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26 octobre 2007

Babel

Retour à Babel

De l’utilité ou de l’inutilité de l’anglais à l’école primaire…

« Universalité de la langue française », disait Rivarol : j’ai peur que l’utopie du XVIIIème siècle, l’adéquation rêvée des mots aux idées, n’ait vécu. Professeur de français, j’ai, comme nombre de mes collègues, l’impression d’enseigner une langue étrangère.
Que faire ? Je ne traiterais que des textes contemporains, je renoncerais, comme le souhaite Gérard Aschieri (dans Education nationale : un grand corps malade, Canal Plus, septembre 2007), à toute littérature antérieure aux Petits enfants du siècle (1), que ce sentiment d’étrangeté ne serait guère différent. Il faut être Bégaudeau pour s’extasier devant le bredouillage de ses élèves — mais comment peut-on être Bégaudeau ?
Les mots que j’utilise ici-même, mes tournures de phrase, ma syntaxe, ma rhétorique (toutes choses que j’ai apprises en classe) ont une forme, une complexité et des arrangements qui sidèrent des générations instruites dans le borborygme. La vraie déconstruction, elle n’est pas dans ces universités américaines où enseignait Derrida, elle est là, dans ce français rompu, tenaillé, éclaté, que parlent tant de nos élèves.
Tous ? Sans doute quelques villages d’irréductibles puristes résistent-ils encore, sur la Montagne Sainte-Geneviève et ailleurs, à l’envahisseur barbare d’outre-périphérique. Mais je ne me bats pas pour les élèves du lycée Henri IV, qui se défendent bien tout seuls. Non : je me bats pour ces pauvres gosses sommés de parler la langue des gangs sous peine de passer pour des « bouffons ». La langue black-blanc-beur.
Par parenthèse, la hiérarchie au sein des cités les plus ghettoïsées est plutôt black-beur-blanc (mais les danseurs de la troupe B3, inventeurs du sigle, ont sans doute trouvé que « beur-blanc » sonnait d’une façon trop culinaire). Dans Mauvaise langue (Seuil, 2007) Cécile Ladjali cite l’analyse de l’une de ses élèves du 9-3, comme on dit quand on ne sait pas prononcer ou écrire « Seine-Saint-Denis » : « Dans la cité il y a trois clans… En haut de la pyramide, il y a les Blacks, ils sont les plus forts. C’est eux qui parlent et qu’on écoute. Au milieu, il y a les Beurs. Ils suivent le mouvement. En bas, il y a les Blancs, ceux qui ne peuvent pas habiter dans le quartier pavillonnaire. Pour eux c’est très dur. Moi, je parle avec cet « accent black », pour ne pas passer pour une « bouffonne de Blanche ». »
Une langue ? Quelques centaines de mots torturés (à l’écrit comme à l’oral, le SMS remplissant désormais l’espace entre de ces deux pôles traditionnels). Des mots monosyllabiques, pour la plupart. Toute langue réduite correspond à une pensée atrophiée. Le Petit Larousse est entre les mains des Jivaros. Le graffiti (pardon : le graf’) est la trace écrite, le signe jeté sur le mur, de cette langue en lambeaux qui se hurle à tout bout de champ, et à laquelle on substitue les poings dès que le mot manque — tout le temps.
Et c’est bien une langue de la violence, une langue perpétuellement en colère — à laquelle correspond la mimique figée, la grimace hargneuse de ces enfants en déshérence, sourcils froncés, rides crispées. Cette violence, on peut la diriger contre soi (nous avons l’un des plus fort taux de suicide en France chez les moins de 25 ans, en hausse — particulièrement chez les garçons), ou contre autrui — à commencer par ceux que l’on a sous la main, dans son quartier, et dont on va brûler en priorité les voitures : la langue cannibale se fortifie dans l’auto-dévoration… Confinés dans leurs ghettos architecturaux et mentaux, les jeunes n’ont plus besoin de personne pour élever chaque jour plus haut les murs de leur monde carcéral. Les mettre en prison ? Mais ils y sont déjà !
Et on prétend faire étudier précocement une langue étrangère à des gamins qui ne parlent pas même la leur ? Pas de hasard si c’est l’anglais qui est très majoritairement étudié : aucun risque que les barbares le parlent un jour, leur langue à eux est déjà fracassée.
Qui ne sait qu’un enfant maître de sa grammaire n’apprend pas le même anglais (ou allemand, ou russe…) que ses alter ego (très « autres » et fort peu égaux) de la zone ? D’un côté un bon élève dopé aux séjours linguistiques, insérant peu à peu un vocabulaire toujours plus riche dans des structures pré-acquises. De l’autre, un mutilé de la langue qui saupoudre de mots glanés chez Puff Daddy ou Queen Latifah une syntaxe hachée menue. Au final, une disparité encore plus accentuée entre le récitant de Shakespeare et celui d’Eminem.
« Cops », « gun », « black » : nous sommes tous des rappeurs new-yorkais ! Une surabondance de Je, comme si cela pouvait compenser les doutes d’un Moi pris en sandwich entre dérive et délinquance, anéanti dans l’esthétique de la « bande », atome d’un groupe indistinct de matière organique. Un excès de violence. Et des monosyllabes claquant comme de coups de poing.
Parenthèse : il y a deux langues anglaises, dont la somme fait l’anglais. L’une dérivée du normand, l’autre dérivée du saxon. À la première les mots complexes, la pensée et le style, à la seconde les mots courts et pugnaces — langue de barbares germaniques ou danois. C’est cet anglais-là qui est passé dans le rap, mâtiné d’un argot « black » qui n’est même plus celui de Chester Himes. Dans la révolte aussi le niveau baisse.
D’où vient donc cet engouement pour la langue du Notorious BIG ? Cécile Ladjali pense que « la charge érotique contenue dans l’anglo-américain est la conséquence du pouvoir de fascination que cette langue exerce sur les consciences dans nos sociétés. » Et d’ajouter : « Cette langue est celle de la puissance ». Je souscris à cette dernière qualification — à ceci près que la langue parlée par la parodie de la puissance est la langue de l’impuissance, la farce après le drame. Du coup, la charge érotique — dont il ne reste plus que la fascination pour l’argent et ce qu’il permet d’acheter — devient pornographie. L’anglais éructé par les barbares correspond bien à la façon dont ils traitent les filles — deux pas derrière.

Si nous persistons à leur désapprendre à parler (en les sollicitant sans cesse pour qu’ils s’expriment, ce qui est le degré zéro de l’apprentissage d’une langue), si nous persistons à les réduire à l’onomatopée, ne nous plaignons pas de leur violence, de leur machisme,et de leur racisme. On dit souvent que la langue colporte des valeurs : je le crois bien ! Mais ce ne sont pas des valeurs clairement apprises, ce sont des règles enseignées par contrebande. L’ordre suinte d’une langue structurée, la séduction règne dans une syntaxe bien léchée. À rebours, une langue en miettes, Babel éparpillée, n’engendrera jamais que misère, corruption et antagonismes irréductibles. Si nous voulons vraiment que les enfants, dès le Primaire, apprennent une langue étrangère, il faut intensifier leur apprentissage du français. Deux heures, chaque jour, de vocabulaire et de syntaxe, de règles sues par cœur, d’exercices répétés — une langue normée, un apprentissage normatif, et non cette Observation Réfléchie de la Langue qui est aujourd’hui la tarte à la crème de pédants qui se croient linguistes. L’ORL, comme la nomment ces professeurs d’ignorance, consiste à laisser deviner à l’enfant une règle qui ne lui sera jamais expliquée, ni appliquée. Sadisme ou fascisme ? La langue de Big Brother est elle aussi une langue réduite, en nombre et en syllabes. Le rêve totalitaire est celui que des idéologues de la pédagogie tentent d’imposer depuis trente ans — et ils y sont presque parvenus.
Dans un livre un peu bavard mais plein de jolies choses, Daniel Pennac écrit : « Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous occupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes. » (Chagrin d’école, Gallimard, 2007).
Evidence ! Apprendre à lire, apprendre à écrire, apprendre à parler : rien de naturel dans ces trois opérations — c’est notre grandeur d’hommes de nous épanouir dans l’artificiel. Dans tous les cas, ce sont des codes qu’il faut apprendre, d’unités minimales en unités complexes. Parce que c’est ainsi que la langue et l’esprit se structurent, et les neuro-sciences ‘aujourd’hui confirment les intuitions des linguistes d’hier : la b-a-ba seul abolit Babel, parce que savoir sa langue, c’est, potentiellement en connaître tant d’autres !

Jean-Paul Brighelli

(1) J’ai un léger remords de mêler Christiane Rochefort, qui était un écrivain de valeur, à ces considérations grotesques du lider maximo de la FSU. Mais dans la réalité, nous savons tous que les collégiens n’étudient plus un livre antérieur au Gône du Chaaba.

Commentaires

Cher maître,

Je suis professeur de tibétain classique.

C'est pourtant une belle langue.

Que faire ?

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

"J’ai un léger remords de mêler Christiane Rochefort, qui était un écrivain de valeur, à ces considérations grotesques du lider maximo de la FSU."

Un seul mot d'ordre : Plus d'Aschieri ! Des services !

PS : je sais ! Je l'ai déjà fait mais je l'aime bien...

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

En ce moment je regarde "Thalassa" - la mer en grec - circumnavigation autour de la Terre d'un porte-conteneur le "La Tour", la semaine dernière aux Philippines, le pays qui fournit les marins qualifiés à tous les pavillons et à tous les armateurs du monde, le pays est plein d'écoles de navigation, impressionnant ! Discipline totale, première année, interdiction de parler aux tablées, buste rigide, coudes contre le corps, on ne doit pas se vautrer sur la nourriture, la seconde année est un peu plus relâchée, bien entendu tout le monde en uniforme !

Je crois que l'école de la misère manque à tous ces jeunes gens de banlieue dont on fait des incapables dont personne dans le monde du travail ne voudra jamais.

Écrit par : iPidiblue et la jugulaire militaire | 26 octobre 2007

l'école de la misère ? A quoi ça ?

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

"la b-a-ba seul abolit Babel"

Merci Maître pour cet prouesse phonologique !

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

"les neuro-sciences ‘aujourd’hui confirment les intuitions des linguistes d’hier"

Le scanner qui scintille éclaire-t-il le linguiste ?

Curieux éclairages !

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

Un souvenir : tout fiérot, je lis à des élèves de première L le texte officiel figurant en tête de leur programme "d'enseignement scientifique". Pour une fois, c'était assez bien écrit. Après que j'ai terminé le premier paragraphe, un doigt se lève, une question fuse : "m'sieur, on a rien compris, vous pouvez nous le redire en français" ?

Écrit par : Moot | 26 octobre 2007

Corriger en "porte-conteneurs" : il ne faut pas que j'incite à imiter monsieur Dugong qui écrit "cet prouesse phonologique" !

Écrit par : iPidiblue penaud | 26 octobre 2007

"m'sieur, on a rien compris, vous pouvez nous le redire en français"

Voilà ce que c'est que de causer trop tôt le tibétain classique !

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

Cher correcteur,

prouesse est masculin en tibétain classique.

Si! Si ! Vérifiez !

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

Cher correcteur,

prouesse est masculin en tibétain classique.

Si! Si ! Vérifiez !

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

Alors, là, Brighelli, Chapeau bas! Je viens de lire votre texte à la petite famille réunie...
Me souviens de ce qu'avait écrit mon fils à une question écrite, en Musique, sur le contenu politique du Rap: "Malheureusement, le message n'en est reçu que par des jeunes qui, pour la plupart, n'en comprennent que les termes obscènes."
Avec son prof barbu chevelu, le petit gars réac avait eu "très bien"... A méditer.

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Monsieur Dugong vous aggravez votre cas ! Si c'était masculin, il faudrait écrire "ce prouesse" !

Vous irez au tableau copier cent fois, "je ne changerai pas le genre des mots impunément !"

Écrit par : iPidiblue inflexible | 26 octobre 2007

Chef ! Oui ! Chef !

C'était une traduction approximative. Vous savez ce que c'est : passer du tibétain claissque au moldo-slovaque puis au bas français, ça laisse des traces !

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

Ah oui, plus d'Aschieri, dehors Aschieri, y en a marre d'Aschieri. Dire que c'est lui qui représente les profs dans tous les reportages sur l'Education Nationale.
Mais on va en bouffer pendant encore combien de temps, du Aschieri ???
Je me fais assez peu d'espoir : le successeur choisi sera de la même farine...

Écrit par : Jeremy | 26 octobre 2007

Petite devinette: de qui parle-t-on dans cette courte présentation?

"Elève brillant, né de parents italiens originaires du Piémont, qui tiennent un petit café dans le quartier populaire de Saint-Louis, non loin de l'Estaque, il entre au "petit lycée" à Saint-Exupéry, puis prépare le concours de l'École normale supérieure au Lycée Thiers. Admis à l'école de la Rue d'Ulm. Reçu deuxième à l'Agrégation de Lettres Classiques en 1974, il est affecté, à la sortie de son service militaire, dans un collège de Seine-Saint-Denis"

Écrit par : LouBlan | 26 octobre 2007

Oh, moi, je sais, j'étais à Thiers la même année…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 octobre 2007

Gérard Aschieri?
Je n'étais pas à Thiers en 1974. Mais, alons, JPB, Solal y-était-il? Non? Alors, qu'y aurais-je fait, en ce pauvre petit lycée Thiers?... mais, j'ai Google! O tempora, o mores...

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2007

allons!!! faute de frappe...

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2007

J'ai passé mon slogan au traducteur automatique. Ca donne : "plus d'Aschieri ! Des chers vices !"
Le sens en est tout chanstiqué.

Écrit par : dugong | 26 octobre 2007

Je n'étais pas à Thiers en 70 non plus... Mal lu, pas trop grave? Solal non plus, toujours... Quoique????

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2007

oui,l 'apprentissage de la langue structure l'esprit comme l'apprentissage de la lecture structure la réflexion...

Écrit par : babouchka | 26 octobre 2007

Me souviens de ce qu'avait écrit mon fils à une question écrite, en Musique, sur le contenu politique du Rap: "Malheureusement, le message n'en est reçu que par des jeunes qui, pour la plupart, n'en comprennent que les termes obscènes."
Avec son prof barbu chevelu, le petit gars réac avait eu "très bien"... A méditer.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Et encore, ce n'est rien à côté du message "musical".

Écrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

Et encore, ce n'est rien à côté du message "musical".

Ecrit par : Christophe Sibille

Ben euh, c'est comme le roi qui est à poil : il faudrait peut-être qu'un jour un innocent s'exclame devant tout le monde que le rap n'est pas de la musique.

Écrit par : Moot | 26 octobre 2007

Jean-Paul, on ne dit plus Puff Daddy mais P. Diddy.
Mais c'était bien essayé.

Écrit par : Pat | 27 octobre 2007

"'si nous persistons à les réduire à l’onomatopée, ne nous plaignons pas de leur violence, de leur machisme,et de leur racisme"'
signé JPB.
Clair,net et précis.
Bentolila, il a écrit la mˆme chose en bien plus long et bien moins efficace (et encore j' ai coupé des bouts) :
"""La violence est directement liée à l'incapacité de mettre en mots sa pensée, car seuls les mots organisés apaisent une pensée sans cela tumultueuse qui se cogne aux parois du crâne jusqu'à l'insupportable et finit par exploser dans un acte incontrôlé de violence...
(on reprend son souffle)
non, je plaisante, je vous fais grâce du reste.

( "Tout sur l'école" pages 22-23)

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Les oreilles de Guy Morel ont dû tinter quand Finkie lui a rendu hommage dvt la commission Pochard.

http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.
html#finkielkraut
pas besoin d'écouter l'heure et 14 minutes d'audition, c'est dit au bout des premières 90 secondes
Aschieri, l'in con-tournable ne vient qu'après 16 minutes et lui il prend son péguémen ( plein la tronche en breton)

cela nous ramène à;
Mais on va en bouffer pendant encore combien de temps, du Aschieri ???
Je me fais assez peu d'espoir : le successeur choisi sera de la même farine...

Ecrit par : Jeremy | 26 octobre 2007

eh bé, moi qui croyais que le syndicalisme français était un modèle de démocratie?
retrouvé le lien de "L'exception syndicale française" par Michel Noblecourt
http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3232,36-
971537,0.html

Écrit par : Cadichon | 27 octobre 2007

"Les collégiens n'étudient plus un livre antérieur au Gône du Chaaba."

Pour ainsi dire.
Mais il y a des poches de résistance. Mes élèves sortent de l'explication détaillée et tout ce qu'il y a de plus linéaire de "L'Ours et les deux Compagnons", "L'Ane vêtu de la peau du Lion", "Les Animaux malades de la Peste", "Les Grenouilles qui demandent un Roi", "le Laboureur et ses Enfants". "L'Ours", "Les Animaux" et "Les Grenouilles" nous ont occupés chacune deux bonnes heures, sans compter une leçon complète , de deux heures elle aussi, sur la versification classique avec exercices de composition d'alexandrins, et avec un détour par les "Moutons de Panurge" du Quart-Livre dans le texte.
Hier, je les ai vus rire de bon coeur, et je peux vous garantir que ce n'était pas feint, à la lecture de la première scène du "Médecin malgré lui". Pour le plaisir, je vous en rappelle le début:
"Non, je te dis que je n'en veux rien faire, et que c'est à moi de parler et d'être le maître.
- Et je te dis, moi, que je veux que tu vives à ma fantaisie, et que je ne me suis point mariée avec toi pour souffrir tes fredaines.
- Oh, la grande fatigue que d'avoir une femme, et qu'Aristote a bien raison quand il dit qu'une femme est pire qu'un démon. [note: Aristote n'a jamais dit cela]
- Voyez un peu l'habile homme, avec son benêt d'Aristote.
- Oui, habile homme. Trouve-moi un faiseur de fagots qui sache, comme moi, raisonner des choses, etc."

Plus loin:
"J'ai quatre pauvres petits enfants sur les bras.
- Mets-les à terre."

Un texte qui n'a pas pris une ride, qui "passe" merveilleusement bien auprès des élèves, comme tout Molière, d'ailleurs, mais qui, avant d'être appris par coeur et joué, exigera d'être expliqué - une explication linéaire, cela va sans dire, qui enrichira au passage le vocabulaire des élèves.

Écrit par : Jean | 27 octobre 2007

Les oreilles de Guy Morel ont dû tinter quand Finkie lui a rendu hommage dvt la commission Pochard.

http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.
html#finkielkraut
pas besoin d'écouter l'heure et 14 minutes d'audition, c'est dit au bout des premières 90 secondes

Correctif : les oreilles de Guy Morel n'ont pas tinté, pour la raison qu'il n'a plus qu'une oreille qui fonctionne - la gauche bien sûr -, le tympan de l'autre ayant été endommagé par des plongées en eaux trop profondes.
Conseil : aller jusqu'au bout du document pour entendre et voir Finkie parler de Cécile Revéret, délicieuse gripienne que l'on a vue dans Grand corps malade et que l'on peut écouter ce matin-même, à l'lheure où je vous parle, sur France-Culture.

Écrit par : guy morel | 27 octobre 2007

Et encore, ce n'est rien à côté du message "musical".

Ecrit par : Christophe Sibille

Ben euh, c'est comme le roi qui est à poil : il faudrait peut-être qu'un jour un innocent s'exclame devant tout le monde que le rap n'est pas de la musique.

Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007
Je crois bien que le petit réac l'avait dit aussi...

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Magnifique diatribe !

On y reconnaît des accents qui auraient mérité d'être récités (slammés ?) par le grand Léo, s'il était encore de ce monde.

Bis !

