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18 novembre 2007
College unique
Collège unique
Depuis quelques semaines, une pétition lancée par le SNALC et demandant l’abrogation du collège unique a été mise en ligne (http://www.snalc.fr/petition.tpl). J’en ai parlé précédemment, j’y reviens — parce que les disputes actuelles autour de ce que « nous » ferons du Collège lors que « nous » serons écoutés en haut lieu me paraissent quelque peu surréalistes — ou un tant soit peu « Perette » et ses rêves de grandeur. « Donnez-moi l’arsenic, je vous cède les nègres » : ne dirait-on pas que les conseillers vertueux de l’anti-pédagogisme se disputent la peau d’un ours encore bien vivant ?
Objet du débat : que mettre à la place du collège unique ? Faut-il imaginer une souplesse extrême, une progression par matière, un système d’Unités de Valeur capitalisables par l’élève dès la Sixième ? Ou au contraire en revenir aux immortels principes de 1923 — ou quelque date que vous voulez, pourvu qu’elle soit antérieure à la loi de juillet 1989… Ou encore : devons-nous écrire des programmes intangibles, coulés dans le bronze, pour les classes de Collège (et, tant qu’à faire, de Lycée), sans tenir compte des réalités du terrain, qui nous disent que 40% des élèves de Sixième maîtrisent mal l’écrit, et que 160 000 enfants sortent du système fin Troisième sans rien dans les mains, et pas grand chose dans la tête ?
Nous savons bien que nous ne pouvons pas sacrifier la génération en cours (au double sens du terme) sur l’autel de programmes idéaux, suite logique des programmes parfaits que le SLECC — ou quelque autre organisme qui aura repensé les progressions depuis la Maternelle — aura mis en place. Il faut imaginer, à partir de programmes aussi pensés que possible, un rythme, une progression radicalement inédits. Non des « programmes intermédiaires », dont le risque est, comme les « ponts provisoires », qu’ils deviennent définitifs, mais une pédagogie — je me refuse absolument à laisser ce joli mot à ces gens qui l’ont annexé en le galvaudant — nouvelle et ondoyante.
Quelles solutions dans l’immédiat ? D’un côté, ceux qui voudraient ressusciter l’ancien Cours Supérieur, une sorte de CM3 / CM4 qui ouvriraient les actuelles Sixième / Cinquième — mise à niveau dont le risque est de fabriquer un grand nombre d’enfants à responsabilité limitée, si je puis dire (sans compter que ce serait refaire du « collège unique » par manque de diversité dans l’ambition). Avec un barrage conséquent fin Cinquième, et le risque inhérent d’orientation précoce vers des métiers manuels qui aujourd’hui demandent plus de dispositions qu’autrefois, et recrutent bien au-delà de quatorze ans : aucune fédératioin patronale, pas même celle du Bâtiment, ne s’est déclarée favorable, il y a deux ans, à l’abaissement de l’âge de sortie du Collège pensé un moment par le gouvernement Villepin.
D’un autre côté, créer dans la plupart des disciplines des « groupes de compétence », avec cours de rattrapage pour les plus atteints. Cela risque de faire éclater le « groupe classe » avant même qu’il existe.
Sans compter quelques illuminés qui préconisent le retour d’un examen d’entrée en Sixième. Et que fait-on de ceux qui y échouent ? On les fusille pour l’exemple ?
Les uns et les autres sont cependant conscients que la première chose que doivent faire les enseignants de collège, aujourd’hui et demain, c’est de reprendre en Sixième (et encore en Cinquième, et parfois encore plus tard — et sans doute aussi en Seconde), en trois ou quatre mois, le programme du… Primaire. Le tronc commun d’un collège diversifié, il est là — et toute évaluation précoce en Sixième n’a aucun sens : la meilleure preuve, ce sont les contorsions, dans les énoncés de ces tests, qui d’année en année permettent de maintenir la fiction d’un « niveau » à l’entrée en Sixième (« seulement » 17% d’analphabètes). Ce n’est qu’à partir de ce rappel de connaissances non intégrées que l’on peut diversifier véritablement l’enseignement.
Je rappelle que l’objectif de l’école est double — et il n’aurait jamais dû être autre chose : permettre à chacun d’aller au plus haut de ses capacités, et laisser le moins d’enfants possible en route, en autorisant chacun à exploiter ses talents.
L’égalité est un leurre, les enseignants le savent bien, les parents l’admettent, les élèves le vivent au quotidien. Certains sont plus capables de ceci que de cela, et quelques-uns sont incapables de bien des choses. Il y aura toujours non des cancres (j’ai une tendresse personnelle pour le cancre, qui n’est souvent qu’un bon élève délaissé), mais des bébés-lune. La seule loi naturelle — darwinienne — de la classe, c’est la diversité. Tel qui brille en langues est rétif aux mathématiques, tel qui vomit les disciplines générales sera un dessinateur hors pair. Il a fallu tourmenter sérieusement les principes de 1789 pour faire de la proclamation des « mérites » la base d’une vulgate égalitariste. Qui ne comprend que l’« élitisme républicain » respecte davantage les « droits » qu’une politique volontariste d’égalité par le bas ? Qui n’a compris, aujourd’hui, que l’idéologie pédagogiste est un nouveau Manifeste des Egaux — qui ne survivra pas plus que n’a survécu l’évangile selon Babeuf ?
Aujourd’hui et demain, partons du principe que les premières semaines ou les premiers mois sont des remises à niveau — et que ceux qui réagissent les plus vite doivent, avant les autres, intégrer un cursus classique que d’autres rejoindront, au fur et à mesure de leur éveil au Savoir. Pour cela, il est essentiel que les établissements disposent d’une marge plus grande qu’aujourd’hui dans leur politique éducative, et donc dans leur budget. Essentiel aussi que les enseignants disposent, dans le cadre de programmes fermes et définitifs, de la plus grande latitude pédagogique — et que cesse enfin cette contrainte si artificielle qu'est la construction en "séquences" — l'anti-vie même. Et surtout il est primordial que s’établisse une vraie communication entre les écoles primaires et les collèges — au point que certains instituteurs pourraient très bien être mandatés pour faire faire des révisions générales à quelques élèves de collège décontenancés par les vrais programmes de Sixième — tout comme des enseignants de collège pourraient essaimer la bonne parole en CM2 pour préparer les enfants à un régime fort différent — en leur faisant envie, non en leur faisant peur. Ce n’est pas en campant chacun dans nos citadelles que nous changerons quoi que ce soit : à pseudo-« citoyen », citoyen et demi : il nous faut être plus solidaires, si nous voulons nous différencier, et permettre aux élèves d’exprimer leurs talents ou d’expliquer leurs faiblesses.
À vous désormais de lancer des propositions sur la gestion effective de classes de Collège, dans quelque matière que ce soit. À vous d’écrire les programmes — parce que la règle démocratique est de notre côté, et non du côté de ces didacticiens qui prétendent dès l’abord tout savoir. Un grand principe d’incertitude a toutes les chances de faire moins de mal, surtout s’il s’appuie sur quelques convictions profondes et un réel savoir, que des certitudes erronées.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
Jean-Paul, vous dites qu'il faut arrêter de se bouffer le nez, et vous torpillez par ailleurs (assez méchamment) certaines des propositions des gens que vous désirez fédérer, (tiens, ce mot prend deux accents, finalement? Avec la domination du tennis Suisse, ou du Suisse du tennis, on n'est plus habitué, et ça me fait tout drôle). ... Ce n'est pas raisonnable!
Par ailleurs, ne conviendrait-il pas de se méfier grandement de l'autonomie des établissements? Parce que là, pour le coup, l'équité risque de souffrir!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Très vite parce que j'ai toute la petite famille à la maison.
Jeudi soir, animation pédagogique sur les évaluations début de CM2 (reprise "simplifiée" des évaluations début de CE2 des années prédédentes, je vous le rappelle).
Grosse "colère" des instituteurs : "On s'est fichu de nous, les élèves qui ont loupé des évaluations aussi simples ne pourront en aucun cas suivre en 6°, même après un an de forcing !"
Réponse des animateurs (deux conseillers pédagogiques, bien embêtés) : "Seule solution, le PPRE. Cibler les manques, conclure un contrat entre l'élève, sa famille et l'école et mettre en place un système de différenciation qui exclura le moins possible l'élève du groupe-classe. Le RASED ne pourra être sollicité que pour une période de sept semaines, en petits groupes de remédiation seulement et en aucun cas pour l'enfant seul. Il ne faut pas qu'il se sente exclu, c'est essentiel. Le redoublement ne sera envisageable que s'il y a eu PPRE."
Ecrit par : catmano | 18 novembre 2007
Allez, c'est dimanche, arrêtons de laver notre linge sale en famille et trouvons-nous une plasticienne qui nous organise une grande lessive pédagogiquement correcte :
http://lagrandelessive.free.fr/Archives.html
Ecrit par : Pascal | 18 novembre 2007
Bonjour,
j'ai reçu un mail d'une maman d'élève . Méline était en cm1 dans mon cours double l'an dernier (cm1 -cm2 ). Une enfant brillante en tout . Une petite puce . J'ai hésité à la faire directement passé en 6 ème. Elle est donc en Cm2 chez un collègue.
A la lecture du mail , instit ou prof de collège que me conseillez -vous de répondre à la maman ?
Cet enfant (mère au foyer, père routier ) était un grosse lectrice et écrivait dans ses temps libres(contes et petites histoires pour le plaisir... sans fautes )
Merci
"bonjour c'est la maman de Méline,
je vous envoie ce petit message car j'ai un petit probléme avec Méline elle s"ennuie en classe .J'ai vu monsieur A... mais il ne sait pas quoi faire il ne m'a pas donné de réponse à mes questions car lui a son double cours (cm1 -cm2 ) et il ne peut pas faire un cours spécial pour Méline . Elle a un bon niveau grace à vous meme un tres bon niveau pour lui il faudrait un progamme de sixiéme mais ce n'est pas possible il lui conseille de travailler avec des livres d'elle meme pendant la classe lorsque pour elle c'est trop simple je ne sais pas si cela conviendra j'ai peur parceque un enfant en difficultés c'est un probleme mais un enfant qui s'ennuie en classe pour moi c'est aussi un probléme . j'ai peur que par la suite cela puisse nuire à son envie d'apprendre. Je me permets donc de vous demander ce que vous en pensez connaissant bien Méline , vous pourrez peut etre me conseiller je n'en veux pas à monsieur A .... car lui fait son programme bien au contraire Méline l'apprecie beaucoup mais a ces yeux le meilleur c'etait vous car sa soif d'apprendre etait bien remplie je sais qu'elle n'est pas la seule à s'ennuyer il y a aussi tony j'attends une reponse de votre part afin de me guider un peu a l'avance merçi Méline vous fait le bonjour et me dit de vous dire que vous lui manquez beaucoup"
Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007
J'y vais de ma proposition personnelle issue d'une expérience de terrain...
J'ai une fille. Elle est entrée en sixième avec un niveau lamentable suite à quatre ans sur cinq en primaire de Meirieu mal digéré. En sixième, elle a eu de bons profs, sérieux, bosseurs, sympas. Elle en voulait, la petite, et a vraiment travaillé, avec notre simple soutien puisque les devoirs étaient lisibles. Dès la fin du premier trimestre, elle avait les encouragements. A présent, en quatrième, elle est autonome et bonne élève sans soutien.
Donc, déjà, le plus vite possible, refondre les programmes de sixième(et surtout, grammaire à la place d'ORL!!! et les quatre opérations en mathématiques), organiser un soutien aux devoirs et trier lucidement les élèves dès la fin du premier trimestre sans condamner personne à être fusillé pour l'exemple (excellent!!!). En fin d'année, on trie à nouveau et on démocratise le redoublement de la sixième, on le rend non humiliant et ouvert à tous comme une chance, une vraie.
