01 avril 2008

Alors à quand une pétition de JPB, Marc le Bris, Rachel Boutonnet, G. Morel, etc etc.? Quelque chose de massif, pour relégitimer Darcos?

Ecrit par : Loki | 01 avril 2008

S'il n'y avait pas les milliers de postes supprimés, ce serait bcp plus simple. Il faudrait être assez clair pour expliquer qu'on peut à la fois soutenir très fort X. Darcos sur les programmes du primaire et être absolument scandalisé par ces suppressions de postes, qui ne représentent d'ailleurs que des économies de bouts de chandelle dans le déficit général, mais qui mettent les collègues dans une situation très difficile à la rentrée prochaine.
Il y a d'autres économies à faire dans l'ed nat, et d'abord du côté de la recherche en pseudo-sces de l'éducation (pratiques innovantes dans le mixage de l'eau tiède, abstraction de quintessence, faribolage de gueule et autres médusantes fantasmagories).
Par ailleurs, merci de nous avoir fait découvrir le texte de D. Abilker ! j'ai tellement ri en le lisant, et en imaginant Finkie -- qu'il me pardonne... -- virevolter en rythme sur "Surf rider" !

Écrit par : FGuichard | 01 avril 2008

Dommage que Darcos veuille reconstruire l'école en cassant les profs.En cassant du prof.

Écrit par : Amélie Mitée | 01 avril 2008

Sur les syndicats lycéens : on peut gloser à l'infini pour savoir s'il s'agit d'un oxymore ou d'une analogie... Il n'en reste pas moins que l'UNL et la FIDL sont des associations loi 1901. Je ne crois pas que leur activité justifie leur dissolution par les procédures prévues par la loi.

Ecrit par : Pat

On ne va tout de même pas se livrer à un exercice d'ORL sur la formule "syndicat lycéen" !
Après cela, il n'y a donc aucune raison pour qu'une association loi 1901 soit considérée comme représentative, ni qu'elle soit pour cette raison admise au sein des commissions (même consultatives) siégeant au ministère.
Si les gamins veulent s'associer, qu'ils le fassent, qu'ils jouent ensemble dans le bac à sable et laissent les grands en paix. S'ils décident une grève et des manifestations, qu'ils soient systématiquement rappelés à l'ordre comme les fauteurs de troubles à l'ordre public qu'ils sont.
En bref : que ces associations soient ramenées à leur vraie place, et que leur influence soit désormais annulée de fait, comme il se doit.

Écrit par : moot | 02 avril 2008

Alors à quand une pétition de JPB, Marc le Bris, Rachel Boutonnet, G. Morel, etc etc.? Quelque chose de massif, pour relégitimer Darcos?

Ecrit par : Loki | 01 avril 2008

Quand on se souvient de l'échec magistral de l'"Appel pour la refondation de l'école" lancé par Le Bris et Lafforgue (11 000 signatures en un an, ce qui est ridicule, les dirigeants de certaines associations refusant de signer parce que ceci, parce que cela, et gnan et gnan..., on peut être sceptique!
Il faudrait que ladite pétition prenne l'allure d'un référendum d'initiative populaire et s'en donne les moyens. Certaines associations ont de l'argent(je pense à l'une d'ntre elles, qui défend le latin et le grec), et il est dommage de le laisser dormir sur des comptes alors que la situation est critique et que c'est maintenant qu'il faudrait le dépenser.

Écrit par : Jean | 02 avril 2008

"je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison"

Je réponds tardivement à la question d'un intervenant sur l'objet d'hypothétiques poursuites judiciaires.La directrice m'accuse de harceler l'institutrice avec mes annotations.Après coup il ne s'agissait que d'intimidations qui n'auront aucune prise sur moi ni sur ma femme, tout au contraire.
L'Albatros de Charles Baudelaire a été soumis à la sagacité de mon fils ainé en classe de CM2.Après qu'il m'eût déclamé le chef d'oeuvre, je m'enquière de sa compréhension du texte et m'aperçois qu'il ne sait pas ce que signifient les mots indolent, veule,huée, nuée, brûle-gueule, gouffres amers, l'azur, naguère, l'archer. Outre le fait que je doute que ce poème soit très adapté à une classe de CM2, il eût été nécessaire de faire une explication de texte précédée d'une étude de vocabulaire.
Cela relève me semble-t-il du bon sens. Le travail préparatoire n'a été réalisé qu'une semaine après que j'aie écrit mes annotations à l'origine des intimidations de la directrice.
Il est vrai que je suis coutumier du fait.Mais mon exaspération devant la démagogie et la négligence est à son comble.
Voici un des passages de l'Albatros: Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid! réécrit par mon fils de cette façon:Lui, n' a guère si beau, etc... sans que l'institutrice ne relève quoi que ce soit!!!
Lors d'une réunion préparatoire à un séjour "découverte", se déroulant dans la salle de classe, j'ai pu découvrir d'autres aberrations comme le verbe accueillir conjugué au présent de l'indicatif avec un seul l(l'enfant accueile..) sur un panneau collé au mur ou les ogresses prenant ent au pluriel(ogressent)!
Il ne s'agit pas de propagande ou de provocation de ma part, mais plutôt le contrecoup d'une indignation rampante.C'est la première fois que j'écris pour ne pas avoir le sentiment de devenir fou ou paranoïaque. Mon exigence intellectuelle me fait passer auprès de mes collègues pour un ringard sentant la naphtaline malgré mes 42 ans, doublé d'un élitiste incorrigible.
Dites moi que je suis fou Monsieur Brighelli, et respectueux de votre pensée, j'irai derechef me livrer aux autorités!
Bien cordialement.

Écrit par : Fred | 02 avril 2008

L'analyse brillante par Th. Venot des cuistreries de l'IUFumiste versaillais et la prose de Charmeux nous prouvent que rien n'a changé en un demi-siècle, comme en témoigne aussi le texte ci-dessous: ""La méthode globale, cette galeuse ! par Célestin Freinet (1959)"", un hymne impérissable de sottise à la gloire de la méthode la plus nuisible de l'histoire moderne de l'éducation.


"Attentifs à tout ce que le monde produisait de valable et d'utile dans le secteur éducation, ils [*les grands anciens, Piaget and co, ce "'noyau fécond de philosophes, de psychologues, d'éducateurs, de chercheurs inventeurs de la merveileuse Pédagogique nouvelle"""qui allait sauver le monde, selon Freinet] ont naturellement étudié l'œuvre géniale du Dr DECROLY qui, le premier, avait parlé de syncrétisme et deglobalisme. L'école restait universellement persuadée avant lui que l'éducation et l'acquisition des connaissances ne pouvaient se faire autrement que par les processus en honneur depuis toujours dans les écoles, et que l'enfant ne pourrait reconnaître et lire le mot chat que s'il avait au préalable étudié le son ch pour savoir que ch et at font chat.
Le Dr DECROLY avait eu l'audace de penser et de dire que la scolastique pouvait se tromper et que c'était peut-être bien la tradition qui avait raison.

Que dit la tradition ? Que dit la VIE ?

Elle dit que la première vision de l'individu est toute globale et
syncrétique. L'enfant entend un pas, voit une ombre : « Maman ! ». L'École redoute cette vertu de l'être d'appréhender toutes choses par la complexité subtile des biais si divers qui s'offrent à la nature humaine. Elle a, depuis toujours, posé en préalable une démarche qu'elle croit unique et universelle. Elle pense que la vie se construit comme se monte un mur,
pierre à pierre, et que l'enfant ne saurait reconnaître sa maman si on ne lui a donné, par l'instruction, les éléments de cette reconnaissance, en un processus de démonstration apparemment logique : cette ombre est une femme... elle a des pantoufles usagées qui raclent le parquet, un corsage avec trois boutons, les yeux marrons et une mèche de cheveux frisant autour de l'oreille : « C'est ta maman ! ».
Alors que l'enfant suit naturellement le processus inverse. Maman ! Il ne peut pas se tromper ; c'est sûr et définitif. Tous les éléments de vie concourent mystérieusement à cette reconnaissance. Il reconnaît maman comme le chevreau reconnaît sa mère au milieu du troupeau. Ce n'est que lorsque s'est faite l'identification, que l'esprit, l'œil et l'oreille
– et une infinité d'autres sens qu'on a tort de négliger – peuvent se préoccuper du détail analytique : la pantoufle, les boutons du corsage ou la mèche de cheveux. Et ce second stade n'est même pas toujours nécessaire. Je ne me souviens plus combien il y a de marches devant ma vieille maison natale. Mais je puis y arriver de nuit : mes pas n'en
manqueront pas une parce qu'ils les ont comptées et inscrites dans ma mémoire des pas. C'est tout cela le processus retrouvé de la méthode globale. Il ne s'agit même pas de discuter s'il est juste ou faux ou efficient. Nous
sommes obligés de constater que dans la vie, il n'y en a pas d'autre. Mais la scolastique n'en est pas à une inconséquence près.
Le Dr DECROLY avait remarqué de même que lorsque l'enfant apprend à parler, il ne part jamais de l'élément apparemment simple. Ce n'est pas avec un p et un a qu'il monte papa, mais avec le cri qu'un mouvement naturel des lèvres et des mâchoires a modelé à l'aube de cette prise de conscience du milieu ambiant par l'enfant préoccupé de vivre et de grandir
: papa ! Il ne part jamais, pour parler, de la lettre ou de la syllabe, ou même du mot, mais de l'expression globale. S'il n'a qu'un mot à sa disposition, ce mot est déjà dans un contexte d'intonation et de musique qui lui donne sa haute valeur globale. Ce n'est que plus tard, lorsqu'il aura
à sa disposition l'outil déjà évolué de l'expression qu'il répètera, apprendra et construira des mots pour enrichir son appréhension du monde.

L'enfant ne construit pas la maison pierre à pierre. Il a le pouvoir magique de la faire éclore de son esprit et de sa vie, déjà reconnaissable et habitable, maintenue par des piliers subtils mais solides et inaltérables. À la mode des constructions actuelles qui dressent leurs piliers en béton
jusqu'au coffrage des étages supérieurs, pour bâtir ensuite les murs intercalaires, l'enfant fait du global et du synthétique.

Cela est indéniable.
Tout comme mon vieux chien aveugle qui, sans voir mon auto, la distingue quand j'arrive, parmi tant d'autres autos exactement semblables, et la distingue AVANT que j'arrive, par une démarche dont l'école n'a jamais voulu faire son profit parce qu'elle dépasse la logique
primaire inventée par la scolastique et qui n'en est pas moins la démarche universelle de la vie.
Et rien ne se fait de grand en dehors de la vie.
C. Freinet.

Anatole de Monzie, socialiste et anticommuniste, (et admirateur de Hitler et de Mussolini) n'est pas seulement passé à la postérité pour avoir débaptisé son minisitère. L'année suivante, il prit un arrêté pour faire "déplacer" Freinet de St Paul de Vence, pour éviter que les habitants de la ville, le maire en tête, ne le virent manu militari, ce qui l'obligea à quitter l'EN et à ouvrir sa propre école. Si seulement Monzie l'avait mis à la retraite d'office, avec interdiction d'exercer....


Visiblement ce poilu gazé avait gardé de graves séquelles.
Et dire qu'il a encore des admirateurs, sous prétexte justement qu'il fut gazé en 14-18 et ....pacifiste en 39-40!

Écrit par : Cadichon | 02 avril 2008

Fred, votre cas est hélas loin d'être unique,
Une "class action" devrait s'envisager, si vous pouvez convaincre tous les parents , mais encore faut-il qu'ils sachent voir les fautes eux-mêmes.

Une institutrice ( elle a je crois les CE1 ou CE2) de mon village est dysorthographique. Elle est devenue PE avec une licence en géologie et vient d'être élue conseillère municipale. Pendant la campagne électorale, j'ai demandé qu'elle n'écrive jamais rien sans me le montrer: elle fait le genre de fautes que vous décrivez: les infinitifs en -ent ou les participes passés en -er.



Un fonctionnaire incompétent devrait pouvoir être sanctionné. Il y a bien la forfaiture; on peut rêver...

Écrit par : Cadichon | 02 avril 2008

L'Albatros de Charles Baudelaire a été soumis à la sagacité de mon fils ainé en classe de CM2.Après qu'il m'eût déclamé le chef d'oeuvre, je m'enquière de sa compréhension du texte et m'aperçois qu'il ne sait pas ce que signifient les mots indolent, veule,huée, nuée, brûle-gueule, gouffres amers, l'azur, naguère, l'archer. Outre le fait que je doute que ce poème soit très adapté à une classe de CM2, il eût été nécessaire de faire une explication de texte précédée d'une étude de vocabulaire.

Ecrit par : Fred | 02 avril 2008

De toute façon, cela n'a aucun sens de faire lire "L'Albatros" à des bambins de CM2. On fait faire des choses trop difficiles à ses élèves, et à côté de ça on est soi-même nul en orthographe. Typique de la frime "pédago"!
Donc demandez un rendez-vous à votre député ou à votre sénateur.
S'il vous entend, chargez-le d'un courrier personnel pour Darcos.
Parallèlement, écrivez de toute façon, directement, à Darcos avec la mention "Personnelle" sur l'enveloppe.

Écrit par : Jean | 02 avril 2008

Cadichon, ce texte de Freinet est génial! Mais vous auriez dû le copier-coller en entier, même si cela a déjà été fait, (plusieurs fois) sur "bonnet d'âne".!

"D'un côté, on refuse de faire apprendre, de l'autre, on évalue à tour de bras."

Ecrit par : c. cru | 01 avril 2008

Pas (tout à fait) d'accord avec la première partie, mais, concernant l'évaluation et l'importance qu'elle prend, (sur le fond, et sur la forme), il se passe effectivement des choses assez étonnantes. (Je parle ici de l'évaluation des PE stagiaires, mais le "cas" n'est pas isolé.)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008

"Peut-être que C Sibille y aura un billet d'humeur bientôt, qui sait?"

Ecrit par : Loki | 01 avril 2008

Loki, Loki!!! La jalousie est un très vilain défaut, vous savez?

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008

C'est presque émouvant, ces témoignages d'anciens élèves qui arrivent d'un passé enfui... Bonjour à "Nathalie"...
Bravo à Thierry V. - quel boulot, quel talent !
Rapide débat ce matin sur RTL, intervention d'une "professeur des écoles" ("j'y tiens, je n'ai pas pour rien fait des études en fac" - faut oser...) expliquant qu'on ne peut pas étudier la division en CE1, et qu'en 1923, "on ne se souciait pas de les faire réfléchir, et nous formons des citoyens", patati-patata.
Tous ces imbéciles qui ne comprennent pas que ce sont justement les programmes mécaniques qui donnent les moyens de réfléchir - et non la quête du "katuàdire" auprès d'enfants de 6ou 7 ans.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 avril 2008

Visiblement ce poilu gazé avait gardé de graves séquelles.
Et dire qu'il a encore des admirateurs, sous prétexte justement qu'il fut gazé en 14-18 et ....pacifiste en 39-40!

Ecrit par : Cadichon | 02 avril 2008

On peut avoir du respect pour l'homme sans pour autant approuver ses idées. Le cas d'Anatole de Monzie me paraît tout à fait différent. Freinet était un socialiste internationaliste, pas un "socialiste" admirateur du fascisme et de Mussolini. J'avais moi-même rappelé cete filiation Monzie - Mussolini et la transformation du ministère de l'instruction public et des beaux-arts en ministère de l'éducation nationale qui est très significative et qui n'émeut pas grand monde. Ceci dit, je suis d'accord au sujet du texte de Freinet ; le côté "sentimentalo-vaseux" (la maman, les pantoufles, le chien aveugle...) est exaspérant.

Écrit par : Robin | 02 avril 2008

Dites moi que je suis fou Monsieur Brighelli, et respectueux de votre pensée, j'irai derechef me livrer aux autorités!
Bien cordialement.

Ecrit par : Fred | 02 avril 2008

Mais l'important n'est-il pas qu'il ait globalement compris le sens de l'Albatros, ce merveilleux poème que Jacques Prévert écrivit en 2004 pour rendre hommage à ces marins de Douarnenez qui recueillirent et soignèrent des oiseaux victimes de la marée noire ?

Écrit par : Robin | 02 avril 2008

Justement, Ulm était réservée aux garçons, donc on ne peut pas lui reprocher d'avoir raté le moindre concours. D'ailleurs à l'époque Sèvres avait été transféré à Jourdan.

Attention tout de même, on trouve sur le site d'EC une photo d'elle dans ses jeunes années, accompagnée de ses amis de l'époque, Derrida et Althusser. (http://www.charmeux.fr/eveline2.html)

Dire qu'aujourd'hui ses références majeures sont Frackowiak et Grandserre... il y a de quoi être triste. Quels qu'aient été leurs défauts, les héros de la French Theory valaient mieux que cela.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas

Allons, allons, c'était une boutade ! Cela dit, avant guerre, Ulm avait autorisé les filles à se présenter au concours, et les recrues ont souvent été de haut vol : Jacqueline de Romilly (95 ans et encore toute sa tête) en est une.

Je ne sais pas si Althusser est une référence indiscutable, mais en tout cas, sa préface à l'édition Garnier du Capital de Marx est d'une imbécillité crasse. Prétendre qu'un "petit bourgeois" est incapable de comprendre ce livre est de la même eau que l'affirmation des islamistes selon laquelle le Coran est inintelligible à un non-musulman.

Au début des années 90, des petits plaisantins avaient lancé, dans une feuille de chou des élèves, la devinette "Althusser quoi ?". Réponse : "Althusser trop fort" ;-))) !

Écrit par : moot | 02 avril 2008

"ce merveilleux poème que Jacques Prévert écrivit en 2004 pour rendre hommage à ces marins de Douarnenez qui recueillirent et soignèrent des oiseaux victimes de la marée noire ?"

A la fin de la phrase, ce ne serait pas plutôt : "qui recueillèrent et soignirent" ?

Écrit par : johnmarguerite | 02 avril 2008

à JD qui écrit :
Enfin, s'agissant de la "Théorie de la Contradiction" évoquée par P.Cordoba, je suppose qu'il s'agit de l'ouvrage d'Alain Badiou.
- Non, je préfère les films en VO. Je faisais donc allusion au texte de Mao commenté par Althusser.
Badiou, hélas...

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 200

Il ya une interview d'Alain Badiou dans le dernier numéro du "Monde de l'Education" (c'est dans mes attributions cette année de savoir ce genre de choses).

Très intéressant la lecture du "Monde de l'éducation" pour comprendre comment ça pense (comme disait Lacan) du côté "constructiviste" ; lire notamment l'hymne aux nouvelles technologies et la distinction entre les "natifs" (les enfants "indigos", naturellement géniaux comme dirait Célestin, qui sont tombés dans la potion magique informatique en sortant du ventre de leur maman et les autres, ignorants handicapés à vie ou "migrants" comme vous et moi, pauvres cloches assis entre deux chaises. Du pur délire, mais ça séduit.

Écrit par : Robin | 02 avril 2008

Je post à nouveau l'information avec mon nom complet pour que ça apparaisse ailleurs (je suis comme les élèves, je me comprends, mais je n'arrive pas à esspliquer !)

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Le 13ème numéro de la revue de poésie "Les Citadelles" vient de paraître avec au sommaire de jeunes poètes turinois, Les poètes de nos jours (contribution personnelle de votre serviteur, un poème dédié à Joë Bousquet), des poètes anglais, écossais, irlandais et maltais...un coup de projecteur sur le poète et cinéaste mexicain Mauricio Fernandez, le magazine et les chroniques habituelles sur l'actualité de la poésie. Il y a aussi un très beau texte de John Montague sur Samuel Beckett.

Et que ceux qui se fichent de la poésie aillent se faire voir chez le lord maire de Londres.

Prix 10 euros c'est donné étant donné l'éminente qualité du contenu !

Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire. Je me dis parfois que je n'aurais qu'une seule raison valable à présenter pour ne pas aller directement en enfer : les efforts inlassables et désintéressés que j'aurais consacrés à la poésie, cette cause aussi utile et aussi inutile que la pluie.

Correspondance (si vous voulez proposer un texte) et commandes à adresser à Philippe Démeron, "Les Citadelles", 85, rue de Turbigo, 75003, Paris - commande des anciens numéros : 10 euros, port compris.

Ecrit par : Robin | 01 avril 2008 (mais ça n'est pas un poisson d'avril !)

Écrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Visiblement ce poilu gazé avait gardé de graves séquelles.
Et dire qu'il a encore des admirateurs, sous prétexte justement qu'il fut gazé en 14-18 et ....pacifiste en 39-40!

Ecrit par : Cadichon | 02 avril 2008

... puis résistant et chef de maquis, après avoir été libéré de son camp d'internement.

Pour ce qui est de l'apprentissage de la lecture, ses élèves écrivaient et imprimaient chaque jour, l'apprentissage de l’écriture-lecture était très largement assuré et ce, dès le début de la GS (et même MS si l'on en croit ce qu'il écrivait dans L'école moderne française).

Le gros problème avec les écrits de Freinet, c'est que nos "modernes" y ont lu "la vie et les intérêts que l'on décidera pour eux sans jamais les pousser plus loin que ce qu’ils sont capables de fournir sans effort », là où lui parlait de la vie des élèves comme point de départ, vie que l'on devait enrichir, aménager, rendre efficace.

C'est ainsi que le texte libre, point de départ de leçons, d'expériences, de compléments d'information, d'entraînement systématique, s'est vu remplacer par l'album de littérature-jeunesse, prétexte à évaluation de compétences diverses et variées.

C'est ainsi que le besoin de mesurer le terrain près de l'école pour y installer un jardin potager ou une piste de course, prétexte à calculs, mesures, conversions, mais aussi leçons d'histoire ou de botanique, s'est vu remplacer par des heures de "recherche", à cinq autour d'une table pour savoir combien de verstes le géant couvrait à chacun de ses pas ou la création de panneaux muraux couverts de copiés-collés que personne n’a lu.

Écrit par : catmano | 02 avril 2008

Un petit ballon d'oxygène dans l'actualité : être de Gauche n'est pas toujours un signe de stupidité ou d'aveuglement idéologique.

Chevènement : «Oui au retour aux fondamentaux à l'école»

Propos recueillis par M.-E. P.

Le Figaro 01/04/2008

L'ancien ministre socialiste de l'Éducation nationale (1984-1986) défend la réforme des programmes proposée par Xavier Darcos.

Les programmes de 2008 seront plus lisibles, selon l'ancien ministre, en dépit des critiques de Luc Ferry et de Jack Lang, auteurs des derniers textes de 2002.

LE FIGARO. Le projet des derniers programmes du primaire a été très critiqué. Qu'en pensez-vous ?

Jean-Pierre CHEVÈNEMENT. Je suis surpris par la violence des expressions de Luc Ferry et de Jack Lang : ils parlent de programmes populistes et de vide abyssal. Ces critiques sont excessives. L'amour-propre d'auteurs blessés doit passer après les questions de fond : que valent les programmes du point de vue de la réussite des élèves ? La lecture des programmes de 2002 décourage par la longueur et le jargon pédagogiste employé. Que signifie par exemple «instaurer des dialogues didactiques» entre le maître et l'élève ? Il y a un progrès très net entre les programmes de 2002 et le projet d'aujourd'hui. Celui-ci a le mérite de définir des contenus précis tout en étant assez clair et moins jargonnant. Jack Lang assure que l'apprentissage du français était au cœur de ses programmes. Mais il était noyé dans l'ensemble des matières ! Le recentrage sur les fondamentaux, la mémorisation de petits textes vont dans le bon sens.

Les détracteurs évoquent un retour en arrière…

La volonté de remettre au goût du jour une morale laïque, déjà chère à Jules Ferry, ne me déplaît pas, ni l'apprentissage du futur antérieur ou du plus-que-parfait en CM2. Une école structurée et ambitieuse est d'autant plus nécessaire aux enfants lorsqu'ils sont issus d'un milieu modeste. Ils ont besoin d'être soutenus et ne peuvent qu'être perdus quand les programmes sont longs, flous, complexes.

La réduction du nombre d'heures de cours liée à la suppression du samedi va-t-elle dans le bon sens ?

Je ne pense pas que les élèves puissent apprendre plus en travaillant moins. L'idée de réduire les horaires du primaire sous prétexte qu'on en fait moins ailleurs en Europe est un argument de gestionnaire. C'est au contraire une chance. Dans les programmes de 2008, il y a malheureusement encore des réminiscences pédagogistes. Quelle que soit la bonne volonté du ministre, celui-ci risque de rester prisonnier de toute la nomenklatura pédagogiste. Les programmes scolaires doivent être simples, compréhensibles à la fois par les parents et par les enseignants. C'est l'objectif que j'avais donné à ceux de 1985, les plus courts de tous. La formule pédagogiste qui place «l'élève au centre de l'école » n'est pas de gauche, Elle est démagogique. Et la droite est souvent incapable de corriger autrement qu'en paroles des dé­rives nuisibles aux enfants. J'es­père que ces nouveaux programmes marqueront une prise de conscience et permettront de lutter contre la dégradation du niveau de maîtrise de la langue française. Mais faut-il le redire ? Tout n'est pas dans les programmes même s'il faut commencer par là.

Écrit par : moot | 02 avril 2008

A la fin de la phrase, ce ne serait pas plutôt : "qui recueillèrent et soignirent" ?

Ecrit par : johnmarguerite | 02 avril 2008

Ou avé jeu la tét ?

Écrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Je vois que Jean-Pierre Chevènement est définitivement rétabli. Je lui ferais bien envoyer un bouquet de fleurs !

Écrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Merci robin pour les infos sur le Monde de l'éducation.
Je vais aller voir si je suis "indigo".

Je ne sais pas si vous aviez vu passer cette étude anglaise sur les capacités en informatique de la "génération Google"
http://tinyurl.com/2t9ntv

(petite parenthèse : j'ai découvert ce site : http://tinyurl.com/ qui permet de raccourcir les liens trop longs. C'est en anglais mais quand vous avez un article du monde ou autre, bref tout les liens trop longs pour tenir sur une ligne vous pouvez les transformer en tinyurl, ça marche très bien !!)

Écrit par : lucile | 02 avril 2008

Je corrige : ... un article du "Monde"...

Écrit par : lucile | 02 avril 2008

touS les liens

Écrit par : lucile | 02 avril 2008

Et un smiley après "indigo" :-) bien sûr !

Écrit par : lucile | 02 avril 2008

bref tout les liens trop longs pour tenir sur une ligne vous pouvez les transformer en tinyurl, ça marche très bien !!)

Ecrit par : lucile | 02 avril 2008

Merci Lucile, je vais me mettre à l'apprentissage du tinyurl.

Écrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Merci Lucile, je vais me mettre à l'apprentissage du tinyurl.

Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Que les enfants indigos connaissent dès la naissance et même avant. C'est pô juste !

Écrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Savoir lire (suite)

Ci-dessous le (très bon) sujet de la dissertation du CAPES de lettres classiques.
Je serais curieuse de voir ce que, malgré les efforts des collègues qui préparent au concours, toute une génération nourrie dès le collège à la blédine indigeste et vaseuse de l'argumentation, des programmes genréregistres, de "l'auteur dit que" et de "l'auteur nous fait passer un message" a pu sortir là-dessus.
Quant à leur expérience de lecteur... ouille ouille ouille !
Question subsidiaire : quelqu'un aura-t-il osé le bouton de rose ;-))))
Mais comme, de toutes façons, je ne suis plus de jury cette année...

Jean Rousset écrit dans Forme et signification, Paris, Corti, 1962, réimpression 1992, Introduction p. II :
" Entrer dans une oeuvre, c'est changer d'univers, c'est ouvrir un horizon. L'oeuvre véritable se donne à la fois comme révélation d'un seuil infranchissable et comme pont jeté sur ce seuil interdit. Un monde clos se construit devant moi, mais une porte s'ouvre, qui fait partie de la construction. L'oeuvre est tout ensemble une fermeture et un accès, un secret et la clé de son secret. "
En usant largement de votre expérience de lecteur, vous direz ce que vous pensez de ce propos.

Écrit par : FGuichard | 02 avril 2008

Je vois que Jean-Pierre Chevènement est définitivement rétabli. Je lui ferais bien envoyer un bouquet de fleurs !

Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Et moi une boîte de calissons bien frais (de chez Béchard, les meilleurs)

Écrit par : FGuichard | 02 avril 2008

Mais l'important n'est-il pas qu'il ait globalement compris le sens de l'Albatros, ce merveilleux poème que Jacques Prévert écrivit en 2004 pour rendre hommage à ces marins de Douarnenez qui recueillirent et soignèrent des oiseaux victimes de la marée noire ?

Ecrit par : Robin | 02 avril 2008

Ne riez pas avec ça, mon pauvre ami ! : j'ai trouvé il y a qq années dans une khopie que le célèbre vers de Baudelaire "La nature est un temple où de vivants piliers..." est porteur d'une thèse écologique (défendons les arbres, en somme). Voilà ce qu'il arrive avec le tout-argumentatif mâtiné de politically correct. Du coup, je leur ai parlé de la vie sexuelle d'Emmanuel Kant ; comme dit JPB, un peu de provoc' ne nuit pas.

Écrit par : FGuichard | 02 avril 2008

Au début des années 90, des petits plaisantins avaient lancé, dans une feuille de chou des élèves, la devinette "Althusser quoi ?". Réponse : "Althusser trop fort" ;-))) !

Ecrit par : moot | 02 avril 2008

Il y avait aussi le célèbre "Althusser à rien", -- lancé par une bande de situs mal élevés , si je me souviens bien..

Écrit par : FGuichard | 02 avril 2008

Extrait d'un article désespérant (ou drôle, c'est selon) trouvé sur le site de l'amie molette (ie. Charmeux):

"On s'est mis alors à chercher, toujours en petits groupes, d'autres mots qui fonctionneraient de la même manière, et les enfants en ont trouvé pas mal, des adverbes, comme "hier", "maintenant", composés parfois de plusieurs mots comme : 'la semaine dernière" ou "dans deux jours"...
La notion d'embrayeurs de conjugaison n'arrive généralement pas spontanément, c'est pour cela qu'il est préférable de construire la notion à partir des adverbes.
C'est l'enseignant qui a relancé :
— Je pense à d'autres mots pas très faciles : aidez-moi. Quand je dis : "je veux que vous fassiez cet exercice", JE et VOUS, qu'est-ce que ça veut dire ?
— Ben, JE, c'est vous..
— Ah bon ? Et "VOUS", alors ?
— Ben c'est nous !
— C'est drôle : VOUS, tantôt, ça veut dire les élèves, et tantôt, ça veut dire la maîtresse...
— Ah oui ! C'est comme pour le mot "ici" ! Les mots JE, TU, etc. il faut qu'on sache qui c'est pour comprendre...
— Eh oui, ils ont besoin d'être rattachés à la situation qu'on est en train de vivre. Comme le moteur de la voiture a besoin d'être rattaché aux roues pour avancer ! C'est pour ça qu'on les appelle des "embrayeurs de conjugaison".
— Enseignant : A votre avis, est-ce que "il" ou "elle" sont aussi des "embrayeurs de conjugaison" ?
— Ben non ! Il, on comprend toujours, parce qu'il y a avant un nom que "il" remplace...
— Vous avez raison : il joue souvent le rôle de pronom. tandis que je ne joue jamais ce rôle. C'est pour cela qu'il vaut mieux ne pas leur donner le même nom...
— parce qu'on mélangerait tout !
Quand je vous dis que les enfants sont toujours géniaux !!"

Écrit par : Loki | 02 avril 2008

De toute façon, cela n'a aucun sens de faire lire "L'Albatros" à des bambins de CM2. On fait faire des choses trop difficiles à ses élèves, et à côté de ça on est soi-même nul en orthographe. Typique de la frime "pédago"!

Ecrit par : Jean | 02 avril 2008

Je ne suis pas d'accord: cf. le texte de Pierre Michon que j'avais posté dans un autre fil dans lequel il racontait son émerveillement d'enfant quand l'instituteur leur lisait "Booz endormi" ou la première page de "Salammbo": la classe (et l'instituteur lui-même, dit Michon peut-être avec quelque excès) n'y comprenait pas grand chose mais la force des mots les saisissait. Sa vocation d'écrivain vient de là.

On peut très bien lire l'Albatros en CM2: pour ma part je l'ai lu à mes enfants (de 5 et 7 ans) qui ont très bien compris : la haine des médiocres pour le génie ou tout simplement pour le talent, à laquelle toute personne un tant soit peu douée dans quelque domaine que ce soit sera amenée à un jour à se confronter. Que tel ou tel mot ne soit pas compris d'emblée, qu'importe...
Je leur lis aussi "La Fin de Satan" de Hugo en leur expliquant ça et là quelques mots (à leur demande ou à mon initiative): ils ne comprennent pas tout mais les images sont là!

Allez, je cite à nouveau Pierre Michon:

"Dans la classe, pour les enfants qui venaient du fond de l'arrière-campagne, c'était quelque chose comme de l'incantation qui les subjuguait totalement. Ils sentaient bien qu'il fallait essayer, si on ne le comprenait pas tout à fait, de l'aimer quand même. C'était quelque chose à aimer. On se trompe aujourd'hui, il faut continuer à apprendre des choses que l'on ne comprend pas. Une autre fois, en fin d'année, au retour d'une classe-promenade où on était allés faire de la botanique, l'instituteur a lu le début de Salammbô de Flaubert. Je devais avoir 9 ans. Je me rappelle ce truc complètement incompréhensible: 'C'était à Megara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar.' Et puis toutes ces histoires de Gaulois qui mangeaient des homards. On ne comprenait rien mais il se passait là quelque chose, ce clinquant fabuleux"

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 02 avril 2008

Embrayeurs de conjugaison ? Enfin,je sais pourquoi les élèves de 2de ne savent pas conjuguer..."ils mélangent tout en effet "!

Écrit par : Amélie Mitée | 02 avril 2008

Merci Lucile, je vais me mettre à l'apprentissage du tinyurl.
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Si vous lisez et comprenez l'anglais, vous ne devriez pas en avoir pour longtemps, Robin - désolée tout à l'heure je n'ai pas mis la MAJUSCULE initiale, je n'ai pas relu mon texte :-(

Indigo ou pas, en préparant un concours d'assistante des bibliothèques (le vrai nom de la fonction mériterait bien aussi d'être raccourci), on est obligé d'être assez branché ouèbe.
Ce qui ne me dérange pas vraiment, certains de mes neveux m'appellent déjà la tatie informatique ;-)

Écrit par : lucile | 02 avril 2008

"Indigo ou pas, en préparant un concours d'assistante des bibliothèques (le vrai nom de la fonction mériterait bien aussi d'être raccourci), on est obligé d'être assez branché ouèbe.
Ce qui ne me dérange pas vraiment, certains de mes neveux m'appellent déjà la tatie informatique ;-)"

Ecrit par : lucile | 02 avril 2008


Vu la disparition apparemment programmée du diplôme, (et de la fonction), on ne pourra en tous cas pas vous appeler: "mère docu".

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008

Vous avez raison : il joue souvent le rôle de pronom. tandis que je ne joue jamais ce rôle. C'est pour cela qu'il vaut mieux ne pas leur donner le même nom...
— parce qu'on mélangerait tout !

Embrayeurs de conjugaison ? Enfin,je sais pourquoi les élèves de 2de ne savent pas conjuguer..."ils mélangent tout en effet "!

Ecrit par : Amélie Mitée | 02 avril 2008


On na pô besoin de savoir conjugué pour réparé sa moto.

"il" est un pronom, mais pas "je", parce que "je" ne remplace rien ("Je est un autre", c'est bien connu)...On comprend mieux pourquoi la mécanique se grippe !

Écrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Il ne s'agit pas de propagande ou de provocation de ma part, mais plutôt le contrecoup d'une indignation rampante.C'est la première fois que j'écris pour ne pas avoir le sentiment de devenir fou ou paranoïaque. Mon exigence intellectuelle me fait passer auprès de mes collègues pour un ringard sentant la naphtaline malgré mes 42 ans, doublé d'un élitiste incorrigible.
Dites moi que je suis fou Monsieur Brighelli, et respectueux de votre pensée, j'irai derechef me livrer aux autorités!
Bien cordialement.

Ecrit par : Fred | 02 avril 2008

Ne rigolez pas! L'institutrice de ma fille aurait volontiers témoigné de ma folie pour me déchoir de mes droits maternels. C'est pas de la blague, du vrai de vrai de chez véridique, sensu stricto et sans exagération. Si mon mari m'avait haïe, j'étais bonne, comme la romaine.
Autant vous dire qu'après, j'ai soigneusement fermé ma gueule et attendu le collège pour réparer les dégats.
Sale souvenirs, sale époque.
Ne soyez jamais en état de faiblesse, Fred, si vous voulez jouer ce genre de jeu.

Écrit par : dobolino | 02 avril 2008

Christophe, j'aurais bien aimé un smiley après la "mère docu".

Écrit par : lucile | 02 avril 2008

Mon exigence intellectuelle me fait passer auprès de mes collègues pour un ringard sentant la naphtaline malgré mes 42 ans, doublé d'un élitiste incorrigible.

Ecrit par : Fred | 02 avril 2008

Très exactement l'âge que j'avais quand je fus clouée au pilori, insultée et fracassée pour les mêmes raisons par une meute hurlante qui me menaçait de procès si je n'allais pas immédiatement me cacher, sans jamais dépassé.

Les EIP, c'est deux pour cent d'une classe d'âge. Tous les psyco vous le diront.
Deux pour cent, ce n'est rien. Pour être audibles, il faudrait que nous occupions tous des postes de pouvoir, que nous ayons des âmes de dictateur, ce que, la plupart du temps, notre humanisme nous fait rejeter.
Pauvres albatros!

Écrit par : dobolino | 02 avril 2008

Christophe, j'aurais bien aimé un smiley après la "mère docu".
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008

Oubliez ça, c'est mon ego qui s'était vexé.

Écrit par : lucile | 02 avril 2008

J'aurais du écrire HQI en lieu et place de EIP, parce que, malgré le préchi-précha pédago, le petit EIP devient bien évidemment un adulte HQI et l'adulte HQI qui n'a pas d'autre ambition qu'être, au sein de la société civile, souffre beaucoup.
Et ne jouez pas sur les mots, ne jouez pas les timides rosières égalitaristes, merci. Je doute qu'il n'y ait ici que 2% de QI supérieurs à 130. On doit frôler les 100 %, de Sibille à Cadichon en passant par le Toto fracassé, même si nous n'atteignons pas à la véritable douance, celle d'Einstein par exemple. Mais là, il s'agit de 0,05% d'une classe d'âge.
Selon la parabole des talents, nous péchons à peu près tous, que ce soit par excès d'humilité, par obstination ou par fainéantise ou les trois à la fois. Etant inaudibles pour 98% de la population, il ne faut pas s'étonner si nous n'avons guère d'audience quand nous voulons porter la bonne parole au sein de la société. On nous prend pour des fous, des parano, des élitistes.
La seule façon d'agir, c'est de se pousser vers les sommets. Pour ma part, ce n'est pas faute d'avoir été prévenue dès mes vingt ans par mes employeurs successifs et autres rencontres.

Écrit par : dobolino sans humilité | 02 avril 2008

Ne riez pas avec ça, mon pauvre ami ! : j'ai trouvé il y a qq années dans une khopie que le célèbre vers de Baudelaire "La nature est un temple où de vivants piliers..." est porteur d'une thèse écologique (défendons les arbres, en somme). Voilà ce qu'il arrive avec le tout-argumentatif mâtiné de politically correct. Du coup, je leur ai parlé de la vie sexuelle d'Emmanuel Kant ; comme dit JPB, un peu de provoc' ne nuit pas.

Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008

Quand Baudelaire était un poète maudit, il n'était pas étudié au lycée! Ça évitait des contre-sens fâcheux.
Faut en voir vu, des vivants piliers, et de près, et en avoir usé pour saisir l'image. C'est pas de la littérature pour collégiens, ça!

Écrit par : dobolino sans humilité | 02 avril 2008

Bravo et surtout merci à JPB pour son intervention ce matin sur RTL. Cela m'a mis de bonne humeur pour la journée.

Écrit par : Un INSTIT de CP qui apprend la division à ses élèves | 02 avril 2008

Je ne pense pas que les élèves puissent apprendre plus en travaillant moins. L'idée de réduire les horaires du primaire sous prétexte qu'on en fait moins ailleurs en Europe est un argument de gestionnaire.
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
Ça se discute. Ne constate-t-on pas que les travailleurs à temps partiel ont une meilleure rentabilité horaire?
Si on recentre les apprentissages sur l'essentiel sans se perdre en fumeuses digressions?
Si on calque le rythme, toutes proportions gardées, sur le rythme prépa?
Si, enfin, on ne délègue pas la gestion du temps péri-scolaire aux collectivités locales en les laissant se débrouiller avec les moyens du bord?
Si on revoit la copie des vacances d'été et la climatisation des classes du sud de la France, la température moyenne journalière en juillet août dans certaines régions de France constituant un réel obstacle à la scolarisation aussi bien qu'à l'exécution des chantiers du bâtiment ou de l'Equipement.

Écrit par : dobolino | 02 avril 2008

A Loki et Robin
La distinction entre pronom et embrayeur m'a coupé le souffle et je ne parviens pas à me contorsionner les neurones pour comprendre..Il est vrai qu'une inspectrice m'avait reproché de raisonner en latiniste.Comprendre "ringarde"donc,celle qui ne parle pas la novlangue des pédagogols,irrécupérable,infirme. Je plains les petites têtes blondes qu'on torture avec autant de cruauté pour leur faire avaler toutes ces couleuvres...

Écrit par : Amélie . -- | 02 avril 2008

Après cela, il n'y a donc aucune raison pour qu'une association loi 1901 soit considérée comme représentative, ni qu'elle soit pour cette raison admise au sein des commissions (même consultatives) siégeant au ministère.
Si les gamins veulent s'associer, qu'ils le fassent, qu'ils jouent ensemble dans le bac à sable et laissent les grands en paix. S'ils décident une grève et des manifestations, qu'ils soient systématiquement rappelés à l'ordre comme les fauteurs de troubles à l'ordre public qu'ils sont.
En bref : que ces associations soient ramenées à leur vraie place, et que leur influence soit désormais annulée de fait, comme il se doit.

Ecrit par : moot | 02 avril 2008

Franchement, ça me dépasse de lire des trucs pareils.
On demande donc une loi d'exception pour les lycéens, qui n'auraient pas le droit de faire des manifestations alors que n'importe qui a ce droit. J'attends des suggestions de sanctions avec impatience.
Effectivement, que des lycéens se plaignent de n'avoir pas de prof de français en 1ère L pendant 5 semaines, ça mérite effectivement des sanctions lourdes pour ces petits cons qui ne savent pas rester à leur place et ne laissent pas les grands en paix.
Si votre haine de tout ce qui ressemble à un syndicat ou une organisation de gauche, essayez de considérer malgré tout le fait que ce type d'organisation permet aussi de canaliser les révoltes et d'empêcher de graves débordements.
Et je doute que vous réussissiez à convaincre qui que ce soit que tout les problèmes de l'école sont dus à l'UNL et à la FIDL. Les grands y arrivent très bien seuls.

Écrit par : Pat | 02 avril 2008

Quant aux instits de Fred et Cadichon , ce sont simplement les purs produits de la pédagogie "moderne ",elles conjuguent tout sauf les verbes, comme la plupart des élèves que nous voyons arriver au lycée. Comment ces instits-là pourraient-elles(ils) revenir à la grammaire traditionnelle pour former les enfants, sans avoir reçu le minimum requis ? Un reformatage ou une reprogrammation sont-ils prévus ?

Écrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

A Loki et Robin
La distinction entre pronom et embrayeur m'a coupé le souffle et je ne parviens pas à me contorsionner les neurones pour comprendre..

Rassurez-vous, moi non plus...Pas plus que je ne comprends pourquoi "tu" est un pronom, mais pas "je".

Je trouve la notion de pronom bien commode et parfaitement claire : un pronom remplace un nom (en termes un peu plus savants, c'est un "anaphorique") et je ne vois pas ce qu'apporte le terme "embrayeur de conjugaison".

Mais je suis prêt à accepter la rééducation après confession publique.

Écrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Du coup, je leur ai parlé de la vie sexuelle d'Emmanuel Kant ; comme dit JPB, un peu de provoc' ne nuit pas.

Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008

Ach zo ! Le"fifant pilier" de herr professor Kant !

Etonnez-vous après ça que ces pauvres enfants se perdent dans la forêt vierge.

Écrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

En seconde c'est pire : quelques élèves vraiment bons, en voie d'excellence. Je peux vous envoyer des comptes rendus personnels de séances de 3 heures si vous voulez (dugongg chez free). Vous n'en croirez pas vos yeux ("c'est un élève qui a fait ça ?!"). Et puis le tout venant : destructurés, en état de bofitude précoce et incapable d'autonomie. En deux mots, meiriolisés au nom même de l'autonomie.


