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03 janvier 2008

Meilleurs voeux

Meilleurs vœux…


Souhaiter, c'est paraît-il se souhaiter.
Alors, faisons un rêve…

Souhaitons-nous une année 2008 plus drôle que 2007 — ça ne mange pas de pain.

Souhaitons-nous une école sur la voie de la refondation, de la Maternelle à l'Université — et ce serait le même ministre qui s'occuperait des deux, ça ne serait pas plus mal, tiens ! Ça éviterait les querelles sur les classes prépas, sur la formation des maîtres, ou l'extermination (ou la spécialisation) des IUFM, le double-langage sur la morgue des présidents d'université, sur le conservatisme des syndicats "installés", les programmes à revoir ou à refaire, le chaînon faible et le chaînon manquant, et j'en passe.

Souhaitons-nous de beaux livres à lire, des livres qui nous donneront envie d'en écrire, ou qui nous enrichiront d'une manière ou d'une autre. Des livres que nous ferons lire à d'autres — y compris à ceux qui ne lisent pas.

Souhaitons-nous un ministère qui cesse de nous amuser avec l'égalité des chances, et qui se prononce plus simplement pour l'équité, l'instruction à l'école, l'éducation à la maison. Chacun au plus haut de ses capacités — pas en fonction du carnet d'adresses de papa-maman. Les premiers seront les premiers — mais on s'occupera aussi des derniers.

Souhaitons-nous un monde sans démagogie, sans Antibi, sans Meirieu, sans Frackowiack, sans fossoyeurs ni vautours, sans commission Pochard, un monde où l'on prendrait des décisions que l'on ferait appliquer — je rêve…

Souhaitons-nous ici sur ce blog des commentaires sans cesse plus futés, affûtés, astucieux, ironiques, amoureux-déçus, mais amoureux encore.

Merci à tous ceux qui viennent, à tous ceux qui passent, et à tous ceux qui flâneront ici — merci aux suggestions, aux remarques fines ou acerbes — merci même aux insultes, on en sort grandi, comme d'habitude.

Souhaitons-nous de toujours souhaiter, de toujours espérer, et de toujours nous battre.

"Tels ils parlaient dans les avoines folles
Et la nuit seule entendit leurs paroles…"

Jean-Paul Brighelli

PS. Ces vœux sont collectifs et non limitatifs. Quant à ceux que je connais, quant à ceux que j'aime (un peu, beaucoup, passionnément…), ils savent ce que je leur souhaite — puisque je me le souhaite…

Commentaires

Pour des profs qui s'amusent en enseignant, et qui enseignent en s'amusant, aussi...
Quand aux insultes... En sortent rarement grandis ceux qui les profèrent à longueur de messages! Mais comme ils sont déjà petits au départ, on ne les verra bientôt plus, et c'est tant mieux!
Tiens, j'ai encore grillé Saperlipopette! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 03 janvier 2008

Saperlipopette cherche ses lunettes, Christophe.

Meilleurs voeux aussi à tous.

Ecrit par : yann | 03 janvier 2008

Je constate qu'Evelyne Charmeux n'a pas accès aux souhaits de J.P.B. j'en conclus que le sectarisme et l'esprit d'exclusion sont toujours dominants au sein du courant républicain. Le mépris des retraités n'est que le pâle reflet du néant dans lequel sont plongés ceux qui nient que le constructivisme est l'avenir de l'homme.
R.F.

Ecrit par : Roger Felts | 03 janvier 2008

Et comme un athée est souvent un encuraillé qui s'ignore je souhaite à certains intervenants de ce blog un peu d'amour pour leurs prochains en particulier les "jeunes collègues", les "pédagogues" (enfin, ceux qui enseignent faut pas pousser non plus), etc.
C'est avec eux que l'école se rénovera ou pas.

Ecrit par : Hervé | 03 janvier 2008

Viiiii, et tenons-nous la main pour la farandole du monde, tout autour du globe (et tant pis pour celles et ceux qui se noieront dans les vastes océans: on n'aura qu'à y placer toutes les minorités, tiens!... ah merdre, ça sera toute l'humanité dans la flotte! chouette, le règne des insectes pourra enfin commencer.)

Aux amours, m'sieur Brighelli et à leurs façons.

Ecrit par : Pendariès | 03 janvier 2008

Mais non Yann je ne cherche pas mes lunettes mais un mouchoir car la lecture du post-scriptum de Jean-Paul m'a brouillé la vue...
Jean-Paul, je vous renouvelle donc mes voeux très cher ami puisque je les conçois aussi dans le sens que vous leur donner ;):)
tous mes voeux aussi à tous et plus particulièrement aux blogueurs et blogueuses ami(e)s
Christophe la prochaine fois c'est moi qui vous grille ;);):)))
Saperlotte de Saperlipopette!

Ecrit par : Saperlipopette | 03 janvier 2008

merci même aux insultes, on en sort grandi, comme d'habitude.



Jean-Paul Brighelli
Bonne année.
C'est moche, les moustaches, j'aime pas les moustaches! Tout homme porteur d'attributs pileux sur le visage est pour moi asexué, nul, et, non avenu en tant que mâle. C'est ma décadence et j'y tiens...
Voilà pour l'insulte.
Grosses bises et bonne année 2008 en Espérance...

Ecrit par : dobolino | 03 janvier 2008

la Petite Espérance

par Charles Péguy
L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera.
Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera.
Dans le futur du temps et de l’éternité.
Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé.
Sur la route montante.
Traînée, pendue aux bras de ses deux grandes soeurs,
Qui la tiennent par la main,
La petite espérence.
S’avance.
Et au milieu entre ses deux grandes soeurs elle a l’air de se laisser traîner.
Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher.
Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle.
Et en réalité c’est elle qui fait marcher les deux autres.
Et qui les traîne,
Et qui fait marcher tout (...)

Ecrit par : dobolino | 03 janvier 2008

La petite Espérance

par Charles Péguy
Mes trois vertus dit Dieu.
Maître des Trois Vertus.
Mes trois vertus ne sont point autrement que des hommes et des femmes dans une maison des hommes.
Ce ne sont point les enfants qui travaillent.
Mais on ne travaille jamais que pour les enfants.
Ce n’est point l’enfant qui va aux champs, qui laboure et sème, et qui moissonne et qui vendange et qui taille la vigne et qui abat les arbres et qui scie le bois.
Pour l’hiver.
Pour chauffer la maison l’hiver.
Mais est-ce que le père aurait du cœur à travailler s’il n’y avait pas ses enfants.
Si ça n’était pas pour ses enfants.

Ecrit par : dobolino | 03 janvier 2008

Bonne année quand même, Maminou! Et... "courage, le bout du tunnel n'est peut-être pas si loin!"

Ecrit par : dobolino | 03 janvier 2008


C'est moche, les moustaches, j'aime pas les moustaches! Tout homme porteur d'attributs pileux sur le visage est pour moi asexué, nul, et, non avenu en tant que mâle.
Dobolino

Pas de souci pour nous , dobolino...
Nous sommes des optimistes invétérés...

Et les barbus et moustachus de la famille sont tous incontestablement de beaux mâles qui font se retourner la gente féminine sur leur passage...
Tous les goûts sont dans la nature !!!

Ecrit par : Maminou | 03 janvier 2008

Merci, Mr Brighelli, pour la douce chaleur que vous avez glissée dans vos voeux. On en ressort tout réconforté.
Et dehors, il fait si froid et si humide!

Ecrit par : Sanseverina | 03 janvier 2008

Pour ceux qui auraient raté la version du Nisi Dominus/ Stabat mater avec Philippe Jaroussky qui est sublime, mais vraiment sublime, je le signale. Il en était question ce midi sur France-Culture. C'est chez Naïve.
Ca, c'est de l'amour non déçu...
Bonne soirée à tous.

Ecrit par : Sanseverina | 03 janvier 2008

Alors révons ensemble pour une heureuse et belle année

Ecrit par : lacalmette | 03 janvier 2008

A Pendariès : j'ai posté un lien musical sur votre site. Téléchargez et effacez rapidos ce lien illégal !

Bonne année!

Ecrit par : Kap | 03 janvier 2008

quelle étourderie j'en avions encore commise, j'étions tellement tourneboulée que j'en ion oublié de cocher la petite case...Saperlotte de Saperlipopette qui joue avec tournicotis tournicotons!
scusi m'sieu dames je ne fais que passer...

Ecrit par : Saperlipopette | 04 janvier 2008

A Pendariès : j'ai posté un lien musical sur votre site. Téléchargez et effacez rapidos ce lien illégal !

Bonne année!

Ecrit par : Kap | 03 janvier 2008

J'ai envoyé un mèl sur l'adresse internet qui était donnée avec votre post.

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2008

Hep, Maminou, la "gent" féminine!
Voyez, chez notre fabuliste national, la gent marécageuse, la gent trotte-menu, la gent ailée...
Combien de temps, il est vrai, cette orthographe résistera-t-elle à l'évolution de la langue?

Meilleurs Voeux à tous!

Ecrit par : Jean | 04 janvier 2008

Meilleurs voeux à tous, une fois de plus... Et même à toto, c'est vous dire...
Tiens, à propos de Jarroussky, (au sujet duquel je souscris absolument aux propos de sanseverina), cela me rappelle une petite discussion avec Kap... :-))), à qui je souhaite des voeux tous particuliers!
Tiens, à propos, j'ai redécouvert, (à l'occasion d'une écoute de l'émission de Lodéon) la version des sonates pour flûte et basse continue de Bach, avec James Galway en soliste. Inégalé, à mon sens, mais introuvable, j'ai bien l'impression.

Tiens, vous avez vu, la manie de l'évaluation se transmet au plus haut niveau... Sarko se transforme en I.G., mais qui va évaluer Sarko, avant que les vrais évaluateurs, (nous), ne l'éjections à coups de pompe dans le train avec son aphone??

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 04 janvier 2008

Ouais, et Xav' sera évalué sur le nombre d'heures supp' effectuées par ses ouailles.
Les heures supp' non payées, ça compte ?
Parce que moi, je vais lui faire crever le plafond et je crois que je ne suis pas la seule.
22/20, minimum, félicitations, tableau d'honneur, croix et tout l'toutim.

Ecrit par : catmano | 04 janvier 2008

Merci à C. Sibille pour ses références toujours bienvenues car on n'a pas toujours le temps de "surveiller" toutes les nouveautés...
Les sonates pour flûte "introuvables" étaient sorties chez qui?

Ecrit par : Sanseverina | 04 janvier 2008

Dans la série "les rêves fous" :

On devrait remettre un peu de responsabilité "au centre du système", et pour cela :

- on pourrait rappeler que c'est l'instruction et non l'école qui est obligatoire, et pas à partir de trois ans comme le conseillent certains !

- on pourrait rappeler que l'existence d'une école publique gratuite est une faveur faite par la République à ses citoyens. Une faveur et non un dû.

Il faudrait insister là-dessus et en tirer les conséquences logiques qui s'imposent, mais que l'on a gentiment jetées par dessus bord (avec le bébé).

Bonne année à tous !

Ecrit par : Moot | 04 janvier 2008

Buntovchik écrit : "Si l'on constate non sans amertume et nostalgie la disparition de la "culture générale", ne faut-il pas se demander par quoi a-t-elle été remplacée pour assurer sa fonction qui , elle, n' a pas disparue (sic) complètement" — il en oublie même le point d'interrogation…
Je reproche régulièrement à mes élèves (pardon, mon cher !) d'user jusqu'à la nausée de cet artifice consistant à achever leurs conclusions sur un point d'interrogation. Passe encore lorsqu'il s'agit d'une interrogation rhétorique, mais si une vraie question subsiste, expliqué-je en substance, vous feriez mieux d'y répondre avant de croire que le boulot est fini.
Alors, Buntovchik, votre réponse à cette question intéressante ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2008
Je reporte ici du fil Canossa la réaction de notre hôte car un des souhaits qu'il me semble avoir émis est justement que des réponses pertinentes soient enfin apportées aux questions essentielles, comme le fit Lorvellec dans Culture et éducation. Pour que le rêve devienne la réalité, celle d' "un monde sans démagogie, sans Antibi, sans Meirieu, sans Frackowiack, sans fossoyeurs ni vautours, sans commission Pochard, un monde où l'on prendrait des décisions que l'on ferait appliquer...", il convient en effet de cesser de confondre "démocratie" et "démagogie". La plus belle imposture de l'histoire de l'éducation des cent dernières années ( qui affiche complet dans ce domaine, hélas) est celle qui s'est (em)parée des artifices de la "démocratisation" pour mieux imposer sa doxa liberticide, en confondant communication et transmission des savoirs, critique raisonnée et opinion...publique.

Transmettre une culture GENERALE implique de ne pas se laisser distraire et séduire par les sirènès du particularisme et du relativisme; c'est aussi en premier lieu identifier pour mieux la combattre la mainmise qu'ont effectuée les sophistes et les rhéteurs ( cf. les noms cités ci-dessus) sur l'esprit de nos enfants, et par le biais de l'école que financent nos impôts à tous.

Je reviens donc à Lorvellec dont je recommande en particulier la lecture à Buntovchic, car la réponse à sa question figure dans les trente premières pages du bouquin cité.

La necessité de sauvegarder les fondements intellectuels de la culture de l'humanité ( et sa définition exclut tout relativisme) et de les transmettre sans relâche, objectifs toujours écartés par les prêcheurs d'une éducation destinée à former un homme nouveau, m'évoque, (le lien m'est évident, mais on n'est pas nombreux dans ce cas) "La soviétisation de l'école russe" (1917-1931), ouvrage publié en 1990 ( la date a son importance), par Wladimir Berelowitch, chez L'Age d'Homme, à Lausanne.
Cet interessant travail reprend une thèse effectuée sous l'oeil critique de Blandine Kriegel et de Fr. Furet, en 1977, à une époque où ni l'un ni l'autre n'avaient encore viré leur cuti.

L'historiographie et l'histoire des idées forment une part essentielle de l'Histoire de l'éducation ( soigneusement évitée par Alain Prost, par exemple), conjonction précieuse pour localiser l'épicentre du tsunami scolaire, ce que renâclent précisément à faire la quasi-totalité des analystes. Ils préfèrent continuer à se tordre les mains de désespoir et à clamer leur incompréhension devant le désastre comme Marcel Gauchet, notamment, ( voir le livre collectif, "Pour une philosophie politique de l'éducation", écrit avec M-C Blais et D. Ottavi,) après l'avoir longtemps nié et occulté. S'ils consentaient à lever le voile pudique de leur aveuglement volontaire, pour ne pas dire leur mauvaise foi, la source du mal leur apparaîtrait dans sa réalité crue. Au lieu de cela ils continuent sans désemparer a faire comme le type qui a perdu ses clés la nuit, et les cherche uniquement sous un réverbère, parce que c'est le seul endroit éclairé.

On n'est pas sortis du bois, comme on dit au Québec, et la pauvreté de la réflexion que déplore Lorvellec dans son bouquin n'étonne plus, ou ne devrait plus étonner, personne.

Back to square one.

Ecrit par : Cadichon | 04 janvier 2008

Entendu dans les journaux de midi sur F3 et de 13 heures de F2 à propos de la "notation" des sinistres.

Valéry Pécresse sera "notée" (hu hu hu) sur:
a) le nombre d'Université qui ont et vont choisir l'autonomie,
b) le nombre d'étudiants qui abandonneront lors de la 1ère année;

Xavier Darcos sur: (entre autre???) le nombre d'heures sup' prises par les enseignants. (J'en connais qui vont se battre pour en avoir les prochaines rentrées...)

Ca, c'est de la politique du résultat, ma bon'dam' et mon bon'ms'ieur... Quelle pitié.

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2008

le nombre d'UniversitéS

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2008

Meilleurs voeux et longue vie à ce blog dont le bon sens nous redonne un peu de coeur à l'ouvrage !

Ecrit par : Michèle | 04 janvier 2008

Hep, Maminou, la "gent" féminine!
Voyez, chez notre fabuliste national, la gent marécageuse, la gent trotte-menu, la gent ailée...
Combien de temps, il est vrai, cette orthographe résistera-t-elle à l'évolution de la langue?

Meilleurs Voeux à tous!

Ecrit par : Jean | 04 janvier 2008

Je suis à la fois impardonnable et confuse !!!
J'accepte vos bons voeux avec plaisir et promets, avec toutes les bonnes résolutions prises en ce début d'année, de relire et de rectifier l'orthographe de ma sublime prose, avant d'actionner ce "clic" fatal qui transmet sans vergogne les fautes les plus grossières...

A mon tour de vous souhaiter tout ce que vous vous souhaitez...

Ecrit par : Maminou | 04 janvier 2008

"L'historiographie et l'histoire des idées forment une part essentielle de l'Histoire de l'éducation ( soigneusement évitée par Alain Prost, par exemple)"

Ecrit par : Cadichon | 04 janvier 2008

Ah bon? Attention au tête à queue, alors! Je ne savais même pas qu'il avait écrit un bouquin sur l'école, ni même s'il y était allé???!!! Vroum, vroum!! Il est vrai que, lui, c'est un vrai chantre du libéralisme à roulettes! :-)))


Pendariès, vous oubliez Hortefeux, qui aura son nombre de bon points et son tableau d'horreur en fonction du nombre de charters qu'il arrivera à remplir!!

Je suis navré, Sanseverina, mais si j'ai autant de mal à retrouver les références sur l'enregistrement de Galway, c'est justement parce que c'est loin d'être une nouveauté, et qu'il est sorti du catalogue depuis bien longtemps! Mais je cherche, je cherche...:-(

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 04 janvier 2008

Meilleurs vœux à toutes et à tous !
Santé, pognon !
Le reste s'achète.
Je plaisante...

Ecrit par : LaRiba | 04 janvier 2008

Tenez, Sanseverina, Philippe Jaroussky est l'invité du "fou du roi", de Stéphane Bern, sur France-inter, jeudi prochain à onze heures...
Et j'en profite pour vanter une fois de plus la "chronique télé" du toujours excellent Didier Porte, à midi sept, dans la même émission.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 04 janvier 2008

Santé, pognon !
Le reste s'achète.
Je plaisante...

Ecrit par : LaRiba | 04 janvier 2008

Non, le pire c'est que c'est vrai !

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2008

Merci Christophe d'avoir relevé ma confusion entre Alain et Antoine, qui a des allures de Freudian slip, mais je ne la regrette pas car elle vous a donné l'occasion d'un bon mot. Vous m'avez fait rire, ce que personne de mon entourage n'a cherché à faire, depuis deux jours qu'une vilaine gastro me rend grabataire. Cela vaut tous les Bactrim et Spasfon....
Hail to you!

Ecrit par : Cadichon | 04 janvier 2008

Bonjour,
Je suis intervnu naguère sur ce blog, je me suis fait évidemment tancer par M.Brighelli et Mme Bellosta...Peu importe.
J'avis promis que mon intervention serait la dernière car je ne partage pas une grande partie des idées ici exprimées.
Cela dit, puis-je, parfois, m'immiscer parmi vous? Je ne serai pas envahissant, et puis je partage au moins la même défiance que vous envers Charmeux que j'ai une ou deux fois pratiquée (si je puis dire...).
Pour le moment je n'expose rien d'autre que mes voeux que je vous retourne, même à ceux qui me crispent ici.
Une dernière chose pour le moment: je ne me maquille pas derrière un quelconque pseudo (et Dieu sait si les pseudos sont quelqconques!). J'assume mon identité, et pour bien insister, je peux ajouter que j'enseigne dans un lycée public, mais encore quelque peu protégé,de l'Hérault. A+

Ecrit par : charbonnel | 04 janvier 2008

Charbonnel, vous êtes un tantinet un peu énigmatique... Pouvez-vous nous en dire un tout petit peu plus sur ce non partage des idées ainsi exprimées? (Qui me semblent suffisamment diverses pour qu'il me paraisse difficile de toutes les rejeter en bloc!!!) Merci à vous!

Hail to you too, Cadichon! (Là, j'ai fait hyper gaffe à ne pas faire de faute d'orthographe à "hail"!)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 04 janvier 2008

Merci, merci, Christophe; mais j'avais bien compris que ce n'était pas une nouveauté...
Jeudi prochain, dites-vous, mais nous aurons rejoint notre jeunesse assoiffée de culture, non?
D'ailleurs, je voudrais tant que les collègues aient entendu l'appel désespéré que notre ministre a lancé: plus d'heures supplémentaires, sinon, il sera mal noté, tancé peut-être, pis encore, renvoyé! Pas de redoublement possible. ( Nous savons tous qu'il ne faut plus faire redoubler les individus en situation d'échec).
J'espère que tous les collègues sauront prendre leurs responsabilités en ce début d'année et auront à coeur de ne pas laisser leur ministre dans une situation totalement désespérée.
Re-merci pour vos recherches musicologiques...

Ecrit par : Sanseverina | 04 janvier 2008

Et si on inscrivait les redoublants sur la main-courante au lieu de les mettre dans le registre des plaintes...
Ou alors, mais ça c'est vraiment crade, si on disait que M. Hortefeux les a boutés hors de France et que c'est pour ça qu'ils ne sont pas passés en 6°...
On ferait plaisir à trois ministres d'un coup.

Ecrit par : catmano | 04 janvier 2008

Concernant les heures sup': ils vont nous les ... au ministère? Création ex-nihilo. Ou bien sera-ce par la magie du non-renouvellement des postes?...

Mais des heures sup' pour faire quoi?

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2008

travailler plus pour payer plus d'impôts donc

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2008

De toute façon, pour les heures sup', je suis TZR (depuis 6 ans!!!!!! c'est long...), alors je prends ce qu'on me donne et je la ferme.

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2008

Ce pauvre Verlaine, comme il vous aurait détesté !

Ecrit par : Aliscan | 04 janvier 2008

Plutôt qu'une politique misérabiliste des heures sup', on serait mieux inspiré de revaloriser dignement le traitement des professeurs (même si tout n'est pas soluble dans l'euro). Lors de son audition à la commission sur la condition des enseignants, Luc Ferry n'a-t-il pas dit, à juste titre, qu'ils vivent comme des bourgeois avec des salaires de prolétaires ?! Ce ne sont pas donc pas quelques heures de plus (entre 600 et 1000 euros annuels grand maximum, une aumône !) qui vont réduire le décalage.

Ecrit par : Magister | 04 janvier 2008

Il n'était pas question de revaloriser le métier d'enseignant, il y a 6 mois ?

Ma fiche de paye est toujours aussi minable !

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2008

Je ne vois pas pourquoi Verlaine m'aurait détesté !

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2008

Il n'était pas question de revaloriser le métier d'enseignant, il y a 6 mois ?

Ma fiche de paye est toujours aussi minable !

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2008

Jérémy, attendez donc que le temps de travail réglementaire soir dérèglementé...

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2008

En tout cas, il n'y a plus rien à propos du bac pro en 3 ans...

Ecrit par : Pendariès | 04 janvier 2008

"Je reproche régulièrement à mes élèves (pardon, mon cher !) d'user jusqu'à la nausée de cet artifice consistant à achever leurs conclusions sur un point d'interrogation. Passe encore lorsqu'il s'agit d'une interrogation rhétorique, mais si une vraie question subsiste, expliqué-je en substance, vous feriez mieux d'y répondre avant de croire que le boulot est fini".

JPB

Boah une fois dans une démonstration mathématique qui durait des pages, j'avais tout que c'en était merveilleux, sauf, comme Petitjean, le commencement. Ne voulant pas laisser perdre mes trouvailles, je risquai un timide "On sait que..." pour emmancher l'affaire... Ca n'a pas loupé !

"Alors, vous savez des choses que je ne sais pas."

On ne voyait plus que ça sur la feuille... Damned !!!

Ecrit par : Sergio | 04 janvier 2008

Christophe Sibille, je réponds en partie à vos interrogations: en général, les occupants de ce blog sont "antipédagols" (je cite). Certains plus que d'autres, mais tout le monde ici, ou presque, souhaite un retour à des pratiques antérieures et à des savoirs solides, transmis et non construits. Je résume bien?
Pour ma part, je suis très partagé: certes, je crois que l'on a massacré au moins une génération en lui refusant l'accès à une chronologie simple. Certes, je suis d'accord avec un enseignement spécifique de la langue, avec un horaire imparti. Certes, enfin, je ne pense pas que l'orthographe s'apprenne au détour de telle lecture: il y faut des heures et des heures d'exercices répétitifs.
Mais alors? Il est des nôôôtres... direz-vous. Peut-être; sauf que, quand je lis Jean,par exemple, ou d'autres, je ne comprends pas cette haine de toute didactique, de toute réflexion pédagogique. Je sais que ce n'est pas votre cas (je lis ce blog 2 à 3 fois/semaine...), mais c'est l'état d'esprit ici. Pourquoi ne pas vouloir considérer qu'enseigner, c'est avoir un savoir solide (concours,etc.) et un savoir faire pédagogique? Un métier est fait de pratiques. Les IUFM sont là pour cela, avec leurs défauts, peut-être, avec leurs imbéciles, sûrement, comme partout. Il n'en reste pas moins que l'on ne peut se passer de tout ce qui a fait l'objet de recherches (pas "fumeuses", Jean) sur l'acte d'apprentissage. Que cela ait donné ces directives constructivistes, j'en conviens. Cela dit, qui ne sait qu'elles ne sont quasiment pas appliquées par nous? Ou si peu? Tout le monde sait bien que les pratiques nouvelles ont du mal à être imposées. Je pense pour ma part que même si c'est théoriquement séduisant (retrouver l'esprit socratique), c'est au bout du compte une énorme perte de temps.
Pour finir, comment pouvez-vous penser une seconde (je m'adresse ici à la majorité des participants de ce blog) qu'il y aura un retour en arrière? Tout démontre le contraire, et en tout premier lieu: les économies d'argent public. Nous ferons du travail en équipes, sur des projets d'établissement, un chouïa mieux payés, avec une vingtaine d'heures in situ. Je tiens le pari. Et pour qu'il n'y ait pas d'équivoque, sachez que cela ne me réjouit pas.
Charbonnel

Ecrit par : charbonnel | 04 janvier 2008

A propos de livre à lire, les éditions du Cerf vont sortir (fin janvier) Le livre noir de la révolution française, un collectif signé par Leroy Ladurie, Chaunu, Tulard, Sévillia, Petitfils, Pichot Bravard, etc. Un ouvrage iconoclaste à ne manquer sous aucun prétexte !

Ecrit par : Magister | 04 janvier 2008

Le livre noir de ...
Ces titres finissent par être agaçants à force d'être racoleurs.
Si les ouvrages sont de qualité, ont-ils besoin de cet artifice ?

Ecrit par : Japhet | 04 janvier 2008

Nous ferons du travail en équipes, sur des projets d'établissement, un chouïa mieux payés, avec une vingtaine d'heures in situ.

Ecrit par : charbonnel

Courage, mes amis : fuyons !

Ecrit par : Moot | 04 janvier 2008

"Les éditions du Cerf vont sortir un ouvrage iconoclaste"? Et pourquoi pas: "Le parti socialiste est de gauche", pendant qu'on y est?

Charbonnel, je suis en grande partie d'accord avec vous... Mais on n'arrivera jamais à forcer à travailler en équipe des gens qui n'auront jamais d'atomes crochus, et je dirai: "tant mieux".

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 04 janvier 2008

Mon Dieu quelle horreur !

Déjà, un ouvrage publié au Cerf m'inquiète.

Mais alors un livre dont le premier signataire est Leroy Ladurie, je ne l'achèterai jamais !

C'est nouveau, ça, que Le Cerf s'occupe de la Révolution française... Est-ce que je m'occupe du Vatican, moi ?

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2008

Les recherches fumeuses, pseudo-scientifiques, scientistes, en matière pédagogique, que Hannah Arendt appelait déjà des "failed theories" il y a 40 ans, appartiennent au marché international des idées idiotes( int'l market of bad ideas) que le monde éducatif alimente de façon consistante depuis cent ans. La méthode globale est du nombre, mais tous les espoirs semblent permis puisque ce soir un des personnages de la série P.J. (la jeune Mathieu) affirmait comme allant de soi que la globale est responsable de l'illettrisme. C'est par des petits signes comme cela que l'on perçoit les grands changements...


Un livre noir est une forme littéraire qui n'a rien de particulièrement raccoleur, sauf bien-sûr pour ceux que sa publication défrise, ceux dont il ose contredire les certitudes. Qu'il s'agisse de la psychanalyse ou du communisme, ou de n'importe quel autre domaine, le livre noir fait oeuvre salutaire, il remet les pendules à l'heure, démolissant des mythes, exposant impostures et négationnisme.

Nul doute que cet objectif sera atteint une fois de plus, vue la qualité de la brochette d'historiens qui se sont réunis pour nous offir le livre noir de la Révolution. En 1989, le Livre du bicentenaire, malgré de prestigieuses signatures, fut une compilation bien décevante par son côté convenu et sa timidité à s'écarter de certaine hagiographie.
Il est temps de déboulonner les vaches sacrées.

A quand un livre noir du pédagogisme? Il serait grand temps, là aussi, puisque cette idéologie criminogène sévit depuis un siècle et compte elle aussi à son actif des dizaines de millions de victimes.

Ecrit par : Cadichon | 05 janvier 2008

Honnetement, quel est l'objectif d'un "livre noir de la Révolution française" publié aux Editions du Cerf, et signé par des spécialistes de la Droite, de l'Eglise et des chrétiens ? (oui, je sais, Tulard est polyvalent, mais et Leroy Ladurie et Sevillia sont tout de même politisés et catalogués...)
Le Cerf n'a pas fait appel à Maurice Agulhon ou Perry Anderson !

Ecrit par : Jeremy | 05 janvier 2008

Jeremy n'est pas de droite, on l'aura compris. De là à jeter d'emblée le discrédit sur un ouvrage écrit par des spécialistes catalogués à droite... La révolution serait donc une chasse gardée...

Ecrit par : Magister | 05 janvier 2008

Ce n'est plus le cas depuis longtemps, on n'est plus à la grande époque d'Aulard ou de Soboul et de leur très chère "chaire" Révolution.
Furet, Chaunu, Leroy Ladurie, Sévillia et bien d'autres ont balayé tout cela depuis le bicentenaire.

Ecrit par : Guillaume | 05 janvier 2008

A droite + les éditions du cerf, je suis d'accord avec Jeremy, ça doit vraiment donner un livre noir!

J'ai regardé PJ, et j'ai zappé cet épisode sur la méthode globale, Cadichon... Ceci dit, si la jeune Mathieu le dit, inclinons-nous! Il s'agit d'un avis assurément éclairé! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 05 janvier 2008

Meilleurs voeux à tous, une fois de plus... Et même à toto, c'est vous dire...
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 04 janvier 2008

Alors ça, c'est beau !!!
Et ça mérite d'être souligné !!!

Ecrit par : Maminou | 05 janvier 2008

Tiens, je n'y avais pas pensé: 1968 - 2008: 40 ans. Quelles vont être les festivités?

Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2008

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/05/01001-20080105ARTFIG00037-les-universites-attirent-moins-les-etudiants-.php

Les universités attirent moins les étudiants

Marie-Estelle Pech
04/01/2008 | Mise à jour : 22:19 |

Les jeunes s'interrogent sur la performance des diplômes universitaires et délaissent les filières saturées.
Les filières universitaires de sciences humaines attirent de moins en moins les bacheliers. Ces derniers leur préfèrent le droit ou la médecine, qui offrent, selon eux, davantage de garanties. Mais avec 26 500 étudiants en moins par rapport à l'année précédente, on a plus généralement assisté à la plus forte baisse d'inscriptions à l'université en licence depuis 1998, selon les dernières informations de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l'Éducation nationale.

«La baisse de la démographie étudiante n'explique pas tout, explique son directeur, Daniel Vitry. Les bacheliers s'orientent moins vers l'université et davantage vers les classes prépas, les grandes écoles ou les IUT.» Le nombre d'étudiants inscrits en première année à l'université a baissé de 2,2%, en dépit d'un plus grand nombre de bacheliers. Les prépas en ont certes intégré une partie, mais des bacheliers décident aussi de ne pas poursuivre leurs études dans le supérieur. Sans doute préfèrent-ils travailler directement après le bac ou encore prendre une année sabbatique, suggère-t-on au ministère.

Toutes les filières universitaires ne sont pas touchées de la même façon par la chute des effectifs. Si l'engouement pour les professions de santé (+9000 étudiants) et le droit ne se dément pas, la chute des études de sport (staps) se poursuit depuis trois ans. On est passé de 12000 nouveaux inscrits en 2003 à 7960 en 2006. «C'est une bonne nouvelle, souligne Daniel Vitry, car les staps sont trop nombreux par rapport aux débouchés offerts.»


On fuit les «facs poubelles»

Le désintérêt touche aussi les lettres, langues et sciences humaines, où ils sont 5,6% de moins. Dans le détail, les lettres enregistrent une baisse de 7%, les sciences humaines et sociales une diminution de 8,6%. La baisse continue des postes offerts aux concours enseignants depuis cinq ans, principaux débouchés de ces filières, explique aussi en partie ce phénomène. La mauvaise image des facs de sciences humaines, les plus mobilisées contre le contrat premier embauche notamment, en est une autre: «Facs de lettres et facs-poubelles sont depuis devenues synonymes chez beaucoup d'étudiants, explique un président d'université. Personne n'a envie de passer son temps bloqué à l'entrée des amphis par une minorité de jeunes, année après annéee. Et tout le monde sait que les investissements de l'Etat y sont moindres qu'ailleurs.»

Au ministère, on parle aussi d'une conscience plus aiguë de l'orientation. Mis en place l'an dernier, le système de préinscription, obligatoire cette année, est destiné à mieux expliquer les débouchés. Les universités préfèrent décourager certaines recrues plutôt que de les voir courir à l'échec.

Mais l'orientation ne convainc pas systématiquement: les jeunes ne montrent toujours pas un grand intérêt pour les sciences, des ­filières pourtant pourvoyeuses d'emplois. Les filières sélectives, elles, ont le vent en poupe. Les inscriptions augmentent en IUT et surtout en classes prépas (+3,3%). Une explosion limitée à 1378 étudiants en raison du petit nombre de places. Plusieurs classes préparatoires ont toutefois ouvert l'an dernier dans des villes de taille moyenne.

Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2008

@ Charbonnel :

Vous enseignez en lycée, dites vous ?
Vos remarques à Christophe concernant le fait que les profs ne sont pas si perméables que ça aux dérives constructivistes sont sans doute pertinentes pour le secondaire, mais j'ai bien peur qu'elles le soient moins concernant les instits.
Les témoignages régulièrement transcrits ici par Catmano, ma restreinte expérience de parent d'élève ayant pratiqué à la fois les instits de l'ancienne et de la nouvelle génération, plus quelques témoignages directs me font craindre le pire pour le primaire si rien n'est fait très vite.
Et si vous récupérez au collège des élèves mal "démarrés", qu'allez vous en faire, avec la meilleure volonté du monde ?

Ecrit par : yann | 05 janvier 2008

Et si vous récupérez au collège des élèves mal "démarrés", qu'allez vous en faire, avec la meilleure volonté du monde ?

Ecrit par : yann | 05 janvier 2008

C'est tout trouvé: direction SEGPA, LP, EREA...

Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2008

Ceci dit, si la jeune Mathieu le dit, inclinons-nous! Il s'agit d'un avis assurément éclairé!

Autant que le vôtre en Histoire...
En Musique je me tais, en Histoire je vous attends...



Charbonnel, vous perdez votre temps avec cet énergumène qui nie les dégâts des méthodes globales ou mixtes (ou ce que vous voulez)

Un instit qui peut comparer cette année avec ses CM1(méthode syllabique)CM2(méthode globale)...

Ecrit par : Guillaume | 05 janvier 2008

"Autant que le vôtre en Histoire...
En Musique je me tais, en Histoire je vous attends..."

"Ecrit par : Guillaume | 05 janvier 2008 "
De quoi parlez-vous?

"Charbonnel, vous perdez votre temps avec cet énergumène qui nie les dégâts des méthodes globales ou mixtes (ou ce que vous voulez)"

Ecrit par : Guillaume | 05 janvier 2008

Guillaume, parlez à qui vous voudrez, et laissez donc les autres se rendre compte des choses par eux-mêmes! Charbonnel est adulte, et a dit elle même lire ce blog extrêmement régulièrement et depuis longtemps, et connaître les points de vue des différents intervenants. Vous n'avez donc pas lu ses messages?
Votre manière de faire et de dire illustre parfaitement celles d'une certaine droite détestable dont vous faites partie.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 05 janvier 2008

Merci Christophe,

Je lis en effet ce blog depuis un an. Je connais tout le monde ici (scripto sensu).
En revanche, je suis désolé, mais il faudra laisser vos fantasmes de côté: je ne suis pas "elle", mais "il" (et plus tout jeune!) C'est en effet vous qui avez à mon avis le point de vue le plus juste sur la question, depuis le début. Au fond, puis-je venir, parfois vous épauler?

Ecrit par : charbonnel | 05 janvier 2008

Et si vous récupérez au collège des élèves mal "démarrés", qu'allez vous en faire, avec la meilleure volonté du monde ?

Ecrit par : yann | 05 janvier 2008

C'est tout trouvé: direction SEGPA, LP, EREA...

Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2008

Ah non ! Au nom de l'égalité des chances, de l'intégration (et du coût de ces structures pour la société), classes normales pour tout le monde et éventuellement, soutien le soir après l'école, si papa et maman sont d'accord et que Bichounet a envie de venir pendant que tous les copains jouent au foot au bon air !

Ecrit par : catmano | 05 janvier 2008

Borné au point de rejoindre Reconstruire l'Ecole ?

Ecrit par : Guillaume | 05 janvier 2008

Vous n'avez donc pas lu ses messages?

J'ai même lu son livre contrairement à vous.

Ecrit par : Guillaume | 05 janvier 2008

C'est en effet vous qui avez à mon avis le point de vue le plus juste sur la question, depuis le début.

Désespérant...

Un instit.

Ecrit par : Guillaume | 05 janvier 2008

Et si vous récupérez au collège des élèves mal "démarrés", qu'allez vous en faire, avec la meilleure volonté du monde ?

Ecrit par : yann | 05 janvier 2008

C'est tout trouvé: direction SEGPA, LP, EREA...

Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2008

Ah non ! Au nom de l'égalité des chances, de l'intégration (et du coût de ces structures pour la société), classes normales pour tout le monde et éventuellement, soutien le soir après l'école, si papa et maman sont d'accord et que Bichounet a envie de venir pendant que tous les copains jouent au foot au bon air !

Ecrit par : catmano | 05 janvier 2008

Entre 2 maux...

La SEGPA: j'ai assisté à un(e tentative de) cours, il y a quelques années: une des nanas-élèves, bimboïsée à fond malgré son jeune âge, s'était dressée sur la table et mise à danser et chanter. Je ne sais plus quelle daube R'n'B française... Je crois que me souvenir que la réaction de la collègue fut assez molle, plutôt: détachée (la nénette était une multi-récidiviste et toujours là en classe, je comprends aisément ce :"Ca serait bien que tu descendes").

Une amie TZR LP, Lettres-Anglais, envoyée en SEGPA (malgré elle), vit un véritable enfer: ça se bastonne, ça hurle. Man dieu des TZR, protégez-nous!

Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2008

Je ne comprends pas ce que vous dites, Guillaume. Quel livre? Qui est "désespérant"? Moi?

Ecrit par : charbonnel | 05 janvier 2008

"Un livre noir est une forme littéraire qui n'a rien de particulièrement raccoleur, sauf bien sûr pour ceux que sa publication défrise, ceux dont il ose contredire les certitudes. Qu'il s'agisse de la psychanalyse ou du communisme, ou de n'importe quel autre domaine, le livre noir fait oeuvre salutaire, il remet les pendules à l'heure, démolissant des mythes, exposant impostures et négationnisme."

Et d'ailleurs, Cadichon, je ne saurais trop vous conseiller la lecture de "Les nouveaux maîtres du monde", de J.Ziegler. Où l'on parle d'une "idéologie criminogène" qui fait, elle aussi, des "dizaines de millions de victimes". Dans le genre qui défrise, votre mise en pli risque d'en prendre un coup...

Ecrit par : OGM | 05 janvier 2008

Tiens, je n'y avais pas pensé: 1968 - 2008: 40 ans. Quelles vont être les festivités?

Ecrit par : Pendariès

Il faut demander à Bertrand Delanoë ;-o !

Ecrit par : Moot | 05 janvier 2008

Votre pit-bull Toto a des petits problèmes avec ses gonades, Anne-Marie. Il va falloir faire quelque chose, peut-être même le faire opérer, voire même le faire piquer, la pauvre bête. Il ne faut pas le laisser comme-ça, sinon il va me falloir alerter la S.P.A.

http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_chambre=1643&id_sujet=16185&page=0


T'es po encore crevé, charogne ?

:ange:

Ecrit par : toto | 05 janvier 2008

Votre pit-bull Toto a des petits problèmes avec ses gonades, Anne-Marie. Il va falloir faire quelque chose, peut-être même le faire opérer, voire même le faire piquer, la pauvre bête. Il ne faut pas le laisser comme-ça, sinon il va me falloir alerter la S.P.A.

http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_chambre=1643&id_sujet=16185&page=0


T'es po encore crevé, charogne ?

:ange:

Ecrit par : toto | 05 janvier 2008

Dites donc, on prend les mêmes et on recommence ailleurs ou quoi (au vu des pseudos qui reviennent sans cesse ci et là)?????? Y a pas mieux à faire, dans la vie, qu'être partout???????????????????????????????????????????????

Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2008

Merci à vous, en tous cas, toto, d'avoir laissé le lien de ce fil que l'on peut lire dans son intégralité. Les forumeurs de "bonnet d'âne" pourront y apprécier votre prose, et se rendre compte que je n'ai, hélas, pas un mot à retirer de ce message vous concernant. Appréciation d'ailleurs partagée par un certain nombre de forumeurs d'ici, comme en témoignent plusieurs mails parvenus dans ma boîte à votre sujet.
Je crois que vous êtes définitivement désespérant.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 05 janvier 2008

Je crois même, à bien y réfléchir, que j'étais très en dessous de la vérité en ce qui vous concerne! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 05 janvier 2008

Je l'ai retrouvé!


Слушайте!
Это мы
говорим.
Мертвые.
Мы.
Слушайте!
Это мы
говорим.
Оттуда.
Из тьмы.
Слушайте!
Распахните глаза.
Слушайте до конца.
Это мы
говорим,
мертвые.
Стучимся
в ваши
сердца...

Не пугайтесь!
Однажды
мы вас потревожим во сне.
Над полями
свои голоса пронесем в тишине.
Мы забыли,
как пахнут цветы.
Как шумят тополя.
Мы и землю
забыли.
Какой она стала,
земля?
Как там птицы?
Поют на земле
без нас?
Как черешни?
Цветут на земле
без нас?
Как светлеет
река?
И летят облака
над нами?
Без нас.

Мы забыли траву.
Мы забыли деревья давно.
Нам
шагать по земле
не дано.
Никогда не дано!
Никого не разбудит
оркестра
печальная
медь...
Только самое страшное,—
даже страшнее,
чем смерть:
знать,
что птицы
поют на земле
без нас!
Что черешни
цветут на земле
без нас!
Что светлеет
река.
И летят облака
над нами.
Без нас.

Продолжается жизнь.
И опять
начинается день.
Продолжается жизнь.
Приближается
время дождей.
Нарастающий ветер
колышет
большие хлеба.
Это —
ваша судьба.
Это —
общая наша
судьба...
Так же птицы
поют на земле
без нас.
И черешни
цветут на земле
без нас.
И светлеет
река.
И летят облака
над нами.
Без нас...


L'intégrale est là
http://www.litera.ru/stixiya/authors/rozhdestvenskij/vechnaya-slava-geroyam.html

Ecrit par : dobolino | 05 janvier 2008

Les nuages passent au-dessus de nous sans nous, mais... C'est bien nous qu'ils ne ratent pas !!!

Ecrit par : Sergio | 05 janvier 2008

LA MORT DU LATIN N'A PAS LIEU POUR TOUT LE MONDE !

http://lyc-henri4.scola.ac-paris.fr/lycee/concours/ciceron.pdf

Il n'y a pas de sous pour financer trois heures de latin par semaine dans mon lycée, mais les I.G. se rendent en personne à Henri IV pour féliciter et récompenser les lauréats d'un concours de version latine (les deux gagnants sont des élèves du lycée Stanislas - c'est sûr, ils avaient besoin qu'on leur donne des livres).

Ecrit par : Jeremy | 05 janvier 2008

Je ne sais pas si les directives constructivistes ne sont "quasiment pas appliquées", comme le suggère Charbonnel. Je sais que pour ma part, je n'en ai jamais tenu compte, et je ne crois pas qu'elles aient eu beaucoup de succès auprès des professeurs du "bon" lycée où j'enseignais. Mais je sais que les dernières années (je me suis arrêtée en 2005) il était devenu quasiment impossible d'enseigner le latin en seconde, parce que les élèves n'avaient plus aucune notion grammaticale, ni en latin ni en français. L'analyse logique d'une phrase, même assez simple, était hors de leur portée. J'en conclus qu'au collège on les avait laissés construire tout seuls leur non-savoir grammatical.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 janvier 2008

A propos de la culture générale. j'ai laissé un peu de temps passer avant de donner mon point de vue à mon tour, après cadichon et Pendariès.

Il me semble que cette notion prend racine aux alentours du XIXème siècle.

Elle est l'héritière de la pensée des Lumières, des Révolutions de 89 et de 48, de la troisième République et de la volonté de ses fondateurs de former des électeurs éclairés et responsables (donc Républicains) à travers l'école laïque, gratuite et obligatoire (Jules ferry) en concurrence avec l'Eglise catholique (les "hussards noirs de la République" sont une sorte de clergé combattant à la manière des ordres militaires du Moyen-âge).

Elle fut d'abord l'apanage de la bourgeoisie avant de se répandre dans les classes populaires, précisément à travers l'école.

Je poste par petits bouts. La suite au prochain numéro...

Ecrit par : Robin | 05 janvier 2008

Il s'agit de savoirs et de savoirs- être) liés une certaine vision de l'homme, à un "modèle" humain.

Chaque grande époque de l'humanité a eu la sienne, aisément repérable : l'"aner kalos ka gathos" des Grecs, le "vir probus" romain, le chevalier chrétien et du Moyen-Age, l'humaniste de la renaissance, l'honnête homme du XVIIème siècle...

suite...

Ecrit par : Robin | 05 janvier 2008

Il s'agit évidemment de figures partielles, socialement délimités dont sociologues et les historiens ont eu beau jeu de montrer l'appartenance à telle classe sociale déterminée et le caractère exclusif (par exemple les femmes, les enfants, les esclaves et les et les "métèques" ne sont pas des citoyens à part entière dans la Grèce antique au Vème siècle av. J.-C.)

suite...

Ecrit par : Robin | 05 janvier 2008

Ce modèle inspirateur autour duquel s'agrègent des savoirs et des savoirs être n'excluent pas par ailleurs l'existence d'une culture, voire d'une "contre-culture") populaire (paysanne, artisanale, ouvrière...) avec des interactions réciproques.

suite...

Ecrit par : Robin | 05 janvier 2008

Les nuages passent au-dessus de nous sans nous, mais... C'est bien nous qu'ils ne ratent pas !!!

Ecrit par : Sergio | 05 janvier 2008

Vous êtes mort, vous? Y'a pas que des mauvaises nouvelles, alors...

Trado du poème cité plus haut de Robert Rojdestvenski


Écoutez !
C’est nous
Nous qui parlons.
Les morts.
Nous.
Écoutez !
C’est nous
Nous qui parlons.
De là.
De l'obscurité.
Écoutez !
Les yeux grands ouverts.
Écoutez jusqu’à la fin.
C’est nous
Nous qui parlons,
Les morts.
Nous frappons
Dans votre
Cœur…

Ne soyez pas effrayé !
Un jour
Nous vous dérangerons dans votre sommeil.
Au-dessus des champs
Nous portons nos voix dans le silence.
Nous avons oublié,
Comme les fleurs sentent.
Comme les peupliers bruissent.
Nous et la terre
Nous avons oublié.
Ce qu’elle est devenue,
La terre ?
Comment les oiseaux ?
Chantent sur la terre
Sans nous ?
Comment les cerisiers ?
Fleurissent sur la terre
Sans nous ?
Ce qu’il scintille
Le fleuve ?
Et les nuages volent
Au-dessus de nous ?
Sans nous.

Nous avons oublié l'herbe.
Nous avons oublié les arbres il y a bien longtemps.
Pour nous
A l'étape le long de la terre
Il n'est pas donné.
Il n'est jamais donné !
Il ne réveillera personne
L'orchestre
Triste
De cuivres…
Seulement le plus terrible,
Il est même plus terrible,
Que la mort :
Pour savoir,
Que les oiseaux
Chantent sur la terre
Sans nous !
Que les cerisiers
Fleurissent sur la terre
Sans nous !
Ce qu’il scintille
Le fleuve.
Et les nuages volent
Au-dessus de nous.
Sans nous.

La vie continue.
Et encore
Le jour commence.
La vie continue.
Elle approche
La période des pluies.
Le vent forcit
Il bascule
Les grandes récoltes de grain.
Ceci -
Votre destin.
Ceci -
Général notre
Destin…
Ainsi les oiseaux
Ils chantent sur la terre
Sans nous.
Et les cerisiers
Ils fleurissent sur la terre
Sans nous.
Et il scintille
Le fleuve.
Et les nuages volent
Au-dessus de nous.
Sans nous…

Ecrit par : dobolino | 05 janvier 2008

Qu'en est-il aujourd'hui ?

On peut remarquer que la notion de culture générale est remplacée par un "socle commun des connaissances et des savoirs faire" qui englobe des réalités extrêmement diverses : adaptation au monde moderne (techniques de l'information et de l'informatique, code de la route, savoir nager (sic), connaissance d'une ou deux langues étrangères, écocitoyenneté côtoient la maitrise de la langue française et ce que l'on appelait jadis "culture générale", mais réduite à sa plus simple expression...)

On a renoncé à hiérarchiser ces savoirs et à les intégrer dans une vision d'ensemble de la personne.

Le passé et les "modèles humains antérieurs" ne sont plus vraiment transmis, en particulier la tradition humaniste, constitutive de l'Europe moderne et qui plonge ses racines dans le monde gréco-romain (il n'est plus question d'enseigner le latin et le grec) n'est plus au coeur de ce socle commun.

suite...

Ecrit par : Robin | 05 janvier 2008

Cela n'empêche pas un type humain de se dessiner sur lequel on est en droit de s'interroger.

suite...

Ecrit par : Robin | 05 janvier 2008

Le socle commun, en dépit des bonnes intentions affichés par des politiques qui ne maîtrisent plus rien, institutionnalisera la bouillasse « déculturelle » actuelle, en voie de se généraliser, politique qui s'inscrit dans la logique du monolithe globalisant et totalisant. La Grande Niveleuse est à l'oeuvre. Bientôt l'halali ?

Ecrit par : Magister | 05 janvier 2008

Jérémy, j'ai trouvé mieux ou pis encore, c'est selon: un pensionnat ( d'un bahut catho intégriste) où l'on travaille à l'ancienne: latin, grec dès la 6ème et Lagarde et Michard à tous les étages.
Sauf qu'avec l'idéologie qui leur est servie en sus, les pauvres petits, je ne sais pas comment ils s'en sortiront...Probablement, comme les parents, en reproduisant le même schéma à l'identique et ce n'est guère enviable.
Bref, ce que je voulais juste dire, comme vous le dites vous-même si bien d'ailleurs, c'est qu'il y a des petits réseaux qui se protègent tout-à- fait bien...
La culture redevient ce qu'elle a presque toujours été ( avec un petit élargissement pendant les Trente Glorieuses), l'apanage d'un petit cercle, et nous sommes peu nombreux à nous battre pour qu'elle soit le bien de tous.
A propos, j'ai vu dans ma bonne librairie un bouquin qui conteste de manière apparemment peu convaincante "La Fabrique du Crétin": cela s'appelle "La Fabrique du Génie" et cela m'est tombé des mains. Mais vous êtes sûrement déjà au courant.

