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21 novembre 2007
Ecriture et invention
Ecriture et invention
Alors vint le « sujet d’invention ».
Sauver les Lettres (SLL pour les intimes) a pour cet exercice inventé par les « programmes Viala » une aversion totale : « Les épreuves écrite et orale doivent être définies de manière à permettre une bonne évaluation du travail de l’année. Ce n’est pas le cas des actuels sujets " d’invention ", qu’il est impossible de préparer sérieusement en classe et qui mobilisent généralement très peu de connaissances disciplinaires. » Et d’ajouter : « L’écriture d’invention, pratiquée à l’occasion dans l’année comme exercice de formation, pourrait être envisagée comme épreuve dans le cadre d’une option " Art littéraire " dotée d’un véritable horaire et de professeurs formés. » (1)
Un fait est sûr : le « sujet d’invention » du Bac est absurde dans la forme qu’il a fini par prendre (en gros, la rédaction d’un texte argumentatif, cette panacée qui a tué l’enseignement du fait littéraire, sous une forme plus ou moins familière — lettre, dialogue, etc. — rien qui mobilise la moindre connaissance littéraire), et impossible à corriger si on lui restituait ses intentions initiales.
Exemple ? J’ai souvenir d’avoir corrigé en 2003 un tel sujet : en s’appuyant sur la lecture d’une longue page de Pierre Loti extraite de « Fantôme d’Orient » (qui est plus ou moins la suite, vingt ans après, de « Aziyadé »), et dans le cadre du « sujet d’étude » « Biographique », les élèves devaient, s’ils choisissaient le « sujet d’invention », développer le synopsis suivant : « Loti est allé à Stamboul "remuer toute cette cendre..." (dans "Eh bien ! [...] cette cendre.") à la recherche d'Aziyadé, sans aucun résultat. Vous rédigerez l'extrait du journal de voyage qu'il a pu écrire sur le bateau du retour, en confrontant ses rêves à la réalité. »
Ce qui supposait, dans l’ordre, de connaître Loti (je doute que qui que ce soit ait traité un roman de Loti en Première) et de savoir en imiter le style quelque peu fin de siècle, de savoir ce qu’est l’esthétique d’un « log-book », et de maîtriser les allers-retours entre passé et présent — un jeu classique pour un mémorialiste, mais assez ardu à 17 ou 18 ans… Sans compter l’appel à la nostalgie, qui, comme chacun sait, n’est plus ce qu’elle était…
Bref, c’était d’une ambition démesurée — surtout si l’on tient compte du fait qu’un tel sujet s’adressait à des adolescents qui avaient déjà eu droit à un Primaire réaménagé (pas autant qu’aujourd’hui, mais le pédagogisme ne date pas d’hier), un Collège tout à fait « unique », et des cours de Seconde / Première qui en fait d’objets d’étude les initiaient déjà surtout à la communication — la vision au moins qu’en ont pas mal de profs de Lettres…
Ayons pourtant de l’ambition pour l’école. Ce sujet aberrant, faisons-le entrer dans le champ du possible, demandons-nous comment le traiter — demain. Quelle maîtrise du français est nécessaire ; quelle immersion dans la littérature, dès le Collège (et même avant) est indispensable ; quelle habitude de l’écrit suppose la maîtrise d’un tel sujet.
Voilà le programme. Plutôt que de le récuser a priori, cet « exercice d’invention » pourrait être le but ultime de l’enseignement des Lettres : apprendre à lire / apprendre à écrire ne sont que les deux facettes d’une même activité, qu’est l’accession au Texte.
Cela suppose un retour massif de la "rédaction", quasiment tombée en désuétude — sans qu'il soit forcément à chaque fois question de rédiger quatre pages serrées sur ses vacances de l'an dernier : écrire cinq lignes, quatre vers, trois répliques, partir des exercices de l'Oulipo et du S+7, jouer au "cadavre exquis" — autant de façons de faire entrer un enfant dans l'écrit. Et quelque révérence que j'aie pour la dissertation, je trouve parfois un peu décourageant de confronter des adolescents à un exercice critique ardu, à l'âge où peut-être ils commencent à croire qu'ils ont quelque chose à dire — à l'âge surtout où, presque au terme d'une formation enfin remise sur pieds, ils auraient les moyens de le dire — par l'imitation. "Rien de plus soi que de se nourrir d'autrui. Le lion est fait de mouton assimilé" (Valéry).
Alors, renversons le rapport actuel, qui prétend faire des élèves de petits critiques littéraires en herbe — et rééquilibrons le "faire" avec le "commenter". Finissons-en avec les pseudo-analyses pseudo-structuralistes (2), et revenons à la littérature comme objet de volupté — parce qu’il y a deux voluptés conjointes à savoir lire et à savoir écrire. Nombre de ceux qui passent sur ce blog et y laissent des traces plus ou moins répétées savent bien ce que je veux dire, parce qu’ils arrivent d’une époque où le Livre était la porte de l’imaginaire et du réel.
Le réel, vous êtes sûr ? Danièle Sallenave, dans un ouvrage déjà ancien mais indispensable, écrit : « Les livres seraient donc le chemin pour revenir au monde. Car il ne s’agit pas de changer la vie en lui adjoignant les honneurs ou l’argent, la réussite et le divertissement : ce ne sera toujours que la vie ordinaire avec des honneurs, la vie ordinaire des gens riches. Il s’agit de s’adjoindre les livres, non pour changer de vie, mais pour changer la vie. Tout le reste masque la douleur de la vie ordinaire : seuls les livres la métamorphosent. » Et de conclure : « Contre les esthètes, qui placent les livres au-dessus de la vie, et contre les ignorants ou les démagogues, pour qui la vie est maîtresse de toute expérience et de tout savoir, on soutiendra ceci : c’est dans la vie que les livres trouvent un monde ; c’est dans les livres que la vie prend figure (…) SI le monde ne se constitue pleinement comme monde habitable qu’à travers l’expérience des livres, être privé de livres, ce n’est donc pas seulement être privé d’instruction, de formation, de culture ou encore d’un loisir, d’un plaisir, d’une jouissance ; c’est mener une existence dénuée de son nerf intime, hors d’état de poser la question de son sens. » (3)
C’est cela, le but ultime de l’enseignement du Français à l’école. Pas autre chose. Pour y arriver, pour maîtriser la littérature, il faut savoir insérer un livre et un auteur dans une époque (la sienne et la nôtre), et il faut pour cela revenir à une étude chronologique un peu stricte ; savoir comprendre le sens (ce qui suppose une remise en cause du point de vue presque exclusivement techniciste qui sévit depuis dix ans) ; savoir goûter les délices offertes, ce qui ne peut arriver qu’à force de répétitions (le « par cœur » !) et d’essais réitérés (« cent fois sur le métier… »). Tout comme on n’apprend à lire qu’en apprenant à écrire, on ne devient bon lecteur que le stylo à la main — ou, au moins, la plume dans la tête, à chercher comment ça marche, à traquer les tics remarquables, à mâcher longuement telle phrase ou tel vers, à se les répéter jusqu’à absorber complètement leur pulpe.
Alors, bien sûr, un exercice d’invention n’est pas « notable ». Les écarts de barèmes, lorsqu'un même sujet d’invention est proposé, à titre d’essai, à une pluralité de correcteurs, sont significatifs (de même les écarts invraisemblables dans l’appréciation des scénarios écrits par les élèves des option cinéma). Mais c’est l’exercice qui seul peut mener vraiment vers l’explication de texte, ou vers la dissertation — ou la rédaction, sur un quelconque blog, de remarques un peu moins mal écrites que d’ordinaire.
Jean-Paul Brighelli
(1) Les programmes réécrits par SLL sont consultables sur http://www.sauv.net/projetproglycee.php. On pourra les comparer utilement avec les propositions de l’Association des Professeurs de Lettres, sur http://www.aplettres.org/futurs_programmes.htm.
(2) Je dis pseudo-structuralisme, parce qu’il ne me viendrait jamais à l’idée de mélanger les analyses de Barthes sur Racine ou celles de Todorov sur les Liaisons avec la stérilité du schéma actanciel appliqué à toutes les sauces et l’ennui des « fonctions du langage » collées sur n’importe quoi.
(3) Danièle Sallenave, le Don des morts, Gallimard, 1991.
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Commentaires
DÉGATS COLLATÉRAUX ET REGRETS SINCÈRES.
Cher Jean-Paul,
Cela tombe bien que tu ouvres ce nouveau fil et que je sois le premier à y intervenir. Comme cela mon post ne risque pas de passer inaperçu. Je me dois en effet de rectifier une sottise, et même une faute impardonnable que j'ai commise dans les échanges un peu rudes que j'ai eus ( An 1 suite et fin) au sujet des ambitions du réseau SLECC. Il se trouve que l'un de mes posts, j'ai mis en cause le lycée où j'enseigne : le lycée le Mans-Sud, de manière grossièrement inexacte. Et, à me relire, je frémis d'avance à l'idée que ce post puisse retenir l'attention, avant qu'ils aient lu ce rectificatif, de parents d'élèves, de collègues ou d'élèves, ou encore de membres de l'équipe de direction de ce lycée. L'exaspération - et j'étais exaspéré de voir que l'on pouvait accuser le GRIP de mener les enfants "à l'assassinat" - mène parfois à d'étranges dérapages dont on n'a pas après coup lieu d'être fier. Ce fut le cas dans ce post où, déballant des reproches longtemps retenus et eux justifiés, contre un autre des lycées où je suis passé, je les mis inexplicablement au compte de l'établissement où j'enseigne actuellement et qui ne les mérite pas, tant s'en faut. C'est d'autant plus fâcheux que le projet SLECC, dans ses expérimentations au niveau secondaire, a reçu de la part du chef détablissement du Lycée-le-Mans Sud un accueil très ouvert et que, d'une manière générale, c'est un lycée qui peut se prévaloir, nonobstant les difficultés ordinaires, d'une excellente ambiance, de la qualité du suivi des élèves et de la présence constante sur le terrain des personnels de direction et d'encadrement.
Il m'est arrivé comme à chacun de commettre des erreurs ; je ne me consolerai pas de savoir que celle-là puisse nuire - ne serait-ce que parce qu'elle a pu être commise - à des collègues que j'estime.
G.Morel
Ecrit par : guy morel | 21 novembre 2007
je vous propose un petit article intitulé : "l'école revue et corrigée par les médias".
http://www.acrimed.org/article2740.html
bonne lecture!
Ecrit par : henry | 21 novembre 2007
Une contradiction dans le message de JPB : le sujet d'invention doit être le but ultime de l'étude des lettres, mais aussi "l’exercice qui seul peut mener vraiment vers l’explication de texte, ou vers la dissertation".
Je penche pour la première solution : on ne peut faire faire un véritable sujet d'invention qu'à des élèves déjà capables de commenter un texte (c'est-à-dire d'en apprécier la richesse et l'originalité) et de réfléchir sur la littérature (c'est-à-dire de disserter avec méthode et précision).
Avant ce stade, il y a les rédactions : les sujets d'invention de seconde et première commençant presque toujours par "rédigez", je ne vois pas pourquoi on ne nomme pas ça rédaction. Faire une suite de texte, développer une ellipse, ou modifier un point de vue, j'ai toujours appelé ça une rédaction, je ne vois donc pas en quoi changer l'étiquette changerait le produit.
Donc : en collège et jusqu'en première, qu'on se contente de faire des rédactions, et progressivement des commentaires et des dissertations ; en terminale Littéraire, et éventuellement en Première, qu'on fasse des sujets d'invention "à la manière de", une fois que les élèves en sont potentiellement capables.
Ecrit par : Jeremy | 21 novembre 2007
Petit Henry ? Vous avez le triomphe modeste ...
