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30 mars 2008
MECANIQUE
Ils ont dit "mécanique"…
Mon excellent ami Guy Morel, qui veille (entre autres) aux destinées du GRIP et participa — avec d'autres — à l'élaboration de la Pensée Darcos sur le Primaire, est souvent intervenu sur ce blog pour apporter des informations de fond — ou des mouvements d'humeur.
Cette fois, le voici qui sort de ses gonds. Une lettre-pétition, signée par ce que le Pédagogisme a fait de plus borné, et par ce que le syndicalisme a fait de plus réactionnaire, circule dans les écoles, sous la houlette de certains responsables qui en prennent à leur aise avec leur propre hiérarchie (voir au bas de cette Note). Leur but apparent ? Cisailler les nouveaux programmes du Primaire, avant même qu'ils ne soient définitivement écrits. Leur but réel ? Participer aux discussions au ministère, se goberger aux frais de la princesse, usurper quelques filaments de pouvoir, justifier leurs titres pompeux de "président" de ceci ou cela — et veiller à ce que rien ne change, afin que tout demeure — comme ne disait pas le prince de Lampedusa. La liste des signataires a ceci de précieux qu'elle nous donne, à nous qui œuvrons pour la rénovation de l'Ecole, la liste des parasites. Monsieur le ministre, peut-être serait-il temps de faire le ménage ? Un membre éminent du PS, en 1981, proposait de couper quelques têtes. Rappellerai-je qu'un peu de terreur ne nuit pas à l'exercice de la vertu — "la vertu, sans laquelle la terreur est funeste. la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante", comme disait un grand homme fort calomnié… ?
Guy Morel m'a proposé un joli texte, sérieux, historique, et succinct, en réponse aux calomnies de ces 19 signataires qui, avec quelques autres (Ferry, Lang, Ouzoulias, Charmeux, Frackowiack — et j'en passe) recomposent cette Conjuration des imbéciles dont parlait jadis John Kennedy Toole. Je lui laisse dès à présent la parole.
Jean-Paul Brighelli
Parmi toutes les accusations lancées par les opposants aux projets de programmes du primaire, il en est une qui revient comme un refrain, c’est celle de « mécanisme ». « Le projet que vous nous présentez est marqué par un alourdissement des contenus, par une conception mécaniste des apprentissages et un affaiblissement de leur dimension culturelle » dit la pétition des « dix-neuf ». Et Philippe Joutard, qui présida à l’élaboration des calamiteux programmes de 2002, de renchérir : « Sous prétexte de retour aux fondamentaux, on privilégie la mémorisation mécanique des règles orthographiques et grammaticales, au détriment de la compréhension… De même, en mathématiques, on perd beaucoup de temps à imposer l’apprentissage mécanique d’opération sur le papier à des élèves toujours plus jeunes, au détriment de l’objectif final, la résolution des problèmes. »
« Dimension culturelle », « compréhension », « résolution de problèmes » d’un côté, « conception mécaniste », « mémorisation et apprentissage mécaniques » de l’autre, mots valorisants contre mots discréditants : on peut sourire tant la ficelle polémique est grosse. Ce serait toutefois rendre un bien grand service aux auteurs de ces propos que s’en tenir à la dénonciation de leur logomachie et les dispenser d’avoir à répondre sur le fond. Ne leur faisons donc pas ce cadeau, et, puisqu’ils ont mis le sujet sur le tapis, parlons donc du mécanisme et plus particulièrement du mécanisme dans l’enseignement du calcul à l’école primaire.
Vieux débat, qui nous oblige à revenir plus d’un siècle en arrière, à ce fameux « âge d’or mythique » de l’Instruction publique, comme disent les sectateurs de l’amnésie, à ces années 1900-1920 qui virent à la fois l’achèvement de l’alphabétisation de la population de la France et l’avènement, dans le même pays, d’une école mathématique (Borel, Lebesgue, Hadamard, Poincaré) considérée alors comme la première du monde.
Donc à cette époque reculée et barbare, il advint - on n’ose penser que Philippe Joutard ou Roland Charnay puissent l’ignorer - que d’aucuns s’inquiétèrent soudain du tour un peu mécanique que prenait dans les écoles l’enseignement du calcul et de l’arithmétique. Et il advint qu’un professeur à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, Jules Tannery, spécialiste d’Évariste Galois et lui-même mathématicien de renom, explique longuement, dans un article passionnant paru en 1904 dans la Revue pédagogique, en quoi la part mécanique dans l’apprentissage du calcul était non seulement inévitable mais nécessaire à l’intelligence des choses mathématiques.
Cet article constitue un excellent cours de pédagogie pratique du calcul, et il devrait être au programme des IUFM où il remplacerait plus qu’avantageusement les séquences sur la donation du sens et autres billevesées didacticiennes sur l’apprentissage du calcul par tâtonnements.
Les quelques extraits qui suivent permettent déjà de juger du sérieux de l’argumentation des contempteurs des projets de programmes.
(version complète à http://michel.delord.free.fr/tan-sp.pdf)
Sur l’enseignement de l’arithmétique à l’école primaire
Jules Tannery, revue pédagogique, février 1904
EXTRAITS
" Il y a, dans tous les enseignements, une partie mécanique et routinière qu'il faut accepter avec modestie. (…) Que l'on soutienne l'enfant ou l'apprenti par l'espoir d'un temps où la répétition de l'effort aura supprimé la difficulté, j'en suis d'avis ; mais qu'on se garde bien de lui inspirer du mépris pour ce qu'il entre de machinal dans cette répétition. Il faut que le geste soit machinal (…)
L'enseignement de l'arithmétique, dit-on, semble n'avoir plus d'autre objet que de mettre l'écolier en état d'appliquer un certain nombre de règles qu'il ne comprend pas. Il ne faudrait pas s'exagérer l'importance de la justification théorique de certaines règles ou opérations : je m'imagine que tout le monde reconnaît l'impossibilité de justifier à l'école, par un raisonnement rigoureux, la règle de la division des nombres entiers, mais que, tout en reconnaissant cette impossibilité, quelques personnes s'en affligent. Je voudrais qu'elles se consolassent entièrement. Si c'est là ces règles que l'écolier ne comprend pas, il n'y a pas lieu de s'en émouvoir, à mon avis. (…)
Il ne doit pas y penser ; il doit mettre toute son attention dans l'application correcte des règles qu'il sait être vraies, et plus cette application est machinale, plus elle est sûre. Le mathématicien même emploie des outils qu'il n'a pas vérifiés et dont il ignore parfois comment ils ont été fabriqués.
Ce que les enfants ont besoin de comprendre, c'est le sens de l'opération, c'est ce qu'elle permet d'obtenir. Je m'imagine qu'on leur apprend cela à l'école, et, peut-être, mieux qu'on ne fait au lycée.
Comment arrive-t-on à faire comprendre aux écoliers le sens de chacune des quatre règles ? Je crois bien que, là-dessus, la plupart des instituteurs m'en remontreraient. (…)ils commencent par des exemples concrets, avec des nombres très simples : j'ai sept billes dans ma poche gauche et cinq dans ma poche droite ; je prends ces cinq billes et je les mets dans ma poche gauche ; combien y a-t-il de billes dans cette poche gauche ? Des douze billes qui sont maintenant dans ma poche gauche, j'en prends cinq que je mets dans ma poche droite ; combien en restera-t-il dans ma poche gauche ? Et si je remets ces cinq billes dans cette poche gauche, combien contiendra-t-elle de billes ? Voici quatre petits tas dont chacun comprend cinq billes ; je mets toutes les billes en tas ; combien y en aura-t-il dans ce tas ? J'ai dix-neuf billes que je veux partager entre cinq enfants ; chacun reçoit trois billes, et il m'en reste quatre. Chaque opération reçoit son nom. Les exemples sont repris, multipliés, diversifiés. Les nombres sont assez simples pour que les calculs puissent se faire de tête, ou même sur des objets réels ; on demande aux enfants, pour une foule de petits problèmes, non seulement d'arriver au résultat, mais de reconnaître chacune des opérations qu'ils ont faites, de la nommer ; on passe à des cas un peu plus compliqués où il faut faire deux, trois de ces opérations ; là encore, il ne suffit pas que les enfants trouvent le résultat exact, ils doivent analyser le calcul qu'ils ont fait : d'abord une addition, puis une soustraction, etc. Sans doute tous ceux sous les yeux desquels cette page est tombée se disent : " Oui, c'est ainsi que l'on fait, à peu près, avec des exemples, ou avec d'autres... " Et comment ferait-on autrement ? Il suffit d'y penser, et d'avoir eu des enfants à qui l'on a appris à compter. Eh bien ! tout cela n'est nullement mécanique. Reconnaître les cas où il faut faire cette opération , et non cette autre, sentir ce qu'il y a de commun dans les cas où l'on fait la même opération, c'est faire acte d'intelligence, de la même intelligence qui nous sert à grouper des individus, ou des mots, ou des faits, dans une même famille, sous une même loi. Et l'enfant est capable de ces actes intellectuels, parce qu'ils se rapportent à des objets qu'il peut voir, toucher ou imaginer, et que l'effort d'attention qu'ils exigent est court.(...)
Au bout d'un certain temps, quand il juge que le moment est venu, que les écoliers ont vu et reconnu assez de faits pour comprendre un énoncé général, l'instituteur définit chacune des règles : je crois bien que l'écolier, qui comprend cette définition abstraite, y trouvera quelque joie, et qu'il se donnera volontiers la peine d'en fixer les termes dans sa mémoire. Devant des questions toutes pareilles à ces questions qu'il sait résoudre, mais où les données sont un peu plus compliquées, les nombres un peu plus grands, l'enfant sent qu'il lui manque quelque chose : cela est trop long pour qu'il s'en tire ; il n'en finirait pas de compter sur ses doigts ou avec des boules. Comment faire ? Il est tout découragé. Le maître lui dira : " Je vais vous apprendre un moyen d'aller plus vite " ; il enseignera le mécanisme de la règle. Je ne suis nullement scandalisé à l'idée que l'enfant ne se rendra pas compte du pourquoi de ce mécanisme. ( …)
….en arithmétique deux points importants : reconnaître quelles opérations on doit faire, c'est-à-dire, au fond, bien comprendre les définitions ; puis, savoir faire correctement ces opérations : le premier point est affaire d'intelligence, le second de routine, ou, pour parler mieux, d'habitude. Il ne faut pas mépriser cette routine-là ; le résultat est un profit très clair qu'on emporte de l'école (…)
Il est beaucoup plus important de savoir les propriétés des opérations que d'être en mesure de justifier la façon dont on les effectue, et quelques-unes de ces propriétés peuvent être enseignées et démontrées à l'école : est-il difficile, par exemple, de faire comprendre à des écoliers, sur des exemples concrets, que pour multiplier un nombre par une somme, on peut multiplier ce nombre par les éléments de la somme et ajouter ensuite les produits partiels. Les propositions de ce genre, dont les unes peuvent être démontrées complètement, dont les autres seront simplement énoncées et vérifiées, sont beaucoup plus précieuses que ce qu'on appelle " la théorie de la multiplication, ou de la division "…C'est elles d'ailleurs qui mènent plus loin, puis servent, par exemple, à l'intelligence de l'algèbre, dont on peut pousser l'étude aussi loin qu'on veut, sans avoir jamais besoin de la " théorie de la division "."
Guy Morel
Voici la Lettre / manifeste et la liste des signataires — que de présidents et de secrétaires généraux !
"Monsieur le Ministre,
Nous voulons une école plus juste, dont les finalités et les contenus soient compris et partagés par tous. Nous sommes persuadés que l’école peut et doit faire réussir tous les élèves, et que pour cela, elle doit se transformer.
Votre projet de programmes est marqué par l’inadaptation des contenus, par un affaiblissement de leur dimension culturelle et par une conception mécaniste des apprentissages.
Loin d’être "plus ambitieux", comme vous l’annonciez, il marque un appauvrissement sans précédent des apprentissages et des objectifs, à commencer par la lecture et l’écriture. Face à un tel renoncement sur l’essentiel, l’introduction de nouveaux contenus dans d’autres matières apparaît comme un affichage qui accroît l’incohérence de l’ensemble.
Loin de contribuer à la réussite de tous les élèves, il pénalisera de fait ceux qui ont le plus besoin d’école. Il ne favorisera pas la maîtrise de l'ensemble des connaissances et des compétences que l'école se doit de faire acquérir à tous les élèves. Il tourne le dos à l’ambition des programmes de 2002 qui était de doter tous les élèves des outils nécessaires pour réussir au collège.
Nous réaffirmons avec force que les apprentissages fondamentaux que vise l’école primaire s’appuient sur un travail de l’élève dans lequel la recherche, la découverte et l’expérimentation s’allient nécessairement à la rigueur, à la structuration des connaissances et à la mémorisation.
Nous vous demandons, Monsieur le ministre, de suspendre votre projet et de tenir compte de l'avis des personnels et des partenaires de l' Education afin d’en revoir profondément la conception et la rédaction."
mercredi 26 mars 2008
Viviane Youx, présidente de l’ AFEF,
Lucille Barberis, présidente de l’AGEEM,
Sylvie Plane, présidente de l’AIRDF,
Pierre Parlebas, président des CEMEA,
Florence Castincaud, présidente des CRAP,
Faride Hamada, président de la FCPE,
Nicole Belloubet, présidente de la FOEVEN,
Philippe Deplanque, secrétaire général des Francas,
Odette Bassis, présidente de la GFEN,
Catherine Chabrun, présidente de l’ICEM,
François Testu, président de la JPA,
Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement,
Jean-Michel Sautreau, président de l’ USEP,
Jean-Marc Vincent, président de l’OCCE,
Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA,
Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT,
Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN-UNSA Education,
Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU,
Eric Pontais, secrétaire général du SNPI-FSU.




Commentaires
Une première réaction à ces textes :
Rétrospectivement, je pense que pour de nombreux individus de ma génération (les post soixante huitards) cette répétition "mécaniste" a fortement contribué à sédimenter les quelques connaissances et concepts qui nous animent (et nous permettent parfois l'action).
C'est, par exemple, cet apprentissage localement mécaniste qui nous permet maintenant une adaptabilité distanciée (critique !) devant les "nouveautés" techniques et scientifiques. Je pense notamment à l'informatique et ses nombreux avatars dans le domaine éducatif.
Que certains d'entre nous aient utilisé ces "compétences" pour instaurer le pédagogisme au non du "Sens" est une pathologie (invasion généralisée du psychisme par un égalitarisme rigide qui agit comme une chape).
En conséquence, ces gens - bien sûr empêchés de nuire - ne doivent pas être sanctionnés mais soignés avec humanité dans des établissements spécialisés (ouverts, fermés ?).
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Que certains d'entre nous aient utilisé ces "compétences" pour instaurer le pédagogisme au non du "Sens" est une pathologie (invasion généralisée du psychisme par un égalitarisme rigide qui agit comme une chape).
Cela se traduit par une reconstruction a posteriori et fantasmatique de processus éducatifs "idéaux".
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
"cette répétition "mécaniste" a fortement contribué à sédimenter les quelques connaissances et concepts qui nous animent "
Oui, c'est valable en langues aussi. Et en français. Et en tout, en fait.
Ecrit par : Jérémy | 30 mars 2008
Splendide analyse, en quelques mots, Dugong — ah, l'esprit de synthèse… D'autant que vous tissez un lien entre ma Note du jour et l'avant-dernière — très fort ! Comme dit fort bien Jérémy, ça s'applique à tout… Sans sédimentation, nous ne sommes que du sable — une poussière d'été.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mars 2008
On ne remerciera jamais assez les gens comme Michel Delord et d'autres, qui nous permettent de redécouvrir de "vieux" textes qui éclairent nos cavernes (multi)médiatisées.
La redécouverte a aussi de bons côtés...
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Merci pour le très beau texte de Jules Tannery.
Quant aux réactions aux nouveaux programmes, ou plutôt au recentrement des nouveaux programmes sur la part "mécanique" des apprentissages, il était prévisible que les tenants de la construction par l'éléve de son propre savoir y réagissent; le contraire eût été étonnant cette réaction est le signe, le symptôme au sens médical du terme (comme le suggère dugong) "que le signe a pris".
Ce que décrit très précisément Jules Tannery dans ce texte génial dans sa simplicité "cristallline" , c'est exactement ce qu'on appelle aujourd'hui "la main à la pâte".
"l'enfant sent qu'il lui manque quelque chose : cela est trop long pour qu'il s'en tire ; il n'en finirait pas de compter sur ses doigts ou avec des boules. Comment faire ? Il est tout découragé. Le maître lui dira : " Je vais vous apprendre un moyen d'aller plus vite"
Voulons-nous ou ne voulons-nous pas apprendre à l'enfant un moyen d'aller plus vite ? Toute la question est là.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Cette question de la "mécanique" illustre à merveille l'hypocrisie de nos incroyables pédagols.
"Nous voulons une école plus juste" disent-ils, qui "doit faire réussir tous les élèves". Fort bien.
Maintenant, comparons les objectifs devant être atteints à la fin de l'école primaire, en français et en maths, tels qu'ils sont définis dans les programmes 2002 et 2008. Eh bien, honnêtement, on ne peut pas dire qu'il y ait une si grande différence.
En revanche, là où on assiste à une véritable révolution, c'est sur la définition explicite des contenus et leur répartition, sur la réhabilitation de la mécanique ainsi que de la notion de progressivité tout au long de la scolarité primaire, bref sur la définition d'étapes intermédiaires pour parvenir à la mise en oeuvre de ces objectifs.
S'il s'agit d'une révolution, c'est surtout parce que ces nouveaux programmes -et en particulier la réhabilitation de la mécanique- impliquent une redéfinition des lieux d'apprentissage et des personnes qui vont les conduire.
En effet les programmes 2002, par leur rejet de la mécanique et de l'explicite, transfèrent de fait une partie des apprentissages à l'extérieur de l'école, vers les familles qui doivent en assurer la dimension mécanique (apprentissage de la lecture et de l'écriture, grammaire, conjugaison, orthographe, maîtrise des techniques opératoires...). En termes d'égalité des élèves devant l'accès à l'instruction, pas de doute, c'est le nec plus ultra !!!
Les programmes de 2008 en revanche, malgré un certain nombre d'imperfections, reviennent à une conception dans laquelle les apprentissages de l'école primaire relèvent à nouveau des instituteurs, au sein de l'école, et ce pour tous les élèves. De ce point de vue, on peut dire qu'ils renouent avec les principes fondateurs de l'école républicaine. Est-ce cela qui semble si intolérable aux Tartuffes du padégogisme ?
Ecrit par : Un hussard | 30 mars 2008
Pardon : "Tartuffes du pÉdagogisme"... !
Ecrit par : Un hussard | 30 mars 2008
Les antipédagogistes? Combien de divisions?
Vous voyez bien que vous n'avez aucune prise sur les structures et sur la hiérarchie réelle de l'EN...
Négociez donc (message à XD) car moins c'est mieux que rien quand même.
Ecrit par : benoit | 30 mars 2008
QUESTION IMPORTANTE :
Y a-t-il moyen de rendre disponible au lecteur lambda l'ensemble des programmes des Ministères de l'Education nationale et de l'Instruction publique depuis que ce(s) minsitère(s) existe(ent) ?
Cela peut se faire soit par l'édition traditionnelle, soit par internet. Je suis prêt à participer à cette initiative, et j'en connais plus d'un qui seraient intéressés. Tout ce qu'il me manque, c'est l'accès au(x) texte(s) pour les mettre en ligne, ou pour les proposer à l'édition. Qui m'intègre à un projet, ou me donne des pistes pour créer cette anthologie (si éditée) ou cette mise en ligne exhaustive ?
Ecrit par : Astérion | 30 mars 2008
Mais qui formera à la grammaire les jeunes maîtres en place aujourd'hui et qui n'ont pas connu la répétition des règles ni l'analyse logique,ni l'analyse grammaticale ?Surtout si on enferme les pédagogos,qui ,bien sûr,ne pourront pas être recyclés ?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Aujourd'hui, je suis d'humeur rieuse, grâce à un spectacle sympa auquel j'ai assisté hier soir. Je vous le conseille. C'est de l'humour de qualité, au premier degré, éventuellement au second, sans autre prétention que vous détendre. Une heure vingt minutes de monologue autour du foot. Tu ressors de là lavé de tout souci. Faut être pisse-froid pour cracher dessus.
Pour ceux qui sont à proximité de Marseille, à voir, la semaine prochaine:
http://www.fra.webcity.fr/theatre_marseille/_148646/ProgrammationEvenement
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
J'assiste assez souvent à des matinées entières de travail dans les classes élémentaires et maternelles, (dans le cadre des "visites pédagogiques" aux professeurs stagiaires), et je puis vous assurer que cette partie "mécanique" fait bel et bien partie des apprentissages. Assez, pas assez? Cela dépend évidemment des points de vue.
J'ai l'impression que ce que craignent surtout les signataires du texte suscité, c'est un retour à certain côté, disons, extrêmement rébarbatif, (et, pour l'avoir vécu, je sais de quoi je parle) de "l'école de grand-papa".
Ce qu'il faudrait réussir à faire, de toute évidence, c'est réunir toutes les "parties" autour d'une table! (Aussi bien des gens comme Pedro, Jean-Paul, Guy Morel que Lang, Ferry, Moindrot, etc.)
Je sais que je nage en pleine utopie et qu'un paquet de blogueurs d'ici vont me rentrer dedans à peine ce message lu, (pour ceux qui le liront), mais je crois que c'est la seule manière d'avancer. Sauf à, de chaque côté, considérer que les autres n'y connaissent rien et -ou- sont des prébendiers de divers genres.
Ceci étant dit, bonne journée à tous et... Pas sur la tête, s'il vous plaît. Merci. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Témoignage d'une jeune PE à la suite de la matinée de concertation avec ses collègues,à propos des nouveaux programmes.
"Dans mon école, y a que moi qui me suis défoulée...
En fait , on est arrivé au constat que mes collègues (anciens dans le métier) se retrouvent dans ces programmes qui correspondent à ce qu'ils font .
Ils reconnaissent qu'ils n'ont pas suivi à la lettre les programmes de 2002 .
Du coup pour eux c'est un ajustement de ce qu'ils faisaient avant.
Ils comprennent par contre mon désarroi car j'ai été formée uniquement aux programmes 2002 , donc ce discours ne correspond pas à ce que j'ai appris (et ce en quoi je crois d'ailleurs).
Ils m'ont donc laissé me faire plaisir même si eux , trouvent ces programmes bien.
J'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...
Heureusement qu'on s'entend bien et qu'on peut discuter sereinement ensemble, car j'ai pris conscience que nous n'avions pas du tout la même vision de l'enseignement.
Cette discussion nous aura au moins permis ça."
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Astérion a écrit : "Y a-t-il moyen de rendre disponible au lecteur lambda l'ensemble des programmes des Ministères de l'Education nationale et de l'Instruction publique depuis que ce(s) minsitère(s) existe(ent) ?"
On n'archive pas le Moloch, on l'alimente !
A moins qu'en interne, on crée une direction de la philologie ? Il faudrait recruter (à grands frais) des scaphandriers papyrologues pour explorer les caves. Et puis, serient-ils autonomes ?
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
seraient-ils...
rire en scaphandre est plutôt risqué !
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Bonjour,
Merci et félicitations pour vos articles et vos ouvrages.
je suis enseignant dans le premier degré depuis vingt ans et victime bien malgré moi des sociaux pédagogistes de l'IUFM qui n'acceptent pas ceux qui émettent une idée contraire à la pensée dogmatique de ce temple du savoir.
Ils sont bien en place et malheur à celui qui s'oppose ou ne pense pas comme l'ensemble de ces "professeurs"...
Ne pas citer un des ouvrages dans une bibliographie vous vaudra une sanction terrible et le regard inquisitueur de celui qui prétend connaître tout sans jamais vous le montrer....
Je suis très désabusé du système actuel, fabrique à exclusion des jeunes qui n'aspirent qu'à une seule chose apprendre pour être libre.
A bientôt Nour
Ecrit par : Nour LB | 30 mars 2008
rire en scaphandre est plutôt risqué !
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
En grande forme ce matin, cher Dugong...
Ecrit par : Maminou | 30 mars 2008
"Y a-t-il moyen de rendre disponible au lecteur lambda l'ensemble des programmes des Ministères de l'Education nationale et de l'Instruction publique depuis que ce(s) minsitère(s) existe(ent) ? "
Ecrit par : Astérion | 30 mars 200
En allant sur le site de la 3ème Voie :
http://appy.ecole.free.fr/textes.htm
Ecrit par : Un hussard | 30 mars 2008
Ah mais c'est déjà fait alors ! Si on cumule les deux sites suivants, il y a donc tous les textes officiel du M.E.N. et de l'Instruction publique ?
http://appy.ecole.free.fr/textes.htm
http://s.huet.free.fr/paideia/textoff/
Ecrit par : Astérion | 30 mars 2008
'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...
Pouvez-vous expliquer pourquoi ? (cette question n'a pas d'intention polémique)
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
"Ils reconnaissent qu'ils n'ont pas suivi à la lettre les programmes de 2002 .
Du coup pour eux c'est un ajustement de ce qu'ils faisaient avant."
S'il y a encore des élèves (de moins en moins nombreux) qui savent quelque chose, c'est bien grâce à ceux qui n'ont pas "suivi les programmes à la lettre".
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
J'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...
Pouvez-vous expliquer pourquoi ? (cette question n'a pas d'intention polémique)
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Avez-vous lu le début de cette intervention?
"Témoignage d'une jeune PE à la suite de la matinée de concertation avec ses collègues,à propos des nouveaux programmes."
Ceci vient du forum Education du Primaire...
La PE n'en dit pas plus.
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Dobolino a écrit : "Aujourd'hui, je suis d'humeur rieuse, grâce à un spectacle sympa auquel j'ai assisté hier soir. ...
Pour ceux qui sont à proximité de Marseille, à voir, la semaine prochaine"
Oh Dobolino ! On vient en avant première au panier ?
J'irai voir.
Un problème avec les petites salles : c'est souvent le meilleur ou le pire. A Lenche, j'ai aussi vu le pire.
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
"J'ai l'impression que ce que craignent surtout les signataires du texte suscité, c'est un retour à certain côté, disons, extrêmement rébarbatif, (et, pour l'avoir vécu, je sais de quoi je parle) de "l'école de grand-papa"."
Je reconnais, Christophe, que "l'école de grand-papa", ça n'était pas toujours drôle, mais il faudrait savoir une bonne fois pour toutes si on va à l'école pour s'amuser... Pour apprendre à s'amuser ? Pour s'amuser à apprendre ? Pour apprendre en s'amusant ? Ou pour apprendre et découvrir le plaisir au bout de la conquête et de l'effort.
"L'école de grand-papa" avait peut-être des côtés rébarbatifs, mais elle a formé des gens comme mon grand-père qui écrivait des lettres sans fautes d'orthographe et lisait "Sur les falaises de marbre" d'Ernst Jünger en 1939, capable de prendre des responsabilités syndicales (au congrès de Tours et en 36)...Pas du tout des gens soumis et conformistes, comme voudraient nous le faire croire les idéologues de la pédagogie prétendûment moderne.
Vous êtes musicien et vous savez l'importance de l'effort, du par coeur, du "mécanique" dans l'apprentissage d'un instrument quel qu'il soit...y compris cet "instrument intégré" au corps qu'est la voix humaine.
Que les gens puissent se mettre autour d'une table pour discuter, je veux bien, mais il faut un minimum de bonne foi et le souci de faire primer l'intérêt des enfants sur les ambitions carriéristes et les alignements idéologiques.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
J'ai quand même réussi à leur faire voir en quoi l'instruction civique et morale pouvait être dangereuse...
Pouvez-vous expliquer pourquoi ? (cette question n'a pas d'intention polémique)
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Je m'associe à la question de Robin. L'instruction civique, ce me semble, ne devrait pas susciter beaucoup d'inquiétude, dans la mesure où elle porte essentiellement sur l'organisation politique du pays (la constitution, les différents pouvoirs, les représentativités, les services de l'Etat...).
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
J'ai l'impression que ce que craignent surtout les signataires du texte suscité, c'est un retour à certain côté, disons, extrêmement rébarbatif, (et, pour l'avoir vécu, je sais de quoi je parle) de "l'école de grand-papa".
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Vaines craintes, car l'école "d'aujourd'hui " étant celle "d'aujourd'hui", il n'y a aucune chance qu'elle redevienne celle "d'hier"! Les enseignants "d"aujourd'hui " étant ceux "d'aujourdhui " et pas ceux "d'hier", il y a fort peu de chances qu'ils redeviennent ceux "d'hier". Evidence historique!
Donc, les "pédagos" (= "esprits faux") jouent à se faire peur. Etant loin des élèves, ils fantasment, ils délirent. "Parasites", en effet!
Par ailleurs, je tiens que l'école doit au contraire être "rébarbative", ou plutôt qu'elle n'a pas à chercher à ne pas l'être. Les élèves ne vienent pas en classe pour y être amusés, ils y viennent pour y être instruits, pour y faire des efforts: ce n'est pas quelque chose de drôle en soi, c'est rébarbatif de faire des efforts quand on est enfant, qu'on est coincé dans une salle de classe, obligé de penser à des trucs auxquels on n'a pas envie de penser parce qu'on a encore cours pendant que les copains jouent dans la rue! C'est justement la différence entre l'école et la maison, entre le travail et le jeu. Et les enfants la connaissent bien, cette différence, et ils l'acceptent , tout en essayant d'échapper à cette contrainte et en poussant des cris de joie quand ils apprennent qu'un professeur est absent - exactement comme nous dans nos lycées bourgeois il y a quarante ans! La crainte que l'école soit "rébarbative" est une réaction d'adulte, ce n'est pas le souci des enfants. C'est la raison pour laquelle les "pédagos" méconnaissent les enfants réels, et inventent la fiction d'un enfant-déjà-adulte qui se porterait de lui-même avec enthousiasme vers les connaissances et qui intérioriserait les règles de comportement spéciales à l'école, rendant inutiles les obligations et les sanctions. Pur délire! L'enfant est le grand absent des vingt mille pages de baratin vaseux de Meirieu!.
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Citons l'article 2 des nouveaux programmes d'instruction civique et morale (c'est la partie plutôt morale) :
"2 - L’estime de soi, le respect de l’intégrité des personnes, y compris de la leur : les principales règles de politesse et de civilité, les contraintes de la vie collective, les règles de sécurité et l’interdiction des jeux dangereux, les règles élémentaires de sécurité routière, la connaissance des risques liés à l’usage de l’internet, l’interdiction absolue des atteintes à la personne d’autrui."
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
bonjour
je me présente
instituteur (il en reste...) en cours préparatoire
j’utilise cette année Léo et Léa dans un CP en ZEP (Paris)
après avoir utilisé des méthodes « mixtes » remaniées à ma sauce pour qu’elles soient le moins possible à départ global.
A propos de la pétition :
une belle collection de noms que je déteste ...
ravi de n’y voir personne de mon syndicat (snudi-fo)
Sur les programmes Darcos :
personnellement je les trouve plutôt bons et je suis prêt à batailler pour les défendre (j’ai déjà commencé)
Je serais beaucoup plus l’aise pour les défendre s’il n’y avait aussi :
les 108 heures de soutien annualisées :
(marrant, les mêmes qui critiquent Darcos se jettent sur ces heures défiscalisées comme des vautours...)
en mire la suppression des RASED, et la casse des statuts
le projet des EPEP toujours prévu : autonomie des établissements, gestion via conseil d’administration avec parents, élus.... directeur chef d’établissement- recruteur
En plus, si la « gauche » revient aux affaires, elle ne remettra pas tout cela en cause, et imaginer comment les pédagogos utiliseront le système me donne des frissons...
Pas trop le temps de détailler (trop de boulot)
J ‘ai juste l’impression que les programmes changent (en mieux)
mais que la logique de la casse des services publics et des économies qui en découlent est toujours là...
Ecrit par : Thelo | 30 mars 2008
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Une solution:
je vais aller poster votre question sur le forum sur lequel je l'ai trouvée et s'il y a une réponse, je vous la rapporterai...
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Bonjour à tous, je ne fais que passer...saperlotte de saperlipopette...
Ecrit par : Saperlipopette | 30 mars 2008
@Astérion. Il y a aussi :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/doc-hist/hist.html
Ecrit par : Seiji Nakamura | 30 mars 2008
Effectivement, je vais finir par penser qu'une vraie discussion, et a fortiori un accord, sera vraiment problématique.
Jean, si vous admettiez une fois pour toute que l'effort n'est pas OBLIGATOIREMENT et SYSTEMATIQUEMENT rébarbatif, (c'est à dire "rebutant", d'après mon dictionnaire), je crois que je serai absolument d'accord avec vous!
J'ai déjà cité cet exemple d'un professeur de math que j'ai eu au lycée. Il ne nous faisait absolument aucun cadeau, et la moyenne de la classe était, je crois, 6; (en terminale C, à l'époque). Déception générale et systématique quand son nom figurait sur la liste des professeurs absents. Vous voulez que je vous dise pourquoi? Il avait de l'HUMOUR, et, pour difficiles que soient ses cours, ils n'étaient jamais rébarbatifs. Et, en une année où les pourcentages n'ont pas été énormes pour la réussite du bac, (1973), un seul élève a échoué dans la classe.
Une fois pour toutes, "rébarbatif" ne sera jamais en "adéquation" obligatoire avec effort. Parfois, certainement. Et la nuance est tellement de taille que ce n'en est pas une.
Quant à l'importance de la "mécanique" dans l'étude d'un instrument, Robin, là aussi, les points de vue diffèrent notoirement. Même s'il faut évidemment faire un minimum de gammes et d'arpèges divers, certains profs, (et des grands maîtres, de l'école russe, notamment), en préconisent un minimum, et prônent le travail de la technique directement sur les morceaux de musique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Très juste Sibille,avec de l'humour on peut tout faire passer...Il faut être un peu pitre,metteur en scène,comédien,tragédien, pour faire ce métier...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Une solution:
je vais aller poster votre question sur le forum sur lequel je l'ai trouvée et s'il y a une réponse, je vous la rapporterai...
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Merci de votre obligeance.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Amélie Jirécrachésurnothomb a écrit : "Très juste Sibille,avec de l'humour on peut tout faire passer...Il faut être un peu pitre,metteur en scène,comédien,tragédien, pour faire ce métier..."
Il y a surtout de piètres menteurs dans cette tragédie qu'est devenue l'enseignement...
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
La réponse est déjà là !!!
"Peux-tu expliquer en quoi l'instruction civique et morale peut être dangereuse???..."
"Dans les valeurs que les concepteurs des programmes semblent vouloir y défendre/
On demande aux enseignants d'apprendre les règles de politesse aux enfants (pour moi cela relève de l'éducation parentale, à l'école on les utilise). Les enseignants n'ont pas à se substituer à l'éducation parentale.
On doit apprendre comment on devient français ; pourquoi ?????
On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos.
On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions.
C'est en ça que je trouve ça dangereux.
Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
Il y a surtout de piètres menteurs dans cette tragédie qu'est devenue l'enseignement...
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Oui,les pédagobigots sont des menteurs sans aucun humour,je l'ai mille fois vérifié...HELAS !!!
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
"On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos.
On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions.
C'est en ça que je trouve ça dangereux.
Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."
Bien sûr, bien sûr...
Après m'être interrogé, beaucoup réfléchis et procédé à une profonde analyse critique, j'en déduis que je ne suis pas obligé de limiter ma vitesse à 130 km/h sur l'autoroute. Quel soulagement !
Ecrit par : vov | 30 mars 2008
Pedagobigots, c'est bien trouvé !
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
A c.cuit......Bien obligé de leur apprendre la politesse si les parents ne le font pas et si on veut pouvoir faire cours...Si on me crache dessus,je ne dis pas qu'il pleut !!!
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Mécaniste? Un néologisme pour quoi dire?
Quoi d'autre?
Pourquoi faut-il que les pseudos pédagos trient dans ce qui relève de leur mission? Enseigner, c'est d'abord TOUT donner de ce que l'on sait, avec l'honnêteté intellectuelle qui va de pair, sans quantifier, puis seulement c'est qualifier. La multi-matière est à l'honneur des enseignants. Rien ne m'afflige autant qu'un "enseignant" qui dit, prétend, affirme, et va même écrire que "ça"n'est pas son rôle. Le "ça" est en soi l'universel que tout enseignant se doit d'intégrer et de restituer... avec amour, pour que rien ne soit compté et que tout soit dit.
Ecrit par : Yvan le Terrible | 30 mars 2008
Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."
"Bien sûr, bien sûr...
Après m'être interrogé, avoir beaucoup réfléchi et procédé à une profonde analyse critique, j'en déduis que je ne suis pas obligé de limiter ma vitesse à 130 km/h sur l'autoroute. Quel soulagement !"
Ecrit par : vov | 30 mars 2008
"Ne pas uniquement les appliquer" ne veut pas dire: "ne pas les appliquer", me semble t-il... Au contraire, on les appliquera d'autant mieux qu'on comprend pourquoi elles ont été votées, et on évitera de renommer Papon ministre après la prochaine libération.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Que deviennent les ateliers philo ?
On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions…"
dit-on des nouveaux programmes, à ce que nous rapporte C.Cuit.
Chère Cuit, je vous crois (vous voici donc crue, comme la Carmen à qui vous avez emprunté son initiale…). Ces imbéciles ne se contentent pas d'être crétins, ils sont aussi un peu criminels.
Parce qu'au cœur d'une telle idéologie stagne l'idée qu'un enfant a des opinions, et qu'elles sont dicibles, justifiables — honorables, en tout cas. Catherine Kintzler (http://www.mezetulle.net/) et moi, entre autres, pensons bien au contraire que l'enfant est à l'école en formation, qu'il est hors de question de tolérer ses divagations, qui ne seront, au mieux, que le reflet caricaturé des divagations de ses parents. L'esprit même de laïcité, qui est au cœur du projet instructionniste, est bafoué par ce genre de croyance — et c'est pour moi la preuve même de l'alliance indubitable d'un certain pédagogisme, nourri de culpabilité post-coloniale et de sanglots d el'homme blanc, et des jusqu'auboutismes les plus divers. Le plus inquiétant, c'est que c'est une tendance lourde, qui transcende les notions de droite et de gauche — une partie de l'entourage du Président va dans ce sens, et rien d'étonnant à ce que les Pédagos trouve là une oreille assez complaisante.
Il faut dire les choses clairement. L'enfant est à l'école pour apprendre, pas pour s'exprimer — que diable voulez-vous qu'il exprime ? Un nouveau Franc-maçon est invité à se taire — un an. Pythagore demandait cinq ans de silence à ses disciples. Nous, nous les prenons plus tôt, et nous devons leur demander quinze ans de (relatif) silence. Tais-toi, et écoute — on peut et on doit le dire gentiment, le maquiller sous une participation de bon aloi, mais le fond est le même. Et toute personne qui dit le contraire, qui ira cueillir la parole de l'enfant, le solliciter, respecter son "opinion", est, objectivement, un complice de ce que l'intolérance (religieuse, politique, etc.) fait de pire.
JPB
PS. J'ai si envie d'être clair que je vais en rajouter une louche. Plus on inculque du Savoir à un gosse, plus vite il acquerra une autonomie qui lui permettra, in fine, de se dégager des affirmations de ce Savoir (au passage, rappelons qu'un vrai Savoir est bâti sur des doutes, et les opinions sur des certitudes). Les étudiants de 68 dont on parlait précédemment sortaient d'un système qui leur avait apparemment vissé la culture bourgeoise dans la tête — ils parvenaient donc à la dominer. Un enfant à qui on n'apprend pas les codes ne saura jamais décrypter — qu'il s'agisse de lecture ou d'idéologie. Et j'ai dans l'idée que les demi-habiles qui tiennent les propos que nous rapporte C.Cuit sont de la même farine — pseudo-dénonciateurs d'un système qu'ils ne dominent pas.
Ecrit par : brighelli | 30 mars 2008
Chère C.Cuit, je vous crois (vous voici donc crue, comme la Carmen à qui vous avez emprunté son initiale…).
JPB
Ce pseudo fait écho à celui de ma grande amie C.Cru qui intervient dans votre nouveau livre sous son vrai nom...
Pardon Amélie pour ces facéties de potaches !!!
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
J'aimerais donc qu'on m'explique où serait l'éventuel danger ?
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
La réponse est déjà là !!!
"Peux-tu expliquer en quoi l'instruction civique et morale peut être dangereuse???..."
"Dans les valeurs que les concepteurs des programmes semblent vouloir y défendre/
On demande aux enseignants d'apprendre les règles de politesse aux enfants (pour moi cela relève de l'éducation parentale, à l'école on les utilise). Les enseignants n'ont pas à se substituer à l'éducation parentale.
On doit apprendre comment on devient français ; pourquoi ?????
On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos.
On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions.
C'est en ça que je trouve ça dangereux.
Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer."
Ecrit par : c.cuit | 30 mars 2008
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Merci à c.cuit pour sa diligence.
L'argumentation de la collègue, issu d'un kit fourni par certains syndicats pédagauchistes, est d'une légèreté tarte à la crème.
Certes, la politesse est transmise (ou non) par la famille mais c'est surtout à l'extérieur qu'elle trouve à s'appliquer. Il est normal que l'école y fasse écho car une valeur cousue double tient mieux. Ensuite, le fait que les règles de politesse fonctionnent et sont rappelées partout induit l'idée d'une cohérence des valeurs.
"On doit apprendre comment on devient français ; pourquoi ?????"
Question surréaliste d'un certain point de vue mais tout à fait en phase avec notre temps : être ou devenir Français ne signifie plus rien ou pas grand chose !
« On ne fait plus réfléchir l'enfant , mais on lui inculque des dictons moralisateurs transmis par l'enseignant.
Que deviennent les ateliers philos. »
Parce que réinventer sans cesse le fil à couper le beurre, c'est réfléchir ? Parce que des ateliers philo, il y en avait tant que cela ?
« On enlève toute part possible de réflexion et d'analyse critique, mais on demande d'en faire des moutons qui suivront sans se poser de questions. »
Argument de mauvaise foi dont le côté tendancieux est manifeste. Les pédagogos, chantres du constructivisme, sont les derniers à souffrir la critique. On ne peut pas transmettre ce qu'on n'applique pas soi-même.
« Pour moi il est important d'amener l'élève à s'interroger sur le sens des lois, pas uniquement à les appliquer.»
Comme si les deux choses s'excluaient !
D'abord on applique, après on comprend pourquoi. S'il fallait attendre que certains abrutis comprennent les lois, elles ne seraient pas prêtes d'être appliquées.
Derrière les arguments de la collègue, on retrouve cette sollicitude bienpensante et presque larmoyante de ceux qui placent l'enfant au centre du système (de leur idéologie).
C'est empreint des meilleurs sentiments, mais ça sonne faux...
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
"Ne pas uniquement les appliquer" ne veut pas dire: "ne pas les appliquer", me semble t-il... Au contraire, on les appliquera d'autant mieux qu'on comprend pourquoi elles ont été votées, et on évitera de renommer Papon ministre après la prochaine libération.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
C'est également vrai pour les "leçons de morale et de civisme" me semble-t-il.
"La réflexion et l'analyse critique", en ce qui concerne le civisme ne me semble pas plus justifiable que pour une loi.
Sinon, c'est l'anarchie (synonyme de démocratie pour certains bien-pensants)
Ecrit par : vov | 30 mars 2008
Je lis et j'approuve à peu près tout, sauf les appels à la purge...
Heureusement, Darcos a compris qu'il fallait faire preuve d'un peu de finesse : les sujets de mécontentement sont nombreux (suppression des postes, bac pro en 3 ans...) : il y a intérêt à ne pas trop charger la barque...
Ecrit par : Pat | 30 mars 2008
Le mécanique, la répétition et même l'imitation sont les trois conditions nécessaires à n'importe quel apprentissage. Refuser aux élèves ces trois moyens de prendre le passé pour le tisser jusqu'à en faire du nouveau, c'est tout simplement leur interdire la possibilité de devenir des hommes.
On accepte qu'un tennis-man répète à l'infini, mécaniquement le même geste jusqu'à atteindre une certaine perfection.
Je vois deux fois par semaine dans une piscine privée quelques exemplaires de la bonne bourgeoisie du coin offrir des cours de natation à ses chérubins. Les maître-nageurs, tous fort gentils et fort jeunes ( on ne peut les accuser d'être des vieux aux méthodes antiques)ne laissent pas les petits patauger dans l'eau pendant des semaines. Une fois la mise en confiance passée, ils ne laissent pas les gamins découvrir quels pourraient être les gestes les plus appropriés pour nager le plus vite et le mieux possible. Et donc les enfants répètent, inlassablement, mécaniquement les mêmes exercices qu'on leur a montrés chaque semaine sous l'oeil attentif des mères qui attendent les progrès rapidement. L'été arrive. Le petit dernier doit savoir nager pour les vacances. L'un deux visiblement peu coordonné semblait faire le désespoir des maîtres et de la mère. Un jour, le maître-nageur, voyant que le petit continuait de faire n'importe quel mouvement, un peu exaspéré s'est allongé sur un support en plastique. Je me suis dit in petto: "Il ne va pas nous faire le coup du tabouret quand même!" et si! Le petit l'a regardé, médusé. Et cela a marché. Imitation.
Répétition, imitation, mécanique. On l'accepte avec le sport, pas avec le reste.
Et c'est quand même redécouvrir l'eau tiède:-) que de défendre cela.
Ennuyeux? Rébarbatif? Ce n'est pas l'exercice répété mécaniquement qui est ennuyeux, c'est le prof qui vous le fait faire.
Il est des enseignants qui peuvent vous faire répéter longtemps la même chose et vous le faites avec plaisir ou sans ennui parce qu'ils y croient, parce qu'ils vous emmènent quelque part, parce que vous voyez que vous allez atteindre quelque chose. Et le plaisir dans la répétition mécanique, il existe. Et le confort de cette répétition qui permet aux élèves de travailler seuls à des apprentissages nouveaux, il existe.
La répétition dérouille les esprits, leur donne une souplesse qui permet aux élèves d'apprendre de plus en plus vite jusqu'au moment où ils en arrivent à devancer le problème eux-mêmes et à créer eux-mêmes une variante. Du neuf, du nouveau en quelque sorte.
Et il est tant d'autres choses qui réitérées moult fois n'apportent pas l'ennui...
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
La purge des pédagobigots est nécessaire,il me semble, ou bien faut-il leur faire subir un lavage de cerveau...car comment pourraient-ils soudain penser différemment et donc se renier,eux et les principes qu'ils défendent ?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
L'une des manières de répondre consiste à dire le bien que nous pensons de l'esprit qui anime ces programmes, sur le site du ministère:
http://www.education.gouv.fr/cid21007/presentation-des-nouveaux-programmes-du-primaire.html/
où l'on est invité à les commenter.
Ecrit par : angèle | 30 mars 2008
Quant à l'importance de la "mécanique" dans l'étude d'un instrument, Robin, là aussi, les points de vue diffèrent notoirement. Même s'il faut évidemment faire un minimum de gammes et d'arpèges divers, certains profs, (et des grands maîtres, de l'école russe, notamment), en préconisent un minimum, et prônent le travail de la technique directement sur les morceaux de musique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Que vous passiez deux heures sur un exercice de virtuosité de Czerny, Christophe, ou, comme ça m'est arrivé, que vous répétiez pendant deux heures trois mesures d'une fugue pour orgue de Bach pour un concours de conservatoire, c'est toujours de la "mécanique".
Il avait de l'HUMOUR, et, pour difficiles que soient ses cours, ils n'étaient jamais rébarbatifs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Oui, mais alors les pauv' mecs qui n'ont pas d'humour et qui sont quand même professeurs, que va--t-il leur arriver?
Non, plus sérieusement, je crois que le professeur crée, en effet, par sa personnalité, une ambiance particulière dans sa classe, et que certains élèves aiment cette ambiance - parfois toute la classe -, d'autres la détestent. C'est ce que vous appeler "gommer le côté rébarbatif" de l'école. Le fait qu'ils aiment tel ou tel professeur, même sévère, peut aider à les motiver au travail. Mais cela ne peut pas se codifier; il n'y a pas d'épreuve d'humour au Capes. Et si l'humour d'un adulte est quelque chose que de grands élèves de terminale peuvent apprécier par connivence entre adultes, je ne suis pas sûr que des bambins de 5ème y soient sensibles. Cela dit, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas avoir la raideur d'une planche. Il faut être un peu théâtreux, c'est clair, mais ne pas "prêter à rire " à force de "donner à rire"!
Bref, l'effort que demande l'école est, aux yeux des élèves, rébarbatif en soi, mais il y a des façons de faire passer la chose!
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
"Cela dit, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas avoir la raideur d'une planche. Il faut être un peu théâtreux, c'est clair"
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Je suis très heureux de vous le voir écrire, (à défaut de vous l'entendre dire, Jean). Et je maintiens que ça peut même se travailler!
"C'est ce que vous appeler "gommer le côté rébarbatif" de l'école."
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Moi pas comprendre... Non, moi plaisanter, évidemment!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Rectifions! "C'est ce que vous appelez "gommer le côté rébarbatif de l'école"!
"Cela dit, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas avoir la raideur d'une planche. Il faut être un peu théâtreux, c'est clair"
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Il vaut mieux, mais ce n'est pas indispensable. Comme l'écrit Sanseverina, la conviction que l'on "va quelque part" avec tel ou tel professeur, même si on ne rit jamais à son cours, peut suffire à faire accepter les exercices rébarbatifs et même à les faire de bon coeur.
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
"On accepte qu'un tennis-man répète à l'infini, mécaniquement le même geste jusqu'à atteindre une certaine perfection. "
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
Sauf que, si vous voyez l'évolution des gestes depuis l'invention du tennis, il est clair que certains n'ont pas été appris de manière toute faite à certains jeunes joueurs en les faisant calquer par leurs professeurs sur ceux de leurs prédécesseurs!
Un sport comme la natation, qui fait intervenir des éléments extérieurs de manière relativement modérée, est composé de gestes relativement formatés! Si vous suivez un peu le circuit tennistique, (et si vous pratiquez), vous vous rendrez compte qu'il y a (presque) autant de techniques que de joueurs.
On se rappelle l'époque "Borg", pendant laquelle aucun de ses adversaires, pendant plusieurs années, (à part le génial Nastase, par à-coups), n'a vraiment compris ce qui lui arrivait quand il le rencontrait. Tout simplement parce que Lennart Bergelin l'a laissé trouver lui-même ses propres gestes, avant effectivement de les lui faire travailler jusqu'à la perfection. Mais la part "constructiviste", dans ce cas, n'est quand même pas négligeable.
Et, à l'inverse, on se rappelle du cas d'Hervé Gauvin, jeune français surdoué, et doté d'un excellent revers à deux mains, avant que ce soit la mode.