Je serait curieux de voir ces comptes rendus dans la mesure ou vous ne voyez aucun inconvénient à me les faire parvenir par mèle.
Merci

Écrit par : Fred | 02 avril 2008

A Loki et Robin
La distinction entre pronom et embrayeur m'a coupé le souffle et je ne parviens pas à me contorsionner les neurones pour comprendre..

Rassurez-vous, moi non plus...Pas plus que je ne comprends pourquoi "tu" est un pronom, mais pas "je".

Je trouve la notion de pronom bien commode et parfaitement claire : un pronom remplace un nom (en termes un peu plus savants, c'est un "anaphorique") et je ne vois pas ce qu'apporte le terme "embrayeur de conjugaison".

Mais je suis prêt à accepter la rééducation après confession publique.

Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Préambule : la notion de pronom est effectivement bien commode, et ce n'est pas la peine d'entrer dans ces distinctions avant la préparation au Capes.

Les grammairiens distinguent les pronoms personnels représentants (il, elle, ils, elles) des pronoms personnels nominaux (je, tu, nous, vous).
Les premiers sont mis pour un nom, qui peut être rétabli (Elle roule. / Qui ? / La voiture.), pas les seconds (J'arrive. / Qui ? / Ben moi !!!!).
D'ailleurs, en grec (je crois que c'est le cas aussi en latin), il n'y a de pronom personnel qu'à la 1ère et la 2ème personne (singulier et pluriel).

Écrit par : Pat | 02 avril 2008

Info importante :

Pour la première fois à ma connaissance, les TZR certifiés ou agrégés dans les matières techniques excédentaires pourront officiellement changer de discipline d'exercice.
Jusqu’à ce jour, ils étaient amenés à effectuer des remplacements dans une autre matière que celle de leur recrutement, mais ne pouvaient pas obtenir de poste fixe dans une autre matière ni participer au mouvement inter-académique.

Le protocole prévoit :
- un volontariat des intéressés,
- le choix de la matière de réaffectation (maths, physique ou techno des collèges),
- des bonifications de points assez avantageuses pour obtenir une mutation proche de leur établissement de rattachement actuel.

D’une certaine manière, c’est un progrès dont j’aurais aimé profiter lorsque je traînais comme TZR ...

Pour lire le document cliquer sur ce lien :
http://dl.free.fr/eJIkkQv39/ChangementdisciplineTZR.pdf

J’entends d’avance hurler les saintes nitouches qui ne supporteront pas de voir arriver un nouveau prof de maths dans leur lycée alors qu’il a été recruté avec une agreg de méca ...
Les mêmes ne s’émouvaient pas lorsqu’il assurait des remplacements en maths à l’année ... tant qu’il n’occupait pas un poste et prenait en charge les classes dont personne ne voulait.

Écrit par : Zorglub | 02 avril 2008

Nous arrivons/Qui ?/Pierre et moi / Vous arrivez /Qui /Pierre et toi ...Pas clair
En grec et en latin,les pronoms existent aux 3 personnes ,mais là, je "date"peut-être aussi...En revanche il n'y a pas d'embrayeurs de conjugaison Amo ,j'aime, amas, tu aimes etc..

Écrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

"Christophe, j'aurais bien aimé un smiley après la "mère docu"."

Ecrit par : lucile | 02 avril 2008

Il y était, je vous assure. La personne qui m'est la plus chère exerce cette noble profession.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008

en fait,Je et Tu ne prennent leur sens que dans l'acte de parole...

Écrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

Bref, toutes ces finesses morphologiques et syntaxiques sont intéressantes et enrichissantes pour des futurs profs de lettres mais ne peuvent que dégoûter les enfants de l'étude de la langue..on en a la preuve chaque jour...

Écrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

Nous et vous aussi.

Et en latin, après vérification :
au nominatif, il n'y a que ego, tu, nos et vos.
Il existe par ailleurs les démonstratifs (desquels, morphologiquement, nos pronoms il et elle dérivent).

Écrit par : Pat | 02 avril 2008

Allez, je m’y mets, commentaire du commentaire de Thierry Venot au texte d’André Ouzoulias.
Pour changer un peu, mes commentaires apparaîtront après une ligne de $$$$.

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Pour être une rupture, c’est une rupture ! Une folie ? Sûrement pas ! L’expérience quotidienne me prouve le contraire mais je dois avouer que je ne suis pas l’un des meilleurs spécialistes français de la lecture, je n’y ai donc probablement rien compris. Finalement, en lisant votre texte, j’ai les chevilles qui enflent et je me demande si je ne suis pas l’un des meilleurs spécialistes français de la lecture (au même titre, d’ailleurs, que de nombreux enseignants que je côtoie tous les jours).

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Je suis encore moins quelque chose que Thierry puisque lui, au moins, a reçu une formation de maître spécialisé. Mes chevilles sont donc encore plus enflées que les siennes puisque, depuis maintenant trois ans que j’ai repris les élèves de Grande Section dans ma classe, mon expérience me prouve chaque année la même chose.

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Autrement dit, ce changement des programmes signifie que les enfants seront censés savoir lire en juin en Grande Section aussi bien qu’actuellement en mars au CP !
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Faux et caricatural. La compréhension du principe alphabétique ne signifie pas la lecture courante mais l’étude du mécanisme associatif entre les lettres. La lecture courante demande un entraînement quotidien et une durée de pratique suffisante pour que le déchiffrage soit automatisé (cela n’est absolument pas l’objectif de la GS)

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Je crois que tu as commis une erreur d'interprétation. Les enfants de CP dont parle le monsieur en sont au mois de mars au début du déchiffrage et n’accèderont à la lecture courante que dans la deuxième partie du CE1. Mais faisons semblant de croire à ce que tu as compris.

La GS « dégrossit », rend possible un démarrage du CP dans de bonnes conditions. Un enfant qui sait écrire en écriture liée dans un cahier à lignes, qui a compris le mécanisme du déchiffrage et qui est capable d’effectuer de tête des calculs sur les nombres de 0 à 10 a toutes les chances de réussir haut la main son premier trimestre de CP.

J’ai reçu cette année deux petits nouveaux qui avaient effectué leur GS dans des écoles où l’on considérait qu’ils devaient arriver vierges de toute compétence « scolaire » au CP.
Le premier, arrivé en septembre, a eu un début d’année douloureux alors que ses résultats actuels montrent bien qu’il aurait dû au contraire faire partie des élèves « bien sous tous rapports ».
Quant au second, arrivé en janvier, après quatre mois de CP-Ribambelle, il en était au dessin des lettres et a encore beaucoup de mal à se défaire des « travers acquis » à cause de méthodes qui compliquent l’apprentissage au lieu de le faciliter. Du coup, il regarde avec intérêt les travaux que je réserve aux élèves de GS qui lui ont manqué et lui manqueront sans doute encore quelques mois (années ?).

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Que font les spécialistes ? Plutôt que d’écrire des sottises, ils feraient mieux de « mouiller le maillot» auprès des gamins (bien que je doute qu’ils sachent y faire). S’ils cherchent une expérimentation ou une preuve par l’exemple, je me porte volontaire pour prendre 1 ou 2 spécialistes en stage.

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Moi aussi. A condition qu’ils veuillent apprendre et acceptent de poser un regard neuf sur ce qu’ils voient, et ça, c’est loin d’être gagné !

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Pour la plupart (????) …Mais voyons André ! TOUS ces enfants n’ont, en effet, et ce, fort logiquement, pas achevé l’apprentissage des bases du français oral ; l’école est là pour les y aider. Vous sous- entendez que la parfaite maîtrise de l’oral est un préalable indispensable à l’apprentissage de la lecture. Feignez-vous d’ignorer que le passage à l’écrit est un excellent exercice pour corriger et enrichir l’oral ?

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Pour preuve une petite Laurence d’il y a trente ans, petite dernière d’une famille très, très rurale qui est arrivée au CP avec ce niveau de langage : « Moi m’y tui amusée ti mon vélo. » et qui lisait couramment en fin de CP et avait, parallèlement, corrigé toute seule tous ses « défauts de langue », comme l’on disait à l’époque.

Ou ma petite K., GS, suivie en orthophonie depuis le milieu de la MS pour gros défauts de prononciation (confusion t/k ; t/s) et vocabulaire très pauvre qui a, selon son orthophoniste, progressé beaucoup plus vite que ce qu’il n’espérait depuis le début de l’année scolaire. K. déchiffre, compte, récite des poèmes qu’elle articule bien et commence enfin à demander le sens des nombreux mots qu’elle ne connaît pas. Elle éclate de rire en même temps que ses camarades à l’écoute des exploits du vaillant petit tailleur, lus dans la version traduite de l’originale des frères Grimm.

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Le ministre a annoncé qu’un de ses projets est de diviser le taux de redoublants par deux. Il n’avait pas dit qu’il voulait aussi que 100 % des enfants entrent au CP avec un an d’avance ! Car c’est bien à cela que reviennent les programmes projetés : rendre plus précoce d’un an l’apprentissage des bases de la lecture
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Oui tout à fait ; il s’agit d’étaler sur deux années cet apprentissage en utilisant une progression plus lente et plus explicite. Les enseignantes de CP ont sur les épaules une responsabilité beaucoup trop lourde. Avec ces nouveaux programmes, leur tâche sera allégée de façon significative.

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Il sera en effet beaucoup plus facile de conduire les élèves de CP à la lecture courante expressive, à l’acquisition des premières bases de l’orthographe lexicale, des premières règles de grammaire et de conjugaison, s’ils peuvent consacrer la moitié du premier trimestre à la révision des acquis de la GS, puis la fin et le début du deuxième à l’acquisition des sons complexes et à l’accélération de la vitesse d’écriture.

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Certes, dans les maternelles sociologiquement brassées, on trouvera toujours 25 % d’enfants qui pourront entrer dans ces apprentissages précoces … (institutionnellement anticipés mais intellectuellement adaptés)….. (et peut-être 2/3 dans les quartiers les plus favorisés).
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Je travaille dans un secteur de campagne assez défavorisé. Après plusieurs années d’expérience dans l’apprentissage « dit précoce », j’évalue ce pourcentage à 80% ; pour les autres, le bénéfice est de toute façon considérable dans la perspective du CP.

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Même constat sur les cinq dernières années (deux où je récupérais à partir de janvier les GS, une heure trente à deux heures par jour pour des activités de lecture – écriture, puis trois où les GS étaient inscrits dans ma classe), même et y compris pour trois enfants de milieu très défavorisé.

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Je vous répète qu’il ne s’agit absolument pas d’un CP anticipé, il s’agit de la première année d’un apprentissage étalé sur deux ans qui commence dès la GS.

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Pas mieux, mais je souligne quand même.

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malgré tous leurs talents de pédagogues, malgré tout leur respect pour leurs élèves, il est prévisible que l’inadaptation de cet enseignement aux besoins des enfants de cet âge engendrera difficultés et échecs.
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Si échec dans l’apprentissage de la lecture il y a, il ne pourra être évalué qu’au CP. Je suis personnellement opposé à une évaluation trop précoce.
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C’est bien là que le bât blesse.
Pourquoi cet acharnement à évaluer sans arrêt des « moins de six ans » ?
Pourquoi d’un côté se targuer de les laisser progresser à leur rythme et d’un autre passer son temps à vouloir les évaluer ?

Voici la réponse d’une PEMF à une jeune enseignante de GS disant que, dans sa classe, tous ses élèves sont peu ou prou « entrés dans la combinatoire » :

« Et que vois tu dans le regard de ceux qui n'y arrivent pas ???
Je ne fais pas de sous-entendus... je dis clairement !
Tu fais beaucoup de phonologie et tu as des enfants qui déchiffrent, et alors ? Est ce réellement et uniquement ta tâche ?
Moi aussi, je fais de la phonologie, moi aussi, j'ai des enfants qui jouent avec les lettres mais je n'en fais ni un objectif prioritaire ni des progressions et évaluations... et je cherche la joie dans d'autres plaisirs (sous-entendu, un enfant ne peut éprouver de joie à combiner des lettres et des sons pour fabriquer des syllabes et des mots).
Je n'attendais pas spécialement de réponse à mon message, est ce que quelque part il y aurait quand même un peu de culpabilité derrière les joies de la combinatoire ??? »

Pourquoi ne se rendent-ils pas compte qu’en ne faisant pas de progression, ils ne favorisent que ceux qui s’en seraient sortis de toute façon ?

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Le ministre devra-t-il promettre de payer plus les maîtres qui y accepteront d’y travailler ? Ou peut-être se fie-t-il à un récent rapport officiel qui laissait entendre que beaucoup de maîtresses de maternelle sont… disons « improductives » ?
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Elles sont le plus souvent très consciencieuses et très travailleuses mais totalement inconscientes des possibilités réelles de leurs élèves. Beaucoup d’entre elles dépensent leur énergie dans un activisme effectivement peu productif en ce qui concerne l’apprentissage des bases de « l’écriture – lecture » (elles n’ont, pour la plupart, jamais enseigné en primaire). Il suffirait donc de leur expliquer et de les former).

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Pas plus compliqué que cela. Leur expliquer et les former.
Leur expliquer que les petits pas de chaque jour font les grands pas de chaque année, qu’il est souvent beaucoup plus difficile pour un enfant d’un milieu où le livre n’est pas entré d’aller comparer les cinq versions du Petit Chaperon Rouge qu’on leur apporte plutôt que de jouer à trouver des mots où l’on entend le « ououou » du « lououououp », que si l’on fait dessiner les enfants dès le début de la Petite Section tous les jours, ils seront tout à fait prêts, deux ou trois ans plus tard, au début de la Grande Section à reproduire les gestes qu’ils ont utilisés des dizaines de fois pour faire la fumée qui sort de la cheminée ou les boucles de cheveux de la princesse et qu’ils seront heureux et fiers de savoir que ces boucles peuvent devenir des e, des é, des l, des b, des « ch » que l’on peut associer pour écrire des mots et des phrases que l’on sait lire.

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Et comment faut-il regarder le fait que le ministère promeuve cette « révolution » tout en réduisant de 2 heures la durée hebdomadaire des apprentissages des élèves, en diminuant le nombre d’enseignants (c’est-à-dire en augmentant le nombre d’élèves par classe)
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c’est effectivement un problème

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N’est-il pas ? Quatre jours à l’école, trois à la maison, c’est un peu léger comme imprégnation, surtout si l’on se retrouve pendant ces quatre jours perdu au milieu d’un groupe de trente enfants.

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Écrit par : catmano | 02 avril 2008

Quant aux instits de Fred et Cadichon , ce sont simplement les purs produits de la pédagogie "moderne ",elles conjuguent tout sauf les verbes, comme la plupart des élèves que nous voyons arriver au lycée. Comment ces instits-là pourraient-elles(ils) revenir à la grammaire traditionnelle pour former les enfants, sans avoir reçu le minimum requis ? Un reformatage ou une reprogrammation sont-ils prévus ?

Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008


Mais comment ont-ils eu le poste ? Je croyais que le concours servait à embaucher des personnes compétentes ! Ne pas savoir conjuguer ou faire des fautes d'orthographe n'est donc pas éliminatoire au CRPE ?

Finalement les suppressions de postes permettront peut-être d'éliminer ceux qui n'ont pas le niveau pour devenir enseignant !

Écrit par : PFC | 02 avril 2008

J'engage tout le monde à lire ce qu'écrit un prof d'histoire-géo sur ce que l'inspection envisage comme nouveaux programmes au collège. C'est très inquiétant.
http://aucollege.over-blog.fr/ (article du 1er avril ; mais ce n'est manifestement pas un canular)
Je recommande par ailleurs ce blog.

Écrit par : Pat | 02 avril 2008

Ne pas savoir conjuguer ou faire des fautes d'orthographe n'est donc pas éliminatoire au CRPE ?

Ecrit par : PFC | 02 avril 2008

Non, "il est tenu compte de l'orthographe, de la qualité de la langue et de la présentation dans la limite de 4 points".

Écrit par : Pat | 02 avril 2008

Freinet était un socialiste internationaliste, pas un "socialiste" admirateur du fascisme et de Mussolini.
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008

1)- J'ai pourtant bien écrit que c'était Monzie( et non Freinet) l'admirateur des dictateurs, et par anti-communisme.
2- Freinet lui n'était pas socialiste, là aussi c'est Monzie qui l'était.
Freinet était communiste dans l'âme, d'une sincérité et d'une conviction telle qu'il a essuyé toutes les humiliations d'un PCF stalinien qui trouvaient ses méthodes trop libertaires.
Il fut donc un membre militant du PCF jusqu'à ce qu'il s'en fasse virer. Je ne sais plus la date mais c'était fin des années 40.L'hagiographie freinetiste dit que sa femme et lui ont rendu leur carte. Paix à leurs âmes...
Il est resté communiste, et même castriste, jusque dans la tombe.

Écrit par : Cadichon | 02 avril 2008

Ki trouvait!!!

Et moi une boîte de calissons bien frais (de chez Béchard, les meilleurs)
Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008
Pas de doute.
De passage bien trop bref à Aix le mois dernier, j'ai quand même pris le temps de faire deux choses, passer cours Mirabeau en faire provision et aller un tout petit peu plus loin manger des huîtres dehors dans la jolie courette du restaurant "Passage".

Écrit par : Cadichon | 02 avril 2008

Pat,vous avez raison, puisqu'à la 3eme personne on recourt au démonstratif, is,ea,id,pronom de rappel.Il y a un pronom de la 3eme pers, mais c'est le pronom réfléchi "SE".Conclusion : quand on ne pratique plus le latin depuis longtemps,on ne sait plus pédaler et une révision périodique s'impose...

Écrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

Je suis allé voir si la création du lien avait fonctionné (info. sur la revue de poésie "Citadelles"). Je t'en fiche, rien du tout. J'ai appris en échange que j'avais des homonymes sportifs (un cycliste à Roubaix et un joueur de Foot. en Afrique.

Voilà ce que c'est de ne pas être tombé dedans quand on était petit !

Si c'est votre cas (informaticiens natifs) ou si, à force d'une rééducation acharnée de vos neurones, vous avez réussi à rattraper votre handicap informatique (informaticiens migrants), je suis preneur.

Je peux aussi donner des essplications supplémentaires.

Écrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

L'ancien ministre socialiste de l'Éducation nationale (1984-1986) défend la réforme des programmes proposée par Xavier Darcos.

Les programmes de 2008 seront plus lisibles, selon l'ancien ministre, en dépit des critiques de Luc Ferry et de Jack Lang, auteurs des derniers textes de 2002.

Le Figaro : Le projet des derniers programmes du primaire a été très critiqué. Qu'en pensez-vous ?

Jean-Pierre Chevènement : Je suis surpris par la violence des expressions de Luc Ferry et de Jack Lang : ils parlent de programmes populistes et de vide abyssal. Ces critiques sont excessives. L'amour-propre d'auteurs blessés doit passer après les questions de fond : que valent les programmes du point de vue de la réussite des élèves ? La lecture des programmes de 2002 décourage par la longueur et le jargon pédagogiste employé. Que signifie par exemple «instaurer des dialogues didactiques» entre le maître et l'élève ? Il y a un progrès très net entre les programmes de 2002 et le projet d'aujourd'hui. Celui-ci a le mérite de définir des contenus précis tout en étant assez clair et moins jargonnant. Jack Lang assure que l'apprentissage du français était au cœur de ses programmes. Mais il était noyé dans l'ensemble des matières ! Le recentrage sur les fondamentaux, la mémorisation de petits textes vont dans le bon sens.

Les détracteurs évoquent un retour en arrière…

La volonté de remettre au goût du jour une morale laïque, déjà chère à Jules Ferry, ne me déplaît pas, ni l'apprentissage du futur antérieur ou du plus-que-parfait en CM2. Une école structurée et ambitieuse est d'autant plus nécessaire aux enfants lorsqu'ils sont issus d'un milieu modeste. Ils ont besoin d'être soutenus et ne peuvent qu'être perdus quand les programmes sont longs, flous, complexes.

La réduction du nombre d'heures de cours liée à la suppression du samedi va-t-elle dans le bon sens ?

Je ne pense pas que les élèves puissent apprendre plus en travaillant moins. L'idée de réduire les horaires du primaire sous prétexte qu'on en fait moins ailleurs en Europe est un argument de gestionnaire. C'est au contraire une chance. Dans les programmes de 2008, il y a malheureusement encore des réminiscences pédagogistes. Quelle que soit la bonne volonté du ministre, celui-ci risque de rester prisonnier de toute la nomenklatura pédagogiste. Les programmes scolaires doivent être simples, compréhensibles à la fois par les parents et par les enseignants. C'est l'objectif que j'avais donné à ceux de 1985, les plus courts de tous. La formule pédagogiste qui place «l'élève au centre de l'école » n'est pas de gauche, Elle est démagogique. Et la droite est souvent incapable de corriger autrement qu'en paroles des dé­rives nuisibles aux enfants. J'es­père que ces nouveaux programmes marqueront une prise de conscience et permettront de lutter contre la dégradation du niveau de maîtrise de la langue française. Mais faut-il le redire ? Tout n'est pas dans les programmes même s'il faut commencer par là.

Propos recueillis par M.-E. P

Écrit par : David Desgouilles | 02 avril 2008

Il faut que ce soit le Figaro qui interroge un vrai type de gauche !
Quelle époque !

Écrit par : David Desgouilles | 02 avril 2008

J'ai oublié d'effacer mon blaze.

En parlant d'argot, une petite pour la route, de Michel Audiard. Vous la connaissez peut-être :

"Je suis militant socialiste, ancien combattant et patron de bistro, c'est vous dire que dans ma vie j'en ai entendues des conneries."

Aucun lien avec le fil, excusez-moi !

Écrit par : Robin | 02 avril 2008

Catmano et Thierry,
Vous n'avez vraiment rien compris au système. Ce que vous dites est bel et bon mais ne produit aucun effet. Imaginons que vous écriviez : " Appuyés sur des expérimentations multiples conduites en population scolaire socialement brassée, les travaux de T.V. mènent à la conclusion que...", ou encore " Les protocoles d'observation mis en place par C. M. auprès d'un échantillon représentatif d'élèves de GS-CP-CE1 d'origine rurale ont permis de corroborer les conclusions tirées par Westing et Hous, deux chercheurs canadiens qui se sont intéressés à l'acquisition des liaisons grapho-phonologiques par les enfants des chasseurs de phoques du grand Nord. Ainsi, les praticiens de terrain confirment-il les plus récents acquis des épistémologues et didacticiens : la science avance."
À vos plumes.
GM

Écrit par : guy morel | 02 avril 2008

De toute façon, Catmano a commis un lapsus avec son clavier en utilisant le symbole $.
Cela montre que ces programmes ne sont approuvés que par des gens guidés par une idéologie ultra-libérale, conservatrice et matérialiste. Ceci mène à une attitude productiviste où l'on refuse de laisser les enfants construire leurs savoirs et révéler les trésors culturels qu'ils portent en eux pour les immerger dans une culture bourgeoise élitiste et rétrograde en bridant leur créativité.
Blague à part, merci d'avoir renvoyé ce monsieur dans ces 22 mètres par une critique argumentée et basée sur l'expérience. Quand les gens comme vous seront-ils admis à s'exprimer devant les futur(e)s instituteur(trice)s ?

Écrit par : Japhet | 02 avril 2008

"Il y était, je vous assure. La personne qui m'est la plus chère exerce cette noble profession."
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008

Merci de me rassurer Christophe :-)
Vivre avec des ados me rend parfois un peu coincée avec certaines formes d'humour.

"Si c'est votre cas (informaticiens natifs) ou si, à force d'une rééducation acharnée de vos neurones, vous avez réussi à rattraper votre handicap informatique (informaticiens migrants), je suis preneur.
Je peux aussi donner des essplications supplémentaires."
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008

Vous vouliez faire quoi exactement Robin ?
Que votre nom apparaisse sur glouglou en même temps que la pub pour la revue Citadelles ?
Je veux bien des essplications.

Écrit par : lucile | 02 avril 2008

De toute façon, Catmano a commis un lapsus avec son clavier en utilisant le symbole $.
Ecrit par : Japhet | 02 avril 2008

C'était pour me mettre dans les petits papiers de Cadichon. Elle débusque les "communistes à couteau entre les dents" jusque dans la tombe. J'ai peur, moi...

Écrit par : catmano | 02 avril 2008

Je viens de corriger des copies de 2de, devoir fait en classe, et ô divine surprise, ces élèves, dont je commençais à désespérer, ont fait un effort énorme pour constuire leurs phrases et écrire sans (trop) de fautes. Les raisons?..1-Je leur rappelle sans cesse et leur prouve que l'orthographe,c'est le SENS, ce que visiblement on ne leur a jamais dit, si j'en juge à leur mine, lorsqu'en début d'année, je fixe les règles. 2-Je sanctionne lourdement fautes d'orth.et de syntaxe dans tous les devoirs. Il ne me reste plus qu'à les féliciter demain en leur rendant leurs copies, dans l'ordre inverse des notes, de la moins bonne à la meilleure( si, si ! ).Ils adorent ça !Conclusion : un certain acharnement politiquement et pédagogogiquement incorrect ne nuit pas, au contraire, puisqu'à la fin, tout le monde est content ...

Écrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

"ConstRuire", l'orthographe, c'est le sens !

Écrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

Le Che soutient Darcos pour les programmes du primaire. Pour un peu, je lui pardonnerais presque son soutien à la dinde poitevine.

Un "article" de libération * pas du tout orienté idéologiquement donne l'exclusivité du discours à une dénommée Clarisse Blanchaud qui débite son catéchisme d'IUFM.

La déclaration finale vaut son pesant de pastiche meirioleux :

«Cette année avec ma classe de CM2, nous avons étudié un article du journal Mon Quotidien sur l’eau. On a alors travaillé sur la grammaire, la construction du texte et la science, raconte Clarisse Blanchaud, avec ces nouveaux programmes, ce ne sera plus possible. Tout est parcellisé, avec des petits horaires pour tout. Ce n’est plus notre métier.»

Personnellement, je suis très pessimiste sur le devenir de ces programmes sur le terrain avec de tels neurolisés. Ils sont formatés et consentants, leurs IEN aussi : je ne vois pas bien comment "l'objectif de résultat" dont parle le Maître du Moloch parviendra à les contraindre au contact avec le réel.

Ils trouveront des stratégies d'évitement de masse.

Comment faire pour ne pas céder à la tentation de les laisser dans des ghettos pédagols où une bonne partie des enfants de ce pays continueront à être allègrement massacrés ?

*http://www.liberation.fr/actualite/societe/318882.FR.php

Écrit par : dugong | 02 avril 2008

Chevènement aussi semble être pessimiste:"le ministre risque d'être prisonnier de la nomenklatura pédagogiste "dit-il.

Écrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

De toute façon, quoi qu'on fasse, chacun continuera à faire ce qu'il voudra.
Marc Le Bris faisait déjà du Marc Le Bris, Clarisse Blanchaud continuera à faire du Clarisse Blanchaud.
Et d'ailleurs, laissons le bénéfice du doute à cette dame, peut-être que ses méthodes fonctionnent.
Je suis pour la liberté pédagogique (pas comme Frackowiack).
(Après tout, elle pourra continuer à faire des journées thématique si ça lui fait plaisir.)
Et peut-être que de plus en plus de gens se rallieront au plus efficace.

Écrit par : Pat | 02 avril 2008

Moi, j'aimais bien les embrayeurs quand P. Hamon en parlait. Ils me sont restés sympathiques.
Je viens de feuilleter dans ma bonne librairie le dernier ouvrage du Sieur Viala. Cela m'a semblé un peu léger et pas dans le sens galant du terme. Mais il est vrai que je n'ai fait que l'effleurer...

Écrit par : Sanseverina | 02 avril 2008

Encore un recteur qui fait du zèle. Et ça ne s’invente pas, il s’appelle Olivier Dugrip (si, si!) et dégraisse l’académie de Toulouse. Encore un qui aimerait utiliser la schlague mais il faut bien être moderne. Le management moderne nous donne un type d'homme vraiment sympathique...

La Dépêche du Midi, 27 mars 2008.
« Le recteur dénonce “les syndicats rétrogrades”

La réforme de l’école primaire prévoit que « dès les prochaines vacances, le mois prochain, les élèves en difficulté pourront être accueillis dans les écoles pour des cours de soutien ». Une formule basée sur le volontariat des familles… mais aussi des enseignants, invités ainsi à raccourcir leurs vacances. Cette proposition, bien qu’assortie d’une rémunération substantielle (sic) (+ 25 % en heures supplémentaires), a été immédiatement rejetée par les syndicats qui appellent à la boycotter. Une position qui fait bondir le recteur Olivier Dugrip.

– Que vous inspire ce refus ?
– Je suis un recteur en colère, car cette attitude est contraire à l’intérêt des élèves, des familles et des idéaux républicains de solidarité. En fait, je suis atterré devant ces syndicats réactionnaires qui n’ont rien compris et qui vont à contre-courant de l’école républicaine. Je les invite à se ressaisir.
– Plus largement, les syndicats protestent contre les réductions de postes…
– Il y en aura en tout et pour tout 46. Soit 0,3 % de l’effectif global. Le reste n’est qu’un transfert de moyens en heures supplémentaires.
– Et pas pour autant de réductions de moyens ?
– Non, car cette cuisine interne modifie les conditions de service des enseignants (aveu involontaire ?), mais pas les volumes horaires ni les moyens mis en place pour les élèves.
– Et là, la question des heures sup va se reposer. Les enseignants vont-ils accepter de les faire ?
– Chacun devra prendre ses responsabilités. Mais je veux dire à chacun qu’on ne peut pas prétendre défendre le service public d’éducation et dans le même temps en organiser le sabotage. Sur le fond, je reste confiant. Tous les enseignants, loin s’en faut, ne sont pas aux ordres de syndicats dont encore une fois, je regrette le caractère rétrograde. »

Ach ! Zapotage ! Tous les zaboteurs zeront fuzillés très zévèrement !
Il est sûr que ce brave homme, si pétri d’idéaux républicains, va passer ses vacances à alphabétiser les zaprenans que les réformes qu’il a appliquées servilement ont en grande partie empêché d’apprendre. Le pompier-pyromane verrait enfin l’objet de son amour…

Écrit par : Lariba | 02 avril 2008

En parlant de pompier, y'a pas un blogueur parisien qui aurait un extincteur à vider sur le chalumeau olympique lors de sa présentation aux foules émues ?

Écrit par : Zorglub | 02 avril 2008

J'avais écrit : Comment faire pour ne pas céder à la tentation de les laisser dans des ghettos pédagols où une bonne partie des enfants de ce pays continueront à être allègrement massacrés ?

A moins que les TICE viennent à notre secours :

les enseignants définitivement meiriolisés se verront proposer des "dispositifs de classe innovants".

Rien de tel que la verroterie tice pour les amadouer.

Ils travailleront avec des enfants virtuels qu'ils feront apparaître ou disparaître selon leur gré à grands coups * de CONTROL + ALT + SUPPR ou de INSER.

Ils leur proposeront des activités générées par un logiciel de la suite OpenDelire écrit en Pédagol++ (**) dont les réponses sont dans les questions et réciproquement.

* évidemment cela aura aussi un coût mais on aura évité une guerre scolaire tout en arrêtant le massacre.

** Les plus sagaces d'entre vous y verront la résurgence de cette belle idée pédagol : le remplacement de la multiplication (trop difficile) par l'addition : au lieu de multiplier il suffit d'additionner autant de fois que nécessaire (en pédagol, on appelle ça une stratégie opératoire personnelle d'apprenant).

Écrit par : dugong | 02 avril 2008

Je viens de corriger des copies de 2de, devoir fait en classe, et ô divine surprise, ces élèves, dont je commençais à désespérer, ont fait un effort énorme pour constuire leurs phrases et écrire sans (trop) de fautes. Les raisons?..1-Je leur rappelle sans cesse et leur prouve que l'orthographe,c'est le SENS, ce que visiblement on ne leur a jamais dit, si j'en juge à leur mine, lorsqu'en début d'année, je fixe les règles. 2-Je sanctionne lourdement fautes d'orth.et de syntaxe dans tous les devoirs. Il ne me reste plus qu'à les féliciter demain en leur rendant leurs copies, dans l'ordre inverse des notes, de la moins bonne à la meilleure( si, si ! ).Ils adorent ça !Conclusion : un certain acharnement politiquement et pédagogogiquement incorrect ne nuit pas, au contraire, puisqu'à la fin, tout le monde est content ...

Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

Mais bon sang, mais c'est superbe!!!
Je viens de lire votre message, et vous, dont je commençais à désespérer, avez fait un effort énorme pour mettre les espaces après les virgules et après les points!!!

Écrit par : c.merveilleux!!! | 02 avril 2008

"Une position qui fait bondir le recteur Olivier Dugrip."

1- Le GRIP doit se fendre d'un communiqué affirmant que l'olivier n'est pas de chez eux *. C'est pas rigolo tous les jours d'être sur le front progressiste...

2- Le recteur Dugrip bondit d'autant mieux qu'il adhère à ses positions...

* au risque d'accréditer l'idée que ce sont des gens du Nord. Stratégiquement, ça peut aider en notoriété en surfant sur le succès des ch'tis...

Écrit par : dugong | 02 avril 2008

Après avoir lu l'article de Libération signalé par Dugong, je suis moi aussi pessimiste : il semble vraiment qu'une majorité de professeurs des écoles soient tout acquis aux diktats du pédagogisme et prêts à saboter les nouveaux programmes. Par ailleurs, les exigences du concours de recrutement me laissent rêveuse :la langue et l'orthographe ne comptent vraiment que pour quatre points ? Tant que ces matières ne seront pas éliminatoires, je vois mal comment on peut espérer une amélioration.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008

C'est merveilleux dugong, j'ai eu simplement l'idée lumineuse d'appliquer la dernière stratégie opératoire personnelle d'apprenante : je parle à mon ordinateur (en pédagol évidemment )et comme vous voyez, ça marche !!

Écrit par : Amélie Béret | 02 avril 2008

«Cette année avec ma classe de CM2, nous avons étudié un article du journal Mon Quotidien sur l’eau. On a alors travaillé sur la grammaire, la construction du texte et la science, raconte Clarisse Blanchaud, avec ces nouveaux programmes, ce ne sera plus possible. Tout est parcellisé, avec des petits horaires pour tout. Ce n’est plus notre métier.»

Libération du 2 avril 2008

La collègue voudrait faire pleurer les chaumières qu'elle ne s'y prendrait pas autrement ! Nous avons là une nouvelle démonstration de la réthorique du prétexte, quitte à forcer le trait, une stratégie éprouvée dans certains milieux et chez certains esprits chroniquement idéologiques
Les nouveaux programmes sont un recentrage sur l'essentiel et le nécessaire. Mais rien n'empêche d'aller plus loin ou d'explorer ailleurs. La collègue faussement désemparée doit sans doute ignorer la ligne droite ondulante...

Écrit par : Magister | 02 avril 2008

Et puis elle n'a qu'à utiliser son texte en grammaire et l'iutiliser en sciences, les nouveaux programmes n'interdisent pas ça.

Écrit par : Jérémy | 02 avril 2008

Vous vouliez faire quoi exactement Robin ?
Que votre nom apparaisse sur glouglou en même temps que la pub pour la revue Citadelles ?
Je veux bien des essplications.

Ecrit par : lucile | 02 avril 2008

Je me suis aperçu que si en dessous de "Ecrire un commentaire" dans la case "votre nom", vous tapez votre prénom et votre nom, ça crée éventuellement un lien vers un site où vous pouvez consulter tous (?) les messages que vous avez envoyés en signant de la même manière (ça ne marche pas si vous ne mettez que votre prénom ou un pseudo). Je crois qu'il faut cocher aussi la case "retenir mes coordonnés"

Mais apparemment ça ne marche pas à tous les coups ou bien, c'est comme les bébés, ça met du temps à marcher.

Les "natives" et les Obélix qui sont comme tombés dedans, on ne se moque pas des handicapés !

Écrit par : Robin | 02 avril 2008

...ET si vous tapez votre nom et votre prénom (ou l'inverse, peu importe) sur Glouglou, vous vous apercevez que êtes quelqu'un de célèbre (même si c'est plutôt de "l'autocélébration")

...Je le suis un peu moins que Louis Guilloux, le grand oncle à la mode de Bretagne...Je m'en vais signer des pétitions à tour de bras pour ratrapper le retard.

Écrit par : Robin | 02 avril 2008

ratrapper le retard.

rattraper ! (je me rattrape de justesse)

Écrit par : Robin | 02 avril 2008

Par ailleurs, les exigences du concours de recrutement me laissent rêveuse :la langue et l'orthographe ne comptent vraiment que pour quatre points ? Tant que ces matières ne seront pas éliminatoires, je vois mal comment on peut espérer une amélioration.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008


Oui, oui, c'est vrai.
Dès que j'ai un peu de temps, je vous fais un topo sur les phôtes les plus courantes de mes collègues qui fréquentent les forums (la confusion futur simple / conditionnel remportera sans aucun doute la palme d'or).

Écrit par : catmano | 02 avril 2008

Après avoir lu l'article de Libération signalé par Dugong, je suis moi aussi pessimiste : il semble vraiment qu'une majorité de professeurs des écoles soient tout acquis aux diktats du pédagogisme et prêts à saboter les nouveaux programmes.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008
Etant les rares endoctrinés d'un pays qui n'a rien de totalitaire, ils n'ont pas à souffrir de leur endoctrinement. Ils se contentent de faire souffrir les autres. Ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont endoctrinés. Il parait nécessaire de se comporter avec eux comme leurs endoctrineurs ou l'échec est assuré.

Écrit par : dobolino | 02 avril 2008

Merci d'avance, Catmano.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008

Voilà ce que disent vos collègues de l'école primaire, avec force, sûreté, conviction, et mépris pour ceux qui n'ont pas la même opinion:

"Les opérations comme outil pratique pour résoudre des problèmes... bof bof.

Le calcul mental, c'est l'outil essentiel numéro 1 pour résoudre des problèmes, repérer les relations entre les nombres, calculer les solutions. A défaut de calcul mental, la calculatrice rend tout à fait le service de "passer l'obstacle du calcul".
Quand on sait résoudre un problème en sachant quelle opération on doit poser, on a fait 99% du chemin. Le fait de savoir la poser "à lamain", c'est une compétence anecdotique, à mon sens, dans la résolution d'un problème."

Et quand la calculatrice n'a plus de piles, comment pratique-t-on?

Écrit par : c.cuit | 02 avril 2008

Dobolino a écrit : "Il parait nécessaire de se comporter avec eux comme leurs endoctrineurs ou l'échec est assuré."

On les regroupe à Plougoumelen ? Dont l'invraisemblable (ex ?) maire avait baptisé l'école du nom de Philippe Meirieu ?

Ce gros village coincé entre Vannes (la bien nommée) et Auray (marque dégradée du futur, voire du conditionnel) ne mérite probablement pas cette infamie. Mais bon.

Écrit par : dugong | 02 avril 2008

c.cuit a écrit en citant le discours pédagol : "c'est une compétence anecdotique, à mon sens, dans la résolution d'un problème."

"à mon sens" est typiquement une expression pédagol.

Un peu comme le petit doigt tendu des Envahisseurs (tiens encore une réminiscence de 1968...)

Écrit par : dugong | 02 avril 2008

Après avoir lu l'article de Libération signalé par Dugong, je suis moi aussi pessimiste : il semble vraiment qu'une majorité de professeurs des écoles soient tout acquis aux diktats du pédagogisme et prêts à saboter les nouveaux programmes.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008
Etant les rares endoctrinés d'un pays qui n'a rien de totalitaire, ils n'ont pas à souffrir de leur endoctrinement. Ils se contentent de faire souffrir les autres. Ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont endoctrinés. Il parait nécessaire de se comporter avec eux comme leurs endoctrineurs ou l'échec est assuré.

Ecrit par : dobolino | 02 avril 2008

Ayant "traîné mes guêtres" plus de 35 ans dans les écoles primaires au centre et à l'Est de ce pays, je n'ai jamais, mais jamais vu une réforme accueillie avec des cris de joie et de satisfaction...
Mais un collègue qui était ZIL (remplaçant dans une zone d'intervention limitée) et qui parcourait notre circonscription au gré des congés pour 2, 3 jours, ou une semaine à 60 km à la ronde, m'a dit un jour:
"On sent, dans l'enseignement des collègues que je remplace, un fil rouge qui est le programme, mais il y autant de façons d'y parvenir qu'il y a d'instituteurs..."

Écrit par : c.cuit | 02 avril 2008

Dobolino a écrit : "Il parait nécessaire de se comporter avec eux comme leurs endoctrineurs ou l'échec est assuré."

On les regroupe à Plougoumelen ? Dont l'invraisemblable (ex ?) maire avait baptisé l'école du nom de Philippe Meirieu ?

Ce gros village coincé entre Vannes (la bien nommée) et Auray (marque dégradée du futur, voire du conditionnel) ne mérite probablement pas cette infamie. Mais bon.

Ecrit par : dugong | 02 avril 2008

cher, cher dugong, qu'il est bienfaisant de vous lire quand on sent un vent de pessimisme souffler sur les troupes découragées...

Écrit par : Maminou | 02 avril 2008

Merci, Maminou mais vanner sur vannes et Auray est une façon de conjurer mon pessimisme...

Je voudrais bien que l'ensemble des enfants de ce pays puissent bénéficier d'un enseignement de qualité et je lutte contre la tentation de facilité qui consisterait à ouvrir au final des écoles/collèges/lycée type "slecc/grip", ghettos de réussite dans un océan de misère intellectuelle.

Écrit par : dugong | 02 avril 2008

Les ghettos de reussite, ils existent déjà dans les beaux arrondissements (et ils ne sont pas particulierement grip et slecc).

Ceux-là, les fossoyeurs n'y toucheront pas, ils sont bien sauvegardés.

Écrit par : Jérémy | 02 avril 2008

Ce qui guette le système éducatif de ce pays est un apartheid d'apparence raisonnable (pédagols d'un côté, instructionnistes de l'autre).

Ce pays a un passé de valeurs qui s'y opposent : il faudra trancher pour ne pas séparer comme le soulignait notre hôte dans cette note...

Écrit par : dugong | 02 avril 2008

"Au final", ça fait pas un peu pédagol aussi ?C'est vrai qu'on vous sent un peu déprimé...

Écrit par : Amélie Béret | 02 avril 2008

Voici quelque chose, glané ailleurs, pour essayer de remonter le moral des troupes.
C'est un peu "à dose homéopatique" mais si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal !!!

"Depuis le temps que les privilégiés mettent les chaloupes à la mer (privé), il était temps de commencer à donner un coup de barre au Titanic."

Écrit par : Maminou | 02 avril 2008

Un gouvernement qui dépouille Pierre pour payer Paul peut toujours compter sur Paul . G.Bernard Shaw

Écrit par : Amélie Béret | 02 avril 2008

Pat -> un bon nombre ici demande quand on se décidera à supprimer les "syndicats" lycéens, et moi, je vous fais monter sur vos grands chevaux en suggérant de les laisser vivre, mais en cessant de leur accorder la moindre importance.

Écrit par : moot | 02 avril 2008

Les ghettos de reussite, ils existent déjà dans les beaux arrondissements (et ils ne sont pas particulierement grip et slecc).

Ecrit par : Jérémy | 02 avril 2008
De toute façon, ils n'ont pas besoin d'être Grip et sleec puisqu'on leur fournit un cheptel formaté et pistonné.
Grip et Sleec, c'est un combat pour les gosses du peuple, pas pour les nantis.
A l'Ecole Alsacienne, on peut faire de la "découverte" et prouver que ça marche...

Écrit par : dobolino | 02 avril 2008

C'est ça qui est triste et moche! C'est qu'en voulant faire, en toute bonne foi, une école pour les gosses du peuple, on a fabriqué une école où seuls les nantis s'en sortent, peu ou prou, le piston, entre autres soutiens para et péri-scolaires, actionnant la machine soi-disant égalitariste.

Écrit par : dobolino | 02 avril 2008

Jpb est passé au JT de la 2.Très en forme, LUI .Confiant, m'a-t-il semblé...

Écrit par : Amélie .- | 02 avril 2008

Dans une réunion d'information sur SLECC destinée à des parents d'élèves, des instits "progressistes" étaient venus faire un tir de barrage pour limiter la contagion. A bout d'arguments, l'un deux nous a lancé : "mais pourquoi ne faites vous pas des écoles privées !?" Un père de famille a bondi sans nous laisser le temps de répondre : "Mais parce que c'est cet enseignement-là qu'on veut et qu'on n'a pas les moyens de payer !".