Ecrit par : Sanseverina | 05 janvier 2008

Culture générale (suite)

Il ne s'agit évidemment pas de construire la statue d'un "Homme futur" à la manière de la propagande communiste des années 30, mais justement, cette propagande-là faisait table rase du passé et entendait construire un prototype humain en faisant table rase comme disait l'Internationale...

Ecrit par : Robin | 05 janvier 2008

Dobolino, le beau poème que vous avez cité m'a fait songer au recueil "Nulle part", écrit par Pierre Maubé, qui donne lui aussi la parole aux morts :

"Nos rêves sont le chant invisible de l'herbe,
notre sang détourné noie les jours et les nuits,
la closerie du temps est notre seule terre,
la vérité du sol est notre seule voix.

Aux parages du rien l'habitude s'installe,
nous habilllons nos coeurs de promesses perdues,
nous brassons lentement nos sèves souveraines,
nous écartons de nous d'inutiles étés."

Et aussi :

" Nous voisinons avec le temps des pierres,
nous rejoignons la patience du rien,
nous sommes nés le mercredi des Cendres.

Nous sommes la matière même de l'absence,
noeud de fumée froide,
de temps aboli,
voile tissé de silence et d'oubli,
foyer désert,
hiver où s'établit

la souveraineté doucereuse du vide."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 janvier 2008

Il s'agit de "La fabrique du génie : A bas l'école de Papa" de Franck Rimbert, professeur de sciences économiques et sociales et, parallèlement, formateur à... l'IUFM.

Citons un extrait de la présentation de l'éditeur qui en dit long :

"L'école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les " nouveaux réactionnaires " républicains, n'en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu'autre chose. Il est nécessaire d'en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d'autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société."

Une fois de plus, dès qu'on se postionne contre le pédagogisme, on passe pour un réactionnaire (et plus si entente) ! Quant à l'expression "relents nauséabonds", elle relève de la malhonnêteté intellectuelle dont fait montre une certaine gauche bien pensante, rompue dans l'art de l'invective et de l'amalgame.
A lire ou à ne pas lire, selon qu'on affectionne ou non les courants d'air de la générosité paramétrée...

Ecrit par : Magister | 05 janvier 2008

Sanseverina écrit :

"La culture redevient ce qu'elle a presque toujours été ( avec un petit élargissement pendant les Trente Glorieuses), l'apanage d'un petit cercle, et nous sommes peu nombreux à nous battre pour qu'elle soit le bien de tous."

Vous me l'enlevez de la bouche !

Ecrit par : Magister | 05 janvier 2008

Sur l'enseignement du latin, c'est vrai, c'est calamiteux: plus d'analyse de phrase, de la simple "imprégnation". Ceux qui s'en sortent ont forcément au moins un parent latiniste. Cela dit, ça va de pair avec l'absence de grammaire en français contre laquelle je me suis toujours insurgé.

Ecrit par : charbonnel | 05 janvier 2008

"Dites donc, on prend les mêmes et on recommence ailleurs ou quoi (au vu des pseudos qui reviennent sans cesse ci et là)?????? Y a pas mieux à faire, dans la vie, qu'être partout???????????????????????????????????????????????"

Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2008

Rassurez-vous, Pendariès, ce fil était une de mes dernières apparitions sur "lire et écrire"!!! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 05 janvier 2008

"Merci Christophe,

Je lis en effet ce blog depuis un an. Je connais tout le monde ici (scripto sensu).
En revanche, je suis désolé, mais il faudra laisser vos fantasmes de côté: je ne suis pas "elle", mais "il" (et plus tout jeune!) C'est en effet vous qui avez à mon avis le point de vue le plus juste sur la question, depuis le début. Au fond, puis-je venir, parfois vous épauler?"

Ecrit par : charbonnel | 05 janvier 2008

Merci, c'est gentil à vous! Et mes excuses pour cette "confusion des genres" en ce qui vous concerne...
Ceci-dit, exceptées deux (ou trois) personnes qui sévissent ici, les blogueurs de "bonnet d'âne" sont des gens parfaitement recommandables!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 05 janvier 2008

Culture générale (suite et fin)

"Le savoir qu'il convient d'enseigner" "ce qu'oil ne convient pas d'ignorer" sont des notions éminement politique. Ce n'est pas un hasard si le " socle commun des connaissances " est un projet européen.

Ce "socle commun" qui remplace l'idée de culture générale (et de culture tout court) se caractérise principalement par une adaptation des individus à la société présente (à l'informatique, aux automobiles, aux problèmes environnementaux...)

Les dimensions de l'avenir et du passé qui caractérise tout vraiprojet de civilisation en paraissent singulièrement absentes, mais peut-il y avoir un avenir sans "retour amont" (René Char)

Ceux qui sont nés, comme moi, dans les années 50 et qui ont un pied dans un passé où la notion de culture générale avait encore un sens et ont un autre dans un présent où le sens de cette notion tend à disparaître, savent bien qu'elle est la seule armature (au sens musical du terme) qui permette de s'adapter intelligemment au présent et de construire un avenir viable.

Je rappelle pour finir cette citation du général de Gaulle : "La véritable école du commandement est la culture générale. Au fond des victoires d'Alexandre, il y a l'enseignement
d'Aristote."

Excusez-moi d'avoir été un peu long.

Ecrit par : Robin | 05 janvier 2008

Amis mélomanes, nombreux ici, bonne année de lutte car le cloporte visqueux de l'inculture se faufile partout.

Allez donc visionner dans quelque FNAC au rayon "musique classique" siouplait, un DVD de l'immonde André Rieu, parfait exemple de la culture de demain. Dans "André Rieu in Wonderland", on voit ce Patrick Sébastien de la musique entouré de danseuses et figurants devant un décor pur Disney, présenter grassement de brefs tubes classiques massacrés et tripatouillés; un faux direct fait tourbillonner les valseurs viennois, un pharaon en toc ("O Isis und Osiris"), une Solveig de pub qui file la laine.
Le racleur d'archet narre (en néerlandais sous-titré) à son public pâmé l'histoire de Shéhérazade qui fait la danse des 7 voiles (quoi, c'est pas ça? On s'en fiche, c'est tout moukères et compagnie) et les méchants tartares lui sautent dessus (Danse du sabre) et après, ils ont beaucoup de petits Tartares (clin d'oeil appuyé de Rieu et standing ovation des rombières de l'assistance.)
Beurk! Si vous en voulez d'autres, il y a aussi "André Rieu à Vienne" ou "Le Hollandais volant".
Heureusement à côté de ce vomi sur écran LCD, on pouvait se laver les oreilles avec les cantates profanes de JSB dirigées par Gustav Leonhardt qui sauve l'honneur de la musique et des Pays-Bas.
Non, pas de compromis possible entre la culture et les "nouveaux publics"; il faut du temps et de la patience (et des profs sincères) pour accéder à la richesse des textes, des tableaux ou des musiques; c'est plus austère que la bouillasse zappante de Rieu et des pédagols mais la porte peut s'entrouvrir. Merci à tous ceux, profs et parents, qui ont envie de se battre contre les cloportes et bonne année de bagarre sous la bannière moustachue de JPB.

Ecrit par : Cunégonde | 05 janvier 2008

Robin écrit :

"Ceux qui sont nés, comme moi, dans les années 50 et qui ont un pied dans un passé où la notion de culture générale avait encore un sens et ont un autre dans un présent où le sens de cette notion tend à disparaître, savent bien qu'elle est la seule armature (au sens musical du terme) qui permette de s'adapter intelligemment au présent et de construire un avenir viable."

Excellemment dit. Aussi ai-je personnellement beaucoup de peine à comprendre ceux de cette même génération qui crachent dans la soupe...

Ecrit par : Magister | 05 janvier 2008

Merci à Dobolino (Charles Péguy et "la petite fille Espérance") et à Sylvie Huguet (le beau poème de Pierre Maubé sur les morts) de nous rappeler que bien que riche en toutes sortes de mérites, c'est en poète que l'Homme doit habiter la Terre (Hölderlin).

Bonne nuit à tous.

HYMNE A LA NUIT (musique de Rameau)
(version à 4 voix)

http://fr.youtube.com/watch?v=7_7eRmVFuU4&feature=related

O Nuit, viens apporter à la Terre
Le calme enchantement de ton mystère.
L'ombre qui l'escorte est si douce !
Si doux est le concert de tes voix chantant l'espérance !
Si grand est ton pouvoir, transformant tout en rêve heureux.

2 couplet, chanté 2 fois

O Nuit, Oh! laisse encore à la Terre
Le calme enchantement de ton mystère.
L'ombre qui l'escorte est si douce !
Est-il une beauté aussi belle que le rêve ?
Est-il de vérité plus douce que l'espérance ?

Ecrit par : Robin | 06 janvier 2008

Vous êtes mort, vous? Y'a pas que des mauvaises nouvelles, alors...

Ecrit par : dobolino | 05 janvier 2008

Mais non. On me l'aurait dit...

Ecrit par : Sergio | 06 janvier 2008

Eh ben voilà, Cunégone a parlé d'André Rieu, ça m'a mis Chostakovitch en tête pour deux bonnes heures...

Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2008

Jean-Paul....................

MERCI D'AVOIR ROMPU AVEC LAFFORGUE

http://communioneduc.free.fr/formercongres.htm

Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2008

De l'autre côté, Frackowiak aussi nous envoie ses voeux...

"Que la vérité sur l'école éclate enfin au grand jour !

Bien au-dessus de la formidable manipulation de l'opinion qui sévit depuis tant d'années, que l'on sache que si les performances de l'école sont encore insuffisantes, si la formation du citoyen responsable n'est pas à la mesure des problèmes de la société, ce n'est pas parce que l'école a changé, c'est parce qu'elle n'a pas changé vraiment ou qu'elle n'a pas changé suffisamment."

Enfin à ce niveau-là, ce ne sont plus des voeux, c'est un sermon.

Il y a un Saint Frackowiak dans le calendrier ?

Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2008

"MERCI D'AVOIR ROMPU AVEC LAFFORGUE"
écrit Jérémy…
Mon cher, si vous saviez !
Mais on saura bientôt, preuves à l'appui, quel personnage un peu répugnant est ce monsieur…

Ecrit par : Abraxas | 06 janvier 2008

"Amis mélomanes, nombreux ici, bonne année de lutte car le cloporte visqueux de l'inculture se faufile partout.

Allez donc visionner dans quelque FNAC au rayon "musique classique" siouplait, un DVD de l'immonde André Rieu, parfait exemple de la culture de demain. Dans "André Rieu in Wonderland", on voit ce Patrick Sébastien de la musique entouré de danseuses et figurants devant un décor pur Disney, présenter grassement de brefs tubes classiques massacrés et tripatouillés; un faux direct fait tourbillonner les valseurs viennois, un pharaon en toc ("O Isis und Osiris"), une Solveig de pub qui file la laine.
Le racleur d'archet narre (en néerlandais sous-titré) à son public pâmé l'histoire de Shéhérazade qui fait la danse des 7 voiles (quoi, c'est pas ça? On s'en fiche, c'est tout moukères et compagnie) et les méchants tartares lui sautent dessus (Danse du sabre) et après, ils ont beaucoup de petits Tartares (clin d'oeil appuyé de Rieu et standing ovation des rombières de l'assistance.)
Beurk! Si vous en voulez d'autres, il y a aussi "André Rieu à Vienne" ou "Le Hollandais volant".
Heureusement à côté de ce vomi sur écran LCD, on pouvait se laver les oreilles avec les cantates profanes de JSB dirigées par Gustav Leonhardt qui sauve l'honneur de la musique et des Pays-Bas.
Non, pas de compromis possible entre la culture et les "nouveaux publics"; il faut du temps et de la patience (et des profs sincères) pour accéder à la richesse des textes, des tableaux ou des musiques; c'est plus austère que la bouillasse zappante de Rieu et des pédagols mais la porte peut s'entrouvrir. Merci à tous ceux, profs et parents, qui ont envie de se battre contre les cloportes et bonne année de bagarre sous la bannière moustachue de JPB."

Ecrit par : Cunégonde | 05 janvier 2008


Je suis d'accord (au delà de ce que vous pouvez penser) en ce qui concerne Rieu, mais l'amalgame un peu rapide avec "les pédagols" me semble un peu hâtif. Les enjeux commerciaux ne paraissent pas être comparables, en ce qui les concerne?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

Dans "André Rieu in Wonderland", on voit ce Patrick Sébastien de la musique entouré de danseuses et figurants devant un décor pur Disney, présenter grassement de brefs tubes classiques massacrés et tripatouillés; un faux direct fait tourbillonner les valseurs viennois, un pharaon en toc ("O Isis und Osiris"), une Solveig de pub qui file la laine.

Cunégonde

Nous pouvons avoir droit à la même chose, pour celles et ceux qui le regarde, tous les jours de l'an, avec le Concert du même nom en direct de Vienne (les danseurs, les standards tartes à la crème, les frous-frous, les machins, les gniangnias; bon il y a les noeuds paps et les robes du soir dans le public, un orchestre de renom, un chef pareillement... Est-ce cela, alors, das Kultur?).

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Eh ben voilà, Cunégone a parlé d'André Rieu, ça m'a mis Chostakovitch en tête pour deux bonnes heures...

Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2008


Pas touche à Chosta!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réduire son oeuvre (immense par le nombre d'opus et sa variété) à cette valse, toute simple, immédiatement reconnaissable et mémorisable (donc génie). Pfff. Ecoutez le Trio pour piano n°2 en mi mineur dans la version Kremer, Argerich et Mischa Maisky, on reparle ensuite. Ah, de bon matin, je suis véner!!!!

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Pour écouter des extraits de musique de Dmitri Dmitrievich:

http://www.musiclassics.fr/nouveautes.php?_compo=CHOSTAKOVITCH%2C+Dimitri

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

ET ça être hallucinant: Chosta jouant le finale de son concerto pour piano n°1; personne n'est plus jamais allé aussi vite, avec autant de précision dans le jeu.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Et là, le dernier mouvement de la 5e sous la baguette de "l'Aigle de Leningrad", Mravinsky:

http://fr.youtube.com/watch?v=n0iqZbM1Pdc

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Bonne année à tous.
Je n'ai rien à ajouter à tout ce qui est dit. Si tout va bien nous allons travailler la messe en ré majeur de Dvorak cette année à la chorale. ( Impossible de mettre les accents sur r et a. ) Excusez- moi, je dois confesser que je suis une fille à papa, un petit paysan (1895-1995) marqué par les bouleversements du XX° siècle qui m'a transmis le virus de la lecture pendant que ma chère maman me refilait celui du chant. Les racines ça aide à garder l'équilibre pour continuer à avancer même lentement. Que chacun suive sa route en bonne compagnie, avec Modestine par exemple, l'ânesse que Stevenson quitta les larmes aux yeux, ou tout simplement les copains du blog.

Broussailles de la mémoire.

Dans la ferveur de l'enfance
j'allais te retrouver
Au coeur du jardin
Et plus loin
Dans les vignes et les foins
Dans la peine de l'été
Où pour nous s'écorchaient tes mains.

Broussailles de la mémoire
J'ai découvert la couronne d'épines
Et toute la souffrance obscure et dérisoire
Du paysan noueux que le chagrin burine.

Larmes englouties d'un autre monde
Espérances trahies par le mensonge
Cette main calleuse
Chaque soir défrichait
Des pages lumineuses proposant des réponses
Aux ravages de l'ivraie. et ce soir le chant du silence
Me berce de tes secrets.

Janvier 99

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 janvier 2008

Je ne comprends pas ce que vous dites, Guillaume. Quel livre? Qui est "désespérant"? Moi?

Ecrit par : charbonnel | 05 janvier 2008


Erreur de ma part, je pensais Bernard Lecherbonnier (Pourquoi veulent-ils tuer le français ?).

Ecrit par : Guillaume | 06 janvier 2008

Poème très émouvant de Hélène Charpentier, qui fleure bon le vrai. Merci !

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

"Erreur de ma part, je pensais Bernard Lecherbonnier (Pourquoi veulent-ils tuer le français ?)."

Ecrit par : Guillaume | 06 janvier 2008


Méthode globale, Guillaume??? :-)))

Ah, non, en mettant dos à dos Rieu et le concert du nouvel an, on ne rend service à personne! C'est vraiment ridicule, cet absolutisme. Prêtre est un immense chef, l'orchestre de Vienne est un des meilleurs du monde, "les Strauss" des grands compositeurs, (admirés par les plus grands de leur époque, comme Brahms), la salle magnifique. Même si c'est un peu "cucul", c'est du cucul de qualité. Rieu, c'est réellement à vomir. Rien à voir.

Pendariès, je ne sais plus qui disait que Chosta était "mésestimé dans son pays, et surestimé en occident", je cite, à peu près de mémoire... Strawinsky? Je suis à peu près d'accord... Mais Argerich est une de mes deux ou trois pianistes préférées, et le disque avec Maïsky que je possède, (Bach, Franck) est vraiment magnifique... Quoisue l'interprétation soit très légèrement affectée, par moments. Mais tellement brillantissime...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

Méthode globale, Guillaume??? :-)))

Non, simplement l'honnêteté de reconnaître mes erreurs.
Vous devriez essayer...

Ecrit par : Guillaume | 06 janvier 2008

Pendariès, je ne sais plus qui disait que Chosta était "mésestimé dans son pays, et surestimé en occident

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

Je suis en train d'écouter pour la centième fois cette 5ème de Chostakovitch (merci Pendaries) dans une interprétation dirigée par son fils Maxime lui-même en 1970.
Je pense qu'elle est devenue célèbre en particulier le 4ème mouvement après la publication des mémoires de Chostakovitch par S Volkov.
Le cas Chostakovitch pour peu qu'on s'y attarde en dit bien plus sur l'essence du stalinisme que cent livres noirs.
Chostakovitch n'est pas du tout mésestimé dans son pays, d'où sort cette légende?

Ecrit par : buntovchik | 06 janvier 2008

Plus maintenant, Buntovchik!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

"Non, simplement l'honnêteté de reconnaître mes erreurs.
Vous devriez essayer..."

Ecrit par : Guillaume | 06 janvier 2008

Premièrement j'ai mis un smiley...
Deuxièmement, que ce soit vous, Guillaume, qui me reprochiez de ne pas reconnaître mes erreurs, c'est un peu le maroilles qui dirait au roquefort: "tu pues"!!!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

Ce que j'aime sur ce blog, c'est que ses usagers ne sont pas des mous! "Pas touche à Chosta" et Pendariès sort son yatagan. Hélène revendique ses belles racines paysannes, MàC galope, Dobolino a du chien, JPB frémit de la moustache, Toto est le Grantaire de Léo et Léa, etc.
Non sans constance, C (pour chèvre-chou) Sibille tente d'être l'homme du compromis mais Cunégonde n'en démordra pas: les réformateurs pédago sont les André Rieu de la culture que nous aimons, prétendant, comme l'infect Hollandais, amener le nouveau public à l'art en touillant un brouet de littérature djeune, de rap, de Hervé Vilard, de SMS, de sorties pédagogiques-n'importe quoi, de laxisme grammatical,d'IDD folkloriques, bref, un zapping branché et surtout sans effort. Dixi!

Ecrit par : Cunégonde | 06 janvier 2008

Puisqu'on est carrément hors sujet et qu'on parle musique, je poursuis sur votre lancée : Avez-vous eu la curiosité de regarder l'émission d'Eve Ruggeri vendredi soir (avec Toto Alagna, Dessay, Bartoli...) ? C'était plutôt consternant, comme il fallait s'y attendre.

Ca m'a cependant permis d'entendre Max Emanuel Cencic dans Rossini. Mouaif. C'est passable (alors qu'avec n'importe quel autre contreténor, ce serait catastrophique), mais pourquoi venir chanter des airs écrits pour de super contraltos féminins avec des moyens de moitié (au moins) inférieurs (le coup de pub et l'argent, je sais)? Surtout qu'à l'heure actuelle, des chanteuses capables de chanter ça mieux que Cencic, il y en a un certain nombre.

La maison de disque de Cencic a balancé une vidéo de pub sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=wf0TVUO8wSU
Attendez la fin du blabla et vous aurez un air.

Il est quand même nettement mieux dans Caldara : http://www.youtube.com/watch?v=IL3pSdg2zgw&feature=related

Dans Rossini, je préfère Martine Dupuy (même air) : http://www.youtube.com/watch?v=oWykKy-hia0

A Christophe : visiblement, Jaroussky deéchaîne les passions sur forumopera : http://opera.forumpro.fr/la-taverne-d-ortrud-f1/philippe-jaroussky-t1433.htm

;)

Ecrit par : Kap | 06 janvier 2008

"MERCI D'AVOIR ROMPU AVEC LAFFORGUE"
écrit Jérémy…
Mon cher, si vous saviez !
Mais on saura bientôt, preuves à l'appui, quel personnage un peu répugnant est ce monsieur…

Ecrit par : Abraxas | 06 janvier 2008

Vous exagérez un peu Abraxas.

Laurent Lafforgue a quand même eu le courage de démissionner du conseil national des programmes en traitant certains de ses collègues de "Khmers rouges", après avoir lu J-P Brighelli, Rachel Boutonnet et alii...un grand moment !

On ne peut pas non plus lui reprocher ses convictions.

Là où je vous rejoins, c'est sur le caractère ambigu de la formulation "transmission chrétienne des connaissances".

Il faudrait évidemment examiner le contenu de la conférence, mais j'ai été choqué moi aussi par l'intitulé, comme je l'ai été par certains passages du discours de N. Sarkozy (ou de B. Guaino) au Vatican (il n'y avait pas à revenir sur la rivalité hiistorique des instituteurs et des curés (troisième République)

Quant à l'alliance JPB/Lafforgue, c'est un peu celle de la carpe et du lapin. La rupture est consommée (?), personnellement, je l'ai déplorée en son temps, mais on se console de tout !

Je rêve pour 2008 d'une respiration plus ample dans tous les "camps"...que le signifiant n'avale pas complètement le signifié !

Ecrit par : Robin | 06 janvier 2008

Au sujet de l'auteur du poème cité plus haut:
Disparition de Robert Rojdestvenski
IL était un des représentants les plus éclatants de la génération des poètes soviétiques des années soixante, celles du « dégel poststalinien, avec Evtouchenko, Voznessenski et Akhmadoulina. Né en 1932 dans un petit village de l’Altaï en Sibérie, Robert Rojdestvenski était l’auteur d’une trentaine de recueils en langue russe - parmi lesquels « l’Epreuve » et « l’Ile déserte » -, d’une vingtaine dans les langues de différentes républiques. Lauréat du prix d’Etat en 1983, il avait contribué à émanciper la poésie soviétique des carcans du réalisme socialiste, et ses lectures publiques - à peine entravées par son bégaiement - avaient rempli l’immense stade Loujniki de Moscou ou le théâtre Sovemennik (« contemporain ») de la place Maïakovski. Lui qui refusait « les définitions et les étiquettes avec lesquelles aiment à jongler les journalistes » et se méfiait de recherches purement formelles, était progressivement passé d’une poésie très déclamatoire à une inspiration plus intimiste, qui donnait la part belle à une spiritualité moderne : « La vie dans le temps présent est telle que nous n’avons pas à chercher nos sujets, ce sont eux qui nous trouvent. »

Soulignant combien la littérature soviétique était l’oeuvre d’écrivains de cultures différentes, il avouait volontiers l’apport de romanciers comme le Kirghize Aïtmatov, ou du poète du Daghestan, Gamzatov. Lui qui s’était toujours refusé à s’engager contre l’Etat soviétique se bornait à déclarer : « Comme il est bon de vivre sur la terre ! Et comme c’est difficile ! »





P. A.-M
Conclusion: la seule façon d'amener un peuple à la culture de masse, c'est le totalitarisme.
Espérez, en France, remplir un stade pour écouter de la poésie! Il faut d'abord nous priver d'agrumes et nous nourrir à la pomme de terre germée, nous faire craindre le pire si on est absent de la manifestation sans certificat médical, nous priver de toute forme de distraction facile genre Disneyland et Bal du premier janvier à Vienne ou autre musique passée à la moulinette.

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2008

Robin écrit :

"Je rêve pour 2008 d'une respiration plus ample dans tous les "camps"...que le signifiant n'avale pas complètement le signifié !"

Je souscris à ce rêve car apparemment, les vieilles crispations ont encore des soubresauts. Les gens peuvent bien se rencontrer à la croisée des chemins sans pour autant prendre la même direction. Présentement, Lafforgue est plutôt du côté de la solution que du problème ; sa sensibilité particulière lui appartient et ne discrédite en rien ses positions.

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

mais Cunégonde n'en démordra pas: les réformateurs pédago sont les André Rieu de la culture que nous aimons, prétendant, comme l'infect Hollandais, amener le nouveau public à l'art en touillant un brouet de littérature djeune, de rap, de Hervé Vilard, de SMS, de sorties pédagogiques-n'importe quoi, de laxisme grammatical,d'IDD folkloriques, bref, un zapping branché et surtout sans effort. Dixi!

Ecrit par : Cunégonde | 06 janvier 2008
A quand, hélas, "vinci"?

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2008

Ooops! Vici!

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2008

Lafforgue est plutôt du côté de la solution que du problème ; sa sensibilité particulière lui appartient et ne discrédite en rien ses positions.

Ecrit par : Magister

Je crois que son principal défaut est de mettre trop en avant ladite sensibilité. Elle n'a pas plus à faire dans ses réflexions sur l'enseignement que dans ses travaux mathématiques ! De plus, ce "champion" (je n'ose dire : "croisé") du catholicisme n'était pas spécialement connu pour son assiduité à la messe "tala". C'est un témoin oculaire qui vous le dit ! Ne jetons pas la pierre sur l'ouvrier de la dernière heure, tout de même (oh le beau pataquès que je fais, saperlipopette, aurait dit quelqu'un de connu ici).

J'ajouterai volontiers la même remarque aux soi-disant "libres penseurs", lesquels j'ai vu, il y a quelques années, torpiller un mouvement de résistance prometteur (parti de la "base", qui plus est) contre la casse de l'enseignement public, en tentant de le récupérer. Ils ne se comportent pas plus "laïquement" que les plus acharnés aficionados de Saint-Nic'.

Ecrit par : Moot | 06 janvier 2008

Comme quoi, on ne refait pas les hommes !

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

Disparition de Robert Rojdestvenski

« Comme il est bon de vivre sur la terre ! Et comme c’est difficile ! »

Simple et magnifique !

Ecrit par : Robin | 06 janvier 2008

"Pas touche à Chosta!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réduire son oeuvre (immense par le nombre d'opus et sa variété) à cette valse, toute simple, immédiatement reconnaissable et mémorisable (donc génie)."

Qui a touché à Chosta ? Trouvez-vous des causes en danger pour ne pas vous insurger dans le vide.
Ou écrivez à Rieu, Cunégonde doit avoir l'adresse.
Et faites surveiller votre tension, ce n'est pas bon d'avoir de tels coups au coeur.

Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2008

Ici, la lecture en russe du poème de Rojdestvenski:
http://www.uploading.com/files/N6O3CHHF/La_mort__RU_.mp3.html

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2008

"Les premiers seront les premiers — mais on s'occupera aussi des derniers."
En effet, ce qui a flinguer l'école mais ausssi le métier de prof, c'est cette pseudo idéologie fumeuse de l'égalité des chances.

Ecrit par : ben | 06 janvier 2008

>> flingué

Ecrit par : ben | 06 janvier 2008

ben a écrit :

"En effet, ce qui a flinguer l'école mais ausssi le métier de prof, c'est cette pseudo idéologie fumeuse de l'égalité des chances."

Elle est déjà fumeuse en ce qu'elle associe deux notions quasi antinomiques car (je cite) : "là où il y a égalité, par définition il n’y a pas besoin de chance ; et là où il y a chance, il n’y a pas égalité, mais hasard, gros lot ou lot de consolation... Le mot chance ne renvoie-t-il pas au monde de la loterie, un monde où l’on parie ? Un monde où quelques-uns gagnent... et où la plupart perdent ?" Alain Bihr, Roland Pfefferkorn dans "L’égalité des chances contre l’égalité"
(Collectif Les Mots sont importants)

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

Сергей Есенин



* * *
Не жалею, не зову, не плачу,
Все пройдет, как с белых яблонь дым.
Увяданья золотом охваченный,
Я не буду больше молодым.

Ты теперь не так уж будешь биться,
Сердце, тронутое холодком,
И страна березового ситца
Не заманит шляться босиком.

Дух бродяжий! ты все реже, реже
Расшевеливаешь пламень уст
О, моя утраченная свежесть,
Буйство глаз и половодье чувств!

Я теперь скупее стал в желаньях,
Жизнь моя, иль ты приснилась мне?
Словно я весенней гулкой ранью
Проскакал на розовом коне.

Все мы, все мы в этом мире тленны,
Тихо льется с кленов листьев медь...
Будь же ты вовек благословенно,
Что пришло процвесть и умереть.
1921

Celui-là, c'est celui que je préfère...

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2008

"là où il y a égalité, par définition il n’y a pas besoin de chance ; et là où il y a chance, il n’y a pas égalité, mais hasard, gros lot ou lot de consolation... Le mot chance ne renvoie-t-il pas au monde de la loterie, un monde où l’on parie ? Un monde où quelques-uns gagnent... et où la plupart perdent ?" Alain Bihr, Roland Pfefferkorn dans "L’égalité des chances contre l’égalité"
(Collectif Les Mots sont importants)

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

C'est bien le nouveau monde qu'on nous fait miroiter! Au Loto, les chances de chacun des parieurs sont égales et celui, le seul, qui gagnera sera richissime. C'est ça, l'égalité des chances dans notre monde, celui que nous vivons au quotidien et c'est ce qui fait avancer l'être humain, l'espoir de gagner le gros lot. Si on distribuait son gain, de façon équitable, à tous les hommes qui peuplent la terre, personne ne serait riche et on tuerait l'espoir, celui qui fait vivre.

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2008

Ce que les professeurs de lycée savent et qu'il était interdit de dire arrive dans les journaux !
Et c’est ce pauvre homme de Boissinot qui est épinglé, snif !

Des bacheliers dopés à leur insu ?
Le Canard enchaîné du 2 janvier 2008

Belle cuvée, le bac 2007 : un taux de réussite de 83,3 %, soit 1,4 % de mieux que l'an dernier. Et, comme toujours, les nostalgiques d'une époque élitiste (en 1960, près de 90 % des élèves n'atteignaient pas la fac) récriminent contre un diplôme trop facile à décrocher.

Dans l'académie de Versailles, qui s'en tient à un honorable taux de 80,9 % de réussite cette année (trois points de plus que l'année précédente), cette idée reçue exaspère le recteur Alain Boissinot. « Comme tous les ans, déclarait-il cet été au "Parisien", il y a eu des rumeurs disant que le ministre ou le rectorat donneraient des instructions de clémence aux jurys. C'est complètement faux ! »

Pas de chance. Sans doute à l'insu du recteur de Versailles, plusieurs inspecteurs ont adressé des consignes écrites aux correcteurs. « Le Canard » vient de s'en procurer une, datant de juin dernier et signée de deux spécialistes de langues. Ces « pistes d'harmonisation des modalités et critères d'évaluation » plaident, sans équivoque, pour une notation indulgente.

Destinée aux correcteurs des CAP, BEP et bacs pro, la note précise, par exemple, qu'« il s'agit de recourir à une notation positive » et de « prendre en compte les possibilités de réponse (...) qui s'avéreraient acceptables bien qu'elles ne figurent pas sur le corrigé proposé ». Le document conclut en proposant des « procédures de rattrapage ne permettant cependant pas d'attribuer la note 11) » pour les cas difficiles. Et suggère d'attribuer une « note minimum prédéfinie aux candidats manifestant de la bonne volonté ».

On se gardera d'en déduire que le bac, pro ou non, est bradé. Mais que sa notation bénéficie - parfois - de coups de pouce spontanés d'examinateurs « de bonne volonté »...
J.-F. J.

Ecrit par : La Riba | 06 janvier 2008

dobolino a écrit :

"et on tuerait l'espoir, celui qui fait vivre."

Doit-on en conclure que seul l'espoir de s'enrichir fait vivre ?

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

La Riba a écrit :

"Ces « pistes d'harmonisation des modalités et critères d'évaluation » plaident, sans équivoque, pour une notation indulgente."

L'harmonisation est un mot récupéré et subverti par la novlangue pour habiller la pratique du nivellement.

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

Qui a touché à Chosta ? Trouvez-vous des causes en danger pour ne pas vous insurger dans le vide.
Ou écrivez à Rieu, Cunégonde doit avoir l'adresse.
Et faites surveiller votre tension, ce n'est pas bon d'avoir de tels coups au coeur.

Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2008

Tiens, Jérémy a parlé. Ce qui est amusant, c'est que vous prenez (très) souvent la mouche pour vous (alors que rien ne dit que c'est de vous que l'on parle)... Exemple, parmi d'autres:

Ce pauvre Verlaine, comme il vous aurait détesté !

Ecrit par : Aliscan | 04 janvier 2008


Je ne vois pas pourquoi Verlaine m'aurait détesté !

Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2008

Votre réaction montre une grande susceptibilité. C'est amusant. Divertissant même, - presque. Ca y est, le blog a son soleil "Jérémy" autour duquel voguent nos orbes misérables. Quand je répète qu'être enseignant (ou vouloir "enseigner" sans l'être), c'est, quelques fois, souvent, grossir sa boursuflure dans cet organe qu'est l'ego. Un cancer, quoi.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

"que l'on / dont on parle", allez, c'est fait pour. Faut donner du grain à moudre.

Ch. Sibille: Chostakovitch surestimé? en quoi? Ca m'intéresse.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Puisque l'ensemble des blogueurs ici aime que chaque chose soit remise à sa place, malgré quelques mises en parallèle quelquefois hasardeuses, outrancières, et décrédibilisant quelquefois un discours pouvant avoir un intérêt, je pense aux dernières considérations sur la bouillasse tiède d'André Rieu mis dos à dos avec les "pédagos"), disons que les choses fonctionnent souvent par cycles. On porte, depuis une ou deux décennies, Chostakovitch au pinacle, ( pas seulement à cause de sa valse "jazz", mais de l'ensemble de son oeuvre, notamment les "quatuors"), et on passe un peu Strawinsky, par exemple et parallèlement, sous silence, alors qu'entre les deux, comme on dit dans le domaine du sport, 'y'a pas photo". Simple phénomène de mode, qui envahit aussi la musique classique, (l'émission de Ruggieri, que j'ai regardée l'autre jour, en est un exemple assez frappant). Comment rater une émission a priori inratable, avec des grandes vedettes, grand(e)s musicien(ne)s.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

Dommages collatéraux :

Jean-François Kahn, journaliste, ex-patron de l'hebdomadaire "Marianne"
Secouons les journaux... tant qu'il en reste
LE MONDE | 05.01.08 | 13h05 • Mis à jour le 05.01.08 | 14h47
[…] Faut-il aussi repenser la façon de faire du journalisme ?

Cela me fait mal de le dire, mais nous allons devoir changer notre mode d'écriture. Il y a un type de phrase qui est mort. Je le regrette, parce que je suis d'une génération qui aime ces phrases cicéroniennes, c'est-à-dire une phrase construite, longue, avec des incidentes. Il faut des phrases plus courtes. Mais surtout intégrer que tout accident grammatical rend la phrase moins accessible. S'il y a huit ou neuf mots après le sujet, eh bien il faut répéter le sujet. Les gens ne connaissent plus beaucoup des mots que nous employons.

Il faudrait donc appauvrir son vocabulaire et ses références ?

Oui, car beaucoup de gens de moins de 40 ans n'ont plus les références d'avant. Je reçois des lettres de lecteurs qui me disent qu'ils ne comprennent pas tout ce que j'écris. J'avais parlé du boulangisme, en référence au général Boulanger, ils pensaient que j'évoquais un pâtissier. J'ai écrit : "C'est une division du monde à la Yalta." Mais qui sait encore ce qu'est Yalta ? Je suis catastrophé que les jeunes ne connaissent plus l'histoire, mais il faut bien en tenir compte. Les journalistes sont furieux qu'on leur dise cela. Mais on ne doit pas faire comme les marxistes qui décrivent la réalité comme ils voudraient qu'elle soit, il faut s'adapter à elle.[…]

Ecrit par : Philippe Del | 06 janvier 2008

On porte, depuis une ou deux décennies, Chostakovitch au pinacle, ( pas seulement à cause de sa valse "jazz", mais de l'ensemble de son oeuvre, notamment les "quatuors"), et on passe un peu Strawinsky, par exemple et parallèlement, sous silence, alors qu'entre les deux, comme on dit dans le domaine du sport, 'y'a pas photo"

Ch. S.

A l'université, on vous regarderait avec de drôles d'oeil. Pas très scientifiquement étayé tout ça. C'est du style: "J'aime" / "J'aime pas". Stravinski me sort, très souvent, par les oreilles. Ne jamais oublier, non plus, qu'il s'est cassé de l'empire soviétique; il y en a qui sont restés, qui n'ont jamais voulu partir, jouant le rôle de résistant de l'intérieur, avec tous les masques à prendre possibles, et d'autres revenus (pauvre Prokoviev piégé par son orgueil: Staline lui proposa monts et merveilles, et, clac, le piège-à-loup s'est fermé sur lui). Quand on entend les sonates pour piano de Chosta, son opéra "Le Nez" tiré de la nouvelle de Gogol (pour un passage, il a été le premier a écrire pour des percussions seules, bien avant Varèse et son "Ionisation"), la 4ième symphonie, etc., qui sont des musiques de véritables recherches formelles, et pas que: toute d'émotion.
Et puis: il a affronté, avec tous les bruissements de l'ambiguité, celle qui permet de survivre dans un régime de terreur. Ses compositions autobiographiques, où se tient sont cryptogramme musical, comme le fit Bach en son temps: un tour de force qui me dit bien plus sur les glissements de l'homme que l'austérité intellectuelle (et souvent chiante, mais un régal pour les techniciens, je le sais) d'un Stravinsky.

Phénomène de mode: Christophe, seriez-vous prophète en musique? Et si satisfaire la majorité, ou celle des happy few des "gardiens du temple", c'est être un grand... bof, bof, bof. Combien de partitions et de compositeurs tombés dans l'injuste oubli? Dedoat de Séverac, pour ne citer que lui.

Non, vos arguments me déçoivent pour le coup.

Je pensais qu'il y en a ici qui avaient compris que Pendariès est de temps en temps un grand farceur et un cynique, mais je vois que non.

Alors ça tourbillonne, un peu moucheronesquement.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

"UN drôle d'oeil" ou "de drôles d'YEUX", il faut choisir ton camp, Penda.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

"Il faudrait donc appauvrir son vocabulaire et ses références ?" : non, c'est à nous de montrer le chemin, de les expliquer, ces références.

Ecrit par : Sergio | 06 janvier 2008

"Je crois que son principal défaut est de mettre trop en avant ladite sensibilité. Elle n'a pas plus à faire dans ses réflexions sur l'enseignement que dans ses travaux mathématiques !"

écrit Moot

Que Dieu nous garde du zèle des "nouveaux convertis" comme de l'arrogance des "nouveaux riches" (suivez mon regard !)

Avec le temps, finira-t-il, peut-être, par mettre de l'eau dans son vin de messe (l'eau symbolisant, d'un point de vue liturgique, la nature humaine).

On sait bien ce qu'il en est de la "Sainte Eglise", de ses admirables vertus et de ses insupportables défauts.

Dans un couple, quand on veut y rester malgré tout, on appelle ça la "fidélité".

On ne souhaite pas à Louis Lafforgue de brusquement apostasier, mais de passer doucement du zèle à la fidélité...

Un point de vue toujours un peu bancal, mais plus lucide, qui permette de mieux comprendre celui des incroyants, de séparer les domaines...Et de parler d'homme à homme.

Ecrit par : Robin | 06 janvier 2008

Sergio a écrit :

"Il faudrait donc appauvrir son vocabulaire et ses références ?" : non, c'est à nous de montrer le chemin, de les expliquer, ces références."

Il me semble que si on ne comprend pas quelque chose ou quand on est dans le doute, on prend l'initiative de s'informer sur le sujet... Ce ne sont pas les outils qui manquent. Il y a sans doute une grosse part de paresse intellectuelle chez beaucoup de gens, atrophiés par la culture du prêt à consommer.

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

On ne souhaite pas à Louis Lafforgue de brusquement apostasier, mais de passer doucement du zèle à la fidélité...

Ce n'est pas Louis, c'est Laurent, j'ai pensé à Louis Lambert (Balzac)

Ecrit par : Robin | 06 janvier 2008

Pour l'enseignement secondaire, Charbonnel, la pratique duj métier s'acquiert en le pratiquant, et avec les années. Exclusivement. On ne peut pas court-circuiter l'expérience, et l'expérience des autres, même quand ce ne sont pas des formateurs fous iumisés, n'est pas transposable telle quelle sans un malaxage personnel. La meilleure preuve en est que les stagiaires certifiés ou agrégés vomissent les séances de bavardage creux et le chantage à la titularisation que l'IUFM leur impose. Cela a été dit et redit: ce n'est pas de la formation, c'est du formatage.
Donc, pour l'enseignement secondaire, les IUFM sont une structure INUTILE, et plus tôt on les fermera, mieux ce sera.

Il n'en est pas de même de l'enseignement primaire, où il y a en effet tout un savoir-faire pratique, beaucoup plus concret, à acquérir avant d'être en mesure de commencer à organiser sa semaine. Hormis leur objectif à long terme, qui est le même, instruire les enfants de France et de Navarre, les deux métiers sont complètement différents et relèvent donc de deux structures de formation complètement différentes. Une lourde pour l'enseignement primaire, une légère ( le CPR d'il y a quelques décennies convenait très bien, parce qu'il était matériellement léger et moralement libéral) pour l'enseignement secondaire.

Grosse économie aussi à réaliser - si Valérie Pécresse ou ses collaborateurs lisent ce blog: la fermeture comme dispensateurs de "fausse science" des Instituts et autres Département des Sciences de l'Education. Les "Sciences de l'Education" n'ayant rien, mais vraiment rien de scientifique, elles n'ont pas leur place dans l'Université. A preuve les divagations du nommé Antibi , professeur de Sciences de l'Education à l'Université de Clermont-Ferrand: voilà où partent les crédits publics. N'est-ce pas scandaleux?

La seule partie scientifique de ce qu'on appelle aujourd'hui par abus de langage "Sciences de l'Education", c'est l'histoire des idées éducatives, qui doit être conservée au titre des sciences histoiriques et intégrée aux Facultés d'Histoire. La psychologie cognitive, par son côté scientifique, relève des Facultés de Psychologie.
Les Départements des Sciences de l'Education en tant que tels devraient donc être éclatés, et toute discipline qui ne pourrait pas, après cet éclatement, être rattachée à Une Faculté précise devra être purement et simplement supprimée. de scientifique

Ecrit par : Jean | 06 janvier 2008

Pendariès, la politique, et les manières différentes qu'ont eu Strawinsky et Chostakovitch de l'appréhender, n'ont rien à voir là-dedans. Une fois pour toutes, Chostakovitch est un grand compositeur, et un immense technicien. Strawinsky était un génie. C'est là toute la différence. Aucune oeuvre de Chosta n'est comparable avec le Sacre, Petrouchka, ou même l'oiseau de feu, pour parler des oeuvres anciennes de Strawinsky. Qui, comme tous les génies, (voir Picasso), a su mettre son style à lui au dessus de tous ceux qu'il a pratiqués; (atonalité puis sérialisme, polytonalité, néo-clacissisme même, ce qui lui a valu à l'époque une volée de bois vert de Boulez, qui a eu et qui a toujours une forme de "sectarisme soft" assez horripilant.) Rien de tout ça chez Chostakovitch. Vraiment, nous ne sommes pas dans la même dimension.
Quand à Déodat de Séverac... C'est joli, oui. :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

Laurent Lafforgue a quand même eu le courage de démissionner du conseil national des programmes en traitant certains de ses collègues de "Khmers rouges", après avoir lu J-P Brighelli, Rachel Boutonnet et alii...un grand moment !

Je tape décidément trop vite.

Laurent Lafforgue a eu le courage de traiter certains de ses collègues de la rue de Grenelle de "Kmers rouges" (dans un Fax confidentiel si je me souviens bien, ce qui en dit long sur le degré de tolérance desdits) avant d'être contraint de démissionner.

Le courage consistant à parler "à temps et à contretemps" (en l'occurence à dire la stricte vérité) et non à démissionner.

Ecrit par : Robin | 06 janvier 2008

Pendariès, la politique, et les manières différentes qu'ont eu Strawinsky et Chostakovitch de l'appréhender, n'ont rien à voir là-dedans.

Ch. Sibille.

Bien et vous faite quoi de Jdanov et du Réalisme soviétique?... Soyez sérieux. C'est une insulte à tous les artistes morts sous le communisme (ou toute autre dictature) que vous faites-là. Un se la coulait douce (et continue ainsi dans son cimetière vénitien. Je suis allé voir sa tombe.), l'autre avait toujours sa valise de prête pour être envoyé en Sibérie. Que faites-vous de l'article de la Pravda après la 1ere de Lady Mcbeth du district de Mensk, de son "procès", quand il était assis seul, à la russe, condamné par la politique? Pourquoi Chostakovitch a demandé à ce que sa 4ième symphonie ne soit pas jouée malgré les répétitions avancées? Pourquoi ses recherches dodécaphoniques des premières oeuvres ont-elles été arrêtées net?... Parce que Staline allait le priver de ses vacances sinon? Vous dites génie stravinskien, sans doute. Mais soyez un peu au fait de l'histoire. Chostakovitch est génial, et contre vents et marées. A bout de souffle. Reconnaissable dès les premières notes: comme Mozart, Schubert, Malher, Stravinsky. Vous ne jugez que par la "modernité". Quel ennui. Il y a des auteurs qu'on a vite fait de liquider par manque de modernité. Allez chantonner du Stravinsky, on verra si vous y arrivez, et si ça reste en tête. Chosta a réussi ce contre quoi bien des poètes enragent de ne pouvoir faire: entrer dans la culture populaire (faites un tour en Russie) et être un grand maître. Soyez sérieux. L'anathème est un geste de faiblesse.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Ce ne sont pas les outils qui manquent. Il y a sans doute une grosse part de paresse intellectuelle chez beaucoup de gens, atrophiés par la culture du prêt à consommer.

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

Ce qu'il y a, c'est que les jeunes vivent dans leur monde, peut-etre plus éloigné des fondements de notre civilisatiion que nous ne l'étions. Mais je crois qu'il n'est pas impossible de les éclairer en ce sens, lorsque les occasions s'en présentent, et qu'il n'y a pas de raison qu'ils ne finissent pas par s'intéresser.

Ecrit par : Sergio | 06 janvier 2008

Le grand Joseph Vissarionovitch a purement et simplement interrompu un film d'Eisenstein qui devait, justement, etre à la gloire du régime, mais ne lui plaisait pas. Eisenstein est quand meme resté vivant, ce qui est déjà pas mal, et du coup est parti sur son Alexandre Nevski, sujet qui s'est révélé moins délicat à traiter...

Ecrit par : Sergio | 06 janvier 2008

Christophe Sibille contredit donc Bernstein, Britten, Janson, Ancerl, et quelques autres grands encore. Cela m'énerve hautement ce principe de "modernité"; quand un créateur a pu être le "porte-parole" des angoisses de tout un peuple et de l'homme, ce n'est pas rien; quand il a exprimé les profondeurs et les éclats du génie humain confronté au mal, non, ce n'est qu'un technicien talentueux. Décidément, "la" culture a vraiment des inquiétudes à avoir entre les mains de qui elle est maniée.

La modernité, aujourd'hui, ça ne veut rien dire. Ce n'est qu'un slogan, du marketing, ou une façon de rejeter.

"Strawinsky. Qui, comme tous les génies, (voir Picasso), a su mettre son style à lui au dessus de tous ceux qu'il a pratiqués". Je pense à dire cela que vous connaissez bien peu de l'oeuvre de Chosta...

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Nous sommes évidemment d'accord, Sergio. Il nous échoit de porter le flambeau et de passer le relais.

Au fait, bonnée rentrée à tous. Haut les coeurs !

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

Ca y est, je suis en rogne.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Nous sommes évidemment d'accord, Sergio. Il nous échoit de porter le flambeau et de passer le relais.

Au fait, bonnée rentrée à tous. Haut les coeurs !

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

Rien de plus dangereusement ridicule que les "porteurs de feu" (pour reprendre le beau titre de Salah Stétié) autoproclamés. Words, words, words.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Pendariès, soyez un peu sérieux vous-même, et calmez vous! Je ne jette aucun anathème, sur qui que ce soit! Et je suis au fait de l'histoire. Chostakovitch aurait certainement été plus génial s'il était parti d'URSS, c'est indéniable. Mais je ne vais pas refaire l'histoire, et discute sur une musique existante.
Et où avez vous lu que je ne juge que par la "modernité"? J'ai parlé du style néo-classique, que Stravinsky, (vous avez raison, c'est mieux avec un "v") a su transcender, comme il l'a fait pour tous les autres ... Relisez-moi donc!
Et c'est justement parce qu'il se sentait trahi par ce retour au classique que Boulez l'a démoli! Un compositeur génial se place, par moments, hors du temps, à tous les niveaux!

Mais, encore une fois, ne soyez pas parano, surtout pour les autres! Chosta est un grand compositeur! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

C'est cette haute conscience de soi qui fait que les artisans généralement se plaignent des enseignants, capables, qu'ils sont, de dire quoi faire à leur plombier, leur maçon, leur réparateur télé, leur vidangeur, etc.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Rien de tout ça chez Chostakovitch. Vraiment, nous ne sommes pas dans la même dimension.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

Pourquoi, Christophe vous enfoncer? Comme dirait quelqu'un qui m'est très cher et qui en connaît un petit rayon sur la musique russe, "nielza sravnit" (on ne peut comparer) Chostakovitch et Stravinski ne jouent pas dans la même cour!
Chostakovitch, lui, jouait dans la cour de Staline!
Je propose à votre écoute et méditation son quatuor n°8 op.110.
En vous instruisant (pour une fois le maître de Gymnastique fera la leçon au maître de Musique) de ceci: Chostakovitch l'a composé , quand il a cédé aux pressions pour adhérer au parti. Un acte qui l'a précipité dans un état de désespoir que nous ne pouvons pas imaginer et qui le conduisit au bord du suicide. Ce quatuor est une "oeuvre typique de circonstance", celle d'un homme brisé. Ecoutez-la attentivement en vous libérant quelques minutes d'une écoute purement formelle et détachée de la musique. Peut-etre alors la musique savante vous parlera le langage des hommes?

Ecrit par : buntovchik | 06 janvier 2008

Pendariès écrit :

Words, words, words.

Vous méprisez une bien belle métaphore. Il est question d'éclairer et non de se payer de mots. Si nous renonçons à l'idée d'une certaine transcendance dans notre mission, alors sauve qui peut, nous sommes fichus !

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

Pendariès écrit :

Words, words, words.

Vous méprisez une bien belle métaphore. Il est question d'éclairer et non de se payer de mots.

Magister

"Words, words, mere words, no matter from the heart." Troïlus et Cressida. A relire pour bien comprendre ce que je dis par "words, words, words". Pas se payer de mots. Non. Ce n'est pas du tout ça dans mon esprit. Avant de vous lancer dans la transcendance, réussissez à rempoter vos élèves d'abord. Sans racines, point de canopée (avec toute la vie qui y vit).

buntovchik, pour ceci: "Peut-etre alors la musique savante vous parlera le langage des hommes?", recevez toute mon amitié. On confond trop en France le discours avec la poésie.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Je propose à votre écoute et méditation son quatuor n°8 op.110.
En vous instruisant (pour une fois le maître de Gymnastique fera la leçon au maître de Musique) de ceci: Chostakovitch l'a composé , quand il a cédé aux pressions pour adhérer au parti. Un acte qui l'a précipité dans un état de désespoir que nous ne pouvons pas imaginer et qui le conduisit au bord du suicide.

buntovchik

Je rajoute: Chostakovitch, lors de cette adhésion, acheva son discours (écrit pour lui, bien sûr), alors qu'il DEVAIT remercier le Parti et son Chef par: "Je remercie... mes parents". Il a risqué sa liberté pour cela.

