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31 janvier 2008

commission pochard

C'est du brut de décoffrage, trouvé ce matin sur le site de l'AEF… Le rapport doit être officiellemebt présenté lundi 4 février. Il a été remis avant-hier au ministère.
Bonne lecture à toutes et à tous…
JPB

CONFIDENTIEL. Commission Pochard: repenser les carrières enseignantes

Rénover la gestion des ressources humaines dans l'Éducation nationale est un "axe d'évolution susceptible de recueillir l'adhésion", estime la commission Pochard, dans la conclusion de son pré-rapport, document que l'AEF s'est procuré (L'AEF n°90742). Le rapport sera remis officiellement au ministre de l'Éducation nationale, lundi 4 février 2008. La commission propose de diversifier et d'ouvrir les carrières, de mettre en place des cycles de carrière, d'organiser des parcours professionnels pour les enseignants, et de repenser leur évaluation et leur affectation.

ACCOMPAGNER ET DIVERSIFIER

Pour diversifier les carrières, la commission recommande de s'appuyer sur les moyens existants: détachement, mise à disposition, mise en disponibilité, en les utilisant davantage. Le dispositif de seconde carrière qui permet à un enseignant d'être détaché dans d'autres ministères doit être davantage exploité, tout comme le détachement européen mis en place en 2002 pour développer la mobilité des fonctionnaires au sein des États européens. Autre solution: promouvoir les passages entre les premier et second degrés, via les détachements de carrière en classe de 6ème. La commission insiste sur la gestion du retour de détachement, souvent difficile.

Pour la commission, les enseignants "ont besoin d'accompagnement". Ils doivent bénéficier des possibilités d'une diversification professionnelle:
- soit par la mobilité fonctionnelle: service mixte entre formation initiale des élèves et formation continue des adultes, temps partagé entre 1er et second degré et un établissement du supérieur.
- soit par la mobilité externe: avec d'éventuels débouchés sur le marché de la formation professionnelle, la mise en place autour des préfets de Région de bourses d'échange entre les emplois des trois fonctions publiques, ou grâce à des partenariats avec des branches professionnelles pour l'insertion temporaire d'enseignants.

RECONNAÎTRE LES CYCLES

La reconnaissance des cycles professionnels constitue un des axes forts du document. La commission identifie trois cycles:
- l'entrée dans le métier, qui nécessite un accompagnement managérial développé (par un tuteur ou le chef d'établissement),
- le tournant de carrière, quinze, vingt ans après l'entrée dans le métier: "c'est à ce moment que doit avoir lieu un rendez-vous de carrière fonctionnel", qui donnerait aux enseignants l'occasion de "faire le point". Des rendez-vous de carrière pourraient aussi être menés tous les 10 ans, avec l'inspection et le service ressources humaines du rectorat. "Ces rendez-vous de carrière devraient déboucher sur un véritable contrat de développement professionnel engageant le cadre et l'institution". Enfin, estime la commission, tous les enseignants devraient avoir droit à un bilan de compétence.
- la fin de carrière nécessite également un accompagnement, et une "gestion dynamique", en valorisant l'expérience acquise, en assurant le développement et le maintien de leurs compétences et en leur offrant de nouvelles perspectives professionnelles (coordination pédagogique par exemple).

RESPIRER

La commission ne manque pas de souligner l'importance de temps de respiration pendant la carrière, tous les dix ans par exemple. Cela doit permettre à l'enseignant de conserver un lien avec la recherche universitaire dans sa discipline, et de se former à de nouvelles techniques.

Au total, la commission se prononce pour une diversification des carrières: carrières programmées pour des enseignants dont la qualité professionnelle est attestée, sous forme d'un contrat entre le professeur et l'institution, carrières conseillées pour les enseignants dont "l'appétence a été repérée" et des carrières "plus classiques" avec un avancement à la seule ancienneté.

RÉNOVER LA NOTATION

La commission souhaite rénover profondément le système de notation. Plusieurs hypothèses sont envisagées:
- supprimer la notation, sans la remplacer par un autre mode dévaluation: la commission n'y est pas favorable;
- remplacer la note chiffrée, ou au moins en faire l'économie certaines années, par un entretien professionnel tous les 3 ou 4 ans, avec l'inspecteur et le chef d'établissement;
- évoluer vers des formes d'évaluation "plus collectives": auto-évaluation par les enseignants, évaluations collectives à la performance comme en Finlande, ou organisation d'audits collectifs réalisés par des organismes indépendants;
- développer la pratique de regards croisés des inspecteurs et de chefs d'établissement dans le processus d'évaluation: une hypothèse à laquelle la commission est "sensible".

La commission suggère en outre de rendre obligatoire la formation continue, et la considérer comme "un des accélérateurs du déroulement de carrière".

MIEUX AFFECTER LES JEUNES ENSEIGNANTS

La politique d'affectation, en particulier des jeunes enseignants, doit être revue: l'Éducation nationale doit ainsi cesser d'affecter par défaut les néo-titulaires dans les postes difficiles, souligne la commission. La solution consistant à renforcer l'attractivité de ces postes, notamment financièrement, est jugée insuffisante. La commission prône une autre politique: être beaucoup plus exigeant dans l'affectation des néo-titulaires, encadrer les conditions de ces affectations, fixer un taux maximum de néo-entrants dans le corps enseignant d'un établissement, mobiliser les enseignants volontaires pour travailler en zone difficile, personnaliser les mesures d'attractivité sous forme d'un contrat par exemple, instaurer des dispositifs complémentaires d'accueil en particulier pour le logement.


Cum commento :
Evidemment il y a encore d'autres points dans ledit rapport, qui est aussi fourre-tout que celui d'Attali (qu(est-ce que Rocard est allé faire dans une galère où ramait déjà Forestier…). La suite — et pas de smoindres — dans deux ou trois jours.
Jean-Paul Brighelli

Commentaires

-" supprimer la notation, sans la remplacer par un autre mode dévaluation:"

"Jean-Paul Brighelli"

Est-ce un lapsus, Jean-Paul?
En tous cas, cela va plaire à Cadichon!, (Pas le "lapsus", le rapport).

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Si je dois avaler, en cours de carrière, les "progrès" de la recherche théorique littéraire qui donne ça, par exemple: "Eyal Segal
L’« École de Tel Aviv ». Une approche rhétorico-fonctionnaliste du récit", autant me vouer complètement à la mystique.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Gasp ! Le texte est celui de l'AEF, et je n'ai pas relu les fautes de frappe de ces jeunes gens… "d'évaluation", forcément…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 janvier 2008

Bienvenu chez vous, m'sieur Brighelli!

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

La commission suggère en outre de rendre obligatoire la formation continue, et la considérer comme "un des accélérateurs du déroulement de carrière".

Jean-Paul Brighelli

C'est dans l'air du temps.
Elle est devenue obligatoire, avec quotas, coefficients, calcul de points et tout ça, pour nous (vétos), les médecins, et plein d'autres professions.
Y'a pas d'raison que vous ne soyez pas aussi emmerdés que les autres.
En plus, pour vous, ce sera gratos, ou même payé. Alors...

Écrit par : yann | 31 janvier 2008

...ledit rapport, qui est aussi fourre-tout que celui d'Attali ...

Jean-Paul Brighelli

Difficle ! Faisable, mais difficile.

Écrit par : yann | 31 janvier 2008

Je m'associe, Welcome back

Je vois au moin un point positif dans ce rapport: son echo a Laurence Parizot dans la reconnaissance qu'il y a un grand "besoin d'air" .
Va-t-il faire coincider les respirations dont il y est question avec les aspirations de la majorite des enseignants de ce blog? c'est ce que je leur souhaite

et comme il en est encore temps, ce jour me semble particulierement propice pour vous offrir a tous une tres bonne annee 2008.
Vieux moutard que jamais
et pardonnez mes accents absents. Entre ce Dell et moi, ce n'est pas vraiment fusionnel, et apres cette breve incartade, je retourne vite a mon ...Mac
(:>)

Écrit par : Cadichon | 31 janvier 2008

"Oh Seigneur Dieu!" comme s'exclamerait Monsieur Esclave dans "South Park".


http://www.vox-poetica.org/t/pas/segal.html

L’« École de Tel Aviv »
Une approche rhétorico-fonctionnaliste du récit



Par Eyal Segal
Traduit de l’anglais par Raphaël Baroni

Dans cet essai, je voudrais donner un bref aperçu d’une orientation importante de la narratologie représentée par les travaux de plusieurs théoriciens du récit israéliens qui sont tous associés au Département de poétique et de littérature comparée (DPCL) à l’Université de Tel Aviv. Ce département a été fondé par Benjamin Hrushovski au milieu des années soixante, et a commencé à avoir un impact international à partir du milieu des années soixante-dix avec la fondation en 1975 de l’Institut Porter pour la poétique et la sémiotique et le lancement de deux revues anglophones, l’éphémère PTL (Poetics and Theory of Literature) et son successeur Poetics Today (pour plus de détails historiques, voir McHale & Ron 2005). Ceci étant posé, je commencerai par formuler quelques-uns des principes de base guidant l’approche du récit – et en fait de la littérature en général – propre à ce que j’ai appelé l’École de Tel Aviv.
La clé de voûte de cette approche est la conception que le récit est avant tout et essentiellement un acte communicatif. Dans les premiers stades de son développement, c’est-à-dire dans les années soixante et au début des années soixante-dix, cette approche recoupait de façon évidente à la fois l’ouvrage influent de Wayne Booth Rhetoric of Fiction (1961) et ce qu’on a appelé les « théories de la réception ». Cette dernière orientation s’est développée simultanément en plusieurs endroits – je mentionnerai des développements aussi variés que les écrits de Stanley Fish (1980), l’article « La mort de l’auteur » (censé conduire à la « naissance du lecteur ») et l’ouvrage S/Z de Roland Barthes (1968 ; 1970), les travaux de l’École de Constance (notamment Iser 1974 et Jauss 1977) et même l’influente présentation du structuralisme par Jonathan Culler dans Structuralist Poetics (1975), que je décrirais comme une réinterprétation du structuralisme à travers la perspective de la réception, point de vue qui prend forme dans le concept de « compétence littéraire ». Quoi qu’il en soit, mon but n’est pas d’établir les dates et les détails exacts de cette émergence – comme par exemple le fait que la théorie et la pratique de la lecture de l’École de Tel Aviv a précédé la plupart des travaux rattachés aux « théories de la réceptions » – mais de poser les fondements pour une comparaison sur une large échelle.
Comme toutes ces approches, les travaux produits par les membres de l’École de Tel Aviv se centrent sur l’activité du lecteur et, plus précisément, sur la dynamique du procès de lecture. Je voudrais néanmoins préciser que, comparativement à ces modèles, l’« approche de Tel Aviv » se présente comme une conceptualisation plus équilibrée de l’acte communicatif, car elle tient compte de ses deux versants ou participants – le lecteur, pour qui le texte est construit, et l’auteur (implicite), qui a modelé le texte dans le but d’atteindre ses objectifs communicationnels. Un exemple clair de cette tendance peut être trouvé dans l’article fondateur « Le roi à travers un regard ironique » (« The King through Ironic Eyes », publié une première fois en hébreux en 1968) écrit conjointement par Meir Sternberg et Menakhem Perry, qui propose une lecture serrée de l’histoire biblique de David, Urie et Bath-Shéba dans le livre de Samuel. L’article inclut une discussion extensive sur l’activité de remplissage des lacunes textuelles [gap-filling] par le lecteur – une activité que cette histoire biblique dramatise particulièrement à cause de son style très laconique, qui laisse beaucoup d’espace pour une reconstruction par le lecteur de ses significations implicites. Cependant, conjointement à l’accent mis par Sternberg et Perry sur l’activité du lecteur dans ce contexte, ils ne cessent de souligner également les différentes manières dont le texte contrôle et oriente – au moins jusqu’à un certain point – cette activité.
De ce point de vue, le travail réalisé par la narratologie de Tel Aviv – et en particulier par Meir Sternberg – peut être qualifié dans les grandes lignes comme le prolongement d’une orientation rhétorique telle que la concevait Wayne Booth. Cependant, l’obsession de Booth pour la question du jugement éthique le conduit à se focaliser sur la construction du « point de vue », à l’exclusion de pratiquement tous les autres aspects de la narrativité. À l’inverse, la « rhétorique » telle qu’elle est pratiquée par l’École de Tel Aviv est beaucoup plus ouverte et inclut, en principe, tout ce qui est communiqué par le texte et qui influence (ou est perçu par) le lecteur.
Cette orientation rhétorique est solidaire d’une approche fonctionnaliste. Au lien de simplement décrire et classifier des formes, la narratologie de Tel Aviv explore leurs buts et motivations, guidée en cela par le « Principe de Protée » [« Proteus Principle »] tel qu’il a été formulé par Meir Sternberg. Selon ce principe, il n’y a pas de « forfaits » [package deals] dans le récit (ou dans la communication en général) et pour cette raison, les rapports entre les traits ou les formes de surface et leurs effets ou fonctions sont variables. Dans différents contextes, les mêmes formes pourraient remplir des fonctions différentes, et une même fonction peut être remplie (ou un même effet peut être créé) par différentes formes.
Dans ce qui va suivre, je voudrais présenter un échantillon du travail réalisé par la narratologie de Tel Aviv, de manière à fournir, en relation avec différents thèmes, quelques démonstrations concrètes de ce que j’ai mis en évidence jusqu’ici. Je commencerai avec l’étude de Tamar Yacobi portant sur ce qui est habituellement considéré comme une question relative au « point de vue » : la narration non-fiable. Ensuite, je passerai aux travaux de Meir Sternberg qui s’attachent à une question que l’on associe généralement l’intrigue : la définition du récit et de la narrativité. Enfin, je voudrais brièvement présenter les bases de ma propre étude de la clôture narrative, qui peut être considérée comme une application et une extension du concept de narrativité développé par Sternberg et donc – c’est du moins mon espoir – comme un exemple de la productivité de son approche.

La conception que se fait Tamar Yacobi de la narration non-fiable diffère fondamentalement des autres approches de ce phénomène (en commençant par celle de Wayne Booth) en ne la considérant pas comme un trait de caractère fixe qui serait attaché au portrait d’un narrateur, mais plutôt comme une hypothèse formulée par le lecteur de manière à résoudre une série de problèmes textuels. En tant que telle, la postulation de la non-fiabilité est toujours un acte interprétatif et hypothétique. Par un tel acte, nous (lecteurs) mettons en branle un mécanisme intégratif qui amène des éléments discordants à former une structure cohérente que nous attribuons à la singularité du discoureur ou de l’observateur à travers lequel le monde est médié. Les déficiences du médiateur – c’est-à-dire son incompétence, son manque de sincérité, son ignorance, son manque de discernement – que l’on parvient à expliquer par ce biais, sont alors utilisées pour accomplir différentes visées : rhétorique (notamment la production d’ironie), psychologique, thématique, etc. Et par une hypothèse de congruité inverse, nous pouvons déduire et expliquer ce que serait une narration fiable.
Ce mécanisme d’intégration « perspectivale » [perspectival integration] n’est, en fait, qu’une possibilité parmi d’autres types de mécanismes (ou de logiques) possibles qui se trouvent en compétition et qui peuvent être activés par le lecteur. Les quatre autres mécanismes sont les suivants :

Le mécanisme génétique qui attribue les étrangetés et les incohérences de la fiction à la production du texte et à ses circonstances. Pour dire les choses brutalement, cela « met la faute sur l’auteur ». Ce mécanisme est en fait, dans certains cas, assez proche du mécanisme « perspectival » en ce que lui aussi fait porter la responsabilité des étrangetés textuelles sur quelqu’un qui est associé à l’histoire racontée. Il y a cependant une différence dans l’identité de la personne responsable. Une explication génétique impute souvent à l’auteur une certaine perte de contrôle sur le texte, alors que l’hypothèse d’un narrateur faillible conduit à attribuer à l’auteur, en tant que communicateur qui se cache derrière la scène, une maîtrise ironique.
Le mécanisme générique qui fait appel à un certain modèle de réalité (ou à une simplification de cette dernière) qui est encodé en fonction de conventions génériques ; il s’agit par exemple de la liberté causale propre à la comédie, qui s’oppose à une logique plus stricte qui serait typique de l’intrigue tragique.
Le mécanisme fonctionnel qui impose un ordre sur la déviance en postulant que certaines fins la requièrent ou la justifient.
Le mécanisme existentiel qui réfère les incongruités au niveau « objectif » du monde fictif et à sa logique interne – notamment les canons de la probabilité qui dévient sensiblement de ceux propres à la réalité.

Je voudrais insister sur quelques-uns des bénéfices que l’on peut tirer de l’approche de Yacobi. Premièrement, dans l’idée – articulée plus haut comme le « Principe de Protée » – de briser les liens automatiques entre forme et fonction, cette approche évite certaines assimilations fâcheuses qui prévalent encore en ce qui concerne la caractérisation du narrateur. Parmi elles, celle qui est la plus courante concerne la postulation d’un rapport automatique entre, d’une part, la non fiabilité et la narration homodiégétique ou à la première personne et, d’autre part, entre la fiabilité et la narration hétérodiégétique ou à la troisième personne (ce point est développé dans Yacobi 2001).
De plus, l’approche de Yacobi place la question de la non fiabilité dans un contexte plus compréhensif que d’habitude, ce qui lui permet, entre autres choses, de décrire et de mettre en relation des postures interprétatives divergentes concernant un même texte, en les abordant sous l’angle d’une théorie de l’interprétation à large spectre qui reste malgré tout spécifiquement orientée vers la narration elle-même. On peut trouver un exemple de cela, sur une grande échelle, dans une étude de cas portant sur la réception de La Sonate à Kreutzer de Tolstoï (Yacobi 2005), ce texte ayant généré une riche polémique en ce qui concerne la question de la fiabilité du narrateur. Pour rester bref, je voudrais démontrer l’intérêt de cette approche en me fondant sur une autre controverse interprétative fameuse concernant le livre de Henry James Le Tour d’écrou. La controverse se concentre sur la question de savoir si les fantômes qui apparaissent dans l’histoire de la gouvernante sont réels ou s’ils sont le produit de l’imagination névrotique de la narratrice. Dans les termes du modèle de Yacobi, il s’agit d’un cas évident de conflit entre le mécanisme d’intégration perspectivale, qui explique (ou, pour les pro-apparitionnistes, qui feint d’expliquer) que les fantômes sont le produit d’une narration non fiable, et le mécanisme existentiel, qui attribue aux fantômes une existence objective dans le monde représenté par le texte. Ce dernier mécanisme est étayé, dans ce cas précis, par le mécanisme générique de l’« histoire de fantôme » et par le canon spécifique de probabilité qui lui est associé.
Quoi qu’il en soit, la controverse entourant le récit de Henry James ne s’arrête pas là, étant donné qu’à un certain stade de son développement, une autre hypothèse a acquis un statut dominant, statut dont je pense qu’elle jouit encore aujourd’hui. Cette hypothèse maintient que le texte est systématiquement ambigu, et que le débat entre les interprétations opposées que j’ai mentionnées ci-dessus n’est en fait que le reflet de cette ambiguïté structurale qui est au principe de son organisation. Ainsi, cette « méta-hypothèse » (pour le dire ainsi), motive le statut problématique des fantômes par encore un autre mécanisme d’intégration, à savoir le mécanisme fonctionnel.