Evidemment, ça nécessiterait de regrouper les élèves dans de plus gros collèges de façon à avoir au moins cinq sixièmes pour refondre les classes en fin de premier trimestre, d'où internat pour les zones rurales désertifiées. Vu le coût des carburants, il y a fort à parier que l'internat va redevenir la solution la plus économique à terme court.
Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007
Ceci dit, JP Brighelli, je vous trouve de plus en plus intelligent. Vous progressez très vite à présent. Bravo. Encouragements!
Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007
Mon cher Jean-Paul, je suis consterné par votre billet!
Votre vision du collège unique est angélique... Quelques soient ses défauts, vous en acceptez le principe et vous n'envisagez pas la possibilité d'une orientation précoce. Vous partez même du présupposé que tous les élèves doivent aller en 6ème "parce qu'on ne va tout de même pas les fusiller".
Certes, mais il existe peut-être un juste milieu entre ces deux possibilités? Adapter les programmes aux capacités des élèves et à leurs projets scolaires me paraît la seule solution, mais cela signifie l'abandon du collège unique au profit d'un système de "type allemand" à orientation précoce. Il n'y aurait donc plus un mais des cursus scolaires secondaires.
D'autre part, croire qu'il suffirait de faire intervenir des instituteurs en collège ( ce qui se fait dans les SEGPA et les UPI avec quels résultats !) pour résoudre la faillite du collège me paraît bien naïf... Lorsqu'un élève arrive en 6ème sans savoir lire et écrire correctement, il est déjà malheureusement trop tard.
Ecrit par : kutya | 18 novembre 2007
Mes deux idées pour contribuer à tout ça :
1 - établir une sélection à l'entrée de la Seconde, pour en finir avec l'absurdité des classes de Secondes actuelles, remplies d'élèves qui sont forcés d'y être, ne VEULENT pas y être et n'en tireront rien. Ca permettrait également de définir le programme de quatrième-troisième, en fonction des exigences de cet examen (expression écrite et maîtrise de l'orthographe-grammaire-conjugaison; maîtrise des maths, connaissances en histoire-geo, arts et sciences; bon niveau de langues).
2 - rétablir les filières d'orientation professionnelle dès la sortie de la cinquième, voire à la sortie de la sixième : les élèves y suivraient des cours de français, histoire, géo, maths, LVE, arts, et sciences, et ils seraient plongés progressivement dans la vie professionnelle de divers métiers (plombier, électricien, bâtiment, garagiste, industrie, etc.)
Ca me semble du bon sens, et tout le monde en parle dans les lycées... J'ajoute que les classes les plus dures au college sont justement cinquieme et quatrieme, à cause des eleves qui aimeraient être lancés dans la découverte de la vie professionnelle.
Ecrit par : Jeremy | 18 novembre 2007
"Objet du débat : que mettre à la place du collège unique ? Faut-il imaginer une souplesse extrême, une progression par matière, un système d’Unités de Valeur capitalisables par l’élève dès la Sixième"
Et pourquoi pas? Est-ce que ce ne serait pas un moyen de différencier sans faire de ségrégation?
Groupes de besoin, groupes de niveaux... appelons les comme on veut, s'ils sont bien gérés peuvent permettre aux élèves d'avoir quelques réussites dans certains domaines... et pas dans d'autres pour lesquels il faudra effectivement une remise à niveau, voire des objectifs moins ambitieux.
"L’égalité est un leurre, les enseignants le savent bien, les parents l’admettent, les élèves le vivent au quotidien"
L'égalitarisme, pas l'égalité des chances est un leurre, oui.
Et c'est vrai qu'il a été forgé implicitement (?) par une bonne conscience de gauche qui a eu tôt fait de dériver vers un nivellement moyen voire par le bas pour qu'on ne voie plus les différences .
Différences et inégalités se sont confondues au nom encore une fois d'un égalitarisme idéologique.
Cet égalitarisme qui nie les différences de quelque nature qu'elles soient est une des plaies de la pratique pédagogique.
PS. Jean Paul, je trouve cet article constructif. Et si on laissait enfin les invectives pédago/antipédago de côté. On n'avancera pas avec les extrémistes ou plutôt les "mal comprenants" des deux camps.
Oui c'est vrai, et je me bats aussi contre eux à longueur d'année, qu'il y a des enseignants (je parle surtout du premier degré qui est mon secteur d'intervention) dont la pratique est inefficace et qui relève bien plus du poil dans la main que de convictions pédagogiques ou pédagogistes. Le constructivisme et les méthodes actives ont parfois bon dos pour justifier un manque de travail et de réflexion.
Par contre, et je ne jetterai pas le bébé avec l'eau du bain, il y a des classes, des équipes qui s'investissent, réfléchissent, essaient de mettre en place des pratiques réellement innovantes et efficaces pour tous les élèves et qui réussissent à s'affranchir à la fois de l'élève découvreur et de l'égalitarisme forcené.
RePS. Au fait, vous l'avez quand même signée, cette pétition du SNALC...
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
"Oui c'est vrai, et je me bats aussi contre eux à longueur d'année, qu'il y a des enseignants (je parle surtout du premier degré qui est mon secteur d'intervention) dont la pratique est inefficace et qui relève bien plus du poil dans la main que de convictions pédagogiques ou pédagogistes. Le constructivisme et les méthodes actives ont parfois bon dos pour justifier un manque de travail et de réflexion. "
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
Oh, que c'est vrai! Je souscris des deux mains. Heureux de ne pas être le seul à le penser, (ici, évidemment).
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
"J'ai hésité à la faire directement passé en 6 ème. Elle est donc en Cm2 chez un collègue. "
Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007
Pourquoi avez vous hésité? Une raison particulière et objective ou une crainte (consciente ou non) de vous faire traiter d'élitiste ou d'anti- égalitaitre?
La est la vraie question...
Pour le reste ce que vous rapportez sur votre collègue montre bien que si les programmes sont trop au centre, il n'y a plus guère de place pour les spécificités de chaque élève.
Et pourquoi penser que tous les élèves de CM2 devraient être au même niveau et faire la même chose? Où est le problème.
J'ai vu (et encourage ce type de pratiques) des élèves de GS passer au CE1 ou des CE1 faire le saut vers le CM1 et des CM1 aller en 6ème.
Il est vrai que dans ce cas on ne paeut pas se contenter de faire le programme de tel ou tel niveau . De plus il faut être sûr à 99,9% non pas que l'élève suivra mais qu'il sera tête de classe sinon on va à la catastrophe.
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
Magré ma sympathie pour le SNALC, je pense que faire une pétition contre le collègue unique est un voeu pieu ; autant faire une pétition contre les cyclones et les tremblements de terre.
Le collège unique est en place aujourd'hui comme il ne l'a jamais été à cause d'un lent processus qui a commencé à partir des années 70 avec le Réforme Haby et auquel les gouvernements de droite comme de gauche ont collaboré.
Aujourd'hui, nous sommes dans l'égalité parfaite, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Les élèves font tous la même chose, c'est à dire qu'ils en font de moins en moins de moins et tout ce qui pourrait encore les différencier comme les langues anciennes ou l'allemand en LV2 tend à disparaître.
Essayez de rétablir une orientation, même très modérée et sur même volontaire, après la 5ème ou en abolissant les passages automatiques et vous aurez la très puissante FCPE sur le dos.
J'imagine que le ministre y regardera à deux fois. Les marins-pêcheurs bretons à côté c'est de la petite bière.
Je comprends pourquoi il préfère s'attaquer au primaire.
Je n'ai qu'une demande et elle est très modeste : qu'on ne nous oblige plus à enseigner en séquences, qu'on nous laisse essayer de réparer les dégats du primaire en faisant de l'orthographe, du vocabulaire et de la grammaire à heures fixes.
Les séquences, c'est très bien avec de bons élèves qui manient correctement les "outils", avec les autres (les victimes de la méthode globale, du pédagogisme, des instits "poil dans la main" et de tout ce que voulez, y compris des médias pour faire plaisir à Meirieu) c'est une catastrophe.
Mais j'ai bien peur qu'il n'y ait pas beaucoup de rescapés !
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
" Pourquoi avez vous hésité? Une raison particulière et objective ou une crainte (consciente ou non) de vous faire traiter d'élitiste ou d'anti- égalitaitre?
La est la vraie question... "
N'ayez crainte... fils d'ouvrier je suis pour la méritocratie !Et vive l'élitisme républicain !
Non ce qui m' a fait hésiter c'est de voir cette petite puce toute timide perdue dans ce collège de 1000 élèves . Je me suis dit : un an de plus elle gagnera en assurance !
Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007
"Aujourd'hui, nous sommes dans l'égalité parfaite, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Les élèves font tous la même chose, c'est à dire qu'ils en font de moins en moins de moins "
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Exact. C'est vrai de la maternelle au collège.
Et le problème c'est que ça ne convient à pratiquement aucun élève.
Pour certains, le moins est encore trop et pour d'autres le moins est une véritable insulte à leur volonté d'apprendre et à leurs possibilités. Et on a des élèves qui coulent (les premiers) et d'autres qui se demandent ce qu'ils font là...
Mais c'est vrai que tout le monde nage dans le même marasme égalitaire.
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
Je me suis dit : un an de plus elle gagnera en assurance !
Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007
Et pourquoi ne pas l'avoir gardée cette année. Vous auriez peut-être pu sinon faire le programme de 6ème du moins ne pas la faire perdre son temps?
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
J'ai changé d'école et j'ai un CP
Mais avez vous une réponse pour la maman.
Tiens des sites de collèges d'où elle pourrait tirer des fiches travail à faire en cm 2
Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007
Il y aurait peut-être une manière "indolore" de contourner le "collège unique" (je veux dire sans se mettre trop les syndicats de parents à dos), ce serait de multiplier les classes à horaires aménagés, musique ou autre spécialité en primaire et au lycée.
Il y en a en primaire, très peu en collège. Peut-être aussi rétablir les classes de "3ème et 4ème AS" (aide et soutien) sous un nom ou sous un autre pour les élèves en difficulté mais qui ne posent pas trop de problèmes de comportement.
Il n'existe, à ma connaissance, qu'un seul collège pour enfants "surdoués" (je reconnais qu'il y en a en dehors des nouvelles d'Henri James et qu'ils ne meurent pas tous prématurément dune crise cardiaque, comme le héros : le collège du cèdre au vésinet.
Il faut savoir qu'actuellement, il n'y a même plus de soutien collectif genre ATPE (aide au travail personnel de l'élève); mais seulement du soutien individuel et ponctuel sous le nom de PPRE (programme personnalisé de réussite éducative)
Vous voyez que la phobie de la différenciation n'a jamais été aussi grande.
Mais vous savez aussi (même Ségolène Royal s'en était aperçue) qu'il y a des gens qui savent "refaire la différence" en contournant la carte scolaire ou en mettant leurs enfants dans de "bons" établissements privés.
Le problème politique qui se posera tôt ou tard, comme ce fut le cas aux Etats-Unis dans les années 80, sera celui du renouvellement des élites.
Il est incontournable.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
autre avis de parent, très égoiste il faut bien le dire : j'ai aussi une fille ; en CM2 je suis convoquée par l'instit qui me signale qu'elle refuse de travailler en groupe (hérésie totale dans une école d'application !) ; interrogée plus avant, la maîtresse avoue que fifille a un niveau de 5ème en français et en histoire géo ; en revanche en maths c'est plus laborieux (sauf en problème car ça raconte des histoires dixit l'impétrante) ; donc pour moi le collège idéal ça serait celui qui propose des modules par compétences : dans le cas cité, fillette aurait suivi des cours de français et histoire géo adaptés à son niveau tout en suivant les cours de matières scientifiques qui lui correspondaient ;
- ok ça dynamite la "classe" mais pourquoi ne pas raisonner en terme de "promo" ; j'ai connu ça aux US, où les équivalents des collèges et lycées fonctionnent par promo et par modules, et l'esprit de promo est très fort et plutot agréable...attention je n'ai pas dit que ce qui était enseigné quand j'y étais (j'ignore l'état des choses aujourd'hui) était bien, je dis juste que cette organisation pourrait être une piste.
