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31 janvier 2008

commission pochard

C'est du brut de décoffrage, trouvé ce matin sur le site de l'AEF… Le rapport doit être officiellemebt présenté lundi 4 février. Il a été remis avant-hier au ministère.
Bonne lecture à toutes et à tous…
JPB

CONFIDENTIEL. Commission Pochard: repenser les carrières enseignantes

Rénover la gestion des ressources humaines dans l'Éducation nationale est un "axe d'évolution susceptible de recueillir l'adhésion", estime la commission Pochard, dans la conclusion de son pré-rapport, document que l'AEF s'est procuré (L'AEF n°90742). Le rapport sera remis officiellement au ministre de l'Éducation nationale, lundi 4 février 2008. La commission propose de diversifier et d'ouvrir les carrières, de mettre en place des cycles de carrière, d'organiser des parcours professionnels pour les enseignants, et de repenser leur évaluation et leur affectation.

ACCOMPAGNER ET DIVERSIFIER

Pour diversifier les carrières, la commission recommande de s'appuyer sur les moyens existants: détachement, mise à disposition, mise en disponibilité, en les utilisant davantage. Le dispositif de seconde carrière qui permet à un enseignant d'être détaché dans d'autres ministères doit être davantage exploité, tout comme le détachement européen mis en place en 2002 pour développer la mobilité des fonctionnaires au sein des États européens. Autre solution: promouvoir les passages entre les premier et second degrés, via les détachements de carrière en classe de 6ème. La commission insiste sur la gestion du retour de détachement, souvent difficile.

Pour la commission, les enseignants "ont besoin d'accompagnement". Ils doivent bénéficier des possibilités d'une diversification professionnelle:
- soit par la mobilité fonctionnelle: service mixte entre formation initiale des élèves et formation continue des adultes, temps partagé entre 1er et second degré et un établissement du supérieur.
- soit par la mobilité externe: avec d'éventuels débouchés sur le marché de la formation professionnelle, la mise en place autour des préfets de Région de bourses d'échange entre les emplois des trois fonctions publiques, ou grâce à des partenariats avec des branches professionnelles pour l'insertion temporaire d'enseignants.

RECONNAÎTRE LES CYCLES

La reconnaissance des cycles professionnels constitue un des axes forts du document. La commission identifie trois cycles:
- l'entrée dans le métier, qui nécessite un accompagnement managérial développé (par un tuteur ou le chef d'établissement),
- le tournant de carrière, quinze, vingt ans après l'entrée dans le métier: "c'est à ce moment que doit avoir lieu un rendez-vous de carrière fonctionnel", qui donnerait aux enseignants l'occasion de "faire le point". Des rendez-vous de carrière pourraient aussi être menés tous les 10 ans, avec l'inspection et le service ressources humaines du rectorat. "Ces rendez-vous de carrière devraient déboucher sur un véritable contrat de développement professionnel engageant le cadre et l'institution". Enfin, estime la commission, tous les enseignants devraient avoir droit à un bilan de compétence.
- la fin de carrière nécessite également un accompagnement, et une "gestion dynamique", en valorisant l'expérience acquise, en assurant le développement et le maintien de leurs compétences et en leur offrant de nouvelles perspectives professionnelles (coordination pédagogique par exemple).

RESPIRER

La commission ne manque pas de souligner l'importance de temps de respiration pendant la carrière, tous les dix ans par exemple. Cela doit permettre à l'enseignant de conserver un lien avec la recherche universitaire dans sa discipline, et de se former à de nouvelles techniques.

Au total, la commission se prononce pour une diversification des carrières: carrières programmées pour des enseignants dont la qualité professionnelle est attestée, sous forme d'un contrat entre le professeur et l'institution, carrières conseillées pour les enseignants dont "l'appétence a été repérée" et des carrières "plus classiques" avec un avancement à la seule ancienneté.

RÉNOVER LA NOTATION

La commission souhaite rénover profondément le système de notation. Plusieurs hypothèses sont envisagées:
- supprimer la notation, sans la remplacer par un autre mode dévaluation: la commission n'y est pas favorable;
- remplacer la note chiffrée, ou au moins en faire l'économie certaines années, par un entretien professionnel tous les 3 ou 4 ans, avec l'inspecteur et le chef d'établissement;
- évoluer vers des formes d'évaluation "plus collectives": auto-évaluation par les enseignants, évaluations collectives à la performance comme en Finlande, ou organisation d'audits collectifs réalisés par des organismes indépendants;
- développer la pratique de regards croisés des inspecteurs et de chefs d'établissement dans le processus d'évaluation: une hypothèse à laquelle la commission est "sensible".

La commission suggère en outre de rendre obligatoire la formation continue, et la considérer comme "un des accélérateurs du déroulement de carrière".

MIEUX AFFECTER LES JEUNES ENSEIGNANTS

La politique d'affectation, en particulier des jeunes enseignants, doit être revue: l'Éducation nationale doit ainsi cesser d'affecter par défaut les néo-titulaires dans les postes difficiles, souligne la commission. La solution consistant à renforcer l'attractivité de ces postes, notamment financièrement, est jugée insuffisante. La commission prône une autre politique: être beaucoup plus exigeant dans l'affectation des néo-titulaires, encadrer les conditions de ces affectations, fixer un taux maximum de néo-entrants dans le corps enseignant d'un établissement, mobiliser les enseignants volontaires pour travailler en zone difficile, personnaliser les mesures d'attractivité sous forme d'un contrat par exemple, instaurer des dispositifs complémentaires d'accueil en particulier pour le logement.


Cum commento :
Evidemment il y a encore d'autres points dans ledit rapport, qui est aussi fourre-tout que celui d'Attali (qu(est-ce que Rocard est allé faire dans une galère où ramait déjà Forestier…). La suite — et pas de smoindres — dans deux ou trois jours.
Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

-" supprimer la notation, sans la remplacer par un autre mode dévaluation:"

"Jean-Paul Brighelli"

Est-ce un lapsus, Jean-Paul?
En tous cas, cela va plaire à Cadichon!, (Pas le "lapsus", le rapport).

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Si je dois avaler, en cours de carrière, les "progrès" de la recherche théorique littéraire qui donne ça, par exemple: "Eyal Segal
L’« École de Tel Aviv ». Une approche rhétorico-fonctionnaliste du récit", autant me vouer complètement à la mystique.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Gasp ! Le texte est celui de l'AEF, et je n'ai pas relu les fautes de frappe de ces jeunes gens… "d'évaluation", forcément…
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 janvier 2008

Bienvenu chez vous, m'sieur Brighelli!

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

La commission suggère en outre de rendre obligatoire la formation continue, et la considérer comme "un des accélérateurs du déroulement de carrière".

Jean-Paul Brighelli

C'est dans l'air du temps.
Elle est devenue obligatoire, avec quotas, coefficients, calcul de points et tout ça, pour nous (vétos), les médecins, et plein d'autres professions.
Y'a pas d'raison que vous ne soyez pas aussi emmerdés que les autres.
En plus, pour vous, ce sera gratos, ou même payé. Alors...

Ecrit par : yann | 31 janvier 2008

...ledit rapport, qui est aussi fourre-tout que celui d'Attali ...

Jean-Paul Brighelli

Difficle ! Faisable, mais difficile.

Ecrit par : yann | 31 janvier 2008

Je m'associe, Welcome back

Je vois au moin un point positif dans ce rapport: son echo a Laurence Parizot dans la reconnaissance qu'il y a un grand "besoin d'air" .
Va-t-il faire coincider les respirations dont il y est question avec les aspirations de la majorite des enseignants de ce blog? c'est ce que je leur souhaite

et comme il en est encore temps, ce jour me semble particulierement propice pour vous offrir a tous une tres bonne annee 2008.
Vieux moutard que jamais
et pardonnez mes accents absents. Entre ce Dell et moi, ce n'est pas vraiment fusionnel, et apres cette breve incartade, je retourne vite a mon ...Mac
(:>)

Ecrit par : Cadichon | 31 janvier 2008

"Oh Seigneur Dieu!" comme s'exclamerait Monsieur Esclave dans "South Park".


http://www.vox-poetica.org/t/pas/segal.html

L’« École de Tel Aviv »
Une approche rhétorico-fonctionnaliste du récit



Par Eyal Segal
Traduit de l’anglais par Raphaël Baroni

Dans cet essai, je voudrais donner un bref aperçu d’une orientation importante de la narratologie représentée par les travaux de plusieurs théoriciens du récit israéliens qui sont tous associés au Département de poétique et de littérature comparée (DPCL) à l’Université de Tel Aviv. Ce département a été fondé par Benjamin Hrushovski au milieu des années soixante, et a commencé à avoir un impact international à partir du milieu des années soixante-dix avec la fondation en 1975 de l’Institut Porter pour la poétique et la sémiotique et le lancement de deux revues anglophones, l’éphémère PTL (Poetics and Theory of Literature) et son successeur Poetics Today (pour plus de détails historiques, voir McHale & Ron 2005). Ceci étant posé, je commencerai par formuler quelques-uns des principes de base guidant l’approche du récit – et en fait de la littérature en général – propre à ce que j’ai appelé l’École de Tel Aviv.
La clé de voûte de cette approche est la conception que le récit est avant tout et essentiellement un acte communicatif. Dans les premiers stades de son développement, c’est-à-dire dans les années soixante et au début des années soixante-dix, cette approche recoupait de façon évidente à la fois l’ouvrage influent de Wayne Booth Rhetoric of Fiction (1961) et ce qu’on a appelé les « théories de la réception ». Cette dernière orientation s’est développée simultanément en plusieurs endroits – je mentionnerai des développements aussi variés que les écrits de Stanley Fish (1980), l’article « La mort de l’auteur » (censé conduire à la « naissance du lecteur ») et l’ouvrage S/Z de Roland Barthes (1968 ; 1970), les travaux de l’École de Constance (notamment Iser 1974 et Jauss 1977) et même l’influente présentation du structuralisme par Jonathan Culler dans Structuralist Poetics (1975), que je décrirais comme une réinterprétation du structuralisme à travers la perspective de la réception, point de vue qui prend forme dans le concept de « compétence littéraire ». Quoi qu’il en soit, mon but n’est pas d’établir les dates et les détails exacts de cette émergence – comme par exemple le fait que la théorie et la pratique de la lecture de l’École de Tel Aviv a précédé la plupart des travaux rattachés aux « théories de la réceptions » – mais de poser les fondements pour une comparaison sur une large échelle.
Comme toutes ces approches, les travaux produits par les membres de l’École de Tel Aviv se centrent sur l’activité du lecteur et, plus précisément, sur la dynamique du procès de lecture. Je voudrais néanmoins préciser que, comparativement à ces modèles, l’« approche de Tel Aviv » se présente comme une conceptualisation plus équilibrée de l’acte communicatif, car elle tient compte de ses deux versants ou participants – le lecteur, pour qui le texte est construit, et l’auteur (implicite), qui a modelé le texte dans le but d’atteindre ses objectifs communicationnels. Un exemple clair de cette tendance peut être trouvé dans l’article fondateur « Le roi à travers un regard ironique » (« The King through Ironic Eyes », publié une première fois en hébreux en 1968) écrit conjointement par Meir Sternberg et Menakhem Perry, qui propose une lecture serrée de l’histoire biblique de David, Urie et Bath-Shéba dans le livre de Samuel. L’article inclut une discussion extensive sur l’activité de remplissage des lacunes textuelles [gap-filling] par le lecteur – une activité que cette histoire biblique dramatise particulièrement à cause de son style très laconique, qui laisse beaucoup d’espace pour une reconstruction par le lecteur de ses significations implicites. Cependant, conjointement à l’accent mis par Sternberg et Perry sur l’activité du lecteur dans ce contexte, ils ne cessent de souligner également les différentes manières dont le texte contrôle et oriente – au moins jusqu’à un certain point – cette activité.
De ce point de vue, le travail réalisé par la narratologie de Tel Aviv – et en particulier par Meir Sternberg – peut être qualifié dans les grandes lignes comme le prolongement d’une orientation rhétorique telle que la concevait Wayne Booth. Cependant, l’obsession de Booth pour la question du jugement éthique le conduit à se focaliser sur la construction du « point de vue », à l’exclusion de pratiquement tous les autres aspects de la narrativité. À l’inverse, la « rhétorique » telle qu’elle est pratiquée par l’École de Tel Aviv est beaucoup plus ouverte et inclut, en principe, tout ce qui est communiqué par le texte et qui influence (ou est perçu par) le lecteur.
Cette orientation rhétorique est solidaire d’une approche fonctionnaliste. Au lien de simplement décrire et classifier des formes, la narratologie de Tel Aviv explore leurs buts et motivations, guidée en cela par le « Principe de Protée » [« Proteus Principle »] tel qu’il a été formulé par Meir Sternberg. Selon ce principe, il n’y a pas de « forfaits » [package deals] dans le récit (ou dans la communication en général) et pour cette raison, les rapports entre les traits ou les formes de surface et leurs effets ou fonctions sont variables. Dans différents contextes, les mêmes formes pourraient remplir des fonctions différentes, et une même fonction peut être remplie (ou un même effet peut être créé) par différentes formes.
Dans ce qui va suivre, je voudrais présenter un échantillon du travail réalisé par la narratologie de Tel Aviv, de manière à fournir, en relation avec différents thèmes, quelques démonstrations concrètes de ce que j’ai mis en évidence jusqu’ici. Je commencerai avec l’étude de Tamar Yacobi portant sur ce qui est habituellement considéré comme une question relative au « point de vue » : la narration non-fiable. Ensuite, je passerai aux travaux de Meir Sternberg qui s’attachent à une question que l’on associe généralement l’intrigue : la définition du récit et de la narrativité. Enfin, je voudrais brièvement présenter les bases de ma propre étude de la clôture narrative, qui peut être considérée comme une application et une extension du concept de narrativité développé par Sternberg et donc – c’est du moins mon espoir – comme un exemple de la productivité de son approche.

