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16 décembre 2007
Mes universites
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La licence nouvelle est annoncée par Valérie Pécresse : une première année « fondamentale » qui ressemblerait (un peu) à ce qu’étaient les anciennes « propédeutiques » — en fait, une mise à niveau des ces néo-bacheliers tout fiers ‘avoir entre les mains un diplôme sans v&leur et pas grand-chose dans la tête. Cela afin de diminuer (« de 50% », dit la ministre) le taux d’échec en première année (aujourd’hui 52%, toutes filières confondues, mais avec des variables significatives selon l’origine scolaire des candidats : moins de 30% pour les titulaires d’un Bac S, et 97% pour les Bac Pro : en chiffres, c’est 160 000 étudiants priés de redoubler ou d’aller voir ailleurs — et, au total, 20% quittent l’université sans le moindre diplôme — rapport Hetzel, 2006). Cette première année, outre la dominante disciplinaire, inclura des heures de langues vivantes, de méthodologie, et d’informatique (tout sur le copier-coller). Un « enseignant-référent » prendra en tutelle les étudiants, pour les aider au mieux. La deuxième année (« consolidation », en langage ministériel) sera la véritable entrée dans la discipline — et dans le monde professionnel, via des séminaires, des forums et du tutorat d’entreprise. La vraie spécialisation interviendra en troisième année — et dans tous les cas, l’étudiant devra accomplir un stage en entreprise.
Tout cela ne pourra se faire qu’avec une augmentation sensible des heures de cours (aujourd’hui entre 15 heures / hebdo en Lettres, et 30 en Sciences). Faut-il en déduire que l’on va embaucher massivement — qui ? « Des enseignants-chercheurs », dit l’UNEF.
Pauvres d’eux ! Ce sont des enseignants non-chercheurs qu’il faut embaucher pour repriser les trous de la culture mitée des néo-bacheliers.
Mais Valérie Pécresse a bien précisé que tout cela se fera sans embauches supplémentaires — les profs de Fac sont priés de travailler plus pour gagner plus — j’ai dans l’idée que ça ne les intéressera pas. De jeunes thésards, des étudiants de quatrième ou cinquième année feront du tutorat.
Hmm…
Ajoutons, pour être objectif, que le plan prévoit des passerelles avec les filières post-Bac (IUT / BTS), afin de réorienter rapidement les étudiants qui se seraient engagés sur des voies inadéquates — et qu’il est prévu, comme cela se fait déjà, que des universitaires aillent dans les lycées informer les Terminales sur ce que sont vraiment la vie et les exigences de la Fac. Le but avoué est de dissuader les Bacheliers technologiques d’aller s’égarer dans des formations généralistes, et de poser leurs candidatures vers les BTS / IUT qui ont été créés pour eux — et qui actuellement recrutent pour l’essentiel (68%) leurs élèves dans les filières générales… Quant aux Bac Pro, peu de nouvelles…
Et 730 millions d’euros seront débloqués (en quatre ans) pour mettre en œuvre toutes ces belles choses à la rentrée 2009 — en attendant, les facs anticiperont sur leurs fonds propres.
Ce dont ce « plan » témoigne, c’est, au moins, d’une prise de conscience : on ne peut pas laisser les étudiants payer les pots cassés d’un enseignement secondaire délité. En attendant qu’un Primaire rénové engendre un Collège nouveau qui produira un Lycée honorable, il faut bien gérer l’existant : instaurer — comme à Orsay — une « année zéro » de remise à niveau, qui marche fort bien. En Lettres, ce pourrait être par exemple la mise en place d’un système qui combinerait méthodologie et culture de base. Bref, des maths-sup bis ici, des hypokhâgnes-bis là : ce sont les facs qui doivent venir en prépas (ou en venir aux prépas), et non l’inverse, quels que soient les appétits (financiers) de présidents d’universités qui lorgnent depuis des décennies sur le budget des Classes préparatoires. Le maintien d’une absence de sélection est à ce prix : évidemment, les horaires doubleront, et il faudra bien trouver des enseignants pour former tant d’étudiants en déshérence — des généralistes, et non des « enseignants-chercheurs » !
Second volet intéressant des projets Pécresse, la formation des maîtres.
La « lettre de cadrage » envoyée par la présidence de la République en juillet 2007 recommandait à Xavier Darcos de « veiller, en lien avec la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, à ce que les instituts universitaires de formation des maîtres donnent aux enseignants les outils dont ils ont réellement besoin pour exercer leur métier, et non pas qu'ils cherchent à imposer certaines méthodes de préférence à d'autres. La formation des enseignants devra durer cinq ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master. »
Comme tout ce qui est du domaine politique, il y a de tout dans cette phrase.
D’abord, un constat critique : les IUFM actuels ne préparent pas à l’enseignement, mais transmettent une idéologie pédagogique sans lien réel avec les nécessités du métier. Ensuite, une inquiétude : les « masters » ne vont-ils pas remplacer, à terme, les actuels concours ? De surcroît, la barre des « cinq ans » ne signifie-t-elle pas que tous les concours seront alignés — ce qui signe la fin de la différence CAPES / Agrégation, et la disparition probable de cette dernière ? Bref, ce qui paraissait initialement une critique des pédagogistes finit par leur donner tout pouvoir : intégrés dans les Facs comme un chancre sur un cerveau sain, voici les IUFM chargés de la formation des futurs enseignants — ou de leur déformation, au choix.
Autant dire et redire : ce dont un enseignant a prioritairement besoin, c’est de savoir. On ne peut pas contrôler une classe si l’on ne maîtrise pas la discipline, c’est aussi simple que cela. Et pour maîtriser l’apprentissage des conjugaisons en Sixième, il faut en connaître un peu plus que le Bescherelle : toute transmission suppose une maîtrise des concepts complexes, une arrière-garde intellectuelle que l’on ne lancera peut-être jamais, ou très rarement, mais qui donne à l’enseignant l’assurance dans les choses simples.
D’où sort cette idée de « masters » d’enseignement ?
On lira avec intérêt l’article de Pedro Cordoba sur le sujet, sur le site de Reconstruire l’école (http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/gueguerre.html). Pour faire court, l'idée vient de gauche (tous égaux !), et remonte à 1999. Une première pétition entraîna le retrait du « plan Oriano ». Vinrent alors les plans Alluin-Cornu, puis Brihault-Cornu — sous Lang. Une seconde pétition fit capoter ces tentatives — mais les IUFM se vengèrent en s’annexant le concours de recrutement des professeurs des écoles. C’est une vieille lune des Instituts de Formation des Maîtres : leur existence est incompatible avec les concours, qui forcément sont préparés hors de leur sphère d’influence. Le même Pedro Cordoba a rédigé il y a maintenant presque trois ans une analyse de ce que pourrait être la formation des maîtres (avec, me semble-t-il, Isabelle Voltaire : http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/fform.pdf), un argumentaire dont certain(e)s se sont fortement inspiré(e)s sans jamais faire mieux. Merci à lui.
Ce qui est évident dans les projets qui s’agitent aujourd’hui, c’est l’alliance objective entre la « gauche » pédagogiste et la droite la plus décomplexée (l’Institut Montaigne).
Soyons réaliste, demandons l’impossible. Quitte à maintenir une différence entre CAPES et Agrégation, suggérons que le premier se passe à M1 (première année de Master), et la seconde à M2 — l’un allant vers le collège, l’autre vers le lycée, sans que ce soit une obligation absolue : il est plus que temps d’en finir avec la rivalité saugrenue mais persistante des uns et des autres. On n’a pas besoin d’une « commission Pochard » pour cela — je dirais même qu’il est urgent de dissoudre ladite commission, et le refus du SNALC de continuer à jouer le jeu des auditions devant cette parodie de réflexion est sans doute la meilleure preuve de la vacuité intellectuelle de messieurs Forestier, Maurin and co., et de la confusion mentale de Michel Rocard.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
"intégrés dans les Facs comme un chancre sur un cerveau sain, voici les IUFM chargés de la formation des futurs enseignants — ou de leur déformation, au choix."
Jean-Paul Brighelli
Un chancre sur un cerveau sain? Quel que soit votre point de vue, (c'est le vôtre), sur les IUFM, prétendre que les facs, à l'heure actuel, sont un "cerveau sain", relève, à tous les niveaux, du rêve le plus délirant.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Ce qui est évident dans les projets qui s’agitent aujourd’hui, c’est l’alliance objective entre la « gauche » pédagogiste et la droite la plus décomplexée (l’Institut Montaigne).
Ecrit par J.-P.Brighelli
Quel plaisir de lire ces lignes : c'est juste ce que je répète depuis des années, n'en déplaise à certains ... li-li (libéraux-libertaires), tous unis pour défaire l'école de la République ! On est vraiment heureux de vous retrouver ainsi, JPB. Hasta siempre !
Ecrit par : FGuichard | 16 décembre 2007
"Quel que soit votre point de vue, (c'est le vôtre), sur les IUFM"
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Un point de vue est toujours celui de quelqu'un et il est unique.
Ecrit par : Louis Barthas | 16 décembre 2007
L'expression "un cerveau sain", Christophe, appliquée aux facs, me paraît parfaitement appropriée dans la mesure où l'Université est le lieu de la transmission des connaissances accumulées par la raison depuis que la raison raisonne. L'Université n'existe que parce que l'intelligence existe, elle est le lieu où s'élabore le savoir et où il se transmet, elle est le lieu de la pensée libre.
Ls IUFM, au contraire, sont un lieu d'endoctrinement dans lequel des idées décrétées "vérités" par quelques activistes à la compétence scientifique douteuse sont assénées comme des vérités et soustraites à l'examen de la raison. L'IUFM est un lieu où la pensée est bâillonnée, où les esprits faux triomphent. Tout le contraire de l'Université! Rien de sensé ne peut se construire à l'IUFM parce que la pensée libre en est bannie, parce que la raison y est interdite de séjour. L'IUFM cherche à détruire tout ce qui remet en question ses dogmes fétiches. A l'IUFM, on ne forme pas, on formate. L'IUFM est pour les futurs enseignants qui ont à le subir un tremplin pour nulle part, un billet pour l'échec. C'est une institution morbide qui corrompt tout ce qu'elle touche. Un "chancre" en effet.
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
Ne jamais oublier que les IUFM sont une création de Meirieu, auteur de vingt mille pages de divagations sur l'enseignement d'où toute pensée claire est bannie. Au surplus, ce type n'a aucune légitimité à s'exprimer sur l'enseignement, n'ayant lui-même quasiment pas enseigné, et n'ayant même pas ce sésame de base que représenterait le Capes ou l'agrégation!
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
"qui ressemblerait (un peu) à ce qu’étaient les anciennes « propédeutiques » "
Parmi les "anciens" ou les bien informés qui peut me dire de quoi il s'agissait et de quelle époque - visiblement très ancienne - ça date?
Ecrit par : Hervé | 16 décembre 2007
"L'expression "un cerveau sain", Christophe, appliquée aux facs, me paraît parfaitement appropriée dans la mesure où l'Université est le lieu de la transmission des connaissances accumulées par la raison depuis que la raison raisonne. L'Université n'existe que parce que l'intelligence existe, elle est le lieu où s'élabore le savoir et où il se transmet, elle est le lieu de la pensée libre.
Ls IUFM, au contraire, sont un lieu d'endoctrinement dans lequel des idées décrétées "vérités" par quelques activistes à la compétence scientifique douteuse sont assénées comme des vérités et soustraites à l'examen de la raison. L'IUFM est un lieu où la pensée est bâillonnée, où les esprits faux triomphent. Tout le contraire de l'Université! Rien de sensé ne peut se construire à l'IUFM parce que la pensée libre en est bannie, parce que la raison y est interdite de séjour. L'IUFM cherche à détruire tout ce qui remet en question ses dogmes fétiches. A l'IUFM, on ne forme pas, on formate. L'IUFM est pour les futurs enseignants qui ont à le subir un tremplin pour nulle part, un billet pour l'échec. C'est une institution morbide qui corrompt tout ce qu'elle touche. Un "chancre" en effet."
