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27 février 2008

Selection universitaire

Sélection universitaire 

Un article du Canard enchaîné de ce mercredi nous apprend que Laurent Batsch, président de l'université de Paris-Dauphine (université déjà largement dérogatoire) voudrait augmenter de 800 euros en moyenne les droits d'inscription dans sa fac. C'est modulé selon le niveau, 1650 euros en Licence, 3000 en Master.

L'UNEF s'indigne (pendant ce temps, le petit Julliard joue sa carrière politique en se portant candidat sans risque), et Valérie Pécresse (dont le père, Dominjique Roux, enseigne à Dauphine) tempête.

Je ne sais pas si, comme le dit son Président, Dauphine est déficitaire de 3 millions d'euros. Ni si les droits d'inscription peuvent être augmentés dans des marges pareilles (argument : c'est toujours moins cher qu'au MIT ou à Harvard). Je sais en revanche que la sélection par l'argent est l'argument le plus bête.
On peut tout imaginer pour sélectionner : un recrutement sur dossier, sur concours, sur entretien. Mais pas sur le fric ! L'argument de Laurent Batsch, à en croire le Canard, est le suivaznt : "Il faut financer cette qualité Dauphine. Evidemment, si on supprime cette pédagogie différenciée [allusion au fait que les masters se déroulent en petits groupes sur 500 heures par an], on rentrera dans le peloton médiocre, à la satisfaction intime de l'administration centrale. Mais l'autonomie, c'est la diversité ! Alors, qu'on ne m'emmerde pas..."

Je ne certifie pas la dernière phrase...

Sélectionner par l'argent est le plus contre-productif de tous les systèmes, parce que personne ne peut croire que l'argent s'allie automatiquement à la dextérité intellectuelle. Que les facs puissent s'inventer des systèmes de bourse, pour financer les études des plus déshérités, je veux bien - même si pour cela elle vont quémander des fonds dans des entreprises quelque peu intéressées. Qu'on aille chercher l'argent là où il est, quitte à pré-vendre les compétences des étudiants issus de telle ou telle filière. Mais pas dans les poches des étudiants : il y en a que l'on devrait payer, au contraire, pour qu'ils viennent dans une fac. J'ai toujours exprimé mon intérêt pour une relance des IPES, par exemple (un projet soutenu par le candidat Sarkozy dans un discours de décembre 2006 ou février 2007). Et c'est ce qu'il faut faire : démarcher les étudiants les plus brillants pour devenir prof, attirer les Licenciés les plus avec des bourses - et non les saigner à blanc au nom de l'équilibre des comptes.

 Jean-Paul Brighelli

 PS. : Je crois qu'il faudrait avoir le courage de remettre complètement à plat tout le système des bourses. Le saupoudrage en fonction des revenus des parents (souvent d'une grande inconséquence, avec deux petits salaires vous n'avez plus droit à rien pour votre enfant) est une absurdité coûteuse. Et les étudiants qui profitent de ce qu'on leur donne sans pour autant se consacrer à leurs études, cela existe aussi. Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre. C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ? Vous préférez vraiment la ploutocratie à la méritocratie ? Et laquelle des deux ressemble le plus à la démocratie ?

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Commentaires

Tiens, j'ai grillé "Saperlipopette" ;-)))
Pour en revenir à notre sujet : pratiquer à l'Université une sélection par le niveau (comme on le fait déjà en IUT, BTS, prépas intégrées ou pas) réclamerait de la part des Olympiens qui nous gouvernent quelque chose qui s'appelle un véritable courage politique, encore plus en voie de disparition que l'ours des Pyrénées et la tortue terrestre des Maures. Pourtant, à partir du moment où on brade le baccalauréat, je ne vois pas d'autre solution : soit un bac guillotine, soit une sélection en aval. Il est sans doute plus facile de faire "raquer" les familles, mais lesquelles ?

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

"Il est sans doute plus facile de faire "raquer" les familles, mais lesquelles ?"

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

Les familles des classe moyennes et supérieures, comme en Angleterre. Bourse ou pas, les étudiants anglais sont quasi tous obligés d'emrunter aux banques pour payer leurs études. Rares sont les jeunes des classes populaires qui s'y risquent. Ces derniers ont en effet généralement "bénéficié" du pire enseignement qui soit et savent que leur niveau ne leur permettra probablement pas de passer la première année. Ils préfèrent donc ne pas prendre le risque de s'endetter lourdement (et on les comprends) pour des clopinettes.

Ecrit par : Kap | 27 février 2008

"on les comprend"

Ecrit par : Kap | 27 février 2008

"classeS"

Ecrit par : Kap | 27 février 2008

quand admettra-t-on que les études universitaires sont un investissement?
cordialement.

Ecrit par : sachmo | 27 février 2008

pratiquer à l'Université une sélection par le niveau (comme on le fait déjà en IUT, BTS, prépas intégrées ou pas) réclamerait de la part des Olympiens qui nous gouvernent quelque chose qui s'appelle un véritable courage politique

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

C'est tout à fait vrai.
Mais cela demande aussi quelque chose comme une véritable imagination.
Que faire de ceux qu'on n'acceptera plus à l'université ?


quand admettra-t-on que les études universitaires sont un investissement?
cordialement.

Ecrit par : sachmo | 27 février 2008

Deux questions :
- que fait-on pour ceux qui n'ont pas les moyens d'investir ?
- est-on assuré d'avoir un retour sur investissement ?

Ecrit par : Pat | 27 février 2008

J-P, t'es candidat aux municipales ou sur une liste, tu as du être sollicité ?

Ecrit par : pierrot le zygo | 27 février 2008

Pourtant, à partir du moment où on brade le baccalauréat, je ne vois pas d'autre solution : soit un bac guillotine, soit une sélection en aval. Il est sans doute plus facile de faire "raquer" les familles, mais lesquelles ?

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008
Toutes celles qui jouent le jeu de se donner les moyens de raquer!
Pour qu'il y ait sélection en aval, il faut enseignement en aval...
Oui, je jouerai le jeu de "raquer", moi qui n'ai pas su défendre mes enfants contre la moulinette de l'école publique!
Je "raquerai" jusqu'à en crever, n'étant pas présente au bon moment pour assurer jusqu'à vaincre.
Il n'y a aucune raison pour que mes enfants payent pour les errances qu'on m'a fait gober!

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Ca, c'est sûr que ce ne sont pas les "pauvres" qui vont pouvoir "raquer"!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Oui, en effet.
Je suis très étonné de voir Dobolino convertie à l'ultra-libéralisme.
Qui sont ceux qui ne jouent pas le jeu ?

Ecrit par : Pat | 27 février 2008

Ca, c'est sûr que ce ne sont pas les "pauvres" qui vont pouvoir "raquer"!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Les pauvres vraiment pauvres, peut-être pas... Mais que choisiront les familles à qui les banquiers proposeront des crédits ? Puisque c'est pour le bien du petit, quitte à le faire rééchelonner trois ou quatre fois et à risquer le surendettement...

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Et ce n'est vraisemblablement pas Sarko, (ni Darcos) qui va rétablir l'IPES... Qui a pu croire une chose pareille une seule seconde?
Remarquez, Royal non plus.

Par contre, la lutte contre les paradis fiscaux et les comptes anonymes à l'étranger pourrait faire rentrer dans les caisses les 10% du PIB que les empaffés qui ont besoin d'une quatrième piscine dans leurs résidences tertiaire y planquent... Il y a là une piste intéressante à creuser pour nos ultra-libéraux... Pas vrai, Cadichon? Qu'en pensez-vous?

Cela pourrait calmer les ardeurs "élitistes par l'argent" de nos dirigeants, et faire revenir à deux mains la croissance que not'bon président voulait aller chercher avec les dents? On peut rêver...

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Dobolino, certainement gonflée de V. Hugo sous toutes les coutures, déclame : "Oui, je jouerai le jeu de "raquer", moi qui n'ai pas su défendre mes enfants contre la moulinette de l'école publique! Je "raquerai" jusqu'à en crever, n'étant pas présente au bon moment pour assurer jusqu'à vaincre."

Le diagnostic est terrible mais clair :
Sentiment de culpabilité poussé au point d'un dédoublement de personnalité - la patiente se prend manifestement pour Eva Peron, ou bien elle est en proie un terrible retour du refoulé (identification morbide et pathologique à Fantine ou Mère Courage).

Dobolino, FGuichard a cité une définition certainement livresque de l'hypomanie.
En guise de livre, courez feuilleter les pages jaunes à la rubrique "Médecine - psychiatrie", et fermez Victor Hugo, vous vous faites du mal inutilement.

Ecrit par : Gibraltar | 27 février 2008

Mais JPB, voilà ce à quoi l'on arrive à refuser une sélection lisible par le mérite et l'intelligence!
A chaque fois que j'ai parlé d'une sélection fondée sur les mérites intellectuels et le travail personnel, nous avons été bien peu à soutenir cette idée. Je me souviens être revenue sur la question de nombreuses fois avec pour résultat soit une absence de réactions soit une désapprobation ouverte.
Mais peu importe.
On n'a pas voulu faire une sélection claire et ouverte par l'intelligence; eh bien comme il faut de toutes façons une sélection, il ne reste plus que celle par le fric. Voilà ce qu'on aura gagné à vouloir jouer le: "Tout le monde a le droit aux études supérieures... Il ne faut pas de sélection à l'entrée des facs... Les diplômes pour tous..." Et ce n'est pas fini. Cela ne fait que commencer!
Le fait est que dans le secondaire, le problème est un peu similaire. La massification de l'enseignement est coûteuse.
C'est par l'enseignement professionnel qu'il faut commencer toute réforme du collège et du lycée. Quand on aura inventé un enseignement professionnel digne de ce nom et non méprisé par la France entière, le problème des collèges et lycées sera déjà bien "déblayé". Mais pour cela il faut accepter de reconnaître que tous les élèves n'ont pas les mêmes possibilités et qu'en 6ème ou 5ème, on sait déjà que des élèves pourraient recevoir un enseignement professionnel de qualité dans lequel ils seraient moins malheureux qu'ils ne sont actuellement dans des collèges fourre-tout où plus personne ne trouve sa place. Mais pour cela, il faut accepter une forme de sélection qui est rejetée par la plupart des gens qui préfèrent voir des gamins s'emm..., souffrir et faire souffrir des élèves et des profs pendant 4 ou 6 ans au collège plutôt que d'être dans un enseignement plus adapté à ce qu'ils veulent, ce qu'ils souhaitent. Il faut n'avoir pas vu ces élèves déphasés, désireux de faire autre chose, aigris, désarmés de voir les bons élèves réussir pour continuer à les forcer de rester dans une voie exclusivement généraliste qui ne leur convient pas. Au nom de l'égalité? Hypocrisie! Au nom de l'économie plutôt; chacun sait qu'un élève "pro" coûte plus cher qu'un élève "généraliste"...
Alors il se passera la même chose dans le secondaire que dans les facs. Et c'est déjà le cas dans le privé en Bretagne. Dans les petits villages, les élèves qui ont un peu de fric vont dans le privé et le niveau y est plutôt bon et restent dans le public( à part quques établissements centre-ville) les gamins qui n'ont pas de fric et pour eux les collèges expérimentaux de GCB suffiront bien!
Emmener tout le monde sans sélection claire de la maternelle à l'université...Ils l'ont voulu! Ils l'ont! Avec les dégâts collatéraux qui arrivent car ce n'est pas possible. Et ce sont les plus pauvres qui vont trinquer grâce à cette idéologie selon laquelle tout le monde a le droit d'aller à la fac, a le droit d'avoir des diplômes sans le niveau requis...
J'en veux beaucoup à Pécresse et à ce gouvernement qui n'aurait jamais dû céder à Julliard, qui aurait dû imposer une sélection à l'entrée des universités pour éviter d'en arriver à une sélection par l'argent. Mais j'arrête là; ce sujet me tient trop à coeur.