Le chef entraîneur français, (à l'époque Georges Deniau) a totalement anéanti son jeu en voulant lui imposer la technique de l'époque, (prise unique sur tous les coups du tennis et, donc, revers à une main), sous prétexte qu'un joueur doué d'un poignet exceptionnel pouvait se permettre d'être champion du monde en jouant ainsi, (il s'agit de Rod Laver). Mais technique totalement inexploitable à haut niveau sans cet impératif.
Je me rappelle avoir appris à jouer avec les lance-balles de l'école Montana. Pathétique. Maintenant, les jeunes joueurs sont totalement mis en situation de jeu, le plus tôt possible. Un tout petit peu... Global, en sorte! Et, si le niveau de jeu a monté sensiblement, ce n'est pas uniquement grâce aux progrès du matériel!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Plus on inculque du Savoir à un gosse, plus vite il acquerra une autonomie qui lui permettra, in fine, de se dégager des affirmations de ce Savoir"
D'où la prédominance de l'Instruction sur l'Education. Les pédagos ont forcé le trait à ce point qu'au lieu d'être "professeurs" on est devenus "enseignants" puis "pédagogues".
La prochaine déchéance sera "animateur".
Je pose une question peut-être idiote, mais pourquoi ne revient-on pas à l'appellation "Ministère de l'Instruction publique" ?
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Peut-être parce qu'il vaut mieux changer les choses et pas les mots, que les mots et pas les choses ?
Ecrit par : Pat | 30 mars 2008
Enseignant,en-saignant ?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
"Je pose une question peut-être idiote, mais pourquoi ne revient-on pas à l'appellation "Ministère de l'Instruction publique" ?"
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Ca me ferait bizarre de me qualifier "d'instructeur de musique"... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
CS a écrit : Ca me ferait bizarre de me qualifier "d'instructeur de musique"
Dommage ! Vous auriez pu être l'inoubliable auteur de la Marche de l'IUFM ou de l"hymne des sapeurs de l'Instruction (avec cymbales et éclats d'obtus).
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
"Ca me ferait bizarre de me qualifier "d'instructeur de musique"..."
dit Sibille…
Et "pro / fesseur", vous préférez ?
Ecrit par : Abraxas | 30 mars 2008
Global, en sorte! Et, si le niveau de jeu a monté sensiblement, ce n'est pas uniquement grâce aux progrès du matériel!!!
Si on suit cette comparaison de haute volée de notre brave Sibille, formateur IUFM (constructiviste comme la grande majorité de ses collègues), la France devrait donc se situer en tête du classement ATP (PISA, PILS ou autres évaluations internationales...)
Il n'est rien, curieusement. Comment l'expliquer alors ? (ah, oui, on ne va pas assez loin dans les réformes, il y a des enseignants qui rechignent).
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
"Dommage ! Vous auriez pu être l'inoubliable auteur de la Marche de l'IUFM ou de l"hymne des sapeurs de l'Instruction (avec cymbales et éclats d'obtus)."
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Mais non, Dugong! Vous savez bien que les IUFM marchent sur la tête! Ca évite de mettre le pied dedans mais, en revanche, ça ne peut jamais porter bonheur!
"Et "pro / fesseur", vous préférez ?"
Ecrit par : Abraxas | 30 mars 2008
Vous avez raison, Jean-Paul, à tout prendre, je préfère rester où je suis! Recommander à une trentaine de personnes du beau sexe de bien couvrir le son quand elles chantent a un petit côté assez plaisant! Nettement plus que branler le chef, en tous cas!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Global, en sorte! Et, si le niveau de jeu a monté sensiblement, ce n'est pas uniquement grâce aux progrès du matériel!!!
Si on suit cette comparaison de haute volée de notre brave Sibille, formateur IUFM (constructiviste comme la grande majorité de ses collègues), la France devrait donc se situer en tête du classement ATP (PISA, PILS ou autres évaluations internationales...)
Il n'est rien, curieusement. Comment l'expliquer alors ? (ah, oui, on ne va pas assez loin dans les réformes, il y a des enseignants qui rechignent)."
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Ce qui est toujours merveilleux, avec ce cher Guillaume, c'est qu'il y a toujours de la place pour les gris, entre le noir et le blanc, et qu'il n'a absolument aucune idée fixe.
Et, en plus, son argumentation est extrêmement variée, et d'une richesse...
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Complètement à côté du sujet mais d'actualité :
Le Cambodgien Dith Pran, héros du film "La Déchirure", meurt à 65 ans
Cambodge : 2 millions de morts (lire Courtois dans le chapitre Au pays du crime déconcertant)
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Nettement plus que branler le chef, en tous cas!
Et, en plus, son argumentation est extrêmement variée, et d'une richesse...
Comme vous dites...
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
@ au maître de musique CS (message privé)
Je vous ai envoyé hier mon e.mail à votre adresse. Si vous ne l'avez pas reçu, le voici:
buntovchik2003@list.ru
Ecrit par : buntovchik | 30 mars 2008
"Comme vous dites..."
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
C'était un échange de "vannes", avec Dugong et Jean-Paul...
De l'humour, donc pas pour vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Et, en plus, son argumentation est extrêmement variée, et d'une richesse...
Et vous allez l'enrichir encore davantage pendant les vacances de Pâques puisque j'en saurai un peu plus sur vos pratiques.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
"Et vous allez l'enrichir encore davantage pendant les vacances de Pâques puisque j'en saurai un peu plus sur vos pratiques."
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Des menaces??? ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Nettement plus que branler le chef, en tous cas!
De l'humour, donc pas pour vous.
Du Bigard, en effet, très peu pour moi.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Je l'ai reçu, Buntovchik, merci infiniment... Et je vous envoie ma question assez vite, mais vous m'aviez dit manquer de temps dans les jours qui viennent!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Des menaces??? ;-)))
Des inquiétudes ????
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
"Du Bigard, en effet, très peu pour moi."
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Vous n'aimez pas Bigard? Cela me surprend! En général, les gens qui détestent l'humour l'adorent et, en plus, il est sarkozyste à mort!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Des inquiétudes ????"
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
??? A quel sujet?
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
??? A quel sujet?
Alors pourquoi se sentir menacé ?
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
J'interromps la correction des copies pour suivre de plus près la querelle des anciens et des modernes,bien qu' on ne sache plus aujourd'hui qui est l'un,ni qui est l'autre...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Je viens de terminer la lecture de"Fin de récré"Bravo à 99%
Pourriez vous m'envoyer votre adresse courriel pour que je puisse vous envoyer un texte ?
D.Fellot,ancien Ingénieur Thalès,Chev. des Palmes Académiques, auteur d'un Précis d'électroacoustique (EDP Sciences 2007),ancien prof d'électronique et d'Automatismes à l'ENSTA,Thales et l'INT,et... au lycée Fernand Holweck à Paris
Ecrit par : FELLOT Dominique | 30 mars 2008
Comme tout un chacun l'a, ici, ça n'a pas de réelle importance : jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mars 2008
Guillaume, c'est le KGB...
Ecrit par : Pat | 30 mars 2008
Quand on aborde le grec ancien, l'apprentissage des déclinaisons et des conjugaisons peut paraître franchement rébarbatif. Il faut apprendre par coeur et répéter jusqu'à ce que des automatismes s'installent. Mais c'est le seul moyen d'accéder ensuite à Platon!
Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 mars 2008
"Alors pourquoi se sentir menacé ?"
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Il me semble pourtant que le smiley était assez visible!
Bon, si vous voulez continuer cette querelle un peu ridicule, (initiée par vous, une fois de plus), je vous laisse la finir tout seul, et vous donne du coup la joie d'avoir le dernier mot.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
On ne peut comprendre que ce que l'on sait, et on apprend plus facilement si on a compris.
Les deux sont indissociables. Seuls les pédagogo qui n'ont jamais eu à s'occuper d'apprendre quoi que ce soit à qui que ce soit peuvent le nier.
Ecrit par : Murielle | 30 mars 2008
"Je lis et j'approuve à peu près tout, sauf les appels à la purge..."
Ecrit par : Pat | 30 mars 2008
Elle serait pourtant salvatrice ! Le chancre du pédagogisme continuera de faire son oeuvre de déstructuration. Il passera au stade du filigrane, rongeant son frein, attendant le fléchissement d'une politique apparemment couillue (sauf votre respect) et surtout un changement de ministre, ce qui ne manquera pas de se produire, tôt ou tard.
JPG, avec son cinglant habituel, se félicite que "la liste des signataires a ceci de précieux qu'elle nous donne la liste des parasites." On ne saurait mieux dire ! Mais il fallait le dire !
Quand donc comprendra-t-on qu'il faut arrêter de nourrir la main qui vous mord ? Traduction : à quoi bon entretenir des pompes à subventions pour engraisser des "autorités" autoproclamées qui n'ont que le souci de leur propre survie ? Oui, quand donc arrêtera-t-on de perfuser ces nids d'infiltrés qui s'emparent de tous les champs d'action pour terrasser la société bourgeoise, l'ennemie héréditaire, le monstre par excellence ? (par essence inégalitariste, plurivalent (où tout ne se vaut pas), élitiste, libéral...)
Non, il n'y aura pas de vraie purge car, comme l'écrivait un commentateur de ce blog, XD ne voudra pas trop charger une barque déjà dangereusement alourdie par la pénurie budgétaire. Et c'est bien dommage : nous avons le meilleur ministre de l'éducation d'il y a longtemps et sa politique se trouve déjà fortement hypotéquée... Ce qui risque de lui attirer les inimitiés de beaucoup de ceux qui le soutiennent par ailleurs.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Bon, pour la tentative qui consiste à vouloir réunir tout le monde autour d'une table, ce n'est pas gagné...
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Guillaume, c'est le KGB...
On dit FSB aujourd'hui, soyez moderne.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Bon, pour la tentative qui consiste à vouloir réunir tout le monde autour d'une table, ce n'est pas gagné...
Comme les pédagos n'ont aucune envie de partager le gâteau tout en conservant leurs fromages...
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
"D.Fellot,ancien Ingénieur Thalès,Chev. des Palmes Académiques"
Faire du cheval avec des palmes est une grande idée pédagogiste (comme observer un poisson dans le perrier).
Si je puis me permettre, Dear Fellot, qu'avez vous fait de si grave pour qu'on vous affuble de la sorte ?
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Bien sûr que les apprentissages "mécaniques" sont indispensables.
J'enrage lorsque ma fille, qui maitrise dérivées, complexes, suites et intégrales, doit réfléchir si je lui demande combien font 7 x 8.
Je la soupçonne même de compter mentalement sur ses doigts.
Parce qu'à un moment crucial, on a négligé de lui faire "chanter" ses tables de multiplication.
Ecrit par : yann | 30 mars 2008
Depuis mardi, et le flop de trois de leurs camarades à l'exercice "avoir un sucre et sucrer le café" à conjuguer au passé composé, mes CE1 conjuguent tous les jours une phrase du même genre sur leur cahier de brouillon.
C'est systématique, mécanique mais absolument pas rébarbatif pour eux. Au contraire, c'est un peu comme lorsqu'ils étaient plus petits et qu'ils remplissaient puis vidaient vingt fois d'affilée leur seau de sable, juste pour le plaisir d'acquérir la maîtrise du chargement et du déchargement d'un seau à l'aide d'une pelle en plastique.
Si on leur avait pris le seau ou la pelle des mains, ils auraient hurlé de dépit.
A sept ans, ils sont beaucoup plus civilisés et se contentent maintenant de me demander poliment : "On n'a pas de verbes à conjuguer, aujourd'hui ?" mais le principe est le même : "Je suis grand et je veux y arriver tout seul. Je m'entraînerai aussi longtemps qu'il le faudra mais j'y arriverai. J'ai vaincu les pelles et les seaux, il n'y a aucune raison que le passé composé ou les soustractions à retenues me résistent !"
D'ailleurs si vous avez des idées (esprits mal tournés s'abstenir, un peu de respect pour les mioches, quand même) de deux propositions coordonnées, l'une avec le verbe avoir et l'autre avec un verbe du 1° groupe ayant la bonne idée de se conjuguer avec l'auxiliaire avoir, en évitant si possible le pronom le (les l' intercalés entre le pronom personnel et l'auxiliaire, au CE1, c'est un peu duraille), je suis preneuse.
Ecrit par : catmano | 30 mars 2008
A catmano pour ses élèves,au passé composé....Avoir la pédagogite et purger les pédagogos ????
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Sauf que, si vous voyez l'évolution des gestes depuis l'invention du tennis, il est clair que certains n'ont pas été appris de manière toute faite à certains jeunes joueurs en les faisant calquer par leurs professeurs sur ceux de leurs prédécesseurs! (C.S)
Non, c'est vrai?
Lisez d'un peu près ce qui est dit : la répétition, l'imitation et puis un jour l'écart, le neuf, la manière, sa manière. De lire, de dire, de jouer, de peindre, d'écrire, de professer.
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
"Si vous suivez un peu le circuit tennistique, (et si vous pratiquez), vous vous rendrez compte qu'il y a (presque) autant de techniques que de joueurs."
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
C'est faux, bien au contraire, SURTOUT A PARTIR D'UN CERTAIN NIVEAU, qui n'est pas le vôtre (15/4 à une époque n'est-ce pas?). En vérité, c'est la très grande SIMLILITUDE des gestes et des positions qui est, quand ils sont maîtrisés, frappante. Quel mimétisme ! Il est vrai néanmoins qu'à votre niveau il reste un certain nombre de joueurs aux techniques très personnelles voire originales, ce qui limite inévitablement leur progression.
Après avoir dit qu'il y a "(presque) autant de techniques que de joueurs" vous continuez avec l'exemple de techniques -celle de Borg (pour faire court) et celle (qui ne fut donc pas) de Gauvin - aujourd'hui employées par (presque...) TOUS les joueurs. Votre raisonnement est donc sans pertinence. A vrai dire vous exagérez vraiment, et vous n'abuserez que quelques néophytes, et encore pas beaucoup. Borg est le joueur qui a "démocratisé" dans le tennis la technique du lift. Lift qu'on enseigne mécaniquement dans toutes les écoles depuis longtemps maintenant. Peut-être avez-vous eu d'ailleurs un peu de mal à vous l'approprier - c'est tellement plus facile quand on est petit n'est-ce pas ! Même remarque pour Gauvin sauf que sa révolution technique - qui viendra peu après lui - ne fut qu'une révolte. Vous prenez donc deux exemples de REVOLUTION TECHNIQUE.
Ne pas confondre l'apprentissage PAR TOUS des éléments fondamentaux et la naissance (ou non) d'un élément fondamental grâce à quelques génies. Element fondamental pour TOUS par la suite.
L'erreur logique de raisonnement se redouble d'une erreur autrement plus fondamentale, et même d'une faute, car vous prenez au fond tout joueur pour un génie en puissance. Ce qu'il n'est pas, ce que la plupart ne sont pas, pas plus que les écoliers ou les collégiens ne sont des génies en puissance dans la maîtrise de la langue et de leur pensée. Vous en faites dès le départ de potentiels artistes (de génie) alors qu'ils sont potentiellement, dans l'ensemble, de bons artisans. Ce faisant, même l'artisanat leur échappe!
Vous faites ensuite une critique du lance-balles, louant au contraire la mise en situation de jeu. Vous n'avez donc pas remarqué qu'on lui avait substitué un autre lance-balles mais plus perfectionné: le moniteur de tennis! Lequel peut varier ad libitum lancer, vitesse, direction comme aucun autre lance-balles (surtout ceux auxquels vous pensiez!!). Personne ne désire non plus que les écoliers répètent les mêmes dictées, fassent les mêmes accords avec les mêmes mots, etc. etc.!!! Non, au contraire, qu'ils goûtent tous les temps, et les exceptions orthographiques et grammaticales aussi. Nous souhaitons tous que les écoliers, collégiens et lycéens parviennent à "mettre en situation" les règles de grammaire et les connaissances en général qu'on leur aura VRAIMENT apprises.
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Bravo Guy Morel !
Faut-il laisser la répétition, les exercices « mécaniques », la recherche du bon geste, du bon réflexe, de la bonne démarche aux virtuoses, aux sportifs professionnels ou aux chirurgiens ?
Et les zaprenans seraient invités, eux, à s’exprimer !
C’est ce que Jacques Barzun a appelé le prépostérisme, c’est-à-dire faire avant (pré) ce qu’on doit faire après (post). D’ailleurs “preposterous” signifie carrément “absurde” en anglais.
Quintilien le disait déjà il y a 2 000 ans : « Surtout que les enfants sachent bien décliner les noms et conjuguer les verbes, car c’est le seul moyen de parvenir à l’intelligence de ce qui suivra. Cet avertissement serait superflu, sans cette hâte d’arrivistes de la plupart des maîtres qui commencent par où l’on doit finir, et qui, pour faire briller leurs élèves par des connaissances spécieuses, les retardent par leurs raccourcis. »
Ça me rappelle aussi ce qu’a écrit l’artiste Françoise Verdier dans son livre “Passagère du silence”. Elle y raconte son départ et son installation en Chine. Elle peine à trouver des professeurs de calligraphie. Elle en rencontre pourtant et doit se faire accepter par des hommes qui ont eu leurs vies, leurs mains et leurs corps brisés par les gardes rouges lors de la Révolution culturelle. Pendant une dizaine d’années, elle fait des exercices et recommence sans cesse jusqu’à que les maîtres soient satisfaits. Il y a des passages où elle raconte qu’elle doit tracer encore et toujours de “simples” traits horizontaux.
Auparavant elle avait essayé d’apprendre les bases de l’art en France :
« L’enseignement à l’École des beaux-arts m’a déçue. On n’étudiait plus les maîtres, il n’existait plus de modèles sur lesquels s’appuyer, les élèves n’avaient plus le droit de pénétrer dans l’atelier de Léonard de Vinci ; on n’apprenait plus la pratique des techniques, ni aucune expression picturale. “Enfermez-vous dans une pièce et exprimez-vous !” nous répétaient les professeurs. La psychanalyse avait fait des ravages au sein de l’Éducation nationale. Le problème de savoir s’exprimer quand on n’a pas appris diverses sortes de langages pour y parvenir me rendait folle. À quoi servaient donc les enseignants ?
Le plus redoutable était un professeur qui nous exhortait à nous “exprimer” sans savoir s’exprimer lui-même. Il admirait les étudiants qui se lançaient dans un idéal gestuel sans aucune préparation ni aucune technique de composition. Le “n’importe quoi” était érigé en art du Beau. »
Ecrit par : Lariba | 30 mars 2008
D'ailleurs si vous avez des idées (esprits mal tournés s'abstenir, un peu de respect pour les mioches, quand même) de deux propositions coordonnées, l'une avec le verbe avoir et l'autre avec un verbe du 1° groupe ayant la bonne idée de se conjuguer avec l'auxiliaire avoir, en évitant si possible le pronom le (les l' intercalés entre le pronom personnel et l'auxiliaire, au CE1, c'est un peu duraille), je suis preneuse.
Catmano
J'ai eu 8 ans donc j'ai soufflé 8 bougies...
tu as eu de la chance car tu as retrouvé ta clé.
On peut ainsi glisser "ma" clé, "ta" clé, "sa" clé...
Ecrit par : Maminou | 30 mars 2008
L'erreur logique de raisonnement se redouble d'une erreur autrement plus fondamentale, et même d'une faute, car vous prenez au fond tout joueur pour un génie en puissance.
Vous avez raison. Mais je ne crois pas à une erreur de raisonnement. On est dans l'idéologie, là, l'idéologie des pédagos. Et pour ma part, je ne me fatigue plus à argumenter.
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
A catmano pour ses élèves,au passé composé....Avoir la pédagogite et purger les pédagogos ????
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
J'ai eu 8 ans donc j'ai soufflé 8 bougies...
tu as eu de la chance car tu as retrouvé ta clé.
On peut ainsi glisser "ma" clé, "ta" clé, "sa" clé...
Ecrit par : Maminou | 30 mars 2008
Je leur ferai faire celles de Maminou en premier et si cela marche bien, je prendrai celle d'amélieétouskisensui, là, au moins je serai sûre qu'ils sont dans le mécanique pur.
Merci à toutes deux.
Ecrit par : catmano | 30 mars 2008
Quintilien le disait déjà il y a 2 000 ans : « Surtout que les enfants sachent bien décliner les noms et conjuguer les verbes, car c’est le seul moyen de parvenir à l’intelligence de ce qui suivra. Cet avertissement serait superflu, sans cette hâte d’arrivistes de la plupart des maîtres qui commencent par où l’on doit finir, et qui, pour faire briller leurs élèves par des connaissances spécieuses, les retardent par leurs raccourcis. »
Ecrit par : Lariba | 30 mars 2008
Génial!
C'est cela, le "bon sens", Christophe!
Ajoutons-y l'affirmation de La Bruyère selon laquelle "l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur", et l'on tiendra les deux piliers du socle de l'école: un contenu solide et de la discipline! Précisément ce qu'ont essayé de détruire les "pédagos".
Ecrit par : Jean | 30 mars 2008
Gauvin ou Gauvain ?
Le génial inventeur du tennis de table ronde ?
Arthur Excalibur ou Arthur Hache ?
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
et veiller à ce que rien ne change, afin que tout demeure — comme ne disait pas le prince de Lampedusa
Il se résigne le grand prince de Salina, il ne fait que se résigner quand arrivent les garçons-bouchers.
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
Derrière les arguments de la collègue, on retrouve cette sollicitude bienpensante et presque larmoyante de ceux qui placent l'enfant au centre du système (de leur idéologie).
C'est empreint des meilleurs sentiments, mais ça sonne faux...
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Merci à c.cuit d'avoir pris la peine d'aller demander les arguments en question.
Je n'ai rien à ajouter aux commentaires de Magister que j'approuve entièrement.
On comprend mieux en lisant cet éloquent aveu de faiblesse intellectuelle et morale d'une collègue qui récite son catéchisme libertaire bien-pensant, pourquoi tant d' enfants aujourdhui sont complètement déboussolés et que d'autres, de plus en plus jeunes, en arrivent à incendier des écoles et des bibliothèques.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Pour Catmano: avoir un petit chien et acheter des croquettes ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 mars 2008
Je pose une deuxième question, corollaire de la première :
Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
"Vous faites ensuite une critique du lance-balles, louant au contraire la mise en situation de jeu."
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Je voulais surtout parler des "potences", en fait. Ces espèces d'appareils, où était fixée une balle. Débilissime.
Quant à Gauvin, vous pouvez assez facilement faire le malin sur un blog sur lequel, je pense, peu de monde connaît (ou est intéressé par) ce dossier, mais il est très vraisemblable que si on lui avait fait travailler ses coups naturels, (comme pour Borg, qui a effectivement, non "inventé" le lift, mais, disons, rendu systématique chez beaucoup de joueurs lui ayant succédé).
Maintenant, il est évident qu'on retrouve des similitudes plus frappantes chez les joueurs de haut niveau que chez ceux de troisième série française. Surtout dans la perfection du jeu de jambes. Mais si, pour vous, Djokovic et Federer ont la même technique, ou Santoro et Murray, il va vous falloir changer vos Varilux!
"L'erreur logique de raisonnement se redouble d'une erreur autrement plus fondamentale, et même d'une faute, car vous prenez au fond tout joueur pour un génie en puissance."
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Pas du tout! L'exemple de Laver que Deniau et ses sbires ont voulu faire imiter par tout le monde en tentant de faire adopter sa technique par des joueurs qui ne disposaient pas obligatoirement de ses capacités physiques hors-norme, vous prouve que j'ai voulu dire exactement le contraire.
Ceci étant dit, je ne fais absolument pas de parallèle avec la lecture. J'ai simplement repris une phrase de Sanseverina qui me semblait pour le moins sujette à caution.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Réponse à la question de Jeremy : pas moi en tous les cas. J'ai toujours frémi ) l'idée que l'Etat puisse se charger de l'éducation de mes enfants et donc, potentiellement, de leur rééducation.
La famille éduque et l'école instruit. Voilà les piliers d'une bonne structuration personnelle et sociale.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
pardon : "j'ai toujours frémi à l'idée..."
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Il se résigne le grand prince de Salina, il ne fait que se résigner quand arrivent les garçons-bouchers.
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
Et tandis que le prince admire en pleurant les derniers partisans de Guiseppe Garibaldi, le garçon-boucher poursuit son ascension fulgurante, bénéficiaire peu regardant des fusillades.
Puis il s'en va mourir, seul et silencieux, loin de ce monde ignoble où le calcul a désormais fait place à la grandeur.
"Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse" (Alfred de Vigny)
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
"Vous n'avez donc pas remarqué qu'on lui avait substitué un autre lance-balles mais plus perfectionné: le moniteur de tennis! Lequel peut varier ad libitum lancer, vitesse, direction comme aucun autre lance-balles (surtout ceux auxquels vous pensiez!!). Personne ne désire non plus que les écoliers répètent les mêmes dictées, fassent les mêmes accords avec les mêmes mots, etc. etc.!!! Non, au contraire, qu'ils goûtent tous les temps, et les exceptions orthographiques et grammaticales aussi. Nous souhaitons tous que les écoliers, collégiens et lycéens parviennent à "mettre en situation" les règles de grammaire et les connaissances en général qu'on leur aura VRAIMENT apprises."
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Complètement d'accord avec tout ça, et depuis longtemps.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Gauvin ou Gauvain ?"
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Je ne me rappelle plus l'orthographe, je l'avoue. C'est peut-être bien Gauvain.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"pardon : "j'ai toujours frémi à l'idée...""
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
C'est un frère ou une soeur de Johnny?
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
"Vous avez raison. Mais je ne crois pas à une erreur de raisonnement. On est dans l'idéologie, là, l'idéologie des pédagos. Et pour ma part, je ne me fatigue plus à argumenter."
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
Vous pensez sincèrement que Lennart Bergelin était un idéologue?
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
La famille éduque et l'école instruit. Voilà les piliers d'une bonne structuration personnelle et sociale.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Nous vous demandons, Monsieur le ministre, de suspendre votre projet et de tenir compte de l'avis des personnels et des partenaires de l' Education afin d’en revoir profondément la conception et la rédaction."
mercredi 26 mars 2008
Viviane Youx, présidente de l’ AFEF,
Lucille Barberis, présidente de l’AGEEM,
Sylvie Plane, présidente de l’AIRDF,
Pierre Parlebas, président des CEMEA,
Florence Castincaud, présidente des CRAP,
Faride Hamada, président de la FCPE,
Nicole Belloubet, présidente de la FOEVEN,
Philippe Deplanque, secrétaire général des Francas,
Odette Bassis, présidente de la GFEN,
Catherine Chabrun, présidente de l’ICEM,
François Testu, président de la JPA,
Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement,
Jean-Michel Sautreau, président de l’ USEP,
Jean-Marc Vincent, président de l’OCCE,
Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA,
Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT,
Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN-UNSA Education,
Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU,
Eric Pontais, secrétaire général du SNPI-FSU.
Première réaction à chaud: tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens!
Moi, j'en ai marre de réparer les pots cassés à la maison surtout que, franchement, comme potière...
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Je fais cela à chaque retour de vacances ou de week end prolongé.
Et encore, j'ai de la chance, les parents ne viennent pas me mettre des bâtons dans les roues. Il n'en est pas de même dans toutes les écoles primaires (maternelles et élémentaires).
Ecrit par : catmano | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Je n'en disconviens pas et l'ai d'ailleurs énoncé dans un commentaire antérieur au sujet de la morale dans les programmes. L'éducation est toujours inhérente à l'instruction mais il faut rappeler la primauté de cette dernière.
Avouons tout de même que si l'éducation n'est pas dispensée à la maison, le système a toutes les chances de rester bancal. Jamais l'école ne rattrapera le coup, sauf exceptions.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
"Avouons tout de même que si l'éducation n'est pas dispensée à la maison, le système a toutes les chances de rester bancal. Jamais l'école ne rattrapera le coup, sauf exceptions."
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
C'est absolument certain.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude.
J'ai peut-être attrapé le virus de la dyslexie informatique. Je suis inquiet, je ressens de l'inquiétude !
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Les programmes de 2008 en revanche, malgré un certain nombre d'imperfections, reviennent à une conception dans laquelle les apprentissages de l'école primaire relèvent à nouveau des instituteurs, au sein de l'école, et ce pour tous les élèves. De ce point de vue, on peut dire qu'ils renouent avec les principes fondateurs de l'école républicaine. Est-ce cela qui semble si intolérable aux Tartuffes du padégogisme ?
Ecrit par : Un hussard | 30 mars 2008
Si les signataires étaient honnêtes, ils se contenteraient de dire qu'il va être bien difficile aux maîtres qu'ils ont recrutés et formés (notez que j'accorde mes participes! c'est rare et cher...) d'inculquer ces savoirs qu'ils sont loin de maîtriser eux-même.
Je les trouve très bien les programmes pour le primaire, juste un peu lourds mais qui peut le plus peut le moins, mais... qui va être en mesure de les enseigner????
Je doute très fort. Le vrai problème, pour moi, citoyen moyen, est là.
D'autant plus que, même si ces trouffions les maîtrisent, ces savoirs, ils ont tellement été englués par l'idéocratie (ça se dit?) qu'ils vopnt croire qu'on leur demande d'assassiner cent mille Mozart par an.
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Avouons tout de même que si l'éducation n'est pas dispensée à la maison, le système a toutes les chances de rester bancal. Jamais l'école ne rattrapera le coup, sauf exceptions.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Peut-être pas à l'extérieur de l'école. Mais, à l'intérieur, si tous les adultes tiennent le même langage, c'est jouable.
Je dis bien tous les adultes, personnel communal, RASED et médecine scolaire compris.
Ecrit par : catmano | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude.
J'ai peut-être attrapé le virus de la dyslexie informatique. Je suis inquiet, je ressens de l'inquiétude !
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
C'est le Minus Ninformatique, une espèce de gnome farceur qui sévit sur le clavier, profitant de ce que les personnes sont davantage concentrées sur le contenu de leur commentaire qu'attentives à leurs doigts.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Je les trouve très bien les programmes pour le primaire, juste un peu lourds mais qui peut le plus peut le moins, mais... qui va être en mesure de les enseigner????
Je doute très fort. Le vrai problème, pour moi, citoyen moyen, est là.
Un exemple lu sur lire-écrire où sévit un pédago nommé Duronquarré illustre parfaitement votre propos :
Voici la vraie, la seule, l'unique règle de trois (désolé pour l'absence de flèches en diagonale) :
2 kg 4 euros
3 kg ?
3x4 = 12 : 2 = 6 euros
ça c'est le règle de trois... Mécanique... Où est le sens ? Il a fallu que j'enseigne pour que je comprenne réellement.
(Nous sommes alors plusieurs à lui faire remarquer qu'il confondait règle de trois et produit en croix, méthode plus mécaniste).
(Je lui pose alors le problème suivant :
Donc problème posé à Duronquarré :
J'achète 12 kg de raisin pour 13,80 €. Combien valent 7 kg ?
J'attends de voir... )
Voici sa réponse :
Pour le second problème, à ne pas faire au cycle 3, je calcule le prix de un kg (avec ma calculette 13,80 : 12) et je multiplie le résultat par 7. J'ai un bac scientifique, je ne suis pas un élève de cycle 3.
Si j'ai bien compris, il enseigne.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Les programmes ne mentionnent plus les tableaux de proportionnalité mais évoquent la règle de trois.
En cela, ils sont déjà moins mécaniques que certains prétendent.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
Je sais que je nage en pleine utopie et qu'un paquet de blogueurs d'ici vont me rentrer dedans à peine ce message lu, (pour ceux qui le liront),
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Christophe, pour mémoire, vous avez scolarisé combien de vos enfants en primaire à l'école laïque depuis 1995? A la maison, vous vous êtes contenté d'aider aux devoirs prescrits ou vous avez fait des cours complets? Vous vous êtes collé le dimanche à combien d'exposés aux ambitions démesurées par rapport aux connaissances de vos enfants? Dites moi combien de fois vous avez cru mourrir de crise cardiaque? Combien de fois vous vous êtes tapé la tête dans le mur? Combien de fois vous avez pleuré de dépit, d'impuissance ou d'épuisement?
Combien de petits, si ce n'est Mozart, mais au moins Sibille, vous a-t-on assasiné?
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
@Jérémy:
Je suis tout à fait pour que l'on revienne au 'Ministère de l'Instruction Nationale'.
Le but premier de l'école est d'instruire, pas d'éduquer (ce qui est le rôle de la famille). Maintenant, me direz-vous, peu de familles éduquent; les parents démissionnent de leur position plus souvent qu'à leur tour... Faudrait-il engager une campagne de 'responsabilisation' des parents? Je le crois.
N'oublions pas que le terme d' "Education Nationale" a tout d'abord été utilisé dans l'Italie fasciste - je n'aime pas trop ce genre d'argument, ca fait 'reductio ad hitlerum' mais bon... il faut savoir que le terme n'est pas neutre.
Ecrit par : Loki | 30 mars 2008
J'en ai mourru avec deux rrrrrrrrrrrrr!
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Commentaire précédent, lire:
"Je suis tout à fait D'ACCORD pour que l'on revienne au 'Ministère de l'Instruction Nationale'."
Ecrit par : Loki | 30 mars 2008
Je me permets un bilan provisoire :
"Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?"
POUR l'appellation "Instruction publique" - 2 (Magister et Loki)
CONTRE l'appellation "Instruction publique" - 0?
C'est juste un débat, mais je crois que quand même, ca peut avoir une importance (et comme disait Le Luron en imitant Chirac : à cet égard, c'est fondamental).
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Questions aux nomenclaturistes du blog :
croyez vous vraiment qu'un pays où les TGV heurtent des nains de jardin (source AFP) mérite un ministère de l'instruction ?
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Dobolino a écrit : "Aujourd'hui, je suis d'humeur rieuse, grâce à un spectacle sympa auquel j'ai assisté hier soir. ...
Pour ceux qui sont à proximité de Marseille, à voir, la semaine prochaine"
Oh Dobolino ! On vient en avant première au panier ?
J'irai voir.
Un problème avec les petites salles : c'est souvent le meilleur ou le pire. A Lenche, j'ai aussi vu le pire.
Ecrit par : dugong | 30 mars 2008
Non! J'ai vu en avant-dernière...
Le spectacle a trois ou quatre ans, bien rodé et l'acteur est celui qui a tenté de convaincre mon lardon de la beauté et de l'utilité des mathématiques et sciences physiques, lui-même étant doté d'un bac C des années soixante-dix et de ce qui peut suivre. N'ayant obtenu qu'un très vague succès avec ses conseils de vieux sage, il lui enseigne à présent la diction de l'alexandrin contre espèces sonnantes et trébuchantes au lieu de lui donner gratuitement des conseils éclairés...
Non! Je vous jure, allez vous détendre. L'araignée du Prado, c'est quelque chose...
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Parce qu'à un moment crucial, on a négligé de lui faire "chanter" ses tables de multiplication.
Ecrit par : yann | 30 mars 2008
Ah! Mais ça, c'est TON boulot! Demande à Sibille! Il te dira que les publics modernes, c'est grave de chez grave et qu'on ne peut rien contre l'incurie des parents. Feignant!
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
"Quant à Gauvin, vous pouvez assez facilement faire le malin sur un blog sur lequel, je pense, peu de monde connaît "
C'est vous Sibille qui avez commencé à faire le malin vavec Gauvin, faut-il déjà vous le rappeler?
"Mais si, pour vous, Djokovic et Federer ont la même technique, ou Santoro et Murray, il va vous falloir changer vos Varilux!"
Encore des génies, décidément vous êtes incorrigible!
"Ceci étant dit, je ne fais absolument pas de parallèle avec la lecture."
Mais je ne vous ai aucunement parlé de lecture.
Enfin vous ne reconnaissez même pas votre erreur de raisonnement si évidente.
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Découvrant ce blog, je me permets de voter pour l'appellation "Instruction publique". Ayant récemment assisté à un stage d'établissement sur "la gestion du conflit", j'ai été terriblement déçu par les intervenants (abusant du jargon issu tout droit de l'IUFM, que je vomis), qui nous décrivaient comme des "éducateurs". Terme que je n'ai pu m'empêcher de récuser publiquement... Notre métier consiste en l'enseignement, non en l'éducation, point.
A propos, lors de ces longues journées d'IUFM qui nous semblaient aussi interminables que peu profitables, plusieurs d'entre nous avaient lancé un défi : trouver le véritable sens de l'acronyme 'IUFM'. La proposition qui remporta les suffrages était la suivante : 'Intéresse-toi Une Fois au Moins'.
Bonne continuation !
Ecrit par : Kozoh | 30 mars 2008
Pour Catmano: avoir un petit chien et acheter des croquettes ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 mars 2008
Vous avez oublié: "chez un vétérinaire"...
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
La famille éduque et l'école instruit. Voilà les piliers d'une bonne structuration personnelle et sociale.
Ecrit par : Magister | 30 mars 2008
Je comprends votre inquéitude. La question ne se pose pas pour vos propres enfants, mais pour ceux qui ne reçoivent quasiment aucune éducation à la maison ; il faut bien rappeler les règles élémentaires de politesse, les règles du jeu, mettre en place les conditions d'écoute, limiter la violence toujours prête à supplanter la parole.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
D'où... la maternelle! Vous croyez vraiment que Pauline Kergomar et ses copines récupéraient des gamins et des gamines nickel-chrome, juste comme il faut?
Sans lire Zola et Eugène Sue, on peut se faire une vague idée de ce qui devait débouler dans les salles d'asile...
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
A propos de purge...si on purgeait l'école de la présence nocive des parents ??? Vous en parlez peu et pourtant...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Merci Kozoh !
"Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?"
POUR l'appellation "Instruction publique" - 3 (Magister, Loki, Kozoh)
CONTRE l'appellation "Instruction publique" - 0 ?
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
"A propos de purge...si on purgeait l'école de la présence nocive des parents ??? Vous en parlez peu et pourtant..." Amélie, vous allez vous faire taper par Dobolino.
Honnêtement, j'ai plutôt eu à déplorer par le passé le manque d'investissement des parents que leur surplus d'investissement. Les remarques récurrentes que j'ai eues de la part des parents ont souvent été : "vous avez un dur métier" (parents sympathiques), "vos collègues sont très bons" - ou "pas bons", ca dépend non pas du collègue mais du parent (parents comaratistes), ou "comment ? Mon fils est si mauvais ? Mais vous auriez dû le dire avant (parent qui se réveille). Mais le plus souvent, j'ai regretté de ne pas voir plus les parents. Je pense que selon les parents, leur préence aurait été bénéfique ou néfaste, comme l'influence d'un prof peut être bénéfique ou néfaste...
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Et combien de profs sont des parents d'élève casse-pieds ?
Et combien de parents d'élèves compensent à la maison ce que le prof ne fait pas ou ne peut pas faire ?
Je suis embêté à l'idée d'opposer les deux catégories.
Dobolino, quel est votre avis de parent ? Vous aimeriez intervenir plus dans le lycée et le collège, ou vous trouvez que les réunions parents profs et les rendez-vous sont bien suffisants comme ça ? J'avoue que je ne sais pas trop quelle place il faudrait donner aux parents, entre le trop et le trop peu.
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Je pensais surtout aux délégués(ées) de parents qui, après leur cours de peinture sur soie,leurs bonnes oeuvres,leur partie de tennis, ont encore un peu de temps à tuer dans les conseils de classe...on a ceux-là chez nous et ils ont tendance à être pesants...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Dobolino, quel est votre avis de parent ? Vous aimeriez intervenir plus dans le lycée et le collège, ou vous trouvez que les réunions parents profs et les rendez-vous sont bien suffisants comme ça ? J'avoue que je ne sais pas trop quelle place il faudrait donner aux parents, entre le trop et le trop peu.
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Mes revendications se portent sur la maternelle et l'école primaire! J'y ai conduit mes enfants pour qu'ils y soient instruits, en toute naïveté et toute confiance a priori. On a voulu les y éduquer a contrario de mes choix et en m'insultant et on m'a laissé libre de les instruire alors que, voyant les défaillances, le temps me manquait pour les pallier. Ce fut la pire époque!
Lycée, Collège, pour moi, c'est de la roupie de sansonnets en comparaison de maternelle et primaire. Certains jeunes capessiens de lettres modernes ou d'hist/géo, en collège, me laissent pantoise mais avec les explications fournies ici par vos soins, je m'en sors discrètement et ma deuxième en tire profit. Elle est dégoûtée des matières littéraires, bon, c'est un fait! Elle accepte néanmoins les leçons de grammaire et les dictées à la maison. On dirait que ça marche un peu...
Quant au lycée, alors là, que voulez-vous que je juge? Je ne suis pas en cours avec mon fils et c'est son affaire de grand garçon!
Ma place de parent? N'intervenir qu'en cas de grabuge si une incompréhension notoire s'installe entre un ado et un professeur ou le corps disciplinaire! Je ne veux en aucun cas intervenir à l'école, au collège ou au lycée. Il y a là des enseignants pour exercer une profession en s'entendant, en ce qui concerne la discipline, avec ceux qui en sont chargés.
Je rappelle que, quand j'interviens ici, selon le mot d'ordre de JPB, ce n'est pas pour des raisons personnelles, mais en tant que citoyen.
Les parents d'élèves devraient être là pour s'occuper des menus de la cantine, de l'ergonomie des locaux, de la DGH, et en aucun cas de vos choix instructifs. Maintenant, si vous vous mélez d'éduquer, bien sûr, nous avons notre mot à dire!
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
"J'y ai conduit mes enfants pour qu'ils y soient instruits [...] Maintenant, si vous vous mélez d'éduquer, bien sûr, nous avons notre mot à dire!"
Dobolino, ah ben vous non plus vous ne seriez pas gênée par le retour de l'appellation "Instruction publique" au lieu de l'"Education nationale" ?
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
"Surtout dans la perfection du jeu de jambes.Mais si, pour vous, Djokovic et Federer ont la même technique, ou Santoro et Murray, il va vous falloir changer vos Varilux!"
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mars 2008
Le jeu de jambes..... et tout le reste !! :-)))
Sinon bien évidemment qu'ils ont fondamentalement la même technique. Tous la même technique, plus ou moins excellente, plus ou moins complète et variée, avec leurs points forts, leurs points faibles, etc., et aussi des singularités plus ou moins marquées. Vous confondez encore deux choses: la technique en tant que savoir-faire commun, prédéfini, schématisé, répété, éprouvé (et évolutif!) et l'équation personnelle de son expression. Et l'équation personnelle se construit d'abord dans (se surajoute à) l'apprentissage répétitif de gestes et de situations de jeu. Sans s'y réduire pour autant.
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Quand les élèves sont impolis,oui,j'éduque,je fais quelques petits rappels,à la place des parents...normal,non?..on les voit toute la journée,on vit ensemble au même endroit,loin des parents...Il arrive qu'on les console d'un chagrin à la fin d'un cours,parce qu'on a remarqué une mine triste..est-ce grave Docteur?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Personnellement, j'ai trouvé difficile d'être à la fois instit et parent d'élèves du temps de l'école primaire.
Pas pour notre fils aîné mais pour notre paire de jumeaux.
Et comme ils ont tous passé 6 ans avec le même Maître, j'ai souvent eu envie de rentrer dans un petit trou de souris...
à cause des gamins... et presque aussi souvent envie de sortir mes griffes de maman à cause du Maître...
Et comme pour Dobolino, tout était plus simple au collège et au lycée...
Ecrit par : Maminou | 30 mars 2008
Plus l'enfant grandit, moins notre place est grande dans cette alchimie.
En Collège, nous avons pu bénéficier d'une rencontre individuelle parents/professeur par an. C'est très bien!
Pour notre fille, c'était congratualtion sur congratulation, au point que la petite, les chevilles enflées, nous suppliait de quitter les locaux.Pour notre fils, un planning journalier, de la sixième à la troisième, avec le corps enseignant aurait été à peine suffisant... On ne peut demander ça !
Le tout est d'admettre de se couler dans la masse!
Non, vraiment, notre seule reproche, en tant que parents, à mon époux et à moi, c'est d'avoir amené à l'école des enfants à instruire, éduqués à écouter et obéir autant que faire se peut à deux-trois ans et de nous l'être vu reprocher en divers termes pendant d'interminables années. Ça rigole pas, à l'Ed Nat de base! Aux chiottes, les élitistes qui mettent les "Savoirs" avant les "Savoir-faire".
Moi, je continue à dire que je n'ai rien à faire à l'école, hors des menus de la cantine, de l'aération des salles, de la qualité du dortoir des petits et de l'absence de châtiments corporels. J'en oublie probablement, de ces détailms matériels qui nous concernent, nous, parents. Ah! oui! des matelas dignes de ce nom à l'internat pour éviter les séquelles dorso-lombaires!
Maintenant, si la prof de maths de ma fille juge bon de mettre un contrôle mardi en huit sur le cours qu'elle dispensera la semaine prochaine, alors que ma fille va faire, avec les latinistes, un voyage à Rome cette semaine, ce n'est pas mon affaire! J'ai compris ici qu'on peut être judicieusement contre ces voyages sodomisateurs de diptères qui ne comblent que les nantis, dont ma fille ...
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Jl était une fois une marchande de foie qui vendait du foie...Quels ringards ces pédagagas qui viennent dire aux pédagogos que c'était mieux avant...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Dobolino, ah ben vous non plus vous ne seriez pas gênée par le retour de l'appellation "Instruction publique" au lieu de l'"Education nationale" ?
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Ah! Ben non! Mais je suis un cas pathologique.
Instruisez-les seulement, par pitié! Nous, on vous les éduque!
Ceci dit, je confirme que je veux une Ecole ouverte aux deux/trois ans, une vraie école qui apprenne les bases.
Je ne vous dis pas ça pour ma pomme! Pour mes minots, c'est trop tard. C'est bien l'avenir commun qui me motive.
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
"L'essentiel de son (pauvre) discours consiste à apporter des réponses simples(istes) à des pb complexes mais que le grand public peut comprendre et qui rassurent."
Si ce gars là a compris cela, c'est déjà quelque chose...
Tout espoir n'est pas perdu.
Mais G.Morel, ne fréquentez pas trop ce genre de forum, vous vous faites du mal...
Ecrit par : Maminou | 30 mars 2008
J'ignorais que je surfais sur le web,dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho.C'est de la dyslexie peut-être..
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Je pensais surtout aux délégués(ées) de parents qui, après leur cours de peinture sur soie,leurs bonnes oeuvres,leur partie de tennis, ont encore un peu de temps à tuer dans les conseils de classe...on a ceux-là chez nous et ils ont tendance à être pesants...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Oui! Bien sûr! Il y a de ça! Mais pas seulement. On y trouve aussi des êtres assoiffés de pouvoir qui n'ont pas l'envergure pour être élus du peuple et qui se contentent d'être élus d'un petit peuple qui n'a pas envie de s'y coller à leur place et qui croit, sous la pression, qu'on ne peut être parent d'élève sans adhérer à une assauce de parents...
Vous avez vu, parents, les messages comminatoires reçus en début d'année, chaque année? Si tu n'es pas affranchi, t'adhères, par peur de pas être clean comme il faut.
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
Dobolino,c'est justement ce que je comptais ajouter.Souvent,il s'agit de femmes qui se sentent exister de cette façon,hélas...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Merci Kozoh !
"Y-a-t-il quelqu'un ici qui serait opposé à ce que le ministère de tutelle des professeurs s'appelle "Ministère de l'Instruction Publique" ?"
POUR l'appellation "Instruction publique" - 3 (Magister, Loki, Kozoh)
CONTRE l'appellation "Instruction publique" - 0 ?
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
Il a été rappelé à plusieurs reprises sur ce blog que l'appellation "ministère de l'éducation nationale" avait été adoptée à l'instigation d'Anatole de Monzie en 1932.
Le ministère de l'éducation nationale s'appelait auparavant "ministère de l'instruction publique et des beaux-arts".
La vérité oblige à dire que Monzie, pacifiste convaincu et admirateur de Mussolini n'a fait qu'imiter ce dernier qui avait eu le premier l'idée d'un "ministère de l'éducation nationale".
Il y a donc bel et bien une connotation totalitaire. Ce n'est pas à l'Etat d'éduquer, mais à la famille, sauf dans les Etats où tout est sous le contrôle de l'Etat.
L'idée est déjà ancienne puisque Platon (personne n'est parfait !) rêvait déjà, au IVème siècle av. J.-C. dans "La République", de confier l'éducation des enfants à l'Etat.
J'entends encore Vladimir Jankélévitch, commentant ce texte, nous mettre en garde contre les utopies philosophiques .
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Pour Robin:
"Poi tutto trovò pace in un mucchietto di polvere livida."
Ecrit par : Sanseverina | 30 mars 2008
Quand les élèves sont impolis,oui,j'éduque,je fais quelques petits rappels,à la place des parents...normal,non?..on les voit toute la journée,on vit ensemble au même endroit,loin des parents...Il arrive qu'on les console d'un chagrin à la fin d'un cours,parce qu'on a remarqué une mine triste..est-ce grave Docteur?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Ah! Ben non, c'est pas grave, c'est bien!
Un genou écorché, n'importe quel adulte responsable peut le soigner et nous comptons sur vous pour gérer bobos de l'âme et du corps quand les enfants vous sont confiés.
On m'a reproché de surinvestir mon fils mais on m'a aussi appelée en urgence, en CM2, toutes affaires cessantes, pour un genou vaguement griffé que j'ai traité en deux temps/ trois mouvements.
Ecrit par : dobolino | 30 mars 2008
J'ignorais que je surfais sur le web,dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho.C'est de la dyslexie peut-être..
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
"Et voilà pourquoi votre fille est muette !"
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Dobolino,c'est justement ce que je comptais ajouter.Souvent,il s'agit de femmes qui se sentent exister de cette façon,hélas...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
Des fois, c'est des mecs! Je l'ai vu! Le type m'a fait la tronche un an parce que j'avais sauvé la DGH du collège de nos gamins d'un coup de fil à mon pôpa. C'est lui qui m'avait expliqué qu'il fallait une "relation". Justement que j'en avais une, moi, trop contente d'en faire bénéficier la communauté.
Comment qu'ils m'ont haïe, le président des parents d'élèves et le principal du collège, deux mâles bien couillus. Ils ont failli fracasser mon minot. Ils l'ont accuser, à douze ans, de sexualité déviée.
C'est pas demain la veille que je re-demanderai à mon pôpa de téléphoner au recteur!
Y'a des mecs, Amélie, ils n'en ont pas plus que des gonzesses en mal d'en avoir.
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
"J'ignorais que je surfais sur le web,dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho"
Les Brightles, jeune groupe talentueux et prometteur composé de Jeremy Lennon, Robin Hood, Will Morel et Christopher Sybil, est heureux de vousprésenter son dernier tube :
"Bri-ghel-li is a catho submariiine
catho submariiine
catho submariiine"
Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008
"J'ignorais que je surfais sur le web,dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho"
Les Brightles, jeune groupe talentueux et prometteur composé de Jeremy Lennon, Robin Hood, Will Morel et Christopher Sybil, est heureux de vousprésenter son dernier tube :
"Bri-ghel-li is a catho submariiine
catho submariiine
catho submariiine"
Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008
Ca me va !
