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23 mars 2008

1968

Souvenir, que me veux-tu ?


68, donc…
Je sens que l’on va dire beaucoup de bêtises, deux mois durant. On a déjà commencé avec le 22 mars et Nanterre (acquis : les cités universitaires sont désormais mixtes, et on n’a plus besoin d’aller « se plonger dans la piscine », comme le suggérait il y a quarante ans un ministre gaullien, quand on est amoureux). Dix bouquins sont déjà sortis, trente autres vont venir (« que cent fleurs s’épanouissent, que cent livres éclosent", aurait dit le « Chairman Mao » dont causait Lennon dans une chanson célèbre).

Côté Education, quels sont les acquis indubitables de 68 ? La disparition des estrades dans les classes ? J’en parle dans « Fin de récré : désormais, féminisation du corps enseignant aidant, les petites profs disparaissent dans la perspective de classes un peu surchargées.
Plaisanterie à part, en faisant croire que l’enseignant était au même niveau que l’élève, on a accrédité quelques opinions néfastes et même dangereuses — l’idée, par exemple, que le discours de l’élève valait bien celui du maître, qui avait tout intérêt à se mettre à l’écoute de son auditoire. En 68 — mais en Chine —, on rééduquait les « mandarins », comme disait le « castor de guerre » (lisez donc, fans de Simone, le beau livre de Danielle Sallenave — chez Gallimard) en les envoyant repiquer le riz : ça a permis à l’Empire du Milieu de faire un grand bond en arrière, dont il est revenu pour se vautrer dans le libéralisme encadré…
Mais les révolutions ont ceci de curieux que seules survivent les taupes qui ont gardé le nez au sec durant les événements. Les plus engagés des soixante-huitards se sont soit suicidés (Recanati — voir et revoir « Mourir à trente ans », que l’on ait ou non fait ses études à Jussieu, que l’on ait ou non participé à cette manif de la Mutualité qui en juin 73 fut la seule victoire « militaire » de l’extrême-gauche sur la police), soit reconvertis dans la Communication (July et tant d’autres). Ils l’avaient tant aimé, la Révolution — ça leur revient parfois par bouffées, après avoir éclusé la première bouteille de Lagavulin.
Quelques-uns même sont devenus profs, et les meilleurs d’entre eux n’hésitent pas à soutenir Xavier Darcos : c’était donc vrai que le gauchisme était une maladie infantile du capitalisme…

Restent les pantouflards de la Révolution, les ex-JOC, les bandeurs mous du jet de pavé, les idéologues de cafés (Meirieu). Ceux-là ont investi la techno-structure de l’Education Nationale — et dès les accords de Grenelle et les décisions d’Edgar Faure : la Droite, qui avait eu fort peur (mais si, avouez-le ! — et les élections de juin le prouvent), s’est convaincue qu’elle ne comprendrait jamais rien à la Culture et à l’Education, et a laissé des gauchistes de carnaval occuper les lieux et les esprits.
Le collège unique, belle création de cet égalitarisme qui a fabriqué tant d’inégalités irréversibles et permis de lancer Acadomia et autres officines du désespoir scolaire, est sorti de là. Et les Ecoles normales n’ont pas attendu les IUFM pour faire du n’importe quoi baptisé Pédagogie expérimentale.
Ils applaudissaient la tentative de récupération par un cheval de retour du nom de Mitterrand au meeting de Charléty en juin 68. Ils ont voté comme un seul homme pour le même, treize ans plus tard — et se sont infiltrés dans le ministère, cinquième colonne de la Médiocrité triomphante.
Les soixante-huitards bouillaient de culture — les slogans des murs le prouvent assez. Nos références s’appelaient Char, Breton, Rimbaud, bien avant de s’appeler Marx ou Guevara. Nous contestions le Lagarde & Michard tout en en étant imbibés — et c’est d’ailleurs l’une des raisons qui me pussent aujourd’hui faire l’apologie de la culture française la plus stricte, seul moyen d’acquérir une conscience critique. Ce n’est pas en s’inclinant devant des pseudo-cultures de banlieue qui n’existent que dans les fantasmes et la culpabilité diffuse des bobos que nous parviendrons à donner des armes à ceux qui sont nés désarmés — tout ce que nous faisons en caressant les démunis de la syntaxe et de la culture dans le sens du poil, c’est attiser la rage, et la violence. Une certaine Droite, dans les années 70, l’avait bien compris, qui pour un temps plébiscita ces formations d’ilotes. Une autre Droite, qui a le sens des nécessités économiques, a fini par réaliser qu’il fallait au pays des têtes pleines, et même contestataires, pour que la machine libérale tourne efficacement.
D’ailleurs — ce n’est pas, ce ne peut pas être un hasard —, les jeunes des années 60, papy-boomers des années 2010, tout pétris de culture, sont installés aux postes de décision, et ne les lâcheront que s’ils sentent que la génération montante est en état de les remplacer — et nous en sommes loin. En vérité, je vous le dis, les soixante-huitards sont aux commandes de la société libérale pour un certain temps encore — et nous ne nous débarrasserons de ces vieux cons (j’en suis, je peux en parler) qu’en formant des jeunes moins crétins qu’hier.
Or, il y a urgence. 350 000 profs de ces années de fête sont aux portes de la retraite. Avec un peu de chance, le ministère leur accordera le droit de rempiler, le temps qu’une génération adéquate arrive — nous nous y employons. Mais il est tard, fichtrement tard.

Puis vint 69 — « année érotique », disaient Gainsbourg et pas mal d’autres — but that’s another story…


Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Prem's !

Moi, je m'en tape, j'étais planqué à la campagne...

Ecrit par : yann | 23 mars 2008

"les idéologues de cafés (Meirieu)"

Jean-Paul Brighelli

Adéquate formule. Tout le néant du personnage y est condensé.

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/mobilite-fusion-des-corps-les-fonctions-publiques-dans-la-tourmente

Si le lien marche encore, regardez-donc ce que nous prépare ces vieux soixantuitards...
Parce que comme dit notre hôte, il faut bien que la machine libérale tourne efficacement, n'est-ce pas?
Après avoir bien profité d'une fonction publique qui les a nourris et engraissés et les engraisse encore ( car pour ces gens-là pas de remue-ménage en perspective, bien sûr, ils ont même augmenté leurs indemnités), ils la trouvent trop grosse la fonction publique, beaucoup trop grosse! Alors ils nous préparent un régime impressionnant les vieux schnocks!
Sauf pour eux et pour leur retraite! Ils auront profité de tout ces soixantuitards: d'une conjoncture économique éblouissante, de taux d'intérêts si favorables qu'emprunter était avantageux en soi, d'un patrimone immobilier qui se vendait pour une bouchée de pain, ( essayez de retaper une maison en vieilles pierres dans certains coins de France, niet, plus possible) de retraites qui endettent leurs enfants et petits-enfants pour des générations; ils auront contribué joyeusement à l'épuisement des ressources sans état d'âme. Et ils viennent maintenant nous expliquer qu'ils en ont bien profité, qu'ils en profitent bien encore puisqu'ils sont encore aux postes de pouvoir et que nous derrière, il va falloir que nous nous serrions la ceinture dans la joie et la bonne humeur! Ah! si ! Ils nous donnent aussi des leçons sur la "jouissance" parce que tout le monde sait bien qu'ils sont les seuls à avoir connu une sexualité libérée et sans entrave...
J'espère seulement que la misère qui s'accumule va finir par éclater à la figure de tous ces nantis beaux donneurs de leçons et le plus vite sera le mieux.

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Et moi je n'étais pas né ! (j'ai attendu 77 pour débarquer, l'année du punk et du disco).
Mai 68, si mes parents m'en ont pas mal rebattu les oreilles, ils l'ont vécu en travaillant tôt et dur (la révolution, pour elle issue du petit monde agricole et pour lui aîné d'une fratrie, c'était d'avoir un boulot, un salaire et une télé).
Je trouve que JPB, encore une fois, est un peu dur avec la "génération montante" - pas encore "adéquate". Qu'est-ce qu'on nous reproche ? De devoir bosser à bac + 5 ou bac + 8 pour une fois et demie le smic sans broncher ? Je croirais entendre mon père : "si vous êtes dans ces conditions, c'est que vous ne savez pas vous battre". Ah ? Et qui nous les a mises sur le dos, les conditions, si c'est pas la génération précédente ? Cela dit, pour avoir eu des parents militants (une instit et un cheminot, des purs et durs), je concède que mes petits camarades fraîchement recrutés dans l'EN ont une conscience politique souvent floue et molle (si, si, les deux). La commission Pochard trouvera-t-elle la résistance qui lui est dûe ? Rien n'est moins sûr...
Je vous laisse car je viens de me faire étaler à l'agrégation interne de lettres modernes (3/20 en didactique !). A ce tarif-là, c'est sûr, on n'est pas prêts d'être adéquats...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 mars 2008

Excusez-moi, je n'avais pas vu le nouveau fil. Je parlais justement de mai 68 sur le précédent. Je copie-colle ! (non, je n'ai pas picolé, j'ai juste écouté Picouly) :


J'ai particulièrement apprécié ce qu'ont dit Marcel Rufo et Daniel Picouly. Si j'ai le temps, je réécouterai en prenant des notes.

Ecrit par : catmano | 23 mars 2008

Moi aussi, particulièrement Daniel Picouly (sur l'idée de progrès "asymptotique").

Sa parole a d'autant plus de poids qu'il ne vient pas d'un milieu favorisé.

A ce propos, j'ai revu avec un peu de honte, je l'avoue, les reportages à la télévision sur mai 68. Dans toute action humaine, il y a un angle mort. De la générosité, certes et la volonté de changer la vie, mais que de mépris (inconscient, je veux bien) pour les enfants des classes populaires pour lesquels l'école était encore un moyen de promotion sociale, le seul, peut-être.

Pourquoi ne pas avouer une bonne fois pour toutes l'importance de l'esprit d'imitation à cet âge-là, ce qu'a fait A. Finkelkraut, l'autre jour (ancien "soixante-huitard", il parlait aussi pour lui) et le côté purement ludique de la chose. On était comme pris dans une vague.

Dérisoire et important en même temps, curieux événement dont on a beaucoup de mal à parler (à mes enfants quand ils me posent des questions).

En tout cas, si c'était pour en arriver là avec l'école, je regrette d'y avoir participé, aussi peu que ce soit (j'étais "gaulliste de gauche" et admirateur de Maurice Clavel)

C'était ma confession de Pâques !

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Rodrigue, ne perdez pas courage. Si vous recommencez l'agreg, si elle existe encore, ne bossez que la partie noble. Laissez tomber complètement la didactique. Soyez brillant sur l'autre dissert. Car après à l'oral, il n'y a plus que des épreuves nobles. C'est le seul moyen de vous en sortir. Et c'est plutôt une bonne nouvelle cette sale note en didactique. Cela veut dire que vous n'aurez jamais l'esprit d'un c....
Je sais, maigre consolation. Bien à vous.

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Tiens, ils m'énervent tant ces stars de 68 que j'en ai oublié deux fois le H... Sorry.

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Je vous laisse car je viens de me faire étaler à l'agrégation interne de lettres modernes (3/20 en didactique !). A ce tarif-là, c'est sûr, on n'est pas prêts d'être adéquats...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 mars 2008

Préparez donc l'externe, c'est mille fois plus sûr: il n'y pas cette épreuve inventée par des fous qui porte le nom d'"épreuve de didactique"!

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

Mai 68, c'est aussi un bond en avant pour la condition féminine; avant mai 68, l'idée de pouvoir faire l'amour sans procréer n'était pas admise, sans mai 68, pas de loi sur l'IVG, avant mai 68, il fallait raser les murs quand on était homo... etc, etc, alors, oui, il y a eu des stupidités et des dérives éducatives, certes, dont, effectivement, les thuriféraires de Sarko, (qui est, soit dit en passant, un des plus purs produits de mai 68, avec ses deux divorces et son "jouir sans limite", tout en en pourfendant l'héritage, tartufferie suprême) vont s'emparer pendant quelques mois pour dire un pacson de bêtises, Jean-Paul... Attendons-nous au pire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Tiens, Robin, après tout, j'étais aussi en avance, sur l'ancien fil, et je copie-colle!!

