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27 novembre 2007

LP

LP


Les mauvaises idées sont insubmersibles — c’est même à cela qu’on les reconnaît.

Un arrêté de 2001 — sous Lang — permet virtuellement de ramener le Bac Pro de quatre à trois ans, à titre expérimental. Diverses « expérimentations » sont donc lancées, en 2004, et l’Inspection générale, peu suspecte en général de vouloir à toute force déplaire, mais dont la probité professionnelle n’est pas niable, rend en septembre 2005 un rapport accablant : « Au motif d’économies immédiates apparentes (gain de moyens d’enseignement de 25%), ces dernières pratiques sont de loin les plus pénalisantes. En effet, elles négligent les publics relevant d’un parcours ordinaire en quatre ans (BEP + Bac Pro) qui sont les plus nombreux et qui sont ainsi obligés d’aller chercher ailleurs leur formation. »
Explication de texte : l’enseignement technique fonctionne par cycles de deux ans (CAP -> BEP -> Bac Pro). À chaque étape, un certain nombre d’élèves s’orientent effectivement vers la vie active — mais majoritairement, ils vont le plus haut possible : le Bac Pro est donc l’espoir d’une grande majorité d’entre eux.
Pour quelle finalité ? Si CAP et BEP sont reconnus par les conventions collectives, il n’en est pas de même du Bac Pro, qui n’a d’autre valeur (théorique) que d’ouvrir vers l’enseignement supérieur.
Et tout est là. Lorsqu’on a créé les Bac Pro (sous Chevènement), le ministre voulait que ce soit un diplôme « de niveau Bac ». Il s’est laissé embobiner par des idéologues fumeux qui ont voulu le persuader que là encore, appellation oblige, ce « Bac » devait ouvrir automatiquement les portes de l’enseignement supérieur. Et qu’en est-il ? 97% des bacheliers « pro » passés dans le Supérieur échouent en première année (contre 50% en moyenne nationale pour l’ensemble des Bacs). C’est dire que le niveau atteint en Bac Pro 2, particulièrement dans les « matières générales », ne satisfait guère les exigences des formations supérieures. À commencer par les BTS, qui devraient être la filière « naturelle » des Bac Pro, et qui, au grand dam du ministère, recrutent pourtant au goutte-à-goutte les lycéens des LP, préférant de beaucoup (à part peut-être dans les sections industrielles — et encore…) les lycéens des Bacs généraux.
Et on voudrait nous faire croire que ce qui ne se fait pas en quatre ans pourrait se faire en trois ?

La cause première et dernière de l’hypothèse « trois ans », c’est d’économiser des postes (20 à 25 %, calculent les syndicats — tous les syndicats), et de reverser ces enseignants PLP en collège, pour éponger sans créer davantage de Certifiés, le choc du baby-boom de l’an 2000 (qui a commencé en fait en 1998, d’où l’urgence).
Comme si une réflexion un peu poussée sur ce qui s'enseigne en Collège ne pouvait suffire à amortir au moins le premier choc démographique…
À ce jour, j’attends encore que l’on me présente un enseignant de LP désireux d’aller enseigner en Sixième. D’autant que le PLP est un concours bivalent — pratiquement, un étudiant qui a fait ses études dans une matière (mettons «Lettres) passe en Lettres / Histoire — et passe, comme me dit l’un d’eux interviewé récemment, « sur ses souvenirs de lycée » : quel « historien » de formation a vraiment envie de faire de la grammaire française en Sixième ? Le ministère prétend-il réinventer l’expérience peu encourageante des PEGC ?
Sans compter que cette formation semble décourager une masse considérable d’élèves de poursuivre des études, pour lesquelles ils se sentent encore moins bien préparés qu’en quatre ans — d’où la sonnette d’alarme agitée par l’Inspection générale.

De surcroît, cette idée mirobolante, que le ministère a ramassée dans les cartons de Robien qui lui-même l’avait trouvée dans ceux de Fillon qui en héritait de Ferry et de Lang, va mettre dans la rue (si, si, je n’exagère pas — seul le pire est sûr) les enseignants unanimes de LP, tous syndicats confondus, et leurs élèves, charmants bambins à qui on ne peut pas demander la même modération dans les manifestations qu’à leurs homologues de lycées classiques. Le ministère, qui avait finement joué la désunion syndicale, en mettant le qualitatif en avant au détriment du quantitatif, a toutes les malchances de se retrouver avec un mouvement d’ensemble, qui pourrait bien cristalliser les mécontentements diffus de ceux qui attendent beaucoup et qui ne voient pas tout venir tout de suite. En désespérant Billancourt, on prend le risque de désespérer Neuilly — et les autres.
Le ministère prévoit d’ores et déjà une application de 10 à 50% dans les LP à la rentrée 2008, selon que l’on est en « Métiers du bois » ou en « Comptabilité ». C’est mettre inutilement le feu aux poudres et 600 000 élèves dans la rue. C’est inutilement créer les conditions objectives d’une levée de boucliers syndicaux, comme il n’y en a pas eu depuis les protestations sur les « décrets de 1950 » — une réforme que Darcos a eu la sagesse de passer à la trappe. Aujourd’hui, du SNETAA au SNFOLC en passant par le SNALC, aucun syndicat n’est favorable à la réforme. Ils l’ont dit, ils le répètent — saura-t-on les entendre ?

Que faire ?
Il y a deux problèmes objectifs. L’un est le manque de considération patronale pour le Bac Pro. L’autre, le faible niveau des lycéens des Lycées professionnels en phase terminale, si je puis ainsi m’exprimer.
Alors, pourquoi ne pas monter une sorte de « BEP Sup », en trois ans — un super-diplôme professionnel destiné à celles et ceux qui veulent entrer plus rapidement dans la vie active avec un bagage technique réel — et reconnu comme tel par les entreprises, qui sur cette base pourraient bien plus aisément être associées à la formation ? Et, en aval, réserver une quatrième année aux lycéens décidés à se lancer dans le Supérieur — une sorte de propédeutique qui mettrait le paquet sur les matières générales, aurait effectivement rang de Bac — et le mériterait ? Cela permettrait sans doute de dégraisser en partie les LP, en dégageant vers la vie active ceux qui le souhaitent — et qui, actuellement, redoutent surtout les cours de matières générales, où le faible niveau acquis en Collège éclate tout particulièrement. J’ai chaque année en BTS d’excellents élèves issus du Bac Pro qui rament comme des damnés pour rattraper le niveau — alors même qu’ils sont tout à fait compétents dans les domaines techniques. C’est cela qu’il faut traiter en priorité — quitte à sélectionner (ciel, un gros mot !) en amont les volontaires, et à les préparer réellement à une formation (les BTS) particulièrement appréciée par les chefs d’entreprise.
L’idée d’une propédeutique généralisée fait de toute façon son chemin. Nombre de facs ont inventé dans leur cursus une « année zéro » de remise à niveau (Orsay, par exemple). C’est faire de l’élitisme intelligent — et plus rentable, à moyen ou long terme, qu’un envoi massif sur le marché du travail de gosses mal dégrossis. Ce n'est pas faire preuve de faiblesse que de renoncer à appliquer tout de suite une mauvaise idée : autant prendre le temps de la concertation — il vaut mieux réfléchir à plusieurs que se tromper tout seul.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

un nouveau fil!
saperlotte!
Bonjour monsieur le maîtredes lieux ;):)

Ecrit par : Saperlipopette | 27 novembre 2007

Vous avez retrouvé vos lunettes ?

Ecrit par : yann | 27 novembre 2007

D'accord avec vous!
Cette réforme est un scandale, une catastrophe pour une grande majorité de mes élèves, très faibles (et très agités)... Ils vont sortir du système éducatif sans aucun diplôme.

Quant aux PLP reversés en collège: ce que je constate en ce moment dans mon académie de Créteil, c'est l'inverse (certifiés TZR obligés de venir enseigner en LP. J'ai même croisé des agrégés de Lettres!!)
Etant de formation historienne, ça ne me dérangerait pas d'aller enseigner l'Histoire-géo au collège. Mais pour le Français, et surtout la grammaire, je serais un professeur de piètre qualité...

Cette réforme imposée à la va-vite n'a qu'un seul but: faire des économies. On se moque des élèves. J'espère qu'une réforme intelligente verra le jour, comme celle que vous proposez, mais j'en doute fortement. Donc j'attends une réaction massive, et j'en serai, alors que je n'ai plus fait grève depuis la réforme Allègre.

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 novembre 2007

élémentaire mon cher JP

Ecrit par : pierrot le zygo | 27 novembre 2007

C'est encore une fois faire des économies de bouts de chandelle sur le dos des plus démunis, uniquement sur le court terme en plus et en semant de façon certaine une zizanie qui risque d'engendrer de coûteuses destruction du bien public. Mettre les banlieues à feu et à sang est le nouveau jeu?

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Mettre les banlieues à feu et à sang est le nouveau jeu?

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Il en est des LP comme des banlieues...on ne sait comment en parler sans tomber dans les lieux communs d'une orthodoxie.
L'idée me traverse l'esprit que nous ne sommes plus capables de penser ces questions pour les avoir pédagogisées, gérées, passées au tamis des doctrines psycho-sociologiques d'Etat. Même les forces de Police se pensent derechef comme des forces pédagogiques et non comme des forces régaliennes répressives et de maintien de l'ordre. Quelque part l'antagonisme radical au principe de la vie sociale (les institutions visent à symboliser la négativité, les pulsions destructrices qui nous habitent) a cédé la place à l'illusion d'un grand Tout social où les problèmes se résolveraient techniquement, gentiment, démocratiquement, convivialement, intelligemment, rationnellement...pour peu que chacun en mette du sien!
Il n'est besoin d'être grand clerc pour voir que l'émergence d'un tel univers où il n'y a que des différences, que l'on pourrait aisément combler techniquement et pédagogiquement (mythe de l'école libératrice) masque en vérité un profond antagonisme au sein du corps social, un phénomène refoulé mais classique d'exclusion sociale.
Peut-on parler et avancer sur des questions aussi sensibles que sont les banlieues et leurs institutions dévouées, sans en penser l'impensé, le refoulé dans nos manières toutes conventionnelles et apolitiques d'en parler?

Ecrit par : marigot | 27 novembre 2007

"Alors, pourquoi ne pas monter une sorte de « BEP Sup », en trois ans — un super-diplôme professionnel destiné à celles et ceux qui veulent entrer plus rapidement dans la vie active avec un bagage technique réel — et reconnu comme tel par les entreprises, qui sur cette base pourraient bien plus aisément être associées à la formation ? Et, en aval, réserver une quatrième année aux lycéens décidés à se lancer dans le Supérieur — une sorte de propédeutique qui mettrait le paquet sur les matières générales, aurait effectivement rang de Bac — et le mériterait ?"

Je suis cadre dans l'industrie et j'ai souvent le nez dans les ateliers. Si on s'en tient à la lettre des programmes, un BEP fournit un réel bagage technique. Or, ce n'est plus actuellement une garantie de niveau (air déjà entendu) : certains, à la sortie du LP, maîtrisent bien le métier qu'ils ont appris, et ils ont de fortes chances de trouver du boulot s'ils le souhaitent ; d'autres ne savent pas faire grand chose... Je parle des secteurs que je connais (mécanique, usinage, soudage, chaudronnerie...) mais c'est sans doute valable pour bien d'autres secteurs de l'industrie. Alors pourquoi ne pas rétablir, à défaut des quatrièmes/troisième techno, une année préparatoire aux LP, avec l'accent mis sur certains fondamentaux (calcul, lecture de plan - c'est ce qui handicape certains, qui pourtant ont un réel savoir-faire par ailleurs, dessin industriel) ? Cette année permettrait de vérifier la motivation des élèves, rattraperait certains fondamentaux (y compris en français) et éviterait de considérer les BEP comme un dépôtoir, ce qui est trop souvent le cas actuellement.
Obtenir des gens compétents à l'issue des formations courtes (je ne pense pas que le patronat souhaite des moutons décérébrés, surtout s'ils n'ont aucun savoir-faire) est un réel besoin de l'économie française. Cela offrirait par ailleurs une chance à de nombreux jeunes, dans des métiers qui peuvent être très intéressants.