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
J'adore votre manichéisme!!! :-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"Un point de vue est toujours celui de quelqu'un et il est unique."
Ecrit par : Louis Barthas | 16 décembre 2007
C'est votre point de vue, et vous le partagez, Louis! :-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
M. Sibille, il est compréhensible que vous défendiez la main qui vous nourrit, mais il est indéfendable de penser que les universités en sont rendues au même point que les IUFM en ce qui concerne la lutte contre l'obscurantisme ; malgré ses défauts, l'université reste un lieu où l'objectif avoué est la transmission d'un savoir (travail qui aurait dû être initié dans le secondaire, ce qui est de moins en moins le cas) tandis que les IUFM sont un lieu de débauche de l'esprit, ou les même les vérités les plus absolues se noient dans un magma pseudo-scientifique, où la notion de vérité n'a même plus de sens. La réforme de l'université est un mal nécessaire, compte-tenu du mal que l'on a fait à l'enseignement secondaire ces 20 dernières années.
L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS.
Pensez aux générations à venir !
Ecrit par : D | 16 décembre 2007
Le chancre se nourrit, pour la corrompre, de la substance de l'organe qui le porte.
C'est exactement ce qu'entend faire la Conférence des Directeurs d'IUFM en s'installant dans les Universités.
Si l'efficacité des IUFM était évaluée - bizarrement, cette usine à gaz échappe à tout contrôle! - , le résultat ne serait pas fameux: 40% des élèves de primaire entrant au collège sans savoir lire et écrire, certainement autant d'incultes à la sortie du collège du "tronc unique" et des "séquences", la plupart des "bacheliers" infirmes dans leur propre culture et incapables de suivre en première année de fac, c'est brillant en effet! Que d'argent jeté par les fenêtres depuis 1989! Quand on découvre sur le site d'un IUFM l'interminable liste des intervenants (enseignants du premier degré, du second degré, du premier degré, du second degré, enseignants chercheurs, etc.), on se demande à quoi servent tous ces gens-là.
La formation pédagogique des instituteurs et des professeurs du secondaire ne demandait pourtant pas qu'on en fasse un tel fromage - en tous les sens du terme. D'ailleurs, il faut les distinguer, car ce sont deux métiers assez différents. La polyvalence des instituteurs exige une formation pratique beaucoup plus poussée: il faut qu'ils apprennent à organiser la journée de classe, les diverses activités qui la meublent, à concevoir et à préparer le matériel qui est nécessaire. Dans le secondaire, ce côté pratique étant réduit, les trois stages de cinq ou six semaines en collège et en lycée organisés par le Centre Pédagogique Régional (CPR) avant 1989 suffisaient (et suffiraient à nouveau) amplement. C'est pour cette raison que les certifiés et les agrégés s'impatientent de perdre leur temps dans les IUFM: ils n'ont pas besoin de la même préparation pratique au métier que les instituteurs. La pédagogie ne s'apprenant pas, une institution vouée à cet apprentissage n'a littéralement pas de sens: les IUFM sont en crise depuis leur création.
Qu'on borne donc leur mission à la formation pratique des instituteurs. Et que l'on dispense les certifiés et les agrégés de ce passage par l'IUFM qui ne leur apporte rien. Voilà qui serait une mesure pragmatique. Et que d'économies en perspective!
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
JPB a écrit : "évidemment, les horaires doubleront, et il faudra bien trouver des enseignants pour former tant d’étudiants en déshérence — des généralistes, et non des « enseignants-chercheurs » !"
Yaka envoyer périodiquement tous les agrégés de la terre dans la glèbe des champs d'étudiants catatoniques.
1- Ca les changera d'air un moment.
2- Ils y apprendront des tas de choses des quelques enseignants chercheurs qui peuvent réellement chercher quelque chose et ils serviront aussi d'édifiants exemples à tous les autres.
3- Ils connaissent déjà leurs futures ouailles à qui ils pourront déjà dire avant même l'université : "bossez hic et nunc ou je vous propédeute l'année prochaine".
4- Ils porteront un uniforme noir dessiné par Jean Paul Gaultier et des bottes de chantier.
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
L'année de propédeutique, Hervé, était une année préparatoire qui précédait les deux années de licence et que sanctionnait, en lettres, le CELG, ou Certificat d'Etudes Littéraires Générales, qui comportait deux épreuves écrites. J'avais personnellement choisi la dissertation littéraire et la version latine.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 décembre 2007
On préparait propédeutique dans les années 60
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 décembre 2007
Avec un certain retard à l'allumage, Luc Cédelle du Monde commente les derniers résultats de Pisa (voir sur le site du journal dans le menu perspectives / Opinions)
On y lit :
"Pour Nathalie Mons, maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Grenoble-II, "ce n'est pas en s'intéressant strictement aux élites que l'on remonte le niveau global mais en faisant en sorte qu'il n'y ait pas d'élèves qui décrochent". Le repérage précoce de la difficulté et son traitement immédiat dans le cadre scolaire, à la source du succès finlandais, sont ce que notre système ne sait pas faire. La plupart des élèves en difficulté à l'entrée au CP le sont toujours à la sortie du collège. Il y a donc une marge d'amélioration."
Bien entendu, il n'y a rien à dire sur les contenus de programmes si ce n'est pour les néantiser encore davantage afin "de faire en sorte qu'il n'y ait pas d'élèves qui décrochent".
Tout est dans la remédiation : la maladie comme le traitement !
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
Ouais, encore la Finlande, et encore et toujours ce qu'on oublie dire à propos de la Finlande: que tous les élèves qui ne réussissent pas les tests d'aptitude à l'entrée en 6ème sont automatiquement dirigés vers l'enseignement professionnel.
Après cela, une fois écartés les élèves qui auraient été incapables de suivre, l'enseignement au collège peut être en effet une réussite!
Il paraît aussi que la méthode de lecture est tout sauf globale! Tiens, quelle coïncidence!
Je suggère qu'on imite la Finlande, dont on nous rebat les oreilles!
"Maître de Conférences en Sciences de l'Education"...! Quel beau titre! Cela laisse rêveur. Cela consiste en quoi, au juste? Rasius et Baldus, en somme! (dans Molière, pour ceux qui hésiteraient)
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
Et c'est reparti pour un tour! Les IUFM caca, (par quelqu'un qui n'y a jamais mis les pieds ni le reste), les facs extra... Vous y êtes allé, Jean, au moins, en fac??? :-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Je préfère la vaccination à la remédiation.
Disciple de Liliane Lurçat, Elisabeth Nuyts, Colette Ouzilou, Ghislaine Wettstein-Badour, je pense que tout le mal vient du constructivisme, et de son corollaire, le pédagogisme.
J'ai passé une heure à lire les élucubrations de tous ces "grands chercheurs", en tombant par hasard sur un site très "riche" (Jean, le chancre me paraît incurable, c'est plutôt un cancer métastasé et mortel) : allez voir sur google André Ouzoulias. Il faut avoir l'estomac bien accroché.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007
Quand je lis les interventions de certains, j'ai vraiment l'impression qu'ils se conduisent comme s'ils essayaient, par le biais du blog, de convaincre d'hypothétiques décideurs, (à moins qu'ils n'essaient de se convaincre eux-mêmes?), tant le discours qu'ils nous servent est borné et outrancier. Alors, je m'adresse à ces mêmes hypothétiques décideurs, en leur disant: "c'est vraiment dommage que le discours de Jean, d'Anne-Marie Valette, et de quelques autres, soit aussi outrancier, parce qu'il y a de réels dysfonctionnements dans les instituts. Et un discours injurieux et outrancier décrédibilise cette réalité, et empêche de voir réellement lesquels sont ces dysfonctionnements."
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"M. Sibille, il est compréhensible que vous défendiez la main qui vous nourrit"
Ecrit par : D | 16 décembre 2007
Je tiens ma fourchette de la main droite, cher ami. En dehors de ça, la "main qui me nourrit" est l'éducation nationale. Comme vous?
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"Ls IUFM, au contraire, sont un lieu d'endoctrinement dans lequel des idées décrétées "vérités" par quelques activistes à la compétence scientifique douteuse sont assénées comme des vérités et soustraites à l'examen de la raison. L'IUFM est un lieu où la pensée est bâillonnée, où les esprits faux triomphent. Tout le contraire de l'Université! Rien de sensé ne peut se construire à l'IUFM parce que la pensée libre en est bannie, parce que la raison y est interdite de séjour. L'IUFM cherche à détruire tout ce qui remet en question ses dogmes fétiches. A l'IUFM, on ne forme pas, on formate."
On va dire ça comme ca.Ca ne mange pas de pain...
Je pense que l'auteur de ces lieux communs qui ne fait que répéter comme un perroquet ce qu'il a lu ou entendu il ne sait plus trop où, se veut convaincant et se croit sans doute très brillant... sans avoir jamais mis les pieds sans doute dans un IUFM.
Avec de tels arguments, le pédagogisme et le constructivisme que vous voulez terrasser a de beaux jours devant lui.
Merci Jean et Anne Marie.
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
C.Sibille et Loublan : Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
- des sciences dans des iufm qui sont intégrés dans des universités où les sciences sont absentes.
?
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
4- Ils porteront un uniforme noir dessiné par Jean Paul Gaultier et des bottes de chantier.
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
Pour les bottes, j'hésite, mais m'habiller en JPG, j'avoue...
Ecrit par : FGuichard, fashion victim | 16 décembre 2007
M. Sibille, il est compréhensible que vous défendiez la main qui vous nourrit,
Ecrit par : D | 16 décembre 2007
Rien n'interdit de mordre la main qui vous nourrit si la nourriture est indigne...
Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2007
"C.Sibille et Loublan : Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
- des sciences dans des iufm qui sont intégrés dans des universités où les sciences sont absentes.
?"
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
Pour le dernier item, je suis totalement incapable de vous répondre. Pour les autres (items), c'est comme pour l'enseignement. Il y a autant de types de rapports entre les gens que de gens... Comme il y a autant de manière d'enseigner que d'enseignants.
Merci à Loublan. On respire un peu mieux, d'un seul coup.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Mais oui arrêtez de généraliser comme vous le faites. Un prof d'IUFM donc tous les formateurs et tous les IUFM etc...
Je pourrais aussi généraliser : un prof de collège qui se réclame sans cesse de SLL et qui ne parle que de JPB( auquel il n' a manifestement rien compris), va bientôt, au train où vont les choses, se retrouver sous des plaintes pour maltraitance et harcèlement des élèves qui n'en peuvent plus de supporter son autoritarisme et son mépris .
Donc... ah non!
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
Pour les bottes, j'hésite, mais m'habiller en JPG, j'avoue...
Ecrit par : FGuichard, fashion victim | 16 décembre 2007
Bof! En JPG? Si ça vous sied, c'est votre problème! Mais pas sur les deniers du contribuable que je suis si vous voulez jouer les trans. Merci.
Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2007
Joyeux anniversaire, Beethoven !
http://www.dailymotion.com/relevance/search/triple+concerto+beethoven/video/xwu4o_beethoven-triple-concerto-allegro_music
Ecrit par : Un hussard | 16 décembre 2007
Et un discours injurieux et outrancier décrédibilise cette réalité, et empêche de voir réellement lesquels sont ces dysfonctionnements."
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Pouvez-vous nous dire quels sont les "dysfonctionnements" que vous avez observés ?
Je ne suis pas passé par les IUFM, Christophe et ça ne m'attriste pas plus que cela.
