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09 novembre 2007

An 01 suite et fin

An 01 Suite et fin

Suite et fin du compte-rendu de la table ronde du 7 novembre…

Eric Zemmour n’est jamais là où on l’attend. On le croit homme de droite, journaliste au Figaro, amuseur cinglant chez Ruquier (quelques jours auparavant, je l’avais vu, associé à Eric Naulleau — l’Esprit des péninsules, bonne maison d’édition) pourfendre BHL en le confrontant aux pauvretés qu’il écrit sur Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre, et je venais de l’en féliciter). Et voici que l’on découvrait un thuriféraire de Jean-Claude Michéa (non seulement pour l’Enseignement de l’ignorance, que Darcos avait lu, mais surtout pour son dernier livre, l’Empire du moindre mal / Essai sur la civilisation libérale, qu’il recommanda hautement), affirmant que non seulement les pauvres étaient ghettoïsés dans leur pseudo-culture comme ils étaient ghettoïsés dans les murs de leurs cités, mais qu’aux bourgeois eux-mêmes, ces « héritiers » à la Bourdieu / Passeron, l’école ne transmettait plus la culture bourgeoise. « Pas difficile à comprendre, ajouta-t-il, on fabrique les décervelés dont un certain libéralisme a besoin ». Comme dirait Pedro Cordoba, lorsque nous cesserons de penser en droite / gauche, nous commencerons à nous écouter les uns les autres. Et, insista Zemmour, ça ne date pas d’aujourd’hui — évoquant le témoignage de Jacques Narbonne (De Gaulle et l’éducation, Denoël, 1994, voir http://www.charles-de-gaulle.org/article.php3?id_article=210) : le décervelage contemporain a commencé juste après-guerre : les Trente glorieuses fabriquaient déjà des con/sommateurs — un mot qui commence mal, mais qui dit bien ce qu’il veut dire.
Brigitte Etienne (association LIRAS, co-fondée par Michelle Sommer, co-rédactrice de Lire avec Léo et Léa) est orthophoniste, et tint le discours que l’on connaît (ou que lon devrait connaître) depuis que Mme Wettstein-Badour (voir entre autres http://www.educalire.net/LectMethodes.htm) a tiré la sonnette d’alarme. Les méthodes de lecture qui ne procèdent pas dans la logique du code (en gros, toutes celles qui consacrent l’essentiel de leur énergie à du global ou du semi-global) enfantent des dyslexies artificielles, avec des dégâts monstrueux. Il faut, expliqua Mme Etienne, multiplier les apprentissages de détail — « comme on multiplie les mailles pour faire du point-mousse ». Actuellement, expliqua-t-elle, sur une classe livrée à une méthode semi-globale, 20% savent lire à la fin de l’année — et 100% avec Léo & Léa.
Michel Delord s’inquiéta de savoir si la réforme projetée par le ministre serait vraiment appliquée, et appuya l’idée de passer par l’opinion publique. Il revint sur la nécessité de poser (comme on écrit la solution d’un problème) les programmes à venir, mais d’établir d’abord des programmes intermédiaires, qui tiennent compte de l’état réel des élèves. Le premier, il aborda la question des redoublements, en termes de poids économique d’abord, pour conclure que s’il ne fallait pas s'interdire les redoublements, il ne fallait pas non plus s’interdire de faire sauter une classe à un élève : le système doit aller dans les deux sens.
Rachel Boutonnet revint sur cette question. On dit partout qu’un élève qui a redoublé le CP se présentera dans le Secondaire en situation de faiblesse — et on conclut qu’il faut supprimer les redoublements. Avec une sagacité de femme de terrain, elle montra fort bien que les élèves qui redoublent le CP ne sont pas exactement dans le peloton de tête. Dix ans plus tard, ils ne l’ont toujours pas intégré, et qu’il n’est pas étonnant qu’ils connaissent des difficultés : quand on cessera d’user d’une langue de bois et qu’on ne s’interdira plus de dire que certains enfants ont de vraies difficultés structurelles…
À ceci près que des programmes bien conçus créeront infiniment moins de redoublements que le système actuel : ce ne sera plus une loterie, où le poids de l’environnement familial est souvent déterminant, mais le pur produit du travail — ou du non-travail. Cette réunion, souligna Rachel, était une entrée d’air, mais elle était un peu dubitative : au même moment, l’étau se resserre parfois sur les instituteurs, via les IEN, ou les enseignants de soutien, qui choisissent de ne pas aider les élèves qu’on leur confie avec une méthode analogue à celle de leur instituteur initial.
La conversation, qui devenait parfois générale avant que l'on repasse la parole au suivant dans la tablée, souligna le rôle déterminant des Maternelles. Morel milite depuis longtemps pour faire des GS des CP1. Le ministre rêva tout haut à la question qui fâche, celle du rôle exact des maternelles, se demandant s’il était sage de décréter l’entrée obligatoire à l’école avant cinq ans — que fait-on avant, très souvent, sinon de la garderie, de la sieste améliorée, et du colmatage d’accidents urinaires ? Des crèches, oui, des jardins d’enfants, sans doute — mais pourquoi l’Education nationale serait-elle obligée de fournir des personnels qui pourraient être déployés bien plus utilement ailleurs ?
Marie-Christine Bellosta évoqua la déconvenue de ses anciens Normaliens qui, revenant la voir après un an d’enseignement, se trouvent quelque peu effarés de ce qu’ils avaient trouvé. « Là, oui, là on touche du doigt la baisse de niveau ». Elle rappela qu’elle avait rassemblé sur FONDAPOL, depuis quelques années, le meilleur des propositions les plus évidentes, ce qui les rend d'autant plus iconoclastes (voir par exemple http://www.fondapol.org/v2/pdf/Etude_diplomation_emploi.pdf). La première, elle parla de la nécessité de redéfinir les programmes des concours de recrutement — car comment attendre d’un enseignant recruté selon certains paramètres — les sciences de l’éducation — qu’il sache appliquer les programmes nouveaux qui mijotent aujourd’hui ? Et de réclamer "que le ministère de l’Enseignement supérieur habilite des licences faites ad hoc pour les futurs professeurs d’école (par exemple Lettres-Langues vivantes- Mathématiques+ option), que l’on recrute les professeurs de lycée et collège avec le M1 comme prérequis de l’inscription aux concours, que l’on revoie la maquette et les coefficients du Concours de recrutement de professeur d’école afin que l’on ne puisse plus l’avoir sans connaître assez de grammaire française et de mathématiques, que l’on demande aux IUFM de documenter des fonds-papier et des banques de données sur les techniques d’apprentissage d’hier et d’aujourd’hui (une fois évalué l’efficacité de ces techniques) afin que les enseignants puissent les utiliser comme une sorte de « conservatoire ». "
Rien que ça…
Elizabeth Altschull conclut qu’il était temps, largement temps de rassembler, sur un support papier et / ou informatique, toutes les bonnes volontés, les suggestions, les interpellations : toute provocation est bonne à dire. Après tout, les constructivistes bénéficient de fonds d ‘Etat, via des décharges horaires, pour répandre leurs idées (par exemple par les Cahiers pédagogiques — qui n’existeraient pas sans le soutien du ministère. Il serait logique qu’un contre-courant instructionniste puisse faire circuler ses contre-poisons avec la même facilité — et l’on s’apercevrait alors que nous sommes nombreux, très nombreux, à nous battre pour refonder l’école.

Ce bref (!) compte-rendu peine à dire la richesse des échanges, le caractère très stimulant de la table-ronde (elle était en fait rectangulaire). « revoyons-nous », suggéra le ministre en repartant en hâte vers ses fonctions. Il était un peu plus de deux heures de l’après-midi, cela faisait quatre heures que l'on refaisait l’Ecole — et si j’osais, pour faire plaisir à Michel Delord et à tous les thuriféraires des années Ferry (Jules — à commencer par XD lui-même, auquel on doit une Ecole de Jules Ferry, Hachette, 2005), je dirais que l’on avait fait très intelligemment une autre école buissonnière.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Merci pour ce compte-rendu Jean-Paul, on s'y croirait...

Ecrit par : Pascal Dupré | 09 novembre 2007

Oui, merci du compte-rendu !

Au fait, on peut participer aux propositions iconoclastes ?

Ecrit par : Jeremy | 09 novembre 2007

Epatant ! mille mercis !

Ecrit par : FGuichard | 09 novembre 2007

Merci beaucoup, vous avez tous fait du bon boulot autour de cette table! Espérons maintenant... espérons!

Ecrit par : Loki | 09 novembre 2007

Merci! Quel réconfort !
Clémentine

Ecrit par : Clémentine | 09 novembre 2007

C'est comme dans les noces de Cana, avec ce compte-rendu par épisodes : on a gardé le meilleur vin pour la fin !

Dur dur de ne pas s'enivrer.

Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007

Sans rapport, aurait été mieux placé dans le fil Babel :

Cet après midi, les élèves de BTS Electrotechnique 2ème année passent une épreuve de langue en CCF à partir d’un rapport de stage rédigé en anglais.

Ma collègue reste perplexe sur la phrase « I have summer choose ». L’étudiant est stupéfait de son incompréhension :
« Ben quoi m’dame, j’ai été choisi, quoi ! ».

No comment.

Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

Ma collègue reste perplexe sur la phrase « I have summer choose ». L’étudiant est stupéfait de son incompréhension :
« Ben quoi m’dame, j’ai été choisi, quoi ! ».

Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

Ah ben dermalors, comme aurait dit le regretté Concombre masqué, je croyais que cela voulait dire "Je suis un choix sommaire"...

Ecrit par : FGuichard | 09 novembre 2007

... Choix sommaire comme la guitare du non moins regretté Bobby Lapointe ( est-ce plus près de Pézenas, est-ce plus près de Caracas , je n'sais pas...)

Ecrit par : FGuichard | 09 novembre 2007

Gémissons , gémissons mais espérons ... que ce laboratoire d'idées d'une matinée au ministère fasse tache d'encre ! De cette belle encre bleue indélébile qui marquera un nouveau départ de l'école de la République.

Vive l'Utopie pragmatique !

Ecrit par : patrickinstit | 09 novembre 2007

Tout cela est vraiment épatant et remonte le moral de beaucoup de collègues ... Mais pourvu que toutes ces bonnes résolutions soient appliquées sur le terrain !!

Ecrit par : nath | 09 novembre 2007

" I have summer choose " !!!!!
C'est révélateur de la situation................
Un professeur d'anglais qui voit ce genre de choses tous les jours !

Ecrit par : Michèle | 09 novembre 2007

Sympa "Mme Etienne", certe elle ne doit pas zêtre poto avec l'ot neuneuducono, d'ailleurs on ne le voit pas sur ce fil (pour l'instant) il est lent en lecture, il doit déchiffré... ceci explique peut être cela . :ange:

Ecrit par : toto | 09 novembre 2007

En tout cas, petite lueur d'espoir en Darcos car sa prestation à Ripostes avait de quoi déprimer.
Toto je confirme, Mme Etienne est une personne très compétente. J'ai eu le plaisir de la rencontrer à trois reprises avec toujours beaucoup d'intérêt.

Ecrit par : Guillaume | 09 novembre 2007

Un post en quatre... Je mets ici ma réponse sur le "1". On s'y perd!

"Eric Zemmour a au moins deux qualités : il écrit bien, il a de l'humour et il est cultivé. Souvent ses thèmes le plus réacs..."

Ecrit par : JPL | 09 novembre 2007

La fin est-elle un lapsus?
Je ne lis pas le Figaro, et les deux fois où j'ai vu Zemmour dans l'émission de Ruquier, (celle, moins que moyenne, de la fin de l'après midi), il a été... moins que moyen. Très douteux, même. Et, effectivement, extrêmement réactionnaire. A un tel point que c'en était insupportable. Allumé à juste titre par l'excellent Didier Porte à midi cinq sur France-inter, il y a une dizaine de jours. Maintenant, je ne regarde que très exceptionnellement cette émission. Peut-être arrive t-il qu'il y soit meilleur.
Ayant l'insigne l'honneur de participer à l'écriture du "billet d'humeur" que fait Alévêque pour l'émission du soir, j'ai tenté de regarder celle-ci en entier. Ce pauvre Zemmour s'est fait rouler dans la farine par tous les invités sans exception, à longueur d'émission, mettre dans sa poche par BHL. Pas si brillant qu'on le prétend ici, donc. Mais je suis toujours infiniment heureux d'apprendre que quelqu'un, même s'il fait partie de la droite la plus décomplexée possible, montre des raisonnements intelligents et moins réactionnaires que je le pensais. Je ne demande, maintenant, qu'à voir les résultats.
Ceci-dit, je ne vois pas ce que le fait qu'il soit un juif Sépharade vient faire ici!