Ecrit par : Japhet | 27 novembre 2007

Yo ma poule ;)

"
1)Les méthodes alphabétiques étant nécessairement progressives, ta remarque suppose donc
2) qu'il y a des méthodes progressives ( ou supposées telles )qui ne sont pas alphabétiques(?).
"


1) Et non, pas nécessairement... . :-)
2) Bien sûr L&L et Alpha :-) (je ne parle que de ce que j'ai vu :-) )

Méthode Alphabétique dans le sens :
Relatif à l'alphabet; qui suit l'ordre de l'alphabet

Ecrit par : toto | 27 novembre 2007

De toute façon, Marigot, je n'avais pas l'intention de débattre ici du problème des banlieues, ni en théorie ni en pratique. Ma naïveté m'empêche de bien comprendre pourquoi on prend toujours les mauvaises mesures et non les bonnes alors qu'au fond du fond la dépense est probablement à peu près la même sur le long terme, peut-être même supérieure. Il y a des jours où j'aimerais pouvoir me reposer, comme Cadichon, sur d'inamovibles certitudes, pouvoir désigner à coup sûr coupables et sauveurs.
Les propositions de JP Brighelli inspirent confiance, semblent logiques et pleines de bon sens, peuvent certainement être encore améliorées par tous les Japhet qui sont sur le terrain de l'emploi et tous les professeurs qui officient en LEP. Mais non! Grosse fatigue...

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Toto, c'est qui "Yo ma poule" ?

Ecrit par : iPidiblue yomen | 27 novembre 2007

Et pourquoi ne pas laisser quatre années de formation (BEP + Bac Pro) pour tous les élèves de LP.
Et sélectionner pour l'accès au BTS, ce qui se fait déjà.

Votre proposition revient à réduire d'un tiers la formation des élèves de LP qui ne veulent pas (et pour la plupart ne peuvent pas) continuer en BTS.
Et ne dites pas qu'il suffit de recentrer sur des programmes nouveaux (ce qui est aussi nécessaire mais loin d'être suffisant)!!!! Il faut un peu de temps pour réparer les dégâts et les manques des neuf premières années de scolarité.

le Bac pro est loin d'être inutile, y compris aux yeux des patrons et autres responsables que j'ai rencontrés lors des visites de stages

Ecrit par : Hervé | 27 novembre 2007

Dans mon LP, c'est chaud bouillant, à cause du bac en 3 ans.

Qu'en est-il ailleurs?

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

"Le SNE-CSEN et le SNALC-CSEN claquent la porte de la commission Pochard",
qu'ils considèrent désormais comme une courroie de transmission pure et simple des théories pédagogistes qui paralysent le ministère depuis des lustres et où ils ne mettront plus les pieds.
(Voir le communiqué de presse du 27 novembre sur le site du SNALC).
Il fallait s'y attendre, à ce que la commission Pochard ne serve que les intérêts du Crétin!

Ecrit par : jean | 27 novembre 2007

'Toto, c'est qui "Yo ma poule" ?
Ecrit par : iPidiblue yomen | 27 novembre 2007 '

T'es aux RG ?
1)Il se reconnaîtra.
2)Si tu sais chercher, tu trouveras, Champolion . (E.C) :-) ...

Ecrit par : toto | 27 novembre 2007

Marcel Pochard, président de la commission, c'est pas encore une blague de Toto ?

Ecrit par : iPidiblue siège à la commission Rika Zaraï | 27 novembre 2007

Allez ! Une transcription de l'audition de Ferry par la commission sur le métier d'enseignant :

http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.html

(début à 7min38s et durée 3 min pour les gens pressés) :

"L'éducation c'est d'abord et avant tout, la transmission d'un héritage, d'un patrimoine, et depuis 40 ans, dans ce qu'on a appelé la rénovation pédagogique, on ne cesse de mettre en avant la spontanéité, la créativité des enfants, au détriment du rapport respectueux et humble des héritages et ce n'est pas un hasard si nous avons tant de difficultés un, sur la maîtrise de la langue ; deux, sur la question de la civilité. Pourquoi ? Parce que ce sont les deux héritages les plus clairement patrimoniaux si je puis dire. Aucun d'entre nous autour de cette table n'a inventé le français. Ce n'est pas une question de créativité ou de spontanéité de l'enfant. Les règles de grammaire, il faut les apprendre par cœur. L'accord du participe avec l'auxiliaire avoir ce ne sont pas des choses qu'on découvre à huit ans par l'effet de la spontanéité. Ou, pour le dire autrement, la créativité en matière de grammaire, ça s'appelle les fautes d'orthographe. On a survalorisé depuis 40 ans toutes les méthodes pédagogiques qui visent à mettre en avant la créativité, la spontanéité, l'imagination de l'enfant.
On a pratiqué par exemple en histoire, le travail sur document.
La main à la pâte c'est une catastrophe en vérité parce qu'avec les meilleures intentions du monde, on a encore une fois repassé une couche sur les disciplines d'éveil. Au fond, ce qu'on va valoriser encore c'est le ludique, c'est la découverte joyeuse et amusante des sciences. La vérité c'est que cela marche formidablement pendant 6 mois, pendant un an mais après vous vous heurtez à un vrai problème qui est le travail. Cette rénovation pédagogique elle a été pardon de le dire calamiteuse parce qu'elle a oublié une chose c'est qu'il y avait – bien sûr c'est bien de valoriser l'imagination, la spontanéité, la créativité - mais qu'il y avait toute une part d'héritage et de transmission dans l'éducation notamment en matière de langue, de grammaire et en matière de courtoisie, de politesse.
Quand vous terminez une lettre et vous écrivez : "Monsieur, Madame, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs", ce n'est pas très créatif, c'est quelque chose qui est totalement patrimonial, totalement de l'ordre de la transmission mais qui suppose comme attitude pour être acquis, le respect et l'humilité. Donc développons la créativité des enfants dans certains domaines mais pas dans tous. Et donc il y a là quelque chose qui a introduit le ver dans le fruit et qui fait que, aujourd'hui, en gros, 15 % des enfants ne savent pas lire et écrire à l'entrée en sixième – ou en tout cas, 10% à coup sûr – mais surtout 20% ou 25 % de plus ânonnent, déchiffrent et ne comprennent pas le sens de ce qu'ils lisent et donc sont exclus de la lecture par plaisir. Ce qui fait que vous avez 35 % d'enfants qui, en vérité, sont en situation d'échec scolaire d'entrée de jeu."

La messe est dite.

PS : je demandais dans la note précédente qui était le type à gauche de Duwoye. Et bien c'est Duwoye (à moins que ce ne soit l'inverse) ! S'il fait son boulot au moloch comme il se comporte en commission, je comprends qu'il y ait des dysfonctionnements. Je suggère au président Pochard de l'affecter à la gestion des micros lors des auditions qui sont parfois inaudibles. A la fin, on lui décerne le bac pro de gestionnaire de micro en commissions : un boulot d'avenir à n'en pas douter.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

"...a cédé la place à l'illusion d'un grand Tout social où les problèmes se résolveraient techniquement, gentiment, démocratiquement, convivialement, intelligemment..."etc., écrit marigot.
Moi je croyais que les problèmes se résoudraient...Mais que pèse un barbarisme devant les pensées profondes du marigot?

Ecrit par : Lecuistre | 27 novembre 2007

"En désespérant Billancourt, on prend le risque de désespérer Neuilly — et les autres."

A un moment où les banlieues crament (faut-il ajouter "à nouveau") et où un Mariton dit qu'il apprécie "la douceur de vivre à Neuilly", j'ai du mal à comprendre. Une petite explication de texte, siouplaît...

Eric

Ecrit par : Eric | 27 novembre 2007

Mon interprétation est qu'en provoquant des grèves dans les LP, Darcos va faire la jonction avec les grèves des transports et qu'on verra encore des manifs de rentiers et de rombières, agitant leurs bijoux sur la place du marché aux Sablons pour protester contre les régimes spéciaux.
Enfin c'est ce que j'ai compris.
J'ai bon, JP ?

Ecrit par : yann | 27 novembre 2007

Ou alors pendant qu'enseignants et élèves de LP sont dans la rue, on déménage furtivement l'outil de travail et on délocalise à Singapour où les élèves, sont parait-il, meilleurs.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Pauvre petit David Martinon même son nom est écorché !

Ecrit par : iPidiblue et la grande pitié du marché des Sablons | 27 novembre 2007

Vous voulez délocaliser les rombières de Neuilly à Singapour, Dugong ?

Ecrit par : yann | 27 novembre 2007

"Vous voulez délocaliser les rombières de Neuilly à Singapour, Dugong ?"

Cela ne servirait à rien : elles se reproduisent ici par tacite reconduction (sous la surveillance du MEDEF).

Et si le gouvenement de Singapour exigeait la réciprocité ? Y gagnerions nous au change ?

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

http://www.dailymotion.com/flash/flvplayer.swf?rev=1195141106&statEnabled=1&selfURL=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Flautrecampagne%2Fvideo%2Fx3fgh7_universites-le-grand-soir-1&autoStart=0&logURL=http%3A%2F%2Flogger.dailymotion.com%2Fvideo%2Faccess%2Fx3fgh7%3Fsession_id%3D%26referer%3Dhttp%253A%252F%252Fforums.france2.fr%252Ffrance2%252FEducation%252Funiversite-grand-soir-sujet_7097_1.htm%26country%3DFR%26blog_key%3D6IXBWBaYMr5FBoarV%26key%3Dtymxkbf9cw0p0502cjs6iy0&previewURL=http%3A%2F%2Flimelight-043.static.dailymotion.com%2Fdyn%2Fpreview%2F320x240%2F5760043.jpg%3F20071127045518&url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fget%2F16%2F320x240%2Fflv%2F5760043.flv%3Fkey%3Defe9be4ed38d3ff5fbb0a32c77032bc2130345c&playerURL=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx3fgh7_universites-le-grand-soir-1&playerURLTarget=_blank&allowZoom=2

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Ca c'est du lien ! Est-il social ?

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

La suite?
http://www.dailymotion.com/flash/flvplayer.swf?rev=1195141106&statEnabled=1&selfURL=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Flautrecampagne%2Fvideo%2Fx3fghe_universites-le-grand-soir-2&autoStart=0&logURL=http%3A%2F%2Flogger.dailymotion.com%2Fvideo%2Faccess%2Fx3fghe%3Fsession_id%3D%26referer%3Dhttp%253A%252F%252Fforums.france2.fr%252Ffrance2%252FEducation%252Funiversite-grand-soir-sujet_7097_1.htm%26country%3DFR%26blog_key%3DvkCeWYRP2slrBoas2%26key%3Ddj3biiw0io0p0502cjs6jeo&previewURL=http%3A%2F%2Flimelight-050.static.dailymotion.com%2Fdyn%2Fpreview%2F320x240%2F5760050.jpg%3F20071127045447&url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fget%2F16%2F320x240%2Fflv%2F5760050.flv%3Fkey%3Df4b01d418880bf5cc890b8dadc92dd791303467&playerURL=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx3fghe_universites-le-grand-soir-2&playerURLTarget=_blank&allowZoom=2

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Il ya une erreur manifeste sur la ligne 13 ...

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Il ya une erreur manifeste sur la ligne 13 ...

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Je suis désolée! Je savais que ça vous intéresserait, Dugong! Je vais vous donner le lien qui vous permettra d'accéder aux quatre chapitres.