""Action (les "pédagos") entraîne réaction (nous).

Est-ce que ça vous va, Christophe, présenté comme ça?"

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Pas complètement, puisque l'action de ceux que vous appelez "les pédagos" était déjà considérée (par eux, mais pas seulement) comme une réaction à certaines dérives autoritaristes de l'écoles en blouse grises. Merci mai 68, dont on commémore en ce moment le quarantième anniversaire. Mai 68, qui a suscité également une foultitude de dérives éducatives gravissimes, (et de réactions idiotes), mai 68 indispensable pour certaines évolutions qu'il a suscité dans les mentalités.
Bon, je vais (encore) me faire assaisonner. Tant pis.
Mai 68 honni, mai 68 haï, mais mai 68 que je remercie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008 "

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

avant mai 68, l'idée de pouvoir faire l'amour sans procréer n'était pas admise

Ecrit par : Christophe Sibille

CS, vous vivez dans un monde d'a priori et de connaissances de seconde main. De grâce, épargnez-nous ces stupidités! Il y avait un loi morale forte, mais les gens faisaient ce qu'ils voulaient, ne vous inquiétez pas pour cela...

Ecrit par : Loki | 23 mars 2008

Ce devait être avant 68 que Gainsbourg chantait : "l'Amour à la papa, à moi, à moi, ça ne fait ni chaud, ni froid". C'était en tout cas avant 68 que Dominique Aury, grande dame, comme on dit, des Lettres Françaises et de la rue Sébastien-Bottin réunis, écrivait "Histoire d'O" — avant 68 que Régine Desforges avait créé l'Or du temps, qui éditait toutes sortes de choses sans captes ni pilules, et que Pauvert nous mettait le nez dans Sade — j'ai eu entre les mains la Nouvelle Justine vers 1963. Comme dit fort justement Loki, les gens faisaient ce qu'ils voulaient — et peut-être plus qu'aujourd'hui, parce que je trouve que la morale, en ces temps de pilule et d'avortement libre et gratuit (et j'ai pourtant milité au MLAC, comme Roger Felts) fait un retour stupéfiant. C'est en ce moment que les gens ne font pas forcément ce qu'ils veulent — ou qu'on les a amenés à vouloir peu. "Jouissons sans entraves", disait un slogan de 68. C'était d'époque. Vous imaginez, aujourd'hui ? "Make love, not war" — on s'est débrouillé pour que ça paraisse ringard, et pourtant je ne connais pas de plus joli mot d'ordre — ou de désordre. Je déplore que "peace and love" sit devenu quasiment une injure — en tout cas, une moquerie. Et vous aussi, allez…
JPB
PS. Et si je ne me retenais pas, je mettrais ça aussi sur le dos des pédagogistes. On ne lit plus les bons auteurs, on a fait de Zola (un pisse-froid comme il y en a eu peu dans l'histoire de la littérature, je viens de relire la Curée, c'est d'un prêchi-prêcha anti-"vice" affolant) la référence d'un monde sans désir. A quand le retour de Crébillon, de Diderot, de Laclos, de Louvet et de tant d'autres ? Les "hussards" des années 50 (des nnées sans pilule…) étaient mille fis plus dévergondés que Bégaudeau (relisez Jacques Laurent — ou Cécil Saint-Laurent). Et je ne parle pas de la génération juste antérieure, celle de Roger Vailland. Ou de celle qui précédait — Apollinaire et les Onze mille verges. Je peux vous dire une chose, sur un domaine que je connais bien : les bouquins érotiques qui comptent, en ce moment, sont écrits par des quinquagénaires — et j'ai bien l'impression que ce qu'ils racontent est vécu, aussi, par les mêmes, et pas par des petits jeunes qui restent vierges dans leur tête malgré la pilule. Et qu'on ne me dise pas que le SIDA est passé par là : la vérole tuait très sûrement aux XVIIIème et XIXème siècle (voyez Maupassant, voyez Daudet — "la Douleur", et tant d'autres). Ça ne les empêchait pas d'estimer qu'un homme normal a "connu autour de trois cents femmes dans sa vie" (Maupassant dans "Un fils").

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

Mai 1968... Un mois de vacances, un temps superbe, des heures de patin à roulettes sur l'asphalte des trottoirs de ma cité de banlieue!
Mais, mai 1968, le germe principal du divorce de mes parents en 1974. "Mitterand, Marchais, Moscou, la merde en France". Mon papa, prof à Nanterres, traumatisé, persuadé qu'on va le virer vers les rizières, a viré sa cuti. Maman est resté à gauche. Ambiance!

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

Suite à la suppression du concours d'entrée en sixième, en 1956...
"dès 1965/1966, les universités virent arriver des cohortes de quasi-analphabètes et d'incultes que la démagogie voulue par les pouvoirs publics, les associations de parents d'élèves et acceptée bon gré mal gré par un nombre de plus en plus grand d'enseignants amena, sans coup férir, jusque sur les bancs de l'Université, étant donné qu'au baccalauréat, le Ministère "suggérait" un pourcentage de reçus chaque année. Ainsi, le premier grand choc subi par les jeunes se situait à la fin de la première année de faculté, où environ les 3/4 des candidats devaient redoubler, un pourcentage d'échec que la nation, c'est-à-dire les braves électeurs et surtout ceux d'entre eux qui formaient l'opinion, ne pouvait accepter. Devant les protestations de plus en plus vives qui montaient des rangs des citoyens-électeurs, les décideurs politiques eurent tôt fait de rejeter la faute sur ce "pelé", ce "galeux", d'où vient tout le mal, c'est-à-dire l'enseignant, et plus particulièrement le "mandarin", ce professeur d'université tout bouffi d'orgueil et crachant sa bile de mépris au visage de ces pauvres victimes expiatoires qui se pressaient en rangs serrés, tout pleins d'angoisse, vers la guillotine universitaire. On fit croire aux benêts et mal-comprenants que leur échec était du au caractère archaïque de l'enseignement universitaire et qu'on allait faire des réformes pour transformer ces usines du temps jadis en superbes ateliers modernes dans lesquels leurs qualités personnelles dont personne n'avait le droit de douter pourraient s'épanouir dans l'harmonie et le bonheur.

Et la réforme vint! Pour la rentrée universitaire d'octobre 1967, alors que je venais d'être nommé professeur à Nanterre, nos têtes à la fois pensantes et dirigeantes concoctèrent une réforme complète de l'université, la première depuis 1924. Avec un manque de réalisme et de sens pratique, mâtiné d'un juridisme meurtrier, tous ces caractères typiquement français, ces têtes-là crurent qu'il suffirait de changer la forme du panier pour que les pommes prétendûment pourries (elles l'étaient d'ailleurs effectivement souvent) redeviennent saines! Sans vouloir entrer dans les détails, il faut constater qu'il y avait loin des principes évoqués pour critiquer l'ancienne université aux dispositions imposées à la nouvelle: obligation d'assistance aux cours magistraux et travaux pratiques, remplacement de l'année de propédeutique et des quatre certificats que les étudiants choisissaient dans l'ordre qui leur convenait par un système rigide de trois années dont les programmes étaient fixés d'avance. Dans ce nouveau système on était reçu à l'année entière ou pas du tout (comme au lycée en somme! quel merveilleux progrès de la liberté!). Bien entendu, les réformateurs n'avaient pas pensé que les étudiants déjà en route vers la licence allaient se trouver dans une situation souvent fort désagréable qui ne pourrait que leur paraître injuste."

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

"Je prends un exemple, d'autant plus important qu'il va (petite cause grands effets) mettre le feu aux poudres. Prenons un étudiant qui, ayant passé sa propédeutique en 1965-66, avait entamé sa licence en octobre 1966. Il préparait en principe deux certificats en même temps. La réforme avait prévu que seuls ceux qui auraient réussi à passer leurs deux certificats pourraient entamer la troisième année du nouveau système. Dès le départ, cela condamnait ceux qui n'avaient passé qu'un seul certificat à refaire la deuxième année entière. Ils avaient donc travaillé un an pour rien. Mieux encore, il avait été décidé que ceux qui auraient un certificat et demi, c'est-à-dire un écrit-oral et un écrit sans oral, recommenceraient eux aussi la deuxième année. Virulentes protestations de ces étudiants qui demandaient simplement de conserver l'avantage du système antérieur, c'est-à-dire la possibilité de repasser cet oral à une des deux sessions de 1967/1968 (juin et septembre 1968). Avec autoritarisme, le Ministre refusa cette solution qui était non seulement raisonnable mais équitable. Il s'en suivit une révolte avec menace de grève en octobre 1967 et le Ministère finit par céder, nous forçant à organiser une session-balai pour tous ceux à qui ne manquait qu'un oral d'un des deux certificats. Bien sûr, tout le monde fut reçu. Un certain nombre d'étudiants, surtout parmi les plus politisés, et les agitateurs, comprirent qu'ils disposaient d'une puissance devant laquelle même le pouvoir gaulliste pourtant sorti vainqueur quelques années plus tôt du combat contre les généraux putschistes d'Alger, puis l'OAS, était contraint de reculer.
A ce recul, s'en ajouta un autre, moins spectaculaire, mais tout aussi significatif: l'obligation d'assister aux cours et TD supposait un contrôle des présents et des absents. Or ce contrôle était impossible en cours, auxquels assistaient de cent à mille cinq cents étudiants. Le pouvoir dut en convenir, nouvelle reculade. Ce contrôle aurait certes pu se faire en TD mais la grande majorité des enseignants, se fondant sur la notion de "liberté académique", manifesta sa répugnance à se métamorphoser en "garde-chiourme" ou "délateur", et cette répugnance fut utilisée par les adversaires des gaullistes pour intensifier la contestation. Fort peu d'enseignants firent ce contrôle qui fut bientôt abandonné. Trois fois de suite, les décisions prises par le gouvernement n'avaient pas été respectées, et ce avec l'accord exprès ou tacite du dit gouvernement. Tous les agitateurs savaient dorénavant que l'Université leur fournissait un théâtre d'opérations favorables et une masse de manœuvre assez facile à mobiliser dès que son intérêt était en jeu."

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

Pourquoi Nanterre?

" D'abord, Nanterre, ou du moins la Faculté, à l'époque, c'est le désert, pas un troquet, la zone, avec juste une petite gare avec des quais en bois, soutenus par des tubes métalliques, puis un long chemin boueux pour arriver aux bâtiments de la Faculté. A un km de là, un immense bidonville. Rien à voir avec la Sorbonne et les vieilles universités de province, qui, en général, se trouvent au centre-ville, avec les cafés, les restaurants, des librairies, des cinémas, des théâtres. Ceux des étudiants qui avaient entamé leurs études au Quartier Latin et furent contraints d'aller étudier à Nanterre parce qu'ils habitaient dans des quartiers de Paris et dans des villes de banlieue qui dépendaient de Nanterre (oukase du gouvernement pour remplir Nanterre où personne ne serait allé spontanément) furent choqués et déboussolés. En outre, la cité U logeait dans trois énormes barres des étudiantes et étudiants qui avaient l'impression d'être parqués dans une immense caserne où rien ne venait les distraire du travail universitaire et où les éléments "dynamiques" et politisés, même s'ils étaient au départ très minoritaires, purent exercer une pression constante à laquelle les indécis, ceux que Cohn-Bendit appelle "la masse bêlante", ont bien du mal à résister. La concentration d'une nombreuse population étudiante sur un petit espace loin de tout est donc un élément de fermentation dont les effets ne peuvent être négligeables.
En outre,en envoyant à Nanterre les enfants des beaux quartiers de Paris (XVI°; XVII°) et des villes de la riche banlieue ouest, le Ministère a peuplé Nanterre de fils de Bourgeois. Ayant tout ce qu'ils veulent, et en particulier l'argent facile, n'ayant pas peur du lendemain ni l'impérieux besoin de finir leurs études rapidement, ce qui était le cas d'étudints issus de milieux modestes, ils peuvent consacrer leur temps à des tas d'activités annexes, et, comme la politique était à la mode, en particulier le marxisme, ils vont s'y adonner corps et âme et choisir la voie de la subversion, car, tout en profitant à plein de l'argent de papa-maman, des services de la bonne portugaise ou espagnole, ils mettent toute leur ardeur à "refaire le monde". Or, ignorant tout des complexités de la société et n'ayant, de la mentalité des "classes laborieuses" que des idées fausses, et bien souvent, un mépris profond et condescendant (ils sont aussi paternalistes que leurs parents puisqu'ils veulent décider eux-mêmes de ce qui est bon pour les "défavorisés"). Ils veulent faire le bonheur des autres, tel qu'eux-même l'imaginent, et au besoin on les contraindra, car comment cette masse inculte pourrait-elle savoir, elle qui n'a lu ni Marx, ni Engels et pas plus Sartre et Marcuse! Leur idéal est si élevé que rien ne doit se mettre en travers de leur chemin et, s'il le faut, on utilisera barres de fer, battes de base-ball pour "convaincre" les récalcitrants du bien-fondé d'une grève des cours et épurer l'université des "fascistes", c'est à dire de tous ceux qui ne pensent pas comme eux."