Tiger Lilith, merci pour votre message au sujet d'Anne-Marie Valette. Je sais que nous ne sommes pas les deux seuls ici à penser ce que vous écrivez à son sujet. On se passera effectivement très bien de ses copiés-collés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

La conversation, qui devenait parfois générale avant que l'on repasse la parole au suivant dans la tablée, souligna le rôle déterminant des Maternelles. Morel milite depuis longtemps pour faire des GS des CP1. Le ministre rêva tout haut à la question qui fâche, celle du rôle exact des maternelles, se demandant s’il était sage de décréter l’entrée obligatoire à l’école avant cinq ans — que fait-on avant, très souvent, sinon de la garderie, de la sieste améliorée, et du colmatage d’accidents urinaires ? Des crèches, oui, des jardins d’enfants, sans doute — mais pourquoi l’Education nationale serait-elle obligée de fournir des personnels qui pourraient être déployés bien plus utilement ailleurs ?


Jean-Paul Brighelli
Et Guy Morel a répondu, au moins???
Rechute gravissime!!! Catmano va être dans tous ses états quand elle va lire ces fadaises...
Et j'adhère. La maternelle a d'autant plus d'utilité fondamentale et essentielle que le milieu d'origine est faible sur le plan éducatif.
Une petite anecdote (excusez!): Catmano m'envoie par mail, au travail, des photos de sa petite-fille née le premier mai (eh! oui, bonne petite) de cette année. Bébé, cinq mois, a un livre entre les papattes et l'oeil concentré sur les images. Mon auxiliaire, mère de deux dyslexiques gravissimi et un laborieux, s'étonne: "Oh! Le bébé regarde un livre!". Ben oui, pourquoi pas?
Le rôle de la maternelle, c'est de gommer les inégalités. Fermez-les à Neuilly et doublez-les en ZEP et zones de revitalisation rurale, si vous voulez faire des économies. Et formez proprement les PE de maternelle!

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

je parcours de temps en temps ce blog mais là je ne peux m'en empêcher: félicitations aux intervenants de cette table ronde mais peut-être aussi à XD qui cache bien peut-être bien son jeu!... Reste à espérer que cette 1ère table ronde ne va pas être suivie d'une seconde avec d'autres intervenants issus des cahiers pédagogiques!!

Ecrit par : Ignatus | 09 novembre 2007

Merci de lutter pour nous, pour la transmission des savoirs (expression qui m'a valu bien des yeux révulsés à l'iufm), pour une école qui ne soit plus une garderie.
J'ose espérer que les changements de programme concerneront aussi les mathématiques. N'oublions pas qu'en sixième, il n'est pas rare de voir des élèves qui ne connaissent pas les tables de multiplication ni la technique de la division et qui ne savent toujours pas tracer des perpendiculaires ni des parrallèles (ne parlons même pas de l'usage du compas ! ). N'oublions pas que j'enseigne aujourd'hui à des sixièmes ce que moi-même j'ai appris au CM2 voire au CM1 il y a vingt ans.

Ecrit par : snoop | 09 novembre 2007

On va être obligé de le redire, mais, puisqu'on parle de tenter de gommer les inégalités les plus criantes, la suppression de la maternelle, (car c'est bien de cela qu'il s'agit) me semble une réelle aberration. Même dans un monde idéal, où les parents auraient les moyens, (dans tous les sens du terme) et la volonté d'éduquer correctement leurs enfants. Vouloir la supprimer, cette maternelle, revient à peu près à dire que les enseignants qui y travaillent ne font pas leur boulot, ce qui est une injustice absolument criante. Maintenant, je suis à fond d'accord avec Dobolino sur le fait que les PE doivent être mieux formés pour y enseigner. C'est un des rares (petits) progrès qu'on ait pu voir cette année dans la maquette de formation. Progrès, trois fois hélas, contrecarré de manière extrêmement négative par le nouveau "tableau" d'évaluation, correspondant au non moins néfaste référentiel de compétences des professeurs d'école.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

Bon, pour le reste, c'est bien. y'a que le coup de la maternelle qui me fait frémir. Reviendrons-nous à la salle d'asile?
C'est bien, mais, sachant que ce n'est pas la fleur des pois qui est globalement récupérée pour être enseignant, surtout en primaire, et qu'ils subissent un chouette balaize endoctrinement qui leur agrée puisqu'il prouve que s'ils ne sont pas les meilleurs c'est simplement parce que l'enseignement est mal fait et élitiste, si Darcos venait à employer les forces vives réunies en ce concile pour réformer rapidement l'enseignement, ça nous ferait tout le troisième trimestre en grève farouche. Je n'ose y penser, d'autant plus que j'en ai un qui passe l'EAF (céty c'ke vous dites? Moi, j'y ai toujours dit le français du bac...) présentement et justement cette année.
C'est bien, d'accord, mais en douceur et pensez à former les enseignants avant...

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

il est lent en lecture, il doit déchiffré...
Ecrit par : toto | 09 novembre 2007

Quand tu as un doute sur infinitif/participe passé d'un verbe du premier groupe, Toto, remplace par prendre ou mordre. Ce qui nous donne: il est lent en lecture, il doit mordre et non "mordu", donc déchiffrer!
C'est pas expliqué dans Léo et Léa?? Ben, faut peut-être passer à la vitesse supérieure quand on a gobé ton bréviaire!

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

Merci de lutter pour nous, pour la transmission des savoirs (expression qui m'a valu bien des yeux révulsés à l'iufm), pour une école qui ne soit plus une garderie.
Ecrit par : snoop | 09 novembre 2007

Oui! bravo! Mais la maternelle n'est pas une garderie si elle est bien conçue. Elle a été créée pour gommer, autant que faire ce peut, les inégalités d'origine et non pour changer les couches.
Si vous touchez à la maternelle, j'adhère au PC: une nouvelle façon d'être Ganelon!

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

... ça nous ferait tout le troisième trimestre en grève farouche ...
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

Pas si sûr, il me semble que ça dépend des résultats de l'épreuve de force de la SNCF.
Si la CGT et autres Sud terminent de se décrédibiliser sur le coup, que NS sait jouer habilement de l'opinion publique (confiance ...), les cryptotrotskards de l'EN risquent d'hésiter à monter un conflit dur.

D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche.

Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

J'ajoute qu'ils feront descendre les gosses dans la rue (cf CPE), ce qui n'est pas vraiment un problème : les bénéfices attendus valent bien un an de gâché.

Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

De toutes façons, les gosses, dans la rue, c'est gratos! Et niais comme ils sont, tu les fais descendre pour n'importe quoi. Bien ensucqués, t'en tires ce que tu veux vu qu'ils ne savent pas où ils vont...
Je ne dis ça pas parce que je les méprise mais parce que j'ai été une brave gosse aussi, bien naïve et bien sympa.

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

Tout pareil ;-))

Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

Merci de lutter pour nous, pour la transmission des savoirs (expression qui m'a valu bien des yeux révulsés à l'iufm), pour une école qui ne soit plus une garderie.
Ecrit par : snoop | 09 novembre 2007

Oui! bravo! Mais la maternelle n'est pas une garderie si elle est bien conçue. Elle a été créée pour gommer, autant que faire ce peut, les inégalités d'origine et non pour changer les couches.
Si vous touchez à la maternelle, j'adhère au PC: une nouvelle façon d'être Ganelon!
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

Cher Dobolino, je me suis mal exprimée. J'enseigne en collège et lycée, et dans mon commentaire je parlais surtout du collège, le terme école étant pris dans un sens générique. Ne connaissant rien à la maternelle, je ne me permets pas de porter un jugement que je laisse aux spécialistes.

Ecrit par : snoop | 09 novembre 2007

Merci à JPB pour le compte-rendu !

On ne peut qu'être satisfait du fait que des militants instructionnistes d'horizons divers aient enfin été reçus officiellement au Ministère, sans être obligés de passer par une porte dérobée.

D'après ce compte rendu, il ne semble pas totalement irréaliste d'espérer la publication de "vrais" programmes dans un avenir relativement proche, d'autant que cette mesure ne coûterait quasiment rien. Ce serait toujours ça de pris !

Malheureusement, de nouveaux programmes -même s'ils peuvent représenter une bouffée d'oxygène appréciable- ne peuvent suffire seuls à reconstruire une école républicaine digne de ce nom. Qu'on le veuille ou non, on ne peut évacuer la question des conditions matérielles d'enseignement d'un revers de main, sous prétexte de ne pas vouloir céder à la surenchère du quantitatif.

Tant que la loi Montchamp continuera à s'appliquer dans toute sa bêtise irresponsable et son hypocrisie criminelle, il sera difficile de pouvoir retrouver des conditions d'enseignement sereines. Cette loi commence à faire complètement disjoncter un nombre croissant de classes du primaire. Mais comme le "politiquement correct" et l'omerta règnent... cette loi scélérate a encore de beaux jours devant elle.

Autre motif d'inquiétude : la maternelle. On sait que ses jours sont comptés depuis que Royal et Allègre lui ont porté les premiers coups lorsqu'ils sévissaient au ministère de l'Education nationale. Darcos joue donc sur du velours quand il s'interroge sur :

"le rôle exact des maternelles, se demandant s’il était sage de décréter l’entrée obligatoire à l’école avant cinq ans — que fait-on avant, très souvent, sinon de la garderie, de la sieste améliorée, et du colmatage d’accidents urinaires ? Des crèches, oui, des jardins d’enfants, sans doute — mais pourquoi l’Education nationale serait-elle obligée de fournir des personnels qui pourraient être déployés bien plus utilement ailleurs ?"

Ces interrogations témoignent non seulement d'un mépris souverain à l'égard du rôle déterminant joué par les collègues de maternelle -qui ne sortent pas, il est vrai, de la rue d'Ulm- mais aussi d'une ignorance absolue de ce que sont des enfants de 3 à 5 ans ainsi que d'une méconnaissance inquiétante de l'historique de la maternelle française et des raisons de sa création. C'est Pauline Kergomard qui a dû se retourner dans sa tombe !

Mais je laisse le soin aux collègues de maternelle de commenter de manière plus éclairée ces "interrogations" du ministre...

Ecrit par : Un hussard | 09 novembre 2007

Fiston et moi-même n'avons qu'un mot à vous dire:

http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2005/11/05/140-un-nouveau-regard-sur-placid-et-muzo

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

"Quand tu as un doute sur infinitif/participe passé d'un verbe du premier groupe, Toto, remplace par prendre ou mordre. Ce qui nous donne: il est lent en lecture, il doit mordre et non "mordu", donc déchiffrer!
C'est pas expliqué dans Léo et Léa?? Ben, faut peut-être passer à la vitesse supérieure quand on a gobé ton bréviaire!"

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

:-)

Cela peut même éventuellement s'arranger en revenant un peu en arrière, et en redéchiffrant quelques étiquettes de prénoms..."toto", c'est un bon support pour bien redébuter!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

Ce qui est un peu affolant, c'est que (presque) tout le monde dit la même chose depuis des années. Et pourtant, la Fabrique, dénoncée par JPB, continue toujours sa route, entre ORL et Pédagogie Institutionnelle. Accompagnée par ses inspirateurs, qui en profitent pour prospérer au passage.
Et un jour, j'en suis persuadé, ces derniers retourneront leur veste pour dire le contraire de ce qu'ils affirmaient auparavant.
Or, la pédagogie, c'est avant tout une affaire de convictions. Il nous faut donc des femmes et des hommes de convictions, persuadés que la solution réside dans la simplification des programmes et le recentrage sur les apprentissages indispensables. Et qu'enfin, nom d'une pipe, l'enseignant revienne au centre du système scolaire.