La conception que se fait Tamar Yacobi de la narration non-fiable diffère fondamentalement des autres approches de ce phénomène (en commençant par celle de Wayne Booth) en ne la considérant pas comme un trait de caractère fixe qui serait attaché au portrait d’un narrateur, mais plutôt comme une hypothèse formulée par le lecteur de manière à résoudre une série de problèmes textuels. En tant que telle, la postulation de la non-fiabilité est toujours un acte interprétatif et hypothétique. Par un tel acte, nous (lecteurs) mettons en branle un mécanisme intégratif qui amène des éléments discordants à former une structure cohérente que nous attribuons à la singularité du discoureur ou de l’observateur à travers lequel le monde est médié. Les déficiences du médiateur – c’est-à-dire son incompétence, son manque de sincérité, son ignorance, son manque de discernement – que l’on parvient à expliquer par ce biais, sont alors utilisées pour accomplir différentes visées : rhétorique (notamment la production d’ironie), psychologique, thématique, etc. Et par une hypothèse de congruité inverse, nous pouvons déduire et expliquer ce que serait une narration fiable.
Ce mécanisme d’intégration « perspectivale » [perspectival integration] n’est, en fait, qu’une possibilité parmi d’autres types de mécanismes (ou de logiques) possibles qui se trouvent en compétition et qui peuvent être activés par le lecteur. Les quatre autres mécanismes sont les suivants :

Le mécanisme génétique qui attribue les étrangetés et les incohérences de la fiction à la production du texte et à ses circonstances. Pour dire les choses brutalement, cela « met la faute sur l’auteur ». Ce mécanisme est en fait, dans certains cas, assez proche du mécanisme « perspectival » en ce que lui aussi fait porter la responsabilité des étrangetés textuelles sur quelqu’un qui est associé à l’histoire racontée. Il y a cependant une différence dans l’identité de la personne responsable. Une explication génétique impute souvent à l’auteur une certaine perte de contrôle sur le texte, alors que l’hypothèse d’un narrateur faillible conduit à attribuer à l’auteur, en tant que communicateur qui se cache derrière la scène, une maîtrise ironique.
Le mécanisme générique qui fait appel à un certain modèle de réalité (ou à une simplification de cette dernière) qui est encodé en fonction de conventions génériques ; il s’agit par exemple de la liberté causale propre à la comédie, qui s’oppose à une logique plus stricte qui serait typique de l’intrigue tragique.
Le mécanisme fonctionnel qui impose un ordre sur la déviance en postulant que certaines fins la requièrent ou la justifient.
Le mécanisme existentiel qui réfère les incongruités au niveau « objectif » du monde fictif et à sa logique interne – notamment les canons de la probabilité qui dévient sensiblement de ceux propres à la réalité.

Je voudrais insister sur quelques-uns des bénéfices que l’on peut tirer de l’approche de Yacobi. Premièrement, dans l’idée – articulée plus haut comme le « Principe de Protée » – de briser les liens automatiques entre forme et fonction, cette approche évite certaines assimilations fâcheuses qui prévalent encore en ce qui concerne la caractérisation du narrateur. Parmi elles, celle qui est la plus courante concerne la postulation d’un rapport automatique entre, d’une part, la non fiabilité et la narration homodiégétique ou à la première personne et, d’autre part, entre la fiabilité et la narration hétérodiégétique ou à la troisième personne (ce point est développé dans Yacobi 2001).
De plus, l’approche de Yacobi place la question de la non fiabilité dans un contexte plus compréhensif que d’habitude, ce qui lui permet, entre autres choses, de décrire et de mettre en relation des postures interprétatives divergentes concernant un même texte, en les abordant sous l’angle d’une théorie de l’interprétation à large spectre qui reste malgré tout spécifiquement orientée vers la narration elle-même. On peut trouver un exemple de cela, sur une grande échelle, dans une étude de cas portant sur la réception de La Sonate à Kreutzer de Tolstoï (Yacobi 2005), ce texte ayant généré une riche polémique en ce qui concerne la question de la fiabilité du narrateur. Pour rester bref, je voudrais démontrer l’intérêt de cette approche en me fondant sur une autre controverse interprétative fameuse concernant le livre de Henry James Le Tour d’écrou. La controverse se concentre sur la question de savoir si les fantômes qui apparaissent dans l’histoire de la gouvernante sont réels ou s’ils sont le produit de l’imagination névrotique de la narratrice. Dans les termes du modèle de Yacobi, il s’agit d’un cas évident de conflit entre le mécanisme d’intégration perspectivale, qui explique (ou, pour les pro-apparitionnistes, qui feint d’expliquer) que les fantômes sont le produit d’une narration non fiable, et le mécanisme existentiel, qui attribue aux fantômes une existence objective dans le monde représenté par le texte. Ce dernier mécanisme est étayé, dans ce cas précis, par le mécanisme générique de l’« histoire de fantôme » et par le canon spécifique de probabilité qui lui est associé.
Quoi qu’il en soit, la controverse entourant le récit de Henry James ne s’arrête pas là, étant donné qu’à un certain stade de son développement, une autre hypothèse a acquis un statut dominant, statut dont je pense qu’elle jouit encore aujourd’hui. Cette hypothèse maintient que le texte est systématiquement ambigu, et que le débat entre les interprétations opposées que j’ai mentionnées ci-dessus n’est en fait que le reflet de cette ambiguïté structurale qui est au principe de son organisation. Ainsi, cette « méta-hypothèse » (pour le dire ainsi), motive le statut problématique des fantômes par encore un autre mécanisme d’intégration, à savoir le mécanisme fonctionnel.

Je voudrais maintenant me tourner vers les travaux de Meir Sternberg qui portent sur la définition et la compréhension du récit, et en particulier de la « narrativité » – de ce qui constitue l’essence d’un récit. (Cette approche est élaborée en particulier dans Sternberg 1978, 1990, 1992, 2001.)
Contrairement à la plupart des approches narratologiques, celle de Sternberg définit l’essence de la narrativité non pas en des termes mimétiques, dans l’action représentée ou narrée, mais plutôt dans les termes rhétoriques et communicationnels de l’intérêt du récit. Cet intérêt est suscité chez le lecteur par la création de lacunes informationnelles concernant n’importe quel aspect du monde représenté, lacunes qui résultent de l’interaction entre deux temporalités de base – la temporalité mimétique/actionnelle et la temporalité textuelle/narrative ; en d’autres termes, celle du raconté et celle du racontant (la séquence raconter/lire). Sternberg définit trois types d’intérêts narratifs fondamentaux, en fonction des combinaisons possibles entre ces deux niveaux séquentiels (voir tableau). On peut définir les différentes entrées de ce tableau en fonction de deux types de questions : 1. Est-ce que l’information cachée au lecteur appartient au futur ou au passé (les deux perspectives temporelles étant reliées avec ce qui est perçu, à un point donné de la séquence textuelle, comme le « présent » de la narration) ? 2. Le lecteur est-il conscient qu’une information lui est dissimulée ? (en d’autres termes, sait-il ou elle qu’il ou elle ne sait pas quelque chose ?) La conscience de ne pas savoir quelque chose tendra à créer une attente portant sur l’information manquante, qui se transformera soit en suspense – si la lacune est située dans le futur de la narration – soit en curiosité – si la lacune porte sur le passé. Néanmoins, si le lecteur n’est pas au courant qu’une lacune existe, cette dernière ne deviendra effective ou perceptible seulement au moment ou elle sera révélée de manière impromptue, créant ainsi de la surprise. Notez que seulement trois des quatre cases ci-dessous sont remplies, ce qui révèle une asymétrie de base entre le passé et le futur : il est évident que l’on ne peut pas être surpris par quelque chose qui n’est pas encore arrivé.

Les trois types principaux de l’intérêt du récit

Futur
Passé
Suspense
(Prospection) Curiosité
(Rétrospection) Attente
(connaissance d’une lacune)
X Surprise
(Recognition) Absence d’attente
(ignorance de la lacune)



