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09 novembre 2007

An 01 Premiere

An O1 / 1

Le mercredi 7 novembre s’est tenue au ministère, rue de Grenelle, une réunion plénière de tout ce que la France de la refondation scolaire compte de gros bras et de petites mains. Face au ministre, encadré de ses principaux conseillers (Mark Sherringham, Philippe Court, Yves Cristofari et Laure D.), se tenaient aussi bien les représentants d’organisations ayant pignon sur rue (le GRIP via Jean-Pierre Demailly, Michel Delord et Guy Morel, Sauver les Lettres à travers Michel Buttet et Agnès Joste, Reconstruire l’école par Pedro Cordoba himself, Bernard et françoise Appy pour la Troisième voie, Brigitte Etienne pour LIRAS, et j’en passe), et des « personnalités » aussi éclectiques que Danielle Sallenave, Rachel Boutonnet, Cécile Ladjali, Marie-Christine Bellosta, Catherine Kintzler, Marc Le Bris, Denis Kambouchner, Eric Zemmour — et un ou deux autres…

La lettre d’invitation au ministère ne laissait guère planer de doute sur l’objet de la réunion, et les options : « D’une manière récurrente, des voix se font entendre pour stigmatiser la faillite de l’école républicaine et la destruction programmée de l’enseignement des disciplines, du cours préparatoire au lycée… » Restait au ministre, comme il le précisait, d’entendre ce qui pourrait se dire — les conclusions lui appartenant. Un ministre, comme un metteur en scène, est le seul habilité à dire le mot essentiel — « action ! »

Le tour de table dura longtemps. On avait des choses à (se) dire.
Le ministre ouvrit les débats avec ce ton amène qu’il affectionne quand il doit dire des choses un peu définitives : l’école qu’il connaissait, l’école qu’il voulait, était l’école de la transmission. Et comment transmettre, sinon par un usage concerté de la langue ? Et comment arriver à la maîtrise de la langue, sinon par un recours systématique à la littérature ?
On régla ultérieurement la question littéraire : on n’avait pas besoin de tout ce fatras de « littérature jeunesse » qui est presque parvenu à occulter des textes bien plus fondamentaux que les œuvres complètes de Gudule…
Autre nouvelle, pour mettre dans l’ambiance : les indicateurs internationaux, qui doivent livrer leurs conclusions ce mois-ci, marquent tous un recul très net des performances de la France scolaire. Nous progressons vers le fond de la classe…
D’où le souhait du ministre : parvenir — aussi vite que possible — à redéfinir des programmes nationaux clairs et lisibles — sur le modèle de ceux de 1923 : en trois pages, on tenait dans sa main toutes les ambitions du Primaire. Il n’est pas exclu que l’abondante production langagière de la techno-structure du ministère ait participé à l’écran de fumée qui permet aux pires intentions de s’épanouir.
D’où une affirmation très nette : la liberté pédagogique sera totale, à ceci près qu’elle fonctionnera dans les bornes étroites de programmes exemplaires.
Cela dans des temps très prochains. Auparavant, il conviendra, a ajouté le ministre, de dire la vérité sur l’état de l’école — et de la dire au peuple, pas aux spécialistes de la spécialité.
Bien entendu, le locataire de la rue de Grenelle doit composer avec les nécessités budgétaires, les circonvolutions et contorsions syndicales (là, j’en rajoute un peu, XD est en surface plus poli que ça). D’où l’importance de nouveaux programmes, qui feront basculer dans le qualitatif un raisonnement qui, pour le moment, ne s’inscrit que dans le quantitatif.

Les Appy ont ouvert le feu, expliquant (à loisir…) les subtilités de la troisième voie et de la pédagogie explicite. Ce que j’en retiendrai, dans les questions qui ont suivi, c’est l’affirmation — partagée par tous, ou presque — d’un nécessaire pragmatisme, ce qui n’exclut pas l’utopie — allez, je vous le dis, « utopie pragmatique » sera le maître-mot de mon prochain livre. Catherine Kintzler, jadis auteur d’un ouvrage fondamental sur Condorcet, est passée par la métaphore rugbystique pour expliquer qu’il fallait en revenir aux « fondamentaux » , et, selon son expression, « alléger le cartable » pour alourdir la tête. Certes, a répliqué le ministre — mais cela suppose de demander à des enseignants de faire différemment de ce qu’ils ont toujours fait, dans la mesure où nombreux sont ceux qui, dans les dix ou quinze dernières années, n’ont pas été formés aux « humanités » qui doivent redevenir la clef de voûte des études, du Primaire au Bac.
Pedro Cordoba a clairement expliqué que si l ‘on peut, en Primaire, élaborer tout de suite des programmes entièrement nouveaux — quoi qu’en pense le SNUIPP, qui comme nombre de syndicats de gauche est d’un conservatisme accablant —, une telle option n’était pas possible dans le Secondaire, où il faudra, dans un premier temps, gérer l’existant, et concevoir des programmes intermédiaires, des cotes mal taillées susceptibles de prendre en compte les difficultés réelles des élèves, et non des programmes utopiques qui ré-imposeraient la dissertation à des élèves qui ont perdu l’habitude de rédiger. Après s’être demandé si le collège unique, condamné par tous les participants, était réellement derrière nous, et si nous ne prenions pas nos désirs pour des réalités, il s’est penché sur l’enseignement des langues, notant combien le cadre européen de référence était inadéquat, mais laissait heureusement une marge d’interprétation que chaque pays devait utiliser pour pallier au mieux ses insuffisances. Quant à la formation des maîtres, une question est restée ouverte — mais le simple fait de la poser implique au fond une réponse : vaut-il mieux modifier les programmes, par arrêtés judicieux, ou prescrire aux IUFM et aux universités de nouvelles directives — qui risquent fort d’aller dormir dans un tiroir avec tant d’autres ? Je me suis alors souvenu d’une remarque de XD dans « Education nationale : un grand corps malade » : « Nous sommes prescripteurs, mais nous écoute-t-on ? » — preuve s’il en fallait que le ministre, nourri dans le sérail, en connaît tous les étrangleurs.