Ecrit par : Jean-Daniel | 09 novembre 2007

Ces interrogations témoignent non seulement d'un mépris souverain à l'égard du rôle déterminant joué par les collègues de maternelle -qui ne sortent pas, il est vrai, de la rue d'Ulm- mais aussi d'une ignorance absolue de ce que sont des enfants de 3 à 5 ans ainsi que d'une méconnaissance inquiétante de l'historique de la maternelle française et des raisons de sa création. C'est Pauline Kergomard qui a dû se retourner dans sa tombe !

Ecrit par : Un hussard

Étant ce que les collègues de maternelle ne sont pas, je me permets d'ajouter une chose : peut-être n'est-il pas obligatoire d'être un intellectuel de premier ordre pour s'occuper des petits enfants, mais il faut des qualités humaines certaines et cela est précieux.

Il me semblerait donc tout à fait infâme que l'on sacrifiât l'école maternelle aux économies budgétaires. Cependant, quand je vois de quelle façon mon neveu de quatre ans est "évalué" obsessionnellement, je me dis qu'il faudrait certainement clarifier des choses, et repenser scrupuleusement les finalités et les modes d'action de cette école, avec des visées moins technico-scientistes et un peu plus humanistes. Je ne suis pas loin de croire que les instituteurs seraient eux-mêmes soulagés de n'avoir plus à remplir toutes ces "grilles de compétences" qui provoquent l'étonnement des parents.
Au passage, l'idée de Morel me rappelle que dans l'école où j'étais moi-même, il y a un peu plus de trente ans, en banlieue nord de Paris, les maîtres de grande section "montaient" avec leur classe pour leur faire le CP l'année suivante.

Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007

Si vous m'affirmez que quelqu'un a pensé à donner l'adresse de ce blog à M'sieur l'Miniss', je veux bien y aller encore une fois de mon petit couplet sur la nécessité impérieuse de garder l'INSTRUCTION des enfants de deux (allez, trois, mais je n'en pense pas moins!) à quatre ans dans le giron de l'Education Nationale.
Mesdames Pape-Carpentier, Kergomard, Montessori, j'aimerais que vous ne vous soyez pas battues pour à peine cent vingt ans.

Ecrit par : catmano | 09 novembre 2007

Et un jour, j'en suis persuadé, ces derniers retourneront leur veste pour dire le contraire de ce qu'ils affirmaient auparavant.

Ecrit par : Jean-Daniel

Déjà, Meirieu lui-même, dans "Éducation : un grand corps malade", dit que "l'élève au centre du système" était une erreur et qu'il faudrait plutôt mettre à sa place "la transmission des savoirs".
À défaut d'être un homme de convictions, disons qu'il est capable de percevoir la direction du vent.

Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007

Je pense comme Moot : arrêtons d'évaluer l'œuf, mais protégeons-le des renards.

Ecrit par : catmano | 09 novembre 2007

Quand tu as un doute sur infinitif/participe passé d'un verbe du premier groupe, Toto, remplace par prendre ou mordre. Ce qui nous donne: il est lent en lecture, il doit mordre et non "mordu", donc déchiffrer!

Ecrit par : dobolino

Et avec "prendre", cela donne : "il doit prendre" et non "prendu" ;-) ?

Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007

L'idée d'un contre-courant instructionniste est à creuser, ou plutôt à bâtir. Comment fédérer tout ce monde que Jean-Paul Brighelli estime -et je pense qu'il a raison- nombreux.
On n'est pas du tout certain que XD ait finalement le courage de sa politique (ou les moyens ?) et l'on peut craindre que la montagne n'accouche, une fois de trop, d'une souris. Les sectateurs du pédagogiquement correct et fossoyeurs de l'école sont encore très actifs et influents...

Ecrit par : Magister | 09 novembre 2007

De toutes façons, les gosses, dans la rue, c'est gratos ! Et niais comme ils sont, tu les fais descendre pour n'importe quoi. Bien ensucqués, t'en tires ce que tu veux vu qu'ils ne savent pas où ils vont...
Je ne dis ça pas parce que je les méprise mais parce que j'ai été une brave gosse aussi, bien naïve et bien sympa.

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

Je dirais même plus, mon cher Dupont : ils ne sont (par essence, ontologiquement, si j'ose m'exprimer ainsi) ni niaïs ni ensuqués, mais ON LES A RENDUS TELS, dans une synergie diabolique entre des médias débiles, une éducation familiale déficiente qui en a fait des enfants tyrans, et le pédocentrisme qui a fini de les achever. Oui, ce sont de braves gosses -- et pas au sens où on dit chez moi "il est bien brave" càd un peu neuneu -- mais largués perdus, habitués à ce que tout leur tombe du ciel comme sur les Hébreux la chair des cailles, gavés jusqu'au dégoût, et qui n'ont pas l'habitude que le réel leur résiste... jusqu'au jour où ils se le prennent brutalement en pleine poire (le CPE l'an dernier, la réforme Pécresse cette année). Et là, ils n'en reviennent pas, peucheure, découvrant qu'ils ne sont ni au centre de la terre ni au centre du projet -- ni au centre de quoi que ce soit d'ailleurs, et que leur précieux avis importe peu. Et comme on ne leur a pas donné les outils pour se battre, puisque le formatage citoyennisant qu'ils ont subi, par exemple en ECJS ( cf. "L'Ecole ou la guerre civile"), a éliminé en eux toute pensée critique...
Quod erat demonstrandum, ergo gluc, et hop comme dirait Achille Talon.
Bref, et pour en revenir au fil "l'an 01" : y'a du pain sur la planche.

Ecrit par : FGuichard | 09 novembre 2007

Et les partisans des économies de moyens à tous crins aussi, et il est plus que vraisemblable que Darcos soit contraint de céder à leurs sirènes, et de sacrifier l'école maternelle.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

C'était une réponse à "Magister".

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

pirouette de saperlipopette...

Ecrit par : saperlipopette | 09 novembre 2007

pirouette de saperlipopette...

Ecrit par : saperlipopette | 09 novembre 2007

Vous avez ENCORE perdu vos lunettes ?

Ecrit par : Dulcamara | 09 novembre 2007

pirouette de saperlipopette...

Ecrit par : saperlipopette | 09 novembre 2007

Vous avez ENCORE perdu vos lunettes ?

Ecrit par : Dulcamara

Et ses cacahuètes ne valent pas tripette.

Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007

Merci pour ces éléments roboratifs. Il ne reste plus qu'à faire monter Ph Meirieu dans le bateau: sans lui, tout l'édifice adverse s'écroulera.

En fait, Meirieu qui déclare dans le documentaire 'éducation nationale: grand corps malade' qu'au lieu de mettre 'l'enfant au centre du système', la loi de 89 aurait dû déclarer 'la transmission des savoirs au centre du système' (sic!!)), qui veut réhabiliter la littérature classique à l'école (à l'heure ou le dirigeant du principal syndicat enseignant préconise d'étudier des textes 'plus proches' des élèves) qui se dit partisan des 4 opérations au CP (dans un débat radiophonique avec M.Delord) et regrette d'avoir appelé à lire dans des tracts publicitaires, ce Ph Meirieu qui constate le désastre de l'enseignement du français (alors que d'autres continuent à se réclamer de Baudelot/Establet pour affirmer que 'le niveau monte') et qui déclare devant la commission Pochard préférer le terme de 'professeur' à celui d''enseignant' n'appartient plus au monde 'didactico-pédago-délirant' que par une sorte d'atavisme sentimental. Sur le fond, il ne faudrait plus grand chose pour qu'il rallie l'autre camp! Il faudrait voir l'impact d'un tel ralliement: tous les disciples qui ne jurent que par lui se trouveraient fort dépourvus.

Il y a suffisamment de points d'appui dans le discours actuel de Meirieu pour le faire basculer; en le prenant au mot sur l'exigence de contenu et en y ajoutant l'obligation de résultat (calculée pour un professeur donné en fonction de l'écart entre le niveau initial et le niveau final de la classe qui lui est confiée), la question des méthodes et de la pédagogie se réglera toute seule, pourvu que les professeurs soient bien informés: chacun choisira celle qui convient le mieux à ses élèves, compte tenu du temps dont il dispose.

Je pense que c'est une erreur d'attaquer violemment Meirieu. Il vaut mieux le prendre au mot (ce qu'avait fait en quelque sorte Kambouchner, je crois) lorsqu'il dit vouloir un haut niveau d'exigence pour tous, et La Fontaine plutôt que Ribambelle...

Au passage, je ne sais pas si quelqu'un a noté que Pestalozzi, la référence ultime de Ph M en matière de pédagogie, appliquait pour l'apprentissage de la lecture (à des orphelins miséreux) une méthode combinatoire synthétique très stricte (cf. lettre de Stans, p.29, sur le site de Ph Meirieu)... qui ferait hurler sans aucun doute E.Charmeux, P.Fracko, R.Goigoux, etc... lesquels prétendent qu'une telle méthode ne peut fonctionner que pour les classes favorisées...

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 novembre 2007

Mon cher Jesse Darva, il n'y a plus guère que Zakhartchouk à penser que Meirieu est un homme de convictions, et non un opportuniste.

Je suis assez content de voir que ma petite provocation sur l'école maternelle (ça a représenté quarante secondes sur quatre heures de débats, et j'aurais très bien pu choisir de ne pas le noter) a bien fonctionné — et elle était à usage interne. Mais aussi, Catmano, pourquoi ne pas avoir été présente ? Pourquoi ne pas l'avoir encore édité, le livre (simple et efficace, et bourré de vécu) que vous écrivez sur ce blog à longueur de colonnes et d'années, et que je vous ai dit d'écrire — je vous promets que s'il est ce que nous attendons tous de vous, je le fais publier ? Pourquoi ne pas avoir créé une association centrée sur les Maternelles — ou, plus simplement, pourquoi ne oas vous exprimer sur le sujet au sein du GRIP ? Comment se fait-il qu'on ne vous y voit pas, alors que nombre de gens y parlent de vous ? Vous savez bien que seules les grandes gueules se font entendre, en ce monde — et ne me ressortez pas les arguments sur votre grande timidité, etc. : à partir de l'âge de douze ans, l'embarras linguistique n'est plus de la timidité, c'est de l'incompétence. Nous savons tous ce que vous valez, mais je n'avais aucun moyen, aucun prétexte, pour donner spécifiquement vos coordonnées au bureau du ministre. Vous avez tout un tas de très belles choses à dire sur le sujet, mais tant que vous vous contenterez de les dire ici, ça n'enrichira le débat que dans la bouche des autres. Alimentez la réflexion jusqu'à devenir incontournable — et là, vous pourrez défendre votre vision des Maternelles.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007

Zorglub a écrit : "les cryptotrotskards de l'EN risquent d'hésiter à monter un conflit dur."

Une remarque d'orthographe : je préfère qu'on écrive trotskars sans d. Avec un d, cela évoque "carte". Or chacun sait que les trotskitstes ne sont jamais encartés comme de vulgaires PS ou PCF (bien qu'enkystés, ils aspirent à être enchristés).

J'attends avec impatience une prise de position claire de l'Académie sur ce brûlant sujet.

Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007

Cher JPB. Soyons réalistes. Écrire un livre "éditable" ne fait pas partie de mes compétences, du moins pas pour le moment. Des tranches de vie, oui. J'en ai de belles sur l'entrée en maternelle des petits enfants de la fracture sociale, d'ailleurs. Dès que j'aurai tapé le compte-rendu du conseil d'école d'hier soir, je m'y mettrai peut-être. Mais un livre, il ne pourrait être qu'aussi embrouillé que mon cerveau.
Par ailleurs, si mon aversion pour la vie publique est un signe d'incompétence, je reconnais sans aucune vexation que je suis incompétente. Je vous fournis tous les topos (topi ?) que vous voulez mais les ors ministériels ne sont pas pour moi, qu'ils soient de droite ou de gauche. Un hussard noir de la République, si vous voulez, mais pas un chef de rang.

Ecrit par : catmano | 10 novembre 2007

un livre, il ne pourrait être qu'aussi embrouillé que mon cerveau.