- et bien sûr il faudrait que le lycée s'y mette aussi
- et ça veut dire que le brevet des collèges ne voudrait plus rien dire (mais veut-il dire qq chose aujourd'hui) voire ne pourrait plus se tenir
- et la suite logique serait le célèbre "socle de compétences" minimales avant de sortir du système
et il faut que je réfléchisse encore à toutes les implications mais pour la plupart d'entre vous qui êtes de la maison, ça sera plus facile certainement !
Ecrit par : fabienne | 18 novembre 2007
robin les collèges PUBLICS proposant un accueil pour enfants surdoués, recensés aujourd'hui sont au nombre de cinq, dont trois pour l'académie de Lyon qui a une politique volontariste sur le sujet.
Naturellement les écoles privées se sont emparées du sujet et proposent du très bon ou du n'importe quoi ; on voit des collèges où les gamins se "tirent la bourre" à coup de niveau de QI, tout ce que j'aime. ON voit des collèges privés où les enfants surdoués sont réunis par niveau de compétence, on peut avoir quatre ans d'avance en maths et un niveau de son âge en français, d'où l'importance d'une pédagogie différenciée.
On voit aussi des collèges publics qui, tout en ne faisant aucune pub, ont une attitude ouverte et bienveillante envers ces enfants qui ne sont pas tous brillants du point de vue des notes, j'ai envie de dire loin de là ; ces adresses se repassent de bouche de parents d'EIP à oreille de parents d'EIP et dépendent ENTIEREMENT du bon vouloir de principaux ou d'équipes éducatives volontaires.
Pour les enfants surdoués il faut commencer par les nourrir intellectuellement, leur donner des règles précises et strictes (ex. la grammaire) pour cadrer leur énergie intellectuelle et l'aider à aller plus loin, les faire réfléchir, approfondir, structurer leur pensée qui, question de plasticité du cerveau parait-il, va extrêmement vite et dans tous les sens, et établit des liens intuitifs obscurs pour tout le monde sauf eux.
En fait, à part le dernier point il semble que tout ce que je viens de dire s'applique aussi aux autres enfants non ?
Ecrit par : fabienne | 18 novembre 2007
Donc pour moi le collège idéal ça serait celui qui propose des modules par compétences : dans le cas cité, fillette aurait suivi des cours de français et histoire géo adaptés à son niveau tout en suivant les cours de matières scientifiques qui lui correspondaient ;
C'est ce qui est en train de se mettre en place au collège avec l'enseignement des langues vivantes et en accord avec les recommandations européennes (le Portofolio des compétences européennes en langues vivantes)
Les élèves sont répartis par "groupes de niveau" après une évaluation en début d'année et peuvent théoriquement passer d'un groupe à un autre en fonction des acquis.
Le problème est de savoir jusqu'où il faut pousser la différenciation en fonction des "compétences" (on peut théoriquement être "bon" à l'écrit, mais pas à l'oral, se débrouiller en grammaire, mais manquer de vocabulaire, savoir tenir une conversation courante mais ne pas connaître les verbes irréguliers...).
Il faut multiplier les "intervenants". Et bon courage aux concepteurs des emplois du temps !
Dans les faits, les établissements font évidemment avec les enseignants dont ils disposent.
Il est possible qu'à terme, avec la mise en place des nouvelles évaluations (à l'état expérimental cette année) et du socle commun des connaissances, on aille vers un système de ce genre qui aboutit en fait à l'éclatement de la notion de classe, d'enseignant unique et à la disparition de la notation au profit d'une évaluation ternaire (acquis/non acquis/en cours d'acquisition)
Ne me demandez pas ce que j'en pense. Je n'apprécie pas trop la science-fiction et en vérité et je me sens un peu dépassé !
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Robin les collèges PUBLICS proposant un accueil pour enfants surdoués, recensés aujourd'hui sont au nombre de cinq, dont trois pour l'académie de Lyon qui a une politique volontariste sur le sujet.
Naturellement les écoles privées se sont emparées du sujet et proposent du très bon ou du n'importe quoi...
Je suis content de l'apprendre. Je n'ai pas d'opinion "idéologique" sur le sujet, mais je sais que ces enfants-là sont souvent (pas toujours) en souffrance. Donc tant mieux !
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
L'argent est le nerf de la guerre ... et donc aussi de la guerre de l'école !
Ecrit par : iPidiblue fait des maximes | 18 novembre 2007
Saperlotte une nouveau fil et je n'ai toujours pas retrouvé mes lunettes ;):) !
Ecrit par : saperlipopette | 18 novembre 2007
En gros la question est toute simple, où la France va-t-elle investir dans les décennies prochaines, dans les maisons de retraite ou dans les écoles ?
Ecrit par : iPidiblue et la guerre des générations | 18 novembre 2007
Lorsqu'un élève arrive en 6ème sans savoir lire et écrire correctement, il est déjà malheureusement trop tard.
Ecrit par : kutya | 18 novembre 2007
Pourquoi dites-vous ça puisque c'est faux si l'élève n'a été que victime d'une pédagogie stupide pendant les cinq années de primaire? Un gosse de onze ans est parfaitement capable de récupérer un niveau s'il fait l'objet d'un enseignement soutenu et exigeant en sixième et cinquième.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Patrickinstit,
N'ayant aucune expérience du primaire je vous donne un simple avis personnel. Je ne vois pas très bien ce que pourrait faire la maman de cette jeune fille à part lui acheter peut-être des manuels qu'elle lirait en classe (mais seule).
Par contre ne pourriez-vous pas contacter son professeur (ou le directeur de l'école) pour qu'il permette à cette jeune fille de devenir une sorte de tutrice pour la classe. Puisqu'elle a déjà compris certains points du programme, pourquoi ne pas aider les autres ? Il me semble que ce serait un bon moyen de la faire travailler dans un groupe.
Ecrit par : PFC | 18 novembre 2007
"d'où l'importance d'une pédagogie différenciée."
Ecrit par : fabienne | 18 novembre 2007
Argh... Que lis-je? Un gros mot? :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
En ce moment et pour être en phase avec l'actualité, on voit bien se dessiner la guerre des générations qui va avoir lieu, d'un côté des étudiants qui demandent des logements universitaires de l'autre les cheminots qui veulent de l'argent pour se bronzer au soleil à 55 ans !
Bon courage aux hommes politiques qui vont devoir trancher dans le vif !
Ecrit par : iPidiblue et les nouveaux grèvistes | 18 novembre 2007
Un gosse de onze ans est parfaitement capable de récupérer un niveau s'il fait l'objet d'un enseignement soutenu et exigeant en sixième et cinquième.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Oui, peut-être, mais le départ est très important, comme les fondations d'une maison (avoir ou non appris à lire avec la méthode globale, avoir fait ou non de la grammaire, de l'orthographe, du vocabulaire, avoir appris les quatre opérations, avoir reçu un enseignement explicite...)
Et à condition que les inspecteurs ne nous imposent pas des méthodes qui ne feront qu'aggraver le mal comme l'enseignement en séquences.
Car la progression en séquences n'est que le prolongement au collège de la méthode globale et de l'ORL.
Je ne sais pas trop quoi penser des groupes de niveau et du socle commun, mais ce dont je suis sûr, c'est que l'on n'arrivera à rien (je veux dire à réduire la proportion d' élèves arrivant en 6ème sans maîtriser la lecture et l'écriture) si on n'arrête pas définitivement d'utiliser la méthode globale et de faire de l'ORL et des "activités" au lieu de transmettre un enseignement explicite.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Sans aucun rapport avec ce qui précède -- quoique... -- en souvenir du et en hommage au travail magnifique des instituteurs laïques de Vendée, une pétition émanant du Collectif pour la promotion et la défense de l'école publique de proximité, pour l'abrogation de l'article 89 et pour un débat sur les rapports public/privé :
Bonjour,
L'AMRF et le CNAL tiendront leur conférence de presse le 21 novembre pour évoquer les recours contre l'article 89 .
Afin de soutenir fortement nos élus, nous vous invitons à faire signer aussi largement que possible la pétition ci-jointe, et à inviter vos structures locales associatives, syndicales et politiques à la relayer dans leurs réseaux, bulletins et sur leurs sites internet.
Bien cordialement,
Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité
06 22 13 57 29 / ecoledeproximite@yahoo.fr / Site: http://ecoledeproximite.free.fr
adresse: http://ecoledeproximite.free.fr/petition/php/index.php /
La Roche-sur-Yon, le 31 août 2007
Pétition pour l’abrogation de l’article 89 et pour un débat sur les rapports public/privé
Le décret d’application de l'article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 2004, (au bénéfice de l’enseignement privé) est à nouveau d’actualité ; cette mesure, obligeant les communes à verser le forfait communal à l’école privée choisie par les parents dans une autre commune, fera payer un lourd tribut à la collectivité.
Beaucoup de communes en milieu rural auront bien du mal à faire face à cet accroissement de dépenses, ce qui entraînera une augmentation des impôts locaux ; les premières victimes en seront les petites écoles rurales qui atteindront plus rapidement leur seuil de fermeture
Cela s’inscrit en outre dans la politique de restriction budgétaire actuelle à l’égard de l’enseignement public ; n’oublions pas non plus qu’en zone rurale surtout, le regroupement des écoles est imposé dans l’enseignement public et n’est guère appliqué dans l’enseignement privé, en particulier là où la concurrence scolaire reste particulièrement vive.
Nous en appelons à l’abrogation de l’article 89 d’une part, à l’organisation d’un débat sur les rapports public/privé et sur l’avenir du service public d’éducation d’autre part ; nous vous invitons à signer cette pétition et à joindre vos témoignages dans le prolongement de la démarche participative que promeut le Collectif depuis novembre 2004.
Vous pouvez signer en ligne sur http://ecoledeproximite.free.fr/petition/php/index.php
ou renvoyer la pétition
comportant vos Nom, Prénom, qualité, code postal et ville, adresse mail (ou postale), signature à :
Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité
Mairie de Courteranges place Aimé Chanet 10270 Courteranges
Faites-nous parvenir vos contributions à article89petition@yahoo.fr ou à l’adresse postale ci-dessus.
Contacts : ecoledeproximite@yahoo.fr / 06 22 13 57 29 / http://ecoledeproximite.free.fr
Ecrit par : FGuichard | 18 novembre 2007
"Et à condition que les inspecteurs ne nous imposent pas des méthodes qui ne feront qu'aggraver le mal comme l'enseignement en séquences."
Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...(du moins ne devraient rien vous imposer) sauf des élèves qui ont des résultats et des acquisitions conformes à ce qu'on peut en attendre... et un niveau d'exigence vis à vis d'eux-mêmes comme de leurs élèves.
Séquence ou pas séquence là n'est pas le problème.
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
http://ecoledeproximite.free.fr/
Quelques phrases relevées sur ce site:
"Les meilleurs résultats sont dans les classes à cours multiples (Bernard Collot).
Le modèle urbain des grosses structures et des classes à un seul cours n'a pas de fondement pédagogique
Il n'existe d'ailleurs à ce jour aucun bilan prouvant l'efficacité pédagogique de la politique de regroupements en oeuvre depuis 40 ans."
Bien sûr que ça un rapport avec ce qui précède...
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
Petites colles pour les forts en histoire :
Qui a dit "Gouverner c'est choisir" ? Et qui a dit "Gouverner c'est prévoir" ?
Ecrit par : iPidiblue et le quizz du dimanche | 18 novembre 2007
Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...
(...) Séquence ou pas séquence là n'est pas le problème.
