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01 février 2008
Autorite
De l’Autorité
Interviewé hier soir (31 janvier) par la recruteuse de Marc-Olivier Fogiel (pour M6) et ce matin sur France Info vers 9 heures et des poussières sur cette question de « l’autorité » — certains médias semblent s’imaginer qu’un incident mineur dans un collège de Maubeuge est violemment significatif des questions relatives à cet aspect du travail d’enseignant…
D’un côté, l’amont. Jamais l’image de l’enseignant n’a été si désastreuse dans l’opinion publique — les familles, et les enfants aussi. Dans un monde où le pouvoir doit être visible, et proportionnel au nombre de Rolex accrochées à son bras, nous sommes peu de chose, avec un salaire de départ qui tourne autour de 1300 € pour un Bac + 5 et quelques concours encore assez difficiles. La "revalorisation" annoncée par le président de la République tarde à venir. Les caisses sont vides ? Et les nôtres, qui avons perdu plus de 20% de pouvoir d’achat en 20 ans ?
Amont, toujours. Les missions dont nous sommes chargés pèsent aussi sur notre image — et la part "culturelle" de l’autorité "naturelle" est beaucoup fonction d’image. Nous étions des passeurs de culture, nous sommes aujourd’hui de gentils animateurs. Mais j’ai bon espoir que dans un avenir extrêmement proche, l’élève ne sera plus au centre du système, ni prié (humblement) de "construire lui-même ses propres savoirs". Les Pédagogues ont cherché par tous les moyens à humilier les enseignants — pour se grandir eux-mêmes, qui « apprenaient à apprendre ». Quand on aura dégonflé la baudruche des "sciences de l’éducation", quand on aura confié la formation des enseignants aux universitaires de leur discipline, et non à des gourous ou des Goigoux, on réinstaurera peut-être un peu plus de confiance dans les esprits des néo-profs — et des autres, qui finissent par douter.
En aval, il y a ce que nous sommes chargés de faire en classe. Une réfection complète de tous les programmes s’impose (elle va sortir en Primaire, le reste suit), qui mettra le Savoir et la Transmission au centre du système (c’est aujourd’hui une revendication de Meirieu — ce n’est pas la girouette qui tourne, etc.). Quand les élèves consentiront à comprendre qu’ils viennent en classe pour qu’un spécialiste leur enseigne ce qu’il sait, et non pour passer le temps dans une salle chauffée, nous aurons fait un grand pas.
Aval encore, la réinstauration d’une coupure nette entre Instruction et Education. Peut-être faudrait-il re-responsabiliser les parents, qui se sont déchargés de bien des missions éducatives sur des enseignants qui n’en peuvent mais. Les baffes ne sont jamais une solution à quelque problème que ce soit, mais si les parents se montraient plus fermes envers Monchéri et Moncœur, nous n’en serions pas là. Une mythologie de l'enfant-roi s'est répandue dans le pays, avec les conséquences que l'on voit. Un enfant est un être en constitution, il n'a d'autre liberté que celle d'apprendre à constituer sa liberté — et à en connaître les limites.
Reste la question des sanctions — en attendant qu’un système idéal se mette en place. Le ministère doit impérativement donner un cadre strict aux règlements intérieurs des établissements — en proposant par ailleurs à chacun la possibilité d’adapter les règles générales aux réalités locales. Que ce soit dans l’habillement, le vocabulaire, la prise de parole (il doit bien y avoir quelque part un Pédagogue pour se réjouir de la spontanéité linguistique du marmot qui a traité son prof de "connard") ou la réintroduction d’estrades en classes, les établissements doivent être capables d’imposer des règles strictes — près tout, les écoles privées le font bien, c’est même pour cela qu’on les plébiscite, bien plus que pour leurs résultats. C’est à l’établissement de sanctionner, pas à l’enseignant. Quand les familles devront se coltiner leurs lardons trois jours ou une semaine parce qu’il aura été exclu pour insanité langagière, on y verra plus clair. Mais cela suppose un peu de courage de la part des chefs d’établissement — et là, sans doute, je rêve.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
"si les parents se montraient plus fermes envers Monchéri et Moncœur, nous n’en serions pas là. Une mythologie de l'enfant-roi s'est répandue dans le pays, avec les conséquences que l'on voit. Un enfant est un être en constitution, il n'a d'autre liberté que celle d'apprendre à constituer sa liberté — et à en connaître les limites."
Jean-Paul Brighelli
Infiniment heureux de lire ceci, et de l'importance de l'éducation, (je rappelle que les enfants passent trois ans dans leur famille avant de mettre un pied à l'école)!
C'est le père de l'élève ayant traité l'enseignant de "connard" qui devrait être accusé de violences aggravées envers son fils pour lui avoir "donné" une éducation qui permette de tels comportements.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Si Monsieur Brassens...
Que ne se serait'il servi de ce lamentable fait divers : un prof demande à un élève de ranger son bureau, le môme se rebiffe, l'enseignant insiste et s'entend traiter de "connard"... Action, réaction, l'insolent prend une gifle.
Fin du premier épisode.
Papa n'est pas content, or, il est gendarrrrrrme!!!!!! Alors en grand uniforme, coiffé de son képi (ça fait sérieux), il vient demander des comptes à la hiérarchie, qui semble t'il, se dégonfle...C'est dangereux un gendarme....
Fin du deuxième épisode.
De mon temps (j'ai 66ans) Mon père m'aurait accompagné au collège pour que je présente mes excuses au professeur, et en prime j'aurais eu le droit à un coup de pied au c... ,pour me faire comprendre le sens du respect, et la solidarité entre parents d'élèves et enseignants .
Autres temps, autres mœurs, il est vrai 68 est passé par là...
Maintenant c'est à la société de faire l'éducation de notre progéniture, on les met au monde, aux autres de se débrouiller comme ils le peuvent avec ces espèces de sauvageons, ne bénéficiant pas du soutien parental.
Ecrit par : André | 01 février 2008
Je viens d'écouter votre chronique sur France Info et suis ravie d'entendre de tels propos qui confirme ce que je ne suis pas la seule à penser...mais que font certains parents de leurs enfants ??? Le respect est à mon sens le principe de base de l'éducation et ceci quel que soit le milieu dans lequel on évolue.
Petit message à "André"....Je suis femme de gendarme et je peux vous assurer que si mes enfants avaient un tel comportement jamais je ne le cautionnerais ni mon mari non plus et ce d'autant plus qu'il est aux premières loges pour apprécier le résultat de ces dérives parentales ! Quant au prestige de l'uniforme de nos jours....laissez-moi sourire !!!
Ecrit par : nicole | 01 février 2008
Le gendarme, père de l'élève, devrait être mis en garde à vue pour ne pas avoir inculqué les notions de respect et de bonne éducation à son fils !!! comme le prof. y a pas de raison !!
Ecrit par : basnito | 01 février 2008
Cet incident du collège de Maubeuge a permis d'entendre des réactions réconfortantes.
La très grande majorité des intervenants dans les radios dénoncent le fait qu'un gamin de 11 ans insulte un adulte et un enseignant. Pratiquement tous rappellent qu'il y a peu de temps l'enfant se serait pris une autre gifle de son père. La réaction du père gendarme c'est à dire gardien de l'ordre et du respect en dit long sur les démissions parentales. On est passé de l’enfant-roi à l’enfant- tyran à qui l’on cède tout plutôt que de lui dire non.
Cela m’a permis d’entendre Luc Ferry sur RTL à 18h30 condamner cette garde à vue et la démesure de la réaction judiciaire. Signalons qu’il a aussi combattu l’idée selon laquelle un professeur n’était pas payé au mérite en indiquant qu’il existait des promotions au grand choix ,au petit choix et à l’ancienneté et que cela représentait de grandes différences financières sur l’ensemble d’une carrière.
Cela m’a permis de constater (hélas) la mollesse pour ne pas dire la « lâcheté » des autorités supérieures : le chef d’établissement a sans doute eu peur de perdre sa prime de fin 2008 et appliqué la politique du « pas de vagues surtout » et un recteur n’a guère l’habitude de défendre des enseignants contre des parents. Et il a fallu attendre que le ministre s’étonne que l’élève ait été réintégré sans nulle sanction pour qu’ une mesure disciplinaire soit envisagée !!! J’ ai quelque doute sur la portée d’une exclusion qui risque de se traduire par des vacances supplémentaires !!! Dans mon lycée l’élève doit rester dans le bureau du CPE ou Proviseur-adjoint et il y effectue du travail supplémentaire ou recopie les cours qu’il manque ; de plus tous les élèves savent qu’il a été sanctionné et une journée sans parler aux copains ou consulter ses textos est une grande punition. Je précise qu’il s’agit d’un lycée public à population culturellement défavorisée mais qui bénéficie d’un règlement intérieur précis et réellement appliqué. Les professeurs ont (encore) le droit de confisquer les téléphones portables qui doivent être récupérés par les parents auprès d’un membre de l’administration. Quant aux absences elles sont contrôlées dès la première heure de cours, les 2 CPE de ce lycée de 1000 élèves n’hésitant pas à appeler les parents à leur travail pour demander une explication sur une absence injustifiée. C’est très lourd à gérer la première année mais très vite les parents en ont assez de se faire appeler et signalent eux-mêmes l’absence ou font en sorte d’inciter leur progéniture à ne pas « sécher »les cours
Cependant j’ai bien peur qu’il soit impossible de maintenir ce type d’exigences quand on voit un Président incapable d’attendre pour consulter ses textos ou défiant un manifestant dans des termes pour le moins vulgaires et pas très loin du « connard » du gamin. Quand les adultes ne montrent plus l’exemple et surtout les limites, il ne faut pas s’étonner de la violence verbale et physique des enfants. Moi aussi je souhaiterais le retour au beau titre de Ministère de l’Instruction Publique ; cela renverrait les parents à leurs tâches éducatives et les inciterait à ne pas considérer l’école comme une garderie. D’ailleurs si des mesures peuvent être prises pour dépanner les parents en cas de grève et accueillir par exemple les enfants issus de famille monoparentale, les enseignants devraient se battre contre le terme de service minimum et exiger l’appellation de garderie municipale ou gouvernementale .
Ce n’est pas non plus en comptant sur le retour de la religion ou même des sectes que l’on rétablira la « morale ». Que l’argent règne en maître signifie la fin du « magister » et de ses valeurs culturelles : comment voulez-vous qu’on considère un enseignant qui débute à 1300€ par rapport à un PDG qui gagne 100 fois plus par mois ou à un dealer qui en gagne au moins le triple ?
Désolé de ce pessimisme mais il me semble impossible de combattre l’individualisme et la démission galopante à l’œuvre dans la société surtout pour des enseignants qui ne peuvent même plus dire à leurs élèves de travailler pour obtenir des diplômes qui leur éviteront le chômage.
Ecrit par : Ponocratès | 01 février 2008
Je suis tout simplement outrée de la réaction de l'Education Nationale car comme le père est un Gendarme on l'expose sur la place public.Il m'est arrivé la même chose à l'un de mes enfants en 1988 et là L'Education Nationale a tassé l'affaire.Mon enfant a eu le toupet de répondre par la même chose (la giffle) et l'on a pas trouvé mieux que de l'exclure.Je trouve la Justice a deux vitesse selon que l'on es représentant de l'Etat où gens du Peuple.Merçi
Ecrit par : Le Guern | 01 février 2008
Je suis tout simplement outrée de la réaction de l'Education Nationale car comme le père est un Gendarme on l'expose sur la place public.Il m'est arrivé la même chose à l'un de mes enfants en 1988 et là L'Education Nationale a tassé l'affaire.Mon enfant a eu le toupet de répondre par la même chose (la giffle) et l'on a pas trouvé mieux que de l'exclure.Je trouve la Justice a deux vitesse selon que l'on es représentant de l'Etat où gens du Peuple.Merçi
Ecrit par : Le Guern | 01 février 2008
Voici l'écho que l'on va entendre dans la population: les profs solidaires entre eux, même si le collègue a D'ABORD déconné.
Vive le réflexe corporatiste qui ne fait pas la part des choses.
Tant pis si je prends des coups ici.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
"Les Pédagogues ont cherché par tous les moyens à humilier les enseignants"...