Catmano

Pensez alors à Diderot et à son "Jacques le fataliste". Un livre doit-il toujours être aussi réglé et strict qu'un jardin à la française? Il y a bien d'autres façons. Ne soyez pas trop française d'esprit et de rigueur formelle - artificielle. Les témoignages et leurs commentaires de votre part feraient fort bien l'affaire, m'est avis.

Je crois que JPB dit qu'à certains moments le combat public est inévitable - sinon cela s'essouffle en pure perte. Est-ce cela?

Ecrit par : Pendariès | 10 novembre 2007

Voilà, Catmano, c'est ce que j'appelle de la démission en plein champ de bataille. Dobolino se bat presque à votre place, sans avoir les compétences spécifiques qui sont les vôtres (ça va, Dobo, je ne suis pas trop vexant ou agressif ?). Alors, surtout, ne vous plaignez pas de ce qui pourrait arriver, si vous ne consentez pas à peser sur les événements. S'il y a une leçon à tirer de mes pots d'hier, c'est qu'il y a urgence : vous ne pouvez pas vous contenter de rester au bord de l'eau en déplorant de ne pas savoir nager — il faut se jeter, et les plus aptes survivront.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007

Lu dans les commentaires de Libé la réaction d'un "leader" du mouvement étudiant :
"Biensur les 30000 étudiant ne se pointe pas tousse directement (malheuresement) à la 1ere assemblé mais pas besoins de le lir dans un journal pour le comprendre si on était 400 ya une semaine c'est parcke c'est long de parlé a tous d'une loi qui est passé pendant le milieu du mois d'aout dont moi non plus je n'était pas au courant ..."

Sans doute un étudiant en lettres ou en sciences sociales ?

Pour les mals comprennants je fais le début en anglais :
"The studiant not headland cough at the prime assembly"

Tout ne va pas bien, tout va ... mieux !

Ecrit par : Zorglub | 10 novembre 2007

Il existe une association centrée sur l'école maternelle, (l'AGIEM) qui fait un travail intéressant). Mais sans doute trop inféodée au SNUIPP pour ne pas être potentiellement vilipendée ici.
Jean-Paul, vous parliez de provocation de votre part. Mais, au fond de vous même, (et du point de vue des participants à cette table ronde), j'aimerais savoir si vous êtes persuadé qu'il ne faille mettre les enfants à l'école avant cinq ans! Si tel est le cas, vous n'avez effectivement aucune raison de mettre en forme les nombreuses et richissimes participations de Catmano pour en faire un livre richissime également. Dans le cas contraire, précipitez-vous dessus pour en faire un best seller!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Merci Catmano de rappeler l'existence de Marie Pape Carpentier qui dut surmonter en son temps des obstacles dont les moindres n'étaient pas matériels. Il suffit de taper son nom sur Google pour se rendre compte du regain d'intérêt qu'elle suscite.
Dans ma campagne prospère les locaux d'une classe unique désaffectée ont été aménagés et agrandis avec intelligence pour ouvrir une école maternelle accueillant les enfants de 3 à 5 ans ( parfois 2 ans selon la place disponible ) de trois villages proches en 1979. Ce ne fut pas sans mal. La promesse étant renouvelée chaque année sans être suivie d'effet, les parents, soutenus par les élus, n'envoyèrent pas leurs enfants à l'école le jour de la rentrée scolaire 79. Les instituteurs des deux autres communes "constatant officiellement" l'absence des élèves informèrent l'Inspection Académique de la situation qui accepta aussitôt de recevoir une délégation ,laquelle s'exprima avec la plus grande clarté. L'attente avait duré assez longtemps, le dossier avait été étudié dans les moindres détails et les communes étaient prêtes à payer ... au besoin une école maternelle privée installée dans les locaux inutilisés de la troisième commune. L'emploi de l'adjectif " privée " joua un rôle décisif semble-t-il pour satisfaire immédiatement la revendication.
Mes enfants ont fréquenté cette école où une première institutrice resta environ 25 ans. Celle qui lui succède, après quelques années passées dans des quartiers défavorisés, affirme travailler dans des conditions idéales et apprécie de pouvoir suivre les enfants plusieurs années consécutives . Quand je me rends dans cette école comme DDEN, mon regard n'est pas attiré par les sanitaires ou le dortoir d'une propreté irréprochable ( plus propres que certaines salles de classe de mon lycée ou certains couloirs de la fac de lettres où des affiches invitaient les étudiants à ne pas s'essuyer les pieds sur les murs) mais par tous les dessins colorés et travaux divers reflétant tout ce qui se fait dans ce lieu où la vie est revenue par la volonté des parents et des élus.
Je n'ai pas été capable d'enseigner en maternelle et j'éprouve le plus respect pour ceux qui y travaillent avec une réelle vocation. Pourquoi le mérite des enseignants est-il proportionnel à l'âge des élèves ? Enfin pour ce que j'en dit...

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 novembre 2007

Rectification : de 3 à 6 ans.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 novembre 2007

Seconde rectification : le plus grand respect.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 novembre 2007

Mais un livre, il ne pourrait être qu'aussi embrouillé que mon cerveau.

Ecrit par : catmano | 10 novembre 2007

Précisément catmano et si je puis me permettre, l'écriture vivement souhaitable (d'un tel ouvrage) ne vous permettrait-elle pas de mettre un peu plus d'ordre non seulement dans votre tête, mais aussi dans celle de vos futurs lecteurs?
Le projet urgent de réécrire les programmes scolaires, auquel je souscris totalement tout en sachant que cela ne représentera qu'une pierre dans la reconstruction de l'école, participe d'une démarche identique: provoquer en premier lieu chez les enseignants et les parents un travail de remise en ordre dans les têtes dans un contexte particulièrement chaotique. (Rappelez-vous, ma définition de la politique: "l'art de l'impossible"!)

Ecrit par : buntovchik | 10 novembre 2007

S'il y a une leçon à tirer de mes pots d'hier, c'est qu'il y a urgence.

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007

Pour enfoncer le clou: j'ai appris hier qu'une seconde jeune collègue (arts plastiques) n'a pas fait la rentrée jeudi dernier , en raison de son grave état dépressif. La première, professeur de français de 2 classes "difficiles", a carrément démissionné de l'EN. Elle avait été remplacée par une autre jeune femme qui a jeté l'éponge au bout de sa première semaine de remplacement. Trois professeurs en grande difficulté dans un collège huppé en deux mois, ça fait beaucoup et surtout ça en dit long sur l'état (de déréliction) de l'école.

Ecrit par : buntovchik | 10 novembre 2007

sur les blocages, point de vue d'un prof, maintenant au collège:
http://aucollege.over-blog.fr/
amusant, instructif, relevé.

Ecrit par : sk | 10 novembre 2007

Allez, Catmano, il vous reste à faire comme Claire Chazal ou Sulitzer, trouver un nègre !

Ecrit par : P. Azimont | 10 novembre 2007

A part ça, il est facile d'imaginer que c'est un juif d'afrique du nord ...

Ecrit par : julius | 09 novembre 2007

A quoi vous le voyez?? Au nez crochu??? Aux doigts avides???Ou alors c'est l'odeur qui vous le fait le repérer. Décidément, on n'en sortira jamais de la connerie antisémite. C'est vrai qu'Hitler n'avait pas terminé le boulot....

Tu vois, connard, moi aussi je suis Juif, mais pas d'Afrique du Nord. Et j'exhale une odeur méphitique, une odeer de chiottes, (d'ailleurs je suis interdit d'(enseigner pour cette raison) caractéristique de ma race.
Alors un conseil ,Julius Von Streicher, rentre bien vite dans ta poubelle. Ce genre de remarques sur l'origine supposée de quelqu'un et les conséquences qui en découlent sur les positions politiques dudyct est en effet de nature à gangrener tout un blog. Alors, peut--etre que certains(nes) s'offusquent de ma grossièreté supposée. Mais là ,silence radio assourdissant.
Ce qui en dit long sur la couleur des participants. !

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

Au fait, le petit nazillon a écrit juif sans J majuscule......Wannsee , quand tu nous tiens!!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

"D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

Quel nouveau contexte ? Les retenues de salaire pour grève sont effectives depuis belle lurette dans l'Education nationale. Ce qui s'est vérifié notamment pour les enseignants qui ont fait grève en 2003 contre la réforme Fillon et qui ont bel et bien perdu jusqu'à 6 semaines de salaire. Idem d'ailleurs pour les hospitaliers, entre autres. Il est vrai que tous ces gens-là n'ont guère fait tourner l'économie touristique en 2004 et 2005 ! Les salauds !

Vous confondez semble-t-il avec les usages en vigueur dans un certain nombre d'entreprises du secteur privé, dans lesquelles les négociations qui préludent à la sortie d'un conflit intègrent assez souvent le paiement de tout ou partie des heures non travaillées !

Ecrit par : Un hussard | 10 novembre 2007

Voilà, Catmano, c'est ce que j'appelle de la démission en plein champ de bataille. Dobolino se bat presque à votre place, sans avoir les compétences spécifiques qui sont les vôtres (ça va, Dobo, je ne suis pas trop vexant ou agressif ?). Alors, surtout, ne vous plaignez pas de ce qui pourrait arriver, si vous ne consentez pas à peser sur les événements. S'il y a une leçon à tirer de mes pots d'hier, c'est qu'il y a urgence : vous ne pouvez pas vous contenter de rester au bord de l'eau en déplorant de ne pas savoir nager — il faut se jeter, et les plus aptes survivront.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007

Non, c'est bon! Dobolino ne se vexe pas de lire des choses justes. je n'ai nulle compétence en ce domaine de l'instruction, juste quelques convictions assez bien ancrées.
Catmano devrait commencer par des articles à publier sur le site du GRIP ou/et dans des revues, axés sur un sujet précis ou plus polémiques sur le rôle de la maternelle entre autres, ensuite elle prendra courage à se rendre en tant qu'auditeur et participant à des conférences et, en douceur, pourra un jour être conférencière, pourquoi pas?
Le problème de Catmano est fort simple, en ce qui concerne la rédaction d'un livre de ce type: outre le manque de temps, elle a interrompu ses études au niveau bac par désir de se jeter dans le bain du travail. Elle n'a donc pas été corrigée et instruite et formée à produire des textes d'une longueur supérieure à six pages. Si elle était romancière, cela ne constituerait pas un vrai problème mais, là, oui.
Donc il lui faut commencer son apprentissage par des articles ciblés. Comme elle n'est pas si conne, elle progressera vite.

Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2007

Je ne vais pas aller chercher un post lointain pour savoir si "juif" y était utilisé comme nom (majuscule) ou comme adjectif (minuscule). Par parenthèse, c'est une règle que j'aimerais bien voir enseignée à tous les collégiens de France (parenthèse dans la parenthèse : si "Français" — nom — prend une majuscule, faut-il en mettre une à "Céfrancs" ?)