Écrit par : yann | 27 octobre 2007

Cher Jean-Pierre,
1) votre description de la barbarie ambiante est admirable. J'ai le même diagnostic mais je suis à des annéees-lumière de savoir l'exprimer dans votre style flamboyant.
Dans un registre moins tragique, je tique encore quand on bâille ou tousse en public sans mettre la main devant la bouche ou qu'on sorte des toilettes sans se laver les mains (au pays de Pasteur). J'imagine que les maîtres et professeurs n'en parlent pas de peur d'avoir l'air plouc ou de faire la morale .
2) Pour ce qui concerne l'apprentissage des langues étrangères, vous avez mille fois raison: un préalable indispensable est la connaissance profonde de la grammaire de la sienne.
D'avoiri eu la chance d'apprendre à six ans la grammaire de ma langue maternelle et celle d'une langue étrangère m'a bien armé dans la guerre contre Babel.
Pardonnez-moi cette évocation personnelle: elle explique ma conviction que grammaire et enseignement précoce d'une autre langue ne sont nullement antinomiques.
Il est attristant, par exemple, de constater que des étudiants préparant l'agrégation dans une matière scientifique poussent les hauts cris à l'évocation bibliographique d'un livre en anglais.
Ce refus de l'anglais est d'autant plus sot que, comme vous l'expliquez justement, l'anglais scientifique (issu du normand) est pratiquement un dialecte du français...
Continuez le bon combat.
Amicalement, Attila

Écrit par : Attila Smith | 27 octobre 2007

Citer Rivarol, pour ensuite livrer une "analyse" disons -paranoiaque- d'une élève blanche forcée d'imiter le parler noir, vous ne manquez pas d'humour.

Le noir oblige le blanc à se plier à ses usages par la force, le blanc réplique en livrant son analyse dans un livre. Magnifique.

Heureusement qu'il ne s'agit que d'une "parenthèse" dans votre billet.

Écrit par : Mathieu | 27 octobre 2007

saperlotte une nouvelle note!

mais où sont donc passées mes lunettes...

Écrit par : saperlipopette | 27 octobre 2007

Pour Jeremy et tous ceux qui s'intéressent à l'enseignement des langues (entre autres choses).

Je viens de réaménager le Forum "Avenir de l'école", d'abord conçu dans le cadre du soutien à Laurent Lafforgue. Parmi les vieilles rubriques et les vieux messages, je n'ai laissé que ceux qui posaient des questions très générales (en particulier sur le supérieur). Mais je continuerai de faire le ménage. Et j'ai surtout introduit de nouvelles sections, dont une sur les disciplines scolaires. Je n'ai pas le temps en revanche de poster moi-même des messages.

De quoi s'agit-il? Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi les échanges sur ce sujet - ou qui les auraient oubliés.

Le but n'est certainement pas de faire concurrence au blog de JPB. Il est irremplaçable! Le problème est qu’il est très difficile sur un blog (surtout quand il est si animé) de poursuivre une discussion ciblée sur une question spécifique. La structure du Forum s’y prête beaucoup mieux. D’autant plus que j’éliminerai impitoyablement tout message hors-sujet. Pas de convivialité donc à attendre sur « Avenir de l’école ». Juste des analyses concrètes de la situation concrète et des propositions (qu’on espère rationnelles). A mourir d’ennui mais sans doute plus efficace pour ceux qui préfèrent, de temps en temps, la froideur de la réflexion pure à la chaleur des échanges personnels.

Pour y participer, il suffit de s’inscrire en allant sur :
http://avenirdelecole.aceboard.fr/

Écrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

Me sentant d'humeur primesautière ce matin, je m'en vais vous proposer quelques travaux pratiques.

Version écrite :

Yo man c d la bal le text d JPB j kif vegra tro d la boulet

Version orale (bien prononcer les accents, le son doit sortir du plus profond de la gorge) :

Yo, mân, c'est d'la bââlle le texte de JiPéBé, j'kiffe veugrâ, trôp d'lâ boulette !

Traduction :

Ah, mon cher ami, la prose de JPB est vraiment de tout premier ordre, je l'apprécie considérablement, elle ne cesse de m'emplir de ravissement !

C'était la version.

Maintenant, un défi sensationnel, le thème : traduire "La Cigale et la Fourmi" dans cet idiome, et tenter (je crains que ce soit en vain) de faire aussi bien que la version en argot bien connue.

Écrit par : Moot | 27 octobre 2007

Mon grand-père nous récitait la version argot du Corbeau et du Renard, mais celle de la Cigale et la Fourmi, je ne la connais pas.
Pourrait-on l'avoir en plus de celle en "chépakoidécité" ?

Écrit par : catmano | 27 octobre 2007

"Et encore, ce n'est rien à côté du message "musical".

Ecrit par : Christophe Sibille

Ben euh, c'est comme le roi qui est à poil : il faudrait peut-être qu'un jour un innocent s'exclame devant tout le monde que le rap n'est pas de la musique.

Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007
Je crois bien que le petit réac l'avait dit aussi..."

Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Ne mélangeons pas tout! Je parlais, en rebond du message de Dobolino, de la nullité musicale abyssale du rap français. Qui swingue de manière générale à peu près comme un paquet de biscottes périmé. Nuances! Ecoutez-donc des enregistrements de rap américain des années 70, (dont un des inspirateurs fut quand même James Brown, excusez du peu), et de ses M.C. A peu près la même différence qu'entre Sydney Bechet et Claude Luter, ou qu'entre Aretha Franklin et Nora Jones. Ou qu'entre Edith Piaf et Mireille Mathieu. Etc. La liste est longue!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Il faut arrêter de croire que les élèves de H4 se défendent si bien que ça ainsi que leurs petits camarades venant de lycées similaires...
Il n'y a pas que dans les lycées "de banlieue" qu'il y a des problèmes.

Écrit par : nath | 27 octobre 2007

"A peu près la même différence avec le rap français", évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Ce matin sur France-Culture :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/

Écrit par : Sylviane | 27 octobre 2007

Je parlais, en rebond du message de Dobolino, de la nullité musicale abyssale du rap français. Qui swingue de manière générale à peu près comme un paquet de biscottes périmé.

Ecrit par : Christophe Sibille

Heureusement que les p'tits gars du 9-3 (ils ne savent pas plus dire "quatre-vingt treize" que "Seine Saint-Denis") ne vous lisent pas, parce que j'imagine leur réponse : "Oh zyvâ, Sibille il est relou sa râce, il sait pas comment la zikmu ça déchire, on va l'foncedé avec les teupo de la téci, grâve trop relou, l'bouffon d'sa râce !".

Je me passe bien du rap, même si je vous trouve finalement assez sévère, certains groupes français un peu en marge ont des côtés sympathiques, ce sont ceux qui ne hurlent pas (qui plus est avec l'accent caractéristique) des appels à se "révolter". Comme le dit si bien Michéa (dans "L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes"), ceux-là ne sont pas des rebelles au système mais au contraire aspirent à consommer sans limites.
Mais je suis de ceux qui exigent un peu plus que des bruits rythmés pour parler de musique.

Écrit par : Moot | 27 octobre 2007

Qu'ils aient des côtés sympathiques, je vous le concède volontiers! Qu'ils swinguent, ou qu'ils "groovent", c'est une autre paire de manches!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Ne mélangeons pas tout! Je parlais, en rebond du message de Dobolino, de la nullité musicale abyssale du rap français. Qui swingue de manière générale à peu près comme un paquet de biscottes périmé.!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Je parlais bien du rap français de là maintenant tout de suite, Christophe, et le petit réac aussi! Sur son skyblog, je crois bien qu'il y aussi du rap américain des années 70.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Je me passe bien du rap, même si je vous trouve finalement assez sévère, certains groupes français un peu en marge ont des côtés sympathiques,
Ecrit par : Moot | 27 octobre 2007

Personne n'a dit que les textes étaient obligatoirement mauvais. Il y en a de bons: il m'arrive d'en écouter, par hasard, mais franchement le fond sonore est décourageant.
d'ailleurs le gamin ne disait pas que les messages portés par le rap étaient nuls mais que la plupart de ceux qui se régalaient de cette musique ne saisissaient pas obligatoirement ce message porté par le rap, même de qualité. est-ce vrai? J'ai, en moi-même, trouvé le jugement bien sévère de la part de ce gosse de treize ans, aussi sévère que celui de JPB, mais après tout il connait mieux que moi les auditeurs pusqu'il passe sa scolarité avec eux.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

"Ah oui, plus d'Aschieri, dehors Aschieri, y en a marre d'Aschieri. Dire que c'est lui qui représente les profs dans tous les reportages sur l'Education Nationale.
Mais on va en bouffer pendant encore combien de temps, du Aschieri ???
Je me fais assez peu d'espoir : le successeur choisi sera de la même farine...

Ecrit par : Jeremy | 26 octobre 2007 "

Quelle analyse!!!!

Écrit par : Hervé | 27 octobre 2007

"Ben euh, c'est comme le roi qui est à poil : il faudrait peut-être qu'un jour un innocent s'exclame devant tout le monde que le rap n'est pas de la musique.

Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007 "

On peut remplacer rap par "rock," ou "musique électrique" (authentique, je l'ai entendu de mes propres oreilles) ou "techno" ou "dance" (c'est de l'anglais pas une faute de frappe).
On peut dire de même pour la plus grande partie de la musique dite comtemporaine.

Cela dit le rap m'ennuie au delà d'un morceau.... mais c'est la différence entre "c'est pas bon "et "je n'aime pas".

Écrit par : Hervé | 27 octobre 2007

Hé ! bonjour, Monsieur Brighelli !
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !

Toutes mes félicitations pour vos ouvrages, votre blog et vos courageuses prises de position sur les médias.
Je ne suis ni enseignant (je vous prie de m'en excuser), ni de gauche, mais je suis heureux de constater en parcourant votre site depuis quelque mois que, bien qu'ayant l'impression de débarquer au milieu d'une réunion de famille (d'enseignants), il y a finalement un certain nombre de profs partageant votre analyse, et donc la mienne.

Je dirige une entreprise dans l'industrie, encadre et embauche régulièrement des étudiants de BTS, DUT ou d'Ecoles d'Ingénieur. Je suis stupéfait et même horrifié de constater la disparition des caractéristiques qui font un bon scientifique (et même, plus simplement, un citoyen éclairé) à savoir : la méthode, l'esprit analyse et la rigueur, les trois "mamelles" du Discernement : une qualité en voie de disparition.

Et je ne parle pas de l'incapacité à rédiger des rapports et encore moins de l'orthographe, même avec des bacs+5.

Vos interventions et celles de vos collègues me rassurent. Tout n'est peut être pas foutu ?
Peut être même faudrait il couper quelques têtes au Ministère et ses annexes (par exemple A–Chier et ses comparses Oh oui!) ......afin d'assainir le milieu.
Dommage que Claude Allègre ait fait preuve de si peu d'habileté dans sa chasse au Mammouth (à moins qu'il n'ait finalement eu aucune envie de réformer)

En tous cas, MERCI !

Écrit par : l'ignoble JF | 27 octobre 2007

Pas de convivialité donc à attendre sur « Avenir de l’école ». Juste des analyses concrètes de la situation concrète et des propositions (qu’on espère rationnelles). A mourir d’ennui mais sans doute plus efficace pour ceux qui préfèrent, de temps en temps, la froideur de la réflexion pure à la chaleur des échanges personnels.

Pour y participer, il suffit de s’inscrire en allant sur :
http://avenirdelecole.aceboard.fr/
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

Cher Pedro, tu aurais bien fait d'y interdire aussi l'usage des pseudos.
GM

Écrit par : guy morel | 27 octobre 2007

Jérémy, mon nom d'épouse est Charpentier et non Chartier et je n'ai rien à voir avec l'auteur de La Belle Dame sans mercy. Rien à voir non plus avec Marc- Antoine ou Gustave Charpentier, rien avoir enfin avec une Hélène Charpentier Maître de conférences , sauf erreur, à Pau. Mon mari , passionné de généalogie, descend d'une famille de meuniers reconvertis dans la culture de la vigne. Quant à la mienne , elle est issue de tisserands reconvertis eux aussi dans la culture de la vigne un peu avant la révolution.

A la foire aux livres d'Amnesty j'ai découvert :" Les carnets de l'élève Mimile" de Claude Capiaux. ( ouvrage édité à compte d'auteur en 1985, donc chez l'auteur à Auchel, 62260, mais aussi sur Priceminister. ) L'élève Mimile est né en 1919 et fréquente l'école communale où l'instituteur, Monsieur Martin remplit sa mission avec conviction, sérieux et dévouement et parfois quelques couacs. Les chapitres évoquant l'enseignement de la langue dans les années 30 sont particulièrement savoureux. Si ce n'est pas hors -sujet, j'en choisirai un extrait.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 27 octobre 2007

Hervé, tout ne se vaut pas! Je crois que c'est un des principaux messages laissé sur ce blog, toutes disciplines confondues. Et je le partage absolument. Il y a des perles, musicalement parlant évidemment, dans le rap américain des origines. Il y en a très peu dans le rap français. Et il y a d'ailleurs des choses intéressantes, voire des chef-d'oeuvres dans tous les styles de musique! Mais il y en a évidemment moins en musique techno qu'en jazz. De la même manière qu'Azouz Begag est un écrivain moins important que Guy de Maupassant, Yann Tiersen n'est pas un artiste au même titre que Miles Davis, ni que Jean-Sébastien Bach; (ce sont des exemples, évidemment).
Il y a les goûts d'un côté, et les réalités indiscutables de l'autre. Avec, au milieu, pas mal de mises en parallèle "négociables".

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

http://www.rap2k.com/media-2301-0.html
Beaucoup mieux, le rap américain! L'avantage majeur est que je n'y comprends rien donc les paroles bidons chargées de clichés faciles ne m'énervent pas. Parce qu'il faut quand même ne pas avoir peur de reconnaître que si quelques rares textes sont de bonne qualité, la majorité débitent des fadaises, toujours les mêmes, lassantes, entendues et réentendues dans tous les cafés des d'jeuns, sans recul, sans vrai niveau de réflexion, au ras des pâquerettes, à peu près aussi édifiantes que les discours des vieux du FN quand ils tombent sur "les arabes" ou "les noirs".
OPuf! Ça fait du bien.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

"Hervé, tout ne se vaut pas! Je crois que c'est un des principaux messages laissé sur ce blog, toutes disciplines confondues. Et je le partage absolument."

Moi aussi, mais je remarque que beaucoup ici, ailleurs ça ne m'étonne pas, confondent leur goût, le bon goût et le beau.

Que la majorité des "chanteurs" de rap soit très moyen tout à fait d'accord. mais on embellit le passé en oubliant que nous n'en avons gardé que quelques rares compositeurs (Bach est-il le seul à son époque?).
Pareil pour le jazz dont beaucoup est sans saveur.
Quant aux chanteurs des années soixantes je préfère n'en rien dire tant la plupart étaient médiocres.

Plus globalement, et c'est un jugement personnel, je trouve que trop d'intervenants ici manquent d'une réelle ouverture d'esprit. Et que certains sont très imbus d'eux même, de leur superbe culture, éducation, progéniture etc....

Écrit par : Hervé | 27 octobre 2007

Sûr que l'anglais à l'école c'est pas gagné, mais si en plus c'est fait vitvitemalmal c'est po lo peine...

Mieux vaut un peu BIEN FAIT que bcp mal fait.


ps;cibil critique de rap (en plus de critique de méthode de lecture) chuis mdr, bouffon !

Écrit par : toto | 27 octobre 2007

Plus globalement, et c'est un jugement personnel, je trouve que trop d'intervenants ici manquent d'une réelle ouverture d'esprit. Et que certains sont très imbus d'eux même, de leur superbe culture, éducation, progéniture etc....

Ecrit par : Hervé | 27 octobre 2007

Peut-être parce que vous lisez mal et en diagonale, avec un ou des a priori. Il y a plus de questionnements que d'affirmations pleines de certitude. Si vous donnez un lien vers un excellent texte ou moment musical de rap, les mêmes que vous accusez d'imbutitude ou d'imbuvabilité iront cliquer pour écouter sans a priori et avec curiosité.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Pour y participer, il suffit de s’inscrire en allant sur :
http://avenirdelecole.aceboard.fr/
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

Cher Pedro, tu aurais bien fait d'y interdire aussi l'usage des pseudos.
GM

____

Cher Guy,
Nous faisons partie, toi et moi, de ceux qui pensent que l'usage des pseudos ne se justifie que dans la clandestinité. Et quoi qu'on pense du sarkozisme, on n'en est certainement pas là... D'autres, dont la mémoire historique est plus courte, disent que cela fait partie de la "culture internet" (on est très généreux aujourd'hui lorsqu'il s'agit d'employer le mot "culture", il parait même qu'il existe une "culture rap"). Mais il faut aussi reconnaître que certains collègues pourraient avoir des ennuis s'ils donnaient leur vrai nom.

A propos du rap - qui suscite en ce moment un grand intérêt sur ce blog - je me dis qu'il existe un problème pour s'y exprimer dans une langue autre que l'anglais. Cette remarque vaut d'ailleurs aussi pour le rock. En effet l'anglais est une langue où le nombre de monosyllabes est considérable. Quand on passe à des langues comme le français ou l'espagnol, il existe donc une tendance spontanée à l'onomatopée. Je n'ose pas imaginer ce que donne le rap allemand.

Écrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

Je n'ose pas imaginer ce que donne le rap allemand.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

S'il est aussi puissant qu'un certain slow allemand, il vaut sûrement son pesant de cacahuètes :
"Nachts geh ich dahin, ich bin allein, und frag : Warum ?
Die Tage gehen mir nicht aus dem Sinn
Und ich frag mich : Warum ? "
Et la musique n'était pas triste non plus !

Écrit par : Un hussard | 27 octobre 2007

"Je n'ose pas imaginer ce que donne le rap allemand."

Voyez http://www.dailymotion.com/group/58755

Il est vrai que le rap tibétain est plus mélodieux.

Écrit par : dugong | 27 octobre 2007

"Sûr que l'anglais à l'école c'est pas gagné, mais si en plus c'est fait vitvitemalmal c'est po lo peine...

Mieux vaut un peu BIEN FAIT que bcp mal fait.


ps;cibil critique de rap (en plus de critique de méthode de lecture) chuis mdr, bouffon !"

Ecrit par : toto | 27 octobre 2007

Mon pauvre toto... Vous enfoncez à chaque message votre record, à chaque fois plus digne de figurer dans le "guinness" du néant de l'argumentation.
Hervé, nous attendrons donc avec intérêt que se déterminent les Jean-Sébastien Bach, Antonio Vivaldi, Henri Purcell, Georg Friedrich Haendel, Miles Davis, Charlie Parker, Flavio Boltro, Stefano di Battista, James Brown, Serge Gainsbourgh, Jacques Higelin, Georges Brassens, Charles Trenet, etc, etc, du rap français et de la musique techno...

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Serge Gainsbourgh ? Beaucoup de gens ne peuvent pas l'encadrer !

Écrit par : dugong | 27 octobre 2007

On remarque l'absence béante de Mozart ainsi que de Captain Beefheart dans la liste de Christophe Sibille.

Le parti pris est donc clair ...

Écrit par : dugong | 27 octobre 2007

D'après mon fils, du bon rap français d'aujourd'hui: Oxmo Puccino, mêlé à du jazz...
Effectivement ça ne m'a pas l'air mal.
http://www.mcm.net/musique/player/28262/

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Cher Guy,
Nous faisons partie, toi et moi, de ceux qui pensent que l'usage des pseudos ne se justifie que dans la clandestinité.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

Je vais mettre un terme aux accusations sur mon pseudo. Dobolino, c'est le nom du chat de ma fille. Je tiens à ce pseudo emprunté à une bestiole éminemment sympathique bien que très CPNT mais je vous donne le numéro de tatouage du chat en question: FBH310! Avec un peu d'habileté, vous obtiendrez même mon numéro de téléphone qui est en liste rouge...