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Lu dans "Version Femina" (supplément de "TV Magazine"), p.4: "On connaissait le Speed Dating, on découvre le Speed Book'ing: cinq minutes pour parler d'un livre à cinq personnes. Ce concept à la mode à Rennes risque de se répandre dans le milieu littéraire".
Yeah!

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

"Ecoutez-la attentivement en vous libérant quelques minutes d'une écoute purement formelle et détachée de la musique. Peut-etre alors la musique savante vous parlera le langage des hommes?"

Ecrit par : buntovchik | 06 janvier 2008

Ne prenez pas cet air docte et donneur de leçons avec moi, s'il vous plaît, Buntovchik. Je connais parfaitement ce quatuor, et il est vraiment exceptionnel que j'écoute de la musique "de façon purement formelle et détachée".

Et il n'y a pas que la musique savante qui me parle le langage des hommes... ... :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

Et dans Femina, toujours, un reportage: "24 heures dans la vie d'une prof aveugle" (blop blop blop).

Ecrit par : Pendariès | 06 janvier 2008

Pendariès écrit :

"Avant de vous lancer dans la transcendance, réussissez à rempoter vos élèves d'abord."

Entendu. Mais je crois qu'on peut travailler sur les deux plans.

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

"Avant de vous lancer dans la transcendance, réussissez à rempoter vos élèves d'abord."

Ecrit par : Magister

Si cela s'adressait à moi, je ne pourrais répondre que ceci : impossible, mes élèves sont déjà de foutus empotés ;-).

Ecrit par : Moot | 06 janvier 2008

Pendariès, quand vous êtes énervé, vous vous prenez pour Mireille Dumas, à m'analyser comme ça ? Dites donc, il n'y a pas que la tension à surveiller... Vous vous êtes énervé parce que je parlais de Chostakovitch - j'ignorais que je touchais à l'une de vos chasses gardées, et je me garderai bien d'en reparler de peur de redéclencher votre ire. Par contre, qu'après ça vous me traitiez de soupe au lait avec votre ton condescendant, c'est l'hôpital qui se fout de la charité.

Quant à Aliscan, je n'avais pas vu sa réponse, et je me demande toujours bien pourquoi Verlaine en voudrait à qui que ce soit ici, moi y compris - ce n'est pas une injure que de dire qu'on n'a pas saisi une remarque écrite ici.

Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2008

le "de scientifique" en trop: facétie de mon ordinateur...

Ecrit par : Jean | 06 janvier 2008

Moot écrit :

"Si cela s'adressait à moi, je ne pourrais répondre que ceci : impossible, mes élèves sont déjà de foutus empotés ;-)."

Excellent rebondissement !

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

Pour rempoter les élèves, rien de mieux que de leur faire lire Racine, Ronsard, La Bruyère, La Motte (Fouqué) et Germinal. Je ne mentionnerai pas Le chant de la terre, ça en mettrait encore un "en rogne".

Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2008

"Appréciation d'ailleurs partagée par un certain nombre de forumeurs d'ici, comme en témoignent plusieurs mails parvenus dans ma boîte à votre sujet.
Je crois que vous êtes définitivement désespérant"
J'ai la même 'histoire', en ce qui te concerne, charogne.
:ange:

Ecrit par : toto | 06 janvier 2008

Franchement, Toto, je trouve TERRIBLE que l'on ose traîter quelqu'un de charogne.

Ecrit par : Maminou | 06 janvier 2008

dobolino a écrit :

"et on tuerait l'espoir, celui qui fait vivre."

Doit-on en conclure que seul l'espoir de s'enrichir fait vivre ?

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008
Ne faites pas la pucelle effarouchée ou le Tartuffe de service, merci. Vous avez fourré le nez dans le chiffre d'affaire annuel de la Française de Jeux et du PMU additionnés? Plus que le trou de la sécu.

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2008

Franchement, Toto, je trouve TERRIBLE que l'on ose traîter quelqu'un de charogne.

Ecrit par : Maminou | 06 janvier 2008
S'il avait jamais respiré l'odeur de la charogne, comme il m'est arrivé de le faire...

Ecrit par : dobolino | 06 janvier 2008

"Franchement, Toto, je trouve TERRIBLE que l'on ose traîter quelqu'un de charogne."

Ecrit par : Maminou | 06 janvier 2008

Oh, ne vous inquiétez donc pas, Maminou... Cela vient de tellement bas... Il vaut mieux plaindre toto que le blâmer.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 06 janvier 2008

dobolino écrit :

"Vous avez fourré le nez dans le chiffre d'affaire annuel de la Française de Jeux et du PMU additionnés? Plus que le trou de la sécu."

Evidemment, vu sous cet angle... Je reste tout de même pantois devant l'énormité du chiffre !

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008

Et d'ailleurs, Cadichon, je ne saurais trop vous conseiller la lecture de "Les nouveaux maîtres du monde", de J.Ziegler. Où l'on parle d'une "idéologie criminogène" qui fait, elle aussi, des "dizaines de millions de victimes". Dans le genre qui défrise, votre mise en pli risque d'en prendre un coup...


Ecrit par : OGM | 05 janvier 2008

C'est la blague du jour, I presume, car le dénommé Ziegler est un fada de la plus belle eau, ( paranoïaque confirmé) que ses compatriotes ont fini par mettre au placard, à défaut de le faire interner. Il trouve encore une audience chez les anti-mondialistes, anti-Américains, anti-libéraux, bref la fine fleur de la conscience politique de la France..., qui sont également groupies de son compère Michael Moore. Ces deux énergumènes sont les Dupont et Pondu de l'imposture.

Une autre intervention m'a fait éclater de rire, merci donc aussi à Kap pour avoir conchié la dernière émission de Ruggiéri, ....plus con descendant, tu meurs...!

Si l'émission repasse, ne la manquez pas.
Elle avait assemblé un plateau magique et ce fut un régal d'entendre, outre ces voix sublimes, des échanges pétillants de gaité et d'intelligence, comme celui entre Natalie Dessay et P. Ionesco qui ont finement réglé leur compte aux fornications et défécations scéniques des Arrabal et autres Schlingensief (celui qui a commis l'immonde dernier Parsifal de Bayreuth ), bref de tous ces minables théatreux ( et leur public tout aussi indigent) qui confondent la scène avec un lupanar et une pissotière et les excréments avec le talent.

Ecrit par : Cadichon | 07 janvier 2008

Cadicochonne ment, Cadicochonne ment,
Cadicochonne est allemand.

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

La preuve, c'est qu'elle ecoute Parsifal. Ce serait du Sibille tout craché, ça. Mais lui, à coup sûr, on le lui aurait reproché.

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

Bon je résume la civilisation interplanetaire :

C'est la loi du plus fort qui l'emporte partout, y compris et surtout dans l'Education Nationale. La société a des attentes de l'éducation ; l'éducation agit mal sur la société, la société ne reconnaît plus son éducation. C'est le bazar, et pour avoir un peu de clair dans tout ca, ben y a meme pu de pomme!

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

J'en soupconne certins de venir ici avc un coup de trop dans le pif, ou en fumant de l'hrbe bioloiUE. C'est un drôle d'effet en tout cas. On se prend à la fois pour Valérie Lemercier, Homer Simpson, Lino Ventura et Maïté.

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

Cadicochoooooooonneuuuuuuh, fais nous un strip sans string !
Cadicochoooooooonneuuuuuuh, fais nous un strip sans string !

Qu'on voie la couleur de tes pensées, le gras e ts tetons et la profondeur de ton gnie

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

Rassurez-vous : mon ecran penche à droite mais je vous lis quand meme. Pour vous, il suffit de pencher un peu la tête à gauche.
Moi ce qui m'agace q'est ue es lettres me semblent mal ranges, et qu'on idrait des feuille du truc au chocolat fourré à la menthé. Happy 20 ou Five qqch... bne mes lettres elles ressemblent à ça. oU A DU chocholt.

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

"Si l'émission repasse, ne la manquez pas.
Elle avait assemblé un plateau magique et ce fut un régal d'entendre, outre ces voix sublimes, des échanges pétillants de gaité et d'intelligence, comme celui entre Natalie Dessay et P. Ionesco qui ont finement réglé leur compte aux fornications et défécations scéniques des Arrabal et autres Schlingensief (celui qui a commis l'immonde dernier Parsifal de Bayreuth ), bref de tous ces minables théatreux ( et leur public tout aussi indigent) qui confondent la scène avec un lupanar et une pissotière et les excréments avec le talent."

Ecrit par : Cadichon | 07 janvier 2008

Le plateau était effectivement magique, mais l'émission était ratée. Ce qui est d'autant plus rageant. Un jour, il faut réussir à choisir entre démagogie et art, et ne pas nous proposer une mélasse tiédasse qui essaie vainement de concilier les deux. Ruggieri en est d'autant plus agaçante, parce qu'elle connait la musique et qu'elle est loin d'être bête. Mais elle est vulgaire.

"La preuve, c'est qu'elle ecoute Parsifal. Ce serait du Sibille tout craché, ça. Mais lui, à coup sûr, on le lui aurait reproché."

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

Moi pas compris.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008

Pendariès, quand vous êtes énervé, vous vous prenez pour Mireille Dumas, à m'analyser comme ça ? Dites donc, il n'y a pas que la tension à surveiller... Vous vous êtes énervé parce que je parlais de Chostakovitch - j'ignorais que je touchais à l'une de vos chasses gardées, et je me garderai bien d'en reparler de peur de redéclencher votre ire. Par contre, qu'après ça vous me traitiez de soupe au lait avec votre ton condescendant, c'est l'hôpital qui se fout de la charité.

Jérémy

Jérémy, je n'ai pas dit que vous étiez soupe-aul-lait, mais que vous me sembliez être un susceptible. Je n'ai jamais caché, ici, que je pouvais prendre de grosses colères; surtout face à la mauvaise foi, aux amalgames, aux lieux communs (qui sont utilisés comme des vérités, confer padre Yfig et consort), aux a peu près, au mépris, au snobisme, aux egos surdimensionnés pour des raisons qui semblent incompréhensibles, etc. etc. (oui, ça en fait des raisons de montrer les dents...).
Quant à Chostakovitch, ce n'est pas ma chasse gardée, mais, même si je sais qu'il y avait sans doute de l'humour, cela m'exaspère assez que ce compositeur soit sempiternellement mêlé, avec sérieux ou par méconnaissance, à cette valse qu'il avait écrite en tant que parodie (je sais que la pub pour la CNP a permis à un certain nombre de découvrir ce "Beethoven rouge", comme les Cocos ou ses adversaires aimaient à le dénommer). Ne pas oublier que cette vasle fait partie de la "Jazz suite" (Jazz, valse? Quels rapports? Et ce n'est guère jazzy, en plus...). Son oeuvre est si riche dans ses façons, son humour, léger (il a écrit une opérette dont le sujet est la construction de nouveaux appartements!!!) ou grinçant (sa 8ième symphonie), son langage si singulier (n'en déplaise à Ch. Sibille, que, nonobstant - j'adore ce mot! - cela, je soutiendrai toujours face aux propos orduriers que d'aucun lui lance).

Bref.

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

Cadicochonne ment, Cadicochonne ment,
Cadicochonne est allemand.

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

C'est dégueulasse!

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

Cadicochoooooooonneuuuuuuh, fais nous un strip sans string !
Cadicochoooooooonneuuuuuuh, fais nous un strip sans string !

Qu'on voie la couleur de tes pensées, le gras e ts tetons et la profondeur de ton gnie

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

Tiens encore un (ou peut-être juste un avatar?) qu'il ne faut pas nourrir: Don't feed the troll. REMEMBER.

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

Je poursuis:

http://www.dailymotion.com/relevance/search/chostakovitch/video/x16qoy_dchostakovitch-symphonie-n14-extrai_events

Cette 14ème symphonie est la symphonie de la mort (d'ailleurs lors des répétitions de la création, un des apparatchiks d'alors, venu les écouter, a eu une crise cardiaque): elle reprend les poèmes de Lorca (De profundis, Malaguena), de G. Apollinaire (La Loreley, Le Suicidé, Les Attentives I et II, A la Santé, Réponse des cosaques zaporogues au sultan de Constantinople), Rilke (O Delvig, Delvig!, Der Tod des Dichters, Schluss-Stück).

Ah et puis ces "6 poèmes de Marina Tsetaeva"....

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

LA MORT DU LATIN N'A PAS LIEU POUR TOUT LE MONDE !

http://lyc-henri4.scola.ac-paris.fr/lycee/concours/ciceron.pdf

Il n'y a pas de sous pour financer trois heures de latin par semaine dans mon lycée, mais les I.G. se rendent en personne à Henri IV pour féliciter et récompenser les lauréats d'un concours de version latine (les deux gagnants sont des élèves du lycée Stanislas - c'est sûr, ils avaient besoin qu'on leur donne des livres).

Ecrit par : Jeremy | 05 janvier 2008

Merci pour le lien.

On a quand même le sentiment d'un club très fermé de "happy few".

N'est-ce pas l'aveu d'un échec de la "démocratisation" de l'école, ce renoncement à transmettre la "culture générale" au plus grand nombre et à la réserver à une nomenklatura d'élèves d'Etablissements de centre-villes ?

Evidemment, on peut vivre sans savoir que la question de la double citoyennenté se posait déjà du temps de Cicéron, mais pas dans les mêmes sphères.

Tout cela est désormais tacitement accepté. La pseudo démocratisation de l'Ecole et le pédagogisme ont abouti à renforcer l'étanchéité entre les classes sociales et l'auto cooptation.

La "Fabrique du crétin" ne fabrique donc pas que des "Trabants"...Nous sommes dans "le meilleur des mondes". Qu'on se le dise, mais pas trop fort !

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2008

Pour le 8eme quatuor que buntovchik évoquait plus haut, un extrait ci joint. A noter ceci que je reprends du livret des Quatuors au complet: "Le compositeur s'était dédié à lui-même le Q. n°8. C'était en 1960, peu après que les médecins eurent diagnostiqué une maladie mortelle":

http://www.dailymotion.com/relevance/search/shostakovich/video/x239s7_shostakovich-string-quartet-no-8-in_music

J'ai eu la chance d'assister à une représentation du quatuor dont les membres furent dédicataires de la plupart de ses quatuors: le quatuor Borodine. Ils ont joué le 15ième et dernier (1974, un an avant la mort du compositeur: 1975, l'année de ma naissance) avec des bougies, en hommage à Chostakovitch, qu'ils soufflèrent à la fin du dernier mouvement - dans un des silences les plus tendus jamais entendu.

"Je ne veux plus de dédicace. (...) La mort tourne autour de moi." (D. Chostakovitch)

Je crois que, tout comme Baudelaire a fait entrer la mort dans le poème, fait du poème la mort, et la mort le poème (non pas seulement en tant que thème), Chostakovitch a accompli cela en musique.

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

Réponse à Jean,
Vous me dites que c'est par la pratique du métier que les méthodes professorales entrent. Elles entrent donc peu à peu, et parfois laborieusement pour les plus nuls d'entre nous (je ne vise personne, évidemment, je suis ici dans la théorie).Et alors, que deviennent les premières générations "sacrifiées" sur l'autel des maladresses? S'il faut attendre à chaque nouvel enseignant que qques années passent, bonjour l'amateurisme!
Par ailleurs, j'ai eu quelques stagiaires, je les ai tous cuisinés sur leur rapport à l'IUFM, aucun(e) n'a rien "vomi" du tout. Disons qu'ils prenaient ce qu'ils pensaient pouvoir leur servir et gardaient une certaine distance avec le reste.
Je vois bien qu'au fond, étant donné la violence de votre rejet de ce type d'apport à l'enseignement, il n'est pas question de vous convaincre. Je me demande cependant comment on peut passer sous silence des décennies d'études sur ce qui se passe dans la tête des "apprenants" (private joke).

Ecrit par : charbonnel | 07 janvier 2008

Cadicochonne ment, Cadicochonne ment,
Cadicochonne est allemand.

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

C'est dégueulasse!

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

Je n'ai pas réagi aux propos sous céliniens d'un autre troll (peut-être le même) sur le "devoir de mémoire".

Mais trop c'est trop.

Je trouve moi aussi ces attaques contre cadichon particulièrement ignobles et je tiens à lui exprimer toute ma sympathie.

A Christophe aussi. Il faudrait que toto comprenne enfin qu'il déconsidère la cause qu'il défend en s'y prenant de cette manière.

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2008

Je crois que, tout comme Baudelaire a fait entrer la mort dans le poème, fait du poème la mort, et la mort le poème (non pas seulement en tant que thème), Chostakovitch a accompli cela en musique.

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

La mort, chez Baudelaire, placée dans une perspective surnaturelle, reste encore la mort naturelle.

Avec Chostakovitch, on change d'échelle. L'Histoire s'est s'accélèré.

Ce que charrie le fleuve puissant de cette musique, c'est la montée aux extrêmes de la guerre germano-soviétique, le terrorisme de masse...Toutes les tragédies du XXème siècle inaugurées par la "guerre industrielle" de 14-18 (à l'origine aussi de la Révolution bolchévique) et la question du destin de l'Humanité, désormais placée sous l'horizon de l'apocalypse.

Toute la musique de Chostakovitch dément son adhésion forcée à l'idéologie officielle.

Le poème de Robert Rojdestvenki parle de la même chose, même si la voix se fait plus discrète : "Ecoutez ! C'est nous qui parlons les morts ! Ecoutez ! Nous frappons dans votre coeur..."

Il est vrai qu'il y en dont ces voix agacent la mémoire et qui voudraient bien les faire taire.

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2008

Ce que charrie le fleuve puissant de cette musique, c'est la montée aux extrêmes de la guerre germano-soviétique, le terrorisme de masse...Toutes les tragédies du XXème siècle inaugurées par la "guerre industrielle" de 14-18 (à l'origine aussi de la Révolution bolchévique) et la question du destin de l'Humanité, désormais placée sous l'horizon de l'apocalypse.

Robin

Je pense que vous reprenez trop, pour beaucoup, la lecture de René Girard. Comme me l'a dit un de mes meilleurs amis: "Ce qui m'énerve dans "Achever Clausewitz", c'est ce côté: Apocalypse-mode d'emploi". Il n'a pas tort, finalement.

Je récoute en ce moment le 15ième quatuor: elle est celle d'un vieil homme face à sa mort prochaine - toute une vie de morts: quand il fut enfant, le massacre par les troupes du Tsar des affamés, ses amis (le metteur en scène Meyerhold, par exemple) assassinés sous l'ordre de Staline, lui qui bientôt étouffera dans son lit d'hôpital. C'est son auditeur qui ensuite peut rattacher cela à ce dont vous parlez. Ne pas oublier que Chostakovitch est athée. Et que son génie est d'avoir été un condensateur des choses humaines, - pour creuser dans l'infini.

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

Quelques voeux trouvés sur un feuillet de calendrier à la date du 1er janvier 2008.

"Je te souhaite ASSEZ...

Je te souhaite
assez de soleil pour te garder brillante,
assez de pluie pour apprécier le soleil,
assez de bonheur pour garder ton esprit éveillé,
assez de peine pour rendre la plus petite joie importante,
assez de moyens pour satisfaire tes besoins,
assez de pertes pour mesurer la valeur de ce que tu possèdes,
assez de revoirs pour aller jusqu'au dernier adieu."

Ecrit par : Maminou | 07 janvier 2008

C'est son auditeur qui ensuite peut rattacher cela à ce dont vous parlez. Ne pas oublier que Chostakovitch est athée. Et que son génie est d'avoir été un condensateur des choses humaines, - pour creuser dans l'infini.

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

Vous avez sans doute raison en ce qui concerne R. Girard ; mais n'est-il dans la vocation du philosophe (même si Girard n'aime pas se dire "philosophe") de chercher une hypothèse "englobante" (l'Histoire du monde contemporain à la lumière de la rivalité mimétique).

L'Art est tout autre chose et nous touche autrement, le langage musical en particulier qui contourne le "concept" et s'ouvre à une pluralité d'interprétations.

Une voix singulière, une histoire singulière, une protestation peut-être de l'individu contre une Histoire où la mort n'est pas l'aboutissement de la vie mais la destruction absurde d'une destinée riche de promesses.

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2008

Vous avez sans doute raison en ce qui concerne R. Girard ; mais n'est-il dans la vocation du philosophe (même si Girard n'aime pas se dire "philosophe") de chercher une hypothèse "englobante" (l'Histoire du monde contemporain à la lumière de la rivalité mimétique).

Robin

Une hypothèse oui; je trouve que Girard devient dogmatique; il n'est pas catholique pour rien, donc.

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

Mais le lire reste un vrai bonheur.

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

"Quant à Chostakovitch, ce n'est pas ma chasse gardée, mais, même si je sais qu'il y avait sans doute de l'humour, cela m'exaspère assez que ce compositeur soit sempiternellement mêlé, avec sérieux ou par méconnaissance, à cette valse qu'il avait écrite en tant que parodie (je sais que la pub pour la CNP a permis à un certain nombre de découvrir ce "Beethoven rouge", comme les Cocos ou ses adversaires aimaient à le dénommer). Ne pas oublier que cette vasle fait partie de la "Jazz suite" (Jazz, valse? Quels rapports? Et ce n'est guère jazzy, en plus...). Son oeuvre est si riche dans ses façons, son humour, léger (il a écrit une opérette dont le sujet est la construction de nouveaux appartements!!!) ou grinçant (sa 8ième symphonie), son langage si singulier (n'en déplaise à Ch. Sibille, que, nonobstant - j'adore ce mot! - cela, je soutiendrai toujours face aux propos orduriers que d'aucun lui lance).

Bref."

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

Je suis d'accord avec à peu près tout ce que vous avez écrit. Vous êtes d'une susceptibilité incroyable! Qui a lancé des propos orduriers sur Chostakovitch?

D'ailleurs, à part toto, (qui, soit dit en passant, à part celle de la bêtise, ne défend absolument aucune cause, Robin. Relisez ses messages), personne, je crois, n'est ordurier ici. Me semble t-il.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008

Qui a lancé des propos orduriers sur Chostakovitch?

Ch. Sibille, ma phrase était peut-être d'une formulation compliquée, mais je voulais dire que, même si nous ne sommes pas d'accord sur des artistes et des créateurs, je veux dire que je continuerai à ne pas accepter que VOUS soyez insulté. :-)

Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2008

J'ai le souvenir d'une publicité de la télévision de Suisse Romande qui vantait de la lessive sur un air de Carmen chanté par une ménagère virevoltante, suspendant du linge d'une blancheur éclatante au fil de son jardin....

Et une émission très sérieuse a expliqué peu après que cette publicité avait fait vendre non seulement beaucoup de lessive, mais encore plus de disques qui permettaient de retrouver l'extrait entendu dans la publicité...

"Examinez toutes choses et retenez ce qui est bon!"

Ecrit par : Maminou | 07 janvier 2008

D'ailleurs, à part toto, (qui, soit dit en passant, à part celle de la bêtise, ne défend absolument aucune cause, Robin. Relisez ses messages), personne, je crois, n'est ordurier ici. Me semble t-il.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008

toto fait sans cesse référence à "Léo et Léa", qui est un retour "actualisé" (à mon avis salutaire) à la méthode dite "syllabique".

Il me semble que toto défend cette cause-là, celle de Rachelle Boutonnet, de Marc le Bris, de Bernard Appi, de tous ces gens courageux qui se battent sur le terrain pour apprendre (réapprendre) à lire et à écrire vraiment aux élèves.

Mais je ne comprends pas (et je n'accepte pas) qu'il le fasse de cette façon.

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2008

Mais je ne comprends pas (et je n'accepte pas) qu'il le fasse de cette façon.

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2008

Je vous rejoins tout à fait, Robin...
Le combat de Ttoo est un bon combat.
Mais la hargne que je ressens aussi contre la méthode globale ne peut justifier de tels débordements contre Ch. Sibille.

Ecrit par : Maminou | 07 janvier 2008

"Bonjour l'amateurisme", écrit Charbonnel.
Certes , enseigner ne s'apprend pas, mais ce n'est pas pour autant que nous sommes des amateurs. Nous sommes des professionnels de cet art qu'on appelle enseigner.
D'ailleurs, en quoi consiste au juste cette "expérience" dont nous parlions ci-dessus? Essentiellement, à mon avis, en quelques trucs ou "ficelles" qui permettent de "tenir" sa classe. Lorsque j'ai commencé, il y a quelques décennies, il était dans l'air du temps pédagogique de laisser parler les élèves au maximum et de parler soi-même le moins possible; il fallait que les élèves, en quelque sorte, fissent le cours. Pure idiotie, meilleur moyen de ne rien faire de sérieux et d'avoir le souk dans la classe. L'"expérience", pour moi, a consisté à prendre conscience que de telles recommandations m'envoyaient dans le mur et à décider d'en faire à ma tête, c'est-à-dire d'être au contraire archi-directif, d'être intraitable sur le plan de la discipline.
Vous dites que le professeurs débutants massacrent, par inexpérience, leurs premières classes. Est-ce absolument nécessaire? Ne peut-on pas être bon professeur dès ses premières années d'enseignement? Le fait d'avoir triomphé des épreuves écrites et orales du Capes et de l'agrégation et de s'être sorti honorablement des inspections du stage pratique atteste tout de même qu'on est pas totalement inapte à transmettre des connaissances.

Ecrit par : Jean | 07 janvier 2008

"Vous dites que le professeurs débutants massacrent, par inexpérience, leurs premières classes. Est-ce absolument nécessaire? Ne peut-on pas être bon professeur dès ses premières années d'enseignement? Le fait d'avoir triomphé des épreuves écrites et orales du Capes et de l'agrégation et de s'être sorti honorablement des inspections du stage pratique atteste tout de même qu'on est pas totalement inapte à transmettre des connaissances."

Ecrit par : Jean | 07 janvier 2008

Jean, après avoir réussi le CAPES théorique, (dans un très bon rang), le CAPES pratique, (de justesse, il faut bien le dire), avec un prix de conservatoire, et après une année de CPR, j'étais vraiment ce qu'on appelle un très mauvais professeur. Très inhibé. Outre l'expérience, (qui fait évidemment avancer), je dois la plus grande partie des progrès que j'ai pu faire concernant l'attitude devant un groupe à la pratique du théâtre et de la scène.
Cette pratique n'est peut-être pas nécessaire pour tout le monde mais, aux dires de la plupart des PE que j'ai pu recroiser quelques années après le passage dans l'atelier théâtre, à l'IUFM, elle leur a fait gagner quelques années!

Voilà pourquoi je continuerai à me battre pour que la pratique théâtrale soit intégrée dans la formation des enseignants. Et je sais ne pas être le seul à défendre ce point de vue! (Je pense notamment, en ces lieux, à Pedro.)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008

Pendariès, Christophe Sibille vous a déjà répondu ce que j'ai à vous dire :

"Vous êtes d'une susceptibilité incroyable!"

Et sa question annexe n'est pas mal non plus :
"Qui a lancé des propos orduriers sur Chostakovitch?"

Ecrit par : Mère Poulard | 07 janvier 2008

Jean, après avoir réussi le CAPES théorique, (dans un très bon rang), le CAPES pratique, (de justesse, il faut bien le dire), avec un prix de conservatoire, et après une année de CPR, j'étais vraiment ce qu'on appelle un très mauvais professeur.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008

Christophe, après avoir réussi mon concours en bizuth(excellent, mais de justesse, il faut bien le dire), et après mes années d'études, j'étais vraiment (comme mes petits camarades) ce qu'on appelle un très mauvais vétérinaire.

Je vous dis ceci pour répondre indirectement à M Charbonnel, qui ne me répond pas pas car j'ai parlé de "profs", ce qui, j'en conviens, est de la dernière grossièreté.

"Sciences de l'éducation" ou pas, un jeune profESSEUR commettra des maladresses et fera des erreurs. Et puis il acquerra de l'expérience.
Enseigner ou soigner, ce n'est pas de la mécanique (en encore, je suis sûr que la métaphore déplaira).

Que ses stagiaires capésiens aient su faire la part des choses parmi les enseignements de l'IUFM, fort bien. Mais que peut-il nous dire des jeunes institUTEURS (pardon : profESSEURS des ECOLES), dont l'observation montre que leur capacité digestive est plus limitée ?

Ecrit par : yann | 07 janvier 2008

dobolino écrit :

"Vous avez fourré le nez dans le chiffre d'affaire annuel de la Française de Jeux et du PMU additionnés? Plus que le trou de la sécu."

Evidemment, vu sous cet angle... Je reste tout de même pantois devant l'énormité du chiffre !

Ecrit par : Magister | 06 janvier 2008
Et c'est bien sous cet angle qu'il faut le voir: ce sont les nouveaux vendeurs d'espoir. Ce n'est guère plus toxique que l'absinthe ou les Jésuites ou le communisme révolutionnaire. par contre, c'est très individualiste et égocentrique.

Ecrit par : dobolino | 07 janvier 2008

Cette pratique n'est peut-être pas nécessaire pour tout le monde mais, aux dires de la plupart des PE que j'ai pu recroiser quelques années après le passage dans l'atelier théâtre, à l'IUFM, elle leur a fait gagner quelques années!

Voilà pourquoi je continuerai à me battre pour que la pratique théâtrale soit intégrée dans la formation des enseignants. Et je sais ne pas être le seul à défendre ce point de vue!

Zut!
D'accord avec Sibille sur ce point.
Le théâtre est par contre un grand dévoreur de temps...Et on nous a mis l'anglais, l'informatique etc. dans les pattes...

Ecrit par : Guillaume | 07 janvier 2008

Ce n'est pas en faisant du théâtre que l'on devient un bon professeur! Peut-être cela permet-il de placer sa voix et de ne pas jouer avec ses mains pour cacher son malaise, mais au-delà de ça...
Au contraire, le propre de l'acteur étant de mentir, il me paraît que le théâtre est opposé à l'acte même d'enseigner!
Pour tenir une classe, il faut certes savoir parler en public mais il faut surtout savoir de quoi l'on parle et être capable de l'exposer clairement. Plutôt que faire du théâtre, il me paraît plus important d'insister sur la nécessité de maîtriser la discipline que l'on enseigne.
C'est à cela que servent les concours me direz-vous? Sans doute, mais je constate que bien souvent mais collègues sont "très au point" sur les dernières recherches universitaires mais n'ont qu'une très vague notion des bases qu'ils enseignent... pour exemple, j'avais il y a deux ans comme collègue une jeune certifiée d'histoire qui ignorait ce qu'était précisément le PIB!
On ne peut pas tricher avec les élèves, lorsqu'on les mistifie ils le sentent et le font payer. Ils ont d'ailleurs bien raison.

Ceci étant dit, je ne doute pas qu'on doit bien s'amuser à faire du théâtre dans les IUFM... D'ailleurs pourquoi bouder son plaisir, pour une fois qu'on s'y amuse plutôt que de s'ennuyer!

Ecrit par : Kutya | 07 janvier 2008

Kutia, relisez-mon dernier message! Je pense, sincèrement, que je maîtrisais à peu près la discipline que j'avais à enseigner, même au début de ma "carrière".

"Ce n'est pas en faisant du théâtre que l'on devient un bon professeur! Peut-être cela permet-il de placer sa voix et de ne pas jouer avec ses mains pour cacher son malaise, mais au-delà de ça..."

Ecrit par : Kutya | 07 janvier 2008

Ne serait-ce que ça, ça serait déjà pas mal pour ne pas être la risée des élèves.

"Ceci étant dit, je ne doute pas qu'on doit bien s'amuser à faire du théâtre dans les IUFM... D'ailleurs pourquoi bouder son plaisir, pour une fois qu'on s'y amuse plutôt que de s'ennuyer!"

Ecrit par : Kutya | 07 janvier 2008

S'amuser en travaillant, ou travailler en s'amusant, me semble, personnellement, primordial. Et ces deux mots sont nettement moins antinomiques qu'il n'y paraît.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008

"S'amuser en travaillant..."
Je ne pense pas que vous puissiez généraliser à partir de votre discipline, Christophe. Chacun sait que l'enseignement de la musique a terriblement pâti d'une approche trop aride parce que trop théorique qui éloignait les élèves d' une étude qui aurait dû au contraire apporter du plaisir. C'était l'époque où, trop souvent, une année de solfège devait obligatoirement précéder l'étude d'un instrument. Pas très malin en effet.
Mais en français, en grammaire ou en explication de texte, je ne vois pas pourquoi il faudrait créer la fiction qu'on "s'amuse". On travaille, un point c'est tout, et c'est à l'objet même de ce travail que les élèves trouvent de l'attrait pour peu qu'ils aient le sentiment d'apprendre quelque chose.

Quant à la vertu des concours, Capes et agrégation, consiste-t-elle à tenir les candidats au courant des "dernières recherches universitaires", ou à leur faire bien maîtriser les fondamentaux de leur discipline, les "classiques", en quelque sorte? Je penche plutôt pour la deuxième solution.

Ecrit par : Jean | 07 janvier 2008

Rapport aux tfos d'orthographe (pour faire avancer le schmilblick, non cibil/penda, po tout seul dans sa tante... :ange: )

Une faute d'orthographes.

roa.

:ange:

Ecrit par : toto | 07 janvier 2008

Au contraire, le propre de l'acteur étant de mentir, il me paraît que le théâtre est opposé à l'acte même d'enseigner!


Ecrit par : Kutya | 07 janvier 2008

Est-ce l'art de mentir, comme vous dites, ou l'art de s'incarner en l'autre, quelques heures durant?

Ecrit par : dobolino | 07 janvier 2008

Nous ne sommes pas tous même auditeurs au théâtre...
Je vois, en l'acteur ou comédien, celui qui est capable, sans mentir, de n'être plus lui-même mais un autre, celui qui est capable de se nier, de s'évanouir, pour renaître, quelques instants et pour notre plus grand plaisir, en un autre qui n'est pas LUI...

Ecrit par : dobolino | 07 janvier 2008

S'amuser en travaillant, ou travailler en s'amusant, me semble, personnellement, primordial. Et ces deux mots sont nettement moins antinomiques qu'il n'y paraît.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008

On ne s'amuse pas en travaillant! On se fait du PLAISIR, vrai de vrai! On se fait JOUIR! Et ça, ce n'est pas un amusement, ça demande une grande maîtrise de soi et des autres, c'est un aboutissement à l'issue d'une longue Quête de Joie.
Il arrive exceptinnelement que des âmes trs douées, élues, aboutissent vite. Mais, c'est rare! La plupart préfère Loto ou PMU.

Ecrit par : dobolino | 07 janvier 2008

Vous savez, dobolino, pour vraiment s'amuser, (jouir, prendre de la joie, au sens 'Spinozien" du terme) en travaillant, il faut bien maîtriser sa discipline! Vrai de vrai!

Après tout, la vie elle-même n'est-elle pas une gigantesque déconnade? J'aimerais que quelqu'un me prouve le contraire!

:-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008

Vous savez, dobolino, pour vraiment s'amuser, (jouir, prendre de la joie, au sens 'Spinozien" du terme) en travaillant, il faut bien maîtriser sa discipline! Vrai de vrai!


Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008

Je sais, et c'est vachement chiadé pour y arriver! Vrai de vrai de chez vrai de vrai!

Ecrit par : dobolino | 07 janvier 2008

Après tout, la vie elle-même n'est-elle pas une gigantesque déconnade? J'aimerais que quelqu'un me prouve le contraire!

:-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 janvier 2008
Pas moi! Enfin, pas aujourd'hui... Demain est un autre jour.

Ecrit par : dobolino | 07 janvier 2008

Merci à Pendariès, Christophe et Robin pour leurs témoignages de sympathie devant la grotesque et vulgaire bordée d'injures de cette pauvre chose qui pense m'insulter en me traitant d'Allemande et n'a surement jamais entendu parler des Festspiele de Bayreuth, ni de la consternate mise en scène de Ch. Schliengensief.

Cette pathétique mère Poulard est aussi surfaite et baveuse que l'omelette du même nom dont le seul souvenir me soulève lui aussi le coeur ( il n'y a pas de hasard) .
Toutes mes condoléances.
La sottise humaine est infinie.

Et je ne crois pas qu'il s'agisse de toto, mais d'un bien mauvais imitateur.

N'en déplaise à ceux que défrise la voix gnagnasse et les nombreux cuirs de Ruggiéri, il fut aussi amplement question dans son émission de la nécessité à l'opéra de conjuguer les talents d'ordre musical et théatral, propos qui rejoint celui de Christophe. Et le talent ne suffit pas, cela se travaille, assidûment. Les artistes présents n'ont pas atteint le sommet de leur art en se tournant les pouces.


A propos tjrs de Ruggéri,
On ne regarde pas non plus Riposte, par exemple, pour les pitoyables gesticulations du gros Serge qui est un des plus mauvais animateurs de télévision, incapable de mener un débat, mais pour la qualité de certains intervenants.

C'est cocasse mais surtout affligeant cet irrésitible besoin des médiocres, des minables sans talent, pour se grandir ou tout simplement ne pas étouffer dans leur petitesse, de critiquer ceux qui en ont si visiblement plus qu'eux. La jalousie ne grandit jamais ceux qui en sont victimes, bien au contraire

Ecrit par : Cadichon | 08 janvier 2008

Je ne pense pas que Moati et Ruggieri soient dénués de talent! Mais, effectivement, le fait d'avoir constamment en face d'eux des invités qui en ont mille fois plus qu'eux, ça doit agacer, à la longue, et donner envie de tirer la couverture à soi. Il y a extrêmement peu d'animateurs d'émissions qui échappent à cette règle. Aucun ne me vient en tête, là, maintenant. Et la jalousie est un "moteur" beaucoup plus courant qu'on pourrait le croire, et, certainement, un des plus pernicieux.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 janvier 2008

La salle de classe n'est pas une scène de théâtre. Faire du professeur un acteur, c'est lui donner un rôle qui n'est pas le sien. C'est en faire un spécialiste de la communication et non de la transmission du savoir.
Ce "rôle", tel qu'il est conçu dans les IUFM par les pédagogos, consiste pour un professeur à être capable de réciter le dogme de la façon la plus attreyante (amusante?) possible à des élèves . Tel l'acteur au service du texte, le professeur se doit donc de fuir l'originalité, la critique mais surtout l'ennui de ses élèves !
Et bien, non! La vie n'est pas une gigantesque déconnade où l'on s'amuse à n'en plus finir. L'effort, la souffrance et même l'ennui peuvent être salutaires.
L'enseignement, c'est le contraire du devoir conjugal : cela peut s'envisager sans désir et s'accomplir sans plaisir!

Ecrit par : Pompon | 08 janvier 2008

L'enseignement, c'est le contraire du devoir conjugal : cela peut s'envisager sans désir et s'accomplir sans plaisir!

Ecrit par : Pompon | 08 janvier 2008

Tiens, un revenant de la grandiose émission "La Classe", avec Bézu: Pompom.

Et que pensez-vous de ceci: "90 fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant"? Brassens.

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2008

Je crois même que c'est 99 fois sur 100...

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2008

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/08/01001-20080108ARTFIG00324-ces-parents-qui-creentdes-ecoles-pour-leurs-enfants-.php

Ces parents qui créent
des écoles pour leurs enfants

Aude Sérès
08/01/2008 | Mise à jour : 07:06 |

Méthode syllabique et histoire au programme de ces établissements pas comme les autres.
Un petit parfum de Doisneau flotte dans cette grande maison bourgeoise de Fontainebleau. Le long d'un grand jardin, les enfants sont répartis en petits groupes par classes, qui autour de la cheminée, dans le bureau, près de la cuisine… À l'école Le Roseau, une trentaine d'enfants du CP au CM2 vivent une scolarité particulière. Au premier trimestre, les six familles, qui ont créé cette structure en 2006, ont obtenu officiellement le statut d'école hors contrat. Et ne sont donc pas tenues de suivre les programmes de l'Éducation nationale.

Si on ne sent ici aucune guerre ouverte contre le système scolaire, pour François Maillot, l'un des cofondateurs du Roseau, qui abrite l'école dans sa maison, le constat était clair. «Les méthodes actuelles d'apprentissage de la lecture sont mauvaises, les enfants arrivent avec de grosses lacunes en CM2», explique-t-il. Après avoir, pour certains, tenté l'école à la maison qui, reconnaît l'une des mamans, a des limites, notamment au niveau de la vie sociale des enfants , ces couples d'amis ont décidé d'unir leurs forces.

Les mamans, plutôt «bon chic bon genre», enseignent à mi-temps dans les différentes classes et s'appuient sur une méthode qui sent bon les cahiers d'écoliers d'autrefois, celle de l'école Sainte-Anne. Pour la lecture, un credo : la méthode dite syllabique. Au programme également, de fréquentes dictées une par jour en CP , des rédactions dès le CE1, de nombreux textes appris par cœur, un enseignement très approfondi en histoire et un contrôle par semaine portant sur toutes les matières, avec un système de «bons points». Sans oublier la prière du matin, même si, souligne Valérie Maillot, «nous accueillons des enfants non baptisés».

Aujourd'hui, les sept élèves de la classe de CP apprennent le son «ch». Et les résultats sont là. Au rythme d'une petite dictée chaque jour, à l'issue du premier trimestre, Renaud, Clémentine, Anna et leurs quatre camarades lisent tous sans aucune difficulté ou presque. À côté, Antoine-Marie et Selma-Lieu, deux des quatre élèves de CE2, font une division et utilisent avec dextérité un boulier en bois. À côté, dans la bibliothèque, la classe de CM1 compte…. deux élèves ! Chez les CM2, Anne, la seule fille des trois élèves, reconnaît toutefois qu'elle a «hâte d'être au collège pour jouer avec d'autres petites filles…».


Garage aménagé

Aujourd'hui, Le Roseau veut s'agrandir et trouver de nouveaux locaux. «Nous avons de nombreuses demandes d'inscription que nous avons dû refuser faute de place», regrette Valérie Maillot. Non loin de là, à Rambouillet, d'autres familles ont décidé, elles, de créer des classes de collège hors contrat. Après des débuts dans un garage aménagé, le collège Saint-Jean-Bosco vient de déménager dans des locaux plus vastes. Une quinzaine d'élèves répartis entre la 6e et la 5e, onze enseignants, c'est le règne du système D pour boucler le budget : brocante, vente de gâteaux. «Nous ne sommes pas des ayatollahs du hors-contrat, nous avons des professeurs diplômés. Un agrégé de maths a même rédigé un manuel sur mesure», se félicite Mathilde Magon.

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2008

C'est 95 fois sur 100, Pendariès...

Ecrit par : yann | 08 janvier 2008

L'enseignement, c'est le contraire du devoir conjugal : cela peut s'envisager sans désir et s'accomplir sans plaisir!

Ecrit par : Pompon | 08 janvier 2008

"La vie après la mort est aussi peu plausible que le sexe après le mariage" (Madeleine Kahn dans "Clue").
Et Lycée de Versailles (pour continuer à filer la métaphore profESSORALE).

Ecrit par : yann | 08 janvier 2008

Pas d'accord du tout avec vous, Jean (je parle de la seule valeur des concours pour enseigner). Le concours est une étape nécessaire mais non suffisante: ils prouvent évidemment un savoir, une certaine technicité, une culture (je suis professeur de Lettres, mais ce que je dis est valable pour les autres disciplines). Il est en outre, et de cela, personne ne parle, la garantie d'une authentique volonté d'entrer dans le métier. J'ai tellement connu de collègues qui, non seulement étaient titularisés sans concours et évitaient par là-même une mutation, mais qui, en plus, se plaignaient du métier, et gnagnagna et gnagnagna...Mais je persiste, je repersiste, un peu de théorie didactique et pédagogique (je me rince vite la bouche, soyez rassuré!) est nécessaire. Théorie éloignée de toute dérive qu'il a pu y avoir ici ou là.
Fin du débat?

Ecrit par : charbonnel | 08 janvier 2008

"il prouve"

Ecrit par : charbonnel | 08 janvier 2008

Et que penez-vous, M Charbonnel, du concours débile que passent les PE, après avoir décroché une licence en géographie, histoire de l'art, sociologie, production audiovisuelle, cuisine alsacienne appliquée, qui ne leur apprend nullement comment (et quoi) enseigner en primaire ?

Ecrit par : yann | 08 janvier 2008

mais je constate que bien souvent mais collègues sont "très au point" sur les dernières recherches universitaires mais n'ont qu'une très vague notion des bases qu'ils enseignent...
Ecrit par Kutya.

Waaouuuhhh! Quel bahut de rêve! Comme j'aimerais avoir des collègues très au point sur les dernières recherches universitaires!!!
Cela m'est arrivé si peu de fois d'en rencontrer, et pourtant j'ai goûté à pas mal d'établissements! Les chers collègues de collèges ( la précision est importante), pour les trois quarts d'entre eux, ne savent plus ce qui se passe dans les facs et quand ils lisent encore, on peut s'estimer heureux!
Et il vaut mieux parler de sa chaudière à la récréation que d'ouvrages universitaires... D'ailleurs, je peux tenir une conversation fort honorable sur les sus-dites, la mienne étant en train de rendre l'âme. En plein hiver, c'est d'un mauvais goût.

Ecrit par : Sanseverina | 08 janvier 2008

Charbonnel,

La pédagogie n'est pas une science, mais un art. Les prétendues "théories pédagogiques" ont autant de valeur que l'astrologie, où la numérologie et autres billevesées. Comment on en est arrivé à créer des chaires en "sciences de l'éducation", je ne me l'explique toujours pas. Vous dites "théorie éloignée de toute dérive", mais c'est de toute réalité que sont éloignées ces théories. Une théorie scientifique doit entre autres être explicative, avoir un pouvoir prédictif, et être falsifiable: les "Sciences de l'education", bâties sur du vent, ne satisfont à aucun de ces critères. Si vous connaissez des ouvrages traitant du sujet qui, selon vous, sont réellement intéressants, je vous prie de m'en communiquer les références.

Ecrit par : françois duhem | 08 janvier 2008

C'est 95 fois sur 100, Pendariès...

Ecrit par : yann | 08 janvier 2008

D'où tenez-vous ces statistiques ?

Ecrit par : Japhet | 08 janvier 2008

De Georges ...

Ecrit par : yann | 08 janvier 2008

Alors c'est 90, de mémoire...

Ecrit par : Japhet | 08 janvier 2008

Vérification faite, c'est bien 95.

Ecrit par : Japhet | 08 janvier 2008

Quatre-vingt-quinze pour cent
(Georges Brassens)

La femme qui possède tout en elle
Pour donner le goût des fêtes charnelles
La femme qui suscite en nous tant de passion brutale
La femme est avant tout sentimentale
Mais dans la main les longues promenades
Les fleurs, les billets doux, les sérénades
Les crimes, les folies que pour ses beaux yeux l'on commet
La transporte, mais...

Quatre-vingt-quinze fois sur cent
La femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus
Du contraire sont des cocus
A l'heure de l'oeuvre de chair
Elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend pas le coeur qui bat
Le corps non plus ne bronche pas

Sauf quand elle aime un homme avec tendresse
Toujours sensible alors à ses caresses
Toujours bien disposée, toujours encline à s'émouvoir
Ell' s'emmerd' sans s'en apercevoir
Ou quand elle a des besoins tyranniques
Qu'elle souffre de nymphomanie chronique
C'est ell' qui fait alors passer à ses adorateurs
De fichus quarts d'heure

Quatre-vingt-quinze fois sur cent
La femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus
Du contraire sont des cocus
A l'heure de l'oeuvre de chair
Elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend pas le coeur qui bat
Le corps non plus ne bronche pas

Les "encore", les "c'est bon", les "continue"
Qu'ell' crie pour simuler qu'ell' monte aux nues
C'est pure charité, les soupirs des anges ne sont
En général que de pieux menson(ges)
C'est à seule fin que son partenaire
Se croie un amant extraordinaire
Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus
Ne soit pas déçu

Quatre-vingt-quinze fois sur cent
La femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus
Du contraire sont des cocus
A l'heure de l'oeuvre de chair
Elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend pas le coeur qui bat
Le corps non plus ne bronche pas

J'entends aller de bon train les commentaires
De ceux qui font des châteaux à Cythère
"C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un maladroit
Qu'elle conserve toujours son sang-froid"
Peut-être, mais les assauts vous pèsent
De ces petits m'as-tu-vu-quand-je-baise
Mesdam's, en vous laissant manger le plaisir sur le dos
Chantez in petto...

Quatre-vingt-quinze fois sur cent
La femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus
Du contraire sont des cocus
A l'heure de l'oeuvre de chair
Elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend pas le coeur qui bat
Le corps non plus ne bronche pas

Ecrit par : Georges Brassens | 08 janvier 2008

J'avions pas la 'hargne' contre la 'globale' comme toi :) , ni contre la 'syllabique' comme l'ote 'charogne' :ange:

Par contre j'en ai ras l'Q des zânes qui bossent du complexe vers le mur !


Cadichon sait lire 'correctement', rin que pour ça elle m'est sympatoche ... c'est po l'cas l'ot 'charogne' qui ne sait ni parler ("soit-disant", bouffon ! ) ni lire ni écrire 'correctement' ! Si encore il avait des trucs intéressants à dire ! :(

Ecrit par : toto | 08 janvier 2008

"toto fait sans cesse référence à "Léo et Léa", qui est un retour "actualisé" (à mon avis salutaire) à la méthode dite "syllabique".

Il me semble que toto défend cette cause-là, celle de Rachelle Boutonnet, de Marc le Bris, de Bernard Appi, de tous ces gens courageux qui se battent sur le terrain pour apprendre (réapprendre) à lire et à écrire vraiment aux élèves.

Mais je ne comprends pas (et je n'accepte pas) qu'il le fasse de cette façon."

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2008


Effectivement, les gens que vous citez, (Boutonnet, Le Bris, Appi), ne sont ni analphabètes (comme leurs pieds) ni orduriers, eux. Très loin s'en faut, même.
Mais, Robin, je suis toujours étonné quand un homme doté d'une culture littéraire, (et surtout philosophique) telles que les vôtres puisse faire sien un dogme aussi simpliste que: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis".

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 janvier 2008

Bonne année à tou(te)s

Il paraîtrait que Brassens aurait écrit :
"A l'heure de l'oeuvre de chair
Elle est souvent triste, peu chère"

Il est vrai que les amours tarifées sont souvent tristes et onéreuses. Peuchère !

Histoire de déprimer efficacement en ce début d'année, voyez le dernier rapport commis par l'IGEN sur le thème des classes scientifiques des lycées :

http://media.education.gouv.fr/file/51/2/21512.pdf

extrait du jus de crâne : TPE généralisés dès la seconde, "instauration d'une préparation au choix", "substitution de la notion de parcours à dominante à celle de série", ...

Ad nauseam.

Il est probablement temps pour toutes les espèces d'enseignants en voie de disparition - dont le dugong fait partie - de migrer vers des zônes d'activité moins troubles.

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2008

A propos du livre "Orthographe, à qui la faute", je ne résiste pas au plaisir de vous faire part de cette réflexion sur Meirieu.

(Ceux qui n'aiment pas les copiés-collés, s'abstenir.)

Revenons sur la scène du crime, comme on dit à la télé. IUFM, D. Dogis, D. Manesse, A. Chervel, INRDP (Institut National de Recherche Pédagogique), Ph. Meirieu.
Eurêka. Tout se met soudain en place. Bon sang, mais c’est bien sûr !

Lionel Jospin comme ministre de l’Education nationale (avec Claude Allègre comme conseiller spécial et ministre de fait), puis Claude Allègre lui-même comme ministre ont fait de Philippe Meirieu le gourou de l’école de France : artisan de la création des IUFM (ce qui montre sa vision de l’avenir, puisqu’il a dirigé ensuite celui de Lyon), père spirituel du « collège unique », apôtre de la pédagogie par « objectifs », président du Comité d’organisation de la réforme des lycées, directeur de l’INRDP (1998-2000), puis Directeur de l’IUFM de Lyon (2000-2006), il a une activité plus importante encore dans la promotion de ses ouvrages (Tournées VRP de conférences organisées par ses éditeurs, etc.) ou des produits dérivés.