Écrit par : Pascal | 02 avril 2008

Le niveau baisse un peu partout: même Francis, il nous l'a fait un petit peu moins bien cette fois-ci. Quand même l'accent et la voix, cela me fait craquer à chaque fois. Vous l'aimez pas, vous ? Bon, ben tant pis. Je me l'écoute encore une fois.

Écrit par : Sanseverina | 02 avril 2008

Dans une réunion d'information sur SLECC destinée à des parents d'élèves, des instits "progressistes" étaient venus faire un tir de barrage pour limiter la contagion. A bout d'arguments, l'un deux nous a lancé : "mais pourquoi ne faites vous pas des écoles privées !?" Un père de famille a bondi sans nous laisser le temps de répondre : "Mais parce que c'est cet enseignement-là qu'on veut et qu'on n'a pas les moyens de payer !".

Ecrit par : Pascal

Ben oui, payer des impôts pour financer un système en déroute, et re-payer pour s'affranchir dudit système, c'est tout de même un comble !

Écrit par : moot | 02 avril 2008

Non, je préfère Alain. Son dernier album est très bien, sauf qu'il y a une grosse faute sur une des chansons: il chante 'je courirai'.

Allez, on va dire que c'est la licence poétique...

*Alain Bashung, "Bleu pétrole" (Barclay)*

Écrit par : Loki | 02 avril 2008

on a fabriqué une école où seuls les nantis s'en sortent, peu ou prou, le piston, entre autres soutiens para et péri-scolaires, actionnant la machine soi-disant égalitariste.

Ecrit par : dobolino

Actuellement, je "récupère" une jeune fille, réellement intéressée par la physique, capable de comprendre vite et bien ce que je lui explique, et dont le professeur (remplaçant) est un parfait incapable, qui fait des cours comme si c'étaient des conférences de faculté, et dont la classe est un foutoir généralisé. Cela se passe dans un lycée privé plutôt huppé.
Un autre auquel je donne des cours de mathématiques m'apprend que son professeur fait deux contrôles par trimestre, et rend les copies au moins quinze jours après avoir fait plancher ses élèves. Son lycée est public, mais vu l'endroit où il se trouve, il doit être assez bien achalandé.

Tout ça pour dire que les beaux quartiers ne sont pas tant que ça épargnés par la gabegie, et que malheureusement, le soutien est une nécessité, non pour faire réussir tout le monde - j'ai bien conscience que ces jeunes gens ont "de la chance" - , mais simplement pour réparer les pots cassés.

Écrit par : moot | 02 avril 2008

Putain, ça commence un peu à sentir le sapin, ce blog! Réveillez-vous, mes frères!!!

Écrit par : Mahjong | 02 avril 2008

J'aime bien jouer au Mahjong.

Saviez-vous que ce jeu est interdit en Chine? Selon le Parti il favoriserait la paresse. Et on ne plaisante pas avec ça, dans l'Empire du Milieu.

Écrit par : Loki | 02 avril 2008

Oups !
J'ai cru un moment que Claire Blanchaud avait étudié l'article sur une barque ! En fait, c'était un texte qui parlait de l'eau....

C'est qu'ils en seraient capables !

Écrit par : David Desgouilles | 02 avril 2008

Parmi les 19 pétitionnaires, se trouve une certaine Nicole Bellouvet, présidente de la Fédération des Oeuvres Educatives et de Vacances de l’Education Nationale (ça ne s'invente pas). Me demandant qui était cette dame, une petite recherche sur google m'amène sur un rapport datant de 2002 proposant de nouvelles voies pour atteindre l'objectif de 80% des élèves au bac:
http://www.ac-martinique.fr/pdf/violencepropo.pdf

La proposition 18 de la p.47 a de quoi surprendre lorsqu'on est familier des récriminations des professeurs de ce blog :

"Les modes de transmission des savoirs doivent s'appuyer sur une approche moins abstraite et déductive, plus inductive et expérimentale, sur des pratiques et des productions pluridisciplinaires, sur la construction d'une méthodologie adaptée et sur une adéquation permanente à la contemporanéité"

Je vous déconseille de lire ce genre de phrase après le repas: l'effet est immédiat.

En tout cas, susciter l'opprobe de ce type d'auteur est certainement un point à mettre au crédit des actuels projets de programme. Je suppose qu'en cherchant la prose des autres pétitionnaires, on trouverait des joyaux tout aussi incomparables.

M'interrogeant sur le sens de "Jean-Michel Sautreau, président de l’ USEP", je découvre la maxime suivante:

"Actrice de la société civile en tant que fédération sportive à part entière et tant que secteur plein air et sport de la ligue de l'enseignement, l'USEP prend régulièrement position dans les domaines d'action qui la concerne.

Mouvement pédagogique, sportif et associatif, l'USEP affirme ainsi sa dimension politique au sens philosophique du terme."

Ces gens ont un humour (involontaire?) presque desprogien...

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 03 avril 2008

"Actrice de la société civile en tant que fédération sportive à part entière et tant que secteur plein air et sport de la ligue de l'enseignement, l'USEP prend régulièrement position dans les domaines d'action qui la concerne : la pêche à la ligne. C'est la raison pour laquelle elle a tenu à s'associer à cette péition contre les nouveaux programmes de l'enseignement primaire."

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Non, je préfère Alain. Son dernier album est très bien, sauf qu'il y a une grosse faute sur une des chansons: il chante 'je courirai'.

No, ça, c'é pa le futur, cé le con dit cionel.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Vous l'aimez pas, vous ? Bon, ben tant pis. Je me l'écoute encore une fois.

Ecrit par : Sanseverina | 02 avril 2008

Moi aussi je l'aime bien le Francis.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Parmi les 19 pétitionnaires, se trouve une certaine Nicole Bellouvet, présidente de la Fédération des Oeuvres Educatives et de Vacances de l’Education Nationale (ça ne s'invente pas).
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 03 avril 2008

Pourquoi ce commentaire: "ça ne s'invente pas"? Est-ce à dire qu'il serait indigne de la part des personnels de l'EN de s'associer afin d'organiser leurs vacances et leurs loisirs? La vie d'un enseignant s'arrêterait-elle après la classe?
Décidément, oui, ça sent le sapin sur ce blog.

Écrit par : marigot | 03 avril 2008

"Décidément, oui, ça sent le sapin sur ce blog."

Ecrit par : marigot | 03 avril 2008

Je confirme. Pendant que certains, presque tous profs, passent beaucoup de temps à sodomiser les diptères sans vergogne, à faire de l'humour un peu cucul- la bouche en anus de poule style feu "les décraqués" et à se goberger sur un éventuel assassinat de ceux qui ne partagent pas leurs conceptions pédagogiques, les lycéens sont dans la rue pour essayer de sauvegarder leurs postes. A eux.

Écrit par : En colère | 03 avril 2008

Très facile de donner son avis sur les nouveaux programmes: cela prend trois minutes.
J'y ai suggéré pour ma part que les "pédagogistes" soient tous renvoyés sur des postes d'enseignants correspondant à leur grade. Ainsi, ils seront confrontés à la réalité et leurs belles théories s'effondreront (du moins dans les grandes lignes). Le cas de Meirieu posera un problème, car le bonhomme est inemployable, n'ayant aucun grade: on l'invitera donc à se présenter dare-dare au Capes et à l'agrégation, après quoi il sera nommé dans un collège "ambition réussite".
On va me dire que c'est dommage pour les élèves de leur envoyer ces saccageurs. "A quoi respondeo" ("Malade imaginaire") que beaucoup d'entre eux retrouveront leurs esprits et leur bon sens lorsqu'ils auront en face d'eux de vrais élèves et que lesdits vrais élèves leur mettront une pagaille telle qu'il leur faudra bien recourir aux "vieilles méthodes".

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

Pourquoi ce commentaire: "ça ne s'invente pas"? Est-ce à dire qu'il serait indigne de la part des personnels de l'EN de s'associer afin d'organiser leurs vacances et leurs loisirs? La vie d'un enseignant s'arrêterait-elle après la classe?
Décidément, oui, ça sent le sapin sur ce blog.

Ecrit par : marigot | 03 avril 2008

Vous êtes mal renseignée. La FOEVEN n'est pas le comité d'entreprise des enseignants:
"Les AROEVEN, aujourd'hui, accompagnent le jeune dans sa vie scolaire mais aussi dans ses loisirs et sa vie sociale en proposant des formations, dans et hors l'école, et en organisant des séjours de vacances." [pour les jeunes, pas pour les professeurs!]

Quand je dis "ça ne s'invente pas", je n'ai pas tort: le nom est tellement incompréhensible que vous lui avez donné un sens qu'il n'avait pas.

Si la FOEVEN était chargée des loisirs des professeurs, on se demande bien de quel droit elle interviendrait sur les programmes de primaire... le comité d'entreprise d'EDF ne se prononce pas sur les tarifs de l'électricité, à ma connaissance...

encore que: l'exemple de la fédération des sports de plein air qui donne très doctement son avis sur l'apprentissage de la grammaire et des mathématiques montre que rien n'est impossible dans le monde où nous vivons.

JD

Écrit par : jesse darvas | 03 avril 2008

Les lycéens (et les collégiens) feraient mieux de se tenir correctement et de travailler. C'est leur premier "devoir d'état" (je doute que vous compreniez le sens de cette expression) avant de descendre dans la rue et de militer dans de prétendus "syndicats lycées".

Des gens payés à "enculer les dyptères" (détachés, agrégés au tour extérieur) il y a en a beaucoup au "mammouth" et comme vous le savez (ou ne savez pas) les caisses sont vides. Alors que l'on mette une bonne fois pour ces feignants prétentieux devant des élèves réels.

Rêver d'assassinat, non, mais le goudron et les plumes, c'était pas mal, comme dans Lucky Luck.

Moi aussi je suis en colère, mais je pense avoir des raisons plus valables...Et plus anciennes.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Alors que l'on mette une bonne fois pour ces feignants prétentieux devant des élèves réels.

Il y a un pour en trop.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

encore que: l'exemple de la fédération des sports de plein air qui donne très doctement son avis sur l'apprentissage de la grammaire et des mathématiques montre que rien n'est impossible dans le monde où nous vivons.

JD

Ecrit par : jesse darvas | 03 avril 2008

Entièrement d'accord.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Est-ce à dire qu'il serait indigne de la part des personnels de l'EN de s'associer afin d'organiser leurs vacances et leurs loisirs?

Ecrit par : marigot | 03 avril 2008

Il s'agit , je crois, des vacances des enfants, pas des adultes.


"les lycéens sont dans la rue pour essayer de sauvegarder leurs postes. "

Ecrit par : En colère | 03 avril 2008

Qui est-ce qui pousse les lycéens à descendre dans la rue? Il faudrait s'interroger.
Sur le fond, est-ce tellement une question de nombre de postes?
C'est plutôt une affaire de programmes et de méthodes pédagogiques. Par exemple, que vous ayez 25 ou 35 élèves en première, avec les programmes Viala (séquences, objets d'étude, genres,, registres, etc.), vous les écoeurerez du français, vous aurez une classe houleuse, qui deviendra vite lourde à traîner, ingérable, et si vous en avez 35, ce sera l'enfer. Au contraire, faites-les travailler sur le Lagarde et Michard, vous aurez une classe attentive et calme. Au collège, dégoûtez votre classe de 25 élèves avec les "séquences", les schémas narratifs et actantiels, le pacte auto-biographique et autres foutaises, vous aurez 25 élèves rapidement démobilisés et hostiles à vous et au français.
Avec des méthodes raisonnables et des programmes sensés et substantiels, vous gérerez des classes nombreuses. Je ne dis pas que ce ne soit pas plus agréable d'avoir 25 élèves que d'en avoir 35. C'est plus agréable, simplement.
Evidemment, il faut aussi que l'ensemble du système soit cohérent, que les programmes et les méthodes soient refondus depuis l'école primaire, que les élèves qui parviennent jusqu'en première n'y entrent pas en sachant à peine écrire comme c'est le cas aujourd'hui.
Le redressement du système éducatif n'est pas une affaire de moyens, comme le glapissent les syndicats et lobbies "pédagos" qui ont intérêt à ce que rien ne change, mais de programmes et de méthodes.

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

Dans mon quotidien régional, les syndicats ont réagi aux propositions du ministre : nous allons revenir quarante ans en arrière et voler leur enfance à nos élèves. Dans ce même quotidien, à la rubrique hebdomadaire du courrier des lecteurs, on peut lire assez régulièrement des réactions aux réactions des syndicats. Toutes réclament une école où l'on respecte les personnes, les locaux, le matériel et où l'on travaille sérieusement. Bien entendu ces lecteurs qui prennent la peine de s'exprimer avec correction et clarté ont parfaitement conscience que l'école leur a permis de se construire et de construire leur vie malgré des conditions défavorables.
Je vous laisse car je suis plongée dans la lecture d'un livre passionnant : " De verdun à Cayenne" de Robert Porchet , collection du cannibale. Biograhie romancée d'après le manuscrit d'un soldat de 14, jugé et envoyé au bagne de Cayenne pour son indiscipline : il ne voulait pas tuer.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 avril 2008

On va me dire que c'est dommage pour les élèves de leur envoyer ces saccageurs. "A quoi respondeo" ("Malade imaginaire") que beaucoup d'entre eux retrouveront leurs esprits et leur bon sens lorsqu'ils auront en face d'eux de vrais élèves et que lesdits vrais élèves leur mettront une pagaille telle qu'il leur faudra bien recourir aux "vieilles méthodes".

Ecrit par : Jean | 03 avril 2008

Je crois que c'est ce qui arrivé à Meirieu. Il a enseigné à des élèves réels en pointillé, une ou deux fois de temps en temps, dans une vie toute entière consacrée à donner des leçons à ses collègues (ce qu'ils font et ce qu'ils devraient faire)...comme la mouche du coche. Son angélisme et ses idées en ont pris un coup et il ne s'en vante pas trop.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Putain, ça commence un peu à sentir le sapin, ce blog! Réveillez-vous, mes frères!!!

Ecrit par : Mahjong | 02 avril 2008

Les trois quarts des frères ( à part quelques-uns ici ou ailleurs dans le grand cimetière qu'est devenue L'EN) sont déjà morts. Et il paraît qu'il n'y a plus beaucoup plus de fric et plus beaucoup de sapins pour ceux qui ne vont pas tarder à y passer...

Écrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

agrégés au tour extérieur

Ecrit par : Robin | 03 avril 2008

J'explique , pour les non-initiés.
Depuis pas mal de lustres, il est possible à quelqu'un qui n'a pas fait les efforts et les sacrifices nécessaires pour réussir l'agrégation d'obtenir ce titre par la seule vertu de ses relations dans le milieu des inspecteurs. C'est-à-dire qu'on nomme le gugusse agrégé, sans qu'il ait besoin de passer le concours. En général, sont ainsi nommés des gens qui se sont agités sur le plan pédagogique, qui se sont fait abondamment mousser, qui ont donné dans toutes les bêtises à la mode. C'est écoeurant, car cela ôte évidemment des postes au concours, mais c'est ainsi.
C'est encore plus inacceptable depuis la création de l'agrégation interne, laquelle a été conçue, précisément - notamment par un allègement des programmes d'oeuvres à étudier - pour que des professeurs en exercice puissent la réussir. Alors il n 'y a plus aucune raison de conserver l' inique agrégation octroyée par le fait du prince.

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

Robin, pouvez-vous me redonner l'adresse de votre revue? Je l'ai laissé passer et j'ai un peu la flemme de la rechercher dans tout ce fatras. Merci à vous.

Écrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

A la Une de la gazette locale: "Comment sont évalués les lycéens du département"?
On ne peut pas mieux résumer la philosophie pratique, voire la finalité ultime de la fabrique: évaluer, réussir les examens. Les professeurs eux-mêmes, derechef, sont évalués à l'aune de cet objectif prioritaire. Et leur carrière va dépendre de la seule réussite des élèves aux examens.
Dès lors les savoirs qui seront censés être transmis au long du cursus seront réduits à des "compétences" à acquérir, dans la perspective de l'exercice ultérieur d'une profession, d'un métier, d'un travail.
Voilà comment s'organise cette école de réformes en réformes: inscrire dans les nouvelles générations cette vérité dogmatique: le travail est le seul horizon de la vie. Préparez-vous non seulement à travailler jusqu'à la fin de vos jours, mais apprenez que le travail est la condition de l'homme.

Écrit par : marigot | 03 avril 2008

Dans mon quotidien régional, les syndicats ont réagi aux propositions du ministre : nous allons revenir quarante ans en arrière et voler leur enfance à nos élèves.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 avril 2008

Quel est ce quotidien régional, Hélène, que nous y intervenions aussi?
Les propos des syndicats sont écoeurants. Syndicats félons!

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

Jean, comment expliquez-vous qu'il y ait autant d'agrégés, (dont beaucoup au "tour extérieur") dans les IUFM?
Faudrait-il les déchoir de leur titre, sous prétexte qu'ils ont collaboré honteusement avec "l'ennemi devenu héréditaire"? Et envisagez-vous de les tondre à la "libération"?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2008

Robin, pouvez-vous me redonner l'adresse de votre revue? Je l'ai laissé passer et j'ai un peu la flemme de la rechercher dans tout ce fatras. Merci à vous.

Ecrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

"Les Citadelles", revue de poésie : directeur de la publication : Philippe Démeron - Comité de rédaction : Philippe Démeron, Roger Lecomte, Roger Montclair, Martin Muze - Correspondance et commandes du dernier numéro ou de numéros anciens (10 euros) à adresser à Philippe Démeron (Les Cirtadelles) 85, rue de Turbigo, , 75003, Paris,

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

"Les Citadelles" pas "Les Cirtadelles" !

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Voilà comment s'organise cette école de réformes en réformes: inscrire dans les nouvelles générations cette vérité dogmatique: le travail est le seul horizon de la vie. Préparez-vous non seulement à travailler jusqu'à la fin de vos jours, mais apprenez que le travail est la condition de l'homme.

Ecrit par : marigot | 03 avril 2008

Moi aussi j'ai lu Nietzsche et sa critique de l'idéologie du travail.

Mais pouvez-vous nier que dans le système scolaire français, de réforme en réforme (sauf justement celle-ci et celle de JP. Chevènement), on travaille de moins en moins et de plus en plus mal ?

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Dans mon quotidien régional, les syndicats ont réagi aux propositions du ministre : nous allons revenir quarante ans en arrière et voler leur enfance à nos élèves.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 avril 2008

N'importe quoi !

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Bonjour

Je lis avec un petit pincement au coeur les conclusions que certaines personnes tirent de la citation de Clarisse Blanchaud rapportée par le journal libération :

«Cette année avec ma classe de CM2, nous avons étudié un article du journal Mon Quotidien sur l’eau. On a alors travaillé sur la grammaire, la construction du texte et la science, raconte Clarisse Blanchaud, avec ces nouveaux programmes, ce ne sera plus possible. Tout est parcellisé, avec des petits horaires pour tout. Ce n’est plus notre métier.»

Il se trouve que j'ai bien connu et travaillé avec cette personne, dont le dévouement à la cause des élèves est impressionant.

Je n'en dirai pas beaucoup plus car je n'ai pas envie d'alimenter un débat pour ou contre Clarisse, mais s'il y a une personne qui peut tirer le meilleur du système des séquences pédagogiques par son obstination au travail, sa formation intellectuelle et ses qualités humaines, c'est bien elle.

Autrement dit, je suis certain qu'une personne sachant dépasser ses à priori à son encontre pourrait entamer très rapidement un dialogue fructueux avec la garantie d'être écouté et respecté.

Et là, je pensais au hasard à Catmano !

Personnellement, un livre d'entretien entre elle et Clarisse, je l'achète tout de suite, certain de lire deux personnes qui seront soucieuses de confronter leurs expériences et leurs pratiques sans souci de domination ni d'humiliation.

Et je signe de mon vrai nom pour la peine !

Jean COLOMBANI

Écrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

A propos des "ghettos de réussite", j'ai déjà eu l'occasion de signaler que les "bons" établissements de centre ville ne sont plus épargnés par "la fabrique du crétin". Je le sais pour avoir enseigné en première S entre 1999 et 2005, dans un lycée des plus bourgeois. Sur une classe de 35 élèves, un bon tiers avaient de graves difficultés avec l'orthographe et la syntaxe, un vocabulaire d'une pauvreté consternante (Madame, qu'est-ce que c'est qu'un spectre?), et la plupart étaient dépourvus de la culture littéraire la plus élémentaire.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 avril 2008

Pour ceux qui seraient intéressés par un débat sur la psycho-pédagogie - Cela devrait pouvoir se trouver sur ce blog - je signale que j'ai fait une réponse circonstanciée (et un peu longuette) à un commentaire récent de M. Defrance sur une de mes anciennes notes (“Faux culs et compagnie.”). M. Defrance, professeur de philosophie, plume régulière aux “Cahiers Pédagogiques”, vice-président d'une association d'aide à l'enfance, s'est surtout fait connaitre comme l'intoducteur du strip-tease dans la conceptualisation concrète de la violence institutionnelle.
Son explication de texte (et d'actions) est un monument.
Ma réponse : une sonnerie aux morts…
C'est à lire à :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/03/fauc-culs-et-commentaires-dernier-episode%e2%80%a6/
Je m'excuse pour l'iconographie… C'est pour faire passer le texte qui est un peu hypertrophié… Ma sonnerie aux morts vaut largement plusieurs minutes de silence.

Écrit par : Roger Felts | 03 avril 2008

Jean, comment expliquez-vous qu'il y ait autant d'agrégés, (dont beaucoup au "tour extérieur") dans les IUFM?

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2008

C'est ce que j'expliquais: la plupart des "agrégés au tour extérieur" ont reçu le titre dans une pochette surprise en récompense de leur activisme "pédago". Qu'on les retrouve en masse en IUFM n'a donc rien d'étonnant: c'est leur milieu de culture.
Pour les autres, les "vrais", enseigner en IUFM relève de leur choix libre. Les motivations sont multiples: avoir affaire à des adultes, fuir le contact avec les élèves, avoir le temps de préparer une thèse, faire en douce de la résistance à l'intérieur de l'institution, se targuer d'un titre de maître de conférences ou que sais-je encore?
Ce qui me paraît évident, quand même, c'est que, hormis les agrégés qui ont carrément attrapé le virus "pédago" et qui, par exemple, militent au SGEN, pour les autres, être en IUFM implique une forme de grand écart doctrinal peu confortable.

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

Bien d'accord avec Jean comme souvent: le collégien grince, renaude et grommelle, mais il n'a rien contre le savoir et le cours magistral; hier, dans une classe où 2 avertissements venaient de tomber (à 3 c'est le conseil de discipline), j'ai obtenu une attention étonnante pour l'exposé que j'ai fait sur le XVIII° siècle, la traite, la montgolfière, l'Encyclopédie, les cafés, l'Opéra, les dames du Palais-royal, l'affaire Calas, et tout ça. Ces bavards impénitents m'ont aussi rendu des "dissertations" (ils aiment ce mot) de 3 copies doubles bien tassées.
Et sans transition, "Fin de récré" est -évidemment- le bon sens même, la clarté, la logique. Même mon principal est en train de le lire!

Écrit par : Cunégonde | 03 avril 2008

"Je n'en dirai pas beaucoup plus car je n'ai pas envie d'alimenter un débat pour ou contre Clarisse"

Jean COLOMBANI

Ecrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

Si, John, justement, c'est l'occasion ou jamais! Et ce n'est pas obligatoirement: "pour ou contre Clarisse" mais, par extension, pour montrer à certains ici qu'ils dégainent un peu vite et trop facilement quand ils sont confrontés à des propos ou des exposés de pratique qui ne correspondent pas exactement à l'idée qu'ils se font de la (des) pédagogie(s).

Ou même, quelquefois, pour certains, dès qu'ils entendent prononcer le mot pédagogie.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2008

J'ai mélangé "tour extérieur" et "agrégation externe"... Damned...
Ah bon, Jean, d'après vous, il est impossible d'avoir l'agrégation externe et enseigner en IUFM, (cas assez fréquent, donc), et être sincère, sans pour autant considérer qu'on soit entouré de collègues qui ont pour seule préoccupation de décérébrer en masse les étudiants ou stagiaires qu'ils ont en face d'eux?
Mais je crois qu'il y a encore un léger défaut de compréhension mutuelle... Vous parlez essentiellement des formations générales des PLC, et je vous parle surtout des formations disciplinaires des PE.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2008

Je m'excuse pour l'iconographie… C'est pour faire passer le texte qui est un peu hypertrophié… Ma sonnerie aux morts vaut largement plusieurs minutes de silence.

Ecrit par : Roger Felts | 03 avril 2008

Je vais attendre d'être chez moi pour avoir le temps de lire le texte, surtout si le texte est aussi "hypertrophié" que la dame !^^^^

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

"On a alors travaillé sur la grammaire, la construction du texte et la science"

Ecrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

C'est ce "travailler sur", Jean Colombani, expression ronflante à la mode, qui nous , qui m'insupporte.
C'est ce principe du texte pris pour prétexte à des activités éclatées que nous contestons.
Qu'on demande à l'élève de RECONNAITRE au passage, dans un texte, des passés antérieurs ou des subjonctifs imparfaits parce qu'on lui aura au préalable expliqué dans des leçons de conjugaison construites et claires, avec des exercices d'application à la clé (ces exercices "mécaniques" qui font s'étrangler de fureur ces esprits faux que sont les "pédagogistes") ce que sont ces temps et ces modes, cela peut être en effet une activité intéressante. Mais qu'on se serve du texte pour bricoler une vague leçon de conjugaison alors que la finalité d'un texte , c'est d'être lu pour son contenu, c'est d'être expliqué, alors là, je ne suis pas d'accord.
Et je ne vois pas en quoi l'obligation de faire des cours de grammaire structurés et progressifs empêche Mme Blanchaud de faire faire à ses élèves des reconnaissances de formes grammaticales dans un texte qu'elle lit.
Non, l'indignation de Mme Blanchaud est idéologique.


Madame Blanchaud est "une personne qui peut tirer le meilleur du système des séquences pédagogiques par son obstination au travail, sa formation intellectuelle et ses qualités humaines".

Ecrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

Nous n'en doutons pas! Le problème, c'est que la masse de travail fourni par le maître n'est en rien une garantie de son efficacité auprès des élèves. Ce n'est pas parce qu'on a passé trois nuits blanches pour "élaborer" une "séquence" (ça fait bien, ça, dans les milieux "pédagos", de se présenter comme un martyr de la "séquence") que l'on sera un bon professeur.
Et de toute façon, la "séquence" est une invention d'imbéciles qui fait truffe l'activité d'enseigner d'obstacles qui n'existeraient pas sans elle!

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

C'est noté, Robin. J'écris, j'attends et je lis. Merci.

Écrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

"On a alors travaillé sur la grammaire, la construction du texte et la science"

Ecrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

Eh, je n'ai pas écrit ça moi ! Et à propos de son indignation "idéologique", on ne peut pas exclure l'hypothèse qu'elle prenne plaisir à travailler de vraies bonnes séquences qui ne dégoûtent pas ses élèves, et que, par conséquent, elle se réfère surtout à sa propre expérience !

Surtout que Clarisse n'est pas Meirieu pour la simple et bonne raison qu'elle a commencé sa jeune carrière dans une classe de perfectionnement dont personne ne voulait, dans laquelle les remplaçants se succédaient et qu'elle a pourtant tenue à bout de bras pendant plusieurs années !

Pour avoir été confronté à cette classe, je peux vous dire que je n'ai jamais pu en mener large et que, par contraste, la façon dont elle s'acquittait de sa tâche ne pouvait que forcer l'admiration.

Écrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

"Si, John, justement, c'est l'occasion ou jamais! Et ce n'est pas obligatoirement: "pour ou contre Clarisse" mais, par extension, pour montrer à certains ici qu'ils dégainent un peu vite et trop facilement quand ils sont confrontés à des propos ou des exposés de pratique qui ne correspondent pas exactement à l'idée qu'ils se font de la (des) pédagogie(s). "

Franchement, je ne peux parler pour elle du contenu de ses séquences ou de sa conception du métier, surtout que ça fait 5 ans que j'ai quitté l'école où elle enseignait.

En revanche, j'ai déjà parlé de la façon dont l'équipe enseignante dont elle faisait partie a quotidiennement lutté pendant plusieurs années pour rétablir l'autorité de l'adulte à l'intérieur de l'établissement et réinstaurer par conséquent l'ambiance de travail nécessaire au progrès des élèves.

Écrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

A propos des "ghettos de réussite", j'ai déjà eu l'occasion de signaler que les "bons" établissements de centre ville ne sont plus épargnés par "la fabrique du crétin".

Ecrit par : Sylvie Huguet

C'est bien ce que je faisais remarquer quand j'évoquais mes deux exemples d'élèves en cours particuliers. Comme dirait Laurent Lafforgue (et cette remarque de sa part est tout à fait laïque ;-))), on est en pleine "résorption des poches de succès".

Écrit par : moot | 03 avril 2008

En revanche, j'ai déjà parlé de la façon dont l'équipe enseignante dont elle faisait partie a quotidiennement lutté pendant plusieurs années pour rétablir l'autorité de l'adulte à l'intérieur de l'établissement et réinstaurer par conséquent l'ambiance de travail nécessaire au progrès des élèves.

Ecrit par : johnmarguerite

Ça devrait être généralisé, et si je quitte le système, c'est justement parce que la situation est intenable quand la direction fait la sourde oreille aux demandes de sanctions par les professeurs, allant parfois jusqu'à excuser les garnements.

Un beau jour, une future-ex-collègue m'a fait part de ce qui suit :

"Les profs se rebellent face à la recrudescence des incivilités...

Par exemple une jeune prof dans les couloirs aujourd'hui, à qui un élève (refusant d'éteindre son portable à sa demande) a répondu, « j'en n'ai rien à f..., je vais avec toi chez le proviseur », et il y a été. Et le proviseur lui a dit : « Dugenou, je t'avais bien dit d'aller téléphoner dehors » (remarque : l'élève revenait au lycée après 5 jours d'exclusion pour avoir défoncé une porte) !

Comme quoi, on est vraiment soutenu".

La sachant blagueuse, je pensais qu'il s'agissait d'une fiction, mais quelques semaines plus tard, elle m'a appris que l'histoire était véridique.
Je pense que déjà, avoir de vrais chefs d'établissement, et non des lavettes, rendrait un peu de confiance aux professeurs qui perdent leur temps et leur énergie à batailler contre l'indiscipline.

Écrit par : moot | 03 avril 2008

de vraies bonnes séquences

Ecrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

Cela n'existe pas! C'est le principe même de la "séquence" qui est mauvais!

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

"de vraies bonnes séquences

Ecrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

Cela n'existe pas! C'est le principe même de la "séquence" qui est mauvais!

Ecrit par : Jean | 03 avril 2008 "

Jean, je ne suis pas professeur, alors je ne prétendrai avoir raison contre vous sur ce sujet.

Laissez-moi simplement vous dire que, la connaissant, l'indignation de Clarisse n'est pas idéologique : elle croit (à tort ou à raison) à ce qu'elle fait et je ne l'imagine pas poursuivre avec des méthodes dont les résultats lui apparaîtraient désastreux.

Écrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

La position dogmatiquement "anti-séquence" de Jean me paraît relever légèrement de l'idéologie...
Et, croyez-moi, je suis très loin d'être un inconditionnel des séquences!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2008

Un beau jour, une future-ex-collègue m'a fait part de ce qui suit :

"Les profs se rebellent face à la recrudescence des incivilités...

Par exemple une jeune prof dans les couloirs aujourd'hui, à qui un élève (refusant d'éteindre son portable à sa demande) a répondu, « j'en n'ai rien à f..., je vais avec toi chez le proviseur », et il y a été. Et le proviseur lui a dit : « Dugenou, je t'avais bien dit d'aller téléphoner dehors » (remarque : l'élève revenait au lycée après 5 jours d'exclusion pour avoir défoncé une porte) !

Comme quoi, on est vraiment soutenu"."

Ca, je peux dire que les directeurs que j'ai connus étaient d'une autre trempe !!!

Écrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

Avec des méthodes raisonnables et des programmes sensés et substantiels, vous gérerez des classes nombreuses. Je ne dis pas que ce ne soit pas plus agréable d'avoir 25 élèves que d'en avoir 35. C'est plus agréable, simplement.
Evidemment, il faut aussi que l'ensemble du système soit cohérent, que les programmes et les méthodes soient refondus depuis l'école primaire, que les élèves qui parviennent jusqu'en première n'y entrent pas en sachant à peine écrire comme c'est le cas aujourd'hui.
Le redressement du système éducatif n'est pas une affaire de moyens, comme le glapissent les syndicats et lobbies "pédagos" qui ont intérêt à ce que rien ne change, mais de programmes et de méthodes.

Ecrit par : Jean | 03 avril 2008

Pour compléter ces propos très sensés:

Une comparaison avec d’autres systèmes permet de prendre un peu de recul. L’OCDE compile des données sur le coût moyen de l’éducation par élève. (http://www.oecd.org/dataoecd/42/56/35338328.xls)
Dans le secondaire, comparons le coût d’un lycéen en France et dans deux pays réputés pour leurs très bons résultats aux évaluations PISA : la Finlande et la Corée. Le coût en France d’un lycéen est respectivement supérieur de 57% et de 46% à celui constaté dans ces deux pays.
Y a-t-il des biais dans les calculs ? Sans doute, mais un tel écart ne peut être écarté d’un revers de main. Comment s’explique-t-il ? Outre l’effet probable de la diversité des options (avec des cours quasi-particuliers pour des options rares), des dédoublements de classe, des remplacements (mais il y en a aussi dans les autres pays…), l’emploi du temps surchargé des élèves singularise la France par rapport à la plupart des autres pays. Et pour quels résultats ? Un encyclopédisme de façade qui masque mal une réelle vacuité, du moins si l’on en croit les enseignants eux-mêmes, en particulier ceux du supérieur qui témoignent de leur étonnement face à leurs jeunes bacheliers…

En revoyant les contenus (pour mettre fin à une surenchère disciplinaire souvent absurde) ainsi que les méthodes (substituer la pédagogie explicite, beaucoup plus rapide, à l’auto-construction approximative des savoirs), en éliminant les cuistreries inutiles (schémas actanciels, adjuvants…) et les « expériences » pseudo-scientifiques censées stimuler de futurs chercheurs alors qu’ils ne maîtrisent pas les bases, on pourrait économiser des millions d’heures de cours tout en améliorant sensiblement le niveau des élèves.
Malheureusement, le gouvernement a pris le problème à l’envers, en supprimant des postes avant toute réforme. Ces réductions d’effectifs réalisées de manière plus ou moins homothétique ne peuvent dès lors que se traduire par un sentiment de paupérisation généralisée et une dégradation des conditions de travail. C’est la réforme qui permet d’économiser, et non l’inverse… Espérons que les autorités sauront changer de cap à temps (en replaçant la charrue derrière les boeufs), sinon je crains que la réforme ne disparaisse corps et biens face aux levers de boucliers.

Une chose est sûre : se plaindre que l’on « manque de moyens » lorsqu’on obtient de moins bons résultats avec des coûts supérieurs à 50% de ceux d’autres pays, c’est un peu court. Même si cela n'a rien d'étonnant: dans un système mal organisé, les coûts peuvent être considérables et les agents du système constater pourtant de leurs propres yeux que leurs conditions de travail sont très mauvaises.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 03 avril 2008

Malheureusement, le gouvernement a pris le problème à l’envers, en supprimant des postes avant toute réforme. Ces réductions d’effectifs réalisées de manière plus ou moins homothétique ne peuvent dès lors que se traduire par un sentiment de paupérisation généralisée et une dégradation des conditions de travail. C’est la réforme qui permet d’économiser, et non l’inverse.

Ecrit par : Jesse Darvas

Voilà qui tombe sous le sens. Redresser d'abord, dégraisser ensuite. Et ne croyant pas notre ministre de l'Éducation assez stupide pour croire au contraire, je pense qu'il n'a pas tellement le choix. On ne peut pas particulièrement l'envier. Les contraintes budgétaires sont les plus fortes, du fait que l'État est pour ainsi dire "en faillite" (et un ami chef de service au ministère des Finances, que je ne puis soupçonner d'être à la botte des fonds de pension, soutient ce propos "malheureux" échappé à François Fillon).
Quoi qu'il en soit, le plus grand malheur est que ces restrictions et l'agitation concomitante risquent de faire capoter les réformes indispensables du système.

Écrit par : moot | 03 avril 2008

La position dogmatiquement "anti-séquence" de Jean me paraît relever légèrement de l'idéologie...

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2008

Pas du tout!
Elle relève d'une solide opposition à tout ce qui entrave la transmission des connaissances, à toute théorie imbécile qui complique inutilement la tâche des professeurs sans rien apporter aux élèves.
La "séquence" est une invention du milieu "pédago" ( de ces "parasites" si joliment et si justement épinglés par JPB). C'est l'arme absolue qu'ils ont inventée pour rendre impossible la transmission aux élèves d'un savoir méthodique , progressif et cohérent. J'ai bien dit "rendre impossible". La preuve en est que les collégiens qui ont subi un enseignement en "séquences" ne savent pour ainsi dire rien en sortant du collège, les lycéens en sortant du lycée. On ne leur demande pas, ni aux uns ni aux autres, d'être des Pic de la Mirandole, mais au moins de posséder les éléments d'une instruction et d'une culture, de façon à pouvoir lire un texte normalement difficile et s'exprimer clairement.
L'idée de base de la théorie de la "séquence" est l'idée "socio-constructiviste" selon laquelle l'enfant à qui on présente du complexe va y mettre du simple par la seule force de son esprit et en groupe et qu'il trouvera dans cette opération une jouissance de soi-en-train-de-découvrir-et-de-mettre -du-simple qui lui procurera des joies ineffables, d'où le reproche que l'on trouve dans la pétition des 19 d'ôter tout PLAISIR aux élèves en les contraignant à "faire mécaniquement les exercices répétitifs sans sens". Selon cette théorie de l'élève qui s'éclate en mettant de l'ordre dans des connaissances présentées en désordre, il faut combattre la tendance du "professeur" à prétendre apporter des connaissances toutes faites et ainsi à empêcher l'élève d'accéder par lui-même au savoir, à le prendre pour un entonnoir dans lequel on enfournerait des connaissances. Les méthodes globales de lecture, encore bien implantées contrairement aux mensonges de leurs défenseurs, sont très exactement l'application de ce principe.
Toute cette théorie est typiquement idéologique: c'est une construction intellectuelle assez délirante qui ne s'appuie sur aucun argument sérieux et qui prend à rebrousse-poil le bon sens le plus élémentaire.
Si en plus on juge la "séquence" à ses résultats, on ne peut que s'en débarrasser au plus tôt, dans l'intérêt des élèves - mais les élèves n'intéressent pas les "pédagos"!

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

Spéciale dédicace à Robin et à tous les "handicapés" des nouvelles technologies.
Je pense (j'espère) que vous comprenez l'anglais... ou le norvégien :-)

http://www.youtube.com/watch?v=aX0-nqRmtos&NR=1
http://www.youtube.com/watch?v=J0MUEqzWve8

Écrit par : lucile | 03 avril 2008

Et d'ailleurs, laissons le bénéfice du doute à cette dame, peut-être que ses méthodes fonctionnent.
[...]
Et peut-être que de plus en plus de gens se rallieront au plus efficace.

Ecrit par : Pat | 02 avril 2008

Et comment sait-on que "ses méthodes fonctionnent" ? Parce qu'il n'y a aucun suicide à la fin de l'année ? Parce qu'elle est satisfaite du devoir accompli ? Parce que les zapprenants ont le sourire ? Parce qu'il n'y a pas de redoublements?

Et comment "les gens" font-ils pour savoir ce qui est le plus efficace ?
Personne ne suit les élèves de la PS au bac, et plus si affinités, à part les parents, qui sont sinon largués, du moins impuissants la plupart du temps.
L'évaluationnite prurigineuse aigüe qui affecte l'EN n'aboutit apparemment qu'à une chose : le système évalue positivement ses capacités d'auto-évaluation. Rien de plus.

Si cette Clarisse (rassurez moi, cette Pauvre Dame est bien dans le public ?) est "efficace" avec ses méthodes, tant mieux. Mais combien de jeunes instits le seront avec les mêmes méthodes ? Et combien dans le cadre des nouveaux programmes ?
Vous n'êtes pas loin d'un milllion de profs. Et comme je doute que cela représente une armée d'un million d'aigles, il faut des programmes, des procédures qui permettent à tous de travailler correctement. Et si vous voulez être meilleur, et bien , soyez-le !

Écrit par : yann | 03 avril 2008

"de vraies bonnes séquences

Ecrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

Cela n'existe pas! C'est le principe même de la "séquence" qui est mauvais!

Ecrit par : Jean | 03 avril 2008 "

Jean, je ne suis pas professeur, alors je ne prétendrai avoir raison contre vous sur ce sujet.

Laissez-moi simplement vous dire que, la connaissant, l'indignation de Clarisse n'est pas idéologique : elle croit (à tort ou à raison) à ce qu'elle fait et je ne l'imagine pas poursuivre avec des méthodes dont les résultats lui apparaîtraient désastreux.

Ecrit par : johnmarguerite

Loin de moi l'idée de préserver la chèvre et le chou, mais je pense qu'un petit détour par la réalité n'est pas malvenu dans un tel débat.

En France, le nombre d'élèves se chiffre en millions, et de ce fait, le nombre de professeurs en centaines de mille. Une "vraie bonne séquence", si jamais cela existe, tout le monde ici est d'accord, cela requiert un investissement personnel important, en plus d'un bagage intellectuel certain.

Peut-on trouver des centaines de milliers de personnes capables d'enseigner en "vraies bonnes séquences" ? J'en doute. Il n'y a que les idéalistes les plus naïfs qui s'imaginent que tout le monde exerce sa profession par passion, et se trouve disposé à y consacrer toute son âme.
N'en déplaise à beaucoup, la première motivation professionnelle, c'est la paie à la fin du mois. "Le travailleur vend sa force de travail", pour paraphraser Marx, ainsi, il ne vend pas son âme. De plus, chacun ressent le besoin d'avoir une vie privée, rares sont les exceptions à cette "règle".

Par conséquent, au minimum, obliger les professeurs à enseigner en séquences est une aberration, car rares sont ceux capables de le faire fructueusement. Au maximum (je ne prendrai pas clairement position, même si j'abonde dans ce sens : d'autres ici le savent bien mieux que moi de quoi il en retourne), les séquences "vraies et bonnes" n'existent pas.

Écrit par : moot | 03 avril 2008

Toute cette théorie est typiquement idéologique: c'est une construction intellectuelle assez délirante qui ne s'appuie sur aucun argument sérieux et qui prend à rebrousse-poil le bon sens le plus élémentaire.
Si en plus on juge la "séquence" à ses résultats, on ne peut que s'en débarrasser au plus tôt, dans l'intérêt des élèves - mais les élèves n'intéressent pas les "pédagos"!

Ecrit par : Jean | 03 avril 2008

L'enseignement en séquences date de 1996 et c'est effectivement une invention des pédagos, une extension au collège de l'ORL (observation réfléchie de la langue et de la méthode globale).

La séquence "pure et dure", seule valable aux yeux des pédagos, consiste à prendre un texte comme "prétexte" pour faire un peu tout et n'importe quoi.

On observe (comme en primaire avec l'ORL) l'emploi et la morphologie d'un imparfait par ci, deux synonymes par là et on passe très vite (il ne faut surtout pas ennuyer les élèves) à la séquence suivante.

En fait la séquence permet de briller à bon compte et de satisfaire l'inspecteur (trice) en montrant sa virtuosité (à défaut de science)...à faire travailler les élèves en séquences. Nous ne sommes pas dans la fécondité du savoir qui s'accroît, mais dans la tautologie du formalisme qui se répète.

Ce que les élèves retiennent de la séquence en retiennent est une préoccupation tout à fait secondaire, voire inexistante. Il s'agit d'une compétence "formelle" qui privilégie la méthode au détriment des contenus.

Les professeurs consciencieux et honnêtes se sont très vite aperçus que l'enseignement en séquences n'apportait que des connaissances superficielles et décousues.

Les uns se sont mis aux séquences au prix de contorsions plus ou moins douleureuses et de reniements, d'autres se sont contentés de baptiser "séquence" un travail approfondi autour d'une notion : le récit, le dialogue, la description...avec des cours structurés de grammaire, d'orthographe, de vocabulaire, de la lecture expliqué et de l'expression écrite à heure fixe.

C'est peut-être ce que fait, à l'école primaire, la personne dont vous avez parlé, mais ce ne sont pas de vértitables "séquences" dans le sens que les pédagos donnent à ce mot.