Dans ce contexte, il peut être utile de tracer une distinction supplémentaire entre deux types de surprise. Quand l’existence d’une lacune dans ce qui était précédemment considéré comme un passé pleinement révélé est découverte, la lacune elle-même peut être comblée immédiatement, mais elle peut aussi rester ouverte (ou pour le moins elle peut ne pas être comblée sans ambiguïté), ce qui créée par conséquent de la curiosité. Par exemple, la découverte soudaine de l’existence d’un secret obscur dans le passé d’un personnage peut survenir pendant la révélation du secret lui-même, ou laisser la nature de ce secret inconnu. Dans les deux cas, il y aura de la surprise, mais ce n’est que dans le dernier qu’elle laissera ou générera une « trace » de curiosité.
En somme, ces trois types principaux d’intérêt narratif mettent en lumière des fonctionnements qui distinguent la narrativité de toute autre forme de discours, et un texte dans lequel de tels traits sont dominants (isolément ou en combinaison) peut être décrits comme un récit.
Je voudrais montrer brièvement la différence qui existe entre une approche du récit de ce genre, à la fois rhétorique et fonctionnelle, qui met l’accent sur les mécanismes de l’intérêt narratif, et une autre approche narratologique très influente, celle de Gérard Genette, qui se fonde sur une taxinomie de formes. Je me concentrerai en particulier sur le phénomène que Genette appelle la « prolepse ». Au début de son chapitre sur l’« Ordre » dans Discours du récit (1972), Genette définit la prolepse comme une « manœuvre narrative consistant à narrer ou évoquer d’avance un événement ultérieur » (p. 82). Quand il en vient à analyser cette figure dans le détail, il met en évidence des cas où des événements appartenant au futur de la narration sont racontés de manière anticipée par rapport à leur situation « naturelle » dans l’ordre chronologique, que ce soit de manière détaillée, ou au contraire brièvement, comme des « annonces » ou « amorces » ; il subdivise et classifie les cas de figure selon diverses sous-catégories : suivant que la prolepse est « externe » ou « interne » à l’histoire, suivant sa portée, son extension, etc.
Il s’agit d’une procédure d’analyse très naturelle et qui n’est problématique en elle-même. Néanmoins, quand on aborde la « prolepse » non en tant que forme textuelle ou en tant qu’opération spécifique (l’opération de faire une « annonce » anticipée) mais plutôt sous l’angle d’une approche fonctionnaliste – qui consiste à analyser la fonction proleptique consistant à révéler des éléments futurs de l’histoire au lecteur – l’image change radicalement. Il devient alors clair que le phénomène « proleptique » dont s’occupe Genette constitue seulement une partie – et pas nécessairement la plus importante – d’un spectre beaucoup plus large de moyens qui ont tous en commun une même visée : canaliser les anticipations du lecteur à travers le futur de la narration en communiquant certaines informations à ce sujet. Parmi ces moyens, on peut mentionner par exemple la manière dont opère la familiarité du lecteur avec des conventions génériques, moyen souvent très efficace pour orienter le futur (que l’on songe aux systèmes codifiés très élaborés du genre policier classique) sans qu’il ne soit nécessaire d’inscrire explicitement la prolepse dans le texte. Pour donner un autre exemple, lié à une poétique plus spécifique, on peut aussi mentionner ce que Sternberg appelle « l’épithète proleptique » qui opère dans le récit biblique. Dans la poétique biblique, ainsi que le montre Sternberg (1985), il n’y a jamais d’épithète formelle dénotant l’attribut d’un personnage au début d’une narration qui soit redondante ou même qui demeure statique quand on la met en relation avec le développement ultérieur de l’histoire ; au contraire, cet attribut s’insère dans l’action et joue un rôle essentiel dans l’intrigue, acquérant ainsi une fonction proleptique implicite.
Par ailleurs, on peut noter qu’une « annonce » explicite est un trait textuel qui peut remplir différentes fonctions quand on la met en rapport avec la manipulation de l’intérêt du lecteur : de manière évidente, l’annonce peut être utilisée soit pour neutraliser l’intérêt du lecteur en divulguant de manière anticipée et complète un développement ultérieur ou, à l’inverse, elle peut renforcer l’intérêt d’un tel développement en communiquant une information limitée et suggestive, ce qui creusera l’appétit du lecteur au lieu de le combler.
Ce genre de recherche qui vise à établir des corrélations fonctionnelles se situe en fait au-delà du champ d’investigation de l’approche de Genette ; aussi, quand à la fin de Discours du récit il déclare qu’il n’avait pas l’intention de produire « une "synthèse" finale où se rejoindraient et se justifieraient les uns les autres tous les traits caractéristiques du récit proustien » (1972 : 271), c’est qu’en fait il ne peut tout simplement pas y arriver, en tout cas pas à l’intérieur des frontières de sa narratologie qui est atomiste par nature.

Pour terminer, je voudrais présenter les bases de ma propre étude de la clôture narrative (Segal 2007), qui tente de réaliser une synthèse entre le modèle narratologique de Sternberg et la conception générale de la clôture telle qu’elle est présentée par Barbara Herrnstein Smith dans son étude classique Poetic Closure (1968).
Je commencerai par clarifier ce que j’appelle une « clôture » en différenciant cette notion de la « fin ». Quand nous disons qu’un texte narratif est « fini », on peut simplement vouloir dire que la narration a atteint son point final, ce qui signifie que nous nous référons à un phénomène incontournable (que, de surcroît, on pourrait qualifier d’évident), étant donné que tout récit doit se terminer quelque part. Sur un autre plan, on peut se référer au sens d’une fin – c’est le phénomène auquel se réfère précisément le titre du livre fameux de Frank Kermode The Sense of an Ending (1967) – ce qui signifie que l’on ne désigne pas le point final du texte en lui-même, mais plutôt un certain effet ou une qualité perceptible créée par le texte, qui peut être une résolution stable, une finalité ou une conclusion – « clinch » pour utiliser la formulation de Barbara Herrnstein Smith. Dans un tel cas, le terme « clôture » serait plus approprié. Ce n’est certainement pas un phénomène inévitable, mais plutôt un de ceux dont la création nécessite l’usage de stratégies textuelles assez complexes et sophistiquées, que certains textes peuvent ne pas arriver à produire, ou encore qu’ils peuvent intentionnellement éviter de créer. Dans de tels cas, on pourra parler d’« ouverture », un concept qui se rattache encore à la même métaphore ou au même champ sémantique.
Un des avantages principaux du modèle de Sternberg tient à l’orientation rhétorique et communicationnelle de sa définition de la narrativité, et ce sont dans ces mêmes termes que je définis le concept de clôture, tout en suivant l’approche de Smith. Par conséquent, le lien entre les deux théories peut être établi assez naturellement. De manière à le démontrer, je commenterai un passage clé de l’étude de Smith dans lequel elle définit la clôture en relation avec la structure dynamique du texte perçu comme un tout :
« Il sera utile de considérer la structure d’un poème comme reposant sur les principes à travers lesquels il a été généré ou en fonction desquels tel élément suit un autre. La description de la structure d’un poème devient alors la réponse à la question « Qu’est-ce qui fait qu’il se poursuit ? » … Cela permet de poser une question corollaire telle que « Qu’est-ce qui l’empêche de se poursuivre ? » Ce qui suggère immédiatement qu’il existe une relation étroite entre la structure poétique et la clôture. » (1968 : 4)
Or, si la question clé à laquelle il s’agit de répondre de manière quand on veut décrire la structure d’un texte est « Qu’est-ce qui fait qu’il se poursuit ? » alors la conception de la narrativité articulée par Meir Sternberg pourrait être en mesure de fournir une réponse fondamentale pour les textes narratifs, à savoir : l’intérêt narratif, dans ses trois modalités de base, est ce qui fait que le récit se poursuit. La question complémentaire mentionnée ensuite par Smith, qui nous oriente vers la compréhension de la manière dont la clôture est créée (ou non) est « Qu’est-ce qui empêche le texte de se poursuivre ? » et dans les termes de Sternberg, la réponse naturelle serait : la cessation ou l’achèvement de l’intérêt narratif. Pour donner un exemple simple : le type dominant de l’intérêt narratif dans le roman policier classique est la curiosité, qui dérive elle-même du mystère du crime qui est commis avant le début de l’enquête (et donc qui appartient au passé du récit). Cet intérêt se combine néanmoins avec un suspense portant sur l’issue de l’enquête, qui appartient au futur du récit. L'aboutissement de l’enquête, en apportant la solution du crime mystérieux, résout (ou « abolit ») simultanément, sur une large échelle, à la fois la curiosité et le suspense.
Réciproquement, l’« ouverture » narrative sera le résultat d’une lacune significative relative au monde représenté, lacune qui demeure ouverte (ou qui, du moins, n’est pas définitivement comblée, même à la fin) ; en d’autres termes, elle est engendrée par des lacunes permanentes. Il peut aussi bien s’agir de lacunes engendrant du suspense, c’est-à-dire relatives au futur de la narration, que de lacunes engendrant de la curiosité, qui se réfèrent au passé. Parmi les trois types de base définissant l’intérêt narratif, l’ouverture ne peut être décrite qu’en termes de suspense ou de curiosité, étant donné qu’elle nécessite que le lecteur ait conscience qu’une information importante lui manque. L’ouverture narrative ne peut pas se manifester elle-même dans la surprise en tant que telle, bien qu’elle puisse certainement être causée par elle ou qu’elle puisse lui succéder – par exemple quand nous sommes confrontés à une surprise qui révèle l’existence d’une lacune sans la combler, ce qui laisse ou génère une « trace » sous forme d’attente de plus amples informations.
Il me faut préciser que ce que j’ai défini n’est pas, à strictement parler, la (non)clôture du récit, mais plutôt celle de la narrativité. Cela signifie que je ne prétends pas qu’une explication dans les termes de l'aboutissement (ou du non aboutissement) de l’intérêt narratif se réfère à la clôture (ou à l’ouverture) de tout ce qui constitue un récit. Par exemple, le texte peut faire usage de toutes sortes de dispositifs linguistiques et stylistiques qui, en eux-mêmes, n’ont aucun rapport direct avec la narrativité. Je soutiens néanmoins que, pour autant que la narrativité soit dominante dans un texte, l’explication de la clôture dans les termes d’une manipulation de l’intérêt narratif sera toujours d’une importance cruciale. Et cela nous permet aussi de mieux comprendre comment les éléments narratifs essentiels interagissent avec d’autres forces discursives importantes qui travaillent à (ou contre) l’achèvement de la dynamique du récit.
Je crois que cette définition des conditions déterminant la clôture ou l’ouverture narrative met en évidence le fait que la distinction entre fin « ouverte » ou fin « fermée » est en fait très grossière dans sa forme de base, et qu’elle ne devrait pas être regardée comme (ou réduite à) une simple dichotomie. Au contraire, la distinction devrait être affinée et placée sur une échelle possédant une gradation fine (et multidimensionnelle) tenant compte de divers aspects de la narrativité, tels que les différentes lignes d’intérêt du récit qui sont développées par le texte, leurs interrelations et leurs hiérarchisations relatives, il faudrait encore se demander jusqu’à quel point chacune de ces lignes débouche sur une clôture et, en définitif, considérer l’effet combiné de tous ces facteurs.
J’ai peur de ne pas avoir suffisamment de place pour aller au-delà de ces quelques généralités, mais je voudrais malgré tout mentionner que mes travaux examinent dans le détail les structures de l’intérêt narratif propres à trois corpus différents dont je considère que la forme de leurs clôtures présente un aspect singulier. En premier lieu, j’analyse des récits qui se rattachent au genre du roman policier (cas que j’ai déjà mentionné) et qui représentent le paradigme d’une clôture forte ; ensuite je me suis intéressé au roman picaresque et aux œuvres de Kafka. Ces deux derniers cas sont analysés comme des exemples où la structure de base qui défini leur intérêt narratif cause des problèmes fondamentaux au niveau de la création d’une clôture.

Pour terminer sur une note personnelle, au début de cet article, j’ai mentionné un article, « Le roi à travers un regard ironique », qui est l’étude la plus ancienne figurant dans ma bibliographie. Avoir lu cet article au lycée a joué un rôle important dans ma décision d’étudier la littérature ; aussi, le fait que je sois aujourd’hui en mesure de citer une référence à mes propres travaux à côté de cet article a beaucoup d’importance à mes yeux. J’espère ne pas être trop présomptueux en affirmant que cela souligne la vitalité de l’approche du récit (et de la littérature en général) que je me suis donné pour tâche de présenter ici.




Une bibliographie indicative de la narratologie de l’École de Tel-Aviv
Perry, Menakhem
1979 “Literary Dynamics: How the Order of the Text Creates Its Meaning [with an Analysis of Faulkner’s ‘A Rose for Emily’],” Poetics Today, 1(1-2): 35-64, 311-61.

Perry, Menakhem, and Meir Sternberg
1986 [1968] “The King through Ironic Eyes: Biblical Narrative and the Literary Reading Process,” Poetics Today 7(2): 275-322.

Segal, Eyal
2007 The Problem of Narrative Closure: How Stories Are (Not) Finished. PhD diss., Tel Aviv University [in Hebrew].
(Forthcoming fall 2007) “Narrativity and the Closure of Event Sequences”, Amsterdam International Electronic Journal for Cultural Narratology.

