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18 janvier 2008

En attendant

Salut à toutes et à tous...

 

 

Des problèmes informatiques m'ont empêché d'intervenir depuis huit ou dix jours. Et apparemment, les unes et les autres ont été si intelligemment prolixes que tout s'est clos, pour cause de trop-plein.

J'ouvre ce fil en attendant que je puisse réintervenir en personne.

Avec mes excuses plates et réitérées...

 

JPB

Commentaires

Je me suis aperçu ce matin que l'on ne pouvait plus ajouter ses commentaires, oiseux ou pas. La machinerie informatique ne sait pas faire la différence, ah, foutues NTIC !

Écrit par : Moot | 18 janvier 2008

test

Écrit par : test | 18 janvier 2008

Saperlotte de Saperlipopette! clin d'oeil au maître des lieux...

Écrit par : Saperlipopette | 18 janvier 2008

Des élèves aussi dûment sélectionnés que ceux de LLG viennent très vite à bout des programmes. Il n'y a rien de plus logique que de continuer sur la lancée, afin de nourrir leurs esprits réellement avides de connaissances solides, restés sur leur faim une fois la soupe officielle avalée. Pour ces élèves-là, le Bac est une simple et légère formalité.

Ecrit par : Moot | 17 janvier 2008

L'enjeu est simplement dans l'obtention de la mention. J'en profite pour signaler une donnée statistique à mon sens beaucoup plus pertinente que les taux de résultat au bac pour évaluer le niveau des élèves d'un lycée et la difficulté du bac lui-même: le taux de mentions en général et de mentions B et TB en particulier. Ces données ne sont pas exploitées dans les "classements" des établissements qui n'ont dès lors pas grand sens : ce n'est pas la proportion de reçus au bac (comprise entre 90% et 100% dans tous les bons lycées d'enseignement général) qui importe , mais la proportion d'élèves capables de suivre ensuite avec profit un enseignement supérieur.

Entre 1999 et 2002, il y avait environ 12% de mention TB au bac à LLG. En 2007, 40%, après une augmentation continue (données fournies sur wikipedia, donc à vérifier mais vraisemblables d'après des sources de parents d'élèves). Deux explications sont envisageables:
- (1) une augmentation soudaine depuis 2003 de la proportion d'excellents élèves en Tale à LLG,
- (2) une baisse régulière de la difficulté du bac S durant cette période.

L'explication (2) me paraît de loin la plus vraisemblable.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 18 janvier 2008

ce n'est pas la proportion de reçus au bac (comprise entre 90% et 100% dans tous les bons lycées d'enseignement général) qui importe , mais la proportion d'élèves capables de suivre ensuite avec profit un enseignement supérieur.

Entre 1999 et 2002, il y avait environ 12% de mention TB au bac à LLG. En 2007, 40%, après une augmentation continue (données fournies sur wikipedia, donc à vérifier mais vraisemblables d'après des sources de parents d'élèves). Deux explications sont envisageables:
- (1) une augmentation soudaine depuis 2003 de la proportion d'excellents élèves en Tale à LLG,
- (2) une baisse régulière de la difficulté du bac S durant cette période.

L'explication (2) me paraît de loin la plus vraisemblable.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 18 janvier 2008

OK pour le 2.
Mais il faut regarder aussi la valeur ajoutée de ces écoles.
Et, ce que ne verrez jamais apparaître, c'est le contenu des cours.
L'uniformité des programmes au niveau national a bon dos.

Écrit par : Carole | 18 janvier 2008

Je me suis aperçu ce matin que l'on ne pouvait plus ajouter ses commentaires, oiseux ou pas. La machinerie informatique ne sait pas faire la différence, ah, foutues NTIC !

Ecrit par : Moot | 18 janvier 2008

Moi aussi. J'ai même cru un instant qu'une quelconque cellule spéciale de l'Elysée avait gelé le blog, suite à l'intervention de notre ami Christophe (j'ai l'imagination qui divague vite !)

Pouvu que ça passe, je voulais signaler la parution d'un nouveau rejeton de l'excelllente série de Franck Tallis "Les carnets de Max Liebermann" dans la collection "Grands détectives" : "Les mensonges de l'esprit."

Un psychanalyste mélomane et gourmet, disciple de Freud y seconde son ami de la police viennoise.

L'histoire se déroule en grande partie dans une école militaire près de Vienne du temps de l'empereur François-Joseph.

Ach ! Vienne, le beau Danube bleu, la pâtisserie Demel...Nostalgie, nostalgie !

L'auteur avoue sa dette envers le Robert Musil des "Désarrois de l'élève Törless". C'est gros comme le nez au milieu de la figure, mais ça passe.

J'ai pensé à une autre école militaire (royale, celle-là...clin d'oeil à yann)

Écrit par : Robin | 18 janvier 2008

Je salue Monsieur Test, qui a posté plus haut, et qui est sans doute un fidèle disciple d'Anatole France.

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

@Sanseverina

Ce n'est pas une analyse que vous avez faites, sur le fil précédent. C'est un coup de gueule.
Une analyse, c'est ce qui se trouve à l'intérieur d'un concept.

Vos statuts, il fallait y penser avant.
Vous avez besoin de reconnaissance professionnelle et sociale ? mais comment ? Les résultats sont là. C'est anormal, il est vrai pour ceux qui défendent avec passion leur motivation première : instruire. Mais sincérement, avec le nombre d'enseignants, comment les distinguer les uns des autres ? la seule solution étant l'évaluation des résultats.

Quant aux cours parallèles, ce n'est pas N Sarkozy qui les a mis en place.
Ces segments de marché, qui arrangent bien l'EN, sont utilisés par les parents, et "certains" pour arrondir leurs fins de mois, et on peut constater avec l'essor des ces segments, que la cible des parents, c'est l'instruction, qu'elle vienne de l'école ou d'ailleurs.

A tous les profs qui veulent sauver l'école, pourquoi ne pas créer une association nationale ? Vous me direz trop de divergences entre différents mouvements, et bien parfois, il faut savoir ce que l'on veut.
Réhabiliter l'instruction ou continuer à s'auto-flageller.

Écrit par : Carole | 18 janvier 2008

Je salue Monsieur Test, qui a posté plus haut, et qui est sans doute un fidèle disciple d'Anatole France.

Ecrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

...Et une créature de Paul Valéry.

Écrit par : Robin | 18 janvier 2008

Suite aux propos réitérés de notre Président, et comme ça commence à peser très lourd, je me tâte pour "apostasier". Je ne voudrais pas qu'on me compte dans les stat annonçant tant de catholiques en France pour justifier des lois remettant en cause, d'une façon ou d'une autre, la laïcité de notre société. Que vous en semble?
N.B.:Il semble que pour compter le nombre de français catholiques, on se base sur le nombre de baptisés, donc, je suis pratiquant catholique...

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Houlà, merci Robin, j'ai fait passer Edmond Teste de Paul Valéry à Anatole France !!!
La semaine prochaine, vous découvrirez Germinie Lacerteux de Zola et Eugénie Grandet de Maupassant.
La petite Roque ira à Alexandre Dumas, et on donnera Thérèse Desqueyroux à Raymond Queneau.

Tiens, d'ailleurs, ça pourrait être marrant comme sujet d'invention : "Vous réécrirez ce passage de Thérèse Desqueyroux comme s'il avait été rédigé par Raymond Queneau."

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

"Il semble que pour compter le nombre de français catholiques, on se base sur le nombre de baptisés"

Je ne sais pas s'il vaut mieux qu'on se base sur ça (qui est débile) ou sur les sondages (qui se trompent tout le temps).

Les deux solutions me semblent aussi mauvaises (la seconde est peut être quand même moins erronée que l'autre).

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

L'auteur avoue sa dette envers le Robert Musil des "Désarrois de l'élève Törless". C'est gros comme le nez au milieu de la figure, mais ça passe.



Ecrit par : Robin | 18 janvier 2008

Et pas à La marche de Radetzky?

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Jeremy, enfin, vous vous rendez compte le nombre de baptisés qui n'ont pas la moindre foi ni la moindre pratique religieuse et qui se soucient de leur baptême catholique comme d'une guigne et sont totalement agnostiques et très attachés à la laïcité. Rien qu'avec mes frères et sœurs, ça fait 4/5. Le cinquième, je "prie le bon Dieu" qu'il ne soit pas à l'Opus Dei mais n'en ai pas la certitude...

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Et comme un athée est souvent un encuraillé qui s'ignore je souhaite à certains intervenants de ce blog un peu d'amour pour leurs prochains en particulier les "jeunes collègues", les "pédagogues" (enfin, ceux qui enseignent faut pas pousser non plus), etc.

Ecrit par : Hervé | 03 janvier 2008

Cette citation repiquée sur le fil précédent prouve qu'il y a beaucoup de monde qui se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate concernant l'athéisme.
Genre : "pardonnez leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font". J'avais voulu, réagir, mais c'était devenu très vite hors-sujet.
Comme vous relancez le débat, je me permets de dire à Hervé qu'il dit vraiment n'importe quoi. Les athées sont le plus souvent vraiment athées, pas "encuraillés" pour un rond, et se foutent de dieu, des prophètes et des croyants !
Hugh !

Écrit par : yann | 18 janvier 2008

Tant qu'à être hors-sujet :

La bourse américaine plonge, la récession se profile, et Bush va injecter 100 milliards de dollars dans l'économie pour relancer la croissance, en baisses d'impôts et en aides publiques.

Y a-t-il un économiste dans la salle pour aider un gauchiste inculte à comprendre les secrets du (pur) libéralisme US et de la sacro-sainte régulation par le marché ?

Écrit par : yann | 18 janvier 2008

Tiens, d'ailleurs, ça pourrait être marrant comme sujet d'invention : "Vous réécrirez ce passage de Thérèse Desqueyroux comme s'il avait été rédigé par Raymond Queneau."

Ecrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

Je m'y colle !

Écrit par : Robin | 18 janvier 2008

Ben dobolino, on est d'accord : j'ai dit que c'était une méthode débile que de compter les baptiser pour connaître le nombre de cathos, et que je préfère encore que ça se fasse par sondage, bien que les résultats soient alors sûrement erronés.

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

Robin, le passage de Desqueyroux à réécrire est à votre choix ;-)

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

Y a-t-il un économiste dans la salle pour aider un gauchiste inculte à comprendre les secrets du (pur) libéralisme US et de la sacro-sainte régulation par le marché ?

Ecrit par : yann | 18 janvier 2008

Il n'y a pas de gauchistes ici, pas de libéraux! Rien, mon pauvre, c'est le désert.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

D'abord, Carole, je n'ai pas eu la prétention de faire une analyse ( ce n'est pas moi qui ai employé ce terme, relisez les mails en question), ni de donner " un coup de gueule" comme vous dites. Me dire qu'il fallait penser avant à nos statuts, c'est bien mignon... A chaque fois que j'ai défendu le statut des agrégés ici, j'en ai pris pour mon grade.
Enfin, me dire à moi, qu'il faudrait créer une association nationale pour défendre l'instruction et ne pas se perdre dans des querelles d'associations, est cocasse. J'ai interrogé à plusieurs reprises les présidents, responsables et tutti quanti des quelques associations que j'ai pu approcher pour leur demander pourquoi ils ne cherchaient pas à former un mouvement unifié pour défendre l'école et ....Oh làlà! Ou l'on m'a dit que c'était de l'embrigadement pur et simple ou l'on n'a même pas pris la peine de me répondre. Et je ne suis pas la seule qui se soit étonnée sur ce blog ou ailleurs de l'absence de concertation possible entre ces différents mouvements.
Alors, ma chère Carole, demandez à qui de droit: Pedro Cordoba, les responsables de SLL, Le Bris et tous les autres...
Et d'ailleurs si les parents sont si inquiets et si mécontents du Pachyderme, pourquoi ne voit-on pas une belle association unifiée de parents d'élèves qui proposerait de soutenir ces différents mouvements de contestation enseignante?
La vérité est que ni les parents ni le gouvernement, ni même l'énorme majorité des enseignants n'est contre ce qui se passe actuellement. Nous sommes une poignée d'enseignants en voie de disparition. Il n'y en a plus pour très longtemps et nos politiques attendent à gauche comme à droite , que nous diparaissions, en laissant un pouvoir absolu aux pédagos, notamment en nous soumettant aux projets d'établissements et en renforçant leur autonomie.
Point d'auto- flagellation, ni de coup de gueule, Carole. Je fais de mon mieux pour continuer d'instruire des élèves difficiles de surcroît, dans un établissement où les chers collègues ont baissé les bras depuis longtemps, contre une administration qui ne m'aide pas bien au contraire et parce que je pense comme Alain le disait que "Une élite qui ne se soucie pas d'instruire est plus injuste qu'un rentier qui vit de ses coupons". Alors, je reste.
Alors, je viens chez Brighelli qui est le dernier à ouvrir sa porte à tous ceux qui ont le moral qui flanche parfois et qui retrouve des forces en venant à sa table...

Écrit par : Sanseverina | 18 janvier 2008

"qui retrouvent", pardon.

Écrit par : Sanseverina | 18 janvier 2008

J'ai dix ans, je sais que c'est pas vrai mais je me souviens.

C'est la récré et je joue à la marelle. J'arrive au ciel. j'ai gagné. Une fille ricane : " Toi de toutes façons, t'iras jamais au ciel parce que t'es pas baptisée, tu vas au caté, tu f'ras pas ta communion, t'auras pas d'cadeaux et ce s'ra bien fait pour toi." Rentrée à la maison je raconte tout à mes parents qui m'expliquent que la communion n'a rien à voir avec les cadeaux dont on se vante et que mes petites camarades d'école n'ont pas vraiment compris puisqu'elles ont cherché à me faire du mal avec des mots. Et toi as-tu envie de faire du mal aux autres ,à ton chat ou au cheval ? Est-ce l'exemple que nous te donnons ? Alors réfléchis un peu et tu sauras leur répondre ce qu'il faut car il ne faut pas se laisser faire non plus si on n'a rien à se reprocher.
Les années passent. Un jour en fac je sympathise avec une étudiante qui décide d'entrer en religion. Elle connaît mes idées. Je respecte son choix et lui promets de lui rendre visite régulièrement. Les années ont passé et j'ai tenu parole. Elle est restée elle-même et moi aussi. Notre amitié dure toujours.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 janvier 2008

"Moi aussi. J'ai même cru un instant qu'une quelconque cellule spéciale de l'Elysée avait gelé le blog, suite à l'intervention de notre ami Christophe (j'ai l'imagination qui divague vite !)"

Ecrit par : Robin | 18 janvier 2008

Mais non! Je l'ai dit sur le dernier fil, je suis sûr que ce message "trollien" est très très très en dessous de la réalité. Contrairement aux allégations de "Sapiens"... (Qu'on peut, en l'occurrence, repaptiser "Néanderthal" pour la finesse de son esprit).

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Ceci-dit, je ne me fais pas d'illusion sur l'imminence de mon contrôle fiscal... Heureusement que je suis fonctionnaire, et que je n'ai rien à cacher!

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Sanseverina,

Effectivement c'est Bunto...qui a parlé d'analyse.
Je ne suis pas tous les mails, et en ce qui concerne votre défense des agrégés ou de union des assos, j'avoue que je l'ai zappé.
Il faut avouer que lorsque que l'on vient sur ce blog /Bibliothèque très fermé car détenu par une majorité d'enseignants, l'ouverture et la tolérance ne sont pas les fils conducteurs.

Concertation impossible entre différentes assos, soit.
En ce qui concerne les parents, il y a juste une assos, qui daigne les écouter, c'est sos éducation. Beaucoup de profils différents, et je ne suis pas adhérente.
Mais, vous savez, il y a une vieille idée tenace qui hante la tête des parents : les profs ont le pouvoir, et nos enfants, que se passera-t-il pour eux, si on conteste les programmes.
C'est pourquoi les parents laissent leurs enfants à l'école du coin, pour les plus chanceux, changement d'école, et en parallèle, le rôle de parent polyvalent (job/école) si impossible : soutien.
La preuve en est, sur ce blog, combien de parents (j'oubliais les 2 vétos réguliers), sinon, un bref passage et puis plus rien.

Par ailleurs, je peux tout à fait comprendre, qu'entre vous, vous puissiez extérioriser le mal être de vos conditions, mais cela ne fara en rien avancer le carnage de l'école.

En ce qui concerne les pédagogistes :

"Ils ont aiguisé leurs langues comme celle du serpent et de leurs bouches empestées ont lancé le plus subtil venin de l'esprit". Romulus.
Et
"C'est l'esprit qui mène le monde et non l'intelligence". Saint Exupéry

Et le subtil Venin de l'esprit, il est tranmis par qui ?

Écrit par : Carole | 18 janvier 2008

"La vérité est que ni les parents, ni le gouvernement, ni même l'immense majorité des enseignants n'est contre ce qui se passe actuellement."
Bien vu!

Écrit par : Jean | 18 janvier 2008

Merci pour vos commentaires éclairés Sanseverina, je ne venais plus sur ce blog car certains intervenants me fatiguent mais ça fait plaisir de lire quelques analyses intelligentes.
Ce message est avant tout destiné à Hélène, si elle lit encore ce blog je suis une ex prof (juste certifiée) démissionnaire donc je comprend assez bien ce qu'elle peut ressentir : si elle veut me contacter mon mail est flcourtin@hotmail.com
Je pense qu'aujourd'hui il vaut mieux déserter, effectivement d'autant qu'aucun gouvernement, quel que soit le bord, ne virera les pédagogistes.

Écrit par : Courtin | 18 janvier 2008

"Je pense qu'aujourd'hui il vaut mieux déserter, effectivement d'autant qu'aucun gouvernement, quel que soit le bord, ne virera les pédagogistes."

Ecrit par : Courtin | 18 janvier 2008

Vous pensez sincèrement qu'il n'y a aucun moyen d'enseigner en suivant sa conscience et ses convictions???

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

"Les athées sont en général vraiment athées(...) et se foutent de dieu, des prophètes et des croyants"

Entièrement d'accord. C'est mon cas, et pourtant non seulement je suis baptisée, mais j'ai aussi fait ma première communion.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 janvier 2008

Vous savez pourquoi on ne virera pas les pédagogistes ?
Tout simplement parce que la majorité des francais pensent que ce sont les profs qui dispensent les programmes (donc faute de résultat et les seuls coupables).
C'est à vous profs de dire qui fabrique les programmes, malgré que les directives soient données par l'état.

Les journaux commencent à en parler, le net est un outil.
Un nouveau fil JPB, pour expliquer le fonctionnement de la rue de Grenelle.

Pour le parent lamda : EN = programme = profs = mauvaise transmission et laxisme de l'autorité.

Les pédagos, l'IUFM, les inspecteurs, les chefs de cabinet, l'intervention des syndicats.....Inconnus.

Écrit par : Carole | 18 janvier 2008

Ce blog n'est pas, Carole, "détenu" par une majorité d'enseignants. Il se trouve que de nombreux enseignants s'y expriment, c'est tout. Et ils ne le font pas du tout "entre eux". Ce qu'ils écrivent est accessible à tout un chacun.

Il se trouve aussi que les enseignants y expriment non pas un "mal-être", mais plutôt une sorte de dépit que les conditions de travail soient devenues aussi ingrates, et souvent scandaleusement défavorables, alors qu'il suffirait de quelques mesures gouvernementales un peu fermes pour remettre le bateau à flot. Nous sommes tous assez d'accord ici sur l'importance capitale d'une instruction méthodique et solide dans la formation de la jeunesse, sur la nécessité de règles précises et fermes de discipline dans une classe et dans un établissement scolaire, sur le fait que c'est le professeur qui commande dans sa classe parce qu'il a été recruté pour cela par l'Etat selon des règles de recrutement très exigeantes (le Capes et l'agrégation) et que personne, en dehors d'un inspecteur, ne peut donc s'arroger le droit de venir lui faire la leçon. Les parents sont donc les bienvenus s'ils nous soutiennent. Comme dit l'autre, je n'aime discuter qu'avec ceux qui sont d'accord avec moi... Ce n'est pas de l'intolérance, mais plutôt le souci d'éviter de perdre son temps en parlotes.

Écrit par : Jean | 18 janvier 2008

""Les athées sont en général vraiment athées(...) et se foutent de dieu, des prophètes et des croyants"

Entièrement d'accord. C'est mon cas, et pourtant non seulement je suis baptisée, mais j'ai aussi fait ma première communion."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 janvier 2008

Bienvenue au club! Moi aussi, et la deuxième, et la troisième. Ca motive bien, pour devenir mécréant, en général.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Très bien vu, Carole !

Les élèves accusent les profs de la nullité des programmes.

Logique, puisque c'est eux qui les enseignent.

Par contre, Carole, vous ferez attention à : "Il faut avouer que lorsque que l'on vient sur ce blog /Bibliothèque très fermé car détenu par une majorité d'enseignants, l'ouverture et la tolérance ne sont pas les fils conducteurs."

La construction voudrait que c'est parce qu'il y a despofs ici que le salon est fermé et intolérant.

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

La preuve en est, sur ce blog, combien de parents (j'oubliais les 2 vétos réguliers), sinon, un bref passage et puis plus rien.

Ecrit par : Carole | 18 janvier 2008

Je m'insurge ! Il y a aussi Toto !
Remarquez, il y a de quoi se tromper. En ce moment, il n'intervient jamais en tant que parent. Il préfère s'acharner sur sa bête noire.
Moi, je suis grand-mère. Ça compte ?

Écrit par : c. cru | 18 janvier 2008

C. Sibille a écrit : "Vous pensez sincèrement qu'il n'y a aucun moyen d'enseigner en suivant sa conscience et ses convictions???"

Bien sûr mais ce n'est pas le problème. Je suis fatigué et de plus en plus furieux * de constater l'état dans lequel les élèves m'arrivent. Cela m'oblige à lâcher du lest d'année en année. Le conseil de CS revient à préconiser la schizophrénie comme remède à la dépression. Merci CS. Ca c'est du conseil !

Les pédagols responsables de cet état de masse en rigolent : ils gagnent parce qu'ils sont nombreux et qu'ils ont la complicité active ou passive des décideurs du Moloch.

* Allez ! On sort de temps à autre la 12,7 de sous la housse. A défaut de catharsis, ça soulage...

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

Dites-donc, Dugong, les professeurs d'école ne sont pas des enseignants, pour vous? Est-ce un "lapsi" de votre part?

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Je parlais des élèves tels qu'ils arrivent en seconde.

Je n'avais aucune pensée particulière pour les professeurs des écoles.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

Quand je parlais d'enseigner suivant sa conscience et ses convictions, je pensais à TOUS les enseignants, Dugong. Mais, effectivement, quand on voit l'état dans lequel certains gamins arrivent en maternelle, faire le procès des "pédagogises" n'est pas la première chose qui vient à l'esprit!!!

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Nous sommes tous assez d'accord ici sur l'importance capitale d'une instruction méthodique et solide dans la formation de la jeunesse...

Ecrit par : Jean | 18 janvier 2008

Jusqu'où va se loger le pédagogisme honni? Jean laisse-t-il ici entendre qu'il pourrait y avoir une instruction... chaotique et fragile?

Jean, je suis d'accord avec vous sur presque tout. En particulier sur la nécessité des apprentissages mécaniques, répétitifs, ritualisés, solides... (Surtout depuis que Hegel m'en a expliqué la raison) dans la formation de la jeunesse et la pérennité de l'espèce. (C'est pour la rime)

Par contre je ne me fais aucune illusion sur la volonté et la capacité de ce gouvernement, de ce régime, de cette civilisation déboussolée pour reprendre sérieusement les choses en mains. Sanseverina a écrit hier des choses la-dessus très sensées.

Écrit par : buntovchik | 18 janvier 2008

"Quand je parlais d'enseigner suivant sa conscience et ses convictions, je pensais à TOUS les enseignants"

Cet esprit oecuméniste vous honore.

L'esprit de Latran vous inspire !

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

"On poste de police mes collègues et moi nous dûmes questioné le jeun-homme mais il niè tous ce qu'on déclarait sur lui mais je lui fit finalement avouer car je lui est dis qu'il enpirait son cas sil il continuait à mentir"

"Yohann quitta la table vingte minute après il allé voi se qu'il faisit mais une vitre se cassa.
Henry suivi les pas et trouva un mot qui lui dissa d'aller devant le mussé, il y alla et entendit allé volé l'escarboucle alors ils rentréent et pris le diamant en carton."

"Quand jean-pierre se dirigea ver sa chambre pour alle dormir, il getta un coup d'oeil dans la chambre ou il y avait tous les objets rare, il vit que il en manqué un, alors il appella la police pour faire l'enquette pour savoir qui à cole l'objets rare. Il rentre dans les appartement des gens pour voir si c'était pas eux. Alore dé que Chantale su sa elle dit toute la verite a jean-pierre."

Voilà, 3 extraits de rédactions de 5èmes que je suis en train de corriger. Et ce n'est pas avec les collègues de mon établissement que je risque d'en parler: cela fait "charmante lurette" qu'ils ne se donnent plus la peine de faire rédiger leurs élèves.
Oui, il y a des jours où l'on est content de pouvoir venir sur ce blog.

Écrit par : Sanseverina | 18 janvier 2008

Merci à vous, Buntovchik.

Écrit par : Sanseverina | 18 janvier 2008

Allons Sanseverina ! Faites comme CS vous y invite : enseignez en suivant votre conscience et vos convictions et tout ira pour le mieux.

Par la grâce des capotes que beaucoup aiment enfiler sur le réel...

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

""Quand je parlais d'enseigner suivant sa conscience et ses convictions, je pensais à TOUS les enseignants"

Cet esprit oecuméniste vous honore.

L'esprit de Latran vous inspire !"

Ecrit par : dugong | 18 janvier 2008

Malheureusement, il ne me donne pas le droit d'entrer à cheval dans l'église!

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

"Malheureusement, il ne me donne pas le droit d'entrer à cheval dans l'église!"

Cela peut être un axe de négociation pour l'intégration au cas par cas des personnels d'IUFM dans l'université : on vous demande de travailler plus et en échange vous demandez le droit de pénétrer les églises à cheval.

C'est du gagnant-gagnant !

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

La preuve en est, sur ce blog, combien de parents (j'oubliais les 2 vétos réguliers), sinon, un bref passage et puis plus rien.



Ecrit par : Carole | 18 janvier 2008

Nous, c'est pas pareil, on aime les bêtes et on est habitué aux aboiements et aux morsures.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

"Cela peut être un axe de négociation pour l'intégration au cas par cas des personnels d'IUFM dans l'université : on vous demande de travailler plus et en échange vous demandez le droit de pénétrer les églises à cheval.

C'est du gagnant-gagnant !"

Ecrit par : dugong | 18 janvier 2008

Pénétrer les églises? Comme vous y allez! C'est une compensation en nature qui me semble disproportionnée!!
;-)))

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Quelques nouvelles fraîches de l'angkar à GCB :

4 académies (Aix-Marseille, Créteil, Lyon, Versailles) auront l'insigne honneur d'abriter les affidés du phénomène.

"Les établissements concernés sont au nombre de 5 et ne sont pas encore connus." disent-ils sur le site de la tuasse pédagol.

Seront-ils désignés par tirage au sort du loto ?

Dès que les heureux élus seront connus, il faudra contre-informer les habitants du secteur: plus de carte scolaire = responsabilité pleine et entière des parents qui y inscriront malgré tout leurs mômes.

Autant que ce soit en relative connaissance de cause...

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

"Les athées sont en général vraiment athées(...) et se foutent de dieu, des prophètes et des croyants"

Entièrement d'accord. C'est mon cas, et pourtant non seulement je suis baptisée, mais j'ai aussi fait ma première communion.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 janvier 2008
Donc, vous êtes comptabilisée catholique dans les statistiques de l'Etat Français ce qui n'a pas, pour l'instant, de conséquence majeure... Pour l'instant!
C'est de l'après que je m'inquiète.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

C'est de l'après "dont" (?) je m'inquiète. ???????

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

C'est à vous profs de dire qui fabrique les programmes, malgré que les directives soient données par l'état.


Ecrit par : Carole | 18 janvier 2008

J'ai toujours cru que malgré que était suivi de l'indicatif? C'est subjonctif, indicatif ou au choix?

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Bienvenue au club! Moi aussi, et la deuxième, et la troisième. Ca motive bien, pour devenir mécréant, en général.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008
Et ça ne vous importune pas d'être comptabilisé dans la communauté catholique si ça devient un argument du gouvernement pour modifier nos lois laïques?

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

"Pénétrer les églises? Comme vous y allez! C'est une compensation en nature qui me semble disproportionnée!!"

Si cela vous paraît aller trop loin, vous pouvez vous contentez de postuler un poste de confesseur.

Ne lâchez rien dans la négo que vous ne sachiez !

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

vous pouvez vous contenter. Mon dieu Josette !

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

Si Benouasèze vous comptabilise parmi ses ouailles et prouve, par le nombre d'adhérents, le poids socio-économique de son mouvement de pensée, ça ne vous pose aucun problème?
Vous admettez d'être les soutiens silencieux des anti-contraception, anti-capote, anti-prévention du SIDA, anti-avortement?

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

"Si Benouasèze vous comptabilise parmi ses ouailles et prouve, par le nombre d'adhérents, le poids socio-économique de son mouvement de pensée, ça ne vous pose aucun problème?"

Tant que je ne participe pas au denier du culte...

Regardez la maldonne des meetings : elle a eu beau jeu de comptabiliser les militants à 20 balles, elle n'a pas la grâce.

Le nabot non plus n'a pas la grâce mais la différence c'est que lui, ne sachant pas ce que c'est, n'a jamais eu l'outrecuidance de s'en croire doté

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

Par contre, Carole, vous ferez attention à : "Il faut avouer que lorsque que l'on vient sur ce blog /Bibliothèque très fermé car détenu par une majorité d'enseignants, l'ouverture et la tolérance ne sont pas les fils conducteurs."

La construction voudrait que c'est parce qu'il y a despofs ici que le salon est fermé et intolérant.

Ecrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

Je reviens là-dessus sérieusement, après une facétie. Ici, ce n'est ni fermé ni intolérant! Comment peut-on ainsi qualifier un blog où interviennent sans la moidre censure des personnalités aussi diverses que Anne-Marie Valette, Cadichon, Catmano, Christophe Sibille et son ami Toto, Robin, Jean, Maminou, Hélène Charpentier etc... Même Yann et Dobo, les deux vétos égarés et pas tout à fait en phase non plus dans leur propre vie professionnelle.
Ceux qui cessent de venir, comme l'épouvantable Yfig ou la regrettée Patricia Mesnigé ne le font que par auto-censure. C'est leur choix et chacun le respecte.
Accuser ce blog d'être fermé et intolérant, c'est prouver qu'on ne pratique pas trop internet. Essayez d'aller sur le forum Education de France2, Carole, et donnez-nous des nouvelles de vos tribulations!

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

On ne se fait pas virer d'ici, dobolino, mais il est des positions qui sont assez mal vues, et vous valent des invectives, même si elles ne sont pas exprimées de manière agressive. Vous en savez vous-même quelque chose, d'ailleurs, me semble t-il?

Pour ce qui est d'être comptabilisé... J'avoue que cela ne me préoccupe pas plus que ça. Et me faire débaptiser serait donner à ce sacrement une importance qu'il ne mérite peut-être pas??????

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

"Si cela vous paraît aller trop loin, vous pouvez vous contentez de postuler un poste de confesseur."

Ecrit par : dugong | 18 janvier 2008

Je veux bien, mais en deux mots.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Vous revenez sur le sujet Dobolino ............. une petite faille narcissique ?
La censure, je connais, et merci pour vos conseils, mais le service public n'est pas ma tasse de thé !

Écrit par : Carole | 18 janvier 2008

"Je veux bien, mais en deux mots."

A moi comte deux mots

Écrit par : dugong | 18 janvier 2008

Ça y est! J'ai pigé pourquoi mon fils a un bon professeur de français! Il s'appelle René, comme prénom.... V'là un gars qui ne doit pas être d'aujourd'hui!
Confirmation auprès du lardon: "Il a quelle couleur de cheveux, ton prof?". "Blancs, un peu comme papa..."
C'est marrant! Le minot était en telle admiration devant lui que je m'étais imaginé une sorte de Pendaries, électron libre de l'EN.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Ca me déplairait souverainement d'être comptée au nombre des catholiques, mais comment faire pour signifier son désaccord ?

En ce qui concerne "malgré que", la formule est considérée comme fautive, sauf dans l'expression "malgré qu'il en ait ", qui prend alors le subjonctif. Neanmoins, André Gide a défendu, contre les grammairiens, l'usage de "malgré que" (utilisé avec le subjonctif), au sens de de"bien que, quoique". Et le style de Gide est particulièrement pur.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 janvier 2008

Pour ce qui est d'être comptabilisé... J'avoue que cela ne me préoccupe pas plus que ça. Et me faire débaptiser serait donner à ce sacrement une importance qu'il ne mérite peut-être pas??????

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Et s'il venait à avoir une importance statistique? Si Sarkozy vous expliquait que la présence d'une majorité catholique en France nécessitait de favoriser l'enseignement confessionnel catholique au détriment de l'enseignement laïque? Heink? Si, comme dans la plupart des autres pays, votre religion devait figurer sur votre carte d'identité? Si, comme dans un certain Etat très uni, il valait mieux afficher "Temple Solaire" que "sans", sur votre carte d'identité, à la mention Religion?

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Ca me déplairait souverainement d'être comptée au nombre des catholiques, mais comment faire pour signifier son désaccord ?



Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 janvier 2008

Il faut et il suffit d'être apostat! J'ai un copain qui l'a fait. C'est un parcours du combattant, d'après lui. Il faut écrire à son diocèse de baptême pour faire annuler la chose. Le mieux semble être d'invoquer la loi "Informatique et Libertés". Le diocèse traîne un peu les pieds, parait-il! Ce ne doit pas être sans raisons.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Mais, effectivement, quand on voit l'état dans lequel certains gamins arrivent en maternelle, faire le procès des "pédagogises" n'est pas la première chose qui vient à l'esprit!!!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Vous croyez qu'ils sont en plus piteux état que ceux qui se pointaient, il y a cent ans, à cinq ans, en classe unique rurale?

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Pénétrer les églises? Comme vous y allez! C'est une compensation en nature qui me semble disproportionnée!!
;-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008
Vous croyez que c'est jouissif de pénétrer une église???
Moi, je vous pose la question en pure profane curieuse... Je n'ai jamais eu le fantasme phallique de pénétrer qui ou quoi que ce soit.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Pour ceux qui parlaient des résultats du bac, cette analyse...un peu tordue.
Comprenne qui pourra.

Anne-Marie.

Le Figaro lundi 6 mars 2006. Justine Ducharne.

Scolarité.
"Notre volonté est de stimuler les établissements", dit-on au ministère, où l'on pondère le critère de la réussite au baccalauréat.

Pour la treizième année consécutive, le ministère de l'Education nationale dévoile sa liste quasi exhaustive des résultats au baccalauréat des 2449 lycées publics et privés sous contrat de France, pour chacune des sections générale, technologique et professionnelle.

Pour cette session du bac 2005, Le Figaro présente d'une part les 29 lycées d'enseignement général ayant obtenu 100 % de réussite dans les sections S, ES et L, en les classant en fonction de leur "taux attendu de réussite", après une pondération prenant en compte plusieurs critères - origine sociale, redoublement, etc.

(Grilles de lecture.)

D'autre part, Le Figaro présente les huit lycées les plus performants de France, ceux dont la différence positive entre le taux réel de réussite et le taux attendu de réussite est le plus important.

"Ce n'est en aucun cas un palmarès, précise Jean-Claude Emin, sous-directeur de l'évaluation et de la prospective (DEP). Notre volonté est de stimuler les établissements".

De fait, le ministère de l'Education, dont l'objectif n'est pas de proposer un classement, mais plutôt de donner des éléments d'appréciation aux proviseurs sur l'efficacité des établissements, invite à "ne pas s'en tenir au seul taux de réussite au baccalauréat", et à "tenir compte des caractéristiques des élèves accueillis".

D'autres indicateurs proposent des approches complémentaires, tel le taux attendu par académie.Un lycée dont le taux de réussite au bac est plutôt bon, mais dont le taux attendu serait meilleur, peut ainsi à juste titre être considéré comme moins performant.

Et inversement : un lycée dont le taux attendu est faible, mais dont le taux réel de réussite au bac est élevé aura apporté une plus-value à ses élèves.

Par ailleurs, le taux d'accès de seconde et de première au baccalauréat permet d'apprécier le caractère plus ou moins sélectif des établissements - il est plus facile d'obtenir de très bons résultats lorsque les moins bons élèves sont éliminés dès la seconde - et le parcours scolaire des élèves jusqu'au baccalauréat.

En outre, la proportion de bacheliers parmi les élèves quittant l'établissement donne une bonne idée de la capacité des lycées à les conduire jusqu'à l'obtention du baccalauréat, y compris grâce à des redoublements efficaces.

Enfin, pour compléter le tableau, le ministère propose des grilles de lecture : si en 2005, le taux moyen de réussite au bac général et technologique tous âges confondus est de 82,5 %, ce taux n'est plus que de 69,1 % pour les candidats âgés de 20 ans ou plus, alors qu'il atteint 89,5 % pour les 18 ans ou moins.

"Aussi, les résultats d'un lycée qui accueille une population scolaire majoritairement en retard de deux ans ou plus doivent être comparés, si l'on veut être équitable au taux de 69,1 %, et non à celui de 82,5 %", précise encore Jean-Claude Emin.

" Seul un regard croisé sur plusieurs indicateurs est à même de donner une image de la réalité".
(Avec un tableau : une liste des 28 lycées ayant obtenu 100 % de réussite au bac dans les filières L, ES et S.)

En tête, le lycée Epin de Vitry/Seine, qui a une différence de 18 points entre le taux de réussite réel et le taux de réussite attendu.
En queue de peloton, le lycée Blomet , Paris XV è , 26 ème ; bien qu'ayant 100 % de réussite au bac, il n'a que 6 points d'écart entre le taux de réussite réel et le taux de réussite escompté. "

Dobolino, vous faites allusion à ce superbe roman de Joseph Roth, "La marche de Radetsky", personnellement j'ai adoré.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 18 janvier 2008

Vous revenez sur le sujet Dobolino ............. une petite faille narcissique ?

Ecrit par : Carole | 18 janvier 2008

Dans quel sens l'entendez-vous? La dénarcissisation est la pire des maladies...

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

"Je veux bien, mais en deux mots."

A moi comte deux mots

Ecrit par : dugong | 18 janvier 2008

Connais-tu bien Dobo?

Et, en plus, ça rime! C'est bien la preuve que...

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

@dugong
je suggère ben ouaseze, cela vous a un petit air plus œcuménique (ta mère) ou œ/cul bénit, au choix.
M'en fous, pas baptisée, athée, pas encuraillée pour deux sous.
Depuis que Sarko a été nommé chanoine de ST Jean de l'Étron, il n'en finit plus d'évangéliser urbi et orbi. Qui sait, il espère peut-être une dispense papale pour se marier à l'église après deux divorces?
pardon pour l'humour à deux ronds, je le suis un peu (ronde)

Écrit par : mouron rouge | 18 janvier 2008

Par ailleurs, le taux d'accès de seconde et de première au baccalauréat permet d'apprécier le caractère plus ou moins sélectif des établissements - il est plus facile d'obtenir de très bons résultats lorsque les moins bons élèves sont éliminés dès la seconde - et le parcours scolaire des élèves jusqu'au baccalauréat.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 janvier 2008

On a déjà eu ce classement là l'an dernier dans le Nouvel Obs et il fut très éclairant. Le lycée de mes enfants a un très convenable taux d'élèves entrant en seconde, conservés dans le lycée et obtenant le bac S, L ou ES en trois à quatre ans, alors que, par rapport à d'autres lycées ayant giclé vite fait les "ratés" en fin de seconde, il obtient un taux de réussite inférieur au bac pour les élèves de Terminale. Forcément! C'est logique!

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

M'en fous, pas baptisée, athée, pas encuraillée pour deux sous.


Ecrit par : mouron rouge | 18 janvier 2008

Ah! Ben! Forcément, pas baptisé, pas circoncis, vous êtes libre comme l'air! C'est le cas de mes lardons, selon cet adage de Brassens: "La Foi viendra d'elle-même ou elle ne viendra pas!".
Vous croyez qu'on m'a demandé mon avis avant de me baptiser selon le rite catholique? Et encore, j'avais des parents éclairés qui ont laissé le reste à ma libre appréciation et ne m'ont pas envoyée à la messe et au catéchisme des bonnes dames!

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Depuis que Sarko a été nommé chanoine de ST Jean de l'Étron, il n'en finit plus d'évangéliser urbi et orbi. Qui sait, il espère peut-être une dispense papale pour se marier à l'église après deux divorces?
pardon pour l'humour à deux ronds, je le suis un peu (ronde)

Ecrit par : mouron rouge | 18 janvier 2008

Mais non ! C'est pour le sacre !

Écrit par : catmano | 18 janvier 2008

Et pour la future béatification.

Boutin appuiera son dossier.

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

Dobolino, c'est vous qui êtes ronde! Comment voulez-vous que mouron rouge soit circoncise?

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Et ça vous fait rire, bande de cathos encartés depuis vos trois mois????

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Mini privilégié
Nicolas Sarkozy sacré « chanoine d’honneur du Latran » : « je vais enfin avoir le droit d’entrer à cheval, euh, à poney, dans les églises ».

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Sarkozy déclare qu’un enseignant ne peut pas avoir autant le sens du sacrifice qu’un curé ; mais les curés sortent souvent du corps en saignant.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Dobolino, c'est vous qui êtes ronde! Comment voulez-vous que mouron rouge soit circoncise?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008
C'est vrai que chez nous, on a jamais excisé... Un bon point pour la catho! J'ignore le sexe de Mouron Rouge qui, pour moi, lectrice assidue des Veillées des Chaumières, était un homme, par nature et définition. Mais, si Mouron Rouge est à présent chevalier d'Eon...
Je m'en vais, au vent mauvais.

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

on n'a jamais etc...!!!!
" Quelle horreur! allez vous cacher, mademoiselle", me disait mon professeur de sixième, à l'époque bénie du passé!

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

C'est marrant! Le minot était en telle admiration devant lui que je m'étais imaginé une sorte de Pendaries, électron libre de l'EN.

Ecrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Alors, ça, ça me touche....

Écrit par : Pendariès | 18 janvier 2008

C'est marrant! Le minot était en telle admiration devant lui que je m'étais imaginé une sorte de Pendaries, électron libre de l'EN.

Ecrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Alors, ça, ça me touche....

Ecrit par : Pendariès | 18 janvier 2008

Sans façons! A mon âge ultra-canonique, il ne me viendrait pas à l'idée de frétiller du cul devant un minot!
C'était très sincère...

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Courtin a écrit :

"Je pense qu'aujourd'hui il vaut mieux déserter, effectivement d'autant qu'aucun gouvernement, quel que soit le bord, ne virera les pédagogistes."

Déserter ? On comprend ceux qui le font... car l'école a perdu son âme et n'est plus que le fantôme d'elle-même.
Je partage votre opinion sur l'évidence qu'aucun gouvernement ne virera les pédagogistes, pour la simple raison que le politiquement correct et la bienpensance, qui imbibent la réthorique de ces derniers, est devenu proprement endogène.


Christophe SIBILLE a écrit :

"Quand je parlais d'enseigner suivant sa conscience et ses convictions, je pensais à TOUS les enseignants, Dugong. Mais, effectivement, quand on voit l'état dans lequel certains gamins arrivent en maternelle, faire le procès des "pédagogises" n'est pas la première chose qui vient à l'esprit!!!"

Et c'est bien là le problème. Certes, je pense que les pédagogistes font partie du problème, mais ils n'ont effectivement pas la paternité des enfants qui arrivent en maternelle. Oui mais, dira-t-on, les parents ne sont eux-mêmes que le produit d'une culture, d'une société, d'une époque... Il apparaît donc évident que la solution n'est pas linéaire car on tourne en rond. Elle n'est pas non plus mécanique (donc institutionnelle) car les dés sont pipés et le consensus civilisationnel rompu. Nous ne pouvons plus agir en soldats car la cohésion n'est plus et les généraux ont perdu le sens du terrain. Aujourd'hui, chacun est sommé de se changer en guerrier et de s'approprier le combat. Cette idée de conscience et de convictions est donc très intéressante, elle est même devenue incontournable.

Écrit par : Magister | 18 janvier 2008

L'une des conclusions du rapport Attali :

"Pour s'inscrire dans la croissance mondiale (...) la France doit d'abord mettre en place une véritable économie de la connaissance, développant le savoir de tous, de l'informatique au travail en équipe, de la crèche à la recherche"

de l'informatique au travail en équipe, de la crèche à la recherche ?

TPE pour tous ! Et à tous les étages ! IDD à volonté ! Projets à gogo ! Des dossiers, des dossiers, des dossiers ! Les imprimantes et les souris vont chauffer !

Maternelle : "Avec deux camarades, tu réaliseras le plan de la classe sur une feuille de papier."

Primaire 1 : " Avec deux camarades, tu réaliseras le plan de l'école sur l'écran et tu l'imprimeras".

Primaire 2 : "Avec deux camarades, tu réaliseras le plan de l'école sur l'écran avec une légende colorée, et vous indiquerez vos différents déplacements dans la journée."

Collège 6eme : "Avec deux camarades, vous réaliserez le plan du collège. Vous imaginerez en groupe une histoire se déroulant dans le collège. L'orthographe et la présentation seront sanctionnées à hauteur de deux points maximum."

Collège 4eme IDD Techno/Français/Histoire/géo : "Avec deux camarades, tu feras le plan du collège, en indiquant les étapes de construction des différents bâtiments. Vous expliquerez l'utilité de chaque bâtiment dans un texte de type explicatif, et vous ferez une lettre à un chef de chantier pour lui demander de venir construire une extension au collège".

2nde : Sujet d'invention : A partir du texte de Christian Oster extrait de "Mon grand appartement", vous réaliserez le plan d'un lieu clos fictif, dans lequel un personnage de votre choix tiendra un monologue intérieur. Vous rédigerez ses pensées.

1ère : TPE Physique/Histoire : "Histoire des matériaux de construction, de la Préhistoire à nos jours".


Voilà une progression transversale qu'elle est belle !
Et on aura enfin des maçons !

Écrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

Cette idée de conscience et de convictions est donc très intéressante, elle est même devenue incontournable.

Ecrit par : Magister | 18 janvier 2008


Faut choisir, entre deux maux, le moindre!
http://fr.youtube.com/watch?v=4Njp2M4idJk&feature=related
Ce n'est pas mince affaire, Magistaire!!

Écrit par : dobolino | 18 janvier 2008

"Le camarade Pierre Lambert est décédé ce matin 16 janvier 2008 après avoir combattu jusqu'à ses dernières forces contre la maladie", a annoncé un communiqué de la section française du Secrétariat international de la IVe Internationale (trotskiste)"

Même les "Hommes Nouveaux" meurent...

Écrit par : Louis Barthas | 19 janvier 2008

Vous êtes mignonne Dobolino, avec votre anticléricalisme primaire, mais un peu... disons, anachronique.

Je vous avoue que les prises de position de Benoît XVI (qui ne sont sans doute écoutées et respectées que par ceux qui souhaitent les écouter et les respecter) ne me semblent pas un bien grand danger pour la laïcité.
Beaucoup moins en tout cas que des préceptes religieux véhiculés voire imposés par des élèves à d'autres élèves, sous prétexte qu'ils ont une vague origine commune (pour faire court : une vague culture musulmane commune, parfois définie par un simple prénom, vous interdit d'office la table des "français" ou vous interdit de vous abstenir de ramadan).

Alors excusez-moi, mais crier "Crôa crôa" en croâsant dans la rue un prêtre en soutane (y'en a-t-il encore ?), c'est aussi charmant que dire "saperlipopette", mais pas vraiment à l'ordre du jour. (Oserai-je dire, un peu fourbe, que ça au moins, ne comporte guère de risque ?- et que c'est tant mieux).

"Vous admettez d'être les soutiens silencieux des anti-contraception, anti-capote, anti-prévention du SIDA, anti-avortement?"
Je ne suis ni baptisé, ni catholique, mais au-delà du simplisme avec lequel vous résumez les positions de l'église catholique ("anti-prévention du SIDA", j'ai du mal à y croire, quant au reste, c'est plus nuancé), certaines questions peuvent être posées, et avec un peu moins d'hystérie qu'on n'en trouve d'un bord à l'autre :
je vous dirai que le chiffre à peu près constant de deux cents mille avortements (ou interruptions volontaires de grossesse) par an me trouble. Et me trouble d'autant plus qu'on ne cesse de geindre sur l'effondrement démographique (et la nécessité de trouver des gogos pour payer nos retraites).
On s'éloigne par contre un peu de la thématique du maître des lieux, là...

Écrit par : Brouzoufou | 19 janvier 2008

BON ALLEZ ON VA VOUS ENERVER UN PEU.............. (Ce que vous ne voyez pas sur les journaux locaux) ASSEZ DE MENSONGES ! VOUS AVEZ LE DROIT DE SAVOIR CAR C'EST VOUS QUI PAYEZ ! INCROYABLE !

Sarkozy s'apprête à partir en voyage de noce avec Carla sur le yacht privé du pape. Ce bâtiment, le Saint Pierre (à l'oseille), est estimé à plusieurs centaines de millions de dollars.

La destination est encore inconnue mais, de source sûre et généralement bien informée, la rumeur fait état de l'île de Pâques.

La date du départ est fixée au dimanche des rameaux afin d'éviter qu'ils ne soient précédés de Pâques. Le service médiamétrie de l'élysée a prévu une grande fête avant le départ où une cohorte d'instituteurs en tenue de 3ème république agiteront leurs palmes académiques devant le Maître.

Il n'est pas question pour l'instant d'une mise en scène télévisée de crucifixion mais on croit savoir qu'elle existe dans les cartons pour les munis si pâles.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2008

Addendum : le Saint Pierre est un bâtiment révutionnaire animé par un trimoteur unique au monde puisqu'il fonctionne à la Trinité glycériné.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2008

glycérinée ! Trinité est féminin (tiens tiens) alors que Trinita est masculin.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2008

Précision : en bling-bling, Pâques se prononce pac's.

De même, Saint Pierre se prononce (apostolique) à l'envers : Peter Pan.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2008

On a beau jeu de s'envoyer des amusettes gentiment dérisoires aux dépens de la seule religion catholique (dont je ne me fais pourtant pas l'avocat) car cet exercice ne comporte aucun risque. On peut même s'en payer de larges tranches à volonté et continuer de dormir tranquille...

Écrit par : Magister | 19 janvier 2008

Magister, les religions se réconcilieront toujours pour taper sur leurs seuls vrais ennemis. Les athées.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 19 janvier 2008

@dobolino
Bien sûr que Mouron rouge est une femme! Et moi qui veillais soigneusement à l'accord des participes passés !

Il est certain qu'il est plus facile d'ironiser sur la religion chrétienne que sur les autres : bouffeur de curés, c'est entré dans les mœurs! Mais on est vite taxé d'islamophobie ou d'antisémitisme primaire si on en fait autant avec les autres religions. Voir les caricatures de Mahomet!
C'est pareil avec l'homophobie. Je ne sais plus quel député UMP a été condamné pour avoir jugé l'hétérosexualité supérieure à homosexualité.
Imaginez l'inverse : s'il avait déclaré l'homosexualité supérieure, croyez-vous que les hétéros auraient porté plainte? Et surtout, par pitié, n'allez pas voir "d'homophobie" dans cette question !

Écrit par : mouron rouge | 19 janvier 2008

Tiens, puisqu'on en est aux rumeurs et parodies de tous ordres, voici ce que j'ai reçu en mail ce matin. Ca doit se chanter sur une musique de Joe Dassin. Un peu grossier, mais rigolo. Mais attention, je le dis pour Sapiens et autres, toute ressemblance avec des personnages, etc, etc...

L’ELYSEE

Ce jour là, un peu perdu, comme le sont tous les cocus,
J’avais le cœur un peu lourd et du mou dans l’zizi,
Elle m’a jarté, et voilà, alors j’vais faire n’importe quoi,
Mais comme c’est moi que j’suis l’premier, vous allez morfler,

Depuis l’Elysée, j’vais tous vous niquer,
J’ai loupé Ferrari puis j’ai eu Carla Bruni
Et vous, je vais tous vous baiser depuis l’Elysée.

Il paraît qu’on était chou, quand on s’prom’nait, bras d’sus, bras d’sous,
Mon poteau Barbelivien en a chié un refrain,
Mais deux secondes et d’mie après ma petite saut’rie au Fouquet’s,
Elle m’a fait un pied de nez, et elle s’est cassée, mais,

Depuis l’Elysée, je vais me venger,
J’explos’rai l’indice des prix, j’inviterai Khadafi,
Quel panard de vous niquer depuis l’Elysée.

A mézigue la mieux foutue, moi j’adore lui prendre le cul,
En plus, comme elle a pas d’voix, elle renâcle pas,
(variante: Comme ça dure deux s’condes ou trois, elle le sent même pas),
Sardou, Enrico, Johnny, et maint’nant Carla Bruni,
Quelle overdose d’ intellos, et Roselyne Bachelot,

Cinq ans d’Elysée, je vais m’éclater,
Je fusionnerai Areva avec Hachette et Matra,
Ca s’ra moi leur avocat, je vous raconte pas,

Après l’Elysée, je me pét’rai d’blé,
Au soleil, sous la pluie, à midi, à minuit,
Je mènerai la même vie que Berlusconi !!!

Écrit par : Christophe SIBILLE | 19 janvier 2008

Maternelle : "Avec deux camarades, tu réaliseras le plan de la classe sur une feuille de papier."
Ecrit par : Jeremy | 18 janvier 2008

Beaucoup trop simple ! L’enfant n’a pas investi ses savoirs !
L'école maternelle aujourd'hui ne fonctionne pas sur des objectifs aussi "réducteurs"...

Séquence "De l'espace réel au plan" (198 séances en ateliers tournants)

Séances 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, ... : création des groupes de besoin.

Après consultation des graphiques d'évaluation des trois (quatre, cinq) dernières années, rédaction d'un questionnaire (passation individuelle) visant à faire émerger les représentations mentales de l'espace de chacun des enfants-apprenants.
Passation du questionnaire, élaboration de la grille de besoins, si possible avec les enfants afin de mettre en place le processus de métacognition (Kévin, arrête de gigoter, sinon je te colle un PPRE !)

Séances 14, 15,16, 17, ..., 22, ... : Mise en place du projet, faire émerger le désir d'agir : Lecture en réseaux par groupes de besoin d'albums de la littérature-jeunesse dont l'intrigue se déroule dans une école maternelle.

Travail sur la première de couverture : l'auteur, l'illustrateur, l'éditeur.
Découpage du puzzle de la couverture, remise en place des éléments, copie du titre en majuscules d'imprimerie, à l'aide de pochoirs trempés dans la peinture pour les plus jeunes.
"AAAHHHH ! Kévin, relève tes manches ! Regarde ce que tu as fait, je t'avais dit de mettre les pochoirs à l'endroit ! Quoi ? Tu ne sais pas ce que c'est l'endroit ? A quoi sert le référent que la maîtresse t'a donné l'année dernière, alors ? Tu sais bien que tu dois le consulter en cas de doute !"
(Penser à consulter le RASED pour le manque de méthodologie de l'enfant Dugenou Kévin)

Compléter le carnet de lecture de la classe : « Nous avons lu... L'auteur est..., l'illustrateur est ..., l'éditeur est ... C'est un texte de tel type. Personnages, lieux, images séquentielles de l'histoire. » pour chacun des albums du réseau de lectures.

Réalisation d'un album de la classe : partage des tâches entre les groupes de besoin, les petits parleurs colleront les photos, les moyens parleurs décoreront les pages, les grands parleurs rédigeront les textes en écriture approchée.
Quoi ? Les petits parleurs sont discriminés. Ah non ! Pas du tout ! Au contraire, c'est de la di-ffé-ren-cia-tion ! Il faut les laisser entrer dans l'écrit à leur rythme.

Séances 59, ..., 74, ..., 97, ..., 103... : Réalisation par chacun des groupes de besoin d'une maquette en trois dimensions de l'espace-classe.

Penser à manger du Caprice des Dieux (boîtes ovales, nécessaires à la confection des tables de la maquette). Mince, ça a encore augmenté. si ça continue, je ne ferai plus de maquettes !
Peinture des éléments, première, deuxième, troisième couches et vernissage (penser à contacter les représentants pour trouver ce délicieux rose pâle un peu orangé des murs, en commander 5 litres en gouache acrylique de préférence, pour donner l'aspect brillant).

Se plaindre auprès de la directrice du manque de place pour le stockage des éléments ainsi que du peu de compréhension du personnel de nettoyage et des parents qui se plaignent des taches indélébiles de peinture acrylique. Il faudrait quand même que les adultes (mairie, personnel communal, parents) se rendent compte que la maternelle est un lieu d'enseignement et que la manipulation de matières et de matériaux sont inscrites au programme.

Mise en place des éléments, déplacements de petits bonshommes dans la maquette et en réalité. (Non fait, Kévin a bousculé Fatoumata qui est tombée sur Théo qui s’est étalé sur la maquette et a tout écrasé).
Ce n’est pas grave, de toute façon, ils avaient forcément compris, c’est simple quand même, et s’ils n’avaient pas compris, ce n’est pas grave non plus, ils le referont en élémentaire. Et puis en plus, on a pris du retard et je n’aurais plus eu le temps avant le cadeau de la Fête des Mères.

Séances 127, ..., 142, ..., 175, ... : De la maquette au plan
Donner à chaque groupe de besoin (élèves en doublettes) un plan de la classe (format A4).
Atelier de recherche : « Qu’est-ce que c’est ? A quoi cela sert-il ? »
Faire émerger les Connaissances : « C’est un plan, ça sert à se repérer. » (Comment ? Ah, ça on verra. C'est simple, non ? Ça devrait venir tout seul. Enfin, dans mon livre, ils disent ça.)
Prévoir avec l’animateur TICE des séances de déplacements sur le plan à l’aide de la souris ou du clavier (non fait, l’animateur TICE a été remercié, sans indemnités de licenciement). Essais en classe.
Trop d'élèves, ATSEM débordée par les vingt-huit autres, pourtant je lui avais fourni une grille d'ateliers tournants vraiment facile à suivre, ce n'était que des ateliers en autonomie puisque les élèves l'avaient déjà fait l'année dernière (groupe 1 : enfilage de perles selon un algorithme 2/2 ; groupe 2 : peinture au doigt, faire des taches bleues dans le ciel et vertes sur l'herbe, colorier au feutre les autres éléments ; groupe 3 : chercher dans des livres de la bibliothèque des mots connus et les recopier en majuscules bâtons ; groupe 4 : jouer au jeu de l'oie en respectant son tour et les règles lues la semaine dernière).
Atelier TICE abandonné.

Séance 198 (et suivantes) : évaluation terminale
« Sur le plan de la classe, colle une gommette rouge sur le bureau de la maîtresse, une gommette verte sur le coin-regroupement, une gommette bleue sur la bibliothèque. Trace une flèche pour aller du bureau de la maîtresse à la bibliothèque sans marcher sur les tables. »

Critères d’évaluation :
Tout bon : bonhomme content (acquis)
Quelques erreurs : bonhomme moyen (en cours d’acquisition)
Tout faux : bonhomme pas content (non acquis).

Ouf ! Fini ! Projet suivant ?

Écrit par : catmano | 19 janvier 2008

"mouron rouge", vous m'avez compris et vous pointez parfaitement le noeud : le pays de Voltaire (expression consacrée dont on se sert comme d'une espèce d'imprimatur pour asseoir le propos) applique le délit d'opinion, où les débats se réduisent souvent à se passer les petits plats, à l'intérieur d'un corpus de sujets et d'un lexique autorisés. Jadis, les philosophes et écrivains étaient censurés ; aujourd'hui, les mêmes s'autocensurent. Là encore, le système réducteur de la pensée est devenu endogène.

Écrit par : Magister | 19 janvier 2008

Je voulais rajouter que ceux qui aujourd'hui font oeuvre d'une réelle liberté de pensée et de parole, en faisant fi du politiquement correct et de la bienpensance (sur lesquels veille une nouvelle sainte inquisition, pas moins redoutable que l'ancienne -comme quoi on ne refait pas les hommes), témoignent d'un courage exemplaire. Après, on peut ou pas être d'accord, mais il faut avouer qu'ils "en ont". Je range JPB dans cette catégorie et c'est sans doute pour cela que beaucoup d'entre nous l'estiment et le respectent.

Écrit par : Magister | 19 janvier 2008

@Magister:
Rem acu tetigisti.

Écrit par : Attila Smith | 19 janvier 2008

Je suis issu d'une famille très catho (sauf du côté de ma grand-mère maternelle, qui était très anti-cléricale, je dois tenir d'elle) et j'ai fait le parcours complet : baptême, caté, messe, communions, confirmation et j'ai entendu tellement de conneries que cela m'a vacciné contre la religion, particulièrement le catholicisme...
Etant ado, quand je disais aux membres de ma famille que leur façon de pratiquer était stupide, ils répondaient "et ton football, ton rugby, c'est intelligent, ça ?". J'avais beau jeu de répliquer que ça n'avait en soi rien d'intelligent, que je n'avais jamais entendu personne le prétendre et qu'ainsi ils reconnaissaient eux-mêmes leur connerie...
Il faut ajouter une chose : les cathos doivent être précurseurs du pédagogisme puisqu'au caté, on n'apprend rien du tout et je n'en ai aucun souvenir, ni bon ni mauvais.
Un souvenir quand même : lors de la retraite de communion, nous avions beaucoup joué au foot, ça m'avait bien plu.
C'est en lisant diverses oeuvres que j'ai réalisé mon inculture religieuse abyssale, que j'ai partiellement compensée en lisant la Bible (je ne connais quasiment aucun catho qui ait une culture religieuse digne de ce nom ; les juifs et les protestants arrivent pourtant eux à enseigner quelque chose, peut-être en sont-ils restés à de bonnes vieilles méthodes éprouvées).
Ceci dit, les conneries qui sortent du Vatican, même chez les gens qui sont plus ou moins restés attachés à la religion, même parmi ceux qui pratiquent régulièrement, tout le monde s'en fout. Et ne faisons pas le catho pire qu'il n'est, nombre d'entre eux sont tout à fait respectables. D'accord pour se moquer d'eux, pas d'accord pour les réduire à un troupeau d'abrutis arriérés et malfaisants.

Écrit par : Japhet | 19 janvier 2008

La bourse américaine plonge, la récession se profile, et Bush va injecter 100 milliards de dollars dans l'économie pour relancer la croissance, en baisses d'impôts et en aides publiques.
Y a-t-il un économiste dans la salle pour aider un gauchiste inculte à comprendre les secrets du (pur) libéralisme US et de la sacro-sainte régulation par le marché ?

Ecrit par : yann | 18 janvier 2008

Comme personne n'a répondu à yann (qui se définit comme un pléonasme, un gauchiste étant économistement faible par essence , ce que Rocard a rappelé cette semaine) il me revient de le faire, car le peu d'études en économie que j'ai faites sera toujours plus consistant que ce qui est enseigné en France.
L'inévitable caricature exprimée par la question est exemplaire d'une méconnaissance (incurable?) des principes élémentaires de l'économie libérale, pourtant devenus en deux cents ans une évidence biblique dans le monde entier, sauf dans le Jurassic Parc héxagonal.

Il n'existe pas plus de "pur" libéralisme ( sauf dans la fiction entretenue par les dinosaures susnommés) que de "pur" match de foot ou de rugby. Qu'il s'agisse de l'économie, de l'équipe du Paris-St Germain ou des All Blacks, toutes suivent des règles préétablies que tous les acteurs enfreignent, le plus souvent à leurs dépens.

Je vous laisse donc juge de ce que traduit cette remarque ironique sur l'intervention du gouvernement américain. En voyant dans les mesures annoncées par Bush la preuve de l'indigence et de l'inefficacité d'une approche libérale de l'économie, disqualifiée ici pour être pétrie de contradictions, notre économistement faible nous confirme qu'il n'en connaît, comme la quasi-totalité de ses compatriotes, que la version inventée et entretenue par les tenants de l'état-providence et du dirigisme interventionniste. L'économie socialiste dont ils se réclament a pourtant démontré ses limites, en Europe du Nord d'abord, puis en France un peu plus tard, mais avec fracas, en 1983, et enfin dans le reste du monde, et avec un fracas encore plus assourdissant, après décembre 1989.

Bush contredit seulement les principes d'une "pure" fiction, profondément enracinée dans l'esprit des Français, dès leur plus tendre enfance, au travers d'un enseignement englué dans la seule approche "sociale" de la vie. Et elle n'a pas plombé que celui de l'economie, avec la mise à l'index de la micro-économie au lycée. On a ainsi également dénaturé l'histoire pour privilégier ses aspects sociaux, fait disparaître la géographie, mis à l'index les "dead white men" en littérature pour cause de non conformité de l'histoire évèenmentielle avec la lutte des classes, imposé la globale au motif que les gosses de pauvres apprenaient moins bien que les gosses de riches, ça aussi c'est faire du social.

Aux US on a constaté que l'effondrement des apprentissages s'est consolidé au moment de la transformation de l'histoire-géo en "social studies": il y a des concordances qui ne trompent pas.

Avec un Bernard Maris... et maintenant un Stiglitz comme gourous, la France n'est pas près de ( ...ni d'ailleurs prête à ) sortir de la pétaudière. La commission Attali n'a pas inventé la machine à décourber les bananes: sous l'influence de son président, passé maître ès-plagiat, elle s'est contentée de copier ce qui réussit depuis belle lurette ailleurs!

Au moins c'est un début, attendons la suite.

Écrit par : Cadichon | 19 janvier 2008

Cadichon, sauf votre respect, votre dernier message est un tissu idéologique de c... De A à Z.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 19 janvier 2008

"D'accord pour se moquer d'eux, pas d'accord pour les réduire à un troupeau d'abrutis arriérés et malfaisants."

Ecrit par : Japhet | 19 janvier 2008

Personne n'a fait ça, Japhet! Et, d'ailleurs, il me semble que ce soit plutôt des églises de toutes sortes qu'il faille se moquer... Et c'est ce qu'on fait, j'ai l'impression, et avec plaisir!

"Il faut ajouter une chose : les cathos doivent être précurseurs du pédagogisme puisqu'au caté, on n'apprend rien du tout et je n'en ai aucun souvenir, ni bon ni mauvais."

Ecrit par : Japhet | 19 janvier 2008

Peu scientifique, tout ça. Beaucoup de mes profs de collège et de lycée auraient pu se revendiquer "antipédagogistes"et, pourtant, je n'ai rien appris avec eux!

Écrit par : Christophe SIBILLE | 19 janvier 2008

Cadichon me répond, et passe de l'insulte à l'ironie : on peut considérer qu'il y a un progrès.

Et, pour une fois, elle a su déceler l'ironie de ma question.

Croyez moi si vous le voulez, cadichon, je suis trèèèèès loin d'être un dangeureux gauchiste, et je suis peut-être un peu moins stupide que vous semblez le penser.
Je sais très bien que le puuuur libéralisme n'existe que dans les fantasmes de certains, de même que le pur communisme, et que les avatars des deux doctrines sont forcément plombés par l'intervention humaine, la corruption, la connerie, le fanatisme, la sensiblerie, etc.,etc..
Et que si le monde occidental "libéral" fonctionnait sur le mode de la seule régulation des marchés, ça se saurait.
De plus, je ne suis pas choqué que le gouvernement US intervienne.
Je suis juste content que cadichon reconnaisse que c'est normal, que le libéralisme ne peut "marcher" (là, elle va me dire qu'il n'y a de toutes façons que ça qui "marche") que s'il n'est ni fanatique, ni doctrinaire, et qu'aucun système n'est parfait.
Ah, quel malheur que cadichon n'ait pas eu des parents communistes ! Elle en eut concu moins de haine, et plus de tolérance.

Et "hexagonal" ne prend pas d'accent.

Écrit par : yann | 19 janvier 2008

Libéralisme ou dirigisme collectiviste... C'est un vrai sac de noeuds dans un monde globalisé (sur une plate rotondité) devenu trop étroit pour les appétences massifiées et exacerbées. Faut-il vraiment sortir de Sciences Po ou d'une quelconque grande école à fabriquer du mental pour constater que l'excès est nuisible en toutes choses ? L'Amérique n'est en soi ni libérale ni protectionniste, mais simplement pragmatique, selon la contingence. C'est un numéro permanent d'équilibrisme auquel on voudrait appliquer une idéologie. Le pur libéralisme ne serait qu'une jungle et l'inverse interventionniste un zoo.
Quant à la France, un des derniers pays collectivistes de la planète, elle pourra toujours s'essayer au libéralisme avec une législation impotente (500 000 lois tout réuni !), une propension à légiférer pour le moindre pet de travers et une pathologie fiscale chronique, on n'obtiendra qu'une situation de fête foraine, à l'instar de tout le reste d'ailleurs.
Le monde est trop grand pour nos pauvres cervelles ou trop petit pour nos appétits. L'empire se disloque et les leçons de l'Histoire n'ont pas porté. Les économistes ne sont plus que des météorologues à la petite semaine et aucun politique ne saurait répondre du lendemain. Derrière tous ces problèmes, il n'y a qu'une immense vanité qui finira en eau de boudin.

Écrit par : Magister | 19 janvier 2008

Les gens qui sont plus ou moins restés attachés à la religion... Ecrit par : Japhet | 19 janvier 2008

attachés à la religion...beau pléonasme!

A propos de foi. Dans la perspective proche d'un geste chirurgical, je me vois demander (obligation légale) par le chirurgien et l'anesthésiste d'attester de mon "consentement éclairé" et après y avoir bien réfléchi de leur "faire confiance pour utiliser tous les moyens à leur disposition pour approcher le résultat espéré" (dixit).
Voilà qu'à présent le patient-consommateur libéral et éclairé dispose du droit de décider s'il peut faire confiance ou pas en son chirurgien.
J'imagine les prêtres et pourquoi les profs en dessous, dans un proche avenir, faire ainsi signer à leurs ouailles des attestations selon lesquelles ils ont bien librement disposé de leur foi, au moment de signer le contrat!
Quelle bouffonnerie tout de même!

Écrit par : buntovchik | 19 janvier 2008

Avant de me faire remettre à ma place, "elle en eût concu...".

Écrit par : yann | 19 janvier 2008

Ce n'est pas une bouffonnerie, Buntovchik! C'est la conséquence de l'esprit procédurier. Ce sont les assureurs en RC aussi bien que les instances ordinales qui conseillent oudemandent ce préalable aux actes médicaux et chirurgicaux.

Écrit par : dobolino | 19 janvier 2008

Au fait, je ne fais pas d'anticléricalisme primaire... Je m'inquiète légitimement de l'usage que l'on peut faire de mon appartenance statistique à la religion catholique. Déjà que les prises de position de Jean-Paul II me hérissaient souvent.

Écrit par : dobolino | 19 janvier 2008

@yann:
"hexagonal" ne prend en effet pas d'accent, ce genre de cuistrerie doit être vécu par vous comme une grande victoire dans un débat sur l'Economie .
Mais votre "concu" prend une cédille et cadichon une majuscule: cette façon de montrer son mépris, dont suinte votre billet, envers cette correspondante est savoureuse au vu de votre exhortation à "moins de haine, et plus de tolérance".
Quant à votre lieu commun "aucun système n'est parfait", mes copains du Café Du Commerce seraient cramoisis de honte de le proférer: même eux savent quand même qu'il vaut mieux vivre en Suisse qu'en Corée du Nord.

Écrit par : Chien de garde du capitalisme | 19 janvier 2008

Imaginez l'inverse : s'il avait déclaré l'homosexualité supérieure, croyez-vous que les hétéros auraient porté plainte? Et surtout, par pitié, n'allez pas voir "d'homophobie" dans cette question !

Ecrit par : mouron rouge | 19 janvier 2008

Probablement pas, mais cela vient peut-être du fait que peu d'hétérosexuels sont victimes de violence du fait de leur hétérosexualité, et qu'on ne craint donc pas que de tels propos encouragent les agresseurs des hétérosexuels.
Et le député, c'est Christian Vanneste, que l'UMP soutient, alors que Sarkozy avait promis que ce ne serit pas le cas.

Écrit par : Pat | 19 janvier 2008

Excusez-moi, "chien de garde du capitalisme", (tout un programme), mais le dernier message de Yann prenait justement acte du fait que Cadichon montrait moins de mépris qu'auparavant envers lui, (vérifiez les anciens messages de cette dernière, il y en a eu d'édifiants à cet égard). Ne vous trompez pas de cible.
De plus, il écrit son prénom sans majuscule également, et je ne pense pas que cela soit un signe de mépris envers lui-même.
.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 19 janvier 2008

Magister a écrit : "On a beau jeu de s'envoyer des amusettes gentiment dérisoires aux dépens de la seule religion catholique (dont je ne me fais pourtant pas l'avocat) car cet exercice ne comporte aucun risque. On peut même s'en payer de larges tranches à volonté et continuer de dormir tranquille..."

Peut-on se moquer aussi facilement d'une religion sans véritable clergé ? Sans incarnation véritable d'une collusion avec les politiques ?

Qui a dit ici qu'il voulait "prendre des risques" à propos de la religion ?

L'esprit de sérieux est décidément très conformiste, comme celui de vouloir être dérangé en permanence, y compris dans son sommeil.

Heureusement qu'il en reste quelques uns qui ne se haïssent pas eux mêmes à ce point !

Écrit par : dugong | 19 janvier 2008

Ouais, conçu, celle-là, je ne l'ai pas vue, dont acte.

Pour le reste, on vient de trouver encore pire que cadichon.
Sans commentaires.

Écrit par : yann | 19 janvier 2008

Je confirme ce qu'écrit CS
Moi non plus je ne mets parfois pas de majuscule, et ce n'est pas par mépris, simplement par paresse. Quant à l'accent sur hexagonal, il m'a échappé. Je pense qu'il exprime simplement mon plaisir sans mélange à taper pour une fois sur un clavier français, alors j'en rajoute, tellement soulagée d'échapper aux contorsions que m'impose le mien pour écrire accents et autres cédilles...
Et encore, avec mon Mac je sais faire, mais avec un PC je n'essaie même plus.

Magister, je ne saurais mieux dire.

Mon grand chagrin cette semaine fut d'entendre Fitoussi sur Fce-Inter affirmer que la micro-économie était vraiment un domaine trop pointu pour les pauvres lycéens qu'on juge juste assez intelligents pour les assommer avec la doxa collectiviste de l'économie "sociale" .

Hail to useful idiots, said Marx.

Écrit par : Cadichon | 19 janvier 2008

Cadichon, ma petite pique "hexagonale" n'était rien d'autre que ça : une petite pique. Et j'avais deviné ce que vous confirmez : la grande difficulté qu'il y a à passer d'un clavier US à un clavier franchouillard. J'ai déjà essayé, et piqué des crises dessus.

Par ailleurs, si j'ai une vague notion des doctrines économiques, je suis bien d'accord avec vous, ce n'est pas grâce à l'école. Quant à la micro-économie, ce que j'en comprends n'est pas non plus le fait de l'école, ni même de l'école vétérinaire, mais de ma pratique déjà ancienne de la comptabilité et de la gestion de ma petite entreprise libérale.
Je vous crois volontiers quand vous assurez que l'enseignement en la matière est indigent en France, j'ai toujours fui les futurs élèves d'HEC comme la peste, et ne me suis jamais intéressé à ce qu'ils faisaient !
Mais vous allez finir par me donner le temps (l'envie, je l'avais déjà) de combler les grands vides de ma culture économique, à force de m'asticoter ;o))

Écrit par : yann | 19 janvier 2008

genre de cuistrerie doit être vécu par vous comme une grande victoire dans un débat sur l'Economie .

Ecrit par : Chien de garde du capitalisme | 19 janvier 2008

Et la majuscule à "Economie", ce n'est pas une cuistrerie, peut-être ?

"Chien de garde", êtes-vous déclaré à la mairie, identifié, vacciné contre la rage ?
Déjà, vous n'avez manifestement pas votre muselière dans ce lieu public qu'est internet, et paf ! 135 € d'amende !
Ensuite, comme je vous soupçonne d'être plutôt d'attaque que de défense, j'espère que vous êtes stérilisé.
Et méfiez vous : bientôt les évaluations comportementales pour les chiens dangereux : l'euthanasie vous guette....

Écrit par : yann | 19 janvier 2008

Magister, les religions se réconcilieront toujours pour taper sur leurs seuls vrais ennemis. Les athées.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 janvier 2008

C'est un peu historiquement réducteur: les hétérodoxes, les réformateurs aussi s'en voient de belles.

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

Buntovchik, cela fait longtemps déjà qu'ils demandent cela. J'ai eu à le faire plusieurs fois.
Bon courage, en tout cas parce que berk, berk et archi-berk ce genre de choses!

Écrit par : Sanseverina | 19 janvier 2008

"Chien de garde", êtes-vous déclaré à la mairie, identifié, vacciné contre la rage ?
"Déjà, vous n'avez manifestement pas votre muselière dans ce lieu public qu'est internet, et paf ! 135 € d'amende !
Ensuite, comme je vous soupçonne d'être plutôt d'attaque que de défense, j'espère que vous êtes stérilisé.
Et méfiez vous : bientôt les évaluations comportementales pour les chiens dangereux : l'euthanasie vous guette...."

Ecrit par : yann | 19 janvier 2008

Yann, si vous jouez au tennis, et que je monte un jour au filet contre vous, je ferai gaffe à ce que mon coup d'attaque soit parfait... Vous avez un p... de passing shot!!! ;-)))))

Écrit par : Christophe SIBILLE | 19 janvier 2008

"Mon grand chagrin cette semaine fut d'entendre Fitoussi sur Fce-Inter affirmer que la micro-économie était vraiment un domaine trop pointu pour les pauvres lycéens qu'on juge juste assez intelligents pour les assommer avec la doxa collectiviste de l'économie "sociale" .

Hail to useful idiots, said Marx."

Ecrit par : Cadichon | 19 janvier 2008

J'ai écouté ce débat, chère Cadichon. Bernard Maris y fut brillantissime... ;-)

Écrit par : Christophe SIBILLE | 19 janvier 2008

Pour le reste, on vient de trouver encore pire que cadichon.
Sans commentaires.

Ecrit par : yann | 19 janvier 2008

Chien de garde du Kapitalisme et Cadichon sont une seule et même bête, féroce comme le monstre ultra-libérale qui l' a concue. Mais qui s'en plaidrait à une époque de débats aseptisés?
Cadichon ne fait même plus confiance à son PC (rien qu'à son mac!) pour voir se réaliser la prophétie de son idole, Karl Marx : l'auto-dépassement du capitalisme en une nouvelle organisation des sociétés humaines reconciliées avec celle des bêtes.

Écrit par : marigot | 19 janvier 2008

Allez, c'est ça aussi être un (vrai?) chercheur (et non un idéologue fixé sur les preuves qu'il a à avancer pour que sa thèse pèse de son poids): un butineur, voici du Montaigne (MaC, y êtes-vous?), - du Montaigne alors que je travaille sur le théâtre??? - hé oui, je cherche à défendre l'idée que l'idée de Modernité (porte-flambeau / porte-flingue du "contemporain"), chez certains, n'est qu'un discours de prévention et de régulation, - un procès, quoi. N'est moderne que ce qui se rapporte à l'actuel, comme si tout créateur n'avait pas vécu (dans) son temps (je m'agace contre les universitaires gauchos ou maurassiens); les plus grands sont d'ailleurs intempestifs. Et puis cet extrait porte sur l'instruction, ses possibles raideurs et ses jouissances :

Notre âme ne branle qu’à crédit, liée et contrainte à l’appétit des fantaisies d’autrui, serve et captivée sous l’autorité de leur leçon. On nous a tant assujettis aux cordes que nous n’avons plus de franches allures. Notre vigueur et liberté est éteinte. « Nunquam tutelae suae fiunt (1) . » – Je vis privément à Pise un honnête homme mais si Aristotélicien, que le plus général de ses dogmes est : que la touche et règle de toutes imaginations solides et de toute vérité, c’est la conformité à la doctrine d’Aristote ; que, hors de là, ce ne sont que chimères et inanité ; qu’il a tout vu et tout dit. Cette proposition, pour avoir été un peu trop largement et iniquement interprétée, le mit autrefois et tint longtemps en grand accessoire à l’inquisition à Rome.
Qu’il lui fasse tout passer par l’étamine et ne loge rien en sa tête par simple autorité et crédit ; les principes d’Aristote ne lui soient principes, non plus que ceux des Stoïciens ou Epicuriens. Qu’on lui propose cette diversité de jugements : il choisira s’il peut, sinon il en demeurera en doute. Il n’y que les fols certains et résolus.

Che non men che saper dubbiar m’aggrada (2).

Car s’il embrasse les opinions de Xénophon et de Platon par son propre discours, ce ne seront plus les leurs ce seront les siennes. Qui suit un autre, il ne suit rien. Il ne trouve rien, voire il ne cherche rien. « Non sumus sub rege ; sibi quisque se vindicet (3). » Qu’il sache qu’il sait, au moins. Il faut qu’il emboive leurs humeurs, non qu’il apprenne leurs préceptes. Et qu’il oublie hardiment, s’il veut, d’où il les tient, mais qu’il se les sache approprier. La vérité et la raison sont communes à un chacun et ne sont plus à qui les a dites premièrement, qu’à qui les dit après. Ce n’est non plus selon Platon que selon moi, puisque lui et moi l’entendons et voyons de même. Les abeilles pillotent deçà delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur ; ce n’est plus thym ni marjolaine : ainsi les pièces empruntées d’autrui, il les transformera et confondra, pour en faire un ouvrage tout sien, à savoir son jugement. Son institution, son travail et étude ne vise qu’à le former (4).

(1)SENEQUE, Lettre 33 : « Ils ne sont jamais sous leur propre autorité. »
(2) Emprunté à Dante, l’Enfer, chant XI : « Aussi bien que savoir douter me plaît. »
(3) SENEQUE, Lettre 33 : « Nous ne sommes pas sous la domination d’un roi ; que chacun dispose de lui-même. »
(4) MONTAIGNE Michel (de), chapitre XXVI : « De l’institution des enfants », Essais I, édition présentée, établie et annotée par Pierre Michel, Préface d’André Gide, folio classique, 289, Gallimard, Paris, 1996, p.223-225.


PS: Que l'on n'utilise pas mon propos pour attaquer qui que ce soit à ma place...

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

Bonjour.

Et ben moi j ai decide de faire quelque chose.

Car c est vrai qu il y en a marre de nous prendre pour des navets, et de chercher des petits jeunes car ils sont facilement exploitables et moins caracteriels, ou alors de nous faire rentrer dans des communautes avec des facons uniques de penser comme pour rentrer dans une secte ou autre, en s oubliant que nous etions des tailleurs de pierre femmes et hommes libres de tout age.

Je veux pas etre manipulable.

J ai donc decide de partir, j ai choisi l Ecosse.

Bien entendu, je me vois toujours pas eriger des monuments, on ne donnerait pas le boulot a quelqu un qui n est pas rapide.

J ai decide d ecrire a Historical Scotland et envoyer un CV, travailler comme un volontaire, trois jours par semaine, voir a la suite si je ne devrais pas me payer des cours, et m entrainer, et revenir avec des idees nouvelles, et entre temps faire du travail de manoeuvre, mais en s assurant d etre en contact avec la pierre.

Je suis en ce moment a Edinburgh, et si par mon intermediaire, je peux ouvrir la voie a certains ou certaines, qui veulent travailler en Ecosse et puissent me permettre de m elever, ca serait une joie de les accueillir, mais cela va de soit, non dans un esprit communautaire.

Mon adresse c est speedoody@hotmail.fr

Je peux donner un appercu de mon cv, comment le faire en Anglais pour en donner l exemple a certains et une lettre de motivation propre et non un truc chope sur le net, que j ai ecrit avec l aide d un gars d Afrique du Sud.

Pour le moment je ne promets pas la lune, car je suis a Backpackers, Princes street a Edinburgh, mais une fois que j ai mon appart, je peux tout a fait m arranger a accueillir, et faire une french connection et chercher de l entrainement ou des moyens de nous entrainer, la ou on nous attendra le moins sans pour autant creer un esprit communautaire, mais offrir a certains ou certaines l opportunite de se former autrement que de passer par des associations ou autres administration, qui servent pour certaines ou certains d alibi a occuper des emplois en nous promettant mondes et merveilles et ne bougeant pas un ptit doigt et nous offre pas l espoir de nous former et d avoir une experience de longevite en entreprise.

On peut toujours essayer, c est une idee parmi tant d autres, mettre notre french touch dans le pays des fees et servir, qui sait de relais a celles et ceux qui veulent se former et ouvrir d autres breches.

Je vous en dirai bien plus, une fois que j aurai recu ma reponse de Historical Scotland.

A plus.

seb

Écrit par : sebastien | 19 janvier 2008

Savez-vous, comment, dans certains milieux universitaires et théâtraux, est appelé l'auteur (dramatique pour le cas)? "Un sujet écrivant"...

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

Ah, ce: "Je crois qu’on peut faire théâtre de tout" (Vitez).

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

Merci à Pendariès pour cette longue citation de Montaigne, qui m'a rappelé de très anciens souvenirs. Quelle belle image que celle de ces abeilles qui "pillotent" les fleurs pour en faire leur miel ! C'est exactement ce que Montaigne a fait lui-même : il a assimilé Sénèque, Platon et beaucoup d'autres pour en faire une pensée qui est "toute sienne", et dont la riche substance est déposée dans les Essais.

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 janvier 2008

dugong a écrit :

"L'esprit de sérieux est décidément très conformiste, comme celui de vouloir être dérangé en permanence, y compris dans son sommeil.

Heureusement qu'il en reste quelques uns qui ne se haïssent pas eux mêmes à ce point !"

C'est à moi que s'adresse ce propos désobligeant et arrogant ?

Écrit par : Magister | 19 janvier 2008

C'est toute la différence avec Meirieu, Sylvie Huguet: chez Meirieu, rien de ce qu'il a "pilloté" n'est "assimilé"!

Écrit par : Jean | 19 janvier 2008

"Séance 198 (et suivantes) : évaluation terminale
« Sur le plan de la classe, colle une gommette rouge sur le bureau de la maîtresse, une gommette verte sur le coin-regroupement, une gommette bleue sur la bibliothèque. Trace une flèche pour aller du bureau de la maîtresse à la bibliothèque sans marcher sur les tables. »

Critères d’évaluation :
Tout bon : bonhomme content (acquis)
Quelques erreurs : bonhomme moyen (en cours d’acquisition)
Tout faux : bonhomme pas content (non acquis).

Ouf ! Fini ! Projet suivant ?

Ecrit par : catmano | 19 janvier 2008 "

Mdr Catmano !