Son site comporte une rubrique inattendue « Films et documents audio-visuels » ; on y trouve l’évocation de ses activités sur la chaîne Cap-Canal (chaîne locale sur Lyon et Grenoble que la mairie socialiste de Lyon l’a chargé de développer au terme de son mandat à l’IUFM) et les références de ses séries de films comme la publicité pour ses diaporamas.

On ne peut s’empêcher de voir en lui une sorte de télé-évangéliste de l’école, un Billy Graham de la pédagogie.

Dans une logique financière dont les dominantes de son discours pourraient faire croire qu’il la réprouve (mais le portefeuille a ses raisons que la raison ne connaît pas !), Philippe Meirieu monnaye, de toutes sortes de façons, la position qu’il s’est faite (et/ou qu’on lui a faite) dix années durant dans l’éducation nationale française.

C’est son droit et il est loin d’être le seul à le faire, même s’il est sans aucun doute l’un de ceux qui en tirent le plus de profits. On sent d’ailleurs à la remarque liminaire de son « bloc-notes » du 29 août 2006 (« Les livres sur l’école sont, comme chaque année, nombreux à paraître à la rentrée. ») qu’il trouve fâcheux de ne pas avoir l’exclusivité de ce genre de production, lui qui, le mois de septembre revenu, comme un pommier pédagogique, produit un ouvrage, avec parfois même quelques fruits de « contre-saison ».

Ce qui m’agace (on aura déjà perçu dans mon propos un léger agacement) chez Philippe Meirieu, c’est de voir qu’un homme, qui a fait sa carrière et à n’en pas douter sa fortune (du moins pour un ancien instituteur) dans les sphères les plus hautes du pouvoir éducatif, non seulement n’assume aucune responsabilité dans les erreurs qu’il a commises ou incité à commettre, mais évoque les problèmes de l’école comme s’il n’avait jamais été pour rien dans toutes ces affaires.

Le comble est atteint quand on le voit affirmer dans le même « bloc-notes », qu’il n’est pour rien dans « les absurdités des programmes » et qu’il ne se sent « nullement impliqué dans la jargonisation du vocabulaire scolaire français » et enfin, cerise sur le gâteau, quand il dénonce les « apparatchiks du ministère ». On est tenté de se pincer. Qu’a-t-il été d’autre, dix années durant que le gourou et le chef de ces « apparatchiks ». Alzheimer précoce ou Docteur Philippe et Mister Meirieu ?

Philippe Meirieu incarne de façon quasi parfaite le mal qu’ont fait à l’école les sciences de l’éducation, en particulier depuis leur sanctuaire, les IUFM.

Claude Allègre s’est toujours moqué, non sans humour et pertinence, des sciences de l’éducation et de leur jargon. Il aimait à rappeler que le ballon des cours de gym. est, dans cet idiome, le « référentiel bondissant ». Il est donc stupéfiant que, d’abord comme conseiller spécial de Lionel Jospin, puis comme ministre, il ait donné à Philippe Meirieu la place qui fut longtemps la sienne.

« Orthographe, à qui la faute ? » L’astuce est un peu faiblarde (dans le titre du livre, le h est amovible), mais la réponse est claire. Pour une bonne part, la faute incombe au type d' enseignants et de formateurs qu’incarnent les « auteures » (on peut leur faire ce petit plaisir féministe), aux IUFM, puisque c’est l’invention de Meirieu et que c’est là qu’on a formé les maîtres, aux horaires et aux programmes, mais ces gens-là ou leurs séides ont eu, des années durant, la haute main sur tous ces domaines qui portent encore leur marque..

Au fait, devinez qui dirige chez ESF, éditeur du livre en cause, la collection « Pédagogie » ? Je vois que vous avez déjà deviné, ce n’était pas difficile : Philippe Meirieu bien sûr."

On pourrait en dire autant de Bentolila.

Anne-Marie.

Bonjour à Dugong. Tenez bon, Dugong, si vous partez cela fera une bonne institutrice de moins (je ne me souviens plus si vous êtes dans le primaire.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 janvier 2008

Effectivement, les gens que vous citez, (Boutonnet, Le Bris, Appi), ne sont ni analphabètes (comme leurs pieds) ni orduriers, eux. Très loin s'en faut, même.
Mais, Robin, je suis toujours étonné quand un homme doté d'une culture littéraire, (et surtout philosophique) telles que les vôtres puisse faire sien un dogme aussi simpliste que: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis".

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 janvier 2008

C'est vrai que j'ai manifesté longtemps une indulgence amusée à l'égard de toto, mais vous devez prendre également acte du fait que j'ai protesté quand il a dépassé les bornes et qu' il vous a insulté comme il l'a fait.

Je vous répète que je ne suis pas d'accord avec "l'ami toto" quand il s'exprime de cette façon (le mot "charogne" est abominable) et je vous assure que je ne vous considère pas comme un "ennemi".

Ecrit par : Robin | 08 janvier 2008

AM Valette a écrit : "si vous partez cela fera une bonne institutrice de moins (je ne me souviens plus si vous êtes dans le primaire."

En tant que dugong mâle, il m'arrive parfois de faire dans le primaire mais pas d'y instruire.

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2008

"(Ceux qui n'aiment pas les copiés-collés, s'abstenir.)"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 janvier 2008

C'est fait, merci d'avoir prévenu.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 janvier 2008

Christophe,

Cette guéguerre que vous livrez à Anne Marie est puérile, et vous l'entretenez: vous n'avez pas honte, vous l'apôtre du consensus et de la modération ?

Ecrit par : françois duhem | 08 janvier 2008

Tenez bon, Dugong, si vous partez cela fera une bonne institutrice de moins (je ne me souviens plus si vous êtes dans le primaire.

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Passons sur le fait que dugong est un mammifère de l'ordre des siréniens et non une institutrice, mais comme me l'avait dit un camarade, un "vieux de la vieille", la Loi de Gresham fait que la mauvaise monnaie chasse la bonne.

À force de traiter des professeurs plus instruits qu'eux-mêmes comme des sous-merdes, à force de leur confier des élèves de merde passés automatiquement dans les classes supérieures sans qu'ait été vérifée leur capacité à suivre les enseignements, les gestionnaires de l'EN les font fuir. Il n'y aura à ce rythme plus que des illuminés, des paumés et des malheureux sous-payés et sous-qualifiés. Peu importe, ils garderont les gamins au chaud de 3 à 22 ans, et c'est tout ce que demandent ces "responsables".

Moi, c'est décidé : je fais jouer les relations pour mettre les voiles. Si possible pour contribuer à passer ce système absurde au Kärcher.

Ecrit par : Moot | 08 janvier 2008

Moot en a gros sur la patate. Mais allez-vous quitter le fonctionnariat (et vivre l'aventure) ou bien voulez-vous rester dans l'administration, par précaution?

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2008

Un bon doc sur Chostakovitch et Staline:

http://www.dailymotion.com/relevance/search/chostakovitch/video/xoq15_chostakovitch-contre-staline_blog

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2008

Réponse à Yann,
Evidemment que ce n'est pas pour de telles broutilles que je ne vous ai pas répondu... Le câble téléphonique me reliant à la planète est défectueux depuis une semaine. Je lis un peu le blog, puis ça coupe. Les 2 ou 3 interventions que j'ai effectuées l'ont été depuis mon lycée. Mais je reconnais ne pas avoir tout lu en détail. Tout est réparé, donc je réponds: Je suis d'accord avec vous (ma diplomatie me perdra), sur le fait que c'est en amont que tout se joue. Cela dit, tout dépend aussi de l'école. Pour mes deux filles, ça c'est plutôt bien passé, avec des instits à l'ancienne. J'ajoute que l'une d'entre elles, nourrie pourtant à la mamelle Ecole Normale,à un an de la retraite, était une calamité de bêtise, d'inculture, d'incompétence et de paresse. Comme quoi, il y a de tout, partout et tout le temps (banalité de comptoir).
En règle générale, je suis quelque peu réticent sur la notion "d'art" dans ce métier. Car c'est un métier, donc il s'apprend. Je n'en démords pas. Certes certain(e)s ont plus de talent que d'autres, plus de feeling, un capital sympathie au départ qui leur évite les menaces, dont parle Jean, envers les élèves, mais enfin, il y a des comportements qui sont observables, avec des invariants, il y a la voix aussi (j'aurais bien aimé que l'on m'enseignât, en CPR, comment placer ma voix, cela m'aurait évité deux polypes aux cordes vocales), il y a des moments plus propices que d'autres,dans une heure, dans une journée, pour introduire telle notion ardue. Bref, on ne peut se contenter de laisser cela au simple bon sens, à la simple expérience. Justement, comme les participants de ce blog en gégéral, je ne crois pas à la pédagogie par l'échec et la recherche à tâtons. Ce que vous refusez pour les élèves, pourquoi l'accepteriez-vous pour les profs?

Ecrit par : charbonnel | 08 janvier 2008

Une suggestion pour fuir l'EN tout en restant dans une activité connexe : monter une structure privée où tout l'enseignement se ferait en volapük et où les élèves rétribueraient les enseignants en pokamons.

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2008

"Philippe Meirieu incarne de façon quasi parfaite le mal qu'ont fait à l'école les sciences de l'éducation, en particulier depuis leur sanctuaire, les IUFM."
Voilà qui est juste, clair et précis. On ne peut pas mieux dire les choses.
Le phénomène Meirieu a quelque chose de révoltant, en effet.
Mais Meirieu n'a pu se faire la place au soleil que nous déplorons que parce que des milliers de naïfs, parmi nos collègues, ont donné tête baissée dans toutes les âneries qu'il débitait.

Ecrit par : Jean | 08 janvier 2008

charbonnel a écrit : "j'aurais bien aimé que l'on m'enseignât, en CPR, comment placer ma voix, cela m'aurait évité deux polypes aux cordes vocales"

Certes, mais cela ne prend que 2 heures au maximum (sinon on n'est pas fait pour l'enseignement). Besoin d'un IUFM pour cela ?

Ecrit par : dugong | 08 janvier 2008

Jean, on nomme cela une antienne

Ecrit par : charbonnel | 08 janvier 2008

J'ajoute qu'après dix ans de fidélité à la Société des Agrégés, j'ai tout quitté pour ne plus avoir à lire ces paroles définitives, fort peu argumentées. Et pourtant, j'y croyais, avec la défense des concours nationaux, anonymes,etc. Mais le ton a fini par m'indisposer.

Ecrit par : charbonnel | 08 janvier 2008

Je n'ai pas parlé, je crois, de "menaces", Charbonnel, j'ai dit qu'il fallait prévenir très clairement ses élèves, en début d'année, avec quelques rappels en cours d'année, que s'ils ne respectaient pas un certain nombre de consignes, ils seraient punis. Notamment l'interdiction totale du bavardage. Si vous voulez, on peut dire que le professeur doit se montrer "menaçant", au sens où il doit informer fermement ses élèves - ce qui peut se dire sur un ton tranquille et non en arborant une tête caricaturalement furibonde - que tout manquement sera puni, et énumérer les manquements en question. Marquer très clairement les limites fait partie des devoirs du professeur. Moyennant quoi, les problèmes de discipline étant par avance réglés, la classe peut commencer, et l'atmosphère y être tout à fait bonne.

A propos de l'"expérience", encore.
Je ne crois pas qu'on puisse acquérir le goût d'enseigner. Ce que l'on acquiert , c'est un savoir-faire qui en général va à l'encontre de l'air du temps pédagogique: par exemple, quand on s'est aperçu qu'il est vain de survoler en quelques séances un chef d'oeuvre aussi absolu que les "Femmes savantes" parce qu'il n'en restera rien aux élèves, on décide d'y consacrer un mois ou deux. Quand on en a assez d'égarer ses élèves avec la bouillie stylistique en vogue, on en revient à la grammaire des natures et des fonctions et aux explications de texte linéaires. Quand on constate qu'il est vain de prétendre obtenir des élèves perturbateurs qu'ils "comprennent" pourquoi ils doivent être sages et attentifs et qu'ils se moquent par avance de toutes les bonnes raisons d'adultes que nous pouvons leur servir, on se contente de prévenir que sanction il y aura si désobéissance il y a, et d'appliquer.

Ecrit par : Jean | 08 janvier 2008

Je n'ai pas parlé, je crois, de "menaces", Charbonnel, j'ai dit qu'il fallait prévenir très clairement ses élèves, en début d'année, avec quelques rappels en cours d'année, que s'ils ne respectaient pas un certain nombre de consignes, ils seraient punis. Notamment l'interdiction totale du bavardage. Si vous voulez, on peut dire que le professeur doit se montrer "menaçant", au sens où il doit informer fermement ses élèves - ce qui peut se dire sur un ton tranquille et non en arborant une tête caricaturalement furibonde - que tout manquement sera puni, et énumérer les manquements en question. Marquer très clairement les limites fait partie des devoirs du professeur. Moyennant quoi, les problèmes de discipline étant par avance réglés, la classe peut commencer, et l'atmosphère y être tout à fait bonne.

Jean

Pourquoi est-ce que ce que vous écrivez, Jean, me laisse croire que vous vivez au pays des Bisounours?

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2008

Sur le site de Meirieu, Pierre Frackowiak, dans sa contribution aux voeux 2008 commence ainsi :

"Que la vérité sur l'école éclate enfin au grand jour !"

Il continue :

" Bien au-dessus de la formidable manipulation de l'opinion qui sévit depuis tant d'années, que l'on sache que si les performances de l'école sont encore insuffisantes, si la formation du citoyen responsable n'est pas à la mesure des problèmes de la société, ce n'est pas parce que l'école a changé, c'est parce qu'elle n'a pas changé vraiment ou qu'elle n'a pas changé suffisamment."

Meirieu, quant à lui, conclut les siens ainsi :

"Que nos voeux, cette année, nourrissent plus que jamais notre détermination et nos engagements à lutter pour tout ce qui libère, unit et fait grandir les hommes..."

Aïe !

Ecrit par : Magister | 08 janvier 2008

A propos de la voix, qu'il me soit permis de préciser qu'une épreuve de solfège et de chant figurait au concours d'entrée à l'Ecole Normale d'Institutrices de la Marne en 1963 avec quatre chants à solfier et à chanter par coeuret un court morceau à déchiffrer à vue. Du lundi au samedi nous chantions cinq minutes devant la Directrice le matin avant d'aller en cours dans la grande salle de récréation où nous avions le droit ,aux récréations justement, de danser le rock ou le cha cha cha grâce au tourne-disque mais une normalienne nous jouait aussi quelques tangos ou passos au piano. Nous avions une heure et demie de musique et chant par semaine et la chorale pour les volontaires. Je n'ai pas attendu la sortie du film " Les choristes" pour découvrir le bonheur du chant chant choral qu'il s'agisse de chant sacré, folklorique ou populaire. Notre professeur de musique nous prodiguait des conseils, de maintien de respiration ( toujours par le bas pour être détendu mais tonique et maintenir le diapragme baissé pour avoir une réserve d'air ) et d'articulation. Il répétait sans cesse que le chant obligeant à articuler nous aiderait à mieux nous faire entendre et comprendre. Rien de tout cela lors de ma formation en CPR en 89, soit 26 ans plus tard. Les Ecoles Normales ne sont plus et je sais pas si on fredonne dans les couloirs de l'IUFM. Puisque le fl conducteur du blog est consacré aux voeux, je souhaite que l'on retrouve le bonheur de bien chanter, pas celui de brailler pour montrer qu'on est là, non celui de s'appliquer pour faire quelque chose de bien, pour être bien, comme je l'ai expliqué sur Canossa l'autre jour.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 janvier 2008

Tout à fait d'accord, Jean, sur le "goût d'enseigner". Il est certain qu'aucun CPR, aucun tuteur, aucun IUFM ne pourra pallier le manque d'appétence pour cet acte si noble.

Ecrit par : charbonnel | 08 janvier 2008

"C'est un métier, et comme tout métier cela s'apprend.", écrit Charbonnel.
Si l'on en juge par l'éclatante réussite de tous ceux qui, depuis vingt ans, se sont acharnés à "professionnaliser le métier", comme ils disent, ce n'est pas demain qu'on apprendra aux futurs professeurs à enseigner!
Quant à la Société des agrégés, elle est haïe à un double titre dans les IUFM: d'abord elle a pressenti dès leur création que la principale obsession de ces instituts serait de ruiner l'enseignement, ce qui s'est révélé exact, et elle n'a cessé de réclamer leur fermeture. Ensuite, elle affirme que la seule et unique façon de garantir à chaque enfant toutes ses chances dans la société, c'est de lui donner toutes les connaissances nécessaires pour qu'il puisse ensuite et exercer son jugement critique et préparer sa vie professionnelle: elle met donc au centre non pas l'élève , mais la transmission des connaissances. Cela dit, les membres de la Société des agrégés qui enseignent en IUFM ne sont pas cloué au pilori pour "dissidence": on n'est jamais "exclu" de la Société des agrégés! On peut même la quitter... et y revenir!
A propos du "ton" des interventions et des déclarations de ladite, je ne puis que vous inviter à feuilleter les derniers numéros de "L'Agrégation": vous y verrez au contraire que la Société des agrégés a le souci constant de les étayer sur l' argumentation la plus solide possible.

Ecrit par : Jean | 08 janvier 2008

J'évoquais surtout le collège, Pendariès. Et encore, il faut que la direction de l'établissement vous soutienne et ne vous tire pas dans les pattes!

Ecrit par : Jean | 08 janvier 2008

cloués au pilori

Ecrit par : Jean | 08 janvier 2008

J'évoquais surtout le collège, Pendariès. Et encore, il faut que la direction de l'établissement vous soutienne et ne vous tire pas dans les pattes!

Ecrit par : Jean | 08 janvier 2008

Oui, tout dépend le collège; et certaines directions, malgré toute leur bonne volonté, n'arrivent pas à juguler les problèmes.

Ecrit par : Pendariès | 08 janvier 2008

Mais allez-vous quitter le fonctionnariat (et vivre l'aventure) ou bien voulez-vous rester dans l'administration, par précaution?

Ecrit par : Pendariès

Tout récemment, j'ai vu un ancien camarade retourné au professorat après une errance assez longue : il avait notamment tenté d'entrer dans les Ordres et fait pour cela un noviciat ! J'ai discrètement demandé à d'autres s'il avait pu réintégrer l'EN sans repasser l'agrégation. Il semble que la lourdeur administrative de l'institution a fait que, en l'absence de demande de sa part, il n'a pas été radié des cadres, tout simplement. Comme le Mammouth a perpétuellement besoin de main-d'œuvre, il n'a pas sourcillé pour son retour malgré le dépassement de tous les délais officiels.

En ce qui me concerne : on verra. J'irai au plus offrant.

Ecrit par : Moot | 08 janvier 2008

Pourquoi est-ce que ce que vous écrivez, Jean, me laisse croire que vous vivez au pays des Bisounours?

Ecrit par : Pendariès

Il y a un grain de sable dans cette mécanique bien huilée : le respect des consignes repose sur le respect des punitions. L'an dernier, quand un élève posait problème, je me fendais d'un magnifique rapport circonstancié adressé au proviseur-adjoint, je demandais "au moins un jour d'exclusion", et j'en obtenais deux.
Cette année, plus rien, le nouveau sous-chef est une larve. Comment voulez-vous que les gamins ne comprennent pas assez rapidement qu'ils peuvent perturber le cours à leur guise, les punitions du professeur n'étant que des chiffons de papier ? L'ordre ou le désordre sont laissés à la seule appréciation des mômes, qui ne se privent pas de profiter de la situation. Sur les trois CPE, un seul montre de la fermeté, combien de temps résistera-t-il à l'écœurement ?

Jean a peut-être cette chance insigne d'avoir une direction qui le soutient dans sa fermeté. Elle semble rare, cette chance. Aussi est-on porté à croire qu'il n'y a que chez les Bisounours que le chef d'établissement soutient fermement les professeurs.

Ecrit par : Moot | 08 janvier 2008

Tout dépend en effet de la direction de l'établissement.
Refaire les programmes ne suffit pas: le Ministère doit en même temps donner aux chefs d'établissement l'ordre et le moyens d'empêcher efficacement les perturbateurs de perturber. Une reprise en main disciplinaire de l'ensemble du système éducatif s'impose comme une priorité. L'école doit redevenir un lieu préservé, un "sanctuaire", où l'on vient exclusivement pour s'instruire. Les élèves ne sont pas , d'ailleurs, en leur for intérieur, hostiles à un règlement ferme, car il protège ceux qui viennent pour étudier, et aussi les faibles; ce sont les adultes qui, souvent, poussent des cris d'orfraie devant l'idée de règlement et de discipline! L'ère Meirieu du "dans l'école-tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil-tout-le-monde-il-est-égal" (désolé pour vos oreilles, Charbonnel, mais après avoir lu les déclarations récentes, stupides et belliqueuses des deux pontes du pédagogisme cités ci-dessus, sans doute me le pardonnerez-vous) doit être déclarée officiellement close.

Ecrit par : Jean | 08 janvier 2008

" Les Ecoles Normales ne sont plus et je sais pas si on fredonne dans les couloirs de l'IUFM. "

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 janvier 2008

Mais si, Hélène!
Et on a réussi à obtenir six heures obligatoires, (qui étaient jusqu'à maintenant optionnelles) de formation autour de la voix. Après un combat assez rude, il faut bien le dire. Pas idéal, mais mieux que rien!
Et il y a des chorales dans tous les sites IUFM! (Dans mon académie, en tous cas). Combien de temps cela durera t-il?
Il est vrai que, selon les critères de nos gouvernants, ce n'est pas très rentable... ...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 janvier 2008

95%!!!
Donc, si je comprends bien, statistiquement, il y en a 1 sur 20 seulement qui saurait sur ce blog comme ailleurs passer l'examen dit du catleya avec succès!
Ciel!
Alors, voyons, dans le désordre ( vais -je en trouver 20?)
Dugong, Yann, Jean, Pendariès, MàC, CSibille, Moot, Magister, Hervé, Guillaume, Sergio, Japhet, Saperlipopette, Toto, LaRiba, Buntovchik, Jeremy, Charbonnel, Ifig...Il doit en manquer...
Eh bien, Messieurs!

Ecrit par : Sanseverina | 08 janvier 2008

Jean, pour éviter tout malentendu, je ne suis pas formateur IUFM. Seulement, parfois, tuteur.
Pour le reste, rien de plus à ajouter. Peut-être, effectivement, la notion de sanctuaire, qui m'agréerait plutôt. Quant à la discipline, qui pourrait être contre? Le problème est dans le désir ou non d'apprendre de la part des élèves. C'est là que tout se joue. Vaste programme, comme a pu dire l'Autre.

Ecrit par : charbonnel | 08 janvier 2008

Donc, si je comprends bien, statistiquement, il y en a 1 sur 20 seulement qui saurait sur ce blog comme ailleurs passer l'examen dit du catleya avec succès!

Oui, mais si on demandait l'avis des dames qui interviennent ici ?

Ecrit par : Japhet | 08 janvier 2008

Les dames font tout comme Brassens le décrit pour jouer à catleya... Dans 95% des cas, elles simulent catleya et pépère est ravi. Le pire, c'est que souvent, mémère est ravie et persuadée d'y être "arrivée" aussi tellement elle se suggestionne pour être du bon côté des statistiques, dans le 5% de réussite.

Ecrit par : dobolino | 08 janvier 2008

Avez-vous des statistiques pour les dames persuadées d'y être arrivées ?

Ecrit par : Japhet | 08 janvier 2008

charbonnel écrit

"Le problème est dans le désir ou non d'apprendre de la part des élèves."

Certes, la question se pose et donc, de manière sous-jacente, celle de la motivation, elle-même le fruit d'une adhésion à un enjeu, à un défi ou de la volonté de réaliser un projet, un rêve... Mais ce point de vue participe grandement, me semble-t-il, de la philosophie de "l'enfant au centre du système".

Une autre question se pose : celle du devoir d'apprendre.

Traiter la chose par le seul désir, c'est donner la primauté à l'affect. Poser l'idée de devoir, c'est aussi rendre sa part à la raison.

L'idéal serait de désirer ce que l'on doit. Qui d'entre nous se lève invariablement tous les matins, tenaillé par le seul désir d'aller au charbon ? Le plus souvent, on y va parce qu'on le doit.

Ecrit par : Magister | 09 janvier 2008

... parce qu'on le doit ou qu'on s'est mis en position de le devoir...

Ecrit par : Magister | 09 janvier 2008

Magister a écrit : "L'idéal serait de désirer ce que l'on doit...parce qu'on le doit ou qu'on s'est mis en position de le devoir..."
Que je rapproche de ce qu'a écrit Dobolino : "Dans 95% des cas, elles simulent catleya et pépère est ravi."

Ainsi donc, le succès dans l'enseigner et l'apprendre résulteraient d'une posture adaptée ? Et si 95 % de nos élèves simulaient la jouissance dans l'apprentissage, ne serions nous pas ravi(e)s ?

Le pédagogisme ne consiste-t-il pas à systématiquement enseigner mou et à tenter de compenser par un discours d'évitement ?

La "recherche en sciences de l'éducation" croit à l'existence d'un viagra pédagogique (la professionnalisation, etc.) mais ne se donne pas les moyens d'en penser les conditions d'existence.

Peut-être tout cela a-t-il un rapport avec l'antienne syndicale où on réclame à corps (certifié ou agrégé ?) et à cris (de plaisir ?) des moyens supplémentaires (et modernes !) de transports ?

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2008

"L'idéal serait de désirer ce que l'on doit. Qui d'entre nous se lève invariablement tous les matins, tenaillé par le seul désir d'aller au charbon ? Le plus souvent, on y va parce qu'on le doit."

Ecrit par : Magister | 09 janvier 2008

Effectivement, c'est assez rare, et c'est vraisemblablement une différence fondamentale avec "catleya". Par contre, une fois qu'on entre dans le vif du sujet, et qu'on commence à réussir à aller bien au fond des choses, (au bout d'une heure ou deux), on peut commencer à y prendre un peu de plaisir! :-)))
(Je rappelle qu'à l'IUFM, les tranches horaires durent au moins ce laps. Pas le droit d'être éjaculateur précoce!!!!)
:-)))

(Tout cela n'étant évidemment que mets ta fort!!!)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2008

"95%!!!
Donc, si je comprends bien, statistiquement, il y en a 1 sur 20 seulement qui saurait sur ce blog comme ailleurs passer l'examen dit du catleya avec succès!
Ciel!
Alors, voyons, dans le désordre ( vais -je en trouver 20?)
Dugong, Yann, Jean, Pendariès, MàC, CSibille, Moot, Magister, Hervé, Guillaume, Sergio, Japhet, Saperlipopette, Toto, LaRiba, Buntovchik, Jeremy, Charbonnel, Ifig...Il doit en manquer...
Eh bien, Messieurs!"

Ecrit par : Sanseverina | 08 janvier 2008

Quelle est la question, et comment y répondre??? :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2008

Merci pour la réponse Christophe et surtout pour la dernière phrase : " Il est vrai que, selon les critères de nos gouvernants, ce n'est pas rentable."
Le besoin de savoir, de comprendre de réfléchir, de savoir d'où l'on vient, où on est où va, pour avoir une vie qui vaille la peine d'être vécue, ce besoin d'absolu qui nous aide à tenir debout même si l'on est pauvre, moche,malingre, sourd aveugle ou paralysé, ce besoin là n'est pas rentable dans notre société de consommation à outrance où le paraître et le clinquant se portent à merveille. Ce n'est pas nouveau, certes, mais l'intérêt du blog, malgré les digressions, les divergences pour ne pas dire les engueulades, c'est de nous inviter à tenir bon. Etre bien dans sa peau et dans sa tête pour affronter les coups durs auxquels il faut s'attendre ,c'est rentable et prioritaire même si cela n'a rien de spectaculaire.
Jeanne, personnage principal du célèbre roman de Maupassant, " Une vie." dont une adaptation a été proposée hier soir à la télévision n'a guère été préparée à affronter les épreuves qui l'attendent ni au couvent ni dans la demeure familiale. Dommage que l'adaptation ait fait l'impasse sur la suite et la fin du roman où l'on voit Rosalie, la servante et soeur de lait reconnaissante, se comporter comme la grande soeur qui reprend les choses en main et sauve les meubles. J'ai regretté aussi, puisque le blog disserte sur le catleya, que l'on ne voit pas Jeanne découvrir pleinement la sexualité au milieu de la beauté des paysages corses. Pages merveilleuses à relire pour s'évader des grisailles hivernales ...

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 janvier 2008

"Alors, voyons, dans le désordre ( vais -je en trouver 20?)
Dugong, Yann, Jean, Pendariès, MàC, CSibille, Moot, Magister, Hervé, Guillaume, Sergio, Japhet, Saperlipopette, Toto, LaRiba, Buntovchik, Jeremy, Charbonnel, Ifig...Il doit en manquer..."

Oui, je crois qu'il en manque au moins un, Sanseverina…
Amicalement vôtre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2008

Je rappelle qu'à l'IUFM, les tranches horaires durent au moins ce laps. Pas le droit d'être éjaculateur précoce!!!!)
:-)))

(Tout cela n'étant évidemment que mets ta fort!!!)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2008

Si c'est ça le critère de recrutement, je comprends que les formateurs des IUFM soient critiqués (ou loués, tout dépend du point de vue).

Ecrit par : Japhet | 09 janvier 2008

Je croyais que Lariba était une fille?
Je vois que vous avez tous lu Proust avec passion.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 janvier 2008

Avec Meirieu, un autre fossoyeur de l'instruction, qui continue à s'enrichir en sacrifiant de façon éhontée des centaines de milliers de jeunes, et néanmoins conseiller privilégié de Darcos.


"Le rapport Bentolila sur la grammaire: info ou promo?
Rappel des épisodes précédents
France-Inter 29 novembre 2006 ; journal de Nicolas Demorand

Nicolas Demorand recevait ce matin Alain Bentolila, à propos de la remise au ministre de l’éducation nationale Gilles de Robien, de son rapport sur l’enseignement de la grammaire.

Cet auteur, familier parisien des radios et des télés, est venu énoncer à France Inter quelques banalités et une ou deux sottises, comme par exemple que « pallier » (transitif, ce qui est la norme) avait définitivement remplacé, dans l’usage ordinaire, « pallier à » qui est, sur ce point fautif !

On peut juger par là des qualités d’observateur de l’auteur pour les faits de langue. Notons au passage que, dans cette émission, l’intervention de Bernard Guetta a été bien plus pertinente et intéressante que celle du prétendu spécialiste.

Mais le problème est ailleurs.

Il est d’abord et surtout dans le fait qu’Alain Bentolila qui enseigne à Paris V, est surtout employé depuis des décennies par les éditions Nathan et que tout le monde le sait, sauf le cabinet du ministre de l’éducation nationale.

Sans doute n’est-il pas employé administrativement par Nathan, pour éviter des problèmes juridiques et statutaires (les règles du cumul dans la fonction publique le lui interdisent) et fiscaux (la rémunération par les droits d’auteur permet de contourner le problème, avec en outre de notables avantages fiscaux), mais l’usage permanent d’un bureau et la simple observation des activités de l’intéressé suffisent à établir les faits.

N’est-il pas étrange que le ministre confie à l’employé occulte d’un éditeur de manuels un rapport sur une réforme qui, si elle a quelques suites, conduira inévitablement à une production massive de manuels scolaires (marché captif juteux, puisque les livres pour le primaire sont en général fournis par les écoles) ?

Les activités passées d’A. Bentolila au service de Nathan auraient, en outre, dû détourner d’un choix si étrange. En tant que responsable de collections chez Nathan (c’est là sans doute sa seule fonction officielle dans la maison, même s’il s’en fait souvent le VRP), A. Bentolila a produit et continue à produire et à faire vendre, pour cet éditeur, les méthodes globales puis semi-globales d’apprentissage de la lecture ( ces dernières ne valent guère mieux que les premières aux yeux des cognitivistes qui ont étudié le processus neuronal de la lecture).

Ayant par là contribué fortement à créer l’illettrisme en France, A. Bentolila s’applique désormais à le dénoncer et sans doute Nathan va-t-il bientôt mettre sur le marché des méthodes et des produits dérivés pour « pallier » les méfaits causés par les méthodes antérieures.

Tout cela fait marcher le commerce des uns et des autres. Mais comment les conseillers du ministre ont-ils pu lui suggérer de confier un tel rapport à quelqu’un qui, en outre, n’a aucune compétence particulière dans ce domaine, comme le montre le rapide examen de ses travaux scientifiques dont le nombre et l’étendue sont modestes ?

Il ne manque pas pourtant en France, sur ces questions, de spécialistes reconnus, à qui on aurait sans doute pu demander ce travail, au lieu de préparer par là une prochaine campagne de promotion des futurs ouvrages de grammaire scolaire que ne manqueront sans doute pas de produire, sous la direction d’Alain Bentolila, les éditions Nathan."

Je rêve de pouvoir dire : "Toi qui ne fus de ton vivant qu'un sot radoteur, dors en paix.".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 janvier 2008

Dans 95% des cas, elles simulent catleya et pépère est ravi.

Ecrit par : dobolino | 08 janvier 2008

C'est pépère qui va être content de lire ça !!

Ecrit par : yann | 09 janvier 2008

"Alors, voyons, dans le désordre ( vais -je en trouver 20?)
Dugong, Yann, Jean, Pendariès, MàC, CSibille, Moot, Magister, Hervé, Guillaume, Sergio, Japhet, Saperlipopette, Toto, LaRiba, Buntovchik, Jeremy, Charbonnel, Ifig...Il doit en manquer..."

Oui, je crois qu'il en manque au moins un, Sanseverina…
Amicalement vôtre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2008

Et vous même encore.

Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2008

LaRiba est un homme, comme le Pirée.

Afin de susciter le désir d'apprendre de nos élèves, il ne nous reste plus, à la lecture des derniers commentaires, qu'à présenter madame Bovary comme le faisait Flaubert, : « Une folle du cul ».

Ecrit par : LaRiba | 09 janvier 2008

Proverbe:

"Mieux vaut catleya avec Carla, que galipette avec Bernadette"

Ecrit par : charbonnel | 09 janvier 2008

dugong écrit :

"Le pédagogisme ne consiste-t-il pas à systématiquement enseigner mou et à tenter de compenser par un discours d'évitement ?"

Bien vu et bien posé ! J'aime.

"La "recherche en sciences de l'éducation" croit à l'existence d'un viagra pédagogique (la professionnalisation, etc.) mais ne se donne pas les moyens d'en penser les conditions d'existence."

et encore moins d'en panser les blessures et les amputations infligées par tous ces errements...

Ecrit par : Magister | 09 janvier 2008

Proverbe (2):

"Encore vaut-il mieux galipette avec Bernadette que retiens-toi encore un peu avec Charmeux"

Ecrit par : charbonnel | 09 janvier 2008

Ainsi donc, le succès dans l'enseigner et l'apprendre résulteraient d'une posture adaptée ?

Ecrit par : dugong

"L'enseigner" ? "L'apprendre" ? Mais vous écrivez comme un pédagogiste ;-) ! Cré bonsouère !

Ecrit par : Moot | 09 janvier 2008

Refaire les programmes ne suffit pas: le Ministère doit en même temps donner aux chefs d'établissement l'ordre et le moyens d'empêcher efficacement les perturbateurs de perturber. Une reprise en main disciplinaire de l'ensemble du système éducatif s'impose comme une priorité. L'école doit redevenir un lieu préservé, un "sanctuaire", où l'on vient exclusivement pour s'instruire. Les élèves ne sont pas , d'ailleurs, en leur for intérieur, hostiles à un règlement ferme, car il protège ceux qui viennent pour étudier, et aussi les faibles; ce sont les adultes qui, souvent, poussent des cris d'orfraie devant l'idée de règlement et de discipline! L'ère Meirieu du "dans l'école-tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil-tout-le-monde-il-est-égal" doit être déclarée officiellement close.

Ecrit par : Jean

J'avais émis, un peu plus haut dans ce fil, les remarques que voici :

« On devrait remettre un peu de responsabilité "au centre du système", et pour cela :

- on pourrait rappeler que c'est l'instruction et non l'école qui est obligatoire !

- on pourrait rappeler que l'existence d'une école publique gratuite est une faveur faite par la République à ses citoyens. Une faveur et non un dû.

Il faudrait insister là-dessus et en tirer les conséquences logiques qui s'imposent, mais que l'on a gentiment jetées par dessus bord (avec le bébé) ».

La première conséquence logique, pour ceux qui ne l'auraient pas cherchée, c'est que les chefs d'établissement devraient pouvoir exclure les élèves perturbateurs sans avoir à leur trouver un point de chute, tâche rendue aux parents et autres responsables légaux.
La deuxième, c'est qu'un établissement public devrait pouvoir refuser des individus au passé chargé ou au niveau insuffisant, parmi lesquels ses propres élèves déméritants.

"D'mon temps", c'est à dire au milieu des années 80, c'était ainsi.

Ecrit par : Moot | 09 janvier 2008

"L'idéal serait de désirer ce que l'on doit. Qui d'entre nous se lève invariablement tous les matins, tenaillé par le seul désir d'aller au charbon ? Le plus souvent, on y va parce qu'on le doit."

Ecrit par : Magister | 09 janvier 2008

Effectivement, c'est assez rare, et c'est vraisemblablement une différence fondamentale avec "catleya".

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2008

Pas du tout! Aucune différence...
Si 95% des catleyas sont des échecs et de l'ennui pour la femme, c'est justement parce qu'elle y va parce qu'elle DOIT, pour conserver le mâle dans sa maison. Elle ne fait que s'incliner, comme un catleya mort de soif.
Le sens du Devoir jusque dans l'alcôve, sans plaisir et par obligation, comme à l'école. Que d'heures passées à se morfondre!
En ce qui concerne le catleya, le mieux est de refuser à 95% et de se consacrer à fond au 5% restant.
C'est pas Noël tous les jours!

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Dans 95% des cas, elles simulent catleya et pépère est ravi.

Ecrit par : dobolino | 08 janvier 2008

C'est pépère qui va être content de lire ça !!

Ecrit par : yann | 09 janvier 2008
Pépère se soumet au cinq pour cent, avec ravissement, car ce qui est rare est cher et ce qui est chair est rare. Pour le reste glandulaire, il a sa main ou les professionnelles du vidage périodique de glandes, à son choix.

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Dans 95% des cas, elles simulent catleya et pépère est ravi.

Ecrit par : dobolino | 08 janvier 2008

C'est pépère qui va être content de lire ça !!

Ecrit par : yann | 09 janvier 2008
Pépère se soumet au cinq pour cent, avec ravissement, car ce qui est rare est cher et ce qui est chair est rare. Pour le reste glandulaire, il a sa main ou les professionnelles du vidage périodique de glandes, à son choix.

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Ben dis donc. Vous oubliez aussi retourner les hectares de terrain que vous possédez. La fatigue physique est un bon soutien pour la femme au jardin clos.

Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2008

95%!!!
Donc, si je comprends bien, statistiquement, il y en a 1 sur 20 seulement qui saurait sur ce blog comme ailleurs passer l'examen dit du catleya avec succès!
Ciel!
Alors, voyons, dans le désordre ( vais -je en trouver 20?)
Dugong, Yann, Jean, Pendariès, MàC, CSibille, Moot, Magister, Hervé, Guillaume, Sergio, Japhet, Saperlipopette, Toto, LaRiba, Buntovchik, Jeremy, Charbonnel, Ifig...Il doit en manquer...
Eh bien, Messieurs!

Ecrit par : Sanseverina | 08 janvier 2008

Erreur mathématique! Il faut bien entendre que dans 95% des cas, avec un homme donné, la femme s'emmerde. Donc, tous les hommes cités n'aboutissent que, globalement et statistiquement, dans cinq pour cent de leurs ébats à mieux que vidanger leurs vésicules séminales. Y'en a pas qui ont zéro et d'autres vingt. Suffit, la constante macabre!
N.B.: Saperlipopette n'est pas un homme, que je sache? Pas vrai, Brighelli?

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

La fatigue physique est un bon soutien pour la femme au jardin clos.

Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2008
Un charmant jardin de curé...
Maminou pourra peut-être vous expliquer l'art du non-labour.
Ne pas labourer respecte la structure du sol: c'est une des bases du développement durable.

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Tout à fait, Moot.
L'école n'est pas une institution de charité, ni d'ailleurs un lieu où l'élève ne vient que pour "s'exprimer" (la double grande et unique obsession de Meirieu, qui s'imagine qu'on fabriquera une société libre et juste en se pâmant d'admiration devant n'importe quel débile qui dit n'importe quoi (toutes les opinions se valent, voyons..). L'admission (ou le maintien) à l'école doit être subordonnée au respect par l'élève des règles normales de fonctionnement de la classe et de l' école.
La Société des agrégés ne cesse de rappeler que selon la Constitution de 1958, "enseigner est un devoir de l'Etat, s'instruire est un droit." L'Etat a donc le devoir d'assurer à ses agents la possibilité d'enseigner, c'est-à-dire de prendre les mesures disciplinaires nécessaires pour que la classe puisse rester le lieu où les élèves viennent exercer leur droit de s'instruire. La reconstruction de l'école est toute entière dans cet extrait de la Constitution. Elle est déjà dans les textes: il suffit de les appliquer, après vingt ans de vertige démagogique et de règne du nihilisme à la Meirieu. Car je tiens Meirieu pour un nihiliste, quelqu'un qui, en définitive, ne croit pas à grand-chose, et surtout pas à l'utilité, à la beauté et à la noblesse toute spirituelle de l'acte d'enseigner. Meirieu hait l'enseignement, cela transparaît dans toutes ses déclarations.

Ecrit par : Jean | 09 janvier 2008

de la part d'une copine :
http://www.voltaire-integral.com/Html/25/22_Lecture.html

meilleurs voeux !

Ecrit par : fabienne | 09 janvier 2008

. Car je tiens Meirieu pour un nihiliste,

Ecrit par : Jean | 09 janvier 2008
Je n'en suis pas certaine... pas du tout d'accord, même. Meirieu est un idéologue idéaliste et il y croit. Enfin, c'est ainsi que je le ressens et le juge nocif. Pourriez-vous mieux étayer votre jugement?

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

N.B.: Saperlipopette n'est pas un homme, que je sache? Pas vrai, Brighelli?

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Vous auriez pu me le demander je vous aurais volontiers répondu ...
Et, si La Riba est un homme, en ce qui me concerne je suis sur l'autre rive et bien femme!

saperlotte de saperlipopette!

les commentaires qui se croisent ces derniers temps sont très drôles comme le fait subtilement et avec talent remarquer Christophe Sibille !

Ecrit par : Saperlipopette | 09 janvier 2008

.B.: Saperlipopette n'est pas un homme, que je sache? Pas vrai, Brighelli?

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Vous auriez pu me le demander je vous aurais volontiers répondu ...

Ecrit par : Saperlipopette | 09 janvier 2008

A quoi bon vous le demander, chère? C'est clair comme eau de roche!
Soignez-vous bien et profitez des cinq pour cent! Faites ce que vous en voulez des quatre-vingt-quinze, mais... chut!

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

.B.: Saperlipopette n'est pas un homme, que je sache? Pas vrai, Brighelli?

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Vous auriez pu me le demander je vous aurais volontiers répondu ...

Ecrit par : Saperlipopette | 09 janvier 2008

A quoi bon vous le demander, chère? C'est clair comme eau de roche!
Soignez-vous bien et profitez des cinq pour cent! Faites ce que vous en voulez des quatre-vingt-quinze, mais... chut!

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Et les trans du blog, est-ce aussi clair pour vous?

Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2008

Et les trans du blog, est-ce aussi clair pour vous?

Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2008

Non! Mais ma parole n'a rien d'immortelle et je ne me pré-suppose pas telle.
Les trans ne me sont pas trans-parents.
Qu'ils agissent comme il leur agrée, je n'ai ni a priori ni a posteriori sur leur compte.
Il ne m'est pas échu de les juger?

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

"Mais je ne comprends pas (et je n'accepte pas) qu'il le fasse de cette façon."

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2008 "

Ce n'est pas grave, Robin.
Tant que l'ot 'charogne' continueras de 'baver' ici, je continuerai de l'insulter . :ange:

Je ne suis NI pour la syllabique Ni pour la globale, et non L&L n'est pas "syllabique" :ange:
Et OUI elle est parfaite pour apprendre à lire 'correctement' .
PARCE QU'ELLE EST PROGRESSIVE A TOUS LES POINTS DE VUE !


Libérez Marie-Jeanne (Carla fait kkchose)
Enfermez Eveline (Nicolas fait kkchose, viteeeee )

Ecrit par : toto | 09 janvier 2008

Ra, po lovely !

Ecrit par : toto | 09 janvier 2008

Et les trans du blog, est-ce aussi clair pour vous?

Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2008

Non! Mais ma parole n'a rien d'immortelle et je ne me pré-suppose pas telle.
Les trans ne me sont pas trans-parents.
Qu'ils agissent comme il leur agrée, je n'ai ni a priori ni a posteriori sur leur compte.
Il ne m'est pas échu de les juger?

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Ai je dit les juger????????? Comme vous saviez tout de suite que Saperlipopette est une femme, je m'amusais avec les cas plus ambigus... hé hé

Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2008

"les commentaires qui se croisent ces derniers temps sont très drôles comme le fait subtilement et avec talent remarquer Christophe Sibille !"

Ecrit par : Saperlipopette | 09 janvier 2008

Merci, ça fait chaud au coeur! Surtout si vous êtes une femme! :-)))


""Mais je ne comprends pas (et je n'accepte pas) qu'il le fasse de cette façon."

Ecrit par : Robin | 07 janvier 2008 "

Ce n'est pas grave, Robin.
Tant que l'ot 'charogne' continueras de 'baver' ici, je continuerai de l'insulter . :ange: "

Ecrit par : toto | 09 janvier 2008

Non, ce n'est pas très grave, Robin! Etre insulté par certains est plutôt flatteur!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2008

Moot a écrit : ""L'enseigner" ? "L'apprendre" ? Mais vous écrivez comme un pédagogiste ;-) ! Cré bonsouère !"

Je crains un accès de constructivite suite à une exposition prolongée et non protégée aux pédagols.

Dans ce cas, une seule méthode : bains de bouche à l'elixir parégorique et une cure de bonnet.

Pas d'arrêt de travail.

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2008

"les commentaires qui se croisent ces derniers temps sont très drôles comme le fait subtilement et avec talent remarquer Christophe Sibille !"

Ecrit par : Saperlipopette | 09 janvier 2008

Merci, ça fait chaud au coeur! Surtout si vous êtes une femme! :-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 janvier 2008

Je suis ravie de vous réchauffer ainsi le coeur mais il me semble que c'était plutôt vous qui ces derniers temps me grillait :))))

(...)

A quoi bon vous le demander, chère? C'est clair comme eau de roche!
Soignez-vous bien et profitez des cinq pour cent! Faites ce que vous en voulez des quatre-vingt-quinze, mais... chut!

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Ma chère vous avez bien raison,le meilleur remède se trouve dans les dilutions à 5%, une à 95% est bien trop insipide. Il est un age ou on a plus de temps à perdre à contenter l'orgueil de ces messieurs ...Mais sans ces messieurs nous serions si peu , n'est-ce pas? ;):)))
ça manque de smiley ici...


Saperlotte de pirouette de Saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 09 janvier 2008

Un charmant jardin de curé...
Maminou pourra peut-être vous expliquer l'art du non-labour.
Ne pas labourer respecte la structure du sol: c'est une des bases du développement durable.

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Interwiew d'un journaliste auprès d'un groupe d'agriculteurs qui ne labourent plus...

(Mince, alors, l'excuse de la fatigue ne tient plus !!!)

"- Cultiver sans labourer ! Vous remettez en cause une technique acquise depuis que l’humanité a commencé à cultiver la terre. Pourquoi un tel retour en arrière ?

- Ce n’est pas un retour en arrière, au contraire c’est plutôt un progrès. Du moins à notre avis, avis qui est partagé par un nombre croissant d’agriculteurs dans le monde entier.

- Quels sont les avantages de cette technique qui ressemble à la révolution agricole du nouveau millénaire ?

- Le but recherché au départ était de réduire les besoins en main d’œuvre, lors de l’implantation des cultures, en simplifiant le travail du sol. Classiquement ce travail consiste d’abord en un déchaumage pour broyer les résidus de la culture précédente, puis un labour, puis le passage d’un engin pour préparer le sol en surface, puis le semis lui-même, les deux dernières étapes pouvant être réalisées simultanément. Les techniques de non labours permettent de ramener tout cela à un ou deux passages de machines seulement."

Ecrit par : Maminou | 09 janvier 2008

Encore une louche pour entretenir le dialogue entre intellectuels et culs-terreux !!!

"- De ce point de vue – qui nous intéresse plus particulièrement pour notre sujet – quel bilan faites-vous, après dix ans de pratique, de cette méthode de culture sans labour ?

- Moins de passages de machines cela signifie moins de carburant - 20 à 40 litres de moins par hectare - et moins de carburant c’est moins de gaz à effet de serre.
D’autre part, ne pas labourer épargne la structure des sols : la terre n’est pas retournée et les résidus végétaux de la culture précédente restent en place. Le sol devient moins sensible aux fortes pluies. Cela préserve le sol, ses constituants et toute la vie qu’il renferme. Ainsi, on limite l’érosion, on évite les glissements de terrain et la pollution des cours d’eau."

Ecrit par : Maminou | 09 janvier 2008

Nouvelles du front :

Témoignage :
"Bonjour,

Je suis tout à fait d'accord avec toutes ces revendications et je voulais ajouter qu'au sujet de notre prochaine transformation en cop les choses se précisent rapidement.
Cette année, en tant que pp de 4ème, j'ai été automatiquement inscrite par le principal à un stage sur l'orientation et dès la première séance le cauchemar a commencé. Une formatrice iufm, ancienne prof de lettres et une psychologue du travail sont venues nous expliquer que l'orientation faisait partie de notre "nouvelle mission" et la psy avait un sourire narquois lorsqu'elle nous lisait tous les textes expliquant que "seul un prof et son grand dévouement" (à traduire par "travail bénévole" ) pouvait (devait) assumer la fonction de conseiller d'orientation.
Evidemment, de nombreux profs ont manifesté leur colère et lorsque j'ai expliqué que ce n'était pas mon métier, il m'a été répondu que mon refus était presque "illégal".
Bref, le pire a été la deuxième séance, lors de laquelle, les deux intervenantes nous ont présenté avec une fierté à la limite du risible, un "diaporama", support de tout un dispositif de pratique de l'orientation avec les élèves. J'ai, alors, fait "perdre patience" (sic) à la psy, lorsque je lui ai répété que ce n'était pas mon métier et que je lui ai demandé à quel moment j'étais censée faire tout cela avec chaque élève. Elle a donc "perdu patience" et m'a expliqué (sans jamais reprendre son souffle!) que comme de nombreux profs, j'avais tort de penser que la base de mon métier était ma matière car la base de mon métier c'est (roulement de tambour)... le groupe classe! Elle a ajouté qu'elle venait pour nous donner les outils, en l'occurrence son diaporama ridicule, et que nous étions les professionnels qui devions savoir nous en servir! Elle a fini sur une métaphore terrifiante puisqu'elle m'a expliqué qu'elle me donnait le scalpel et que nous devions savoir l'utiliser. (Il se trouve que je dois bientôt me faire opérer d'une hernie et j'espère vraiment que les chirurgiens sont un peu mieux formés que ça!)
J'avoue m'être sentie un peu seule sur ce coup-là, mes collègues étaient tous victimes d'une extinction de voix...