Sternberg, Meir
1978 Expositional Modes and Temporal Ordering in Fiction (Baltimore: Johns Hopkins University Press).
1985 The Poetics of Biblical Narrative: Ideological Literature and the Drama of Reading (Bloomington: Indiana University Press).
1990 “Telling in Time (I): Chronology and Narrative Theory,” Poetics Today 11(4): 901-48.
1992 “Telling in Time (II): Chronology, Teleology, Narrativity,” Poetics Today 3(3): 463-541
2001 “How Narrativity Makes a Difference,” Narrative 9(2): 115-22.

Yacobi, Tamar
1981 “Fictional Reliability as a Communicative Problem,” Poetics Today 2(2): 113-126.
1987 “Narrative and Normative Pattern: On Interpreting Fiction,” Journal of Literary Studies 3: 18-41.
2001 “Package-Deals in Fictional Narrative: The Case of the Narrator’s (Un)Reliability,” Narrative 9(2): 223-229.
2005 “Authorial Rhetoric, Narratorial (Un)Reliability, Divergent Readings: Tolstoy’s Kreutzer Sonata,” in A Companion to Narrative Theory, édité par James Phelan and Peter J. Rabinowitz, 108-123 (Malden, MA: Blackwell).



Autres références

Barthes, Roland
1970 S/Z (Paris, Seuil).
1984 [1968]« La mort de l’auteur », Le bruissement de la langue (Paris, Seuil).

Booth, Wayne C.
1961 The Rhetoric of Fiction (Chicago: University of Chicago Press).

Culler, Jonathan
1975 Structuralist Poetics: Structuralism, Linguistics and the Study of Literature (Ithaca: Cornell University Press).

Fish, Stanley E.
1980 Is There a Text in this Class?: The Authority of Interpretive Communities (Cambridge, Mass.: Harvard University Press).

Genette, Gérard
1972 Figure III (Paris, Seuil).

Iser, Wolfgang
1976 [1974] L'Acte de lecture. Théorie de l'effet esthétique, traduit par Evelyne Sznycer, (Bruxelles, Pierre Mardaga).

Jauss, Hans R.
1978 [1977] Pour une esthétique de la réception, traduit par Claude Maillard (Paris, Gallimard).

Kermode, Frank
1967 The Sense of an Ending: Studies in the Theory of Fiction (London: Oxford University Press).

McHale, Brian, and Moshe Ron
2005 “Tel Aviv School of Narrative Poetics,” in Routledge Encyclopedia of Narrative Theory, édité par David Herman, Manfred Jahn and Marie-Laure Ryan, 582-584 (London: Routledge).

Smith, Barbara H.
1968 Poetic Closure: A Study of How Poems End (Chicago: Chicago University Press).

Article ppublié le 1/11/2007

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Quand les "outils" pour décrire les mouvements d'un texte deviennent eux-mêmes objets d'étude. C'est une horreur. Quelles solitude et voie très étroite pour l'enseignant, le chercheur, le témoin qui a une autre idée, non peut-être pas de la littérature (les questions commençant par "qu'est-ce que...?" sont stupides et débouchent sur tous les clichés et atavismes intellectuels du monde), mais de la façon de la faire entendre...

Se garder à sa gauche et à sa droite. Ha, Julien Gracq; et quelques autres Messieurs de Notre-Dame-des-Champs.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

J'ai remarqué qu'on ne parlait toujours pas du contrôle continu...
Pour la gestion des ressources humaines, on va finir dans l'éducation comme dans n'importe quelle entreprise avec des mutations en France ou en Europe, des disponibilités...

Ecrit par : Ju | 31 janvier 2008

Bon, eh bien, les amis, il n'y a plus qu'une chose à faire : courage, fuyons !

Ecrit par : Moot | 31 janvier 2008

"Oh Seigneur Dieu!" comme s'exclamerait Monsieur Esclave dans "South Park"." écrit par : Pendariès

"Mon Dieu, Mon Dieu !" comme s'exclamerrait le vieux serveur dans "Le grand restaurant" avec de Funès.

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

"Le dispositif de seconde carrière qui permet à un enseignant d'être détaché dans d'autres ministères doit être davantage exploité, tout comme le détachement européen mis en place en 2002 pour développer la mobilité des fonctionnaires au sein des États européens."

Ah moi, j'aimerais bien un détachement européen !

Il aurait dû m'auditionner, Pochard, j'aurais eu des choses à lui raconter. Sûrement plus que certains autres qui ont été reçus.

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Traité de «connard» par un jeune de 6e, un professeur comparaîtra fin mars au tribunal correctionnel pour «violence aggravée sur mineur».

De la salle de classe au tribunal. Un professeur, qui a reconnu avoir giflé un élève de 6e qui l'avait insulté, lundi à Berlaimont (Nord), près de Maubeuge, sera jugé pour «violence aggravée sur mineur». Le professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin, âgé de 49 ans, aurait poussé par terre les affaires de l'élève âgé de 11 ans après lui avoir demandé de ranger une table en désordre au fond de la classe.

Mais l'élève lui aurait demandé une explication et le professeur l'aurait poussé contre la porte du fond. L'enfant, le regardant dans les yeux, aurait alors soufflé «connard» à l'adresse de l'enseignant qui l'a giflé à ce moment.


24 heures en garde à vue

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue 24 heures. «En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je l'ai giflé», a expliqué le professeur qui reconnaît avoir un «tempérament autoritaire» et être «un peu maniaque».

De son côté, le rectorat estime qu'«on ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances». L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Pour l'affaire du L.P., tous ceux qui étaient contre le passage de quatre à trois ans peuvent aller voir ailleurs :

"Le recteur Bernard Dubreuil (Lille) a conclu son intervention en abordant la rénovation de la voie professionnelle. Celle-ci implique la généralisation d’ici 2010 d’un cursus professionnel, quelle que soit la filière choisie, de trois ans et non plus de quatre ans comme actuellement. L’objectif est d’augmenter le nombre d’élèves obtenant le baccalauréat professionnel, celui-ci n’étant aujourd’hui obtenu que par 20% des entrants en seconde BEP."

Bernard Dubreuil est aussi le gars qui a dit qu'on ne pouvait pas tolérer qu'un enseignant donne une gifle à un élève de douze ans qui le défiait et qui le traitait de connard.

Et si on envoyait un gamin de douze ans dire plusieurs heures par semaine à M. Bernard Dubreuil que c'est un "connard", comment réagirait-il ?

1) "Aux vertus qu'on exige dans un domestique, disait Figaro, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?" Cette phrase vaut aussi pour les recteurs et leurs professeurs.

2) " Belle tête, dit-il ; mais de cervelle point."
Combien de grands seigneurs sont bustes en ce point !
M. Dubreuil mériterait un beau buste bien fait.

Et puis ce professeur appartient peut-être au Modem. Bayrou en avait bien fichu une à un gamin qui lui faisait les poches.

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Vous pourriez peut-être récolter des points-formation en publiant des articles sur des sujets en rapport avec votre exercice professionnel?
La participation à des sites internet ciblés devra aussi être comptabilisée comme preuve d'un investissement indéniable et d'un désir progresser en communiquant, débattant ou exposant.

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2008

"La participation à des sites internet ciblés devra aussi être comptabilisée comme preuve d'un investissement indéniable et d'un désir progresser en communiquant, débattant ou exposant."

1 heure de bonnet = 0,5 heure de cours ?

1 an de bonnet assidu = 1/3 d'année de retraite complémentaire ?

Lecture complète du site du Moloch (attestée par mouchard informatique) = mise à la retraite anticipée d'office ?

On ne discutera évidemment pas du bien fondé de ces équivalences mêmes, on discutera périodiquement des valeurs numériques dans des sous commissions paritaires de mise à jour. Genre : 1h de bonnet = 0,497 h de cours...

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Pour celles et ceux qui sont intéressés par la chose (non pas cette "chose" à laquelle nous pensons tous avec régularité, mais la notation au mérite): voici le lien, et les remarques de certains internautes sont... enfin bon, allez-y voir.

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/31/01001-20080131ARTFIG00005-les-profs-pourraientetre-remuneres-au-merite-.php

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Pas de notation chiffrée, mais ça, c'en est, de l'évaluation:

*La presse étrangère, reprise par /Courrier International:
, se lâche sur Sarkozy avec une férocité jubilatoire !
Extraits choisis pour illustrer à quel point notre Président est désormais la honte de la France.*
> "/Sur l'échiquier politique mondial, il ne semble pas y avoir de chef d'Etat plus satisfait de l'être, d'homme qui tire un meilleur parti de l'exposition médiatique qu'implique sa charge, de mâle plus exultant sur le trône de ses conquêtes. Nicolas Sarkozy s'amuse beaucoup et veut montrer à quel point le pouvoir le remplit d'énergie pour mieux désirer et être désiré, pour faire de son mandat une fête permanente, une ivresse de lui-même, une érection/. /En somme, après avoir appris que Sarkozy apprécie comme personne le bonheur et le plaisir que procure le pouvoir, nous venons de découvrir qu'il n'a aucun sens du ridicule. Les Français se demandent à bon droit ce que va leur coûter le voyage de
Sarko en Egypte, avec ses vingt chambres louées dans un hôtel de luxe et ses avions de chasse escortant le jet présidentiel. Parce qu'à l'aller Sarkozy et Carla ont voyagé à bord d'un jet privé appartenant à Vincent Bolloré, l'homme d'affaires à la tête d'un institut de sondages/ [il
détient 40 % de CSA] /qui continue de placer Sarkozy au premier rang des personnalités préférées des Français. La première place : la seule qui vaille pour un homme qui s'agite comme une marionnette, avance comme un char d'assaut et aime certainement comme une machine à sous. Car enfin,
seuls les chanceux gagnent le gros lot. Les autres regardent Nicolas Sarkozy triompher à la télévision/" :
Antonio Morales Riveira, /Terra Magazine/ (Argentine), dans un article titré /Sarkozy, la politique de l'érectionpermanente/.
>
"/Pour son plus grand malheur, Sarkozy semble toujours frôler la "cool attitude" sans jamais l'atteindre. Il lui manque au moins 5 centimètres pour pouvoir porter des lunettes de soleil aviateur à verres réfléchissants ; grassouillet, il a tout juste 5 kilos de trop pour faire comme Poutine et tomber la chemise en public ; à 52 ans, il est trop vieux de cinq ans pour être pris en photo enlaçant la taille dénudée d'une femme de 39 ans/. (...) /Ce n'est pas un hasard si Nicolas
Sarkozy est désormais affublé du surnom américanisant de "/Président Bling-Bling/". Il évolue dans un monde tapageur, fait de paparazzi, de micros tendus et de jets privés mis à disposition par des amis milliardaires./ (...) /De ce côté-ci de la Manche, les maladresses du chef de l'Etat français, son côté "/nouveau riche/" et ses faux-pas nous
paraissent tout bonnement comiques, voire rafraîchissants après la pompeempesée des années Chirac. Mais pour beaucoup de françaises et de français, et pas forcément les plus traditionalistes ou les plus âgés, le "/Sarko show/" a des allures de soap opera mortifiant, une énième preuve du fait que la pipolisation à l'anglo-saxonne est en train de
phagocyter les valeurs de la France éternelle./ /L'économie française est dans une situation alarmante, et alors que le président part en vacances au soleil avec un cortège de 26 véhicules et une belle héritière italienne, les Français ne se sont jamais sentis aussi pauvres depuis le début des années 1990/. (...) /Alors que son histoire d'amour avec l'opinion française commence à tourner au vinaigre, Sarko devrait
revoir son scénario et, cessant de porter son coeur en sautoir, comme il le fait, le passer au poignet, avec sa montre au luxe clinquant/" : Ben Macintyre, /The Times/ (Angleterre), dans un article titré /De
l'élégance, que diable !/