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Là:
http://forums.france2.fr/france2/Education/universite-grand-soir-sujet_7097_1.htm

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Là, c'est mieux, je pense:
http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/université+le%20grand%20soir/1

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Vous voulez délocaliser les rombières de Neuilly à Singapour, Dugong ?

Ecrit par : yann | 27 novembre 2007

Les rombières et/ou leur "outil de travail" : le pinceau applicateur pour le vernis à ongles ?

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Vous voulez que je vous dise ? Tout est fichu... Notre société patine sur elle-même et ne cesse de grossir le noeud gordien.
Le vrai problème, c'est que nous retrouvons aujourd'hui avec des masses de gens dont on ne sait plus réellement que faire, sinon de leur vendre des miroirs aux alouettes et de les amuser (sport, télé, fêtes à neuneu et autres manifestations).
Le monde est devenu centriguge, n'étant plus centré sur rien autre que sa propre perpétuité consumériste. Or, un monde centrifuge est par nature exclusif. Quand l'immédiateté devient la norme, quand plus rien ne s'enracine dans la durée, on pourra toujours s'essayer à la réforme du système scolaire, mais ça ne sera jamais qu'un reformatage mécanique de plus, une tentative expédiente d'amortir le choc final, d'échapper à l'impasse, à l'épuisement d'un paradigme fondé sur la linéarité et l'unidimensionnalité.

C'est dire que je salue particulièrement tous ceux qui s'investissent honnêtement dans la réflexion et plus encore ceux qui, chaque matin, vont au charbon (dont votre serviteur). Ce sont des fous ou des héros, voire les deux à la fois.
Quant à tous les fossoyeurs de l'école, ceux qui par leur délire pédagogiste (j'allais dire leurs prétentions scientifiques et leur orgueil intellectuel), bref, tous ces faiseurs de vent qui nous ont précipités dans la mélasse actuelle, ils ne méritent que le mépris. Non qu'ils soient les seuls responsables, mais ils auront quand même composé la colonne infernale du crépuscule de l'école.

Ecrit par : Magister | 27 novembre 2007

LP :

Je vais essayer d'être sérieux et de suivre le fil sur les lycées professionnels.

J'y ai enseigné en tant que MA "bivalent Français/Histoire pendant un an, en 88, avant de passer le CAPES ; j'avais des 4ème ETC (employés techniques de collectivité) et des BEP secrétariat.

Les CAP étaient assez gentils, mais très faibles (certains relevaient peut-être d'une SEGPA) ; j'étais obligé de faire les interrogations d'Histoire à livre ouvert pour avoir des notes au-dessus de la moyenne (obstacle n°1 : la compréhension des consignes).

Mais on arrivait à leur apporter quelque chose, notamment à travers les stages en entreprise.

Les BEP ont été maintenus, mais les CAP ETC ont été supprimés l'année suivante au bénéfice des BEP "bioservice" en fin de 3ème, inaccesibles pour ce genre d'élève.

Un joli gâchis.

C'était l'accélération de la mise en place du "collège unique" avec la Loi de 89 l'année suivante et il n'y aurait bientôt plus d'orientation hors collège après la 5ème.

J'ai eu l'occasion quelques années après de parler à des responsables du Château (je ne peux m'empêcher de penser à l'angoissant roman de Frantz Kafka quand j'évoque l'administration centrale de la rue de Grenelle) lors d'une réunion public et ils ont avoué "qu'ils s'étaient trompés".

Et maintenant, si j'ai bien compris, c'est aux BEP qu'ils veulent s'attaquer en réduisant d'une année l'accession aux Bac Pro ? Remplacer les BEP par le Bac pro ?

Merci aux collègues de LP de m'expliquer. Moi pas comprendre.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

inaccesibles

inaccessibles

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Il fallait lire :
"Le vrai problème, c'est que nous nous retrouvons aujourd'hui avec des masses de gens..."
Avec mes excuses.

Ecrit par : Magister | 27 novembre 2007

Et maintenant, si j'ai bien compris, c'est aux BEP qu'ils veulent s'attaquer en réduisant d'une année l'accession aux Bac Pro ? Remplacer les BEP par le Bac pro ?

Merci aux collègues de LP de m'expliquer. Moi pas comprendre.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Moi non plus en fait. Les annonces officielles sont prévues pour janvier. On sait juste qu'il y a une volonté de généraliser le bac pro en trois ans. (Alors qu'on a plein d'élèves qui réussissent leur BEP en trois ans! passons...)

J'aimerais en fait savoir comment ça va se passer concrètement: on fait passer un "BEP" au bout d'un an puis on enchaîne sur la préparation au bac, ou on supprime le BEP et on tente de préparer nos élèves au bac en 3 ans?
Certains pensent qu'à l'issue de la 3e, il y aurait une année de formation commune puis une orientation vers les diverses options d'un "bac" pro.
Le résultat sera: bac pro = niveau BEP d'aujourd'hui.

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 novembre 2007

Là:
http://forums.france2.fr/france2/Education/universite-grand-soir-sujet_7097_1.htm

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Là, c'est mieux, je pense:
http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/université+le%20grand%20soir/1

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Y'a plus de choix mais c'est plus compliqué.

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Ce qui est admirable avec ce gouvernement, c’est son aptitude à se tirer des balles dans le pied ! Plus encore que par des idéologues obtus, nous sommes gouvernés par des gestionnaires et in fine par Bercy -- je m’abstiendrai de tout commentaire sur la ministre, parce qu’on me traiterait encore de misogyne : toutes les mesures prétendument pédagogiques ne sont prises qu’en fonction de calculs comptables, parce que « l’éducation coûte trop cher, ma chèèèère ». L’objectif de la misérable manœuvre semble, effectivement, de re-verser en collège les professeurs de LEP, et de recréer, ipso facto, le corps des PEGC – la mention complémentaire permettant d’introduire la bivalence au CAPES ayant été un flop retentissant.
Tout ceci est d‘une mesquinerie confondante, bien à l’image des princes qui nous gouvernent et qui nous méprisent tant : inutile de préciser que s’il faut se mettre en grève pour soutenir les collègues de LEP, je le ferai tout de suite et sans hésitation.
Question subsidiaire : l’objectif final serait-il de mettre le pays à feu et à sang ? Je renvoie à la belle citation de V. Hugo sur l’émeute, et je la reformule (sujet d’invention…) : on organise le bordel, et (car ?) du bordel naît la tyrannie.

Ecrit par : FGuichard | 27 novembre 2007

Le résultat sera: bac pro = niveau BEP d'aujourd'hui.

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 novembre 2007

Est-ce que ce n'est pas actuellement bac pro aujourd'hui= niveau BEP d'il y a 20 ans ?

Ecrit par : Japhet | 27 novembre 2007

Ayant songé un instant à demander ma mutation en lycée pour la rentrée prochaine, je viens de jeter un coup d'oeil sur les programmes.

Rien n'a changé. Ce sont toujours les mêmes que ceux que nous dénoncions sur ce blog il y a quelque temps : technicité déssechée (les "objets d'étude"), ambition démesurée, mort programmée de la littérature, de l'Histoire littéraire, des belles oeuvres, du plaisir et du sens.

Des programmes comme ceux-là m'auraient dégoûté à jamais de faire des études de Lettres et je ne me sens pas capable de les appliquer.

Alors je crois que je vais rester sagement en collège pour les deux années qui me restent.

XD s'attaque au primaire. Au train où vont les choses, mes arrières-arrières petits enfants ont quelques chances d'échapper à la Réforme Viala au lycée.

Entre nous, ceux qui ont voté Sarkozy, comme moi, au deuxième tour en croyant que ça allait changer à l'école et éventuellement ailleurs, vous ne vous sentez pas un peu...comment dire ?

Intéressantes aussi les dernières études de l'INSEE sur l'accroissement des inégalités sociales et la baisse du pouvoir d'achat des ménages.

Très intelligent aussi la suppression des tribunaux de proximité.

Et maintenant les Lycées professionnels, comme si c'était le moment de décourager les jeunes et d'aggraver le chômage.

Et voilà que ça recommence dans les banlieues.

A Neuilly et pour les riches, ça va, merci...Et même de mieux en mieux.

Oui, je sais, je fais de la démagogie.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Et pourquoi ne pas laisser quatre années de formation (BEP + Bac Pro) pour tous les élèves de LP.
Et sélectionner pour l'accès au BTS, ce qui se fait déjà.
Ecrit par : Hervé | 27 novembre 2007

Pas très vrai ... Au moins dans le domaine industriel et dans mon académie, il existe plus de places en BTS que d'élèves en STI. Pour preuve, la plupart des sections ne font pas le plein et d'ailleurs, le rectorat en ferme plusieurs cette année.

Certes, un élève de STI avec un dossier très médiocre ne choisira pas nécessairement sa filière, ni sa ville, mais il trouvera assurément une place en STS à la rentrée.

Pour les élèves de bac pro c'est différent : avec une mention, ils sont admis d'office en STS mais seulement dans la filière faisant directement suite à leur spécialité du bac pro. Ceux là réussissent d'ailleurs assez bien. Pas étonnant, vue la chute spectaculaire de niveau technique des élèves de STI ces dernières années (à mon sens EN PARTIE due aux méthodes inductives). Les BONS élèves issus de bac pro compensent leur manque de maîtrise théorique par plus de bon sens acquis après 4 ans de pratique professionnelle.
Pour les élèves plus moyens, c'est pas gagné, et de fait ils souffrent énormément en enseignement général et théorique (maths physiques français etc.) sans compenser dans les matières techniques (on exige légitimement beaucoup plus de recul et de sens de l’analyse qu’en bac pro).

Pour le reste sur la généralisation des bac pro 3 ans :
• Effet sans doute positif : le mot magique « BAC » est lâché en fin de collège et les formations professionnelles retrouveront peut-être une certaine attractivité. Le nombre d’élève en BEP industriel ne fait que baisser (au moins dans mon établissement), avec seulement 1 ou 2 par classe qui ont CHOISI cette formation, les autres : orientés par l’échec. C’est un désastre social et une folie économique : les industriels pleurent pour recruter des ouvriers qualifiés avec une réelle envie de gratter (un très grand nombre de spécialités est concerné). Dans le même temps, les premiers cycles des facs de socio (psycho, HG, philo etc.) sont remplies d’étudiants dont le niveau est lamentable (quand bien même ils seraient tous brillants : qu’en faire professionnellement ?).
Avec une entrée directe en « bac » après le collège on peut espérer inciter quelques élèves ayant un niveau décent à rejoindre ces formations à fort potentiel d’emploi.
• Défaut principal : pour une bonne partie des élèves, en 4 ans c’est déjà pas très brillant avec des taux de réussite globaux (nbre entrée en 2nde BEP/nbre titulaires bac pro) très faible. Réussir à faire mieux en 3 ans est une gageure pour les élèves les plus faibles (qui subsisteront : il faut bien les caser quelque part).
Autre conséquence si l’attractivité fonctionne, il faudra gérer des classes encore plus hétérogènes.
• Que faire de ceux qui n’arrivent vraiment pas à atteindre le bac pro ? Comment leur donner un diplôme qualifiant type BEP au bout de ces 3 ans ?
• Quelles seront les consignes pour l’intégration en BTS ? Tous les titulaires du bac pro ou seulement les meilleurs ? Pour les moins bons, l’idée d’une propédeutique me semble valable, sera-t-elle mise en place ?
• Quelle articulation et distinction entre bacs STI (restant à rénover, et comment ?) et bac pro ?