Je termine par le meilleur! La deuxième intervenante m'a alors expliqué qu'il était tout à fait possible de faire de l'orientation pendant mes cours de français... si, si... Elle m'a conseillé de relire les accompagnements des programmes qui concernent l'argumentation et je verrais alors qu'il était possible de travailler cette partie du programme à partir du petit film sur le métier de conducteur de travaux, par exemple! J'ai répondu que La Fontaine me semblait plus intéressant mais elle n'était pas d'accord estimant que les textes de ce monsieur étaient très difficiles et redoutés par ces élèves lorsqu'elle était prof en lycée (technique)(Je n'enseigne qu'en collège...). Et enfin, elle m'a proposé de m'envoyer une séquence sur le fantastique dans laquelle elle avait fait étudier Frankenstein et tous les métiers de la technologie...
Je vous laisse apprécier...

Je suis sortie de là à bouts de nerfs et même après deux semaines de vacances, j'ai du mal à écrire tout ça sans m'énerver!

J'ai finalement confié à ces dames que j'avais moi-même en tête une excellente séquence sur le fantastique dans laquelle je pourrais aborder le métier de prof!

Cela a quand même duré deux fois trois heures et j'ai encore droit à trois heures en février.

Bon, je vous souhaite tout de même une bonne rentrée."

Au lycée : 35 heures d'entretiens par prof principal de première. Entretien dans lequel ni le prof ni l'élève ne sauront trop de quoi ils parlent, mais sur le papier ça fait chic. Pas payées, évidemment, ces heures d'entretien, on sait bien qu'un prof ne fait rien, et surtout pas cours, et surtout pas de devoirs, rien mes enfants, il ne fait rien. Maintenant, il fera des entretiens.

Faire cours ? Une ânerie, une antiquité, mes bons amis. Un prof, c'est un orientateur d'apprenant.

--- des nouvelles d'un snesard : dans les cartons du ministre, une petite réformette de rien : les agrégés passeraient à 18 heures de cours /semaine, les certifiés à 20.

---- des nouvelles de l'académie pilote : les cours de seconde se terminent le 30 juin.
Ceux des premières vers le 13. Les term le 6.
On nous donne trois jours pour préparer les oraux, tout compris ( entre aller chercher les descriptifs, s'harmoniser, et, éventuellement lire les livres et les textes, ne pas oublier de préparer les questions personnalisées à donner aux élèves. )
Correction des écrits après le 28 juin. Fin non encore déterminée chez nous, - on parle en ce moment de nous faire corriger in situ ( joli non ? ), type BEPC, pendant 4 ou 5 jours.
Bref, bac bâclé pour les élèves, conditions de travail infectes et insultantes pour les profs.

Bonne année - bon âné ???? très âné l'année

Ecrit par : Milady | 09 janvier 2008

Tout cela, je le savais, Milady, je l'ai répété à qui voulait bien m'entendre, c'est à dire fort peu de gens, depuis environ 15 ans. Je le savais, parce que c'était une volonté des derniers ministères qui nous ont "gérés", des parents d'élèves et, en règle générale, de la société, jalouse de ce temps "libre" que nous avons, lors duquel nous devons glandouiller, et aussi jalouse d'un pouvoir, fantasmé peut-être, que nous avons sur sa progéniture. Bref, tout le monde veut nous cadrer car personne ne peut plus nous encadrer. Ce gouvernement-là fera ce dont rêvaient à peu près tous les autres qui l'ont précédé.

Ecrit par : charbonnel | 09 janvier 2008

On trouvera tous les détails à l'adresse suivante :

http://www.orientation.ac-versailles.fr/formation/Pp/pp.htm

Ecrit par : Magister | 09 janvier 2008

pour Maminou et Dobolino :

Il est temps que je m'occupe plus sérieusement de ma reconversion en gentleman farmer.

Des voisins anglais très écolos (ils sont vraiment très différents) me font la promotion des lamas pour assurer la tonte d'un petit pré attenant (3000 m2 environ).

J'avais un deal avec un paysan du coin pour faire brouter ses cons de moutons, machines à bouffer plus cons encore que les saumons et les poules et qui m'ont déjà bouffé un noyer et esquinté deux cerisiers.

Qu'en pensez vous ?

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2008

Ai je dit les juger????????? Comme vous saviez tout de suite que Saperlipopette est une femme, je m'amusais avec les cas plus ambigus... hé hé

Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2008
Je ne savais pas tout de suite... C'est le fruit de longues déductions après observation de la clinique des lunettes de Saperlipopette.
Alors, à votre avis, qui est Saperlipopette?

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Qu'en pensez vous ?

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2008

Je pense que j'aime vivre à la campagne mais que je suis incompétente en la matière.
Mon domaine, c'est lire, écrire, compter, grammaire, conjugaison , orthographe....

Papinou pourrait vous répondre, mais pour l'heure il vaque à des occupations hautement spirituelles...

Ecrit par : Maminou | 09 janvier 2008

"Papinou pourrait vous répondre, mais pour l'heure il vaque à des occupations hautement spirituelles..."

Il optimise son compost ?

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2008

Des voisins anglais très écolos (ils sont vraiment très différents) me font la promotion des lamas pour assurer la tonte d'un petit pré attenant (3000 m2 environ).

J'avais un deal avec un paysan du coin pour faire brouter ses cons de moutons, machines à bouffer plus cons encore que les saumons et les poules et qui m'ont déjà bouffé un noyer et esquinté deux cerisiers.

Qu'en pensez vous ?

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2008
Le lama, c'est plus grand que le mouton... Ça bouffe encore plus en hauteur.
Vous avez essayé un âne? Vous ne seriez pas dépaysé, venant ici.
Au fait, dugong, j'ai compulsé mon livre de physique de Terminale et votre corde et sa vibration sinusoïdale y sont traitées en exemple. Je n'ai guère eu le temps de m'y plonger mais, dès que j'ai disponible et dispositions, je me lancerai dans vos problèmes...

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

http://www.lamas-bouble.com/#anchor1
Et des lapins, dugong? J'y pense parce que, finalement, si on regarde bien, le lama a la même tête que le lapin.

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

"Papinou pourrait vous répondre, mais pour l'heure il vaque à des occupations hautement spirituelles..."

Il optimise son compost ?

Ecrit par : dugong | 09 janvier 2008

Pour tout vous dire, il est parti animer une étude biblique car il est aussi pasteur...

Ecrit par : Maminou | 09 janvier 2008

Et des lapins, dugong? J'y pense parce que, finalement, si on regarde bien, le lama a la même tête que le lapin.

Ecrit par : dobolino | 09 janvier 2008

Tiens, des lapins !!!
Comme ceux de Jean de Florette?

Mais relisez Marcel Pagnol.
Il a écrit:
"Dans la vie, il y a trois façons de se ruiner:
- le jeu
- les femmes
- et l'agriculture...
Et la façon la plus rapide et la moins agréable, c'est ... l'agriculture..."

Ecrit par : Maminou | 09 janvier 2008

Maminou, vous avez oublié le yachting ! Les Anglais disent que cela consiste à déchirer des billets de cent livres sous une douche glacée.

Ecrit par : Moot | 09 janvier 2008

Bonne année - bon âné ???? très âné l'année

Ecrit par : Milady | 09 janvier 2008

Bien que les nouvelles que vous nous apportez ne soient vraiment pas réjouissantes, je tenais néanmoins, Milady, à saluer votre passage sur ce blog et à vous souhaiter une bonne année 2008 (le mieux pour cela serait peut-être de ne pas penser à l'avenir de notre métier).

Ecrit par : catmano | 09 janvier 2008

Bonne année de ma part aussi, Milady.

Ecrit par : Jeremy | 09 janvier 2008

"--- des nouvelles d'un snesard : dans les cartons du ministre, une petite réformette de rien : les agrégés passeraient à 18 heures de cours /semaine, les certifiés à 20. "

Hein ???

Et en échange de quoi ???

Une poignée de main et un sourire ?

Ecrit par : Jeremy | 09 janvier 2008

Trouvé à l'instant dans mes archives ce plaidoyer pro domo bentolilesque qui se passe de commentaire.

Le supérieur malade de l'école, par Alain Bentolila
LE MONDE | 26.06.07 |

Oui, nos universités sont pour la plupart dans un état pitoyable. Oui, le recrutement des enseignants néglige les capacités d'innovation, les qualités pédagogiques et la notoriété internationale. Oui, les filières proposées sont à des années-lumière des besoins économiques et sociaux. Oui, Nos universités ronronnent et se sclérosent dans une triste collusion entre une offre médiocre et des ambitions limitées.

Il paraît donc important et urgent de tenter, à travers l'octroi d'une véritable autonomie, de les inciter à choisir avec plus de pertinence leurs orientations et à recruter avec plus de lucidité et d'objectivité leurs enseignants. Mais que vaudra cette responsabilité accrue si certains des étudiants qui entrent dans l'enseignement supérieur restent de médiocres lecteurs, de piètres scripteurs et se révèlent d'une navrante maladresse lorsqu'ils auront à expliquer et argumenter ? Or aujourd'hui, mes étudiants de licence de linguistique sont pour un tiers environ incapables de mettre en mots oraux ou écrits leur pensée au plus juste de leurs intentions.

Une université plus autonome sera plus exigeante et il faut qu'il en soit ainsi ! Mais si ce principe d'exigence n'est pas appliqué dès l'école maternelle, si la complaisance et l'aveuglement sont de règle jusqu'au baccalauréat, l'autonomie accrue des universités engendrera nécessairement une sélection féroce et d'autant plus cruelle qu'elle aura été inconsidérément différée.

C'est en effet à l'école maternelle de veiller à une réelle maîtrise du langage (et notamment du vocabulaire) ; c'est à l'école élémentaire de livrer au collège des élèves lisant et écrivant avec pertinence ; c'est au lycée de former des jeunes étudiants capables de mettre en mots leur pensée avec précision - et pourquoi pas élégance.

EXCELLENCE ET JUSTICE SOCIALE

C'est sur ces engagements affichés dans leur solidarité que pourra s'appuyer la refondation nécessaire d'une université française visant l'excellence, l'efficacité et la justice sociale. Dans le cas contraire, nous aurons à côté de quelques pôles d'excellence des universités poubelles (comme nous avons des écoles poubelles et des collèges poubelles), dans lesquelles seront maintenus artificiellement en vie universitaire des étudiants sans aucun avenir culturel ni professionnel.

Peut-on tolérer qu'un système éducatif ne fasse le constat - alors sans appel - des insuffisances fondamentales qu'au seuil de la quatrième année d'université ? Peut-on tolérer que cette complaisance, ce mensonge institutionnel transforment toute orientation en voie honteuse de relégation, rendant ainsi méprisables les filières techniques et professionnelles où échouent ceux dont l'insécurité linguistique, jamais identifiée, confine à l'illettrisme.

Il y a sans doute urgence à réformer en profondeur nos universités. Mais nous risquons de commettre une fois de plus la même erreur : imaginer que l'on peut transformer une seule des composantes du système - la plus haute - sans se préoccuper des autres qui la soutiennent et l'alimentent, c'est ignorer que nos étudiants ont été enfants de maternelle, élèves du primaire et du secondaire et que la qualité de la formation intellectuelle et linguistique qu'ils y ont acquise conditionnera la hauteur des ambitions de l'université qui les accueillera.

En bref, nous sommes placés devant un choix simple : ou bien nous nous battons pour qu'école, collège et lycée construisent un socle ambitieux et dûment vérifié de savoirs et de savoir-faire indispensables à la poursuite d'études supérieures, ou bien nous interdisons à un tiers de nos bacheliers l'entrée dans une université qu'une autonomie bien utilisée aura rendue digne du nom qu'elle porte.
Alain Bentolila est professeur de linguistique à Paris-V-Sorbonne.

Ecrit par : Cadichon | 10 janvier 2008

Donc, si je comprends bien, statistiquement, il y en a 1 sur 20 seulement qui saurait sur ce blog comme ailleurs passer l'examen dit du catleya avec succès!

Ecrit par : Sanseverina | 08 janvier 2008

Pas grave. On redoublera... Après au pire on essaiera par correspondance ! Sur titres ! Par équivalence !!!

Ecrit par : Sergio | 10 janvier 2008

"Mes collègues étaient tous victimes d'une crise d'extinction de voix."
Cela peut s'interpréter de plusieurs façons.
Il y a ceux, rares, qui se disent: "Je vais faire tout ça avec zèle parce que ma hors-classe en dépend, et donc ne disons mot."
Il ya ceux, plus nombreux,qui se disent déjà in petto que toutes ces conneries infâmes proposées par des kapos à la botte, ils se garderont bien d'y mettre le nez et prendront comme cela doit être pris: par le mépris.
Il y a ceux, les plus nombreux, qui attendent à voir, se disant que de toute façon il y a une inertie remarquable dans le corps enseignant qui fait que ce qu'on essaie de lui faire faire et qu'il ne veut pas faire il ne le fait pas (les "séquences", par exemple, ne fonctionnent que parce que des collègues ont été séduits et en font!).

Ecrit par : Jean | 10 janvier 2008

A propos de l'examen dit du catleya, Sergio a écrit : "Pas grave. On redoublera... Après au pire on essaiera par correspondance ! Sur titres ! Par équivalence !!!"

Dans cet inventaire, il manque la tentative par piston.

Forcément vouée à l'échec en l'occurrence.

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2008

... à moins qu'il ne s'agisse d'un concours plutôt que d'un d'un examen.

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2008

"... à moins qu'il ne s'agisse d'un concours plutôt que d'un d'un examen."

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2008

Pour le coup, (si j'ose dire), je choisis le concours interne!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 janvier 2008

Et meilleurs voeux aussi à Milady! Vous nous manquiez!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 janvier 2008

A quelle saison fleurissent les catleyas dont on parle depuis quelques jours ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 janvier 2008

les nouvelles de milady ne sont pas réjouissantes en effet et me remettent en mémoire ces réunions des années 90 et suivantes où j'écoutais sagement la bonne parole en attendant que l'heure passe. Invitée à donner mon avis je répondais invariablement : " Euh, ben, s'il vous plait, j'aimerais bien faire cours et corriger mes copies."
Déjà quand j'étais documetaliste, des tas de gens ne connaissant strictement rien, mais vraiment RIEN, à ce que je faisais venaient me dire ce que j'avais à faire. Devenue prof ça recommençait. Il y a toujours comme ça des conseilleurs soi-disant spécialistes de la question (je me retiens pour ne pas en rajouter ) qui viennent vous em..., voire diriger votre vie alors que votre barque avance doucement mais sûrement sur le fleuve qui n'est pas toujours tranquille. Tiens ça me rappelle quelques bonne fables de La Fontaine sur le sujet, étudiées dans mon école communale poussiéreuse avec mes instituteurs en blouse grise, serviteurs zélés de la culture bourgeoise paraît-il... En particulier : " Le meunier ,son fils et l'âne. " On le retrouve toujours celui-là. On peut en trouver d'autres.
Bravo pour votre courage milady, il est réconfortant de voir que la relève réagit vivement et merci pour votre témoignage.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 janvier 2008

Ecouté Finkielkraut chez Demorand, ce matin, entre 8h20 et 8h30 chez Demorand. Toujours brillant, mais le cul entre deux chaises, en ce qui concerne sa vision de la civilisation, vis à vis de Sarko. Et pas un mot sur le complot pédagogiste, mais beaucoup sur la perversion des media. J'étais un peu déçu.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 janvier 2008

"Alors, voyons, dans le désordre ( vais -je en trouver 20?)
Dugong, Yann, Jean, Pendariès, MàC, CSibille, Moot, Magister, Hervé, Guillaume, Sergio, Japhet, Saperlipopette, Toto, LaRiba, Buntovchik, Jeremy, Charbonnel, Ifig...Il doit en manquer..."

Oui, je crois qu'il en manque au moins un, Sanseverina…
Amicalement vôtre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2008

"Agrégation d'éducation physique et sportive, option "catleya":

Celui qui sait ce que c'est ne réussit pas forcément à le faire.

Celui qui réussit à le faire ne sait pas forcément ce que c'est.

Celui qui sait ce que c'est mais qui ne sait pas forcément le faire, l'enseigne.

Celui qui ne sait ce que c'est, mais qui ne sait ni le faire, ni l'enseigner, l'inspecte.

Avec 5% de taux de réussite, il vaut peut-être mieux se contenter de l'enseigner, de l'inspecter ou de relire "Du côté de chez Swann", non ?

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2008

Sans oublier "La mouche et le Coche" du bon La Fontaine, fort prisée par notre ami Jean et dont voici la morale :

"Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires:
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés."

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2008

En particulier : " Le meunier ,son fils et l'âne. " On le retrouve toujours celui-là. On peut en trouver d'autres.
Bravo pour votre courage milady, il est réconfortant de voir que la relève réagit vivement et merci pour votre témoignage.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 janvier 2008


Sans oublier, du même la Fontaine, "La mouche et le Coche" fable fort prisée par notre ami Jean et dont voici la morale :

"Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires:
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés."

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2008

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2008

j'ai répondu que La Fontaine me semblait plus intéressant mais elle n'était pas d'accord estimant que les textes de ce monsieur étaient très difficiles et redoutés par ces élèves lorsqu'elle était prof en lycée (technique)(Je n'enseigne qu'en collège...).
Ecrit par : Milady | 09 janvier 2008

Mes enfants (5 et 7 ans) apprécient beaucoup les fables de La Fontaine, même s'il faut définir quelques mots peu usités ... Surprise: la maîtresse de CE1 a fait apprendre une de ces fables à la classe. Elle est pourtant sortie depuis peu d'IUFM et en applique de manière consciencieuse les méthodes les plus récentes.
J'avoue ne pas comprendre comment des élèves de lycée peuvent juger trop difficiles des fables que des élèves de CE1 sont capables d'apprendre et de comprendre. A moins que 10 d'école et de télévision ne les abêtissent au point que leurs capacités intellectuelles diminuent de manière irrémédiable.

Une hypothèse plus vraisemblable serait la suivante: l'étude de ces fables a été mené de manière tellement rébarbative par le professeur en question qu'elle a réussi à les rendre "trop difficiles"...

S'agissant du rôle des professeurs dans l'orientation, je connais quelques cas d'élèves qui ont été "sauvés" par le conseil avisé, en terminale, d'un professeur de mathématiques ou de philosophie (pour aller en prépa, par exemple). Beaucoup de "conseillers d'orientation" ne connaissent rien au sujet et sont capables de donner des avis nocifs.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 janvier 2008

Détestation du statut de TZR: prochain remplacement: je vais devoir me lever tous les matins à 5h30 et arriver, au retour de ma journée, dans ma ville à 20 heures.

Une responsable des remplacements au Rectorat me dit qu'elle fut obligée d'envoyer certains TZR à 200 km de leur zone de rattachement.

Comment épuiser et motiver ses troupes?
On s'en fout du facteur humain.

Voilà mon année de thèse (qui devait être la dernière) bien flinguée.

Penda-le-moral-dans-les-chaussettes

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Je sais ce que je vais faire: des dossiers, des sorties pédagogiques, des fiches avec des trous à faire remplir par les élèves, de la (mauvaise) BD, des visionnages de docs, etc.

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Ca va me coûter 400 euros par mois en trajet. YEAH!

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

trajetS au pluriel - bien sûr, un aller et un retour x par le nbre de jours x par le nombre de mois

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Comment épuiser et motiver ses troupes?
On s'en fout du facteur humain.

Penda-le-moral-dans-les-chaussettes

Ecrit par : Pendariès

Je suis tout avec vous, de votre avis et dans le même état en ce qui concerne mon boulot de professeur.
Je l'ai déjà dit, je le répète : courage, fuyons !

Ecrit par : Moot | 10 janvier 2008

Robin, vous lisez dans mes pensées en évoquant cette mouche qui em... ( veuillez m'exuser si je reste polie et timorée ) le monde et demeure persuadée d'être indispensable... Ma chère maman se désolait de pas avoir été présentée au certificat d'études primaires, vers 1929 si je compte bien, sa scolarité ayant été perturbée par des troubles importants de l'audition et le décès brutal du père la même année. Pourtant elle connaissait bon nombre de fables de La Fontaine et de Florian, des poésies et des chansons qu'elle connaissait par coeur et que j'écoutais bouche bée quand nous épluchions les légumes ou triions les haricots ou les lentilles. Elle me racontait souvent qu'elle avait eu deux maîtresses. La première n'appréciait pas le pus qui coulait des oreilles et salissait le tablier noir et avait relégué ce spectacle peu ragoutant au fond de la classe. La seconde avait tout de suite compris les difficultés et l'avait au contraire placée au premier rang, vérifiant régulièrement si le message passait. Ma mère a mis les bouchées doubles. " "Tout ce que je sais encore aujourd'hui, je le lui dois." répétait-elle.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 janvier 2008

Il est vrai que, vu les conditions d'exercice actuelles et ce qui se profile, il y a de quoi fuir...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 janvier 2008

Les Fables de La Fontaine "trop difficiles"...
Ce n'est pas l'avis des élèves qui est rapporté ici, mais celui de la cloporte IUFM qui est venue em.... les "vrais" professeurs dans le collège de la collègue qui témoigne.
Bien sûr que les Fables de La Fontaine ne sont pas "trop difficiles" ( sauf pour un esprit rabougri iufmisé)! Simplement, comme tout texte du patrimoine littéraire français, elles demandent à être expliquées de façon linéaire, modeste. Evidemment, si l'on s'interdit l'explication de texte linéaire, on n'a aucune chance de les faire aimer aux élèves.
A propos, Robin, le titre de la fable dont vous parlez, avec sa morale qui s'applique merveilleusement à Meirieu, Frackowiack, Zakhartchouck, Goigoux, Dubet, Charmeux, Bentolila, Antibi et à leurs séides minables, à leurs missi dominici, ce ne serait pas plutôt "Le Coche et la Mouche"?

Ecrit par : Jean | 10 janvier 2008

A propos, Robin, le titre de la fable dont vous parlez, avec sa morale qui s'applique merveilleusement à Meirieu, Frackowiack, Zakhartchouck, Goigoux, Dubet, Charmeux, Bentolila, Antibi et à leurs séides minables, à leurs missi dominici, ce ne serait pas plutôt "Le Coche et la Mouche"?

Ecrit par : Jean | 10 janvier 2008

Vérification faite, c'est vous qui avez raison Jean, c'est "Le Coche et la Mouche" (Livre 7, fable 9) qui commence ainsi :

"Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un coche. "

Interrogé un jour sur les vers français qu'il préférait, Michel Tournier répondit que c'était le début du "Coche et la Mouche" de Jean de la Fontaine.

Formidable trouvaille que ces trois adjectifs : un épithète et deux épithètes détachés pour suggérer la patience, l'effort et la lenteur..

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2008

Oui, la "mouche du coche" est devenue une expression consacrée... Et un contrepet fort réussi! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 janvier 2008

Je l'ai déjà dit, je le répète : courage, fuyons !

Ecrit par : Moot | 10 janvier 2008

Je viens d'apprendre que l'enseignante que je remplace est en accident du travail: un élève l'a giflée, des menaces de mort ont été proférées à son encontre (du style: je vais exploser ta cervelle contre le mur). YEAH!!!!

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

"des menaces de mort ont été proférées à son encontre "

Elle a dû mettre son sens..

"je vais exploser ta cervelle contre le mur"
C'était une invitation à bouffer .
A.L

"Disneyland, quel ennui!"
Qui peut lui expliquer que c'est comme L&L, c'est pas fait pour lui ! :ange:

"Tu vois une différence, toi, entre rou et ron?"
Qd tu commences, c'est po facile les scriptes ... pqdb c'est l'bordel aussi ...

:ange:

Ecrit par : toto | 10 janvier 2008

"c'est pas fait pour lui !" (????) quoique (??? fõ voir ) :ange:

Ecrit par : toto | 10 janvier 2008

Portez-vous bien Milady!

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Certains jours, j'en arrive à me demander si un seul de nos enfants trouvent grâce à vos yeux?

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

Certains jours, j'en arrive à me demander si un seul de nos enfants trouvent grâce à vos yeux?

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

Comment ça?

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

la façon la plus rapide et la moins agréable pour se tuer serait l'agriculture. Ah bon ? Mais pourquoi mon père est-il mort à 100 ans ,lui qui fut réformé en 1914 en raison d'un dos bossu et d'une constitution chétive laissant présager une espérance de vie plus que modeste ?
Bon tout le monde a le droit de se tromper à commencer par moi- même qui ai confondu ces derniers temps présent de l'indicatif et présent du subjonctif, oublié d'accorder un adjectif qualificatif, sans compter les fautes de frappe. Penda-le moral dans les chaussette n'a rien vu et je comprends pourquoi. Dans le confort et la chaleur de ces lieux où l'on décide, les problèmes humains n'existent pas.
Un haut responsable du rectorat de mon académie m'a déclaré en 1971 que mon futur mariage avec un GIG paraplégique et pensionné ne posait aucun problème pour ma nomination étant donné qu'il pouvait me suivre n'importe où. Or, à cette époque, on ne parlait guère d'accessibilité comme au jourd'hui ni d'intégration sociale des invalides de guerre ou civils. Il fallait vraiment se dém... J'ai bafouillé une réponse exposant ce constat, je suis sortie dans la rue et j'ai chialé un bon coup. Ensuite j'ai réagi par la colère, bien décidée à me battre et à construire ma vie privée et professionnelle. Ma carrière n'a pas été spectaculaire. J'ai dû renoncer à une thèse dans des conditions orageuses et pour laquelle je n'étais pas faite sans doute, j'ai obtenu le CAPES à 40 ans et l'agrégation à 50 - pas de quoi en faire un plat - j'ai repris le chant, et enfin je suis partie avant la fin de la partie parce que mon mari vieillissait et avait besoin de ma présence pour affronter d'autres épreuves. Bonne année Pendariès ,remontez vos chaussettes, et donnez-nous des nouvelles de votre thèse.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 janvier 2008

Merci à vous Moot et Hélène.
Pour l'instant, j'ai la tête en turbulence.
Difficile de me concentrer sur la thèse depuis hier.

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Bon courage à vous, Pendariès.
Cordialement.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 janvier 2008

La façon la plus rapide et la moins agréable pour se tuer serait l'agriculture.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 janvier 2008

Non, non, c'était juste la façon la plus sûre et la moins agréable de "se ruiner"... et c'était à propos de Jean de Florette et de ses lapins...

Ecrit par : Maminou | 10 janvier 2008

Et j'ai ajouté que la navigation de plaisance pouvait être encore pire !

Ecrit par : Moot | 10 janvier 2008

A propos, Robin, le titre de la fable dont vous parlez, avec sa morale qui s'applique merveilleusement à Meirieu, Frackowiack, Zakhartchouck, Goigoux, Dubet, Charmeux, Bentolila, Antibi et à leurs séides minables, à leurs missi dominici, ce ne serait pas plutôt "Le Coche et la Mouche"?

Ecrit par : Jean | 10 janvier 2008

Cette comparaison est fréquente. Mais la mouche du coche, bien elle s'agite beaucoup, ne freine pas pour autant le travail de ceux qu'elle agace...

Pour changer un peu, je vous propose celle de "L'ours et l'amateur de jardins". L'animal bien intentionné, "bon émoucheur", écrase la mouche qui perturbe le sommeil de son ami à l'aide d'une grosse pierre qui réduit en purée - dommage collatéral - la tête d'icelui.

Le vieil homme, malheureuse victime d'un maladroit ami, c'est l'école.
La mouche représente les perturbations qui limitaient l'efficacité de l'ancien système (l'ennui des élèves, les difficultés à suivre de certains...)
L'ours est le pédagogue bien intentionné qui souhaitant éliminer l'échec scolaire et l'ennui, détruit l'école en croyant bien faire.

" Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami;
Mieux vaudrait un sage ennemi."

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 janvier 2008

Je voulais dire par là que vous êtes d'une morosité déprimante et qu'aujourd'hui, j'ai la drôle d'impression que vous n'éprouvez aucun plaisir à enseigner quoique ce soit à nos enfants. Ils sont trop ci ils sont trop ça, pas assez ci pas assez ça, ils mordent. La maman d'Hélène Charpentier avec sa mastoïdite chronique, elle, au moins, elle comprenait La Fontaine etc ...

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

Je voulais dire par là que vous êtes d'une morosité déprimante et qu'aujourd'hui, j'ai la drôle d'impression que vous n'éprouvez aucun plaisir à enseigner quoique ce soit à nos enfants. Ils sont trop ci ils sont trop ça, pas assez ci pas assez ça, ils mordent. La maman d'Hélène Charpentier avec sa mastoïdite chronique, elle, au moins, elle comprenait La Fontaine etc ...

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

Vous vous trompez pour : "vous n'éprouvez aucun plaisir à enseigner quoique ce soit à nos enfants". Tout dépend des gosses; si on m'envoie pour être en guerre avec des élèves qui ne veulent rien apprendre, qui ont un niveau very déplorable, si on m'expédie pour aller me faire insulter .Ce qui d'après les confidences de ma collègue en arrêt est la règle commune des élèves que je vais avoir, excusez -moi de tirer un peu la tronche; et puis Milady avait un jour bien expliqué ce qui peut arriver à des TZR. Ce genre d'expérience m'a suffit une fois: tomber sur des élèves faibles et fouteurs de merde (agressifs voire dangereux). Tous les gosses ne sont pas comme ça; mais allez au taff, dans ces conditions, en sifflotant, je le laisse aux imbéciles ou aux curés.

Et puis: même si on aime passionnément sa matière, si on la cultive avec délice et bon sens, devoir utiliser son énergie à garder son calme, à instaurer une ambiance de travail, à demander à tel ou tel de se tenier tranquille, ne pas gueuler sur son voisin, etc., ça passe en second.

La collègue que je remplace m'a dit qu'elle abandonnait le métier. Alors?

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

16 ans de carrière et elle est épuisée, à bout, vidée.

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

trop con/fatigué

A.L // H.L :ange:

Ecrit par : toto | 10 janvier 2008

Deux jours déjà, et aucune réaction à la conférence de presse de not' bon maître.
Crise de foi (sans e) ? Anesthésie à la frangipane (avec des oeufs) ?

Que dire de cette volonté affirmée de mettre le paquet sur le primaire ?

Et que dit cadichon de ce comité d'expert présidé par Stiglitz, et conseillé par l'immense Amartya Sen, elle qui a à la bouche tant de noms d'économistes tous plus obscurs les uns que les autres ? Hummm ! Pas assez libéraux, ces deux-là, sans doute.

Et personne ne lit Edgar Morin, par ici ? C'est pourtant d'actualité.

Ecrit par : yann | 10 janvier 2008

De toute façon, Pendariès, le vous était collectif et pas particulièrement adressé à vous.
Ce matin, 5H30, mes enfants se sont levés pour aller rejoindre leurs professeurs et leur internat, nous z'aussi parce que c'est ainsi et puis que de toute façon, il y avait un chauffard qui avait renversé un chien en centre ville sur un passage piéton.
Bon, ceci dit, si les ados modernes sont des affreux et que les profs vont en cours à reculons alors, à quoi bon les envoyer à l'école, les uns et les autres.
Quand je vais au travail sans y avoir goût, même un chien sympa ou un agnelage en velours me pèsent et mon efficience est médiocre.
Même les premiers de la classe subissent la pression que leur impose un prof excédé, fatigué et démotivé.
Moi aussi, je pourrais dire que je suis épuisée, à bout, vidée. N'importe quel travailleur peut dire ça.
A se demander si c'est la peine de faire lever ses gosses à six heures du matin quand on lit vos commentaires sur eux et le plaisir que vous prenez à les instruire.

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

UNE épithète, Robin... Vous avez du manger un peu trop de galette des rois:-))

JD, c'est vrai, vous avez raison. Les profs orientent souvent mieux les élèves que les co-psy qui font souvent de grosses bêtises. Je trouve très bien de confier l'orientation à des professeurs.

Penda, je compatis pour moult raisons. Bref.
Ne cédez pas. Arguez de votre thèse. Faites intervenir votre directeur de thèse. Zut! Il y en a marre. Le non respect de la recherche des quelques profs du secondaire qui en font est un pur scandale. Il y a quelques textes qui traînent la-dessus, sur lesquels, vous pourriez peut-être vous appuyer. Je dis cela sans trop d'illusions sachant à quel point dans les rectorats, ils se moquent de la qualification des enseignants.
Sinon, la médecine pourra vous venir en aide...De toutes façons, quand on se fait traiter comme des chiens, les scrupules tombent, me semble-t-il.
Sincèrement, bon courage à vous.

Ecrit par : Sanseverina | 10 janvier 2008

"Bien sûr que les Fables de La Fontaine ne sont pas "trop difficiles"" écrit Jean.

Malheureusement, Jean, pour un bon tiers des élèves de Seconde que j'ai eus ces dernières années, je peux vous certifier (c'est le cas de le dire) qu'une fable de la Fontaine est trop dure ! Et "pas intéressante" ! Et les vers, "c'est dur à comprendre" ! Et les autres profs vous diront que de toute façon, c'est trop intellectuel.

Demandez à une classe de terminales littéraires d'écrire une fable, même en prose !
Vous m'en direz des nouvelles - cinq ou six maximum en seront capables.

Dobolino, vous voulez donner un entraînement à votre fils pour le bac ? Vous lui donnez quelques fables, et vous lui dites : "maintenant, écris-moi une fable en prose". Ben s'il réussit, il fait partie d'une heureuse minorité.

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2008

"Vous avez dû" pardon........

Ecrit par : Sanseverina | 10 janvier 2008

De toute façon, Pendariès, le vous était collectif et pas particulièrement adressé à vous.
Ce matin, 5H30, mes enfants se sont levés pour aller rejoindre leurs professeurs et leur internat, nous z'aussi parce que c'est ainsi et puis que de toute façon, il y avait un chauffard qui avait renversé un chien en centre ville sur un passage piéton.
Bon, ceci dit, si les ados modernes sont des affreux et que les profs vont en cours à reculons alors, à quoi bon les envoyer à l'école, les uns et les autres.
Quand je vais au travail sans y avoir goût, même un chien sympa ou un agnelage en velours me pèsent et mon efficience est médiocre.
Même les premiers de la classe subissent la pression que leur impose un prof excédé, fatigué et démotivé.
Moi aussi, je pourrais dire que je suis épuisée, à bout, vidée. N'importe quel travailleur peut dire ça.
A se demander si c'est la peine de faire lever ses gosses à six heures du matin quand on lit vos commentaires sur eux et le plaisir que vous prenez à les instruire.

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

Ne généralisez pas; vous savez bien qu'en France, on préfère évoquer les train qui n'arrivent pas à l'heure.
Gosse de 12 ans à 18 ans, je me levais à 6 heures, pour prendre le bus.
Y a un moment où on aimerait se poser, pour celles et ceux qui le veulent.
Je ne me plains pas.
Je suis inquiet pour ma pomme, et l'école, quand il existe des zoos avec des ados dedans.

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Dobolino, quand vous dites : "Ce matin, 5H30, mes enfants se sont levés pour aller rejoindre leurs professeurs et leur internat", vous oubliez que vos enfants ne passeront pas la journée à gérer des classes de 35 élèves. Une heure de cours pour un élève, ça peut être fatigant (ça dépend quel cours et quels élèves), mais une heure de cours pour un prof, c'est, dans les classes pénibles (qui sont de plus en plus nombreuses), épuisant physiquement et nerveusement. Je veux bien que vous me disiez que les devoirs d'un élève équivalent à nos préparations de cours, mais il nous reste encore les nombreuses réunions, les copies à corriger, les notes à rentrer, les appréciations à mettre, etc.

Et quand vous concluez : "A se demander si c'est la peine de faire lever ses gosses à six heures du matin quand on lit vos commentaires sur eux et le plaisir que vous prenez à les instruire." vous devriez penser au nombre incalculable de jeunes profs qui arrivent enthousiastes, et deviennent vite aigris ou désabusés. Ma promo IUFM se décourage à vue d'oeil. Je vois les changements à chaque fois que l'on se réunit. Même les plus enthousiastes au départ disent maintenant : "ca, je l'aurais fait ma première année, mais maintenant je sais bien que ça ne servirait à rien". Honnêtement, ce sont les conditions qui font qu'on se démotive, pas la personnalité. Sans compter les inégalités entre les profs - car il y en a qui sont toujours très motivés, ce sont ceux qui, par hasard ou calcul, ont réussi à avoir de bonnes classes (c'est-à-dire au moins des classes qui ne vous insultent pas ou vous disent "c'est chiant votre truc", ou "m'en fous, j'le f'rai pas").

Bref, on est franchement logés à mauvaise enseigne, et je peux vous dire que le découragement, il vient de ces élèves qui à 17 ans écrivent toujours en phonétique et sont passés en première générale, ou de ceux qui répondent à une prof "j'm'en fous de ta colle, 'toute façon j'viendrai pas", ou qui s'en vont en plein milieu du cours. Et vous n'imaginez pas le temps et la bonne volonté que prennent la préparation des cours et la correction des copies, pour un résultat toujours plus maigre, et une motivation des élèves à zéro.

Il y a un côté absurde dans le métier que vous n'imaginez apparemment pas.

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2008

D'ailleurs, il y a de quoi s'inquiéter, car je vois arriver la nouvelle génération, celle qui n'a été formée qu'avec force TPE, IDD, production de textes insipides et littérature de jeunesse.
Eh bien je ne vois pas ce qui pourrait leur faire penser qu'il existe une autre forme d'enseignement.
D'ailleurs, dans la mesure ou l'Inspection Générale n'a qu'une idée en tête, qui est celle de supprimer le Cours Magistral au lycée (y compris en terminale), comment les jeunes de première et deuxième années pourront-ils suivre les Cours Magistraux à la fac ? Il faut bien qu'il y ait une suite à tout ça : on supprimera les C.M. à la fac, ou on se rendra compte qu'il faut aussi du C.M. en lycée. Mais ça, ça m'étonnerait.

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2008

Il y a quelques textes qui traînent la-dessus, sur lesquels, vous pourriez peut-être vous appuyer.

Sansaverina

Merci; j'aimerais bien connaître ces textes s'il y en a qui peuvent m'orienter.

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Moi aussi, j'ai écouté Finkielkraut ce matin. Ce qu'il a dit de la "décivilisation", exemples à l'appui, m'a paru lumineux. Quant à son jugement sur Sarkozy, disons qu'il est nuancé... Et dans un monde où l'on ne formule plus que des jugements à l'emporte-pièce, c'est plutôt réconfortant.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 janvier 2008

Malheureusement, Jean, pour un bon tiers des élèves de Seconde que j'ai eus ces dernières années, je peux vous certifier (c'est le cas de le dire) qu'une fable de la Fontaine est trop dure ! Et "pas intéressante" ! Et les vers, "c'est dur à comprendre" ! Et les autres profs vous diront que de toute façon, c'est trop intellectuel.

Demandez à une classe de terminales littéraires d'écrire une fable, même en prose !
Vous m'en direz des nouvelles - cinq ou six maximum en seront capables.

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2008

Entre comprendre le sens d'une fable, en goûter la beauté et l'humour, et être capable d'en écrire une soi-même qui vaille quelque chose... il y a un certain écart. Que 5 ou 6 élèves d'une classe de niveau moyen ou médiocre se révèlent fabulistes en herbe, ce n'est déjà pas si mal!

Ceci dit, je ne comprends pas comment on peut prétendre que les fables sont "trop intellectuelles" pour des élèves de 15 ans: comment expliquer dans ce cas que des enfants de 7 ans les apprécient?

L'explication suivante pourrait être proposée: l'appréciation des fables nécessite à la fois une fraîcheur d'esprit et une curiosité (pour des mots inconnus) dont sont dépourvus certains adolescents conformistes. Dit autrement: à cet âge-là, si l'on ne dispose pas du bagage intellectuel et culturel nécessaire pour comprendre une fable sans se faire expliquer les mots un peu rares, les tournures de phrase inversées, les allusions mythologiques... on ne fera pas l'effort nécessaire.

S'agissant de la tonalité générale des messages des professeurs intervenant ici, elle est effectivement un peu "déprimante". Je suppose que cela s'explique par le faible nombre d'enseignants de Henri IV ou Louis-Le-Grand (liste à compléter) sur ce blog. J'ai connu dans le second de ces établissements des professeurs très heureux de leur métier (et qui n'avaient certes pas grand mérite à cela... hormis celui - peut-être - qui leur avait valu cette affectation enviable).

Je ne pense pas que l'on exerce le même métier lorsque la principale préoccupation de l'année est celle du nombre de prix au Concours Général dans la classe (j'ai eu un professeur d'histoire-géographie qui faisait la grimace lorsque le premier prix "lui" échappait) et lorsqu'il s'agit d'éviter les coups et les insultes... que ces deux situations puissent échoir à des personnes dont la formation et la motivation initiales sont proches pose un vrai problème.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 janvier 2008

Si vous vous imaginez que j'aurais été capable d'écrire une fable en prose à seize ans....
Et je suis bien certaine que vous n'avez pas la moindre idée de l'absurdité de mon propre métier.
Je ne conçois pas qu'on puisse attendre de 80% d'une classe d'âge ce que l'on obtenait de 15% des élèves de terminale d'il ya trente ans.
Il ne s'agit pas de mes propres enfants en particulier. Tous les élèves de lycée subissent des journées de huit heures dans des classes de trente-cinq et sont soumis à la même ambiance que les enseignants.
Quand, pour pouvoir suivre l'enseignement de latin, il faut accepter de se priver de repas de midi et d'avoir neuf heures de cours dans la même journée, il faut un sacré mérite pour garder l'option latin quand on a quinze ans!
Vous semblez oublier que vos conditions de travail sont également celles de vos élèves. Classes surchargées, bruit permanent, éclairage défectueux pour tous et journées à rallonge pour eux du fait des difficultés de mise en place d'emploi du temps cohérent et des options qu'on leur fait miroiter.
Les exactions et insultes dont vous êtes parfois victimes, certains de vos élèves en sont quotidiennement victimes de la sixième à la terminale. Ostracisme, coups, menaces,insultes, coups de compas dans le dos pendant les cours, fringues et fournitures scolaires volées, détruites. C'est la jungle aussi pour eux. Il est des élèves trop sages pour vous insulter mais qui se défoulent sur leurs camarades, qui les incitent aux pires erreurs, qui leur rendent l'air irrespirable.
Quand dans une classe vous avez dix empoisonneurs, combien le sont réellement, pris individuellement et combien sont sous une contrainte morale du groupe bien plus pesante et nocive que vos punitions?
Vous imaginez-vous à quel point il est devenu absurde d'être un élève dans un bahut lambda?

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

"Je ne pense pas que l'on exerce le même métier lorsque la principale préoccupation de l'année est celle du nombre de prix au Concours Général dans la classe (j'ai eu un professeur d'histoire-géographie qui faisait la grimace lorsque le premier prix "lui" échappait) et lorsqu'il s'agit d'éviter les coups et les insultes... que ces deux situations puissent échoir à des personnes dont la formation et la motivation initiales sont proches pose un vrai problème."

Très bien dit.

D'ailleurs, il serait temps que l'on sache la vérité : comment un enseignant du secondaire est-il muté dans les lycées très côtés ? J'imagine que Henri IV est à 1225 points (mon établissement est déjà à 142...), alors n'y a-t-il à Henri IV que les professeurs souffrants bénéficiant des 1000 points pour raison médicale, ou des professeurs dont le poste a été supprimé, bénéficiant des 1000 points de carte scolaire ? (il n'y a pas d'autre possibilité d'avoir 1000 points, la bonification suivante est de 300 points, après avoir passé 8 ans en APV, ce qui ne sera possible qu'à partir de 2012 puisque les APV ont été crées en 2004).

Il y aurait une thèse en sciences de l'éducation à faire là-dessus : comment se retrouve-t-on professeur de lycée à Henri IV et Louis le Grand ? Je ne dis pas professeur de prépa, bien sûr, pour ça je connais la procédure de choix par l'Inspection, mais au niveau secondaire dans le lycée, qui sont les profs des grands lycées de Paris ? Respectent-ils strictement le barème ? Y-a-t-il quelques petits tours de passe-passe ?

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2008

"Quant à son jugement sur Sarkozy, disons qu'il est nuancé... Et dans un monde où l'on ne formule plus que des jugements à l'emporte-pièce, c'est plutôt réconfortant."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 janvier 2008

J'aime bien la nuance, en général...:-))... Mais j'ai trouvé le jugement de "Finkie" plutôt embarassé que nuancé vis à vis de Sarko !!!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 janvier 2008

UNE épithète, Robin... Vous avez du manger un peu trop de galette des rois:-))


Oui, avec du bon frangipane !

Ecrit par : Robin | 10 janvier 2008

Robin, le catleya est dans Un amour de Swann…
JPB
PS. Milady, vous me devez un texte… Vous y pensez ?

Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2008

Jérémy a écrit : "J'imagine que Henri IV est à 1225 points"

Henri IV et un lycée sont incommensurables.

Vous pouvez y être nommé avec pi points. Autant dire qu'on n'est pas dans le même espace.

Ce qui ne veut pas dire qu'on manque d'altitude ailleurs puisqu'avec un nombre entier de points faible vous pouvez par exemple accéder au collège Youri GAGARINE de Montigny-en-Gohelle.

Ecrit par : dugong | 10 janvier 2008

Bien! Bien!
Quand il y a un trublion grave dans une classe, un de ces garnements qu'il faut reprendre en permanence, qui doit être accompagné chez le principal quatre fois par semaine, qui trouble quatre à cinq fois par heure le déroulement du cours et provoque chez les professeurs une nervosité qui peut s'exprimer de cent façons différentes mais toujours désagréables pour les élèves, ses camarades de classe le subissent pendant tous leurs cours, à la récré, en salle de permanence et à la cantine alors que les moins chanceux d'entre vous ne l'ont jamais entre les pattes que quatre heures par semaine.

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

" Le catleya est dans Un amour de Swann"

Oui, mais Un amour de Swann constitue la seconde partie de Du côté de chez Swann.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 janvier 2008

C'est vrai que "L'Ours et l'Amateur des jardins" s'applique bien aussi à l'attitude des pédagogistes, avec cette différence que l'Ours et l'Amateur des jardins entendent être amis, alors que les pédagogistes nourrissent une haine inexpiable à l'égard des professeurs.
Quant à la Mouche, certes elle n'empêche pas le travail de se faire, mais elle s'imagine que sans le fleuve de conseils dont elle assomme les Chevaux, le Coche n'aurait pas gravi la pente. C'est en quoi elle ressemble à Meirieu.

Ecrit par : Jean | 10 janvier 2008

Dobolino, je rebondis sur la dernière phrase (celle des quate heures par semaine).

Vous oubliez que :

- votre fils a six heures de français (donc les quatre heures, c'est "un peu peu")

- s'il y a un trublion dans chaque classe (et pourquoi n'y en aurait-il qu'un par classe ?), cela vous fait 18 heures à les subir "pour les moins chanceux d'entre nous".

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2008

Quand un professeur suant est réfractaire au savon et au déodorant, au bout d'un quart d'heure de cours, dans des salles souvent surchauffées et mal aérées, son odeur sui generis empeste les trente-cinq élèves. Et vous voudriez qu'ils soient respectueux?
Quand un prof de sciences éco oublie qu'il a prévu un DS pour ses terminales ES et que ses élèves sont forcés de descendre le chercher au Café de la Bourse où il est soutenu par le comptoir pour lui rappeler "M'sieur, on vous attend pour le DS!" et que le brave homme est bien incapable de remonter jusqu'au lycée autrement qu'à quatre pattes et a perdu le sujet du contrôle...
Des professeurs dignes de leurs pires élèves.
A seize ans, on fait vite de la généralisation abusive.

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

Quand une PE donne à sa classe de Cycle3 un emploi du temps très clair en début d'année puis se révèle incapable de le respecter même approximativement dès la troisième semaine de classe...

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

"Vous imaginez-vous à quel point il est devenu absurde d'être un élève dans un bahut lambda?"

Oh oui ! D'ailleurs, en fait, vous ne niez pas les problèmes du fait d'être prof dans les conditions actuelles.
Vous ajoutez juste qu'on parle des souffrances des profs, mais qu'on ne parle pas de la souffrance des élèves.
Ca c'est une vérité inchangée : à combien d'élèves qui avaient des problèmes avec ceux que vous appelez des trublions a-t-on répondu : "mais tu n'as qu'à te défendre !" Et les instructions officielles détruisent autant le boulot des profs que les capacités des élèves.

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2008

D'ailleurs, il serait temps que l'on sache la vérité : comment un enseignant du secondaire est-il muté dans les lycées très côtés ? J'imagine que Henri IV est à 1225 points (mon établissement est déjà à 142...), alors n'y a-t-il à Henri IV que les professeurs souffrants bénéficiant des 1000 points pour raison médicale, ou des professeurs dont le poste a été supprimé, bénéficiant des 1000 points de carte scolaire ? (il n'y a pas d'autre possibilité d'avoir 1000 points, la bonification suivante est de 300 points, après avoir passé 8 ans en APV, ce qui ne sera possible qu'à partir de 2012 puisque les APV ont été crées en 2004).

Jérémy

Un poste de Lettres pour un collège dans le Gard est parti à 2000 points...

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Qu'est-ce que vous avez bouffé aujourd'hui Dobolino, pour être de cette humeur de dogue ?

Ecrit par : françois duhem | 10 janvier 2008

Pendariès, n'importe quel syndicat vous donnera la réponse, pas dans la seconde, bien sûr, mais si vous réussissez à tomber sur le militant ( pas de base) qui aime bien faire quelques recherches, il pourra vous trouver un texte qui dit que lorsqu'on est inscrit à la préparation d'un concours ou qu'on mène une recherche, l'emploi du temps peut être aménagé. C'est maigre, certes; mais , bon... Cela peut donner un point d'appui. J'ai vu passer cela, je m'en suis servie, a long time ago, mais je ne sais plus dans quelle chemise, le dit papier est censé être rangé. Si j'ai le courage, ce soir, je regarde... j'ai connu un ami TZR qui disait non quand le rectorat exagérait vraiment. Cela vous semble impossible?
Sinon, demande de poste fixe loin de chez vous mais au calme pour faire la thèse... Pas drôle, certes...

Ecrit par : Sanseverina | 10 janvier 2008

s'il y a un trublion dans chaque classe (et pourquoi n'y en aurait-il qu'un par classe ?), cela vous fait 18 heures à les subir "pour les moins chanceux d'entre nous".

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2008

Vous avez compté combien d'heures de cauchemar pour ses camarades de classe?
Pour mon fils, puisque vous voulez qu'on en parle, on ne chahute pas en cours de français dans sa classe de première L mais en maths, Physique et SVT, ce qui laisse aux enseignants visés du temps pour souffler. D'ailleurs, cette classe a l'air assez sage, d'après le compte-rendu de conseil de classe et ils ne sont que quinze, ce qui facilite une bonne gestion disciplinaire. Au fait, il écrit mieux que moi au même âge et commence à arriver à écrire un texte presque convenable "à la manière de"... ce que j'ai été totalement inapte à réaliser avant l'âge adulte.
En fait, je pensais aux élèves de collège en disant quatre heures...

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

Qu'est-ce que vous avez bouffé aujourd'hui Dobolino, pour être de cette humeur de dogue ?

Ecrit par : françois duhem | 10 janvier 2008
Ce matin, dès potron-minet, un chien comateux et je ne suis pas du matin. A midi, une salade paysanne avec des lardons, des magrets de canards fumés et du jambon cru. Assaisonnement au vinaigre balsamique. Très bon!

Quand, pour une thèse d'une élève en psycho sur un certain type d'élèves de lycée, mon fils doit répondre à la question "Que considères-tu avoir appris à l'école?", il répond "l'injustice". A "qu'attends-tu d'apprendre?" il répond "je ne sais pas".
Et ça, ça fait douze ans bon poids que j'en mange régulièrement.
J'ai eu un enfant battu, humilié, rejeté, en dépression du CE1 à la quatrième pour les mêmes raisons à peu près dont se plaignent les enseignants de LEP.
Alors, je dis et répète que les conditiopns de travail des élèves sont largement aussi épouvantables que celles des professeurs.
Les tortionnaires de mon fils n'ont que rarement, exceptionnellement, posé aux professeurs de graves problèmes.
Quand vous, professeurs, subissez un mauvais élément, vos élèves anodins, bons ou mauvais, en subissent dix et jusqu'après la sortie, les pires exactions étant commises, vous le savez aussi bien que moi, en dehors de l'enceinte scolaire, le sommet étant atteint dans les cars de transport scolaire. La cantine constitue également un haut lieu de torture.