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Pour Sanseverina :
Animula, vagula, blandula
Hospes comesque corporis,
Quae nunc abibis in loca,
Pallidula, rigida, nidula,
Nec, ut soles, dabis iocos.
Hadrien
Faute de retrouver la joie à jamais perdue après la mort d'Antinoüs, l'empereur trouva la paix, comme le prince de Lampedusa et comme chacun d'entre nous "in un mucchieto de polvere livida".
Bonne nuit à tous !
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Tu es poussière?
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
Et tu redeviendras poussière?
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
Lu sur un forum de professeurs des écoles (ceci n'est pas une parodie):
""Professeur des écoles"
Envoyé par missmathildedu49 le 21 novembre à 16:46
j'aimerai ètre professeure des écoles mè je c pa se kil fo fèr aprè la seconde. vou pouvé médé svp !!
...
"Infos"
Envoyé par diablesselangel le 23 novembre à 19:16
Ouais, dc fô que tu fasse nimporte quel bac, que tu l'ai, après, tu dois passer nimporte quelle licence (3ans ap le bac), et ensuite, fô que tu passe un concours pr entrer à l'IUFM. Ensuite, si tu réussi ce concours, t'es formé pdt 2 ans et t'es payé en m tps, et une fois ta forma finie, tu pe commencer à enseigner. Ms ce qui est cool, c que tu est envoyé ds une école de la région où tu as été à l'IUFM, et dc c pas comme les profs, t'es pas obliG d'aller nimporte où en Fce. Si t'as besoin de conseils ou d'infos, tu pe tjs me demanD, si je pe rép, je le ferai. Moi, je s8 en 1ère ES, et g choisit 7 section pq c 1 'tit peu + général que les otres (enfin je trouve), et dc je pense que ce sera 1 + pr ap. Ms on verra bien !
Et o fait, sé pas si tu as entendu parler des nvL réformes de l'éduca, pq'ils disent que maintenant, ce seront les professeurs des écoles qui devront enseigner la 1ère langue aux enfts, dc fô que tu maitrise bien une langue ...
Sur ce je te laisse méditer sur ces quelques infos qui st loin d'être très complètes !
...
"Merci !!"
Envoyé par missmathildedu49 le 23 novembre à 22:13
ba jte remerci bcp pour ttes C ptit info !! a+
...
"De rien"
Envoyé par diablesselangel le 24 novembre à 13:45
de rien, et si t'as besoin dotres renseignements : demde !"
Conclusion: le niveau monte et la relève est assurée.
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Rédigée par Françoise Mallet-Jorris, dite parfois FGuichard, la chanson qui suit, intitulée La Brighellienne, pourrait être un tube interprétée par les belles dames de ce blog répondant au doux prénom de Marie-Paule :
Lorsque j'ai voulu parler des IUFM,
Ma présence leur a posé pas mal de problèmes
Car je n'aime pas Meirieu,
Ni Goigoux ni Charmeux,
Je le dis sans un complexe,
Je parle au nom du bon sens... Ca les vexe.
Je ne suis pas du FN ca les gêne ca les gêne
Je ne suis pas extrémiste ca existe ca existe
Je ne suis pas catholique ca s'complique ca s'complique
Je ne suis pas intégriste que c'est triste que c'est triste
Je ne suis pas pédago c'est idiot c'est idiot
Je ne suis pas excessif mais j'ai le ton un peu vif
Je ne suis pas pour le Snes quelle détresse quelle détresse
Je ne roule pas pour l'AFEF, je sens qu'on m'en fait grief, m'en fait grief, m'en fait grief...
Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008
Bientôt j'ai fait connaissance de quelques stagiaires,
Qui lisaient bien volontiers mes textes sévères
Comme je ne parlais pas la novlangue officielle et le jargon trop complexe,
Je crois qu'ils en sont restés tout perplexes.
Je ne suis pas graphomane, on me blâme, on me blâme,
Je ne suis pas pédagogue, c'est en vogue, c'est en vogue,
Je ne lis pas Frackowiak, quelle attaque, quelle attaque,
Je n'suis pas pour la globale, quel scandale, quel scandale,
Je n' suis pas pour Antibi, ça me nuit, ça me nuit
J'n'aime pas les programmes Viala, il ne manquait plus que ça,
Oh disent les formateurs quel malheur, quel malheur,
Et je leur avoue mon vice, je n'suis même pas pour les TICE, pas pour les TICE, pas pour les TICE...
Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008
Je n'ai pas trouvé la chanson interprétée dans sa vesion originale chantée par Marie-Paule Belle, mais j'ai la version de remplacement par Nicole Croisille (avec une voix joliement rauque et abîmée !) :
http://www.youtube.com/watch?v=3JiGgh4JQUs&feature=related
Y a aussi la version piano : http://www.youtube.com/watch?v=tEp_vPT4cek&feature=related
Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Je%2Bne%2Bsuis%2Bpas%2BParisienne/video/x2ncen_marie-paule-belle-je-ne-suis-pas-pa_music
Ecrit par : Sergio | 31 mars 2008
Belle bande de dégénérés qui viennent donner leur aval à d'autres dégénérés, n'hésitant pas à égratigner la langue française qu'ils croient défendre...
Lancer des idées de purge ? Cela rappelle certaines heures sombres de l'Histoire, la vraie, pas celle que nous propose le ministre, pas laportion congrue...
Ouf ! Vous n'êtes pas aux commandes du pays, cela serait pire (si on peut faire pire...)
Allez, camarade, tu peux m'ajouter à ta liste noire.
Je serai (au futur, pas au conditionnel virtuel !) heureux d'en faire partie !
Et je serai aussi aux premières loges quand les gamins que vous allez massacrer si ces programmes sont appliqués bâtiront des barricades en interdisant d'interdire.
Vous me faites franchement gerber... Moi qui pensait naïvement que Nuremberg avait éradiquer la peste !
Ecrit par : Ferraris | 31 mars 2008
Il est bien le post de Guy Morel. Et le texte de Tannery aussi. Même point de vue, mais dans une perspective beaucoup plus large (non limitée au calcul), dans Lévi-Strauss. C’est un article intitulé « Propos retardataires sur l’enfant créateur » que j’avais trouvé ad hoc pour Charmeux et tous ceux qui se réclament du « structuralisme » sans savoir de quoi il s’agit. J’en avais publié de larges extraits sur le site de Reconstruire l’école.
http://www.r-lecole.freesurf.fr/gene/levistr.html
Le problème, c’est que cette discussion ne porte pas vraiment sur les programmes mais sur la pédagogie (dation de sens contre mécanisme, pédagogies constructivistes contre pédagogies explicites). On dirait que les pédagos se foutent un peu des programmes. Ce qui les hérisse c’est que, par leurs exigences, ils amènent à économiser tout le temps perdu à « donner du sens aux savoirs ».
Le problème aussi et toujours est de répondre à la question : Que faire ? Face à l’offensive des 19, faut-il se croiser les bras parce que les nouveaux programmes ne sont pas satisfaisants sur tel ou tel point de détail (la soustraction avec retenue par exemple, si j’ai bien appris ma leçon) ou lancer une contre-offensive ? Dans la deuxième hypothèse, il faut faire des concessions et des alliances, comprendre qu’on n’aura pas tout d’un seul coup, que les programmes peuvent être améliorés dans la consultation actuelle ou dans les années à venir. Bref, il faut constituer une front uni antipédago et, pour cela, renoncer à son nombrilisme d’association, seule à détenir toute la vérité. « Nous ne soutenons pas les programmes Darcos parce qu’ils ne sont pas intégralement conformes à nos propres programmes » ne me semble pas une bonne politique. « Nous ne voulons pas signer une communiqué commun avec des associations qui ne sont pas sur notre propre ligne », non plus. Si je puis, à mon tour, renouer avec le fil précédent, je rappellerai que certains avaient beaucoup discuté à l’époque d’un petit texte philosophique sur le concept de contradiction. Malgré son apparente simplicité, ce texte remettait en question les fondements du marxisme, le fameux matérialisme dialectique. Exit la contradiction hégélienne, qui va de thèse en synthèse en passant par l’antithèse. Pas de réconciliation au bout – ce pourquoi je ne vois aucun intérêt à discuter avec Lang, Ferry, Ouzoulias, Bérille, etc sauf pour leur rentrer dedans en public. Il faut en revanche distinguer entre contradiction principale et contradictions secondaires, aspect principal et aspects secondaires de la contradiction, contradictions au sein du peuple et contradiction entre le peuple et ses ennemis. Le tout en fonction des exigences du présent, car les lignes de partage varient et le « peuple » lui-même ne se définit pas dans les mêmes termes selon les circonstances historiques. Les japonais sont là ? cela requiert un certain type d’alliances. Les japonais ne sont plus là ? on change son fusil d’épaule (et de cible) Sans nostalgies excessives ni amnésie totale, ne pourrait-on lancer ce slogan : Mécanistes de tous les pays, unissez-vous ? Vous n’avez que la dation de sens à perdre et une école à y gagner.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008
Ferraris nous traite de dégénérés et voit Nüremberg("Nüremberg m'a éradiquer").
Ca doit être terrible de se perdre dans les circonvolutions d'un cerveau dont ne sort que sa propre vision.
C'est peut être cela qu'on appelle "avoir une attitude réflexive" en pédagol ?
Tout cela est plutôt bon signe : ils s'énervent...
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
"Le jeu de jambes..... et tout le reste !! :-)))
Sinon bien évidemment qu'ils ont fondamentalement la même technique. Tous la même technique, plus ou moins excellente, plus ou moins complète et variée, avec leurs points forts, leurs points faibles, etc., et aussi des singularités plus ou moins marquées. Vous confondez encore deux choses: la technique en tant que savoir-faire commun, prédéfini, schématisé, répété, éprouvé (et évolutif!) et l'équation personnelle de son expression. Et l'équation personnelle se construit d'abord dans (se surajoute à) l'apprentissage répétitif de gestes et de situations de jeu. Sans s'y réduire pour autant."
Ecrit par : Philippe | 30 mars 2008
Bien sûr, bien sûr...
Qui est idéologue: l'entraîneur qui sait voir les coups naturels de son élève, (Bergelin avec Borg, surdoué) et qui lui fait travailler sans relâche jusqu'à ce qu'il explose tous ses adversaires pendant une petite décennie, ou celui qui les nie totalement en tentant de lui imposer la technique qui marche à l'époque, et qui transforme un autre surdoué en joueur n'ayant aucune espérance internationale, (Deniau avec Gauvain qui, si mes souvenirs sont exacts, n'a même pas terminé en première série, ou tout juste).
D'un côté un visionnaire, de l'autre un idéologue, avec des joueurs vraisemblablement de dons équivalents au départ.
Mais, bien sûr, vous prétendrez certainement que Laver, Connors, Borg, Gerulaitis, Nastase et Mc Enroe avait aussi la même technique?
Je ne confonds rien du tout. Tous ces joueurs, ceux d'hier et d'aujourd'hui, ont une technique excellente, évidemment. Mais ces techniques comportent des différences qui ne relèvent pas du détail. Loin s'en faut.
Et appeler ceci "l'équation personnelle de son expression", (vous avez pris des cours de jargon à l'IUFM??? ;-) n'est que jouer sur les mots.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
je ne vois aucun intérêt à discuter avec Lang, Ferry, Ouzoulias, Bérille, etc sauf pour leur rentrer dedans en public.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008
C'est exactement mon avis! Tout essai de "parler" avec ces gens-là, comme le souhaite Christophe Sibille, est voué d'avance à l'échec.
il faut constituer une front uni antipédago et, pour cela, renoncer à son nombrilisme d’association, seule à détenir toute la vérité.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008
"Sauver les Lettres"? Hélas!
Ecrit par : Jean | 31 mars 2008
Conclusion: le niveau monte et la relève est assurée.
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Oui et en + la diférérance problématik entre la qlture de l'ékole et sèle de l'élèv é en bone voi d'abolicion. On narete pas le progré ver dé landemins ki chante : des enséniant qui nen save pa plu que les élèv !
"la diférérance" : le prof Derrida nous communik de l'o-dela : "j'né pa voulu ca !"
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Qu'est-ce qu'elle a la marchande de foie ? Elle a perdu la foi ?
Quelle foi ?
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 mars 2008
il faut constituer une front uni antipédago et, pour cela, renoncer à son nombrilisme d’association, seule à détenir toute la vérité.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008
Waouuuuhhh! Se rassembler! Bon Dieu, mais c'est bien sûr! Comment ne pas y avoir pensé plus tôt!!!
The Times They are a-changin'!!!!
Come gather ‘round people
Wherever you roam,
And admit that the waters
Around you have grown.
And accept it that soon
You'll be drenched to the bone,
If your time to you
Is worth saving
Then you better start swimming
Or you'll sink like a stone,
For the times they are a-changin'!
Ecrit par : Sanseverina | 31 mars 2008
"J'ignorais que je surfais sur le web, dans un sous-marin d'extrême gauche de la droite catho"
Jérémy fête l'anniversaire de mai 68 en relisant les oeuvres complètes de Timothy Leary dans un sous-marin jaune.
Il n'est pas encore parvenu à faire la synthèse entre Bakounine et Charles Maurras, mais ça ne saurait tarder, grâce à Lucy in The Ski with Diamonds.
Saluons ce nouveau Némo !
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Saseverina a écrit : "Waouuuuhhh! Se rassembler! Bon Dieu, mais c'est bien sûr! Comment ne pas y avoir pensé plus tôt!!!
The Times They are a-changin'!!!!"
Quand ça change, ça change ... (les tontons flingueurs associés).
L'heure serait aux tables rondes ? De preux chevaliers autour ? Le Graal empli de programmes roboratifs au milieu ?
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
Quelqu'un (re)demandait récemment si une agape réunirait un jour les blogueurs.
La quête * de l'union sacrée sur les programmes en serait l'occasion.
L'esprit Peace and Love, quoi !
* on peut aussi participer financièrement.
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
L'heure serait aux tables rondes ? De preux chevaliers autour ? Le Graal empli de programmes roboratifs au milieu ?
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
On aimerait bien! Depuis le temps!
Dans la lande devenue déserte, certains chevaliers pensifs cheminent en se disant qu'ils commencent à être bien seuls.
Ecrit par : Sanseverina | 31 mars 2008
Autant lancer l'eau du lac...
Y'a pas l'feu au lac ?
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
Oh, lac, suspends ton vol...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
Pardon, je reprends: "O (accent circonflexe) lac, suspends ton vol...
"Tu trouverais pas de l'eau (de là) au temps..."
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
La marchande de foie, des fois, pourrait se reconvertir dans la pomme : pomme de reinette , pomme d'api, pomme de Newton, pomme d'Adam qui veut tout savoir, pomme de Pâris ... et elle aurait de quoi s'occuper. L'ennui c'est que le ver s'est installé dans le fruit, a creusé des galeries, prospéré et n'a guère envie d'être délogé. C'était à prévoir.
Comme vous avez tous l'air de vous défouler, je n'ai pas résisté à la tentation. Il fait beau. Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 mars 2008
Le paradis américain, le voici.
Je suis sûr que Cadichon nous prouvera que cette information est fausse et que tout va bien aux USA...
http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/7321500.stm
Pour les non-anglophones, l'Etat de l'Oregon a trouvé un moyen 'juste' pour faire bénéficier de la sécurité sociale ceux qui n'ont pas les moyens financiers de se la payer eux-même.
Ce moyen 'juste' est une loterie.
Extraordinaire. Vraiment, je ne comprends pas pourquoi on n'est pas tous libéraux.
Ne pas l'être relève de l'imbécilité (avec un L) sûrement.
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Monsieur Brighelli,
J'ai depuis quatre ans un profond respect pour votre rigueur intellectuelle, qualité qui se fait rare de nos jours. Ce sont vos oeuvres ainsi que celles de Marc le Bris, Natacha Polony, Fanny capel, Alain Finkielkraut, Laurent Lafforgue, Agnès Joste et d'autres dont j'oublie le patronyme, qu'ils veuillent bien m'en excuser, qui m'ont ouvert les yeux ou et confirmè mes craintes quant à la démagogie intellectuelle qui sévit à l'école primaire.
Père de deux enfants de CE1 et CM2, je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison .
Arrogance de ma part, dites vous?
Aucunement, il s'agit d'un agacement exacerbé par la désinvolture affichée par l'institution chargée par la République de former intellectuellement les élèves (pas de verbiage pédagogo du genre "apprenant" chez moi) qui lui sont confiés. Il n'est pas dans mes intentions de remplacer qui que ce soit. Je ne peux accepter que l'institutrice passe à côté de fautes graves d'orthographe, de vocabulaire ou de grammaire. Je ne peux tolérer que, sous prétexte de laisser libre cours à l'expression orale ou écrite des élèves, cette dite expression se transforme en langage petit nègre ( les bandits ont scotché le boulanger) sans qu'aucune correction n'intervienne.
Eploré, je viens vers vous pour solliciter de votre part un commentaire qui m'èvitera, j'en suis persuadé, de penser que je suis fou ou paranoïaque.
Merci Monsieur Brighelli.
Bien cordialement.
Ecrit par : Fred | 31 mars 2008
je ne vois aucun intérêt à discuter avec Lang, Ferry, Ouzoulias, Bérille, etc sauf pour leur rentrer dedans en public.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008
Le problème n'est pas tant, à mon avis, de se parler entre états-majors (effectivement inconciliables), que de bien expliquer le propos aux instits en place (et ça fait beaucoup de monde...) et oui, de discuter avec eux.
Ecrit par : Pat | 31 mars 2008
Fred, si ce que vous dites est vrai (ça ressemble quand même beaucoup à un canular, mais on a déjà lu des choses aussi incroyables), je ne crois pas que vous ayez à craindre quoi que ce soit d'un point de vue judiciaire.
Par ailleurs, comme je suis quelqu'un d'apaisé, j'aurais tendance à vous conseiller l'apaisement, pour ne pas mettre vos enfants au centre d'une querelle assez usante pour eux. Ce qui ne vous empêche pas d'aider vos enfants en orthographe.
Ecrit par : Pat | 31 mars 2008
Ce qui ne vous empêche pas d'aider vos enfants en orthographe.
Ecrit par : Pat | 31 mars 2008
Mais surtout ... en secret !
Ecrit par : Zorglub | 31 mars 2008
Père de deux enfants de CE1 et CM2, je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison .
Ecrit par : Fred
Sous quel chef d'accusation?
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Père de deux enfants de CE1 et CM2, je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison .
Ecrit par : Fred
Sous quel chef d'accusation?
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Je dirai même plus: sous quel chef d'accusation?
Ecrit par : Jean | 31 mars 2008
On part travailler, et le blog au retour est plein de surprises…
Ferraris veut absolument être la victime expiatoire du pédagogisme. Mon cher, ça ne me gênerait pas de vous traîner devant les tribunaux pour offense à la santé intellectuelle des élèves — en particulier des plus fragiles, des plus déshérités. Le droit à l'instruction est inscrit dans la Constitution — et ce que vous et vos pareils avez fait depuis deux décennies, c'est de dénier ce droit à ceux qui n'ont pas forcément, chez eux, les moyens de compenser les manques de l'institution. Et aux autres aussi, parce que je ne me soucie pas seulement des élèves en difficulté : combien de bons élèves, voire d'élèves doués, ont été priés de ne pas dépasser la moyenne — ou dégoûtés à jamais ! Combien d'enseignants évitent de donner la parole à leurs meilleurs éléments, de peur d'humilier les autres — et tout le monde, si je puis dire, profite de cette baisse générale ! Il existe des consignes pour éviter de faire lire à voix haute en Sixième — afin de ne pas faire ricaner certains, paraît-il, devant les défaillances de leurs petits camarades.
Mais, mon cher Ferraris, vu que la loi Jospin remonte quand même déjà à une vingtaine d'années, je vais me montrer charitable : peut-être êtes-vous vous-même une victime de cette institution bancale que vus défendez bec et ongles — crétin convaincu que son crétinisme est la norme. Allez en paix — vous ne savez pas ce que vous dites — ni, sans doute, ce que vous faites.
Quant à ce que nous raconte Fred… Ma foi, je le croirais presque, mon épouse ayant eu les mêmes problèmes dans une école primaire parce qu'elle critiquait les méthodes de lecture (Foucambert est-il une méthode ? Oui — nocive, par ailleurs) employées par la maîtresse de CP, toute fraîche émulue de l'IUFM de Montpellier, que le Diable les patafiole ! et qu'elle corrigeait ses fautes d'orthographe. Mais les chiens aboient, la caravane passe, et deux ans plus tard, nombre de parents dont les enfants ont pris cette année-là un retard abyssal reconnaissent — en privé ! — que nous avions bien raison de hurler, à l'époque…
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Trouvé par hasard sur un site de capésiens et d'agrégatifs de Lettres (ça va vous rappeler quelque chose):
"Fran:
VOus allez me dire ce que vous en pensez. Pour ma part, je vous le dis en fin. Je rappelle que ces propos n'engagent que moi, et pas [le nom du forum].
J'ai entendu la semaine dernière une interview du monsieur sur une radio. Franchement il m'a énervé à dire que les enseignants n'avaient pas le niveau que les programmes étaient bidons, qu'au primaire on massacrait tout... et à plusieurs reprises il a dit: les enfants ne savent plus lire.
Donc je me suis rendu sur son fameux blog: que de branlettes les amis! Il a une bande de léche-culs réac qui applaudissent au moindre mot ! Ca sent l'intégrisme catho doublé de la suffisance propre à certains LC.
Dans tout ça, j'ai simplement posé la question: qu'est-ce que c'est "savoir lire"?
J'ai dû m'y reprendre à deux fois: personne ne répondait bien entendu, ils sont tous en démonstration là-dedans.
Puis Brighelli vint...
Et voici:
Pour P****,
Qu'est-ce que savoir lire ?
Je répondrai tout simplement que l'on ne sait pas lire - jamais. C'est comme la voie de la souplesse ou l'art du thé : on passe une vie entière à maîtriser le geste. J'apprends chaque jour à lire - et à écrire. Je vous fais grâce de l'assimilation lire / déchiffrer, le côté Primaire (mais totalement nécessaire) de la chose. Les difficultés arrivent ensuite. Ce blog est, chaque jour, la preuve que Lire n'est pas exactement une activité anodine, tan til y a de malentendus - chaque jour. Savoir lire, c'est, in fine, s'approprier si bien le texte que l'oeil devient la main qui a écrit, si je puis ainsi m'exprimer. C'est ce qui arrivait à certains mystiques avec les textes religieux - ils entraient en résonnance avec la divinité. Eh bien mon cher P***, savoir lire (pour un enseignant : sachons modérer nos ambitions...), cela consiste à mon sens à huilerla serrure du texte, à le déplier comme on force un bouton de rose avec le doigt, à la mâcher et le remâcher jusqu'à ce qu'il exprime son suc - et que vous en fassiez votre plaisir. La métaphore qui me vient immédiatement à l'esprit, on l'aura peut-être compris, c'est le cunnilingus. Suis-je clair ?
D'ici quelques jours, j'exploiquerai dans une Note la relation étroite entre expliquer (cela veut bien dire déplier, étymologiquement, n'est-ce pas ?) et aimer. Mais savoir lire est de cet ordre : alors, êtes-vous déjà expert, mon cher P**** ?
JPB
Tout cela ne fait que confirmer bien des choses que je pense sur lui. Ce type est un terroriste de la pensée... et en plus, là, à mon sens, il a voulu faire la leçon en se foutant éperdument de ma gueule.
Remarquez, c'est drôle... vous vous voyez en train de dire ça aux parents à la réunion de rentrée des 6èmes?
J'ai essayé de visualiser la chose... "Alors aujourd'hui mes enfants, lecture... mesdemoiselles on écarte les cuisses".
Franchement.
Bon j'ai voulu répondre des milliards de choses, mais... je me suis dit, quand même... il est sérieux là?
Je pense qu'il s'attend à une réaction offusquée qui prouvera à tout le monde que je ne sais pas lire...
Mais d'un autre côté, je crois ce type assez con pour croire en ce qu'il dit là!
Voici ma réponse, je ne l'ai pas encore postée, je voulais savoir ce que vous en pensiez. M'est d'avis qu'il est inutile d'entrer dans le débat:
"Cher monsieur "moustache" B.
Entre ronsardiens... on se comprend.
J'imagine, dans ce cas, que "savoir écrire", c'est "savoir manier la baguette".
Profitons cher monsieur B., car quand le tambour avance... la baguette recule.
P*****
PS: je comprends mieux maintenant l'usage de la moustache."
Commence à tambouriner un peu trop celui-là."
Il y a eu pas mal de réponses imbéciles puis:
"Fran:
J'ai du mal à croire qu'il ait passé 15 ans en ZEP.
En plus si je me souviens bien, dans son livre, il dit qu'il leur donnait du Montaigne et compagnie et que les élèves adoraient ça. C'est le professeur Keating ce mec ou quoi?
A mon avis il devait être dans une ZEP pas trop crade ... à mon avis, dans un lycée, et il devait avoir, en tant que LC, les classes latin-grec.
Donc autant dire qu'il n'a pas vu grand chose de la zep, même en 15 ans.
Vous vous rendez-compte de ce qu'il dit quand même? Lecture = cuni.
On en a pendu récemment pour moins que ça."
"Chaani:
Il a passé 15 ans à Corbeilles Essone en ZEP.
Après, il défend l'explication de textes.. d'après ce que j'ai compris de son message. Et puisil aime la provocation. Alors, vous tendez pas comme des strings.
C'est un ancien camarade de classe prépa d'une de mes formatrices. Il nous a dispensé beaucoup de conseils lors de notre préparation au CAPES via internet."
"Fran:
Attends attends, il y a provoc et provoc.
C'est pas parce qu'il aime la provoc qu'on doit tout lui passer. Moi je m'en branle qu'il s'appelle Brighelli et qu'il soit normalien. Quand bien même il serait président de la république, à partir du moment où il dit une connerie, il dit une connerie.
Ecoute.
En formation, on nous fait un foin pas possible pour toutes ces questions de pédophilie et compagnie... à tel point même qu'en petite section y'a plus que des femmes.
Je sais faire la part des choses et t'inquiète, il en faut plus pour me choquer. Je dis juste qu'on a fait des procès pour pédophilie pour bien moins que ça.
Autre chose, dans ma zep du mée (donc tu vois, elle est pas usurpée celle-là), j'avais une collègue agrégée. Elle était à 3/4 temps. Elle faisait 12h et avec la crème de l'établissement! Eh oui: Latin/grec.
Je peux te dire qu'on avait pas la même vision de la ZEP.
C'est tout."
etc.
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
il faut constituer une front uni antipédago et, pour cela, renoncer à son nombrilisme d’association, seule à détenir toute la vérité.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 mars 2008
Ben oui, chers amis, même si ça en fait rire certains, il faut se rassembler, parce que les pédagos, eux, en ce moment, font flèche de tout bois, surfant par la même occasion sur le (très légitime) mécontentement créé par les suppressions de postes.
Tant que les divers courants instructionnistes continueront à polémiquer autour de queues de cerises et de rancunes plus ou moins perso, on ne s'en sortira pas.
J'en profite au passage pour apporter un léger démenti : je ne suis pas Françoise Mallet-Joris (hélas pour mes droits d'auteure, comme il ne faut pas dire), mais je me reconnais assez bien dans l'hymne apocryphe proposé par Jeremy -- à ceci près que je suis au SNES, dont la base, ceci dit inter nos, est bien moins pédagogo que la direction.
J'observe du reste avec une certaine satisfaction que la dite direction s'est prudemment abstenue de signer le manifeste des 19, craignant sans doute qq. réactions indignées de la part d'une base qui commence à craquer de voir arriver en 6eme de pauvres gamins incapables de lire ou d'écrire un tant soit peu correctement...
Quant aux purges, restons nuancés ; il suffit de renvoyer à la production, comme on disait naguère au 'Parti', les pédagogues experts dans l'expertise. Il y a déjà qq. lurettes, nous avons vu arriver dans l'établissement un ancien formateur MAFPEN, armé de ses seules certitudes, d'un mépris abyssal pour ses collègues et de l'art consommé d'apprendre à apprendre, et à qui on confia une classe tout ce qu'il y avait de correcte dans le genre moyen plus. Cet homme s'avéra incapable de tenir ses troupes et même de s'en faire respecter, si bien que, au bout de qq semaines, il envisageait tout bonnement de "dissoudre le peuple"...
Ecrit par : FGuichard | 31 mars 2008
"A mon avis il devait être dans une ZEP pas trop crade ... à mon avis, dans un lycée, et il devait avoir, en tant que LC, les classes latin-grec.
Donc autant dire qu'il n'a pas vu grand chose de la zep, même en 15 ans."
(cité par Loki, qui a bien du courage de s'avaler des sottises pareilles et que je remercie , sans rire, de son abnégation)
Ah, la bonne vieille haine rance pour les profs de lettres classiques, ces salauds d'élitistes réactionnaires, ça vous pose un progressiste, sspas ! Voici un jeune "collègue" dont j'espère très fort qu'il "bananera" au concours...
In cauda venenum : JPB est lettres modernes, sspas ?
Ecrit par : FGuichard | 31 mars 2008
amélie et dobolino:
il y a aussi des parents qui sont élus parce qu'au départ ils s'intéressaient à ce qui se passe dans l'école de leur(s) enfant(s) ; et qui le sont restés parce qu'ils ont pris conscience que sinon c'est la porte ouverte aux frustrés de toute sorte (bien d'accord avec vous sur ce point) qui adore allumer les instits, se payer la mairie et répéter comme des perroquets "pourquoi tous les enfants n'ont pas DROIT au même nombre de sorties chaque année?" (la qualité et la motivation de l'enseignant se jaugeant au nombre de sorties), "pourquoi le primaire n'a pas eu DROIT au carnaval comme les maternelles cette année?" bref que des trucs passionnants ; en revanche pour introduire des associations "d'accompagnement à la scolarité" et des activités de "vivre ensemble" sans se demander quels messages sont délivrés à leurs têtes blondes sans défense ya foule et ça se gargarise de mots piqués dans les magazines pour dames (projet, citoyenneté, accompagner, comprendre ha comprendre !)...moi je continue de faire mon job de parent lucide avec mes potes et on passe pour des obstructeurs, des pinailleurs et des empêcheurs de projeter en rond....pas grande gloire mais le sentiment d'être une danaïde au tonneau sans fond de la bêtise
Ecrit par : fabienne | 31 mars 2008
qui adorENT
Ecrit par : fabienne | 31 mars 2008
Meirieu , l'homme qui parle plus vite que son ombre...
Bip ..Bip
Ecrit par : patrickinstit | 31 mars 2008
Père de deux enfants de CE1 et CM2, je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison .
Ecrit par : Fred
Mettez-la au défi de mettre sa menace à exécution. Juridiquement, ça ne tient pas debout. Quel est le délit ? Par contre si elle vous échauffe un peu trop les oreilles, vous pouvez écrire à l'inspection de l'enseignement primaire.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Meirieu , l'homme qui parle plus vite que son ombre...
Bip ..Bip
Ecrit par : patrickinstit | 31 mars 2008
Si vous faites allusion à cet excellent dessin animé de Tex Avery, j'y verrai un mixte : un coyote moustachu avec une cervelle d'oiseau.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
j'y verrais avec un s.
Je vais me faire allumer par la "Ferraris" (?) qui n'a d'une formule 1 que le pseudonyme approximatif, plutôt à cheval...sur le conditionnel ("no future !??")
Je ne sais pas quelle genre de moquette il fume celui-là, mais à sa place je changerais de dealer.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
"Si vous faites allusion à cet excellent dessin animé de Tex Avery, j'y verrai un mixte : un coyote moustachu avec une cervelle d'oiseau."
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Brighellix?
Ecrit par : Alma | 31 mars 2008
Ben oui, chers amis, même si ça en fait rire certains, il faut se rassembler, parce que les pédagos, eux, en ce moment, font flèche de tout bois, surfant par la même occasion sur le (très légitime) mécontentement créé par les suppressions de postes. ( F.G)
Personnellement cela me fait sourire d'entendre des "responsables, présidents and so on..." appeler au rassemblement quand nous fûmes assez nombreux, il y a quelques années de cela , à l'appeler de nos voeux et que "les responsables, présidents" ne daignaient pas même nous répondre, où nous expliquaient au mieux que la diversité était source de richesse, bla, bla, bla. et qu'on ne pouvait pas s'entendre, bla, bla,bla et que se regrouper c'était de la soumission à un quasi parti, bla, bla, bla...
Alors, permettez quand même aux humbles troupes de ne pas être trop prises pour des c... Cela dit, je continue de penser qu'il faut se rassembler même si cela me paraît maintenant un peu tard. Mais on peut toujours essayer! Vous allez élire un roi Arthur?
J'en profite pour continuer à informer mes collègues du projet de mobilité des fonctionnaires qui n'a toujours pas fait réagir qui que ce soit ici. Il pourrait être présenté à l'assemblée le 9 avril d'après ce que j'ai su.
Ecrit par : Sanseverina | 31 mars 2008
je suis au SNES, dont la base, ceci dit inter nos, est bien moins pédagogo que la direction. FG
Excusez-moi de n'avoir pas répondu dans le même post mais la base du SNES dans les collèges trempe dans tous les projets pédagos les plus infâmes avec leurs copains du SGEN. C'est tout de même largement connu. D'ailleurs, il suffit de lire l'US pour s'en apercevoir.
Ecrit par : Sanseverina | 31 mars 2008
J'ai laissé traîner un "où" avec un accent indésirable; désolée!
Ecrit par : Sanseverina | 31 mars 2008
Brighellix?
Ecrit par : Alma | 31 mars 2008
Je parlais de Meirieu, Alma, ne faites pas l'âne pour avoir du foin. La moustache est son seul point commun avec Brighellix. Et d'ailleurs ce n'est pas le même genre de moustache.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Bonjour
A propos des mécanismes du calcul, j'aimerais savoir si vous connaissiez l'existence du dé à 10 faces, numéroté de 0 à 9,
Ci-dessous, un extrait d'un article Wikipédia
"Le trapézoèdre pentagonal, à 10 faces. Le seul dé courant qui ne soit pas un solide platonicien. Il est utilisé le plus souvent par paire pour générer les nombres de 0 à 100"(personnellement j'aurais dit de 0 à 99, mais bon !)
Dans la mesure où on peut tirer des nombres aussi grands qu'on le désire (il suffit de prendre autant de dés qu'on le désire et de lire ensuite les dés lancés de gauche à droite) et qu'on peut utiliser des dés d'une couleur différente pour figurer les chiffres après la virgule (ou alors pour différencier les dizaines, les centaines, les mille, les unités... etc), je me demandais si cela pouvait être un outil agréable à utiliser pour l'instituteur et les élèves.
Ecrit par : johnmarguerite | 31 mars 2008
"Je sais faire la part des choses et t'inquiète, il en faut plus pour me choquer. Je dis juste qu'on a fait des procès pour pédophilie pour bien moins que ça.
Autre chose, dans ma zep du mée (donc tu vois, elle est pas usurpée celle-là), j'avais une collègue agrégée. Elle était à 3/4 temps. Elle faisait 12h et avec la crème de l'établissement! Eh oui: Latin/grec.
Je peux te dire qu'on avait pas la même vision de la ZEP.
C'est tout."
etc.
C'est tout ? Voilà quelqu'un qui demande : "Qu'est-ce que savoir lire", que l'on prend pour un adulte et à qui on donne une réponse d'adulte en parlant de "jouissance" et qui nous parle de pédophilie et de procès.
Autant en intenter à Jean-paul Sartre pour avoir écrit dans "Les Mots" que lire était pour lui comme "mourir d'extase"
...Ils sont vraiment aussi bêtes que ça ou ils font semblant ? Eux pas savoir quoi ça être une métaphore ?
Et comment peuvent-ils ne pas comprendre que cette activité hautement "jouissive" (quel horrible mot !) encore une fois se prépare en amont par un certain apprentissage. Savoir lire, c'est lire couramment, à voix haute, en mettant l'intonation, en comprenant ce qu'on lit.
L'effort donc, et le plaisir au bout de l'effort. C'est si dur que ça à comprendre ?
Quant au reste (le latin, le grec, "la crème de l'établissement"), ça se passe de tout commentaire.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
31 mars 2008
Consultation nationale sur les nouveaux programmes de l’école primaire.
Vendredi 28 mars 2008 après-midi : consultation nationale sur les nouveaux programmes en école primaire …..
Lundi 31 mars…à 8h00 sur les ondes de France Inter, la synthèse sur ces milliers de consultations est faîte …
Conclusion : Rapport Darcos à la poubelle ! Des milliers d’enseignants consultés et 48 heures plus tard ; on nous sort une prétendue synthèse sortie des urnes ….
Bien évidemment, à 8h 02 Mr Meirieu , professeur agrégé des universités, en sciences de l’éducation se répandait sur les ondes…. « On veut faire de vos enfants de petits robots »
Les représentants nationaux des syndicats sont de l’avis de Mr Meirieu.
Que de précipitation !
Je n’ai pas entendu le même son de cloche parmi mes collègues ! Les syndicats et les “maîtres à penser” de la pédagogie confisqueraient -ils le débat ? J’en parlerai plus tard.
Ecrit par : patrickinstit | 31 mars 2008
Merci à Loki de me faire savoir les âneries que l'on profère sur mon compte — où, à propos ? Vite, l'adresse !
Pour mémoire :
- Comme l'a précisé FG, je suis prof de Lettres modernes — je ne me fais donc pas de rente de situation avec des cours de Latin-Grec ;
- J'ai passé deux ans aux Ulis, ce qui est déjà quelque chose, et dix au lycée des Tarterêts de Corbeil-Essonnes, ce qui n'est pas rien. Et j'y ai toujours fait de la littérature de bon niveau. Toute personne qui croit qu'on ne peut faire, en ZEP, que des articles de Libé est un connard de première — le mot à la mode, ces temps-ci.
- L'idée que je puisse être un crypto-catho est très très drôle. Quand je pense que je me suis brouillé avec un catho officiel (Lafforgue) parce qu'il pense que je suis l'Antéchrist…. Quand je pense surtout que ces jeunes imbéciles encensent Meirieu, qui lui sort tout droit des sacristies des JOC des années 60…
- Keating ? Le Cercle es poètes disparus est une aimable fable, parce qu'il présente le prof en question comme un original. Mais nous devrions tous être de cet acabit — au moins au niveau du théâtre, comme le soulignait quelqu'un ici même il y a peu. Si on ne sait pas vendre sa soupe, on aura des problèmes, à commencer par des problèmes de discipline, même au Couvent des Oiseaux.
- Les questions de pédophilie inquiètent les formateurs grâce à l'amendement Ségolène. Mais confondre une métaphore et un acte, de la part de futur enseignants, me laisse rêveur. Je livre à leurs méditations quatre vers fameux de Ronsard — pas envie de faire ici l'explication complète :
"La grâce dans sa feuille et l'amour se repose / Embaumant les jardins et les arbres d'odeurs ; / Mais battue ou de pluie ou d'excessive ardeur, / Lentement elle meurt, feuille à feuille déclose." Je cite de tête…
J'y verrais volontiers, outre un topos sur la mort des belles adolescentes, et un procédé habile pour flatter le deuil du roi en se rappelant un deuil personnel, une autre métaphore, assez proche de la mienne, sur le déshabillage du texte, auquel l'explication ôte peu à peu ses beautés (même image, en plus vif, chez Brassens : "Avec des pétales de rose / Un bout de corsage lui fit…" et la suite : "Elle fut toute déshabillée"). Eros et Thanatos, hein… Et puis, feuille de rose, avec ou sans moustache… Tenez, c'est le titre de la seule pièce de théâtre écrite par Maupassant — "À la feuille de rose, maison turque". Elle fut représentée en petit comité, devant un Flaubert hilare, avec Guy travesti en créature de bordel… Ça devait payer.
Voilà, vous avez une petite idée de la façon dont je peux faire cours — à ceci près que je jouerais en même temps, in situ, Ronsard, Marie de Clèves et Marie Dupin, Flaubert se tapant sur les cuisses et Maupassant en bordelière — j'en passe, et de plus raides (est-ce possible ? Je me demande…).
Quant aux profs qui ne sont pas capables d'expliquer Ronsard in extenso, je ne les empêche pas de faire autre chose (1). Mais quand on se lance dans la littérature, il faut bien savoir que 90% des textes sont peu ou prou des histoires d'amour — avec ou sans poils autour.
Loki, si vous renoncez à me donner les coordonnées du site, vous voulez bien vous charger de porter l'intégralité de ma réponse à ces petits crétins ? Merci d'avance…
JPB
PS. Et c'est vrai que j'aime bien la provocation. C'est le seul moyen de ne pas s'ennuyer, en ce monde…
(1) C'est toujours drôle, la littérature — de quelque niveau qu'elle soit. Vous vous rappelez sans doute "Une chanson douce", ce tube immortel du regretté Salvador. Quelqu'un a-t-il eu un jour l'idée de lire, ce que j'appelle lire, les paroles de cette berceuse ? Voir http://www.paroles.net/chanson/17578.1 — et demandez-vous ce que c'est que cette mousse, et qui était le loup — ou la biche : voir Mme d'Aulnoy ! Et con ne vienne pas me dire que j'ai l'esprit mal tourné !
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Décidément, fouiller sur la toile et tomber sur ceci dans un forum ne manque pas de sel non plus...
"Bac blanc en Terminale S spécialité maths: quelle horreur! c'était sans calculatrice! 85% des élèves se sont arrêtés lorsqu'il a fallu faire 17x19"
Ecrit par : Maminou | 31 mars 2008
Quant au reste (le latin, le grec, "la crème de l'établissement"), ça se passe de tout commentaire.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Je rajouterai quand même, in petto, que si ces jeunes progressistes en peau de lapin s'étaient un peu donné la peine de s'informer sur les LA en ZEP, ils sauraient qu'un travail magnifique a été accompli aux Lilas par Mireille Ko (le fameux "grec thérapeutique"), quoi que certains puissent penser par ailleurs du manuel qu'elle a publié dans la foulée. Taper "Mireille Ko " et "latin grec therapeutique" sur glouglou pour plus de détails.
@ Sanseverina : RE a été à l'origine du FARE, que je sache. Il serait urgent de le remonter, ce FARE, tel quel ou sous une autre forme, au lieu de remâcher des rancoeurs qui remontent "à l'an pèbre", en marseillais dans le texte. Si vous le voulez bien, pour ne pas encombrer le blog par des détails internes à l'association, écrivez-moi personnellement via RE. Cordialement , FG
Ecrit par : FGuichard | 31 mars 2008
" Mais nous devrions tous être de cet acabit — au moins au niveau du théâtre, comme le soulignait quelqu'un ici même il y a peu."
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Un certain nombre de fois, même. Le "quelqu'un" vous remercie, Jean-Paul...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
PS. Et c'est vrai que j'aime bien la provocation. C'est le seul moyen de ne pas s'ennuyer, en ce monde…
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Et cela fait un bien fou aux étudiants, saturés de politiquement correct, de "l'auteur dit que", "l'auteur nous fait passer un message" et autres magiques arguties de l'argumentation, de l'énoncé ancré-coupé, de l'opposition scène-sommaire et autres fantasmagories eiusdem tabacchi, qu'il ne faut connaître que pour les utiliser avec parcimonie et à bon escient (que les Arméniens et les Corses me pardonnent, je n'ai pas pu y résister).
C'est vrai qu'en général, au sortir du bac, ces petits ne savent pas vraiment "lire" un texte, parce qu'entrer dans le "mille-feuille du sens" , -- comme disait Barthes , amateur de gâteaux comme seul un gay peut l'être, et qui préférait la métaphore pâtissière -- , on ne le leur a que rarement appris.
Ecrit par : FGuichard | 31 mars 2008
F.G vous vous montez la tête bien inutilement. Je n'ai aucun état d'âme à propos d'aucune association, et pas plus à propos de RE que de n'importe quel autre groupe. Qu'y aurait-il à remâcher d'ailleurs? J'ai assez vite compris ( après avoir été déçue c'est vrai) que ttes ces assos n' étaient que des sources d'information. Et ce n'est déjà pas si mal. Quant à l'action...Vous reconnaîtrez avec moi que les groupuscules anti-pédago qui se tirent dans les pattes depuis des années et les quelques personnalités plus ou moins médiatisées qui s'opposent au front uni des pédagos n'empêchent toujours pas les dits pédagos de sévir plus que jamais à tous les niveaux de notre enseignement. Tout aussi cordialement à vous.
Ecrit par : Sanseverina | 31 mars 2008
Quant aux profs qui ne sont pas capables d'expliquer Ronsard in extenso, je ne les empêche pas de faire autre chose (1). Mais quand on se lance dans la littérature, il faut bien savoir que 90% des textes sont peu ou prou des histoires d'amour — avec ou sans poils autour.
Écrit JPB.
j'en ai connu pas mal chez qui le dernier vers d'Aube de Rimbaud : "Au réveil il était midi", donnait lieu à d'exquises explications sur la temporalité.
GM
Ecrit par : guy morel | 31 mars 2008
" Mais nous devrions tous être de cet acabit — au moins au niveau du théâtre, comme le soulignait quelqu'un ici même il y a peu."
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Un certain nombre de fois, même. Le "quelqu'un" vous remercie, Jean-Paul...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
c'est grââve docteur!!
avons nous un bon psy parmi nos lecteurs?
Ecrit par : le diner de cons | 31 mars 2008
Et comment peuvent-ils ne pas comprendre que cette activité hautement "jouissive" (quel horrible mot !) encore une fois se prépare en amont par un certain apprentissage. L'effort donc, et le plaisir au bout de l'effort. C'est si dur que ça à comprendre ?
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Hegel dans ses leçons sur la philo de la religion, donne comme exemple d'activité mécanique répétitive finalisée par la quête de la jouissance, la prière.
Et un célèbre psychanalyste français fortement inspiré par Hegel a expliqué que c'est le "plus de jouir" que procure au sujet ce type d'exercices mécaniques et absurdes qui lui permet de le supporter.
En début de cours d'EPS une de mes élèves UPI (une enfant très perturbée psychiquement) m'a confié tout à l'heure que le cours de gym est son moment préféré de la semaine, parce qu'il lui "permet d'oublier tout le reste" m'a-t-elle dit. Et de fait, je lui ai concocté en janvier un programme-parcours gymnique personnalisé à base de gestes répétitifs et évolutifs qu'elle exécute avec un bonheur évident.
Ecrit par : buntovchik | 31 mars 2008
Mais qui formera à la grammaire les jeunes maîtres en place aujourd'hui et qui n'ont pas connu la répétition des règles ni l'analyse logique,ni l'analyse grammaticale ?Surtout si on enferme les pédagogos,qui ,bien sûr,ne pourront pas être recyclés ?
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
On peut retarder le départ à la retraite des bons instits, et des résistants à la textique et mettre les mauvais à la retraite anticipée.
Sur l'apprentissage mécanique:
Victor Duruy écrivait en 1866 :
« Je vois avec peine de nombreux témoignages, confirmés par ma propre expérience, établir que l'enseignement primaire, en beaucoup de lieux, est plus mécanique que rationnel. C'est ce qui explique, jusqu'à un certain point, le long séjour, trop souvent infructueux, que font les enfants dans les écoles. Le chiffre qui m'a le plus vivement frappé dans la statistique que j'ai publiée pour l'instruction primaire, n'est pas celui du nombre des enfants restés en dehors des écoles, et que suffira maintenant à réduire rapidement le progrès des mœurs et des idées; c'est le chiffre des non-valeurs scolaires, ce sont ces quarante élèves sur cent qui sortent de l'école, ou ne sachant rien, ou sachant si peu de chose que, sans le cours d'adultes, ils l'auront bien vite oublié"
En 1866, avec un enseignement « mécanique » , 40% des enfants scolarisés ne pigeaient rien de ce qu’on leur faisait répéter et sortaient de l’école pratiquement aussi ignorants qu’au départ. Les 60% restants en sortaient donc en sachant quelque chose et ce quelque chose ce n'était pas rien.
En 1966, donc en un siècle « le progrès des mœurs et des idées » ayant fait son œuvre, la scolarisation fut généralisée à partir de 1882, et elle fut un succès puisque 80% des enfants qui quittaient l’école à 14 ou 16 ans savaient lire écrire et compter, si l'on s'en tient aux résultats de l’examen du service militaire qui enregistraient moins de 20% d’illettrés. Et comme les filles étaient encore moins nulles que les garcons en ce temps-là....
On avait donc bel et bien abandonné ce rabâchage inepte et mécanique qu’aucune personne sensée ne voudrait réinstaurer.
Que s’est-il donc passé entre 1966 et 2006, pour qu'on en soit revenus à la proportion que Duruy jugeait un scandale en 1866 ? (Et elle concerne maintenant l’intégralité d’une classe d’âge)
Réponse : les pédagogistes ont révolutionné des pratiques performantes et se sont ( soit-disant) battus pour supprimer quelque chose qui n’existait plus depuis des lunes. À court d'arguments, ils prétendent maintenant que Darcos veut le rétablir. Bel exemple d’imposture.
Et ils nous prennent vraiment pour des cons.
Ecrit par : Cadichon | 31 mars 2008
"J'en ai connu pas mal chez qui le dernier vers d'Aube de Rimbaud : "Au réveil il était midi", donnait lieu à d'exquises explications sur la temporalité."
écrit Guy Morel.
Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
J'achète 12 kg de raisin pour 13,80 €. Combien valent 7 kg ?
J'attends de voir... )
Voici sa réponse :
Pour le second problème, à ne pas faire au cycle 3, je calcule le prix de un kg (avec ma calculette 13,80 : 12) et je multiplie le résultat par 7. J'ai un bac scientifique, je ne suis pas un élève de cycle 3.
Si j'ai bien compris, il enseigne.
Ecrit par : Guillaume | 30 mars 2008
J'avais déjà eu une discussion sur la règle de 3 sur le site lire-ecrire. Il ne s'appelle pas lire-ecrire pour rien, "compter" ne fait pas vraiment partie des sujets de prédilection des intervenants.
Je vous propose ma propre solution, vous me direz si je mérite une bonne note:
13,8*7/12=(70+21+5,6)/12=96,6/12=96/12+0,6/12=8+0,05=8,05
Cela peut bien sûr se faire de tête mais peut-être pas avec un élève de niveau moyen de cycle 3.
J'ose espérer qu'un élève lambda de cycle 3 sait faire cela avec un papier et un crayon. Si ce n'est pas le cas, qu'ont-ils appris en 5 ans???
Quant au pseudo-instit qui a besoin d'une calculette, que dire... rien. Je suppose que son niveau en maths équivaut au niveau en langue française de ceux qui échangent en langage SMS des propos sur les moyens de réussir en IUFM.