Comme je ne veux pas abuser de la patience du lecteur, la suite à plus tard — cela fera deux fils au lieu d’un seul.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Très intéressant..

Ecrit par : Loki | 09 novembre 2007

J'aurais bien voulu voir Pedro Cordoba à la même table qu'Eric Zemmour... Mais que faisait donc là ce triste individu? (Je ne parle évidemment pas de Pedro).

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

Très intéressant en effet ce discours sur l'Ecole........

Ecrit par : Michèle | 09 novembre 2007

Saperlotte!

Ecrit par : saperlipopette | 09 novembre 2007

Eric Zemmour est aussi fondamental que Val, cher Ch. Sibille. Dans un autre registre, certes, mais aucun n'est triste sire !

Vous voudriez lui imputer sans doute les douloureuses issues de cette réunion ?

Ecrit par : D'Enguell | 09 novembre 2007

D'Enguell, vous aimez qui vous voulez... Et puis, êtes-vous si sûr que ça que les issues de cette réunion soient douloureuses?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

Commencez pas à vous jeter des noms à la tête !

Qui est E Zemmour ?

Ecrit par : yann | 09 novembre 2007

"parvenir — aussi vite que possible — à redéfinir des programmes nationaux clairs et lisibles — sur le modèle de ceux de 1923 : en trois pages, on tenait dans sa main toutes les ambitions du Primaire.
...
D’où une affirmation très nette : la liberté pédagogique sera totale, à ceci près qu’elle fonctionnera dans les bornes étroites de programmes exemplaires."

L'essentiel est là.

Juste une précision : lorsque je lis "programmes exemplaires", je comprends "contenus exemplaires". Xavier Darcos est-il sur la même fréquence ?

Le ministre osera-t-il ainsi contraindre avec lubrifiant les nuées de connards invertébrés qui peuplent le MEN ?

A suivre.

NB : Eric Zemmour est un petit gars de Constantine.

Ecrit par : dugong | 09 novembre 2007

NB : Eric Zemmour est un petit gars de Constantine.

Ecrit par : dugong | 09 novembre 2007

Et alors ???

Ecrit par : yann | 09 novembre 2007

et alors, par esprit de clan, je ne peux en dire du mal même si je n'en pense pas moins.

Ecrit par : dugong | 09 novembre 2007

J'aurais bien voulu voir Pedro Cordoba à la même table qu'Eric Zemmour... Mais que faisait donc là ce triste individu? (Je ne parle évidemment pas de Pedro).

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

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Eric Zemmour ne s'est pas contenté de défendre les "valeurs traditionnelles". De façon moins étrange qu'on n'imagine pour un journaliste du Figaro, il a dit ce que je n'avais pas osé dire au début et dans un tel contexte. Violente diatribe contre le libéralisme qui détruit les savoirs et la culture, apologie de Michéa dont Darcos n'avait lu que lEnseignement de l'ignorance. Zemmour a insisté sur l'importance du dernier Michéa : L'Empire du moindre mal. Comme quoi, nos amis et nos ennemis ne sont pas toujours ceux qu'on pense. Si tout le monde ici pouvait en tirer la leçon... Il y aurait un peu moins de polémiques sans intérêt.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 novembre 2007

Hé bien, Pedro, vous m'en voyez soufflé! Je ne demande qu'à vous croire... On jugera "sur pièces"!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

J'aime bien E Zemmour.
On peut le voir les dimanches sur i>télé, dans un numéro de duettiste avec un journaliste de Marianne et aussi certains soirs chez Ruquier.
C'est un homme de droite, jeune, conservateur, réactionnaire même, cynique, pessismiste, caustique, un peu anar, au verbe cinglant, ... et très intelligent.
A part ça, il est facile d'imaginer que c'est un juif d'afrique du nord ...

De façon troublante, j'ai remarqué que j'avais tendance à être d'accord avec lui ... ce qui est pour moi, la preuve suprême qu'il s'agit de quelqu'un de supérieur ..........

Bon vous pouvez ne pas être d'accord avec ses présupposés, mais sa lucidité vous sera toujours très utile, surtout si vous êtes de gauche !

J'ignorais qu'il était autant impliqué dans le combat pour l'école.

Ecrit par : julius | 09 novembre 2007

J'aurais bien voulu voir Pedro Cordoba à la même table qu'Eric Zemmour... Mais que faisait donc là ce triste individu? (Je ne parle évidemment pas de Pedro).

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

Christophe,

Pendant que JPB postait son debriefing je regardais sur TV5 Zemmour face à BHL chez Ruquier. (On n'est pas couchés, moi non plus).