Je voudrais maintenant me tourner vers les travaux de Meir Sternberg qui portent sur la définition et la compréhension du récit, et en particulier de la « narrativité » – de ce qui constitue l’essence d’un récit. (Cette approche est élaborée en particulier dans Sternberg 1978, 1990, 1992, 2001.)
Contrairement à la plupart des approches narratologiques, celle de Sternberg définit l’essence de la narrativité non pas en des termes mimétiques, dans l’action représentée ou narrée, mais plutôt dans les termes rhétoriques et communicationnels de l’intérêt du récit. Cet intérêt est suscité chez le lecteur par la création de lacunes informationnelles concernant n’importe quel aspect du monde représenté, lacunes qui résultent de l’interaction entre deux temporalités de base – la temporalité mimétique/actionnelle et la temporalité textuelle/narrative ; en d’autres termes, celle du raconté et celle du racontant (la séquence raconter/lire). Sternberg définit trois types d’intérêts narratifs fondamentaux, en fonction des combinaisons possibles entre ces deux niveaux séquentiels (voir tableau). On peut définir les différentes entrées de ce tableau en fonction de deux types de questions : 1. Est-ce que l’information cachée au lecteur appartient au futur ou au passé (les deux perspectives temporelles étant reliées avec ce qui est perçu, à un point donné de la séquence textuelle, comme le « présent » de la narration) ? 2. Le lecteur est-il conscient qu’une information lui est dissimulée ? (en d’autres termes, sait-il ou elle qu’il ou elle ne sait pas quelque chose ?) La conscience de ne pas savoir quelque chose tendra à créer une attente portant sur l’information manquante, qui se transformera soit en suspense – si la lacune est située dans le futur de la narration – soit en curiosité – si la lacune porte sur le passé. Néanmoins, si le lecteur n’est pas au courant qu’une lacune existe, cette dernière ne deviendra effective ou perceptible seulement au moment ou elle sera révélée de manière impromptue, créant ainsi de la surprise. Notez que seulement trois des quatre cases ci-dessous sont remplies, ce qui révèle une asymétrie de base entre le passé et le futur : il est évident que l’on ne peut pas être surpris par quelque chose qui n’est pas encore arrivé.

Les trois types principaux de l’intérêt du récit

Futur
Passé
Suspense
(Prospection) Curiosité
(Rétrospection) Attente
(connaissance d’une lacune)
X Surprise
(Recognition) Absence d’attente
(ignorance de la lacune)



Dans ce contexte, il peut être utile de tracer une distinction supplémentaire entre deux types de surprise. Quand l’existence d’une lacune dans ce qui était précédemment considéré comme un passé pleinement révélé est découverte, la lacune elle-même peut être comblée immédiatement, mais elle peut aussi rester ouverte (ou pour le moins elle peut ne pas être comblée sans ambiguïté), ce qui créée par conséquent de la curiosité. Par exemple, la découverte soudaine de l’existence d’un secret obscur dans le passé d’un personnage peut survenir pendant la révélation du secret lui-même, ou laisser la nature de ce secret inconnu. Dans les deux cas, il y aura de la surprise, mais ce n’est que dans le dernier qu’elle laissera ou générera une « trace » de curiosité.
En somme, ces trois types principaux d’intérêt narratif mettent en lumière des fonctionnements qui distinguent la narrativité de toute autre forme de discours, et un texte dans lequel de tels traits sont dominants (isolément ou en combinaison) peut être décrits comme un récit.
Je voudrais montrer brièvement la différence qui existe entre une approche du récit de ce genre, à la fois rhétorique et fonctionnelle, qui met l’accent sur les mécanismes de l’intérêt narratif, et une autre approche narratologique très influente, celle de Gérard Genette, qui se fonde sur une taxinomie de formes. Je me concentrerai en particulier sur le phénomène que Genette appelle la « prolepse ». Au début de son chapitre sur l’« Ordre » dans Discours du récit (1972), Genette définit la prolepse comme une « manœuvre narrative consistant à narrer ou évoquer d’avance un événement ultérieur » (p. 82). Quand il en vient à analyser cette figure dans le détail, il met en évidence des cas où des événements appartenant au futur de la narration sont racontés de manière anticipée par rapport à leur situation « naturelle » dans l’ordre chronologique, que ce soit de manière détaillée, ou au contraire brièvement, comme des « annonces » ou « amorces » ; il subdivise et classifie les cas de figure selon diverses sous-catégories : suivant que la prolepse est « externe » ou « interne » à l’histoire, suivant sa portée, son extension, etc.
Il s’agit d’une procédure d’analyse très naturelle et qui n’est problématique en elle-même. Néanmoins, quand on aborde la « prolepse » non en tant que forme textuelle ou en tant qu’opération spécifique (l’opération de faire une « annonce » anticipée) mais plutôt sous l’angle d’une approche fonctionnaliste – qui consiste à analyser la fonction proleptique consistant à révéler des éléments futurs de l’histoire au lecteur – l’image change radicalement. Il devient alors clair que le phénomène « proleptique » dont s’occupe Genette constitue seulement une partie – et pas nécessairement la plus importante – d’un spectre beaucoup plus large de moyens qui ont tous en commun une même visée : canaliser les anticipations du lecteur à travers le futur de la narration en communiquant certaines informations à ce sujet. Parmi ces moyens, on peut mentionner par exemple la manière dont opère la familiarité du lecteur avec des conventions génériques, moyen souvent très efficace pour orienter le futur (que l’on songe aux systèmes codifiés très élaborés du genre policier classique) sans qu’il ne soit nécessaire d’inscrire explicitement la prolepse dans le texte. Pour donner un autre exemple, lié à une poétique plus spécifique, on peut aussi mentionner ce que Sternberg appelle « l’épithète proleptique » qui opère dans le récit biblique. Dans la poétique biblique, ainsi que le montre Sternberg (1985), il n’y a jamais d’épithète formelle dénotant l’attribut d’un personnage au début d’une narration qui soit redondante ou même qui demeure statique quand on la met en relation avec le développement ultérieur de l’histoire ; au contraire, cet attribut s’insère dans l’action et joue un rôle essentiel dans l’intrigue, acquérant ainsi une fonction proleptique implicite.
Par ailleurs, on peut noter qu’une « annonce » explicite est un trait textuel qui peut remplir différentes fonctions quand on la met en rapport avec la manipulation de l’intérêt du lecteur : de manière évidente, l’annonce peut être utilisée soit pour neutraliser l’intérêt du lecteur en divulguant de manière anticipée et complète un développement ultérieur ou, à l’inverse, elle peut renforcer l’intérêt d’un tel développement en communiquant une information limitée et suggestive, ce qui creusera l’appétit du lecteur au lieu de le combler.
Ce genre de recherche qui vise à établir des corrélations fonctionnelles se situe en fait au-delà du champ d’investigation de l’approche de Genette ; aussi, quand à la fin de Discours du récit il déclare qu’il n’avait pas l’intention de produire « une "synthèse" finale où se rejoindraient et se justifieraient les uns les autres tous les traits caractéristiques du récit proustien » (1972 : 271), c’est qu’en fait il ne peut tout simplement pas y arriver, en tout cas pas à l’intérieur des frontières de sa narratologie qui est atomiste par nature.

Pour terminer, je voudrais présenter les bases de ma propre étude de la clôture narrative (Segal 2007), qui tente de réaliser une synthèse entre le modèle narratologique de Sternberg et la conception générale de la clôture telle qu’elle est présentée par Barbara Herrnstein Smith dans son étude classique Poetic Closure (1968).
Je commencerai par clarifier ce que j’appelle une « clôture » en différenciant cette notion de la « fin ». Quand nous disons qu’un texte narratif est « fini », on peut simplement vouloir dire que la narration a atteint son point final, ce qui signifie que nous nous référons à un phénomène incontournable (que, de surcroît, on pourrait qualifier d’évident), étant donné que tout récit doit se terminer quelque part. Sur un autre plan, on peut se référer au sens d’une fin – c’est le phénomène auquel se réfère précisément le titre du livre fameux de Frank Kermode The Sense of an Ending (1967) – ce qui signifie que l’on ne désigne pas le point final du texte en lui-même, mais plutôt un certain effet ou une qualité perceptible créée par le texte, qui peut être une résolution stable, une finalité ou une conclusion – « clinch » pour utiliser la formulation de Barbara Herrnstein Smith. Dans un tel cas, le terme « clôture » serait plus approprié. Ce n’est certainement pas un phénomène inévitable, mais plutôt un de ceux dont la création nécessite l’usage de stratégies textuelles assez complexes et sophistiquées, que certains textes peuvent ne pas arriver à produire, ou encore qu’ils peuvent intentionnellement éviter de créer. Dans de tels cas, on pourra parler d’« ouverture », un concept qui se rattache encore à la même métaphore ou au même champ sémantique.
Un des avantages principaux du modèle de Sternberg tient à l’orientation rhétorique et communicationnelle de sa définition de la narrativité, et ce sont dans ces mêmes termes que je définis le concept de clôture, tout en suivant l’approche de Smith. Par conséquent, le lien entre les deux théories peut être établi assez naturellement. De manière à le démontrer, je commenterai un passage clé de l’étude de Smith dans lequel elle définit la clôture en relation avec la structure dynamique du texte perçu comme un tout :
« Il sera utile de considérer la structure d’un poème comme reposant sur les principes à travers lesquels il a été généré ou en fonction desquels tel élément suit un autre. La description de la structure d’un poème devient alors la réponse à la question « Qu’est-ce qui fait qu’il se poursuit ? » … Cela permet de poser une question corollaire telle que « Qu’est-ce qui l’empêche de se poursuivre ? » Ce qui suggère immédiatement qu’il existe une relation étroite entre la structure poétique et la clôture. » (1968 : 4)
Or, si la question clé à laquelle il s’agit de répondre de manière quand on veut décrire la structure d’un texte est « Qu’est-ce qui fait qu’il se poursuit ? » alors la conception de la narrativité articulée par Meir Sternberg pourrait être en mesure de fournir une réponse fondamentale pour les textes narratifs, à savoir : l’intérêt narratif, dans ses trois modalités de base, est ce qui fait que le récit se poursuit. La question complémentaire mentionnée ensuite par Smith, qui nous oriente vers la compréhension de la manière dont la clôture est créée (ou non) est « Qu’est-ce qui empêche le texte de se poursuivre ? » et dans les termes de Sternberg, la réponse naturelle serait : la cessation ou l’achèvement de l’intérêt narratif. Pour donner un exemple simple : le type dominant de l’intérêt narratif dans le roman policier classique est la curiosité, qui dérive elle-même du mystère du crime qui est commis avant le début de l’enquête (et donc qui appartient au passé du récit). Cet intérêt se combine néanmoins avec un suspense portant sur l’issue de l’enquête, qui appartient au futur du récit. L'aboutissement de l’enquête, en apportant la solution du crime mystérieux, résout (ou « abolit ») simultanément, sur une large échelle, à la fois la curiosité et le suspense.
Réciproquement, l’« ouverture » narrative sera le résultat d’une lacune significative relative au monde représenté, lacune qui demeure ouverte (ou qui, du moins, n’est pas définitivement comblée, même à la fin) ; en d’autres termes, elle est engendrée par des lacunes permanentes. Il peut aussi bien s’agir de lacunes engendrant du suspense, c’est-à-dire relatives au futur de la narration, que de lacunes engendrant de la curiosité, qui se réfèrent au passé. Parmi les trois types de base définissant l’intérêt narratif, l’ouverture ne peut être décrite qu’en termes de suspense ou de curiosité, étant donné qu’elle nécessite que le lecteur ait conscience qu’une information importante lui manque. L’ouverture narrative ne peut pas se manifester elle-même dans la surprise en tant que telle, bien qu’elle puisse certainement être causée par elle ou qu’elle puisse lui succéder – par exemple quand nous sommes confrontés à une surprise qui révèle l’existence d’une lacune sans la combler, ce qui laisse ou génère une « trace » sous forme d’attente de plus amples informations.
Il me faut préciser que ce que j’ai défini n’est pas, à strictement parler, la (non)clôture du récit, mais plutôt celle de la narrativité. Cela signifie que je ne prétends pas qu’une explication dans les termes de l'aboutissement (ou du non aboutissement) de l’intérêt narratif se réfère à la clôture (ou à l’ouverture) de tout ce qui constitue un récit. Par exemple, le texte peut faire usage de toutes sortes de dispositifs linguistiques et stylistiques qui, en eux-mêmes, n’ont aucun rapport direct avec la narrativité. Je soutiens néanmoins que, pour autant que la narrativité soit dominante dans un texte, l’explication de la clôture dans les termes d’une manipulation de l’intérêt narratif sera toujours d’une importance cruciale. Et cela nous permet aussi de mieux comprendre comment les éléments narratifs essentiels interagissent avec d’autres forces discursives importantes qui travaillent à (ou contre) l’achèvement de la dynamique du récit.
Je crois que cette définition des conditions déterminant la clôture ou l’ouverture narrative met en évidence le fait que la distinction entre fin « ouverte » ou fin « fermée » est en fait très grossière dans sa forme de base, et qu’elle ne devrait pas être regardée comme (ou réduite à) une simple dichotomie. Au contraire, la distinction devrait être affinée et placée sur une échelle possédant une gradation fine (et multidimensionnelle) tenant compte de divers aspects de la narrativité, tels que les différentes lignes d’intérêt du récit qui sont développées par le texte, leurs interrelations et leurs hiérarchisations relatives, il faudrait encore se demander jusqu’à quel point chacune de ces lignes débouche sur une clôture et, en définitif, considérer l’effet combiné de tous ces facteurs.
J’ai peur de ne pas avoir suffisamment de place pour aller au-delà de ces quelques généralités, mais je voudrais malgré tout mentionner que mes travaux examinent dans le détail les structures de l’intérêt narratif propres à trois corpus différents dont je considère que la forme de leurs clôtures présente un aspect singulier. En premier lieu, j’analyse des récits qui se rattachent au genre du roman policier (cas que j’ai déjà mentionné) et qui représentent le paradigme d’une clôture forte ; ensuite je me suis intéressé au roman picaresque et aux œuvres de Kafka. Ces deux derniers cas sont analysés comme des exemples où la structure de base qui défini leur intérêt narratif cause des problèmes fondamentaux au niveau de la création d’une clôture.

Pour terminer sur une note personnelle, au début de cet article, j’ai mentionné un article, « Le roi à travers un regard ironique », qui est l’étude la plus ancienne figurant dans ma bibliographie. Avoir lu cet article au lycée a joué un rôle important dans ma décision d’étudier la littérature ; aussi, le fait que je sois aujourd’hui en mesure de citer une référence à mes propres travaux à côté de cet article a beaucoup d’importance à mes yeux. J’espère ne pas être trop présomptueux en affirmant que cela souligne la vitalité de l’approche du récit (et de la littérature en général) que je me suis donné pour tâche de présenter ici.




Une bibliographie indicative de la narratologie de l’École de Tel-Aviv
Perry, Menakhem
1979 “Literary Dynamics: How the Order of the Text Creates Its Meaning [with an Analysis of Faulkner’s ‘A Rose for Emily’],” Poetics Today, 1(1-2): 35-64, 311-61.

Perry, Menakhem, and Meir Sternberg
1986 [1968] “The King through Ironic Eyes: Biblical Narrative and the Literary Reading Process,” Poetics Today 7(2): 275-322.

Segal, Eyal
2007 The Problem of Narrative Closure: How Stories Are (Not) Finished. PhD diss., Tel Aviv University [in Hebrew].
(Forthcoming fall 2007) “Narrativity and the Closure of Event Sequences”, Amsterdam International Electronic Journal for Cultural Narratology.

Sternberg, Meir
1978 Expositional Modes and Temporal Ordering in Fiction (Baltimore: Johns Hopkins University Press).
1985 The Poetics of Biblical Narrative: Ideological Literature and the Drama of Reading (Bloomington: Indiana University Press).
1990 “Telling in Time (I): Chronology and Narrative Theory,” Poetics Today 11(4): 901-48.
1992 “Telling in Time (II): Chronology, Teleology, Narrativity,” Poetics Today 3(3): 463-541
2001 “How Narrativity Makes a Difference,” Narrative 9(2): 115-22.

Yacobi, Tamar
1981 “Fictional Reliability as a Communicative Problem,” Poetics Today 2(2): 113-126.
1987 “Narrative and Normative Pattern: On Interpreting Fiction,” Journal of Literary Studies 3: 18-41.
2001 “Package-Deals in Fictional Narrative: The Case of the Narrator’s (Un)Reliability,” Narrative 9(2): 223-229.
2005 “Authorial Rhetoric, Narratorial (Un)Reliability, Divergent Readings: Tolstoy’s Kreutzer Sonata,” in A Companion to Narrative Theory, édité par James Phelan and Peter J. Rabinowitz, 108-123 (Malden, MA: Blackwell).



Autres références

Barthes, Roland
1970 S/Z (Paris, Seuil).
1984 [1968]« La mort de l’auteur », Le bruissement de la langue (Paris, Seuil).

Booth, Wayne C.
1961 The Rhetoric of Fiction (Chicago: University of Chicago Press).

Culler, Jonathan
1975 Structuralist Poetics: Structuralism, Linguistics and the Study of Literature (Ithaca: Cornell University Press).

Fish, Stanley E.
1980 Is There a Text in this Class?: The Authority of Interpretive Communities (Cambridge, Mass.: Harvard University Press).

Genette, Gérard
1972 Figure III (Paris, Seuil).

Iser, Wolfgang
1976 [1974] L'Acte de lecture. Théorie de l'effet esthétique, traduit par Evelyne Sznycer, (Bruxelles, Pierre Mardaga).

Jauss, Hans R.
1978 [1977] Pour une esthétique de la réception, traduit par Claude Maillard (Paris, Gallimard).

Kermode, Frank
1967 The Sense of an Ending: Studies in the Theory of Fiction (London: Oxford University Press).

McHale, Brian, and Moshe Ron
2005 “Tel Aviv School of Narrative Poetics,” in Routledge Encyclopedia of Narrative Theory, édité par David Herman, Manfred Jahn and Marie-Laure Ryan, 582-584 (London: Routledge).

Smith, Barbara H.
1968 Poetic Closure: A Study of How Poems End (Chicago: Chicago University Press).

Article ppublié le 1/11/2007

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Quand les "outils" pour décrire les mouvements d'un texte deviennent eux-mêmes objets d'étude. C'est une horreur. Quelles solitude et voie très étroite pour l'enseignant, le chercheur, le témoin qui a une autre idée, non peut-être pas de la littérature (les questions commençant par "qu'est-ce que...?" sont stupides et débouchent sur tous les clichés et atavismes intellectuels du monde), mais de la façon de la faire entendre...

Se garder à sa gauche et à sa droite. Ha, Julien Gracq; et quelques autres Messieurs de Notre-Dame-des-Champs.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

J'ai remarqué qu'on ne parlait toujours pas du contrôle continu...
Pour la gestion des ressources humaines, on va finir dans l'éducation comme dans n'importe quelle entreprise avec des mutations en France ou en Europe, des disponibilités...

Écrit par : Ju | 31 janvier 2008

Bon, eh bien, les amis, il n'y a plus qu'une chose à faire : courage, fuyons !

Écrit par : Moot | 31 janvier 2008

"Oh Seigneur Dieu!" comme s'exclamerait Monsieur Esclave dans "South Park"." écrit par : Pendariès

"Mon Dieu, Mon Dieu !" comme s'exclamerrait le vieux serveur dans "Le grand restaurant" avec de Funès.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

"Le dispositif de seconde carrière qui permet à un enseignant d'être détaché dans d'autres ministères doit être davantage exploité, tout comme le détachement européen mis en place en 2002 pour développer la mobilité des fonctionnaires au sein des États européens."

Ah moi, j'aimerais bien un détachement européen !

Il aurait dû m'auditionner, Pochard, j'aurais eu des choses à lui raconter. Sûrement plus que certains autres qui ont été reçus.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Traité de «connard» par un jeune de 6e, un professeur comparaîtra fin mars au tribunal correctionnel pour «violence aggravée sur mineur».