J'ai connu les CPR (Centres Pédagogique Régionaux) dans les années 90 et j'ai trouvé cette formation amplement suffisante avec les stages en observation et en situation en collège et en lycée et les conférences qui portaient essentiellement sur la "didactique de la discipline".
Le reste, nous l'apprenions sur le terrain et en s'inscrivant éventuellement à des stages "MAFPEN".
Le plus important étant ce que nous avions appris durant nos études en CPGE, à Ulm, à St Cloud et/ou en faculté, nos lectures, nos réflexions, nos loisirs, nos rencontres...
Je n'ai pas l'impression que ces IUFM aient apporté grand chose en ce qui concerne le secondaire.
Quant à l'enseignement primaire, j'ai été abasourdi d'apprendre que le temps consacré à l'"exposé" des méthodes d'apprentissage de la lecture et de l'écriture n'était que de quelques heures dans l'année et que cette question était considérée comme peu importante.
Je n'ai jamais mis les pieds en IUFM, mais j'ai suivi un stage d'établissement avec un proche de Philippe Meirieu et j'avoue ne pas en avoir retenu grand chose, sinon une bonne connaissance du pédagogisme, de ses idées et de ses méthodes, ce qui est important quand on pense de son devoir de les combattre.
Ecrit par : Robin | 16 décembre 2007
Pour moi, j'ai mis les pieds dans des IUFM, à la fac, et dans bien des établissements de l'E.N., et je compte bien en découvrir davantage. Ce que j'en ai vu ne me fait absolument pas contredire ce qu'en disent Jean et J.-P. Brighelli.
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Je pourrais aussi généraliser : un prof de collège qui se réclame sans cesse de SLL et qui ne parle que de JPB( auquel il n' a manifestement rien compris), va bientôt, au train où vont les choses, se retrouver sous des plaintes pour maltraitance et harcèlement des élèves qui n'en peuvent plus de supporter son autoritarisme et son mépris .
Donc... ah non!
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
Faut voir... C'est peut-être... ah si?
(N.B.: Je ne suis pas enseignant)
Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2007
Robin, je suis passé par les "CPR", et n'en suis pas plus satisfait que ça non plus!
Quant aux dysfonctionnements, (référentiel de compétence, et, surtout, les évaluations qui l'accompagnent), j'ai laissé nombre de messages à ce sujet.
Cordialement.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
L'idée que l'élève construit son savoir par lui-même et que le professeur n'est pas là pour transmettre des connaissances est un des principes de base, que je sache, de la pédagogie façon IUFM. Ceux qui ont conspué Gilles de Robien, lequel avait compris - simple question de bon sens - que la méthode de lecture semi-globale était une des causes majeures de l'échec scolaire, ce sont les IUFM. Ceux qui prêchent le décloisonnement, la transversalité, les "séquences", avec pour résultat l'ignorance généralisée chez les élèves, alors que lesdits élèves veulent au contraire des enseignements cloisonnés, précis, qui leur donnent des repères, ce sont les IUFM. Ceux qui regardent la grammaire des natures et des fonctions comme dépassée et inutile, ce sont les IUFM. Ceux qui applaudissent à grands cris à des sottises aussi monumentales que "la Main à la Pâte", ce sont les IUFM. L'institution vouée corps et âme à la diffusion de la doctrine passablement nihiliste de Meirieu, ce sont les IUFM.
Mais il est vrai que leur procès a déjà été fait sur ce blog et ailleurs. Il faut en finir avec les IUFM tels qu'ils existent actuellement, c'est évident.
Alors pourquoi ne pas les transformer en instituts de formation des professeurs d'école, et cesser d'importuner les certifiés et les agrégés?
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
Tiens, vous dites: "semi globale", maintenant? Vous êtes en progrès! :-))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"Les IUFM sont à l'Université ce que le chancre est au cerveau sain."
C'est excellemment dit! Magnifique analogie! Il fallait la trouver!
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
"Les IUFM sont à l'Université ce que le chancre est au cerveau sain."
Joli contrepet, en effet! :-))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"L'idée que l'élève construit son savoir par lui-même et que le professeur n'est pas là pour transmettre des connaissances est un des principes de base, que je sache, de la pédagogie façon IUFM"
Vous sachez mal, que je sache...
Il n' y en qu'un qui manie(qui maniait plutôt) avec autant de mauvaise foi les contre-vérités et les amalgames.On ne peut pas dire que l'effet sur ses "troupes" fut prodigieux...
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
"Ceux qui applaudissent à grands cris à des sottises aussi monumentales que "la Main à la Pâte", ce sont les IUFM. L'institution vouée corps et âme à la diffusion de la doctrine passablement nihiliste de Meirieu, ce sont les IUFM."
Et ceux qui qui sont responsables du froid en décembre, les IUFM bien sûr!
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
Au fait, Loublan, vous etes qui pour défendre les IUFM avec autant d'ardeur ?
Jean est professeur, et moi aussi, mais vous ?
Je vous pose cette question en toute honnêteté, n'ayant aucune idée de la réponse.
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Que faut-il savoir de plus que le Bescherelle pour enseigner les conjugaisons ?... Bon, déjà, il est bon de connaître son Bescherelle sur le bout des doigts. Ce qui n'était pas mon cas quand je commençai à enseigner, malheureusement... Et je puis vous dire que mon cas n'est pas isolé.
Ensuite, il faut savoir le latin et un peu d'ancien français.
D'autre part, il faut maîtriser la grammaire en tant qu'elle est un art d'apprendre à lire et à écrire, et non lieu où s'éjouir de ses facultés à élaborer des théories plus habiles et... fumeuses les unes que les autres.
Enfin il faut connaître La Fontaine, Molière et Hugo.
Mais quant au linguisticisme en vogue ici et là, et à la narratotologie, que nenni.
Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 16 décembre 2007
"Au fait, Loublan, vous etes qui pour défendre les IUFM avec autant d'ardeur ?
Jean est professeur, et moi aussi, mais vous ?
Je vous pose cette question en toute honnêteté, n'ayant aucune idée de la réponse."
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Simple réflexe, je pense! Pour ma part, quand je les vois attaqués céans avec une telle mauvaise foi, et même si j'ai personnellement quelques reproches, (que j'ai même exposés ici) à leur faire, je n'ai qu'une seule envie, c'est de les défendre! C'est humain.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
A force de faire du bricolage intellectuel dans le secondaire, on finit par contaminer le supérieur.
Je me demande bien quand les élèves/étudiants auront une matière sérieuse à se mettre sous la dent, en thèse?
On m'a déjà demandé de donner des cours à la fac alors que je n'étais que remplaçante dans le secondaire pour dixit le DRH: "enseigner l'orthographe, la grammaire et la conjugaison".
Tous ces errements pour en arriver là....
Ecrit par : Ordrade | 16 décembre 2007
"Pour ma part, quand je vois les IUFM attaqués céans avec une telle mauvaise foi, [...] je n'ai qu'une seule envie, c'est de les défendre!"
Ca c'est sûr, Christophe, vous n'êtes pas du tout juge et partie !!!
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Ordrade, vous me donnerez l'adresse pour donner des cours de langue dans le supérieur, j'y cours tout de suite.
En plus, mes cours de lycée seront recyclés, puisque c'est déjà ce que j'y enseigne.
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Nous voici le 17 décembre 2007.
1) On ne sait toujours pas le nombre de postes aux concours que passeront des milliers d'enseignants dans cinq semaines (concours internes), ni aux concours que passeront plus de vingt mille étudiants dans trois mois (concours externes). Ces concours représentent l'aboutissement de leurs études, et le début d'une carrière dans laquelle ils feront toute leur vie. En attendant, ils ne savent même pas s'il y aura 100 ou 1000 lauréats.
2) Le 11 décembre, Darcos a révélé que les profs de français de lycée devront, entre le 22 juin et le 27 juin 2008 :
- a) assurer leurs cours de Seconde (entre 6 et 18 heures par semaine)
- b) préparer les conseils de classe (de 2 à 6 heures, toujours en soirée, selon le nombre de classes)
- c) corriger 120 copies de bac de huit pages chacune (disserts, commentaires, etc.)
- d) faire passer des oraux (trois à cinq journées complètes en général)
- e) éventuellement faire des surveillances de bac en plus de tout ça.
Le tout en 5 jours !
Ah, il est bien comme ministre ! C'est le ministre du gain de temps : correction des copies en cinq jours au lieu de dix, réforme des bacs pro en trois ans au lieu de quatre, suppression de quatre heures de cours au primaire...
Sarkozy l'aurait mis à l'agriculture, il nous faisait pousser des choux en trois mois, et les veaux étaient sevrés en deux jours !
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
Au fait, l'agreg et le capes, ca depend de qui maintenant, Darcos ou Pecresse ?
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
"Au fait, Loublan, vous etes qui pour défendre les IUFM avec autant d'ardeur ?
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
ll y a bien longtemps que je hante ce blog sans rien dire. Il serait facile de lancer quelques lieux communs pour rentrer dans les débats vains sur les séquences, sur les méthodes de lecture, sur l'imposture du constructivisme, sur l'orthographe ou la dictée, sur le méchant loup Meirieu ou autres "détails", mais finalement c'est autre chose qui me frappe, quelque chose qui est de l'ordre du non dit et qui est bien plus important: vous (pas tous mais beaucoup à des degrés différents certes mais...)vous semblez considérer les élèves comme des adversaires alors qu'il faudrait les considérer comme des partenaires sans rien enlever au rôle spécifique de l'enseignant qui ne peut, qui ne doit pas être un gentil organisateur de papoter en rond (là je suis d'accord) et dont la seule tâche serait de créer ou de gérer des conflits socio cognitifs pour que les élèves découvrent le savoir(là je suis encore d'accord).
Une formule que j'emploie parfois quand des enseignants en formation ou lors d'une inspection me rabâchent que c'est la faute des élèves, qu'ils sont impossibles, méchants, que ce sont tous des agités et des asociaux est la formule suivante qui, je vous l'accorde est un peu provocatrice mais que je crois globalement vraie car j'en ai de nombreux exemples : ON A LES ELEVES QU'ON MERITE...
J'attends avec sérenité la torture et le bûcher pour ces propos blasphématoires...
Ecrit par : LouBlan | 28 septembre 2007
Faudra suivre son blogue : http://loublan.zeblog.com/
A ce sujet, je savais bien que j'avais déjà vu ce pseudo qui évoque plus le fan d'Hélène Grimaud que l'adepte de Meirieu quelque part. Ca m'est revenu en regardant les liens de son site : c'est chez ce taré de Lubin qu'il poste ! On est bien chez l'un des membres de la secte du gourou à moustache et noeud pap.
Ecrit par : Kap | 29 septembre 2007
Et passez muscade...
Ecrit par : D'Enguell | 17 décembre 2007
@ Pendariès, à propos de Scheckley, d'Omega et de l'éducation par machines, et @ F.Guichard, qui lit Jean Raspail, il y aurait peut-être une croisée des chemins...