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
Non mais là je rêve ! Que dis-je, pincez-moi, j'hallucine !! Vous travaillez dans l'éducation nationale, LouBlan, ou sur la planète Mars ? Vous n'avez jamais entendu parler d'inspecteurs primaires psychorigides ou d'IPR fanatiques des sciences de l'éduc et maniaques de la séquence didactique pure et dure façon Bertrand-Lacoste ? Eh bien cela existe, et nous sommes un certain nombre à en avoir rencontré, jadis et naguère.
Quant à la séquence, tout dépend de ce qu'on entend par là : si c'est un cadre souple, un calendrier, une progression, une définition des objectifs, un outil pour savoir où l'on veut emmener l'élève, pas d'objection. Mais dans l'idée de didacticiens enragés, la séquence est devenue un carcan, et le décloisonnement qu'elle impose est parfaitement contreproductif parce que, de fait, ce sont l'orthographe, la grammaire, le vocabulaire et la stylistique qui sont sacrifiés au profit d'un blabla pseudo formaliste (énoncé ancré/coupé, description à thème constant ou pas, etc.) qui n'aboutit à rien quand on est au collège ou au lycée, sauf à vous brouiller l'esprit et à vous écoeurer définitivement du français et de la littérature.
Ecrit par : FGuichard, estomaquée | 18 novembre 2007
une grande lessive pédagogiquement correcte :
Ecrit par : Pascal | 18 novembre 2007
Avec Gégory Paic et Isabelle Mir?
Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007
"Vous n'avez jamais entendu parler d'inspecteurs primaires psychorigides ou d'IPR fanatiques "
Mais si... je les côtoie même à longueur d'année.
Pour ce qui est des IPR je ne sais pas trop, mais en ce qui concerne les IEN, parler d'inspecteurs psychorigides me parait excessif (du moins ceux que je connais et avec lesquels je travaille) . Sans doute qu'il en reste peut-être quelques uns, mais je peux vous dire que la quasi totalité des IEN ne sont ni psychorigides ni des fanatiques et qu'ils sont attentifs a ce qui se passe dans les classes bien plus qu'au dogme quelqu'il soit. C'est en tout état de cause ma conception et ma pratique.
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
"Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...(du moins ne devraient rien vous imposer) sauf des élèves qui ont des résultats et des acquisitions conformes à ce qu'on peut en attendre... et un niveau d'exigence vis à vis d'eux-mêmes comme de leurs élèves.
Séquence ou pas séquence là n'est pas le problème."
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
Je suis "globalement" d'accord avec ça aussi! On a, plus souvent que l'on croit, les libertés qu'on se donne.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
Et Pierre Frackowiack, alors, c'est l'ami Ricoré, le clown Ronald Mac Donald, Monsieur Plus de Bahlsen ? Jean Jordy et Frau Katherine Weinland itou : Ginger et Fred, Bastien et Bastienne, Léo et Léa, Pimprenelle et Nicolas ? ça s'appelle la caporalisation du métier, et il y a des gens qui en ont fait des dépressions, pauvre Candide !
Ecrit par : TIGER LILITH | 18 novembre 2007
Enfin quelques contributions positives de LouBlan!
Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 novembre 2007
"ça s'appelle la caporalisation du métier, et il y a des gens qui en ont fait des dépressions, pauvre Candide !"
Les attaques et les insinuations diffamatoires vis à vis de collègues...là vous franchissez la ligne rouge!
C'est de la mauvaise foi ou du matraquage idéologique?
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...(du moins ne devraient rien vous imposer) sauf des élèves qui ont des résultats et des acquisitions conformes à ce qu'on peut en attendre... et un niveau d'exigence vis à vis d'eux-mêmes comme de leurs élèves.
Séquence ou pas séquence là n'est pas le problème.
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
L'enseignement en séquences est une obligation depuis 1996 et les inspecteurs sont particulièrement hargés en de vérifier si et comment nous nous conformons à cette obligation.
Les nouvelles instructions données par le ministre n'entreront en vigueur qu'en 2009.
En attendant, ce sont les instructions antérieures qui s'appliquent.
C'est ce qu'a dit récemment un IPR d'éducation musicale à une de mes collègues.
Mais c'est vrai pour toutes les disciplines.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
"chargés de vérifier". On aura rectifié de soi-même.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...(du moins ne devraient rien vous imposer) sauf des élèves qui ont des résultats et des acquisitions conformes à ce qu'on peut en attendre... et un niveau d'exigence vis à vis d'eux-mêmes comme de leurs élèves.
Vous avez raison de rectifier au conditionnel. Je sais que ça peut paraître aberrant, mais c'est ainsi. Ils ne devraient pas, mais ils le font quand même.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Merci Pedro. Il y a des gens avec lesquels on peut discuter et le billet de JPB m'a paru intelligent et intéressant. Je ne considère pas être ici dans un repaire de brigands . Les propos de JPB, les vôtres aussi, même Guy Morel ou B. Appy, Christophe Sibille font avancer le débat et posent de vraies questions pour lesquelles j'ai parfois les mêmes réponses ou les mêmes interrogations que vous.
Par contre les procès d'intention et les insultes voire les diffamations vis à vis d'individus nomément cités ne m'apparaissent pas de nature à faire avancer les choses
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
Nous sommes jugés sur nos méthodes, pas sur nos résultats. Si les méthodes sont dans la norme, peu importe que nos résultats soient mauvais.
Il pourrait y avoir et il y aura certainement bientôt, au train où vont les choses, 50% d'élèves qui entrent en 6ème sans maîtriser la lecture et l'écriture, mais on n'abolit pas pour autant l'utilisation de la méthode globale et on ne préconise pas non officiellement plus le retour à un enseignement explicite.
Il faut bien comprendre que nous ne sommes pas dans le domaine de la raison, mais dans celui de l'idéologie qui a ses propres règles de fonctionnement.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
non plus officiellement...Je fatigue !
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Une solution contre la débâcle de l'école: des cours de maths en rap...Reportage en cours sur TF1
Ecrit par : marigot | 18 novembre 2007
"Nous sommes jugés sur nos méthodes, pas sur nos résultats. Si les méthodes sont dans la norme, peu importe que nos résultats soient mauvais."
Ah non je ne peux pas accepter ça.
Et d'abord qu'appelle-t-on méthodes? Ce qui m'importe ce n'est pas la soumission à je ne sais quelle méthode "officielle" mais encore une fois la réalité des apprentissages et la cohérence dans l'action pédagogique de l'enseignant qui doit être en mesure de mettre en relation tout un ensemble de connaissances à la fois théoriques, disciplinaires ou didactiques.
Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007
"Nous sommes jugés sur nos méthodes, pas sur nos résultats. Si les méthodes sont dans la norme, peu importe que nos résultats soient mauvais.
Il pourrait y avoir et il y aura certainement bientôt, au train où vont les choses, 50% d'élèves qui entrent en 6ème sans maîtriser la lecture et l'écriture, mais on n'abolit pas pour autant l'utilisation de la méthode globale et on ne préconise pas non officiellement plus le retour à un enseignement explicite.
Il faut bien comprendre que nous ne sommes pas dans le domaine de la raison, mais dans celui de l'idéologie qui a ses propres règles de fonctionnement."
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Je ne crois pas qu'il faille penser comme cela, même si ça arrive parfois. Il y a des incompétents partout! Mais, vraiment, c'est très loin d'être la règle. Et la méthode globale, une fois pour toutes, n'est plus enseignée depuis longtemps!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Orwell a clairement expliqué dans 1984 cette subversion des règles de fonctionnement de la raison qui est l'une des caractéristiques des régimes totalitaires (principe d'identité, de non contradiction et de tiers exclu) et cette invention d'une "langue nouvelle".
La réalité que j'ose écrire ici, et l'élection d'un président "libéral" n'y a rien changé, c'est que l'E.N. est devenue une institution totalitaire.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
"Une solution contre la débâcle de l'école: des cours de maths en rap...Reportage en cours sur TF1"
Ecrit par : marigot | 18 novembre 2007
Peut-être des gens qui se sont inspirés du fameux sketch de Jacques Bodoin, (que les moins de cinquante ans peuvent ne pas connaître) sur "la table de multiplication".
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Collège unique, c'est ainsi et nul n'y pourra rien changer de sitôt. Donc, le mieux à faire serait de faire un collège à deux ou trois vitesses, sans ségrégation, sans orientation précoce, avec certitude de pouvoir changer de vitesse si les résultats s'améliorent. Option pour la vitesse 1;2 ou 3 à la fin du premier trimestre de sixième sur décision du conseil de classe et en évitant les recours des parents par une promotion publicitaire du système, soulignant le fait que l'Etat français veut que tous les élèves s'en sortent et qu'ils ne soient pas noyés ou orientés trop tôt sur des filières poubelles.
Améliorer l'accès non discriminatoire à des filières de pré-professionnalisation en fin de cinquième pour les élèves qui en émettent le souhait. Améliorer ces filières, ou plutôt offrir plus de places et les faire connaître, toutes et sans discrimination à l'égard des papistes de Vatican II. Je pense aux excellentes MFR en disant cela.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Une solution contre la débâcle de l'école: des cours de maths en rap...Reportage en cours sur TF1
Ecrit par : marigot | 18 novembre 2007
Mais pourquoi pas ?...Si les résultats sont bons.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
http://le-forum-parents-profs.xooit.com/t123-MFR.htm
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Et la méthode globale, une fois pour toutes, n'est plus enseignée depuis longtemps!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
C'est quoi longtemps pour vous? Je re-re-re-répète que ma fille qui vient de fêter ses treize ans et suit actuellemnt une quatrième en a bénéficié avec une jeune PE fraîche sortie de l'IUFM de je ne sais où. Buldo et la vieille dame et pas de syllabisation avant le CE1. Si vous ne me croyez pas, demandez à Catmano!
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Ah non je ne peux pas accepter ça.
Moi non plus.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
La réalité que j'ose écrire ici, et l'élection d'un président "libéral" n'y a rien changé, c'est que l'E.N. est devenue une institution totalitaire.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Notez que ce fameux Président est expert en maniement de la novlangue et a probablement peu d'estime pour les universitaires qui ne lui ont payé ni sa Rolleix ni son costard Hugo Boss qu'il a gagnés malgré leurs exigences d'érudits secs et improductifs. Ils l'ont envoyé en B, ces profs de lycée... Souvenez-vous de qui on envoyait en seconde AB à l'issue de la troisième et qui était orienté en B à l'issue de la seconde A! Rappelez-vous à quel point vous trouviez ces gens-là infréquentables, sans intérêt. Je suis certaine que lui s'en souvient.
Alors, il presse l'orange et jettera l'écorce sans hésitation.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Et mon fils a eu Mika il y a deux ans, méthode prétendument active, à départ global, et où le code est réduit à la portion congrue. J'ai aussi passé 6 mois comme stagiaire dans un CP où on utilisait une horreur, Mini loup (idem départ global, des textes encore plus longs que Mika et accès au code délirant, commençant presque par le plus complexe).
Sibille ou la désinformation et l'entêtement conjugués...
Ecrit par : Courtin | 18 novembre 2007
Et pour rebondir sur Robin je me demande comment l'école va s'en sortir car :
-la gauche pleine de bons sentiments a cassé l'EN et refuse toujours de voir ses erreurs
-à droite règne le fric et le mépris du savoir et pour le moment j'ai beau vouloir croire à Machiavel je ne vois pas vraiment de quoi se réjouir
Ecrit par : Courtin | 18 novembre 2007
Rappelez-vous à quel point vous trouviez ces gens-là infréquentables, sans intérêt. Je suis certaine que lui s'en souvient.
Alors, il presse l'orange et jettera l'écorce sans hésitation.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Ah! Ben mes aïeux, on n'est pas sortis de l'auberge !
...Et si on se cotisait pour lui offrir une Rolleix ?