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

"Vous imaginez-vous à quel point il est devenu absurde d'être un élève dans un bahut lambda?"

Oh oui ! D'ailleurs, en fait, vous ne niez pas les problèmes du fait d'être prof dans les conditions actuelles.

Ecrit par : Jeremy | 10 janvier 2008

Je ne le nie pas! Comment oserais-je?
Mon souci était de souligner que les élèves étaient au même régime et, en plus, la plupart d'entre eux ont plus ou moins clairement conscience d'être dans une impasse et de passer leurs journées à enfiler des perles... Y'a de quoi être agressif et dissipé!

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

Dans la série "Meilleurs vœux", où faut-il aller mettre un cierge dans ces cas-là ?

Dépêches de l'Education

du Mercredi 9 janvier 2008

Le projet de réforme du primaire sera présenté en février, annonce Darcos


Le "projet de réforme de l'école primaire", visant une refonte des programmes et de l'évaluation des élèves après la suppression des deux heures du samedi matin, sera présenté en février par Nicolas Sarkozy, a annoncé mercredi Xavier Darcos sur RMC.

"Nous allons présenter, le président de la République va présenter notre projet de réforme de l'école primaire qui va se fonder (...) sur l'objectif de la maîtrise de la langue, le discours, l'écriture", a déclaré le ministre de l'Education.

L'Elysée n'a pas confirmé à l'AFP l'implication du président dans l'annonce de ce plan.

Selon l'entourage du ministre, "l'architecture du projet sera connu dans le mois de février".

Premier point, l'organisation du temps scolaire et notamment l'utilisation des deux heures récemment libérées, fait l'objet d'une concertation spécifique avec les syndicats. Ensuite les programmes seront "recentrés sur l'essentiel", correspondant à la nouvelle semaine de 24 heures, rendus lisibles pour les parents et "déclinés année par année".

Enfin, les enfants se plieront à deux évaluations "bilan" en CE1 et en CM2, dont les résultats seront rendus publics école par école.

"Il faut surtout faire en sorte que les outils de la connaissance, qui sont essentiellement la langue, soient parfaitement maîtrisés", a insisté mercredi M. Darcos, répétant qu'il ne s'agissait pas là d'une "question de méthode".

"Il faut du temps séparé avec des petits groupes qui permettent de travailler avec les jeunes en difficulté de manière beaucoup plus personnelle, c'est de nature à changer fondamentalement les problèmes que connaît aujourd'hui l'école primaire", a-t-il estimé.

Selon le ministre, il faut un "consensus entre la famille et l'Ecole, que tout le monde comprenne ce qui est en jeu, et que tout le monde puisse y participer".

Ecrit par : catmano | 10 janvier 2008

Sinon, demande de poste fixe loin de chez vous mais au calme pour faire la thèse... Pas drôle, certes...

Ecrit par : Sanseverina | 10 janvier 2008

Je fais partie de ces gens qui ont vendu leur véhicule; pour une raison simple: avec une voiture, un emprunt pour le logement, les frais provoqués par une thèse, tout le nécessaire pour le quotidien, cela pèse très lourd (ah le pouvoir d'achat), et comme, grâce à mes inspections, je passe l'ancienneté...

Bref, 200 TZR Lettres + Lettres-Histoire, dans le Languedoc et déjà utilisés, ou en maladie, ou à temps non complet.

L'organisation est vraiment à revoir.

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Concernant les élèves punching-ball ou brimé: quand je vois bien qu'il se passe quelque chose dans la classe, j'interroge. Et la réponse vient, de la supposée victime: "Je ne suis pas une balance".

J'ai une amie qui a été battue par ses petits copains de classe tout au long de son collège. Aujourd'hui, elle tente les concours de l'enseignement. Un autre humilée par ses camarades au lycée, maintenant, elle est prof.

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008

Moi, ce que j'en disais , cher collègue, Pendariès, c'était juste pour vous aider, pour vous donner un petit coup de main...

Ecrit par : Sanseverina | 10 janvier 2008

Et la réponse vient, de la supposée victime: "Je ne suis pas une balance".

Ecrit par : Pendariès | 10 janvier 2008
Normal! Vous êtes moins féroce qu'eux...
Il m'a fallu attendre les seize ans de mon fils pour savoir quel imbécile lui avait dit, à deux ans et demi que, s'il se touchait le zizi, on le lui couperait. Je m'en doutais bien un peu qu'on lui avait dit ça puisque je ne pouvais plus m'approcher de lui avec une paire ce ciseaux pour lui couper les ongles, particulièrement de doigts de pied... Il en convulsait presque de terreur!
C'était l'ATSEM... Voilà, à présent, je le sais.

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

Au pire, vous pouvez obtenir l'expulsion définitive du frappeur, dans le meilleur des cas. Le frappeur, pour se venger, peut tuer à petit ou grand feu, au propre ou au figuré, "la balance".

Ecrit par : dobolino | 10 janvier 2008

J’ai toujours vu que les pires brimades physiques et morales, que ce soit dans l’enseignement (ou même dans l’armée où j’ai fait un séjour instructif), étaient le fait des jeunes entre eux ou contre les adultes.
Évidemment, c’est inconcevable pour les pédagogos qui considèrent l’enfant (ou l’ado) comme le bon sauvage, naturellement bon en tout, brimé par les forces d’occupation enseignantes.

Et dire que les pédagogos sont tout le temps en train de présenter les profs comme des brutes ! Toujours cette tendance à se faire les défenseurs de causes imaginaires ou déjà gagnées depuis longtemps pour se faire mousser à peu de frais comme le disait bien Ph. Murray : les “mutins de Panurge”.

J’ai raconté ici qu’une famille avait retiré du lycée son fils persécuté par ses camarades : son aîné avait subi les mêmes traitements et s’était suicidé.
Un proviseur ne peut quand même pas virer les agresseurs, ce serait contraire au code de conduite de ces cloportes, c’est la victime qui doit chercher un autre bahut.
On peut s’interroger, pourquoi les caïds ont-ils la plupart du temps la sympathie des CPE et de l’administration ? Parce qu’ils sont “actifs”, “dynamiques”, si “vivants” et pratiquent la “socialisation” à fond ?
Il me semble qu’on rejoint par certains côtés René Girard et son bouc émissaire malgré l’idéologie victimaire de façade.

Autre sujet : j’ai appris qu’un collègue (dialysé !) était affecté sur quatre bahuts ! Obligé de passer sa vie en bagnole dans son état, encore un salaud de privilégié qui ne risque pourtant pas de gagner plus à risquer sa vie…

Ecrit par : LaRiba | 10 janvier 2008

"Punching-ball ou brimé" sont de biens gentils mots Pendariés, je dirais plutôt pour les enfants comme celui de Dobolino "Violence physique et harcélement moral".

Et malheureusement les petites vermines s'en tirent toujours à bon compte.

Ecrit par : Carole | 10 janvier 2008

"Alors, je dis et répète que les conditiopns de travail des élèves sont largement aussi épouvantables que celles des professeurs."

Je suis d'accord !

Ecrit par : Jeremy | 11 janvier 2008

Ce matin, dès potron-minet, un chien comateux et je ne suis pas du matin. A midi, une salade paysanne avec des lardons, des magrets de canards fumés et du jambon cru. Assaisonnement au vinaigre balsamique. Très bon!

Ecrit par : dobolino

Votre chien comateux, vous le trempez dans votre bol de café ? Très sincèrement, je dois vous dire que je ne serais pas capable d'avaler un petit-déjeuner aussi peu ragoûtant que celui que vous nous décrivez là.

Ecrit par : Moot | 11 janvier 2008

Et que dit cadichon de ce comité d'expert présidé par Stiglitz, et conseillé par l'immense Amartya Sen, elle qui a à la bouche tant de noms d'économistes tous plus obscurs les uns que les autres ? Hummm ! Pas assez libéraux, ces deux-là, sans doute.

Ecrit par : yann | 10 janvier 2008

Bel exemple de l'inculture notoire des Francais en matière économique, qui s'aggrave de cet anti-libéralisme historique et épidermique qui cantonne leur pays à la station Javel de la croissance et de la prospérité.

Mitterrand lui-même, dont le premier gouvernement n'avait mis que deux ans (81-83) pour acculer le pays à la faillite, se vantait jadis de cette inculture qui continue à faire office de certificat de bonne conduite socialiste.

J'ai effectivement cité ici des économistes aussi mondialement renommés ( pas en France, bien-sûr) que Hayek, Milton Friedman ou von Mieses, et des Français célébrés eux aussi partout ailleurs que chez eux, comme Bastiat.

Quand ces auteurs seront enseignés au lycée et dans les facs, ce sera le signe que la France sera enfin sortie de sa période soviétique.

Amartya Sen est effectivement un très grand bonhomme, de la même stature que les précités, et pour avoir eu la chance d'assister à quelques-unes de ses conférences, je peux ajouter que c'est aussi un humaniste pragmatique, ce qui ne court pas les rues, surtout chez nous.
Il est également bien plus libéral que
Stiglitz, qui ne joue de toutes façons pas dans la même ligue.

Il se trouve que lui aussi je l'ai rencontré, mais pas ès-qualité, car je ne me déplacerais pas d'un mètre pour l'écouter, l'ayant assez lu par obligation. Il se trouve qu'il habite un appartement que son employeur, NYU, lui a rénové, à grands frais, dans un magnifique immeuble, sur Riverside Drive et sur... le même palier ( coté entrée de service) que les amis qui me logent quand je suis de passage. Small world.
Ce type est un superbe specimen de la gauche caviar américaine, spécialiste de l'entrisme, mais c'est surtout un has been frustré, qui ne sais plus quoi faire de sa carcasse depuis que DSK lui a soufflé le poste qu'il convoitait: à la WB ils ne sont pas fous, le second est beaucoup plus libéral que le premier!. Depuis l'échec de sa candidature, il cherche à se caser.

Cette pauvre France a décidément le chic pour faire la mauvaise pioche en matière d'experts, qu'il s'agisse d'économie ou d'éducation!

Ecrit par : Cadichon | 11 janvier 2008

Moi, ce que j'en disais , cher collègue, Pendariès, c'était juste pour vous aider, pour vous donner un petit coup de main...

Ecrit par : Sanseverina | 10 janvier 2008

OH mais ne pensez pas que je vous montrai les dents! J'explicitais ma situation, sans être agressif envers qui que ce soit, surtout contre les personnes qui me tendent la main. Je ne suis pas de ce genre-là. Il n'y a pas méprise. Je vous remercie pour votre aide, et vais demander ce matin les renseignements utiles pour un doctorant.

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

[le syndicat] pourra vous trouver un texte qui dit que lorsqu'on est inscrit à la préparation d'un concours ou qu'on mène une recherche, l'emploi du temps peut être aménagé.

Sanseverina, je viens d'avoir la réponse: ces aménagements ne font plus partie du statut des enseignants.

blop blop blop

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

Prime de Noël aux chefs et aux sous-chefs d'établissement! Et rien aux professeurs! On aura tout vu! C'est bien la preuve que le système est atteint d'administratite aiguë. Le monde à l'envers: l'"encadrement" seul, désormais, bénéficie de la sollicitude officielle, les enseignants ne sont plus que des exécutants de second ordre, et d'ailleurs on ne leur demande plus de transmettre un contenu. Le contenu n'a plus d'importance. Ce qu'il faut, c'est évaluer, évaluer toujours, évaluer encore, évaluer seulement. Evaluer quoi? Mystère! Sans doute évaluer les évaluateurs qui évaluent d'autres évaluateurs? On ne sait pas ce qu'on évalue, mais on évalue.

Ecrit par : Jean | 11 janvier 2008

OH mais ne pensez pas que je vous montrai les dents!

Le point d'exclamation n'est pas d'agacement. Il manque le clin d'oeil.

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

Qu'en penser?

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/01/only-in-french.html

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

Les temps changent! Guillaume était d'accord avec moi, en ce qui concerne le théâtre dans la formation des enseignants et moi, Jean, je me retrouve absolument d'accord avec vous sur ces histoires d'évaluation...
Il y a vraiment des sketches à faire, et un Courteline moderne qui se pencherait sur le sujet ne saurait peut-être même pas par quel bout le prendre.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 janvier 2008

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/11/01001-20080111ARTFIG00009-ces-minicaids-qui-sementla-terreur-des-la-maternelle.php

Ces minicaïds qui sèment la terreur dès la maternelle

Delphine de Mallevoüe


Âgés de 3 à 10 ans, ils frappent, volent ou brûlent des voitures. Le rajeunissement de la délinquance est un vrai phénomène dans les cités.
Les yeux révulsés, la respiration «rauque, caverneuse, animale», qui lui valent le surnom de l'«Exorciste», Aziz (1) a la rage. Comportement hyperactif, insultes, coups… la dernière fois qu'il a frappé, c'était son enseignante. Qui a porté plainte contre lui. Aziz n'a rien d'un de ces ados durs qui sévissent en bande, il a cinq ans et vit dans une cité de Saint-Denis, dans le 93.

Aziz n'est pas un cas isolé. Le rajeunissement de la délinquance dans les quartiers difficiles est un vrai phénomène. Âgés de 3 à 10 ans, ces minicaïds que l'administration appelle «enfants hautement perturbateurs» ne se contentent pas de voler des bonbons mais cognent, fument, traînent dans les rues, brûlent les voitures, etc.

Comme Bemba, 7 ans, qui arrive à l'école en empestant l'essence, après avoir incendié avec ses frères des voitures du parking voisin. Ou encore ce gamin de 3 ans surnommé «Hannibal Lecter», en référence au héros cannibale du Silence des agneaux, pour avoir mordu le nez d'une fillette jusqu'à le lui arracher.

Sans parler de Kader, 6 ans, qui, sous l'influence de son beau-père, fume du cannabis chaque soir «pour mieux dormir». Hakim, 9 ans, a, quant à lui, donné des coups de couteau à sa propre mère... C'était il y a six ans. Après maints autres délits graves, et un passage à Fleury-Mérogis, il est aujourd'hui emprisonné à Fresnes. Tous ces «enfants bandits», comme y fait référence le titre d'un livre (2) à paraître sur le sujet, viennent de Seine-Saint-Denis.

Si d'autres cités de France ne sont pas épargnées, ce phénomène «reste malgré tout marginal, nuance Sonia Imloul, présidente de Respect 93, une association qui milite pour la prévention de la délinquance des mineurs. Mais il suffit de deux ou trois élèves intenables dans une classe pour la paralyser totalement.»

Côté chiffres, sachant qu'un mineur au-dessous de 13 ans ne peut faire l'objet d'une condamnation pénale et que la plupart des statistiques concernent les 13-18 ans, il est difficile d'être précis. On sait simplement qu'en 2005, sur les 82 556 actes dont les juges des enfants ont été saisis, 3474 concernaient des moins de 13 ans. Et que la part des mineurs dans la délinquance est passée de 10% dans les années 1970 à 25% aujourd'hui. «Magistrats, policiers, enseignants, tous observent ce rajeunissement avec de plus en plus de passages à l'acte», confie Claude Beau, vice-présidente du TGI de Paris et présidente de Mission Possible, une association de prévention.

Pour Sonia Imloul, issue de l'immigration algérienne, le dépistage si contesté de la délinquance avant trois ans, qu'avait suggéré Nicolas Sarkozy, est la mesure d'urgence à adopter. «Les gens qui sont contre ne savent pas de quoi ils parlent», affirme-t-elle. Le signal d'alarme, selon elle, devrait être tiré dès la maternelle. «Oui, on sait dans la cour de récré lesquels vont devenir délinquants, dépressifs ou tenter de se suicider !», assure-t-elle.


«Dehors jusqu'à 11 heures»

Pour Patricia, mère de trois enfants vivant dans la cité de Floréal à Saint-Denis, le rajeunissement de la délinquance s'observe «depuis une dizaine d'années, avec un durcissement et un sentiment d'impunité depuis les émeutes de novembre 2005». Elle s'inquiète pour sa fille, Chloé, 10 ans, plusieurs fois agressée à l'école : «Ça n'est plus possible pour nos enfants. Ils n'ont aucune chance ici», dit-elle, évoquant ses projets d'installation dans le Nord «Est-il normal de laisser des enfants de trois ou quatre ans dehors jusqu'à 11 heures du soir ?», s'indigne-t-elle encore. C'est la voie la plus sûre «pour les mettre sur les chemins de la délinquance», poursuit Isabelle, animatrice d'un centre de loisirs depuis 8 ans. Il y a quelques mois, alors enceinte, Maxime, 7 ans, lui a donné des coups dans le ventre. Elle aussi envisage de partir.

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

Heureusement il y a des libérations:

http://www.lefigaro.fr/international/2008/01/11/01003-20080111ARTFIG00284-nous-sommes-en-train-de-renaitre-.php

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

Un proviseur ne peut quand même pas virer les agresseurs, ce serait contraire au code de conduite de ces cloportes, c’est la victime qui doit chercher un autre bahut.


Ecrit par : LaRiba | 10 janvier 2008

Lorsqu'il s'y risque, le journal Le Monde et la ligue des droits de l'homme montent au créneau. Vous connaissez sans doute l'histoire de cet enfant juif de 11 ans subissant pendant des mois des persécutions antisémites au lycée Montaigne à Paris: ses deux agresseurs, finalement exclus après un sursaut de la direction de l'établissement, ont été réintégrés sur décision du tribunal administratif et après une courageuse campagne de la LDH qui porte curieusement son nom... Epilogue: c'est la victime émissaire qui a dû quitter le lycée pour rejoindre une école confessionnelle...

Les pédagogues qui s'extasient sur les collectivités de "jeunes" ou d'enfants devraient relire (ou plutôt lire!) Sa Majesté des Mouches.

Il est difficile pour un enfant persécuté de trouver la parade. La meilleure solution consiste parfois à "péter un plomb" et à démolir le portrait du "bully" (ce qui nécessite un certain courage physique, mais pas nécessairement de grandes capacités en arts martiaux: l'effet de surprise joue en effet à plein). Sur le moment on peut être grondé mais on acquiert une réputation de dangereux cinglé qui protège en général efficacement par la suite. Il est clair qu'aller se plaindre aux professeurs ne peut pas fonctionner sur la durée.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 janvier 2008

Sur le moment on peut être grondé mais on acquiert une réputation de dangereux cinglé qui protège en général efficacement par la suite. Il est clair qu'aller se plaindre aux professeurs ne peut pas fonctionner sur la durée.
JD

Anecdote personnelle: en 4ieme, ou 3ième (j’étudiais dans un collège privé), un gars, Oswald P. (17 ans, plus de 180 cm de haut, baraqué, qui désirait devenir pompier) m'a soulevé par le cou et m'étrangla tranquillement sous le préau pendant le cours de sport (il avait déjà précédemment cassé la gueule, entre autres, au bonhomme qui lui servait de "meilleur ami" - il valait mieux être du côté de l'athlète): les filles, extasiées par la force du môssieu, riaient de ma situation fort embarrassée (parenthèse: il se tapa la demoiselle a plus grosse poitrine de ma classe, et sous mes yeux encore: lors d'une sortie sur 3 jours pour la descente d'une rivière, le couple, alors que j'étais resté au camp pour je ne sais plus quelle raison, fit l'amour, à mes pieds, dans un sac de couchage. Je triturai le feu - de camp - avec un bout de bois, pendant ce temps). Le prof, quand même, a demandé à ce qu'il me lâche. J'étais un peu violacé et en manque d'oxygène, il faut dire.

Quelques temps après, ledit Oswald (qui lisait Mein Kampf - proclamait son anti-tout, sauf sa majesté à lui, grand, blond, ouvertement - et emmenait le livre en classe de technologie sous les regards admiratifs de quelques camarades épatés par tant d'audace) reçut un coup de pied dans les burnes de ma part. Comme ça, en passant (en lui jetant une horreur pas possible: j'avais appris que, parait-il, son père le battait). Et avec du monde autour pour avoir des témoins. L'Oswald P. plia.

Encore ceci, qui par effet de contraste dévoilerait quel type de sa-aud il était : il m'appelait "l'intello". Oui, pas très grand, apprécié des profs, calme, rondouillard à l'époque, avec des lunettes, et de bonnes notes, sauf en sport et en sciences.

A 17 ans, il avait déjà une gueule d'alcoolique et de drogué (je me demande vraiment comment les filles pouvaient craquer sur quelqu'un qui avait une telle face... Ah si: elles fondent pour les mauvais garçons; et ça continue encore généralement, vu ce que j'entends, de temps à autre, dans les cafés ou dans les trains).

Je pense que le temps, dans la vie du susnommé, a rajouté à mon coup de pied.
Il n’avait pas réussi son BEPC.

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

Meilleurs voeux pour l'année 2008.

Je n'ai pas lu "Sa majesté des mouches" mais il en est question dans le roman de Tom Sharpe "Wilt 1 : comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore" ou le héros est un professeur de culture générale totalement désabusé dans un lycée technique en angleterre.

Les fans dont je suis auront également lu à coup sûr "Wilt 2 : comment se débarasser d'un crocodile, de terroristes et d'une jeune fille au pair" et peut-être les Tomes 3 et 4 (je me suis arrêté au 3)

Ecrit par : johnmarguerite | 11 janvier 2008

Lorsqu'il s'y risque, le journal Le Monde et la ligue des droits de l'homme montent au créneau. Vous connaissez sans doute l'histoire de cet enfant juif de 11 ans subissant pendant des mois des persécutions antisémites au lycée Montaigne à Paris: ses deux agresseurs, finalement exclus après un sursaut de la direction de l'établissement, ont été réintégrés sur décision du tribunal administratif et après une courageuse campagne de la LDH qui porte curieusement son nom... Epilogue: c'est la victime émissaire qui a dû quitter le lycée pour rejoindre une école confessionnelle...

Le même journal Le Monde (de l'Education) vient de sortir un numéro sur les écoles confessionnelles (juives en particulier) dans lequel l'auteur de l'article déplore hypocritement le phénomène.

Quand l'Ecole de la République ne joue plus son rôle d'intégration et accepte la régulation du système "au bouc émissaire", il ne faut pas s'étonner.

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

Sinon, après avoir lu l'article du Figaro sur les minicaïds, il faut faire attention aussi à ne pas voir dans ces enfant hautement perturbateurs des minirépliques d'adultes.

C'est même exactement le piège dans lequel il ne faut pas tomber puisqu'il s'agit d'enfants en danger avant d'être des délinquants en puissance, foi d'ancien emploi jeune dans une école primaire ayant été confronté à ce type d'élèves et ayant pu discuter avec d'autres emplois jeunes en école maternelle dans le même quartier.

Je serais beaucoup plus en phase avec l'article du figaro si, au lieu de parler d'un plan"de dépistage de la délinquance avant 3 ans" on parlait d'un "plan de sauvetage des enfants en danger de la république".

Ecrit par : johnmarguerite | 11 janvier 2008

avec 83.000€ t'es pingre...

Ne le dites pas à ma femme...

Ecrit par : toto | 11 janvier 2008

Je ne peux que faire chorus à propos de Tom Sharpe, dont j'ai déjà parlé ici. Les "Wilt" sont hilarants et pleins de réflexions pédagogiques (le héros est prof dans un des ces instituts techniques anglais où la racaille se ramasse à la pelle), mais essayez aussi "la Grande poursuite" (le seul Sharpe en Folio), vous ne serez pas déçu.
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2008

Prime de Noël aux chefs et aux sous-chefs d'établissement! Et rien aux professeurs! On aura tout vu! C'est bien la preuve que le système est atteint d'administratite aiguë. Le monde à l'envers: l'"encadrement" seul, désormais, bénéficie de la sollicitude officielle, les enseignants ne sont plus que des exécutants de second ordre, et d'ailleurs on ne leur demande plus de transmettre un contenu. Le contenu n'a plus d'importance. Ce qu'il faut, c'est évaluer, évaluer toujours, évaluer encore, évaluer seulement. Evaluer quoi? Mystère! Sans doute évaluer les évaluateurs qui évaluent d'autres évaluateurs? On ne sait pas ce qu'on évalue, mais on évalue.

Ecrit par : Jean | 11 janvier 2008

Vous savez d'où vient cette brillante idée, Jean et pense que nous ne sommes malheureusement pas au bout de nos peines.

Quelqu'un sur ce blog signalait le désarroi d'un intellectuel de droite de valeur (Alain Finkelkraut) après la conférence de presse de "qui vous savez" (non, ça c'était le surnom de de Gaulle) à propos du concept de "politique de civilisation" pompée au pauvre Edgar Morin.

C'est "n'importe quoi" et il faudrait arrêter de se foutre du monde, en particulier des gens qui fait des études ailleurs que dans les boîtes de nuit.

Je voudrais dire à Yann, déçu du peu de réactions, que j'ai décidé de ne plus nourrir les trolls.

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

des gens qui fait des études ailleurs que dans les boîtes de nuit.

errata : qui ont fait des études

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

Edgar Morin :

"Lorsque j'ai parlé de 'politique de civilisation', je partais du constat que si notre civilisation occidentale avait produit des bienfaits, elle avait aussi généré des maux qui sont de plus en plus importants", poursuit le sociologue. "Je m'attachais à voir dans quelle mesure on peut remédier à ces maux sans perdre les bienfaits de notre civilisation."
Edgar Morin explique encore qu'il avait fait des propositions concrètes aux candidats à la présidentielle en fonction de ce diagnostic, et "notamment sur le terrain du rétablissement des solidarités, de la création de maisons de solidarité ou d'un service civil ad hoc".
"Je ne peux exclure que M. Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l'a pas montré jusqu'à présent et n'en donne aucun signe", poursuit Edgar Morin. "Si sa reprise du thème de la 'politique de civilisation' pouvait éveiller l'intérêt, notamment de la gauche, non pour l'expression mais pour le fond, ce ne serait que souhaitable."

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

Je ne vous savez pas conformiste à l’hypocrisie ambiante de ces fêtes de fin d’année. Période où les gens fêtent un père noël commercial pour oublier un faux anniversaire d’un homme intelligent ayant prêché la tolérance et l’amour de la vie. Homme transformé en messie religieux dont les ouailles s’aveuglent mutuellement dans leurs superstitions mystiques et farfelues.
Mes vœux ? Le monde va a sa perte accompagnons le gaiement ; Mangeons et buvons mes frères car nous ne savons pas de quoi demain sera fait ;)

Ecrit par : Un ancien élève corse ;) | 11 janvier 2008

Je voudrais dire à Yann, déçu du peu de réactions, que j'ai décidé de ne plus nourrir les trolls.

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

J'ai encore cette faiblesse, puisque j'ai nourri cadichon.

C'est Edgar Morin ou Sarkozy (pas moi, j'espère ;) ) que vous traitez de troll ?

Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

Quant à ma supposée déception, c'était plus de l'étonnement qu'autre chose.

Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

A Jean :

" Derrière ce concept (politique de civilisation) emprunté au sociologue Edgar Morin, Nicolas Sarkozy a décliné pour l'essentiel les grands axes d'un programme déjà connu et pris soin de s'inscrire dans la durée, en ces temps de disette budgétaire.

Il n'a ainsi pas vraiment répondu à ce qui est aujourd'hui la principale préoccupation des Français, le pouvoir d'achat, et estimé que "réduire le débat politique" à cette seule question était "absurde" - alors qu'il en avait fait un axe prioritaire."

Vous voyez, Jean, que nous ne sommes pas prêts de voir nos salaires revalorisés, nous pauvres "évalués" (ne serait-ce que par l'attribution comme à nos évaluateurs d'une humble prime de Noël).

Nous pourrons cependant nous en consoler en pensant que nous participons ainsi à la mise en place d'une grande "politique de civilisation".

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

C'est Edgar Morin ou Sarkozy (pas moi, j'espère ;) ) que vous traitez de troll ?

Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

J'ai le plus grand estime pour vous, yann...Et pour Edgar Morin.

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

Je rejoins le club des fans de Tom Sharpe. Il y a encore d'autres titres : "La route sanglante du jardinier Bolt" (ou "Blot", c'est à vérifier et le livre est au fin fond de ma bibliothèque); " Porterhouse ou la vie de collège". Je ne connais pas d'auteur qui aille aussi loin dans le délire hilarant.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2008

" Ces aménagements ne font plus partie du statut des enseignants"
Typique de la mentalité actuelle: si vous écrivez, si vous menez une recherche, vous êtes suspect, voire coupable de distraire à la pédagogie un peu de votre temps. Vous ne devez surtout pas chercher un peu d'oxygène intellectuel et spirituel en dehors de vos obligations de service. Pendariès, vous avez toute ma sympathie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2008

Si je vous lis bien, quand mon fils cite Tom Sharpe dans ses disert, c'est pas dramatique, alors?
Comme je ne connaissais pas, je craignais qu'il ait cité de la littérature de gare...

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

La plus grande estime. j'ai abusé du galette et de la cidre brute.

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

Pendariès, vous avez toute ma sympathie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2008

La mienne aussi, Pendariès, j'ai été très ému et très touché par ce que vous avez écrit. Courage !

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

Typique de la mentalité actuelle: si vous écrivez, si vous menez une recherche, vous êtes suspect, voire coupable de distraire à la pédagogie un peu de votre temps. Vous ne devez surtout pas chercher un peu d'oxygène intellectuel et spirituel en dehors de vos obligations de service. Pendariès, vous avez toute ma sympathie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2008
Quand les imbéciles et les ratés détiennent un pouvoir, il est logique qu'ils entravent les progressions intellectuelles et les recherches dont ils sont eux-même incapables. C'est vrai, c'est vexant à la fin!
A mes débuts, encore salarié, alors que j'avais entrepris un soin raisonné et scientifique sur un chien atteint de syndrome de féminisation, mon patron exaspéré a convaincu ses maîtres en mon absence de son incurabilité et du bien-fondé de son euthanasie. Quand je suis revenue, j'ai pu contempler son cadavre. Ce fut le début d'une longue suite de coups dans la gueule. Courage, Pendaries! le bout du tunel existe certainement...

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

Bel exemple de l'inculture notoire des Francais en matière économique, qui s'aggrave de cet anti-libéralisme historique et épidermique ...

Ecrit par : Cadichon | 11 janvier 2008

Vous êtes décidément aussi parano qu'un trotskyste, cadichon. N'oubliez pas que je suis, au quotidien, bien plus libéral que vous, qui viviez jadis des commandes d'état du gouvernement canadien (ou québécois), comme un vulgaire peintre de fresques soviétique.

"J'ai effectivement cité ici des économistes aussi mondialement renommés ( pas en France, bien-sûr) que Hayek, Milton Friedman ou von Mieses, et des Français célébrés eux aussi partout ailleurs que chez eux, comme Bastiat."

Merci, en tous cas, de nous avoir fait connaître les mérites de Salma Hayek et d'Uncle Milton.

"Quand ces auteurs seront enseignés au lycée et dans les facs, ce sera le signe que la France sera enfin sortie de sa période soviétique."

En primaire, cadichon, en primaire, que diable !

Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

Cadichon a de quoi être parano, Yann! Même un labo européen aussi fiable que*** arrive à perdre les calculs de son chien... Il faut que ça tombe sur elle. A croire qu'il s'agit d'une volonté divine.

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

Merci, en tous cas, de nous avoir fait connaître les mérites de Salma Hayek et d'Uncle Milton.

"Quand ces auteurs seront enseignés au lycée et dans les facs, ce sera le signe que la France sera enfin sortie de sa période soviétique."

En primaire, cadichon, en primaire, que diable !

Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

Il faut immédiatement remplacer "Léo et Léa" par "Salma et Milton" (méthode d'apprentissage de la lecture ultralibérale et ultrasyllabique). Désolé toto !

Première phrase du manuel :

Milton dit à Salma : "Les salaires montent la Bourse baisse."
Salma dit à Milton : "Je dégraisse, tu profites."

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

Salma dit à Milton : "Je dégraisse, tu profites."

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

C'est à cause de l'usine de skis Salomon de Rumilly que vous dites ça?

Ecrit par : Maminou | 11 janvier 2008

Merci à toutes celles et tous ceux qui m'adressent un message de soutien.

Je ne vais pas faire la guerre, c'est certain; je ne vais être obligé de tuer personne; je ne suis pas malade (du moins, à ce que j'en sais); ma cervelle est en bonne forme; mieux que tout: j'ai passionnément goût à la vie.

Je viens de passer un moment en ville; j'ai acheté un Tom Sharpe "Outrage public à la pudeur" (j'ai un Pascal "Ecrits sur la grâce" et un recueil d'essais fondés sur les cultural studies réservés); je rentre, et je me fais cette remarque: les piétons n'ont pas de sac(s) d'achats à la main; ou alors à un très-extrême nombre, les magasins sont exempts de chalands.

Dur, dur à Narbonne.

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

C'est à cause de l'usine de skis Salomon de Rumilly que vous dites ça?

Ecrit par : Maminou | 11 janvier 2008

Oui, entre autres. "Salma et Milton" prend en compte le vécu des élèves...Les privilégiés, comme les autres : les enfants de chômeurs fraîchement licenciés pour cause de délocalisation.

Espérons seulement que ça ne leur mette pas de mauvaises idées dans la tête.

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

Dobolino: votre fils a-t-il quitté l'enfer que lui pavaient ses camarades?

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

Dur, dur à Narbonne.

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

Pas seulement à Narbonne, Pendariès. Et on sait bien pourquoi l'offre excède la demande. Il n'y a que "Salma et Milton" pour s'en étonner...Et ceux qui sortent leur "politique de civilisation" quand on leur parle de pouvoir d'achat. Comme si le "pouvoir d'achat" n'était pas la base de la civilisation (St Thomas d'Aquin a écrit de fort de belles choses à ce sujet, mais c'est un philosophe marxiste "antilibéral", comme chacun sait).

Ecrit par : Robin | 11 janvier 2008

Témoignage lu sur le blog de M.C.Bellosta.

'Je suis professeur de Lettres en collège de ZEP et j'enseigne , en tant que Professeur certifié, depuis plus de trente ans : j'ai enseigné du collège à l'Université et j'ai volontairement quitté l'université en 1995, constatant que les étudiants de Lettres étaient illettrés et que le 'soutien' était déjà en vigueur en faculté à cette date-là.

J'ai écouté avec un grand intérêt votre entretien de ce matin avec Monique Canto-Sperber sur France Culture. Je partage toutes vos options, notamment le fait que la pédagogie actuelle n'explique pas à elle seule l'effondrement du système scolaire de la maternelle à l'université incluse, car le manque d'exigences des programmes en vigueur est lui aussi largement responsable.

Vous avez aussi raison de dire que 'la République a trahi en croyant bien faire', qu'elle ' a abandonné à leur sort les enfants défavorisés'. Néanmoins, je suis moins sûre que vous que 'la République ait voulu bien faire' quand on sait QUI a bâti les programmes absurdes de l'école primaire et de tout l'enseignement secondaire, singulièrement en ce qui concerne l'enseignement de la langue et de la littérature.

Enfin, je ne partage pas l'optimisme que vous exprimez à la fin de l'émission lorsque vous dites que les enseignants soit anciens avec leurs habitudes, soit jeunes en imitant les anciens ' sont prêts à reprendre en charge un enseignement de qualité'.

Je vois en effet ce qui se passe dans les classes actuellement et cela ne m'incite pas à l'optimisme : comment des professeurs sensés peuvent-ils appliquer sans sourciller les programmes de français de Monsieur Viala, Président du groupe d'experts de Lettres, programmes qui enseignent la linguistique de pointe à des élèves de sixième qui ne savent pas lire, programmes qui prônent en outre, au nom d'un technicisme effrayant de prétention et de préceptes aussi jargonnants qu'ineptes, une déshumanisation complète de l'enseignement de la littérature ?

Comment être optimiste quand on sait dans quelle langue certains enseignants de Lettres - et d'autres disciplines naturellement - s'adressent à leurs élèves, au prétexte que les élèves ne comprennent qu'une langue proche de la leur?

Comment être optimiste enfin quand le Professeur de Lettres que je suis, s'est vu récemment reprocher par sa hiérarchie - je cite - ' de parler trop bien le français à ses élèves' ?

Il y a décidément beaucoup de travail à faire à tous les étages du 'mammouth' et il convient de manière urgente de former sérieusement les enseignants à leur discipline plutôt que de leur assener une idéologie iufmesque débilitante.

Il convient aussi que la hiérarchie, à tous ses niveaux, soit convaincue qu'il est impératif que les professeurs s'adressent à leurs élèves dans une langue irréprochable car cette langue est la clef de leur avenir : parler aux élèves dans une langue proche de la leur c'est les enfermer définitivement dans leur déterminisme social quand la famille n'est pas là pour pallier les graves lacunes de l'école de la République qui a très gravement failli.'

Mireille Grange.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 janvier 2008

Une remarque toute simple madame Valette pour rebondir sur votre post: il y a des mots, des tournures syntaxiques de phrases que les élèves ne comprennent pas.
Pour ma part (mais la CONTAMINATION est forte), je maintiens, je me le souhaite, un niveau de langue correct, structuré en classe (je me détends ailleurs); néanmoins, à la demande des élèves, je suis de temps en temps obligé de fournir des synonymes, ou, ce que je préfère, de formuler des périphrases pour reprendre tel ou tel mot. Et, pour les synonymes, je vais en ordre décroissant dans le caractère cristallin de la langue française. Pour me faire entendre d'une classe de 25 ou 30 élèves.

Et sachez que, je parle du LP que je connais, conserver une tenue langagière risque fort, aux yeux des adolescents, de vous faire passer pour une cocotte, de descendre de quelques marches dans le championnat des quantité les plus grandes de testostérones.
En LP, certains enseignants en atelier parlent comme dans des ateliers normaux.
Le monde de l'entreprise n'est pas un salon.

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008

Catmano, vous parlez du projet pour le primaire, qui va bientôt arriver.
Il pue son Bento à plein nez. Lui, il n'a pas besoin de primes pour arrondir sa pelote : ça tombe dans son escarcelle comme à gravelotte, il n'a qu'à parler avec sa voix bitonale, et proclamer ses diplômes ès qualité, tout le monde pousse des oh et des ah. Je l'ai vu de mes yeux. Quelle horreur!

Qui nous protègera de ces "experts" à la gomme ?

'Par la suite, dès la GS, on complètera ces ateliers par une réflexion sur le passage du faire à l'appris, (c'est-à-dire tenter de trouver au-delà de la tâche la compétence travaillée). Ce travail sur le transfert pourra aller jusqu'à essayer de faire découvrir le lien entre certains apprentissages et des actes de la vie quotidienne : on a classé des mots, on a découvert qu'on peut utiliser un principe : l'ordre alphabétique.

Si l'on connaît cet ordre, on peut facilement trouver un mot dans le dictionnaire. Un début de transfert pourra se faire quand un élève constatera que c'est le même ordre qui régit l'annuaire téléphonique, ce transfert sera total quand un autre proposera d'utiliser ce principe pour classer les recettes de sa mère ou ses vignettes de footballeurs).


Il y a compétence quand l'élève sait, sait qu'il sait et sait à quoi pourra servir ce nouveau savoir, savoir être ou savoir faire.


Cette découverte sera considérée comme un trésor que l'on va garder dans un carnet, que l'on consultera comme ressource lors de l'analyse d'une nouvelle tâche. ' (P.23)

Cela tient de l'incantation et de la cuistrerie.
Je suis écoeurée. Les enfants de ces classes défavorisées sont aussi capables d'apprendre que les autres, pourvu qu'on leur en donne les moyens. L'école se doit de les instruire, eux qui la plupart du temps ne peuvent pas trouver d'aide à la maison.

Et il ose parler de la violence à l'école.

(J'ai bien isolé sa plus belle envolée lyrique.) Comme pour Meirieu, on peut parler de son "angélisme béat."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 janvier 2008

Dobolino: votre fils a-t-il quitté l'enfer que lui pavaient ses camarades?

Ecrit par : Pendariès | 11 janvier 2008
Oui! En troisième, il a formé un clan avec deux autres psychopathes de son espèce. L'union faisant la force, ce sont leurs tortionnaires qui se sont fait ridiculiser.
L'année suivante, il est entré à l'internat sans ses deux copains mais sous la protection de son gros et grand cousin passablement en retard et passablement grande gueule. On continue à le prendre pour un fada mais un grand fada musclé qu'on laisse tranquille. Il a à présent de nombreux amis.
Puis, quand même, en lycée d'enseignement général, c'est moins dur qu'au collège. Les pires ont été évacués vers le LEP. Vous n'êtes pas sans le savoir!

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

Tom Sharpe est une saine lecture, Dobolino. Votre fils ne peut qu'en tirer profit.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2008

C'est vrai que dans "La grande poursuite", Tom Sharpe est aussi le créateur de Baby Hutchmeier, une femme qu'on oublie difficilement !

Ecrit par : johnmarguerite | 11 janvier 2008

En surfant sur Internet, je suis tombée sur un commentaire que vous faites à propros de Monsieur Roger-François Gauthier et qui me semble d'une complète injustice et d'un manque cruel de connaissance de la pensée de ce monsieur... un peu facile de découper un bout de phrase et de le mettre sur un blog en le traitant de bouffon? non? Argumentez, étayez, mais comme cela ce n'est pas très intéressant. Je vous invite donc à lire avec plus d'attention ses écrits; cordialement.

Ecrit par : petroletta | 11 janvier 2008

"Prime de Noël aux chefs et aux sous-chefs d'établissement! Et rien aux professeurs! On aura tout vu! C'est bien la preuve que le système est atteint d'administratite aiguë."

... et les EVS (emploi vie scolaire) attendent toujours leur salaire de décembre 2007.

Ecrit par : c. cru | 11 janvier 2008

A mes débuts, encore salarié, alors que j'avais entrepris un soin raisonné et scientifique sur un chien atteint de syndrome de féminisation, mon patron exaspéré a convaincu ses maîtres en mon absence de son incurabilité et du bien-fondé de son euthanasie. Quand je suis revenue, j'ai pu contempler son cadavre.

Ecrit par : dobolino

J'attends que l'on applique les mêmes principes prophylaxiques envers les élèves "définitivement" réfractaires à toute forme d'instruction ;-).

Ecrit par : Moot | 11 janvier 2008

Vous êtes décidément aussi parano qu'un trotskyste, cadichon. N'oubliez pas que je suis, au quotidien, bien plus libéral que vous, qui viviez jadis des commandes d'état du gouvernement canadien (ou québécois), comme un vulgaire peintre de fresques soviétique.
(yann)


Je ne sais pas quelle herbe ou quel champignon fait voir des renards bleus à ce malheureux dont le cerveau me semble définitivement bouffé aux mites. Non seulement son ignorance lui avait fait me reprocher de choisir mes références parmi des auteurs célèbrissimes que Sa Suffisance juge obscurs puisqu' il n'en n'a jamais entendu parler, mais voilà maintenant qu'il m'invente je ne sais quel passé de satrape aux frais du contribuable et du gouvernement canadiens, moi qui n'ai jamais reçu autre chose de ce dernier que la bourse du Conseil des Arts qu'il m'a octroyée, en 1970, pour faire un LLM à Mc Gill, après mon DES de droit public. Depuis je n'ai jamais reçu un copek ni des Canadiens, ni des Francais, quand à la bourse qui me permet de faire ma thèse, c'est une université PRIVEE américaine qui me l'a donnée. Entre les deux, et donc depuis l'iage de 25 ans, je n'ai jamais vécu que de mon travail. Honte donc à ce pauvre allumé, si Francais, qui ne sait rien, prétend tout savoir et étale sans vergogne, outre son inculture, ses calomnies sur ce blog.

C'est vraiment le cas de le dire: c'est l'hosto qui se fout de la charité cette inepte médisance, puisqu'elle émane d'un de ces Français qui sont la risée du monde entier auquel ils donnent des leçons, alors qu'ils sont les champions de la main tendue.

Il faut dire aussi que ce pauvre handicapé du bulbe ne sait même pas écrire correctement le prénom de Selma Hayek.
===========
Je me permets enfin de rappeller à d'autres blogueurs la distinction que fait le français ( langue précise entre toutes) entre être "PRÈS DE" ... et être "PRÊT À"... deux façons de dire presque la même chose, mais qui ne doivent pas se fondre dans un je suis "PRÊT DE", comme celui que je viens de le lire plus haut,

EX: Je lui ai fait un "prêt de" 100 euros qu'il n'est pas "près de" (ou "prêt à") ....me rembourser.

Ecrit par : Cadichon | 11 janvier 2008

OOOPS! Quant à...

Ecrit par : Cadichon | 11 janvier 2008

Puisqu'on parle de Tom Sharpe, je voudrais citer aussi un autre écrivain britannique particulièrement jubilatoire, publié récemment en 10/18. Il s'agit de Jasper Fforde, auteur de "L'Affaire Jane Eyre", "Délivrez-moi" et "Le puits des histoires perdues" (qu'il faut lire dans l'ordre). C'est un mélange de fantastique et de thriller, très inventif, bourré d'humour et de références littéraires souvent sophistiquées. Dans l'univers de Fforde, les personnages peuvent pénétrer à l'intérieur des livres, et on voit par exemple un détective se rendre dans "Ulysse" pour résoudre le mystère de la ponctuation volée. Effet antidépresseur garanti.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2008

Pardonnez-moi, Cadichon, mais ,quoiqu'elle soit tombée en désuétude, l'expression "prêt de" a ses lettres de noblesse. Elle était fréquente dans la langue classique, et on la trouve par exemple chez Racine. Nous dirons donc que le blogueur qui l'a employée s'est permis un archaïsme...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2008

Ne vous êtes-vous pas vantée, cadichon, d'avoir fait votre pelote (ou tout du moins une partie) gràce à des traductions rendues nécessaires par la frénésie bilingue du gouvernement canaden ?
Quant à l'état de mon cerveau et de mon bulbe, je ne vous permets pas d'en être juge.
Et m.. ! Don't feed the troll, comme le dit régulièrement ici quelqu'un dont le nom m'échappe.
J'arrête, et je me remets à zapper cadichonne.

PS : Selma, bien sûr, vous avez raison. C'était un lapsi.

Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

Cadichon,

Je ne peux résister.
Tu n'aurais pas dû te justifier.
Il faut laisser les "croyances" les plus simplistes faire leur petit bonhomme de chemin.
Mais j'avoue que j'adore ta verve, tu me fais rire.

Ecrit par : Carole | 11 janvier 2008

Merci à tous de vos voeux - je les prends avec plaisir et vous renvoie les miens, en passant vite fait. Je ne snobe pas le blog, je ???? merdoie autrement. Je repasserai sans doute de temps à autre donner des nouvelles du bête et prosaïque front, façon fin de scolarité obligatoire ( ou lycée quoi - le témoignage du PP de 4° n'étant évidemment pas mien ).

Ce qui me tracasse le plus cette année, c'est l'élimination, dans l'indifférence générale, de l'examen dit baccalauréat. Si certains l'avaient on savait trop comment, d'autres le méritaient largement et apprenaient à passer à l'âge supérieur, celui où on travaille pour soi - et plus pour tel ou tel enseignant plus ou moins aimé.

Bon, l'affaire est terminée, tout ceci emballé dans le plus hypocrite des papiers 'gling-gling' : les secondes auront cours en juin.
Les candidats libres n'ont pas de sort fixé. On s'en moque, remarquez bien, des candidats libres. Ils faisaient... la mouche, eux, à force de passer leurs épreuves dès le 7 juin.
Les élèves de BTS seront corrigés pendant que leurs enseignants feront cours. De toute façon, leurs copies sont ignobles, ce'pas ? Non, c'est pas ça la raison ??? Ah, je bête suis - ce sont les enseignants qui ne font rien normalement, surtout quand ils font cours.
Quant aux candidats classiques, ils seront corrigés entre deux portes, avec deux options au choix - le 12 ou le massacre, pas le temps de lire ou d'écouter, mes petits, nous, on va rentabiliser la machine, pas évaluer, n'êtes pas fous non ?

Beurk. Vous êtes sûrs que le ministre a été prof ? Il n'aimait vraiment pas ce métier ?

JPB --- je n'oublie pas - mais je... et encore ... et en plus ... - ça prend du retard, Kolossal je sais bien, mais j'y puis rien de rien en fait. Merci de n'oublier pas vous-même !

Ecrit par : Milady | 11 janvier 2008

J'attends que l'on applique les mêmes principes prophylaxiques envers les élèves "définitivement" réfractaires à toute forme d'instruction ;-).

Ecrit par : Moot | 11 janvier 2008

prophylactiques, Moot!
Milady, arrêtez de nous casser le moral. Les dés sont jetés, j'en ai un qui passe le bac à la fin de l'année et rien ne me garantit qu'il ne s'appuiera pas en dissertation française sur l'exégèse de Placid et Muzo, sa dernière passion littéraire.

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

"Et m.. ! Don't feed the troll, comme le dit régulièrement ici quelqu'un dont le nom m'échappe."
Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

C'était moi. *signe de la main*

"PS : Selma, bien sûr, vous avez raison. C'était un lapsi."
Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

Ben non, justement ! Cadichon se plante. Et doit confondre Salma Hayek et Selma Blair.
Pétard.
Et Pendariès qui n'a rien dit ! Je vous retire votre carte de membres du club de lecture de "The Superficial", Lionel.

"Proof" (c'est de l'anglais pour Cadichon mieux comprendre) : http://www.imdb.com/name/nm0000161/

Alors, hein ? Vous avez tout à fait le droit de massacrer l'orthographe du nom de cet économiste de seconde zone qu'est Milletonne Fritemanne, Yann, mais ne dysorthographiez pas Madame Pinehaut.

Ecrit par : Kap | 11 janvier 2008

Je rejoins l'analyse de Jean sur la prime donnée aux proviseurs. C'est tout un symbole : on leur donne du pouvoir, on les flatte, on les récompense... C'est l'administration valorisée face aux professeurs exécutants.
On ferait mieux de leur donner un adjoint supplémentaire (notamment pour les LP-LGT), mais ça, ça coûte plus que 750 euros par mois.

Pour le bac, je trouve que ça cafouille - on n'est au courant de pas grand chose, sinon des dates du bac reportées d'une semaine. Mais rendra-t-on les copies plus tard ? Apparemment non. Alors comment ça se passera pour corriger les 100 copies habituelles ? Mystère et boule de gomme.

Ecrit par : Jeremy | 11 janvier 2008

"Milady, arrêtez de nous casser le moral. Les dés sont jetés, j'en ai un qui passe le bac à la fin de l'année et rien ne me garantit qu'il ne s'appuiera pas en dissertation française sur l'exégèse de Placid et Muzo, sa dernière passion littéraire."
Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

J'ai de très belles intégrales Placid et Muzo gagnées à une Kermesse il y a vingt- cinq ans, si ça vous intéresse. Bon état. Estimées à 5€ sur Ebay. Je suis prête à vous faire un prix d'ami.

Ecrit par : Kap | 11 janvier 2008

J'ai de très belles intégrales Placid et Muzo gagnées à une Kermesse il y a vingt- cinq ans, si ça vous intéresse. Bon état. Estimées à 5€ sur Ebay. Je suis prête à vous faire un prix d'ami.

Ecrit par : Kap | 11 janvier 2008

Le gars a dit: "ho! Ben ouais!" avec un regard lubrique... A cinq euros il achète tout de suite. Il tient à bien préparer l'épreuve de Français du bac, au prix de n'importe quel sacrifice financier.
vet.coup@wanadoo.fr pour le contact.

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

Milady, arrêtez de nous casser le moral. Les dés sont jetés, j'en ai un qui passe le bac à la fin de l'année et rien ne me garantit qu'il ne s'appuiera pas en dissertation française sur l'exégèse de Placid et Muzo, sa dernière passion littéraire.

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

Oh zut, et dire que tous les Pif Gadget sont passés dans les pertes et profits du "déménagement" !!!

Ecrit par : catmano | 11 janvier 2008

Oh zut, et dire que tous les Pif Gadget sont passés dans les pertes et profits du "déménagement" !!!

Ecrit par : catmano | 11 janvier 2008

Ne remets pas le temps où mémé squattait sur la table! On va se faire mal voir...