Ecrit par : Sanseverina | 27 février 2008

@ Sanseverina
Pourquoi voulez-vous que les libéraux de droite ou de gauche, majoritaires, renoncent à leur idéologie ou plutôt à leurs privilèges ? Par pure bonté d'âme ou pour concéder quelques rogatons à leur fraction incohérente ?
Espérons, pour l'instant, que s'ouvre la dernière voie "car l'on entend déjà la révolte qui gron-on-deu"

Ecrit par : Victor | 27 février 2008

Saperlotte, encore grillée!

Saperlipopette est très occupée pour les trois semaines qui viennent et voilà que se pose une question source d'une immense angoisse: comment vais-je régler mon inscription à la rentrée prochaine?

Pirouette cacaouète de Saperlipopette!

Ecrit par : Saperlipopette | 27 février 2008

saperlotte j'ai oublié de cocher la petite case d'abonnement...

Ecrit par : Saperlipopette | 27 février 2008

Ah oui, la sélection par l'argent, cela ne me plaît pas non plus, du tout même... Mais je trouve que ce post était quand même un peu "facile", si je puis me permettre. Ce qui va suivre est tout aussi "facile", je le reconnais: Quand j'étais étudiant, et cela n'a pas du beaucoup changer, j'en connaissais tellement, des soi disant étudiants qui profitaient à fond du système, des bourses, de la cité U, du resto U.... Alors là, il y a de quoi s'offusquer également. C'est tout.

Ecrit par : valery | 28 février 2008

"@ Sanseverina
Pourquoi voulez-vous que les libéraux de droite ou de gauche, majoritaires, renoncent à leur idéologie ou plutôt à leurs privilèges ? "

Ecrit par : Victor | 27 février 2008

Le libéralisme, une idéologie? Et des libéraux à gauche? Là, je pense que vous allez avoir droit à quelques coups de règle sur les doigts de la part de Cadichon...
Et, pendant ce temps, Jean-Marc Sylvestre, l'idéologue ultra-libéral de droite, (double pléonasme?) continue de pérorer sur France-inter.
Soixante professeurs sont agressés chaque jour, dans notre pays.
Sanseverina, je suis complètement d'accord avec vous. Mais, effectivement, cela nécessite aussi un changement de mentalité, changement dans lequel les élèves qui se dirigent vers l'enseignement professionnel puissent ne pas le faire par défaut, mais par choix, (d'eux-mêmes et de leurs familles).

Et l'abaissement de l'âge obligatoire de la scolarité de seize à quatorze ans ressemble encore trop à une concession sans retour faite au MEDEF pour lui servir de la "chair à canon" sur un plateau.
En ce sens, Victor a raison.
Et je ne pense pas que les ultra-libéraux soient prêts à donner des gages pour que cela puisse changer.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Je rebondis sur une réflexion de Valéry ci-dessus...
Bien sûr que des étudiants qui profitent des bourses sans rien faire, cela existe. Mais je ne parle pas du tout de ce genre de bourses, et pour être clair, je crois qu'il faudrait avoir le courage de remettre complètement à plat tout le système des bourses. Le saupoudrage en fonction des revenus des parents (souvent d'une grande inconséquence, avec deux petits salaires vous n'avez plus droit à rien pour votre enfant) est une absurdité coûteuse. Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre. C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ?
Tiens, ça me paraît si vrai que je vais le remonter en PS de ma Note.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 février 2008

Désolé, je ne suis pas d'accord avec vous : il ne s'agit pas d'une sélection des élèves par l'argent.

Si l'on choisit bien sa filière, on obtient les prêts étudiants que l'on veut.

C'est au contraire une très saine incitation à la rigueur et à la réflexion dans la choix de l'orientation.

Et c'est une mesure de justice : l'étudiant qui choisit une voie rentable fait une investissement pour son avenir, pourquoi serait-ce à la communauté de lui payer cet investissement ?

Cher JPB, vous avez du mal à vous défaire de vos réflexes gauchistes ("L'argent qui corrompt et patati et patata ...).

Le prix est un signal fort instructif (d'ailleurs, rien n'est gratuit, simplement, il arrive quelquefois que, pas toujours légitimement, d'autres payent pour vous) et l'argent, en quantité forcément limité, est une incitation à être judicieux dans ses choix.

Ceux qui vivent dans la "vraie vie", c'est à dire dans les entreprises (je vous provoque !), ne semblent pas particulièrement traumatisés d'avoir à choisir en fonction de prix, de retour sur investissement, de chances et de risques.

Ecrit par : Franck Boizard | 28 février 2008

Tiens, je crois que Cadichon a trouvé son maître (étalon?) en matière de libéralisme.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Franck, je croirai en votre "sincérité libérale" quand vous aurez, en parallèle à votre diatribe, réclamé que moyens soient mis en oeuvre pour que soient rendus à "la communauté" les dix points de PIB qui lui sont annuellement volés par la fraude et l'évasion fiscales qui ne sont, je crois, pas le fait des plus économiquement faibles.
Quand ces "économiquement faibles" n'auront plus à financer (de manière plus ou moins directe) cette évasion, peut-être pourront-ils plus facilement accepter l'idée de mettre la main à la poche pour les études de leur progéniture?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

J'ai eu un peu de mal avec "la" et "une". Toutes mes excusations.

Ecrit par : Franck Boizard | 28 février 2008

Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre. C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ?
Tiens, ça me paraît si vrai que je vais le remonter en PS de ma Note.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 février 2008

Entièrement d'accord avec JP Brighelli. D'autant que sans les IPES, personnellement, je ne serais peut-être pas devenu prof moi-même, ainsi que deux de mes frères et soeurs. Une objection cependant. Il nous explique depuis plusieurs années que le système scolaire est devenu bien plus sélectif et ségrégationniste qu'autrefois. Que les enfants des classes populaires rencontrent bien plus de difficultés que ceux de notre génération pour briller scolairement. Dès lors on devine que cette mesure serait très insuffisante. En bénéficieraient en priorité des enfants des classes moyennes, voire aisées qui auraient bénéficiés d'un meilleur enseignement, devant bien peu à la fabrique du crétin elle-même.
Autrement dit l'attribution des IPES aux meilleurs étudiants ne reviendrait-elle pas à en exclure un peu plus les enfants des dites classes populaires bien plus écartés qu'autrefois de la possibilité de faire de bonnes études secondaires? Ne reviendrait-elle pas à renforcer encore plus les inégalités sociales?
En réalité on voit bien que tout se tenant, c'est toute l'architecture de l'école qu'il convient de repenser, c'est-à-dire reprendre tout à zéro, la réinitialiser de sorte que tous les enfants de la République puissent devoir leur excellence scolaire non pas à la fortune de leurs géniteurs , mais à l'efficacité du système d'éducation et d'instruction.

Ecrit par : buntovchik | 28 février 2008

Le libéralisme, une idéologie? Et des libéraux à gauche? Là, je pense que vous allez avoir droit à quelques coups de règle sur les doigts de la part de Cadichon...
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Il existe un parti libéral français, le PS-UMP - "psoum" sonne mieux-, ce n'est pas une spéculation mais un constat : tous les traités "européens" (autre désignation possible du parti libéral) ont été signés par les compères et ce n'est pas en ce moment qu'il est nécessaire de rappeler toutes les connivences idéologiques et prébendières qui unissent les prétendus "deux camps".
Je crois Cadichon suffisamment intelligente et informée pour l'avoir constaté elle-même...

Quant à Franck Boizard, je lui rappellerai seulement que l'entreprise est à la "vraie vie" ce qu'une Ecole de commerce est à la culture...
Il parle de "provocation" mais on sent qu'il y croit tout de même. Cette arrogance infantile des cadres d'entreprise est d'un pathétique !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"Sélectionner par l'argent est le plus contre-productif de tous les systèmes, parce que personne ne peut croire que l'argent s'allie automatiquement à la dextérité intellectuelle", nous dit not'bon maitre, don je salue le retour en attandant de le lire.

La deuxieme phrase est une evidence biblique mais il me semble qu'elle fait un proces d'intention a Dauphine en particulier et a l'idee meme d'augmenter les frais de scolarite. Pensez-vous seirieusement que c'est dans ce but que cette augmentation est pensee?

Ne serait-il pas plutot temps de faire comprendre aux Francais que s'ils veulent un enseignement de qualite il faut les responsabiliser et helas faire mal a la bourse,c'est, comme la peur du gendarme, le debut de la sagesse.

Quand on connait le nombre ( a vue de nez car pas de donnees exactes en ce domaine, bien-sur,) de faux etudiants, qui ne s'inscrivent en fac que pour la secu, par exemple, on peut trouver la une raison bien eloignee de la selection par l'argent.

Outre la generalisation des bourses ( mais avec un oeil visse sur les fraudeurs du fisc, sport national en France), travailler pendant les vacances, comme le font tous les etudiants americains, toutes origines sociales confondues, est une des nombreuses solutions, a condition la-aussi que la France change sa reglementation du travail qui favorise l'exploitation et instaure des mesures fiscales qui favoriseraient le travail saisonnier, au lieu de faire le contraire.
On pourrait par exemple, car je n'ai pas connaissance d'une disposition en ce sens, exonerer les etudiants en tout ou partie de l'IRPP, laquelle est payee par les parents le plus souvent, et comme les revenus des enfants s'ajoutent aux leurs, il y a la une injustice flagrante.

A ce moment-la ils pourront s'offrir avec le fuit de leur travail une education de qualite, qu'ils auront a coeur de mener a bien au lieu de contribuer a son naufrage.

800-z-euros par an ne sera plus un montant "extravagant" et je mets le z car si moi je ne mets pas d'accents par obligation plus un seul Francais ne sait faire les liaisons, qui conditionnent l'elegance de leur langue parlee.

L'ignorance de l'orthographe s'exprime dans le non-respect des liaisons : ils disent souvent dix-z-euros mais jamais 800-z-euros, ne sachamt pas que cents prend un s quand il n'est pas suivi d'autre chose....
Elle en est en phase avec la disparition de l'accord du participe passe

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008

[allusion au fait que les masters se déroulent en petits groupes sur 500 heures par an], ...

Ecrit par : brighelli | 28 février 2008

500 heures par an ?! Wouaaahh !! Trop dur !
Je rappelle que les horaires en prépas sont de l'ordre de 1400 heures par an, et en INSA (niveau master) de 1000 heures par an.
(C'était juste pour être désagréable de bon matin)

Ecrit par : yann | 28 février 2008

Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre

Ecrit par : brighelli | 28 février 2008

Entièrement d'accord. Rien à ajouter.

Ecrit par : yann | 28 février 2008

- est-on assuré d'avoir un retour sur investissement ?

Ecrit par : Pat | 27 février 2008

Si on veut être assuré d'un retour sur investissement absolment garanti (et encore), on place ses éconocroques sur un livret A et on demande le RMI.
Ou bien on se fat élire dans plein de consels d'administration et on attend les jetons de présence.
Au choix.

Ecrit par : yann | 28 février 2008

Je "raquerai" jusqu'à en crever, n'étant pas présente au bon moment pour assurer jusqu'à vaincre.
Il n'y a aucune raison pour que mes enfants payent pour les errances qu'on m'a fait gober!

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Entièrement solidaire de Dobolino (comme pour Franck Boizard, ça doit être l'effet "vraie vie").
Et ce n'est pas de l'ultra-, ou néo-, ou super-, libéralisme, juste du pragmatisme.
Maintenant, si c'est de droite, c'est pas bien, mais j'assume.

Ecrit par : yann | 28 février 2008

Quand on connait le nombre ( a vue de nez car pas de donnees exactes en ce domaine, bien-sur,) de faux etudiants, qui ne s'inscrivent en fac que pour la secu...

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008

Exact ! Le tarif est imbattable.