De la salle de classe au tribunal. Un professeur, qui a reconnu avoir giflé un élève de 6e qui l'avait insulté, lundi à Berlaimont (Nord), près de Maubeuge, sera jugé pour «violence aggravée sur mineur». Le professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin, âgé de 49 ans, aurait poussé par terre les affaires de l'élève âgé de 11 ans après lui avoir demandé de ranger une table en désordre au fond de la classe.

Mais l'élève lui aurait demandé une explication et le professeur l'aurait poussé contre la porte du fond. L'enfant, le regardant dans les yeux, aurait alors soufflé «connard» à l'adresse de l'enseignant qui l'a giflé à ce moment.


24 heures en garde à vue

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue 24 heures. «En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je l'ai giflé», a expliqué le professeur qui reconnaît avoir un «tempérament autoritaire» et être «un peu maniaque».

De son côté, le rectorat estime qu'«on ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances». L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Pour l'affaire du L.P., tous ceux qui étaient contre le passage de quatre à trois ans peuvent aller voir ailleurs :

"Le recteur Bernard Dubreuil (Lille) a conclu son intervention en abordant la rénovation de la voie professionnelle. Celle-ci implique la généralisation d’ici 2010 d’un cursus professionnel, quelle que soit la filière choisie, de trois ans et non plus de quatre ans comme actuellement. L’objectif est d’augmenter le nombre d’élèves obtenant le baccalauréat professionnel, celui-ci n’étant aujourd’hui obtenu que par 20% des entrants en seconde BEP."

Bernard Dubreuil est aussi le gars qui a dit qu'on ne pouvait pas tolérer qu'un enseignant donne une gifle à un élève de douze ans qui le défiait et qui le traitait de connard.

Et si on envoyait un gamin de douze ans dire plusieurs heures par semaine à M. Bernard Dubreuil que c'est un "connard", comment réagirait-il ?

1) "Aux vertus qu'on exige dans un domestique, disait Figaro, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?" Cette phrase vaut aussi pour les recteurs et leurs professeurs.

2) " Belle tête, dit-il ; mais de cervelle point."
Combien de grands seigneurs sont bustes en ce point !
M. Dubreuil mériterait un beau buste bien fait.

Et puis ce professeur appartient peut-être au Modem. Bayrou en avait bien fichu une à un gamin qui lui faisait les poches.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Vous pourriez peut-être récolter des points-formation en publiant des articles sur des sujets en rapport avec votre exercice professionnel?
La participation à des sites internet ciblés devra aussi être comptabilisée comme preuve d'un investissement indéniable et d'un désir progresser en communiquant, débattant ou exposant.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

"La participation à des sites internet ciblés devra aussi être comptabilisée comme preuve d'un investissement indéniable et d'un désir progresser en communiquant, débattant ou exposant."

1 heure de bonnet = 0,5 heure de cours ?

1 an de bonnet assidu = 1/3 d'année de retraite complémentaire ?

Lecture complète du site du Moloch (attestée par mouchard informatique) = mise à la retraite anticipée d'office ?

On ne discutera évidemment pas du bien fondé de ces équivalences mêmes, on discutera périodiquement des valeurs numériques dans des sous commissions paritaires de mise à jour. Genre : 1h de bonnet = 0,497 h de cours...

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Pour celles et ceux qui sont intéressés par la chose (non pas cette "chose" à laquelle nous pensons tous avec régularité, mais la notation au mérite): voici le lien, et les remarques de certains internautes sont... enfin bon, allez-y voir.

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/31/01001-20080131ARTFIG00005-les-profs-pourraientetre-remuneres-au-merite-.php

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Pas de notation chiffrée, mais ça, c'en est, de l'évaluation:

*La presse étrangère, reprise par /Courrier International:
, se lâche sur Sarkozy avec une férocité jubilatoire !
Extraits choisis pour illustrer à quel point notre Président est désormais la honte de la France.*
> "/Sur l'échiquier politique mondial, il ne semble pas y avoir de chef d'Etat plus satisfait de l'être, d'homme qui tire un meilleur parti de l'exposition médiatique qu'implique sa charge, de mâle plus exultant sur le trône de ses conquêtes. Nicolas Sarkozy s'amuse beaucoup et veut montrer à quel point le pouvoir le remplit d'énergie pour mieux désirer et être désiré, pour faire de son mandat une fête permanente, une ivresse de lui-même, une érection/. /En somme, après avoir appris que Sarkozy apprécie comme personne le bonheur et le plaisir que procure le pouvoir, nous venons de découvrir qu'il n'a aucun sens du ridicule. Les Français se demandent à bon droit ce que va leur coûter le voyage de
Sarko en Egypte, avec ses vingt chambres louées dans un hôtel de luxe et ses avions de chasse escortant le jet présidentiel. Parce qu'à l'aller Sarkozy et Carla ont voyagé à bord d'un jet privé appartenant à Vincent Bolloré, l'homme d'affaires à la tête d'un institut de sondages/ [il
détient 40 % de CSA] /qui continue de placer Sarkozy au premier rang des personnalités préférées des Français. La première place : la seule qui vaille pour un homme qui s'agite comme une marionnette, avance comme un char d'assaut et aime certainement comme une machine à sous. Car enfin,
seuls les chanceux gagnent le gros lot. Les autres regardent Nicolas Sarkozy triompher à la télévision/" :
Antonio Morales Riveira, /Terra Magazine/ (Argentine), dans un article titré /Sarkozy, la politique de l'érectionpermanente/.
>
"/Pour son plus grand malheur, Sarkozy semble toujours frôler la "cool attitude" sans jamais l'atteindre. Il lui manque au moins 5 centimètres pour pouvoir porter des lunettes de soleil aviateur à verres réfléchissants ; grassouillet, il a tout juste 5 kilos de trop pour faire comme Poutine et tomber la chemise en public ; à 52 ans, il est trop vieux de cinq ans pour être pris en photo enlaçant la taille dénudée d'une femme de 39 ans/. (...) /Ce n'est pas un hasard si Nicolas
Sarkozy est désormais affublé du surnom américanisant de "/Président Bling-Bling/". Il évolue dans un monde tapageur, fait de paparazzi, de micros tendus et de jets privés mis à disposition par des amis milliardaires./ (...) /De ce côté-ci de la Manche, les maladresses du chef de l'Etat français, son côté "/nouveau riche/" et ses faux-pas nous
paraissent tout bonnement comiques, voire rafraîchissants après la pompeempesée des années Chirac. Mais pour beaucoup de françaises et de français, et pas forcément les plus traditionalistes ou les plus âgés, le "/Sarko show/" a des allures de soap opera mortifiant, une énième preuve du fait que la pipolisation à l'anglo-saxonne est en train de
phagocyter les valeurs de la France éternelle./ /L'économie française est dans une situation alarmante, et alors que le président part en vacances au soleil avec un cortège de 26 véhicules et une belle héritière italienne, les Français ne se sont jamais sentis aussi pauvres depuis le début des années 1990/. (...) /Alors que son histoire d'amour avec l'opinion française commence à tourner au vinaigre, Sarko devrait
revoir son scénario et, cessant de porter son coeur en sautoir, comme il le fait, le passer au poignet, avec sa montre au luxe clinquant/" : Ben Macintyre, /The Times/ (Angleterre), dans un article titré /De
l'élégance, que diable !/

A Paris, on s'est beaucoup gaussé des Italiens mais, à vrai dire, le coeur n'y est plus ; quand un Parisien rencontre un Italien, le nom de Carla Bruni ne tarde pas à être lâché, puis on repense à Berlusconi, enfin on commente les dernières pantalonnades de Sarkozy pour conclure fraternellement : «/Chacun son tour !/» A eux maintenant de se dépatouiller avec un leader embarrassant. A Paris et en France, la cote du «/président people/» est en chute libre ; et, à propos du «Sarkoshow», depuis l'annonce des noces prochaines, les blagues vont bon train, du genre «/trois mariages et un internement/» et autres joyeusetés du même acabit"/ : Maria Laura Rodotá, /Il Corriere della Sera /(Italie), dans un article titré : /C'est Berlusconi au carré !/ "/Il n'y a pire imbécile qu'un vieil imbécile mais rien ne surpasse
un vieil imbécile français, surtout quand il dirige le pays. Regardez Nicolas Sarkozy qui, transi d'amour, rêvasse dans Paris en faisant les yeux doux à Carla Bruni pendant que le reste du pays brûle des voitures ou se met en grève. Il suffit de voir Sarkozy sortir des eaux avec son top-model-devenu-chanteuse de treize ans sa cadette pour en avoir le
rouge aux joues/. (...) /En d'autres termes, la France a réussi à élire un ado attardé à la présidence/. (...) /Et tout ça quelques jours après avoir rencontré Sa Sainteté le pape Benoît XVI, une rencontre au cours de laquelle Sarko a passé l'essentiel de son temps à loucher sur son portable pour voir s'il avait reçu des SMS, de la Bruni sans doute.
C'est tout à fait le genre de chose que Paris Hilton ou Britney Spears, par exemple, pourraient faire, sauf que, pour leur rendre justice, aucune d'entre elles ne dirige la sixième économie du monde*/" : Bryony
Gordon, /The Daily Telegraph/ (Angleterre), dans un article titré:"Quelque chose en lui de Britney Spears".
>

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Je propose donc la rémunération au mérite pour notre impérial Sarkoko.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Ce qui donne froid dans le dos, Pendariès, ce sont encore plus les commentaires que l'article lui-même. Ah, le gros bon sens populaire!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Sorti tout droit du B.O. :

"L’évaluation de l’année réglementaire de stage effectuée par les professeurs agrégés stagiaires est faite par un inspecteur général de la discipline ou, le cas échéant, par un IA-IPR, ou en tant que de besoin, par un professeur agrégé titulaire désigné, à cette fin, par le doyen du groupe compétent de l’inspection générale.
Elle consiste en une inspection dans la classe ou l’une des classes dont le professeur agrégé stagiaire a la responsabilité ou dans le lieu où il exerce ses fonctions.
À l’issue de l’évaluation, un avis, favorable ou défavorable, sur l’aptitude du professeur agrégé stagiaire à être titularisé est formulé par l’inspecteur ou le professeur agrégé qui a procédé à l’évaluation.
Si cet avis est défavorable, un rapport d’évaluation motivé doit être établi. En outre, lorsqu’il concerne un stagiaire qui effectue sa première année de stage, l’avis défavorable doit être complété par un avis sur l’intérêt, au regard de l’aptitude professionnelle, d’autoriser le stagiaire à effectuer une seconde et dernière année de stage.
Les dossiers de compétences des stagiaires comportant les éléments prévus par les articles 3 et 5.II de l’arrêté du 22 août 2005 modifié sont transmis par le recteur au doyen du groupe compétent de l’inspection générale.

Dites donc, Jean-Paul, Darcos ne pourrait pas supprimer le mémoire pro une bonne fois pour toutes pour les agrégés, qui ont de toute façon déjà fait de la recherche en bac+4 ?

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Saperlotte , le voilà donc le nouveau fil!

je vous salue bien bas très cher monsieur Brighelli

Écrit par : Saperlipopette | 31 janvier 2008

Rentrée 2012 :

Je récupère la classe de PTS12 (pré terminale scientifique n° 12) dès le 5 août dont je suis animateur principal.

J'ai une semaine pour procéder à une évaluation d'entrée pour chaque élève. Cette évaluation est essentielle car je serai rémunéré sur la base des progrès effectués à partir de là.

Je charge un peu : 19 élèves illetrés sur 43 alors qu'il n'y en a que 16. C'est de bonne guerre car j'ai des frais importants cette année avec ma résidence secondaire à retaper.

Je distribue les albums de Rahan qui serviront de test d'énonciation pour le collègue d'expression orale (on ne dit plus "lettres" depuis octobre 2008).

Je file à la réunion de pré remédiation préventive. On y lit les apports de la commission Cohn-Bendit d'une voix monocorde. Une feuille de présence circule au bout de 3 heures 30.

Un échange informel a lieu en fin de journée avec 5 élèves dont je serai tuteur pour l'année. Je leur distribue les tiges de maintien réglementaires dont il devront apprendre par eux-mêmes l'usage interne.

Un rapide coup d'oeil sur une circulaire d'appui aux élèves-soutiens de façade et je rejoins mon conapt * situé à la lisière du lycée.

Une prière appuyée suivie d'une offrande en nature au Moloch et je m'endors : je commence à 5h30 demain matin avec une lecture psalmodiée d'un verset de Meirieu.

* le conapt (condominium appartment ?) est je crois une invention de Philip K. Dick.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Tatata, dugong, c'est de la science-fiction tout à fait fantaisiste et irréaliste !

Vous imaginez sérieusement un prof en 2012 dire ou écrire : "j'ai des frais importants cette année avec ma résidence secondaire à retaper" ?!

Ce sera plutôt : "entre les frais de garde des enfants, le prix de l'essence pour la route et l'achat des oeuvres complètes d'Antibi dans le cadre de l'examen n°32 du plan obligatoire de formation continue, je n'arrive plus à joindre les deux bouts !"

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Vous imaginez sérieusement un prof en 2012 dire ou écrire : "j'ai des frais importants cette année avec ma résidence secondaire à retaper" ?!

Oui si on a eu la chance de l'acquérir avant 2008 !

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Trois mariages et un internement, j'adore!

Écrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Le Monde commente le rapport Pochard : "Pour les jeunes enseignants, la commission ne dit pas comment éviter qu'ils soient nommés dans les zones les plus difficiles, mais préconise l'attribution d'une "dotation à l'installation", comprenant notamment la fourniture d'un ordinateur"

Avec tous les TO7 qui traînent dans les caves cela ne coutera pas un euro au Moloch.

La mémoire de ces "ordinateurs" est bien reposée maintenant, comme un bon vin de garde. On a le sens de la garderie au Moloch !

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte.

Ecrit par : Jérémy

Je me demande dans quelle mesure il est autorisé à un gendarme de porter l'uniforme pour s'occuper d'une affaire personnelle.

Écrit par : Moot | 31 janvier 2008

Oui, j'ai eu la meme interrogation.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Bon allez tiens ca détendra tout le monde :

http://www.youtube.com/watch?v=QxwtOzXP96I&NR=1

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Exclusif : la video du gendarme en uniforme se rendant en voiture au lycée de son fils.

http://www.youtube.com/watch?v=mMTpXmxPVYM&feature=related

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Les professeurs seront notés sur leurs résultats... dixit Darcos.
Aux chouchous des chefs d'établissements seront attribuées les meilleures classes, et aux profs qu'on voudra sabrer (trop gueulards, pas dans le sens du vent etc.) on confiera les "classes sensibles". On aura alors beau jeu de célébrer les bons résultats des uns et les piètres performances des autres, surtout si les critères d'évaluation restent similaires à ceux des livrets d'évaluation de 6ème (et de seconde autrefois).
Et une prime exceptionnelle sera donnée à ceux qui auront accepté d'être traités de "connard, salope, connasse" sans broncher.
Courage, fuyez!

Écrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Courage, fuyez!

Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Hé bien, conseillez-nous; quelle est votre expérience personnele en la matière?

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

La retraite, mon bon monsieur! Mais si j'eusse été plus jeune, je me fusse reconvertie. A quoi, je l'ignore. Certains copains ont ouvert une librairie, d'autres ont passé des concours de bibliothécaires. Je sais, c'est facile à dire quand on est hors (de la) classe, mais je vois trop de jeunes profs cultivés et sensibles (pas comme les banlieues) démolis par le Moloch pour ne pas m'interroger.
Au fait, Penda, votre remplacement dans un lycée difficile, comment se passe-t-il? "gérez-vous le bruit" comme on le préconise dans certains IUFM?

Écrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Entre Attali et Rocard, je trouve que les socialos sont décidément en pleine forme en ce moment...

Écrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Entre Attali et Rocard, je trouve que les socialos sont décidément en pleine forme en ce moment...

Ecrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Rocard a claqué la porte de la commission Pochard, disant que son entretien avec Le Fig' a été politisé par ce dernier.

Pour le remplacement: on m'a mis à remplacer à Narbonne. OUF!

J'ai 2 classes de CAP et de BEP (- d'un niveau effroyable; et je ne remercierai jamais assez les camarades de ce blog qui m'ont amicalement envoyé des dossiers de grammaire et de conjugaison de niveau Primaire et début Collège).

Mes CAP sont préparés à devenir des caristes. Entre la 1ere et la 2de années CAP, c'est un gouffre sociologique. Les seconds ne venant pas de la cité. Pour les 1ers, entre quelques propos prononcés en arabe, lors du deuxième cours, je comprends que certains d'entre eux ont caillassé le bus de la ville et qu'ils se trouvent bien enquiquiné maintenant, car leur quartier n'est plus desservi et ils doivent faire le trajet à pieds. Ils ne sont pas méchants en cours (j'ai fait copier 100 fois à deux élèves: "Je parle en français en classe"); juste que je me suis trouvé, non pas à désespérer, mais comme totalement impuissant, face au grand vide qui n'a pas de nom.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Tel que le présente Jean-Paul Brighelli, je retiens du rapport Chopard que le temps respiratoire éducatif, à l'acmé du in et du out, doit se faire sous les feux croisés du regard noir velouté de l'inspection académique et bleu pervenche des directoires d'établissements.
Brighelli, seul le silence est grand, pourquoi faites vous semblant d'intervenir en semant le trouble et l'émoi ? Françoise Guichard qui s'était mis à l'huile d'olive dans l'expectance de vos imprévisibles oracles, abandonne le foi de morue pour l'évidence d'une clochardisation où elle va tester l'huile de vidange… Peuchère avec Pochard, ça fait pitié d'avoir pythie aussi piteuse !

Écrit par : Roger Felts | 31 janvier 2008

J'ai une élève de 2de BEP Mode dont les deux parents sont en hôpital psy; très stable la fille, vous imaginez.

Chez les caristes, une demoiselle qui a le caractère d'un mec à jogging.

Ils s'en foutent de ce qui se passe en classe.

Donc aller ailleurs? J'ai un copain de Berkeley qui me dit: postule après ta thèse aux USA ou au Canada. Je veux bien, moi. Mais à plusieurs, c'est difficile.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

"Rocard a claqué la porte de la commission Pochard, disant que son entretien avec Le Fig' a été politisé par ce dernier."

Rocard a des excuses, c'est un débutant en politique.

Laissez le se faire les griffes et dans vingt ans, vous verrez, ce sera un cador !

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Un plus grand pouvoir donné aux chefs d'établissements plus autonomes : c'était dit et écrit par beaucoup depuis longtemps.

On l'aura.

Problème : beaucoup de "chefs" d'établissement ne sont pas au niveau (crise de recrutement récurrente).

Camarades enseignants, exigez un profilage de votre futur(e) CE avant d'accepter une nomination !

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Qui croire?

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/01/31/michel-rocard-demissionne-de-la-commission-sur-l-evolution-du-metier-d-enseignant_1005987_823448.html#ens_id=861150

Michel Rocard a annoncé, jeudi 31 janvier, dans un communiqué, avoir présenté sa démission de la commission Pochard sur l'évolution du métier d'enseignant. L'ex-premier ministre PS dénonce une "exploitation politique mensongère et manipulatrice" du travail de cette commission. Il souligne que le rapport n'est "pas encore remis" au ministre de l'éducation nationale (il le sera lundi), "ni même terminé".


Il affirme que le rapport de la commission "n'évoquait en aucun cas une rémunération au mérite". Dans une interview au Figaro, M. Rocard estimait qu'il fallait "améliorer la prise en compte de la performance dans le déroulement des carrières des enseignants". "Rocard propose de payer les profs au mérite", avait titré en "une" le journal.