Ecrit par : iPidiblue a lu Ugo Palheta in extenso | 21 novembre 2007
Pour les cruciverbistes, cette définition orientée, trouvée dans l'article cité par henry :
"Amoureux des belles-lettres et des « belles choses », ce grand philosophe spécialiste de l’indignation passéiste bouffonne de manière permanente sur des écrans et dans des médias qu’il fait mine, dans ses nombreux ouvrages, de mépriser."
Je vous aide : c'est en plein de lettres, avec des consonnes qui feraient le bonheur d'un joueur de Scrabble.
Ecrit par : Jeremy | 21 novembre 2007
Personnellement Henry, cet article je l'ai trouvé très long, je dirais même trop long !
En gros cela pourrait se résumer ainsi, la censure c'est quand on n'est pas d'accord avec moi, la liberté c'est quand je puis exercer seule la dictature sur l'opinion publique.
En fait cette histoire de niveau qui monte c'est comme pour les inondations, on se demande toujours quand cela va s'arrêter ?
Ecrit par : iPidiblue ou le niveau monte tout le temps | 21 novembre 2007
Après les mots croisés, Questions pour un champion (alors forcément, c'est plus dur) :
Top,
"cette journaliste – professeur de français démissionnaire de l’Education Nationale – est l’auteur d’un petit bréviaire conservateur intitulé « 15 mesures pour sauver l’école ». Elle déclarait justement au Point en mars 2007 : « Rétablir un examen d’entrée en sixième par exemple ne signifie pas remettre en cause le principe du collège pour tous. Je pars du principe que certains enfants ont besoin de plus de temps que les autres, et qu’il est honteux de les faire passer dans la classe suivante s’ils ne maîtrisent pas les compétences nécessaires."
Un indice chez vous : son prénom est Natacha (comme l'hôtesse dans la BD) et son nom est Polony.
Ecrit par : Jeremy | 21 novembre 2007
Je ne vois pas d’inconvénient à ce que la liberté soit laissée à chaque élève d’atteindre ce but ultime qu’est le sujet d’invention EN DEHORS de l’école.
Le soir, dans sa chambre d’ado, dans son journal intime, version papier ou numérique, privé ou public. Ou plus tard.
Parce qu’il y a quelque chose d’impudique, malsain, de psycho-déviant à ce qu’un prof, de son autorité de prof de surcroît, circonstance aggravante, s’immisce dans l’imaginaire en construction de ses élèves quand il a tant d’imaginaires talentueux et aboutis à leur faire connaître pour les nourrir.
Ecrit par : Georges | 21 novembre 2007
Vous savez les nouveaux parchemins ce sont les peaux humaines, voir "Prison Break" la série américaine avec le héros tatoué comme un lézard ...
On peut lire aussi la prose de Ludovic Maubreuil qui cite Jacques Sicard, cf http://cinematique.blogspirit.com/
Le palimpseste humain ou l'invention du bronzage ! Jacques Séguéla le bronzé perpétuel, notre oracle !
Ecrit par : iPidiblue, écriture vivante | 21 novembre 2007
Je suis assez de votre avis, Georges, l'écriture d'invention me paraît une chose qui relève du génie intime de chacun, donc très personnelle.
Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007
J'ai une question à poser aux lecteur de ce blog qui sont tous des lettrés, combien avez-vous lu de romans en 2007 et combien avez-vous de films de fiction pendant la même période ?
Je demande cela parce que j'ai remarqué que quand je vais dans des appartements parisiens - et souvent de professeurs - je constate de plus en plus souvent l'absence d'une bibliothèque !
Ecrit par : iPidiblue, l'invention romanesque | 21 novembre 2007
Mauvaise langue, iPidiblue !
Le professeur parisien n'a plus les moyens d'avoir une bibliothèque, ni ceux d'avoir un appartement assez vaste pour en contenir une, on vous l'a dit et répété hier pendant les manifs.
Il va à la bibliothèque de son quartier, ainsi il peut à la fois lire et être chauffé gratuitement.
Ecrit par : yann | 21 novembre 2007
Venez en province, iPi, les planchers y sont plus solides et les livres moins lourds. Le nombre de pièces est une variable non négligeable, couac !
Ecrit par : D'Enguell | 21 novembre 2007
Désolé pour la redite, l'ADSL y est moins puissant.
Ecrit par : D'Enguell | 21 novembre 2007
Yann et d'Enguell vous voyez le mal partout !
Je sais bien que les lecteurs de Jean Paul Brighelli lisent - romans ou autres choses je n'en sais rien - seulement sauf exception je pense que le romanesque nous parvient aujourd'hui par le canal du cinéma et de la télévision.
Il me semble que "Prison Break" a été un évènement national avec peut-être dix ou vingt millions de téléspectateurs ou plus et que la meilleure vente 2006 pour les livres c'est "Les Bienveillantes" 900 000 exemplaires je crois.
Et au total au mieux je dirais un lecteur lettré va lire un certain nombre X de romans par an et verra dix fois plus minimum de films ou peut-être cent fois plus qui sait ?
Vous ne voulez pas me répondre tant pis !
Moi je ne lis jamais de romans, mais je lis autre chose.
Ecrit par : iPidiblue déconfit qu'on le prenne pour le mauvais diable | 21 novembre 2007
Un bel exercice d'invention : faites la critique d'un livre que vous n'avez pas aimé à la manière d'Alain Finkielkraut.
GM
"Cabotin d’école
A propos du livre de Daniel Pennac
Quel beau titre que Chagrin d’école ! Humble et hospitalier, le mot de chagrin convient à tous les âges. Il dit, sans pathos, le cœur lourd des enfants et l’anxiété des grandes personnes, la tristesse des élèves et l’accablement des maîtres, l’adolescence empêtrée et la maturité soucieuse.
Malheureusement, il n’y a pas une once de chagrin chez Daniel Pennac. Rien que du bonheur. Rien que l’intarissable plaisir qu’un écrivain comblé prend à être lui-même. Cabotin d’école.
Le premier chapitre montre la mère centenaire de Pennac regardant un film à la gloire de son fils : “On voit l’auteur, chez lui, à Paris, entouré de ses livres, dans sa bibliothèque qui est aussi son bureau. La fenêtre ouvre sur une cour d’école.” On apprend que, pendant un quart de siècle, l’auteur qui se nomme lui-même l’auteur, exerça le métier de professeur et que, “s’il a choisi cet appartement donnant sur deux cours de récréation, c’est à la façon d’un cheminot qui prendrait sa retraite au-dessus d’une gare de triage”. Puis on voit l’auteur discutant avec ses traducteurs, en Espagne, en Italie, et on le voit marcher dans la brume du Vercors parlant métier, personnages, structure… Retour à Paris, enfin : “L’auteur derrière son ordinateur, derrière ses dictionnaires. Il en a la passion, dit-il. On apprend d’ailleurs, et c’est la conclusion du film, qu’il y est entré, dans le dictionnaire, le Robert, à la lettre P, sous le nom de Pennac, de son vrai nom Pennacchioni.” Et le mot de la fin revient à la maman qui se tourne vers son frère et lui demande : “Tu crois qu’il s’en sortira un jour ?” Il a tout réussi, il habite le firmament, il est immortel, mais sa mère est encore inquiète, car autrefois, il était un mauvais élève.
La culture, c’était la vie examinée. Mais voici que le questionnement de soi cède la place à la célébration de soi. Le narcissisme n’est plus tenu en respect, il se donne libre cours, il se déchaîne sans retenue. Là où il y avait la culture, c’est désormais l’obscénité qui règne.
Et tout le livre est de la même eau. L’auteur génial se penche affectueusement sur son passé. Il fait mine de déplorer sa nullité inaugurale, mais c’est pour signaler son élection. Il vaut toujours mieux avoir été un cancre qu’un bon élève. Le cancre est fantaisiste, original, tourmenté, vagabond, rêveur. Le bon élève est lisse, prévisible, besogneux, sur des rails et – horresco referens – scolaire. Le premier, poète, connaît la souffrance et la honte. Le second a docilement opté pour l’efficacité et la prose. Le cancre a des états d’âme, le bon élève des états de service. Gloire du mal-aimé ; platitude du fort en thème.
Daniel Pennac, il est vrai, exprime sa gratitude pour le professeur qui, en 3e, lui a sauvé la mise. Epaté par son aptitude à mentir, à fournir des excuses toujours plus inventives pour ses leçons non apprises ou ses devoirs non faits, cet enseignant hors du commun lui a commandé un roman. Un roman qu’il devait rédiger dans le trimestre, à raison d’un chapitre par semaine, pendant que ses condisciples faisaient, eux, des dissertations. Ainsi Pennac a-t-il été révélé par lui-même à lui-même. Sa gratitude est un département de son narcissisme. Il n’y a pas de place pour un authentique remerciement dans la pensée et dans la mémoire du cabotin d’école. Camus et Péguy savaient gré à leurs maîtres respectifs, M. Germain et M. Naudy, de les avoir dépaysés, élevés, sortis d’eux-mêmes : “Ce que fut pour moi cette entrée dans cette 6e à Pâques, l’étonnement, la nouveauté devant rosa, rosae, l’ouverture de tout un monde, tout autre, de tout un nouveau monde, voilà ce qu’il faudrait dire, mais voilà ce qui m’entraînerait dans des tendresses.” (L’Argent) Pennac, lui, est l’unique objet de son attendrissement – et de son admiration. Attendrissement pour le cancre qu’il fut, admiration pour son arrachement à la “cancrerie” (il est si content d’avoir forgé ce mot qu’il le répète à tout-va, dans l’espoir sans doute que le dictionnaire le retiendra et lui accordera ainsi une deuxième béatification), admiration, enfin, pour le professeur miraculeux qu’il sut être et pour l’écrivain à succès qu’il est devenu.
C’est fort de cette triple expérience qu’il intervient maintenant dans le débat sur l’école. Le kitsch sentimenteur donne alors toute sa mesure. Que nous explique en effet Pennac ? Que les problèmes actuels n’ont rien d’actuel. Son grand refrain est : “depuis toujours”. Depuis toujours, il y a des cancres ; depuis toujours, les pauvres parlent fort. Or précisément, il y a aujourd’hui des élèves distraits, inattentifs, démotivés, violents, mais il n’y a plus de cancres. Le cancre appartient au monde anéanti de l’école républicaine. La honte qui le définissait a disparu. Une autre honte a pris la relève, celle de se démarquer de ses copains, et d’être, en travaillant, un intello ou un bouffon. Quant au parler-banlieue, ce n’est plus de l’argot. Ces phrases répandues aussi automatiquement qu’une mitraillette crache ses balles, ce lexique sommaire, cette syntaxe effondrée, ces stéréotypes misogynes, cette vocifération monotone révèlent un monde rabougri et une véritable rage d’exclure. Sans me nommer mais avec insistance, Pennac me traite de bourgeois et de raciste parce que je dis cela. Mais d’où tient-il, lui le fils de polytechnicien, que je ne connais pas les pauvres ? Mon père était maroquinier et j’ai passé mon enfance dans un quartier populaire. Les choses sont beaucoup plus simples. Je pense, comme Orwell, que “moins grand est le choix des mots, moins grande est la tentation de réfléchir”. Abandonner la langue des cités à la démagogie misérabiliste, c’est abandonner ceux qui la parlent à leur destin calamiteux et grégaire.
Daniel Pennac a une méthode pour sortir du chagrin. Cette méthode tient en un mot. Un mot qu’il ose à peine écrire tellement il risque de choquer mais que, n’écoutant que sa vaillance, il écrit quand même. Ce gros mot, ce mot transgressif, c’est le mot : amour. Alain disait : “L’école fait contraste avec la famille, et ce contraste même réveille l’enfant de ce sommeil biologique et de cet instinct familial qui se referme sur lui-même. Ici égalité d’âges ; liens biologiques très faibles, et au surplus, effacés (…) Peut-être l’enfant est-il délivré de l’amour par cette cloche et par ce maître sans cœur (…) L’humain se montre en ce langage réglé, en ce ton chantant, en ces exercices, et même en ces fautes qui sont de cérémonie, et n’engagent point le cœur.” Pennac, qui avoue par ailleurs ne jamais reconnaître ses anciens élèves, déborde d’amour. Il ressemble à ces “idoles des jeunes” qui, au Zénith, à Bercy ou au Stade de France, terminent leur tour de chant en disant au public combien ils l’aiment.