"Quand on aura dégonflé la baudruche des "sciences de l'éducation"..."
"Meirieu... - ce n'est pas la girouette qui tourne..."
"Le rétablissement des estrades..."
"Les établissements doivent être capables d'imposer des règles strictes..."
"C'est à l'établissement de sanctionner, pas à l'enseignant..."
Je souscris à tout cela.
Les estrades, qui permettaient à tous les élèves de bien voir et de bien entendre et d'être constamment sous le regard du professeur, ont été supprimées après 68 sous la poussée des pédagos qui prétendaient qu'il ne fallait pas que le professeur domine l'élève.
Ecrit par : Jean | 01 février 2008
Pendariès, il me semble que si vous allez lire les commentaires postés à la suite des articles de presse, vous vous rendrez compte que l'immense majorité soutient le professeur. Et que la plupart de leurs rédacteurs ne sont pas des profs.
Ecrit par : Helisenne | 01 février 2008
"Le modèle traditionnel de la famille n’est plus l’unique modèle : divorce par consentement mutuel, familles recomposées, adoption et progrès des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) ont multiplié les types de familles. Et aujourd’hui, c’est l’enfant qui fait la famille plutôt que le mariage. L’enfant est plus que jamais l’avenir de l’individu. Il n’y avait pas de raison que les homosexuels échappent au désir d’enfant. Techniques de PMA, adoption ou filiation reliant un enfant à des parents de même sexe, on peut parler de désirs subversifs. Révolutionnaires ?»
Martine Gross. Association des parents gays et lesbiens.
(Libération vendredi 01 février)
Bon courage mesdames et messieurs les enseignants!
Ecrit par : David | 01 février 2008
"Autres temps, autres mœurs, il est vrai 68 est passé par là..."
Ecrit par : André | 01 février 2008
Encore un amalgame. "L'enfant roi" est un vestige d'un mai 68 mal compris, mal analysé, mal digéré. Mai 68, c'est aussi et surtout l'évolution de la condition féminine, pour laquelle il reste beaucoup à faire, ceci-dit.
David, je ne comprends pas très bien le sens de votre message. Signiferiez-vous qu'il y aurait obligatoirement une régression éducative du fait de l'extension des possibilités d'adoption aux couples homosexuels?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Pendariès, il me semble que si vous allez lire les commentaires postés à la suite des articles de presse, vous vous rendrez compte que l'immense majorité soutient le professeur. Et que la plupart de leurs rédacteurs ne sont pas des profs.
Ecrit par : Helisenne | 01 février 2008
Ce n'est pas pour cela que je vais applaudir à la connerie d'un collègue méprisant envers ses ou un élèves.
Combien d'entre ceux qui ont écrit ce que vous dites auraient accepté de voir, sans être prévenus, leur bureau vidé de ses cahiers d'un geste que je n'imagine pas bienveillant de la part de leur prof? Bel exemple. Vive "La servitude volontaire", donc. Et les bonnes grâces du Roi autocrate. Moi, ça me fait flipper plutôt: les gens sont donc en recherche d'une violence de plus en plus grande pour répondre à leur problème. Brrrrrrrrrrrrrrrrr.
En tant que professeur, aujourd'hui, je ne peux plus être seulement la première source de mon autorité; elle se gagne et/ou se perd tous les jours: c'est mon travail, les règles posées dès le départ, ma présence attentive mais exigeante qui réussissent ou pas à me donner un statut et une image chez les élèves (il y a des esprits réfractaires quoi que vous fassiez à toute autorité).
Le dernier cours que je viens de passer, j'ai mis une jeune fille qui parlait trop assise à son bureau, mais tournant le dos, au fond de la classe, seule: elle passa la leçon à ne rien faire (je lui ai enlevé les dessins qu'elle faisait), sauf à regarder des cartes de géo accrochées au mur: je peux vous assurer qu'elle me demanda, plusieurs fois dans les looooongues minutes qui suivirent pour elle, à travailler; je m'ennuie, disait-elle; hé bien, elle s'ennuya; mais elle sait à présent, et les autres gamines aussi, ce qu'elles risquent si parmi elles quelques-unes causent, ne bossent pas. Je sais que pour elles, je suis un connard. Mais pendant ce temps: les exos sont faits et le cours avance; et dans leur cervelle, ça s'inscrit qu'elles doivent suivre les règles que j'ai posées dès la première minute de mon remplacement).
Je n'ai pas eu besoin de la casser verbalement ou de montrer un geste détestable pour montrer que j'ai la plus grosse du bahut.
De l'oeuf ou de la poule, lequel ou laquelle est venu le premier ou la première? - action/réaction.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Les profs sont-ils indésirables ?
Derrière l’arithmétique des suppressions de postes à l’éducation nationale, Michel, professeur à Tours, dénonce l’absurdité d’un système qui se mutile pour créer des heures supplémentaires. Une mécanique dont il risque d’être victime à la rentrée 2008.
Recueilli par KARL LASKE
QUOTIDIEN "Libération" : vendredi 1 février 2008
Michel. «Hier midi, on m’annonçait que mon poste serait probablement fermé à la prochaine rentrée scolaire, compte tenu des mesures de restriction imposées par le rectorat, répondant lui-même aux directives ministérielles de M. Darcos. Imaginez le choc ! Je fais ainsi partie du lot de 18 collègues dont le poste sera supprimé au lycée Grandmont, où j’enseigne depuis 1996. Je fais de même partie des 120 postes supprimés dans le secondaire dans le département d’Indre-et-Loire, des 331 postes supprimés dans toute l’académie et des 9 630 postes supprimés au plan national, d’un même coup à la rentrée 2008. Au total, ce sont 30 000 suppressions de postes qui ont eu lieu entre 2003 et 2008 ! Et dans mon établissement, sur les 18 postes supprimés, 40 % ne seront pas couverts par les départs en retraite.
L’objectif visé par le gouvernement est de "faire des économies" en "dégraissant le mammouth". Mais raisonnons un tout petit peu (faut-il encore avoir un cerveau) : au niveau national, sur les 9 630 postes, 3 500 seront transformés en heures supplémentaires ; au niveau académique (Centre), sur 331 postes, 133 seront transformés en heures supplémentaires ;au niveau de mon lycée, sur les 18 postes, 7 seront transformés en heures supplémentaires. Ces heures devront être faites par les collègues restant (encore) en place et seront défiscalisées, selon le souhait de M. S… Alors où est l’économie ? Cherchez l’erreur (première) !
Et ce n’est pas tout : les 3 500 collègues, au plan national, ne retrouveront pas tous un poste à la rentrée, loin s’en faut ! Dans l’académie d’Orléans-Tours, comme dans les autres, dans ma discipline comme dans bien d’autres, tous les lycées où je serais susceptible d’aller ferment des postes, donc ne pourront pas m’accueillir, même pour me faire plaisir ! Alors que ferai-je à la rentrée, ainsi que les autres collègues ? rien ! Et je toucherai quand même mon salaire ! Eh oui, je reste néanmoins "fonctionnaire de l’Etat" ! Alors où est l’économie ? Cherchez l’erreur (deuxième) !
Il faut aussi avoir un cerveau, et ce cerveau, pour le développer, il faut aller à l’école, être formé par des enseignants compétents, eux-mêmes formés par des enseignants compétents. J’entends déjà les sarcasmes, et certains dire que c’est une honte d’être payé à ne rien faire. Mais qui le met en place, ce système ? Personnellement, je ne me vois pas rester dans cette situation et ferai tout pour ne pas en arriver là. J’aime mon métier, je veux enseigner, c’est le métier que j’ai choisi, pour lequel j’ai travaillé pour être "reconnu" compétent et apte par un certain ministère de l’Education nationale. Or c’est ce même ministère (non, pas tout à fait), c’est le ministère du gouvernement en place, qui est en train de casser ce métier, de casser cette école de la République, au nom de la libéralisation générale des services et du commerce. L’offre publique d’enseignement et de formation est en passe de se réduire à peau de chagrin pour ne se limiter qu’à ce qui est appelé aujourd’hui les "fondamentaux" (mais au fond qu’est-ce que les fondamentaux ?). Pour le reste, il vous faudra, vous, aujourd’hui parents de jeunes enfants, payer pour leur permettre d’accéder à ce qui, jusqu’à aujourd’hui, était accessible à tous. Certes, me direz-vous, quand on a les moyens… Mais quelle société nous préparons-nous en acceptant ces réformes prétendument nécessaires, contre lesquelles on ne peut rien faire, pris dans la tourmente de la mondialisation ? Stop ! Et telle est la perspective de ce qui sera dévoilé par le gouvernement dans les prochains mois, et applicables immédiatement. L’acceptons-nous ? Et au non de quelle idéologie ?»
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Pendariès, j'adhère à 100% au contenu de votre dernier message...
Tous dans la rue à la prochaine manif!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Je vais m'exprimer ici, cher Jean-Paul, en qualité d'être humain !
Un être humain qui est une des pièces du gigantesque puzzle qu'est l'univers !
Un être humain unique et à part entière, comme tout être humain qui a été pondu dans ce monde sans l'avoir demandé et qui, selon dans quel bain il a atterri, sorti de son liquide amniotique bien rassurant, a acquis sa propre conception des choses, sa manière de penser, d'être, qui s'est construit à partir de divers éléments dont était composé son environnement, rencontrés dans son parcours de vie (personnes, lieux, environnement mobilier et immobilier, ville ou campagne, mer ou montagne, pensées, idées préconçues ou non, lois déjà établies ou nouvellement créées, etc. !) et dont une partie (période enfance et adolescence !) n'a pas été choisie, lui a été imposée !
Dans ce contexte, je suis un cas particulier, ayant eu à survoler divers domaines pendant de courtes périodes : médical, tertiaire, etc. dont l'Education Nationale !!!
En qualité d'élève, bien évidemment, dans ma période scolaire, et en qualité de personnel , dans ma période d'adulte (2 belles et enrichissantes années !) !
J'ai eu largement le temps (c'est une chance, me direz-vous !), de par ma propre expérience et de par ce que j'y ai vu et entendu, d'en faire ma propre analyse qui est celle-ci : un être humain, disais-je, est à mes yeux, un être unique et ce, à considérer comme tel dès sa naissance ! Ce petit bout d'hominoïde va grandir dans un contexte qu'il n'a pas choisi (famille) dans lequel celà se passera dans l'amour, la droiture et la plénitude ou dans le chaos (violence, alcoolisme, et j'en passe...) sans que qui que ce soit ne puisse détecter ce qui s'y trame et ce qu'il subit ! Il y a des parents qui sont très forts pour parvenir à montrer une apparence angélique à l'extérieur alors qu'ils ont une attitude démoniaque à l'intérieur de leur chez-soi ! Un enfant a systématiquement, instinctivement de l'amour pour son géniteur et du respect, voire de l'admiration par la suite pour qui s'intéresse à lui, soit en lui apprenant des choses qu'il ne connait pas, qu'il découvre, soit en lui montrant ce qu'il sait faire !
Bref, l'enfant s'oriente, cherche son repère, son exemple, son "Roi" ! Il a donc instinctivement du respect pour l'adulte, pour peu que cet adulte se comporte comme tel ! Et il subit sans défense, bien souvent, des violences créées par des adultes (violences physiques et verbales vis-à-vis de lui même, témoignages de violences vis-à-vis d'autrui, télévision, etc.)
Car, aux yeux de l'enfant, pendant de longues années (même à 11 ans !) l'adulte est celui qui sait, qui est fort !
Si cet adulte lui montre ses faiblesses, l'enfant va de prime abord (car il est assez intelligent pour être capable d'indulgence et d'objectivité !), bien que surpris et quelquepart déçu, pardonner à cet adulte !