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

MR. BRIGHELLI,
Je viens de lire votre essai sur La fabrique du Crétin et si sur certain passage je vous trouve "envahissant" et par conséquent ennuyant j'aurai matière à me consoler dans la mesure où à vous croire j'étais entrain d'apprendre! Merci donc pour ces moments d'ennui. En effet c'est toujours agréable de lire des agrégés et homme de lettre, je n'ai pas réussi à dégoté un seul pléonasme dans votre Texte!! et on ne cesse à l'usage d'apprendre de nombreux nouveaux mots et expressions, merci pour cette aumône gratuite (désolé pour le pléonasme...). Ce faisant, je vous remercie aussi pour la citation du film de MR. KECHICHE qui m'a permit de découvrir au même temps L'esquisse un film effectivement bourrés de vérités et d'une rare sensibilité à l'image de votre essai. Paradoxalement, après une sinistre expérience en qualité d'animateur à l'aide au devoir (Accompagnement à la scolarité dit-on) j'avais perdu toutes motivations pour devenir enseignemant or je pense que votre essai est aussi une exhortation pour relever le défi posé par les "apprenants". Sous le thème de l'économie du savoir et le spectre du néo-libéralisme je noterai l'insuffisance suivante: vous n'avez pas parler (ou bien donner votre avis) sir les compagnies "sauvageonne" tels acadomia ou complétude et j'en passe... qui font savament du beurre sur la misère des "apprenants" c'est-à-dire un réseau d'éducation informel qui ne va sans garantir l'accroissement des inégalités ou si vous préférer la reproduction/création d'une pseudo génération "élitiste".
Sur votre critique de l'école comme lieu de vie je ne la conteste pas complétement même si les perm' (dit-on) avaient cette vocation... or je pense que la définition de MR. JACQUARD d'une école comme lieu où l'on pratique l'art de la rencontre est fort appréciable. Comme vous l'avez écrit vous avez été programmeur de cette "mort" dans la mesure où vous avez contribuer à la révision des manuels même si au bout de deux ans vous avez décidé de jetter l'éponge. Par conséquent, La Fabrique du Crétin, vu de cet angle est somme tout un "mea culpa", non? Contrairement aux idées reçues je ne pense pas que l'école soit si vieille, qu'est-ce 120 ans dans l'échelle de l'histoire? L'école est tout simplement au cours de transition. Enseignants et élèves se cherchent, les programmes ne sont que pré-textes. Bien à vous.
Mohamed N.,
étudiant en économie.
nb: attention ni de droite ni de gauche ça veut dire MoDem maintenant, non?

Ecrit par : mohan | 11 janvier 2008

Et alors?
Pour un mea culpa à saluer bien bas, combien d'enferrements?

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

Serait-ce une honte plus grande de prendre mesure de ses fautes et faire amende honorable en temps, espérons-le, utile, que de s'obstiner dans une impasse pour être fidèle à je ne sais quel esprit prétendument divin?

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

Le message de mohan, c'est un gag, un troll, un post dont l'auteur serait toto avec un nouveau pseudo, ou une traduction automatique signée "google"??????????

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 janvier 2008

Contrairement à vous (dobolino/Christophe SIBILLE et Crétins...) je ne suis ni un syndiqué... ni un laquais....
Je viens de lire l'essai de MR. BRIGHELLI et j'écris mes impressions à l'auteur ça s'appelle le monde "internet" du tout direct... Alors messieurs les laquais passée votre chemin.
nb: laquais est justement un ce ces mots appris dans le "tas".

Ecrit par : mohan | 11 janvier 2008

Rhâââ!
Mohan! on dit pas "dans le tas", on dit "sur le tas"! Dé diou!
Avec les salutations d'un laquais syndiqué au SNVEL!

Ecrit par : dobolino | 11 janvier 2008

"j'avais perdu toutes motivations pour devenir enseignemant"

Vue votre incapacité à vous exprimer correctement, j'espère que vous reperdrez vite cette motivation!!!

Ecrit par : troll | 11 janvier 2008

Etudiant en économie ?????
Le niveau monte ........Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

Ecrit par : Carole | 12 janvier 2008

prophylactiques, Moot!

Ecrit par : dobolino

Oui, pardon, quand je revois ce que j'ai écrit, je suis horrifié.
C'est que j'ai le ciboulot un peu en vrac ces temps-ci.

Ecrit par : Moot | 12 janvier 2008

L'école est tout simplement au cours de transition.

Ecrit par : mohan

Et Adam dit à Ève, lorsqu'ils furent chassés du jardin d'Eden : "nous entrons dans une période de transition".

Ecrit par : Moot | 12 janvier 2008

Etudiant en économie ?????
Le niveau monte ........Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

Ecrit par : Carole

Peut-être voulait-il dire : "à l'économie". Nuance ;-))).

Ecrit par : Moot | 12 janvier 2008

Tu as raison Carole, d'ailleurs j'ai d'abord voulu traiter ces inepties par le mépris, mais je suis incorrigible:
I can resist everything but... temptation.

Et le tartinage d'ignorance continue puisque le même, décidément bouché à l'émeri, m'en remet une louche, et il a même trouvé du renfort.

"Ne vous êtes-vous pas vantée, cadichon, d'avoir fait votre pelote (ou tout du moins une partie) gràce à des traductions rendues nécessaires par la frénésie bilingue du gouvernement canaden ?"

Que les autres me pardonnent ces précisions élémentaires mais visiblement nécessaires puisque la friche qui sert de cerveau au susdit lui interdit le distinguo, bien trop subtil et complexe pour sa capacité de compréhension, entre les gouvernements provinciaux et fédéral et leurs politiques linguistiques respectives.

Il me faut donc lui apprendre que le Canada est un pays fédéral, ( voir définition de ce mot dans un dictionnaire) et que cela ne pouvait évidemment pas être le gouvernement canadien, qui siège dans la capitale fédérale, Ottawa, qui avait pondu la loi qui a conduit, entre autres, à interdire l'affichage en anglais, et qui a obligé de traduire tous les documents juridiques en francais. Cette mesure ne pouvait émaner que du gouvernement provincial, et séparatiste, du Québec, lequel siège dans la ville éponyme, pardon, la ville du même nom.

La frénésie indépendantiste a ainsi, et pratiquement du jour au lendemain, vidé la Belle Province de ses forces vives. Grâce à cette brillante trouvaille, la bouilonnante et symapthique rue Sainte Catherine est devenue en quelques années et pour une bonne dizaine d'années, une artère fantôme, et le Montréal d' il y a 30 ans était devenu aussi folichon que le Berlin-Est de la même époque. Ayant connu les deux, j'étais bien placée pour établir le rapprochement. C'est d'ailleurs pourquoi j'ai alors voté avec mes pieds.

J'ai donc c'est vrai profité quelques temps de la sottise humaine et de cette obligation de tout traduire en francais, mais je travaillais alors dans un cabinet d'avocats et non pour le gouvernement.

La loi 101 n'avait par ailleurs absolument rien à voir avec la mesure ( intelligente celle-là) qui avait été prise par Trudeau, quelques années auparavant, de faire officiellement du Canada un pays bilingue.



Outre un bon nombre de mes compatriotes, l'inepte loi 101 a fait la fortune d'autres francophones (Libanais, Marocains) bref ceux qui maîtrisaient une langue que les Québécois ont d'ailleurs tranquillement continué à massacrer... Au royaume des aveugles les borgnes seront toujours rois.


Le " bill 101" comme ils disaient alors,... en français dans le texte..., le contexte rendait cet anglicisme-là particulièrement savoureux, fut donc une aubaine pour nous, happy few, mais aussi pour l'Ontario, puisque les "forces vives" précitées ont simplement déménagé à Toronto.

Non seulement ce fut une catastrophe pour le Québec, mais trente ans plus tard les malheureux Québecois parlent toujours aussi (sinon plus) mal le français ( cela vient notamment de la manière dont il est enseigné, je ne reviendrai pas là-dessus) et toute une génération a de surcroît été empêchée d'apprendre l'anglais, quand le refus n'était pas volontaire, ce qui était hélas fréquent.

Bref, ils ont fini par s'en remettre, l'indépendance du Québec est enfin dans les choux, et pour de bon, ...et le film "Les Invasions barbares" n'est pas une caricature, la réalité dépassant souvent ...l'affliction.

Ecrit par : Cadichon | 12 janvier 2008

Moot a écrit : "Peut-être voulait-il dire : "à l'économie". Nuance ;-)))."

Pas mieux !

Cette suite de mots (un pré-texte) est structurée comme un yaourt.

Ecrit par : dugong | 12 janvier 2008

"Et m.. ! Don't feed the troll, comme le dit régulièrement ici quelqu'un dont le nom m'échappe."
Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

C'était moi. *signe de la main*

"PS : Selma, bien sûr, vous avez raison. C'était un lapsi."
Ecrit par : yann | 11 janvier 2008

Ben non, justement ! Cadichon se plante. Et doit confondre Salma Hayek et Selma Blair.
Pétard.

Ecrit par : Kap | 11 janvier 2008

Merci , Kap *signe de la main aussi, et sourire*

En effet, Salma. J'ai voulu être gentil avec cadichonne, et en fait c'est elle qui se plante. Donc, pas lapsi.

Ecrit par : yann | 12 janvier 2008

Mince ! Mon inculture en économie est bien immense.
Je n'ai rien compris au message de notre nouveau camarade, "étudiant en économie".

Ecrit par : yann | 12 janvier 2008

Cadichon :

Concernant votre "pelote", au temps pour moi, puisque ce sont des avocats qui vous ont payée pour ce travail.

Concernant le Canada, merci de vos précisions qui montrent que vous ne haïssez pas que les Français.

Concernant mon cerveau en friche, j'avais décidé ce matin d'être gentil, et de m'excuser de mon ton un peu désagréable, mais vous êtes décidément imbuvable.
Mon inculture en économie est patente (voir plus haut), elle est également patente dans bien d'autres domaines. Mais je suppose qu'en cherchant très peu, je trouverais un ou deux domaines dans lesquels la vôtre est abyssale en comparaison.
A moins que vous ne prétendiez posséder une culture encyclopédique comme Pic de la Mirandole (autre époque) ou ma belle-mère (idem).
Vous vivez dans le tout petit monde des universités ou des affaires aux USA, et vous semblez ignorer tout de la vraie vie (tout comme nos politiques).
Je ne suis pas un de vos "Français à la main tendue" (demandez donc à Dobolino ce que j'obtiendrais si je la tendais), mais je suis de ceux qui ne supportent plus votre arrogance et vos poses de donneuse de leçons.

Je comprends qu'on vous ait chassée de Berlin-Est : vous avez dû tenter là-bas une carrière d'économiste marxiste-léniniste, et, trop dogmatique, on vous a virée. Du coup, vous êtes passée d'un extrème à l'autre. ;o)))

Ecrit par : yann | 12 janvier 2008

"Je viens de lire l'essai de MR. BRIGHELLI et j'écris mes impressions à l'auteur ça s'appelle le monde "internet" du tout direct... "

Ecrit par : mohan | 11 janvier 2008

Oui, trois fois hélas, et on le vérifie encore ici, le web ne présente pas que des avantages...

Plus sérieusement, Cadichon, je suis certain que vous vous forcez à être aussi désagréable. Cela ne reflète pas votre vraie personnalité. Contrairement à certains, pour qui cela semble être une seconde, (voire une première) nature.
Je ne donne aucun nom, mais c'est quelqu'un qui parle souvent, entre deux injures ou borborygmes, de "Leo et Lea", ce qui suffit apparemment à lui ménager quelque sympathie amusée.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 janvier 2008

Je ne donne aucun nom, mais c'est quelqu'un qui parle souvent, entre deux injures ou borborygmes, de "Leo et Lea", ce qui suffit apparemment à lui ménager quelque sympathie amusée.

Ecrit par : Christophe SIBILLE

Ah non, je regrette, je pense que ce sont plutôt les borborygmes (attention, je n'ai pas dit les injures) !

Ecrit par : Moot | 12 janvier 2008

On m'a transmis cela, j'imagine que cela peut vous interesser :

"> Objet : [COORD-U] Bientôt l’autonomie des collèges et des
> lycées ?
>
> Chers collègues,
>
> Au cours de l'AG réunie samedi dernier à Paris 7, j'ai évoqué les
> réformes en cours concernant l'enseignement scolaire, dont s'occupe
> la
> commission Pochard.
>
> Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint mon analyse et les deux
> lettres de mission correspondantes. Vous les trouverez dans le
> document
> pdf joint. Je copie également le texte ci-dessous. Vous pouvez le
> faire
> circuler autour de vous.
>
> Bien cordialement,
> Frédéric Caupin
> Maître de conférences à l'Ecole Normale Supérieure
>
> Bientôt l’autonomie des collèges et des lycées ?
>
> La loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU),
> votée le
> 10 août 2007, sous couvert de conférer la sacro-sainte Autonomie aux
> Universités, prépare en réalité le démantèlement du service
> public
> d’enseignement supérieur. On sait l’ampleur du mouvement
> qu’elle a
> suscité et qui réclame son abrogation.
>
> Pendant ce temps, une commission se réunit dans les salons dorés
> de la
> République : la commission Pochard. Que prépare-t-elle ? Rien de
> moins
> que l’« autonomie » des établissements scolaires.
>
> Officiellement, la commission est chargée de réfléchir sur le
> métier
> d’enseignant. Plus exactement, dans la lettre de mission envoyée
> le 20
> septembre 2007 à Marcel Pochard, Conseiller d’Etat, disponible sur
> http://www.education.gouv.fr/pid495/commission-sur-evolution-metier-
> enseignant.html
> et reproduite ci-dessous, Xavier Darcos explique :
> « Le Président de la République et le Premier Ministre m’ont
> demandé,
> dans la lettre de mission qu’ils m’ont adressée, de mener le
> chantier de
> la redéfinition de la condition enseignante et d’entreprendre une
> large
> concertation avec l’ensemble des acteurs de la communauté
> éducative et
> notamment, des représentants du monde enseignant. Ce processus, qui
> doit
> s’achever au printemps, se déroulera en deux temps :
> l’élaboration d’un
> état des lieux argumenté, sous formes d’un Livre Vert, puis
> celui de la
> proposition du gouvernement et de la négociation, sur le fondement
> d’un
> Livre Blanc ».
> Mis à part les talents chromatiques cachés de Xavier Darcos,
> avouons que
> cela ne nous apprend pas grand-chose. Pour en savoir plus, mieux vaut
> directement lire la lettre de mission envoyée le 5 juillet 2007 par
> Nicolas Sarkozy et François Fillon à Xavier Darcos, disponible sur
> http://www.elysee.fr/elysee/root/bank/print/79113.htm
> et reproduite ci-dessous. En effet, les conclusions d’une commission
> ministérielle se trouvent souvent dans la lettre qui en est à
> l’origine…
>
> Nous allons voir qu’elle suit une logique en tous points
> identiques à
> celle mise en œuvre pour la LRU. Tout d’abord les deux premiers
> paragraphes sont communs à toutes les lettres de missions
> destinées aux
> différents ministres, y compris à Valérie Pécresse. Le résultat
> de
> l’élection présidentielle y est en quelque sorte présenté
> comme un
> référendum anticipé sur toutes les réformes présentes et à
> venir.
> Ensuite, le constat est semblable : l’échec en licence est
> remplacé par
> « les 20 % des élèves [qui] sortent du système scolaire sans
> qualification ». Dans les deux lettres, une prétendue « bataille
> mondiale de l’intelligence » risquerait d’être perdue si tant
> pour nos
> établissements scolaires que pour nos Universités, l’objectif de
> gagner
> des places dans les tout puissants « classements internationaux »
> n’était pas rempli. Enfin, quelques citations nous montrent que les
> modalités sont les mêmes :
> - autonomie : « vous donnerez d'abord à tous les établissements
> plus de
> souplesse et d'autonomie, en particulier dans le domaine budgétaire,
> pour leur permettre de mettre en œuvre, sous le contrôle bien sûr
> de
> l'autorité académique, un projet pédagogique qui leur soit
> propre »
> - « orientation active » et mission d’insertion
> professionnelle : nous
> estimons que tous les élèves, dès la classe de cinquième,
> devraient
> suivre un parcours de découverte des différents métiers. Ce sera
> le rôle
> d'un nouveau service public de l'orientation, que vous mettrez en
> place,
> que d'organiser ce parcours et de donner à chaque famille et à
> chaque
> élève des informations pertinentes, fondées sur des évaluations
> précises
> et publiques, sur les différentes filières de l'enseignement
> supérieur
> et de l'enseignement technique et professionnel. La réussite
> scolaire,
> c'est que chaque enfant puisse s'orienter dans une voie qui
> corresponde
> à ses projets personnels, à ses talents, aux besoins du marché du
> travail
> - chantage de l’évaluation : « Vous garantirez la liberté
> pédagogique
> des enseignants, en contrepartie de quoi vous les évaluerez plus
> régulièrement sur la base des progrès et des résultats de leurs
> élèves.
> », « une évaluation régulière des enseignants sur la base des
> progrès et
> des résultats de leurs élèves, et non pas sur les méthodes qu'ils
> utilisent », « une évaluation en profondeur des établissements,
> qui sera
> disponible pour les familles ; enfin, une évaluation indépendante et
> régulière de l'ensemble de notre système éducatif, afin que
> l'autorité
> politique puisse en permanence prendre les décisions nécessaires
> pour
> garantir la qualité de l'école et sa capacité à répondre aux
> obligations
> et aux attentes du monde contemporain »
> - mise à mort des concours nationaux (CAPES, AGREG) et des statuts
> associés : « La formation des enseignants devra durer cinq ans et
> sera
> reconnue par un diplôme de niveau master »
> - employer moins d’enseignants pour (peut-être) les payer plus, en
> individualisant les carrières : « Nous voulons également que la
> rémunération des enseignants corresponde mieux à l'importance de
> leur
> rôle pour la nation, à court terme en permettant aux enseignants qui
> veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, à moyen terme
> en
> conciliant mieux l'évolution des effectifs et l'évolution des
> rémunérations. Nous souhaitons que le mérite soit reconnu, tant au
> niveau individuel que collectif. C'est possible tout en étant
> objectif.
> Il nous semble naturel que chaque enseignant puisse maîtriser, par
> son
> travail, l'évolution de sa carrière et de ses revenus en
> s'investissant
> comme il le souhaite dans son métier principal et dans des activités
> complémentaires. Les obligations de service des enseignants devront
> tenir compte de cette nouvelle liberté qui leur est offerte. », «
> l'engagement présidentiel d'embaucher un fonctionnaire pour deux
> partant
> à la retraite »
> Il y a aussi des mesures plus spécifiques à l’enseignement
> scolaire, par
> exemple une sorte d’« enseigner moins pour apprendre plus » : le
> projet
> « pose la question de l'ampleur actuelle des programmes scolaires
> et de
> la surcharge horaire imposée aux enfants, dont les journées de
> travail
> sont parfois plus longues que celles de leurs parents. De fait, les
> enfants français ont des emplois du temps plus lourds que leurs
> homologues étrangers sans que cela se traduise par un niveau scolaire
> général sensiblement supérieur. Vous ouvrirez donc une réflexion
> sur la
> manière de réduire le volume horaire imposé aux enfants tout en
> valorisant les activités collectives et d'ouverture, et sans
> renoncer à
> nos exigences essentielles »
>
> Pour être honnête, reconnaissons que les membres de la commission
> peuvent avoir d’autres idées. Qui sont-ils ? Parmi eux, on
> trouve, entre
> autres, un ancien premier ministre d’une autre majorité, deux
> professeurs de l’Enseignement Supérieur et deux directeurs de
> recherche.
> Comme membre de l’Education Nationale, seul un inspecteur
> général est
> présent ; c’est normal, pour demander leur avis aux professeurs, la
> grande concertation suffira… En revanche siègent deux éminents
> experts :
> Foucauld Lestienne, directeur délégué des ressources humaines et
> des
> relations sociales du groupe La Poste, et Philippe Manière, directeur
> général de l'Institut Montaigne, présentateur de l'émission «
> les grands
> débats du mardi » sur B.F.M., éditorialiste au mensuel « Enjeux-
> Les
> Echos ». Justement, l'Institut Montaigne, qui se définit comme un «
> think tank indépendant », a publié en novembre 2001 un rapport
> intitulé
> « Vers des établissements scolaires autonomes », disponible sur
> http://www.institutmontaigne.org/vers-des-etablissement-scolaires-
> autonomes-134.html
>
> On peut y lire :
> « Nous proposons de donner aux établissements publics ou privés,
> qui en
> feront la demande, les moyens de la plus large autonomie possible sans
> que pour autant l'éducation cesse d'être nationale :
> - Que soit reconnue au chef d'établissement la possibilité
> d'orienter la
> politique de son école - dans le cadre du projet d'établissement -
> et
> d'avoir une réelle capacité de choix pour organiser les
> enseignements.
> - Que l'enseignant puisse faire le choix de l'établissement auquel il
> souhaite collaborer en fonction des orientations pédagogiques de
> celui-ci.
> - Qu'il y ait entre le chef d'établissement et l'enseignant un acte
> de
> cooptation et d'embauche, rompant avec la routine aveugle des
> carrières
> au barème.
> - Que, dans un monde complexe et mouvant, l'initiative laissée aux
> établissements offre aux élèves une diversité de formations. »
> ou encore :
> - « Donner aux chefs d’établissement la possibilité de recruter
> leurs
> collaborateurs après appel de candidature ou candidatures
> spontanées,
> dans la mesure où les candidats sont habilités.
> - Donner aux enseignants, d’abord mus par le goût de transmettre
> une
> culture, la possibilité de recevoir en des lieux divers une formation
> permanente qualifiante.
> - Donner à des personnes compétentes engagées dans d’autres
> professions
> la possibilité d’être habilitées à enseigner.
> - Accorder aux établissements une totale autonomie financière, en
> particulier dans la gestion de la masse salariale.
> - Constituer des conseils d’administration et conseils
> stratégiques qui
> assistent la direction dans sa tâche et lient l’école à son
> environnement social, économique et culturel.
> - Introduire dans les établissements une culture de l’évaluation
> et de
> la transparence. »
>
> On voit que la LRU et la future réforme des établissements scolaires
> s’inscrivent dans la même logique : appliquer des recettes
> manageriales
> en déréglementant le « marché du travail » des personnels,
> préparer le
> désengagement de l’Etat et mettre en concurrence les
> établissements.
>
> N’attendons pas les conclusions de la commission Pochard ! Dès
> maintenant, appelons nos collègues de l’enseignement scolaire et
> leurs
> organisations à rejoindre le mouvement contre la LRU !
>
> Frédéric Caupin
> Maître de Conférences à l’Ecole Normale Supérieure"

Ecrit par : EP | 12 janvier 2008

Plus sérieusement, Cadichon, je suis certain que vous vous forcez à être aussi désagréable. Cela ne reflète pas votre vraie personnalité. Contrairement à certains, pour qui cela semble être une seconde, (voire une première) nature.


Il y a du Kaa (le serpent hypnotiseur de Kipling) en Sibille...

Ecrit par : Guillaume | 12 janvier 2008

EP -> vous n'êtes pas le premier à le faire, mais apprenez à faire un copier-coller correct, votre texte truffé de retours à la ligne intempestifs est illisible !

Ecrit par : Moot | 12 janvier 2008

DARCOS JALOUX D’ALLEGRE ?

Décidément les professeurs ne sont que des fainéants qu’il faut discréditer aux yeux de l’opinion publique !!! S’ils se plaignent de la perte de pouvoir d’achat , c’est parce qu’il ne veulent pas « profiter » des merveilleuses heures supplémentaires défiscalisées . LES INGRATS !!! Ils n’ont pas compris que le Ministère fait exprès de supprimer plein de postes pour permettre de dégager des heures supplémentaires et ils se mettent en grève !!!
Pour faciliter encore leur tâche auprès des élèves et des parents, on souligne que les chefs d’établissement,eux, travaillent et que de plus ils n’ont pas la chance de pouvoir faire de merveilleuses heures supplémentaires défiscalisées . Nul doute que Darcos ou son supérieur de Président viendront verser des larmes de crocodile quand un enseignant ,victime tout autant de la violence des parents ou des élèves que de l’insulte ministérielle, sera agressé ou blessé ou pire.

Pour ceux qui douterait de la réaction de l’opinion, il suffit d’entendre ou de lire les news de RTL :

Primes : Xavier Darcos remet les enseignants à leur place
Sur RTL, Xavier Darcos répond aux enseignants qui critiquent la prime de 750 euros accordée aux principaux et proviseurs de collèges et lycées à Noël. "Pour avoir une meilleure rémunération, il suffit qu'un enseignant accepte de faire quelques tâches supplémentaires" leur répond le ministre de l'Education.

Quand j’écrivais sur ce blog qu’au bal des cocus il y aurait du monde, je ne pensais pas qu’il y en aurait autant . Pas d’augmentation de salaire même pour les professeurs au dernier échelon de leur grade et qui eux aussi ne peuvent avoir de promotion ! Pas de remise en cause réelle des programmes et des méthodes ! Pas de suppression des IUFM !!! Aggravation des conditions de travail : plus d’élèves par classe, moins d’options, mort programmée des humanités trop dangereuses pour le cerveau du futur citoyen « civilisé », EAF avec moins de temps pour corriger !!!

Je n’oublie pas non plus l’insulte suprême faite aux enseignants dans le discours du chanoine du Latran qui fait plus confiance aux prêtres de toutes religions qu’aux enseignants pour la moralité des citoyens .
Il n’y qu’un inculte pour croire qu’une religion peut amener la paix civile et oublier qu’une religion prétendant détenir la Vérité ne peut vouloir que convertir par tous les moyens tous les individus et éliminer les concurrentes. Si les hautes sphères réfléchissaient, elles se souviendraient des guerres de religion au XVI ème siècle et de la paix qui règne actuellement au Liban, en Irak, au Cachemire. Veut-on connaître cela en France ? Ne risque-t-on pas aussi de rallumer les heurts communautaires entre « musulmans » et « juifs » dans les banlieues ?
Les instituteurs, si nuls paraît-il, pour former des citoyens moraux, ont toujours prôné et prônent encore la vertu de l’exemple. Le professeur de Lettres Classiques que je suis n’a pas eu besoin de faire de l’instruction « religieuse » et l’étude des grands Textes suffit pour donner aux élèves le sens de la relativité et du respect humain. Je ne voudrais pas non plus rappeler toutes les dérives de l’enseignement religieux dans son contenu et dans ses formes. Il y a 30 ans un curé de province expliquait encore les éruptions volcaniques comme une manifestation de la colère divine !!! Et l’on peut se souvenir des prêtres qui étaient un trop fidèles au précepte « Laissez venir à moi les petits enfants ». Ce que l’on peut seulement reprocher aux enseignants, c’est d’avoir (de bonne foi !) menti à leurs élèves en leur disant qu’avoir des diplômes leur permettrait d’avoir une bonne situation. Hélas les chercheurs sont au chômage ou méprisés ou contraints à l’exil et l’on gagne plus dans le commerce illégal qu’avec un métier honorable.
Retourner à des valeurs ne veut pas dire retourner à l’obscurantisme religieux. Toutes les religions, comme par hasard ( ?), méprisent les femmes vite déclarées impures ou vite condamnées si elles revendiquent la fin de l’excision ou la libre disposition de leurs corps.

Le Président en tout cas pratique ostensiblement un culte déjà dénoncé dans la Bible: celui du VEAU D'OR. Comment les croyants sincères peuvent-ils être abusés par ces propos dignes du Café du commerce ? Si seuls les croyants sont moraux, alors la France doit être un pays de voleurs et de meurtriers. Apparemment l'immoralité sévit plutôt dans les hautes sphères dirigeantes que dans le "bas peuple". Si l’on prône les valeurs religieuses, alors quel exemple de moralité nous donne un président qui ne respecte pas le lien sacré du mariage ou un directeur de cabinet de Mme Boutin appartenant à la mouvance intégriste qui croit que charité bien ordonnée commence par soi-même !!! Sans parler de certains patrons qui veulent sans doute faire gagner le Paradis à leurs ouvriers exploités s'il est vrai qu' « heureux sont les pauvres en esprit (et hélas en réalité) car ils verront Dieu ».

Retournons vite aux valeurs des LUMIERES et de l’HUMANISME . Ce qui console, c’est que les présidents, les financiers, les P.D.G. passent et que les grands esprits ou artistes restent . Qui se souviendrait des financiers ou des ministres du Second Empire si un dénommé Hugo ne les avait pas mentionné dans Les Châtiments ? Qui donc se souviendra des Darcos, Laporte, Boutin ? Et si un grand patron doit passer à la postérité , ce sera sans doute F.Pineau pour son goût de l’art et son mécénat. Juste revanche de l’esprit sur la matière.

Ecrit par : Ponocratès | 12 janvier 2008

"Le Président en tout cas pratique ostensiblement un culte déjà dénoncé dans la Bible: celui du VEAU D'OR"

La création d'un grand ordre du veau d'or s'impose. Après tout, il existe aussi l'ordre du grand condor * (dont Chirac est titulaire).

* dans un pays d'Amérique du sud dont je ne rappelle plus le nom

Ecrit par : dugong | 12 janvier 2008

"Plus sérieusement, Cadichon, je suis certain que vous vous forcez à être aussi désagréable. Cela ne reflète pas votre vraie personnalité. Contrairement à certains, pour qui cela semble être une seconde, (voire une première) nature.


Il y a du Kaa (le serpent hypnotiseur de Kipling) en Sibille..."

Ecrit par : Guillaume | 12 janvier 2008

Je pense que les blogueurs d'ici savent tous qui est Kaa...
:-)))
Mais pourquoi dites-vous ça?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 janvier 2008

Je pense que Guillaume fait référence à l'épisode où le stupide Kaa tente de faire du charme à Shere Khan.
Ce qui n'est flatteur ni pour vous, ni pour cadichon.

Ecrit par : yann | 12 janvier 2008

Renseignement pris, l'ordre du grand condor est une distinction bolivienne.

N'existe ni en argent ni en bronze.

Ecrit par : dugong | 12 janvier 2008

Plus précisément, Chirac est décoré du "Condor de oro".

Ceux qui hurlent au pléonasme sont des médisants.

Ecrit par : dugong | 12 janvier 2008

"Je pense que Guillaume fait référence à l'épisode où le stupide Kaa tente de faire du charme à Shere Khan.
Ce qui n'est flatteur ni pour vous, ni pour cadichon."

Ecrit par : yann | 12 janvier 2008

Oh, je me doute! J'ai d'ailleurs été extrêmement surpris qu'un seul commentaire en ces lieux ait pu susciter une critique positive de Guillaume!, (la pratique du théâtre dans la formation des enseignants, pour mémoire).
Ceci-dit, je n'ai aucunement l'intention de faire du charme à qui que ce soit! :-)))
Simplement, Cadichon est parfaitement capable de dire autre chose que des "désagréableries".

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 janvier 2008

Je comprends qu'on vous ait chassée de Berlin-Est : vous avez dû tenter là-bas une carrière d'économiste marxiste-léniniste, et, trop dogmatique, on vous a virée. Du coup, vous êtes passée d'un extrème à l'autre. ;o)))
Ecrit par : yann | 12 janvier 2008

Continuez, c'est désopilant!
J'ai vraiment de la chance en ce moment: j'inspire à yann de telles énormités qu'il me fait commencer chaque journée avec des éclats de rire. Mes amis blogueurs doivent bien s'amuser eux aussi de cette collection inépuisable de méprises, de contresens. La palme de la médisance lui revient d'autorité, et s'il existait un Grand Prix du fourrage de doigt dans l'oeil jusqu'au coude, yannariendansl'crane devrait être mis hors-concours.

C'est une manie bien française que d'attribuer à quiconque n'a pas l'heur de vous plaire des idées ou des actions qui sont en contradiction totale avec la réalité, et de les asséner néanmoins de façon péremptoire comme des vérités indiscutables.

N'oublions pas qu'avec la délation qu'ils ont érigée en système de gouvernement (et dans leurs procès staliniens) les cocos de tous azimuts étaient eux aussi passés maîtres en la matière. Chez les gauchistes français, même repentis, il en reste toujours quelque chose, comme une tare indélébile, une déficience neuronale incurable.

Cette manie qui n'a pas seulement pour objet de nuire, elle est aussi une manière détournée de se rassurer, de faire oublier sa propre insignifiance, sa médiocrité, et d'assouvir ses fantasmes... C'est confortable de noircir ses adversaires, cela permet de se grandir à bon compte.

Jean-François Kahn est passé champion toutes catégories en ce domaine, et ses dernières sorties contre Sarko sont un morceau d'anthologie. Sa médisance haineuse pendant la campagne avait donné à penser qu'il touchait le fond de l'abjection journalistique et de la malhonnêteté intellectuelle. Sa récente polémique avec Minc nous montre qu'il restait encore bien de la marge.

Ecrit par : Cadichon | 12 janvier 2008

Oh, je me doute! J'ai d'ailleurs été extrêmement surpris qu'un seul commentaire en ces lieux ait pu susciter une critique positive de Guillaume!,

Il n'y a que les c. qui ne changent jamais d'avis.

Ecrit par : Guillaume | 12 janvier 2008

Cadichon, Jean-François Kahn est un gauchiste? Une seule phrase comme celle-ci décrédibilise tout un discours!!! Comment voulez-vous, après, (ou avant ça), qu'on prenne ce que vous dites au sérieux!!!! !!!!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 janvier 2008

CADICHON ne changera jamais et c'est toujours un plaisir de la lire...qui ne partage pas son avis est indigne et cela ne se discute pas!

Toutefois, quand il s'agit d'honnêteté intellectuelle, que dire de celle de son soleil élyséen ??

Je me contenterai de rappeler que JFK écrit lui-même ses livres ! (Cadichon comprendra, voir une vieille polémique sur la biographie de Georges Mandel "recopiée" par notre Président plagiaire)

Ecrit par : Merlemocoeur | 12 janvier 2008

Comment voulez-vous, après, (ou avant ça), qu'on prenne ce que vous dites au sérieux!!!! !!!!

Vous parlez comme Delon ou vous croyez faire partie d'une majorité ?
Curieux cette manie chez vous d'invoquer le soutien de tous sans cesse...

Ecrit par : Guillaume | 12 janvier 2008

J'oubliais que Minc a été condamné pour plagiat, avec des attendus sévères du TGI, pour sa biographie de Spinoza!!!

Cadichon, décidément, vous aimez las plagiaires!

Ecrit par : Merlemocoeur | 12 janvier 2008

Continuez, c'est désopilant!
J'ai vraiment de la chance en ce moment: j'inspire à yann de telles énormités qu'il me fait commencer chaque journée avec des éclats de rire.

Ecrit par : Cadichon | 12 janvier 2008

Je suis ravi de vous mettre de bonne humeur.
Ce serait encore mieux si vous aviez un brin d'humour, et si vous aviez remarqué le smiley : ça vous aurez évité des travaux d'écriture.
Je vous promets, cadichon : nul ne vous soupçonne d'avoir appartenu à la Stasi...

;o))))))))))))))

Ecrit par : yann | 12 janvier 2008

Personnellement, j'aime bien Kahn, j'appréciais ses joutes chez Polac (débats souvent pleins de mauvaise foi gauchiste mais une fois qu'on savait, on savourait simplement l'art de ces beaux parleurs que sont des JFK, Jamet ou Tesson). De tels moments sont devenus rares à la télé (bien que sur I-télé il y a parfois de beaux instants avec Zémour et Domenach).

Kahn a laissé sur son journal un espace à Natacha Polony qui est me semble-t-il la journaliste ayant la meilleure vision du système éducatif parmi tous les journalistes spécialisés sur cette question.
Cela doit pour cela que Sibille aime bien Kahn, sans doute.

Ecrit par : Guillaume | 12 janvier 2008

"bien que sur I-télé il y a parfois de beaux instants avec Zémour et Domenach)."

Ecrit par : Guillaume | 12 janvier 2008

"bien qu'il y ait", Guillaume...
J'apprécie beaucoup Jean-François Kahn, qu'allez-vous chercher là? Et Tesson et Jamet également. Zemour, moins, effectivement, il ne suffit pas que quelqu'un soit de droite pour que je l'apprécie...:-)))
Mais avouer que traiter de "gauchiste" quelqu'un qui a clairement annoncé et revendiqué, dans son propre journal, avoir voté pour François Bayrou, ne manque pas de sel!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 janvier 2008

"Mais avouez", Chrisptophe...

Ecrit par : abc | 12 janvier 2008

Mais avouer que traiter
Avouez
abc c'était pour moi !

Ecrit par : Guillaume | 12 janvier 2008

Moi aussi j'apprécie JFK, sauf qu'il a toujours l'air de s'excuser en voulant trop expliquer ses positions. C'est un esprit pointu, lucide mais encore trop consensualiste. On dirait qu'il se craint lui-même ou qu'il se soucie de ménager large. Il devrait être plus fort en gueule (disons plus souvent) et se sevrer tout à fait du politiquement correct dont je ne le crois pas entièrement libéré.

Ecrit par : Magister | 12 janvier 2008

Chez les gauchistes français, même repentis, il en reste toujours quelque chose, comme une tare indélébile, une déficience neuronale incurable.

Ecrit par : Cadichon | 12 janvier 2008

Et surtout, que personne sur ce blog ne se sente visé... Moi, j'm'en fous, à l'époque, j'étais baba.

Ecrit par : catmano | 12 janvier 2008

"avouez", j'avoue!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 janvier 2008

C'est bien Christophe, et ne recommencez pas !

Ecrit par : abc | 12 janvier 2008

Peu ou prou, pour Cadichon, tous les français sont des gauchistes, rares sont ceux qui trouvent grâce à ses yeux. Donc l'argument du vote Bayrou ne tient pas, car, entre nous, je suis bien certaine que Bayrou est un gauchiste de la pire espèce, les chrétiens de gauche.

Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2008

"C'est bien Christophe, et ne recommencez pas !"

Ecrit par : abc | 12 janvier 2008


Vous non plus! Orthographiez mon prénom correctement, à l'avenir!!! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 janvier 2008

Ouf, j'ai un peu de temps pour vous lire.
J'en profite pour présenter tous mes voeux à chacun d'entre vous.
Je regrette de ne pas être intervenu sur les sujets précédents, mais votre prolixité me fait peur.

By the way, par pitié arrêtez les injures ad hominem, qui détruisent vos arguments et obèrent vos combats. Personne ne peut être enfermé dans une étiquette, aussi confortable ou injurieuse soit-elle. L'art de la disputatio, a fortiori en politique, ne peut pas consister à pisser en cercle pour marquer son territoire !

Illustration :
Sur son site, L Lafforgue avec la fougue qui le caractérise, vient de mettre un nouveau texte amer sur JPB à l'occasion des propos de celui-ci sur le site "autre monde", il y a déjà un an !

J'y ai appris, cher JPB, que vous étiez en procès avec lui, pour avoir réédité en Folio sa préface, contre sa volonté et contre vos engagements. Où en est l'affaire ?

Merci de nous tenir au courant.



PS à la lecture desdits sites : Malgré un souci bourgeois de paraitre "avoindu" et point médiéval, je donne totale et entière raison à LL dans vos différents. Vous me paraissez avoir été bien négligent, tant moralement que matériellement ...
Raison de plus pour renouveler mes voeux. Bonne année !!

Ecrit par : julius | 12 janvier 2008

Chez les gauchistes français, même repentis, il en reste toujours quelque chose, comme une tare indélébile, une déficience neuronale incurable.

Ecrit par : Cadichon | 12 janvier 2008

En tant que gauchiste repenti souffrant d'une tare indélébile et d'une déficience neuronale incurable, j'ai voté pour François Bayrou au premier tour et je me donne des claques tous les matins (et tous les soirs) pour ne pas m'être abstenu au second.

Ecrit par : Robin | 12 janvier 2008

Je me donne des claques tous les matins (et tous les soirs) pour ne pas m'être abstenu au second.

J'espère que la tache partira d'ici 5 ans.

Ecrit par : Robin | 12 janvier 2008

J'espère que la tache partira d'ici 5 ans.

Ecrit par : Robin | 12 janvier 2008

Ou mieux, avant !

Ecrit par : Robin | 12 janvier 2008

Je me donne des claques tous les matins (et tous les soirs) pour ne pas m'être abstenu au second.

J'espère que la tache partira d'ici 5 ans.

Ecrit par : Robin | 12 janvier 2008

Il n'aurait, de toute façon, été tenu nul compte de votre absention...
Il n'y a donc pas de tache, ce n'est qu'une affaire personelle.

Ecrit par : dobolino | 12 janvier 2008

Et dire que certains sur ce blog se moquent du niveau de discussion type Café du Commerce des salles des profs!!!!

Ecrit par : Hervé | 13 janvier 2008

Je ne me souviens pas de ça, Hervé! Cet épisode n'a pas dû prendre beaucoup de place, ni beaucoup de temps, sur le blog!
En plus, parler de la tache de l'Elysée ne me semble pas si anodin!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 janvier 2008

C'est même une prise de position courageuse, pas les temps qui courent! Même en temps que fonctionnaire, un contrôle fiscal n'est pas chose impossible!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 janvier 2008

Les chemins de la vie étant ce qu'ils sont, je connais assez bien un haut responsable au Ministère de l'Industrie. Nous avons eu une conversation hier soir. Je vous résume:

"La France est en train de s'enfoncer",

"Elle a besoin de créer des richesses. C'est-à-dire des entreprises performantes, des brevets de pointe",

"Du jamais vu, l'Etat a ouvert 2000 postes de chercheurs"... en sciences,

"La France ne peut plus s'occuper du "superflu"": c'est-à-dire des Humanités, qui ne créent pas de richesses,

ce qu'il faut avant tout, c'est que les élèves sachent "écrire et lire, compter", la culture...

Je suis quand même heureux que ma thèse en théâtre soit reconnue comme une création; mais cet ami l'entendait, je crois, en tant que "récréation", donc ma thèse est un luxe. Qui ne débouchera, vu les perspectives, sur rien. Bosser dur, il n'en restera rien.

Alors mesdames, mesdemoiselles, messieurs, vous l'avez dit: nous sommes des larbins, gardeurs du "superflu" qui doivent rendre efficaces nos élèves pour qu'ils deviennent soit des ouvriers, soit des créateurs de richesses.

"Enrichissez-vous" disait Guizot; mais on oublie la suite de la citation: "par le travail et par l'épargne". Rentrons-nous dans une nouvelle ère (crétine, détestable) louis-philipparde à la Rouge et le Noir? Où l'ambitieux meurt empoisonné par le vice de la société qu'il voulait utiliser pour lui-même.

Putain de pays.

Un film clairvoyant à voir tous ici: "La famille Tenenbaum" (comédie) de Wes Anderson montrant la chute (sociale, économique) des élites universitaires et la montée en puissance, festive, des nouvelles élites financières.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

La contamination sera explosive mais aussi littéraire, culturelle avec ce nouvel "Enrichissez-vous": recherche exclusive du best-seller; on fera des livres, on écrira et montera des pièces pour le fric (si l'ambition de l'écrivain est, avant tout, la vente, il me restera les Géants du passé plus ou moins lointains). La littérature française n'est pas celle des pays anglo-saxon; le vent du underground ici reste snob, élitiste ou complètement à côté de la plaque, - ne s'adresse qu'à la forme.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Et merde: une vie à vivoter.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Pendariès, en tout bien, tout honneur, je vous adore!
Je souscris intégralement à votre analyse.
Attendons une nouvelle analyse optimiste de notre hôte...
Cela dit, je ne suis pas d'accord avec votre dernière remarque: une vie à vivoter. Non. Il y a moyen de faire et de faire bien avec/ contre/ malgré les c...englués dans le fric.
On peut être d'un pessimisme intégral quant à l'analyse du monde qui nous entoure et garder en revanche un optimisme personnel, avec des failles, de temps à autre, certes.

Ecrit par : Sanseverina | 13 janvier 2008

Merci maminou, pour la précision concernant l'agriculture et Jean de Florette. Tiens c'est drôle, mon père était bossu, ma mère chantait, nous n'avions pas beaucoup de sous à la maison mais nous avions une pompe dans la cuisine et une cressonnière pour arroser les légumes et les fleurs du jardin. Je ne gardais pas les chèvres, ni les vaches - nous n'en n'avions qu'une d'ailleurs - parce que les fils barbelés puis les clôtures électriques ont supprimé cette surveillance.

Tiens, c'est drôle, hier, je suis allée souhaiter la bonne année à l'un de mes instituteurs, l'autre étant décédé. Il est en train de lire les " Mémoires d'outre tombe" dans l'édtion quarto chez Gallimard,avec une loupe, crayon en main,et prenant des notes. " Ah, ca au moins, c'est bien écrit et je voudrais bien avoir fini ma lecture avant de mourir ! Tu comprends aujourd'hui, tout le monde écrit, n'importe quoi, n'importe comment car ce qui compte c'est de vendre. Tout ce qu'on voudra, avec Chateaubraind, Hugo, Genevoix ou Pergaud, je me régale." Et ce matin je découvre les messages de pendariès...

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 janvier 2008

Pendariès, je ne vois rien de désagréable, au fond, à penser qu'une thèse de Lettres est une récréation — je dirais un luxe. Un peu d'épicurisme, mon cher ! Vivons dans le luxe (intellectuel, au moins — le reste…), etre "happy few" — les quelques-un(e)s qui en valent la peine. J'ai déjà dit que je concevais ce blog comme un salon XVIIIème — même si effectivement, comme dit Hervé, ça se charge un peu parfois côté Café du Commerce ou salle des profs, mais croyez-moi, il ne se disait pas que des sublimités chez Mme du Deffand, on n'a gardé que la croûte la plus digeste, mais ils en sortaient parfois des raides.
Quant au bal des cocus… Ma foi, qui ne l'est pas ?
Salutations matinales — il fait beau…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 janvier 2008

Eh bien, Pendariès, si vous avez un ami haut placé au Ministère de l'Industrie, il aurait peut-être une idée sur une manière de vous employer qui serait davantage conforme à vos voeux... Quitte à vous mettre en détachement le temps de vous retourner.

Quant au fait que les élèves doivent savoir "lire, écrire, compter", je trouve que votre ami a parfaitemement raison, puisque c'est actuellement ce qu'ils ne savent plus (voir Le Bris, "Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter..."). Ce triple objectif qui allait de soi autrefois est devenu une cause nationale prioritaire, un véritable Himalaya à escalader. Car le saccage continue: la méthode globale continue d'être appliquée dans plein d'endroits, au désespoir des parents (j'en ai encore eu des témoignages récents lors d'une réunion de parents dans mon collège; il y a aussi les témoignages qu'on lit sur www.lire-ecrire). L'on sait maintenant que les bacheliers ignorent l'orthographe et la grammaire, que les entreprises sont obligées d'envoyer leurs cadres ignares en recyclage orthographe-grammaire dans des officines privées qui prospèrent avec ce marché juteux.
Vous pourriez peut-être lui proposer vos services, Pendariès , pour le recyclage en orthographe-grammaire des employés du Ministère de l'Industrie, ou de la Préfecture de l'Hérault..., ou d'une grosse boîte privée qui serait implantée non loin de chez vous.

Votre ami a raison aussi de commencer par l'orthographe et le calcul parce qu'on ne peut pas inverser les priorités. Il est vain de parler de "culture" si la grammaire et l'orthographe ne sont pas en place. D'ailleurs, je dirai même que la grammaire, l'orthographe et le calcul, c'est déjà la "culture", puisque ce n'est qu'en sachant lire et écrire que l'on peut accéder à ladite culture.

Cela dit, s'agissant de "culture", les professeurs sont bien obligés d'anticiper sur ce recyclage, de ne pas attendre que la restauration générale de l'apprentissage de l'orthographe et de la grammaire soit réalisée et de lire avec leurs élèves
"actuels" les grands textes de la "culture" littéraire française, en les expliquant à fond. C'est moins rapide, mais c'est mieux que rien.
Encore une remarque à propos du déficit de "culture" des élèves. La "culture" commence par la lecture expliquée des chefs-d'oeuvre du patrimoine littéraire, autrement dit des oeuvres classiques. Mais combien, parmi nos collègues, n'ont-ils pas décrété que Molière, Corneille et La Fontaine ennuyaient les élèves!

Ecrit par : Jean | 13 janvier 2008

Rencontre entre professeurs et un représentant du patronnat de ma ville, en 95. Ledit représentant est au demeurant un monsieur plutôt âgé, charmant, ne manifestant aucun rejet des fonctionnaires ni des intellectuels (profs ou non).
Je cite avec une fidélité proche de 95%:
"Oh, vous savez, qu'est-ce qu'on attend? En maths, bien sûr, vous leur faites bien apprendre les tables, en français, ce qu'il faut, c'est savoir écrire une lettre de motivation, remplir un formulaire. C'est tout. Le reste... "(silence, geste de la main qui balaie la table). Ce monsieur était à lui tout seul l'image de toute la société occidentale, industrielle et post-industrielle. L'étonnant, c'est que cette dernière aurait dû voir l'avènement du savoir gratuit, libéré des contraintes de survie et d'esclavage lié au travail. L'ère du temps en partie libéré, temps où on pourrait lire ou relire Proust et écouter Bach ou Scarlatti.
C'est un peu le cas, mais le temps libéré est consacré à Cauet et, à travers lui, à Coca Cola.
Est-ce un épisode de régression civilisationnelle? ou la fin définitive d'un monde ancien qui ne peut survivre après la disparition de celles et ceux qui choisissent le coucher de soleil, le verre de Chablis, la Messe en Si et Belle du Seigneur? Solal, j'ai froid!

Ecrit par : charbonnel | 13 janvier 2008

Mon post s'est inscrit juste après celui de Jean: vous avez raison sur les fondamentaux, mais je crains que ceux-ci ne reviennent (satisfaction de beaucoup...), du coup, suivis de rien d'autre. "Vos enfants savent lire, écrire et compter. C'est ce que vous vouliez, non? Eh bien, foutez-nous la paix. Vos enfants seront opérationnels sur le marché de l'emploi".

Ecrit par : charbonnel | 13 janvier 2008

"Happy few"?
Sad few!

Ecrit par : charbonnel | 13 janvier 2008

Certes, c'est ce qu'on peut craindre, mais en même temps, quand quelqu'un sait lire, écrire et compter, n'est-ce pas pour ce quelqu'un le début de la véritable autonomie, et peut-on l'empêcher ensuite de lire et de penser? N'y a-t-il pas un texte célèbre là-dessus ("De l'horrible danger de la lecture.")? Meirieu et ses sbires avaient bien compris que pour la société idéale du "bon citoyen" formaté dont ils rêvaient, il était primordial qu'aucun ne sût lire et écrire, d'où leur acharnement contre l'instruction...

Ecrit par : Jean | 13 janvier 2008

Là n'est pas vraiment la question. Que peut ou ne peut pas Meirieu face à l'incommensurable bêtise et la veulerie de notre époque? Là est le problème. De là dérive, la véritable difficulté d'être.
Quels sbires? Je ne saisis pas votre insistance contre un seul homme, prétendument capable à lui tout seul de détruire des fondations d'une société, voire d'une culture.
Soyez moins féroce contre Meirieu, il ne vaut pas cela. Regardez tout ce qui a rendu possible ce à quoi nous sommes parvenus. C'est évidemment antérieur à lui!

Ecrit par : charbonnel | 13 janvier 2008

"De là dérive la véritable", sans virgule.

Ecrit par : charbonnel | 13 janvier 2008

C'est tellement évident, Charbonnel! Mais Jean, (et certains autres), font une petite fixette... Il faut croire que Meirieu leur a piqué une copine qu'ils convoitaient quand ils étaient plus jeunes! ;-))

"Bosser dur, il n'en restera rien."