"Plus n'était besoin de prisons, d'asiles de redressement, de camps de régénération ou de stimulation collective. A la fin, chacun se jugeait soi-même selon le code unique sans plus solliciter la vigilance des autres, se déclarait coupable et s'enfermait dans sa propre prison intérieure, le cœur et l'âme transformés en cachot nu et lisse d'où le prisonnier volontaire sortait définitivement métamorphosé. Ainsi avaient péri, de nation en nation, le goût de la singularité, la soif des différences fondamentales et jusqu'à la merveilleuse haine qu'engendraient naguère nos bienfaisantes inégalités divines. Quelles que fussent sa race, sa culture et ses origines, le même type d'homme peuplait désormais les deux tiers de la planète et le plus effrayant, c'est qu'il semblait satisfait !"
http://leshussardsnoirs.hautetfort.com/idees_de_lecture/
Ecrit par : D'Enguell | 17 décembre 2007
GEOGRAPHIE, LANGUES, PHILO, etc
Valérie Pécresse a expliqué comment elle voyait les choses en prenant un exemple concret : la licence de géographie. En première année, on fait un peu de tout sans oublier l’informatique du copié-collé et l’anglais d’aéroport, si utiles dans le monde d’aujourd’hui. En deuxième année, on continue à faire un peu de tout mais on commence à se spécialiser. En troisième année, on se spécialise vraiment en géographie… du tourisme. Car il faut que les licences débouchent sur des emplois. Et c’est pourquoi toutes les licences doivent aussi inclure un stage en entreprise. Comment une telle licence pourrait-elle permettre de devenir géographe ou, plus humblement, certifié d’histoire-géo ? Mystère. Quand on lui dit qu’il faut distinguer entre Enseignement supérieur et Université, Valérie Pécresse fait semblant de ne pas comprendre. Elle regarde voler quelques anges puis revient à ses moutons : réduire le taux d’échec, un emploi au bout de trois ans.
Idem pour les langues vivantes. Début novembre, elle est venue à la Sorbonne. Plus exactement au Centre de Clignancourt, où ont lieu les cours de première et deuxième année. Elle a rassemblé dans une salle les étudiants d’espagnol et leur a demandé d’exposer leurs doléances et leurs souhaits. Cela donne en synthèse :
-- On fait beaucoup de choses inutiles et qui nous font échouer.
-- Quoi par exemple ?
-- La linguistique et aussi la littérature et aussi la civi (ie l’ensemble du cursus). On nous oblige à étudier des choses très vieilles comme l’Inquisition ou Cervantes. Et après, si on va en Espagne, on ne sait même pas demander une baguette.
-- Vous avez bien raison. Je vais mettre de l’ordre dans tout ça.
Audit à la Sorbonne. Les missi dominici du Ministère se font donner les programmes de l’UFR de philosophie. Ils y jettent un coup d’œil dégoûté et concluent : il n’y a que des trucs de philo là-dedans, qu’est-ce vous voulez qu’ils fassent dans la vie vos étudiants, avec tout ça ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 décembre 2007
C. Sibille et LouBlan, vous jouez aux vierges effarouchées dès qu'on vous parle des IUFM.
Mais dès qu'on vous parle de choses précises, vous ne dites rien ou vous dites que vous ne savez pas. Les exemples d'une telle ligende défencse ne manquent pas dans l'histoire et ça ne fonctionne pas bien...
J'en remets donc une couche :
Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
- des sciences dans des iufm qui sont intégrés dans des universités où les sciences sont absentes.
Je rajoute une question subsidiaire si vous séchez :
- est-il possible de trouver la trace d'une forme de liberté pédagogique pratiquée dans les IUFM dans les mémoires pondus par les stagiaires ?
Par exemple, un mémoire analysant les vertus d'une pédagogie frontale en sciences ou celles des méthodes alphabétiques au CP ?
Et ne nous dites pas que vous ne savez pas !
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
-Dugong, je vous ai répondu. Ne soyez pas de mauvaise foi. Et vous n'êtes pas assez précis, sur votre nouvel élément: mémoire "analysant les vertus d'une pratique frontale en sciences" ou celles "des méthodes alphabétiques en CP". De quelle manière? En opposition à quoi? Sont-ce des exemples auxquels vous avez été confronté, de près ou de loin? J'attends des informations.
Bonne journée à vous.
P.S.: Je vois que, quand il y a un début d'ébauche de rééquilibrage entre défenseurs modérés et attaquants furieux, les insultes fusent de nouveau, (taré de lubin).
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
C. Sibille : la ficelle est un peu grosse et la manoeuvre dilatoire.
En me demandant (à l'infini) de préciser, vous vous dispensez de répondre.
Si vous ne savez pas, je vous aide un peu. Tapez mémoires IUFM sur glouglou et allez voir la réalité en face.
Il faut faire un travail de mémoires !
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Je ne connais pas de professeurs qui prennent leurs élèves ou leurs étudiants pour des adversaires. Je tiens en revanche les IUFM non seulement pour des adversaires mais pour des ennemis. Ennemis de la culture, ennemis du savoir, ennemis de l’Université, ennemis même de la formation des maîtres. Ennemis puissants malgré un bilan plus que désastreux. Parmi les recommandations du HCE, la seule à tenir la route était la suppression de la première année d’IUFM. C’est aussi la seule qui n’ait pas été suivie par De Robien. Intervention immédiate au Ministère ou à l’Elysée (je ne sais pas, peut-être aux deux). Résultat : les IUFM gardent l’année de préparation aux concours. Or qu’en font-ils ? Ils n’interviennent pas du tout dans la préparation de l’agreg, ils n’interviennent pratiquement pas dans la préparation des CAPES et se contentent de mettre des bâtons dans les roues à l’Université quand il y a trop de candidats (ce n’est plus le cas aujourd’hui). Quant au concours de professeur des écoles, ils n’acceptent que 20% des candidats – ce qui a provoqué le boom des préparations privées. Pourquoi s’obstinent-ils donc à conserver cette année qui concerne si peu de monde et qui – pour comble – leur pose des problèmes insolubles ? Car ils n’arrêtent pas de pester aussi contre « l’obstacle » que représente la place des concours au milieu de la « formation ». Deux explications à ces paradoxes :
- renoncer à l’année de préparation impliquerait une perte de pouvoir. Or le pouvoir est tout ce qui les intéresse, y compris lorsqu’il s’exerce contre les intérêts des candidats.
- ils espèrent toujours imposer le plan ourdi en 1999 : supprimer la partie scientifique des concours en recrutant directement en licence et en prenant en charge la « professionnalisation » des enseignants pendant deux ans de suite avec un master à la clé.
J’aimerais que l’Inspecteur Loublan réponde à ces accusations très précises au lieu de se réfugier dans la stratosphère des idées creuses. Et pour m’éviter des redites, qu’il veuille bien lire – ou relire – les deux textes cités dans sa note par JPB.
NB. Je parle des IUFM en tant qu’institution de pouvoir. Pas des formateurs, qui pour beaucoup font de leur mieux dans les conditions qui leur sont faites. Il y en a même qui sont adhérents de Reconstruire l’Ecole ou du GRIP ! C’est bien la preuve qu’ils ne sont pas tous mauvais.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 décembre 2007
Une formule que j'emploie parfois quand des enseignants en formation ou lors d'une inspection me rabâchent que c'est la faute des élèves, qu'ils sont impossibles, méchants, que ce sont tous des agités et des asociaux est la formule suivante qui, je vous l'accorde est un peu provocatrice mais que je crois globalement vraie car j'en ai de nombreux exemples : ON A LES ELEVES QU'ON MERITE...
Vous écrivez et vous pensez comme un inspecteur pédago. Je ne sais pas si vous l'êtes, mais vous en avez bien les structures mentales.
Le genre qui vient de démolir deux de mes collègues. Ils sont assez nombreux, finalement. Ca fait déjà deux inspecteurs (un homme, une femme) et deux collègues (deux femmes : musique et documentation) et on n'est qu'au mois de décembre.
Vous me direz sans doute qu' elles le méritaient.
Mauvaise, foi, inculture, procès d'intention, comptes à règler, sentiment de supériorité intellectuelle injustifié, position "en surplomb", pas d'expérience de terrain ou peu, on s'est dépéché de se planquer dans les bureaux pour juger les "poilus" et les fusiller dans le dos. . Théoricien. Juge. Procureur. Commissaire du Peuple.
On garde les mains propres car on n'a pas de mains.
Pas le bûcher, le mépris...
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
J'en remets donc une couche :
Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
(dugong)
Réponse ? A moins que nous ne vivions sur une autre planète, vous devez bien comprendre de quoi il s'agit Christophe et Lioublan. Non ?
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Audit à la Sorbonne. Les missi dominici du Ministère se font donner les programmes de l’UFR de philosophie. Ils y jettent un coup d’œil dégoûté et concluent : il n’y a que des trucs de philo là-dedans, qu’est-ce vous voulez qu’ils fassent dans la vie vos étudiants, avec tout ça ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 décembre 2007
On en prendra un ou deux pour faire des articles sur Carla Bruni dans Gala.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
"C. Sibille : la ficelle est un peu grosse et la manoeuvre dilatoire.
En me demandant (à l'infini) de préciser, vous vous dispensez de répondre.
Si vous ne savez pas, je vous aide un peu. Tapez mémoires IUFM sur glouglou et allez voir la réalité en face.
Il faut faire un travail de mémoires !"
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Votre manoeuvre est dilatoire. Pourquoi ajouterais-je, a priori, une foi absolue à internet? On sait de quoi la toile est capable! Vous n'avez qu'à aller sur le site d'Acrimed, (évoqué ici il y a peu). Ceci-dit, j'irai voir.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
"Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
(dugong)
Réponse ? A moins que nous ne vivions sur une autre planète, vous devez bien comprendre de quoi il s'agit Christophe et Lioublan. Non ?"
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
J'ai répôndu, Robin. Et je n'ai réellement aucun élément de réponse supplémentaire à proposer.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Je vois que je ne suis pas le seul à dénoncer la malfaisance des IUFM et la déraison dont ils se repaissent! Des gens infiniment plus brillants que moi s'y emploient aussi...
C'est quand même bien, que je sache, dans les IUFM qu'on essaie de convaincre le futur professeur qu'il doit , devant ses élèves, s'excuser d'être professeur, qu'il doit raser les murs, surtout ne rien imposer, négocier son autorité, et patati et patata. C'est l'IUFM qui jette dans les classes des jeunes professeurs orphelins de leur bon sens: on a "oublié" de leur dire que le premier devoir du maître dans sa classe, c'est d'imposer son autorité, d'interdire le bavardage, entre autres, et de punir aussitôt l'élève qui désobéira, pas de négocier les règles de fonctionnement de la classe! Une fois les consignes de discipline claires et nettes données, punitions à l'appui pour bien faire comprnedre aux élèves qui commande dans la classe, la classe peut fonctionner: les élèves sérieux sont rassurés, et les perturbateurs potentiels se tiennent à carreau. Voilà ce qu'il est interdit de dire à l'IUFM parce que cela ne figure pa dans la vulgate meiriolisante qui est la charte fondatrice des IUFM.
Ce qui caractérise les IUFM, c'est qu'il est nterdit d'y penser juste. Par exemple, quand Loublan dit qu'on a les élèves qu'on mérite, c'est pour culpabiliser le professeur qui n'appliquerait pas les rêveries insensées de Meirieu, pas pour dire cette chose assez juste que quand une classe n'est pas fermement prise en main dès le premier cours, c'est toute l'année que le professeur va souffrir et que les élèves vont perdre leur temps.
L'IUFM est un tremplin pour le vide et un passeport pour l'échec pédagogique, professionnel pour les professeurs, scolaire pour les élèves, et humain. Et un tonneau des Danaïdes pour les finances de l'Etat.
Bien sûr, Christophe, que certains posts publiés ici sont adressés aux autorités de l'Etat. Xavier Darcos lit ce blog...
Ecrit par : Jean | 17 décembre 2007
C. Sibille a écrit : "Pourquoi ajouterais-je, a priori, une foi absolue à internet? On sait de quoi la toile est capable! "
Sur glouglou en tapant mémoires IUFM, les deux premiers liens proposés sont :
http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/memoires/consultation/liste.asp
http://www.dijon.iufm.fr/spip.php?article39
Il s'agit de sites notoirement anti uifm qui répandent leur fiel aigri sur ces hauts lieux de la pensée contemporaine.
Une visite chez l'ophtalmo ou le gériatre s'impose.
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Une visite chez l'ophtalmo ou le gériatre s'impose...
Il ne manquerait plus qu'on forme des spécialistes bivalents dans ces deux disciplines !