Mais, le cumul de ce qu'il aura vécu de "mauvais" (chez lui + à l'extérieur et notamment à l'école !) va faire ressurgir en lui, une expulsion de souffrances sous diverses formes pour peu que l'adulte qu'il a devant lui ait une attitude blessante ! Soit, parfaitement conscient qu'il a devant lui un adulte qui a des faiblesses, mais qui a aussi d'énormes qualités et donc pour qui il va avoir de l'affection et du respect, il va s'effondrer en larmes ou exploser en paroles injurieuses (mais pour un enfant, l'injure n'a pas le même poids des mots qu'un adulte !!! Ce mot sera surtout un élément de défense par rapport à cet adulte qui l'a fait souffrir, car il a parfaitement capté ses limites !), soit, s'il a eu pour seul exemple au sein de son entourage, c'est-à-dire, s'il vit des choses pas très "cleans" au sein de sa famille, il va acquérir une forme de dureté intérieure qui va engendrer en lui assez de force pour surmonter sa peur de l'adulte, ses sentiments envers lui, et il va alors s'exprimer par de la violence physique !
Un enfant qui souffre, conscient de son "infériorité" vis-à-vis de l'adulte réagira impulsivement sans calculs !!!
Dans ce cas précis, à mes yeux, tout le monde et personne n'est fautif (le professeur, l'enfant et...le parent !) ! L'enfant a certes réagi en expulsant sa souffrance avec une "insulte" (mais qui je pense, ne l'était pas forcément à ses yeux !) mais il avait devant lui un adulte qui lui montrait ses faiblesses dont il en avait certainement capté déjà une partie (l'alcool ! Un enfant de 11 ans a assez d'intelligence et de sens de l'observation pour faire la différence entre un homme qui a quelques grammes d'alcool dans le sang ou non !), pour qui, donc, il avait moins de respect mais suffisamment encore d'affection pour ne pas réagir au-delà d'une expulsion de mots (il a su maitriser son élan de violence physique !) !
Le parent dans tout ceci est celui qui a réagi mais dont on ne connait rien sur sa manière d'être à l'intérieur de sa famille ! Je ne veux pas dire par là que je le soupçonne d'avoir une mauvaise attitude vis-à-vis de son fils, car je ne viens pas ici diffamer qui que ce soit ! Mais le fait de porter plainte au lieu d'essayer d'instaurer, au préalable, une forme de dialogue à trois avec son fils et son professeur, me laisse à penser qu'il n'a pas agi en adulte, toujours selon moi !
Sur un plan plus général, je dois ici, vous exprimer ma façon de voir les choses, avec du recul et le maximum d'objectivité dont je suis capable !
J'ai pû, vous disais-je, analyser et même faire quelques bilans d'une situation au sein d'un collège et ce que je peux vous en dire c'est que bien souvent, je me suis demandé de quel côté se trouvaient les enfants et les adultes !
J'ai eu à cotoyer des professeurs qui me semblaient ne pas coupé le "cordon ombilical" après leur cursus scolaire et qui avaient encore une attitude bien juvénile et devant les enfants (dépassés par les évènements et pas forcément capables de garder leur self-contrôl devant eux !) et devant leur Principal (considéré comme "Dieu" le père !)!
J'ai eu à cotoyer des enfants de toutes classes qui faisaient preuve d'une matûrité à envier mais aussi "effrayante" car on ne peut que constater et se dire que cet enfant-là a dû subir des choses très graves et être d'une extrême intelligence et avoir une énorme force intérieure pour parvenir à faire preuve d'analyse et d'objectivité à ce point !
Et j'ai eu à cotoyer des parents qui n'ont pas réussi à m'apitoyer, ayant percé ce qui se tramait derrière leurs masques !
Tout ce que je peux conseiller à tous, c'est de considérer qu'en matière d'éducation, rien n'est simple :
- qu'il n'y a pas d'école de parents mais que ce n'est pas une excuse pour se décharger sur le personnel enseignant ;
- que l'école n'est pas un lieu rébarbatif pour les enfants mais que c'est le rôle des adultes d'en convaincre les enfants et de leur donner envie d'y aller (en modifiant l'accueil qui leur est réservé, par exemple, en rendant plus attractif l'enseignement qui y est professé, en améliorant l'environnement qui a également son importance, etc.) car un Etablissement scolaire n'est pas un chenil où l'on éduque en masse avec des généralités, des chiots plus ou moins de race, ou un laboratoire dans lequel on étudie le comportement des puces dans sa généralité et que l'on fait sauter de classe en classe, en se grattant à la moindre démangeaison !
Les élèves sont à considérer en individuel et les professeurs, qui certes, ont un énorme besoin de considération (mais celà est vrai partout, en tout domaine, dans le monde du travail !), qui, certes, font un travail considérable et vivent dans un stress permanent (je me permets de dire que les vacances scolaires sont largement bien méritées !), qui, certes, ont un pouvoir d'achat en baisse, (mais les parents aussi et même pour certains bien au-delà de ce que l'on peut imaginer !), doivent avant tout faire acte de motivation, de maturité, d'investigation individuelle (ce n'est pas du social, c'est de l'humanité !) auprès de chaque élève (il suffit quelquefois de fouiller un peu plus profondément dans leurs dossiers disponibles au secrétariat, dans lesquels on peut y découvrir une mine d'informations personnelles concernant l'enfant !) et ils doivent également faire preuve de sobriété au sein de l'Etablissement et travailler à être des exemples pour les élèves !
Ce qu'ils recevront en retour sera au-dessus de toute valeur : de l'admiration, du respect pour des décennies, car ils resteront des repères dans le coeur et l'esprit de tous les enfants qui demain seront des adultes !
A mes yeux, et il est dommage que je n'ai pû choisir cette voie, le professorat doit être un sacerdoce, un vocation avant d'être un "gagne-pain", au même titre que les métiers du domaine médical !
Voilà ! J'ai terminé ma diatribe pour aujourd'hui !
Mais je conserve votre site au chaud dans mes favoris, cher Jean-Paul, car je pense que ce ne sera pas le dernier élan d'expression qui se déclenchera de mon tréfond, au lire de vos articles ! Christina Bianca.
Ecrit par : CHRISTINA BIANCA TRONCIA | 01 février 2008
"le professorat doit être un sacerdoce" : depuis quand est-on "ordonné" professeur, et par qui ?
Ecrit par : Helisenne | 01 février 2008
l'écho que l'on va entendre dans la population: les profs solidaires entre eux, même si le collègue a D'ABORD déconné.
Vive le réflexe corporatiste qui ne fait pas la part des choses.
Tant pis si je prends des coups ici.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
C'est l'élève qui a d'abord "déconné" comme vous dites en n'obéissant pas à la demande de son prof: ranger une table.
Et c'est vous qui "déconnez"depuis hier. A moins que vous ne pensiez qu'un élève n'a pas à ranger une table quand son prof le lui demande et qu'il est libre de faire ce que bon lui semble.
Ecrit par : Sanseverina | 01 février 2008
Sanseverina pour la dernière fois et concluons-là, s'il-vous-plaît, par amitié pour moi et moi pour vous:
Le procureur de la République (ce qui n'est pas rien) a dit que l'enseignant n'avait RIEN demandé à l'élève, qu'il s'était approché de la table de celui-ci, et, SANS UN MOT, avait tout jeté à terre. Le gosse demanda poliment la raison de cette action (et non pas réaction, puisque le collègue n'avait rien dit). Le professeur s'est alors énervé, le ton monta et le gamin de 11 ans lui a dit finalement :" Connard".
Je ne vois pas ici que le collègue fut honorable dans son attitude première.
C'est tout. L'enseignant n'a rien demandé. Ou alors nos informations divergent (à défaut de 11 000...).
Pour le reste, le test ADN, la garde-à-vue, c'est extrêment lourd. Mais maintenant nous savons qu'une gifle est une "agression" au regard de la loi. Ensuite, la gifle (tout châtiment corporel) est passible aussi de prison, je crois.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
"mais il avait devant lui un adulte qui lui montrait ses faiblesses dont il en avait certainement capté déjà une partie (l'alcool ! Un enfant de 11 ans a assez d'intelligence et de sens de l'observation pour faire la différence entre un homme qui a quelques grammes d'alcool dans le sang ou non !)"
Franchement, vos conclusions sont pour le moins "hâtives"...
Cet homme a, semble-t-il , bu UN verre de vin après être rentré chez lui....
Vous voulez vous montrer plus modérée que tous, et au contraire vous accusez...
Pour moi ,vous n'êtes pas plus crédible que tous les gens qui s'expriment à propos de cette malheureuse affaire...
Ecrit par : Titine | 01 février 2008
Votre naïveté à prendre pour argent comptant la déclaration du Procureur de la République est surprenante.
Mais vous avez raison. Brisons là. Il vaut mieux.
Ecrit par : Sanseverina | 01 février 2008
"Ce n'est pas pour cela que je vais applaudir à la connerie d'un collègue méprisant envers ses ou un élèves."
Ce n'est pas non plus pour cela que je faisais ma remarque, c'était simplement pour dire que "l'accusation" de corporatisme serait difficile à porter contre les professeurs dans la mesure où grand nombre de non professeurs soutiennent eux aussi l'enseignant. Voilà, c'est tout.
Ecrit par : Helisenne | 01 février 2008
"Le dernier cours que je viens de passer, j'ai mis une jeune fille qui parlait trop assise à son bureau, mais tournant le dos, au fond de la classe, seule: elle passa la leçon à ne rien faire"
...Pendariès, qu'auriez-vous fait si la jeune fille en question avait refusé sachant
1) que vous n'avez pas le droit de l'exclure
2) que vous refusez la contrainte physique
A quoi tient le "j'ai mis" ? Et combien de temps tiendra-t-il ?
Ecrit par : victor | 01 février 2008
"Le dernier cours que je viens de passer, j'ai mis une jeune fille qui parlait trop assise à son bureau, mais tournant le dos, au fond de la classe, seule: elle passa la leçon à ne rien faire"
...Pendariès, qu'auriez-vous fait si la jeune fille en question avait refusé sachant
1) que vous n'avez pas le droit de l'exclure
2) que vous refusez la contrainte physique
A quoi tient le "j'ai mis" ? Et combien de temps tiendra-t-il ?
Ecrit par : victor | 01 février 2008
Mon proviseur m'autorise à lui envoyer tout élève récalcitrant, ou bien à le laisser dans le couloir debout à attendre; et je peux exclure un élève.
J'ai déjà eu des remarques désobligeantes de la part de la vie scolaire, mais, voyez-vous, je les emm... à voile, à pieds, en voiture, à vélo, en bus, en avion, en aviron, etc. L'élève reste hors de ma classe s'il revient.
Sanseverina, vous ne faites pas confiance en la justice???
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Anne-Marie Valette, puisque vous êtes de la partie, j'aurais voulu avoir votre opinion sur le procès intenté aux trusts pharmaceutiques accusés d'avoir poussé à la consommation de la vaccination contre l'hépatite B, entraînant vraisemblablement des dysfonctionnements neurologiques chez un certain nombre, voire un nombre certain, de patients?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
A quoi tient le "j'ai mis" ? Et combien de temps tiendra-t-il ?
Ecrit par : victor | 01 février 2008
Victor, aux propos sensés et fort justes, depuis hier Pendariès nous montre que lui sait comment faire, que lui reste et restera toujours maître de lui, que lui n'a pas besoin de faire de geste brusque pour se faire entendre de ses élèves. Je crois que nous avons compris son message.
Souhaitons lui de toujours réussir...
Ecrit par : Sanseverina | 01 février 2008
Sanseverina, vous ne faites pas confiance en la justice???
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
La déclaration du Monsieur était dégoulinante de mépris à l'égard du collègue et la manière d'excuser à priori l'élève était patente . Pas besoin de savoir faire une explication de texte pour s'en apercevoir. C'est l'adjectif " visqueux" qui me vient à l'esprit dans ce genre de propos.
Ecrit par : Sanseverina | 01 février 2008
Sanseverina, je suis désolé si vous n'avez pas eu l'expérience qui est la mienne d'avoir eu à garder mon sang froid face à un élève (connu des services de police, et ayant un couteau dans son sac, je le sus plus tard), bien plus grand que moi, son torse poussant le mien, qui n'attendait qu'une chose, c'est me mettre la tête en sang.