Par ailleurs, sur la liste des présidents et autres secrétaires généraux qui figure en tête de ce fil, je ne vois pas l'immortel Foucambert, président (?) de l'AFL, pourtant à la pointe du combat pédagogique. L'ont-ils exclu de la liste pour éviter la "culpabilité par association" avec une secte d'illuminés un peu trop voyants? L'ont-ils oublié? Mystère...
Enfin, s'agissant de la "Théorie de la Contradiction" évoquée par P.Cordoba, je suppose qu'il s'agit de l'ouvrage d'Alain Badiou. Pedro, étiez-vous à l'UCFML? On en apprend tous les jours...
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 31 mars 2008
Ce tendre Verlaine...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
Bonjour,
Je suis juste de passage pour vous dire que je suis admissible à l'agreg interne d'espagnol. J'ai passé les matières nobles (traduction, dissert), il me reste donc, à l'oral, l'explication de texte et l'épreuve dite professionnelle. Les épreuves sont dans trois semaines à Bordeaux, il me reste donc ce temps-là pour être incollable, dur, dur!
Hasta luego,
Maria
Ecrit par : maria | 31 mars 2008
Victor Duruy écrivait en 1866 :
« Je vois avec peine de nombreux témoignages, confirmés par ma propre expérience, établir que l'enseignement primaire, en beaucoup de lieux, est plus mécanique que rationnel.
Écrit Cadichon.
Oui,et Duruy avait parfaitement raison, notamment pour l'apprentissage du calcul et de la lecture, en ce qui concerne l'enseignement primaire sous le Second Empire. On pourrait montrer comment, à partir, en gros, du DP de Buisson la révolution pédagogique consiste en un enseignement non mécanique des mécanismes.
gm
Ecrit par : guy morel | 31 mars 2008
"J'ose espérer qu'un élève lambda de cycle 3 sait faire cela avec un papier et un crayon. Si ce n'est pas le cas, qu'ont-ils appris en 5 ans???"
Jesse darvas ? Ici la Terre. Nous vous informons que votre espoir est probablement infondé.
Les trois quart de mes élèves de terminale S, malgré les exortations de toutes sortes et l'exemple permanent que je leur donne ne veulent ni ne peuvent mener à bien un tel calcul de tête.
Je n'ai jamais de calculatrices en cours et je travaille soit par calcul mental soit en ordre de grandeur, à haute voix. Mise à part une poignée de convertis de longue date, la majorité des présents me regarde comme si je débitais la bande son de l'exorciste.
Au delà, le moindre calcul algébrique s'il n'est pas écrit exactement comme sur le formulaire vu en maths les laisse pantois. exemple : une relation de type a.x = b se présentant sous la forme b-a.x = 0 (classique).
Ne parlons pas de la signification d'une relation physique en langage ordinaire.
Le grand nulle part...
PS : je suis professeur de sciences physiques, option tibétain classique.
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
"Qui est idéologue: l'entraîneur qui sait voir les coups naturels de son élève, (Bergelin avec Borg, surdoué) et qui lui fait travailler sans relâche jusqu'à ce qu'il explose tous ses adversaires pendant une petite décennie, ou celui qui les nie totalement en tentant de lui imposer la technique qui marche à l'époque, et qui transforme un autre surdoué en joueur n'ayant aucune espérance internationale, (Deniau avec Gauvain qui, si mes souvenirs sont exacts, n'a même pas terminé en première série, ou tout juste).
D'un côté un visionnaire, de l'autre un idéologue, avec des joueurs vraisemblablement de dons équivalents au départ. "
"Mais ces techniques comportent des différences qui ne relèvent pas du détail."
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
Sur le premier point, quel raisonnement laborieux ! Reportez-vous à ma première remarque car vous confondez à nouveau l'apprentissage PAR TOUS des éléments fondamentaux et la naissance d'un élément fondamental grâce à quelques génies.
Et puis c'est Sanseverina, et non moi, qui a parlé d'idélologie.
Ensuite, les différences dont vous parlez relèvent au contraire du détail, du personnel, à ne pas faire répéter à tous! Les jeunes joueurs incorporent des éléments généraux, non des singularités. Passez le BE et vous verrez bien ce qu'il faut transmettre à tous par la répétition (en situation de jeu ou non).
Ecrit par : Philippe | 31 mars 2008
Histoire lamentable dans une école primaire :
Pour la fête de l'école, une dame, qui se prétend “professeure des écoles”, fait apprendre à ses élèves de CP le texte de leur saynète en les faisant répéter, à l'unisson pendant des heures, ce qu'elle leur lit.
La raison de cette pratique “mécaniste” d'un autre âge ?
La plupart des élèves de ce CP ne savent toujours pas lire et donc ne peuvent apprendre le texte en le lisant...
Précision : comme c'est d'habitude le bordel sans arrêt dans sa classe, ça fait un changement brutal pour les petits !
J'oubliais, cette brave dame est formatrice à l'IUFM local...
Ecrit par : Lariba | 31 mars 2008
Bonne nouvelle pour tous,on va enfin être privatisés et vous allez peut-être répondre à la question que nous sommes quelques uns à nous et à vous poser sur ce blog au sujet des menaces qui pèsent sur notre statut(proposition d'heures sup pour normaliser l'allongement du temps de travail entre autres car l'article de "Marianne" montre que c'est pire que ce qu'on croyait).
http://www.marianne2.fr/Exclusif-le-gouvernement-ecorne-la-garantie-de-l-emploi-des-fonctionnaires_a84661.html
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
Félicitations, Maria. Bon courage pour la suite.
Que de futurs professeurs de lettres n'aient pas compris la métaphore de JPB me laisse pantoise. Pourquoi expliquer un texte, en fin de compte, si ce n'est pour en tirer tout le plaisir qu'il peut procurer?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2008
Bonjour,
Je suis juste de passage pour vous dire que je suis admissible à l'agreg interne d'espagnol. J'ai passé les matières nobles (traduction, dissert), il me reste donc, à l'oral, l'explication de texte et l'épreuve dite professionnelle. Les épreuves sont dans trois semaines à Bordeaux, il me reste donc ce temps-là pour être incollable, dur, dur!
Hasta luego,
Maria
Ecrit par : maria | 31 mars 2008
Bravo, et pour la suite, "on vous tient les pouces"...
Ecrit par : Maminou | 31 mars 2008
Loki, si vous renoncez à me donner les coordonnées du site, vous voulez bien vous charger de porter l'intégralité de ma réponse à ces petits crétins ? Merci d'avance…
JPB
C'est là :
http://letrouble.net/portal-28337.htm#news_28337
Ecrit par : Pat | 31 mars 2008
Voilà un texte(in "Marianne"-Projet de loi) très jouissif et con peut savourer avec ou sans moustache
Article 11
Les dispositions suivantes visent à conforter l'accès des ressortissants communautaires aux corps, cadres d'emplois et emplois de la fonction publique, en prévoyant que les concours internes de la fonction publique leur sont ouverts, comme les concours externes, selon leur profil et leur expérience professionnelle.
La voie des concours internes sera plus particulièrement adaptée aux ressortissants communautaires qui se trouvent déjà, dans leur Etat membre, au vu de leurs titres et diplômes et de leur expérience professionnelle, dans une situation professionnelle comparable à celle des agents de la fonction publique française qui remplissent les conditions pour se présenter aux concours internes.
Les concours internes étant déjà largement professionnalisés, cette mesure permettra de mieux prendre en compte les qualifications et le passé professionnel des ressortissants communautaires.
Cette mesure gagnera à être complétée par un recours plus systématique aux procédures de reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelles introduites par la loi de modernisation de la fonction publique du 2 février 2007.
Article 12
La suppression de l'alinéa permet de supprimer les conditions d'âge encore exigées pour le recrutement par concours dans des corps, cadres d'emplois ou emplois lorsque celui-ci est précédé d'une période de scolarité au moins égale à deux ans. Il s'agit notamment des conditions d'âge exigées pour se présenter aux concours de l'ENA.
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
J'en profite pour continuer à informer mes collègues du projet de mobilité des fonctionnaires qui n'a toujours pas fait réagir qui que ce soit ici. Il pourrait être présenté à l'assemblée le 9 avril d'après ce que j'ai su.
Ecrit par : Sanseverina | 31 mars 2008
Quel est ce projet? "Mobilité des fonctionnaires"? Si le gouvernement s'intéresse à notre mobilité entre les ministères, pour ma part, je n'y suis pas contre. Bien sûr faut-il que cela soit une demande du personnel.
Très bien les échanges sexualisés.
Ecrit par : Pendariès | 31 mars 2008
Bonne chance, Maria !
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
Et comment peuvent-ils ne pas comprendre que cette activité hautement "jouissive" (quel horrible mot !) encore une fois se prépare en amont par un certain apprentissage. L'effort donc, et le plaisir au bout de l'effort. C'est si dur que ça à comprendre ?
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
Ce n'est évidement pas moi qui pense que le mot "jouir" et "jouissif" sont d'horribles mots, mais apparemment nos jeunes (!) "amis" cagotspédago.
On dirait des vieilles anglaises, le délire en moins. (cf le grand Lewis Caroll qu'ils auraient sans doute brûlé pour "pédophilie") mais que les puritains n'ont pas brûlé.
On aimerait les voir méditer sur cet parole subtile de Michel Foucault : "le puritanisme est une stratégie pour parler du sexe".
Puissent-ils cesser d'être neuneus pour devenir de vrais puritains. ca serait déjà un début de progrès.
Ecrit par : Robin | 31 mars 2008
1- Bravo Maria!
2- J'adore la déclaration de l'aut-taré : "Je me suis rendu sur son fameux blog: que de branlettes les amis! Il a une bande de léche-culs réac qui applaudissent au moindre mot! Ca sent l'intégrisme catho doublé de la suffisance propre à certains LC." On peut difficilement faire plus faux! Ah, et puis il n'avait qu'à lire ma chanson, toute la réfutation de sa diatribe est dedans.
3- D'ailleurs merci à Françoise Guichard de l'avoir lue, ma chanson! Je pensais qu'elle donnerait lieu à plus de commentaires (et merci Sergio pour la Version Originale).
Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008
http://www.marianne2.fr/Exclusif-le-gouvernement-ecorne-la-garantie-de-l-emploi-des-fonctionnaires_a84661.html
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
Ça fait une paye (20 ans pas loin!) qu'on m'a retiré jusqu'à mon statut de vacataire quand j'exécute des taches de fonctionnaire. L'Etat est mon client et ma responsabilité est pleine et entière...
Au bout du compte, je ne m'en plains pas. C'est vrai qu'au début, ça fait bizarre, mais j'ai pleine liberté dans les cadres de la Loi.
De toute façon, j'ai pas trop aimé être salariée et avoir un patron. J'aime mieux être à mon compte. Je n'aurais jamais fait fonctionnaire, c'est pour moi intolérable d'être à la botte à fermer ma gueule.
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
A propos du projet de loi sur la fonction publique.
En l'absence d'une confiance minimale dans les compétences et le niveau éthique des gestionnaires qui seront chargés de son exécution, c'est une déclaration de guerre.
Le Maître du Moloch, volontiers épargné jusqu'à présent, devrait faire attention aux éclaboussures.
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
Félicitations Maria!
Continuez comme ça, vous êtes sur le bon chemin.
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Que de futurs professeurs de lettres n'aient pas compris la métaphore de JPB me laisse pantoise. Pourquoi expliquer un texte, en fin de compte, si ce n'est pour en tirer tout le plaisir qu'il peut procurer?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2008
Pour remplir son contrat, faire ses heures de bureau, gagner sa croûte pour payer ses loisirs...
Faut suivre l'évolution des mœurs!
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
Bonne nouvelle pour tous,on va enfin être privatisés et vous allez peut-être répondre à la question que nous sommes quelques uns à nous et à vous poser sur ce blog au sujet des menaces qui pèsent sur notre statut(proposition d'heures sup pour normaliser l'allongement du temps de travail entre autres car l'article de "Marianne" montre que c'est pire que ce qu'on croyait).
http://www.marianne2.fr/Exclusif-le-gouvernement-ecorne-la-garantie-de-l-emploi-des-fonctionnaires_a84661.html
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
Moi aussi: bossez fort, Maria! Bon courage et bonne chance! Encore quelques haies à sauter avant la ligne d'arrivée. Sautez-les sans états d'âme.
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
A dobolino.Je n'ai jamais fermé ma gueule,ni été à la botte,ma chère,évidemment,on prend des coups...Dura lex sed lex...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
Bien évidemment, à 8h 02 Mr Meirieu , professeur agrégé des universités, en sciences de l’éducation se répandait sur les ondes…. « On veut faire de vos enfants de petits robots »
Les représentants nationaux des syndicats sont de l’avis de Mr Meirieu.
Ecrit par : patrickinstit | 31 mars 2008
Mais enfin, Patrickinstit, d'où tirez-vous cete idée absurde et abjecte que Meirieu serait agrégé?
Non, Patrickinstit, une fois pour toutes,
MEIRIEU N'EST PAS AGREGE !
Je le répète , afin que cela se sache:
MEIRIEU N'EST PAS AGREGE !
De toute façon, avec l'esprit faux et tordu qui est sa seule qualité, il aurait été balayé à l'agreg comme un fétu de paille, ce qu'il pèse en effet.
Alors, en le voyant agrégé, vous faites injure aux vrais agrégés.
De tout ce ramassis de "parasites" (JPB) qu'on appelle les "pédagogistes", une seule est agrégée ( de grammaire) , et Normalienne Ulm par surcroît, Evelyne Charmeux. Il faut bien une exception! Tous les autres se sont hissés aux honneurs et aux prébendes en vendant une piquette infâme qu'ils appellent "sciences de l'éducation". C'est le monde de la fausse monnaie. Naïfs ceux qui y prêtent crédit!
Ecrit par : Jean | 31 mars 2008
Piqure de rappel pour p***:
La brighelienne
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Je%2Bne%2Bsuis%2Bpas%2BParisienne/video/x2ncen_marie-paule-belle-je-ne-suis-pas-pa_music
Lorsque j'ai voulu parler des IUFM,
Ma présence leur a posé pas mal de problèmes
Car je n'aime pas Meirieu,
Ni Goigoux ni Charmeux,
Je le dis sans un complexe,
Je parle au nom du bon sens... Ca les vexe.
Je ne suis pas au FN ca les gêne ca les gêne
Je ne suis pas extrémiste ca existe ca existe
Je ne suis pas catholique ca s'complique ca s'complique
Je ne suis pas intégriste que c'est triste que c'est triste
Je ne suis pas pédago c'est idiot c'est idiot
Je ne suis pas excessif mais j'ai le ton un peu vif
Je n'fais pas de TPE, c'est affreux, c'est affreux,
Je ne roule pas pour l'AFEF, je sens qu'on m'en fait grief, m'en fait grief...
Bientôt j'ai fait connaissance de quelques stagiaires,
Qui lisaient bien volontiers mes textes sévères
Comme je ne parlais pas la novlangue officielle et le jargon trop complexe,
Je crois qu'ils en sont restés tout perplexes.
Je ne suis pas graphomane, on me blâme, on me blâme,
Je ne suis pas pédagogue, c'est en vogue, c'est en vogue,
Je ne lis pas Frackowiak, quelle attaque, quelle attaque,
Je n'suis pas pour la globale, quel scandale, quel scandale,
Je n' suis pas pour Antibi, ça me nuit, ça me nuit
J'n'aime pas les programmes Viala, il ne manquait plus que ça,
Oh disent les formateurs quel malheur, quel malheur,
Et je leur avoue mon vice, je n'suis même pas pour les TICE, pas pour les TICE...
Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008
Non, Patrickinstit, une fois pour toutes,
MEIRIEU N'EST PAS AGREGE !
Je le répète , afin que cela se sache:
MEIRIEU N'EST PAS AGREGE !
Ecrit par : Jean
"Tout a été dit. Mais comme personne n'écoute, il faut répéter.
Tout a été dit. Mais comme personne n'écoute, il faut répéter." (André Gide)
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Au delà, le moindre calcul algébrique s'il n'est pas écrit exactement comme sur le formulaire vu en maths les laisse pantois. exemple : une relation de type a.x = b se présentant sous la forme b-a.x = 0 (classique).
Ne parlons pas de la signification d'une relation physique en langage ordinaire.
Le grand nulle part...
PS : je suis professeur de sciences physiques, option tibétain classique.
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
Cela m'attriste un peu car à l'époque où je passais le BEPC (en 1987) ce type d'opération algébrique de base faisait partie du bagage courant de l'élève de troisième (du moins s'il souhaitait passer en seconde).
On ne parle pas de l'école de grand-papa... mais de celle qu'a connue un jeune (si!si!) trentenaire.
Est-il possible que les choses se soient dégradées à ce point et si vite? en terminale S?
Pourtant, nos grandes écoles continuent à exporter leurs brillants sujets vers les plus prestigieuses universités américaines ou les grandes banques anglo-saxonnes (pour les "quants"). L'écart entre l'élite et le reste se serait donc démesurément accru...
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 31 mars 2008
Dites donc Monsieur Brighelli, sur un forum sérieux on peut lire la phrase suivante :
"Brighelli m'a mis 8 en didactique. Pourtant, je suis sûre que je sais mieux lire que lui."
Vous avez mis des notes en didactique à l'oral du Capes? Vous?
Que doit-on choisir : la personne citée ment, ou vous avez noté des étudiants dans une matière que vous haïssez?
Ecrit par : Garfield | 31 mars 2008
Mobilité ? C'est un petit mot latin qui veut dire loyer...
Ecrit par : Sergio | 31 mars 2008
Sur le premier point, quel raisonnement laborieux ! Reportez-vous à ma première remarque car vous confondez à nouveau l'apprentissage PAR TOUS des éléments fondamentaux et la naissance d'un élément fondamental grâce à quelques génies.
Et puis c'est Sanseverina, et non moi, qui a parlé d'idéologie.
Ensuite, les différences dont vous parlez relèvent au contraire du détail, du personnel, à ne pas faire répéter à tous! Les jeunes joueurs incorporent des éléments généraux, non des singularités. Passez le BE et vous verrez bien ce qu'il faut transmettre à tous par la répétition (en situation de jeu ou non).
Ecrit par : Philippe | 31 mars 2008
C'est vous, BE ou non, qui êtes un tantinet laborieux.
Et où diable avez-vous lu que j'étais contre la répétition? Et qu'il fallait faire répéter les différences par tous? Ce que j'ai dit est exactement le contraire. Relisez.
Et Deniau aurait parfaitement pu, lui aussi, "laisser naître un élément fondamental grâce à quelque génie"... Au lieu de dire, l'année précédant la victoire de Connors à Wimbledon, que "jamais un joueur ne gagnerait un grand tournoi avec un revers à deux mains".
Si vous êtes spécialiste, vous n'avez pas pu échapper à cette phrase.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
D'ailleurs merci à Françoise Guichard de l'avoir lue, ma chanson! Je pensais qu'elle donnerait lieu à plus de commentaires (et merci Sergio pour la Version Originale).
Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008
Je l'avais chantée toute seule devant mon écran... après avoir écouté Marie Paule Belle pour prendre le ton juste...
Ecrit par : Maminou | 31 mars 2008
"c'est grââve docteur!!
avons nous un bon psy parmi nos lecteurs?"
Ecrit par : le diner de cons | 31 mars 2008
Tiens, voila ce bon Loki qui remet ça... C'est plus fort que lui!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
"D'ailleurs merci à Françoise Guichard de l'avoir lue, ma chanson! Je pensais qu'elle donnerait lieu à plus de commentaires (et merci Sergio pour la Version Originale)."
Ecrit par : Jeremy | 31 mars 2008
Je l'ai chantée aussi! Excellente.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
Ah ouf... Merci Maminou et Chistophe :-)
Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
C'est incroyable la vitesse de l& désinformation, via le Net ! Voici qu'un certain Garfield me demande comment j'ai pu noter en Didactique — au CAPES sans doute. Et je me le demande moi-même, vu que j'interroge — depuis toujours — en Explication de texte (et en Grammaire à l'écrit). C'est quand même curieux, tout ça…
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Moi aussi, je l'ai lue en la fredonnant, votre chanson. Mais, il y a une constante sur ce blog : quand vous vous décarcassez à pondre un truc dont vous êtes vraiment fier, vous pouvez être sûr que personne, mais alors personne, ne le relève.
Donc, en fait, ce qu'il faut se dire, c'est "Ça devait être vraiment très bien, puisque personne n'en parle."
Ecrit par : catmano | 31 mars 2008
La fameuse pétition des 19 aurait ce soir plus de 2 000 signatures (source EDP)
Ecrit par : c. cru | 31 mars 2008
"c'est grââve docteur!!
avons nous un bon psy parmi nos lecteurs?"
Ecrit par : le diner de cons | 31 mars 2008
Tiens, voila ce bon Loki qui remet ça... C'est plus fort que lui!!!
Ecrit par : Christophe Sibille
Non, cette fois c'est pas moi... mais sûrement quelqu'un qui partage mes opinions sur vous, cher Sibille.
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
La fameuse pétition des 19 aurait ce soir plus de 2 000 signatures (source EDP)
Ecrit par : c. cru
2000 selon le SNES, 19 selon la police.
Qui croire?
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Moi aussi, je l'ai lue en la fredonnant, votre chanson. Mais, il y a une constante sur ce blog : quand vous vous décarcassez à pondre un truc dont vous êtes vraiment fier, vous pouvez être sûr que personne, mais alors personne, ne le relève.
Donc, en fait, ce qu'il faut se dire, c'est "Ça devait être vraiment très bien, puisque personne n'en parle."
Ecrit par : catmano | 31 mars 2008
Moi aussi, je me la suis chantonnée!
Quant à la phrase entre guillemets de Catmano, elle me l'a piquée, enfin pas vraiment, puisqu'elle a la décence de la mettre entre guillemets. Ça fait bien cinquante fois que je la lui répète!
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
"Non, cette fois c'est pas moi... mais sûrement quelqu'un qui partage mes opinions sur vous, cher Sibille."
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Allons, allons, ne recommencez pas comme l'autre jour! Ce ne sont vraiment qu'enfantillages de votre part! Vous pouvez mieux faire! Grandissez donc un peu!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
@Sibille:
On dirait que vous la cherchez, votre baffe virtuelle... Mais non, je suis la résolution de FGuichard, j'ai enterré la hache de guerre, il faut faire l'union des Républicains, ne pas s'user dans d'inutiles querelles intestines... Donc, même à vous, Sibille, je ne répondrai pas.
PS. De plus, ce n'est vraiment pas moi qui ai posté ce message plus haut.
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Donc, en fait, ce qu'il faut se dire, c'est "Ça devait être vraiment très bien, puisque personne n'en parle."
Ecrit par : catmano | 31 mars 2008
Moi aussi, je me la suis chantonnée!
Quant à la phrase entre guillemets de Catmano, elle me l'a piquée, enfin pas vraiment, puisqu'elle a la décence de la mettre entre guillemets. Ça fait bien cinquante fois que je la lui répète!
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
Et je me la suis redite, pas plus tard que la semaine dernière, lorsque je me suis efforcée de faire comprendre à M. Chalot qu'aux yeux de certains, ses propos de maître qui se pense innovant mais exige de ses élèves des résultats passeraient pour les dires d'un immonde réactionnaire crypto-tout-ce-que-vous-voulez et même pire.
Eh ben, rien, pas un mot, ni de M. Chalot, ni des autres. Comme j'ai dû être pertinente, ce jour-là !
Ecrit par : catmano | 31 mars 2008
Garfield: "Dites donc Monsieur Brighelli, sur un forum sérieux on peut lire la phrase suivante : Brighelli m'a mis 8 en didactique. Pourtant, je suis sûre que je sais mieux lire que lui."
Jean-Paul Brighelli: "C'est incroyable la vitesse de la désinformation, via le Net ! Voici qu'un certain Garfield me demande comment j'ai pu noter en Didactique — au CAPES sans doute. Et je me le demande moi-même, vu que j'interroge — depuis toujours — en Explication de texte (et en Grammaire à l'écrit). C'est quand même curieux, tout ça…" JPB
Garfield: La forumeuse en question semble renoncer, mais revient à la charge : "beh alors je suis folle. Mais y'a trois ans, je suis tombée en EOD sur le frère jumeau du monsieur moustachu. Je ne me souviens plus si j'avais vu son nom ou pas, mais sa présence à l'épreuve de didactique m'avait été confirmée ici même à mon retour de Tours. Je le vois encore, regard lubrique (ça m'a marqué)."
Bizarrement, je ne crois plus du tout la forumeuse et ses délires. Monsieur Brighelli, si tous vos adversaires étaient de cet acabit, le combat serait moins difficile...
Ecrit par : Garfield | 31 mars 2008
Je l'avais chantée toute seule devant mon écran...
Ecrit par : Maminou | 31 mars 2008
Je l'ai chantée aussi! Excellente.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
Moi aussi, je l'ai lue en la fredonnant, votre chanson.
Ecrit par : catmano | 31 mars 2008
Moi aussi, je me la suis chantonnée!
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
On va bientôt pouvoir former une chorale...
Ecrit par : Maminou | 31 mars 2008
"L'écart entre l'élite et le reste se serait donc démesurément accru..."
très nettement en tout cas au niveau du lycée.
En seconde c'est pire : quelques élèves vraiment bons, en voie d'excellence. Je peux vous envoyer des comptes rendus personnels de séances de 3 heures si vous voulez (dugongg chez free). Vous n'en croirez pas vos yeux ("c'est un élève qui a fait ça ?!"). Et puis le tout venant : destructurés, en état de bofitude précoce et incapable d'autonomie. En deux mots, meiriolisés au nom même de l'autonomie.
Ca n'était pas si facile que cela à faire. Ils l'ont fait.
Respect.
Et les voilà qui font "Nanana des manières" maintenant qu'on s'apprête à les (na)palmiser.
Ecrit par : dugong | 31 mars 2008
La liste des parasites... j'en reste sans voix, peut-être devriez-vous ouvrir quelques camps pour les éradiquer ?
Ecrit par : aliscan | 31 mars 2008
Meirieu en pleine action, à France Inter ce matin.
"Le gouvernement a tort en considérant les enseignants comme des caporaux chargés de faire obéir leurs troupes."
Voilà bien le style de Meirieu l' OBSCUR! Le gugusse n'a pas changé! Que veut dire cette phrase sybilline? Mystère! Les "enseignants" seraient donc appelés par la réforme Darcos à être des "caporaux" à l'égard de leurs élèves?
Non mais attendez, c'est tellement absurde comme idée que l'on est fondé à penser que le sire devient sénile.
Mais il bataille, Meirieu, il bataille! C'est son fonds de commerce! Comme le chien de Jules Renard: "Faut qu''j'aboie! - Peu importe ce que je dis! - Faut qu'aboie!"
Partout où il y a de la castagne contre les professeurs, il est là!
Est-ce que ça veut dire plutôt que les inspecteurs, les "caporaux", auront la charge de contrôler étroitement les enseignants? Cela, Meirieu connaît bien, puisque les "pédagogistes" se sont adonnés à ce sport avec une conviction toute soviétique.
Bref, Meirieu dit n'importe quoi (le reste de son intervention d'une minute est de même farine) mais il le dit avec une telle suffisance, avec un ton tellement hautain que les imbéciles ou ceux qui ne sont pas au courant le prennent pour une personnalité importante et acquiescent in petto.
La désinformation fait aussi partie de la panoplie de Meirieu: "Le gouvernement , dit-il, a tort de ne pas tirer les leçons des anciens programmes."
Tiens donc! Première nouvelle! C'est parce que les programmes de 2002 étaient efficaces qu'on éprouve le besoin d'en changer! D'une logique en béton!
Ecrit par : Jean | 31 mars 2008
"Ce que j'ai dit est exactement le contraire. Relisez."
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
Voici un de vos arguments favoris !
"Et Deniau aurait parfaitement pu, lui aussi, "laisser naître un élément fondamental grâce à quelque génie"...
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
Mais qui vous a dit le contraire ? Il eut fallu simplement être extraordinairement génial pour deviner et accepter une telle révolution ! On ne peut donc guère lui en faire le grief !
Rétrospectivement vous pouvez toujours faire le malin et dénigrer ce géant de l'enseignement du tennis qu'est Deniau. On fait peu de cas des "géants" dans les iufm, il est vrai. Rappelez-vous cependant qu'en matière de tennis, vous n'êtes qu'un nain, cela devrait néanmoins vous ouvrir des horizons.
Sinon, puisque l'argument ne suffit pas, voici une métaphore : à vouloir éviter un "Deniau" se sont multipliés les corniauds. Mais peut-être voulez-vous une chanson?
Ecrit par : Philippe | 31 mars 2008
"La liste des parasites... j'en reste sans voix, peut-être devriez-vous ouvrir quelques camps pour les éradiquer ?" dit Aliscan.
Je ne vois pas bien le rapport entre le mot "parasite" et le mot "camp". Il y a plein d'ouvrages très sérieux sur la notion de "parasite" (du rosier à la société), leurs auteurs ne sont tout de même pas tous fascistes ?
L'accusation de fascisme est la nouvelle injure à la mode de la part de gens qui ont recyclé la pensée totalitaire à des fins personnelles.
Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
Rires pour la chorale, Maminou :-)
Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
Quand on sera tous privatisés,précarisés,sponsorisés,vous ferez moins les malins,et à la fin du cours,vous direz peut-être dans un spasme et avec un geste gracieux:"cette explication de texte bien léchée vous était offerte par Coca cola.Ou Miko ...Qui sait???
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
"Cette heure de Sciences Economiques vous a été offerte par les magasins Leclerc".
Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
Lepoint.fr :
A la veille de nouvelles manifestations lycéennes, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, affirme qu'il ne reviendra pas sur les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.
"Ces défilés reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats", déclare-t-il dans le journal 20 minutes, à paraître mardi.
"Halte au feu ! Nous ne reviendrons pas sur ces suppressions. Elles ont été largement discutées depuis août et votées par le Parlement en novembre", ajoute-t-il.
Pour Xavier Darcos, il ne faut pas exagérer la mobilisation lycéenne. "Jeudi, ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l'Ile-de-France", argue-t-il.
En revanche, le ministre se déclare prêt à parler avec les représentants des lycéens "des vrais défis du lycée".
A la rentrée 2008, 11.200 suppressions de postes sont prévues dans l'Éducation nationale, essentiellement dans les collèges et les lycées.
Les deux principaux syndicats lycéens, l'UNL et la Fidl, ont annoncé une nouvelle journée de protestation pour mardi alors que le mouvement va crescendo, notamment dans l'académie de Créteil, dans le Val-de-Marne.
Jeudi dernier, environ 8.000 personnes, dont une majorité de lycéens et d'enseignants, avaient manifesté à Paris, Lyon et Marseille pour protester contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL).
De son côté, l'Union nationale lycéenne (UNL) appelle à la mobilisation "afin d'interpeller le gouvernement sur sa dangereuse politique éducative".
"Jusqu'à présent, la fronde concernait surtout les établissements de la région parisienne, mais désormais, elle a gagné la quasi totalité du pays", déclare son président, Florian Lecoultre, dans Le Parisien.
Selon lui, "le mouvement est bien parti pour durer" et le Premier ministre doit se souvenir que la mobilisation lycéenne contre le CPE, il y a trois ans, "lui avait coûté sa réforme du bac et, finalement, son ministère."
François Fillon était alors ministre de l'Education nationale. "J'espère que cette fois, il nous écoutera", dit-il.
Les syndicats de lycéens ont demandé à être reçus mardi au ministère de l'Education nationale."
Gérard Bon
Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
Merci Jérémy,je crois que les prochaines semaines vont être chaudes et il ne s'agira plus d'allumer des cierges en priant sainte Pédagogie...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
Nous avons évoqué la purge des pédagogistes, ou leur mutation sur le terrain (ce qui serait en effet plus intéressant), celle des parents d'élèves qui ne pensent qu'à organiser le prochain voyage scolaire à la montagne, mais quid des 'syndicats' lycéens?
Pourquoi ne pas les supprimer?
Qui serait pour?
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
"On fait peu de cas des "géants" dans les iufm, il est vrai. Rappelez-vous cependant qu'en matière de tennis, vous n'êtes qu'un nain, cela devrait néanmoins vous ouvrir des horizons.
Sinon, puisque l'argument ne suffit pas, voici une métaphore : à vouloir éviter un "Deniau" se sont multipliés les corniauds. Mais peut-être voulez-vous une chanson?"
Ecrit par : Philippe | 31 mars 2008
Ah, d'accord, il fallait le dire tout de suite... "géant, nain"... Bravo! Vous n'avez pas d'autres arguments? Qui êtes-vous, d'ailleurs?
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
Françoise !!!
Vous ne nous aviez pas dit ce que vous faisiez le 13 juin !
Je suis ravi de l'avoir appris, et j'espère pouvoir y être, en tout cas !
Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
"@Sibille:
On dirait que vous la cherchez, votre baffe virtuelle... Mais non, je suis la résolution de FGuichard, j'ai enterré la hache de guerre, il faut faire l'union des Républicains, ne pas s'user dans d'inutiles querelles intestines... Donc, même à vous, Sibille, je ne répondrai pas.
PS. De plus, ce n'est vraiment pas moi qui ai posté ce message plus haut."
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Loki, vous êtes, une fois de plus, pitoyable. Mais je vous laisserai le dernier mot. Comme à Guillaume.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
" L'accusation de fascisme est la nouvelle injure à la mode..."
Ecrit par Jeremy
Il y a un certain temps qu'elle est à la mode. Voir Pierre-André Taguieff, "Les contreréactionnaires, le progressisme entre illusion et imposture". De nos jours, le concept est on ne peut plus flou et sert avant tout à déligitimer l'adversaire.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2008
Délégitimer
Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 mars 2008
"Sinon, puisque l'argument ne suffit pas, voici une métaphore : à vouloir éviter un "Deniau" se sont multipliés les corniauds. Mais peut-être voulez-vous une chanson?""
Ecrit par : Philippe | 31 mars 2008
Si vous voulez parler de Bîmes, Deblicker, et consorts, alors là, je vous suis. Mais peut-être sont-ve, pour vous, des "géants"?
Quant à votre argument, effectivement, il était d'une telle puissance qu'il se suffisait effectivement largement à lui-même... ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mars 2008
Quand on sera tous privatisés,précarisés,sponsorisés,vous ferez moins les malins,et à la fin du cours,vous direz peut-être dans un spasme et avec un geste gracieux:"cette explication de texte bien léchée vous était offerte par Coca cola.Ou Miko ...Qui sait???
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 31 mars 2008
"Cette heure de Sciences Economiques vous a été offerte par les magasins Leclerc".
Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
Ou, "Cette heure de cours vous été donnée, en son âme et conscience, par un individu libre et autonome qui offre son efficience, quand il veut, où il veut, à ceux qui sont prêts à payer pour avoir!".
C'est autre chose, quand même!
Préparez-vous à remplir votre carnet de commandes!
Ecrit par : dobolino | 31 mars 2008
Paris (AFP). – Le ministère de l’Éducation nationale lancera l’expérimentation du bracelet de flexi-sécurité dans les deux académies de Rennes et de Limoges à la rentrée 2008.
Le dispositif permettra de « mieux connaître et de mieux évaluer » les tâches et les besoins des enseignants ainsi que « de fonder une notation au mérite moderne et plus performante, et d’accroître la responsabilité des chefs d’établissement. » Il devrait être mis en place dans les collèges dans un premier temps pour ensuite être diffusé par étapes dans le reste des établissements.
À l’aide d’un système de localisation par satellite (GPS) et grâce à un émetteur miniaturisé logé dans le bracelet électronique porté par l’enseignant, le système a pour but de prendre en compte les évolutions du métier de professeur. En effet, des rapports récents comme ceux des commissions Pochard ou Attali, mettent l’accent sur l’archaïsme des pratiques dans l’Éducation nationale, fondées sur des statuts et des obligations de service désuets.
M. Claude Allègre, ancien ministre, reconnait « qu’il s’agit d’un vrai pas en avant, la France enseignante entre enfin dans le Troisième millénaire » mais souligne « qu’il avait envisagé cette mesure quand il était aux affaires. » M. Philippe Meirieu, professeur de sciences de l’éducation, estime que « cette innovation va renforcer l’autonomie des enseignants et faciliter le travail en équipe. »
Du côté du SNES, principal syndicat du secondaire, M. Gérard Aschieri admet que « ceci va dans le bon sens » mais regrette « le manque de concertation du ministère » et insiste sur la question des moyens : « Comment va-t-on pouvoir financer l’équipement de tous les établissements ? »
Le SGEN-CFDT, quant à lui, déplore que « cette mesure ne soit pas généralisée dès 2008, le ministère ratant là une occasion de revaloriser rapidement le travail des enseignants. » Le SNALC, classé généralement à droite, traîne pourtant les pieds et estime que « ce dispositif scandaleux a tout d’un procédé totalitaire. »
Selon le ministère, l’opération sera assurée grâce aux économies réalisées sur les postes d’enseignants excédentaires et grâce au partenariat avec de grandes entreprises comme Bouygues Telecom ou Lagardère qui ont fait connaître leur vœu de participer à ce projet.
Ecrit par : Lariba | 31 mars 2008
Nous avons évoqué la purge des pédagogistes, ou leur mutation sur le terrain (ce qui serait en effet plus intéressant), celle des parents d'élèves qui ne pensent qu'à organiser le prochain voyage scolaire à la montagne, mais quid des 'syndicats' lycéens?
Pourquoi ne pas les supprimer?
Qui serait pour?
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Peut-être parce que la liberté d'association est garantie par la loi de 1901 ?
Ecrit par : Pat | 31 mars 2008
Lepoint.fr :
A la veille de nouvelles manifestations lycéennes, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, affirme qu'il ne reviendra pas sur les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.
"Ces défilés reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats", déclare-t-il dans le journal 20 minutes, à paraître mardi.
"Halte au feu ! Nous ne reviendrons pas sur ces suppressions. Elles ont été largement discutées depuis août et votées par le Parlement en novembre", ajoute-t-il.
Pour Xavier Darcos, il ne faut pas exagérer la mobilisation lycéenne. "Jeudi, ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l'Ile-de-France", argue-t-il.
(Cité par Jérémy)
C'est dans ces moments-là qu'on se rend compte que Darcos est un vrai ministre de droite, avec l'arrogance vis à vis des mouvements syndicaux qui va avec.
JPB répète ici souvent qu'il ne faut pas réclamer 1,2 élève en moins, que ça ne sert à rien, que c'est stupide.
Mais du coup, on va avoir 5 élèves de plus par classe ?
Au lycée de Muret (Haute-Garonne) :
"Un total de 12 à 14 postes supprimés : c’est 10% du corps enseignants qui passe à la potasse à Pierre d’Aragon alors que l’effectif des élèves ne devrait y baisser que de 4% à la rentrée prochaine.
Au programme, donc: disparition des options Arts Plastiques et Éducation Musicale, regroupement des élèves de niveaux différents pour l’enseignement du latin, du grec, de l’anglais et de l’allemand, augmentation du nombre d’élèves par classe…" (http://www.libetoulouse.fr/2007/2008/03/pierre-daragon.html)
Mais non, les syndicats ont un discours alarmiste et mensonger...
Ecrit par : Pat | 31 mars 2008
Pas mal Lariba, j'y ai presque cru au début. C'est un peu trop gros vers la fin, mais assez amusant.
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Lariba, votre article est un morceau d'ANTHOLOGIE !
C'est génial !
Je vous aime ! (oui, je vous avoue tout).
J'adore surtout le passage dédié aux syndicats.
Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
Quels que soient le pour et le contre de chaque réforme, pourquoi on change les programmes tous les deux ans ?
Ecrit par : Hachette | 31 mars 2008
PARIS (AFP) - L'expérimentation du bracelet électronique pour les enseignants est accueillie "avec satisfaction" par le monde politique.
Au cours d'une visite de l'école maternelle Pierre Freinet située en banlieue parisienne (Sceaux, 92), Ségolène Royal s'est déclarée "tout à fait favorable" au bracelet électronique mis en place par le Ministère de l'Education Nationale à partir de la rentrée 2008. "C'est une mesure juste, prise en accord avec les partenaires sociaux présents dans l'Education Nationale", a-t-elle déclaré. Dans une tribune à paraître dans Libération, elle affirme : "J'aime le monde de l'éducation, j'aime les professeurs, et j'aime les élèves. J'ai pris connaissance de cette décision avec une grande satisfaction. Je pense qu'il faut savoir reconaître les avancées sociales initiées par le ministre de l'Education, et j'espère qu'il profitera de cette occasion pour revenir sur son initiative récente de refonte des programmes."
Interrogé sur le même sujet, Jack Lang, ancien Ministre de l'Education nationale, a déclaré : "C'est une merveilleuse idée, dont le monde de l'Education avait grand besoin. C'est d'ailleurs moi qui ai conseillé au Président Sarkozy de mettre en place un tel projet."
Le philosophe Luc Ferry s'est dit surpris que cette initiative n'ait pas été précédée d'une consultation nationale. "On ne m'a pas interrogé sur la question, a-t-il précisé, alors que cette idée, juste en soi, pose des problèmes éthiques dans son application : que faire, par exemple, si le bracelet électronique déclenche l'alarme d'un portail de sécurité installé à l'entrée d'un collège ?"
Jacques Attali voit dans cete décision la concrétisation rapide de l'une des 300 propositions énoncées dans son rapport. "Tout cela va dans le bon sens. Bientôt on pourra intégrer au bracelet des données informatiques telles que l'identité du professeur, ses derniers rapports d'inspection, son curriculum vitar et les notes que les élèves lui ont mises au cours des cinq années précédentes. Le bracelet sera de couleur différente selon la moyenne des notes ainsi obtenues, et les parents pourront choisir les professeurs de leurs enfants sur des critères enfin viables."
Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de créer une commission pour surveiller la mise en place de ce nouvel outil d'avenir. Cette commission, baptisée la C.O.N.N.E. (Commission d'Observation de la Nouvelle Norme d'Education), devrait être présidée par Pierre Frackowiak, Inspecteur de l'Education Nationale, et Evelyne Charmeux, agrégée de grammaire et professeur honoraire à l'IUFM de Toulouse.
Ecrit par : Jérémy | 01 avril 2008
et grâce au partenariat avec de grandes entreprises comme Bouygues Telecom ou Lagardère qui ont fait connaître leur vœu de participer à ce projet.
Ecrit par : Lariba | 31 mars 2008
Plutôt Van Cleef & Arpels, tant qu'à faire...
Ecrit par : Sergio | 01 avril 2008
Trop fort Jérémy!
Mais je viens de lire une nouvelle dépêche (en provenance du futur):
LONDRES (Reuters):
Suite à l'affaire du bracelet électronique pour les enseignants, Jean-Paul Brighelli, ancien agrégé de Lettres et ex-professeur à Montpellier, a qualifié ce bracelet de "honte pour la République". Nous rappelons que M. Brighelli s'est exilé à Londres depuis quelques mois pour accomplir ce qu'il appelle lui-même un ''acte de résistance''.
Accompagnés d'autres anti-pédagogistes, comme Marc Le Bris, Rachel Boutonnet, et d'autres personnages seulement connus de pseudonymes obscurs, M. Brighelli a lancé un 'appel aux enseignants de bonne volonté' via Radio Londres. Nous n'avons encore aucune information sur la réception de cet appel en France.
Rappelons enfin que M. Brighelli et ses amis sont activement recherchés en France pour crimes pédagogiques. M. le Ministre de l'Education Nationale, M. P. Meirieu, a ainsi déclaré que 'la chienlit devra être éliminée par tous les moyens' et envisage de demander l'extradition des personnages sus-mentionnés.
Ecrit par : Loki | 01 avril 2008
20 MAI 2008 - EVENEMENT
COLLOQUE INTERNATIONAL A l'IUFM DE PARIS (Université Sorbonne-Paris IV) : "LE BRACELET ELECTRONIQUE A DESTINATION DES ENSEIGNANTS : PRATIQUES, USAGES ET INTERETS"
9h - Accueil des participants par Mme le Professeur Claudette Lapersonne, directrice de l'IUFM de Paris.
9h30 - 12h : Le développement d'une innovation sociale
9h30 : Ouverture du débat par M. Xavier Darcos, Minsitre de l'Education Nationale, et par Madame Rachida Dati, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux.
10h : Jean-Baptiste Carpentier, recteur de l'académie de Rennes : "Le bracelet électronique : une expérimentation pédagogique, scientifique et sociologique".
10h30 : Michel Gaudin, Préfet de Paris : "Quand la Prévention s'applique aussi à l'Education"
11h : Michel Rocard, ancien Premier Ministre : "Développement technique et progrès pédagogique : la genèse du bracelet électronique dans les années 1990"
11h30 : Thierry Cadart, Secrétaire général du Sgen : "Les TICE au service de l'enseignement : du pin's musical au bracelet électronique".
12h : Pause - déjeuner
14h-15h30 : Les valeurs du bracelet électronique.
14h - 14h30 : Jacques Attali, économiste : "Cinq propositions pour moderniser l'éducation".
14h30 - 15h : Sylvain Grandserre, maître d'école en Zone rurale : "La portée humaniste du bracelet électronique"
15h - 15h30 : Daniel Cohn-Bendit : "Bracelet électronique et développement durable"
15h30 : Pause
15h45 - 18h : Science(s) et société(s)
15h45 - 16h15 : George Charpak, Prix Nobel de Physique 1992 : "Construire un bracelet électronique dans le cadre de la Main à la Pâte".
16h15 - 16h45 : François Dubet, sociologue : "Le mieux-être ensemble pour le mieux-vivre en société : impact et influences du bracelet électronique"
16h45 - 17h15 : Jack Lang, député du Pas-de-Calais, ancien ministre de l'Education : "Le bracelet électronique, un lien entre professeurs".
17h15 - 18h : Clôture du colloque. Débat-table ronde avec Philippe Meirieu, agrégé de Lettres et pédagogue, Luc Ferry, philosophe, et Frédérique Rollot, secretaire nationale du Snes.
Frais d'inscription au colloque - 20 euros
(10 euros pour les étudiants, chômeurs et retraités).
Ecrit par : Jérémy | 01 avril 2008
AGENCE NATIONALE D'INFORMATION POUR L'EDUCATION :
REVUE DE PRESSE (printemps 2008)
Article 1 :
Paris (AFP). – Le ministère de l’Éducation nationale lancera l’expérimentation du bracelet de flexi-sécurité dans les deux académies de Rennes et de Limoges à la rentrée 2008.
Le dispositif permettra de « mieux connaître et de mieux évaluer » les tâches et les besoins des enseignants ainsi que « de fonder une notation au mérite moderne et plus performante, et d’accroître la responsabilité des chefs d’établissement. » Il devrait être mis en place dans les collèges dans un premier temps pour ensuite être diffusé par étapes dans le reste des établissements.
À l’aide d’un système de localisation par satellite (GPS) et grâce à un émetteur miniaturisé logé dans le bracelet électronique porté par l’enseignant, le système a pour but de prendre en compte les évolutions du métier de professeur. En effet, des rapports récents comme ceux des commissions Pochard ou Attali, mettent l’accent sur l’archaïsme des pratiques dans l’Éducation nationale, fondées sur des statuts et des obligations de service désuets.
M. Claude Allègre, ancien ministre, reconnait « qu’il s’agit d’un vrai pas en avant, la France enseignante entre enfin dans le Troisième millénaire » mais souligne « qu’il avait envisagé cette mesure quand il était aux affaires. » M. Philippe Meirieu, professeur de sciences de l’éducation, estime que « cette innovation va renforcer l’autonomie des enseignants et faciliter le travail en équipe. »
Du côté du SNES, principal syndicat du secondaire, M. Gérard Aschieri admet que « ceci va dans le bon sens » mais regrette « le manque de concertation du ministère » et insiste sur la question des moyens : « Comment va-t-on pouvoir financer l’équipement de tous les établissements ? »
Le SGEN-CFDT, quant à lui, déplore que « cette mesure ne soit pas généralisée dès 2008, le ministère ratant là une occasion de revaloriser rapidement le travail des enseignants. » Le SNALC, classé généralement à droite, traîne pourtant les pieds et estime que « ce dispositif scandaleux a tout d’un procédé totalitaire. »
Selon le ministère, l’opération sera assurée grâce aux économies réalisées sur les postes d’enseignants excédentaires et grâce au partenariat avec de grandes entreprises comme Bouygues Telecom ou Lagardère qui ont fait connaître leur vœu de participer à ce projet.
Ecrit par : Lariba | 31 mars 2008
Article 2 :
PARIS (AFP) - L'expérimentation du bracelet électronique pour les enseignants est accueillie "avec satisfaction" par le monde politique.
Au cours d'une visite de l'école maternelle Pierre Freinet située en banlieue parisienne (Sceaux, 92), Ségolène Royal s'est déclarée "tout à fait favorable" au bracelet électronique mis en place par le Ministère de l'Education Nationale à partir de la rentrée 2008. "C'est une mesure juste, prise en accord avec les partenaires sociaux présents dans l'Education Nationale", a-t-elle déclaré. Dans une tribune à paraître dans Libération, elle affirme : "J'aime le monde de l'éducation, j'aime les professeurs, et j'aime les élèves. J'ai pris connaissance de cette décision avec une grande satisfaction. Je pense qu'il faut savoir reconaître les avancées sociales initiées par le ministre de l'Education, et j'espère qu'il profitera de cette occasion pour revenir sur son initiative récente de refonte des programmes."
Interrogé sur le même sujet, Jack Lang, ancien Ministre de l'Education nationale, a déclaré : "C'est une merveilleuse idée, dont le monde de l'Education avait grand besoin. C'est d'ailleurs moi qui ai conseillé au Président Sarkozy de mettre en place un tel projet."
Le philosophe Luc Ferry s'est dit surpris que cette initiative n'ait pas été précédée d'une consultation nationale. "On ne m'a pas interrogé sur la question, a-t-il précisé, alors que cette idée, juste en soi, pose des problèmes éthiques dans son application : que faire, par exemple, si le bracelet électronique déclenche l'alarme d'un portail de sécurité installé à l'entrée d'un collège ?"
Jacques Attali voit dans cete décision la concrétisation rapide de l'une des 300 propositions énoncées dans son rapport. "Tout cela va dans le bon sens. Bientôt on pourra intégrer au bracelet des données informatiques telles que l'identité du professeur, ses derniers rapports d'inspection, son curriculum vitar et les notes que les élèves lui ont mises au cours des cinq années précédentes. Le bracelet sera de couleur différente selon la moyenne des notes ainsi obtenues, et les parents pourront choisir les professeurs de leurs enfants sur des critères enfin viables."
Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de créer une commission pour surveiller la mise en place de ce nouvel outil d'avenir. Cette commission, baptisée la C.O.N.N.E. (Commission d'Observation de la Nouvelle Norme d'Education), devrait être présidée par Pierre Frackowiak, Inspecteur de l'Education Nationale, et Evelyne Charmeux, agrégée de grammaire et professeur honoraire à l'IUFM de Toulouse.