Anecdote. Il y a des années de ça, nous recrutions une équipe pour faire un manuel de philo (qui a vu le jour, et qui a merveilleusement marché, merci : la Philosophie comme débat entre les textes, Magnard, à partir de 1986, très belle couverture emprutée à Cremonini).
Les deux premiers que nous contactâmes (sans les connaître) étaient l'un ashkénaze, l'autre séfarade. Mis en présence l'un de l'autre, parmi un nombre respectable de bouteilles de vin (le Banquet…) et de delicatessen achetées chez Goldenberg, dont j'étais voisin à l'époque, nous avons assisté, légèrement interloqués, à un défi de blagues plus antisémites les unes que les autres (pour la petite histoire, l'ashkénaze a tenu à l'emporter, mais ils étaient allés si loin dans le délire qu'ils en conclurent, avec raison, que leur point de tolérance était assez élevé pour qu'ils se supportassent — à thé).
Il semble bien que la doxa juive (et corse, au passage, dans un genre semblable de minorité très opprimée qui se retrouve dans le second degré) consiste entre autres à jouer à l'antisémite — et c'est ainsi que j'ai compris l'allusion à Zemmour (sinon, j'aurais tonné, comme dit Flaubert dans le Dictionnaire des idées reçues). Ce blog est suffisamment libre, ce me semble, pour que tous les types d'humour s'y croisent.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007

"D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

Beurrk!! Envie de vomir!!!! A vous faire rendre bile devant une telle bêtise. Décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume de la Transmission du Savoir.... Pauvres petit cloportes sarkozistes. Nul doute que ces baudets vont approuver des deux mains la réforme honteuse de la carte des TGI... Suppression de celui de Saumur, flambant neuf. Doigt d'honneur vaseliné aux PCDF (Pauvres Cons De Français).
Et puis ras le fion de ces considérations pétainistes: rhalala, les grévisssses, tous des bonnes chéviches!!! Ahaha! On a passé son temps à manifester!!!! maintenant on en paye le prix!!! hahahha!!!
Affligeant. Degré zéro de la politique. Et puis t'as pas pot Zorglub, moi je suis tout sauf à gauche. Mais les grèves, je les ferai TOUTES , ne serait-ce que pour cracher sur les escarpins de la France blingbling. Et quel délice de passer pour un "soiclao-communiste". Etre ainsi étiqueté par les mafieux pourris de l'UMP est un honneur. Enfin, Zorglub ,sois honnête, toit et tes copains sarkozistes, ayez donc les couilles d'interdire le droit de grève.....
Mais ne venez pas, dans 5 ans, quand le PNB/h de la France aura rejoint celui de la Roumanie, ne venez pas pleurnicher.

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

OK JPB, votre explication est lumineuse et convaincante, comme toujours. Merci. Je continueà lire.

BâV

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

Un ban pour Catmano ! Un ban pour Catmano !

C'est quand même curieux ces gens modestes, surtout que c'est très mal porté - et noté de nos jours - le moi n'est plus haïssable, Catmano, au contraire il s'étale comme le chien retourne à son vomi, paraît-il !

Moi qui ne connais pas votre discipline, je ne jugerai pas le fond mais je mets un grand A à votre style d'écriture, très plaisante et pleine d'expressions pittoresques et revigorantes.

Pour ce qui est du plan de votre ouvrage, demandez à un normalien de vous en faire un - suivez mon regard - ils adorent cet exercice, c'est comme pour les énarques c'est une seconde nature chez eux, en général il y a juste le fond qui pèche un peu.

Ecrit par : iPidiblue fan de Catmano | 10 novembre 2007

Jean-Paul, avez-vous une explication sur le silence assourdissant des historiens (et des géographes, minorité non opprimée) sur le pédagogisme et la refondation de l'école ?

On les entend radoter qu'ils formeraient l'esprit critique des élèves et beaucoup trop font tout bonnement et servilement dans la fifiche, la grigrille et les "activités" chères aux constructivistes.

Ecrit par : P. Azimont | 10 novembre 2007

Quelle élégance MAC, quelle hauteur de vue et de propos ... ! Vous nous habituez souvent à mieux !

"toit et tes copains sarkozistes" lapsus calami révélateur, à force de raser le parquet, on finit par en avoir la tête toute retournée ...

Merci au passage pour votre tutoiement, je me sens ainsi élevé au rang de vos amis !

Pour confondre vos adversaires, vous vous résolvez à utiliser des procédés qui ont fait leurs preuves en des temps hélas pas si lointains : insinuation, injure, mépris, assimilation à des insectes injustement méprisés (peu glorieuse mais incomparable fonction : débarrasser une planète de la merde).

"Ce qui en dit long sur la couleur des participants. !
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007 "
Juste (avec une majuscule) : comment osez-vous ? La parano vous guette et dessert un combat qui me semble-t-il fait l’unanimité en ces lieux. Vous délirez cher ami !

Ecrit par : Zorglub | 10 novembre 2007

Pour ce qui est du plan de votre ouvrage, demandez à un normalien de vous en faire un - suivez mon regard - ils adorent cet exercice, c'est comme pour les énarques c'est une seconde nature chez eux, en général il y a juste le fond qui pèche un peu.

Ecrit par : iPidiblue fan de Catmano

J'en connais un qui s'ennuie et qui serait ravi de le faire. Pour plus d'information : mr-moot "arobase" neuf.fr

Il serait d'ailleurs tenté de mettre au net sa propre prose, mais c'est une autre affaire.

Ecrit par : Moot | 10 novembre 2007

"Un bon prof de gôche est près de ses sous, surtout quand l'été arrive". Que voulez-vous (ou que veux-tu) mon cher, comment comprendre autre chose que ce que vous dites.....désolé. Mais que voulez-vous, vous me connaissez, je suis soupe-au-lait, taureau borné-chiffon-rouge....

Et puis flûte, on vit quand même une époque insensée !!! Quelle régression!!! Vous savez (tu sais) que sans grèves, on en serait encore au rapport Villermé(1841). Le patronat n'a jamais donné quoi que ce soit de bon coeur. Et puis quoi, pourquoi cette hargne contre les grèves???Etrange. Bismarck pas spécialement homme de gauche écrivait, en 1888, à l'occasion de l'Avènement de Guillaume II "Ihre MajestÄt muss stetig im Geiste haben dass DANK DES STREIKRECHTS, ist die Stabilität Ihrer Macht versichert. Nämlich, werden durch Streiken, die antagonistische und revolutionnäre Triebe der Arbeiter zur Nichte gemacht."

(Sa Majesté doit considérer que le droit de grève est l'outil qui lui assure la stabilité de sont règne. En effet, par la grève, sont réduites à néanet toutes les vélléités antagnistes et révolutionnaires des travailleurs")

Même Bismarck avait compris.....
BâV

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

"D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."

Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

Sauf le respect que je dois à (presque) tout un chacun ici, je voudrais "rebondir" sur le post de: "un hussard" et dire à Zorglub que son message, s'il est écrit au premier degré, est très bête! Cela me rappelle le propos d'un député UMP frais élu aux avant dernières législatives, (celles au cours de laquelle la "vague bleue" a emmené à l'assemblée quelques "blaireaux" parfaits; on aurait mis à cette occasion un cheval en tête de liste, il serait passé haut la main): "Si les profs grévistes n'étaient pas payés pour les jours de grève, il y aurait moins de monde dans les manifs"... Affligeant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Dobo, votre mail en MP sur F2, please, ce n'est pas pour vous insulter :), mais pour une photo... en basse def.

Ecrit par : D'Enguell | 10 novembre 2007

Au sujet des lectures pour enfants qui me semblent recommandables, j'ai un très bon souvenir de la série "Bennett et Mortimer" de l'anglais Anthony Buckeridge, cela se passe dans un collège anglais et c'est très drôle.
Le cochon d'inde dans "Un ban pour Bennett" s'appelle Charles Edward Munchicourt, rien que ça !

Enfin c'est très anglais quoi !

Ecrit par : iPidiblue lecture pour tous | 10 novembre 2007

Pour P. Azimont : les historiens-géographes, comme les autres, font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont! Mais nombre d'entre eux, auxquels j'estime appartenir, tentent de maintenir, sinon de promouvoir, chronologie, grandes figures et géographie physique face au déferlement de l'histoire thématique hors du temps et de la géographie sans substrat... Là aussi les programmes, à la fois pompeux et vides, comme les horaires, sont à revoir... : la Révolution française (4°) en 8h, Empire et contrôle compris, comme la Première Guerre mondiale (3°) en 4h, c'est limite!...ou voulu d'ailleurs : car comment ne pas être superficiel en si peu de temps et compte-tenu des méthodes constructivistes imposées?

Ecrit par : Claire | 10 novembre 2007

La Commune de Paris, au rancard.....le Front Pouplaire en 1 heures, dès fois que ça donne de sales idées aux gosses des pue-la-sueur!!! Et la Shoah, en 1 heure, tout compris. Et tout à lavement, comme disait Diaforius.
Vous savez Claire, depuis 27 ans que j'enseigne l'Histoire Gé, les consignes rectorales, j'enlève l'"or" et m'en ait un usage certes fort utile mais que la bienséance m'empeche de décrire plus avant.
Par respect pour mes élèves, je VEUX absolument qu'ils saisissent la "mécanique de l'histoire" et l'épaisseur du paysage en géographie. Je me fous royalement de faire de l'épate, de faire du flonflon, de lècher les bottes délirantes d'IPR shootés aux Chocapic, et qui se prennent pour Braudel, alors qu'ils ne sont que chef de produits pour Castorama.
16 heures pour la Première Guerre Mondiale, 3, pour le Front Pop, 25 pour la Seconde guerre Mondiale dont 6 pour la Shoah, débats, projections, et visites au Mémorial juif compris, 9 heures sur la décolonisation ......et je les emmerde, les cornards bouffis des IUFM, nos bouffons que même Bouglione ne voudrait pas cachetonner.
Ce que je puis vous dire, c'est que mes mômes aiment ce que je leur enseigne et que c'et ma plus belle légion d'honneur. le jour où je les ferai tartir, je partirai avec ma retraite sauce Sarkozy....

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

Merci, Claire-que-je-ne-connais-pas — mais c'est très clair. Quand les concepteurs de programmes comprendront-ils quen fait d'Histoire, les enfants accrocheraient mieux à une histoire qu'on leur raconterait dans l'ordre — et qu'en Primaire, ce n'est pas pour rien que nous nous extasiions sur les "belles histoires de l'oncle Paul" (Spirou, non ?). Au lieu de ça, on les trimballe sur le site de fouilles local (pourquoi pas ? mais pas au détriment du reste), le château local, le nid de poules local (est-ce de l'histoire ou déjà de la géographie ?). Déjà qu'on blaguait quand j'étais gosse le défaut global des Français en géographie, qu'est-ce que ça doit être, maintenant que pour des raisons "citoyennes", on ne fait quasiment plus que de la géographie humaine — trop humaine…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007

"Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

Alors là, chapeau ! Quelle belle découverte ! Vous méritez sans conteste les titres de docteur en sciences économiques et en sociologie.

Je me permets humblement de compléter votre brillante analyse en ajoutant qu'un salarié de base -qu'il soit prof de gôche, prof de droâte, prof d'ailleurs, ouvrier du bâtiment, aide-soignant...- est effectivement près de ses sous pour parvenir tant bien que mal à boucler ses fins de mois. Et tenez-vous bien, quand l'été approche certes, mais aussi en automne, en hiver, au printemps...

La fiche de paie, c'est méprisable pour vous ? Vous en avez de la chance !

Ecrit par : Un hussard | 10 novembre 2007

"le rôle exact des maternelles, se demandant s’il était sage de décréter l’entrée obligatoire à l’école avant cinq ans — "

Question (mille excuses si je suis mal informé) : l'âge obligatoire d'entrée à l'école n'est-il pas six ans ? Par contre, les maternelles ne sont-elles pas libres de refuser les enfants de deux ans mais obligées d'accepter ceux de trois ans ?

Par ailleurs, entendu d'une pédagogo qui officie en CP/CE1 :
- je ne fais pas d'anglais, je n'ai pas le temps (ni le bon accent) et on nous demande de plus en plus de choses
- (moi) on dit qu'il y a de nouveaux programmes en gestation, plus simples, recentrés sur les fondamentaux...
- (la pédagogo) : je ne demande que ça...
Soyons juste avec elle : l'institutrice en question se désintoxique de plus en plus de son idéologie iufmesque.
L'espoir est permis.

Ecrit par : Japhet | 10 novembre 2007

Au lieu de ça, on les trimballe sur le site de fouilles local (pourquoi pas ? mais pas au détriment du reste), le château local, le nid de poules local (est-ce de l'histoire ou déjà de la géographie ?).
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007

S'extasier sur le nid de poules local fut un privilège que l'histoire s'arrogea, et pourtant du même ordre que l'âgé au gras fit.

Ecrit par : D'Enguell | 10 novembre 2007

Même Bismarck avait compris.....
BâV

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

En France, le droit de grève ne date-t'il pas de Badinguet ?
Vous pensez que celui que vous affublez actuellement du même surnom le supprimerait ?

Ecrit par : Japhet | 10 novembre 2007

"Suppression de celui de Saumur, flambant neuf. Doigt d'honneur vaseliné aux PCDF"

Montaigneàcheval, faudrait voir à arrêter le Champigny! Où avez vous été trouver que le TGI de Saumur est neuf ?