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

Nanterre 1968

A considérer de plus près les revendications de ces étudiants, concernant les études, on s'aperçoit que ce contre quoi ils s'élèvent, c'est la sélection par le mérite, celle qui permettait à des fils d'ouvriers typographes (comme moi) ou à des filles de trieuse de carreaux de monter dans l'échelle sociale grâce à des examens et des concours anonymes où correcteurs et examinateurs nous jugeaient selon nos qualités concrétisées dans nos copies et à l'occasion des oraux sans accorder le moindre privilège à l'origine sociale des nantis. Or, à ces examens égalitaires, sous le fallacieux prétexte qu'un grand nombre était exclu des études par leur échec, les contestataires de 1967/1968 voulaient substituer des examens de dossiers qui auraient redonné la priorité à l'extraction sociale et aux relations des parents. Ainsi le fils du patron, du notaire, du banquier, le candidat recommandé par Mr le Député ou Mr le Maire jouirait de nouveau du privilège que la méritocratie lui avait en partie retiré. D'autre part si on donnait l'examen à tout le monde, ce qui a été souvent proposé par des étudiants trotskistes de l'école libératrice sous prétexte, ce qui était faux, que les examens désavantageaient les fils et filles de prolétaires, le résultat serait le même. Serait choisi pour tel ou tel emploi non pas le meilleur (comment le distinguer?) mais celui qui a les relations les plus puissantes. La meilleure preuve de ce que j'avance réside dans le fait que jamais les étudiant(-e)s issu(-e)s de milieu modeste ne se sont élevés contre les examens et que très souvent, ils appréciaient les enseignants qui tenaient à conserver à leurs diplômes une bonne valeur. Ce genre de contestation est toujours venu des fils de bourgeois, cadres supérieurs ou notables, lorsqu'ils étaient intellectuellement déficients. Quelque part, 1968 a été pour moi, aussi bien au niveau des enseignants qu'à celui des étudiants, mis à part les "politiques", la rébellion des minables et des ratés sans l'aide desquels les "politiques" n'auraient pas pu agir.

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

Sur Nanterre en révolution, un roman écrit à chaud par quelqu'un qui savait rédiger : "Derrière la vitre", de Robert Merle (prof lui aussi là-bas). C'était en Folio, ce doit encore être trouvable — à moins que la maison Gallimard ait eu la bonne idée de le réimprimer.
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

On peut en connaître trois cents au sens biblique sans en avoir jamais fait le tour.

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Quelque part, 1968 a été pour moi, aussi bien au niveau des enseignants qu'à celui des étudiants, mis à part les "politiques", la rébellion des minables et des ratés sans l'aide desquels les "politiques" n'auraient pas pu agir.

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

Il y a beaucoup de vrai. C'est votre père, n'est-ce pas, qui a écrit ces lignes ?

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

"On" avait efectivement réuni à Nanterre les conditions chimiques d'une explosion.

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Il est curieux de relever à quel point la génération du "Il est interdit d'interdire" aura été pourvoyeuse d'interdits et de sujets tabou, comme aucune autre auparavant...

Toujours au sujet de mai 68, je suis en train de relire l'ouvrage peu connu de Lanza del Vasto "L'homme libre et les ânes sauvages" (paru en 1969) dans lequel il revient sur les évènements pour amorcer une réflexion en profondeur sur la liberté.

L'ouvrage s'ouvre sur une série de constats et d'interrogations :

« C'est la première fois dans l'Histoire, à ce qu'il me semble, qu'une telle chose arrive : depuis l'antiquité il y a eu d'innombrables révoltes d'esclaves, de mercenaires, de paysans, d'artisans, des mutineries de soldats et de marins, des factions, des usurpations, des coups d'Etat, des rébellions de pays opprimés. Mais l'éternelle petite république de la famille, on n'a jamais entendu parler d'une révolte générale comme celle-ci.

Révolte qui met en cause tous les liens de subordination, en commençant par celui de l'homme à Dieu, et les droits de l'autorité. Les répercussions en sont d'autant plus vastes que le drame est le plus intime et le plus fondamental.

Elle dépasse de beaucoup le refus d'une forme de société. Toute société qui remplacera la nôtre rencontrera le même refus, car on ne voit pas courir sur la terre des animaux sans tête, ni marcher des sociétés sans chef.

On ne sortira donc du trouble perpétuel avant d'avoir élucider la question : celle du rapport harmonieux de la tête et des membres.

Remarquons que la révolte contre « la société de consommation » se répandit de part et d'autre de l'océan à des pays aussi différents que la Suisse et le Mexique.

Remarquons que cette jeunesse en révolte contre toute forme d'autorité affichait la plus grande admiration pour les maîtres des Etats les plus dictatoriaux et totalitaires.

Remarquons que dans les pays où l'autorité est vraiment répressive et féroce, il n'y eut pas de révolte, et qu'en Chine où elle est plus répressive te féroce qu'ailleurs, la révolte de la jeunesse se fit en faveur du tyran, non contre lui.

Faut-il conclure de ces évidences que la révolte ne venait pas de l'excès de l'autorité, mais bien plutôt de son relâchement.

Du discrédit que mérite le père absent ou lâche, le maître indulgent et timide, le chef sans tenue, sans dignité, sans décor, qui laisse tout passer pour faire l'aimable.

Enfin d'un ramollissement général du concept même de l'Autorité ? »

Ecrit par : Magister | 23 mars 2008

Et qu'on ne me dise pas que le SIDA est passé par là : la vérole tuait très sûrement aux XVIIIème et XIXème siècle (voyez Maupassant, voyez Daudet — "la Douleur", et tant d'autres). Ça ne les empêchait pas d'estimer qu'un homme normal a "connu autour de trois cents femmes dans sa vie" (Maupassant dans "Un fils").

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

Et qu'un homo normal a connu, malgré le SIDA qui a emporté Foucault et tant d'autres, pas loin de trois-cents amants lui-aussi, si ce n'est pas plus !
Pour ce qui est de la sexualité des trentenaires en général, Houellebecque a bien (tristement) résumé la situation...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 mars 2008

Remarquons que dans les pays où l'autorité est vraiment répressive et féroce, il n'y eut pas de révolte, et qu'en Chine où elle est plus répressive te féroce qu'ailleurs, la révolte de la jeunesse se fit en faveur du tyran, non contre lui.

Et Prague ?

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Quelque part, 1968 a été pour moi, aussi bien au niveau des enseignants qu'à celui des étudiants, mis à part les "politiques", la rébellion des minables et des ratés sans l'aide desquels les "politiques" n'auraient pas pu agir.

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

Il y a beaucoup de vrai. C'est votre père, n'est-ce pas, qui a écrit ces lignes ?

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Oui! Ce sont des exraits d'une lettre à son petit-fils de douze ans qui demandait une autre vision de Mai 1968 pour se bâtir une vision personnelle.

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

Ah, les contradictions d'une génération prétendant interdire d'interdire tout en admirant les régimes les plus dictatoriaux, ou employant dans ses slogans un vocabulaire inintelligible pour ces fils d'ouvriers au nom desquels elle entendait parler...
Depuis PROFS (1986, avec Patrick Bruel et fabrice Luchini notamment), l'essentiel a été dit : "Militer, ça ressemble un peu à limité, non?".

Ecrit par : Scaramouche | 23 mars 2008

Sur l'aveuglement d'une certaine gauche qui prétend défendre "les libertés" tout en se laissant séduire par quelques tyrans bien en vue, on peut toujours lire avec profit L'Opium des intellectuels de Raymond Aron.

Ecrit par : Scaramouche | 23 mars 2008

"Ce devait être avant 68 que Gainsbourg chantait : "l'Amour à la papa, à moi, à moi, ça ne fait ni chaud, ni froid". C'était en tout cas avant 68 que Dominique Aury, grande dame, comme on dit, des Lettres Françaises et de la rue Sébastien-Bottin réunis, écrivait "Histoire d'O" — avant 68 que Régine Desforges avait créé l'Or du temps, qui éditait toutes sortes de choses sans captes ni pilules, et que Pauvert nous mettait le nez dans Sade — j'ai eu entre les mains la Nouvelle Justine vers 1963."

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

Oui, et c'est précisément grâce à tout cela, (et à bien d'autres évènements), que 68 a eu lieu ... en 68. ;-)
Qui peut nier qu'un mouvement tel que celui là ne naît pas de "génération spontanée", et que les changements qu'il a initié sur les mentalités n'est rien moins qu'énorme?
Sauf évidemment des gens comme Loki, qui savent tout bien avant tout le monde...
Même si, (et peut-être même surtout si) à l'époque, ils n'étaient pas encore sortis des couilles de leur père.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

la fille du bédouin.....MILOU EN MAI...tout est dans ce somptueux film, tout. Et moi qui avais 11 ans à l'époque et qui allai, dans mon lycée (Paul Eluard, à Saint-Denis) faire chier les Jeunesses Communistes en gueulant "Vive l'anarssie!!!" et en leur balançant tout ce qui nous tombait sous la main, je me marre quand je vois, 40 ans après ,tous ces braves gens formatés ultralibéralisme gloser doctement sur ce qui fut, ni plus ni moins, que la réponse du berger à la bergère: le gaullisme cholestérisé et calcifié avait besoin d'un contraste.....et puis, vous me faites marrer!! mais on oublie l'essentiel : la génération de Mai 68 est celle des fils et des filles des pères qu'on avait envoyé en Algérie, 17 ans seulement après la seconde guerre mondiale, mazette!!! et puis, et puis, l'émancipation féminine, pas rien quand même...alors Sartre sur sonn bidon, on en n'a plus rien à branler....il reste que c'est trop facile de rayer cela d'un trait de plume. En tous cas, c'était plus enivrant que le sarkozysme conformiste et compassé....

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2008

"Il y avait une loi morale forte, mais les gens faisaient ce qu'ils voulaient, ne vous inquiétez pas pour cela..."

Ecrit par : Loki | 23 mars 2008

C'est finement observé, hihi... J'avais raison de penser qu'on aurait droit à un déferlement de niaiseries, mais à ce point...

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

"En tous cas, c'était plus enivrant que le sarkozysme conformiste et compassé...."

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2008

J'espère que tout le monde sera au moins d'accord avec ça!!! ;-)...
Mais je vous trouve, pour le coup, inhabituellement indulgent, cher ami, avec ces deux derniers adjectifs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Je ne connaissais pas ce livre de Lanza del Vasto ; il me semble que le mouvement de contestation du Larzac auquel l'auteur a participé activement (lutte contre l'implantation du camp militaire, conrte la bombe, refus des expropriations de paysans...) a été en partie animé par des gens qui avaient participé ou été influencés par mai 68.

Encore une fois, j'ai beaucoup de mal à parler de ce mouvement. J'ai été effaré de certaines réactions (contre Virgil Giorgiu quand il est venu à Nanterre parler de "La 25ème heure", mais je ne pense pas non plus que tout ait été mauvais (pour la condition féminine, les droits des minorités, la prise de conscience des questions d'environnement...)

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

"PS. Et si je ne me retenais pas, je mettrais ça aussi sur le dos des pédagogistes."

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

Ne vous gênez pas! Après tout, c'est votre blog!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

errata : Virgil Gheorghiu

et d'autre part :

" a été en partie animé par des gens qui avaient participé ou été influencés par mai 68. "

La syntaxe ne va pas : qui avaient participé à mai 68 ou été influencés par les événements.