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

"Cher Guy,
Nous faisons partie, toi et moi, de ceux qui pensent que l'usage des pseudos ne se justifie que dans la clandestinité."

La nostalgie, camarades ?

Écrit par : dugong | 27 octobre 2007

S'il est aussi puissant qu'un certain slow allemand, il vaut sûrement son pesant de cacahuètes :
"Nachts geh ich dahin, ich bin allein, und frag : Warum ?
Die Tage gehen mir nicht aus dem Sinn
Und ich frag mich : Warum ? "
Et la musique n'était pas triste non plus !

Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007

Comme vousêtes dure avec nos voisins. Tenez, je vous offre un lot de consolation.



http://fr.youtube.com/watch?v=0ry9NjJJDoU

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Oui, dugong, et aussi Brahms, Chopin, Schumann, Quincy Jones, Eric Dolphy, Ravel, Debussy, Messiaen, Led Zeppelin, Les Beatles, Pink Floyd, et bien d'autres encore... On pourrait en remplir le blog! J'avais d'ailleurs mis: "etc" à la fin de la liste que j'ai proposée! Mais vous pouvez encore rajouter quelques autres noms, à votre guise, je vous dirai ce que j'en pense...:-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Je vais mettre un terme aux accusations sur mon pseudo. Dobolino, c'est le nom du chat de ma fille. Je tiens à ce pseudo emprunté à une bestiole éminemment sympathique bien que très CPNT mais je vous donne le numéro de tatouage du chat en question: FBH310! Avec un peu d'habileté, vous obtiendrez même mon numéro de téléphone qui est en liste rouge...

Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Ce que vous êtes susceptible ! Je parlais en général et ne vous accuse de rien. De mon point de vue, le fait que vous défendiez les chasseurs vous range même dans le bon camp. Car la chasse et la corrida sont les derniers liens qui unissent encore l’homme d’aujourd’hui aux origines les plus lointaines de la culture (avant le néolithique). Le jour où l’une et l’autre auront été interdites, tous les ponts avec le passé auront été coupés et l’homme sera définitivement « moderne », c’est-à-dire seul. Je n’ai aucune animosité à votre égard (la réciproque ne semble pas être vraie), je n’ai jamais essayé de vous identifier et je n’ai pas la moindre intention de le faire alors que ce serait en effet si facile avec tout ce que vous avez dit de votre père. Car si je trouve un peu absurde l’usage des pseudos sur Internet, je reconnais que c’est une pratique courante – et c’est aussi cela que je disais à Guy Morel. Il faudrait en revanche avoir une mentalité de flic pour vouloir percer l’identité de quelqu’un qui ne souhaite pas la donner. Et, croyez-moi, je préfère encore un pédago à un flic.

Écrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

"Cher Guy,
Nous faisons partie, toi et moi, de ceux qui pensent que l'usage des pseudos ne se justifie que dans la clandestinité."

La nostalgie, camarades ?

Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007

Non. La mémoire. Car il convient d'avoir la mémoire des choses qu'on n'a pas soi-même vécues mais qui sont là, dans le passé familial. Cela s'appelle aussi la fidélité. "Tout homme actif et pessimiste est ou deviendra fasciste sauf s'il a une fidélité derrière lui" (Malraux, L'espoir)

Écrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

Pour C. Sibille :

Quand je disais , "le parti pris est donc clair", je plaisantais (comme trop souvent).

En revanche, accoler Mozart et Captain Beefheart n'est pas une plaisanterie.

Écrit par : dugong | 27 octobre 2007

Si c'est une question de mémoire et de fidélité alors ça force le respect...

Écrit par : dugong | 27 octobre 2007

Là, Pedro, vous me semblez exagérer un peu! La corrida, avant d'être un lien avec le passé, est surtout une justification de la barbarie! J'y croirai quand le taureau aura réellement sa chance, qu'il aura choisi lui même la voie du combat, qu'il n'y aura plus "d'afeitado" pour limiter les risques qu'encourt le toréador. La corrida sera un vrai spectacle quand le taureau viendra saluer à côté du toréador à la fermeture du rideau. Et, pour moi, jusqu'à preuve du contraire, l'alibi de "la culture" et de "la noblesse du combat" sont tout simplement la justification d'instincts un peu sordides et morbides, de goût du sang, et, tout simplement, de la sauvagerie à l'état brut!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Comme vous êtes dure avec nos voisins. Tenez, je vous offre un lot de consolation.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007Dobolino, c'est

C'est gentil à vous mais, quitte à aller dans les archives, je préfère ceci !

http://fr.youtube.com/watch?v=3U-ibd-_9JI

Écrit par : Un hussard | 27 octobre 2007

Il faudrait en revanche avoir une mentalité de flic pour vouloir percer l’identité de quelqu’un qui ne souhaite pas la donner. Et, croyez-moi, je préfère encore un pédago à un flic.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
De toute façon, ici, tous ceux, muets aussi bien que "bavards" comme JPB, savent parfaitement m'identifier et connaissent ce qu'ils pensent connaître de mon CV et de mes états d'âme, nombreux et variés!

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Comme vous êtes dure avec nos voisins. Tenez, je vous offre un lot de consolation.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007Dobolino, c'est

C'est gentil à vous mais, quitte à aller dans les archives, je préfère ceci !

http://fr.youtube.com/watch?v=3U-ibd-_9JI

Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007

Mon lien n'était là que pour vous montrer que n'importe quelle musique peut être exploitée à la manière qu'on veut. Si le Rap est l'emblème blême des gosses des banlieues, on peut l'utiliser à l'escient qu'on veut.
D'ailleurs, qui a composé la musique de l'hymne du troisième Reich qui fut aussi, si je ne perds pas la mémoire, celui de l'Austro-Hongrie? Je peux me tromper, soyez cléments... Après, tu colles les paroles que tu veux, du genre "Deutschland über alles!" ou le clip vidéo qui te botte. Les deux si besoin et tous les braves gens n'y voient que du feu.
Tout le monde peut dire "le rap est la musique des anti-citoyens" alors que c'est une très estimable performance d'exprimer en français convenable la souffrance de gars et de filles qu'on n'a pas jugés, dès l'âge deux ans et pour la vie, aptes à apprendre la langue de Molière. C'est dégueulasse d'instrumentaliser ainsi la grammaire française! Pour paraphraser...

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

En revanche, accoler Mozart et Captain Beefheart n'est pas une plaisanterie.

Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007

Oui! dirait mon fils. Mon grand frère (un vieux!) m'a dit que Captain Beefheart était infect et avait licencié des légions de musiciens qu'il jugeait non conformes. Pour être infect à ce point et passer à la postérité, fallait qu'il soit bon, non?

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Et, pour moi, jusqu'à preuve du contraire, l'alibi de "la culture" et de "la noblesse du combat" sont tout simplement la justification d'instincts un peu sordides et morbides, de goût du sang, et, tout simplement, de la sauvagerie à l'état brut!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Comme toutes ces répugnantes et ignobles civilisations primitives avec leurs rites initiatiques parfois mortels pour les jeunes ados. Mettons tout ça au pas!
Je ne suis guère une adepte de la corrida pour ma satisfaction personnelle, mon objectif étant de donner des soins à la gent animale et non de les occire, mais allez donc faire un tour du côté des abattoirs. Régulièrement, je soigne des agneaux nouveaux-nés pour que vous puissiez les manger en toute sécurité et traçabilité quand ils auront trois ou quatre mois. Alors, la corrida, quel serpent de mer régulièrement brandi!
Et, dans la foulée, réécoutez Les Belles Etrangères de Ferrat.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

C'est gentil à vous mais, quitte à aller dans les archives, je préfère ceci !

http://fr.youtube.com/watch?v=3U-ibd-_9JI

Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007

Oui! Mais dans ma version, au milieu, il y a un gentil petit blondinet qui "rit au Wasserfall blond"! Alors quand même, Rimbaud...

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

On peut faire dire ce qu'on veut à qui on veut, en matière de musique:

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1777.html
Lili Marleen ou Lili Marlène (au choix de vos fantasmes) se met à toutes les sauces, le rap aussi d'ailleurs.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Sibille écrit:"J'y croirai quand le taureau aura réellement sa chance, qu'il aura choisi lui même la voie du combat, qu'il n'y aura plus "d'afeitado" pour limiter les risques qu'encourt le toréador. La corrida sera un vrai spectacle quand le taureau viendra saluer à côté du toréador à la fermeture du rideau.

Autonomie pour les taureaux, égalité entre taureaux et toréadors! Fabriquer des boeufs à l'école ne leur suffit plus, ils veulent maintenant humaniser les taureaux!

Écrit par : Philippe | 27 octobre 2007

C'est gentil à vous mais, quitte à aller dans les archives, je préfère ceci !

http://fr.youtube.com/watch?v=3U-ibd-_9JI

Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007

Ceci dit, on a tous regardé aussi et pris part. "Grenade, Grenade, ma Grenade" . J'ai appris ce poème en russe, il y a très longtemps...

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Christophe Sibille écrit à propos de la corrida :
"Là, Pedro, vous me semblez exagérer un peu! La corrida, avant d'être un lien avec le passé, est surtout une justification de la barbarie! etc."
Ce qui serait exagérer beaucoup c'est de transformer le blog de JPB en forum pro-et anticorrida. Je ne faisais aucun plaidoyer en faveur de la corrida, je me contentais de dire une vérité incontestable et qui ne saurait donc être exagérée. Les premières divinités dont on ait la trace sont le couple Déesse-Mère et Dieu-Taureau. Il n'y a absolument rien avant. La corrida moderne est une invention des Lumières (elle apparaît à la fin du XVIIIe) mais plonge ses racines au plus lointain des cultures humaines.

Je ne connais pas un seul aficionado qui ait le goût du sang. C'est ce que pensent les anti mais ils se trompent. Pas plus qu'un chasseur n'a le goût du sang, des instincts barbares et tout le tralala. Je ne suis pas moi-même adepte de la chasse (pour paraphraser Dobolino) mais il ne me viendrait pas à l'esprit de vouloir la supprimer. Je n'aime pas le rugby, le foot ni aucun sport, mais il ne me viendrait pas à l'esprit de vouloir les interdire. Même le rap, la techno et toutes ces musiques que je ne comprends pas et qui ne m'intéressent pas, je ne souhaite pas leur disparition. Il y en a un peu marre de tous ces gens qui, au nom de leurs valeurs, veulent interdire aux autres de vivre leurs passions. Nous vivons à l'heure du prohibitionisme démocratique. C'est effrayant.

Écrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

Faut qu'on se recentre, les gars!


http://bmarcore.club.fr/mil/CD-EPM-HF-015-12.mp3

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Faut qu'on se recentre, les gars!

Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Etions-nous si décentrés que cela, pour un thème intitulé "Babel" ?!!!

Écrit par : Un hussard | 27 octobre 2007

Je ne suis pas moi-même adepte de la chasse (pour paraphraser Dobolino) mais il ne me viendrait pas à l'esprit de vouloir la supprimer. Je n'aime pas le rugby, le foot ni aucun sport, mais il ne me viendrait pas à l'esprit de vouloir les interdire. Même le rap, la techno et toutes ces musiques que je ne comprends pas et qui ne m'intéressent pas, je ne souhaite pas leur disparition. Il y en a un peu marre de tous ces gens qui, au nom de leurs valeurs, veulent interdire aux autres de vivre leurs passions.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007

D'autant plus que si on interdit ça ou ça, on verra les sangliers brouter nos oreillers, on offrira la Camargue aux touristes à 100% et on subventionnera les manades à 200%, sinonelles crèvent et plus de touristes. Si nous devons nous transformer en Parcs Naturels Régionaux seulement et uniquement pour vos plaisirschampêtres épisodiques, va falloir abouler du flouze et pas trois mauvais sous deux jours par an! Alignez, on avisera après...

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Etions-nous si décentrés que cela, pour un thème intitulé "Babel" ?!!!

Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007

J'offrais juste un babel bien de d'cheu nous.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Pedro, franchement, vous exagérez! Un peu d'humanité(s), que diable! "Prohibitionnisme" prend deux "n"! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Pedro, franchement, vous exagérez! Un peu d'humanité(s), que diable! "Prohibitionnisme" prend deux "n"! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille |


Sibille: definitely neuneu

Écrit par : LOki | 27 octobre 2007

Blague à part, Pedro, qui suis-je pour demander la suppression de la corrida? Je disais tout simplement toute l'horreur qu'elle m'inspire. Et mettre rugby et corrida dos à dos me paraît être un jeu intellectuel légèrement abusif... Mais cela n'engage que moi!
Je serai à Paris toute la semaine qui vient. Je vous "re"laisse mon mail, au cas où vous seriez disponible pour discuter quelques minutes devant un verre.
ch.sibille@wanadoo.fr
Bonnes vacances à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Tiens, kikilolo, le retour!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

Comme vous avez tous l'air bouchés à l'émeri, comme disait ma vieille instit' de CP ( c'était en 1965 et elle était hors d'âge, genre troisième République et on n'avait pas intérêt à être dyslexique), je me répète pour recentrer le débat sur une Babel française bien de chez nous:

Ça fait d'excellents français
Jean Boyer - Georges van Parys-1939
.


En pleine Drôle de Guerre, cette chanson était le morceau de bravoure de Maurice Chevalier pendant ses tournées dans le cadre du théâtre aux armées. Dans la salle, c'était du délire. Chanson à la gloire du soldat français héritier des héros de la grande guerre, les paroles ont des échos de pacifisme: on sent que les français réunis dans l'armée malgré eux, se seraient bien passés d'une nouvelle aventure militaire, quelle qu'en soit la raison profonde...

Le Colonel était dans la finance
Le Commandant était dans l'industrie
Le Capitaine était dans l'assurance
Et le Lieut'nant était dans l'épicerie
Le juteux était huissier d'la Banque de France
Le Sergent était boulanger pâtissier
Le Caporal était dans l'ignorance
Et l'deuxième classe était rentier !

Et tout ça fait
D'excellents français
D'excellents soldats
Qui marchent au pas
Ils n'en avaient plus l'habitude
Mais, tout comm' la bicyclette
Ça n's'oublie pas !
Et tout ces gaillards
Qui pour la plupart
Ont des goss's qui ont leur certificat d'études
Oui tous ces brav's gens
Sont partis chicment
Pour faire tout comme jadis
C'que leurs pèr's ont fait pour leurs fils

Le Colonel avait de l'albumine
Le Commandant souffrait du gros colon
La Capitaine avait mauvaise mine
Et le Lieut'nant avait des ganglions
Le juteux souffrait de coliqu's néphrétiques
Le Sergent avait le polype atrophié
La Caporal un coryza chronique
Et l'deuxième classe des cors aux pieds.

Et tout ça fait
D'excellents français
D'excellents soldats
Qui marchent au pas
Oubliant dans cette aventure
Qu'ils étaient douillets, fragil's et délicats
Et tout ces gaillards
Qui pour la plupart
Prenaient des cachets, des goutt's et des mixtures
Les v'là bien portants
Tout comme à vingt ans
D'où vient ce miracle là ?
Mais du pinard et du tabac !

Le Colonel était d'l'Action Française
Le Commandant était un modéré
Le Capitaine était pour les diocèses
Et le lieutenant boulottait du curé
Le juteux était un fervent extrémiste
Le Sergent un socialiste convaincu
Le Caporal inscrit sur toute les listes
Et l'deuxième classe au PMU !

Et tout ça fait
D'excellents français
D'excellents soldats
Qui marchent au pas
En pensant que la République
C'est encore le meilleur régime ici-bas.
Et tout ces gaillards
Qui pour la plupart
N'étaient pas tous du même avis politique
Les v'là tous d'accord
Quelque soit leur sort
Ils désirent désormais
Qu'on leur fiche une bonne fois la Paix !

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Je serai à Paris toute la semaine qui vient. Je vous "re"laisse mon mail, au cas où vous seriez disponible pour discuter quelques minutes devant un verre.
ch.sibille@wanadoo.fr
Bonnes vacances à tous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Catmano aussi, d'après ce que j'en sais! Mais bon, ce n'est pas mes oignons. Je suis très crade, pour le coup...

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

http://www.dailymotion.com/video/xgqre_didier-benureau-chanson-pour-morale_fun

Et celle-là!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

J'ai posté un autre lien, avec une chanson qui vaut son pesant de cacahuètes, Dobolino... A venir. Avec le code "illisible" à taper!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007

lТолько для вас Доболино:

http://www.chambre-claire.com/PAROLES/varsovienne-en-russe.htm

Ecrit par : buntovchik | 27 octobre 2007


Merci! Ceci en échange:http://www.chambre-claire.com/PAROLES/plaine.htm
et ceci

http://www.chambre-claire.com/PAROLES/Girofl%E9e-Girofla.htm
Babel.. JPB? Allons, qu'avez-vous donné à vos infernaux bloggeurs???

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

http://www.dailymotion.com/video/xgqre_didier-benureau-chanson-pour-morale_fun

Et celle-là!


Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Trop bien! Je suis en bas débit, donc, ce fut long, mais bon en fin de compte! Ceci dut sans vouloir vexer Cadichon... qui va encore partir en en live sur l'Indochine.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2007

Merci à vous, Jean-Paul Brighelli, d'oser dire ce que nous avons tous observé dans nos classes, en ZEP comme, désormais, dans les campagnes.
Mais faites attention à Alain Rey ! Il va vous assassiner.
Avez-vous lu la “postface” (située page XXIV !) du Petit Robert 2007 ? Alain Rey y défend la langue d'aujourd'hui contre ceux (nous, vous) qui voudraient revenir à "l'élitisme" du bon usage... Il y aurait une note complète à consacrer à cette postface.
Depuis des décennies, nous, professeurs de français et de littérature, sommes trahis par les linguistes et par les lexicographes.

Écrit par : NoctéMédia | 27 octobre 2007

Depuis des décennies, nous, professeurs de français et de littérature, sommes trahis par les linguistes et par les lexicographes.......
Ecrit par : NoctéMédia | 27 octobre 2007

....et autres experts en sciences sociales et cognitives, qui se sont mêlés d'expliquer à votre place comment on doit enseigner le français et la littérature, et grâce auquels nos enfants ont désappris l'un et l'autre et nos petit-enfants ne les apprendront jamais.

Mais il faut donner les noms de ceux qui ont milité ( pusqu'il s'agit d'une idéologie propagée par une secte) pour la narratologie, le schéma actanciel et toute la litanie de la textique.

Aujourd'hui ils sont toujours au premier rang d'orchestre et à l'avant-scène de la réflexion sur l'école avec le culot des collabos qui tournent casaque avec le vent.
Qu'attendent-donc les acteurs de l'école, les enseignants, les parents, pour balancer les oeufs pourris et les tomates que méritent tous ces faux-culs pontifiants, ces pompiers-pyromanes, comme Bentolila , ou
Todorov qui ne manque pas de Chutspa quand il vient chialer sur "La littérature en péril ( SIC!) alorsqu'avec ses comparses, ils la font crever depuis trente ans pour mieux la disséquer.

Dans cette association de malfaiteurs il y a aussi
Genette, Gremas ou Chomski, celui qui est allé jusqu'à " prendre un faussaire (Faurisson) et ...le repeindre aux couleurs de la vérité" (Vidal-Naquet).

Aucun d'eux n'est venu défendre la détournement de leurs travaux par les cuistres, trop contents d'être devenus des icônes...