Cette concordance des temps, et la pertinence de certains arguments de Zemmour face à BHL et Noleau, me rendent sans doute particulièrement sensible à ce que votre premier commentaire sur une réunion capitale pour notre hôte, qui y voit un instant fondateur dans l'opération humanitaire qui se met en place pour tenter de sauver l'école, ... fut d'interpeller Pedro Cordoba comme caution d'une diatribe contre quiconque ( à droite de préférence) ne partage pas votre vision de l'homme et de la société.
(En l'occurence Eric Z. a voté pour Mitterrand en 1981 et Chevènement en 2002.
Les responsables de ladite débâcle sont depuis trente ans identifiés, répertoriés, et d'ailleurs facilement reconnaissables. Au premier rang se place L'INSTITUTION qui forme les maîtres et se nomme IUFM. Les critiques s'adressent à elle et non à chaque individu qui y occupe une fonction, comme vous. Et c'est elle qu'il faut supprimer pour redonner au métier d'enseignant sa valeur et sa noblesse.

Donc si vous vous sentez visé par ces critiques c'est que vous vous identifiez à elle. Cela mérite réflexion.
C'est ainsi que vous avez fait jeter l'éponge à Anne-Marie Valette ( et à combien d'autres avant elle?), privant ce blog de contributions réellement fertiles pour la nôtre (réflexion)

Aux E-U, la plupart des écoles et universités organisent des des cellules d' "anger management". J'y faisais allusion en postant un commentaire sur la récente tuerie en Finlande pour regretter que, malgré ces ressources, elles ne parviennent pas (non pas à repérer les psychopates, cela se fait comme à Virginia Tech) mais à prévenir le passage à l'acte, notamment par refus d'ingérence dans la vie privée, ( cf.Columbine, VT et tant d'autres ).

Les IUFM, qui se targuent d'être à la pointe du progrès, auraient sans doute eu grand intérêt à instaurer ce service médico-social. (j'en parle à dessein au passé:whishful thinking)

Speaking of which, et entre autres bienfaits, leur suppression devrait contribuer de façon significative à combler le déficit de la Sécu.

On n'est plus sur "Babel" et bilinguisme. Tant pis, et je dis "too bad" à ceux que choque le fait que certaines expressions me viennent d'abord en anglais.

Ecrit par : Cadichon | 09 novembre 2007

C'est ainsi que vous avez fait jeter l'éponge à Anne-Marie Valette ( et à combien d'autres avant elle?), privant ce blog de contributions réellement fertiles pour la nôtre (réflexion)
Ecrit par : Cadichon | 09 novembre 2007

Les "réflexions" d'A.-M. Valette ??? C'est de l'amplification épique, sans blague ! Quelques jours de répit sans notre obsédée du copier-coller et du "ma fille dit que" , ça nous fait de l'air. Quand donc comprendrez-vous, Cadichon, et comprendra-t-elle (Anne-Marie) que certains types de comportements obsessionnels discréditent les meilleures causes ?

Ecrit par : TIGER LILITH | 09 novembre 2007

"parvenir — aussi vite que possible — à redéfinir des programmes nationaux clairs et lisibles — sur le modèle de ceux de 1923 : en trois pages, on tenait dans sa main toutes les ambitions du Primaire.
...
D’où une affirmation très nette : la liberté pédagogique sera totale, à ceci près qu’elle fonctionnera dans les bornes étroites de programmes exemplaires."

L'essentiel est là.

Juste une précision : lorsque je lis "programmes exemplaires", je comprends "contenus exemplaires". Xavier Darcos est-il sur la même fréquence ?

Le ministre osera-t-il ainsi contraindre avec lubrifiant les nuées de connards invertébrés qui peuplent le MEN ?

Ecrit par : dugong | 09 novembre 2007

Pendant que je m'exprimais sur pt'it gars de Constantine, dugong me tirait la carpette sous les pieds (traduction- motamot)

Rien à ajouter, juste définir: "exemplaire"

La lecture de pages que Condorcet consacra au principe de l'élémentarité et à la détermination des savoirs enseignables sont d'une brûlante actualité. La présence de C. Kintzler autour de la table me semble de bonne augure, sur ce point précis je précise, car sur le laïcisme et sa position sur l' affaire d'Epinal ( celle du gîte rural) qui déshonore la justice, (une de plus) c'est une autre paire de manches.

La justice est un autre chantier de la même ampleur que celui de l'école et les deux sont liés puisque quand les classes se vident les prisons se remplissent. Et les hopitaux aussi.
Ce n'est plus Nicolas c'est Hercule qu'il faut l'appeler: les trois chantiers s'apparentant au nettoyage des écuries d'Augias.

Ecrit par : Cadichon | 09 novembre 2007

Bonjour

Je fais un passage (en dilettante) au sujet de Gudule.

Effectivement "La bibliothécaire" est un livre qui m'est tombé des mains et les ouvrages de Gudule sont en général très décevants, mais... avez-vous lu les oeuvres d'Anne Duguel ?

Anne DUGUEL est l'autre pseudo de GUDULE lorsque cet auteur écrit pour les adultes de courts romans fantastiques remarquables.

"La petite fille aux araignées", "La Baby Sitter", "Mon âme est une porcherie", "Entre chien et louve" sont autant de textes que j'ai dévoré.