Je suis désolé si ce contact m'a été utile, et si c'est dans mon caractère de penser que taper et hurler ne me donneront que des ulcères à l'estomac (ulcères que j'eus à 8 ans, soignés pendant plusieurs années par la mésothérapie: c'est-à-dire 60 piqûres directs dans le bide et dans le dos, plusieurs fois par mois; si à 14-15, j'ai appris à serrer les dents quand on m'enfonça une aiguille longue d'une dizaine de centimètres jusqu'au pancréas parce qu'il était très mal en point et qu'il fallut qu'il fonctionne à nouveau; si tout gamin j'ai été le gars à cogner par des abrutis qui détestaient les mecs tranquilles et lecteurs, un peu plus cultivés que la moyenne; si le stoïcisme a été durant l'année de philo un mot que j'ai pu mettre sur ma façon de vivre depuis longtemps.).
Je suis désolé si cela vous agace; mais c'est comme ça. Quand on en a pris pour sa part une bonne dose (mais je n'ai pas été violé par mon grand-père, je vous rassure quand même), assez tôt, qu'on a compris que la vie c'est pas drôle, qu'il ne faut rien en attendre à part ce que l'on en fait (et encore) et qu'il n'y a que celles et ceux qui ne se laissent pas faire dans la vie qui sont entendus, hé bien, j'ai choisi mon camp. Et je me suis blindé, tout en prenant beaucoup de détachement.
Je n'attends rien que de moi-même.
Chacun se démerde comme il peut et s'il le peut.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Attendons le procès.
Je ne méprise personne, et surtout pas celles et ceux qui ont des problèmes dans leur métier; j'ai vite su ce que c'était. Là, je viens de sortir de cours, et les 2de Bep Mode, quand je les saluai en leur souhaitant un bon we, m'ont ignoré. Je m'en fous, mais je les ai saluées. La guerre est de leur côté, pas du bien. Baste.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Pendariès, vous n'êtes pas le seul au monde à avoir eu des soucis et j'ai la pudeur de ne pas étaler les miens qui sont assez proches des vôtres, soit dit en passant. C'est assez drôle. Je ne vous parlerai pas non plus de ceux que j'ai actuellement et qui ne sont pas tristes non plus. En plus, je viens d'apprendre ce matin que mon poste est supprimé.
Vous avez le droit de penser que chacun ( je vous cite) "se démerde comme il peut". Je ne partage pas votre vision des choses et je crois qu'on peut encore tisser quelques fils de solidarité entre certaines personnes. Ou alors, c'est à se pendre.
Ecrit par : Sanseverina | 01 février 2008
La bêtise étant la chose la mieux partagée en ce monde, pourquoi la gendarmerie nationale en serait-elle exclue.
Ecrit par : Chtilo | 01 février 2008
Et moi, j'aimerais savoir dans quel pays on vit si pour une malheureuse taloche un citoyen lambda se retrouve inculpé et livré en pâtures aux journalistes avec les détails de sa garde à vue divulguée à la presse.
Ca me rappelle l'affaire d'Epinal, vous savez, cette malheureuse concitoyenne qui avait osé demandé à une mahométane d'enlever son rideau portatif chez elle.
http://www.ripostelaique.com/Lettre-de-Fanny-Truchelut-a.html
Au secours, ils sont devenus fous !
Ecrit par : 1984 | 01 février 2008
Chacun a son idée de la pudeur Sanseverina (je n'ai en tout cas pas la "morale des sentiments" comme l'écrit G. Lipovetsky). En tout cas, je vous ai sorti mon exemple pour dire que l'on est ce que l'on est selon ce que l'on a vécu et comment l'on s'en est sorti (rien de révolutionnaire à dire cela); vous y êtes venue aussi dans cette représentation, et ce n'est pas grave; qui s'en soucie ici de savoir si l'on s'est fait tirer les cheveux dans la cour de récré? Personne. Nous sommes entre nous. Je dis juste que les coups m'ont permis de serrer les dents, et de me dire: je m'en fous. Si je ne suis pas aidé? Et alors? On se démerde seul; j'ai été éduqué comme ça. Rien à attendre de personne. C'est une façon de ne jamais être déçu. Mais suis très heureux quand une main secourable se tend vers moi (j'ai déjà dit tout le bien que je pense de l'aide de Catmano et de Maminou).
Peut-être vous ne connaissez pas l'histoire des hérissons de Schopenhauer: Ils ont froid et veulent se serrer les uns les autres; las, leurs piquants les font s'éloigner toujours.
Je suis sincèrement désolé d'apprendre que votre poste saute; j'ai posté sur un autre fil un article sur ce problème.
Si la vérité dit que l'enseignant a été D'ABORD méprisant envers l'élève (qui doit être sanctionner, c'est clair), vous le soutiendrez toujours bec et ongles? Moi je ne peux pas. Sinon c'est ne faire justice à personne.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
qui doit être sanctionnE
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Braves gens, pensez qu'en Suède la baffe est interdite; est-ce que les profs s'en plaignent? C'est à voir.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
En plus, je viens d'apprendre ce matin que mon poste est supprimé.
Sanseverina
Et quand j'ai annoncé il y a 1 ou 2 mois que des profs de PLP allaient voir leur poste supprimé, à cause du passage du bac pro de 4 à 3 ans, vous avez vu ici les réactions? NIENTE. QUE DALLE. PEANUTS. Ou tellement peu. Les LP, on s'en fout.
Oui, madame Sanseverina, je vous le dis avec l'affection que je vous conserve, ils s'en foutent. Notre métier fait de nous des individualistes qui ne s'organisent que pour le corporatisme. Baste.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Dites-vous que vous irez peut-être dans un lycée (ce dont vous rêvez, n'est-ce pas?) ou un collège plus calme. Le pire vient toujours à la fin.
Merde, Heath Ledger est mort à 28 ans d'une crise cardiaque...
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Une chose m'intrigue dans cette histoire : le père a-t-il tenté de joindre le professeur ou d'aller voir le principal pour avoir plus d'explications, l'autre version des faits ou a-t-il simplement franchi les quelques mètres qui séparent son logement de fonction de la gendarmerie en disant tout haut "ce connard de prof ! je vais me le faire !"
Dans le dernier établissement où j'ai exercé (je suis titulaire remplaçante), un collège dans un quartier très résidentiel, rien à voir avec une ZEP, le deuxième jour, je me suis fait traitée de "pute" et "salope" par des élèves que j'avais eu le malheur de remettre à leur place d'élève poliment mais fermement, le troisième jour, un autre m'a menacé en faisant en craquer les jointures de ses doigts si je ne le laissais pas descendre en récréation, alors que je voulais simplement lui parler de son attitude en classe. Où étaient les caméras ? Ai-je été porter plainte ? J'aurais pu pourtant, j'aurais été dans mon bon droit mais j'ai préféré régler ça à l'interne. Les élèves ont été sanctionnés, fin de l'histoire. Sans doute faudrait-il que les professeurs portent systématiquement plainte pour que l'opinion publique se rende compte de ce qu'ils peuvent vivre.
Attention, je n'excuse pas le collègue qui a fait cela, mais je peux comprendre qu'il ait craqué, moi aussi il y a bien des heures de classe où j'ai préféré m'éloigner physiquement des élèves les plus perturbateurs pour ne pas déraper.
Ecrit par : julie | 01 février 2008
Peut-être vous ne connaissez pas l'histoire des hérissons de Schopenhauer: Ils ont froid et veulent se serrer les uns les autres; las, leurs piquants les font s'éloigner toujours.
Et le groupe de hérissons, c'est bien sûr l'humanité.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Une réflexion: la pudeur cache ce que l'on pense honteux. Très judéo-chrétien tout ça (sentiment de culpabilité et patati patata). Pour le moment, de tout ce que j'ai écrit dernièrement, je n'y trouve rien de honteux.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Pendaries, vous avez décidé coute que coute de prendre parti contre ce professeur.
Votre posture est ridicule, et heureusement elle ne représente que vous.
Le pire, c'est que vous ne lisez pas les messages qui vont dans votre sens (ou alors vous les oubliez vite) : vous prétendez que l'homme était alcoolique alors que j'ai écrit ici même qu'il était à 0,36g/l d'alcool dans le sang (soit un verre de vin) et qu'il avait bu une demi-bouteille LA VEILLE (c'est être alcoolique ca ???)
Vous êtes la preuve vivante de l'absence totale de solidarité entre profs, qui rend les salles des profs invivables et l'entraide entre collègues inexistante.
Je rejoins Sanseverina à 100% dans l'ensemble des messages qu'elle vous a adressés.
Vos propos sont repoussants.
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
Soit, Pendariès restera le "poor lonesome cowboy"...
je ne peux m'empêcher d'imaginer le rejeton en cause embrassant dans quelques années le métier de papa et faisant "ses classes" avec l'adjudant Trouduc ou Kronenbourg qui va lui virer son pageot, lui mettre un pied au c.. et lui hurler au visage "t'es pas chez ta mère, enc...".
Surgiront alors du passé quelques images croquignoles à moins que papa devenu colonel envoie le susdit adjudant en correctionnelle.
Au passage pour sauver quelques adjudants méritants je me souviens d'un reportage sur qque chose comme "gosses de banlieue et armée" où un sous-off de paras lucide envoyait au récalcitrant un "comment tu me parles ? T'es pas à l'école ici, c'est pas toi qui vas faire la loi !"
Ecrit par : victor | 01 février 2008
référence : 3° Régiment d'infanterie paralucide, Pamiers (09)
Ecrit par : victor | 01 février 2008
A part ça, j'ai lu de belles réactions ici (Jean, André, Nicole...)
Dommage qu'il y ait le post de David, complètement imbécile et hors-sujet.
Le gendarme était-il homosexuel ? Divorcé ? Pacsé ?
Non, c'était une belle et bonne famille traditionnelle à la catho-trado, telle qu'elle est adulée par Mme Boutin, M. Goasguen et consorts.
Alors les conneries de ce genre, gardez-les pour vos blogs pro-life et autres billevisées, vous ne convaincrez personne ici.
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
Le pire, c'est que vous ne lisez pas les messages qui vont dans votre sens (ou alors vous les oubliez vite) : vous prétendez que l'homme était alcoolique alors que j'ai écrit ici même qu'il était à 0,36g/l d'alcool dans le sang (soit un verre de vin) et qu'il avait bu une demi-bouteille LA VEILLE (c'est être alcoolique ca ???)
Jérémy
Où avez-vous lu ça dans mes propos! La preuve, je veux la preuve! ou des excuses de votre part si vous êtes dans le faux, cher confrère.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Haaaaan !
C'est pas pendaries qui a ecrit ça, c'est Christina Bianca Troncia.
Pendaries, c'est votre journée "excuses", apres celles de dobolino, vous recevez les miennes.
C'est idiot qu'on ne puisse pas modifier ses messages ici, je le ferais tout de go.
Ci-dessous le message responsable de mon erreur coupable :
"L'enfant a certes réagi en expulsant sa souffrance avec une "insulte" (mais qui je pense, ne l'était pas forcément à ses yeux !) mais il avait devant lui un adulte qui lui montrait ses faiblesses dont il en avait certainement capté déjà une partie (l'alcool ! Un enfant de 11 ans a assez d'intelligence et de sens de l'observation pour faire la différence entre un homme qui a quelques grammes d'alcool dans le sang ou non !), pour qui, donc, il avait moins de respect mais suffisamment encore d'affection pour ne pas réagir au-delà d'une expulsion de mots (il a su maitriser son élan de violence physique !) !"
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
Vous êtes la preuve vivante de l'absence totale de solidarité entre profs, qui rend les salles des profs invivables et l'entraide entre collègues inexistante.
Jérémy
Ben venez dans mon bahut et renseignez-vous sur moi auprès de mes collègues (et aussi auprès de mes coillègues doctorants, et des profs de mon Ecole Doctorale) avant de dire des conneries aussi bip que votre clavier.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Comme je ne sais pas si mon message plus haut est très clair, je le précise : j'ai confondu l'extrait d'un message de Christina Bianca avec les propos de Pendariès (ca arrive souvent ici, faut pas croire). D'où mes excuses à Pendaries, qui a été accusé de dire des choses qu'il n'a pas dites.
Bon je maintiens quand meme que Sanseverina a raison et que, meme si ca n'a rien à voir, le post du dénommé David ci-dessus est d'une grande imbécilité.
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
Hé les mecs ! Vous délirez complètement là.
Encore une fois, qu'est-ce que cette baffe vient foutre à la une des journaux ?