Or, cest la responsabilité première des intellectuels, disait Aron, que de dire la vérité et de mettre à jour les mensonges,
Dans cette clique, on trouve aussi pêle-mêle les psychologues, les sociologues, les orthophonistes et toute la Nomenklatura de l'EN. Ça en fait du monde

L'enseignement du français, mais aussi des maths et de tout le reste, c'est comme le poisson, ça pourrit par la tête, celle des "experts" qui pondent les programes et celle des "savants" qui les ont inspirés.
On comprend mieux l'ampleur de la catastrophe quand on sait que parmi ceux-ci , il y a des figures qui font autorité comme ce grand ponte, qui a dirigé pendant 40 ans le Bureau International de l'Education à Genève, et qui a pondu ce morceau d'anthologie du constructivisme. Il y vante " les méthodes actives faisant une part essentielle à la spontanéité de l'enfant ou de l'adolescent et exigeant que toute vérité à acquérir soit réinventée par l'élève ou tout au moins reconstruite, et non pas simplement transmise....Les méthodes d'avenir devront faire une part de plus en plus grande à l'activité (Note: c'est une obsession et après on se demande pourquoi les gamins ne tiennent pas en place (:>] ) et aux tâtonnements des élèves ainsi qu'à la spontanéité... Comprendre, c'est inventer ou reconstruire par réinvention, et il faudra bien se plier à de telles nécessités si l'on veut dans l'avenir, façonner des individus capables de production et de création et non pas seulement de répétition. "

Jean Piaget, "Où va l'éducation", rapport de l'UNESCO [1971],
cité notamment par Louis Lafforgue dans cet ouvrage connu sur ce blog, "La débâcle de l'école " (pages 180-181) mais avant lui par O. Rey, Une folle solitude, le fantasme de l'homme auto-construit", ( Seuil, 2006)

Écrit par : Cadichon | 28 octobre 2007

"Deux heures, chaque jour, de vocabulaire et de syntaxe, de règles sues par cœur, d’exercices répétés — une langue normée, un apprentissage normatif, et non cette Observation Réfléchie de la Langue..."

JP Brighelli

"C'est là, à mon sens la condition principale pour redonner à l'école sa fonction de justice.
Il reste à savoir si le ministre de l'EN lui même en est convaincu (je pense que oui) et surtout s'il trouvera les soutiens nécessaires pour l'imposer à la corporation."

Eh bien, sans être tout à fait devin, écoutez donc ce que Darcos aura à dire, ce soir (18h), au Grand Jury de RTL…
Bon dimanche à toutes et à tous…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 octobre 2007

"Je ne connais pas un seul aficionado qui ait le goût du sang. C'est ce que pensent les anti mais ils se trompent. Pas plus qu'un chasseur n'a le goût du sang, des instincts barbares et tout le tralala."

Allons allons c'est de la dénégation. C'est comme si je disais que les amateurs de boxes (dont je fais parfois partie) étaient tous des esthètes amateurs de belles techniques pugilistiques.

Écrit par : Hervé | 28 octobre 2007

" Peut-être parce que vous lisez mal et en diagonale, avec un ou des a priori. Il y a plus de questionnements que d'affirmations pleines de certitude. Si vous donnez un lien vers un excellent texte ou moment musical de rap, les mêmes que vous accusez d'imbutitude ou d'imbuvabilité iront cliquer pour écouter sans a priori et avec curiosité.

Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007 "

Je ferais juste remarquer que je n'ai nommé personne, mais que certains se sentent visés.

Écrit par : Hervé | 28 octobre 2007

Bon j'arrête, je me trouve un peu donneur de leçons.

Écrit par : Hervé | 28 octobre 2007

Cadichon, il semble que vous vous emmêliez un tantinet les pinceaux! Et je puis vous affirmer qu'en musique, les méthodes actives, (Orff, Kodaly, Martenot, Willems) ont impliqué la création (dans l'enseignement spécialisé) de classes d'éveil, qui permettent, dans le meilleur des cas, aux enfants de "vivre" un minimum la musique en apprenant à faire autre chose que la lire avant de la jouer, (deux ans, voire trois ans de solfège avant de pratiquer un instrument, c'est légèrement mortifère). Il ne s'agit pas de laisser tout découvrir à l'enfant, mais de lui apprendre avec des moyens qui lui permettent de vivre un peu la musique dès les débuts de son apprentissage autrement qu'en étant vissé sur un siège pendant deux heures. Alors peut-être ne parliez-vous pas de ces méthodes actives-là, peut-être ne sont-elles pas toujours bien "mises en oeuvre", mais elles ont impliqué des progrès indiscutables concernant le fait de "donner le goût", indispensable en préalable à tout apprentissage un peu sérieux, et qui impliquera ensuite, et personne ne vous contredira là-dessus, un certain nombre de contraintes.
Par contre, pour que ces effets se fassent vraiment sentir au niveau de l'éveil artistique des enfants par les instits, une formation un peu plus conséquente de ces derniers ne serait pas du luxe, (une vingtaine d'heures pour les professeurs d'école stagiaires, cela paraît très en dessous de la portion congrue.)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Qu'attendent-donc les acteurs de l'école, les enseignants, les parents, pour balancer les oeufs pourris et les tomates que méritent tous ces faux-culs pontifiants, ces pompiers-pyromanes

Ecrit par : Cadichon

Ben alors, qu'est-ce à dire ? On me pique mes idées ? Ou bien on est désormais convaincu qu'il faut les mettre en pratique ? Y a-t-il des volontaires ici ?

P.S. (sans arrière-pensée politique) : le Lafforgue que vous évoquez se prénomme Laurent.

Écrit par : Moot | 28 octobre 2007

Moot, il me semble que Cadichon prononce ces paroles depuis déjà un certain temps!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Devant l'absence de réaction à un envoi précédent, j'en remets une couche :

Il semble qu'il y ait de plus en plus de physiciens sur ce blog. Est ce la manifestation naissante d'une pédagorésistance géante ?
En tout cas, il y a du boulot à faire : en attendant l'arrivée hypothétique de cohortes d'élèves sleccisés au primaire (dans 10 ans ??), comment peut-on refonder les programmes de collège et de lycée en sciences physiques ?
Chiche ?

Je suis au vert pendant toutes les vacances. Sans internet et sans bonnet malgré le froid. Montage de tableau électrique et tronçonnage de rigueur.
A leur façon, les dugongs aussi cherchent à prendre de l'altitude mais sans chercher à remonter connement le courant comme de vulgaires salmonidés.

Écrit par : dugong | 28 octobre 2007

"Nous sommes trahis par les linguistes et les lexicographes", écrit NoctéMédia.
Pouquoi "trahis"? Avions-nous vraiment besoin d'eux pour transmettre aux élèves notre patrimoine littéraire?
J'ai passé l'agrégation de Lettres classiques sans avoir lu une ligne de Greimas ou de Todorov. Leur sophistique ne m'attirait pas, tout simplement.
Et le schéma actanciel et autres foutaises, ne suffit-il pas de ne pas en parler aux élèves?

A ce propos, je suppose que je ne suis pas le seul professeur de français (qui reste) à expliquer en collège des Fables de La Fontaine, Le Médecin malgré lui, le Malade imaginaire, Les Femmes savantes et le Cid in extenso.(?)

Écrit par : Jean | 28 octobre 2007

Balancer des tomates avancées et de oeufs d'un âge certain, Cadichon, sur la Nomenklatura pédago qui a colonisé ( mité) le Ministère de l'Education nationale?

Pourquoi pas? Mais il faut se déplacer à Paris, trimballer des cageots, attendre le passage de ces braves gens, et surtout viser juste. Bien compliqué! Et onéreux!

Il y a peut-être une action plus efficace pour délivrer le système éducatif de ces parasites pontifiants, c'est que nous soyons de plus en plus nombreux à faire dès maintenant, sur le terrain, à l'école aussi bien qu' au collège et au lycée, exactement ce que notre conscience nous dicte. En gros, à faire le contraire, sur tous les points, des instructions officielles - quand elle sont mauvaises.
Qu'ils en soient réduits à prêcher dans le désert, en quelque sorte. Le terrain, c'est nous qui l'occupons. L'enseignement, c'est nous qui le dispensons, pas eux. Et le vent - cela devrait se confirmer sur RTL ce soir - semble porteur.

Écrit par : Jean | 28 octobre 2007

Sibille : "donner le goût, indispensable en préalable à tout apprentissage un peu sérieux."

"Contrarier le goût, d'abord et longtemps", disait aussi Alain. Un enfant sportif, apprenez-lui la musique; matheux, qu'il se forme à l'histoire et à la littérature. Après, longtemps après, on verra bien quel est son goût. De toute façon il sera musicien, matheux, littéraire ou sportif, car c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Pas en faisant DE LA forge, n'est-ce pas M. Sibille... Deux heures de grammaire chaque jour, que cela plaise ou non, et cela ne plaît guère. Peu importe, cela plaira plus tard. En revanche, l'ORL ne déplaît guère aux collégiens, et la Main à la pâte aux primaires, et les activités à tous. On mesure aujourd'hui le désastre auquel a conduit cette confiance bien naïve en la spontanéité du goût, et aussi cette surestimation de l'importance du goût dans l'apprentissage.
Dites, vous imaginez si l'on demandait aux taureaux d'avoir le goût de la corrida !

Écrit par : Philippe | 28 octobre 2007

à Jean : le structuralisme n'y est pour rien. Il faut simplement préserver l'école des excitations de chercheurs qui, non seulement, ont trouvé quelque chose mais trouvent inconcevable de ne pas en faire profiter tout le monde.

Le pire serait qu'à l'instar des sciences, la linguistique soit dotée d'un Nobel. Là, cher(e) camarades de lettres, vous iriez pleurer vos mères ! Heureusement Charpack n'a pas encore d'idée lumineuse sur l'apprentissage de la lecture ; il serait capable de péconiser de la globale avec des notices de détecteurs de métaux.

Écrit par : dugong | 28 octobre 2007

"Balancer des tomates avancées…"
suggèrent divers intervenants…
Pour détendre l'atmosphère, lourde de corridas (Pedro, tu es un ami, mais ça me révulse — j'en ai vu deux ou trois qui étaient des boucheries — et par parenthèse des preuves avancées de trouillardise humaine), je vous suggère d'aller lire ce que Pérec écrivit jadis sur le sujet, et qui est devenu incontournable pour tout lanceur amateur de tomates :
http://sili.cium.free.fr/perec_vf.htm
JPB

Écrit par : brighelli | 28 octobre 2007

chèr(e)s camarades...

Écrit par : dugong | 28 octobre 2007

B-A, ba et apprentissage de la langue :
« Parce que c’est ainsi que la langue et l’esprit se structurent, et les neuro-sciences ‘aujourd’hui confirment les intuitions des linguistes d’hier : la b-a-ba seul abolit Babel, parce que savoir sa langue, c’est, potentiellement en connaître tant d’autres ! » JPB

Le premier reproche que l’on adresse aux méthodes de ce type, c’est justement de ne proposer aux élèves de CP un vocabulaire indigent dans des phrases stupides.
Il est vrai que « un rat a vu un chat : il file » (Borel Maisonny page 41) n’est pas un monument de la littérature classique, ni même contemporaine, et qu’on peut se demander quel intérêt cela peut avoir pour un enfant de six ans de quelque milieu qu’il soit.
Et pourtant, je fais lire cette phrase chaque année, depuis treize ans maintenant, et l’exploitation littéraire que nous en faisons met en place tout un cheminement qui sera exploité toute l’année et même l’année suivante. Je suppose que ma collègue puis les professeurs de collège et de lycée continueront dans le même sens.
Lorsque l’élève finit de déchiffrer les quatre lignes du manuel, je demande, l’air étonné : « Ah bon, et pourquoi fait-il ça ? ». Les bonnes années, tous les doigts se lèvent et je dois, une fois de plus, combattre les cris d’oisillons de ceux qui ont de la peine à retenir leur réponse.
Les mauvaises années, lorsque j’accueille les petits « déjà démolis », « bébés lunes » et autres « poupouce-canapé », je suis obligée de reformuler : « Le rat, pourquoi file-t-il ? » en insistant même parfois sur un enfant à qui je dois faire relire la phrase et expliquer qui est ce « il » qui file. Et là, son regard s’éveille, il sourit largement (en CP, on rigole beaucoup, contrairement à ce que croient les esprits chagrins) : « Ah oui, il a peur que le chat le mange alors il se sauve. » Parfois j’ai droit à « il se tire » ou « il se casse », on apprend à parler par imprégnation, n’est-ce pas ? Alors j’en remets un petite couche : « Oui, il file, il se sauve, il fuit, il s’enfuit. »
Et nous continuons la lecture, « Il a ramassé la vis. », et pourquoi donc ? Il l’avait fait tomber, il l’a trouvée sur la route, il l’a trouvé par terre dans le couloir, il en avait besoin, elle aurait pu faire crever une voiture, un vélo, une moto, un camion, un car, se planter dans une chaussure, un pied, la patte du chien, du chat (« Au secours, arrêtez-les ! », pense la maîtresse qui voit les aiguilles tourner et se rappelle que l’année prochaine, elle devra les laisser parler encore un peu moins si elle veut arriver à boucler sa semaine avec deux heures de moins). « Marie a lâché sa rame. », et alors ? Elle ne peut plus ramer, elle sera obligée d’appeler du secours ou de rentrer à la nage, sa barque va dériver...
Petit à petit, les petites phrases stupides du manuel de lecture apprennent à l’enfant à comprendre ce qu’il lit, à poser des questions sur le sens d’un mot. Le manuel a ainsi apporté pendant les deux mois qui viennent de s’écouler les mots « jars », « navire », « mule », « lilas », « tapote », « ôte », « roc », « cor », « cosse », « tarde » qu’aucun de mes huit élèves de CP ne connaissait.
Lorsque nous arrivons au début du troisième trimestre, nous abandonnons ce premier tome et les élèves accèdent alors à la lecture que nos instituteurs appelaient courante.
Les contes et les récits se succèdent au rythme d’un conte entier, ou d’un épisode sur deux ou trois, par jour. Et les élèves apprennent à approfondir leur lecture, à se remémorer les épisodes précédents, à formuler des hypothèses pour la suite, à découvrir les types de personnages et leurs caractéristiques ; bien sûr ça reste succinct, une fois sortis du renard, du tigre ou du chacal rusés, du lion et de l’aigle forts et généreux, du loup ou du chameau stupides ou du chien servile, il n’y aura pas grand-chose. Mais on aura quand même déjà découvert le Roman de Renart, les Contes des Mille et Une Nuits, les Fables de La Fontaine – si vous en connaissez d’autres que Le Corbeau et le Renard, La Cigale et la Fourmi, La Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf, exploitables en CP- CE1, faites-moi signe, je sèche un peu.
Au CE1, cette année, je continue le même type de travail. J’ai abandonné les cinq œuvres de la littérature de jeunesse exploitées chacune d’entre elles pendant une période de l’année scolaire sur toutes les coutures.
Finies les pages du manuel aux exercices tirés par les cheveux pour se trouver reliés au thème du moment, les transformations de phrases selon un modèle pris dans le texte, sous prétexte d’ORL, auxquelles personne, même les meilleurs élèves, ne comprenait rien, l’écriture de BD, d’affiches, de recettes, d’épisodes du conte truffés de fautes d’orthographe, parce que ce n’est pas en un quelques mois de lecture que l’on peut acquérir l’orthographe du français, même si la maîtresse travaille assidûment la grammaire, la conjugaison et l’écriture des mots courants.
A la place de tout cela, un texte d’une page et demie à deux pages, écrit petit en plus, en lecture à haute voix (on dit « lecture oralisée », sur mon forum d’instits), sans préparation préalable, contrairement à ce qui est proposé par les instructions officielles pour les élèves jusqu’au CM2, afin que tous les petits « faibles » lecteurs puissent dire le texte qu’ils ne savent pas déchiffrer, et le même travail d’explication, de compréhension après chaque paragraphe., tous les jours. Depuis le début de l’année, ils ont déjà lu treize contes complets et presque autant de pages de littérature que ce qu’ont lu leurs camarades de l’an dernier en une année scolaire (cinq chapitres de deux pages de cinq romans pour enfants).
Les textes sont indifféremment au présent ou au passé. Ils lisent maintenant sans difficulté des verbes au passé simple qui posent encore des problèmes à leurs camarades de CE2 ou de CM1 pour lesquels je n’avais pas encore « viré ma cuti » et qui n’avaient accès à ce temps que par les lectures magistrales - on dit « lecture offerte », sur mon forum d’instits, je me suis fait drôlement secouer lorsque j’ai parlé de lecture « magistrale » !
Je continue bien sûr quand même ces lectures magistrales, le soir, avant la sortie. Le temps scolaire doit rester utile et comme, de toute façon, après cinq heures trente de classe menée tambour battant, les pouces des plus jeunes retrouvent leur route vers la bouche et que même les plus âgés commencent à ne plus savoir ce que nous avons fait dans la journée, il serait complètement improductif d’essayer de mener un quelconque exercice de soutien, même avec les meilleurs.
Pour l’instant, les livres sont simples et le Père Castor me rend bien des services : les petites GS n’ont eu accès en maternelle qu’aux cinq albums surexploités, jusqu’à écoeurement, par l’une des deux collègues et aux lectures on ne peut plus cursives de l’autre qui faisait défiler page après page, pendant un quart d’heure, sans explications ni commentaires, l’album entier qui ne ressortirait plus jamais de la bibliothèque (pour T. Venot : cette collègue était à cette fameuse animation et a au moins entendu cela : « Lorsqu’on lit un album à des petits, on ne change pas de page tant que tout le vocabulaire n’a pas été compris et réemployé par tous les élèves de la classe. »).
Plus tard dans l’année scolaire, je leur lirai des Contes de Perrault ou des frères Grimm, Pinocchio ou les Contes du Chat Perché ou toute autre œuvre qui me reviendra en mémoire (vous pouvez m’aider, si vous voulez) et j’estime que j’aurai joué mon rôle de transmetteur.
Pour les langues étrangères, j’ai opté pour l’imagier. Pour l’instant, ils apprennent des noms, comme lorsqu’ils étaient tout petits et qu’ils ont commencé à parler le français. Je laisse la suite du programme à ma collègue de cycle 3 qui aimerait bien bénéficier de quelques heures de plus pour caser tout le français, toutes les mathématiques, toute l’histoire, toute la géographie, toutes les sciences, tout le sport, toute la musique, tous les arts visuels et tout l’anglais qu’ils ont le désir de savoir et l’énergie pour le faire.

Écrit par : catmano | 28 octobre 2007

À Cadichon, qui écrit : "Dans cette association de malfaiteurs il y a aussi Genette"...
Je ne suis pas d'accord ! Gérard Genette a sans doute eu tort de se taire, mais il ne faut pas confondre son oeuvre, où les exposés sont clairs et où les termes techniques sont sagement limités à l'essentiel (cf. Nouveau discours du récit), avec celle de ses suiveurs Molinié ou Adam. Ces derniers nous ont fait beaucoup de tort, c'est certain, mais Genette est un intellectuel du niveau d'un Umberto Eco. Ses essais, dans lesquels se fait jour à chaque page l'amour des récits et la passion pour les écrivains, aident véritablement à mieux lire et nous apportent un véritable enseignement. Rien à voir avec le flou volontaire d'un Barthes, par exemple, dont on ne retient que des gadgets, telle cette tarte à la crème d'"effet de réel"...

Écrit par : NoctéMédia | 28 octobre 2007

Un débat sur la corrida elle-même n'a pas de place ici. J'en discuterai avec Christophe autour d'un verre (de manzanilla, bien sûr). Mais le message de Dobolino sur l'avenir de la Camargue ne me semble pas déplacé. Car BABEL, ce n'est pas seulement la destruction de la langue, c'est aussi la confusion des discours.

Le phénomène contribue largement à la désorientation générale qui caractérise le monde actuel. La chose est évidente pour l'école : des gens qui croyaient être à gauche ont fait le lit des réformes néo-libérales. Mais c'est aussi le cas pour l'écologie et pour la politique en général. Des soi-disant écologistes - qui ne connaissent strictement rien à la nature ni à la vie des animaux - veulent légiférer contre ceux qui, héritiers de pratiques millénaires, ne veulent pas rompre le lien entre l'homme et la nature. Les vrais chasseurs sont mille fois plus écologistes que les Verts. Il en va de même des aficionados. Car la corrida ne se limite pas à un spectacle qu'on peut trouver cruel (il suffit alors de ne pas y aller). Elle implique en amont tout un rapport avec les bêtes et tout un écosystème qui disparaîtrait inéluctablement si la corrida était interdite.