Ecrit par : yann | 28 février 2008

>"Ceux qui vivent dans la "vraie vie", c'est à dire dans les entreprises (je vous provoque !)"

Vous n'êtes pas provocateur, vous êtes caricatural.

Ecrit par : Helisenne | 28 février 2008

Cette arrogance infantile des cadres d'entreprise est d'un pathétique !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Pathétique oui car elle n'a souvent pas lieu d'être. Nombre de très grandes entreprises fonctionnent avec les mêmes tares que les services publics en France. Je ne peux pas vraiment donner de nom ici mais je le constate tous les jours pour une très grande entreprise de téléphonie mobile. La vraie vie! Humm! Parce que vous avez l'impression que 29 élèves serrés dans une classe trop petite, ce n'est pas la vraie vie?

Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008

Quand on connait le nombre ( a vue de nez car pas de donnees exactes en ce domaine, bien-sur,) de faux etudiants, qui ne s'inscrivent en fac que pour la secu, par exemple, on peut trouver la une raison bien eloignee de la selection par l'argent.
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
Je crois qu'ils sont beaucoup plus naïfs que ça et qu'ils croient ce qu'on leur a dit : ils s'inscrivent en fac parce qu'IL FAUT aller en fac.

Ecrit par : catmano | 28 février 2008

Le "vous" ne s'adressait pas à Victor bien sûr... Pas clair, ma bafouille... Je parlais en même temps...Sorry!

Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008

C'est une très saine incitation à la rigueur et à la réflexion dans la choix de l'orientation.

Et c'est une mesure de justice : l'étudiant qui choisit une voie rentable fait une investissement pour son avenir, pourquoi serait-ce à la communauté de lui payer cet investissement ?

Ecrit par : Franck Boizard

Passe pour les écoles de commerce, les études de Droit, de "management", de phynance ou de pipotique trancendantale des organisations. Mais où le docteur en mathématiques pures, en Histoire, en philosophie trouvera-t-il les revenus qui "rentabiliseront" son "investissement" ?

De plus, celui qui se sera assuré des revenus confortables grâce à ses études aura toujours l'occasion de rendre à la République ce qu'elle lui a avancé : on appelle cela les impôts.

Ecrit par : Moot | 28 février 2008

Quand les étudiants étaient rares et quasi sélectionnés, il y avait une première année de fac qui portait le beau nom de Propédeutique .
Ne pourrait-on pas la rétablir? Il devrait même être possible de prévoir un concours ou examen type IPES pour des bourses qui alors récompenseraient les plus méritants.Cette année de Propédeutique pourrait se dérouler dans les IUFM actuels s'ils étaient supprimés pour les rapprocher du lieu d'habitation des étudiants sur le modèle des prépas qui font passer des équivalences universitaires . De plus on pourrait mettre en place une politique d'orientation plus efficace et mieux acceptée dans la mesure où chacun aurait pu "tenter sa chance" à l'université et accueillerait sa réorientation, en BTS par exemple, comme une véritable chance.

Ecrit par : Ponocratès | 28 février 2008

"quand admettra-t-on que les études universitaires sont un investissement?
cordialement.

Ecrit par : sachmo | 27 février 2008 "

Si vous parlez des élèves et de la formation individuelle c'est tristement réducteur, sauf si on en attend et entend une "rémunération" autre que purement financière.

S'il s'agit d'un investissement pour la société, c'est déjà plus intéressant, à condition de ne pas avoir une conception purement "économiste" du retour sur investissement et du profit.

Ecrit par : Hervé | 28 février 2008

Ourgl ! Où s'est donc planqué le "s" de "transcendantale" ?

Ecrit par : Moot | 28 février 2008

Pitié avec vos "investissements" !
Le virus de la "rentabilite", maladie infantile du libéralisme, a encore frappé !

Merci à Moot pour ses sages paroles.

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Une sélection fondée sur le mérite et l'intelligence, des bourses obtenues par concours... Je suis totalement d'accord avec Sanseverina et JPB, mais cela suppose une véritable révolution culturelle. Depuis quarante ans, le mot "sélection" est devenu obscène pour les apôtres du politiquement correct.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 février 2008

Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre

Ecrit par : brighelli | 28 février 2008

Ben non justement car de nombreux pays et les anglo-saxons notamment, pratiquent un autre type de "redistribution" que celui dont les bonnes ames de gauche tartinent leur bonne conscience. C'est une action suscitee d'en bas, non imposee d'en haut, une reponse a des soucis d'equite et d'ethique, un moyen par lequel ceux qui ont plus donnent a ceux qui ont moins , certes, mais sur une base vonlontaire et individuelle. ( avec bien evidemment aussi des incitations fiscales)
Des bourses sont ainsi offertes ( et pas seulement a l'universite, mais dans les ecoles privees, et les les plus elitistes, beurk le vilain mot.......)par des quidams a d'AUTRES QUIDAMS , EN FONCTION DE CRITERES DE REVENUS MAIS AUSSI D'EXCELLENCE.

Donc critere de selection pour acces aux bourses: pas de concours mais examen, celui du seuil de revenus et du dossier scolaire, le seul moyen de recompenser les enfants defavorises qui bossent dur.

IL FAUT FAIRE PAYER LES RICHES...

I don't believe I'm writing this!! :>)
Sans doute l'ivresse des cimes ...

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008

"C'est une action suscitee d'en bas, non imposee d'en haut, une reponse a des soucis d'equite et d'ethique, un moyen par lequel ceux qui ont plus donnent a ceux qui ont moins , certes, mais sur une base vonlontaire et individuelle. "

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008

En un mot, "charité" ?
Vous n'avez pas d'accents graphiques mais pour ce qui est des lyriques...

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Et vous osez parler des "bonnes âmes de gauche" et de leur "bonne conscience" ?

Vous devenez très "bonne du curé" ma pauvre dame ou plutôt devrais-je dire "femme du pasteur"...

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"Pas claire" re-zut!

Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008

Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre

Ecrit par : brighelli | 28 février 2008

Entièrement d'accord. Rien à ajouter.

Ecrit par : yann | 28 février 2008

Je persiste. Attribuer les bourses sur concours part d'un bon principe. Mais les meilleurs élèves aujourd'hui et tout le monde le sait, sont bien souvent ceux qui ont échappé aux massacres dans la fabrique. Ceux qui ont bu bénéficier d'une instruction de qualité soit dans le privé, soit dans la fabrique mais avec un enseigment privé parallèle. Le nombre "d'étudiants méritants" non issus des milieux économiquement aisés est-il si important que cela cause un problème ou des scrupules aux Présidents d'Université?

Ecrit par : buntovchik | 28 février 2008

Un enseignement supérieur non sélectif, c'est un gaspillage de ressources. Pourquoi financer des études de sanscrit à toute personne qui en fait la demande ? Et des cours de pilotage d'hélicoptère aussi, pourquoi pas ? Donc il est normal de faire une sélection par le niveau.

Un enseignement supérieur gratuit c'est une mise sous contrôle, car on n'a plus d'évaluation par les étudiants de la qualité de l'enseignement, cela devient un enseignement totalement dépendant du politique ou des employeurs "avals". Il est donc normal que les étudiants soient mis "sous tension", c'est la condition de leur liberté.

Comment concilier les deux ? Justement par un SYSTEME de bourses, faisant que : meilleur vous êtes moins vous avez à payer. Et en retour : plus vous êtes riches moins votre niveau réel est important !

Cela peut choquer sur le plan des principes théoriques, mais cela correspond parfaitement à la réalité vécue.
Pourquoi mentir aux étudiants, pourquoi les envoyer à l'abattoir ? Si l'on empêche les crétins fortunés de faire des
études prestigieuses, on dévalorise indirectement (dans le monde réel) le diplôme fourni.

Soyons sérieux, il y a deux types de formations supérieures, celles qui sont réellement professionnelles (où on apprend réellement à exercer un métier) qui sont très rares et normalement pilotées par "l'aval" ; et celles qui montrent vos capacités générales, l'apprentissage du métier se faisant "sur le tas".
Ces dernières sont les plus nombreuses. Certes elles ont une dimension "pré-professionnelle", mais cela reste minoritaire. C'est d'abord pour elles, qu'il faut VALORISER comme on "markete" un produit de luxe, dont la valeur est dans l'oeil du client, que l'on doit mettre en place un système de bourses.

S'il n'y a que cinquante places pour un master d'histoire médiévale, s'il a très bonne réputation et attire les fils des commerçants fortunés, alors progressivement on trouvera normal de devenir DRH à la sortie. Et ne croyez pas qu'une formation pseudo-spécialisée où l'on pose le nez sur les textes du moment rendrait plus opérationnel ou évolutif ...
On vous expliquera alors que "l'étude du système féodal et du droit canon médiéval, donne justement l'ouverture d'esprit que le marché requiert", mais ce ne sera qu'une justification a posteriori.

Les ingénieurs qui peuplent les salles de marché ont presque tous étudié la mécanique quantique (pas seulement bien sûr) et ils en sont fiers et heureux. Quel en est l'usage réel ? Est-ce vraiment inutile pourtant ? C'est le "marché" qui les oriente ainsi, mais à l'intérieur de ce marché il y a des stratégies individuelles et institutionnelles...


Dans la pratique, une telle évolution des facs n'est possible aujourd'hui qu'après la licence, c'est ce que voulait Pécresse et qu'il faudra refaire.
Quant à la décision de Dauphine, c'est à lire dans le cadre des élections universitaires en cours, un jeu politicien probablement, qu'il faudrait décrypter.

Ecrit par : Julius | 28 février 2008

Entièrement d’accord avec les solutions de Cadichon.

Il est primordial de responsabiliser ces crétins d’étudiants paresseux qui creusent le trou de la sécu tout en chauffant inutilement les bancs des facs de socio et de psycho. Au boulot, et qu’ça saute !

Faisons-leur payer au moins 3000 euros par ans de droits d’inscription, qu’ils trouveront bien en cueillant des tomates, en vendangeant et en bossant le dimanche chez Mac Do.

Soyons clair : un étudiant qui prétend ne pas avoir assez d’argent pour payer ses études est soit un menteur, soit un fainéant. Il existe suffisamment de petits boulots intéressants et formateurs, non ? Et si vraiment, comble de la mauvaise foi, cet étudiant explique qu’il a déjà un boulot de ce genre pour payer sa nourriture, son logement et ses bouquins, il lui reste encore la solution de la prostitution pour payer ses études. Quand on veut, on peut, nom de Dieu ! Il faut les R-E-S-P-O-N-S-A-B-I-L-I-S-E-R, vous dis-je !

Et d’abord, pourquoi le président de Dauphine a-t-il besoin d’argent pour son université ? Parce que, soi-disant, l’Etat ne lui en donne pas suffisamment pour assurer un enseignement et une recherche de qualité.

Il doit être sourd, ce président ! On ne lui pas a déjà expliqué que les caisses de l’Etat sont vides ? Nicolas Sarkozy (le vrai Président) a eu le courage de les vider l’été dernier pour augmenter notre pouvoir d’achat, il ne va quand même pas les remplir avec de nouveaux prélèvements sur les malheureux fortunés, quand même !

Grâce au bouclier fiscal, je vais enfin pouvoir me payer mon troisième 4x4 et faire agrandir ma villa sur la côte d'Azur. S’il lui venait la mauvaise idée d’augmenter encore les charges – énormes ! – qui pèsent sur mon entreprise ou de relever la dernière tranche d’imposition afin de financer les Universités, je vais être très clair : je délocalise en Chine, je retire mon fils d’HEC et je vais vivre au States !

Ecrit par : Furoncle Picsou | 28 février 2008

Tout le monde sait très bien que certaines très bonnes universités américaines ne seront jamais accessibles à des étudiants très bosseurs mais avec des revenus insuffisants. Et que des parents même en s'endettant beaucoup pour leurs enfants n'arriveront jamais à leur payer les meilleures facs, que les bourses sont souvent insuffisantes et que de plus, pour les très grandes, il faut un "parrainage". Vous me direz si j'ai tout faux, Cadichon,mais c'est ce que m'a dit la dernière petite étudiante américaine que j'ai eue à la maison et qui a décidé de faire ses études en France pour que ses 2 soeurs puissent faire les leurs aux USA...

Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008

"EN FONCTION DE CRITERES DE REVENUS MAIS AUSSI D'EXCELLENCE"

Je rejoins Cad là dessus, bien évidemment, trop facile pour les 'gosses' de riches d'obtenir les diplômes grâces aux cours particuliers etcetcetc....

ps: pour les accents c'est toujours (?) en bas à droite icône FR, mqis 9q te chqnge aauelaue lettres .qnge.

Ecrit par : toto | 28 février 2008

oupsss désolé, chez toi c'est icône "EN"

Ecrit par : toto | 28 février 2008

Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre. C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ?

Ecrit par : brighelli | 28 février 2008

Ça s'imagine très bien, c'est ce que font les ENS, et ça profite à ceux qui sont déjà richement dotés.

Ecrit par : Pat | 28 février 2008

En un mot, "charité" ?
Vous n'avez pas d'accents graphiques mais pour ce qui est des lyriques...

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Charite bien ordonnee commence par soi-meme...

Et "Fors l'acte divin, il n'y a pas d'acte gratuit..", ainsi commencait son cours d'economie politique, en premiere annee de droit, mon professeur d'alors qui se nommait Henri Guitton, frere de l'autre, la grenouille de benitier...

"Tout le monde sait très bien que certaines très bonnes universités américaines ne seront jamais accessibles à des étudiants très bosseurs mais avec des revenus insuffisants. Et que des parents même en s'endettant beaucoup pour leurs enfants n'arriveront jamais à leur payer les meilleures facs, que les bourses sont souvent insuffisantes et que de plus, pour les très grandes, il faut un "parrainage". Vous me direz si j'ai tout faux, Cadichon,

Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008

Oui dans l'absolu, mais il y a des exceptions comme l'amie Haitienne de mes filles et son frere, tous deux boursiers, from day one, d'abord a l'ecole bilingue ou on les a connus puis a BBNN l'ecole la plus chere de Boston et maintenant Jolinda est en 2eme annee dans un des meilleurs colleges US, avec bourse totale

Donc experience qui contredit celle de votre petite protegee.


A plus..

Merci toto j'ai essaye, ma fille me l'a montre et maintenant qu'elle n'est plus la...je m'emele les pinceaux.
Sur ce vieux Dell quand je tente le coup je rate et perds tout ce que j'ai ecrit!!

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008

- est-on assuré d'avoir un retour sur investissement ?

Ecrit par : Pat | 27 février 2008

Si on veut être assuré d'un retour sur investissement absolment garanti (et encore), on place ses éconocroques sur un livret A et on demande le RMI.
Ou bien on se fat élire dans plein de consels d'administration et on attend les jetons de présence.
Au choix.

Ecrit par : yann | 28 février 2008

C'est bien ce que je dis. Y'a intérêt à être bien né.

Ecrit par : Pat | 28 février 2008

Donc le système universitaire anglo-saxon, c'est comme le clavier d'un vieil ordinateur : on vous explique une règle et curieusement pour vous ça ne marche pas ?

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Si l'inscription à la Fac avait été plus chère,mon neveu ne serait peut-être pas au rmi à l'heure actuelle après 5 ans de fac avec un état d'esprit qui le clouera longtemps dans cet état d'assistance.

Ecrit par : bernard | 28 février 2008

Je suis très étonné de voir Dobolino convertie à l'ultra-libéralisme.
Qui sont ceux qui ne jouent pas le jeu ?

Ecrit par : Pat | 27 février 2008
Dobolino n'est pas convertie, Dobolino est résignée en l'état actuel de la donne à assumer les errances pédagogiques des trente dernières années et leurs conséquences. On en est là, c'est tout! En tant que citoyen, j'en suis responsable et je fais ce que je peux pour mes enfants et tente d'avertir ceux qui veulent bien sortir la tête du sable.
Ceux qui ne jouent pas le jeu sont ceux qui en ignorent les règles. Ils sont nombreux, très nombreux et ce ne sont pas les prétendus conseillers d'orientation qui leur en dévoileront les règles. C'est crade!
S'il me faut cracher au bassinet, je cracherai parce que je n'ai aucune raison de sacrifier mes descendants à mon obstination idéaliste. Si, par exemple, un an à l'Actors Studio offre à mon rejeton des chances supplémentaires de faire carrière, on empruntera s'il le faut.
Si ma fille s'oriente définitivement vers une carrière médicale ou vétérinaire, je la pousserai à une spécialisation, dussé-je recoudre du chien encore vingt ans tous les dimanches pour payer et me priver de vacances tout ce temps.
Mes parents se sont accrochés à l'idée de méritocratie et obstinés à une confiance aveugle en l'Ecole de la République et l'excellence de ses formations de base. Le monde dans et pour lequel ils m'ont éduquée n'existait déjà plus et ils n'ont pas anticipé. Encore aujourd'hui, j'en paye les conséquences!

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

""cents" prend un "s" quand il n'est pas suivi d'autre chose...."

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008

Seulement quand il y a plusieurs centaines, Cadichon! Vu le nombre de fois où l'on peut entendre: "cent-zeuros" dans la journée, je pense qu'il n'est pas inutile de le préciser.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Si l'inscription à la Fac avait été plus chère,mon neveu ne serait peut-être pas au rmi à l'heure actuelle après 5 ans de fac avec un état d'esprit qui le clouera longtemps dans cet état d'assistance.

Ecrit par : bernard | 28 février 2008

Peut-être votre neveu ne possédait-il pas les qualités requises pour y réussir. Lier son échec au fait qu'on ne lui ait pas opposé un barrage de fric ne vous choque pas ?

"Si l'inscription à la Fac avait été plus chère", je n'y serais pas allé parce que dans le monde d'où je viens on n'empruntait pas pour faire des études, on empruntait pour se loger et c'était déjà beaucoup !

Je ne connais pas l'état d'esprit de votre neveu mais le vôtre me navre ; du haut de quelle "réussite" donnez-vous des leçons ?

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"Si l'inscription à la Fac avait été plus chère,mon neveu ne serait peut-être pas au rmi à l'heure actuelle après 5 ans de fac avec un état d'esprit qui le clouera longtemps dans cet état d'assistance."

Ecrit par : bernard | 28 février 2008

Franchement, je suis, (sur ce coup-là), complètement d'accord avec Victor; les trois seuls mots à moitié crédibles et dignes d'intérêt de ce message sont: "peut-être pas".

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Les bourses attribuées sur examen me pose un double problème:
-le premier, évident, est que le fils de bourgeois qui a les moyens a le droit d'entrer si il est nul et d'encombrer les bancs des amphis et surtout les salles de TP et TD alors que le moyen bon de petite extraction peut échouer et ne pas pouvoir se permettre d'accéder à un enseignement qui lui serait certainement profitable.
- le deuxième est qu'un bon scolaire réussira le concours des bourses qui sera inévitablement scolaire alors qu'un bon niveau scolaire n'est en aucun cas une garantie de réussite professionnelle et qu'il est courant de voir de médiocres élèves, peu tentés par les exercices académiques, devenir de brillants professionnels.

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

"Sur ce vieux Dell quand je tente le coup je rate et perds tout ce que j'ai ecrit!!"

Qd le texte est trop long, toujours 'passer' par un chtit 'copier/coller' au cazou ...

sinon tu peux aussi (si tu n'as pas l'icône) passer par :
-démarrer
-paramètres
-panneau de conf
-panneau de configuration
-clavier
(onglet)-paramètres régionaux d'entrée
-anglais (dans langue d'entrée

si tu as un sushi affreuxtoto07@yahoo.fr ;)

Ecrit par : toto | 28 février 2008

"Vu le nombre de fois où l'on peut entendre: "cent-zeuros" dans la journée, je pense qu'il n'est pas inutile de le préciser.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008 "
On entend bien des nânes dire "soit-disant", alors cent neuros, pourquoi po, hein, bouffon !

Ecrit par : toto | 28 février 2008

Sélection par le fric ? Il existe alors un déterminisme étroit qui réservera les études supérieures aux classes aisées.

Sélection par le mérite (concours, dossier,...) ? De bonnes âmes nous rappellent qu'actuellement il existe une corrélation entre le fait d'être diplomé du supérieur et d'appartenir à un milieu aisé.

Personnellement, dans ce domaine, je préfère de très loin une corrélation à un déterminisme étroit.

Basta cosi

Ecrit par : dugong | 28 février 2008

C'est bien ce que je dis. Y'a intérêt à être bien né.

Ecrit par : Pat | 28 février 2008

Si on veut être assuré d'un retour sur investissement absolument garanti (et encore), on place ses éconocroques sur un livret A et on demande le RMI.
Ca va mieux, comme ça ?

Ecrit par : yann | 28 février 2008

Victor qui me marque à la culotte car il sent que je suis de gauche et lui aussi.
Mon neveu a eu son diplôme.Il a réussi.Il a même enseigné deux mois en collège.
Si ç'avait été payant,plus cher,il aurait réfléchi deux fois à la filière choisie à 18 ans,il aurait peut-être pensé à autre chose que la fac,où il a pris le goût de l'assistanat et de la glandouille alors qu'il détestait la fonctionnarisation que lui promettait sa filière.
Il vit avec 500 euro par mois et ne se bouge que depuis que Sarkozy est élu pour augmenter ses sous, car il a compris que la SOCIETE ne l'aiderait pas toute sa vie.
Mais ça ,sa famille et nous lui expliquions depuis des années mais ça ne portait pas.
Royal battue, il a révisé son état d'esprit.
Il ne se plaint pas du tout de sa modeste vie.
Et pourtant dans les sondages,il doit être de ceux qui se plaignent de leur pouvoir d'achat,pour aider les autres.

Ecrit par : bernard | 28 février 2008

"cent neuros, pourquoi po?"

Ecrit par : toto | 28 février 2008
Après avoir bu des verres, toto en écrit!!! Joli début de chanson, en tous cas, il ne manque que la musique! Et encore, vous avez tellement de talent qu'on l'entend presque...
En tous cas, c'est bien d'avouer à demi-mot vos problèmes de liaisons dangereuses.

Ceci dit, vous aviez fait un tel effort pour réussir à parvenir à poster deux messages de suite sans insultes... Je compatis. Ca n'a pas été trop dur pour votre ulcère? ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

@ Bernard
"la fonctionnarisation ", vous voulez dire le sens de l'Etat et du service public ?
"goût de l'assistanat et de la glandouille", la recherche ?

"il a compris que la SOCIETE ne l'aiderait pas toute sa vie" : faites passer le message à vos amis du MEDEF, qu'ils nous rendent les centaines de milliards d'argent public d'aides directes et indirectes pour "ceux qui se plaignent de leur pouvoir d'achat".
Comme me le disait un copain "entrepreneur", je te vole trois fois : une pour m'installer avec tes sous, la deuxième sur la facture, la troisième parce que tu paies mes impôts et mes charges. Sa petite entreprise ne connaît pas la crise, la "vraie vie", quoi...

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Merci CS de souligner qu'effectivement le cent-zeuros court plus les rues que le deux cents -zeuros


"Sélection par le mérite (concours, dossier,...) ? De bonnes âmes nous rappellent qu'actuellement il existe une corrélation entre le fait d'être diplomé du supérieur et d'appartenir à un milieu aisé."

voui, voui, dugong, ma ....demandez-vous pourquoi cette correlation a ete multipliee par 3 ou 4 depuis que l'ecole a cesse d'etre meritocrate, elitiste et tutti quanti.