Ok, c'est pas bien, pas beau de donner des taloches aux sales gosses, blah blah Dolto et compagnie. Mais ça veut dire quoi de s'acharner sur un citoyen qui ne s'attendait certainement pas à tout ce ramdam.
C'est le gugusse du mois qu'on donne en pature à la plèbe ? Du pain et des jeux ?
Ecrit par : 1984 | 01 février 2008
Ben de toute façon, Pendariès, comme je vous ai fait dire des trucs que vous n'avez jamais pensés, je pense que ce que j'ai dit n'a plus de fondement.
Et comme j'ai la flemme de tout relire pour vérifier tout ça, considérez que j'ai parlé trop vite (cette affaire m'échauffe) et que je garde de vous l'image que j'avais encore tout à l'heure, avant de vous attribuer des paroles que vous n'avez pas prononcées.
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
J'accepte; vous savez, je me mets rarement en colère: les personnes qui me fréquentent savent que je suis quelqu'un de tempéré et qui tranche dans ses choix et ses partis pris après mûres réflexions et quand il a toutes les données entre ses mains. C'est la recherche universitaire, depuis la maîtrise, et les colloques (sous l'assaut des questions des collègues qui vous titillent sur tel ou tel point de votre communication) qui m'ont aidé aussi à devenir cela, et la lecture de Montaigne et de Rabelais encore.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
"Et quand j'ai annoncé il y a 1 ou 2 mois que des profs de PLP allaient voir leur poste supprimé, à cause du passage du bac pro de 4 à 3 ans, vous avez vu ici les réactions? NIENTE. QUE DALLE. PEANUTS. Ou tellement peu. Les LP, on s'en fout.
Oui, madame Sanseverina, je vous le dis avec l'affection que je vous conserve, ils s'en foutent. Notre métier fait de nous des individualistes qui ne s'organisent que pour le corporatisme. Baste."
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Faux... Ici, on a manifesté avec beaucoup de mots d'ordre, (et de chants, aussi), en direction de la situation des LP.
Il y a un gros lycée, dans lequel la proviseur(e) fait pas mal de zèle, (incompétence ou "fayotage" auprès des autorités) pour faire valdinguer le maximum de postes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Je lis des romans où l'on se trompe beaucoup plus que chez Montaigne et Rabelais. Et où l'on réfléchit après avoir agi.
Ceci doit expliquer cela.
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
Merci Jérémy.
Comme je le dis souvent ici: nous ne sommes que des pseudos; il n'y a que Brighelli, Sibille, Guichard, Valette (et j'en oublie sans doute) qui ne sont pas anonymes.
Je préfère la vérité et la tempérance; et 1984 a raison: il n'a pas jeté une bombe sale dans sa classe le collègue, quand même!
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Entendu récemment:
3 mères juives sur un banc:
La première:
- aïe aïe aïe
La deuxième
- aïe aïe aïe
La troisième
- aïe aïe aïe
La première
- Bon on arrête de parler des enfants maintenant ?
Je constate (encore) que l'ote charogne est toujours prêt à enfermer les parents d'élèves ... :ange:
Ecrit par : toto | 01 février 2008
Faux... Ici, on a manifesté avec beaucoup de mots d'ordre, (et de chants, aussi), en direction de la situation des LP.
Il y a un gros lycée, dans lequel la proviseur(e) fait pas mal de zèle, (incompétence ou "fayotage" auprès des autorités) pour faire valdinguer le maximum de postes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Zavez raison! Pan sur le bec. Mais bon, la réforme passe...
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Des questions qui accompagnent celle de 1984: Pourquoi un tel déballage et un tel emballement??
Qu'est-ce que cela signifie aux yeux de la société (ou des medias) un enseignant gifleur - la fin d'un mythe? Y a-t-il un rapport avec la dernière grève?
Que veulent dire de nous les medias?
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Je constate (encore) que l'ote charogne est toujours prêt à enfermer les parents d'élèves ... :ange:
Ecrit par : toto | 01 février 2008
Ca suffit avec votre "charogne", Toto.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Jérémy, arrêtez de vous excuser !
Ecrit par : victor | 01 février 2008
Rires, Victor, je l'ai fait une fois !
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
Pis il s'agit juste d'assumer une erreur, c'est normal que je le fasse.
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
Oui mais vous allez trop coller à votre pseudo !
Ecrit par : victor | 01 février 2008
Pour remonter le moral des troupes, le cours de morale pêché sur le blog d'un disciple de la Sainte-Famille pédagogiste :
"Les établissements scolaires, très majoritairement, n’ont jamais su créer des relations saines entre jeunes et adultes ; les désordres les plus extravagants y côtoient l’autoritarisme le plus brutal. Situation aggravée ces dernières années par tout un discours réactionnaire fondé sur une différenciation d’ ordre hiérarchique entre « supérieur », le maître qui ordonne et « inférieur », l’élève qui obéit. Le manque de respect flagrant de nombre d’enseignants pour les élèves génère en retour des comportements déplacés de la part des élèves. Il n’appartient pas aux tribunaux de gérer ce genre de choses mais aux enseignants d’apprendre autrement leur métier d’éducateur. "
Jérémy, lâchez-vous !
Ecrit par : victor | 01 février 2008
"Les établissements scolaires, très majoritairement, n’ont jamais su créer des relations saines entre jeunes et adultes ; les désordres les plus extravagants y côtoient l’autoritarisme le plus brutal."
Ma foi, pour le constat on est d'accord !
Pour le reste, ca relève du comportement d'une secte, à ce niveau-là : "Le manque de respect flagrant de nombre d’enseignants pour les élèves génère en retour des comportements déplacés de la part des élèves."
C'est un prof qui écrit ça ? Un vrai ?!
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
Sinon, Ponocratès a dit un super truc, que personne n'a relevé :
"Moi aussi je souhaiterais le retour au beau titre de Ministère de l’Instruction Publique".
Il ne serait pas d'accord, Xavier Darcos, pour une mesure qui ne coûte rien, mais qui serait tout à fait symbolique ?
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
Non, je crois qu'il ne serait pas d'accord car il lui faudrait ajuster le fond à la forme et là....
Ecrit par : victor | 01 février 2008
Je ne sais pas si le Ministère en est encore à ce genre de scrupules...
Et puis on aurait au moins la forme, à défaut du fond. Car si on devait s'en arrêter à l'harmonie fond/forme, on ne ferait plus grand chose dans l'E.N.
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
"Je constate (encore) que l'ote charogne est toujours prêt à enfermer les parents d'élèves ... :ange:
Ecrit par : toto | 01 février 2008
Ca suffit avec votre "charogne", Toto."
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Laissez-le donc dire, Pendariès! Vous savez bien que l'invective ne déshonore que son auteur! Et il est quelques personnes par qui il vaut mieux être insulté qu'encensé!!!
Pas "les" parents d'élèves, mon cher toto... Mais certains mériteraient bien d'accomplir quelques travaux d'intérêt général. Vous avez peur de faire partie du lot??? :-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Merde, Heath Ledger est mort à 28 ans d'une crise cardiaque...
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Oui, mais quand même, il s'est bien poudré le nez avant d'en arrivé là.
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
Ouhlala
"avant d'en arrivER là"
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
Tiens, pour continuer sur le même sujet : http://www.bakchich.info/article2518.html
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
Pendariès, vous n'êtes pas le seul au monde à avoir eu des soucis et j'ai la pudeur de ne pas étaler les miens qui sont assez proches des vôtres, soit dit en passant. C'est assez drôle.
Ecrit par : Sanseverina | 01 février 2008
Ben, moi, je n'ai jamais eu de souci! Ma vie est un tel long fleuve tranquille que je finis par m'ennuyer. Que du bonheur, depuis ma naissance, de l'argent, des honneurs, de la reconnaissance, des amis fidèles extraordinaires! Le rêve...
Je n'ai même jamais été malade. Pourtant je fume et bois et bouffe. J'ai l'exercice physique en horreur et ne fais pas un pas superflu.
C'est tout l'idée qu'on s'en fait, de son malheur!
Ecrit par : dobolino | 01 février 2008
"je fume et bois et bouffe. J'ai l'exercice physique en horreur et ne fais pas un pas superflu."
Ecrit par : dobolino | 01 février 2008
Pärce qu'on vous roule ? :p
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
"Que du bonheur, de l'argent, des honneurs, de la reconnaissance, des amis fidèles extraordinaires! "
Dobolino, vous avez sans doute gardé un stock phénoménal d'anxiolytiques euphorisants que vous consommez depuis vingt ans.
Conservez-les bien, il y a tout une génération de profs qui va contibuer à doubler la fortune de ce secteur !
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
"Dobolino, vous avez sans doute gardé un stock phénoménal d'anxiolytiques euphorisants que vous consommez depuis vingt ans. "
Ah mais je comprends tout maintenant !
Ecrit par : victor | 01 février 2008
L'extrait cité ci-dessus par Victor vient certainement du blog de Meirieu. C'est tout à fait le style du gourou, pétri de bons sentiments et faisant constamment la morale à tout le monde - alors que lui-même n'a aucune responsabilité concrète et passe son temps à critiquer tous ceux qui agissent vraiment et à pérorer.
Comment qualifier la prose de Meirieu? Sirupeuse? Faussement élégante? De la rhétorique creuse, intellectuellement malhonnête? On sent que Meirieu se croit un écrivain et se sait un gré infini de ses envolées croupions. Ce Père La Morale qui se défausse en permanence de toute responsabilité dans l'état actuel du système éducatif accuse les établissements scolaires de n'avoir jamais su créer des relations saines entre jeunes et adultes? Il oublie de préciser que c'est partout où l'on a mis en pratique ses idées ( ne pas punir, ne pas transmettre des connaissances, faire des établissements des "lieux de vie" démocratiques, etc.) que l'ambiance est devenue intenable.
On ne manquera pas de s'extasier devant le génie de l'écrivain, devant ce magnifique parallélisme doublé d'une gradation :
"Les désordres les plus extravagants y côtoient l'autoritarisme le plus brutal."!
Quel dommage que ce prodigieux auteur n'ait pas pensé à atteindre au sublime avec un chiasme:
"Les désordres les plus extravagants y côtoient le plus brutal autoritarisme."
En réalité, où y a-t-il eu des "désordres extravagants", Et qu'est-ce que ça veut dire, "désordre extravagants"? Rien.
Et où y a-t-il jamais eu un "autoritarisme brutal"? Nulle part, évidemment. Il y a des problèmes graves un peu partout, pas des "désordres extravagants".
Le souci de Meirieu n'est pas de dire des choses justes et utiles - d'ailleurs le pourrait-il seulement? -, il est de se mettre en valeur, toujours et constamment. Quelques dizaines de milliers de naïfs ont cru au génie prophétique du gourou: normal, car comme le disait de Gaulle à Couve de Murville, "Vaste programme...!
Avec la deuxième citation ( "Le manque de respect flagrant de nombre d'enseignants pour les élèves..."), Meirieu retrouve son obsession: attaquer directement les professeurs.
C'est là qu'il se plaît, c'est là qu'il triomphe (ou croit triompher). Vous noterez que pour donner à sa phrase un équilibre qu'il croit littéraire (il faut que "le manque de respect flagrant" soit équilibré par "des professeurs pour les élèves"), Meirieu ajoute l'adjectif "flagrant": ça ne veut rien dire, mais ça fait bien.
Quant à l'idée, elle est fausse évidemment. Une fois de plus.
Ecrit par : Jean | 01 février 2008
"Dobolino, vous avez sans doute gardé un stock phénoménal d'anxiolytiques euphorisants que vous consommez depuis vingt ans. "
Ah mais je comprends tout maintenant !
Ecrit par : victor | 01 février 2008
Des truffes, bien sûr... mais, de la bonne région. Des vraies, en quelque sorte!
Ecrit par : dobolino | 01 février 2008
"Je te hais, Océan ! tes bonds et tes tumultes,
Mon esprit les retrouve en lui ; ce rire amer
De l'homme vaincu, plein de sanglots et d'insultes,
Je l'entends dans le rire énorme de la mer."
Ecrit par : dobolino | 01 février 2008
Le rire hénaurme de la mère???
Ecrit par : dobolino | 01 février 2008
Le rire est norme de l'amer ?