Aimez-moi les uns les autres. Tel est donc le chemin du salut. Désespoir d’école."
Ecrit par : guy morel | 21 novembre 2007
Eh bien ! qu'est-ce que vous lui avez mis au petit Pennac, bonjour la raclée de prof !
Ecrit par : iPidiblue et les verges du lecteur | 21 novembre 2007
Vous ne voulez pas me répondre tant pis !
Moi je ne lis jamais de romans, mais je lis autre chose.
Ecrit par : iPidiblue déconfit qu'on le prenne pour le mauvais diable | 21 novembre 2007
Bon, allez, j'avoue : j'ai lu beaucoup moins de livres que je n'ai vu de films cette année !
D'abord, ça ne prend pas le même temps. Et puis, un film, on peut en profiter à plusieurs.
Et j'avoue qu'il m'est arrivé bien des fois, comme le font la plupart de vos élèves, de regarder un film pour m'éviter d'avoir à lire le livre !!!!
(Horreur, horreur, j'ai honte, mea culpa, mea maxima culpa !!)
Parfois, j'évite de voir le film quand le livre m'a plu (en général, grosse déception, mais pas toujours : j'ai revu avec le même plaisir "Lolita" sur arte l'autre soir). Et parfois j'évite de lire le livre si le film m'a plu, pas par flemme, mais là aussi par peur d'être déçu.
Ceci dit, la plupart des films ne correspondent pas à un bouquin. Et il y a beaucoup de mauvais films. Et encore plus de mauvais livres (ça coûte moins cher à produire).
Si le film est mauvais, zappez. Et si vous ne voulez pas investir pour rien dans un roman mal foutu, faites comme moi, allez à la bibliothèque. Et vous n'encombrerez pas votre appartement !
Ecrit par : yann | 21 novembre 2007
"Aimez-moi les uns les uns les autres".
On dirait du Meirieu!
Très suspecte, cette glorification du cancre...
Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007
Et ! pas moi. C'est Finkielkraut qui a écrit ce texte.
Invention quand tu nous tiens !
GM
Ecrit par : guy morel | 21 novembre 2007
J'ai une question à poser aux lecteur de ce blog qui sont tous des lettrés, combien avez-vous lu de romans en 2007 et combien avez-vous de films de fiction pendant la même période ?
Je demande cela parce que j'ai remarqué que quand je vais dans des appartements parisiens - et souvent de professeurs - je constate de plus en plus souvent l'absence d'une bibliothèque !
Ecrit par : iPidiblue, l'invention romanesque | 21 novembre 2007
Il y a des bibliothèques publiques... et on peut emprunter des livres à ses amis... ou prêter ses livres une fois qu'on les a lus... ou les revendre... On peut aussi avoir 2000 ouvrages dans son salon, hérités ou achetés dans sa jeunesse, et ne jamais les ouvrir.
Et quant à se limiter aux romans, pourquoi? il faudrait aussi compter les livres d'histoire, de philosophie, d'anthropologie, de sociologie... les pamphlets, les biographies, les recueils de poèmes...
Et puis compter le nombre de romans, cela a-t-il un sens? Entre le dernier Modiano et l'Homme Sans Qualités, quoi de commensurable (en temps nécessaire)? Entre le dernier Sulitzer et Finnegan's Wake (en effort de lecture et enrichissement personnel)?
Bref... mieux vaut éviter ce type de comptabilité, qui cumule les inconvénients de l'imprécision et de la cuistrerie.
Pour revenir sur l'écriture d'invention: je n'ai pas compris l'extension de cet exercice au lycée. "De mon temps" (pas si lointain!), on faisait des rédactions jusqu'au BEPC (en commençant les mini-dissertations en 3è).
A partir de la seconde, on passait à des productions argumentées (commentaire composé, dissertation ou résumé/discussion): savoir structurer une argumentation clairement organisée me paraît un minimum exigible après une scolarité secondaire. Les cours de littérature de lycée ne sont pas des ateliers d'écriture (qui peuvent avoir leur propre intérêt! pourquoi d'ailleurs ne pas en susciter, sur le temps extra-scolaire...)
On espère peut-être susciter ainsi de nouvelles vocations littéraires mais avec plus de 700 romans publiés à la rentrée en langue française, dont à peine une poignée témoignent d'un style un tant soit peu remarquable, cela ne me paraît pas nécessaire. Comme l'écrit à peu près Pierre Michon dans son texte sur Flaubert (in "Corps du Roi"): "ce sort [d'écrivain raté] échoit depuis un siècle à plusieurs milliers par génération, et ce nombre va croissant" (je cite de mémoire, donc très mal... )
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 21 novembre 2007
Très suspecte, cette glorification du cancre...
Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007
Il y a une mystique du cancre comme il y a une mystique du voyou.
Avez vous remarqué que parmi les "décideurs", les patrons du CAC 40, les z'hommes politiques, les faiseurs d'opinion, il y a presque autant de cancres assumés que de polytechniciens (plus quelques normaliens), et aucun licencié en psycho ?
Etonnant, non ?
Ecrit par : yann | 21 novembre 2007
saperlotte de saperlipopette j'ai retrouvé mes lunettes! que de lectures en retard , j'ai de quoi occuper mes longues nuits d'hiver...
clin d'oeil et sourire amicaux au maître des lieux...
Ecrit par : Saperlipopette | 21 novembre 2007
Entre le dernier Sulitzer et Finnegan's Wake (en effort de lecture et enrichissement personnel)?
Ecrit par : Jesse Darvas | 21 novembre 2007
Une astuce pour les bricoleurs : si vous avez chez vous trop de Sulitzer, de Guy des Cars, de Paulo Coelho, achetez quelques planches de coffrage (c'est pô chir, comme dirait toto), posez ces inestimables bouquins à plat de part et d'autre (tranche visible, si vous avez de l'humour, non visible si vous optez pour la honte) et posez dessus une planche tous les 25 à 40 cm, selon que vous préférez les poches ou les beaux livres.
Vous aurez ainsi une magnifique bibliothèque qui ne vous aura presque rien coûté, et qui fera le bonheur d'iPidi.
Ecrit par : yann | 21 novembre 2007
avec plus de 700 romans publiés à la rentrée en langue française, dont à peine une poignée témoignent d'un style un tant soit peu remarquable
Ecrit par : Jesse Darvas | 21 novembre 2007
Une poignée de la main gauche de Django Reinhardt, alors...
Ecrit par : yann | 21 novembre 2007
A Ipidiblue, la critique des dominants est une atteinte à la liberté selon vous?
J'apporte ma contribution à votre interrogatoire :
Martin Bouygues, A.Lagardère, le bétonneur et le vendeur d'armes sont-ils des lettrés?
B.Arnault va-t-il élever le niveau de l'orthographe des Echos? (Ca ne serait pas du "luxe"!)
Ecrit par : henry | 21 novembre 2007
Il y a une mystique du cancre comme il y a une mystique du voyou
Ecrit par : yann | 21 novembre 2007
A propos de voyou...cette remarque de Olivier Rey sur Rimbaud: "Lors du centenaire de la mort de Rimbaud, de multiples manifestations ont été organisées pour célébrer cet esprit novateur et indépendant, emblème de ce que l'éducation contemporaine se donne pour idéal (***). On a peu remarqué que, selon le jugement des sciences de l'éducation sur la pédagogie en usage dans les écoles du Second Empire, Rimbaud aurait dû à 15 ans être définitivement abruti, la créativité ruinée, psychiquement réduit à l'état de légume. Au lieu de quoi, après un premier prix de versification latine, il fit preuve de quelque originalité esthétique. Originalité qui loin d'être stimulée, se serait étiolée si, dès la mammelle, le petit Arthur avait été convié à construire ses savoirs..."
(***) je pense ici à Meirieu quand il pourfend l'éducation classique coupable à ses yeux d'étouffer dans l'oeuf l'esprit de rebellion des élèves.
On pourrait citer également l'exemple comparable d'A Pouchkine, surnommé dans son lycée et comme chacun sait ici, "le français".
Ecrit par : buntovchik | 21 novembre 2007
La glorification du cancre, ce pourrait être la devise gravée au-dessus du portail des IUFM !
On pourrait même mettre ça en latin, en lettres capitales, quelle gueule ça aurait !
AD MAIOREM CANCRI GLORIAM.
Ecrit par : P. Azimont | 21 novembre 2007
C'est vrai, ça, buntovchik, la créativité de Rimbaud aurait dû être anéantie par la pédagogie rétrograde en usage à l'époque ( si l'on suit Meirieu)!
Il me semble que l'on a déjà dit ici, également, que les tribuns de mai 68 avaient mis à profit, pour crier leur révolte, l'art de s'exprimer qu'ils avaient acquis dans l'école la plus traditionnelle qui fût.
Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007
Un bel exercice d'invention : faites la critique d'un livre que vous n'avez pas aimé à la manière d'Alain Finkielkraut.
GM
"Cabotin d’école"
A propos du livre de Daniel Pennac
Bravo Guy Morel pour ce magnifique pastiche d'Alain Finkelkraut parlant de "Chagrin d'Ecole".
Pennac fait effectivement penser à Patrick Bruel (un autre "cancre")
On ne peut rien tirer de ce livre dans lequel l'auteur se célèbre lui-même.
Le narcissisme (qui n'a rien à voir avec l'orgueil ou le désir de gloire) gâche tout car il empêche l'auteur de s'élever vers l'universel à travers son cas particulier, de parler réellement au lecteur, de lui donner matière à penser ou à rire.
Ce livre finalement, n'est qu'un règlement de compte.
Rien à voir avec "Les Ritals" de Cavana.
C'est dommage.
Il y a des blessures qui ne rendent les gens ni plus généreux, ni meilleurs.
Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007
"Cette accumulation de citations, issues d’articles différents parus dans de multiples organes de presse, vise non à stigmatiser telle information, erronée, tel argument d’autorité ou telle sottise, mais à montrer à l’œuvre la logique de médias consensuels, voués aux impositions de problématique et à la « circulation circulaire de l’information ». Le champ médiatique fonctionnant le plus souvent en vase clos et produisant une multitude de censures invisibles, on voit ainsi les mêmes thématiques, exposés dans les mêmes termes et souvent par les mêmes individus, constituer un ordre du jour politique contre lequel il est difficile de faire émerger d’autres problèmes et d’autres manières de les poser.
Ugo Palheta"
Henry, je n'ai rien compris à ce merveilleux speech d'Ugo Palheta, j'attends avec impatience - et confusion - votre explication de textes !
D'avance un grand merci !
Ecrit par : iPidiblue visiteur littéraire | 21 novembre 2007
Le cancre est fantaisiste, original, tourmenté, vagabond, rêveur. Le bon élève est lisse, prévisible, besogneux, sur des rails et – horresco referens – scolaire. Le premier, poète, connaît la souffrance et la honte. Le second a docilement opté pour l’efficacité et la prose.
Ecrit par : guy morel | 21 novembre 2007
A.Finkielkraut possède un réel talent de polémiste. S'agissant de ses états de service de critique, je lui en veux toujours un peu d'avoir dézingué "Underground" de Kusturica sans l'avoir vu, mais il a manifestement décortiqué l'ouvrage de Pennac.
Le point de vue ci-dessus (qui ne représente pas celui d'AF, mais celui d'un certain tout-venant) est facilement contestable:
- Rimbaud était un élève brillant (il faut lire ses "sujets d'invention" écrits en latin!)
- Victor Hugo n'était pas seulement excellent en lettres mais aussi en maths (même s'il s'est plaint ensuite avec une certaine mauvaise foi de l'algèbre...) Et il n'a jamais "choisi" entre la prose et la poésie;
- Baudelaire fut lauréat du Concours Général (tout comme les deux précédents).