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
"Mais dans l'idée de didacticiens enragés, la séquence est devenue un carcan, et le décloisonnement qu'elle impose est parfaitement contreproductif parce que, de fait, ce sont l'orthographe, la grammaire, le vocabulaire et la stylistique qui sont sacrifiés au profit d'un blabla pseudo formaliste (énoncé ancré/coupé, description à thème constant ou pas, etc.) qui n'aboutit à rien quand on est au collège ou au lycée, sauf à vous brouiller l'esprit et à vous écoeurer définitivement du français et de la littérature."
Ecrit par : FGuichard, estomaquée | 18 novembre 2007
C'est ainsi que ma petite-fille, en cinquième, étudie depuis deux mois TROIS pages de "la chèvre de Mr Seguin".
Elle m'a demandé de l'aider en français, "son professeur étant complètement fou."(sic)
Je la prends en cours tous les mardis avec deux petites amies, et je leur fais une petite dictée, que je corrige en leur expliquant leurs fautes, nombreuses , hélas.
(Je leur ai donné à apprendre un poème de Verlaine : trois phrases : Les fameux"sanglots longs des violons...etc)
Plus de grammaire, pas de récitations, ces "livres uniques de français" sont vraiment dignes d'un autodafé. C'est la destruction programmée de la culture.
Anne-Marie.
Quant à la méthode globale "qui n'est plus enseignée depuis longtemps", I am flabbergasted. Je passe ma vie à lutter contre elle!!!
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 novembre 2007
En effet Courtin, Sibille manie la désinformation avec un certain aplomb. Assez régulièrement, mais pas toujours.
Ecrit par : Philippe | 18 novembre 2007
Sibille ou la désinformation et l'entêtement conjugués...
Ecrit par : Courtin | 18 novembre 2007
Ça, c'est injuste! Franchement totoesque... Sibille ne serait pas là, à intervenir, s'il n'avait pas quelques questionnements, quelque rebroussement face à certaines options.
Ce n'est pas ainsi qu'on s'en sortira!
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Alors, il presse l'orange et jettera l'écorce sans hésitation.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Ah! Ben mes aïeux, on n'est pas sortis de l'auberge !
...Et si on se cotisait pour lui offrir une Rolleix ?
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Ah! Je croyais qu'on le faisait déjà! Il ne fallait pas lui augmenter son salaire de Président pour qu'il puisse payer la prestation compensatoire de Cécilia, ad hoc de leurs ambitions.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Et, en plus, Sibille nous a donné ça dont nous nous régalons en famille après les accidents de chasse du dimanche:
http://fr.youtube.com/watch?v=ra47d4z2Gik
Et, un plaisir de ce type, c'est l'éternité assurée pour le donateur. Presque aussi bon que Les Chasseurs des Inconnus. Non, tiens, aussi jouissif!
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Moi j'ai la réponse à la question : pourquoi le corps enseignant abrutit-il les enfants de France qui lui sont confiés ? C'est pour qu'ils leur payent leurs retraites sans protester !
Ecrit par : iPidiblue le Monocle rit jaune | 18 novembre 2007
Merci, Dobolino! Et le soldat Moralès n'a malheureusement pas eu le temps de se plonger dans les délices de "léo et léa".
On a déjà eu ce débat ici, il me semble, et "bis repetita ne placent". Beacoup de participants à ce blog jouent (avec plaisir; vive le ludique!) sur les mots, et savent parfaitement que la méthode globale, (idéovisuelle), préconisée par Foucambert, n'est plus enseignée depuis longtemps, (et ne l'a d'ailleurs pas été très longtemps non plus). Qu'il y ait des méthodes mixtes, à départ global, semi-globales, et que cela défrise beaucoup de monde ici, soit. Mais je (re) maintiens que ce qui prime sur la méthode, c'est le talent de l'enseignant! Et je n'avais pas vu le sieur Lopez faire beaucoup de syllabique pure dans son film, (ni de global, d'ailleurs!)
Il semble que la méthode blogale, elle, par contre, ne soit pas toujours inoffensive! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
"Que cesse enfin cette contrainte si artificielle qu'est la construction en "séquences" - l'anti-vie même." (JPB)
Ce passage m'a particulièrement plu, on s'en doute, parce que je tiens et je maintiens que ce sont les "séquences", et uniquement elles, qui ont ruiné l'enseignement du français et des langues anciennes au collège - et qui sont en train de ruiner itou celui des langues vivantes ( au lycée, comme l'explique Jérémy, on peut toujours tricher avec les "séquences" en répartissant différemment sous cette fiction un contenu que l'on garde substantiel) .
Assurément, le pédago (membre convaincu de l'AFEF) qui pratique les "séquences" se croit un génie, il bombe le torse, il s'éclate, il se ... - je dirais bien autre chose de plus hard à la façon de Montagneàcheval -, il va claironnant à travers la salle des profs qu'il a passé "trois nuits blanches" à construire sa "séquence", bref, on est en plein délire formaliste et cuistroïde.
Le malheureux élève dudit pédago, lui, est contraint de s'infuser docilement toutes le fatras pédant et inutile à cet âge que dénonce à juste titre Françoise, car il faut avoir - soyons réaliste - une bonne note à "l'évaluation de fin de séquence", pendant qu'à la maison ses parents tempêtent in petto contre le crétin qui fait un cours pareil.
Toute réforme du collège DOIT COMMENCER par l'interdiction des "séquences".
Ecrit par : Jean | 18 novembre 2007
Mais on s'amuse, on s'amuse...
http://education.blogs.liberation.fr/carnet/files/freinetglobale.pdf
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Sur les inspecteurs :
J'ai bien envie de quitter le secondaire, notamment (mais pas seulement) à cause des inspecteurs. L'idée d'un couperet toujours prêt à tomber, d'une inspection possible pour la semaine prochaine ou dans 48 heures...
Je n'ai pas l'angoisse du supérieur, mais j'aime le travail bien fait ; or l'inspecteur est là pour dire si le travail est bien fait ou non du point de vue de l'institution, et il aurait tout lieu de critiquer ce que je fais.
Mon souci particulier : je ne tiens pas mon cahier de textes. Je hais ce truc, qui ne sert de toute façon qu'aux inspecteurs. Je n'arrive pas à perdre dix minutes après chaque cours pour remplir ce truc TOUJOURS mal proportionné (pas la place d'y coller une feuille A4), ni à remplir mes objectifs de séance et ma problématique de séquence (et là, je souhaiterais vivement l'abrogation des séquences/séances, tout comme Jean et Jean-Paul !). Bref, si l'inspecteur vient, il me lynchera car je n'ai pas rempli mon cahier de textes, mais je déteste ça, et le temps perdu à marquer ce qu'on a fait, c'est du temps qu'on ne prend pas pour réfléchir à ce qu'on va faire.
Ecrit par : Jeremy | 18 novembre 2007
Ca faisait un moment que vos séquences me bassinaient l'esprit et je me demandais ce que c'était, j'ai fini par comprendre !
C'est le vocabulaire du cinématographe ! Il s'agit du découpage des films hollywoodiens, vous allez me dire mais quel rapport avec le schmilblick ? C'est simple nous sommes dans un monde dominé par les médias et l'industrie du divertissement (cf McLuhan et Guy Debord), il s'agit donc de préparer ou de formater les esprits des jeunes occidentaux à décrypter ce qu'on leur présente comme la réalité du monde (substitut des religions caduques).
Coup double vous réinvestissez le champ littéraire en en faisant une annexe du champ audiovisuelles !
Nous avons quitté la galaxie Gutenberg pour la galaxie Marconi etc.
La suite et les développements au prochain épisode : tout ce qui paraît obscur aux esprits des professeurs iufimisés va leur devenir clair !
Ecrit par : iPidiblue la dernière séquence | 19 novembre 2007
Et la méthode globale, une fois pour toutes, n'est plus enseignée depuis longtemps!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Curieux pour quelqu'un qui enseigne la musique d'avoir si peu d'oreille et de ne pas savoir reconnaître un couac
La méthode globale ou semi-globale ou quelque soit le nom qu'on donne à cet enseignement absurde, qui obère l'avenir des enfants, EXISTE TOUJOURS, hélas pour les malheureuses victimes.
Cette désinformation (car Christophe Sibille est un homme de conviction, donc il ne nous ment pas, sciemment,) est du même tonneau que " Le niveau [qui]monte" ou "L'invention de la violence scolaire" et de l'illettrisme, je ne reviendrai pas sur ces trois livres qui sont la honte de la sociologie française.
La pédagogie visuelle a un fondement idéologique ( égalitariste), et repose sur la conviction que les enfants de pauvres sont plus niais que les enfants de riches, et qu'une méthode inventée pour les sourds-muets il y a plus de deux siècles serait mieux adaptée à leurs faibles cerveaux en friche, que le b.a-ba, trop compliqué et voué aux gémonies, comme l'apanage des enfants de bourgeois, qui auraient ainsi ...le privilège de l'intelligence innée, ou du moins héréditaire, comme la petite cuiller en or.
Le drame c'est que pareille ineptie n'est pas une caricature...
Là réside la monstrueuse sottise de ces belles âmes, de Freinet à Foucambert en passant par Decroly, qui ont remanié pour mieux les détruire tous les apprentissages fondamentaux, liquidé le fond au profit de la forme, gommé tous les repères temporels et personnels, ( toujours ce "je ne veux voir qu'une tête, on est tous égaux, vive l'uniformité"). Ils atrophient les cerveaux (coté droit notamment) et sapent le développement pyscho-cognitif des enfants, ils les condamnent à la dyslexie, la dyscaculie, la dysorthographie, l'illettrisme, la mauvaise perception de soi et des autres, l'absence de repères, la violence..
À vouloir changer la société, de la manière la moins démocratique qui soit, ils s'en sont pris à nos enfants, les ont transformés en cobayes, pour en faire des sortes de Frankenstein, sans autonomie, ni raison critique. Négligeant les fonctions d'analyse et de logique verbale, ils ont privilégié la forme, l'analogie et l'intuition, sans leur donner des munitions. Ils leur font réinventer la roue, la machine à couper le beurre...( ou courber les bananes) et le nombre Pi.
J'ai raconté en septembre mon effarement de découvrir que cette plaie gangrène toujours l'École internationale de Boston, où se pratique encore et toujours le régime fifiches et étiquettes. Il y a dans cette école deux sortes de parents, ceux qui sont prévenus, entre autres par moi, et qui supplémentent avec Boscher ou L&L à la maison, et les autres...
Ces méthodes sont maléfiques et ceux qui les emploient sont des illusionnistes criminels. Quand donc les parents dont ils ont estropié les enfants à vie vont-ils se retourner contre eux, et leur demander raison, cette raison même dont ces monstres d'imbécilité et de suffisante componction ont privé leurs enfants?
Ecrit par : Cadichon | 19 novembre 2007
Fabienne( je crois) un peu plus haut parlait des classes de niveaux qu'elle a connu aux E-U et qui permettent de respecter le rythme d'apprentissage de chaque enfant. Plus vite dans les matières que l'on maîtrise mieux et cours moins difficile pour celles où on a plus de mal. Rien de tel pour faire de vrais progrès, car la barre n'est jamais trop haut, et pour regonfler la "self-esteem" , tarte à la crème de la pédagogie US mais qui en l'occurence "fait ben du sens", comme on dit au Québec, quant à la méthode globale, elle, elle a pas d'bon sens.
La discussion du fil précédent sur la possibilité ( ou non selon certains dont je ne suis pas) de faire reprendre à un âge plus avancé les apprentissages déniés au primaire m'avait fait ressortir un bouquin de Joseph Vaillé, "Violence, illettrisme, la faute à l'école: ( Ed de Paris, 2001).
L'auteur a travaillé avec les jeunes appelés pour leur faire passer le certificat d'études et en Afrique, pour former des techniciens agricole. Toute sa vie et encore maintenant qu'il a pris sa retraite il a conduit des adultes à recouvrer la dignité qui vient avec le fait de savoir lire et écrire convenablement.