"Paix à la syntaxe !"

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Très drôle l'idée que Mai 68 ait été un bond en avant pour les nanas. Si j'en juge par le dernier article que je viens de lire dans "Histoire", apparemment dans les facs, les filles faisaient le café et les mecs étaient plutôt dans les manifs. Ce n'est pas moi qui le dis, moi j'étais en primaire à l'époque, mais un historien.
De surcroît, Messieurs les quadras, quinquas et plus, il serait temps de remettre en cause votre conception de la contraception libératrice de la femme; la pilule qui certes a dû vous permettre de multiplier vos performances sans trop de gêne, a permis et permet à un grand nombre de nanas de se retrouver en
chimio sur le coup de la cinquantaine!
Une libération de la femme devrait passer par un partage de la contraception entre homme et femme mais que nenni, ma mie; c'est ton problème pas le mien! Débrouille-toi donc! Un ami médecin m'a dit que lorsqu'il suggérait à des patientes ayant déjà eu des enfants et ayant des problèmes à cause de la pilule d'évoquer le recours à la vasectomie à leurs époux, c'était un sentiment de culpabilité qui ressortait tout de suite de leurs discours. Et les quelques-unes qui osaient en parler se faisaient bien recevoir à la maison. Belle libération de la femme sur les épaules de laquelle on fait reposer toute la contraception pendant toute sa vie!
Il y en a du chemin à parcourir pour faire évoluer la mentalité de ces Messieurs ! Et la période actuelle pour les besoins de notre économie libérale ne va pas dans le sens d'une émancipation féminine. Au contraire.
La pilule est un marché intéressant pour les labos. Même les gynécos femmes ne parlent de la contraception que comme si cela ne pouvait être évidemment qu'un problème féminin.
La responsabilité de ces médecins d'ailleurs est terrible quand on pense à ce qu'elles proposent chaque jour aux femmes en sachant les dégâts que cela occasionne. Encore un scandale.

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Bien sûr, bien sûr, Sanseverina. Et tout le monde sait aussi que le "manifeste des 343 salopes" a majoritairement été signé par des hommes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

"Il y en a du chemin à parcourir pour faire évoluer la mentalité de ces Messieurs !"

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Là, par contre, rien à dire. Il y en a encore, c'est net.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Si la connerie était un des arts plastiques, vous seriez sans nul doute une virtuose......Alors si la contraception est une saloperie capitaliste, une saloperie machiste, une saloperrie tout court alors on on ne voit vraiment plus pourquoi les femmes de cette époque ont lutté aveec un tel acharnement....mais il est vrai qu'elles avaient sans doute plus de format, de calibre que vous....Et réduire votre discours à une vile pochade antimecs est d'une bêtise tellement ténébreuse qu'on en frissonne. Et puis vous évitez soigneusement le second volet de cette formidable émancipation qui est l'autorisation de l'IVG, obtenue 6 ans après 1968....et puis demandez aux femmes allemandes, encore aujourd'hui culpabilisées par l'ignominie écclésiatique, qui ont quelque vélléité de s'émanciper de la cuisine et des gosses ,sont encore en 2008, taxées de "Rabenmütter" '(mères-corbeaux).....alors quand on flingue, on vise juste, madame....Votre discours en tous cas donne nevie d'être une ordure machiste, faut le faire!!!!!!

Christophe Sibille, oui, vous avez raison...trop de clémence...j'aurais dû écrire "le sarkozysme fascisant et décérébrant..."

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2008

Saperlotte! du sexe! ça manquait sur ce blog!
surtout ne fumez pas la moquette par nostalgie et allez plutôt courir les prés non pas pour la chasse aux oeufs mais pour y compter fleurette...l'herbe y sera meilleure pour votre santé...
pirouette de saperlipopette...

Ecrit par : Saperlipopette | 23 mars 2008

Vous savez, Montaigneàcheval, je crois bien que certains se procurent la délicieuse impression d'être politiquement incorrects en refusant de voir les apports de ce qui l'a réellement été, ou en les niant catégoriquement.
Le chef de file de ces "décalés" pourrait bien être... Eric Zemmour, par exemple?

Mais, Saperlipopette, le chocolat n'est-il pas aphrodisiaque, (et, accessoirement, "fumer la moquette" aussi, pourvu que l'on soit en forme psychique et bien accompagné...)

En tous cas, il fait plus un temps à aller se faire chercher les oeufs sous la couette que d'aller les planquer dehors!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Sanseverina, la pilule a aussi permis à pas mal de femmes de s'envoyer en l'air, y compris en dehors de leur couple ordinaire, sans danger de ramener un polichinelle dans le tiroir, comme on dit quand on est smart. C'est vrai que Stediril ou Trentavlone présentaient des doses hormonales considérables, mais les traitements post-ménopause des années 90 furent aussi sacrément nocifs, autant que je sache. Aucune invention ne va sans risque, dans les premiers temps. Et je m'étonne que la féminisation croissante du corps médical n'ait pas amené l'une u l'autre de ces dames à inventer une pilule pour homme (la vasectomie a le petit inconvénient d'être absolument définitif, et qui sait de quoi demain sera fait ? Je connais un type très bien qui a eu deux gosses il y a vingt-cinq ans, puis deux autres il y une dizaine d'années, et il risque d'en faire encore un ou deux dans les temps à venir, avec des partenaires différentes, of course, chacune lui ayant juré à son tour que c'était pour la vie… Ce type mérite de travailler pour Larousse — il sème à tout vent…).
À propos, pourquoi ne pas avoir décerné un prix Nobel à Miramontes et Pinkus, les inventeurs successifs de la contraception orale ? Les jurés suédois seraient-ils un peu coincés ?
JPB
PS. C'était certainement une bonne chose de légaliser l'avortement, mais je trouve quand même étrange que le nombre d'avortements reste stable (et très élevé : entre 130 et 180 000 par an depuis trente ans, et la même proportion par rapport aux naissances, ou par femme — voir INED) en France. Et je ne sais pas, Sanseverina, ce qui peut faire le plus de dégâts, physiques ou psychiques, un traitement hormonal adéquat ou des IVG à répétition. Mais j'ai parfois la crainte que des ados hésitent à recourir à la contraception, préfèrent la pilule du lendemain, qui question hormones n'y va pas avec le dos de la cuiller, ou pensent que la capote ("ciel ! ça glisse…") est la solution idéale.

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

Petite attention pour Sibille puisqu'il apprécie Zémour.
Tesson, Zémour que demander de plus ?

http://www.dailymotion.com/relevance/search/tesson%2B/video/x444qh_tesson-zemmour-itv-vandel-pif-paf-2_people

Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008

Hello ça approche Mai2008!Je sens un grand mouvement dans l'educ nationale chez les vieux enseignants (les baisés qui sont encore sur le terrain.)juste un léger risque de se casser le col du fémur sur les barricades.........
Pour ce qui est des pavés ,je pense qu'il faut viser sur ceux (comme en 68) qui parlent de l'école à notre place.Mon slogan;"tu prends une classe ou tu te manges un pavé!!"Plus actuel,plus utile.Un piufm,un ien,un politique,un délégué de parent .......

Ecrit par : marie-la peste | 23 mars 2008

"les jeunes des années 60, papy-boomers des années 2010, tout pétris de culture, sont installés aux postes de décision, et ne les lâcheront que s’ils sentent que la génération montante est en état de les remplacer"

Vous rigolez ? Ceux qui se sont installés "aux postes de décision" sont prêts à lâcher leur poste ? On n'aurait jamais vu ça.
C'est de l'optimisme ou de l'ironie.

Ecrit par : Jérémy | 23 mars 2008

Une citation de Lanza del Vasto que j'aime beaucoup :

"Il n'y a pas de loi sociologique plus assurée que la suivante : le nombre des imbéciles est supérieur à celui des sages. Aussi, suivre la majorité, c'est se condamner à la médiocrité".

Ecrit par : Scaramouche | 23 mars 2008

C'est une exégèse de l'élection consécutive à mai 68, Scaramouche?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Je ne répondrai que rapidement à MàC qui ne pouvant pas me supporter caricature tout ce que je dis.
Je n'ai jamais dit que la pilule était une "horreur capitaliste à bannir". Le crétin, c'est vous.
J'ai simplement voulu dire que faire porter le poids de la contraception uniquement sur les épaules des femmes est lamentable et machiste. Et qu'il est plus facile pour les mecs de se réfugier derrière le progrès ( incontestable) qu' a été la pilule pour s'en tenir à elle sans essayer de faire avancer les choses un peu plus. Evidemment que c'est un progrès. Ce serait stupide de dire le contraire.
La pilule pour les hommes, JPB? Oui, elle existe. Ce sont des Australiens qui l'ont inventée. Un bide commercial. Allez savoir pourquoi, Messieurs... Eh bien sûr rien à voir avec la rentabilité commerciale!
Alors, je résume, Messieurs. Les nanas en 68 tapaient à la machine les articles que leurs révolutionnaires de copains écrivaient; les femmes dans les usines en 68 faisaient la bouffe pour leurs ouvriers de maris qui occupaient les usines.
Et la pilule c'est très bien mais ce serait encore mieux que la contraception pût être partagée avec vous, mes très chers. Quant à L'IVG, MàC, je n'ai pas évité le sujet comme vous le dites ( que de soupçons!). Je suis pour évidemment . Ne tapez pas sur les gens avant de savoir ce qu'ils pensent.

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Si vous regardez, sur le lien "Dailymotion" que Guillaume nous a fort obligeamment proposé, vous verrez que Zemmour dit, en parlant chez Laurent Ruquier et pour expliquer son altercation avec Romane Bohringer: "il était deux heures et demie du matin", quand tout le monde ou presque sait que l'émission de Ruquier est enregistrée... Beurk. La malhonnêteté de ces gens est absolument dégueulasse.
Zemmour, ou une certaine forme d'intelligence au service d'une mauvaise foi très très à droite.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

"Alors, je résume, Messieurs. Les nanas en 68 tapaient à la machine les articles que leurs révolutionnaires de copains écrivaient; les femmes dans les usines en 68 faisaient la bouffe pour leurs ouvriers de maris qui occupaient les usines."

C'est effectivement très très très résumé.

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Je peux vous dire une chose, sur un domaine que je connais bien : les bouquins érotiques qui comptent, en ce moment, sont écrits par des quinquagénaires —
( JPB)

Ce n'est peut-être pas un argument car on sait tous que certains écrivent les romans qu'ils ne peuvent plus vivre!
Le dernier Robbe-Grillet était à pleurer de nullité.

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

C'est effectivement très très très résumé.

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

J'aime ce genre de solidarité creuse! Dans cinq minutes, je vais me faire traiter d'hystérique. C'est toujours comme cela que les machistes qui jurent leurs grands dieux de ne pas l'être finissent pas s'en sortir.

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Le pire n'est jamais certain, Sanseverina. Mais, vous, essayez de rester courtoise, et, pour éviter ce que vous craignez, ne traitez pas les hommes de machos sans les connaître.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Sanseverina, vous êtes d'une mauvaise foi ! Robbe-Grillet (d'accord, son dernier opus était l'œuvre de trop à force de pas assez) était octogénaire — et comme je l'ai un peu fréquenté dans les années 70, je peux vous dire que cela faisait un bail qu'il ne vivait l'érotisme que par procuration — et Catherine RG par mises en scènes (mais lisez l'Image, signé Jean de Berg — elle et lui probablement —, c'est très joli). Des textes érotiques de qualité écrits par des quinquas (hommes et femmes), je peux vous en donner une liste longue comme… mon avant-bras. Le Bonheur, de Denis Robert (celui même de l'affaire Clearstream) par exemple. Et puis il y a une certaine Florence Dugas dont on me dit grand bien…
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

"Des textes érotiques de qualité écrits par des quinquas (hommes et femmes), je peux vous en donner une liste longue comme… mon avant-bras."
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

;-))) Réellement excellent! J'adore.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

En effet, certains soixante-huitards, dans leur délire de trouver quelqu’un à sauver ou à moderniser, ont finalement (de guerre lasse ?) remplacé l’ouvrier par l’élève.
Avec dans les deux cas, une méconnaissance et un mépris non avoué des pauvres bougres qu’ils se sont proposé “d’affranchir de l’oppression” et dans les deux cas un résultat inverse à leurs nobles professions de foi.