Je suis écroulé !!!

C'est excellent !!!

Proposez à l'IUFM, je suis sûr qu'ils seront ravis ;-)

C'est très très drôle en tout cas !

Écrit par : Jeremy | 19 janvier 2008

"C'est pareil avec l'homophobie. Je ne sais plus quel député UMP a été condamné pour avoir jugé l'hétérosexualité supérieure à homosexualité." a écrit Mouron rouge.

La réponse, c'est que c'est Christian Vanneste. Le même qui a fait la proposition de loi sur le droit d'auteur qui a révolté l'UMP, le PS et les trois quarts des députés (et tous les utilisateurs de biens culturels), et qui avait fait l'amendement pour reconnaître les "bienfaits" de la colonisation (sans un mot sur les méfaits).

Ce brave homme a été condamné en première instance et en appel pour avoir dit que "l'homosexualité est une menace pour la survie de l'humanité" et qu'elle est inférieure à l'hétérosexualité.

Mouron rouge, j'espère que vous êtes à présent dûment renseignée et informée.

Écrit par : Jeremy | 19 janvier 2008

@yann
Vous m'écrivez:
"j'espère que vous êtes stérilisé.
Et méfiez vous : bientôt les évaluations comportementales pour les chiens dangereux : l'euthanasie vous guette...."

Ce phantasme de me stériliser et de m'euthanasier me rappelle vaguement quelque chose.
Merci de révéler aussi clairement la nature de votre humanisme basé sur le Zyklon B.

Écrit par : Chien de garde du capitalisme | 19 janvier 2008

C'est exactement ce que Montaigne a fait lui-même : il a assimilé Sénèque, Platon et beaucoup d'autres pour en faire une pensée qui est "toute sienne", et dont la riche substance est déposée dans les Essais.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 janvier 2008

Cette forte remarque me fait penser à l'éducation qu'a reçue Alexandre Sergueïevitch Pouchkine dans son enfance. Sait-on que l'esprit du poète fondateur de la littérature russe (pour faire très court) a été formé par la lecture des grands classiques français. Le père d'Alexandre, ainsi que son oncle ne toléraient dans leur bibliothèque que des ouvrages écrits en français. Le futur poète âgé seulement de six ans récitait de mémoire Le Cid et Le Bourgois gentilhomme. Plus tard quand Pouchkine fera ses études au Lycée impérial de Tsarskoï Selo il prendra pour modèle Voltaire.

Devinette. Quel est cet autre Alexandre, né 3 ans après A.S Pouchkine, également descendant d'esclave et qui s'est fait connaître par son oeuvre littéraire? Un indice: notre hôte semble beaucoup l'apprécier.

Écrit par : buntovchik | 19 janvier 2008

buntovchnik, je suis le premier à répondre : Dumas.

Qu'est-ce que je gagne ?

Écrit par : Jeremy | 19 janvier 2008

Ce phantasme de me stériliser et de m'euthanasier me rappelle vaguement quelque chose.
Merci de révéler aussi clairement la nature de votre humanisme basé sur le Zyklon B.

Ecrit par : Chien de garde du capitalisme | 19 janvier 2008
Ce n'est pas un fantasme! C'est une loi tout ce qu'il y a de plus réelle

Écrit par : dobolino | 19 janvier 2008

Vraiment capital, Montaigne, et pas que pour cette citation:

"Qu'on le rende délicat au choix et au triage de ses raisons, et aimant la pertinence, et par conséquent la brièveté."

op.cit, p.228.

Dites donc qui a lu "De l'institution de l'enfant", ici (pour un blog sur l'enseignement, ça la ficherait mal de ne pas l'avoir fait, quand même, non?)? Il faut toujours revenir à la sagesse d'une vie. Surtout de cette acuité.

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

"Qu'on lui mettre en fantaisie une honnête curiosité de s'enquérir de toutes choses; tout ce qu'il y aura de singulier autour de lui, il le verra: un bâtiment, une fontaine, un homm, le lieu d'une bataille ancienne, le passage de Cesar ou de Charlemagne"

"Savoir par coeur n'est pas savoir"

Montaigne

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

"Ce grand monde [...] je veux que ce soit le livre de mon écolier."

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

Je me souviens, Dobolino, d'un cours, par Mme Ventresque, à l'université, sur le tilleul, dans "Un roi sans divertissement"; et de l'intitulé de la dissertation qu'elle nous proposa: "Langlois", et qui la fit sourire en nous l'annonçant.

Écrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

Dites donc qui a lu "De l'institution de l'enfant", ici (pour un blog sur l'enseignement, ça la ficherait mal de ne pas l'avoir fait, quand même, non?)? Il faut toujours revenir à la sagesse d'une vie. Surtout de cette acuité.

Ecrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

C'est ce que j'ai pris à l'oral de français du bac. L'examinateur m'avait proposé de choisir le texte de ma liste que je préférais.

Écrit par : catmano | 19 janvier 2008

Nous, c'est pas pareil, on aime les bêtes et on est habitué aux aboiements et aux morsures.

Ecrit par : dobolino

Si on s'en tient à cela, vous êtes assimilables à des professeurs.

Écrit par : Moot | 19 janvier 2008

"Savoir par coeur n'est pas savoir."
Eh bien, moi, je fais apprendre à mes élèves de 4ème et de 3ème des extraits de Molière et de La Fontaine par coeur, les tableaux de conjugaisons par coeur, le cours de grammaire par coeur, les déclinaisons et les conjugaisons latines par coeur...
En classe, la première des étapes sur la voie de l'instruction, c'est d'apprendre à apprendre par coeur.
Du reste comment peut-on "savoir" son numéro de téléphone autrement que "par coeur"?

On comprend bien, évidemment ce que voulait dire Montaigne, par réaction contre l'enseignement scolastique, etc.
Mais attention aux pédagos, toujours friands de casser l'école! Cette assertion de l'auteur des "Essais" ne leur plaira que trop!

Écrit par : Jean | 19 janvier 2008

Et on aura enfin des maçons !

Ecrit par : Jeremy

Seront-ils francs ? À moins que ce soient des maçons de quatre sous.

Écrit par : Moot | 19 janvier 2008

@dobolino,@Christophe Sibille

Mais ça devient passionnant votre jouissance à approuver muselière, castration et euthanasie pour le crime d'avoir comparé favorablement la Suisse à la Corée du Nord !
Qu'est-ce que ce sera quand vous apprendrez que je préfère Cournot, Ricardo et Samuelson à Djougachvili, Oulianov et Bronstein.
Le phantasme d'une balle dans la nuque facturée à ma famille?
Faites de beaux rêves.

Écrit par : chien de garde du capitalisme | 19 janvier 2008

Si on s'en tient à cela, vous êtes assimilables à des professeurs.

Ecrit par : Moot, c'est à dire ma pomme

Que c'est laid, c'est digne d'un journaleux de bas étage ! J'aurais dû écrire : "si on se tient à cela".

Écrit par : Moot | 19 janvier 2008

@dobolino,@Christophe Sibille

Mais ça devient passionnant votre jouissance à approuver muselière, castration et euthanasie pour le crime d'avoir comparé favorablement la Suisse à la Corée du Nord !
"Qu'est-ce que ce sera quand vous apprendrez que je préfère Cournot, Ricardo et Samuelson à Djougachvili, Oulianov et Bronstein.
Le phantasme d'une balle dans la nuque facturée à ma famille?
Faites de beaux rêves."

Ecrit par : chien de garde du capitalisme | 19 janvier 2008

Vous êtes décidément plus bête que méchant! Rejetez simplement un oeil sur le ton de votre premier message à Yann.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

"Dites donc qui a lu "De l'institution de l'enfant", ici (pour un blog sur l'enseignement, ça la ficherait mal de ne pas l'avoir fait, quand même, non?)"

Ecrit par : Pendariès | 19 janvier 2008

Simple question de béotien, est-ce qu'on n'écrit pas: "cela l'afficherait mal"?

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

Jean, d'accord avec vous (vous commencer à connaître mon mauvais esprit, à certains moments, oui, j'en use); le chapitre programmatique sur "L'Institution des enfants" poserait problème en nos jours d'enseignement à 30 élèves. Ne pas oublier que la lettre, puisque cela semble en être une, s'adresse à Diane de Foix, comtesse de Gurson, enceinte. Ce qui s'y écrit est destiné à un garçon (à l'époque l'échographie n'existant pas, on parait sur la générosité de la dame pour offrir d'abord un mâle à son mari). Ensuite l'instruction se constituait autour du couple "guide-gouverneur/élève (mot jamais prononcé puisqu'il n'apparaît qu'au milieu du XVIIe siècle)-disciple (bonjour, Dobolino, souvenir d'un de vos anciens messages!)": cela fait peu de monde, il est vrai. La science ne devait pas être déposée entre des mains "basses" (j'imagine de base extraction) qui n'en feraient que de mauvaises choses. Il n'y a pas vraiment de "face à face" entre les deux personnages: l'expérience du monde compte d'abord, chez Montaigne. L'univers reste le point de mire via le filtre du commerce avec les hommes, celui de l'enfant (directement ou corrigé par son guide); savoir le goût du gosse avant de lui donner ce qu'il ne pourrait pas, de toute façon, faire sien. Beau programme, qui ne peut être réalisé que par la relation personnelle (et impossible aujourd'hui dans l'EN) entre un adulte (maître de plusieurs matières, l'histoire avant tout, la philosophie conséquemment et la poésie; la grammaire, la rhétorique, houla, ça...) et un petit d'homme.

Petit Robert: "la ficher mal", "Vous vous fichez pas mal de son bonheur" (Colette)

Pour "l'afficher mal", rien dans Le Robert historique de la langue française.

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

vous commenceZ [ce n'est pas potron-minet, mais c'est le matin] à connaître

parIait

baSse extraction

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

La société Moët- Hennessy vient d'être condamnée en appel à 30 000 euros d'amende de dommages et intérêts à l' ANPA ( association nationale de prévention en alcoologie et additologie.)- si je traduis bien- pour publicité illicite en faveur de l'alcool ; le slogan :" la nuit est rose." associant de trop près l'image du champagne rosé au bien-être.
Non, non, je ne suis pas précisément hors-sujet. C'est juste pour dire à Dobolino qu'elle a raison de prendre ses distances avec la couleur rose bonbon. Avec les radis et les navets, les romans, les flamants et les éléphants, les messages et les nuages, sans parler des ballets et des cochons, il convient de rester sur ses gardes. Bonne journéeà tous.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 janvier 2008

@Christophe SIBILLE

C'est déprimant (si on pense à vos élèves) que vous soyez incapable de marquer votre désaccord avec moi autrement que par l'insulte: "vous êtes encore plus bête que méchant", qui est un bien peu imaginatif cliché.

C'est bien beau de dominer une classe d'enfants captifs mais les I.U.F.M. devraient aussi apprendre à argumenter rationnellement avec des adultes qu'ils ne peuvent pas, à leur grand dam, sanctionner...

Écrit par : Chien de garde du capitalisme | 20 janvier 2008

ARRET SUR MESSAGE

"POUR EN FINIR AVEC L'IMPOSTURE DE LA PENSEE DONT CHRISTOPHE SIBILLE EST LE REPRESENTANT ICI"

Je ne veux pas encombrer plus longtemps le fil de discussion qui concerne avant tout l'enseignement et sa dérive actuelle. Je lis avec attention et plaisir les interventions éclairées et éclairantes du maitre des lieux comme de ses disciples qui s'expriment ici.
Dernièrement, C. Sibille révélait au monde ébahi la déclaration d'impot du chef d'état honteusement "copié-collé" sur des sites qui relayaient un message de propagande pure. Je remettais alors en question la pertinence de ces allégations en priant notre ami Christophe de vérifier ses informations et d'aller se faire une petite remise à niveau sur les TICE. Il y a tant de critiques, de remarques constructives, de révoltes légitimes à exprimer concernant la politique actuelle. .. Se réfugier alors dans la calomnie, dans la diffamation traduit un esprit malsain. Vous lisez trop le "Voici-Closer" du net Christophe pour alimenter votre haine des personnes en oubliant que vous combattez pour des idées, vos convictions. Ces mêmes convictions que vous servez bien mal en jouant à ce petit jeu. C'est pourquoi on pourrait se demander si vous n'êtes pas le plus sarkoziste de nous tous en réduisant l'opposition à nicolas à de stupides "copié collé".

Observons la sournoiserie et la mauvaise foi:

Vous reconnaissez ce message, Christophe, comme "trollien" mais c'est pour affirmer qu'il est en dessous de la réalité. Connaissez-vous la réalité?
Je vous cite:

"Mais non! Je l'ai dit sur le dernier fil, je suis sûr que ce message "trollien" est très très très en dessous de la réalité. Contrairement aux allégations de "Sapiens"... (Qu'on peut, en l'occurrence, repaptiser "Néanderthal" pour la finesse de son esprit)."
par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008

Mes "allégations" remettaient seulement en cause l'authenticité de l'information, d'autres intervenants ont d'ailleurs attesté mes dires mais sans doute verrez vous en eux des éminences sarkozistes. Je passerai sur ma "repaptisation" (?) en "Néanderthalien", j'ai exposé plus haut votre technique de l'attaque personnelle quand votre mauvaise foi se substitue à vos idées à moins qu'elle ne comble leur absence.
Cette technique va de pair avec votre statut supposé de future victime lorsque vous déclarez:

"Ceci-dit, je ne me fais pas d'illusion sur l'imminence de mon contrôle fiscal... Heureusement que je suis fonctionnaire, et que je n'ai rien à cacher!"
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 janvier 2008


Vous voilà martyre auto déclaré... C'est beau, c'est grand et ca mange pas de pain. Une résistance à sarkozi comme la votre on s'en passerait bien.

Pas un instant, vous ne reconnaissez avoir été dupé par des infos erronées glanées sur le net; au contraire, vous surenchérissez. Force est de constater que l'on ne peut pas discuter sérieusement avec vous:
vous ne pensez pas, vous haïssez;
vous ne débattez pas, vous discréditez;
vous ne pratiquez jamais l'autocritique, vous pérorez...

Ca me rappelle certains cours d'IUFM, où on prétextait un pseudo débat pour nous caporaliser. C'est également le principe de la fameuse épreuve didactique (epreuve sur dossier: esd pour les intimes) que l'on ferait mieux de rebaptiser épreuve dogmatique tant son contenu flou permet les dérives.

je ne doute pas de la teneur de votre réponse si vous en faites une, vous êtes finalement tellement prévisible...

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Darcos sur Canal +, durant "Dimanche +", maintenant: 12h45.

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

Darcos sur Canal +, durant "Dimanche +", maintenant: 12h45.

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

dobolino,@Christophe Sibille

Mais ça devient passionnant votre jouissance à approuver muselière, castration et euthanasie pour le crime d'avoir comparé favorablement la Suisse à la Corée du Nord !
Qu'est-ce que ce sera quand vous apprendrez que je préfère Cournot, Ricardo et Samuelson à Djougachvili, Oulianov et Bronstein.
Le phantasme d'une balle dans la nuque facturée à ma famille?
Faites de beaux rêves.

Ecrit par : chien de garde du capitalisme | 19 janvier 2008

Second degré, vous connaissez, mon petit toutou?

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Vous lisez trop le "Voici-Closer" du net Christophe pour alimenter votre haine des personnes en oubliant que vous combattez pour des idées, vos convictions.

Ecrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Seuls les ido-lâtrants du chanoine auraient le droit de combattre pour leurs idées et convictions?

Écrit par : marigot | 20 janvier 2008

Darcos sur Canal +, durant "Dimanche +", maintenant: 12h45.

Ecrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

Pour nous dire qu'il veillera à ce que les écoles accueillent les élèves en toutes circonstances, y compris les jours de grève?

Écrit par : marigot tique | 20 janvier 2008

J'en reviens à mon apostasie. L'Eglise qui m'a baptisée est celle de Jean XXIII et, "par ma foi", je ne trouve nullement importunant que cette Eglise, heureuse et débonnaire, m'ait ouvert la porte, me laissant libre choix d'entrer ou non. Les franciscains des années soixante qui inspiraient ma marraine et les dominicains de la même époque qui inspiraient ma mère, je les ai plutôt "à la bonne". Leurs réflexions, leur chemin de vie, leurs choix, sont partie intégrante de ma personnalité actuelle.
Ce qui m'importune, c'est d'être comptabilisée comme ouaille de Benoit XVI et, par définition, en accord avec lui, puisque, agnostique, je ne combats pas au sein de l'église catholique pour y contrer ce qui me hérisse.
Donc, je me sens dans l'obligation morale de choisir entre la Foi et l'apostasie.
Et ne me dites pas que c'est de l'anticléricalisme primaire!

"Si vous me cherchez, c'est que vous m'avez déjà trouvé"
"Si deux se mettent d'accord en mon nom, je serai parmi eux"

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

"Si deux se mettent d'accord en mon nom, je serai parmi eux"

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Le Christ s'interroge donc avec nous!
CQFD: je ne suis pas agnostique!

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Seuls les ido-lâtrants du chanoine auraient le droit de combattre pour leurs idées et convictions?

Ecrit par : marigot | 20 janvier 2008

Je n'ai jamais écrit cela... Je me demandais seulement si pour défendre ses idées il fallait s'opposer sur le plan des idées ou relayer l'écran de fumée people orchestré par sarkozy et relayé complaisamment par les médias de tous poils. Pourtant nous parlons la même langue, souffrez vous d'une forme de daltonisme linguistico-intellectuel? J'ai la faiblesse (je me plais à croire que c'est plutot une noblesse) de croire que des idées doivent être défendues sur le terrain des idées: c'est ce qu'on appelle l'honnêteté intellectuelle. Les machines à anathèmes me dérangent, surtout quand elles font le jeu de celui qu'on attaque, elles discréditent ceux qui s'opposent par la pensée. C'est vrai qu'il est plus facile de pratiquer le "copié-collé" que de rédiger un argumentaire... Je ne pratique pas la "reductio" , mais l'esprit critique.

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Faites de beaux rêves."

Ecrit par : chien de garde du capitalisme | 19 janvier 2008

Vous êtes décidément plus bête que méchant! Rejetez simplement un oeil sur le ton de votre premier message à Yann.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

Il n'est surtout pas attentif et lit en diagonale! De ce fait, chien de garde n'a pas saisi que Yann et Dobolino étaient vétérinaires et s'amusaient à le traiter au premier degré, englués qu'ils sont, actuellement, dans la loi sur les chiens "dangereux", chiens d'attaque, chiens de garde et de défense, sans ou avec pédigrée...
Hier, une assistante maternelle des Bouches-du-Rhône, en larmes, est venu m'annoncer qu'il fallait qu'elle se sépare de Birdy, son adorable chienne Setter Gordon de quinze mois, démarrant à la bécasse, car la DDASS exige qu'elle choisisse entre son métier et son chien, à moins que la petite chienne ne reste du matin au soir enfermée dans une pièce où les enfants n'ont pas accès.
Y'a de quoi être à fleur de peau quand on est le vétérinaire du petit clébard sympa! Chien de garde pourrait faire l'effort de comprendre nos ricanements, expression de notre désespoir.
Nous sommes dans le même état que les PE de PS et directeurs de crèche à qui on prétendait demander de ficher les délinquants de 18 mois à trois ans!

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

... Je ne pratique pas la "reductio" , mais l'esprit critique.

Ecrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Qu'est ce qu'un esprit critique, sinon un esprit dans un état critique?
SAPIENS croyez moi bien je ne veux pas m'immiscer dans votre conflit avec CS.
Ce qui nous importe ici, et sans abuser de l'hospitalité de JP Brighelli, c'est de ne pas trop tomber dans le piège de ne lutter que dans la sphère des idées.
La situation de l'école, celle de l'enseignement exigent des actes politiques sérieux et non des coups d'éclats idéologiques permanents pour enterrer les conflits.
La prestation de XD sur canal + en est un exemple flagrant.

Écrit par : marigot | 20 janvier 2008

La situation de l'école, celle de l'enseignement exigent des actes politiques sérieux et non des coups d'éclats idéologiques permanents pour enterrer les conflits.
La prestation de XD sur canal + en est un exemple flagrant.

Ecrit par : marigot | 20 janvier 2008
Pourriez-vous m'expliquer pourquoi, à la place de flagrant, j'avais lu, en première intention, flagellant?

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Mais vous mélangez tout... Le sujet avec Christophe ne concernait pas la situation de l'école sur laquelle je suis entièrement d'accord avec vous, surtout pour l'action.
Je pense qu'il s'agit d'un malentendu... Par contre, je pense que c'est dans une situation critique que l'esprit du même nom doit s'exercer. Je ne suis pas en conflit avec CS, je tente une "remédiation" avec un élève en difficulté, un PPRE s'impose...

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

"Pourriez-vous m'expliquer pourquoi, à la place de flagrant, j'avais lu, en première intention, flagellant?"

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Sûrement la méthode globale, Dobolino!!! ;-)))

L'humour, l'humour, point commun entre "Sapiens" et chien de garde du capitalisme.

"La situation de l'école, celle de l'enseignement exigent des actes politiques sérieux et non des coups d'éclats idéologiques permanents pour enterrer les conflits.
La prestation de XD sur canal + en est un exemple flagrant."

Ecrit par : marigot | 20 janvier 2008

Marigot, je ne saisis pas très bien votre message... J'ai trouvé Darcos pour le moins embarassé quand il lui a fallu s'exprimer sur le président bling-bling...
Mais les "guignols des infos" sont toujours aussi bons... Par moments, au moins. Je pense qu'une petite cure de "Guignols" ne ferait pas de mal à "Sapiens" et "Chien de garde du capitalisme".

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

"@dobolino,@Christophe Sibille

Mais ça devient passionnant votre jouissance à approuver muselière, castration et euthanasie pour le crime d'avoir comparé favorablement la Suisse à la Corée du Nord !
Qu'est-ce que ce sera quand vous apprendrez que je préfère Cournot, Ricardo et Samuelson à Djougachvili, Oulianov et Bronstein.
Le phantasme d'une balle dans la nuque facturée à ma famille?
Faites de beaux rêves."

Ecrit par : chien de garde du capitalisme | 19 janvier 2008

Excusez-moi, Chien de garde du capitalisme et "Sapiens", mais si le message qui précède n'est pas de la bêtise à l'état pur, il va falloir que j'enrichisse mon dictionnaire des synonymes...
A moins que ce soit, effectivement, une forme d'humour qui dépasse nettement un degré qui me soit accessible.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

L'humour: il vous arrange bien parfois... Mais comme prévu le discrédit remplace encore les arguments... Affligeant cette imposture... Le seul guignol que je vois là c'est vous Christophe... Je suis désolé de ne pas être un adepte des guignols, lourde erreur de ma part. M'étonne pas que vous ayez une culture religieuse marquée Christophe, vos réponses de jésuites le confirment...

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

En plus me voilà assimilé à un autre internaute sans raison aucune... Etrange comme procédé... Je ne connais pas ce "Chien de garde du capitalisme"... Pourquoi suis je assimilé a lui? Ca vous arrange? Encore votre humour décapant Christophe!

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Simplement le même argument anti-IUFM, mon cher "Sapiens"... Toujours le même... Vous qui stigmatisez la "reductio"... Humour de votre part?

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

"Le seul guignol que je vois là c'est vous Christophe"

Ecrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Merci. Pour moi, c'est un beau compliment.

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

Eh bien dites moi ça ne s'arrange pas ici...
Après quelques semaines d'absence, je me rends compte que le débat n'a guère avancé.
Comme je suis de retour,je veux bien prendre le relais pour que Christophe puisse souffler un peu.
Allez, les chiens de garde et autres penseurs du dimanche, à vos claviers. Je vous attends de pied ferme.
Un conseil : sortez couverts!

Écrit par : LouBlan | 20 janvier 2008

Mais je parle à Christophe pas à l'iufm en tant qu'institution, d'ailleurs je n'ai fait aucun rapprochement dans ce sens... c'est hallucinant votre capacité au tacle par derrière! Je ne lis rien de votre part sur le fond des choses, seulement des attaques personnelles scabreuses et de la diffamation en boucle. Vous êtes bloqué Christophe? Que se passe-t-il? Une auto analyse de vos pratiques devraient vous éclairer (métacognition), cessez d'être un imposteur, soyez explicite et non insinuant.

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Sapiens,

J'ai déjà, sans effet aucun, souligné l'hypocrisie de C.Sibille.
Il est bien vrai que la rigueur, l'honneteté intellectuelle ou la modestie ne sont pas les qualités les plus marquantes chez C.Sibille; et c'est une aimable litote...

Je pense néanmoins que vous devriez cesser d'argumenter avec lui, c'est stérile. Pour vous consoler répétez-vous que "rien n'est plus réjouissant que d'être pris pour un con par un C.Sibille".

Écrit par : abc | 20 janvier 2008

"Ca me rappelle certains cours d'IUFM, où on prétextait un pseudo débat pour nous caporaliser. C'est également le principe de la fameuse épreuve didactique (epreuve sur dossier: esd pour les intimes) que l'on ferait mieux de rebaptiser épreuve dogmatique tant son contenu flou permet les dérives."

Ecrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Et ça, c'est quoi???
Merci, Loublan, de votre coup de main! J'ai (un peu) de souffle, mais ça peut aider!!! ;-)))

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

Tiens, revoilà abc... Bonjour!!!

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

En attendant, 'l'hypocrite" est un des rares à se présenter ici sous sa vraie identité... Aimable paradoxe!!! ;-)

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

"certains cours d'IUFM" ai-je dit tous? J'entretiens de bons rapports avec mes anciens formateurs qui plus est. Vous êtes en telle osmose intellectuelle avec les iufm pour vous sentir agresser à la moindre critique? Merci du conseil abc mais je ne cherche aucune consolation, juste du répondant constructif et là c'est désertique...

Ah, qu'Audiard avait raison sur les cons: "ils osent" tout...

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

errata "agressé"

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Oh, si vous saviez... Le problème n'est vraiment pas là!!! Et j'ai peut-être plus de critique à formuler que vous vis à vis des IUFM... Mais osez prétendre que le fait d'arriver en ces lieux en se présentant comme professeur d'IUFM n'implique pas, et c'est un euphémisme, un a priori défavorable?
Ceci-dit, si vous n'êtes pas capable de comprendre que le fait d'envoyer un courrier concernant les fausses déclarations de Sarko, et sous sa véritable identité qui plus est, surtout si, (comme ma pomme), on accepte les dires de Jean-Paul comme quoi son blog est lu en haut-lieu, serait suicidaire si ce n'était du second degré??? Il me semble d'ailleurs que le message suivant celui de cette déclaration, (comme quoi j'étais certainement en dessous de la vérité), corrobore ça. Mais bon, vous lisez ce que vous avez envie de lire.
D'ailleurs, vous vous êtes prétendu, (si j'ai bien lu), anti Sarkozyste. Il ne me semble pas avoir lu de prise de position de votre part à ce sujet. Ni dans un sens, ni dans l'autre, d'ailleurs!!!

Écrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

"errata "agressé""

Ecrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

erratum, pendant qu'on y est... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Il y a des gens qui manquent singulièrement d'humour sur ce blog. On a beau prendre ses précautions, et indiquer qu'on blague, le Politically correct imprègne les esprits! Le temps des procureurs Pinard semble être de retour! Je préconise une cure de Charlie Hebdo à ceux qui prennent tout au premier degré, et je crois que je vais traîner Claude Allègre en justice, car, en discréditant les profs comme aucun ministre de l'E.N. ne l'avait fait avant lui, il est directement responsable des agressions commises par les élèves et leurs parents contre le corps enseignant.
Relisez , chers agélastes, "De l'horrible danger de la lecture", tout y est dit.

Écrit par : mouron rouge | 20 janvier 2008

Merci, Mouron rouge!!! Voilà un conseil de très grande valeur.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

lu ce superbe contrepet dans la presse
"Nicolas Sarkozy a bénéficié de l'état de grâce après son élection"
Carla saura faire fondre la glace, n'en doutons pas!

Écrit par : mouron rouge | 20 janvier 2008

Mouron rouge,

Initialement, C.Sibille ne prétendait absolument pas blaguer, il a simplement copié un tissu d'allégations invérifiables et injurieuses. Il a présenté ces assertions comme vraies, donc prétendre rétroactivement que c'était une forme de plaisanterie est mensonger. Dieu sait que j'apprécie beaucoup C.Sibille pour la qualité générale de ses interventions, mais je pense que sur ce point précis, il pourrait reconnaître qu'il a péché par manque de discernement, ou par désir conscient de calomnier. Je ne comprends pas ce qui vaut en retour ces insultes à Sapiens, qui au départ n'a fait que révéler que les allégations recopiées par C.Sibille étaient fausses.
Un peu d'élégance Christophe, reconnaissez au moins que vous avez posté un peu hâtivement ;-)

Écrit par : françois duhem | 20 janvier 2008

Franchement, François, (et je l'ai dit dans mon dernier message), vous me croyez assez bête pour avoir pris le risque de poster ce mail sous mon vrai nom sans qu'il y ait une part de second degré??? Pour quelqu'un qui "m'apprécie", ce n'est pas très gentil!
Et, s'il vous plait, relisez un peu le ton du mail de "Sapiens", avant de parler d'insultes de ma part!


Par ailleurs, je me suis posé la question de savoir s'il y avait une part d'humour dans ce message de Dugong. J'y ai répondu positivement, personnellement, en espérant ne pas me tromper! Et vous?
Je cite:

"- débusquer les pédagols jusque dans les chiottes des établissement. Méthode poutinienne dont le seul avantage est de réhabiliter l'esprit fantassin. Gros inconvénient : la fatigue ambigüe du corps à corps systématique.

- S'installer aux carrefours stratégiques des établissements, harceler les pédagols et faire de l'entrisme dans les machins courroies de transmission des "chefs d'établissement" (conseil pédagogique entre autres). Cette tactique de harcèlement n'empêche pas de sortir la 12,7 le cas échéant."

Ecrit par : dugong | 17 janvier 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Sinon, d'après les échos d'internautes américains, le film "Cloverfield" (une énième attaque de NYC par une très bête) n'est pas très bon... Damned! Allez, plus qu'une dizaine de jours à patienter pour s'en faire une petite idée personnelle.

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

@F Duhem
Ce que j'ai écrit ne concernait en rien des réponses à Ch.S.
Ce commentaire concernait un certain nb de posts de ce fil, lus en diagonale. La réaction aux propos de yann, notamment, concernant les chiens dangereux.
Sans rancune

Écrit par : mouron rouge | 20 janvier 2008

pirouettes et galipettes... Christophe vous êtes enfin démasqué! Heureusement, certains ici savent lire... Vous réagissez encore comme dans les cours de récré: "c'est pas moi... c'est lui qui a commencé..." Vous êtes vraiment lamentable... Tout est bon: affirmer le contraire de ce que l'on a dit, insulter, diffamer... Il parait que les grands esprits avancent masqués, heureux Christophe que ce ne soit pas votre cas. J'aurai tout fait pour tenter un dialogue mais vous ne m'avez jamais répondu directement. Vous préférez les remarques perfides glissées dans vos propos. Sans compter l'alibi de l'humour...

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Dites-donc, je me demande qui de nous deux lit mal, Sapiens?
Mon avant-dernier message ne vous est-il pas directement adressé?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Par ailleurs, je me suis posé la question de savoir s'il y avait une part d'humour dans ce message de Dugong.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Christophe, si vous n'avez pas repéré au premier coup d'oeil l'humour dans le message de dugong, c'est qu'il manque à votre culture générale la lecture de certains livres de Boris Vian (en particulier, Les chroniques du menteur, "Pas de crédit pour les militaires") et le visionnage en boucle des "Tontons flingueurs".

Me trompche, dugong ?

Écrit par : yann | 20 janvier 2008

Merci à dobolino et mouron rouge pour leur soutien.

On n'est jamais trop nombreux contre un chien agressif ...

Écrit par : yann | 20 janvier 2008

L'antépénultième, pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Oui, Yann, j'avoue me l'être posée... Mais je commence à connaître Dugong et son humour, et, quand je lis un message anti-IUFM en ces lieux, ma première réaction est évidemment de l'agacement dans ce que je trouve souvent comme relevant de l'amalgame pur et simple. Et je fais amende (honorable) en accordant le crédit à Sapiens d'être, pour ce qui concerne ce sujet du moins, plus nuancé que certains.
Ceci-dit, je n'ai effectivement pas lu ces deux livres de Vian, et n'ai pas subodoré le rapport avec les tontons flingueurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

J'ai écouté ce débat, chère Cadichon. Bernard Maris y fut brillantissime... ;-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 janvier 2008

Qui dit ici que notre ami Christophe n'a pas d'humour? En voici un exemple flagrant! ...
je dirais même qu'il est pris en flagrant délire;


Oui, Maris fut effectivement moins fumeux que d'habitude.

mais au royaume des aveugles....

Écrit par : Cadichon | 20 janvier 2008

Ah, non, là, j'étais sérieux...:-(

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Ceci-dit, un tel compliment de votre part, quand on connait ses idées et les vôtres, ça équivaut à lui décerner le Nobel!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Mais foutez lui la paix, à Christophe Sibille, ce n'est pas le blog "Tapons sur C. Sibille" ici, que je sache. Mouron rouge a même pas vu ma réponse pour sa demande d'information à cause de vous.

Écrit par : Jeremy | 20 janvier 2008

PAX HOMINIBUS BONE VOLONTATIS...


"D'ailleurs, vous vous êtes prétendu, (si j'ai bien lu), anti Sarkozyste. Il ne me semble pas avoir lu de prise de position de votre part à ce sujet. Ni dans un sens, ni dans l'autre, d'ailleurs!!!"

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 20 janvier 2008

Bon, Christophe, vous semblez vous radoucir sans pour autant faire amende (totalement honorable), c'est le premier pas qui compte. Je vais donc vous expliquer en quoi je m'oppose à la voie tracée par le président élu démocratiquement (bien que pas par moi) et ce, sans aller faire de "copié-collé" (petit clin d'oeil humoristique, je sais que vous en êtes féru...). Disons qu'avec Sarkozy nous entrons dans la voie du libéralisme à l'américaine le plus abouti: matérialisme, religiosité douteuse, règne de l'argent pour l'argent (clin d'oeil à Zola)... Avec Sarkozy, arrive le temps de la standardisation pour la plèbe et de la décadence pour les élites... Standardisation culturelle, intellectuelle, gastronomique, artistique, tout cela piloté par la fameuse main invisible régulatrice et qui n'est non seulement pas "une" mais encore moins si invisible que ça. Le veau d'or est en place, et les français sont un même troupeau de ces chers bovidés. Voyez, Christophe, ce qui motive le plus les troupes sur ce blog, il me semble, c'est la volonté de transmettre non pas des "messages" mais une vraie culture, quelque chose de vivant, de réactif, de rassurant et de pérenne. Armer la jeunesse des armes de l'élite pour faire trembler "les fils de..." Voilà un blog à la hussarde...

Écrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Loublanka a écrit : "Allez, les chiens de garde et autres penseurs du dimanche, à vos claviers. Je vous attends de pied ferme. Un conseil : sortez couverts!"

Il veut prendre son pied avec un taiser en nous faisant taire ?

à C. Sibille :

quand je parlais des WC des IUFM (qu'il m'est arrivé de pratiquer), je plaisantais à gros grain. Il est vrai qu'entre le lard et le cochon, la tranche est parfois mince !

Écrit par : dugong | 20 janvier 2008

Oui, Dugong, cela a été ma conclusion (assez rapide!)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Oh, vous savez, Sapiens, cette histoire de copié collé est relativement circonstancielle! Je n'en suis pas le grand spécialiste ici, loin s'en faut! D'ailleurs, la chanson sur Sarko, (qui va à peu près dans le même sens que votre diatribe du dernier message) n'en était pas un, en fait!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

D'après un récent sondage, il apparaîtrait que Nicolas Sarkozy soit parfaitement capable d'augmenter son pouvoir d'achat.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Sinon, ce qu'il y a de bien avec GoogleEarth, c'est qu'on peut voir Guantanamo bay, les pays les plus pauvres au monde, du ciel, et même les cases tout pourries des gens très-pauvres (en Haïti, par exemple, ou celle du Darfour, pour être "in"). En se disant, ahhh c'est beau la terre, d'en haut.

(C'est un peu lassant le genre d'attaques là, les filles et les mecs, que vous vous balancez... Enfin sans faire le père la morale, ce que je suis loin d'être.)

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

Modèle de lettre de demande de débaptisation:

(à adresser au curé actuel de la paroisse de baptême et à l'évêque du diocèse correspondant. Si la réponse tarde, un rappel en recommandé peut être nécessaire. L'église se contente d'apposer, quand elle le veut bien, sur le registre de baptême une mention marginale du genre "apostasie déclarée le....." mais, contrairement à ce que demanderait la loi "Informatique et Libertés", elle ne supprime pas la personne du fichier des baptisés)


Monsieur le curé (Monsieur l'évêque),
Ayant été baptisé en l'église ......... le ....... sous le nom de ........, je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter sur le registre de baptême et en regard de mon nom la mention suivante:
a renié son baptême par lettre du....
En effet, mes convictions philosophiques ne correspondent plus à celles des personnes qui ont estimé devoir me faire baptiser. Ainsi, vos scrupules de vérité, et les miens, seront apaisés, et vos registres purs de toute ambiguïté.
Dans l'attente d'une confirmation écrite, je vous prie d'agréer l'expression de mes salutations distinguées.
Fait à ..................... le ..........................
Signature


Avec accusé de réception.



Pas difficile! pourquoi donc cela nous pose-t-il problème?
Hé!?????

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Moi, c'est parce que jai un deal vieux de trente ans avec Patrice de La Tour du Pin...

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

NB: j'ai compris que vous n'en avez rien à cirer (je suis polie...) de ma crise de foi mais je persiste!
Dobolino l'apostat ou non????

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Non, non, je ne suis pas précisément hors-sujet. C'est juste pour dire à Dobolino qu'elle a raison de prendre ses distances avec la couleur rose bonbon. Avec les radis et les navets, les romans, les flamants et les éléphants, les messages et les nuages, sans parler des ballets et des cochons, il convient de rester sur ses gardes. Bonne journéeà tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 janvier 2008

Un jour(semaine, mois, an?) de violente révolte, Dobolino a exigé de son époux qu'il peigne sa chambre à coucher en rose du sol au plafond pendant qu'elle s'octroyait, en toute liberté, des vacances méritées loin du cocon familial et des obligations conjugales.
Dobolino fait confiance au rose quand il est utilisé à bon escient.

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Vous pouvez toujours gueuler, vous n'empêcherez pas l'église catholique, apostolique et romaine d'avoir encore et toujours six cents ans d'avance sur l'autre qui n'est même pas foutue d'avoir un siège social et un service structuré à l'international.

Même pas mal dit le père Ouassez !

Écrit par : dugong | 20 janvier 2008

Encarté chez Peter Pan (littéralement le Dieu de Pierre)

Et alors ?

Cela ne veut pas dire qu'on a ses timbres à jour !

Écrit par : dugong | 20 janvier 2008

Je me souviens, Dobolino, d'un cours, par Mme Ventresque, à l'université, sur le tilleul, dans "Un roi sans divertissement"; et de l'intitulé de la dissertation qu'elle nous proposa: "Langlois", et qui la fit sourire en nous l'annonçant.

Ecrit par : Pendariès | 19 janvier 2008
La réponse de mon fils: "A chaque Roi son divertissement!"

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Dieu sait que j'apprécie beaucoup C.Sibille pour la qualité générale de ses interventions, mais je pense que sur ce point précis, il pourrait reconnaître qu'il a péché par manque de discernement, ou par désir conscient de calomnier.

Ecrit par : françois duhem | 20 janvier 2008

Vous voilà bien loin de l'apostasie! Ne me dites, par pitié, surtout pas, que vous êtes agnostique... Sinon, je me saborde contre le premier platane qui croise ma route!

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Disons qu'avec Sarkozy nous entrons dans la voie du libéralisme à l'américaine le plus abouti: matérialisme, religiosité douteuse,

Ecrit par : SAPIENS | 20 janvier 2008

Oui! Dois-je être apostat????

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Euh, dobolino, ben apostasiez.

Vous voulez que je vous accompagne ? Je veux bien envoyer une lettre pour moi aussi.

Écrit par : Jeremy | 20 janvier 2008

Quatre ans !
Nicolas Sarkozy envoie un message directement aux FARC pour qu’ils libèrent Ingrid Bétancourt. Elle lui a répondu : « je remercie le ministre de l’intérieur de la France ».

Contrepet
Andrée Sarkozy nous déclare : « pour avoir droit à la chine, j’ai dû montrer patte blanche ».

Beauf à la coke
Nicolas Sarkozy déclare avoir « remis le président algérien en ligne » ; «je faisais pareil avec Johnny, mais c’était plus facile, il suffisait d’apporter une paille ».

Crétin.fr
François Bayrou fonde officiellement le MoDem. Jean-Marie Cavada nous déclare : « J’ai achelé une Livebox, j’ai plus de chance de décrocher une circonscription ».

You kaïdi, Al khaïda
Attentats à Alger ; Muhammar Khadafi a un alibi : « Je prenais le thé avec Nicolas Sarkozy ».
Attentats à Alger ; Nicolas Sarkozy a un alibi : « Je prenais le thé avec Muhammar Khadafi ».

Diplomatie
En représailles aux protestations contre la venue de Khadafi, Nicolas Sarkozy a décidé d’inoculer le virus du foie gras à toute la délégation Lybienne.


Ne pas confondre !
Les sectes seraient de plus en plus présentes dans les entreprises ; Laurence Parisot nie énergiquement ; « le Medef lave les cerveaux, ramasse de l’argent, développe une idéologie ultra-dangereuse, je suis son gourou, et je suis la patronne de l’IFOP. Je ne vois pas le rapport avec une secte. »

Diego
Une statue à la gloire de Zorro, érigée au Mexique . « C’est un hommage à ma personne », nous dit le président Sarkozy. « Si François Hollande avait été élu à ma place, ils auraient fait le sergent Garcia ».

Prési-dent
Nicolas Sarkozy déçu ; il a beau rouler des patins à l’immense Carla Bruni, il n’arrive pas à ramener la croissance avec les dents.

Divorce de mon pays
Les avocats en grève : « on exige que la réforme de la justice puisse être invalidée devant notaire ».

Elle sait faire
Sarko lit les SMS de Carla pendant son audience avec Benoît XVI, et il lui répond ; on aurait déchiffré, sur son téléphone mobile, le message suivant: « devine d’où je t’écris ».

Médecine légale
Elizabeth 2 devient le plus vieux monarque britannique de l’histoire ; « qu’est-ce que ça serait si j’étais encore vivante », nous confie t-elle .

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2008

Euh, dobolino, ben apostasiez.

Vous voulez que je vous accompagne ? Je veux bien envoyer une lettre pour moi aussi.

Ecrit par : Jeremy | 20 janvier 2008

Etayez, Jeremy! Je suis en pleine crise de foi...

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Ah le théâtre des deux ânes...

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

Les deux Jean, Amadou et Roucas...

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

Je me souviens, Dobolino, d'un cours, par Mme Ventresque, à l'université, sur le tilleul, dans "Un roi sans divertissement"; et de l'intitulé de la dissertation qu'elle nous proposa: "Langlois", et qui la fit sourire en nous l'annonçant.

Ecrit par : Pendariès | 19 janvier 2008
La réponse de mon fils: "A chaque Roi son divertissement!"

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Un peu court, jeune homme.

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2008

La réponse de mon fils: "A chaque Roi son divertissement!"

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Un peu court, jeune homme.

Ecrit par : Pendariès | 20 janvier 2008
Le jeune homme, un peu court, certes, mais néanmoins incisif, était au bain et se préparait, non pas à une dissertation, mais au sommeil justement (?) mérité...
Je lui donnerai votre diagnostic quand nous serons, lui et moi, d'équerre. Il en fera ce qu'il jugera bon.

Écrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Euh, dobolino, ben apostasiez.

Vous voulez que je vous accompagne ? Je veux bien envoyer une lettre pour moi aussi.

Ecrit par : Jeremy | 20 janvier 2008

Etayez, Jeremy! Je suis en pleine crise de foi...

Ecrit par : Dobolino

Ben il n'y a rien à étayer : on m'a baptisé alors que je ne crois pas au Dieu catholique, ça me semble logique d'apostasier.
Voulez-vous donc qu'on apostasie ensemble, chacun auprès de son évêque et curé respectifs ?

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2008

Pendariès, le théâtre des deux ânes, c'est plutôt ça;

De Maurice Horgues:
"Marie-Georges Buffet, à la santé, pas à l'hopital".
"Avec Rachida Dati, il n'y a pas que des huiles, dans le gouvernement. Il y a aussi un peu de Beur".
"Bayrou fait de l'ombre à personne. Probablement parce que ce n'est pas une lumière".

Encore plus frais, de Bernard Mabille:
"On parle de Jack Lang à la justice. C'est bien, une femme, pour s'occuper du parquet".
"J'ai lu télépoche; il y a un portrait de Mimy Mathy grandeur nature à l'intérieur".
Et, encore mieux:
"Ségolène Royal, elle a l'ouverture qui la démange";
A gerber. Mais je vous laisse juge.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2008

J'avais oublié la meilleure, Pendariès, de Mabille; ça va vous plaire:
"Bite et Foune vont au réveillon, qui paye l'addition? C'est Foune, parce que Bite est toujours un peu raide, et que Foune a toujours du liquide sur elle".
Beurk.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2008

J'avais oublié la meilleure, Pendariès, de Mabille; ça va vous plaire:
"Bite et Foune vont au réveillon, qui paye l'addition? C'est Foune, parce que Bite est toujours un peu raide, et que Foune a toujours du liquide sur elle".
Beurk.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2008

Hey, les Mabille, Douglas, et consort, c'est mon enfance (la défunte FR3, "Les Jeux de 20 heures", et je ne sais plus qu'elle émission du we sur TF1, dans la première partie des années 80 aussi)!...

Bah, ça en vaut d'autres, ces blagounettes... Mais au moins c'est FRANCAIS! hé hé.

S'il fallait lever les bras et, tout en gémissant, se couvrir le visage d'urine et de crottin à chaque mot vaseux (des 2 ânes ou d'ailleurs), on n'en finirait plus.

Écrit par : Pendariès | 21 janvier 2008

Le jeune homme, un peu court, certes, mais néanmoins incisif, était au bain et se préparait, non pas à une dissertation, mais au sommeil justement (?) mérité...
Je lui donnerai votre diagnostic quand nous serons, lui et moi, d'équerre. Il en fera ce qu'il jugera bon.

Ecrit par : dobolino | 20 janvier 2008

Je me souviens que vous avez dit (si c'est du même fils dont vous parlez), sur un post relatan son passage au lycée, qu'il était grand et avait pris du muscle, non?

Écrit par : Pendariès | 21 janvier 2008

Je ne vois pas trop la différence entre "la paille" de (d'où viens-tu) Johnny et "le parquet" de (formidable!) Jack Lang.

Écrit par : Pendariès | 21 janvier 2008

L'auteur avoue sa dette envers le Robert Musil des "Désarrois de l'élève Törless". C'est gros comme le nez au milieu de la figure, mais ça passe.



Ecrit par : Robin | 18 janvier 2008

Et pas à La marche de Radetzky?

Ecrit par : dobolino | 18 janvier 2008

Je réponds avec beaucoup de retard, n'ayant plus Internet à la maison (le temps de se remettre du déménagement...Un déménagement = 3 incendies disent les Anglais).

Les romans policiers de Franck Tallis sont remplis d'allusions littéraires, musicales et psychanalytiques.

Si vous aimez cette période qui a vu éclore Malher, Freud, Musil, Zweig et l' ambiance "Mitteleuropéenne"...

Écrit par : Robin | 21 janvier 2008

François Mauriac revisité par Raymond Queneau :

"Le bêcheur ouvrit la lourde. Thérèse Desquieyroux, dans le couloir du Palais de Justice, sentit la brume sur sa tronche et l'aspira profondément comme la fumée d'une golduche.

Elle avait la trouille d'être attendue et elle voulait pas sortir. Un zig avec un chapeau à la c...et dont le col était relevé se détacha d'un platane (exercice de style, on s'en fout un peu entre nous que son col était relevé)

Elle reconnut son paternel. Le bêcheur gueula : "Non-lieu" et se retourna vers la môme : "Vous pouvez sortir, y a personne !"

Personne, que dalle, elle pensa, bien soulagée, mais légèrement déçue quand même (vous saisissez la nuance ?)

" Y sont allés bouffer tous ces c...On peut donc empoisonner tranquille dans c'pays.

J'my recolle ! "

(NB : "bêcheur" : avocat)

Écrit par : Robin | 21 janvier 2008

Exercices de style (Thérèse Desquieyroux revisitée par Raymond Queneau)

"Précisions" :

l'Avocat (son avocat à elle, pas celui de quelqu'un d'autre) ouvrit une porte.

Thérèse Desquieyroux, dans ce couloir dérobé du Palais de Justice de Bordeaux, en Aquitaine, dans le département de la Gironde (33080), sentit sur sa face (pas sur son cou, ses bras ou ses chevilles ) pas le broullard, le vent ou la caresse d'un quelconque malotru, mais la brume et, ni distraitement, ni superficiellement, mais profondément, l'aspira.

Un homme (ce n'était donc ni une femme, ni un enfant), dont le col n'était pas baissé, mais relevé sous un angle de 90°, se détacha d'un arbre. Un cerisier ? Un marronnier ? Un figuier ? Que non ! d'un platane ; elle reconnut qui ? Sa mère, son frère, sa soeur, son mari ? Elle reconnut son père. L'avocat (le sien, donc) ne murmura pas, ne chuchota pas ; il cria "Condamnée à mort", "A la réclusion à perpétuité", "A trois mois de prison"... Pas du tout, mais : "Non-lieu" et, se retournant vers Thérèse (il s'agit de Thérèse Desqueyroux, l'héroïne éponyme de ce roman et non de Thérèse Martin, soeur Thérèse de l'Enfant Jésus en religion ou de sainte Thérèse d'Avila, fondatrice de l'ordre du Carmel) : "Vous pouvez sortir : il n'y a personne." (L'honneteté oblige cependant à reconnaître qu'il y a avait un chat qui fouillait la poubelle du trottoir d'en face. (il serait bon de détailler la couleur du chat et le contenu de la dite poubelle).

Écrit par : Robin | 21 janvier 2008

Ben il n'y a rien à étayer : on m'a baptisé alors que je ne crois pas au Dieu catholique, ça me semble logique d'apostasier.
Voulez-vous donc qu'on apostasie ensemble, chacun auprès de son évêque et curé respectifs ?

Ecrit par : Jeremy | 21 janvier 2008

Ben, effectivement, on peut mais... ça ne sert strictement à rien! j'ai approfondi mon questionnement en m'adressant au cybercuré: vous pouvez renier votre baptême mais pas l'annuler et l'église catholique vous considèrera toujours comme baptisé.
Dans le cadre qui me préoccupait, celui de dégonfler les effectifs des supporters de Benoit Seize, c'est sans effet.
Donc, je garde mon baptême optionnel. En soi, ça n'a rien de nocif.

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

Je m'aperçois que j'ai oublié de donner le texte "non corrompu" :

" L'avocat ouvrit une porte. Thérèse Desquieyroux, dans ce couloir dérobé du palais de justice, sentit sur sa face la brume et, profondément, l'aspira. Elle avait peur d'être attendue, hésitait à sortir. Un homme, dont le col était relevé, se détacha d'un platane ; elle reconnu son père. L'avocat cria : "Non-lieu" et, se retournant vers Thérèse : "Vous pouvez sortir : il n'y a personne."

(François Mauriac, Thérèse Desquieyroux, Chap. I, page 7, Grasset/Poche)

Si le coeur vous en dit...

Écrit par : Robin | 21 janvier 2008

Les romans policiers de Franck Tallis sont remplis d'allusions littéraires, musicales et psychanalytiques.

Si vous aimez cette période qui a vu éclore Malher, Freud, Musil, Zweig et l' ambiance "Mitteleuropéenne"...

Ecrit par : Robin | 21 janvier 2008

C'est une période qui m'intéresse et me séduit énormément. Ce qui est assez amusant, c'est ce qui m'a conduite à la découvrir. Mes douze ans étaient en extase devant les films Sissi. J'aurais regardé vingt fois cette guimauve sans m'en lasser. De cette passion enfantine pour les belles histoires de princessses et de fil en aiguille, année après année, je suis arrivée à Musil et Zweig entre dix-huit et vingt-cinq ans.
Comme quoi...
On peut aussi découvrir le règne de Louis XIV parce que Robert Hossein est trop beau dans Angélique!

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

ah ben ça alors! v'là que je vous ai ouvert ma messagerie en voulant vous filer un lien vers le cybercuré!!!!

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

Comme quoi, ça serait parfois utile de pouvoir demander la censure!

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

Dans le cadre qui me préoccupait, celui de dégonfler les effectifs des supporters de Benoit Seize, c'est sans effet.
Donc, je garde mon baptême optionnel. En soi, ça n'a rien de nocif.

Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2008

Mais ne venez-vous pas d'une famille juive ? Pourquoi vous a-t'on baptisée ? Est-ce à dire que votre géniteur avait trop arrosé votre naissance et qu'il est entré dans une église, la confondant avec une synagogue ?
Le même genre de mésaventure est arrivée à ma grand-mère, qui aurait dû s'appeler Marcelle, et qui fut prénommée Agnès ; mon arrière grand-père avait fait le tour des chapelles avant d'arriver à la mairie et ne se souvenait plus du prénom convenu...

Écrit par : Japhet | 21 janvier 2008

LouBlan a écrit :

"Eh bien dites moi ça ne s'arrange pas ici...
Après quelques semaines d'absence, je me rends compte que le débat n'a guère avancé.
Comme je suis de retour,je veux bien prendre le relais pour que Christophe puisse souffler un peu.
Allez, les chiens de garde et autres penseurs du dimanche, à vos claviers. Je vous attends de pied ferme.
Un conseil : sortez couverts!

Ecrit par : LouBlan | 20 janvier 2008

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Ainsi donc LouBlan sort de sa tanière… J’en profite pour faire de même et souhaiter une bonne année à tout le monde (sauf aux fossoyeurs de l’école). Si LouBlan veut relever le défi j’attends, de pied ferme et crocs pointus, ses commentaires au projet de suppression des concours présenté pour la nième fois par les tordus de la CDIUFM. Il en fut question dans le fil précédent, j’en rappelle l’adresse :

http://www.iufm.fr/applis/actualites/IMG/pdf/certification.pdf

Bonne occasion pour "faire avancer le débat"...

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 janvier 2008

"Je ne vois pas trop la différence entre "la paille" de (d'où viens-tu) Johnny et "le parquet" de (formidable!) Jack Lang."

Ecrit par : Pendariès | 21 janvier 2008

Je suppose que le côté bêtement homophobe (pléonasme) de la vanne de Mabille ne vous a pas échappé, Pendariès?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2008

Mais ne venez-vous pas d'une famille juive ? Pourquoi vous a-t'on baptisée ?
Ecrit par : Japhet | 21 janvier 2008

Il y a une partie de ma famille qui est juive au sens où les antisémites l'entendent, comme race. Ceux qui pratiquent/aient une religion, dans ma famille proche, sont/étaient catholiques pour "de vrai". Ma mère s'étant fait baptiser à vingt ans, il s'agit pour elle d'un choix raisonné et motivé. Elle entendait bien notre baptême comme une option, une porte ouverte et non une obligation. J'ai eu une vraie marraine qui remplissait son rôle. Par contre, ni cathé (trop nul) ni communion. Laissée à ma libre appréciation, à mon libre arbitre.
Je ne sais plus qui écrivait hier que les pédago s'étaient probablement inspiré des innovations pédagogiques des dames catéchistes. C'est à creuser...

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

"Je ne vois pas trop la différence entre "la paille" de (d'où viens-tu) Johnny et "le parquet" de (formidable!) Jack Lang."

Ecrit par : Pendariès | 21 janvier 2008

Je suppose que le côté bêtement homophobe (pléonasme) de la vanne de Mabille ne vous a pas échappé, Pendariès?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2008

Et vous ne faites quoi des cocaïnophobes?

Écrit par : Pendariès | 21 janvier 2008

Des "cocaïnomanophobes". Houla, il est compliqué, ce mot.

Écrit par : Pendariès | 21 janvier 2008

Dobolino,

Le Comtat Venaissin a une histoire passionnante.
Creusez du XV, XVI jusqu'au XVIII(e).
Lisez l'évolution de l'onomastique juive.
Juifs et chrétiens...........................

Écrit par : Carole | 21 janvier 2008

J'ai quelques notions d'histoire sur le Comtat Venaissin mais très peu! Pour la géographie, c'est mieux. On verra ça à la retraite parce que, là, j'ai peu de temps de cerveau disponible. Ce qu'il y aura de bien, c'est que pour les TP, je suis quasiment sur place!

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

http://www.vaucluse-visites-virtuelles.com/glvirtualbluepopouts/carte-comtat-venaissin.html
D'ailleurs, en regardant la carte, je découvre qu'une partie non négligeable de ma clientèle habite dans le Comtat Venaissin! J'ignorais que le canton de Sault en faisait partie. On en apprend tous les jours...

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

Je suis certaine Dobolino, que vous trouverez beaucoup de réponses à vos questions.
Et la curiosité ira en s'amplifiant.

Écrit par : Carole | 21 janvier 2008

@Christophe
On peut blaguer pour le plaisir de faire un bon mot, sans pour autant être le moins du monde homophobe!
Sur Notre Jack, une plaisanterie plus méchante a circulé : Il a réglé le problème du voile (à l'école), il lui reste à régler celui de la vapeur.
Nous en avons bien ri, mes amis (et amies) homos et moi !

Merci , Jérémy, j'ai retrouvé votre information. Ce député est un sale con, cela va sans dire, mais on ne peut pas traîner tous les cons en justice au motif qu'ils pensent et disent des conneries! A quelqu'un criant "mort aux cons", le grand Charles avait répondu "vaste programme".
Pour moi, autant les ACTES racistes, homophobes, sexistes doivent être lourdement sanctionnés, autant les opinions doivent être libres de s'exprimer. On les accueille en haussant les épaules, ou en argumentant ; en les réprimant au tribunal, non seulement on leur fait une inutile publicité, mais en plus on les exacerbe, et rien n'est plus dangereux que la rancœur recuite .


Changeons de sujet.
Le rapport Attali (Attila) préconise que les profs soient notés par les élèves. Ouf, j'ai eu chaud!
Il faudrait aussi enseigner l'économie aux élèves dès la 6ème. Comprenez, les endoctriner pour les convertir à l'économie de marché. Quant on connaît le niveau de l'élève de 6ème lambda, qui n'a pas la chance d'avoir des parents capables de pallier les carences des programmes actuels, on mesure l'inanité d'une telle mesure.
L'initiation économique reçue autrefois au lycée par mes enfants ne leur a laissé aucune trace (et ce n'est pas plus mal), et un de mes amis enseignant l'économie à la fac jugeait cet enseignement prématuré au lycée. Je vais m'attirer les foudres de mes collègues de SES, mais ceux que j'ai connus avaient souvent un bac scientifique en poche, alors!

Écrit par : mouron rouge | 21 janvier 2008

Le texte issu des IUFM cité par Pedro (¡gracias!) est un bon exemple de leur littérature. Ils adorent faire des listes, ça remplace la réflexion.

Et la référence à des compétences fait penser à un gag avec les habituelles et pesantes récitations sur le trivial et l’évident :
« compétence 1, agir en fonctionnaire de l’état (sic) et de façon éthique et responsable
compétence 3, maitriser (sic) les disciplines et avoir une bonne culture générale
4 concevoir et mettre en œuvre son enseignement
5 organiser le travail de la classe
6 prendre en compte la diversité des élèves
7 évaluer les élèves)
8 maitriser les technologies de l’information et de la communication ».
(Il manque des compétences comme « savoir appuyer sur un poignée de porte » ou « ne pas prendre sa vessie pour une lanterne, sinon on se brûle »…)

En trois ou quatre ans, un étudiant devrait donc poursuivre des études disciplinaires ET en sciences de l’éducation !

Un “concours” permettrait ainsi aux catéchumènes d’entrer dans l’Église grâce à des innovations innovantes :
« Plusieurs types de concours sont possibles : un concours sur épreuves académiques, un concours sur épreuves académiques et sur épreuves pratiques, un concours sur liste d’aptitude à partir du rang de classement au master. »

Ou encore plus innovant :
« Un dispositif de contrôle continu et des épreuves de fin d’années sanctionnent le passage en seconde année de master. Le succès confère le viatique qui permettra d’enseigner en pleine et entière responsabilité l’année suivante dans les classes. »

CAPES et agrégation abandonnés au profit de la conformité idéologique complète attendue des étudiants, étudiants sans plus aucune véritable formation, car comment qualifier le prêchi-prêcha récité par les IUFMistes ? Les soi-disant experts sont enivrés par leur entrée dans l’université !

Autrement dit, une adaptation du système américain des Ed Schools.
Système qu’un rapport de 2006 remet justement en cause en proposant l’inverse
http://www.edschools.org/teacher_report_release.htm
« « Faire de la réussite de l’étudiant la mesure fondamentale du succès des programmes de formation des enseignants pour jauger des progrès des étudiants depuis leurs débuts jusqu’à la remise des diplômes et juger la qualité des IUFM par la capacité de leurs diplômés à promouvoir la réussite des élèves de leurs classes.
Faire des programmes de formation d’enseignants en cinq ans la norme et les concevoir pour s’assurer que les étudiants ont une discipline principale enrichie dans un domaine académique au lieu de la version édulcorée des cursus traditionnels. »

Écrit par : LaRiba | 21 janvier 2008

Pour améliorer la compétitivité de la France, Attali propose entre autres choses de faire évaluer les enseignants par leurs élèves. Il est vrai qu'avec cela, la France va se redresser. Tout consommateur doit en effet pouvoir évaluer les produits qu'il utilise, dont il "use", en vrai bon "usager"qu'il est.
Bon après-midi, chers collègues-réifiés; nous ne sommes plus que de vulgaires produits, sous-produits, produits bruts, finis, semi-finis, de luxe, de grande consommation, de substitution, d'entretien...

Écrit par : Sanseverina | 21 janvier 2008

Désolée pour la répétition, Mouron rouge, vous postâtes juste avant moi...

Écrit par : Sanseverina | 21 janvier 2008

Suite aux conseils de Carole, je vais flâner à la recherche des juifs du Comtat Venaissin puis glisse sur les marranes et je tombe sur ce fait que j'ignorais:
Antoine de Luppes, le grand-père maternel de Michel Eyquem de Montaigne fut par contre authentiquement marrane, et à ce titre, chassé d'Espagne un siècle après l'expulsion des Juifs (bien que sa conversion au christianisme fût, semble-t-il, sincère),

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

L'initiation économique reçue autrefois au lycée par mes enfants ne leur a laissé aucune trace (et ce n'est pas plus mal), et un de mes amis enseignant l'économie à la fac jugeait cet enseignement prématuré au lycée. Je vais m'attirer les foudres de mes collègues de SES, mais ceux que j'ai connus avaient souvent un bac scientifique en poche, alors!

Ecrit par : mouron rouge | 21 janvier 2008

Le professeur de techno de mes enfants leur faisait des cours du genre "De la conception à la commercialisation d'un produit" en sixième. Ça passionnait les élèves de onze ans, les principes de l'étude de marché.

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

" L'avocat ouvrit une porte. Thérèse Desquieyroux, dans ce couloir dérobé du palais de justice, sentit sur sa face la brume et, profondément, l'aspira. Elle avait peur d'être attendue, hésitait à sortir. Un homme, dont le col était relevé, se détacha d'un platane ; elle reconnu son père. L'avocat cria : "Non-lieu" et, se retournant vers Thérèse : "Vous pouvez sortir : il n'y a personne."

(François Mauriac, Thérèse Desquieyroux, Chap. I, page 7, Grasset/Poche)

Si le coeur vous en dit...

Ecrit par : Robin | 21 janvier 2008

Exercices de style (suite)
"Partial" :

"L'avocat marron ouvrit une porte délabrée et grinçante, éloquent témoignage de l'incurie de l'administration judiciaire.

Thérèse Desquieyroux, dans ce couloir dérobé du palais de Justice (ne devrait-on pas parler plutôt du "Palais des injustices"?), sentit sur sa face la brume et profondément l'aspira, sans doute un reflexe de toxicomane en manque.

Elle avait peur d'être attendue, hésitait à sortir et on pouvait difficilement lui donner tort.

Un homme d'une laideur repoussante et d'une mise négligée, son col n'était-il pas relevé sans raison valable car il ne faisait pas particulièrement froid, se détacha d'un de ces arbres qui "ornent" de leur banalité nos grandes villes : un platane ; elle reconnut le scélérat qui lui servait de père. L'avocat (quel hypocrite celui-là) cria d'une voix éraillée : " Non-lieu ! " et, se tournant vers Thérèse : "Vous pouvez sortir : il n'y a personne." Le public complètement dépourvu de sens civique avaient préféré s'engouffrer dans les brasseries alentour plutôt que de cracher sur l'empoisonneuse. Pauvre France !

Écrit par : Robin | 21 janvier 2008

J'avais posté sur la production de la CDIUFM le 14 janvier et je désespérais de constater l'absence de réaction sur ces textes très éclairants.

Merci à Pedro Cordoba d'avoir défié Loublanka en lui mettant la truffe dans le réèl.

Il serait bon que ceux qui s'intéressent à la formation des enseignants lisent ces documents. La CDIUFM est formé de gens qui sont cinglés mais pas idiots : la réalité de demain est forcément dans un des trois scénarios qu'ils envisagent.

Écrit par : dugong | 21 janvier 2008

"Les tordus de la CDIUFM..." ( bravo, Pedro!) en veulent spécialement aux grands concours de recrutement (Capes et agrégation) parce que les lauréats de ces concours sont des têtes bien faites et rebelles à tout embrigadement. Or, à l'IUFM, on cultive le rien pompeux, le néant bavard, l'obscur prophétique, le tout dans une ambiance de secte. A mille lieues de la raison et des Lumières!

Écrit par : Jean | 21 janvier 2008

Mes excuses à Jean qui avait réagi recta aux documents de la CDIUFM

Écrit par : dugong | 21 janvier 2008

" L'avocat ouvrit une porte. Thérèse Desquieyroux, dans ce couloir dérobé du palais de justice, sentit sur sa face la brume et, profondément, l'aspira. Elle avait peur d'être attendue, hésitait à sortir. Un homme, dont le col était relevé, se détacha d'un platane ; elle reconnu son père. L'avocat cria : "Non-lieu" et, se retournant vers Thérèse : "Vous pouvez sortir : il n'y a personne."

(François Mauriac, Thérèse Desquieyroux, Chap. I, page 7, Grasset/Poche)

Langage SMS :

L'AVO K A OUVRE UNE PORT. T.D. RESPIR UN COU. L VEU PA SORTIR. Y A SON PER. L'AVOCA CRI NON-LIEU E DIT A T RESE : TU PEU SORTIR Y A PERSON. C COOL POUR L. JE T'ENVOI UNE FOTO DE LA MEUF. A +

Écrit par : Robin | 21 janvier 2008

Le considérable Allègre "n'exclut pas d'accepter un poste de ministre à l'occasion d'un futur remaniement" affirme le Figaro de ce jour.

A quoi l'employer ?

Un grand ministère du bois de chauffe en l'absence de réchauffement ?

Écrit par : dugong | 21 janvier 2008

Une preuve de plus (si on en avait besoin) prouvant que les théories pédagogistes ne sont que du vent:

Mon neveu, en plein BTS, m'a raconté qu'il avait fait la semaine dernière un contrôle de français ("une matière qui n'est pas estimée" dans sa filière, m'a-t-il dit) et il en était heureux. Ca lui manquait! Il a eu un 14, et il en était fier également, car son professeur n'est pas réputée distribuer les bonnes notes.

Bref, toutes les conneries pédagogos ne tiennent pas devant l'expérience: les contrôles de connaissance, les notes (qui ne sont absolument pas 'traumatisantes'), l'ineffable 'tendance morbide' des professeurs à ne pas mettre des 20 à tour de bras, ... etc. etc. sont réellement de vrais outils pédagogiques. Et les élèves, eux, ne s'y trompent pas: ils connaissent les mauvais profs ou ceux avec qui on peut 'tricher'.

Écrit par : Loki | 21 janvier 2008

Je ne sais plus qui écrivait hier que les pédago s'étaient probablement inspiré des innovations pédagogiques des dames catéchistes. C'est à creuser...

Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2008

Moi non plus...mais j'en connais au moins un qui a déjà creusé la question :Jean Claude Milner dans De l'école, qui date, mais au pif car pas sous la main, de 83 ou 84, et où il évoquait la filiation intellectuelle entre pédagogisme et chrétiens de gauche.

Écrit par : Cadichon | 21 janvier 2008

Rires, Robin, j'ai beaucoup ri, c'est très réussi.

Mouron rouge, si vous étiez victime de racisme tous les jours, vous seriez heureuse qu'on pénalise les propos racistes (non ce n'est pas du vécu, c'est de l'observé, et du bon sens).

J'attire l'attention de tout le monde sur cette phrase malheureuse, trouvée sur le site de la CDIUFM :

"L'épreuve de qualification professionnelle élimine environ 1% des reçus au concours, inadaptés et inadaptables au métier."

"Eliminer les inadaptés et inadaptables" !

C'est un putain de vocabulaire ! Personne n'a pensé à envoyer ça au Canard enchaîné ?

En plus, cela signifie que l'année de stage sert donc à éliminer 1% des admis aux concours ! Quelle utilité !

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2008

La rhétorique des scouts de France (cathos) correspond mot pour mot à la vulgate pédagogiste et à sa logorrhée gnangnan et poisseuse. Avec son compte d’“innovation”, d’injonction d’autonomie et de démocratie, de création d’un homme nouveau, et l’obsession de tout faire en groupe (sauf s’envoyer en l’air semble-t-il, ils auraient besoin, les uns et les autres, de se dérider un peu les fesses), etc.
Tout ça dans les mêmes paradoxes : on prêche la rebellitude tout en voulant que les participants se conforment, “intériorisent” comme y disent. On fait dans le totalitarisme doux, après tout, l’Église catholique est une monarchie absolue où le chef a toujours raison. Quelques citations :

« L’héritage des Scouts et Guides de France est d’être une force d’innovation éducative et d’innovation sociale en phase avec son temps. Au lieu d’un ordre imposé de l’extérieur, le Mouvement dessine une alternative pleine de promesses pour éduquer au bien commun. Il propose aux enfants et aux jeunes l’expérience d’un vivre ensemble, qui fait naître à la parole, fondé sur la prise de responsabilité, la solidarité et un autre équilibre dans la façon d’habiter la planète. »

« Les années 2007-2010 seront marquées par la mise en place de la rénovation pédagogique. Une rénovation pédagogique qui permettra de faire vivre aux enfants et aux jeunes, filles et garçons, des activités et des projets de scoutisme forts et motivants. »

« Vivre ensemble. Notre mouvement est un lieu d’apprentissage de la vie en société. Il permet d’apprendre la vie ensemble de façon démocratique : chacun est consulté, invité à prendre la parole, à exprimer son point de vue dans le respect de celui des autres. Les jeunes accompagnés par leurs responsables prennent ensemble les décisions à leur mesure. »

Écrit par : LaRiba | 21 janvier 2008

Blague :

Un riche industriel s'adresse à un ami ministre:
- Mon fils me désespère. Il n'a pas terminé ses études, ne cherche même pas detravail, passe tout son temps à boire et à rigoler avec ses copains. Ne pourrais-tu pas lui trouver un petit boulot dans ton ministère ?
- Aucun problème, répond le ministre.
- Je le nommerai chef de cabinet avec un traitement de 6.900 euros par mois
- Non, non. Ce n'est pas cela que je veux. Il faut qu'il comprenne qu'il faut travailler dans la vie et lui inculquer la valeur de l'argent.
- Ah ? Bon. Je le ferai adjoint au chef, à 5.500 euros par mois.
- Non, c'est encore trop. Il doit se rendre compte qu'il faut mériter son salaire.
- Euh... Chargé de mission, alors ? 2.900 euros par mois ?
- Toujours trop. Ce qu'il lui faudrait, c'est une place de petit fonctionnaire, tout en bas de la hiérarchie, à moins de 1.200 par mois.
- Alors là, hélas, je ne peux rien faire pour toi, répond l'ami ministre.
- Mais pourquoi ?
- Pour ce genre de poste, il faut réussir un concours et avoir un diplôme...

Écrit par : Kap | 21 janvier 2008

ca c'est encore un coup de la gauche, ou de la droite, ou des verts ??
on ne sait plus ...
mais c'est un coup...porté à la démocratie !
ces sois-disant incidents informatiques !
Il faut les dénoncer M.Brighelli !

Écrit par : robert | 21 janvier 2008

C'est un peu fort, d'être toujours considéré comme chrétien même après avoir renié son baptème ! Et si on se livre à des actes ouvertement sacrilèges, peut-on espérer au moins une excommunication?

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 janvier 2008

Je ne sais pas, en tout cas moi je n'ai pas le droit de communier !

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2008

Le chanoine de Saint-Jean peut peut-être intercéder en votre faveur, Sylvie. Il doit adorer excommunier!
Une idée comme ça en passant : il a le droit de pénétrer à cheval dans l'église, mais plus besoin de cheval (en Camargue, il chevauchait l'Univers, tout un programme, pendant que les journalistes filmaient, entassés dans la charrette d'infamie, ô mânes de Lancelot!). En effet, les émirs l'ont surnommé Pur-sang fougueux, notre bel étalon à talonnettes. Quand on est ainsi bien monté, et bien que les voies du Seigneur soient impénétrables, on peut caracoler dans la basilique.

Écrit par : mouron rouge | 21 janvier 2008

"Et si on se livre à des actes ouvertement sacrilèges, peut-on espérer au moins une excommunication?"

Ne croyez vous pas que le Saint Siège a autre chose à faire que d'excommunier des gens qui espèrent en tirer profit ?

Je parle de profit symbolique bien sûr !

Écrit par : dugong | 21 janvier 2008

Darcos au "téléphone sonne" ce soir sur France Inter. Que les courageux écoutent et résument, quant à moi, je ne suis pas maso!
@Dobolino
J'ai parlé d'élève lambda, chère Dobo, non de nos rejetons !
Bien sûr que certains collègues savent passionner les gamins, encore heureux! Mais je ne suis pas sûre qu'Attali pense à ce type de cours8

Écrit par : mouron rouge | 21 janvier 2008

Renseignements pris, l'apostasie entraîne ipso facto l'excommunication...

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 janvier 2008

On devient un catholique interdit de communier mais catholique toujours! Et toc! Pour avoir le droit de s'approcher de la Sainte Table, il faut faire amende honorable, c'est logique!

Écrit par : dobolino | 21 janvier 2008

Et bien, en vous lisant, je suis très heureuse de n'être pas catholique...

Écrit par : Maminou | 21 janvier 2008

Je ne sais plus qui écrivait hier que les pédago s'étaient probablement inspiré des innovations pédagogiques des dames catéchistes. C'est à creuser...

Ecrit par : dobolino | 21 janvier 2008

Moi non plus...mais j'en connais au moins un qui a déjà creusé la question :Jean Claude Milner dans De l'école, qui date, mais au pif car pas sous la main, de 83 ou 84, et où il évoquait la filiation intellectuelle entre pédagogisme et chrétiens de gauche.

Ecrit par : Cadichon | 21 janvier 2008

C'est bien plus ancien que ça : les cathos sont capables (étaient capables ?) de tout enseigner (très) correctement, sauf leur religion. Le succès de la réforme protestante vient en partie de la révolte des fidèles devant l'ignorance des prêtres. Les curés ne sont plus ignorants, les fidèles le sont toujours dans leur immense majorité (ceux qui veulent ne plus l'être ont intérêt à construire leur savoir eux-mêmes, ils ne trouveront quasiment aucun secours au sein de l'institution, sauf s'ils rentrent dans les ordres).

Écrit par : Japhet | 21 janvier 2008

Au fond, l'émergence du christianisme à partir du judaïsme est peut-être la première révolution pédagogo de l'histoire : on est passé d'un système élitiste et non prosélyte (le judaïsme) à une religion prosélyte, massifiée, et d'un niveau bien plus bas en termes de connaissances. Il aura fallu la réforme protestante pour revenir à une certaine exigence de culture...
Gardons espoir : si l'histoire se répète, les pédagogos ne tiendront que 1000 à 1500 ans le haut du pavé...

Écrit par : Japhet | 21 janvier 2008

Tiens, pas bête, Japhet.

Écrit par : Jeremy | 21 janvier 2008

2008 - 1989 = 19 ans.
Plus que 981 à 1481 ans ! On tient le bon bout !

Écrit par : catmano | 21 janvier 2008

2008 - 1989 = 19 ans.
Plus que 981 à 1481 ans ! On tient le bon bout !

Ecrit par : catmano | 21 janvier 2008

C'est bien moinsss pire que cela, car l'ancêtre du pédago-gisme a vu le jour avec la Progressive Education, au tournant du 20è siècle, et on peut rabioter un siècle et demi de plus, en repoussant la genèse jusqu'à l'Emile.

Haut les coeurs!

Écrit par : Cadichon | 22 janvier 2008

Sur France Cul, Patrick Rambaud fait son pastiche.

Contrairement à ce qu'on croit, Sarkosy n'est pas un intrus mais un nain cru.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Tiens, ce matin je me suis amusé avec Google Earth: j'ai fait une comparaison, vu du ciel, entre Berkeley, Harvard, Stanford et quelques universités françaises (dont Paul-Valéry); c'est drôle.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

Pendariès, ce qui est drôle sur ces photos satellites ce sont les inombrables petits points qu'on voit au voisinage des bâtiments à PV et qu'on ne voit pas sur les autres photos.

Interpétation (secret défense) : il s'agirait des "étudiants" de PV qui tiennent les murs. Ceux des universités américaines sont assis à l'intérieur des batiments et suivent des cours. On ne les voit donc pas.

C'est fou ce qu'on apprend avec glouglou.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Y a pas que chez nous:

http://www.liberation.fr/actualite/monde/305380.FR.php

Sur leur histoire, les lycéens de l’ex-RDA sont complètement à l’ouest
De notre correspondante à Berlin NATHALIE VERSIEUX
QUOTIDIEN : mardi 22 janvier 2008


Les historiens de l’Université libre de Berlin ne se sont pas encore remis de leur stupeur depuis qu’ils ont dépouillé les réponses de 5 000 lycéens est- et ouest-allemands âgés de 15 à 17 ans. Les adolescents devaient répondre à une batterie de 18 questions sur un passé qu’ils n’ont pas connu : la réalité politique et sociale du régime communiste. Le résultat est pour le moins surprenant, la méconnaissance des jeunes dépassant parfois l’entendement.

Hit-parade. Schématiquement, la majorité des adolescents est-allemands pense que le mur de Berlin a été construit en 1945 par les Américains, que la Stasi était un service de renseignements comme les autres, que la RDA n’était pas une dictature mais un paradis social, et que Helmut Kohl était l’un des politiciens les plus populaires du régime communiste ! 40 % des jeunes interrogés sont persuadés que le régime politique ouest-allemand n’était pas meilleur que celui de la RDA. 40 % pensent que l’air était plus pur à l’Est qu’à l’Ouest. Enfin, 25 % seraient prêts à renoncer à certaines libertés politiques si l’Etat s’engageait davantage pour le bien-être matériel des citoyens.

Les lycéens de l’Ouest, influencés par leurs parents et des enseignants très critiques envers le communisme, sont globalement mieux informés sur la dictature est-allemande. En revanche, ils ne savent pas grand-chose de la réalité sociale de l’époque communiste. «Visiblement, ni les parents ni les enseignants ne sont à même de proposer aux jeunes une image objective de l’histoire récente de l’Allemagne, s’offusque le politologue de l’Université Libre de Berlin Klaus Schroeder, l’un des auteurs de l’étude. Du coup, la RDA survit à travers un miroir déformé, souvent considérée dans l’est du pays comme un paradis social dont la réalité politique est totalement passée sous silence.»

Avant tout consuméristes, les jeunes Est-Allemands placent l’accès aux produits de l’Ouest et la possibilité de se rendre à l’étranger en tête du hit-parade des atouts de la réunification. A l’inverse, ils regrettent les places de crèche et l’emploi garantis par le régime communiste. «Beaucoup cherchent avant tout le confort. Ils veulent un bon travail et le bien-être social, mais servis sur un plateau, critique le chercheur. Ils ne veulent surtout pas se donner de mal…»

Epuration. Les auteurs de l’étude s’en prennent surtout au système éducatif. Trop souvent les enseignants, eux-mêmes rescapés du régime communiste, refusent d’aborder cette page de l’histoire nationale. «A l’école, la RDA était encore taboue, se souvient Olaf, un étudiant est-allemand de 23 ans dont la famille faisait partie de la mouvance chrétienne opposée au régime. J’ai personnellement peu connu la RDA. Mais à l’école j’ai retrouvé les mêmes enseignants que ceux qu’avaient eus mes frères et sœurs plus âgés.»

L’épuration du corps enseignant, lors de la réunification, n’a visé que les membres de la Stasi, la police politique du régime communiste. Les membres de la SED, le parti au pouvoir, sont presque tous restés en poste. Chute de la natalité oblige, peu de jeunes professeurs ont été recrutés dans l’est du pays depuis la chute du Mur. «Ce sont souvent ceux qui ont intérêt à voir se propager une image positive de la RDA qui enseignent aujourd’hui, surtout dans les matières telles que l’histoire et l’éducation civique», déplore Klaus Schroeder.

De fait, les gouvernements régionaux, qui sont responsables outre-Rhin de la politique d’éducation, connaissent bien le problème. En 2002, déjà, le Land de Brandenbourg, la région autour de Berlin, ajoutait au programme scolaire un chapitre concernant l’histoire de la dictature est-allemande. Sans grand résultat à ce jour : les lycéens du Brandebourg ont même obtenu les plus mauvais résultats dans l’étude de l’université de Berlin.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

Avant de faire ces tests de compréhension de la situation en ex RDA, s'est on avisé de se demander si ces élèves savaient lire, écrire et compter ?

Les élèves testés ont entre 15 et 17 ans, ils sont nés avec la chute du mur.

Sur quoi voulez vous qu'ils s'appuient ?

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

La seule photo sur Google-Earth dévoilant Paul-Valéry a pour titre: "Je suis en grève!!!". Cela montre des tables et des chaises hors des salles.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

Ils ont pris la photo au moment précis où tout le monde était en AG à l'intérieur !

Quelle désinformation !

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

«Beaucoup cherchent avant tout le confort. Ils veulent un bon travail et le bien-être social, mais servis sur un plateau, critique le chercheur. Ils ne veulent surtout pas se donner de mal…»

Alors nos élèves et nos étudiants sont tous est-allemands!

Écrit par : Sanseverina | 22 janvier 2008

Rires, Robin, j'ai beaucoup ri, c'est très réussi.

(Jérémy)

Merci, Jérémy. Je suis heureux que vous ayiez apprécié "Thérèse dans le métro", roman caché et libertin de François Mauriac, entièrement écrit en argot de Ménilmuch.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2008

Les élèves testés ont entre 15 et 17 ans, ils sont nés avec la chute du mur.

Sur quoi voulez vous qu'ils s'appuient ?

Ecrit par : dugong | 22 janvier 2008

Excellent !

Écrit par : Robin | 22 janvier 2008

Décidément, le discours du Latran fait couler beaucoup d'encre (si l'on peut dire) sur ce blog.

Certain(e)s envisagent même d'apostasier. Diantre !

J'ai eu récemment sous les yeux une interview de Mgr Dagens, évêque d'Angoulême qui n'a pas l'air complètement enthousisamé par le discours en question.

La référence aux "racines chrétiennes de l'Europe" est agrée, mais ni la notion de "laïcité positive", ni le toilettage de la Loi de 1905 ne le sont (Mgr. Dagens explique que Briand et Jaurès, les inspirateurs de la Loi n'ont jamais conçu la religion comme une affaire strictement privée).

L'interview se termine par une mise en garde discrète, mais ferme contre le danger d'instrumentalisation des catholiques par le pouvoir politique et un refus de retourner à la concurrence entre les instituteurs et les curés (la fameuse phrase extraite du discours de NS qui a fait grincer bien des dents sur ce blog, dont les miennes).

Écrit par : Robin | 22 janvier 2008

enthousisamé

késkeusékseumola ?

enthousiasmé !

Écrit par : Robin | 22 janvier 2008

Le petit sachem de la tribu bling bling a plusieurs années d'avance sur notre perception des choses du monde sublunaire.

En liant la problématique du changement climatique à celle du retour du religieux, il nous prépare à la vision d'une basilique de Latran enfouie dans les sables, rachetée et rénovée par des néo-bédouins avides de piété et de pietrodollars. Le bizness plan consiste à transformer la basilique en lieu de rassemblement des caravanes et des camping-cars de tous les retraités désoeuvrés de la planète.

En faisant ainsi notre Oecuménique réconcécilie l'islam (version 1.0), la religion catholique (version 1.0) et les grands travaux de l'état dans une perspective keynésienne de relance saine de la consommation (de carburant).

C'est Claude Allègre qui sera chargé de ce dossier planétaire. Nom de code : caravansérail.

Trop fort !

Dieu est grand !

N'ayons pas peur.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

J'ai trouvé ça sur le cousin musical de Nanarland
Ça vous rappelle vos petits élèves?
http://musique.aol.fr/2011419/p-clipPlayer_pmmsid/clip.html

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

C'est bien plus ancien que ça : les cathos sont capables (étaient capables ?) de tout enseigner (très) correctement, sauf leur religion.

Le christianisme est l'héritière du judaïsme (éthique, herméneutique, ésotérisme, de la pensée grecque (universalité, raison), des religions à mystère de l'antiquité(ésotérisme, initiation, mystère, mystique).

Sa dimension propre réside dans la notion d"agapé" (amour fraternel, communion), le mot agapé voulant dire "repas" en grec., par opposition à éros, mais il y a de l'eros dans l'agapé et inversement.

L'enseignement, essentiellement fondé sur les Evangiles, avait lieu chez les premiers chrétiens pendant la période précédant la fête de Pâques. le "catéchumène" était progressivement "initié" en vue du sacrement du baptême qui avait lieu le jour de Pâques. Le baptême lui-même est d'ailleurs une "mort symbolique", mais l'immersion n'était pas "symbolique" comme aujourd'hui.

Ca fait beaucoup de choses à "enseigner", non ?

Écrit par : Robin | 22 janvier 2008

Le clébard a-t-il un collier de chez Cerruti ?

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Les historiens de l’Université libre de Berlin ne se sont pas encore remis de leur stupeur depuis qu’ils ont dépouillé les réponses de 5 000 lycéens est- et ouest-allemands âgés de 15 à 17 ans. Les adolescents devaient répondre à une batterie de 18 questions sur un passé qu’ils n’ont pas connu : la réalité politique et sociale du régime communiste. Le résultat est pour le moins surprenant, la méconnaissance des jeunes dépassant parfois l’entendement.


Ecrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

C'est injuste! Si, à quinze ans on m'avait interrogée, en 1974/75, sur la quatrième République et la guerre d'Algérie, et même, à la limite, la guerre froide, on aurait pu dire certainement la même chose!

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

Robin a écrit : "il y a de l'eros dans l'agapé et inversement"

On est saisi par le Sacré devant ce genre de phrase.

Merci Robin !

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Par contre, on ne croit pas qu'il y ait de Laos dans l'égrappé.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

Comme toujours, c'est Dionysos qui vient mettre le ouaille.

Le GRAP ne cesse de la claironner : Il faut revenir aux valeurs bachiques.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

le claironner (abus de grappa ?)

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Je reprends :

Le GRAP ne cesse de l'entonner : Il faut revenir aux valeurs bachiques.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Le GRAP ne cesse de l'entonner, jusqu'à ce qu'il se casse.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

Je serais curieux de connaître l'opinion des blogueurs suite à cette brève: "La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour avoir refusé à une institutrice homosexuelle célibataire le droit d'adopter un enfant".
Le peuple français est-il encore souverain, notamment en matière de juridiction des conditions d'élaboration de l'identité de ses membres?

Écrit par : marigot | 22 janvier 2008

Je serais curieux de connaître l'opinion des blogueurs suite à cette brève: "La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour avoir refusé à une institutrice homosexuelle célibataire le droit d'adopter un enfant".
Le peuple français est-il encore souverain, notamment en matière de juridiction des conditions d'élaboration de l'identité de ses membres?

Ecrit par : marigot | 22 janvier 2008

Toute personne célibataire a le droit d'adopter.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

La question est: pour quelle(s) raison(s) les services d'adoption ont refusé à l'institutrice son droit d'adopter un enfant?
La brève ne le dit-elle pas?

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

La cour européenne a raison : si on permet aux institutrices d'adopter, où va-t-on ?

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Une "bonne" lecture
Il faut de toute urgence lire le billet d'Alain Raymond dans Marianne dans lequel il demande à R. Bachelot de confisquer à l'enfant Sarkozy son jouet à savoir son portable pour qu'on ait moins honte quand il nous représente. Devant le pape et l'émir d'Abou Dhabi, il a osé consulter ses SMS !!! Lui qui n'a que le mot de respect à la bouche, quel exemple pour les élèves désormais "en droit" d'invoquer cet auguste exemple pour agir de même en classe.
Nous sommes la risée de la presse étrangère comme en témoignent deux extraits parus dans Courrier International :

« Regardez Nicolas Sarkozy qui, transi d'amour, rêvasse dans Paris en faisant les yeux doux à Carla Bruni pendant que le reste du pays brûle des voitures ou se met en grève. Il suffit de voir Sarkozy sortir des eaux avec son top-model-devenu-chanteuse de treize ans sa cadette pour en avoir le rouge aux joues. (...) En d'autres termes, la France a réussi à élire un ado attardé à la présidence. (...) Et tout ça quelques jours après avoir rencontré Sa Sainteté le pape Benoît XVI, une rencontre au cours de laquelle Sarko a passé l'essentiel de son temps à loucher sur son portable pour voir s'il avait reçu des SMS, de la Bruni sans doute. C'est tout à fait le genre de chose que Paris Hilton ou Britney Spears, par exemple, pourraient faire, sauf que, pour leur rendre justice, aucune d'entre elles ne dirige la sixième économie du monde*" : Bryony Gordon, The Daily Telegraph (Angleterre).

« Nicolas Sarkozy s'amuse beaucoup et veut montrer à quel point le pouvoir le remplit d'énergie pour mieux désirer et être désiré, pour faire de son mandat une fête permanente, une ivresse de lui-même, une érection. En somme, après avoir appris que Sarkozy apprécie comme personne le bonheur et le plaisir que procure le pouvoir, nous venons de découvrir qu'il n'a aucun sens du ridicule. Terra Magazine Argentine.

Une bonne nouvelle :
le retour de C.Allègre qui a fait part de ses ambitions politiques au Parisien Libéré sans doute pour taper encore sur les profs quoique Darcos soit très fort pour le faire tout seul en attendant que sévisse la démagogie d’Attali qui veut faire noter les profs par les élèves et les parents !!!
Nul doute que le niveau et les exigences vont être à la hausse et que la majorité des participants de ce blog vont se réjouir !!!

Écrit par : Ponocratès | 22 janvier 2008

Pornocratès a écrit : "Une bonne nouvelle : le retour de C.Allègre qui a fait part de ses ambitions politiques au Parisien Libéré sans doute pour taper encore sur les profs"

Ce n'est pas une nouvelle fraîche : on en parlait sur ce blog dès hier.

C'est une nouvelle vague (merci Perec) : par quelle étrange perversion de la pensée, nommerait-on forcément le Considérable à l'Education ?

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

la démagogie d’Attali qui veut faire noter les profs par les élèves et les parents !!!
Nul doute que le niveau et les exigences vont être à la hausse et que la majorité des participants de ce blog vont se réjouir !!!

Ecrit par : Ponocratès | 22 janvier 2008

Cela n'a pas l'air de les déranger beaucoup; nous ne fûmes que 3 à réagir...

Écrit par : Sanseverina | 22 janvier 2008

Qu'ils nous notent pourvu qu'ils nous craignent !

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

La question est: pour quelle(s) raison(s) les services d'adoption ont refusé à l'institutrice son droit d'adopter un enfant?
La brève ne le dit-elle pas?

Ecrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

Il ne faut point s'y tromper. Cette décision de la CEDH constitue un pas en avant pour forcer la France à adopter "l'homo-parentalité". C'est un domaine dans lequel toute objection y compris argumentée peut valoir à son auteur un procès en justice (française) pour "propos homophobes". C'est la raison pour laquelle personne n'ose prendre parti sur ce sujet et que progressivement la réalité des faits finit par imposer la réalité des droits.
L'Europe n'en finit pas, quant à elle, d'éprouver une sorte de vertige à expérimenter la quête des limites, toujours plus loin repoussées, avec comme effets sur les nouvelles générations des enfants de plus en plus incapables de se soumettre à la Loi néanmoins au centre de leurs demandes.
Mais peut-être est-ce là finalement ce que recherche la "politique de civilisation" chère à Sarkozi et Darcos? J'entendais hier soir le ministre vanter ses réformes en soulignant celles qui sont un succès: les dispositifs en faveur des handicapés, des malheureux élèves des classes relais, des élèves en difficultés scolaires, des jeunes des banlieues etc...
D'un côté la société libéralise les moeurs, libère ses sujets de la morale et de l'autre légifère pour les remettre dans l'ordre stricte de la loi.

Écrit par : buntovchik | 22 janvier 2008

Le problème juridique porte non pas sur l'homosexualité mais sur l'application de la loi française qui autorise un célibataire à adopter et à partir de là on ne peut admettre une discrimination sur des penchants sexuels. Autrement dit il faut modifier la loi et interdire aux célibataires hétéro et homo-sexuels d'adopter.

Écrit par : Ponocratès | 22 janvier 2008

Peut-on quand même adopter un penchant sexuel sans crainte ?

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

C'est la raison pour laquelle personne n'ose prendre parti sur ce sujet et que progressivement la réalité des faits finit par imposer la réalité des droits.

B.

Ben, si, y a les blagues à Mabille pour décompresser!

C'est étrange, ça, on dirait que "les faits" ne doivent pas changer "la loi"... Tiens, statu-quo?

Au Canada, les psy qui, dans les années 70, disaient que divorcer, c'est bien, reviennent là-dessus: y a tout un paquet de névroses et de psychopathies chez les enfants de divorcés qui ont grandi. Je sais de quoi je parle. Hé hé.

Alors? Les gosses, ils continuent à faire caguer quand même. Ils privent les parents, qui les ont fait, avec amour (???), de jouir de leur vie et de leur Moi - faut pas les culpabiliser, celles et ceux qui ont trasmis leurs gènes, mais qui s'aiment p'us, mince: vive le divorce!!!!!

Mais que fait l'Europ', l'Europ', l'Europ'????? Tant qu'y a rien de vaginal ou d'anal... Pardon, Penda (qu'a eu un grand-père anarchiste espagnol - mon idole! -) s'égare.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

Alors, l'ouverture d'esprit tant vanté de l'enseignant??? hmmmmmmmmmmmmmmmmmm?

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

Pornocratès a écrit : "Une bonne nouvelle : le retour de C. Allègre qui a fait part de ses ambitions politiques au Parisien Libéré sans doute pour taper encore sur les profs"

Ce n'est pas une nouvelle fraîche : on en parlait sur ce blog dès hier.

La nouvelle est peut-être fraîche, mais la marchandise, elle, est avariée.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2008

Ca fait beaucoup de choses à "enseigner", non ?

Ecrit par : Robin | 22 janvier 2008

Robin, veuillez pardonner mon humour lourdingue. J'ignore si les premiers chrétiens étaient plus ou moins ou aussi érudits que leurs ex-coreligionnaires juifs. Mon propos était juste de faire remarquer que la situation s'était bien dégradée ensuite chez les cathos. Elle ne s'est toujours pas rétablie car il est rare (je parle d'expérience, venant d'une famille très catho, et ayant fréquenté beaucoup de protestants et quelques juifs) de trouver des catholiques ayant une vraie culture religieuse.
Dans ce domaine, ils ne jouent pas dans les mêmes divisions que les juifs ou les protestants. Vous êtes l'exception qui confirme la règle ou l'arbre qui cache la forêt.

Écrit par : Japhet | 22 janvier 2008

Quand quelqu’un entreprend un essai de quarante pages sur quoi que ce soit, il part de certaines affirmations préalables et il en reste prisonnier. Une certaine idée de la probité l’oblige à aller jusqu’au bout en les respectant, à ne pas les contredire ; certains, cependant, tandis qu’il progresse, le texte lui présente d’autres tentations, qu’il lui faut rejeter, parce qu’elles s’écartent de la voie tracée. On est enfermé dans un cercle que l’on a soi-même tracé. C’est ainsi qu’en se voulant probe on tombe dans la fausseté, et dans le manque de véracité. Si cela se produit dans un essai de quarante pages, que ne se passera-t-il pas dans un système ! Là est le drame de toute réflexion structuré : ne pas permettre la contradiction. C’est ainsi que l’on tombe dans le faux, que l’on se ment pour conserver la cohérence. En revanche, si l’on produit des fragments, on peut, en une même journée, dire une chose et son contraire. Pourquoi ? Parce que chaque fragment est issu d’une expérience différente, et que ces expériences, elles, sont vraies : elles sont l’essentiel. On dira que c’est être irresponsable, mais si tel est le cas, ce le sera au sens même où la vie est irresponsable. Une pensée fragmentaire reflètent tous les aspects de votre expérience ; une pensée systématique n’est reflète qu’un seul aspect, l’aspect contrôlé, et par là même, appauvri. […] Dans le système est toujours la voix du chef : c’est pour cela que tout système est totalitaire, alors que la pensée fragmentaire demeure libre.


CIORAN E.-M., « Entretien avec Fernando Savater » (1977), Entretiens, Arcardes, Gallimard, Paris, 1995, p.22-23.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

"certains, cependant, tandis qu’il progresse"

Le "certains" est inutile.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

la démagogie d’Attali qui veut faire noter les profs par les élèves et les parents !!!
Nul doute que le niveau et les exigences vont être à la hausse et que la majorité des participants de ce blog vont se réjouir !!!

Ecrit par : Ponocratès | 22 janvier 2008

Cela n'a pas l'air de les déranger beaucoup; nous ne fûmes que 3 à réagir...

Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2008

Les profs notés par les parents et par les élèves. Le songe d'Attali tourne au cauchemar.

"C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit.
Ma mère Jézabel devant moi s'est montrée,
Comme au jour de sa mort pompeusement parée.
Ses malheurs n'avaient point abattu sa fierté ;
Même elle avait encor cet éclat emprunté
Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage,
Pour réparer des ans l'irréparable outrage.
« Tremble, m'a-t-elle dit, fille digne de moi.
Le cruel Dieu des Juifs l'emporte aussi sur toi.
Je te plains de tomber dans ses mains redoutables,
Ma fille. » En achevant ces mots épouvantables,
Son ombre vers mon lit a paru se baisser ;
Et moi, je lui tendais les mains pour l'embrasser.
Mais je n'ai plus trouvé qu'un horrible mélange
D'os et de chairs meurtris et traînés dans la fange,
Des lambeaux pleins de sang et des membres affreux
Que des chiens dévorants se disputaient entre eux."

(Jean Racine, Athalie, acte II, scène 5)

Écrit par : Robin | 22 janvier 2008

Dans ce domaine, ils ne jouent pas dans les mêmes divisions que les Juifs ou les Protestants. Vous êtes l'exception qui confirme la règle ou l'arbre qui cache la forêt.

Ecrit par : Japhet | 22 janvier 2008

Ce que vous dites est malheureusement vrai, Japhet et c'est extrêmement dommageable pour la foi, ce hiatus entre la foi et la culture (et aussi entre la foi et la raison : "comprendre ce que l'on croit"). Ce n'est pas être "gnostique" que de dire cela.

Je ne me ressens pas comme un arbre qui cache la forêt ou une exception qui confirme la règle, plutôt comme un vagabond (le fou du jeu de tarots), errant dans un désert non pas silencieux, mais peuplé par un très haut silence.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2008

""démagogie d’Attali qui veut faire noter les profs par les élèves et les parents !!!
Nul doute que le niveau et les exigences vont être à la hausse et que la majorité des participants de ce blog vont se réjouir !!!

Ecrit par : Ponocratès | 22 janvier 2008

Cela n'a pas l'air de les déranger beaucoup; nous ne fûmes que 3 à réagir...

Ecrit par : Sanseverina | 22 janvier 2008

le rapport d'Attali n'étant pas encore sorti, on n'en a que des bribes.
Cette idée de notation des profs est une imbécillité dans le système scolaire et devient tout à fait inutile si on l'ouvre, le pluralise en un mot le libéralise un tant soit peu, ce que la commission Attali semble vouloir faire; si les écoles sont mises en concurrence pas besoin de noter, les élèves voteront avec leurs pieds.

Mais je crains quand même le pire si la commission s'inspire plus de la soupe tiède (keynésiannisme réchauffé) d'un Stiglitz que de la roborative clairvoyance d'Amartya Sen.


En revanche, mais c'est uniquement dans l'enseignement supérieur, c'est là où les étudiants notent leurs profs, comme aux US, qu' on trouve les meilleures universités, et c'est même une longue tradition que personne ne songerait à supprimer.
ces notes de s'accompagnent de commentaires postés sur des sites fort instructifs qui permettent de choisir les cours et les profs.
Mais pour cela, encore une fois, il faut déjà avoir un programme pluraliste, flexible, "à la carte" et non pas servir un seul menu, comme en France, où on ne peut même pas choisir entre fromage et dessert. Vous vous inscrivez dans telle licence et on vous colle d'office votre menu, circulez, et si vous êtes allergiques aux betteraves ou aux choux de Bruxelles, tant pis, faites donc coiffure, puisque vous aimez couper les cheveux en quatre!

Écrit par : Cadichon | 22 janvier 2008

En revanche, mais c'est uniquement dans l'enseignement supérieur, c'est là où les étudiants notent leurs profs, comme aux US, qu' on trouve les meilleures universités, et c'est même une longue tradition que personne ne songerait à supprimer.
ces notes de s'accompagnent de commentaires postés sur des sites fort instructifs qui permettent de choisir les cours et les profs.
Mais pour cela, encore une fois, il faut déjà avoir un programme pluraliste, flexible, "à la carte" et non pas servir un seul menu, comme en France, où on ne peut même pas choisir entre fromage et dessert. Vous vous inscrivez dans telle licence et on vous colle d'office votre menu, circulez, et si vous êtes allergiques aux betteraves ou aux choux de Bruxelles, tant pis, faites donc coiffure, puisque vous aimez couper les cheveux en quatre!

Ecrit par : Cadichon | 22 janvier 2008

Ce que m'ont dit quelques universitaires américains (petites ou grandes universités), c'est que ce genre de notation amène certains professeurs, indélicats, ou démagogiques, ou inquiets pour leur poste (ne pas oublier qu'on renvoie facilement) à être "cool" et à proposer à leurs étudiants ce qu'ils désirent. Une pression de plus. Là, Cadichon, je suis perplexe. Si aux US, personne ne pense à se débarrasser de cela, c'est peut-être parce que le coolisme et le rapport professeur / étudiants a fait des ravages. Je ne sais. Ce que j'ai vu et entendu des cours de doctorat à Berkeley, c'était surtout des enseignants qui n'allaient pas frontalement contre les commentaires des thésards... Tout semblait recevable... ou du moins était-ce la politesse extrême qui me faisait écouter les propos ainsi.

Les excellents étudiants ne risquent pas de mal noter un Prix Nobel, je pense; et où vont-ils ces étudiants-là?
Je pense aux strctures moins riches et imposantes.

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

Eric Zemmour atomisé par Didier Porte aujourd'hui, à midi cinq, sur France inter... Il est des plaisirs dont il serait dommage de se priver!!! ;-)))))

en un clic
> écoutez l'émission du mardi 22 janvier 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

Le lien n'a pas marché...:-(
C'est sur le site du "fou du roi".

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

Les professeurs notés par les parents et les élèves... Les fédérations de parents n'attendent que ça. Et c'est effectivement d'une démagogie monstrueuse.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2008

Oui, et suivant quels critères...)-:

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

Les profs d'IUFM notés par les stagiaires (et bientôt par les néo-titulaires en déformation "continuée") : je suis pour.

On est "professionnel" ou on ne l'est pas.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Les professeurs notés par les parents et les élèves... Les fédérations de parents n'attendent que ça. Et c'est effectivement d'une démagogie monstrueuse.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2008

Les termes sont bien choisis, Sylvie Huguet: "démagogie monstrueuse". Et peut-être encore pire, quelque chose comme ce que la femme (Nadia) d'Ossip Mandelstam a appelé dans ses mémoires, la "révision des valeurs", pour qualifier les "réformes" de la tyrannie stalinienne.
Il faut être absolument moderne a dit un autre poète. Nous y sommes! Il suffit de prendre n'importe quel usage, n'importe quel comportement, n'importe quelle pratique , l'affecter d'un signe - et hop! le tour est joué, pour faire ultra-moderne, pour se libérer de l'affreux et pesant passé et regarder résolument vers l'Avenirmeilleur ou radieux!

Écrit par : buntovchik | 22 janvier 2008

Les profs d'IUFM notés par les stagiaires (et bientôt par les néo-titulaires en déformation "continuée") : je suis pour.

On est "professionnel" ou on ne l'est pas.

Ecrit par : dugong | 22 janvier 2008

En voilà une idée qu'elle est bonne.
I second the motion

Écrit par : Cadichon | 22 janvier 2008

C'est même le moyen de faire le tri entre les ignobles qui disphrasent * ad nauseam et ceux qui tentent de faire honnêtement leur boulot de formateur.

* j'assume le néologisme

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

"Les profs d'IUFM notés par les stagiaires (et bientôt par les néo-titulaires en déformation "continuée") : je suis pour.

On est "professionnel" ou on ne l'est pas."

Ecrit par : dugong | 22 janvier 2008

Oh, ne soyez pas inquiet là-dessus! Je puis vous dire qu'ils ne s'en privent pas!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

"Je puis vous dire qu'ils ne s'en privent pas!"

Avec affichage sur panneaux syndicaux ?

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Avant de les passer par les armes???
Attention, Dugong, vous faites un appel à la délation! Mais c'est sûrement de l'humour!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

Love people
Un poilu vient de mourir : « ce n’est pas grave, ce n’est pas celui de Carla », nous déclare Nicolas Sarkozy

Laïcité
D’après un récent sondage, Dieu s’avouerait incompétent pour résoudre les problèmes de pouvoir d’achat en France ; « j’en ai même rien à battre », nous déclare t-il.

Pédophilie
Sarkozy déclare qu’un enseignant ne peut pas avoir autant le sens du sacrifice qu’un curé ; mais les curés sortent souvent du corps en saignant.

Social
Un homme meurt de froid parce qu’il avait honte de dire à ses proches qu’il était au chômage. François Fillon a juste eu le temps de prendre un pseudonyme avant qu’on découvre son décès.

Polysémie
Laura, étudiante, est obligée de se prostituer pour payer ses études : « j’aurais vraiment mieux aimé toucher des bourses que toucher des bourses ».

Fa si la manger
On va bientôt pouvoir manger des animaux clonés ; étape suivante du progrès technique : le bœuf qui se suicide lui-même dès son arrivée à l’abattoir.

Challenge
Daniel Barenboïm obtient un passeport palestinien, en plus de son passeport israélien. « C’est un ballon d’essai ! Si ça marche, j’essaie le double passeport flamand-wallon ».

Enseignement
Deux lycéennes tombent dans un coma éthylique en plein cours : « c’est leur méthode globale, ça nous saoule ».

Parole, parole
Carla Bruni se déclare pour le décompte du temps de parole du président ; « surtout qu’avec le peu de voix que j’ai, ça me fait déjà un sacré handicap à remonter à la maison ».

Confrérie du terrorisme
Aux dernières nouvelles, ce n’est pas Oussama Ben Laden qui aurait envoyé la cassette video où on peut visionner les derniers instants de Carlos.

People
La garde-robe de François Mitterrand vendue aux enchères ; aux dernières nouvelles, la robe aurait beaucoup plus facilement trouvé preneur que Lagarde.

Gauche œufs de lump
Pierre Lambert, le dirigeant trotskiste candidat aux présidentielles, vient de mourir. « Ce n’est pas juste, on venait de se marier. Sans rien dire à personne », déclare Arlette Laguiller.

Rouler à l’oreille
Un chauffeur italien broie le disque de contrôle de son camion; « mais non, j’ai seulement broyé un disque noir en signe de deuil pour Carlos», déclare-t-il aux gendarmes.

Psychiatrie
Georges Frêche aurait déclaré : « je traite de petites bites ceux qui se sont battus au côté des pieds noirs, c’est logique que je décide d’ériger une statue à l’effigie de Lénine, celui qui a liquidé les russes blancs ».

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

Il parait que le dirigeable de JL Etienne s'est décroché de son amarrage avant la "mission" que devait faire "l'explorateur" au dessus de l'Arctique.

Je suis totalement solidaire du dirigeable qui a choisi de ne pas se cailler l'enveloppe inutilement.

A moins que ce "dirigeable" ait une sensibilité politique qui l'a poussé à ne pas partir pour ce "Total Pole Airship" patronné par le mazoutier bien connu.

Ras le bol des gugus qui se désennuient en public (au nom de la science et des grands principes). Le solitaire lui allait mieux et il n'emmerdait personne.

Pendant son temps d'inactivité forcé, il pourra toujours soutenir son alter ego des régions chaudes de l'arche de zoé.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Au Canada, les psy qui, dans les années 70, disaient que divorcer, c'est bien, reviennent là-dessus: y a tout un paquet de névroses et de psychopathies chez les enfants de divorcés qui ont grandi. Je sais de quoi je parle. Hé hé.


Ecrit par : Pendariès | 22 janvier 2008

Faites gaffe! Je me suis fait pourrir ici en disant ça et je savais aussi de quoi je parlais...
J'adore entendre les parents d'enfants de divorcés parler de l'épanouissement merveilleux et équilibré de leur progéniture!

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

"y a tout un paquet de névroses et de psychopathies chez les enfants de divorcés qui ont grandi."

Ya pas de soucis, on fera des remédiations divorcementales.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Buntovchik, Nadia est-il la même chose que Nadejda, pour l'épouse de ce pauvre martyr que fut Mandelstam?

Je me souviens qu'il avait osé comparer les gros doigts boudinés de Staline à des asticots, et aussi que Nadejda, quand elle pouvait encore lui rendre visite, apprenait par coeur ses poèmes, pour les transcrire et les passer en samizdat. Le courage et l'abnégation de ces deux êtres d'exeption m'a toujours fait rêver. Il est vrai que la littérature russe est une de mes préférées.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 janvier 2008

Cadichon,

Les grandes écoles en France notent aussi les profs, je crois que tu le sais. D'ailleurs, c'est monnaie courante dans le monde entier.

Par contre, gros doute sur la notation élèves-parents/enseignants.

En 2007, M Kinsey a fait une étude sur les meilleurs systèmes scolaires.
Le premier facteur de réussite est la compétence des profs.
2e Formation adéquate de l'instruction.
3e Assurance que l'élève recoit la meilleure éducation.

Au lieu de payer les services d'Attali and co, on devrait utiliser Mc Kinsey, pour faire un audit nationale sur les différents profils d'enseignants.
Ah j'oubliais, un audit sur les IUFM serait le bienvenu.

Écrit par : Carole | 22 janvier 2008

CS a écrit : "Avant de les passer par les armes???
Attention, Dugong, vous faites un appel à la délation! Mais c'est sûrement de l'humour!"

Pas besoin de délation. On a déjà les noms.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2008

Les professeurs notés par les parents et les élèves... Les fédérations de parents n'attendent que ça. Et c'est effectivement d'une démagogie monstrueuse.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2008
Je pense que mon fils voterait blanc. Quant à ma fille, je lui démontrerais la monstruosité du procédé et elle comprendrait. Je parle d'élèves de lycée et collèges...
Quand j'étais à l'école véto, en fin de quatrième année, les élèves montaient un spectacle qui n'était pas toujours propre avec les professeurs. Nous leur attribuions, par l'intermédiaire de scènettes et chansons, une note qui pouvait être sévère.
Je suis convaincue qu'à la fin de nos études, majeurs, vaccinés et ayant déjà plus ou moins mis en pratique l'enseignement reçu dans le cadre d'emplois intérimaires ou de stages en entreprises, nous en avons le droit et même le devoir.
N'oubliez pas que si les élèves notent les enseignants, les élèves d'IUFM aussi noteront leurs formateurs. Ce pourrait être instructif, peut-être?

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

lol :ange:

Écrit par : toto | 22 janvier 2008

Encore maintenant, je pourrais sans trop d'hésitations noter, peut-être pas les professeurs et assistants individuellement mais les chaires de mon enseignement supérieur. Ce qui fonctionnait et m'a laissé des traces utiles est là, à portée de travail quotidien.

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

Au fait, le chien qui a sa photo sur sarkochienchien, ce n'est pas un chihuahua, c'est un chinois à crête, non ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2008

Au fait, le chien qui a sa photo sur sarkochienchien, ce n'est pas un chihuahua, c'est un chinois à crête, non ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2008

J'sais pas trop, là, tout de suite! En tout cas, c'est assez laid, comme bestiole; Y'a mieux comme clebs et moins cher. Il y en a plein les refuges SPA.

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

"Je serais curieux de connaître l'opinion des blogueurs suite à cette brève: "La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour avoir refusé à une institutrice homosexuelle célibataire le droit d'adopter un enfant".
Le peuple français est-il encore souverain, notamment en matière de juridiction des conditions d'élaboration de l'identité de ses membres?" écrit Marigot

Rassurez-vous ! De toute façon, elle en aura le droit, mais son dossier sera refusé par les pays donateurs d'enfants. Donc elle gagnera en droit mais pas en fait.

Satisfait(e), marigot ? L'enfant que cette lesbienne aurait pu adopter ne sera jamais entre les mains de cette créature immonde. Et pour satisfaire son abject désir d'enfant, l'infâme n'aura qu'à adopter un caniche, ou suivre une cure pour soigner son vice. Ouf ! Il y a tout de même une justice !

Écrit par : Jeremy | 22 janvier 2008

Marrant on m'a inspecté il y a peu et conseillé d'oublier ce que j'avais appris à l'iufm.

Un moment de grâce que je ne pensais pas possible. Comme quoi il ne faut désespérer de rien.

Écrit par : Ronin | 22 janvier 2008

Etre notée par des gosses de 6è ou de 5è, analphabètes ou quasi avec des parents qui sont persuadés que leurs rejetons sont tous des génies ou pour le moins des génies en devenir ou pour le moins, moins, des incompris qu'on fait trop travailler. Non, merci! En plus quand les enfants ont cet âge-là, leurs parents les croient sur parole. Après, cela s'arrange un peu. Ils ont déjà fait suffisamment d'âneries pour que la gent parentale ait quelques doutes.
Mais il faut voir la tête des parents de 6èmes quand ils arrivent le jour de la rentrée au collège. On a l'impression que leurs gamins n'ont jamais été scolarisés. Et comme les pédagos en rajoutent, on les autorise même à déjeuner à la cantine avec leurs petits...
Une journée en 6ème pour les "accueillir"! Bientôt, on aura les parents en cours pendant la première semaine. Pour noter les profs dès le début, ce serait plus sûr quand même!
La connerie et le populisme deviennent les caractéristiques majeures de nos politiques.

Écrit par : Sanseverina | 22 janvier 2008

Sanseverina a écrit :

"La connerie et le populisme deviennent les caractéristiques majeures de nos politiques."

Bien dit ! Et la connerie (alias la bêtise humaine) n'a pas de limites. Elle est même, selon Einstein, la seule chose qui donne sûrement une idée de l'infini.

Écrit par : Magister | 22 janvier 2008

Pitié pour nous, Sanseverina! Nous sommes parents, merde!
Mes deux enfants sont internes (13 et 16 ans) et je, et d'autres, nombreux, avec moi, n'avons jamais mis un pied dans le bahut sauf quand vous nous invitez à vous rencontrez.
Autorisez-vous ma fille de treize ans à détenir un portable et à m'appeler tous les soirs pour que nous nous souhaitions bonne nuit à l'heure autorisée par le principal ou est-ce déjà trop nous accorder à nous, infernal couple parent-enfant délétère et dévoreur d'enseignants?

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

Ce que je sais, c'est que, depuis que ma fille est interne, elle engraisse à vue d'œil. Je languis les vacances d'été pour que les sucres rapides et les féculents ne constituent plus son mode alimentaire principal...

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

à vous rencontrez.
Ecrit par : dobolino | 22 janvier 2008

Il fallait bien sûr lire rencontrer!!!! Toutes mes confuses... Je ne suis qu'un infâme, innomable, affreux, parent d'élève... Beark!

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

Je ne corrige plus mes fautes... C'en est bourré mais... CQFD! Parent d'élève ignare qui prétend donner des leçons et n'est pas capable de rédiger convenablement la moindre phrase.

Écrit par : dobolino | 22 janvier 2008

Et si on profitait, Sanseverina, de ce que les parents "entrent" au collège pour les persuader que nos méthodes sont les bonnes? Je ne suis pas sûr que les parents aient des exigences fondamentalement différentes de ce que nous pouvons leur proposer. Quand je dis "les parents", je parle des vrais parents, pas des enragés des fédérations de parents d'élèves qui voient tout à travers le prisme déformant de l'idéologie. Je dirai même qu'à mon avis, les parents ne demandent qu'une seule chose: que leurs enfants s'instruisent à l'école, qu'ils apprennent l'orthographe, la grammaire, des récitations par coeur, qu'ils fassent des dictées et des rédactions, et qu'ils soient fermement encadrés par des professeurs sévères, en somme tout ce que les pédagos vomissent. J'ajouterai que, par les temps qui courent, où les pédagos ont tellement déformé , caricaturé et sali l'image de l'école avec l'appui des médias que plus personne ne sait ce qu'elle doit être, il est même plutôt nécessaire de multiplier les occasions d'expliquer aux parents ce que nous, nous pouvons apporter aux élèves, de leur dire que nous, nous savons ce que doit être l'école, que nous, nous savons où nous allons. Les parents veulent une école digne de ce nom, en gros celle qu'ils ont connue et qui les a amenés là où ils sont. Pas la garderie dégoulinant d'un bonheur en carton-pâte telle que s'acharne à l'imposer Meirieu, lequel a, soit redit en passant, véritablement toutes les attitudes d'un illuminé, d'un gourou d'une secte, y compris le regard.

Ronin, voilà une excellente nouvelle! Mais pourriez-vous nous raconter la chose par le menu, afin qu'elle fasse boule de neige et que la rumeur s'en répande par nos soins? Tout ce qui peut aider à abattre l'IUFM est bon à prendre!

Écrit par : Jean | 23 janvier 2008

Mais voyons Dobolino, comment pouvez-vous vous retrouver dans ce portrait-là? Je ne pensais pas à vous bien sûr. Et il y a, heureusement, des parents qui ne cèdent pas à la tentation populiste de taper sur les enseignants à tout propos. Et je suis certaine, en considérant votre temps de présence ici, que vous adorez nous rencontrer:-)

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

Ronin et Jean, il y aurait donc une lueur d'espoir.

Méditez cette belle phrase de Paul Valéry : il n'y a pas d'effort inutile, Sisyphe se faisait les muscles".

Il faut travailler sans relâche pour dénoncer autour de soi "la débâcle de l'école", que tant de gens ignorent encore.
Et la fausseté de "conseillers" des ministres de l'Education nationale, qui continuent à faire leur beurre sur les dégâts qu'ils ont provoqués, Meirieu est un peu "has been" auprès du ministre, me semble-t-il, mais tient toujours son rôle de clown dans les médias.

Pour l'instant, le plus dangereux est Bentolila, qui a été convié par le ministère à donner des instructions pour les Maternelles. Comme s'il y connaissait quelque chose !

Il a beau jeu de chercher à réparer (en continuant à s'enrichir !) , avec ses listes de mots, le fait que "grâce" à ses méthodes "intégratives" (nom donné par Goigoux, autre ennemi irréductible de la transmission du savoir, aux méthodes mixtes) les enfants ne peuvent apprendre à lire correctement, donc à enrichir leur vocabulaire en lisant, donc faisons-leur des livrets de listes de mots à "lire" dès la maternelle.
Voici quelle est l'impécable logique de monsieur Bentolila.

Je rappelle que les rayons des librairies scolaires sont bourrées de ses néfastes méthodes : "Gafi le Fantôme", "Supergafi", et plus récemment :"Un monde à lire".

Il est plus doué que Meirieu pour les méthodes, mais tout aussi néfaste.

Je vais prêter mon Cederom "L'école, ce grand corps malade", à des institutrices, voilà un bon moyen de propagande.

Anne-Marie.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 janvier 2008

J'aimerais bien, Jean, pouvoir adhérer à une vision des parents aussi idyllique que celle que vous proposez. Votre collège et votre monde ont l'air si tranquille...Ne le prenez pas mal car c'est en toute amitié que je vous le dis, mais il y a des moments où, quand je vous lis, je me souviens de Nicolas et Pimprenelle et de Nounours: "Bonne nuit, les petits!":-)
Mais in fine, c'est plutôt rassurant de savoir qu'il y a encore des établissements où tout se passe à peu près normalement.

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

Heath Ledger (28 yo) committed suicide.
Le Joker du prochain Batman au cinéma est mort. Sad news (entre autres films: "Chevalier", "Les seigneurs de Dogtown", "Les Frères Grimm", "Brockeback Moutain", "I'm not here", dernièrement...).
Visionner les reportages sur CNN est troublant (les questions très intimes des journalistes au Commissaire, la multitude de flashes quand le corps est transporté dans l'ambulance, etc.), les hommages immédiats: la morale des sentiments, le voyeurisme, le spectacle. Pas bon ménage tout ça.

Écrit par : Pendariès | 23 janvier 2008

Tout "Madame Bovary" manuscrit sur le Net: www.zoulous.com/bovary/

Écrit par : Pendariès | 23 janvier 2008

Après la notation des profs par les cancres, est-il prévu que les profs puissent noter leurs chefs d'établissement ?
On rigolerait !

Ça m'étonnerait que la “transparence”, la “citoyenneté”, “l'efficacité”, etc. s'étendent jusque-là !

Déjà qu'on n'est plus un citoyen dès qu'on pénètre en tant qu'enseignant dans un de ces “lieux de vie” où seuls les élèves sont considérés comme tels alors qu'ils ne le sont point dans la vie pour la plupart...

Écrit par : P. Azimont | 23 janvier 2008

Lorsque j'étais lycéenne, je trouvais certains professeurs formidables, et d'autres épouvantables. Si je les avais notés alors, j'aurais été injuste, et préféré le démagogue .
Avec le recul, avec l'expérience, je constate que l'inverse était vrai. Beaucoup de poudre aux yeux d'un côté, un travail sérieux de l'autre. Certes, ce professeur détesté avait un physique ingrat, une voix monocorde, ce qui le desservait. Mais il ne nous flattait en rien et , à la relecture, ses cours tiennent la route.
Autre constat personnel. Ce sont toujours les bons élèves qui sont les plus lucides sur la qualité du cours et le travail du professeur. Personne ne trouve grâce aux yeux des clampins.

Écrit par : mouron rouge | 23 janvier 2008

Pour Heath Ledger, ça s'adresse, il est vrai plutôt à ma tranche d'âge... Je suis sûr que ça vous touche, Kap.

Écrit par : Pendariès | 23 janvier 2008

Les parents veulent une école digne de ce nom, en gros celle qu'ils ont connue et qui les a amenés là où ils sont.

Ecrit par : Jean | 23 janvier 2008

La génération des parents de nos collégiens actuels est née après 1968. Elle a connu le train des réformes scolaires dans les années 1980 et donc la transformation de l'école en fabrique autogérée du crétin.
C'est bien cette école et non pas la nôtre , Jean, que les parents veulent voir évoluer mais pas du tout dans la direction que vous croyez.
Un exemple. Au cours d'une réunion avec presque la totalité des parents de mes élèves de sixième CHAM ( 30 élèves triés sur le volet et formant l'élite du collège) le professeur de français s'est entendu dire par l'assemblée unanime, que, certes, les élèves ne savent peut-être plus lire et écrire à l'image des bons sixièmes d'antan, mais qu'ils possèdent bien d'autres compétences moins obsolètes. En particulier dans l'usage des techniques modernes de communication.
D'une façon générale, les nouvelles générations de parents ne peuvent que très difficilement se représenter la fonction symbolique et institutive dévolue traditionnellement à cette institution. En premier lieu comme le suggèrait en 1984 JC Milner, la fonction de séparation des sujets-élèves des mères, autrement dit des collages imaginaires, narcissiques. Fonction de séparation qu'obtientt l'institution en particulier par le biais des apprentissages systématiques et mécaniques.
Tout indique que l'école telle qu'elle se présente dans les discours et dans les faits poursuit sa réforme sur cette lancée. L'idée d'exercer sur les professeurs , agents de la fonction étatique de justice généalogique un contrôle démocratique, ne vous rappelle-t-il pas l'histoire de la "démocratie participative" chère à la Madone? Ou celle des "tribunaux de camarades", pour ceux qui en ont une petite idée?

Écrit par : buntovchik | 23 janvier 2008

Oui, mouron rouge, vous avez raison.
Donner le droit aux élèves de nous noter est aller dans le sens des pédagos qui pensent que l'élève est assez autonome pour découvrir lui-même le savoir. C'est les mettre à une place qui n'est pas la leur. C'est refuser le rapport hiérarchique entre élève et professeur et la notion même d'apprentissage.
Les élèves peuvent penser ce qu'ils veulent de leurs enseignants et le dire entre eux, et à leurs parents, c'est bien normal. Mais nous devons être jugés et notés par nos pairs. Dans le privé, c'est un chef qui vous note, un de vos pairs, pas les clients ou les utilisateurs. Que le chef tienne compte de l'efficacité de votre travail auprès des clients est une chose, mais il n'en reste pas moins que c'est un de vos "semblables" qui le fait , majeur et responsable ( ce qui n'est pas le cas de nos élèves).
Jusqu'où la démagogie des politiques va-t-elle nous mener?
Jusqu'où iront-ils pour faire plaisir au bon peuple et pour gagner quelques voix de plus? Existe-t-il encore en France un homme politique qui ait conservé le sens de la morale, de l'honnêteté, et du respect des autres?
Dans cette histoire, le plus grave, c'est l'idée même qui fait plus de dégâts que la concrétisation de la proposition,( la réalisation ne se fera peut-être jamais). J'y vois un pas de plus dans la destruction de l'autorité du prof.
Et vous avez les mêmes politiques qui font des gorges chaudes sur la restauration de l'autorité des enseignants! Crétins...

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

Voici un texte dont on ne connaît pas très bien l'auteur, mais qu'importe, sa lecture est plaisante....

"Eloge de la dictée...
Je me revois, le cœur battant à l'annonce de l'exercice dont le nom est lui-même une exception aux règles d'orthographe, me lançant des défis, prenant toutes les bonnes résolutions possibles.

Point d'angoisse devant la page blanche, ici, mais une concentration féroce, l'oreille aiguisée, à l'affût, afin de ne pas laisser passer un mot, une virgule.
Un léger trac, si agréable en réalité, pimentant la matinée de classe.

Le plaisir d'être un peu passif, de ne pas avoir à être original, pour une fois.
Un danger confortable, en somme, un danger bien encadré par le rite ; oui, ce rite immuable qui rassure l'élève.

Je sais ce que l'on attend de moi, cela ne varie pas, tout est si clair que c'est comme un cocon qui m'enveloppe : c'est cela la dictée, un risque drapé dans une couverture.

Et la voix s'élève, nous lisant d'abord le texte entier, faisant retentir ces mots choisis, ces phrases parfois alambiquées, qui s'étirent paresseusement.

Les textes des dictées sont toujours des morceaux exceptionnels, retenus par le maître pour leur beauté.
A chaque fois, l'émotion littéraire est au rendez-vous : oui, ce sont les dictées qui m'ont fait aimer la littérature, ce sont elles qui ont provoqué mes premiers éblouissements pour des auteurs dont je ne découvrais le nom qu'à la fin, comme un cadeau.

À nouveau un peu de trac, car voici que la dictée commence. Voici le moment où le stylo ne doit pas trahir les mots, où la main et l'esprit doivent s'accorder précisément, sans hésitation. C'est comme lorsque l'on trace une figure : on retient son souffle, on tire un peu la langue, on plisse un peu les yeux.

Mais le plus fascinant, c'est de pénétrer les arcanes du texte ; on se prend, l'espace d'un instant, pour l'écrivain. On palpe la chair des mots, on les regarde à la loupe, leurs particularités suscitent des questions sans fin. On n'est plus très sûr, on verra tout à l'heure. On prend soudain conscience de l'identité de chaque mot, de sa singularité familière.
On tente de se souvenir des astuces du maître («Je m'aperçois qu'il n'y a qu'un –p- à "apercevoir" ») ! Mais vite, il ne faut pas perdre le fil, et la main, docile, suit l'oreille.

La relecture du texte est une pause que l'on goûte après la tension extrême que l'on vient de vivre. Le texte, à nouveau, chante son unité poétique. Tout s'enchaîne avec bonheur, et l'on a la satisfaction perfectionniste de rajouter là, un accent, là, une virgule. Une trêve avant les affres de la dernière vérification: le doute me prend, il me semble que je ne sais plus rien.
Au brouillon, je griffonne le mot litigieux en écriture automatique, espérant secrètement que la main se souviendra de ce que mon esprit a oublié.
Mais est-ce bien sûr ? Et si le mot s'écrivait autrement ? Toutes les ressources personnelles sont mobilisées: la vue, l'ouïe, l'écriture, la mémoire, la logique… rien n'est négligé, et cela procure autant de plaisir qu'un jeu. Les mots se souviennent qu'ils appartiennent à des familles, les règles de grammaire flamboient dans mon esprit comme pour me prouver que je ne les ai pas apprises en vain.

Ça y est ! Ma dictée est, à n'en pas douter, la meilleure que j'aie produite de l'année. Et si, à la correction, mes erreurs me sautent encore aux yeux, c'est juré, la prochaine fois, je relèverai à nouveau le défi, je ne tomberai dans aucune chausse-trape, et le résultat sera ma meilleure dictée de l'année !"

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2008

Commentaire d'un lycéen de 1eS à l'idée de noter les enseignants "Ça va pas non ?"

Écrit par : lucile | 23 janvier 2008

Que les élèves de collège et de lycée notent les professeurs est une idée qui ne peut germer que dans une tête malade.

Quant à l'attitude des parents de la classe de 6ème de CHAM dont vous parlez, Buntovchik, c'est peut-être une réaction contre... un excès d'exigence du professeur de français - je dis ça avec trois paires de moufles! Peut-être. Il faudrait voir ce que ledit professeur reproche aux élèves exactement, et comment il s'y prend pour combler leurs lacunes. Je ne voudrais surtout pas être injuste à son égard puisque je ne connais pas la situation exacte, mais s'il fait des "séquences", par exemple, cette pseudo-méthode avec laquelle on est sûr de ne rien apprendre aux collégiens, il est possible qu'il indispose in petto un certain nombre de parents qui ensuite lui renvoient à la figure ses plaintes sur le "niveau" de leurs enfants. Peut-être aussi a-t-il eu le tort d'élever lors de cette réunion des lamentations sur "le niveau des élèves" en général, et que les parents ont pris ça pour une reproche qui leur était adressé, alors qu'il aurait mieux valu qu'il mît en cause carrément et vertement les méthodes de l'école primaire. Il y a aussi le fait que les classes présumées d'élite ont l'amour-propre plus chatouilleux que les autres, puisque on n'arrête pas de les porter au pinâcle.

Pourquoi voulez-vous, Sanseverina, que tous les parents nés aux alentours de 68 partagent la vision de l'école de Meirieu et des abominables qui l'encensent? Est-ce aussi sûr et aussi général? Le bon sens aurait-il fui tous les parents de ce pays?

Écrit par : Jean | 23 janvier 2008

Je pense qu'il ne faut pas hurler sur le système de notation.
Le rapport Attali préconise :
"Chaque école devra faire l'objet d'une évaluation par une autorité administrative et INDEPENDANTE du ministère".
Ecole englobe profs et direction.

Par ailleurs, l'équation : profs notés par les élèves peut avoir un effet pervers, mais je le pense trop simpliste pour être mis en application ainsi. Il faut attendre plus de détails.
Car vu le niveau de l'école en général, cela serait encore le nivellement par le bas.
Enseignants (sauce Meirieu) notés par de mauvais élèves qui se croient excellents = donc l'enseignant sera bon.
Enseignants (si j'ose dire hors-Merieu) notés par de mauvais élèves et quelques bons = donc l'enseignant sera moyen.
Enseignants (qui sont habitués à la réussite Ecole-instruction-résultat) = enseignant sera très bon.

Les échelles de notation devront prendre en compte le public concerné, le type d'école, l'enseignant et ses méthodes, son âge, son cursus, la structure..... Tout cela sera relatif à des données bien précises qui seront triées et analysées.

Dans le privé, les ouvriers, les techniciens, les agents de maîtrise, les secrétaires, les cadres, les directeurs.........sont notés. Ils ont un objectif à tenir.
Pourquoi pas nos enseignants ?

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

"au pinacle", putôt!

Écrit par : Jean | 23 janvier 2008

Carole, les enseignants sont notés. Ils le sont par le chef d'établissement, qui évalue leur ponctualité, leur assiduité, etc
Ils le sont aussi par les IPR et IG, qui évaluent en principe la qualité de leur travail.
Quels que soient les reproches qu'on puisse faire à ces notations (L'idéologie et la soumission comptent aussi, et parfois plus), c'est encore "moins pire" que la notation envisagée. Et on peut toujours contester sa note administrative, et demander une contre-inspection quand on s'estime floué.

Écrit par : mouron rouge | 23 janvier 2008

Et à quoi ça doit servir, Carole, d'"évaluer l'école"? L'école, c'est une abstraction. Ce qui est réel, ce sont les élèves, et ça n'a guère de sens d'évaluer en bloc "les élèves".
Comme le disait Antisthène le Cynique (n'est-ce pas, Robin, qui avez peut-être suivi les cours de Pierrre-Maxime Schuhl?), je vois le cheval, je ne vois pas la chevalité...

Écrit par : Jean | 23 janvier 2008

Dans le privé, les ouvriers, les techniciens, les agents de maîtrise, les secrétaires, les cadres, les directeurs.........sont notés. Ils ont un objectif à tenir.
Pourquoi pas nos enseignants ?

Ecrit par : Carole | 23 janvier 2008

Voilà , nous y sommes! L'enseignant est désormais assimilé à un technicien dans la fabrique qui organise, exécute, vérifie un processus objectif de production dans la tête des élèves de ces petites choses appelées, par les uns "savoirs et connaissances", par les autres "compétences".
Comment en est-on arrivé à cette représentation gestionnaire et managériale de l'enseignement, à cette doctrine de l'enseignement comme remplissage de la tête vide des gens par les bonnes choses de la culture, voilà la question que je me pose et qui, slava bogu, n'attend pas de réponses!

Écrit par : buntovchik | 23 janvier 2008

"Dans le privé, c'est un chef qui vous note, un de vos pairs, pas les clients ou les utilisateurs."

J'en ai connu un qui c'est fait "descendre" par les clients & utilisateurs, pourtant il était bien vu du 'chef' ....
Au bout d'un an il a sauté ! :ange:

Dans le privé, Le "Client" est roi ! :ange:

Écrit par : toto | 23 janvier 2008

Sanseverina,

La génération des parents de nos collégiens actuels est née après 1968. Elle a connu le train des réformes scolaires dans les années 1980 et donc la transformation de l'école en fabrique autogérée du crétin.
C'est bien cette école et non pas la nôtre , Jean, que les parents veulent voir évoluer mais pas du tout dans la direction que vous croyez.

Vous faites une généralité des parents, mais je peux l'admettre.
Je connais cependant beaucoup de parents (moyenne d'âge 30-45) qui ne sont pas imbibés des méthodes pédagogistes. Ces parents se posent sans arrêt des questions sur les fondamentaux transmis par l'école. Et de ce fait, font l'école à leurs enfants ou compensent avec recherche de "bons" profs pour combler les lacunes.
Sarkozy a osé une campagne forte, le convention sur l'éducation et les rapports sortis de cette convention nous laissent beaucoup d'espoir.
Et aujourd'hui, concernant l'école, je veux croire qu'il osera aller jusqu'au bout. De toute facon, on n'a plus le choix.
Je ne suis pas naive, mais il faut bousculer les mentalités, et cela ne se fera pas sans grincements de dents.

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

s'est oupps :o)_°°°°°

Écrit par : toto | 23 janvier 2008

"Il préfère s'acharner sur sa bête noire."

Pourquoi pas "bouffon" ou "charogne" ou "pleutre" ou "gonade" ou "païzan" ou "pit bull" ???? :ange:

Cixbilles est un gros con qui pue du bèQue ! :ange:

ENFERMEZ EVELINE
LIBEREZ MARIE JEANNE (Carla fè KèKchose !!!!!)

VIVE L&L CP & CE1 super trop bien fè (paraitrait même que ceussents qui ne savûmes po écrire "soi-disant" ne faissioint plus jamais la fõte aKrès l'Avouare lit.... :ange: )
VIVE LES ALPHAs

O CHIOTTE FRAKAKA GRANDCON GOIXGOIX CHARMOUZE ! :ange:

Écrit par : toto | 23 janvier 2008

"Je ne suis qu'un infâme, innomable, affreux, parent d'élève... Beark!"

Ton fissou as dû mélanger qq chtites zerbes avé ton thé !!! :ange:

Écrit par : toto | 23 janvier 2008

C'est quoi, ":ange:"?

Écrit par : Jean | 23 janvier 2008

"Pourquoi pas "bouffon" ou "charogne" ou "pleutre" ou "gonade" ou "païzan" ou "pit bull" ???? :ange: "
toto

On ne traîte pas les gens de "paysan", on dit "cul terreux", "bouseux", "manants", "croquant", "prolétaire", "serf","campagnard", "mougik", "rural"....

Écrit par : Maminou | 23 janvier 2008

Ceux qui veulent le courriel de toto faites signe...

Écrit par : titi | 23 janvier 2008

Carole, les enseignants sont notés. Ils le sont par le chef d'établissement, qui évalue leur ponctualité, leur assiduité, etc
Ils le sont aussi par les IPR et IG, qui évaluent en principe la qualité de leur travail.
Quels que soient les reproches qu'on puisse faire à ces notations (L'idéologie et la soumission comptent aussi, et parfois plus), c'est encore "moins pire" que la notation envisagée. Et on peut toujours contester sa note administrative, et demander une contre-inspection quand on s'estime floué.

Ecrit par : mouron rouge | 23 janvier 2008

Je serais curieuse de savoir qui a mis en place ce système de notation ? Les pédagogistes ?

Vous parlez "d'idéologie et de soumission", voilà la clef de vos notations.
Eh oui, le niveau monte.
Corporatisme, idéologie, soumission : voilà le résultat pitoyable de l'école. Les élèves basta.

Mais qu'est-ce qui est pire ? un système de notation verreux et consenti (avec le recours d'une contre inspection).
Ou de nouvelles mesures qui pourront enfin éclairer tous les parents ?

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

Voilà , nous y sommes! L'enseignant est désormais assimilé à un technicien dans la fabrique qui organise, exécute, vérifie un processus objectif de production dans la tête des élèves de ces petites choses appelées, par les uns "savoirs et connaissances", par les autres "compétences".
Comment en est-on arrivé à cette représentation gestionnaire et managériale de l'enseignement, à cette doctrine de l'enseignement comme remplissage de la tête vide des gens par les bonnes choses de la culture, voilà la question que je me pose et qui, slava bogu, n'attend pas de réponses!

Ecrit par : buntovchik | 23 janvier 2008

Même si vous n'attendez aucune réponse, je me fais plaisir.

Le technicien est normalement celui qui a une formation technique.
Mais le balayeur est aussi appelé technicien : technicien de surface. Cela donne plus d'importance, une idée de la gauche.

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

Je connais cependant beaucoup de parents (moyenne d'âge 30-45) qui ne sont pas imbibés des méthodes pédagogistes. Ces parents se posent sans arrêt des questions sur les fondamentaux transmis par l'école.

Ecrit par : Carole | 23 janvier 2008

Je suis moi-même père d'une élève de sixième et bien placé pour observer les dégâts du pédagogisme tel que le mettent en oeuvre certains de mes proches collègues du collège. Je pourrais écrire un livre à ce propos, me questionner et m'insurger publiquement et quotidiennement comme je le fais ici que cela ne changerait rien à l'affaire. La machine est en place et produit les effets attendus: préparer les élèves comme dit JP Brighelli à devenir des epsilons polyvalents, susceptibles de passer, SANS PROTESTER, de CDD en intérim et en ANPE. Massivement notre école demeure la fabrique du crétin, taillable et corvéable à merci.
Maintenant que certains libéraux démocrates de gauche comme Attali veulent associer les parents et les élèves eux-mêmes à la débâcle, quoi de plus naturel et logique?

Écrit par : buntovchik | 23 janvier 2008

Pourquoi voulez-vous, Sanseverina, que tous les parents nés aux alentours de 68 partagent la vision de l'école de Meirieu et des abominables qui l'encensent? Est-ce aussi sûr et aussi général? Le bon sens aurait-il fui tous les parents de ce pays?

Ecrit par : Jean | 23 janvier 2008

Mais parce que s'ils étaient aussi mécontents que cela de cette école rongée par l'idéologie qu'on connaît, on les entendrait râler. Où sont les mouvements de protestation des parents d'élèves contre l'enfant au centre du système?

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

Carole, vous comprenez de travers ce que j'ai écrit.
Je n'ai jamais été mal notée, et je n'ai jamais courbé l'échine, ni caché mon mépris des théories pédagogol(e)s. Je n'ai nulle part écrit que tous les chefs d'établissement notaient les échines souples, ni que tous les inspecteurs saquaient les "refuseurs de séquences". Tous ne bradent pas leurs convictions pour des carrières. Ce que j'ai écrit, c'est qu'on peut contester ses notes administratives et pédagogiques, et obtenir souvent gain de cause. Qu'en sera-t-il de la notation envisagée?
Et, pour tout dire, la meilleure note, c'est le témoignage de reconnaissance des élèves que vous avez eus, et qui, des années plus tard, vous remercient ou regrettent de ne pas vous avoir écouté (e-s). Ce qui rejoint ce que j'écrivais plus haut. Il faut mûrir pour apprécier à sa juste valeur l'enseignement qu'on a reçu.

Écrit par : mouron rouge | 23 janvier 2008

Ils ont un objectif à tenir.
Pourquoi pas nos enseignants ?

Ecrit par : Carole

L'objectif à tenir est évident pour tous les professeurs : instruire leurs élèves en leur faisant assimiler le programme de l'année.
Quelle sale manie que les inviter à construire eux-mêmes leurs objectifs ! On voit bien comment fonctionne le cerveau des inoxydables ronds-de-cuir de la rue de Grenelle : on pêche une idée "sympa" dans un best-seller du management trouvé au supermarché du coin , et on la plaque sur le système sans avoir jamais tenté de savoir (ah ben oui, c'est dur : il faut réfléchir pour comprendre) de quoi il en retournait. "Professionaliser" devient ainsi synonyme de "traiter en irresponsables" ! Merdre et re-merdre !

Écrit par : Moot | 23 janvier 2008

Mouron rouge,

Je n'ai pas compris de travers.
Vous ne parlez pas de vos notations personnelles (ils, leur, on), vous parlez d'un manière générale.

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

Dans le privé, les ouvriers, les techniciens, les agents de maîtrise, les secrétaires, les cadres, les directeurs.........sont notés. Ils ont un objectif à tenir.
Pourquoi pas nos enseignants ?

Ecrit par : Carole | 23 janvier 2008

Mais, Carole, nous avons des objectifs à tenir! D'où sortez-vous l'idée que nous n'avons aucune contrainte?
Quelle image vous faites-vous des enseignants? Des poissons qui nagent librement dans des eaux douces?
Nous sommes notés , on vous l'a dit.. Par des adultes, des inspecteurs , majeurs et responsables.
Je me délecte en tout cas de vous voir, vous, défendre avec autant de virulence Attali, le chantre de la démocratie participative, qui a programmé une partie des idées de Royal pendant les élections. Car, la notation des enseignants par des mineurs irresponsables, si ce n'est pas de la démocratie participative démagogique...
Mais en vous lisant, tout est dit, tout est là: la haine des profs dépasse toutes les opinions politiques¨et à gauche, comme à droite, si on peut leur taper dessus... Ah! ce vieux fond populiste. Cela marche!

Pour Buntovchik: assimiler le prof a un "technicien"est une première étape qui n'est pas innocente. Ensuite on décrète que tout technicien est aisément remplaçable par des produits techniques ( DVD, ordinateurs et autres TIC). Et puis on ouvre l'éducation au marché: elle devient enfin le contraire d'une charge pour la société; elle devient une source de profits et de rentabilité. Et bien sûr, quelques adultes suffisent pour allumer et éteindre les ordinateurs. Des adultes, pas des profs pour autant. De l'art de transformer une dépense en recette. Il faut penser "libéral", non?
Et les parents n'auront plus qu'à taper sur les machines s'ils ne sont pas contents des services rendus. A moins que la lutte ne devienne une lutte de "marques". Cette école est meilleure, forcément, elle a des ... alors que celle-là n'a que des...
Pourvu que les idées d'Attali soient retenues par Sa Majesté!

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

Dans le privé, c'est un chef qui vous note, un de vos pairs, pas les clients ou les utilisateurs.

Ecrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

Dans le privé, celui des artisans, commerçants et professions libérales, c'est le client qui note.
Et souvent sévèrement.
Alors quand un de mes patients finit en cryothérapie généralisée (i.e. dans mon congélateur), et que le propriétaire revient avec un chiot ou un chaton, je suis aussi content de la note qu'un élève qui a réussi un devoir.

Écrit par : yann | 23 janvier 2008

Pourvu que les idées d'Attali soient retenues par Sa Majesté!

Ecrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

C'est bien parce que ça risque d'arriver que je suis en train de me chercher un nouveau métier.

Écrit par : yann | 23 janvier 2008

C'est bien parce que ça risque d'arriver que je suis en train de me chercher un nouveau métier.

Ecrit par : yann | 23 janvier 2008

Vous comptez devenir prof ?

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

Merci Sanseverina.
On semble avoir oublié les gardes rouges de Mao! Tiens, plutôt qu'une politique de civilisation, S. Narkozy aurait pu lancer la "révolution culturelle".
La famille Mitterand avait refusé qu'Attali vienne s'incliner devant la dépouille, si mes souvenirs sont bons.
Atttila et le dégraisseur de mammouth, deux belles recrues pour Nicolas!

Écrit par : mouron rouge | 23 janvier 2008

Je n'ai pas posté beaucoup les derniers temps, mais je lis et, bien sûr, il est évident que la notation des enseignants par les élèves et les parents d'élèves est la dernière des conneries démagos - il faut vraiment avoir des oeillères pour ne pas s'en rendre compte et, surtout, pour croire que ça va améliorer la situation.

Et je suis comme Pedro Cordoba et d'autres, je pense qu'il y a le plus grand souci à se faire pour le Capes et l'agrégation. Mais bon, puisque JPB dit qu'il ne faut pas s'inquiéter, hein...

Bref, pour ce qui croyaient qu'on avaient connu le pire avec Meirieu and co., qu'ils se détrompent : je pense qu'il est encore à venir...

à Penda : J'ai été en effet étonnée par l'annonce du décès de Ledger, que j'avais énormément aimé dans "Brokeback Mountain" (vous savez, c'est cette histoire de cowboys qui portent plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme parce qu'on ne les laisse pas adopter :p).

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

Ouhlala
Les fautes
Horribles...
Bon : "pour ceux qui croyaient qu'on avait connu", bien sûr... Je devrais apprendre à taper, ça m'éviterait de passer mon temps à regarder mes doigts, quand j'écris.

J'aurai pas la moyenne avec La FCPE...

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

Mais Sanseverina, si vos objectifs ce sont les 80% d'élèves au bac, cela fait rêver. Dans quelles conditions d'apprentissages.

Quant à la haine des professeurs, cette idée me concernant vous appartient.
Je hais les programmes ineptes, je hais les séquences, je hais les pleurnicheries, je hais les méthodes pédago................. et je ne hais pas les enseignants soumis, ils me font pitié.
A vous surprendre, j'admire les enseignants qui continuent d'instruire avec courage, et avec la cécité nécessaire concernant les directives d'apprentissage de la rue de Grenelle.

Autre chose, je ne défends pas Attali en tant que personne, je défends les idées de son rapport, qui a été concu par une quarantaine de personnalités.
Attali savait à la 2e réélection de Mitterand, que celui-ci n'avait aucun projet pour la France. Il était son conseiller économique, si mes souvenirs sont bons.
Lisez aussi La Promotion Titanic.

La France est dans la m...., il est temps de prendre un virage à 30°.

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

Mais Sanseverina, si vos objectifs ce sont les 80% d'élèves au bac, cela fait rêver. Dans quelles conditions d'apprentissages.
Carole.

Où diable avez-vous lu cela? Où aurais-je donc écrit cela? Ne prêtez pas des hypothèses à vos interlocuteurs qui ne les ont pas formulées.
Je défends l'idée d'une sélection par l'intelligence et le mérite contre celle qui est en train de se mettre en place et qui est une sélection par l'argent et les relations sociales, sélection sauvage qui est défendue par la droite et la gauche actuelles.

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

C'est bien parce que ça risque d'arriver que je suis en train de me chercher un nouveau métier.

Ecrit par : yann | 23 janvier 2008

Vous comptez devenir prof ?

Ecrit par : Kap | 23 janvier 2008

La fréquentation du blog m'en a un peu dissuadé ! ;o))))

Ceci dit, je viens de télécharger le rapport Attali, et s'il y a autant d'erreurs dans tout le rapport que dans le chapitre concernant ma profession, il y a du souci à se faire.
Mais finalement, les mesures prévues pour la-dite profession ne me gènent pas tant que ça, je craignais pire.
Allez, je tiens encore dix ans, et je fous le camp dans un ashram ;o)

Écrit par : yann | 23 janvier 2008

je hais les pleurnicheries

Ecrit par : Carole | 23 janvier 2008

Ben dis donc, ça pleurniche pas mal, pourtant, sur ce blog. Ca vomit aussi un peu, avec un individu dont le pseudo est toto.

Écrit par : attali | 23 janvier 2008

La France est dans la m...., il est temps de prendre un virage à 30°.

Ecrit par : Carole | 23 janvier 2008

Pourquoi se limiter à 30 ?

La France est au bord du gouffre. Faites un virage à 360°, et foncez !

Écrit par : yann | 23 janvier 2008

Pourquoi se limiter à 30 ?

La France est au bord du gouffre. Faites un virage à 360°, et foncez !

Ecrit par : yann | 23 janvier 2008
Oui, Carole, allez-y ! A donf !

J'ai d'ailleurs beaucoup aimé l'image employée par Attali alors qu'il faisait l'éloge de son propre rapport : "on ne peut pas supprimer les freins sur la roue gauche d'une voiture sans supprimer les freins sur la roue droite". Ca vaut son mur du çon ...

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

@Buntovchik
Je suis plutôt d'accord avec vous, en ce qui concerne les jeunes parents. Je l'ai moi-même constaté lors de mon ultime réunion parents/profs.
Si, presque toujours, les parents ayant en gros la quarantaine, et qui sont entrés au CP dans les années 75 apprécient les cours dits "à l'ancienne", orthographe, grammaire, rédaction, étude de textes, effarés qu'ils sont le plus souvent devant la façon dont écrivent leurs enfants (et ce, même s'ils n'ont pas fait de longues études), il n'en va pas de même pour les jeunes parents.
Ceux-ci, parfois eux-mêmes victimes des pédagogols, ne se rendent pas toujours compte des lacunes des enfants, et sont incrédules quand on leur annonce que celles-ci sont nombreuses et que seul un travail intensif pourra les combler.
Ainsi, un jeune père "piercé" m'a regardée avec des yeux ronds quand je lui ai déclaré que son gamin n'avait pas le niveau du CE (le pauvre gosse est quasiment illettré), et qu'il ne travaillait pas. Il m'a dit : "C'est à ce point?" et je l'ai renvoyé aux productions écrites (dictées, rédactions) en lui demandant de juger sur pièces. Visiblement, je ne l'ai pas convaincu.
Un autre père de même farine m'a dit que je pourrais quand même mettre la moyenne à son fils, car "Regardez, ses devoirs sont bien soignés"." Et puis, vous le découragez avec vos mauvaises notes".
C'est vrai, il n'est pas facile de mettre des notes basses. Doit-on pour autant faire la charité? Et puis, pour certains, la bonne note commence à 14, alors, 8 ou 9 en rédaction, c'est scandaleux à leurs yeux.

Écrit par : mouron rouge | 23 janvier 2008

Je défends l'idée d'une sélection par l'intelligence et le mérite contre celle qui est en train de se mettre en place et qui est une sélection par l'argent et les relations sociales, sélection sauvage qui est défendue par la droite et la gauche actuelles.

Ecrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

Sanseverina,
Calmez-vous et arrêtez de vous sentir persécutée par les écrits ou pas écrits.
Alors, ne rêvez pas.
Sélection par l'argent, existe depuis la nuit des temps.
Sélection par les relations sociales. C'est justement ce point qu'il faut défendre. Le carnet d'adresse.
Par ex les étudiants et les stages. Quel jeune qui n'a pas un parent en contact avec machin-truc peut prétendre à un stage de qualité ? 11 à 13%.
Pour d'autres, il y a (Erasmus), mais c'est très difficile.
Je ne vais pas vous parler des concours dans les différents ministères, mais de l'intégration en entreprise pour un étudiant après obtention de ses diplômes.
Vous savez que sur un CV. On regarde dans quelle école on a passé son bac (type de bac). Puis les études. Et surtout les stages (complément déterminant pour autonomie et langues).
Même si le stage n'est pas rémunéré, il y a des noms d'entreprises qui valent de l'or et sont une carte de visite décisive).
Bref, je me suis battue l'an passé, justement pour ces jeunes qui n'ont pas la chance d'avoir de relations et sont obligés de faire des prêts ou de travailler durant leurs études).
C'était la loi du silence. Plus aujourd'hui.
Vous êtes du côté enseignement, moi du côté entreprise.
Cela explique nos divergences de vues, mais quelque part elles se rejoignent.

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

"On ne traîte pas les gens de "paysan", on dit "cul terreux", "bouseux", "manants", "croquant", "prolétaire", "serf","campagnard", "mougik", "rural"....
Ecrit par : Maminou | 23 janvier 2008 "

Il faudra l'expliquer à l'ot bouffon :ange:, ça fait partie de sa panoplie, la mienne est 'plus mieux' :ange: (...karaïl... lol )

Écrit par : toto | 23 janvier 2008

"Ton fissou as"
wwwwwààààrrrrrff
Ton fissou a dû ... :o)_°°°°

Écrit par : toto | 23 janvier 2008

Carole a écrit : "Pour d'autres, il y a (Erasmus), mais c'est très difficile."

J'aimerais qu'on m'explique en quoi Erasmus est "très difficile"

Quelques exemples m'incitent à penser :

- qu'on ne peut pas à la fois vouloir rester chez papa maman et souhaiter partir étudier à l'étranger.

- qu'on n'incite pas beaucoup, en France, les étudiants français à partir étudier pour un temps à l'étranger.

Dans ce domaine, je crains bien que ce qui est "très difficile" c'est vouloir...

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Carole, je n'ai pas à me calmer puisque vous ne m'énervez pas.
La sélection par l'argent et les relations a toujours existé. Evidence. Mais jusqu'à un passé récent ( les Trente Glorieuses à peu près), il était possible de passer des concours qui vous permettaient quand vous sortiez d'un milieu pauvre,( grâce à une école où l'élève était à sa place et le maître aussi) de prétendre à autre chose qu'au statu quo de votre naissance.
Formé de manière correcte et jugé de façon impartiale, vous n'attendiez pas l'heureux hasard qui vous ferait rencontrer la bonne personne avec le bon carnet d'adresses. Vous vous le faisiez vous- même, le carnet d'adresses.
La voie facile pour gosses de riches a toujours existé, ça on le savait...

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

Je viens de télécharger le rapport Attali - un moment indisponible - sur le site des echos.

Je cherche le(s) passage(s) traitant de la "notation des enseignants" par les élèves dont tout le monde parle.

Je ne trouve que le passage suivant (décision 20 page 35) :

"L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) créée dans ce but doit être renforcée en conséquence.
En sus des obligations d’ores et déjà prévues par la loi du 10 août 2007 (réussite aux diplômes, poursuite d’étude, insertion professionnelle des étudiants, nombre et qualité des stages), l’Agence devra veiller à informer les étudiants des taux de succès sur 3 ans dans la formation qu’ils choisissent, mesurer le bon emploi des ressources allouées à la suite du précédent exercice d’évaluation et faire participer les étudiants à l’évaluation de leurs enseignants."

Il n'est ainsi pas question d'une évaluation des enseignants par des élèves (implicitement en collège ou en lycée).

Mal comprenance, illetrisme ou malhonnêtitude ?

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

J'ai écrit trop vite (restez dans la file pour me taper dessus : il n'y aura pas de passe droit...)

Décision 5 page 28 :

"Évaluer les professeurs sur leur capacité à faire progresser
tous les élèves.
Chaque école devra faire l’objet d’une évaluation par une autorité administrative spécialisée et indépendante du ministère, tenant compte de l’avis des usagers, de leurs résultats, de leurs évolutions à moyen terme. Ces évaluations devront être rendues publiques.
L’évaluation des professeurs ne peut pas reposer uniquement sur les notes qu’obtiennent leurs meilleurs élèves ni sur l’examen d’inspecteurs. Elle doit aussi reposer sur une évaluation de leur pédagogie par leurs élèves, sur leur capacité à faire progresser chacun et sur la prise en compte des résultats scolaires ultérieurs."

C'est effectivement encore pire que ce que je croyais !

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Curieusement pas de cri d'orfraie ici à la proposition Attali des chèques-éducation, ( juste 20 ans après Madelin) qui est le tout petit sommet de l'iceberg du pluralisme et de la concurrence en matière scolaire , et pas seulement entre privé et public, mais intra-public.

Ils nous arrivent des US où ils ont contribué à clouer le bec ( enfin presque ) à des syndicats d'enseignants aussi bornés, conservateurs et rétrogrades que chez nous, qui s'accrochaient avec l'énergie du désespoir à leur inepte idéologie, malgré la destruction des apprentissages au napalm pédagogiste, la globale etc...

Il y a 50 ans, quand Arendt décrivait l'ancrage égalitariste des réformes pédagogistes et ses ravages ( La crise de l'Education) la France baignait encore dans une douce ignorance: Bourdieu, Meirieu, and Co ne l'avait pas encore informée que l'ambition émancipatrice de son école républicaine était un mythe soigneusement entretenus par les nantis et que la mobilité sociale, depuis sa création, était tout aussi utopique. Et voici qu'un certain Eric Maurin, economiste "social" remet le couvert:
La nouvelle question scolaire. Les bénéfices de la démocratisation (Seuil)
Résumé de la 4eme de couverture :Armé jusqu’aux dents des techniques d’évaluation les plus fiables, Eric Maurin défend le bilan des systèmes éducatifs occidentaux depuis soixante ans. Et invite, pour en prolonger les bénéfices, à rompre avec l’idéologie de la décadence scolaire

Nous somme dans la droite ligne d'ouvrages aussi éclairants et scientifiques que "Le niveau monte", "L'invention de l'illettrisme", "L'invention de la violence scolaire", etc...
L'ennui c'est que ce pauvre égaré de Maurin a maintenant ses entrées chez Pécresse, où l'on chante aussi, je vous le disais il y a peu, les louanges de Bentolila...

Ce n'est pas la notation des profs qui doit les faire songer à changer de métier, c'est la confirmation dans leurs fonctions de tous ces Diafoirus et pompiers pyromanes.

Écrit par : Cadichon | 23 janvier 2008

Hou- la-la

ne l'avaiENt...entenenU-UU
Nous sommeS....
voyez-vous , dugong, je ne sais pas non plus taper en regardant l'écran, et quand on clique sur la mauvaise case, c'est le flagrant-déliRE

Écrit par : Cadichon | 23 janvier 2008

Dans le rapport d'Attali, aime beaucoup la partie "service civique hebdomadaire" :

"La croissance suppose la prise de conscience de l’interdépendance, de l’importance de l’altruisme, du travail en équipe et de l’intérêt général. Chacun doit aussi comprendre que le succès de l’autre est une chance pour lui-même et non une place prise à son détriment. Il convient donc d’éveiller les élèves au travail associatif à travers la
mise en place au collège d’« après-midi de service civique ». Ces demi-journées prévoiront par exemple des activités de soutien aux personnes âgées isolées, aux handicapés ou à d’autres personnes en difficulté ; de tutorat à l’égard des plus jeunes, ou encore la participation à l’entretien des forêts, à la réhabilitation des vieux logements."


Si Attali et les neuneus du gouvernement s'imaginent qu'ils vont pouvoir envoyer mes élèves faire la conversation aux petits vieux et ramasser les crottes gratos, ils se fourrent le doigt dans l'oeil... A moins qu'ils veuillent un boulot bâclé. Mes élèves n'en branlent pas une en cours, je ne vois pas pourquoi la motivation les envahirait soudain à l'idée d'aller au jardin public pour régler leur compte aux vieux mégots et aux capotes usagées...
Et puis j'imagine tout à fait mes chers élèves, dont la plupart sont incapables d'aligner deux mots sans dire "putain", "mes couilles", "fais-chier-ta-race" aller offrir leurs services à des personnes âgées ou handicapées. A moins que par "offrir ses services" on entende " faire les poches à".

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

Bon, c'est quand qu'on se la prend la cuite?

S'il y en a qui ont des plans pour la formation professionnelle d'un enseignant (bientôt docteur, je me le souhaite), je suis preneur!

Pourquoi est-ce que les petites gares de France ont été majoritairement fermées? Mince, je m'y serai bien vu, en chef de gare... Elles sont très jolies en plus, avec leur appartement de fonction à l'étage (un couple d'amis d'une de mes tantes, anciens de la SNCF, n'avaient pas été virés du bâtiment, à Vézénobres; et j'aimais bien leur rez-de-chaussée, avec le guichet, encore intact... Mais il y a bien une vingtaine d'années de cela...); le soir j'aurais écrit, entre le tchou-tchou et le glas de l'église.

Écrit par : Pendariès | 23 janvier 2008

"Dans le rapport Attali J'aime..." bien ^sûr

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

J'ai eu les confidences de deux jeunes collègues (la trentaine) qui, hésitant encore un peu (parce qu'il faut bien manger le temps de la formation, surtout quand on est plusieurs sous le toit), sont sur le point, à plus ou moins court terme, de quitter le métier: une passera le CAP fleuriste, l'autre cherche encore. Mon meilleur pote a postulé pour partir via les réseaux universitaires internationaux pour être "lecteur" (en s'inscrivant auprès de l'administration belge); ça me fait rêver.... Les voyages, les facultés, les cours...

Écrit par : Pendariès | 23 janvier 2008

Dans ce domaine, je crains bien que ce qui est "très difficile" c'est vouloir...

Ecrit par : dugong | 23 janvier 2008

C'est vouloir se donner les moyens et plus encore c'est le retour de bilan qui n'a jamais été vraiment fait.

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

Pendariès, vous avez vraiment l'esprit fonctionnaire chevillé au corps !!

Chef de gare, pourquoi pas gardien de passage à niveau, ou de phare, pendant que vous y êtes ?

Écrit par : yann | 23 janvier 2008

"Mon meilleur pote a postulé pour partir via les réseaux universitaires internationaux pour être "lecteur" (en s'inscrivant auprès de l'administration belge); ça me fait rêver.... Les voyages, les facultés, les cours..."

Ecrit par : Pendariès | 23 janvier 2008

Il a fait quoi, comme thèse ? Et pourquoi via l'administration belge ?

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

Lu dans le rapport Attali : "Seuls 52 % des
enfants d’ouvriers obtiennent leur baccalauréat, contre 85 % des
enfants de cadres supérieurs."

Le plus étonnant, vu le niveau actuel du-dit bac, c'est que 15 % des gosses de riches ne l'obtiennent pas.
Comme quoi, il ne faut pas désespérer de la bétise humaine.

Écrit par : yann | 23 janvier 2008

bêtise...

Écrit par : yann | 23 janvier 2008

Gosses de riches ou pas, cela me gonfle.
En ce moment, on en est au RMI de l'instruction.

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

Un petit extrait de Revel (La grande parade).
Revel c'était quand même autre chose que Rankxérox (alias Attali)

Parlant d'expérience, Daniel Scneidermann, dans son essai intitulé Du journalisme après Bourdieu, a bien décortiqué le fonctionnement de cette idée fixe circulaire qui crée elle-même les preuves de ce qu'elle dénonce et revient à décréter : je refuse les discussions parce que ceux qui m'en proposent veulent discuter avec moi au lieu de se borner à m'écouter. C'est bien la preuve qu'on me censure.

Ce recours à la self fulfillingprophecy constitue d'ailleurs une stratégie favorite des stratèges de l'ultragauche. Quand le capitalisme ne fait pas assez de ravages, ils veulent parachever la démonstration de son iniquité en se substituant à lui. C'est ce qui s'est produit dans le domaine de l'éducation, avec des conséquences beaucoup plus tragiques que celles qui nous privent de la joie d'écouter plus souvent M.Bourdieu à la télévision.

Les idéologues de l'ultragauche avaient constaté, en effet, au début des années soixante-dix, que la théorie de Bourdieu sur l'école, exposée dans son livre La Reproduction, était fausse, et que l'école dite de Jules Ferry avait toujours été et était encore un ascenseur social pour les enfants de milieux modestes. Ils ont donc fait en sorte qu'elle cesse de l'être. Il suffisait pour cela de réorganiser l'enseignement public de telle manière que ces enfants, que tous les enfants soient mis dans l'impossibilité de faire de bonnes études, si travailleurs fussent-ils.
Le meilleur moyen d'atteindre ce but était de détruire l'enseignement. Des militants du courant de pensée bourdivin se sont donc depuis trente ans, au ministère de l'E.N, emparés de tous les leviers de commande du "pédagogisme"-qui est une idéologie, à ne pas confondre avec la pédagogie, qui est un art-et ils ont réussi leur coup: ils ont rendu l'école conforme à la théorie de Bourdieu. L'application des méthodes inspirées par Bourdieu a rendu exactes les thèses de Bourdieu.

Elle a transformé en réalités les maux jusque-là imaginaires dénoncés par Bourdieu. Il est certain que, maintenant, comme on n'enseigne plus rien à l'école, elle ne peut plus servir d'"ascenseur social".
Elle fabrique par tonnes entières de l'"échec scolaire", des analphabètes inemployables et inemployés. De plus, les idéologues bourdivins s'offrent le luxe de dénoncer dans ces résultats désastreux les méfaits du néolibéralisme, alors que ce sont ceux de leur propre pédagogsime totalitaire.

Écrit par : Guillaume | 23 janvier 2008

Cadichon,

J'ai sous les yeux le CR d'une conférence de Bentolina.

"Il faut bien comprendre que le degré de maîtrise de la langue ne se mesure pas à la quantité des mots dont on dispose, au nombre de structures complexes que l'on manipule, mais aussi, mais surtout à la faculté d'user du verbe dans le respect de l'Autre et de soi-même".

Et encore :
"Si un être humain, si nous-mêmes nous n'avions pas l'espoir de laisser sur les autres, sur le monde, une trace de notre passage ici-bas, nous nous laisserions emporter par le désespoir et le sentiment d'une absurdité absolue".

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

Alire,
La dernière censure de Revel en 1977.
Excellent

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

"L'ennui c'est que ce pauvre égaré de Maurin a maintenant ses entrées chez Pécresse, où l'on chante aussi, je vous le disais il y a peu, les louanges de Bentolila...
Ce n'est pas la notation des profs qui doit les faire songer à changer de métier, c'est la confirmation dans leurs fonctions de tous ces Diafoirus et pompiers pyromanes."

... dit Miss Cadichon qui omet de nous expliquer pourquoi les susdits ministres confirment les susdits pompiers dans leurs fonctions ? Est-ce que la logique libérale l'exigerait ?

En attendant, entendre ce vieux c... prétentieux d'Attali dénoncer "les connivences" et les "privilèges" qui s'oppposeraient à son mirifique catalogue, ça dégage ! Mitterrand était décidément bien entouré, il méritait vraiment de finir à Jarnac plutôt que sur le Mont Beuvray...

Écrit par : victor | 23 janvier 2008

Merci pour la référence, Carole.

Écrit par : Guillaume | 23 janvier 2008

"Mon meilleur pote a postulé pour partir via les réseaux universitaires internationaux pour être "lecteur" (en s'inscrivant auprès de l'administration belge); ça me fait rêver.... Les voyages, les facultés, les cours..."

Ecrit par : Pendariès | 23 janvier 2008

Il a fait quoi, comme thèse ? Et pourquoi via l'administration belge ?

Ecrit par : Kap | 23 janvier 2008

Pas de thèse, un DEA sur la Révolution roumaine vue par les journaux français, une maîtrise sur une ligne de chemin de fer qui est devenue une route (du côté de Ste-Affrique).
Pourquoi la Belgique? Parce qu'en France, y a pas d'opportunités.

Écrit par : Pendariès | 23 janvier 2008

Pendariès a écrit : "Mon meilleur pote a postulé pour partir via les réseaux universitaires internationaux pour être "lecteur" (en s'inscrivant auprès de l'administration belge); ça me fait rêver.... Les voyages, les facultés, les cours..."

Lecteur de cartes à (pré)puces ?

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Sur I télé, à l'instant, Ségolène Royal vient de faire un éloge du travail de la commission Attali (ce dernier a côté n'a pas bronché).

N'ayons pas peur !

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

"Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement."

"Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir.’"

"L’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement."

Jacques Attali, né le 1er novembre 1943.

Vu que le vieux cloporte a déjà 64 piges bien sonnées, ne serait-il pas temps qu'il nous joue son petit Soleil Vert à lui tout seul ? Quoi ? Ses propositions ne s'appliquent pas à lui-même ? Oh ? O_o

Le nombre de conneries infâmes que ce type a pu - et continue à - écrire, tout de même...

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

NS aurait déclaré : "Nous sommes juchés sur les épaules de guéant".

Le rehausseur est de taille !

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

C'est bien parce que ça risque d'arriver que je suis en train de me chercher un nouveau métier.

Ecrit par : yann | 23 janvier 2008

Vous comptez devenir prof ?

Ecrit par : Kap | 23 janvier 2008
Non, il va faire véto rural, les deux pieds les deux mains dans la m***, au bon air. Il viendra me faire les dépistages FCO et le dimanche, il ravaudera du chien. Après, il ne changera plus de métier pour rien au monde!
J'ai visité cet après-midi deux charmantes génisses de race Tarentaise, rousses, la pointe des cornes noire, leurs yeux de biche comme maquillés au khöl... Des beautés! Et si patientes, si calmes. Dans de nombreuses régions de France, on appelle les génisses des "élèves" (genre féminin).

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Guillaume,

J'ai fait un lapsus.
Le livre de Revel s'intitule
La nouvelle censure Robert Laffont 1977
Un exemple de mise en place de la mentalité totalitaire.

Mais je confirme excellent.

Écrit par : Carole | 23 janvier 2008

Dobolino a écrit : "J'ai visité cet après-midi deux charmantes génisses de race Tarentaise, rousses, la pointe des cornes noire, leurs yeux de biche comme maquillés au khöl... Des beautés! Et si patientes, si calmes."

O Dobolino ! Troublé j'aurais été si je n'avais point su que femme vous fussiez !

Dire que j'avais fait état sur ce blog de mes interrogations sur les capacités de broutage des lamas ; et que depuis on sait que les lamas ont servi à propager la syphilis importée par les accolytes (anonymes) à Collomb.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Autre constat personnel. Ce sont toujours les bons élèves qui sont les plus lucides sur la qualité du cours et le travail du professeur. Personne ne trouve grâce aux yeux des clampins.

Ecrit par : mouron rouge | 23 janvier 2008
Alors, ça , c'est pas vrai à 100%! Mon fils avait avoué à son prof de techno, par l'intermédiaire de son professeur de français: "Ils sont bien vos cours! Vous êtes plutôt sympa. C'est pas votre faute si je suis nul!"
C'était d'ailleurs un bon choix stratégique et l'élève et le professeur sont devenus ainsi bons amis.
Ça va mieux en le disant.

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Christophe Sibille prend 2 ll mais Colomb n'en a qu'un

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

O Dobolino ! Troublé j'aurais été si je n'avais point su que femme vous fussiez !

Ecrit par : dugong | 23 janvier 2008

Et alors? J'ai enfoncé mon bras jusqu'à l'épaule dans le rectum de l'une d'entre elles. Y'a du vice partout, mon bon monsieur!

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

"J'ai enfoncé mon bras jusqu'à l'épaule dans le rectum de l'une d'entre elles".

C'est pour moi un souvenir d'enfance de voir un vétérinaire ainsi faire.

Je ne crois pas en avoir été traumatisé.