Ecrit par : Jérémy | 01 avril 2008
Article 3 :
LONDRES (Reuters):
Suite à l'affaire du bracelet électronique pour les enseignants, Jean-Paul Brighelli, ancien agrégé de Lettres et ex-professeur à Montpellier, a qualifié ce bracelet de "honte pour la République". Nous rappelons que M. Brighelli s'est exilé à Londres depuis quelques mois pour accomplir ce qu'il appelle lui-même un ''acte de résistance''.
Accompagnés d'autres anti-pédagogistes, comme Marc Le Bris, Rachel Boutonnet, et d'autres personnages seulement connus de pseudonymes obscurs, M. Brighelli a lancé un 'appel aux enseignants de bonne volonté' via Radio Londres. Nous n'avons encore aucune information sur la réception de cet appel en France.
Rappelons enfin que M. Brighelli et ses amis sont activement recherchés en France pour crimes pédagogiques. M. le Ministre de l'Education Nationale, M. P. Meirieu, a ainsi déclaré que 'la chienlit devra être éliminée par tous les moyens' et envisage de demander l'extradition des personnages sus-mentionnés.
Ecrit par : Loki | 01 avril 2008
Article 4 :
20 MAI 2008 - EVENEMENT
COLLOQUE INTERNATIONAL A l'IUFM DE PARIS (Université Sorbonne-Paris IV) : "LE BRACELET ELECTRONIQUE A DESTINATION DES ENSEIGNANTS : PRATIQUES, USAGES ET INTERETS"
9h - Accueil des participants par Mme le Professeur Claudette Lapersonne, directrice de l'IUFM de Paris.
9h30 - 12h : Le développement d'une innovation sociale
9h30 : Ouverture du débat par M. Xavier Darcos, Minsitre de l'Education Nationale, et par Madame Rachida Dati, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux.
10h : Jean-Baptiste Carpentier, recteur de l'académie de Rennes : "Le bracelet électronique : une expérimentation pédagogique, scientifique et sociologique".
10h30 : Michel Gaudin, Préfet de Paris : "Quand la Prévention s'applique aussi à l'Education"
11h : Michel Rocard, ancien Premier Ministre : "Développement technique et progrès pédagogique : la genèse du bracelet électronique dans les années 1990"
11h30 : Thierry Cadart, Secrétaire général du Sgen : "Les TICE au service de l'enseignement : du pin's musical au bracelet électronique".
12h : Pause - déjeuner
14h-15h30 : Les valeurs du bracelet électronique.
14h - 14h30 : Jacques Attali, économiste : "Cinq propositions pour moderniser l'éducation".
14h30 - 15h : Sylvain Grandserre, maître d'école en Zone rurale : "La portée humaniste du bracelet électronique"
15h - 15h30 : Daniel Cohn-Bendit : "Bracelet électronique et développement durable"
15h30 : Pause
15h45 - 18h : Science(s) et société(s)
15h45 - 16h15 : George Charpak, Prix Nobel de Physique 1992 : "Construire un bracelet électronique dans le cadre de la Main à la Pâte".
16h15 - 16h45 : François Dubet, sociologue : "Le mieux-être ensemble pour le mieux-vivre en société : impact et influences du bracelet électronique"
16h45 - 17h15 : Jack Lang, député du Pas-de-Calais, ancien ministre de l'Education : "Le bracelet électronique, un lien entre professeurs".
17h15 - 18h : Clôture du colloque. Débat-table ronde avec Philippe Meirieu, agrégé de Lettres et pédagogue, Luc Ferry, philosophe, et Frédérique Rollot, secretaire nationale du Snes.
Frais d'inscription au colloque - 20 euros
(10 euros pour les étudiants, chômeurs et retraités).
Ecrit par : Jérémy | 01 avril 2008
√quid des 'syndicats' lycéens?
Pourquoi ne pas les supprimer?
Qui serait pour?
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Peut-être parce que la liberté d'association est garantie par la loi de 1901 ?
Ecrit par : Pat | 31 mars 2008
Un syndicat lycéen est un oxymore et il ne faut pas confondre syndicat et association à but NON LUCRATIF!
Syndicat:
Association de personnes destinée à la défense de leurs intérêts professionnels communs .En droit du travail, il existe des syndicats d'employeurs et des syndicats de salariés .Le statut juridique des syndicats professionnels est régi par les dispositions des articles L 411-1 et suivants du Code du Travail.
Les lycéens n'ont aucun intérêt PROFESSIONNEL à défendre puisqu'ils n'exercent aucune profession. Ils ne sont ni salariés ni patrons. La création du syndicat lycéen fait partie de ces absurdités dont la France a le secret et que personne ne lui envie. Sa suppression ne devrait pas faire bouger une oreille.
la Loi de 190! ne s'applique pas aux syndicats qui sont régis par le droit du travail. En outre:
Les lycéens sont en majorité des mineurs. Un mineur non émancipé peut adhérer à une association si cette adhésion n'engage qu'une faible somme (de l'ordre de son argent de poche). Mais sa responsabilité civile continue à engager celle de ses parents ou des personnes ayant le pouvoir parental.
Un mineur peut créer et administrer une association. Mais n'ayant pas la capacité d'effectuer des actes juridiques, ceux-ci doivent alors être réalisés par un majeur ou par les personnes dotées de la puissance parentale, qui engagent leur responsabilité civile.
mais les Francais continuent à laisser ces petits merdeux flanquer la chienlit dans leur pays...Cocus, battus, contents
et indécrottables
Ecrit par : Cadichon | 01 avril 2008
Je trouve cette histoire de bracelet tout à fait délectable — parce qu'elle est au fond crédible. Il y a une vraie jolie nouvelle à écrire.
Ne pas oublier la customisation rapide du bracelet, qui permettra un côté bling-bling — non pas Van Cleef, mais Rolex…
JPB
PS. Quant aux syndicats lycéens… LA FIDL est une pure émanation des jeunes socialistes (il paraît que ça existe, au milieu du cimetière des éléphants). Par ailleurs, je conçois que des syndicats ne soient pas heureux du caractère souvent aveugle des suppressions de postes — j'en arrive à me demander si les recteurs ne font pas du zèle, parfois, ou ne jouent pas à saboter certaines initiatives.
Je plains un peu le ministre. Coincé entre les objurgations de Bercy, les contraintes de la LOLF, sa volonté de réformer le Bac en supprimant nombre d'options, tout en tentant de reprendre en main un système pédagogique qui s'effondre… La presse qui ne le soutient pas forcément, peut-être parce qu'elle est influencée par les querelles au sein de son propre parti, et les conflits de personnes… Franchement, homme politique, il y a des jours où c'est éreintant. Je sais bien qu'on ne les force pas, mais il pourrait bien finir par choisir la liberté d'aller cultiver son jardin et écrire des livres de littérature.
Ecrit par : brighelli | 01 avril 2008
Pas mal Lariba, j'y ai presque cru au début. C'est un peu trop gros vers la fin, mais assez amusant.
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Vous avez tort de ne pas prendre cette dépêche au sérieux. Tout le monde, sur ce blog, sait que Lariba est le sérieux personnifié.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
√quid des 'syndicats' lycéens?
Pourquoi ne pas les supprimer?
Qui serait pour?
Ecrit par : Loki | 31 mars 2008
Je vote pour avec les deux mains et les deux pieds...Surtout pour récupérer les faramineuses sommes d'argent (nos impôts) qu'ils cogèrent et dont l'utilisation est on ne peut plus opaque et discutable.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
"l'entourage de Sarko" mettrait un frein aux réformes de Darcos ? Des noms.... Philippe Court ? P.Cordoba l’a dans son collimateur. Point de détail qui a son importance: il est dir. cab, et non chef de cabinet, lequel s’appelle David Teillet et me disait en janvier qu’ils sont bien conscients des verrous qui doivent sauter. Mais Darcos, sa tâche est herculéenne et les écuries d'Augias ne peuvent être nettoyées en quelques mois. Il est le premier qui admet ouvertement que la Nomenklatura de l'EN est collectivement responsable du désastre. C'est déjà énorme.
Les auteurs du crime et leurs complices en sont encore à nier leur culpabilité, en véritables Fourniret du pédagogisme, mais ils ont compris que la fin de récré était sifflée, et qu’ avec elle ils vont perdre leurs prébendes, leur fonds de commerce. Les caciques commencent à grogner. C'est donc maintenant qu’il faut serrer les rangs. Comme les petits actionnaires qui déboulonnent les conseils d'administration félons, les sans grade peuvent faire démissionner pour forfaiture les présidents et secrétaires généraux de ces corporations citées dans la pétition "anti-mécaniste", un poulet indigne d'un enseignant qui connaît son métier.
Je ne peux renvoyer dos à dos gauche et droite car il me semble que si l'EFFET des réformes ( la "débâcle de l'école" ) a effectivement comme toute catastrophe nationale transcendé les clivages, la CAUSE de cette débâcle, l'idéologie égalitariste qui fut son élément déclencheur, a profité d’un contexte intellectuel réceptif qui lui a permis de perdurer,et où l’intellectuel de gauche est un pléonasme et l’intellectuel de droite …un ectoplasme.
Ni confusion ni convergence
( à suivre)
Ecrit par : Cadichon | 01 avril 2008
"Je plains un peu le ministre. Coincé entre les objurgations de Bercy, les contraintes de la LOLF, sa volonté de réformer le Bac en supprimant nombre d'options, tout en tentant de reprendre en main un système pédagogique qui s'effondre… La presse qui ne le soutient pas forcément, peut-être parce qu'elle est influencée par les querelles au sein de son propre parti, et les conflits de personnes… Franchement, homme politique, il y a des jours où c'est éreintant. Je sais bien qu'on ne les force pas, mais il pourrait bien finir par choisir la liberté d'aller cultiver son jardin et écrire des livres de littérature."
Ecrit par : brighelli | 01 avril 2008
Vous avez raison, Jean-Paul, personne ne les force.
Nous sommes sur un blog majoritairement fréquenté par des profs. Darcos, (qui est effectivement un VRAI ministre de droite), va supprimmer onze mille postes à la rentrée prochaine. (ombien à la suivante, s'il ne va pas cultiver son jardin ou écrire, ou les deux?), et quatre vingt quinze pour cent (ne s'emmerde pas en se faisant baiser, apparemment) applaudit des deux mains.
Excepté Pat, tout le monde ici, même, j'ai l'impression, en ce moment. Cherchez l'erreur.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2008
Syndrome de Stockholm, peut-être?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2008
‘Une tendance lourde, qui transcende les notions de droite et de gauche — une partie de l'entourage du Président va dans ce sens, et rien d'étonnant à ce que les Pédagos trouve là une oreille assez complaisante.’
JPB
Depuis quelques semaines, sur les ondes et les étranges lucarnes hexagonales, JPB renvoie droite et gauche dos à dos, affirmant que la faillite de l’école a transcendé la distinction.
C’est donc vrai pour ce qui est du CONSTAT de la faillite du système, même si quelques idéologues irréductiblement dévoués au culte de St Meirieu, persévèrent dans leur délires oniriques, comme un certain Sylvain Grandserre, qui enseigne impunément l’ignorance à nos enfants depuis plus de 15 ans. Voici ce qu’écrivait ce négationniste en octobre 2006 ( foirum education de France2) ”Il n'y a jamais eu aussi peu d'illettrés, jamais aussi peu de jeunes sans qualifications ou diplômes, jamais aussi peu d'échec scolaire, jamais autant de bacheliers. Que de nouvelles exigences aient dépassé nos résultats - pourtant en hausse - est une évidence que l'on aimerait voir médiatisée davantage que ces nostalgiques délirants qui, en plus d'hurler avec les loups, font le choix de les caresser dans le sens du poil, inconscients de la gravité des morsures que la crise sociale et morale ne fera qu'infecter. A nous de trouver les réponses pour museler ces aboiements de pitbulls enragés, issus d'un croisement idéologique aussi redoutable que douteux””.
Messieurs Brighelli et Le Bris se seront reconnus et Rachel Boutonnet aussi, qui fait partie de la meute (elle c’est une pitbulle). Leur prose flanque au Sylvanet une éruption de bubons proprement jouissive…
(Et ce triste sire ignore que le h de hurler n’est pas… muet)
La convergence droite-gauche me gêne en raison de la séparation originelle entre deux philosophies de l’éducation incompatibles. Si l’école républicaine a oscillé entre les idéaux de droite et de gauche, à une époque où il y avait une droite en France, celle qu'on a voulu lui substituer était fortement marquée par l’égalitarisme, qui n’est pas une valeur de droite.
L’exemple américain nous éclaire sur la séparation originelle, (a fork in the road, dit Diane Ravitch, )qui présida à la naissance de l’éducation dite « progressiste », défini par opposition à l’enseignement traditionnel, dont elle se distingua en revendiquant une profonde empathie pour les classes laborieuses, auxquelles elle se faisait fort d’épargner un enseignement inutile car par trop étranger. (Ce seront les arguments bourdivins et assimilés)
Le premier ( liberal education, humanities) était trop élitiste, sans doute aussi encore trop mécanique, avait bien d’autres défauts, mais les innovateurs avaient la solution : la science ( de l’éducation) allait tout arranger. Avec la bonne conscience des dames patronnesses ou des chefs scouts, ils se mirent en tête de redéfinir la démocratie d’après une sorte de déterminisme social, ( pas vraiment de droite non plus) , et décrétèrent qu’ils allaient faire le bonheur des couches populaires. Leur mouvement ( Progressive education) fondé sur un postulat révolutionnaire, apparemment confirmé par "la dite science:les enfants pauvres sont intellectuellement moins aptes à apprendre que les gosses de riches. (Il fut donc vicié dès le départ par cette fallacie) En conséquence, il faut leur enseigner la lecture avec une méthode inventée pour les débiles mentaux, leur supprimer l’enseignement de l’algèbre, des langues mortes, de l’histoire, et faire à la place de la « social efficiency education », c’est à dire leur enseigner des choses pratiques, l’origine sociale déterminant la nature de l’orientation.
Des critiques, restées lettre morte, s’élevèrent : en voici deux exemples : Un des plus célèbres universitaires noirs de l’histoire intellectuelle des États-Unis, W.E.B. Du Bois, questionnait dès 1903 le bien-fondé de cette philosophie de l’éducation imprégnée de rousseauisme, dont il pressentait que les Noirs seraient les premières victimes, « for it would preclude the education of future leaders, who would require a liberal education. Can the masses of the Negro people be in any possible way more quickly raised than by the effort and example of this aristocracy of talent and character ? Was there ever a nation, on God’s fair earth, civilized from the bottom upward ?Never : it is, ever was, and ever will be from the top downward that culture filters».
Un professeur de maths à l’université de Cincinatti écrivait le 23 novembre …1918 ! « Cela fait déjà un certain temps que je me dis que ces agitateurs du monde éducatif sont bien mal inspirés, qui préconisent des changements radicaux dans nos programmes scolaires, sans apporter la moindre raison valable susceptible d’étayer leurs affirmations. Ils sont, peut-être inconsciemment, en train de commettre une injustice envers toute la jeunesse de notre pays qui est en droit de recevoir la meilleure éducation possible ».
En France, les premières critiques furent très ( trop) longtemps l’apanage quasi-exclusif de la droite ( de Didier Maupas à Alain Madelin en passant par Jacqueline de Romilly… et Le Pen !) Il y a seulement une dizaine d’année que les critiques de gauche sont sortis en nombre de leur torpeur et de leur silence. Ils ont attendu que le secret de famille honteux soit devenu celui de Polichinelle, ayant atteint une démesure telle qu’il ne pouvait plus être dissimulé à la face du monde. Puis ils ont courageusement épinglé la débâcle sur le dos…du libéralisme. La gauche avec ses intentions si pures ne pouvait porter le chapeau.
La distinction droite-gauche est au coeur du problème et sa prise en compte conditionne à mon sens la sortie de crise. Vouloir la gommer, c’est continuer à diaboliser ou à caricaturer la droite, en soulignant une autre exception française: sur l'échiquier international des courants politiques, elle se situe bien à gauche de toutes les autres droites démocratiques. D’où bien sûr la confusion…mais je n’y vois pas une convergence gauche/droite, simplement l’absence d’un vrai parti droite en France, sur le modèle des conservateurs anglais ou canadiens, des Républicains ou de la CDU. Une illustration: L'an dernier la presse américaine affirmait que s'ils avaient voté en France, H. Clinton ou B. Obama auraient voté pour Sarkozy et non pour la maldonne du PS, « she’s too radical… »
Si l’UMP n’est pas vraiment à droite, alors oui, droite et gauche en France, c’est du pareil au même, mais cela ne fait pas avancer ou reculer la question scolaire. Il faut faire avec ce que l'on a .
Ne plus diaboliser ou caricaturer la droite permettrait aussi d'admettre qu'elle a quelques valeurs qui tiennent la route et qui peuvent aider à remettre l'école d'équerre. Elles n'ont jamais cessé d'inspirer ceux qui ont résisté aux oukases gauchistes, même quand ils se disaient de gauche.
Donc oui à l'union des bonnes volontés de tous bords, non à la confusion des genres.
Ecrit par : Cadichon | 01 avril 2008
On ne peut pas vouloir refonder l'école,une école de qualité,avec des profs au rabais,là est l'erreur de Darcos.C'est incompatible. On ne peut plus le suivre, même si on aime la grammaire.
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008
Cincinnati...je devais penser à Cinecittà...
temps d'aller rejoindre Morphée avant de morfler...
Ecrit par : Cadichon | 01 avril 2008
Jacques Attali voit dans cete décision la concrétisation rapide de l'une des 300 propositions énoncées dans son rapport. "Tout cela va dans le bon sens. Bientôt on pourra intégrer au bracelet des données informatiques telles que l'identité du professeur, ses derniers rapports d'inspection, son curriculum vitar et les notes que les élèves lui ont mises au cours des cinq années précédentes. Le bracelet sera de couleur différente selon la moyenne des notes ainsi obtenues, et les parents pourront choisir les professeurs de leurs enfants sur des critères enfin viables."
Celle-là, même pour un poisson d'avril, elle est trop vraie. Quelle horreur !
Ecrit par : catmano | 01 avril 2008
« j'en arrive à me demander si les recteurs ne font pas du zèle, parfois, ou ne jouent pas à saboter certaines initiatives.
Ecrit par : brighelli | 01 avril 2008 »
Oh, que oui !
Extrait du compte rendu d’une rencontre entre les délégués syndicaux et le secrétaire général d’une académie :
« Cerises sur le gâteau, deux annonces :
Le SG aurait pu développer une tout autre action dans le cadre d'une politique différente.
Au cours d'une réunion des SG au ministère, il a fait savoir son désaccord avec la politique de transformation des heures postes en HS.
Chacun interprètera ces deux annonces, faites en public, à l'aune du devoir de réserve. »
Si même le SNES ironise ...
Dans la même académie, une partie des postes supprimés suite aux DGH a été rétablie par le recteur. Il aurait dit en substance : « Finalement, nous avons plus de marge de manœuvre que prévu en termes de moyens. »
Sans être parano, peut-être pas sans rapport avec la préparation des élections municipales ?
Ecrit par : Zorglub | 01 avril 2008
"On ne peut pas vouloir refonder l'école, une école de qualité, avec des profs au rabais, là est l'erreur de Darcos. C'est incompatible. On ne peut plus le suivre, même si on aime la grammaire."
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008
Avec des professeurs au rabais. Et je rajouterai: avec un rabais de professeurs.
Cadichon, jusqu'à quand allez-vous (faire semblant de) confondre valeurs de gauche et gauchisme?
On entend sans arrêt parler de réduction du déficit public, en sous-entendant que ça ne peut pas impliquer autre chose que suppressions de postes. Bourrage de crâne; Rappelons simplement que dix pour cent du PIB sont passés des revenus du travail aux revenus du capital. Soit plus de cent milliards d'Euros en vingt ans.
De quoi relativiser le bourrage de crâne sur le fait qu'il faille obligatoirement "serrer la ceinture de l'éducation" pour ne pas devenir le cancre de l'union européenne avant d'en prendre la direction.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 avril 2008
C'est curieux cette tendance actuelle à réactiver les réseaux dormants.
Cher(e)s ami(e)s de l'école primaire, écoutez la chronique du 01/04 de Caroline Eliacheff aux matins de france Culture.
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008
Au lieu de congratuler,s'autocongratuler,participer au festival des bons mots(à quand la remise des oscars?) il serait temps de réfléchir(les cerveaux ne manquent pas ici)à ce qu'il possible de faire pour empêcher, AUJOURD'HUI, le massacre des profs...Ou bien préfère-t-on mettre la tête dans le sable,comme d'habitude.Les profs sont maso.Syndrome de Stockholm,oui.
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008
Chère Amélie,
Vos messages ne sont pas faciles à lire.
Pour améliorer "la chose" pourriez-vous laisser un espace (vous savez , la grande touche, en bas de votre clavier) après une virgule et après un point.
Merci d'avance.
Ecrit par : c.mal foutu... | 01 avril 2008
Cher(e)s ami(e)s de l'école primaire, écoutez la chronique du 01/04 de Caroline Eliacheff aux matins de france Culture.
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008
Je viens d'écouter ; quelle embrouille !
On mélange deux dossiers, celui de l'apprentissage de la lecture et celui du livret de compétences. On commence par des choses inexactes à propos de l'apprentissage de la lecture : il est faux de dire que dans les nouveaux programmes celui-ci est prévu en GS, hélas ;puis on fait une critique très pertinente du livret de compétences. Et l'on conclut que l'apprentissage de la lecture en GS - la règle de 1882 à 1960 - que les nouveaux programmes excluent met en danger les bambins.
De la désinformation pure et simple.
GM
Ecrit par : guy morel | 01 avril 2008
Selon une source généralement bien informée, Monsieur Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, envisage d'étendre les droits des représentants des syndicats de lycéens.
Mis en difficulté par sa récente défaite électorale à Périgueux et par les manifestations de mécontentement contre la refonte des programmes de l'enseignement primaire, Monsieur Darcos semble avoir choisi la voie de l'apaisement.
Il a chargé aujourd'hui Monsieur Luc Ferry, ancien ministre de l'éducation nationale et M. Philippe Meirieu, agrégé de pédagogie et ancien directeur de l'IUFM de Lyon, de réunir une commission composée par leurs soins afin de réfléchir aux modalités pratiques de la mise en oeuvre de ce projet.
M. Darcos reconnaît qu'il est juste que les lycéens qui assument la lourde responsabilité de représenter leurs camarades soient déchargés, en totalité ou partie, de leurs obligations scolaires.
"Cette idée va dans le bon sens" a déclaré M. Philippe Meirieu..."mais il faut aller encore plus loin en prévoyant une rémunération pour ces élèves et en leur accordant d'office le bénéfice du baccalauréat "au tour extérieur", voire l'agrégation de sciences de l'éducation." Il ne faut pas faire les choses à moitié et envisager également des "parachutes de départ".
Madame Eveline Charmeux, pressentie pour participer à cette commission s'est déclarée "globalement satisfaite" mais a souhaité de son côté que les droits des lycéens soient étendus aux élèves des collèges et de l'enseignement pimaire à partir de la grande section de maternelle (mat. sup.)
Monsieur Philippe Meirieu tient à rassurer sur le caractère ouvert et pluarliste de cette commission. La SGEN-CFDT sera représentée, mais aussi le SNES et la FCPE.
Le SNALC, syndicat marqué à droite, a émis quelques réserves de forme.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
"De la désinformation pure et simple."
Désinformation : n'est ce pas ainsi qu'on appelle l'activité de certain(e)s "analystes" ? Il est vrai dans un contexte un peu spécial de guerre psychologique...
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008
Afin de marquer mon opposition à la production de vannes sur commande un certain jour convenu, je m'engage à ne sortir aucune vanne ce jour.
Promis, je recommence demain.
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008
Jean a écrit : "Voilà bien le style de Meirieu l' OBSCUR! Le gugusse n'a pas changé!"
Le surnom d'obscur a déjà été attaché à Héraclite. Il est vrai que ce dernier ne nous a laissé que des fragments, première considérable différence d'une longue liste.
Je propose de plutôt de parler de Meirieu le Glauque. On peut aussi utiliser le plus trivial "Gugusse de Lyon" *
Et puis, peut-on être à la fois présocratique et confusioniste postmoderne ?
* A ne surtout pas confondre avec le gugusse de Montauban.
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008
Rires Robin !
On rigole bien ici, il faudrait qu'il y ait plusieurs "1er avril" par an.
Jean-Paul, la nouvelle que vous évoquez se fait pratiquement sous nos yeux, et en plus c'est une nouvelle à dix mains ! :-)
Ca c'est du travail d'équipe spontané ! ^^
[^^ = signe d'amusement et de contentement dans le langage des émoticônes.]
Ecrit par : Jérémy | 01 avril 2008
Au lieu de congratuler,s'autocongratuler,participer au festival des bons mots(à quand la remise des oscars?) il serait temps de réfléchir(les cerveaux ne manquent pas ici)à ce qu'il possible de faire pour empêcher, AUJOURD'HUI, le massacre des profs...Ou bien préfère-t-on mettre la tête dans le sable,comme d'habitude.Les profs sont maso.Syndrome de Stockholm,oui.
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008
Merci bien Amélie de rappeler ce que j'ai essayé de signaler à plusieurs reprises sur le fait qu'avec ce projet de mobilité le licenciement des fonctionnaires deviendrait possible.
Merci aussi de rappeler qu'aucune réforme intelligente ne se fera avec des "profs au rabais" comme vous dites. Aucune réforme intelligente ne se fera non plus avec un ministre qui refuse de faire le ménage dans une hiérarchie administrative qui se paie sa tête. Quand en plus les économies sont faites sur le dos des élèves et des profs! Il faut être d'une naïveté sans borne pour croire que tout cela na va pas sauter assez rapidement! Et ce sera dommage pour nous de perdre Darcos, je le pense vraiment.
Agir, Amélie? On ne demande que cela. On le fait tous les jours dans nos établissements et c'est la forme d'action la plus immédiatement utile. Et ceux qui ne sont pas dans des postes au chaud, ont vraiment le sentiment d'agir, croyez-moi. Mais vous le savez bien. Agir par un autre moyen? Nombre de parents et de profs sont venus ici ou ailleurs pour offrir leur aide. Il faudrait que les "responsables" de toutes les assos trouvent un terrain d'entente!
Car pour l'instant sur ce blog il suffit de se dire qu'on se rallie aux pathétiques appels de rassemblement pour faire partie des "bons". Et une fois cela hautement déclaré, on a bonne conscience et on continue. C'est le génie d'internet. Cela permet aux gens de n'agir que par procuration virtuelle...
Ecrit par : Sanseverina | 01 avril 2008
Sur les syndicats lycéens : on peut gloser à l'infini pour savoir s'il s'agit d'un oxymore ou d'une analogie... Il n'en reste pas moins que l'UNL et la FIDL sont des associations loi 1901. Je ne crois pas que leur activité justifie leur dissolution par les procédures prévues par la loi.
Ecrit par : Pat | 01 avril 2008
Bravo à tous pour les exercices de style depuis hier : je suis presque sûr qu'un profane s'y laisserait prendre (sauf la référence aux entreprises, et encore...)
Ecrit par : johnmarguerite | 01 avril 2008
Lariba, votre idée de bracelet électronique m'a bien fait rire. Encore que...
J'ai aussi été heureusement surprise de voir JPB commencer (un peu, à peine, si peu, enfin! )à s'indigner du bout des lèvres des suppressions massives de postes. Mais bon, comme le dit le Père Pirrone " celui qui vit dans la montagne ne se soucie pas des moustiques de la plaine".
Ecrit par : Sanseverina | 01 avril 2008
Rires Robin !
On rigole bien ici, il faudrait qu'il y ait plusieurs "1er avril" par an.
J'espère que la source de l'auteur de l'article que j'ai cité (terme de la cascade qui coule de cette source !) n'est pas aussi bien informé qu'il le prétend.
Mais avec l'E.N., la frontière entre le fantastique tendance "gore" et le réel est souvent "indécise" (cf. la commission Pochard).
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
« j'en arrive à me demander si les recteurs ne font pas du zèle, parfois, ou ne jouent pas à saboter certaines initiatives.
Ecrit par : brighelli | 01 avril 2008 »
Le recteur de Toulouse avait accusé les syndicats de faire du "sabotage". Il était bien dans la rhétorique Darcos.
Ecrit par : Pat | 01 avril 2008
J'ai aussi été heureusement surprise de voir JPB commencer (un peu, à peine, si peu, enfin! )à s'indigner du bout des lèvres des suppressions massives de postes. Mais bon, comme le dit le Père Pirrone " celui qui vit dans la montagne ne se soucie pas des moustiques de la plaine".
Ecrit par : Sanseverina | 01 avril 2008
Pas si sûr qu'il vive dans la montagne. Les lycées de Montpellier n'ont pas dû être plus épargnés, si ?
Ecrit par : Pat | 01 avril 2008
Bonjour
Je me demandais dans quelle mesure les associations d'enseignants type Sauver les Lettres ou Reconstruire l'Ecole (pour n'en citer que deux) ne pourraient pas travailler de concert avec des bibliothécaires sensibles à leur démarche.
Je crois que le grand mérite de cette action serait de faire comprendre à la population à quel point les deux métiers sont différents et l'ampleur des dégâts commis par les pédagogistes lorsqu'ils confondent ces deux vocations.
Personnellement, je suis disponible pour travailler avec les enseignants et faire connaître mon (futur) métier.
Je suis sûr qu'une action efficace permettrait aux yeux d'un grand nombre de personnes de mieux percevoir la noblesse qu'il y a à instruire, d'une part, et à animer une bibliothèque d'autre part.
L'avantage que je vois à cette union entre enseignants et bibliothécaires serait que la population comprendrait que vous êtes bien loin de nourrir des sentiments hostiles à l'encontre d'ouvrages tels que "Harry Potter", mais que, pour le bien des élèves, vous vous refusez à l'enseigner justement pour donner à la place le meilleur du patrimoine littéraire.
Ecrit par : johnmarguerite | 01 avril 2008
Bon je vais me faire taper sur les doigts, mais je comprends que vu du ministère, on puisse penser qu'il y a pléthore de profs et besoin de supprimer des postes.
Si les fonctionnaires raisonnent par moyennes, les moyennes entre classes TRES faiblement chargées (latin, grec, arts pla, LV3) et classes "à 35" (maximum lagal) doivent tourner autour de 27/28.
D'autre part, il y a le problème des TZR. Il faut choisir : soit on garde des profs prévus exprès pour ne rien faire en attendant qu'on ait besoin d'eux (fût-ce en les prévenant deux jours à l'avance et en les envoyant à 200 km), soit on supprime les TZR (auquel cas les vacataires remplaçants seront des étudiants recrutés pour l'occasion et/ou des professeurs de l'établissement qui remplaceront en interne - le remplacement interne étant une très bonne méthode d'ailleurs - je le dis pour l'avoir testé des deux côtés).
En tout cas, des profs sans élève, ça fait baisser les moyennes.
Ecrit par : Brigamont | 01 avril 2008
Bon je vais me faire taper sur les doigts, mais je comprends que vu du ministère, on puisse penser qu'il y a pléthore de profs et besoin de supprimer des postes.
Si les fonctionnaires raisonnent par moyennes, les moyennes entre classes TRES faiblement chargées (latin, grec, arts pla, LV3) et classes "à 35" (maximum lagal) doivent tourner autour de 27/28.
Ecrit par : Brigamont | 01 avril 2008
Vous montrez très clairement en quoi cette vision "par moyennes" est erronée, il n'y a rien à rajouter.
le remplacement interne étant une très bonne méthode d'ailleurs
Ecrit par : Brigamont | 01 avril 2008
Pouvez-vous nous en dire plus ?
Ecrit par : Pat | 01 avril 2008
Je propose de plutôt de parler de Meirieu le Glauque. On peut aussi utiliser le plus trivial "Gugusse de Lyon" *
Ou encore le "Guignol de Lyon", Guignol étant une marionnette française crée à Lyon au XIXème siècle par Laurent Mourguet, à époque bénie où les IUFM n'existaient pas encore.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
D'autre part, il y a le problème des TZR. Il faut choisir : soit on garde des profs prévus exprès pour ne rien faire en attendant qu'on ait besoin d'eux (fût-ce en les prévenant deux jours à l'avance et en les envoyant à 200 km), soit on supprime les TZR (auquel cas les vacataires remplaçants seront des étudiants recrutés pour l'occasion et/ou des professeurs de l'établissement qui remplaceront en interne - le remplacement interne étant une très bonne méthode d'ailleurs - je le dis pour l'avoir testé des deux côtés).
En tout cas, des profs sans élève, ça fait baisser les moyennes.
Ecrit par : Brigamont | 01 avril 2008
Par chez moi les TZR ont déjà été supprimés (officieusement bien entendu): on préfère les vacataires, c'est-à-dire des étudiants non formés et sans expérience.
C'est moins cher !
Et tant pis pour ceux qui se sont battus pour avoir leur concours !
Et tant pis pour les élèves qui tombent sur des personnes incompétentes !
Ecrit par : PFC | 01 avril 2008
Madame Eveline Charmeux, pressentie pour participer à cette commission s'est déclarée "globalement satisfaite" mais a souhaité de son côté que les droits des lycéens soient étendus aux élèves des collèges et de l'enseignement pimaire à partir de la grande section de maternelle (mat. sup.)
"Mais pas avant 4 ans ! On devient toujours un peu réactionnaire en vieillissant", s'est exclamée la célèbre pédagogue.
Plusieurs fois grand-mère, Mme. Charmeux n'a rien perdu, comme on peut le constater, de son humour et de sa jeunesse d'esprit !
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
Je crois que le grand mérite de cette action serait de faire comprendre à la population.
Ecrit par : johnmarguerite | 01 avril 2008
Pour instruire la population (lui faire entendre la voix de la raison et de la sagesse) il faut non seulement de bons professeurs, eux-mêmes bien instruits, mais aussi et surtout, sur la scène sociale, un mécanisme théâtral qui puisse garantir dogmatiquement leurs paroles de vérité.
Exactement comme dans le théâtre de la justice judiciaire. Ce qui produit et garantit la parole du juge c'est bien le fait admis par tous que le juge, représentant l'Etat de Justice est infaillible, qu'il ne peut se tromper, s'exprimant non pas en son nom mais en celui de l'Etat garant.
L'effondrement de l'école unanimement reconnu aujourd'hui, grâce à des gens comme JP Brighelli résulte de ce que le professeur ne l'est simplement plus. En devenant enseignant au mieux et animateur au pire, il ne représente plus que lui-même. Sa parole échangée avec celle de l'élève avec qui il noue le "contrat pédagogique" n'est plus dite ex-officio. Ce n'est plus l'Etat de Justice qui s'exprime à travers lui, mais c'est une personne parmi les autres. Cette démétaphorisation généralisée de la parole de l'Etat et son remplacement par la novlangue technique et technocratique des experts auto-proclamés est la cause du désastre. Voilà en quoi la techno-science éducative est une iufmusterie absolue.
L'efficacité des instituteurs de la République résultait non pas strictement de leurs méthodes et procédures pédagogiques, mais bien plus du fait que la population les tenait en haute estime, les craignait parfois même, voire les mettait au-dessus des prêtres (sacerdotes). En un mot ils étaient plus sacrés que la République elle-même. Et ce caractère sacré était un effet d'illusion, le résultat d'un montage, celui de l'institution symbolique par nature.
Ecrit par : marigot | 01 avril 2008
Le canular du café pédagogo.
Qu'est-ce qu'on se marre, ha ha ha.
Ne me faites pas rire, j'ai les lèvre gercées.
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/04/01042008Accueil.aspx
Programmes du primaire : Xavier Darcos renonce.
Dans une dépêche transmise cette nuit aux agences de presse, le ministre de l'Education annonce sa volonté de reporter sine die son projet de programmes du primaire.
«J'ai été très impressionné par la tonalité des réponses des enseignants que j'ai consultés par l'intermédiaire des inspections académiques. Dans les synthèses qui remontent par les IEN, l'invocation par les enseignants des valeurs de la République, des ambitions qu'ils avaient pour la réussite des élèves et les craintes de ne pas connaître assez de maximes de morale m'a ébranlé ».
Pourtant, à l'inverse, la consultation publique menée sur le site du ministère, et confiée à l'agence OpinionWay, annonçait depuis hier un taux de satisfaction des parents de plus de 97,5%, dont de nombreux témoignages invitant le ministre « à bouter hors de France la chienlit socio-pédagogiste ».
Mais le ministre a fait part de son scepticisme : « C'est le sondage publié par le Figaro, et traité par la même agence, qui m'a mis la puce à l'oreille : OpinionWay annonçait 58% de Français satisfaits du changement de style du président de la République, alors que ce pourcentage ne s'appliquait en fait qu'à la fraction de gens qui pensaient que le président avait changé de style. J'ai eu peur d'être manipulé par des groupuscules idéologiques. » Une mission d'expertise des programmes de 2002 a été nommée. Elle a été confiée aux inspecteurs généraux L.A. Karp et F. Indus.
Devant cette décision subite, annoncée au cours de la nuit du 31 mars au 1er avril, les syndicats et les associations des « 19 » ont publié à l'aube un communiqué unitaire dans lequel « ils remercient les enseignants pour leur vigilance », et « appellent le ministre à venir lever le verre de l'amitié retrouvée ».
Ecrit par : TIGER LILITH | 01 avril 2008
Pour le 1er avril, Le Monde a décidé de commander un article à François Bégaudeau, histoire de montrer à la France entière son (absence de) style et sa (médiocre) pensée.
A vrai dire, je ne suis pas sûr que ce soit une blague... N'importe qui peut écrire dans ce journal maintenant. Peut-être que C Sibille y aura un billet d'humeur bientôt, qui sait?
Ecrit par : Loki | 01 avril 2008
L'efficacité des instituteurs de la République résultait non pas strictement de leurs méthodes et procédures pédagogiques, mais bien plus du fait que la population les tenait en haute estime, les craignait parfois même, voire les mettait au-dessus des prêtres (sacerdotes). En un mot ils étaient plus sacrés que la République elle-même. Et ce caractère sacré était un effet d'illusion, le résultat d'un montage, celui de l'institution symbolique par nature.
Ecrit par : marigot | 01 avril 2008
Je comprends, il faut donc recréer cet effet d'illusion, redonner vie aux symboles ; et on part de très loin.
Ecrit par : johnmarguerite | 01 avril 2008
La blague de 1er avril du jus pédagol (JP) est intéressante.
Le fait d'avoir choisi comme sujet le renoncement de Darcos à la réforme des programmes du primaire montre à quel point les rédacteurs du JP ne croient pas une seule seconde.
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008
Bonjour à tous
Ci-dessous l'intégralité du texte d'André Ouzoulias . Mes commentaires sont entre les pointillés.
Thierry
André OUZOULIAS, Professeur à l’IUFM de Versailles, UCP (Université de Cergy-Pontoise), département PEPSSE (philosophie, épistémologie, psychologie, sociologie et sciences de l’éducation), auteur de divers ouvrages sur les difficultés dans l’apprentissage de la lecture…..( impressionnant !)
En présentant le projet de nouveaux programmes pour l’école primaire, le 20 février dernier, le ministre de l’éducation nationale, M. Darcos, a indiqué qu’il souhaitait entreprendre à travers eux une « véritable révolution culturelle ». Si on en juge par les changements apportés par ce projet dans le domaine essentiel de l’apprentissage de la lecture, il s’agit bien de cela. Hélas, car le ministre s’apprête ainsi à rompre brutalement avec une tradition pédagogique française ( ???) née au temps des lois laïques de Jules Ferry ……( La ficelle est un peu grosse pour faire croire que vous êtes le porte parole de la tradition laïque)….. . Dans le passé, certaines révolutions ont apporté un progrès qui ne parvenait pas à se réaliser par des évolutions plus graduelles….. ( Soyez plus explicite Monsieur Ouzoulias !)……. Ce n’est assurément pas le cas de celle qui nous est annoncée. Elle risque au contraire d’engendrer davantage d’échecs, de produire plus d’inégalités et de plonger nombre d’enfants, de parents et d’enseignants dans l’angoisse et la souffrance. « Chagrin d’école [1] » commencera dès la maternelle.
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Et l’angoisse et la souffrance des jeunes enseignants qui sortent de l’IUFM totalement démunis et qui, après un ou deux ans d’exercice, ont perdu toutes leurs illusions.
Et l’angoisse et la souffrance des familles trompées et culpabilisées qui sont parfois envoyées en thérapie familiale au CMP parce que leur enfant est en difficulté scolaire (en réalité à cause de méthodes pédagogiques totalement folles).
Et l’angoisse et la souffrance de tous les gamins qui, le mercredi, préféreraient jouer au foot, plutôt que faire la queue chez un orthophoniste (alors qu’ils ne devraient rien avoir à y faire).
Et l’angoisse et la souffrance de tous ces pauvres gamins qui ne peuvent compter que sur l’école pour se construire. Vous n’avez pas le monopole du cœur Monsieur Ouzoulias .
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Ce sombre pronostic ne repose pas sur un procès d’intention : outre de graves régressions dans de nombreux domaines, contre lesquelles divers chercheurs et des associations de professionnels et de parents viennent de s’élever [2], tel qu’il est formulé dans le domaine de la lecture, ce projet de programme impose aux enseignants d’avancer d’un an environ l’acquisition du déchiffrage. Cet enseignement qui, depuis la fin du 19e siècle, commençait au CP,….( faux )…. sera désormais le noyau dur du programme de la dernière année de maternelle, la Grande Section. Avant d’entrer au CP, les enfants devront en effet « avoir compris le principe alphabétique » et être « capables de mettre en relation les sons et les lettres et de faire correspondre avec exactitude lettre et son, en particulier les voyelles a, e, i, o, u, é et les consonnes f, s, ch, v, z, j, p, t, c (= k), b, d, g (dur), l, m, n et r » (Bulletin Officiel du ministère, p. 22, 3e colonne [3]). Comme l’indique l’un des meilleurs spécialistes français de l’apprentissage de la lecture, cela constitue une vingtaine de correspondances entre lettres et sons. Il s’agit là des deux tiers des correspondances les plus simples, que les linguistes appellent « archigraphèmes »…….. ( archisavants les linguistes ! …..). Ce spécialiste commente : « Une pure folie ! Une rupture totale avec les préconisations antérieures et les pratiques des enseignants d’école maternelle ». [4]
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Pour être une rupture, c’est une rupture ! Une folie ? Sûrement pas ! L’expérience quotidienne me prouve le contraire mais je dois avouer que je ne suis pas l’un des meilleurs spécialistes français de la lecture, je n’y ai donc probablement rien compris. Finalement, en lisant votre texte, j’ai les chevilles qui enflent et je me demande si je ne suis pas l’un des meilleurs spécialistes français de la lecture ( au même titre, d’ailleurs, que de nombreux enseignants que je côtoie tous les jours).
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Mesurons bien ce que cela signifie : les élèves seront ainsi censés savoir lire dès la fin de la Grande Section des phrases telles que « Zoé a vu Luc, le joli bébé de Madame Frigola. Il l’a lavé sur le lavabo. Il l’a séché sur le canapé… ». Autrement dit, ils devront savoir lire la plupart des mots réguliers
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Faux : les élèves les plus matures pourront effectivement lire de très nombreux mots réguliers et c’est tant mieux ; on ne va quand même pas leur interdire ! Quant aux enfants plus lents ou moins matures, ils pourront, grâce à leurs connaissances, analyser les mots réguliers pour identifier tous les phonèmes qui les composent : principe de « l’écriture- lecture » qui fait passer, par soucis de progressivité, l’analyse ( codage ) avant la synthèse ( décodage)
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même s’ils les rencontrent dans des phrases totalement artificielles …….(serait- ce une allusion au fameux « sens » si cher à nos amis linguistes?)……. Les professionnels de l’enseignement de la lecture le savent : quand l’enfant a acquis les deux tiers des archigraphèmes au CP, il découvre très vite, en quelques semaines, la plupart des autres « relations entre lettres et sons »
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Tout à fait exact, ces professionnels ont raison car, ensuite, ce n’est plus qu’un jeu d’enfant.
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Autrement dit, ce changement des programmes signifie que les enfants seront censés savoir lire en juin en Grande Section aussi bien qu’actuellement en mars au CP !
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Faux et caricatural. La compréhension du principe alphabétique ne signifie pas la lecture courante mais l’étude du mécanisme associatif entre les lettres. La lecture courante demande un entraînement quotidien et une durée de pratique suffisante pour que le déchiffrage soit automatisé (cela n’est absolument pas l’objectif de la GS)
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Quand les fondateurs de l’école républicaine ont écrit les programmes de l’école maternelle et de l’école élémentaire, ils ont considéré qu’un tel objectif pouvait être couru au début du Cours Élémentaire, soit à partir de 7 ans ….( y’a pas de honte à se tromper !)…. Les historiens nous apprennent que, deux décennies plus tard, c’était devenu l’objectif central du Cours Préparatoire institué après les lois laïques, soit dès 6 ans. En mars 2006, M. de Robien a promulgué un arrêté qui modifiait les programmes, parce qu’il voulait que soit rappelée la nécessité d’un enseignement des « relations entre les lettres et les sons dès les premiers jours du CP »….( arrêté qui a accouché d’une souris)…... Les derniers programmes, ceux d’avril 2007, signés par ce même ministre, avaient entériné ces formulations. Le successeur de M. de Robien ne s’en satisfait pas. Voici qu’il veut en faire l’objectif de la maternelle dès 5 ans, à partir de la prochaine rentrée, sans qu’aucune expérimentation préalable ait été organisée (ne serait-ce que pour estimer la balance bénéfices/risques de ce choix). Où est le principe de précaution ?
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Que font les spécialistes ? Plutôt que d’écrire des sottises, ils feraient mieux de « mouiller le maillot » auprès des gamins ( bien que je doute qu’ils sachent y faire). S’ils cherchent une expérimentation ou une preuve par l’exemple, je me porte volontaire pour prendre 1 ou 2 spécialistes en stage.
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On se préparera à lire dès la moyenne section !
En cohérence avec ce choix, et montrant bien qu’il ne s’agit pas de l’étourderie d’un rédacteur pressé, les activités dites « d’analyse phonologique », préparatoires à l’apprentissage du code alphabétique, et qui étaient amorcées jusque-là en Grande Section, sont avancées en Moyenne Section. Ainsi, dès 4 ans (et avant 4 ans, pour les plus jeunes, nés en fin d’année !), les enfants devront apprendre à « scander les syllabes de mots, de phrases ou de courts textes, repérer des syllabes identiques dans des mots, trouver des mots qui ont une syllabe finale donnée, trouver des mots qui riment » (idem, 2e colonne)….( j’ai une collègue qui fait ça avec succès dès la petite section)…… Pour la plupart, ces enfants n’ont pas encore achevé leur apprentissage des bases du français oral et pourtant, leur enseignant devra les préparer effectivement à lire l’année suivante.
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Pour la plupart (????) …Mais voyons André ! TOUS ces enfants n’ont, en effet, et ce, fort logiquement, pas achevé l’apprentissage des bases du français oral ; l’école est là pour les y aider .Vous sous- entendez que la parfaite maîtrise de l’oral est un préalable indispensable à l’apprentissage de la lecture. Feignez-vous d’ignorer que le passage à l’écrit est un excellent exercice pour corriger et enrichir l’oral ?
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Dans le même passage, un peu plus haut, les rédacteurs énoncent que les enfants devront être capables « d’écouter et pratiquer quelques comptines qui favorisent l’acquisition de la conscience des sons (voyelles et quelques consonnes : p, t, c (= k), f, s, ch, m, r) en les prononçant correctement (les erreurs systématiques et persistantes de prononciation motiveront une orientation vers une consultation médicale) ». Il y a là de curieuses confusions. Confusion entre « sons » et lettres : pourquoi noter « c (= k) » et non « k »
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André avec cette remarque…. Soit vous prenez la défense des méthodes semi- globales (où tous les graphèmes qui correspondent à un phonèmes sont présentés en même temps … d’où la catastrophe pour les plus faibles ! ), soit vous faites semblant de ne pas avoir compris et, dans ce cas, peut- être préconisez -vous l’utilisation de l’alphabet phonétique international pour symboliser les phonèmes et encombrer un peu plus la mémoire des enfants (exemple le son « où » …s’ écrit « u » ! )
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ou est probablement s’il s’agit seulement de « sons » ? Confusion ( voir ci-dessus) aussi entre capacités articulatoires et « conscience des sons » (laquelle est bien plus tardive dans le développement de l’enfant). Mais le plus grave est probablement la méconnaissance que traduit la parenthèse sur les erreurs de prononciation. Les auteurs de ces lignes ignorent que de nombreux enfants, y compris dans les milieux favorisés, achèvent l’acquisition de l’articulation de certains phonèmes en fin de maternelle, voire au début du CP
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Je pensais naïvement que l’école était là pour essayer de corriger les défauts des élèves les plus fragiles. S’il faut attendre qu’ils soient prêts, autant fermer les écoles maternelles ( malheureusement, certains y pensent )
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(certains enfants zozotent, d’autres ont encore des difficultés à prononcer des consonnes comme « ch » ou « j », … ( Bienvenue chez les chtis … et chez l’orthophonichte ! )… d’autres encore distinguent mal certaines voyelles nasales
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Tout cela se travaille à l’école ( par exemple avec une méthode gestuelle). S’il n’y a pas d’amélioration, on peut alors diriger la famille vers un orthophoniste.
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Avec des recommandations aussi extravagantes, il ne faudra pas s’étonner si les consultations en orthophonie explosent.
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Alors là Monsieur Ouzoulias, il fallait oser ! Sans commentaire : voir « Dyslexie une vraie fausse épidémie »
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On est curieux de connaître l’avis du Ministère de la Santé et des mutuelles de santé sur ce point, sachant que ces consultations sont remboursées par la Sécurité Sociale
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Vous semblez soucieux des deniers de l’état, c’est tout à votre honneur ! (juste un peu démago sur les bords)
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Le ministre a annoncé qu’un de ses projets est de diviser le taux de redoublants par deux. Il n’avait pas dit qu’il voulait aussi que 100 % des enfants entrent au CP avec un an d’avance ! Car c’est bien à cela que reviennent les programmes projetés : rendre plus précoce d’un an l’apprentissage des bases de la lecture
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Oui tout à fait ; il s’agit d’étaler sur deux années cet apprentissage en utilisant une progression plus lente et plus explicite. Les enseignantes de CP ont sur les épaules une responsabilité beaucoup trop lourde. Avec ces nouveaux programmes, leur tâche sera allégée de façon significative.