La politique remplacée par la compassion des dames patronnesses. Les salariés devenus des kleenex, les élèves, eux sont “gérés”. Comme leurs enseignants, ils sont des flux et des stocks. Ils sont censés former une “communauté éducative” priée de “vivre ensemble” dans la joie extatique de la “citoyenneté”. Quand on s’est fait par la logorrhée, on ne se refait pas.

Et l’autorité, si honnie en façade, ne doit appartenir qu’à des idéologues et bureaucrates incompétents et incontrôlables : eux, of course. Ce qui donne dans la réalité l’impossibilité d’enseigner et le refus d’apprendre.

Ecrit par : P. Azimont | 23 mars 2008

"Le nombre des imbéciles est supérieur à celui des sages. Aussi, suivre la majorité, c'est se condamner à la médiocrité"

écrit par Scaramouche

Excellent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mars 2008

"Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux."

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

En 1989, Font et Val, (auteurs et interprètes de spectacles en filiation directe de mai 68) disaient ceci: "Etre seuls à avoir tort, c'est plus difficile, mais c'est bien plus drôle que d'avoir raison avec une bande de c..s".

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

En mai 68 j'étais, comme Yann, planquée à la campagne. Partie pour le week-end, et bloquée un mois par la grève des trains. Je venais de terminer mon mémoire de maîtrise, et j'avais une extraordinaire impression de liberté, de vacances improvisées, sans aucune conscience des enjeus. En septembre 69, quand j'ai commencé à enseigner, j'ai appris de mes jeunes collègues, qui, elles, avaient participé aux événements, que ma "culture bourgeoise" était à jeter aux orties. Je ne l'ai pas accepté, sans doute parce que, contrairement à elles, je n'étais pas une"héritière", et que cette culture était pour moi une conquête, personne avant moi n'ayant fait d'études supérieures dans ma famille. Et c'est ainsi que je me suis retrouvée bien malgré moi dans le camp des "réactionnaires", dans un lycée où régnait une atmosphère de guerre larvée.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mars 2008

"En septembre 69, quand j'ai commencé à enseigner, j'ai appris de mes jeunes collègues, qui, elles, avaient participé aux événements, que ma "culture bourgeoise" était à jeter aux orties. Je ne l'ai pas accepté,"

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mars 2008

Et vous avez eu parfaitement raison.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Une libération de la femme devrait passer par un partage de la contraception entre homme et femme mais que nenni, ma mie; c'est ton problème pas le mien! Débrouille-toi donc! Un ami médecin m'a dit que lorsqu'il suggérait à des patientes ayant déjà eu des enfants et ayant des problèmes à cause de la pilule d'évoquer le recours à la vasectomie à leurs époux, c'était un sentiment de culpabilité qui ressortait tout de suite de leurs discours. Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

J'ai un copain, un vrai pur de dur soixante-huitard. Il a un fils et est vasectomisé depuis plus de vingt-cinq ans, pour préserver la liberté et la santé de ses partenaires venues et à venir.

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

En 1989, Font et Val, (auteurs et interprètes de spectacles en filiation directe de mai 68) disaient ceci: "Etre seuls à avoir tort, c'est plus difficile, mais c'est bien plus drôle que d'avoir raison avec une bande de c..s".

Et pourtant, Font n'aimait pas la solitude...

Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008

Comme Cohn-Bendit d'ailleurs...

Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008

Sanseverina, vous êtes d'une mauvaise foi ! Robbe-Grillet (d'accord, son dernier opus était l'œuvre de trop à force de pas assez)

Ce n'est pas de la mauvaise foi, JPB; je ne suis pas spécialiste:-) That's all!

Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008

Eh bien, mon bon Guillaume, on n'est plus capable de dissocier l'artiste et l'homme?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Eh bien, mon brave Sibille, on n'est plus capable de séparer le bon grain de l'ivraie...

Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008

Tandis qu'autres ont tort avec une bande c..s et se sentent parfois bien seuls avec des gens qui ont raison comme C.S.
C.S, c...s, troublant...

Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008

Désolé que vous vous troubliez pour si peu, Guillaume! Vous vous en remettrez... ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Plus vite que Font assurément.

Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008

Votre sollicitude est touchante, mais vous auriez tort de vous en faire pour lui.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Le spectacle des "deux ânes" marche du feu de Dieu. C'est un humour qui vous plairait plus qu'à moi, d'ailleurs, mais il y a trouvé sa place. Tant mieux pour lui.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Tesson et Zemmour sont deux imbéciles.

Je les ai entendus tous les deux proférer des absurdités crasses au sujet d'un thème que je connais bien, avec la présomption, la fatuité et la suffisance de ceux qui ne savent rien de ce dont ils parlent, et qui tentent d'en imposer parce qu'ils croient dur comme fer à ce qu'ils disent meme si c'est faux.

Ils ont fait preuve de ce défaut que je hais le plus : parler avec prétention de ce que l'on ne connaît pas, et affirmer des idioties avec l'air de celui qui sait. Je suis las de leurs péroraisons, et d'après ce que j'entends dire, le public l'est aussi.

Ecrit par : Jérémy | 23 mars 2008

Sur quel sujet, Jeremy?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Et puis il y a une certaine Florence Dugas dont on me dit grand bien…
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

et c'est avec raison qu'on vous en dit plus grand bien mon cher Jean-Paul !
C'est une femme d'une grande discrétion mais je vous dirais en confidence qu'en effet elle n'a plus exactement 20 ans (j'ai eu la chance de la croiser quelques fois et elle est d'une compagnie fort agréable) mais sa plume est d'une jeunesse éternelle!
Aussi je vous recommande et en particulier à Sanseverina "dolorosa soror" . Il me semble que nous l'avions déjà évoquée sur ce blog- un peu de pub supplémentaire ne lui fera pas de mal-

@ Sanseverina et en rebondissant sur un des posts de Jean-Paul du jour (où d'hier?) à propos d'une de ses connaissances qui pensait pouvoir encore semer au vent...La véritable injustice entre hommes et femmes est bien dans le fait que l'homme n'est pas tenu à une limite d'age pour envisager une paternité. Que nous , femmes, nous puissions "controler " notre fécondité grace à la contraception est un avantage indéniable que certains messieurs doivent nous envier d'ailleurs! mais malheureusement , nous , femmes, sommes extrèmement limitée en temps pour envisager une maternité car franchement, et là c'est la maman que je suis qui écrit, passé quarante ans nous prenons de grands risques ( en dépit des progrès de la médecine)en l'envisageant alors que nous sommes encore très jeunes. Reprocher aux hommes de ne pas prendre leurs responsabilités en matière de contraception c'est leur faire un procès d'intension alors qu'il me semble que beaucoup aimeraient aussi avoir ce contrôle...La recherche en matière de contraception masculine existe , il s'avère qu'à l'heure actuelle elle n'aboutit pas à des résultats qui puissent être pleinement satisfaisants et si les femmes ont payé pour certaines très cher cette liberté, j'espère que la recherche aura les moyens d'éviter ce risque vital aux hommes que des femmes, elles, ont subi car le progrès ce doit d'être dans ce sens...
Souhaitons qu'un jour les hommes aient eux aussi cette liberté de choix et un moyen de contraception plus agréable pour eux que la capote caoutchoutée ou le coïtus interruptus !Souhaitons surtout que l'on ait recours à la vasectomie ou la ligature des trompes ou l'hystérectomie UNIQUEMENT à des fins thérapeutique.
je conclus par une pensée pour toutes ces femmes de par le monde qui attendent et aimeraient au moins pour leurs filles qu'elles aient accès à un moyen de contraception sans qu'on leur jette l'opprobe , qu'elles puissent avoir recours à l'ivg sans risquer leur vie !

Ecrit par : Saperlipopette | 23 mars 2008

J'aime ce que vous écrivez, Azimont. Surtout l'expression de dames patronesses qui inspire l'idée d'une nouvelle forme de bigoterie ampoulée et arrogante, du genre c'est-nous-les gentils-gens. On ne refait pas les hommes !

Ecrit par : Magister | 23 mars 2008

Au sujet de Tesson et de Zemmour, Jérémy conclut son commentaire :

"Je suis las de leurs péroraisons, et d'après ce que j'entends dire, le public l'est aussi."

Si tant est qu'il existe un quelconque public inlassable et indéfectible...

"Les feuilles vont où le vent souffle."

Ecrit par : Magister | 23 mars 2008

Il y a un public inlassable et indéfectible pour plus d'un auteur de qualité, pour plus d'un artiste, pour plus d'une vedette, et pour plus d'un politique.

Des journalistes sérieux auraient eux aussi, dit-on, un public inlassable et indéfectible.

Mais Tesson et Zemmour, niet niet niet niet, comme on dit dans Eugène Onéguine.

Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008

De 1928 à 1968, pendant ces quarante années poussiéreuses, bourgeoises, obscurantistes et étouffantes, la littérature francophone a dû se contenter de Gide, Montherlant, Colette, Giraudoux, Ionesco, Beckett, Aragon, Eluard, Pagnol, Yourcenar, Cohen, Breton, Simenon, Camus, Sartre et j'en passe plus que je n'en mentionne.
En mathématiques, les années 1948 à 1968 ont vu le feu d'artifice d'étoiles comme, entre autres: Chevalley, Leray, Cartan (fils), Grothendieck, Koszul, Cartier, Dixmier, Thom, Serre, Dieudonné, Schwartz, Malgrange.
Sans doute la plus grande concentration de tous les temps de génies dans cette discipline .
Et de 1968 à 2008, qui ?

Ecrit par : Attila Smith | 24 mars 2008

Je viens de réécouter une interview d'Eric Zemmour, qui n'a vraisemblablement jamais lu un seul roman décadent paru entre 1880 et 1914, et qui a apparemment mal lu les livres d'André Rauch, ignoré les recherches d'Annelise Maugue et méprisé les travaux d'Elisabeth Badinter.

Et il se permet après de venir disserter sur le rôle de la Première Guerre mondiale dans la déconstruction de l'identité masculine. C'est pathétique.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/eric%2Bzemmour%2Bnicky/video/x47cbc_eric-zemmour-nicky-depasse-1_politics

Le passage critique commence à la cinquième minute. Les sociologues sont peut-être nocifs (Dubet en tête), mais les faux sociologues ne valent décidément pas mieux.

Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008

"Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux."
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

En 1989, Font et Val, : "Etre seuls à avoir tort, c'est plus difficile, mais c'est bien plus drôle que d'avoir raison avec une bande de c..s".
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

L'un suivant l'autre dans l'ordre de lecture du blog, cherchez l'erreur Chateaubriand vs Font et Val ... !

Ecrit par : Zorglub | 24 mars 2008

"cherchez l'erreur Chateaubriand vs Font et Val ... !"

Ecrit par : Zorglub | 24 mars 2008

Pourquoi vs? Ca devient une manie, chez certains, de vouloir tout opposer!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

"Et il se permet après de venir disserter sur le rôle de la Première Guerre mondiale dans la déconstruction de l'identité masculine. C'est pathétique."

Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008

Il n'y a pas d'autre mot. Prétendre avoir voulu faire de la télévision parce qu'il trouvait que ses idées n'y étaient pas représentées, alors que, avec une dialectique à peu près au point en sus, il laisse transparaître une idéologie de bistrot digne de Jean-Pierre Pernot , Bigard ou Lagaf, (Dieu ait son âme), et qu'il n'y est venu que pour y montrer sa tronche et être reconnu de ses voisins. "Ruquier ne sait jamais vraiment ce que je vais dire". Tu parles. S'il l'a engagé, c'est qu'il sait exactement ce qu'il va dire. La meilleure preuve: il dit toujours la même chose.
Et cette victimisation. Insupportable.
Sanseverina, si vous voulez vraiment faire des "péchés d'indignation", (je ne sais pas s'ils ont été répertoriés dans la nouvelle grille du Vatican, ceux-là), allez jeter un oeil au lien proposé par Jérémy. Là, vous en goberez de la testostérone glaireuse et filandreuse.
Et, pour les autres, écoutez la chronique de Didier Porte qui figure sur le même lien. Sur ce coup là, on pourrait vraiment faire figurer la mention: "vs", Zorglub.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

A propos d'Eric Zemour et de Philippe Tesson.