Maintenant, je le hurlerais de façon isotrope. J'en tirerais au moins un tiers temps pédagogique et des aides diverses aux victimes.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Ceci dit, je viens de télécharger le rapport Attali, et s'il y a autant d'erreurs dans tout le rapport que dans le chapitre concernant ma profession, il y a du souci à se faire.
Mais finalement, les mesures prévues pour la-dite profession ne me gènent pas tant que ça, je craignais pire.
Allez, je tiens encore dix ans, et je fous le camp dans un ashram ;o)

Ecrit par : yann | 23 janvier 2008
Pour ma part, il y a longtemps que j'ai opté pour la désobéissance civile et l'accommodement. Si tu faisais de la rurale, tu saurais depuis quelques temps déjà que l'essentiel est de remplir les cases selon la norme en vigueur. Tu dois faire dix PS entre le quatorze et le dix-neuf janvier dans l'élevage X; Tu les fais le 23 et tu écris 18/01!
D'ailleurs si tu essayes d'expliquer quelque chose à la DSV, ils te répondent: "c'est sous votre responsabilité", ce qui veut dire que, tant que les cases sont cochées comme il faut, là où il faut, le reste, ce que tu fais en vrai, ils s'en battent les c***
On s'habitue!

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Bienvenue au pays des codes-barre!

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

"J'ai visité cet après-midi deux charmantes génisses de race Tarentaise, rousses, la pointe des cornes noire, leurs yeux de biche comme maquillés au khöl... Des beautés! Et si patientes, si calmes. Dans de nombreuses régions de France, on appelle les génisses des "élèves" (genre féminin)."

Dobolino

Ah! Je suis bien contente d'entendre un vétérinaire faire un éloge de la vache. Pas plus tard que ce midi, j'ai eu une discussion avec une collègue qui, en gros, m'expliquait qu'il fallait que je sois bien barbare pour manger du cheval (c'est une cavalière). Je lui réponds qu'elle mange bien du boeuf et que, jusqu'à nouvel ordre, pour moi, la vie d'un bovidé n'est pas inférieure à la vie d'un équidé. Là-dessus, argumentation pas très rationnelle censée me faire comprendre que, en gros - si j'ai bien tout pigé - la vache n'a pas d'âme, contrairement au cheval, qu'une vache, c'est con, alors qu'un canasson, hein, ça a de la matière grise !

Je lui ai dit qu'elle n'avait jamais dû prêter attention à la beauté et à la douceur des yeux des vaches qui paissent, peinardes, dans nos prés.

A tous les amoureux du cheval, j'attends vos messages assassins (même pas peur).

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

Les vaches et les chevaux sont hauts sur pattes. Les lamas par contre ...

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Maintenant, je le hurlerais de façon isotrope. J'en tirerais au moins un tiers temps pédagogique et des aides diverses aux victimes.

Ecrit par : dugong | 23 janvier 2008

Ah mais non! Je mets un gant lubrifié et non lubrique! C'est fait selon la norme code-barre en vigueur.

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

"J'ai enfoncé mon bras jusqu'à l'épaule dans le rectum de l'une d'entre elles".
J'espère que tu n'es pas 'somnanboule', sinon le 'Polo' doit s'faire du sushi... :ange:

Écrit par : toto | 23 janvier 2008

De toute façon , les animaux savent que quoi que nous fassions, c'est pour leur bien.

Il me vient que le père Ouassez n'a jamais pondu d'encyclique sur les actes commis pour le bien d'autrui(e).

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

A tous les amoureux du cheval, j'attends vos messages assassins (même pas peur).

Ecrit par : Kap | 23 janvier 2008

Bon appétit! Ça fait une paie que je n'ai plus mangé un steack de cheval. A présent que ma fille est interne, je pourrais tenter une sortie discrète en son absence.

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Pour ma part, il y a longtemps que j'ai opté pour la désobéissance civile et l'accommodement. Si tu faisais de la rurale, tu saurais depuis quelques temps déjà que l'essentiel est de remplir les cases selon la norme en vigueur. Tu dois faire dix PS entre le quatorze et le dix-neuf janvier dans l'élevage X; Tu les fais le 23 et tu écris 18/01!
D'ailleurs si tu essayes d'expliquer quelque chose à la DSV, ils te répondent: "c'est sous votre responsabilité", ce qui veut dire que, tant que les cases sont cochées comme il faut, là où il faut, le reste, ce que tu fais en vrai, ils s'en battent les c***
On s'habitue!

Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Et comment crois-tu que nous fassions pour le B2I et l'APER ?
"Je sais attacher ma ceinture de sécurité et je monte à l'arrière du véhicule." Acquis ! J'allais te l'dire ! Après tu en vois cinq qui montent à l'arrière dans le C15 du papé et deux qui trônent, fiers comme des bar-tabac dans la benne à vendange de papa ! Tu bronches même pas.

"Je sais traverser une rue au feu rouge." Acquis ! On ne va quand même pas payer un car et perdre une demi-journée pour les regarder traverser au feu rouge dans les rues d'Avignon !

"Je sais me connecter sur Internet et me servir d'un moteur de recherche." Acquis ! Vingt-trois élèves, un seul poste connecté à l'ADSL rural, cinq à dix minutes pour obtenir la page d'entrée de Google, ça va plus vite de cocher les p'tites cases, non ?

Écrit par : catmano | 23 janvier 2008

Les vaches et les chevaux sont hauts sur pattes. Les lamas par contre ...

Ecrit par : dugong | 23 janvier 2008

Les brebis et chèvres sont basses sur pattes aussi: pas besoin d'escabeau!
En plus, ces charmantes bestioles ne véhiculent ni SIDA ni Syphyllis, juste chlamydiose et Fièvre Q.
Allez-y sans complexes, Dugong.

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Reiser et al avaient raison de souligner la faible quantité de générations qui nous sépare de Cro-Magnon.

10 000 ans cela fait, en gros, seulement 500 générations.

Ceci explique cela.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Et comment crois-tu que nous fassions pour le B2I et l'APER ?

Ecrit par : catmano | 23 janvier 2008

Je ne me fais aucune illusion sur ton honnêteté. C'est formateur de fréquenter les paysans...

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

"En plus, ces charmantes bestioles ne véhiculent ni SIDA ni Syphyllis, juste chlamydiose et Fièvre Q.
Allez-y sans complexes, Dugong."

J'ai obtenu le nihil obstat !

Je le mets en réserve.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Tiens, Catmano, tu te rappelles la foi où Gégé avait une délib que la sous-préfecture lui avait renvoyé pour motif quorum non atteint. On lui a vite fait son quorum! T'as signé quatre fois, moi itou... Le quorum était atteint! Ça fait bien quinze ans et le Seigneur ne nous a point encore châtié. Y'a longtemps que le sous-préfet de l'époque a été muté à Tombouctou!

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Et puis j'imagine tout à fait mes chers élèves, dont la plupart sont incapables d'aligner deux mots sans dire "putain", "mes couilles", "fais-chier-ta-race" aller offrir leurs services à des personnes âgées ou handicapées. A moins que par "offrir ses services" on entende " faire les poches à".

Ecrit par : Kap | 23 janvier 2008

Tout pareil, Kap, j'ai bien ri en vous lisant! Vous avez été très drôle. On doit avoir des élèves semblables...

Dobolino, vos jolies rousses ressemblent-elles aux petites vaches de Jersey, fines à souhait, aux yeux comme ceux que vous décrivez? Là-bas, on leur met des manteaux en toile de jute l'hiver car elles sont fragiles. Et j'en ai un souvenir ému...

Écrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

ça va plus vite de cocher les p'tites cases, non ?

Ecrit par : catmano | 23 janvier 2008

Puis, ça mange pas de pain et ça remplit les statistiques.
Vous connaissez cette chanson de Ricett Barrier: "J'veux pas faire partie des statistiques"?

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

"Ça fait bien quinze ans et le Seigneur ne nous a point encore châtié. Y'a longtemps que le sous-préfet de l'époque a été muté à Tombouctou!"


Indépendance du mali : 1960

Années des faits avoués : 1975 maximum

Que peut-on en déduire ?

On ramasse les copies dans 10 minutes.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Dobolino, vos jolies rousses ressemblent-elles aux petites vaches de Jersey, fines à souhait, aux yeux comme ceux que vous décrivez? Là-bas, on leur met des manteaux en toile de jute l'hiver car elles sont fragiles. Et j'en ai un souvenir ému...

Ecrit par : Sanseverina | 23 janvier 2008

Elles sont un peu plus grandes (400 Kilos environ) et ne craignent ni froid ni neige. Les tarines sont alpestres, bâties à chaux et à sable. On dit d'elles qu'elles mangent entre deux cailloux.

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

1945 !

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Reset Barrier ou Ricet Barier ?

Écrit par : dugong | 23 janvier 2008

Là, Sanseverina:
http://www.lavache.com/vamonde/images/france/tarine/tarine1.jpg

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Reset Barrier ou Ricet Barier ?

Ecrit par : dugong | 23 janvier 2008


Ricet Barrier!

SONG FOR A LADY. Lady Chatterley
(Paroles et musique : Barrier-Lelou Adapt. : David Ledick)

Lady Chatter, Lady Chatter, La, Lady Chatterley,
When you appeared
So early here,
You surprised me.
Now it's just four,
That's early for
A Lady ...
I hope that my Lord is happy now with the birds.

And the foxes he wanted shot,
Tell him, please, yesterday I've got the lot
And the pheasant chicks are all hatched but three,
I will show them to you, you'd like to see ...

Lady Chatter Lady ...
Are you chill ?
Then 1 will
Make the fire stronger.
Come here by me
And you wili be
Cold any longer.
Your dress has become damp from the dew, hang it by the fire.

You smell good, it seems strange but nice,
My hands are rough, your skin's like ice,
You are pale, l'm dark and coarse,
You are like a dow, 1 a wild horse ...

Lady Chatter Lady ...
Don't be afraid,
That noise was made
By a morning dove.
Do you know
In your château
This kind of love ?
Lady chatter lady ...

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Homère célébrait la beauté de la déesse Héra en parlant de "ses yeux de génisse"

Il y a aussi ces phrases de Marguerite Yourcenar: " Le riche aliment sort d'une bête nourricière, symbole animal de la terre féconde, qui donne aux hommes non seulement son lait, mais plus tard, quand ses pis se seront définitivement épuisés, sa maigre chair, dont on fera de la colle et du noir animal. Elle mourra d'une mort presque toujours atroce, arrachée aux prés habituels, après le long voyage dans le wagon à bestiaux qui la cahotera vers l'abattoir, souvent meurtrie, privée d'eau, effrayée en tout cas par ces secousses et ces bruits nouveaux pour elle. (...) Elle arrivera pantelante au lieu de l'exécution, la corde au cou, parfois l'oeil crevé, remise entre les mains de tueurs que brutalise leur misérable métier et qui commenceront peut-être à la dépecer pas tout à fait morte. Son nom même, qui devrait être sacré aux hommes qu'elle nourrit, est ridicule en français, et certains lecteurs de ce livre trouveront sans doute cette remarque et celles qui précèdent également ridicules."
Extrait de Souvenirs pieux

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 janvier 2008

Ceci dit, je me demande s'il ne faudrait pas ouvrir une souscription pour acheter un nouvel ordi à Brighelli? La panne perdure, c'est très mauvais signe!

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Je répondrais à Yourcenar que vache est un terme générique. Tant de noms sont employés, chaque vache a son nom! Primevère, Marguerite, la Banarde, Valse, Douce, Mignone.
En élevage viande traditionnel à vocation viande, on avait des vaches de race Normande( couleur: blond-caille-bringé! ça dit l'amour de l'homme pour la "vache") qui étaient appelées tantes ou nourrices car elles étaient là pour complémenter l'alimentation en lait des petits veaux de race à viande dont les mamns n'étaient pas toujours très douées pour le lait.

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Dans le privé, celui des artisans, commerçants et professions libérales, c'est le client qui note.
Et souvent sévèrement.
Alors quand un de mes patients finit en cryothérapie généralisée (i.e. dans mon congélateur), et que le propriétaire revient avec un chiot ou un chaton, je suis aussi content de la note qu'un élève qui a réussi un devoir.

Ecrit par : yann | 23 janvier 2008
Tu mens un peu! Tu edulcores, tout au moins! Tu sais, aussi bien que moi que le client de base, celui qui constitue la masse, va d'abord au plus près de chez lui, à condition qu'il y ait un parking convenable. Après, il jauge l'odeur des locaux (facteur fondamental), la rapidité et l'amabilité du service d'accueil. Quelques rares exceptions jugent la compétence, selon des critères la plupart du temps erronés.
Si, par hasard, tu en doutes et que tu crois ta clientèle fidèle "à toi" en tant que "toi", déménages à trente kilomètres et vois qui te suit d'office, y compris pour les interventions banales.

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

"24 conseils au président de la République en vue de ses noces avec Mademoiselle Bruni

1) Ne pas parler à la future Mme Sarkozy de vos goûts musicaux (Serge Lama, Jeane Manson, Enrico Macias...).

2) Dans le même ordre d’idées, éviter toute rencontre entre elle et Mireille Mathieu.

3) D’une façon générale, musicalement, faire un effort.

4) Eloigner votre fils aîné de votre nouveau couple.

5) A la réflexion, le cadet aussi.

6) Ne pas faire état, devant les Français, du pouvoir d’achat de Mlle Bruni, héritière d’une des plus grosses fortunes d’Italie : ce n’est pas le moment.

7) Ne même pas songer à combattre l’influence intellectuelle exercée sur Carla par son psychanalyste.

8) Ne pas abuser des visites de sites archéo- logiques en sa compagnie, elle finirait par mal le prendre.

9) En cas d’échec à la prochaine élection présidentielle, vous attendre à redevenir célibataire.

10) Un bouquet de fleurs à Laurent Fabius serait fair-play.

11) Carla dit qu’elle aime lire, ne pas croire pour autant qu’il faut lui offrir des livres.

12) Si vous voulez lui faire plaisir, laissez-la vous couper les cheveux, sa première vocation ayant été la coiffure.

13) En cas de chute de votre cote de popularité, ne pas renoncer à votre voyage de noces sur le yacht ou dans la propriété d’un multimilliardaire français ou étranger : on n’a qu’une vie.

14) Ne pas avoir peur d’inviter Christian Clavier à vos dîners de couples, Carla a le rire facile, comme beaucoup de grandes séductrices qui ont compris que les hommes se croient drôles.

15) Ne pas craindre que votre future épouse refuse de sacrifier pour vous sa carrière de chanteuse : c’est, comme pour Doc Gynéco, déjà fait.

16) Eviter de loger trop souvent Carla à la Lanterne, votre propriété de Versailles : ça pourrait donner des idées aux sans-culottes des Yvelines.

17) Ne pas toucher à votre ravissante belle-soeur, j’ai écrit tout un roman pour expliquer que ça ne donne jamais rien de bon.

18) Si le fils de Carla continue de se cacher la figure devant les photographes, on va finir par penser que c’est parce qu’il ne peut pas vous voir.

19) Ne pas inviter votre future femme dans un Resto du coeur, bien qu’elle ait parfois chanté pour.

20) Un voyage où ne pas emmener Carla : Washington, au cas où Barack Obama serait élu président des Etats-Unis, car on ne sait jamais.

21) Suivre ses conseils en politique étrange.

22) La maison de vacances des Bruni au cap Nègre me paraît une excellente et peu coûteuse destination pour vos prochaines vacances d’été : le contribuable appréciera.

23) Un tatouage pourrait lui plaire, mais évitez le percing à la langue : vous parlez quand même beaucoup.

24) Ne plus céder à la tentation du jogging"

Patrick Besson in "Le Point".

(Besson est bien placé pour connaître Carrela, vu qu'il l'aurait lui-même lutinée.)

Écrit par : Kap | 23 janvier 2008

Merci Dobolino pour ce lien "vachement" bien (je n'ai pas pu m'empêcher). Il y a des liens super comme celui qui va vers alpage.net, le premier alpage virtuel : on s'y croirait, clarines et vertes prairies !
Une bouffée d'air frais :-) !

Je supporte mieux l'odeur de l'étable que celle des usines chimiques, même lorsque mon mari était éleveur laitier ;-)
Par contre la taille des ongles longs des bêtes imprègne le paysan et ses vêtements d'une odeur particulièrement ... tenace.

Ça nous change des remugles de la politique !

Écrit par : lucile | 23 janvier 2008

14) Ne pas avoir peur d’inviter Christian Clavier à vos dîners de couples, Carla a le rire facile, comme beaucoup de grandes séductrices qui ont compris que les hommes se croient drôles.


Ecrit par : Kap | 23 janvier 2008

Celle-là, elle est excellente et nous pouvons toutes en profiter. La glousseuse est l'avenir de l'homme!
Je peux vous le souligner entre nous, mesdames, puisque ces messieurs penseront que cela s'adressent à d'autres qu'eux!

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Une blague pour Cadichon:
Mon fils revient de sa scéance de théâtre où il a du dire et redire, en contrôlant sa respiration et sur tous les tons:
"Le marxiste excité exècre le trotskyste triste"

Écrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Portrait du grand Joseph Vissarionovitch par Picasso :

http://ironie.free.fr/images/ironie92/staline3b.jpg

Écrit par : Sergio | 24 janvier 2008

"23/01/2008
Professeur agressé à Tourcoing: deux dents cassées
ÉDUCATION - Un enseignant du collège Roussel de Tourcoing a été ceinturé et jeté à terre vendredi par un élève à qui il demandait de sortir de la classe et s'est cassé deux dents. «Le professeur a demandé à trois élèves très bruyants de sortir de la classe. Ils ont refusé et ont continué à chahuter. Quand l'enseignant s'est approché d'eux et a semble-t-il frôlé un des élèves, celui-ci, très corpulent, l'a ceinturé, l'a soulevé et l'a jeté à terre», a expliqué à l'AFP Philippe Fatras, directeur du cabinet du recteur du Nord-Pas-de-Calais.

L'enseignant d'une quarantaine d'années s'est vu octroyer huit jours de congé-maladie. Il a porté plainte. Le collégien, âgé de 14 ans, était arrivé dans le collège en milieu d'année scolaire après avoir été expulsé d'un autre établissement pour des problèmes de violence avec d'autres élèves, a expliqué le principal du collège, Didier Calonne. «Nous avions déjà travaillé avec cet élève sur ses problèmes d'obésité et de violence». L'élève a été exclu du collège en attendant le conseil de discipline. «Le plus difficile pour le professeur c'est le choc psychologique», a souligné Philippe Fatras. «Il est très entouré par ses collègues». L'enquête a été confiée à la police de Tourcoing. (AFP)"

Libération


Le plus beau métier du monde.

Écrit par : Kap | 24 janvier 2008

"Ce n'est jamais bon de durcir les sanctions au moment où les tensions sont les plus fortes. Poignarder un prof, ça doit bien sûr être puni par la loi. Mais il faut garder à l'idée pourquoi il est poignardé: c'est évidemment pour ce qu'il représente, et parce que 'l'école, c'est chiant!'. Pas pour lui-même. Surtout, si on veut que les choses s'arrangent, il ne faut pas admettre les insultes... mais pas non plus les renvoyer devant le tribunal.

"Discuter est bien plus adapté et souvent on voit que les choses évoluent, même avec des élèves difficiles. Souvent, ce sont des insultes qui sortent tout simplement parce qu'ils n'ont pas tous les mots. On oublie trop que les ados, c'est encore des mômes: ils ne sont pas encore dans le respect un peu bête de la règle."

"Le respect un peu bête de la règle", je trouve ça merveilleux : toute une idologie résumée en une phrase.

Pour tout lire :
http://www.rue89.com/2008/01/20/les-eleves-chez-le-juge-les-experts-de-rue89-sceptiques
ou
http://minilien.com/?qkjN6YkVvv

Écrit par : Blugu | 24 janvier 2008

http://www.liberation.fr/actualite/societe/305793.FR.php
"
bonne nouvelle
Cinq collèges Cohn-Bendit à la rentrée 2008
Véronique Soulé
LIBERATIONjeudi 24 janvier 2008


Aussi dissemblables soient-ils, entre Gabriel Cohn-Bendit et Xavier Darcos le courant passe. Le ministre de l’Education a donné son feu vert pour qu’à la rentrée, cinq collèges difficiles soient dévolus à des équipes prônant des pédagogies innovantes, comme le lui proposait Cohn-Bendit. Les établissements devaient être connus à la fin du mois mais l’annonce pourrait être reportée après celle du plan Banlieue par Nicolas Sarkozy.

Quatre académies (Aix-Marseille, Créteil, Lyon, Versailles) vont accueillir l’expérience. Il reste aux recteurs à désigner les collèges, les plus mal notés. Trois cents enseignants se sont déjà portés candidats sur le site Internet du Café pédagogique. Ils constitueront des équipes avec des enseignants actuels volontaires pour l’aventure - une autonomie pédagogique avec des méthodes plus vivantes comme la confection de journaux, de blogs, des classes découvertes, etc. Pour Gabriel Cohn-Bendit, fondateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire, «le climat devrait changer dès la première année». Pour les progrès scolaires, il faudra attendre encore. Le ministère ne dégagera aucun moyen supplémentaire.
"

Écrit par : Hervé | 24 janvier 2008

Dans le privé, les ouvriers, les techniciens, les agents de maîtrise, les secrétaires, les cadres, les directeurs.........sont notés. Ils ont un objectif à tenir.
Pourquoi pas nos enseignants ?

Ecrit par : Carole | 23 janvier 2008

Mais vous savez bien que nous sommes notés. Si vous allez sur "i-prof", vous avez accès à votre note administrative (donnée par le chef d'Etablissement) et votre note pédagogique (donnée par votre inspecteur) et à tout l'historique de cette note.

Ma note pédagogique (dernière inspection) étant trop élevée par rapport à ma note administrative, je sais que j'ai très peu de chances d'obtenir la hors classe.

Alors tant qu'à être noté par quelqu'un, je préférerais que ce soit par les élèves et un inspecteur (trice) honnête qui ne m'embête pas trop avec les "séquences" que par le chef d'établissement, ancien CPE qui n'a ni CAPES, ni maîtrise, ni agrégation, mais qui a eu le pouvoir de me noter et de me barrer l'accès à la hors classe (contrairement à ce que l'on prétend parfois, cette notation a des incidences réelles, notamment sur l'avancement et le salaire).

Un emploi du temps "révolutionnaire" avec choix des professeurs par les élèves a été mis en place à Lyon dans une école privée catholique (je ne donne pas plus de précisions) avec Meirieu il y a une vingtaine d'années. Je ne sais pas ce que cette expérience a donné. Et c'est bien là le problème.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2008

Carole, l'évaluation des profs, si elle est appliquée, se fera au profit des pédagogistes : ceux qui auront les plus jolis projets interdisciplinaires, ceux qui cireront le plus les pompes du chef d'établissement. Or le problème c'est qu'on a formé des chefs d'établissement acquis aux idées pédagos et opposés au savoir. Quelqu'un comme Sanseverian, qui est, j'en suis persuadée, rigoureuse et consciencieuse, ne sera pas forcément bien vue.
Vous croyez que cela pourrait améliorer le système, ouvrez les yeux : les meilleurs seront d'autant plus plombés, ils fuiront d'autant plus l'éducation ou se retrouveront, à moins d'avoir un charisme à toute épreuve, broyés. Ouvrez aussi les yeux sur les parents. Mes enfants sont dans une bonne école, réputée, et pourtant combien je vois de parents aveuglés quant aux capacités de leur progéniture et inaptes à juger les enseignants. Bien sûr, il y en a de moins bons mais la plupart des parents et des élèves sont incapables d'en juger, ils ne voient que l'apparence (projets, apparence extérieure -qui n'est pas toujours un bon indice-utilisation de l'informatique, éternelle poudre aux yeux...). Et de plus en plus rares sont les chefs d'établissement qui sont compétents, puisqu'ils ont souvent obtenu ce poste en se pliant à la démagogie.

Écrit par : Courtin | 24 janvier 2008

... Miss Cadichon omet de nous expliquer pourquoi les susdits ministres confirment les susdits pompiers dans leurs fonctions ? Est-ce que la logique libérale l'exigerait ?
ecrit par ???

Peu importe l'auteur, d'ailleurs... encore un triste exemple de diabolisation ou d'ignorance, les deux allant de pair.

L'entrisme des pédagogistes confirme simplement l'adage " if you can't beat them, join them" qui avait propulsé le trotskyste-lambertiste Jospin jusquà Matignon;

L'entrisme une fonction naturelle chez tous les sectaires, et en particulier ceux de la Nomenklatura. Ils courent toujours se mettre au service du dernier venu au pouvoir, qui leur laisse conserver leurs prébendes pour éviter l'accusation de chasse aux sorcières. Pas courageux mais humain


Le libéralisme n'a rien bien évidemment à voir là-dedans, mais quand on veut tuer son chien...
on n'en rate pas une!
Nos vétos du blogs ne me contrediront pas, du moins sur ce dernier point.

Écrit par : Cadichon | 24 janvier 2008

Non, il va faire véto rural...

Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Je sens comme une pointe d'ironie par rapport à mon activité (de luxe) en canine.
Et, effectivement, je ne cherche pas vraiment dans ce secteur !!
Même si Attaloche dit qu'il en manque 2000 à 4000 (et pourquoi pas 10.000 ?).

Écrit par : yann | 24 janvier 2008

Tu mens un peu! Tu edulcores, tout au moins! Tu sais, aussi bien que moi que le client de base, celui qui constitue la masse, va d'abord au plus près de chez lui, à condition qu'il y ait un parking convenable. Après, il jauge l'odeur des locaux (facteur fondamental), la rapidité et l'amabilité du service d'accueil. Quelques rares exceptions jugent la compétence, selon des critères la plupart du temps erronés.
Si, par hasard, tu en doutes et que tu crois ta clientèle fidèle "à toi" en tant que "toi", déménages à trente kilomètres et vois qui te suit d'office, y compris pour les interventions banales.

Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Bien sûr.
Mais j'ai quand même des clients qui déménagent, eux, et qui font 30, 50, voire 150 bornes pour venir me voir.
C'est pas la majorité, mais ils me font plaisir, c'est déjà ça.

Écrit par : yann | 24 janvier 2008

Est-ce que la logique libérale l'exigerait ?
ecrit par ???

Peu importe l'auteur, d'ailleurs...


Le libéralisme n'a rien bien évidemment à voir là-dedans, mais quand on veut tuer son chien...
on n'en rate pas une!
Nos vétos du blogs ne me contrediront pas, du moins sur ce dernier point.

Ecrit par : Cadichon | 24 janvier 2008

C'est pas moi !!!

Et je ne vous contredis point, quoique je trouve l'adage mal choisi, puisqu'il vous fait assimiler la rage au libéralisme, qui ne mérite pas ça (j'avais commencé à écrire l'inverse, et je rectifie, car je pense que vous l'auriez mal pris ;o)) ).

Écrit par : yann | 24 janvier 2008

Nous sommes actuellement notés pour moitié par les chefs d'établissements (note administrative) sur 50 et pour moitié par les inspecteurs (note pédagogique) sur 50, ce qui fait une note "globale" sur 100.

Cette note influe sur l'avancement (la durée que l'on passe dans chaque échelon, chaque échelon correspondant à un "indice" salarial) et sur la "hors classe", c'est-à-dire la possibilité d'aller, théoriquement en fin de carrière, au-delà de l'indice du 11ème et dernier échelon.

Le problème n'est pas de savoir s'il est bon que nous soyions ou non notés par les élèves, les parents, les chefs d'établissements, les inspecteurs ou les ratons-laveurs, mais à quoi peut bien avoir songé Attali (kolossale finesse!) quand il envisage de faire noter désormais, à moins qu'il ne s'agisse d'un gag, les enseignants par les élèves.

Autrement dit, comme dirait Platon "l'important est de savoir ce en vue de quoi il disent ce qu'ils disent et font ce qu'ils font." (on appelle cela la téléologie ou science des fins) et à quelle philosophie implicite de l'éducation peut bien se référer l'ancien conseiller de François Mitterrand.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2008

Je souscris à ce qu'a écrit Courtin sur les critères de notation.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2008

Nous voici encore et toujours confrontés à une situation périlleuse. J'attendais la fin du collège unique, la fin du règne des pédagogos, davantage de liberté - foi de libéral mais non de "libéraliste"- pour sortir des sentiers battus tracés par des guides marxistes etc... Eh bien non, Darcos amuse la gallerie avec des projets de sacs moins lourds ou un service minimum en cas de grève, que je fais aujourd'hui - ce qui est rare - sans illusions mais il faut bien signifier, non?
Bref, on piétine!
Quant à la note donnée par les élèves , c'est une plaisanterie. On peut certes compter sur certaine capacité des élèves à apprécier les qualités de leur chers professeurs mais de là à envisager officiellement la prise en compte de leur évaluation! C'est déjà assez pénible de constater comment nous sommes notés et la dérive qui se met place - sous Darcos Sarkozy- avec l'obligation de résultats!: portail ouvert à la planification de type soviétique et à toutes les simulations ou dissimulations possibles dans le microcosme parfois puant des établissements. Oui, il faut avoir un sacré tempérament, de la force de caractère pour ne pas cèder à la déprime radicale. Quant à la prime... Offerte aux chefs d'établissements pour les remercier de leur labeur et leur signifier que des chefs sont récompensés quand ils atteignent les objectifs du Plan et la LOLF , je déplore que la prime de professeur en ZEP ne soit pas elle aussi améliorée en regard de la situation pour ne pas en dire plus maintenant.

Écrit par : Marabout | 24 janvier 2008

Courtin,

Rassurez-vous, les yeux je les ai grands ouverts ainsi que mes oreilles, depuis des années.
Que ce soit sur les parents, les élèves, les enseignants et surtout sur les programmes, sur le contenu des livres, sur les psy scolaires, RASED and co, syndicats, et ces directeurs d'élementaire et de lycée (qui n'ont d'ailleurs par la même représentation) ............



Je pense qu'il ne faut pas hurler sur le système de notation.
Le rapport Attali préconise :
"Chaque école devra faire l'objet d'une évaluation par une autorité administrative et INDEPENDANTE du ministère".
Ecole englobe profs et direction.

Par ailleurs, l'équation : profs notés par les élèves peut avoir un effet pervers, mais je le pense trop simpliste pour être mis en application ainsi. Il faut attendre plus de détails.
Car vu le niveau de l'école en général, cela serait encore le nivellement par le bas.
Enseignants (sauce Meirieu) notés par de mauvais élèves qui se croient excellents = donc l'enseignant sera bon.
Enseignants (si j'ose dire hors-Merieu) notés par de mauvais élèves et quelques bons = donc l'enseignant sera moyen.
Enseignants (qui sont habitués à la réussite Ecole-instruction-résultat) = enseignant sera très bon.

Les échelles de notation devront prendre en compte le public concerné, le type d'école, l'enseignant et ses méthodes, son âge, son cursus, la structure..... Tout cela sera relatif à des données bien précises qui seront triées et analysées.

Dans le privé, les ouvriers, les techniciens, les agents de maîtrise, les secrétaires, les cadres, les directeurs.........sont notés. Ils ont un objectif à tenir.
Pourquoi pas nos enseignants ?

Ecrit par : Carole | 23 janvier 2008

J'ai bien dit que je pensais ce système pervers et simpliste.
Mais dans un rapport, on ne peut pas décrire le détail qui sera appliqué.

N'était-il pas pervers pour vous de laisser les pédagogistes gouverner l'école ?
N'était-il pas simpliste de laisser appliquer des programmes décousus de bon sens ?
Parce que pour le citoyen lamda, il n'a qu'une seule référence globale : son école et son enfant.
Et à l'échelle nationale, ce n'est pas la liste des meilleurs lycées concoctée par les personnages fallacieux du ministère qui permettent de s'y retrouver.
Quant aux chefs d'établissement et à leur compétence, acquis férocement aux pédagogistes, malheureusement ils sont nombreux, pour avoir eu le malheur d'avoir à en rencontrer certains.

Je comprends l'inquiétude pour vous de ces évaluations, puisque vous êtes pris dans les tentacules géantes et visqueuses du système.
Mais, je le répète, j'ai confiance pour qu'enfin les personnes qualifiées et soucieuses de l'instruction au sens propre soient enfin reconnues.
Car au final, votre principal facteur d'évolution est l'ancienneté. Votre motivation, votre parcours, votre talent personnel n'est jamais pris en compte dans les résultats finaux. Non ?

Écrit par : Carole | 24 janvier 2008

"Mais, je le répète, j'ai confiance pour qu'enfin les personnes qualifiées et soucieuses de l'instruction au sens propre soient enfin reconnues.
Car au final, votre principal facteur d'évolution est l'ancienneté. Votre motivation, votre parcours, votre talent personnel n'est jamais pris en compte dans les résultats finaux. Non ?"

Carole, j'aimerais être optimiste, pour ne pas dire candide, comme vous! Non, en l'état il est certain que nous nous acheminons vers de l'évaluation globalement faussée par des influences plus ou loins imperceptibles et maîtrisables. On aura une vraie évaluation fondée sur des critères susceptibles de manipulations dont la "réussite" n'est pas la moins dangereux. Tout le monde veut que "ça aille mieux" : c'est le grand portail des charlatans! ça , oui! et les pédagogistes peuvent se frotter les mains. Nous entrons dans une logique marketing avec des situations que l'on veut cerner au moyen de paramètres scientifiques: moyenne par établissement, taux de réussite au DNB ou au BaC, statistiques, etc....
On voit ce qui attend les lanternes rouges et les escargots: en somme, les mauvais élèves. Les chefs de ces établissements se feront tirer l'oreille et , à leur tour, ils mettront la pression sur les professeurs ( ça me fait penser à l'armée parfois moins muette que l'EducNat et à la hiérarchie de la trouille de Haut en bas, pour l'fficacité, bien sûr): émulation ou planification volontariste avec mensonge et magouillages "entre collègues" à la clef?

Non, je ne suis pas parano! Près de 30 ans d'expérience et de connaissance du milieu, de ses grandeurs et de ses lâchetés serviles, cela donne des bases à la méfiance . Et puis, l'homme est moche, son amour propre peut servir toutes les bassesses carrièristes, les compromissions auprès de la cour (rectorat , IPR petits petits, directeurs d'IUFM, illuminés bien établis dans cette dernière officine dont la mise à mort attendue n'a toujours pas lieu). Bref, je n'attends rien de bon de tout cela mais ne souhaite qu'une chose: me tromper.

Écrit par : Marabout | 24 janvier 2008

Car au final, votre principal facteur d'évolution est l'ancienneté. Votre motivation, votre parcours, votre talent personnel n'est jamais pris en compte dans les résultats finaux. Non ?

Ecrit par : Carole | 24 janvier 2008

Il est clair pour tout le monde qu'aujourd'hui un professeur qui ne cherche qu'à bien faire ce pourquoi il s'est engagé (en tout premier lieu instruire ses élèves de sa science) et qui ne veut pas s'investir dans ce qui est devenu la raison (sociale) d'être de l'école (accueillir et distraire les élèves pour qu'il ne traînent pas dans les rues) voit sa carrière se dérouler à l'allure de celle d'un l'escargot.
Inversement, celui qui, et cela me semble devenir la règle pour beaucoup de nos jeunes collègues instruits dans les IUFM, est animé avant tout de considérations matérialistes, carriéristes, opportunistes, voit la sienne accélérée, dès lors qu'il se fait le militant zèlé de la politique ministérielle.

Une jeune collègue d'EPS avec qui j'entretiens de très bonnes relations m'a ouvert les yeux et m'a expliqué son plan de carrière élaboré alors qu'elle était encore à l'IUFM. Tout ce qu'elle entreprend dans sa vie professionnelle (elle est allée jusqu'à adhérer à un syndicat de la FSU pour être élue au CE) est fait pour, dès le 7ème échelon, gravir ceux de la hors-classe. Et de participer à tout ce qui se présente pour être bien vue et notée par ses supérieurs. Seulement, ses élèves (dont ma fille en sixième) ne la voient qu'une fois sur deux, quand elle n'est pas en stage, en voyages, en sortie, en commission ceci, commission cela, congés, délégations etc.).
Il va de soi, et là, je m'adresse à Carole, que les "usagers du service public d'éducation", (et surtout les élèves) s'ils étaient amenés à "évaluer" cet agent fonctionnaire, à "déterminer sa valeur professionnelle", lui attribueraient une excellente note, sans se soucier de ce qu'elle apporte effectivement aux élèves. D'ailleurs comment évalueraient-ils sérieusement cet apport, quand il y en a un?
J'ai remarqué que dans mon collège, les pédagogues les plus zélès sont ceux que l'on retrouve impliqués dans les multiples projets qui tissent désormais la trame de la "vie scolaire", non seulement pour en tirer des bénéfices pécuniers, mais aussi parce qu'ils savent qu'il n'y aura pas de retour en arrière vers une école, qu'au demeurant, ils n'ont pas connue.

Marabout, je suis bien entendu en parfait accord avec vos propos, que je viens de découvrir.

Écrit par : buntovchik | 24 janvier 2008

On dit d'elles qu'elles mangent entre deux cailloux.

Ecrit par : dobolino | 23 janvier 2008

Très joli!

Écrit par : Sanseverina | 24 janvier 2008

@ Buntovchik :
Dans l'exemple que vous donnez, il y a une contradiction : un professeur qui manque la moitié du temps sera jugé très durement par les parents, quelle que soit la façon dont il fait cours.

Écrit par : Japhet | 24 janvier 2008

Buntovchik,

C'est un secret de polichinelle.
Evidemment, qu'il y a recrutement des syndicats SNES, FSU au sein des IUFMs.
Ce n'est pas un scoop.
La Cour des Comptes a montré que 97 500 emplois d'équivalents temps plein (ETP) enseignants étaient rémunérés par l'état sans que leurs titulaires soient présents devant une classe. Certains cas sont justifiés. Mais, il y a 9500 remplacants innocupés ou plusieurs milliers de décharges de cours parfois obsolètes ou injustifiées.

A l'étranger, une enseignante fan inconsidérée des séquences, totalement incompétente, brouillon et souillon dans son travail, avec une sémantique acharnée du langage pédagogiste, m'avait avoué, qu'elle avait pu obtenir sa mutation à l'étranger, grâce à sa carte SNES. En France, elle enseignait dans le 18e dans une école difficile.
A l'étranger, je peux vous dire qu'ils sont nombreux les petits adhérents.
Le SNES, la FSU, pont de soutien aux bonnes mutations.

Écrit par : Carole | 24 janvier 2008

Marabou,

Vous n'êtes pas parano et je ne suis pas candide.
Simplement je suis optimiste.

Écrit par : Carole | 24 janvier 2008

Buntovchik,

Vous imaginez la ressource pour les syndicats : 31 IUFM pour 30 académies.

Écrit par : Carole | 24 janvier 2008

Bien d'accord avec les très bons propos de Courtin, Marabout et Buntovchik.


Dans le rapport Attali, voici des éléments concernant l'éducation. C'est un peu long, mais si cela peut éclairer la lanterne de certains...

"Le temps est venu de modifier les modes d’éducation, d’orientation et de promotion au sein de la société. La préoccupation du résultat (qui n’est autre que la réussite de tous les élèves) doit aujourd’hui primer sur la simple exigence de moyens. La France peut faire beaucoup mieux avec les mêmes moyens.
La régression en lecture, en sciences et en relations humaines n’est pas une fatalité. Les pays qui ont progressé ou rattrapé leur retard ont, mieux que la France, tenu compte de la très grande plasticité de l’intelligence et de la création incessante de nouveaux rituels culturels. Ils ont tous tenu compte des rythmes scolaires fondés sur les processus biologiques d’apprentissage : grandes vacances moins longues, journées plus courtes et plus légères, sport et détente en début d’après-midi… Les rythmes scolaires français impliquent des journées lourdes et des programmes mal répartis qui ralentissent les processus d’apprentissage !

OBJECTIF Doter tous les enfants des atouts nécessaires au monde
DÉCISION 1
Améliorer la formation des éducateurs et éducatrices de crèche et des assistantes maternelles, revaloriser leur diplôme et en augmenter le nombre.
L’acquisition de la confiance se fait pour les deux tiers de tous nos enfants, quels que soient la culture et le niveau social, lors des dix premiers mois, bien avant le début de la parole. Pratiquement tous les enfants épanouis se trouvent dans des milieux affectifs et sociaux stables : lorsque arrive l’âge de l’école, ils sont les mieux préparés à en profiter. À l’opposé, un enfant sur trois connaît dès les premiers mois une difficulté de développement. Lorsqu’ils entrent à l’école, ils vivent cette épreuve comme un véritable traumatisme, régressent, dorment mal, et leur angoisse provoque une inhibition relationnelle et intellectuelle qui les place d’emblée parmi les mauvaises performances scolaires. Humiliés par l’école, ils se mettent à la détester et développent souvent des comportements hostiles.
Au total, quand ils arrivent à l’école primaire, les enfants présentent des différences en termes d’éveil, de maîtrise du vocabulaire, de capacité d’écoute, d’aptitude à retenir, etc. L’école primaire ne permet pas de réduire les difficultés décelées à la maternelle. Les facteurs de base de la croissance sont alors irréversiblement en place.
La prise en charge très tôt des enfants est par conséquent primordiale. Pour cela, il est fondamental de se donner des obligations de résultats en termes d’éveil des comportements pour les enfants dès la crèche ou la garde chez des assistantes maternelles.
La priorité est de mieux former les 280 000 assistantes maternelles et l’ensemble des éducatrices de crèche pour qu’elles participent à l’acquisition par les enfants, dès les tout premiers mois de la vie, des éléments fondamentaux, dont le langage. Cette formation pourrait être largement effectuée par Internet, à coût très réduit, et pourrait être mise en place dès la rentrée 2009.
Aussi faut-il doubler de 120 à 240 heures le nombre d’heures de formation des assistantes maternelles et des éducatrices de crèche, et augmenter le nombre de ces personnels.
DÉCISION 2
Repenser le socle commun des connaissances pour y ajouter le travail en groupe, l’anglais, l’informatique et l’économie.
L’Éducation nationale a défini un « socle commun des connaissances » qui s’articule autour de 7 « piliers » : la maîtrise de la langue française ; la pratique d’une langue vivante étrangère ; la connaissance des principaux éléments de mathématiques, et la maîtrise d’une culture scientifique ; la possession d’une culture humaniste ; la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication ; l’acquisition des compétences sociales et civiques ; l’accession à l’autonomie et l’acquisition de l’esprit d’initiative. La maîtrise de ce socle est contrôlée en CE1, à la fin de l’école primaire, et au niveau du brevet. Dans ce socle, rien n’est dit sur la maîtrise d’Internet, la capacité à travailler en groupe, la maîtrise de l’anglais, le développement de la créativité ou l’apprentissage de l’économie.
Tous ces objectifs doivent être introduits sans pour autant alourdir la charge scolaire des enfants. L’apprentissage de l’anglais et l’usage d’Internet doivent être développés massivement dès le primaire. L’apprentissage d’Internet passe par la mise à disposition des outils dont il sera question plus loin. Internet permet de privilégier davantage des méthodes d’enseignement susceptibles de développer la créativité, le questionnement, l’expérimentation et le travail de groupe. Il permet aussi de faciliter le développement d’aptitudes spécifiques (linguistiques, informatiques, artistiques, sportives, créatives) autant que les connaissances académiques, et de faire de l’échec une façon d’apprendre et non de punir.
L’enseignement de l’économie doit être aussi, dès le primaire, concret, positif, et exigeant sur les dimensions éthiques, sociales et écologiques de la croissance. Il devra expliquer le rôle du travail, de l’entreprise et de l’entrepreneur, montrer que le scandale est dans la pauvreté plus que dans la richesse, dans les injustices plus que dans les inégalités. Il devra expliciter le rôle relatif de la concurrence et des collectivités publiques dans la création et la répartition des richesses.

DÉCISION 3
Prendre les moyens pour éviter les redoublements dans l’ensei gnement primaire.
Le redoublement n’apporte aucune solution au retard des élèves. Il faut l’éviter au maximum. Le rôle du maître doit donc être avant tout de faire confiance et de donner confiance. L’optimisme s’acquiert dès ce stade et détermine le goût de travailler, de créer, d’entreprendre, essentiel à la croissance.

OBJECTIF Engager les établissements du primaire et du secondaire sur la réussite de tous leurs élèves

DÉCISION 4
Accorder plus d’autonomie aux établissements primaires et secondaires.
Une autonomie de gestion accrue des établissements scolaires, depuis l’école primaire, permettrait de mieux adapter l’enseignement aux besoins.
Une liste de recrutement national constituant un « vivier » doit être établie, dans laquelle les établissements puiseront pour embaucher leurs professeurs. Cette autonomie permettrait aussi,
en motivant les enseignants, d’encourager la nouveauté en matière de réussite scolaire, alors que le pilotage actuel des enseignements, trop centralisé et tatillon, leur ôte beaucoup de possibilités de s’approprier leurs cours et d’adapter la pédagogie aux besoins spécifiques des élèves.
Cette autonomie sera complétée par des moyens adaptés accordés aux écoles des quartiers et des banlieues défavorisés, dont il sera question plus loin.

DÉCISION 5
Évaluer les professeurs sur leur capacité à faire progresser tous les élèves.
Chaque école devra faire l’objet d’une évaluation par une autorité administrative spécialisée et indépendante du ministère, tenant compte de l’avis des usagers, de leurs résultats, de leurs évolutions à moyen terme. Ces évaluations devront être rendues publiques. L’évaluation des professeurs ne peut pas reposer uniquement sur les notes qu’obtiennent leurs meilleurs élèves ni sur l’examen d’inspecteurs. Elle doit aussi reposer sur une évaluation de leur pédagogie par leurs élèves, sur leur capacité à faire progresser chacun et sur la prise en compte des résultats scolaires ultérieurs.

DÉCISION 6
Permettre aux parents de choisir librement le lieu de scolarisation de leurs enfants.
La carte scolaire, qui oblige les enfants à s’inscrire dans l’école de leur quartier, sépare les élèves des quartiers difficiles de ceux des centres-villes. Elle est contournée par ceux qui ont les moyens de bénéficier de passe-droits ou de financer des études dans un établissement privé. Il faut donc permettre, dans un premier temps, un libre choix total de l’établissement par les parents et les élèves, qui pourront tenir compte de l’évaluation publique des établissements.
En cas de demande excédentaire pour un établissement, des priorités transparentes, géographiques et sociales, seront établies.
Des « droits à l’école » seront attribués à chaque enfant et utilisables dans toutes les écoles : ce dispositif permettra d’établir une véritable liberté de choix, pour que chacun puisse bénéficier dans son voisinage d’écoles publiques et privées conventionnées. En pratique, l’État affectera aux parents une somme d’argent par élève. Chaque parent pourra l’utiliser dans un établissement public ou privé de son choix. Le conventionnement des écoles privées devra être très strict sur la nature des enseignements et le respect des valeurs de la République.
Les parents pourront ainsi bénéficier d’une totale liberté de choix de l’établissement et profiteront de ce financement quel que soit leur choix. La Suède utilise déjà ce système efficacement.
Par ailleurs, un développement du tutorat et de l’« apprentissage en ligne » doit aider les 300 000 élèves qui sortent du CM2 sans maîtriser les fondamentaux à rattraper leur retard. L’ « apprentissage en ligne », qui permet de développer une véritable interactivité, évite en outre un séjour tardif à l’école, parfois vécu comme une humiliation.

OBJECTIF Favoriser dans le secondaire l’éclosion de toutes les intelligences

DÉCISION 7
Refonder l’information sur l’orientation sur les carrières et prendre davantage en compte les aptitudes non académiques.
Aujourd’hui, le choix des études se fait largement « par défaut » : les meilleurs élèves vont en section scientifique puis en classes préparatoires ; les autres s’inscrivent, presque à l’aveugle, en filières économique et sociale et littéraire, en filières technologiques, puis, s’ils continuent, vont dans les établissements techniques ou d’enseignement supérieur les plus proches, sans connaître ni les formations offertes ni leurs débouchés, et sans vocation particulière.
Afin de répondre à cette situation, il est nécessaire d’améliorer et de réformer l’information dès la classe de quatrième, afin que les futurs étudiants connaissent les débouchés professionnels des diverses filières (nombre de postes offerts, délais d’obtention des emplois, rémunérations à la sortie…) et soient avertis des places offertes dans la discipline recherchée, lorsqu’elles sont limitées en nombre, comme c’est le cas pour la médecine.
L’orientation est aujourd’hui le privilège des enfants dont les parents sont les mieux informés, en particulier des enfants d’industriels, de professeurs et de cadres. Elle doit être faite de façon plus efficace, beaucoup plus adaptée aux exigences de la société d’après-demain et des connaissances.
De plus, l’orientation des élèves dans l’enseignement secondaire et le recrutement dans le supérieur restent concentrés sur des critères purement académiques (carnet de notes, capacité à apprendre par coeur des connaissances et à les restituer, etc.). Les modes d’orientation doivent désormais prendre en compte leurs résultats dans la durée, apprécier la motivation, l’ensemble de leurs aptitudes, la créativité, le dynamisme, les dons particuliers à chacun, en tenant compte de leur environnement personnel.

DÉCISION 8
Développer les stages en entreprises.
Pour améliorer l’orientation, les élèves comme les enseignants doivent apprendre à mieux connaître le monde de la création, de l’entreprise, de la recherche.
Chaque collégien effectuera à partir de la 4e une semaine de stage par trimestre (au lieu de 2 à 5 jours par an comme actuellement), dans des entreprises ou des associations en liaison avec les régions, les pôles de compétitivité, les chambres de commerce et les chambres de métiers. Une des missions des seniors restés en entreprise ou dans une association sera l’accueil et le tutorat de ces jeunes. Un tel dispositif pourrait être mis en place progressivement sur 5 années afin de permettre aux petites et moyennes entreprises de s’organiser.

DÉCISION 9
Lancer des concours d’innovation.
Les collèges et lycées qui le souhaitent doivent pouvoir entrer en relation avec des universités, des centres de recherche et des entreprises pour organiser des « concours d’innovation » à destination de leurs élèves, pour développer de nouveaux services, ou de nouveaux produits, ou des oeuvres d’art. Ces concours encouragent l’innovation en même temps qu’ils promeuvent le travail de groupe. Les meilleures idées se voient attribuer un financement par les partenaires, pour réaliser un prototype ou un essai. Celles qui sont éventuellement commercialisées le sont ensuite au profit des élèves et des établissements scolaires.

DÉCISION 10
Mettre en place au collège un service civique hebdomadaire.
La croissance suppose la prise de conscience de l’interdépendance, de l’importance de l’altruisme, du travail en équipe et de l’intérêt général. Chacun doit aussi comprendre que le succès de l’autre est une chance pour lui-même et non une place prise à son détriment. Il convient donc d’éveiller les élèves au travail associatif à travers la mise en place au collège d’« après-midi de service civique ». Ces demi-journées prévoiront par exemple des activités de soutien aux personnes âgées isolées, aux handicapés ou à d’autres personnes en difficulté ; de tutorat à l’égard des plus jeunes, ou encore la participation à l’entretien des forêts, à la réhabilitation des vieux logements.
Ce service civique hebdomadaire, qui existe déjà dans certaines écoles et hors du cadre scolaire sur la base du volontariat, dans des domaines très divers, doit être généralisé dès la rentrée scolaire 2008 à raison d’une demi-journée par semaine, en liaison avec les bureaux d’aide sociale des communes et les associations agissant dans le périmètre des établissements concernés.
L’ensemble de ce qui précède suppose un allègement substantiel de la pression exercée par les services déconcentrés de l’Éducation nationale pour faire respecter les programmes actuels et les cursus. Cela suppose aussi qu’une plus grande autonomie soit laissée aux directeurs d’établissement pour l’organisation des emplois du temps et pour la mise en place de telles initiatives.
ATTALI – Enseignement secondaire

NOTE : Quelques-unes des mesures proposées par la Commission. On s’en tiendra, ici, à ce qui concerne l’enseignement secondaire.

Les clés du changement
Le temps est venu de modifier les modes d’éducation, d’orientation et de promotion au sein de la société. La préoccupation du résultat (qui n’est autre que la réussite de tous les élèves) doit aujourd’hui primer sur la simple exigence de moyens. La France peut faire beaucoup mieux avec les mêmes moyens.
La régression en lecture, en sciences et en relations humaines n’est pas une fatalité. Les pays qui ont progressé ou rattrapé leur retard ont, mieux que la France, tenu compte de la très grande plasticité de l’intelligence et de la création incessante de nouveaux rituels culturels. Ils ont tous tenu compte des rythmes scolaires fondés sur les processus biologiques d’apprentissage : grandes vacances moins longues, journées plus courtes et plus légères, sport et détente en début d’après-midi… Les rythmes scolaires français impliquent des journées lourdes et des programmes mal répartis qui ralentissent les processus d’apprentissage !

OBJECTIF Doter tous les enfants des atouts nécessaires au monde
DÉCISION 1
Améliorer la formation des éducateurs et éducatrices de crèche et des assistantes maternelles, revaloriser leur diplôme et en augmenter le nombre.
L’acquisition de la confiance se fait pour les deux tiers de tous nos enfants, quels que soient la culture et le niveau social, lors des dix premiers mois, bien avant le début de la parole. Pratiquement tous les enfants épanouis se trouvent dans des milieux affectifs et sociaux stables : lorsque arrive l’âge de l’école, ils sont les mieux préparés à en profiter. À l’opposé, un enfant sur trois connaît dès les premiers mois une difficulté de développement. Lorsqu’ils entrent à l’école, ils vivent cette épreuve comme un véritable traumatisme, régressent, dorment mal, et leur angoisse provoque une inhibition relationnelle et intellectuelle qui les place d’emblée parmi les mauvaises performances scolaires. Humiliés par l’école, ils se mettent à la détester et développent souvent des comportements hostiles.
Au total, quand ils arrivent à l’école primaire, les enfants présentent des différences en termes d’éveil, de maîtrise du vocabulaire, de capacité d’écoute, d’aptitude à retenir, etc. L’école primaire ne permet pas de réduire les difficultés décelées à la maternelle. Les facteurs de base de la croissance sont alors irréversiblement en place.
La prise en charge très tôt des enfants est par conséquent primordiale. Pour cela, il est fondamental de se donner des obligations de résultats en termes d’éveil des comportements pour les enfants dès la crèche ou la garde chez des assistantes maternelles.
La priorité est de mieux former les 280 000 assistantes maternelles et l’ensemble des éducatrices de crèche pour qu’elles participent à l’acquisition par les enfants, dès les tout premiers mois de la vie, des éléments fondamentaux, dont le langage. Cette formation pourrait être largement effectuée par Internet, à coût très réduit, et pourrait être mise en place dès la rentrée 2009.
Aussi faut-il doubler de 120 à 240 heures le nombre d’heures de formation des assistantes maternelles et des éducatrices de crèche, et augmenter le nombre de ces personnels.
DÉCISION 2
Repenser le socle commun des connaissances pour y ajouter le travail en groupe, l’anglais, l’informatique et l’économie.
L’Éducation nationale a défini un « socle commun des connaissances » qui s’articule autour de 7 « piliers » : la maîtrise de la langue française ; la pratique d’une langue vivante étrangère ; la connaissance des principaux éléments de mathématiques, et la maîtrise d’une culture scientifique ; la possession d’une culture humaniste ; la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication ; l’acquisition des compétences sociales et civiques ; l’accession à l’autonomie et l’acquisition de l’esprit d’initiative. La maîtrise de ce socle est contrôlée en CE1, à la fin de l’école primaire, et au niveau du brevet. Dans ce socle, rien n’est dit sur la maîtrise d’Internet, la capacité à travailler en groupe, la maîtrise de l’anglais, le développement de la créativité ou l’apprentissage de l’économie.
Tous ces objectifs doivent être introduits sans pour autant alourdir la charge scolaire des enfants. L’apprentissage de l’anglais et l’usage d’Internet doivent être développés massivement dès le primaire. L’apprentissage d’Internet passe par la mise à disposition des outils dont il sera question plus loin. Internet permet de privilégier davantage des méthodes d’enseignement susceptibles de développer la créativité, le questionnement, l’expérimentation et le travail de groupe. Il permet aussi de faciliter le développement d’aptitudes spécifiques (linguistiques, informatiques, artistiques, sportives, créatives) autant que les connaissances académiques, et de faire de l’échec une façon d’apprendre et non de punir.
L’enseignement de l’économie doit être aussi, dès le primaire, concret, positif, et exigeant sur les dimensions éthiques, sociales et écologiques de la croissance. Il devra expliquer le rôle du travail, de l’entreprise et de l’entrepreneur, montrer que le scandale est dans la pauvreté plus que dans la richesse, dans les injustices plus que dans les inégalités. Il devra expliciter le rôle relatif de la concurrence et des collectivités publiques dans la création et la répartition des richesses.

DÉCISION 3
Prendre les moyens pour éviter les redoublements dans l’ensei gnement primaire.
Le redoublement n’apporte aucune solution au retard des élèves. Il faut l’éviter au maximum. Le rôle du maître doit donc être avant tout de faire confiance et de donner confiance. L’optimisme s’acquiert dès ce stade et détermine le goût de travailler, de créer, d’entreprendre, essentiel à la croissance.

OBJECTIF Engager les établissements du primaire et du secondaire sur la réussite de tous leurs élèves

DÉCISION 4
Accorder plus d’autonomie aux établissements primaires et secondaires.
Une autonomie de gestion accrue des établissements scolaires, depuis l’école primaire, permettrait de mieux adapter l’enseignement aux besoins.
Une liste de recrutement national constituant un « vivier » doit être établie, dans laquelle les établissements puiseront pour embaucher leurs professeurs. Cette autonomie permettrait aussi,
en motivant les enseignants, d’encourager la nouveauté en matière de réussite scolaire, alors que le pilotage actuel des enseignements, trop centralisé et tatillon, leur ôte beaucoup de possibilités de s’approprier leurs cours et d’adapter la pédagogie aux besoins spécifiques des élèves.
Cette autonomie sera complétée par des moyens adaptés accordés aux écoles des quartiers et des banlieues défavorisés, dont il sera question plus loin.

DÉCISION 5
Évaluer les professeurs sur leur capacité à faire progresser tous les élèves.
Chaque école devra faire l’objet d’une évaluation par une autorité administrative spécialisée et indépendante du ministère, tenant compte de l’avis des usagers, de leurs résultats, de leurs évolutions à moyen terme. Ces évaluations devront être rendues publiques. L’évaluation des professeurs ne peut pas reposer uniquement sur les notes qu’obtiennent leurs meilleurs élèves ni sur l’examen d’inspecteurs. Elle doit aussi reposer sur une évaluation de leur pédagogie par leurs élèves, sur leur capacité à faire progresser chacun et sur la prise en compte des résultats scolaires ultérieurs.

DÉCISION 6
Permettre aux parents de choisir librement le lieu de scolarisation de leurs enfants.
La carte scolaire, qui oblige les enfants à s’inscrire dans l’école de leur quartier, sépare les élèves des quartiers difficiles de ceux des centres-villes. Elle est contournée par ceux qui ont les moyens de bénéficier de passe-droits ou de financer des études dans un établissement privé. Il faut donc permettre, dans un premier temps, un libre choix total de l’établissement par les parents et les élèves, qui pourront tenir compte de l’évaluation publique des établissements.
En cas de demande excédentaire pour un établissement, des priorités transparentes, géographiques et sociales, seront établies.
Des « droits à l’école » seront attribués à chaque enfant et utilisables dans toutes les écoles : ce dispositif permettra d’établir une véritable liberté de choix, pour que chacun puisse bénéficier dans son voisinage d’écoles publiques et privées conventionnées. En pratique, l’État affectera aux parents une somme d’argent par élève. Chaque parent pourra l’utiliser dans un établissement public ou privé de son choix. Le conventionnement des écoles privées devra être très strict sur la nature des enseignements et le respect des valeurs de la République.
Les parents pourront ainsi bénéficier d’une totale liberté de choix de l’établissement et profiteront de ce financement quel que soit leur choix. La Suède utilise déjà ce système efficacement.
Par ailleurs, un développement du tutorat et de l’« apprentissage en ligne » doit aider les 300 000 élèves qui sortent du CM2 sans maîtriser les fondamentaux à rattraper leur retard. L’ « apprentissage en ligne », qui permet de développer une véritable interactivité, évite en outre un séjour tardif à l’école, parfois vécu comme une humiliation.

OBJECTIF Favoriser dans le secondaire l’éclosion de toutes les intelligences

DÉCISION 7
Refonder l’information sur l’orientation sur les carrières et prendre davantage en compte les aptitudes non académiques.
Aujourd’hui, le choix des études se fait largement « par défaut » : les meilleurs élèves vont en section scientifique puis en classes préparatoires ; les autres s’inscrivent, presque à l’aveugle, en filières économique et sociale et littéraire, en filières technologiques, puis, s’ils continuent, vont dans les établissements techniques ou d’enseignement supérieur les plus proches, sans connaître ni les formations offertes ni leurs débouchés, et sans vocation particulière.
Afin de répondre à cette situation, il est nécessaire d’améliorer et de réformer l’information dès la classe de quatrième, afin que les futurs étudiants connaissent les débouchés professionnels des diverses filières (nombre de postes offerts, délais d’obtention des emplois, rémunérations à la sortie…) et soient avertis des places offertes dans la discipline recherchée, lorsqu’elles sont limitées en nombre, comme c’est le cas pour la médecine.
L’orientation est aujourd’hui le privilège des enfants dont les parents sont les mieux informés, en particulier des enfants d’industriels, de professeurs et de cadres. Elle doit être faite de façon plus efficace, beaucoup plus adaptée aux exigences de la société d’après-demain et des connaissances.
De plus, l’orientation des élèves dans l’enseignement secondaire et le recrutement dans le supérieur restent concentrés sur des critères purement académiques (carnet de notes, capacité à apprendre par coeur des connaissances et à les restituer, etc.). Les modes d’orientation doivent désormais prendre en compte leurs résultats dans la durée, apprécier la motivation, l’ensemble de leurs aptitudes, la créativité, le dynamisme, les dons particuliers à chacun, en tenant compte de leur environnement personnel.

DÉCISION 8
Développer les stages en entreprises.
Pour améliorer l’orientation, les élèves comme les enseignants doivent apprendre à mieux connaître le monde de la création, de l’entreprise, de la recherche.
Chaque collégien effectuera à partir de la 4e une semaine de stage par trimestre (au lieu de 2 à 5 jours par an comme actuellement), dans des entreprises ou des associations en liaison avec les régions, les pôles de compétitivité, les chambres de commerce et les chambres de métiers. Une des missions des seniors restés en entreprise ou dans une association sera l’accueil et le tutorat de ces jeunes. Un tel dispositif pourrait être mis en place progressivement sur 5 années afin de permettre aux petites et moyennes entreprises de s’organiser.

DÉCISION 9
Lancer des concours d’innovation.
Les collèges et lycées qui le souhaitent doivent pouvoir entrer en relation avec des universités, des centres de recherche et des entreprises pour organiser des « concours d’innovation » à destination de leurs élèves, pour développer de nouveaux services, ou de nouveaux produits, ou des oeuvres d’art. Ces concours encouragent l’innovation en même temps qu’ils promeuvent le travail de groupe. Les meilleures idées se voient attribuer un financement par les partenaires, pour réaliser un prototype ou un essai. Celles qui sont éventuellement commercialisées le sont ensuite au profit des élèves et des établissements scolaires.

DÉCISION 10
Mettre en place au collège un service civique hebdomadaire.
La croissance suppose la prise de conscience de l’interdépendance, de l’importance de l’altruisme, du travail en équipe et de l’intérêt général. Chacun doit aussi comprendre que le succès de l’autre est une chance pour lui-même et non une place prise à son détriment. Il convient donc d’éveiller les élèves au travail associatif à travers la mise en place au collège d’« après-midi de service civique ». Ces demi-journées prévoiront par exemple des activités de soutien aux personnes âgées isolées, aux handicapés ou à d’autres personnes en difficulté ; de tutorat à l’égard des plus jeunes, ou encore la participation à l’entretien des forêts, à la réhabilitation des vieux logements.
Ce service civique hebdomadaire, qui existe déjà dans certaines écoles et hors du cadre scolaire sur la base du volontariat, dans des domaines très divers, doit être généralisé dès la rentrée scolaire 2008 à raison d’une demi-journée par semaine, en liaison avec les bureaux d’aide sociale des communes et les associations agissant dans le périmètre des établissements concernés.
L’ensemble de ce qui précède suppose un allègement substantiel de la pression exercée par les services déconcentrés de l’Éducation nationale pour faire respecter les programmes actuels et les cursus. Cela suppose aussi qu’une plus grande autonomie soit laissée aux directeurs d’établissement pour l’organisation des emplois du temps et pour la mise en place de telles initiatives."

Écrit par : Sanseverina | 24 janvier 2008

Entièrement d'accord avec vous, là-dessus, Carole! Et le SNES sait placer les copains au détriment des nouveaux arrivants dans les académies...
J'ai un collègue syndicaliste( pas au SNES) bien placé au bureau départemental de son syndicat, qui est TZR et nous rappelle régulièrement la "dureté" de son statut. Sauf que son établissement de rattachement est à côté de chez lui et que cela fait 2 ans qu'il est à mi-temps, payé temps complet. Mais cela n'est pas de sa faute, il paraît que le rectorat ne lui propose jamais, à lui, d'autres remplacements...

Écrit par : Sanseverina | 24 janvier 2008

Je tiens ici à publiquement remercier Maminou et Catmano pour leurs riches envois de points grammaticaux (divers et variés) et les exercices.

Une chose: le Rectorat m'a mis à nouveau en poste dans mon bahut. OUF!

Écrit par : Pendariès | 24 janvier 2008

Bonjour à tous,
Entre deux pannes informatiques, cette "bonne nouvelle" pêchée dans le "Libé" de ce jour. Nous boirons le calice jusqu'à la lie. Pffff. Même plus l'énergie de faire un commentaire désagréable sur le nase de Saint Naze ;-(



Cinq collèges Cohn-Bendit à la rentrée 2008
Véronique Soulé
LIBERATION : jeudi 24 janvier 2008

Aussi dissemblables soient-ils, entre Gabriel Cohn-Bendit et Xavier Darcos le courant passe. Le ministre de l’Education a donné son feu vert pour qu’à la rentrée, cinq collèges difficiles soient dévolus à des équipes prônant des pédagogies innovantes, comme le lui proposait Cohn-Bendit. Les établissements devaient être connus à la fin du mois mais l’annonce pourrait être reportée après celle du plan Banlieue par Nicolas Sarkozy.
Quatre académies (Aix-Marseille, Créteil, Lyon, Versailles) vont accueillir l’expérience. Il reste aux recteurs à désigner les collèges, les plus mal notés. Trois cents enseignants se sont déjà portés candidats sur le site Internet du Café pédagogique. Ils constitueront des équipes avec des enseignants actuels volontaires pour l’aventure - une autonomie pédagogique avec des méthodes plus vivantes comme la confection de journaux, de blogs, des classes découvertes, etc. Pour Gabriel Cohn-Bendit, fondateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire, «le climat devrait changer dès la première année». Pour les progrès scolaires, il faudra attendre encore. Le ministère ne dégagera aucun moyen supplémentaire."

Écrit par : FGuichard | 24 janvier 2008

"Une chose: le Rectorat m'a mis à nouveau en poste dans mon bahut. OUF!"

Ecrit par : Pendariès | 24 janvier 2008

Excellente nouvelle, Pendariès :). Tenez, un petit cadeau pour vous, des fois que vous ne soyez pas encore tombé dessus : http://movies.yahoo.com/movie/1809834165/video

Écrit par : Kap | 24 janvier 2008

Paraît-il, Kap, que les monstres du film sont lovecraftiens... A découvrir, donc.

Écrit par : Pendariès | 24 janvier 2008

Paraît-il, Kap, que les monstres du film sont lovecraftiens... A découvrir, donc.

Ecrit par : Pendariès | 24 janvier 2008

Cette novella de King est très inspirée de Lovecraft, en effet.

Écrit par : Kap | 24 janvier 2008

D’accord avec Marabout.
Dans le contexte actuel, il ne faut s’attendre qu’à une seule et unique chose dans l’Éducnat : qu’on cherche à faire suer le burnous de ce qui y bossent. Et le sous-commandant Darcos, en bon politicien, ne fera pas autre chose que de contribuer à « l’abaissement matériel et moral de tous les enseignants », comme disait Milner il y a vingt ans. Et non, ce n’est pas demain que nous pourrons noter nos “chefs” d’établissement quand on nous notera, nous, sur des critères idéologiques à la mode.

Les pédagogistes prétendent qu’ils sont les seuls vrais professionnels, ceux qui savent tout de l’enseignement. Et, puisqu’ils ne sont pas capables de détecter l’ironie, ils peuvent prétendre les yeux dans les yeux qu’ils sont les seuls à peuvoir nous aider, maintenant que nous nous sommes dans le pétrin où eux nous ont mis.

Ils mentent, of course. Mais les politiciens sont réalistes, et ils se moquent que les pédagogistes mentent. Ils se soucient seulement du fait que les pédagogistes soient perçus par beaucoup comme cherchant à réformer ou à améliorer les choses, et ça, ils peuvent gérer.

Politiciens et pédagogistes ont trop de points communs. Les politiciens prospèrent par la persuasion et l’exacerbation des discordes partisanes. Comme les pédagogistes, ils préfèrent exercer leur commerce dans ces zones embrumées du “domaine affectif”, où on peut attribuer à l’opinion et la croyance un plus grand pouvoir “moral” qu’au savoir et à la raison, à la seule condition que ce soit de “nobles sentiments” et de “bonnes opinions”, auxquels chaque faction prétend adhérer. Les politiciens doivent ainsi dépendre de l’existence d’un certain nombre de citoyens qui partagent des désirs similaires et qui surtout ne voient que le haut de l’iceberg.

Écrit par : LaRiba | 24 janvier 2008

"Bonjour à tous,
Entre deux pannes informatiques, cette "bonne nouvelle" pêchée dans le "Libé" de ce jour. Nous boirons le calice jusqu'à la lie. Pffff. Même plus l'énergie de faire un commentaire désagréable sur le nase de Saint Naze ;-("

Ecrit par : FGuichard | 24 janvier 2008

Pensons surtout aux pauvres gosses qui vont devoir pâtir de la pédagogie révolutionnaire de ce gros con à barbe à poux.

Écrit par : Kap | 24 janvier 2008

Nous sommes actuellement notés pour moitié par les chefs d'établissements (note administrative) sur 50 et pour moitié par les inspecteurs (note pédagogique) sur 50, ce qui fait une note "globale" sur 100.

La notation administrative est établie à partir des trois critères suivants : la "ponctualité", l"'efficacité" et le "rayonnement".

On comprend ce qu'est la ponctualité (être présent, ne pas arriver en retard), mais les notions d'efficacité et surtout de rayonnement, sont plus floues et peuvent s'avérer contradictoires (on peut être efficace sans rayonner et rayonner sans être efficace).

Écrit par : Robin | 24 janvier 2008

les notions d'efficacité et surtout de rayonnement, sont plus floues et peuvent s'avérer contradictoires (on peut être efficace sans rayonner et rayonner sans être efficace).

Ecrit par : Robin

Un corps rayonne avec d'autant moins d'efficacité qu'il est plus clair. Cela est connu depuis longtemps, et on peut en déduire que les plus favorisés seront les sombres crétins.

Écrit par : Moot | 24 janvier 2008

Robin,
Dans les critères d'évaluation, il n'y a pas l'autorité ?

Dans ces items, il faut avouer "qu'autorité et rayonnement" sont difficilement quantifiables............................

En général, ceux qui rayonnent sont dans l'ombre........ paradoxal???????????????????

Écrit par : Carole | 24 janvier 2008

@robin
Erreur, Robin, la note administrative est sur 40, la note pédagogique sur 60. Cela minimise un peu le poids du chef d'établissement.

Écrit par : mouron rouge | 24 janvier 2008

N'étant pas EN, j'attendais que quelqu'un rectifie.
De plus ce système de notation est pour le secondaire.
Dans le 1er degrè, les directeurs d'école n'ayant pas le statut de chef d'établissement, c'est l'inspecteur de l'EN qui donne une donne une note avec cumul des critères adminis. et pédag.

Écrit par : Carole | 24 janvier 2008

Kap a écrit : "Pensons surtout aux pauvres gosses qui vont devoir pâtir de la pédagogie révolutionnaire de ce gros con à barbe à poux."

Malheur aux barbus !

Ceci dit, il ne s'agit pas de plaindre les futurs victimes mais de les informer ainsi que leurs parents sur ce qui les attend dans l'angkar à GCB.

De ce fait, ceux qui iront quand même n'auront droit qu'au statut de victime consentante ce qui les dotera ipso facto d'une carte de con en bonne et due forme avec le timbre 2008 à jour pour commencer.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2008

"On peut faire jouir une femme autrement qu'avec sa queue" est la seule chose a priori sensée que j'ai entendue de GCB (authentique).

Ceci dit, précisons : tenter de le faire avec son pied n'est pas très indiqué pour le prendre. C'est même s'y prendre comme un pied.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2008

les futures victimes....

Écrit par : dugong | 24 janvier 2008

"On peut faire jouir une femme autrement qu'avec sa queue" est la seule chose a priori sensée que j'ai entendue de GCB (authentique).

Ceci dit, précisons : tenter de le faire avec son pied n'est pas très indiqué pour le prendre. C'est même s'y prendre comme un pied."

Ecrit par : dugong | 24 janvier 2008

Une citation qui devrait être appréciée à sa juste valeur par celles et ceux, et ils sont nombreux ici, qui n'aiment pas la langue de bois!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2008

trois articles du point qui répondront aux questions de certains lecteurs silencieux du blog et qui pousseront peut-être les enseignants à remettre véritablement en question le système scolaire actuel.


http://www.lepoint.fr/content/societe/article.html?id=220144

http://www.lepoint.fr/content/societe/article.html?id=220038

http://www.lepoint.fr/content/societe/article.html?id=220143


c'était juste une pirouette de saperlipopette...

Écrit par : Saperlipopette | 24 janvier 2008

Nous sommes presque tous d'accord, c'est déjà ça. J'ai exprimé ma grande déception mais Darcos peut-il se montrer plus à la hauteur de ce que l'on préconise au SNALC ? Lui aussi serait mains liées par son administration où les taupes sont légions?

Etre considéré aujourd'hui comme des serviteurs de l'idéologie de l'animation et du tampon pour contrer les ferments de la révolte populaire consummériste, envieuse des "riches" et égalitaire jusqu'à la tentation socialomarxiste mais déguisée en droitdelhommisme! Voilà l'avenir du professeur dans le secondaire.

Et les Chefs d'établissements grimés en patrons d'entreprises qui doivent "du résultat": transformer les tarés et les malades en stars et en entrepreneurs , n'est-ce pas? Notre matière première: de l'humain maléable avec des recettes sociologiquement correctes, quelle douce utopie ! quelle générosité sans risque pour ceux qui vomissent de tels discours!

Nous sommes des Humanistes qui aiment transmettre savoir et méthode à de futurs hommes, oui ,d'abord des hommes et des citoyens ensuite.Point. Merde au discours civique citoyen et tout le toutim!

Non je ne me laisse pas broyer par la machine planifiante et cauteleuse autant que niveleuse de l'Educnat et de ses sbires risibles dans leur glue de petits racis tristes antilibéraux, au front bas et à la cervelle plate.
Plein les IUFM et les Inspections d'Académie et les Rectorats -rats!-: Darcos est prudent avec eux? Oui, tellement pour l'instant, qu'il semble jouer au matou avec une meute de rats pleins de puces porteuses de peste.

La rage évaluatrice est le nouveau hochet des idolâtres de l'efficacité: la fin justifie les moyens... Vous connaissez tous la chanson.
Nous sommes dans la civilisation de la peur et de l'excès.

Projet de civilisation? A suivre....

Écrit par : Marabout | 24 janvier 2008

Malheureusement, contrairement à ce qui se passe d'ordinaire, le bateau coule, et les rats ne quittent pas le navire, il en crève un, dix surgissent à sa place.
Relisez "la peste".

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 janvier 2008

A propos de l'article du Point:

Hummm! Tous les milieux...!!!? A chaque fois, des parents cultivés, pas forcément aisés mais cultivés.
C'est très bien pour ces gamins; c'est un luxe, mais nous, nous sommes payés pour nous occuper de tous les élèves. Les 3/4 des enfants ne pourraient pas s'offrir ce luxe-là chez eux, bien évidemment.
Par contre, je ne suis pas sûre que ce soit un luxe pour les parents qui assument ce rôle. Et c'est souvent la mère apparemment. Mais, bon, ce n'est qu'une hypothèse. C'est mon côté, défense des droits de la femme qui ressort...

Écrit par : Sanseverina | 24 janvier 2008

Merci, saperlipopette.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 janvier 2008

Ok pour Camus mais le bateau coule aussi parce que la majorité abrutie ou sans espoir se rue du même côté!

Le troupeau écoeuré: c'est cela la ruse de ceux qui gagnent, une masse qui n'en peut plus et qui n'a plus de volonté. Mais attention, je ne souhaite pas l'"unité de la volonté" à la manière de saint Lénine! Une de ces ordures qui séduit encore avec un recyclage à la mode, bien comme il faut aujourd'hui.

Écrit par : Marabout | 24 janvier 2008

Sur le site du Snalc, voyez l'avis décapant dudit sur le rapport Attali.

Au fait, Ronin, j'attends toujours la narration par le menu de votre inspection! Si vous voulez bien, évidemment...

Écrit par : Jean | 24 janvier 2008

Décaper Attali. Qu'est-ce que c'est chouette!

Bon, c'est pas tout, mais il faut se reposer pour être en forme en face de mes petits Kikis du collège demain de tôt matin.

Je vais lire Patrice de la Tour du Pin.

A demain, peut-être. A demain tout court, c'est prétentieux: si je meurs durant mon sommeil?

Écrit par : Mar à bout | 24 janvier 2008

Est-ce que la logique libérale l'exigerait ?
ecrit par ???

Peu importe l'auteur, d'ailleurs...


Le libéralisme n'a rien bien évidemment à voir là-dedans, mais quand on veut tuer son chien...
on n'en rate pas une!

Ecrit par : Cadichon | 24 janvier 2008

Livré à la méditation de Cadichon, de la part d'un infime blogueur, intrus parmi les intrus, cette phrase de Madelin, lourde de sens :
"Donnez-nous plus de Gaby Cohn-Bendit et de Marie-Danièle Pierrelée !".
Allez savoir pourquoi !

Écrit par : victor | 24 janvier 2008

A propos de l'article du Point:

Hummm! Tous les milieux...!!!? A chaque fois, des parents cultivés, pas forcément aisés mais cultivés.
C'est très bien pour ces gamins; c'est un luxe, mais nous, nous sommes payés pour nous occuper de tous les élèves. Les 3/4 des enfants ne pourraient pas s'offrir ce luxe-là chez eux, bien évidemment.
Par contre, je ne suis pas sûre que ce soit un luxe pour les parents qui assument ce rôle. Et c'est souvent la mère apparemment. Mais, bon, ce n'est qu'une hypothèse. C'est mon côté, défense des droits de la femme qui ressort...

Ecrit par : Sanseverina | 24 janvier 2008
Oui... Encore une bonne façon de culpabiliser les mères qui ont l'audace inouïe de travailler, ces salopes!

Écrit par : dobolino | 24 janvier 2008

"J'ai eu les confidences de deux jeunes collègues (la trentaine) qui, hésitant encore un peu (parce qu'il faut bien manger le temps de la formation, surtout quand on est plusieurs sous le toit), sont sur le point, à plus ou moins court terme, de quitter le métier: une passera le CAP fleuriste, l'autre cherche encore. Mon meilleur pote a postulé pour partir via les réseaux universitaires internationaux pour être "lecteur" (en s'inscrivant auprès de l'administration belge); ça me fait rêver.... Les voyages, les facultés, les cours...

Ecrit par : Pendariès | 23 janvier 2008

Franchement, c'est clair, on cherche tous à se casser au plus vite. Je connais deux collègues qui n'ont pas envie de quitter le métier : c'est qu'elles attendent que les autres soient partis pour prendre les meilleures classes et laisser les merdes aux nouveaux arrivants.

Écrit par : Jeremy | 24 janvier 2008

Pour pouvoir quitter le métier, j'ai choisi les truffes : 500 euros le kilo en liquide pour regarder le chien bosser, c'est pas mal. Qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur ? Et en plus ça rentre tout à fait dans le cadre de la pensée-cadichon !

Écrit par : victor | 24 janvier 2008

Victor a écrit : "Pour pouvoir quitter le métier, j'ai choisi les truffes : 500 euros le kilo en liquide pour regarder le chien bosser, c'est pas mal. Qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur ?"

Je ne suis pas sûr que cela ne vous mène pas un jour aux oeuvres sociales de la MGEN : les truffes sont de plus en plus rares en France. Au point qu'on peut lire un article au titre évocateur : "Le cri de détresse de la truffe française" sur
http://www.linternaute.com/0redac_actu/0102_fev/010208truffe.shtml

Je ne vous conseille pas non plus l'élevage de dugongs. Trop délicats à reproduire.

Reste l'artisanat des matières prohibées. Mais là aussi les véritables artistes sont rares comme "Jo le Trembleur qui avec 50 kg de patates, un sac de sciure, vous sortait 25 litres de trois étoiles à l'alambic".

C'est pourtant une piste d'avenir : sous prétexte d'étudier les biocarburants vous pouvez utiliser le matériel d'un lycée et fédérer les énergies autour d'un projet transdisciplinaire (éligible au projet détablissement).

Vous aurez ainsi la satisfaction de faire travailler des personnes enthousiastes, heureux de s'accomplir dans les effluves mais que vous ferez marner comme des chiens.

Qu'est ce qu'on dit à tonton Dugong ?

Écrit par : dugong | 25 janvier 2008

Vu sur http://correcteurs.blog.lemonde.fr/.

Une pénétrante analyse intitulée "Sarkozy, ou la folie des glandeurs"

Écrit par : dugong | 25 janvier 2008

Décaper Attali? Est-ce bien utile? Ce fossile est surchargé de concrétion bien-pensante. Il est irrécupérable. La preuve, il a le soutien et l'admiration de Sainte Greluche.

Les professeurs sont nombreux à chercher à " se casser", rappelle Jérémy. On les comprend.
Tant que le Ministère tolérera que deux ou trois voyous dans une classe la sabotent à longueur d'heures en toute impunité, y fassent la loi, ridiculisent et insultent le professeur, tant que la direction de l'établissement sera obligée de les laisser faire parce qu'elle n'a pas les moyens matériels et légaux d'empêcher les perturbateurs de perturber, le réflexe de survie des professeurs sera de chercher à fuir cette insupportable humiliation quotidienne. J'ai fait hier un remplacement dans une classe qui bénéficie d'une réputation exécrable parce que deux ou trois voyous beuglants et énervés, qui n'ont rien à faire dans une structure normale, y empêchent tout travail. Je les ai éjectés dès la première minute avec un paquet de feuilles d'exercices à recopier, et le reste de la classe s'est mis au travail sans aucun problème. Si je n'avais pas pu prendre cette mesure radicale, l'heure aurait été abominable, aucun élève n'aurait pu travailler, cela aurait été un affrontement interminable et inégal entre ces deux ou trois brutes et le professeur devant une classe contaminée et ricanante.
Je l'ai déjà écrit sur ce blog, mais cela n'a eu aucun écho - le politiquement correct viendrait-il jusqu'ici subrepticement et le mot de "répression" gênerait-il certains? -, la toute première mesure que le Ministère doit prendre, en même temps qu'il refond les programmes, c'est un tour de vis disciplinaire. Puisque la Constitution, je le répète, fait obligation à l'Etat d'instruire les élèves, elle lui fait donc obligation aussi de veiller à ce que les conditions matérielles et morales de l'enseignement soient assurées, et donc l'Etat doit donner aux chefs d'établissement tous les moyens matériels et légaux nécessaires pour neutraliser aussitôt les voyous qui empêchent un professeur de professer.

Mais, j'y pense, on pourrait aussi les envoyer en cours particuliers à Attali.

Écrit par : Jean | 25 janvier 2008

Mais, j'y pense, on pourrait aussi les envoyer en cours particuliers à Attali.

Ecrit par : Jean | 25 janvier 2008

Ou peut-être à Gaby Cohn-Bendit, pour "travailler autrement"

Séquence transdisciplinaire n° 26 :

français/technologie/SVT/B2I/instruction civique : "chercher des poux dans une barbe" et rendre -compte de sa recherche".

Écrit par : Robin | 25 janvier 2008

Décaper Attali. Qu'est-ce que c'est chouette!

Bon, c'est pas tout, mais il faut se reposer pour être en forme en face de mes petits Kikis du collège demain de tôt matin.

Je vais lire Patrice de la Tour du Pin.

A demain, peut-être. A demain tout court, c'est prétentieux: si je meurs durant mon sommeil?

Ecrit par : Mar à bout | 24 janvier 2008

Si vous aimez les romans policiers historico-littéraires, je vous conseille de lire "Les portes du sommeil" de Fabrice Bourland (10/18 grands détectives).

On y croise André Breton, on s'interroge sur les circonstances de la mort de Gérard de Nerval, on fait un beau voyage à Vienne dans l'Orient-Express... et surtout, on y explique comment éviter ce genre de désagrément.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2008

@robin
Erreur, Robin, la note administrative est sur 40, la note pédagogique sur 60. Cela minimise un peu le poids du chef d'établissement.

Ecrit par : mouron rouge | 24 janvier 2008

Don't act !

Écrit par : Robin | 25 janvier 2008

La notation administrative est établie à partir des trois critères suivants : la "ponctualité", l"'efficacité" et le "rayonnement".

J'ai parlé d'efficacité, je ne sais pourquoi (peut-être par anticipation), en fait le critère est celui d'autorité. Je reprends donc : autorité, ponctualité, rayonnement.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2008

et surtout, on y explique comment éviter ce genre de désagrément.

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2008

..."mourir pendant son sommeil".

Écrit par : Robin | 25 janvier 2008

..."mourir pendant son sommeil".

Ecrit par : Robin | 25 janvier 2008

ou plutôt être tué à distance au pays des songes (et des cauchemars) par un émule du docteur Mabuse.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2008

donc l'Etat doit donner aux chefs d'établissement tous les moyens matériels et légaux nécessaires pour neutraliser aussitôt les voyous qui empêchent un professeur de professer.

Mais, j'y pense, on pourrait aussi les envoyer en cours particuliers à Attali.

Ecrit par : Jean | 25 janvier 2008

Encore faut-il que les dits chefs d'établissements aient le courage de faire leur boulot.

"Autorité, ponctualité, rayonnement".

On comprend bien pourquoi et comment un professeur peut devenir de moins en moins "ponctuel et rayonnant", surtout quand le chef d'établissement plombe son autorité et obscurcit son rayonnement en ne faisant rien contre les trublions, quand il ne va pas jusqu'à les défendre.

...Pour lui reprocher ensuite de "manquer d'autorité".