Les clichés ont la vie dure, pourtant.
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 21 novembre 2007
Jesse Darvas a votre place j'irai faire retraite pour cuver vos accès de modestie ...
Ecrit par : iPidiblue bon zouave | 21 novembre 2007
La critique de "chagrin d'école" est-elle réellement d'Alain Finkelkraut ou s'agit-il d'un pastiche ?
Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007
Je salue Lolette, qui passait… Elle a raison sur plusieurs points — et tort au moins sur le dernier : on commence séieusement à demander aux instituteurs ce qui peut se faire, ce qui peut ê^t^re modifié, ce qu'ils souhaiteraient aussi. Le succès du SLECC en est la preuve tangible. Quant aux profs qui fonbt porter la responsabilité toujours en amont, je ne crois pas qu'il y en ait tant que ça — nous savons tous que nous avons, tous, contribué à l'éclosion du Crétin, par paresse, parfois, par lâcheté ou lisser-faire souvent.
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 novembre 2007
A propos des sujets d'écriture et d'invention :
Il me semble qu'il y a tout de même une lacune à ce propos dans l'enseignement du français.
On ne les aide pas suffisamment à améliorer leur expression par un travail spécifique d'écriture.
J'ai assisté à un atelier d'écriture en début d'année avec de "bons" élèves de 3ème (une dizaine) animé par Régine Detambel.
Les élèves ont travaillé à partir de son livre "Graveurs d'enfance" (Folio, Gallimard). Il s'agissait d'évoquer, comme dans le livre, des "outils" de travail de l'écolier : la règle, le compas, la gomme, l'effaceur...
En fait il vaudrait mieux parler d'imitation et/ou de transformation que d'invention pure.
Les élèves sont réellement entrés dans une démarche d'écriture et les résultats étaient intéressants : ils ont recherché la justesse et l'exactitude et se sont essayés à la métaphore et à la polysémie.
Je pense en effet, qu'il faut commencer par des choses simples et qu'il ne faut pas être trop ambitieux, surtout en collège.
Mais même en lycée, l'exemple cité par JPB de la continuation du log-book de Pierre Loti, me semble, en effet pédagogiquement aberrant.
Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007
Baudelaire fut lauréat du Concours Général (tout comme les deux précédents).
Rimbaud est mort, Baudelaire est mort, Victor Hugo est mort...
Quant à moi, je ne me sens pas très bien.
Allez, je vais aller cuver cet accès de modestie !
Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007
Je ne suis pas apte à juger pour le sujet d'invention. Une chose est certaine: nettement plus assez de rédactions en primaire et collège, pas assez de dissertations et rédactions en lycée. C'est une véritable honte. Une rédaction ou dissertation par mois du CE2 à la terminale me semble être un minimum. Toutes les trois semaines serait une meilleure périodicité. Les années où mes enfants en ont eu deux par trimestre ne sont pas comptables vu que ce n'est jamais arrivé sur quinze années scolaires;
Alors, sujet d'invention au bac, c'est fait pour les ridiculiser, leur mettre le nez dans leur médiocrité?
Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007
"nous savons tous que nous avons, tous, contribué à l'éclosion du Crétin, par paresse, parfois, par lâcheté ou lisser-faire souvent.
JPB"
Ecrit par : brighelli | 21 novembre 2007
Est-ce un lapsaus (béarnaise, qui doit être bien lissée), Jean-Paul?
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 novembre 2007
M. Morel, est-ce un pastiche de Finkie ou pas?
Si c'est le cas, vraiment bravo car c'est extrêmement bien fait! On dirait le vrai. Vous avez reproduit toutes ses manies d'écritures...
Ecrit par : Loki | 21 novembre 2007
Oui il a même reproduit les rides aux fesses, mais cela vous ne le voyez pas ...
Ecrit par : iPidiblue assis sur sa plus belle ride | 21 novembre 2007
On dirait qu'il n'y a plus personne quand un modeste parent d'élève s'étonne que ses enfants fassent, du CE2 à la Première, cinq fois moins de rédac puis dissert qu'elle dans le même temps, elle qui en faisait déjà deux à trois fois moins que ses parents nés en 1930... Le niveau monte avec le courage des professeurs à corriger les copies bourrées de niaiseries?
Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007
M. Morel, est-ce un pastiche de Finkie ou pas?
Si c'est le cas, vraiment bravo car c'est extrêmement bien fait! On dirait le vrai. Vous avez reproduit toutes ses manies d'écritures...
Ecrit par : Loki | 21 novembre 2007
Mais enfin, c'est de Finkielkraut. Du vrai.
GM
Ecrit par : guy morel | 21 novembre 2007
Toujours personne? Bonne nuit, les petits.
Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007
On dirait qu'il n'y a plus personne quand un modeste parent d'élève s'étonne que ses enfants fassent, du CE2 à la Première, cinq fois moins de rédac puis dissert qu'elle dans le même temps, elle qui en faisait déjà deux à trois fois moins que ses parents nés en 1930... Le niveau monte avec le courage des professeurs à corriger les copies bourrées de niaiseries?
Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007
Le problème, d'après ce que j'ai compris, c'est surtout que les rédactions/dissertations circulent aujourd'hui sur le net et dispensent donc les élèves astucieux de tout effort. En faire plus ne changerait rien.
Mes enfants n'ont pas encore atteint le CE2 donc je ne peux pas répondre... mais rien ne vous empêche de leur en faire faire vous même si l'école ne le fait pas!
Comme je l'avais signalé dans un autre post, on ne peut pas dire que les élèves aient sensiblement moins de travail aujourd'hui qu'en 1930. Simplement, on leur a rajouté plein de matières annexes: ils n'ont donc plus le temps de disserter.
Bonne soirée
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 21 novembre 2007
La glorification du cancre, ce pourrait être la devise gravée au-dessus du portail des IUFM !
On pourrait même mettre ça en latin, en lettres capitales, quelle gueule ça aurait !
AD MAIOREM CANCRI GLORIAM.
Ecrit par : P. Azimont
Ce serait celle du crabe, mais rien de grave, ça irait tout aussi bien pour la faune qui grouille et se repaît de charogne en ces lieux.
Ecrit par : Moot | 21 novembre 2007
Dobolino, mes élèves croulent sous les disserts et commentaires (enfin en début de secondes ,ce sont des initiations).
Par contre, je hais la correction des sujets d'invention, presque toujours ratés. Ca ne m'empeche pas d'en faire, mais j'essaie de varier pour avoir l'impression de corriger des trucs qui changent...
Ecrit par : Jeremy | 21 novembre 2007
Moot, c’est un jeu de mots, laid, d’accord.
Et puis cancre vient bien de “cancer” comme chancre.
Ecrit par : P. Azimont | 21 novembre 2007
"La glorification du cancre, ce pourrait être la devise gravée au-dessus du portail des IUFM !
On pourrait même mettre ça en latin, en lettres capitales, quelle gueule ça aurait !
AD MAIOREM CANCRI GLORIAM.
Ecrit par : P. Azimont
Ce serait celle du crabe, mais rien de grave, ça irait tout aussi bien pour la faune qui grouille et se repaît de charogne en ces lieux.
Ecrit par : Moot | 21 novembre 2007 "
De plus en plus d'humour sur ce blog! A côté, Coluche, c'était Maurice Horgues!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2007
On dirait qu'il n'y a plus personne quand un modeste parent d'élève s'étonne que ses enfants fassent, du CE2 à la Première, cinq fois moins de rédac puis dissert qu'elle dans le même temps, elle qui en faisait déjà deux à trois fois moins que ses parents nés en 1930... Le niveau monte avec le courage des professeurs à corriger les copies bourrées de niaiseries?
Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007
En collège, je donnais une rédaction toutes les trois semaines environ.
Il ne suffit pas de les donner, il faut les préparer très soigneusement en classe (consignes très précises).
La rédaction est une application du cours (lecture expliquée/suivie, grammaire, orthographe, vocabulaire) donc on ne peut en donner que lorsque la notion autour de laquelle le cours a été construit a été traitée.
Ils avaient 15 jours pour la faire et devaient me montrer le brouillon la semaine suivante (obligation de faire un brouillon et pour les dissuader de "pomper" sur les camarades, les parents ou Internet)
Dans les classes "faibles", je les laissais commencer en classe et je leur donnais des conseils (sans corriger, mais bon, les conseils étaient souvent très précis).
Le moyen de déjouer les rédactions toutes faites sur Internet ou l'aide un peu trop active des parents, c'est de leur faire faire des rédactions en classe.
Pour cela, il faut demander au chef d'établissement d'avoir au moins une plage de deux heures consécutives par semaine dans l'EDT.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
(Une page de "l'éducation sentimentale ")
Sujet de brevet.
Vous imaginerez une scène de rencontre amoureuse en respectant les caractéristiques de la scène de rencontre.
Vous entrecroiserez discours narratif et descriptif.
Cela me fait rire (jaune) quand on voit que les élèves de cinquième ne connaissent pas les pronoms relatifs, le subjonctif, l'usage du passé simple, etc. (Il est vrai que "le point de vue omniscient y est souvent remplacé par le point de vue interne" ???????????????????????????????????????)
(Auteurs de ces livres de cuistres qui s'enrichissent en crétinisant nos enfants : Hélène Potelet, Dominique Fouquet, formatrices en IUFM. Tiens, comme c'est bizarre !!!)
Au travail, mes amis !
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 novembre 2007
On dirait qu'il n'y a plus personne quand un modeste parent d'élève s'étonne que ses enfants fassent, du CE2 à la Première, cinq fois moins de rédac puis dissert qu'elle dans le même temps
Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007
Il y a au moins deux modestes parents d'élève qui s'étonnent, Dobolino, et peut-être encore quelques autres, mais aussi combien qui réclament moins de devoirs parce qu'entre toutes les activités, les heures de transport, les week-end au ski... (c'est du vécu), le pauvre chéri n'a plus le temps de faire ses devoirs !
Parents, enseignants : nous vivons dans la même société du "tout tout de suite sans trop d'efforts" et c'est une maladie très contagieuse.
En 1ere S cette année, un seul vrai devoir type bac mais mon fils est content : "on a appris les techniques du commentaire, de la dissertation et du sujet d'invention".
"Mais vous vous entraînez quand ?"
Et d'un coup de baguette magique , le z'apprenant fera sortir de son cerveau "génial" un devoir digne de Balzac ou de Rimbaud le jour J.
Plus l'escroquerie est flagrante, moins on la voit !
Ecrit par : lucile | 22 novembre 2007
Bonjour,
A la glorification du cancre, j'ai préféré ces dernièrs temps glorifier le soleil de JP. Liz mis en musique par Schubert en juin 1816. Il se trouve qu'un vieux copain de fac de lettres achevant sa carrière en IUFM, soit également chef de choeur de l'ensemble choral dont je fais partie. Notre concert annuel de novembre a peaufiné, repeaufiné et rerepeaufiné comme dirait Christophe dans " Le Sapeur camembert", des oeuvres de Schumann, Berlioz, Gounod et Schubert exigeant un effort régulier et soutenu comme on dit souvent sur ce blog et nous avons donné une interprétation émouvante paraît-il , en dépit de quelques imperfections. Tout de même le chant de Myriam, la petite soeur de Moïse qui encourage son peuple à traverser les flots peuplés de monstres, ça vous prend aux tripes." La mort d'Ophélie "de Berlioz, pour voix de femmes, vaut la peine d'être écoutée. L'interprétation exige des nuances précises mais c'est un bonheur de leur faire passer la rampe. Quant à "Gallia" de Gounod, dans sa simplicité elle touche le public d'emblée. Gallia c'est la Gaule souffrante en pleine défaite de 1870 et assimilée à la Jérusalem abandonnée des lamentations de Jérémie. C'est vous dire si je ne vous oublie pas même en chantant.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 novembre 2007
On dirait qu'il n'y a plus personne quand un modeste parent d'élève s'étonne que ses enfants fassent, du CE2 à la Première
Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007
Ma fille en seconde, m'a dit hier avec une jubilation certaine qu'elle avait fait le matin même sa première dissertation. Mais c'était en histoire et non en français. Le sujet portait sur la christianisation de la "France". Et de me dire les difficultés auxquelles elle a été confrontée pour la toute première fois, pour composer son texte, l'achever, le corriger etc.