Le diable est dans les détails.
Si tous les dispositifs d’accompagnement sont pensés dès le départ, si on ne se lance pas dans une telle aventure sans avoir analysé tous ses effets pervers potentiels, alors cette réforme peut être une planche de salut pour les LP et LT (qui sont sinistrés en termes d'effectif). Je connais hélas trop bien l’EN et sa bureaucratie, trop bien les syndicats qui s’arc-bouteront sur des positions idéologiques ou corporatistes ! Dans le fond, tous refuseront un dialogue constructif qui permettrait de proposer l’ensemble des mesures concrètes optimisant les chances de succès d’une telle réforme.

Par ailleurs, je suis très étonné (euphémisme) que certains analysent cette initiative sous l’angle : « Et que va-t-il advenir des PLP ? Une telle réforme se traduira par des cartes scol ou des nécessité de reconversion etc.».
Oui, c’est un souci, mais dans le fond très secondaire lorsqu’il s’agit ni plus ni moins que de trouver un avenir aux gosses les plus défavorisés (socialement et/ou intellectuellement) de mon pays ! Le bien public me semble passer largement avant la défense d’intérêts catégoriels.
Si cette réforme est bonne pour les élèves, je la soutiendrai sans état d’âme. Je précise que très certainement j’en subirai personnellement les conséquences dans ma vie !
On pourrait espérer que le rôle des syndicats serait de négocier des termes acceptables et des dispositifs d’accompagnement pour les profs concernés. Je crains qu’ils préfèrent l’épreuve de force et le jusqu’auboutisme stérile auquel ils nous ont habitués.

Vous pouvez taper, m’en fout ! Si possible, soyez vulgaires, grossiers et insultants (comme la dernière fois ...) mais surtout, que les mêmes n’hésitent pas à donner quelques leçons de courtoisie dans les jours qui suivent ...

PS :
Je ne sais rien de ce qu’il en est dans le tertiaire et parle donc seulement de l’industriel.

« Inutile de préciser que s’il faut se mettre en grève pour soutenir les collègues de LEP, je le ferai tout de suite et sans hésitation » Ben pas moi ! En tout cas, pas avant de savoir quelles sont les propositions PRECISES du ministère et pas avant de savoir si cette mesure est bonne ou pas pour les élèves et pour l’économie du pays dans lequel (et par lequel) je vis !

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Est-ce que ce n'est pas actuellement bac pro aujourd'hui= niveau BEP d'il y a 20 ans ?

Ecrit par : Japhet | 27 novembre 2007

je ne sais pas: je n'étais pas encore prof! J'étais en Seconde.
Quoi! insinueriez-vous que le niveau baisse? Faudrait en parler à la commission de pochards!

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 novembre 2007

Pour Dobolino:

Je visionne les vidéos sur le supérieur.

Il y a du grain à moudre ...

Ce petit monde m'énerve souvent mais il n'est pas au fond du trou. La preuve ? S'il y était, Edouard Leclerc aurait ouvert des Universités à son enseigne.

Il attend encore un peu.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Pour Dobolino:

Je visionne les vidéos sur le supérieur.

Il y a du grain à moudre ...

Ce petit monde m'énerve souvent mais il n'est pas au fond du trou. La preuve ? S'il y était, Edouard Leclerc aurait ouvert des Universités à son enseigne.

Il attend encore un peu.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Vous êtes trop dur! Le petit monde du supérieur est un peu énervant, je vous le concède volontiers. Mais notre énervement n'est-il pas à la mesure de la frustration que nosu avons d'avoir choisi le monde "réel"? Sont-ils si nuisibles à être académiques et pas, plutôt, indispensables à la survie de la pensée?
Praticien je suis,certes! Mais est-ce une raison pour mépriser leur inadéquation à la quotidienneté?

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Vous pouvez taper, m’en fout ! Si possible, soyez vulgaires, grossiers et insultants (comme la dernière fois ...)
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Zorglub, je ne serai ni grossière ni insultante, je ne taperai pas... Pouvez-vous mieux expliquer? C'est tout ce que je vous demande, moi qui suis si étrangère à ces cursus bac pro.

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Expliquer mieux quoi ?

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Vous pouvez taper, m’en fout ! Si possible, soyez vulgaires, grossiers et insultants (comme la dernière fois ...)
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Ce n'est pas dans nos habitudes Zorglub. Les gens se respectent ici, en général et la plupart ne demandent qu'à comprendre.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Expliquer mieux quoi ?

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Ce projet de réforme.

Que va-t-il apporter de positif pour les élèves. En quoi va-t-il améliorer les choses : formation, préparation à l'emploi, insertion professionnelle, confiance des employeurs...?

Est-il exact ou non qu'il soit dicté par des soucis d'économie ?

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

S'il y était, Edouard Leclerc aurait ouvert des Universités à son enseigne.

Il attend encore un peu.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Pour les pompes funèbres aussi il a attendu un peu.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Si cette réforme est bonne pour les élèves, je la soutiendrai sans état d’âme.

Zorglub

Les chiffres: d'après mes sources (revue du SNETAA): 40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quitte le LP sans diplôme, sans même l'avoir passé. Juste parce que: démotivés, noyés, sans le niveau requis.

Dans quelques jours, je vous ferai part des commentaires venant de mon bahut (réunions, profs, élèves).
Ce que je peux dire c'est que:
1) corps professoral et élèves savent qu'on la leur met bien profond (pardon, mais c'est la réalité des propos que je récolte),
2) le LP de Narbonne se destine à dévenir un lycée des métiers centré sur l'industriel (CAP et Bac pro pour usinage, routiers, menuisiers, etc.), avec la disparition progressive des Commerces, Compta (et des filières qui se vident: Mode, Pressing...),
3) c'est la 1ère fois que TOUT LE MONDE, dans mon LP, côté profs est d'accord pour faire grève, s'il faut en arriver là.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quitteNT

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Lycée des Métiers = moins de places, 1 lycée des Métiers par département (si je ne dis pas de bêtise)....

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Les chiffres: d'après mes sources (revue du SNETAA): 40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quitte le LP sans diplôme, sans même l'avoir passé. Juste parce que: démotivés, noyés, sans le niveau requis.

C'est ce qui s'est déjà produit dans les années 90, au moment de la Loi d'orientation et de la mise en place du collège unique, quand l'administration centrale a supprimé un grand nombre de CAP.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Entre nous, ceux qui ont voté Sarkozy, comme moi, au deuxième tour en croyant que ça allait changer à l'école et éventuellement ailleurs, vous ne vous sentez pas un peu...comment dire ?

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Baisés ? et avec la poignée de gravier (variante légionnaire: de sable chaud) ?

Ecrit par : TIGER LILITH | 27 novembre 2007

Droite ou Gauche pouvant accéder au pouvoir = idem, de toute façon. A un moment donné, il faut bien s'en rendre compte.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Et les Extrêmes se ressemblent malgré leurs différences! Où est ma thébaïde?

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Oui, dans ma cité scolaire, les profs du LP sont remontés comme des pendules. Pourtant, dans le Gers, la "qualité des entrants" est plutôt élevée. Et les taux de réussite avoisinent le 100% partout (CAP, BEP, Bac Pro). Mais, connaissant les zigotos qu'on leur envoie depuis le collège (j'ai des quatrièmes depuis 3 ans et chaque année j'en vois partir un certain nombre en 3eDP6 qui ne sont pas piqués des hannetons), je me demande comment ils vont faire pour en tirer un maximum vers le haut en seulement trois ans.

PS : (pour Robin)

Les programmes de Viala se contournent !
Je suis à cheval sur le collège et le lycée depuis trois ans (et prof depuis trois ans par ailleurs), et je vous assure qu'on n'applique jamais ces programmes à la lettre. L'argumentation est soluble dans les contextes : "l'essai" en première ? bah ! "Montaigne et l'humanisme", oui ! Et l'intendance Viala n'a qu'à suivre...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 novembre 2007

« Que va-t-il apporter de positif pour les élèves. En quoi va-t-il améliorer les choses : formation, préparation à l'emploi, insertion professionnelle, confiance des employeurs...? »
Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

A mon sens il peut (s'il est mené de manière raisonnable) redonner de l'attractivité aux LP. On incitera ainsi des élèves de niveau normal à CHOISIR de suivre une formation en LP alors que leur niveau leur permettait de suivre une seconde générale. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, le simple mot BEP fait fuir la plupart de ceux-ci tellement il est connoté = orientation par l'achec - voie royale des nuls ou des racailles.
Relever le niveau en LP, c’est un pas bon objectif pour les profs ?
Admettons que ça marche on pourrait imaginer une spirale de la réussite : « l’argent appelle l’argent » (bon d’ac je rêve un peu ...).

Pour les élèves aptes à suivre un BTS après le bac pro (qui dans cette hypothèse optimiste seraient plus nombreux) c’est une chance : avec la plupart des BTS industriels l’emploi est assuré.
On assiste années après années à une baisse spectaculaire des effectifs en STI qui étaient le vivier des BTS. Il faut bien remplacer ceux-ci afin d’éviter que les délocalisations pour cause d’absence de main d’oeuvre qualifiée suivent les délocalisations boursières.

Je ne comprends pas pourquoi les métiers manuels ou de l’industrie sont tellement dévalorisés, il est urgent de changer cet état d’esprit. C’est peut-être une piste.
Ramer comme un galérien 3 ou 4 ans pour obtenir un bac ES ou L à ras les pâquerettes est le lot commun de trop d’élèves des lycées classiques. Avec quel avenir ? Quelle suite d’étude crédible ?
Idem, à quoi bon passer un bac S à grand coup de redoublements et de cours particuliers si c’est pour finir sa scolarité avec un DUT qui aurait été accessible avec de vrais chances de succès (et sans douleur) après un bon bac STI ?

« Est-il exact ou non qu'il soit dicté par des soucis d'économie ? » :
Pas d'avis sur la question, chuis pas dans le secret des dieux. Ma parano naturelle m’incite à penser que c’est un aspect non négligeable mais mon optimisme m’incite à espérer qu’il y a aussi une vision plus profonde ...
Ce qui est certain c'est qu'il va bien falloir parler des économies !
Soit on continue à dépenser une fortune dans l'EN mais alors on s'arrange pour que ça donne des résultats moins pitoyables (en comparaison avec les autres pays d'Europe) soit on fait aussi mal pou moins cher ... tant qu'à avoir des résultats lamentables autant que ça ne pèse pas sur le budget de l'état !
En tout cas faut faire ...

Je reste cependant plein d’interrogations dont je vous ai fait part dans le précédent.

« Les chiffres: d'après mes sources (revue du SNETAA): 40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quittent le LP sans diplôme, sans même l'avoir passé. Juste parce que: démotivés, noyés, sans le niveau requis. »
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Parlez-vous des bac pro en 3 ans ou des bac pro en 2 après le BEP ?
Qu’en est-il dans votre établissement (j’ai rien contre le SNETAA mais j’aime mieux les faits directs) ?
Mon expérience en bac pro mécanique auto (2+2 ans) il y a 5 ou 6 ans était beaucoup plus positive avec une bonne insertion prof. et une suite d’étude pour une partie (genre certification ou mention complémentaire). J’ai quitté le LP par la suite après être enfin sorti du statut (?) de TZR.

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Au fait, je ne vous l'avais pas dit. Nouvelle coqueluche de mon établissement : la télévision dans le foyer des élèves. Les surveillants (pardon : les AED) en sont enchantés. Ben voyons : coller les gosses devant la télé entre midi et 2, ça fait du boulot en moins. Ils ont tout de même argué qu'ils "laisseraient les élèves regarder uniquement des programmes pédagogiques, comme ceux de la cinquième". Tu parles. Ce midi, les mômes étaient scotchés devant M6 et W9. Et le proviseur est d'accord. Et comme deux précautions valent mieux qu'une, il s'agit non pas d'une mais de deux télévisions, la première en surplomb derrière le bar et l'autre dans une salle attenante. On doit en parler au CA jeudi soir (merveilleuse perspective...) Mais serai-je entendu ? Même certains collègues ne sont pas contre : "ils la regardent chez eux de toute façon - qu'est-ce que ça change ?" Et moi de passer pour un réac. Mais c'est parfois nécessaire (et ça fait du bien !).