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
Ou, plus mallarméen :
Le rire hait, norme de l'amer
C'est du Mallarmé de supérette. Soit.
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
Peut-être vous ne connaissez pas l'histoire des hérissons de Schopenhauer: Ils ont froid et veulent se serrer les uns les autres; las, leurs piquants les font s'éloigner toujours.
Et le groupe de hérissons, c'est bien sûr l'humanité.
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Est-il absolument nécessaire, pour exister dignement, de prendre systématiquement et préalablement l'avis de Schopenhauer??????????????????
Ecrit par : dobolino | 01 février 2008
Ou, plus mallarméen :
Le rire hait, norme de l'amer
C'est du Mallarmé de supérette. Soit.
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
Tentez de faire un sondage à la sortie de votre supérette! Ils vous diront bien, peut-être, si votre Mallarmé est d'opérette.
Ecrit par : dobolino | 01 février 2008
C'est:
"Le rire est norme de la mère".
Demandez à Woody Allen!
Ecrit par : dobolino | 01 février 2008
Mallarmé, dans la vie, très peu pour moi.
Il faut pouvoir se défendre.
Ecrit par : Moot | 01 février 2008
@C.Sibille.
Personnellement, je pense que l'hépatite B est une maladie absolument redoutable, pour avoir été témoin de morts rapides chez des camarades de faculté contaminés au laboratoire, ce qui était fréquent avant la vaccination.
Cela peut causer aussi des cirrhoses du foie, avec tout ce que cela comporte comme problèmes.
(Une infirmière de l'hopital d'enfants où je travaillais est morte en quelques jours.)
De plus, je pense que la preuve de la corrélation entre l'apparition d'une sclérose en plaques et la vaccination est difficile à prouver, on verra bien.
Ce qui est certain, c'est que si la vaccination n'est plus pratiquée, même si elle comporte des risques, les cas d'hépatite B seront plus fréquents, en particulier dans les métiers ou milieux à risques, avec les conséquences prévisibles chaque fois qu'une vaccination est supprimée ou négligée. (Exemple : la tuberculose.)
Tout ceci n'engage que moi.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 février 2008
"J'ai bon espoir que dans un avenir extrêmement proche l'enfant ne sera plus au centre du système." (Jean-Paul Brighelli, ci-dessus)
L'oracle (qui est à Montpellier) du Moloch ne parle pas sans savoir, et donc il se prépare quelque chose de grandiose rue de Grenelle...
Entendu (par www.lire-ecrire.org) sur RMC Xavier Darcos décidé et presque en colère: "Il faut refaire de l'école à l'école."
Oui, il se prépare quelque chose d'important rue de Grenelle...
En face de la confusion mentale de Meirieu, la clarté d'esprit et le bon sens de Darcos ont un côté tonique qui fait du bien. C'est le premier ministre de l'Education de la 5ème République qui maîtrise son sujet. Le pauvre de Robien avait du bon sens lui aussi - il avait bien compris que tous les problèmes prenaient leur source dans le saccage de l'école primaire, mais il ne savait pas qu'à l'étage en-dessous de son bureau , on détournait ses décisions.
Ecrit par : Jean | 01 février 2008
Merci, Anne-Marie. Mais, apparemment, le vaccin "Mérieux" est soupçonné d'engendrer d'autres dysfonctionnements neurologiques que la sclérose en plaques.
Kap, ceci est pour vous:
"Sans voix
Carla Brunni réclame 500.000 Euros à Ryanair. Réponse de l’avocat de la compagnie aérienne : « elle n’a pas les moyens de nous faire chanter »."
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Mallarmé, dans la vie, très peu pour moi.
Il faut pouvoir se défendre.
Ecrit par : Moot | 01 février 2008
Ca c'est du Ruquier.
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
Merde, Heath Ledger est mort à 28 ans d'une crise cardiaque...
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Oui, mais quand même, il s'est bien poudré le nez avant d'en arrivé là.
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
Heu Kap, les rapports médicaux ne disent rien de ça... Les tests toxicologiques sont formels (CNN et consoeurs).
Ecrit par : pendariès | 01 février 2008
Est-il absolument nécessaire, pour exister dignement, de prendre systématiquement et préalablement l'avis de Schopenhauer??????????????????
Ecrit par : dobolino | 01 février 2008
Bien sûr que non, mais n'allons-nous pas, avant tout, vers des auteurs auxquels nous ressemblons le plus? Quand ils formulent exactement ce que nous pensons nous mêmes, et eux avec naturel...
Ecrit par : pendariès | 01 février 2008
"Carla Brunni réclame 500.000 Euros à Ryanair. Réponse de l’avocat de la compagnie aérienne : « elle n’a pas les moyens de nous faire chanter »."
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Non, mais elle a les moyens de s'envoyer en l'air (je sais c'est un peu facile) et son mari possède la compagnie la plus fréquentée : Déficit-air
Ecrit par : victor | 01 février 2008
Heu Kap, les rapports médicaux ne disent rien de ça... Les tests toxicologiques sont formels (CNN et consoeurs).
Ecrit par : pendariès | 01 février 2008
Oui, menfin bon : http://thesuperficial.com/2008/02/michelle_williams_had_heath_le.php
Sans vouloir transformer le blog en une succursale de Closer, bein sûr. :=)
Ecrit par : Kap | 01 février 2008
Ouais, je suis au courant; mais (paix à son âme) il a dit: "Si ma copine sait que je suis dans cette fête, je vais prendre un savon"... Enfin, pfffff, j'en connais des aspirateurs humains de poudre qui font passer leur sparadrap sur la narine pour une attaque de chien méchant.... et qui a 34 ans ne sont pas dans un cercueil. Enfin. C'est triste.
Ecrit par : pendariès | 01 février 2008
à 34 ans
Ecrit par : pendariès | 01 février 2008
1) "ça ne veut rien dire, mais ça fait bien." -> Jean, vous avez trouvé la raison d'être de 90% de la prose pédagogo, et de 80% des formulations des programmes pédagogiques. Tous ces séminaires débiles sur "hétérogénéïté et gestion de classe", "mémoire cognitive et prise de parole", "remédiation active et progrès personnels"... ne sont que des formes vides sans rien dedans.
2) "Il se prépare quelque chose d'important rue de Grenelle"
-> Là où il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, c'est que nous sommes confrontés à deux possibilités :
Plan A - il ne se passe rien et on s'impatiente pour rien : on va encore avoir droit à des concours débiles comme celui doté de 25000 euros pour faire un cartable léger (alors que c'est le contenu qui est lourd, pas le contenant !!!), à de la formation IUFM sur trois/quatre ans et non plus sur un ou deux, et à de vastes plans ambitieux comme "la reconquête du mois de juin" (comprenez garderie pour les secondes du 10 au 25 juin), le nettoyage des toilettes scolaires du primaire et l'ajout d'heures de sport au primaire (et je ne dis pas un mot de la commission Pochetron ni du rapport Attali).
Plan B - Tout cela n'a pour but que d'amadouer les chantres pédagogos. Darcos fait exprès de se conduire comme Jack Lang (du sport, des arts, et des sujets consensuels) pour agir peit à petit en faveur de l'instruction. Mais même en imaginant que c'est bien le cas, d'où surgira cette réforme ? Par qui aura-t-elle été concoctée ? Par les agents du ministère ? Par des universitaires de Paris IV au lieu de ceux de Paris III ? Par l'INRP ? Par le comité national des programmes (entièrement pédagogo) ?
Même s'il y a réforme (et c'est ça le pire), ce sera une réforme partie d'en haut, faite par des gens qui ne se sont pas confrontés à des élèves de collège/lycée depuis douze ans, et qui décideront à l'aveugle de ce qui est bon pour les larbins que nous sommes. Remplacez Viala, Weinland et Armand par Michel Jarrety, Marie-Christine Bellosta et Antoine Compagnon (qui sont pourtant des maîtres dans leurs domaines, et qui ont une vision franche et juste de ce que doit être l'enseignement des lettres), et vous aurez les memes problèmes qu'auparavant ! Une nouvelle réforme concoctée dans le secret des cabinets, par quelques spécialistes qui n'ont pas vu un élève depuis dix ans, ou qui ne voient des classes qu'au travers des inspections ? C'est la loi de Peter par excellence. Mais tout le monde trinque en bas.
Enfin, plan A ou plan B, on est plombés d'avance.
Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008
L'élève giflé
par le professeur exclu
C.J et S.P. (lefigaro.fr), avec AFP
01/02/2008 | Mise à jour : 22:18 | Commentaires 787 .
Le ministre de l'Education nationale avait demandé que l'élève soit sanctionné de manière appropriée et réclamé que l'on n'oublie pas « la réalité de la vie quotidienne», souvent difficile, des enseignants.
Le geste n'excuse pas l'injure. Sans chercher à disculper le professeur de technologie qui a giflé, lundi matin, un de ses élève de 6e après que le garçon l'a traité de «connard», Xavier Darcos a demandé au recteur de Lille de veiller à ce que l'élève, auteur de l'insulte, reçoive «une sanction appropriée». Cet incident ne doit pas faire «oublier la réalité quotidienne». «Cet enseignant a eu tort mais dans l'immense majorité des cas, ce sont souvent les professeurs qui sont les victimes. On n'insulte pas publiquement son professeur», a rappelé le ministre.
La requête de Xavier Darcos a été rapidement suivie. La direction du collège Gilles-de-Chin à Berlaimont, près de Maubeuge a exclu l'élève, âgé de 11 ans, pour trois jours de l'établissement. Le mineur s'est également vu retirer 10 points sur son «permis de conduite» qui est la mesure prévue dans le collège pour une injure.
Le professeur sera reçu dans le courant de la semaine prochaine par le recteur de l'académie de Lille, qui pourrait décider d'une sanction à son égard - suspension, blâme ou avertissement -. L'enseignant, qui a passé 24 heures en garde à vue pour cette affaire, comparaîtra pour «violence aggravée sur mineur» le 27 mars, lors d'une audience de «plaider coupable», devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.
«Mon sang n'a fait qu'un tour»
C'est le père de l'enfant, un gendarme, qui a porté plainte après l'incident au cours duquel le professeur de technologie, âgé de 49 ans, aurait poussé par terre les affaires de l'élève âgé de 11 ans après lui avoir demandé de ranger une table en désordre au fond de la classe. Le garçon lui aurait demandé une explication et le professeur l'aurait poussé contre la porte du fond. L'enfant, le regardant dans les yeux, lui aurait alors soufflé «connard». L'enseignant qui s'est mis en arrêt maladie, a expliqué avoir perdu son sang-froid. «En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour» a-t-il expliqué.
Interpellé chez lui lundi après-midi, l'enseignant a subi un test d'alcoolémie qui a révélé un taux de 0,30 gramme par litre de sang. L'bomme assure n'avoir bu «quelques verres» qu'une fois rentré chez lui après l'altercation. D'après le parquet, il n'est pas possible de savoir s'il avait déjà bu au moment de la confrontation.
Bien, il est dit ici que l'enseignant a demandé à l'élève de ranger sa table.
La sanction est à apprécier: 3 jours d'exclusion et 10 points en moins sur son permis.
Ecrit par : pendariès | 01 février 2008
Sur ce: Bonne nuit.
Ecrit par : pendariès | 01 février 2008
Sur la violence en milieu scolaire, on peut la constater là où on l'attend le moins : les facs. Durant le mouvement anti-LRU, dans ma fac, Toulouse II-Le Mirail, la direction avait organisé un referendum pour faire lever le blocage. Une heure après le début des votes, une soixantaine d'anarchistes, dont certains armés de barres de fer sont allés détruire les urnes et ont frappé des profs et des étudiants, et des menaces de mort proférés contre l'adjoint du Président. On se serait cru à Gaza. Cela montre à quel point le pédagogisme a ravagé la cervelle d'une partie de la jeunesse et pourrit le système dans sa totalité. Je l'ai vu dans les AG. On y voit vociférer des étudiants-citoyens-engagés-contre-le-fascisme-et-le-capitalisme, bref des hilotes acculturés qui massacrent la syntaxe avec les 200 mots de vocabulaire qu'ils ont. Et ceux-ci ont le bac. Je n'ose imaginer le reste du système éducatif, quand je cotoie une telle "élite" chaque jour.