Les IUFM devraient tenter d'absorber les études de médecine (au moins la première année) : on y apprendrait à apprendre la médecine.
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
"sans avoir jamais mis les pieds sans doute dans un IUFM."
Bouffon !
"Si vous ne savez pas, je vous aide un peu. Tapez mémoires IUFM sur glouglou et allez voir la réalité en face."
Laisse béton, il ne sait pas lire...
Ecrit par : toto | 17 décembre 2007
P.S.: Je vois que, quand il y a un début d'ébauche de rééquilibrage entre défenseurs modérés et attaquants furieux, les insultes fusent de nouveau, (taré de lubin).
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Christophe, je vous aime bien, mais vous avez parfois des oeillères :
Voilà comment Loublan parle des habitués du blog sur son blog :
"Quand l'insulte et les propos orduriers remplacent l'argumentation.
Une bande d'obtus prétentieux et au langage grossier prétendent sauver l'Ecole. On en frémit d'avance.
Je ne donnerai pas le lien du blog car si ces obtus prétentieux y interviennent, le "maître des lieux" n'a pas à assumer toutes leurs errances. De toute façon, "ils ne jouent pas dans la même cour" que lui."
Comme Ipidiblue, il a deux langages selon les personnes a qui il s'adresse.
Ecrit par : yann | 17 décembre 2007
Sur glouglou en tapant mémoires IUFM, les deux premiers liens proposés sont :
http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/memoires/consultation/liste.asp
http://www.dijon.iufm.fr/spip.php?article39
Merci à dugong pour le lien qui démontre la persistance de l'étreinte du "calamar géant" pédagogiste dans la formation de futurs enseignants.
Le mot "séquence" figure dans quasiment tous les intitulés de "Mémoires professionnels".
Bonjour la liberté pédagogique proclamée depuis Guy de Robien.
J'ai lu le résumé de l'un d'eux "Comment introduire les outils de langue dans les séquences d'écriture". (Le titre est déjà éloquent) ; la jeune collègue s'efforce docilement de faire comme on lui dit pour décrocher la partie pratique du CAPES.
Ca tient de la confession publique après lavage de cerveau : "J'ai essayé d'oublier" ; "j'aurais dû"; "Ma tutrice m'a fait remarquer que..."; "Je n'aurais pas dû utiliser le Bled." etc.
On sent à chaque ligne une souffrance morale à la limite du supportable, comme si on lui comprimait la tête dans un instrument de torture.
Je plains cette jeune collègue de tout mon coeur. J'espère qu'elle arrivera un jour à s'en remettre.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Bonjour, je ne fais que passer...
Saperlotte encore un nouveau fil!
Ecrit par : Saperlipopette | 17 décembre 2007
Merci Yann, votre exposé du contenu de chez loubian m'évite une nouvelle passe d'armes avec Ch Sibille, qui a bien mieux à faire.
Ecrit par : D'Enguell | 17 décembre 2007
Robie et dugong, vous êtes de mauvaises langues : l'un des mémoires a pour préambule :
"Dans son numéro 266, du 5 avril 1999, La Lettre de l’éducation publiée par Le Monde donne une idée de la réalité en soulignant : « A la rentrée dernière, plus de 20% des élèves de sixième ne maîtrisaient pas les compétences de base en lecture, et 38% d’entre eux en calcul. »
Après cette analyse des résultats de l’évaluation nationale à l’entrée en sixième, on serait curieux de connaître celle de l’évaluation à l’entrée en seconde, et l’on peut légitimement se demander pourquoi il ne semble pas envisagé de la rendre publique. Serait-ce parce qu’elle mettrait en évidence des lacunes tout aussi consternantes chez les élèves qui entrent dans le secondaire et sèmerait l’émoi dans l’opinion ?
Guy MOREL et Daniel TUAL-LOIZEAU
L’HORREUR PEDAGOGIQUE
Parole de profs et vérité des copies"
N'est-ce pas une preuve d'ouverture que de diffuser de tels pamphlets ? :)
Ecrit par : D'Enguell | 17 décembre 2007
Pécresse va continuer à collecter de précieux témoignages d'apprenants de fac ?
Ça va donner : "M'dame on a que des cours sur le passé".
"On n'a que des cours avec plein de nombres."
"On n'a que des cours avec plein avec rien que des livres à lire.", etc.
Zyva, j'vais t'arranger ça !
Et si l'enseignement coûte cher, essayons l'ignorance ! Tiens, on dirait un slogan d'IUFM...
Ecrit par : LaRiba | 17 décembre 2007
"Christophe, je vous aime bien, mais vous avez parfois des oeillères :
Voilà comment Loublan parle des habitués du blog sur son blog :
"Quand l'insulte et les propos orduriers remplacent l'argumentation.
Une bande d'obtus prétentieux et au langage grossier prétendent sauver l'Ecole. On en frémit d'avance.
Je ne donnerai pas le lien du blog car si ces obtus prétentieux y interviennent, le "maître des lieux" n'a pas à assumer toutes leurs errances. De toute façon, "ils ne jouent pas dans la même cour" que lui."
Comme Ipidiblue, il a deux langages selon les personnes a qui il s'adresse."
Ecrit par : yann | 17 décembre 2007
yann, je vous suggère un petit coup d'oeil sur le site: "lire et écrire", si les quelques fils initiés par toto et Anne-Marie Valette il y a quelque temps n'y ont pas été soigneusement effacés. Vous y aurez quelques jolis exemples d'insultes et de langage ordurier.
Par ailleurs, je regrette effectivement que Loublan ne laisse pas ici les coordonnées du blog dont il parle.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
"Si vous ne savez pas, je vous aide un peu. Tapez mémoires IUFM sur glouglou et allez voir la réalité en face."
Laisse béton, il ne sait pas lire..."
Ecrit par : toto | 17 décembre 2007
Mais, toto, vous savez bien que je ne peux pas savoir lire ni écrire aussi bien que vous! Je n'utilise pas leo et lea! :-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Répondant à ceux qui sont arc-boutés sur leurs privilèges et face à la préoccupation didactique et persuadés que le jeune est un apprenant potentiel, il est vital, dans le souci des apprenants, d'exiger une mise en œuvre se référant à des capacités et compétences des interlocuteurs de proximité.
Ecrit par : Germinal | 17 décembre 2007
" On a les élèves qu'on mérite" Combien de collègues déjà trop prompts à douter d'eux-mêmes ces fortes paroles ont-elles conduits à la tentation du suicide ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2007
Bravo, Germinal, vous avez bien intégré le langage abscons et foireux des IUFM.
Anne-Marie.
Je suis sûre que vous avez lu l'excellent petit livre de Michel Leroux, "de l'élève à l'apprenant, la destruction programmée de l'enseignement des lettres".
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
J'ai donné des cours de Méthodologie à l'Université.
La méthodologie n'est pas apprendre à écrire des dissertations et des commentaires composés universitaires (ça c'est le travail des TD), rien de culturel, mais: apprendre à tisser des liens pour que l'étudiant ne se trouve pas tout seul à bosser, savoir se présenter, réfléchir durant un dossier de 4 pages sur ce qu'il veut faire lors de ses études, s'il a bien compris ce qu'on lui demande dans sa filière, quels sont les débouchés, etc.
Je me marre... Allez hop, selon celui qui tiendra la Méthodologie, ça sera du grand n'importe quoi, ou un peu moins...
Ecrit par : Pendariès | 17 décembre 2007
Les "séquences" figurent obligatoirement dans le titre des mémoires professionnels, nous dit Robin. Or les "séquences" sont très exactement ce qu'il fallait inventer pour que les élèves ne sachent en français, ce qu'un peu d'esprit critique et d'honnêteté intellectuelle oblige à reconnaître.
Que l'IUFM continue à imposer les "séquences" prouve bien que toute critique y est interdite de séjour. En revanche l'autocritique semble y être un sport en vogue.
Cela n'empêche pas certains de trouver qu'il n'y a dans les IUFM que quelques "dysfonctionnements", alors que c'est le principe même de leur existence qui est vicieux.
Ecrit par : Jean | 17 décembre 2007
Dites, c'est quand qu'on invente des portails pour passer dans des mondes parallèles, parce que là, ça donne vraiment envie de se demander, contre Bonnefoy, et avec X-Files si la vérité n'est pas ailleurs...
Ecrit par : Pendariès | 17 décembre 2007
" On a les élèves qu'on mérite" Combien de collègues déjà trop prompts à douter d'eux-mêmes ces fortes paroles ont-elles conduits à la tentation du suicide ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2007
Il n'y a que nous et nos collègues que ça touche, Sylvie.
Eux ne sont jamais responsables de rien devant personne.
Nous ne sommes plus leurs "collègues", mais leurs "inférieurs hiérarchiques".
Quant aux élèves, ils se sont arrangés depuis longtemps pour ne plus en avoir.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Tout ce que nous apprend JPB sur la (future ?) formation des maîtres est plus qu'inquiétant. Je le répète : je prépare l'agrégation depuis juillet avec un collègue (lui en lettres classiques, moi en modernes) et on travaille beaucoup mieux qu'avant devant nos élèves. "Très bonne maîtrise philologique des textes" serait une formule adequat pour résumer l'enjeu de cette prépa-concours (qu'on y réussisse ou non). La prépa Capes, notionnelle et théorique - et non poétique et chronologique - , n'apporte pas tout ce que la prépa agrég procure. Et on en sait beaucoup plus que ce qu'on donne, condition sine qua non de toute transmission confortable et maîtrisée. Quant à la formation IUFM, elle est un cadavre qui pourrit au fond des oubliettes de ma formation - c'est heureux comme ça et il faut que ça continue.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 17 décembre 2007
L'IUFM dépossède les futurs professeurs de tous les moyens de remplir leur mission, transforme artificiellement les classes en garderies épuisantes et stériles, et leur claironne ensuite, triomphant: "On a les élèves qu'on mérite!"
Ecrit par : Jean | 17 décembre 2007
Monsieur Darcos,
Je sollicite de votre haute bienveillance de dire à Monsieur Jean et à Madame Valette que vous n'êtes pas sot, et que vous avez parfaitement compris ce qu'ils essaient de vous seriner depuis qu'ils sont apparus sur ce blog, à savoir leur opinion sur les IUFM alors que, manifestement, (et plusieurs questions de candides qu'ils ont pu poser ici le prouvent), ils n'y ont jamais mis les pieds.
Je compile et résume la substantificque moëlle de leurs propos sans les dénaturer, soit, en gros:
-IUFM beurk foireux débiles mentaux tarés.
-Séquences caca prout.
Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'au bout.
Veuillez recevoir mes salutations distinguées.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Frackowiak poursuit son autohabillage de "moderne" dans le café pédagol à propos de pisa :
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/Pisa_frack.aspx
Les arguments sont confondants : il est moderne, réformateur les autres sont groupusculaires, activistes (!), intégristes, délateurs, conservateurs, passéistes...
Puis viennent les mots de vérité : les antipédagols refusent "le sens de l'histoire et le bon sens". Ce n'est pas faux : comme d'autres avant moi, je suis assez fier de ne pas collaborer à son histoire. En ce qui concerne le bon sens, c'est un mot valise dont il convient de rappeler à notre IEN favori que c'est aussi l'excuse que se donnent les imbéciles d'être aussi nombreux.
Je vous laisse juge de la chute du sinistre :
"Les performances de l'école ne pourront s'améliorer que si elle change, si elle évolue, si elle se réforme dans le sens amorcé au début des années 1970, si elle surmonte la rupture survenue ces dernières années, si elle donne toute sa place à la pédagogie, si elle s'engage pour construire l'avenir. L'école serait bien le seul domaine de la vie d'une société où pour résoudre les problèmes d'aujourd'hui on allait chercher des solutions qui ont échoué autrefois."