Je lui ai alors demandé si en français elle avait déjà fait ce genre d'exercice et entrepris l'apprentissage (forcément long et difficile) de la composition d'une dissertation. Sa réponse fut à ma grande surprise négative.
J'ai le souvenir personnel que l'exercice scolaire le plus difficile, mais aussi le plus "voluptueux", était bien celui de la composition et de la rédaction (toujours maladroites et prétentieuses) de textes littéraires ou philosophiques. On s'en serait douté!
Ecrit par : buntovchik | 22 novembre 2007
Je suis à peu près d'accord avec toutes vos analyses. Mais vous focalisez sur une matière qui certes permet de comprendre les autres, mais qui ne peut être l'unique objet de l'effort d'éducation.
La langue française est je crois trop structurée et complexe à acquérir pour un usage courant. Elle mobilise trop d'investissement personnel au détriment d'autres domaines qui à terme vont nuire au niveau de la ressource humaine.
Ainsi, les langues anglaises, espagnoles ou scandinaves, dotées d'une grammaire plus simple, permettent à leurs locuteurs de passer moins de temps à corriger leurs défauts d'expression que d'avancer dans les domaines où ils excellent.
Je sais que le verbe structure la pensée et vice-versa, mais pour le commun, le français devient un frein à l'excellence.
Vous êtes professeur agrégé de lettres, tout le monde ne peut pas passer sa vie à étudier les lettres et l'idiome est pour l'essentiel d'entre nous, plus un moyen qu'un but
Ecrit par : pares | 22 novembre 2007
Le niveau monte avec le courage des professeurs à corriger les copies bourrées de niaiseries?
Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007
Remise des copies : je consacrais l'heure à leur faire améliorer des phrases fautives (orth., voc., syntaxe, respect des consignes...) . Il m'arrivait de lire des extraits des deux ou trois meilleures.
Je ne remettais les copies qu'un quart d'heure avant la fin de la séance.
A l'encontre des "séquences didactiques", je continue à penser que les élèves ont besoin d'avoir des repères et des rituels.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
Dernières statistiques, le niveau a encore monté cette année !
Il ne descendra donc jamais ce sacré niveau qu'on ait quelque chose à raconter de neuf dans les journaux ?
Je rêve, gros titres sur toutes les "Une" : "Catastrophe nationale, le niveau vient subitement de baisser dans toute la France ! Les experts se penchent sur cette perte du Rhône de l'Education nationale, où est passé notre niveau national ?"
Ecrit par : iPidiblue saperlopopette de niveau à chier ! | 22 novembre 2007
"La langue française est je crois trop structurée et complexe à acquérir pour un usage courant. Elle mobilise trop d'investissement personnel au détriment d'autres domaines qui à terme vont nuire au niveau de la ressource humaine."
Rassurez-vous, Pares, elle sera bientôt une langue morte, et le monde entier baragouinera le "globish", puisque c'est cela dont on se contente.
Les enfants qui n'ont pas appris la grammaire française sont incapables d'apprendre correctement une langue étrangère.
Les Français sont la lanterne rouge de l'Europe en anglais. Comment se fait-ce? Peu de gens se posent la question. Il suffit pourtant d'ouvrir un livre d'anglais tel qu'on l'enseigne maintenant pour comprendre.
On apprend maintenant les langues étrangères en faisant de "l'ORL". D'où la mort de l'allemand, du latin, etc.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 novembre 2007
Hier soir chez Frédéric Taddeï on s'inquiétait du niveau de la fiction française, effectivement, hormis Brice de Nice je n'ai rien vu de littérairement convaincant dernièrement.
Si l'industrie audio-visuelle commence à s'affoler de la merde qu'elle produit à côté du niveau de qualité de la fiction américaine, tout n'est pas perdu, peut-être qu'on va songer à s'occuper de l'intelligence dans l'enseignement du français !!
Ecrit par : iPidiblue et le niveau de la fiction | 22 novembre 2007
Vous savez la raison du succès de "Brice de Nice" ? C'est parce que cela dépeint exactement le langage et le style de vie d'un vrai-raté à demi-taré - d'ailleurs émouvant et très bien incarné par Jean Dujardin.
Mais ce n'en est pas plus rassurant pour autant ! Pensez que le nouveau français c'est Brice de Nice ou Amélie Poulain, ça fait froid dans le dos !
Ecrit par : iPidiblue et Brice de Nice | 22 novembre 2007
Avez-vous remarqué qu'aujourd'hui dans les films français qui sortent sur les écrans il n'y a même plus de dialoguistes crédités au générique ? Où sont les Henri Jeanson et les Michel Audiard d'antan ?
Ecrit par : iPidiblue et la fin des dialoguistes | 22 novembre 2007
Je viens de me taper la correction de 24 copies sur un sujet de BEP en Français, dont les consignes des "Compétences d'écriture" (ark), après deux textes sur les héros de la Résistance (Daeninckx) et les salauds d'antisémites (Claudine Vegh) sont:
"Vous souhaitez convaincre vos camarades de classe de s'engager dans une action humanitaire qui vous tient à coeur. Rédigez le texte de l'article qui sera publié dans le journal de l'établissement.
Votre article consistera en une argumentation d'une trentaine de lignes.
Il sera tenu compte de la qualité de l'expression (syntaxe, lexique, orthographe...)".
Je vous laisse imaginer la débauche de poncifs, de niaiseries (brossons dans le sens du poil l'ego de l'élève: toi aimer ton prochain, toi bon, toi gentil Blanc ou gentil Français issu de l'immigration qui, pour de faux donc, aident l'Afffffrique sans fric, inculte et affamée...), d'atavisme pseudo-civique, de faussetés ("Pensons à celles et ceux qui, dans le monde, n'ont pas accès à l'éducation et à l'école. Nous, nous avons de la chance", par exemple), d'hypocrites bons sentiments (un sourire, un regard, et tous ces malheureux seront moins affligés; et puis, sans avoir rien, ils peuvent être aussi heureux que nous qui avons tout) qui ont été deversés là.
A vomir. Ma journée est foutue. Voilà l'imagination télé-guidée pour les LP... Yerk.
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Pidiblue, vous n'étiez pas là fin juin, quand je battais le rappel des talents, pour le compte des éditions Balland (et j'ai eu en main des choses fort intéressantes). Qu'attendez-vous pour produire ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2007
"argumentation" : ce mot me donne la chair de poule.
Des générations entières de VRP de tout et n'importe quoi formés par l'école.
Il y eut un temps où un des sujets du bac était une "discussion"!
Quel champion de l'argumentation nous fera un jour basculer dans la dictature, parce que nous n'aurons plus appris à évaluer, discuter les idées ?
Ecrit par : lucile | 22 novembre 2007
Un très mauvais souvenir d'heures épouvantables en sixième et cinquième: l'épreuve devait bien nous prendre une heure et demie par semaine. Mme B., notre professeur de français, nous donnait un sujet de rédaction. Nous devions faire un plan, venir le lui présenter individuellement au bureau puis, après correction passer à la rédaction de l'introduction, venir à nouveau au bureau pour correction, ainsi de suite pour chacune des trois parties et la conclusion. Recopier au propre le tout une fois corrigé oralement par la
professeur. Tout y était passé au peigne fin de l'orthographe à la syntaxe en passant par la cohérence des idées.
Une fois la copie achevée, nous la rendions pour une correction supplémentaire et la notation.
Un vrai cauchemar mais bougrement efficace sauf pour la créativité, d'autant plus que la brave femme ne nous épargnait pas les humiliations publiques.
A posteriori, je suis impressionnée par la quantité de travail fournie par ce professeur. Si on compte bien, chaque rédaction de chaque élève était soumise individuellement et oralement six fois à la correction. Nous étions trente au minimum par classe ce qui fait pour chaque sujet donné 180 entretiens individuels, de longueur variable, dix secondes si tout allait, parfois deux à trois minutes.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Mes enfants n'ont pas encore atteint le CE2 donc je ne peux pas répondre... mais rien ne vous empêche de leur en faire faire vous même si l'école ne le fait pas!
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 21 novembre 2007
Mais bien sûr! Et si nous n'avons pas le temps ou l'envie, vous pourrez diagnostiquer et soigner vous-même votre chat victime d'un AVP.
Figurez-vous que je ne sais pas corriger de façon efficiente une copie de Français de collège et encore moins de lycée. J'ai une toute autre vocation et mon rôle n'est pas d'instruire mes enfants mais de les éduquer ce qui constitue un travail à plein temps.
En ce qui concerne leur instruction, je me dois d'être légère comme un pétale de rose...
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Une de vos collègues Jean Paul Brighelli - en maths&technologie - m'appelait l'inspecteur des travaux finis, c'était pas mal vu !
Moi je suis un esprit polémique mais bon cela vaut mieux qu'une éponge qui avale tout et n'importe quoi (le citoyen modèle marshmallow), il me faut mon punching-ball sur lequel taper sinon je m'ennuie ...
Existe-t-il aujourd'hui un cinéma polémique en France ? Si oui, je m'engage à lui écrire de jolies devinettes.
Hier soir soirée Stanley Kubrick qui a quand même - en-dehors de ses qualités proprement artistiques - créé de belles polémiques, Les Sentiers de la Gloire, Docteur Folamour, Orange Mécanique etc.
Donc selon moi quand on a du talent rien n'est interdit même pas de faire du bon cinéma avec de la bonne littérature !
Ecrit par : iPidiblue tape sur tout ce qui bouge | 22 novembre 2007
Si vous saviez Lucile... En LP, tout tourne en français, histoire et géo (paragraphe argumenté et synthèse, selon les niveaux) et langues (pouvoir "converser") autour de l'argumentation.
Coup de grisou:
- attendre (mais agir) pendant 5 à 10 ans, selon JPB (y avait Beigbeder chez Flammarion, y aurait-il JPB chez Balland? Polyvalent, notre homme! hé hé), pour sentir une amélioration - donc arriver à pousser un peu plus loin les élèves sur les territoires de la littérature, de la pensée, de la beauté (pas que cela encore)?
- a) Les échos que je reçois de l'université française augurent de bien graves soucis: tranformer en quelques mois un système tel que le nôtre en quelque chose qui a eu 200 ans aux USA pour s'installer, s'organiser et se "pacifier"...
b) Des pouvoirs donnés à des Président(e)s d'université (pouvoirs qu'ils ont déjà dans les faits) qui peuvent être catastrophiques entre les mains d'incompétent(e)s.
c) Fin du fonctionnariat pour les enseignants des facultés, bouleversement de la grille des salaires (selon que vous soyez chez les faibles ou les puissants), contractualisation forcenée (développement des contrats précarisants? à court terme: mise en concurrence des niveaux et des salaires?).
d) Je donne peu cher de la peau d'universités comme Paul-Valéry à Montpellier...
e) Quid de l'embauche des futurs enseignants - selon la voie qu'en tant qu'étudiant et doctorant, ils ont choisie ou qu'ils ont pu suivre?...
Fonctionner pendant peut-être une décennie encore à partir de et sur le niveau et les possibilités actuelles que "proposent" l'EN?... avec les changements de statut (et de métier?) qui se profilent (avec le passage au bac en 3 ans en LP, 20% des profs en LP devraient être réaffectés ailleurs...). Il faudrait être un gagne-petit alors, ou un satisfait?