A Paris, on s'est beaucoup gaussé des Italiens mais, à vrai dire, le coeur n'y est plus ; quand un Parisien rencontre un Italien, le nom de Carla Bruni ne tarde pas à être lâché, puis on repense à Berlusconi, enfin on commente les dernières pantalonnades de Sarkozy pour conclure fraternellement : «/Chacun son tour !/» A eux maintenant de se dépatouiller avec un leader embarrassant. A Paris et en France, la cote du «/président people/» est en chute libre ; et, à propos du «Sarkoshow», depuis l'annonce des noces prochaines, les blagues vont bon train, du genre «/trois mariages et un internement/» et autres joyeusetés du même acabit"/ : Maria Laura Rodotá, /Il Corriere della Sera /(Italie), dans un article titré : /C'est Berlusconi au carré !/ "/Il n'y a pire imbécile qu'un vieil imbécile mais rien ne surpasse
un vieil imbécile français, surtout quand il dirige le pays. Regardez Nicolas Sarkozy qui, transi d'amour, rêvasse dans Paris en faisant les yeux doux à Carla Bruni pendant que le reste du pays brûle des voitures ou se met en grève. Il suffit de voir Sarkozy sortir des eaux avec son top-model-devenu-chanteuse de treize ans sa cadette pour en avoir le
rouge aux joues/. (...) /En d'autres termes, la France a réussi à élire un ado attardé à la présidence/. (...) /Et tout ça quelques jours après avoir rencontré Sa Sainteté le pape Benoît XVI, une rencontre au cours de laquelle Sarko a passé l'essentiel de son temps à loucher sur son portable pour voir s'il avait reçu des SMS, de la Bruni sans doute.
C'est tout à fait le genre de chose que Paris Hilton ou Britney Spears, par exemple, pourraient faire, sauf que, pour leur rendre justice, aucune d'entre elles ne dirige la sixième économie du monde*/" : Bryony
Gordon, /The Daily Telegraph/ (Angleterre), dans un article titré:"Quelque chose en lui de Britney Spears".
>

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Je propose donc la rémunération au mérite pour notre impérial Sarkoko.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Ce qui donne froid dans le dos, Pendariès, ce sont encore plus les commentaires que l'article lui-même. Ah, le gros bon sens populaire!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Sorti tout droit du B.O. :

"L’évaluation de l’année réglementaire de stage effectuée par les professeurs agrégés stagiaires est faite par un inspecteur général de la discipline ou, le cas échéant, par un IA-IPR, ou en tant que de besoin, par un professeur agrégé titulaire désigné, à cette fin, par le doyen du groupe compétent de l’inspection générale.
Elle consiste en une inspection dans la classe ou l’une des classes dont le professeur agrégé stagiaire a la responsabilité ou dans le lieu où il exerce ses fonctions.
À l’issue de l’évaluation, un avis, favorable ou défavorable, sur l’aptitude du professeur agrégé stagiaire à être titularisé est formulé par l’inspecteur ou le professeur agrégé qui a procédé à l’évaluation.
Si cet avis est défavorable, un rapport d’évaluation motivé doit être établi. En outre, lorsqu’il concerne un stagiaire qui effectue sa première année de stage, l’avis défavorable doit être complété par un avis sur l’intérêt, au regard de l’aptitude professionnelle, d’autoriser le stagiaire à effectuer une seconde et dernière année de stage.
Les dossiers de compétences des stagiaires comportant les éléments prévus par les articles 3 et 5.II de l’arrêté du 22 août 2005 modifié sont transmis par le recteur au doyen du groupe compétent de l’inspection générale.

Dites donc, Jean-Paul, Darcos ne pourrait pas supprimer le mémoire pro une bonne fois pour toutes pour les agrégés, qui ont de toute façon déjà fait de la recherche en bac+4 ?

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Saperlotte , le voilà donc le nouveau fil!

je vous salue bien bas très cher monsieur Brighelli

Ecrit par : Saperlipopette | 31 janvier 2008

Rentrée 2012 :

Je récupère la classe de PTS12 (pré terminale scientifique n° 12) dès le 5 août dont je suis animateur principal.

J'ai une semaine pour procéder à une évaluation d'entrée pour chaque élève. Cette évaluation est essentielle car je serai rémunéré sur la base des progrès effectués à partir de là.

Je charge un peu : 19 élèves illetrés sur 43 alors qu'il n'y en a que 16. C'est de bonne guerre car j'ai des frais importants cette année avec ma résidence secondaire à retaper.

Je distribue les albums de Rahan qui serviront de test d'énonciation pour le collègue d'expression orale (on ne dit plus "lettres" depuis octobre 2008).

Je file à la réunion de pré remédiation préventive. On y lit les apports de la commission Cohn-Bendit d'une voix monocorde. Une feuille de présence circule au bout de 3 heures 30.

Un échange informel a lieu en fin de journée avec 5 élèves dont je serai tuteur pour l'année. Je leur distribue les tiges de maintien réglementaires dont il devront apprendre par eux-mêmes l'usage interne.

Un rapide coup d'oeil sur une circulaire d'appui aux élèves-soutiens de façade et je rejoins mon conapt * situé à la lisière du lycée.

Une prière appuyée suivie d'une offrande en nature au Moloch et je m'endors : je commence à 5h30 demain matin avec une lecture psalmodiée d'un verset de Meirieu.

* le conapt (condominium appartment ?) est je crois une invention de Philip K. Dick.

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Tatata, dugong, c'est de la science-fiction tout à fait fantaisiste et irréaliste !

Vous imaginez sérieusement un prof en 2012 dire ou écrire : "j'ai des frais importants cette année avec ma résidence secondaire à retaper" ?!

Ce sera plutôt : "entre les frais de garde des enfants, le prix de l'essence pour la route et l'achat des oeuvres complètes d'Antibi dans le cadre de l'examen n°32 du plan obligatoire de formation continue, je n'arrive plus à joindre les deux bouts !"

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Vous imaginez sérieusement un prof en 2012 dire ou écrire : "j'ai des frais importants cette année avec ma résidence secondaire à retaper" ?!

Oui si on a eu la chance de l'acquérir avant 2008 !

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Trois mariages et un internement, j'adore!

Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Le Monde commente le rapport Pochard : "Pour les jeunes enseignants, la commission ne dit pas comment éviter qu'ils soient nommés dans les zones les plus difficiles, mais préconise l'attribution d'une "dotation à l'installation", comprenant notamment la fourniture d'un ordinateur"

Avec tous les TO7 qui traînent dans les caves cela ne coutera pas un euro au Moloch.

La mémoire de ces "ordinateurs" est bien reposée maintenant, comme un bon vin de garde. On a le sens de la garderie au Moloch !

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte.

Ecrit par : Jérémy

Je me demande dans quelle mesure il est autorisé à un gendarme de porter l'uniforme pour s'occuper d'une affaire personnelle.

Ecrit par : Moot | 31 janvier 2008

Oui, j'ai eu la meme interrogation.

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Bon allez tiens ca détendra tout le monde :

http://www.youtube.com/watch?v=QxwtOzXP96I&NR=1

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Exclusif : la video du gendarme en uniforme se rendant en voiture au lycée de son fils.

http://www.youtube.com/watch?v=mMTpXmxPVYM&feature=related

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Les professeurs seront notés sur leurs résultats... dixit Darcos.
Aux chouchous des chefs d'établissements seront attribuées les meilleures classes, et aux profs qu'on voudra sabrer (trop gueulards, pas dans le sens du vent etc.) on confiera les "classes sensibles". On aura alors beau jeu de célébrer les bons résultats des uns et les piètres performances des autres, surtout si les critères d'évaluation restent similaires à ceux des livrets d'évaluation de 6ème (et de seconde autrefois).
Et une prime exceptionnelle sera donnée à ceux qui auront accepté d'être traités de "connard, salope, connasse" sans broncher.
Courage, fuyez!

Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Courage, fuyez!

Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Hé bien, conseillez-nous; quelle est votre expérience personnele en la matière?

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

La retraite, mon bon monsieur! Mais si j'eusse été plus jeune, je me fusse reconvertie. A quoi, je l'ignore. Certains copains ont ouvert une librairie, d'autres ont passé des concours de bibliothécaires. Je sais, c'est facile à dire quand on est hors (de la) classe, mais je vois trop de jeunes profs cultivés et sensibles (pas comme les banlieues) démolis par le Moloch pour ne pas m'interroger.
Au fait, Penda, votre remplacement dans un lycée difficile, comment se passe-t-il? "gérez-vous le bruit" comme on le préconise dans certains IUFM?

Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Entre Attali et Rocard, je trouve que les socialos sont décidément en pleine forme en ce moment...

Ecrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Entre Attali et Rocard, je trouve que les socialos sont décidément en pleine forme en ce moment...

Ecrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Rocard a claqué la porte de la commission Pochard, disant que son entretien avec Le Fig' a été politisé par ce dernier.

Pour le remplacement: on m'a mis à remplacer à Narbonne. OUF!

J'ai 2 classes de CAP et de BEP (- d'un niveau effroyable; et je ne remercierai jamais assez les camarades de ce blog qui m'ont amicalement envoyé des dossiers de grammaire et de conjugaison de niveau Primaire et début Collège).

Mes CAP sont préparés à devenir des caristes. Entre la 1ere et la 2de années CAP, c'est un gouffre sociologique. Les seconds ne venant pas de la cité. Pour les 1ers, entre quelques propos prononcés en arabe, lors du deuxième cours, je comprends que certains d'entre eux ont caillassé le bus de la ville et qu'ils se trouvent bien enquiquiné maintenant, car leur quartier n'est plus desservi et ils doivent faire le trajet à pieds. Ils ne sont pas méchants en cours (j'ai fait copier 100 fois à deux élèves: "Je parle en français en classe"); juste que je me suis trouvé, non pas à désespérer, mais comme totalement impuissant, face au grand vide qui n'a pas de nom.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Tel que le présente Jean-Paul Brighelli, je retiens du rapport Chopard que le temps respiratoire éducatif, à l'acmé du in et du out, doit se faire sous les feux croisés du regard noir velouté de l'inspection académique et bleu pervenche des directoires d'établissements.
Brighelli, seul le silence est grand, pourquoi faites vous semblant d'intervenir en semant le trouble et l'émoi ? Françoise Guichard qui s'était mis à l'huile d'olive dans l'expectance de vos imprévisibles oracles, abandonne le foi de morue pour l'évidence d'une clochardisation où elle va tester l'huile de vidange… Peuchère avec Pochard, ça fait pitié d'avoir pythie aussi piteuse !

Ecrit par : Roger Felts | 31 janvier 2008

J'ai une élève de 2de BEP Mode dont les deux parents sont en hôpital psy; très stable la fille, vous imaginez.

Chez les caristes, une demoiselle qui a le caractère d'un mec à jogging.

Ils s'en foutent de ce qui se passe en classe.

Donc aller ailleurs? J'ai un copain de Berkeley qui me dit: postule après ta thèse aux USA ou au Canada. Je veux bien, moi. Mais à plusieurs, c'est difficile.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

"Rocard a claqué la porte de la commission Pochard, disant que son entretien avec Le Fig' a été politisé par ce dernier."

Rocard a des excuses, c'est un débutant en politique.

Laissez le se faire les griffes et dans vingt ans, vous verrez, ce sera un cador !

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Un plus grand pouvoir donné aux chefs d'établissements plus autonomes : c'était dit et écrit par beaucoup depuis longtemps.

On l'aura.

Problème : beaucoup de "chefs" d'établissement ne sont pas au niveau (crise de recrutement récurrente).

Camarades enseignants, exigez un profilage de votre futur(e) CE avant d'accepter une nomination !

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Qui croire?