Leur conception de la séquence exlut en particulier l'apprentissage "mécanique" dont nous avons montré l'importance et le travail à heure fixe qui rassurait tant les élèves (ils savaient que tel jour, "on" faisait de l'orthographe, tel autre de la grammaire...)

D'autre part, je ne vois en quoi les nouveaux programmes pour le primaire empêcheraient votre collègue de continuer à travailler comme par le passé en déclinant les différents aspects d'une notion (la plante ou l'eau par exemple).

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

"Si cette Clarisse (rassurez moi, cette Pauvre Dame est bien dans le public ?) est "efficace" avec ses méthodes, tant mieux. Mais combien de jeunes instits le seront avec les mêmes méthodes ? Et combien dans le cadre des nouveaux programmes ? "


Yann, "cette" Clarisse n'est pas une "pauvre dame", et si elle est efficace avec ses méthodes, elle le doit à son sérieux et son application, quoique vous pensiez de sa pédagogie, et non à un éventuel miracle ou autre accident heureux que vous insinuez. Tenez-le vous pour dit, et merci de ne pas la confondre avec les gourous pédagogistes ! Elle est sur le terrain, elle, et pas avec des enfants de choeur, vous pouvez me croire, j'ai travaillé avec elle pendant quatre ans !

Écrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

le système évalue positivement ses capacités d'auto-évaluation. Rien de plus.

C'est exactement cela la "culture de l'évaluation". On n'évalue pas l'efficacité de l'enseignement, quelle que soit la méthode choisi (ce que les élèves ont réellement appris), mais la capacité de l'enseignant à utiliser telle ou telle méthode (ORL, méthode globale, enseignement en séquences).

Parallèlement, on évalue aussi les élèves et l'on constate qu'ils lisent, écrivent et calculent de moins en moins bien, mais sans faire le rapprochement entre les méthodes imposées, du moins jusqu'à présent.

C'est pourquoi, en dehors de toute allégeance politique, j'ai salué l'idée d'une évaluation des résultats et non plus des méthodes.

Ce sont les résultats obtenus, le fait de savoir si les élèves ont réellement appris quelque chose, ont réellement progressé qui "évalueront" la pertinence et l'efficacité des méthodes.

Et c'est bien la raison pour laquelle on assiste à une telle levée de bouclier chez les partisans fanatiques des méthodes, chez ceux qui croient ou feignent de croire que la pédagogie est une "science" et qui font passer les méthodes, plus exactement leur méthode, présentée comme la seule possible, avant les savoirs, voire qui mettent la méthode à la place du savoir.

L'étymologie est pourtant très claire : "méthode" vient du grec "méta" (à travers) et "odos" qui signifie chemin, route, voie. C'est le sens que lui donne R. Descartes dans le "Discours de la méthode" : un chemin assuré pour accéder aux idées claires et distintes, un chemin vers le savoir et non un savoir en soi.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

la méthode choisi

lire : choisie

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Pour johnmarguerite, qui a donné tête baissée dans ma vanne ecclésiale : je vous renvoie à l'article "clarisse" de Wikipédia ("Les Clarisses (ou Ordre des Clarisses ou Ordre des Pauvres Dames) tiennent leur nom de Sainte Claire d'Assise (1193-1253), qui a créé cet ordre en 1212 à la demande de Saint François d'Assise.").

Par ailleurs, je suis persuadé qu'il s'agit d'une excellente instit, ce qui n'est sans doute pas donné à tout le monde. Je vous renvoie aussi au commentaire de Moot (juste au-dessus) qui dit à peu près la même chose que moi.

Écrit par : yann | 03 avril 2008

aux idées claires et distintes

claires et distinctes ! (c'était clair, mais pas assez distinct !)

Je tape trop vite et je ne me relis pas assez. Je prends la ferme résoltion, avec le secours de sainte Bédeuzi, de ne plus offenser l'orthographe !

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Par ailleurs, pour rebondir sur les propos de Moot et de Robin au sujet de la séquence, je ne peux que répéter ma frustration de ne pas assister à un échange entre eux et Clarisse, dont je connais l'honnêteté et la sincérité, car je suis certain qu'un tel débat serait de grande qualité et très enrichissant

Écrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

"Pour johnmarguerite, qui a donné tête baissée dans ma vanne ecclésiale : je vous renvoie à l'article "clarisse" de Wikipédia ("Les Clarisses (ou Ordre des Clarisses ou Ordre des Pauvres Dames) tiennent leur nom de Sainte Claire d'Assise (1193-1253), qui a créé cet ordre en 1212 à la demande de Saint François d'Assise.")."

Bah écoutez, si j'ai pu vous en donner pour votre argent, je n'en suis certes pas plus malheureux !

Sainte Clarisse de Wikipédia, priez pour nous !

Écrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

Pour johnmarguerite, qui a donné tête baissée dans ma vanne ecclésiale : je vous renvoie à l'article "clarisse" de Wikipédia ("Les Clarisses (ou Ordre des Clarisses ou Ordre des Pauvres Dames) tiennent leur nom de Sainte Claire d'Assise (1193-1253), qui a créé cet ordre en 1212 à la demande de Saint François d'Assise.").

C'est bizarre les association inconscientes.

Je m'imaginais cette collègue avec le gracieux visage de l'actrice du film d'Alain Cavalier, Thérèse (Catherine Mouchet).

Mais Thérèse de Lisieux était carmélite, alors que Clarisse est une fille de Saint François.

C'est peut-être, d'ailleurs, l'intercession du "poverello" qui lui permet d'apprivoiser les loups.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

C'est bizarre les association inconscientes.

Ecrit par : Robin | 03 avril 2008

Je savais que ça vous plairait, Robin.

Écrit par : yann | 03 avril 2008

Lucile,

Merci pour le lien dédié aux "handicapés des nouvelles technologies". Ca m'a fait beaucoup rire.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Lucile,

Merci pour le lien dédié aux "handicapés des nouvelles technologies". Ca m'a fait beaucoup rire.

Ecrit par : Robin | 03 avril 2008

J'ai beaucoup apprécié la patience de l'instructeur.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Je pense que déjà, avoir de vrais chefs d'établissement, et non des lavettes, rendrait un peu de confiance aux professeurs qui perdent leur temps et leur énergie à batailler contre l'indiscipline.

Ecrit par : moot | 03 avril 2008

Les lavettes que nous expérimentons tous les jours vont encore laver plus blanc que blanc dans les années à venir. Car comme le choix de leur établissement se fera selon le bon vouloir des parents et que le chef d'établissement verra ses primes tomber en fonction de sa soumisson au CA et aux instances locales, cela va être brillant!
La privatisation avec ses inconvénients sans ses avantages.

Écrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

A propos de la carte scolaire "libérée" pour l'instant dans la ville où je suis cela donne un départ continu et sensible des élèves un peu plus calmes des bahuts difficiles vers des bahuts à bonne réputation et des établissements à problèmes qui ont encore plus de problèmes grâce à l'heureuse concentration des " cas".
Comme cela, il sera plus facile de réaliser l'autonomie tant désirée par notre ministère. Des bahuts publics à problèmes avec des projets spéciaux, champs de l'expérimentation pédago la plus folle. Et d'autres ( publics/privés?) avec aussi les pédagos mais qui se déchaîneront un peu moins peut-être ( le palmarès des résultats oblige). Et chez vous cela donne quoi la carte scolaire "libérée "?

Écrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

Les lavettes que nous expérimentons tous les jours vont encore laver plus blanc que blanc dans les années à venir.

Ecrit par : Sanseverina

J'aurais dû préciser : lavettes quand il s'agit de faire face à la réalité, mais fleur au fusil pour le reste, et surtout, pouvoir de nuisance tout à fait réel. Défense absolue de les titiller, sous peine de sanction !

Écrit par : moot | 03 avril 2008

Mais je l'entendais bien comme cela, Moot. Lavettes, ils sont face aux élèves, aux parents, à leur hiérarchie. Et petits dictateurs avec nous. C'est le propre de la lavette que d'abuser du petit pouvoir qu'il a. Enfin, il y a qques chefs d'établissements corrects. Pas beaucoup il est vrai.

Écrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

Les derniers messages m'ont permis de me rappeler qu'en école Primaire, les directeurs d'écoles n'étaient pas les supérieurs hiérarchiques des instituteurs (à moins que cela n'ait changé depuis fin 2002).

La situation est-elle bien différente au collège et au lycée ? Ceci expliquerait la solidarité que j'ai pu constater entre le directeur et ses collègues, dans mon établissement du moins.

Écrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

(dépêche 1er Avril 2008, et je crains que ce ne soit pas un khanular.)
Xavier Darcos déclare : "Nous mettons énormément de moyens sur le lycée, mais je le dis aux lycéens: il faut réformer, changer les choses, et non simplement ajouter des postes."
Le ministre indique avoir "commencé à discuter avec les lycéens sur la réforme du lycée", pour laquelle il assure qu'il n'existe pas de "projet ficelé". "Les lycéens sont les premiers à reconnaître qu'il faut une réforme du lycée." Cette réforme devra être "progressive" pour "s'appliquer en classe de seconde à la rentrée 2009".
Et là, tremblons, mes frères et mes sœurs : l'idée phare de cette réforme sera de "donner une plus grande marge d'autonomie aux lycéens en classe de terminale" afin que l'élève qui poursuit ses études à l'université soit "moins dépaysé". Il y a actuellement "un décalage trop grand" entre la "manière de travailler en terminale" et la "très grande autonomie" qui est laissée aux étudiants en première année de fac ».
Remarque personnelle : Oh non, monsieur le ministre, de grâce, pas ça, pas vous ! À part généraliser les TPE en mettant des professeurs dans des salles à attendre que des zapprenants (du verbe « zapper »), forts de leur autonomie, veuillent bien consentir à venir écouter leurs bons conseils, je ne vois pas comment tout cela peut s’organiser. Est-ce une concession aux pédagos : donnant-donnant, les programmes du primaire contre la réforme des lycées ?
Cela passe forcément par l’éclatement des groupes-classes en groupes de besoins -- et donc l’explosion de nos statuts en une globalisation plus flexible. Exeant les matières pas rentables, à commencer par les langues anciennes, toujours sacrifiées sur l’autel du progrès ! Peut-être sera-t-il aussi plus facile de noter les professeurs et les payer au mérite : cela peut se calculer sur la base d’une côte de popularité et de fréquentation (c.à.d. démagogie, guiliguili, bénévolence et j’en oublie) lors de ces séances de dékh… généralisé. Comme disait ma grand-mère, « y a des fois que » l’argent public est plus facile à gaspiller que d’autres !

Écrit par : FGuichard | 03 avril 2008

MÉCANIQUE À TOUS LES ÉTAGES : LES MATHS AUJOURD'HUI

Brissiaud, Charnay, vous connaissez ? Ce sont les mécaniciens en chef, les pédagos de la générale, les soutiers du toujours- plus- de- sens...
Donc voici ce que m'envoie un vraie matheuse - qui fait des maths, pas une épistémolodidacticienne, à propos du brouet que l'on sert aux gosses aujourd'hui.

"Voici un exemple de problème apparemment de géométrie, mais qui n'a plus rien de commun avec les problèmes ainsi nommés jadis.

Extrait de Trapèze 3e, chez Bréal, 1999, qui n'est pas pire que d'autres.
page 207 n° 52 (***, donc considéré comme le plus difficile)
Dans un triangle isocèle ABC, les côtés [AB] et [AC] ont la même longueur 85 mm. La hauteur (AH) issue de A est telle que AH = 2 BC.
1° Calculer BC. On donnera la valeur exacte puis la valeur approchée à 10-1 mm près par défaut.
2° Placer sur [HC] un point D tel que HD = 1 cm et sur [AH] un point E tel que HE = 4 cm.
a) Démontrer que (DE) et (AC) sont parallèles.
b) Calculer ED. On donnera la valeur exacte puis la valeur approchée à 10-1 mm près par défaut.
c) Calculer BE.
3° La perpendiculaire à (AH) passant par A coupe (BE) en F. Calculer AF. On donnera la valeur exacte.
4° Les droites (ED) et (AF) se coupent en K.
a) Calculer AK.
b) Démontrer que AK/AF = HD/HB.
----------------
On peut remarquer que la plupart des questions sont du calcul et non de la géométrie proprement dite. Les seules questions commençant par "démontrer que" sont des applications immédiates, triviales, de la propriété de Thalès
ou sa réciproque ; je n'emploie pas le mot "théorème" car le livre l'ignore ; à juste titre en quelque sorte : il n'est pas démontré. Des questions de cette facilité auraient été posées jadis comme application immédiate du cours, mais non dans un problème de fin de chapitre présenté comme difficile.
De plus dans la question 4b, la démonstration de l'égalité des rapports AK/AF et HD/HB est précédée du calcul de AK, AF, et HB, qui ne sont pas du tout nécessaires pour montrer l'égalité en question : l'articulation des questions ne présente pas de nécessité logique, les calculs ne sont là que pour vérifier si l'élève sait appliquer des formules : il est considéré non comme un être pensant autonome, mais comme un esclave obéissant à qui on ne demande surtout pas de savoir pourquoi il fait tel et tel travail.
La demande des valeurs approchées des longueurs n'est pas non plus nécessaire à quoi que ce soit, sauf à vérifier que l'élève sait lire le résultat donné par sa calculatrice. Cette longueur ne sert à rien, car on n'a pas demandé de
construire la figure exacte, la valeur approchée ne peut pas servir à une vérification. Elle n'est qu'un petit bout de travail en miettes, sans suivi, sans signification, sans but. En quelque sorte pour bien habituer les élèves à être des esclaves sans pensée, sans initiative, sans imagination, au regard borné à la phrase la plus proche.
Venons-en, précisément, à la figure, et repartons de la première phrase de l'énoncé :
"Dans un triangle isocèle ABC, les côtés [AB] et [AC] ont la même longueur 85 mm. La hauteur (AH) issue de A est telle que AH = 2 BC."
On a soigneusement évité de poser la seule question qui eût été intelligente : construire cette figure sans aucun calcul, à la règle et au compas, ce qui ferait utiliser le théorème de Thalès de façon un peu plus subtile.
Et voyons comment on peut subvertir cet énoncé, pour en faire quelque chose de mieux : il n'est pas nécessaire que le triangle ABC soit isocèle. Proposons donc l'énoncé dérivé suivant :
1° Construire un triangle ABC connaissant AB = 9 cm, AC = 8 cm, sachant que la
hauteur AH est le double de HC, (porté par BC), et que les trois angles du
triangle ABC sont aigus.
2° Sur [HC] placer D tel que HD = 2 cm, sur [HA] placer E tel que HE = 4 cm,
démontrer que (DE) est parallèle à (AC).
3° La parallèle menée par A à (BC) coupe (BE) en F et (DE) en K. Démontrer que AK/AF = HD/HB, puis que DC/HD = EF/EB.
Même si nous critiquons la pauvreté du programme actuel, nous garantissons que ce problème peut être traité entièrement avec ce programme."


GM

Écrit par : guy morel | 03 avril 2008

Vous avez dit "vraies bonnes séquences"?

Voici le résultat.

Devoir de français en cinquième, 17/10/07

Susie Morgenstern
Lettres d’amour.

Synthèse.
A propos de l’auteur.

1) Qui est l’auteur de Lettres d’amour ? Citez le titre de deux autres de ses romans.

R. L’auteur est Suzie Morgenstern.
Elle a aussi écrit « Alibie » et « Europe alibie ».

2) En quelle langue ce roman a-t-il été écrit ? En quelle année ?

R. Ce roman a était écrit en englais et a était écrit en

3) A qui ce roman est-il dédié ?

R. Ce roman est dédié à

A propos de l’histoire.

4) Quel évènement déclenche les changements dans la vie d’Ernest ?

R. L’évènement qui déclenche les changements dans la vie d’Ernest et l’arrivé d’une nouvelle : Victoire.

5) Autour de quel trio de personnages l’histoire s’organise-t-elle ?

R. L’histoire se tourne autour d’Ernest de sa grand-mère : Précieuse et de sa nouvelle amie Victoire.

6) Citez les trois lieux principaux où se déroule l’histoire.

R. – à l’école.
- chez Ernest.
-chez Victoire.

A propos des personnages.

7) Qu’est-il arrivé aux parents d’Ernest ?

R. La mère d’Ernest est morte en ayant mit au monde Ernest et son père à disparu.

8) Quels personnages secondaires ont pourtant un rôle important dans la vie d’Ernest ?
Citez deux personnages et justifiez votre réponse.

R. Son père, Gaspard qui lui envoit de lettres et son Grand-père grâce à la lettre qui depuis des ans Ernest et sa Grand-mère on toujours essayé d’ilucidé.

9) Différences entre Ernest et Victoire.

R. Ernest : frères et sœurs : 0 à la fin 5
1 parent à la maison assez timide

Victoire : frères et sœurs : 13 frères
15 parents à la maison très décontracté

10) Points communs.

R. âge : 10 ans, quartier de résidence.

11) Les points communs portent-ils sur des choses essentielles de la vie des deux personnages ?

R. Oui, car l’âge porte beaucoup sur la mentalité donc sur l’afection et les dialogues qu’on entreprend.

12) Complétez le paragraphe suivant avec certains des mots proposés dans cette liste :
timide- influence-différents-entreprenante-similaires-autorité.

R. Ernest et Victoire sont deux enfants très (différents). Ils sont associés par le maître, sans qu’on leur donne le choix. Victoire exerce très vite une réelle (autorité : faux, le bon mot est influence) sur Ernest parce qu’elle est (entreprenante) et beaucoup moins (timide).

Encore quatre questions aussi intéressantes.
Note : 14, 25 – 1,5 (orthographe et expression) = 13/20.

Anne-Marie.

Il s'agit d'une bonne élève. Elle a une moyenne générale supérieure à 13. Il est vrai qu'elle est en progrès.
Mais elle déteste toujours autant les livres de "littérature jeunesse" que le professeur donne à lire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 avril 2008

sur la base d’une cote de popularité , l'émotion m'égare

Écrit par : FGuichard | 03 avril 2008

J'avais demandé à la mairie de Plougoumelen le sort du maire sortant.

La réponse est brève : "Monsieur GUIZIOU ne s'est pas représenté aux dernières élections"

Mais l'école (publique...) Philippe Meirieu reste.

Ce qui laisse libre cours à toutes les interprétations.

H'chouma...

Écrit par : dugong | 03 avril 2008

Il y a actuellement "un décalage trop grand" entre la "manière de travailler en terminale" et la "très grande autonomie" qui est laissée aux étudiants en première année de fac ».

J'ai déjà donné l'information...Le 1er avril !

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

'ai déjà donné l'information...Le 1er avril !

Ecrit par : Robin | 03 avril 2008

Dispense d'assiduité en cours pour les élèves représentants syndicaux...Mais j'ai pensé que le poisson d'avril se serait transfomé en baleine blanche si la dispense eût été étendue à tous les élèves.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Quant aux chefs d’établissement, il serait peut-être temps de s’en occuper.
Ce sont toujours les enseignants qui sont sommés de « s’interroger sur leurs pratiques », de « se remettre en cause », de « travailler autrement ». Nos prétendus chefs donnent trop souvent l’impression d’avoir été recrutés pour leur capacité de reptation devant le recteur ou les élèves et leur autoritarisme de tyranneaux envers les profs.

Quand ce ne sont pas de véritables malades mentaux qui font régner un climat de folie dans certains coins ! Complètement intouchables la plupart du temps.

Alors, l’évaluationnite va-t-elle enfin les concerner ?
On constate tellement de témoignages sur des abrutis qui saccagent des bahuts entiers !
Petit exemple de dinguerie ordinaire : le principal qui force la prof de dessin à prendre comme modèle le chienchien de sa femme, qui sévit dans le même bahut (la femme, pas le chien, encore qu’on y gagnerait).

Je suis sûr que chacun a une anecdote délirante ;)

Écrit par : Lariba | 03 avril 2008

Note : 14, 25 – 1,5 (orthographe et expression) = 13/20.


C'est du calcul d'après les règles de Charnay.

Écrit par : guy morel | 03 avril 2008

La situation est-elle bien différente au collège et au lycée ? Ceci expliquerait la solidarité que j'ai pu constater entre le directeur et ses collègues, dans mon établissement du moins.

Ecrit par : johnmarguerite | 03 avril 2008

Bien sûr! Les chefs d'établissements font leur travail à temps plein, sont nos supérieurs hiérarchiques et certains ne se privent pas de le montrer.
Les directeurs d'école sont d'abord des enseignants qui font le travail administratif en plus et souvent sans heures de décharge, ce qui est parfois dur. Mais ils restent des collègues, ce que ne sont plus nos "Grippeminaud" à nous!

Écrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

J'avais demandé à la mairie de Plougoumelen le sort du maire sortant.

La réponse est brève : "Monsieur GUIZIOU ne s'est pas représenté aux dernières élections"

Mais l'école (publique...) Philippe Meirieu reste.

Ce qui laisse libre cours à toutes les interprétations.

H'chouma...

Ecrit par : dugong | 03 avril 2008

Quelques hypothèses pouvant expliquer l'étrange initiative de M. Guiziou :

- M. Guiziou et Philippe Meirieu ne sont qu'une seule et même personne, le chapeau rond rabattu sur les yeux

- M. Guiziou, seul mais fanatique admirateur de Philippe Meirieu à Plougoumelen ne s'est présenté aux élections que pour pouvoir baptiser l'école du nom de son idole.

- M. Guiziou est un agent dormant de l'IUFM de Lyon infiltré en Bretagne après avoir vainement tenté le même coup dans la région Rhône-Alpes (les habitants de Plougoumelen ne connaissent pas aussi bien M. Meirieu).

- M. Guiziou a affirmé au conseil municipal de Plougoumelen que Philippe Meirieu était l'inventeur du chouchen.

- M. Guiziou est un employé de la maison du Tourisme de Bergues (Nord-Pas-de-Calais) et son action à Plougoumelen s'inscrit dans une stratégie de dévalorisation systématique des régions touristiques traditionnelles en faveur de la région Nord-Pas-de-Calais.

Le résultat risque d'être encore plus efficace que le film "Bienvenue chez les ch'tis car il faut avouer qu'il a fait fort.

Ces hypothèses ne s'excluent pas forcément les unes les autres.

Écrit par : Robin | 03 avril 2008

Alors, l’évaluationnite va-t-elle enfin les concerner ?
On constate tellement de témoignages sur des abrutis qui saccagent des bahuts entiers !
Petit exemple de dinguerie ordinaire : le principal qui force la prof de dessin à prendre comme modèle le chienchien de sa femme, qui sévit dans le même bahut (la femme, pas le chien, encore qu’on y gagnerait).

Je suis sûr que chacun a une anecdote délirante ;)

Ecrit par : Lariba | 03 avril 2008

Ils deviennent de plus en plus hargneux car leurs primes, leur mutation, leur plan de carrière dépendent de la capacité qu'ils ont à faire passer les horreurs auprès de nous. Ils sont de plus en plus "maltraités" par ceux du haut, c'est vrai, et doivent des résultats à leur hiérarchie ( la loi chose-machin , la lolf c'est cela? les touche beaucoup, beaucoup): les suppressions de postes massives sont aussi dues à cela: faire du zèle pour se faire bien voir par le rectorat; leur carrière en dépend. Il ne faut pas oublier que ce sont eux qui proposent la DGH et qui font leur soupe.
Dans le privé, les salariés émettent un avis sur leur chef, avis dont il est souvent tenu compte si vraiment il y a un problème. Mais nous, of course...

Écrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

Lariba a écrit : "le principal qui force la prof de dessin à prendre comme modèle le chienchien de sa femme, qui sévit dans le même bahut"

Cela me fait très fortement penser au modèle d'empreinte de l'éthologie.

Je cite le Larousse :

"C'est K. Lorenz qui, le premier, a montré l'importance de l'empreinte. En réalisant une situation d'isolement partiel d'un individu d'une espèce donnée, il a mis en évidence que la possibilité de reconnaître un congénère n'est pas innée mais s'acquiert à des moments privilégiés de la vie du jeune, les périodes sensibles. Le jeune, soumis à un modèle d'empreinte au cours de sa période sensible, dirige ses comportements sexuels (parade, copulation) vers ce modèle, aussi incongru soit-il, lorsqu'il parvient à la maturité sexuelle. Cependant, certains travaux expérimentaux récents ont fait apporter quelques réserves quant à la rigidité et à l'irréversibilité de l'attachement du sujet à son modèle d'empreinte."

Je traduis pour les mal comprenants : le principal, trop longtemps isolé des enseignants (pourtant, en principe, des congénères) a besoin du modèle d'empreinte représenté par le clébard pour reconnaître madame. Le comportement est invasif et a tendance à se reporter sur les collègues de la dame (non irréversibilité de l'attachement à madame).

Écrit par : dugong | 03 avril 2008

Bonjour à tous !

Excusez-moi de vous déranger avec mes questions mais j'en ai encore une:

Si on change les programmes et qu'on en revient au Lagarde et Michard (je schématise), que va-t-on faire des nouveaux professeurs qui ont été nourris au schéma actantiel ?

Écrit par : PFC | 03 avril 2008

"que va-t-on faire des nouveaux professeurs qui ont été nourris au schéma actantiel ?"

Rien. Ils s'adapteront. Bessif.

Écrit par : dugong | 03 avril 2008

Une fois n'est pas coutume, je vous fais un copier/coller :
(source : la dépêche du midi)

" Le nouveau député-maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, a indiqué jeudi 3 avril que les écoles de sa ville n'ouvriront pas pendant les vacances de printemps pour accueillir les stage de remise à niveau des élèves de CM1 et CM2 imaginés par le ministre de l'Education, Xavier Darcos.

"Cette mesure me semble précipitée", explique dans un communiqué le maire de Toulouse qui dit regretter "l'absence de concertation préalable avec tous les acteurs de l'éducation".

"Je suis favorable au principe de soutien aux élèves en difficulté, d'autant que les communes et les associations le font depuis des années alors que le ministre semble le découvrir", ajoute M. Cohen qui se dit toutefois prêt à engager avec l'inspecteur d'Académie "une réflexion globale sur l'échec scolaire dans le cadre d'un vrai projet éducatif local".

A partir de lundi, début des vacances scolaires pour les académies de la zone B, sont proposés aux élèves en difficulté en français et en mathématiques, des "stages de remise à niveau", dans le cadre du plan primaire du ministre de l'Education Xavier Darcos, a rappelé le ministère dans un communiqué mercredi. Les vacances de printemps débutent le 12 avril à Toulouse.

Ces stages gratuits, proposés à des groupes de cinq à six élèves, comporteront sur cinq jours trois heures d'enseignement quotidien en français et en mathématiques, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié mercredi, la FCPE, première fédération de parents d'élèves du public "s'étonne de l'organisation précipitée du dispositif et dénonce l'improvisation dans sa mise en place". "

On n'est pas arrivé !

Écrit par : yann | 03 avril 2008

arrivéS !!

Écrit par : yann | 03 avril 2008

"Le nouveau député-maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, a indiqué jeudi 3 avril que les écoles de sa ville n'ouvriront pas pendant les vacances de printemps pour accueillir les stage de remise à niveau des élèves de CM1 et CM2 imaginés par le ministre de l'Education, Xavier Darcos.

"Cette mesure me semble précipitée", explique dans un communiqué le maire de Toulouse qui dit regretter "l'absence de concertation préalable avec tous les acteurs de l'éducation".

Un maire a le droit de refuser d'appliquer les décisions d'un ministre ???

Écrit par : Jérémy | 03 avril 2008

Les "nouveaux professeurs qui ont été nourris au schéma actantiel" ont aussi obligatoirement fréquenté les Lagarde et Michard (ou équivalent) durant l'année de préparation au capes.

Écrit par : Helisenne | 03 avril 2008

Le nouveau député-maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, a indiqué jeudi 3 avril que les écoles de sa ville n'ouvriront pas pendant les vacances de printemps pour accueillir les stage de remise à niveau...

Ecrit par : yann | 03 avril 2008

Et il a bien raison! Quelle connerie, franchement, de faire travailler scolairement des gosses pendant les vacances scolaires alors qu'ils n'ont rien foutu à l'école sinon d'amuser la galerie?
Quand on en arrive à faire travailler des élèves pendant les vacances, c'est vraiment que quelque chose est pourri dans la fabrique!

Écrit par : david.D | 03 avril 2008

Les cours de soutien : cataplasmes sur jambes de bois ...J'ai des élèves à qui 25000 heures de soutien ne feraient aucun effet...Quant aux profs élevés à la bouillie pédagobigote, eux aussi,ils sont indécrottables..Inutile de tenter une cure de désintoxication .Je ne vois que la purge ou le recyclage...

Écrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

Il fallait virer les recteurs et les pédagogos en 2002 .Mitterrand l'a bien fait en 1981!Sans état d'âme!

Écrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

Les "nouveaux professeurs qui ont été nourris au schéma actantiel" ont aussi obligatoirement fréquenté les Lagarde et Michard (ou équivalent) durant l'année de préparation au capes.

Ecrit par : Helisenne | 03 avril 2008

Heureusement qu'il reste les grands concours pour maintenir un réel niveau de qualification! Ce n'est pas pour rien que les "pédagos" réclament la suppression des concours.

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

Les cours de soutien : cataplasmes sur jambes de bois ...J'ai des élèves à qui 25000 heures de soutien ne feraient aucun effet.

Ecrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

J'ai des élèves-cancres en sixième et cinquième qui bénéficient jusqu'à 8 heures de cours en plus que les autres (études obligatoires+ PPRE+soutien) tout cela, bien sûr, aux frais du contribuable (les fameuses HS défiscalisées) pour des résultats notoirement négatifs. C'est pas grave , on continue, c'est dans le projet d'Etablissement.

Écrit par : david.D | 03 avril 2008

Un p'tit coup de jus pédagol ? A la bonne vôtre !

" Voilà, je crois que notre tâche principale devrait être de faire de nos élèves des individus autonomes, curieux et indépendants... dans le sens capable de se construire les outils nécessaires au progrès (et aux apprentissages).
C'est bien ce que font les enfants qui apprennent à lire et calculer seuls, qui n'ont pas besoin de nous pour raisonner, qui se projettent dans l'avenir et investissent le monde, ect...
Alors on peut toujours chercher des exemples pour se "déculpabiliser", il n'en est pas moins vrai que vu la somme d'apprentissages à faire et la vitesse à laquelle passe une année scolaire, je ne vois pas comment il est possible de laisser du temps à l'expérimentation et la découverte, pratiquer dans tous les domaines de compétences, mémoriser, construire le langage et apprendre les techniques de lecture, d'écriture, opératoires, exercer sa motricité......... Super enfants... ou super maîtresse ???"

Écrit par : c. cru | 03 avril 2008

Le projet Darcos en ce qui concerne les concours n'est guère mieux,preuve que les pédagogos sont bien là,indécrottables..

Écrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

J'ai des élèves-cancres en sixième et cinquième qui bénéficient jusqu'à 8 heures de cours en plus que les autres (études obligatoires+ PPRE+soutien) tout cela, bien sûr, aux frais du contribuable (les fameuses HS défiscalisées) pour des résultats notoirement négatifs. C'est pas grave , on continue, c'est dans le projet d'Etablissement.

Ecrit par : david.D | 03 avril 2008

On n'a jamais vu un âne devenir cheval de course .C'est ce que j'appelle l'acharnement pédagogique.

Écrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

J'en remets une couche :

Ce qui guette le système éducatif de ce pays est un apartheid d'apparence raisonnable (pédagols d'un côté, instructionnistes de l'autre).

Ce pays a un passé de valeurs qui s'y opposent : il faudra trancher pour ne pas séparer comme le soulignait notre hôte dans cette note...

Écrit par : dugong | 03 avril 2008

"Et j'ai dans l'idée que les demi-habiles qui tiennent les propos que nous rapporte C.Cuit sont de la même farine — pseudo-dénonciateurs d'un système qu'ils ne dominent pas."
JPB

Oui c'est une analyse qui résume trés bien le sentiment qu'une personne comme moi peut éprouver souvent ,(ne pas dominer ce que je pressens et dénonce intérieurement)pour n'avoir pas une suffisement grande capacité intellectuelle construite par une culture "étoffée" de grande qualité .(j'ai choisi la voie manuelle) sauf à le contrebalancer par le doute aussi souvent que possible . D'où un certain manque de discernement politique, comblé (à un âge trentenaire) autant se peut par une recherche "vitale" des livres qui portent un regard sur l'histoire des institutions et des hommes, sur les événements antérieurs à ce qui fait l'"aujourd'hui".
C'est exactement cela, pour "se battre" , pour construire , il faut maîtriser à minima l'héritage qui fait lien avec l'immédiateté de nos difficultés présentes .

Écrit par : dg | 03 avril 2008

On n'a jamais vu un âne devenir cheval de course .C'est ce que j'appelle l'acharnement pédagogique.

Ecrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

C'est bien ce que disait la Mama de Scarlett ("Autant en emporte le vent"): "Une mule, même harnachée en pur-sang, reste une mule!".

Écrit par : dobolino | 03 avril 2008

Vous pouvez écouter l'excellent reportage de madame Wettstein-Badour.

http://lumiere101.com/2008/03/30/bien-lire-%e2%80%93-bien-ecrire-comment-donner-toutes-leurs-chances-a-nos-enfants/

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 avril 2008

Les "nouveaux professeurs qui ont été nourris au schéma actantiel" ont aussi obligatoirement fréquenté les Lagarde et Michard (ou équivalent) durant l'année de préparation au capes.

Ecrit par : Helisenne | 03 avril 2008

Malheureusement non. En tout cas pas dans ma classe: nous avalons des tonnes d'ouvrages de vulgarisation afin de rattraper notre retard.
Ceux qui lisent le Lagarde et Michard le font pour leur plaisir, pour retrouver le goût de la lecture gâté par tous ces exercices sur les valeurs des temps.
Les autres préfèrent lire Closer et Public !
Je sais c'est consternant mais c'est la pure vérité.
D'ailleurs si quelqu'un pouvait me dire s'il y a un moyen d'empêcher que ce genre de personne devienne enseignant cela m'intéresse.
Merci

Écrit par : PFC | 03 avril 2008

Il faudra bien qu'on commence à considérer la nébuleuse de la ligue de l'enseignement (le secrétaire général Roirant est signataire de l'appel des 19 impairs)

USEP, UFOLEP, UFOLEIS, etc. Ovnis, biens matériels et symboliques tout à la fois. Passé glorieux et gueule de bois.

Tous groupés dans l'amas globulaire ARAPED (Association Révolutionnaire des Assistés et Parasites de l'Education)

On peut commencer l'exploration par les bouilles du comité central :

http://www.laligue.org/ligue/pages/organigramme.htm

Écrit par : dugong | 03 avril 2008

Un p'tit coup de jus pédagol ? A la bonne vôtre !

C'est bien ce que font les enfants qui apprennent à lire et calculer seuls, qui n'ont pas besoin de nous pour raisonner, qui se projettent dans l'avenir et investissent le monde, ect...

Ecrit par : c. cru | 03 avril 2008


Ben quoi... Comme dans la Pluie d'été...

Écrit par : Sergio | 03 avril 2008

Quand on sait que la plupart des élèves ne lisent rien ou closer, et qu'il faudra toujours des instits et des profs,on se dit que forcément les uns deviendront les autres.Alors, on a peur et on pleure....

Écrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

" Voilà, je crois que notre tâche principale devrait être de faire de nos élèves des individus autonomes, curieux et indépendants... dans le sens capable de se construire les outils nécessaires au progrès (et aux apprentissages).
C'est bien ce que font les enfants qui apprennent à lire et calculer seuls, qui n'ont pas besoin de nous pour raisonner, qui se projettent dans l'avenir et investissent le monde, ect...
Alors on peut toujours chercher des exemples pour se "déculpabiliser", il n'en est pas moins vrai que vu la somme d'apprentissages à faire et la vitesse à laquelle passe une année scolaire, je ne vois pas comment il est possible de laisser du temps à l'expérimentation et la découverte, pratiquer dans tous les domaines de compétences, mémoriser, construire le langage et apprendre les techniques de lecture, d'écriture, opératoires, exercer sa motricité......... Super enfants... ou super maîtresse ???"

Ecrit par : c. cru | 03 avril 2008

Je m'en veux terriblement d'avoir participé à la discussion dont est issu cette réplique.
Je pensais donner un exemple prouvant qu'un apprentissage systématique des fondamentaux donnait des résultats encourageants, mais c'était peine perdue.
Et je suis triste que le SLECC y ait été méprisé malgré les arguments percutants de leur défenseur.
Je regrette...
Peut-être est-il inutile de "donner de la confiture aux cochons"...

Écrit par : Maminou | 03 avril 2008

Ne soyez pas triste et ne vous en voulez pas surtout.
Sur les forums, il y a ceux qui écrivent (et qui souvent défendent leur écuelle de pâtée en montrant les crocs) et ceux qui lisent.
La dame a dit tant de bêtises sur l'horreur que représentait l'obligation pour un enfant d'apprendre à lire, à écrire et à compter, qu'il n'est pas possible qu'elle n'ait pas semé un doute sur ses affirmations dans l'esprit de certains jeunes PE, venus chercher sur ce forum des "trucs et recettes" pour apprendre à leurs élèves autre chose que ce qu'elle propose comme bases de l'enseignement à l'école primaire.
L'autonomie, la curiosité et l'indépendance, cela s'apprend partout, pas seulement à l'école.
Ceux qui ont choisi de devenir PE doivent quand même bien avoir un peu envie de l'apprendre à lire, à écrire et à compter, à leurs futurs élèves, non ?

Écrit par : catmano | 03 avril 2008

J'ai mélangé "tour extérieur" et "agrégation externe"... Damned...
Ah bon, Jean, d'après vous, il est impossible d'avoir l'agrégation externe et enseigner en IUFM, (cas assez fréquent, donc), et être sincère, sans pour autant considérer qu'on soit entouré de collègues qui ont pour seule préoccupation de décérébrer en masse les étudiants ou stagiaires qu'ils ont en face d'eux?
Mais je crois qu'il y a encore un léger défaut de compréhension mutuelle... Vous parlez essentiellement des formations générales des PLC, et je vous parle surtout des formations disciplinaires des PE.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 avril 2008

J'étais intervenu suite à une conversation avec un pédago, professeur de maths en collège et formateur à temps partiel en IUFM. Je sais de source sûre que cette personne est un excellent professeur (les élèves travaillent les fondamentaux, ils ont des devoirs, il n'y a pas de bordel dans les classes ; les parents sont très contents des résultats). Mais en IUFM, elle enseigne le programme de maths de primaire aux futurs PE (ici, rien à redire) et s'est mis en tête d'exposer des théories fumeuses (validées ou, quand,comment ? nul ne le sait) sur la façon dont il faut apprendre à compter aux enfants de MS/GS/CP qui ont des difficultés. Cette personne n'a jamais été confrontée à de tels élèves. Comme quoi, on peut être un enseignant très qualifié et partir dans le décor quand on quitte son domaine d'excellence...
Avez-vous de tels cas dans votre IUFM, Christophe ?

Écrit par : Japhet | 03 avril 2008

Les "nouveaux professeurs qui ont été nourris au schéma actantiel" ont aussi obligatoirement fréquenté les Lagarde et Michard (ou équivalent) durant l'année de préparation au capes.
Ecrit par : Helisenne | 03 avril 2008

Vous rigolez ? Sans vouloir saper le travail de notre hôte, combien de candidats auxquels JP Brighelli a mis 4, 6 ou 8 en explication de texte ont été certifiés ? Etant donné les barres d'admission, certainement un grand nombre.

Je me demande franchement combien de certifiés et d'agrégés sont capables de dire :
- qui était Emile Ajar ?
- qui a écrit les Fruits d'or ?
- Qui est Jacques Collin ?
- qui était Marie de Gournay ?
- Qui a écrit le Grand Cyrus ?
- quelle oeuvre doit-on à Aloysius Bertrand ?
- Qui a écrit La belle et la bête ?
- Comment s'appelle la jeune fille dont Figaro est amoureux ?
- Qui a écrit Consuelo ?
- Quelles sont les quatre "Nuits" rédigées par Musset ?
- De quelle oeuvre littéraire Verdi s'est-il inspiré pour composer la Traviata ?
- De qui Faust est-il amoureux ?
- Où est mort Lord Byron ?
- Qui a écrit la pièce Eugène Onéguine ?
- Dans quelle oeuvre apparaît Philéas Fogg ?
- Quelle est la fleur tatouée sur l'épaule de Milady ?
- Qui est le père de Gavroche ?
- Comment s'appelle le magicien de l'Illusion comique ?
- Dans quelle pièce de Shakespeare trois sorcières prédisent-elles l'avenir ?
- Comment s'appelle le cheval de Don Quichotte ?

Je serais curieux de savoir ce que ça donne, un tel test.

Déjà moi, après l'agreg, je n'aurais pas été capable de répondre à ces vingt questions (j'aurais fait 16 ou 17, pas plus). C'est bien qu'il y a un problème à la base dans la formation...

Écrit par : Jérémy | 03 avril 2008

Ecrit par : catmano | 03 avril 2008

Chère Catmano,
Merci pour vos paroles ...
Et restons optimistes, pour Nonoaille, Maïa, Antonin, Emilie, Josué, Daphnée et tant d'autres...
En attendant:
Mes chers amis,
Je pars.
Je vous aime, mais je pars.
Je n'm'enfuis pas. Je vole.
Comprenez bien : je vole.
Sans fumée, sans alcool,
Je vole. Je vole.

Mais le Bouquin de JPB est du voyage pour rester optimiste malgré tout...

Écrit par : Maminou | 03 avril 2008

Tout le monde sait que l'agreg interne équivaut au capes d'avant 1980 (comme pour le vin, il y a des crus millésimés,à cause du nombre de postes ),et que même le capes n'est plus ce qu'il était...

Écrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

Zyva, moi, j'les connais tes réponses !

Qui a écrit La belle et la bête ?
Walt Disney.

Comment s'appelle la jeune fille dont le Figaro est amoureux ?
Rachida Dati.

Qui est le père de Gavroche ?
C'est même pas son père, zyva, c'est un bâtard.

Comment s'appelle le cheval de Don Quichotte ?
En le sifflant.

Qui est Jacques Collin ?
C'est le père à Kevin !

Qui a écrit Consuelo ?
C'est Brandon, sur la table de la salle de maths.

Écrit par : Lariba | 03 avril 2008

"Les autres préfèrent lire Closer et Public !" Je doute que ce genre de lecteurs passent la barrière des écrits, et si par malheur ils y arrivaient, il reste la barrière de l'oral.

Non Jérémy, je ne rigole pas, j'ai passé le capes l'an dernier, et toutes les personnes que je connais qui ont réussi le concours, lisaient les Lagarde ou les Mitterand. Mais il est vrai que je ne connais pas tous les admis de ma promotion.

Écrit par : Helisenne | 03 avril 2008

Cela dit, je suis d'accord, la formation n'est pas idéale, et j'ai aussi l'impression que le niveau exigé pour le capes n'est déjà plus le même qu'il y a quelques années.

Écrit par : Helisenne | 03 avril 2008

Et je ne parle pas de ceux à qui on a offert le capes sur un plateau après quelques années d'auxiliariat,comme l'agreg à d'autres.Tout se vaut en apparence, mais non, tout ne se vaut pas...

Écrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

L'étymologie est pourtant très claire : "méthode" vient du grec "méta" (à travers) et "odos" qui signifie chemin, route, voie. C'est le sens que lui donne R. Descartes dans le "Discours de la méthode" : un chemin assuré pour accéder aux idées claires et distintes, un chemin vers le savoir et non un savoir en soi.

Ecrit par : Robin | 03 avril 2008

Intéressant. L'étymologie reste une référence sûre pour clarifier une notion controversée. Donc, la méthode (la pédagogie) n'est pas une science. Mais l'instituer comme telle amène à paramétrer et à rationnaliser le moindre acte d'enseignement et donc, en quelque sorte, à mécaniser la conduite d'une classe.
On s'étonne donc que les pédagogistes dénoncent la mécanique des nouveaux programmes... Vers une guerre des mécaniques ?

Écrit par : Magister | 03 avril 2008

Rires, Lariba, et encore vous n'avez pas répondu à la question :
Comment s'appelle le magicien de l'Illusion comique ?
David Copperfield !
(ou Garcimore pour les plus anciens).

Écrit par : Jérémy | 03 avril 2008

Et pour les cuisinières :

- qui a écrit les Fruits d'or ?
Lesieur.

Écrit par : Jérémy | 03 avril 2008

Donc, la méthode (la pédagogie) n'est pas une science. Mais l'instituer comme telle amène à paramétrer et à rationnaliser le moindre acte d'enseignement et donc, en quelque sorte, à mécaniser la conduite d'une classe.
On s'étonne donc que les pédagogistes dénoncent la mécanique des nouveaux programmes... Vers une guerre des mécaniques ?