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Attention, Pendariès! Vous allez avoir droit à une remarque de "abc"!!! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 janvier 2008

De toute façon, si l'école ne leur apprend plus rien, ce n'est pas grave, il y a des officines privées pour cela...
Document communiqué par une mère d'élève, fonctionnaire dans l'un de ces deux ministères :

" MINISTERE
DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'EMPLOI

MINISTERE
DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA FONCTION PUBLIQUE


DPAEP
Politiques sociales
et conditions de travail

29.11.07
Mail: dpaep-sd3-deleg26@finallCeS.gouv.fr

Délégation départementale de la Drôme 49, rue des Moulins - BP 1005 26015 Valence Cedex
Tél.: 04755621 / 04/0475862724
Fax: 04 75 8627 37

Consolidation scolaire

Les membres du Conseil Départemental de l'Action Sociale ont été alertés par le bilan 2007 des résultats de l'Ecole Primaire établi par le Haut Conseil de l'Education,
(vous pouvez le consulter sur: http://www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/40.pdf)

Ils ont décidé, dans le cadre du Budget d'Initiative Locale,
d'accompagner les jeunes dans leur démarche scolaire

Cette offre s'adresse aux parents des écoliers, des collégiens et des lycéens, travaillant au sein des deux ministères, dans la DROME,

« SYLVAN » prestataire retenu, vous est présenté au dos du document. Vous pourrez rencontrer l'équipe «SYLVAN» lors de journées dédiées : les mercredi 5 décembre et samedi 8 décembre 2007 à Valence, 17 rue des Alpes

ou bien,

A compter de janvier 2008, Si votre enfant désire signer un contrat moral avec l'enseignant, et sur présentation du devis estimatif «" SYLVAN ».
Après étude du dossier, la déléguée de l'Action Sociale vous remettra un bon de prise en charge pour une participation financière PARTIELLE.
Si un nombre suffisant d'enfants domiciliés sur Montélimar et Romans, s'inscrivent, le prestataire pourrait travailler dans ces villes, en 2008.

Si vous êtes intéressés Inscrivez-vous à l'aide de la demande d'inscription ci-jointe, avant le 19 décembre 2007, par courriel, ou télécopie.

Consolidation scolaire

Présentation de « SYLVAN »

Espace SYLVAN; 17 rue des Alpes, 26000 Valence ; Tel :04.75.40.04.04 www.syvan-valence.com

C'est une équipe constituée de 30 enseignants diplômés qui accompagne les élèves du CE1 à la Terminale.

Les matières enseignées sont le Français, les Mathématiques, l'Anglais, la Physique Chimie.

Un partenariat exclusif avec Hachette Education permet avec les supports et les fiches pédagogiques de combler les lacunes de l'élève, dans un espace dédié.

L'élève passe un test de connaissances sur tes 3 dernières années d'enseignement de la matière. «Sylvan » fixe avec précision les heures de cours qui doivent être données à l'enfant qui signe un contrat moral. En final, ses progrès seront mesurés.

Un enseignant travaille avec un groupe de 1 à 4 élèves.

L'engagement de Sylvan est de combler au minimum 50% des lacunes dans le laps de temps décidé ensemble: parent - enfant - enseignant.
Une restitution du travail est faite toutes les 12heures de cours, aux parents.

Journées dédiées aux rencontres avec SYL V AN :
Mercredi 5 décembre 2007 et samedi 8 décembre 2007
à Valence 17 Rue des Alpes
Lors de ces journées, un test portant sur les connaissances acquises par votre enfant lors des 3 dernières années scolaires vous sera offert (valeur 50 €)

Demande d’inscription pour une aide financière

Mr Mme ....................................................................................................................................
ADRESSE ADMINISTRATIVE .............................................................................................

DEMANDE A L’ACTION SOCIALE, une aide financière dans le cadre du BIL, pour aider à consolider les connaissances scolaires de mon enfant :

NOM
PRENOM
ADRESSE

Dès réception de cette demande accompagnée du devis du prestataire et de mon avis d'imposition 2006, l'Action Sociale étudiera mon dossier et m'informera du montant de la prise en charge financière.
A le

Signature "

Ecrit par : catmano | 13 janvier 2008

Certes, c'est ce qu'on peut craindre, mais en même temps, quand quelqu'un sait lire, écrire et compter, n'est-ce pas pour ce quelqu'un le début de la véritable autonomie, et peut-on l'empêcher ensuite de lire et de penser?

Jean

Jean, vous oubliez une chose, ou alors n'avez-vous pas la possibilité de vous en rendre compte dans vos classes: c'est l'abyssal manque de curiosité des individus que nous avons en face de nous.

Sortir d'un cours qui nous semble, à nous professeurs, ayant de la tenue ne doit aucunement satisfaire notre ego. Nous savons tous que d'une façon ultra-majoritaire nos paroles (les textes étudiés, le désir) s'en sont allées.

Faites-les bien lire, écrire bien, et comptez comme il faut, vous n'obtiendrez jamais des esprits avides de choses autres que celles "produites" (recopiées à l'infini, allongées) par leur propre environnement très-proche.

L'anecdote de Charbonnel doit être prise comme non pas notre avenir, mais notre présent.

Être parmi les happy-few, sans doute Jean-Paul. Cependant, je le répète, mon éducation est protestante, et la question de la responsabilité vis à vis de l'autre et de soi est primordiale. Il me faudrait vivre dans la distance qu'amène obligatoirement la disparition de cette responsabilité: c'est une façon qui me fascine, celle de vivre, avec épicurisme, hédonisme encore, la vie. "La cible est la voie" (aphorisme zen): quelle cible choisir?

J'ai une angoisse pénible qui est celle de me rabougrir intellectuellement, de ne pas rendre ce qui m'a été donné (à cause de cet Etat qui m'a lui-même formé, au travers de ses servants, et à qui je dois beaucoup), avec le souci de ma propre vérité, toujours, comme ma colonne vertébrale.

Jean, le népotisme ne fait pas partie de mes choix. C'est peut-être idiot, et je pense même que, heureusement, cet ami au ministère ne me "placerait" pas. Ce n'est pas dans la philosophie de sa famille. J'espère arriver à mes fins par mes propres forces.

Il se peut qu'un jour j'abandonne toute velléité de transmettre; et la transmission a besoin des expériences existentielles, surtout en littérature, art, histoire et philosophie. Le grand problème est l'ambition et l'épanouissement. Une récréation, oui; enfin: depuis 3 années que je m'y donne, à cette récréation, je n'ai pas l'impression que cela en soit une: c'est un projet (pour un poste à l'université), et je ne vise que le meilleur, sinon à quoi bon? Max Rouquette me disait que le but de l'humanité est d'atteindre le meilleur dans le beau et le vrai.

Combien de thèse noyées dans la mer des thèses?

Ma vie n'est pas que cela; mais l'etouffement, l'amenuisement dans une petite ville de Province frappée par la crise des finances, où tout s'éteint à 19h00, ce n'est pas rien.

Alors oui, voyager, aimer, - c'est-à-dire: toujours être en avant de soi. Mais le monologue, c'est être ainsi qu'un mort, sous la dalle de ses paroles.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

En efftet, je ne pardonne pas à Meirieu d'avoir écrit:
"En France, on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher."
Je trouve ça particulièrement ignoble.

Vous en voulez une autre de même farine?
"Si les profs consacraient à leurs élèves les mêmes efforts qu'à leurs propres enfants, le système éducatif n'en serait pas là."

Après ça, d'aucuns vont dire que j'exagère...

Ecrit par : Jean | 13 janvier 2008

Pendariès,
Je suis de tout coeur avec vous.
Quant à la ville morte à 19h, j'ai la même à 20km de la vôtre.
De la fenêtre de mon bureau, je pourrais presque vous voir rédiger la bibliographie de votre thèse enfin achevée.

Ecrit par : charbonnel | 13 janvier 2008

Certes, Jean, ces phrases sont scandaleuses. mais je maintiens que Meirieu ne peut être responsable à lui tout seul du blig bling ambiant. Le symptôme, tout au plus?
Et puis, par expérience vécue, je peux vous dire que la mère Charmeux est autrement plus nocive dans son approche et du système et des Collègues.

Ecrit par : charbonnel | 13 janvier 2008

Christophe, avec un humour qui vous appartient et que je vous laisse volontiers, vous avez écrit:

"Attention, Pendariès! Vous allez avoir droit à une remarque de "abc"!!! :-)))"

Cher Christophe, il ne faut pas vous vexer pour si peu: dans mon premier message, je ne faisais qu'imiter votre manière mesquine de reprendre Guillaume ("bien qu'il y ait", Guillaume...), dont je me demande bien ce qu'il vous a fait.
Et, pour être aussi hypocrite que vous, je vais ajouter plein de smileys :-) :-) :-)...

Ecrit par : abc | 13 janvier 2008

Votre ami, Pendariès, ne vous "placerait" pas, certes. Ce n'est pas dans la philosophie de sa famille ni dans la vôtre, je le comprends aisément, mais il aurait peut-être pu vous donner des idées, à charge ensuite pour vous de candidater...

La vraie question, c'est de savoir si, lorqu'on aime enseigner, lorsqu'on aime transmettre, parce qu'on y croit, on peut se résoudre à faire autre chose...
Comme le disait un illustre conteur, "plutôt souffrir que mourir..."!

Sur le pouvoir de nuisance de Charmeux, Charbonnel, je suis d'accord avec vous: c'est incontestablement une autre pointure intellectuelle que Meirieu. C'est justement ce qui m'agace chez ce dernier, qu'il ait réussi, par son seul bagout et avec des dispositions et une formation intellectuelle des plus médiocres, à se pousser jusque dans les hautes sphères du pouvoir, jusqu'à être écouté des ministres....

Ecrit par : Jean | 13 janvier 2008

Christophe, avec un humour qui vous appartient et que je vous laisse volontiers, vous avez écrit:

"Attention, Pendariès! Vous allez avoir droit à une remarque de "abc"!!! :-)))"

"Cher Christophe, il ne faut pas vous vexer pour si peu: dans mon premier message, je ne faisais qu'imiter votre manière mesquine de reprendre Guillaume ("bien qu'il y ait", Guillaume...), dont je me demande bien ce qu'il vous a fait.
Et, pour être aussi hypocrite que vous, je vais ajouter plein de smileys :-) :-) :-)..."

Ecrit par : abc | 13 janvier 2008

Tiens, vous êtes aussi un thuriféraire de "lire et écrire"??? En règle générale, cela semble être le passage obligé des gens les plus désagréables en ces lieux.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 janvier 2008

Ma vie n'est pas que cela; mais l'etouffement, l'amenuisement dans une petite ville de Province frappée par la crise des finances, où tout s'éteint à 19h00, ce n'est pas rien.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008
Tiens donc...

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2008

Allons, allons, Pendariès, "tout s'éteint à 19h" mais point du tout! Le blog de Brighelli reste ouvert 24h sur 24 que je sache!
Et puis comme cela point de tentations, du travail pour la recherche, plein de travail:-)

Ecrit par : Sanseverina | 13 janvier 2008

Un petit mot pour vous inviter à aller voir mon blog photo !
http://onepicture-oneday.skyblog.com/

Ecrit par : Quentin Dachy | 13 janvier 2008

Et puis comme cela point de tentations, du travail pour la recherche, plein de travail:-)

Ecrit par : Sanseverina | 13 janvier 2008

Et l'ennui, et le sentiment de culpabilité de l'ennui, et la vie d'une jeune trentenaire qui devrait se passer ailleurs que derrière un bureau, - surtout la nuit; et qui a des hésitations, à se demander si cela sert bien à quelque chose pour son avenir professionel. :-)

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Je rejoins vos analyses, Pendariès. Je me rappelle m'être heurtée, moi aussi, à l'insondable incuriosité des individus que j'avais en face de moi. Je pense cependant en avoir éveillé un certain nombre à la littérature, ce qui est sûrement aussi votre cas. Après tout, Baudelaire et Flaubert dénonçaient déjà l'emprise de la Bêtise. et Gide, je crois, a écrit que "le monde sera sauvé par quelques uns". Nous semons un grain qui ne meurt pas toujours.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 janvier 2008

Moine – Pourquoi moi ?... Quand la mer est étoilée de tant de voiles… et que, d’hommes, il en est sans doute autant que de poissons…

Sirène – J’ai vu ton ombre sur le soleil, et j’en suis restée éblouie.

Moine – Que m’as-tu trouvé de plus que les autres ?...

Sirène – Une auréole de soleil… (Un temps.) … et une bouche amère…

Moine – … amère, ma bouche ?...

Sirène – Comme si l’on t’avait volé quelque chose de plus cher que ta vie.

Moine – Qu‘est-ce que cela peut-être ?

Sirène – Si tu ne le sais pas, comment pourrais-je te le dire (Un temps.)… ta jeunesse, peut-être… (Un silence.)

Moine – alors, ce serait cette amertume des lèvres qui t’aurait retenue ?

Sirène – J’en ai comme l’idée. Mais, un tel choix… sans doute les femmes de la terre font de même… c’est quelque chose qui les dépasse… et qui leur est doux d’entendre… Quelques voix silencieuse leur fait tinter, dans l’âme, telle corde dont l’écho les atteint au fin fond de la chair.

Moine – Ne parle pas ainsi… c’est délire… c’est faire offense aux femmes.

Sirène – Béni soit celui qui m’amène au pied de la croix.


Max Rouquette, Acte II, scène 2, "La cendre et le sel".


A Maguelone (près de Montpellier): au large, sur le rivage et dans le parc. L'action se passe au VIIième siècle après JC.

Une sirène amoureuse d'un moine le supplie de lui donner une âme. Le moine y met une condition: qu'elle quitte la mer. La sirène refuse et, en larmes, s'enfonce dans les eaux.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Comment? Max Rouquette ne vous réchauffe pas pendant vos nuits d'hiver?
Quant aux nuits de quadra ou de quinqua pourquoi ne seraient-elles pas aussi "occupées" que celles d'un trentenaire! Vous allez mal vieillir, vous... Pas drôle, un mec qui vieillit mal:-)

Ecrit par : Sanseverina | 13 janvier 2008

Quant aux nuits de quadra ou de quinqua pourquoi ne seraient-elles pas aussi "occupées" que celles d'un trentenaire! Vous allez mal vieillir, vous... Pas drôle, un mec qui vieillit mal:-)

Ecrit par : Sanseverina

Pour le savoir, il faut lire Max Rouquette, vous verrez ce qu'il en dit du vieillissement et de ses malédictions, hé hé, surtout chez les femmes... hé hé hé. Enfin, c'est sa mythologie personnelle.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Pendaries,

Finissez votre thèse vaille que vaille, et ne vous laissez pas décourager par les circonstances. Abandonner, ce serait, comme vous le dites mieux que moi, laisser votre esprit en friche.
Concernant l'insondable manque de curioisté des élèves, nous nous y heurtons en sciences aussi, du collège à la prépa (avec quand même un petit bémol pour la prépa). Les élèves sont devenus très conformistes et matérialistes. Combien de fois ai-je entendu; lorsque j'introduisais une nouvelle notion que je trouvais intéressante, ou de belles idées de physique fondamentale, la question "mais à quoi ça sert m'sieur ?", accompagnée du doux regard indolent d'une trentaine de paires d'yeux paisibles. Cela ne m'empêche pas de continuer, parce que dans le lot, il se trouvera peut être un ou deux esprits qui quitteront la salle de classe plus instruits qu'ils n'y sont entrés. Notez que je ne leur jette pas la pierre, ils ne sont pas responsables de l'état d'hébétude morose dans lequel ils sont plongés. Je comptais vous remonter le moral, et voilà que je deviens sinistre ! En tous cas, cramponnez-vous, et continuez d'avancer.

Ecrit par : françois duhem | 13 janvier 2008

Ne nous sapez pas le moral, Pendariès! Faisons plutôt nôtre la phrase de Picasso: "il en faut du temps pour réussir à devenir jeune", je cite de mémoire, et à peu près... ;-)...
Pardon pour le smiley, il paraît que c'est un truc d'hypocrite... ... ... ... ...
ange.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 janvier 2008

"Notez que je ne leur jette pas la pierre, ils ne sont pas responsables de l'état d'hébétude morose dans lequel ils sont plongés."

Ecrit par : françois duhem | 13 janvier 2008

Ca, c'est certain! L'environnement n'incite pas à la curiosité non matérialiste, et ne simplifie pas la tâche des enseignants!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 janvier 2008

" Le grand problème est l'ambition et l'épanouissement (...) et je ne vise que le meilleur." Ne cessez jamais de viser le meilleur, et sachez que l'épanouissement peut être tardif. J'écris depuis l'âge de 23 ans, et j'en avais 50 quand j'ai publié mon premier livre. Je sais, c'est difficile à entendre, et je ne me sens pas très à l'aise dans le rôle de l'aînée sentencieuse. Je voulais juste vous dire que, malgré les moments de découragement et d'amertume, ça vaut toujours la peine de "viser le meilleur."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 janvier 2008

L'insondable incuriosité des élèves... C'est comme le type qui se plaint du manque de libido de sa femme. On est endroit de se poser des questions du genre qui de la poule ou de l'œuf.
Ça manque toujours autant de smileys par ici.
Pendariès, vous avez bien pu constater que votre passion pour Max Rouquette est utile et assez contagieuse, alors, continuez à ne pas en faire une pratique solitaire et persistez à travailler sur le sujet, svp.
Vous vous désespérez tous de l'incuriosité de vos élèves. Il est vrai qu'il y a de quoi être morose. Mais était-ce bien différent avant, en toute honnêteté?
Quand, au quotidien, on fréquente nombre de français de tous âges et de tous niveaux sociaux, on voit bien que les aînés ne sont pas statistiquement plus nombreux à être curieux et cultivés, à part dans le pays rose bonbon d'Hélène Charpentier.

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2008

Abbé – […] Laisse-moi ce morceau de vie… comme quand j’étais enfant. Laisse-moi boire le bon de l’air, le doux tremblement des étoiles… le bruit de lavandières des vagues molles, sur la rives, le cri endormi des paons… et le grand silence qui remplit le monde, et que soutiennent les bruits menus de la vie… des rats parmi les roseaux, des poissons qui sautent dans l’air… et le chœur des grillons qui, sans relâche, chantent, pour le ciel, la gloire de Dieu…

Moine – (Après un silence.) … pardonnez-moi… et si c’est la Sirène qui se met à chanter ?...

Abbé – … sa mélopée se perdra dans le chant bienheureux des grillons ?

Moine – … l’oreille… toujours… saura l’y discerner…

Abbé – A chacun son choix… le monde est grand… la vie… éternelle… rien, ni personne n’empêchera jamais les eaux de passer… ni le vent… ni le temps… la vie, maintenant, me semble mener sa farandole sur le bord de l’abîme… son collier s’égrène, peu à peu ils vont se perdre dans la mer… Mais il en arrive toujours d’autres dont l’espoir enchante le monde.

[…]

Moine – Ecoute-moi bien. Je serai bref. Il y a le monde de Dieu. Et puis, tout ce qui, en dehors de lui, vit comme s’il n’existait pas. L’huile, non plus, ne se mêle pas au vinaigre. Alors, tu dois le retenir, ceux du dehors, pour accéder au monde dont tu fais partie, doivent, devant la porte, se dépouiller de leur habit étranger, et revêtir la robe rude et sombre qui cache la part charnelle de chacun. (Il s’arrête un instant.)

Moine – Et donc… Père ?...

Abbé – La porte grande ouverte à qui nous vient d’ailleurs… Mais…

Moine – Mais ?...

Abbé – Aucune exception pour quiconque : … se dépouiller du vieil homme. Alors, si quelque être venu de la mer… aucune excuse…

[…]

Abbé – A l’autre, le choix : ou la terre de Dieu, ou la mer avec ses abîmes, ses grottes d’enfer et ses Dracs. Une ou l’autre…

Moine – Une… ou l’autre ?

Abbé – Sûrement… à la mer les poissons… à la terre les enfants de Dieu….

Moine – Sans aucun temps pour mesurer son choix ?

Abbé – On ne marie pas l’eau avec le feu. Elle doit renoncer à la mer… à tout jamais ! à tout jamais !...

Moine – (Après un temps.) … Mais…

Abbé – (Il se dresse, péniblement) … Je suis las… las, comme si j’avais porté la terre entière sur le dos, depuis mille ans… (Un temps.) L’âge nous entraîne en songeries… aussi bien que la jeunesse. Ceux que j’ai connus, j’en mêle le souvenir vivants à ceux qui vinrent après, quand ils eurent laissé, sous une dalle, le peu qu’il peut en rester encore. Et dont l’âme, on peut l’espérer, connaît la joie de se perdre dans l’immense lumière de Dieu. Curieux mélange…

[…]

Abbé – Le froid me gagne jusqu’aux moelles. Aide-moi. Il nous faut rentrer. Voilà… (A pas menus, ils s’acheminent.)
… laisse chanter la nuit… laisse danser la mer… laisse bouillir le sang de tes veines… Voilà, certes, l’ordre du monde : il n’arrive jamais que ce qui doit venir. Si grand est Dieu qu’il lui faudrait tout le ciel pour en remplir l’espace. Nous ne pouvons rien y comprendre… encore moins, rien n’y changer. Tant vaut le cri des paons endormis que la parole de cent sages… un peu de bruit dans la citerne de la nuit. (Un temps.) Arrête-toi un instant. Laisse-moi seul. Je m’appuierai, debout contre le tronc de ce pin. Laisse-moi seul. (Le Moine s’éloigne, très lentement, et se perd dans l’obscurité.)
Je sens qu’approche l’heure unique de chacun. Celle de la vérité, enfin.
(Un temps.)
… et savoir… savoir… si nous avons joué la bonne couleur…
… la bonne couleur ?...
(Un temps.)
Si c’est la bonne couleur que nous avons jouée, nous saurons bientôt que nous avons gagné.
(Un temps.)
… et si ce n’est pas la bonne couleur, alors… nous ne saurons jamais que nous avons perdu…
(Il rit doucement.)
… ainsi jouons-nous à coup sûr… nous ne pouvons que gagner…
… c’est, pour l’âme, une douce paix… une douce paix… une douce…
(L’obscurité noie tout.)

Max Rouquette (1908-2005), Acte II, sc. 4, "La cendre et le seul", écrit lorsque l'auteur avait 88. Une écriture du désir. Du souvenir des dieux grecs aux accents pascaliens. Ecriture d'un athée.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Correction (le vieil Abbé ne questionne jamais un tiers dans la pièce, seulement l'insondable Autre; est-ce une faveur ou un mal de l'extrême âge?):

Abbé – … sa mélopée se perdra dans le chant bienheureux des grillons.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

L'insondable incuriosité des élèves... C'est comme le type qui se plaint du manque de libido de sa femme. On est endroit de se poser des questions du genre qui de la poule ou de l'œuf.
[...]]
Quand, au quotidien, on fréquente nombre de français de tous âges et de tous niveaux sociaux, on voit bien que les aînés ne sont pas statistiquement plus nombreux à être curieux et cultivés, à part dans le pays rose bonbon d'Hélène Charpentier.


Dobolino.

Je ne jette pas le bébé avec l'eau du bain.
J'ai rencontré samedi pour une réunion parents-professeurs un couple, modeste dans tous les sens du terme, accompagné de leur fiston.
Il y avait un fossé culturel entre eux et moi (ce qui n'est en rien méprisable): le père dit que la rédaction argumentative touche à la philosophie; il montrait qu'il s'était empêtré, à l'école, avec les mots, et à-travers eux: de tout ce qu'ils portent de sensibles, de troublant, de fuyant toujours. C'est un homme pratique, un honnête travailleur. Il paraissait inquiet que je parle de choses "embrouillantes" en classe: "A la maison, ma femme et moi on serait incapables de reprendre ce que vous dites, si notre fils nous demandait. On peut s'occuper des dictées, de la grammaire... mais du reste...
- Ce reste, c'est mon boulot, monsieur, de le lui faire comprendre, ou toucher du doigt. Et de revoir avec votre enfant ses devoirs, c'est le principal."

J'ai posé cette question à leur fils, pour qu'il montre à ses parents ce que peut être la subtilité de notre langue:
"Sentez-vous la différence entre JE T'AIME et JE VOUS AIME?" (salutations à JPB; non, amies et amis du blog, je ne suis pas amoureux de lui!)
La mère, je l'ai vu, a imperceptiblement physiquement réagi. Le père: "Vous voyez, ça, je ne comprends pas".

Le fils a répondu, à sa façon, mais il a répondu.
Ce fut une belle matinée.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

AVEC tout ce qu'ils portent de sensibles, de troublant, de fuyant toujours

Et revoir avec votre enfant ses devoirs, c'est le principal

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

"Ça manque toujours autant de smileys par ici."

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2008


Cela ne semble pas être l'avis de tout le monde!
;-((...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 janvier 2008

Et pourtant, ça manque, puisqu'à chaque fois qu'on s'exprime comme "il ne faut pas", pour secouer un peu le bébé noyé dans l'eau du bain tiède, quasi-amniotique, du passé, on est bel et bien forcé d'annoncer que "ça manque de smileys" pour éviter la volée de bois vert, le goudron et les plumes.
Je suis en train d'achever la lecture de Voyage au bout de la Nuit: le moins qu'on puisse dire est que les personnages peints par Céline ne sont pas des lecteurs assidus de Chateaubriand et de La Fontaine.

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2008

Dobolino.

Je ne jette pas le bébé avec l'eau du bain.
J'ai rencontré samedi pour une réunion parents-professeurs un couple, modeste dans tous les sens du terme, accompagné de leur fiston.
Il y avait un fossé culturel entre eux et moi (ce qui n'est en rien méprisable): le père dit que la rédaction argumentative touche à la philosophie; il montrait qu'il s'était empêtré, à l'école, avec les mots, et à-travers eux: de tout ce qu'ils portent de sensibles, de troublant, de fuyant toujours. C'est un homme pratique, un honnête travailleur. Il paraissait inquiet que je parle de choses "embrouillantes" en classe: "A la maison, ma femme et moi on serait incapables de reprendre ce que vous dites, si notre fils nous demandait. On peut s'occuper des dictées, de la grammaire... mais du reste...
- Ce reste, c'est mon boulot, monsieur, de le lui faire comprendre, ou toucher du doigt. Et de revoir avec votre enfant ses devoirs, c'est le principal."

J'ai posé cette question à leur fils, pour qu'il montre à ses parents ce que peut être la subtilité de notre langue:
"Sentez-vous la différence entre JE T'AIME et JE VOUS AIME?" (salutations à JPB; non, amies et amis du blog, je ne suis pas amoureux de lui!)
La mère, je l'ai vu, a imperceptiblement physiquement réagi. Le père: "Vous voyez, ça, je ne comprends pas".

Le fils a répondu, à sa façon, mais il a répondu.
Ce fut une belle matinée.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

J'aime beaucoup votre petite histoire, Pendariès... Surtout le type qui ne saisit pas la différence entre "je t'aime" et "je vous aime"! Puis, tout le reste.
Et je vais vous dire! Vous savez comme je suis assidue lectrice de Giono. Vous ne savez pas mais mon époux aussi. Notre fils étudie Un Roi sans Divertissement et ne nous en parle pas. J'ai essayé aujourd'hui de l'interroger et je me suis heurtée à un mur de silence. Je n'ai pas insisté car le garçon a cent fois, mille fois raison. C'est une alchimie entre son professeur et lui à laquelle nous n'avons rien à ajouter. Le Giono de notre Pierre n'est pas le nôtre, la lecture qu'il en fait n'est probablement pas celle que ses parents en ont faite. Et la lumière que nous pourrions lui apporter, avec l'autorité que nous avons naturellement sur lui, entraverait son propre jugement et serait néfaste.
Que nous soyons instruits lui a permis d'accéder à Giono sans l'école, c'est un fait. Mais à présent qu'il accède à une nouvelle lecture avec ses camarades et son professeur, notre présence serait importune et inopportune. La seule chose qu'il a accepté de faire, de tout ce que je lui ai conseillé, c'est de lire Pour saluer Giono de Pierre Magnan mais c'est uniquement pour Magnan qu'il l'a fait.
c'est sa vie qui se bâtit et qu'il se construit!
Nous reparlerons de tout ça avec lui dans quinze ans!

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2008

Je crois bien, donc, que le facteur le plus néfaste de l'échec de l'ascenseur social est bien cette manie qu'on a à présent de considérer qu'il faut adapter les apprentissages au milieu d'origine. Parce que, quel que soit le milieu, un ado normal se fie plus à ses professeurs qu'à ses parents en ce qui concerne les savoirs "scolaires".
Toutefois, il ne faut surtout pas rêver, partout et toujours, susciter l'intérêt de plus de dix à quinze pour cent d'une classe d'âge, que ce soit pour les Belles Lettres, pour la Chimie ou pour n'importe quoi d'autre. Il n'y a pas de méthodes pour transformer les mules en pur-sang, sinon, il y a longtemps que ç'aurait été mis en pratique.
Donc, Pendariès, si, dans une classe de 35, en LEP, vous en avez deux qui volètent un peu, c'est vachement bon signe.

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2008

il n'y a pas de méthode pour transformer les mules en pur-sang, sinon, il y a longtemps que ç'aurait été mis en pratique."

Je suis d'accord à cent pour cent, mais c'est justement ctte évidence que l'E.N. persiste à nier depuis des décennies.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 janvier 2008

Pour le savoir, il faut lire Max Rouquette, vous verrez ce qu'il en dit du vieillissement et de ses malédictions, hé hé, surtout chez les femmes... hé hé hé. Enfin, c'est sa mythologie personnelle.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Eh bien, je ne vous adore plus du tout, Pendariès. C'est votre côté macho du sud qui parle là?
Mais préparez -vous donc dans les années à venir au même matraquage que subissent les femmes et même les gamines depuis des années pour leur interdire de vieillir. Le marché est ouvert depuis quelque temps et cela marche bien: les hommes aussi ont de moins en moins le droit de vieillir: antirides divers et variés et autres âneries du genre; d'ici à ce que vous ayez pris quelques années, vous n'aurez plus le droit de vieillir vous non plus. Et si cela vous inquiète déjà... Pauvre de vous!
Tiens, le dernier en date que j'ai lu sur la question est Le Clézio, qui disait de très belles choses sur tout cela. Mais, il fait partie des Grands, d'une finesse et d'une discrétion...

Ecrit par : Sanseverina | 13 janvier 2008

"Qui se souviendrait des financiers ou des ministres du Second Empire si un dénommé Hugo ne les avait pas mentionné dans Les Châtiments ?" écrit Ponocratès.

C'est un sujet de dissert de culture générale.

Ponocratès défend bien la thèse : Hugo demeure, tandis que les noms des autres périssent ; supériorité de l'esprit sur la matière, grandeur de la création artistique hugolienne, permanence de la beauté et de l'engagement pour des valeurs, médiocrité du mercantilisme et de la politique qui n'agit que dans l'instant, etc.

MAIS l'antithèse tient en trois questions : combien de poètes écrivant aussi bien que Hugo sont restés totalement méconnus ? Hugo aurait-il eu une telle écoute sans le pouvoir de l'argent ? Les financiers et les ministres de Napoleon III n'ont-ils pas eu plus d'influence, par leurs agissements et par leurs décisions, sur notre vie quotidienne que les oeuvres de Hugo ?

Honnêtement, qui a gagné, des "ministres et financiers du Second Empire", ou du "dénommé Hugo" ?

Ecrit par : Jeremy | 13 janvier 2008

Bonjour,
Bon je ne vais tenter de ne pas m'étaler: je suis étudiante à l'IUFM en première année, je suis un peu plus âgée que la moyenne des étudiants qui m'entourent (disons 22ans plus 12), et je réfléchis beaucoup.
J'ai eu le déclic de lire votre livre car le cours magistral de mon prof de philo résonnait encore à mes oreilles. A savoir: "non le maître n'est pas gentil ni aimable, non l'école ne doit pas s'ouvrir au monde, fermez les portes et les fenêtres svp, il n'y a pas de parents d'élèves, mais des maîtres d'élèves ou des parents d'enfants.etc...". Ces propos je tâcherais de ne pas les évoquer lors de mon épreuve d'oral d'entretien...;-)) Mais au moins maintenant, grâce à votre analyse, j'ai une lumière qui me guide dans le bourbier de la pédagogie et de la didactique duquel je tentais de m'extirper depuis le mois de septembre.
Et je ne terminerai pas la lecture de 'comprendre, oui, mais comment?' (qui gît d'ailleurs depuis 5 semaines sur mon chevet). J'ai lu votre livre et je suis contente de savoir où en est l' Ecole et quelles sont ses finalités. Merci donc M. Brighelli.
Cécile

Ecrit par : cécile | 13 janvier 2008

Sanseverina, savez-vous quel a été pendant très longtemps mon voeux le plus pressant?... Être vieux; le bord du gouffre avec au coeur une vie bien remplie.

La sentimentalisation de la vieillesse, surtout chez Hugo, et les Romantiques, - la sagesse et l'infini au bout des doigts. Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr. Comme j'ai vu disparaître 3 de mes grands-parents, et ce qu'est la solitude de la grand-mère qui me reste; je dis "no". Mais il faut bien accepter le destin.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Pour Pendariès et Sanseverina:

Georges Brassens
Saturne

Paroles et Musique: Georges Brassens 1964
© Editions musicales 57


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Il est morne, il est taciturne
Il préside aux choses du temps
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est Dieu fort inquiétant
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est Dieu fort inquiétant

En allant son chemin, morose
Pour se désennuyer un peu
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut

Cette saison, c'est toi, ma belle
Qui a fait les frais de son jeu
Toi qui a dû payer la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux
Toi qui a dû payer la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux

C'est pas vilain, les fleurs d'automne
Et tous les poètes l'ont dit
Je regarde et je donne
Mon billet qu'ils n'ont pas menti
Je regarde et je donne
Mon billet qu'ils n'ont pas menti

Viens encore, viens ma favorite
Descendons ensemble au jardin
Viens effeuiller la marguerite
De l'été de la Saint-Martin
Viens effeuiller la marguerite
De l'été de la Saint-Martin

Je sais par cœur toutes tes grâces
Et pour me les faire oublier
Il faudra que Saturne en fasse
Des tours d'horloge, de sablier
Et la petite pisseuse d'en face
Peut bien aller se rhabiller...

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2008

les hommes aussi ont de moins en moins le droit de vieillir: antirides divers et variés et autres âneries du genre; d'ici à ce que vous ayez pris quelques années, vous n'aurez plus le droit de vieillir vous non plus. Et si cela vous inquiète déjà... Pauvre de vous!


Ecrit par : Sanseverina | 13 janvier 2008

Pauvre de lui! Il claquera d'une overdose de Viagra.

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2008

La sentimentalisation de la vieillesse, surtout chez Hugo, et les Romantiques, - la sagesse et l'infini au bout des doigts. Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.

Ecrit par : Pendariès | 13 janvier 2008

Ma grand-mère fut une fieffée salope jusqu'aux portes de la mort. C'est ainsi que nosu l'avons aimée!
Pas aussi pire que Gannocha.

Ecrit par : dobolino | 13 janvier 2008

Merci Dobolino, je pense que le parolier de cette chanson était Pierre Louki, son grand ami, comme "Allo, viens chez moi, je m'emmerde", ou une de mes préférées et si émouvante, "Les cimetières militaires".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 janvier 2008

Pour fêter les primes de fin d'année, versées à nos chefs vénérés qui ne voient des élèves que sous forme de tableaux de chiffres, un texte qui a quelques années.

« La revanche des pygmées

Le principe bien connu de Peter a été de toute évidence découvert par un homme qui ne connaissait rien du tout à propos des écoles. Dans les écoles il n'est pas du tout vrai que les gens qui peuvent vraiment faire leur travail sont promus jusqu'à qu'ils se trouvent, finalement et pour toujours, assignés à des tâches qu'ils ne peuvent pas accomplir. C'est parce que les emplois les plus exigeants et les plus difficiles dans l'École sont ce que dans dans l'industrie on appelle des «positions d'entrée de gamme», c'est-à-dire l'enseignement dans les classes. C'est l'échelon le plus bas de l'échelle scolaire et il y a beaucoup de gens qui ne peuvent simplement pas faire ce travail. Ce n'est pas en lui-même un travail très difficile ; tout ce on a besoin c'est d'intelligence, d'application, de talent et d'un peu de chance. Toutefois, ceux qui ont un peu des trois premiers se débarrassent du quatrième quand ils commencent à prendre des cours de sciences de l'éducation et commencent à se soucier d' «accroître leurs variables personnologiques» plutôt que d'aller chercher plus de savoir. Du reste, manifestement, on doit enseigner dans une école et beaucoup de nos écoles, après des décennies à éviter le «pur savoir» au nom de la «valorisation de la citoyenneté » sont devenues des campements de barbares armés où personne ne peut ni enseigner ni apprendre. Ceux qui manquent d'intelligence, d'application et de talent, voient leurs chances toutefois améliorées par le fait que les facultés de sciences de l'éducation et les postes de direction sont conçus pour eux.

Dans l'industrie ou même dans un resto rapide, ce qui ne pourraient pas faire le travail sont virés mais on ne fait pas ce genre de choses dans les écoles, en particulier depuis que l'enseignement dans l'école publique est de plus en plus utilisé comme programme d'emplois pour les moins aptes. Dans les écoles, ceux qui ne peuvent pas faire le travail au rang le plus bas sont simplement promus aux plus hauts rangs. Assez bizarrement, étant donné la nature de l'entreprise d'enseignement c'est parfaitement logique.

Réfléchissez un moment à l'École vers laquelle nous serions en train de nous diriger, une école faite entièrement d'administrateurs et de leurs "groupes de pilotage". Nous voyons maintenant obscurément, à travers le dogme pédagogiste et les programmes ministériels, que tout le travail fait par ceux situés au-dessus du rang d'enseignant est truqué de façon à ce qu'il y ait plus de travailleurs. Ainsi, une grosse partie du travail administratif fait dans les écoles n'est pas du travail, au sens que le physicien donnerait à ce terme, mais une occupation du temps et une justification de l'existence de certains postes administratifs. Il en résulte donc, de manière non surprenante, que le jargon pompeux et boursouflé, superbement adapté à la disparition de la logique et à l'interminable décorticage de l'évidence, est exactement la langue dont un administrateur pédagogiste a besoin dans le but de cacher le fait que le travail qu'il fait n'a simplement pas de raison d'exister.

Si vous voulez grimper les échelons dans l'Éducation, vous devez en maîtriser la langue. C'est l'autre raison pour laquelle les bons enseignants ne deviennent pas proviseurs et inspecteurs : les mêmes attributs qui en font de bons enseignants les rendent incapables de parler de "stratégies expérimentées d'optimisation de remédiation" tout en gardant leur sérieux. Et s'il y a un attribut qu'un proviseur et un inspecteur doivent avoir, c'est un air sérieux. Vous devez y croire. Solennellement. Quand ceux qui ne peuvent enseigner veulent une promotion en devenant superviseurs de ceux qui peuvent enseigner, ils doivent passer la porte étroite de la conformité pédagogiste.

Hors de cette Église point de salut. Ils doivent revenir à l'étude (si ce mot convient) de telles arcanes que "développement et supervision de programme d'enseignement", "conseil et conduite de carrière" et "gestion/administration éducatives". Étant donné qu'il y a peu à apprendre dans de telles matières, les cours sont faciles, ils requièrent surtout la capacité à tolérer de pesantes récitations sur le trivial et l'évident et aussi un esprit juste assez faible pour tomber sans combattre dans une inanité langagière d'usage. Ce sont les mêmes tendances qui ont fait des plus mauvais enseignants ce qu'ils sont, ainsi il n'y aura pas de pénurie de candidats. Alors que le flux continu d'aspirants à ce rang élevé de non enseignant assure un financement public perpétuel aux IUFM et de plaisants emplois de professeurs de sciences de l'éducation, il a quelques conséquences malheureuses. Il assure que le climat anti-intellectuel régnant dans les lycées publics prévaudra dans les universités également ! À part les professeurs, non caractéristiques et dépravés, d'histoire ou de chimie ou de toute discipline traditionnelle ayant un corps de savoirs concrets et en expansion, qui ne veulent simplement pas faire ce travail administratif ennuyeux et vide. Ceux-ci le laissent volontiers aux pédagogistes et autres arrivistes non-académiques de l'enseignement supérieur qui s'en emparent avec plaisir. On en arrive donc à ce que dans la plupart de nos universités les décisions politiques sur les questions scolaires sont régulièrement prises par les membres de commissions sur l'évolution de l'enseignement secondaire ou autres machins, auxquels la discipline intellectuelle et le pur savoir sont d'irritants obstacles à un "point de vue éthique", à une "bonne réponse émotionnelle" ainsi qu'à une "modernisation nécessaire". »

Ecrit par : LaRiba | 13 janvier 2008

J'ai toujours cru que les paroles de "Saturne" étaient de Brassens...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 janvier 2008

Mais au moins maintenant, grâce à votre analyse, j'ai une lumière qui me guide dans le bourbier de la pédagogie et de la didactique duquel je tentais de m'extirper depuis le mois de septembre.
Cécile

Il faut d'urgence évangéliser dans les IUFM avec le bouquin de Brighelli ou d'autres...
Enfin, une de sauvée...Pas vrai, Sibille ?

Ecrit par : Guillaume | 13 janvier 2008

Bonne année, Cécile et taisez-vous (épreuve d'oral).

Ecrit par : Guillaume | 13 janvier 2008

Il n'y a pas de méthodes pour transformer les mules en pur-sang, sinon, il y a longtemps que ç'aurait été mis en pratique.

Ecrit par : dobolino

J'exprime la même idée en disant qu'il nous est impossible de fabriquer des avions à réaction avec de la ficelle, du carton et des vieux bouts de scotch.

Ecrit par : Moot | 13 janvier 2008

Le Clézio n'est pas Hugo et ne "sentimentalise" en rien la vieillesse. Relisez- le. Mais je sais que nous sommes peu nombreux à apprécier cet écrivain. Il n'est pas assez de notre "époque" sans doute. Tant mieux d'ailleurs.

Ecrit par : Sanseverina | 13 janvier 2008

une grosse partie du travail administratif fait dans les écoles n'est pas du travail, au sens que le physicien donnerait à ce terme, mais une occupation du temps et une justification de l'existence de certains postes administratifs.

Cité par : LaRiba

C'est dans un vieux bouquin du sieur Yves Rocard (le père de Michel, physicien, qui avait tancé son fils, ce dernier lui annonçant son entrée à Sciences-Po, d'un retentissant : "t'es vraiment un con !") que j'avais appris le "principe de Parkinson" : toute administration, au-dessus d'un certain effectif, tend à fonctionner en circuit fermé.

Je me suis permis, il y a quelques heures, de faire remarquer à une collègue venue me rendre visite dans ma retraite, que la méthode Antibi enfonçait l'école dans le tort que lui attribuait Meirieu lui-même : mettre dans la tête des élèves des "savoirs" qui n'ont d'utilité qu'à l'école.
Faut-il penser que la méthode Antibi a pour but de donner à l'enseignement un fonctionnement circulaire similaire à celui des administrations ?

Ecrit par : Moot | 13 janvier 2008

Tiens, bonsoir, Guillaume. Vous étiez encore en embuscade??? ;-)))
Pardonnez le smiley, ça m'a échappé!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 janvier 2008

Il faudrait pour cela que vous soyez du gros gibier...

Ecrit par : Guillaume | 13 janvier 2008

Mais parlez de moi vous évite de poser des questions gênantes à Cécile qui vous en dirait tant...

Ecrit par : Guillaume | 13 janvier 2008

Tiens, un autre petit témoignage d'instit sortie de l'IUFM, je sais que vous les affectionnez particulièrement :

"Je vais répondre partiellement à vos interrogations sur les méthodes dites "mixtes" ou "semi-globales".

Je suis enseignante, et ma formation est assez récente : prépa du concours en 2002 et année de formation en 2003.

Très peu de temps a été consacré à l'apprentissage de la lecture, et durant ces 2 ans, ce qu'on nous a rabâché c'est :

syllabique pure = pas bien !
méthode mixte avec départ global = bien !

Les formateurs de mon IUFM étaient tellement obtus qu'ils refusaient carrément de nous parler de la syllabique, c'était vraiment de la diabolisation.


Bref, tout ça pour dire que beaucoup d'enseignants, dont je fais partie, sont sortis de l'IUFM et ont tenté d'appliquer à la lettre les quelques instructions des formateurs ... et se sont très vite heurtés à des difficultés.

J'avoue donc qu'avant de rectifier le tir et de faire de la syllabique en parallèle avec de la reconnaissance globale de mots (puis très vite de la syllabique pure) ... ben certains de mes élèves ont "essuyé les plâtres".

Je suppose que les formateurs d'IUFM ont depuis changé leur discours, mais le temps consacré à l'apprentissage de la lecture doit toujours être aussi ridiculement bas, donc je crains que les enseignants débutant en CP vont avoir du mal à se détacher de la méthode suivie en classe et vont l'appliquer à la lettre, peut être sans prendre tout le recul nécessaire."

Ecrit par : Guillaume | 13 janvier 2008

Lariba, grâce à vous, je viens de comprendre la loi de Peter !

Ecrit par : Jeremy | 14 janvier 2008

Je transmets ce qui à mon avis nous concerne ici aussi.
J'ai eu accès à beaucoup de livres grâce à Amazon.fr, et je trouve scandaleux que le syndicat des libraires puisse faire mourir le livre pour sauver quelques libraires :


"Chers clients d'Amazon.fr,

Aussi incroyable que cela paraisse, la livraison gratuite chez Amazon.fr est menacée. Amazon.fr est en effet condamnée au paiement d'une amende de 1 000 euros par jour parce qu'elle propose la livraison gratuite de livres à ses clients. Cette amende est le résultat préliminaire d'une action en justice intentée par un syndicat de libraires. Nous avons choisi de faire appel de cette décision et de payer l'amende afin de pouvoir continuer à offrir la livraison à nos clients.

Les poursuites de ce syndicat ne sont ni plus ni moins qu'une tentative cynique d'éliminer la concurrence d'Amazon.fr. L'argumentation juridique du syndicat s'appuie sur la loi Lang, qui limite les réductions de prix sur les livres proposées par les détaillants. L'ironie de cette tactique est que la loi Lang a pour but de préserver la diversité de la création culturelle et de donner aux libraires les moyens de proposer une large sélection de livres, et pas seulement les best-sellers.

Or Amazon.fr, qui pratique déjà la remise maximale sur les livres autorisée par la loi Lang, met à votre disposition la plus vaste offre de livres en français disponibles dans le monde, qu'ils soient neufs ou d'occasion, et quels que soient la renommée de leurs auteurs et le prestige de leurs éditeurs. Aussi, la tentative injustifiée du syndicat de supprimer la livraison gratuite n'aurait qu'une seule conséquence : vous devrez payer plus cher pour acheter vos livres. Et cela constituerait un cas unique : la France serait ainsi le seul pays au monde où la livraison gratuite pratiquée par Amazon serait déclarée illégale.

Nous avons donc besoin de votre aide.

Vous pouvez faire entendre votre voix dans ce combat pour la livraison gratuite. Nous avons créé une pétition en ligne que nous vous invitons à signer : www.amazon.fr

Nous offrons également aux clients la possibilité de débattre librement de ce sujet dans un forum de discussion où de nombreuses personnes partagent déjà leur opinion sur les rabais et la livraison gratuite pour les livres.

D'avance merci pour votre aide et votre soutien,
Jeff Bezos,
Fondateur et Président Directeur Général
Amazon"

Ecrit par : Jeremy | 14 janvier 2008

Oh, Guillaume, vous savez, je discute avec des PE1 et avec des PE2 à maintes occasions, et également avec pas mal de NT1, NT2, etc, etc ! :-))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 14 janvier 2008

"Tiens, un autre petit témoignage d'instit sortie de l'IUFM, je sais que vous les affectionnez particulièrement"

Ecrit par : Guillaume | 13 janvier 2008

Mais non, Guillaume, c'est vous que j'affectionne particulièrement! ;-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 14 janvier 2008

Après lui en avoir demandé l'autorisation, je copie-colle l'’échange par courriels que j’ai eu avec mon ami au Ministère. Son témoignage, du haut de sa vigie étatique (un homme de grande compétence), est fort intéressant et instructif. Il explicite mieux sa pensée autour de l’idée du « superflu » et rend compte du climat de compétition économique, industriel et intellectuel dans lequel nous, Français, sommes. Les défis sont là. Les « sacrifices » aussi.


Moi - Je ne vois pas tout en noir; la France ne doit plus s'offrir au superflu, certes, mais le "Enrichissez-vous" (par le travail et par l'épargne la suite de la citation est souvent oubliée) de Guizot a donné à la France ces bourgeois confits de bêtise.

Lui - Ceux là, et d'autres, qui n'étaient pas si bêtes que cela. Le superflu suppose en général que le nécessaire soit un pré-acquis. Il pousse sur un terreau fertile, pas seulement sur de la misère, sauf pour Van Gogh, sans doute. Or, lorsque nous devons faire face à un bouleversement absolument majeur, l'irruption de 500 millions d'émergents nouveaux, Chinois, Indiens, Brésiliens, quelques Russes, parmi le milliard de ceux qui sont déjà prospères au sein de l'OCDE et ne s'en rendent même plus compte, il y a bien un besoin sérieux d'assurer cette intendance-là ; pour dire les choses autrement : les économistes keynésiens qui, à gauche, prenant argument des gains de productivité pour constater qu'on était passé depuis 1830 à 1990 d'un temps de travail égal à 27% du temps de vie à 6%, et qu'il n'y avait pas de raison que cela s'arrête, ont tout simplement oublié le ciseau démographique, d'une part, et surtout cette émergence liée à la mondialisation, qui pour au moins une génération rendait nécessaire d'arrêter la réduction du temps de travail, sauf à devenir assez rapidement le prolétariat de ceux qui étaient les prolétaires des pays riches. Il aura fallu 10 ans pour enrayer cette énorme sottise que furent les 35h, et nous payons, pour encore un petit moment, ceci en termes de compétitivité externe. Face à cela, il peut y avoir deux réactions : le sursaut, ou le repli frileux derrière de vaines barrières. Puis-je illustrer, puisque tu es un homme de lettres, par un exemple historique? Les Grecs, en 480, se voient envahis par les Perses. Et à Athènes on s'inquiète : déjà des cités importantes sont tombées, on rapporte la cruauté des envahisseurs, amplifiée par la rumeur. On envoie des émissaires à la Pythie. Et celle-ci commence par rendre un oracle épouvantable "fuyez, abandonnez vos enfants et vos femmes, courez vers l'Ouest!" Les archontes, très inquiets, envoient alors une seconde équipe. Comme tu sais, pour parvenir à la Pythie, on parcourt un chemin escarpé dans la montage, où les prêtres d'Apollon demandent à l'émissaire pourquoi il vient, les circonstances, demandent des oboles, et, courant raconter cela à la Pythie, vont orienter son oracle. Les oboles du second émissaires sont plus riches, ses demandes plus pressantes, et voilà que la Pythie rend un second oracle : "Zeus accorde à Tritogénie (Athéna, la déesse gardienne de la Cité), une forteresse de bois". Voilà notre émissaire de retour, et chacun de discuter ferme sur l'Agora le sens de cette prédiction. Le peuple est majoritairement d'avis qu'il s'agit de la palissade qui autrefois entourait le Parthénon : il suffit de la redresser, et les Perses ne la perceront pas. Les Archontes, en revanche, gens d'expérience, ne sont pas d'accord : la palissade sera facile à enflammer, à détruire par des balistes, et même si elle tenait, sur l'Acropole, il n'y a pas d'eau, pas de vivres, pas de place : comment les Athéniens y soutiendraient-ils un siège? Thémistocle prend alors la parole et plaide que c'est la flotte grecque qui est la forteresse. Plus mobile, plus agile que celle des Perses, elle peut se déployer mieux que les lourdes trirèmes adverses, les contraindre dans des mers que l'adversaire ne connaît guère, bref, survivre. Il a du mal à convaincre, mais il y parvient, et peu après, c'est la victoire de Salamine, qui assure à la Cité plus de 150 ans encore de prospérité. Eh bien, nous avons, mutatis mutandis, les mêmes débats politiques que la Grèce en -480. Et pour les mêmes raisons, nous devons croire à la "forteresse de bois" mobile, agile, c'est à dire, aujourd'hui, savante, entreprenante, curieuse des besoins de tous. Et de surcroît, pour cette fois, pacifique.
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