Les gens vraiment sérieux passent mal à la télévision (à part JPB!))))

Ca n'aurait pas beaucoup d'importance et relèverait du besoin de distraction, au sens pascalien, à laquelle nous cédons tous, si les spécialistes autoproclamés n'avaient la prétention de penser et de faire penser et ne trahissaient la pensée de ceux dont ils s'inspirent.

Jérémy évoque les erreurs de Zemour, spécialiste autoproclamé du rôle des femmes dans la Première Guerre Mondiale.

Pour prendre un sujet que je connais (assez) bien de mon côté, la philosophie grecque, c'est la même chose avec Michel Onfray que tout le monde connaît et qui accumule les bévues et les contre vérités, alors que peu de gens connaissent Lucien Jerphagnon, son maître, dont il ne parle presque jamais.

Savoir que peu de gens lisent les uns et les autres et se contentent d'écouter les "vulgarisateurs" (Zemour se plaint d'ailleurs qu'on l'insulte sans avoir lu "Le premier sexe") n'est pas vraiment une consolation.

Ecrit par : Robin | 24 mars 2008

Saperlipopette, vous avez vraiment rencontré Florence D., et vraiment lu Dolorosa soror ? Je serais enchanté de savoir ce que vous avez pensé de l'un et de l'autre… Peut-être pas ici, mais là : jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008

Et il se permet après de venir disserter sur le rôle de la Première Guerre mondiale dans la déconstruction de l'identité masculine. C'est pathétique.

Je serais très intéressé de connaître votre avis sur ce sujet, Jérémy.

Ecrit par : Robin | 24 mars 2008

En mai 68, j'enseignais en classe unique, je me débrouillais tant bien que mal avec le secrétariat de mairie et le percepteur refusait de me rémunérer pour le ménage de l'école, de la mairie et la réfection des tableaux à mes frais. J'aurais cumulé... J'économisais pour reprendre mes études et aider ma famille à acheter un 4L camionnette d'occasion. Mon grand-frère m'avait prêté sa mobylette et le poêle à fuel de la" chambre chaude" ( chambre où l'on entrepose les greffes de plant français sur le plant américain résistant au phylloxéra qui avait exercé ses ravages dès la fin du XIX° siècle. Aujourd'hui le greffage n'est plus autorisé, il faut acheter les greffes prêtes à l'emploi ce qui fait que bien des jeunes n'ont aucune idée de cet épisode douloureux ni de la misère de tous les petits vignerons de France avant la guerre de 14 qui allait les achever. Le train de vie affiché laisse à penser que ce passé dérange. Fermons la parenthèse.)
En mai 68, j'étais jeune, en bonne santé, amoureuse comme on peut l'être à cet âge, de la vie que l'on construit. En juillet j'ai cueilli les cerises, appoint appréciable à l'époque. Quand il fait beau c'est agréable d'aller discuter avec les merles effrontés. Depuis, beaucoup de cerisiers ont été arrachés car les terrains ayant droit à l'appellation sont plantés en vignes.
Mai 68. Les mères célibataires étaient montrées du doigt et les rares jeunes couples se mettant en ménage sans être mariés tout autant mais ceci est une autre histoire.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 mars 2008

De 1928 à 1968, pendant ces quarante années poussiéreuses, bourgeoises, obscurantistes et étouffantes, la littérature francophone a dû se contenter de Gide, Montherlant, Colette, Giraudoux, Ionesco, Beckett, Aragon, Eluard, Pagnol, Yourcenar, Cohen, Breton, Simenon, Camus, Sartre et j'en passe plus que je n'en mentionne.
En mathématiques, les années 1948 à 1968 ont vu le feu d'artifice d'étoiles comme, entre autres: Chevalley, Leray, Cartan (fils), Grothendieck, Koszul, Cartier, Dixmier, Thom, Serre, Dieudonné, Schwartz, Malgrange.
Sans doute la plus grande concentration de tous les temps de génies dans cette discipline .
Et de 1968 à 2008, qui ?
Ecrit par : Attila Smith | 24 mars 2008

donc, si on vous suit, c'est parce qu'il y a eu le mouvement de mai 68 que nous somme retournés vers des âges de ténèbres....faut oser. Je suis d'ailleurs convaincu que le nombre ne fait rien à l'affaire. Aucun de vos matheux n'a une quelconque notoriété en dehors des cercles des matheux. Moi ,qui suis un ignorant en la matière, ça ne me fait ni chaud ni froid.
Quand aux auteurs cités par vous, avouez que vous ne vous mouillez guère quant à la notoriété desdits...
Vous oubliez ce qui suivit 68: le pouvoir, terrorisé, jura qu'onn ne l'y reprendrait plus, balança du pain et des jeux puis, minutieusement se lanças par le truchement de la télé surtout, à uen formidable entreprise de décérébration collective.Qui réussit. La preuve: vous. Si des gens d'un niveau intellectuel élevé comme vous en sont réduits à cette penséze néanderthalienne, on a de quoi se dire que le pouvoir d'alors a bien travaillé. TF1 est le levier ,en France, et la RAI en Italie de la construction de ce cochon d'abrutissoir populaire, plus efficace encore que la curaillerie. Donc, je ne voie pas que 68 ait été la victoire de la non-culture. Des listes,pour preuve???? Pas le temp. mais on pourrait vous en citer. En particulier en sciences, en histoire. Hawkings, Braudel, etc etc...la littérature, en France, ne produit plus guère que des merdes, c'est vrai, enfin aucun nom qui égale ceux que vous citez. Mais là encore pensez au renouveau de la philosophie ou de l'histoire, encore une fois.

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008

vous trouverez ma réponse cher Jean-Paul à votre adresse privée...
Saperlotte il neige!
"mais qui c'est-y donc qui nous détracte le temps mon brave monsieur? !!!

pirouette de saperlipopette, tournicoton , tournicotis...bon lundi de Pâques à tous!

et pas de restriction sur le chocolat Christophe Sibille a peut-être raison quant il dit que c'est un aphrodisiaque! il fait un temps à rester sous la couette!

Ecrit par : Saperlipopette | 24 mars 2008

chocolat au piment d'espelette bien sûr!

Ecrit par : Saperlipopette | 24 mars 2008

Sans rapport avec le fond du sujet (et sans animosité, MàC ...)
Un scientifique qui n'a pas entendu parler de Sartre et autres Giraudoux passe, à juste titre, pour un demeuré, un ignare. Il encourt un mépris souverain.

Un littéraire n’a même pas honte (et le revendique) de ne pas connaître, au moins de nom, les plus grands mathématiciens français du XXème ...
Tapez « schwartz, maths » sur G. et regardez le nombre de réponses vous mesurerez mieux son absence de notoriété ...

MàC, la médaille Field (l’équivalent du Nobel en maths), c’est pas assez pour mériter votre reconnaissance ?

J’me marre !

Quant aux prises de position politiques des uns et des autres, je vous encourage à consulter la bio de L. Schwartz pour vous faire une idée.
Grimper sur un bidon et défendre la révolution culturelle avait plus de gueule que de signer le « Manifeste des 121 » durant la guerre d’Algérie, était-ce pour autant plus pertinent ?

Ecrit par : Zorglub | 24 mars 2008

"Mais là encore pensez au renouveau de la philosophie ou de l'histoire, encore une fois."

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008

Et, éventuellement, de l'humour. Même si ça a bien régressé depuis l'invasion télévisuelle que vous citez.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

Ceci-dit, Jean-Paul était visionnaire, sur ce coup-là...
Et je crains que le dernier message d'Attila Smith ne soit pas la dernière énormité de la part de ceux qui veulent absolument se raccrocher à n'importe quel argument pour descendre mai 68...

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

Complètement d'accord, au moins sur ce point, avec Zorglub. Le manque de culture scientifique est affolant, en France — peut-être parce que les publications savantes, comme leur nom l'indique, ne sont pas destinées au grand public. Laurent Schwartz était à tous égards un type remarquable — enfin un scientifique qui n'a pas eu besoin de tirer la langue à l'objectif pour se faire connaître. Ils sont un certain nombre de ce tonneau, et uniformément ignorés. Je parlais d'imprégnation il y a quatre ou cinq jours en cours à des prépas scientifiques, et le nom de Konrad Lorenz ne disait rien à personne (d'ici qu'on ne le connaisse que pour son affiliation au parti nazi…). Et cette ignorance ne s'arrête pas au XXème siècle. Si Céline ne lui avait pas consacré sa thèse (à se procurer absolument, chez Gallimard), qui se rappellerait que Semmelweis fut un génie de l'obstétrique ? "La république n'a pas besoin de savants", cette phrase fameuse lancée à la figure de Lavoisier avant qu'on lui tranche la tête (Fouquier-Tinville, ce me semble, mais je peux me tromper), ne vaut pas mieux que le "quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver" d'un autre illustre abruti (Göring, je cris — mais là aussi, il y a pléthore de salopards pour endosser la paternité de la formule). L'une et l'autre ont fait florès, y compris chez des adversaires déclarés de leurs auteurs.
Et j'ai toujours regretté que l'on ne fasse pas en classe quelques cours d'histoire des sciences. Ce que je sais dans le domaine, je l'ai appris en m'abonnant à "Pour la recherche" quelques années durant — faut avoir les moyens, ce n'était pas donné…
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008

Et, éventuellement, de l'humour. Même si ça a bien régressé depuis l'invasion télévisuelle que vous citez.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

Quelqu'un a-t-il essayé de jeter sa télévision aux orties?
Je peux vous assurez qu'on vit très bien sans...

Nous ne l'avons (en français) que depuis un an, et ne la fréquentons guère... parce que nous n'y sommes pas habitués...

Ecrit par : maminou | 24 mars 2008

"Si vous regardez, sur le lien "Dailymotion" que Guillaume nous a fort obligeamment proposé, vous verrez que Zemmour dit, en parlant chez Laurent Ruquier et pour expliquer son altercation avec Romane Bohringer: "il était deux heures et demie du matin", quand tout le monde ou presque sait que l'émission de Ruquier est enregistrée... Beurk. La malhonnêteté de ces gens est absolument dégueulasse.
Zemmour, ou une certaine forme d'intelligence au service d'une mauvaise foi très très à droite.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008"

M. Sibille, je vous lis à longueur de posts chez JPB étaler votre prechi precha faussement modérateur et d'un politiquement correct dégoulinant. Je ne relève jamais, vos contradicteurs du forum le font merveilleusement. Mais là, ne retenir de l'excellent extrait de l'émission de Vandel que la perfidie de Zemmour sur l'horaire d'enregistrement, c'est édifiant! Vous n' avez pas d'autres argument? Pour votre gouverne, j'étais justement à l'enregistrement de cette émission et celle ci se fait DANS les conditions du direct et dure environ 1h00 de plus que la version proposée après "cut". Et il était effectivement 2 h 30 du matin le jeudi soir (l'enregistrement a lieu le jeudi soir, avant veille de diffusion). Donc trouvez de grâce d'autres arguments. Vous me faites penser à l'inénarrable Francis Huster qui lors d'une émission d'Ardisson a failli avoir une syncope devant les propos de Zemmour sur les relations hommes/femmes. Pour finir, en effet il 'est de plus en plus difficile dans ce pays (malgré mai 68 apparemment ou plutôt conséquemment ) d'avoir une opinion autre que celle de la haute autorité du prêt à penser. Les mots font peur, et je dirai même que les idées font peur. "Mensonnnnge" reprendra Monsieur Sibille. Voyons Christophe, une peu de tenue : contre vérité passera bien mieux!

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

"un peu de tenue" , pardonnez mes nombreuses fautes de frappe. Corriger mes adorables copies de troisièmes ce lundi de Pâques a des conséquences lourdes sur mon français. Que saint Mérieu me pardonne (il le fera d'ailleurs bien volontiers!)

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

"Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux."
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

En 1989, Font et Val, : "Etre seuls à avoir tort, c'est plus difficile, mais c'est bien plus drôle que d'avoir raison avec une bande de c..s".
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

L'un suivant l'autre dans l'ordre de lecture du blog, cherchez l'erreur Chateaubriand vs Font et Val ... !