Ecrit par : Magister | 03 avril 2008

Tout à fait! La pédagogie façon "pédagos" est une forme creuse. C'est normal: la plupart des "pédagos" ne savent pas grand-chose eux-mêmes et ne croient à rien, à part à leur petite carrière..

Écrit par : Jean | 03 avril 2008

J'ai des élèves-cancres en sixième et cinquième qui bénéficient jusqu'à 8 heures de cours en plus que les autres (études obligatoires+ PPRE+soutien) tout cela, bien sûr, aux frais du contribuable (les fameuses HS défiscalisées) pour des résultats notoirement négatifs. C'est pas grave , on continue, c'est dans le projet d'Etablissement.

Ecrit par : david.D | 03 avril 2008

Je confirme. C'est tout à fait vrai. Les collèges fonctionnent à coups de projets stupides et tout le monde entre dans le jeu. Les profs pour se faire de l'argent en plus. Les parents car on leur dit que ça va sauver leurs gosses. Et les quelques profs qui dénoncent la chose sont les élus pour goûter aux suppressions de postes. On m'a clairement dit que je ne m'associais pas du tout au projet d'établissement et aux tentatives d'autonomisation des élèves. Donc dehors.
Il y a des jours où je me dis que les collabos sont bien tranquilles.

Écrit par : Sanseverina | 03 avril 2008

Pour Karl Popper une Science peut être réfutée, tous les esprits paresseux (Pépères ?)s’en teindront là. Mais un des grands historiens des sciences, Thomas S. Kuhn (malheureusement oublié, ou bien n’a-t-il jamais atteint la notoriété ?), pense que la science fonctionne par paradigme, et ce dernier assimile le changement de paradigme à une révolution épistémologique – à ne surtout pas confondre avec ce « machin » que les pédagogistes appellent « obstacle épistémologique », mais ne commençons pas à réfuter les théories pédagogistes, ceux-ci pourraient très vite se hausser du col.
Il est temps de changer de paradigme à l’école et de siffler la Fin de récrée.
Ci-dessous un texte de Thomas S. Kuhn qui montre que tradition et révolution forment un couple très fécond dans les sciences – pas seulement dans les sciences remarquez... Cet oxymoron risque de donner la migraine aux pédagogistes : quoi la tradition serait innovante ? Mais nous réfutons en bloc… Réfutez, réfutez…

Philippe.

Thomas S. Kuhn : La tension essentielle – tradition et changement dans les sciences. (p 315 à 319)

« […] Dans des conditions normales, le chercheur scientifique n’est pas un innovateur, mais quelqu’un qui résout des énigmes ; et les énigmes auxquelles il se consacre sont justement celles qui, à mon avis, peuvent être à la fois formulées et résolues à l’intérieur de la tradition scientifique existante.
Pourtant – et c’est l’aspect intéressant – ce travail profondément traditionaliste produit invariablement en fin de compte un changement dans la tradition. Cet effort continu pour élucider une tradition en vigueur finit constamment par engendrer ces tournants qui concernent les fondements de la théorie, le domaine des problèmes et les critères scientifiques, et que je qualifiais de révolution scientifique. En tout cas, pour la communauté scientifique prise dans sa totalité, le travail situé à l’intérieur d’une tradition bien définie et profondément enraciné produit, semble-t-il, plus volontiers des innovations qui ébranlent la tradition qu’un genre de travail qui ne se plie pas à ce genre de convergence. Comment l’expliquer ? A mon avis, cela provient du fait qu’aucun type différent de travail ne permet aussi bien d’isoler et de concentrer l’attention sur les points inquiétants ou les causes de crise, dont l’identification permet ensuite à la science fondamentale de réaliser les progrès les plus importants.
Comme je l’ai indiqué, les théories nouvelles et, de plus en plus, les nouvelles découvertes dans les sciences mûres ne naissent pas de novo. Au contraire, elles émergent à partir des théories anciennes et à l’intérieur d’une matrice de croyances anciennes concernant les phénomènes que le monde contient et en même temps ne contient pas. D’ordinaire, ces nouveautés sont trop ésotériques et abstraites pour être observées par un homme qui n’aurait pas reçu une sérieuse formation scientifique. Et même celui qui a reçu une formation importante ne peut pas simplement se permettre d’aller les chercher en se contentant par exemple d’explorer les régions qui n’ont pas été comprises grâce aux données et à la théorie existantes. […] Le chercheur qui s’y aventurerait, en n’employant que sa réceptivité aux phénomènes nouveaux et sa souplesse devant de nouveaux schémas d’organisation, n’aboutirait très probablement nulle part. En réalité, il ferait revenir sa science à sa phase de préconsensus, c'est-à-dire à l’histoire naturelle.
[…] Des problèmes de ce genre [des énigmes ésotériques] ne peuvent être étudiés que par des hommes assurés qu’il existe une solution qu’ils pourront découvrir grâce à leur ingéniosité, et seule la théorie en vigueur peut fournir une assurance de ce type. Seule cette théorie donne leur sens à la plupart des problèmes de la recherche normale. En douter revient souvent à douter que les énigmes techniques complexes, qui constituent la recherche normale, aient des solutions. Qui, par exemple, se serait mis à développer les techniques mathématiques raffinées requises pour étudier les effets des attractions interplanétaires, s’il n’avait supposé que la dynamique newtonienne serait capable d’expliquer les observations astronomiques dans leur moindre détail ? Mais sans cette assurance aurait-on pu découvrir Neptune…
[…] J’espère que cet article suggère pourquoi un système éducatif, qu’il faut décrire comme un initiation à une tradition sans équivoque, est en même temps entièrement compatible avec les réussites scientifiques ».

Écrit par : Phil Del | 03 avril 2008

Autre chose, Meirieu plaide non coupable dans l'affaire du fossoyage de l'école car, selon ses dires, l'école nouvelle, dont il se réclame, n'ayant jamais été la norme dans l'éducation nationale, elle ne saurait être à l'origine de l'état des lieux. Bref, ni la formation des IUFM ni les directives de la hiérarchie n'ont eu, ces vingt dernières années, qu'un impact plutôt marginal...
L'école nouvelle ainsi absoute, il appelle les militants :

1 - à se déniaiser pour "sortir des faux débats, de la langue de bois et des postures défensives ;

2 - à se recentrer pour réaffirmer le primat de la pédagogie et sa portée éducative, philosophique et politique ;

3 - à se déterminer...

C'est ce qu'on appelle battre le rappel des troupes.

Écrit par : Magister | 03 avril 2008

Une question à GM.

Thèse oblige, je dois me farcir la prose indigeste des pseudos-enseignants-gnans-gnans, ces révolutionnaires en peau d'lapin, qui dégobillent leur bile sur LMT, musée Grévin de l'obscurantisme post soixante-huitard le plus borné.
Je puis aussi comprendre que GM s'y promène car il est utile de mesurer en permanence le niveau d'abjection de votre adversaire et puis, il est vrai que sur le fumier pousse parfois un radicule exploitable.

On ne peut que se salir avec ces gens-là, de vrais bâtons merdeux: quel que soit le bout par lequel on l'empoigne, on s'en met plein les doigts.Et ils en tiennent une telle couche que rien ne la traverse. Je me garde donc bien d'intervenir.

Quand je passe de LMT à bonnetdane, je quitte le mitard (ou au choix l'école coranique)pour la cour de récré!
Ce qui est proprement terrifiant c'est qu'ils ENSEIGNENT LEURS DEJECTIONS MENTALES A NOS ENFANTS!


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On n'a jamais vu un âne devenir cheval de course .C'est ce que j'appelle l'acharnement pédagogique.
Ecrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

Euh, il me semble bien que si, cela arrive même tout le temps, au paradis de l'égalitarisme où "on bride les cracks pour faire gagner les tocards". (De Gaulle)

Écrit par : Cadichon | 03 avril 2008

Tout à fait! La pédagogie façon "pédagos" est une forme creuse. C'est normal: la plupart des "pédagos" ne savent pas grand-chose eux-mêmes et ne croient à rien, à part à leur petite carrière..

Ecrit par : Jean | 03 avril 2008

Certes, je partage votre sentiment. Mais si leur carrière est compromise (le vent ne soufflant plus dans leur sens), y aura-t-il un vaste retournement de vestes ou entreront-ils en résistance (auquel cas force sera de leur reconnaître de la conviction) ?

Écrit par : Magister | 04 avril 2008

On n'a jamais vu un âne devenir cheval de course .C'est ce que j'appelle l'acharnement pédagogique.
Ecrit par : C.trop tard. | 03 avril 2008

Euh, il me semble bien que si, cela arrive même tout le temps, au paradis de l'égalitarisme où "on bride les cracks pour faire gagner les tocards". (De Gaulle)

Ecrit par : Cadichon | 03 avril 2008

Excellent ! Je vais me coucher sur ces paroles pleines de bon sens car il est bénéfique de terminer sa journée sur une note positive.

Écrit par : Magister | 04 avril 2008

Non Jérémy, je ne rigole pas, j'ai passé le capes l'an dernier, et toutes les personnes que je connais qui ont réussi le concours, lisaient les Lagarde ou les Mitterand. Mais il est vrai que je ne connais pas tous les admis de ma promotion.

Ecrit par : Helisenne | 03 avril 2008

La plupart des collègues que j'ai croisés et croise encore dans les collèges ( et j'en ai fréquenté pas mal) n'ont pas passé le CAPES. Ce sont des certifiés à l'ancienneté, des maitres-aux qui ont été titularisés avec une licence sans avoir fait la moindre préparation au CAPES, le moindre effort qui oblige les futurs profs à combler bien des lacunes. Ils ne lisent pas, ne s'intéressent pas à la littérature et méprisent les collègues qui font de la recherche.
J'ai beaucoup plus d'admiration et de confiance dans les jeunes certifiés qui pour préparer leur concours regardent le Lagmich ou l'équivalent ( ils sont bien obligés de le faire) et qui ne sont pas responsables des ajouts didactiques stupides qu'on a collés à leur concours. Et ils ne s'adonnent pas plus aux séquences que mes chers collègues qui n'ont jamais fait que payer leur carte syndicale en attendant la titularisation et en squattant des postes sans jamais bouger de leur région d'origine. La majorité des certifiés en collège ne l'est pas par concours et c'est grâce à tous ces fainéants de base que la peste pédago a aussi bien pénétré les collèges. On ne se bat pas pour une matière qu'on n'a pas travaillé vraiment. Un concours c'est aussi un prix à payer et la preuve qu'on aime ce qu'on fait. Et après on le défend. Quand on n'est pas passé par là, on accepte tout et n'importe quoi. Ces cocos-là, promus en masse par les syndicats, je les vois tous les jours. J'en ai plein mon collège. Alors, il serait temps de reconnaître au moins à ces jeunes certifiés qui passent le capes l'effort qu'ils ont fourni.

Écrit par : Sanseverina | 04 avril 2008

Ces cocos-là, promus en masse par les syndicats, je les vois tous les jours. J'en ai plein mon collège. Alors, il serait temps de reconnaître au moins à ces jeunes certifiés qui passent le capes l'effort qu'ils ont fourni.
Ecrit par : Sanseverina | 04 avril 2008

C'est impossible dans une structure bétonnée où la démotivation est de règle puisque rien ne peut arriver, ni en mal ni en bien, ni en terme de carrière, ni en terme de rémunération. Par conséquent, le seul comportement rationnel est de se désengager. ( Ph Nemo, "Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry?" page 180)

Le système est entièrement verouillé par une fraction partisane de la société politique,et pas représentative, mais c'est une faction toute puissante, une oligarchie qui a la haute main sur la gestion des personnels et des carrières, et sur la prise en charge de l'enseignement.
L'état démocratique n'a pas son mot à dire . Il s'est laissé déposséder par cette Nomenklatura dont le rôle dans les réformes depuis quarante ans est d'une formidable cohérence!

Viens de terminer une passionnante lecture croisée franco-américaine:
"La forteresse enseignante" ouvrage collectif édité en 1985 par la Fondation Saint-Simon, sur la FEN - L'Histoire du SGEN ( 1937-70) de M. Singer - "The Teacher's Unions: How They Sabotage Educational Reform", par Myron Liberman, un ex-consultant des équivalents US: NEA (Ntl Education Association, et AFT( American Federation of Teachers.)
Un point sur lequel les nôtres n'on rien à leur envier c'est le degré de politisation, d'activisme. Mais ils n'ont pas réussi `a faire élire Gore. Et grâce à la décentralisation du système ils ne peuvent quand même pas s'opposer partout au retour du bon sens. La lutte est dure, mais l'opposition se renforce et s'organise et on progresse dans le bon sens.

Cela dit, quand les Américains disent que leurs syndicats enseignants sont tout-puissants, comparés à leur homologues français ce sont des nains de jardin.

Écrit par : Cadichon | 04 avril 2008

Cadichon a écrit : "Cela dit, quand les Américains disent que leurs syndicats enseignants sont tout-puissants, comparés à leur homologues français ce sont des nains de jardin."

Les femmes peuvent transporter des montages (Mao) :
http://img251.imageshack.us/img251/7373/p54cj.jpg

Les nains de jardin peuvent arrêter des TGV (surtout début avril) :
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34909613at7-52,0.html (remplacé at par l'arobase)

Écrit par : dugong | 04 avril 2008

remplacer ...

Écrit par : dugong | 04 avril 2008

Et, bien sûr, la dialectique peut casser des briques...

Écrit par : dugong | 04 avril 2008

Je viens de me rendre compte que ce film culte est disponible sur :

http://www.dailymotion.com/video/x1rgea_la-dialectique-peutelle-15_politics

On pourrait détourner les vidéos de la pochard academy (?)

Écrit par : dugong | 04 avril 2008

Ecologiste avant la lettre, l'excellent Alphonse Allais proposait de construire les villes à la campagne.

Osons faire preuve de la même audace pour l'école : remplaçons-les cours traditionnels par du soutien intensif pendant les vacances.

Écrit par : Robin | 04 avril 2008

Je suis d'accord : on y gagnerait en temps libre...

Écrit par : dugong | 04 avril 2008

Meirieu appelle
2 - à se recentrer pour réaffirmer le primat de la pédagogie et sa portée éducative, philosophique et politique ;

Ecrit par : Magister | 03 avril 2008

Toujours le même charabia! "La pédagogie", forme creuse, alibi des incapables d'enseigner.
Si ce n'était qu'un simplet, un esprit faux, on lui pardonnerait, mais c'est un méchant bonhomme, qui a consacré sa carrière à essayer de casser les vrais professeurs.

Écrit par : Jean | 04 avril 2008

Ceux qui ont obtenu une dispense de concours sont aussi dans les lycées, et s'ils sont responsables syndicaux,le proviseur les propose à la hors classe.C'est vrai, c'est magique, ils deviennent chevaux de course....

Écrit par : Amélie .- | 04 avril 2008

Un principal de collège, condamné pour exhibitionnisme, aurait déclaré avoir voulu faire une expérience pédagogique: "je voulais prouver qu'on peut revenir à la méthode traditionnelle du bâton et de la carotte".

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2008

Et aussi, a-t-il ajouté,apporter la preuve qu'on peut être chef d'établissement et "en avoir"...

Écrit par : Amélie .- | 04 avril 2008

Darcos, hier, au grand journal de Canal +: "des classes à plus de 21 élèves? Vous avez vu ça où?".
"Vous râlez contre les baisses de moyens? C'est simplement de la réforme, que vous ne voulez pas."
Plus c'est gros, plus ça marche.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2008

L'état démocratique n'a pas son mot à dire . Il s'est laissé déposséder par cette Nomenklatura dont le rôle dans les réformes depuis quarante ans est d'une formidable cohérence!

Ecrit par : Cadichon | 04 avril 2008

Il y a dans cette remarque de Cadichon quelque chose qui cloche. L'Etat central lui-même a procéder, et cela bien avant 1981 et les lois de décentralisation, à cette "démocratisation" des instances de pouvoir. C'est donc que l'Etat y a trouvé son compte en se laissant déposséder de ses prérogatives? Histoire sans doute d'illustrer le mythe politique de la "démocratie", que je résumerais ainsi "le pouvoir ce n'est pas nous qui l'avons mais vous, les sujets du pouvoir". La fameuse "démocratie participative" de Ségolène Royal n'est que la poursuite du travail d'inscription et de diffusion de ce mythe dans le corps social. C'est lui qui est à l'origine de la formation de diverses nomenklatura à tous les échelons de la société et des organismes d'Etat ainsi reféodalisé.

Écrit par : buntovchik | 04 avril 2008

Darcos, hier, au grand journal de Canal +: "des classes à plus de 21 élèves? Vous avez vu ça où?".

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2008

J'ai, dans mon collège centre-ville (93% de réussite au brevet) une classe "normale" de 3ème de 21 élèves. Dont, à chaque cours d'EPS 6 ou 7 élèves dispensées, absentes, sans tenue etc...Au conseil de classe de la semaine dernière le professeur principal a compté 12 élèves aptes à suivre une seconde générale.
A côté de cela, j'ai deux quatrièmes chargées à 27 et 30 élèves qui posent bien des problèmes aux professeurs, une sixième de 30 élèves (CHAM), un délice, une deuxième 3ème à 29 élèves également CHAM, un régal, et enfin une 5ème de 28 élèves, une torture.
J'ai en plus 6 élèves UPI répartis dans les 4èmes et la 3ème CHAM.
Au fond, c'est avec la troisième de 21 élèves que les professeurs ont le plus de mal à enseigner.
L'approche comptable des effectifs de classe est une absurdité.

Écrit par : buntovchik | 04 avril 2008

Une chronique (libérale !) que ne renierait pas Cadichon :
http://caccomo.blogspot.com/
Bonne lecture et bonjour !
Philippe.

Écrit par : Phil Del | 04 avril 2008

"L'approche comptable des effectifs de classe est une absurdité."

Ecrit par : buntovchik | 04 avril 2008

Il faudrait que vous veniez en parler avec beaucoup de collègues de primaire, (et spécifiquement de maternelle), compte tenu des carences d'éducation dont "bénéficient" énormément d'enfants au moment où ils mettent "leur premier pied" à l'école. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2008

Je ne suis pas dans l'EN et je suis très surpris quand je compare les chiffres annoncés par le ministère (10-12000 postes en moins dans le secondaire, soit 2% des effectifs)
avec ce qu'on lit ici (des lycées qui perdent 12 à 15 postes, ce qui doit correspondre à 10% de leurs effectifs).
Que se passe-t'il entre le ministère et les lycées et collèges pour aboutir à une aussi mauvaise gestion des effectifs ? J'imagine que perdre 10% de ses professeurs aboutit à des situations très difficiles à gérer pour un collège ou un lycée...

Écrit par : Japhet | 04 avril 2008

" On ne fait pas d'un âne un cheval de course"

Cela me rappelle un vieux film des années 70, Anthracite, dont l'action se passait dans un collège de jésuites. Le préfet des études Bruno Cremer disait à un père d'élève furieux qu'on exclue son fils pour niveau insuffisant : "Monsieur, je dirige une écurie de courses. Je n'ai que faire d'un percheron."

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 avril 2008

J'ai oublié de préciser que la traduction du poème de John Montague dédié à Samuel Beckett, "Cesser", paru dans le dernier numéro (n°13) de la revue "Les Citadelles" était de Philippe Démeron (relecture : Elisabeth Stockhausen).

L'article (également traduit par Philippe Démeron) paru dans la même revue : "Ermite manqué" sur Beckett, que Montague a connu et fréquenté personnellement est très intéressant.

Il évoque le personnage pince sans rire qu'était Beckett dans l'intimité et ses rapports compliqués avec l'Irlande, son pays d'origine.

Écrit par : Robin | 04 avril 2008

Rappelez-vous de ce que disait Allègre : il n'y aurait que 11 élèves par prof dans le secondaire ! Ça continue dans le même staïle.

Nous avons un ministère qui est un vrai ministère de la Vérité, relayé par ses "organes" plus ou moins officiels, ses petites Pravdas comme le Monde de l'Éducation, la Lettre de l'Éducation. Avec sa manie des acronymes, ses bilans mirifiques, il n'y manque que les plans quinquennaux réalisés en 4 ans. On a la DP&E pour ça, l'ancienne DPE chère à ce grand scientifique de l'éducation, notre Claude Thélot préféré !

La Direction de la programmation et du développement, ça sonne bien, on a vraiment envie qu'ils s'occupent de nos enfants. À propos, je n'ai pas eu connaissance de profs désespérés de ne plus avoir les fameuses évaluations d'entrée en 2de...

Écrit par : Lariba | 04 avril 2008

"il serait temps de reconnaître au moins à ces jeunes certifiés qui passent le capes l'effort qu'ils ont fourni".

Merci Sanseverina. Surtout que beaucoup d'entre eux, du moins de ceux que je connais, ont vraiment choisi ce métier par goût, parfois par vocation, et non pour les vacances ou la sécurité de l'emploi, comme on l'entend très souvent dire.

Écrit par : Helisenne | 04 avril 2008

"Le nouveau député-maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, a indiqué jeudi 3 avril que les écoles de sa ville n'ouvriront pas pendant les vacances de printemps pour accueillir les stage de remise à niveau des élèves de CM1 et CM2 imaginés par le ministre de l'Education, Xavier Darcos.

"Cette mesure me semble précipitée", explique dans un communiqué le maire de Toulouse qui dit regretter "l'absence de concertation préalable avec tous les acteurs de l'éducation".

Un maire a le droit de refuser d'appliquer les décisions d'un ministre ???

Ecrit par : Jérémy | 03 avril 2008

On aura peut-être des précisions plus tard, mais si c'est le cas, cela veut dire que ces "stages" ne sont pas organisés par l'éducation nationale mais par les mairies (comme les centres de loisirs), même si les locaux ou les personnels peuvent être les mêmes.
Je suis plutôt favorable à l'organisation de ces stages, mais j'espère que les parents ne les confondront pas avec les activités des centres de loisirs.

Écrit par : Pat | 04 avril 2008

"J'imagine que perdre 10% de ses professeurs aboutit à des situations très difficiles à gérer pour un collège ou un lycée..."

Ecrit par : Japhet | 04 avril 2008

Vous imaginez assez bien. Mais cela retombera plus sur les élèves et sur les professeurs que sur les chefs d'établissement.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2008

C'est vrai que Darcos nous fait un petit numéro d'escroc en disant : "c'est parce que là où y'avait 110 professeurs, y'en aura 109 que...", vu qu'on entend plutôt 100 au lieu de 110...

Écrit par : Pat | 04 avril 2008

@ Cadichon, cela m'intéresse au plus haut point ce livre sur le SGEN, mais je ne lis pas l'anglais.
Une recension, c'est possible ?
En privé si vous voulez bien : guy.morel314@orange.fr

Écrit par : guy morel | 04 avril 2008

"J'imagine que perdre 10% de ses professeurs aboutit à des situations très difficiles à gérer pour un collège ou un lycée..."

Ecrit par : Japhet | 04 avril 2008

Vous imaginez assez bien. Mais cela retombera plus sur les élèves et sur les professeurs que sur les chefs d'établissement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2008

Mais où est le dysfonctionnement ? Est-ce qu'on saccage les effectifs de lycées pour en laisser d'autres intacts ? Est-ce qu'on mute des profs aux impôts ?

Écrit par : Japhet | 04 avril 2008

"Il vivait sans cette couche protecrtice que constitue l'habitude, voyant partout la douleur nue et la souffrance. Chassé d'une soirée littéraire par un jeune romancier irlandais belliqueux, il disparaît d'abord sous la table et émerge à l'autre bout pour implorer à quatre pattes un baiser d'une jeune et jolie femme. Puis, dans un taxi, il montre du doigt sans rien dire les affichettes de diverses fondations charitables ornant l'intérieur de la voiture : AIDEZ LES AVEUGLES, SAUVEZ CEUX QUI MEURENT DE FAIM ! PITIE POUR LE MUTILES. Elle semblent faire écho à son cri. Tout en partageant un café, il confie : "Je le vois partout. L'esprit humain est sur les genoux. Tout est en feu." Pour lui, seulement quelques artistes, tels que Bram Van Velde et ses toiles qui gémissent, ou Louis-Ferdinand Céline et la férocité de ses romans, réussissent à se hausser au niveau des ténèbres goyesques de notre siècle crématoire."

John Montague, "Beckett, ermite manqué", souvenirs sur Samuel Beckett, revue de poésie n° 13 "Les Citadelles", pg. 142, trad. Philippe Démeron.

La littérature, la poésie...pour apprendre des grands vivants, fussent-ils désespérés comme l'était Samuel Beckett, à ne pas vivre comme des morts.

Écrit par : Robin | 04 avril 2008

"Nous avons un ministère qui est un vrai ministère de la Vérité, relayé par ses "organes" plus ou moins officiels, ses petites Pravdas comme le Monde de l'Éducation, la Lettre de l'Éducation. Avec sa manie des acronymes, ses bilans mirifiques, il n'y manque que les plans quinquennaux réalisés en 4 ans."

Détrompez-vous, Lariba, le M.E.N. n'a pas copié que la propagande, la discrimination, la novlangue, la désinformation, le maquillage des chiffres et la déportation des professeurs à 800 km de chez eux. Ils ont AUSSI copié les plans quinquennaux, qu'ils appellent "projet académique". Il y en a dans toutes les académies, ça fait fureur au Ministère et dans l'administration.

http://www.etab.ac-caen.fr/ljv/projet_academique_2006-2010_document_de_travail.pdf

Écrit par : Jérémy | 04 avril 2008

Pendant que certains réléchissent et s'inquiètent, d'autres s'amusent.
Vidéo du week-end dernier de Lang, Le Guen et Laurent Gbagdo en Côte d'Ivoire.

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/03/01002-20080403ARTFIG00719-la-video-qui-embarrasse-jack-lang-.php

Écrit par : Carole | 04 avril 2008

Jérémy, j'ai fait votre test. J'ai passé (et obtenu) l'agreg en 1969, j'ai énormément lu depuis et... je n'arrive qu'à 19.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 avril 2008

Pour Catmano et les autres: dans mon département, voilà des semaines que des écoles maternelles( pas des primaires remarquons le bien) sont sans remplaçants. Pas une semaine, des semaines. Les petits sont répartis depuis des semaines dans des classes de plus de 60.
Les parents sont montés au créneau: rien n'y fait.
Dobolino signalait un exemple chez elle ou non loin.
Voilà donc la manière dont le ministère a prévu d'agir pour en arriver à la fermeture des maternelles?
Décidément quel art, quelle classe!
Les suppressions de postes dans le secondaire, des profs nommés sur 2 ou 3 établissements, des profs envoyés n'importe où, des lycéens qui ne peuvent plus faire du latin, du grec, du russe et du dessin...la casse des maternelles qui s'amorce et le projet de licenciement à terme enveloppé en papillotte dans la mobilité.
Eh bien, s'il est si bien que cela notre ministre, il devrait démissionner plutôt que de cautionner tout cela! Soit il a le courage de faire le ménage dans la hiérarchie de l'EN comme ses prédecesseurs le firent, soit il reconnaît son impuissance. Mais dans ce cas pourquoi reste-t-il?

Écrit par : Sanseverina | 04 avril 2008

On aura peut-être des précisions plus tard, mais si c'est le cas, cela veut dire que ces "stages" ne sont pas organisés par l'éducation nationale mais par les mairies (comme les centres de loisirs), même si les locaux ou les personnels peuvent être les mêmes.
Je suis plutôt favorable à l'organisation de ces stages, mais j'espère que les parents ne les confondront pas avec les activités des centres de loisirs.

Ecrit par : Pat | 04 avril 2008

Les stages sont bien organisés par l'Education Nationale et encadrés par des professeurs des écoles volontaires, mais à l'école primaire, les locaux sont communaux et leur entretien est à la charge de la commune ainsi que leur assurance.
Un stage dans des locaux scolaires sous-entend cinq jours de salaire pour une personne chargée de l'entretien, cinq jours de chauffage et d'éclairage éventuellement et une garantie de pouvoir fournir au moins un local avec bureaux pour les enfants et tableau, mais peut-être aussi photocopies, cahiers, craies, stylos, crayons, ordinateurs.
D'autre part, certaines communes organisent parfois le centre de loisirs dans les locaux scolaires ou les prêtent à des associations après avoir signé avec elles une convention d'utilisation et ne peuvent fournir un local au sein de l'école.
Enfin, ce ne sont pas forcément les enseignants exerçant dans les classes de l'école qui assureront les stages, une ou plusieurs classes devraient donc théoriquement être complètement vidées (casiers des élèves, travaux en cours) afin que les enfants accueillis puissent eux-mêmes ranger leur matériel. Les PE ayant accepté d'encadrer ce stage doivent avoir une clé de l'école, un accès au téléphone (donc au bureau du directeur). Ceci pose aussi le problème de la responsabilité de la commune en cas d'accident ou de vol dans l'école pendant cette période.

Écrit par : catmano | 04 avril 2008

"Mais dans ce cas pourquoi reste-t-il?"

Ecrit par : Sanseverina | 04 avril 2008

Pour faire ce qui est prévu dans le cahier des charges du gouvernement dans lequel il travaille; une vraie politique de dr... oups, pardon, de réformes.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 avril 2008

"Pour Catmano et les autres: dans mon département, voilà des semaines que des écoles maternelles( pas des primaires remarquons le bien) sont sans remplaçants. Pas une semaine, des semaines. Les petits sont répartis depuis des semaines dans des classes de plus de 60.
Les parents sont montés au créneau: rien n'y fait.
Dobolino signalait un exemple chez elle ou non loin.
Voilà donc la manière dont le ministère a prévu d'agir pour en arriver à la fermeture des maternelles?
Décidément quel art, quelle classe!

Ecrit par : Sanseverina | 04 avril 2008

Ça ne vous rappelle rien ? Ce petit texte par exemple (quelqu'un a peut-être la "version longue", je n'ai pas pris le temps de la chercher, dommage, elle est encore plus "parlante") :

Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. "

Centre de développement de l’OCDE-cahier de politique économique n°13-1996

Écrit par : catmano | 04 avril 2008

"Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement."

Il y a beaucoup de vrai dans cette réflexion. Dans maints d'esprits, l'école est implicitement un lieu de délégation. Il en est de la qualité d'enseignement comme de la qualité alimentaire ou culturelle : si c'était une conscience et une pratique massivement partagée, ça se saurait !

Écrit par : Magister | 04 avril 2008

lire : ... dans maints esprits...

Écrit par : Magister | 04 avril 2008

Diantre ! le Minus Ninformatique m'a subtilisé le "s" de partagée...

Écrit par : Magister | 04 avril 2008

Juste pour Catmano! Les autres ne comprndront pas le comique de situation
http://www.kelprof.com/prof.php
doit y'avoir un bug dans leur serveur!

Écrit par : dobolino | 04 avril 2008

Bon, ça marche pas! C'est bien dommage!

Écrit par : dobolino | 04 avril 2008

Comme ça:
http://www.kelprof.com/cours_de_aide_aux_devoirs-a-aulan-26570-b2.html

Écrit par : dobolino | 04 avril 2008

Il y a combien d'enfants d'âge scolaire à Aulan ?
Valence - Aulan, ça fait une trotte tous les soirs, surtout qu'il doit falloir faire un crochet par Montbrun, non ?
Les frais de déplacements sont à la charge de qui ? Si c'est à leur charge, 14 euros, c'est pas cher... Travailler plus pour gagner plus, mon œil !

Écrit par : catmano | 04 avril 2008

On peut essayer Arnayon ou Izon la Bruisse, si tu veux!
C'est vrai que si c'est franco de port, c'est une affaire. C'est con qu'il n'y ait pas d'enfants à Aulan, sinon, ça vaudrait le coup d'exiger un soutien périscolaire au mec d'Alixan, même à dix-sept euros de l'heure. Cochon qui s'en dédit!

Écrit par : dobolino | 04 avril 2008

Ceci dit, si ça doit fonctionner ainsi, il faut que notre petit Sarko national abaisse franchement les taxes sur les carburants et qu'il largue un sacré paquet de poignon aux départements pour améliorer nos routes!

Écrit par : dobolino | 04 avril 2008

"Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement."

Il y a beaucoup de vrai dans cette réflexion. Dans maints d'esprits, l'école est implicitement un lieu de délégation. Il en est de la qualité d'enseignement comme de la qualité alimentaire ou culturelle : si c'était une conscience et une pratique massivement partagée, ça se saurait !

Ecrit par : Magister | 04 avril 2008

Pas seulement les familles, mais aussi les syndicats de parents et en particulier la FCPE qui se fiche de la qualité et des contenus, pourvu que ça soit gratuit et qu'on fasse du Meirieu et du Dolto.

Écrit par : Robin | 04 avril 2008

Tè! Vé!
http://www.kelprof.com/cours_de_aide_aux_devoirs-a-arnayon-26470-b2.html
Les autres, exploitez pour votre département rural profond, et aux limites géographiques indécises et mouvantes! Ça doit marcher aussi!

Écrit par : dobolino | 04 avril 2008

Catmano, j’ai retrouvé le texte en question.
Rien que le titre si poétique en novlangue “La Faisabilité politique de l'ajustement” fait froid dans le dos.

À l’origine c’est un document qui est fait pour examiner comment faire avaler les politiques d’austérité dans les pays pauvres. Politiques au succès relatif ! L’auteur fait une sorte d’inventaire mais affirme qu’il préfère les mesures qui font dans l’équité.

Cependant, les grands esprits modernes qui nous gèrent, ne rêvent que d’appliquer ce même genre de politique, pour notre bien, évidemment. Il n’est pas du tout sûr qu’ils aient les scrupules de l’auteur ! Les bureaucrates préfèrent le despotisme prétendument éclairé, alors que ces salauds de démocrates...

Ils doivent regretter de ne pouvoir appliquer tranquillement leurs mesures comme dans les dictatures des pays pauvres : « par rapport aux pays développés, les gouvernements des pays en développement ont plus de facilités pour intervenir. Par exemple, il leur est plus facile de faire dissoudre des piquets de grève ou de remplacer les grévistes par d’autres salariés. »

Autre extrait réjouissant : « Le gouvernement doit aussi réduire la masse salariale et couper des subventions. Mais, pour réussir, il doit dans ce cas accorder la plus grande attention aux détails et adopter une optique désagrégée. Par exemple, si l’on réduit les salaires des fonctionnaires, il faut les baisser dans tel secteur, les bloquer en valeur nominale dans un autre, et même les augmenter dans un secteur clé politiquement. »

Et après, on est sauvés, il suffit de faire confiance à not’ bon maît’.

Écrit par : Lariba | 04 avril 2008

Et après, on est sauvés, il suffit de faire confiance à not’ bon maît’.

Ecrit par : Lariba | 04 avril 2008

Qui lui fait encore confiance, à part JPB?

Écrit par : Sanseverina | 04 avril 2008

Allez voir sur France 3 le "Soir 3" du 27 mars 2008. Xavier Darcos y est interviewé par Marie Drucker et envoie quelques piques bien senties à ceux qui les cherchaient, notamment à l'Illuminée du Poitou. Pas décidé à laisser dire n'importe quoi, notre ministre!
Au passage, Marie Drucker, qui ne s'est sans doute pas donné la peine de vérifier ses sources, place le SNALC parmi les oppsants au ministre sur la question des programmes du primaire. Or c'est sur les suppressions de postes que le SNALC s'alarme, pas sur les nouveaux programmes.

Écrit par : Jean | 04 avril 2008

Qui lui fait encore confiance, à part JPB?

Ecrit par : Sanseverina | 04 avril 2008

Je m'ajoute sur la liste!

Écrit par : Jean | 04 avril 2008

S'il ne doit en rester qu'un, Jean sera celui-là...

Écrit par : Loki | 04 avril 2008

Moi aussi je lui fais confiance à Darcos...

Je me sens moins coupable de faire des dictées, je sais que si note2be rouvre, darcos condamnera fermement, je sais que si un collègue met une baffe à un élève qui l'insulte, le ministre ne dira pas : "encore un gros fainéant de prof" à la sauce Allègre, ou "encore un pervers à enfermer" comme Royal.

Disons-le franchement, c'est déjà mieux que potentiellement pire.

Écrit par : Jérémy | 04 avril 2008

Une chronique (libérale !) que ne renierait pas Cadichon :
http://caccomo.blogspot.com/

Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 04 avril 2008

Merci Philippe, c'est gentil de faire ainsi la pub du blog de mon ami Jean-Louis, prof d'éco à Perpignan.
S'il y en avait plus comme lui, et notamment dans le secondaire, les Francais seraient moins ignares en économie non collectiviste et diraient moins de conneries sur l'ultra, l'hyper ou l'archilibéralisme,

Mes compatriotes continuent hélas à suivre les traces de Mitterrand qui faisait de son inculture économique un brevet de bonne conduite socialiste.

Ceux qui ont appris et ont compris s'expatrient.

Bunto, j'ai bien lu votre commentaire, il soulève une question pertinente mais, pour y répondre, je dois remonter le chercher et vous retrouver un texte qui éclairera ma reeponse, donc ce sera pour demain.
Nite, nite.

Écrit par : Cadichon | 04 avril 2008

Ceux qui ont appris et ont compris s'expatrient
Ecrit par : Cadichon | 04 avril 2008

Bon vent ! Que Caccomo, salarié de la fonction publique qu'il vilipendie à longueur de blog, en fasse autant !

Écrit par : Victor | 04 avril 2008

Hola, hello Cadichon,

Comme disait le pamphlétaire Mark Twain
"L'éducation est la défense organisée contre les jeunes".

C'est bien pour cela que les cours d'éco sont pitoyables.
Les jeunes sont éduqués à la sauce coco, brassage de cerveau garanti.

Ton ami Caccomo est vraiment excellent.

Une expat qui te salue bien.

Écrit par : Carole | 05 avril 2008

S'il ne doit en rester qu'un, Jean sera celui-là...

Ecrit par : Loki | 04 avril 2008

Je trouve un peu dommage qu'on daube aussi facilement sur un ministre de l'Education nationale qui est le premier de toute la série à avoir eu le courage d' affronter la Bête immonde du "pédagogisme", de menacer dans leurs privilèges le ramassis de minables et de crapules qui s'est lové à tous les rouages du système et y exerce l'insupportable dictature de la médiocrité, le seul qui soit un vrai professeur, qui ait été passionné par ce métier, le seul qui soit un véritable homme de culture, quelqu'un d'authentiquement humaniste, fin, sensible, artiste. Car dans tous les entretiens qu'il donne, Xavier Darcos dénonce textuellement "le pédagogisme". Le verbe du ministre est clair, de bon sens, sincèrement dévoué à la restauration d'une vraie école - juste le contraire en tous points du verbiage sirupeux et malhonnête de Meirieu. Alors, à taper sur Darcos sur ce blog, j'estime qu'on se trompe de cible: qu'on vise donc plutôt Meirieu!
D'ailleurs le tocsin qui n'arrête pas de sonner chez les "pédagogistes" devrait suffire à nous prouver que Xavier Darcos leur a déclaré la guerre.
Quant aux suppressions de postes, je ne suis pas sûr en effet qu'elles justifient une telle levée de bouclier: avec 8500 postes "supprimés" sur toute la France, on ne dévaste pas le système éducatif, que je sache: si on divise par le nombre de collèges et de lycées, ça fait combien par établissement? J'ai bien l'impression que ladite suppression représente le prétexte qu'il fallait pour créer une agitation politique dont on espère bien, dans les rangs des syndicats et des associations complices du "pédagogisme", qu'elle emportera la réforme.
Au lieu de jouer à se faire peur avec des mesurettes de "suppression de postes" qui ne méritent pas un tel raffut, ne ferait-on pas mieux de soutenir résolument le seul ministre de l'Education qui partage notre idéal de l'école? Sinon, il risque de se sentir un peu "seul"!

Écrit par : Jean | 05 avril 2008

"L'approche comptable des effectifs de classe est une absurdité."
Ecrit par : buntovchik | 04 avril 2008

L'approche purement comptable des effectifs, sans prise en compte des autres facteurs, est certes insuffisante. Mais elle est néanmoins -n'en déplaise au ministre- déterminante à l'école primaire.

N'y a-t-il pas une certaine incohérence à promouvoir des programmes dignes de ce nom tout en créant par ailleurs des conditions d'enseignement qui vont de fait en saboter la mise en oeuvre ?

Prenons un exemple tout simple : l'écriture au CP. C'est un apprentissage qui exige une attention rigoureuse de l'instituteur, qui doit pouvoir intervenir constamment auprès de chacun de ses élèves afin de corriger une mauvaise posture du corps ou une mauvaise tenue de l'outil, de guider les petites mains souvent encore pataudes, de mettre en confiance afin d'obtenir le meilleur...

C'est usant, même avec des effectifs raisonnables. Alors inutile de dire qu'avec un effectif trop important, nous allons en revenir dans une majorité de classes au point de départ : les élèves construiront par eux-mêmes leur savoir-faire en la matière !

Idem chez les plus grands, en CM par exemple, lorsqu'on travaille sur l'expression orale. Cela suppose que l'instituteur puisse régulièrement "cuisiner" chacun de ses élèves -en particulier ceux qui n'ont pas l'occasion chez eux de s'exprimer autrement que par monosyllabes- afin d'obtenir des phrases dignes de ce nom, utilisant une syntaxe riche et un vocabulaire précis. Là encore, l'efficacité passe par la régularité, pour ne pas dire l'opiniâtreté... et les résultat ne sont pas les mêmes selon qu'on a 24 ou 32 élèves.

Et je ne parle pas du temps consacré à la correction des cahiers, surtout chez les grands. Mais il est vrai que je suis stupide : quelle idée de s'acharner à faire écrire ses élèves, alors qu'il suffirait de leur fournir des fiches photocopiées avec textes à trous et QCM !

Autant il est ridicule de piailler sempiternellement, comme la FSU, le SGEN, l'UNSA, pour demander "plus de moyens" afin de continuer à faire n'importe quoi... autant il est malhonnête de prétendre que les effectifs n'ont aucune importance dès lors que l'on s'appuie sur de bons programmes et des méthodes efficaces !

Après le fétichisme des "moyens", voici le fétichisme des programmes. Décidément, c'est sans espoir !

Écrit par : Un hussard | 05 avril 2008

Pour les post soixantehuitards du blog, la (re) vision obligatoire du film : "La dialectique peut-elle casser des briques ?"

http://www.dailymotion.com/video/x1rgea_la-dialectique-peutelle-15_politics

Si vous remplacez dans les dialogues "bureaucrates" par "pédagogistes" vous obtenez quelques beaux morceaux de bravoure...

On pourrait détourner les vidéos de la pochard's academy (?)

Quelqu'un se rappelle-t-il le nom de ce porno japonais détourné par les mêmes ?

Écrit par : dugong | 05 avril 2008

porno en couleur s'il vous plait ! On est loin du dépouillement noir et blanc des débuts...

Écrit par : dugong | 05 avril 2008

"Bon vent ! Que Caccomo, salarié de la fonction publique qu'il vilipendie à longueur de blog, en fasse autant !"

Ecrit par : Victor | 04 avril 2008

Hé oui, Victor, (que je salue au passage)! Ces amateurs de risques le sont surtout pour les autres.
A propos de réformes, le MEDEF demande: "plus vite, et plus fort"; "oh oui, oh oui", ajoute Laurence Parisot.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 avril 2008

Au sujet des "stages" durant les vacances scolaires, il est utile de se reporter aux saines lectures évoquées par Catmano pour en comprendre les enjeux !

1) Exemple n°1

"Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement."
Centre de développement de l’OCDE-cahier de politique économique n°13-1996

Traduction : on inscrit à tour de bras dans les écoles jusqu'à saturation des classes. Les parents sont satisfaits. On préserve cependant les effectifs des CP pour ne pas affoler lesdits parents. En apparence seulement, car du fait de la pénurie de remplaçants, ces classes de CP sont constamment saturées elles aussi dès qu'un enseignant est absent ou tenu de laisser sa classe pour participer aux fameuses équipes éducatives, puisqu'elles doivent accueillir les élèves de cet enseignant.

Conséquence : dans ces classes surchargées, la prise en charge des élèves moins brillants ne peut plus se faire correctement sur le temps scolaire, la qualité de l'enseignement baisse. Solution miracle : les stages de vacances !

2) Exemple n°2

"Il arrive souvent que l’on ne puisse pas limiter le programme de stabilisation à ces mesures, en raison de l’ampleur des déséquilibres, et qu’il faille aussi réduire la masse salariale ou couper des subventions. Dans ce cas, on doit procéder avec habileté, en tirant parti de l’inflation, pour diminuer les salaires réels (les salaires nominaux restant stables), ou en faisant des concessions à certains fonctionnaires mais non à d’autres, afin d’éviter un front commun contre le gouvernement."
Centre de développement de l’OCDE-cahier de politique économique n°13-1996

Traduction : on bloque les salaires de l'ensemble des enseignants et l'on aboutit à une baisse du pouvoir d'achat de l'ordre de 20% depuis 1980. Ceux-ci finissent par s'en émouvoir, d'autant que leurs conditions de travail se dégradent d'année en année, et demandent une revalorisation salariale. Solution miracle pour casser ce front commun et "offrir" à certains la possibilité d'améliorer leur salaire par des heures sup : les fameux stages de vacances !