D'ailleurs, si quelqu'un veut retrouver le meilleur d'Anne Duguel chez GUDULE, on peut lire la nouvelle qui ouvre "Les visages de l'Humain', une anthologie de textes de science fiction pour la jeunesse parue aux éditions Mango.

Ecrit par : johnmarguerite | 09 novembre 2007

"Quand donc comprendrez-vous, Cadichon, et comprendra-t-elle (Anne-Marie) que certains types de comportements obsessionnels discréditent les meilleures causes ?

Ecrit par : TIGER LILITH | 09 novembre 2007 "

Desmosthène, à l'aide . :ange:

Ecrit par : toto | 09 novembre 2007

C'est qd même po d'sa fôte si en face de lui il n'y avait que des neuneus .... ange

40 ans je crois,ils ont mis pour comprendre ....

Bon courage ...

Ecrit par : toto | 09 novembre 2007

"Quand donc comprendrez-vous, Cadichon, et comprendra-t-elle (Anne-Marie) que certains types de comportements obsessionnels discréditent les meilleures causes ?

Ecrit par : TIGER LILITH | 09 novembre 2007 "

LOL
You make my day
It takes one to know one


Je crois que le premier (au sens primal) intérêt que je trouve à ce blog c'est la vertu roborative des éclats de rire qu'il me procure...

Ecrit par : Cadichon | 09 novembre 2007

Eric Zemmour a au moins deux qualités : il écrit bien, il a de l'humour et il est cultivé. Souvent ses thèmes le plus réacs (et ils le sont !) sur des faits de société partent d'analyses d'une rigueur marxiste impeccable et réjouissante. J'aimerais que nos chers chroniqueurs progressistes aient toutes ces qualités-là.
Ce qui fait rudement plaisir dans le CR de JPB, c'est le tir de barrage nourri sur cette exaspérante "littérature pour la jeunesse", une des bêtes de l'apocalypse pédagogiste. Le Moyen Âge, c'est Chrétien de Troyes, pas les niaiseries (terme poli, je suis plus féministe qu' E.Z.) de Madame Brisou Pellen ...
Ce qui laisse sceptique : l'impact de tout cela, qui est bel et bon, sur ces féroces IPR obtus qui écument obstinément nos bahuts pour y souiller l'esprit de nos marmailles. Que leur sang impur abreuve les ruines fumantes de leurs IUFM !

Ecrit par : JPL | 09 novembre 2007

Que leur sang impur abreuve les ruines fumantes de leurs IUFM! Ecrit par : JPL | 09 novembre 2007

Welcome au club du wishful thinking.

On devrait écrire un roman d'anticipation, nous aussi, sur ce que serait l'école débarrassée de ses Madrassas.

Je vivais jusqu'ici dans l'ignorance béate de l'oeuvre impérissable d'Evelyne Brisou-Pellen.(c'est le prénom qui veut ça? just kidding)

Voici en tous cas une Bretonne sur laquelle il doit pleuvoir souvent ( Vous avez vu ses cheveux?) http://www.livres-a-gogo.be/bio/bibrisou.htm

Elle confirme l'adage de Kersauzon,
En Bretagne il ne pleut que sur les c....
(rime involontaire)
avec Cadicon oui, on sait.

Ecrit par : Cadichon | 09 novembre 2007

"Eric Zemmour a au moins deux qualités : il écrit bien, il a de l'humour et il est cultivé. Souvent ses thèmes le plus réacs..."

Ecrit par : JPL | 09 novembre 2007

La fin est-elle un lapsus?
Je ne lis pas le Figaro, et les deux fois où j'ai vu Zemmour dans l'émission de Ruquier, (celle, moins que moyenne, de la fin de l'après midi), il a été... moins que moyen. Très douteux, même. Et, effectivement, extrêmement réactionnaire. A un tel point que c'en était insupportable. Allumé à juste titre par l'excellent Didier Porte à midi cinq sur France-inter, il y a une dizaine de jours. Maintenant, je ne regarde que très exceptionnellement cette émission. Peut-être arrive t-il qu'il y soit meilleur.
Ayant l'insigne l'honneur de participer à l'écriture du "billet d'humeur" que fait Alévêque pour l'émission du soir, j'ai tenté de regarder celle-ci en entier. Ce pauvre Zemmour s'est fait rouler dans la farine par tous les invités sans exception, à longueur d'émission, mettre dans sa poche par BHL. Pas si brillant qu'on le prétend ici, donc. Mais je suis toujours infiniment heureux d'apprendre que quelqu'un, même s'il fait partie de la droite la plus décomplexée possible, montre des raisonnements intelligents et moins réactionnaires que je le pensais. Je ne demande, maintenant, qu'à voir les résultats.
Ceci-dit, je ne vois pas ce que le fait qu'il soit un juif Sépharade vient faire ici!

Tiger Lilith, merci pour votre message au sujet d'Anne-Marie Valette. Je sais que nous ne sommes pas les deux seuls ici à penser ce que vous écrivez à son sujet. On se passera effectivement très bien de ses copiés-collés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

A part ça, il est facile d'imaginer que c'est un juif d'afrique du nord ...

Ecrit par : julius | 09 novembre 2007

Et puisqu'on est dans l'imagination , tout est permis !
Avez-vous son groupe sanguin aussi ? Non , parceque , si , en plus , il est AB , il y a de fortes chances pour que vous ayez déniché une descendance de Jésus !
Et c'est une information qu'il convient de souligner...