M. Rocard explique que cela voulait dire "clairement que dans l'esprit de la commission comme dans le [sien], la reconnaissance du mérite doit affecter essentiellement le déroulement des carrières, et non pas la paie directe". "Je suis là-dessus solidaire des enseignants", insiste M. Rocard.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Plus présent, plus réactif, plus performant : voici le "flexiprof"
LE MONDE | 31.01.08 | 16h27

Fin d'une première étape. Comme promis, le rapport ou Livre vert de la commission Pochard sur l'évolution du métier d'enseignant comporte un état des lieux détaillé, un recensement des avis recueillis lors des consultations des différents acteurs de l'éducation, et des propositions. Au tour, maintenant, du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, de faire le tri et de formuler dans un Livre blanc, soumis à la discussion d'ici au printemps, ce qu'il veut réellement entreprendre. L'objectif affiché depuis le début du processus est ambitieux : redéfinir la fonction enseignante, si possible sans braquer les intéressés.


En attendant, la finition du rapport donne lieu à de laborieux arbitrages. Le document sera à la fois accusé d'être un brûlot et d'être de l'eau tiède. En exposant sur chaque sujet sensible différents "scénarios", sans toujours dire sa préférence, la commission tourne souvent autour du pot. Sur les missions des enseignants du second degré (le primaire est très peu abordé) et ce qui est attendu d'eux en termes de présence et de participation aux activités collectives, les rapporteurs s'escriment à concilier les contraires. Pourtant, ce qui peut passer pour une confusion est aussi un choix, consistant à ne pas imposer des formes uniques. Il faut, dit le rapport, "sortir du schéma purement fictif d'une sorte d'exercice moyen homogène du métier d'enseignant". Reconnaître "la diversité accrue des réalités professionnelles", c'est aussi reconnaître la légitimité de pratiques d'enseignement différentes. Schématiquement : le conservateur individualiste et le mordu du projet pédagogique devraient pouvoir cohabiter sous le régime du volontariat et des contreparties financières accordées en échange de "contraintes particulières".

Certaines exigences sont formulées avec une netteté nouvelle. Ainsi, même si elle fait plutôt contrepoids à l'empressement de M. Darcos en ce domaine, la commission relève qu'il n'y a "pas de raison que la loi commune de la performance, c'est-à-dire l'exigence de rechercher les résultats les meilleurs dans l'exercice d'une mission (...) ne s'applique pas aux enseignants comme aux autres acteurs de la vie en société".

D'une façon générale, le futur professeur tel qu'il se dessine dans ces propositions est un "flexiprof" (selon le titre du Monde de l'éducation de février 2008) : plus réactif, plus collectif, plus mouvant dans sa carrière, plus présent dans l'établissement, mobilisable en fonction des besoins et soumis à la pression des "résultats". Il y a un an à peine, chacun s'accordait à dire les enseignants exténués d'un trop-plein de réformes. Alors, est-ce que ça passe ou ça casse ? La gourmandise de l'actuelle majorité à montrer qu'elle met au pas les fonctionnaires ne facilite pas un dégrippage de l'éducation nationale que la droite n'est pas seule à espérer. Il repose en partie sur la conscience que M. Darcos a des rapports de force. Et sur l'argent qu'il mettra ou non dans la balance pour donner corps à la promesse de revalorisation qu'aucun enseignant ne peut avoir oubliée.

Luc Cédelle

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Rocard me fait penser à ces apprentis yogis qu'un amateurisme crasseux et enthousiaste conduit aux urgences dans des positions difficiles.

Notamment un doigt dans le fondement.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Foin des royales augmentations, les princes belges au charbon !
LE MONDE | 31.01.08 | 15h08 • Mis à jour le 31.01.08 | 15h08

Le débat sur le pouvoir d'achat n'épargne pas la Belgique, un pays qui pourrait bien, en outre, renouer avec un déficit public si le gouvernement intérimaire ne dégage pas rapidement de 3 à 6 milliards d'euros. L'exercice n'est pas simple pour un Etat fédéral fragile qui, au fil des phases de régionalisation, s'est retrouvé très appauvri.


Autant dire que, dans ce contexte, l'annonce d'une prochaine adaptation des montants versés aux membres de la famille royale suscite un malaise dans l'opinion. Les moyens directs mis à la disposition d'Albert II et de sa famille seront de quelque 12,7 millions d'euros en 2008, soit une augmentation de 6,4 %. Comme les fonctionnaires et les salariés, la famille des Saxe-Cobourg bénéficie du système belge d'indexation automatique des salaires mais, évidemment, le montant global de cette augmentation (+ 227 000 euros par rapport à 2007) a de quoi frapper les esprits.

Personne ne s'émeut réellement des quelque 10 millions d'euros versés au roi Albert II : cette somme lui permet d'assumer ses fonctions de chef d'Etat et près de 70 % de ce montant servent à payer son personnel. En général, les Belges jugent tout aussi normal que l'héritier du trône, le prince Philippe, soit rémunéré. Le fils aîné du roi touchera, en 2008, 940 000 euros.

Le montant versé à la reine Fabiola, 80 ans, veuve du roi Baudouin, est, en revanche, jugé beaucoup plus discutable, voire "scandaleux et hallucinant" selon un professeur de droit public : 1,47 million d'euros. "On se demande à quoi sert cet argent, sinon à embellir les propriétés de la reine en Espagne", a déclaré - sous le couvert de l'anonymat - un ministre francophone à l'hebdomadaire Soir Magazine. Ce journal juge nécessaire "un geste du palais pour mettre un terme à cette situation délicate". Des élus flamands, républicains affirmés, réclament une décision rapide du Parlement pour mettre fin à ces privilèges.

Le sort des autres membres de la famille royale, dont aucun ne travaille, pourrait du coup s'en trouver bouleversé. La princesse Astrid reçoit 326 000 euros annuellement et son frère, le prince Laurent, 318 000. Ce dernier a été plongé au coeur d'un scandale en 2007 quand on a révélé qu'il avait bénéficié de fonds provenant de la marine.

Didier Reynders, ministre des finances et leader du principal parti francophone, le Mouvement réformateur (libéral), prône une limitation de la dotation publique. Yves Leterme, futur premier ministre chrétien-démocrate flamand, estime que les princes devraient pouvoir exercer une activité professionnelle.

Jean-Pierre Stroobants

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

24 heures en garde à vue

En fin de matinée, le père du mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue 24 heures. «En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, et je l'ai giflé», a expliqué le professeur qui reconnaît avoir un «tempérament autoritaire» et être «un peu maniaque».

De son côté, le rectorat estime qu'«on ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances». L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.
Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008
Reste à espérer
1 que le capitaine de gendarmerie qui dirige la compagnie inflige 15 jours d'arrêts de rigueur à ce gendarme qui exhibe son uniforme alors qu'il fait une démarche privée, et fout la merde avec les histoires de son rejeton qui d'ailleurs foutu lui-même la merde ;
2 que le recteur inflige 15 jours de suspension au chef d'établissement qui n'a pas été capable de décrocher son téléphone et de régler cela avec le capitaine de gendarmerie
3 que le ministre de la justice donne les instructions ; nécessaires pour que le procureur de la République classe sans suite la plainte du gendarme ;
4 que soudain frappé d'intelligence, ce gendarme indigne du corps auquel il appartient donne à son rejeton le cul de pied au cul qu'il mérite.
Qu'est-ce qu'on rigole dans ce pays !
GM

Écrit par : guy morel | 31 janvier 2008

De son côté, le rectorat estime qu'«on ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances». L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement le 27 mars devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Par contre quelles que soient les circonstances, un prof peut se faire insulter, tabasser, poignarder en cours sans que nos braves Français ne s'émeuvent. L'enfant est au centre du système...
Heureusement, Darcos a eu une réaction plus intelligente que les administratifs du rectorat qui engraissent à ne rien faire. Ses propos ont été corrects.
Ah! le doux temps où les parents faisaient leur boulot de parents!!!

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Quitte à faire l'avocat du diable: le prof d'EMT (pardon, souvenirs, souvenirs) a quand même jeté à terre ce qui se trouvait sur la table du gosse, - j'imagine que le collègue n'a pas dû non plus être poli avant de se voir, ENSUITE, insulter. L'enseignant dit lui-même qu'il est très-autoritaire et porté sur le rangement.

Pour ma part, dans ce cas précis, et seulement avec ce que j'en sais, je ne veux excuser ni l'un ni l'autre.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Le prestige de l'uniforme! Tiens, cela redevient à la mode! J'ai eu droit à un père en uniforme de l'armée, il y a quelques semaines, qui a cru m'impressionner avec son déguisement. Il hurlait tellement fort, avec une haleine si avinée, que l'adjoint a été obligé de venir le chercher dans la salle où j'étais, craignant pour ma santé...
Dans certains collèges,les réunions parents-profs, sont d' une douceur! Un vrai plaisir. Et d'une utilité!
On est content de rentrer chez soi avec des gens sereins qui vous parlent sans hurler.

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

D'habitude avec les parents qui sont insupportables: je me lève, je prends mes affaires et je m'en vais. Ca m'est quand même arrivé rarement.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Peu importe, Pendariès, mais il y a disproportion entre une gifle et le fait de se retrouver jugé dans un tribunal correctionnel. J'ai vu des chefs d'établissement donner des gifles à des élèves qui les insultaient. Ils ne sont pas allés au tribunal pour cela; le chef d'établissement en ce cas est d'une nullité rare pour n'avoir pas réglé l'affaire dans les proportions qu'elle méritait, à savoir au sein du rectorat; point barre.

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Pour ma part, dans ce cas précis, et seulement avec ce que j'en sais, je ne veux excuser ni l'un ni l'autre.
Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008
Le problème n'est pas là. Connaissez-vous le taux de classement sans suiutes dans les affaire pénales ? Cette affaire montre le degré d'incompétence atteint par des gens payés pour être compétents : le chef d'établissement, le capitaine de gendarmerie, l'IA, le recteur. Il n'est certes pas prévu qu'un prof donne une gifle à une élève, de là à faire ce chambard !
GM

Écrit par : guy morel | 31 janvier 2008

D'habitude avec les parents qui sont insupportables: je me lève, je prends mes affaires et je m'en vais. Ca m'est quand même arrivé rarement.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Ah, oui? Et les autres parents qui sont dans le couloir et qui attendent, vous leur dites quoi en partant?

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Je suis d'accord avec vous pour les conséquences judiciaires Sansévérina.

Concernant l'attitude de l'enseignant, je ne peux pas être solidaire d'un collègue lui-même insultant par ses paroles et méprisant par ses gestes envers ses élèves. Qui le lui rendent bien alors en retour.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

A propos de la claque et de ses conséquences, voici la belle réflexion de ma FCPE :

"Tous les syndicats ont réclamé davantage de "médiation": c'est ce qui "manque à l'Education nationale", a déploré Faride Hamana, président de la FCPE, première fédération de parents d'élèves (classée à gauche), pour qui "tout aurait certainement pu se régler au sein de l'établissement, avec des discussions entre toutes les parties concernées"."

C'est une bonne idée : le professeur va voir le médiateur, lui enfile une torgnole. Le médiateur transmet à l'élève.

En plus, c'est une situation qu'on peut exploiter en linguistique. Pardon, en littérature. Don et contre don, carré sémiotique, trajectoire de l'objet de valeur et tout le bazar.

Mais ce n'est pas à un "vieux" professeur qu'on apprend à faire le Greimas.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

J'ai honte !

J'ai clavioté "ma FCPE".

"la" suffira amplement.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

D'habitude avec les parents qui sont insupportables: je me lève, je prends mes affaires et je m'en vais. Ca m'est quand même arrivé rarement.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Ah, oui? Et les autres parents qui sont dans le couloir et qui attendent, vous leur dites quoi en partant?

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Si vous voulez vraiment me voir, prenez rendez-vous. Et j'explique pourquoi je m'en vais. J'ai une réputation qui se fait. Si vous saviez comment les nouveaux élèves que j'ai à présent (enfin les fainéants et qui se tiennent mal) ont été informés à mon sujet (par les fainéants qui se tiennent mal des classes précédentes). Je suis un "connard qui les fait bosser et qui les envoie bouler" (et les teigneux du premier trimestre me regrettent déjà); mon proviseur-adjoint, regardant sur son ordi, si mes notes apparaissaient, a été surpris de voir qu'il y en avait 15 en 3 mois. "Oui, vous voyez, je les fais travailler, les élèves".

Ne jamais se laisser marcher sur les pieds (élèves, parents, administration). Expliquer. Mais rester intransigeant. Cela offre un bon rôle, mais exige pas mal d'énergie.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Et puis Sanseverina, j'ai le poison schopenhauérien en moi: cette vision du monde qui le désemplit régulièrement. Une sorte de mélancolie intérieure permanente qui m'éloigne des petites contrariétés. Et me plonge dans la grande: vivre, et mourir.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

mon proviseur-adjoint, regardant sur son ordi, si mes notes apparaissaient, a été surpris de voir qu'il y en avait 15 en 3 mois. "Oui, vous voyez, je les fais travailler, les élèves".

15 et plus... par classe (5 classes). Pas en tout!

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Le problème n'est pas là. Connaissez-vous le taux de classement sans suiutes dans les affaire pénales ? Cette affaire montre le degré d'incompétence atteint par des gens payés pour être compétents : le chef d'établissement, le capitaine de gendarmerie, l'IA, le recteur. Il n'est certes pas prévu qu'un prof donne une gifle à une élève, de là à faire ce chambard !
GM

Ecrit par : guy morel | 31 janvier 2008


Vous avez tout-à- fait raison. Mais cela est encore une preuve que les Français aiment "casser du prof". Qu'ils cassent, qu'ils cassent. Quand ils ne trouveront plus de profs dignes de ce nom pour s'occuper de leurs petits, ils seront ravis; les animateurs , c'est cool, ça parle comme les jeunes, ça n'a pas d'exigences et ça ne tape pas... On ricanera.

Penda, vous me décevez. Je n'ai jamais touché le moindre cheveu d'un élève, mais ce n'est pas à vous que je vais apprendre qu'il y a des élèves qui dépassent les bornes, non?
Etes-vous sûr qu'un jour vous ne puissiez pas vous retrouver dans la situation de ce collègue?
Ce que j'admire dans l'EN, c'est la très grande solidarité qui règne entre profs...

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

J'ai lu aussi la nouvelle suivante :

"Le principal adjoint de collège soupçonné de s'être poignardé relâché"

Sans ponctuation, c'est intéressant : personne n'aurait rien dit s'il s'était poignardé crispé ?

S'être pogné le dard relâché est tout aussi ambigu.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Pendariès a écrit : "mon proviseur-adjoint, regardant sur son ordi, si mes notes apparaissaient, a été surpris de voir qu'il y en avait 15 en 3 mois. "Oui, vous voyez, je les fais travailler, les élèves".
15 et plus... par classe (5 classes). Pas en tout!"

Méfiez vous Pendariès, on a décerné le Stakhanov d'or pour moins que ça !

Travaillez vous avec des grilles de compétences croisées comme chez les meirieulâtres ?

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Explication entendue sur France inter : le prof était un 'pochtron", le gamin un gringalet, la scène a été d'une extrême violence, les petits de sixième sont traumatisés, on va leur offrir une assistance "spychologique" comme dirait Roger.
Circulez, y'a plus rien à voir.

@Roger Felts
"est-ce un lapsuce, votre "foi de morue"? Ou est-ce ce que dit Carla Burni quand elle se confesse à Ben Wouasèze?

Auriez-vous lu, comme moi quand j'étais petite, "les Mésaventures de Jean-Paul Chopard"?
Rocard et Pochard sont dans un bateau...Pourvu que le rapport tombe à l'eau!

Écrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Penda, vous me décevez. Je n'ai jamais touché le moindre cheveu d'un élève, mais ce n'est pas à vous que je vais apprendre qu'il y a des élèves qui dépassent les bornes, non?

Sanseverina

Ne nous fâchons pas. Il y a des élèves qui dépassent la borne, oui. Mais je ne parle que du cas du prof d'EMT: celui-ci ne semble pas un tendre, et ce depuis fort longtemps. Il l'a dit lui-même à la police. Voyons, nous connaissons tous quelques personnages dans nos bahuts capables du plus insidieux (avec de vraies attitudes inadmissibles) avec leurs classes non? Et certaines se défendent. J'avais des BEP Mode il y a quelques années qui m'ont donné leur plainte: leur prof de sport traînait un peu trop du côté de leur vestiaire, et tenait des propos que je ne vous répèterai pas ici.

J'ai connu des gosses ignobles; mais jamais je n'ai été cause de leur comportement dans ma classe. Je ne me sens pas en guerre.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Pendariès a écrit : "mon proviseur-adjoint, regardant sur son ordi, si mes notes apparaissaient, a été surpris de voir qu'il y en avait 15 en 3 mois. "Oui, vous voyez, je les fais travailler, les élèves".
15 et plus... par classe (5 classes). Pas en tout!"

Méfiez vous Pendariès, on a décerné le Stakhanov d'or pour moins que ça !

Travaillez vous avec des grilles de compétences croisées comme chez les meirieulâtres ?

Ecrit par : dugong | 31 janvier 2008

Non, non, de vraies copies sur plusieurs pages à corriger. Des devoirs en bonne et due forme. Avec des sujets sans questions stupides. Ni de cases à cocher, ni de trous à remplir, avec des mots à choisir dans une liste.

Bossant quasi tout le temps avec ma thèse, ce ne sont pas les we, les soirs, ni les vacances à travailler qui me font peur.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Concernant l'attitude de l'enseignant, je ne peux pas être solidaire d'un collègue lui-même insultant par ses paroles et méprisant par ses gestes envers ses élèves. Qui le lui rendent bien alors en retour.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Je ne sais pas si le prof a insulté l'élève avant. Ce n 'est pas ce que j'ai entendu à la radio. Je n'en sais rien.
Au départ,il a demandé à l'élève de ranger une table. L'élève devait obéir. Un point, c'est tout. A les disculper sans cesse, les chers petits, on ne leur rend pas service.
Dans le collège où je suis tous les soirs à 17h, les élèves doivent mettre les chaises sur les tables: 1 seconde pour le faire. Ce sont toujours les mêmes qui laissent leurs chaises à terre.
Ils passent en bousculant la femme de service qui est à la porte et qui les regarde. Elle me dit à chaque fois" Ce sont les parents qui ne font plus leur travail".

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

"Ah! le doux temps où les parents faisaient leur boulot de parents!!!"

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

La voix de la sagesse!

Dugong, vous êtes vraiment très drôle! Vos derniers messages, avec les deux videos de Jeremy, (c'est là qu'on prend vraiment conscience que tous les imitateurs actuels ne sont que de pâles imitateurs... de Le Luron, qui; en plus, avait des vrais hauteurs) ont égayé ma fin d'après-midi.

"Reste à espérer
1 que le capitaine de gendarmerie qui dirige la compagnie inflige 15 jours d'arrêts de rigueur à ce gendarme qui exhibe son uniforme alors qu'il fait une démarche privée, et fout la merde avec les histoires de son rejeton qui d'ailleurs foutu lui-même la merde ;
2 que le recteur inflige 15 jours de suspension au chef d'établissement qui n'a pas été capable de décrocher son téléphone et de régler cela avec le capitaine de gendarmerie
3 que le ministre de la justice donne les instructions ; nécessaires pour que le procureur de la République classe sans suite la plainte du gendarme ;
4 que soudain frappé d'intelligence, ce gendarme indigne du corps auquel il appartient donne à son rejeton le coup de pied au cul qu'il mérite.
Qu'est-ce qu'on rigole dans ce pays !
GM"

Ecrit par : guy morel | 31 janvier 2008

Ca serait une situation rêvée, et pourrait faire un scenario de film tout à fait acceptable... Vraisemblablement plus que celui du dernier "Astérix"... Hélas, je ne sais pas si cette situation est imaginable.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Si vous voulez savoir, dès que j'ai une heure de trou dans mon bahut, je suis avec mes bouquins ou devant un ordi de la salle des profs à bosser. C'est juste un rythme à prendre. Et une capacité à passer à autre chose dès que la porte du cours est fermée, ou ouverte. Ca m'a pris du temps. Et si vous saviez tout ce que je fais encore à côté...