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 novembre 2007

« Les chiffres: d'après mes sources (revue du SNETAA): 40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quittent le LP sans diplôme, sans même l'avoir passé. Juste parce que: démotivés, noyés, sans le niveau requis. »
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Parlez-vous des bac pro en 3 ans ou des bac pro en 2 après le BEP ?
Qu’en est-il dans votre établissement (j’ai rien contre le SNETAA mais j’aime mieux les faits directs) ?

Zorglub

Bac pro en 3 ans. Mais les chiffres sont officiels.

L'an prochain ça commence les Bac en 3 ans en Commerce (et déjà des profs sont certains d'être envoyés ailleurs...).

Je ne crois absolument pas que le Bac Pro en 3 ans attirera plus de bons élèves.
Les bons élèves qui rentrent en LP suivent des filières d'excellence: joaillerie, métiers de la photo et des multimédias, par exemple.
Vous savez bien les difficultés qu'ont les entreprises, grandes ou petites, à trouver dans le bâtiment, la plomberie, etc., ou comment les chômeurs refusent les emplois qui les "dévaluent" à leurs yeux.
Les métiers qui sont sous des a priori "sociaux" n'attireront pas plus avec le bac pro en 3 ans.

Je n'ai pas envie de parler des résultats du bac en 2 ans ou du CAP, ou du BEP, - dans les matières générales, je considère, pour avoir été correcteur (à l'écrit et à l'oral) qu'on ne peut faire autrement que donner des notes qui ne soient pas trop mauvaises aux copies vraiment moyennes moins... Les très mauvaises notes sont destinées aux copies réellement catastrophiques, à la limite de l'incapacité mentale.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

L'an prochain ça commence les Bac en 3 ans en Commerce (et déjà des profs sont certains d'être envoyés ailleurs...) DANS MON LP.

Je viens d'avoir encore confirmation auprès d'un collègue d'un autre bahut que ça discute grave dans les salles des profs.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Vous savez bien les difficultés qu'ont les entreprises, grandes ou petites, à trouver DES OUVRIERS dans le bâtiment, la plomberie, etc., ou comment les chômeurs refusent les emplois qui les "dévaluent" à leurs yeux.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Bon, en même temps je cite un extrait de :
http://www.snetaa.org/pedago/docpedago/experimentation_bacpro_3ans.pdf

Les stats y sont moins catastrophiques que celles que vous annoncez.

La conclusion en est :
"Le bilan est contrasté, mais l’intérêt du cursus en trois ans demeure sous
certaines conditions :
- des conditions de recrutement et d’accueil des élèves
- des conditions d’ouverture et de régulation des formations
- des conditions d’encadrement des équipes
- des conditions de suivi et d’évaluation"

C'est bien un peu ce que je disais ... si c'est pas fait de la manière la plus stupide possible, ça peut marcher !

"Je ne crois absolument pas que le Bac Pro en 3 ans attirera plus de bons élèves."
Je suis plus optimiste ... Cet après midi, réunion orientation avec les term STI (je vous épargne le sketche de la copsy disant qu'il était permis de rentrer en medecine ou en deug science avec le bac STI). Deux élèves m'ont demandé quelle formation suivre pour se réorienter vers les métiers de l'artisanat bâtiment (plomberie-chauffage pour l'un, élec pour l'autre). Ces gosses auraient peut-être suivi un bac pro il y a 3 ans si l'image du LP était meilleure ?

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

"Vous savez bien les difficultés qu'ont les entreprises, grandes ou petites, à trouver des ouvriers dans le bâtiment, la plomberie, etc., ou comment les chômeurs refusent les emplois qui les "dévaluent" à leurs yeux."

Je le sais Pendariès et je m'en désole !
Ces métiers restent physiquement éprouvants mais très largement moins que dans un récent passé et les salaires y sont bien plus élevé que ce qu'en dit la légende.
En tout cas sensiblement meilleurs que dans le tertiaire bas de gamme !

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Chapeau bas à Magister et à

" tous ceux qui s'investissent honnêtement dans la réflexion et plus encore ceux qui, chaque matin, vont au charbon...Ce sont des fous ou des héros, voire les deux à la fois. Quant à tous les fossoyeurs de l'école, ceux qui par leur délire pédagogiste (j'allais dire leurs prétentions scientifiques et leur orgueil intellectuel), bref, tous ces faiseurs de vent qui nous ont précipités dans la mélasse actuelle, ils ne méritent que le mépris. Non qu'ils soient les seuls responsables, mais ils auront quand même composé la colonne infernale du crépuscule de l'école"

Ecrit par : Magister | 27 novembre 2007


Chaque époque a ses naufrageurs, ses charognards, dont le dénominateur commun est la souple promptitude avec laquelle ils retournent leur veste.

Ecrit par : Cadichon | 27 novembre 2007

MEN sana in corpore sano !

C'est beau comme devise mais quel horizon lointain !

Ecrit par : iPidiblue fait sa commission rue de Grenelle | 28 novembre 2007

Les stats y sont moins catastrophiques que celles que vous annoncez.

Zorglub

Vous avez raison (après vérification; - et je me demande d'où j'ai bien pu sortir ce chiffre de 40% ??!!! Je crois que cela doit marquer ma réelle inquiétude):

"Le bilan statistique 2006 du ministère (bureau de la formation professionnelle initiale, de l'apprentissage et de l'insertion - MENESR-DGESCO A2-3) a fait état d'une érosion important des effectifs sur le cycle de BAc Pro 3 ans de l'ordre de 22%, dont plus de 15% au cours de la première année."

L'AP, SNETAA-EIL, n°489, Octobre 2007, p.7.


Il y a de bons élèves de collège qui, parce que faineants avoués, ou parce qu'ils veulent ne faire que 2 ans de BEP d'étude pour rentrer vite dans la vie active, sont venus en LP (il faut voir le niveau demandé, les études et devoirs généralement proposés pour vite s'en rendre compte).

On n'a qu'à appeler le futur bac pro en 3 ans: bac technique. Changeons le nom, changeons la vie! Et en parlant de bac technique: en 3 ans, les élèves n'ont aucun stage, paraît-il (est-ce exact? si oui - alors QUID du professionnel? Mettre le bac pro au niveau des autres bacs, c'est à la fois des études plus ou moins solides en matières générale et devoir se professionaliser. Ouais... On fait comment avec le temps qui nous est imparti? Les stages sont INDISPENSABLES pour la formation.)...

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

matières généraleS

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

On n'a qu'à appeler le futur bac pro en 3 ans: bac technique.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Risque de confusion, chez les élèves et leurs parents, avec les bacs technologiques, non ?

Ecrit par : FGuichard | 28 novembre 2007

On n'a qu'à appeler le futur bac pro en 3 ans: bac technique.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Risque de confusion, chez les élèves et leurs parents, avec les bacs technologiques, non ?

Ecrit par : FGuichard | 28 novembre 2007

Bien sûr, je ne faisais qu'une boutade. Pour montrer que le Lycée Professionnel (avec Bac pro en 2 ou 3 ans) gardera sa réputation, et recevra les élèves que lui enverront les collègues du collège!
Et ayant, en tant que TZR, remplacé dans des collèges et contribué à des Conseils de classe de 3ième, j'enrage (le LP reste une façon de virer les élèves chiants du Lycée général; ça aussi, c'est à revoir!).

Il faudrait qu'assiste un enseignant de LP (matières générale ou professionnelle) aux conseils de classe finaux des 3ième, je pense.

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Au train où vont les choses, mes arrières-arrières petits enfants ont quelques chances d'échapper à la Réforme Viala au lycée.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Sans vouloir paraître exagérément pessimiste, j'ai bien peur que vos arrières-arrières petits enfants ne soient virtuels, ou bien ne finissent vitrifiés ou caramélisés.
Déjà que je ne suis pas sûr de ne pas avoir fait une connerie en faisant des enfants ...

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Les barbares ("qui montraient leurs crocs aux barrières du périphérique") brûlent en priorité les bibliothèques.

Tout un symbole, n'est-ce pas (isn't it, dirait Cadichon) ?

Coup de blues ...

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Les barbares ("qui montraient leurs crocs aux barrières du périphérique") brûlent en priorité les bibliothèques.

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Et ça vous étonne ? Pas moi -- ça me consterne, en revanche. Une remarque cependant : des gouvernants qui, toutes tendances confondues, n'ont réussi à donner aux enfants que la haine de la culture (parce que les fils de "bourgeois" la détestent et la méprisent aussi, la culture, seulement eux se contentent de ne jamais ouvrir un livre) devraient se couvrir la tête de cendres, raser soigneusement les murs, et ne sortir que la nuit ...et encore avec des lunettes noires.
"Nos enfants gâchés"...

Ecrit par : FGuichard | 28 novembre 2007

Et ayant, en tant que TZR, remplacé dans des collèges et contribué à des Conseils de classe de 3ième, j'enrage (le LP reste une façon de virer les élèves chiants du Lycée général; ça aussi, c'est à revoir!).

Tout à fait d'accord, mais même sur ce blog très peu de gens sont pour une orientation après la 5ème et même pour le maintien de 4ème CPPN (classes préprofessionnnelles de niveau en collège).

En attendant, les élèves qui allaient auparavant en 4ème CPPN ou qui devraient aller en SEGPA (pas possible sans l'accord des parents) restent jusqu'en 3ème avec les conséquences que tout le monde connaît.

En fin de 5ème, vers 14 ans, les choses étaient encore rattrapables. Deux ans après, c'est trop tard.

Que voulez-vous que fassent les professeurs de collège, faire passer tout le monde en seconde générale ?

Mais je pense comme vous que cette "orientation négative" est néfaste.

Concrètement, c'est cela le "collège unique".

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Déjà que je ne suis pas sûr de ne pas avoir fait une connerie en faisant des enfants ...

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Pareil.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Concrètement, c'est cela le "collège unique".

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

La suppression des "détails" : "le diable se cache dans les détails." (Goethe)

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Tout à fait d'accord, mais même sur ce blog très peu de gens sont pour une orientation après la 5ème et même pour le maintien de 4ème CPPN (classes préprofessionnnelles de niveau en collège).

Même les 4ème et 3ème technos étaient de trop pour les idéologues de la rue de Grenelle.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Les barbares ("qui montraient leurs crocs aux barrières du périphérique") brûlent en priorité les bibliothèques.

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Hier soir, à la télévision, quelqu'un a demandé si ces jeunes dont certains sont âgés d'à peine 12 ans, allaient à l'école ou au collège le lendemain matin et comment ils allaient s'y comporter.

Silence de mort.

Je pense qu'il faut regarder les choses en face et les journalistes étrangers ne s'y trompent pas, ce à quoi nous assistons (les écoles et les médiathèques brulées, les tirs contre les policiers) ça porte un nom : la guerre civile.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Le Bac pro en 3 ans, ça marche pour certains, d'accord. Mais les élèves que j'ai actuellement sont incapables de suivre ce type de cursus. Que vont-ils devenir?
Aucune entreprise ne voudra d'eux pour un contrat d'apprentissage.
Sinon, du point de vue de la prof lassée par ses sauvageons: après tout, si je peux récupérer des élèves un peu meilleurs et plus motivés grâce à cette réforme: OK.
Mais que faire de tous ces "gentils neuneu" qui peuplent mes cours? des qui-ne-tiennent-pas-en-place? que va valoir le bac pro si mon public reste le même?

Ce n'est pas à la fin de la 3e qu'il faut s'inquiéter de l'illettrisme des élèves!