Ce type est "un des responsables des questions éducatives" au PS.
Je ne suis pas près d'y retourner...
NB : Tiens il ne parle pas de la Finlande !? A-t-il oublié ? C'est pourtant marqué noir sur blanc dans l'argumentaire simplifié que les chefs pédagols ont produit pour les commis aux basses oeuvres.
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Pour ne pas oublier l'essentiel : se retremper régulièrement dans une page de Gracq ou de Celan (publiés tous deux chez José Corti)
Gracq est au programme de l'agrégation interne cette année : "Un balcon en forêt", "La Presqu'île".
Je viens de relire son pamphlet contre les moeurs littéraires françaises, écrit en "La Littérature à l'estomac" (1950) qui n'a pas pris une ride.
Un poème de Celan :
MATIERE DE BRETAGNE
Lumière de genêt, jaune, les pentes
suppurent vers le ciel, l'épine
courtise la plaie, cela
sonne là-dedans, c'est le soir, le néant
roule ses mers à la prière,
la voile de sang fait route vers toi.
Sec, envasé,
le lit derrière toi, enjonque
son heure, en haut,
près de l'étoile, les ruisselets
laiteux babillent dans la boue, datte de pierre
en contrebas, buissonnante, bée dans le bleu,
un arbrisseau d'éphémère, superbe,
salue ta mémoire.
(Me connaissiez-vous,
mains ? J'allai
le chemin fourchu que vous marquiez, ma
bouche crachait ses galets, j'allai,
mon temps, surplomb neigeux en marche,
jetait son ombre – me connaissez-vous ?)
Mains, la plaie
courtisée par l'épine, cela sonne,
mains, le néant, ses mers,
mains, dans la lumière de genêt, la
voile de sang
fait route vers toi.
Quelques lignes du pamphlet de Gracq ("La littérature à l'estomac") sur les Prix littéraires :
"Puisque j'en suis aux prix littéraires, et avec l'extrême méfiance que l'on doit metre à solliciter son intervention dans les lieux publics, je me permets de signaler à la police, qui réprime en principe les attentats à la pudeur, qu'il est temps de mettre un terme au spectacle glaçant d"écrivains", dressés de naissance sur leur train de derrière, et que des sadiques appâtent aujourd'hui au coin des rues avec n'importe quoi : une bouteille de vin, un camembert - comme ces bambins piaillants qu'on faisait jadis plonger dans le bassin de Saint-Nazaire en y jetant une pièce de vingt sous enveloppée dans un bout de papier journal."
Pas mal, non ?
JPB, "Mes Universités", ça ne serait pas le titre d'une chanson de Philippe Clay ?
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Je ne suis pas près ni prêt d'y retourner...
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Le café pédagol déclare : "il faut sauver le soldat b2i" :
Dans la fournée du 17/12, on lit :
"Aussi "mal foutu" soit le B2i, le sabotage général de l'intégration des TIC dans le milieu scolaire, est en train de le faire disparaître."
Je suis fier d'avoir contribué au "sabotage" du b2i. Quant à l'intégration des TIC dans le milieu scolaire, je la pratique dans mon enseignement depuis 1980 et je n'ai pas attendu les pédagols pour savoir ce qu'on peut utilement en faire (peu) et ce qu'on peut ne pas en faire (beaucoup).
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Décidément, malgré "la tragédie incomprise qu'est la débâcle de l'école", ce blog est assez ludique, ce qui va dans le sens de la pédagogie moderne.
Ce pauvre Sibille, devant les basses attaques contre les IUFM qui font (presque) l'unanimité, a pété un plomb!
Merci, cher, de résumer en quelques lignes, si d'aventure Monsieur Darcos daignait nous rendre visite, les opinions de Jean et de ma bien modeste personne.
Il n'est pas nécessaire "d'avoir mis les pieds dans les IUFM" pour savoir à quoi s'en tenir sur leur nocivité, il y a une très abondante littérature qui se charge de notre instruction, et le désespoir envahit ceux qui ne portent pas d'oeillères.
Il n'est pas nécessaire d'avoir vécu à l'époque des pharaons pour s'y connaître en égyptologie.
Il est nécessaire de savoir une dizaine de langues anciennes pour lire la pierre de Rosette, et les petits Champollions sont rares, n'en déplaise à Goigoux, qui voudrait transformer tous nos malheureux petits écoliers en petits Champollions, avec ses "méthodes intégratives".
Notre civilisation est-elle appelée à disparaître?
Quant à la Finlande, son modèle a fait long feu.
Les meilleures écoles du monde sont celle de Singapour, en tête ( un exemple : ils enseignent les quatre opérations dès le CP, comme le voudraientt les membres de SLECC, traités de "passéistes, ringards, nostalgiques d'un âge d'or, et fashistes en dernier recours ), de la Corée du Sud, et de la Chine.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
Xavier Darcos n'est pas, heureusement, M. de Robien. C'est un grand professionnel reconnu et habile, un des meilleurs connaisseurs du système actuel. S'il ne peut pas balayer d'un revers de main toutes les erreurs et les excès de son prédécesseur en prenant le risque de relancer les polémiques qui ont fait tant de tort à l'école, on peut s'interroger sur sa capacité à réparer les dégâts.
Amusant le coup de griffe à Gilles de Robien et le coup de brosse à reluire à son successeur, quand on connaît le contexte !
Ils donnent même la clé :
Pierre FRACKOWIAK, inspecteur de l'Education Nationale contre lequel M. de Robien avait envisagé une sanction disciplinaire à propos des positions exprimées sur l'apprentissage de la lecture, puis avait abandonné la procédure. Syndicaliste SIEN UNSA Education. Un des responsables des questions d'éducation au PS.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Frackowiak poursuit son autohabillage de "moderne" dans le café pédagol à propos de pisa :
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/Pisa_frac
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Frackowiak prétend que l'échec de l'EN ne s'explique pas par les réformes pédagogistes mises en oeuvre depuis les années 70, mais par le sabotage de ces réformes du fait de l'obstination conservatrice des enseignants, tous d'anciens bons élèves manifestement inaptes à comprendre les besoins de l'apprenant lambda.
Cela me rappelle irrésistiblement (sans les mettre en équivalence) l'argumentaire des staliniens puis des maoïstes : l'échec du socialisme s'expliquait par l'insuffisance de socialisme, le sabotage des koulaks, la pénétration de l'esprit bourgeois dans le Parti lui-même, etc... La seule solution: épurer, épurer toujours.
Le marxisme-léninisme n'est plus aujourd'hui qu'une curiosité pour historiens: il en sera bientôt de même du pédagogisme, comme de toutes les idéologies absurdes, confrontées tôt ou tard (malheureusement souvent trop tard) à la nullité de leurs résultats. La panique de Meirieu, Frackowiak et consorts, leur haine absurde pour de Robien et leurs maladroites tentatives de circonvenir l'actuel ministre témoignent de l'épuisement du mouvement.
Un point particulier doit être rectifié dans les propos de Frackowiak: il est faux de prétendre qu'on ne "sait pas" ce qui se passe dans les classes. Les parents d'élèves constatent tous les jours la diminution des exigences, le temps perdu, la confusion entre langue écrite et langue orale. Cette dernière confusion, que déplore l'enseignante citée plus haut pour son mémoire de CAPES, n'étonne pas le parent d'élève qui voit dans les textes choisis par le professeur de primaire des tournures familières voire incorrectes.
Quant à la Finlande, c'est peut-être à dessein qu'elle n'est plus citée: depuis le documentaire "EN: grand corps malade" où l'on a vu des spécialistes finlandais des sciences de l'éducation dire tout le mal qu'ils pensaient du constructivisme et faire l'apologie de l'enseignement explicite et progressif, les didacto-pédagos ont probablement des états d'âme.
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 17 décembre 2007
Pedro,
Je n'en reviens pas de cette réunion entre Pécresse et ces étudiants de Clignancourt!
C'est du grand n'importe quoi!! Vous pourrez leur dire que certains étudiants ont eu leur capes ou agreg grâce aux cours de Mme Molinié-Bertrand, de Mr Chevalier, Mme Delport ou Mr Bénézech... et qu'ils les en ont remercié. Quelle honte!
Je me demande qui je vais avoir comme collègues d'espagnol dans quelques années, ces incapables-là? J'ai les b.......... même si je ne suis qu'en collège.
Hasta pronto!
Maria
Ecrit par : maria | 17 décembre 2007
Pour se préparer au concours de "professeur des écoles", il fallait tout au long de la première année à l'IUFM,se préparer à l'exercice de "synthèse", une des pièces maîtresses du concours, qui avait de grandes chances de tomber.
Je vous livre une de ces synthèses, rédigée par une brillante élève, qui avait toujours de bonnes notes.
Synthèse IUFMesque : l'apprentissage de la lecture.
"L’apprentissage de la lecture s’effectue de plus en plus à l’aide de différentes méthodes.
On peut alors se demander quelle méthode est à préconiser afin que l’apprentissage de la lecture soit le plus bénéfique possible.
C’est à cette question que tentent de répondre les quatre extraits des livres suivants :
- « Enseigner le français à l’école », de Carole Tisset (doc 1)
- « La lecture, apprentissage, évaluation, perfectionnement », d’Alain Bentolila. (doc2)
- « Ils ne sauront pas tous lire en même temps », de Pascal Bouchard (doc 3)
- « Les chemins de la lecture », de Gérard Chauveau (doc 4)
Afin d’élucider ceci, nous verrons dans un premier temps les différentes méthodes d’apprentissage de la lecture, puis dans un second temps l’importance de l’affectif, quelque soit la méthode utilisée.
Différentes méthodes d’apprentissage de la lecture ont été relatées.
Pour A. Bentolila, l’apprentissage de la lecture doit être précédé d’un « entraînement autonome de l’analyse phonique de l’oral ». Cet apprentissage est centré sur « la conscience phonique ».
Il devient donc très intéressant de travailler sur les mots d’une même famille, sur des homophones, afin que les élèves se rendent compte que, certes, le système orthographique français est relativement complexe, mais que celui-ci a à sa portée différents dispositifs permettant de passer outre ces obstacles.
Une autre méthode est appelée méthode globale. Cette méthode consiste à lire des textes assez longs dans lesquels différents sons et différentes graphies sont abordés. « C’est exactement ce qui se passe lorsqu’un enfant de CP lit un album », nous fait remarquer C.Tisset dans la doc 1.
« En effet, l’enfant apprend par imprégnation toujours plus de chose que prévu ».
D’après P.Bouchard dans le document 3, « les approches globales doivent être additionnées à d’autres méthodes, notamment celles mettant le « spot sur les lettres ».
En effet, comme le souligne Gérard Chauveau dans le doc 4, « un des codes de l’écrit est le code alphabétique et orthographique. C’est celui qui reste incontournable ».
Cependant, comme le dit Gérard Chauveau, « l’acte de lire n’est pas essentiellement technique et mécanique, et les difficultés propres à la lecture ne concernent pas que les processus de bas niveau ».
La place du merveilleux, de l’affectif, et du rationnel est prépondérante dans l’apprentissage de la lecture.
Pour un enfant de CP, apprendre à lire avec des albums « évite la coupure avec la grande section de maternelle où l’album et l’imaginaire sont très présents », nous dit C.Tesset dans le doc 1. Il faut qu’il y ait un relais entre la grande section et le CP. C’est pour cela que l’apprentissage de la lecture se fait souvent sous forme de jeux auditifs et visuels relatant au départ une lettre, un phonème ou un graphème. A ce moment là, l’enfant de CP fait un pas de plus vers l’avant, tout en gardant un univers merveilleux où jeux et imaginaire sont présents.
Des devinettes et des gestes prennent ensuite la place des jeux auditifs et visuels, ce qui amène beaucoup plus l’enfant à faire « une activité d’intelligence ».