J'avais des dictées, des rédactions, des points de grammaire, des sujets BEP Histoire ou Géo, Français, sans oublier ceux des Bacs Pro, toutes les semaines. Pour chaque classe: vive la bivalence. C'est comme ça que ma réputation de facho, etc. est venue. Mais les gosses conservent leur sympathie envers moi: quand je les croise: c'est eux qui me saluent.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

OK, Penda, je rends les armes. You'll die like a hero!

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Je suis d'accord avec vous Sanseverina. Dans les articles que j'ai lus sur le Net sur la gifle et ses résultats, j'ai compris que l'enseignant n'était pas quelqu'un de très sympathique envers ses classes. J'ai dit ça j'ai dit rien. Et je recycle peut-être,je le sais, la calomnie.

Ce que je veux dire surtout c'est que je ne serrerai pas les coudes de n'importe qui sous le prétexte qu'il est un prof qui a un problème. Il y en a qui déclare la guerre avant même que les enfants n'aient ouvert leur bouche.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

OK, Penda, je rends les armes. You'll die like a hero!

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Surtout pas Sanseverina; je ne veux pas passer pour un héros; c'est qu'un mélancolique comme moi a besoin d'occupations, pour ne pas sombrer.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Et sanseverina, je répondais à Dugong, qui m'a fait aussi bien me marrer. Dites donc, à quel âge atteint-on ce niveau dans le calembour et autres variétés langagières?

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

PROF FRAPPÉE - La professeure de français âgée de 26 ans, frappée par un lycéen de 16 ans le 21 novembre à l'Institut Saint-Vincent de Paul de Loos-lez-Lille a «l'impression que sa souffrance c'est pas prise en compte», indique son avocat, Me Guillaume Demarcq. Le lycéen a été condamné le 8 janvier à deux années de placement judiciaire. L'enseignante est toujours en arrêt et bénéficie d'un «suivi psychiatrique» selon son avocat. Les coups avaient brisé une dent et le nez de la jeune femme.
SUPPRIMÉS - 687 postes d'enseignants du secondaire sont supprimés dans l'académie de Lille. Rappelons que le Nord-Pas-de-Calais compte un illettré sur six. C'est à dire des gens qui sont allés à l'école, mais ne savent plus lire et écrire.


Les enseignants sous le coup de la gifle

EDUCATION- Les messages de soutien affluent au rectorat de Lille et dans les syndicats d'enseignants, le collège Chasse-Royale à Valenciennes débraye une heure demain matin en signe de solidarité : la mise en examen pour «violence aggravée sur mineur» d'un professeur de technologie à Berlaimont, pour une gifle infligée à un élève, indigne le milieu éducatif. Lundi dernier, l'élève en question avait traité son prof de «connard».
Le père de l'enfant, un gendarme, a porté plainte le jour même des faits. Des policiers sont alors venus chercher le prof à son domicile.«La réaction policière et judiciaire est ahurissante», estime Michel Devred,délégué régional Nord du Snes-FSU, principal syndicat enseignant. «L'élève n'aurait pas dû insulter le professeur, et le professeur n'aurait pas dû lui donner une gifle, nous sommes bien d'accord. Mais placer ce collègue en garde à vue, pratiquer des tests génétiques sur lui, tout cela nous paraît disproportionné.» Il n'est pas plus satisfait de la réaction du rectorat, qui, dans un premier temps avait annoncé que le professeur aurait interdiction de se présenter devant ses élèves. Depuis, l'enseignant de 49 ans est en congé maladie pour un mois, ce qui a dispensé le rectorat de prendre cette disposition.

«Le collègue ne va pas bien», confie Michel Devred, «Le ciel lui est tombé sur la tête. C'est un enseignant avec une belle carrière, bien noté administrativement et pédagogiquement.» Le rectorat botte en touche : «Nous ne pouvons pas vous donner ses notations, nous n'avons pas encore sorti son dossier. Nous savons cependant que c'est un professeur très exigeant envers ses élèves.» Il confirme qu'il y aura sanction administrative, mais qu'elle est «encore à préciser». L'élève sera lui aussi sans doute puni : conseil de discipline ? «On n'ira sans doute pas jusque là», signale-t-on au rectorat, en insistant que la décision appartient à l'établissement, le collège Gilles-de-Chin. Peut-être un avertissement.

Le rectorat reconnaît que cette affaire se passe dans un contexte particulier, avec une recrudescence des violences scolaires. Ce dont témoigne un professeur nordiste : «Je ne connais pas ce prof, ce que je sais, c'est que bosser dans ces établissements, cela veut dire être infaillible. Quand tu es fragile face aux élèves, tu dégustes. Alors, oui, un jour tu peux craquer, tu as la main qui peut partir.» Michel Devred confirme : «Quand le collègue dérape, on oublie tout son passé et on le présente comme un danger pour l'école. Il faudrait aussi se demander ce que pensent aujourd'hui l'élève concerné et ses camarades : on traite de connard un prof, le prof se retrouve en taule ?» Même réaction du côté de l'Unsa education :«Elle est peut-être pédagogique, cette gifle ?», se demande même Joëlle Thiery, de l'Union régionale. On le saura le 27 mars : jugement de l'affaire au tribunal de grande instance d'Avesnes-sur-Helpe.

Article lu sur Libélille.
Apparemment, la solidarité se met en place.

Écrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

""Tel que le présente Jean-Paul Brighelli, je retiens du rapport Chopard ....""

C'est sans doute pour cela qu'il renferme de vraies perles...

zut, pas écrit l'auteur de ce bijou de contrepet, qu'il soit remercié de concurrencer l'album de la Comtesse.

Écrit par : Cadichon | 31 janvier 2008

Oui, le judiciaire déconne: test adn, etc.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Trouvé ce bijou sur le net, que j'arrange à ma sauce.

Pour les prochaines présidentielles, Johnny fera la pub de Sarko. Voici le slogan :"Optic 2012"

Écrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

"Dans les articles que j'ai lus sur le Net sur la gifle et ses résultats, j'ai compris que l'enseignant n'était pas quelqu'un de très sympathique envers ses classes."

C'est faux, tous les parents et anciens élèves interrogés ont dit que c'était un très bon prof.
Il en va de même pour l'accusation d'alcoolisme lancée par France Inter (comme par hasard) - cette accusation a été démentie par tout le monde.

Pendaries, faites gaffe, vous parlez comme le Snes, qui a expressément REFUSE de soutenir le collegue.

J'imagine comme le gamin, qui a dit connard à son prof, doit se pavaner et se sentir pousser des ailes.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

32 ans de carrière et je vous sors encore 30 séances improvisées à la syllabique !

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Sur l'affaire de la gifle, je maintiens : il est inconcevable que le capitaine de gendarmerie n'ait pas mis bon ordre dans cette histoire.
GM
PS. il vient par là de donner l'autorisation à tous les gamins, plus ou moins jeunes, de traiter ses hommes de "connards" et pourquoi pas de leur jeter des cailloux. Ils pourront toujours aller se plaindre auprès du principal du collège, de l'IA ou du recteur du lieu.
Virez-moi ce gendarme ! C'est la seule chose à faire.

Écrit par : guy morel | 31 janvier 2008

Il y a quelques années, j'avais été très surpris d'entendre une amie, instit pédagogo en cours de formation, nous parler de la situation suivante évoquée à l'IUFM : "que faire si un élève vous traite de grosse salope" (ou quelque chose d'équivalent) ?
Moi : "lui foutre une baffe".
Réponse fausse : "il faut le prendre par la main et lui expliquer pourquoi ça ne se fait pas..."
Pas surprenant que le rectorat ne fasse rien pour soutenir le professeur-gifleur de fils de pandore...

Écrit par : Japhet | 31 janvier 2008

Même réaction du côté de l'Unsa education : « Elle est peut-être pédagogique, cette gifle ?»
Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Hé bé cong, comme on dit chez moi, miracle ! On aura tout vu ! L'UNSA-FEN frappée... par la grâce ? On attend avec intérêt de savoir ce qu'en pense le grand gourou Frackowiack !

Écrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Boah, moi, je dis que tant qu'à se retrouver inculpé pour "violence aggravée", il aurait dpu se faire plaisir et vraiment lui démater la tronche, au chiard.

Écrit par : Kap | 31 janvier 2008

C'était une blague de mauvais goût, pour ceux qui n'auraient pas compris.

Écrit par : Kap | 31 janvier 2008

Une amie arrivant dans son nouveau poste, un lycée diificile du Nord, a apprécié le conseil de son proviseur à sa juste valeur :
" Ici, nous pratiquons le dialogue, quand un jeune vous crache dessus, on discute tout de suite avec lui."

Cela vaut bien une prime de 750 € !

Écrit par : LaRiba | 31 janvier 2008

Pendaries, faites gaffe, vous parlez comme le Snes, qui a expressément REFUSE de soutenir le collegue.

Jérémy

Avant de soutenir ou de jeter la pierre (pour le moment, nous discutons sur un blog sous pseudonymes; je ne suis pas en train de manifester devant le Rectorat ou avec le Gendarme), je prends toujours le temps d'en savoir plus. Je n'ai pas de réflexes corporatistes, ou autres. J'ai eu un ou deux profs qui étaient de belles saloperies, terrorisant et humilier leurs élèves.

Le Rectorat de l'académie du collègue a dit, dans un vocabulaire très "affaires étrangères" qu'il était "exigeant". Cela peut laisser rêveur. L'autorité oui; j'exècre l'autoritarisme. Mais je parle d'une façon générale.

Il y a une nouvelle excellente de Stephen King dans "4 saisons" si je ne m'abuse dont l'histoire porte sur un professeur détestable, qui finit mal; il y a des films aussi.

La collègue que je devais remplacer, je peux le dire maintenant, avait donné (à bout qu'elle était) une gifle à un élève insupportable qui la lui a rendue. Le proviseur a calmé le jeu avec les parents, l'élève étant une horreur. Ce fut un acte de survie la concernant. Qu'elle regrette parce qu'elle ne sait pas ce qui va se passer ensuite pour elle.

Je peux comprendre quand on se sent désarmée et vulnérable; mais il faut avoir eu des tyrans comme j'en ai connus au collège pour rester sur sa réserve comme moi.

Il est possible quand même d'être en désaccord avec les menaces et les actions physiques?

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

désarmé au masculin ça marche aussi.

Notre prof de sciences physiques nous disait: "Une gifle, c'est dangereux. Mieux vaut une fessée".

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

"Il y a une nouvelle excellente de Stephen King dans "4 saisons" si je ne m'abuse dont l'histoire porte sur un professeur détestable, qui finit mal; il y a des films aussi."

Vous pensez sans doute au recueil de novellas "Différentes saisons". Aucun de ces récits n'a pour personnage principal un professeur. Je me souviens en revanche du très court "En ce lieu des tigres", dans le recueil "Brume", où une institutrice terrorisant un pauvre mioche est, à la fin, à deux doigts de se faire bouloter par un tigre ayant élu domicile dans les toilettes de l'école.

Écrit par : Kap | 31 janvier 2008

"Notre prof de sciences physiques nous disait: "Une gifle, c'est dangereux. Mieux vaut une fessée"."

Pour se faire traiter de gros pédophile, en plus ? :=)

Écrit par : Kap | 31 janvier 2008

"Le Rectorat de l'académie du collègue a dit, dans un vocabulaire très "affaires étrangères" qu'il était "exigeant". Cela peut laisser rêveur."

Non, Pendaries, vous ne pouvez pas vous appuyer sur les déclarations du rectorat !

Vous avez relevé l'emploi du terme "exigeant" pour caractériser ce prof. Qu'est-ce que ça révèle ? Ca sous-entend que ce prof, étant "exigeant", a dérapé, et se retrouve en garde à vue. Or, que font les ennemis des pédagogos et de la didactique bien pensante (sauverleslettres, brighelli, finkielkraut, Slecc, etc. pour aller vite) ? Ils affirment tous qu'il faut être "exigeant" avec les élèves !

Et hop, voilà pour l'E.N. un bon moyen de faire d'une pierre deux coups : on se dédouane pour l'affaire du prof insulté qui se retrouve en garde à vue, et on sous-entend sournoisement que si ce prof n'avait pas été "exigeant", il n'en serait pas là.

Bonne leçon donnée par le rectorat à tous ceux qui se prétendent "exigeants" - le dérapage n'est pas loin.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Que l'on ne s'y méprenne pas, je trouve dégueulasses et épouvantables les conséquences de cette baffe.

Kap, mais où cette nouvelle avec l'élève qui fait la "human bomb"? Mes souvenirs remontent....

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Je plaque peut-être trop mes mauvaises expériences avec des profs malsains qui se prenaient pour nos dominateurs.

J'dis bien à mes élèves: "Je suis ici au haut de l'échelle alimentaire. Vous pas."

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Peu importe, Pendariès, mais il y a disproportion entre une gifle et le fait de se retrouver jugé dans un tribunal correctionnel. J'ai vu des chefs d'établissement donner des gifles à des élèves qui les insultaient. Ils ne sont pas allés au tribunal pour cela; le chef d'établissement en ce cas est d'une nullité rare pour n'avoir pas réglé l'affaire dans les proportions qu'elle méritait, à savoir au sein du rectorat; point barre.

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008
D'accord avec vous sur le fond mais je viens d'entendre aux infos de France2 le mot conciliation et non jugement. Y'a nuance.
Enfin, tout ça pour une petite baffe! C'est débile mais que peut-on attendre d'un gendarme sinon des agissements débiles?

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

OK, Penda, je rends les armes. You'll die like a hero!

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Surtout pas Sanseverina; je ne veux pas passer pour un héros; c'est qu'un mélancolique comme moi a besoin d'occupations, pour ne pas sombrer.

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008
Ah, Les Souffrances du jeune Werther! Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister! en attendant avec espoir l'avènement des Affinités électives.
Bon courage pour votre Bildungsroman personnel, Penda.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Qu'est-ce que j'apprends !!!!!

V'la l'qu'les profs se remettent à cogner comme des brutes sur les pauv z'élèves sans défense ! ?

J'espère qu'on va les mettre en taule pour longtemps !
non mais !

C'est vrai qu'une bonne baffe vaut mieux qu'une vilaine manoeuvre de fourbe pour faire expulser un élève hors norme .... mais quand même .... au vingt et unième siècle .....

Si encore le prof avait pris un coup d'couteau ou une balle .... une baffe aurait paru un juste retour de chose ..... mais se faire traiter de "connard", franchement ..... pas d'quoi fouetter une pucelle !!!!!!!!!!

Allez, je vous laisse à vos affres ..... vous avez mon soutien et je tiens quelques oranges à votre disposition.

Écrit par : Yfig | 31 janvier 2008

Françoise Guichard, , ce n'est pas moi qui ai parlé de l'UNSA, c'est l'article que j'ai sottement cité sans guillemets.
Et je confirme ce qu'a écrit Sanseverina : j'ai vu des chefs d'établissements, prompts à réprimander, voire à humilier publiquement les profs qui ne se contrôlaient pas, déraper gravement à leur tour quand ils étaient poussés à bout par les chers petits qu'ils défendaient jusque là face aux "méchants profs exigeants qui ne savaient pas les prendre."
J'ai, pour ma part, en des temps très lointain, giflé des ados imbuvables, qui n'en ont rien dit, craignant les foudres paternelles. Quand la main a commencé à me démanger un peu trop et un peu trop souvent, j'ai opté pour le lycée.
Mais là aussi, les choses ont fini par se gâter. Et Claude Allègre, par ses discours haineux, a ouvert la voie à ceux qui casser du prof.

Écrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

commission pochard !

pendant qu'y sont en commission, y foutent pas des baffes aux merdeux .... je dis qu'il faut plus de commissions ......

pochard ..... ! ? ....... comme 'pochard' ?
Ah ! d'accord, ça picole et après ça baffe !!!

allez ! zoup ! aux fers !!!!!

Écrit par : Yfig | 31 janvier 2008

@Pendariès
"en haut de l'échelle alimentaire", c'est au moins l'échelle lettres!
Ah, quand nous rendra-t-on l'échelle mobile?

Écrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

"Que l'on ne s'y méprenne pas, je trouve dégueulasses et épouvantables les conséquences de cette baffe.

Kap, mais où cette nouvelle avec l'élève qui fait la "human bomb"? Mes souvenirs remontent...."

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Ca ne me dit pas grand chose. Je me souviens du gosse psychopathe qui pète les câbles et flingue des automobilistes avant de se faire descendre par la police ("Un élève doué") et de l'étudiant qui pète les câbles et dessoude ses petits camarades à coups de fusil à pompe ("Brume), mais le coup de human bomb ? Non.

"Enfin, tout ça pour une petite baffe! C'est débile mais que peut-on attendre d'un gendarme sinon des agissements débiles?"
Dobolino

Rôôôôô, Dobolino ! Les préjugééééééééés !

Écrit par : Kap | 31 janvier 2008

Alimentaire est d'ailleurs le bon mot pour qualifier le métier aujorud'hui.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Dans les articles que j'ai lus sur le Net sur la gifle et ses résultats, j'ai compris que l'enseignant n'était pas quelqu'un de très sympathique envers ses classes. J'ai dit ça j'ai dit rien.


Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Dans le reportage de France2 au 20H00, on voyait ses anciens élèves en train de faire signer une pétition devant le collège, des mômes de quinze-dix-huit ans attérés qu'on puisse traiter ainsi un prof "toujours prêt à réexpliquer" "sympa", "qui aidait tout le monde", c'étaient leurs mots à ces jeunes gens mobilisés le jour même de l'annonce. Des jeunes gars tout simples.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008
Ah, Les Souffrances du jeune Werther! Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister! en attendant avec espoir l'avènement des Affinités électives.
Bon courage pour votre Bildungsroman personnel, Penda.

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2008
C'est toujours mieux que "L'Homme sans qualités" :p.

Écrit par : Kap | 31 janvier 2008

"Enfin, tout ça pour une petite baffe! C'est débile mais que peut-on attendre d'un gendarme sinon des agissements débiles?"
Dobolino

Rôôôôô, Dobolino ! Les préjugééééééééés !

Ecrit par : Kap | 31 janvier 2008

La prochaine fois qu'un gendarme m'arrête, je tente "connard!". Je vous tiens au courant, Kap, si vous promettez de m'apporter des oranges durant mes trois mois fermes.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

"La prochaine fois qu'un gendarme m'arrête, je tente "connard!". Je vous tiens au courant, Kap, si vous promettez de m'apporter des oranges durant mes trois mois fermes."

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2008
Pas de problème, je vous ferai livrer par Yfig.

Écrit par : Kap | 31 janvier 2008

dobolino, faites le dire par un mineur de onze ans, ca nous évitera des dépenses d'oranges (au prix où sont les fruits...)

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

"Notre prof de sciences physiques nous disait: "Une gifle, c'est dangereux. Mieux vaut une fessée"."

Pour se faire traiter de gros pédophile, en plus ? :=)

Ecrit par : Kap | 31 janvier 2008
Faut frapper dans le ventre! Ça laisse pas de traces.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

J'me rappelle un prof d'EPs pour les gars (on lui donnait pas les filles!) qui tirait sur les poils des jambes, un par un, tant que l'arbre droit ou le "poirier" n'étaient pas parfaits. Les tenues sportives de l'époque exigeaient le short...

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

dobolino, faites le dire par un mineur de onze ans, ca nous évitera des dépenses d'oranges (au prix où sont les fruits...)

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008
Si c'est mon gosse, qu'est-ce qui va se passer??
Ça me rappelle le petit frère de ma copine de bahut qui avait six ans et qui, en passant devant le consulat du sud-Vietnam gardé par deux CRS, s'était mis à gueuler CRS SS! P'tit con, on a courru vite ce jour-là.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

France2: nous risquons tous le juge, nous enseignants, pour une araignée à 5 pattes tissant sa toile sur la figure de l'apprenant.