Ecrit par : ProfAnonyme | 28 novembre 2007

Deux élèves m'ont demandé quelle formation suivre pour se réorienter vers les métiers de l'artisanat bâtiment (plomberie-chauffage pour l'un, élec pour l'autre). Ces gosses auraient peut-être suivi un bac pro il y a 3 ans si l'image du LP était meilleure ?

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Même constat dans ma classe de VAM ce matin: ils se rendent compte qu'ils auraient mieux fait de faire plombier ou électricien plutôt que de se précipiter dans une formation estampillée "secteur tertiaire" (donc "mieux" que "industriel")

Ecrit par : ProfAnonyme | 28 novembre 2007

Ce n'est pas à la fin de la 3e qu'il faut s'inquiéter de l'illettrisme des élèves!

Ecrit par : ProfAnonyme | 28 novembre 2007

Jusque dans les années 80, on essayait de rattraper ces élèves-là en collège.

En général, c'était un professeur avec une vocation d'instituteur qui s'en occupait.

Maintenant c'est impossible avec la suppression des classes de transition et la dégradation de l'enseignement primaire, ce sont pas une quinzaine d'élèves qui sont concernés.

30% à 40% d'élèves qui arrivent en 6ème sans savoir lire, ni écrire correctement et qui, grâce à la Loi d'orientation de 89, vont automatiquement jusqu'en 3ème. Est-ce que les gens se rendent compte de ce que ça veut dire sur le terrain ?

Il faut le vivre pour le savoir.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Brûler les écoles et les bibliothèques, et trouver des adultes, souvent des profs quadra-quinqua geignards et se tordant les mains devant "leurs sauvageons vilains garnements" pour tenter piteusement, honteusement, lamerdauculmachemisecolle, de justifier ces crimes par le fait que NOUS serions responsables, NOUS les Occidentaux, et les Juifs, c'te bonne blague, pourquoi ne pas les mettre en cause, tant qu'on y est, par notre attitude néocolonialiste de ces dérives.
Ces jeunes sont des SS. Point barre. De véritables SS pur mouton. Manipulés par les sbires des RG, l'UMP, les islamistes, les médias, pas très futés, on les enfonce encore un peu plus dans leur sauvagerie en faisant des papiers socio-philoosphico-urbanistiques farineux et surréalistes dans "LE MONDE" le journal des bobos, qui se foutent royalement de Villiers-le Bel ou de la Queue en Brie!!!!!. Des papiers indignes qui sont pleins de fausse componction, de faux apitoiement tiers-mondiste, de fausses analyses sociopitres.
Moi, je retiens une image. Hier au journal de FR3, le 19-20, celle d'une maman magrhébine de Villiers-le -Bel pleurant à chaudes larmes devant les ruines de la bibliothèque et disant "les salauds!! les salauds!!! c'était à nous. A nous."

M'enfin , chère meudème, huhuhuhuhu, vous n'y pensez pas, ces gentils petits jeunes sont les victimes de l'infâme néocolonialisme culturel, celui qui se bat contre l'excision, les mariages forcés et qui tente depuis 20 ans de faire en sorte que CapVerdiens, Maliens, Senégalais, Cinghalais, Tamouls, Marocains etc soient français comme un Goldschmidt, un Lukaszewski, un Sarkozy ou un Tchamithchian.
Ces gosses perdus à jamais, Aliens en gestation, futurs SS au service de qui vous voulez, prêts à flinguer une classe de CP pour 5000 euros en liquide, c'est notre création. la création de notre lâcheté, de notre ignoble hypocrisie prétendûment émancipatrice. Ce que nous avons oublié, nous les pleureurs de gauche, c'est qu'on peut être Malien et être une ordure. Un fasciste.
Si on devait trouver une explication à cette abdication , elle serait toute simple : la bite. Les fantasmes de profs mâles et femelles devant les supposées performances bitologiques des Africains. Comme le disait cette vieille salope de Léautaud,ce vieux fasciste, "C'est le cul qui mène le monde!!!!".
Les brasiers de bibliothèques et d'écoles sont les autodafés expiatoires de nos renoncements. C'est fini. Nous sommes morts. Merci encore à Meirieu et à ses slips sales de collabos (c'est bien le terme approprié). Merci aussi à tous les collègues qui se sont débaluchonnés devant les sauvages. Merci aux administrations, aux principaux, en particulier de leur couardise et de ces perpétuels "on te donne une dernire chance". Eux, les SS de banlieues, de la Défense, de la Gare du Nord, n'en donnent jamais de deuxième chance.
Merci au PS de son silence radio actuel après avoir tout dévasté. Et surtout , un grand merci à l'Obersturmbannführer Hortefeux pour avoir attisé la haine.

Nous sommes tous des nains hideux, incapables de tourner le cabestan de la démocratie.
France 2007= Weimar 1930???? Je sais, on me dira, "m'enfin Godemiche, vous êtes parano!!! Et puis, normal qu'ils brûlent les bibliothèques et les écoles. C'est pour eux le symbole de l'oppression etc etc...."

Ben voyons!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

Il n'est que trop peu question sur ce blog de la commission qui travaille aujourd'hui à détruire un peu plus le métier d'enseignant ; les vidéos des auditions sont disponibles sur le site du ministère et les partis pris y sont déjà manifestes, ceux d'apparatchiks à l'oeuvre depuis des décennies : attention à la "pochardisation" des enseignants !

Ecrit par : Laurent | 28 novembre 2007

"Entre nous, ceux qui ont voté Sarkozy, comme moi, au deuxième tour en croyant que ça allait changer à l'école et éventuellement ailleurs, vous ne vous sentez pas un peu...comment dire ?"

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Ce n'est pas faute de l'avoir martelé ici! On attend d'ailleurs, (enfin, j'attends, en tous cas) avec impatience les commentaires Cadichonesques à ce sujet, Cadichon qui va sûrement une fois de plus accuser Bernard Maris et les trente-cinq heures! Mais non, c'est certainement le fait qu'il faille laisser à not'bon président assez de temps pour aller au bout de sa logique-libérale-qui-met-du-baume-à-son-coeur!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2007

JPB a écrit il a quelque temps sur ce blog, Laurent, que l'on avait créé des commissions pour occuper les imbéciles ( je résume) et détourner leur attention du lieu où se passait l'action réelle. Jusqu'à preuve du contraire, JPB n'a pas exprimé un avis contraire et ne s'est pas alarmé des gesticulations de la commission Pochard. C'est peut-être pour cela que le sujet n'est que rarement abordé ici.
Quelle importance devons-nous accorder au fait que le Snalc ait claqué la porte de la commission? Voilà, me semble-t-il, la question.

Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Déjà que je ne suis pas sûr de ne pas avoir fait une connerie en faisant des enfants ...

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Pareil.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Vos enfants ne sont pas vous! C'est à eux d'en juger, en tant qu'individus à part entière et non en tant que votre perpétuation. Le vin étant tiré, il faut le boire mais ne les forcez pas à boire votre vin.

Ecrit par : dobolino | 28 novembre 2007

Montaigneàcheval, - tout le reste n'est que silence (?).

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

...des gouvernants qui, toutes tendances confondues, n'ont réussi à donner aux enfants que la haine de la culture (...) devraient se couvrir la tête de cendres...

FGuichard un jour de novembre 2007

Relève-t-il vraiment de la responsabilité des gouvernants de donner aux enfants de la patrie l'amour de la culture?
Ne revient-il pas plutôt et en premier lieu aux géniteurs d'enfants de les éduquer, et de leur inculquer sinon l'amour, du moins les moyens et les conditions d'élaboration de l'autre symbolique (cultivé, séparé , éduqué, civilisé)? Si c'était le cas, les ouvriers spécialisés dans la fabrique de l'homme pour inculquer les savoirs disciplinaires rencontreraient assurément moins de difficultés qu'ils n'en éprouvent aujourd'hui.
Transférer la responsabilité de la débâcle scolaire sur les quelques gouvernants s'avère être par conséquent une erreur politique. D'autant plus qu'en démocratie les gouvernants ne tombent pas du ciel, tout couronnés, mais sont élus par le peuple, pour le peuple.

Ecrit par : marigot l'intru | 28 novembre 2007

Robin,

Vous avez très bien que Sarkozy ne peut résoudre le gravissime problème de d'école en quelques mois.
Le terrain est miné et le déminage doit se faire avec stratégie et prudence. La rue de Grenelle, c'est pire que le KGB.

Il faudrait tout de même avoir l'honneteté d'avouer que l'école est devenue aujourd'hui l'oeuvre de votre faiblesse.
Je ne parle pas de certains ici qui sont complétement désabusés ou qui résistent encore un peu, mais les autres, les aveugles, les soumis. Vous connaissez tous le principe de la soumission consentie par ignorance. C'est un véritable fléau.
Ce principe a été appliqué sur les enfants et sur les parents.
Avec l'aval de beaucoup d'entre vous qui sont devenus les relais de Merrieu and Co.

Ecrit par : Carole | 28 novembre 2007

Pour ma part, les premières vapeurs de guerre civile, je les ai senties quand j'étais en remplacement, il y a 5 ans, à Pierrelatte, où une majorité d'élèves maghrébins disaient: "La France, c'est un sac de sport rempli d'argent. Il faut le vider le plus rapidement possible", "Vous les Blancs, vous vous nous christianiser", etc.
Et les quelques fachos blancs demandaient à en découdre...

Bref...

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

C'est pas vrai...pincez-moi!!! LA COMMISSION POCHARD!!!!!! Hips!!!! La grosse commission??? Pochard!!!!! L'alcool, nnnnnonn, mais l'eau geru...furi...gerineuse....ferrugineuse. voui...

Monsieur le Rectal, je vous présente le Président Pochard, de la Commission du même nom (comme disait une statue de ma connaissance).

le Rectal, (se retenant d'exploser de rire) pffffffff...bjr Mr
Pochetron. wwwwouuuuuuuahhhhhhhhhhhh!!!!!

marigot, certes, beaucoup de "géniteurs", là on sent l'UMP adéhainiste, sont entièrement responsables de la sauvagerie de leurs enfants. Mais ce n'est pas nouveau. Croyez-vous qu'à l'aube de la laîcité en 1881, les parents brezouneghs, auvergnuches, ou parigots étaient des modèles montessoriens ou doltoïstes..quelle blague!!!! C'est pourquoi, je suis ,contrairment à cette flatulence ultrasarkoziste que vous nous serrvez, comme quoi l'état ne peut pas tout, CONVAINCU DU CONTRAIRE. C'est par une volonté d'état que les choses peuvent avancer.Et nous payons aujourd'ui 25 ans de recul de l'Etat, justement.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

D'autant plus qu'en démocratie les gouvernants ne tombent pas du ciel, tout couronnés, mais sont élus par le peuple, pour le peuple.

Ecrit par : marigot l'intru | 28 novembre 2007
D'autant plus ou parce que? Etre élu puis réélu contraint à manipuler les électeurs, à susciter les bons réflexes pavloviens. Plus on est en haut de la pyramide, plus c'est crade. D'où les malheureusement assez justes propos de MàC.
Je vais finir monarchiste légitimiste puisqu'un monarque de droit divin peut œuvrer pour le bien de tous en n'ayant de comptes à rendre qu'à Dieu qui, tout bien réfléchi, n'a pas dit que des conneries. Rien ne l'empêche d'être un despote éclairé qui tient soigneusement en bride son Voltaire ou son Diderot.

Ecrit par : dobolino | 28 novembre 2007

j'aime le "malheureusement"!!!!! Il n'est pas de bonheur sil 'on n'est pas détesté. Merci Dobolino.

Robin,

Vous avez très bien que Sarkozy ne peut résoudre le gravissime problème de d'école en quelques mois.
CAROLE.