Ecrit par : Zorglub | 24 mars 2008
Ah! Ce n'est pas Chateaubriand, à ma connaissance, mais Retz. Ceci dit, je peux me tromper. On me l'a toujours donné pour tel et je n'ai jamais vérifié l'origine.

Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008

Je voudrais enfin vous faire part d'une expérience fort intéressante datant de vendredi et qui ne peut que nous faire se poser quelques questions sur la société libérale post soixantehuitarde...
Il m'arrive en troisième de faire de l'éducation civique (pas seulement celle obligatoire et immangeable au programme -O joie de disserter longuement sur les nouveaux défis de l'armée française- mais par exemple, je leur demande comment ils organisent (gros mot) leur semaine entre loisirs (l'essentiel) et leur travail (le négligeable). Et Pris d'un vertige, je leur posai innocemment trois questions :
1. Combien de postes de télévisions avez vous :
Réponse : sur une classe de 25 élèves tous ont au moins trois téléviseurs. Cinq en possèdent 8 (où diable les mettent-ils? dans les toilettes ? "Ah mais monsieur y en a deux dans la cuisine parce que quand ils font à manger, papa et maman regarde pas les mêmes programmes!!" - les plus optimistes se diront qu'au moins l'enfant n'as pas ses parents divorcés et que le papa fait aussi la cuisine....-
2. Combien de portables (téléphones) avez vous dans la famille : les 25 élèves possèdent au moins 4 portables. Cinq d'entre eux en ont huit.
3. Combien d'ordinateurs avez vous à la maison ? tout le monde en a un et la moitié en a 3. Quatre élèves en ont 9.

Problème de niveau de vie dit on? de pouvoir d'achat ? Et l'on me dit après qu'il n'y a pas assez d'argent pour acheter l'essentiel ? Et je vous fait grâce du nombre de PSP et autres jeux électroniques que nos bambins possèdent.
Dernière chose : J'ai accompagné comme tous les deux ans des élèves de sixième et de cinquième en Grèce. Pour la première fois et ce malgré notre interdiction, la moitié avaient emmené avec eux leur console portable. "Regardez chers enfants la mer des oliviers qui s'étale majestueusement devant vos yeux ébaubis ".. " ta gueule, je vais pas passer au troisième niveau avec tes conneries" (dialogue fake bien sûr, mais peut être juste anticipé...)

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

Et j'ai toujours regretté que l'on ne fasse pas en classe quelques cours d'histoire des sciences. Ce que je sais dans le domaine, je l'ai appris en m'abonnant à "Pour la recherche" quelques années durant — faut avoir les moyens, ce n'était pas donné…
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
Mon professeur titulaire de chaire de physiologie commençait tous ses cours par des historiques et nous avons assez régulièrement effectué en TP des expériences du XIX° siècle et du début du XX°, avec cylindre au noir de fumée et stylet inscripteur. C'était jouissif, ça me donnait l'impression de me promener dans les allées du Jardin des Plantes.
Tous les élèves commençaient l'étude de la génétique par les expériences de Mendel. Qu'en est-il à présent?
Vous déplorez qu'on ne fasse pas d'histoire des Sciences. J'en ai fait dans le supérieur comme vous avez du en faire concernant les Lettres. On ne peut pas tout bloquer sur les années de lycée tant il y a à faire mais c'est une idée à creuser.
A chaque fois que je réfléchis à ma formation, je déplore de nombreuses carences qui ont entravé mon plein épanouissement, une immersion trop précoce dans le monde du travail, un enseignement fragmentaire et incomplet. Mais, à 21 ans, je piaffais d'impatience et mon dernier trimestre d'Ecole, après mon premier remplacement, fut interminable. Je me rêvais les deux pieds les deux mains dans la bouse, dans la tiédeur d'une étable et trouvais l'école hors du temps, trop hors du temps.

Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008

"Que nous , femmes, nous puissions "controler " notre fécondité grace à la contraception est un avantage indéniable que certains messieurs doivent nous envier d'ailleurs!"

Je ne suis pas sûre qu'avaler des hormones de 16 ou 17 ans ( voire avant pour les ados actuelles) jusqu'à 50 soit un sort que les hommes nous envient tant que cela.

" Reprocher aux hommes de ne pas prendre leurs responsabilités en matière de contraception c'est leur faire un procès d'intension alors qu'il me semble que beaucoup aimeraient aussi avoir ce contrôle...La recherche en matière de contraception masculine existe , il s'avère qu'à l'heure actuelle elle n'aboutit pas à des résultats qui puissent être pleinement satisfaisants et si les femmes ont payé pour certaines très cher cette liberté, j'espère que la recherche aura les moyens d'éviter ce risque vital aux hommes que des femmes, elles, ont subi car le progrès ce doit d'être dans ce sens..."

La recherche a mis au point une pilule pour les hommes. Personne n'en a voulu. Posez-vous les bonnes questions.


"Souhaitons qu'un jour les hommes aient eux aussi cette liberté de choix et un moyen de contraception plus agréable pour eux que la capote caoutchoutée ou le coïtus interruptus !"

AMEN!


"Souhaitons surtout que l'on ait recours à la vasectomie ou la ligature des trompes ou l'hystérectomie UNIQUEMENT à des fins thérapeutique."

Mettre sur le même plan ces trois actes chirurgicaux montre de votre part ou que vous êtes ignarde ou de mauvaise foi. Une vasectomie est un acte anodin qui n'a rien à voir avec une hystérectomie; quant à la ligature des trompes, elle est encore un recours pour les femmes qui ne peuvent plus supporter le gavage aux hormones ou l'inconséquence de leur mari ou compagnon. Je ne trouve pas cela réjouissant mais c'est un fait; renseignez-vous auprès du corps médical.

"je conclus par une pensée pour toutes ces femmes de par le monde qui attendent et aimeraient au moins pour leurs filles qu'elles aient accès à un moyen de contraception sans qu'on leur jette l'opprobe , qu'elles puissent avoir recours à l'ivg sans risquer leur vie !"

On ne peut que souhaiter avec vous ce genre de choses. Il n'empêche que nous vivons en France dans un pays où les femmes sont encore moins bien payées que les hommes pour le même travail, où les femmes subissent les tâches domestiques plus fréquemment que les hommes, où les femmes se retrouvent seules à élever des enfants que leurs délicieux compagnons sèment à tout vent et à tout âge ( sans se demander ce que ça peut faire aux gamins de n'être qu'un semis aléatoire ou de n'être que la preuve de la vigueur masculine de leur géniteur)en leur donnant au mieux une pension alimentaire au pire en disparaissant de la circulation ( j'en ai plein mes classes), où les femmes supportent seules toute une vie durant une contraception qu'elles n'apprécient guère.
En tout cas, je trouve atterrant de voir dans un milieu comme le nôtre le silence sur la situation des femmes voire ( comme dans votre cas)l'acceptation béate d'une condition qui devrait largement être remise en cause.
Saperlipopette, je ne sais pas si vous êtes une victime consentante ou si vous y jouez, mais dans les deux cas, ce n'est pas la lecture de vos ouvrages porno qui semble vous avoir libérée. A moins qu'en ne les lisant, cela vous permette d'accepter sans rechigner la société sexiste dans laquelle nous vivons encore, ne vous en déplaise.

Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008

Je ne sais pas quelle est exactement la responsabilité de mai 68, mais je suis, moi aussi, incapable de citer un écrivain récent qui ait exercé sur moi une influence durable, alors que si je pense à ceux qui ont m'ont marqué pourla vie, j'en ai immédiatemet plus d'une dizaine en tête, sans parler des poètes et des philosophes.

Je peux aller jusqu'à me souvenir de l'endroit et du moment où j'ai lu certains auteurs qui ont compté pour la première fois ("Le Château" et "Crime et châtiment", par exemple, dans tel train, à tel moment...)

La lecture de certains auteurs eux-mêmes "distancés" par rapport à leur époque, permet de prendre de la distance. Ce qu'il y a d'un peu effrayant dans la post modernité, la "culture jeune"..., c'est l'adhésion immédiate à des penseurs, des écrivains, des artistes de second ordre et le refus de hiérarchiser.

Les gens qui ont fait mai 68 étaient nourris du Rimbaud des Illuminations et n'ignoraient ni Racine, ni Corneille. Quelque chose a été conservé dans la rupture, comme dans l'aufhebung hégelien.

A présent, nous ne sommesmême plus dans la rupture (rompre avec un passé que l'on ignore ?), mais dans l'adhésion aveugle, surtout les jeunes générations (je dis cela avec beaucoup d'affection et de respect) qui ne se rendent pas toujours compte à quel point ils sont vulnérables à toutes les manipulations.

Ecrit par : Robin | 24 mars 2008

"Pour votre gouverne, j'étais justement à l'enregistrement de cette émission"

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

Toutes mes condoléances.


"Mais là, ne retenir de l'excellent extrait de l'émission de Vandel que la perfidie de Zemmour sur l'horaire d'enregistrement, c'est édifiant! "

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

Laissons-en juges les blogueurs ici présents! Ils sont assez grands pour aller se faire eux-mêmes une idée de l'épaisseur du bonhomme en cliquant sur le lien, toujours présent un peu plus haut.



"Francis Huster qui lors d'une émission d'Ardisson a failli avoir une syncope devant les propos de Zemmour sur les relations hommes/femmes. Pour finir, en effet il 'est de plus en plus difficile dans ce pays (malgré mai 68 apparemment ou plutôt conséquemment ) d'avoir une opinion autre que celle de la haute autorité du prêt à penser. Les mots font peur, et je dirai même que les idées font peur. "Mensonnnnge" reprendra Monsieur Sibille. Voyons Christophe, un peu de tenue : contre vérité passera bien mieux!"

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

Il y a de quoi, franchement, ne pas être loin de la syncope en entendant les propos de cet olibrius, qui se prend pour un politiquement incorrect en étant seulement hyper-réactionnaire... Dans le sens le moins défendable du mot.
C'est, sous couvert de politiquement incorrect, un des meilleurs représentants du prêt à penser le plus trivial.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

Sanseverina, il me semble que personne n'a prétendu que nous étions arrivés à une égalité parfaite entre hommes et femmes, et loin s'en faut! Simplement que, par certains côtés, mai 68 avait eu des incidences extrêmement positives en ce sens!
Et tant pis si on me reproche de jouer les "modérateurs", ou les "politiquement corrects", pour cette contribution.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

Ceci dit, je reviens sur la discussion d'hier concernant l'érotisme.
J'ai vécu mon enfance dans un monde pleins d'interdits, mon adolescence dans un monde qui se libérait et ai profité à plein de transgressions d'interdits qui choquaient encore une proportion non négligeable de la population.
A présent, voilà plus de vingt ans, trente ans, qu'il est devenu socialement normal, si on se reconnait dans la gauche caviar ou la droite décomplexée (si on est pédagogiste?) d'être sodomite, adultère, échangiste, multi-partenaires, bi, j'en passe. La sexualité épanouie, au sens d'un rapport minimum par jour, est quasiment une obligation. Il est du dernier ringard de promotionner la sublimation de l'eros par une abstinence consentie. Nous sommes soumis à une véritable dictature du bien vivre et bien être qui est peut-être aussi pesante que celle de l'ère victorienne.
Quels interdits restent-ils à nos jeunes générations? Le viol et la pédophilie! Pour nourrir ce type de fantasme, faut avoir déjà une bonne déviance.
De quoi peuvent-ils bien nourrir leurs fantasmes, eux dont on a valorisé publiquement les touche-pipi de leurs trois ans, qu'on a gavé d'éducation sexuelle en pleine phase de latence etc...?

Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008

C'est, sous couvert de politiquement incorrect, un des meilleurs représentants du prêt à penser le plus trivial.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

ahhh le mot clé : réactionnaire! le mot libérateur qui ne permet finalement aucune réplique! quant au prêt à penser trivial, on ne l'entend guère, où tout du moins il est en effet immédiatement disqualifié. Les bons, les grands, les lumineux d'un côté, les obscurs les thuriféraires d'un passé sale et poussiéreux de l'autre. C'est un peu faible tout de même. Ou tellement caractéristique des ex marxistes mal repentis, élevé au lait du dialectisme le plus éculé.