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Je ne me souviens pas d'avoir fait des rédactions à la maison avant la classe de quatrième. En prépa non plus d'ailleurs vu qu'on nous préparait à des épreuves de dissertation en temps limité.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Fonctionner pendant peut-être une décennie encore à partir de et sur le niveau et les possibilités actuelles que "proposent" l'EN?... avec les changements de statut (et de métier?) qui se profilent (avec le passage au bac en 3 ans en LP, 20% des profs en LP devraient être réaffectés ailleurs...). Il faudrait être un gagne-petit alors, ou un satisfait?
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
JPB a choisi (?), il est polyvalent - polymorphe - multi-casquette (que d'énergie! moi, j'applaudis...).
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Je pose une question à tout le monde - à JPB aussi par la même occasion- existe-t-il en France l'équivalent d'un Michael Moore et si non pourquoi ?
Ecrit par : iPidiblue polysémique | 22 novembre 2007
Pendariès a écrit : "Fonctionner pendant peut-être une décennie encore à partir de et sur le niveau et les possibilités actuelles que "proposent" l'EN?... "
Durant cette décénnie cruciale, certains atteindront les dorures de l'élite au pouvoir (le gold gotha) d'autres ne verront qu'épines et médiocres jus de crânes sur leur chemin (le gogol gotha).
Choisis ton khan camarade !
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Je pose une question à tout le monde - à JPB aussi par la même occasion- existe-t-il en France l'équivalent d'un Michael Moore et si non pourquoi ?
Ecrit par : iPidiblue polysémique | 22 novembre 2007
Peut-être parce qu'en France, la manipulation, ça se voit vite chez les "documentaristes"?
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Ah ! Pendariès comme vous êtes joli et comme votre ramage me semble beau ...
Ecrit par : iPidiblue est passé à l'avance sur Pendariès | 22 novembre 2007
Choisis ton khan camarade !
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Sortir du terrain des je, peut-être?
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
"La langue française est je crois trop structurée et complexe à acquérir pour un usage courant. Elle mobilise trop d'investissement personnel au détriment d'autres domaines qui à terme vont nuire au niveau de la ressource humaine."
Merveilleux saumons ! Vous avez la noblesse d'aller à contrecourant, tandis que bien des hommes nagent dans la médiocrité,comme des poissons dans l'eau.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
Ah ! Pendariès comme vous êtes joli et comme votre ramage me semble beau ...
Ecrit par : iPidiblue est passé à l'avance sur Pendariès | 22 novembre 2007
I have no cheese for you, dear.
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
L'équivalent d'un Michael Moore? Pierre Carles, éventuellement, qui avait fait un film, "pas vu pas pris", sur la collusion entre milieux politique et médiatique... Un proche, d'ailleurs, de la bande de gauchistes "d'Acrimed" dont un article a été mis en lien au début de ce fil. Mais beaucoup moins médiatisé. Autrement, je ne vois pas.
Autrement, Yves Boisset, mais ce n'est pas un documentariste!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2007
Pendariès pour votre information et votre gouverne puisque vous prenez tout le monde pour des imbéciles - moi y compris - je vous fais un joli copier-coller - désolé pour les kiloctets que je mange !
Au fait "Les Sentiers de la Gloire" ont été interdits pendant vingt ans en France pour votre instruction !
Créée en 1960, l'avance sur recettes a pour objectif de favoriser le renouvellement de la création en encourageant la réalisation des premiers films et de soutenir un cinéma indépendant, audacieux au regard des normes du marché et qui ne peut sans aide publique trouver son équilibre financier.
L'attribution des avances sur recettes est décidée par la Directrice générale du CNC après avis d'une commission composée de personnalités reconnues de la profession.
Critères d’éligibilité
Les avances avant réalisation peuvent être demandées :
soit directement par les auteurs du scénario ou par les réalisateurs des films en projets à condition qu'ils aient la nationalité française ou celle d'un État membre de la C.E.E., ou qu'ils aient la qualité de résidents étrangers.
soit par les sociétés de production de films de long métrage titulaires d'une autorisation d'exercice délivrée par le CNC.
Les avances après réalisation doivent être demandées par les sociétés de production de films de long métrage titulaires d'une autorisation d'exercice délivrée par le CNC.
Le demandeur doit présenter un contrat de distribution du film en salles inscrit au Registre public de la cinématographie et de l'audiovisuel.
Si le film n'a pu bénéficier de l'agrément des investissements, il doit avoir été produit dans des conditions telles que les principales règles nécessaires à l'obtention de l'agrément aient été respectées.
Les demandes sont examinées, après projection des films en copie standard, par le troisième collège.
contactsThomas Sonsino
Adjoint(e) au chef de service
direction du cinéma
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Ecrit par : iPidiblue et c'est comme cela que votre cinéma sera muet | 22 novembre 2007
Je pose une question à tout le monde - à JPB aussi par la même occasion- existe-t-il en France l'équivalent d'un Michael Moore et si non pourquoi ?
Ecrit par : iPidiblue polysémique | 22 novembre 2007
Il n'y a pas à ma connaissance en France d'équivalent à M. Moore.
Je me sens bien incapable de dire pourquoi...Peut-être et en dépit des apparences , la France est-elle un pays profondément de tradition conformiste, passéiste, monarchiste?
Ecrit par : marigot | 22 novembre 2007
Je vous ai fait un dessin un peu plus haut Marigot, moi je ne prends personne pour un con comme Pendariès !
Ecrit par : iPidiblue parle le français dans le texte | 22 novembre 2007
"Merveilleux saumons ! Vous avez la noblesse d'aller à contrecourant"
Con comme un saumon plutôt ! Le courant n'est fort qu'en surface. pour aller dans l'autre sens (le plus important ?), allez au fond, vous y serez plus à l'aise. Parole de dugong !
Ceci dit le passage de parès cité par Robin est un exemple de production du gogol gotha dont je parlais précédemment.
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Je vous ai fait un dessin un peu plus haut Marigot, moi je ne prends personne pour un con comme Pendariès !
Ecrit par : iPidiblue parle le français dans le texte | 22 novembre 2007
Il est sur ses nerfs l'Ipiyalipiyé ou quoi???????
Pourquoi sortez-vous "Les sentiers de la gloire", de sa censure, de Centre national de la cinématographie, quand je parle de Moore???????????
Parce que j'ai dit que selon moi Moore était un manipulateur? Faut manger du Benco (1) le matin, ou du Spécial K (intense) pour que la cervelle ait de quoi moudre en énergie! ou arrêter d'être partout sur le net aussi... Vous pouvez vos perdre ou vous mélanger dans vos messages, hé hé.
Bah, whouaou, quel chevalier et provocateur, ce Michael Moore, pourfendeur du vil méchant où qu'il se trouve, du doc de "gauche", quand, par exemple, on va voir un vieillard sénile, qu'on se fout de lui, à propos des flingues aux USA.
Même Canal plus (qui était plutôt du côté de Moore, je crois) diffuse en ce moment un portrait pas très glorieux du personnage (je vous invite à le regarder); et concernant Carle, il a été aussi démontré qu'il avait été "un peu" fraudeur et "metteur en situtation" avec son "Pas vu pas pris".
(1) Ha, mince, c'est vrai, le Benco, ça n'existe plus. Mais c'est vrai aussi que Ipidiblue date de jour en jour; et pour ma part, moi aussi, mais en moins vieux toutefois...
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Si on compte bien, chaque rédaction de chaque élève était soumise individuellement et oralement six fois à la correction. Nous étions trente au minimum par classe ce qui fait pour chaque sujet donné 180 entretiens individuels, de longueur variable, dix secondes si tout allait, parfois deux à trois minutes.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Je faisais pareil, en moins "hard" (ne jamais dévaloriser mais ne jamais flatter). C'est le seul moyen de faire réellement progresser les élèves, à moins de prétendre que tout se vaut et qu'il n'y a pas de norme. Je leur montrais les brouillons couverts de ratures de Flaubert ;
ça rassure !
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
Mais bon je vous rassure "Ipidiblue a les doigts dans la prise et ça le défrise", à mes yeux, le monde n'est ni noir, ni blanc, mais plein d'une multitude de jolies couleurs (comme dans la pub pour une voiture vantant la France, pays où tout le monde peut réussir! ah ah ah).
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Con comme un saumon plutôt ! Le courant n'est fort qu'en surface. pour aller dans l'autre sens (le plus important ?), allez au fond, vous y serez plus à l'aise. Parole de dugong !
Merci du conseil dugong. Je vais "approfondir" !
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
Pendariès vous prenez trop d'Amélie Poulain au petit déjeûner !
Ecrit par : iPidiblue et la dope au choco | 22 novembre 2007
Pourquoi sortez-vous "Les sentiers de la gloire", sa censure, le Centre national de la cinématographie, quand je parle de Moore???????????
Là, c'est moins tordu syntaxiquement; mais quelques-uns penseront que je le suis au fond, tordu. ET ILS AURONT RAISON!
Ca commence à sentir l'odeur des donneurs de leçons, celle de la bien-pensance, ici... Quelqu'un est-il donc mort?
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Pendariès vous prenez trop d'Amélie Poulain au petit déjeûner !
Ecrit par : iPidiblue et la dope au choco | 22 novembre 2007
Que voulez-vous j'aime les films pétainistes.
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Je m'en délecte, de ces films de la France rassie, proprette, vive "La Traversée de Paris" et son réal! Vive les jolies filles aux grands yeux sombres!
Gaffe, les Inrock frappent encore! Tous aux abris!
Tiens, pour me purifier, je vais me faire quelques chapîtres du volume de De Maistre, édité chez BOUQUIN! Va, il a raison, le Joseph, nous la méritons, notre punition divine! A bas la République et la libre-pensée!!!! Et la Révolution!
Et après, je passe à Léon Daudet, et à Bloy, pour achever sur Dantec, tiens! C'est mieux que le cilice ça! YABON!
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
JPB
Reçu 5 sur 5 le message de votre article paru dans la Quinzaine universitaire du 19/11 (synergie du SNALC avec les associations de reconstruction/refondation de l'Ecole et avec le SNE).
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
"Con comme un saumon plutôt ! Le courant n'est fort qu'en surface. pour aller dans l'autre sens (le plus important ?), allez au fond, vous y serez plus à l'aise. Parole de dugong !"
Et si c'était cela qui rendait le saumon plus fort ?
J'ai lu quelque part que c'est l'effort fourni par le papillon pour sortir du cocon qui lui permet ensuite d'avoir assez de force pour voler.
Les pros des sciences naturelles peuvent-ils confirmer ?
Ecrit par : lucile | 22 novembre 2007
JPB
Reçu 5 sur 5 le message de votre article paru dans la Quinzaine universitaire du 19/11 (synergie du SNALC avec les associations de reconstruction/refondation de l'Ecole et avec le SNE).
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
Et quel est-il ce message pour celles et ceux qui ne lisent pas la "Quinzaine universitaire"?
JPB, à quoi pouvez-vous bien carburer???????
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Y en a marre de toujours tomber sur le système!
Démasquez-vous Ipidiblue et dites donc que vous n'avez pas l'agrément du CNC, comme ça nous saurons qu'il y a un frustré de plus parmi nous (qui le sommes assez, ou beaucoup) - d'où notre application à mettre quelques messages par jour ici...
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
- comme, parfois, pour quelques-uns, dans un sac à vomi.
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Pendariès je me suis déjà nommé sur un autre fil de ce blog ... je n'ai rien à vendre pourquoi voudriez-vous que je passe mon temps à faire ma publicité ?
Savez-vous Pendariès que pendant des siècles la plupart des livres importants ont été édité sous le couvert de l'anonymat ?
P.D (ce sont mes initiales, un indice ... ça sonne pas trop mal, vous ne trouvez pas pour quelqu'un qui a été le premier en France à présenter le PACS aux électeurs, aux Législatives de 1997 ?)
Ecrit par : iPidiblue sans agrément | 22 novembre 2007
Je n'ai rien de secret, Penda : voir le Point paru aujourd'hui.