Ecrit par : Saumur brut | 10 novembre 2007

Exemple de la débilité des programmes d’histoire.
En 1re S, voici la présentation de la Première Guerre mondiale qui doit être traitée dans le cadre du chapitre de 12 heures « la France de 1900 à 1939 ». Les élèves de cette section n’ont que 2,5 heures d’hist-géo par semaine depuis la réforme Allègre-Meirieu.

Extraits :
« Les Français dans la Première Guerre mondiale (sic).
Le second moment retenu pour l'étude de la France entre 1900 et 1939 est un événement majeur : la guerre de 1914-1918. Le fil conducteur retenu par le programme est le vécu et les représentations des Français ; il se veut au service d’une analyse globale.
Après avoir décrit l’entrée en guerre, on étudie les manières dont les Français vivent le conflit, en insistant sur le fait que la société dans sa quasi-totalité est touchée par le deuil. Une ouverture sur certains prolongements de la Grande Guerre (apaisement des luttes religieuses, organisation du souvenir, évolution des rôles féminin et masculin, ...) achève l’étude. »

Et ceci en trois-quatre heures !
Il n’est donc pas question officiellement d’entrer dans le détail de la guerre.

Que doivent donc retenir en si peu de temps les élèves de 2007 ?
« Les monuments aux morts érigés et une foule de plaques commémoratives font mémoire des morts par leurs listes nominatives ; devenant des lieux de commémoration, surtout le 11 novembre, ils affirment une ambition civique. Monuments et manifestations aident les survivants à surmonter les disparitions, en tissant des harmoniques entre la douleur personnelle et la sacralisation collective. »

Ecrit par : Pierre Azimont | 10 novembre 2007

Parfois levé de très bonne heure le samedi pour corriger (des copies), j'ai eu la faiblesse de me brancher sur France Info.

J'y entends un certain Jérôme Colombain proférer : "Un ordinateur consomme deux kilowatts par jour. En une semaine, il produit plus de CO2 qu'un arbre ne peut en absorber".

Avec une puissance moyenne consommée de 200 W, un ordinateur allumé une dizaine d'heures par jour consommera 2000 W.h ou encore 2 kW.h *.

Si la première affirmation est une pure connerie - durement sanctionnée lorsqu'elle est produite par un élève de lycée - la deuxième est sibylline ** :

S'agit-il d'un ordinateur flatulent qui exprime ? Auquel cas, le gaz *** fourni est-il pur **** ?
A moins qu'il faille comprendre que l'énergie nécessaire pour le faire fonctionner est en partie fournie par des centrales thermiques ? Auquel cas, des évènements sur le thème "un ordinateur, un arbre" pourrait-il désennuyer un moment nos bobos ? Tout en leur faisant plonger les mains dans la glèbe sans Pol Pot ? Mais alors, pourquoi attendre une semaine ?

Dans tous les cas, on a un problème avec le temps à France Info : l'immédiateté abolit le temps, c'est bien connu. Confondre une quantité avec le rythme de sa production, c'est éliminer la différence. Faut-il s'étonner alors que d'aucuns considèrent que tout soit se vaut dans une insignifiance généralisée ?

Un "journaliste" serait ainsi une personne qui produit au moins une liste par jour. Liste de mots, liste de chiffres, de poncifs, de conneries pures ou partielles, de nouvelles vagues, d'informations précises, peu lui chaut : l'important étant d'alimenter le Moloch et de passer sans cesse de nouvelles capotes sur un réel définitivement morcelé et falsifié en permanence.

Merci France Info !


* Sur le site de France info (http://www.france-info.com/spip.php?article35453&theme=34&sous_theme=35), on lit : Un ordinateur consomme 2 kw/h par jour. Pas très loin, les analphabètes de la télé parlent de vitesse en "kilomètres heure".

** Toto : rien à voir avec Christophe Sibille.

*** Mes élèves m'entendent souvent dire que le "CO2" est un abus de langage réservé exclusivement aux ignorants et aux experts. Eux doivent dire et écrire "le dioxyde de carbone".

**** Certains avaient préconisé dans le passé de rentabiliser les IUFM en récupérant celles qui y sont produites quotidiennement. Le Grenelle de l'environnement a malheureusement fait l'impasse sur cette opportunité.

Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007

des évènements sur le thème ... pourraient ...

Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007

@ montaigneàcheval,

"Tu vois, connard, moi aussi ...
Alors un conseil ,Julius Von Streicher, rentre bien vite dans ta poubelle. Ce genre de remarques ...
Au fait, le petit nazillon a écrit ..."

- ce n'est pas le bon fil
- tu n'a rien compris
- je n'ai pas à te présenter mes papiers
- tu ne te rends pas compte de ce que tu écris
- tu es un ivrogne, ou presque, donc je ne te demande rien
- oublie moi ...

Ecrit par : julius | 10 novembre 2007

"..."toto", c'est un bon support pour bien redébuter!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007 "

V'la ti pa k'leu neuneuducono nous vends d'la syllabique (Jolly/Boscher) :pt1cable: :lol:

Le monde à l'envers. Trop con tu es .... :o))))))))

Ecrit par : toto | 10 novembre 2007

Propositions de darcos pour le primaire :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-976866@51-861150,0.html

Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007

J'avais oublié que par copier/coller, les adresses du site du Monde ne sont pas correctement traduites sur ce blog.

Allez dans la rubrique Société et vous trouverez l'article...

Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007

"V'la ti pa k'leu neuneuducono nous vends d'la syllabique (Jolly/Boscher) :pt1cable: :lol:"


Ecrit par : toto | 10 novembre 2007

Je ne vends rien, toto! C'est cadeau, pour vous! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Pour parler de choses plus intéressantes, propos de Roland Barthes (par lui-même) à l'instant, sur France-inter, au sujet de l'importance de la littérature dans les enseignements au lycée. (Studio 3, émission de Laure Adler), (je ne sais pas de quand date l'enregistrement de cet entretien). Mais j'ai été un peu sidéré d'entendre le grand homme dire: "un espèce de"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Tant que le journaliste ne le confond pas avec un gardien de but !

Quoique ...

Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007

christophe votre "espèce" me renvoit à "l'élégance du hérisson" où la concierge qui est en fait une autodidacte férue de littérature, de grammaire et d'Ozu tient à se faire passer pour ce qu'elle n'est pas sauf aux yeux de ses bourgeois de patrons(ignorante et maussade) en infligeant à un médecin "c'est UN espèce d'infarctus ?" à part ça un petit régal de livre.

Ecrit par : fabienne | 10 novembre 2007

"D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007

Pauv' crétin, vous avez une fortune personnelle pour dire des conneries pareilles ? on voit bien que vous n'avez jamais fait grève, minable jaune que vous êtes... sinon vous sauriez que depuis l'amendement Lamassoure (non aboli par la gogoche , entre parenthèses) tout gréviste perd un trentième par jour, même s'il ne fait qu'une heure de grève !

Ecrit par : TIGER LILITH | 10 novembre 2007

"Tant que le journaliste ne le confond pas avec un gardien de but !"

Quoique ...

Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007

Vous ne croyez pas si bien dire! Luchini, invité principal de l'émission, racontait qu'on lui demandait souvent, à l'issue de son spectacle, si Roland Barthes était de la famille du footballeur!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Par contre, les maternelles ne sont-elles pas libres de refuser les enfants de deux ans mais obligées d'accepter ceux de trois ans ?
Ecrit par : Japhet | 10 novembre 2007

C'est en fait une question d'effectifs et de nombre de postes et d'IA.
Si le nombre de postes de l'école est suffisant pour accueillir tous les enfants (30 élèves par classe pour l'administration, si mes souvenirs sont bons, et blocage à 25, consigne syndicale) que les parents viennent inscrire, la directrice est tenue de prendre tout le monde, du moment où l'enfant est propre et a deux ans révolus (avant le 31 décembre, dans mon département, mais je n'ai jamais pu trouver la loi qui obligeait à cela).
Si le nombre de postes est insuffisant, ce sont la plupart du temps les "deux ans" qui sont inscrits sur liste d'attente. Si malgré cela, on risque de dépasser les 25 ou 30 par classe, on mettra ensuite les "trois ans" de fin d'année (ou selon l'ordre d'inscription, cela dépend des décisions du conseil des maîtres ou de la directrice) sur liste d'attente.
Par ailleurs, les "deux ans", même ceux qui fréquentent très régulièrement l'école depuis le début de l'année scolaire, ne sont pas pris en compte dans le calcul des effectifs de l'école (au moins dans mon département).
Il me semble que dans beaucoup de grandes villes, il y a déjà bien quelques années que les "deux ans" ne peuvent plus être admis, faute de place, et que les "trois ans" nés en fin d'année subissent eux aussi le même sort.
J'ai entendu dire que, pour toute nouvelle construction de crèche, l'administration exigeait que les locaux soient prévus pour recevoir les enfants de 3 mois à 5 ans. Information à vérifier, quand même.

Ecrit par : catmano | 10 novembre 2007

Monsieur Brighelli, est-ce vrai que Xavier Darcos vous a proposé un poste de chargé de mission (information donnée par VSD du 7-13 novembre) ?

Ecrit par : Helisenne | 10 novembre 2007

J'y entends un certain Jérôme Colombain proférer : "Un ordinateur consomme deux kilowatts par jour. En une semaine, il produit plus de CO2 qu'un arbre ne peut en absorber".


jérome Colombain...Comment ne pas dire de conneries avec un blaze pareil? Hmmmm, Dugong???

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

Suppression de celui de Saumur, flambant neuf. Doigt d'honneur vaseliné aux PCDF"

Montaigneàcheval, faudrait voir à arrêter le Champigny! Où avez vous été trouver que le TGI de Saumur est neuf ?
Ecrit par : Saumur brut | 10 novembre 2007

Pardon Saumur Brut, mais vu aujourd'hui sur I-Info. Reportage . TGI neuf, ou presque.
Mais le Champigny les Veuddes 1993 volontiers........

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

C'est pourtant son vrai blaze à cézigue !

Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007

Vous me faites sourire avec votre espèce au masculin... Je me bats moi dans mon collège contre les "cent zeuros, 8 zeuros, quatre'zenfants....
Sauf que ces mots je les entends non seulement dans la bouche de mes élèves qui me regardent bouche bée quand je les corrige, mais aussi et surtout dans celle de leurs parents, ou encore de la plupart des commerçants de ce pays. Prudemment, les journalistes ou les annonceurs des pubs ont recours au "cen' Euros" sans faire la moindre liaison. Mais ce n'est là qu'un préambule. Au fil de ce post, j'ai lu quelques mots de confrères sur l'histoire géographie. Je fais partie de ces profs qui ont fait un choix. Privilégier chronologie, explication de fond, savoir, et méthode. Je sacrifie donc systématiquement (sauf en troisième pour cause d'examen) l'éducation civique (bouillabaisse immangeable du bien disant citoyen), je réduis la géographie à la portion congrue physique, économique et humaine (eh oui comme autrefois, c'était tout de même plus clair, et je me concentre sur le programme gargantuesque de l'histoire, notamment en quatrième et troisième. Je suis relativement du même avis que Montaigne à cheval mais je déplore l'excès proche de l'insignifiance de ces propos et ses insultes. On peut défendre ce qu'on croit sans avoir l'insulte continuelle à la bouche. Cela dit je suis sur la même ligne et jusqu'à ma retraite, je ne passerai jamais au choix ni au grand choix. L'ancienneté, tel est mon destin. J'assume ma façon de faire y compris en inspection. Comment expliquer la Révolution russe si l'on n'explique pas les causes et la situations de la Russie au XIXe et au début du XXe siècle ? Or, un collégien n'entendra jamais parler de la Russie sauf en cinquième avec l'aventure byzantine des moines Cyrille et Méthode chez les Moraves (grand succès auprès des élèves en général). Comment expliquer la France de l'entre deux guerre ou l'Allemagne nazie en trois heures maximum alors que les élèves de troisième sont INCAPABLES de comprendre la différence entre la droite et la gauche (ils sont d'ailleurs tout à fait demandeurs et avides de savoir). Comment leur apprendre en éducation civique des termes aussi abstraits que symboles, valeurs et principes (de la République) alors qu'ils sont (toujours en troisième) incapables de lire correctement un texte (presque chaque mot est à expliquer et je ne plaisante hélas pas). Ils ne lisent ni les textes, ni les questions et répondent comme ils peuvent dans une profusion de paraphrases et de lieux communs (c'est notamment frappant en éducation civique). Mais si on prend le temps de leur expliquer chaque mot clé, de leur montrer ce qu'est que la construction d'un plan thématique ou chronologique, ce qu'est une transition, ou de leur rappeler que "Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement
et les mots pour le dire viennent aisément" Merci monsieur Boileau. Je passe mon temps à des choses basiques, simples, par exemple lorsqu'en cinquième j'écris au tableau la durée des dynasties mérovingienne (481-751) et carolingienne (751-987), je demande quelle dynastie a régné le plus longtemps et leur demande de calculer mentalement le nombre d'année entre les dates. Il faut...beaucoup de temps pour arriver à un résultat qui ne soit pas approximatif ou totalement fantaisiste. Il semble que nos petits collégiens aient été invités en primaire à lancer des résultats au hasard, car la nature ayant horreur du vide il vaut mieux une réponse spontanée qu'un silence honteux. Eh bien non. Je leur apprends à tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de donner un résultat ou une réponse. De reflechir avant de parler et je m'échine à leur expliquer que lorsque je pose une question la réponse ne se trouve pas incrustée dans les dalles du plafond mais dans les pages de son livre ouvert (quand il l'a...) ou dans la fiche de cours devant ses yeux. Je terminerai ce post en rappelant cette terrible vérité devant laquelle nous nous heurtons tous, nous les profs de collège : ces élèves ne savent pas faire le lien entre la question posée et la réponse à apporter par rapport au cours qu'ils ont devant les yeux. Même en troisième il n'écoutent pas la question ou ne la lisent pas. Cela vient essentiellement de l'absence cruelle de l'envie de lire (surtout chez les garçons). Je ne remercierai jamais assez le sieur harry Potter pour la magie qu'il a reussi à produire chez les petites... têtes blondes (oui quitte à choquer malheureusement la lecture d'harry Potter reste relativement élitiste en collège). En début de quatrième, systématiquement je lis le premier chapitre à haute voix du "Parfum" de Süskind. Je suis toujours frappé de voir la semaine suivante fleurir sur les tables quelques exemplaires de l'auteur allemand.

Ecrit par : guedbralec27 | 10 novembre 2007

Moi aussi j'ai rassemblé ici les 4 épisodes

dans 01/1:
"""Cela aurait amusé Baudelaire ou Flaubert (nous sommes au 150ème anniversaire de leurs démêlés avec la Justice impériale) de se savoir désormais « bourgeois » — du moins auraient-ils ri jaune"""

Flaubert qui signait ses lettres "bourgeoisophobus" particulièrement.

Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007

Suite:
""Les pays-modèles, il ne faut pas les chercher en Scandinavie (XD avait par avance discrédité toute idée de comparaison avec la Finlande), mais en Corée du Sud ou à Singapour"

Exemple de ... synchronicité ?(merci dobolino pour Placid et Muzo)
Alors que je n'avais pas encore découvert que la suite avait été postée, j'écrivais sur An O1/1

"'Il serait intéressant...de se demander pourquoi des pays parmi les plus libéraux du monde ne décollent pas des places de tête dans le classement des performances scolaires"
Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007

Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007

Assisté à une conférence de la journaliste et grand(e) reporter Memona Hintermann qui vient de publier un livre chez Latès : Tête haute dans le quel elle dit tout ce qu'elle doit, petite métis pauvre née sur l'Ile de la Réunion d'un père musulman d'origine indienne et d'une mère catholique d'ascendance bretonne, à l'école de la République.

Pourrait-elle refaire le même parcours aujourd'hui ? A la Réunion, peut-être, ici, j'en doute. Je reproduis un passage de mon article (en prépublication) :

"Elle a évoqué l'apprentissage du Coran à la madrasa, puis l'Eglise catholique avec ses fleurs et ses images, les belles histoires de la Bible, son baptême...Un baptême que son père ne lui pardone pas, pas plus qu'à sa soeur qu'il veut tuer "pour crime d'honneur" et qui doit s'enfuir pour échapper à un mariage forcé.

Je suis sortie de tout cela grâce à l'école. Une école républicaine "à l'ancienne". Je ne sais pas où je serais aujourd'hui sans l'école...Dans ma famille, on ne parlait pas le français, mais le créole. Je suis devenue la première bachelière de la famille.

J'ai passé un concours organisé par l'ORTF dans le nord de l'Île, à Saint-Denis de la Réunion et j'ai été sélectionnée. J'ai décidé d'aller à Paris, plutôt que de rester à la Réunion, puis à Orléans pour voir les châteaux de la Loire et la ville de Jeanne d'Arc..."

J'ai pris la parole au moment des échanges avec la salle pour lui dire ce qu'il en était aujourd'hui de l'école qu'elle a connue. Elle m'a écoute avec gravité.

Mouvement divers dans la salle. Un monsieur m'approuve, une dame (professeur en lycée) me dit que "j'exagère".

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Discuté tout à l'heure avec la directrice de la Médiathèque, fille, petite-fille et arrière petite-fille d'instituteurs. Elle me dit que sa mère, à 93 ans continue à rattraper chez elle des enfants victimes de la méthode globale.

Elle me confie qu'elle a eu des ennuis avec les inspecteurs et sa hiérarchie parce que, en conscience, elle ne voulait pas appliquer la méthode globale dès le départ dans ses classes.

J'ai pensé à une phrase d'Isaac Bashevi Singer dans ses souvenirs d'enfance à Varsovie (Un jour de bonheur, souvenirs de la rue Krochmania) à propos d'une blanchisseuse catholique d'une grande bonté et d'une énergie héroïque qui lavait le linge de sa famille : "Je ne peux même pas imaginer un monde où des gens comme elle ne seraient pas récompensés."

Ecrit par : Robin | 10 novembre 2007

Parce que la Finlande, le Canada ou le Danemark ne rançonnent pas les classes populaires comme le fot les sbires mafieux de l'UMP. Le libéralisme à la mode danoise, suédoise, ok, encore que le taux de suicide et d'alcoolisme y est coquet et que la Finlande.....quel paradis. 7 Millions de Finalandais, 2 Millions d'armes. Résultat, la semaine dernière, pan,pan!!!!
Mais c'est vrai "laisser faire, laisser passer". Vendre des armes est unb usiness comme les autres. Cela dit, quand la France aura atteint le niveau du Danemark en matière de modèle social, le Burkina aura le niveau de vie de la Suisse.
La France a un énorme problème, celui qui avait fait démissionner De Gaulle, le 19 Janvier 1946. Et ce n'est ni le socialisme, ni le libéralisme ,c'est la prodigieuse nullité du bétail politique, du cheptel patronal. Nous sommes la risée des pays civilisés 55 ans de Chiracs, de Mitterrands, de Chabans et autres Chinauds ou Barres ont défintivement rendu ce pauvre pays exsangue. Il est là le problème, dans la fantastique médiocrité de la pensée sociale. Et vous savez quoi, dans ses mémoires , De Gaulle, un grand , lui, racnte la chose suivante: le matin du 19 Janvier 194§ ,après avoir convoqué tout le ministère pour un conseil extraordinaire, il ne les laissa même pas ôter leurs lardeuss en squonsse, et leur annonça qu'il démissionnait. Voila ce qu'il écit: "Je voyais, devant moi, ces hommes de la IIIème république, impavides, parfaitement incapable de saisir ce que cet instant avait de tragique. Des hommes du passé. Le seul qui me parut en proie à une émotion réelle fut Maurice Thorez".

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

Et De Gaulle ajoute:" Voici alors ce que je dis à ce gouvernement de rencontre:
"J'entrai, serrai les mains et, sans que personne s'assît, prononçai ces quelques paroles :"Le régime des partis a reparu. Je le réprouve. Mais, à moins d'établir par la force une dictature dont je ne veux pas et qui, sans doute, tournerait mal, je n'ai pas les moyens d'empêcher cette expérience. Il me faut donc me retirer. Aujourd'hui même, j'adresserai au Président de l'Assemblée nationale une lettre lui faisant connaître la démission du Gouvernement. Je remercie bien sincèrement chacun de vous du concours qu'il m'a prêté et je vous prie de rester à vos postes pour assurer l'expédition des affaires jusqu'à vos successeurs soient désignés." "

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007

En 2000, on estime que la violence entre jeunes a fait parmi eux 199 000 morts, soit un taux mondial de 9,2 pour 100 000. Dans la Région européenne, la plupart des pays dont le taux est supérieur à 10 pour 100 000 sont des pays traversant une phase de rapide changement socioéconomique, telles l’Albanie (28,2 pour 100 000) et la Fédération de Russie (18 pour 100 000). Les pays où ce taux est bas appartiennent plutôt à la partie occidentale de la Région, comme la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord (qui enregistrent, respectivement, un tauxde 0,6, 0,8 et 0,9 pour 100 000).

Le libéralisme semblerait faire moins de mal que d'essayer de sortir du communisme.

Ecrit par : Guillaume | 10 novembre 2007

Vous ne croyez pas si bien dire! Luchini, invité principal de l'émission, racontait qu'on lui demandait souvent, à l'issue de son spectacle, si Roland Barthes était de la famille du footballeur!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

Est-il par contre de la famille de Pierre Barthes, qui fut tennisman de haut niveau ?

Ecrit par : Japhet | 10 novembre 2007

Sublime!

http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/11/10/01008-20071110ARTFIG00207-la-lune-saffiche-en-haute-definition-.php

Ecrit par : Pendariès | 10 novembre 2007

JPB
Vous êtes cité dans le livre autobiographique de Memona Hintermann que j''ai évoqué plus haut : Tête haute, page 265 : "Nul besoin d'être réactionnaire pour entendre la proposition de Jean-Paul Brighelli professeur de Lettres à Montpellier : "Il faut apprendre à tous les éèves une culture commune et laisser la culture commune à la maison, dans cet esprit, Amin Maalouf -l'écrivain né au Liban qui a choisi d'écrire en français - affirme : "la culture jette les ponts...Le plus important dans nos histoires, ce sont nos parcours et non les racines (Amin Maalouf, lire, 2000)

Ecrit par : Robin | 10 novembre 2007

last but...
Anecdote qui m'ouvre une voie encore peu explorée ( sauf par JC Milner, peut-être, il me faudrait le relire)sur les composantes de cette Grande parade du déni et du mensonge (mais aussi dans le sens d'outil défensif) qui a conduit des sociologues à maquiller (ou mascarader avec un c comme Christophe) la débâcle de l'école en complot médiatique, libéral/libertaire,pour ne pas incriminer leur idéologie de référence, grâce à un réseau de soutien particulièrement efficace dans la fonction publique et les arrières boutiques de la politique.

J'avais trouvé cet été dans la bibliohèque de feu mon père un ouvrage des duettistes Baudelet et Escabeau (L'école capitaliste en France, Maspero, 1971) me demandant ce qu'il y faisait, et l'avais mis dans mon sac de bouquins en partance pour ici, pensant y revenir le moment venu... qui vint ce matin.

J'y ai trouvé une dédicace ( autre synchronicité, décidément cela tient de la bibliomancie) qui prend toute sa saveur après avoir lu ici les réflexions sur les Juifs, et l'antisémitisme supposé de l'un ou l'autre, sur le complot médiatique libéral/libertaire contre l'école et sur la conversion de Ph Meirieu "'alors que d'autres continuent à se réclamer de Baudelot/Establet pour affirmer que 'le niveau monte"', dit encore un autre.

Christian Baudelot écrivit: "pour Monsieur C..., en souvenir d'une tenue blanche un peu rouge,comme le juge! ".

Mon père a fait une conférence aux Frères ( et une aussi aux Soeurs) 3 points, dans les années 70, sur la délinquance financière aussi appelée en col blanc ( sa spécialité), lors de ce qui s'appelle une "tenue blanche". Il était à la fois de gauche (fondateur du Syndicat de la magistrature en 68) et sa tenue à lui était rouge, couleur de sa robe.
Establet a donc bien joué de cette palette blanche et rouge.