Alors celle-là, c'est la meilleure. Imaginons-noussur un blog d'avocats. Carole, à propos de la scélérate réforme de la Dati, nous eût écrit

Robin,


Vous avez très bien que Sarkozy ne peut résoudre le gravissime problème de la justice en quelques mois.

Fabuleux de naïveté. Mais, enfin, ça ne vous suffit déjà pas??? Vous voulez encore attendre?? Vous êtes comme les anciens du PCF, qui vous mettaient la main sur l'épaule en disant "Vois-tu, camarade, ces lendamains qui chantent!!!!!"

Attendre quoi?? que les ecoles soient regroupées selon le même principe qu'appllque servilement la Dati obéissant à l'infâme Lagarde?? N'ayez crainte, ça va venir.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

Quelle importance devons-nous accorder au fait que le Snalc ait claqué la porte de la commission? Voilà, me semble-t-il, la question.

Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Les gens du SNALC sont des gens généralement bien élevés et peu enclins à la contestation gratuite.

En échange, ils ne sont pas nés de la dernière pluie.

S'ils ont claqué la porte de la commission, c'est qu'ils ont compris que la commission était d'ores et déjà acquise au pédagogisme, que la "synthèse" était déjà faite (on connaît la chanson, depuis le temps) et qu'ils faisaient de la figuration.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Réflexion pour les collègues de collège et des lycées général et technique qui ne se sentiraient pas concernés par ce qui va se passer dans les LP avec le Bac en 3 ans.

Je ne cesse de le répéter. Ce qui se passe en LP est tjs un avant-goût de ce qui attend tout le monde.

Le Bac pro en 3 ans signifie à court (moyen?) terme l'instauration d'un bac et d'un lycée uniques. Ce qui veut dire que les certifiés CAPES (voire les agrégés) pourront professer dans les classes professionnelles.
Et envoyer des bivalents PLP au collège, c'est démontrer que cela peut se passer normalement, - donc généralisation à toutes et tous la bivalence.

Pas folles les guêpes ministérielles.

Alors celles et ceux qui déjà veulent quitter le collège, peut-être que les collègues du PLP vous souhaiterons la bienvenue.
Dans mon LP plusieurs TZR Capes (langues, Lettres ) enseignent déjà... - et l'enseignante CAPES Lettres Modernes DOIT donner des cours d'Histoire et de Géographie!

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Vous avez très bien que Sarkozy ne peut résoudre le gravissime problème de d'école en quelques mois.

J'ai compris qu'il ne le résoudrait pas, ni en quelques mois, ni en quelques années.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

donc généralisation à toutes et tous DE la bivalence

les collègues du PLP vous souhaiteronT la bienvenue

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

'ai compris qu'il ne le résoudrait pas, ni en quelques mois, ni en quelques années.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Il faudrait :

1°) qu'il ait conscience de ces problèmes
2°) qu'il ait la volonté de les résoudre





I

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

donc généralisation à toutes et tous DE la bivalence

les collègues du PLP vous souhaiteronT la bienvenue

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

J'espère que vous nous excuserez si on vous dérange. A part la "valence" en plus, on se fera tout petits !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

donc généralisation à toutes et tous DE la bivalence

les collègues du PLP vous souhaiteronT la bienvenue

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Avec des plumes et du goudron, comme dans Lucky Luck ?

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Couche n°4 :

Que de la commission Pochard, il ne sorte pas grand chose, c'est probable. J'espère encore me tromper.

En attendant, allez voir les auditions (si j'ose dire). Il y a du grain à moudre !

Notamment, voyez celles, très instructives, de Ferry, d'Allègre et de Thélot.

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2007

Quelqu'un aurait-il l'obligeance de bien vouloir remettre le lien ? Merci.

Ecrit par : catmano | 28 novembre 2007

Vidéos des auditions de la Com Pochard :

http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.html

et

http://www.education.gouv.fr/cid5619/les-videos-des-auditions.html

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2007

donc généralisation à toutes et tous DE la bivalence

les collègues du PLP vous souhaiteronT la bienvenue

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Avec des plumes et du goudron, comme dans Lucky Luck ?

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Et les vieilles puritaines!
Mais vous verrez c'est plutôt sympa! Surtout dans les lycées préparant aux métiers de la restauration et de l'hôtellerie (chouettes repas, caves remplies de bon vins, etc.; et conseils de classe au champagne!).

Vous ne prendrez pas le fait d'enseigner en LP comme une punition quand même; sinon nous CAPLP le prendrions fort mal (quelle considération pour nous et nos élèves! hé hé).

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

"marigot, certes, beaucoup de "géniteurs", là on sent l'UMP adéhainiste, sont entièrement responsables de la sauvagerie de leurs enfants. Mais ce n'est pas nouveau. Croyez-vous qu'à l'aube de la laîcité en 1881, les parents brezouneghs, auvergnuches, ou parigots étaient des modèles montessoriens ou doltoïstes..quelle blague!!!! C'est pourquoi, je suis ,contrairment à cette flatulence ultrasarkoziste que vous nous serrvez, comme quoi l'état ne peut pas tout, CONVAINCU DU CONTRAIRE. C'est par une volonté d'état que les choses peuvent avancer.Et nous payons aujourd'ui 25 ans de recul de l'Etat, justement."

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

Montaigneàcheval, je n'ai vraiment pas l'impression que le message de Marigot ait des relents "droitiers!" Affirmer qu'il existe beaucoup de carences éducatives, (qui ne sont pas les mêmes, soit dit en passant, que celles vécues par les enfants d'il y a trente ans; elles sont même très souvent à l'inverse; "pédagogie noire", d'Alice Miller, laissant la place dans les familles à celle de "l'enfant roi") n'équivaut pas à dire que la faute en soit systématiquement à rejeter sur les parents eux-mêmes.
Et, en l'occurrence, le rôle des dirigeants ayant trahi leurs engagements, (ce qui est une chose quasiment récurrente en politique) est à stigmatiser. Et ce n'est pas Besancenot qui va nous en sortir!
Par contre, comment contredire Marigot quand il affirme que ces carences éducatives rendent le travail des enseignants difficile? C'est d'une telle évidence...

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2007

Témoignage personnel:

Mon fils après un bac S avec mention bien fit quelques mois en classe prépa scientifique ( pupille de l'air de Grenoble) . Mais erreur d'aiguillage ... il s'aperçut que la carrière aéronautique militaire n'était pas son truc.

Passionné par l'histoire , il quite l'école après 2 mois 1/2 et décide de faire fac d'histoire ???? Virage à 180°

RV avec le doyen de sa future université qui accepte au vu de ses réultats en lycée , en classe prépa de l'inscrire en 1ère année.

Le fiston habitué au rythme de prépa a vite rattrappé son retard passa en seconde année et prépara parallèlement le concours de Sciences po Aix
Résultat ! : licence en histoire et actuellement en 3 ème année d'IEP .

Il garda de sa fac d'histoire de mauvais souvenirs dûs au faible niveau de ses collègues . Une forte proportion de jeunes à bac Pro qui n'avait aucune culture historique , aucune notion du travail et l'effort. Des fouteurs de merde en amphi.
Ce bac pro , une véritable arnaque ! Le bon CAP que mon père artisan plombier faisait passer à ses apprentis n'a aucune comparaison !

bien amicalement

Ecrit par : Mengo | 28 novembre 2007

C'est pourquoi, je suis ,contrairment à cette flatulence ultrasarkoziste que vous nous serrvez, comme quoi l'état ne peut pas tout, CONVAINCU DU CONTRAIRE...

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

Moi aussi je suis un CON-VAINCU du contraire. L'Etat n'a pas à s'occuper de l'éducation de ses enfants, sauf bien entendu si ses enfants n'ont pas de parents géniteurs ou adoptifs.
Et c'est par ce que l'Etat tend (taculaire) tellement à se substituer partout et à tout moment à ses sujets, que son rôle d'arbitre ou de référent s'affaiblit.
On ne sait plus qui fait quoi et comment. On ne voit plus dans l'Etat que l'image qu'il a fini par projeter dans nos cervelles affaiblies, celle d'une monstrueuse administration gestionnaire dont on attend tout y compris qu'elle nous délivre de nos maux, et en particulier celui d'avoir été jeté dans le monde.
Il suffit de regarder comment les choses fonctionnent aujourd'hui dans l'Administration de l'EN. Au point de départ est la conviction partagée par tous que l'EN doit prendre en charge naturellement et gérer rigoureusement tous les problèmes liés à l'existence matérielle et morale des jeunes générations: bédeuzi, petit déjeûner, sécurité routière, éducation sexuelle, prévention SIDA, éducation citoyenne, apprentissage de la langue maternelle, éducation tout court, actions caritatives, éducation à l'orientation (vu que plus personne ne s'y retrouve dans le labyrinthe) etc.
Qu'on m'explique, dès lors, comment les enseignants- instructeurs, dans ce magma de bonnes intentions confondantes, peuvent exiger de leurs élèves qu'ils rompent et se séparent de toutes ces attaches imaginaires et réelles à la mère-patrie qui nous aime et nous choie, pour se sacrifier un peu et se consacrer à la tâche prioritaire de la fabrication du couteau symbolique des savoirs? C'est physiquement et psychiquement impossible.
L'Etat a fini par envahir toutes les sphères de la vie et nous propose désormais une gestion automatique, cybernétique, inventant ainsi un Monstre d'une nouvelle espèce qui aura la particularité de n'effrayer plus personne et pas même Montaigne sur son cheval. Bien au contraire, cet Etat se fait convivial, sympathique, attirant, généreux et le bon peuple séduit en redemandera toujours plus. Plus de gestion, plus d'attention, plus de signes de reconnaissance et plus d'étouffement. Voilà la véritable figure de l'Etat ultrasarkoziste.

Ecrit par : marigot le cuistre | 28 novembre 2007

Robin,

Vous savez, pendant 1 an j'ai enseigné l'Histoire et la Géographie (plus éducation civique) à des 4ièmes et des 3ièmes en remplacement. Alors que j'ai une formation littéraire. J'étais légèrement inquiet quand j'ai pris les classes en septembre.

L'ancien étudiant qui a passé le CAPLP avec "ses souvenirs de Lycée" (pour l'Histoire et la Géo) dont parle JPB, c'est moi. Et je peux vous assurer que la plupart de mes camarades Lettreux étaient dans la même situation que moi. A l'inverse les Historiens et les Géographes sont désarmés face au commentaire composé et à la dissertation littéraire.

Il m'était impossible d'apprendre tout un programme qui commence à 1850 pour finir à nos jours (j'étais en DEA, je commençais une recherche sérieuse avec communications, je préparais aussi d'autres concours), et celui de géographie, je ne vous raconte pas! Il n'y a pas de formation accélérée à l'Université.

J'ai pris 1 (!!!!) en dissertation de Géographie sur l'aménagement du territoire en France; et 18 en Français.
Un collègue littéraire 6, une autre angliciste 2 (en Anglais!!!). J'ai été heureusement admissible.

Je me suis rattrapé en préparant à fond les oraux pdt 3 semaines (merci les "Que sais-je?"!!! les bandes chronologiques, l'Encyclopedia Universalis, mes fiches du magazine "L'Etudiant" que j'avais conservées...).
J'ai eu un 16 en Histoire à l'oral (analyse, commentaoire et synthèse de documents sur les symboles de la République française de la IIIième à la Vième - j'ai déchiré!!! hé hé), un 6 en Didactique (j'ai fait frémir le jury en parlant de dictée pouvant servir à aider les élèves à acquérir une bonne orthographe).

Bref, je ne me vois pas avoir un poste au collège pour y enseigner l'histoire toute ma carrière! Et en plus les pré-ados et les jeunes ados, c'est pénible, à mon avis. Enfin, pour mon caractère. Puis: j'ai bien pris mes marques avec le LP.
Et les élèves sont généralement contents de m'avoir et de m'avoir eu.