20% des moins favorises d'une classe d'age dans les gdes ecoles en 1970 , entre 4 et 5 aujourd'hui, et je ne parle pas de Centrale ou Polytechnique...cherchez l'erreur alors que voila pres de 40 ans qu'on democratise l'ecole a tout crin et qu'on nous dit qu'on veut egaliser l'acces au savoir et instaurer l'excellence pour tous, en refusant d'admettre que c'est une contradiction dans les termes.
Jamais oublier que dans oxymoron, il y a "moron", qui en anglais veut dire: cretin.:>)) Et si vous en voulez un bon exemple gougoulez-donc le denomme Charles Moron, ci-devant adepte de la psychocritique...Il y a des noms predestines.

Pardon pour ce lacanisme de comptoir...

On s'y est mal pris mais ce qui est grave c'est que c'etait previsible, regle comme du papier a musique, et qu'on n'a pas voulu le savoir, ni voir quand la catastrophe etait pourtant bien la, for anyone to see...
+++++
je vole ai secours de dobolino ( qui se defend d'ailleurs fort bien et n'en a pas besoin) que d'aucuns fustigent d'etre passee a l'ennemi, et traitent " d'ultra liberale", au mepris de l'inanite d'un terme qui n'a de sens que dans la vulgate anti-mondialiste, aux cotes du neo-liberalisme de messieurs Michea and Co

It takes one to know one, donc je suis bien placee pour vous rassurer tout de suite, non, dobolino n'a pas trahi. Elle sait tout simplement distinguer le reve de la realite, ligne de partage entre liberalisme et socialisme.Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas une part d'utopie aussi dans le liberalisme. Elle est differemment geree.

Pragmatique dans son metier, dobolino sait aussi l'etre quand elle "reve" l'avenir de ses enfants...Tant mieux pour eux.

++++++++++++++++++++++++++++

L'urbanite qui regne sur ce blog est un bain de fraicheur et un reconfort pour moi qui m'inflige, depuis un mois et pour cause de campagne, les propos orduriers que vomit chaque matin le blog de nos adversaires: Bal des aigris et France moisie.... cela dit c'est un cadeau du ciel, car ils creusent avec un entrain admirable les oubliettes qui se refermont sur eux dans 15 jours.

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008

Mais, du monde de "l'entreprise", comme le dit aussi un voisin : "il ne faut pas généraliser, j'en connais qui travaillent et il y en a même qui sont honnêtes ! ".

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Oui, Victor, vous avez raison ( comme souvent) mais ça on se garde bien de le crier haut et fort. On ne met en avant que le "courage" de l'homme qui risque. Pff! J'en ai deux dans ma famille qui "entreprennent". Je ne me fais pas vraiment de souci pour eux, vu leur train de vie! Quant au risque...

Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008

"En tous cas, c'est bien d'avouer à demi-mot vos problèmes de liaisons dangereuses. "
SoiT tu as oublié le "smiley", soiT tu n'as rien compris..

Je penche pour la seGonde solution !

Ecrit par : toto | 28 février 2008

"aux cotes du neo-liberalisme de messieurs Michea and Co"

Cadichon, avez-vous relu ?

"Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas une part d'utopie aussi dans le liberalisme. Elle est differemment geree."

Admirable ! Ce qu'il y a de non-dit dans le "différemment gérée" ...

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Il vit avec 500 euro par mois et ne se bouge que depuis que Sarkozy est élu pour augmenter ses sous, car il a compris que la SOCIETE ne l'aiderait pas toute sa vie.
Mais ça ,sa famille et nous lui expliquions depuis des années mais ça ne portait pas.
Royal battue, il a révisé son état d'esprit.

Ecrit par : bernard | 28 février 2008

Royal pratiquait l'imposition des mains sur les paralytiques, mais c'est Sarkozy qui réussit à les faire se lever !

"Lazare, Lazare, lève-toi" comme disait VH (http://fr.wikisource.org/wiki/Au_peuple)

Ecrit par : Pat | 28 février 2008

Royal pratiquait l'imposition des mains sur les paralytiques, mais c'est Sarkozy qui réussit à les faire se lever !
Ecrit par : Pat | 28 février 2008

C'est parce que l'imposition des mains est "différemment gérée"...

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Les études universitaires coûtent cher aux familles et à l'Etat, surtout si elles n'aboutissent pas à un emploi, CQFD aurait dit La Palisse. Mais, c'est devenu un véritable secteur économique dont profitent ,en vrac, les propriétaires de studios, les petits restaus, les gérants de locaux à photocopies ( ah! le sacro-saint copié-collé, sans lequel notre étudiant est perdu...), les transports, etc...

Il me semblerait logique d'exiger un niveau de compétences réelles à l'entrée de l'unversité; quant aux droits d'entrée à réévaluer à la hausse, c'est une évidence ! Il faut faire comprendre à nos chères têtes à moitié vides après tant de conformisme et de formalisme au collège et au lycée, que les études ont un coût: le prix des locaux universitaires, celui de leur entretien (surtout après les glorieux tags progressistes qui prolifèrent à chaque grève annuelle ou semestrielle...) et celui du salaire des profs.

Ecrit par : Zadig | 28 février 2008

"les études ont un coût"
Surtout quand tu vois le matos qu' "ils" se paient ...
Souvenez-vous des images des dernières émeutes, avec les "glands" qui partaient avec leur écrans plats 22 pouce, po chir, sous l'bras :ange:

j'déconnions, hein ...
Mais quand je pense à ceux qui ne peuvent pas se payer une BONNE méthode de lecture au CP, j'avions les nerfs . :ange:

Ecrit par : toto | 28 février 2008

Les études doivent se mériter, oui.
Elles doivent avoir un coût, non.

"Nous avons cru que la puissance publique devait dire aux citoyens pauvres : la fortune de vos parents n'a pu vous procurer que les connaissances les plus indispensables, mais on vous assure des moyens faciles de les conserver et de les étendre (...)
Craignons (...) tout ce qui peut entraver la marche libre de l'esprit humain. A quelque point qu'il soit parvenu, si un pouvoir quelconque en suspend le progrès, rien ne peut garantir même du retour des plus grosières erreurs ; il ne peut s'arrêter sans retourner en arrière : et du moment où on lui marque des objets qu'il ne pourra examiner ni juger, ce premier terme mis à sa liberté doit faire craindre que bientôt il n'en reste plus à sa servitude."
Condorcet, 20-21 avril 1792.

C'est vieux, c'est beau et c'est vrai ! La rentabilité, c'est le premier critère de la fabrique de crétins universitaires !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"Craignons (...) tout ce qui peut entraver la marche libre de l'esprit humain. A quelque point qu'il soit parvenu, si un pouvoir quelconque en suspend le progrès, rien ne peut garantir même du retour des plus grosières erreurs ; il ne peut s'arrêter sans retourner en arrière : et du moment où on lui marque des objets qu'il ne pourra examiner ni juger, ce premier terme mis à sa liberté doit faire craindre que bientôt il n'en reste plus à sa servitude."
Condorcet, 20-21 avril 1792.

C'est vieux, c'est beau et c'est vrai ! La rentabilité, c'est le premier critère de la fabrique de crétins universitaires !"

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Vous savez, Victor, si Cadichon encense à ce point Condorcet, c'est encore un coup de la méthode globale! Elle a lu: "le marché libre" à la place de: "la marche libre".
Ou alors, elle a trop pris l'habitude de taper sans les accents et comme, en anglais, il n'y a pas non plus de problème de genre en ce qui concerne les articles... ...
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

merci, Victor de me relayer pour poster la reflexion intemporelle de ce bon Cordorcet, partisan du liberalisme economique de son mentor TURGOT, et aussi inventeur du liberalisme educatif dans son projet d' une Instruction publique, libre de toute influence institutionnelle, religieuse ou etatique.
Son souci majeur: delivrer les individus de l'ignorance qui les maintient dans la dependance de celui qui sait..mais sans les endoctriner. Liberte de choix, liberte d'agir, liberte pedagogique et neutralite axiomatique.
En fabricant des cancres on fait des esclaves.
Le but de l'enseignement : formation a la liberte

on en est loin avec une ecole regie par des principes illiberaux et une intelligentsia moutonniere visceralement antiliberale.

La pente est rude!

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008

Je persiste et je signe: oui, les études ont un coût . Voilà pourquoi, il serait bon d'aménager des bourses pour les étudiants méritants. Secret de Polichinelle: il y a autant d'arnaques aux bourses universitaires que d'arnaques à la Sécu. mais chut!!!! faut pas le dire, ça met en cause nos chères classes moyennes....bassement médiocres moralement parlant.

Ecrit par : Zadig | 28 février 2008

Il n'y a plus de fric dans les poches de l'Etat, sauf à rapatrier celui planqué au Lichtenstein.

Mais voilà où on pourrait faire des économies : ne plus payer des gens qui font des discours aussi ...(je ne trouve pas le mot, je vous laisse le chercher, pour ne pas détruire la bonne ambiance qui règne sur le blog )

Vous remarquerez l'air ravi des malheureux futurs enseignants se préparant à ce concours...(je n'ose pas dire ce que je pense, pour ne pas casser l'ambiance)

Anne-Marie.

http://cpe.paris.iufm.fr/spip.php?article649

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 février 2008

Je ne suis pas sûr que Condorcet ait été si proche de Turgot et pas sûr du tout qu'il ait été un libéral au sens contemporain du terme : je n'en veux pour preuve que son opposition à l'entrave de l'argent et à l'enseignement "privé" ; "Le but de l'enseignement : formation a la liberte"...pour tous !

Cadichon, vous devriez relire Michéa à ce sujet ;-)

"il y a autant d'arnaques aux bourses universitaires que d'arnaques à la Sécu. mais chut!!!! faut pas le dire, ça met en cause nos chères classes moyennes....bassement médiocres moralement parlant."

Ecrit par : Zadig | 28 février 2008

Et quand bien même ? Les arnaques aux bourses et à la Sécu, c'est du pipi d'oiseau à côté de l'arnaque au travail, aux soins, à l'éducation, à l'environnement.
Des milliards d'euros de budgets, un PIB en hausse continue, un pays plus riche qu'il n'a jamais été... et vous nous la jouez petit commerçant ?

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Ventrepéteux!!!! ça ne vire pas vraiment démocrate, ici.

"il y a autant d'arnaques aux bourses universitaires que d'arnaques à la Sécu. mais chut!!!! faut pas le dire, ça met en cause nos chères classes moyennes....bassement médiocres moralement parlant."

les classes moyennes,, voilà donnc ce qui donnne de l'eczéma autour du rectum à nos petits messieurs réacs....les classes moyennes, comprenez les fonctionnaires, pardi. Affligeant. Pauvre pays.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 février 2008

Vous savez, Victor, si Cadichon encense à ce point Condorcet, c'est encore un coup de la méthode globale! Elle a lu: "le marché libre" à la place de: "la marche libre".
Ou alors, elle a trop pris l'habitude de taper sans les accents et comme, en anglais, il n'y a pas non plus de problème de genre en ce qui concerne les articles... ...
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

...pas mal pour quelqu'un qui lit encore Charlie Hebdo !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Je n'ai pas de chiffres précis à ce sujet, mais je suis prêt à parier qu'il y a un nombre conséquent d'étudiants qui planquent au Lichtenstein l'argent gagné grâce aux boulots saisonniers non déclarés, de façon à pouvoir toucher des bourses en France. Il faut mettre fin à ce scandale. L'honnête contribuable doit savoir !

Ecrit par : JP Pernaut | 28 février 2008

Merci JP Pernaut ! (je n'aurais jamais cru écrire ça un jour).
Dans la série "rions un peu", Cohn-Bendit senior interrogé par le Caté Pédagogique au sujet de "l'expérience innovante"

"Des enseignants ont pu avoir le sentiment qu’on allait les chasser de leur établissement pour permettre l’implantation d’une équipe venue de l’extérieur. Ce sera le cas ?