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

Zorglub,
la seule chose que j'ai eu le malheur de constater, et ce que je dis, c'est ma nullité crasse en matière de sciences lourdes. Nullité crasse, parce que je suis connvaincu que j'ai été pourri par l'enseignement des maths que j'ai reçu: corollaire de 68??? les délires de la théorie des ensembles avec laquelle on nosa fait chier en 6ème et 5ème en 1968 et 1969..Rien compris à l'époque et encore aujourd'hui. EN 3ème, 18 de moyenne générale sans compter les maths et la physique avec 1,5 de moyenne. Au bac, mention TB grâce au fait qu'étant en section A1 , j'avais pu choisir entre grec et maths....scandale des profs nuls et des délires pédagos, déjà. Et puis, un jour, un prof on dira "normal", un quidam style Camif, nous enseigna les "fonctions linéaires et affines". Et là je réalisai tout ce que j'avais perdu....par ce soupirail quu'il nous ouvrait sur lla beauté des maths...
Quand je fus prof, dans mon ancien collège, j'eus la channce de rencontrer une collègue de maths, Marie-Louise Tauzer, que je salue amicalement, si par hasard elle lit Bribri, avec laquelle je passa des heures à parler des maths, et en particullier, de Kantor et des nombres premiers.....Quel gâchis. Et je suis le pur produit de la formation littéraire "comme jambe de bois". Pour remplacer ce que tout homme devrait savoir. Encore eût-il fallu que ces messieurs dames les mathématiciens voulussent bien condescendre à trouver le clic pour expliquer....à des Béotiens comme moi.
Un exemple: il y a quelques années ma fille, alors en CM2 revint de l'école perplexe: son instit,, génial, leur avait espliqué qu'il y avait autannt de nombres entre 0 et 1 qu'entre 0 et l'infini....Kantor, je crois???? En tous cas, je suis sûr que ça a provoqué chez elle le clic dont je pparlais.Aujourd'hui elle a 18 en maths, 17 en physique et 11 en Histoire pour me faire chier, elle a bien raison....
BàV

les maths, j'en parlerais pendant des heures.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008

Tout ce que vous énoncez est très juste, Sanseverina.
Je regarde de près mon assiette d'épouse et de mère et je ne suis pas certaine de ne pas avoir tendu le bâton pour me faire battre, de ne pas en avoir donné un à mon fils pour battre et de ne pas avoir éduquer ma fille pour qu'elle soit battue. On verra! J'ai fait de mon mieux.
Mes parents avaient vraiment, aussi et pourtant, fait de leur mieux pour éduquer notre fratrie dans une parfaite égalité aussi bien au niveau des jouets et jeux que des études ou des tâches ménagères, et j'ai toujours vu mon père réalisé 75% bon poids des fonctions ménagères (ménage, soins aux enfants, lessives, courses et cuisine). Ma mère a utilisé avec un total succès la méthode Oginot et aurait pu donner la date et l'heure de conception de ses trois enfants, tous désirés.
On ne peut résumer l'"inégalité" hommes/femmes à une affaire de conception et de contraception.

Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008

"Les bons, les grands, les lumineux d'un côté, les obscurs les thuriféraires d'un passé sale et poussiéreux de l'autre."

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

Ce n'est pas ce que je pense. C'est ce que vous aimeriez bien que je pense, pour donner du grain à moudre à votre argumentation, qui en manque pas mal. Nuance de taille.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

Mr Brighelli a déclaré que les IUFM "étaient un chancre" sur France 2

Pourtant n'a t il pas postulé lui-même, il y a quelques années, à un poste à l' IUFM de Montpellier, demande refusée par ailleurs? Le dépit lui ferait-il avoir la mémoire courte?

Vir

Ecrit par : Vir | 24 mars 2008

M. Vir ne pense-t-il pas qu'on puisse tenter de réformer ce corps malade (de naissance) de l'intérieur, et de ne pas le laisser exclusivement aux mains des disciples de la liste de Mérieu? (je parle de l'étude en classe de français du mode d'emploi d'un téléviseur n'est ce pas..)

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

Meirieu, pas Mérieu.....j'avais naguère fait la même faute d'ortho..et qu'est ce que je m'étais pris......il est vrai que je préfère bouffer des médocs produits par Mérieu que de la pédagomerde produite par Meirieu....

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008

Meirieu, Pardonnez moi cavalier Montaigne

J'le f'rai pu, promis!

Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008

il est vrai que je préfère bouffer des médocs produits par Mérieu que de la pédagomerde produite par Meirieu....

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008

Mérieux, Montaigneàcheval! Et si vous préférez risquer la sclérose en plaques, ou autre ennui neurologique, plutôt que de garder le choix de votre pédagogie...

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008

A présent, voilà plus de vingt ans, trente ans, qu'il est devenu socialement normal, si on se reconnait dans la gauche caviar ou la droite décomplexée (si on est pédagogiste?) d'être sodomite, adultère, échangiste, multi-partenaires, bi, j'en passe. La sexualité épanouie, au sens d'un rapport minimum par jour, est quasiment une obligation. Il est du dernier ringard de promotionner la sublimation de l'eros par une abstinence consentie. Nous sommes soumis à une véritable dictature du bien vivre et bien être qui est peut-être aussi pesante que celle de l'ère victorienne.
( Dobolino)

Je m'étais dit que je ne vous parlerai plus... mais bon.
Oui, je vois les choses de la même manière que vous, Dobolino. On doit d'ailleurs cette nouvelle "bienséance" à nos ex-maoïstes de 68 reconvertis en bobos de gauche ou de droite .
Il faut rester jeune, s'envoyer en l'air au moins une fois par jour , changer de mec, de nana, de maison, de voiture,de gosses( et ce sont les mêmes qui râlent contre les rites et les obligations religieux), lire de la littérature porno qu'on dit érotique pour faire esthète et ne jurer que par la littérature du XVIIIè! Quand on pense que ces écrivains du XVIIIè essayaient surtout de se défaire du carcan religieux...
Faire de leurs écrits un nouveau dogme...
M'enfin!
Non, je ne réduis pas l'inégalité hommes/ femmes à un problème de contraception et de conception. je l'ai dit.
Vos propos font du bien parfois, Dobolino, autant qu'ils font mal à d'autres moments. Bonne journée à vous.

Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008

@montaigneàcheval:
"Si des gens d'un niveau intellectuel élevé comme vous en sont réduits à cette penséze néanderthalienne, on a de quoi se dire que le pouvoir d'alors a bien travaillé. TF1 est le levier ,en France, et la RAI en Italie de la construction de ce cochon d'abrutissoir populaire, plus efficace encore que la curaillerie. Donc, je ne voie pas que 68 ait été la victoire de la non-culture. Des listes,pour preuve???? Pas le temp.l"

Cher montaigneàcheval,
je suis flatté que malgré votre temps si compté vous me gratifiiez d'une longue lettre aussi courtoise, pertinente, argumentée et érudite.

"Aucun de vos matheux n'a une quelconque notoriété en dehors des cercles des matheux. Moi ,qui suis un ignorant en la matière, ça ne me fait ni chaud ni froid."

Pauvre Grothendieck, pauvre Serre, pauvre...
J'espère qu'on leur apprendra la triste nouvelle de votre indifférence avec ménagement.

Votre dévoué A.S.

Ecrit par : Attila Smith | 24 mars 2008

Vos propos font du bien parfois, Dobolino, autant qu'ils font mal à d'autres moments. Bonne journée à vous.

Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
Je n'ai nulle intention de faire du mal à qui que ce soit. Ici, j'interviens en virtuel face à des virtuels et, quand je fais du mal, je le fais, en tant que corps social, à un corps social et non en tant qu'individu à un individu dont j'ignore tout.
Je présente toutes mes excuses, en tant qu'individu, à l'individu que vous êtes.
Lorsque j'ai attaqué MàC, ou lorsque, bien avant, il m'a agressée salement en mots choisis, ce n'était ni Pascale Huby ni Jean-Philippe Goldschmidt qui étaient concernés, en tant que personnes humaines faites de chair et de sang, enthousiastes ou déçues, aimantes de leurs parents, amis et enfants, capables d'aimer, de rire et de pleurer.
Si nous choisissons des pseudos, c'est aussi pour rester virtuels et véhicules d'idées.
Ce sont les idées qui sont attaquées, pas l'être en soi.
Je ne dis pas que ce soit aisé et combien de fois ai-je moi-même claqué "définitivement" la porte de ce blog. Pas plus tard qu'hier, Brighelli a cité Robert Merle en opposition à mon papa à moi en disant que Robert Merle savait rédigé, lui, sous-entendu "au moins". J'étais assez véxée, touchée même, au plus profond de moi.
Il est vrai néanmoins que Brighelli a raison d'opposer un écrivain de talent à un simple épistolier. Le témoignage de l'épistolier n'a probablement pas l'ambition de s'imposer en tant qu'écrit d'Auteur. C'est un témoignage, un ressenti et il reste à sa place. Pas de vexation personnelle là-dessous et, à un ou deux an près, Brighelli aurait pu avoir cet épistolier comme directeur de l'ENS Saint-Cloud et débattre en direct avec lui, voire le séquestrer dans son bureau...

Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008

Savait rédiger...

Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008

En France,

On dirait qu'il est presque "chic" de se dire nul en sciences dures, tout comme on confesse volontiers être un très mauvais bricoleur. En revanche, si on ne connaît pas ses classiques, on passe pour le dernier des ploucs. Lorsqu'on parle de "culture", on se réfère systématiquement à la culture littéraire ou artisitique. Des savoirs scientifiques, on ne retient que leur application pratique: la technologie. Mais le savoir scientifique est d'une nature toute aussi élevée, demande au moins autant de rigueur intellectuelle que les savoirs littéraires. Ceux qui ignorent tout des fondements mathématiques de la théorie des nombres, de la beauté de la relativité générale (et j'en passe), sont tout aussi illettrés que celui qui ne connaît pas Hugo et martyrise la langue. Ne me faites pas de procès d'intention, je n'affirme pas que vous, sur ce blog, méprisez le savoir scientifique; j'affirme juste que c'est une attitude très courante chez les intellectuels (ce n'est pas tout à fait la même chose, mais faites le rapport entre les hommes politiques qui ont une formation scientifique et ceux qui n'en ont pas).

Ecrit par : françois duhem | 24 mars 2008

En France,

On dirait qu'il est presque "chic" de se dire nul en sciences dures, tout comme on confesse volontiers être un très mauvais bricoleur. En revanche, si on ne connaît pas ses classiques, on passe pour le dernier des ploucs. Lorsqu'on parle de "culture", on se réfère systématiquement à la culture littéraire ou artisitique. Des savoirs scientifiques, on ne retient que leur application pratique: la technologie. Mais le savoir scientifique est d'une nature toute aussi élevée, demande au moins autant de rigueur intellectuelle que les savoirs littéraires. Ceux qui ignorent tout des fondements mathématiques de la théorie des nombres, de la beauté de la relativité générale (et j'en passe), sont tout aussi illettrés que celui qui ne connaît pas Hugo et martyrise la langue. Ne me faites pas de procès d'intention, je n'affirme pas que vous, sur ce blog, méprisez le savoir scientifique; j'affirme juste que c'est une attitude très courante chez les intellectuels (ce n'est pas tout à fait la même chose, mais faites le rapport entre les hommes politiques qui ont une formation scientifique et ceux qui n'en ont pas).

Ecrit par : françois duhem | 24 mars 2008

A présent, voilà plus de vingt ans, trente ans, qu'il est devenu socialement normal, si on se reconnait dans la gauche caviar ou la droite décomplexée (si on est pédagogiste?) d'être sodomite, adultère, échangiste, multi-partenaires, bi, j'en passe. La sexualité épanouie, au sens d'un rapport minimum par jour, est quasiment une obligation. Il est du dernier ringard de promotionner la sublimation de l'eros par une abstinence consentie. Nous sommes soumis à une véritable dictature du bien vivre et bien être qui est peut-être aussi pesante que celle de l'ère victorienne.
( Dobolino)

J'aime beaucoup ce que vous dites là, Dobolino.
Il serait normal que des parents conscients de leurs devoirs de parents adhèrent à votre discours...

Et pour en rajouter une couche, sachez que dans la