En psychiatrie, on appelle cela une "injonction contradictoire" ou "double contrainte" (double bind). Exemple : une mère dit à son fils : "Ne m'obéis pas!"

Les chercheurs de l'Ecole de Palo Alto ont montré son rôle dans l'étiologie de la schizophrénie.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2008

Voici l'avis du SNALC sur le rapport Attali dont parlait Jean, quelques posts auparavant:

"Communiqué de presse du 24 janvier 2008 : RIDICULE ET AFFLIGEANT


RIDICULE ET AFFLIGEANT




Le SNALC-CSEN, second syndicat le plus représenté de l’enseignement secondaire, considère les propositions du rapport ATTALI relatives à l’école comme une accumulation des poncifs les plus éculés du prêt à penser pédagogiquement correct.
Outre des recommandations portant sur des réformes déjà effectuées (carte scolaire…), l’auteur du rapport semble voir de grandes nouveautés dans des considérations aussi recuites que l’autonomie de l’établissement, l’inutilité prétendue des redoublements ou l’introduction de l’informatique dans le socle fondamental. On ne peut que s’étonner du retentissement qu’un tel tissu de lieux communs semble avoir dans le monde médiatique, lors même que ces sujets sont débattus au sein de l’école depuis plusieurs décennies.
Le SNALC-CSEN remarque que les préconisations de Monsieur ATTALI sur le socle fondamental mêlent de manière embrouillée des notions que toute réflexion informée conduit logiquement à distinguer. La volonté de considérer les "aptitudes non académiques" (sic) ou le "développement de la créativité" comme des matières évaluables conduirait inexorablement à un nouveau recul des compétences des élèves, lors même que le rapport prétend dénoncer nos piètres performances scolaires.
A force de contradictions et de formulations ampoulées, les propositions éducatives du rapport ATTALI méritent donc de se voir classées au registre des égarements inutiles. Le SNALC-CSEN suggère à Monsieur ATTALI de rejoindre au plus vite la commission POCHARD, où il trouvera sans doute un environnement favorable à sa volonté de démanteler la transmission du savoir."
Paris, le 24 janvier 2008

Écrit par : Sanseverina | 25 janvier 2008

Des cours particuliers chez Attali?
Il va falloir que les parents aient les moyens.
Il ne bosse pas pour rien, ce pourri-là!

Écrit par : mouron rouge | 25 janvier 2008

Reste l'artisanat des matières prohibées. Mais là aussi les véritables artistes sont rares comme "Jo le Trembleur qui avec 50 kg de patates, un sac de sciure, vous sortait 25 litres de trois étoiles à l'alambic".

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2008

Et en plius ça les rendra aveugles, vous n'aurez plus besoin de leur apprendre à lire.

Écrit par : yann | 25 janvier 2008

Trouvé ceci sur le net.


I Le rapport Attali aurait pu être écrit il y a 50 ans
Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, jeudi 24 janvier 2007.

Le rapport Attali aurait pu être écrit il y a 50 ans. Il se serait alors appelé le « rapport Rueff-Armand », rapport d’inspiration libérale qui, depuis un demi-siècle, dort au fond des tiroirs.

Curieusement, dans ce rapport censé « libérer la croissance », il n’y a rien sur la monnaie, rien sur l’Europe, rien sur la mondialisation et sur la nécessité d’une protection sélective de nos industries.

C’est un rapport déconnecté du réel. Il convient à tout le monde à droite et à gauche, du moins au sein de ce qu’Alain Minc appelait le « cercle de la raison » : ceux qui ont tellement intériorisé les contraintes de l’existant qu’ils prennent les chauffeurs de taxi pour bouc émissaire de la crise qui nous vient d’Amérique…. On chercherait en vain dans le rapport Attali un mot sur la crise financière et la récession en marche et sur les moyens de l’enrayer. Dommage : Tant de frilosité étonne chez un esprit réputé si inventif.

Écrit par : mouron rouge | 25 janvier 2008

On chercherait en vain dans le rapport Attali un mot sur la crise financière et la récession en marche et sur les moyens de l’enrayer. Dommage : Tant de frilosité étonne chez un esprit réputé si inventif.

Ecrit par : mouron rouge | 25 janvier 2008

Forcément. Certaines données du rapport datent de trois ou quatre ans.
Ca, c'est de la réactivité !

Écrit par : yann | 25 janvier 2008

En tout cas, pour ceux qui ont amené sur le trône le président actuel et qui le regrettent , aucune raison d'avoir une quelconque amertume puisque Royal a dit en commentant le rapport Attali avec l'élégance langagière qui la caractérise: " C'est cadeau!".
Si nous avions eu la gente dame, nous aurions été dévorés de la même manière, par les mêmes personnes, prêtes à abattre les profs et l'instruction à tout prix.

Écrit par : Sanseverina | 25 janvier 2008

Darcos, tu dors, ton moulin, ton moulin, ton moulin va pas vite,
Darcos tu dors, ton moulin, ton moulin, ton moulin va pas fort.

Écrit par : Sanseverina | 25 janvier 2008

Dans le but de se refaire, la SG a décidé de ne pas licencier Kerviel et de procéder à une retenue sur salaire de 2000 €/mois.

Elle lui fait grâce des intérêts (12,5 millions d'€ par mois à 3% par an).

Dans 200 000 ans, il aura tout remboursé.

Écrit par : Zorglub | 25 janvier 2008

"Challenge
Daniel Barenboïm obtient un passeport palestinien, en plus de son passeport israélien. « C’est un ballon d’essai ! Si ça marche, j’essaie le double passeport flamand-wallon »."

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

Tiens, vous avez vu, Mouron rouge? Ils doivent lire le blog, à Charlie hebdo, (en page 16 cette semaine).

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2008

Le Figaro: Vous vouliez aussi que les parents puissent accéder plus facilement au contenu des programmes ?

Xavier Darcos: Je travaille actuellement à la rédaction de programmes plus courts, plus lisibles, qui seront distribués aux parents en début d'année. Il est grand temps de revenir à un consensus entre la famille et l'école et de retrouver une culture partagée entre les générations. Ce qui manque, c'est que chacun comprenne ce que la nation attend de son école.

Marigot: il ne reste plus qu'à demander aux parents de faire la classe eux-mêmes. Au demeurant, c'est dans l'air du temps: privatiser la fonction enseignante, se séparer une bonne fois et de bonne foi des hussards de la République!

Écrit par : marigot | 25 janvier 2008

Marigot,

Cette idée n'est pas mauvaise. Elle permettra aux parents de voir ce qui est enseigné dans les classes. J'attends avec impatience. On avait des cahiers vides d'écriture et pleins de polycopiés, des classeurs incompréhensibles sans suivi, maintenant on aura un support. Et c'est peut-être là une chance pour les profs qui instruisent, et on s'apercevra ainsi qui glandouille et de quelle manière.
Quant à faire classe eux-mêmes. Je peux vous dire que sur mes 3 enfants, le petit dernier n'a pas eu le bonheur des 2 ainés d'aller dans des écoles privées. A l'étranger, il n'y a que le Public. Donc, je comble les lacunes.

Attendons le support avant d'être négatif.

Écrit par : Carole | 25 janvier 2008

Qu'est ce qu'on dit à tonton Dugong ?

Ecrit par : dugong

Dis, tonton, pourquoi tu tousses ?

Écrit par : Moot | 25 janvier 2008

Le SNALC-CSEN suggère à Monsieur ATTALI de rejoindre au plus vite la commission POCHARD, où il trouvera sans doute un environnement favorable à sa volonté de démanteler la transmission du savoir.

Excellente suggestion ! Cette commission pourrait être vouée au bel avenir de placard pour les âmes égarées (et surtout à ne pas retrouver).

Écrit par : Moot | 25 janvier 2008

Quel club! Quel Blog! Vraiment on se sent bien entre collègues râleurs mais le malaise tient à notre sentiment minoritaire. Bref!

Darcos et ses nouveaux programmes familiaux: les cours de l'oncle Paul?

Pourquoi ce besoin de mettre les parents dans sa poche ? Air du temps, consensualisme de bazar, communication .... Nous savons ce que c'est communiquer, hein? pas pour vendre de la soupe, mais des cours, du substantiel , de la matière à réflexion, à élaborer de la pensée, de l'intelligence.

Darcos: il nous présente les petits fours tièdasses et l'on attend le plat de résistance. Quoi? Pas de résistance? pas de renvoi des cons qui nous emmerdent dans l'EN ? cette racaille infiltrée, incrustée, bonne à nettoyer au K.... (Bip!!!). Darcos le Mou, en somme. Diplomate? Je doute.

Entièrement en accord avec Jean et avec Robin qui apporte sa touche d'esprit. Bien, bien, merci!

Moi, j'y pense aussi à aller voir ailleurs mais l'esprit de front, effronté et assez âgé pour prendre de la distance et tourner en dérision les conneries, ça me va! La vie est ailleurs. J'ai plusieurs personnalités: Prothée au gré des vents! Et puis, merdre de merdre! j'aime quand même enseigner. Voilà!

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

"L'extrême affairement, que ce soit à l'école ou à l'Université, à l'église ou au marché, est un symptôme de vitalité déficiente, alors que la faculté d'oisiveté suppose des goûts éclectiques et un solide sens de l'identité personnelle."

(Robert Louis Stevenson)

Écrit par : Robin | 25 janvier 2008

N'est ce pas un signe de vitalité déficiente de passer beaucoup de temps sur le blog de JPB? Non, je plaisante.


Affairement frénétique: tout nous ex-tasie, nous arrache à notre intériorité, tout est construit pour nous contraindre à oublier notre défaite.
Dévitalisés: morts. Les morts parlent, enseignent à des morts. L'intelligence est ce que certains veulent nier avec force discours psycho-socio-biologico ... Réducteurs de têtes! Tueurs d'hommes!

Intelligence du monde: c'est vivre au risque du malheur mais l'intelligence garde la" tête haute" : inadmissible pour les nains de coeur et d'intellect qui sont forts en efficacité et en évaluation, bien sûr.

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

Je propose une variante :
Narcose, tu dors..
Et celle-ci
S. Narcozy, thuriféraire de l'opium du peuple.

Écrit par : mouron rouge | 25 janvier 2008

@ tonton Dugong
Les élèves récalcitrants se prendront un bourre-pif, et on testera la mixture sur les plombiers polonais.

Écrit par : mouron rouge | 25 janvier 2008

Ne soyons pas si pessimistes, il y a du progrès, tout ira très bientôt pour le mieux, en voici un exemple frappant : http://www.education.gouv.fr/bo/2008/3/MENE0701925C.htm

Oui, chers amis, pendant que vous vous (et moi moi avec vous) laissez aller à discutailler sur des futilités (illettrisme, violence, inculture, etc.), de grands penseurs "solutionnent" les problèmes essentiels de notre pays.

Écrit par : Moot | 25 janvier 2008

" peut-être les enseignants à remettre "
Je corrige
" peut-être certains enseignants à remettre "


Sinon t'as l'ôte "charogne" qui va t'tomber sur le râble:
"ouuuuuuaiiiiiis quoiiiiiiii c'eeesssssst koi steu meufffffff qui traite tous les pédagogos d'tordu des boyau d'la têteuuuuu"

Tu n'les connais pas vraiment .... :ange:

Écrit par : toto | 25 janvier 2008

En attendant...
les pédagos continuent à sévir : demain, conférence obligatoire des enseignants de ZEP avec Gérard Chauveau (Mika se vendrait-il moins bien? auquel cas il n'a qu'à prendre modèle sur l'inoxydable Bentolila, qui crée des méthodes nouvelles chez Nathan et voit avec satisfaction sa bourse gonfler : "Un monde à lire" , et des listes de mots à apprendre dès la maternelle.)

Gérard Chauveau, à l'instar de Catherine Weinland, doyenne de l'Inspection Académique, osait proférer que ce n'est pas si grave si les enfants ne savent pas lire en 6 ème : ce sont les parents qui s'affolent, on se demande bien pourquoi, la scolarité n'est pas terminée.

Il a aussi écrit "Il a du mal à apprendre à lire" où il prétend corriger la dyslexie ...qu'il a engendrée (avec Mika par exemple) avec les méthodes...qui l'ont engendrée.
C'est la logique du pédagogisme.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2008

Très drôle, Moot, votre lien!
En fait, non, il ne dort pas complètement notre ministre, vous avez raison. Il s'occupe des choses importantes qui inquiètent la FCPE.
Donc l'agreg et le capes sont menacés; c'est vrai; mais qu'importe puisque de nouveaux concours comme celui du " Cartable léger et solide" s'ouvre.
J'ai demandé à quelques kinés si le poids des cartables occasionnait de réels dégâts: la réponse fut négative et l'un d'eux m'a dit: "Non, c'est le stress familial qui fait des dégâts chez les gamins que je soigne, pas les cartables."
La FCPE est contente, le ministre travaille aux choses importantes. Elle ne craint rien. Les mesures concernant l'instruction quand elles apparaissent ( comme la méthode de lecture ou le retour de la grammaire) s'évanouissent aussi vite, balayées d'un revers de main par la gent administrative.
Tout va bien. Chuuuutttt! Nous sommes à Narcoland. Il ne faut pas contredire les électeurs.
Notre ministre en marchand de sable...

Écrit par : Sanseverina | 25 janvier 2008

On dit : merci tonton Dugong !

Écrit par : victor | 25 janvier 2008

La FCPE est contente, le ministre travaille aux choses importantes. Elle ne craint rien. Les mesures concernant l'instruction quand elles apparaissent ( comme la méthode de lecture ou le retour de la grammaire) s'évanouissent aussi vite, balayées d'un revers de main par la gent administrative.
Tout va bien. Chuuuutttt! Nous sommes à Narcoland. Il ne faut pas contredire les électeurs.
Notre ministre en marchand de sable...

Ecrit par : Sanseverina | 25 janvier 2008

Nos "penseurs" se sont inspirés d'une boutade mal traduite de Martin Heidegger vers la fin de sa vie, un profond sillon barrant son beau front devenu soudain soucieux : " Pourquoi y a-t-il de plus en plus de choses dans mon cartable et de moins en moins dans ma tête ? "

En réalité l'illustre auteur de Zein und Zein avait dit à ses étudiants au cours d'un séminaire d'hiver sur la question de l'Etre dans la philosophie d'Aristote : "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?"

...Puis, devant la réaction ahurie de son auditoire : "Il vaudrait mieux alléger votre cartable et remplir votre cervelle."

Nos "sages" en ont récemment déduit, peut-être un peu hâtivement, la conclusion suivante (l'allemand est une langue difficile, sans parler de la philosophie allemande) : "Il ne doit pas y avoir plus de choses dans le cartable que dans la tête."

M. Jacques Attali propose, quant à lui, de remplacer les cartables par des clés USB. Il a déjà montré l'exemple en remplaçant le sien par une clé absolument vide.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2008

La fin des scolioses, des cartables light, une clé USB, un PC , des cours en TICE, tout avec Power Point, des programmes remaniés qui impliquent Popa et Moman, plus de discipline mais avec évaluation pour vérifier que tout va mieux obligatoirement: la Glasnost façon Darcos+ Attila, pardon Attali. Da!

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

Le "livre unique de français" est un gros pavé très lourd, mais le professeur de ma petite-fille est resté trois mois...sur trois pages de ce livre : un extrait de "La chèvre de Monsieur Seguin". J'en conclus que le livre aurait pu rester à l'école ou à la maison.

De toute façon, ce que les enfants apprennent est inversement proportionnel au poids du cartable :"one mile wide, one inch deep".

Voici ce que pense le SNALC des propositions Attali, ce "has been".

"Le SNALC-CSEN, second syndicat le plus représenté de l'enseignement secondaire, considère les propositions du rapport ATTALI relatives à l'école comme une accumulation des poncifs les plus éculés du prêt à penser pédagogiquement correct.

Outre des recommandations portant sur des réformes déjà effectuées (carte scolaire…), l'auteur du rapport semble voir de grandes nouveautés dans des considérations aussi recuites que l'autonomie de l'établissement, l'inutilité prétendue des redoublements ou l'introduction de l'informatique dans le socle fondamental.

On ne peut que s'étonner du retentissement qu'un tel tissu de lieux communs semble avoir dans le monde médiatique, lors même que ces sujets sont débattus au sein de l'école depuis plusieurs décennies.

Le SNALC-CSEN remarque que les préconisations de Monsieur ATTALI sur le socle fondamental mêlent de manière embrouillée des notions que toute réflexion informée conduit logiquement à distinguer.

La volonté de considérer les 'aptitudes non académiques' (sic) ou le 'développement de la créativité' comme des matières évaluables conduirait inexorablement à un nouveau recul des compétences des élèves, lors même que le rapport prétend dénoncer nos piètres performances scolaires.

A force de contradictions et de formulations ampoulées, les propositions éducatives du rapport ATTALI méritent donc de se voir classées au registre des égarements inutiles.

Le SNALC-CSEN suggère à Monsieur ATTALI de rejoindre au plus vite la commission POCHARD, où il trouvera sans doute un environnement favorable à sa volonté de démanteler la transmission du savoir.
Paris, le 24 janvier 2008 "

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2008

"Conférence obligatoire des enseignants de ZEP avec Chauveau"!
Mais enfin, Anne-Marie, pourquoi y vont-ils, alors que le boycott s'impose de toute évidence? Quand on vous disait que ce sont les enseignants eux-mêmes qui sont les meilleurs soutiens de ces cloportes!

Les livres de français de collège, Anne-Marie, vous avez raison et cela a déjà été dit maintes fois ici: c'est l'horreur absolue! Avec de pareils livres, les enfants haïssent le français garanti sur facture! Tout ce que la cervelle de cuistres qui se prétendent pédagogues a enfanté de plus ennuyeux, de plus rébarbatif, de plus abstrait, de plus inutile, de plus laid aussi, souvent, s'y trouve accumulé, compactisé, indigeste. Prenez-les tous, quel que soit l'éditeur, c'est partout la même soupe écoeurante. Partout le même profil de petits cons d'auteurs acoquinés avec les IUFM, de "fomateurs ceci, formateurs cela...". Ce sont les mêmes évidemment qui adhèrent - comme l'huître, sans une once de distance critique - aux questionnaires imbéciles du brevet des collèges.

Écrit par : Jean | 25 janvier 2008

Ma parole, le blog est devenu une antenne du SNALC!

Entre nous, pas de problème, j'en suis. Une longue expérience m'a tourné vers le seul syndicat qui tient un discours cohérent sans fanfreluches depuis ses débuts.

JPB au Snalc: tout un symbole.

On peut s'attendre à être considérés comme des passéistes idiots en regard des prophéties modernes et pleines d'élan, tout un attirail qui peut impressionner, en faveur d'une "Renaissance " espérée par Attali.
Entre nous, le bonhomme n'a pas publié que des sottises et, concernant l'EN , il apparaît plutôt décevant.
N'est pas un esprit universel façon Renaissance qui veut. Et puis tant de livres sur tant de thèmes:l'excès encore une fois est bien de notre temps. Esprit inspirateur des Princes, il se prend les pieds dans le tapis. Un peu d'humilité ne peut faire de mal.

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

"Conférence obligatoire des enseignants de ZEP avec Chauveau"!
Mais enfin, Anne-Marie, pourquoi y vont-ils, alors que le boycott s'impose de toute évidence? Quand on vous disait que ce sont les enseignants eux-mêmes qui sont les meilleurs soutiens de ces cloportes!
Ecrit par : Jean | 25 janvier 2008

Ils y vont parce que cela fait partie de leur emploi du temps (la fameuse 27° heure, effectuée hors de la présence des élèves, volet "formation continue", 12 heures par an), que leur présence sera vérifiée et que des retenues sur salaire seront effectuées en cas d'absence non justifiée.

Écrit par : c. cru | 25 janvier 2008

Eh bien alors, c.cru, qu'ils y aillent, mais qu'ils s'entendent avant pour y flanquer une pagaille historique! Ecouter le sieur Chauveau sans bondir d'indignation à chaque phrase est un exploit impossible à un être normalement constitué!

Écrit par : Jean | 25 janvier 2008

Pour pouvoir quitter le métier, j'ai choisi les truffes : 500 euros le kilo en liquide pour regarder le chien bosser, c'est pas mal. Qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur ? Et en plus ça rentre tout à fait dans le cadre de la pensée-cadichon !

Ecrit par : victor | 24 janvier 2008
Regarder bosser le chien??????????? Vous ne devez pas y aller tous les jours pour écrire ça!
C'est à peu près du même niveau que dire que les professeurs ne travaillent que dix huit heures par semaine trente-six semaines par an.

Écrit par : dobolino | 25 janvier 2008

Que les plus anciens, si les plus jeunes se laissent impressionner, l'ouvrent, c'est un devoir de dignité. Mais les cloportes sont nos collègues. Le syndicat des cloportes de l'EN pourrait bien être majoritaire.

Pour qui se prend-on ici ? Je dirai pour ma part : un héron calme regardant la rivière et les épinoches qui frétillent ddans l'eau claire.
Non, erreur, pour un héron consterné: la rivière est polluée, il n'y a plus d'épinoches; l'eau est trouble et les cris de chasseurs proches l'inquiètent.

Je reviens à la dignité: ce mot doit être médité par les professeurs, c'est un viatique pour traverser ce monde pitoyable. Et pour exercer son métier sans sombrer!

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

Faire appel à Attali pour enfoncer des portes ouvertes sur des courants d'air révèle à quel point de rupture nos élus sont irrémédiablement parvenus. Cela tient proprement de la fête foraine !
Par ailleurs, on attend sans illusions les conclusions de la com'mission sur la condition enseignante et les pitoyables mesures qui s'ensuivront.
Nous ne sommes pas sortis de Cuculand...

Écrit par : Magister | 25 janvier 2008

Eh bien alors, c.cru, qu'ils y aillent, mais qu'ils s'entendent avant pour y flanquer une pagaille historique! Ecouter le sieur Chauveau sans bondir d'indignation à chaque phrase est un exploit impossible à un être normalement constitué!

Ecrit par : Jean | 25 janvier 2008

Moi, j'y suis allée une fois, voir Chauveau.
L'année d'avant, j'y avais échappé de justesse, grâce à ma triple casquette (instit de cycle 2, de cycle 3 et directrice, j'avais dû "choisir" parmi les 9 animations obligatoires auxquelles j'aurais dû assister).
Je me suis installée pas trop inconfortablement, entre deux collègues que je n'avais plus vus depuis longtemps, et nous avons papoté à voix basse pendant trois heures.
Quelques très rares collègues ont posé quelques questions et se sont fait rembarrer, soit parce que leur question était sans intérêt, soit parce qu'il en avait déjà suffisamment parlé et que cela ne nécessitait pas de réponse plus approfondie.
A la fin de la conférence, l'un de mes collègues a voulu poser une question sur la différenciation à apporter pour un élève de CE2 gravement dyslexique mais le monsieur était pressé et nous a fermement fait comprendre qu'il n'avait rien à dire de plus, son temps de conférence étant fini.

Écrit par : catmano | 25 janvier 2008

Les livres de francais de colège, Ane-Marie, vous avez raison et cela a dega été dit mintes foi ici: c'est l'horeur absolue! vAec de pareils livres, lesenfants haïsent le francais garanti sur facture! Tout ce que là cervele de cuistres qui se pretendent pédagogues a enfanté de plus enuyeux, de plus rébarbatif, de plus abstrait, de plus inutile, de plus laid ossi, souvent, s'y trouve acumulé,compactise, indijste. Prené-les tous, quel que soit l'éditeur, c'est aprtout là même soupe écoeurante. Partout le meme profil de petit cons d'oteurs acoquinés avec les IUFM, de "fomateurs ceci, formateurs cela...". Ce sont les emes évidement qui adhèrent - come l'huitre, cent une ocne de distance critique - aux questionaires imbéciles du brevet des colèges.

Ecrit par : Jean | 25 ganvier 2008
J'ai trouvé un site génial pour vous aider à corriger les copies de vos élèves:
http://aixtal.blogspot.com/2005/07/rcr-pourriss-vos-texte.html

Écrit par : dobolino | 25 janvier 2008

Moi, j'en connais un de Chauveau, aussi. Il a un quai à Lyon, celui de l'ancienne école véto à Vaise. Parmi ses travaux, gonfler un cheval en intraveineux avec une pompe à vélo...

Écrit par : dobolino | 25 janvier 2008

Auguste, il s'appelait.


Vétérinaire lyonnais, Auguste Chauveau, en collaboration avec Marey, a étudié la circulation du sang et inventé divers appareils : un manomètre enregistreur à inscription horizontale, un sphygmographe, un hémodromographe. Il a étudié également la glycogenèse (il montre que le sucre est détruit dans les parenchymes) et le système nerveux (innervation de l'œsophage). Il a créé pour ses expériences sur le cheval de nombreux instruments et outils. En 1883, il occupe la chaire d'anatomie et de physiologie à l'école vétérinaire de Lyon et conserve cet enseignement lorsqu'il est nommé directeur de cette école en 1875. Son laboratoire devient un centre de recherches (inspirées par les théories pasteuriennes) sur les maladies infectieuses : il postule la nature corpusculaire des virus (quinze ans avant la découverte par Pasteur de la vaccination par virus atténué, il parle de « virus vaccinal »), la similitude des tuberculoses humaine et animale, et la possibilité de leur transmission (ses travaux sont à l'origine des règlements sanitaires d'hygiène alimentaire), le rôle du streptocoque dans la fièvre puerpérale et celui du vibrion septique (découvert par Pasteur) dans la gangrène gazeuse.

    En 1877, la faculté de médecine de Lyon crée pour lui une chaire de médecine expérimentale et comparée. Mais, en 1886, il quitte Lyon pour Paris, car il est nommé inspecteur général des écoles vétérinaires et titulaire de la chaire de pathologie comparée au Muséum d'histoire naturelle. Là, il installe un laboratoire qui lui permet d'étudier les sources de l'énergie chez les êtres vivants (il montre que le glucose est le meilleur combustible musculaire et fonde l'énergétique biologique), puis la vision stéréoscopique. En outre, il a réalisé avec Marey l'enregistrement graphique des mouvements du cœur humain.




Jacqueline BROSSOLET


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Écrit par : dobolino | 25 janvier 2008

Apparemment, Jean avait déjà le lien, Dobolino!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2008

Excusez, mon Chauveau fait trop copié-collé! Je vous en fais une mouture plus sympa:


Vétérinaire lyonais, Auguste Chauvo, en collaboration avec Marey, a étudier là circulation du sang et inventé divers apareille : un manomètre enregistreur à inscription horizontale, un sfygmographe, un hémodromografe. Il a étudiait également la glycojnèse (il montre que le sucre est détruit dans les parenchymes) et le système nerveux (inervation de l'eusofage). Il a créé pour ces expérience sur le cheval de nombreux instruments et outil. En 1883, il occupe là chere d'anatomie et de fisyologie à l'école veterinaire de Lyon et conserve cet enseignement lorqu'il est nommé directeur de cet école en 1875. Son laboratoire devien un centre de recherche (inspirées par les téories pasteurienes) sur les maladies infectieuses : il postule la nature corpusculére des virus (quinze ans avant là decouverte par Pasteur de la vacination par virus atténué, il parle de «virus vaccinal »), là similitude des tuberculose humine et animale, et là posibilite de leur transmision (ces travaux sont à l'origine des reglement sanitaire d'hygiène alimentaire), le rôle du streptocoke dans là fivère puerpérale et celui du vibrion septique (découvert par Pasteur) dans lagangrene gazeuse.

En 1877, la faculte de medecine de Lyon cré pour lui une chaire de médecine expérimentale et comparé. Mais, en 1886, il quitte Lyon pour Pari, car il ai nomé inspecteur général des écoles veterinaire et titulaire de là chair de pathologie comparait au Muséum d'histoire naturele. Là, il installe un laboratoire qui lui permait d'étudier les sources de l'énergie chez les être vivant (il montre que le glucose est le meieur combustible musculaire et fonde l'énergétique biologique), puis la vision stéréoscopique. En outre, il a réaliser avec Marey l'enregistrement grafique des mouvement du ceur humin.

Écrit par : dobolino | 25 janvier 2008

Arrêtez avec les Chauveau! J'en connais trop et il y aurait de quoi déblatérer sur eux, à des titres divers , à plus d'un titre dans ma situation, mais discrétion oblige. Oui, rien que dans mon chenil! Si je vous racontais....
Maintenant, stop! nos élèves ne sont pas des bêtes: nous oeuvrons pour qu'ils soient humains. C'est dire la responsablité qui est la nôtre et le devoir d'ascèse pour être un peu digne.
Digne ding dong: ok , je connais. Merci.

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

Moi aussi j'ai connu des Chauveau !

Écrit par : Jeremy | 25 janvier 2008

Une information qui devrait intéresser tout le monde ce soir :

"Les Chauveau : 11 571 personnes

11 571 personnes portent le nom Chauveau aujourd'hui en France selon les estimations de L'Internaute.

Le nom Chauveau figure au 352e rang des noms les plus portés en France."

Écrit par : catmano | 25 janvier 2008

Quand j'avais des fomations, je mettais parfois le souk du mieux que je pouvais.

Mon modèle : des collègues qui étaient allés voir un affreux nul sur le thème "la gestion de classe", et qui au bout de deux heures avaient mis le bazar. Ca devait être très drôle à voir.

Cela dit, je crois que Jean a tout à fait raison lorsqu'il dit que la première des priorités, c'est de redonner aux professeurs l'autorisation (qu'ils n'ont plus!) d'exercer leur autorité. On n'interdit plus les débordements des élèves, mais on interdit de donner des punitions.

Et merci à Robin de m'avoir fait découvrir "l'injonction contradictoire", concept que je ne connaissais pas, mais qui est EXACTEMENT ce que fait l'Education nationale face à l'autorité : "Soyez autoritaires, mais vous n'aurez pas le droit de l'être."

Et d'ailleurs, ce que l'on reproche aux formateurs IUFM, c'est plutôt au ministère qu'il faudrait le reprocher. Les formateurs ne choisissent pas les thèmes de leurs interventions ("Mémoire et compétences acquises", "illettrisme et diversité culturelle", "programes et hétérogénéïté", Evaluation sommative et choucroute garnie, etc.). Imaginez-vous broder pendant pendant cinq à sept heures sur un thème de ce genre qui vous est imposé !

J'en viens à penser que les formateurs ne sont finalement pas responsables de la situation des IUFM, comme les professeurs ne sont pas responsable de la situations des établissements.


Allez, pour rire, je vous donne un extrait du lien indiqué plus haut par Dugong (je crois).

Il y a 25000 euros à gagner (deux prix de 15000 et 10000 euros), mis en jeu par Xavier Darcos lui-même. 25000 euros, ce n'est rien, c'est juste mon salaire pendant quinze mois.
Voyez tout de suite à quoi servira cet argent !


Concours “Un cartable léger et solide”

Le poids des cartables représente aujourd’hui environ 20 % du poids de l’élève. Il est donc en moyenne deux fois trop élevé. Il importe maintenant d’agir de façon pragmatique et de donner sans délai des solutions concrètes. Outre l’organisation des établis sements scolaires, en lien notamment avec les collectivités locales, l’implication des enseignants et des parents, l’accompagnement des élèves, il faut réduire le poids du cartable. Tel est l’objet de ce concours, pour la conception d’un cartable léger et solide qui favorise l’innovation dans le cadre d’une double démarche d’éducation et de santé publique. Ce concours s’adresse à :
- des équipes de jeunes - élèves, étudiants, apprentis - en formation initiale dans un établissement de France métropolitaine, des départements et territoires d’outre-mer. Il vise principalement les formations des filières industrielles, commerciales et des arts appliqués ;
- des candidats individuels, adultes ne relevant pas d’un établissement de formation.

Règlement du concours
Monsieur Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, a annoncé dans la conférence de presse du mardi 24 octobre, relative au poids du cartable, l’organisation d’un concours pour concevoir un cartable léger et solide de moins de 1 kg.
Article 1 - Objectifs du concours Ce concours a pour objectifs : - de contribuer à la mise en place d’un projet de prévention relatif à la lutte contre le mal de dos ; - de favoriser l’innovation par la conception de cartables adaptés à l’âge, au poids et à la morphologie des écoliers et des collégiens ; - de conduire éventuellement au dépôt du modèle auprès de l’Institut national de la propriété industrielle.
Article 2 - Cahier des charges du cartable La conception et la réalisation du cartable léger et solide doivent prendre en compte les critères ou caractéristiques techniques suivants : - adapté au niveau d’enseignement ; - adapté à l’âge de l’élève ; - de poids inférieur à 1 kg ; - robuste, résistant aux chocs, au frottement, au stockage ; - d’usage pratique et de manipulation aisée ; - design moderne et adapté (filles, garçons...) ; - matériaux privilégiant une logique de développement durable.
Article 3 - Définition du concours Ce concours s’adresse à : - des équipes de jeunes - élèves, étudiants, apprentis - en formation initiale dans un établissement de France métropolitaine, des départements et territoires d’outre-mer. Il vise principalement les formations des filières industrielles, commerciales et des arts appliqués ; - des candidats individuels, adultes ne relevant pas d’un établissement de formation.

Organisé sur l’année civile 2008, il se conclura par un événement national et une remise de prix. Les candidats sont invités à concevoir et réaliser un cartable pour l’un des deux niveaux d’enseignements suivants : - école élémentaire ; - collège. • En ce qui concerne les jeunes en formation : - les projets seront réalisés par un ou des groupe(s) (élèves, étudiants, apprentis) ; - plusieurs équipes peuvent concourir au sein d’un même établissement ; - pour un même projet, des collaborations peuvent être engagées entre des formations de niveaux, de spécialités et d’établissements différents. Ces collaborations peuvent être justifiées par des problématiques liées au choix et à la mise en forme des matériaux, à l’étude et à la fabrication ; - la réalisation matérielle du produit, le choix des couleurs, des matériaux, du design, des techniques de fabrication sont laissés à l’initiative des équipes ; - la conception du produit devra être le fruit du travail mené par l’équipe de jeunes. Seule la réalisation du produit pourra être le fruit d’une collaboration avec des professionnels de l’artisanat, de l’industrie ou du commerce. • En ce qui concerne les candidats individuels : - la conception du produit devra être le fruit du travail mené par le candidat. Seule la réalisation du produit pourra être le fruit d’une collaboration avec des professionnels de l’artisanat, de l’industrie ou du commerce. Éléments attendus - une production finalisée qui répond aux critères et caractéristiques techniques du cartable ; - un dossier synthétique pouvant comprendre : . la recherche graphique et stylistique ; . la justification des choix : des matériaux, des parties constitutives du cartable en fonction de leur utilisation, des techniques de fabrication ; . une étude de faisabilité en termes d’industrialisation et de commercialisation ; . les partenariats mis en œuvre et la description de la contribution des partenaires ; . une brève présentation des membres de l’équipe concourante, la nature de la contribution de chacun et la démarche utilisée de la conception à la fabrication. La collaboration entre les acteurs de l’éducation et les partenaires industriels sera appréciée. Seules les réalisations finalisées et respectant le cahier des charges seront soumises au jury. Article 4 - Organisation du concours Modalités d’inscription et de participation Dès l’ouverture du concours, les équipes et candidats individuels font acte de candidature. - Jeunes en formation : la fiche d’inscription, dont le modèle est joint en annexe I, est transmise par le chef d’établissement. - Candidats individuels : le candidat renseigne la fiche d’inscription dont le modèle est joint en annexe II. Les fiches d’inscriptions sont téléchargeables sur le site du ministère de l’éducation nationale à l’adresse suivante http://www.education.gouv.fr/concourscartable/ Une fois complétées, elles seront adressées par courrier électronique au correspondant indiqué sur la fiche d’inscription. Jury Les membres du jury sont nommés par le ministre de l’éducation nationale. Le jury sera composé : - de professionnels du secteur concerné ; - de représentants de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ; - de représentants des parents d’élèves ; - de personnalités qualifiées. Le jury établit le classement des lauréats pour la remise des prix. Calendrier - les inscriptions au concours sont ouvertes jusqu’au 29 février 2008 (annexe I ou II) ; - les dossiers et les réalisations seront transmis à la DGESCO au plus tard le 5 décembre 2008 ; - la remise des prix s’effectuera en janvier 2009. Article 5 - Récompenses Les prix seront les suivants : - LE PREMIER PRIX, D'UN MONTANT DE 15000 EUROS sera attribué à la production la plus remarquable pouvant faire l’objet d’une industrialisation ; - LE DEUXIEME PRIX, D'UN MONTANT DE 10000 EUROS récompensera l’innovation “matières, concept et couleurs”. Les récompenses seront remises aux lauréats (établissements ou candidats individuels) lors d’une cérémonie organisée à Paris.

Écrit par : Jeremy | 25 janvier 2008

Oui, mais des Chauveau (x) qui font iech, y en a t-il des mâsses??????????????? Des idiot(es) cyniques, opportunistes, crétins comme tout, qui sirotent de la stratégie pour avoir du pouvoir, c'est rare non (manière de poser la question sur le mode candide.)? Objets Collectors, non?
Bref, je vais m'allonger et me préparer au sommeil avec des livres éveilleurs et de substantifique moëlle: rien de best for sleeping.
C'est du français, si si Monsieur! C'est Chauveau quiladi.

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

Jeremy,je viens de lire le délire: attention à l'apéro le vendredi soir. Ceci dit, je me marre!

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

Allez, pour ceux qui aiment Gérard, courez voir ce lien :
http://ia66.ac-montpellier.fr/IMG/doc/doc-576.doc

Voux y découvrirez notamment que pour apprendre à lire aux élèves de ZEP, il faut créer des "clubs coup de pouce clé".

En tout cas, pour apprendre à articuler, répéter à voix haute "club coup de pouce clé", c'est très bien.

Écrit par : Jeremy | 25 janvier 2008

C'est pas gentil , je vais me coucher plus tard que prévu. Ce Darcos et ses potes qui imaginent un concours magique, c'est du GONG des années 70. plein the TeaPot et youpi the Camember électrique.WOUAOU!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

Si vous avez tous lu le lien indiqué par Dugong, ou le copié-collé de l'extrait que j'en ai fait plus haut, vous lirez avec intérêt cette proposition innovante du rapport Attali :

"DÉCISION 9
Lancer des concours d’innovation.
Les collèges et lycées qui le souhaitent doivent pouvoir entrer en relation avec des universités, des centres de recherche et des entreprises pour organiser des « concours d’innovation » à destination de leurs élèves, pour développer de nouveaux services, ou de nouveaux produits, ou des oeuvres d’art. Ces concours encouragent l’innovation en même temps qu’ils promeuvent le travail de groupe. Les meilleures idées se voient attribuer un financement par les partenaires, pour réaliser un prototype ou un essai. Celles qui sont éventuellement commercialisées le sont ensuite au profit des élèves et des établissements scolaires."

Darcos/Attali, un exemple d'harmonie !

Écrit par : Jeremy | 25 janvier 2008

Quand je pense à ceux qui disent qu'on est désabusés et foutus... Non , notre rage ironique est plus forte. C'est pas vrai Jremy?

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

pardon:Jeremy!

C'est le vin d'Australie qui me fait contracter le pseudo.

Et maintenant , au li!

Bonne nuit les petits! POm POPOPOM POPOPOM POMPOM POMPOMPOM!

Écrit par : marabout | 25 janvier 2008

LIT avec un T à la fin.
BY!

Écrit par : Marabout | 25 janvier 2008

Pour pouvoir quitter le métier, j'ai choisi les truffes : 500 euros le kilo en liquide pour regarder le chien bosser, c'est pas mal. Qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur ? Et en plus ça rentre tout à fait dans le cadre de la pensée-cadichon !

Ecrit par : victor | 24 janvier 2008
Regarder bosser le chien??????????? Vous ne devez pas y aller tous les jours pour écrire ça!
C'est à peu près du même niveau que dire que les professeurs ne travaillent que dix huit heures par semaine trente-six semaines par an.

Ecrit par : dobolino | 25 janvier 2008

C'était une blague, en partie seulement car pour un trufaïre amateur comme moi que voulez -vous que je fasse d'autre qu'encourager ma chienne...de la voix ? Vous reniflez avec lui vous ? Ou alors il y a dans votre réponse une subtilité qui m'échappe à cette heure déjà tardive...
Bonne nuit !

Écrit par : victor | 25 janvier 2008

Je ne vous dis pas merci, Jeremy, pour votre lien vers les conseils du bon Gérard.
Je parcours et je m'énerve !
Me faire ça juste une petite heure avant que j'aille retrouver mes deux petits nouveaux "chauveautés" de la tête aux pieds dans leur ancienne école, c'est vraiment cruel !
Remarquez, si ! Ça va peut-être me rendre service. Normalement, le samedi, je ne fais pas lire les élèves à voix haute, ils récitent leur poésie, puis je leur lis la suivante, nous l'expliquons, nous la commentons, nous commençons à l'apprendre et enfin, ils la collent et l'illustrent.
Je pense que je vais profiter de ce moment de dessin pour faire de la désensibilisation chauveautique avec l'un, puis l'autre.
Alors, finalement, merci, Jeremy.

Écrit par : catmano | 26 janvier 2008

"J'en viens à penser que les formateurs ne sont finalement pas responsables de la situation des IUFM, comme les professeurs ne sont pas responsable de la situations des établissements. "

Ecrit par : Jeremy | 25 janvier 2008

Oui, merci, Jeremy.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2008

Qui alors est responsable des mémoires d'IUFM, TOUS remplis d'idéologie constructiviste ?

1- Darcos
2- Deus ex machina
3- Dugong
4- le gardien de l'IUFM
5- le génral Bigeard

Entourez la ou les bonne(s) réponse(s).

Écrit par : dugong | 26 janvier 2008

Un courriel me demande si "deux ex machina" désigne un groupe punko gothico métal.

La réponse est non.

"Darcos" non plus d'ailleurs. Lui, c'est plutôt un auteur à textes.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2008

Les formateurs en IUFM pas responsables?
Alors ça , c'est la meilleure!
Qui ne dit mot consent. Et puis, qui les oblige à l'être?

Écrit par : Jean | 26 janvier 2008

@Jean
Vous avez raison, plusieurs de mes ami(e)s ont démissionné de leur poste de formateurs parce qu'ils se trouvaient englués dans l'engrenage ifumiste.
En revanche, d'autres, plus pugnaces et plus libres , sont au contraire restés pour dénoncer, avec succès, le pédagogisme.
On trouve même des instructionnistes à l'IFUM, pas trop nombreux, hélas, mais utiles pour y contrebalancer les âneries qui s'y débitent .

Comment se fait-il que M. Attali (halte là, Attila) n'ait pas songé à laisser les élèves à la maison, et à réinventer la télévision scolaire (ou, ce qui serait plus lucratif, à vendre des CD et lDVD de cours aux parents). Cela stimulerait la croissance! Et les cartables seraient totalement allégés.

Au fait, avez-vous vu que la fille Pinault-valenciennes, qui payait l'ISF, touchait aussi le RMI dans les Hauts-de-Seine? Et on vient faire la morale aux chômeurs!

Écrit par : mouron rouge | 26 janvier 2008

"englués dans l'engrenage", voilà une drôle d'image.
Pardon, deux idées se sont télescopées, et j'ai relu trop vite. Décidément, on perd vite les bonnes habitudes quand on n'a plus de copies à corriger.

Écrit par : mouron rouge | 26 janvier 2008

Comment se fait-il que M. Attali (halte là, Attila) n'ait pas songé à laisser les élèves à la maison, et à réinventer la télévision scolaire (ou, ce qui serait plus lucratif, à vendre des CD et lDVD de cours aux parents). Cela stimulerait la croissance! Et les cartables seraient totalement allégés.

Ecrit par : mouron rouge

On y songe déjà :

"La priorité est de mieux former les 280 000 assistantes maternelles et l’ensemble des éducatrices de crèche pour qu’elles participent à l’acquisition par les enfants, dès les tout premiers mois de la vie, des éléments fondamentaux, dont le langage. Cette formation pourrait être largement effectuée par Internet, à coût très réduit, et pourrait être mise en place dès la rentrée 2009."

Rapport "Attali", page 26

N.B. : le lien "concours cartables", ce n'est pas dugong qui l'a mis, c'est moi. L'erreur d'attribution est excusable : nous avons beaucoup de choses en commun.

Écrit par : Moot | 26 janvier 2008

"Les formateurs en IUFM pas responsables?
Alors ça , c'est la meilleure!
Qui ne dit mot consent. Et puis, qui les oblige à l'être?"

A être quoi? Responsables? :-))

Ecrit par : Jean | 26 janvier 2008

"J'en viens à penser que les formateurs ne sont finalement pas responsables de la situation des IUFM, comme les professeurs ne sont pas responsable de la situations des établissements."

Ecrit par : Jeremy | 25 janvier 2008

Jean, si je lis bien le message de Jeremy, personne ne vous oblige non plus à enseigner en collège!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2008

C'était une blague, en partie seulement car pour un trufaïre amateur comme moi que voulez -vous que je fasse d'autre qu'encourager ma chienne...de la voix ? Vous reniflez avec lui vous ? Ou alors il y a dans votre réponse une subtilité qui m'échappe à cette heure déjà tardive...
Bonne nuit !

Ecrit par : victor | 25 janvier 2008

C'est autant de travail d'encourager un truffier que d'encourager un élève! Si votre chienne travaille seule, faites gaffe de ne pas vous la faire piquer ou tuer surtout si votre amateurisme s'exerce dans les truffières des autres!

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2008

Comment se fait-il que M. Attali (halte là, Attila) n'ait pas songé à laisser les élèves à la maison, et à réinventer la télévision scolaire (ou, ce qui serait plus lucratif, à vendre des CD et lDVD de cours aux parents). Cela stimulerait la croissance! Et les cartables seraient totalement allégés.

Ecrit par : mouron rouge

On y songe déjà :

"La priorité est de mieux former les 280 000 assistantes maternelles et l’ensemble des éducatrices de crèche pour qu’elles participent à l’acquisition par les enfants, dès les tout premiers mois de la vie, des éléments fondamentaux, dont le langage. Cette formation pourrait être largement effectuée par Internet, à coût très réduit, et pourrait être mise en place dès la rentrée 2009."

Rapport "Attali", page 26
Ecrit par : Moot | 26 janvier 2008

Et on fait d'une pierre deux coups.
Quand un nombre suffisant de ces futures assistantes maternelles et autres éducatrices de crèche aura réussi à cliquer les bonnes cases de leur "évaluation en ligne", on pourra supprimer toutes les classes d'école maternelle qui font tellement désordre dans le paysage éducatif.

Écrit par : catmano | 26 janvier 2008

@Christophe,
vous écrivez:

"Jean, si je lis bien le message de Jeremy, personne ne vous oblige non plus à enseigner en collège!"

Peut être aussi, bien que j'en doute, fait-il partie de ces professeurs agrégés qui sont affectés en collège contre leur gré, ce qui est INADMISSIBLE (qu'en pensez-vous ?) !

Écrit par : françois duhem | 26 janvier 2008

C'est en effet inadmissible. L'Éducation nationale pratique largement le gâchis de compétences, ses ronds-de-cuir méprisant les diplômes qu'elle décerne.

Écrit par : Moot | 26 janvier 2008

Oh, a priori, j'aurais plutôt tendance à être d'accord avec vous, François... Mais je n'ai jamais eu l'impression que Jean enseignait en collège contre son gré!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2008

J'avoue que quand je suis rentré dans le métier, muni d'une thèse et fraichement émoulu de l'agrégation externe (obtenue avec un bon classement), j'ai failli démissionner dans l'année pour la raison que vous décrivez: aux yeux des "formateurs", puis du rectorat, mes diplômes semblaient n'être qu'un handicap. Je n'oublierai jamais cette désillusion. Depuis, j'ai obtenu un poste correct, mais je n'arrive pas à éprouver un vrai respect pour ma hiérarchie.

Écrit par : françois duhem | 26 janvier 2008

C'est vrai que les "objets d'étude" (ou plutôt de non-étude), les "genres", les "registres", les "corpusssses", les "descriptifs", les "travaux d'écriture", tout ce barbouillage pseudo-culturel qui tient lieu de programme, très peu pour moi!

Écrit par : Jean | 26 janvier 2008

Bien sûr que pendant des années, tout agrégé sent ses compétences gâchées parce qu'on l'a parqué en collège; puis il perd une partie de ses compétences, puis il en acquiert d'autres sur le terrain. Certains, pour compenser le métier si peu gratifiant qu'ils exercent (quoiqu'ils y mettent beaucoup de passion) s'investissent dans une activité qui les sauve de la dépression; je me suis plongée dans la musique baroque et suis devenue un William Christie amateur tout à fait convenable.
Et puis quand on voit les programmes Viala, on se dit que le lycée n'est pas plus excitant et qu'il y a quelque beauté à la Cyrano à défier l'adversité et à transmettre à ces ados un peu de vraie littérature, beaucoup d'orthographe, la possibilité de s'exprimer avec l'écrit et la parole. Rarement, on a un moment de grâce: le nul qui embrasse sa copie parce qu'il a eu pour la première fois de sa vie la moyenne en dictée, le timide qui vous dit; "Madame, je voudrais bien continuer le latin en seconde", les agités qui se traitent de marauds et de bélitres dans le couloir en tentant quelques imparfaits du subjonctif hasardeux.
Il n'en reste pas moins que c'est un gâchis d'affecter tant de jeunes agrégés en collège et de gaspiller leur savoir et leur passion. Jean, serrons-nous la main.

Écrit par : Cunégonde | 26 janvier 2008

"les agités qui se traitent de marauds et de bélitres dans le couloir en tentant quelques imparfaits du subjonctif hasardeux."

Ecrit par : Cunégonde | 26 janvier 2008

Ca, c'est effecivement génial! Ca donne envie d'aller revoir "l'Esquive"!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2008

Les Grandes Ecoles, les prépas fabriquent l'élite???????
Elle est belle notre élite.
Je vous donne ce lien et prenez le temps d'y faire un saut, ce n'est pas long.
http://couchetard.over-blog.com/article-15569077.html
Une jeune docteur-vétérinaire, dotée d'un très convenable niveau d'écriture y narre diverses expériences.
Si mon lien fonctionne, vous découvrirez un texte sur l'histoire des bébés d'une bouledogue anlais, une histoire assez crade, suivie de quelques commentaires.
Bienvenue au pays des Bisounours où l'on apprend que l'éthique est une affaire personnelle, qu'il n'est pas question d'en débattre car cela pourrait suciter des conflits fatigants et stériles.
Voilà ce que la France moderne fabrique comme élite! Des gens sans ambition autre que s'aménager une bonne organisation travail-loisirs, pas d'à coups, surtout pas de questions de fond, pas de conflits, pas d'engagement pour ou contre. Aucune passion pour le débat constructif et pour les opinions d'autrui. Nombrilisme à cent pour cent!

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2008

Dobo, c'est vous le "pc" qui a posté quelques commentaires sur la page ? Si oui, est-ce que le choix de ce nouveau pseudo est un spécial-dédicace à Cadichon ? :p

Écrit par : Kap | 26 janvier 2008

Dobo, c'est vous le "pc" qui a posté quelques commentaires sur la page ? Si oui, est-ce que le choix de ce nouveau pseudo est un spécial-dédicace à Cadichon ? :p

Ecrit par : Kap | 26 janvier 2008

Comment vous avez deviné que pc, c'est moi?????
Non! Je ne pensais pas à Cadichon, ce sont mes initiales.

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2008

Michel Folco vient de publier son 4e roman "Même le mal se fait bien". Je l'ai commencé et c'est toujours aussi amusant.
Je me tiens les côtes. Avec (pour les mécréants et les anticléricaux) une remarquable qualité de blasphème ! Lisez Folco, un remède contre la morosité ambiante !

Écrit par : Japhet | 26 janvier 2008

Votre deuxième Auguste Chauvo, Dobolino, est conforme à l'attente de Gérard Chauveau. Ce "chercheur à l'Institut national de la recherche en pédagogie ", spécialiste de l'apprentissage de la lecture, a donné de précieux conseils dans un petit opuscule sympa qui se vend comme des petits pains, "Il a du mal à apprendre à lire, comment l'aider", dont j'ai tiré quelques extraits.

Pour l'instant, il fait son tour de France avec conférences obligatoires pour remettre dans le droit chemin les instits récalcitrants de ZEP : pensez-donc, certains enseignent le b-a ba, les enfants risquent d'apprendre à lire et à écrire, et de grimper dans l'échelle sociale, ce qu'il faut à tout prix éviter.

Et s'ils prenaient la place des petits bourges?

Chez nous, il aurait pu s'en dispenser : l'IUFM (Gérard Gonfroy en était le président : voir la lettre ouverte de Pedro Cordoba.) a tellement bien fait son travail que le b-a ba est rarissime. Tout le monde va l'écouter béatement, comme ces jeunes enseignants qui avaient écouté béatement Bentolila raconter de façon éhontée que quand un enfant s'aperçoit que le soleil tourne, il redécouvre ce que Foucault avait découvert avec son pendule.

Zut, C.Sibille (s'il me lit, ce qu'à Dieu ne plaise) va encore me dire galamment que je suis un sommum de bêtise, d'ignorance, de méchanceté et de perversité. (Excusez du peu, merci encore à François qui avait pris ma défense.)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 janvier 2008

Help! Qu'est-ce qui se passe ici?
Quand le maître n'est pas là, les souris (?) dansent...
Il est peut-être sequestré, mort ou enlevé on ne sait pas trop par qui!

Écrit par : LouBlan | 26 janvier 2008

"Il a du mal à apprendre à lire. "

Par Gérard Chauveau (chercheur à l’INRP, spécialiste de l’apprentissage de la lecture) et Carine Mayo.

Apprendre à lire en deux ans, une réalité ?

Selon les textes officiels, l’acquisition de la lecture commence en grande section pour se terminer à la fin du CE1. Si l’écart entre votre enfant et ses copains se creuse trop, il va être malheureux et perdre confiance en lui.

Comment l’aider.

Comprendre ce qui ne va pas.

- Des problèmes liés à la situation.

Pour la première fois, l’enfant est noté et se trouve confronté à la notion d’échec scolaire.

-Des notions mal acquises.

S’il a des difficultés pour se repérer dans le temps, dans l’espace, associées à d’autres difficultés (troubles du langage, aisance corporelle), il peut être utile de prendre rendez-vous avec le psychologue scolaire ou dans un centre médico-psycho-pédagogique pour faire un bilan de l’enfant.

-Et s’il était dyslexique ?

Le problème de la dyslexie, c’est qu’elle repose sur des notions qui varient selon les spécialistes. Selon l’OMS, on la reconnaît comme une « difficulté durable de l’apprentissage de la lecture »qui affecte des enfants « intelligents normalement scolarisés ». Là où ça se corse, c’est que certains spécialistes disent qu’un enfant sur dix est dyslexique, alors que d’autres avancent le chiffre d’un sur cent.

Le plan d’action de l’EN de 2002 préconise un dépistage par les médecins scolaires dès la GS. , avec à la clé un « projet individualisé de scolarisation ». Ce qui est sûr, c’est que les associations de parents d’enfants dyslexiques ne sont pas disposées à laisser dormir ce plan d’action au fond d’un placard !

-Des problèmes liés à l’enseignement de la lecture.

Sylvie croit qu’il y a deux sortes de « lire » : « lire comme avec maman », quand elle ânonne et déchiffre sans comprendre, et « lire comme avec la maîtresse », quand elle interprète l’image et devine ce qui est écrit.

C’est ce qui arrive quand l’adulte mélange tous les sens du mot « lire ». Il demande alors à l’enfant en train d’apprendre de tout faire en même temps : déchiffrer une suite de fragments écrits, lire à voix haute, comprendre ce qu’il lit.C’est, hélas, un très « bon » moyen de mettre l’apprenti lecteur en difficulté…

- Une question de méthode.

D’un côté une méthode globale accusée de tous les maux, une méthode syllabique qui revient à la mode surtout dans les médias : la guerre des méthodes n’a pas fini de faire couler de l’encre.

Pour apprendre à lire au XXIe siècle, l’enfant a besoin de s’appuyer sur deux savoir-faire : le décodage (le b-a –ba) et la recherche du sens (comprendre de qui et de quoi le texte parle). Les méthodes se répartissent en trois grandes tendances :

1) Les méthodes dites syllabiques ou phoniques.Elles proposent un exercice purement mécanique. L’enfant doit savoir déchiffrer, assembler les sons, mais on ne lui demande pas de comprendre ce qu’il lit.On lui fait lire des syllabes, des mots isolés, mais pas beaucoup de textes attrayants, ce qui peut le démotiver. Résultat : il ânonne. Heureusement, ce type de méthode est peu utilisé aujourd’hui.

2) Les méthodes dites globales ou idéovisuelles.Il a tendance à apprendre des textes par cœur et à fonctionner à la devinette. Le problème, c’est que l’enfant peut croire que l’on ne peut lire que des textes que l’on connaît déjà.

3) Les méthodes sans méthodes. Elles reposent sur l’idée qu’il suffit de mettre l’enfant en contact avec l’écrit pour qu’il apprenne à lire. Les élèves manipulent beaucoup de livres, ils collent des textes sur leur cahier, mais il n’y a pas de travail systématique sur la reconnaissance et l’analyse des mots.

Ces trois types de méthodes sont minoritaires, car la plupart des maîtres essaie de maintenir un équilibre entre décodage et compréhension.

La plupart sont des méthodes mixtes. Elles commencent par donner à l’enfant un petit capital de mots à apprendre par cœur puis elles lui apprennent à reconnaître les sons.

Pour réussir à lire, le petit écolier doit opérer un exercice de décentration, imaginer l’auteur du texte, se demander ce qu’il a voulu dire.

La capacité de savoir explorer un texte.
Pour comprendre le sens d’un texte, l’enfant doit lire la phrase en entier, faire des retours en arrière.

Pour mener cette activité complexe, il a besoin de savoir identifier les mots, mais aussi d’avoir une bonne connaissance du français et de sa grammaire.

S’il a compris intuitivement qu’en français on écrit d’abord le sujet, puis le verbe, puis le complément, il trouvera plus vite les groupes de mots et accédera plus facilement au sens.

Mieux vaut qu’il sache repérer les mots-outils, qui vont l’aider à faire un bon repérage de la phrase. Il doit balayer l’ensemble du texte pour l’analyser.

Tout commence avant le CP.
Le bout de chou va découvrir le passé simple (« Le loup courut au lit de la grand-mère et la mangea ».), mais aussi une syntaxe plus complexe (« Il (le père du petit chaperon rouge) allait tirer, quand tout à coup, l’idée lui vint que le loup avait pu manger la grand-mère… ».)

Peu à peu, il va se constituer un petit stock de mots. Ne faites pas trop attention à l’orthographe.
Certains parents vont jusqu’à enseigner l’alphabet ou à faire recopier des lignes d’écriture à leur enfant.

Il faut qu’il puisse faire la différence entre un album documentaire et un album racontant une histoire, expliquer ce que l’on trouve dans un dictionnaire, un journal, une recette, une notice de médicament, une fiche technique…

« Bébé éléphant joue dans la rivière ».

Il doit être capable de dire combien il ya de mots et de les repérer par déduction. On lui lit d’abord la phrase, puis on lui demande : « Montre-moi où tu crois que le mot « rivière » est marqué.
S’il se dit : « C’est le dernier mot » et pose son doigt dessus, c’est gagné ! (Qu’est-ce qui est gagné ? Le petit bout de chou (sic) sait-il lire ? Cette phrase, un summum d’imbécillité, me confirme dans mes idées que ce Chauveau n’a jamais enseigné malgré ses titres ronflants. A.M.V.)

Devenir lecteur, un long cheminement.

On a tendance à confondre ( en utilisant le terme ambigu apprendre) la méthode utilisée en classe avec les moyens utilisés par l’écolier pour essayer de lire. Cette approche est réductrice, car elle ne permet pas de comprendre comment l’enfant construit son savoir.

Aujourd’hui, on ne demande plus seulement à l’enfant de savoir déchiffrer un texte et de le lire à haute voix, on lui demande aussi de le comprendre.

A quoi ça sert de lire ?

Pour réussir dans son apprentissage, un enfant a besoin de se projeter dans l’avenir, d’élaborer un projet personnel de lecteur. En général, les enfants qui ne sont pas capables de citer quatre ou cinq raisons d’apprendre à lire connaissent des difficultés dans cet apprentissage.Ils ne voient pas les avantages que peut leur procurer le savoir-lire : l’accès à l’autonomie, aux connaissances à la culture…

Il faut être à la fois un chercheur de code et un chercheur de sens, car si un enfant sait seulement décoder, mais n’est pas un bon explorateur de texte, il ne comprendra rien à ce qu’il lit.

Parmi les types de difficultés rencontrées par les mauvais lecteurs de sept ans, il y a la difficulté à explorer le texte.

Ils ne parcourent pas l’ensemble du texte, mais lisent fragment par fragment, ou pratiquent la « pêche aux mots », c’est-à-dire qu’ils reconnaissent certains mots séparément, en se servant de leur mémoire visuelle, mais sont incapables de dire le sens du texte. Parfois même ils inventent carrément un morceau de l’histoire.

Pour certains, la lecture se limite au savoir-déchiffrer.
Essentiel, le rôle des adultes.
L’écolier va d’abord savoir lire et écrire à deux. Trop souvent cette étape est ignorée.

Deux conceptions pédagogiques s’opposent :
- Dans la première, la plus classique, l’enseignant transmet le savoir à l’enfant, dont l’esprit est un peu considéré comme une bouteille vide que l’on remplit.

- Dans la seconde, c’est l’enfant qui découvre tout seul le savoir.
- Il existe une troisième voie : celle de la coopération adulte-enfant.

Comment l’aider.

Suscitez sa curiosité.
Et si, pour lire, il fallait se mettre dans la peau d’un chercheur qui essaie de démonter un objet pour savoir comment il marche ?.
On lui propose de jouer au détective et de chercher des solutions dans sa tête.On peut le faire à partir de deux mots : par exemple, « éléphant » et « girafe ».

Mais au lieu de le laisser S’EPUISER à DECHIFFRER, on lui dit que l’un est « éléphant », l’autre « girafe ». A lui de trouver lequel. Ensuite, on peut l’aider à progresser en procédant par analogie : « Est-ce que tu connais d’autres mots où tu entends le son « é » ?. A force de comparer les mots les uns avec les autres, il va prendre conscience que la langue écrite transcrit les sons du langage.

Favorisez sa compréhension.
Lui demander de lire une phrase, pour lui, dans sa tête. On lui montre où elle commence et où elle finit, et on lui propose de lui dire les mots qu’il ne sait pas déchiffrer.

Ensuite on l’invite à raconter ce qu’il a compris, puis en dernier lieu lire la phrase tout haut. Ce faisant, on lui fait prendre conscience que lire, ce n’est pas déchiffrer des suites de syllabes et de mots, mais comprendre une petite histoire.

Le problème, c’est que lorsqu’un enfant lit directement à voix haute, il doit en même temps oraliser et percer le sens du texte.Il risque de monopoliser toute son attention sur le déchiffrage sans s’intéresser au sens.

Parlez-lui vrai.
Mieux vaut s’abstenir de lui dire que chaque fois qu’il voit un « b » et un « a », il doit lire « ba », ce qui est faux, et l’aider quand il bute sur un mot comme « bandit », en lui signalant qu’il doit lire « b » + « an ».

Les aides extérieures.
Un suivi par une orthophoniste peut s’avérer très utile, en outre il est remboursé par la sécurité sociale. Encore faut-il trouver la « bonne » professionnelle, celle qui justement ne se contentera pas d’appliquer une méthode syllabique, mais cherchera des exercices adaptés à votre enfant.

Reconnaissez que c'est gratiné.
J'aimerais avoir l'avis de ceux qui enseignent dans les petites classes.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 janvier 2008

"Zut, C.Sibille (s'il me lit, ce qu'à Dieu ne plaise) va encore me dire galamment que je suis un sommum de bêtise, d'ignorance, de méchanceté et de perversité. (Excusez du peu, merci encore à François qui avait pris ma défense.)

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 janvier 2008

J'ai lu celui-là, mais pas le suivant. Mon masochisme a des limites...
:-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2008

Votre message suivant, voulais-je dire, Anne-Marie.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2008

"Je préconise une cure de Charlie Hebdo à ceux qui prennent tout au premier degré"

Ecrit par : mouron rouge | 20 janvier 2008

Ils doivent lire le blog, à "Charlie", Mouron rouge... :-))

"Challenge
Daniel Barenboïm obtient un passeport palestinien, en plus de son passeport israélien. « C’est un ballon d’essai ! Si ça marche, j’essaie le double passeport flamand-wallon »."

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2008

En attendant, les profs sont toujours les mêmes! Ils sélectionnent une "élite" sur des critères scolaires et ne se posent aucune question quand ils constatent que ceux qu'ils placent au sommet de la hiérarchie sont tout juste capables d'éructer que l'éthique est une affaire personnelle et que leurs préoccupations familiales ont une place cent fois plus importante... Il y a des jours où franchement, je me pose des questions sur votre efficience!
Molette ne vous dérange pas? Vous lui avez collé des 18 du CP à la prépa mais tout va bien, la félicitant de ses résultats et de son application? C'est ce genre de pauvresse que vous voulez sélectionner? Vous me filez des boutons...

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2008

Loublan, vous intervenez peu et mal; chacune de vos manifestations est soit grotesque, soit complètement anecdotique: abstenez-vous donc. A propos, vous n'avez toujours pas répondu à ma question, êtes-vous oui ou non inspecteur de l'éducation nationale ?

Dobolino, vous faites un métier difficile, gardez le moral svp. Un de vos confrères vient de sauver mon bouvier des flandres préféré d'une mort certaine. Cela paraît idiot de s'émouvoir pour le sort d'une bête, mais c'est ainsi...

Écrit par : françois duhem | 26 janvier 2008

"abstenez-vous donc."

Ecrit par : françois duhem | 26 janvier 2008


"On" donne des ordres ici, maintenant?

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2008

C'était une blague, en partie seulement car pour un trufaïre amateur comme moi que voulez -vous que je fasse d'autre qu'encourager ma chienne...de la voix ? Vous reniflez avec lui vous ? Ou alors il y a dans votre réponse une subtilité qui m'échappe à cette heure déjà tardive...
Bonne nuit !

Ecrit par : victor | 25 janvier 2008

C'est autant de travail d'encourager un truffier que d'encourager un élève! Si votre chienne travaille seule, faites gaffe de ne pas vous la faire piquer ou tuer surtout si votre amateurisme s'exerce dans les truffières des autres!

Ecrit par : dobolino | 26 janvier 2008

Ben dis donc, bonjour le procès d'intention ! On dirait une mauvaise appréciation sur ma copie : après la maltraitance animale vl'a que j'ai triché maintenant et que je vais me faire sanctionner grave ! Vous êtes sûre que je ne risque pas moi-même le rapt ou la balle perdue ?
Dobolino, je ne vous imaginais pas en inspectrice revêche !

Écrit par : victor | 26 janvier 2008

Molette ne vous dérange pas? Vous lui avez collé des 18 du CP à la prépa mais tout va bien, la félicitant de ses résultats et de son application? C'est ce genre de pauvresse que vous voulez sélectionner? Vous me filez des boutons...

Ecrit par : dobolino

Que voulez-vous, ma bonne dame ? Les professeurs s'occupent de la science, pas de la conscience. Et ils regrettent souvent de voir que ce ne sont pas leurs élèves consciencieux, appliqués, etc. qui réussissent le mieux, non, ce sont ceux qui ont la plus grande gueule.

Bon, et puis de toute façon, quand on est éternel premier de la classe, on ne fait pas véto, on va à Sciences-pipo puis à l'ENA, ou à l'X (ça, c'est pour faire plaisir à papa) puis aux Mines (sans jamais toucher un caillou) ou à HEC.

Écrit par : Moot | 26 janvier 2008

"abstenez-vous donc".
Mais oui mais oui...

De toute façon il n'y a plus rien à dire : toujours les 3 ou 4 mêmes intervenants qui "se la pètent" en permanence...Et vous comptez faire changer quelque chose? Aucun espoir! Ronchonnez entre vous, ça ne dérange finalement pas grand monde.

Écrit par : Loublan | 27 janvier 2008

C'est tout le texte de Chauveau, Anne-Marie, qui est un summum d'imbécillité, un tissu de niaiseries. Ce type est un inutile. Au moins, il aura échappé à la médiocre condition d'enseignant. "Chercheur", quand même, c'est autre chose, même si on ne sert à rien! Comme Meirieu, comme Bentolila...

Tiens, au fait, toujours aucun détail sur l'inspection de l'excellent Ronin! Dommage!

Écrit par : Jean | 27 janvier 2008

"Ronchonnez entre vous..."
Lourde erreur, Maître Loublan! Ce blog est lu par un certain nombre de gens qui ne sont pas enseignants. Il est visité par bien plus de gens que ceux qui y "interviennent en permanence". Nous ne "ronchonnons pas ", nous exprimons un certain nombre de points de vue, et les sujets abordés sont du reste variés, à l'image de la vie de la classe. Ce n'est quand même pas notre faute si une mafia de crétins aux qualifications plus que douteuses mais à l'invraisemblable culot continue de se glisser auprès des princes qui nous gouvernent pour leur donner des conseils contraires aux véritables intérêts des élèves. Tant que Meirieu n'aura pas renoncé définitivement à s'exprimer sur l'école, nous serons moralement tenus de continuer à combattre ses conceptions parce qu'elles sont contraires à l'intérêt des élèves. Tant que les "séquences didactiques " n'auront pas été sinon interdites du moins fortement déconseillées par le ministère, nous répéterons, pour les visiteurs de passage sur le blog, combien elles sont néfastes.
Et parmi les visiteurs de passage quelque peu illustres, il y a très probablement Xavier Darcos lui-même ou ses conseillers.
Beaucoup de ce qui s'écrit ici est destiné secrètement à être lu par la rue de Grenelle.

Écrit par : Jean | 27 janvier 2008

Je suis d'accord avec Loublan, ça pleurniche quand même un peu, de temps en temps.
Et, surtout, le discours pourrait être vraiment crédible, si tant est qu'il soit vraiment lu en haut lieu, s'il était mesuré, et si certaines interventions ne frisaient pas la monomanie. Et si certains intervenants ne donnaient pas l'impression en permanence de vouloir absolument un retour à l'école de grand papa. (Et là, Jean, je ne parle pas de vous. Enfin, je ne crois pas).
Encore une fois, il y a des dysfonctionnements dans l'éducation nationale. Le socle de compétences, et les nouveaux critères d'évaluation qui l'accompagnent, ne me semble pas aller dans la bonne direction.
Mais les lecteurs doivent de temps en temps bien rire (jaune quelquefois) au vu de l'aspect caricatural, (le mot n'est pas trop fort) de certains messages.

"Tiens, au fait, toujours aucun détail sur l'inspection de l'excellent Ronin! Dommage!"

Ecrit par : Jean | 27 janvier 2008

Comment êtes-vous si sûr qu'il soit excellent? Simplement parce qu'il tape à bras raccourcis sur "les pédagogistes"? Ou l'avez-vous vous-même inspecté sans nous le dire?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

Par contre, la présence de toto aurait peut-être, paradoxalement, tendance à crédibiliser "bonnet d'âne" aux yeux d'éventuels lecteurs "haut placés". Après tout, tout royaume, (je ne dis pas: "toute cour") avait son bouffon.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

"Et si certains intervenants ne donnaient pas l'impression en permanence de vouloir absolument un retour à l'école de grand papa. (Et là, Jean, je ne parle pas de vous. Enfin, je ne crois pas)." (Christophe Sibille)

Bien sûr que Jean veut revenir à l'école de grand papa : supprimer les "séquences" pour les remplacer par de la grammaire et de beaux textes de littérature, au lieu de donner aux enfants la haine de la lecture en les faisant moisir sur des consignes incompréhensibles, et ces livres écrits par les chercheurs de fric de Nathan et autres éditeurs, dont Bentolila est me semble-t-il le meilleur exemple.

Le GRIP, dont le président Jean-Pierre Demailly vient d'être nommé à l'académie des sciences, "veut revenir à l'école de grand-papa", monsieur Sibille.

Les membres de SLECC passent leurs loisirs à refaire des programmes qui INSTRUISENT, qu'ils proposent au ministère, pour lutter contre les adeptes du contructivisme qui y grouillent, comme les propositions de G.Cohn-Bendit et de Jacques Attali viennent de le démontrer.

Heureusement, ils n'ont pas les loisirs que laisse le travail en IUFM, et ne lisent donc pas les insinuations désobligeantes (pour rester modérée) qui traînent sur ce blog.

Certains participants de ce blog feraient bien de s'interesser un peu à l'actualité, ne serait-ce qu'en lisant les journaux.

Les pays asiatiques ne nous ont pas attendus pour remettre au goût du jour "l école de grand-papa " : le livre de calcul de Singapour pour le CP enseigne les quatre opérations, comme le préconise SLECC.

(Chez nous, on apprend la division au 2 ème trimestre du CM1, et de façon si peu claire qu' en cinquième, les enfants doivent la réapprendre...en cours privé ou avec des bénévoles)

Moins de 10 % des jeunes qui sortent du lycée suivent des carrières scientifiques.
Un pays peut-il survivre avec 10 % de scientifiques?

Savez-vous combien d'Indiens sont informaticiens???
40 millions. Autrefois, les diamantaires étaient à Anvers. Maintenent, ils sont en Inde, y compris la taille, qui demande une très haute technicité, avec des appareils construits en Inde.

Votre spécialité étant la musique, Monsieur Sibille, vous-êtes vous aperçu que les Chinois étaient en passe de devenir les meilleurs : Yoyoma, ce n'est pas d'aujourd'hui, maintenant le très jeune et génial Lang-Lang : il y a ...60 millions de pianistes en Chine. (Ce nombre est peut-être à vérifier, car il émane de Bentolila, qui ment plus qu'il ne respire.)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2008

"Dysfonctionnements", dites-vous, Christophe?
Quand des générations entières sortent du collège en ne sachant pour ainsi dire rien ni en français ni en allemand ni en anglais ni en histoire par la faute de la "séquence" et autre fariboles pseudo-pédagogiques - même en latin les élèves ne savent rien -, quand, pour faire bonne mesure, des élèves sérieux ont passé toutes leurs années de collège dans des classes que deux ou trois voyous qui n'avaient rien à faire là perturbaient à longueur d'heure, quand des chefs d'établissements moulés à la pensée unique ne prennent pas les mesures nécessaires pour empêcher les perturbateurs de perturber et laissent casser leurs professeurs par lesdits perturbateurs, quand une bonne moitié des établissements présumés "scolaires" sont devenus des garderies épuisantes et vaines, sur lesquelles les élèves eux-mêmes crachent ( des "lieux de vie", qu'ils disent, les "pédagos" !), vous appelez ça pudiquement des "dysfonctionnements"!

Écrit par : Jean | 27 janvier 2008

Certainement, certainement, Anne-Marie... Mais demandez à Pedro Cordoba si revenir à l'école de grand-papa est la meilleure solution pour rattraper les chinois...
Je ne pense pas non plus que le GRIPP, ni la "troisième voie", qu'on ne peut pas suspecter de sympathie envers le ("pédagogisme"), préconisent non plus un retour à l'école de grand-papa. Simplement la prédominance des contenus sur la manière de les enseigner. En gros, la prédominance du fond sur la forme. Et, à cet égard, je suis totalement d'accord avec eux. Point n'est besoin d'envoyer des messages injurieux et caractériels pour défendre ces points de vue. Etat d'esprit caractériel qui vous a fait dire maintes et maintes sottises sur ce blog, (nager sur un tabouret, Brassens, pour citer les plus récentes.)
Ah, oui, la dernière en date; Yo Yo Ma, d'origine chinoise effectivement, est né en France, et a fait toutes ses études musicales aux états unis. Mais peut-être sont-ce les gènes qui déterminent le génie??? :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

Jean, pourquoi me parlez-vous comme si j'étais un inconditionnel de la séquence? Je vous ai déjà dit un certain nombre de fois déjà que c'était loin d'être mon cas, et vous continuez à foncer, tête baissée...

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

La "séquence" n'est pas un "dysfonctionnement", Christophe, mais un moyen imaginé en parfaite connaissance de cause par quelques illuminés matinés de démagogie et pétris d'un arrivisme crasse pour rendre impossible la pédagogie traditionnelle. En attaquant la "séquence", on s'en prend donc au coeur même du dispositif de destruction de l'enseignement.

Maintenant, je suis sans guère d'illusions (ça, c'est pour Loublan!). En "fonçant tête baissée", on se retrouve seul! Il suffit de voir autour de soi comment la plupart des professeurs dits de français se sont coulés avec délices dans la "séquence" "puisque c'est comme ça qu'il faut faire"! Je ne sache pas que la "séquence" ait déchaîné chez eux un ouragan de protestations. Juste une petite brise sur ce blog... Un des intérêts majeurs de la "séquence", c'est que ceux qui ne savent rien eux-mêmes peuvent faire semblant d'être professeurs! Que les élèves prennent le français en grippe et considèrent que c'est du bla-bla incompréhensible qui ne les concerne pas n'est pas leur problème.

Écrit par : Jean | 27 janvier 2008

P.S. Seul le Ministre peut mettre fin à la dictature de la "séquence". C'est ce que j'attends, évidemment.

Écrit par : Jean | 27 janvier 2008

Sibille, vous êtes vraiment de mauvaise foi.

1)" Apprendre à nager sur un tabouret", c'est une connerie qui n'est pas de mon cru, mais d'Eveline Charmeux. (L'avez-vous lu, il suffit de le chercher dans le site de Meirieu?ou gougueule)Vous faites semblant de me l'attribuer.

2 ) J'ai dit avoir pensé que Pierre Louki était le parolier de la chanson en question, étant donné que le parolier de la vingtaine de chansons de Brassens chantées par mes amis n'était pas précisé, et quand je me trompe, je ne me cramponne pas à mes erreurs, surtout quand il s'agit de détails aussi insignifiants; j'ai précisé qu'admirant beaucoup Pierre Louki, comme G. Brassens, je me foutais éperdument de savoir lequel ...etc

3) Je pense que vous n'êtes pas familier du site "Reconstruire l'école", vous y verriez qu'il y a une liste importante de "Livres anciens" scannés, dont tous les membres de SLECC se servent abondamment,pour proposer des méthodes qui instruisent, y compris de nombreux instituteurs.

Au point que Belin, qui est toujours à l'affût d'une affaire juteuse (après que mesdames Cuche et Sommer ont vendu 8000 "Lire avec Léo et Léa", Belin leur a proposé de l'éditer.
Avec les 100.000 Boscher vendus par an, aux "nostalgiques de l'école de grand-papa", méthodes de 1905, inchangée) a réédité la grammaire Berthou, qui se trouve sur le site de Pedro.

Il en va de même pour les livres anciens de mathématiques, qui servent de base aux projets de SLECC.

Si les méthodes "ringardes de grand-papa" de SLECC, et de tous les enseignants de ce blog, je pense à Catmano, que j'admire beaucoup, à Jean, Guillaume, Moot, Japhet, je ne peux tous les citer, qui transmettent le savoir, étaient utilisées partout, au lieu d'être ponctuellement acceptées par la DGesco et les inspecteurs, il n'y aurait pas 160000 jeunes qui sortent du lycée sans qualification chaque année, les enfants des ZEP ne seraient pas livrés à des expérimentateurs fous comme Gabriel Cohn-Bendit.

Il n'y aurait pas des milliers d'enfants envoyés dans les services hospitaliers et servant là encore de cobayes à des psychiatres qui ignorent les causes de ces soi-disant "dyslexies" dont on nous rebat les oreilles. (Allez voir les sites CORIDYS)

Ecoutez l'émission "un grand corps malade", on en reparlera.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2008

Vous êtes sûre que je ne risque pas moi-même le rapt ou la balle perdue ?
Dobolino, je ne vous imaginais pas en inspectrice revêche !

Ecrit par : victor | 26 janvier 2008

Ça, je ne vous le garantis pas! Dans le Tricastin, les trufficulteurs se sont organisés en commando de choc, treillis et fusil armé. Vaut mieux pas se promener tranquillement avec un chien ou sans. Les voleurs leur massacrent leurs truffières, les laissant éventuellement improductives pour plusieurs années. Ils sont très nerveux!
Je ne me posais pas en inspectrice mais en conseillère!

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Excellent livre de Michel Leroux, qui dit exactement la même chose que Jean. Et ce que je vis avec mes petites élèves.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2008

Tsonga a perdu... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

"Sibille, vous êtes vraiment de mauvaise foi."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2008

Mais non, Anne-Marie! Demandez à Yann, on en reparlera! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

Je ne crois pas que je veuille revenir à l’école de grand-papa, pas plus que je ne voudrais revenir à la mienne. D’ailleurs, n’est-ce pas la mienne, l’école de grand-maman ? Quel modèle devons-nous prendre et devons-nous prendre un modèle ?

L’école de mes grands-parents, pour ce qu’ils m’en ont raconté, c’était pour l’une le 11 novembre 1918 et la rédaction sur les méchants Boches enfin vaincus, les fessées, déculottée, devant la classe entière ; les prières récitées à chaque entrée en classe pour l’autre et le refus de présentation au certificat d’étude ; le refus d’un père pour l’entrée en 6° de son fiston pour le troisième sous prétexte qu’un fils d’imprimeur ne pouvait être qu’imprimeur ; « le poeuf, der Ochs ; la fââche, die Kuh ; fermez la porte, die Tür, mach’ zu ! » récités par la classe pour le dernier.

Celle de mes parents, mise à part la sinistre expérience des années de l’occupation, avec ses biscuits vitaminés, peut-être contaminés, son « Maréchal, nous voilà » du matin, ses concours de la meilleure rédaction sur les « artisans de France » et ses bagarres pour entrer au Lycée bien que fils d’ouvrier, semble leur avoir laissé de meilleurs souvenirs, malgré les classes de quarante-cinq élèves ou les humiliations pour vêtements ou maquillages non-conformes à l’Ecole Normale d’Institutrices. Elle semble, pour eux du moins, avoir vraiment joué son rôle d’ascenseur social et d’ouverture culturelle.

La mienne, en primaire et au collège, ressemblait beaucoup à sa grande sœur, celle de mes parents, les devoirs du soir en moins.
Je me souviens néanmoins avec horreur de la maîtresse de CP et de ses « indécrottables » sur la tête desquelles elle faisait entrer la lecture à coups de baguette en bambou, des élèves (dont moi, d’ailleurs) interdites de Lendit pour cause de nullité crasse en gymnastique rythmique, des travaux manuels réduits à la couture, de l’heure d’EPS par semaine qui sautait régulièrement (sauf pour préparer le Lendit !), des quelques séances annuelles de musique au guide-chant.
Ce n’est qu’aux environs de l’année de 3° (1970-1971) que nous avons commencé à voir quelques changements dans les programmes. La prof de français nous faisait dessiner des arbres pour compléter le dossier d’un ami sociologue sur les traumatismes des petits enfants du siècle dans leurs barres en béton. Elle nous expliquait, comme le firent ensuite les suivantes en 2° et 1°, que les élèves en avaient assez qu’on leur rabâche sans arrêt les mêmes textes et les mêmes auteurs (sans se rendre compte que nous, on ne nous rabâchait rien puisque nous arrivions dans leurs classes et que nous n’avions pas encore étudié le programme). La professeur d’Histoire de Seconde était très fière d’être la plus mal notée des agrégés d’Histoire de toute la France et ne nous a pas fait un cours de toute l’année, préférant nous faire débattre sur des sujets de société, celle de Philosophie en fit de même en Terminale.

Celle de mes enfants, dans les années 1980 – 1990, c’est aussi celle de mes débuts dans l’enseignement.
Moins d’heures de classe que nous, donc moins d’exercices d’entraînement, d’autant que l’EPS, les arts (musique et arts visuels), les sorties avaient acquis leurs lettres de noblesse. Une exigence de niveau néanmoins : à cette époque, je n’ai jamais vu un élève passer au CE1 non-lecteur, ni un autre entrer en 6° sans maîtriser les quatre opérations ou en faisant encore cinquante fautes dans une dictée de 90 à 100 mots (c’était la longueur que les Inspecteurs nous préconisaient pour la fin du CM2).
Les grandes perdantes de ces années-là furent l’Histoire, la Géographie et les Sciences. Très nombreuses étaient les classes où les élèves de l’élémentaire n’avaient aucune notion dans ces matières.
C’est pendant le collège de mes enfants que j’ai découvert l’ampleur de la catastrophe. En langues d’abord (très peu de vocabulaire, des phrases apprises par cœur, quasiment rien en grammaire, un ou deux malheureux exercices d’entraînement par quinzaine, en allemand et en latin, c’était notoirement insuffisant), puis en français, jamais de grammaire, jamais de dictées, des œuvres de la littérature de jeunesse jusqu’à la 4° pour l’aîné, jusqu’au Lycée pour la cadette. En mathématiques aussi, leur absence d’entraînement systématique m’atterrait et je m’évertuais à essayer de leur faire admettre que, selon moi, ils devaient connaître les théorèmes par cœur, en pure perte d’ailleurs, leur réponse étant : « Le prof l’a pas dit ! ».
J’ai failli tomber à la renverse quand le professeur principal de cette cadette m’a téléphoné pour me demander quelle orientation je leur conseillais pour celle-ci à l’issue de la seconde. J’ai vainement essayé de lui faire admettre que c’était à eux de me dire s’ils la sentaient capables de passer un bac général et d’entamer ensuite des études supérieures et de lui dire que j’étais moi-même bien démunie pour juger de son niveau mais il n’a rien voulu savoir et a refusé de me conseiller. L’orientation s’est donc faite « par défaut », sur les dires d’une gamine de 14 ans qui ne savait pas trop où elle en était.
J’avais déjà eu à me heurter aux « groupes de niveau » que les élèves choisissaient librement en mathématiques, le jour où, rencontrant le professeur et essayant de lui signaler que ma fille manquait cruellement de confiance en elle et qu’il serait peut-être bon de la pousser à rejoindre, si ce n’était le groupe 1, au moins le groupe 2 plutôt que de la laisser à 14 ou 15 de moyenne dans le groupe 3, celui-ci m’avait répondu qu’il ne tenait pas à pousser les élèves et qu’il ne voulait en aucun cas « favoriser les besogneux ».

Au cours de leurs années collège et lycée, l’école primaire continuait tranquillement sa descente. A chaque refonte des programmes, on nous enlevait des notions de français, de mathématiques, on nous proposait de nouvelles méthodes, plus respectueuses paraît-il du développement cognitif de l’enfant.
Je commençais à voir arriver des petits nouveaux non lecteurs au CE1 ou même plus tard. Les collègues de maternelle empilaient projet sur projet sans se préoccuper une seconde de l’intérêt suscité par les activités qu’elles programmaient tant au point de vue des acquisitions scolaires qu’à celui de l’investissement personnel des tout-petits dans ce nouveau projet.
En élémentaire, je me retrouvais souvent la seule à considérer que mon métier était de leur apprendre pas à pas des notions de français ou de mathématiques, d’histoire, de géographie ou de sciences tout en leur donnant l’occasion d’exercer leur corps en EPS et de découvrir les arts.
De plus en plus de collègues passaient d’évaluations en remédiations, de projet d’école bien ronflant censés « donner du sens aux apprentissages » en nouvelles organisations du temps scolaire (CATE, classes à PAC, et autres usines à gaz aux noms ronflants).
Alors, laquelle de ces écoles choisir ? C’est un peu compliqué.