Même les réserves envisagées par Dobolino ne résoudraient rien. Outre qu'elles coûteraient des fortunes qu'aucun Etat ne voudrait assumer, elles ne pourraient concerner que les taureaux camarguais au sens strict. L'élevage des taureaux de combat s'inscrit, lui, dans une pratique dont il est très peu d'exemples, celle de la semi-domestication des animaux. L'intervention humaine a pour but de préserver la sauvagerie naturelle du Bos taurus ibericus. Elle implique donc une sélection. Et comme on ne peut évidemment pas " tester " les taureaux de corrida (personne ne pourrait s'affronter à eux dans l'arène), cette sélection porte sur les mères. Ce sont les vachettes que l'on teste dans les " tientas ". Sans cette sélection qui s'opère depuis des siècles, il n'y aurait pas aujourd'hui de taureaux de corridas. Les réserves naturelles ne peuvent pas se substituer à cette intervention humaine. En outre, la " cruauté ", la " souffrance " et la " mort " ne seraient pas éliminées mais multipliées : seule l'intervention humaine empêche au moment du rut les mâles de se battre entre eux dans des duels dont la " sauvagerie " excède de très loin tout ce qu'on peut voir dans l'arène. Seuls ceux qui ne connaissent rien à la vie réelle des animaux peuvent avoir une vision aussi " idyllique " de la nature. En fait leur indignation concerne beaucoup moins la " cruauté " du spectacle que le fait qu'il s'agisse d'un spectacle. Et comme ils projettent leurs propres fantasmes sur les aficionados, ils en font des pervers sadiques à qui il faut enlever l'occasion de manifester leurs tendances. Or la seule chose qui intéresse un aficionado, c'est le combat entre l'homme et l'animal, la façon dont le torero s'y prend pour imposer sa volonté à la bête (ce qui suppose que le spectateur est capable d'apprécier les qualités et les défauts du taureau aussi bien que le torero lui-même) et la façon dont cette domination de l'homme sur l'animal s'accompagne (ou pas) d'un " plus-de-jouir " (Lacan) d'ordre esthétique. Sans doute y aurait-il place pour une psychanalyse de l'inconscient tauromachique. On pourrait dire que la corrida offre une sorte de sublimation directe des pulsions (sans passer par le fantasme). Mais la sublimation des pulsions n'a rien à voir avec le sadisme tel qu'on l'entend d'ordinaire : le sadique est un pervers (au sens freudien), conscient de ses actes et éprouvant effectivement une jouissance dans le spectacle de la souffrance. Il ne veut pas renoncer à cette jouissance et c'est pourquoi les pervers sont " incurables ". L'aficionado est sans doute, lui aussi, " incurable ". Mais ce n'est pas un pervers.

Parler d'écologie ou de sadisme à propos de la corrida relève donc de la confusion des discours. Cela ne vaudrait sans doute pas la peine d'évoquer ici cet exemple si le cas était isolé. Mais c'est l'ensemble de la vie sociale qui est aujourd'hui victime de la confusion des discours, d'un Babel généralisé propre à la mondialisation de la bêtise. Or les animaux ne sont pas bêtes. Seul l'homme - et en particulier l'homme contemporain - est capable de cette bêtise dont Nietzsche avait prévu l'invasion en la qualifiant (mais la métaphore n'est pas valable) de " bêtise… au front de taureau ".

PS qui n'a rien à voir. Jean-Paul Brighelli m'avait signalé il y a quelque temps que mes messages étaient émaillés de signes cabalistiques. Or tout s'affiche normalement sur mon propre écran. D'autres que lui ont-ils le même problème de visualisation ?

Écrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2007

Pedro Cordoba, je partage depuis longtemps votre opinion sur la corrida. Pour une fois qu'une tradition (assez inoffensive, qui plus est) du "monde d'hier" est restée vivante, n'est pas passée à l'état de simple vestige pour musée, les hommes auraient tort d'obtenir son éradication ! Les mêmes qui exigent l'interdiction de la corrida se plaignent du bétonnage de nos paysages et de l'artificialité complète de nos conditions de vie... Le marmouset que je suis perçoit là une contradiction.
Je vais conserver précieusement l'apologie ci-dessus pour la faire connaître à mes contradicteurs sur ce chapitre, qui sont, hélas, nombreux...

Écrit par : NoctéMédia | 28 octobre 2007

Le post de Catmano a une grande valeur pédagogique. Pas seulement dans le cadre de sa classe. Mais pour tous les sourds qui refusent de comprendre qu'on peut "travailler le sens" avec des méthodes alphabétiques. Est-ce que vous m'autorisez à la reprendre pour la Lettre d'Information de Reconstruire l'Ecole? Il suffirait de retouches minimes pour supprimer le côté "réponse dans un blog". Je peux m'en occuper et vous soumettre le résultat (j'ai votre adresse électronique si vous n'en avez pas changé récemment). Autre chose : est-ce que vous seriez partante pour prendre un verre à Paris avec Christophe Sibille et moi-même? Cela fait longtemps que j'ai envie de vous connaître.

Écrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2007

A Pedro Cordoba. Vous pouvez bien entendu reprendre ce texte et y apporter les modifications que vous jugerez bonnes.
Mon mail n'a que très peu changé, il suffit de remplacer wanadoo par orange.
Dobolino a un peu exagéré, je serai au fin fond de la banlieue nord. Joignez-moi par mail avant demain matin, je vous donnerai néanmoins le numéro de téléphone où Christophe Sibille ou vous pourrez me joindre lorsque j'aurai retrouvé les "joies" de la ville lumière.

Écrit par : catmano | 28 octobre 2007

"On mesure aujourd'hui le désastre auquel a conduit cette confiance bien naïve en la spontanéité du goût, et aussi cette surestimation de l'importance du goût dans l'apprentissage.
Dites, vous imaginez si l'on demandait aux taureaux d'avoir le goût de la corrida !"

Ecrit par : Philippe | 28 octobre 2007

Philippe, sauf votre respect, vous lisez mal, raisonnez avec les pieds, ou me faites un procès d'intention. Au choix. Ou les trois à la fois. Au choix. Je n'ai aucune "confiance bien naïve en la spontanéité du goût", comme vous dites. J'ai parlé de moyens pour réussir, au départ, à donner le goût des différentes disciplines aux enfants, (en me centrant sur la musique, car c'est le domaine que je connais le moins mal). Ce qui n'a pas grand chose à voir. Et je confirme donc, si besoin était, n'avoir aucun moyen, en l'état actuel de la corrida, pour en donner le goût au taureau.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Un débat sur la corrida elle-même n'a pas de place ici.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2007

Pourtant ce débat sur la corrida, amorcé ici par P Cordoba de façon magistrale et convaincante nous instruirait sans doute un peu plus sur le travail pédagogique, qui d'une certaine manière vise aussi la domestication du petit homme, le sacrifice et la symbolisation en lui de ses élans meurtriers.
Ne vivons-nous pas à un stade de la civilisation très curieux où le fait d'apprendre qu'une mère ait pu congeler ou étouffer ses enfants à peine nés suscite moins le sentiment d'horreur et moins d'articles dans les journaux que de voir un chasseur brandir un lièvre en guise de trophée, ou un torero exécuter sa véronique!
Je n'ai pas compétence d'anthropologue pour approfondir cette question, mais quelque chose me dit que notre civilisation en refoulant cette question de la mise en scène du meurtre pour ne pas l'accomplir crée les conditions de sa banalisation sous des formes qu'on ne parvient pas même à reconnaître. Ainsi par exemple le suicide chez les jeunes. Question tenue pratiquement tabou, hors du cercle restreint de quelques spécialistes.

Écrit par : marigot | 28 octobre 2007

La corrida comme catharsis? Je suis plus que sceptique. Je reste persuadé qu'on ne peut pas être totalement prémuni contre la barbarie vis-à-vis d'autres êtres humains si on accepte facilement que les animaux soient maltraités. Même si l'extrême droite récupère parfois à son compte la cause animale.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Les nazis ne proposaient pas l'introduction de la corrida en Allemagne, ni même dans les camps de la mort, et pourtant ...

J'ai d'ailleurs l'impression qu'ils avaient plus de sentiments pour certains animaux que pour certains humains !

Écrit par : iPidiblue | 28 octobre 2007

Excellente cette analyse de JPB !
Michèle, professeur d'anglais.

Écrit par : Michèle | 28 octobre 2007

Dobolino a un peu exagéré, je serai au fin fond de la banlieue nord. Joignez-moi par mail avant demain matin, je vous donnerai néanmoins le numéro de téléphone où Christophe Sibille ou vous pourrez me joindre lorsque j'aurai retrouvé les "joies" de la ville lumière.

Ecrit par : catmano | 28 octobre 2007

A 1/2 heure de la gare du Nord si les cheminots ne sont pas en grève...
Quelle chance vous avez tous de pouvoir aller boire un pot dans un Café parisien, ambiance à nulle autre pareille. Profitez à fond, ça me fera plaisir et rêve. Joie, oui! Sans guillemets. C'est une honte de cracher dans la soupe.

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2007

Je n'ai guère le cerveau à réfléchir plus avant mais je fais remarquer qu'à une époque où personne ne chialait sur les taureaux de corrida, pas grand monde non plus ne se faisait dévorer par des chiens tarés ou, plutôt, à maîtres tarés!
Si je suis véto au fin fond d'une campagne perdue, avec des revenus qui brident mon désir de ploger dans Paris, ma ville, c'est aussi parce que je ne peux supporter ces dénaturés qui prennent l'animal comme objet de transfert ou je ne sais quoi. Si on me donne à choisir, je préfère être taureau de corrida ou chien de Grande Vénerie que klebs à bobo ou gosse de ZEP livré aux pédagogos.

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2007

http://fr.youtube.com/watch?v=w1RwibJHe-c

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2007

"Si je suis véto au fin fond d'une campagne perdue, avec des revenus qui brident mon désir de plonger dans Paris, ma ville, c'est aussi parce que je ne peux supporter ces dénaturés qui prennent l'animal comme objet de transfert ou je ne sais quoi. Si on me donne à choisir, je préfère être taureau de corrida ou chien de Grande Vénerie que klebs à bobo ou gosse de ZEP livré aux pédagogos."

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2007

Personnellement, tout en étant parisien (jusqu'à l'âge de trente ans), je ne retournerai(s) y habiter pour rien au monde... Ceci-dit, je suis content de ne pas avoir à choisir entre chien de maître taré, (les chiens de vénerie font aussi, pour moi, partie de cette catégorie) et taureau de corrida...

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Vous me permettrez Christophe de faire des gradations de sensibilité et d'intelligence entre les espèces animales, une souris de laboratoire ce n'est pas un chimpanzé et si les scientifiques ne versent pas de larmes en sacrifiant une souris blanche par contre la plupart répugnent à utiliser des chimpanzés ou d'autres singes supérieurs ("apes" en anglais contre "monkeys") donc proches des hommes pour faire une expérience.

Je crois qu'il faut raison garder et ne pas confondre l'engraissage des oies et des canards avec la maltraitance aux animaux de compagnie.
J'ai appris en regardant sur Arte vers 20h une émission culinaire avec l'allemande Sarah Wiener que l'engraissement des animaux de ferme était interdit en Allemagne et qualifié de "cruel", je crois cela très excessif.

Écrit par : iPidiblue regarde Arte | 28 octobre 2007

ipidiblue, je ne confonds pas, et il y a effectivement une gradation! Tout est affaire de nuances, et je ne place d'ailleurs personnellement pas "chasse" et "corrida" sur le même plan.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Pourquoi pas? Mais il faut se déplacer à Paris, trimballer des cageots, attendre le passage de ces braves gens, et surtout viser juste. Bien compliqué! Et onéreux!

Ecrit par : Jean

Compliqué ? Seriez-vous déficient psycho-moteur pour ne pas atteindre la cible au moins une fois ? Onéreux ? Il suffit de faire les poubelles après le marché, ou de demander gentiment aux marchands de légumes avant qu'ils mettent leur rebut dans lesdites poubelles.

Attendre leur passage ? Allons, il leur arrive de s'arrêter. Cherchez les dates et lieux de leurs prestations publiques et profitez de l'occasion. Ça peut même se calculer : arriver avec ses munitions (de préférence en groupe, mais ne pas se faire remarquer), attendre le moment tant attendu des questions, poser la sienne (éviter d'être le premier, la question doit être bien oiseuse, si possible, embarrassante), et une fois la réponse obtenue, tir nourri de récompenses.

Et dire qu'à l'armée, je n'ai appris que l'ordre serré et jamais touché un FAMAS, cré bonsouère, j'ai raté ma vocation !

Écrit par : Moot | 28 octobre 2007

J'ai appris en regardant sur Arte vers 20h une émission culinaire avec l'allemande Sarah Wiener que l'engraissement des animaux de ferme était interdit en Allemagne et qualifié de "cruel", je crois cela très excessif.

Ecrit par : iPidiblue regarde Arte | 28 octobre 2007

Ce qui fait le bonheur d'une de nos cousines, qui vend sur le marché de Wissembourg, ville frontalière avec l'Allemagne, au Nord de l'Alsace, la presque totalité de sa production de foie gras aux allemands trop amis des bêtes pour le produire mais pas assez ascètes pour s'en passer...

Écrit par : Maminou | 28 octobre 2007

Merci JPB, à double titre:
J'ai enfin compris pourquoi la cantatrice était chauve...
et j'ai immédiatement fait profiter de cette épiphanie une amie qui est Inspecteur de la musique (principal ou général je ne sais pas comment s'appellent ceux qui ont le bâton de maréchal). pour une fois que c'est moi qui lui apprends quelque chose dans son domaine!!
ce qui me ramène @ Christophe

Vous conviendrez qu'en musique pas plus qu'ailleurs on ne peut prétendre sans être un cuistre affirmer qu'""à partir de la somme des ignorances on obtient un savoir collectif:"" ou qu'enseigner la musique "c'est décontextualiser les évaluations certificatives à références critériées en les plaçant dans un référentiel distancié que l'on doit recontextualiser"
Or, c'est ce que servait en 1994, au CNR de Strasbourg un scientiste de l'éducation venu endoctiner dans le constructivisme , et aux frais du minsitère de la culture, les futurs professeurs de musique réunis en session préparatoire au CA ( certifcat d'aptitude aux fonction de professeur de conservatoire qui, nous dit Pierre Farago, "est l'équivalent à peu de chses près de l'agrégation.")

Il ajoute que depuis les choses ont empiré. J'espère que vous allez lire, si ce n'est pas encore fait , au moins le dernier chapitre ( L'enseignement de la musique mis à mal) de cet ouvrage collectif qui n'est pas, lui, une somme des ignorances mais bien celle de savoirs admirablement mis au service de la vérité.

Laurent Lafforgue me pardonnera de l'avoir appelé Louis, alors que je consacre une bonne dizaine de pages à son parcours. Je le suis depuis sa sortie aussi digne que fracassante du HCE
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À Cadichon, qui écrit : "Dans cette association de malfaiteurs il y a aussi Genette"...
Je ne suis pas d'accord ! Gérard Genette a sans doute eu tort de se taire,


Mais je ne dis rien d'autre, cher NM : Les gens que j'ai cités (à part Bentolila ) et même ce salopard de Chomski, ont produit une oeuvre dont il serait stupide de nier les mérites, mais ils ont laissé faire, et EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE.

Ils auraient pu, comme d'autres, comme Barthes ou Foucault, par exemple, même si ce fut bien tardif pour ce dernier, protester haut et fort contre les conneries (pas de mot plus approprié) qu'on a dites, et écrites et faites, en leur nom...

C'est un crime de se taire, et il n'y en pas de pire que celui que l'on commet contre des enfants.

Écrit par : Cadichon | 28 octobre 2007

j'aurais encore une fois dû me relire avant de cliquer sur envoyer...
affirmer est bien entendu de trop!

Aux fonctionS, chOOOses...
pas les yeux en face des trous ou encore sous le coup du fou-rire à lecture de Perec. Il ne faut surtout pas louper la bibliographie....

Écrit par : Cadichon | 28 octobre 2007

Cadichon, je suis d'accord avec vous en ce cas.
Mais j'ai du mal à imaginer Barthes en train de protester contre les délires terminologiques et conceptuels de ses sectateurs les plus fidèles... S'il l'a fait, ces protestations ont dû rester confinées dans l'enceinte du Collège de France. Barthes a donné tellement d'armes aux Charmeux et Meirieu dans les livres ou les articles qu'il a publiés de son vivant, qu'une rétractation orale tardive (éventuellement connue de certains depuis la publication des cours du Collège de France) ne pouvait suffire à limiter les dégâts. Je suis bien placé pour le savoir : lorsque j'étais en khâgne, j'ai lu tous les livres de Barthes disponibles... Vous voyez ce qui m'en reste.

Écrit par : NoctéMédia | 28 octobre 2007

Cadichon, ni Kodaly, ni Martenot, ni Orff, (hélas pour eux) ne peuvent plus hurler contre les excès d'un certain type de discours, excès qui les aurait vraisemblablement agacés! Monobstant, le niveau technique moyen des prix de conservatoire est sans commune mesure avec ce qu'il était il y a une quarantaine d'années!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

"ce salopard de Chomski" (Cadichon)

ChomskY, Cadichon, toujours ces lapsi! révélateurs! Vous êtes vraiment ce que votre maître v. Hayek appelle "a second hand dealer of ideas".

Écrit par : wolfgang | 28 octobre 2007

À propos de Kodaly: certaine méthode, un cahier rouge sang avec un liseré beige, remue soudain de lointains souvenirs. Était-ce pour le piano ou plus tard à la chorale de Duruy.
Dans tous les cas, il fallait savoir lire ses notes, et comment!

Aujourd'hui, je ne suis plus branchée que sur les caudalies.
Alors, à ce verre que nous lèverons peut-être un jour ...

Écrit par : Cadichon | 28 octobre 2007

Le pluriel de "lapsus" est... "lapsus" (quatrième déclinaison latine). Ne confondez pas ce mot avec "un scénario", "des scénarii" ; ni avec "une radio", "des radis"...

Écrit par : Amadeus, Amadei | 28 octobre 2007

"ce salopard de Chomski" (Cadichon)
ChomskY, Cadichon, toujours ces lapsi! révélateurs! Vous êtes vraiment ce que votre maître v. Hayek appelle "a second hand dealer of ideas".
Ecrit par : wolfgang | 28 octobre 2007

hi ! 2U2
Diptères sauvez vos miches, Wolfgang est revenu, avec toujours cet art du nitpicking, chasseur "invertébré" de poux dans la tonsure ou simple Pingelichkeit atavique.

Avec ou sans upsilon, puisqu'il faut toujours aussi mettre les points sur les i, Chomsky reste un salopard de faurissonnien et un phraseux intellectuellement malhonnête.

Et cela vous va bien de citer Hayek: Feriez mieux de le lire.

No further comment.

Écrit par : Cadichon | 28 octobre 2007

Je crois avoir vu passer un Guy Morel faisant la promo du Répliques (de Finkielkraut) de ce samedi 27/10.
Du coup, on peut aller voir ceci:
http://ednat.canalblog.com/archives/2007/10/28/index.html

Avec une question annexe, d'après le commentaire dudit Guy: Finkielkraut a-t-il invité Cécile Revéret pour sa beauté ou pour son intelligence?

Les deux mon général? Hum... Lequel implique l'autre?