3) La cerise sur le gâteau

Au moment où le gouvernement prépare le dynamitage de notre statut de fonctionnaire d'état, il est utile de confirmer auprès de l'opinion publique que ces salauds d'enseignants jouissent d'un privilège exorbitant : un temps de travail hebdomadaire insignifiant (entre 15h et 27h) et les fameuses vacances, dont la durée n'est aucunement justifiée compte tenu de nos horaires hebdomadaires.

La preuve que ces vacances ne sont pas justifiées, contrairement aux allégations de ceux qui prétendent qu'elles sont indispensables pour récupérer entre chaque période de la fatigue nerveuse induite par le métier ou des 50 à 70 h hebdomadaires : certains enseignants sont volontaires pour encadrer ces stages !

Ces enseignants volontaires sont exemplaires : ils sont tout dévoués à la noble mission de l'Ecole et prêts à sacrifier un peu de leur petit confort personnel pour assurer la réussite des élèves.

Les autres enseignants : des feignasses, ma bonne dame !

Trop fort ! Après la pomme d'or pour la plus belle des déesses, voici la pomme de toc pour le plus dévoué des enseignants !!!

Écrit par : Un hussard | 05 avril 2008

J'ai bien l'impression que ladite suppression représente le prétexte qu'il fallait pour créer une agitation politique dont on espère bien, dans les rangs des syndicats et des associations complices du "pédagogisme", qu'elle emportera la réforme

Ecrit par : Jean | 05 avril 2008

Dans mon collège, Jean, notre collègue professeur agrégée
de lettres classiques, parties à la retraite en juin 2007 n'a pas été remplacée. Il reste donc 2 professeurs de latin et grec pour assurer ces enseignements dans des conditions de plus en plus difficiles. Une de ses 2 professeurs , une femme de très grande qualité et d'une culture insondable, me confiait encore hier son désabusement. Si ces enseignements subsistent encore formellement, il y a longtemps que les élèves n'en tirent plus guère de profit.
S'agissant toujours de ce même collège centre-ville, autrefois pépinière de l'intelligentsia locale, il perd à la rentrée encore une classe et des professeurs vont devoir aller faires des compléments de service dans des collèges ruraux. Histoire de les passionner encore un peu plus pour leur métier.
La raison pour laquelle nous perdons des élèves, et surtout des bons élèves, qui passent dans le privé est le résultat d'une politique mise en place dans les années 80 et poursuivie depuis.
Voilà , Jean , la vérité concrète, que vous ne voulez pas admettre. Dommage!

Écrit par : buntovchik | 05 avril 2008

Bravo, hussard, c'est ainsi que les profs, en acceptant depuis belle lurette, d'accomplir des tâches non rémunérées(ex.:des bacs blancs le samedi) ont savonné la planche sur laquelle ils glissent.Ils se sont imaginé les naïfs, qu'on leur en serait reconnaissants, les voilà bien marris. En acceptant les heures sup, ils prennent le risque de ne plus pouvoir faire marche arrière et de voir normaliser et imposer, à tous, une augmentation du temps de travail .

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Merci, Amélie !

En tout cas, il est un point sur lequel je rejoins les thuriféraires de Darcos : ce ministre est un génie de la politique.

Parce que ce n'est pas n'importe quel homme politique qui aurait été capable, pour faire passer la réforme du statut et la réduction drastique des postes d'enseignants, d'obtenir un soutien aussi massif que celui apporté par l’ AFEF, l’AGEEM, l’AIRDF, les CEMEA, les CRAP, la FCPE, la FOEVEN, les Francas, le GFEN, l’ICEM, la JPA, la Ligue de l’enseignement, l’ USEP, l’OCCE, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SI.EN-UNSA Education, le SNPI-FSU et surtout le SNUipp-FSU, ainsi que tous les mouvements pédagogistes.

Et comme il n'est pas ingrat, s'il supprime des postes d'enseignants (et notamment de remplaçants) qui mouillent-la-chemise-devant-les-élèves, il se garde bien en revanche de toucher aux postes des planqués et autres chercheurs en sciences de l'éducation, didactique des mathématiques et socio-constructivisme de la dyptérosodomie...

Il doit se régaler, notre ministre, en admirant la manière dont tous ces braves gens, avec une diligence remarquable, font diversion en entraînant les enseignants dans une multitude de pétitions et manifestations ridicules... lui laissant ainsi les coudées franches pour dégraisser le mammouth, dynamiter notre statut et euthanasier l'école républicaine en toute sérénité.

Écrit par : Un hussard | 05 avril 2008

Oui,continuons à nous battre pour l'option LV12 et l'atelier trombone à coulisse,pour l'épanouissement de nos élèves si performants dans tous les autres domaines.Voilà qui est fédérateur et motivant !

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Ceux qui ont appris et ont compris s'expatrient
Ecrit par : Cadichon | 04 avril 2008

Oui, mais il y en a qui en reviennent.

Je suis agacé par ces reportages qui nous vantent la supériorité de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis sur la France, pays arriéré, "où on ne peut rien faire..."

Ils en reviennent les "expats" de Londres, surtout depuis que ça commence de sentir le roussi avec les "surprimes" (long à expliquer, facile à comprendre).

Une utopie au sens propre de terme, relayée par un certain discours à la City devant le lord maire de Londres où un commis-voyageur à semelles compensées, les yeux rivés sur la défaite de Waterloo abandonna le discours prévu pour un éloge dithyrambique de la perfide Albion.

Même si j'en connais les défauts, je n'aime pas qu'on dise du mal de mon pays, surtout à l'étranger.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

que ça commence de sentir

à sentir

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

"Il doit se régaler, notre ministre, en admirant la manière dont tous ces braves gens, avec une diligence remarquable, font diversion en entraînant les enseignants dans une multitude de pétitions et manifestations ridicules... lui laissant ainsi les coudées franches pour dégraisser le mammouth, dynamiter notre statut et euthanasier l'école républicaine en toute sérénité."

"Oui,continuons à nous battre pour l'option LV12 et l'atelier trombone à coulisse,pour l'épanouissement de nos élèves si performants dans tous les autres domaines"

Ca respire le consensus aujourd'hui.

Sauve qui peut !

Écrit par : dugong | 05 avril 2008

TOUT D'ABORD, UN RAPPEL, EXTRAIT DE CE SITE/

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Belle bande de dégénérés qui viennent donner leur aval à d'autres dégénérés, n'hésitant pas à égratigner la langue française qu'ils croient défendre...
Lancer des idées de purge ? Cela rappelle certaines heures sombres de l'Histoire, la vraie, pas celle que nous propose le ministre, pas laportion congrue...
Ouf ! Vous n'êtes pas aux commandes du pays, cela serait pire (si on peut faire pire...)
Allez, camarade, tu peux m'ajouter à ta liste noire.
Je serai (au futur, pas au conditionnel virtuel !) heureux d'en faire partie !
Et je serai aussi aux premières loges quand les gamins que vous allez massacrer si ces programmes sont appliqués bâtiront des barricades en interdisant d'interdire.
Vous me faites franchement gerber... Moi qui pensait naïvement que Nuremberg avait éradiquer la peste !
Ecrit par : Ferraris | 31 mars 2008

On part travailler, et le blog au retour est plein de surprises…

Ferraris veut absolument être la victime expiatoire du pédagogisme. Mon cher, ça ne me gênerait pas de vous traîner devant les tribunaux pour offense à la santé intellectuelle des élèves — en particulier des plus fragiles, des plus déshérités. Le droit à l'instruction est inscrit dans la Constitution — et ce que vous et vos pareils avez fait depuis deux décennies, c'est de dénier ce droit à ceux qui n'ont pas forcément, chez eux, les moyens de compenser les manques de l'institution. Et aux autres aussi, parce que je ne me soucie pas seulement des élèves en difficulté : combien de bons élèves, voire d'élèves doués, ont été priés de ne pas dépasser la moyenne — ou dégoûtés à jamais ! Combien d'enseignants évitent de donner la parole à leurs meilleurs éléments, de peur d'humilier les autres — et tout le monde, si je puis dire, profite de cette baisse générale ! Il existe des consignes pour éviter de faire lire à voix haute en Sixième — afin de ne pas faire ricaner certains, paraît-il, devant les défaillances de leurs petits camarades.
Mais, mon cher Ferraris, vu que la loi Jospin remonte quand même déjà à une vingtaine d'années, je vais me montrer charitable : peut-être êtes-vous vous-même une victime de cette institution bancale que vus défendez bec et ongles — crétin convaincu que son crétinisme est la norme. Allez en paix — vous ne savez pas ce que vous dites — ni, sans doute, ce que vous faites.

JPB
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008

j'y verrais avec un s.

Je vais me faire allumer par la "Ferraris" (?) qui n'a d'une formule 1 que le pseudonyme approximatif, plutôt à cheval...sur le conditionnel ("no future !??")

Je ne sais pas quelle genre de moquette il fume celui-là, mais à sa place je changerais de dealer.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
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1- Première réponse, au dernier message, du sieur "robin", qui est malheureusement loin des "bois".
T'affole pas pour ma moquette, elle est de bonne qualité!
Quant au parallèle avec le mécano, on me le fait depuis la maternelle, il y a un quart de siècle! Ha ha, la farce... Si tu n'as que ça comme argument, je te plains...
1/20, parce que je suis charitable!
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2- Au camarade science infuse:
Loin de moi de défendre l'institution... Comme je l'ai écrit à l'Inspecteur d'Académie soi-même, celui dont je dépends, "Quand je suis entré dans le métier, il y a 37 ans, je ne pensais pas que l'institution était aussi peu respectueuse de ses enseignants". Mais c'était pour un autre sujet, d'ordre et de contre-ordre.
Pour ce qui est du "massacre des innocents" dont tu (dans une grande famille, même de frères ennemis, le tutoiement est de rigueur, non?), dont tu m'accuses, sans savoir de quoi il retourne, sache, et sachez donc, que durant les 37 ans de carrière en rase cambrousse, loin des facilités culturelles de la ville, j'ai à mon actif des enseignants, des profs de français (qui ont le "culot" de dire que je leur ai donné le goût de lire et d'écrire), de langues, de physique, des ingénieurs en informatique ou télécom... Et j'en passe.
Sache, cher procureur, que chaque année scolaire passée, j'ai mis en place des ateliers de lecture(s), des écritures de nouvelles plus ou moins longues), par les élèves, avec les élèves, et quel que soit le cours (ou les cours doubles, voire triples) dans lequel j'ai enseigné. Avec de temps en temps le tournage en vidéo des textes obtenus (et alors transformés en scénarii).
Alors, stop, les donneurs de leçons, j'aime, mais il faudrait qu'ils démontrent d'abord en quoi ils sont si performants. Arrêtez de dégueuler sur le métier, sur des gens qui font le plus souvent le maximum pour tirer les élèves vers le haut.
Une dernière chose: personne ne hurle contre "La liste officielle" des ouvrages dans lesquels choisir ce qu'on doit présenter dans les classes. Pourquoi ? Touchez-vous des royalties de la part des éditeurs heuresement sélectionnés par le ministère?
Allez, salut, fait beau, je sors respirer le soleil en ce frais matin de début avril.

Écrit par : Ferraris | 05 avril 2008

Quant aux suppressions de postes, je ne suis pas sûr en effet qu'elles justifient une telle levée de bouclier: avec 8500 postes "supprimés" sur toute la France, on ne dévaste pas le système éducatif, que je sache: si on divise par le nombre de collèges et de lycées, ça fait combien par établissement?

(Jean)

Êtes-vous volontaire pour expliquer cela à ceux qui perdent 10 % de leurs postes ?

Écrit par : Pat | 05 avril 2008

Hier, j'ai assisté au congrès du SNALC .Il est clair que le dégraissage du mammouth est en bonne voie de réalisation(et au galop ! ) avec la métamorphose de l'EN en entreprise privée. Ce qui avait été prévu sous Allègre va s'accomplir sous Darcos .Et il nous restera les yeux pour pleurer, même si on applaudit à sa réforme des programmes. L'épine est douloureuse, le dilemme cornélien.

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Et je serai aussi aux premières loges quand les gamins que vous allez massacrer si ces programmes sont appliqués bâtiront des barricades en interdisant d'interdire.
"Vous me faites franchement gerber... Moi qui pensait naïvement que Nuremberg avait éradiquer la peste !
Ecrit par : Ferraris | 31 mars 2008

Ouhlàlà, j'ai peur !

éradiqué, pas éradiquer !

Degré zéro de la pensée.

"massacrer"..."Nuremberg"..."éradiquer le mal"...l'instit. qui construit des barricades avec les "gamins"...Gamin parmi les gamins.

..Il y en a qui n'ont vraiment pas peur du ridicule. Il faudrait en sortir un peu...de la cour des petits.

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Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Et l'orthographe,ça va pas non plus :"moi qui pensaiT".Moi=1ère personne du sing.Donc, il faut écrire "moi qui pensais".S.V.P.

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

"avait éradiquer".Plus que parfait=auxiliaire avoir + participe passé.Donc :avait éradiqué.

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Quant au parallèle avec le mécano, on me le fait depuis la maternelle, il y a un quart de siècle !

"Quand je suis entré dans le métier, il y a 37 ans,

Ecrit par : Ferraris

Quel âge avez-vous ?

Écrit par : PFC | 05 avril 2008

C'est vrai qu'il est scandaleux et criminel et fasciste de vouloir que" les gamins" maîtrisent parfaitement les conjugaisons. En seconde, lorsqu'ils rencontrent un subjonctif,ils pensent qu'il s'agit d'une coquille ou,mieux encore, que Molière a fait une faute.Chaque année,j'attends la réaction,toujours la même,en espérant que l'année prochaine, peut-être,quelqu'un enfin reconnaîtra cette forme verbale.Mais pourquoi donc leur faire étudier Molière ?C'est ringard, et puis,il est mort depuis longtemps!

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

des gens qui font le plus souvent le maximum pour tirer les élèves vers le haut...

Ecrit par : Ferraris | 05 avril 2008

... et qui, si l'on en juge par l'état d'ignorance crasse des bases chez les écoliers sortant du CM2, les collégiens sortant de 3ème, les bacheliers sortant de Terminale, les conduisent, en parfaite bonne conscience, à l'abîme!
Ils font peut-être le maximum, mais dans la mauvaise direction, ce qui est quand même tout à fait gênant!

Ils se félicitent d'être "modernes", et le jettent à la figure de qui veut les entendre, mais ils ne se soucient pas une seule seconde du résultat de leur activisme.
Ils sont comme la Belette d'Esope qui, ayant trouvé une lime, se mit à la ronger avec énergie et conviction, persuadée, la naïve, qu'elle allait l'user. Le dessein était absurde, mais la Belette y mettait tout son coeur. Et elle ne se rendait pas compte que c'était sa propre langue qu'elle limait. Ainsi des "pédagos", qui, persuadés de "tirer les élèves vers le haut" et ne songeant pas une seule seconde à "se remettre en question" (ça, c'est bon pour les autres!) et à évaluer leur pratique, les détruisent et les jettent dans les bras d'Acadomia et autres officines payantes de rattrapage scolaire, ce que Xavier Darcos n'a pas manqué de rappeler sur Soir 3 le 27 mars. La Belette d'Esope est assez bien représentative de l'esprit de secte ("C'est nous qu'on a raison parce qu'on le dit et donc c'est forcément vrai.") qui anime le milieu pédago, la conspiration de tout ce que le monde éducatif français peut compter d'imbéciles.

Écrit par : Jean | 05 avril 2008

Ce ne serait rien s'ils maîtrisaient au moins le présent de l'indicatif.Obligée de faire passer toute la classe en aide individualisée pour apprendre le présent.Et aussi le passé simple, car ils écrivent "IL parta,nous tombimes,vous courates,ils se levirent..."Mais le passé simple est un temps littéraire et comme ils ne lisent pas,à quoi bon et pourquoi les torturer avec ça ?

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Mais pourquoi donc leur faire étudier Molière ?C'est ringard, et puis,il est mort depuis longtemps!

Ecrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

J'ai passé quatre mois sur "Le Malade imaginaire" avec une classe de 3ème. Explication détaillée, linéaire, sans chichi, récitation d'extraits de scènes. Je les ai emmenés ensuite voir la représentation dudit. Ils en étaient ravis et ont tous reconnu que c'est l'explication patiente du texte dans le détail qui leur avait permis d'apprécier la représentation. Pour eux, ce sera un des grands souvenirs de leur scolarité!
En 4ème, même chose avec "Le Médecin malgré lui". Nous irons, à la demande des élèves, voir la pièce bientôt.
Il n'y a que des Crétins (au sens brighellien et en tous les autres sens d'ailleurs) pour oser dire que Molière est ringard.

Écrit par : Jean | 05 avril 2008

Et aussi le passé simple, car ils écrivent "IL parta,nous tombimes,vous courates,ils se levirent..."

Ecrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Seuls des nihilistes comme les "pédagos" peuvent oser dire que le passé simple ne sert à rien, que le subjonctif est inutile. Mais les "pédagos" méconnaissent l'enfant - l'élève réel est le Grand Absent des vingt mille pages de bavardage insipide et vain de Meirieu, et pour cause, puisque cela fait des lustres que Meirieu n'a plus vu la tête d'un élève réel.

La vérité est que les élèves adorent qu'on leur explique ces formes difficiles, et si ensuite, ils les rencontrent et les reconnaissent dans les textes qu'on explique, alors là , c'est le vrai bonheur!

Écrit par : Jean | 05 avril 2008

Cela me rappelle une inspection.Rappel à l'ordre: "Vous avez passé presque 2 mois sur "Dom Juan",c'est trop long,on peut et on doit le faire en 4 semaines maximum".Plus tard un questionnaire qui portait sur toutes les matières, avait été proposé aux élèves.A la question "quel est le cours que vous avez le mieux retenu" ? Réponse :"Dom juan"C'étaient pourtant des élèves de 1ère technologique.

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Eh bien, s'il est si bien que cela notre ministre, il devrait démissionner plutôt que de cautionner tout cela! Soit il a le courage de faire le ménage dans la hiérarchie de l'EN comme ses prédecesseurs le firent, soit il reconnaît son impuissance. Mais dans ce cas pourquoi reste-t-il?

Ecrit par : Sanseverina

Il n'a pas le choix : ou il reste en essayant (est-ce facile en peu de temps ? J'en doute : l'inertie est immense), avec en permanence l'épée de Damoclès de "l'EN coûte trop cher à la collectivité", ou il s'en va, et ce sera la même casse avec, en plus, les pédagols triomphants.
Ce qui est désolant, c'est de voir que des économies autrement plus substancielles pourraient être réalisées en dégraissant la bureaucratie.

Quant au problème des "ressources humaines", à l'EN, c'est une simple gestion des stocks enseignants. Une "boîte" qui traiterait aussi mal son personnel croulerait sous le contentieux et ferait faillite en quelques mois.

Écrit par : moot | 05 avril 2008

Quant au parallèle avec le mécano, on me le fait depuis la maternelle, il y a un quart de siècle !

"Quand je suis entré dans le métier, il y a 37 ans,

Ecrit par : Ferraris

Quel âge avez-vous ?

Ecrit par : PFC | 05 avril 2008

Mais pourquoi donc leur faire étudier Molière ? C'est ringard, et puis,il est mort depuis longtemps!

Ecrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

On ne sait pas trop quel métier exerce Ferraris : instituteur ou animateur socio-culturel ?

Calculons. Si Ferraris a commencé à enseigner (?) à 20 ans, il aurait aujourd'hui 37 + 20 = 57 ans.

Presque aussi vieux et ringard que le pauvre Molière eu égard au jeunisme actuel...

C'est peut-être pourquoi Ferraris rêve de rajeunir en construisant des barricades avec les "gamins"...comme en 68.

Sauf que les gamins n'aiment pas du tout les adultes qui jouent aux gamins (je ne parle moi-même de mai 68 à mon plus jeune fils - 15 ans - qu'avec réticence et s'il insiste, mais construire des barricades (ça s'apprend, c'est comme les coktails Molotov) avec lui, niet !, même pour éviter qu'il en construise contre moi !)

Non, ce que les "gamins apprécient, ce sont les adultes qui se comportent comme des adultes.

Ils apprécient également les adultes qui leur apprennent quelque chose et qui ne les maintiennent pas dans un état d'enfance prolongé.

Ce que les enfants désirent par dessus tout, c'est de sortir de l'enfance, disait un autre ringard (il faisait du cinéma lui aussi, mais connaissait mieux ses classiques.)

Jean, j'ai bien aimé votre référence à la belette de ce "ringard" d'Esope qui se lime les dents et s'abîme la langue sur la lime qu'elle croient limer.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Les pédagos sont responsables de l'image négative du prof dans l'opinion .Les parents se jettent sur les cours privés et demandent des méthodes à l'ancienne,cela aurait dû pousser les pédagobigots à une autocritique en règle.

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Cela me rappelle une inspection.Rappel à l'ordre: "Vous avez passé presque 2 mois sur "Dom Juan",c'est trop long,on peut et on doit le faire en 4 semaines maximum".Plus tard un questionnaire qui portait sur toutes les matières, avait été proposé aux élèves.A la question "quel est le cours que vous avez le mieux retenu" ? Réponse :"Dom juan"C'étaient pourtant des élèves de 1ère technologique.

Ecrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Expédier un chef d'oeuvre absolu en quatre semaines!
Il faut en tenir une sacrée dose (de pédagolâtrie), pour oser proférer des recommandations aussi stupides!

Quant au vote des élèves, c'est l'évidence même! Contrairement à Meirieu et aux penseurs creux de son espèce, qui les prennent pour des demeurés, les élèves savent reconnaître le vrai et le faux, le substantiel et le clinquant, le français qui les enrichit et le pseudo-français ( celui des didacticiens fous et de leurs "séquences") qui leur fait perdre leur temps.

Écrit par : Jean | 05 avril 2008

Il se trouve que suis amené cette année à faire beaucoup de "parascolaire" : soutien, sorties, travail d'écriture avec des écrivains professionnels, utilisation des "nouvelles technologies", rédaction d'articles pour le journal local...bref, tout ce qu'on n'aime pas trop sur ce blog (je ne m'en suis pas trop vanté jusqu'à présent).

Je me suis aperçu que ce dont les élèves avaient le plus besoin, c'était d'outils de langage (grammaire, conjugaison, vocabulaire) et de repères "traditionnels" : comment organiser sa pensée, comment s'y prendre pour résoudre un problème, comment rédiger un texte cohérent...

Si bien qu'après avoir pensé que j'étais complètement largué, inutile, ringard, dépassé par les exigences de l'enseignement du XXIème, je me suis aperçu, en fait, que j'étais plus utile que jamais.

Donc, plus les élèves reçoivent (et assimilent) un enseignement explicite, structuré, plus ils ont la possibilité de devenir créatifs, inventifs, "modernes".

Il n'y a pas contradiction, comme le pense ferraris, mais complémentarité entre enseignement explicite structuré (et structurant) et créativité.

S'il a réussi à faire écrire des scenarii aux élèves et à leur faire réaliser des films, il a bien dû s'en apercevoir.

Peut-être consentira-t-il à nous éclairer sur ce point quand il rentrera de sa promenade roborative, loins des miasmes réactionnaires de ce blog, à moins qu'il ne s'entraîne à construire des barricades avec ses CE1 contre les programmes de Xavier Darcos dans le cadre du soutien pendant les vacances.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Il n'y a pas contradiction, comme le pense ferraris, mais complémentarité entre enseignement explicite structuré (et structurant) et créativité.

Ecrit par : Robin | 05 avril 2008


La création n'existe pas. On ne peut que découvrir, donc recopier. Ce qui peut alors effectivement arriver, c'est que personne ne l'ait fait avant. Et, malheureusement, c'est tout...

Écrit par : Sergio | 05 avril 2008

Je constate que vous vous arrêtez à des fautes de frappe, ou de vitesse (tout le monde n'a pas la dextérité de ceux qui bavent en permanence sur certains sites plutôt que de faire proprement leur boulot avec leurs élèves!), plutôt que lire le positif.
Mais pour vous le positif est sans doute de revenir à Guizot et l'enseignement mutuel : 150 à 250 élèves dans un hall de gare et le fouet pour faire entrer les notions.
Je suis heureux de ne pas être agrégé!
J'ai passé au lycée , il y a un peu moins d'un demi siècle (faute réparée, mon pauvre Robin, ma pauvre Amélie, et autres...), des heures éreintantes sur deux ou trois vers de La Fontaine (que je respecte par ailleurs, et dont j'ai regroupé les versions inspirées à d'autres par le Corbeau et le Renard, je sais vous vous en tapez!), deux semaines sur les géniaux Molière et autres Corneille... Dégoûté pour des décennies; je reprends seulement maintenant envie de m'y replonger.
Ce n'est pas avec de tels auteurs qu'on donne envie de lire à des minots de 9 ans.
Ceci dit, je retourne aux productions réalisées ces temps-ci avec mes élèves, elles sont plus fraîches que ce qui est déballé ici par des intellos qui ne savent pas ce qu'est un gosse mais qui veulent imposer à tous leurs aigreurs.
Cela peu la secte.
Bonsoir

Écrit par : Ferraris | 05 avril 2008

Comment se fait-il alors que ceux que nous recevons en 2de et qui sortent de l'école primaire, puis du collège, sans connaître même le nom de La Fontaine (un bon point pour vous donc )aient horreur de lire quand même,car on ne leur propose pas que Molière et Corneille.N'est-ce pas plutôt que, ne maîtrisant pas la langue,toute lecture leur est un supplice ?..Je ne compte plus les élèves qui déchiffrent avec difficulté et ne comprennent pas un texte simple,parce qu'il n'ont pas de vocabulaire et ne saisissent pas la construction de la phrase.En seconde, à qui la faute ?

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Ceci dit, je retourne aux productions réalisées ces temps-ci avec mes élèves, elles sont plus fraîches que ce qui est déballé ici par des intellos qui ne savent pas ce qu'est un gosse mais qui veulent imposer à tous leurs aigreurs.
Cela peu la secte.
Bonsoir

Ecrit par : Ferraris

J'imagine que 'peu' voulait dire 'pue'?
Bon.
En lisant les posts de notre ami Ferraris, je me suis rendu compte que nous avions affaire à un cas aigüe de 'pedagogismus rigidus', maladie transmise généralement en IUFM via les miasmes sortant de la bouche de formateurs trop zélés.
Il n'existe pas de cure au jour d'aujourd'hui. Une solution extrême est bien sûr la lobotomie (d'ailleurs j'ai entendu dire qu'une certaine vétérinaire, dans un endroit secret de la province française, lobotomise en secret les pédagogistes repentis).

Écrit par : Loki | 05 avril 2008

Elle vaccine des troupeaux entiers de moutons,peut-être que ça peut marcher sur les meutes de pédagols enragés ?

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

Fin de récré..ça se lit bien :-)

Écrit par : Patrick | 05 avril 2008

A Ferraris.
Et si nous ne leur faisons pas connaître Molière,Racine et les autres ,qui le fera,pour qu'ils puissent avoir envie, comme vous, de s'y remettre plus tard ?

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

"productions réalisées ces temps-ci avec mes élèves"

Ecrit par : Ferraris

"Productions"...!
Quel langage!
Pourriez pas vous exprimer plus simplement?
Cela fait penser à Armande dans les "Femmes savantes":
"Nul n'aura de l'esprit hors nous et nos amis"!
Vraiment, c'est le langage de la secte, celui auquel les intiés se reconnaissent...


Je suis heureux de ne pas être agrégé!

Ecrit par : Ferraris

Quel rapport avec ce dont nous parlons?
Cette haine des agrégés n'est-elle pas connotée "pédago"?

Écrit par : Jean | 05 avril 2008

Ceci dit, je retourne aux productions réalisées ces temps-ci avec mes élèves, elles sont plus fraîches que ce qui est déballé ici par des intellos qui ne savent pas ce qu'est un Eclairez gosse mais qui veulent imposer à tous leurs aigreurs.
Cela peu la secte.
Bonsoir

Ecrit par : Ferraris | 05 avril 2008

Bon, il y a un peu de progrès : le camarade Ferraris consent à s'adresser avec nous de façon un peu plus civilisée et il n'est peut-être après tout pas animateur socio-culturel.

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Eclairez les partisans de l'enseignement mutuel de Guizot, un progrès pour l'époque, mais bon, d'autant que les grands apprenaient aux petits, si je m'en souviens bien, quand j'étais petit,

Pouvez-vous nous dire si vous avez à faire à des endants (ens. primaire) ou à des ado. (collège) ou à des adultes et, dans les deux premier cas, les seuls qui nous intéressent, à vrai dire, sur ce site, ce que vous faites exactement en classe.
(sans ironie, j'ai besoin de comprendre).

Un exemple de la "fraîcheur de leurs productions" serait le bienvenu.

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Pour une fois que j'en tiens un, je vais pas le lâcher comme ça !

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Ce n'est pas avec de tels auteurs qu'on donne envie de lire à des minots de 9 ans.

Ecrit par : Ferraris

Ben si justement !
Lisez-leur les textes avec passion, faites-leur apprendre et réciter. Vous n'aurez même pas besoin de leur expliquer le texte, juste les mots difficiles. Laissez à la langue et sa musique le soin de faire le reste.
J'ai appris par cœur des passages du Petit Prince, du Bourgeois Gentilhomme, L'Albatros, Le Dormeur du Val et tant d'autres; et rien ne m'a été plus bénéfique que cette année de CM2 !
Comment comptez-vous donner l'envie de lire aux enfants si vous ne leur offrez pas ce que la langue a fait de plus beau ?

Écrit par : PFC | 05 avril 2008

Bon, après la provoc pour voir jusqu'où vous lisez les messages...
Quand on lit un texte, on essaie au moins d'aller jusqu'au bout.
D'où mon mot d'humeur concernant les agrégés "de ce fil de discussion" (j'en ai pour amis qui sont... disons... bien.).
Le socio-culturel, j'en ai fait dans les années 70 à la FOL du Rhône, département d'où j'ai immigré, pour le terroir d'à côté.
Eh oui, un normalien des années 68 ! Quelle horreur...
Mais non, ma bonne dame: figurez-vous que je n'ai jamais enseigné les maths modernes à mes élèves (du primaire, j'ai parlé ici d'enfants de 9 ans !!! vous connaissez?).
Bon... Concernant les disciplines d'éveil (le premier qui demande ce que c'est, qu'il aille se faire voir ailleurs), j'en ai tâté, tout en les couplant avec de la vraie Histoire, de la vraie Géographie, de vraies Sciences.
Quant au Français, j'ai toujours distingué Vocabulaire, Dictées, Grammaire, Orthographe, et Conjugaison. (ORL, cela ressemble trop à une discipline médicale).
Cela ne m'a pas empêché de faire du théâtre, du cinéma, des maquettes historiques ou autresz (ex: le village gaulois des irréductibles d'Astérix, format 2,50 m X 1,50 m), en utilisant des tas de matériels paraît-il interdits (comme quoi, quand la confiance règne, il n'y a pas de danger!).
Alors, quand on a étudié les Nouveaux (vieux) Programmes vendredi dernier, nous étions deux vieux "c." à très exactement 2 mois de la quille à trouver que finalement ils n'étaient pas si tordus que ça.
STOP! Ne commencez pas à vous congratuler. JE METS UN BEMOL, UN GROS BEMOL: au temps où on enseignait tout ça, on avait 27 heures pour le faire (compte-tenu des "choses" hors programmes selon le contexte local). A la rentrée 2008, mes collègues en activité n'auront plus que 24 heures, et devront ajouter : langues vivantes (1h45), B2i (1h à 1h 30), Eps (1h de plus, voire 2 selon l'époque ancienne), etc...
C'est contre cela que je m'insuge: on va manquer de... pardon, ils vont manquer de temps, ou alors tout survoler, au risque réel de bousiller de nouvelles générations de gosses.
Certes, cela permettra aux éternels insatisfaits de crier au loup (j'ai failli l'écrire au pluriel, mais vu ce qui reste comme bestioles dans nos montagnes...). Les mêmes qui sont, semble-t-il à l'origine de cette mouture de programmes nouveaux. Avez-vous questionné des institis? A part ceux qui gravitent dans votre blog?
Quand on mettra autour d'une table des gens concernés par l'affaire, peut-être que cette dernière accouchera enfin d'un vrai progrès!

Écrit par : Ferraris | 05 avril 2008

J'ai une amie qui, en CM2, n'hésite pas à faire aborder Les Fourberies de Scapin, et avec le plus grand succès. Quant à moi, dans les années cinquante, je me rappelle avoir étudié, dans la même classe, des extraits des Femmes savantes, avant d'aller voir une représentation au TNP. Je me rappelle avoir rencontré pour la première fois, en cette occasion, un imparfait du subjonctif (que vous l'excusassiez)qui est ensuite définitivement resté dans ma mémoire. J'étais tout heureuse d'avoir découvert une forme nouvelle, à la fois savante et rare.Et cela ne m'a dégoûtée ni de la lecture, ni de Molière, que j'ai retrouvé en sixième avec délectation.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 avril 2008

Eh bien finalement M. Ferraris nest pas un pédago.

Il n'aime pas l'ORL, il a fait de la "vraie" grammaire, de la "vraie" histoire, de la "vraie" géographie...

...Et nous l'absolvons bien volontiers pour le village d'Astérix "faits avec des matériaux interdits" (M. Ferraris, vous vivez dangereusement !!!^^^^^)

Donc, il s'agit d'un problème d'horaires : on ne peut pas enseigner en 24 heures ce que l'on enseignait jadis en 27, surtout si l'on doit ajouter l'initiation aux langues vivantes, le B2I et l'EPS augmentée.

Vous voyez que j'ai pris la peine de vous lire.

Vous êtes un "vieil" instituteur de terrain, de gauche certes, mais terriblement à cheval sur les savoirs et qui fait un peu de Freinet. Pas de quoi fouetter un chat ni de refuser un pastis.

Malentendu complet donc. Mais pourquoi diable n'avez-vous pas commencé directement par ce message ?

Je vais finir pas croire que les pédagos n'existent pas plus que les dahus ou qu'ils sont une espèce en voie d'extinction...Ou mutante, comme Philippe Meirieu, qui est une espèce à lui tout seul.

Mais alors, à part les horaires (je reconnais qu'il y a un hic) c'est comme dans "Candide": " tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ".

Ou tout devrait être pour le mieux, s'il n'y avait l'état dans lequel ils nous arrivent en 6ème...Et dont apparemment personne n'est responsable....

Ah si !...j'oubliais les ordina-tueurs, la télévision et le contexte socio-culturel.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Donc, il s'agit d'un problème d'horaires : on ne peut pas enseigner en 24 heures ce que l'on enseignait jadis en 27, surtout si l'on doit ajouter l'initiation aux langues vivantes, le B2I et l'EPS augmentée.

Qu'en pensent les collègues qui enseignent en primaire ?

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

...Et nous l'absolvons bien volontiers pour le village d'Astérix "faits avec des matériaux interdits" (M. Ferraris, vous vivez dangereusement !!!^^^^^)

Mais pas pour Molière et La Fontaine.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Donc, il s'agit d'un problème d'horaires : on ne peut pas enseigner en 24 heures ce que l'on enseignait jadis en 27, surtout si l'on doit ajouter l'initiation aux langues vivantes, le B2I et l'EPS augmentée.

Qu'en pensent les collègues qui enseignent en primaire ?

Ecrit par : Robin | 05 avril 2008

La même chose, mais je crois l'avoir déjà dit de nombreuses fois sur ce blog...
De toute façon, ça peut difficilement se contredire, il me semble : on fera toujours moins de choses en 24 heures qu'en 27 heures.
Ces programmes 2008 ressemblent en primaire à s'y méprendre aux programmes 1987. En 1987, nous avions 27 heures par semaine, nous n'en avons plus que 24 avec deux matières de plus (LVE et informatique + l'anecdotique Histoire de l'Art), nous serons donc obligés de concentrer tout cela.
Tant pis pour les enfants lents, je ne crois pas que les 60 heures de soutien par an (rabiotées qui plus est dans de nombreux départements par des heures données pour la concertation, la constitution des groupes de niveaux et autres réunions sur l'évaluation du rendement) les aideront tant que cela.
Quant aux autres, ceux qui n'ont pas de problèmes majeurs, ils ont bel et bien perdu 108 heures de classe par an par rapport à leurs parents et 216 heures par rapport à leurs grands-parents.

Écrit par : catmano | 05 avril 2008

Je suis instit en CM2 Je suis ravie que le recours à la répétition et la mémorisation cesse d’être mis à l’index, et je pense que les nouveaux programmes vont dans le bon sens.
Répétition, entraînement, oui, absolument, mais tout cela nécessite beaucoup de temps. Or, laissez-moi faire un constat qui me chagrine :
Les élèves de primaire passaient 30 heures en classe il y a quelques décennies (jusqu’aux années 60 je crois, corrigez-moi si me trompe). A partir de septembre 2008, ils n’y passeront plus que 24 heures.
Dans le même temps, les programmes ont été alourdis par l’informatique et la langue vivante. Je passe sur les matinées "initiations au secourisme", les "semaines sportives" et autres activités obligatoires passionnantes mais dévoreuses de temps. Je passe également sur les sorties culturelles, enrichissantes, oui, mais qui vous prennent la matinée entière.
Je veux que l’on m’explique comment, en 24 heures, je peux faire plus que mes collègues « de l’ancien temps ».
Je fais mon métier avec passion mais j’ai le sentiment que l’on se moque de moi en me demandant de réaliser l’impossible.

Écrit par : collombon | 05 avril 2008

Mauvaise prestation de Darcos sur Canal plus.
http://www.dailymotion.com/search/darcos/video/x4ycoy_bonnet-dane-pour-darcos_news
Darcos aurait pu bosser son sujet, c'est regrettable car les pédagos ont là un bel os à ronger :

Passons sur le passé antérieur, l'exercice donné par Massenet sur la règle de trois est une belle occasion manquée, avec en prime des aveux coupables ("je ne sais pas faire").

Le problème posé :

4 stylos coûtent 2 € 42
14 stylos coûtent combien ?

Règle de trois :

4 stylos coûtent 2 € 42
1 stylo coûte 2 € 42 / 4 0,605€
14 stylos coûtent : 0,605 x 14 = 8,47 €

Or, l'énoncé de la journaliste présentait une bourde dès le départ puisque la valeur unitaire du stylo comprenait des "centièmes" d'euros. A éviter de préférence dans un problème si on veut faire sens (expliquer les centièmes d'euros...)
Massenet instit, elle repassera, visiblement elle n'a donc pas trop l'habitude de donner des problèmes...

D'autant plus que Massenet confond visiblement règle de trois et produit en croix, confusion hélas fréquente pour les personnes n'ayant pas "subi" l'enseignement traditionnel.
(La règle de trois est une technique qui repasse par la valeur unitaire).

On pouvait donc :
1° Souligner cette erreur dans l'énoncé.
2° Indiquer à la journaliste qu'elle confondait deux techniques.

Conclusion :
Le Bris à Grenelle

Écrit par : Guillaume | 05 avril 2008

"D'où mon mot d'humeur concernant les agrégés "de ce fil de discussion" (j'en ai pour amis qui sont... disons... bien.)."

On dit pareil pour les homos et les arabes.

Après : "je n'ai rien contre les homos, j'en connais même des très bien, "je n'ai rien contre les Arabes, j'en ai même pour amis", retrouvez : "j'en ai pour amis qui sont... disons... bien."

La connerie se décline en fonction des modes et des milieux.

Écrit par : Jérémy | 05 avril 2008

"D'où mon mot d'humeur concernant les agrégés "de ce fil de discussion" (j'en ai pour amis qui sont... disons... bien.)."

On dit pareil pour les homos et les arabes.

Après : "je n'ai rien contre les homos, j'en connais même des très bien, "je n'ai rien contre les Arabes, j'en ai même pour amis", retrouvez : "je n'ai rien contre les agrégés, j'en ai pour amis qui sont... disons... bien."

La connerie se décline en fonction des modes et des milieux.

Écrit par : Jérémy | 05 avril 2008

"Je suis heureux de ne pas être agrégé!"

e suis heureux de pouvoir me prétendre moins con pour ne pas avoir cette pensée de caniveau.

Écrit par : Jérémy | 05 avril 2008

Pardon d’avoir répété ce que Catmano et Ferraris venaient juste de très bien expliquer à propos des horaires impossibles, j’avais lu une grosse partie des commentaires depuis le début, mais je n’avais pas lu jusqu’au bout !

Je n’ai donc rien ajouté de nouveau, mais ça me fait du bien de savoir que je ne suis pas toute seule à lever les bras au ciel. Quand je prépare ma classe, j’en pleurerais parfois de frustration : alors, cette semaine, qu’est-ce que je sabre, le calcul mental ? L’histoire ? La poésie ? Et les pronoms personnels COD, puis-je vraiment me permettre d’y consacrer plus d’une séance ? (finalement, oui, je me suis permis…).

Écrit par : collombon | 05 avril 2008

http://www.dailymotion.com/search/darcos/video/x4ycoy_bonnet-dane-pour-darcos_news

Attendez, là, je rêve... Un ministre qui ne sait pas faire une règle de trois ??? Il ne sait pas calculer le prix de 14 stylos quand il connaît le prix de 4 stylos ???

Mais si le moindre de mes secondes étant dans cette situation, ça ferait le tour de la salle de classe et on en rigolerait ! Et on ne le laisserait pas passer en première, même technique ! Mais c'est dément !

4 stylos coûtent x euros.
2 stylos coûtent x/2 euros
14 stylos coûtent 7x/2 euros.

Écrit par : Jérémy | 05 avril 2008

Darcos sur Canal...
Les animatueurs ont encore frappé...Cette trouduc de Massenet qui vient donner des leçons à un agrégé de Lettres Classiques, certainement surpris par la question et stressé...Elle s'est bien gardée de lui poser des questions sur Molière.Mais pour cela encore eût-il fallu qu'elle le connusse !Ou qu'elle le connasse ?La bien-pensance Canal + est décidément imbuvable...J'ai bien fait de me désabonner...

Écrit par : Amélie .- | 05 avril 2008

La création n'existe pas. On ne peut que découvrir, donc recopier. Ce qui peut alors effectivement arriver, c'est que personne ne l'ait fait avant. Et, malheureusement, c'est tout...

Ecrit par : Sergio | 05 avril 2008

Mais c'est déjà pas si mal.

J'ai un jour acheté dans la boutique d'un musée américain la reproduction d'un broc en porcelaine du XVIIe s,( l'original est dans ledit musée),et qui est décoré de chaque côté d'une partie de planisphère (la Californie y est encore une île) avec cet aphorisme gravé entre les deux:

Discovery
Consists of
Looking at What
Everybody Else Has
Seen and Thinking
What Nobody
Else Has
Thought

Écrit par : Cadichon | 05 avril 2008

Ou tout devrait être pour le mieux, s'il n'y avait l'état dans lequel ils nous arrivent en 6ème...Et dont apparemment personne n'est responsable....

Ah si !...j'oubliais les ordina-tueurs, la télévision et le contexte socio-culturel.

Ecrit par : Robin | 05 avril 2008

La controverse sur les méthodes d'enseignement a lieu d'être. Et si l'instruction regagnait réellement son droit de cité (il est toujours permis d'en douter), en supposant même que le constructivisme se réduirait à quelques poches, nous serions loin du compte car on continue de relativiser, voire d'ignorer l'influence considérable, sur le comportement en général et les capacités intellectuelles en particulier, des modes alimentaires et de médication, de la pollution visuelle et télévisuelle, des pollutions tout court et tout confondu (voir le récent livre de Stephane Horel « La grande invasion : Enquête sur les produits qui intoxiquent notre vie quotidienne »), du consumérisme effréné, d'une société de plus en plus infantile qui oscille entre le désenchantement répété et la fête foraine perpétuelle, la frustration et l'envie, etc. etc.

Nous vivons dans un monde atomisé, qui n'a plus rien à voir avec les époques passées. Quoi que nous fassions, nous sauverons peut-être juste quelques meubles mais ça ne sera plus qu'une ombre. La querelle de l'école ne saurait se départir de la vaste question du sens, non pas dans son acception pédagogiste, mais ainsi formulée : de quel monde l'école est-elle à la fois le reflet et le vivier ?

La cloche de l'école est fêlée. Il faut la refondre. Mais pour sonner quelles matines ?