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désormais, il ne commencera plus la première année de la « grande école », mais un an auparavant
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Cette remarque sonne comme un aveu et amène la question suivante : Comment la grande section prépare-t-elle les enfants à l’apprentissage de la lecture ?
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Encore un effort et l’on nous proposera bientôt de démarrer le CP à 4 ans… Farfelu ? (tout à fait d’accord avec vous, totalement farfelu) Ce n’est pourtant pas ce qui retient les marchands d’illusions. Un de ces charlatansen vient par exemple de publier un manuel intitulé Apprendre à lire tôt, vite et bien, qui se présente comme « la seule méthode conçue pour les parents pour apprendre à lire à leurs enfants dès l’âge de trois ans ». On nous précise que « 4 à 5 minutes par jour suffisent »
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Ce manuel, que j’ai feuilleté, est effectivement nullissime. Il y a donc deux espèces de charlatans, celle qui prétend enseigner la lecture aux enfants de 3 ans et celle qui prétend préparer les enfants à l’apprentissage de la lecture par simple immersion dans « un bain d’écrits ». Les charlatans de la deuxième espèce sont les plus dangereux car ils occupent le terrain depuis de longues années ; les autres sont des fous dont les théories seront balayées par l’expérience.
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Il est triste d’observer que le projet du ministre attiserait l’angoisse des parents et alimenterait par là même, comme dans plusieurs pays d’Asie, l’expansion du commerce de produits parascolaires et de cours particuliers contre lequel il dit vouloir lutter.
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Acadomia et les autres ont prospéré sur le dos de la faillite de l’école.
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D’un point de vue juridique, en tout cas, il y a là un problème que le Conseil d’État pourrait avoir à connaître car, il ne faut pas l’oublier, l’école maternelle n’est pas obligatoire (l’obligation commence à 6 ans, à l’âge d’entrée au CP). On serait fondé à lui demander s’il est licite de hâter l’apprentissage du déchiffrage en le confiant pour l’essentiel à l’école maternelle.
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Quand on n’a pas d’arguments valables on fouine dans le juridique. Ce n’est pas très élégant.
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La plus mauvaise idée en pédagogie de la lecture depuis très longtemps
Les parents de jeunes enfants, les futurs parents et tous ceux qui sont attachés à une école socialement juste doivent bien comprendre que ce qui est en jeu ici, c’est d’abord la capacité de l’école à faire réussir la plupart des enfants
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La plupart ?...On revoit ses ambitions à la baisse ? On était habitué à plus d’ambition de la part de certains syndicalichtes !
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Certes, dans les maternelles sociologiquement brassées, on trouvera toujours 25 % d’enfants qui pourront entrer dans ces apprentissages précoces …..(institutionnellement anticipés mais intellectuellement adaptés)….. (et peut-être 2/3 dans les quartiers les plus favorisés).
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Je travaille dans un secteur de campagne assez défavorisé. Après plusieurs années d’expérience dans l’apprentissage « dit précoce », j’évalue ce pourcentage à 80% ; pour les autres, le bénéfice est de toute façon considérable dans la perspective du CP.
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Ces enfants se recruteront surtout parmi ceux qui sont nés en début d’année
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Les enfants les moins matures rattrapent rapidement leur retard dès les premiers mois du CP… A condition, bien sûr, qu’ils aient reçu le même enseignement en GS.
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Les enseignants les doteront très probablement d’un manuel et de cahiers d’exercices similaires à ceux du CP, que des éditeurs scolaires s’empresseront de leur proposer. Mais que feront les enseignants de Grande Section pour les enfants qui ne seront pas prêts à faire, en quelque sorte, un CP anticipé
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Je vous répète qu’il ne s’agit absolument pas d’un CP anticipé, il s’agit de la première année d’un apprentissage étalé sur deux ans qui commence dès la GS.
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, c’est-à-dire pour l’immense majorité ?
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Cette affirmation est totalement gratuite, elle ne repose sur aucune étude sérieuse.
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Quel temps pourront-ils leur consacrer s’ils s’investissent prioritairement auprès des élèves qui parviendront à suivre dès 5 ans cet enseignement exigeant ? Et si, désireux de remplir la mission que leur fixe l’État, et au risque de créer des classes très hétérogènes, les maîtresses s’échinent à enseigner à tous ce qui est prématuré pour la plupart
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Faux, archi faux ! Si l’expérience m’avait démontré le contraire, je dirais vrai archi vrai …mais voila ! D’autre part je tiens à vous rassurer ; pour un enseignant sain d’esprit qui connaît son sujet, il est tout simplement impossible d’enseigner ce qui est prématuré ( logique …puisque c’est prématuré !).
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, malgré tous leurs talents de pédagogues, malgré tout leur respect pour leurs élèves, il est prévisible que l’inadaptation de cet enseignement aux besoins des enfants de cet âge engendrera difficultés et échecs.
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Si échec dans l’apprentissage de la lecture il y a, il ne pourra être évalué qu’au CP. Je suis personnellement opposé à une évaluation trop précoce.
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On peut, du reste, se demander s’il n’y aurait pas ici motif pour la défenseur des enfants …….(Nous , nous sommes des monstres bien sûr !)……., Mme Versini, d’intervenir dans le débat public. En effet, si ce projet prend force de loi, les enfants les plus fragiles se désinvestiront de l’école, la regarderont avec appréhension, s’y rendront avec tristesse, voire, pour certains d’entre eux, présenteront des symptômes d’angoisse ou tomberont dans la phobie scolaire… Dès la maternelle… ! Les enfants des milieux populaires seront les premières victimes de cette « véritable révolution culturelle », mais ils seront loin d’être les seuls.
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Quel tableau ! Pourquoi une telle haine du savoir ? Pourquoi la connaissance est-elle toujours présentée comme une contrainte ou une punition ? J’aimerais bien que Madame Versini, soit plus explicite ! Je dis et je répète que les gamins adorent apprendre. Quant à l’origine de certaines souffrances scolaires, je veux bien lui en dire deux mots à Madame Versini
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D’ailleurs, l’introduction du travail que je propose aux élèves de GS commence ainsi :
L’objectif de cette méthode n’est pas de proposer un apprentissage prématuré ou un « forçage » (forcément voué à l’échec) à des enfants qui ont, dans cette section, des degrés de maturité intellectuelle et psychologique très variables. Il y a parfois une année d’écart entre les plus jeunes et les plus âgés, ce qui à cet âge constitue une différence énorme de maturation individuelle. Ne pas tenir compte de cette réalité, en proposant d’emblée un apprentissage trop complexe, serait une attitude anti-pédagogique: Les meilleurs progresseraient rapidement ; les plus faibles, découragés par des activités hors d’atteinte, ne tireraient aucun profit du travail proposé.
Le pari de cette méthode est d’amener tous les élèves au meilleur de leurs possibilités et ce quelles que soient leurs aptitudes de départ. Il faut pour cela proposer, à tous, une pédagogie adaptée et vivante qui aille de la simplicité vers la complexité. Cette règle (du simple vers le complexe) doit bien évidemment être respectée dans la progression annuelle mais également dans le déroulement de chaque séance. En procédant de cette manière, chaque enfant peut, en fonction de ces capacités, tirer profit des activités proposées. Il faut, bien sûr, accorder plus de temps aux enfants qui peinent et qui ne peuvent compter que sur l’école pour combler des inégalités socio-culturelles importantes. Il faut par contre, offrir aux enfants les plus matures des connaissances qui soient en rapport avec leurs capacités intellectuelles. Si en cours d’année le niveau des groupes devient trop hétérogène, il ne faut pas hésiter à les remanier afin que chaque enfant s’enrichisse au mieux de l’apprentissage proposé. Les enfants de cet âge adorent apprendre ; il faut s’appuyer sur cette envie pour les faire entrer avec bonheur dans le savoir.
Quant aux enseignants, l’administration sanctionnera-t-elle ceux qui, attentifs aux besoins prioritaires de leurs élèves, privilégieront la structuration de l’oral (du point de vue de la syntaxe, du vocabulaire, de l’articulation)
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Il n’est pas question de privilégier quoi que ce soit mais de mener de front le travail oral et le travail écrit.
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et une initiation plus naturelle à l’écrit ?
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« Du concept de nature dans le domaine de l’écrit » ( ???) ( Excellent sujet d’examen pour les sciences de l’éducation). Plus naturelle ou plus régressive ? Je sens pointer le fantôme de « la globale ».
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Que fera-t-elle s’ils n’abordent les mots qui riment et la recherche « des petits sons » qu’en milieu de Grande Section, alors même qu’à ce moment de la scolarité, cet apprentissage est encore très difficile, bien plus que les auteurs du projet ministériel ne l’imaginent ? La Grande Section devenant la classe la plus complexe à conduire de toute la scolarité primaire
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Sans aucun doute,je suis entièrement d’accord avec vous.
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, la réservera-t-on à des maîtres chevronnés ?
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Surtout à des maître excellemment formés et là, il ne faut pas compter sur les IUFM.
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Le ministre devra-t-il promettre de payer plus les maîtres qui y accepteront d’y travailler ? Ou peut-être se fie-t-il à un récent rapport officiel qui laissait entendre que beaucoup de maîtresses de maternelle sont… disons « improductives » ?
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Elles sont le plus souvent très consciencieuses et très travailleuses mais totalement inconscientes des possibilités réelles de leurs élèves. Beaucoup d’entre elles dépensent leur énergie dans un activisme effectivement peu productif en ce qui concerne l’apprentissage des bases de « l’écriture – lecture » ( elles n’ont, pour la plupart, jamais enseigné en primaire). Il suffirait donc de leur expliquer et de les former.
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Que feront les maîtres de CP ? Reprendront-ils le même programme qu’aujourd’hui avec tous les élèves, y compris ceux qui auront réussi à apprendre à lire l’année précédente ? Ou leur fera-t-on « sauter » le CP ? Et les élèves qui n’auront pas réussi en Grande Section, comment aborderont-ils le CP ? Avec une mobilisation renforcée ou déjà marqués par un premier échec ?
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Tout le monde reprend les bases jusqu’à Noël. On accorde plus de temps aux élèves en difficulté. ; on met l’accent sur l’écriture et surtout sur la dictée quotidienne (de sons, de syllabes, de mots, de petites phrases) ; il reste ensuite 2 trimestres pour tendre vers une lecture plus fluide et plus expressive qui insiste sur le sens ( on y est !) …Rien d’exceptionnel …On apprend à lire… Tout simplement.
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Et comment faut-il regarder le fait que le ministère promeuve cette « révolution » tout en réduisant de 2 heures la durée hebdomadaire des apprentissages des élèves, en diminuant le nombre d’enseignants (c’est-à-dire en augmentant le nombre d’élèves par classe)
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c’est effectivement un problème.
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en se préparant à supprimer ou à miniaturiser les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED)… ( globalement inefficaces, je le sais j’en suis ! )…, privant ainsi les écoles d’un véritable trésor de compétences ?....... ( c’est trop d’honneur pour la corporation )….. Au total, on voit mal comment, en faisant plus tôt et plus mal ce que déjà, on ne fait pas si bien aujourd’hui, on pourra diviser le taux d’échecs par 3 en 5 ans, l’autre ambition déclarée de M. Darcos.
Enfin, que devront faire et dire les formateurs et les inspecteurs si ce projet est adopté ?.... ( se former !)…. Justifier ce qu’ils savent injustifiable ?.....( certains se retrouveront dans la même situation que celle des enseignants qu’ils ont persécutés pendant des années)….. Se taire … (excellente idée !)…. ou présenter sans conviction…. ( c’est déjà bien souvent le cas !)…. ce qui apparaît comme la plus mauvaise idée en pédagogie de la lecture depuis très longtemps …..( je pense qu’il est possible de dater avec précision le début de ce « très longtemps »).
Pourquoi cette « révolution » ?
Devant l’ampleur des conséquences, on s’interroge sur l’origine de cette conception révolutionnaire de l’apprentissage des bases de la lecture. Il est certain, en tout cas, qu’elle ne vient pas des sciences cognitives. Il n’y a aucune recherche scientifique qui justifie une telle anticipation de l’enseignement du déchiffrage. Au contraire, quand le projet ministériel affirme : « La découverte des phonèmes (sons de la parole) est préalable à l’acquisition du principe alphabétique » (B.O. du 20/02, p. 22), cette position apparaît d’une grande naïveté au regard des études les plus récentes [5]. Celles-ci montrent en effet que l’apprentissage ne se déroule pas en deux étapes aussi distinctes : prise de conscience des « petits sons » d’abord, puis association de ceux-ci aux lettres qui les représentent. La raison en est que la prise de conscience des consonnes ne provient pas du seul affinement de la discrimination auditive, mais est dépendante du développement des connaissances sur la langue écrite. Quant à la conscience des rimes et des voyelles, les connaissances disponibles montrent que la plupart des enfants ne parviennent pas à les repérer et à les isoler aussi tôt que le croient les auteurs du projet.
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……Sauf si on les entraîne à le faire. Voyez vous, Monsieur Ouzoulias, l’école ça sert à apprendre des choses et pas à attendre l’émergence des hypothétiques stades de développement définis par les psycho-pédagogues. Certaines théories conduisent à un fatalisme inacceptable.
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De ce fait, la compréhension du « principe alphabétique » ne peut pas non plus être considérée comme un objectif réaliste en fin de Grande Section pour la majorité des élèves. ….(Une fois de plus , Monsieur Ouzoulias, je vous invite quand vous voulez ! )…… C’est plutôt un objectif des premiers mois du CP. Maintenir que le rôle de la Grande Section est de préparer et faciliter cet apprentissage serait la position sage,
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Préparer et faciliter cet apprentissage…. sans y toucher ? il faut m’expliquer ! (Ca sent les pré-requis à plein nez).
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conforme à ce que l’on sait sur le développement des enfants dans ces domaines, plus sage que la tentation de tirer sur la plante pour la faire croître
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Il s’agit en fait d’arroser la plante un peu tous les jours pendant deux ans plutôt que risquer de la noyer la deuxième année.
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Et personne ne s’opposerait à ce qu’on précise de quelle manière rendre plus efficace cette préparation. ….( C’est à dire ?)
Examinons maintenant la principale raison invoquée par le ministre pour justifier ses choix, à savoir le classement de la France dans les évaluations internationales et la baisse relative des résultats de nos élèves qu’elles révèleraient. Il faut rappeler d’abord que ces résultats sont situés un peu au-dessus de la moyenne et que la baisse qu’ils indiquent par rapport à la précédente vague d’évaluations est peu significative. Il faut préciser ensuite que des chercheurs dont le sérieux n’est pas contestable ont relativisé les interprétations que l’on pouvait en donner. Bruno Suchaut a ainsi montré que la légère diminution de la moyenne n’était pas liée à un fléchissement général, mais à une baisse des résultats des élèves les plus faibles ….( ceux que vous prétendez défendre ? )….. De son côté, Liliane Sprenger-Charolles, dans une communication à l’Institut National de la Recherche Pédagogique Son diaporama, utilisé lors d’un séminaire les 6, 7 et 8 décembre 2007, peut être téléchargé sur le site de l’INRP, a pointé plusieurs biais qui faussent de façon très significative les résultats et l’orientation globale de ceux-ci, à tel point que ces biais pourraient même masquer un authentique progrès des élèves français par rapport aux évaluations antérieures ! Il est en tout cas surprenant que ni le très officiel Observatoire National de la Lecture, ni les psychologues les plus au fait de ce sujet n’aient été consultés avant de mettre en marche une telle « révolution » (ni non plus les associations de professionnels, ni celles de parents d’élèves).
……….Bla bla bla……
Qui veut cette révolution ? La réponse est malheureusement très facile : le ministre s’est inscrit officiellement dans cette perspective à la fin d’un séminaire national des militants de groupes qui se disent « antipédagogistes » (SLEEC, GRIP, « Sauver les lettres », etc.) réunis sous sa présidence dans les locaux du ministère, au début novembre 2007, en vue de concevoir l’architecture de ces nouveaux programmes. Il a conclu la journée en indiquant que « la Grande Section devra devenir un CP 1 » (compte-rendu rédigé par le chargé de mission, M. J.-P. Brighelli). Nous y sommes.
Heureusement, ce projet n’est pas encore signé de la main du ministre. Il est soumis à consultation jusqu’à la fin mars. On est en droit de penser qu’en dépit de la complicité idéologique qui le lie aux rédacteurs de ce texte, le ministre a le sens des responsabilités et qu’il s’attachera à préserver l’intérêt des enfants en s’abstenant d’imposer la révolution d’en haut que les antipédagogistes les plus radicaux lui demandent de décréter. Ce n’est pas très difficile : il lui suffit de conserver les formulations des textes promulgués en avril 2007, par… M. de Robien, qui ne peut tout de même pas être soupçonné d’avoir voulu retarder l’enseignement du déchiffrage …….(Textes que vous avez combattus et auxquels maintenant vous vous raccrochez comme à une bouée de sauvetage)…….
Quant à lutter contre l’échec en lecture et à améliorer l’efficience de la maternelle, il est possible d’avancer vers ces deux objectifs essentiels par des voies moins aventureuses.
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Monsieur Ouzoulias, nous attendons vos propositions avec impatience.
12 mars 2008
Thierry Venot
Ecrit par : thierry venot | 01 avril 2008
Pas si sûr qu'il vive dans la montagne. Les lycées de Montpellier n'ont pas dû être plus épargnés, si ?
Ecrit par : Pat | 01 avril 2008
Il y a des montagnes au milieu des plaines dans l'EN.
Ecrit par : Sanseverina | 01 avril 2008
Voici en prépublication et en exclusivité pour les lecteurs de "Bonnêt d'âne" l'article de François Bégaudeau à paraître prochainement dans "Le Monde" :
Huiler la mécanique par François Bégaudeau
Parmi toutes les accusations lancées par les opposants aux projets de programmes du primaire, il en est une qui revient comme un refrain, c’est celle de « mécanisme ». « Le projet que vous nous présentez est marqué par un alourdissement des contenus, par une conception mécaniste des apprentissages et un affaiblissement de leur dimension culturelle » dit la pétition des « dix-neuf ».
Dix-neuf, ça fait combien ? 10 plus neuf ou 9,5 fois 2 ou 20 moins 1 ou 38 divisé par 2 ?
Eternel débat entre partisans de l'addition, de la multiplication , de l'addition, de la soustraction, sans compter ceux de la division, comme si la division, justement n'était pas assez grande.
Un débat qui refleurit chaque printemps, après la galette des rois, Hallowen, et la Fête de la musique.
...Et auquel je n'ai pas, je l'avoue compris grand chose, ce qui me met dans une position légitime pour faire l'éducation des lecteurs du Monde, l'autre Monde, pas celui de l'éducation.
4 façons de se compter 19... 19 partisans de l'apprentissage mécanique contre les autres, tous les autres, les 50 000 000 d'autres moins 19...plus, divisés par, moins multipliés par...Euh...Ca se complique un peu trop pour moi...
Soutenons du moins sans fléchir, même sans savoir pourquoi, pour le geste, pour le panache, pour la gloire, ces partisans majoritaires de la mécanique contre ceux de l'intelligence, les partisans de la voiture, du TGV, de l'avion à réaction contre les partisans rétrogrades de la marche à pied.
Le linguiste Alain Beltolila souhaite que l'on réhabilite les imparables méthodes, coulés dans le moule de nos grands-mères...En arrivant le matin, les instits devront donc réapprendre à dire bonjour, et non pas "moteur!". Ce sera dur. Toute une éducation à refaire, mais les profs s'y mettront, dans l'idée qu'il vaut mieux parfois ne rien apprendre qu'apprendre comme on ingurgite de l'huile ou de l'essence.
A l'école, on nous apprend que des choses qu'on sait, pas faisait dire Marguerite Duras à un acteur enfant, en des temps un peu plus progressistes.
J'espère avoir contribué à éclairer le débat en occupant sans relâche la place de celui qui n'y comprend rien et ne veut pas en savoir davantage.
François Bégaudeau
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
...En arrivant le matin, les instits devront donc réapprendre à dire bonjour, et non pas "moteur !". Ce sera dur.
...Ou peut-être bien le contraire ?
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
...
Ecrit par : thierry venot | 01 avril 2008
Excellent travail colossal.
Merci.
Ecrit par : Maminou | 01 avril 2008
Plus haut , j'avais écrit "ces gens (les pédagogistes enkystés) - bien sûr empêchés de nuire - ne doivent pas être sanctionnés mais soignés avec humanité dans des établissements spécialisés (ouverts, fermés ?)."
Suite à une proposition de Thierry Venot, je suggère que les signataires de l'appel des 19 soient affectés en stage à des instituteurs qui pratiquent SLECC. Par groupe de 2 avec reste 1 : on adjoindra Frackowiak.
Une attestation de stage SLECC leur sera remise par le Ministre lui-même.
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008
Rhaaaa! Je n'en peux plus. Chaque année, j'accueille des stagiaires de quatrième et troisième, en général des filles de quatorze pu quinze ans. J'évite les garçons qui tournent de l'œil à la moindre goutte de sang. Ce coup-ci, j'ai pour la semaine une bébé-lune, dotée d'un an d'avance et de fin d'année donc pas treize ans. Quelle horreur. Elle est venue là sans aucune motivation, ne s'intéresse à rien, croit que mon métier c'est "faire des piqures" et vendre des laisses, n'a pas lu les conseils de son livret de stage... Un cauchemar!
Jusqu'à maintenant, j'avais reçu des élèves moyens ou nuls scolairement mais dynamiques, motivés et matures.
Là, je fais dans la tête de classe avec un an d'avance. Ben merci!
On ne doit pas avoir les mêmes critères de jugement, les professeurs et moi.
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
Ecrit par : thierry venot | 01 avril 2008
Excellent travail colossal.
Merci.
Ecrit par : Maminou | 01 avril 2008
C'est vrai. C'était passionant et amusant, même pour un lecteur externe à l'apprentissage de la lecture.
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
passionnant
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
Sérieux! Que des momes qui voulaient travailler dans le monde médical ou de l'animal, armés d'appareils photos pour tout montrer dans leur rapport de stage, tous les appareils, toutes les activités de soin, des fois un peu pénibles à force de poser des questions curieuses et parfois inappropriées. Mais là, le vide, le néant. Même le cursus scolaire ne l'a pas intéressée.
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
D'ailleurs, elle veut être prof...
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
De tout ce ramassis de "parasites" (JPB) qu'on appelle les "pédagogistes", une seule est agrégée ( de grammaire) , et Normalienne Ulm par surcroît, Evelyne Charmeux.
Ecrit par : Jean
Elle est normalienne SÈVRES ! J'ai des amis qui vous étriperaient pour avoir confondu les deux écoles, lesquelles n'ont fusionné qu'en 1986, trente-quatre ans après l'intégration de Mlle Fontaine, épouse Charmeux.
Ecrit par : moot | 01 avril 2008
La remarquable analyse de T.Vienot m'évoque l'absurde polémique sur la question que veut dire "savoir lire"?
Visiblement Ouzoulias ne sait pas et ne saura jamais.
Ce malheureux, tout comme les 19 Paniqués ( mal baisés qui pourraient tout juste faire liste complète aux municipales) sont en mal d'arguments. Les méthodes qu'ils ont préconisées ou soutenues ont entraîné la débâcle. Donc à moins de se désavouer, un courage et une honnêteté intellectuelle qu'ils n'auront jamais, ils ne peuvent que contester l'ampleur des dégâts et bien-sûr cela inclut les résultats OCDE/PISA. Ils réfutent la fiabilité d' instruments de mesure qui conviennent pourtant à tous les autres pays.
Autre char d'importance dans cette Grande parade, la "science" de l'éducation qui leur sert de gilet pare-balles. Comme elle est bidon... à 99%, ils finiront par crever mais pour cela il faut commencer par leur tirer dessus avec autre chose que des balles à blanc. Ils sont sourds et aveugles, mais hélas pas muets.
Dans le combat des neurosciences contre le charlatanisme,
l'Histoire nous enseigne que le second a la vie dure, même si les premières finissent quand même par gagner.
Ecrit par : Cadichon | 01 avril 2008
De tout ce ramassis de "parasites" (JPB) qu'on appelle les "pédagogistes", une seule est agrégée ( de grammaire) , et Normalienne Ulm par surcroît, Evelyne Charmeux.
Ecrit par : Jean
Elle est normalienne SÈVRES ! J'ai des amis qui vous étriperaient pour avoir confondu les deux écoles, lesquelles n'ont fusionné qu'en 1986, trente-quatre ans après l'intégration de Mlle Fontaine, épouse Charmeux.
Ecrit par : moot | 01 avril 2008
Justement, Ulm était réservée aux garçons, donc on ne peut pas lui reprocher d'avoir raté le moindre concours. D'ailleurs à l'époque Sèvres avait été transféré à Jourdan.
Attention tout de même, on trouve sur le site d'EC une photo d'elle dans ses jeunes années, accompagnée de ses amis de l'époque, Derrida et Althusser. (http://www.charmeux.fr/eveline2.html)
Dire qu'aujourd'hui ses références majeures sont Frackowiak et Grandserre... il y a de quoi être triste. Quels qu'aient été leurs défauts, les héros de la French Theory valaient mieux que cela.
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 01 avril 2008
Rhaaaa! Je n'en peux plus. Chaque année, j'accueille des stagiaires de quatrième et troisième, en général des filles de quatorze pu quinze ans. J'évite les garçons qui tournent de l'œil à la moindre goutte de sang. Ce coup-ci, j'ai pour la semaine une bébé-lune, dotée d'un an d'avance et de fin d'année donc pas treize ans. Quelle horreur. Elle est venue là sans aucune motivation, ne s'intéresse à rien, croit que mon métier c'est "faire des piqures" et vendre des laisses, n'a pas lu les conseils de son livret de stage... Un cauchemar!
Jusqu'à maintenant, j'avais reçu des élèves moyens ou nuls scolairement mais dynamiques, motivés et matures. ( Dobolino)
Vous voyez un peu quand on en a 29 ou 30 et pas tous aussi bien que ça?
Très bien ces stages en entreprise! Il faut les multiplier pour que le monde du travail découvre ( de loin encore) les conditions dans lesquelles on travaille:-)
Ecrit par : Sanseverina | 01 avril 2008
Vous voyez un peu quand on en a 29 ou 30 et pas tous aussi bien que ça?
Très bien ces stages en entreprise! Il faut les multiplier pour que le monde du travail découvre ( de loin encore) les conditions dans lesquelles on travaille:-)
Ecrit par : Sanseverina | 01 avril 2008
...Une vraie vie de chien.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
Dobolino, de même, nos 35 élèves par classe (3 classes=105) croient que notre métier, c'est de les garder dans une salle , pendant qu'ils bavardent en même temps que nous faisons cours , que nous sommes là pour les emmener en voyage ,de plus , ils veulent faire des études sans étudier, et bien entendu , avoir de bonnes notes . Chauffeurs de chaises. Chauffards . Eh oui ,prof ,un métier de tout repos .
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008
2 ans que je lis ce blog sans réagir, mais la ca vaut vraiment le coup... La fameuse pétition mise en ligne a remportée un franc succès c'est le moins qu'on puisse dire :
http://www.petitionduweb.com/petition.php?petition=1491
Projet de programmes de l'école primaire : Copie à revoir !
Date de création : 26-03-2008
Date de clôture : 30-04-2008
Signataires : 525
Moins de 20 signataires par jour, c'est sur coco on va gagner.
Ecrit par : julien | 01 avril 2008
Qu'est-ce que vous lui reprochez, à cette pétition ?
Elle est très bien.
Et le faible nombre des signataires est compensé par la qualité. Pensez donc : il y a même le secrétaire général de l'Organisation Génération Consciente D'Haiti !
C'est pas rien, tout de même.
Ecrit par : yann | 01 avril 2008
Je viens tout juste de lire l'oeuvre collective de Lariba, Jeremy et Loki sur le bracelet électronique, d'où ma réaction tardive. Félicitations aux auteurs. Les brighelliens ont bien du talent. Et quel exemple de travail en équipe!
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 avril 2008
Vous n'avez pas compris ou plutôt fait semblant de ne pas comprendre...
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
"Et le faible nombre des signataires est compensé par la qualité. Pensez donc : il y a même le secrétaire général de l'Organisation Génération Consciente D'Haiti !
C'est pas rien, tout de même."
Alors là yann vous m'épatez : allez jusqu'au 419ème signataire pour dégotter le quidam, faut de la constance. Que dis-je : de l'abnégation.
En plus, le quidam se nomme Roosvelt (sans e) et signe de Miami. Un extra terrestre ? Un dealer de méthodes globales prohibées ? Le correspondant de Frackowiak (filière d'exfiltration clandestine) ? Le fantome de Duvallier ? Un qui a appris à nager par lui-même entre Port aux Princes et Miami ? Un touriste ? Son cousin ?
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008
Vous avez craqué, Dugong !
Nous sommes toujours le 1er Avril.
Ecrit par : yann | 01 avril 2008
Damned !
C'est plus fort que moi. C'est ma nature ?
Ecrit par : dugong | 01 avril 2008
Sérieux! Que des momes qui voulaient travailler dans le monde médical ou de l'animal, armés d'appareils photos pour tout montrer dans leur rapport de stage, tous les appareils, toutes les activités de soin, des fois un peu pénibles à force de poser des questions curieuses et parfois inappropriées. Mais là, le vide, le néant. Même le cursus scolaire ne l'a pas intéressée.
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
D'ailleurs, elle veut être prof...
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
tsss...tsss
Qu'est-ce à dire dobolino?
Votre opinion à propos des profs ne sort pas grandie de cette expérience?
Auriez vous une dent contre ceux qui ont formé cette gamine et celui qu'elle risque de devenir?
Allons, allons vous êtes seulement tombée sur "le mauvais cheval" !!!
Ecrit par : Maminou | 01 avril 2008
Dobolino, de même, nos 35 élèves par classe (3 classes=105) croient que notre métier, c'est de les garder dans une salle , pendant qu'ils bavardent en même temps que nous faisons cours , que nous sommes là pour les emmener en voyage ,de plus , ils veulent faire des études sans étudier, et bien entendu , avoir de bonnes notes . Chauffeurs de chaises. Chauffards . Eh oui ,prof ,un métier de tout repos .
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 01 avril 2008
En progrès nets, mais c'est après la virgule et après le point qu'il faut laisser un espace, par partout...
Ecrit par : c.mieux mais ça peut encore progresser. | 01 avril 2008
Publicité gratuite, bien que légèrement intéressée :
Le 13ème numéro de l'excellentissime revue de poésie "Les Citadelles" vient de paraître avec au sommaire de jeunes poètes turinois, Les poètes de nos jours (contribution personnelle de votre serviteur, un poème dédié à Joë Bousquet), des poètes anglais, écossais, irlandais et maltais...un coup de projecteur sur le poète et cinéaste mexicain Mauricio Fernandez, le magazine et les chroniques habituelles sur l'actualité de la poésie. Il y a aussi un très beau texte de John Montague sur Beckett.
Et que ceux qui se fichent de la poésie aillent se faire voir chez le lord maire de Londres.
Prix 10 euros c'est donné étant donné l'éminente qualité du contenu !
Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire. Je me dis parfois que je n'aurais qu'une seule raison valable à présenter pour ne pas aller directement en enfer : les efforts inlassables et désintéressés que j'aurais consacrés à la poésie, cette cause aussi utile et aussi inutile que la pluie.
Correspondance (si vous voulez proposer un texte) et commandes à adresser à Philippe Démeron, "Les Citadelles", 85, rue de Turbigo, 75003, Paris - commande des anciens numéros : 10 euros, port compris.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
En progrès nets, mais c'est après la virgule et après le point qu'il faut laisser un espace, par partout...
Ecrit par : c.mieux mais ça peut encore progresser. | 01 avril 2008
La touche "S" se trouve sur votre clavier , juste entre le "Q" et le "D", et ainsi vous auriez pu faire un sans-faute..Merci .
Ecrit par : Amélie OREE | 01 avril 2008
D'autant plus Dobolino que vous ne soignez qu'une bête à la fois . Nous , nous traitons toute une ménagerie simultanément et l'euthanasie est interdite , même pour les incurables .Quelle chance vous avez , si j'avais su ,j'aurais été véto..Aaah ! recoudre du caniche ,piquer du pitbull ,faire vêler une vache ....tandis que nous , faire comprendre Tartuffe à des bourricots.....!
Ecrit par : Amélie OREE | 01 avril 2008
A amélie OREE : si un élève vous embête, menacez le d'un CONTROL + ALT + SUPPR et il se calmera bien vite.
Apparition, disparition : c'est la magie de l'enseignement.
Ecrit par : EPI Fanny | 01 avril 2008
EPI ,tu as eu la fève ,tu es le roi de la touche ,the king of the keyboard...
Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
A moins que tu ne sois une reine ,Fanny...
Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
L'état vous a rendus dans un état de pensée pitoyable envers vos élèves. C'est quand même dû à votre lacheté si les élèves en sont à ce niveau. Pas la peine, d'aller dire, ce n'est pas moi, c'est mon voisin. Ce n'est pas moi, ce sont les parents.
Vous pourriez avoir un minimum de respect.
Vous avez signé pour être fonctionnaire; vous avez signé pour servi l'état. Pas une once d'humilité envers ceux que vous avez entraîné dans rouages.
La "Mécanique" fonctionne à merveille.
Les animaux ne sont pas ceux que l'on croie !
L'ÉTAT, NOTRE BERGER?
« Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »
Alexis de Tocqueville
DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE (1840)
Ecrit par : Carole | 01 avril 2008
vos rouages
Ecrit par : Carole | 01 avril 2008
à JD qui écrit :
Enfin, s'agissant de la "Théorie de la Contradiction" évoquée par P.Cordoba, je suppose qu'il s'agit de l'ouvrage d'Alain Badiou.
- Non, je préfère les films en VO. Je faisais donc allusion au texte de Mao commenté par Althusser.
Badiou, hélas...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 2008
Elle est normalienne SÈVRES !
Ecrit par : moot | 01 avril 2008
Oui, c'est exact! Ulm et Sévres étaient encore distinctes à l'époque de Charmeux. Où avais-je donc la tête?
Ecrit par : Jean | 01 avril 2008
A amélie OREE : si un élève vous embête, menacez le d'un CONTROL + ALT + SUPPR et il se calmera bien vite.
Apparition, disparition : c'est la magie de l'enseignement.
Ecrit par : EPI Fanny | 01 avril 2008
Ouais, dommage qu'ils ne soient pas "virtuels" ! L'école du futur : full contact ou suppression des contacts ?
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
Charmeux, l'amie molette comme je la surnomme, est en effet normalienne et agrégée de grammaire, ce qui inspire le respect (le mien en tout cas). Tout ça ne l'a pas empêchée de dire beaucoup de conneries. D'ailleurs si vous allez sur son site, côté photos, vous verrez qu'au début elle pose avec Derrida et Althusser, et qu'à la fin elle pose avec... Pierre Peret (lors d'un 'débat sur la chanson engagée' (sic)). Quelle évolution!
Ecrit par : Loki | 01 avril 2008
Mais justement ,ils sont virtuels , Robin , ceux qu'on croiT,( avec un T , Carole ) ,des élèves....Je ne voudrais pas que la SPA m'intente un procès ,restons dans le pédagogiquement correct !
Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
Bon, puisque vous me le demandez avec autant d'insistance, je vous post le poème de John Montague dédié à Samuel Becket (extrait de Tides, 1971 c The Gallery Press)
For Samuel Becket
To Cease
To cease to be a human
To be
a rock down
wich rain pours.
A granite jaw
slowly discoloured.
Or a statue
sporting a giant's beard
of verdigris or rust
in some forgotten
village square.
A tree worn
by the prevailing winds
to a diagram of
tangled branches :
gnarled, sapless, alone.
To cease
to be a human
and let the birds soil
your skull, animal rest
in the crook of your arm.
To become an object, honoured
or not, as the occasion demands,
while time bends you slowly
back to the ground.
Traduc. :
Cesser
pour Samuel Becket
Cesser d'être humain
Ëtre
un rocher renversé
que la pluie remplit,
une mâchoire de granit
lentement décolorée.
Ou une statue
arborant une barbe de géant
vert-de-gris ou rouillée
sur quelque place
de village oubliée.
Un arbre réduit
par les vents dominants
à l'état d'un diagramme de
branches enchevêtrées :
noueux, rabougri, solitaire.
Cesser
d'être humain
et laisser les oiseau te souiller
le crâne, les animaux reposer
au creux de ton bras.
Devenir un objet, vénéré
ou non, selon ce qu'exige l'occasion,
tandis que le temps te courbe lentement
jusqu'à terre.
Apprendre le poème en anglais et la traduction par coeur pour demain.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008
"non pas Van Cleef, mais Rolex…
JPB"
Sic transit...
Ecrit par : Sergio | 01 avril 2008
Dans l'état actuel des choses, signer la pétition des 19 équivaudrait à s'autoflageller. L'idée d'un retour possible des pédagogos, ces imposteurs de la cause enfantine, est tout simplement insupportable.
Plus jamais ça !
Chaque heure d'instruction est une victoire qui mérite que l'on dise, à son issue : encore une que les pédagogos n'auront pas !
Ecrit par : Magister | 01 avril 2008
Mais justement ,ils sont virtuels , Robin , ceux qu'on croiT,( avec un T , Carole ) ,des élèves....Je ne voudrais pas que la SPA m'intente un procès ,restons dans le pédagogiquement correct !
Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
Vous comprenez vite, mais faut vous expliquer longtemps...
Mais justement, ils sont virtuels, Robin, ceux qu'on croit...
Ecrit par : c.pas encore ça | 01 avril 2008
Voilà qui mérite d'être mis sur le fil que tous lisent en ce moment...
"Juste un coucou à mon ancien professeur de lettres - Lycée Fragonard à L'isle-adam en 1985 - première et dernière année où je me souviens d'élèves se battant pour être au premier rang ; Nous rapprochions même votre bureau pour que vous soyez plus près de nous - Pourtant toute l'astuce était la , vous savoir proche pour ne pas perdre une miette de vos paroles et surtout ne pas se faire remarquer ( parce que les coups de cahiers sur la tête, j'en ai pris !) Jusqu'en troisième, j'étais la bonne élève en français et quel choc de découvrir qu'en seconde avec Mr Brighelli , mes notes n'excédaient pas le 2/20... Mais cette année la, au lieu d'être dépitée par la médiocrité de mes notes, la passion du français, de la lecture et de l'histoire m'est revenue grâce aux cours palpitants que vous nous donniez.. Et plus de 20 ans, après si je me souviens d'un prof , c'est vous et nous parlons régulièrement avec les quelques amies de seconde que j'ai encore ! Alors c'est enchantée que je vous vois de temps en temps à la télévision ( inchangé d'ailleurs, la même moustache !!) et je voulais tout simplement vous remercier pour la qualité de votre enseignement, ces anecdotes liées à la littérature et l'histoire dont je me souviens encore ... Je profite de le faire maintenant parce qu'à l'époque trop tétanisées par votre présence, nous n'osions pas vous dire tout le bien que nous pensions de vous et la joie que nous avions de suivre vos cours!
Amicalement"
Ecrit par : NATHALIE | 01 avril 2008
Ecrit par : Maminou | 01 avril 2008
L'état vous a rendus dans un état de pensée pitoyable envers vos élèves. C'est quand même dû à votre lacheté si les élèves en sont à ce niveau.
Ecrit par Carole.
Vous êtes très en retard sur l'actualité du blog, M'dame Carole. Tout ça on nous l'a déjà dit et on a expliqué. Vous accusez ici des profs qui n'ont pas eu cette lâcheté. Et je le dis tout net si le niveau en est là ce n'est pas de ma faute. Par contre des collègues qui n'en fichent pas une ramée, j'en connais et qui n'ont pas passé de concours et qui sont bêtes à pleurer et qui adorent Meirieu et sa bande.
Ecrit par : point-virgule | 01 avril 2008
Rien à voir mais voici un extrait d'une nouvelle de David Abiker, tirée de son dernier recueil "Contes de la télé ordinaire". La nouvelle s'appelle 'Fink Fiction' et est un hommage déjanté au philosophe que nous apprécions tous ici (enfin j'espère) Alain Finkielkraut. David Abiker raconte un rêve qu'il a fait, et dans lequel il saccage la Star Ac' en compagnie d'un Finkielkraut déchaîné...
"(...)Une fois dans le hall d’entrée, Nikos Aliagas s’est rendu immédiatement. Nous l’avons ficelé sans aucune difficulté et rangé dans un placard à balais. Ses yeux semblaient nous dire merci.Je ne sais pas pourquoi mais dans ce rêve je suis eurosceptique. Et donc je dis à Fink :
– À cause de l’Europe, ce maudit Grec a pris ma place. C’était à moi d’animer le radio crochet, pas à cet étranger, hélas, il a demandé deux fois moins de pognon et ils l’ont pris.
– On va te venger, poulet, a répondu Fink.
L’auteur de Nous autres modernes avait les yeux qui brillaient et moi j’étais très excité. On a commencé la visite en tendant l’oreille. On entendait des “Yeeeeahhhhéhangue” dans les couloirs.
– Ils chantent les cons, j’ai dit.
Dans une pièce qui ressemblait à une cuisine Ikéa, on a reconnu deux candidates qui lisaient Psychologie Magazine tout en faisant des vocalises.Fink a posé cette question :
– Pourquoi font-elle innocemment vibrer les cloisons de leur nez au lieu d’utiliser leur ventre, leurs tripes et leur gorge ?
– Mais parce qu’elles sont en apprentissage, Alain, j’ai cru bon de répondre.
Jessica et Connifer, je crois. Elles poussaient des “Yeaaaaaaahéhangue” qui rappelaient ceux d’Ophélie Winter.
Fink a proposé de les maltraiter immédiatement.
– On s’occupe des garçons d’abord, j’ai dit.
Que restait-il de ces jeunes hommes à grandes dents ? Ils avaient déjà viré les plus dégénérés par SMS. Restaient deux ados avec des pieds immenses et des boîtes de céréales dans les poches.
Cette génération a des grands pieds, des gros os, des grosses lèvres, des mentons énormes. Avant de les liquider, Fink a souhaité qu’on s’occupe du gel.
J’ai senti qu’il faisait une fixette sur le gel. Pour lui le gel capillaire est un paradigme déterminant pour comprendre cette jeunesse.Faut dire qu’on supporte plus le gel, Fink et moi. On supporte plus leurs cheveux, leur air ahuri comme s’il fallait à tout prix avoir l’air ahuri. Avant on pensait avec sa tête, eux, ils pensent avec leurs cheveux. Ce qui est bien c’est que dans les rêves personne ne vient dire : “Mais David, en 1983, tu passais une heure par jour à te coiffer sans succès.
“Toujours est-il que dans ce château à la gomme, il y a des dizaines de cantines militaires pleines de gel. Le gel coule dans les veines et les artères des candidats de la StarAc’. C’est archi sûr. Du gel turquoise, du rose, du bleu, du “des années 80″. L’école de chant la plus réputée de France carbure au gel.
– Mais ils en bouffent ou quoi ?, a gueulé Fink excédé.
J’ai pris un air mauvais.
– Ils vont le chier leur gel, t’aaas voir1.
J’ai fracassé la porte du studio. Deux jeunes mecs quart-de-finalistes s’entraînaient à la lambada avec des guitares classiques, tout en se jurant que si l’un d’entre eux perdait il n’en voudrait pas à l’autre.
Ni l’un ni l’autre n’avait jamais employé le terme “empathie”, mais c’est bien le sentiment que chacun de ces adolescents attardés de vingt-six ans ressentait l’un pour l’autre.
Pour faire court, ils se câlinaient en l’absence des filles. Cette génération passe son temps à se câliner. Ils sont là à se peloter sans arrêt et à faire “Yeeaaaahéhangue”, a noté Fink dans le carnet qui ne le quitte plus depuis l’apparition des nouveaux philosophes.
Quand j’ai sifflé la mi-temps, les “Djeuns” ont stoppé net leur chanson douce. J’ai tabassé les deux. Comme dans tous les rêves violents que je fais dans mon lit, il me faut des heures et des heures avant de démonter la tête d’un type.On dirait que je cogne dans la guimauve.
À la fin, j’ai pris la gratte et je l’ai enfoncée sur la coiffure du plus grand. Comme sur la jaquette de London Calling 2. On aurait dit aussi Malcom Mc Dowel dans Orange Mécanique, mais en plus gras.
J’ai dit : “Ça, c’est pour avoir massacré Nicoletta la première année. Et ça c’est pour faire semblant de savoir chanter du Téléphone alors que vous n’êtes que des minables.”
Fink a filé un coup de Doc Martins dans l’ampli pour qu’ils soient pas tentés de couiner ou d’appeler leur manager. On a obligé la prof de chant, celle qui a les mêmes lèvres que Michel Sardou, à se bourrer à la bière jusqu’à ce qu’elle arrête de crier.
Ensuite, seulement, nous sommes retournés voir Jessica et Connifer.
Elles essayaient des jeans devant un miroir aux alouettes en rentrant leur ventre. On a fermé la porte de la chambre. On s’est mis à les regarder par en dessous.
– Vas-y, Fink, t’as qu’à commencer…
Et Fink a démarré, il a sorti son cahier et lu des notes qui dataient du milieu des années 1980.
– Bien que j’ai été soixante-huitard comme la plupart des gens de mon âge, ou peut-être précisément pour cette raison, je ne crois pas qu’il faille valoriser automatiquement tout ce qui bouge ni que le mouvement soit à lui-même sa propre justification. Il me semble, à l’inverse, qu’au risque d’être un peu seul, il importe aujourd’hui d’être sobre et de résister à la grande marée lyrique des pseudo-résistants.
Ça n’a pas manqué. Les deux apprenties ont été prises de convulsions comme si elles avaient laissé tomber leur fer à friser dans leur bain. C’était atroce, ça chialait, ça demandait pardon à la Pensée, à la Culture, aux Punks des 70’s et même à la New Wave. L’une s’est tellement secouée qu’un sein est sorti de son body. Ça a failli m’attendrir.
– Tiens, remets donc ça, j’ai dit à Fink en me ravisant.Et il a remis ça le mec.
– À l’inquiétude suscitée par l’hétérogénéité linguistique ou culturelle qui règne dans les écoles et collèges situés hors des quartiers bourgeois on répond en vantant, sur le mode Benetton…
Il a pas pu continuer car une des filles s’est mise à pleurer franchement provoquant le déclenchement d’une alarme. Fink m’a regardé avec son cahier ouvert et son questionnement.
– On devrait peut-être se tirer, j’ai dit.
– Ouais, mais avant on s’occupe du gel.Pas question effectivement, de partir sans détruire les provisions de gel. On a vidé les pots dans les cabinets collectifs et on s’est taillé.
Comme dans tous les songes de qualité, j’avais mis la main sur une liasse de Pascal, des vrais francs, pas des euros. Une liasse bien épaisse, bien dense avec le bandeau vert rayé, le tout dérobé dans la poche intérieure du smoking de Nikos Aliagas. (…)"
Ecrit par : Loki | 01 avril 2008
Un peu de bla bla de "l'amie de l'école", comme elle se surnomme elle-même.
Charmeux Apprendre, ce n’est pas empiler
Article du 15/03/07
« Apprendre, ce n’est pas empiler, c’est mettre en relation »
Éducation . Gilles de Robien a approuvé hier, le principe d’une leçon de mots dès l’école maternelle. Éveline Charmeux, pédagogue, dénonce une grave erreur.
Le chercheur Alain Bentolila a remis au ministre de l’Éducation, hier, le rapport qui lui avait été commandé sur l’enseignement du vocabulaire. Visant à réduire la « fracture linguistique » qui persiste entre les enfants, celui-ci préconise « le retour de leçons de mots » dès l’école maternelle. Il s’agirait de faire apprendre aux élèves des listes de mots nouveaux, à raison de 365 mots par an (l’Humanité du 7 mars).
Plusieurs chercheurs et pédagogues ont réagi négativement à ces propos, entre autre Éveline Charmeux, agrégée de grammaire, ex-formatrice IUFM et chercheuse à l’INRP, aujourd’hui à la retraite (1).
Vous qualifiez la leçon de mot de « menaces pour nos enfants ». C’est sévère…
Éveline Charmeux. Oui, mais ce n’est pas excessif. Ce qui est préconisé ici repose sur des erreurs. Or, lorsque l’on fait, à l’école, des choses dont les recherches démontrent qu’elles sont erronées, on met en difficulté les enfants qui n’ont que l’école pour s’en sortir.
Peut-on résumer ces erreurs ?
Éveline Charmeux. La première consiste à dire qu’apprendre, c’est empiler les connaissances nouvelles - c’est ce que l’on retrouve dans la proposition d’enseigner 365 mots nouveaux par an.
Il y a plus de quarante ans que l’on sait que c’est faux. Les savoirs ne peuvent pas se construire un par un. Si jeune qu’il soit, l’enfant dispose d’un savoir. Apprendre consiste à le transformer, à le rectifier. On apprend en se heurtant. Ce conflit cognitif implique de mettre en relation ce que l’on savait déjà avec ce que l’on vient de découvrir.
Et pour ce qui est du vocabulaire ?
Éveline Charmeux. L’erreur est de faire croire que les mots correspondent à des choses bien définies. Le vocabulaire n’est pas un ensemble d’étiquettes posées sur le monde extérieur et identique pour tous. C’est un facteur d’organisation du réel.
La façon dont on perçoit le monde est déterminée par la langue que l’on parle. L’exemple le plus célèbre est celui du mot neige, qui n’existe pas en inuit, la langue des Esquimaux.
En revanche, ils ont quatorze mots radicalement différents pour désigner quatorze sortes de neiges. Par ailleurs, en français, ils n’ont aucun sens : tout dépend du contexte. Si je dis « volume », de quoi je parle ? Du son de la télé ou du contenu d’un verre ? Sans compter les emplois figurés… Vous imaginez le nombre de définitions qu’il faudrait donner ?
Enfin, une langue, ce n’est pas une accumulation de mots. D’ailleurs, les chercheurs observent que les vraies difficultés des élèves ne résident pas tant dans l’acquisition du vocabulaire que dans l’apprentissage de la compréhension.
Cela signifie que l’on n’a pas besoin d’une « bibliothèque » personnelle ?
Éveline Charmeux. On a surtout besoin d’un dictionnaire de textes. Plus on lit, plus on apprend. Et placés face à un texte, les enfants, en groupe, sont tout à fait capables de formuler des hypothèses concernant le sens des mots… La leçon de vocabulaire ne devrait avoir qu’un objectif : apprendre à utiliser le vocabulaire que l’on connaît déjà.
Mais existe-t-elle déjà ou non, cette leçon de mot ?
Éveline Charmeux. Elle existe, bien sûr, on ne l’a jamais quittée et malheureusement, elle continue de se faire, dans bien des cas, sur des recherches de sens. Ce qui, encore une fois, ne sert à rien.
Plébiscite du b.a.-ba, de l’apprentissage précoce des quatre opérations, du vocabulaire… Beaucoup redoutent un retour à l’automatisation des apprentissages. Est-ce aussi votre avis ?