Il n’en est pas question. Non seulement ils ne seront pas chassés. Mais si dans un établissement il y a conflit on n’ira pas y faire la guerre. Ceux qui voudront muter devraient pouvoir le faire dans de bonnes conditions. Et ceux qui voudront s’inscrire dans le projet seront accueillis à bras ouvert."

Et ceux qui voudraient rester sans "s'inscrire dans le projet" ?

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"Vous savez, Victor, si Cadichon encense à ce point Condorcet, c'est encore un coup de la méthode globale! Elle a lu: "le marché libre" à la place de: "la marche libre".
Ou alors, elle a trop pris l'habitude de taper sans les accents et comme, en anglais, il n'y a pas non plus de problème de genre en ce qui concerne les articles... ...
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

...pas mal pour quelqu'un qui lit encore Charlie Hebdo !"

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

C'est justement pour ça, cher Victor... Si vous réussissez à trouver un poil d'humour dans "le plan B", je vous paie un abonnement à Charlie!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Pragmatique dans son metier, dobolino sait aussi l'etre quand elle "reve" l'avenir de ses enfants...Tant mieux pour eux.


Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
J'ai appris sur le tas et à mes dépens! L'éducation idéaliste et insouciante que j'avais reçu de mes parents fonctionnaires des trentes glorieuses n'a pas eu que des effets positifs sur mon compte en banque et ma façon d'envisager la création d'entreprise. Un petit bourgeois part dans la vie avec, à tout le moins, un PEL que ses parents consciencieux lui ont fait ouvrir à dix-huit ans et qu'ils ont alimenté régulièrement. Il sait utiliser les banques pour ce à quoi elles sont bonnes.
Quand on lit les propos de certains ici sur les chefs d'entreprise, je doute qu'ils soient en mesure de donner de sages conseils à leurs enfants créateurs d'entreprise puisqu'ils sont persuadés qu'ils s'en mettront plein les fouilles, comme mes bons parents le pensaient. Pour s'en mettre plein les fouilles, y'a des techniques de base et de départ qui ne sont pas enseignées à l'école mais dans les familles qui transmettent cet héritage à leurs enfants.
Ce que j'ai appris, je le transmettrai à mes enfants et ils peuvent compter aussi bien sur mon soutien logistique que sur mon aide financière.

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

Quand on lit les propos de certains ici sur les chefs d'entreprise, ...

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

Malheureuse ! Ne leur dis pas que tu es "chef d'entreprise".
Il y a ici un foyer de besancenotistes qui, dès que quelqu'un prononce le mot fatal "entreprise", voient de jeunes loups aux dents longues, branchés, friqués, sortis tout droit des écoles de commerce où leur papa, lui-même chef d'entreprise, leur a acheté une place.
Tout le portrait de mon plombier, par exemple.

Ecrit par : yann | 28 février 2008

Tout le portrait de mon plombier, par exemple.

Ecrit par : yann | 28 février 2008

Idem pour mon jardinier et ma femme de ménage.

Ecrit par : Furoncle Picsou | 28 février 2008

Un article du Figaro de ce jour; vous noterez pour ceux qui ont la flemme de tout lire qu'un prof de collège est en moyenne 7 fois plus exposé à la violence qu'un prof de lycée. Et après, j'en entendrai encore certains dire ici qu'entre lycées et collèges, c'est le même travail, les mêmes conditions... Il faudrait vraiment que le ministère s'empare du problème assez vite, à mon humble avis.

Soixante profs
agressés chaque jour

Christophe Cornevin
27/02/2008

De septembre 2005 à juin 2006, près de 17 000 insultes ou «menaces graves » ont été relevées, représentant près de 7 actes de violences sur 10.
Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance, les agressions physiques et verbales contre les professeurs ont augmenté de 30 % depuis 2002.
L'aura de l'enseignant n'existe plus tant son autorité est écornée. Autrefois respectés, pour ne pas dire sacralisés à l'époque des sacro-saints « hussards » de la République, les professeurs sont aujourd'hui devenus la cible d'agressions qui se banalisent. Derrière la tentative d'assassinat à l'arme blanche visant Karen Montet-Toutain au lycée professionnel Louis-Blériot d'Étampes, toute une profession essuie au quotidien menaces, insultes et coups. Le dernier bilan publié par l'Observatoire national de la délinquance (OND) sur les collèges et les lycées publics est édifiant.

Se fondant sur le recensement Signa des incidents effectué par les principaux des collèges et les proviseurs des lycées publics en 2005-2006, dernière année de référence, il révèle que les enseignants ont à eux seuls déploré quelque 15 284 agressions de toute nature. Soit une moyenne record de 60 faits par jour, hors vacances scolaires. Considérant que «la situation s'est dégradée depuis 2002-2003», le document de l'OND précise que «la hausse du nombre moyen d'incidents dont ont été victimes les personnels de direction apparaît modérée (+8 %) comparée à celle qui a touché les surveillants, les conseillers principaux d'éducation et les enseignants».


24 329 faits recensés en un an

Pour ces trois catégories, les agressions auraient bondi d'environ 25 % en quatre ans. Sur l'ensemble de l'année scolaire, les chefs d'établissements ayant accepté de participer aux enquêtes ont déclaré en moyenne 2,61 incidents visant des enseignants. En fait, seul le personnel administratif et ouvrier semble épargné par le phénomène.

Globalement, de septembre 2005 à juin 2006, les personnels de l'Éducation nationale travaillant en collège et lycée ont été victimes de pas moins de 24 329 faits recensés. À 2 275 reprises, soit plus de six fois par jour, il s'est agi de violences physiques sans arme. C'est-à-dire des gifles, coups de pieds et de poings. Dans le même temps, près de 17 000 insultes ou «menaces graves » ont été relevées, représentant près de 7 actes de violences sur 10.

Les actes les plus graves sont curieusement considérés comme « non exceptionnels» par cette étude qui révèle qu'«environ 230 violences physiques avec arme ainsi qu'une quarantaine de violences physiques à caractère sexuel ont ainsi été signalées». Rappelant que le taux d'exposition des enseignants varie fortement selon le type et la situation de l'établissement dans lequel ils se trouvent, les auteurs du rapport révèlent qu'«en 2005-2006, un enseignant de collège était en moyenne sept fois plus exposé à la violence» qu'un prof de lycée. Dans 93 % des cas, les agresseurs d'enseignants sont des élèves. Ces derniers sont le plus souvent des garçons, même si la proportion de filles impliquées n'est plus marginale (22 %).

«En collège, ces élèves auteurs d'actes de violences apparaissent plus âgés que la moyenne, décrypte en substance le rapport. En particulier, la proportion des 15 ans et plus se monte à 37 %, alors que seuls 11 % de l'ensemble des collégiens se situe dans cette tranche d'âge.» En lycée professionnel, ce sont en revanche les plus jeunes élèves qui se montrent les plus dangereux.

Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008

tu ne vas pas croire le figaro,camarade !

Ecrit par : oliv.b | 28 février 2008

Quand on lit les propos de certains ici sur les chefs d'entreprise, ...

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

Malheureuse ! Ne leur dis pas que tu es "chef d'entreprise".
Il y a ici un foyer de besancenotistes qui, dès que quelqu'un prononce le mot fatal "entreprise", voient de jeunes loups aux dents longues, branchés, friqués, sortis tout droit des écoles de commerce où leur papa, lui-même chef d'entreprise, leur a acheté une place.
Tout le portrait de mon plombier, par exemple.

Ecrit par : yann | 28 février 2008


Meuhhhhh nooooon, on les aime bien au fond

...du cachot !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"Il y a ici un foyer de besancenotistes"

Ecrit par : yann | 28 février 2008

Un foyer? Mince, je n'en ai identifié qu'un...

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

"Ce que j'ai appris, je le transmettrai à mes enfants et ils peuvent compter aussi bien sur mon soutien logistique que sur mon aide financière."

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

Vous savez comment faire pour s'en mettre plein les fouilles, Dobo ? Racontez-donc moi ça, un peu. Je sors mon petit calepin et je prends des notes... :=)

"Et ceux qui voudraient rester sans "s'inscrire dans le projet" ?"

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Il devront porter le triangle pédagogique jaune.

Ecrit par : Kap | 28 février 2008

IlS devront

Ecrit par : Kap | 28 février 2008

Le dernier que j'ai vu était un vieux loup aux dents jaunes, pas branché, pas sorti d'une école de commerce mais son papa était aussi chef d'entreprise. Par contre il était friqué (4x4 BMW) et m'a fait raquer illico en liquide ou sinon trois mois d'attente :

tout le portrait de mon plombier...

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"Il y a ici un foyer de besancenotistes"

Ecrit par : yann | 28 février 2008

Un foyer? Mince, je n'en ai identifié qu'un...

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Normal, je suis schivardiste !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"Un foyer? Mince, je n'en ai identifié qu'un..."

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Vous êtes besancenotiste ?

Ecrit par : Kap | 28 février 2008

Sur les blogs pédagogistes, je fais rien qu'à énerver mais
ici qu'est-ce qu'on rigole, camarades !

Eh, Dobolino, qui a gagné le concours national des chiens truffiers ? Trois Lotois !

(...pardon à Sanseverina qui poste des choses sérieuses et graves mais je suis encore en vacances et comme je bosse "en collège", j'essaie d'éloigner la déprime.)

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Oliv.b, cher camarade, oui, j'avoue à ma grande honte avoir prêté une oreille attentive à ce journal vendu à l'ennemi, aux traîtres qui chaque jour font des bénéfices qu'on sait énormes sur le dos des travailleurs.
Mais Camarade, sache que les Petits des travailleurs en question ont déjà sorti un couteau pendant un de mes cours. Pas pour moi, certes, pour un autre Petit de travailleur mais cela a quand même failli mal finir. Les autres camarades m'ont dit de me syndiquer. J'ai trouvé que la solution proposée était un peu anachronique; je l'ai quand même fait et j'ai été contente d'entendre mon syndicat me dire de les prévenir si cela se reproduisait.
Tu comprendras, Camarade, que ma confiance depuis dans les Petits (même de travailleurs) et dans les autres camarades reste depuis ce jour limitée et que j'ai tendance à prendre l'information à plusieurs sources même à celles qui sont déconseillées par le parti ou le syndicat.

Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008

Moi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Mille excuses, mon dernier message était destiné à Kap.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Poitiers, ô Poitiers.
philippe Bilger,un intellectuel qui en a.

http://fr.news.yahoo.com/agoravox/20080228/tot-la-honte-sur-poitiers-89f340e.html

Ecrit par : bernard | 28 février 2008

Ne t'excuse pas camarade, c'est un signe de faiblesse ! Tu vois où mènent les mauvaises lectures ...

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

c'est bien tu ne seras pas exclu.

Ecrit par : oliv.b | 28 février 2008

Vous êtes totalement incompréhensible, Victor. M'excuser de quoi, grands dieux?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

C'est ça, le problème, avec les staliniens. Ils tutoient tout le monde, et il n'y a qu'eux qui comprennent ce qu'ils disent! ;-)
Bonne soirée quand même!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Je ne suis évidemment pas Besancenotiste, ceci-dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

"Et ceux qui voudraient rester sans "s'inscrire dans le projet" ?"

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Il devront porter le triangle pédagogique jaune.

Ecrit par : Kap | 28 février 2008

En bon pédagol, on pourrait les immerger périodiquement au centre d'un triangle didactique lors de séquences de reconditonnement idéologique. Ainsi traversés par les grands courants d'interaction qui y règnent, ils en sortiraient meilleurs, forcément meilleurs.

Autrement dit, dans l'esprit pédagol, le triangle d'or n'est pas une marque infamante mais le signe d'un reconditionnement réussi.

Ainsi parla l'Angkar à GCB.

Ecrit par : dugong | 28 février 2008

"Moi?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Oui, vous. J'ai cru que c'était de vous-même que vous parliez.