Par delà l'anecdote, cette amusante découverte me fait me demander combien il y a de Francs-Maçons chez les anti-pédagogistes. Tout cela ne manque pas de sel quand on sait le rôle joué par cette noble confrérie dans le développement de l'École républicaine laïque.

Bref, pas encore eu le temps d'y réfléchir, je vous le livre tout chaud et retourne à mon pensum, la lecture de ces fossoyeurs de l'école que leurs prédécesseurs portèrent sur... ah non, pas les fonds baptismaux, quand même...

Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007

Jean-Paul Brighelli
Et Guy Morel a répondu, au moins???
Rechute gravissime!!! Catmano va être dans tous ses états quand elle va lire ces fadaises...
Et j'adhère. La maternelle a d'autant plus d'utilité fondamentale et essentielle que le milieu d'origine est faible sur le plan éducatif.
Une petite anecdote (excusez!): Catmano m'envoie par mail, au travail, des photos de sa petite-fille née le premier mai (eh! oui, bonne petite) de cette année. Bébé, cinq mois, a un livre entre les papattes et l'oeil concentré sur les images. Mon auxiliaire, mère de deux dyslexiques gravissimi et un laborieux, s'étonne: "Oh! Le bébé regarde un livre!". Ben oui, pourquoi pas?
Le rôle de la maternelle, c'est de gommer les inégalités. Fermez-les à Neuilly et doublez-les en ZEP et zones de revitalisation rurale, si vous voulez faire des économies. Et formez proprement les PE de maternelle!
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007

Bonsoir,
je réagis avec un peu de retard.
JPB a fait un compte-rendu complet d'une réunion qui a duré quatre heures, avec une vingtaine d'interventions. Je le remercie vivement de s'être acquitté de ce travail ingrat.
L'interpellation de Dobolino m'amène toutefois à préciser ce que j'ai dit en qualité de secrétaire du GRIP.
1- Le ministre avait souhaité dans son propos introductif que les programmes du primaire fussent rédigés en quelques pages et fussent compréhensibles par les parents. J'ai dit que c'était bien le travail auquel s'était attelé le GRIP comme en témoignait l'ébauche de programmes de grammaire déjà envoyée à ses services. J'ai poursuivi en évoquant le stage de grammaire de deux jours qui venait de se dérouler et avait pour objectif de terminer le rédaction d'une terminologie grammaticale et de finaliser la rédaction des programmes.
2- Concernant ces programmes, j'ai dit que le GRIP avait conçu une organisation par cours de deux ans : CP1 (GS)-CP2 (actuel CP) ; CE1-CE2 ; CM1-CM2. J'ai ajouté que nous envisagions aussi de rédiger des programmes pour un Cours supérieur 1 et un cours supérieur 2, autrement dit la sixième et la cinquième actuelle.
Je n'ai rien dit d'autre, surtout pas concernant les structures scolaires. Ce qui est normal puisque le GRIP, contrairement à d'autres organisations, considérant que là se trouve la clef pour sortir de la crise scolaire, ne travaille que sur les programmes et les contenus.
Guy Morel.
Secrétaire du GRIP

Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2007

fonts of course...comme dans fontaine

Pansur le bec... pas relu!

Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007

errata : "Il faut apprendre à tous les élèves une culture commune et laisser la culture familiale à la maison."

Sinon, la phrase ne veut rien dire, excusez-moi !

Ecrit par : Robin | 10 novembre 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-976866@51-861150,0.html

À lire, et à méditer en parallèle avec l'organisation des contenus par cours de deux ans, dont CP1/CP2, que propose le GRIP.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2007

Non, Japhet! Pierre Barthès s'écrit ainsi!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007

"les Trente glorieuses fabriquaient déjà des con/sommateurs — un mot qui commence mal, mais qui dit bien ce qu’il veut dire."

Des cons sots mateurs, oui.

Ecrit par : chris | 11 novembre 2007

A l'attention de montaigneàcheval:
Zemmour est un patronyme juif sefarade et ce n'est pas la peine de feindre une indignation hystérique à la Royal parce que julius mentionne cette évidence.
Imaginer que le Señor Hidalgo Caballero Don Pecadillo y Palabras y Paternoster de la Malora de la Malaria puisse être chrétien ou que la
Comtesse Marha Virága Kisászony Putrápesthi ait un petit air hongrois est sans doute pour vous la preuve qu'on est le fils secret d'Adof Eichmann?
Rappelez-vous, Herr Oberstudienrat : ce qui est excessif est insignifiant.

Ecrit par : Attila Smith | 11 novembre 2007

Par delà l'anecdote, cette amusante découverte me fait me demander combien il y a de Francs-Maçons chez les anti-pédagogistes.
Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007

Pas mal de frères et soeurs trois points chez les antipédagogistes, voire "un certain nombre" (comme le regretté Fernand Raynaud disait "un certain temps" à propos de la durée de refroidissement du fut du canon) ; idem à la "Libre pensée", par exemple.
J'irais même plus loin : ces laïques purs et durs ("intégristes laïques", leur a-t-on même parfois reproché) sont sans doute les plus acharnés des antipédagos.
Voir ci-dessous la motion du congrès 2006 de la LP : on peut certes diverger avec la LP sur certains points, mais avouer aussi qu'il y a beaucoup de choses convaincantes dans ce texte, dans l'analyse qu'il propose, et dans les mots d'ordre sur lesquels il conclut, en particulier l'abrogation de la loi Jospin de 89 -- loi dont on se demande du reste ce que notre gouvernement, si prompt à faire voter tant de conventions inutiles (Montesquieu) attend pour la renvoyer dans les poubelles de l'Assemblée.

Le congrès national de la Libre Pensée réuni à LAMOURA (Jura) les 24, 25 et 26 août 2006 s’adresse solennellement à tous les citoyens, à tous les laïques, à tous les républicains :

L’instruction publique est gravement menacée !

L’institution scolaire édifiée par la République il y a plus d’un siècle par les lois organiques de Jules Ferry, sur la base des principes élaborés par les révolutionnaires de 1792-93, en particulier le Rapport Condorcet, a, pendant des décennies, instruit les enfants du peuple grâce à la qualité de ses principes et à des méthodes éprouvées que Ferdinand BUISSON avait exposées dans son Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, grâce à des manuels de lecture, d’écriture et de calcul rationnels et accessibles aux élèves d’origines les plus modestes, permettant ainsi à tous d’accéder à la connaissance, à la citoyenneté et de mettre fin au travail forcé des enfants.

Le congrès constate, sur la base des faits établis par de nombreux enseignants et des chercheurs, sur les travaux du Colloque de Rennes pour la défense de l’instruction organisé par la Libre Pensée en octobre 2004, que cette institution est l’objet, depuis près de 40 ans, d’une destruction méthodique entreprise à partir du haut par une avalanche de contre-réformes.

Chacun peut le constater :

L’Ecole primaire qui, depuis la fin du 19ème siècle, a été considérée comme l’une des meilleures du monde, est en voie de transformation en lieu d’animation, en lieu de vie, substituant au rapport d’apprentissage des relations ludiques de communication, abolissant pratiquement la transmission réelle des connaissances par un enseignant à ses élèves
. Le rapport MIGEON commandé par Lionel JOSPIN pour la réforme de 1989 ne dit-il pas ?: « L’optique constructiviste de l’appropriation des connaissances s’oppose à celle d’une transmission de celui qui sait à celui qui ne sait pas ».

En prétendant transformer l’enfant en « auto-apprenant » et l’enseignant en simple « adulte de référence » de soi-disant spécialistes de la pédagogie qui, pour la plupart n’ont plus enseigné devant une classe depuis bien longtemps, ont contribué à produire ce qu’il faut bien appeler une catastrophe culturelle nationale.

Il faut se rendre à l’évidence :

L’un des fondements les plus essentiels de la République est menacé de destruction au profit d’un système d’éducation privé chargé d’endoctriner les jeunes générations et de satisfaire les appétits de marchands des technologies de l’information.
Cette entreprise a commencé avec les lois anti-laïques de la Vème république, en particulier les lois Debré et Guermeur qui ont détourné vers l’enseignement privé confessionnel des milliards de fonds publics. Elle s’est poursuivie par une avalanche de contre-réformes, de Haby jusqu’à Fillon en passant par Jospin, Lang, Bayrou, etc..
La loi JOSPIN de 1989, toujours en vigueur, en instituant la communauté éducative, en renforçant les pouvoirs des Conseils d’école, en facilitant la pénétration dans l’école de forces extérieures, en instituant le caractère propre des établissements par les projets pédagogiques, n’a pas permis d’enrayer l’échec scolaire mais surtout a porté un nouveau coup très dur à la laïcité de l’école en introduisant le modèle du privé dans l’enseignement public .
La création des cycles à l’école maternelle et élémentaire, en supprimant les redoublements d’année, en allégeant les programmes qui ne sont plus annuels, ainsi que l’obligation d’adopter des méthodes de lecture et de calcul élaborés par des Diafoirus de la pédagogie ont fait progresser l’illettrisme de manière sensible.
Les contrats éducatifs locaux (CEL) conçus pour organiser le temps scolaire, péri et extra scolaire, dissolvent l’Ecole publique.
La loi Monchamp prive des élèves handicapés ou en grande difficulté scolaire des structures de l’enseignement spécialisé auxquelles ils ont droit.
La création des IUFM dans lesquels on tente de formater les futurs enseignants à partir de principes qui nient la discipline et les disciplines, la nécessité de l’autorité, les règles, les programmes, c’est-à-dire tout ce qui était à la base d’un système national d’instruction fondé sur l’égalité des droits sur tout le territoire national a permis l’instauration d’une pédagogie d’Etat comme instrument de ce démantèlement.

Le langage abscons utilisé dans ces instituts ne parvient plus à masquer le caractère obscurantiste de l’entreprise dont le mathématicien Laurent SCHWARTZ disait dans Le Monde de l’éducation en 1991 : « si le développement des IUFM se poursuit comme il a commencé il mènera l’enseignement secondaire à un désastre sans précédent dans son histoire. »
N’y sommes-nous pas ?
L’enseignement secondaire est, en effet, mis en coupe réglée, les programmes, les horaires sont allégés d’année en année, les disciplines sont déstructurées voire, pour certaines supprimées, l’enseignement professionnel est en voie de destruction et de privatisation.
Devant accueillir des élèves dont I/5ème environ ne maîtrise pas la lecture et l’écriture correctement, le secondaire se trouve désorganisé.
Le pourcentage sans cesse croissant de reçus au baccalauréat que l’on interprète comme une hausse du niveau ne saurait masquer la dégradation réelle comme le prouve l’énorme taux d’échec en 1ère année d’université.
La boucle est bouclée car l’Union européenne est parvenue à faire passer toutes les universités sous les fourches caudines du processus de Bologne qui instaure le LMD (licence, master, doctorat) faisant éclater tout cadre national et couplé aux parcours individuels de formation qui liquide ce qui reste des diplômes nationaux.
Et maintenant, les maires se trouvent dans l’obligation de participer au financement des écoles privées d’autres communes situées dans leur communauté de commune au titre de l’article 89 de la loi du 13 août 2004.
Ajoutons que le démantèlement de l’administration centrale du Ministère de l’Education nationale lui-même a commencé, en application des lois de décentralisation, ce qui facilite la disparition de toute réglementation nationale dans le domaine des programmes, des examens et concours, des diplômes et dans le domaine du recrutement et des promotions des enseignants.

LES RELIGIONS HORS DE L’ECOLE !

On comprend alors que, pour faciliter cette entreprise destructrice de l’école républicaine et laïque, on fasse appel aux religions. L’introduction de l’enseignement du fait religieux à l’école n’est qu’une précaution de langage pour appliquer les recommandations de l’Union européenne d’accorder un statut officiel aux religions.
C’est la commission de la culture et de l’éducation du Conseil de l’Europe, qui, le 27 novembre 1998, stipulait en effet :
« L’assemblée est d’avis que les gouvernements devraient par conséquent faire davantage pour garantir la liberté de conscience et d’expression religieuse. Encourager l’éducation en matière r