Avis!

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

J'dis bien à mes élèves: "Je suis ici au haut de l'échelle alimentaire. Vous pas."

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008
Je vous conseille la phrase de mon professeur d'Anatomie: "Y'a ceux qui coupent le pain et y'a ceux qui le mangent".
Toujours pas vu sa notice nécrologique, à celui-là. La méchanceté, ça conserve. On aurait tous préféré des baffes, même une par jour: y'a des moyens de torture bien plus savants, plus jouissifs et absolument non condamnables.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

En verve la population de ce lieu!!!!!! J'aime!

Yfig a encore fait son caca de lièvre myxomatosé: petites crottes rondes et sèches. Partout, partout, partout.

Kap, oui, c'est "Brume": j'avais faux en croyant que l'étudiant portait aussi une ceinture plastiquée.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Quand même, dans le temps, c'était plus pépère tranquille! Quand mon pôpa s'est fait ouvrir l'arcade sourcilière par un étudiant nerveux à Nanterre en 1971, lors d'une vilaine empoignade entre un commando d'étudiants et un commando de profs, il s'est contenté de faire laver sa cravate et sa chemise à l'eau froide à son retour. Oui! Le sang, il faut toujours le laver à l'eau froide d'abord! A chaud, ça tanne les protéïnes et la tache est indélébile. Toutes les femmes, avec leurs menstrues épisodiques, savent ça dès leurs quatorze ans.
"Mettez du sel, Mme Colombani!"

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

La gifle:



Chers collègues, nous avons tous été tentés de gifler quelques gamins complètement cons, usants, provocateurs et en quête - grand mot- de nos limites!
La loi et certain sens de la maîtrise nous obligent à faire montre de cette capacité à tenir nos passions: pour l'exemple, justement. Mais! Cette affaire , rapportée de manière partielle sur France 2 que je viens de regarder - info du service public: ce n'est pas brillant! merdique, oui!- est un scandale qui devrait faire réagir tous les syndicats et menacer d'une grève nationale! Pour une fois on ne manifesterait pas pour plus de moyens et + de salaire , ni pour le droit de foutre des tartes à des petits cons qui deviendront, mal élevés, mal éduqués, des grands cons, mais pour que le geste exceptionneld'un professeur confronté jusque dans les limites du supportable, puisse être considéré comme une victime dans l'exercice de son métier que, justement, des parangons de bêtise récurrente, font sortir de ses gonds!
En plus un père gendarme! Comment ce militaire a t-il appris à se faire respecter dans sa caserne ? Hypocrisie de l'uniforme qui cache la violence et la trouille hiérarchique comme moyen de tenir les "hommes"!
Darcos doit se montrer à lla hauteur, c'est un test: que dit-il ?

Soyons attentifs aux détails de cette affaire, ne justifions pas la violence dont peut être capable n'importe qui mais unissons nous très fermement pour ne pas laisser un professeur face à la justice des démagogues et des agents de la déglingue organisée depuis longtemps dans nos établissements!


Je suis un professeur autoritaire et qui a de l'autorité, appréciée par les élèves, je maîtrise et cela au prix d'une fatigue et d'un stress parfois fort élevé: mais! je ne suis pas un surhomme. Nous tous, pouvons être confrontés -combien le sont dramatiquement au quotidien - a des situations extrêmes. Soyons solidaires!

Ne nous laissons pas intimider par des circulaires rectorales de bureaucrates bornés qui ne veulent pas savoir le Réel. Avec des chefs d'établissements soumis aux " résultats" on va voir comment des collègues enseignants devenus "chefs", s'arrangent avec leur hiérarchie et leur conscience. J'en connais qui piétinennt cette dernière. A coup de médicaments pour continuer. Qu'ils crèvent de dépression! et le gendarme doux comme un agneau avec!

Écrit par : Marabout | 31 janvier 2008

Faut frapper dans le ventre! Ça laisse pas de traces.

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Avec un annuaire ! Pas celui de la Lozère, il est trop fin.

Écrit par : catmano | 31 janvier 2008

Darcos doit se montrer à lla hauteur, c'est un test: que dit-il ?
Ecrit par : Marabout | 31 janvier 2008

A la fin des infos de France 2, il a été dit qu'il demandait à ce que l'élève soit lui aussi sanctionné.

Écrit par : catmano | 31 janvier 2008

J'ai regardé france 2 sur TV5 , pas vu Darcos. Que l'élève soit "lui aussi" sanctionné... Que l'élève soit sanctionné. Point!

Et que M. Darcos donne une prime aux professeurs et pas seulement aux chefs d'établissements qui ne l'ont pas volée!

N ous sommes dans une sale affaire qui devrait servir à ouvrir les portes et les fen^tres sur l' horrible réalité!

Quel syndicat est disposé à mettre les pieds dans le plat sans donner dans la victimisation des merdeux?????

Écrit par : Marabout | 31 janvier 2008

J'ai trouvé la solution miracle pour tous les professeurs mal embouchés qui ont du mal à supporter les mots doux de leurs petits anges sur un forum de professeurs des écoles. Ça s'appelle la méthode de communication non violente.

Exposé (orthographe d'origine) :

"Waouh ! Ça a l'air très beau, ça, la méthode de communication non violente. Pourrais-tu nous expliquer cela en quelques lignes ? Merci.

Bonjour,
Ben, ça consiste en plusieurs étapes :
1°) Tu nommes la situation
2) On dit comment on se sent
3°) On dit le besoin que l'on a
4°) On fait une proposition à l'autre

Ca, c'est avec les adultes, parce qu'avec les enfants, je saute le 3°), pour l'instant !
Avant d'ammener cette méthode, on a pas mal travaillé sur les sentiments : le matin, en plus de leur étiquette présence, ils doivent mettre leur prénom dans le bonhomme content, pas content, triste, en colère. C'est une façon d'inviter tout le monde à dire comment il se sent et à respecter cet état de chacun.

Puis, au fur et à mesure des conflits, je demandais à l'agressé de dire à son agresseur dans quel état il était. Ca marche maintenant très bien.
Il y a deux semaines, ça a donné, en MS :
Sam avait envoyé le dessin de Mélina par dessus le portail et on ne l'a pas retrouvé

Mélina : "Ben toi t'as envoyé mon dessin dehors et maintenant je suis fâchée"
Sam : .....
Maîtresse : "Demande-lui quelque chose pour qu'il répare sa bêtise"
Mélina : "Ben, moi j'aimerais bien que tu me fasses un dessin"
Et voilà Sam allant s'exécuter de sa tâche, Mélina pas frustrée car elle a été entendue, et maîtresse heureuse car elle n'a pas eu à se fâcher !!!

C'est une technique qui commence à prendre petit à petit essort ici, dans le XX. Ca marche très bien avec ses propres enfants. Il y a des bouquins là-dessus, et des formations.

Voilà ! J'espère que ça t'aura aidé !"

Fastoche hein ?
Le prof n'avait qu'à mettre son étiquette dans la colonne "bonhomme teigneux" et le gamin dans celle "sale gosse mal élevé avec père fonctionnaire chargé de veiller au maintien de l'ordre et la sûreté publique".
Le prof aurait fait un dessin au môme et le môme un dessin au prof et ça ne serait pas passé à la télé.

Écrit par : c. cru | 31 janvier 2008

Pendaries, faites gaffe, vous parlez comme le Snes, qui a expressément REFUSE de soutenir le collègue.
Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008


Curieux, je viens d'entendre le responsable SNES du collège en question, et qui, justement, soutenait le professeur incriminé... Etes-vous bien sûr de votre information ?
Je précise par ailleurs, monsieur le commissaire, que j'ai été comme on dit une enseignante de terrain avec une pédagogie active dans un établissement quelque peu "rustique", et qu'à l'époque où j'étais athlétique (il y a prescription, sans doute, car c'était il y a longtemps...) j'ai poussé un lycéen par la fenêtre, -- certes, celle du rez-de-chaussée -- , où ce jeune homme était assis en équilibre, ricanant d'un air niaiseux "héhéhé m'dam', j'm'en vas sortir". Il sortit, effectivement. Atterrissage dans les rosiers pour lui, et pour moi paix royale jusqu'à la fin de l'année scolaire.
Je me souviens également, quelques années plus tard, avoir attrapé par le colback un grand galapiat qui faisait une tête et vingt kilos de plus que moi, parce qu'il perturbait le cours de latin et refusait de changer de place. Après l'avoir soulevé de sa chaise, translation horizontale ; puis je l'ai relâché d'un seul coup, et il chut sur son séant, sous les applaudissements nourris de la classe enthousiaste. Mens sana in corpore sano. Là encore, total respect et attention soutenue jusques en juin inclusivement ...
Enfin, horresco referens, plus récemment, j'ai jeté hors de ma classe un élément extérieur au lycée, et entré là pour y semer Dieu sait quelle zone. Je crois même avoir donné quelques coups de pied pédagogiques à ce zigoto. Mais, rassurez-vous j'ai résisté à la tentation de taper sur la tête...
Aucun des parents des loulous en question ne s'est manifesté, cela va de soi.
Bien sûr, selon les critères de la psychologie compassionnelle, ils sont traumatisés pour la vie et rêvent (ou plutôt cauchemardent) de moi toutes les nuits ;-)
Du moins pourront-ils raconter à leur analyste qu'un jour ils ont rencontré de la résistance face à leurs fantasmes de toute-puissance. Qu'en pense le cher Roger Felts ?
Trois en trente-deux ans de carrière ! Serais-je une serial-teacheuse ? Voilà, m'sieur le juge, j'ai fini ma déposition. Si vous me poursuivez, prévenez vos gendaarmes que je n'aurai pas d'aarmes et qu'ils pourront tirer ;-)

Écrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Faut frapper dans le ventre! Ça laisse pas de traces.Avec un annuaire ! Pas celui de la Lozère, il est trop fin.

Ecrit par : catmano | 31 janvier 2008

Ni avec celui des Basses-Alpes, pour les mêmes raisons...

Écrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Au fait, que sont devenus les gamins qui ont engendré, provoqué, suscité, favorisé (????), accidentellement provoqué la mort du petit gosse l'an dernier en le "bousculant légèrement" (pauvres choux si naïfs) alors que ce petit mort était malade du cœur. De quel droit d'ailleurs, un malade du cœur était-il scolarisé avec des jeunes en pleine santé et vigoureux, un peu agités (si mignons!)?????

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Ni avec celui des Basses-Alpes, pour les mêmes raisons...

Ecrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Il s'épaissit! Pensez donc! Tous ces hippies et tous ces voleurs de truffes!

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Fastoche hein ?
Le prof n'avait qu'à mettre son étiquette dans la colonne "bonhomme teigneux" et le gamin dans celle "sale gosse mal élevé avec père fonctionnaire chargé de veiller au maintien de l'ordre et la sûreté publique".
Le prof aurait fait un dessin au môme et le môme un dessin au prof et ça ne serait pas passé à la télé.

Ecrit par : c. cru | 31 janvier 2008

A généraliser! Je vais essayer avec mes clients et je ferai une communication au GERM au prochain congrès national!
Comment on fait si les chiens, les chats, les vaches... ne savent pas dessiner? On demande aux moutons?

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Châtiment corporel interdit: au fond, c'est normal, on évite les dérives de sales profs , oui profs! comme certains que j'ai eu au collège années 70...
Des connards sans aucune retenue. De ces excès on est passé au déni de réalité humaine. Hypocrisie officielle de grande envergure.

Mais interrogeons nous sur la sacralisation laïque de l'interdit.

Pas touche! Comme si les relations humaines étaient dénuées de possibilités telles que le réflexe et le geste. Tout dans la tête et la parole:une relation désincarnée. Hypocrisie: à l'âge du service militaire qui n'a vu la violence interdite exercée? et une gifle serait-elle plus grave que le harcèlement moral? La pression pour avoir les "résultats " attendus et , bien sûr , évalués? Une prime en jeu.....

Écrit par : Marabout | 31 janvier 2008

Je me souviens également, quelques années plus tard, avoir attrapé par le colback un grand galapiat qui faisait une tête et vingt kilos de plus que moi, parce qu'il perturbait le cours de latin et refusait de changer de place. Après l'avoir soulevé de sa chaise, translation horizontale ; puis je l'ai relâché d'un seul coup, et il chut sur son séant, sous les applaudissements nourris de la classe enthousiaste.

Ecrit par : FGuichard | 31 janvier 2008


Mon prof de latin de Terminale, notoire avorton de moins d'un mètre soixante, a sorti un gars d'un mètre quatre-vingt dix par le col et avec une ponctuation serrée de pieds au cul. L'enthousiasme fut général aussi! Le gaillard lui-même salua la performance et présenta ses plates excuses. C'était notoirement mérité même si, trente et quelques années plus tard, personne ne se souvient le motif de cette subite colère.
On se marrait bien quand même!
Si Catmano en avait le temps, elle vous raconterait le jour où son vulnérable prof d'histoire de Terminale explosa d'un coup de poing la face d'un de ses camarades qui n'avait rien fait. Ça pissait le sang mais y'avaient des minables qui ricanaient pendant que ce prof se battait avec la bobine du film Nuit et Brouillards. Il a cogné sur ce qui était sous sa main.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Pendaries, faites gaffe, vous parlez comme le Snes, qui a expressément REFUSE de soutenir le collègue.
Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Jérémy, faut vérifier vos informations...

« Situation du collège de Berlaimont »
Communiqué de la section académique du SNES de Lille

La section académique du SNES à travers de nombreux médias, a exprimé son soutien à notre collègue du collège Gilles de Chin à Berlaimont gardé à vue, inculpé sous des chefs d’accusation très grave, pour une gifle donnée à un élève qui l’avait insulté. On peut regretter que la famille de l’élève malgré un entretien établissant la réalité de tous les faits, ait choisi de recourir à la justice.

La section académique s’étonne de la brutalité de la réaction policière et judiciaire qui a conduit à stigmatiser un collègue sans qu’une enquête ait été menée dans l’établissement pour établir la réalité des faits.

Elle s’indigne de la réaction du rectorat de Lille qui non seulement a condamné le collègue, mais qui donne des informations accusatoires non confirmées par la police.

Au delà de cette affaire particulière, le SNES de Lille souhaite réagir fortement à cette indifférence devant la réalité quotidienne des établissements où les témoins peuvent amener à des réactions regrettables de collègues à bout de nerfs qui ne se sentent pas soutenus par leur administration. Plutôt que de chercher des boucs émissaires et de punir, les institutions se grandiraient à chercher à résoudre les problèmes de l’Ecole.

Lille, le 31 janvier 2008

Écrit par : FGuichard | 31 janvier 2008

Eh bien, pour une fois que le SNES se montre à la hauteur! et puis ce n'est qu'une réaction localiste, non?

Écrit par : Marabout | 31 janvier 2008

Si Catmano en avait le temps, elle vous raconterait le jour où son vulnérable prof d'histoire de Terminale explosa d'un coup de poing la face d'un de ses camarades qui n'avait rien fait. Ça pissait le sang mais y'avaient des minables qui ricanaient pendant que ce prof se battait avec la bobine du film Nuit et Brouillards. Il a cogné sur ce qui était sous sa main.

Ecrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Il n'y a pas grand-chose d'autre à raconter. Christian a refusé de porter plainte, et les élèves qui chahutaient sont allés lui présenter leurs excuses en le remerciant de ce refus. Ils sont aussi allés voir le CPE pour que le professeur ne soit pas mis en cause.

Écrit par : catmano | 31 janvier 2008

En l'honneur des gendarmes :

Au marché de Brive-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon
A pied à cheval en voiture
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée.

Or sous tous les cieux sans vergogne
C'est un usage bien établi
Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie
Ces furies perdant toute mesure
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l'assure
Un spectacle assez croquignole.

En voyant ces braves pandores
Être à deux doigts de succomber
Moi j'bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De le mansarde où je réside
J'excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant "Hip hip hip hourra"

L'une d'elles frénétique attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier "Mort aux vaches
Mort aux lois, vive l'anarchie"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ces lourdaux
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau.

La plus grasse de ces femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grands coups de mamelles
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent tombent tombent tombent
Et selon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus belle de tous les temps.

Enfin jugeant que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons
Ces furies -à peine si j'ose
Le dire tellement c'est bas-
Leur auraient même coupé les choses
Par bonheur ils n'en avaient pas.

George Brassens

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 janvier 2008

"Ah non mais alors ho, mais alors hein, attention quoi non mais ho hein bref enfin quand meme quoi m'enfin..."
comme aurait dit Gaston.

Je m'explique sur le thème "La gifle et le Snes", abordé judicieusement par FGuichard.

A 16h30 (heure de Paris), un délégué du Snes NATIONAL à longs cheveux blancs coiffés en queue de cheval déclarait sur I-télé face à Bernard Defrance, un autre invité et deux journalistes qu'il refusait de prendre parti pour ou contre le professeur. L'émission devait s'appeler "Polémique" ou qqch comme ça.

A 20h30, j'apprends que le Snes (de Lille, FGuichard, de Lille...) lance une pétition pour soutenir le professeur incriminé.

A mon avis, ils ont dû réfléchir pour se mettre d'accord entre eux, peut-être pour en savoir plus avant de parler, mais la section académique a voulu intervenir de toute façon et le débat a été clos.

Mais les revirements du Snes ne doivent pas venir ternir ma réputation, non mais ho !

Tout cela prouve juste que la section Snes de Lille est très bien, et, si elle convainc le Snes au niveau national, qu'elle est aussi influente.

Et que je rapporte les informations en temps et en heure : à 16h30, le chevelu ne prenait PAS position et ne voulait pas soutenir le professeur.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

1) "Curieux, je viens d'entendre le responsable SNES du collège en question, et qui, justement, soutenait le professeur incriminé..."

2) "La section académique du SNES à travers de nombreux médias, a exprimé son soutien à notre collègue du collège Gilles de Chin à Berlaimont [...] La section académique s’étonne de la brutalité de la réaction policière et judiciaire [...] Au delà de cette affaire particulière, le SNES de Lille souhaite réagir fortement à cette indifférence devant la réalité quotidienne des établissements..."

Vous aurez sans doute remarqué le sujet de chaque phrase. Ce n'est pas le Snes, mais la section locale (très active, et conduite par des gens intelligents).
Cela ne veut pas dire que la direction nationale ne fera rien, cela veut dire qu'ils ont choisi d'attendre en tout cas. Et de ne pas prendre parti au départ (comme le disait le chevelu sur I-télé cet après-midi, cf. poste plus haut).

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Comme j'ai la ferme intention de traiter de "connard" le prochain gendarme, recteur ou inspecteur d'académie que je vais croiser, je lègue par la présente trois kilos de tuber melanosporum à Dobolino, six litres d'huile de noix et deux tourteaux à Catmano. Mon annuaire du Lot joint aux pauvres exemplaires des départements ruraux cités devrait suffire à venger l'outrage.

Écrit par : victor | 31 janvier 2008

Que l'on ne s'y méprenne pas, je trouve dégueulasses et épouvantables les conséquences de cette baffe.

Kap, mais où cette nouvelle avec l'élève qui fait la "human bomb"? Mes souvenirs remontent....

Ecrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Dans le genre, je retourne ma veste, vous n'êtes pas mal! Décidément!

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Vraiment, la haine de certains pour la FSU les conduit à dire n'importe quoi... Sauf votre respect, Jeremy...