Écrit par : sejan | 28 octobre 2007

Cela dit, il est plutôt bien, ce billet Brighellien du 26/10. Je note ce qui me semble être une diminution du nombre des coquilles, traduisant je pense chez le rédacteur un effort de relecture et induisant, avec un ton polémique bien structuré se défendant de trop de facilité, une amélioration chez le lecteur, fût-il non inféodé, du plaisir de lecture.
En progrès. Poursuivre.

Écrit par : sejan | 28 octobre 2007

Anglais en primaire !

Anglais depuis 1994 cher à Bayrou... A -t-on eu depuis une évaluation nationale sur l'acquis possible

Pour ma part . ressenti sur le terrain. Moultes réunions dites "d'harmonisation CM2- 6ème"

Conclusion personnelle : Cela est pipo ! De l'avis des enseignants d'anglais du collège.Et on prend 2 heures par semaine... Sur quoi...Le français bien sûr !

Cette année, reprise en CP après 15 ans de bons et loyaux services en CM (du moins je l'espère) .Question à la réunion des parents d'élèves : "Ferez-vous de l'anglais ?" Non madame et d'expliquer ma position personnelle !

Je préfère de loin introduire le jeu d'échec, lui ai je répondu.

Écrit par : Patrickinstit | 28 octobre 2007

Pour Amadeus, amadei, que je ne range pas (puisque je réponds à lui seul, qui il n'a visiblement jamais lu la version originale) , dans le sac de tous ceux qui me resservent ma création d'un jour, parfaitement volontaire, cette fois-là, sauf pour les bouchés à l'emeri, qui n'est pas le pluriel de emerus. Dieu sait que j'en fais assez par ailleurs (voir plus haut) pour qu'on me permette de revendiquer la parternité de mon lapsi à moi. Alors, des guillemets, SVP.
Comme j'en ai mis à "invertébré" qui n'est pas de moi, c'est bien évident, et tout aussi volontaire donc pas un lapsus,pl. lapsus. Le terrorisme intellectuel c'est bien ça: un procès d'intention pour décrédibiliser l'Autre. Aucune dénégation ne peut vaincre la malveillance et, bien entendu, le bénéfice du doute est interdit de séjour, sinon ledit procès n'aurait plus lieu.

Écrit par : Cadichon | 28 octobre 2007

excès qui les aurait
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

:ange:
lol
pomalo !

Écrit par : toto | 28 octobre 2007

"est-ce que vous seriez partante pour prendre un verre à Paris avec Christophe Sibille et moi-même?"

Je vous ferais remarquer que jusqu'ici il n'a rien dit sur le post de Cat, trop occupé qu'il est ...
Si il cautionne je serais mort de rire .
:ange:

Écrit par : toto | 28 octobre 2007

Tiens, mon bon toto! Vous émergez enfin de votre apéritif prolongé du dimanche? Je vois en tous cas que "léo et léa" vous fait faire des progrès en fançais! Enfin, au bout de deux ans! Moi qui commençais à me dire: "toto faisant de la publicité pour une méthode de lecture, quel concept publicitaire original! Ca a à peu près le même sens qu'Emile Louis ouvrant un refuge pour femmes battues, ou Yann Tiersen dirigeant une école de musique".
Merci pour avoir relevé ma faute (impardonnable) d'accord! Je mettrais, personnellement, "ECA". Continuez, vous méritez réellement d'être encouragé!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Et toujours pas de commentaire sur le post de Cat.

:ange:

je te mets NA, ducono !

:ange:

Écrit par : toto | 28 octobre 2007

Mais quand même, ne brûlez pas les étapes! Ne me dites quand même pas que vous avez lu ce long post de Catmano en entier, et que vous l'avez, de plus, compris... Là, on frise la science-fiction! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Et toujours pas de commentaire sur le post de Cat.

:ange:

je te mets NA, ducono !

:ange:

Écrit par : toto | 28 octobre 2007

Oh, toto, votre empressement à connaître mon avis est extrêmement valorisant! Mais ne vous inquiétez donc pas! Nous avons déjà pas mal échangé avec Catmano, (mails, courrier). J'ai (évidemment) une immense estime pour sa manière de travailler, (je l'ai d'ailleurs dit plusieurs fois ici également), et j'ai la faiblesse de croire, (à ses propres dires), qu'elle est loin de mépriser la mienne. On a beaucoup parlé. Même de vous, une fois, figurez-vous. Rapidement, je dois dire... Mais, chut! Motus... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Les "rikishi" (lutteurs de sumo) sont de véritables athlètes. Et qui plus est, assurent une fonction sociale et culturelle inimaginable en occident.

Écrit par : marigot | 28 octobre 2007

"Dieu sait que j'en fais assez par ailleurs (voir plus haut) pour qu'on me permette de revendiquer la parternité de mon lapsi à moi. Alors, des guillemets, SVP.


Ecrit par : Cadichon | 28 octobre 2007

C'est à cause du "parternité" de Cadichon que vous parlez des sumotori, marigot? Tant il est vrai que celui qui finit "par terre" a bel et bien perdu la partie!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Darcos au Grand Jury RTL: beaucoup de bla bla bla...et beaucoup de politique politicienne! (où est-il allé chercher que tous les profs font 2 heures sup et gagnent ainsi 600 euros de plus par mois?)

Écrit par : marigot | 28 octobre 2007

Je crois plutôt que Marigot est en train d'écouter "Le grand jury" sur RTL, avec un ministre ravi d'avoir inventer une nouvelle formule, qu'il s'est plu à répéter à l'envie : l'Education nationale est un sumo, elle doit devenir un athlète !

Écrit par : Un hussard | 28 octobre 2007

Oups : "inventÉ".

Bon, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Xavier Aschieri a interprété avec aisance la chansonnette de la FSU : s'il y a tant d'illettrés, c'est pour des raisons sociologiques. Et pour régler le problème, il faut "travailler autrement". Les enseignants du SNUIPP vont le couvrir de bisous !

Écrit par : Un hussard | 28 octobre 2007

Tu sais, Toto, je préfère nettement la façon qu'a Christophe Sibille de ne pas parler de mes posts à celle de certains autres qui en parleraient trop et de façon trop réductrice.
Moi, la fiche cartonnée 21x29,7 avec compétences, objectifs et critères d'évaluation, ça n'a jamais été mon truc.

Écrit par : catmano | 28 octobre 2007

Un petit article qui va vous plaire...
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2242/articles/a357579-.html
bonne lecture!

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2007

Tu sais, Toto, je préfère nettement la façon qu'a Christophe Sibille de ne pas parler de mes posts à celle de certains autres qui en parleraient trop et de façon trop réductrice.


Ecrit par : catmano | 28 octobre 2007

Qoui ça veut dire? Je n'ai pas compris: je suis un peu bouchée à l'emerus, ce soir.

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2007

Et un autre
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2242/articles/a357580-ubu_prof_danglais.html
petit entrefilet qui m'est incompréhensible: en effet, ma mère, Fontenaysienne, a échoué à l'oral de l'agreg d'anglais en... 1952 du fait de son épouvantable accent à l'oral en anglais. Pour le français, la linguistique et tout l'art de la dissert ou de l'explication de textes, on pouvait faire confiance à la candidate qui avait été largement admissible, au point que le président du Jury l'a vivement incitée à présenter l'agreg de Lettres que, d'après lui, elle obtiendrait les doigts dans le nez.

J'ai toujours entendu dire dans mon entourage d'universitaires que la qualité de l'expression orale en anglais était la pierre angulaire de cette agrégation et que nul ne pouvait la décrocher si son accent et son élocution étaient de médiocre qualité quelque soit l'étendue de ses autres savoirs. Mon père continuait à le dire à l'époque où il aurait volontiers trucidé la malheureuse candidate et la chargeait de tous les défauts de la terre.

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2007

Quoi ça veut dire? Je n'ai pas compris: je suis un peu bouchée à l'emerus, ce soir.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2007

C'est parce que tu n'as pas lu la dernière phrase. Je n'ai jamais fait une fiche de prep', moi et, comme disait notre grand-mère, je m'en tamponne le coquillard avec une patte d'anguille des PE à fifiches.

Écrit par : catmano | 28 octobre 2007

Je vous ferais remarquer que jusqu'ici il n'a rien dit sur le post de Cat, trop occupé qu'il est ...
Si il cautionne je serais mort de rire .

Ecrit par : toto | 28 octobre 2007

Concordance des temps, Toto,ce n'est pas dans Léo et Léa mais ça s'enseigne aussi!
Si il cautionne (présent indicatif), je serai (futur indicatif)
ou
Si il cautionnait (imparfait indicatif), je serais (présent conditionnel)
Vilaine faute...

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2007

Je n'ai jamais fait une fiche de prep', moi et, comme disait notre grand-mère, je m'en tamponne le coquillard avec une patte d'anguille des PE à fifiches.

Ecrit par : catmano | 28 octobre 2007

Puisqu'on en est aux aveux, j'ai fait des fiches de prep les 2 premières années, puis je n'en ai plus fait non plus...

"Autant de travail et de telle qualité, je n'en ai pas vu souvent" m'a dit une fois un inspecteur et je n'avais pas de fi-fiches à lui montrer...

Et à celui qui un jour m'a demandé de lui montrer des fi-fiches, j'ai répondu :
"En cherchant bien, dans mon grenier, je devrais pouvoir vous en fournir quelques unes, si vraiment vous y tenez..."

Écrit par : Maminou | 28 octobre 2007

Christophe, ne soyez pas injuste avec les pieds, ils sont beaucoup moins bêtes qu'on ne le dit communément. Et cessez un peu d’invoquer le manque de compréhension de vos contradicteurs, c’est chez vous une pratique courante. Une façon bien facile de lisser les aspérités. N’hésitons pas, disais-je, à contrarier le goût des enfants, à leur faire ingurgiter sans goûter, à ne pas conditionner l’apprentissage de la discipline au goût pour celle-ci. Surtout au début. Qui ne voit tous ces prétendus pédagogues se focaliser sur ça, et à chaque étape des apprentissages : donner le goût ! Ils cherchent à donner le goût mais ne donnent plus rien. Le Maître a dit : « Ils amènent les enfants près du lac pour qu’ils s’abreuvent, et s’arrêtent devant ; ils appellent cela la pédagogie ». Les disciplines ont un goût, leur propre goût. Enseigner les disciplines c’est leur en donner le goût – qui peut déplaire. Et pourquoi ne leur déplairait-il pas ? Cela ne me semble pas devoir être essentiel.

Écrit par : Philippe | 28 octobre 2007

Bon, ça fait trois fois que j'essaye en vain de poster ce message pour JPB :

Vous avez fait à tabac à Dijon. Je n'ai malheureusement pas pu être présent pour vous écouter et vous parler, mais on m'a raconté. Ca fait vraiment plaisir de vous savoir à nos côtés. Je vous ai envoyé un message sur votre e-mail.

Écrit par : Robin | 28 octobre 2007

Xavier Darcos sur RTL ce soir...
Si je n'avais pas par le blog de JPB des informations officieuses sur le fait que des textes importants sont en préparation, qui révolutionneront les programmes, j'aurais du mal à être optimiste, en tant que militant anti-pédago, à partir de la lettre de ce que j'ai entendu. A la lumière de ces éclairages en coulisses, je trouve la prestation du Ministre extraordinairement habile.
L'échec scolaire étant imputable, a-t-il dit, à des raisons sociologiques, il faut donner du soutien aux élèves qui n'en trouvent pas chez eux. Une évidence, qui mettra dans sa poche l'essentiel de la population. Nous savons, nous, et XD le sait aussi, que l'échec scolaire est dû pour l'essentiel aux méthodes pédagogiques et aux programmes imbéciles imposés par les pédagos - c'est ce que les associations lui diront, je suppose, le 8 novembre. Mais évoquer ces questions pointues et techniques dans un débat "grand public" eût été sans aucun doute une erreur.
Ce que la France entière, en tout cas, a compris au ton du Ministre, c'est qu'il est absolument déterminé à restaurer une école efficace. Qui pourrait ne pas s'associer à une telle entreprise?
En somme une prestation fédératrice d'inspiration très sarkozyste: même Aschiéri aura sa place à la table des réformateurs!
Nous n'avons pas eu, certes, toutes les précisions que nous attendions et que JPB nous annonçait "sans être devin", mais ne sont-elles pas contenues dans deux expressions essentielles que le Ministre a distillées entre autres au passage: "l'esprit de mai 68 à l'école, c'est périmé", et "nous allons mettre le paquet sur l'apprentissage de la langue écrite à l'école primaire"?
Comme là-dessus il y a consensus, les choses importantes ont donc été dites, sans prendre personne à rebrousse-poil. Du grand art! A mon humble avis.

Écrit par : Jean | 28 octobre 2007

Répliques cette semaine complète l'audition de Finkielkraut devant la commission qui, comme l'a dit GMorel, vaut la peine qu'on l'écoute de bout en bout, même si le micro n'est pas branché du bon côté de la table.
http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.html#finkielkraut
On y trouvera les premiers signes de son intérêt pour la charmante Cécile... qui n'est pas simplement esthétique, ce me semble. Quand on va se balader dans l"Autre monde" selon sejean, le sarcasme s'éclaire.

http://ednat.canalblog.com/archives/2007/09/22/6298847.html'y Je le remercie de m'y avoir conduite. J' y ai notament trouvé ceci:


"'Finkielkraut a une vision noire des effondrements éducatifs""
(nb: il en existe donc une "autre"...guillerette? voir plus loin)

"'qui débouche chez lui, après des dénonciations qui pourraient être toniques, sur une appréciation erronée des voies et moyens de la réforme".

(D'accord sur la réalité du mal, mais pas sur le remède et on verra plus loin qu'il faut toujours que l'école s'avale une bonne dose de pédagogisme)

"Son diagnostic n’est pas à négliger, mais sa prospective est vaine et vide tant il ne s’agit pas de “redresser la barre” (il serait dit-il sinon trop tard du moins bien tard), mais de changer de modèle et d’inventer une autre école."

Et la voilà,bien au chaud dans le cocon utopique de l'autre monde...("Le caractère utopique tient à deux traits: la négation du réel et la rupture du passé"- Liliane Lurçat, Débâcle, page 28)

L'autre-monde et l'autre-école sont faits de la même douillette farine ( ejusdem farinae pour nos latinistes) que feu cet anti-monde qu'il a fallu jadis débaptiser dans l'urgence quand ses militants s'aperçurent ( mais combien de temps après?) que leur bannière était aussi concrète que celle qui prétendrait lutter contre les nuages qui passent dans le ciel ou contre la fuite du temps.

Revenons à sejan.

"La sueur et les larmes churchilliennes qu’il [Finkie]rappelle de ses vœux n’ont rien de nécessaire pour ce qui est des enseignements de base, quand l’école à repenser n’est au fond rien d’autre qu’un syncrétisme de bon sens, unissant un mi-temps ouvert d’activités “plaisantes et délectables” visant l’accès à une culture de la curiosité, de la tolérance, du dialogue et de la réflexion citoyens"...

Et le grand mot est lâché, l'adjectivation d'un substantif qui nous éclaire sur ce qui irrite tant sejan chez Finkie: il procède de ce celui-ci appelle (La querelle de l'école, page 73)la ""la mélasse lyrique et pieuse d'un catalogue de bonnes intentions"", qu'on retrouve chez Meirieu, Mattei, Bancel, Bentolila, Establet, and co, et que nous a servie la Maldonne du PS pendant toute la campagne.

Poursuivons:
..."conduisant à un socle commun solide de fin d’études (de cycle obligatoire: école+collège ou de cycle secondaire: lycée), et un mi-temps fermé, mais choisi par champs optionnels, mi-temps d’accès à l’excellence individuelle par l’acquisition de connaissances et le développement de compétences propres, dans la rigueur des savoirs et des savoir-faire, dans le cumul personnalisé d’unités de valeur disciplinaires indépendantes, cumul déterminant un profil terminal d’entrée dans la vie d’active ou de prolongement des études.

Comme Finkie lors de son audition, je renvoie vers les Propos d'Alain ( l'autre) qui en 1933 avait compris que la destruction des apprentissages était l'effet inévitable de cette lubie qui n'a pas manqué de transformer l'école en Club Med et le maître en G.O, puis en animateur de NGO ( ou ONG en français). En passant des Humanités à l'humanitaire, on a hypothéqué l'avenir des plus déshérités. Beau bilan!

Pas plus besoin de "réinventer" comme disait Piaget, une autre école qu'un autre monde. Celui-ci se fait tout seul, mais l'autre école, elle existe, et c'est le secret de Polichinelle, c'est celle que représentent toutes les jeunes et jolies Céciles, la tout aussi charmante Rachel et ces milliers d'anonymes, comme Catmano. Leur détermination et leur courage dans le combat contre l'absurdie ont rendu malheureusement le plus mauvais service possible à nos enfants :Elles écopent avec énergie et .....ce faisant maintiennent le bateau au-dessus de sa ligne de flottaison...!!!

A lire sejan j'en arrive à me demander s'il n'aurait pas mieux valu qu'il coule...

Écrit par : Cadichon | 28 octobre 2007

Jean,

Il ne peut pas faire autrement. Il rencontre beaucoup de résistances...Si vous saviez ! (je sais que vous savez)

Si on devait le comparer à un homme d'Etat contemporain, ce serait à Gorbatchev.

Et je sais maintenant que "Gorbatchev" est avec nous...

...Et qu'il faut plutôt le soutenir, tout en restant vigilants, même si, jusqu'à présent, nous avions l'habitude d'être dans l'opposition.

Écrit par : Robin | 28 octobre 2007

"Christophe, ne soyez pas injuste avec les pieds, ils sont beaucoup moins bêtes qu'on ne le dit communément. Et cessez un peu d’invoquer le manque de compréhension de vos contradicteurs, c’est chez vous une pratique courante. Une façon bien facile de lisser les aspérités."

Ecrit par : Philippe | 28 octobre 2007

Oui, je préfère tenter de lisser les aspérités plutôt que les transformer en clivages guerriers... Que voulez-vous...

"N’hésitons pas, disais-je, à contrarier le goût des enfants, à leur faire ingurgiter sans goûter, à ne pas conditionner l’apprentissage de la discipline au goût pour celle-ci. Surtout au début."
Ecrit par : Philippe | 28 octobre 2007

Il ne s'agit pas de conditionner l'apprentissage d'une discipline au goût pour celle-ci, mais à en donner le goût, surtout au début de l'apprentissage... Fine nuance, si je peux me permettre ce pléonasme un peu "lissant".

"Que font les pieds? Les pieds font l'objet de soins constants."

Écrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007

Je partage votre sentiment, Robin.

Écrit par : Jean | 28 octobre 2007

Si, comme Claude Allègre, vous ne croyez pas à la réalité du réchauffement climatique dû à la multiplication par l'Homme de l'effet de serre, et même si vous y croyez, allez voir, toutes affaires cessantes, "Un jour sur Terre".

Écrit par : Robin | 28 octobre 2007

Babel, c'est le désir totalitaire d'abolition les différences : un seul langage, une seule pensée, un seul désir, un seul chef...(la tour était construite en briques et les briques étaient semblables les unes aux autres)...C'est l'utopie communiste, c'est la "cité de verre" de Dostoïevski, c'est aussi le collège unique : une utopie totalitaire.

Écrit par : Robin | 28 octobre 2007

Je crois avoir vu passer un Guy Morel faisant la promo du Répliques (de Finkielkraut) de ce samedi 27/10.
Du coup, on peut aller voir ceci:
http://ednat.canalblog.com/archives/2007/10/28/index.html

Avec une question annexe, d'après le commentaire dudit Guy: Finkielkraut a-t-il invité Cécile Revéret pour sa beauté ou pour son intelligence?

Les deux mon général? Hum... Lequel implique l'autre?
Ecrit par : sejan | 28 octobre 2007

Dans le Nord, on dit "y'a un coulon sur l'trappe". C'est Jean c'est qui ? Et le type qu'il nous indique en lien et qui écrit comme un clerc de notaire en se piquant d'avoir du style ?
C'est Jean ? Non, c'est rien.
Séjean, allez vous faire voir ailleurs !