Ecrit par : Kap | 28 février 2008

Mais non! Je parlais de Victor! Mais il a dit être Schivardiste!
Au fait, Victor, il n'est pas chef d'entreprise, Schivardi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Je reconstruis l'histoire, après tout c'est mon métier :

Mille excuses, mon dernier message était destiné à Kap.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Ne t'excuse pas camarade, c'est un signe de faiblesse ! Tu vois où mènent les mauvaises lectures ...

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Vous êtes totalement incompréhensible, Victor. M'excuser de quoi, grands dieux?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Je ne suis évidemment pas Besancenotiste, ceci-dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Vous êtes pardonné Christophe !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Les messages croisés Kap / Sibille / Victor : voilà un scénario d'oscar oulioudien !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"Les messages croisés Kap / Sibille / Victor : voilà un scénario d'oscar oulioudien !"

Les trois pôles d'une triangle didactique ?

Qui est le Maître ?

Ne s'agit-il pas plutôt d'un scénario ioufoumien (avec transfuges, contretransfuges et contretransfuges retournés) ?

On ne devrait jamais quitter Chateauroux...

Ecrit par : dugong | 28 février 2008

voilà que je féminise le triangle à ctheure !

Je consulte demain.

Ecrit par : dugong | 28 février 2008

Pour ceux qui s'intéresseraient à l'étrangeté de Marseille, ne manquez pas le "débat" Gaudin-Guerini actuellement sur itélé.

Ecrit par : dugong | 28 février 2008

On plaisante, on plaisante, et on oublie qu'il y a des choses plus graves dans la vie universitaire : Bernard cherche à nous alerter sur les malheurs d'un jeune agrégé néo-nazi persécuté par les étudiants de l'université de Poitiers !
Ah, salauds de rouges !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Châteauroux,Marseille d'accord.
..
Poitiers, ô Poitiers.
philippe Bilger,un intellectuel qui en a.

http://fr.news.yahoo.com/agoravox/20080228/tot-la-honte-sur-poitiers-89f340e.html

Ecrit par : bernard | 28 février 2008

Honnêtement, les grouillements de ces paquets de vers en fac de droit, j'ai du mal à ne pas m'en foutre.

Ecrit par : dugong | 28 février 2008

Vous savez comment faire pour s'en mettre plein les fouilles, Dobo ? Racontez-donc moi ça, un peu. Je sors mon petit calepin et je prends des notes... :=)

Ecrit par : Kap | 28 février 2008

Il y a, déjà, certaines malhonnêtetés qu'on peut commettre sans que quiconque ne le réalise. Je ne peux donner de détails car j'aurais l'Ordre sur le dos.
Non, sérieusement, c'est un art qui s'enseigne dès le berceau ou qu'on découvre au fur et à mesure de ses déboires.
En premier, ne jamais voir trop petit, sans avoir des ambitions démesurées, et être narcissique juste assez. Préférez l'emprunt aux fonds personnels qui doivent rester placés. La gestion des stocks doit être rigoureuse et raisonnée. N'ayez jamais bon cœur! Soyez la tête dans votre entreprise jour et nuit! Un peu d'hypomanie est un excellent facteur de réussite à condition de tenir en bride l'euphorie. Ne vous associez jamais sans faire appel à des conseillers éclairés, psycho-managers, et bordez le contrat. Penser aux leasings pour les équipements en matériel. Calculer la durée de ceux-ci et des emprunts en exact rapport avec la durée d'amortissement du bien. J'en passe et des meilleures...
Etablissez votre fraude fiscale en fonction des seuils de détection de votre profession. Pour nous, c'est environ dix pour cent. Si tu fraudes moins, t'es une nouille qui paye deux fois, comme moi, fille de fonctionnaires zélés de notre bonne République. Si tu fraudes plus, tu risques gros!

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

Un diplome de directeur de magasin Conforama à la Sorbonne.

Je ne savais pas les sorbonnards aussi compétents en matière de couchage.

Les poissons pourrissent par la tête.

Ecrit par : dugong | 28 février 2008

Eh, Dobolino, qui a gagné le concours national des chiens truffiers ? Trois Lotois !


Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Evidemment! Les Lotois ont du temps à perdre dans les concours. Nos chiens bossent pendant que vos toutous à mémère font les beaux!

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

Je ne suis évidemment pas Besancenotiste, ceci-dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Pourquoi "évidemment"????????

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ?

JP Brighelli

Cette question en pose une autre quasi philosophique. Qu'est-ce que le mérite en démocratie libérale?
Vaste programme. Même cadichon qui a réponse à tout serait bien gênée d'en amorcer amorcer une.

Ecrit par : marigot | 28 février 2008

En fait, ce qui coûte cher, ce ne sont pas les cours magistraux où il n'est question que de contenance et de disponibilité de l'amphi. Le gars, qu'il parle pour cent ou cinq cents auditeurs, du moment que la VMC fonctionne...
Ce qui coûte cher, ce sont les TP et TD. On n'a qu'à ouvrir un accès payant aux cours magistraux pour des usagers externes non étudiants, avec une bonne campagne de pub et, avec les sous, on paye les TP. On peut aussi ouvrir des TP payants pour des usagers externes à l'Université...
Puis, après tout, y'a plein de cours magistraux qui peuvent s'enregistrer pour être rediffusés pendant trente ans à tous les étudiants de France.
Le gars qui fait un cours sur le Niebelungs'Lied à Metz peut très bien être, en direct, image et son, diffusé en temps réel sur tout l'espace francophone, non? Une fois ce cours enregistré, il ne va pas se modifier tous les ans au vu des progrès réalisés en la matière?

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

Le mérite en démocratie libérale, version éducation ?

Payer des droits d'inscription pour préparer une thèse inutile, en histoire médiévale par exemple, tout en travaillant en collège, sans espoir d'en sortir, et en subissant les moqueries d'un vieux plombier millionaire ?

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Avec une Dobolino qui veut nous mettre au chômage !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Cette question en pose une autre quasi philosophique. Qu'est-ce que le mérite en démocratie libérale?
Vaste programme. Même cadichon qui a réponse à tout serait bien gênée d'en amorcer amorcer une.

Ecrit par : marigot | 28 février 2008

Etre prêt à vendre un de ses organes pour payer son inscription à Dauphine. Uniquement pour ceux qu'on a en double, restons pragmatique.

Ecrit par : Caddyshon | 28 février 2008

Payer des droits d'inscription pour préparer une thèse inutile, en histoire médiévale par exemple,
Ecrit par : Victor | 28 février 2008

Je pensais à la littérature médiévale! Mais bon, c'était juste uen histoire d'Oedipe mal résorbé...

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

Question de base:
ça vaut vraiment le coup, Dauphine? Ou c'est juste une vaste opération marketing?

Ecrit par : dobolino | 28 février 2008

une thèse inutile mais en histoire médiévale à Toulouse-Le Mirail, là où vous êtes accueilli par une immense fresque du Che... avec un nez rouge de clown !
Alors, Dauphine, tu parles !

Ecrit par : Victor | 28 février 2008

"voilà que je féminise le triangle à ctheure !"

Ecrit par : dugong | 28 février 2008

C'est excusable; "le triangle noir" est très féminin!!! Pas besoin de consulter, Dugong! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008

Je ne suis pas sûr que Condorcet ait été si proche de Turgot et pas sûr du tout qu'il ait été un libéral au sens contemporain du terme : je n'en veux pour preuve que son opposition à l'entrave de l'argent et à l'enseignement "privé" ; "Le but de l'enseignement : formation a la liberte"...pour tous !
Cadichon, vous devriez relire Michéa à ce sujet ;-)

Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Victor, laissez-donc Michea trasquille, il est a cote de la plaque et ce sens "contemporain" est un contresens... habituel en France.
Pour apprendre ce qu'est le liberalisme, dont les principes fondateurs sont toujours et plus que jamais valables, il vaut beaucoup mieux LIRE ces deux complices, dans leur jus, et non ce qu'en racontent les anti-liberaux comme Michea.... Et cela tombe bien puisque "La vie de Monsieur Turgot" par Condorcet vient de ressortir, à l'initiative de l'Adep (Association pour la diffusion de l'économie politique). Est-ce un signe des temps? il faut le souhaiter car l'édition originale de ce livre (publié à Londres) datait de 1786 et il n'avait jamais été réédité. Sort aussi "Formation et distribution des richesses" par Joël-Thomas Ravix et Paul-Marie Romani avec de longs extraits de l'oeuvre de Turgot.
L'histoire des idees economiques et politiques classe clairement Condorcet et Turgot parmi les precureurs du liberalisme.

Bien que Turgot ne soit pas l'auteur de la fameuse maxime "Laissez faire, laissez passer", lancée par son ami Vincent de Gournay, il l'a reprise à son compte: "Il est impossible que dans le commerce abandonné à lui-même", écrit-il dans son Eloge de Vincent de Gournay (p. 131 de la Formation...), "l'intérêt particulier ne concoure pas avec l'intérêt général", affirmation que Condorcet reprend à son compte sous une forme quasiment identique: "Dans toutes les classes de la société, l'intérêt particulier de chacun tend naturellement à se confondre avec l'intérêt commun" (p. 150 de La Vie...).

La formule est moins brillante que celle de "la main invisible" d'Adam Smith (qui ne publiera La richesse des nations qu'en 1776, alors que L'Eloge date de 1759). Et Condorcet écrit, résumant le texte de quatre des sept lettres que l'Intendant du Limousin avait envoyées en 1770 à son prédécesseur au Contrôle général des Finances lors d'une disette qui frappait alors le Limousin: "Il montre enfin que la liberté du commerce des grains est également utile aux propriétaires, aux cultivateurs, aux consommateurs, aux salariés; que plus une denrée est nécessaire, plus son commerce doit être libre (...). Il rassure contre la crainte des effets d'une liberté absolue, en faisant voir que les désordres, les troubles, les séditions, la famine, sont l'ouvrage de ces mêmes lois établies pour les prévenir." Condorcet, synthétisant le système de Turgot (le mot est de lui), le décrit ainsi: "Un commerce libre, une industrie sans entraves, un impôt levé directement sur les terres, des lois civiles simples, des lois criminelles humaines et justes" (p. 161).

Anne-Robert Turgot, baron de Launes, fut ministre des Finances de Louis XVI - on disait contrôleur général des Finances- de 1774, année de l'accession au trône de LouisXVI, à 1776, année où il fut renvoyé par le roi. Deux ans seulement, mais qui marquèrent profondément la France. L'ancien intendant du Limousin avait entrepris de moderniser la société française, en mettant à bas une partie des anciennes règles féodales qui la paralysaient: c'est sous son impulsion que furent abolies les taxes intérieures qui frappaient le commerce du blé, que furent supprimés nombre d'impôts désuets, en argent ou en nature (comme les corvées) et que fut promulguée la suppression des jurandes et des communautés de métiers qui figeaient l'organisation sociale urbaine et l'évolution des techniques industrielles.

Son "laissez faire" n'est pas le permis donné au renard de pénétrer dans le poulailler libre, mais la suppression de tout ce qui concourt à "la servitude du peuple", lui valant ainsi l'admiration et le soutien du vieux Voltaire. On ne comprendrait d'ailleurs pas l'admiration (et l'amitié) de Condorcet pour Turgot s'il n'en était pas ainsi. Condorcet s'est élevé contre l'esclavage, a soutenu les propositions de création d'un revenu social élaborées par son ami Thomas Paine et a rédigé une bonne partie de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Que le droit de propriété soit un droit naturel n'implique pas que l'Etat soit dépourvu de pouvoir. Et Condorcet, rejoignant Turgot, récuse l'idée que ce droit puisse "régler pour un temps indéfini, la forme, l'emploi qu'on doit en faire [de cette propriété]. Toute fondation, toute propriété appartenant à un corps, à une communauté, doit être à la disposition de l'Etat quant à la manière d'en jouir et de l'employer"

Enfin il est notoire, car Condorcet l'a ecrit partout... et notamment dans les Cinq Rapports et dans l'Esquisse, qu'il etait partisan de laisser les parents libres de choisir le type d'enseignement, religieux ou non, qu'ils voulaient pour leurs enfants.
Alors dire qu'il etait contre l'enseignement prive est un autre contresens et la lecture de l'un quelconque de ces textes ne permet pas de laisser planer le moindre doute sur la-dessus.

Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008

"Dobolino n'est pas convertie, Dobolino est résignée en l'état actuel."
Tiens, vous avez rangé Hugo pour lire César? Ou vous vous prenez pour Alain Delon? Les "Oedipe mal résorbés" comme vous dites, ca fait du mal. Si ca fait se prendre pour la Passionaria dans la vie future, c'est sûr qu'il faut les soigner vite.
Si vous n'avez pas vu le premier message que je vous adressais, cherchez dans cette page le mot "Peron" (oui, avec un seul r), vous tomberez tout de suite dessus. Rassurez-vous, mes attaques ne sont pas gratuites, elles viennent d'une sale connerie que vous avez dite. Deux messages pour une connerie, ça va, c'est bien payé.

Ecrit par : Gibraltar | 29 février 2008

Dobolino a écrit : "Puis, après tout, y'a plein de cours magistraux qui peuvent s'enregistrer pour être rediffusés pendant trente ans à tous les étudiants de France.
Le gars qui fait un cours sur le Niebelungs'Lied à Metz peut très bien être, en direct, image et son, diffusé en temps réel sur tout l'espace francophone, non? Une fois ce cours enregistré, il ne va pas se modifier tous les ans au vu des progrès réalisés en la matière?"

De nombreux "cours" universitaires sont déjà disponibles sur internet. Parfois avec accès restreint mais pas toujours (voir ens diffusion, utls, etc.)

Comme partout dans la noosphère, ce sont les cartes et les indicateurs qui manquent ou qu'il faut savoir lire... Le crétin plongé dans un savoir ainsi étalé façon isotrope reste un crétin. Voire s'enfonce encore un peu plus (voyez l'apprenant de base actuel "cherchant de l'information" sur glouglou)

Devant la question "de la noosphère as tu les clés?", beaucoup resteront exsangues.

Parmi les heureux épargnés, celles et ceux qui auront eu une éducation de base très classique c'est à dire très structurée.

Quant au cours intemporel (style "cours sur le Niebelungs'Lied à Metz"), je reste songeur devant le spectacle d'un groupe de zapprenants la mécanique en visionnant Newton dont les principia mathematica auraient été enregistrés direct live (en latin et avec toute les figures géométriques).

Quelles sont les caractéristiques d'un "cours" éligible à l'intemporalité (dans le fond et dans la forme) ?

Bonjour chez vous.

Ecrit par : dugong | 29 février 2008

J'écrivais "Parmi les heureux épargnés, celles et ceux qui auront eu une éducation de base très classique c'est à dire très structurée."

Peut être pourrait-on dire aussi que les bénéficiaires d'une éducation de base très classique sont les épargnants de leurs futures connaissances.

Ecrit par : dugong | 29 février 2008

Concernant "l'affaire Fleury", il s'agirait avant tout de savoir s'in s'est rendu coupable d'actes délictueux; cela relève de la justice et, à ce que je sache, le GUD n'y allait pas avec le dos de la cuiller en ce qui concerne le matraquage. Ceci-dit, à ce compte-là, ne faisons pas deux poids, deux mesures: demandons aussi des comptes à Madelin, Longuet et Devedjian.
Si les cours en ligne se multiplient, (ce qui menace dans certains cas avec "claroline"), il n'y aura bientôt plus de questions à se poser sur le passé des professeurs, vu qu'il n'y aura plus de professeurs.

"Enfin il est notoire, car Condorcet l'a ecrit partout... et notamment dans les Cinq Rapports et dans l'Esquisse, qu'il etait partisan de laisser les parents libres de choisir le type d'enseignement, religieux ou non, qu'ils voulaient pour leurs enfants.
Alors dire qu'il etait contre l'enseignement prive est un autre contresens et la lecture de l'un quelconque de ces textes ne permet pas de laisser planer le moindre doute sur la-dessus."

Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008

Pouvez-vous nous redire où en était le "service public d'éducation" du temps de Condorcet, et depuis combien de temps sévissait, à l'époque, la loi de séparation de l'église et de l'état?
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 février 2008

"Pour apprendre ce qu'est le liberalisme, dont les principes fondateurs sont toujours et plus que jamais valables, il vaut beaucoup mieux LIRE ces deux complices, dans leur jus, et non ce qu'en racontent les anti-liberaux comme Michea...."

"...La formule est moins brillante que celle de "la main invisible" d'Adam Smith (qui ne publiera La richesse des nations qu'en 1776, alors que L'Eloge date de 1759)."

Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008


"Le commerce, qui devrait naturellement être un trait d'union, un lien d'amitié entre les nations, entre les individus, est devenu la cause qui produit le plus de discorde et d'animosité. L'ambition capricieuse des rois et des ministres n'a pas été, durant ce siècle et le précédent, plus fatale à la tranquillité de l'Europe que la jalousie mal placée des marchands et des fabricants. La violence et l'injustice de ceux qui gouvernent les hommes sont des maux anciens auxquels, j'en ai peur, la nature des affaires humaines ne permet guère d'envisager de remède. Mais la rapacité médiocre, l'esprit de monopole des marchands et des fabricants, qui ne gouvernent pas et ne devraient pas gouverner les hommes, s'ils ne peuvent sans doute être corrigés, peuvent être très facilement empêchés de troubler la tranquillité des hommes, sinon la leur."

Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, livre IV, chapitre 3.

Exactement ce que vous pensez, n'est-ce pas, Cadichon ?

Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008

Rassurez-vous, mes attaques ne sont pas gratuites, elles viennent d'une sale connerie que vous avez dite. Deux messages pour une connerie, ça va, c'est bien payé.

Ecrit par : Gibraltar | 29 février 2008
Il peut m'arriver de mal m'exprimer...
"sale connerie" n'est pas trop mon genre mais bon, peut-être. Plus probablement, vous avez été heurté par un de mes propos à l'emporte-pièce et avez mal compris ce que j'entendais et quels en étaient les motivations. C'est un défaut grave chez moi. De là à porter contre moi cette accusation de folie, très à la mode et dont on ne mesure plus la gravité!
Si c'est hors-sujet et que vous me gardez quelque rancœur, voici mon mail: vet.coup@wanadoo.fr . Expliquez-vous, ce sera plus cohérent

Ecrit par : dobolino | 29 février 2008

On m'accuse de libéralisme, ultra, forcément ultra.

Ne le prenez pas mal, mais ça me fait doucement rire de recevoir des leçons d'économie de profs qui n'ont pas à affronter le marché du travail ni à satisfaire des clients puisque, faut-il le rappeler, leurs revenus sont in fine garantis par la coercition, le fisc et le loi (ce qui rend d'autant plus rigolo le coté libertaire de certains) et non par la gratification obtenue d'un client libre en échange d'un service rendu.

C'est une spécialité française, ces grands débats stratosphériques avec des mots en "isme" qui ronflent.

Peu m'importe à quel "isme" on me rattache : l'Education Nationale peut bien couler pavillon (rouge) haut, j'ai les moyens de mettre mes enfants dans la "bonne" école.

Egoïste, direz vous ? Pourquoi ? En quoi le fait de chercher la meilleure école pour ses enfants est-il égoïste ?

Au contraire, je ferai ainsi acte de grande générosité : je paierai des impots pour des écoles que je n'utiliserai pas. Plus "solidaire" que moi, y a pas !

Pour en revenir à notre débat sur la prétendue sélection par l'argent : rien n'est gratuit, il arrive simplement que d'autres payent pour vous. Faire payer les autres pour un service qu'on utilise, n'est-ce pas un tout petit peu du vol ?

Je ne vois vraiment pas pourquoi les étudiants ne participeraient pas au financement de leurs études : nous aurions peut-être moins de "spectateurs" en DEUG d'histoire de l'art précolombien en Afrique occcidentale (c'est un nouveau DEUG, ça vient de sortir).

Les étudiants, sauf très précoces, sont censés avoir un âge où on s'assume. Financer ses choix fait partie de l'indépendance et de la responsabilité. Ca nous éviterait peut-être ces étudiants attardés, encore adolescents à 25 ans ayant essayé 3 voies différentes et satisfaits d'aucune.

Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008

Quelles sont les caractéristiques d'un "cours" éligible à l'intemporalité (dans le fond et dans la forme) ?

Bonjour chez vous.

Ecrit par : dugong | 29 février 2008

Je pensais à des cours au-dessus du niveau bac+5, réalisés par des titulaires de chaire très spécialisés et rares, ce qui est justement le cas des spécialistes de littérature médiévale. S'ils font un cours à Harvard, Berlin ou Paris, on pourrait l'exploiter mieux sur dix à vingt ans ou même de façon instantanée. Bien sûr, ça n'aura jamais la qualité du corps à corps.
Dans le même ordre d'idée, mais sur une période plus courte vu la rapidité des progrès, je pense qu'un cours d'un spécialiste des cytokines doit pouvoir "tourner" au moins deux ans dans le monde entier avant d'être obsolète.
Certains cours excellents sont sous-exploités. En plus, déplacer l'image et le son réchauffe moins la planète et coûte moins cher en carburants que le déplacement des auditeurs.

Ecrit par : dobolino | 29 février 2008

Pouvez-vous nous redire où en était le "service public d'éducation" du temps de Condorcet, et depuis combien de temps sévissait, à l'époque, la loi de séparation de l'église et de l'état?
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 février 2008

Mais avec grand plaisir mon cher Christophe. Et vous avez infiniment raison d'ecrire "redire" , car j'ai vraiment le sentiment de rabacher ce que j'ai deja ecrit maintes fois, depuis que j'interviens ici (oct 2006).

Permettez-moi de vous rappeler (apprendre?) tout d'abord que Condorcet fut le pere fondateur de l'ecole republicaine, et que son Projet d'Instruction publique fait de lui l'inventeur de ce que vous appelez le "service public d'éducation". Mais ( et c'est comme pour Totor et son Napoleon-le-petit) il faut connaitre un peu le contenu de l'oeuvre du "dernier philosophe des Lumieres" pour savoir qu'il avait ecrit les Cinq Memoires sur l'Instruction publique, bien avant que le projet qu'il presenta devant l'Asssemblee passe a la trappe a cause de l'entree en guerre de la jeune Republique-( avril92, de memoire pas le temps de verifier)

A quiconque cherche sincerement a comprendre ce qui est arrive a l'ecole, sa faillite, son naufrage, je m'evertue a en conseiller la lecture car il est clair qu'ils etaient previsibles. mais c'est vrai aussi de l'Esquisse et n'importe quelle biographie ( E.Badinder ou Keith Baker).Ces livres permettent de mesurer la prescience de Condorcet qui avait tout pense, et prevu, meme la nuisance des syndicats qui eux non plus n'existaient pas, mais dont il avait deja compris le pouvoir et la necessite de les empecher de prendre un pays en otage.
Ce mathematicien visionnaire avait entre autres compris non seulement la necessite de separer l'Eglise et l'Etat, une idee qui trottait deja depuis un bout de temps dans la tete d'un paquet de gens, notamment outre-Atlantique, mais aussi celle d'interdire aux deux de s'immiscer dans la marche de l'Instruction publique, pour ce qui est par exemple de la definition des programmes scolaires et du contenu des disciplines, afin d'instaurer une veritable neutralite de l'enseignement et garder l'ecole de tout endoctrinement, religieux ET civil.


Ce volet-la de son Projet n'a jamais vu le jour, Jules Ferry, Buisson et les autres ayant trop a coeur de faire de l'ecole la courroie de transmission leur republica