Ecrit par : oui-oui | 09 novembre 2007

Cher oui-oui,
au cas, où vous ne l'auriez pas remarqué, mon post n'est pas à prendre au premier degré ... (ni au degré zéro)

je répondais à dugong :
"NB : Eric Zemmour est un petit gars de Constantine.
(...)
et alors, par esprit de clan, je ne peux en dire du mal même si je n'en pense pas moins."

Ma phrase se voulait une manière détachée de dire la même chose que vous : "on s'en fout !"
Si ça se trouve, il a du poil au pattes !!

Zemmour est brillant, un peu trop pour être vraiment profond, il ne recule jamais devant un bon mot ou un effet, et il est courageux. Je me plaçais dans ce contexte.

Bon, j'ai peut-être eu tort, vu la diversité des lecteurs de ce blog...

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

Se foutre que quelqu'un vienne de Constantine, c'est vraiment une réflexion de patos !

Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007

Zemmour est brillant, un peu trop pour être vraiment profond, il ne recule jamais devant un bon mot ou un effet, et il est courageux. Je me plaçais dans ce contexte.

Bon, j'ai peut-être eu tort, vu la diversité des lecteurs de ce blog...

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

Effectivement, il est tellement brillant qu'il n'éclaire souvent que lui. Dans les conditions dans lesquelles je l'ai vu, du moins, (une émission plutôt "de droite dans l'esprit" qu'est celle de Ruquier... La droite un peu démago, pas la droite brillante et intellectuelle), dans laquelle il est par conséquent assez facile de briller. Mais, encore une fois, je serais extrêmement enchanté de me tromper à son sujet, et de penser que, dans un autre contexte, il eût pu être plus intéressant que brillant, comme nous le disait Pedro Cordoba un peu plus haut.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

C'est d'ailleurs la différence fondamentale avec Philippe Val, (puisque D'Enguell semblait vouloir les mettre dos à dos ci-dessus. Pourquoi, puisqu'il faut dépasser les clivages droite-gauche? Mais peu importe) qui, lui, préfère éclairer l'importance des sujets qu'il développe dans ses éditoriaux écrits et radiophoniques plutôt que sa personne.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Je les mets dos à dos ou plutôt face-à-face parce que ces sont des résistants impertinents et acérés à certains airs du temps.

Cela fait longtemps que j'ai dépassé les clivages mentionnés ci-dessus, et que Val fait partie de mes préférés. En revanche, cher Christophe, lorsque Zemmour se mettra en scène comme le fit Val avec son vieux complice, on pourra parler de l'éclairage de sa personne...

Ecrit par : D'Enguell | 10 novembre 2007

"En revanche, cher Christophe, lorsque Zemmour se mettra en scène comme le fit Val avec son vieux complice, on pourra parler de l'éclairage de sa personne..."

Ecrit par : D'Enguell | 10 novembre 2007

Tiens, c'est marrant, je viens justement de l'avoir au bout du fil...
Que voulez-vous dire, d'Enguell? Que quelqu'un qui monte en scène n'a pas un ego surdimensionné? Ne comptez pas sur moi... Est-ce un défaut rédhibitoire, d'ailleurs? Ce qui compte avant tout, c'est que cet ego-là ne masque pas de toute sa puissance ce qu'on a à dire, et la manière dont on le dit. Je pense que vous serez d'accord avec moi... Non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Dugong, je dis pouce. :-)

Cher Christophe S,
si pour vous l'émission de Ruquier est "de droite" , alors nous n'avons pas les mêmes critères.
Il est fort possible, après tout que ce que vous qualifiez "de droite", je le qualifie moi "de gauche", et peut-être pour les mêmes raisons...

Sur l'opposition "droite-gauche" je m'interroge sur ce que vous appelez la "droite brillante et intellectuelle". je vous répond tout de suite : pour moi les termes "gauche intellectuelle" forment un oxymore farce éculé.
La gauche est menteuse, idiote, démago, violente, dangereuse et crapuleuse ou n'est pas. Ce n'est plus un théorème, c'est un axiome de mon système politique. ;-))

Bon, le but du blog n'est pas la critique télé.
C'est pour le coup qu'il faut être nominaliste et non réaliste, pour ces choses...

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

"pour moi les termes "gauche intellectuelle" forment un oxymore farce éculé.
La gauche est menteuse, idiote, démago, violente, dangereuse et crapuleuse ou n'est pas. Ce n'est plus un théorème, c'est un axiome de mon système politique. ;-))"

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

Ah bon? Et Philippe Val, (et l'équipe de Charlie), Bernard-Henri Lévy, et quelques autres, sont des intellectuels de droite? Le canard enchaîné, un ramassis d'abrutis? Ce n'est ni un théorème ni même un axiome, que vous nous proposez. C'est votre opinion, et vous la partagez! -:)

"Bon, le but du blog n'est pas la critique télé.
C'est pour le coup qu'il faut être nominaliste et non réaliste, pour ces choses..."

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

Le but du blog est ce qu'on en fait. Et la télé entre pour une part non négligeable dans le "niveau qui baisse".