Ecrit par : Romain | 01 février 2008
Mallarmé, dans la vie, très peu pour moi.
Il faut pouvoir se défendre.
Ecrit par : Moot | 01 février 2008
Ca c'est du Ruquier.
Ecrit par : Kap
Mince alors, si je m'étais connu ce talent plus tôt, je serais aujourd'hui riche et considéré ! Merdre et re-merdre !
Ecrit par : Moot | 01 février 2008
il est pas bien ce pendariès, il me déçoit. Nous, profs, devons tous être derrière ce prof, et lui en foutre une de plus à ce morveux. Sans discuter. Car ce qui ce passe en ce moment dans les écoles de France est grave...et nous n'avons pas atteint le fond. Dépossédés de tout; dépouillés, nous sommes livrés en pâture à une vindicte juvénile ensauvagée...nous sommes les fantassins de cette pauvre république ; soyez vaillants braves petits soldats, prenez-en plein la gueule !
Moi j'ai reçu un coup de poing dans la gueule mais les gendarmes ne sont pas venus l'embarquer ...une petite prof ...quantité négligeable ...un vague conseil de discipline, un vague rappel à l'ordre...Tiens, si ça se trouve, elle l'a bien cherché...
Ecrit par : agna | 02 février 2008
Pas tout compris au message d'agna.
Ecrit par : Jérémy | 02 février 2008
tu veux que je te fasse un dessin, Jérémy ?
Ecrit par : agna | 02 février 2008
QUAND ALLONS-NOUS (RE)AGIR ?
_________________
Les faits sont de plus en plus évidents. Nous assistons tous à la débâcle finale de l'institution qui ne fait même plus semblant de quoi que ce soit maintenant. Dernièrement, on a proposé aux enseignants de mon établissement 4 rencontres annuelles avec un psychiatre pour "échanger". N'avez-vous jamais eu l'impression, lors des réunions, des stages, que l'on nous prenait pour des débiles ? Certes des voix s'élèvent, des idées fusent et nous alimentons ce blog de nos réactions... En vain ? J'en appelle à JPB : encore combien de temps à faire une croix sur notre dignité ? Et si je dis "connard" à un formateur qui pour la sempiternelle fois m'aura fait marquer sur une feuille ce que j'attends du stage qu'il est censé animer et que nous aurons passé trois heures à faire ce fameux tour de table pour finalement passer les trois heures de l'après-midi à "travailler en atelier" afin d'écrire des mots sur un tableau... Quand j'entends le mot "atelier", je sors mon revolver...
Tiens, aujourd'hui intervention d'une personne de la préfecture sur "la violence verbale"... Pathétique... Les élèves ont du marquer sur une feuille des insultes que j'ai du recopier au tableau afin que nous réfléchissions ensemble. Nous avons donc étudié le GN "fils de pute" pour en conclure dixit l'intervenante qu' "on ne doit pas insulter la mère car elle a souffert pour nous mettre au monde" (je précise que la classe est une quatrième de zep correcte dans l'ensemble) Les élèves ont tout de suite flairé l'arnaque et j'ai laissé faire un peu, on ne peut pas toujours défendre l'indéfendable... Mais une heure de cours en moins pour ça...
Comme le chantait le bucolique groupe de rap NTM en son temps:"QU'EST-CE-QU'ON ATTEND POUR FOUTRE LE FEU?"
Ecrit par : SAPIENS | 02 février 2008
Voilà, le message de Sapiens, j'ai compris et je souscris.
Le message d'agna, à la première lecture je ne savais pas trop comment le lire, mais à la relecture, je souscris également.
Prof - flic - infirmière, c'est vraiment trois métiers pourris.
Ecrit par : Jérémy | 02 février 2008
C'est bien comme ça. Moi je dis prof flic même combat.
Ecrit par : agna | 02 février 2008
tient, au fait les gars, j'ai un conseil de discipline la semaine prochaine : une de mes élèves,qui s'est déja distinguée par sa grossièreté et son agressivité, a lancé (s'adressant à d'autres camarades filles de la classe) : et ces grosses salopes là-bas et puis vers moi :je vais enculer ta mère grosse salope. Je suis en LP tertiaire et j'enseigne l'anglais. Je crois qu'elle va être virée...(j'espère). Je suis désolée mais ne comptez pas sur moi pour relever le niveau.
Ecrit par : agna | 02 février 2008
Le niveau n'a pas besoin d'être élevé, c'est bien que les gens sachent exactement ce qui se passe dans les classes.
Et ce que les élèves peuvent se permettre de faire.
Ecrit par : Jérémy | 02 février 2008
JPB a écrit : "J'ai bon espoir que dans un avenir extrêmement proche l'enfant ne sera plus au centre du système."
Jean a écrit : "Oui, il se prépare quelque chose d'important rue de Grenelle..."
Pourquoi ne pas dire à tous qu'une réunion a eu lieu le 23 janvier 2008 au ministère sur les programmes du primaire ?
Pour plus de détails, voir un compte rendu sur
http://appy.ecole.free.fr/3evoie/ministere.htm
et un projet d'intervention sur le site de reconstruire l'école :
http://www.re2.freesurf.fr/lettresdinfo/infodecembre.html
Mais, de grâce, épargnez nous ces effets de style dans l'annonce : on dirait la campagne de pré lancement d'une nouvelle lessive.
Pour récurer les incuries ?
Ecrit par : dugong | 02 février 2008
Pour celles et ceux qui voudrait ensoleiller leur week end, vous pouvez vous amuser à télécharger le pré rapport Pochard sur le site du café pédagol.
Vous pourre ensuite comparer avec la version finale (à paraître lundi ?).
Ecrit par : dugong | 02 février 2008
qui voudraient...
vous pourrez...
0 gramme de substances rêve pourtant...
Ecrit par : dugong | 02 février 2008
Ce ne sont que des supputations, Jeremy, des impressions. Je n'en sais strictement rien, à vrai dire.
Ecrit par : Jean | 02 février 2008
Eh bien voilà, agna, un conseil de discipline, c'est ce qu'il fallait faire. Il faut les multiplier, ne plus tolérer l'inacceptable.
Mais c'est à la direction de l'établissement de sévir.
Ecrit par : Jean | 02 février 2008
Une heure après le début des votes, une soixantaine d'anarchistes, dont certains armés de barres de fer sont allés détruire les urnes et ont frappé des profs et des étudiants, et des menaces de mort proférés contre l'adjoint du Président. On se serait cru à Gaza. Cela montre à quel point le pédagogisme a ravagé la cervelle d'une partie de la jeunesse et pourrit le système dans sa totalité. Je l'ai vu dans les AG. On y voit vociférer des étudiants-citoyens-engagés-contre-le-fascisme-et-le-capitalisme, bref des hilotes acculturés qui massacrent la syntaxe avec les 200 mots de vocabulaire qu'ils ont. Et ceux-ci ont le bac. Je n'ose imaginer le reste du système éducatif, quand je cotoie une telle "élite" chaque jour.
Ecrit par : Romain | 01 février 2008
Ce ne sont même pas des anarchistes! Quand on se plonge dans les oeuvres des penseurs de l'anarchie, il est difficile de croire qu'elles sont le fait d'acculturés et de médiocres. L'anarchisme exige le savoir, le raffinement dans la réflexion; ces pseudo-anars des facs ne sont que des détritus sur pattes (j'en ai vus défiler, honte sur eux, avec le drapeau de mon grand-père, celui du CNT-AIT, dans les rues de Montpellier: quasiment tous avec une canette de mauvaise bière à la main): dire que les vrais anarchistes se battaient pour la liberté et l'école...
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
Tant de grognements à mon endroit quand je disais simplement qu'il existe des pyromanes des deux côtés: profs et élèves; et que je ne veux être ni avec l'un ni avec l'autre. Dire cela m'a fait passer pour un gonze "pas bien"... ou un anti-solidaire, que sais-je encore.
Il faut arrêter d'y mettre vos tripes sur ce blog les gars et les filles; et demeurer raisonnables.
Je préfère, pour ma part, rentrer chez moi et me souvenir d'une heure de classe avec des T. BEP caristes qui ne maîtrisent pas la conjugaison du Présent de l'Indicatif et encore moins ses valeurs, et qui ont patiemment recopier le tableau des 3 groupes verbaux conjugués, qui ont fait les exercices que je demandais, qui ont levé le doigt pour que je vienne les aider, que le "connard" lancé tout bas entre ses lèvres serrées, la tête détournée de moi, par un ancien élève, dans le couloir (et je ne regrette qu'une chose, c'est de ne pas l'avoir dépiauté sur place, pour je ne sais quelle raison, peut-être parce que c'était un inter-cours, qu'il y avait plein de monde, que j'étais fatigué, ou parce que je me suis dit: c'est lui qui a la haine, pas moi; mais je regrette de ne pas avoir agi, j'ai manqué à ma réputation de mec qui entend tout et qui voit tout, damned!).
Je n'ai qu'un conseil à donner à celles et ceux qui n'en peuvent vraiment plus: faites tout pour changer de boulot, si c'est vraiment insupportable, puisque, vu la situation et les vices profondément ancrés dans le système même, ça n'a pas l'air de pouvoir changer de civilisation d'ici un bon moment. Il est plus facile et rapide de régresser que d'avancer en sagesse et calme.
Quand vous constatez un échec, vous y restez, vous? Quand un aliment vous fait mal, vous continuez à le manger? Quand un ami vous fait une crasse, vous le fréquentez encore?
Arrêtons de nous plaindre, faisons un constat personnel, et que chacun prenne ses responsabilités. M.... à la fin.
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
ont patiemment recopiE
PLUTÔT que le "connard" lancé
J'ai une collègue dont j'ai un peu parlé ici, TZR PLP Français-Anglais, jeune mère de famille, habitant avec son mari qui y travaille Toulouse, envoyée du côté de Paris, qui a dû choisir un mi-temps pour sa vie familiale. Son Rectorat lui a fait prendre un remplacement dans une SEGPA cette année, elle a dressé le bilan de sa vie pro, et démissionne, préparant autre chose.
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
Autre détail: cette SEGPA-là, c'est un cercle de l'Enfer oublié par Dante.
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
Tiens, y en a qui se défendent.
Guerre virtuelle et mobilisation réelle contre la Scientologie
LEMONDE.FR | 01.02.08 | 19h12 • Mis à jour le 01.02.08 | 19h25
C'est une guerre d'un nouveau genre que subit depuis plusieurs jours l'Eglise de scientologie. Différents sites Internet de la secte sont visés par des "hacktivistes" du Réseau et un personnage-groupe imaginaire appelé Anonymous.
Le point de départ du conflit semble avoir été la mise en ligne sur YouTube, puis sur le média en ligne new-yorkais Gawker, d'une séquence vidéo à usage interne intitulée Scientology versus The Internet part XVII, où l'acteur Tom Cruise fait l'apologie de la secte dont il est un des membres de plus haut rang, selon une biographie publiée en janvier. Les avocats de l'Eglise de scientologie réagissent instantanément en demandant le retrait immédiat de la vidéo, au motif de violation des droits d'auteur. Gawker ne plie pas et refuse de retirer l'objet du délit.
Au vu des moyens mis en œuvre contre le média new-yorkais, un groupe de hackers et cybermilitants publie alors, le 16 janvier, un communiqué en anglais : il déclare une guerre totale baptisée "Project Chanology" à la secte et annonce vouloir s'attaquer à ses infrastructures. "Nous voulons protéger le droit à la liberté d'expression, un droit systématiquement bafoué par l'Eglise de scientologie afin de faire taire ses adversaires", affirme-t-il. Très vite, il passe à l'action.
Des attaques de DDOS (Distributed Denial of Service – attaques par "déni de service") sont lancées depuis des machines piratées, mais aussi – et c'est la nouveauté – depuis des ordinateurs individuels dont les utilisateurs ont téléchargé un logiciel spécifique. Le principe : inonder les principaux sites de la secte de milliers de requêtes afin de les faire crouler sous la demande, de les ralentir ou de les rendre inaccessibles.