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/01/31/michel-rocard-demissionne-de-la-commission-sur-l-evolution-du-metier-d-enseignant_1005987_823448.html#ens_id=861150

Michel Rocard a annoncé, jeudi 31 janvier, dans un communiqué, avoir présenté sa démission de la commission Pochard sur l'évolution du métier d'enseignant. L'ex-premier ministre PS dénonce une "exploitation politique mensongère et manipulatrice" du travail de cette commission. Il souligne que le rapport n'est "pas encore remis" au ministre de l'éducation nationale (il le sera lundi), "ni même terminé".


Il affirme que le rapport de la commission "n'évoquait en aucun cas une rémunération au mérite". Dans une interview au Figaro, M. Rocard estimait qu'il fallait "améliorer la prise en compte de la performance dans le déroulement des carrières des enseignants". "Rocard propose de payer les profs au mérite", avait titré en "une" le journal.


M. Rocard explique que cela voulait dire "clairement que dans l'esprit de la commission comme dans le [sien], la reconnaissance du mérite doit affecter essentiellement le déroulement des carrières, et non pas la paie directe". "Je suis là-dessus solidaire des enseignants", insiste M. Rocard.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Plus présent, plus réactif, plus performant : voici le "flexiprof"
LE MONDE | 31.01.08 | 16h27

Fin d'une première étape. Comme promis, le rapport ou Livre vert de la commission Pochard sur l'évolution du métier d'enseignant comporte un état des lieux détaillé, un recensement des avis recueillis lors des consultations des différents acteurs de l'éducation, et des propositions. Au tour, maintenant, du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, de faire le tri et de formuler dans un Livre blanc, soumis à la discussion d'ici au printemps, ce qu'il veut réellement entreprendre. L'objectif affiché depuis le début du processus est ambitieux : redéfinir la fonction enseignante, si possible sans braquer les intéressés.


En attendant, la finition du rapport donne lieu à de laborieux arbitrages. Le document sera à la fois accusé d'être un brûlot et d'être de l'eau tiède. En exposant sur chaque sujet sensible différents "scénarios", sans toujours dire sa préférence, la commission tourne souvent autour du pot. Sur les missions des enseignants du second degré (le primaire est très peu abordé) et ce qui est attendu d'eux en termes de présence et de participation aux activités collectives, les rapporteurs s'escriment à concilier les contraires. Pourtant, ce qui peut passer pour une confusion est aussi un choix, consistant à ne pas imposer des formes uniques. Il faut, dit le rapport, "sortir du schéma purement fictif d'une sorte d'exercice moyen homogène du métier d'enseignant". Reconnaître "la diversité accrue des réalités professionnelles", c'est aussi reconnaître la légitimité de pratiques d'enseignement différentes. Schématiquement : le conservateur individualiste et le mordu du projet pédagogique devraient pouvoir cohabiter sous le régime du volontariat et des contreparties financières accordées en échange de "contraintes particulières".

Certaines exigences sont formulées avec une netteté nouvelle. Ainsi, même si elle fait plutôt contrepoids à l'empressement de M. Darcos en ce domaine, la commission relève qu'il n'y a "pas de raison que la loi commune de la performance, c'est-à-dire l'exigence de rechercher les résultats les meilleurs dans l'exercice d'une mission (...) ne s'applique pas aux enseignants comme aux autres acteurs de la vie en société".

D'une façon générale, le futur professeur tel qu'il se dessine dans ces propositions est un "flexiprof" (selon le titre du Monde de l'éducation de février 2008) : plus réactif, plus collectif, plus mouvant dans sa carrière, plus présent dans l'établissement, mobilisable en fonction des besoins et soumis à la pression des "résultats". Il y a un an à peine, chacun s'accordait à dire les enseignants exténués d'un trop-plein de réformes. Alors, est-ce que ça passe ou ça casse ? La gourmandise de l'actuelle majorité à montrer qu'elle met au pas les fonctionnaires ne facilite pas un dégrippage de l'éducation nationale que la droite n'est pas seule à espérer. Il repose en partie sur la conscience que M. Darcos a des rapports de force. Et sur l'argent qu'il mettra ou non dans la balance pour donner corps à la promesse de revalorisation qu'aucun enseignant ne peut avoir oubliée.

Luc Cédelle

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Rocard me fait penser à ces apprentis yogis qu'un amateurisme crasseux et enthousiaste conduit aux urgences dans des positions difficiles.

Notamment un doigt dans le fondement.

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Foin des royales augmentations, les princes belges au charbon !
LE MONDE | 31.01.08 | 15h08 • Mis à jour le 31.01.08 | 15h08

Le débat sur le pouvoir d'achat n'épargne pas la Belgique, un pays qui pourrait bien, en outre, renouer avec un déficit public si le gouvernement intérimaire ne dégage pas rapidement de 3 à 6 milliards d'euros. L'exercice n'est pas simple pour un Etat fédéral fragile qui, au fil des phases de régionalisation, s'est retrouvé très appauvri.


Autant dire que, dans ce contexte, l'annonce d'une prochaine adaptation des montants versés aux membres de la famille royale suscite un malaise dans l'opinion. Les moyens directs mis à la disposition d'Albert II et de sa famille seront de quelque 12,7 millions d'euros en 2008, soit une augmentation de 6,4 %. Comme les fonctionnaires et les salariés, la famille des Saxe-Cobourg bénéficie du système belge d'indexation automatique des salaires mais, évidemment, le montant global de cette augmentation (+ 227 000 euros par rapport à 2007) a de quoi frapper les esprits.

Personne ne s'émeut réellement des quelque 10 millions d'euros versés au roi Albert II : cette somme lui permet d'assumer ses fonctions de chef d'Etat et près de 70 % de ce montant servent à payer son personnel. En général, les Belges jugent tout aussi normal que l'héritier du trône, le prince Philippe, soit rémunéré. Le fils aîné du roi touchera, en 2008, 940 000 euros.

Le montant versé à la reine Fabiola, 80 ans, veuve du roi Baudouin, est, en revanche, jugé beaucoup plus discutable, voire "scandaleux et hallucinant" selon un professeur de droit public : 1,47 million d'euros. "On se demande à quoi sert cet argent, sinon à embellir les propriétés de la reine en Espagne", a déclaré - sous le couvert de l'anonymat - un ministre francophone à l'hebdomadaire Soir Magazine. Ce journal juge nécessaire "un geste du palais pour mettre un terme à cette situation délicate". Des élus flamands, républicains affirmés, réclament une décision rapide du Parlement pour mettre fin à ces privilèges.

Le sort des autres membres de la famille royale, dont aucun ne travaille, pourrait du coup s'en trouver bouleversé. La princesse Astrid reçoit 326 000 euros annuellement et son frère, le prince Laurent, 318 000. Ce dernier a été plongé au coeur d'un scandale en 2007 quand on a révélé qu'il avait bénéficié de fonds provenant de la marine.

Didier Reynders, ministre des finances et leader du principal parti francophone, le Mouvement réformateur (libéral), prône une limitation de la dotation publique. Yves Leterme, futur premier ministre chrétien-démocrate flamand, estime que les princes devraient pouvoir exercer une activité professionnelle.

Jean-Pierre Stroobants

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

24 heures en garde à vue

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue 24 heures. «En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je l'ai giflé», a expliqué le professeur qui reconnaît avoir un «tempérament autoritaire» et être «un peu maniaque».

De son côté, le rectorat estime qu'«on ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances». L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.
Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008
Reste à espérer
1 que le capitaine de gendarmerie qui dirige la compagnie inflige 15 jours d'arrêts de rigueur à ce gendarme qui exhibe son uniforme alors qu'il fait une démarche privée, et fout la merde avec les histoires de son rejeton qui d'ailleurs foutu lui-même la merde ;
2 que le recteur inflige 15 jours de suspension au chef d'établissement qui n'a pas été capable de décrocher son téléphone et de régler cela avec le capitaine de gendarmerie
3 que le ministre de la justice donne les instructions ; nécessaires pour que le procureur de la République classe sans suite la plainte du gendarme ;
4 que soudain frappé d'intelligence, ce gendarme indigne du corps auquel il appartient donne à son rejeton le cul de pied au cul qu'il mérite.
Qu'est-ce qu'on rigole dans ce pays !
GM

Ecrit par : guy morel | 31 janvier 2008

De son côté, le rectorat estime qu'«on ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances». L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Par contre quelles que soient les circonstances, un prof peut se faire insulter, tabasser, poignarder en cours sans que nos braves Français ne s'émeuvent. L'enfant est au centre du système...
Heureusement, Darcos a eu une réaction plus intelligente que les administratifs du rectorat qui engraissent à ne rien faire. Ses propos ont été corrects.
Ah! le doux temps où les parents faisaient leur boulot de parents!!!

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Quitte à faire l'avocat du diable: le prof d'EMT (pardon, souvenirs, souvenirs) a quand même jeté à terre ce qui se trouvait sur la table du gosse, - j'imagine que le collègue n'a pas dû non plus être poli avant de se voir, ENSUITE, insulter. L'enseignant dit lui-même qu'il est très-autoritaire et porté sur le rangement.

Pour ma part, dans ce cas précis, et seulement avec ce que j'en sais, je ne veux excuser ni l'un ni l'autre.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Le prestige de l'uniforme! Tiens, cela redevient à la mode! J'ai eu droit à un père en uniforme de l'armée, il y a quelques semaines, qui a cru m'impressionner avec son déguisement. Il hurlait tellement fort, avec une haleine si avinée, que l'adjoint a été obligé de venir le chercher dans la salle où j'étais, craignant pour ma santé...
Dans certains collèges,les réunions parents-profs, sont d' une douceur! Un vrai plaisir. Et d'une utilité!
On est content de rentrer chez soi avec des gens sereins qui vous parlent sans hurler.

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

D'habitude avec les parents qui sont insupportables: je me lève, je prends mes affaires et je m'en vais. Ca m'est quand même arrivé rarement.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Peu importe, Pendariès, mais il y a disproportion entre une gifle et le fait de se retrouver jugé dans un tribunal correctionnel. J'ai vu des chefs d'établissement donner des gifles à des élèves qui les insultaient. Ils ne sont pas allés au tribunal pour cela; le chef d'établissement en ce cas est d'une nullité rare pour n'avoir pas réglé l'affaire dans les proportions qu'elle méritait, à savoir au sein du rectorat; point barre.

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Pour ma part, dans ce cas précis, et seulement avec ce que j'en sais, je ne veux excuser ni l'un ni l'autre.
Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008
Le problème n'est pas là. Connaissez-vous le taux de classement sans suiutes dans les affaire pénales ? Cette affaire montre le degré d'incompétence atteint par des gens payés pour être compétents : le chef d'établissement, le capitaine de gendarmerie, l'IA, le recteur. Il n'est certes pas prévu qu'un prof donne une gifle à une élève, de là à faire ce chambard !
GM

Ecrit par : guy morel | 31 janvier 2008

D'habitude avec les parents qui sont insupportables: je me lève, je prends mes affaires et je m'en vais. Ca m'est quand même arrivé rarement.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Ah, oui? Et les autres parents qui sont dans le couloir et qui attendent, vous leur dites quoi en partant?

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Je suis d'accord avec vous pour les conséquences judiciaires Sansévérina.

Concernant l'attitude de l'enseignant, je ne peux pas être solidaire d'un collègue lui-même insultant par ses paroles et méprisant par ses gestes envers ses élèves. Qui le lui rendent bien alors en retour.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

A propos de la claque et de ses conséquences, voici la belle réflexion de ma FCPE :

"Tous les syndicats ont réclamé davantage de "médiation": c'est ce qui "manque à l'Education nationale", a déploré Faride Hamana, président de la FCPE, première fédération de parents d'élèves (classée à gauche), pour qui "tout aurait certainement pu se régler au sein de l'établissement, avec des discussions entre toutes les parties concernées"."

C'est une bonne idée : le professeur va voir le médiateur, lui enfile une torgnole. Le médiateur transmet à l'élève.