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

cher Christophe,
- pour Ph Val, reconnaissez qu'il y a chez lui certaines attitudes de droite. Par exemple, il défend la liberté d'expression. Il est vrai que son humour, d'une finesse kolossale est typiquement de gauche.
- BHL je vous l'abandonne, c'est un vrai homme de gauche. Est-ce que cela contredit ma thèse ?
- Le Canard est "globalement" un journal très intelligent. Est-il toujours de gauche, n'est-il jamais démago, violent ?
- ben oui, c'est une opinion ; un axiome c'est une proposition qui parait évidente et sur laquelle on construit un système.
J'ai trop connu les années Mitterrand pour penser autrement.

J'en ai marre des gens qui paraphrasent F Raynaud : "j'suis pas un salaud, puisque j'suis d'gôche !"

Sur votre dernière phrase, je suis d'accord, je n'ai vu l'émission de L R que 3 fois, ça m'a suffit.

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

Janine Mossuz-Lavau, c'est une intellectuelle de gauche.

Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2007

"L'invention de l'illettrisme" par Bernard Lahire est une vraie punition à lire tant il est tendancieux et tout sauf l'analyse scientifique qu'il prétend être.
Il me semble cependant indispensable si l'on veut comprendre
la Grande parade ( titre bien-sûr emprunté à Revel ) dans laquelle la pseudo-analyse sociologique constitue l'un des nombreux chars fleuris. Cette masquarade, ce déni de la réalité, contre des faits qui ne cadrent pas avec les attentes utopiques d'une "démocratisation" à marche forcée dans un pays qui ne vivait pas sous une dictature, que je sache, a permis pendant trente ans de laisser détruire son école, sans réagir, au-delà de tout espoir de réparation et au point de nécessiter maintenant un Plan Marshall.

C'est ce qui se passe lorsqu'on traduit dans les faits l'utopie égalitaire, nous le savons depuis 1789, (Burke) et encore plus depuis 1793.

La France n'est pas la seule à avoir détruit ses apprentissages, en se laissant bercer par cette chimère, mais elle réagit plus tardivement que les autres, les conséquences sociales (chômage héréditaire car structurel) y sont plus douloureuses qu'ailleurs et les obstacles à une refonte beaucoup plus difficiles à faire sauter.

C'est sur les causes de cette particularité, de la persistance de ces difficultés quand d'autres s'en sortent mieux, qu'il conviendrait de s'interroger, au lieu d'évacuer aussi facilement la question par la sempiternelle attaque du libéralisme qui serait la cause de tous nos malheurs mais dont, curieusement et comme la canicule, les pires méfaits s'arrêtent à nos frontières puisque nous sommes les seuls à en être autant accablés.

Les pays qui ont tout autant démoli leurs apprentissages, mais aussi ceux qui sont en train de réparer, ou n'ont pas à le faire, occupent l'éventail des régimes politiques et économiques et parmi ceux qui ont opté pour le dirigisme en ce domaine, il y a des succès et des échecs.

L'école francaise était considérée comme une des meilleures du monde dans les périodes de son histoire où c'est la gauche qui était libérale. En se comparant, on s'effraie ou se rassure. Hélas pour elle, notre école est dans le premier cas.

Il serait intéressant à cet égard de se demander pourquoi des pays parmi les plus libéraux du monde ne décollent pas des places de tête dans le classement des performances scolaires.

Si l'utopie égalitaire a quelque chose avoir dans la débâcle de l'école, peut-on en accuser un libéralisme si ...inégalitaire?

Le mauvais diagnostic n'aide pas la guérison.

Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007

cher Christophe,
"- pour Ph Val, reconnaissez qu'il y a chez lui certaines attitudes de droite. Par exemple, il défend la liberté d'expression. Il est vrai que son humour, d'une finesse kolossale est typiquement de gauche."

Alors, Bigard est de gauche? Hips!

"- BHL je vous l'abandonne, c'est un vrai homme de gauche. Est-ce que cela contredit ma thèse ?"

Vous pouvez le trouver horripilant, cela n'a rien avoir avec de la bêtise! Je vous trouve un tantinet binaire sur ce coup-là!

"- Le Canard est "globalement" un journal très intelligent. Est-il toujours de gauche, n'est-il jamais démago, violent ?"

Il est démago quand il est de droite, c'est à dire, assez souvent, antifiscaliste.

"- ben oui, c'est une opinion ; un axiome c'est une proposition qui parait évidente et sur laquelle on construit un système.
"
Si vous mélangez axiome (universel) et opinion (personnelle), vous êtes un tantinet prétentieux!

"J'ai trop connu les années Mitterrand pour penser autrement."

C'est vous qui prétendez que Mitterrand était de gauche? Vous avez des raisonnements qui me rappellent ce brave Guillaume!

J'en ai marre des gens qui paraphrasent F Raynaud : "j'suis pas un salaud, puisque j'suis d'gôche !"

Vous pensez à qui, là? Il y a un paquet de gens de droite que j'apprécie, (il y en a même qui étaient contre le décret sur les tests ADN), et des gens de gauche avec lesquels je ne partirais en vacances sous aucun prétexte! C'est plutôt vous qui semblez penser que gauche= caca, et que droite=braves gens. Comme Guillaume!

"Sur votre dernière phrase, je suis d'accord, je n'ai vu l'émission de L R que 3 fois, ça m'a suffit"

On est au moins d'accord sur un point! Vous voyez que les idées politiques ne font pas tout! La bêtise est parfois universelle.