Je ne connais pas un seul prof bivalent qui soit vraiment à l'aise (universitairement parlant) dans 2 matières en même temps.

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

j'aime le "malheureusement"!!!!! Il n'est pas de bonheur sil 'on n'est pas détesté. Merci Dobolino.



Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

De rien, mais ce n'était pas le sens que je voulais donner à ma phrase. Mais bon, allons-y, je vous exècre, je vous hais, je vous méprise puisque c'est de cette façon que vous aimez que je vous embrasse. J'aime faire plaisir et me rendre utile.
Donnez-moi votre adresse et je m'engage à vous envoyer régulièrement des lettres suantes de haine et de bas mépris. Ça m'entraînera. Je peux même vous les faire anonymes, si vous voulez, avec des petits cercueils et des croix gammées.

Ecrit par : dobolino | 28 novembre 2007

Il m'était impossible d'apprendre tout un programme qui VA DE 1850 pour finir à nos jours

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Que dire de ceci ??? Consternant ?
Certainement ; mais pourquoi ?

http://mclcm.free.fr/

Ecrit par : D | 28 novembre 2007

A MAC le ricaneur et l'agressif.

¡¡Rapidité n'est pas synonyme d'efficacité!!

Votre verbe assassin m'amuse parfois, mais quels sont ces donneurs de lecons, qui sont placés en première ligne concernant la prolifération de métastases cancéreuses et qui n'ont trouvé aucun antidote depuis plus de "25 ans".

Ecrit par : Carole | 28 novembre 2007

Je suis bien désolée de lire que la Commission a déjà fait son choix, en êtes-vous sûrs?
Quelqu'un a t'il comme moi apprécié l'intervention claire, honnête et intelligente de M.Obin?

Ecrit par : cafécalva | 28 novembre 2007

Et les vieilles puritaines!
Mais vous verrez c'est plutôt sympa! Surtout dans les lycées préparant aux métiers de la restauration et de l'hôtellerie (chouettes repas, caves remplies de bon vins, etc.; et conseils de classe au champagne!).
Vous ne prendrez pas le fait d'enseigner en LP comme une punition quand même; sinon nous CAPLP le prendrions fort mal (quelle considération pour nous et nos élèves! hé hé).

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Oui, je sais. J'ai enseigné une année en LP dans l'Ain avant de passer le CAPES (je me demande encore ce qui m'a pris) : CAP ETC avec cuisine et service de table, poulets de Bresse et vacherins au déssert (entre autres). J'avais pris 5 kilos.

Ambiance familiale, collègues sympas, que des femmes à part le prof de cuisine et moi (Lettres, Histoire).

C'était plutôt whisky "on the rocks" dans le bureau de la directrice.

C'était le bon temps !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Je suis bien désolée de lire que la Commission a déjà fait son choix, en êtes-vous sûrs?
Quelqu'un a t'il comme moi apprécié l'intervention claire, honnête et intelligente de M.Obin?

Ecrit par : cafécalva | 28 novembre 2007

Obin est quelqu'un de très bien, il est l'auteur d'un rapprt remarquable et il tire la sonnette d'alarme depuis des années.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Oui, je sais. J'ai enseigné une année en LP dans l'Ain avant de passer le CAPES (je me demande encore ce qui m'a pris) : CAP ETC avec cuisine et service de table, poulets de Bresse et vacherins au déssert (entre autres). J'avais pris 5 kilos.

Ambiance familiale, collègues sympas, que des femmes à part le prof de cuisine et moi (Lettres, Histoire).

C'était plutôt whisky "on the rocks" dans le bureau de la directrice.

C'était le bon temps !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

C'est des raisons pour lesquelles bon nombre de PLP ne veulent absolument pas passer le CAPES; il nous arrive d'être plus inquiétés par ce que peut être un collégien qu'un ado de 15 à 21 ans... :-)

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Un post d'ordre plus littéraire.
J'ai dévoré durant le nuit d'une traite "Les aventures de Pinocchio" de Collodi - chef d'oeuvre, roman d'éducation, et de jouissives analyses et métaphores sur l'instruction, les cancres, les mauvais garçons (oui, il n'y a aucune fille, hors la Fée aux cheveux d'azur...), ce que c'est que devenir un homme accompli, le choix entre continuer des études et chercher un travail - deux formes, parmi d'autres, d'accomplissement de l'individu, qui peuvent ne faire qu'une.

Mes amis d'extrême-gauche hurleront à l'aliénation. Mais vraiment, c'est un bijou ce roman en courts chapitres, de drôlerie, de sadisme aussi, un vrai conte! - et peu à voir avec Disney: Le "Grillon-Parlant" (Jimmy Criquet, dans le dessin animé, la voix de la conscience) est écrasé à coups de marteau très rapidement.

Génial!

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

CE SONT des raisons

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Que dire de ceci ??? Consternant ?
Certainement ; mais pourquoi ?

http://mclcm.free.fr/

Ecrit par : D | 28 novembre 2007

C'est ignoble ! J'ai failli vomir en voyant la page d'accueil.

Je prends un Nozevet ND, et j'y retourne (masochisme ?).

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

entre continuer des études et chercher un travail, ET SURTOUT GAGNER SA VIE (LA SOCIETE N'ACCEPTANT QUE LES VIEUX ET LES MALADES COMME INDIGENTS A QUI FAIRE L'AUMONE)

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Méditation sur l'effort et la paresse, la facilité et le dépassement... NOn vraiment, je suis sous le charme de ce livre vif, intelligent (bon moraliste, certes, mais c'est du XIXième italien chrétien aussi), sagace.

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Je suis allé sur le site du Mouvement contre la constante macabre.
On y retrouve tous les syndicats et associations déjà responsables du saccage de l'Education national. Le SNES n'a pas encore signé, mais cela ne sauait tarder... Beaucoup de syndicats et d'associations catholiques ( comme Meirieu).
Ce qui m'effraie dans cette affaire, ce n'est pas qu'ils aient la moindre chance d'obtenir satisfaction, même si le Ministère de l'Education les "soutient", car je vois mal celui-ci engager des milliers de poursuites administratives et judicaires contre les milliers de professeurs qui ne tiendront aucun compte de ces nouveaux oukases, c'est plutôt de constater le pouvoir fédérateur de la bêtise. Tous les charitalistes, tous les rêveurs creux, ceux qui naufragent les élèves avec les meilleures intentions du monde se refroupent sous la bannière asinaire d'Antibi. Car ce que dit et explique Antibi est tout bonnement stupide, ses solutions sont grotesques, le bruit qu'il fait autour de rien (car la notation des élèves est un faux problème) est proportionné à l'aigreur qu'il éprouvait de n'être qu'un petit professeur obscur de sciences de l'éducation de province. Appelez-vous Laurent Lafforgue, soyez la fine fleur de l'intelligence française, dites des choses claires et vraies, lancez-vous dans la défense de l'Ecole républicaine avec un total désintéressement, vous récolterez 11 000 malheureuses signatures et l'Education nationale ignorera vos propositions. Appelez-vous Antibi, ne dites que des bêtises (à l'instar de votre maître en la matière Meirieu), elle vous fera un pont d'or, vous serez un oracle respecté.
Sur le site indiqué ci-dessus, je trouve d'emblée cette contre-vérité proférée par Antibi: quand une classe est uniformément excellente, le professeur ne peut se permettre de mettre une bonne note à tous les élèves, car il craindrait de passer pour laxiste, donc il va mettre un tiers de mauvaises notes, un tiers de notes moyennes etc.. Voilà le niveau du raisonnement d'Antibi! Cela rappelle tout à fait Meirieu: des bêtises proférées avec assurance!

Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Oh non! Fred Chichin, guitariste des Rita Mitsouko, est mort ce matin!!!!!

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Ce qui m'effraie dans cette affaire, ce n'est pas qu'ils aient la moindre chance d'obtenir satisfaction, même si le Ministère de l'Education les "soutient",

J'aimerais partager votre optimisme sur ce point, Jean. Dans les Livrets de compétences du socle commun, il n'y a plus de notes. On coche des cases "acquis", "non acquis", "en voie d'acquisition" et j'ai bien peur que l'on n'aille vers la généralisation de ce genre d'évaluation.

Antibi et sa "constante macabre" sont bien dans l'air du temps : égalitarisme et refus des "épreuves", c'est-à-dire d'une confrontation objective avec des savoirs et avec les autres.

Je ne dis pas qu'il ne faut faire que ce genre d'évaluation, mais il faut aussi en faire (évaluations "sommatives" dans le jargon pédagogique).

la constante macabre n'a rien de macabre. Il est normal d'obtenir un éventail de notes en fonction de la différence entre les efforts et le niveau des élèves.

J'obtenais une constante macabre ou plus exactement une courbe de Gauss même en faisant des interrogations à livre ouvert en LP (4ème prépa). Il y avait simplement un peu plus de notes au-dessus de la moyenne, c'est tout. C'était d'ailleurs le but.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Tous les hommes sont mortels.
Or, Fred Chichin est un homme.
Donc...

Ecrit par : Magister | 28 novembre 2007

Voilà le niveau du raisonnement d'Antibi! Cela rappelle tout à fait Meirieu: des bêtises proférées avec assurance!

Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Meirieu et Antibi, c'est le point de vue des cancres (et pas les "gentils qui élèvent des hannetons, qui regardent par la fenêtre et qui ne font de mal à personne).

De ceux qui vous disent avec insolence : "Pourquoi vous m'avez pas mis la moyenne à ma rédaction? Madame untel, elle mettait la moyenne à tout le monde." ou "Madame untel, elle fait pas de dictées." ou "Vous n'avez pas le droit de faire faire des résumés, c'est trop dur."

Le point de vue de Meirieu et d'Antibi, c'est le point de vue des cancres.

Très à la mode ces temps-ci. Mais il y a de l'espoir. Il y en a qui finissent par avoir le Renaudot !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

"Quelqu'un a t'il comme moi apprécié l'intervention claire, honnête et intelligente de M.Obin?"

Ecrit par : cafécalva | 28 novembre 2007

"Obin est quelqu'un de très bien, il est l'auteur d'un rapprt remarquable et il tire la sonnette d'alarme depuis des années."

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007


Je ne serai pas aussi béat.

Bien sûr, l'homme présente bien avec son look de psychanaliste sage aux cheveux blancs et son ton posé.
Voici une transcription d'un passage (49 min16, durée 4 min) de son audition :

"Je ne pense pas sincèrement qu'un CPE dans un établissement avec quelques jeunes surveillants soit capable de maîtriser, de conduire l'éducation des élèves si les professeurs ne s'y investissent pas. Les professeurs doivent être clairement désignés par leur mission, par leur référentiel de compétences, par toute une série d'autres textes et d'initiatives dont les épreuves du concours comme les premiers éducateurs des élèves dans l'établissement des élèves, au moins jusqu'à la troisième. Je pense que c'est un choix vital pour notre société aujourd'hui.

Question : Vous avez évoqué vos travaux sur les jeunes enseignants. Qu'est ce que vous avez perçu comme aspirations spécifiques des jeunes recrues ?

Il y en a plusieurs. Je ne vais pas entrer trop dans les détails mais vous pourrez éventuellement vous référer à mon rapport où les choses sont très détaillées. La première surprise qui était la nôtre c'est de voir la coupure totale entre les préoccupations des jeunes enseignants et celles des "anciens" (le groupe interviewé de 15 – 20 ans d'ancienneté). D'un côté des gens désabusés, souvent amers, souvent critiques qui n'ont pas réussis à suivre l'évolution des élèves, qui sont dans la plainte. De l'autre côté des jeunes qui démarrent dans le métier, sont venus très motivés, pas du tout pour des questions de salaire mais sur une vraie vocation pou