On ne fera de toute façon jamais la même chose en vingt-quatre heures que ce que pouvaient faire les instituteurs des années 30 en trente heures.
Remettre les apprentissages fondamentaux au goût du jour, cela fait bientôt trente ans que l’on m’en rebat les oreilles à chaque animation pédagogique en me proposant ensuite des méthodes délirantes pour y arriver tout ça parce que l’on ne veut pas revenir sur l’affirmation selon laquelle un enfant ne peut apprendre que ce qu’il a découvert lui-même. Tout ça parce qu’on a oublié, à l’école comme à la maison, qu’un enfant n’est pas un adulte en miniature, qu’il n’a ni les mêmes besoins, ni les mêmes envies, ni la même façon de comprendre ce qui lui arrive.

Alors, une école nouvelle où l’on montre à l’élève le chemin au lieu de le laisser se perdre, réellement orientée vers les fondamentaux « bruts de décoffrage » dans toutes les matières, et aussi, d'urgence, des théories nouvelles diffusées largement dans la société qui démontent le mythe de l’enfant prescripteur, consommateur, décideur averti et naturellement avide de connaissances ( et cette dernière "clause" n'est pas gagnée d'avance !).

Écrit par : catmano | 27 janvier 2008

Molette ne vous dérange pas? Vous lui avez collé des 18 du CP à la prépa mais tout va bien, la félicitant de ses résultats et de son application? C'est ce genre de pauvresse que vous voulez sélectionner? Vous me filez des boutons...

Ecrit par : dobolino

Que voulez-vous, ma bonne dame ? Les professeurs s'occupent de la science, pas de la conscience. Et ils regrettent souvent de voir que ce ne sont pas leurs élèves consciencieux, appliqués, etc. qui réussissent le mieux, non, ce sont ceux qui ont la plus grande gueule.

Bon, et puis de toute façon, quand on est éternel premier de la classe, on ne fait pas véto, on va à Sciences-pipo puis à l'ENA, ou à l'X (ça, c'est pour faire plaisir à papa) puis aux Mines (sans jamais toucher un caillou) ou à HEC.

Ecrit par : Moot | 26 janvier 2008

Il est évident qu'un prof de physique n'est pas là, sauf exception pour éveiller les consciences. Je m'adressais aux profs de Lettres, étant entendu qu'il est bien rare qu'un futur élève de prépa soit mal noté en matières littéraires au lycée; Je me posais également la question du bien-fondé des épreuves des Concours d'entrée. Elles sont peut-être les moins mauvaises possibles mais...
Je parle sans rancœur puisque je suis venue à bout des épreuves qui m'ont été imposées assez facilement que ce soit au concours d'entrée ou au sein de l'Ecole. Yann aussi d'ailleurs! Mais j'ai le sentiment que lui et moi sommes plus des erreurs de sélection que des modèles de réussite. Nous nous posons trop de questions, nous sommes trop "intello". Notre travail a une dimension éthique, comme notre vie, et cela hérisse les Molettes qui sont la majorité. Tant mieux pour nous si nous sommes passés au travers des mailles du filet mais j'ai depuis longtemps le sentiment que ce filet était bel et bien disposé pour exclure toute forme d'originalité. Parmi les originaux de notre profession, nombreux sont ceux qui s'échappent vers le combat politique. D'autres s'orientent vers la spécialisation mais le parcours est difficile, les labos pharmaceutiques d'une part, les firmes agro-alimentaires d'autre part (pour les ruraux) rendent un parcours gagnant sans compromission très difficile.
En ce qui concerne d'autres concours bien plus réputés difficiles que le nôtre, je vous résumerai une petite histoire de famille. Mon père Normal'Sup Saint Cloud et sa seconde épouse Sèvrienne, tous deux en allemand, ont un fils qui était brillant en toutes matières et très versé vers la littérature et la poésie, autant qu'en mathématiques. Ce fils aurait aimé présenter la Rue d'Ulm en Lettres Classiques. Ses parents l'en ont dissuadé pour le motif suivant: "Tu es beaucoup trop original pour avoir toutes tes chances. Cette originalité pourrait te faire échouer". Il a fait l'X et les Mines. Là, son niveau de conscience morale et politique, son goût caractérisé pour l'humanisme, son originalité et sa liberté de pensée passaient au second plan et ce n'est pas sur ces critères qu'il était sélectionné. Il était même impossible de le planter là-dessus autant que le sélectionner. Par contre, s'il avait, comme son épouse, choisi de faire l'ENA, il aurait souffert le martyr. Celle-ci se couvrait de boutons et de plaques d'eczéma dès son arrivée à l'école... Elle a vaincu mais il lui a fallu une sacrée dose d'abnégation et énormément de volonté!

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

P.S. Seul le Ministre peut mettre fin à la dictature de la "séquence". C'est ce que j'attends, évidemment.

Ecrit par : Jean | 27 janvier 2008

Seulement le ministre n'est pas Staline d'une part et d'autre part ça l'arrange bien que les élèves n'apprennent rien à l'école, car le but de l'école n'est pas d'instruire mais d'évaluer (et les profs avec...) ce qu'elle n'a pas enseigné.

Tout le monde sait qu'aujourd'hui les bons élèves que distinguent les diplômes doivent bien plus aux apprentissages faits en dehors de l'école qu'à l'école. Tout est fait dans la fabrique la plus dispendieuse du monde, pour que le savoir, comme les revenus des habitants soient les plus faibles pour les uns et les plus élevés pour quelques autres.

Comment ne pas admettre cette inexorable mécanique en oeuvre dans le quotidien de l'appareil scolaire, chargé d'évaluer et d'expliciter ce qu'il convient d'ignorer pour être un bon producteur et un docile citoyen?

D'autre part, l'idée que la très faible productivité de l'école résulte de l'emploi par les transmetteurs (en réalité, évaluateurs de ce qu'ils n'ont pas pu enseigner) de mauvaises méthodes pédagogique est une façon de reconnaître qu'il y a au bout du compte, de la pédagogie, des méthodes plus ou moins efficaces pour transvaser les contenus objectivés. Une façon d'admettre qu'enseigner consiste à transmettre un contenu objectif à quelqu'ignorant qui s'ignore. Une manière de placer l'apprenant dans la posture de l'ignorant, ce qu'il finit par devenir et incarner. Combien de professeurs agrégés de lettres classiques qui inter-viennent et inter-disent sur ce blog se sont avérés être au lycée des cancres en maths, ou en sport, des incapables à aligner deux phrases correctes en anglais?

La principale raison de la très faible productivité de l'école n'est donc pas l'inefficacité des méthodes, mais plutôt le message que, dès le départ, dès la maternelle, l'école diffuse aux élèves et qu'ils intériorisent très vite: vous êtes des ignorants en puissance et en actes. Puisque le savoir c'est moi qui l'ai , l'ayant acquis au bout de longues études universitaires. Même à l'Univesité les étudiants sont à ce point infantilisés et conçus comme des incultes et incapables de penser qu'il n'ont pas d'autres choix que d'en donner la preuve aux évaluateurs, lorsqu'ils parviennent à terminer l'année!
Et a présent, c'est au tour des profs eux-mêmes, tôt ou tard évalués et notés qu'ils seront par la doxa
de se préparer à ne pas trop en savoir, à mettre de côté tout ce qui dans la rencontre pédagogique n'est pas explicitement commandé dans le catalogue de la redoute ministériel.

Écrit par : marigot le cuistre | 27 janvier 2008

"abstenez-vous donc".
Mais oui mais oui...

De toute façon il n'y a plus rien à dire : toujours les 3 ou 4 mêmes intervenants qui "se la pètent" en permanence...Et vous comptez faire changer quelque chose? Aucun espoir! Ronchonnez entre vous, ça ne dérange finalement pas grand monde.

Ecrit par : Loublan | 27 janvier 2008
Vous êtes cousin avec Molette?

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Où on rejoint aussi l'éthique : une mère (divorcée) explique qu'elle met son fils de 15 ans à l'internat alors qu'elle habite à 300 m du lycée.
Motif : « Il me parle trop pendant que je regarde la télé. »

Écrit par : LaRiba | 27 janvier 2008

Lariba a écrit : "Où on rejoint aussi l'éthique : une mère (divorcée) explique qu'elle met son fils de 15 ans à l'internat alors qu'elle habite à 300 m du lycée.
Motif : « Il me parle trop pendant que je regarde la télé. »"

Très bien, très cohérent : à l'internat, son fils sera tranquille pour écouter NRJ sur son privateur sensoriel (iPod en anglais). Il n'existe pas, à l'heure actuelle de meilleure prépa-TF1 que NRJ. En tout cas, c'est la plus demandée.

Que demande le peuple ?

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Où on rejoint aussi l'éthique : une mère (divorcée) explique qu'elle met son fils de 15 ans à l'internat alors qu'elle habite à 300 m du lycée.
Motif : « Il me parle trop pendant que je regarde la télé. »

Ecrit par : LaRiba | 27 janvier 2008
J'en connais une qui s'est battu pour la garde alternée parce que c'est libérateur!

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Et moi, j'en connais deux qui sont parties en expliquant à leurs gosses de quatre à dix ans qu'elles préféraient les laisser à leurs pères respectifs car elles n'auraient jamais imaginé que cela puisse être si chiant de s'occuper de gamins et une autre qui a fait bien pire.

Écrit par : catmano | 27 janvier 2008

"Peut être aussi, bien que j'en doute, fait-il partie de ces professeurs agrégés qui sont affectés en collège contre leur gré, ce qui est INADMISSIBLE (qu'en pensez-vous ?) "

Juste un point à relever: quand c'est un choix pour la disponibilité et faire d'autres choses plus épanouissantes, rien à dire! Maintenant préférer le Lycée??? A part les prépa qui forment des "élitres" , je ne vois pas l'intérêt. C'est de la copie à chier en quantité déprimante.
Et la suite pour les élèves et leurs parents: sélection encore plus terrible, les grandes écoles et le déménagement qui coûte une fortune. Tout ça parce que pas de sélection depuis le collège. Je sais , c'est très vilain ce que je "bave".

Entre habitués du Blog, ça fonctionne mais hélas ceux que l'on critique ici sont sourds à tout ce qui se dit ici et combien l'ignorent? On se chatouille pour se trémousser d'aise et se défouler. Bon, ça trouve vite ses limites, non? Après , c'est de l'addiction au PC blog. A mon point de vue, tout relatif, of course.

Amicalement à tous.

Écrit par : Marabout | 27 janvier 2008

"Entre habitués du Blog, ça fonctionne mais hélas ceux que l'on critique ici sont sourds à tout ce qui se dit ici et combien l'ignorent? On se chatouille pour se trémousser d'aise et se défouler. Bon, ça trouve vite ses limites, non?"

Pour sûr !

Cher Marabout, je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de gens qui viennent sur ce blog en pensant que c'est une structure nécessaire et suffisante aux maux du Moloch.

Ensuite il y a les structures qui agissent en faisant tout le travail de bénédictin * : on vous attend au GRIP !

* marque déposée

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Anne-Marie, quand vous sévissez sur "lire et écrire", vous employez un ton nettement plus insupportable que dans votre dernier message, (et je prends acte de cet "adoucissement").
Mais, à ce que je sache, vous n'avez jamais fait aucune excuse au sujet du fil que vous aviez intitulé, là-bas: "LES professeurs d'IUFM, CES débiles mentaux." Suite de mots qui est, d'ailleurs, l'origine de nos chicaneries, (qui auraient vraisemblablement eu lieu autrement, ceci étant dit.)
Je pense que la plupart des blogueurs ici-présents sont suffisamment calés en grammaire française pour appréhender le sens exact des deux déterminants que vous avez employés dans cette suite de mots.
Vous aussi, d'ailleurs.
A moins que, comme plusieurs blogueurs vous l'ont également fait remarquer en plusieurs occasions ici, vous n'ayez été une fois encore légèrement approximative?
Alors, incompétence ou diffamation?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

Communiqué de presse
Forte mobilisation dans les écoles

Plus de 50 % des enseignants des écoles maternelles et élémentaires sont en grève aujourd'hui. Pour la deuxième fois cette année, une majorité de personnels des écoles interpellent avec force, aux côtés de l'ensemble des fonctionnaires, le gouvernement.

Les annonces du ministre de l'éducation nationale, en matière de réécriture des programmes, du système d'évaluation, de publication des résultats école par école, de la remise en cause de la laïcité ou du droit de grève avec le service d'accueil minimum, soulèvent inquiétudes et exaspération.

Le report des opérations de carte scolaire après les élections municipales confirme la volonté du gouvernement de masquer, en pleine campagne électorale, les insuffisances d'un budget qui ne permet pas de faire face à la hausse du nombre d'élèves, de mettre en place «Plus de maîtres que de classe » et d'améliorer la formation des enseignants.

Assurer la réussite de tous les élèves nécessite d'autres mesures: baisse des effectifs, meilleure scolarisation des élèves en maternelle, développement de la formation continue, augmentation du temps de concertation, des aides aux élèves en difficulté (RASED) : il faut au contraire un budget ambitieux !

Alors que l'ampleur de ce mouvement exige du ministre des réponses tant en matière d'évolution du pouvoir d'achat que d'avenir du système éducatif, celui-ci se borne à annoncer une mesure législative sur le droit de grève des enseignants.

En l’absence de réponse gouvernementale, le SNUipp, avec la FSU proposera de nouvelles initiatives unitaires et appelle à participer aux initiatives départementales communes aux salariés du public et du privé sur le pouvoir d'achat.

Paris, le 24 janvier 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

C. Sibille a écrit : "En l’absence de réponse gouvernementale, le SNUipp, avec la FSU proposera de nouvelles initiatives unitaires"

Avec ou sans le SNALC ?

Je plaisante. Je n'ai pas plus à faire de l'un que de l'autre mais je rigole quand même sur l'usage très chaotique de l'adjectif "unitaire".

"A moins que, comme plusieurs blogueurs vous l'ont également fait remarquer en plusieurs occasions ici, vous n'ayez été une fois encore légèrement approximatif ?"

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Dans le Tricastin, les trufficulteurs se sont organisés en commando de choc, treillis et fusil armé. Vaut mieux pas se promener tranquillement avec un chien ou sans. Les voleurs leur massacrent leurs truffières, les laissant éventuellement improductives pour plusieurs années. Ils sont très nerveux!
Je ne me posais pas en inspectrice mais en conseillère!

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Mais il ne peut y avoir de vraies truffes qu'en Quercy ! Que me parlez-vous du "tricastin" ? Leurs truffières ont toujours été improductives et ils mettent ça sur le compte de "voleurs"? Quelle idée de travailler au pays de Tartarin !

Écrit par : victor | 27 janvier 2008

"Mais il ne peut y avoir de vraies truffes qu'en Quercy ! Que me parlez-vous du "tricastin" ? Leurs truffières ont toujours été improductives et ils mettent ça sur le compte de "voleurs"? Quelle idée de travailler au pays de Tartarin !"

Ca c'est une vraie provoc !

Un bon paquet de ceux qui vivent dans le sud et à l'est du Rhône sont persuadés qu'ils vivent dans le seul endroit digne de ce nom en France.

Il ne faut surtout pas leur dire qu'il existe un ailleurs ! Et encore moins dans le sud ouest !!

La culture des masses, comme celle des truffes, a des limites.

No pasaran !

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Le communiqué du SNUIPP...

La "réécriture des programmes" les embête beaucoup parce qu'elle va vraisemblablement en finir avec l'idéologie de l'élève au centre. Or, comme la FSU est toute dégoulinante de pédagogisme (il faut, glapit-elle depuis des lustres, "enseigner autrement"!), les projets de Darcos lui font très peur. L'intérêt des élèves dans tout ça , elle s'en tape...

"Améliorer la formation des enseignants"... Ben voyons! Encore plus d'IUFM, de stages bidon, de formateurs syndiqués à la FSU... Dans la novlangue de la FSU, "améliorer", c'est "dégrader".

"Améliorer la réussite de tous les élèves"... Avec les mêmes pseudo-méthodes pédagogiques, avec la quasi-interdiction de réprimer? Du pipeau!

"Augmentation du temps de concertation"... Alors là on se demande si à la FSU ils sont encore nets, comme on dit! Car chacun sait bien au Ministère et ailleurs qu'un "temps de concertation" octroyé aux professeurs dans leur service est parfaitement inutile: tous les professeurs se concertent et se sont toujours concertés , et cela dans les structures existantes ( à la salle des professeurs, à la cantine, au hasard des croisements dans les couloirs). Quand on a quelque chose à se dire au sujet d'un élève, on le fait déjà très naturellement et très bien. Derrière ce désir que soient fixés des temps de concertation obligatoires se cache en réalité une autre intention que je vous laisse deviner...

Décidément, à la FSU, on porte encore les lunettes en bois de l'idéologie...

Écrit par : Jean | 27 janvier 2008

Les musulmans qui veulent vivre selon la loi de la Sharia Islamique se sont fait dire tout récemment de quitter l'Australie, dans le but de parer à d'éventuelles attaques terroristes, le gouvernement ayant ciblé les radicaux.

Apparemment, le premier ministre John Howard a choqué quelques musulmans australiens en déclarant qu'il appuyait des agences espions chargées de surveiller les mosquées de la nation.

Citation: " LES IMMIGRANTS, NON AUSTRALIENS, DOIVENT S'ADAPTER. A Prendre ou à Laisser, je suis fatigué que cette nation s'inquiète de savoir si nous offensons certains individus ou leur culture.

Depuis les attaques terroristes à Bali, nous assistons à une montée de patriotisme chez la majorité des Australiens." "Notre culture s'est développée depuis plus de deux siècles de luttes, d'habileté et de victoires par des millions d'hommes et de femmes qui ont recherché la liberté."

"Notre langue officielle est l'ANGLAIS; pas l'Espagnol, le Libanais, l'Arabe, le Chinois, le Japonais, ou n'importe quelle autre langue. Par conséquent, si vous désirez faire partie de notre société, apprenez en la langue!"

"La plupart des Australiens croient en Dieu. Il ne s'agit pas d'obligation chrétienne, d'influence de la droite ou de pression politique mais c'est un fait, parce que des hommes et des femmes ont fondé cette nation sur des principes chrétiens, et cela est officiellement enseigné. Il est parfaitement approprié de les afficher sur les murs de nos écoles.
Si Dieu vous offense, je vous suggère alors d'envisager une autre partie du monde.
Dieu fait partie de notre culture."
"Nous accepterons vos croyances sans poser de question.Tout ce que nous vous demandons c'est d'accepter les nôtres, et de vivre en harmornie pacifiquement avec nous."

"Ici c'est NOTRE PAYS, NOTRE TERRE, et NOTRE STYLE DE VIE. et nous vous offrons l'opportunité de profiter de tout cela. Mais si vous en avez assez de vous plaindre, de vous en prendre à notre drapeau, notre engagement, nos croyances chrétiennes, ou de notre style de vie, je vous encourage fortement à profiter d'une autre grande liberté Autralienne, "LE DROIT DE PARTIR."
"Si vous n'êtes pas heureux ici, alors PARTEZ. Nous ne vous avons pas forcés à venir ici. Vous avez demandé à être ici. Alors acceptez le pays qui VOUS a accepté."

Écrit par : Titine | 27 janvier 2008

"C. Sibille a écrit : "En l’absence de réponse gouvernementale, le SNUipp, avec la FSU proposera de nouvelles initiatives unitaires"

Avec ou sans le SNALC ?

Je plaisante. Je n'ai pas plus à faire de l'un que de l'autre mais je rigole quand même sur l'usage très chaotique de l'adjectif "unitaire".

"A moins que, comme plusieurs blogueurs vous l'ont également fait remarquer en plusieurs occasions ici, vous n'ayez été une fois encore légèrement approximatif ?""

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2008

Dugong, là, ce n'est pas moi qui suis de mauvaise foi! Vous avez lu, en haut, "communiqué de presse". Du SNUIPP. Même s'il y a ma signature en bas du message envoyé, je n'en suis pas l'auteur! Je ne suis même pas à la FSU. Ni au SNALC, remarquez.
Ceci-dit, je suis aussi plutôt pour trouver un terrain d'entente entre centrales syndicales! Mais si prendre parti contre le service minimum est faire preuve d'idéologie...

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

"Nous accepterons vos croyances sans poser de question."

Ecrit par : Titine | 27 janvier 2008

Les mécréants sont-ils acceptés?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

A moins que, comme plusieurs blogueurs vous l'ont également fait remarquer en plusieurs occasions ici,

Comme d'autres vous ont fait remarquer encore récemment vos incohérences et l'insuffisante vérification de vos informations piquées sur le net.

Écrit par : Guillaume | 27 janvier 2008

Guillaume, relisez! Je me suis expliqué à ce sujet... Cela n'a absolument rien à voir avec de l'approximation. Avec une once de provocation, ça, c'est certain. Je le revendique.
Et vous redis que la réalité dépasse certainement "l'affliction."

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

C. Sibille a écrit : "Vous avez lu, en haut, "communiqué de presse". Du SNUIPP. Même s'il y a ma signature en bas du message envoyé, je n'en suis pas l'auteur! Je ne suis même pas à la FSU. Ni au SNALC, remarquez."

En le livrant "sec", vous vous en faites le relais servile.

Ne vous est-il jamais venu à l'idée qu'on pouvait amender un texte syndical ? Voire le critiquer ?

Et si le texte du SNUipp contenait un paragraphe sur la nécessité pour tout professeur d'IUFM de traverser l'Australie en kangourou ?

Religiosité frileuse, quand tu nous tiens !

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Voilà, pour réfléchir un peu: une interview de Finkielkraut dans Libération d'hier:

"Vous êtes un intellectuel. Comment vous définiriez-vous ?

Je ne sais pas qui je suis. Je sais que j’ai été un élève consciencieux et moins doué que voué, par l’angoisse, à faire de bonnes études. J’ai été admis en 1969 à l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, j’ai passé trois ans plus tard une agrégation de lettres modernes, j’ai enseigné le français pendant deux ans dans un lycée technique à Beauvais, puis aux Etats-Unis, à l’université de Berkeley. J’ai écrit mes premiers livres avec Pascal Bruckner, puis j’ai essayé d’unir, dans mon écriture et mon enseignement à l’Ecole polytechnique, la passion littéraire et, plus tardive, mais non moins intense, la passion philosophique. Il est dit de moi, depuis la Défaite de la pensée (Gallimard, 1987), que j’ai trahi la gauche et que je suis une «pleureuse réactionnaire». La Querelle de l’école (éditions Stock), qui vient de paraître, n’a pas arrangé les choses. C’est complètement idiot. Mais je ne cherche plus à me justifier ni à montrer patte blanche à qui que ce soit. Je prends acte de cette mauvaise nouvelle : la démocratie est sortie de son lit et elle envahit des espaces où elle n’a rien à faire, notamment l’éducation et la culture. Or refuser la dissymétrie institutionnelle de l’école pour en faire une communauté éducative, c’est tuer l’école. Refuser la hiérarchie des valeurs esthétiques, la distinction entre la culture et l’inculture, ou même entre la beauté et la trivialité, c’est tuer la culture. Ce meurtre est-il de gauche ?

Vous défendez l’idée qu’il doit y avoir de la sélection, qu’il faut mettre fin à la démagogie à l’école. Or, dans «la Querelle de l’école», il est dit que la France est l’un des pays occidentaux qui pratique le plus la sélection. Pourquoi déniez-vous le droit à la réussite pour tous ? Vous n’êtes pas d’accord avec cet autre slogan : «A chacun selon ses talents et ses mérites» ?

Le drame de notre temps, c’est la transformation de toutes choses matérielles ou spirituelles en droits de l’homme. Nous avons ainsi changé d’époque et d’idéal : l’enfant gâté succède à l’homme cultivé. Tout le monde, c’est vrai, n’est pas gâté - loin de là. Tout le monde n’est pas consommateur de tout, mais tout le monde veut l’être et le proclame. Le droit à la réussite constitue l’élève en client et en produit de la fabrique scolaire. Si le produit est défectueux, le client et ses parents sont fondés à se plaindre. Ce drôle de droit court-circuite la culture, c’est-à-dire l’effort, l’élévation que permet l’école mais qu’elle ne peut faire à la place de l’élève. La métaphore de l’ascenseur social procède du même infantilisme. Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour connaître un destin meilleur. Et si la réussite est un droit, la sélection devient un sévice. Elle a donc disparu de l’enseignement secondaire. Ce qui fait que les universités sont des abattoirs et que les élèves nantis bénéficient soit des écoles privées, soit du soutien scolaire pour pallier, non leurs défaillances, mais celles de l’école publique elle-même ! L’idéal de l’enfant gâté détruit la culture sans réduire les inégalités. Comme vous le voyez, il a tout bon.

S’il y avait des classes de dix, quinze élèves dans les quartiers difficiles, les chances de transmettre le savoir seraient plus grandes qu’avec des classes de quarante. L’ascenseur social existerait bien, non pas en appuyant sur un bouton, mais par l’effort…

Il faut réintroduire l’émulation partout, et la création de classes préparatoires dans les zones dites sensibles va dans ce sens. Mais il faut savoir aussi que, comme l’a dit à Libération (1) Karen Montet-Toutain, enseignante à Etampes (Essonne), après l’agression dont elle a été victime, les professeurs ont d’autant plus de mal à imposer leur autorité qu’ils sont perçus comme des minables avec leurs 1 500 euros par mois.

Des professeurs méprisés, chahutés, ridiculisés par leurs élèves ont toujours existé. Certains sont même des figures de la littérature, comme le professeur Unrat de Heinrich Mann dans «l’Ange bleu». Qu’il s’agisse ici du salaire de l’enseignante mérite-t-il une analyse différente ?

Arrêtons de nous cacher derrière notre petit doigt bien-pensant : le chômage dans les banlieues n’est pas seulement imputable au racisme, il tient aussi à l’attrait exercé par les trafics de l’économie parallèle. Il est plus tentant, quand on rêve d’une consommation infinie, d’être dealer que plombier, maçon, avocat, médecin, sans parler de professeur, ce métier de pauvre ! Et il y a du nouveau sous le soleil. Le nouveau, en l’occurrence, c’est le règne sans partage d’une télévision sans complexes, c’est le rôle prescripteur des amuseurs, et c’est la transmission des normes sociales par les vedettes de la jet-set et du show-biz. L’écran, qui envahit tout, est lui-même envahi par une nouvelle caste dominante qui se croit libérée des préjugés bourgeois, alors qu’elle s’est affranchie de tout scrupule et dont les goûts, la langue, la connivence régressive, l’hilarité perpétuelle, l’obscénité tranquille et le barbotement dans la bassesse témoignent d’un mépris souverain pour l’expérience des belles choses que les professeurs ont la charge de transmettre. Il est toujours plus difficile de résister à ce déferlement.

Vous exonérez un peu vite les politiques. Giscard d’Estaing et Mitterrand sont sans doute les premiers à se pipoliser, de Gaulle et Pompidou n’autorisaient que rarement les micros. Quand Mitterrand intègre dans son gouvernement Tapie ou Charasse, qui empruntent au registre populaire, voire populiste, il le fait sciemment. Sarkozy, lui, n’a même plus besoin d’un Tapie ou d’un Charasse…

J’ai eu beau affirmer pendant toute la campagne électorale ma non-appartenance, on a voulu que je sois un rallié du sarkozysme. Pourtant, quand le Fouquet’s et le yacht aux sept écrans plasma ont remplacé la retraite annoncée, j’ai été le premier - je n’en tire aucune gloire - à signaler le risque d’une grimaldisation et d’une berlusconisation de la République. Mais je suis éberlué par l’aplomb des journalistes qui dénoncent vertueusement le grand déballage de la vie privée présidentielle tout en y prêtant complaisamment la main. Les mêmes qui s’indignent des frasques de Sarkozy vantent les qualités littéraires d’ouvrages qui ne sont que des ramassis de ragots et d’indiscrétions. A ces voyeurs antiexhibitionnistes, à ces tartuffes si curieux de ce qu’ils font profession de ne pas vouloir regarder, je demanderai, avec Soljenitsyne, qu’ils respectent, eux aussi, mon droit de ne pas savoir et de ne pas encombrer mon âme avec des cancans et des histoires d’alcôve. Journalistes, oubliez Carla ! Et si vous dites que Sarkozy vous instrumentalise en étalant sa vie sentimentale, soyez adultes ! Questionnez le Président sur le pouvoir d’achat, l’école, le contraste entre la politique de civilisation et la volonté non moins affichée de libérer la croissance, c’est-à-dire la consommation, de toute pesanteur civilisationnelle, l’effrayante idée d’introduire la diversité dans la Constitution pour mettre celle-ci au goût du jour, comme s’il n’importait pas plutôt de mettre le jour au goût de la République une et indivisible, et ne faites intervenir la vie privée que dans ce cadre : demandez-lui si la volonté politique de reciviliser l’être-ensemble est selon lui compatible avec une présence ostentatoire à Eurodisney.

Il n’est pas seulement question de la surexposition médiatique du Président, mais surtout de la langue employée par Sarkozy. Ceux qui l’ont précédé à l’Elysée étaient cultivés et parlaient un français parfait. Sarkozy cultive le parler vulgaire, en même temps qu’il lance sa politique de civilisation.

Vous avez raison : le destin de la civilisation est lié à celui de la langue. Si l’expression «politique de civilisation» a fait mouche, c’est parce qu’elle a rencontré et cristallisé une inquiétude diffuse aujourd’hui en France. La civilisation n’est plus la totalité qui nous enveloppe, c’est une lumière qui clignote et menace de s’éteindre. Nous sentons confusément qu’un trésor se défait. La politique de civilisation, c’est l’extension de la préoccupation écologique à l’art de vivre. Les exemples de dé-civilisation abondent.

N’est-ce pas plus grave quand ces exemples de dé-civilisation viennent d’en haut ?

Ils viennent de partout, c’est cela qui est grave. Moins vous avez de mots et moins vous avez de monde à contempler, à aimer, à penser, moins donc vous savez être seul et silencieux. La langue heureuse meuble le silence, la langue racornie conduit au vacarme. Alors que faire ? S’adapter, nager dans le sens du courant, comme le demandait mélancoliquement Jean-François Kahn dans le Monde, c’est-à-dire raccourcir les phrases, répéter le sujet, supprimer les références historiques car Yalta ne dit plus rien à personne ? Non, il faut planter ses talons dans le sol, exiger de tous les hommes publics qu’ils parlent avec soin, ne pas craindre de remettre dans la langue de la civilisation, c’est-à-dire du subjonctif, du futur antérieur, des qualités, du tremblement et des nuances. Mais les linguistes ne l’entendent pas de cette oreille, eux qui se targuent de chercher dans les cours de récréation les nouveaux mots du dictionnaire.

C’est plus compliqué que ça, l’entrée d’un mot dans le dictionnaire obéit à des règles très scrupuleuses…

Non elle obéit à une démagogie échevelée. Tous les ans, les journaux célèbrent les nouveaux entrants, surtout s’ils sont techniques ou s’ils sont dépenaillés. J’aimerais, pour ma part, que ces mêmes journaux mènent une enquête sur les pauvres et beaux mots éliminés chaque année du dictionnaire pour faire de la place. Ce serait tristement instructif.

L’introduction de mots anglais vous chagrine ?

Pas du tout. Certaines réalités humaines sont mieux cernées par l’anglais que par notre langue. Je pense par exemple à self-righteousness : un mot beaucoup plus percutant que notre «bonne conscience». En revanche, la consécration de «cool» n’est pas très heureuse car elle relève de la paresse et non du souci de précision, mais je n’aime pas d’avantage «super». Et il n’y avait pas urgence à introduire dans le Robert le mot «rebeu». Ceux qui ont eu cette idée voulaient être à la page, mais on est toujours le réactionnaire de quelqu’un. Pour avoir qualifié le mot «rebeu» de péjoratif, le dico sympatico s’est attiré les foudres des associations antiracistes.

Beaucoup de linguistes défendent l’idée qu’une langue meurt si elle n’est pas renouvelée par des mots qui apparaissent au fil du temps.

L’expérience du XXe siècle aurait dû nous guérir des illusions du progressisme. Tout mouvement n’est pas progrès, et la vie ne saurait être à elle-même son propre critère. La vie peut être bête, laide, brutale, meurtrière. Si, incapable de surmonter vos angoisses et vos obsessions, vous demandez conseil à un ami et que celui-ci vous suggère de consulter un psy de sa connaissance qui vous «renseignera sur comment gérer votre stress», vous n’avez aucune raison valable de vous réjouir, en l’écoutant, des capacités de renouvellement de la langue. Il parle comme on n’a jamais parlé, et c’est atroce. Et puis il y a les terribles serial killers de la langue, ces mots qui en effacent des centaines d’autres.

Par exemple ?

Sympa. Vous avez prêté Retour à Florence de Henry James à quelqu’un qui vous dit : «J’ai lu ce livre, c’était vraiment sympa.» S’il y a quelque chose que Henry James n’est pas, c’est «sympa».

Vous évoquez la culture de masse, née précisément avec les baby-boomers, c’est-à-dire votre génération.

Je n’ai aucun orgueil générationnel, mais je crois quand même, avec Olivier Rolin, que la révolte de 1968 contre le vieux monde avait ceci de touchant qu’elle était faite avec les ronéos, les livres, les instruments et la rhétorique du vieux monde. Mais les soixante-huitards ont une grande part de responsabilité dans le désastreux rapatriement de la grande idée critique de relativisme culturel à l’intérieur de nos sociétés. Ce qui était un défi salutaire à l’arrogance de l’Occident est devenu l’alibi du nivellement de toutes les pratiques humaines. Le cultivé se dissout ainsi dans le culturel. La culture n’est plus perçue ou pensée comme un travail de soi sur soi, comme un exercice, mais comme une identité que chacun trouve en lui-même et qu’il exprime comme il veut. Le malaise actuel dans la civilisation tient à ce remplacement de l’exercice par l’expression dans l’espace privé et dans la sphère publique, de la naissance à la mort.

Que pensez-vous de la BD ?

Si je vous en dis du mal, vous me répondrez, comme pour le rap ou la techno, «tu n’y connais rien, cette scène est d’une richesse et d’une variété extrêmes». Mais il y a tant de livres à lire, de toiles à admirer, que je n’ai pas de temps à perdre pour ce qu’on appelait autrefois les illustrés. La beauté des livres, c’est qu’ils sont sans images et qu’ils offrent ainsi libre carrière à l’imagination. Quand on me raconte une histoire, j’ai besoin qu’on me donne à penser, qu’on me donne l’envie d’interrompre ma lecture et de lever la tête, pas qu’on dessine pour moi les héros. Mais les enfants gâtés veulent rester des enfants.

Au fond, vous êtes terriblement irritant. A priori, on vous rangerait à gauche, mais vous prenez toujours tout le monde à contre-courant. Vous êtes d’ailleurs plus agaçant à l’écrit qu’à l’oral ; à l’écrit les propos apparaissent plus agressifs. Un penseur doit-il irriter pour rendre les gens intelligents ?

Pas du tout. Penser, c’est chercher à tâtons la vérité sans se laisser intimider par l’opinion majoritaire ni séduire par la tentation du paradoxe à tout prix. Il n’y a, par exemple, rien de paradoxal à approuver le projet de supprimer la publicité à la télévision : c’est peut-être le seul moyen de retrouver à une heure décente, des émissions ambitieuses ou simplement intéressantes. La gauche pourtant a fait front, elle a dénoncé comme un seul homme la manœuvre du Président et son cadeau au privé. Il faudra être très attentif, bien sûr, à la mise en œuvre de cette réforme ; mais s’y opposer, c’est signifier qu’on abandonne la promesse d’un accès de tous aux lumières humaines pour une promesse de consommation sans fin des produits. «Goinfres de tous les pays, lâchez-vous !», dit aujourd’hui la gauche. La seule réponse digne à cette invitation est : sans moi.

A propos des valeurs intellectuelles et morales, Régis Debray évoquait dans «le Monde» le fait que de Gaulle avait décrété des funérailles nationales en 1945 pour Paul Valéry, quand Sarkozy n’a pas dit un mot à la mort de Julien Gracq. Pensez-vous qu’il appartient au chef de l’Etat de célébrer ces «grands hommes» ?

Oui. J’aurais aimé aussi que le président de la République, qui aime l’Europe et les voyages, se rende aux obsèques d’Ingmar Bergman et que France 2 diffuse, à cette occasion, Fanny et Alexandre en version originale et en première partie de soirée. C’était la moindre des choses, et elle n’a pas eu lieu. Mais il faut aussi prendre acte du paradoxe où nous vivons. Sarkozy est le premier chef d’Etat de la société postculturelle, mais c’est lui qui veut supprimer la publicité à la télévision alors que François Mitterrand, ce président raffiné et bibliophile, dont Régis Debray a été un temps proche collaborateur, a fait entrer Berlusconi dans la télévision française. Ce qui m’inquiète, c’est la culture du résultat, introduite au moment même où l’on parle de politique de civilisation. Christine Albanel va être notée sur la part de marché des films français en France. Le ministère de la Culture se réjouit donc du succès à venir du nouvel Astérix. C’est à pleurer.

Le bon penseur doit aussi avoir le talent de la transmission. Croyez-vous l’avoir ? Exemple : dans les années 60, beaucoup ont hurlé contre Françoise Dolto qui «vulgarisait» la pédopsychiatrie lors d’un rendez-vous radiophonique hebdomadaire. Votre travail à France Culture s’apparente-t-il à l’esprit de l’émission de Françoise Dolto ? Vos émissions sont-elles votre moyen de transmission ?

Dans mes émissions, dans mes livres, dans mes cours, je ne cherche pas l’accessibilité à tout prix, je cherche l’exactitude. Et ce qui me garde de l’hermétisme, c’est cette réaction de l’avant-gardiste Gombrowicz aux coquetteries de l’avant-garde universitaire française : «Plus c’est savant, plus c’est bête.» Je dois dire aussi que quand j’ai commencé à écrire, je n’avais en tête que mes pairs ou mes professeurs, ou l’université. C’est la rencontre avec Pascal Bruckner et notre livre écrit ensemble - le Nouveau Désordre amoureux, en 1977 - qui m’a libéré de ce surmoi-là. Fort heureusement, j’en ai d’autres.

Pascal Bruckner vous a-t-il apporté la fantaisie ?

Non, je crois qu’elle était présente. Il m’a donné le goût et la liberté d’écrire dans la langue naturelle. Je me suis affranchi avec lui du carcan du jargon. Et puis j’ai eu la chance de ne pas faire un mariage intra-universitaire. J’ai épousé une avocate, j’écris aussi pour elle, c’est-à-dire sans clins d’œil et sans sous-entendus. Pour ce qui est de mes interventions orales, j’essaie de les préparer comme des exercices d’éloquence. La parole spontanée est informe, débraillée, et j’y reviens : ce qui rend les émissions de télévision si souvent pénibles, c’est le culte de la spontanéité.

Parler comme vous le faites au plus grand nombre vous range-t-il dans la «politique de civilisation» ?

Attention avec cette histoire du plus grand nombre.

Vous préférez que l’on dise que vous ne parlez qu’à l’élite ?

Non pas du tout. Mais si un mot rare ou difficile me paraît nécessaire, je l’emploie ; si une référence historique n’est pas connue de tous, je l’utilise aussi, en l’explicitant au maximum, mais j’essaie de ne jamais simplifier.

Il y a une récurrence chez vous, et Cohn-Bendit vous qualifie d’homme du XIXe siècle, c’est l’idée que «tout fout le camp», et qu’avant c’était sinon mieux, du moins différent. Or souvent vous citez d’illustres intellectuels de jadis faisant sur leur époque le constat que vous faites sur la vôtre.

Non. Je suis sensible aux différences. Je ne dis pas que tout fout le camp, je vois le monde changer. Et quand Daniel Pennac, dans Chagrin d’école, nous explique que depuis toujours il y a des cancres, depuis toujours les pauvres parlent fort, depuis toujours les professeurs se plaignent du niveau, il suscite un soulagement et un attendrissement général, mais au prix de la vérité. Le cancre appartient à l’époque «sergent-major» où le bon élève n’était pas un «intello» ou un «bouffon», et la violence du rap ou la langue des banlieues n’ont rien à voir avec l’argot de Casque d’or.

A vous entendre, on va tout droit au chaos.

Rien n’est sûr. L’avenir n’est pas écrit. Je pense à ce film diffusé récemment sur Canal + : l’Education nationale, un grand corps malade. Une professeure de français, dans un collège de banlieue, disait qu’elle persistait, sans tenir compte des nouveaux programmes, à enseigner le Cid à ses élèves car ils aiment le dépaysement de «Va, cours, vole et nous venge». Mais si notre société qui n’a que l’Autre à la bouche continue à tenir l’actualité, c’est-à-dire le proche, l’identique, le pareil au même, pour seule capable de susciter l’intérêt des élèves, on s’enfoncera un peu plus, non dans le chaos, mais dans l’uniformité rugissante.

Daniel Pennac, dans «Chagrin d’école», cite une phrase du «Jeu de l’amour et du hasard» de Marivaux : «Dans ce monde, il faut être un peu trop bon pour l’être assez.»

Il vaut toujours mieux ne pas être méchant, mais ce n’est pas la bonté, ce n’est pas l’amour des élèves qui résoudra le problème de la misère linguistique en milieu adolescent. C’est la responsabilité du monde et l’amour intraitable de la langue dans lesquels on veut les faire entrer. On a tellement sentimentalisé l’école qu’on en est venu à criminaliser les notes. Si vous ne faites pas la différence entre l’élève et l’enfant, donner une mauvaise note à l’élève, c’est insulter l’enfant.

Vous êtes souvent et sincèrement en colère, comme si ce que vous analysez vous agressait personnellement. N’êtes-vous pas finalement d’abord un moraliste ?

Non, mais je pense effectivement quand je pense affectivement. «Les idées, disait Proust, sont des succédanés des chagrins.» "

Écrit par : Sanseverina | 27 janvier 2008

" Cela paraît idiot de s'émouvoir pour le sort d'une bête..."
écrit par François Duhem, 26 janvier 2006

Ca ne me paraît pas idiot du tout... Quant aux bulldogs, je n'ai pas de connaissances vétérinaires, mais si leur type très marqué les rend si difficilement viables, je suis d'accord avec Dobolino. Créer des races à ce point artificielles pose une question éthique.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 janvier 2008

REVENDICATIONS SYNDICALES ?

Alors que les classes sont de plus en plus dures à gérer grâce à cette fameuse psychologie compatissante qui fait désormais office de discipline, que les heures dévolues aux matières les plus en périls en terme de résultats ne cessent de s'amenuiser, que tout est fait pour entraver le travail sérieux mené par les enseignants avec leur classe en perturbant le bon déroulement des cours d'interventions aussi stériles qu'inopportunes (nutrition , convocation d'élèves pendant les cours et j'en passe...), que les chefs d'établissement endossent des complets vestons comme s'ils dirigeaient des PME et devaient rendre des comptes à des actionnaires, que l'autorité du prof est régulièrement bafouée par une vie scolaire et une administration soucieuse de ses "résultats"....

Ces sujets ne sont abordés que trop rarement et jamais de manière frontale. Seul le SNALC ose la réalité... Il suffit de voir la misère culturelle des salles des profs, c'est très souvent affligeant. Le pire, ce sont les pseudo pedagos bien vus du patron qui suintent souvent une culture monocéphale mal assimilée et qui ne tirent leur aura que de l'inculture de leurs auditeurs et du rapport de force ancestrale entre les soumis et les dominants. La voilà la véritable "affliction"...

Écrit par : SAPIENS | 27 janvier 2008

"Ne vous est-il jamais venu à l'idée qu'on pouvait amender un texte syndical ? Voire le critiquer ?

Et si le texte du SNUipp contenait un paragraphe sur la nécessité pour tout professeur d'IUFM de traverser l'Australie en kangourou ?

Religiosité frileuse, quand tu nous tiens !"

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2008

S'il contenait un paragraphe sur la nécessité pour tout professeur d'IUFM de traverser l'Australie en kangourou? Tiens, c'est vrai, comment se fait-il qu'ils n'y aient pas pensé? Vous devriez leur souffler l'idée, vous semblez plein de ressources! C'est vous qui financez? :-)))
Plus sérieusement, rien ne me choque particulièrement dans ce communiqué de presse, en l'état. Vous, si?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

REVENDICATIONS SYNDICALES ?

Alors que les classes sont de plus en plus dures à gérer grâce à cette fameuse psychologie compatissante qui fait désormais office de discipline, que les heures dévolues aux matières les plus en périls en terme de résultats ne cessent de s'amenuiser, que tout est fait pour entraver le travail sérieux mené par les enseignants avec leur classe en perturbant le bon déroulement des cours d'interventions aussi stériles qu'inopportunes (nutrition , convocation d'élèves pendant les cours et j'en passe...), que les chefs d'établissement endossent des complets vestons comme s'ils dirigeaient des PME et devaient rendre des comptes à des actionnaires, que l'autorité du prof est régulièrement bafouée par une vie scolaire et une administration soucieuse de ses "résultats"....

Ecrit par : SAPIENS | 27 janvier 2008


Et j'adhère également à 100% avec ce paragraphe... Ce qui ne me semble pas incompatible.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

Sapiens * a écrit : "Le pire, ce sont les pseudo pedagos bien vus du patron qui suintent souvent une culture monocéphale mal assimilée et qui ne tirent leur aura que de l'inculture de leurs auditeurs et du rapport de force ancestrale entre les soumis et les dominants"

culture monocéphale mais de quel hémisphère ? Nord/sud ou droit/gauche ?

Dans le premier cas, il s'agirait d'une interprétation coloniale et esclavagiste de la structure du Moloch. Les enseignants y sont des sortes de damnés d'ATER acéphales.

Dans le second cas, il s'agirait d'un problème de communication : d'où le mythe des séances de travail autour d'une table ronde censée symétriser les échanges. Malheureusement, quand on symétrise un cerveau gauche (resp. droit), on obtient deux cerveaux gauches (resp. droits).
Dans cette interprétation mettre à la même table le SNALC et le SNUipp revient à faire des manips matières/antimatières.

Gare aux taches !

* sapiens sapiens ?

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Dugong, ne faites pas l'âne pour avoir du son, (quoique, vu l'intitulé du blog, cela puisse revêtir une certaine cohérence). Vous remarquerez que je n'ai pas inclus l'interprétation de Sapiens dans mon "copié-collé", mais seulement le communiqué du SNALC. L'interprétation de Sapiens n'engage que lui... Et vous, apparemment!
Je ne vois pas en quoi le fait de revendiquer à la fois le respect du droit de grève, des classes moins surchargées, une réécriture de programmes cohérents, une amélioration de la formation, serait incompatible avec le fait de réclamer que les chefs d'établissements et l'administration nous cassent un peu moins les c... et que les professeurs puissent travailler avec d'autres critères que ceux d'une administration "soucieuse de résultats".
Cela me paraît même furieusement complémentaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

C. Sibille a écrit : "Plus sérieusement, rien ne me choque particulièrement dans ce communiqué de presse, en l'état. Vous, si?"

Je bloque dès le second paragraphe :

"Les annonces du ministre de l'éducation nationale, en matière de réécriture des programmes, du système d'évaluation, de publication des résultats école par école, de la remise en cause de la laïcité ou du droit de grève avec le service d'accueil minimum, soulèvent inquiétudes et exaspération."

Chez moi, ça porte un nom : amalgame.

Stop lecture. Poubelle. Effacement mémoire. Next.

PS : la traversée de l'Australie en kangourou tout en lisant la traduction de la Bible d'Elie Chouraki pourrait être vue comme une méthode de remédiation aux difficultés de lecture * : elle met l'accent sur l'harmonie entre la compréhension du Texte lu par scansion et le déroulement oscillant du Voyage.

* Ben Lolita : "Beyond Bible and Babel", proceedings in Oscillating Education. Brisburne. 2023.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Avec une telle méthode appliquée au CP, bessif, on obtient une lecture cursive avant Noel !

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

"PS : la traversée de l'Australie en kangourou tout en lisant la traduction de la Bible d'Elie Chouraki pourrait être vue comme une méthode de remédiation aux difficultés de lecture * : elle met l'accent sur l'harmonie entre la compréhension du Texte lu par scansion et le déroulement oscillant du Voyage.

* Ben Lolita : "Beyond Bible and Babel", proceedings in Oscillating Education. Brisburne. 2023."

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2008

Non, personnellement, si ça ne vous ennuie pas, j'en profiterai pour relire: "Ulysse".


"Les annonces du ministre de l'éducation nationale, en matière de réécriture des programmes, du système d'évaluation, de publication des résultats école par école, de la remise en cause de la laïcité ou du droit de grève avec le service d'accueil minimum, soulèvent inquiétudes et exaspération."

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2008

C'est une énumération, pas un amalgame! Il n'y a aucune corrélation autre que grammaticale entre les différents éléments de cette liste et, personnellement, j'ai le droit le plus strict, après analyse de chacun d'entre eux, d'être d'accord avec tous sans être insulté.*

Et, également, avec le strict communiqué du "SNALC" sans être d'accord avec l'analyse qu'en fait Sapiens. Et vous, vous avez le droit d'être d'accord avec communiqué et analyse. Mais, personnellement, celle-ci me semble partisane.

*("relais servile", "frilosité religieuse").

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

"C'est une énumération, pas un amalgame!"

Si c'est une énumération, alors ça force le respect.
J'en reste paralysé.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Enfin une bonne nouvelle!!! :-)))
Je plaisante, je vous aime bien!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

"Mais, personnellement, celle-ci me semble partisane."
Un communiqué syndicale est forcément partisan qu'il le soit plus quand ce ne sont pas vos idées est autre chose, cher Christophe, de même pour les analyses. Ce qui m'intéresse est la vérité, pas de passer pour un énième prof qui "se bat pour ses acquis". Je prefere me battre pour les acquis de mes élèves.

Écrit par : SAPIENS | 27 janvier 2008

Je suis un des seuls lazares saints du Moloch.

Gare !

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

sains !

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Merci, Sanseverina, pour cette interview de Finkielkraut. Je souscris à cent pour cent, sauf, peut-être, au sujet de la BD, dont certaines productions méritent mieux que du mépris.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 janvier 2008

"Mais, personnellement, celle-ci me semble partisane."
Un communiqué syndical est forcément partisan qu'il le soit plus quand ce ne sont pas vos idées est autre chose, cher Christophe, de même pour les analyses. Ce qui m'intéresse est la vérité, pas de passer pour un énième prof qui "se bat pour ses acquis". Je prefere me battre pour les acquis de mes élèves.

Ecrit par : SAPIENS | 27 janvier 2008

Rien à dire là dessus. Moi aussi, je me bats pour mes idées, et pour les acquis de mes élèves.
Tout dépend ce qu'on entend par "partisan". Dans le sens: "attaché à une doctrine ou à un parti", ou "d'avis de", "favorable à"? Personnellement, je choisis la deuxième définition pour le communiqué. Et vous remarquerez sans doute que j'y ai souscrit. Par contre, votre analyse me paraît obéir à la première définition, et je ne prends pas. Mais cela n'a pas autrement d'importance.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2008

Mais il ne peut y avoir de vraies truffes qu'en Quercy ! Que me parlez-vous du "tricastin" ? Leurs truffières ont toujours été improductives et ils mettent ça sur le compte de "voleurs"? Quelle idée de travailler au pays de Tartarin !

Ecrit par : victor | 27 janvier 2008
La bave du crapeau n'atteint pas la blanche colombe.
Le Tricastin n'est nullement le pays de Tartarin, qui plus est!
Soyons plus cru, osons: le train de votre connerie roule sur les rails de notre indifférence.
En Quercy, on importe de la truffe de Chine, on la parfume vaguement et on la vend en AOC. Bande de faisans!

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Quelle prégnance va suivre le Maître du Moloch ?

Celle de son lieu naturel ? C'est à dire l'IGEN ? Capable et coupable de pondre des dégoutasseries du genre
http://media.education.gouv.fr/file/51/2/21512.pdf

Autre chose ?

Un augure * SVP !

* Maître dont l'oracle muet est à Montpellier, ne dis ni ne cache, signifie !

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Il y avait le dialogue cru Nord / Sud, voilà le seul véritable : l'est/ouest (version 2008)

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Les faisans sont à l'est.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Je n'aurais jamais cru sortir une phrase pareille un jour.

C'est fait !

Écrit par : dugong | 27 janvier 2008

Les faisans sont à l'est.

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2008

De quoi????????????
Savez-vous que Maminou est à l'est?

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Les faisans sont à l'est.

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2008
Vous léchez les fesses de Cadichon, à présent?

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Et dire que l'autre malade propose en plus de supprimer les départements... Pour quoi se chamaillerait-on alors ?

Écrit par : catmano | 27 janvier 2008

Dobolino, en Quercy il y a déjà quelque temps que, pour faire plaisir à Cadichon, les trains ne s'arrêtent plus et la Chine est si loin de nous ! Comme je vous aime bien, je vous réserve une truffe, une vraie, de chez moi (trouvée sous un tilleul d'ailleurs). En sandwich dans un morceau de Brie, c'est délicieux !
Merci tonton Dugong, il y aura toujours une part pour vous !

Écrit par : victor | 27 janvier 2008

Ki cé ki produit des truffes, dans ce doux pays de France????
http://www.truffle-and-truffe.com/france-trufficole.htm

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Une truffe de tilleul, maintenant!!! Il est pas un peu fada, ce Victor? Les truffes de tilleul, c'est des muscades ou des truffes blanches d'été! C'est bon pour les bobos des villes ou pour dresser lou chin...

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Vous avez lu le commissaire dans la truffière de Pierre Magnan?
http://www.polarnoir.fr/livre.php?livre=liv202

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Chez nous, les trains ne risquent pas de s'arrêter, y'a même pas de voie ferrée...

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2008

Non, non, de la mélano, de la vraie comme vous n'en verrez jamais dans le Tri... comment déjà ?

Écrit par : victor | 27 janvier 2008

Les faisans sont à l'est.

Ecrit par : dugong | 27 janvier 2008

J'ignore ce qui se cache derrière cette affirmation...
Je n'ai pas vraiment suivi les méandres de vos écrits.

Je dirai simplement que lorsque j'allais à l'école, chaque matin, à un endroit bien précis du chemin qui nous mène au village et à la route départementale qui nous conduit vers le vaste monde, je devais freiner à un endroit bien précis où un faisan attendait (?) le passage de ma voiture.

Écrit par : Maminou | 27 janvier 2008

Et puis ce site, c'est quoi ? Du pur nationalisme bas-alpin !
Pourquoi croyez-vous que Cro-Magnon s'est installé chez nous (Bon, Eveline Charmeux aussi me direz-vous) ?

Écrit par : victor | 27 janvier 2008

"Laviolette est envoyé à Banon pour enquêter sur la disparition de cinq hippies, qui appartenaient à une petite communauté vivant en marge de la ville.
Il tente de partager cette vie Basse-Alpine afin de mieux cerner la personnalité de ses habitants.
Roseline, championne de la truffe veut lui révéler le nom de ce meurtrier mais Laviolette ne comprend pas son message.
On finit par découvrir les corps des jeunes gens et la méthode utilisée ne fait qu'épaissir le mystère.
Face à des croyances ancestrales, des secrets familiaux, Laviolette se débat, hésite. "

Le lien de Dobolino nous met sur la piste de la disparition tragique des enseignants du premier collège "Gaby Cohn-Bendit" de Haute-Provence. C'est l'inspecteur Victor, grelh carcinol, qui, grâce à des techniques ancestrales ignorées des Bas-Alpins, va résoudre l'énigme en volant au secours de ce paouré Laviolette.

Bon, c'est promis : j'arrête la saga trufficole !

Écrit par : victor | 27 janvier 2008

Education nationale : Couleurs gaies gagne son agrément contre le rectorat de Nancy-Metz

Empêchée de mener une action de prévention contre l’homophobie par le rectorat de Nancy-Metz en 2005, l’association Couleurs Gaies vient de remporter une victoire devant la cour administrative d’appel.

Le commissaire du gouvernement a rendu hier à la Cour administrative d'appel de Nancy un avis favorable à une association homosexuelle qui demandait un agrément au rectorat de Nancy-Metz pour mener des actions de prévention contre l'homophobie dans les lycées. En mars 2005, le rectorat avait refusé cet agrément à l'association messine Couleurs Gaies au motif que "l'orientation sexuelle, comme l'appartenance politique ou confessionnelle, relève d'un choix personnel et privé". La lutte contre l'homophobie "ne répond pas au critère d'intérêt général puisqu'il s'agit de la défense d'intérêts particuliers", avait poursuivi le rectorat dans un courrier envoyé à Couleur gaies. Le tribunal administratif de Nancy, en première instance, avait donné raison au rectorat en décembre 2006.

Couleurs Gaies a fait appel de cette décision devant la Cour administrative d'appel de Nancy, soutenue par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Jeudi, le commissaire du gouvernement, pour qui "le sens de l'intérêt général paraît ici acquis", a estimé que le travail de l'association "ne (pouvait) être sérieusement contesté par le recteur" et a conclu à l'annulation de la décision du tribunal administratif. Le commissaire du gouvernement, qui a invité le recteur à revoir sa décision, a également demandé 1 500 euros de dommages et intérêts pour Couleurs Gaies.

Écrit par : De passage | 28 janvier 2008

Une des sommités de la commission Attali, la semaine dernière, interrogée par les journalistes de "La Matinale" (Canal +) à propos de la notation des enseignants par les élèves a dit:"Il n'y a rien d'anormal à cela. En effet, en tant que 'consommateurs'... blablabla"

Chouette.

Écrit par : Pendariès | 28 janvier 2008

Pour C. Sibille, une interview détonante du maître du moloch :

http://www.libelabo.fr/2008/01/28/darcos-toujours/

A utiliser sans modération...

Écrit par : dugong | 28 janvier 2008

Ki cé ki
Ki cè ki :ange:

Écrit par : toto | 28 janvier 2008

"les chefs d'établissements et l'administration nous cassent un peu moins les c... "

Etant chef d'établissement je suis particulièrement "choqué" par ce commentaire de neuneu ....
Non mõssieur ! Nous ne sommes pas TOUS des casseurs de c...

Mes collègues de l'admin ne sont po content non plus sachez le !
Nous attendons vos excuses, neuneu !
:ange:

Écrit par : toto | 28 janvier 2008

Autrefois, les diamantaires étaient à Anvers. Maintenent, ils sont en Inde, y compris la taille, qui demande une très haute technicité, avec des appareils construits en Inde.

Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2008

A ceci près que la taille indienne se reconnaît au premier coup d'oeil, et dévalorise une pierre par rapport à une taille européenne.
Et je vous garantis que mon info est objective, car je suis le premier à mordre si on dit du mal de l'Inde ou des Indiens.

Écrit par : yann | 28 janvier 2008

Sibille, vous êtes vraiment de mauvaise foi.

2 ) J'ai dit avoir pensé que Pierre Louki était le parolier de la chanson en question, étant donné que le parolier de la vingtaine de chansons de Brassens chantées par mes amis n'était pas précisé, et quand je me trompe, je ne me cramponne pas à mes erreurs, surtout quand il s'agit de détails aussi insignifiants; j'ai précisé qu'admirant beaucoup Pierre Louki, comme G. Brassens, je me foutais éperdument de savoir lequel ...etc

Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2008

Anne-Marie, vous lisez de travers,ce qui prouve sans conteste que vous avez appris avec la globale.

Écrit par : yann | 28 janvier 2008

Merci, Dobolino, pour le site de l'amie Molette.
Les occasions de rire sont rares...

Écrit par : yann | 28 janvier 2008

Merci, Dobolino, pour le site de l'amie Molette.
Les occasions de rire sont rares...

Ecrit par : yann | 28 janvier 2008

Y'en a un autre pas piqué des vers mais ils ont mis une clé d'accès pour que je ne puisse plus y aller. Le gars a même envoyé une de ses copines m'écrire un mail pour me demander si j'avais pensé à me faire psychanalyser!!!!
Ils ne comprenaient pas ce que je disais, ça leur était intolérable... Comme mon ex-associée.
Qui veut noyer son chien etc...

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2008

Bon, c'est promis : j'arrête la saga trufficole !

Ecrit par : victor | 27 janvier 2008

Moi aussi! Quittons-nous bons amis au dessus des infranchissables frontières régionales.

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2008

la taille indienne se reconnaît au premier coup d'oeil, et dévalorise une pierre par rapport à une taille européenne.

Ecrit par : yann

C'est peut-être vrai quand il s'agit de la taille telle que la pratiquaient les Indiens à l'époque des Moghols, celle des pierres historiques, asymétrique et destinée avant tout à préserver la matière au détriment de la brillance. Beaucoup des pierres achetées (ou volées, ou confisquées) en Inde au profit des monarques européens furent retaillées en Europe et seules celles qui ont été conservées dans les trésors orientaux (Russie et Iran principalement) ont gardé leur ancienne taille.

Mais de nos jours, les Indiens ont appris les principes de la taille moderne et la pratiquent avec brio. C'est ainsi que l'on trouve à des prix dérisoires des brillants parfaits (à 57 facettes) de 1/100è de carat (moins de 1,5 mm de diamètre), une chose inconcevable sans une main-d'œuvre bon marché, la valeur du travail étant comparable à celle de la matière.

Écrit par : Moot | 28 janvier 2008

Tout-à-fait d'accord avec Sapiens; des propos qu'il faut répéter encore et encore.

Écrit par : Sanseverina | 28 janvier 2008

"Pour C. Sibille, une interview détonante du maître du moloch :

http://www.libelabo.fr/2008/01/28/darcos-toujours/

A utiliser sans modération..."

Ecrit par : dugong | 28 janvier 2008

Ca, j'adore! Génial!
Mais attention, il y en a des qui sur le blog à qui il faut bien préciser que c'est un montage...
:-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2008

La mimolette, faut-il en faire tout un fromage?
J'ai trouvé pertinente l'interview de Finkel. et j'adore l'expression "se grimaldiser". N'en voilà un mot à faire entrer dans le dico!
Pour Sarkozy, d'abord se grimer (voir frais de maquillage), puis se grimaldiser.

Écrit par : mouron rouge | 28 janvier 2008

Mais de nos jours, les Indiens ont appris les principes de la taille moderne et la pratiquent avec brio. C'est ainsi que l'on trouve à des prix dérisoires des brillants parfaits (à 57 facettes) de 1/100è de carat (moins de 1,5 mm de diamètre), une chose inconcevable sans une main-d'œuvre bon marché, la valeur du travail étant comparable à celle de la matière.

Ecrit par : Moot | 28 janvier 2008

Tan mieux. Mais c'est alors très récent. J'ai visité sur place des ateliers (à Jaïpur), acheté des pierres très régulières dont un bijoutier français a tout de suite reconnu l'origine.
Non que la taille soit baclée ou dyssymétrique, mais le professionnel reconnaît la différence de travail, si infime soit-elle.
bon, stop, hors-sujet.
(Au fait, c'est quoi le sujet, depuis un mois ?)

Écrit par : yann | 28 janvier 2008

Y'en a un autre pas piqué des vers ...

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2008

Allez, donne-nous l'adresse, mère Castor !

Écrit par : yann | 28 janvier 2008

Voilà ce que la France moderne fabrique comme élite! Des gens sans ambition autre que s'aménager une bonne organisation travail-loisirs, pas d'à coups, surtout pas de questions de fond, pas de conflits, pas d'engagement pour ou contre. Aucune passion pour le débat constructif et pour les opinions d'autrui. Nombrilisme à cent pour cent!


Ecrit par : dobolino | 26 janvier 2008


Cette réflexion sur la fabrication de nos élites me ramène samedi après-midi, journée portes-ouvertes pour les HK dans quelques lycées parisiens. Parcours du combattant ô combien instructif, essentiel même.
J'avais gardé pour la bonne bouche, par fidélité aux lieux de mémoire, mon bon vieux Duruy. Erreur funeste d'aiguillage....c'est devenu un repaire de pédagogos.

Le matin, dans un lycée du 9eme arrdt, la prof d'anglais nous expliquait qu'il est impossible d'enseigner une langue étrangère à des élèves qui ignorent les rudiments de leur langue maternelle. À partir de la rentrée prochaine, deux heures par semaine y seraient consacrées en HK pour que des élèves (avec mentions B et TB )puissent enfin apprendre ce qu'ils n'ont pas appris en grammaire en CM2.
Impossible, par exemple, de faire une version si l'on ignore la différence entre un passé simple et un conditionnel...

Je raconte cela à la prof d'anglais de Duruy , qui venait de me chanter les mérites de la stylistique , textique etc.. et de m'affirmer fièrement qu'elle est linguiste et... bon pas la peine de vous raconter la suite.

Inutile de vous dire que le lycée du matin figure sur la liste des choix de ma fille mais que j'ai dit adieu à mon Alma mater,

Sic transit...

Écrit par : Cadichon | 28 janvier 2008

"Pour Sarkozy, d'abord se grimer (voir frais de maquillage)"
Ecrit par : mouron rouge | 28 janvier 2008

Tenez, Mouron rouge, à défaut d'une messe, ça vaut bien une chanson:

"D’après : « la cage aux oiseaux » de Pierre Perret)"

Le budget d’maquillage de Sarko
C’est trois ans de salaire d’un prolo,
Mais qu’est-c’qui vaut tant de blé, qu’il veuille à tout prix planquer,
Même si on sait que c’est pas lui qui a raqué,

Bronzé à mort et souriant de toutes ses dents,
Au point qu’s’il croise un charter il saute dedans,
Plusieurs fois par jour, à la télévision,
On voit souvent sa tronche ou son Fillon
En face, il faudrait lui rentrer dans le lard,
Le tacler, l’exploser, mais, bizarre,
Quand les éléphants ne se bouffent pas entre eux,
Ils font la même chose que lui, en mieux,

Plus de cinquante et un mille Euros
Pour ravaler la face de Ségo,
C’est chérot, mais pour lifter son programme ou ses idées,
Là, faudrait braquer au moins le P.I.B."

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2008

Y'en a un autre pas piqué des vers ...

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2008

Allez, donne-nous l'adresse, mère Castor !

Ecrit par : yann | 28 janvier 2008

J'l'ai paumé. Je vais voir si je peux te retrouver ça.

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2008

J'ai visité sur place des ateliers (à Jaïpur), acheté des pierres très régulières dont un bijoutier français a tout de suite reconnu l'origine.
Non que la taille soit baclée ou dyssymétrique, mais le professionnel reconnaît la différence de travail, si infime soit-elle.
bon, stop, hors-sujet.
(Au fait, c'est quoi le sujet, depuis un mois ?)

Ecrit par : yann

Tant pis pour le hors-sujet.

Il serait étonnant que les Indiens taillent des pierres de réelle valeur, et encore plus qu'ils les vendent sur place. Comme dans beaucoup de marchés de ce type (pièces uniques à haute valeur ajoutée), le véritable circuit des pierres de haute qualité n'est pas accessible au profane. Il y a toujours des diamantaires et des lapidaires en Europe, y compris à Paris, il va sans dire que leurs services (très onéreux) ne sont requis que lorsque le jeu vaut la chandelle. Ils retaillent, ou s'occupent de pièces exceptionnelles pour lesquelles la moindre erreur est ruineuse.

Les diamants restent relativement sains. Les imitations sont moins dures, plus denses et conduisent nettement moins bien la chaleur, elles sont vite déjouées. Quant aux synthèses, elles sont encore anecdotiques et coûteuses.
Quand il s'agit de rubis ou de saphirs, les traficotages sont très variés : pierres chauffées à blanc, re-colorées par diffusion d'impuretés, craquelures remplies avec des verres, quand il ne s'agit pas tout bonnement de pierres synthétiques (par ironie du sort, fabriquées en France) que l'on a égrisées pour leur donner une apparence de bruts !
La proximité des gisements n'est pas une garantie d'authenticité, bien au contraire.

Écrit par : Moot | 28 janvier 2008

Si je puis me permettre d'apporter mon humble contribution au débat en allant dans le sens de Finkielkraut et de l'hôte de ce site, voici un petit texte écrit il y cinq ans, au moment de la Seconde Guerre du Golfe, mais à propos duquel il n'y a malheureusement rien à changer.
Il s'intitule "Quelques pensées sur l'école en passant." http://l-oeil-du-vent.over-blog.com/article-15208055.html

Écrit par : Clarinesse | 28 janvier 2008

impossible, par exemple, de faire une version si l'on ignore la différence entre un passé simple et un conditionnel...

Ecrit par : Cadichon | 28 janvier 2008

J'ai du mal à croire que des élèves ayant eu le bac avec mention B ou TB confondent passé simple et conditionnel... n'y a-t-il pas un peu d'exagération? Ces deux temps ne se ressemblent en aucune façon.

Une confusion plus crédible est celle du passé antérieur avec le conditionnel passé deuxième forme, notamment à la 3è personne qui est identique à l'oreille : "le galant en eût fait volontiers un repas".

Grevisse cite quelques exemples - rares ! - d'écrivains qui ont commis cette confusion (accent circonflexe intempestif, ou l'inverse, je ne sais plus...)

Mon fils de 7 ans les distingue cependant sans problème, car nous avons balayé au hasard de quelques séances de lecture de La Fontaine l'ensemble des temps et modes de la langue française... une sorte de "séquence" maison si vous voulez mais redoutablement efficace en l'occurrence.

Que dois-je lui répondre quand il me demande "quand il apprendra à l'école" (de manière, donc, "officielle") l'imparfait du subjonctif ou le futur antérieur (en CE1, ils n'en sont qu'à distinguer passé, présent et futur...)? Est-il destiné à oublier tout cela durant son parcours scolaire? Ou à se sentir fautif de connaître des choses qui ne sont pas au programme ? idem pour la décomposition en nombres premiers qu'il connaît bien mais dont M.Delord nous a révélé qu'elle n'est plus au programme que des 1ère S... (pourquoi 9*4=6*6? parce que 3*3*2*2=3*2*3*2)

Que faire quand un enfant adore apprendre des choses (dans tous les domaines) et que 95% de ce qu'il apprend, même sur des sujets "scolaires", lui vient d'ailleurs que de l'école? Impossible de le renvoyer vers l'école pour obtenir des réponses à ses questions, puisque l'école n'est manifestement pas là pour ça...

Bref, je suis perplexe. Et j'ai quand même du mal à admettre une confusion entre le conditionnel et le passé simple au niveau HK...

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 28 janvier 2008

Que faire quand un enfant adore apprendre des choses (dans tous les domaines) et que 95% de ce qu'il apprend, même sur des sujets "scolaires", lui vient d'ailleurs que de l'école? Impossible de le renvoyer vers l'école pour obtenir des réponses à ses questions, puisque l'école n'est manifestement pas là pour ça...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 28 janvier 2008
Rires grinçants.
De toute façon, vous êtes enseignant! Alors votre gaminot ira probablement au mieux. Pensez à des gosses du même acabit dont les parents travaillent du lundi au samedi jusqu'à 19 heures passés et régulièrement le dimanche et n'ont guère le temps de leur donner les indispensables structures d'encadrement des apprentissages. Ça donne ce que ça donne...

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2008

Les élèves confondent le futur et le conditionnel, c'est systématique, mais, ignorant le passé simple pour la plupart, ils ne sauraient le confondre avec quoi que ce soit!
Quant au "conditionnel passé 2ème forme", il n'existe pas selon moi, d'abord parce que les temps marchent 2 par 2, un simple et un composé correspondant. Il s'agit, en fait, d'un emploi particulier du plus que parfait du subjonctif, tout comme l'imparfait de l'indicatif prend une valeur, non plus temporelle, mais modale après "si". Les petitgibus qui disent "si j'aurais su" sentent bien cette valeur modale.
Et inversement, le conditionnel peut prendre une valeur temporelle , c'est le "futur du passé", ou "ultérieur du futur".
Une fois que les élèves maîtrisent la simple conjugaison, on peut entrer dans les détails, c'est ça qui devient intéressant. Mais maintenant, on voit des étudiants de lettres apprendre le Bescherelle en L1, voire L2. Vieux motard que jamais.

Écrit par : mouron rouge | 28 janvier 2008

J'ai du mal à croire que des élèves ayant eu le bac avec mention B ou TB confondent passé simple et conditionnel... n'y a-t-il pas un peu d'exagération? Ces deux temps ne se ressemblent en aucune façon.
Ecrit par : Jesse Darvas | 28 janvier 2008

Je ne veux pas vous ôter vos dernières illusions, Jesse D., mais beaucoup de mes étudiants d'hypokhâgne, avec leur mention B ou TB, confondent allégrement le futur simple et le conditionnel présent, et ignorent ce qu'est un passé antérieur ou un plus que parfait, pour la bonne raison qu'ils n'ont pas fait de grammaire au lycée -- et fort peu en collège, pour ne pas dire jamais, sauf s'ils ont eu la chance de tomber sur un professeur "à l'ancienne mode". Depuis qq années, le cours de latin grand débutants, dont je suis chargée à ma plus grande satisfaction, est devenu en large partie un cours de grammaire française, et croyez-moi, ce ne sont pas seulement des "rappels" qu'il faut faire...

Écrit par : FGuichard | 28 janvier 2008

Rires grinçants.
De toute façon, vous êtes enseignant! Alors votre gaminot ira probablement au mieux. Pensez à des gosses du même acabit dont les parents travaillent du lundi au samedi jusqu'à 19 heures passés et régulièrement le dimanche et n'ont guère le temps de leur donner les indispensables structures d'encadrement des apprentissages. Ça donne ce que ça donne...

Ecrit par : dobolino | 28 janvier 2008

En fait, non: je fais partie comme vous des "parents d'élèves non enseignants" minoritaires sur ce blog et mes horaires sont assez proches de ceux que vous décrivez (sauf pour le samedi)...

je préférerais donc ne pas m'occuper des études de mes enfants (mes parents ne se sont pas occupés des miennes, se contentant de mettre à ma disposition leur vaste bibliothèque). C'était d'ailleurs mon intention avant que l'aîné entre en primaire: laisser le scolaire à l'école (faire confiance aux professeurs), et consacrer le temps familial à des activités ludiques, artistiques, sportives, etc...
Mais éclairé depuis peu par la lecture de quelques ouvrages dont celui de l'auteur de ce blog et constatant avec incrédulité la maigreur des programmes actuels, je me suis résolu à regarder les choses d'un peu plus près.

Je ne m'inquiète pas trop pour le destin scolaire de mon fils ... Mais je trouve dommage qu'il passe 8 heures par jour à l'école pour peu de chose et qu'il en sorte malgré tout assez fatigué (l'inaction fatigue, plus que le travail!) Autant de temps perdu, notamment pour la pratique musicale, qui demande beaucoup de régularité...

Si l'on ajoute au temps perdu par les élèves celui des enseignants, on fait face à un gâchis de ressources assez stupéfiant, typique d'une civilisation décadente.
Mais certains professeurs ne cèdent pas, semble-t-il. On en voit certains sur ce blog et ailleurs qui ne renoncent pas à l'idée que l'on vient à l'école pour apprendre des choses. Tout n'est donc pas perdu...

Tout de même, quand je vois mon fils se passionner pour la lecture du Bled (à ses heures perdues) alors que certains adultes considèrent cet ouvrage comme une sorte d'instrument de torture, je reste rêveur.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 28 janvier 2008

Excusez-moi, JD, j'étais persuadé que vous étiez enseignant... J'avais du mal vous lire.

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2008

Jesse Darvas,

Que dois-je lui répondre quand il me demande "quand il apprendra à l'école" (de manière, donc, "officielle") l'imparfait du subjonctif ou le futur antérieur (en CE1, ils n'en sont qu'à distinguer passé, présent et futur...)? Est-il destiné à oublier tout cela durant son parcours scolaire? Ou à se sentir fautif de connaître des choses qui ne sont pas au programme ?


Que faire quand un enfant adore apprendre des choses (dans tous les domaines) et que 95% de ce qu'il apprend, même sur des sujets "scolaires", lui vient d'ailleurs que de l'école? Impossible de le renvoyer vers l'école pour obtenir des réponses à ses questions, puisque l'école n'est manifestement pas là pour ça...


Pour toutes ces questions, se prendre par la main, en pestant contre l'école, qui ne rempli pas son rôle.
Sur mes 3 enfants, seul le petit dernier n'a pas eu le même enseignement.
Ses aînés ont appris en primaire: présent, futur, imparfait, passé-composé, passé-simple. Mode subjonctif présent, mode conditionnel présent et mode impératif présent. Et en CM2, préparation à l'acquisition du plus-que parfait, passé et futur antérieur.

Donc, pour le dernier, l'enseignement a été fait à la maison, après les cours. 30 mn/jour de grammaire, de conjugaison, de maths, afin lui donner les mêmes chances que son frère et sa soeur.

Quant aux réponses que ne donne pas l'école, votre enfant fera vite le tri. Naturellement, il n'attendra rien de l'école, puisqu'il restera sur sa faim. Il reviendra systématiquement vers vous.
Bon courage.

Écrit par : Carole | 28 janvier 2008

Jesse, n'étant pas enseignante moi-même, mais ayant, disons, une certaine expérience, (bien que certains sur ce blog me prennent souvent en dérision, doux euphémisme), dites-vous bien que vous n'avez qu'à vous féliciter d'avoir un enfant avide de s'instruire : c'est assez rare de nos jours ! où le tout ludique prime sur l'effort, alors que les enfants aimeraient travailler, surtout quand ils sont petits. Après, les mauvaises habitudes d'en faire le moins possible sont prises.

Ne comptez pas qu'il apprenne le subjonctif imparfait, le futur antérieur, le passé simple, la voix passive et autres turlutaines des "nostalgiques d'un âge d'or qui n'a jamais existé".
Donc, faites -lui "ingurgiter" tout ce qu'il vous demandera, et encore plus.
Priver les enfants du par coeur, c'est monstrueux. (George Steiner a écrit de très belles choses là-dessus.)
La mémoire, ça s'entretient comme les muscles.
Un récent prix Nobel américain, chercheur en neurosciences, a trouvé ce qui était instinctivement su depuis des millénaires, et qui a été aboli chez nous depuis une ...trentaine d'années : il est nécessaire de répéter plusieurs fois à intervalles assez courts ce que l'on veut retenir.

J'ai trois petites élèves en cinquième, et je leur apprends la division, l'orthographe, les verbes irréguliers en anglais et en français, elles n'apprennent jamais un poème, il est question qu'elles voient "Le Cidre" (sic)

Il est si simple d'enseigner les huit temps de l'indicatif par paires : à chaque temps simple correspond son temps composé.

présent---->passé simple
imparfait--->plus-que-parfait etc
au lieu de les apprendre séparément en deux ou trois ans ou pas du tout.

S'il aime apprendre, pourquoi ne pas lui faire apprendre quelques fables qu'il saura toute sa vie ?

L'indigence de ce qu'on leur apprend augmentant d'année en année, prendre les choses en main le plus tôt possible serait bien.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2008

JP Brighelli, si vous n'intervenez pas vite pour nous faire part de l'une ou l'autre de vos fulgurantes idées, ce blog va encore se retrouver empli de nos bavardages, et on ne pourra plus rien poster !

Résolvez vos problèmes informatiques ! Vous n'auriez pas changé de Fournisseur d'accès pour passer chez Free, par hasard ? Je ne vois que ça, pour expliquer des soucis infos aussi longs.

Écrit par : Jérémy | 28 janvier 2008

Le message suivant vous montrera une fois de plus les menaces qui pèsent sur le lycée : explication succinte du texte mis plus haut sur la commission de trois inspecteurs.

Education La Montagne 2 janvier 2008-01-28

Au lycée, la série « S » (scientifique) reste trop élitiste.

Pour une spécialisation plus tardive.

Au lycée, la série « S » (scientifique) reste trop élitiste sans pour autant doper l’accès aux études scientifiques, constate un rapport publié sur le site de ministère de l’Education, qui plaide pour une spécialisation plus tardive des élèves en première et terminale.

Ce rapport, commandé par l’ancien ministre Gilles de Robien dans une lettre de mission de septembre 2006, rédigé par trois inspecteurs généraux, Jean Moussa, Claudine Peretti et Daniel Secretan, a été remis en novembre 2007 au ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, et à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse.

Dans ce document, les auteurs soulignent que cette filière sélective a conservé depuis les années 80 sa « suprématie » et son statut de « voie royale pour réussir dans l’enseignement supérieur »et ce malgré des mesures visant à rééquilibrer les différents itinéraires au lycée.

Sans surprise, le rapport rappelle que les élèves s’y distinguent par « leur origine sociale favorisée et leurs résultats scolaires élevés ».

Il déplore aussi que cette série, offrant un cursus plus généraliste que les filières « L » (littéraire) et « ES » (sciences économiques), ne soit pas majoritairement choisie par goût pour les sciences.
Parmi les explications avancées, les auteurs estiment que « la classe de seconde ne joue pas son rôle de classe de détermination », car à ce niveau, les options « pré-orientent les élèves plus qu’elles ne les aident à se déterminer ».

Le choix, en effet, s’opère « à partir d’une liste trop étendue et difficile à décrypter qui ne place ni les familles ni les établissements en situation équitable, et il est souvent ressenti par les différents acteurs comme une prédétermination à entrer dans telle ou telle série ».

Dès lors, les auteurs estiment que la « réforme du lycée général et technologique est une nécessité ». Ils ne préconisent « ni un renforcement de la spécialisation des trois séries générales, ni une fusion de ces dernières qui conduirait à former de la même manière tous les élèves ».

Les auteurs plaident plutôt pour l’instauration d’un « parcours de formation à dominantes, construit progressivement au fur et à mesure que se précise le projet personnel de l’élève ».

En seconde, les options seraient remplacées par une « préparation au choix » de ce parcours obligatoire et commune à tous les élèves, qui s’appuierait sur des « activités de découverte ».

En première et terminale, les élèves suivraient « une partie commune à tous – les fondamentaux -, et à côté, des « enseignements d’approfondissement », qui auraient un « poids limité en première et prépondérant en terminale ».

Ces derniers, « choisis par l’élève en fonction de son projet de formation », comporteraient deux niveaux : « mineur (en nombres d’heures de cours) et majeur pour chacune des spécialités proposées », avec la possibilité de « déboucher sur la constitution d’une dominante ».

Au final, l’objectif est de « contribuer à réduire le taux d’échec et les réorientations dans l’enseignement supérieur ».

S'achemine-t-on vers un "lycée unique"?

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2008

Merci à Françoise Guichard:
d'une part, pour avoir soutenu ma crédibilité en confirmant que n'est en rien exagéré (hélas) le discours tenu par Madame P, prof d'anglais en HK, à un aréopage d'élèves de terminale, absolument pas médusés, et dont l'air entendu signifiait qu'ils se sentaient visés par la description de leurs lacunes. C'est cela la future élite dont parlait dobolino, et il y a bien de quoi frémir! Et ce ne sont pas les cancres ( cette notion a-t-elle d'ailleurs encore un sens?) qui envisagent de faire deux, voir trois ans de "boot camp" avec Normale sup en bout de ligne, et passent un samedi entier à faire la tournée des lycées,.... juste pour voir la tête des profs qu'ils "risquent" d'avoir en septembre.
Cela dit c'est sacrément instructif !


D'autre part, merci aussi FG pour votre témoignage sur l'enseignement du latin grands débutants, qui rassure ma fille, car c'est la matière qu'elle craint le plus n' ayant fait que 2 trimestres de latin, avec le CNED, en 6eme.

Elle va donc échapper aux heures de rattrapage de grammaire française, et finir par croire que HK c'est une succursale du Club Med... pour ceux qui ont appris à écrire autrement qu'en phonétique.



JD, ma fille c'est le Bescherelle qu'elle a toujours à sa portée... et aussi une sorte de Rolodex qui forme un triangle, qu'elle a depuis le CM2 et donne les principales règles grammaticales sur un simple coup d'ongle...Outil précieux.

Ma distinction entre le conditionnel et un temps passé visait la version anglaise. Pour un élève ayant de grosses lacunes en conjugaison française, la traduction de "would" par exemple est épineuse.

Même peine, même motif, donc, pour le latin.

Écrit par : Cadichon | 28 janvier 2008

Bonsoir à tous !

Je suis juste de passage furtivement, j'en profite pour souhaiter une excellente nuit et en guise de présent pour cette douce nuit qui s'annonce je vous offre Barcarolle des Contes d'Hoffman d'Offenbach :

http://fr.youtube.com/watch?v=r-XhGFfiGwg&feature=related

Écrit par : Sandra WAGNER | 28 janvier 2008

"En seconde, les options seraient remplacées par une « préparation au choix » de ce parcours obligatoire et commune à tous les élèves, qui s’appuierait sur des « activités de découverte »."

Ma foi, ce n'est pas idiot. Plutôt que de faire soit un an de SES, soit un an de MPI, on ferait trois mois de sciences éco, trois mois de sciences ex et trois mois de lettres et arts.

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

Les auteurs plaident plutôt pour l’instauration d’un « parcours de formation à dominantes, construit progressivement au fur et à mesure que se précise le projet personnel de l’élève ».

En seconde, les options seraient remplacées par une « préparation au choix » de ce parcours obligatoire et commune à tous les élèves, qui s’appuierait sur des « activités de découverte ».

Cité par : Anne-Marie Valette

On n'en finit plus de "découvrir", en somme. On découvre un peu de tout durant sa scolarité, on papillonne, et le moment où l'on "fait" n'arrive jamais.

Écrit par : Moot | 29 janvier 2008

Ben de toute façon, en option de seconde, on "découvre" de toute façon et on ne "fait" pas.
Alors qu'on ne fasse qu'une option sur un an, ou qu'on fasse trois domaines en un an, ça ne change pas grand chose, ça permet juste de faire faire des arts, des sciences ex et des sciences éco à tout le monde, au lieu de demander aux élèves de choisir, AVANT de savoir ce que c'est, entre SES, MPI et Arts pla.

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

Un bien bel extrait de l'interview de Finkielkraut :

"Moins vous avez de mots et moins vous avez de mondes à contempler, à aimer, à penser, moins donc vous savez être seul et silencieux".

Merci M. Finkielkraut.

Cela rappelle qu'il y a des ennuis pleins et moteurs.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

http://blog-ump.typepad.fr:80/blog/2008/01/rforme-hebdo-in.html

A vos plumes ...
On peut toujours rêver, imaginez que Darcos réponde vraiment aux questions posées !