En plus, c'est une situation qu'on peut exploiter en linguistique. Pardon, en littérature. Don et contre don, carré sémiotique, trajectoire de l'objet de valeur et tout le bazar.

Mais ce n'est pas à un "vieux" professeur qu'on apprend à faire le Greimas.

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

J'ai honte !

J'ai clavioté "ma FCPE".

"la" suffira amplement.

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

D'habitude avec les parents qui sont insupportables: je me lève, je prends mes affaires et je m'en vais. Ca m'est quand même arrivé rarement.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Ah, oui? Et les autres parents qui sont dans le couloir et qui attendent, vous leur dites quoi en partant?

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Si vous voulez vraiment me voir, prenez rendez-vous. Et j'explique pourquoi je m'en vais. J'ai une réputation qui se fait. Si vous saviez comment les nouveaux élèves que j'ai à présent (enfin les fainéants et qui se tiennent mal) ont été informés à mon sujet (par les fainéants qui se tiennent mal des classes précédentes). Je suis un "connard qui les fait bosser et qui les envoie bouler" (et les teigneux du premier trimestre me regrettent déjà); mon proviseur-adjoint, regardant sur son ordi, si mes notes apparaissaient, a été surpris de voir qu'il y en avait 15 en 3 mois. "Oui, vous voyez, je les fais travailler, les élèves".

Ne jamais se laisser marcher sur les pieds (élèves, parents, administration). Expliquer. Mais rester intransigeant. Cela offre un bon rôle, mais exige pas mal d'énergie.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Et puis Sanseverina, j'ai le poison schopenhauérien en moi: cette vision du monde qui le désemplit régulièrement. Une sorte de mélancolie intérieure permanente qui m'éloigne des petites contrariétés. Et me plonge dans la grande: vivre, et mourir.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

mon proviseur-adjoint, regardant sur son ordi, si mes notes apparaissaient, a été surpris de voir qu'il y en avait 15 en 3 mois. "Oui, vous voyez, je les fais travailler, les élèves".

15 et plus... par classe (5 classes). Pas en tout!

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Le problème n'est pas là. Connaissez-vous le taux de classement sans suiutes dans les affaire pénales ? Cette affaire montre le degré d'incompétence atteint par des gens payés pour être compétents : le chef d'établissement, le capitaine de gendarmerie, l'IA, le recteur. Il n'est certes pas prévu qu'un prof donne une gifle à une élève, de là à faire ce chambard !
GM

Ecrit par : guy morel | 31 janvier 2008


Vous avez tout-à- fait raison. Mais cela est encore une preuve que les Français aiment "casser du prof". Qu'ils cassent, qu'ils cassent. Quand ils ne trouveront plus de profs dignes de ce nom pour s'occuper de leurs petits, ils seront ravis; les animateurs , c'est cool, ça parle comme les jeunes, ça n'a pas d'exigences et ça ne tape pas... On ricanera.

Penda, vous me décevez. Je n'ai jamais touché le moindre cheveu d'un élève, mais ce n'est pas à vous que je vais apprendre qu'il y a des élèves qui dépassent les bornes, non?
Etes-vous sûr qu'un jour vous ne puissiez pas vous retrouver dans la situation de ce collègue?
Ce que j'admire dans l'EN, c'est la très grande solidarité qui règne entre profs...

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

J'ai lu aussi la nouvelle suivante :

"Le principal adjoint de collège soupçonné de s'être poignardé relâché"

Sans ponctuation, c'est intéressant : personne n'aurait rien dit s'il s'était poignardé crispé ?

S'être pogné le dard relâché est tout aussi ambigu.

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Pendariès a écrit : "mon proviseur-adjoint, regardant sur son ordi, si mes notes apparaissaient, a été surpris de voir qu'il y en avait 15 en 3 mois. "Oui, vous voyez, je les fais travailler, les élèves".
15 et plus... par classe (5 classes). Pas en tout!"

Méfiez vous Pendariès, on a décerné le Stakhanov d'or pour moins que ça !

Travaillez vous avec des grilles de compétences croisées comme chez les meirieulâtres ?

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Explication entendue sur France inter : le prof était un 'pochtron", le gamin un gringalet, la scène a été d'une extrême violence, les petits de sixième sont traumatisés, on va leur offrir une assistance "spychologique" comme dirait Roger.
Circulez, y'a plus rien à voir.

@Roger Felts
"est-ce un lapsuce, votre "foi de morue"? Ou est-ce ce que dit Carla Burni quand elle se confesse à Ben Wouasèze?

Auriez-vous lu, comme moi quand j'étais petite, "les Mésaventures de Jean-Paul Chopard"?
Rocard et Pochard sont dans un bateau...Pourvu que le rapport tombe à l'eau!

Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Penda, vous me décevez. Je n'ai jamais touché le moindre cheveu d'un élève, mais ce n'est pas à vous que je vais apprendre qu'il y a des élèves qui dépassent les bornes, non?

Sanseverina

Ne nous fâchons pas. Il y a des élèves qui dépassent la borne, oui. Mais je ne parle que du cas du prof d'EMT: celui-ci ne semble pas un tendre, et ce depuis fort longtemps. Il l'a dit lui-même à la police. Voyons, nous connaissons tous quelques personnages dans nos bahuts capables du plus insidieux (avec de vraies attitudes inadmissibles) avec leurs classes non? Et certaines se défendent. J'avais des BEP Mode il y a quelques années qui m'ont donné leur plainte: leur prof de sport traînait un peu trop du côté de leur vestiaire, et tenait des propos que je ne vous répèterai pas ici.

J'ai connu des gosses ignobles; mais jamais je n'ai été cause de leur comportement dans ma classe. Je ne me sens pas en guerre.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Pendariès a écrit : "mon proviseur-adjoint, regardant sur son ordi, si mes notes apparaissaient, a été surpris de voir qu'il y en avait 15 en 3 mois. "Oui, vous voyez, je les fais travailler, les élèves".
15 et plus... par classe (5 classes). Pas en tout!"

Méfiez vous Pendariès, on a décerné le Stakhanov d'or pour moins que ça !

Travaillez vous avec des grilles de compétences croisées comme chez les meirieulâtres ?

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Non, non, de vraies copies sur plusieurs pages à corriger. Des devoirs en bonne et due forme. Avec des sujets sans questions stupides. Ni de cases à cocher, ni de trous à remplir, avec des mots à choisir dans une liste.

Bossant quasi tout le temps avec ma thèse, ce ne sont pas les we, les soirs, ni les vacances à travailler qui me font peur.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Concernant l'attitude de l'enseignant, je ne peux pas être solidaire d'un collègue lui-même insultant par ses paroles et méprisant par ses gestes envers ses élèves. Qui le lui rendent bien alors en retour.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Je ne sais pas si le prof a insulté l'élève avant. Ce n 'est pas ce que j'ai entendu à la radio. Je n'en sais rien.
Au départ,il a demandé à l'élève de ranger une table. L'élève devait obéir. Un point, c'est tout. A les disculper sans cesse, les chers petits, on ne leur rend pas service.
Dans le collège où je suis tous les soirs à 17h, les élèves doivent mettre les chaises sur les tables: 1 seconde pour le faire. Ce sont toujours les mêmes qui laissent leurs chaises à terre.
Ils passent en bousculant la femme de service qui est à la porte et qui les regarde. Elle me dit à chaque fois" Ce sont les parents qui ne font plus leur travail".

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

"Ah! le doux temps où les parents faisaient leur boulot de parents!!!"

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

La voix de la sagesse!

Dugong, vous êtes vraiment très drôle! Vos derniers messages, avec les deux videos de Jeremy, (c'est là qu'on prend vraiment conscience que tous les imitateurs actuels ne sont que de pâles imitateurs... de Le Luron, qui; en plus, avait des vrais hauteurs) ont égayé ma fin d'après-midi.

"Reste à espérer
1 que le capitaine de gendarmerie qui dirige la compagnie inflige 15 jours d'arrêts de rigueur à ce gendarme qui exhibe son uniforme alors qu'il fait une démarche privée, et fout la merde avec les histoires de son rejeton qui d'ailleurs foutu lui-même la merde ;
2 que le recteur inflige 15 jours de suspension au chef d'établissement qui n'a pas été capable de décrocher son téléphone et de régler cela avec le capitaine de gendarmerie
3 que le ministre de la justice donne les instructions ; nécessaires pour que le procureur de la République classe sans suite la plainte du gendarme ;
4 que soudain frappé d'intelligence, ce gendarme indigne du corps auquel il appartient donne à son rejeton le coup de pied au cul qu'il mérite.
Qu'est-ce qu'on rigole dans ce pays !
GM"

Ecrit par : guy morel | 31 janvier 2008

Ca serait une situation rêvée, et pourrait faire un scenario de film tout à fait acceptable... Vraisemblablement plus que celui du dernier "Astérix"... Hélas, je ne sais pas si cette situation est imaginable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Si vous voulez savoir, dès que j'ai une heure de trou dans mon bahut, je suis avec mes bouquins ou devant un ordi de la salle des profs à bosser. C'est juste un rythme à prendre. Et une capacité à passer à autre chose dès que la porte du cours est fermée, ou ouverte. Ca m'a pris du temps. Et si vous saviez tout ce que je fais encore à côté...

J'avais des dictées, des rédactions, des points de grammaire, des sujets BEP Histoire ou Géo, Français, sans oublier ceux des Bacs Pro, toutes les semaines. Pour chaque classe: vive la bivalence. C'est comme ça que ma réputation de facho, etc. est venue. Mais les gosses conservent leur sympathie envers moi: quand je les croise: c'est eux qui me saluent.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

OK, Penda, je rends les armes. You'll die like a hero!

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Je suis d'accord avec vous Sanseverina. Dans les articles que j'ai lus sur le Net sur la gifle et ses résultats, j'ai compris que l'enseignant n'était pas quelqu'un de très sympathique envers ses classes. J'ai dit ça j'ai dit rien. Et je recycle peut-être,je le sais, la calomnie.

Ce que je veux dire surtout c'est que je ne serrerai pas les coudes de n'importe qui sous le prétexte qu'il est un prof qui a un problème. Il y en a qui déclare la guerre avant même que les enfants n'aient ouvert leur bouche.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

OK, Penda, je rends les armes. You'll die like a hero!

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Surtout pas Sanseverina; je ne veux pas passer pour un héros; c'est qu'un mélancolique comme moi a besoin d'occupations, pour ne pas sombrer.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Et sanseverina, je répondais à Dugong, qui m'a fait aussi bien me marrer. Dites donc, à quel âge atteint-on ce niveau dans le calembour et autres variétés langagières?

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

PROF FRAPPÉE - La professeure de français âgée de 26 ans, frappée par un lycéen de 16 ans le 21 novembre à l'Institut Saint-Vincent de Paul de Loos-lez-Lille a «l'impression que sa souffrance c'est pas prise en compte», indique son avocat, Me Guillaume Demarcq. Le lycéen a été condamné le 8 janvier à deux années de placement judiciaire. L'enseignante est toujours en arrêt et bénéficie d'un «suivi psychiatrique» selon son avocat. Les coups avaient brisé une dent et le nez de la jeune femme.
SUPPRIMÉS - 687 postes d'enseignants du secondaire sont supprimés dans l'académie de Lille. Rappelons que le Nord-Pas-de-Calais compte un illettré sur six. C'est à dire des gens qui sont allés à l'école, mais ne savent plus lire et écrire.