"En quelques décennies, la lecture globale ou semi-globale, silencieuse, rapide, voire prédictive, qui néglige le sens du texte, la grammaire qui est devenue une suite de recettes dépourvue de logique, le mode de pensée qui n'est plus qu'intuitif ont évacué l'exercice de la raison. De ce fait, la mémoire régresse, la culture s'amenuise, les repères s'estompent et l'identité personnelle devient floue. L'enfant, incapable de comprendre et d'exprimer ses émotions, perd la maîtrise de soi. La violence, souvent sans objet, est le seul moyen qu'il lui reste pour se faire entendre.
Ses travaux et ceux d'Elisabeth Nuyts, comme ceux d'Antoine de la Garanderie ou de Ghislaine Wettstein-Badour interdisent désormais de dire: je ne savais pas.
Ecrit par : Cadichon | 19 novembre 2007
Après ces messages, Cadichon, vous ne pourrez définitivement plus traiter qui que ce soit d'idéologue. Je suis contre la généralisation des fiches, et je trouve également qu'on n'écrit pas assez à l'école. Mais, (et j'en profite une fois de plus pour répondre à Jeremy), ce ne sont pas des méthodes qui enseignent. La première chose que verra l'inspecteur de Jérémy, c'est que la classe fonctionne. Car je suis convaincu de ce fait. Pas que le cahier de textes n'est pas rempli selon les règles. Jeremy pourra baser la discussion avec lui sur la base de ces deux données. Qu'est-ce qui prime, d'après vous, pour un inspecteur? Pareil pour les "étiquettes", (en maternelle). On peut très bien les associer à un travail de manipulation, de graphisme classique, et tutti quanti. Alors, Cadichon, ne m'accusez pas d'ignorance. Avez-vous déjà mis les pieds dans une classe de primaire? (qui, je le rappelle, englobe la maternelle.) Non. Moi, j'y passe un certain nombre d'heures dans l'année. Je vois ce qui s'y passe. Et, même si ça correspond rarement à ce que souhaiteraient la plupart des blogueurs ici présents, même si ce n'est pas parfait, loin s'en faut, (plus du fait de défaut de formation des enseignants que de causes idéologiques), cela n'a rien à voir avec de la méthode globale. Et je suis étonné que des gens aussi à cheval (ou à âne) sur le sens précis des termes puissent continuer à faire ce genre de procès et de désinformation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 novembre 2007
Les "séquences", iPidiblue?
Procurez-vous n'importe quel livre de français de collège actuel (peu importe la classe) et vous comprendrez sur-le-champ pourquoi les élèves ne comprennent plus rien à cette matière et pourquoi ils se sont mis à la détester. Si on infligeait une méthode pareille à des adultes, ce serait l'émeute!
Dans la "séquence", on n'"explique " plus un texte littéraire, c'est-à-dire qu'on n'essaie pas de comprendre ce qu'il veut dire et d'apprécier sa qualité, sa beauté (on n'apprend plus aux enfants les "belles choses", comme le disait l'autre soir Alain Finkielkraut). On trépigne de contentement parce qu'on a découvert que c'est un texte "argumentatif" et qu'il correspond à '"objectif" de la "séquence", qui est : "Je sais reconnaître les textes argumentatifs".
A vomir. Mais très prisé par les Trissotins zélés de l'AFEF!
Ecrit par : Jean | 19 novembre 2007
Et, même si ça correspond rarement à ce que souhaiteraient la plupart des blogueurs ici présents, même si ce n'est pas parfait, loin s'en faut, (plus du fait de défaut de formation des enseignants que de causes idéologiques), cela n'a rien à voir avec de la méthode globale.
Il y a beaucoup de vrai dans ce que dit cadichon, Christophe. Vous parlez du "défaut de formation des (futurs) enseignants"; un certain nombre d'entre eux se sont plaints sur ce blog du fait qu'on leur apprenait toutes sortes de belles choses, mais pas ou peu à apprendre à lire et à écrire aux enfants. C'est tout de même un comble, non ? Et le moins que l'on serait en droit d'attendre des IUFM, non ?
Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007
Bien entendu il faudrait faire l'historique des NSP c'est à dire des nouvelles sciences pédagogiques, ce serait un bon sujet de thèse historique que de rechercher leurs origines probablement aux Etats Unis dans les années 60 sous l'influence de médias en plein développement.
J'ai juste commencé une petite analyse des séquences, dans un film on a des plans-séquences qui découpent l'argument en séquence-action, séquence-émotion, séquence-réflexion etc.
Le film n'est pas forcément linéaire il peut y avoir synchronicité, c'est à dire qu'on mène plusieurs intrigues à la fois qui sont intriqués.
Le livre est lui forcément linéaire même si le nouveau roman qui s'inspire du cinéma peut adopter des formes cycliques, éparpillées, disjointes etc avec un début, un milieu et une fin mais pas forcément dans cet ordre là comme disait un homme célèbre ...
Bien entendu si le principe vital c'est la transcription audio-visuel en littéraire et inversement l'orthographe et la typographie n'ont plus d'importance, qu'importe les pleins et déliés quand on manie une caméra ou un ordinateur pour fabriquer un jeu vidéo ou des trucages numériques !
N'oubliez pas qu'aujourd'hui l'industrie du jeu vidéo est plus puissante que l'industrie cinématographique ! D'où l'importance de fomer des gens habiles à concevoir des scénarios ou sketchs et qui manient non plus le jeu verbal mais les images et le son.
Je ne pense pas que les gens qui enseignent dans les IUFM ces nouvelles méthodes soient pleinement conscients de ce qu'ils font, d'ailleurs on voit bien que ce sont des cotes mal taillés, on pourrait d'ailleurs appeler "thématiques" ce qu'ils appellent "séquences" sans nuire à la compréhension au contraire, seulement l'inavoué verbal c'est la prééminence du visuel et de l'auditif sur la lecture cursive; en gros les enseignements actuels sont des demi-mesure s'il s'agit de former des professionnels de la profession comme dirait Godard !
Vous dénoncez un certain irrationnel de cet enseignement, mais n'oubliez pas que le son (traité de plus avec des méthodes artificielles des synthétiseurs) est profondément irrationnel, c'est un ensemble de bruits, cris, soupirs chargés de véhiculer l'émotionnel dans le vécu visuel.
Bon j'arrête là provisoirement ...
Ecrit par : iPidiblue moteur, action et clap de fin | 19 novembre 2007
"Pareil pour les étiquettes (en maternelle). On peut très bien les associer à un travail de manipulation, de graphisme classique, et tutti quanti.", écrit Christophe.
Je ne suis pas spécialiste de l'enseignement en maternelle, mais il semble à mon simple bon sens que c'est le principe des étiquettes lui-même qui est nuisible, puisqu'il consiste à mettre sous les yeux des enfants, ce que je trouve absurde, des mots entiers dont ils reconnaissent vaguement la silhouette mais dont ils sont incapables, et pour cause, de reconnaître la composition orthographique. Les partisans de cette méthode, qui est bel et bien "globale", attendent de cette confrontation permanente de l'enfant et des silhouettes de mots le miracle de la "construction du sens " par l'enfant, par ses propres forces - car, ne l'oublions pas, l'enfant est un petit Champollion. On sait ce qu'il en advient dans la réalité.
Donc, comme Christophe nous le rappelle, on commence bien l'apprentissage de la lecture par des étiquettes, et la méthode semi-globale est encore pratiquée -partout ou presque?
Et puis en quoi peut bien consister cette "manipulation", car comment l'enfant peut-il "manipuler" des lettres qu'il ne connaît pas?
D'ailleurs, tant qu'à faire, au lieu de brouiller l'esprit des enfants avec ces "étiquettes" et ces "manipulations", pourquoi ne pas carrément leur apprendre à lire dès la maternelle au lieu de tourner autour du pot et de faire cinquante mille dégâts dans leur petite tête?
Ecrit par : Jean | 19 novembre 2007
Oui Jean c'est exactement cela, la reconnaissance globale c'est la reconnaissance des images !
C'est comme cela que le cerveau fonctionne quand il regarde un spectacle filmé ou une scène de rue, il n'analyse pas linéairement, il décrypte à partir des points saillants qui sont censés être signifiants.
L'influence encore une fois des nouveaux médias.
Ecrit par : iPidiblue et la méthode globale | 19 novembre 2007
"Je n'ai qu'une demande et elle est très modeste : qu'on ne nous oblige plus à enseigner en séquences, qu'on nous laisse essayer de réparer les dégats du primaire en faisant de l'orthographe, du vocabulaire et de la grammaire à heures fixes." (Robin)
Je ne reprendrai pas la polémique, mais je reprends ce que Cadichon dit.
1) Dans son livre Elisabeth Nuyts, chercheur en pédagogie. épouse de Monsieur Vaillé, : "L'école des illusionnistes".
Je la cite :"comment La France, berceau des Lumières, peut-elle avoir acuellement 40 % d'illettrés, alors que l'école de Jules Ferry avait chassé l'analphabétisme?
Nos cerveaux d'occidentaux sont amputés par la nouvelle lecture globale ou semi-globale. La pédagogie visuelle, dont ces méthodes de lecture relèvent, a investi peu à peu la plupart des bastions de notre enseignement.
Boudant les fonctions du cerveau gauche, (analyse, temps, logique verbale) elle privilégie désormais la forme, l'analogie, l'intuition. Par de savants tours de passe-passe, tous les apprentissages fondamantaux, lecture,expression écrite, grammaire, raisonnement, ont été remaniés : la forme a détrôné le fond, les repères personnels et temporels ont disparu.
Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, mal-être, mauvaise perception de soi et des autres, absence de repères, violence, sont les conséquences de cet enseignement.
[...]
Tournant le dos aux théories irréalistes, il nous faut reprendre le chemin du bon sens."
2) Mme Wettstein-Badour.
"Si le débat sur l'école, ne conduit, comme on peut le craindre, à aucun changement en ce domaine (à l'abandon des méthodes mixtes alias globales A.M.V.) nos enfants continueront à être détruits, en toute impunité, comme ils le sont depuis plus de deux générations.
Quant à ceux qui prétendent qu'il n'existe pas d'arguments scientifiques pour trancher le débat, pourquoi refusent-t-ils d'ouvrir le débat et de s'informer?"
3) Sans oublier "celle qui connaît le mieux le problème de l'école primaire, cette grande dame", Liliane Lurçat.
"Vers une école totalitaire?"
"La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs".
4) Enfin, Colette Ouzilou, qui dans son métier d'orthophoniste est arrivée aux mêmes conclusions que les trois personnes citées : la méthode globale est nocive, et conduit de plus en plus d'enfants à l'échec.
Avec le renouvellement des générations d'enseignants, il y a des cheveux à se faire : dans les IUFM, les jeunes enseignants n'ont que quelques heures de cours concernant l'apprentissage de la lecture. On ne leur montre que les "méthodes mixtes" (le mot global fait peur), et si d'aventure on leur parle d'une méthode syllabique, c'est pour s'en moquer. (On prend par exemple la méthode "En riant", de Jolly, qui certes date, mais a appris à lire à des millions d'enfants.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 novembre 2007
Vos dernières réflexions sont très intéressantes Pidiblue.
Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007
Je pense effectivement qu'il y a une sorte de contamination du "monde de l'éducation" par l'univers des images.
Dès lors, ce qui nous différencierait vraiment des tenant du pédagogisme, ce serait le refus d'une fusion complète avec cet univers et le maintien d'un espace de liberté critique (les apports de la tradition, de la galaxie Gutemberg).
C'est exactement ce que dit Hannah Arendt dans la "Crise de l'Education". C'est en transmettant la tradition, le passé et non en s'adaptant et en adaptant à tout prix au présent que l'on ménage un espace pour la liberté.