Afin que tout ceci se réalise le mieux possible, il faut que les enfants se reconnaissent dans ce qu’ils lisent. C.Tisset ajoute qu’il est essentiel que l’enfant ne s’ennuie pas en lisant.
Ce qui semble essentiel pour l’apprentissage de la lecture dans la doc 3 de P. Bauchard, c’est que la lettre étudiée prenne « une réalité qui marque le collectif », mais que « cette réalité n’est pas la même pour chacun des enfants », suivant l’affectif porté à ce moment là.
L’enfant doit, pour parvenir à l’apprentissage de la lecture, être entouré.
G. Chauveau souligne que la capacité de lecture doit être développée avec l’aide de l’adulte.
Pour l’enfant, ce qui va être prédominant dans son apprentissage de la lecture, c’est que ce soit dynamique, motivant et encadré.
En effet, « la charge affective de l’album décuple la motivation, donc la capacité de mémorisation », écrit C.Tisset dans la doc 1.
Tout ce qui va être appris ou établi doit être introduit dans des « mots intéressants ». « Ces mots doivent avoir une vie antérieure pour pouvoir avoir une vie postérieure »
Le rationnel doit aussi trouver sa place dans l’apprentissage de la lecture, afin que l’enfant puisse s’y référer pour répondre à des questionnements qu’il pourrait se poser.
C’est pour cela que G.Chauveau souligne « qu’il n’y a pas un code de l’écrit, mais trois ».
En effet, pour les enfants, le support a un rôle prépondérant dans l’apprentissage de la lecture et l’acte de lire.
Après avoir appris à reconnaître les différents supports pouvant exister, un enfant se sentira plus à l’aise dans la lecture. De plus, le code de l’espace graphique lui permettra d’évoluer sans appréhension dans le monde de la lecture.
En conclusion, nous pouvons dire que, quelle que soit la méthode utilisée pour l’apprentissage de la lecture, le plus important pour les auteurs de ces différents documents reste la dimension affective portée à cette activité.
Pour de nombreux apprentissages, « la pédagogie diversifiée trouve ses fondements dans le collectif ».
Ne serait-il pas utile de l’appliquer concrètement et de manière systématique dans l’apprentissage de la lecture ?
Tout en sachant bien que tous les enfants ne sauront pas lire en même temps."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
Et si l'enseignement coûte cher, essayons l'ignorance ! Tiens, on dirait un slogan d'IUFM...
Ecrit par : LaRiba
Je ne veux pas rabattre votre joie, mais j'ai bien l'impression que l'essai a été effectué depuis longtemps, et qu'il s'est avéré concluant. L'expérience se poursuit presque partout.
Il n'est pas nécessaire "d'avoir mis les pieds dans les IUFM" pour savoir à quoi s'en tenir sur leur nocivité, il y a une très abondante littérature qui se charge de notre instruction, et le désespoir envahit ceux qui ne portent pas d'oeillères.
Ecrit par : Anne-Marie Valette
Chaque fois qu'à l'un de mes jeunes collègues j'ai "avoué" avoir échappé à l'IUFM, j'ai eu pour remarque : "tu n'as rien perdu" ou "quelle chance !". Ça s'est encore produit aujourd'hui même.
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2007
-- On fait beaucoup de choses inutiles et qui nous font échouer.
-- Quoi par exemple ?
-- La linguistique et aussi la littérature et aussi la civi (ie l’ensemble du cursus). On nous oblige à étudier des choses très vieilles comme l’Inquisition ou Cervantes. Et après, si on va en Espagne, on ne sait même pas demander une baguette.
-- Vous avez bien raison. Je vais mettre de l’ordre dans tout ça.
Rapporté par Pedro Cordoba.
Pour Pedro Cordoba:
Je croyais qu'on avait résolu ce problème, en langues au moins, avec la création du cursus LEA? C'était bien pour répondre à ce genre d'arguments que cela avait été créé? Pour professionnaliser à tout prix?
Alors quid de la différence entre les 2 voies?
Il me semble que ce que vous rapportez de "l'audit"( à une si petite échelle, cela laisse rêveur) nous montre que nombre de ces étudiants ne sont pas des étudiants, ne sont plus des étudiants tels que doivent être des étudiants: c'est-à- dire des jeunes gens curieux, intéressés, aimant lire, mener des recherches en bibliothèques, enthousiastes pour une matière intellectuelle et ne faisant plus vraiment la différence entre leur vie personnelle et leurs études.
Au lieu de cela, ce que je vois à l'université ( je n'ai que des charges de cours) ce sont ( pour la plupart) des jeunes gens qui veulent des tickets d'entrée au rabais pour avoir un boulot et qui se moquent de la civi., de l'histoire littéraire, de la critique littéraire, mais aussi du thème et de la version ( effectivement traduire V. Woolf ne sert pas à grand-chose pour draguer dans une discothèque à Londres), en bref qui se moquent des études qu'on leur propose en tant que telles.
Vous me direz que ce constat n'est pas neuf. Mais pour une fois qu' un gouvernement semble enfin se pencher sur la question de l'université et sur sa déliquescence et semble vouloir y apporter des remèdes, pourquoi n'a-t-il pas le courage d'imposer un système de sélection clair et lisible?
Pourquoi les cours de littérature, de civi et d'ancien français seraient-ils imposés à des jeunes gens qui n'en veulent manifestement pas? Car enfin, les "étudiants" que j'ai devant moi ne sont plus des enfants. Au bout d'une première année de lettres, ou d'espagnol ou d'anglais, ils ont vu ce qu'on attendait d'eux. Ils sont en mesure de dire non. Alors pourquoi continuer de leur donner ce qui n'intéresse sans doute qu'une minorité? Pour autant, il ne s'agit pas de les larguer en pleine nature mais plutôt de leur refuser l'accès à des voies qui ne les intéressent pas et leur en proposer d'autres plus techniques, plus professionnelles. Pourquoi vider les licences "classiques" de tout leur classicisme et de toute leur âme, au nom de jeunes gens qui n'ont rien à y faire?
"Oui, tu as raison, me disait un collègue ( PU)récemment mais
nous voulons garder nos heures et nos postes, alors, on fait ce qu'il faut pour cela."
Et la boucle est bouclée!
Qu'y aurait-il d'indécent à dire qu'on sélectionne dans les licences de lettres, anglais.... pour n'avoir qu'un nombre d'étudiants ad hoc!
En France on a le droit de "mériter" sa médecine ou ses études de droit, mais pas " ses lettres".
Quand le gouvernement, s'il le fait, aura évidé les licences "classiques" de toute leur raison d'être, les jeunes gens que je vois à la fac , qui "ânoneront" vaguement de l'anglais ou de l'espagnol de communication, ne trouveront pas plus facilement du travail. ( mais leurs études les auront comblés, assurément).
On va réinjecter de l'argent dans les facs pour rien et tout le monde le sait.
Car personne n'ose envisager une sélection intelligente qui devrait être liée à une réorganisation de toutes les filières du supérieur. Les étudiants et leurs parents s'imaginent encore qu'une licence vaut mieux qu'un bac. Les universitaires veulent garder leurs heures et leurs postes et leur pouvoir. Le gouvernement veut rester au gouvernement.
Donc, on ne fâche personne et on descend encore d'un cran en s'attaquant au contenu des licences, comme le montre Pedro Cordoba.
En n'organisant pas une sélection par l'intelligence, le travail et le mérite, on favorise la sélection par l'argent et les relations sociales.
Mais tout le monde se tait devant l'argent( les élèves et les étudiants sont remplis d'admiration devant les grosses fortunes, c'est impressionnant) et devant les relations sociales qui vont avec ( on entretient au mieux ceux qui pourraient, peut-être...).
Un peu trop longue! Mes excuses auprès de notre hôte...
Pas le temps de me relire. J'espère qu'il n'y aura pas trop de fautes.
Ecrit par : Sanseverina | 17 décembre 2007
Les pédagogos toujours dans la remédiation !
Et jamais dans la médiation tout court !
Il m’est arrivé vendredi dernier de pouvoir discuter avec de jeunes collègues de disciplines différentes.
Après avoir compris que je ne leur tendait pas un piège (les pauvres ont appris à se méfier !), ils m’ont raconté leur année de bizutage institutionnel à l’IUFM. Ils se sont emm... et ont perdu leur temps, transbahutés à travers l’académie pour aller assister à des stages bidons. Tout ça pour rien ou presque.
L’auto-socio-construction des savoirs a encore de beaux jours devant elle. Le cérémonial reste le même : on fait un tour de table pour « mieux se connaître » et puis les prétendus formateurs font de petits groupes chargés de reufleuchir au sujet avant une mise en commun.
Toute question aux formateurs sur des situations concrètes en classe provoque la réponse « On ne peut pas répondre au cas par cas, on ne connaît pas le contexte, etc. De toute façon y a pas de recette ! »
Il leur a fallu faire un mémoire où les plus malins reprennent le jargon et « veulent faire réussir les apprenants » et inventent carrément pour faire plaisir aux formatageurs... Inutile de dire qu’il ne faut surtout pas faire de critique de la formation...
Ayant connu des professeurs de fac à la hauteur, les stagiaires considèrent avoir « régressé » dans ce bain d’incompétence et de conformisme.
Ecrit par : LaRiba | 17 décembre 2007
Monsieur Darcos,
Je sollicite de votre haute bienveillance de dire à Monsieur Jean et à Madame Valette que vous n'êtes pas sot, et que vous avez parfaitement compris ce qu'ils essaient de vous seriner depuis qu'ils sont apparus sur ce blog, à savoir leur opinion sur les IUFM alors que, manifestement, (et plusieurs questions de candides qu'ils ont pu poser ici le prouvent), ils n'y ont jamais mis les pieds.
Je compile et résume la substantificque moëlle de leurs propos sans les dénaturer, soit, en gros:
-IUFM beurk foireux débiles mentaux tarés.
-Séquences caca prout.
Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'au bout.
Veuillez recevoir mes salutations distinguées.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
C'est trop beau, je remets...Quel brave homme ce Sibille !
Ecrit par : Guillaume | 17 décembre 2007
Mais tout le monde se tait devant l'argent( les élèves et les étudiants sont remplis d'admiration devant les grosses fortunes, c'est impressionnant) et devant les relations sociales qui vont avec ( on entretient au mieux ceux qui pourraient, peut-être...).
Ecrit par : Sanseverina | 17 décembre 2007
Eh oui, cara Gina... C'est le triomphe de la droite bling-bling,
qui se cultive à Euro-Disney au bras d'une chanteuse aphone (ravissante au demeurant, soyons honnêtes). Voilà THE modèle... Pas besoin d une licence classique, effectivement. Une grosse Rolex Oyster et un bracelet en poil d'éléphant suffit. Tout ceci est profondément vulgaire et manque absolument de classe.
Ecrit par : FGuichard | 17 décembre 2007
Réaction d'une de mes anciennes étudiantes, (présentement agrégée), au projet développé dans la lettre de cadrage. je vous la copie-colle telle quelle et sans commentaire.
Bonjour,
je tombe des nues en lisant votre mail. Je devais être très naïve : je pensais que Darcos allait supprimer les iufm , or il leur donne une importance considérable ! On va se voir arriver des troupeaux de fous qui déformeront la formation des enseignants . Ms où diable cela va t-il nous mener? Darcos a-t-il planifié un plan de destruction du savoir ?
J'espère que le système d'équivalence avec les prépas fonctionnera tjrs pour réintégrer la fac ensuite, pck si ce sont les iufm qui choisissent leurs futurs élèves,je peux vous dire que les khâgneux seront rejetés .
Ecrit par : FGuichard | 17 décembre 2007
"Pas besoin d une licence classique, effectivement"
"Une grosse Rolex Oyster et un bracelet en poil d'éléphant suffit. Tout ceci est profondément vulgaire et manque absolument de classe."