Écrit par : Zorglub | 29 janvier 2008

Je pense, Dugong, qu'"avoir plein de mots" et pouvoir "contempler seul et en silence" les mondes qu'ils génèrent, est justement la négation même de l'ennui. L'ennui, c'est plutôt en être réduit, ou se réduire soi-même parfois, à être scotché devant TF1 ou devant une console de jeux. La vraie vacuité, en quelque sorte.
Merci encore une fois à vous, Sandra, pour vos choix musicaux toujours judicieux et tombant à pic.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2008

j'évoquais la face lumineuse de l'ennui.

Ne faites pas l'enfant : n'ayez pas peur de l'ennui... A vous lire, on pourrait croire que vous êtes un professeur d'IUFM !

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

"Bonsoir à tous !

Je suis juste de passage furtivement, j'en profite pour souhaiter une excellente nuit et en guise de présent pour cette douce nuit qui s'annonce je vous offre Barcarolle des Contes d'Hoffman d'Offenbach :

http://fr.youtube.com/watch?v=r-XhGFfiGwg&feature=related"

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 janvier 2008
Elle a un peu pris , Jennifer, non ?

Écrit par : Kap | 29 janvier 2008

Bonjour. Bien occupée ces derniers temps ce dont je ne me plains pas, j'ai un peu perdu le fil des échanges. Néanmoins c'est une DDEN en colère qui pousse son petit "coup de gueule" aujourd'hui. Délégué de L'Education Nationale, je me demande à quoi et à qui cela sert finalement ,sinon à occuper les enseignants retraités ou certains édiles en mal de contacts et responsabilités, ou encore à renseigner une administration vraiment curieuse. Je viens de " remplir "un questionnaire relatif à la prévention de la violence et de la maltraitance. Or, dans les trois écoles rurales proches du regroupement pédagogique qui me concerne les conditions de travail des trois institutrices sont idéales si l'on met à part un ou deux différends pour éviter la monotonie. Mais le questionnaire dont je parle tient absolument à tout savoir et cela tourne à l'obssession. Savoir par exemple si les élèves se disputent dans la cour de récré, le couloir, la classe ou " es lieux secrets" ( veuillez m'excuser mais je m'amuse pour me calmer ), savoir si l'enseignant responsable donne des punitions ( rappels à l'ordre, privation de récré, isolement - aller au coin je suppose- système de points, travail supplémentaire ou à refaire...) Là, j'ai eu l'impression fort désagréable de me voir transformée en espion et j'ai tiré un grand trait sur ces questions puisque les institutrices font leur travail et obtiennent des résultats. Mais j'ai pensé aussi à tous ces enseignants affrontant les incivilités et la violence au quotidien, assez grands pour signaler sans relâche qu'ils aimeraient bien faire leur vrai travail et dont les rapports et témoignages répétés restent trop souvent sans réponse.
J'ai été sotte et naïve. On est venu me chercher pour cette fonction. Officiellement nommée par l'Inspecteur d'Académie j'ai ensuite payé une cotisation pour faire vivre l'association et me voilà contrainte de remplir des questionnaires complexes, fastidieux, véritables joyeusetés utiles aux statistiques mais n'offrant aucune solution.
Oui , j'ai été une véritable poire, poire belle Hélène me direz- vous ? Non, ça ne digère pas. Elle a un goût de pourri. Forcément depuis le temps ...

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 janvier 2008

Je pense, Dugong, qu'"avoir plein de mots" et pouvoir "contempler seul et en silence" les mondes qu'ils génèrent, est justement la négation même de l'ennui. L'ennui, c'est plutôt en être réduit, ou se réduire soi-même parfois, à être scotché devant TF1 ou devant une console de jeux. La vraie vacuité, en quelque sorte.

Christophe Sibille

Pour Cioran l'ennui et l'insomnie sont les seules véritables expériences humaines et métaphysiques (ce qui est exact, du moins pour les personnes qui connaissent ce genre d'état); et pour Schopenhauer, l'individu supérieur ne craint pas d'être seul ou de s'ennuyer: autonome, culturellement et intellectuellement riche, il peut se passer de la compagnie de ses semblables (confer "Aphorismes sur la sagesse dans la )vie", PUF).

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Ben de toute façon, en option de seconde, on "découvre" de toute façon et on ne "fait" pas.

Ecrit par : Jérémy

Ce n'est pas seulement en option que l'on "découvre", en seconde ! Il n'y qu'à voir le programme de physique-chimie, par exemple. On ose même y faire de la "mécanique" en s'interdisant de figurer des forces ou des vitesses par des vecteurs, ce que "de mon temps" on faisait en troisième !

Écrit par : Moot | 29 janvier 2008

"Ne faites pas l'enfant : n'ayez pas peur de l'ennui... A vous lire, on pourrait croire que vous êtes un professeur d'IUFM !"

Ecrit par : dugong | 29 janvier 2008


Ne faites pas le prof avec moi! Je n'ai absolument pas peur de l'ennui, je suis effectivement professeur d'IUFM! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2008

Un peu

http://www.communautarisme.net/Les-Contre-reactionnaires-Le-Progressisme-entre-illusion-et-imposture_a915.html

Les Contre-réactionnaires. Le Progressisme entre illusion et imposture, Pierre-André Taguieff, Denoël, 2007 (1)

Table des matières
Introduction
Première partie. Fabrication d'une légende : les « nouveaux réactionnaires »
Chap. 1. La gauche et son ennemi rêvé : le terrorisme intellectuel en action
Chap. 2. Le retour du spectre : « néo-réacs » et nouveaux « fachos ». Haines abstraites et lynchage médiatique
Chap. 3. Imaginaires antifascistes : l'imprégnation communiste
Deuxième partie. Au nom du Progrès : du progressisme à l'antifascisme
Chap. 4. Progrès, « religion du progrès », progressisme et au-delà. Esquisse d'une généalogie
Chap. 5. Interprétations critiques du fascisme et idéologie antifasciste : l'historiographie entravée
Chap. 6. Les avatars de l'antifascisme. Mythologies de la « résistance »
Troisième partie. Du terrorisme intellectuel au conformisme généralisé
Chap. 7. Le « déclinisme », voilà l'ennemi ! Catéchisme progressiste et intolérance consensuelle
Chap. 8. L'immigrationnisme ou la dernière utopie fataliste des bien-pensants
Chap. 9. Conclusion. Progressisme vague, relativisme tiède et antifascisme diffus : le nouveau conformisme intellectuel

Introduction

Par le mot « progressisme », je désigne de façon générale tout ce qui se dit et se fait au nom du Progrès sans qu'en résultent des progrès observables. Mais le progressisme ne se réduit pas à une invocation rituelle du Progrès qui ne s'accompagne d'aucune amélioration de la condition humaine. Il constitue un moyen de combattre des adversaires politiques, il sert d'arme symbolique permettant de disqualifier les contradicteurs ou les interlocuteurs récalcitrants. L'invocation magique du mot « progrès » possède plus d'efficacité symbolique que n'importe quel argument rationnel. C'est un mot-massue, avec lequel il est facile d'assommer l'intrus, l'objecteur, le contradicteur, rejeté dans les ténèbres de la « réaction ». C'est ainsi qu'au nom des Lumières on substitue le terrorisme intellectuel au légitime désir de convaincre par l'usage d'arguments. L'espace public est empoisonné par le soupçon et les mises en accusation, destinées à souiller leurs cibles. Depuis l'apparition de dictatures communistes qui se couvrent de références au Progrès et à la « libération de l'humanité », le progressisme a en outre pour fonction de légitimer, de masquer ou de transfigurer des régimes despotiques ou totalitaires, ainsi que de nouvelles formes de tyrannie liées au règne de la technique. Ensemble séduisant d'idées fausses, fragiles et douteuses qu'agrémentent quelques idées vraies, le progressisme fonctionne comme une idéologie, en se rendant utile, voire indispensable pour certaines entreprises politiques, dont certaines se sont révélées criminelles. J'appelle contre-réactionnaires ceux qui recourent au progressisme pour mettre en accusation leurs rivaux, leurs adversaires ou leurs ennemis, en vue de les disqualifier totalement, en commençant par les exclure de l'espace des débats légitimes. Ils se sont originellement affirmés, à l'époque de la Révolution française, à travers des polémiques toujours recommencées contre « la réaction », incarnée ensuite par l'ensemble des individus se montrant rétifs au parti du « progrès » ou du « mouvement » censé représenter la modernité et, plus largement, par tous les antimodernes.

On pourrait dire de la démocratie en général ce que Thibaudet disait en 1932 de la République, à savoir qu'elle est ordinairement pensée comme « un mouvement, le mouvement, une sorte de création continuée », de telle sorte que « le seul arrêt de ce mouvement » est perçu comme réaction : « La cessation de l'action est réaction, - la réaction. » Il s'ensuit qu'« un conservateur est encore réactionnaire quand il conserve la République telle qu'elle est » (2). Si la démocratie est processus de démocratisation, ou mouvement progressif de réalisation de l'idée démocratique, c'est-à-dire d'égalisation et d'amélioration des conditions, un « réactionnaire » se définit par son refus de suivre le mouvement, par ses protestations à l'égard de ce dernier, voire simplement par ses réticences vis-à-vis dudit mouvement. L'une des intuitions les plus fécondes de Thibaudet fut de postuler que ce mouvement est « sinistrogyre » : il va globalement vers la gauche, la gauche étant comme attirée par l'extrême gauche, et la droite déportée vers la gauche. Un progressiste est un individu qui juge que le « sinistrisme » (3) du système politique est une excellente chose, soit parce qu'il serait naturel (pour ceux qui croient que la nature a créé les hommes égaux en aptitudes), soit parce qu'il s'éloignerait de la nature (pour ceux qui pensent que celle-ci est injuste, puisqu'elle est source d'inégalités entre les hommes). Le « dextrisme » est par là discrédité, et le « sinistrisme » respectabilisé. Encore faut-il tenir compte d'une clause restrictive, et l'expliciter : on ne saurait être de gauche, on ne peut que le rester en étant de plus en plus à gauche. On ne peut rester « progressiste » qu'en se montrant de plus en plus « progressiste ». Tout arrêt sur la voie de la gauchisation indéfinie est aussitôt stigmatisé comme indice de position « réactionnaire ». En témoigne le passage à droite du libéralisme, originellement situé à gauche. Il en va de même en France avec le radicalisme, passé de la gauche au centre-droit. Est donc « réactionnaire » celui qui ne suit pas le mouvement « sinistrogyre », ou, d'une façon plus inquiétante, celui qui se rebelle contre ce dernier. Celui qui « résiste » au mouvement baptisé « progrès ». Est au contraire « progressiste » celui qui va dans le « bon sens », censé se confondre avec le sens de l'Histoire. Et, dans la longue période d'enthousiasme aveugle ouverte par la Révolution bolchevique, ce sens fut donné par le communisme, érigé en méthode de salut. L'intellectuel progressiste s'est ainsi défini essentiellement par son engagement en faveur de la révolution prolétarienne : tout ce qui, à ses yeux, allait dans le sens de la réalisation de l'utopie communiste lui paraissait nécessaire, même la violence extrême. C'est toujours au nom du Progrès qu'est justifiée la terreur dans le monde moderne. Le grand récit du Progrès permet d'intégrer le négatif dans l'histoire universelle, de le « dialectiser » et ainsi de le voir dans sa nécessité (4). L'intolérable est par là même transfiguré. Le cas de Sartre, tel qu'il fut analysé par Raymond Aron, illustre l'itinéraire typique de l'intellectuel progressiste :

« Jean-Paul Sartre, en tant que philosophe, ne doit pratiquement rien au marxisme. Il en a recueilli, non sans hésitation, le prophétisme. Il sacrifie en permanence au sinistrisme, autrement dit, il témoigne d'une indulgence extrême aux crimes commis au nom des “bonnes idées”, il manifesta plus d'une fois un manichéisme primitif ; la gauche trahit éventuellement les justes causes mais, hors de la gauche, pas de salut. (5) »

Le « progressiste », donc, comme un seul homme, s'opposerait au « réactionnaire ». C'est là bien sûr une simplification impliquée par le caractère polémique de l'étiquetage « réactionnaire ». Pour faire preuve de réalisme historique, il faut penser la « réaction » au pluriel. On peut être « réactionnaire » par l'effet d'un sens de la légitimité qui ne se reconnaît pas dans les évolutions observables, au nom de fidélités à des traditions historiques qui lui paraissent être trahies par l'extension indéfinie des normes démocratiques, parce qu'il juge que le processus d'égalisation est une injustice faite aux individus les plus « doués » (et il est vrai que l'égalitarisme commence avec la négation de toute différence interindividuelle entre les aptitudes intellectuelles), ou encore en ce qu'il oppose les valeurs d'ordre et d'autorité à la réalité sociopolitique qu'il perçoit comme entraînée vers l'anarchie. Il faudrait donc faire des distinctions fines entre les positions dites réactionnaires, montrer qu'elles sont multiples et susceptibles elles-mêmes d'interprétations diverses, en commençant par différencier avec soin les positions respectivement conservatrices, traditionalistes, libérales méritocratiques et autoritaires. C'est cette multiplicité que, par principe, les contre-réactionnaires méconnaissent, négligent ou nient. Dans la perspective progressiste, tout ce qui n'est pas progressiste est « réactionnaire ». Comme si le terme « réactionnaire » ne pouvait avoir qu'un seul sens, et un « mauvais » sens (6). La question a été magistralement clarifiée par le philosophe Leszek Kolakowski :
« Pour croire que l'adjectif “réactionnaire” est non seulement descriptif (indiquant une idée de retour à des formes anciennes et dépassées) mais qu'il contient un jugement de valeur péjoratif, il faut admettre non seulement qu'il y a un progrès, mais en outre qu'il n'y a que le progrès : puisque ceci implique que penser à un retour, c'est penser à quelque chose de pire. Donc, pour employer le mot “réactionnaire”, avec ce sous-entendu automatiquement ajouté, il faut admettre toute une théorie globale du progrès inévitable et incessant, une théorie dont la certitude – c'est le moins qu'on puisse dire – n'est pas tout à fait inébranlable. (7) »

C'est au cours du XIXe siècle que l'idée de progrès a donné naissance à l'idéologie progressiste – tel est le premier sens du terme « progressisme » : celui d'un grand récit donnant à l'Histoire un sens et un sens unique. Mais c'est seulement au XXe siècle que le progressisme est passé de l'illusion consolante ou exaltante à l'imposture idéocratique dans le champ d'influence du stalinisme, puis à la manipulation et à l'escroquerie politicienne dans les démocraties gouvernées par l'opinion – tel est le deuxième sens du mot « progressisme » : celui d'un instrument d'auto-légitimation et de délégitimation de l'adversaire, sur la base du principe « Qui n'est pas progressiste est réactionnaire, voire fasciste ». Le critère unique de jugement est à la portée de tous : on n'a plus qu'à se prononcer sur ce qui « recule » ou « progresse » en toutes choses et à quelque égard que ce soit. Tout ce qui arrive va soit dans le bon sens, soit dans le mauvais. Le premier venu est en mesure de juger souverainement de tout, en notant simplement que « ça avance » ou que « ça régresse » - on dit aussi « recule » ou « prend du retard » (lorsque, par exemple, « ça stagne »). « Marche en avant » ou « marche en arrière » : la pensée qui ne voit qu'en rose ou en noir peut se réjouir, elle en a fini avec les ambivalences et les ambiguïtés qui l'empêchaient de trancher en ronronnant. Les doutes s'envolent avec les hésitations, les évaluations incertaines, les conjectures en lesquelles, comme on sait, on risque de se perdre. Providentiel simplisme du binarisme moralisateur. Dispensateur de confort intellectuel et moral, le discours « progressiste » constitue en même temps un puissant mode d'intimidation, qui revient à lancer à tout contradicteur : « Taisez-vous ! Vous représentez le passé, vos idées sont dépassées, vous incarnez la Réaction ! »

Vers le milieu du XVIIIe siècle, un nouveau propre de l'homme est identifié par des penseurs des Lumières aussi différents que Rousseau et Turgot : la perfectibilité, faculté ambivalente par laquelle l'homme est susceptible de progresser ou de régresser, de s'améliorer ou de se pervertir. La perfectibilité est vite réduite à la faculté qu'aurait le genre humain de se perfectionner à l'infini, sur une voie unique. Condorcet prétend dresser un « tableau historique des progrès de l'esprit humain » à travers des stades se succédant suivant un ordre nécessaire. Benjamin Constant lui-même, en 1797, donne dans l'optimisme historique absolu, postulant une parfaite congruence entre le progrès comme processus « naturel » et les raisons d'espérer des humains :

« Ainsi nous voyons les passions se battre en retraite, furieuses, sanguinaires, féroces, victorieuses souvent contre les individus, mais toujours vaincues par les vérités. Elles reculent, en frémissant, devant chaque nouvelle barrière que leur pose ce système progressif et régulier, dont le complètement graduel est la volonté suprême de la nature, l'effet inévitable de la force des choses, et l'espoir consolant de tous les amis de la liberté. (8) »

Chez Saint-Simon et Comte, ainsi que dans les grandes philosophies de l'histoire, la vision grandiose d'une marche infaillible de l'humanité vers sa perfection finale, selon des âges successifs, s'offre comme une évidence exaltante. Au milieu du XIXe siècle s'installe la conception évolutionniste du progrès. L'idée d'une transformation du moins bien vers le mieux est érigée en une loi de la nature et de l'Histoire. Saisi par l'arrogance scientiste, le progressisme rompt avec l'esprit des Lumières. Le grand récit d'amélioration universelle semble avoir acquis ses lettres de noblesse scientifique : les membres de l'espèce humaine peuvent s'imaginer désormais embarqués sur le même navire en direction d'un monde meilleur, voire du meilleur des mondes. Mais toutes les « races humaines » ne progressent pas avec la même vitesse et certaines, les « primitives » ou les « sauvages », sont jugées inaptes au « progrès de la civilisation ». Telle est la face sombre de l'héritage des Lumières. Parallèlement aux doctrines racialistes légitimant la colonisation au nom de la supériorité de la « race blanche » qui, censée être plus « avancée » que les autres, aurait des « droits supérieurs », le « darwinisme social » fait l'éloge du principe de la lutte de tous contre tous, dans la concurrence économique ou dans la guerre, comme moteur du progrès (9). À la fin du XIXe siècle, le progressisme doctrinal se présente comme une utopie futuriste et scientiste tournée vers les « lendemains qui chantent » (le bonheur pour tous dans la société juste), un mythe politique moderne empreint de messianisme (en tant que récit d'émancipation) et une religion séculière (une doctrine de salut collectif). Rendre l'humanité meilleure, tel est le grand projet qui peut être réalisé par la Révolution - permanente de préférence -, par l'éducation et la rééducation, ou encore, puisque l'homme est aussi un animal, par l'action eugénique visant à rationaliser la reproduction humaine (10). Ce projet grandiose, ce programme de grands travaux de l'homme sur lui-même présuppose la volonté de rompre avec le passé, voire de l'abolir sans reste (« Du passé faisons table rase »), qui nourrit la grande illusion consistant à imaginer l'homme meilleur ou amélioré comme un homme auto-construit (11), sur la base d'un effacement total des sources de sens que sont les héritages culturels. Rendre parallèlement l'humanité heureuse, tel est l'objectif dont la réalisation progressive est pensée comme effet nécessaire du « développement » et de la « croissance », de la prospérité ou de l'abondance. Le culte productiviste accompagne chez les Modernes l'attente de l'accomplissement des fins dernières.

Après la Première Guerre mondiale, des doutes apparaissent sur les promesses du progrès. Le désenchantement mine le système des croyances progressistes. Mais les désillusions sont vite refoulées par l'enthousiasme déclenché par la Révolution bolchevique. Le communisme, après avoir réussi à monopoliser les passions progressistes, en arrive à incarner le nouveau progressisme, celui du XXe siècle. Un réenchantement de l'Histoire s'opère. Au milieu des années trente, à l'occasion de la lutte contre le nazisme, un nouveau rejeton du progressisme prend figure : l'antifascisme. Ce progressisme de combat instrumentalisé par les maîtres de la propagande communiste va se transformer, après la disparition du régime nazi et de ses alliés, en idéologie politique de substitution. Un héritage mémoriel demeure qui, un demi-siècle plus tard, permet toujours des identifications aussi abusives que gratifiantes : la posture du Résistant héroïque. Dernière version du « nous » idéal des progressistes. L'histoire de l'antifascisme sans fascisme commence. Il s'agit d'une figure modeste du progressisme, dans laquelle le mythe prométhéen est remplacé par la chasse au Mal politique, incarné par les « puissants » et les « dominants », les « bourgeois » ou les « capitalistes », tous « réactionnaires ». Ces visages supposés de « la réaction » sont dénoncés, par les milieux se disant progressistes, comme « fascistes » ou « d'extrême droite ». On ne prétend plus « créer l'Homme nouveau » ni « changer la vie », on se donne pour ambition de barrer la route à « la Barbarie », dont le nouveau nom est l'Amérique, avec son « impérialisme », son « racisme institutionnel » et son « libéralisme sauvage ». Les progressistes deviennent des compagnons de route des dictatures du Tiers monde, pour peu qu'elles dénoncent « l'impérialisme américain ». Et la diabolisation progressiste des États-Unis s'étend à Israël, alimentant l'antisionisme radical dont l'autre vecteur mondial est l'islamisme. Le pire obscurantisme est ainsi rejoint par le progressisme le plus dévoyé.

La double hantise de la « menace fasciste » et des « dérives racistes » devient le moteur du progressisme dans la période post-nazie, et fonctionne comme moyen de chantage permanent. Postulant l'assimilation polémique de la nation au nationalisme, de l'appel au peuple au populisme, elle se traduit autant par un antinationalisme sans nuances que par un antipopulisme sommaire et obsessionnel, qui reviennent à criminaliser le sentiment patriotique, l'attachement national et la souveraineté populaire. Simultanément, ainsi que le reconnaît un sociologue portant fort optimiste, « la croyance moderne selon laquelle l'abondance est la condition nécessaire et suffisante du bonheur de l'humanité a cessé d'aller de soi » (12). Quelle que soit la force de notre foi dans l'efficacité techno-marchande, nous devons nous faire à l'idée que le bonheur n'est pas au bout de la volonté humaine, qu'il ne saurait être l'effet nécessaire d'une maîtrise. Toujours fugitif et instable, jamais assuré, le bonheur à portée de volonté humaine ne peut être qu'un « frêle bonheur » (13). Et le sentiment s'accroît que le développement technologique lui-même échappe à la volonté et la maîtrise humaines, et que, loin d'être une condition nécessaire de l'émancipation des hommes, il pourrait produire de nouvelles formes d'assujettissement (14). Après la réduction et l'appauvrissement du stock des promesses et des espoirs de justice, d'émancipation et de bonheur, il ne reste plus au néo-progressiste qu'une arrogance propre à ceux qui se croient « du bon côté », une « vigilance » paranoïaque à usage politicien et une haine prête à se fixer sur tout groupe désigné comme « fasciste » ou « raciste » par les médias, ce contre-pouvoir qui a pris le pouvoir dans l'univers « communicationnaire » qui est le nôtre. L'internationalisme révolutionnaire tend à se convertir en un cosmopolitisme sentimental, dont le contenu se réduit à un éloge immodéré des « échanges » et des « mélanges », du « dialogue » fusionnel et des « hybridations » salvatrices, auquel s'ajoute une vision angélique de « l'autre » face auquel il faudrait pratiquer « l'ouverture » les yeux fermés, sous peine d'être soupçonné de « racisme » ou de « xénophobie ». Les dérives d'un certain nombre d'organisations dites « antiracistes » ou de « défense des droits de l'homme » se sont pleinement dévoilées lors de la « Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée », qui s'est tenue du 31 août au 8 septembre 2001 à Durban (Afrique du Sud) (15). Cette conférence « antiraciste » organisée par l'ONU a été l'occasion d'un déferlement de haine indistinctement antijuive et « antisioniste » (16), au point d'illustrer d'une façon saisissante la célèbre remarque, faite en 1967, du pasteur Martin Luther King : « Lorsque les gens s'en prennent au sionisme, ils pensent aux Juifs. » L'instrumentalisation politique de l'antiracisme lui a fait perdre non seulement son sens moral, mais aussi toute efficacité pratique : plutôt que de lutter contre les discriminations réelles, un certain antiracisme sert à régler des comptes, à disqualifier des adversaires et à préparer des carrières politiques ou médiatiques (17). La « vigilance révolutionnaire » recommandée dans la tradition léniniste (dénoncer les « ennemis du peuple » ou de « la Révolution » (18)) se transforme en délation sélective pour raisons personnelles. À l'exercice de la raison publique, au libre débat public qui seul nourrit le sens civique dans une démocratie vivante (19) se substituent des campagnes de diffamation, des opérations concertées de délation, des chasses aux sorcières, des lynchages médiatiques. Parallèlement, habillé d'une rhétorique sloganique de la « résistance au pire », le programme progressiste se réduit, d'une façon minimaliste, à prêcher le changement pour le changement : « faire avancer les choses », « bouger » et « faire bouger », comme disent politiques, gens de médias et publicitaires.

À travers bien des avatars, le progressisme, né dans l'enthousiasme pour les Lumières, a fini par devenir une nouvelle orthodoxie et, à travers son instrumentalisation par le totalitarisme communiste, une doctrine de haine doublée d'un permis de haïr avec bonne conscience, bref, une machine à fabriquer des ennemis absolus. Le progressisme, c'est la foi dans le progrès sans l'esprit critique ni le sens de la tolérance, avec la conviction dogmatique de posséder la vérité et d'être installé dans le Bien. Les plus terribles simplificateurs sont ceux qui croient savoir comment l'humanité doit agir parce qu'ils imaginent savoir où elle va. Ils en déduisent qu'ils sont autorisés à rééduquer ou à mettre à l'écart, voire à faire mourir ou à laisser mourir tous ceux qui ne suivent pas le bon mouvement ou ne s'inscrivent dans le sens de l'Histoire. Et cette légitimation de la haine est d'autant plus puissante qu'elle sollicite des passions qui ne trouvent pas à se satisfaire dans les démocraties libérales/pluralistes apaisées. Avec son pluralisme et ses règles de droit, la démocratie libérale est dépourvue des charmes redoutables des totalitarismes, qui promettent à la fois la satisfaction totale des besoins (de ceux qui sont reconnus comme vraiment « humains ») et la destruction définitive des racines du mal, par des mesures radicales de « purification ». Séduction redoutable des systèmes totalitaires : ils répondent aux attentes de ceux qui veulent le paradis sur la terre comme à ceux qui rêvent d'une humanité parfaite, absolument libre ou absolument juste. Or, l'utopie futuriste qu'est le progressisme est portée par le désir de « refaire l'Eden avec les moyens de la chute », pour le dire comme Cioran (20). Le rêve d'instaurer l'âge d'or dans l'avenir ne va pas sans une secrète aspiration à restaurer l'Eden : « Nostalgie renversée, faussée et viciée, tendue vers le futur, obnubilée par le “progrès”, réplique temporelle, métamorphose grimaçante du paradis originel. (21) » En quoi le rêve progressiste s'avère quelque peu « réactionnaire », au moins en un sens théologico-métaphysique. Les fervents de l'avenir ne sont pas étrangers à la nostalgie. Après tout, le mythe du « communisme primitif » n'a jamais cessé de hanter l'utopie de la « société sans classes » garantissant le bonheur de tous ou celle d'une humanité totalement « émancipée ». C'est pourquoi l'imaginaire totalitaire, si attrayant, n'a vraisemblablement pas fini de conduire l'humanité à la catastrophe. Si donc les régimes totalitaires restent « au centre de notre expérience du XXe siècle », c'est parce qu'ils « ont tenté d'incarner un gigantesque effort humain pour créer une société meilleure » (22), et qu'ils ont fini par illustrer la vérité toujours dure à entendre qu'offre cet aphorisme de Hölderlin : « L'État dont l'homme a voulu faire son Ciel s'est toujours changé en Enfer. (23) » Mais l'histoire universelle montre que l'humanité n'a jamais tiré des leçons durables de ses pires échecs, ni même de ses cuisantes déceptions. On peut ainsi comprendre pourquoi « nos rêves d'avenir sont désormais inséparables de nos frayeurs » (24). La conviction que l'humanité serait définitivement immunisée contre la tentation totalitaire n'est qu'une illusion de plus.

La transmission de l'héritage totalitaire, par diverses voies, a permis que s'établisse, après la disparition des États totalitaires, le règne d'un conformisme ombrageux, inquisitorial, allant de pair avec une pratique euphorique de la délation. Une redoutable machine à condamner, souiller et exclure s'est mise en place. Elle s'est solidement installée dans les sociétés démocratiques, où elle fonctionne à des fins particulières sous couvert d'engagement politique, moral ou social, et se pare des vertus supposées du militantisme. Le vieil antifascisme au service du totalitarisme communiste, ce progressisme de combat s'est métamorphosé en un néo-antifascisme d'esprit totalitaire, privilégiant un « antiracisme » à définition vague s'érigeant en tribunal des opinions, instrumentalisé notamment par les leaders communautaristes au nom de mémoires identitaires à la fois rivales et mimétiques. Qui n'applaudit pas à la célébration de telle ou telle minorité transfigurée en victime, se construisant par ses revendications infinies, est dénoncé comme portant atteinte à la « dignité » du groupe considéré, et traité en conséquence comme un ennemi de l'Humanité. Simple transformation à l'intérieur d'une tradition manichéenne, qui pousse à traiter tout contradicteur comme un ennemi absolu : les amis de l'Humanité, s'imaginant incarner l'Humanité même, ne peuvent qu'exclure du cercle de l'humain ceux qu'ils désignent comme leurs ennemis. En temps de paix, les dénonciateurs se contentent de la mort sociale des mal-pensants. Le robespierrisme aménagé consiste à faire appel à la guillotine symbolique de la condamnation médiatique. La bêtise qui écrase tout sur son passage s'allie ainsi à la vertu, celle des vertuistes. Le constat lucide formulé naguère par Karl Popper est toujours d'une inquiétante actualité : « La stupidité vertueuse fait incontestablement plus de victimes que la seule hostilité. (25) »

Le malaise aujourd'hui éprouvé par tant d'esprits libres vient peut-être de ce qu'ils perçoivent mieux que d'autres les signes d'une dictature d'opinion. Ils savent qu'ils vivent sous le règne d'un totalitarisme tiède et voilé, où des intellectuels jouent le rôle de commissaires politiques, de propagandistes et d'agitateurs. Le maccarthysme nous a montré comment un esprit paranoïaque pouvait se transfigurer en vigilance militante ravageuse : tous ceux qui n'étaient pas explicitement du « bon côté » étaient soupçonnés d'être du côté de l'ennemi. Combats idéologiques structurés par la rivalité mimétique : après l'affrontement mythique des anticommunistes et des antifascistes durant la seconde moitié des années trente, l'anticommunisme maccarthyste a fait pendant à l'antiaméricanisme soviétique au cours de la Guerre froide. La paranoïa vigilancielle est aujourd'hui monopolisée par les milieux qui se déclarent « progressistes » : face aux rebelles et aux rétifs, voire aux tièdes, le porte-Lumières déclaré se fait volontiers chasseur de sorcières. Quand l'ennemi ne peut plus prendre la figure du communisme ou du nazisme, il est facile de le réinventer, sur la base de quelques caractérisations négatives, en puisant dans un stock d'épithètes (première série : « archaïque », « rétrograde », « passéiste », « réactionnaire » ; deuxième série : « de droite », « d'extrême droite », « populiste », « xénophobe », « raciste », « fasciste » ; troisième série : « ultralibéral », « impérialiste », « proaméricain », « sioniste »). Si les réactionnaires n'avaient pas existé, les progressistes les auraient inventés. Lors qu'ils n'existent plus, ils les inventent.

Dans son texte introductif à un important dossier consacré aux « fascismes » - et non pas au « fascisme » -, publié par Esprit en décembre 1947, Emmanuel Mounier ne cachait pas son irritation devant les instrumentalisations politiques de la « menace fasciste » : « Nous avons hésité à écrire : fascismes. Où est, aujourd'hui, dans nos pays, le truquage socialiste sur le réveil nationaliste, où les sections d'assaut, les masses militarisées, les chants d'avenir ? ». Et il ajoutait, témoignant de son profond malaise : « Nous avons la nausée des mots qui ne servent plus, dans l'absence totale de pensée, qu'à disqualifier l'adversaire. » Un demi-siècle plus tard, nous pourrions reprendre à notre compte, sans en changer un seul mot, cette affirmation du fondateur de la revue Esprit.

On ne s'étonnera pas d'avoir vu surgir, dans les dernières années du XXe siècle, une série de réactivations de l'imaginaire antifasciste, dont le champ d'application est élargi, les modes de dénonciation radicalisés et adaptés rhétoriquement à la conjoncture. L'antirépublicanisme constitue l'un des plus récents avatars de l'antifascisme communiste-stalinien. Cette diabolisation orchestrée du modèle républicain, particulièrement en France où il a fait tradition, est inséparable de la célébration du modèle multicommunautariste, dont on peut observer différentes figures. À la faveur de la diffusion d'une version enchantée du multiculturalisme, célébré comme l'avenir radieux des démocraties pluralistes, leur avenir post-républicain, les entrepreneurs de communautés fermées ont inventé une nouvelle forme de progressisme à tendance totalitaire, fondé sur les impératifs de reconnaissance et de repentance. La plupart des thèmes d'accusation du vieil antifascisme de facture communiste-stalinienne sont réemployés contre la République, dont l'histoire est réduite à celle du racisme et du nationalisme xénophobe, du colonialisme et du néocolonialisme, sans oublier les exterminations de masse. On peut brièvement caractériser les conséquences pratiques d'une éventuelle application de ces impératifs : toutes convergent vers la mise sous tutelle identitaire/communautaire des individus, voire vers leur absorption par la communauté dévorante. La conséquence, c'est l'abolition des libertés individuelles, par d'autres voies que celles, servant de repoussoirs et d'écrans, suivies naguère par l'État totalitaire dans les régimes respectivement mussolinien et hitlérien.

C'est bien sûr dans la suppression des libertés individuelles que se dévoilent les tendances totalitaires à l'œuvre dans la vision dite communautariste, mieux nommée multicommunautariste (27). Dans la politique multicommunautariste, deux séries d'actions peuvent être distinguées. D'une part, réaliser le communautarisme politique au sens le plus fort du terme, c'est-à-dire appeler à reconnaître la valeur intrinsèque de toute identité collective sur le seul fondement de son auto-affirmation, et présenter corrélativement comme une « avancée » hautement souhaitable le passage du modèle de la nation républicaine à la société multi-communautaire. D'autre part, au nom du devoir de mémoire, reconnaître les torts causés dans le passé à diverses catégories de victimes - certaines réelles, d'autres imaginaires - et, en conséquence, juger légitime le principe des réparations, dont la principale traduction politique est l'application systématique de mesures de discrimination positive (« affirmative action ») en faveur des groupes jugés victimisés, ne serait-ce qu'en raison de leur douteux statut d'héritiers des maux subis par leurs ancêtres. L'enfermement communautaire est l'une des formes nouvelles prises par le projet totalitaire à travers une corruption des idéaux pluralistes.

La modernité progressiste a ses dissidents, ses insoumis, ses révoltés. Elle les repère et les identifie, les stigmatise et les dénonce en les diabolisant. Ces mauvais sujets, ces nouveaux damnés peuplent l'enfer que s'est créé le paradis progressiste : les « oubliettes de l'Histoire ». Il faut se donner le courage d'arpenter ce domaine, où se déploie une intolérance d'autant plus sournoise qu'elle se couvre d'appels pressants à « la tolérance », à « l'ouverture » ou à la « lutte contre l'intolérance », et où règne un esprit d'inquisition permanente, alimenté par des stéréotypes, des soupçons et des rumeurs. Pour en comprendre les fonctionnements, il convient de remonter aux origines de cette perversion de l'esprit public, d'esquisser une généalogie du progressisme saisi dans ses formes principales. On sera alors mieux à même de s'interroger sur son avenir. C'est-à-dire sur la face sombre de notre avenir. Tel est l'objet du présent ouvrage. Il porte sur les usages totalitaires du progressisme ou sur la logique totalitaire du progressisme, saisie dans ses différents aspects – des chasses aux sorcières modernisées et de l'éradication des héritages au culte aveugle de la croissance et à la quête du « toujours plus », légitimant une exploitation forcenée des ressources naturelles. Il ne met pas globalement en accusation le progrès comme intrinsèquement totalitaire, destructeur ou « meurtrier ». Manière de souligner d'entrée de jeu que la corruption idéologique de l'idée de progrès, appelée ici « progressisme », ne disqualifie pas l'exigence de progrès, qui reste à penser - à repenser - une fois accomplie la nécessaire tâche d'une critique radicale des illusions progressistes et des systèmes idéologiques dans lesquels elles sont instrumentalisées (28). À divers égards, l'exigence de progrès bien comprise conduit à ébranler les grosses certitudes du progressisme. Elle ouvre l'une des voies qui pourrait mener à une pensée postprogressiste.

Il ne suffit pas de répéter pieusement que les progressistes n'ont jamais cessé d'être des antifascistes qui n'étaient pas antitotalitaires. Il faut ajouter que l'antifascisme a été déshonoré par le communisme stalinien qui lui a imposé sa marque, donné son pli. Ce n'est là cependant qu'avoir fait une partie du chemin. Il nous reste à être antitotalitaire, non pas au nom du Progrès de l'Humanité, abstraction aveuglante et dévorante, mais avec la ferme résolution de défendre nos libertés, celles des citoyens vivant dans des nations libres. Car les citoyens libres ont un ennemi principal. Notons au passage que ceux qui prétendent n'avoir pas d'ennemis sont soit des saints, soit des hypocrites. Les premiers sont extrêmement rares, pour autant qu'ils existent, tandis que les seconds ont le nombre pour eux, et s'entendent fort bien. Mais l'ennemi totalitaire n'a pas le visage d'un ennemi de l'Humanité, il a celui de l'ennemi plus ou moins avoué des libertés, au nom d'une idée du Bien ou du Vrai qu'il prétend posséder. L'ennemi, c'est l'intolérance absolue, la seule qui soit vraiment intolérable.

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1)Ouvrage à paraître chez Denoël le 14 mars 2007.
2)Albert Thibaudet, Les Idées politiques de la France, Paris, Librairie Stock, 1932, p. 36.
3)Du latin sinister : « qui est à gauche » (on disait aussi « à senestre »). À quoi s'ajoute le sous-entendu, porté par l'adjectif « sinistre » : « qui fait craindre un malheur, une catastrophe ». « Sinistrisme » s'oppose à « dextrisme », du latin dexter : « qui est à droite ».
4)Proudhon, s'inspirant de la dialectique hégélienne, soutenait que « la négation en philosophie, en politique, en théologie, en histoire, est la condition préalable de l'affirmation » et que « tout progrès commence par une abolition » (cité par Marc Angenot, Rhétorique de l'anti-socialisme. Essai d'histoire discursive 1830-1917, Québec, Les Presses de l'Université Laval, 2004, p. 238).
5)Raymond Aron, Plaidoyer pour l'Europe décadente [1977], Paris, Le Livre de Poche, coll. « Pluriel », 1978, p. 133. Dans le même sens, voir Jean-François Revel, « Philosophie et politique chez Sartre » (Le Figaro littéraire, 1964), in J.-F. Revel, Contrecensures, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1966, pp. 220-225.
6)Pour une problématisation de la catégorie « réactionnaire », voir Marc Angenot, op. cit., en partic. pp. 1-17.
7)Leszek Kolakowski, Le Village introuvable, tr. fr. Jacques Dewitte, Bruxelles, Éditions Complexe, 1986, p. 11.
8)Benjamin Constant, « Des réactions politiques » (1797), in B. Constant, De la force du gouvernement actuel de la France et de la nécessité de s'y rallier. Des réactions politiques. Des effets de la Terreur, préface et notes de Philippe Raynaud, paris, Flammarion, coll. « Champs », 1988, p. 152.
9)Voir John S. Haller, Jr., Outcasts from Evolution : Scientific Attitudes of Racial Inferiority, 1859-1900 [1971], New Edition, Carbondale and Edwardsville, Southern Illinois University Press, 1995, en partic. pp. 95-120 (chap. IV : « Race and the Concept of Progress in Nineteenth-Century Ethnology »), 124-128 ; George L. Mosse, Toward the Final solution : A History of European Racism [1978], Madison, WI, The University of Wisconsin Press, 1985, pp. XI-XII, 1-16, 71-93, ; Mike Hawkins, Social Darwinism in European and American Thought, 1860-1945 : Nature as Model and Nature as Threat, Cambridge et New York, Cambridge University Press, 1997, pp. 47 sq., 125 sq., 139 sq.
10)Voir mon livre Le Sens du progrès. Une approche historique et philosophique, Paris, Flammarion, 2004 (3e éd. corrigée, coll. « Champs », 2006), pp. 225-258.
11)Voir Olivier Rey, Une folle solitude. Le fantasme de l'homme auto-construit, Paris, Le Seuil, 2006.
12)Gilles Lipovetsky, Le Bonheur paradoxal. Essai sur la société d'hyperconsommation, Paris, Gallimard, 2006, p. 13.
13)Voir Tzvetan Todorov, Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France, Paris, Grasset, 1998, Paris, Grasset, 1998, pp. 294-296 ; Gilles Lipovetsky, op. cit., p. 321.
14)Voir Jacques Ellul, Le Système technicien, Paris, Calmann-Lévy, 1977.
15)Quant à la Commission des droits de l'homme, organe de l'ONU, on sait qu'elle a donné durant des années la piètre image d'une politisation extrême, mettant en spectacle les rivalités des États. Elle comptait notamment parmi ses 53 pays membres le Soudan, le Zimbabwe et la Lybie, dont la représentante a été élue à la présidence de la Commission le 20 janvier 2003. Devenue un lieu de marchandages politiques aboutissant à la paralysie des dossiers et à l'enlisement des résolutions, la Commission a été dissoute et remplacée par le Conseil des droits de l'homme, lancé par l'ONU le 19 juin 2006. On est en droit cependant de s'inquiéter du futur fonctionnement de ce Conseil : parmi les 47 pays membres élus par l'Assemblée générale de l'ONU figurent notamment la Chine, Cuba et l'Arabie Saoudite, pays dont l'exemplarité en matière de défense des droits de l'homme est pour le moins contestable.
16)Rappelons seulement ce slogan, crié et diffusé par tracts : « One Jew, one bullet » (« (Un Juif, une balle »), ou ce cri du cœur de manifestants « antiracistes » et « antisionistes » : « Kill Jews ! ». Sur la conférence de Durban, voir mon livre Prêcheurs de haine. Traversée de la judéophobie planétaire, Paris, Mille et une nuits, 2004, pp. 336-340.
17)Sur les instrumentalisations de l'antiracisme, notamment en France, voir mes livres Les Fins de l'antiracisme, Paris, Michalon, 1995, passim, et La République enlisée. Pluralisme, communautarisme et citoyenneté, Paris, Éditions des Syrtes, 2005, pp. 237-267.
18)« Lénine nous a appris autrefois que tout membre du parti devait être un agent de la Tchéka, c'est-à-dire ouvrir l'œil et rapporter. » (Déclaration de S. Goussev au XIVe congrès du PC, cité par Michel Heller, Aleksandr Nekrich, L'Utopie au pouvoir, Paris, Calmann-Lévy, 1982, p. 150).
19)Voir Benjamin R. Barber, Démocratie forte [1984], tr. fr. Jean-Luc Piningre, Paris, Desclée de Brouwer, 1997, pp. 185 sq., 275 sq. ; John Rawls, Libéralisme politique, tr. fr. Catherine Audard, Paris, PUF, 1995, puis coll. « Quadrige », 2001, leçon VI, § 8.5, pp. 303-306 ; Id., Paix et démocratie. Le droit des peuples et la raison publique [1999], tr. fr. Bertrand Guillarme, Paris, La Découverte, 2006, pp. 159-211.
20)Sur ce thème, voir Cioran, Histoire et utopie, Paris, Gallimard, 1960, en partic. pp. 103-147.
21)Cioran, ibid., p. 113.
22)Juan J. Linz, « Épilogues », in Guy Hermet (dir.), Totalitarismes, Paris, Economica, 1984, p. 246.
23)Hölderlin, Hypérion ou l'Ermite de Grèce, précédé du Fragment Thalia, tr. fr. et présentation de Philippe Jaccottet, Paris, Gallimard, 1973, p. 84.
24)Cioran, Histoire et utopie, op. cit., p. 124.
25)Karl R. Popper, Conjectures et réfutations. La croissance du savoir scientifique, tr. fr. Michelle-Irène et Marc B. de Launay, Paris, Payot, 1985 [1ère éd. angl., 1963], p. 536.
26)Emmanuel Mounier, « La pause des fascismes est terminée », Esprit, 16e année, n° 140, décembre 1947, p. 797.
27)Pour une justification conceptuelle de ce vocabulaire descriptif, voir mon livre La République enlisée, op. cit., pp. 71 sq., 116 sq., 273 sq.
28)Voir mon livre Le Sens du progrès, pp. 259-333, et infra, chap. 4.

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Un peu de lecture donc.

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Quitte à faire des copier-coller, autant rigoler, quoique celui-ci puisse faire froid dans le dos :

Lu sur le site du nouvel obs, ce matin :

" McDo va pouvoir décerner son propre baccalauréat
NOUVELOBS.COM | 28.01.2008 | 17:06

Network Rail et Flybe sont les deux autres sociétés qui vont être autorisées à délivrer des diplômes reconnus par L'Etat.

Pour la première fois, le Royaume-Uni va autoriser trois sociétés, dont la chaîne de restauration rapide McDonald's, à décerner ses propres diplômes, équivalents du baccalauréat britannique et reconnus par l'Etat, a-t-on appris lundi 28 janvier de source officielle. Les deux autres sociétés sont Network Rail, qui gère et entretient le réseau ferroviaire, et la compagnie aérienne à bas prix Flybe.
McDonald's pourra délivrer un baccalauréat en "gestion du travail en équipes", qui certifiera que son détenteur a appris toutes les tâches reliées à la gestion d'un restaurant McDonalds, du marketing aux ressources humaines en passant par les services à la clientèle, a précisé l'agence gouvernementale chargée des cursus scolaires (Qualifications and Curriculum Authority, QCA).

Les deux autres sociétés privées, Network Rail et Flybe, pourront également décerner le "A-level", abréviation de Advanced Level (Niveau Avancé), un examen passé au cours des deux dernières années de l'éducation secondaire et souvent exigé pour l'entrée à l'université.
Network Rail pourra décerner son A-level, ainsi que des diplômes pouvant aller jusqu'au doctorat en ingénierie. La compagnie aérienne à bas prix Flybe délivrera des diplômes de stewards ou hôtesses ainsi que d'ingénieurs de vol.

Il s'agit des premières sociétés privées autorisées à délivrer des diplômes sanctionnant des qualifications nationales britanniques.
"Cette importante mesure vise à mettre fin aux vieilles divisions entre les qualifications nationales et la formation en entreprises, ce qui va être à l'avantage des employés, des employeurs et du pays dans son ensemble", a déclaré le ministre des Universités et de la formation, John Denham. "

Il sont forts, ces anglais, non ?

Écrit par : yann | 29 janvier 2008

"Ne faites pas l'enfant : n'ayez pas peur de l'ennui... A vous lire, on pourrait croire que vous êtes un professeur d'IUFM !"

Ecrit par : dugong | 29 janvier 2008


Ne faites pas le prof avec moi! Je n'ai absolument pas peur de l'ennui, je suis effectivement professeur d'IUFM! :-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2008

Je sais bien que vous êtes professeur en IUFM. Comment d'ailleurs ne pas le savoir en vous lisant post après post.

Il y avait un presque rien d'ironie dans mon intervention.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Ah bon? Je n'avais pas remarqué!!!!!!! :-)))
Comment faites-vous pour être aussi fin?

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2008

Oui , j'ai été une véritable poire, poire belle Hélène me direz- vous ? Non, ça ne digère pas. Elle a un goût de pourri. Forcément depuis le temps ...

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 janvier 2008

Le tableau que vous nous peignez là, Hélène, n'est autre que celui dans lequel nous baignons et gesticulons quotidiennement et que nous ne remarquons même plus. L'école est devenue ce miroir que se tend la nation pour façonner à l'adresse de tous, les idéologies de l'ignorance, (que ses agents sont tenus de combler et de mesurer), et de l'impuissance (à civiliser les jeunes et qu'est censée révéler votre enquête).
Quand on admettra l'idée que la débâcle de l'école n'est pas due comme on le popularise ici, sur ce blog, à l'usage de mauvaises méthodes d'enseignement, mais qu'elle est sciemment orchestrée par ceux- la majorité des français, qui considèrent qu'elle coûte trop chère, qu'elle est impuissante à instruire, à éduquer, à civiliser, et que par conséquent il est temps de la remplacer par autre chose*, alors peut-être aurons-nous fait un pas en avant.
* vu hier soir au 20 h de TF1, le cas montré en exemple d'une école primaire entièrement privée créée en réaction à la déconfiture des écoles environnantes.

Écrit par : marigot | 29 janvier 2008

vu hier soir au 20 h de TF1, le cas montré en exemple d'une école primaire entièrement privée créée en réaction à la déconfiture des écoles environnantes.

Ecrit par : marigot | 29 janvier 2008

Sponsorisée par MacDo ? (voir mon post précédent)

Écrit par : yann | 29 janvier 2008

en réaction à la déconfiture des écoles environnantes.

Ecrit par : marigot | 29 janvier 2008

Ou par Bonne Maman ?

Écrit par : yann | 29 janvier 2008

"Quand on admettra l'idée que la débâcle de l'école n'est pas due comme on le popularise ici, sur ce blog, à l'usage de mauvaises méthodes d'enseignement, mais qu'elle est sciemment orchestrée par ceux- la majorité des français, qui considèrent qu'elle coûte trop chère, qu'elle est impuissante à instruire, à éduquer, à civiliser, et que par conséquent il est temps de la remplacer par autre chose*, alors peut-être aurons-nous fait un pas en avant."

Je m'inquiète !

Votre inetrvention me semble inverser cause/conséquence, sombrer dans la théorie du complot généralisé : la majorité du peuple complote (comPolPote ?) contre elle-même.

Ceci étant, le plus facile serait que chacun fasse son truc dans son coin (ghetto GCB, ghetto GRIP, etc.). Façon "j'te calcule même pas"

Je ne suis pas très sûr de vouloir cela. Peut-être m'y résoudrais-je un jour ?

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

La débâcle de l'école est due exclusivement à sa transformation délibérée en "lieu de vie", c'est-à-dire à deux choses:
1) le laxisme sur le plan de la discipline: il est interdit d'interdire.
2) le socio-constructivisme: il est interdit d'imposer des connaissances aux élèves, et les méthodes pédagogiques iront toutes dans ce sens.

Écrit par : Jean | 29 janvier 2008

Les jeunes profs reçus aux concours démissionnent de plus en plus fréquemment. Avec des salaires avoisinant le smic, ils préfèrent partir ailleurs. L'un deux me disait, il y a peu: "Dans l'EN, nous sommes payés au smic, envoyés à des kms de chez nous, nous nous faisons insulter par les élèves et sommes méprisés par les chefs d'établissements..."
Voilà. On risque d'avoir du mal à trouver des professeurs d'ici quelque temps. Et avec les chèques-éducation à venir, ce ne sont plus des profs qui accepteront de faire ce travail, ce seront des assistants/ animateurs qui s'en chargeront.
Les Français aiment bien taper sur leurs enseignants et cela depuis belle lurette. Cela leur revient en boomerang dans la figure et ce n'est pas fini... A force d'avoir si bien tapé, le professeur digne de ce nom est une espèce en voie de disparition. Il n'y en aura bientôt plus du tout...Les bons étudiants font autre chose et même les moins bons s'en vont quand ils voient comment on les traite après les concours...
Des animateurs, sous-payés et sous-qualifiés pour un petit boulot...Voilà l'avenir!
Les parents et grands-parents ont du souci à se faire...

Écrit par : Sanseverina | 29 janvier 2008

Le reportage de TF1 hier ?

Une école d'intégristes, qui n'acceptent pas que leurs enfants aillent dans des écoles mixtes et laïques !

Merci TF1 !

Et pendant ce temps-là, au "bureau d'innovation pédagogique" de Paris, on innove :

http://innovalo.scola.ac-paris.fr/ACTUALITES/carteinno.htm

Ils ont le temps de s'amuser, là-bas.

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

"Prochain invité, vendredi 1er février :
Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale.

Dès maintenant,posez-lui vos questions (scolarité de la maternelle au baccalauréat, apprentissage, formation, etc.)"

Et si notre question est tirée au sort, on gagne 500 euros ?

Ils nous prennent vraiment pour des boeufs...

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

"Les jeunes profs reçus aux concours démissionnent de plus en plus fréquemment. Avec des salaires avoisinant le smic, ils préfèrent partir ailleurs." (Sanseverina)

Ben moi j'ai demandé un détachement dans l'enseignement supérieur (en tant que Prag, donc en service complet), et il paraît que si je l'obtiens, je gagnerai encore moins que maintenant ! C'est dément, l'E.N. - si on monte en grade, on perd des sous !

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

C'est une carte de la planète de l'insignifiance.

Meirieu est le premier a en avoir fait le tour. Il ne le sait pas car il ne s'en est pas rendu compte (il manque de représentations mentales adéquates).

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Votre inetrvention me semble inverser cause/conséquence, sombrer dans la théorie du complot généralisé : la majorité du peuple complote (comPolPote ?) contre elle-même.

Ecrit par : dugong | 29 janvier 2008

Pas mal l'inversion du "t" et du "e"! Qu'on me comprenne bien. Comme la majorité des visiteurs de ce blog je me retrouve dans les analyses de JP Brighelli. Cependant depuis quelque temps je me questionne (venons-nous ici pour autre chose que pour chercher ensemble?) et la thèse que la crise de l'école est une simple crise technique ne me convient plus.

S'il s'agissait seulement pour en sortir d'en revenir à "l'école républicaine de la transmission", comme le préconise par exemple Jean par un simple coup de téléphone du ministre, il y a longtemps qu'on parlerait ici d'autres choses...en attendant!

Voilà, j'en arrive à penser que cette crise est structurelle, qu'elle affecte en profondeur et bien plus que nous le croyons, le principe même de la transmission et de l'institution généalogique. La meilleure preuve en est la part croissante que prend "l'évaluation" dans le dispositif scolaire, dès la maternelle et dans tous les secteurs de la vie sociale. Procédures qui à l'image des sondages ou des enquêtes sociologiques s'avèrent être de véritables moyens de formatage et de conditionnement des esprits.
Qui peut nier qu'aujourd'hui on ne transmet plus guère que les "contenus" (comme si le cerveau des gens étaient des vases à remplir) attendus par les évaluateurs, c'est à dire à bien y regarder les seules compétences monneyables sur le marché? La doctrine du "socle minimal des compétences" ne revêt-elle pas un sens autre que celui que nous lui accordons naïvement?
Oui, je pense que notre système de défense et d'attaque manque son objet: une analyse pertinente de ce qui se trame véritablement dans les sous-sols de l'école et que nous ne percevons pas parce qu'habités par des schémas de pensée inadéquats.
Ici plus qu'ailleurs il convient d'être cartésien et de douter de la valeur de ses convictions profondes. Valeur, soi-dit en passant, établie, renforcée par le même mécanisme, que celui, scolaire, de l'examination. L'adhésion populaire manipulée à une idée faisant fonction d'approbation et d'estampe-pillage d'un jury.

Écrit par : marigot | 29 janvier 2008

Il faudra écouter l'émission sur l'école, ce matin sur France-Culture, 11h - 12h. Pas triste.

Ce soir, "Du grain à moudre", de 17 h à 18 h sur France-culture, sur l'école.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2008

Jérémy a écrit : "Ben moi j'ai demandé un détachement dans l'enseignement supérieur (en tant que Prag, donc en service complet), et il paraît que si je l'obtiens, je gagnerai encore moins que maintenant ! C'est dément, l'E.N. - si on monte en grade, on perd des sous !"

Là aussi je m'inquiète : en devenant PRAG, vous ne montez pas en grade (représentation inconsciente ?).

Vous vous rendrez peut-être compte de ce que signifie le terme "soutier". Vous verrez aussi à quel point votre statut d'agrégé fait l'objet d'un mélange de mépris affiché et d'envie cachée chez nos "collègues" "enseignants-chercheurs" du supérieur. En tout cas, mauvaise foi de rigueur.

Vous aurez aussi de bonne chance de ne passer à la hors classe que très tard ou jamais.

Dans le sup, vous n'avez plus les diverses primes en vigueur au lycée/collège : conseils de classe (ISOE) notamment. Vous toucherez une "prime d'enseignement supérieur" de l'ordre de 1200 € pour l'année afin de compenser votre "manque à gagner".

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

750° commentaire sur ce fil! nous approchons de la saturation et brighelli est toujours en panne...

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

Merci à Françoise Guichard:
d'une part, pour avoir soutenu ma crédibilité en confirmant que n'est en rien exagéré (hélas) le discours tenu par Madame P, prof d'anglais en HK, à un aréopage d'élèves de terminale, absolument pas médusés, et dont l'air entendu signifiait qu'ils se sentaient visés par la description de leurs lacunes. C'est cela la future élite dont parlait dobolino, et il y a bien de quoi frémir!

Ecrit par : Cadichon | 28 janvier 2008
Si la future élite n'était déficiente qu'en grammaire, ce serait certes grave mais ne me terroriserait pas. La future élite qui m'angoisse, c'est celle qui vit dans son cocon douillet et considère l'éthique comme une affaire strictement personnelle dont il n'y a pas lieu de débattre publiquement. C'est celle qui ne réagira que quand on touchera trop à son confort personnel et qui, vierge de toute culture humaniste, historique, philosophique, politique et économique,et ne s'y étant jamais spontanément interressé réagira forcément très mal . J'ai de la peine à imaginer ce que sera cette réaction d'ailleurs mais à coup sûr, ce ne sera pas beau à voir et non compatible avec nos idéalismes périmés, de celui de Cadichon à celui de Ch. Sibille en passant par tous les autres.
Et ce ne sera pas quelque Pendariès isolé qui sera audible quelque soient ses talents. Ils le pendront à la lanterne bien avant de s'occuper de nous autres, vieillards gâteux.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

Le massacre dont est victime depuis plus de vingt ans l'enseignement de l'histoire est certainement une des pires causes de cet abrutissement général.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

Je confirme tout ce que disent Jeremy et Dugong sur le manque à gagner qu'on peut expérimenter en allant dans le supérieur.
Marigot, je souscris totalement à votre analyse... Et la poussée "d'évaluationnite" qui accompagne le socle commun vous donne raison sur toute la ligne.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2008

Quant au "conditionnel passé 2ème forme", il n'existe pas selon moi, d'abord parce que les temps marchent 2 par 2, un simple et un composé correspondant. Il s'agit, en fait, d'un emploi particulier du plus que parfait du subjonctif, tout comme l'imparfait de l'indicatif prend une valeur, non plus temporelle, mais modale après "si".
Ecrit par : mouron rouge | 28 janvier 2008

C'est une question de vocabulaire... j'ai utilisé ce terme avec mon fils d'après mes vieux souvenirs d'école (je ne pouvais pas inventer un truc pareil). Il me demande régulièrement, depuis, pourquoi "le conditionnel passé 2è forme n'est pas dans (le bled, le bescherelle, le dictionnaire, etc...)" Ma réponse: il n'est pas nécessaire qu'il y figure puisqu'il est identique au plus-que-parfait du subjonctif. Le terme "conditionnel passé 2è forme" figure dans le Grevisse, mais plus à titre de curiosité que de taxinomie...

A propos de votre liaison temps simple/temps composé, cette remarque pleine de bon sens de mon fils: "le passé composé, cela devrait s'appeler le présent antérieur". Il a parfois de ces remarques "logiques" auxquelles j'ai du mal à trouver une réponse adéquate.

Par ailleurs, comment définir la forme "je vais partir"? Grevisse parle d'un verbe aller "semi-auxiliaire".

La grammaire, c'est beaucoup plus amusant lorsqu'on s'y replonge adulte que lorsqu'on en fait au collège.

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 29 janvier 2008

Donc, oui, de l'amie Molette, je fais un fromage, un fromage semblable à tant d'autres et très aseptisé, très fromage de Hollande plastifié, inodore et sans saveur.
Vous noterez que cette petite bourgeoise, exemple parfait des nouvelles normes de sélection, ne fait point de fautes, moins que nous, qu'elle a un certain style mais qu'elle n'est interressée que par des fadaises et des fadeurs, des canapés, des bébés, des toutous, des sélections du Reader Digest, son petit homme, ses petits amis, son petit papa, sa petite maman, ses petits films et que, d'un des métiers parmi les plus passionnants du monde, bourré d'interrogations (si Yann et moi polluions ce blog avec tout ce que nous déduisons de notre activité professionnelle, dans tous les domaines, vous seriez submergés), elle fait un petit gruyère où on se niche douillettement, souris grise-souricette avec pleins de sourires à vous faire vomir et une tranquillité d'esprit à hurler de douleur.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

La grammaire, c'est beaucoup plus amusant lorsqu'on s'y replonge adulte que lorsqu'on en fait au collège.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 29 janvier 2008
Ça c'est ben vrai! Même plus tôt en fait: dès que ce n'est plus scolaire. Mon fils, en première, a consacré plus d'heures à lire le Grévisse cette année qu'il n'en avait consacré à l'étude de la grammaire pendant ses années collège et élémentaire réunies.

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

2 x d'trop

INTéressé

C'est pas inter-discipilne ni france Inter c'est "inté" non "intè"

ki cè ki != ki cé ki
Toujours ton 'sushi' de 'é'/'è' k't'as r'filé à fifille .... :ange:

Écrit par : toto | 29 janvier 2008

La grammaire, Jesse Darvas, intéresse les élèves de collège dès qu'ils y recomprennent quelque chose. Pour cela, un bon truc: leur apprendre, tranquillement et progressivement, avec des batteries d'exercices répétitifs (les pédago haïssent les exercices répétitifs, raison suffisante pour en faire!) toutes les natures des mots et toutes leurs fonctions (25 fonctions, que l'on peut mettre en parallèle avec la déclinaison en allemand), après quoi la grammaire consiste à faire l'analyse des mots (nature et fonction). Du coup, plus aucun élève ne s'ennuie en grammaire.

Écrit par : Jean | 29 janvier 2008

Ben moi j'ai demandé un détachement dans l'enseignement supérieur (en tant que Prag, donc en service complet), et il paraît que si je l'obtiens, je gagnerai encore moins que maintenant ! C'est dément, l'E.N. - si on monte en grade, on perd des sous !

Ecrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

Non seulement vous gagnerez moins, mais en plus vous ferez plus d'heures. J'ai une collègue doctorante qui, agrégée de Lettres Modernes, enseigne la communication.

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Et ce ne sera pas quelque Pendariès isolé qui sera audible quelque soient ses talents. Ils le pendront à la lanterne bien avant de s'occuper de nous autres, vieillards gâteux.

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2008

Alors, il y aura 2 lumières à la lanterne...

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Merci Pendariès pour ce tableau pompier plein de fraîcheur.

Les anglais savent ne reculer devant rien quand ils le veulent. C'est ce qui fait leur exotisme et leur charme.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Jérémy, habituellement, celles et ceux qui choisissent PRAG sont des doctorants ou des docteurs qui veulent une expérience dans l'enseignement supérieur à présenter dans leur CV en vue d'un éventuel poste à la fac même.

La vie du doctorant et du post-doc est assez "servile" (corvéable?); il y a tout ce que nous faisons GRATUITEMENT pour notre Ecole doctorale, les déplacements, etc.

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Avec assez souvent un directeur de thèse fantomatique. Vous savez, ce bonhomme ou cette bonne femme qui doivent vous aider dans votre recherche, vous donnez des coups de pouce pour vos articles, pour trouver les colloques adéquats, rencontrer les personnes utiles à la suite de votre carrière...

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Pour Pendaries et dugong - beh, ça sert à quoi d'être Prag alors ?
Il y a des cohortes de candidats qui n'attendent qu'une chose - être recrutés comme Prag en IUT, en IUFM ou en fac.
J'ai vu ces cohortes, et les piles de dossiers par dizaines (jusqu'à cent vingt parfois pour un seul poste).

Je vais perdre mon poste fixe en lycée pour un poste de Prag méprisé et aliénant ?

Y en a marre !

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

Ah ok, pendaries, nous avons écrit nos messages en même temps.

En gros, on a le choix entre le secondaire pas trop mal payé dans des conditions déplorables, et le supérieur mal payé dans des conditions pas trop déplorables.

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

Cela me rappelle une vieille pub très décalée pour une barre chocolatée aux noisettes (avec la voix extraordinaire du regretté Jean Topart) :

N'écoutez pas votre écureuil, c'est très bon !

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

"J'ai une collègue doctorante qui, agrégée de Lettres Modernes, enseigne la communication."

Ce sera peut-être bientôt mon cas.

Je commencerai l'année en leur enseignant le corbeau et le renard, en hommage à J.P. Brighelli.

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

dugong, au fait, vous etes prag ?

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

Jérémy a écrit : "Pour Pendaries et dugong - beh, ça sert à quoi d'être Prag alors ?
Il y a des cohortes de candidats qui n'attendent qu'une chose - être recrutés comme Prag en IUT, en IUFM ou en fac.
J'ai vu ces cohortes, et les piles de dossiers par dizaines (jusqu'à cent vingt parfois pour un seul poste).
Je vais perdre mon poste fixe en lycée pour un poste de Prag méprisé et aliénant ?

Y en a marre !"

1- Vous pouvez toujours refuser l'offre de service dans le supérieur. Voire, une fois votre détachement prononcé, retourner dans le second degré.

2- Cela peut servir à ne pas aller enseigner en lycée ! Beaucoup de jeunes (et de moins jeunes) agrégés ne pensent qu'à trouver une échappatoire à cette "triste" destinée.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Je ne suis pas PRAG mais j'en connais quelques uns.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Ceci dit, le PRAG ne se fait bouffer que s'il est bouffable.

Par exemple, il n'y a pas de fatalité à se laisser mépriser par des gens qui 3 fois sur 4 seraient incapables ne serait ce que d'être admissibles à l'agreg de leur discipline.

Le terme "aliénant" est de trop. Tout est affaire de mentalité : il y a des gens remarquables en fac. Ce sont eux qu'il faut chercher à fréquenter.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Votre avenir, jeunes gens !

http://www.lefigaro.fr/economie/2008/01/29/04001-20080129ARTFIG00400-en-angleterre-passer-un-bac-mcdo-est-possible.php

Vous avez dit rupture ?

Ceci dit, j'en connais beaucoup qui échoueraient de toute façon !

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Pour avoir le bac Michelin à Clermont Ferrand, il faudra de toute manière tenir la route !

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Dans l'article du Figaro, vous remarquerez que John Denham est "ministre des Universités et de la formation".

En France, le mot formation est omis (honni ?)

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Dites, je sais que je vais passer pour un con, mais c'est quoi, un PRAG ???

Écrit par : yann | 29 janvier 2008

D'ailleurs, chechez donc le mot formation dans la page d'accueil du site du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Un Prag est littéralement un "professeur agrégé" qui est détaché dans les universités (au sens large : IUT, IUFM, etc.)

A ne pas confondre avec ceux qui enseignent en classes préparatoires et qui ont le statut de professeur de chaire supérieure.

Un professeur agrégé qui enseigne dans le second degré (collège ou lycée) s'appelle bêtement un professeur agrégé.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Merci, dugong.
Et je ne ferai aucun commentaire sur la manie des acronymes, AOC et autres labels qui envahissent l'EN, vu que ma partie commence à en être largement pourvue elle aussi.
Il y a des jours où je n'arrive plus à décrypter un article sur une pathologie banale, car le vocabulaire change régulièrement, souvent au profit d'acronymes à rallonges. Ou alors, c'est l'àge ...

Écrit par : yann | 29 janvier 2008

Dites, je sais que je vais passer pour un con, mais c'est quoi, un PRAG ???

Ecrit par : yann | 29 janvier 2008

Je crois plutôt que les vrais c.ons sont ceux qui font semblant de savoir pour essayer de passer pour des gens "au courant".
Merci pour la question de yann et pour la réponse de dugong.

Écrit par : Maminou | 29 janvier 2008

Il y a des jours où je n'arrive plus à décrypter un article sur une pathologie banale, car le vocabulaire change régulièrement, souvent au profit d'acronymes à rallonges. Ou alors, c'est l'àge ...

Ecrit par : yann | 29 janvier 2008
C'est l'alcool!

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

Pour Pendariès, un exemple de jeune en pleine auto construction de ses savoirs (en sciences physiques) :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/pet/video/x1r4m7_petit-pet-flamme_fun

Quand nous étions au lycée, nous n'avons pas longtemps joué à ça car l'un d'entre nous était d'un niveau beaucoup trop élevé et nous fûmes rapidement découragé(e)s.

Meirieu n'avait pas encore éclairé le chemin...

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Bigre, bigre...

Enseigner la comm' en étant pas cher payé, ou enseigner un semblant de littérature en étant mieux payé...

Quel choix ! De toute façon, ce n'est meme pas sûr qu'ils veuillent de moi comme Prag...

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

@ Jesse
On parle d'auxiliaires de modes (pouvoir, vouloir, devoir, etc) on parle aussi d'auxiliaires (ou de semi auxiliaires, c'est variable) d'aspect (finir de, commencer à, être en train de), qui sont suivis, non du participe passé, mais de l'infinitif.
" Je vais faire" ou "je viens de faire" correspondent respectivement à des futurs proches (ou imminents) et à des passés proches, il n'y a rien d'étonnant à la dénomination que vous évoquez. Mais je ne vous apprends rien en écrivant ceci.
@ Jean
J'ai connu des cours de grammaire absolument passionnants, il y a fort longtemps, avec des élèves de 4ème. Nous avons phosphoré ensemble sur ce qui pourrait paraître aride et inutile à certains, à savoir le problème de l'inversion du sujet (obligatoire ou stylistique). Oserais-je dire que ce travail m'a permis de clarifier, pour eux et pour moi, bien des zones obscures. Eh oui, on apprend beaucoup après le CAPEs, à condition de préparer ses cours et d'aimer sa discipline.

Écrit par : mouron rouge | 29 janvier 2008

C'est l'alcool!

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2008

C'est ben possible. (ça, c'était pour t'avoir appelée "mère Castor", je suppose ?)

(j'avais écrit : mère Castro. Cadichon n'aurait pas été contente ;o))

Écrit par : yann | 29 janvier 2008

Yann a écrit : "je sais que je vais passer pour un con"

Evidemmment non !

Cexi dit, ça me rappelle une réplique (Audiard ?) :

"Il vaut mieux se taire et passer pour un con que de l'ouvrir et de ne laisser aucun doute à ce sujet".

Adage qu'on peut aussi bien reformuler en :

"Il vaut mieux l'ouvrir et passer pour un con que de se taire et de ne laisser aucun doute à ce sujet".

C'est chouette de jouer avec la plasticité de la langue dans la rigidité de la syntaxe.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Et comme le prouve chaque jour la fréquentation d'internet :
"c'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule !".

Écrit par : yann | 29 janvier 2008

Absolument !

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

A la une du Monde en ce moment :

"Dans tout lycée, les meilleurs élèves seront admis de droit en prépa"

Ca va déménager sévère !

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

On supprime la carte scoalire et on instaure un quota obligatoire de prépa (y compris dans les futurs abattoirs à GCB !)

Ca c'est de la cohérence !

Dans une classe de TS, 5% de 35 élèves cela représente entre 1 et 2 élèves par classe.

Les meilleurs des moins bons joints aux moins bons des meilleurs ?

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

A lire :

http://www.soseducation.com/fichiers/crise_de_l_ecole_redeker3.pdf

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2008

Et dire qu'on a failli fermer des classes prépas en banlieue (ouvertes courageusement dans les années 90)

http://cpgepauleluard.free.fr/index3.htm

Démago ?

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

L'article du Monde:

Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, va adresser début février une circulaire à tous les proviseurs de lycée afin qu'ils présentent 5 % de leurs meilleurs élèves en classes préparatoires. Toute demande formulée par ces élèves sera automatiquement acceptée.

De source ministérielle, 400 établissements sur un total de 2 550 seraient en dessous du seuil de 5 %. Une centaine n'aurait inscrit aucun élève en classes préparatoires. "Nous allons axer nos efforts sur ces lycées et sur les bons élèves issus de milieux défavorisés qui, souvent, s'autocensurent", explique-t-on dans l'entourage du ministre.


Ce plan, élaboré avec la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, doit permettre au plus grand nombre d'élèves d'accéder à aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Surtout implantés dans les lycées des grandes villes - un quart des départements comptent seulement une ou deux classes prépa, un élève sur cinq étudie à Paris -, ces temples de l'élitisme accueillent majoritairement des lycéens de familles aisées.

A la rentrée 2006, 54 % des 76 200 étudiants de prépa étaient issus de catégories sociales favorisées, contre 29 % dans un cursus de licence.

Selon un récent rapport du Sénat sur la diversité sociale dans les classes préparatoires, à résultats scolaires égaux, tous les élèves n'ont pas les mêmes chances d'entrer dans ces filières. "30 % des bacheliers avec mention issus de milieux enseignants ou supérieurs choisissent cette voie, ce n'est le cas que de 12 % des élèves issus de milieux populaires", écrivait le rapporteur Yannick Bodin (PS).


"BONNE VOLONTÉ DES PROVISEURS"


Inscrite dans les lettres de mission de M. Darcos et de Mme Pécresse, cette idée de droit d'accès aux classes préparatoires avait été défendue par l'universitaire Patrick Weil dans son ouvrage La République et sa diversité : immigration, intégration, discrimination ("La République des idées", Seuil, 2005). Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal l'avaient retenue dans leurs programmes présidentiels.

"Cette annonce est un premier pas mais ne peut pas être considérée comme une fin en soi. Contrairement au Texas, où ce système existe pour l'admission à l'université, il ne s'agit pas ici d'un droit inscrit par une loi, mais d'un système qui tient à la bonne volonté des proviseurs", juge M. Weil. "Il est dommage que le dispositif se limite aux classes préparatoires, et ne concerne pas toutes les formations sélectives après le baccalauréat", regrette-t-il.

Si les capacités d'accueil devraient permettre d'absorber ce surplus d'étudiants - on compte 4 000 places vacantes en première année de CPGE -, la mise en place d'un accompagnement matériel (bourses, logement) et pédagogique (tutorat, soutien scolaire) sera organisé, selon la Rue de Grenelle, dans "un deuxième temps".

Mme Pécresse devrait compléter cette circulaire par d'autres mesures, avec en ligne de mire l'objectif fixé en 2005 par Jacques Chirac d'un tiers de boursiers dans les CPGE d'ici à cinq ans. La politique volontariste d'ouverture sociale, amorcée par le ministre Gilles de Robien, a déjà commencé à porter ses fruits. Le taux de boursiers était passé de 18 % en 2005 à près de 22 % en 2006.

La ministre veut multiplier les partenariats entre établissements de banlieue et grands lycées de classes préparatoires, mais aussi encourager la collaboration entre grandes écoles et lycées défavorisés, à l'image de l'expérience menée par l'Essec. Autre piste, la distribution d'un "bonus" financier aux lycées qui accueilleront davantage de boursiers et d'élèves défavorisés.

Pour rendre le parcours en classes préparatoires plus sécurisant, un cadre national d'équivalences avec les universités sera mis en place. Cette disposition permettra aux étudiants en CPGE qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas intégrer une grande école de traduire en "crédits" universitaires leurs années en prépa.

Catherine Rollot

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

M'sieur Dugong, la flamme peut suivre la source de la production de ce gaz: il y en a, d'ailleurs, qui se retrouvent à l'hosto avec les intestins brûlés... de l'intérieur. N'est pas artiste pétomane qui veut! Non mais!

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

On sent le vécu !?

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

"on compte 4 000 places vacantes en première année de CPGE "

C'est vrai.

D'ailleurs, une bonne façon d'intégrer une prépa quand on est moyen mais bosseur est de demander directement un lycée comme Paul Eluard à saint Denis.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Concernant les PRAG, Jérémy, je ne peux vous parler que des doctorants-agrégés qui tentent de se donner le maximum de chances (et de lignes dans le CV) pour espérer un jour oeuvrer à l'université.

Je suis, hélas ou pas, bien trop fainéant pour donner du temps à l'agrégation. Plutôt: je n'arrive pas à gérer "l'esprit concours" (je crois être une sorte de vagabond qui ne supporte plus qu'un système lui dise comment "bien" penser, "bien" lire, - le contact avec les écrivains et les artistes que je connais, mes pérégrinations diverses, mes jeunes expériences de vie me paraissent de bons bagages pour "être en littérature", mes lectures hors-normes etc.; c'est sans doute prétentieux; mais la grammaire de l'Ancien Français, vous savez... Quand je sais que des Certifiés ou des Agrégés de Lettres le sont grâce à la grammaire...). Je suis heureux pour celles et ceux qui accèdent à ce niveau-là. Je me dis que je devrai probablement passer par là, à moins que je préfère me vouer entièrement à la vie.

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

On sent le vécu !?

Ecrit par : dugong | 29 janvier 2008

Vous choisissez de ces verbes, mon ami, concernant ce sujet-là!

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Enfin si "le vécu" est une métaphore pour "les abats", le verbe est juste.

Écrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

"M'sieur Dugong, la flamme peut suivre la source de la production de ce gaz"

Légende !

Evidemment si on le fait en catimini, en s'excusant presque et en se ravisant in extremis ...

Bien fait ! GDF vomit les tièdes !

Écrit par : dugong | 29 janvier 2008

Un petit livre décapant de Julie Roux, titré INEVITABLEMENT. La fabrique éditions.
Extrait de la présentation: "Les luttes enseignantes figées dans la défense des "acquis", les protestations molles contre les réformes en cours, l'impératif du rendement qui s'impose à l'école, bref, c'est la "crise".
Ce qui légitimait l'institution - vocation des maîtres, transmission du savoir, construction républicaine d'une faculté de juger - ne fonctionne plus.
Partout l'évaluation l'emporte sur la transmission: le but de l'enseignement devient la réussite à l'examen et l'enseignant lui même est évalué à l'aune de cette réussite.
Le savoir qu'il serait question de transmettre est réduit à des compétences à acquérir pour qui veut trouver un jour du travail. L'école est le lieu où l'on apprend que le travail est le seul horizon de la vie terrestre.
Ce ne sont ni les luttes corporatistes ni les réformes ministérielles qui nous débarrasseront de cette école là. A ses persécuteurs bienveillants qui lui demandent "comment l'enfant Ernesto suara-t-il lire, écrire, compter, Ernesto répond: "I-né-vi-ta-ble-ment."

Écrit par : de magister | 29 janvier 2008

Votre avenir, jeunes gens !

http://www.lefigaro.fr/economie/2008/01/29/04001-20080129ARTFIG00400-en-angleterre-passer-un-bac-mcdo-est-possible.php

Ecrit par : dugong

C'est le Bac Donald's !

Écrit par : Moot | 29 janvier 2008

Pendariès, merci pour le long texte de Pierre-André Taguieff, absolument remarquable. Je vais acheter le livre.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 janvier 2008

C'est l'alcool!

Ecrit par : dobolino | 29 janvier 2008

C'est ben possible. (ça, c'était pour t'avoir appelée "mère Castor", je suppose ?)

Ecrit par : yann | 29 janvier 2008

Non, quand même! J'ai bien compris que je racontais des histoires qui étaient belles...

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

Par le mot « progressisme », je désigne de façon générale tout ce qui se dit et se fait au nom du Progrès sans qu'en résultent des progrès observables.

Ecrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Entendu ce matin à la radio: "Le progrès est, le plus souvent, le fruit d'une transgression".
Dans le cadre d'une émission sur les petits problèmes actuels de la Société Générale...

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

A lire :

http://www.soseducation.com/***
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2008

Un lien vers SOS Education?
Qu'en pensent JPB et SLL ainsi que Pedro Cordoba et Reconstruire l'Ecole?

"Nous ne tolérerons pas que notre combat soit dévoyé par le groupuscule malfaisant qui se cache sous l'étiquette de SOS-Education."
lien : http://www.sauv.net/fx061024.php

Écrit par : Loublan | 29 janvier 2008

Message précédent non enregistré je présume. Je recommence donc :

http://www.soseducation.com/*** (censuré)
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 janvier 2008

OOPS! un lien vers SOS Education? Qu'en pensent JPB ou Pedro Cordoba?

"Nous ne tolérerons pas que notre combat soit dévoyé par le groupuscule malfaisant qui se cache sous l'étiquette de SOS-Education."


http://www.sauv.net/fx061024.php

Écrit par : Loublan | 29 janvier 2008

"C'est le Bac Donald's !"

Ecrit par : Moot | 29 janvier 2008

En tout cas, ça plaît au lecteur moyen du Figaro : visez les commentaires !

Florilège :

"alexis : pourquoi pas...
Au moins on ne pourra pas dire que ce diplôme ne prépare pas à la vie professionnelle. Et à ceux qui diront de ses détenteurs qu'ils n'ont pas grand chose à espérer de cette vie professionnelle je me contenterais de dire qu'un diplôme de psy ou de socio ne permet pas d'aller bien loin non plus la plupart du temps.

L'immense avantage d'une spécialisation sur une entreprise d'une telle taille est la quantité impressionnante d'emplois qu'elle génère chaque année ainsi que les capacités d'évolution et de formation en interne qui finalement construisent mieux l'individu que les universités ne le font."

J'aime particulièrement le deuxième paragraphe. Voilà un connard de première qui n'a visiblement jamais travaillé "en interne" chez Mac Do - pas en tant que remplisseur de cornet à frites, en tout cas.

On a droit à l'avis éclairé de lefion :

"lelion : @ Dies irae
Je crois qu'il est assez prétentieux de croire que le niveau de ceux qui rentrent en faculté en France pourrait être supérieur au niveau d'instruction que sanctionnerait un "bac McDO".



L'expérience du travail auxquels ils pourraient prétendre leur apporterait sûrement bien plus de pragmatisme que ce que possèdent ces hordes de nouveaux bacheliers qui croient encore en un avenir dans des cursus bouchés et inutiles... Il y plusieurs années, un lycéen de ma classe fraichement bachelier s'engouffrait dans l'études des cartouches égyptiens... huit années après donc quatre en faculté, il est Manager chez McDO (quelqu'un a dit ouroboros ?)



En conclusion, n'ayez pas trop d'inquiétude, les bancs des cursus les plus stratégiques pour l'avenir du pays (Histoire de l'art, psycho, etc.) resteront toujours disponibles pour notre élite dilettante... Enfin, dilettante, sauf bien sûr lorsqu'il s'agit d'organiser un blocus ou bien de tricher sur le décompte des voix lors des AG ;-)"

J'aime bien aussi l'abruti puk (dans le genre "j'ai pas deux sous d'idées") :

"puk : @tiglou75
Et s'il a le niveau? Ton exemple ne releverait plutot pas le probleme de l'entree a l'universite? Moi je pense a tous les gens dits "non qualifies" qui vont peut etre gravir des echelons grace a cette equivalence. Pour ma part, je suis plutot reticent a ce genre de mesure (pourquoi ne pas plutot faire des equivalences dispensees par l'universite directement, au contenu finance et en partie oriente par les entreprises a qui ca chante? les facs pourraient au passage prendre une partie des sous) mais si ca peut ouvrir des portes vers les etudes superieures pour des personnes qui n'ont pas les moyens (sociologiques ou financiers), foncons."

Comme tu dis, pu-que : foncons !

On a aussi dédoublevété, l'homme qui préfère se faire enc... par Ronald plutôt que par la Ponction Fublique :

"DWT : Pourquoi pas?
Entre etre formé par des fonctionnaires purs et durs en france ou par des capitalistes dans les pays anglosaxons. Entre etre formé par par une usine à exclusion, voir stagière à vie, en France ou une entreprise avec un job à la clé chez les glaaoush. Je pense que l'entreprise Mc Do nous plonge dans le vif du sujet: l'emploi."

PV est un beau spécimen, lui aussi :

"Paul-Vincent : Aujourd'hui, emploi ou culture il faut choisir
On pari que ces "diplômes" seront plus efficaces sur un CV pour la plupart des entreprises "modèle" ?"

Et hunu-hubocoutrobu devrait se renseigner sur la façon dont fonctionne le systéme éducatif anglais, histoire d'éviter d'en pondre de très, très grosses :

"hubu : ça peut être une bonne idée......
"McDo", ça fait un peu rire mais faut pas s'arrêter à cette enseigne; un bac "EADS" ou "Areva" serait pas ridicule.Surtout quand on voit le niveau d'une bonne partie de ceux qui ont leur bac aujourd'hui... Décidemment les anglais auront tjs une longueur d'avance. La gestion, la comptabilité, les stocks, les gains/pertes : vaut mieux s'y frotter en live, que devant des feuilles blanches ou ça reste une abstraction. Les anglais ont un truc excellent : les élèves ont un large choix de leurs matières. Ici, on est dans un système arriéré et rigide."

N'oublions pas Vérica Babache :

"Vérica B. : Très bonne idée !!!!!
Je pense que c'est une très bonne idée à retenir. Une personne qui rentre dans une entreprise sans bagage, et qui valide sa qualification et sa formation par son travail, sans passer par le milieu scolaire, ou formation, Pourquoi pas. Il y a des millions de gens qui n'aiment pas le cursus scolaire. Un ouvrier qui ne sait pas lire et écrire, pourquoi ne posséderait il pas un CAP OU BREVET qu'avec de la pratique en entreprise, je suis sûr que ça le valoriserait et serait reconnaissant de son entreprise. Enfin on pourrait parler de donnant donnant."

Chère Vérica Babache, je te répondrai qu'un ouvrier qui ne sait pas lire et écrire ne saurait avoir le niveau Brevet (qui, bien qu'il soit très bas, exige tout de même du candidat qu'il soit capable de déchiffrer un texte d'une page et de répondre à une ou deux questions -donc, d'écrire). En l'occurence, si Mac Do lui refile un Brevet, ce sera un Brevet tout pourri, et ses possibles futurs employeurs ne s'y tromperons pas.

Heureusement, il y a quelques (mais en tout tout petit nombre) lecteurs pour sauver l'honneur :

"testa : Faut pas Deconner non plus
Pour apprendre la restauration faut aller dans un lycee hotelier. Car ce que fait McDo est une partie du metier de la restauration et pas la totalite.

Ensuite McDo est il habilite a faire passer des epreuves d'histoire-geo, de maths de philo ou chimie-physique. A moins de se diversifier et de devenir un vrai lycee prive.

Bref je pense que le "Bac Mac Do " est une monnaie de singe valable que pour bosser chez Mc-Do.

Pour moi c'est au mieux un certificat de formation mais certainement pas un diplome.

Les diplomes c'est comme la monnaie si chacun commence a fabriquer les siens, ils n'ont plus aucune valeur sur le marche.

Faut pas deconner non plus, bientot meme pour homme/femme de menage on va demander le BAC.

Pour bosser chez Mc-Do point besoin de diplome."