Les enseignants sous le coup de la gifle

EDUCATION- Les messages de soutien affluent au rectorat de Lille et dans les syndicats d'enseignants, le collège Chasse-Royale à Valenciennes débraye une heure demain matin en signe de solidarité : la mise en examen pour «violence aggravée sur mineur» d'un professeur de technologie à Berlaimont, pour une gifle infligée à un élève, indigne le milieu éducatif. Lundi dernier, l'élève en question avait traité son prof de «connard».
Le père de l'enfant, un gendarme, a porté plainte le jour même des faits. Des policiers sont alors venus chercher le prof à son domicile.«La réaction policière et judiciaire est ahurissante», estime Michel Devred,délégué régional Nord du Snes-FSU, principal syndicat enseignant. «L'élève n'aurait pas dû insulter le professeur, et le professeur n'aurait pas dû lui donner une gifle, nous sommes bien d'accord. Mais placer ce collègue en garde à vue, pratiquer des tests génétiques sur lui, tout cela nous paraît disproportionné.» Il n'est pas plus satisfait de la réaction du rectorat, qui, dans un premier temps avait annoncé que le professeur aurait interdiction de se présenter devant ses élèves. Depuis, l'enseignant de 49 ans est en congé maladie pour un mois, ce qui a dispensé le rectorat de prendre cette disposition.

«Le collègue ne va pas bien», confie Michel Devred, «Le ciel lui est tombé sur la tête. C'est un enseignant avec une belle carrière, bien noté administrativement et pédagogiquement.» Le rectorat botte en touche : «Nous ne pouvons pas vous donner ses notations, nous n'avons pas encore sorti son dossier. Nous savons cependant que c'est un professeur très exigeant envers ses élèves.» Il confirme qu'il y aura sanction administrative, mais qu'elle est «encore à préciser». L'élève sera lui aussi sans doute puni : conseil de discipline ? «On n'ira sans doute pas jusque là», signale-t-on au rectorat, en insistant que la décision appartient à l'établissement, le collège Gilles-de-Chin. Peut-être un avertissement.

Le rectorat reconnaît que cette affaire se passe dans un contexte particulier, avec une recrudescence des violences scolaires. Ce dont témoigne un professeur nordiste : «Je ne connais pas ce prof, ce que je sais, c'est que bosser dans ces établissements, cela veut dire être infaillible. Quand tu es fragile face aux élèves, tu dégustes. Alors, oui, un jour tu peux craquer, tu as la main qui peut partir.» Michel Devred confirme : «Quand le collègue dérape, on oublie tout son passé et on le présente comme un danger pour l'école. Il faudrait aussi se demander ce que pensent aujourd'hui l'élève concerné et ses camarades : on traite de connard un prof, le prof se retrouve en taule ?» Même réaction du côté de l'Unsa education :«Elle est peut-être pédagogique, cette gifle ?», se demande même Joëlle Thiery, de l'Union régionale. On le saura le 27 mars : jugement de l'affaire au tribunal de grande instance d'Avesnes-sur-Helpe.

Article lu sur Libélille.
Apparemment, la solidarité se met en place.

Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

""Tel que le présente Jean-Paul Brighelli, je retiens du rapport Chopard ....""

C'est sans doute pour cela qu'il renferme de vraies perles...

zut, pas écrit l'auteur de ce bijou de contrepet, qu'il soit remercié de concurrencer l'album de la Comtesse.

Ecrit par : Cadichon | 31 janvier 2008

Oui, le judiciaire déconne: test adn, etc.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Trouvé ce bijou sur le net, que j'arrange à ma sauce.

Pour les prochaines présidentielles, Johnny fera la pub de Sarko. Voici le slogan :"Optic 2012"

Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

"Dans les articles que j'ai lus sur le Net sur la gifle et ses résultats, j'ai compris que l'enseignant n'était pas quelqu'un de très sympathique envers ses classes."

C'est faux, tous les parents et anciens élèves interrogés ont dit que c'était un très bon prof.
Il en va de même pour l'accusation d'alcoolisme lancée par France Inter (comme par hasard) - cette accusation a été démentie par tout le monde.

Pendaries, faites gaffe, vous parlez comme le Snes, qui a expressément REFUSE de soutenir le collegue.

J'imagine comme le gamin, qui a dit connard à son prof, doit se pavaner et se sentir pousser des ailes.

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

32 ans de carrière et je vous sors encore 30 séances improvisées à la syllabique !

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Sur l'affaire de la gifle, je maintiens : il est inconcevable que le capitaine de gendarmerie n'ait pas mis bon ordre dans cette histoire.
GM
PS. il vient par là de donner l'autorisation à tous les gamins, plus ou moins jeunes, de traiter ses hommes de "connards" et pourquoi pas de leur jeter des cailloux. Ils pourront toujours aller se plaindre auprès du principal du collège, de l'IA ou du recteur du lieu.
Virez-moi ce gendarme ! C'est la seule chose à faire.

Ecrit par : guy morel | 31 janvier 2008

Il y a quelques années, j'avais été très surpris d'entendre une amie, instit pédagogo en cours de formation, nous parler de la situation suivante évoquée à l'IUFM : "que faire si un élève vous traite de grosse salope" (ou quelque chose d'équivalent) ?
Moi : "lui foutre une baffe".
Réponse fausse : "il faut le prendre par la main et lui expliquer pourquoi ça ne se fait pas..."
Pas surprenant que le rectorat ne fasse rien pour soutenir le professeur-gifleur de fils de pandore...

Ecrit par : Japhet | 31 janvier 2008

Même réaction du côté de l'Unsa education : « Elle est peut-être pédagogique, cette gifle ?»
Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Hé bé cong, comme on dit chez moi, miracle ! On aura tout vu ! L'UNSA-FEN frappée... par la grâce ? On attend avec intérêt de savoir ce qu'en pense le grand gourou Frackowiack !

Ecrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Boah, moi, je dis que tant qu'à se retrouver inculpé pour "violence aggravée", il aurait dpu se faire plaisir et vraiment lui démater la tronche, au chiard.

Ecrit par : Kap | 31 janvier 2008

C'était une blague de mauvais goût, pour ceux qui n'auraient pas compris.

Ecrit par : Kap | 31 janvier 2008

Une amie arrivant dans son nouveau poste, un lycée diificile du Nord, a apprécié le conseil de son proviseur à sa juste valeur :
" Ici, nous pratiquons le dialogue, quand un jeune vous crache dessus, on discute tout de suite avec lui."

Cela vaut bien une prime de 750 € !

Ecrit par : LaRiba | 31 janvier 2008

Pendaries, faites gaffe, vous parlez comme le Snes, qui a expressément REFUSE de soutenir le collegue.

Jérémy

Avant de soutenir ou de jeter la pierre (pour le moment, nous discutons sur un blog sous pseudonymes; je ne suis pas en train de manifester devant le Rectorat ou avec le Gendarme), je prends toujours le temps d'en savoir plus. Je n'ai pas de réflexes corporatistes, ou autres. J'ai eu un ou deux profs qui étaient de belles saloperies, terrorisant et humilier leurs élèves.

Le Rectorat de l'académie du collègue a dit, dans un vocabulaire très "affaires étrangères" qu'il était "exigeant". Cela peut laisser rêveur. L'autorité oui; j'exècre l'autoritarisme. Mais je parle d'une façon générale.

Il y a une nouvelle excellente de Stephen King dans "4 saisons" si je ne m'abuse dont l'histoire porte sur un professeur détestable, qui finit mal; il y a des films aussi.

La collègue que je devais remplacer, je peux le dire maintenant, avait donné (à bout qu'elle était) une gifle à un élève insupportable qui la lui a rendue. Le proviseur a calmé le jeu avec les parents, l'élève étant une horreur. Ce fut un acte de survie la concernant. Qu'elle regrette parce qu'elle ne sait pas ce qui va se passer ensuite pour elle.

Je peux comprendre quand on se sent désarmée et vulnérable; mais il faut avoir eu des tyrans comme j'en ai connus au collège pour rester sur sa réserve comme moi.

Il est possible quand même d'être en désaccord avec les menaces et les actions physiques?

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

désarmé au masculin ça marche aussi.

Notre prof de sciences physiques nous disait: "Une gifle, c'est dangereux. Mieux vaut une fessée".

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

"Il y a une nouvelle excellente de Stephen King dans "4 saisons" si je ne m'abuse dont l'histoire porte sur un professeur détestable, qui finit mal; il y a des films aussi."

Vous pensez sans doute au recueil de novellas "Différentes saisons". Aucun de ces récits n'a pour personnage principal un professeur. Je me souviens en revanche du très court "En ce lieu des tigres", dans le recueil "Brume", où une institutrice terrorisant un pauvre mioche est, à la fin, à deux doigts de se faire bouloter par un tigre ayant élu domicile dans les toilettes de l'école.

Ecrit par : Kap | 31 janvier 2008

"Notre prof de sciences physiques nous disait: "Une gifle, c'est dangereux. Mieux vaut une fessée"."

Pour se faire traiter de gros pédophile, en plus ? :=)

Ecrit par : Kap | 31 janvier 2008

"Le Rectorat de l'académie du collègue a dit, dans un vocabulaire très "affaires étrangères" qu'il était "exigeant". Cela peut laisser rêveur."

Non, Pendaries, vous ne pouvez pas vous appuyer sur les déclarations du rectorat !

Vous avez relevé l'emploi du terme "exigeant" pour caractériser ce prof. Qu'est-ce que ça révèle ? Ca sous-entend que ce prof, étant "exigeant", a dérapé, et se retrouve en garde à vue. Or, que font les ennemis des pédagogos et de la didactique bien pensante (sauverleslettres, brighelli, finkielkraut, Slecc, etc. pour aller vite) ? Ils affirment tous qu'il faut être "exigeant" avec les élèves !

Et hop, voilà pour l'E.N. un bon moyen de faire d'une pierre deux coups : on se dédouane pour l'affaire du prof insulté qui se retrouve en garde à vue, et on sous-entend sournoisement que si ce prof n'avait pas été "exigeant", il n'en serait pas là.

Bonne leçon donnée par le rectorat à tous ceux qui se prétendent "exigeants" - le dérapage n'est pas loin.

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Que l'on ne s'y méprenne pas, je trouve dégueulasses et épouvantables les conséquences de cette baffe.

Kap, mais où cette nouvelle avec l'élève qui fait la "human bomb"? Mes souvenirs remontent....

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Je plaque peut-être trop mes mauvaises expériences avec des profs malsains qui se prenaient pour nos dominateurs.

J'dis bien à mes élèves: "Je suis ici au haut de l'échelle alimentaire. Vous pas."

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Peu importe, Pendariès, mais il y a disproportion entre une gifle et le fait de se retrouver jugé dans un tribunal correctionnel. J'ai vu des chefs d'établissement donner des gifles à des élèves qui les insultaient. Ils ne sont pas allés au tribunal pour cela; le chef d'établissement en ce cas est d'une nullité rare pour n'avoir pas réglé l'affaire dans les proportions qu'elle méritait, à savoir au sein du rectorat; point barre.

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008
D'accord avec vous sur le fond mais je viens d'entendre aux infos de France2 le mot conciliation et non jugement. Y'a nuance.
Enfin, tout ça pour une petite baffe! C'est débile mais que peut-on attendre d'un gendarme sinon des agissements débiles?

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2008

OK, Penda, je rends les armes. You'll die like a hero!

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Surtout pas Sanseverina; je ne veux pas passer pour un héros; c'est qu'un mélancolique comme moi a besoin d'occupations, pour ne pas sombrer.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008
Ah, Les Souffrances du jeune Werther! Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister! en attendant avec espoir l'avènement des Affinités électives.
Bon courage pour votre Bildungsroman personnel, Penda.

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Qu'est-ce que j'apprends !!!!!

V'la l'qu'les profs se remettent à cogner comme des brutes sur les pauv z'élèves sans défense ! ?

J'espère qu'on va les mettre en taule pour longtemps !
non mais !

C'est vrai qu'une bonne baffe vaut mieux qu'une vilaine manoeuvre de fourbe pour faire expulser un élève hors norme .... mais quand même .... au vingt et unième siècle .....

Si encore le prof avait pris un coup d'couteau ou une balle .... une baffe aurait paru un juste retour de chose ..... mais se faire