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2007

Excusez-moi, Guy Morel, mais je ne vois pas ce que je viens faire dans cette histoire. Pourriez-vous m'éclairer?

Écrit par : Jean | 28 octobre 2007

Excusez-moi, Guy Morel, mais je ne vois pas ce que je viens faire dans cette histoire. Pourriez-vous m'éclairer?
Ecrit par : Jean | 28 octobre 2007
Rien en effet ; le coulon en question signe "Séjean" et vous n'y êtes pour rien.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2007

Que Darcos soit animé de bonnes intentions quant à une réforme des programmes, c'est possible. L'avenir nous le dira.

Qu'il joue un double jeu pour endormir certaines résistances, c'est vraisemblable. Mais à l'égard de qui ?

Les faits pour l'instant, c'est que les deux heures hebdomadaires retirées aux élèves vont prétendument servir à "l'aide aux élèves en difficulté" selon des modalités particulièrement folkloriques qui relèvent du grand n'importe quoi. Cette mesure va surtout permettre d'endormir les parents d'élèves et d'éclater notre statut.

Les faits, c'est qu'il est hors de question de supprimer dans le primaire tous les gadgets obligatoires comme l'anglais, les TICE qui réduisent d'autant les heures consacrées à la maîtrise du français.

Les faits, c'est que la suppression massive de postes a pour conséquences très concrètes une augmentation des effectifs dans les classes -incompatible avec un suivi rigoureux et individualisé des élèves- ainsi que la destruction de l'enseignement spécialisé.

Les faits, c'est qu'il est hors de question de remettre en cause la loi Montchamp dont l'application conduit d'ores et déjà à des situations ingérables dans un nombre croissant de classes, quand nous devons nous dépatouiller comme nous pouvons avec des enfants autistes, psychotiques, souffrant de troubles sévères du comportement, au détriment des autres élèves. Sans parler de l'augmentation exponentielle du nombre de réunions et de paperasses ubuesques que cela entraîne, qui nous prennent un temps et une énergie considérables au détriment de notre classe.

Les faits, c'est que Darcos a déclaré que les enseignants français travaillaient moins que leurs collègues européens et qu'ils vont devoir travailler plus. Si certains estiment que ces propos sont justifiés dans le secondaire, libre à eux. Mais pour ce qui concerne le primaire, ça relève de la provocation pure et simple. A moins qu'il ne soit sincèrement persuadé que les instits ne font par semaine que les 27 heures réglementaires, auquel cas cela témoigne d'une méconnaissance des réalités du terrain inquiétantes pour un ministre de l'Education !

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Une petite précision sur la question des postes.

Je fais partie de ceux qui, depuis longtemps, sont allergiques aux jérémiades de certains syndicats qui piaillent systématiquement chaque année pour obtenir toujours plus de postes pour pouvoir faire n'importe quoi dans les classes.

Mais force est de constater que les suppressions de postes ne concernent aucunement les gâches de maîtres-ressources, génies de l'INRP et yakafocons de tous ordres. Ce sont bel et bien les postes-classe qui sont touchés par ces mesures, c'est-à-dire les seuls postes réellement indispensables.

Quant à la question des effectifs, s'il est vrai qu'il était possible autrefois de faire du bon travail avec des classes de trente élèves, voire davantage, ce n'est plus le cas actuellement, à plus forte raison depuis que, "grâce" à la loi Montchamp, nous comptons chaque année dans nos classes au moins deux élèves présentant des troubles sévères du comportement ou des troubles mentaux voire psychiatriques.

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

L'intervention de Darcos, toujours...
Mon impression, c'est qu'il fallait lire entre les lignes.
Il avance en terrain miné, et se mettre à dos les gens par pure bravade serait contre-productif.

Il y a certes des formules qui peuvent inquiéter. Par exemple, "il faut travailler différemment".
Il y a à cette expression deux sens possibles:
1) celui des pédagos et du SNES: il faut "enseigner autrement", c'est-à-dire, l'"élève au centre", plein d'"activités" pour compenser les déterminismes sociaux, bref hâter l'avènement du socio-constructivisme total, etc;
2) il faut faire le contraire de ce qui se fait actuellement, c'est-à-dire recommencer à faire de vrais cours, à transmettre des connaissances, ne plus faire de "séquences", etc.
Et si Darcos avait en tête le deuxième de ces sens?

Écrit par : Jean | 29 octobre 2007

"A moins qu'il ne soit sincèrement persuadé que les instits ne font par semaine que les 27 heures réglementaires, auquel cas cela témoigne d'une méconnaissance des réalités du terrain inquiétantes pour un ministre de l'Education !"

Ecrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Vous êtes sérieuse, "un hussard"? Connaissez-vous un seul ministre de l'éducation qui ait été, déjà, au courant des réalités du terrain? Lequel... Monory, Allègre, Lang, Bayrou, Robien??? Je cherche.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 octobre 2007

Le point d'exclamation, Christophe, le point d'exclamation !

Tous ceux que vous citez étaient régulièrement informés des réalités du terrain, mais n'en avaient cure.

Notre nouveau ministre a bénéficié quant à lui, par différents canaux, d'une information particulièrement riche et complète. Je conclus donc par quelques points d'interrogation !

? ? ? ? ? ? ? ?

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

lol

Écrit par : toto | 29 octobre 2007

"Vilaine faute..."
Cht'avouions, sur l'moment j'avions eu un chtit doute :o) , au diable les varices chteu rajoute une chtite lettre pour faire zoli. :)
je le note.
"a échoué à l'oral de l'agreg d'anglais en... 1952"
C'étions avant 68 :ange:

"J'ai (évidemment) une immense estime pour sa manière de travailler, (je l'ai d'ailleurs dit plusieurs fois ici également), et j'ai la faiblesse de croire, (à ses propres dires), qu'elle est loin de mépriser la mienne"
Tu veux dire que tu enseignes la lecture, ducono ? :ange:

"Il est vrai que « un rat a vu un chat : il file » (Borel Maisonny page 41) n’est pas un monument de la littérature classique, ni même contemporaine, et qu’on peut se demander quel intérêt cela peut avoir pour un enfant de six ans de quelque milieu qu’il soit.
Et pourtant, je fais lire cette phrase chaque année, depuis treize ans maintenant"

Donc, ducono, tu cautionnes les méthodes "débiles" ?

WWWWWWWWWWWWWWWAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF

mdr

Écrit par : toto | 29 octobre 2007

Mr Brighelli, vous écrivez :
"nous savons tous que les collégiens n’étudient plus un livre antérieur au Gône du Chaaba"

Il suffit d'avoir un enfant collégien ou d'être professeur en collège pour savoir que cette affirmation est fausse. J'imagine que vous le savez aussi.

J'aimerais alors connaître la raison qui vous pousse à écrire des choses que vous savez fausses, c'est-à-dire à mentir ?

Écrit par : Tennessee | 29 octobre 2007

"« un rat a vu un chat : il file »"


Cibile est un gros facho, il préconise la syllabiqueuuuuuu

WWWWWAAAAAAAARRRRRRFFFFFFFFF
mdr

Écrit par : toto | 29 octobre 2007

Apprentissage des langues étrangères :

Il faut que les langues étrangères deviennent "familières". Il me semble que nous sous-estimons, là comme ailleurs, le rôle de l'imitation et de la mémoire dans les apprentissages.

Peut-être faudrait-il utiliser, dès le primaire, une méthode fondée sur la répétition systématique de phrases et de membres de phrases par l'élève (méthode d'apprentissage accéléré utilisée par les diplomates américains).

Evidemment, cette méthode fait appel, du moins dans un premier temps, à la mémoire plutôt qu'à l'intelligence et elle interdit à l'élève de "construire son savoir", mais rien n'empêche qu'à partir d'une certaine maîtrise des mécanisme fondamentaux (I am et non I have ten years old).., on introduise progressivement des textes, des auteurs; des faits de civilisation...

Écrit par : Robin | 29 octobre 2007

a échoué à l'oral de l'agreg d'anglais en... 1952"
C'étions avant 68 :ange:

Ecrit par : toto | 29 octobre 2007

C'est bien sur ce point que je veux insister puisque l'article cité dit que l'agreg d'anglais est une survivance d'un passé académique et éloigné des réalités du terrain alors même que déjà dans le passé être érudit (à ne pas prendre en sens péjoratif) était insuffisant (nécessaire néanmoins) et qu'un mauvais accent était rhédibitoire, pour l'agreg tout au moins. heureusement)

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2007

Une méthode débile.

" un rat a vu un chat : il file »"


Une autre méthode débile, aux yeux de cibil..

A la mare
- Je lave Milo et Suzy à la mare ! dit Léa.
- Zut ! dit Milo.
Il n'est pas d'accord.
- Je me cache. Je fuis !
Léa ne l'a pas vu. Léo furète... et Milo bute sur Léo.
Il recule... raté ! Léa l'a capturé.
- Je te lave, Milo !
milo remue et Faro jappe. Le canard de la mare fuit.
Milo se séche sur un tapis et Suzy sur un lit.
(lire avec Léo et Léa p 49)


WWWWWAAAAAAAAARRRRRRRRRRRFFFFFFFFFFFFFFF

Écrit par : toto | 29 octobre 2007

Apprentissage des langues étrangères (suite)

Il me semble aussi (je dis bien : il me semble) que l'idée de faire commencer cet apprentissage très tôt repose sur deux idées vraies et sur une idée fausse.

deux idées vraies :

Les enfants ont une "meilleure mémoire" (ou une mémoire plus malléable) que les adultes.

Les enfants qui "débarquent" dans un pays étranger et y vivent un certain temps, apprennent très rapidement la langue du pays.

On peut reconstituer dans une salle de classe les mêmes conditions d'apprentissage. Il suffit donc de les faire parler (et penser) "directement" en anglais, en allemand, en espagnol...de les plonger dans un bain linguistique...pour qu'ils deviennent de parfaits petits bi (tri) lingues !

C'est cette idée qui est erronnée et c'est la raison pour laquelle les résultats objectifs de l'apprentissage précoce des langues étrangères en classe sont finalement plutôt décevants.

Si l'on tient absolument à maintenir cet apprentissage précoce, l faudrait donc introduire, en amont de la "conversation", des exercices systématiques fondés sur la mémorisation par répétition de phrases simples. Introduire de la mémorisation par imitation, c'est-à-dire de "l'artificiel" pour aller vers le "naturel".

Écrit par : Robin | 29 octobre 2007

Je viens de répondre sur le site du Nouvel Obs à Ubu prof d'anglais.
L'autre article (plus long) est assez gratiné lui aussi.
Je mets les deux liens sur :
http://avenirdelecole.aceboard.fr/
Peut-être pourrons-nous (enfin) entamer la discussion sur les langues vivantes. J'invite d'ailleurs Robin à faire un copié collé de son post sur le Forum.

Écrit par : Pedro Cordoba | 29 octobre 2007

Les enfants qui "débarquent" dans un pays étranger et y vivent un certain temps, apprennent très rapidement la langue du pays.


Ecrit par : Robin | 29 octobre 2007

Et,semble-t-il, l'oublient tout aussi vite dès qu'ils ne la pratiquent plus d'après le témoignage d'un ingénieur expatrié au Brésil: un de ses amis avait trois enfants (pas ados) totalement bilingues portugais/français. Deux ans après leur retour en France, ne pratiquant plus, les enfants avaient tout perdu de leur maîtrise du portugais. Ce que j'ignore, c'est ce qui se serait passé si ces jeunes enfants avaient à nouveau été immergés à l'adolescence dans la langue. Il est fort probable que tout serait très vite revenu.
Autre expérience: ma fille a eu en GS et CP une redoutablement efficace et sympathique professeur d'anglais anglophone qui est allé jusqu'à faire jouer à ses élèves à la fête de l'école Boucle d'Or et les Trois Ours intégralement en anglais. Les gamins connaissaient leur texte, comprenaient de toute évidence parfaitement leur rôle et prononçaient avec un convenable accent malgré leur parler français très méridional. Ils maîtrisaient par ailleurs tout un vocabulaire écrit et oral de la vie courante. Mon fils a eu cette même professeur en CM. A terme, en sixième, aucune différence entre ces élèves et d'autres, même en ce qui ne concernerait que, seulement, une plus grande facilité d'apprentissage ou d'élocution ou un goût plus prononcé pour l'apprentissage de l'anglais.
Je n'en tire d'ailleurs aucune conclusion. Je me contente de ne pas savoir qu'en dire.

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2007

Je viens de répondre sur le site du Nouvel Obs à Ubu prof d'anglais.


Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 octobre 2007
J'espère que vous obtiendrez des réponses qui vous permettront d'étoffer et d'argumenter plus avant.

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2007

Je viens de répondre sur le site du Nouvel Obs à Ubu prof d'anglais.
L'autre article (plus long) est assez gratiné lui aussi.
Je mets les deux liens sur :
http://avenirdelecole.aceboard.fr/
Peut-être pourrons-nous (enfin) entamer la discussion sur les langues vivantes. J'invite d'ailleurs Robin à faire un copié collé de son post sur le Forum.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 octobre 2007


C'est fait.

J'ai réussi à m'inscrire et à poster. Je m'étonne moi-même !

Ou bien c'est votre forum qui est particulièrement bien fichu et convivial, Pedro, ou bien c'est moi qui deviens un as de l'informatique.

Je pencherais plutôt vers la première hypothèse.

Écrit par : Robin | 29 octobre 2007

La mise en place de l'enseignement des langues étrangères en primaire offre depuis ses débuts un magnifique florilège de danses variées : valse-hésitation, quadrille des lanciers, contorsions dignes du hip-hop...

Les premiers textes justifiaient l'apprentissage précoce des langues étrangères par la grande malléabilité de l'oreille des tout jeunes enfants, qui leur permet de s'approprier plus facilement les phonèmes propres aux langues étrangères. Dans cette optique, la logique eut voulu que l'on introduisît dès la maternelle le chinois !

Puis l'idée directrice a été l'ouverture culturelle : familiariser les élèves avec diverses langues et cultures étrangères. Certains élèves ont ainsi eu l'occasion de tâter de l'anglais au CE1, du portugais en CE2, de l'allemand au CM1, de l'italien au CM2 !

A présent, il s'agit de donner à chaque élève un "véritable" enseignement dans une langue donnée -de préférence l'anglais- afin qu'il commence dès son entrée au collège l'apprentissage d'une deuxième langue vivante.

Les instits qui n'ont pas encore leur habilitation sont donc tenus de suivre d'ici deux ans une formation de 6 jours afin de pouvoir enseigner les langues étrangères. Compte tenu de l'extraordinaire qualité de notre formation continue, nul doute que nous n'aurons rien à envier, en termes de compétence, à nos collègues certifiés ou agrégés !!!

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Allez, une blague racontée par l'acteur Gérard Darmon, le bourreau de La Callas à la télévision et...

...pour réconcilier Christophe et Toto ("il n'est pas nécessaire d'espérer...")


Jean-Sébastien Bach et Wolfgang Amadeus Mozart s'assoient à la terrasse d'un café. Arrive le garçon :

" - Que prenez-vous aujourd'hui, Monsieur Bach ?

- Un whisky baby.

- Et vous, Monsieur Mozart ?

- Un baby, come Bach."


Et en plus, elle s'inscrit dans le fil.

Écrit par : Robin | 29 octobre 2007

Encore une, racontée par le même, décidément en verve ce jour-là (attention, elle est un peu plus difficile à comprendre)

"- Bonjour, Monsieur, c'est bien ici que l'on peut apprendre l'anglais en une semaine pour seulement 5 euros ?

- If, if, between, between."

Écrit par : Robin | 29 octobre 2007

Et si Darcos avait en tête le deuxième de ces sens?

Ecrit par : Jean

On demande un éclaireur volontaire pour aller voir dans la tête du ministre. Les postulants sont priés de se signaler sur ce blog.

Écrit par : Moot | 29 octobre 2007

Christophe, vous parlez « des moyens qui permettent de vivre un peu la musique dès les débuts de son apprentissage autrement qu'en étant vissé sur un siège pendant deux heures », pour « donner le goût ». Il y aurait donc matière à discussion ?? Qui apprend le tennis sur tableau noir, à pêcher en étudiant dans les encyclopédies les caractéristiques des poissons, à lire en théorisant sur les schémas actanciels ou sur thèmes constants et dérivés ?
Nous sommes très nombreux à ne pas vouloir dégoûter nos élèves, surtout au début. Cela n’est pas sans intérêt ! Néanmoins cette démarche – et je ne parle même pas de son apogée pédagogiste dans un cadre ludico-épanouissant avec une bonne dose d’activisme généralisé – est vite limitée dans ses résultats comme dans ses promesses, rapidement contre-productive (il faut parfois s'atteler dès le début à ce qui a « mauvais goût », et les premières gorgées de lait peuvent rendre allergique au reste). En outre lorsque cela devient chez les faux pédagogues (pas vous !) l'alpha et l’oméga de tout apprentissage, la discipline est défigurée et l'enseignement anéanti ! Transmettre le goût propre à la discipline plutôt que le goût pour la discipline. Visant le premier, pourquoi ne pas atteindre le second ? Mais ce dernier me paraît en général secondaire, assez versatile et très aléatoire, et donc pouvant faire l’objet d’infinies variations aussi inutiles qu’incertaines. Sinon je suis parfaitement d’accord avec vous : pour apprendre la musique à un enfant de six ans, donnons-lui au moins une flûte.
Une nuance pas fine : ne pas ignorer les aspérités ne signifie pas nécessairement les transformer en clivages guerriers.

Écrit par : Philippe | 29 octobre 2007

"- Bonjour, Monsieur, c'est bien ici que l'on peut apprendre l'anglais en une semaine pour seulement 5 euros ?

- If, if, between, between."

Robin

Cela se comprend aisément quand on sait qu'il faut éviter de traduire "mine de rien" par "gisement épuisé"....

Écrit par : Maminou | 29 octobre 2007

Pedro !!!!

"Je n'ose pas imaginer ce que donne le rap allemand"
-> Eh bien il suffit d'en écouter ! C'est aussi affreux que le rap français, mais ça n'a rien de pire !

"Et, croyez-moi, je préfère encore un pédago à un flic."
-> Si je vous dis que cette phrase est débile, vous m'en voudrez beaucoup ? Je sais bien qu'elle est hors contexte, et que c'est pour rassurer dobolino que vous avez dit ça, mais "les flics", il y a des situations où j'ai été bien content qu'ils existent. On peut supprimer les pédagos, mais si on supprimait les "flics", on serait bien embêtés :-(

Écrit par : Jeremy | 29 octobre 2007

Bonjour,

Je m'excuse de m'immiscer de la sorte dans cette conversation, d'autant plus que mon intervention est en décalage avec le thème que vous abordez ici.

Je suis agrégée d'anglais et je me pose de sérieuses questions quant à l'avenir du concours de l'agrégation. Beaucoup disent que l'agrégation va disparaître dans les années qui viennent, avez-vous des témoignages à apporter à ce sujet?

Mon cher Jean-Paul, je dois vous dire que je doute moi-même de la crédibilité de ce concours tel qu'il existe aujourd'hui. En effet, travailler moins et gagner beaucoup plus que mes collègues en faisant le même travail me gêne au plus haut point.
De plus, ce concours coûte cher à l'Etat et n'apparaît plus en cohérence avec la réforme LMD.

Qu'en pensez-vous?

Écrit par : LaurenceV | 29 octobre 2007

Je ne veux pas répondre à la place de Jean-Paul LaurenceV, mais votre post touche un point vif de ma mémoire d'élève..

Il me semble qu'on aura toujours besoin de gens comme vous, ne serait-ce que dans les classes préparatoires.