Sinon, faudrait voir à pas trop en faire, les hommes…
JPB
PS. Nius avons d'excellents documentaristes, en France. Emmanuel Amara, le garçon avec lequel j'ai travaillé pour "Education : Un grand corps malade", est de tout premier ordre. Moins médiatiques peut-être qu'aux USA. Par, ailleurs Penda a raison, Michael Moore s'assoit sur la déontologie — et ça doit faire mal…Par ailleurs, du coup, il cache d'autres talents — par exemple Morgan Spurlock, le réalisateur de "Supersize me", un film fauché mais saisissant sur la dictature du Mc Do. Il doit y avoir une quesion de moyens — y compris dans la pub que la production fait par la suite au documentaire / documenteur (dixit Varda).
Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2007
Des pondeurs de listes quotidiennes (alias "journalistes") en remettent une couche dans l'inculture scientifique :
Dans le Monde d'aujourd'hui (voir le site dans la rubrique économie), un article non signé fait état de la construction d'une centrale électrique de 1200 mégawatts en Algérie pour un montant de 1,34 milliard d'euros. On y lit :
"Le coût du kWh s'élève à 1 760 dollars (1 190,4 euros)"
Encore un(e) à qui on peut faire croire qu'une énergie ou son rythme de production c'est la même chose ! Ou, pire, qui s'en fout ! Payer 1,34 G€ une centrale de 1,2 GW revient à payer le watt 1,34/1.2 € soit 1,12 k€ le kW.
J'ajoute que le kW.h est facturé chez nous une dizaine de centimes d'euros.
"Ils" ont les moyens en Algérie ?! *
On admirera aussi la précision du chiffrage en euros (virgule 4 siouplait !). Valeur actualisée d'aujourd'hui pour un euro à 1,48 $.
* Evidemment, entre le militaire de haut rang (genre "pas assez cher mon fils" avec un uniforme) qui pompe les finances publiques et le blédard de base qui pompe le pétrole, le revenu n'est pas tout à fait le même.
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Parce que j'ai dit que selon moi Moore était un manipulateur? Faut manger du Benco (1) le matin, ou du Spécial K (intense) pour que la cervelle ait de quoi moudre en énergie! ou arrêter d'être partout sur le net aussi... Vous pouvez vos perdre ou vous mélanger dans vos messages, hé hé.
Bah, whouaou, quel chevalier et provocateur, ce Michael Moore, pourfendeur du vil méchant où qu'il se trouve, du doc de "gauche", quand, par exemple, on va voir un vieillard sénile, qu'on se fout de lui, à propos des flingues aux USA.
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
D'où le fait qu'il n'y a ni équivalent de Michael Moore ni de ce dont il est le contrepoison ou l'antidote. On n'a pas besoin, c'est tout.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Vous êtes sérieuse Dobolino ? Vous voulez dire que la France est une petite nation neutre comme la Suisse, qu'elle n'a pas de politique étrangère, pas d'armée à l'extérieur de ses frontières, pas d'alliances géostratégiques, qu'il n'y a aucun sujet de conflit à l'intérieur de ses frontières, que d'ailleurs les citoyens zélés ne sont pas là pour se poser des questions dans le paradis de la sécurité sociale ?
Vous savez que votre discours est exactement celui des dirigeants de la Chine communiste, ils disent qu'il n'y a pas besoin d'opposants politiques puisque le parti s'occupe de tout !
Ecrit par : iPidiblue admirateur du consensus français | 22 novembre 2007
Luci(o)le nous éclaire : "Et si c'était cela qui rendait le saumon plus fort ? J'ai lu quelque part que c'est l'effort fourni par le papillon pour sortir du cocon qui lui permet ensuite d'avoir assez de force pour voler."
Voilà qu'on nous le fait "l'épreuve rend plus fort" à forts relents catho. Et cette affirmation sur le papillon ! Quelqu'un lui a demandé au papillon ce qu'il en pense de l'énergie qu'il fournit pour se dépétrer de ce b... à c... de m... de cocon (*) ?
Saumons, dugongs, lucioles et papillons : quel bestiaire ce blog !
* on m'a soufflé en coulisse que des enfants lisaient ce blog. J'évite donc les grossièretés et j'en profite pour promouvoir d'édifiants classiques comme "Nos amis les bêtes" de Reiser.
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
On n'a pas besoin, c'est tout.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Mais, ça pourrait venir.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Vous savez que votre discours est exactement celui des dirigeants de la Chine communiste, ils disent qu'il n'y a pas besoin d'opposants politiques puisque le parti s'occupe de tout !
Ecrit par : iPidiblue admirateur du consensus français | 22 novembre 2007
Pffffffff! Ce n'était point mon propos. Jusqu'à maintenant, chez nous autres, c'est un peu moins bons d'un côté et méchants de l'autre. Pour avoir des Michael Moore, il faut des Bush: réponse du berger à la bergère.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Ben finalement alors la Fabrique du Crétin français qui ne se pose jamais aucune question c'est l'idéal ! Je propose qu'on améliore encore le système et qu'on passe des examens de fin d'études où chacun prouvera son niveau de crétinerie qui permettra de voter pour "le bon choix" comme disait Giscard !
C'est Philippe Meirieu qui avait raison et qui va pouvoir se réjouir, qu'importe le niveau si on a la pédagogie !
Ecrit par : iPidiblue, vive la Fabrique du crétin français ! | 22 novembre 2007
Disons que nous avons encore pas mal de gris entre le blanc et le noir. Quand bon nombre d'entre nous savent encore nuancer leurs propos, nous avons besoin d'artistes nuancés.
Pour prévenir toute attaque frontale, je me permets de vous rappeler que je suis social-démocrate ventre mou et fière de l'être. En fait, plus l'état passe de temps à discutailler, moins il en fait et mieux ça vaut.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
ipidiblue, aujourd'hui, je vous trouve borné.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Oui, je suis borné et j'en suis fier, je prends tout au pied de la lettre ! Si Jean-Paul Brighelli qui est professeur de lettres dans le supérieur m'affirme que le système fabrique des crétins je le crois et j'essaye de comprendre pourquoi !
Je commence d'ailleurs à saisir, c'est que fabriquer des crétins cela arrange quand on doit les gouverner, plutôt que de les éclairer on cherche à les abrutir !
Ne croyez pas que je fais du zèle, beaucoup de gens instruits après chaque Révolution en France disaient que c'était le faute de l'enseignement, en apprenant à lire aux masses, on leur avait appris à se révolter, vive l'ignorance et la religion disaient-ils !
Ecrit par : iPidiblue se borne à être lui-même | 22 novembre 2007
Eh bien Dugong vous n'avez pas besoin de vous énerver ! Je n'en ai pas tiré de "leçon" de morale catho ou autre : je trouve bizarre de juger un saumon "con" parce qu'il fait ce pour quoi il est fait et que c'est surement nécessaire à sa survie.
Je vous ai lu au premier degré et j'ai aussi répondu au premier degré. Je suis restée à "La vie des animaux".
Ecrit par : luci(o)le | 22 novembre 2007
Sur google quand je tape PACS et PD ça donne ça:
http://www.google.fr/search?hl=fr&q=pacs+p.d.&meta=
C'est assez bordélique, vous n'aidez pas beaucoup à vous cerner (attenzion, vous zêtes cerné!), monsieur iPidiblue....
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Oui, je suis borné et j'en suis fier, je prends tout au pied de la lettre ! Si Jean-Paul Brighelli qui est professeur de lettres dans le supérieur m'affirme que le système fabrique des crétins je le crois et j'essaye de comprendre pourquoi !
Ipidiblue
Et celui d'en bas, vous ne le croiriez pas alors? Gaffe, les élites peuvent aussi fricoter avec le côté obscur!... hé hé...
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Pierre Driout ... mon numéro de sécurité sociale va suivre si vous me menacez encore !
Ecrit par : iPidiblue se rend | 22 novembre 2007
Pierre Driout ... mon numéro de sécurité sociale va suivre si vous me menacez encore !
Ecrit par : iPidiblue se rend | 22 novembre 2007
Menacé????
Vous "menacer"? Bon je vais en arrêter là avec vous iPidiblue, la parano afflue...
Des frustré(e)s et des paranos sur le blog, JPB, ça se voit que vous étiez l'ami et l'exécuteur testamentaire d'un psychanalyste! ;-)
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
"je trouve bizarre de juger un saumon "con" parce qu'il fait ce pour quoi il est fait et que c'est surement nécessaire à sa survie."
C'est évidemment un jugement porté par une espèce aquatique sur une autre.-)
Ceci dit, si on transpose hardiment à l'homme, on peut obtenir des phrases étrangement signifiantes comme "je trouve bizarre de juger un pédagogiste "con" parce qu'il fait ce pour quoi il est fait et que c'est surement nécessaire à sa survie."
Isn't it ?
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Dugong, vous me faites bien rire. Merci !! :-)
Ecrit par : luci(o)le | 22 novembre 2007
Seriez-vous en train de corriger des copies ?
Ca vous met en grande forme en général !
Des sujets d'invention peut-être ou des argumentations :
"Vous êtes un saumon qui se tue à remonter le courant en surface là où c'est le plus difficile. Vous démontrez au dugong qui se promène en dessous que c'est bien plus profitable d'avoir à lutter pour sa survie. Vous exposerez votre point de vue dans un paragraphe argumenté d'une trentaine de lignes"
Ecrit par : luci(o)le | 22 novembre 2007
"je trouve bizarre de juger un pédagogiste "con" parce qu'il fait ce pour quoi il est fait et que c'est surement nécessaire à sa survie."
D'ailleurs, est-ce que quelqu'un s'est déjà demandé quels sont les processus de développement de l'intelligence chez le pédagogiste (pris non pas comme individu mais comme sujet épistémique) ? Cette question doit-elle évidemment se poser dans une approche constructiviste à la Piaget ?
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Isn't it ?
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Le pédagogiste a son libre abitre, le saumon non.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
"JPB, ça se voit que vous étiez l'ami et l'exécuteur testamentaire d'un psychanalyste! ;-)" écrit Pendariès. Mon cher, quand le loup voudra montrer le bout de l'oreille, il le fera de lui-même, sans qu'on lui force la main. Et ce n'est pas pour demain.
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2007
"Seriez-vous en train de corriger des copies ?
Ca vous met en grande forme en général !"
Hélas oui mais ça me met plutôt dans tous mes états.
Je viens de lire une très profonde (auto)construction intellectuelle dans une copie de seconde :
"l'expérience d'Eratosthène est de montre que le Terre est ronde a une forme circulaire.
...
En faite à ce moment là le ciel est à la verticale par rapport à la Terre mais il est à la verticale qu'à un certain endroit à l'équateur."
J'en ai bien d'autres du même tonneau mais je me les garde pour les longues soirée d'hiver...
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
"JPB, ça se voit que vous étiez l'ami et l'exécuteur testamentaire d'un psychanalyste! ;-)" écrit Pendariès. Mon cher, quand le loup voudra montrer le bout de l'oreille, il le fera de lui-même, sans qu'on lui force la main. Et ce n'est pas pour demain.
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2007
Loin de moi cette idée!!!!! Chacun son toit de chaume. Je ne faisais juste référence qu'à votre bibliographie... Ne me voyez pas offensant, ni tripatouilleur.
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007
Dobolino a écrit : "Le pédagogiste a son libre arbitre, le saumon non".
C'est du brutal ! Mais est ce si évident ?
Les neuro biologistes et leurs quicaillerie scanero-clignotante y trouveront un vaste champ d'expériences (autogénératrices de crédits pour longtemps) pour trancher la question (minces les tranches)
Laissons leur le soin de déterminer gravement s'il vaut mieux commencer l'étude comparative par le saumon ou l'inverse.
NB : pour LouBlan : ceci n'est pas une apologie de l'anthropophagie. Je me méfie ! Lui si prompt à ester !
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Vous savez que votre discours est exactement celui des dirigeants de la Chine communiste, ils disent qu'il n'y a pas besoin d'opposants politiques puisque le parti s'occupe de tout !