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Le problème, c'est que ça commence par des baffes et ça finit par des heures de colles !
Ah ! si j'avais pu recevoir une torgnole en lieu et place des heures de colles ..... je serais défiguré mais bien plus tolérant pour le corps enseignant ..... faut dire que mon père, la gendarmerie, il l'évitait comme la mort ..... quant aux profs, il s'en prémunissait comme de la peste et du choléra réunis .... alors ... les profs, z'avaient beau jeu de me coller .... avec les z'encouragements de mon dab qui croyait que c'était une récompense pour travail assidu !!!!!

Moi je dis comme l'autre, là, le pugnace .... pour une baffe ... un coup d'opinel .... pour deux baffes .... le scalp !

non mais .... on va pas s'laisser intimider par des connards !

Écrit par : Yfig | 31 janvier 2008

Mais je suis pas haineux !

Christophe Sibille, développez ce que vous voulez dire, contredisez-moi ou infirmez ce que vous venez de dire !
Moi j'ai trois éléments à ma disposition :

1) Ce qu'a dit un représentant du Snes cet aprem sur i-tele (je ne prends pas parti)

2) La pétition lancée par le Snes de Lille

3) Le communiqué du Snes de Lille.

Si vous avez d'autres éléments à donner, eh bien donnez-les !

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

En plus, je dis que le Snes réfléchit avant de parler, c'est pas complètement de la haine non plus.

Écrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

Pour les oranges, c'est d'accord, je n'ai qu'une parole .....

sauf pour Jeremy, il se les apportera lui-même cet anti-mes-fesses !!!!!

Écrit par : Yfig | 31 janvier 2008

en plus, il est plein de haines ....
les gens haîneux n'aiment pas les oranges !

Écrit par : Yfig | 31 janvier 2008

Je suis contente de voir les réactions des uns et des autres car écoeurée de celle de Pendariès en début de soirée, qui avait dit ne pas soutenir le collègue, et pis encore, j'avais fui le blog...
Lire que l'élève n'ira même pas en conseil de discipline!!!mais c'est inouï!
Si on traite n'importe quel flic de "connard", on va au poste, non? Si on traite un juge de "connard" en plein exercice de ses fonctions, il se passe quoi? Si un SDF traite Sarkosy de "connard", il se retrouve en prison, non?
Et si c'était l'entraîneur d'un club de sport qui avait donné une gifle au petit, le père serait-il allé porter plainte?
Les petits imbéciles qui adorent provoquer vont pouvoir s'en donner à coeur joie dans les établissements à problèmes. Et les parents des sus-dits aussi.
On marche vraiment sur la tête.

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Chers collègues, n'exigez plus rien, ne faites plus rien faire de sérieux à vos élèves, ne soyez pas rigoureux (autant dire maniaques) en bref soyez pédagos, animateurs, organisateurs de sorties scolaires et initiateurs de projets fumeux, vous serez bien notés, vous aurez la prime au mérite de la commission" Pochetron", les parents ne vous traîneront pas au tribunal, les élèves vous mettront une bonne note et ne vous traîteront de connard qu'à voix basse, sans que vous puissiez entendre. L'avenir est dans l'animation et la communication.
Finalement, je commence à me dire que mes collègues qui ont laissé tomber l'instruction ne sont peut-être aps si critiquables que cela. Après tout, mieux vaut être un animateur en liberté qu'un prof exigeant voire maniaque en prison.
J'enrage devant tant de lâcheté. Bon, il vaut mieux que je me taise.

Écrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Si on traite n'importe quel flic de "connard", on va au poste, non?

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Ca effectivement c'est ennuyeux... Surtout compte tenu du nombre... Des coups à attraper une extinction de voix !!!

Écrit par : Sergio | 01 février 2008

"Les petits imbéciles qui adorent provoquer vont pouvoir s'en donner à coeur joie dans les établissements à problèmes. Et les parents des sus-dits aussi. "

Tout à fait. Je crois que c'est ça le pire.

Et alors dernière nouvelle : le professeur avait des "problèmes d'alcool" selon les médias. Il avait bu "une demi-bouteille la veille" ( ! ) et il avait un taux de 0,36 g/l d'alcool dans le sang, ce qui doit correspondre à peu près à un verre de vin, voire un verre et demi.

Lynchons, lynchons les profs, et on les pendra avec les tripes des anti-pédagogues.

Écrit par : Jérémy | 01 février 2008

Dernière minute : A sa manière, Sébastien Loeb apporte son soutien implicite aux professeurs en colère suite à l'affaire de la gifle.

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/31/01001-20080131ARTFIG00599-quand-sebastien-loeb-frole-un-gendarme.php

Le pandore a-t-il porté plainte ?

Loeb a-t-il été soumis à l'alcootest ?

Écrit par : dugong | 01 février 2008

Les éthyl-molochistes du blog peuvent-ils nous expliquer l'origine du terme pandore au masculin ?

Il y a du grain à moudre !

Travail à faire pour la prochaine fois :
Analyse syntaxique, puis sémiotique de la phrase :
"Le cogne plainte le cogneur"

Écrit par : dugong | 01 février 2008

Pour faire chorus avec Jérémy qui tresse des couronnes au SNES de Maubeuge et alentours, je signale qu'une pétition de soutien au collègue incriminé a été lancée (http://www.lille.snes.edu/spip9/spip.php?article1369#sp1369)

Quant à la question de dugong, je recopie le TLF, consultable aisément sur le Ouèbe :

"Empl. comme nom commun de Pandore, nom d'un gendarme dans la chanson célèbre de Nadaud, Pandore ou les deux gendarmes (1857); originaire de Roubaix, Nadaud connaissait le nom hollandais du gendarme: pandoer, issu du hongr. pandur (v. pandour) à la faveur de la domination autrichienne en Belgique."

Vous aurez remarqué que l'emploi de "pandore" à propos de l'incident de Maubeuge est historiquement et géographiquement tout à fait pertinent.

JPB

Écrit par : brighelli | 01 février 2008

"Même réaction du côté de l'Unsa education : « Elle est peut-être pédagogique, cette gifle ?»
Ecrit par : mouron rouge | 31 janvier 2008

Hé bé cong, comme on dit chez moi, miracle ! On aura tout vu ! L'UNSA-FEN frappée... par la grâce ? On attend avec intérêt de savoir ce qu'en pense le grand gourou Frackowiack !

Ecrit par : FGuichard | 31 janvier 2008"

Frackowiack muté dans l'outback australien pour sa fin de carrière ?

C'est conforme aux préconisations de la commission Pochard : "valoriser" les fins de carrière en déchargeant certains dans des ministères connexes.

En plus, il pourra financer son camping-car Camif pour sa retraite (ça rapporte les étranges affaires !)

Écrit par : dugong | 01 février 2008

"Mais je suis pas haineux !

Christophe Sibille, développez ce que vous voulez dire, contredisez-moi ou infirmez ce que vous venez de dire !
Moi j'ai trois éléments à ma disposition :

1) Ce qu'a dit un représentant du Snes cet aprem sur i-tele (je ne prends pas parti)

2) La pétition lancée par le Snes de Lille

3) Le communiqué du Snes de Lille.

Si vous avez d'autres éléments à donner, eh bien donnez-les !"

Ecrit par : Jérémy | 31 janvier 2008

C'était un mouvement d'humeur qui ne vous était pas particulièrement destiné, Jérémy. Une référence à plusieurs prises de positions et amalgames qui associent, souvent et grossièrement, la FSU en général et le SNUIPP en particulier à la plupart des maux dont souffre l'école aujourd'hui. Votre remarque un peu hâtive a joué le rôle de catalyseur.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Dans le genre, je retourne ma veste, vous n'êtes pas mal! Décidément!

Ecrit par : Sanseverina | 31 janvier 2008

Sanseverina, que les choses soient claires, je ne retourne pas ma veste:

Qu'un enseignant qui est grossier avec ses élèves, humiliant (parce ce qu'il se sent intouchable car incarnation de l'autorité - et devient alors autoritariste) reçoive la réponse du berger à la bergère ne me choque pas. Je trouve même cela sain. Il l'a cherché. Les profs qui se sentent au-dessus de la mêlée et des lois élémentaires de politesse me donnent la nausée. Que voulez-vous que j'y fasse si cela indipose?

Le procureur de la République, hier soir, a dit que le prof a jeté les affaires de l'élèves par terre sans lui avoir demandé de les ranger avant.
Je ne mets pas du côté d'un tel professeur.
Ni de l'élève qui lui a dit "connard".

J'ai dit rapidement que les suites judiciaires (test ADN, par exemple) me semblent disproportionnées.

Seulement, sachons-le à présent, que toute gifle donnée est passible du juge.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Ici tout le monde oublie ou ne sait pas que l'élève a été D'ABORD POLI avec son prof qui lui escampa ses affaires de la table, sans un mot.

Les cris d'orfraie demandent que l'accusé soit irréprochable avant tout? Ou alors exigeons d'être au-dessus de tout, des dieux ou des héros antiques (qui, je le rappelle, et même Zeus, se soumettent à la divinité du Destin). Si être enseignant c'est pouvoir tout se permettre, à cause de je ne sais quelles raisons d'ego, ça me révulse.

Comment être pris au sérieux et écouté si soi-même on déconne dans sa façon d'être?

A force qu'on m'emmerde, je réplique, pour ma part.

C'est comme ça qu'un camarade de classe en 4ième a vu sa calculette brisée sur le sol (en plein cours d'Espagnol), et mon poing tout près de son nez, parce que pendant 15 mn il me faisait ch... Je lui demandai poliment depuis un moment d'arrêter de poser ses pieds sur mes jeans blancs et d'en arracher l'étiquette en cuir. Il ne m'a pas écouté; je suis sorti de mes gonds. Et pourtant, je suis un calme.

J'ai eu un prof de math et un autre d'EMT (tiens, donc): des brutes qui, parce que profs, se permettaient de nous rabaisser en nous traitant de nuls, d'incapables, en s'attaquant au physique, en nous faisant faire des taches imbéciles, juste parce qu'ils le voulaient et qu'ils se sentaient intouchables. Des connards.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Je lui demandaiS poliment depuis un moment

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Quote "Une référence à plusieurs prises de positions et amalgames qui associent, souvent et grossièrement, la FSU en général et le SNUIPP"

Et les schtroupfs, ils comptent pour du beurre ?

moi, je suis à la FNGTPRU et je ne m'en plains pas. On a un banquet annuel chez le routier momo (chez momo tout est bo!) et on reçoit le bulletin de la tribune du trimestre tous les trois mois !
On nous enseigne l'art de foutre des baffes sans laisser de traces et la technique du coup d'pied dans l'cul sans risquer de se péter l'astragale !

C'est que l'éducation, ça se doit d'être délivrée dans de bonnes conditions, sinon, le métier est décridibilisé (putain ! difficile ce mot !).
Une tarte dans la gueule, une part de clafoutis à la récré .... le chaud, le froid ..... la carotte, le bâton .....
tout l'art du prof est là !
Faire peur, mais pas trop !

Tiens ! si j'aurais été prof, j'aurais venu au lycée avec un pistolet électric, ce truc, là, qui décharge des électrons libres sur les morpions chiants !

bon, j'vous laisse ... ma soupe est chaude à point et y rigolent pas sur les horaires à la maison de retraite ..... je vous y attends !!!!!!

Écrit par : Yfig | 01 février 2008

Pendariès, apparemment, le professeur incriminé était extrêmement apprécié de tout le monde!
Tout le monde sait qu'il y a aussi des abrutis dans l'enseignement mais, selon toute probabilité, ce n'est pas le cas de celui-là.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Pendariès, apparemment, le professeur incriminé était extrêmement apprécié de tout le monde!
Tout le monde sait qu'il y a aussi des abrutis dans l'enseignement mais, selon toute probabilité, ce n'est pas le cas de celui-là.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Qu'il soit apprécié certes; mais (avec ce que j'en sais) avait-il le droit de jeter au sol les affaires du gosse sans lui avoir dit quoi que ce soit?

Quand on demande la justice, il faut avant tout être juste et responsable de ses actions soi-même, non? Ou alors, hé bien, c'est au bon plaisir du Roi.

Elève, je n'ai jamais accepté qu'un enseignant ne me montre pas de respect alors que moi-même j'étais respectueux envers lui ou elle.

L'adulte montre l'exemple, paraît-il, non? Si celui-ci "crache à la tronche" du gamin que voulez-vous qu'il arrive?

Les longs débats scolaire sur le RESPECT a ses effets.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Pendariès, apparemment, le professeur incriminé était extrêmement apprécié de tout le monde!
Tout le monde sait qu'il y a aussi des abrutis dans l'enseignement mais, selon toute probabilité, ce n'est pas le cas de celui-là.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Qu'il soit apprécié certes; mais (avec ce que j'en sais) avait-il le droit de jeter au sol les affaires du gosse sans lui avoir dit quoi que ce soit?

Quand on demande la justice, il faut avant tout être juste et responsable de ses actions soi-même, non? Ou alors, hé bien, c'est au bon plaisir du Roi.

Elève, je n'ai jamais accepté qu'un enseignant ne me montre pas de respect alors que moi-même j'étais respectueux envers lui ou elle.

L'adulte montre l'exemple, paraît-il, non? Si celui-ci "crache à la tronche" du gamin que voulez-vous qu'il arrive?

Les longs débats scolaires sur le RESPECT a ses effets.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Les longs débats scolaires sur le RESPECT ONT LEURS effets. (Changer les phrases en cours de route, et voilà ce que ça donne)

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Pendaries, vous tentez de nous faire croire que vos goûts vous portent à lire Cioran. Etes-vous certain de ne pas être plutôt un doltomaniaque?
On n'a pas la même dignité humaine selon la place qu'on a dans la hiérarchie, c'est ainsi, que ça vous plaise ou non.
Par ailleurs, si vos "petits loups" à la sauce Dolto ont droit au même respect qu'un adulte, ils ont les mêmes devoirs. A ce compte, ils doivent travailler, être sexualisés et jugés pénalement au même titre que les adultes. A mêmes droit, mêmes devoirs, mêmes comportements etc...
Vos arguments rejoignent ceux des pédophiles, des exploiteurs du travail de l'enfant et de ceux qui veulent abaisser l'âge de la responsabilité pénale.

Écrit par : dobolino | 01 février 2008

Dobolino, je n'ai jamais lu de ma vie Dolto, mais j'ai dansé, il est vrai, petit, sur Carlos (avec les mariages, les réveillons, les communions, etc.) - enfin, il n'était pas là, mais ses disques oui.

Je vous aime bien, mais là, je vais m'énerver.

Votre lecture de ce que j'écris outrepasse ce que j'ai écrit (y mettez-vous vos fantasmes et vos alarmes ou quoi???). Elle est même insultante à mon égard, permettez-moi de vous le dire. Merci des rapprochements proprement dégueulasses.

Où lisez-vous: "Par ailleurs, si vos "petits loups" à la sauce Dolto ont droit au même respect qu'un adulte, ils ont les mêmes devoirs. A ce compte, ils doivent travailler, être sexualisés et jugés pénalement au même titre que les adultes." Vous extrapolez toute seule.

Dans un établissement, il y a un règlement.
Je ne fais suivre que le règlement. Pas plus. Pas moins.
Les élèves sont au courant des sanctions et des punitions et pour quelles raisons elles sont mises en place.
Et je ne souhaite pas changer ce règlement intérieur; mais juste qu'il soit respecté par quelques collègues (qui baissent les bras) et l'administration (idem), et les CPE (idem bis), par exemple.

Bien sûr qu'un gosse a droit au même respect qu'un adulte. La différence est la façon dont il est produit et réalisé. C'est-à-dire les moyens, pas le degré.

"On n'a pas la même dignité humaine selon la place qu'on a dans la hiérarchie, c'est ainsi, que ça vous plaise ou non." Et c'est mon droit d'en être scandalisé. Et de pousser des gueulantes. Et d'agir contre. Tant pis si ça ne marche pas, il est là le scandale, et de suivre quelques préceptes chrétiens. Bien que les événements montrent que cela ne sert pas à grand chose. C'est peut-être mon honneur.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Et en plus je défends des individus ou m'agacent contre; l'humanité est à mes yeux foutue depuis qu'elle est apparue sur terre.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

J'attends en tout cas des excuses de votre part, Dobolino.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Je ne décolère pas de votre amalgame: pédophile, exploitateur, intransigeant, moi. J'ai la nausée.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

AFP - mercredi 30 janvier 2008, 18h01
Atlantique: le nombre de cyclones lié à la hausse de température de l'eau
La hausse des températures des eaux de surface de l'Océan Atlantique Nord est à l'origine de l'augmentation de 40% du nombre d'ouragans ces dernières années, révèle une étude à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.

Cette étude, qui porte sur les années 1996 à 2005, permet pour la première fois de quantifier la contribution de l'élévation des températures de l'eau dans la zone tropicale de l'Atlantique nord à la multiplication des ouragans, soulignent ses auteurs, Mark Saunders and Adam Lea, du University College London, dans le Surrey (Angleterre).

Le nombre des ouragans dans l'Atlantique a nettement augmenté depuis 1995 et l'origine de ce phénomène est mal connue : cycle naturel ou réchauffement planétaire.

Pour comprendre les causes de la formation des ouragans, les deux chercheurs ont utilisé un modèle statistique basé sur deux facteurs environnementaux : la température des eaux de surface, localement, et les courants atmosphériques.

En éliminant le facteur atmosphérique, ils ont mis en évidence qu'une augmentation de température à la surface de l'océan de seulement 0,5 degré Celsius a été responsable de 40% de la hausse du nombre d'ouragans entre 1996 et 2005.

Par ailleurs, ont-ils noté, "la proportion des années avec une activité cyclonique au-dessus de la moyenne enregistrée dans la période 1950-2000 s'est accrue de 16% pour les années 1970-1994, et de 82% pour 1995-2005".

Ce phénomène, selon les auteurs de l'étude, provient "soit de l'Oscillation atlantique multi-décennale, soit d'une hausse due au réchauffement planétaire. Dans le premier cas, on reviendrait à une activité cyclonique en dessous de la normale dans une vingtaine

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

On se détend et on apprécie la géographie urbaine. Passez la souris sur l'image :
http://61226.com/share/hk.swf

Écrit par : LA RIBA | 01 février 2008

J'attends en tout cas des excuses de votre part, Dobolino.

Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008

Je ne décolère pas de votre amalgame: pédophile, exploitateur, intransigeant, moi. J'ai la nausée.

Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008
Vous me voyez désolée de votre mauvaise lecture. Je n'en peux mais et vous présente donc mes excuses puisqu'il semblerait que ma mauvaise maîtrise de la langue vous ait conduit à penser que je vous amalgamais aux pédophiles.
Je sais que Catmano comprendra mon raccourci puisque nous en avons toutes deux débattu il y a peu et, si elle veut bien s'en donner la peine, elle qui maîtrise cent fois mieux que moi ce langage, elle vous expliquera plus clairement la démarche qui m'a conduite à assimiler cette obsession du respect du à l'enfant à une reconnaissance en lui d'un être adulte et responsable.
Je réclame aux instructeurs de mes enfants un peu moins de respect de leur personne et un peu plus d'autorité stricte jusqu'à la fin des études secondaires et j'autorise leurs professeurs, sans en abuser, à leur envoyer une bonne claque s'ils osent les traiter de connard.

Écrit par : dobolino | 01 février 2008

Vous me voyez désolée de votre mauvaise lecture. Je n'en peux mais et vous présente donc mes excuses puisqu'il semblerait que ma mauvaise maîtrise de la langue vous ait conduit à penser que je vous amalgamais aux pédophiles.
Je sais que Catmano comprendra mon raccourci puisque nous en avons toutes deux débattu il y a peu et, si elle veut bien s'en donner la peine, elle qui maîtrise cent fois mieux que moi ce langage, elle vous expliquera plus clairement la démarche qui m'a conduite à assimiler cette obsession du respect du à l'enfant à une reconnaissance en lui d'un être adulte et responsable.
Je réclame aux instructeurs de mes enfants un peu moins de respect de leur personne et un peu plus d'autorité stricte jusqu'à la fin des études secondaires et j'autorise leurs professeurs, sans en abuser, à leur envoyer une bonne claque s'ils osent les traiter de connard.