Et :

"solon : aliénation
Evidement, a priori, cela peut paraître anodin, amusant...voire moderne.

Mais, le fait de mélanger la scolarité et la vie d'entreprise a ses limites. Que vaut un bac mac do, en dehors de cette entreprise?...pas grand chose sans doute.

Ainsi, le danger, typiquement anglo saxon, est d'ajouter une nouvelle dépendance du salarié, une nouvelle insécurité. En plus du salaire, de la protection sociale (sécu, la retraite), la scolarité dépendrait de l'entreprise qui vous embauche. Si l'entreprise coule , vous n'avez plus de salaire, plus de retraite, et vos diplomes ne valent rien."

Écrit par : Kap | 29 janvier 2008

"ses employeurs ne s'y tromperONT pas"

argh !

Au fait, dobo, on a eu votre avis éclairé de vétérinaire sur le bouledogue anglais de l'amie molette (j'ai appris des trucs). Pourriez-vous me donné (simple curiosité) votre avis de vétérinaire éclairé sur le Maine Coon ?

Écrit par : Kap | 29 janvier 2008

Un peu

http://www.communautarisme.net/Les-Contre-reactionnaires-Le-Progressisme-entre-illusion-et-imposture_a915.html

Les Contre..../...
28)Voir mon livre Le Sens du progrès, pp. 259-333, et infra, chap. 4.

Ecrit par : Pendariès | 29 janvier 2008

Vachtément intéressant, ce texte... Quand j'étais petite, à la télé, y'avait cinq minutes, tous les soirs, sur ce sujet: ça s'appelait Les Shadocks (et les Gibis). Ça faisait marrer la quasi-totalité du peuplement français en "prime-time"!!!
O tempora...

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

Y'a pas trop de Maine Coon par chez nous, mais c'est un bon gros père de chat, assez costaud, qui n'attend pas que je lui fasse une "branlette" pour inséminer des femelles Maine Coon qui auraient, d'office, une césarienne pour sortir des chatons inaptes à acquérir seuls le conditionnel passé.
J'ai eu à la maison une super-nénette Sacré de Birmanie, avec un caractère en béton et une chouette descendance naturelle, que j'ai du hélas euthanasiée à seize ans révolus...
C'est pas obligatoirement la galère d'être racé!

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

"Y'a pas trop de Maine Coon par chez nous, mais c'est un bon gros père de chat, assez costaud, qui n'attend pas que je lui fasse une "branlette" pour inséminer des femelles Maine Coon qui auraient, d'office, une césarienne pour sortir des chatons inaptes à acquérir seuls le conditionnel passé."

Merci pour la réponse. Vous confirmez l'impression que j'avais (mais n'étant pas du métier et n'étant pas spécialisée dans l'élevage du MC, je n'étais pas sûre).

"J'ai eu à la maison une super-nénette Sacré de Birmanie, avec un caractère en béton et une chouette descendance naturelle, que j'ai du hélas euthanasiée à seize ans révolus..."

Une comme ça ?

http://mediaphoto.doctissimo.fr/dossiers/s/c/schroddie/9632-1-Princess-7-chatons/IM-36377-Princess-enceinte-15-Jan-2005-.jpg

Au fait, encore une question sur les chats (ce sera la dernière, promis) : que pensez-vous de ce que la plupart des éleveurs de Siamois depuis quelques temps avec ces chats ? Je veux dire : des chats de plus en plus filiformes, au traits de plus en plus émaciés... J'ai été très surprise de voir à quoi ressemblent désormais les purs Siamois. Je dois dire que je ne trouve pas ça très joli, mais c'est affaire de goput personnel. Je me demandais surtout si c'était bon pour l'animal ?

Écrit par : Kap | 29 janvier 2008

"de ce que la plupart des éleveurs de siamois font"

Écrit par : Kap | 29 janvier 2008

Ma Sacrée de Birmanie fut croisée avec un Siamois profilé dans le genre Concorde: nous avons obtenu quatre beaux chatons genre Siamois d'antan (années cinquante-soixante).
Ceci dit, les Siamois et Orientaux à poil ras modernes ne s'en sortent pas mal. La santé est bonne!
Je n'en dirais pas plus, de peur qu'un fromage hollandais de passage ne me traduise en justice pour annihilation de l'outil de travail. Adressez-vous à Yann!

Écrit par : dobolino | 29 janvier 2008

"Y'a pas trop de Maine Coon par chez nous, mais c'est un bon gros père de chat, assez costaud, qui n'attend pas que je lui fasse une "branlette" pour inséminer des femelles Maine Coon qui auraient, d'office, une césarienne pour sortir des chatons inaptes à acquérir seuls le conditionnel passé."

C'est un message codé donnant des indices pour retrouver le trésor des Templiers ?

Écrit par : Jérémy | 29 janvier 2008

Non, mais il faut avoir lu tous les liens proposés dans les trois derniers jours.
La solution est dans l'un d'eux. Tatataaaah ! Et il n'y a rien à gagner, autant le dire tout de suite.

Écrit par : catmano | 29 janvier 2008

"Tatataaaah ! Et il n'y a rien à gagner, autant le dire tout de suite."

Encore un jeu sponsorisé par l'Education Nationale !

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

Ben alors!

Le principal d'un collège aurait orchestré son agression

V.F. (lefigaro.fr) avec AFP
30/01/2008 | Mise à jour : 08:52 | .
Son «agression» par un élève de son collège à Pierrefitte-sur-Seine avait provoqué en novembre une vive émotion. La police le soupçonne de s'être poignardé lui-même.
Le principal adjoint du collège Pablo Neruda de Pierrefitte-sur-Seine qui prétendait avoir été victime d'une agression a été interpellé à La Réunion où il était en convalescence. Les enquêteurs le soupçonnent de s'être infligé lui-même l'agression. Selon une source proche du dossier, il vivait mal cette nouvelle affectation, loin de sa famille restée à La Réunion. Mohammed Abdallah a été placé en garde à vue dans des locaux de police de Saint-Denis-de-la-Réunion pour des faits présumés de «dénonciation d'un crime ou un délit imaginaire ayant exposé les forces de police à d'inutiles recherches».

L'affaire avait suscité un émoi dans la classe politique. Le samedi 10 novembre, dans la soirée, l'adjoint du collège Pablo Neruda à Bobigny était retrouvé par le gardien dans un état grave, poignardé et gisant dans son logement de fonction. Le lendemain, le ministère de l'Education nationale indiquait que l'homme avait été agressé alors qu'il avait surpris une ou deux personnes entrer dans l'enceinte de l'établissement.

Selon les premiers éléments de l'enquête communiqués deux jours plus tard par le procureur de la République, Mohammed Abdallah avait été blessé par un couteau de cuisine de 25 cm retrouvé sur place. Des examens papillaires et des recherches ADN avaient été demandés.

Nicolas Sarkozy avait «souhaité que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame, afin que les auteurs de cet acte barbare puissent être identifiés et arrêtés».

Père de deux enfants, Mohammed Abdallah était adjoint depuis la rentrée 2007 dans ce collège, après un poste administratif à l'université de La Réunion.

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2008

Un lien vers SOS Education?
Qu'en pensent JPB et SLL ainsi que Pedro Cordoba et Reconstruire l'Ecole?
"Nous ne tolérerons pas que notre combat soit dévoyé par le groupuscule malfaisant qui se cache sous l'étiquette de SOS-Education."
lien : http://www.sauv.net/fx061024.php
Ecrit par : Loublan | 29 janvier 2008

Vous avez vous-même donné la réponse en indiquant le lien : ils ne tolèrent pas que leur combat soit dévoyé, etc. etc.
Du reste, en allant sur les sites respectifs de SLL et RE, on apprend qu'il y a eu plainte déposée par SOS-éducation à ce propos ; citation : "Les présidents de Reconstruire l'école et Sauver les lettres mis en examen ! À la suite d'une plainte pour injure et diffamation de SOS Education à propos de notre communiqué du 24/10/06...."
Bien entendu, cher Loublan, les deux assoces comptent fermement sur votre solidarité militante au cas où elles seraient condamnées à payer une amende excédant leurs capacités phynancières...

Écrit par : FGuichard | 30 janvier 2008

Vous savez, Loublan, (et Françoise), Anne-Marie Valette ne fait qu'appliquer un principe assez simple, quoique légèrement primaire, qui dit que: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Une certaine frange de l'extrême gauche, (les islamo-gauchistes) ne font pas autre chose en invitant, par exemple, Tarik Ramadan dans les forums alter-mondialistes sous prétexte qu'il est anti-américain.
Mais c'est vrai, Françoise Guichard, que votre message m'a presque donner envie d'adhérer à "Reconstruire l'école". Ces gens de "SOS éducation", avec leurs appels à la délation, (entre autres), me font gerber.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2008

Avant que le blog n'explose par excès de bavardage, le maître des lieux étant manifestement parti avec la caisse, un petit mot pour Kap :
Je m'occupe de quelques Maine Coons, et ce sont effectivement des chats plutôt costauds, à ceci près que la race est parfois sujette à deux pathologies d'origine génétique plutôt embêtantes, à savoir la cardiomyopathie hypertrophique et la polykystose rénale. Les éleveurs font du dépistage et de la sélection, mais de temps en temps, on a une mort subite même sur des animaux testés (et négatifs).
L'inconvénient est contrebalancé par le fait que ce sont vraiment des chats adorables, en fait des chats qui ont renoncé (en apparence du moins, car qui peut l'affirmer ?) à l'ambition principale de l'espèce féline, à savoir la domination du monde en genéral, et de l'humanité en particulier. Ca en fait des chats plutôt plus sociables que la majorité.

Sur les siamois, rien à dire, je ne vois que des bâtards par ici (tiens, bâtard prend un circonflexe, il faut que j'en parle à ma boulangère, qui, elle, prend un grave).

Écrit par : yann | 30 janvier 2008

Ben alors!

Le principal d'un collège aurait orchestré son agression
...

Ecrit par : Pendariès | 30 janvier 2008

Fainéants !!!

Écrit par : yann | 30 janvier 2008

Honte sur La Réunion, Miss France et ce principal-adjoint, ça fait beaucoup pour un caillou (sans compter les moustiques malfaisants), non?...

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2008

Partout l'évaluation l'emporte sur la transmission: le but de l'enseignement devient la réussite à l'examen et l'enseignant lui même est évalué à l'aune de cette réussite.
Le savoir qu'il serait question de transmettre est réduit à des compétences à acquérir pour qui veut trouver un jour du travail. ( Magister)

C'est très important ce que vous dites-là, Magister. Cela devient un fléau. Les profs de langues vivantes le vivent de manière encore plus aiguë que les autres.
Et même dans les facs, avec la semestrialisation telle qu'elle est faite, les collègues nous disent qu'ils ont à peine le temps de commencer un cours qu'il faut déjà évaluer les étudiants.
J'entends la même chose dans certaines grandes boîtes privées: peu importe le contenu de ce qui a été fait, comment cela a été fait, du moment qu'on renseigne les grilles, les cases dans les temps impartis.
C'est la déresponsabilisation totale: on rejette sans cesse la responsabilité au niveau supérieur. Et on vous oblige à fonctionner ainsi. La dilution des responsabilités.
Le bon prof, le bon ingénieur est celui qui a évalué dans les temps les bonnes grilles.
Si l'élève ne maîtrise pas les choses, aucune importance: il le fera plus tard. Le pauvre glandu qui aura préféré revoir une notion plutôt que remplir une grille de plus sera le vilain canard.

Pour Jérémy: si vous avez des appuis directs à la fac, vous aurez votre poste, sinon, niente. Ces postes sont des postes réservés aux "copains", tout le monde le sait. A moins que vous ne postuliez dans une toute petite fac...Et encore!
Quant à l'argent, il ne faut pas exagérer! Ce sont les indemnités de prof principal et de suivi d'orientation qui sautent. Votre salaire est le même.
Après pour l'ambiance, tout dépend de la fac. Il y a des prags qui sont considérés comme des larbins qu'on pressure, et d'autres qui vivent assez bien. Tout dépend si vous menez une recherche ou non. Avec une recherche, c'est dur. Sans, c'est tout-à- fait vivable. La fac est un joli panier de crabes. Les pinces sont plus ou moins grosses. Les temps sont durs, les places sont chères. Le mépris a toujours collé à la peau d'un certain nombre de ces braves gens. Mais il y en a de charmants et de fort intéressants.

Écrit par : Sanseverina | 30 janvier 2008

Un lien vers SOS Education?
Qu'en pensent JPB et SLL ainsi que Pedro Cordoba et Reconstruire l'Ecole?
"Nous ne tolérerons pas que notre combat soit dévoyé par le groupuscule malfaisant qui se cache sous l'étiquette de SOS-Education."
lien : http://www.sauv.net/fx061024.php
Ecrit par : Loublan | 29 janvier 2008

A lire les réactions, personne n'est allé regardé le texte en question, parce qu'il avait le tort d'être sur un mauvais site.
Je suis allé regarder: c'est un texte de R.Redeker expliquant la crise de l'école à partir de "la fin de l'homme métaphysique". Rien de très nouveau à mon sens: on trouvait le même type d'argumentaire dans La Barbarie de Michel Henry. Et il s'agit au fond d'une variation sur le thème de l'"oubli de l'oubli" heideggerien, voire sur celui du "Dernier Homme" dont parle Nietzsche.

Le problème de ce type de texte, c'est qu'il débouche sur une sorte de pessimisme désabusé. Il donne à son auteur et à certains de ses lecteurs la satisfaction d'avoir "compris" le mal qui nous ronge sans pour autant fournir la moindre clé pour le vaincre. Il a aussi le grand défaut d'idéaliser un passé totalement fantasmatique: quel est ce monde de "l'homme métaphysique" que nous aurions perdu? Qui vivait dans ce monde?

Une remarque de détail: R. Redeker écrit qu'acheter un CD, c'est "travailler", ie "favoriser la production par la consommation" tout comme aller à Disneyland. Tandis que "lire un livre difficile" "ce n'est pas travailler, c'est être lent, c'est être dans le loisir".
Il ne lui vient pas à l'esprit que l'on peut passer des heures à écouter un CD (surtout si l'on a "favorisé la production" en faisant l'acquisition d'un ensemble hifi de haute qualité)... et que le "travail" du musicien et du compositeur dont l'oeuvre est enregistrée n'est pas exactement de même nature que celui des amuseurs de Disney.
Encore un exemple de philosophe qui ne connaît rien à la musique (il y a pourtant des exceptions...)

JD

Écrit par : Jesse Darvas | 30 janvier 2008

Tout à fait d'accord avec sanseverina sur son appréciation de la fac.
Une des meilleures recettes, sinon la meilleure, consiste à rester en collège ou en lycée et de mener une activité de recherche en parallèle : vous échappez aux corvées du prag et profitez (partiellement, il est vrai) des contacts, colloques et autres activités plus gratifiantes, voire de quelques heures de cours pour l' oxygénation. Avec un peu plus de cynisme, je vous conseillerais le collège rural où votre statut d'agrégé continue à vous valoir un certain prestige générateur de quelques privilèges ( indemnité de prof principal supérieure à celle de vos collègues certifiés, accueil de stagiaires par exemple). Bon, cela fait grincer quelques dents mais on y prend un certain plaisir (tout à fait malsain, je vous le concède).

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

Ces gens de "SOS éducation", avec leurs appels à la délation, (entre autres), me font gerber.

Pourquoi alors avoir traîné sur leur forum ?Masochisme intestinal ?

Mais c'est vrai, Françoise Guichard, que votre message m'a presque donner envie d'adhérer à "Reconstruire l'école".

Adhésion à REC ? Vous n'y pensez pas !
Je la quitterais aussitôt...

Écrit par : Guillaume | 30 janvier 2008

J'entends la même chose dans certaines grandes boîtes privées: peu importe le contenu de ce qui a été fait, comment cela a été fait, du moment qu'on renseigne les grilles, les cases dans les temps impartis.
C'est la déresponsabilisation totale: on rejette sans cesse la responsabilité au niveau supérieur. Et on vous oblige à fonctionner ainsi. La dilution des responsabilités.

Ecrit par : Sanseverina | 30 janvier 2008

Y'a quand même des lampistes qui sont en bout de chaîne, comme moi, et qui assument à cent pour cent les responsabilités. Faut voir comment ça se passe, les rapports avec la DDSV! Le mot de la fin, c'est, "c'est sous votre responsabilité", d'où le fait que, pour l'évaluation comportementale des chiens dits "dangereux", ils se passeront de moi et, si j'ai bien compris, de Yann aussi. On a déjà vingt-cinq casquettes sur la tête, c'est bon, ça suffit! A ce rythme, le montant de nos RCP va décupler.
Vous me conseillez de dissuader mes enfants de choisir l'enseignement? En échange, je vous conseille vivement de bien réfléchir avant d'applaudir au projet vétérinaire de votre lardon!

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

En échange, je vous conseille vivement de bien réfléchir avant d'applaudir au projet vétérinaire de votre lardon!

Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2008
Parce que vous souscrivez au projet selon des critères mignons (les gentilles bébêtes) et des critères économiques(ça gagne!). Et, ni l'un ni l'autre ne sont plus vrais depuis longtemps s'ils l'ont jamais été. Vaut mieux faire notaire ou Droit international.

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Vous me conseillez de dissuader mes enfants de choisir l'enseignement? En échange, je vous conseille vivement de bien réfléchir avant d'applaudir au projet vétérinaire de votre lardon!

Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Si vous réussissez à conseiller vos gamins quant à leurs choix d'orientation professionnelle, et qu'ils écoutent vos conseils, vous avez toute mon asmiration !!!

Écrit par : Maminou | 30 janvier 2008

admiration bien sûr...

Écrit par : Maminou | 30 janvier 2008

"J'ai eu à la maison une super-nénette Sacré de Birmanie, avec un caractère en béton et une chouette descendance naturelle, que j'ai du hélas euthanasiée à seize ans révolus..."

Une comme ça ?

http://mediaphoto.doctissimo.fr/dossiers/s/c/schroddie/9632-1-Princess-7-chatons/IM-36377-Princess-enceinte-15-Jan-2005-.jpg

Ecrit par : Kap | 29 janvier 2008

Ça, c'est pas une gonzesse Sacré de Birmanie! Elle n'est pas gantée de blanc.
Ma Loulou, Héloïse de Bel Azur, était mille fois plus belle.

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Trésor Lune d'Argent, Birman seal point:
http://www.shenandoahs.se/images/Bocker/Les%20Secrets%20du%20chat%20sacre%20de%20Birmanie.jpg
Dans ce livre, il y a la photo du papa de ma Loulou, Sheridan de Ruvelisaya. Sacré de Birmanie, chat superbe, exempt de toute tare génétique, le plus souvent doux comme un agneau du fait de l'infusion de Persan dans le Siamois mais tonique du fait de l'infusion de Siamois dans le Persan, poil mi-long ne nécesssitant qu'un entretien sommaire (pas de tapons). Un défaut: si son maître aime les couleurs sombres et le drap de laine, il lui faudra une femme de chambre et un valet de pied à plein temps pour venir à bout des poils follets. Loulou est décédée depuis deux ans que ses poils sont encore présents!

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

ils se passeront de moi et, si j'ai bien compris, de Yann aussi.
Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Ah que oui, et de plus en plus !!
---------
Vous me conseillez de dissuader mes enfants de choisir l'enseignement? En échange, je vous conseille vivement de bien réfléchir avant d'applaudir au projet vétérinaire de votre lardon!
Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Par chance, les miennes (lardonnes ? larduches ?) n'ont opté ni pour l'un, ni pour l'autre. Il leur a suffi de voir dans quelle estime sont tenus les profs, et de me voir bosser.

Écrit par : yann | 30 janvier 2008

Si vous réussissez à conseiller vos gamins quant à leurs choix d'orientation professionnelle, et qu'ils écoutent vos conseils, vous avez toute mon admiration !!!

Ecrit par : Maminou | 30 janvier 2008

Faut pas rêver!!!! De toute façon, les parents sont toujours out. En conséquence, je soutiens leurs projets car ils se projettent dans un monde que je ne maîtrise pas puisqu'en eux est la gestation.
Ceci dit, l'image d'Epinal que véhicule ma profession dans l'imaginaire populaire est si loin de nos réalités de terrain qu'il n'est pas inutile de demander aux parents d'enfants attirés par les animaux de se pencher un peu plus sur la question, non pas pour dissuader leurs enfants de choisir cette voie mais pour les "driver" plus efficiemment que je ne le fus en mon temps. Si votre enfant veut être véto, n'hésitez pas à le mettre en stage bénévole dès ses seize ans dans de nombreuses structures vétérinaires dissemblables. Il ne s'agit pas seulement d'être "doué" en maths-physique-chimie et d'aimer les bestioles. Y'a des bastions à prendre! Faut savoir mordre et manager.
L'amour de l'animal est la dernière roue du carosse et totalement superfétatoire, voire nuisible.

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

L'amour de l'animal est la dernière roue du carosse et totalement superfétatoire, voire nuisible.

Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Méfions-nous aussi de "l'amour de la montagne" !!!

Écrit par : Maminou | 30 janvier 2008

Par chance, les miennes (lardonnes ? larduches ?) n'ont opté ni pour l'un, ni pour l'autre. Il leur a suffi de voir dans quelle estime sont tenus les profs, et de me voir bosser.

Ecrit par : yann | 30 janvier 2008

Les miens ("P'tits loups", tu préfères? Héhéhéhé!) sont largement aussi barjots que môman et pôpa... L'un opte pour le théâtre et il sait bien que, par défaut, ce sera l'enseignement à contre-cœur ou n'importe quoi comme boulot de crève-la-faim, l'autre se tâte, véto ou médecine. Je me dis que la BPCST l'orientera toujours plus ou moins sur un agro-alimentaire post accords de Grenelle!
Ceci dit, il reste toujours les 80 hectares de papa et le statut d'exploitant agricole.
Si c'était à refaire, je me verrais bien avec 100 biques et dix bovins allaitants chasseurs de primes.

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Méfions-nous aussi de "l'amour de la montagne" !!!

Ecrit par : Maminou | 30 janvier 2008


Bien sûr, Maminou!!!!! En Afghanistan, c'est aussi la Montagne! Les ailes de nos enfants ne sont pas les nôtres et nous ne sommes pas sur terre pour leur couper les ailes. Courage!


Comme certains, ici, ont la comprenette difficilette en matière de développement durable, hermétiques qu'ils sont à Max Rouquette ou à Giono...
Et Hop!


Jean Ferrat
La montagne

Paroles et Musique: Jean Ferrat 1964


Ils quittent un à un le pays
Pour s'en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux ça n'était pas original
Quand ils s'essuyaient machinal
D'un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu'au sommet de la colline
Qu'importent les jours les années
Ils avaient tous l'âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C'était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus que savoir en faire
S'il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l'autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n'y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s'en faire
Que l'heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l'on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

"bâtard prend un circonflexe, il faut que j'en parle à ma boulangère, qui, elle, prend un grave"

Je décrypte : "Le Trésor est près de Monaco, à l'embouchure d'un fleuve, où il faut retrouver une vieille dame d'origine viennoise mariée à un baryton."

Je savais que j'étais sur un blog d'initiés !

La question qui se pose maintenant, c'est de savoir si l'indice de la montagne est réel, ou si c'est un piège (pourquoi les Templiers auraient-ils placé leur Trésor en Afghanistan ???)

Bon, je vais relire tous les messages postés depuis le début de ce blog en ne lisant que la première lettre de chacun, puis en supprimant ue voyelle sur deux, je verrai si je trouve la solution.

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

Bon, je vais relire tous les messages postés depuis le début de ce blog en ne lisant que la première lettre de chacun, puis en supprimant ue voyelle sur deux, je verrai si je trouve la solution.

Ecrit par : Jérémy | 30 janvier 2008
Dans ce jeu de rôle, il vous manque des données! Il vous faut correspondre d'abord en privé avec Maminou puis négocier avec les minous Birmans et Maine Coon, ensuite arrêter d'inciter vos enfants à être véto parce que "ça gagne".
La Quête du Graal est interminable!

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Dans "Le Magazine littéraire" de février (je suis abonné, donc je le reçois à la maison, avant le commencement de chaque nouveau mois), vous trouverez une enquête (4 pages) sur "Comment enseigner la littérature?"; en 1ere de couverture: "La littérature est-elle mal enseignée?"; les caricatures sont savoureuses:

1) Un élève est sous un livre ouvert tourné vers le sol (comme un garagiste sous une bagnole), à ses pieds: une clef, un tournevis, un A et un B; l'enseignant, en blouse, qui demande: "Pas encore trouvé le schéma actanciel?"

2) Un prof avec une règle, en blouse, toujours, silencieux et compassé, désignant le tableau à deux élèves (pas souriants du tout) en face de lui. Sur le tableau: "Adjuvants + opposants + objectif = Victor Hugo".

3) Un élève devant son livre, avec une drôle de figure étonnée ou inquiète. Son enseignant en costume, regard renfrogné qui questionne: "Comment ça 'Qu'est-ce qu'il a voulu dire?' Monsieur est un poète?"

Dans le "paratexte": Les techniques d'analyse formelle ont peu à peu remplacé la formation d'une culture littéraire.


Concernant l'article en lui-même, permettez-moi de ne pas le taper ici; vous pourrez soit l'acheter (5E80), soit le lire rapidement chez votre marchand de journaux favori(s).

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2008

Commençons, Jeremy, si vous le voulez bien, par le commencement:

La légende du Sacré de Birmanie

Une légende raconte que le Sacré de Birmanie était le gardien du temple de Lao-Tsun, où était vénérée la déesse Tsun Kyan Tsé.
Au début du XVIII siècle, dans le Temple de Lao-Tsun, en Inde, vivaient en prières les prêtres Kittahs, réputés pour leur sagesse. Gardiens des temples, ils vénéraient plus particulièrement le dieu Song-Hio et la déesse aux yeux saphir, Tsun-Kyan-Tsé, qui préside à la transmutation des âmes. Avec eux, 100 chats blancs aux yeux jaunes peuplaient les temples.


Le plus vénérable de ces prêtres était Mun-Ha, auprès duquel méditait Sinh, un chat tout blanc dont les yeux étaient jaunes.

Lors d'une attaque du temple par des Thaïs et des Brahmanes, Mun-Ha fut tué, son chat divin à ses côtés. Sinh bondit alors sur la tête de son maître, resta figé devant la statue de la déesse et se métamorphosa. Ses pattes, ses oreilles, sa face et sa queue prirent la couleur sombre de la terre. Ses quatre pattes brunes, qui touchaient le crâne vénérable du prêtre martyr, devinrent d'un blanc éclatant, du bout des ongles jusqu'à la naissance des doigts. La statue de la déesse se pencha vers Sinh et lui couvrit de la main ses yeux jaunes qui soudain devinrent du même bleu saphir profond que les yeux de la déesse.


D'un regard de Sinh, les Kittahs poussés par une force invincible se précipitèrent pour fermer les lourdes portes de bronze. Passant par un souterrain, ils refermèrent la porte de bronze sur les Thaï et les Brahmanes, qui, prisonniers, furent massacrés. Le Temple était sauvé de la profanation et du pillage. Sinh n'avait pas quitté son maître, refusant toute nourriture. Il mourut 7 jours après, emportant vers Tsun-Kyan-Tsé l'âme de Mun-Ha trop parfaite désormais pour la terre.

Sept jours après la mort de Sinh, les prêtres assemblés pour décider de la succession de Mun-Ha virent venir en troupe lente, les 100 chats du temple qui, ô merveille, avaient subi la même transformation que Sinh: leurs pattes étaient gantées de blanc et les topazes de leurs yeux s'étaient muées en saphir. Silencieux et souples, ils entourèrent Ligoa, le plus jeune des Kittahs, désignant ainsi la volonté de la déesse

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Très bien vu, Pendariès, l'enseignement de la littérature aujourd'hui! C'est tout à fait ça: le professeur bourré de Viala qui se fâche quand l'élève lui demande ce que le texte veut dire - la seule question qui, aux yeux des nouveaux cuistres, n'ait aucun intérêt!
Comment s'appelle l'auteur de l'enquête?

Écrit par : Jean | 30 janvier 2008

Sept jours après la mort de Sinh, les prêtres assemblés pour décider de la succession de Mun-Ha virent venir en troupe lente, les 100 chats du temple qui, ô merveille, avaient subi la même transformation que Sinh: leurs pattes étaient gantées de blanc et les topazes de leurs yeux s'étaient muées en saphir. Silencieux et souples, ils entourèrent Ligoa, le plus jeune des Kittahs, désignant ainsi la volonté de la déesse

Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Et les 100 chats remontèrent la grande allée du temple pour se jeter sur la nourriture offerte par les prêtres.

Moralité : l'allée suivent les cent Sinh gloutons.

(Ouais, bof)

Écrit par : yann | 30 janvier 2008

I'm back !
Prochaine note demain main.
Qu'est-ce qu'on est mal, sans béquille informatique… Fichue civilisation…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 janvier 2008

Tonton Cristobal est revenu !!

J'avais raison : il était parti avec la caisse, et il a eu des remords quand on s'en est aperçu !

Écrit par : yann | 30 janvier 2008

Très bien vu, Pendariès, l'enseignement de la littérature aujourd'hui! C'est tout à fait ça: le professeur bourré de Viala qui se fâche quand l'élève lui demande ce que le texte veut dire - la seule question qui, aux yeux des nouveaux cuistres, n'ait aucun intérêt!
Comment s'appelle l'auteur de l'enquête?

Ecrit par : Jean | 30 janvier 2008

Hugues Prolongeau.

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2008

Tonton Cristobal est revenu !!

J'avais raison : il était parti avec la caisse, et il a eu des remords quand on s'en est aperçu !

Ecrit par : yann | 30 janvier 2008


Tu parles, il l'a fait exprès pour mesurer sa popularité (850 messages !). Il y a du pari là dessous. Chacun ses petites faiblesses... (JPB, Eveline n'a que 3 réponses par post...)

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

Peut-être, mais Eveline a au moins trois réponses intelligentes par post, alors qu'ici, tout le monde déblatère sur tout et rien, fait des calembours douteux ou insulte son voisin. ;o)))

Écrit par : yann | 30 janvier 2008

C'est parce qu'ici règne un peu de liberté foutraque et parfois agaçante et que chez Eveline "on" pratique une épaisse censure ! Comptez les messages "hostiles", même argumentés et courtois - je parle en connaissance de cause même si j'ai eu droit récemment à figurer au nombre des élus (j'en fus le premier surpris).

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

"Adhésion à REC ? Vous n'y pensez pas !
Je la quitterais aussitôt..."

Ecrit par : Guillaume | 30 janvier 2008

Tiens, bonne idée! Vous m'avez convaincu avec votre dernier argument, Guillaume, je vais adhérer à "REC"! Comme ça, vous pourrez la quitter et rejoindre "SOS éducation", qui me semble plus en conformité avec vos idées et la manière de les défendre.







Tiens, Dobolino, une petite parodie pour vous, (et pour Guillaume)... :-)))

(D’après : « La montagne », de Jean Ferrat)

Ils nous pourrissent bien la vie
En bradant chaque jour le pays
Ces gens de droite tous bien nés,
Depuis longtemps ils en rêvaient
Réussir à privatiser
De ‘EDF à l’écolier
Les vieux, c’est quand même un peu tôt
Quand ils arrêtaient le boulot
A soixante ans pour la retraite,
Ils devront donc courber le dos
Crever heureux en plein boulot
A soixante-dix et plus, peut-être,

REFRAIN
Maint’nant, il est temps qu’on s’rebelle,
Comment peut-on s’imaginer,
Tous ces acquis dans la poubelle
Voter encore pour l’UMP

( 2ème couplet)
Le MEDEF n’en fait qu’à sa tête,
Parisot est une vedette,
Le gouvernement la câline,
Code du travail enterré,
Les nouveaux contrats sont tous prêts,
C’est l’esclavage qu’on redessine,
Les jeunes sur l’autel les premiers
De l’argent roi, seront virés,
On vous embauche et on vous jette,
Il faut gâter les actionnaires,
Le CAC 40 c’est une affaire,
On va pas lâcher la galette !!! (Au refrain)

(3ème couplet)
Des chèvres, et puis quelques moutons
Bientôt comme ça, nous finirons,
Et sans vacances, et sans sorties,
Les filles gagneront plus que dalle,
Elles devront trouver ça normal
D’être l’épouse de leur mari,
Les flics seuls seront fonctionnaires,
Attendre avec les militaires
Qu’enfin l’heure du couvre-feu sonne,
Et l’on pourra tous, sans problème
Regagner vite nos HLM
Bien encadrés par ces surhommes,

L’année 2008 est bien celle
Ou l’on pourrait imaginer
Tous ces acquis dans la poubelle
Que la droite se fasse dégager !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2008

Victor, ce n'est pas parce qu'on vous a accusé (à juste titre, semble-t-il) de braconner de la truffe de basse qualité qu'il faut considérer cela comme "hostile" ;o))))

Allez, encore un effort, 852ème post, le fil précédent a planté à 854 ...

Écrit par : yann | 30 janvier 2008

Remarque, qui me semble pertinente, d'un élève de seconde, gros lecteur, qui dit s'emm... en cours de français :
« Les auteurs n'ont quand même pas écrit pour que leurs textes servent à des exercices sur l'énonciation ou sur le texte argumentatif ! En plus, on fait ça depuis la 6e ! »

Écrit par : LaRiba | 30 janvier 2008

Allez je relève le défi et tente le 854e ne serait-ce que pour faire taire définitivement l'insidieuse calomnie initiée par Dobolino : je ne braconne pas les truffes et ne connais en Quercy aucun produit de basse qualité (mais bientôt Dobolino va nous dire que les Basses -(mon Dieu que c'est vrai !)- Alpes produisent le meilleur foie gras !

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

Yesssssssssssssssss ! Record battu ?

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

"Allez, encore un effort, 852ème post, le fil précédent a planté à 854 ..."

La limite est en place mémoire pas en nb de posts. Une note précédente est allée à plus de 1100.

Il est vrai qu'on y avait peu copié/collé. Vous voyez ce que je veux dire ...

Écrit par : dugong | 30 janvier 2008

Christophe.
La bande à Bonnot venant à nouveau de sévir à la SG, je vous envoie ces paroles originales destinées à être parodiées.
Poètes, à vos plumes.




A la Société Générale
Une auto démarra et dans la terreur
La bande à Bonnot mit les voiles
Emportant la sacoche du garçon payeur
Dans la De Dion-Bouton qui cachait les voleurs
Octave comptait les gros billets et les valeurs
Avec Raymond-la-Science les bandits en auto
C'était la bande à Bonnot

Les banques criaient "Misérables!"
Quand s'éloignait le bruit du puissant moteur
Comment rattrapper les coupables
Qui fuyaient à toute allure à trente-cinq à l'heure
Sur les routes de France, hirondelles et gendarmes
Etaient à leurs trousses, étaient nuit et jour en alarme
En casquette à visière, les bandits en auto
C'était la bande à Bonnot

Mais Bonnot rêvait des palaces
Et du ciel d'azur de Monte-Carlo
En fait il voulait vite se ranger des voitures

Mais un beau matin la police
Encercla la maison de Jules Bonnot
A Choisy, avec ses complices
Qui prenaient dans sa chambre un peu de repos
Tout Paris arriva à pied, en tram et en train
Avec des fusils, des pistolets et des gourdins
Hurlant des balcons, les bandits en auto
C'était la bande à Bonnot

Et menottes aux mains
Tragique destin
Alors pour la dernière course
On mit dans le fourgon la bande à Bonnot

Écrit par : mouron rouge | 30 janvier 2008

Bande de gaspilleurs !

Vouloir faire sauter le fil de JP Brighelli ( le prochain sera-t-il sur les fournisseurs d'accès ?).

Si ça se trouve, le dernier message sera celui-ci.

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

Et puis quand bien même je braconnerais des truffes, je préfère participer à cette délinquance bénigne plutôt qu'infliger :
"pour les adolescent(e)s, les humiliations – les intimidations – les menaces – l’indifférence, et plus globalement toute les violences symboliques mettant en place un rapport dominant-dominé qui opposent, d’un côté, une fonction d’élève (défini par principe implicite comme ignorant et soumis), face à la fonction d’enseignant (défini comme instruit et détenteur d’un savoir universel et civilisateur) constituent des points de crispation et de désaveu"...
...con se le dise !

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

Le dernier post de cette note aura droit à une mutation d'office dans un des établissement qui seront gérés par l'angkar à GCB.

Qu'on se le dise !

Écrit par : dugong | 30 janvier 2008

Il va falloir jouer finement, tonton Dugong car JPB a promis sa nouvelle note

"demain main."

...msai à qule hure ?

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

Remarque, qui me semble pertinente, d'un élève de seconde, gros lecteur, qui dit s'emm... en cours de français :
« Les auteurs n'ont quand même pas écrit pour que leurs textes servent à des exercices sur l'énonciation ou sur le texte argumentatif ! En plus, on fait ça depuis la 6e ! »

Ecrit par : LaRiba | 30 janvier 2008

Voici ce qu'en dit , Julie Roux, dans son petit livre, intitulé, "Inévitablement":(éditions La fabrique 7 euros)

"La définition de l'école se précise: elle est le lieu où l'on suppose à chaque instant que ce qui peut être compris est ce qui doit être expliqué. Et pour ce faire, l'explicateur a besoin de faire miroiter, derrière ce qui est à apprendre, un contenu qui est en sa possession, mais qui n'est pas disponible pour celui à qui il s'agit justement de l'expliquer. Il faut donc créer la fiction du double fond: voici un texte, et apprenez à voir, à travers lui, ce qu'est son contenu. Si vous parvenez à mettre au jour celui-ci, et seulement dans ce cas, on pourra dire que vous avez compris ce texte"...

Écrit par : de magister | 30 janvier 2008

Il va falloir jouer finement, tonton Dugong car JPB a promis sa nouvelle note

"demain main."

...msai à qule hure ?

Ecrit par : victor | 30 janvier 2008

Tjurosu de bnoen hure ! Revenez vers huit heures du mat'/

Écrit par : catmano | 30 janvier 2008

Lors d''un "C dans l'air" sur la déprime des français, j'ai entendu Jacques Marseille dire :

"les grands mouvements sociaux de l'Histoire(36, 68,...) sont le fait de gens heureux et joyeux"

Cela m'a rempli d'allégresse.

A méditer par tous les pisse-froid et notamment les quelques rares qui font ici.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2008

Tjurosu de bnoen hure ! Revenez vers huit heures du mat'/

Ecrit par : catmano | 30 janvier 2008

Et voilà! Notre hôte a tellement manqué à Catmano qu'elle défend maintenant la méthode globale et qu'elle est atteinte de dysorthographie aiguë:-)

Écrit par : Sanseverina | 30 janvier 2008

une petite parodie pour vous

(D’après : « La montagne », de Jean Ferrat)

Ecrit par : Christophe Sibille

Christophe, vous tombez dans le même travers que ceux qui voyaient les chars de l'Armée Rouge défiler sur les Champs-Élysées après le 10 mai 1981.

Écrit par : Moot | 30 janvier 2008

Tiens, bonne idée! Vous m'avez convaincu avec votre dernier argument, Guillaume, je vais adhérer à "REC"! Comme ça, vous pourrez la quitter et rejoindre "SOS éducation", qui me semble plus en conformité avec vos idées et la manière de les défendre.

Vous adhèreriez donc aux textes figurant sur le site de Rec ?
Première nouvelle, nous feriez-vous votre coming-out ce soir ?

Et hop ! Une petite allusion nauséabonde tout à fait conforme au personnage que vous êtes...

Écrit par : Guillaume | 30 janvier 2008

Sibille approuverait donc ce très bon texte :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/controverse1.htm

Vous m'en voyez ravi !

Écrit par : Guillaume | 30 janvier 2008

L"énonciation "et le "texte argumentatif"...
Une pure saloperie, en effet, LaRiba! Les élèves qui s'emm... à de tels présumés cours de français ont bien raison!
L'enseignement du français en collège et en lycée a été sciemment ruiné.

Écrit par : Jean | 30 janvier 2008

Lors d''un "C dans l'air" sur la déprime des français, j'ai entendu Jacques Marseille dire :
"les grands mouvements sociaux de l'Histoire(36, 68,...) sont le fait de gens heureux et joyeux"
Cela m'a rempli d'allégresse.
A méditer par tous les pisse-froid et notamment les quelques rares qui font ici.

Ecrit par : dugong | 30 janvier 2008

Ben dis donc, vu la morosité ambiante, le prochain n'est pas pour demain ! Encore qu'au nombre de c... dites par Marseille, il vaut mieux garder un pavé au chaud pour ce printemps (Avis aux "usagers" de la SNCF : il vaut mieux jeter le pavé que de le battre !).

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

Allez je relève le défi et tente le 854e ne serait-ce que pour faire taire définitivement l'insidieuse calomnie initiée par Dobolino : je ne braconne pas les truffes et ne connais en Quercy aucun produit de basse qualité (mais bientôt Dobolino va nous dire que les Basses -(mon Dieu que c'est vrai !)- Alpes produisent le meilleur foie gras !

Ecrit par : victor | 30 janvier 2008

Un dicton populaire dit qu'il n'y a que la vérité qui blesse. J'suis pas momo, quand même et je ne vis pas dans les Basses-Alpes, d'abord.
De toute façon, ch'uis de Paris et il y a bien en Quercy des produits de basse qualité! Vous en êtes la vivante preuve, voleur de truffes!

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

36, 68, 95 ?

Le prochain est donc dans 20 ans. Mazette :-(

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

Et puis quand bien même je braconnerais des truffes, je préfère participer à cette délinquance bénigne plutôt qu'infliger :
"pour les adolescent(e)s, les humiliations – les intimidations – les menaces – l’indifférence, et plus globalement toute les violences symboliques mettant en place un rapport dominant-dominé qui opposent, d’un côté, une fonction d’élève (défini par principe implicite comme ignorant et soumis), face à la fonction d’enseignant (défini comme instruit et détenteur d’un savoir universel et civilisateur) constituent des points de crispation et de désaveu"...
...con se le dise !

Ecrit par : victor | 30 janvier 2008

Segur, c'est moins grave de voler des truffes que de faire du mal à des minots...

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

En fait, Victor, si vous preniez la peine de lire le Commissaire dans la Truffière au lieu de cracher sur un malheureux commissaire bas-alpin du haut de votre Quercy, vous apprendriez comment décupler la production de vos chênes en les arrosant avec du sang de baba cool.

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Lors d''un "C dans l'air" sur la déprime des français, j'ai entendu Jacques Marseille dire :

"les grands mouvements sociaux de l'Histoire(36, 68,...) sont le fait de gens heureux et joyeux"

Cela m'a rempli d'allégresse.

A méditer par tous les pisse-froid et notamment les quelques rares qui font ici.

Ecrit par : dugong | 30 janvier 2008

Donnez des noms! J'ai des truffières à arroser.
Vous croyez que le sang de Jacques Marseille pourrait favoriser la croissance des truffes?

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Tiens, j'en ai une bonne.

J'ai tapé sur youtube les mots "Meirieu" puis "Brighelli".

J'ai trouvé deux vidéos.

http://www.youtube.com/watch?v=3Q2iU7BHWz8

http://www.youtube.com/watch?v=wi6tuSUeTLo

A votre avis, qui a gagné ? qui a perdu ? Match nul ?

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

qui fera sauter la banque à Brighelli? C'est un concours de traders, ici?

Écrit par : mouron rouge | 30 janvier 2008

C'est promis, je le lis... (comme pour l'instant ce sont plutôt les copains babas cools de mes enfants qui "arrosent" ces chênes, vous me donnez des idées homicides).

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

Quant à Frackowiak, vous serez surpris. En Pologne, c'est une chanteuse à succès, dont voici l'un des tubes.

http://www.youtube.com/watch?v=O3zaNoZmMnQ

Ah, si on avait cette Frackowiak-là, et qu'on leur envoyait le nôtre !

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

une petite parodie pour vous

(D’après : « La montagne », de Jean Ferrat)

Ecrit par : Christophe Sibille

Christophe, vous tombez dans le même travers que ceux qui voyaient les chars de l'Armée Rouge défiler sur les Champs-Élysées après le 10 mai 1981.

Ecrit par : Moot | 30 janvier 2008

Ouais, mais l'outrance est parfois drôle. A quelques pisse-froid près, nous sommes entre gens de bonne compagnie...

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Rien à voir avec l'éducation.

Voyez ce que fait Mme la Présidente de la Suisse :

http://www.youtube.com/watch?v=27oL9vtuhO8

J'attends que Sarkozy en fasse autant avec la chanson de Christophe Sibille.

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

C'est promis, je le lis... (comme pour l'instant ce sont plutôt les copains babas cools de mes enfants qui "arrosent" ces chênes, vous me donnez des idées homicides).

Ecrit par : victor | 30 janvier 2008
Je vois le titre à la Une dans la gazette du Quercy: "le voleur de truffes égorgeait les amis de ses enfants!"

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Ah zut, Sarkozy a déjà une chargée de mission qui s'en est chargée pour lui.

http://www.youtube.com/watch?v=ar_GtqCjeJU&feature=related

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

je ne braconne pas les truffes et ne connais en Quercy aucun produit de basse qualité (mais bientôt Dobolino va nous dire que les Basses -(mon Dieu que c'est vrai !)- Alpes produisent le meilleur foie gras !

Ecrit par : victor | 30 janvier 2008

Non, mais le meilleur Banon AOC et le meilleur Côteau de Pierrevert, sans aucun doute!

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Et si je tentais de vous copier-coller le cahier des charges de l'AOC Banon??????????
Je gagnerais peut-être le diplome du dernier post!

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Non, mais le meilleur Banon AOC et le meilleur Côteau de Pierrevert, sans aucun doute!

Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Et la meilleure huile d'olive (AOC les Mées), n'en déplaise à nos amis de Nyons...
FG, bas-alpine comme Pierre Magnan ( = races rustiques !)

Écrit par : FGuichard | 30 janvier 2008

Rocard : «Améliorer l'évaluation des enseignants»

Propos recueillis par Aude Sérès
30/01/2008 | Mise à jour : 20:29

La notation des enseignants et, avec elle, le calcul de leur rémunération doivent être revus.
Membre de la commission chargée de réfléchir sur une réforme de la condition enseignante, l'ancien premier ministre Michel Rocard révèle les pistes envisagées.

LE FIGARO. Peut-on parler d'un malaise des enseignants ?
Michel ROCARD. Il faut être clair : en moyenne, le pouvoir d'achat des enseignants, notamment en milieu de carrière, ne s'est pas détérioré, d'autant que l'écart par rapport aux cadres du privé s'est resserré. En outre, ils bénéficient de la sécurité de l'emploi, ce qui est beaucoup dans un environnement menacé par le chômage ! À la fin des années 1980, j'ai été à l'origine en tant que premier ministre d'une grande revalorisation des enseignants, qui était à l'époque indispensable. Aujourd'hui, compte tenu de l'état des finances publiques, il faut trouver des solutions à budget constant. Il existe cependant un vrai problème pour les jeunes enseignants du primaire en début de carrière, qui sont très mal payés. Sur un autre plan, nous avons remarqué qu'il y a un problème de reconnaissance. Il y a un demi-siècle, les enseignants étaient des aristocrates du savoir. Aujourd'hui, ce privilège a disparu, ils se sentent relégués au rang de cadres moyens. Là, il existe un réel malaise. On peut essayer de les conforter.
Faut-il augmenter le temps de travail des enseignants ?
C'est un sujet très difficile. Actuellement, les enseignants du secondaire sont tenus d'assurer dix-huit heures de présence devant la classe. Ce serait une révolution trop perturbante de changer ce système. En revanche, on peut réfléchir à des modifications, concernant notamment la multitude d'activités qui sortent de ce cadre : corrections des copies, préparation des cours, relations avec les parents, préparations des activités pédagogiques. Elles pourraient être mieux reconnues et prises en compte peut-être sous forme d'heures supplémentaires ou d'indemnités si elles sont effectuées dans l'établissement. La solution ne passe pas par une augmentation quantitative, mais plutôt par la mise en place d'une base de rémunération différente qui prenne en compte ces activités.
Faut-il envisager une rémunération au mérite ?
On ne peut pas dire qu'il n'y ait pas déjà de rémunération au mérite dans notre système, puisque les enseignants sont notés. Mais le système de notation ne marche pas. Tout le monde a la même note ! Soit entre 18 et 19,5/20 ! Il faut que la notation serve à quelque chose… Pour cela, le ministre pourrait privilégier plusieurs pistes, comme une augmentation du nombre des inspecteurs ou encore le renforcement du poids du chef d'établissement dans l'évaluation de son équipe. Je veux être clair : nous n'évoquons pas directement dans notre rapport une rémunération au mérite. Mais c'est certain : il faut améliorer la prise en compte de la performance dans le déroulement des carrières des enseignants.
Y a-t-il urgence à réformer le système scolaire français ?
Je n'aime pas ce mot quand on parle d'une institution qui compte 900 000 fonctionnaires… L'éducation nationale souffre d'un excès de réformes à amples prétentions qui se superposent. Il faut se guérir de cela. Refaire une réforme semble illogique avant d'évaluer ce qui a déjà été fait. Il faut améliorer la gestion quotidienne, multiplier les améliorations de détail les miniréformes et accompagner les enseignants plutôt qu'accumuler les grandes réformes, et mieux connaître le système.

Écrit par : Pendariès | 30 janvier 2008

Et la meilleure huile d'olive (AOC les Mées), n'en déplaise à nos amis de Nyons...
FG, bas-alpine comme Pierre Magnan ( = races rustiques !)

Ecrit par : FGuichard | 30 janvier 2008

Ne sombrez pas dans la provocation!
Notre huile se tient très bien et Les Baux de Provence vont rmener leur fraise!
Vous en avez de la bonne, Victor, dans votre Quercy?

Écrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Si Françoise Guichard se met à l'huile d'olive, c'est sûrement qu'elle est en pleine phase de décompensation, avec un syndrome rare mais particulièrement toxique, le manque de Brighelli… Si celui-ci ne veut pas que ses meilleurs soutiens terminent à l'huile de foi de morue, il serait temps qu'il achève sa cure d'abstinence… Françoise Guichard pourra à nouveau se consacrer au vin qui constitue d'ailleurs sa culture première… La seule qui nous permet d'envisager la survie éternelle de ce blog… In vino véritas…

Écrit par : Roger Felts | 30 janvier 2008

Et la meilleure huile d'olive (AOC les Mées), n'en déplaise à nos amis de Nyons...
FG, bas-alpine comme Pierre Magnan ( = races rustiques !)

Ecrit par : FGuichard | 30 janvier 2008

Alors ça ! Vous voulez qu'on recommence comme pour les truffes ???
Catmano, compagne d'oléiculteur AOC Nyons.

Écrit par : catmano | 30 janvier 2008

Catmano, il renseigne sur son métier, votre compagnon ?

J'ai une jeune connaissance que ça pourrait intéresser, l'oléïculture.

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

Il dit qu'il n'est pas assez bon et qu'il n'a pas assez d'expérience.

Écrit par : catmano | 30 janvier 2008

"Ouais, mais l'outrance est parfois drôle. A quelques pisse-froid près, nous sommes entre gens de bonne compagnie..."

Ecrit par : dobolino | 30 janvier 2008

Ah, non, Dobolino! Jamais je ne vous laisserai ainsi insulter mon ami Guillaume!!!
:-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2008

"Françoise Guichard pourra à nouveau se consacrer au vin qui constitue d'ailleurs sa culture première… La seule qui nous permet d'envisager la survie éternelle de ce blog… In vino véritas…"

Ecrit par : Roger Felts | 30 janvier 2008


A propos de vin, Roger, que pensez-vous de cet aphorisme de Cavanna: "on ne demande pas que le vin soit bon, on demande qu'il ne soit pas dégueulasse?"

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2008

"Sibille approuverait donc ce très bon texte :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/controverse1.htm

Vous m'en voyez ravi !"

Ecrit par : Guillaume | 30 janvier 2008

Un article qui date de 2002? C'est tout ce que vous avez à vous mettre sous la dent, Guillaume?
Au fait, je vais peut-être vous l'apprendre, mais vous avez vu? Il paraît que Pompidou est malade!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2008

JP Brighelli devrait instaurer une taxe sur les posts de son blog. Comme ça, moins de posts, et des sous pour mener ses bonnes oeuvres. On appellerait ça "la cagnotte Brighelli". A quoi servirait-elle, je me le demande bien.
Ptet à acheter du bon vin et des noix du Quercy.

Écrit par : Jérémy | 30 janvier 2008

Merci Jérémy, je me sentais un peu seul face à la coalition bas-alpine / provençale d'autant que notre huile quercinoise n'étant que de noix (ça rimerait presque) une brèche était ouverte que la gent dobolinesque allait lâchement exploiter !
A bientôt !

Écrit par : victor | 30 janvier 2008

A quoi servirait la cagnotte?
A l'exfiltration de Meirieu, de Frackowiack et de Bentolila vers un pays où l'école, trop scolaire et trop efficace, exige une destruction immédiate. On l'a cité sur ce blog: c'est un pays de l'Est asiatique, je crois.

Écrit par : Jean | 31 janvier 2008

898,899... On peut jouer à celui qui fera sauter la banque ou à qui s'approchera le plus de l'heure à laquelle une nouvelle poignée de grain à moudre remplira notre mangeoire.

je vote pour 5 heures 49, qui dit mieux? JPB se lève à l'heure où souvent je me couche...


En attendant le mot du maître, une p'tite note d'op'timisme.
De la commission Pochard, noyautée par les pédagogos et dont le rapport est actuellement dans la moulinette, ( pas triste) aux lycées expérimentaux de l'archéo-ange Gabriel, Darcos a rudement bien fait de distribuer des nonosses à ronger à tous ces cadors. Ça n'aboie pas la gueule pleine et comme y'a pas plus cabot, flatter leur vanité c'était le seul moyen de ne pas les avoir dans les pattes, ou en train de lui renifler le...
Bref, je lui donne encore et toujours le bénéfice du doute.
Patience et longueur de temps...

La stratégie peut payer si les syndicats ne viennent pas lui casser la baraque. Mais là aussi, bien joué: l'expérience de la semaine dernière l'a montré. A la prochaine grève, dans les quartiers les plus défavorisés où les écoles resteront ouvertes, les briseurs de grève ce seront les parents. La contre-attaque de cette fois-ci a été montée en moins de 15 jours, sur 10% des écoles, et sur une base volontariste. La prochaine fois, on fera nettement mieux.
Détail: les chiffres du soi-disant succès de la grève seront ajustés après avoir calculé les retenues effectives s/salaire.
--------
Meireu, lui, pas besoin de lui clouer le bec avec un fromage, il est occupé par la campagne de son pote à Lyon.
Ce merdieux chantant les louanges de Decroly sur youtube, voilà 2 specimens qui ne déparent pas la galerie. L'Ovide Demesdeux, encore un cuistre, qui a plagié la globale en s'en attribuant la paternité, alorsqu'elle fut inventée plus de cent ans avant lui par un bon père, pas de famille mais en soutane. OD ( en anglais cet acronyme veut dire overdose et est devenu un verbe) est parti du principe que les gosses de pauvres étaient aussi handicapés mentaux que ceux dont il s'est d'abord occupé, et il a eu l'idée d'utiliser sur eux cette méthode conçue à l'origine pour des sourds muets.

Les très belles pages de P.A.Taguieff sur l'imposture du progressisme trouvent là une illustration aussi parfaite que tragique.

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas recommandé de saines lectures, en voici une.
En ce moment, je suis plongée dans le dernier bouquin du même PAT, un régal:
Julien Freund, au cœur du politique, La Table ronde, 2008.

Il est le représentant d'une espèce éteinte en France, la philosophie politique, sinistrée depuis 60 ans. Il avait fait sa thèse avec Aron et étudié Max Weber dans le texte: mauvaise pioche pour cet Alsacien. Taguieff l'a sorti des oubliettes où l'avait viré comme un malpropre l'intelligensia germanopratine. Une bonne nouvelle: personne ne viendra lui disputer la palme, à celle-là, le doute n'est plus permis. C'est bel et bien la plus bête du monde.

Quelqu'un demandait plus haut pourquoi la crise de l'école n'a pas été diagnostiquée correctement de façon à y remédier . Taguieff via Freund y repond: parceque les ronds-de-cuir qui l'ont orchestrée ( les adorateurs progressistes de la secte égalitaro-relativiste) n'allaient quand même pas saborder leur fonds de commerce et scier la branche idéologique sur laquelle ils avaient si confortablement carré leur postérieur.

Autre livre, magistral, qui explique comment on a pu laisser pareille démence collective massacrer nos enfants. Jacques Barzun, "Begin Here, The Forgotten Conditions Of Teaching and Learning" où l'on apprend que Life Magazine publiait le 15 octobre 1950 un numéro spécial, intitulé "US Schools: They Face a Crisis" , avec un article de Barzun ( The Educated Mind) sur l'enseignement de l'ignorance, qui prouve que l'on sait depuis près de 60 ans ce qui aurait dû être fait, et que non seulement on ne l'a pas fait, mais on a fait exactement le contraire de ce que dictait le bon sens. "The pseudo-scientifical proposals for all the remedies required have proved themselves no better than superstitions or crypto-magical incantations" dit l'éditeur de ce recueil d'articles (page x).
Barzun nous dit : "Forget EDUCATION! Let us talk rather about teaching and learning."
Pas sorcier, non? ou encore... It's not rocket science, it's common sense.

Écrit par : Cadichon | 31 janvier 2008

"Donnez des noms! J'ai des truffières à arroser.
Vous croyez que le sang de Jacques Marseille pourrait favoriser la croissance des truffes?"

Si je donne des noms, les pisse-froid risquent de se transformer en pisse-vinaigre. Le bénéfice pour l'irrigation est nul.

Quant à notre ex communiste reconverti en ultra-cadichon de compétition, je doute qu'il ait une hémoglobine fertilisante mais vu le spectre large de l'animal, on devrait pouvoir l'utiliser en fumier toute culture.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2008

Au fait, je vais peut-être vous l'apprendre, mais vous avez vu? Il paraît que Pompidou est malade!

Quand on se cache la mort de Marx depuis tant d'années...

Écrit par : Guillaume | 31 janvier 2008

Tiens, Cadichon, vos digressions littéraires sont intéressantes, mais, plus pragmatiquement, il ne me semble pas vous avoir vu intervenir concernant le rapport Attali...
Est-ce un acquiescement implicite vis-à-vis de l'ensemble des mesures qu'il propose, ou le libéralisme commencerait-il à vous faire peur?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

"Quand on se cache la mort de Marx depuis tant d'années..."

Ecrit par : Guillaume | 31 janvier 2008

Groucho, Harpo, Chico, ou Zeppo?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Mais si vous voulez des nouvelles fraîches, j'ai quelques pages de La débâcle de l'école. ed. FXG
Paroles d'IUFM de Marie Teissedre (qui démontre que rien n'a changé depuis 2002)
Fin 2007 cela vous va ?

Vous êtes brave, Sibille.

Écrit par : Guillaume | 31 janvier 2008

Allons allons, mon bon Guillaume, ne soyez pas si susceptible!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Et, surtout, ne perdez pas votre humour, d'ores et déjà légendaire en ces lieux! -:))))

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

et Gummo Christophe! vous oubliez Gummo! ;):)

Écrit par : Saperlipopette | 31 janvier 2008

Gummo... Oui, cela me dit quelque chose... Dans quel film le voit-on, déjà?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

huit heures, toujours rien.

Et si je copiais-collais le rapport attali, pour rire ?

Écrit par : yann | 31 janvier 2008

Gummo... Oui, cela me dit quelque chose... Dans quel film le voit-on, déjà?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Aucun à ma connaissance, il a été en partie l'agent du groupe . il est avec Groucho un des premiers du groupe des frères à s'être lancé dans le spectacle et si je ne m'abuse il a arrêté la scène avant qu'ils n'aient le succès qu'on leur connait...Mais ils étaient 5 et non 4 ! ;):)

Écrit par : Saperlipopette | 31 janvier 2008

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/31/01001-20080131ARTFIG00005-les-profs-pourraientetre-remuneres-au-merite-.php

Les profs pourraient
être rémunérés au mérite

Marie-Estelle Pech et Aude Sérès

Une commission destinée à revaloriser le métier d'enseignant s'apprête à rendre à Xavier Darcos un document qui va bousculer le monde de l'éducation.
C'est un rapport innovant que va recevoir lundi Xavier Darcos sur le métier d'enseignant. L'idée centrale de ce document, encore en cours de finalisation, et dont le Figaro a pris connaissance ? Dessiner l'avenir d'un métier qui deviendrait plus flexible et serait fondé sur un nouveau système de rémunération. Derrière ce principe, se profile une ébauche de rémunération au mérite. Ce rapport servira de base au ministre, qui devrait au printemps annoncer ses propositions de réformes. En place depuis fin septembre, le groupe de travail, présidé par le conseiller d'État Marcel Pochard et auquel participe Michel Rocard, dresse dans ce rapport de plus de 150 pages des pistes pour réformer le statut des 800 000 enseignants. L'équation est complexe : comment calmer le malaise enseignant à budget constant tout en motivant un corps professoral qui se sent mal aimé et qui doit affronter des situations de violences quotidiennes dans certains établissements.

Pour lutter contre leur lassitude, le rapport veut en finir avec l'affectation systématique de jeunes fraîchement émoulus des IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) dans les ZEP. Pour lutter aussi contre le faible niveau de salaire des jeunes enseignants ils démarrent avec 1,3 fois le smic , ces derniers devraient recevoir une prime de début de carrière. Et pour ceux qui veulent «souffler» au cours de leur vie, le rapport préconise le développement des passerelles avec le privé, mais aussi avec d'autres corps de la fonction publique. Ces «secondes» carrières sont pour le moment difficiles à mettre en œuvre.

Par ailleurs, est lancée l'idée d'un «Erasmus des profs», sur le modèle de ce qui se pratique pour les étudiants. Quelques enseignants de langues vivantes ont joué les pionniers avec succès. En contrepartie, le groupe de travail insiste sur une meilleure évaluation du travail des enseignants. Avec une augmentation du nombre des inspecteurs et un renforcement du rôle du chef d'établissement. Le but est clairement d'en finir avec une pratique des notes identiques pour tous. En filigrane, même si elle ne dit pas son nom, se dessine une rémunération au mérite, déjà pratiquée dans les pays anglo-saxons et décriée par les syndicats français.


Révision du temps de service

Le groupe de travail s'est également penché sur le temps de travail des profs, une question très polémique. Actuellement fixé à 18 heures pour un enseignant du secondaire titulaire d'un capes, le temps de présence devant les élèves est la seule donnée prise en compte. Or, ils accomplissent de multiples tâches qui vont de la correction des copies à l'organisation des conseils de classe et des réunions avec les parents. La commission réfléchit donc à une révision de ce temps de service qui tienne compte de ces missions. Il ne s'agirait pas pour autant d'une modification de leur temps de service, mais d'une rémunération supplémentaire des services rendus en dehors de la présence des élèves.

La commission revient aussi sur la formation des enseignants en IUFM. Elle insiste sur la nécessité de dispenser une pédagogie plus « pratique ». Elle veut diminuer le nombre de nouveaux enseignants qui arrivent chaque année devant les élèves sans formation à ce métier. Ils sont aujourd'hui un tiers. Les pistes évoquées ont déçu la plupart des syndicats enseignants. «La commission est passée à côté du sujet, estime-t-on au Snes, nous attendions une revalorisation du métier, on nous répond annualisation du temps de travail et heures supplémentaires.»

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

"Le but est clairement d'en finir avec une pratique des notes identiques pour tous."

J'aurais apprécié pour ma part avoir la même note que quelques-uns de mes collègues après leur inspection. Je rame à l'ancienneté (à 32 ans! hé hé).

Sinon, l'enquête dans "Le Magazine littéraire" est décevante: on y entend plus Meirieux, Bentolila, Begaudeau, Phlippe le Guillou, que le nouveau Todorov, Ladjali, Grainville...

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

L'Enfer n'ouvre-t-il pas la bouche ici?

http://www.vox-poetica.org/index.htm

Cioran dit que tout système intellectuel appelle nécessairement ses chefs et ses commissaires, - ses prisons, aussi, donc.

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2008

Entendu à la radio.
Le maire d'un village espagnol, alarmé de l'ignorance des élèves, décide de récompenser d'un euro (je crois - sans doute moins) tout élève qui ira passer une heure à la bibliothèque municipale.
Qui est aussitôt consulté par le journaleux? Bentolila, of course.
Et que fait Sa Grandeur Gominée? Elle éclate de rire, avant de proposer Sa Solution - en mode oraculaire, comme Meirieu: "Il faut plutôt multiplier les séances de lecture de grands textes."
On aura noté l'intelligence et le réalisme de La Solution: les enfants ne savent et n'aiment pas lire, il faut DONC organiser des séances de lecture.
Or très vraisemblablement, les enfants de ce village ont subi la méthode globale (chère à Bentolila) et c'est de là que vient leur dédain de la lecture.
Le maire, qui n'est peut-être pas au fait de ces questions techniques, vient avec sa bonne volonté et a le mérite de essayer quelque chose. Au lieu d'en rire en prenant un air supérieur, le sieur Bentolila devait le respecter.

Bentolila m'a fait l'effet de n'être pas quelqu'un de sérieux. Meirieu aussi rit tout le temps - sans raison.

Écrit par : Jean | 31 janvier 2008

"Or très vraisemblablement, les enfants de ce village ont subi la méthode globale (chère à Bentolila) et c'est de là que vient leur dédain de la lecture."
"
Ecrit par : Jean | 31 janvier 2008

Une supputation gratuite et deux contre-vérités dans la même phrase, Jean! Vous vous surpassez, dites-moi?

Plus sérieusement, à qui voudriez-vous apprendre à mieux connaître Philippe Meirieu? A Xavier Darcos? Je vous rappelle, (car vous le savez sans doute), qu'ils ont écrit un livre ensemble!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

http://www.amazon.fr/Deux-voix-pour-une-%C3%A9cole/dp/2220053709

Après tout, certains mettent des articles qui datent de 2002...

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Où ça, "deux contre-vérités"?
1° Quand un enfant n'a pas bien appris à lire, il ne lit pas, c'est l'évidence même; or la méthode globale, ou semi-globale, produit des enfants en difficulté devant le texte écrit.
2° Bentolila a commis Gafi, qui est une méthode semi-globale dévastatrice (dit-on, mais vu les multiples palinodies du personnage, comme Meirieu, c'est plausible).

La "supputation"? Que tous les élèves d'Europe aient pris de plein fouet la vague globalisante serait tellement invraisemblable?

J'ai trouvé proprement écoeurante la suffisance avec laquelle Sa Grandeur Gominée se moquait de ce pauvre maire espagnol.

Écrit par : Jean | 31 janvier 2008

Lu dans Libé, que vous fréquentez sûrement plus volontiers que le Figaro, cher Christophe.

"Ses détracteurs dénoncent le peu de sérieux de telles théories et le manque de travail de fond de Bentolila. Il connaît mal la réalité des classes, clament-ils, ne publie guère de travaux et se fonde trop souvent sur ses convictions.

D'autres, moins sévères, s'amusent de cet équilibriste
inclassable, ni vraiment rétrograde ni franchement «pédagogue», qui signe des rapports où chacun peut trouver son compte.


«Il verse trop souvent dans le simplisme», reproche Roland Goigoux, chercheur en sciences de l'éducation à l'université de Clermont-Ferrand et qui fut au centre de la polémique sur la lecture. «Il aurait pu éviter de caricaturer l'école primaire où l'on ne ferait pas une ligne de grammaire.»

Pour ses accusateurs, le linguiste a deux grands défauts :opportunisme et volonté immodérée de plaire.

L'homme, coquet, fait attention à l'impression
qu'il produit. Il porte une chevalière à la main droite, une bague à la gauche et une chaîne en or au cou. Son bouc et ses cheveux plaqués lui donnent de drôles d'airs de mousquetaire. Lorsqu'il s'adresse à vous, il surveille ses effets. "

Même une des âmes damnées de Meirieu, Goigoux, qui n'est pas un modèle de transmission des savoirs ( souvenez-vous de "l'enfant Champollion", débarrassé du supplice de l'obligation de déchiffrer, puisqu'il "reconnaît" les mots d'un seul coup d'oeil) le conteste.

Pour moi qui l'ai entendu tenir conférence au Grand Théâtre bondé d'enseignants béats d'admiration, il était aussi clownesque dans ses attitudes et ses propos que Meirieu. (Pour ceux qui ont eu la curiosité de regarder "l'école, ce grand corps malade", et à qui il reste un peu de sens critique.)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 31 janvier 2008

Ben dites-donc, Anne-Marie, si vous en êtes à prendre Goigoux comme référence, c'est un retournement de veste beaucoup plus flagrant que ne le serait mon adhésion à "Reconstruire l'école"!
Par ailleurs, si je lis bien votre "copié-collé", Goigoux, en reprochant à Bentolila la "caricature d'une école sans
grammaire", lui reproche plutôt d'être trop de votre côté.


"Où ça, "deux contre-vérités"?
1° Quand un enfant n'a pas bien appris à lire, il ne lit pas, c'est l'évidence même; or la méthode globale, ou semi-globale, produit des enfants en difficulté devant le texte écrit.
2° Bentolila a commis Gafi, qui est une méthode semi-globale dévastatrice (dit-on, mais vu les multiples palinodies du personnage, comme Meirieu, c'est plausible).

La "supputation"? Que tous les élèves d'Europe aient pris de plein fouet la vague globalisante serait tellement invraisemblable?"

Ecrit par : Jean | 31 janvier 2008

Tout est dans l'amalgame systématique entre "globale", qui est un terme extrêmement précis, et "semi-globale", expression derrière laquelle on peut trouver le meilleur comme le pire, Jean. Et, si vous étiez de bonne foi, vous l'admettriez.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Nous ne nous en sortirons honorablement que par un jumelage, Victor!
http://www.aoc-noixdegrenoble.com/rub2_fr_6_22.html

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

Merci Jérémy, je me sentais un peu seul face à la coalition bas-alpine / provençale d'autant que notre huile quercinoise n'étant que de noix (ça rimerait presque) une brèche était ouverte que la gent dobolinesque allait lâchement exploiter !
A bientôt !

Ecrit par : victor | 30 janvier 2008

Le mec à Catmano a des oliviers, le mien, à huit cents mètres d'altitude, fait dans le noyer. Huile excellente, cela va sans dire...

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2008

" La meilleure huile est au sommet, le meilleur vin au milieu et le meilleur miel est au fond. "
[Macrobe]

Écrit par : Titine | 31 janvier 2008

Quand les parents de mes élèves de 4ème me confient (c'est souvent la première fois qu'ils peuvent en parler à quelqu'un) le drame qu'a été l'apprentissage de la lecture avec cette méthode qu'ils trouvaient absurde et "illogique" ( c'est le terme qui revient constamment), on n'est pas dans le virtuel, Christophe, dans un débat mondain à la Meirieu ou à la Bentolila sur de subtiles différences entre le global et le semi-global, mais dans la vraie vie avec des vrais gens.
C'est le départ global, déjà en maternelle, qui est à proscrire, parce qu'il dérègle les réflexes mentaux.
Donc, le terme de "semi-global" est déjà en lui-même très lourd de menaces. Du moins le crois-je...

Écrit par : Jean | 31 janvier 2008

Tiens, Cadichon, vos digressions littéraires sont intéressantes, mais, plus pragmatiquement, il ne me semble pas vous avoir vu intervenir concernant le rapport Attali...
Est-ce un acquiescement implicite vis-à-vis de l'ensemble des mesures qu'il propose, ou le libéralisme commencerait-il à vous faire peur?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008


Je pense que c'est justement a cela, a cette peur du liberalisme, aujourd'hui tout autant qu'hier et que demain, que l'on distingue non pas si l'on est de gauche ou de droite, car il y a toujours eu des antiliberaux de droite et des liberaux de gauche (infiniment moins nombreux et plus honteux, diabolisation oblige), que l'oi identifie les impostures du nouvel anti-liberalisme, celui qui vous est servi a la sauce Michea( Empire du moindre mal), Dufour ( Le divin-marche-la revolution culturelle liberale)et autres Zaoui( Le liberalisme est-il une sauvagerie?) .


"Les intellectuels anti-liberaux ne desarment pas, ecrit Alain Laurent dans le dernier bulletin de l'ALEPS. Du moins en France, puisque partout ailleurs et sous cette forme pathologique si massivement repandue, l'espece n'existe pratiquement pas. Mais a l'anti-liberalisme crument primaire (version Bove-Forrester-Besancenot) vient de succeder un autre, de facture plus sophistiquee, et aux ambitions "anthropologiques" d'ampleur quasiment eschatologique. [...]A les lire attentivement, on s'apercoit vite que ce qu'il y a d'inedit dans le fond est si outrancier, (davantage peut-etre encore que dans la version primaire) qu'il en est insignifiant.Et que dans les vielles outres toujours en usage, le vin nouveau se revele plus repugnat que l'ancien. Il est patent que les nouveaux anti-liberaux ne connaissent pas leur sujet et ne comprennent pas un traitre mot a ce sur quoi ils glosent.Plutot facheux pour des philosophes, (ce qu'ils sont professionnellement tous les trois) et des enseignants.* Toutefois, le plus inquietant se tient peut-etre dans l'accueil tres favorable qui leur a ete reserve dans toute la presse, y compris celle de droite, comme Le Point, le Figaro et Le figaro-Magazine, ou pas la moindre critique n'a ete emise: a croire que la liberte de l'esprit comme la culture permettant de le nourir ont deserte l'hexagone."

*Alain Laurent est philosophe et editeur. Il a notamment publie l'unique anthologie des auteurs liberaux (en deux tomes)qui existe en langue francaise. Peu de Francais sont mieux instruits que lui de la realite de la pensee liberale et mieux en mesure d'en denoncer la caricature, notamment dans ce contresens magistral qui amalgame le liberalisme au laxisme du relativisme post-moderne, celui que vehicule l'intelligenstsia francaise, depuis la Liberation.

"Le liberalisme se voit imputer la fin de la transmission des savoirs (car c'est utile au "dressage capitaliste"), la guerilla des banlieues, la degenerescence de la langue et la diffusion de la novlangue du politiquement correct, l'attenuation des relations d'autorite et par suite la desagregation de la famille... et encore le relativisme culturel, l'idealisation de la delinquance, et la montee de la criminalite (qui serait de nature capitaliste),l'exhibitionnisme televisuel...
.../...
On se demande pourquoi, et pour faire bonne mesure, ne figurent pas dans cet inventaire a la Prevert, le rechauffement climatique, l'obesite et les accidents de la route. C'est probablement une negligence.
.../...
Tous ces dereglements sont au contraire le resultat pratique le plus logique du gauchisme culturel qui, grace au relais des medias et d'une grande majorite d'enseignants syndiques, tient desormais lieu d'ideologie dominante officielle. Non seulement on y cultive l'anti-liberalisme comme une nouvelle religion, mais les liberaux sont la plupart du temps les premiers a denoncer ces mefaits et a proposer des solutions propres a les eviter et a les juguler. Par quelle aberration mentale ces nouveaux anti-liberaux en viennent-ils a truquer totalement la realite et attribuer au liberalisme la responsabilite du desastre moral ambiant alors qu'ils en sont ( en tous cas leurs chers camarades du pedagogisme, de l'anti-securitaire et du multiculturalisme), les auteurs? Principale piste pour esquisser une reponse: ils donnent au terme liberalisme une acception si arbitrairement extensive- a preuve, Chomski et Bourdieu sont pour eux des penseurs "liberaux" - et proche de son sens americain contrefait, qu'elle recouvre tout ce qui emancipe, mais sans s'accompagner des disciplines de la responsabilite personnelle et des contraintes de l'etat de doit qui doivent necessairement accompagner les progres de la liberte individuelle. Pour eux liberalisme = laxisme, alors qu'il n'y a justement "rien de laxiste dans les regles de "juste conduite' pronees par les liberaux, tandis que le "laisser-aller" moral est bien l'apanage des gauchistes prechant une vie " sans sanction ni obligation. "

Écrit par : Cadichon | 31 janvier 2008

Cadichon, ne seraient-ce pas ceux qui ont dévoyé le sens originel du mot "libéral", (Reagan et Thatcher et leurs séides, pour ne pas les nommer), mot noble s'il en est, qui ont généré les "nouveaux anti-libéraux"?

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2008

Christophe, ceux qui connaissent vraiment ce qui se passe dans l'école, comme Guillaume ou Jean, parlent à juste titre de "globale" au lieu de "mixte".

Depuis les écrits de mesdames Wettstein-Badour, Colette Ouzilou, Liliane Lurçat, pour ne citer que les plus connues, mais les connaissez-vous?, tout le monde sait bien, tout au moins tous les résistants, Jean-Paul, Pedro, Catmano ne me contrediront pas, que "méthode mixte" est un abus de langage, comme on dit.

"La méthode globale n'a jamais été employée", "n'existe plus depuis trente ans", et autres tartes à la crème des pédagos (Jack Lang en tête) est un mensonge. Le terme "méthode globale" fait peur, et a donc été abandonné au profit de "méthodes interactives", "méthodes syllabiques à départ global", "méthodes naturelles", et dernièrement, "méthodes intégratives", par "l'ami Goigoux", voyant qu'on commençait à se méfier de toutes ces appellations trompeuses...qui ne trompent que les ignorants, les gogos ou les naïfs.

Tout petit copié-collé, pour preuve de ce que j'avance .

Tenez, exemple savoureux de manipulation des parents (et des enseignants) par les éditeurs suite aux déclarations de De Robien :

http://www.bief.org/?fuseaction=C.Titre&Tid=26897

L'éditeur indique aujourd'hui (6 avril 2006): (parlant de Daniel et Valérie)

Une méthode syllabique mixte, efficace et complète pour apprendre à lire à votre enfant à la maison.

En 1964, voici donc le mot de l'éditeur :
La méthode 'Daniel et Valérie' est une méthode mixte à départ global.

Cherchez l'erreur...

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 31 janvier 2008

"On se demande pourquoi, et pour faire bonne mesure, ne figurent pas dans cet inventaire a la Prevert, le rechauffement climatique, l'obesite et les accidents de la route. C'est probablement une negligence."
...nous dit Cadichon;
mais tout à fait ! La saine concurrence capitaliste se soucie du climat comme d'une guigne comme les Mac Do de la
diététique et BMW de la limitation de vitesse...
Il y a un masochisme certain chez la dame mais bon ça, ce n'est pas incompatible avec le libéralisme.

Écrit par : victor | 31 janvier 2008

Un ouvrage de 1995, au titre sans équivoque ("Dumbing Down Our Kids: Why American Kids Feel Good About Themselves, But Can't Read, Write or Add", par Charles j. Sykes) ) donne à la globale la place qui lui revient de droit sur le marché international des mauvaises idées. Ce n'est pas simplement une technique pédagogique parmi d'autres. Sa nocivité évidente l'aurait rapidement fait croupir sur le dépotoir des théories bidon, sans deux soutiens indéfectibles: son ancrage idéologique et l'adroit maquillage scientifique dont elle a bénéficié.
Bref, une belle escroquerie.

Voici néanmoins ce qu'en disait l'un de ses admirateurs américains "La méthode globale est puéro-centrée, expérimentale, elle fait réfléchir, elle est authentique, holistique,sociale, participative,démocratique, cognitive, developpante, constructiviste et stimulante".

L'auteur de Dumbing Down Our Kids ajoute: " Ses thuriféraires les plus zélés sont convaincus qu'enseigner les bases est non seulement inutile, mais carrément pernicieux puisque cela freine chez les jeunes enfants l'éclosion de leur créativité et étouffe leur amour-propre."

L'historique de la méthode globale et de son apparition sur la scène américaine débute avec un certain James Cattel, qui est allé, comme tous les pédagogues américains de son temps, puiser son inspiration en Prusse. Bismark avait instauré un système scolaire dont la France apprit la supériorité de façon cuisante... à Sedan, dira quelques années plus tard ce bon Jules Ferry. Mais cela n'empêchait pas quelques illuminés, sous couvert de recherche scientifique, de proférer des absurdités. On était dans le pays de Froebel et Pestalozzi.
Donc, à la fin du 19 ème siècle, on enseignait à Leipzigde la psychologie de l'enseignement et Cattell, s'étant toqué de cette nouveauté, l'a promptement érigée en discipline-phare du Département de pschychologie qu'il venait d'ouvrir à Columbia.La globale faisait partie du "package". Or, c'est précisément là que furent formés tous les pères fondateurs du pédagogisme, version US, qu'on appelle "educationists" outre-Atlantique. Comme le loup et le bar, il s'agit d'une même bestiole qui porte deux noms différents, selon l'endroit où elle fraie.

" L'abandon de la méthode syllabique ( phonics)donna son essor à une lucrative industrie qui s'assura d'abord que les enfants ne seraient plus en mesure d'apprendre à lire, pour pouvoir vendre une suite ininterrompue de "remèdes" censés vaincre ce handicap".

L'engouement était tel dans les années 1990 que le journal Reading Teacher, sur une période de 5 ans, a publié 119 articles laudatifs contre un seul signalant que la globale comportait quand même quelques imperfections.

Celles-ci sont balayées par ces forces formidables ("values, ideologies, philosophies and appealing rhetoric") qui agissent depuis les années 1920 contre la lecture syllabique, l'enseignement disciplinaire et .... le simple bon sens.

Écrit par : Cadichon | 01 février 2008

victor lui non plus n'a visiblement rien compris, mais tant pis, n'a qu'à s'offrir l'anthologie en 2 tomes d'Alain Laurent.
et moi je vais dormir...

Écrit par : Cadichon | 01 février 2008

"L'éditeur indique aujourd'hui (6 avril 2006): (parlant de Daniel et Valérie)

Une méthode syllabique mixte, efficace et complète pour apprendre à lire à votre enfant à la maison.

En 1964, voici donc le mot de l'éditeur :
La méthode 'Daniel et Valérie' est une méthode mixte à départ global.

Cherchez l'erreur...

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 janvier 2008

Ca ne prouve qu'une chose, chère Anne-Marie. Que les éditeurs font un peu de démagogie en se réclamant des derniers ukases du dernier ministre s'étant exprimé sur le sujet;
pauvre Robien... )-:

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Non, ça prouve que les pédagos sont prêts à mentir pour continuer à vendre.

Écrit par : Jean | 01 février 2008

Vous qui êtes parmi les inconditionnels de Meirieu, cher Christophe, peut-être pourrez-vous nous traduire les deux phrases sublimes contenues dans ce petit message, que ne renierait pas notre ami Pierre Azimont, auteur du "Meirieutron".

(Meirieu fait ce soir une conférence à Orléans)

'Philippe Meirieu maîtrise tous les effets de la parole oraculaire. On attend ses sentences, on se recueille devant elles, on tente de les déchiffrer comme on écoutait jadis le souffle du vent caressant le chêne de Dodone. Que signifie ce bruissement ? Quel est le sens caché de ce soupir ? A quel rameau de l'arbre la sagesse s'est-elle accrochée ?

Lu et entendu avec détachement, le talent de Meirieu a quelque chose d'admirable. Il atteint une sorte de grandeur classique.
Il captive des foules entières en ne disant strictement rien de compréhensible. Il s'assure une place dans les commissions et les instances de direction où, de façon presque certaine, personne -- et pour cause -- ne serait capable de résumer sa pensée.

'Mentalisation : opération par laquelle un sujet se représente une acquisition en l'absence de tout élément matériel ayant servi ou pouvant servir à son acquisition.'
Apprendre, oui mais comment ? ESF 1999, 17ème édition, p.187

Nous sommes dans la retenue, la suggestion, le non-dit. Meirieu distille sa parole de façon volontairement creuse, incomplète et contradictoire, afin de laisser l'auditoire construire son propre sens.
Comme il ne dit rien, les gens entendent exactement ce qu'ils veulent entendre.

Un génie, vous dis-je. Il finira au Collège de France."

Pouvez-vous nous expliquer la différence entre la mentalisation (voir plus haut) et la métacognition?

'Métacognition : activité par laquelle le sujet s'interroge sur ses stratégies d'apprentissage et met en rapport les moyens utilisés avec les résultats obtenus ; il peut ainsi stabiliser des procédures dans des processus'.
(Ibid. p.187).

Comment "stabiliser des procédures dans des processus"?

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 février 2008

"Vous qui êtes parmi les inconditionnels de Meirieu, cher Christophe"

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 février 2008

C'est très loin d'être mon cas, chère Anne-Marie, et je l'ai dit maintes et maintes fois, ici et ailleurs. Je crois, sauf votre respect, que vous êtes vraiment bouchée.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Je crois, sauf votre respect, que vous êtes vraiment bouchée.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Mais qu'en termes choisis, ces choses-là sont dites....

Écrit par : Titine | 01 février 2008

Qui dit n'importe quoi n'a que ce qu'il mérite.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Qui dit n'importe quoi n'a que ce qu'il mérite.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Et pour qui FAIT n'importe quoi?

Écrit par : Pendariès | 01 février 2008

Merci Titine.

Anne-Marie.

Tiens, Christophe, je savais bien que vous lisez mes posts, comme ceux de Guillaume, un autre de vos ennemis.
Vous vous grattez là où ça fait mal.

Anne-Marie, qui reconnaît être bouchée sur le fait que vous prenez systématiquement sa défense.(de Meirieu).

Au fait, avez-vous utilisé Boscher pour vos jeunes enfants? Si oui, je vous en félicite, bien que ce livre soit inconnu des formateurs d'IUFM, il est excellent.

Avez-vous lu les posts de Cadichon ? Très instructifs.
Je vais les ranger tout de suite dans ma bibliothèque. (C'est très utile pour les copiés-collés, bien que je commence un peu à saturer. )

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 février 2008

"Tiens, Christophe, je savais bien que vous lisez mes posts, comme ceux de Guillaume, un autre de vos ennemis.
Vous vous grattez là où ça fait mal."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 février 2008

Oh, en général, les posts de Guillaume sont courts et facile à lire! Et je vous ai déjà dit plusieurs fois que je lisais aussi les vôtres, quand ils ne sont pas composés uniquement de "copiés-collés"... Se pourrait-il que vous ayez réellement la mémoire si courte?
C'est comme pour ma soi-disant défense systématique de Meirieu. Vous confondez, chère Anne-Marie, "défendre systématiquement quelqu'un" et "ne pas hurler avec les loups".

"(C'est très utile pour les copiés-collés, bien que je commence un peu à saturer. )"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 février 2008

Enfin une bonne nouvelle! Cela devenait rare, sur ce blog! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Anne-Marie Valette, hors de toute polémique, et puisque vous êtes de la partie, j'aurais voulu avoir votre opinion sur le procès intenté aux trusts pharmaceutiques accusés d'avoir poussé à la consommation de la vaccination contre l'hépatite B, entraînant vraisemblablement des dysfonctionnements neurologiques chez un certain nombre, voire un nombre certain, de patients?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

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