Ecrit par : iPidiblue admirateur du consensus français | 22 novembre 2007
A y regarder de plus près, iPidiblue admirateur du consensus français, ce n'est peut être pas là exactement le discours de nos dirigeants politiques, mais la pratique de notre Etat pontifical administratif et ce, quelques soient les gouvernements que le bon peuple se donne l'illusion de choisir en se soumettant au rituel électoral.
L'administration de l'EN, qu'on n'a pas sans raison comparer à l'organisation de la vaillante Armée Rouge, nous en donne quotidiennement la preuve. Aucun ministre n'a été en mesure de lui imposer d'autres politiques que celles qui la maintient en état, on peut le dire, assez totalitaire.
Ecrit par : marigot | 22 novembre 2007
Le saumon que vous dégustez le plus souvent, a rarement remonté le courant, il est comme "le reste", simple "objet de consommation courante..."
Le saumon, qu’il soit sauvage ou d’élevage, est un poisson gras aux vertus nutritives importantes. 100 g de saumon apportent 10 g de lipides et 170 calories. C’est également l’un des poissons les plus riches en Omega 3, un acide gras qui protège le système cardio-vasculaire. Le saumon vous apporte par ailleurs des quantités intéressantes de vitamines, notamment des vitamines A et D.
Le saumon contient du magnésium, qui est un oligo-élément très important pour notre organisme. Le magnésium est particulièrement utile pour la santé des os, pour un bon rythme cardiaque et un bon fonctionnement du système nerveux. Le saumon vous apporte également du fer, qui joue un rôle dans la formation du sang. Enfin, ce poisson est source de phosphore.
Toutes ces qualités nutritionnelles, combinées à un prix abordable, font du saumon un poisson à consommer régulièrement pour une alimentation équilibrée.
Ecrit par : nanette | 22 novembre 2007
Le saumon que vous dégustez le plus souvent, a rarement remonté le courant, il est comme "le reste", simple "objet de consommation courante..."
Le saumon, qu’il soit sauvage ou d’élevage, est un poisson gras aux vertus nutritives importantes. 100 g de saumon apportent 10 g de lipides et 170 calories. C’est également l’un des poissons les plus riches en Omega 3, un acide gras qui protège le système cardio-vasculaire. Le saumon vous apporte par ailleurs des quantités intéressantes de vitamines, notamment des vitamines A et D.
Le saumon contient du magnésium, qui est un oligo-élément très important pour notre organisme. Le magnésium est particulièrement utile pour la santé des os, pour un bon rythme cardiaque et un bon fonctionnement du système nerveux. Le saumon vous apporte également du fer, qui joue un rôle dans la formation du sang. Enfin, ce poisson est source de phosphore.
Toutes ces qualités nutritionnelles, combinées à un prix abordable, font du saumon un poisson à consommer régulièrement pour une alimentation équilibrée.
Ecrit par : nanette | 22 novembre 2007
Au secours ! Les nutritionnistes débarquent sur le blog !
A quand un droit de réponse du lobby européen de la saumonette ?
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Dobolino a écrit : "Le pédagogiste a son libre arbitre, le saumon non".
C'est du brutal ! Mais est ce si évident ?
Les neuro biologistes et leurs quicaillerie scanero-clignotante y trouveront un vaste champ d'expériences (autogénératrices de crédits pour longtemps) pour trancher la question (minces les tranches)
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Je me basais sur des données plus anciennes que celles de neuro-biologistes. C'était pour moi la définition de l'homme. Qu'st-ce qu'un homme? Un animal doté du libre arbitre.
En vrai, votre question serait ou1) le saumon est-il un animal ou 2) le pédagogiste est-il un homme? Vous devriez poser la question à vos élèves.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
C'est quoi, cette histoire de psychanalyste?
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Chut Dobolino secret défense ! C'est lié aux frégates de Taïwan, vous ne voudriez pas qu'on vous retrouve ayant fait le saut de l'ange après une chute malencontreuse dans votre escalier ?
Ecrit par : iPidiblue et les Berluti de JPB | 22 novembre 2007
"En vrai, votre question serait ou1) le saumon est-il un animal ou 2) le pédagogiste est-il un homme? Vous devriez poser la question à vos élèves"
Je pose d'abord à moi même cette angoissante question. Je répondrais volontiers en biaisant : si on ne peux décemment pas assimiler un saumon à un pédagogiste, on peut tout de même remarquer que le pédagogiste a été poisson en remontant - non pas les rivières - mais la phylogénèse. *
On objectera peut-être que l'antipédagogiste aussi ! Faut-il y voir une nécessité naturelle : à tout pédagogiste correspondrait un antipédagogiste de charge contraire ? Je ne pense pas car alors, une rencontre entre eux produirait une annihilation et de la lumière. Ce n'est pas le cas...
* voir l'édifiant article "nos ancêtres les poissons" sur http://www.informationhospitaliere.com/voirDepeche.php?id=1069
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
si on ne peut !!
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Chut Dobolino secret défense ! C'est lié aux frégates de Taïwan, vous ne voudriez pas qu'on vous retrouve ayant fait le saut de l'ange après une chute malencontreuse dans votre escalier ?
Ecrit par : iPidiblue et les Berluti de JPB | 22 novembre 2007
Vous croyez que c'est pour ça que mon proprio a essayé de me gazer au chlore?
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Si Jean-Paul Brighelli qui est professeur de lettres dans le supérieur m'affirme que le système fabrique des crétins je le crois et j'essaye de comprendre pourquoi !
écrit pidiblu
Beaucoup de gens croient comme vous que le mot "crétin" désigne les élèves.
Pas du tout :
"La fabrique du crétin" : le titre veut dire que ce sont les responsables (pédagos, politiciens, ministres, gens du "château" (la rue de Grenelle)... plutôt que les "produits" (les élèves) de la fabrique (l'educ. nat) qui sont des crétins.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
Toutes ces qualités nutritionnelles, combinées à un prix abordable, font du saumon un poisson à consommer régulièrement pour une alimentation équilibrée.
Ecrit par : nanette | 22 novembre 2007
Des spots publicitaires sur ce blog. Il ne manquait plus que ça !
Je file chez Champion, rayon frais.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
Je file chez Champion, rayon frais.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
Saumon d'élevage pas bon, pas musclé, n'a jamais remonté de rivière, bouffe de la farine de viande. Beark!
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2007
Merci Robin ! Vous voyez finalement que vous avez bien fait de me prendre sous votre aile malgré que je sois un élève indiscipliné et un peu rebelle ! Donc Monsieur Crétin est le patron de la Fabrique, il y a peut-être alors un terrain d'entente entre JPB et Philippe Meirieu, car il le dit souvent si Monsieur Crétin avait appliqué ses recettes de bonne gestion le produit serait meilleur et plus vendable !
Ecrit par : iPidiblue du Robin des Bois | 22 novembre 2007
Je crois que j'ai perdu une bonne occasion de me taire avec mon histoire de saumon.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
On dit donc La Fabrique du Crétin comme on dit La Maison Michelin.
Ecrit par : iPidiblue révise sa leçon du jour | 22 novembre 2007
Je crois que j'ai perdu une bonne occasion de me taire avec mon histoire de saumon.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
Non, non Robin, c'est moi qui ai bêtement mis le sujet au ras des paquerettes. Continuez à apporter vos intéressantes contributions et moi je lirai tout simplement.
Ecrit par : lucile | 22 novembre 2007
Donc Monsieur Crétin est le patron de la Fabrique, il y a peut-être alors un terrain d'entente entre JPB et Philippe Meirieu, car il le dit souvent si Monsieur Crétin avait appliqué ses recettes de bonne gestion le produit serait meilleur et plus vendable !
Ecrit par : iPidiblue du Robin des Bois | 22 novembre 2007
Mais Pidiblue (je ne sais pas comment vous faites les points d'exclamation à l'envers, vous avez un clavier espagnol?), je ne vois pas de quoi se plaint Monsieur Meirieu. Le Crétin a appliqué ses recettes à la lettre.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
On dit donc La Fabrique du Crétin comme on dit La Maison Michelin.
Ecrit par : iPidiblue révise sa leçon du jour | 22 novembre 2007
Vous êtes en réel progrès; poursuivez vos efforts !
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2007
"Evidemment, entre le militaire de haut rang (genre "pas assez cher mon fils" avec un uniforme) qui pompe les finances publiques et le blédard de base qui pompe le pétrole, le revenu n'est pas tout à fait le même."
"
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Et pourtant le blédard n'a, en général et par définition, pas appris à pomper avec la méthode globale!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2007
"Et pourtant le blédard n'a, en général et par définition, pas appris à pomper avec la méthode globale!"
Les pétroliers sont en effet trop pragmatiques pour croire qu'on puisse agir globalement !
Il me vient l'idée d'envoyer nos "meilleurs" pédagogistes faire un stage sur une plate forme pétrolière. Préalablement vidée de ses occupants habituels bien sûr ! Je parie qu'en moins d'une heure, ils arriveraient à faire basculer la plate forme cul par dessus tête.
cela ne s'invente pas : cela s'appelle la grâce.
Par ailleurs, il serait intéressant de savoir si la globale a (eu) ses thuriféraires au Maghreb avec l'apprentissage de la langue arabe. Je crains bien que oui vu les délires constructivistes qui font tache d'huile (*) dans toute l'Afrique.
Qui sait quelque chose là dessus ?
* désolé, c'était trop tentant !
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Après le Grenelle de l'environnement, voici que Martin Hirsch annonce un Grenelle de l'insertion! Bizarre, tout de même que X.Darkos, pourtant bien placé ne nous annonce pas un Grenelle de l'éducation. Les professeurs auraient sans doute d'excellentes propositions à lui faire en la matière.
Ecrit par : marigot | 22 novembre 2007
"Bizarre, tout de même que X.Darkos, pourtant bien placé ne nous annonce pas un Grenelle de l'éducation. Les professeurs auraient sans doute d'excellentes propositions à lui faire en la matière."
Ce serait plutôt un Babel de l'éducation. Non ?
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
La licence IV dans tous les centres d'insertion comme à la rédac' du Figaro de la rue du Louvre ...
X.Djarkos ? Il ne serait pas un peu grec ou byzantin sur les bords ce garçon ?
Ecrit par : iPidiblue et pourquoi pas ? | 22 novembre 2007
Personne ne parle de la professeure rouée de coups à Losses ?
Ca doit être trop banal.
Je pense qu'il ne sera même pas fort puni - pov gosse, méchante prof, tout ça.
La professeure aura sûrement l'appui de Karine Montet-Toutain - vous vous souvenez de Karine Montet-Toutain ? Il a eu quoi, son agresseur ?
Et que feront les syndicats ? Ils exprimeront leur vive indignation face à ce drame, en voyant là une preuve du démantèlement du service public imposé par la droite libéralo-capitaliste de M. Sarkozy.
Et celle de l'hopital, elle peut crever tranquille, avec le soutien du SGEN et les amitiés d'Aschieri.
Ecrit par : Jeremy | 22 novembre 2007
"l'expérience d'Eratosthène etc.
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Ne me parlez pas d'Eratosthène, mes cheveux se hérissent (à la verticale du ciel) !
Ma fille n'a jamais voulu comprendre cette foutue expérience, malgré les trésors de patience et de pédagogie que j'ai pu déployer, alors qu'elle jongle allègrement avec les exponentielles, les dérivées, les ondes et tout le b..l de terminale.
Si vous avez un truc pour lui faire comprendre, je suis preneur.
Ecrit par : yann | 22 novembre 2007
Au secours ! Les nutritionnistes débarquent sur le blog !
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2007
Et n'oubliez pas vos cinq fruits et légumes par jour (j'ai mangé 25 olives lundi, je suis paré).
Ecrit par : yann | 22 novembre 2007
Personne ne parle de la professeure rouée de coups à Losses ?
Ca doit être trop banal.
Je pense que son agresseur ne sera même pas fort puni - pov gosse, méchante prof, tout ça.
La professeure aura sûr