Ecrit par : dobolino | 01 février 2008

J'accepte vos excuses et votre explication, Dobolino. Me voir comparer à des monstres m'a mis hors de moi.

Je répète: pour moi, un enfant, un ado ont droit à autant de respect qu'un adulte. La différence n'est pas dans le degré, mais dans la manière de respecter: je peux engueuler, je peux punir, et je vousoye toujours; le premier respect envers les élèves, c'est de faire au meilleur de ses possibilités ses cours (si en face, ça cause, ça chahute, je réagis, si ça ne fonctionne pas, que voulez-vous que j'y fasse? Le cours pour moi est clos dans ma tête, et je pense à mon avenir à moi: j'ai 32 ans, et je me demande si après la thèse, je peux oui ou non partir professer à l'étranger: les gosses? ils ont leur vie à eux. J'en ai à fiche qu'avec celles et ceux qui en veulent. Ca je leur dis dès le début: "Il se peut que vous ne vouliez rien faire. Ca se comprend. Mais que voulez-vous que j'y fasse? Bienvenus dans ma classe, je m'appelle ..., et voici comment mes leçons vont se dérouler, ce que j'accepte et ce que je n'accepte pas, etc." Ca réussit ou pas. Mais en tout cas, je ne laisserai pas un(e) gugusse me casser les pieds (je l'ai compris ma 1ere année après la titularisation)...)

Vous voulez que je vous dise: il y a un CPE et des surveillants qui me détestent, parce qu'ils sont des ségoléno-doltoloïdes patentés.

Je suis venu leur dire en vie scolaire, poliment, que je les emm... Le proviseur me tire les oreilles, je lui explique, ça passe ou ça casse, et alors? Vais-je être renvoyé de mon poste? En tout cas, j'ai été soutenu par lui pour remplacer un collègue absent (ce qui était norma, vu mon statut) et non pas un contractuel.

Quant aux torgnoles, je les laisse aux parents. Ca me rendrait malade de frapper quelqu'un, l'ayant moi-même été petit (je n'ai rien eu de brisé, juste quelques humiliations moi aussi).

Je ne suis en guerre contre personne; je ne me sens pas en guerre non plus, je m'en bats furieusement l'entrecuisse. Fumeur ou pas, on crèvera à peu près tous d'un cancer, alors.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Une petite anecdote, Pendariès.
Quand ma fille était enfant de trois ans, elle avait une fâcheuse tendance aussi bien à l'impatience colérique qu'à la contestation systématique et son père avait pris l'habitude de lui réciter d'un ton sentencieux: "Dans la vie, il faut être patient et il faut obéir!". Ce devint une tradition, et, dans un deuxième temps, ça a donné ça
Père: "dans la vie, il faut être...
Fille: "pa-tient"
Père: "et il faut ..."
Fille: "o-bé-ir"
Un jour où je racontais ça à des petites mamans, j'ai bien cru me faire lyncher pour avoir ainsi manquer de respect à un être humain digne du même respect que tout autre humain et lui avoir inculquer des réflexes d'esclave.
En attendant, quelqu'aient été les difficultés d'apprentissage de mes enfants, ils n'ont jamais eu de problèmes disciplinaires et commencent à acquérir une belle autonomie de pensée malgré tout alors que les enfants des petites mamans, ces enfants respectés à l'égal des adultes, ont pour la plupart de gros problèmes d'intégration scolaire, surtout les garçons et les mères souvent isolées et divorcées ne sont pas à l'abri des gifles et des coups de leurs garçons.
Je n'ai jamais eu à couper le courant pour leur faire quitter la télé, à confisquer la Nintendo, à jeter au sol d'un revers de main rageur leurs affaires répandues sur la table commune et qu'ils refusaient de ranger et à finir par leur mettre une gifle parce qu'ils me traitaient de conasse.
Les petites mamans ont dans leur grande majorité commis tous ces actes à l'égard de leurs fils, parfois de leur filles dès la pré-puberté. Leurs fils et leurs filles ont quasi tous, lors de leur carrière scolaire de collège, subi une colère soi-disant insupportable et injustifiée d'un professeur indigne, alcoolique, fou, pédophile etc...
J'aimerais bien que l'épouse du gendarme, mère du garçon à qui un professeur a manqué du respect le plus élémentaire du à l'être humain nous raconte l'attitude de son fils à son égard, avec quel respect il la traite. Inutile, d'ailleurs puisque je le sais déjà.

Écrit par : dobolino | 01 février 2008

Tout n'est pas noir. Le Monstre ne nous guette pas sous chaque ombre. Vous le savez bien. Je crois infiniment en la liberté et en la responsabilité. Kant découvrait la preuve de la liberté humaine dans le fait que l'homme est capable au mal.

J'ai mon sens de la mesure, un certain pyrrhonisme encore, qui énerve plutôt les intempérants. Je me méfie beaucoup. Et essaye de ne pas m'emballer parce que la collectivité le fait.

J'avais cru que vous aviez compris que je suis quelqu'un d'humainement sensé qui ne tombe pas dans les travers de "la morale des sentiments". Les déviances du droitdel'hommisme contemporain me donnent la gerbe. J'ai quand même posté ici l'introduction du dernier essai de Taguieff; est-ce que cela n'en dit pas assez sur ce que je pense?

Le respect exige des devoirs.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

J'accepte vos excuses et votre explication, Dobolino. Me voir comparer à des monstres m'a mis hors de moi.



Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008

Il n'est pas question de vous comparer mais de vous mettre en garde contre le fait que l'enfant est l'égal de l'adulte, sous-entendu par ceux qui réclament pour lui le même respect qu'envers l'adulte, est un propos exploité par d'autres qui ne sont pas jojos du tout.
Pour moi, le respect du à l'enfant, c'est:
-se contraindre dès sa conception et jusqu'à ses seize ans au moins à un rythme et une qualité de vie compatibles avec ses besoins physiologiques et psychologiques
-lui offrir une affection solide et lucide
- lui inculquer de gré ou de force les repères sociaux, les lois de base
- faire l'effort de lui assurer un couple parental solide et uni en s'efforçant d'abord de ne pas concevoir avec n'importe qui puis de surmonter, autant que faire se peut, sans fuir et en évoluant les diverses crises que traverse inéluctablement un couple.
De "le bébé" est une personne, prise de conscience fondamentale et nécessaire, on est vite arrivé à la solution éducative de facilité: il a tout en lui et laissons le construire ses savoirs.
Le respect qu'on doit à l'enfant n'est pas celui qu'on doit à l'adulte!
On dit à un groupe d'enfants, très souvent et sans dommage: "taisez-vous!".
On ne le dira à une assemblée d'adultes que rarement et dans des cas extrêmes.
Même le "Taisez-vous, Elkabbach" de Georges Marchais est, parait-il, non pas de lui mais de son imitateur.

Écrit par : dobolino | 01 février 2008

Pour moi, le respect du à l'enfant, c'est:
-se contraindre dès sa conception et jusqu'à ses seize ans au moins à un rythme et une qualité de vie compatibles avec ses besoins physiologiques et psychologiques
-lui offrir une affection solide et lucide
- lui inculquer de gré ou de force les repères sociaux, les lois de base
- faire l'effort de lui assurer un couple parental solide et uni en s'efforçant d'abord de ne pas concevoir avec n'importe qui puis de surmonter, autant que faire se peut, sans fuir et en évoluant les diverses crises que traverse inéluctablement un couple.

Dobolino

Je suis d'accord avec vous; mais je pense que vous vous êtes engoufrée dans un discours que je ne pensais même pas. Faites attention. L'enfant et l'adolescent restent un enfant et un adolescent. Même si je pense et crains que, bien qu'immatures, leur possible violence devient de plus en plus celle d'un adulte: des petits qui tuens délibérément, avec sadisme et plaisir, ça existe, hélas.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

tuenT

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

On dit à un groupe d'enfants, très souvent et sans dommage: "taisez-vous!".
On ne le dira à une assemblée d'adultes que rarement et dans des cas extrêmes.

Dobolino

Parce que l'adulte peut répondre: "Va te faire f..." C'est une sorte de crainte: la peur du retour de bâton. L'adulte sait se défendre.

et PYRRHONISME

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Pendaries, je ne vois pas pourquoi vous vous en prenez à ce prof, dont vous ne savez rien, dans une affaire dont vous ne savez rien.

Moi je vois le traitement qu'en font les médias (qui sont allés filmer sa maison), les calomnies déversées sur lui (alcoolique et brutal sur France Inter, démenti dans la soirée) et l'impact que ça aura sur les élèves ("si j'vous traite de connard, vous allez m'foutre une baffe ?").

Mais sur tous les arguments que je vous ai déjà donnés, vous n'avez répondu à aucun, je ne vois pas pourquoi vous changeriez d'avis - vous vous êtes drapé dans une posture de "je respecte les ados", qui n'a rien à voir là-dedans.

Et d'où vous est venue cette idée que le gamin était poli avant que le prof ne jette ses affaires à terre ???

Écrit par : Jérémy | 01 février 2008

Et d'où vous est venue cette idée que le gamin était poli avant que le prof ne jette ses affaires à terre ???

Ecrit par : Jérémy | 01 février 2008

Comme vous, Jérémy, ça vient de ce que j'ai entendu via les medias. Quelles sont vos sources à vous? Et si le prof avait été méprisant envers l'élève et qu'il l'avait poussé à bout, vous en penseriez tjs du bien?

Je ne m'en prends pas à la personne (je ne sais même pas qui c'est! et je préfère regarder "Le Grand Journal" sur Canal le soir que les infos); je reste juste pondéré.

Si le prof n'a pas été correct, je ne le défendrai pas.
S'il a été impeccable et que l'élève se révèle être une brute épaisse de longue date, je serai de son côté.
Pour le moment, je dis qu'en l'état de mes sources, je ne vais pas me mettre à défendre un collègue qui envoie des baffes, et surtout s'il est à l'origine du clash. Je répète que j'en ai connus des comme ça, et ça me sort par le museau.

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Franchement, Dobolino et Pendariès, je crois que vous êtes d'accord sur l'essentiel; ne pas avoir d'autorité, c'est ne pas respecter l'enfant.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Franchement, Dobolino et Pendariès, je crois que vous êtes d'accord sur l'essentiel; ne pas avoir d'autorité, c'est ne pas respecter l'enfant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

MEEEERCI Christophe!
Et je rajoute: ne jamais confondre AUTORITE et AUTORITARISME de merde qui n'est fondé que sur la peur de perdre le contrôle de sa classe (par manque de personnalité, sans doute).

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

L'enfant et l'adolescent restent un enfant et un adolescent. Même si je pense et crains que, bien qu'immatures, leur possible violence devient de plus en plus celle d'un adulte: des petits qui tuent délibérément, avec sadisme et plaisir, ça existe, hélas.

Ecrit par : Pendariès | 01 février 2008

Je reviens! Dobolino, le retour VI, après la pate à crepes sans circonflexes car je ne sais plus où les mettre et je me suis brûlé un doigt à l'huile bouillante! Avoir des enfants, en France, c'est penser à la Chandeleur et les prier de se la fermer si ils l'ouvrent en disant qu'ils n'aiment pas les crêpes. C'est incongru, un enfant qui n'aime pas les crêpes!
Si l'enfant tue délibérérément, c'est qu'on lui donne le statut d'adulte que ce soit dans les rues de Bogota ou chez les doltomaniaques. Ce n'est pas la même chose, d'accord...
Ça ne change rien! Quand l'enfant est reconnu adulte dans sa personalité, ses choix et ses actes, que ce soit pour faire le soldat ou pour gouverner sa famille ou son école, il le fait du mieux qu'il peut!
"Malheur à la ville dont le Prince est un enfant".

Écrit par : dobolino | 01 février 2008

Franchement, Dobolino et Pendariès, je crois que vous êtes d'accord sur l'essentiel; ne pas avoir d'autorité, c'est ne pas respecter l'enfant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008
Nous ne sommes pas d'accord, tant que Pendariès ou n'importe qui soutient que le respect du à l'enfant est celui du à l'adulte.
Ce n'est pas la même chose!!!
Je dois nourrir l'enfant, l'abriter du froid, le protéger des dangers, lui apprendre à être et j'attends en échange une collaboration OBLIGEE. Je me fous de son consentement et n'ai pas à négocier poliment quand je lui demande de débarrasser une table.
Je suis cent fois, mille fois plus dure avec les adultes qu'avec les enfants.
Je me trouverais néanmoins dans l'impossibilité de protéger et éduquer un enfant qui se placerait sur un pied d'égalité avec moi et discuterait toutes mes indiscutables décisions.
N.B.:J'espère que, d'ici dix à quinze ans, je me comporterai sur une base d'égalité avec mes enfants et me contenterai de leur donner les conseils qu'ils recherchent. Ce n'est qu'une espérance! Je serai peut-être un vieux catoblépas...

Écrit par : dobolino | 01 février 2008

Entièrement d'accord avec Marabout : à quand un mot d'ordre de grève qui porte non pas sur-du pouvoir d'achat-des moyens et autres mais sur la violence vécue par les profs : faire grève contre-l'absence de travail des élèves - le comportement inacceptable des élèves -la tyrannie juvénile exercée contre les profs ; je serais d'accord de faire grève pour la cause de ce prof "gifleur", d'aller manifester, ce que je ne fais plus depuis bien longtemps...Enfin des motifs valables pour se mettre en grève.

Écrit par : agna | 02 février 2008

Très sincèrement, Dobolino, je crois que vous vous accrochez avec Pendariès en étant vraiment d'accord sur l'essentiel; je ne l'ai pas vu écrire que les enfants et les adultes étaient pareils! Et je ne vous ai pas vue non plus justifier l'autoritarisme.


Pour vous, Agna, une petite parodie... Chantée également à la manif du 24/01

(D’après : « les copains d’abord », de Georges Brassens)

Si ce ne sont pas des salauds, et si je ne suis pas idiot,
Il faudra qu’on m’explique encore, qu’on m’explique encore,
Pourquoi on les laisse, peinards, nous traiter comme des jobards,
Mais faudrait pas qu’ils croient qu’on s’endort,
qu’ils croient qu’on s’endort,

Si t’as seize ans, c’est presque sûr, sortant d’un milieu un peu dur
Que tu resteras sur le bord, resteras au bord,
Pour toi, ça s’ra presque trop beau de finir laveur de carreaux
Tu viens d’en bas, et c’est un tort, oui c’est ton seul tort !

Au nom de la modernité, ce qu’ils veulent faire, c’est renforcer
Ceux qui sont déjà les plus forts, déjà les plus forts,
Dans les classes où sont leurs bambins, y’en aura jamais plus de vingt,
Ailleurs, on fermera encore, fermera encore,

T’habites un coin un peu perdu, d’école il y en a déjà plus,
Mêm’ si en ville, y’en a encore, il y en a encore,
On fait, dans chaque académie ces minables économies
A quarante par classe, on s’en sort, mais oui, on s’en sort !!!

Et ne trouvez-vous pas bizarre que dans ces temples du savoir
Certains risquent parfois la mort, oui, parfois, la mort,
Tant pis si les profs disparaissent, on y mettra des CRS,
Mêm ‘ s’ils se foutent de Pythagore, ô, coquin de sort.

Oui, pour les flics, y’a des moyens, faut croire que les profs serv’nt à rien,
Sauf quelques-uns pour le décor, on est bien d’accord,
C’est pas qu’une question de blé, mais bien un choix de société,
On y est presque, mais pas encore, ô non, pas encore, (au 1er couplet).

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2008

Très sincèrement, Dobolino, je crois que vous vous accrochez avec Pendariès en étant vraiment d'accord sur l'essentiel; je ne l'ai pas vu écrire que les enfants et les adultes étaient pareils! Et je ne vous ai pas vue non plus justifier l'autoritarisme.

Christophe Sibille

Merci. Je ne comprends pas pourquoi certains voient en vous un imbécile. Ici, je crois que les modérateurs ne sont pas appréciés: faut que ça charcle.

Pour moi le respect de l'enfant ou de l'adolescent n'a jamais consisté à les considérer comme des adultes, mais comme des adultes en devenir (vous savez bien, Dobolino, que le métier d'enseigner, c'est indentifier des voies, les commenter, ne pas venir avec ses gros sabots confits de certitudes livresques dans la terre vierge d'un esprit lui balancer: c'est ça la vérité, obéis; mais je ne peux rien quant aux choix de vie du gamin: brute ou ange, ou les deux, ai-je une part de responsabilité en bout de bout de réflexion?).

Ce que je considère être mon rôle de professeur n'est pas celui que je prends (si j'en ai un à cette occasion) dans le civil (et combien de collègues, sans en porter l'uniforme, font comme ce gendarme pour en imposer dans la vie à toutes et tous avec leur savoir?????? A rabaisser le caquet des uns ou des autres: généralement, tout artisan bossant dans la maison d'un enseignant vous le racontera. Eux, ils savent et vous diront comment bien faire pour arranger leur plomberie, vider leur fosse septique, monter un mur, etc. etc. et vous faire sentir que... bon, vous voyez.).

Je n'ai jamais dit, Dobolino, qu'un gosse ne devait pas suivre les règles (quand elles ont un but, et ne sont pas le fait du Prince et de ses caprices); je respecte un enfant pour ce qu'il est: un être humain, un homme, une femme en construction, qui me verra quelques mois dans sa vie.

Et puis de toute façon, je vais dire que je m'en fous de ce que les gens pensent ici maintenant, je sais comment ça se passe avec mes élèves, qu'il y en a qui me regrettent, d'autres qui ne supportent pas que je ne leur ai laissé rien passé dans le strict rapport prof-élève, d'autres qui m'ont oublié, et tant mieux.

Ce qui apparaît ici ne sont que des principes (des théories, des egos, venus des histoires personnelles de chacun, avec son pathos et sa psychée); il vaut mieux s'essayer aux valeurs dans l'existence, - qui fait de vous un acrobate, pour atteindre les objectifs.

Je ne viens ici qu'en tant qu'exemple parmi d'autres. Que d'autres croient qu'on déverse nos drames pour pas un ronds sont des fruits confits, des pâtes de co...ing.

Écrit par : Pendariès | 02 février 2008

Un exemple de femme corsetée par son métier (prof et musicologue dit-elle): lors d'une soirée de lectures poétiques (par les poètes du coin) se déroulant durant un repas, la bouche pincée et dédaigneuse, avec le geste de la main adéquat, après avoir lu un poème d'une rare nullité (sur la mort de Pavarotti...), jette, mécontente des bruits de fourchette: "Ici nous ne nous satisfaisons pas de nourritures terrestres". Je suis parti. Cette imbécile ne devait pas même connaître les agapes poétiques de Rimbaud et Verlaine, conchiant, par leur album zutique, l'embourgeoisement de l'art, comme nouveau Dieu. On ne s'est tu à l'Opéra et au théâtre qu'au XIXième siècle; et le peuple, du parterre, est allé au paradis, laissant la place aux robes de soirée et aux costumes queue-de-pie.

Écrit par : Pendariès | 02 février 2008

- qui fONt de vous un acrobate, pour atteindre les objectifs.

Écrit par : Pendariès | 02 février 2008

Vous savez, j'espère, parfaitement, Pendaries, que je n'ai aucun doute, d'après ce que je lis de vous ici et ailleurs, sur vos qualités d'enseignant et votre application à faire votre travail au mieux qu'il vous est possible de le faire.

Écrit par : dobolino | 02 février 2008

à l'aide, Cyrano, je vais me faire lyncher...

Écrit par : agna | 02 février 2008

Marabout-de-Ficelle, au secours...je me noie...

Écrit par : agna | 02 février 2008

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