Éveline Charmeux. C’est pire que cela. Ce que monsieur de Robien appelle automatisation, c’est en fait de la mécanisation : la répétition d’une chose « jusqu’à ce que ça rentre ».
L’automatisation, c’est au contraire la maîtrise constante d’un outil que l’on a construit soi-même. Prenons l’exemple du tennis : automatiser n’est pas savoir ce qu’est un coup droit.
C’est être capable de choisir très vite si l’on va utiliser le coup droit ou le revers. Or, pour choisir de façon extrêmement rapide, il faut avoir compris, digéré donc théorisé - et non mécanisé - le geste. L’automatisation est la maîtrise du choix. La mécanisation n’est qu’un conditionnement.
(1) À lire, sur les sites
du Café pédagogique (http://www.cafepedagogique.net) et du CRAP (http://www.cahiers-pedagogiques.com)
les textes d’Éveline Charmeux et de Pierre Frackowiak.
Entretien réalisé par Marie-Noëlle Bertrand
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 avril 2008
D'autant plus Dobolino que vous ne soignez qu'une bête à la fois . Nous , nous traitons toute une ménagerie simultanément et l'euthanasie est interdite , même pour les incurables .Quelle chance vous avez , si j'avais su ,j'aurais été véto..Aaah ! recoudre du caniche ,piquer du pitbull ,faire vêler une vache ....tandis que nous , faire comprendre Tartuffe à des bourricots.....!
Ecrit par : Amélie OREE | 01 avril 2008
Primo: si vous aviez su ou si vous aviez pu? Y'a nuance! La sélection est rude...
Deuxio, une bête à la fois, c'est bien une vision de citadin.
Je vous invite aux prophylos en troupeau de brebis avec deux cents agneaux triés qui bêlent pour appeler leur mère. Le niveau sonore est à la limite du tolérable et ça peut durer trois heures ou plus.
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
Françoise !!!
Vous ne nous aviez pas dit ce que vous faisiez le 13 juin !
Je suis ravi de l'avoir appris, et j'espère pouvoir y être, en tout cas !
Ecrit par : Jérémy | 31 mars 2008
@Jeremy : j'y compte bien ! Faites-vous connaître, ça va de soi -- le blog ne rend pas très physionomiste...
@ tous : je ferai très bientôt suivre le programme de la journée d'étude organisée ce jour-là par le GRC (grou(pe de réflexion sur les concours) à l'Université Paris Diderot Paris VII), La Halle aux Farines, amphi 9E (entrée libre) sur l'épineux sujet du recrutement des enseignants : faut-il renoncer aux concours ?
Ecrit par : FGuichard | 01 avril 2008
Tertio: vous semblez ignorer que notre interlocuteur n'est pas l'animal mais son maître et que ce maître est votre ancien élève.
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
A dobolino.UN jour,quelqu'un m'a dit la même chose :SI j'avais su ,j'aurais été prof et j'ai répondu :"NON ,si tu avais PU !"La sélection était très rude aux concours en 1980,dernière année giscardienne,plus de postes .Détendez-vous, je ne fais que plaisanter et je vais croire que vous n'avez pas d'humour...
Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
Tertio: vous semblez ignorer que notre interlocuteur n'est pas l'animal mais son maître et que ce maître est votre ancien élève.
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
Je confirme.
Le paysan que je connais le mieux et qui fait du pensionnat de chevauxl, dit souvent:
"Les animaux, ce n'est rien, mais avec les propriétaires il faut beaucoup de diplomatie et de patience."
Un jour, une cavalière est allée jusqu'à se plaindre que son cheval s'ennuyait dans sa pâture.
- "Comment pouvez-vous dire que votre cheval s'ennuie, Madame?
- "Et bien, moi, si j'étais dans cette pâture toute la journée, je m'ennuierais !!!"
- "Mais Madame, vous n'êtes pas un cheval !!!"
Ecrit par : Maminou | 01 avril 2008
Détendez-vous, je ne fais que plaisanter
Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
Moi, j'allais à la pêche et ça a mordu vite! L'appat était bon et l'heure propice.
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
Soyons francs et clairs! Le professeur se plaint de la médiocrité de ses élèves. C'est un fait qu'ils sont globalement médiocres. Mais, ces médiocres deviennent les adultes auxquels on se heurte, au guichet de la Poste, à l'URSSAF, au CDI, au Café du Commerce, enfin partout, qu'on fasse ses courses ou qu'on exerce son métier. Donc, la galère est la même pour tous, de 7 à 77 ans.
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
Voilà où l'Educ Nat pourrait faire des économies : la brillante chercheuse Sprenger-Charolles citée par Ouzoulias et qui cautionne de telles c.
L’étude de Braibant et Gérard a été conduite auprès de 450 enfants scolarisés dans 25 classes de 2ème année du primaire de 12 écoles francophones de l’agglomération bruxelloise.
Les caractéristiques de cette population étaient proches des moyennes de référence (origine sociale, âge, sexe, retard scolaire...).
La nécessité de ne pas favoriser les élèves qui ont appris à lire selon une méthode plutôt qu’une autre a conduit les auteurs à renoncer à une évaluation des compétences de lecture à voix haute, (!!!!!!!!) cette tâche étant généralement utilisée uniquement par les enseignants qui utilisent une méthode phonique.
De même, les capacités de compréhension écrite n’ont pas été évaluées par un test impliquant le recours à des stratégies d’anticipation contextuelles, ce type de stratégies étant privilégié par les enseignants pratiquant une méthode idéovisuelle.
Les capacités de décodage (conduisant à l’identification des mots écrits) ont donc été évaluées par une épreuve de lecture silencieuse.(!!!!!!!!!!)
Un dessin sous lequel était écrit un mot était présenté aux enfants qui devaient décider si ce mot correspondait bien à celui représenté par l’image.
Cette épreuve comportait des « mots tordus », par exemple, le mot « boire » sous le dessin d’une « poire ». La compréhension écrite a été évaluée par un test dans lequel l’enfant devait choisir, parmi 4 images, celle qui correspondait à un petit texte écrit.
Par exemple, le texte « il est temps de se lever pour aller à l’école » était accompagné de 4 images : l’une avec une maman montrant l’heure à sa fille qui était dans son lit, sur une autre figuraient deux enfants sur le chemin de l’école, les deux dernières images présentaient respectivement une maman lavant sa petite fille et deux enfants en train de se laver.
Quand je pense qu'on paye une équipe de "chercheurs" pour ces conneries! Allez, je l'ai dit.
Voir si un enfant sait lire et comprend ce qu'il lit par un test de "lecture silencieuse", il faut le faire !
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 avril 2008
Merci et bravo, Thierry, pour le commentaire du texte d'Ouzoulias. Si j'ai le temps demain, le commentaire du commentaire.
Ecrit par : catmano | 01 avril 2008
C'est exactement ce que je me dis chaque jour.. "Des anciens élèves !"Ils sont partout.On est cernés !!
Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
Bon.
Et si les anti-pédagos passaient à l'offensive?
Parce que là, les Charmeux, Fracko &Co se réjouissent déjà de leur retour en grâce (qui ne saurait tarder).
Pourquoi ce pessimisme? Tout simplement parce que je remarque la non-réaction des 'Républicains' aux attaques pédagos.
La pétition des 19, par exemple. Pétition stupide, d'accord, mais elle fait suite aux manifs lycéennes, et aux interventions de deux anciens ministres de l'EN. Tout ça, dans l'opinion publique, ca se mélange, et ça donne rien de bon.
Pourquoi ne pas lancer une autre pétition pro-Darcos? Et lui accorder toute la publicité dont elle aura besoin?
Il faut faire front commun, comme le disait très justement FGuichard. C'est aussi une guerre des esprits qu'il faut gagner; et les pédagogos, eux, ont l'habitude de la propagande.
Nous ne gagnerons que sur leur terrain, avec leurs armes.
Alors à quand une pétition de JPB, Marc le Bris, Rachel Boutonnet, G. Morel, etc etc.? Quelque chose de massif, pour relégitimer Darcos?
Ecrit par : Loki | 01 avril 2008
C'est exactement ce que je me dis chaque jour.. "Des anciens élèves !"Ils sont partout.On est cernés !!
Ecrit par : Amélie Tany | 01 avril 2008
Tout pareil! Parfois, quand j'explique un truc ou l'autre à une pratique ou que je l'écoute, j'imagine le calvaire de l'instit' qui lui a appris à lire.
Terrible!
Ecrit par : dobolino | 01 avril 2008
C'est bizarre, cette horreur devant l'apprentissage des bases de l'écriture et de la lecture quand, d'un autre côté, on est capable de poser des questions de ce type :
"Bonjour à tous !
J'aimerais savoir comment vous organisez votre classe pour pouvoir évaluer efficacement. Quels outils utilisez-vous (notamment en EPS)?
Lors de mon stage R.1 en TPS/PS, je n'ai pas réussi à évaluer correctement mes élèves. J'utilisai régulièrement des grilles d'observations mais je n'arrivai pas à remplir tous les items pour tous les élèves... Je travaillai par ateliers (4 dont 2 en autonomie) et parfois, je laissai un groupe d'élèves en évaluation sur fiche sous la surveillance de l'ATSEM (qui bien sûr ne pouvait pas s'empêcher de les aider!) Du coup, si l'année prochaine j'ai une classe de maternelle, je ne sais pas du tout comment m'organiser !!!
Merci pour vos réponses.
En faisant quelques recherches, j'ai trouvé des didacticiens qui parlent d'évaluation individuelle et d'évaluation semi-collective/ par atelier. Quelle est la différence entre ces deux termes??? "
Précisons, pour les profanes, qu'en TPS (toute petite section, un truc qui n'existe d'ailleurs pas officiellement), PS (petite section, la seule qui existe dans les textes, ils n'étaient pas stupides les gens qui ont créé les sections d'école maternelle, ils savaient bien qu'avant quatre ans, les différences de développement ne sont pas toujours liées à l'âge), les enfants ont de deux à quatre ans...
D'un côté, on refuse de faire apprendre, de l'autre, on évalue à tour de bras.
Ecrit par : c. cru | 01 avril 2008
A part ça, la petite jeune, elle va être à l'aise l'an prochain, si elle doit apprendre l'imparfait et le passé simple à ses élèves de CM1 !
Ecrit par : c. cru | 01 avril 2008
A c'est pas encore ça Pourtant, je n'ai pas eu la globale....
Ecrit par : Amélie Mitée | 01 avril 2008
Alors à quand une pétition de JPB, Marc le Bris, Rachel Boutonnet, G. Morel, etc etc.? Quelque chose de massif, pour relégitimer Darcos?
Ecrit par : Loki | 01 avril 2008
S'il n'y avait pas les milliers de postes supprimés, ce serait bcp plus simple. Il faudrait être assez clair pour expliquer qu'on peut à la fois soutenir très fort X. Darcos sur les programmes du primaire et être absolument scandalisé par ces suppressions de postes, qui ne représentent d'ailleurs que des économies de bouts de chandelle dans le déficit général, mais qui mettent les collègues dans une situation très difficile à la rentrée prochaine.
Il y a d'autres économies à faire dans l'ed nat, et d'abord du côté de la recherche en pseudo-sces de l'éducation (pratiques innovantes dans le mixage de l'eau tiède, abstraction de quintessence, faribolage de gueule et autres médusantes fantasmagories).
Par ailleurs, merci de nous avoir fait découvrir le texte de D. Abilker ! j'ai tellement ri en le lisant, et en imaginant Finkie -- qu'il me pardonne... -- virevolter en rythme sur "Surf rider" !
Ecrit par : FGuichard | 01 avril 2008
Dommage que Darcos veuille reconstruire l'école en cassant les profs.En cassant du prof.
Ecrit par : Amélie Mitée | 01 avril 2008
Sur les syndicats lycéens : on peut gloser à l'infini pour savoir s'il s'agit d'un oxymore ou d'une analogie... Il n'en reste pas moins que l'UNL et la FIDL sont des associations loi 1901. Je ne crois pas que leur activité justifie leur dissolution par les procédures prévues par la loi.
Ecrit par : Pat
On ne va tout de même pas se livrer à un exercice d'ORL sur la formule "syndicat lycéen" !
Après cela, il n'y a donc aucune raison pour qu'une association loi 1901 soit considérée comme représentative, ni qu'elle soit pour cette raison admise au sein des commissions (même consultatives) siégeant au ministère.
Si les gamins veulent s'associer, qu'ils le fassent, qu'ils jouent ensemble dans le bac à sable et laissent les grands en paix. S'ils décident une grève et des manifestations, qu'ils soient systématiquement rappelés à l'ordre comme les fauteurs de troubles à l'ordre public qu'ils sont.
En bref : que ces associations soient ramenées à leur vraie place, et que leur influence soit désormais annulée de fait, comme il se doit.
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
Alors à quand une pétition de JPB, Marc le Bris, Rachel Boutonnet, G. Morel, etc etc.? Quelque chose de massif, pour relégitimer Darcos?
Ecrit par : Loki | 01 avril 2008
Quand on se souvient de l'échec magistral de l'"Appel pour la refondation de l'école" lancé par Le Bris et Lafforgue (11 000 signatures en un an, ce qui est ridicule, les dirigeants de certaines associations refusant de signer parce que ceci, parce que cela, et gnan et gnan..., on peut être sceptique!
Il faudrait que ladite pétition prenne l'allure d'un référendum d'initiative populaire et s'en donne les moyens. Certaines associations ont de l'argent(je pense à l'une d'ntre elles, qui défend le latin et le grec), et il est dommage de le laisser dormir sur des comptes alors que la situation est critique et que c'est maintenant qu'il faudrait le dépenser.
Ecrit par : Jean | 02 avril 2008
"je me vois aujourd'hui menacé de poursuites judiciaires par la directrice de l'école de mes enfants pour avoir laissè dans les cahiers de mon fils élève de CM2, des corrections sur le vocabulaire, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la conjugaison"
Je réponds tardivement à la question d'un intervenant sur l'objet d'hypothétiques poursuites judiciaires.La directrice m'accuse de harceler l'institutrice avec mes annotations.Après coup il ne s'agissait que d'intimidations qui n'auront aucune prise sur moi ni sur ma femme, tout au contraire.
L'Albatros de Charles Baudelaire a été soumis à la sagacité de mon fils ainé en classe de CM2.Après qu'il m'eût déclamé le chef d'oeuvre, je m'enquière de sa compréhension du texte et m'aperçois qu'il ne sait pas ce que signifient les mots indolent, veule,huée, nuée, brûle-gueule, gouffres amers, l'azur, naguère, l'archer. Outre le fait que je doute que ce poème soit très adapté à une classe de CM2, il eût été nécessaire de faire une explication de texte précédée d'une étude de vocabulaire.
Cela relève me semble-t-il du bon sens. Le travail préparatoire n'a été réalisé qu'une semaine après que j'aie écrit mes annotations à l'origine des intimidations de la directrice.
Il est vrai que je suis coutumier du fait.Mais mon exaspération devant la démagogie et la négligence est à son comble.
Voici un des passages de l'Albatros: Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid! réécrit par mon fils de cette façon:Lui, n' a guère si beau, etc... sans que l'institutrice ne relève quoi que ce soit!!!
Lors d'une réunion préparatoire à un séjour "découverte", se déroulant dans la salle de classe, j'ai pu découvrir d'autres aberrations comme le verbe accueillir conjugué au présent de l'indicatif avec un seul l(l'enfant accueile..) sur un panneau collé au mur ou les ogresses prenant ent au pluriel(ogressent)!
Il ne s'agit pas de propagande ou de provocation de ma part, mais plutôt le contrecoup d'une indignation rampante.C'est la première fois que j'écris pour ne pas avoir le sentiment de devenir fou ou paranoïaque. Mon exigence intellectuelle me fait passer auprès de mes collègues pour un ringard sentant la naphtaline malgré mes 42 ans, doublé d'un élitiste incorrigible.
Dites moi que je suis fou Monsieur Brighelli, et respectueux de votre pensée, j'irai derechef me livrer aux autorités!
Bien cordialement.
Ecrit par : Fred | 02 avril 2008
L'analyse brillante par Th. Venot des cuistreries de l'IUFumiste versaillais et la prose de Charmeux nous prouvent que rien n'a changé en un demi-siècle, comme en témoigne aussi le texte ci-dessous: ""La méthode globale, cette galeuse ! par Célestin Freinet (1959)"", un hymne impérissable de sottise à la gloire de la méthode la plus nuisible de l'histoire moderne de l'éducation.
"Attentifs à tout ce que le monde produisait de valable et d'utile dans le secteur éducation, ils [*les grands anciens, Piaget and co, ce "'noyau fécond de philosophes, de psychologues, d'éducateurs, de chercheurs inventeurs de la merveileuse Pédagogique nouvelle"""qui allait sauver le monde, selon Freinet] ont naturellement étudié l'œuvre géniale du Dr DECROLY qui, le premier, avait parlé de syncrétisme et deglobalisme. L'école restait universellement persuadée avant lui que l'éducation et l'acquisition des connaissances ne pouvaient se faire autrement que par les processus en honneur depuis toujours dans les écoles, et que l'enfant ne pourrait reconnaître et lire le mot chat que s'il avait au préalable étudié le son ch pour savoir que ch et at font chat.
Le Dr DECROLY avait eu l'audace de penser et de dire que la scolastique pouvait se tromper et que c'était peut-être bien la tradition qui avait raison.
Que dit la tradition ? Que dit la VIE ?
Elle dit que la première vision de l'individu est toute globale et
syncrétique. L'enfant entend un pas, voit une ombre : « Maman ! ». L'École redoute cette vertu de l'être d'appréhender toutes choses par la complexité subtile des biais si divers qui s'offrent à la nature humaine. Elle a, depuis toujours, posé en préalable une démarche qu'elle croit unique et universelle. Elle pense que la vie se construit comme se monte un mur,
pierre à pierre, et que l'enfant ne saurait reconnaître sa maman si on ne lui a donné, par l'instruction, les éléments de cette reconnaissance, en un processus de démonstration apparemment logique : cette ombre est une femme... elle a des pantoufles usagées qui raclent le parquet, un corsage avec trois boutons, les yeux marrons et une mèche de cheveux frisant autour de l'oreille : « C'est ta maman ! ».
Alors que l'enfant suit naturellement le processus inverse. Maman ! Il ne peut pas se tromper ; c'est sûr et définitif. Tous les éléments de vie concourent mystérieusement à cette reconnaissance. Il reconnaît maman comme le chevreau reconnaît sa mère au milieu du troupeau. Ce n'est que lorsque s'est faite l'identification, que l'esprit, l'œil et l'oreille
– et une infinité d'autres sens qu'on a tort de négliger – peuvent se préoccuper du détail analytique : la pantoufle, les boutons du corsage ou la mèche de cheveux. Et ce second stade n'est même pas toujours nécessaire. Je ne me souviens plus combien il y a de marches devant ma vieille maison natale. Mais je puis y arriver de nuit : mes pas n'en
manqueront pas une parce qu'ils les ont comptées et inscrites dans ma mémoire des pas. C'est tout cela le processus retrouvé de la méthode globale. Il ne s'agit même pas de discuter s'il est juste ou faux ou efficient. Nous
sommes obligés de constater que dans la vie, il n'y en a pas d'autre. Mais la scolastique n'en est pas à une inconséquence près.
Le Dr DECROLY avait remarqué de même que lorsque l'enfant apprend à parler, il ne part jamais de l'élément apparemment simple. Ce n'est pas avec un p et un a qu'il monte papa, mais avec le cri qu'un mouvement naturel des lèvres et des mâchoires a modelé à l'aube de cette prise de conscience du milieu ambiant par l'enfant préoccupé de vivre et de grandir
: papa ! Il ne part jamais, pour parler, de la lettre ou de la syllabe, ou même du mot, mais de l'expression globale. S'il n'a qu'un mot à sa disposition, ce mot est déjà dans un contexte d'intonation et de musique qui lui donne sa haute valeur globale. Ce n'est que plus tard, lorsqu'il aura
à sa disposition l'outil déjà évolué de l'expression qu'il répètera, apprendra et construira des mots pour enrichir son appréhension du monde.
L'enfant ne construit pas la maison pierre à pierre. Il a le pouvoir magique de la faire éclore de son esprit et de sa vie, déjà reconnaissable et habitable, maintenue par des piliers subtils mais solides et inaltérables. À la mode des constructions actuelles qui dressent leurs piliers en béton
jusqu'au coffrage des étages supérieurs, pour bâtir ensuite les murs intercalaires, l'enfant fait du global et du synthétique.
Cela est indéniable.
Tout comme mon vieux chien aveugle qui, sans voir mon auto, la distingue quand j'arrive, parmi tant d'autres autos exactement semblables, et la distingue AVANT que j'arrive, par une démarche dont l'école n'a jamais voulu faire son profit parce qu'elle dépasse la logique
primaire inventée par la scolastique et qui n'en est pas moins la démarche universelle de la vie.
Et rien ne se fait de grand en dehors de la vie.
C. Freinet.
Anatole de Monzie, socialiste et anticommuniste, (et admirateur de Hitler et de Mussolini) n'est pas seulement passé à la postérité pour avoir débaptisé son minisitère. L'année suivante, il prit un arrêté pour faire "déplacer" Freinet de St Paul de Vence, pour éviter que les habitants de la ville, le maire en tête, ne le virent manu militari, ce qui l'obligea à quitter l'EN et à ouvrir sa propre école. Si seulement Monzie l'avait mis à la retraite d'office, avec interdiction d'exercer....
Visiblement ce poilu gazé avait gardé de graves séquelles.
Et dire qu'il a encore des admirateurs, sous prétexte justement qu'il fut gazé en 14-18 et ....pacifiste en 39-40!
Ecrit par : Cadichon | 02 avril 2008
Fred, votre cas est hélas loin d'être unique,
Une "class action" devrait s'envisager, si vous pouvez convaincre tous les parents , mais encore faut-il qu'ils sachent voir les fautes eux-mêmes.
Une institutrice ( elle a je crois les CE1 ou CE2) de mon village est dysorthographique. Elle est devenue PE avec une licence en géologie et vient d'être élue conseillère municipale. Pendant la campagne électorale, j'ai demandé qu'elle n'écrive jamais rien sans me le montrer: elle fait le genre de fautes que vous décrivez: les infinitifs en -ent ou les participes passés en -er.
Un fonctionnaire incompétent devrait pouvoir être sanctionné. Il y a bien la forfaiture; on peut rêver...
Ecrit par : Cadichon | 02 avril 2008
L'Albatros de Charles Baudelaire a été soumis à la sagacité de mon fils ainé en classe de CM2.Après qu'il m'eût déclamé le chef d'oeuvre, je m'enquière de sa compréhension du texte et m'aperçois qu'il ne sait pas ce que signifient les mots indolent, veule,huée, nuée, brûle-gueule, gouffres amers, l'azur, naguère, l'archer. Outre le fait que je doute que ce poème soit très adapté à une classe de CM2, il eût été nécessaire de faire une explication de texte précédée d'une étude de vocabulaire.
Ecrit par : Fred | 02 avril 2008
De toute façon, cela n'a aucun sens de faire lire "L'Albatros" à des bambins de CM2. On fait faire des choses trop difficiles à ses élèves, et à côté de ça on est soi-même nul en orthographe. Typique de la frime "pédago"!
Donc demandez un rendez-vous à votre député ou à votre sénateur.
S'il vous entend, chargez-le d'un courrier personnel pour Darcos.
Parallèlement, écrivez de toute façon, directement, à Darcos avec la mention "Personnelle" sur l'enveloppe.
Ecrit par : Jean | 02 avril 2008
Cadichon, ce texte de Freinet est génial! Mais vous auriez dû le copier-coller en entier, même si cela a déjà été fait, (plusieurs fois) sur "bonnet d'âne".!
"D'un côté, on refuse de faire apprendre, de l'autre, on évalue à tour de bras."
Ecrit par : c. cru | 01 avril 2008
Pas (tout à fait) d'accord avec la première partie, mais, concernant l'évaluation et l'importance qu'elle prend, (sur le fond, et sur la forme), il se passe effectivement des choses assez étonnantes. (Je parle ici de l'évaluation des PE stagiaires, mais le "cas" n'est pas isolé.)
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008
"Peut-être que C Sibille y aura un billet d'humeur bientôt, qui sait?"
Ecrit par : Loki | 01 avril 2008
Loki, Loki!!! La jalousie est un très vilain défaut, vous savez?
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008
C'est presque émouvant, ces témoignages d'anciens élèves qui arrivent d'un passé enfui... Bonjour à "Nathalie"...
Bravo à Thierry V. - quel boulot, quel talent !
Rapide débat ce matin sur RTL, intervention d'une "professeur des écoles" ("j'y tiens, je n'ai pas pour rien fait des études en fac" - faut oser...) expliquant qu'on ne peut pas étudier la division en CE1, et qu'en 1923, "on ne se souciait pas de les faire réfléchir, et nous formons des citoyens", patati-patata.
Tous ces imbéciles qui ne comprennent pas que ce sont justement les programmes mécaniques qui donnent les moyens de réfléchir - et non la quête du "katuàdire" auprès d'enfants de 6ou 7 ans.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 avril 2008
Visiblement ce poilu gazé avait gardé de graves séquelles.
Et dire qu'il a encore des admirateurs, sous prétexte justement qu'il fut gazé en 14-18 et ....pacifiste en 39-40!
Ecrit par : Cadichon | 02 avril 2008
On peut avoir du respect pour l'homme sans pour autant approuver ses idées. Le cas d'Anatole de Monzie me paraît tout à fait différent. Freinet était un socialiste internationaliste, pas un "socialiste" admirateur du fascisme et de Mussolini. J'avais moi-même rappelé cete filiation Monzie - Mussolini et la transformation du ministère de l'instruction public et des beaux-arts en ministère de l'éducation nationale qui est très significative et qui n'émeut pas grand monde. Ceci dit, je suis d'accord au sujet du texte de Freinet ; le côté "sentimentalo-vaseux" (la maman, les pantoufles, le chien aveugle...) est exaspérant.
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008
Dites moi que je suis fou Monsieur Brighelli, et respectueux de votre pensée, j'irai derechef me livrer aux autorités!
Bien cordialement.
Ecrit par : Fred | 02 avril 2008
Mais l'important n'est-il pas qu'il ait globalement compris le sens de l'Albatros, ce merveilleux poème que Jacques Prévert écrivit en 2004 pour rendre hommage à ces marins de Douarnenez qui recueillirent et soignèrent des oiseaux victimes de la marée noire ?
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008
Justement, Ulm était réservée aux garçons, donc on ne peut pas lui reprocher d'avoir raté le moindre concours. D'ailleurs à l'époque Sèvres avait été transféré à Jourdan.
Attention tout de même, on trouve sur le site d'EC une photo d'elle dans ses jeunes années, accompagnée de ses amis de l'époque, Derrida et Althusser. (http://www.charmeux.fr/eveline2.html)
Dire qu'aujourd'hui ses références majeures sont Frackowiak et Grandserre... il y a de quoi être triste. Quels qu'aient été leurs défauts, les héros de la French Theory valaient mieux que cela.
JD
Ecrit par : Jesse Darvas
Allons, allons, c'était une boutade ! Cela dit, avant guerre, Ulm avait autorisé les filles à se présenter au concours, et les recrues ont souvent été de haut vol : Jacqueline de Romilly (95 ans et encore toute sa tête) en est une.
Je ne sais pas si Althusser est une référence indiscutable, mais en tout cas, sa préface à l'édition Garnier du Capital de Marx est d'une imbécillité crasse. Prétendre qu'un "petit bourgeois" est incapable de comprendre ce livre est de la même eau que l'affirmation des islamistes selon laquelle le Coran est inintelligible à un non-musulman.
Au début des années 90, des petits plaisantins avaient lancé, dans une feuille de chou des élèves, la devinette "Althusser quoi ?". Réponse : "Althusser trop fort" ;-))) !
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
"ce merveilleux poème que Jacques Prévert écrivit en 2004 pour rendre hommage à ces marins de Douarnenez qui recueillirent et soignèrent des oiseaux victimes de la marée noire ?"
A la fin de la phrase, ce ne serait pas plutôt : "qui recueillèrent et soignirent" ?
Ecrit par : johnmarguerite | 02 avril 2008
à JD qui écrit :
Enfin, s'agissant de la "Théorie de la Contradiction" évoquée par P.Cordoba, je suppose qu'il s'agit de l'ouvrage d'Alain Badiou.
- Non, je préfère les films en VO. Je faisais donc allusion au texte de Mao commenté par Althusser.
Badiou, hélas...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 avril 200
Il ya une interview d'Alain Badiou dans le dernier numéro du "Monde de l'Education" (c'est dans mes attributions cette année de savoir ce genre de choses).
Très intéressant la lecture du "Monde de l'éducation" pour comprendre comment ça pense (comme disait Lacan) du côté "constructiviste" ; lire notamment l'hymne aux nouvelles technologies et la distinction entre les "natifs" (les enfants "indigos", naturellement géniaux comme dirait Célestin, qui sont tombés dans la potion magique informatique en sortant du ventre de leur maman et les autres, ignorants handicapés à vie ou "migrants" comme vous et moi, pauvres cloches assis entre deux chaises. Du pur délire, mais ça séduit.
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008
Je post à nouveau l'information avec mon nom complet pour que ça apparaisse ailleurs (je suis comme les élèves, je me comprends, mais je n'arrive pas à esspliquer !)
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Le 13ème numéro de la revue de poésie "Les Citadelles" vient de paraître avec au sommaire de jeunes poètes turinois, Les poètes de nos jours (contribution personnelle de votre serviteur, un poème dédié à Joë Bousquet), des poètes anglais, écossais, irlandais et maltais...un coup de projecteur sur le poète et cinéaste mexicain Mauricio Fernandez, le magazine et les chroniques habituelles sur l'actualité de la poésie. Il y a aussi un très beau texte de John Montague sur Samuel Beckett.
Et que ceux qui se fichent de la poésie aillent se faire voir chez le lord maire de Londres.
Prix 10 euros c'est donné étant donné l'éminente qualité du contenu !
Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire. Je me dis parfois que je n'aurais qu'une seule raison valable à présenter pour ne pas aller directement en enfer : les efforts inlassables et désintéressés que j'aurais consacrés à la poésie, cette cause aussi utile et aussi inutile que la pluie.
Correspondance (si vous voulez proposer un texte) et commandes à adresser à Philippe Démeron, "Les Citadelles", 85, rue de Turbigo, 75003, Paris - commande des anciens numéros : 10 euros, port compris.
Ecrit par : Robin | 01 avril 2008 (mais ça n'est pas un poisson d'avril !)
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Visiblement ce poilu gazé avait gardé de graves séquelles.
Et dire qu'il a encore des admirateurs, sous prétexte justement qu'il fut gazé en 14-18 et ....pacifiste en 39-40!
Ecrit par : Cadichon | 02 avril 2008
... puis résistant et chef de maquis, après avoir été libéré de son camp d'internement.
Pour ce qui est de l'apprentissage de la lecture, ses élèves écrivaient et imprimaient chaque jour, l'apprentissage de l’écriture-lecture était très largement assuré et ce, dès le début de la GS (et même MS si l'on en croit ce qu'il écrivait dans L'école moderne française).
Le gros problème avec les écrits de Freinet, c'est que nos "modernes" y ont lu "la vie et les intérêts que l'on décidera pour eux sans jamais les pousser plus loin que ce qu’ils sont capables de fournir sans effort », là où lui parlait de la vie des élèves comme point de départ, vie que l'on devait enrichir, aménager, rendre efficace.
C'est ainsi que le texte libre, point de départ de leçons, d'expériences, de compléments d'information, d'entraînement systématique, s'est vu remplacer par l'album de littérature-jeunesse, prétexte à évaluation de compétences diverses et variées.
C'est ainsi que le besoin de mesurer le terrain près de l'école pour y installer un jardin potager ou une piste de course, prétexte à calculs, mesures, conversions, mais aussi leçons d'histoire ou de botanique, s'est vu remplacer par des heures de "recherche", à cinq autour d'une table pour savoir combien de verstes le géant couvrait à chacun de ses pas ou la création de panneaux muraux couverts de copiés-collés que personne n’a lu.
Ecrit par : catmano | 02 avril 2008
Un petit ballon d'oxygène dans l'actualité : être de Gauche n'est pas toujours un signe de stupidité ou d'aveuglement idéologique.
Chevènement : «Oui au retour aux fondamentaux à l'école»
Propos recueillis par M.-E. P.
Le Figaro 01/04/2008
L'ancien ministre socialiste de l'Éducation nationale (1984-1986) défend la réforme des programmes proposée par Xavier Darcos.
Les programmes de 2008 seront plus lisibles, selon l'ancien ministre, en dépit des critiques de Luc Ferry et de Jack Lang, auteurs des derniers textes de 2002.
LE FIGARO. Le projet des derniers programmes du primaire a été très critiqué. Qu'en pensez-vous ?
Jean-Pierre CHEVÈNEMENT. Je suis surpris par la violence des expressions de Luc Ferry et de Jack Lang : ils parlent de programmes populistes et de vide abyssal. Ces critiques sont excessives. L'amour-propre d'auteurs blessés doit passer après les questions de fond : que valent les programmes du point de vue de la réussite des élèves ? La lecture des programmes de 2002 décourage par la longueur et le jargon pédagogiste employé. Que signifie par exemple «instaurer des dialogues didactiques» entre le maître et l'élève ? Il y a un progrès très net entre les programmes de 2002 et le projet d'aujourd'hui. Celui-ci a le mérite de définir des contenus précis tout en étant assez clair et moins jargonnant. Jack Lang assure que l'apprentissage du français était au cœur de ses programmes. Mais il était noyé dans l'ensemble des matières ! Le recentrage sur les fondamentaux, la mémorisation de petits textes vont dans le bon sens.
Les détracteurs évoquent un retour en arrière…
La volonté de remettre au goût du jour une morale laïque, déjà chère à Jules Ferry, ne me déplaît pas, ni l'apprentissage du futur antérieur ou du plus-que-parfait en CM2. Une école structurée et ambitieuse est d'autant plus nécessaire aux enfants lorsqu'ils sont issus d'un milieu modeste. Ils ont besoin d'être soutenus et ne peuvent qu'être perdus quand les programmes sont longs, flous, complexes.
La réduction du nombre d'heures de cours liée à la suppression du samedi va-t-elle dans le bon sens ?
Je ne pense pas que les élèves puissent apprendre plus en travaillant moins. L'idée de réduire les horaires du primaire sous prétexte qu'on en fait moins ailleurs en Europe est un argument de gestionnaire. C'est au contraire une chance. Dans les programmes de 2008, il y a malheureusement encore des réminiscences pédagogistes. Quelle que soit la bonne volonté du ministre, celui-ci risque de rester prisonnier de toute la nomenklatura pédagogiste. Les programmes scolaires doivent être simples, compréhensibles à la fois par les parents et par les enseignants. C'est l'objectif que j'avais donné à ceux de 1985, les plus courts de tous. La formule pédagogiste qui place «l'élève au centre de l'école » n'est pas de gauche, Elle est démagogique. Et la droite est souvent incapable de corriger autrement qu'en paroles des dérives nuisibles aux enfants. J'espère que ces nouveaux programmes marqueront une prise de conscience et permettront de lutter contre la dégradation du niveau de maîtrise de la langue française. Mais faut-il le redire ? Tout n'est pas dans les programmes même s'il faut commencer par là.
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
A la fin de la phrase, ce ne serait pas plutôt : "qui recueillèrent et soignirent" ?
Ecrit par : johnmarguerite | 02 avril 2008
Ou avé jeu la tét ?
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Je vois que Jean-Pierre Chevènement est définitivement rétabli. Je lui ferais bien envoyer un bouquet de fleurs !
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Merci robin pour les infos sur le Monde de l'éducation.
Je vais aller voir si je suis "indigo".
Je ne sais pas si vous aviez vu passer cette étude anglaise sur les capacités en informatique de la "génération Google"
http://tinyurl.com/2t9ntv
(petite parenthèse : j'ai découvert ce site : http://tinyurl.com/ qui permet de raccourcir les liens trop longs. C'est en anglais mais quand vous avez un article du monde ou autre, bref tout les liens trop longs pour tenir sur une ligne vous pouvez les transformer en tinyurl, ça marche très bien !!)
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
Je corrige : ... un article du "Monde"...
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
touS les liens
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
Et un smiley après "indigo" :-) bien sûr !
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
bref tout les liens trop longs pour tenir sur une ligne vous pouvez les transformer en tinyurl, ça marche très bien !!)
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
Merci Lucile, je vais me mettre à l'apprentissage du tinyurl.
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Merci Lucile, je vais me mettre à l'apprentissage du tinyurl.
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Que les enfants indigos connaissent dès la naissance et même avant. C'est pô juste !
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Savoir lire (suite)
Ci-dessous le (très bon) sujet de la dissertation du CAPES de lettres classiques.
Je serais curieuse de voir ce que, malgré les efforts des collègues qui préparent au concours, toute une génération nourrie dès le collège à la blédine indigeste et vaseuse de l'argumentation, des programmes genréregistres, de "l'auteur dit que" et de "l'auteur nous fait passer un message" a pu sortir là-dessus.
Quant à leur expérience de lecteur... ouille ouille ouille !
Question subsidiaire : quelqu'un aura-t-il osé le bouton de rose ;-))))
Mais comme, de toutes façons, je ne suis plus de jury cette année...
Jean Rousset écrit dans Forme et signification, Paris, Corti, 1962, réimpression 1992, Introduction p. II :
" Entrer dans une oeuvre, c'est changer d'univers, c'est ouvrir un horizon. L'oeuvre véritable se donne à la fois comme révélation d'un seuil infranchissable et comme pont jeté sur ce seuil interdit. Un monde clos se construit devant moi, mais une porte s'ouvre, qui fait partie de la construction. L'oeuvre est tout ensemble une fermeture et un accès, un secret et la clé de son secret. "
En usant largement de votre expérience de lecteur, vous direz ce que vous pensez de ce propos.
Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008
Je vois que Jean-Pierre Chevènement est définitivement rétabli. Je lui ferais bien envoyer un bouquet de fleurs !
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Et moi une boîte de calissons bien frais (de chez Béchard, les meilleurs)
Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008
Mais l'important n'est-il pas qu'il ait globalement compris le sens de l'Albatros, ce merveilleux poème que Jacques Prévert écrivit en 2004 pour rendre hommage à ces marins de Douarnenez qui recueillirent et soignèrent des oiseaux victimes de la marée noire ?
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008
Ne riez pas avec ça, mon pauvre ami ! : j'ai trouvé il y a qq années dans une khopie que le célèbre vers de Baudelaire "La nature est un temple où de vivants piliers..." est porteur d'une thèse écologique (défendons les arbres, en somme). Voilà ce qu'il arrive avec le tout-argumentatif mâtiné de politically correct. Du coup, je leur ai parlé de la vie sexuelle d'Emmanuel Kant ; comme dit JPB, un peu de provoc' ne nuit pas.
Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008
Au début des années 90, des petits plaisantins avaient lancé, dans une feuille de chou des élèves, la devinette "Althusser quoi ?". Réponse : "Althusser trop fort" ;-))) !
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
Il y avait aussi le célèbre "Althusser à rien", -- lancé par une bande de situs mal élevés , si je me souviens bien..
Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008
Extrait d'un article désespérant (ou drôle, c'est selon) trouvé sur le site de l'amie molette (ie. Charmeux):
"On s'est mis alors à chercher, toujours en petits groupes, d'autres mots qui fonctionneraient de la même manière, et les enfants en ont trouvé pas mal, des adverbes, comme "hier", "maintenant", composés parfois de plusieurs mots comme : 'la semaine dernière" ou "dans deux jours"...
La notion d'embrayeurs de conjugaison n'arrive généralement pas spontanément, c'est pour cela qu'il est préférable de construire la notion à partir des adverbes.
C'est l'enseignant qui a relancé :
— Je pense à d'autres mots pas très faciles : aidez-moi. Quand je dis : "je veux que vous fassiez cet exercice", JE et VOUS, qu'est-ce que ça veut dire ?
— Ben, JE, c'est vous..
— Ah bon ? Et "VOUS", alors ?
— Ben c'est nous !
— C'est drôle : VOUS, tantôt, ça veut dire les élèves, et tantôt, ça veut dire la maîtresse...
— Ah oui ! C'est comme pour le mot "ici" ! Les mots JE, TU, etc. il faut qu'on sache qui c'est pour comprendre...
— Eh oui, ils ont besoin d'être rattachés à la situation qu'on est en train de vivre. Comme le moteur de la voiture a besoin d'être rattaché aux roues pour avancer ! C'est pour ça qu'on les appelle des "embrayeurs de conjugaison".
— Enseignant : A votre avis, est-ce que "il" ou "elle" sont aussi des "embrayeurs de conjugaison" ?
— Ben non ! Il, on comprend toujours, parce qu'il y a avant un nom que "il" remplace...
— Vous avez raison : il joue souvent le rôle de pronom. tandis que je ne joue jamais ce rôle. C'est pour cela qu'il vaut mieux ne pas leur donner le même nom...
— parce qu'on mélangerait tout !
Quand je vous dis que les enfants sont toujours géniaux !!"
Ecrit par : Loki | 02 avril 2008
De toute façon, cela n'a aucun sens de faire lire "L'Albatros" à des bambins de CM2. On fait faire des choses trop difficiles à ses élèves, et à côté de ça on est soi-même nul en orthographe. Typique de la frime "pédago"!
Ecrit par : Jean | 02 avril 2008
Je ne suis pas d'accord: cf. le texte de Pierre Michon que j'avais posté dans un autre fil dans lequel il racontait son émerveillement d'enfant quand l'instituteur leur lisait "Booz endormi" ou la première page de "Salammbo": la classe (et l'instituteur lui-même, dit Michon peut-être avec quelque excès) n'y comprenait pas grand chose mais la force des mots les saisissait. Sa vocation d'écrivain vient de là.
On peut très bien lire l'Albatros en CM2: pour ma part je l'ai lu à mes enfants (de 5 et 7 ans) qui ont très bien compris : la haine des médiocres pour le génie ou tout simplement pour le talent, à laquelle toute personne un tant soit peu douée dans quelque domaine que ce soit sera amenée à un jour à se confronter. Que tel ou tel mot ne soit pas compris d'emblée, qu'importe...
Je leur lis aussi "La Fin de Satan" de Hugo en leur expliquant ça et là quelques mots (à leur demande ou à mon initiative): ils ne comprennent pas tout mais les images sont là!
Allez, je cite à nouveau Pierre Michon:
"Dans la classe, pour les enfants qui venaient du fond de l'arrière-campagne, c'était quelque chose comme de l'incantation qui les subjuguait totalement. Ils sentaient bien qu'il fallait essayer, si on ne le comprenait pas tout à fait, de l'aimer quand même. C'était quelque chose à aimer. On se trompe aujourd'hui, il faut continuer à apprendre des choses que l'on ne comprend pas. Une autre fois, en fin d'année, au retour d'une classe-promenade où on était allés faire de la botanique, l'instituteur a lu le début de Salammbô de Flaubert. Je devais avoir 9 ans. Je me rappelle ce truc complètement incompréhensible: 'C'était à Megara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar.' Et puis toutes ces histoires de Gaulois qui mangeaient des homards. On ne comprenait rien mais il se passait là quelque chose, ce clinquant fabuleux"
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 02 avril 2008
Embrayeurs de conjugaison ? Enfin,je sais pourquoi les élèves de 2de ne savent pas conjuguer..."ils mélangent tout en effet "!
Ecrit par : Amélie Mitée | 02 avril 2008
Merci Lucile, je vais me mettre à l'apprentissage du tinyurl.
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Si vous lisez et comprenez l'anglais, vous ne devriez pas en avoir pour longtemps, Robin - désolée tout à l'heure je n'ai pas mis la MAJUSCULE initiale, je n'ai pas relu mon texte :-(
Indigo ou pas, en préparant un concours d'assistante des bibliothèques (le vrai nom de la fonction mériterait bien aussi d'être raccourci), on est obligé d'être assez branché ouèbe.
Ce qui ne me dérange pas vraiment, certains de mes neveux m'appellent déjà la tatie informatique ;-)
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
"Indigo ou pas, en préparant un concours d'assistante des bibliothèques (le vrai nom de la fonction mériterait bien aussi d'être raccourci), on est obligé d'être assez branché ouèbe.
Ce qui ne me dérange pas vraiment, certains de mes neveux m'appellent déjà la tatie informatique ;-)"
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
Vu la disparition apparemment programmée du diplôme, (et de la fonction), on ne pourra en tous cas pas vous appeler: "mère docu".
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008
Vous avez raison : il joue souvent le rôle de pronom. tandis que je ne joue jamais ce rôle. C'est pour cela qu'il vaut mieux ne pas leur donner le même nom...
— parce qu'on mélangerait tout !
Embrayeurs de conjugaison ? Enfin,je sais pourquoi les élèves de 2de ne savent pas conjuguer..."ils mélangent tout en effet "!
Ecrit par : Amélie Mitée | 02 avril 2008
On na pô besoin de savoir conjugué pour réparé sa moto.
"il" est un pronom, mais pas "je", parce que "je" ne remplace rien ("Je est un autre", c'est bien connu)...On comprend mieux pourquoi la mécanique se grippe !
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Il ne s'agit pas de propagande ou de provocation de ma part, mais plutôt le contrecoup d'une indignation rampante.C'est la première fois que j'écris pour ne pas avoir le sentiment de devenir fou ou paranoïaque. Mon exigence intellectuelle me fait passer auprès de mes collègues pour un ringard sentant la naphtaline malgré mes 42 ans, doublé d'un élitiste incorrigible.
Dites moi que je suis fou Monsieur Brighelli, et respectueux de votre pensée, j'irai derechef me livrer aux autorités!
Bien cordialement.
Ecrit par : Fred | 02 avril 2008
Ne rigolez pas! L'institutrice de ma fille aurait volontiers témoigné de ma folie pour me déchoir de mes droits maternels. C'est pas de la blague, du vrai de vrai de chez véridique, sensu stricto et sans exagération. Si mon mari m'avait haïe, j'étais bonne, comme la romaine.
Autant vous dire qu'après, j'ai soigneusement fermé ma gueule et attendu le collège pour réparer les dégats.
Sale souvenirs, sale époque.
Ne soyez jamais en état de faiblesse, Fred, si vous voulez jouer ce genre de jeu.
Ecrit par : dobolino | 02 avril 2008
Christophe, j'aurais bien aimé un smiley après la "mère docu".
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
Mon exigence intellectuelle me fait passer auprès de mes collègues pour un ringard sentant la naphtaline malgré mes 42 ans, doublé d'un élitiste incorrigible.
Ecrit par : Fred | 02 avril 2008
Très exactement l'âge que j'avais quand je fus clouée au pilori, insultée et fracassée pour les mêmes raisons par une meute hurlante qui me menaçait de procès si je n'allais pas immédiatement me cacher, sans jamais dépassé.
Les EIP, c'est deux pour cent d'une classe d'âge. Tous les psyco vous le diront.
Deux pour cent, ce n'est rien. Pour être audibles, il faudrait que nous occupions tous des postes de pouvoir, que nous ayons des âmes de dictateur, ce que, la plupart du temps, notre humanisme nous fait rejeter.
Pauvres albatros!
Ecrit par : dobolino | 02 avril 2008
Christophe, j'aurais bien aimé un smiley après la "mère docu".
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
Oubliez ça, c'est mon ego qui s'était vexé.
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
J'aurais du écrire HQI en lieu et place de EIP, parce que, malgré le préchi-précha pédago, le petit EIP devient bien évidemment un adulte HQI et l'adulte HQI qui n'a pas d'autre ambition qu'être, au sein de la société civile, souffre beaucoup.
Et ne jouez pas sur les mots, ne jouez pas les timides rosières égalitaristes, merci. Je doute qu'il n'y ait ici que 2% de QI supérieurs à 130. On doit frôler les 100 %, de Sibille à Cadichon en passant par le Toto fracassé, même si nous n'atteignons pas à la véritable douance, celle d'Einstein par exemple. Mais là, il s'agit de 0,05% d'une classe d'âge.
Selon la parabole des talents, nous péchons à peu près tous, que ce soit par excès d'humilité, par obstination ou par fainéantise ou les trois à la fois. Etant inaudibles pour 98% de la population, il ne faut pas s'étonner si nous n'avons guère d'audience quand nous voulons porter la bonne parole au sein de la société. On nous prend pour des fous, des parano, des élitistes.
La seule façon d'agir, c'est de se pousser vers les sommets. Pour ma part, ce n'est pas faute d'avoir été prévenue dès mes vingt ans par mes employeurs successifs et autres rencontres.
Ecrit par : dobolino sans humilité | 02 avril 2008
Ne riez pas avec ça, mon pauvre ami ! : j'ai trouvé il y a qq années dans une khopie que le célèbre vers de Baudelaire "La nature est un temple où de vivants piliers..." est porteur d'une thèse écologique (défendons les arbres, en somme). Voilà ce qu'il arrive avec le tout-argumentatif mâtiné de politically correct. Du coup, je leur ai parlé de la vie sexuelle d'Emmanuel Kant ; comme dit JPB, un peu de provoc' ne nuit pas.
Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008
Quand Baudelaire était un poète maudit, il n'était pas étudié au lycée! Ça évitait des contre-sens fâcheux.
Faut en voir vu, des vivants piliers, et de près, et en avoir usé pour saisir l'image. C'est pas de la littérature pour collégiens, ça!
Ecrit par : dobolino sans humilité | 02 avril 2008
Bravo et surtout merci à JPB pour son intervention ce matin sur RTL. Cela m'a mis de bonne humeur pour la journée.
Ecrit par : Un INSTIT de CP qui apprend la division à ses élèves | 02 avril 2008
Je ne pense pas que les élèves puissent apprendre plus en travaillant moins. L'idée de réduire les horaires du primaire sous prétexte qu'on en fait moins ailleurs en Europe est un argument de gestionnaire.
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
Ça se discute. Ne constate-t-on pas que les travailleurs à temps partiel ont une meilleure rentabilité horaire?
Si on recentre les apprentissages sur l'essentiel sans se perdre en fumeuses digressions?
Si on calque le rythme, toutes proportions gardées, sur le rythme prépa?
Si, enfin, on ne délègue pas la gestion du temps péri-scolaire aux collectivités locales en les laissant se débrouiller avec les moyens du bord?
Si on revoit la copie des vacances d'été et la climatisation des classes du sud de la France, la température moyenne journalière en juillet août dans certaines régions de France constituant un réel obstacle à la scolarisation aussi bien qu'à l'exécution des chantiers du bâtiment ou de l'Equipement.