L'Education, dans cette perspective n'est ni la négation du présent, ni la conservation du passé, mais la transmission d'une "armature" (au sens plus musical que militaire du terme) qui permette d'affronter le présent sans s'y engluer et par là-même de dessiner plus librement les contours de l'avenir.
Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007
Pour l'information de Christophe Sibille sur l'apprentissage de la lecture, un premier texte :
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/ulm/lecture_morel_ulm.pdf
Amicalement. GM
Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007
"Les élèves font tous la même chose, c'est à dire qu'ils en font de moins en moins de moins et tout ce qui pourrait encore les différencier comme les langues anciennes ou l'allemand en LV2 tend à disparaître."
A la faculté des lettres de Limoges, il y a seulement quatre élèves en allemand.
L'ORL en anglais, c'est éjà pas triste, mais en latin comme en allemand, c'est intolérable : d'où le détournement de ces matières, et son corollaire : plus de volontaires pour les enseigner.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 novembre 2007
Toujours pour Christophe Sibille :
http://michel.delord.free.fr/lir-ecrlect.pdf
GM
Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007
Tombé en lisant "Cinq méditations sur la Beauté" de François Cheng sur cette phrase de Max Jacob ("Derniers poèmes", son chant du cygne avant le camp de Drancy) :
"Il suffit qu'un enfant de cinq ans, en sa blouse pâle, dessinât sur un album pour que quelque porte s'ouvrît dans la lumière, pour que le château se rebâtit et que l'ocre de la colline se couvrît de fleurs."
Nous sommes là pour transmettre des connaissances, mais aussi pour éveiller à la beauté. La beauté du monde, la beauté d'un beau texte, comme l'a dit l'autre jour Alain Finkelkraut, et comme l'a rappellé Jean.
Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007
Merci, Guy, pour votre beau texte, si complet.
J'ajoute le livre de Liliane Lurçat, "Savoir écrire pour savoir lire", paru récemment.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 novembre 2007
Lorsqu'un élève arrive en 6ème sans savoir lire et écrire correctement, il est déjà malheureusement trop tard.
Ecrit par : kutya | 18 novembre 2007
Pourquoi dites-vous ça puisque c'est faux si l'élève n'a été que victime d'une pédagogie stupide pendant les cinq années de primaire? Un gosse de onze ans est parfaitement capable de récupérer un niveau s'il fait l'objet d'un enseignement soutenu et exigeant en sixième et cinquième.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Je l'écris parce que j'en fais tous les jours l'expérience. Le collège unique ne permet pas de pallier les lacunes de nos élèves, il ne fait ques les aggraver ! Les bons élèves de 6ème sortent du collège en étant de bons élèves 3ème près à entrer au lycée, mais les élèves de 6 ème en difficulté nous quittent bien souvent en fin de 3ème avec un niveau plus faible qu'au moment de leur rentrée dans l'établissement!
Comment pourrait-il d'ailleur en être autrement, dans la mesure où le collège unique force tous les élèves à étudier la même chose et ne propose aucune alternative! Je voudrais pouvoir vous montrer le désespoir d'un gamin sachant à peine lire et que l'on oblige pourtant à étudier les subtilités de l'absolutisme ou la conception marxiste de l'histoire en 4ème.
Bien que l'élève ne sache pas lire, on fait "comme si" et tout le monde perd son temps pendant quatre ans.
Je ne dis donc pas qu'à 11 ans il soit trop tard pour apprendre à lire mais bien plutôt que les lacunes des élèves qui entrent au collège unique ne sont jamais en situation d'être résorbée. Bien au contraire, elles ne font que se creuser.
Ecrit par : Kutya | 19 novembre 2007
Oui enfin Robin je ne pense pas que l'on reviendra à une conception monolithique de l'enseignement à la française !
L'école de Péguy c'est fini !
Réfléchissez, combien y-avait-il de métiers différenciés en 1900 et combien y-en-a-t-il aujourd'hui ?
Autre société, autre école.
Ce que vous pouvez réclamer comme relevant du courant Brighelli dans l'Education Nationale c'est une certaine liberté de mouvement et de conscience.
Pas le refus de l'ordinateur, de la télévision, de la console de jeu vidéo à la Finkielkraut, ça c'est exclu !
Vous ne faites pas le poids économiquement parlant et à moins de réclamer un régime d'enfermement semblable à la Corée du Nord, il n'y a aucune chance pour que vous parveniez à vos fins.
Je comprends qu'il était confortable d'être le dictateur du bon goût et de la bonne pensée, ce que vous vous appeliez le beau, mais c'est fini cette école de papa, faites-en votre deuil ou démissionnez de l'enseignement ou alors fermez les yeux en allant au lycée et pensez à la retraite prochaine !
Ecrit par : iPidiblue, vous qui passez ce seuil quitter tout espoir ! | 19 novembre 2007
On peut presque dire qu'il y a des sociétés diverses et donc des écoles qui cohabitent au même moment en France, l'enseignement national c'est un peu un archaïsme, il vaudrait mieux penser à un enseignement international, d'ailleurs la réforme LMD des universités relève de cette pensée-là !
Ecrit par : iPidiblue et la nationalisme de l'enseignement | 19 novembre 2007
Vous savez, Guy Morel, il ne faut pas prendre les PE, (même les jeunes) pour des abrutis! Ils savent parfaitement faire la part des choses concernant le côté caricatural de certains écrits et de certaines pratiques.
Maintenant, je suis parfaitement d'accord avec le fait que toutes les méthodes de lecture doivent être abordées en formation initiale, ce qui ne se fait peut-être pas assez. Pas de vraie liberté pédagogique sans cela.
Mais, franchement, je maintiens qu'il peut y avoir, en parallèle, la pratique des "étiquettes prénoms" en maternelle et un travail extrêmement précis, (et classique) autour du graphisme.
Vous savez, Guy, (et je suis sûr qu'au fond de vous même vous le savez parfaitement), sans qu'ils aient obligatoirement son talent, il y a beaucoup plus d'instituteurs (ou de PE) que vous l'imaginez qui envisagent leur métier d'une manière comparable à celle de Catmano. Et c'est ça qui compte.
Avec, et là je vous suis, une demande réelle concernant des enseignements plus liés à des contenus scientifiques (au sens large) dans le cadre de la formation initiale données par les IUFM. Et un moratoire, (voire un Grenelle) sur les nouveaux critères d'évaluation. Voilà, Jean.
Et je suis parfaitement d'accord sur le principe de "savoir écrire pour savoir lire". Quoique je le trouve idéologiquement un peu global! :-)
Non, je plaisante évidemment.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 novembre 2007
Jean-Paul,
Si on précisait un peu cette histoire de CS1-CS2 ? Il me semble que l'intérêt est de construire les programmes du CP1 au CS2 comme un tout, de ne pas se précipiter pour tout caser avant le CM2. Même dans une situation "idéale" il est raisonnable de vouloir que les "éléments" (de l'école élémentaire, même s'ils sont enseignés dans un autre lieu qu'à l'école primaire) soient enseignés sur ces huit années : voilà l'idée. En français "toute" l'orthographe et la grammaire aura été enseignée, en mathématiques, on aura appris tout ce qui relève du calcul (que les matheux corrigent cette approximation), toute l'histoire, centrée sur la France, aura été vue, etc.
Le changement que nous proposons, c'est un changement d'ambition... Quelque chose qui permettrait de passer ensuite à autre chose : après, l'école élémentaire, c'est fini. Ce CS1-CS2 est à l'articulation du primaire et du secondaire : il termine ce qu'il y a à terminer dans les éléments, et commence tout doucement à introduire la suite.
De fait, il ne saurait être question qu'après le CS (qui pourrait se faire en un ou deux ans), on passe dans la classe supérieure sans savoir lire écrire compter calculer... Effectivement il y aurait un barrage.
Et... on ne les fusille pas. (Sauf s'ils sont nés dans une famille communiste, comme Morel).
D'une part, on les a fait travailler selon un programme raisonnable : ils ne sont pas nuls. D'autre part, il y a deux chances pour poursuivre le cursus : après le CS1, après le CS2. Comme le travail est bien fait et que les élèves d'aujourd'hui ne sont pas spécialement pourvus en gênes du crétinisme , la proportion de ceux qui n'ont pas acquis les éléments est très faible.
Mais nul ne saurait prétendre réussir à tout coup, même le plus excellent pédagogue : il faut accepter une petite proportion d'échec pour que le système ne devienne pas fou. Donc, certains échoueront, et auront droit à un enseignement adapté.
Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 19 novembre 2007
Pour M. Driout, qui s'interroge(ait?) sur les séquences, allez ici :
http://www.neoprofs.com/fiches.htm
Vous trouverez plein de petites séquences prêtes à l'emploi. Ca devrait éclairer votre lanterne.
Ecrit par : Kap | 19 novembre 2007
Oui Kap merci ! J'avais compris que toute mon éducation était à refaire, mais vous savez les zélotes cela existe dans toutes les religions et la caricature d'une pensée n'est pas forcément la pensée originelle !
Enfin je suis très libéral et j'accepte toutes les dérives avec une certaine ironie ... et puis je ne suis pas prof je n'ai donc pas de responsabilités ni non plus je ne prépare une thèse sur les NSP nouveaux savoirs pédagogiques ou nouvelles sciences pédagogiques comme je les appelle !
Ecrit par : iPidiblue presque au parfum | 19 novembre 2007
Je suis en train de lire quelques unes de vos séquences, la dominante visuelle est très forte, il y a juste un manque au niveau de l'illustration sonore visiblement c'est une dimension qui n'est pas intégrée.
En clair on a le sentiment très fort qu'il s'agit d'une école pour scénaristes en herbe, vous prenez un texte quelconque un fabliau du moyen-âge ou une lettre à Héloïse et vous en tirez un scénario pour petit film, mettons un court métrage.
Voilà c'est pas sorcier !
Je comprends que cela trouble Robin qui est un littéraire classique formé avant l'ère de l'audiovisuel, mais pas moi ... c'est un jeu d'enfant à mes yeux ! Je peux faire beaucoup mieux ... sans me vanter !
Ecrit par : iPidiblue lecteur de séquences | 19 novembre 2007
Pétition signée !
En espérant que ce syndicat lucide et réaliste fasse avancer les choses........
Ecrit par : Michèle | 19 novembre 2007
"En clair on a le sentiment très fort qu'il s'agit d'une école pour scénaristes en herbe, vous prenez un texte quelconque un fabliau du moyen-âge ou une lettre à Héloïse et vous en tirez un scénario pour petit film, mettons un court métrage."
Vous voyez bien que le MEN voit très loin et gâche très large : on prévoit déjà maintenant les futurs besoins causés par les actuelles grèves des scénaristes étatsuniens.
Pensez planétaire de sorte que les rouages et autres engrenages des structures baignent dans l'huile plutôt que gisent dans la choucroute (dialogue Nord/Sud encore et toujours !)
Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007
Bravo Dugong très drôle ! Je vois que l'humour renaît sur le blog de Jean-Paul Brighelli ! C'est bon signe ...
Ecrit par : iPidiblue et le septième sésame | 19 novembre 2007
"iPidiblue et le septième sésame"
Du moment que personne ne propose de sacrifier chaque septième sot suite aux échecs du système !
Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007
Je comprends qu'il était confortable d'être le dictateur du bon goût et de la bonne pensée, ce que vous vous appeliez le beau, mais c'est fini cette école de papa, faites-en votre deuil ou démissionnez de l'enseignement ou alors fermez les yeux en allant au lycée et pensez à la retraite prochaine !
Ecrit par : iPidiblue, vous qui passez ce seuil quitter tout espoir ! | 19 novembre 2007
Je n'ai jamais vécu une vie confortable, à aucun point de vue, ni spirituel, ni matériel, ni intellectuel.
La phrase que je préfère dans l'Evangile est la suivante et elle est terrible : "Qui veut sauver son âme (ou sa vie) la perdra !"
Ce n'est pas une phrase qui invite à une vie "confortable".