Écrit par : Magister | 05 avril 2008

Darcos sur Canal...
Les animatueurs ont encore frappé...Cette trouduc de Massenet qui vient donner des leçons à un agrégé de Lettres Classiques, certainement surpris par la question et stressé...

Non, Darcos ne s'est pas préparé et aurait pu bosser son sujet. Point. D'autant plus que Massenet aurait pu être aisément démontée.

On lui avait posé la même "colle" quelques jours auparavant à je ne sais plus quel salon avec le même piteux résultat.
Dégâts collatéraux idiots.

Écrit par : Guillaume | 05 avril 2008

Avez-vous questionné des institis ?

Ecrit par : Ferraris

Il n'en est que parisiens, c'est bien connu.

Écrit par : moot | 05 avril 2008

Il n'existe pas de cure au jour d'aujourd'hui. Une solution extrême est bien sûr la lobotomie (d'ailleurs j'ai entendu dire qu'une certaine vétérinaire, dans un endroit secret de la province française, lobotomise en secret les pédagogistes repentis).

Ecrit par : Loki | 05 avril 2008
Ça, c'est pas moi! Je réfère la chirurgie neuro à Toulon, enfin plus exactement à Ollioules. Et, chez moi, il n'y a pas de pédagogistes repentis, y'a que des lobotomisés de l'IUFM.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Quant aux suppressions de postes, je ne suis pas sûr en effet qu'elles justifient une telle levée de bouclier: avec 8500 postes "supprimés" sur toute la France, on ne dévaste pas le système éducatif, que je sache: si on divise par le nombre de collèges et de lycées, ça fait combien par établissement?

(Jean)

Êtes-vous volontaire pour expliquer cela à ceux qui perdent 10 % de leurs postes ?

Ecrit par : Pat | 05 avril 2008


Je repose ma question : où est le dysfonctionnement ?
1 à 2% d'effectif en moins sur le mammouth et des bahuts qui perdent 10% de leurs professeurs...
Ou est-ce parce qu'on supprime les postes au hasard des départs en retraite, sans tenir compte du nombre d'élèves ?

Écrit par : Japhet | 05 avril 2008

Discovery
Consists of
Looking at What
Everybody Else Has
Seen and Thinking
What Nobody
Else Has
Thought

Ecrit par : Cadichon | 05 avril 2008


La cloche de l'école est fêlée. Il faut la refondre. Mais pour sonner quelles matines ?

Ecrit par : Magister | 05 avril 2008

Je vous trouve très inspirés ce soir.

Bon, on va encore nous parler d'"autocongratulations".

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Imitation Mécanique et invention :

" Il a M. Jaluzot, le professeur d'histoire que tout le monde aime au collège. On dit qu'il est riche de chez lui, et qu'il a son franc-parler. C'est un bon garçon. je me jette à ses pieds et je lui dis tout.

"M'sieur Jaluzot !

-Quoi donc, mon enfant ?

-M'sieur Jaluzot !"

Je baigne ses mains de mes larmes.

"J'ai, m'sieur, que je suis un filou ! "

Il croit que j'ai volé une bourse et commence à rentrer sa chaîne. Enfin j'avoue mes vols dans "Alexandre", et tout ce que j'ai réavalé de rejets, je dis où je prends de mes vers latins.

"Relevez-vous, mon enfant. Avoir ramassé ces épluchures, et fait vos compositions avec ? Vous n'êtes au collège que pour cela, pour mâcher et remâcher ce qui a été mâché par d'autres". Jules Vallès, l'Enfant, 1879, chapitre XX

Cité par JPB en exergue du chapitre 14 "Défense et illustration des études littéraires" ("Fin de Récré", page 193)

Voir ce que tout le monde voit, mâcher et remâcher ce qui a été mâché par d'autres"...Pour devenir un jour le Jules Vallès qui écrit "l'Enfant"... ou Christophe Colomb, "thinking what nobody else has though."

C'est dans le creuset de cette école-là qu'il faut refondre l'airain fêlé.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

En fait, c'est plutôt des gars qui ont été sélectionnés sur leur absence de lobes frontaux.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

ou il s'en va, et ce sera la même casse avec, en plus, les pédagols triomphants.
Ce qui est désolant, c'est de voir que des économies autrement plus substancielles pourraient être réalisées en dégraissant la bureaucratie.

Quant au problème des "ressources humaines", à l'EN, c'est une simple gestion des stocks enseignants. Une "boîte" qui traiterait aussi mal son personnel croulerait sous le contentieux et ferait faillite en quelques mois.

Ecrit par : moot | 05 avril 2008

D'accord avec vous, sauf pour le début: que Darcos reste ou parte les pédagogos resteront. Ils ont gagné. Il fallait les faire partir vite, au début, en s'occupant de faire le ménage comme la gauche le fit et comme elle le fera quand elle reviendra, sans état d'âme. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait?
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Jean, vous vous rendez compte de l'énormité que vous avez dite aujourd'hui à propos des suppressions de postes?

Écrit par : Sanseverina | 05 avril 2008

Pour les stylos, mon fils, première L, propose:
je divise par deux et j'ajoute trois fois le prix de quatre, j'aurais le prix de quatorze! Soit 2.42/2+2.42*3.
C'est pas faux mais typique d'une auto-construction des savoirs chez un élève pas trop nul en calcul, non?

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Voir ce que tout le monde voit, mâcher et remâcher ce qui a été mâché par d'autres"...Pour devenir un jour le Jules Vallès qui écrit "l'Enfant"... ou Christophe Colomb, "thinking what nobody else has though."

C'est dans le creuset de cette école-là qu'il faut refondre l'airain fêlé.

Ecrit par : Robin | 05 avril 2008

Robin, je ne suis pas certaine que s'agissant des "Jules Vallès", ils aient besoin à 100% des professeurs. Si vous ne leur faites pas mâcher et remâcher, ils le feront seuls et seront, malgré vous, des "Jules Vallès". L'école est prioritairement là pour ceux qui ne seront jamais Vallès et qui sont la majorité. Et c'est à ceux-là, qui ne le feront pas souvent d'eux-même, qu'il faut faire découvrir aussi bien les belles Lettres que les Sciences, ceux qui d'eux-même, sans apprentissage scolaire codifié, répétitif et discipliné, ne sauront jamais tirer le prix de quatorze du prix de quatre. Sur ce coup, j'ai honte du Ministre. Au bénéfice du doute, je penserai qu'il est intimidé par l'ambiance du plateau télé et en perd ses moyens, ce qui fait de lui, malgré tout, un très petit homme.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Le mal est fait (après les suppressions de postes, le bordel organisé avec la suppression du samedi travaillé, et "le parrainage d'un enfant de la shoah), il ne manquait plus que la ce"risée" sur le gâteau...

Les dernières réactions du Café pédago
L'Expresso du 4 Avril 2008
- A ne pas manquer. Xavier Darcos hier soir au grand journal de canal +. Il était incapable de conjuguer au passé antérieur et ne comprenait pas le produit en croix lors des petits tests de la chroniqueuse Arianne Massenet. Hilarant et pitoyable en même...

Écrit par : Guillaume | 05 avril 2008

"eux-mêmes ",avec un S,dobolino

Écrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008

Quant au problème des "ressources humaines", à l'EN, c'est une simple gestion des stocks enseignants. Une "boîte" qui traiterait aussi mal son personnel croulerait sous le contentieux et ferait faillite en quelques mois.

Ecrit par : moot | 05 avril 2008

A l'E.N., ils n'ont pas de DRH, mais des "TRH" (Tarisseurs de Ressources Humaines)

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Je crois bien que moi, pauvre petit vétérinaire de campagne, je lui aurais demander avec autorité de se taire, à ce vibrion, le temps pour moi de saisir l'énoncé du problème, au moins trente secondes. Il en a ou pas, ce ministre?
On ne peut admettre qu'un ministre du XXI° siècle soit intimidé par la télé!
Notez que je ne doute pas que cet homme soit parfaitement apte à résoudre ce problème de base. Il ne sait pas se tenir en public et manque de sang-froid, c'est tout, et c'est lamentable, inadmissible.
Je trouve scandaleux que des hommes aient l'ambition du pouvoir, acceptent des charges sans en avoir les moyens puis se déculottent en public. Je n'ai pas envie de materner ce genre de lopette ou de lui trouver des excuses. Quand on accepte un poste de ministre, on assume ou on laisse la place à sa maman.
Enfin, quand on a vu Sarkozy au Salon de l'Agriculture, on a tout vu. On aimerait juste que ses acolytes soient un peu plus fiables!
Merde! Un problème de base, à la portée du premier imbécile venu. Il s'est fait manipuler comme un bleu. Si on ne veut pas passer à la télé, on reste dans son coin et on ne se mêle pas d'être ministre.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

aurais demandé!!!

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

"eux-mêmes ",avec un S,dobolino

Ecrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008
Ah!! Il me semblait bien qu'il y avait une facétie du français par là mais je ne me souviens pas qu'elle m'ait été enseignée, ou trop succintement pour laisser une marque impérissable. Enfin, j'aurai progressé et si c'est tout ce que vous avez à me reprocher...

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Il n'y a pas à avoir honte, ni à le trouver pitoyable, il est tombé dans un guet-apens et il a été désarçonné par la teneur des questions posées alors qu'il était venu pour parler d'autre chose.Relisez plutôt ce qu'en dit Amélie un peu plus haut, et qui est plein de bon sens, comme tout ce qu'elle dit d'ailleurs.

Écrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008

"eux-mêmes ",avec un S,dobolino

Ecrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008
La prochaine fois, demandez-moi un passé antérieur sur un plateau télé! Vous verrez de quel bois je me chauffe! J'en ai bouffé de plus ventrus que vous.
Ah! Je lis La Quête de pendaries! C'est succulent pour un véto qui a eu Robert Barone comme prof! Presque je le lui enverrais pour qu'il le lise si ce n'est déjà fait.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

C'est son boulot, JPB (dois-je écrire VBB?)! Il n'a pas à être désarçonné. S'il était mon fils ou mon époux, je le tancerais de belle manière. Peut-être qu'Amélie n'a pas de fils ou qu'elle le couve?
Je suis impitoyable avec vos couilles, messieurs!

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Robin, je ne suis pas certaine que s'agissant des "Jules Vallès", ils aient besoin à 100% des professeurs.

D'accord avec vous pour dire que l'école doit avant tout être là pour l'immense majorité qui "voit ce que tout le monde voit, mais qui ne penseront jamais ce à quoi personne n'a encore pensé."

Quant aux "petits génies", ce sont en effet plutôt les professeurs qui ont besoin d'eux...Quel professeur n'a pas rêvé d'avoir un jour parmi ses élèves "L'Elève" de la nouvelle de Henri James ?

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Si on ne veut pas passer à la télé, on reste dans son coin et on ne se mêle pas d'être ministre.

Ecrit par : dobolino | 05 avril 2008

Tout ce qui est excessif est insignifiant, dobolino,vous insultez le ministre qui est un homme de grande valeur. Vous auriez su répondre,vous,comme ça, à brûle-pourpoint ?

Écrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008

l'immense majorité qui "voit ce que tout le monde voit, mais qui ne penseront jamais ce à quoi personne n'a encore pensé."

"penseront"

"pensera" plutôt, si on veut être grammaticalement logique.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Robert Barone comme prof! Presque je le lui enverrais pour qu'il le lise si ce n'est déjà fait.

Ecrit par : dobolino | 05 avril 2008

Nous avons des points communs,dobolino.J'ai en effet dévoré "L'Atlas de l'Anatomie du lapin" de ce cher Robert Barone.Un chef-d'oeuvre absolu !

Écrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008

D'accord avec vous pour dire que l'école doit avant tout être là pour l'immense majorité qui "voit ce que tout le monde voit, mais qui ne penseront jamais ce à quoi personne n'a encore pensé."

"Je suis impitoyable avec vos couilles, messieurs!"

Ecrit par : dobolino | 05 avril 2008

Il vaut mieux être d'accord avec dobolino... Surtout si on est un monsieur !

Mais si on est un monsieur et qu'en plus, on ne sait pas répondre aux questions des journalistes de Canal Plus, on risque de ne plus être un monsieur.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Tout ce qui est excessif est insignifiant, dobolino,vous insultez le ministre qui est un homme de grande valeur. Vous auriez su répondre,vous,comme ça, à brûle-pourpoint ?

Ecrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008
Je crois que oui!
Bon, ça bloquait tout à l'heure et je vous ai envoyé un mail tellement ma colère est grande. Il s'agit au départ d'un homme que j'estime d'où mon émotion.
J'aurais aimé voir votre réation si Laurence Parizot ou Ségolène Royale avaient été à sa place et s'étaient ridiculisées d'aussi belle manière.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

De qu'es que s'auriá pogut imaginar per aqueles òmes de las isclas de lutz, dels pòrts, dels batèls e de las barcas tiradas al sec, de las nuòches caudas, de las musicas tindantas dins las andronas, de qu'es qu'auriá pogut èstre mai estrangièr, mai diferent qu'aquel ostal solitari amb, sus los arbres, son auçada de veusa auturosa, aquel silenci boscatièr, aquela ànsia que congrèa lo cèl gelat, sovent neblós, las còlas estèrlas. E dins lo laquet, jos l'òrt, aquelas fuòlhas mòrtas al ras d'una aiga entristesida ont se miralhava lo cèl gris. Aquí, mai benlèu qu'ont que siá, los arrapava al ventre la sentida d'èstre per sempre mai desseparats de la patria. E l'anuèg, lo long, lo terrible anuèg, que passava tota causa, los jorns sens fin a res faire d'autre qu'a espiar sus la paret l'agulha del relòtge de solelh. Det imperiós, sec, negre, crudèl, mostrant la tèrra e non lo cèl, coma una volontat de jutge. A gaitar las voladas d'aucèls quand l'auton davalan davant lo freg qu'endevinhan venir. Tot se disent qu'a la prima, quand tornarián volar
Admirable Max Rouquette !

Écrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008

Est-ce vraiment JPB qui poste depuis trois messages?
C'est pas son style habituel... ni sa signature.

Écrit par : Loki | 05 avril 2008

Nous avons des points communs,dobolino.J'ai en effet dévoré "L'Atlas de l'Anatomie du lapin" de ce cher Robert Barone.Un chef-d'oeuvre absolu !

Ecrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008
Oui! Mais vous n'avez pas eu en sujet d'examen Anatomie comparée des os du larynx du chat et du lapin. Septembre assuré et si le sujet vous échoit en septembre, mono-vétérance garantie en anatomie. Un vieux cauchemar!
Celui-là, il ne perdait pas ses moyens. Il nous a même fait passer des examens le lendemain du suicide de sa fille alors que nous étions disposés à attendre.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

De toute façon, ma chère dobolino,la dinde poitevine est toujours ridicule,même sans le passé antérieur !

Écrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008

l'immense majorité qui "voit ce que tout le monde voit, mais qui ne penseront jamais ce à quoi personne n'a encore pensé."

"penseront"

"pensera" plutôt, si on veut être grammaticalement logique.

Ecrit par : Robin | 05 avril 2008

Rhâââ!
J'ai remarqué qu'ici, c'est une manie de reprendre un interlocuteur sur ses fautes de grammaire ou d'orthographe quand on n'a plus rien d'autre à lui opposer et qu'on est un tantinet froissé mais non convaincu, sans avoir pour autant d'arguments solides.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

De toute façon, ma chère dobolino,la dinde poitevine est toujours ridicule,même sans le passé antérieur !

Ecrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008
Et Laurence Parizot? Vous nous la mettez avec ou sans passé antérieur?

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Il est possible que Xavier Darcos ait été la victime d'une loi psychologique qu'on pourrait appeler "rupture de contexte" et qui explique par exemple que vous ne parveniez pas à vous rappeler le nom d'une personne que vous connaissez très bien, si vous la rencontrez par hasard à l'étranger...

Effet conjugué à celui de la "carte forcée" : les journalistes désiraient tellement qu'il se plante.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

"D'accord avec vous, sauf pour le début: que Darcos reste ou parte les pédagogos resteront. Ils ont gagné. Il fallait les faire partir vite, au début, en s'occupant de faire le ménage comme la gauche le fit et comme elle le fera quand elle reviendra, sans état d'âme. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait?"

Ecrit par : Sanseverina | 05 avril 2008

Très juste. Elément de réponse à la question finale : Darcos fait partie d'une droite pseudo décomplexée qui a encore peur de son ombre (c'est dire la profondeur du traumatisme politique généré d'un côté par l'idéologie toujours dominante de gauche et l'impossible véritable virage à droite dont le champ borde celui des "infréquentables" nationalistes.

Écrit par : Magister | 05 avril 2008

A dobolino:
Los vèspres de marinada sentissián mai que mai l'eissilh. Res per los restacar a sa tèrra, a sa vida, a sa mar qu'aval o banha tot. Aquela mar que sentissián, pas talament luònha, mas que se podiá pas jamai veire, barrada qu'èra per la sornura de la sèrra. A l'acomençança, avián plan assajat de la veire en escalant lo puòg. Assagèron de visitar lo païs alentorn. Mas se laguièron lèu de rebalar entre ronzes e brugas. E de tant de camin que fasián, de pas veire totjorn qu'eusièiras de jamai non finís...
J'aime particulièrement ce passage de "Verts Paradis III"

Écrit par : JPBrighelli | 05 avril 2008

Quel professeur n'a pas rêvé d'avoir un jour parmi ses élèves "L'Elève" de la nouvelle de Henri James ?

Ecrit par : Robin | 05 avril 2008

Qui m'a fait royalement chié, soit dit entre nous. Imaginez que j'avais eu l'ambition, moi, pauvre Martin, de me lancer sans filet, à l'heure bénie de la jeunesse, dans la lecture d'Henry James.
Et excusez-moi pour tout à l'heure, j'ai cru que vous me corrigiez alors que c'est vous-même que vous corrigiez.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Rhâââ!
J'ai remarqué qu'ici, c'est une manie de reprendre un interlocuteur sur ses fautes de grammaire ou d'orthographe quand on n'a plus rien d'autre à lui opposer et qu'on est un tantinet froissé mais non convaincu, sans avoir pour autant d'arguments solides.

Ecrit par : dobolino | 05 avril 2008

C'était moi qui avais fait la faute, et c'était moi-même que je reprenais, sinon, je respecte (sauf une fois, dernièrement) les règle du blog : ne jamais faire remarquer leurs fautes aux autres blogueurs.

Je peux garder mes attributs ?

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

Je me rappelle avoir rencontré pour la première fois, en cette occasion, un imparfait du subjonctif (que vous l'excusassiez)qui est ensuite définitivement resté dans ma mémoire. J'étais tout heureuse d'avoir découvert une forme nouvelle, à la fois savante et rare.Et cela ne m'a dégoûtée ni de la lecture, ni de Molière, que j'ai retrouvé en sixième avec délectation.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 avril 2008

Sur cette double imposture de l'enseignement revu à la sauce des pédagogistes qui prétendent ( pour masquer leur incompétence) que l'enfant VEUT et donc DOIT apprendre sans effort et en jouant, et sur la distinction qu'ils ignorent entre savoir et savoir-faire, Alain avait mis les pendule à l'heure, il y a juste...75 ans. (1932)
Il en appelait à la grande Ombre de Hegel, pour épingler les Précieuses ridicules et autres Diafoirus de son temps, qui trahissaient déjà honteusement Montaigne, lequel n'aurait jamais cautionné l'indigence intellectuelle de ce ludisme bambinesque.

Propos I:
"L'enfant, dit cette Ombre, n'aime pas ces joies d'enfant autant que vous croyez....[...] Dans sa vie immédiate, oui il est pleinement enfant, et content d’être enfant. Par réflexion, il repousse aussitôt son état d’enfant ; il veut faire l’homme. Car l’état d’homme est beau pour celui qui y va avec toutes les forces de l’enfance. […] Bercer n'est pas instruire. Au contraire, dit cette grande Ombre, je veux qu’il y ait un fossé entre le jeu et l’étude.

Propos II. Il m’est arrivé de répondre à quelque enquête de pédagogie. Ce n’est toujours que donner un bon coup de pied dans le système d’instruire en s’amusant. […] Tout ce qui est accoutumance dans l’éducation me paraît inhumain. […] Il faut que l’enfant connaisse le pouvoir qu’il a de se gouverner, et d’abord de ne point se croire ; il faut qu’il ait aussi le sentiment que ce travail qu’il fait sur lui-même est difficile et beau. […] L’attention facile n’est nullement l’attention ; ou bien alors disons que le chien qui guette le sucre fait attention.[…] Je ne promettrai donc pas le plaisir, mais je donnerai comme fin la difficulté vaincue ; tel est l’appât qui convient à l’homme ; c’est par là seulement qu’il arrivera à penser au lieu de goûter.[…] Et non seulement l’enfant doit être capable de vaincre l’ennui et l’abstraction ; il doit aussi savoir qu’il en est capable. […] Et ce n’est qu’appliquer à la culture de l’esprit les principes que l’on ne peut oublier quand on enseigne la gymnastique. Essayez donc cette rude et belle méthode et vous verrez aussitôt une belle ambition, une ambition d’esprit que n’ont pas les chiens.

Propos III
L’homme ne compte que par ce qu’il obtient de lui-même par la méthode sévère ; et ceux qui refusent la méthode sévère ne vaudront jamais rien. […] L’enfant ne désire rien de plus que de ne plus être un enfant.[…] L’enfant veut être tiré vivement du jeu ; il ne le peut de lui-même, mais de lui-même il le veut ; c’est le commencement et comme le germe de sa volonté.

Propos IV
Un enfant gâté, c’est un enfant repus de flatteries et de plaisirs tout faits. Que veut-il donc et que veut l’homme ? Il vise au difficile et non à l’agréable, et, s’il ne peut garder cette attitude d’homme, il veut qu’on l’y aide. Il pressent d’autres plaisirs que ceux qui coulent au niveau de ses lèvres ; il veut d’abord se hausser jusqu’à apercevoir un autre paysage de plaisirs ; enfin il veut qu’on l’élève ; voilà un très beau mot. […] C’est pourquoi je ne crois pas trop à ces leçons amusantes qui sont comme la suite des jeux. Ce sont rêveries de braves gens qui n’ont pas appris le métier.[…] La cloche ou le sifflet marquent la fin des jeux et le retour à un ordre plus sévère ; et la pratique enseigne qu’il ne faut point un insensible passage, mais au contraire un total changement, et très marqué dans les apparences. L’attention est élevée d’un degré ; elle ne cherche plus alors quelque plaisir à lécher comme font les chiens ; elle n’est plus gourmandise ; elle est privation, patience, attente qui regarde au-dessus de soi. L’attention du chien n’est pas l’attention."

Alain, Propos sur l'éducation. [1932], PUF, 2001, pages 5-14.

Écrit par : Cadichon | 05 avril 2008

Darcos fait partie d'une droite pseudo décomplexée qui a encore peur de son ombre (c'est dire la profondeur du traumatisme politique généré d'un côté par l'idéologie toujours dominante de gauche et l'impossible véritable virage à droite dont le champ borde celui des "infréquentables" nationalistes.

Ecrit par : Magister | 05 avril 2008

Le tout étant d'admettre que ces notions de droite et de gauche sont périmées et que l'idéologie dite "de gauche" n'est plus ni de gauche ni de droite, notions obsolètes.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Je peux garder mes attributs ?

Ecrit par : Robin | 05 avril 2008
Je ne sais pas! Demandez à Cadichon...

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Qui m'a fait royalement chié, soit dit entre nous. Imaginez que j'avais eu l'ambition, moi, pauvre Martin, de me lancer sans filet, à l'heure bénie de la jeunesse, dans la lecture d'Henry James.
Et excusez-moi pour tout à l'heure, j'ai cru que vous me corrigiez alors que c'est vous-même que vous corrigiez.

Ecrit par : dobolino | 05 avril 2008

Nos messages se sont croisés.

Lisez " l'Elève " et " Le tour d'écrou " de James. Je suis sûr que vous ne serez pas déçue. Olivier Schatzky en a tiré un remarquable film avec Vincent Cassel (le précepteur), Caspar Salmon ( Morgan, l'enfant surdoué), Caroline Cellier et Jean-Pierre Marielle (excellent), les parents de Gaspar.

Écrit par : Robin | 05 avril 2008

les règle du blog : ne jamais faire remarquer leurs fautes aux autres blogueurs.

Je peux garder mes attributs ?

Ecrit par : Robin | 05 avril 2008

Désolé de déroger à la règle, mais il manque un S.

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Désolée,bien sûr avec un E

Écrit par : dobolino | 05 avril 2008

Le tout étant d'admettre que ces notions de droite et de gauche sont périmées et que l'idéologie dite "de gauche" n'est plus ni de gauche ni de droite, notions obsolètes.

Ecrit par : dobolino | 05 avril 2008

Obsolètes, certes, mais cette dichotomie est toujours vécue très largement et inspire encore les réthoriques politiciennes, peut-être davantage à gauche qu'à droite où l'on est généralement moins engoncé dans l'idéologie.

Écrit par : Magister | 06 avril 2008

Henri James ?

Henry bien sûr, avec un y car il est américain, bien que le plus anglais des américains.

La fin de "l'Elève" est inattendue et pénible (je ne dirai pas pourquoi). Julien Green, quelque part dans ses Mémoires traite avec raison Henry James de " sadique ". Ceci dit, d'un point de vie littéraire, tout est réussi, y compris la fin.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

C'est vraiment dommage qu'on ait consacré autant de temps au primaire à développer l'esprit critique de l'enfant, et à le faire s'exprimer. Au lieu de lui apprendre à lire, à saisir de plus en plus de nuances, à écrire correctement et intelligiblement. Parce que le résultat, c'est que le jour où il est en âge de s'exprimer, il n'en a pas les outils. Pense-t-on indépendamment d'un langage structuré ?
La vérité, que je suis heureux de lire tout de même ici ou là, c'est qu'un élève n'est pas envoyé à l'école pour s'exprimer. Ca fait vingt ans que je fais des cours magistraux dans le silence, je n'ai encore rien remarqué qui clochât dans mon travail. Par contre, si je pouvais éviter de perdre une heure en 1e ou en terminale L pour expliquer la différence entre "je serai" et "je serais", cela me serait d'un grand secours.
Mais cette question des programmes ne résoud pas le problème de la diminution dramatique des heures dans le secondaire voire le primaire. Elle ne résoud pas les 35-36 élèves par division en lycée. Ces programmes jouent en partie le rôle de l'écran de fumée.
Et que pensent les mathématiciens de la calculatrice introduite au CE2 ?

Écrit par : Christophe | 06 avril 2008

IL résout,avec un T

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

JPB, un agrégé de lettres est déstabilisé lorsqu'on lui demande de conjuguer un temps composé de l'indicatif (c'est-à-dire de savoir conjuguer les deux auxiliaires), et vous parlez de guet-apens ? Fichtre.

Écrit par : Christophe | 06 avril 2008

Dobolino, pas de double majuscule au début des phrases, et un espace après la virgule. Et un point à la fin.
1 à 3.

Écrit par : Christophe | 06 avril 2008

vous vous êtes bien trompé pour résoudre .Je résous,tu résous,il résout.Et c'est seulement le présent...

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

la valeur unitaire du stylo comprenait des "millièmes"
oups...

Écrit par : Guillaume | 06 avril 2008

"Et Laurence Parizot? Vous nous la mettez avec ou sans passé antérieur?"

Ecrit par : dobolino | 05 avril 2008

Je ne sais pas, mais sûrement pas avec un "z"! Changez ça, avant que la moutarde lui monte au nez!!!
D'ailleurs, je crois bien que personne ne la met... Sauf, peut-être, avec de la moutarde et des gravillons, et au risque d'y laisser ses c... ...

Écrit par : kivala | 06 avril 2008

Le petit malin qui signe des posts à ma place va se prendre une fessée — et je les administre assez complaisamment, et avec efficacité, disent les heureu(ses)x bénéficiaires..
Du coup, je comprends un courrier privé de Dobolino. Je n'ai jamais signé autrement que JPB, et apparaît toujours sous "brighelli" — rien d'autre. Qui s'est permis ?
JPB

Écrit par : brighelli | 06 avril 2008

J'ai l'impression qu'il y a un(e) autre (?) petit(e) malin (maligne) qui s'amuse à écrire, à signer et à poster à la place de Christophe.

J'vous jure ksé pas moi, M"sieur, sur la tête de ma mère !

Et puis j'aurais essayé de faire preuve d'un peu plus d'imagination ("C'est un peu court jeune homme (fille), on aurait pu leur faire dire bien des choses en somme...")

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

Prudence, la gifle conduit au tribunal par les temps qui courent , mais le petit farceur ne l'aurait pas volée ! Le Snalc il est vrai, dispose d'un service jurique compétent......

Écrit par : Amélie .- | 06 avril 2008

Qui peut m'aider à rafraîchir mes souvenirs ? J'ai vu par hasard , voici environ vingt ans, la fin de l'adaptation télévisée d'une oeuvre d'Henry James avec Robert Hossein et j'entends encore la voix de Suzanne Flon ( Ah cette voix émouvante ,posée,sereine et apaisante) prononcer ces mots en voix off :" le petit coeur avait cessé de battre." Je ne sais presque rien de cet auteur,à part :" Ce que savait Maisie" à moins que ce ne soit: " Ce que maisie savait" qu'il me faudrait relire ce qui n'est guère possible actuellement car je me partage entre deux auteurs du patrimoine marnais : Cazotte et François Boyer injustement méconnus chez eux, ce qui n'a rien de bien surprenant. Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 avril 2008

Lire "juridique",bien sûr......

Écrit par : Amélie .- | 06 avril 2008

"The Turn of the Screw" (en français, "Le Tour d'écrou") est une nouvelle d'Henry James parue pour la première fois en 1898.

Le narrateur écoute une personne raconter le récit écrit par une gouvernante. La jeune femme a été engagée par un châtelain absent pour veiller sur ses deux enfants, orphelins de mère. Elle assiste à des apparitions, un homme en particulier, et comprend peu à peu qu'il s'agit d'un ancien serviteur, qui s'était lié à l'ancienne gouvernante. Or, les deux sont morts peu avant son arrivée.

La nouvelle est considérée comme un modèle presque parfait de la littérature fantastique. En effet ce genre repose sur l'hésitation du lecteur entre une interprétation rationnelle ou une interprétation surnaturelle du récit et ce texte permet l'une ou l'autre. Il fut salué par Oscar Wilde comme par Jorge Luis Borgès et nourrit la réflexion de Tzvetan Todorov.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

"The Turn of the Screw" (en français, "Le Tour d'écrou") est une nouvelle d'Henry James parue pour la première fois en 1898.

Hélène,

Le post précédent était une réponse à votre question. Je me souviens moi aussi de cette phrase " Le petit coeur avait cessé de battre." qui m'avait moi aussi vivement saisi.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

"On connait assez bien la genèse du Tour d'Ecrou. L'archevèque de Canterbury conta au romancier le 10 janvier 1895 une histoire d'enfants hantés par des serviteurs morts. [...]
[...]
Comment interpréter ce conte terrifiant et obscur ? On peut y voir une authentique histoire de revenants. On peut aussi risquer une interprétation psychanalytique : l'institutrice, qu'on nous présentait comme une belle âme, est une fille niaise et refoulée. Les désirs charnels qu'éveille sa passion pour le tuteur lui font horreur : elle les projette sur le couple infernal Quint-Jessel qui fait pendant au couple idéal qu'elle voudrait former avec son maître. L'horreur qu'elle a d'elle-même prend corps dans les phantasmes.
Or, H. James ne voulait livrer au public ni un document clinique, ni un témoignage sur l'au-delà, qui ressortiraient non à l'art, mais à la connaissance. Il ne veut que produire un certain effet esthétique. De là vient que l'oeuvre reste délibérement obscure et ambigue. C'est volontairement, de l'aveu de James, que la narratrice reste anonyme, que le lecteur ignore si elle a des visions réelles ou des hallucinations. [...] Il y a des obscurités accidentelles qu'il faut dissiper [...] Mais il est aussi une obscurité essentielle qui appartient à l'oeuvre en tant que telle. Et celle-là, loin d'être supprimée, doit être goûtée dans son charme trouble. On n'éclaire pas le clair-obscur, ce qui reviendrait à le dissiper, on doit se contenter d'en jouir.
L'ambiguïté se joue, dans le Tour d'Ecrou, entre la réalité et l'illusion du surnaturel.

Commentaire emprunté à L. Vax, Art et Littérature fantastique, Que Sais-je ?, 1970

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

Toujours à propos du "Tour d'écrou"...

Le compositeur Benjamin Britten en a tiré un opéra.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

Je n'aime pas tout de James, mais outre le Tour d'écrou, j'ai le souvenir très vif d'une adaptation théâtrale de "la Vie privée", une nouvelle éblouissante publiée dans un recueil qui s'appelait, ce me semble, "la redevance du fantôme". Avec Sami Frey au mieux de sa forme.
C'était l'époque où Orsay était un théâtre, et pas encore un usée. Ça ne me rajeunit guère.
Et le "tour d'écrou" est aussi (le titre vient de là) un conseil technique aux futurs écrivains : quand vous croyez avoir fini, êtes-vous sûr de ne pas avoir la possibilité de visser encore un peu les tripes du lecteur, par un rebondissement ultime ? La légende prétend que James avait écrit la nouvelle en mettant en scène des adultes, et qu'il l'a récrite en leur substituant des enfants, "tour d'écrou" évident dans un récit de terreur.
Bon, alors,,il se dénonce, mon imitateur, ou je vais chercher l'adresse IP ? Déjà il connaît plus ou moins la langue d'oc — c'est une piste, hein…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 avril 2008

Madame Dobolino, vous eûtes bien raison de sursauter pour "il résout" (dans la catégorie des DRE, les INDRE et les SOUDRE font exception) mais c'est qu'en fait, le présent de l'indicatif est le plus difficile des temps. Dans beaucoup de langues, d'ailleurs, ce qui est le plus usité, le présent, les auxiliaires, est truffé d'exceptions et de pièges. Une bonne leçon frontale en 4°, reprise en 3° permet cependant à la majorité d'une classe de s'y retrouver avec "il relit, il relie, je peins, je prends, tu couds, tu loues, etc." Ils finissent même par trouver ça amusant. Bon dimanche à tous. L'herbe tondue avec les iris au bord, c'est joli.

Écrit par : Cunégonde | 06 avril 2008

Madame Dobolino, vous eûtes bien raison de sursauter pour "il résout" (dans la catégorie des DRE, les INDRE et les SOUDRE font exception) mais c'est qu'en fait, le présent de l'indicatif est le plus difficile des temps.

Tout à fait et c'est pourquoi Gilles Moindrot, le secrétaire général du SNUIPP se plantait totalement avec le retour du passé antérieur dans les programmes 2008. Ce temps composé prend deux minutes avec les élèves (si le boulot a été fait correctement auparavant - participe passé des verbes - passé simple des auxiliaires - notion d'antériorité avec le futur antérieur ou le plus-que-parfait). Nous l'avons étudié sans aucune difficulté avec les CM1 (vendredi, ils devaient rédiger des phrases à deux propositions, l'une au passé simple et l'autre au passé antérieur avec la locution "dès que").

Le présent de l'indicatif, c'est le temps le plus dur et le plus gros consommateur d'heures de conjugaison.

Écrit par : Guillaume | 06 avril 2008

Le présent de l'indicatif, c'est le temps le plus dur et le plus gros consommateur d'heures de conjugaison.

Ecrit par : Guillaume | 06 avril 2008

D'accord. L'emploi du présent n'est pas si "simple", entre le présent d'habitude, l'évocation d' une vérité générale, celle d'une action en cours de réalisation, sans oublier le "présent de narration" que l'on emploie dans un récit au passé pour rendre l'action plus vivante (comme si on y assistait).

Mais la morphologie du présent est aussi un vrai casse-tête, à cause du grand nombre d'exceptions dans la langue française. Il faut sans cesse en rajouter une couche au collège, en 6ème, en 5ème et même en 4ème.

Je suis très étonné de l'ignorance des "décideurs". Peut-être trouvent-ils indigne de s'abaisser à des détails aussi triviaux ("de minimis non curat praetor" ?)...

N'empêche que sur le terrain, c'est à nous de leur faire intégrer "la mécanique du présent", le passé antérieur et la règle de trois.

Il faudrait que les "décideurs" en question (Monsieur liste civile et plan de rigueur par exemple) méditent une bonne fois pour toutes sur la parole évangélique : "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui mettez de lourds fardeaux sur le dos des gens et qui dédaignent de les soulever, même avec le bout des doigts !" (je cite de mémoire)

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

Et que pensent les mathématiciens de la calculatrice introduite au CE2 ?

Ecrit par : Christophe | 06 avril 2008

Je ne suis pas mathématicien, mais voici mon avis : la calculatrice ne devrait -éventuellement- être introduite qu'après maîtrise des quatre opérations, autrement dit au courant de l'année du CM2. Et encore, uniquement pour les problèmes où l'on évalue surtout la capacité à comprendre un texte et à le résoudre en sachant quels nombres utiliser et quelles opérations effectuer.

Écrit par : Magister | 06 avril 2008

Dobolino, pas de double majuscule au début des phrases, et un espace après la virgule. Et un point à la fin.
1 à 3.

Ecrit par : Christophe | 06 avril 2008

vous vous êtes bien trompé pour résoudre .Je résous,tu résous,il résout.Et c'est seulement le présent...

Ecrit par : dobolino | 06 avril 2008

Le problème est que là, également d'une usurpation d'identité. J'arrive juste après avoir quitté ce blog le 05/04 à 23 heures environ...

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

Que là, également, il s'agit d'une usurpation etc...

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

Je peux garder mes attributs ?

Ecrit par : Robin | 05 avril 2008

Désolé de déroger à la règle, mais il manque un S.

Ecrit par : dobolino | 05 avril 2008

Désolée,bien sûr avec un E

Ecrit par : dobolino | 05 avril 2008

Il me plait, monsieur l'usurpateur, que vous corrigiez ce lapsus révélateur de votre sexe, qui doit être bien petit d'ailleurs et recroquevillé sous l'effet des médications que vous prescrit votre psychiatre pour lutter contre vos accès de schizophrénie.

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

l me plait, monsieur l'usurpateur, que vous corrigiez ce lapsus révélateur de votre sexe, qui doit être bien petit d'ailleurs et recroquevillé sous l'effet des médications que vous prescrit votre psychiatre pour lutter contre vos accès de schizophrénie.

Ecrit par : dobolino | 06 avril 2008

Le troll continuedonc à sévir. Je me doutais bien que ce n'était pas vous qui vous amusiez à sodomiser ainsi les dyptères...Il faut disposer de l'organe ad hoc.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

Bon, alors,,il se dénonce, mon imitateur, ou je vais chercher l'adresse IP ? Déjà il connaît plus ou moins la langue d'oc — c'est une piste, hein…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 avril 2008
C'est encore Jo la trolette qui a appuyé un peu fort sur la dive bouteille.

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

Robin, là, une faute que je vous signale, par obstination d'entomologiste. DIptère! C'est la deuxième fois que vous la faites!

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

D'accord. L'emploi du présent n'est pas si "simple", entre le présent d'habitude, l'évocation d' une vérité générale, celle d'une action en cours de réalisation, sans oublier le "présent de narration" que l'on emploie dans un récit au passé pour rendre l'action plus vivante (comme si on y assistait).

J'oubliais le présent ayant la valeur d'un futur (Je vais à Lyon cette après-midi) : l'action future, non accomplie est envisagée au moment dans le moment présent (ancrée dans la "situation d'énonciation" comme disent les nouveaux manuels !).

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

l'action future, non accomplie est envisagée au moment dans le moment présent

errata : "au moment" est en trop

Robin, là, une faute que je vous signale, par obstination d'entomologiste. DIptère! C'est la deuxième fois que vous la faites!

Ecrit par : dobolino | 06 avril 2008

Le troll est peut-être un "serial killer". Il paraît qu'ils ont tous un problème de zizi. Celui-là a l'air d'en connaître un rayon sur les mouches.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

J'ai découvert H. James avec "Portrait of a lady" ( pas dur dans le texte) et après je ne me suis plus arrêtée.
Je viens de découvrir l'épisode Darcos "en primaire". Cela me laisse dubitative... Déjà la règle de trois, mais l'hésitation sur le PA! Un contre exemple vivant pour montrer que ses programmes donnent des résultats bizarres au long terme! Du petit lait pour les pédagos!
Et voilà, tout s'explique! Les suppressions de postes en aussi grand nombre! C'est parce que notre ministre ne sait pas faire une règle de trois. En fait, il est comme Jean, il trouve qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat! Quelques postes, quoi, c'est bien ce qu'il a calculé. Trois fois rien! Il paraît qu'il y a des stages le samedi matin en primaire pour ceux qui ont des difficultés... En tout cas, notre ministre ne doit pas non plus faire la cuisine ou alors il ne modifie jamais les proportions d'une recette!

Écrit par : Sanseverina | 06 avril 2008

Il paraît qu'il y a des stages le samedi matin en primaire pour ceux qui ont des difficultés...

Ecrit par : Sanseverina | 06 avril 2008

Oh là là, malheureuse, pas le samedi matin !

Le samedi matin, c'est pour les parents, ceux qui veulent faire la grasse mat' avant d'aller à Auchan avec les petits qui brailleront pour avoir le Spiderman en plastique chinois, tellement nécessaire au relancement de la croissance.

Ou ceux, qui mettront du carburant dans leur auto, qui prendront l'autoroute, qui loueront un gîte ou une chambre d'hôtel du vendredi soir au dimanche midi, qui mangeront au restaurant et feront visiter Eurodisney à leur petite famille. Ceux qui consommeront quoi et qui nous sauveront de la récession économique.

Le soutien, ce sera le soir à la veillée, après la journée de classe la plus longue d'Europe, pendant la pause-repas, juste avant ou juste après les frites, ou le matin à l'aube, à la place des dessins animés.

Écrit par : catmano | 06 avril 2008

(ancrée dans la "situation d'énonciation" comme disent les nouveaux manuels !).

Ecrit par : Robin | 06 avril 2008

Non, Robin, pas ça, pas vous!

Écrit par : Jean | 06 avril 2008

Trouvé sur EDP :

"Ce qui m'interpelle en outre moi, c'est la suppression de ces deux heures pour les gamins....Mises bout à bout sur une scolarité du CP au CM2, ça fait l'équivalent de 24 semaines de classe, soit les deux-tiers d'une année scolaire qui disparaissent sur une scolarité à l'élémentaire...C'est pas rien quand même..."

Merci, collègue.

Écrit par : catmano | 06 avril 2008

Non, Robin, pas ça, pas vous!

Ecrit par : Jean | 06 avril 2008

Est-ce Robin? Suis-je Dobolino? Et vous, êtes-vous seulement Jean?

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

Mais Catmano, j'ai mal compris? Les heures du samedi matin "libérées" ( qu'est-ce qu'on libère d'ailleurs, on voit bien que c'est l'anniversaire de 68) ne sont pas réservées aux élèves en difficulté?

Écrit par : Sanseverina | 06 avril 2008

Très juste. Elément de réponse à la question finale : Darcos fait partie d'une droite pseudo décomplexée qui a encore peur de son ombre (c'est dire la profondeur du traumatisme politique généré d'un côté par l'idéologie toujours dominante de gauche et l'impossible véritable virage à droite dont le champ borde celui des "infréquentables" nationalistes.

Ecrit par : Magister | 05 avril 2008

Oui, sûrement. Et puis il y a aussi peut-être un piètre calcul personnel: se maintenir coûte que coûte, "être" quelque chose, à tout prix. Ils sont si nombreux comme cela...

Écrit par : Sanseverina | 06 avril 2008

Et puis il y a aussi peut-être un piètre calcul personnel: se maintenir coûte que coûte, "être" quelque chose, à tout prix. Ils sont si nombreux comme cela...

Ecrit par : Sanseverina | 06 avril 2008
Il y a quand même un problème à examiner. Il est de fait qu'aux élections locales (municipales, cantonales, régionales), la gauche l'emporte le plus souvent et souvent à raison. Les électeurs ont besoin d'infrastructures publiques et plébiscitent ceux qui les leur préservent. De même qu'ils élisent ceux qui leur offrent du logement abordable.

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

Non, Robin, pas ça, pas vous!

Ecrit par : Jean | 06 avril 2008

Promis, Jean, "je" ne le ferai plus. Le docteur Jekyll contrôlera désormais Mr. Hyde d'une main ferme !

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

Mais Catmano, j'ai mal compris? Les heures du samedi matin "libérées" ( qu'est-ce qu'on libère d'ailleurs, on voit bien que c'est l'anniversaire de 68) ne sont pas réservées aux élèves en difficulté?