Dans le même temps, des hackers, spécialistes de l'intrusion, se lancent dans la recherche d'informations confidentielles sur les différents ordinateurs et réseaux de l'Eglise de scientologie, et mettent en ligne quelques milliers de documents, dictionnaires et rapports internes. Pétitions en ligne, harcèlement par fax "page noire" (afin d'utiliser le maximum d'encre), ou encore organisation de rassemblements devant les différents sièges et églises recensés dans le monde, la mobilisation organisée via des groupes créés sur Facebook prend aussi corps dans le monde réel.
En réponse à ces attaques, la secte change de serveurs d'hébergement le 20 janvier. 711chan.org, le serveur principal des hackers, est à son tour attaqué et tombe, obligeant le groupe à se trouver une autre base. Depuis, la guerre sur le Web continue. Elle se jouera aussi "in real life" (dans la vraie vie donc) le 10 février, date d'une grande manifestation prévue dans plusieurs métropoles mondiales, New York, Toronto, Berlin et Paris.
Olivier Dumons
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
http://thepiratebay.org/tor/3992707
Un site où vous pouvez lire des dossier que la scientologie veut garder secrets que des hackers citoyens sont allés chercher (une autre forme d'anarchie que je respecte pour ces actions précises).
S'il y a des informaticiens ici: utilisez les moyens d'aujourd'hui pour faire entendre votre voix et le faire savoir, surtout.
Résistez donc, si vous êtes ou vous sentez en danger! Et pas seulement d'une façon "bourgoise" (je ne veux offenser personne, les personnes qui me connaissent ma sympathie pour eux et leur boulot, c'est mon mauvais esprit qui reprend le dessus) et habituelle: via les livres et les conversations de salon, des blogs "tupperware party"; mais salement, jouissivement!
Car qui vient sur les blogs fondant leur existance et leur réputation sur l'Ecole, qui lit les livres?
Courage, soyons inventifs!
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
Y en a qui, avec pas un rond et beaucoup d'imagination, font ça (pour les amateurs):
http://mad-movies.com/mad/bande-annonce-508-hantise-paranormal-activity-de-oren-peli.html
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
les personnes qui me connaissent SAVENT ma sympathie pour eux et leur boulot - C'EST-A-DIRE QU'ILS AGISSENT DANS LEUR CERCLE PROCHE OU PLUS LOINTAIN
existEnce
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
Page du Figaro avec une jolie photo d'écran géant en classe reprenant l'écran de l'ordinateur de l'enseignante.
http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/02/02/01001-20080202ARTFIG00149-le-plan-darcos-pour-ameliorer-l-anglais-a-l-ecole-.php
Le plan Darcos pour améliorer l'anglais à l'école
Aude Sérès
01/02/2008 | Mise à jour : 21:35
Face aux résultats plutôt médiocres des élèves, le ministère veut développer les visioconférences qui permettent de converser avec des anglophones.
Apprendre l'anglais à distance avec un véritable anglophone. Telle est la piste qu'explore l'Éducation nationale face à la disparité de l'enseignement des langues à partir du CE1, obligatoire depuis cette année.
Hier, le ministère a dévoilé la liste des 40 sites pilotes qui vont tester ce mode d'enseignement, à l'image de ce qui se déroule à Élancourt, dans les Yvelines (lire ci-contre). À la rentrée prochaine, le dispositif sera étendu dans 1 000 écoles, en complément d'un cours traditionnel en classe.
L'apprentissage d'une langue vivante est obligatoire depuis 2002 en CM2 et s'est étendu progressivement. Mais les disparités d'enseignements sont encore nombreuses. Face à une matière qu'ils jugent indispensable, de nombreux parents font part de leur mécontentement. À l'image d'Isabelle, maman parisienne d'une élève de CE1, qui estime que l'intervenant «n'apprend pas grand-chose» à sa fille. «C'est très ludique, mais cela pourrait être plus poussé», explique-t-elle. Même à Paris, où pourtant les intervenants de langue anglaise ne manquent pas, la situation n'est pas forcément brillante. Dans le public de CE2, quelque 97,5 % des élèves du public et 87,2 % des élèves du privé sous contrat bénéficient de l'enseignement d'une langue vivante à raison de deux heures par semaine. Ils sont 97,5 % en CM1 et CM2, où, sans surprise, la langue est à 86 % l'anglais.
Ce sont principalement (à 80 %) les maîtres qui enseignent l'anglais, quelques professeurs de collège aussi. Enfin, les écoles peuvent recruter des intervenants extérieurs (13,9 %). «Mais l'objectif, explique Pascal Jardin, inspecteur général de l'Éducation nationale, est de privilégier une formation dispensée par les maîtres.» D'autant, insiste-t-il, que l'enseignement dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) comprend désormais une formation en langues. Anne Courtot, jeune enseignante en CE1 à Montereau, fraîchement émoulue de l'IUFM, est sceptique sur cette formation. «Ce n'est pas suffisant. En particulier, je ne suis pas suffisamment formée en pédagogie linguistique», explique-t-elle. Pourtant, seule de l'école à posséder l'habilitation pour enseigner l'anglais, elle doit jongler avec les horaires et les classes. Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp, estime quant à lui qu'il faut «renforcer l'effort de formation continue en anglais».
En voyant arriver les élèves de primaire, les professeurs de collège sont parfois sévères. «Certes, on a l'impression qu'ils en savent plus qu'il y a dix ans, explique l'un d'eux dans la région rouennaise, membre de l'Association des professeurs de langues vivantes. Mais la situation est très disparate. Globalement, ils connaissent un peu de vocabulaire, les couleurs, savent compter mais la construction des phrases est plus aléatoire.» Principal problème souligné par les enseignants : la prononciation, qui, selon de nombreuses études, doit être «mise en place très tôt».
Communiquer très tôt avec les petits Anglais
Pourtant, précisément, le recrutement des «locuteurs natifs» n'est plus la voie privilégiée.
Afin de résoudre ce problème et de donner envie aux enfants d'apprendre l'anglais, certaines écoles ont déjà innové. Depuis sept ans à Brest, Philippe Le Bian, directeur de l'école Sanquer, a mis en place un système de visioconférence avec une classe d'Exter qui s'ajoute aux leçons hebdomadaires d'anglais. « Tous les jours à l'heure du déjeuner, je propose à quatre élèves de dialoguer pendant une demi-heure avec leurs camarades anglais, explique-t-il. En communiquant avec les petits Anglais, ils comprennent mieux pourquoi ils apprennent la langue.» La version Internet des correspondants d'antan… Mais les échanges sont toujours d'actualité : une fois par an, au mois de mai, la classe de CM1 va passer une semaine à Exeter. Le dispositif a fait des émules : une petite douzaine d'écoles du Finistère le pratiquent, ayant investi dans un appareil de visioconférence qui coûte environ 6 000 euros.
La visioconférence est-elle une solution ? Vice-présidente de la fédération de parents d'élèves PEEP, Claudine Caux «s'interroge sur la généralisation du système, notamment en zone rurale qui risque de rester longtemps sous-équipée».
Liste des sites pilotes retenus
Aix-Marseille Le Pontet (Vaucluse) Ecole Jean de la Fontaine
Amiens Amiens (Somme) Cinq écoles de la communauté de commune d'Amiens Amiens Ecole
Sagebien - Sains en Amiénois - Miannay Ham - Feuquières en Vimeu
Cuffies (Aisne) Ecole élémentaire
Besançon Sault (Hte-Saône) Ecole primaire
Bordeaux Périgueux (Dordogne) Ecole élémentaire de la Cité
Sainte Terre (Gironde) Ecole primaire
Caen Courson (Calvados) Ecole primaire
Alençon (Orne) Ecole Jean de La Fontaine
Clermont-Ferrand
Jaligny (Allier) Ecole élémentaire
Puy de Dôme - Sept écoles rurales : Ecoles de Charnat Lempty Palladuc -
Gouttières - St Priest des Champs Vollore Montagne Charensat
Dijon Semur en Auxois (Côte d'Or) Ecole du rempart
Migennes (Yonne) Ecole Marcel Pagnol
Lille Bruay La Buissière (Pas de Calais) Groupe scolaire Emile Basly
Tourcoing (Nord) Ecole Lavoisier
Limoges Limoges (Haute-Vienne) Ecole Henri Aigueperse
Meymac (Corrèze) Ecole élémentaire
Lyon Soleymieux (Hte Loire) Ecole primaire
Montpellier Nîmes (Gard) Ecole d'application de la Gazelle
Montpellier (Hérault) Ecole Jules Ferry
Nancy-Metz Circourt sur Mouzon (Vosges) Ecole primaire
Nantes Fontenay-le-Comte (Vendée) Groupe scolaire Bouron-Massé
Nice Tourette-Levens (Alpes-Maritimes) Ecole primaire
Orléans-Tours Blois (Loir et cher) Ecole Raphaël Périé
Poitiers Fléac (Charente) - Communauté d'agglomération d'Angoulême Ecole Alphonse Daudet
Reims Chaumont (Hte-Marne) Ecole Lafayette
Chalon en Champagne (Marne) Ecole Croix Jean Robert
Sainte Menehould (Marne) Ecole Camille Margaine
Rennes Brest (Finistère) Ecole Paul Langevin
Auray (Morbihan) Ecole Eric Tabarly
Réunion Saint-Denis Ecole élémentaire centrale
Rouen Grainville (Seine-Maritime) Ecole Charles De Gaulle et Saint Valéry en Caux (Seine-Maritime) Ecole Costes et Bellonte
Toulouse Vernajoul (Ariège) Ecole élémentaire
Catus (Lot) Ecole primaire
Millau (Aveyron) Ecole élémentaire de Crès
Paris (20 ème arr) Ecole des Amandiers 103 rue des Amandiers
Créteil Meaux (Seine et Marne) Ecole primaire Alain
Saint Mandé (Val de Marne) Ecole Charles Digeon
Villepinte (Seine St Denis) Ecole primaire Langevin
Versailles Elancourt (Yvelines) Cinq écoles Commanderie, Villedieu, Berceau, Petits près et J. de La Fontaine
Puteaux (Hts de Seine) Ecole primaire La Rotonde
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
"Quand j'entends le mot "atelier", je sors mon revolver..."
Ecrit par : SAPIENS | 02 février 2008
Ah bon? Et les ateliers théâtre?
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 février 2008
http://www.video-bagarre.fr/Un+prof+gifle+un+eleve-g-192.php
Bon, je deviens pervers... je ne suis plus là de tout le we ensuite! hé hé
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
Pendariès a écrit : "Bon, je deviens pervers... je ne suis plus là de tout le we ensuite! "
On ne devient pas pervers, on le reste...
Quant à la deuxième partie de la phrase, doit-on comprendre qu'il n'ya aura plus de posts signés Pendariès de tout le we ?
Ecrit par : dugong | 02 février 2008
Pendariès a écrit : "Bon, je deviens pervers... je ne suis plus là de tout le we ensuite! "
On ne devient pas pervers, on le reste...
Quant à la deuxième partie de la phrase, doit-on comprendre qu'il n'ya aura plus de posts signés Pendariès de tout le we ?
Ecrit par : dugong | 02 février 2008
AH bon, donc il aurait fallu me diagnostiquer ma perversité à mes 3 ans et moins? Ho ho monsieur Dugong, attention, ça ne va pas plaire à tout le monde.
Et puis, hommage à un centenaire, "On ne naît pas pervers, on le devient".
Ouais, je prends le train plus tard, passer durant cet après-midi un moment dans les salles (le XVIe siècle flamand; Soulages, et quelques autres) que j'aime du Musée Fabre de Montpellier; et puis la détente avec les amis le soir; et demain pareil.
Ecrit par : pendariès | 02 février 2008
C'est papa freud qui l'a dit.
Ecrit par : dugong | 02 février 2008
"Ca suffit avec votre "charogne", Toto."
Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008 "
Ben pourquoi ?
Tu vas me faire un caca nerveux ?
C'est une charogne . / :ange:
Ecrit par : toto | 02 février 2008
veuillez m'excuser d'être hors-sujet : un certain Francis Yard, né en 1876 dans en Seine-Maritime serait l'auteur de poème dont nous parlions l'an dernier avec Anne- Marie il me semble :
Quand j'étais jeune comme toi,
Ma petite fille si belle,
On mettait le soir de Noël
Dans l'âtre un beau rondin de bois.
Je sais que c'es