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Attention, Cadichon, on écrit: "mascarade"... Mais je n'arrive pas à décrypter ce "lapsi". :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Merci, Christophe et comme je me suis relue cette fois-ci,
mettre un q à mascarade ce n'est pas un lapsus c'est une faute d'orthographe.

Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007

cher Christophe,

Bigard, de gauche ? Je ne le connais pas vraiment, mais c'est possible... je me souviens d'une de ses affiches où on voyait un slip blanc genre petit bateau, pas un caleçon ou un string, ni même un boxer, non un simple slip !
Peut-être est-il de la tendance gauche-Rocard ? Le même souci de faire simple, le même respect pour l'interlocuteur ...
A y réfléchir, oui c'est probable, d'ailleurs Bigard n'est-il pas un F Hollande qui a réussi ?

L'intelligence de BHL ne se trouvant pas dans ses livres, force est de supposer qu'elle réside dans sa fortune. Or celle-ci lui vient de son papa.

Je refuse l'idée d'une "gauche" ou "droite" essentielle. Tout cela est affaire de conventions momentanées. (Par exemple le colonialisme fut de gauche, comme l'antisémitisme ... à une certaine époque)

Ayant été éduqué durant les années Mitterrand, j'en ai déduit :
- que FM était de gauche
- que la gauche n'avait rien à voir avec l'idée de progrès, mais qu'elle se concentrait sur la mode
- que la gauche n'avait rien à voir avec l'idée de vérité, mais qu'elle se concentrait sur les convenances.

Certes si j'avais été étranger ou d'une autre époque, j'aurais pu penser différemment.
Je reconnais que notre actuel grand homme (dixit Laporte) pourrait me conduire à des idées différentes, si j'avais 18 ans.

Plus sérieusement je demande à des commentateurs politiques ou à des moralistes, non pas tant des certitudes confortables, que des interrogations que je puisse reprendre à mon compte. "Penser contre soi-même", voila une idée qui aujourd'hui n'est absolument pas de gauche en France !

De plus, en ces matières, ce sont les actes qui comptent et la pensée ne sert qu'à les préparer. Or depuis 26 ans, je vois, ce que je vois ...

Le problème "axiome universel", versus "opinion personnelle", ça c'est intéressant. J'essaye :
(par pitié, c'est samedi soir, frappez pas ...)

Un axiome est une base d'un système rationnel, logique.
Dans certains cas, ce système sera ensuite appliqué à décrire un phénomène sensible apparaissant objectif. Mais que cette application soit valide ou non n'indiquera rien sur les rapports entre l'axiome et le système qu'il contribue à construire.
Il pourra aussi servir à décrire des concepts purement humains, concernant les actes et les désirs de nos semblables. Là encore cette application ne dit rien sur la cohérence interne du système (et réciproquement).

Par ailleurs une opinion peut concerner un système logique, elle est alors vraie ou fausse. Elle peut aussi concerner la validité de son application à des phénomènes sensibles, on peut alors la rejeter si elle est réellement "personnelle". Mais elle peut aussi concerner des interprétation "pensées" des actions humaines. Dans ce cas, elle est toujours plus ou moins personnelle. Or c'est bien dans ce troisième cas que l'on se situe ici, dans le champ politique.

Je suis donc fondé à utiliser un axiome, pour construire un système logique, qui contribue à ma lecture personnelle de la politique française ...

NB: Qui est Guillaume ?

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

Beaucoup de choses bien vues et bien dites, dans le piost de Julius…

Chargé de mission ? Je démens, bien sûr… J'étais présent à la réunbion susdite par la seule grâce de mes livres… Ou par hasard, comme vous voulez : il faisait frais et sombre, j'ai vu de la lumière au 110 rue de Grenelle, je suis entré…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007

Guillaume est un type de droite tellement masochiste qu'il a rejoint il y a quelques années une association (REC) composée principalement d'hommes et de femmes de gauche (Cordoba, Voltaire...), qui échange avec les Delord, Morel, LeBris tous de gauche et s'amuse beaucoup des propos ineptes d'un Sibille, pédagogiste convaincu et gauchiste sectaire.

Ecrit par : Guillaume | 10 novembre 2007

Tiens...le discours selon lequel la politique de Miterrand n'a pas réussi parce qu'elle n'était pas assez à gauche, il fallait pousser plus en avant les réformes...Cela ne vous rappelle rien.

Ecrit par : Guillaume | 10 novembre 2007

Merci, Guillaume, je vais regarder sur le blog.
Franchement, qualifier C Sibille de sectaire, ce n'est pas crédible trois secondes. On pourrait en revanche, lui reprocher d'être masochiste, vu les injures qu'il reçoit.
Il me semble que le but, c'est de rechercher les points de convergence et de clarifier les divergences. La finalité étant d'agir !

PS: Qui a dit que Mitterrand n'était pas assez à gauche ? Le progrès, la vérité, c'est mal ? Expliquez-moi vos présupposés (vos axiomes ...).

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

Lisez bien le blog alors, plongez dans les archives...

Ecrit par : Guillaume | 10 novembre 2007

Chargé de mission ? Je démens, bien sûr…

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007

Si vous étiez chargé de mission, vous auriez posté le résumé en un seul chapitre! Ça devient illisible! Personne ne sait plus où aller. Pas très méthodique, le gars JPB, juste médiatique.

Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2007

Mitterrand avec deux "t", Guillaume...
Moi, gauchiste? Il y en a des par chez moi que ça amuserait énormément de l'apprendre.... Mais c'est sûr que, par rapport à vous, Guillaume... Et me faire qualifier de sectaire par quelqu'un comme vous m'est assez savoureux!