Ce qui est "confortable", c'est de suivre le courant, de faire comme les autres et, le cas échéant, de hurler avec les loups.
Je ne suis pas capable de manger de ce pain-là.
Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007
Le monde est méchant mon pauvre Robin, et moi donc, vous me le dites souvent, vous n'auriez pas aimé m'avoir comme élève ... enfin moi je vous aurais supporté comme prof par amour de la charité !
Ecrit par : iPidiblue le monde est méchant ! | 19 novembre 2007
Pidiblue vous rendez-vous compte des énormités que vous écrivez ?
Même Meirieu n'oserait pas.
Vous parlez de vos ancêtres victimes de la Terreur, mais des idées comme les autres mènent directement à la Terreur.
Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007
Meirieu ose tout c'est à cela qu'on le reconnaît !
Ecrit par : iPidiblue | 19 novembre 2007
Si on précisait un peu cette histoire de CS1-CS2 ?
Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet
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Bonjour,
Est-ce qu’il y aurait des élèves qui entreraient en sixième après le CM2, d’autres après un CS1 et d’autres après un CS2 ?
Autre hypothèse : les élèves qui auraient fait un CS1 pourraient-ils entrer en cinquième et les élèves qui auraient fait un CS2 en quatrième ?
Encore une hypothèse : est-ce qu’on supprime les sixièmes et les cinquièmes pour les remplacer par les CS1-CS2 ?
Dernier point : ce dispositif s’applique-t-il uniquement aux élèves qui auraient fait un cursus SLECC jusqu’en CM2 ? Ou bien s’appliquerait-il à l’ensemble des écoliers ?
Malgré toutes vos précisions je me pose encore beaucoup de questions.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 19 novembre 2007
Meirieu ose tout c'est à cela qu'on le reconnaît !
Ecrit par : iPidiblue | 19 novembre 2007
Ne sont-ce pas les c..s (les lettres manquantes sont n et o à remettre dans l'ordre) qui osent tout ?!
Ecrit par : autrecat | 19 novembre 2007
"Vous savez, Guy, (et je suis sûr qu'au fond de vous même vous le savez parfaitement), sans qu'ils aient obligatoirement son talent, il y a beaucoup plus d'instituteurs (ou de PE) que vous l'imaginez qui envisagent leur métier d'une manière comparable à celle de Catmano. Et c'est ça qui compte."
écrit Christophe Sibille
Il y a en a - il me semble que je le sais - mais pas tant que cela. Et il faudrait que la techno-structure leur fiche la paix.
Amicalement.
GM
Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007
Il faudrait que les bons instituteurs puissent réclamer "la clause de conscience" quand on vient les déranger avec des méthodes idiotes et des idées saugrenues !
Un médiateur pour l'école qu'en pensez-vous ? En cas de conflit hiérarchique entre enseignants et inspecteurs ?
Ecrit par : iPidiblue médiateur | 19 novembre 2007
Lu dans le dernier café pédagol (l'expresso du 19/11) :
"Les inspecteurs FSU dénoncent des programmes idéologiquement marqués au primaire :
Il y a des idées généreuses et novatrices, mais il y a aussi une vision de l’école qui obéit à ce que les hommes politiques de droite appellent la « modernité » : le culte du résultat chiffré, l’apologie des idées simples, le souci permanent du contrôle derrière l’affirmation d’une liberté accordée aux agents qui n’est en fait qu’une responsabilisation face à l’obligation de résultat". Le Snpi, syndicat des inspecteurs Fsu, analyse les instructions ministérielles pour les nouveaux programmes du primaire."
LouBlan et ses congénères menaceront-t-ils d'ester pour avoir sorti ce texte de faux culs tremblants ?
Pour non-apologie des idées compliquées ? (pardon ! Les post bachelardiens* imposent l'usage de "complexes" !)
Pour non dénonciation de responsabilité dans l'obligation de résultat ?
* pour Pendariès.
Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007
Génial, Kap.
voix passive : un œuf est vendu…
voix active : on vend un œuf….
"Si on a le temps, on peut étudier la voix passive" :
"On vend un oeuf : voix active."
A la voix passive, le sujet devient complément d'agent, si je ne m'abuse.
Cela donne :
"Un oeuf est vendu par on."
J'en déduis que l'exemple est très mal choisi. De toute façon, la cinquième, c'est bien tard pour apprendre la voix passive, qui n'est pas si simple, de même que les tables de multiplication. Il y a un âge optimal pour tout apprendre, du moins pour ce qui est scolaire.
Anne-Marie.
Les séquences : vous avez pu vous en apercevoir, les réponses aux questions posées sont TOUTES dans le texte proposé à l'étude.
Donc, même si on est nul en littérature, en lisant le texte, à moins de ne pas savoir lire, on peut être sûr de s'en tirer avec une note proche de la moyenne ou supérieure à elle.
Comme l'ortograf est rarement prise en compte, (d'ailleurs en cours de simplification) peu importe qu'il y ait une faute à chaque mot : si c'est compréhensible phonétiquement, c'est bon.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 novembre 2007
Dans le même jus, on lit :
"Pour le syndicat SNPI, ... Les inspecteurs, ... , vont définitivement passer pour des rigolos sans colonne vertébrale, des VRP de la dernière mode pédagogique en cours… Bravo pour l’école de la République ! Mieux encore, les programmes nouveaux seront soumis à l’avis du Parlement via ses commissions des affaires culturelles. On avait pourtant cru comprendre qu’il n’était pas politiquement légitime que les programmes de la République soient soumis aux partisans d’une idéologie politique marquée". "
Je ne dirais pas que ces inspecteurs sont des invertébrés (enfin pas tous) mais qu'ils utilisent les structures dont ils furent dotés par l'école républicaine qu'ils dénoncent pour organiser la déstructuration des générations présentes et futures.
Qu'on dénonce le fait de demander l'AVIS d'une structure légitime (à ce que je sache) de la Nation comme une soumission idéologique, voilà une singulière conception de la légitimité démocratique !
Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007
Serait-ce si irréaliste de rétablir un examen d'entrée en sixième ? Je lisais il y a peu sur ce blog que le système existe en Finlande, et, apparemment, on ne fusille pas ceux qui échouent...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 novembre 2007
"LouBlan et ses congénères menaceront-t-ils d'ester pour avoir sorti ce texte de faux culs tremblants ?
Pour non-apologie des idées compliquées ? (pardon ! Les post bachelardiens* imposent l'usage de "complexes" !)
Pour non dénonciation de responsabilité dans l'obligation de résultat ?
* pour Pendariès."
Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007
Si ce sont eux qui l'ont sorti, la phrase ne me semble pas correcte; il aurait fallu écrire:
"LouBlan et ses congénères menaceront-t-ils d'ester contre ceux qui ont sorti ce texte de faux culs tremblants ?" Ou, si ce sont eux qui l'ont sorti:
" Il aurait fallu ester contre Loublan et ses congénères, qui ont sorti ce texte de faux-culs tremblants".
Un peu compliqué, tout ça... Que vouliez vous nous dire, plus simplement, en fait?
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 novembre 2007
"Et il faudrait que la techno-structure leur fiche la paix.
Amicalement.
GM"
Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007
Oh, ne caricaturons donc pas!
Cordialement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 novembre 2007
Le passage le plus éclairant du communiqué SNPI est le suivant:
"Parallèlement, qu’attend-on des enseignants en matière d’excellence professionnelle ? La mise en œuvre d’un enseignement humaniste inspiré ? Que Nenni ! Au nom de la liberté pédagogique, seule comptera la performance de leurs élèves. Que cette performance soit le fruit d’un dressage comportemental, voire d’une manipulation comme on en découvre de plus en plus dans les systèmes anglo-saxons fondés sur le culte de la performance chiffrée, qu’importe ! Le résultat sera là."
Voici l'aveu non dissimulé que ce qui importe pour le syndicat des inspecteurs, c'est que l'enseignement soit dispensé selon les canons de l"humanisme inspiré" et non que les élèves apprennent quoi que ce soit !
On a beaucoup critiqué, avec de bonnes raisons, l'anti-humanisme heideggero-nietzscheo-althussero-foucaldien, mais ceux qui ont combattu la "pensée 68" savaient-ils qu'ils ouvraient la voie à cet "humanisme"-là ? Et "inspiré", s'il vous plaît! Par quoi, on se le demande...
Ceci dit, les inspecteurs ont raison de se défier de la représentation nationale, comme de tout referendum ou de toute implication des parents d'élèves: ceux-ci, s'ils devaient se prononcer pour savoir si leurs enfants doivent apprendre quelque chose à l'école ou participer d'un "humanisme inspiré" n'hésiteraient pour la plupart pas bien longtemps.
Pour ma part, je considère une telle profession de foi comme une proclamation anti-laïque. Derrière l'"inspiration humaniste" se dissimule mal une religion d'autant plus étrange qu'elle affecte de ne pas en être une; on y décèle de curieuses rémanences pentecotistes et charismatiques, à côté des débris d'un catholicisme sans Dieu. Le genre de mélange que Milner décrivait déjà très bien dans De L'Ecole.
Un bon signe toutefois que cette indignation de ce syndicat : cela montre que le ministre va dans le bon sens.
Ecrit par : Jesse Darvas | 19 novembre 2007
Analyse fort intéressante de Jesse Darvas. Le SNUIPP semble avir compris qu'il est "fait", comme on disait dans les romans policiers des années 1900… Le recentrage sur les objectifs, tout en accentuant encore la liberté pédagogique, conbduira à terme les PE à adopter le système le lplus efficace — c'est comme ça que l'on impose la méthode syllabique sans heurter les consciences…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 novembre 2007
Le recentrage sur les objectifs, tout en accentuant encore la liberté pédagogique, conbduira à terme les PE à adopter le système le lplus efficace — c'est comme ça que l'on impose la méthode syllabique sans heurter les consciences…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 novembre 2007
Très habile !
Pourvou qué ca marche et pourvou qué ca dourre !
Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007
Jesse Darvas a écrit : "Ceci dit, les inspecteurs ont raison de se défier de la représentation nationale, comme de tout referendum ou de toute implication des parents d'élèves: ceux-ci, s'ils devaient se prononcer pour savoir si leurs enfants doivent apprendre quelque chose à l'école ou participer d'un "humanisme inspiré" n'hésiteraient pour la plupart pas bien longtemps."
Que les circonstances politiques fassent que, dans le nombre, quelques crétins finissent par siéger dans les assemblées c'est, hélas, un fait avéré. *
Que les députés appréhendent les questions d'école à travers le dilemme "vouloir qu'on y apprenne quelque chose ou participer d'un humanisme inspiré", je ne le pense pas. Qu'ils appréhendent tout court les questions d'école, je le crois aisément !
* En passant, la gaffe de Borloo lors des législatives a évité au gouvernement d'avoir à gérer une masse critique de crétins de son bord (ou de son bord crétins...)
Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007
Donc XD a décidé de s'attaquer en priorité à l'école primaire, ce qui est logique.
Si, comme je l'espère, les instituteurs, sachant qu'ils seront désormais jugés sur leurs résultats, choisissent la seule méthode efficace d'apprentissage de la lecture/écriture, la méthode syllabique ou, pour faire plaisir à toto, d'association phonème/graphème, quasiment tous les élèves arriveront en 6 ème en sachant lire et écrire et on pourra construire les programmes du collège sur une base solide, ce qui est impossible actuellement.
Reste à mettre en place un enseignement de la méthode syllabique dans les IUFM !
Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007
JPB a écrit : "Le recentrage sur les objectifs, tout en accentuant encore la liberté pédagogique, conbduira à terme les PE à adopter le système le lplus efficace — c'est comme ça que l'on impose la méthode syllabique sans heurter les consciences…"
Une stratégie basée sur la notion très ambigue de "liberté sous contrainte" peut tout aussi bien être retournée pour servir d'autres desseins.
Par exemple, quand l'IGEN de scie