Ecrit par : Sanseverina | 06 avril 2008

Si, si. Mais leur libération s'accompagne d'une délocalisation temporelle. Les écoles doivent rester fermées le samedi matin. C'est comme ça.

Et comme le mercredi pose beaucoup de problèmes (cathéchisme, cours de musique, de sports, de macramé et gestion des centres de loisirs qui seraient obligés d'emmener une partie de leurs bambins passer deux heures sur les bancs de l'école), la plupart des académies retiennent le choix du saupoudrage vespéral, matinal ou pré ou postprandial, portant ainsi la journée de classe de "l'enfant en difficulté" à 6 heures 30 par jour ou 7 heures tous les deux jours.

Écrit par : catmano | 06 avril 2008

L'histoire du samedi, c'est une honte et un vrai bordel !
En qualité de parent, je ne décolère pas.
En tant qu'enseignant, je n'y comprend rien.

Écrit par : Guillaume | 06 avril 2008

Promis, Jean, "je" ne le ferai plus. Le docteur Jekyll contrôlera désormais Mr. Hyde d'une main ferme !

Ecrit par : Robin | 06 avril 2008

J'aurais pu dire aussi "corruptio optimi pessima", mais j'ai pensé au vieux pirate d'Astérix...Et puis ça n'est pas très modeste.

Ceci dit, rassurez-vous, j'ai étudié la situation d'énonciation en faculté comme tout le monde (façon de parler), mais je n'en parle plus aux élèves.

Je l'ai fait une fois et je me suis bien juré de ne jamais recommencer. Après, il faut "embrayer" sur les "déictiques" et on n'en finit pas.

Il vaut mieux éviter d'embrouiller des questions qui sont déjà suffisamment difficiles à faire comprendre (les deux systèmes de temps en français et la spécificité du passé simple).

Pourtant, comme vous le savez, la leçon figure toujours en bonne place dans certains manuels et une collègue s'est même étonnée un jour que je ne la fasse pas.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

Qui suis-je, où vais-je,dans quel état j'erre car cent fois dans mon coeur ton fer à repasser ,dobolino....
signé : Rodrigue,qui en a,lui !

Écrit par : Le Cid | 06 avril 2008

"J'ai passé au lycée , il y a un peu moins d'un demi siècle (faute réparée, mon pauvre Robin, ma pauvre Amélie, et autres...), des heures éreintantes sur deux ou trois vers de La Fontaine (que je respecte par ailleurs, et dont j'ai regroupé les versions inspirées à d'autres par le Corbeau et le Renard, je sais vous vous en tapez!), deux semaines sur les géniaux Molière et autres Corneille... Dégoûté pour des décennies; je reprends seulement maintenant envie de m'y replonger.
Ce n'est pas avec de tels auteurs qu'on donne envie de lire à des minots de 9 ans."

Ecrit par : Ferraris | 05 avril 2008

Bien sûr que si! Encore faut-il ne pas croire, (ou, parfois, faire semblant de faire croire) que le génie des auteurs qu'on fait étudier en cours soit suffisant pour que le cours lui-même soit génial.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

"J'ai l'impression qu'il y a un(e) autre (?) petit(e) malin (maligne) qui s'amuse à écrire, à signer et à poster à la place de Christophe."

Ecrit par : Robin | 06 avril 2008

Si c'est de moi que vous parlez, Robin, je ne pense pas qu'il y ait qui que ce soit d'assez maso (ou inconscient) pour se faire passer pour ma pomme en ces lieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

Le coup des cours pendant les vacances, c'est résultat du slogan débile “l'École doit être son propre recours” cher à notre pote Meirieu et qui paraît malheureusement une évidence pour le ministère. Il n'a pas compris le côté fallacieux de la formule ou bien il s'en sert cyniquement. Ça me rappelle le “travailler plus...” dans le même genre. C'est finalement officialiser la fameuse “remédiation”.

Comme tous les trucs du même style, “heures de soutien”, “aide individualisée”, etc., c'est un bidule qui va vite montrer ses limites. À mon humble avis, ce qui compte le plus c'est ce qu'on fait d'abord en cours, ce qui s'y passe, c'est “l'instant décisif” comme disait HCB. Non que je pense qu'il ne faut rien faire évidemment mais ce n'est pas la quantité d'école qui est en cause mais sa qualité.

Je préfère la médiation à la “remédiation” qui doit être laissée aux pédagogistes qui se croient le remède alors qu'ils sont la maladie de l'École.

Écrit par : Lariba | 06 avril 2008

Pour les élèves en difficulté, je propose qu' on fasse appel aux intermittents du spectacle au chômage,qui nous seconderaient ainsi dans notre tâche d'animation socio-culturelle.Le samedi, le mercredi, et pendant les vacances .

Écrit par : Amélie .- | 06 avril 2008

Si c'est de moi que vous parlez, Robin, je ne pense pas qu'il y ait qui que ce soit d'assez maso (ou inconscient) pour se faire passer pour ma pomme en ces lieux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

Je n'arrive pas à retrouver (à vrai dire j'ai la flemme et je dois partir), mais c'était quelqu'un qui prétendait enseigner les Lettres en Première L dans le silence absolu. Je ne doute pas que vous obteniez le silence absolu, Christophe, mais vous n'enseignez pas le français en première L.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

Ce n'est pas avec de tels auteurs qu'on donne envie de lire à des minots de 9 ans."

Ecrit par : Ferraris | 05 avril 2008

"Un rat sortit de terre assez à l'étourdi "

Ils comprennent très bien que l'alexandrin c'est une symétrie comme les jardins à la française, que tout va ensemble : le château de Versailles, la peinture de Le Brun, les tragédies de Racine, les fables de La Fontaine...

De part et d'autre de la césure, les deux hémistiches (6 +6). La symétrie, c'est l'essence du clacissisme, non ?

Je leur demande compter les syllabes : 12... Jusqu'ici, tout va bien.

Et maintenant de chercher la césure. Après terre ? Non. Ca ferait 7... Alors?

En plein milieu de terre qu'elle est la césure, comme dirait Céline. En plein milieu d'un mot, c'est contraire à toutes les règles. Un jardin à la française ? Je t'en fiche !

" C'est pour montrer que le rat, il réfléchit pas, il calcule pas, il pense pas au danger, il sort, il s'arrête pas. Il l'a fait exprès La Fontaine ? A ton avis ? "

..." Le vieux fabuliste fait semblant d'être aussi étourdi que le rat, de ne pas savoir les règles du "savoir vivre-écrire", du bon goût, en espérant que le roi-lion et Boileau l'apargneront.

Le roi et Boileau l'ont épargné, mais pas les pédagos qui le trouvent trop "classique", trop jardin à la française", lui, le vieux lièvre ivre de rosée.

" Un rat sortit de terre assez à l'étourdi "

Eh bien moi, je donnerais tout François Bégaudeau et des milliers de pages de littérature pour la jeunesse en échange de ce seul vers de la Fontaine.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

" Un rat sortit de terre assez à l'étourdi "

Ecrit par : Robin | 06 avril 2008

Hum! Robin! Pas ça, pas vous! ( C'est "assez à l'étourdie")

Écrit par : Jean | 06 avril 2008

Et le déplacement rapide, saccadé, erratique du rat. C'est aussi moderne qu'un dessin animé.

Pour les sceptiques :

Un/rat/sor/tit/de/ter // re/ a/ssez/a/ l'é/tour/di.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

Vous êtes normalement obligé de marquer l'arrêt au milieu de ter/re (entre les deux consonnes) et donc d'accélérer après ter, c'est à dire d'imiter le mouvement du rat. Ce n'est donc pas forcément la symétrie qui est l'idéal, mais l'adéquation entre le fond et la forme, la recherche d'une harmonie parfaite entre ce que l'on dit et la manière dont on le dit, ce qui implique justement parfois, de briser la symétrie.

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

" Un rat sortit de terre assez à l'étourdi "

Ecrit par : Robin | 06 avril 2008

Hum! Robin! Pas ça, pas vous! ( C'est "assez à l'étourdie")

Ecrit par : Jean | 06 avril 2008

Je suis aussi étourdi que le rat !

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

À mon humble avis, ce qui compte le plus c'est ce qu'on fait d'abord en cours, ce qui s'y passe, c'est “l'instant décisif” comme disait HCB. Non que je pense qu'il ne faut rien faire évidemment mais ce n'est pas la quantité d'école qui est en cause mais sa qualité.

Ecrit par : Lariba | 06 avril 2008

C'est l'évidence même. Rectifions les programmes et nous rendrons la médiation inutile.

A propos de Meirieu et son "l'école doit être son propre recours", quel bouffi de suffisance, celui-là! Ce qu'il veut dire, c'est que c'est grâce à "La Pédagogie" - dont il est l'Incarnation par excellence, l'Alpha et l'Oméga - , tous les problèmes de l'école seront résolus. C'est un point de vue messianique. D'ailleurs il ne cesse de répéter - hymne à sa propre gloire - que si on l'avait écouté - ö peuple rebelle! - on aurait réalisé l'école parfaite. Donc quand il dit "l'école doit être son propre recours", il veut dire "faites donc appel à moi!" "A Môôôaaa!"

Écrit par : Jean | 06 avril 2008

Un 1 /rat 2 /sor 3 /tit 4 /de 5 /ter // re 6 / as 7 /sez 8 /à 9 / l'é 10 /tour 11 /die 12

Je recommence. le traitement de texte m'a mis toute la numérotation des syllabes sur la gauche.

(et j'en profite pour rajouter le e à "à l'étourdie" avant de me faire croquer.)

Écrit par : Robin | 06 avril 2008

La 6ème syllabe, c'est "ter(re), Robin!

Un - Rat - sor- tit- de - ter(re) // as- sez - à - l'e- tour - di(e).

Vous avez deux coupes secondaires, dont la place est variable selon les vers et qui donnent au vers son rythme propre:

Un Rat / sortit de terre // assez / à l'étourdie.

Ce rythme vient de la place des syllabes accentuées "rat", ter(re), "sez", "di(e)".
On peut dire en effet que le rythme est imitatif, et souligne l'inconscience du Rat.

Écrit par : Jean | 06 avril 2008

La farce des deux heures de récupération reconverties en soutien se révélera contreproductive. Comme le disent quelques uns, elle allonge la journée de ceux des élèves pour lesquels elle est déjà trop longue. Allez comprendre !

Bidouillage et foutage sont les deux mamelles de l'éducation nationale.

Écrit par : Magister | 06 avril 2008

Qui suis-je, où vais-je,dans quel état j'erre car cent fois dans mon coeur ton fer à repasser ,dobolino....
signé : Rodrigue,qui en a,lui !

Ecrit par : Le Cid | 06 avril 2008


Extreme iron !

Écrit par : Sergio | 06 avril 2008

Je préfère la médiation à la “remédiation” qui doit être laissée aux pédagogistes qui se croient le remède alors qu'ils sont la maladie de l'École.

Ecrit par : Lariba | 06 avril 2008

L'usage persistant de la notion de remédiation démontre assez bien que le ministère n'est pas vraiment libéré de l'influence pédagogiste qui, c'est évident, chercheront par tous les moyens à reconquérir le terrain perdu. Vraiment perdu ?

Écrit par : Magister | 06 avril 2008

... de l'influence des pédagogistes qui chercheront...

mil'zexcuses !

Écrit par : Magister | 06 avril 2008

Comme tous les trucs du même style, “heures de soutien”, “aide individualisée”, etc., c'est un bidule qui va vite montrer ses limites. ( Lariba)

Oui, mais cela va atteindre son objectif: faire des économies d'heures et de chauffage et de...et de... On l'a vu au collège tous les trucs et machins ( heures transversales, travaux croisés, IDD, PPRE et tout ce fatras a permis in fine de réduire le nombre d'h de cours. On commence par une nouveauté pédago qui doit permettre à tous les élèves en difficulté de travailler autrement, ( les collègues se jettent dessus pour se faire mousser) en supprimant une h de frçais, une de maths par -ci par-là et après le dispositif tombe tout seul parce qu'il est nul, et plus personne ne réclame les heures de cours perdues et le tour est joué. Ainsi, vu ce qu'explique Catmano, comme le samedi doit être libre, le soutien se fera dans des conditions si mauvaises qu'il finira par ne plus être fait et le tour sera joué... De l'art d'entuber les gens... Catmano rappelait à juste titrer récemment les consignes de l'OCDE.
Pourquoi voulez-vous que ce petit monde de décideurs paie pour des tonnes de gamins dont il n'a pas besoin? Une petite élité très bien formée et le reste avec juste ce dont nos industriels ont besoin. Pas plus. Quand on entend notre premier ministre dire qu'il faut faire des économies peu importe où du moment qu'il puisse arriver à son chiffre "européennement correct". Former des hommes! Pff! Le cadet de ses soucis! Il n' y a plus que des arriérés de notre genre pour penser en terme d'éthique.

Écrit par : Sanseverina | 06 avril 2008

Pour les élèves en difficulté, je propose qu' on fasse appel aux intermittents du spectacle au chômage,qui nous seconderaient ainsi dans notre tâche d'animation socio-culturelle.Le samedi, le mercredi, et pendant les vacances .

Ecrit par : Amélie .- | 06 avril 2008

Mais c'est déjà le cas, Amélie! L'aide aux devoirs... et on nous enlève même des h de cours pour que les élèves aillent rencontrer des intermittents du spectacle. Cela fait longtemps que nos collégiens sont eux-mêmes des intermittents de la culture et de l'instruction, avant de devenir des intermittents du travail.

Écrit par : Sanseverina | 06 avril 2008

Usurpateur ? Pourquoi ? Parce que j'ai signé "Christophe" ? Désolé, j'ai pris ce prénom pour l'excellente raison qu'il n'est pas le mien, sans savoir qu'il y avait ici quelqu'un qui se prévalait de son usage exclusif. Je complèterai donc par quelques chiffres aléatoirement choisis. Alors, heureux ?
Oui, j'ai écrit "il résoud". Je me suis fouetté 10 fois ce matin avec des orties fraîches, j'espère que cela vous suffira. Je n'en suis pas moins digne d'être ministre, ce présent étant plus difficile à conjuguer qu'un temps composé. Monsieur Dobotruc, je vous laisserai à chaque message une faute à repérer, je ne voudrais pas que vous vous sentiez inutile. a y est, c'est fait.

Écrit par : Christophe853 | 06 avril 2008

Ainsi, vu ce qu'explique Catmano, comme le samedi doit être libre, le soutien se fera dans des conditions si mauvaises qu'il finira par ne plus être fait et le tour sera joué... De l'art d'entuber les gens...

Ecrit par : Sanseverina | 06 avril 2008

D'autant plus que les familles seront libres de refuser ce soutien. Il suffira que Monchéri Moncœur rechigne un peu et demande à sortir le soir de l'école en même temps que la petite sœur pour que papa et maman sautent sur l'occasion et refusent de se payer tous les soirs deux trajets aller-retour école-domicile à une demi-heure d'intervalle.

Écrit par : catmano | 06 avril 2008

"Usurpateur ? Pourquoi ? Parce que j'ai signé "Christophe" ? Désolé, j'ai pris ce prénom pour l'excellente raison qu'il n'est pas le mien, sans savoir qu'il y avait ici quelqu'un qui se prévalait de son usage exclusif. Je complèterai donc par quelques chiffres aléatoirement choisis. Alors, heureux ?
Oui, j'ai écrit "il résoud". Je me suis fouetté 10 fois ce matin avec des orties fraîches, j'espère que cela vous suffira. Je n'en suis pas moins digne d'être ministre, ce présent étant plus difficile à conjuguer qu'un temps composé. Monsieur Dobotruc, je vous laisserai à chaque message une faute à repérer, je ne voudrais pas que vous vous sentiez inutile. a y est, c'est fait."

Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008

Personne ne revendique l'exclusivité de ce prénom, rassurez-vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

"Pour les élèves en difficulté, je propose qu' on fasse appel aux intermittents du spectacle au chômage"
Ecrit par : Amélie .- | 06 avril 2008

Ne vous inquiétez pas, c'est prévu par les nouveaux programmes, en faisant doucettement sortir l'éducation artistique du cursus scolaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008

Moi je reste pantois devant un ministre qui ne sait pas trouver le prix de 14 stylos quand il connaît la valeur de quatre de ces mêmes stylos. Ca m'attriste.

Robin, où avez-vous appris ces notions tout à fait pertinentes de la "carte forcée" et de la "rupture de contexte" ? Elles sont très intéressantes. Y-a-t-il un bon ouvrage où les notions de ce genre sont répertoriées ? Est-ce vous qui aviez déjà évoqué le principe de l' "injonction contradictoire" ? Ces notions m'éclairent très sincèrement plus d'un événement et plus d'un comportement.

Écrit par : Jérémy | 06 avril 2008

Qui m'a fait royalement chié, soit dit entre nous. Imaginez que j'avais eu l'ambition, moi, pauvre Martin, de me lancer sans filet, à l'heure bénie de la jeunesse, dans la lecture d'Henry James.
Ecrit par dobolino.
ma chère dobolino,où donc aviez-vous la tête hier pour corriger avec tant de purisme les fautes de la docte assemblée en oubliant les vôtres ?"chier" doit être à l'infinitif.

Écrit par : Un autre Christophe | 06 avril 2008

Je rebondis tardivement sur Henry James. Commencer par "Portrait de femme", qui est un roman facile d'accès et pourtant très "jamesien" est en effet un bon moyen de l'aborder. Par ailleurs je recommande vivement deux romans qui prennent James comme personnage principal : " L'auteur, l'auteur" de David Lodge, et "Le Maître" de Colm Toibin.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 avril 2008

ma chère dobolino,où donc aviez-vous la tête hier pour corriger avec tant de purisme les fautes de la docte assemblée en oubliant les vôtres ?"chier" doit être à l'infinitif.

Ecrit par : Un autre Christophe | 06 avril 2008
Mais ce n'est pas moi qui corrigeait, c'est un usurpateur de pseudo. Moi, je me contente de faire des fautes.

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

Ainsi, vu ce qu'explique Catmano, comme le samedi doit être libre, le soutien se fera dans des conditions si mauvaises qu'il finira par ne plus être fait et le tour sera joué... De l'art d'entuber les gens... Catmano rappelait à juste titrer récemment les consignes de l'OCDE.


Ecrit par : Sanseverina | 06 avril 2008

Je complète Catmano: il existe de nombreux groupes scolaires ruraux, dit de regroupement intercommunal, où beaucoup d'enfants empruntent les transports scolaires. Il sera évidemment impossible de décaler d'une heure l'heure de départ des cars ou de faire deux services à une heure d'intervalle. Comme, du fait de ces transports, la pause de midi est brève, il semble impossible de faire du soutien dans de bonnes conditions après la cantine.

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

D'ailleurs,j'en vois une autre :"c'est pas moi qui corrigeaiT".Il faut mettre "s"car "moi"=je ,1ère pers du Singulier.Allons,dobolino !

Écrit par : C.Dommage | 06 avril 2008

Mais non! Puisque que ce n'était pas moi mais un autre! Celui qui corrigeait, ce n'est pas moi.
Je me suis poosé la question d'ailleurs et me la pose encore.
Ecrit-on "ce n'est pas moi qui corrigeait" ou "ce n'est pas moi qui corrigeais"
Qui: pronom relatif, a pour antécédent moi, sujet du verbe corrigeais.
Donc je corrige, "corrigeais". Pas de doute possible!

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

La quasi totalité des instituteurs et des institutrices,antipédagogos compris, se trouvera toutes les excuses possibles pour qu'ON laisser tomber ces deux heures dues.Je l'ai déjà vécu en 1969 lors du passage des 30 heures aux 27 heures.
Ce n'est pas reluisant.Mais c'est comme ça !
Pas la peine de chercher la responsabilité chez les autres.
Réduction du temps de travail oblige....
Le travail est aliénant....
On n'est pas cher payé...
Etc etc etc.
.
Autres récriminations,on n'a pas le temps de faire le programme avec 24 heures.
J'étais dans un groupe scolaire assez important pendant 30 ans.
J'ai vu les maternelles passer leur temps à le perdre:1 heure d'accueil le matin,les enfants arrivant au compte goutte,la "LIBERTE".
Les récréations prolongées de dix minutes.La sieste l'après midi anormalement longue.
J'ai vu les cp et ce1 pendant des années faire récréation de 15 heures à 15 heures 40,alors qu'il fallait remonter à 15 h 20.Elles faisaient sport libre sans doute.
Nous n'avons jamais pu les convaincre de respecter les horaires.Les parents ne disaient rien.
Il n'y avait respect que quand l'inspecteur était annoncé ( 10 jours tous les trois ans en gros ).
Je ne veux pas généraliser,mais je pense que dans la ville,ça ne devait pas être très différent,peut-être juste un peu moins exagéré.
Les directeurs et directrices étaient sans doute trop copains.
Dites moi que je me trouvais dans un endroit exceptionnel.

Écrit par : bernard | 06 avril 2008

@ bernard
Bien sûr qu'il y a des écoles telles que vous les décrivez.

Quant à moi, j'enseigne cette année les programmes SLECC, en français (ce que je faisais depuis bien longtemps déjà, sans le savoir) et en mathématiques, ce qui est nouveau pour moi.
J'essaie de ne pas grappiller des minutes de récréation supplémentaire, je n'en ai pas le temps.
J'ai cette année des élèves de CP faibles, très immatures pour certains, et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas en laisser un ou deux sur un bord de route où ils pourraient agréablement stagner, ce qui est leur vœu le plus cher, non pas par flemme ou manque de motivation pour l'étude, mais à la suite de réelles difficultés à passer du monde des bébés-lunes où tout tombe tout cuit dans le bec à celui de la réalité où l'on n'a rien sans payer un peu de sa personne.

Ces élèves-là ne bénéficient même pas des 15 minutes règlementaires de récréation par demi-journée, ma collègue est compréhensive et surveille souvent une partie de la récréation pendant que je réexplique, rappelle, motive, encourage ces gamins pleins de bonne volonté mais ayant besoin de plus d'attention que les autres.
Bien sûr, ils savent déchiffrer et écrire en respectant à peu près les normes de l'écriture (pour l'un, arrivé au 2° trimestre du CE1, après un an et un tiers de classe "découverte des savoirs au rythme de l'enfant", c'est encore difficile), les CP lisent et écrivent les nombres de 0 à 100 (encore avec difficulté pour l'un d'entre eux), commencent à calculer additions et soustractions, ont des lueurs sur la multiplication et la division, mais c'est un combat perpétuel contre l'atonie et le laisser-courir, particulièrement le lundi et le jeudi et avec encore un peu plus d'ampleur au retour des week end de deux ou trois jours. Je vois arriver le mois de mai et ses ponts avec angoisse.

L'année prochaine, je ne les aurai plus que quatre jours par semaine, que ces journées fassent trente minutes de plus, ça ne changera rien au problème. Ils vivent à la seconde sans passé, ni futur et ont beaucoup de difficultés à maintenir leur attention sur les trois heures de la demi-journée.

Je pense, si cela est possible, caler cette demi-heure supplémentaire le matin, en lieu et place des émissions pour enfants dont ils se gavent à la maison, espérant ainsi préparer avec eux les leçons de la matinée, afin de réactiver d'abord les acquis de la veille et de tenter d'ouvrir leur intérêt vers de nouveaux acquis.
Si l'on m'impose le soir ou l'interclasse de midi, que ferai-je ? Du bourrage de crâne qui s'échappera aussi vite qu'il est entré ? Du forcing sur ces deux ou trois petits gamins coupés du reste de la classe qui, plus motivé, arrive parfois à les entraîner vers l'envie d'apprendre et de réussir qui leur est tellement étrangère ?
N'y a-t-il pas un risque pour moi (pour eux, surtout) d'être tentée de les abandonner pendant la classe en me disant que je reverrai tout cela en soutien le soir ou le lendemain ?

Écrit par : catmano | 06 avril 2008

Si j'étais encore instit,je placerais ce temps le mercredi matin,et il faudrait que les parents s'y fassent.Dans mon école,on bossait du lundi au vendredi soir.
4x6 =24 plus 2 heures le mercredi.
Il faut savoir ce que l'on veut.

Écrit par : bernard | 06 avril 2008

Ecrit-on "ce n'est pas moi qui corrigeait" ou "ce n'est pas moi qui corrigeais"
Qui: pronom relatif, a pour antécédent moi, sujet du verbe corrigeais.
Donc je corrige, "corrigeais". Pas de doute possible!

Ecrit par : dobolino | 06 avril 2008
Ça, ce sont de vieux réflexes de primaire, acquis à l'époque où nous faisions trente heures par semaine, sans récrés prolongées!
J'ai quand même passé un chouette mois de mai, au CM1, à baguenauder dans les rues de la Cité dite dortoir. Nous autres, nous ne dormions pas, dans les rues et allées de la ville, en ce joli mois de mai 1968. Un vieux bon souvenir! Et quel beau temps!

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

Je vois arriver le mois de mai et ses ponts avec angoisse.


Ecrit par : catmano | 06 avril 2008

Si ça peut te consoler, c'est pareil pour ceux qui ne s'occupent pas d'enseignement mais ont des salariés et des clients. Encore que cette année, ça se goupille pas trop mal! L'Ascension et le premier mai tombent le même jour et le huit mai est immédiatement suivi de Pentecôte, ce qui nous laisse les mains libres dès le treize mai. C'est la galère pour tous, le mois de mai! Faut pas t'imaginer que ça nous réjouit.

Écrit par : dobolino | 06 avril 2008

Je vais bien. Tout va bien.
Une semaine de vacances de printemps pour la "remise à niveau" qui sera sans doute profitable aux petits Ribambellisés de CM2.
Réjouissez-vous, professeurs de collège, on s'occupe de vos futurs élèves. Vous n'aurez qu'à commencer l'année par un voyage en train, ils vont être au top en lecture de billet de train !!!

"Bonjour.
Je participe à la semaine de remise à niveau pour les élèves de cm en difficulté. Je voulais savoir comment vous comptiez organiser les 3 heures. Pour ma part, je pensais surtout faire des jeux de logique, des lectures différentes de ce qu'on peut faire en classe (par ex lire 1 billet de train, des cartes....) et travailler tout ce qui concerne la résolution de problèmes."

Écrit par : c. cru | 06 avril 2008

C'est vraiment dommage qu'on ait consacré autant de temps au primaire à développer l'esprit critique de l'enfant, et à le faire s'exprimer. Au lieu de lui apprendre à lire, à saisir de plus en plus de nuances, à écrire correctement et intelligiblement. Parce que le résultat, c'est que le jour où il est en âge de s'exprimer, il n'en a pas les outils. Pense-t-on indépendamment d'un langage structuré ?
La vérité, que je suis heureux de lire tout de même ici ou là, c'est qu'un élève n'est pas envoyé à l'école pour s'exprimer. Ca fait vingt ans que je fais des cours magistraux dans le silence, je n'ai encore rien remarqué qui clochât dans mon travail. Par contre, si je pouvais éviter de perdre une heure en 1e ou en terminale L pour expliquer la différence entre "je serai" et "je serais", cela me serait d'un grand secours.
Mais cette question des programmes ne résoud pas le problème de la diminution dramatique des heures dans le secondaire voire le primaire. Elle ne résoud pas les 35-36 élèves par division en lycée. Ces programmes jouent en partie le rôle de l'écran de fumée.
Et que pensent les mathématiciens de la calculatrice introduite au CE2 ?



Votre propos me fait le plus grand bien, car en tant que parent d'élève, seul dans mon coin, puisque la plupart des parents sont des moutons préoccupés de nitendo et de portable, je suis plus que scandalisé par cette école primaire qui ressemble à une mjc ou à un Club Med avec des GO pour professeurs. La calculatrice parmi les fournitures scolaires de mon fils en CE2 ou CM1, je ne sais plus, m'avait outré mais semblait anodin à tout le monde. A l'école, je n'ai utilisé une calculatrice qu'en troisième ou seconde. L'institution scolaire m'a jugé "élitiste" de façon péjorative, lorsque j'ai fait apprendre parfaitement et à marche forcée les tables de multiplication et d'addition par coeur à mes deux enfants,tous deux élèves de CE1 et CM2.Mon père a procédé de cette façon et à quarante deux ans, je n'ai pas besoin de calculatrice pour les calculs courants.
En tant que parent d'élève, j'ai l'impression de hurler au fond d'un gouffre malgré l'évidence de toutes ces aberrations.

Merci de vos remarques.
Cordialement.

Écrit par : fred | 07 avril 2008

Il fallait s'en douter,la vidéo de Darcos sur Canal + arrive sur les messageries des profs;je viens de la recevoir avec commentaires qui se gaussent..."Quoi un ministre qui ne sait ni conjuguer,ni calculer?"....C'est petit,car Massenet ne savait pas non plus : elle a fait la démonstration en regardant sa fiche.Un ministre n'a donc pas le droit d'être émotif ?Et pourquoi ?

Écrit par : Amélie .- | 07 avril 2008

.Un ministre n'a donc pas le droit d'être émotif ?Et pourquoi ?

Ecrit par : Amélie .- | 07 avril 2008
Tous les êtres humains ont le droit d'être émotifs. Mais, en tant que ministre, il ne peut pas se le permettre dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, il doit prendre sur lui et être entouré de conseillers en com qui lui préparent le terrain de façon à ce qu'il laisse son émotivité à la maison.
Quand vous avez passé vos concours et examens, et quand vous avez passé l'épreuve pratique du permis de conduire, vous avez ou laissé de côté votre émotivité ou utilisé à bon escient cette émotivité jugulée et drivée. Et ne me dites pas que vous n'avez jamais rencontré un seul examinateur qui ait cherché à vous déstabiliser.
Massenet joue son rôle, immonde certes, et n'aurait probablement pas pris un tel risque face à Fabrice Lucchini.

Écrit par : dobolino | 07 avril 2008

Le petit malin qui signe des posts à ma place va se prendre une fessée — et je les administre assez complaisamment, et avec efficacité, disent les heureu(ses)x bénéficiaires..
Du coup, je comprends un courrier privé de Dobolino. Je n'ai jamais signé autrement que JPB, et apparaît toujours sous "brighelli" — rien d'autre. Qui s'est permis ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 avril 2008

Oh là! Si les regards se tournent vers moi, je n'y suis pour rien; je vois que Max Rouquette est lu (j'en suis content), mais moi, j'étais à Montpellier du 3 au 6 avril au soir (colloque oblige, puis envie de profiter du beau temps dans la ville), sans accès à Internet.

Écrit par : Pendariès | 07 avril 2008

Vous écrivez : "La liste des signataires a ceci de précieux qu'elle nous donne, à nous qui œuvrons pour la rénovation de l'Ecole, la liste des parasites. Monsieur le ministre, peut-être serait-il temps de faire le ménage ? Un membre éminent du PS, en 1981, proposait de couper quelques têtes. Rappellerai-je qu'un peu de terreur ne nuit pas à l'exercice de la vertu — "la vertu, sans laquelle la terreur est funeste."
J'ose espérer que c'est du second degré ... ou alors vous devenez khmer rouge, stalinien, ... ? A quand les camps de rééducation pour les dangereux déviants parasites qui œuvrent dans des IUFM à la destruction de notre beau pays ? ?
Que proposez vous dans ce sens ? ?
Simon

Écrit par : SIMON | 08 avril 2008

Robin, où avez-vous appris ces notions tout à fait pertinentes de la "carte forcée" et de la "rupture de contexte" ? Elles sont très intéressantes. Y-a-t-il un bon ouvrage où les notions de ce genre sont répertoriées ? Est-ce vous qui aviez déjà évoqué le principe de l' "injonction contradictoire" ? Ces notions m'éclairent très sincèrement plus d'un événement et plus d'un comportement.

Ecrit par : Jérémy | 06 avril 2008

Excusez-moi de ne pas vous avoir répondu tout de suite. Je suis revenu de Lyon dans le nuit de lundi.

Je suis, comme vous le savez un grand amateur de romans policiers. L'auteur nous "met sur des rails" et nous oblige à penser dans un certain sens. On se dit par exemple que le meurtier ne peut pas pas être le narrateur de l'histoire ou un enfant de douze ans, ou la vieille dame inoffensive qui va à la messe tous les dimanches, etc. Le procédé porte un nom en anglais : "misdirection".

Ce phénomène a, à mon avis, des liens avec l'hypnose, qui est devenue une technique de manipulation mentale après avoir été employée dans des buts thérapeutiques.

Vous connaissez la parentée originaire entre psychanalyse et hypnose. Sigmund Freud ayant commencé à étudier ce phénomène à Paris auprès du professeur Charcot avec son ami Breuer, le grand spécialiste français de l'hystérie. (Sigmund Freud et Joseph Breuer, "Etudes sur l'hystérie", PUF, Bibliothèque de psychanalyse)

Cette notion de "carte forcée" et de rupture de contexte et de "misdirection" vient également de l'illusionnisme.

L'art de l'illusioniste est avant tout une technique de manipulation psychologique, de mise en condition.

Des écrivains lucides comme Thomas Mann et Denis de Rougemont ont montré dès les années 30 la relation entre hypnose, manipulation, illusionisme dans la montée du phénomène totalitaire et dans la vénération pour le leader charismatique (fürher ou secrétaire général, peu importe).

Ces techniques n'ont pas disparu avec le communisme et le nazisme ; elles sont évidemment encore à l'oeuvre dans nos sociétés "démocratiques".

Une ami polonaise me disait récemment : "J'ai passé mon enfance et mon adolescence dans un pays communiste. Nous étions privés de liberté, mais au moins les choses étaient claires pour tout le monde. Ici, en France, c'est beaucoup plus compliqué et difficile à déjouer, parce que c'est avant tout psychologique."

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Ici, en France, c'est beaucoup plus compliqué et difficile à déjouer, parce que c'est avant tout psychologique."

Evidemment la télévision et les médias en général sont passés maîtres dans l'utilisation de ces techniques.

(le manipulé n'est généralement pas conscient d'être manipulé, mais le manipulateur ne manipule pas toujours consciemment...On a l'impression que "les choses se font toutes seules").

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Ici, en France, c'est beaucoup plus compliqué et difficile à déjouer, parce que c'est avant tout psychologique."

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur la vogue actuelle des jeux d'argent et en particulier du "poker" ou la manipulation et la "misderiction" joue un très grand rôle.

Le gagnant est toujours celui a donne l'impression aux autres joueurs de ne pas désirer gagner et de ne rien avoir à perdre (cf. Dostoïevski, "Le Joueur" et surtout "Les Démons")

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Ici, en France, c'est beaucoup plus compliqué et difficile à déjouer, parce que c'est avant tout psychologique."

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Bien que, comme au poker, "Plus c'est gros, mieux ça passe."
(voir les promesses faites aux ouvriers d'Arcelor Mittal).

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Pourtant, comme vous le savez, la leçon figure toujours en bonne place dans certains manuels et une collègue s'est même étonnée un jour que je ne la fasse pas.

Ecrit par : Robin | 06 avril 2008

Les manuels actuels de français de collège ne méritent qu'un seul sort: la concasseuse!


J'ose espérer que c'est du second degré ... ou alors vous devenez khmer rouge, stalinien, ... ? A quand les camps de rééducation pour les dangereux déviants parasites qui œuvrent dans des IUFM à la destruction de notre beau pays ? ?
Que proposez vous dans ce sens ? ?
Simon

Ecrit par : SIMON | 08 avril 2008

Si je peux me permettre de risquer une réponse, je pense que JPB estimait que la désobéissance d'un fonctionnaire d'autorité à sa hiérarchie est passible d'un rappel à l'ordre, d'un blâme, d'un limogeage, d'une mise à la retraite anticipée, d'une réintégration dans l'humble corps des enseignants de terrain. Tout un arsenal de mesures de rétorsion administratives qui rabattraient un peu le caquet des va-t-en-guerre "pédagos".
Je suis sûr que sous la plume de JPB, l'expression "parasites" n'est pas à prendre au second degré mais au sens propre.

Écrit par : Jean | 08 avril 2008

Bien que, comme au poker, "Plus c'est gros, mieux ça passe."
(voir les promesses faites aux ouvriers d'Arcelor Mittal).

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Le grand problème de la démocratie post-moderne, c'est la promesse forcée de combler tous les désirs.


Or le désir ne fait pas bon ménage avec la vérité.

Un Churchill qui ne promettait que "du sang, de la sueur et des larmes" ou un de Gaulle qui parlait d'honneur et de combat ne sont agrées qu'aux heures due grand péril.

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

aux heures due grand péril.

"de grand péril"

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Est-ce vous qui aviez déjà évoqué le principe de l' "injonction contradictoire" ?

La notion d'injonction contradictoire vient de l'école de Palo Alto (Californie) qui a montré son rôle dans la genèse de certaines maladies mentales comme la schizophrénie. Un exemple simple : une mère envoie à son enfant un signal verbal explicite : "Je t'aime" et en même temps un signal corporel qui dément le message explicite : "Va-t-en, tu me gênes, je ne t'ai pas voulu, je ne t'aime pas."


Autre injonction contradictoire: "Ne m'obéis pas !" ou même (plus subtile) : "Sois toi-même!", impossible à satisfaire (si vous obéissez, vous désobéissez à l'injonction de désobéir et si vous désobéissez, vous désobéissez à l'injonction d'obéir à l'injonction de désobéir !"

René Girard a montré de son côté que l'injonction contradictoire était au coeur de la statégie du "modèle obstacle" ("Imite-moi, mais ne deviens pas mon rival !")

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

En ce qui concerne le piège tendu à X. Darcos par les deux journalistes de Canal Plus, il ya effectivement une "injonction contradictoire" que l'on pourrait formuler de la façon suivante : "Je vais vous demander de répondre à deux questions :" (injonction explicite). injonction implicite : "Nous aimerions bien, nous et le public, que vous n'arriviez pas à répondre à ces questions." (donc "ne répondez pas à ces deux questions").

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

En ce qui concerne le piège tendu à X. Darcos par les deux journalistes de Canal Plus, il ya effectivement une "injonction contradictoire" que l'on pourrait formuler de la façon suivante : "Je vais vous demander de répondre à deux questions :" (injonction explicite). injonction implicite : "Nous aimerions bien, nous et le public, que vous n'arriviez pas à répondre à ces questions." (donc "ne répondez pas à ces deux questions").

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Une fois de trop !

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Robin, vous avez raison de rappeler l'illusionnisme qui inspire la propagande !

L'injonction d'autonomie qu'on nous repasse en boucle n'est pas mal non plus, elle permet de faire croire que le pouvoir et la hiérarchie auraient disparu.

Et à propos d'art, c'est un des derniers domaines avec des sports comme le tennis ou le golf où on peut encore parler de maître, de maestro, de masters sans risquer de se faire traiter de facho par la meute qui pense correctement.

Écrit par : Lariba | 08 avril 2008

Jérémy,

Excusez-moi de répondre par petits bouts,.

A propos de la "rupture de contexte", propre à perturber les réactions du "patient", la mise en scène (tableau noir, craie...) était destinée à destabiliser le ministre invité à expliquer ses réformes et donc à se comporter en maître, en le transformant sans crier gare en élève (en le faisant régresser vers l'enfance), lui le maître de tous les maîtres, agrégé, ancien inspecteur général, devenait l'élève d'une simple journaliste de télévision. Il ne pouvait que se planter.

La situation de communication détermine les modalités de la communication.

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Pour en revenir au roman policier, le but du criminel est de faire croire que le crime qu'il a commis est impossible.

C'est le paradigme de l'énigme policière : le crime dans une chambre close.

Roman policier, tour de magie, passe hypnotique, déstabilisation journalistique, publicité, propagande politique...ont donc beaucoup de points communs : faire croire, manipuler le désir, prendre l'ascendant sur autrui.

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Pour en revenir au roman policier, le but du criminel est de faire croire que le crime qu'il a commis est impossible.

...ne s'explique pas rationnellement, donc n'a pas pu été commis par un être humain "normal", mais par un démon, un revenant...capable de traverser les murs, de s'échapper par une fenêtre munie de barreaux...

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Jérémy. Je n'ai pas trouvé ces idées : "misdirection, utilisation de comparses, mise en confiance du spectateur, brusque changement de contexte, changement de rythmes, perturbation des mécanismes d'attention (attirer l'attention sur un détail sans imporance pour la détourner de l'essentiel...) dans de lourds traités de psychologie germaniques, mais dans des livres du magicien Robert Houdin : "Comment on devient sorcier" (1868), "l'Art de gagner à tous les jeux", les tricheries des grecs dévoilés, "Magie et Physique amusantes" (1877). Vous savez que les talents de Robert Houdin ont été utilisés contre les marabouts lors de la pacification de l'Algérie...Encore les liens occultes entre la politique et l'illusionnisme...Déjà dans la Bible entre Moïse et les magiciens du "phare à on"...

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

lui le maître de tous les maîtres, agrégé, ancien inspecteur général, devenait l'élève d'une simple journaliste de télévision. Il ne pouvait que se planter.


Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Il ne pouvait pas, n'avait pas le droit de se planter, puisqu'il avait accepté d'être Ministre du XXI° siècle! Dans l'acceptation de ce rôle est sous-entendu être médiatique et être un comédien. Donc, pour moi, il n'a pas le droit de se "planter". Il a accepté ce rôle et il déjoue les pièges ou il a un bon siècle de retard.

Écrit par : dobolino | 08 avril 2008

Il ne pouvait pas, n'avait pas le droit de se planter, puisqu'il avait accepté d'être Ministre du XXI° siècle! Dans l'acceptation de ce rôle est sous-entendu être médiatique et être un comédien. Donc, pour moi, il n'a pas le droit de se "planter". Il a accepté ce rôle et il déjoue les pièges ou il a un bon siècle de retard.

Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008

Le ministre devrait demander de faire un stage de remise à niveau avec l'illusionniste David Copperfield.

Écrit par : Robin | 08 avril 2008

Ah !Tu es là dobolino, je t'ai retrouvée !!!!!

Écrit par : le troll | 08 avril 2008

En ce qui concerne le piège tendu à X. Darcos par les deux journalistes de Canal Plus, il ya effectivement une "injonction contradictoire" que l'on pourrait formuler de la façon suivante : "Je vais vous demander de répondre à deux questions :" (injonction explicite). injonction implicite : "Nous aimerions bien, nous et le public, que vous n'arriviez pas à répondre à ces questions." (donc "ne répondez pas à ces deux questions").

Ecrit par : Robin | 08 avril 2008

Ben voyons... j'ai beaucoup de mal à accepter cette vision des choses. S'il était sérieux, il aurait du se douter qu'on allait lui poser ce type de questions et réviser un peu... S'il a fait exprès de ne pas savoir, c'est encore pire...

Écrit par : gelsomina | 09 avril 2008

S'il a fait exprès de ne pas savoir, c'est encore pire...

Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008

Non, je ne pense pas qu'il l'ait fait exprès.

Les gens qui occupent des postes à responsabilité, en particulier dans l'Education nationale, pèchent souvent par une excessive confiance en eux-mêmes.

Ils se croient obligés de donner l'impression qu'ils savent tout et qu'ils n'ont rien à apprendre de leurs subordonnés.

C'est très agaçant, mais c'est aussi très dangereux.

Les personnes réellement "supérieures" dans quelque domaine que ce soit sont en général des gens simples et modestes et d'un abord facile.

Ce ne sont malheureusement pas ou rarement elles qui exercent le pouvoir.

X. Darcos est un cas un peu à part.

D'autres que lui auraient peut-être mérité davantage cette leçon de modestie.

Écrit par : Robin | 09 avril 2008

Pour vous donner une bonne idée des succès des méthodes répétitives en mathématiques, je vous conseille de visionner la prestation de M. Darcos sur Canal+ le 3 avril dernier. Voilà ce que c'est que d'apprendre sans comprendre ! Un élève de CM2 ayant travaillé sur la proportionnalité pourrait lui expliquer comment faire !

Écrit par : alain Dousset | 12 avril 2008

Un élève de CM2 ayant travaillé sur la proportionnalité pourrait lui expliquer comment faire !

Ecrit par : alain Dousset | 12 avril 2008

Va te coucher, banane !

Écrit par : Troll | 12 avril 2008

Mécanique,

Notre ministre fait souvent référence au système éducatif finlandais. Il est performant c'est vrai. Alors nous devrions nous en inspirer:
L'étude de la technique de la soustraction n'est abordée qu'en fin de CE2
La technique de la division n'est abordée qu'en fin de CM1
et pourtant ils ont de meilleurs résultats que nous.
Alors pourquoi les nouveaux programmes, proposés par M Darcos, préconisent d'aborder si tôt ces techniques ? Pourquoi mécaniser si tôt ?
Les Finlandais préconisent eux un travail important sur le calcul mental. Ils ont perçu que pour effectuer des opérations quelque soit la technique, l'élève doit maîtriser un grand nombre de compétences en calcul mental.
Chercher l'erreur ?

Écrit par : zobed | 20 avril 2008

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