Pour julius:
Axiome: proposition reçue pour vraie sans le secours d'une démonstration, principe logique universel, règle générale de pensée, .
Opinion: avis, appréciation d'une personne sur un sujet donné.
Je laisse au blogueur le soin de faire la différence.
Cordialement.
P.S.: Et Bigard a fait partie du fan club de Chirac, et maintenant, de celui de Sarko.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Il y a beaucoup de choses justes dans le dernier post de dobolino !

Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007

Et me faire qualifier de sectaire par quelqu'un comme vous m'est assez savoureux!

N'est-ce pas ?
Je ne vous ai pas vu à Roncq non plus.

Ecrit par : Guillaume | 11 novembre 2007

Illisible? Non, mais il est vrai qu'il faudrait maintenant regrouper les contributions sur un seul fil.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007

"Et me faire qualifier de sectaire par quelqu'un comme vous m'est assez savoureux!

N'est-ce pas ?
Je ne vous ai pas vu à Roncq non plus."

Ecrit par : Guillaume | 11 novembre 2007

Mille excuses, mais je ne vois pas le rapport.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007

Bonsoir,

2 Questions TRES importante :

1/ Et le socle commun ? Il serait a priori d'inspiration europééenne (une mise en place analogue dans le reste de l'Union européeene se ferait ), MAIS ne contient -il pas en germes la disparition des disciplines et des emplois du temps actuels et leur remplacement par des travaux des élèves sur des projets avec des "enseignants" qui passeraient de groupe en groupe en cochant telle ou telle "compétence" ? Le fin des cours en classe, la fin des disciplines, et leur remplacement par un pilotage d'activités multi-disciplinaires ? Qui veut devenir "enseignant" de cela ?
Quelle transmission culturelle restera-t-il à faire ainsi ?

2/ En réalité le socle commun et son système de validation via un livret de compétences apparaît comme un rattrapage - vers le bas - de la situation réelle de l'état du système éducatif.
Mais cela marquera la fin de l'école républicaine et de l'idée de Condorcet.
La question : le ministre n'attend-t-il pas de présenter l'état du système au peuple, pour lancer la mise en place du socle avec la disparition de l'enseignement classique des disciplines comme remède ?
Tout cela en faisant croire aux défenseurs réels de l'école -dont vous en êtes - qu'il cherche à l'améliorer mais en fait il ne fait que gagner du temps pour annoncer l'avénement absolu et total du socle avec la disparition des disciplines au profit des "mix" à venir ?

J P B , je vous en prie, répondez-moi ...

Ecrit par : bigben | 19 novembre 2007

L'un des problèmes qui se posent souvent aux hommes intelligents (Darcos, en l'occurrence), c'est qu'en leur supposant des idées secondes, on finit par leur imaginer des idées troisièmes — et au delà, le machiavélisme n'ayant pas de limites.
Je crois Darcos très attaché à l'école classique (il en est à la fois un pur produit et il en fut un membre éminent), aux disciplines (et à la discipline), aux options classiques (mais non, il ne va pas enterrer le latin-grec !). Qu'il doive en même temps composer avec des tendances centrifuges, européennes au plus mauvais sens du terme, et que le clan présidentiel soit partagé entre des tensions considérables entre partisans (majoritaires) d'une école archi-conventionnelle et illuminés jusqu'auboutistes influencés par une idéologie du laisser faire / laisser aller qui les rapproche de facto de Meirieu et de ses disciples, c'est évident aussi. Par ailleurs, je pense que l'école sera ce que la feront ceux qui se battent réellement pour elle — je rappelle que dans les années 90, on n'a pas beaucoup entendu dans le corps enseignant de résistants aux diktats pédagogistes : globalement, les oppositions ont commencé à se structurer il y a sept-huit ans, grâces en soient rendues au ministère Allègre, qui en a tant fait qu'il a fini par ouvrir les yeux de quelques-uns. Encore aujourd'hui, ceux qui se battent sont loin, très loin d'être majoritaires. J'apprécie beaucoup la présence de chacun ici, mais en vérité je vous le dis, c'est dans les écoles, les collèges, les lycées, les associations de aprents d'élèves qu'il faut porter la bonne parole. Parce que c'est le seul moyen pour que les bonnes décisions se prennent, in fine.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 novembre 2007

Pour se convaincre que Darcos ne sera pas celui qui fera disparaître les lettres classiques, il suffit de lire son dernier ouvrage ( Tacite, ses vérités sont les nôtres) qui vante l' actualité permanente de ce grand Romain. Il nous rappelle la valeur universelle d'une pensée dont la "sombre lucidité" peut éclairer tout particulièrement notre époque.

Ecrit par : Cadichon | 19 novembre 2007

J'apprécie beaucoup la présence de chacun ici, mais en vérité je vous le dis, c'est dans les écoles, les collèges, les lycées, les associations de aprents d'élèves qu'il faut porter la bonne parole. Parce que c'est le seul moyen pour que les bonnes décisions se prennent, in fine.
JPB

C'est ce que j'essaie modestement de faire aussi sur les forums d'instits. Ça finira par apporter une petite pierre, pas bien lourde, mais une petite pierre quand même.

Ecrit par : catmano | 19 novembre 2007