Ecrit par : dobolino | 02 avril 2008
A Loki et Robin
La distinction entre pronom et embrayeur m'a coupé le souffle et je ne parviens pas à me contorsionner les neurones pour comprendre..Il est vrai qu'une inspectrice m'avait reproché de raisonner en latiniste.Comprendre "ringarde"donc,celle qui ne parle pas la novlangue des pédagogols,irrécupérable,infirme. Je plains les petites têtes blondes qu'on torture avec autant de cruauté pour leur faire avaler toutes ces couleuvres...
Ecrit par : Amélie . -- | 02 avril 2008
Après cela, il n'y a donc aucune raison pour qu'une association loi 1901 soit considérée comme représentative, ni qu'elle soit pour cette raison admise au sein des commissions (même consultatives) siégeant au ministère.
Si les gamins veulent s'associer, qu'ils le fassent, qu'ils jouent ensemble dans le bac à sable et laissent les grands en paix. S'ils décident une grève et des manifestations, qu'ils soient systématiquement rappelés à l'ordre comme les fauteurs de troubles à l'ordre public qu'ils sont.
En bref : que ces associations soient ramenées à leur vraie place, et que leur influence soit désormais annulée de fait, comme il se doit.
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
Franchement, ça me dépasse de lire des trucs pareils.
On demande donc une loi d'exception pour les lycéens, qui n'auraient pas le droit de faire des manifestations alors que n'importe qui a ce droit. J'attends des suggestions de sanctions avec impatience.
Effectivement, que des lycéens se plaignent de n'avoir pas de prof de français en 1ère L pendant 5 semaines, ça mérite effectivement des sanctions lourdes pour ces petits cons qui ne savent pas rester à leur place et ne laissent pas les grands en paix.
Si votre haine de tout ce qui ressemble à un syndicat ou une organisation de gauche, essayez de considérer malgré tout le fait que ce type d'organisation permet aussi de canaliser les révoltes et d'empêcher de graves débordements.
Et je doute que vous réussissiez à convaincre qui que ce soit que tout les problèmes de l'école sont dus à l'UNL et à la FIDL. Les grands y arrivent très bien seuls.
Ecrit par : Pat | 02 avril 2008
Quant aux instits de Fred et Cadichon , ce sont simplement les purs produits de la pédagogie "moderne ",elles conjuguent tout sauf les verbes, comme la plupart des élèves que nous voyons arriver au lycée. Comment ces instits-là pourraient-elles(ils) revenir à la grammaire traditionnelle pour former les enfants, sans avoir reçu le minimum requis ? Un reformatage ou une reprogrammation sont-ils prévus ?
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
A Loki et Robin
La distinction entre pronom et embrayeur m'a coupé le souffle et je ne parviens pas à me contorsionner les neurones pour comprendre..
Rassurez-vous, moi non plus...Pas plus que je ne comprends pourquoi "tu" est un pronom, mais pas "je".
Je trouve la notion de pronom bien commode et parfaitement claire : un pronom remplace un nom (en termes un peu plus savants, c'est un "anaphorique") et je ne vois pas ce qu'apporte le terme "embrayeur de conjugaison".
Mais je suis prêt à accepter la rééducation après confession publique.
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Du coup, je leur ai parlé de la vie sexuelle d'Emmanuel Kant ; comme dit JPB, un peu de provoc' ne nuit pas.
Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008
Ach zo ! Le"fifant pilier" de herr professor Kant !
Etonnez-vous après ça que ces pauvres enfants se perdent dans la forêt vierge.
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
En seconde c'est pire : quelques élèves vraiment bons, en voie d'excellence. Je peux vous envoyer des comptes rendus personnels de séances de 3 heures si vous voulez (dugongg chez free). Vous n'en croirez pas vos yeux ("c'est un élève qui a fait ça ?!"). Et puis le tout venant : destructurés, en état de bofitude précoce et incapable d'autonomie. En deux mots, meiriolisés au nom même de l'autonomie.
Je serait curieux de voir ces comptes rendus dans la mesure ou vous ne voyez aucun inconvénient à me les faire parvenir par mèle.
Merci
Ecrit par : Fred | 02 avril 2008
A Loki et Robin
La distinction entre pronom et embrayeur m'a coupé le souffle et je ne parviens pas à me contorsionner les neurones pour comprendre..
Rassurez-vous, moi non plus...Pas plus que je ne comprends pourquoi "tu" est un pronom, mais pas "je".
Je trouve la notion de pronom bien commode et parfaitement claire : un pronom remplace un nom (en termes un peu plus savants, c'est un "anaphorique") et je ne vois pas ce qu'apporte le terme "embrayeur de conjugaison".
Mais je suis prêt à accepter la rééducation après confession publique.
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Préambule : la notion de pronom est effectivement bien commode, et ce n'est pas la peine d'entrer dans ces distinctions avant la préparation au Capes.
Les grammairiens distinguent les pronoms personnels représentants (il, elle, ils, elles) des pronoms personnels nominaux (je, tu, nous, vous).
Les premiers sont mis pour un nom, qui peut être rétabli (Elle roule. / Qui ? / La voiture.), pas les seconds (J'arrive. / Qui ? / Ben moi !!!!).
D'ailleurs, en grec (je crois que c'est le cas aussi en latin), il n'y a de pronom personnel qu'à la 1ère et la 2ème personne (singulier et pluriel).
Ecrit par : Pat | 02 avril 2008
Info importante :
Pour la première fois à ma connaissance, les TZR certifiés ou agrégés dans les matières techniques excédentaires pourront officiellement changer de discipline d'exercice.
Jusqu’à ce jour, ils étaient amenés à effectuer des remplacements dans une autre matière que celle de leur recrutement, mais ne pouvaient pas obtenir de poste fixe dans une autre matière ni participer au mouvement inter-académique.
Le protocole prévoit :
- un volontariat des intéressés,
- le choix de la matière de réaffectation (maths, physique ou techno des collèges),
- des bonifications de points assez avantageuses pour obtenir une mutation proche de leur établissement de rattachement actuel.
D’une certaine manière, c’est un progrès dont j’aurais aimé profiter lorsque je traînais comme TZR ...
Pour lire le document cliquer sur ce lien :
http://dl.free.fr/eJIkkQv39/ChangementdisciplineTZR.pdf
J’entends d’avance hurler les saintes nitouches qui ne supporteront pas de voir arriver un nouveau prof de maths dans leur lycée alors qu’il a été recruté avec une agreg de méca ...
Les mêmes ne s’émouvaient pas lorsqu’il assurait des remplacements en maths à l’année ... tant qu’il n’occupait pas un poste et prenait en charge les classes dont personne ne voulait.
Ecrit par : Zorglub | 02 avril 2008
Nous arrivons/Qui ?/Pierre et moi / Vous arrivez /Qui /Pierre et toi ...Pas clair
En grec et en latin,les pronoms existent aux 3 personnes ,mais là, je "date"peut-être aussi...En revanche il n'y a pas d'embrayeurs de conjugaison Amo ,j'aime, amas, tu aimes etc..
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
"Christophe, j'aurais bien aimé un smiley après la "mère docu"."
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
Il y était, je vous assure. La personne qui m'est la plus chère exerce cette noble profession.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008
en fait,Je et Tu ne prennent leur sens que dans l'acte de parole...
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
Bref, toutes ces finesses morphologiques et syntaxiques sont intéressantes et enrichissantes pour des futurs profs de lettres mais ne peuvent que dégoûter les enfants de l'étude de la langue..on en a la preuve chaque jour...
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
Nous et vous aussi.
Et en latin, après vérification :
au nominatif, il n'y a que ego, tu, nos et vos.
Il existe par ailleurs les démonstratifs (desquels, morphologiquement, nos pronoms il et elle dérivent).
Ecrit par : Pat | 02 avril 2008
Allez, je m’y mets, commentaire du commentaire de Thierry Venot au texte d’André Ouzoulias.
Pour changer un peu, mes commentaires apparaîtront après une ligne de $$$$.
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Pour être une rupture, c’est une rupture ! Une folie ? Sûrement pas ! L’expérience quotidienne me prouve le contraire mais je dois avouer que je ne suis pas l’un des meilleurs spécialistes français de la lecture, je n’y ai donc probablement rien compris. Finalement, en lisant votre texte, j’ai les chevilles qui enflent et je me demande si je ne suis pas l’un des meilleurs spécialistes français de la lecture (au même titre, d’ailleurs, que de nombreux enseignants que je côtoie tous les jours).
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Je suis encore moins quelque chose que Thierry puisque lui, au moins, a reçu une formation de maître spécialisé. Mes chevilles sont donc encore plus enflées que les siennes puisque, depuis maintenant trois ans que j’ai repris les élèves de Grande Section dans ma classe, mon expérience me prouve chaque année la même chose.
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Autrement dit, ce changement des programmes signifie que les enfants seront censés savoir lire en juin en Grande Section aussi bien qu’actuellement en mars au CP !
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Faux et caricatural. La compréhension du principe alphabétique ne signifie pas la lecture courante mais l’étude du mécanisme associatif entre les lettres. La lecture courante demande un entraînement quotidien et une durée de pratique suffisante pour que le déchiffrage soit automatisé (cela n’est absolument pas l’objectif de la GS)
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Je crois que tu as commis une erreur d'interprétation. Les enfants de CP dont parle le monsieur en sont au mois de mars au début du déchiffrage et n’accèderont à la lecture courante que dans la deuxième partie du CE1. Mais faisons semblant de croire à ce que tu as compris.
La GS « dégrossit », rend possible un démarrage du CP dans de bonnes conditions. Un enfant qui sait écrire en écriture liée dans un cahier à lignes, qui a compris le mécanisme du déchiffrage et qui est capable d’effectuer de tête des calculs sur les nombres de 0 à 10 a toutes les chances de réussir haut la main son premier trimestre de CP.
J’ai reçu cette année deux petits nouveaux qui avaient effectué leur GS dans des écoles où l’on considérait qu’ils devaient arriver vierges de toute compétence « scolaire » au CP.
Le premier, arrivé en septembre, a eu un début d’année douloureux alors que ses résultats actuels montrent bien qu’il aurait dû au contraire faire partie des élèves « bien sous tous rapports ».
Quant au second, arrivé en janvier, après quatre mois de CP-Ribambelle, il en était au dessin des lettres et a encore beaucoup de mal à se défaire des « travers acquis » à cause de méthodes qui compliquent l’apprentissage au lieu de le faciliter. Du coup, il regarde avec intérêt les travaux que je réserve aux élèves de GS qui lui ont manqué et lui manqueront sans doute encore quelques mois (années ?).
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Que font les spécialistes ? Plutôt que d’écrire des sottises, ils feraient mieux de « mouiller le maillot» auprès des gamins (bien que je doute qu’ils sachent y faire). S’ils cherchent une expérimentation ou une preuve par l’exemple, je me porte volontaire pour prendre 1 ou 2 spécialistes en stage.
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Moi aussi. A condition qu’ils veuillent apprendre et acceptent de poser un regard neuf sur ce qu’ils voient, et ça, c’est loin d’être gagné !
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Pour la plupart (????) …Mais voyons André ! TOUS ces enfants n’ont, en effet, et ce, fort logiquement, pas achevé l’apprentissage des bases du français oral ; l’école est là pour les y aider. Vous sous- entendez que la parfaite maîtrise de l’oral est un préalable indispensable à l’apprentissage de la lecture. Feignez-vous d’ignorer que le passage à l’écrit est un excellent exercice pour corriger et enrichir l’oral ?
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Pour preuve une petite Laurence d’il y a trente ans, petite dernière d’une famille très, très rurale qui est arrivée au CP avec ce niveau de langage : « Moi m’y tui amusée ti mon vélo. » et qui lisait couramment en fin de CP et avait, parallèlement, corrigé toute seule tous ses « défauts de langue », comme l’on disait à l’époque.
Ou ma petite K., GS, suivie en orthophonie depuis le milieu de la MS pour gros défauts de prononciation (confusion t/k ; t/s) et vocabulaire très pauvre qui a, selon son orthophoniste, progressé beaucoup plus vite que ce qu’il n’espérait depuis le début de l’année scolaire. K. déchiffre, compte, récite des poèmes qu’elle articule bien et commence enfin à demander le sens des nombreux mots qu’elle ne connaît pas. Elle éclate de rire en même temps que ses camarades à l’écoute des exploits du vaillant petit tailleur, lus dans la version traduite de l’originale des frères Grimm.
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Le ministre a annoncé qu’un de ses projets est de diviser le taux de redoublants par deux. Il n’avait pas dit qu’il voulait aussi que 100 % des enfants entrent au CP avec un an d’avance ! Car c’est bien à cela que reviennent les programmes projetés : rendre plus précoce d’un an l’apprentissage des bases de la lecture
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Oui tout à fait ; il s’agit d’étaler sur deux années cet apprentissage en utilisant une progression plus lente et plus explicite. Les enseignantes de CP ont sur les épaules une responsabilité beaucoup trop lourde. Avec ces nouveaux programmes, leur tâche sera allégée de façon significative.
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Il sera en effet beaucoup plus facile de conduire les élèves de CP à la lecture courante expressive, à l’acquisition des premières bases de l’orthographe lexicale, des premières règles de grammaire et de conjugaison, s’ils peuvent consacrer la moitié du premier trimestre à la révision des acquis de la GS, puis la fin et le début du deuxième à l’acquisition des sons complexes et à l’accélération de la vitesse d’écriture.
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Certes, dans les maternelles sociologiquement brassées, on trouvera toujours 25 % d’enfants qui pourront entrer dans ces apprentissages précoces … (institutionnellement anticipés mais intellectuellement adaptés)….. (et peut-être 2/3 dans les quartiers les plus favorisés).
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Je travaille dans un secteur de campagne assez défavorisé. Après plusieurs années d’expérience dans l’apprentissage « dit précoce », j’évalue ce pourcentage à 80% ; pour les autres, le bénéfice est de toute façon considérable dans la perspective du CP.
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Même constat sur les cinq dernières années (deux où je récupérais à partir de janvier les GS, une heure trente à deux heures par jour pour des activités de lecture – écriture, puis trois où les GS étaient inscrits dans ma classe), même et y compris pour trois enfants de milieu très défavorisé.
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Je vous répète qu’il ne s’agit absolument pas d’un CP anticipé, il s’agit de la première année d’un apprentissage étalé sur deux ans qui commence dès la GS.
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Pas mieux, mais je souligne quand même.
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malgré tous leurs talents de pédagogues, malgré tout leur respect pour leurs élèves, il est prévisible que l’inadaptation de cet enseignement aux besoins des enfants de cet âge engendrera difficultés et échecs.
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Si échec dans l’apprentissage de la lecture il y a, il ne pourra être évalué qu’au CP. Je suis personnellement opposé à une évaluation trop précoce.
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C’est bien là que le bât blesse.
Pourquoi cet acharnement à évaluer sans arrêt des « moins de six ans » ?
Pourquoi d’un côté se targuer de les laisser progresser à leur rythme et d’un autre passer son temps à vouloir les évaluer ?
Voici la réponse d’une PEMF à une jeune enseignante de GS disant que, dans sa classe, tous ses élèves sont peu ou prou « entrés dans la combinatoire » :
« Et que vois tu dans le regard de ceux qui n'y arrivent pas ???
Je ne fais pas de sous-entendus... je dis clairement !
Tu fais beaucoup de phonologie et tu as des enfants qui déchiffrent, et alors ? Est ce réellement et uniquement ta tâche ?
Moi aussi, je fais de la phonologie, moi aussi, j'ai des enfants qui jouent avec les lettres mais je n'en fais ni un objectif prioritaire ni des progressions et évaluations... et je cherche la joie dans d'autres plaisirs (sous-entendu, un enfant ne peut éprouver de joie à combiner des lettres et des sons pour fabriquer des syllabes et des mots).
Je n'attendais pas spécialement de réponse à mon message, est ce que quelque part il y aurait quand même un peu de culpabilité derrière les joies de la combinatoire ??? »
Pourquoi ne se rendent-ils pas compte qu’en ne faisant pas de progression, ils ne favorisent que ceux qui s’en seraient sortis de toute façon ?
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Le ministre devra-t-il promettre de payer plus les maîtres qui y accepteront d’y travailler ? Ou peut-être se fie-t-il à un récent rapport officiel qui laissait entendre que beaucoup de maîtresses de maternelle sont… disons « improductives » ?
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Elles sont le plus souvent très consciencieuses et très travailleuses mais totalement inconscientes des possibilités réelles de leurs élèves. Beaucoup d’entre elles dépensent leur énergie dans un activisme effectivement peu productif en ce qui concerne l’apprentissage des bases de « l’écriture – lecture » (elles n’ont, pour la plupart, jamais enseigné en primaire). Il suffirait donc de leur expliquer et de les former).
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Pas plus compliqué que cela. Leur expliquer et les former.
Leur expliquer que les petits pas de chaque jour font les grands pas de chaque année, qu’il est souvent beaucoup plus difficile pour un enfant d’un milieu où le livre n’est pas entré d’aller comparer les cinq versions du Petit Chaperon Rouge qu’on leur apporte plutôt que de jouer à trouver des mots où l’on entend le « ououou » du « lououououp », que si l’on fait dessiner les enfants dès le début de la Petite Section tous les jours, ils seront tout à fait prêts, deux ou trois ans plus tard, au début de la Grande Section à reproduire les gestes qu’ils ont utilisés des dizaines de fois pour faire la fumée qui sort de la cheminée ou les boucles de cheveux de la princesse et qu’ils seront heureux et fiers de savoir que ces boucles peuvent devenir des e, des é, des l, des b, des « ch » que l’on peut associer pour écrire des mots et des phrases que l’on sait lire.
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Et comment faut-il regarder le fait que le ministère promeuve cette « révolution » tout en réduisant de 2 heures la durée hebdomadaire des apprentissages des élèves, en diminuant le nombre d’enseignants (c’est-à-dire en augmentant le nombre d’élèves par classe)
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c’est effectivement un problème
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N’est-il pas ? Quatre jours à l’école, trois à la maison, c’est un peu léger comme imprégnation, surtout si l’on se retrouve pendant ces quatre jours perdu au milieu d’un groupe de trente enfants.
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Ecrit par : catmano | 02 avril 2008
Quant aux instits de Fred et Cadichon , ce sont simplement les purs produits de la pédagogie "moderne ",elles conjuguent tout sauf les verbes, comme la plupart des élèves que nous voyons arriver au lycée. Comment ces instits-là pourraient-elles(ils) revenir à la grammaire traditionnelle pour former les enfants, sans avoir reçu le minimum requis ? Un reformatage ou une reprogrammation sont-ils prévus ?
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
Mais comment ont-ils eu le poste ? Je croyais que le concours servait à embaucher des personnes compétentes ! Ne pas savoir conjuguer ou faire des fautes d'orthographe n'est donc pas éliminatoire au CRPE ?
Finalement les suppressions de postes permettront peut-être d'éliminer ceux qui n'ont pas le niveau pour devenir enseignant !
Ecrit par : PFC | 02 avril 2008
J'engage tout le monde à lire ce qu'écrit un prof d'histoire-géo sur ce que l'inspection envisage comme nouveaux programmes au collège. C'est très inquiétant.
http://aucollege.over-blog.fr/ (article du 1er avril ; mais ce n'est manifestement pas un canular)
Je recommande par ailleurs ce blog.
Ecrit par : Pat | 02 avril 2008
Ne pas savoir conjuguer ou faire des fautes d'orthographe n'est donc pas éliminatoire au CRPE ?
Ecrit par : PFC | 02 avril 2008
Non, "il est tenu compte de l'orthographe, de la qualité de la langue et de la présentation dans la limite de 4 points".
Ecrit par : Pat | 02 avril 2008
Freinet était un socialiste internationaliste, pas un "socialiste" admirateur du fascisme et de Mussolini.
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008
1)- J'ai pourtant bien écrit que c'était Monzie( et non Freinet) l'admirateur des dictateurs, et par anti-communisme.
2- Freinet lui n'était pas socialiste, là aussi c'est Monzie qui l'était.
Freinet était communiste dans l'âme, d'une sincérité et d'une conviction telle qu'il a essuyé toutes les humiliations d'un PCF stalinien qui trouvaient ses méthodes trop libertaires.
Il fut donc un membre militant du PCF jusqu'à ce qu'il s'en fasse virer. Je ne sais plus la date mais c'était fin des années 40.L'hagiographie freinetiste dit que sa femme et lui ont rendu leur carte. Paix à leurs âmes...
Il est resté communiste, et même castriste, jusque dans la tombe.
Ecrit par : Cadichon | 02 avril 2008
Ki trouvait!!!
Et moi une boîte de calissons bien frais (de chez Béchard, les meilleurs)
Ecrit par : FGuichard | 02 avril 2008
Pas de doute.
De passage bien trop bref à Aix le mois dernier, j'ai quand même pris le temps de faire deux choses, passer cours Mirabeau en faire provision et aller un tout petit peu plus loin manger des huîtres dehors dans la jolie courette du restaurant "Passage".
Ecrit par : Cadichon | 02 avril 2008
Pat,vous avez raison, puisqu'à la 3eme personne on recourt au démonstratif, is,ea,id,pronom de rappel.Il y a un pronom de la 3eme pers, mais c'est le pronom réfléchi "SE".Conclusion : quand on ne pratique plus le latin depuis longtemps,on ne sait plus pédaler et une révision périodique s'impose...
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
Je suis allé voir si la création du lien avait fonctionné (info. sur la revue de poésie "Citadelles"). Je t'en fiche, rien du tout. J'ai appris en échange que j'avais des homonymes sportifs (un cycliste à Roubaix et un joueur de Foot. en Afrique.
Voilà ce que c'est de ne pas être tombé dedans quand on était petit !
Si c'est votre cas (informaticiens natifs) ou si, à force d'une rééducation acharnée de vos neurones, vous avez réussi à rattraper votre handicap informatique (informaticiens migrants), je suis preneur.
Je peux aussi donner des essplications supplémentaires.
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
L'ancien ministre socialiste de l'Éducation nationale (1984-1986) défend la réforme des programmes proposée par Xavier Darcos.
Les programmes de 2008 seront plus lisibles, selon l'ancien ministre, en dépit des critiques de Luc Ferry et de Jack Lang, auteurs des derniers textes de 2002.
Le Figaro : Le projet des derniers programmes du primaire a été très critiqué. Qu'en pensez-vous ?
Jean-Pierre Chevènement : Je suis surpris par la violence des expressions de Luc Ferry et de Jack Lang : ils parlent de programmes populistes et de vide abyssal. Ces critiques sont excessives. L'amour-propre d'auteurs blessés doit passer après les questions de fond : que valent les programmes du point de vue de la réussite des élèves ? La lecture des programmes de 2002 décourage par la longueur et le jargon pédagogiste employé. Que signifie par exemple «instaurer des dialogues didactiques» entre le maître et l'élève ? Il y a un progrès très net entre les programmes de 2002 et le projet d'aujourd'hui. Celui-ci a le mérite de définir des contenus précis tout en étant assez clair et moins jargonnant. Jack Lang assure que l'apprentissage du français était au cœur de ses programmes. Mais il était noyé dans l'ensemble des matières ! Le recentrage sur les fondamentaux, la mémorisation de petits textes vont dans le bon sens.
Les détracteurs évoquent un retour en arrière…
La volonté de remettre au goût du jour une morale laïque, déjà chère à Jules Ferry, ne me déplaît pas, ni l'apprentissage du futur antérieur ou du plus-que-parfait en CM2. Une école structurée et ambitieuse est d'autant plus nécessaire aux enfants lorsqu'ils sont issus d'un milieu modeste. Ils ont besoin d'être soutenus et ne peuvent qu'être perdus quand les programmes sont longs, flous, complexes.
La réduction du nombre d'heures de cours liée à la suppression du samedi va-t-elle dans le bon sens ?
Je ne pense pas que les élèves puissent apprendre plus en travaillant moins. L'idée de réduire les horaires du primaire sous prétexte qu'on en fait moins ailleurs en Europe est un argument de gestionnaire. C'est au contraire une chance. Dans les programmes de 2008, il y a malheureusement encore des réminiscences pédagogistes. Quelle que soit la bonne volonté du ministre, celui-ci risque de rester prisonnier de toute la nomenklatura pédagogiste. Les programmes scolaires doivent être simples, compréhensibles à la fois par les parents et par les enseignants. C'est l'objectif que j'avais donné à ceux de 1985, les plus courts de tous. La formule pédagogiste qui place «l'élève au centre de l'école » n'est pas de gauche, Elle est démagogique. Et la droite est souvent incapable de corriger autrement qu'en paroles des dérives nuisibles aux enfants. J'espère que ces nouveaux programmes marqueront une prise de conscience et permettront de lutter contre la dégradation du niveau de maîtrise de la langue française. Mais faut-il le redire ? Tout n'est pas dans les programmes même s'il faut commencer par là.
Propos recueillis par M.-E. P
Ecrit par : David Desgouilles | 02 avril 2008
Il faut que ce soit le Figaro qui interroge un vrai type de gauche !
Quelle époque !
Ecrit par : David Desgouilles | 02 avril 2008
J'ai oublié d'effacer mon blaze.
En parlant d'argot, une petite pour la route, de Michel Audiard. Vous la connaissez peut-être :
"Je suis militant socialiste, ancien combattant et patron de bistro, c'est vous dire que dans ma vie j'en ai entendues des conneries."
Aucun lien avec le fil, excusez-moi !
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008
Catmano et Thierry,
Vous n'avez vraiment rien compris au système. Ce que vous dites est bel et bon mais ne produit aucun effet. Imaginons que vous écriviez : " Appuyés sur des expérimentations multiples conduites en population scolaire socialement brassée, les travaux de T.V. mènent à la conclusion que...", ou encore " Les protocoles d'observation mis en place par C. M. auprès d'un échantillon représentatif d'élèves de GS-CP-CE1 d'origine rurale ont permis de corroborer les conclusions tirées par Westing et Hous, deux chercheurs canadiens qui se sont intéressés à l'acquisition des liaisons grapho-phonologiques par les enfants des chasseurs de phoques du grand Nord. Ainsi, les praticiens de terrain confirment-il les plus récents acquis des épistémologues et didacticiens : la science avance."
À vos plumes.
GM
Ecrit par : guy morel | 02 avril 2008
De toute façon, Catmano a commis un lapsus avec son clavier en utilisant le symbole $.
Cela montre que ces programmes ne sont approuvés que par des gens guidés par une idéologie ultra-libérale, conservatrice et matérialiste. Ceci mène à une attitude productiviste où l'on refuse de laisser les enfants construire leurs savoirs et révéler les trésors culturels qu'ils portent en eux pour les immerger dans une culture bourgeoise élitiste et rétrograde en bridant leur créativité.
Blague à part, merci d'avoir renvoyé ce monsieur dans ces 22 mètres par une critique argumentée et basée sur l'expérience. Quand les gens comme vous seront-ils admis à s'exprimer devant les futur(e)s instituteur(trice)s ?
Ecrit par : Japhet | 02 avril 2008
"Il y était, je vous assure. La personne qui m'est la plus chère exerce cette noble profession."
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 avril 2008
Merci de me rassurer Christophe :-)
Vivre avec des ados me rend parfois un peu coincée avec certaines formes d'humour.
"Si c'est votre cas (informaticiens natifs) ou si, à force d'une rééducation acharnée de vos neurones, vous avez réussi à rattraper votre handicap informatique (informaticiens migrants), je suis preneur.
Je peux aussi donner des essplications supplémentaires."
Ecrit par : Robin Guilloux | 02 avril 2008
Vous vouliez faire quoi exactement Robin ?
Que votre nom apparaisse sur glouglou en même temps que la pub pour la revue Citadelles ?
Je veux bien des essplications.
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
De toute façon, Catmano a commis un lapsus avec son clavier en utilisant le symbole $.
Ecrit par : Japhet | 02 avril 2008
C'était pour me mettre dans les petits papiers de Cadichon. Elle débusque les "communistes à couteau entre les dents" jusque dans la tombe. J'ai peur, moi...
Ecrit par : catmano | 02 avril 2008
Je viens de corriger des copies de 2de, devoir fait en classe, et ô divine surprise, ces élèves, dont je commençais à désespérer, ont fait un effort énorme pour constuire leurs phrases et écrire sans (trop) de fautes. Les raisons?..1-Je leur rappelle sans cesse et leur prouve que l'orthographe,c'est le SENS, ce que visiblement on ne leur a jamais dit, si j'en juge à leur mine, lorsqu'en début d'année, je fixe les règles. 2-Je sanctionne lourdement fautes d'orth.et de syntaxe dans tous les devoirs. Il ne me reste plus qu'à les féliciter demain en leur rendant leurs copies, dans l'ordre inverse des notes, de la moins bonne à la meilleure( si, si ! ).Ils adorent ça !Conclusion : un certain acharnement politiquement et pédagogogiquement incorrect ne nuit pas, au contraire, puisqu'à la fin, tout le monde est content ...
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
"ConstRuire", l'orthographe, c'est le sens !
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
Le Che soutient Darcos pour les programmes du primaire. Pour un peu, je lui pardonnerais presque son soutien à la dinde poitevine.
Un "article" de libération * pas du tout orienté idéologiquement donne l'exclusivité du discours à une dénommée Clarisse Blanchaud qui débite son catéchisme d'IUFM.
La déclaration finale vaut son pesant de pastiche meirioleux :
«Cette année avec ma classe de CM2, nous avons étudié un article du journal Mon Quotidien sur l’eau. On a alors travaillé sur la grammaire, la construction du texte et la science, raconte Clarisse Blanchaud, avec ces nouveaux programmes, ce ne sera plus possible. Tout est parcellisé, avec des petits horaires pour tout. Ce n’est plus notre métier.»
Personnellement, je suis très pessimiste sur le devenir de ces programmes sur le terrain avec de tels neurolisés. Ils sont formatés et consentants, leurs IEN aussi : je ne vois pas bien comment "l'objectif de résultat" dont parle le Maître du Moloch parviendra à les contraindre au contact avec le réel.
Ils trouveront des stratégies d'évitement de masse.
Comment faire pour ne pas céder à la tentation de les laisser dans des ghettos pédagols où une bonne partie des enfants de ce pays continueront à être allègrement massacrés ?
*http://www.liberation.fr/actualite/societe/318882.FR.php
Ecrit par : dugong | 02 avril 2008
Chevènement aussi semble être pessimiste:"le ministre risque d'être prisonnier de la nomenklatura pédagogiste "dit-il.
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
De toute façon, quoi qu'on fasse, chacun continuera à faire ce qu'il voudra.
Marc Le Bris faisait déjà du Marc Le Bris, Clarisse Blanchaud continuera à faire du Clarisse Blanchaud.
Et d'ailleurs, laissons le bénéfice du doute à cette dame, peut-être que ses méthodes fonctionnent.
Je suis pour la liberté pédagogique (pas comme Frackowiack).
(Après tout, elle pourra continuer à faire des journées thématique si ça lui fait plaisir.)
Et peut-être que de plus en plus de gens se rallieront au plus efficace.
Ecrit par : Pat | 02 avril 2008
Moi, j'aimais bien les embrayeurs quand P. Hamon en parlait. Ils me sont restés sympathiques.
Je viens de feuilleter dans ma bonne librairie le dernier ouvrage du Sieur Viala. Cela m'a semblé un peu léger et pas dans le sens galant du terme. Mais il est vrai que je n'ai fait que l'effleurer...
Ecrit par : Sanseverina | 02 avril 2008
Encore un recteur qui fait du zèle. Et ça ne s’invente pas, il s’appelle Olivier Dugrip (si, si!) et dégraisse l’académie de Toulouse. Encore un qui aimerait utiliser la schlague mais il faut bien être moderne. Le management moderne nous donne un type d'homme vraiment sympathique...
La Dépêche du Midi, 27 mars 2008.
« Le recteur dénonce “les syndicats rétrogrades”
La réforme de l’école primaire prévoit que « dès les prochaines vacances, le mois prochain, les élèves en difficulté pourront être accueillis dans les écoles pour des cours de soutien ». Une formule basée sur le volontariat des familles… mais aussi des enseignants, invités ainsi à raccourcir leurs vacances. Cette proposition, bien qu’assortie d’une rémunération substantielle (sic) (+ 25 % en heures supplémentaires), a été immédiatement rejetée par les syndicats qui appellent à la boycotter. Une position qui fait bondir le recteur Olivier Dugrip.
– Que vous inspire ce refus ?
– Je suis un recteur en colère, car cette attitude est contraire à l’intérêt des élèves, des familles et des idéaux républicains de solidarité. En fait, je suis atterré devant ces syndicats réactionnaires qui n’ont rien compris et qui vont à contre-courant de l’école républicaine. Je les invite à se ressaisir.
– Plus largement, les syndicats protestent contre les réductions de postes…
– Il y en aura en tout et pour tout 46. Soit 0,3 % de l’effectif global. Le reste n’est qu’un transfert de moyens en heures supplémentaires.
– Et pas pour autant de réductions de moyens ?
– Non, car cette cuisine interne modifie les conditions de service des enseignants (aveu involontaire ?), mais pas les volumes horaires ni les moyens mis en place pour les élèves.
– Et là, la question des heures sup va se reposer. Les enseignants vont-ils accepter de les faire ?
– Chacun devra prendre ses responsabilités. Mais je veux dire à chacun qu’on ne peut pas prétendre défendre le service public d’éducation et dans le même temps en organiser le sabotage. Sur le fond, je reste confiant. Tous les enseignants, loin s’en faut, ne sont pas aux ordres de syndicats dont encore une fois, je regrette le caractère rétrograde. »
Ach ! Zapotage ! Tous les zaboteurs zeront fuzillés très zévèrement !
Il est sûr que ce brave homme, si pétri d’idéaux républicains, va passer ses vacances à alphabétiser les zaprenans que les réformes qu’il a appliquées servilement ont en grande partie empêché d’apprendre. Le pompier-pyromane verrait enfin l’objet de son amour…
Ecrit par : Lariba | 02 avril 2008
En parlant de pompier, y'a pas un blogueur parisien qui aurait un extincteur à vider sur le chalumeau olympique lors de sa présentation aux foules émues ?
Ecrit par : Zorglub | 02 avril 2008
J'avais écrit : Comment faire pour ne pas céder à la tentation de les laisser dans des ghettos pédagols où une bonne partie des enfants de ce pays continueront à être allègrement massacrés ?
A moins que les TICE viennent à notre secours :
les enseignants définitivement meiriolisés se verront proposer des "dispositifs de classe innovants".
Rien de tel que la verroterie tice pour les amadouer.
Ils travailleront avec des enfants virtuels qu'ils feront apparaître ou disparaître selon leur gré à grands coups * de CONTROL + ALT + SUPPR ou de INSER.
Ils leur proposeront des activités générées par un logiciel de la suite OpenDelire écrit en Pédagol++ (**) dont les réponses sont dans les questions et réciproquement.
* évidemment cela aura aussi un coût mais on aura évité une guerre scolaire tout en arrêtant le massacre.
** Les plus sagaces d'entre vous y verront la résurgence de cette belle idée pédagol : le remplacement de la multiplication (trop difficile) par l'addition : au lieu de multiplier il suffit d'additionner autant de fois que nécessaire (en pédagol, on appelle ça une stratégie opératoire personnelle d'apprenant).
Ecrit par : dugong | 02 avril 2008
Je viens de corriger des copies de 2de, devoir fait en classe, et ô divine surprise, ces élèves, dont je commençais à désespérer, ont fait un effort énorme pour constuire leurs phrases et écrire sans (trop) de fautes. Les raisons?..1-Je leur rappelle sans cesse et leur prouve que l'orthographe,c'est le SENS, ce que visiblement on ne leur a jamais dit, si j'en juge à leur mine, lorsqu'en début d'année, je fixe les règles. 2-Je sanctionne lourdement fautes d'orth.et de syntaxe dans tous les devoirs. Il ne me reste plus qu'à les féliciter demain en leur rendant leurs copies, dans l'ordre inverse des notes, de la moins bonne à la meilleure( si, si ! ).Ils adorent ça !Conclusion : un certain acharnement politiquement et pédagogogiquement incorrect ne nuit pas, au contraire, puisqu'à la fin, tout le monde est content ...
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
Mais bon sang, mais c'est superbe!!!
Je viens de lire votre message, et vous, dont je commençais à désespérer, avez fait un effort énorme pour mettre les espaces après les virgules et après les points!!!
Ecrit par : c.merveilleux!!! | 02 avril 2008
"Une position qui fait bondir le recteur Olivier Dugrip."
1- Le GRIP doit se fendre d'un communiqué affirmant que l'olivier n'est pas de chez eux *. C'est pas rigolo tous les jours d'être sur le front progressiste...
2- Le recteur Dugrip bondit d'autant mieux qu'il adhère à ses positions...
* au risque d'accréditer l'idée que ce sont des gens du Nord. Stratégiquement, ça peut aider en notoriété en surfant sur le succès des ch'tis...
Ecrit par : dugong | 02 avril 2008
Après avoir lu l'article de Libération signalé par Dugong, je suis moi aussi pessimiste : il semble vraiment qu'une majorité de professeurs des écoles soient tout acquis aux diktats du pédagogisme et prêts à saboter les nouveaux programmes. Par ailleurs, les exigences du concours de recrutement me laissent rêveuse :la langue et l'orthographe ne comptent vraiment que pour quatre points ? Tant que ces matières ne seront pas éliminatoires, je vois mal comment on peut espérer une amélioration.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008
C'est merveilleux dugong, j'ai eu simplement l'idée lumineuse d'appliquer la dernière stratégie opératoire personnelle d'apprenante : je parle à mon ordinateur (en pédagol évidemment )et comme vous voyez, ça marche !!
Ecrit par : Amélie Béret | 02 avril 2008
«Cette année avec ma classe de CM2, nous avons étudié un article du journal Mon Quotidien sur l’eau. On a alors travaillé sur la grammaire, la construction du texte et la science, raconte Clarisse Blanchaud, avec ces nouveaux programmes, ce ne sera plus possible. Tout est parcellisé, avec des petits horaires pour tout. Ce n’est plus notre métier.»
Libération du 2 avril 2008
La collègue voudrait faire pleurer les chaumières qu'elle ne s'y prendrait pas autrement ! Nous avons là une nouvelle démonstration de la réthorique du prétexte, quitte à forcer le trait, une stratégie éprouvée dans certains milieux et chez certains esprits chroniquement idéologiques
Les nouveaux programmes sont un recentrage sur l'essentiel et le nécessaire. Mais rien n'empêche d'aller plus loin ou d'explorer ailleurs. La collègue faussement désemparée doit sans doute ignorer la ligne droite ondulante...
Ecrit par : Magister | 02 avril 2008
Et puis elle n'a qu'à utiliser son texte en grammaire et l'iutiliser en sciences, les nouveaux programmes n'interdisent pas ça.
Ecrit par : Jérémy | 02 avril 2008
Vous vouliez faire quoi exactement Robin ?
Que votre nom apparaisse sur glouglou en même temps que la pub pour la revue Citadelles ?
Je veux bien des essplications.
Ecrit par : lucile | 02 avril 2008
Je me suis aperçu que si en dessous de "Ecrire un commentaire" dans la case "votre nom", vous tapez votre prénom et votre nom, ça crée éventuellement un lien vers un site où vous pouvez consulter tous (?) les messages que vous avez envoyés en signant de la même manière (ça ne marche pas si vous ne mettez que votre prénom ou un pseudo). Je crois qu'il faut cocher aussi la case "retenir mes coordonnés"
Mais apparemment ça ne marche pas à tous les coups ou bien, c'est comme les bébés, ça met du temps à marcher.
Les "natives" et les Obélix qui sont comme tombés dedans, on ne se moque pas des handicapés !
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008
...ET si vous tapez votre nom et votre prénom (ou l'inverse, peu importe) sur Glouglou, vous vous apercevez que êtes quelqu'un de célèbre (même si c'est plutôt de "l'autocélébration")
...Je le suis un peu moins que Louis Guilloux, le grand oncle à la mode de Bretagne...Je m'en vais signer des pétitions à tour de bras pour ratrapper le retard.
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008
ratrapper le retard.
rattraper ! (je me rattrape de justesse)
Ecrit par : Robin | 02 avril 2008
Par ailleurs, les exigences du concours de recrutement me laissent rêveuse :la langue et l'orthographe ne comptent vraiment que pour quatre points ? Tant que ces matières ne seront pas éliminatoires, je vois mal comment on peut espérer une amélioration.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008
Oui, oui, c'est vrai.
Dès que j'ai un peu de temps, je vous fais un topo sur les phôtes les plus courantes de mes collègues qui fréquentent les forums (la confusion futur simple / conditionnel remportera sans aucun doute la palme d'or).
Ecrit par : catmano | 02 avril 2008
Après avoir lu l'article de Libération signalé par Dugong, je suis moi aussi pessimiste : il semble vraiment qu'une majorité de professeurs des écoles soient tout acquis aux diktats du pédagogisme et prêts à saboter les nouveaux programmes.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008
Etant les rares endoctrinés d'un pays qui n'a rien de totalitaire, ils n'ont pas à souffrir de leur endoctrinement. Ils se contentent de faire souffrir les autres. Ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont endoctrinés. Il parait nécessaire de se comporter avec eux comme leurs endoctrineurs ou l'échec est assuré.
Ecrit par : dobolino | 02 avril 2008
Merci d'avance, Catmano.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008
Voilà ce que disent vos collègues de l'école primaire, avec force, sûreté, conviction, et mépris pour ceux qui n'ont pas la même opinion:
"Les opérations comme outil pratique pour résoudre des problèmes... bof bof.
Le calcul mental, c'est l'outil essentiel numéro 1 pour résoudre des problèmes, repérer les relations entre les nombres, calculer les solutions. A défaut de calcul mental, la calculatrice rend tout à fait le service de "passer l'obstacle du calcul".
Quand on sait résoudre un problème en sachant quelle opération on doit poser, on a fait 99% du chemin. Le fait de savoir la poser "à lamain", c'est une compétence anecdotique, à mon sens, dans la résolution d'un problème."
Et quand la calculatrice n'a plus de piles, comment pratique-t-on?
Ecrit par : c.cuit | 02 avril 2008
Dobolino a écrit : "Il parait nécessaire de se comporter avec eux comme leurs endoctrineurs ou l'échec est assuré."
On les regroupe à Plougoumelen ? Dont l'invraisemblable (ex ?) maire avait baptisé l'école du nom de Philippe Meirieu ?
Ce gros village coincé entre Vannes (la bien nommée) et Auray (marque dégradée du futur, voire du conditionnel) ne mérite probablement pas cette infamie. Mais bon.
Ecrit par : dugong | 02 avril 2008
c.cuit a écrit en citant le discours pédagol : "c'est une compétence anecdotique, à mon sens, dans la résolution d'un problème."
"à mon sens" est typiquement une expression pédagol.
Un peu comme le petit doigt tendu des Envahisseurs (tiens encore une réminiscence de 1968...)
Ecrit par : dugong | 02 avril 2008
Après avoir lu l'article de Libération signalé par Dugong, je suis moi aussi pessimiste : il semble vraiment qu'une majorité de professeurs des écoles soient tout acquis aux diktats du pédagogisme et prêts à saboter les nouveaux programmes.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 avril 2008
Etant les rares endoctrinés d'un pays qui n'a rien de totalitaire, ils n'ont pas à souffrir de leur endoctrinement. Ils se contentent de faire souffrir les autres. Ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont endoctrinés. Il parait nécessaire de se comporter avec eux comme leurs endoctrineurs ou l'échec est assuré.
Ecrit par : dobolino | 02 avril 2008
Ayant "traîné mes guêtres" plus de 35 ans dans les écoles primaires au centre et à l'Est de ce pays, je n'ai jamais, mais jamais vu une réforme accueillie avec des cris de joie et de satisfaction...
Mais un collègue qui était ZIL (remplaçant dans une zone d'intervention limitée) et qui parcourait notre circonscription au gré des congés pour 2, 3 jours, ou une semaine à 60 km à la ronde, m'a dit un jour:
"On sent, dans l'enseignement des collègues que je remplace, un fil rouge qui est le programme, mais il y autant de façons d'y parvenir qu'il y a d'instituteurs..."
Ecrit par : c.cuit | 02 avril 2008
Dobolino a écrit : "Il parait nécessaire de se comporter avec eux comme leurs endoctrineurs ou l'échec est assuré."
On les regroupe à Plougoumelen ? Dont l'invraisemblable (ex ?) maire avait baptisé l'école du nom de Philippe Meirieu ?
Ce gros village coincé entre Vannes (la bien nommée) et Auray (marque dégradée du futur, voire du conditionnel) ne mérite probablement pas cette infamie. Mais bon.
Ecrit par : dugong | 02 avril 2008
cher, cher dugong, qu'il est bienfaisant de vous lire quand on sent un vent de pessimisme souffler sur les troupes découragées...
Ecrit par : Maminou | 02 avril 2008
Merci, Maminou mais vanner sur vannes et Auray est une façon de conjurer mon pessimisme...
Je voudrais bien que l'ensemble des enfants de ce pays puissent bénéficier d'un enseignement de qualité et je lutte contre la tentation de facilité qui consisterait à ouvrir au final des écoles/collèges/lycée type "slecc/grip", ghettos de réussite dans un océan de misère intellectuelle.
Ecrit par : dugong | 02 avril 2008
Les ghettos de reussite, ils existent déjà dans les beaux arrondissements (et ils ne sont pas particulierement grip et slecc).
Ceux-là, les fossoyeurs n'y toucheront pas, ils sont bien sauvegardés.
Ecrit par : Jérémy | 02 avril 2008
Ce qui guette le système éducatif de ce pays est un apartheid d'apparence raisonnable (pédagols d'un côté, instructionnistes de l'autre).
Ce pays a un passé de valeurs qui s'y opposent : il faudra trancher pour ne pas séparer comme le soulignait notre hôte dans cette note...
Ecrit par : dugong | 02 avril 2008
"Au final", ça fait pas un peu pédagol aussi ?C'est vrai qu'on vous sent un peu déprimé...
Ecrit par : Amélie Béret | 02 avril 2008
Voici quelque chose, glané ailleurs, pour essayer de remonter le moral des troupes.
C'est un peu "à dose homéopatique" mais si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal !!!
"Depuis le temps que les privilégiés mettent les chaloupes à la mer (privé), il était temps de commencer à donner un coup de barre au Titanic."
Ecrit par : Maminou | 02 avril 2008
Un gouvernement qui dépouille Pierre pour payer Paul peut toujours compter sur Paul . G.Bernard Shaw
Ecrit par : Amélie Béret | 02 avril 2008
Pat -> un bon nombre ici demande quand on se décidera à supprimer les "syndicats" lycéens, et moi, je vous fais monter sur vos grands chevaux en suggérant de les laisser vivre, mais en cessant de leur accorder la moindre importance.
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
Les ghettos de reussite, ils existent déjà dans les beaux arrondissements (et ils ne sont pas particulierement grip et slecc).
Ecrit par : Jérémy | 02 avril 2008
De toute façon, ils n'ont pas besoin d'être Grip et sleec puisqu'on leur fournit un cheptel formaté et pistonné.
Grip et Sleec, c'est un combat pour les gosses du peuple, pas pour les nantis.
A l'Ecole Alsacienne, on peut faire de la "découverte" et prouver que ça marche...
Ecrit par : dobolino | 02 avril 2008
C'est ça qui est triste et moche! C'est qu'en voulant faire, en toute bonne foi, une école pour les gosses du peuple, on a fabriqué une école où seuls les nantis s'en sortent, peu ou prou, le piston, entre autres soutiens para et péri-scolaires, actionnant la machine soi-disant égalitariste.
Ecrit par : dobolino | 02 avril 2008
Jpb est passé au JT de la 2.Très en forme, LUI .Confiant, m'a-t-il semblé...
Ecrit par : Amélie .- | 02 avril 2008
Dans une réunion d'information sur SLECC destinée à des parents d'élèves, des instits "progressistes" étaient venus faire un tir de barrage pour limiter la contagion. A bout d'arguments, l'un deux nous a lancé : "mais pourquoi ne faites vous pas des écoles privées !?" Un père de famille a bondi sans nous laisser le temps de répondre : "Mais parce que c'est cet enseignement-là qu'on veut et qu'on n'a pas les moyens de payer !".
Ecrit par : Pascal | 02 avril 2008
Le niveau baisse un peu partout: même Francis, il nous l'a fait un petit peu moins bien cette fois-ci. Quand même l'accent et la voix, cela me fait craquer à chaque fois. Vous l'aimez pas, vous ? Bon, ben tant pis. Je me l'écoute encore une fois.
Ecrit par : Sanseverina | 02 avril 2008
Dans une réunion d'information sur SLECC destinée à des parents d'élèves, des instits "progressistes" étaient venus faire un tir de barrage pour limiter la contagion. A bout d'arguments, l'un deux nous a lancé : "mais pourquoi ne faites vous pas des écoles privées !?" Un père de famille a bondi sans nous laisser le temps de répondre : "Mais parce que c'est cet enseignement-là qu'on veut et qu'on n'a pas les moyens de payer !".
Ecrit par : Pascal
Ben oui, payer des impôts pour financer un système en déroute, et re-payer pour s'affranchir dudit système, c'est tout de même un comble !
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
Non, je préfère Alain. Son dernier album est très bien, sauf qu'il y a une grosse faute sur une des chansons: il chante 'je courirai'.
Allez, on va dire que c'est la licence poétique...
*Alain Bashung, "Bleu pétrole" (Barclay)*
Ecrit par : Loki | 02 avril 2008
on a fabriqué une école où seuls les nantis s'en sortent, peu ou prou, le piston, entre autres soutiens para et péri-scolaires, actionnant la machine soi-disant égalitariste.
Ecrit par : dobolino
Actuellement, je "récupère" une jeune fille, réellement intéressée par la physique, capable de comprendre vite et bien ce que je lui explique, et dont le professeur (remplaçant) est un parfait incapable, qui fait des cours comme si c'étaient des conférences de faculté, et dont la classe est un foutoir généralisé. Cela se passe dans un lycée privé plutôt huppé.
Un autre auquel je donne des cours de mathématiques m'apprend que son professeur fait deux contrôles par trimestre, et rend les copies au moins quinze jours après avoir fait plancher ses élèves. Son lycée est public, mais vu l'endroit où il se trouve, il doit être assez bien achalandé.
Tout ça pour dire que les beaux quartiers ne sont pas tant que ça épargnés par la gabegie, et que malheureusement, le soutien est une nécessité, non pour faire réussir tout le monde - j'ai bien conscience que ces jeunes gens ont "de la chance" - , mais simplement pour réparer les pots cassés.
Ecrit par : moot | 02 avril 2008
Putain, ça commence un peu à sentir le sapin, ce blog! Réveillez-vous, mes frères!!!
Ecrit par : Mahjong | 02 avril 2008
J'aime bien jouer au Mahjong.
Saviez-vous que ce jeu est interdit en Chine? Selon le Parti il favoriserait la paresse. Et on ne plaisante pas avec ça, dans l'Empire du Milieu.