Une licence IV suffit.
Et dire qu'il n'est même pas pied noir !
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Deux questions essentielles ce soir :
Comment se porte Sibille ces derniers temps?
Quel est le truc de Sarko avec les filles ?
(P.S Seule la réponse de la seconde m'intéresse.., un crac boum uhuu peut-être...)
Ecrit par : Guillaume | 17 décembre 2007
"Quel est le truc de Sarko avec les filles ?"
Ce sont elles qui en veulent à son truc.
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Sanseverina, vous vous faites des illusions quant à la médecine.
Elle a subi la même destruction que l'EN. Le coup de grâce lui a été porté en 2002, quand notre "French Doctor" a supprimé l'Internat, cela accompagné de nominations administratives qui bloquent toute évolution.
La pseudosélection de la première année est absolument inique, puisque les étudiants sont pratiquement obligés de redoubler, bien qu'ayant suivi une instruction parallèle extrêmement onéreuse. (Idem pour la pharmacie.) Et ceux qui sont collés pour la deuxième fois? C'est une fois de plus la sélection par l'échec.
La suite du cursus est tout aussi délirante : il ne permet plus de former de bons cliniciens. Plus d'externat, plus de réel internat sur concours difficiles, les étudiants en médecine n'abordent l'hôpital que très tardivement, où les stages sont de plus ou moins bonne qualité.
La suppression de l'étude et de la connaissance des signes cliniques (qui sont à la médecine ce que le b-a ba est à l'apprentissage de la lecture) a fait que les médecins fondent leur diagnostic sur les examens techniques : laboratoire, radios, scanners, IRM à gogo, ...et passent parfois à côté d'un diagnostic évident pour un bon clinicien.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
Guillaume, je te trouve extrêmement cruel, et même un peu vicelard.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
" On a les élèves qu'on mérite" Combien de collègues déjà trop prompts à douter d'eux-mêmes ces fortes paroles ont-elles conduits à la tentation du suicide ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2007
Très bien.
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
(très bien dit, j'entends)
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
"je pensais que Darcos allait supprimer les iufm , or il leur donne une importance considérable"
Aux Jeunes stagiaires d'IUFM,
Profitez de votre position pour télécharger illégallement et en masse toute l'oeuvre de Carla Bruni depuis vos IUFM. Celle-ci, touchée durement à la bourse, en touchera une au président qui réveillera le Maître du Moloch à 3h du matin pour qu'il ferme tous les IUFM dès 8h00.
Ce qu'il fera avec diligence en convoquant tout le ban et l'arrière ban des IUFM de France et de Navarre pour être auditionné par la commission Pochard mercredi après midi pendant 2h. De plus, les professeurs de sciences de l'éducation y seront soumis à la question extraordinaire par Pierre-Yves Duwoye en personne.
Non mais !
Qu'est ce qu'on dit à tonton dugong ?
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Merci tonton dugong
Et...
Si peu...Anne-Marie...si peu...
Ecrit par : Guillaume | 17 décembre 2007
"Deux questions essentielles ce soir :
Comment se porte Sibille ces derniers temps?
Quel est le truc de Sarko avec les filles ?
(P.S Seule la réponse de la seconde m'intéresse.., un crac boum uhuu peut-être...)"
Ecrit par : Guillaume | 17 décembre 2007
Très bien, Guillaume, très bien, au risque de vous décevoir. Et je constate avec une certaine satisfaction, en vous lisant, et en zappant les copiés-collés d'Anne-Marie Valette, que le niveau monte sur ce blog!!! :-))))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Il ne manque plus que toto! Mais il va certainement rappliquer dans pas longtemps! Que serait ce blog sans toto!
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Convoquer le ban et l'arrière-ban c'est aussi "s'adresser à tous ceux dont on peut souhaiter la présence ou espérer quelque appui." (source dictionnaire de l'académie).
XD serait-il un Janus ?
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Je comprends M. Sibille quand il dit qu'il a envie de défendre les IUFM simplement parce que les commentaires de ce blog sont outranciers. J'ai un peu le même état d'esprit.
Je suis passée par l'IUFM, comme beaucoup je n'ai pas aimé (la vérité est que je n'aimais pas enseigner), non plus l'école telle qu'elle était devenue. Les livres de M. Brighelli m'ont paru lumineux.... Mais certains, ici, proposent des améliorations ou nous parlent de leur formation avant-IUFM qui me rappellent étrangement l'IUFM. De plus, les gens qui travaillent là-bas (en IUFM) ne m'ont pas donné l'impression d'être particulièrement ennemis de la culture, du savoir. Et ils étaient du terrain, profs les autres jours de la semaine.
Peut-être y a t-il parfois un peu trop d'exagération sur ce blog ? Stratégie pour mieux déstabiliser l'ennemi ?
M. Sibille a bien du mérite, je trouve. Il est patient et ouvert.
Ecrit par : Kassad | 17 décembre 2007
Merci tonton Dugong, j'aime tant les dugongs depuis mon enfance : "L'île mystérieuse", suite "de 20.000 lieues sous les mers.".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
En même temps, on se demande parfois si Toto a complètement tort ...
Ecrit par : Zorglub | 17 décembre 2007
Que deviendrais ce fil sans moi ??????
Philippe Clay Paroles de Les voyous Chansons de Philippe Clay Paroles de Moi j'fais mon rond
Mes universités
Paroles: H.Djian, S.Balasko. Musique: D.Faure 1971
© 1971 - Editions Métropolitaines
Mes universités,
C'était pas Jussieu, c'était pas Censier, c'était pas Nanterre
Mes universités
C'était le pavé, le pavé d'Paris, le Paris d'la guerre
On parlait peu d'marxisme
Encore moins d'maoïsme
Le seul système, c'était le système D
D comme débrouille-toi
D comme démerde-toi
Pour trouver d'quoi
Bouffer et t'réchauffer
Mes universités
C'était pas la peine d'être bachelier
Pour pouvoir y entrer
Mes universités
T'avais pas d'diplômes
Mais t'étais un homme
Quand tu en sortais
Nous quand on contestait
C'était contre les casqués
Qui défilaient sur nos Champs-Elysées
Quand on écoutait Londres
Dans nos planques sur les ondes
C'était pas les Beatles qui nous parlaient.
Mes universités,
C'était pas Jussieu, c'était pas Censier, c'était pas Nanterre
Mes universités
C'était le pavé, le pavé d'Paris, le Paris d'la guerre
Pourtant on tenait l'coup
Bien des fois entre nous
On rigolait comme avant ou après
Mais quand ça tournait mal
Fallait garder l'moral
Car y avait pas de came pour oublier
Mes universités
C'était mes vingt ans pas toujours marrants,
Mais c'était l'bon temps
Mes universités
Si j'en ai bavé je m'f'rais pas prier
Pour y retourner
Bien sûr l'monde a changé
Tout ça c'est du passé
Mais ce passé faut pas vous étonner
Il est tellement présent
Qu'on n'comprend plus maint'nant
C'qui n'tourne plus rond dans vos universités.
Paroles de Balasko .....S.
on dira rien, ça reste dans la famille .....
Quand PC a sorti cette chanson, j'en ai vomi .... depuis, mon soeur et surtout mon cuir se sont bien endurcis .... je ne peux toujours pas l'écouter sans quelques soubresauts incontrôlés .... mais je dois bien avouer qu'on aurait parfois envie d'en baver ..... plutôt que de bâver !
allez ... noz vad et si vous croisez jeremy, dites-lui bien que l'antisémite le conchie avec enthousiasme !!!!!
Ecrit par : Professeur habemus goyim | 17 décembre 2007
-- On fait beaucoup de choses inutiles et qui nous font échouer.
-- Quoi par exemple ?
-- La linguistique et aussi la littérature et aussi la civi (ie l’ensemble du cursus). On nous oblige à étudier des choses très vieilles comme l’Inquisition ou Cervantes. Et après, si on va en Espagne, on ne sait même pas demander une baguette.
-- Vous avez bien raison. Je vais mettre de l’ordre dans tout ça.
Rapporté par Pedro Cordoba.
En fait, ce que veulent ces jeunes "étudiants", d'accord avec la ministre (ou l'inverse), c'est aligner l'université sur les IUT. Gagner de l'argent le plus vite possible après des études courtes "professionalisantes".
Pourtant, une bonne culture générale peut être aussi un bon atout.
Et que va-t-on faire des gens qui n'ont pas cette tournure d'esprit-là, qui aiment la linguistique, la civi., la littérature, Cervantès...et l'équivalent en littérature française, en philosophie, etc. ?
Les rééduquer (ou les déséduquer") ?
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
La suppression de l'étude et de la connaissance des signes cliniques (qui sont à la médecine ce que le b-a ba est à l'apprentissage de la lecture) a fait que les médecins fondent leur diagnostic sur les examens techniques : laboratoire, radios, scanners, IRM à gogo, ...et passent parfois à côté d'un diagnostic évident pour un bon clinicien.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
Simplification abusive, à mon avis. Les études de médecine n'ont pas été rallongées alors que les méthodes d'investigation progressent depuis trente ans à vitesse grand V. Même si l'étude des signes cliniques est enseignée à la même mesure qu'en 1920, elle est largement etouffée sous la masse des examens complémentaires nouveaux, qu'ils soient d'imagerie ou de biologie clinique, apportant une certitude diagnostique très rassurante et répondant au principe de précaution. Anne-Marie, excusez-moi, mais votre manie des jugements à l'emporte-pièce sur des sujets que vous ne maîtrisez nullement vous font dire quelques bêtises.
L'immense éventail des possibilités d'investigation diagnostique et les exigences procédurières des patients ne laissent pas une grande marge de manœuvre au clinicien.
Ce doit être au moins la quinzième fois que j'explique ceci sur ce blog! Grosse fatigue...
Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2007
ma soeur ne contrôle pas mon coeur !
Ecrit par : Professeur habemus goyim | 17 décembre 2007
Si vous voulez remettre au goût du jour les programmes de 1920 en Primaire, pourquoi pas, même si je ne suis pas certaine que ce soit la solution. Mais, en médecine, ou même en second cycle scientifique, prévenez-moi, j'émigre avant d'être malade...
Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2007
"La panique de Meirieu, Frackowiak et consorts, leur haine absurde pour de Robien et leurs maladroites tentatives de circonvenir l'actuel ministre témoignent de l'épuisement du mouvement."
Il y en a qui prennent leurs désirs pour des réalités. Quand allez vous enfin comprendre que XD a bien d'autres ambitions que de répondre à un petit groupe sans réelle influence?
Ecrit par : LouBlan | 17 décembre 2007
"" On a les élèves qu'on mérite" Combien de collègues déjà trop prompts à douter d'eux-mêmes ces fortes paroles ont-elles conduits à la tentation du suicide ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2007 "
C'est bien vrai malheureusement!!! Mais les esprits forts qui ne risquent rien aiment les bons mots....
Ecrit par : Hervé | 17 décembre 2007
"La suppression de l'étude et de la connaissance des signes cliniques (qui sont à la médecine ce que le b-a ba est à l'apprentissage de la lecture) a fait que les médecins fondent leur diagnostic sur les examens techniques : laboratoire, radios, scanners, IRM à gogo, ...et passent parfois à côté d'un diagnostic évident pour un bon clinicien"
Et voilà AMV experte en médecine aussi. Mais c'est pas possible! C'est Léonard de Vinci et Pic de la Mirandole à elle seule, cette meuf!
Au fait j'aurais aussi besoin d'un avis éclairé et bien sûr définitif sur :
- la pose du papier peint avec raccord droit
- la nourriture des chats agés
- l'intérêt de la programmation en java
- le traitement contre les termites
Ecrit par : LouBlan | 17 décembre 2007