Quel bonheur d'arrêter de parler de "ce qui est censé nous intéresser, nous les jeunes" (j'évoque ici d'agréables souvenirs du lycée La Bruyère en 69)...pour traduire du Shakespeare et du Shelley...pour faire au moins un peu de place à ces "indémodables" dans notre coeur et dans notre tête farcie de "modernité".

Quelle récompense après huit années d'anglais à balbutier "band the bomb" et "Yellow submarine" pour en venir enfin au fait !

...."Quelle récompense après une pensée qu'un long regard sur le calme des dieux."

Écrit par : Robin | 29 octobre 2007

Mon cher Jean-Paul, je dois vous dire que je doute moi-même de la crédibilité de ce concours tel qu'il existe aujourd'hui. En effet, travailler moins et gagner beaucoup plus que mes collègues en faisant le même travail me gêne au plus haut point.
De plus, ce concours coûte cher à l'Etat et n'apparaît plus en cohérence avec la réforme LMD.

Qu'en pensez-vous?

Ecrit par : LaurenceV | 29 octobre 2007
Un truc à vous dire et qui revient souvent ici: les agrégés devraient n'enseigner qu'en lycée, en partant du principe qu'on n'y distribuerait un enseignement haut de gamme, ou au-dessus. C'est un peu du gaspi de rémunérer une agrégation en sixième-cinquième.
Je suis comme Robin, je garde quelques bons souvenirs de lycée et prépa avec des cours d'agrégés. Quel niveau de maîtrise de la matière enseignée. J'en ai eu un en maths en terminale: il nous donnait des ailes! En latin aussi et extra-bon en philosophie en plus. J'en passe.

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2007

Qu'on y distribuerait!!!!

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2007

"En effet, travailler moins et gagner beaucoup plus que mes collègues en faisant le même travail me gêne au plus haut point. "

Ecrit par : LaurenceV | 29 octobre 2007

Si je puis me permettre, oubliez bien vite ce sentiment de culpabilité qui n'a pas lieu d'être. Si vos obligations de services et votre salaire sont moins indécents que le nôtre, tant mieux.

Ou alors, tout salarié qui ne perçoit pas moins que le RMI devrait à son tour se sentir coupable par rapport aux malheureux qui triment nuit et jour pour un simple bol de riz dans d'autres pays...

En tout cas, ceux qui ont droit à de magnifiques "golden parachutes" lorsqu'ils ont conduit leur entreprise à la faillite n'ont pas vos scrupules !

Quant à l'agrégation, si nous nous escrimons à instruire nos élèves en primaire, c'est aussi pour qu'ils puissent un jour se régaler avec les petits plats que vous leur mitonnerez aux petits oignons lorsqu'ils parviendront au lycée ou à l'université.

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Oups, que leS nôtreS !

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Dans la mesure où le métier de professeur s'est vu substituer celui d'enseignant, où la parfaite maîtrise du savoir disciplinaire est devenue secondaire par rapport aux "pratiques pédagogiques", il paraît évident que l'agrégation est condamnée à court terme.
Faut-il le regetter?
oui, si l'on souhaite un enseignement de qualité mené pas des personnes capables de prendre du recul avec la vulgat pédagogiste prônée par les inspections et l'IUFM.
non, si l'on considère qu'un agrégé en collège (c'est mon cas) coûte cher et n'obtient pas de meilleurs résultats que ses collègues.

Écrit par : Milooser | 29 octobre 2007

si l'on considère qu'un agrégé en collège (c'est mon cas) coûte cher et n'obtient pas de meilleurs résultats que ses collègues.

Ecrit par : Milooser | 29 octobre 2007

Ca, Milooser, c'est ce que les gestionnaires essayent de nous mettre dans la tête.

Écrit par : Robin | 29 octobre 2007

Tiens, on reparle du " Gone du chaâba" que je n'ai toujours pas lu ! Dans son ouvrage " L'écrivain au cinéma" publié chez L'Harmattan en 2005, Steven Bernas évoque à plusieurs reprises le film de Christophe Ruggia. le héros du film, un enfant, récupère un dictionnaire dans les ordures :" Récupérer un dictionnaire dans les déchets de l'humanité suppose une volonté de savoir féroce et noble.Mais à un autre moment du film un enfant pisse sur le jeune lecteur et le jet tombe aussi sur le dictionnaire. Cette image violente du film montre comment on obtient une telle régression chez un enfant des bidonvilles avant qu'un part de la collectivité des enfants des collèges n'adopte ce rejet." (p. 136) Steven Bernas cite également plusieurs fois le film " Matilda" de De Vito. Une petite fille s'oppose aux adultes, à savoir les parents mais aussi la directrice d'école " l'institutrice et les enfants désireux de savoir." Je n'ai vu aucun de ces deux films pour le moment.
Je suis toujours plongée dans " Les Carnets de l'élève Mimile" un galopin âgé de 11 ans en 1931 et fréquentant l'école de garçons d'un village de 634 habitants avec les hameaux. Il est dans la section des grands et prépare le certificat d'études. Son maître, Monsieur Martin, mais il est toujours désigné par le seul terme " Monsieur" accorde la priorité à une parfaite maîtrise de la langue française , varie les exercices et vérifie souvent - une vraie manie comme celle de répéter que l'instruction forme un tout -les connaissances acquises. Un jour , Monsieur aborde la leçon sur la ponctuatio avec l'exemple connu : jean dit : Paul est un âne. Qui est l'âne ? Les élèves répondent sans se tromper. Monsieur efface les deux points . " Regardez, regardez bien ! a-t-il insisté.
Alors avec une craie rouge, il a mis une virgule après Jean, une autre après Paul, et a invité l'Auguste Bouchard à relire la phrase. Il ne se débrouille pas trop mal, l'Auguste,quand elles sont placées d'avance les virgules. Il s'est donc arrêté un petit coup après Jean, un petit coup après Paul, en lisant la phrase qui est devenue celle-ci:
Jean, dit Paul, est un âne.
( ... ) Incroyable, lumineux ! Avec simplement deux lichettes de craie rouge de rien du tout, Monsieur avit complètement transformé le sens de la phrase initiale."
Bien entendu les élèves sont invités à trouver eux-mêmes d'autres exemples. à suivre.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 octobre 2007

En effet, travailler moins et gagner beaucoup plus que mes collègues en faisant le même travail me gêne au plus haut point.

Je n'ai rien à ajouter à la magnifique réponse du hussard, LaurenceV.

Ne tenez aucun compte des braillements des pédagos et des gestionnaires. L'Education nationale, et surtout les élèves, ont grand besoin de gens comme vous....pour "parfaire" ce qui a été réussi et compenser ce qui a été bâclé.

Persévérez dans votre être !

Écrit par : Robin | 29 octobre 2007

Je ne vois pas quelle est la spécificité des
agrégés qui justifie qu'on en envoie certains en collège. Les textes insistent sur le fait que la mission principale de l'agrégé est d'enseigner dans le supérieur (premier cycle, prépa) et au
lycée, je ne vois pas pourquoi on en maintient certains contre leur gré en collège. Quelqu'un peut-il me dire depuis quand le texte n'est pas respecté, et s'il est dans les projets du gouvernement de changer cette situation (ne _plus_ envoyer d'agrégés au collège) ?

François.

Écrit par : françois duhem | 29 octobre 2007

C'est parti mon kiki :

http://www.lesechos.fr/info/france/300214511.htm?xtor=RSS-2010

Et tous en coeur, comme en maternelle, répétons la jolie comptine numérique : 41, 42, 43, 44, 45... !

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Et tous en coeur, comme en maternelle, répétons la jolie comptine numérique : 41, 42, 43, 44, 45... !

Ecrit par : Un hussard | 29 octobre 2007
Si JC n'était pas encore né, nous pourrions compter 45;44;43;42;41;40;39
Voilà ce que c'est de s'être trouvé un Messie.

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2007

Quelqu'un peut-il me dire depuis quand le texte n'est pas respecté, et s'il est dans les projets du gouvernement de changer cette situation (ne _plus_ envoyer d'agrégés au collège) ?

Mon cher François, l'affectation en établissement dépend du barème "intra". La méthode de calcul des points est surtout basée sur l'ancienneté et la situation familiale. Il existe bien 90 points donnés aux agrégés qui demandent un lycée mais ils ne sont pas cumulables avec "le rapprochement de conjoint" ou les points d'APU; du coup, dans les disciplines enseignés en collège et en lycée, le professeur agrégé n'a que peu de chances de se retrouver affecté en lycée en début de carrière. La possibilité d'accéder au lycée est même presque nulle si vous enseignez dans une zone rurale en limite d'académie : il n'y a qu'un lycée à moins de 40 km de chez moi et, sans même parler de barème, pas de poste vacant. Du coup, j'enseigne depuis 8 ans en collège.
Vive le mouvement déconcentré !

Écrit par : Milooser | 29 octobre 2007

Dès que cette première comptine sera maîtrisée par les z'apprenants, nous pourrons enchaîner sur :

Je pourrai partir à 65, 66, 67, 68, 69, 70... ans.

Après quoi, puisque les z'apprenants doivent savoir compter à l'endroit et à l'envers, de 5 en 5, nous pourrons passer à :

Je toucherai 50, 45, 40, 35, 30, 25, 20, 15... % du salaire de base.

Nous prévoirons bien évidemment une activité adaptée aux z'apprenants en difficulté, avec des nombres inférieurs à 10 :

Je profiterai de mon modeste pécule 5, 4, 3, 2, 1, 0 ans avant de clamser !

Enfin les instructionnistes ayant le devoir de ne pas négliger la conjugaison, nous terminerons par :

J'aurai longtemps travaillé et je mourrai sans tarder.
Tu auras longtemps travaillé et tu mourras sans tarder.
Il aura longtemps travaillé et il mourra sans tarder...

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Mon cher Milooser,

malheureusement, je sais tout cela. Ma question était plutôt: depuis quand ce système absurde existe-t-il (j'avais en lycée des pofesseurs agrégés et jeunes), et savez-vous si le gouvernement actuel compte faire appliquer la loi à la lettre (extrait de l'article 4):

"Ils assurent leur service dans les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les classes de lycée, dans des établissements de formation et, exceptionnellement, dans les classes de collège."

Des agrégés en collège devraient être une exception, or, d'après ce que vous me dites, ils sont plutôt la règle.

Dans quelle discipline enseignez-vous ?

Écrit par : françois duhem | 29 octobre 2007

J'aurai longtemps travaillé et je mourrai sans tarder.
Tu auras longtemps travaillé et tu mourras sans tarder.
Il aura longtemps travaillé et il mourra sans tarder...
Ecrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Allons, posons la question que personne ne pose : avant de mourir, il faudrait songer à naître et avant de vieillir de penser à vivre !
Donc allons-nous continuer à entretenir des milliers d'improductifs jeunes - jusque vingt ou vingt-cinq ans - à la charge des vieux qui s'useront jusqu'à la moëlle ? Soyons sérieux : le problème n'est pas de garder plus tard les vieux au boulot, mais d'y mettre les jeunes plus tôt.
Chiche ?
GM

Écrit par : guy morel | 29 octobre 2007

Je connais plusieurs instituteurs itinérants qui initient ou ont initié à l'anglais et je ne doute pas de leur compétence. Mais je n'ose pas leur dire que j' ai toujours entendu les professeurs d'anglais de collège dire que cela ne servait à rien; comme je m'étonnais de leur affirmation en demandant: "même pour l'accent?", ils me répondaient un peu moins péremptoirement mais doutant même de cette utilité -là.

Pourtant, c'est évident que l'apprentissage précoce des langues est efficace mais à haute dose!!
Soit on a une gouvernante étrangère chez soi comme faisaient les Romains pour que leurs enfants apprennent le Grec, soit il faut une école maternelle avec au moins 10 heures par semaine d'immersion dans l'autre langue, suivie d'une école primaire avec la même dose.
Ensuite, il est souhaitable, au collège d'enseigner, mettons l'histoire , les maths, la musique, le sport, ... dans cette autre langue pour avoir encore la moitié de l'horaire en immersion.

Mais même cela peut être insuffisant . Pour bien faire, il faut, en plus, des loisirs dans cette deuxième langue, par exemple des films , ou d'autres activités...toute une vie sociale autour de l'école.

On en est loin . Il vaudrait mieux ne pas enseigner d'autre langue que le français en primaire plutôt que de le faire si mal parce que si peu. Encore une imposture !

Écrit par : edith | 29 octobre 2007

"Soyons sérieux : le problème n'est pas de garder plus tard les vieux au boulot, mais d'y mettre les jeunes plus tôt.
Chiche ?"
Ecrit par : guy morel | 29 octobre 2007

Donc il ne faut pas que les vieux squattent indéfiniment la place dans les entreprises ou les services publics... Place aux jeunes !

Moralité : retour aux 37,5 pour tous !

D'autant que le COR lui-même a reconnu que c'était parfaitement possible... Seule ombre au tableau : dans cette hypothèse, le magot convoité depuis si longtemps par la bancassurance leur passerait sous le nez ! Snif !

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

"Donc allons-nous continuer à entretenir des milliers d'improductifs jeunes - jusque vingt ou vingt-cinq ans - à la charge des vieux qui s'useront jusqu'à la moëlle ? Soyons sérieux : le problème n'est pas de garder plus tard les vieux au boulot, mais d'y mettre les jeunes plus tôt.
Chiche ?
GM

Ecrit par : guy morel | 29 octobre 2007 "

C'est sérieux? Le Figaro va bientôt ressembler à une feuille de chou gauchisto-communiste à côté de ce qu'on lit parfois ici!!!

Écrit par : Hervé | 29 octobre 2007

Courte réponse à Laurence V.
J'étais invité au congrès du SNALC, il y a deux jours. Et ce syndicat (qui marche très fort, ces derniers temps, avis à la FSU…) a écrit dans les conclusions finales sur le statut des uns et des autres que les agrégés ont "vocation" à enseigner dans les formations post-baccalauréat (prépas, BTS? IUT? Facs…), mais qu'en tout état de cause on ne pouvait empêcher qui que ce soit d'enseigner à quelque niveau que ce soit (il y a des agrégés qui désirent enseigner en collège, j'en connais — ne serait-ce que pour des raisons pratiques ou géographiques, ou que sais-je…).
Quant à la culpabilité, elle est toujours mauvaise conseillère…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 octobre 2007

Il est marrant votre copain Xavier, il vient de déclarer qu'il fallait arrêter de comparer l'enseignement en France et en Finlande, qu'il n'y avait pas d'immigration dans ce pays nordique et patati et patata ... tous mes repères se sont effondrés d'un coup, moi qui croyais jusqu'à ce jour que l'immigration était une chance pour le pays !

Écrit par : Brice de Nice | 29 octobre 2007

"Donc allons-nous continuer à entretenir des milliers d'improductifs jeunes - jusque vingt ou vingt-cinq ans - à la charge des vieux qui s'useront jusqu'à la moëlle ? Soyons sérieux : le problème n'est pas de garder plus tard les vieux au boulot, mais d'y mettre les jeunes plus tôt.
Chiche ?
GM

Ecrit par : guy morel | 29 octobre 2007 "

C'est sérieux? Le Figaro va bientôt ressembler à une feuille de chou gauchisto-communiste à côté de ce qu'on lit parfois ici!!!
Ecrit par : Hervé | 29 octobre 2007

Ah bon ! Parce que maintenir toute une jeunesse dans un état d'immaturité sociale jusqu'à 23, 24 ou 25 ans, c'est de gauche ?
GM

Écrit par : guy morel | 29 octobre 2007

Quant à la culpabilité, elle est toujours mauvaise conseillère…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2007
Voui!!! C'est la pire de toutes les conseillères!
"Seid stolz, ich trage die Fahne, seid ohne Sorge, ich trage die Fahne!" R.M. Rilke.
Obtenir une agrégation, c'est pas une paille quand même!

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2007

Il me semble que le texte dit à propos des agrégés: "Exceptionnellement dans les collèges".

Pour ma part, le fait d'exercer en collège me permet d'échapper aux "objets d'étude", aux "corpus", aux "genres" et aux "registres", bref, à tout ce fatras didactique qui vous ferait presqe prendre en haine la matière que vous aimiez. J'en ai quand même goûté pendant deux ans, et j'ai même essuyé les plâtres de la réforme de l'EAF. Mais je me suis bien gardé de faire figurer une seule fois le mot "objet d'étude" dans mon "descriptif", et jamais, évidemment, le mot "séquence". J'ai expliqué "linéairement" et in extenso Dom Juan, Candide, l'essentiel des Trophées, les grandes Fables de La Fontaine (encore!) etc. Ma "résistance" me valait régulièrement à tous les cpnseils de classe les attaques du nabot ou du cabot local de la FCPE. D'anciens élèves m'ont témoigné, bien après, avoir eu d'excellentes notes à cette EAF et m' ont remercié pour la solidité de mes cours. Mais sur le moment même, quelle ambiance immonde, y compris avec certains élèves "intelligents" de la classe qui me vouaient aux gémonies parce que je ne leur servais pas le charabia didactique et prétentieux auquel ils avaient été habitués, probablement, les années précédentes
Très franchement, j'ai été soulagé de retrouver un collège l'année d'après, et d'y faire exactement ce que je voulais (Les Femmes savantes, Le Cid, encore La Fontaine, Les Plaideurs, Monsieur de Pourceaugnac, etc), sans qu'un "Crétin" labellisé FCPE - des spécialistes en matière de "Crétinerie", ceux-là! - vienne me chercher querelle sur ma conformité idéologique. Le collège est aussi l'étape de la grammaire, celle des natures et des fonctions, évidemment. Y compris en latin et en grec. C'est loin d'être inintéressant. Et puis c'est encore l'enseignement dit "secondaire".

Écrit par : Jean | 29 octobre 2007

Notre copain Darcos, Brice, venait de dire que l'illettrisme avaient des causes sociales et que les enfants dont les parents ne pouvaient pas suivre la scolarité étaient désavantagés, allusion, sans doute, aux ZEP. Et le Ministre d'expliquer dans la foulée que l'on ne pouvait pas comparer, sur l'efficacité de leurs systèmes éducatifs respectifs, la France et la Finlande, pays à population homogène et "où tout le monde est protestant", la Finlande ne connaissant pas, et pour cause, les ZEP.

Moot, sur l'expression "travailler différement", je ne suis pas sûr que le Ministre y ait mis mon sens, comme
dirait Toto, mais je ne suis pas sûr non plus qu'il n'ait pas joué de cette ambiguité.
En tout cas, voilà le premier des ministres de l'Education nationale qui ait à ce point, je crois, la ruse du renard et la parfaite connaissance du poulailler.

Écrit par : Jean | 29 octobre 2007

si l'on considère qu'un agrégé en collège (c'est mon cas) coûte cher et n'obtient pas de meilleurs résultats que ses collègues.

Ecrit par : Milooser | 29 octobre 2007

Ca, Milooser, c'est ce que les gestionnaires essayent de nous mettre dans la tête.

Ecrit par : Robin

Et un gestionnaire, ça coûte encore plus cher : c'est que ça ne se prend pas pour de la merdre ! De plus, on ne sait pas toujours à quoi diable ça peut servir.

Écrit par : Moot | 29 octobre 2007

Tu m'as cassé ...

Écrit par : Brice de Nice | 29 octobre 2007

Avez-vous eu la "curiosité" de visionner les auditions de la commission sur le métier d'enseignant ? C'est possible sur le site du MEN. Vous pourrez assister en quasi-direct à la mort de l'école.

Écrit par : Laurent | 29 octobre 2007

Je suis agrégée d'anglais et je me pose de sérieuses questions quant à l'avenir du concours de l'agrégation. Beaucoup disent que l'agrégation va disparaître dans les années qui viennent

Mon cher Jean-Paul, je dois vous dire que je doute moi-même de la crédibilité de ce concours tel qu'il existe aujourd'hui.

Ecrit par : LaurenceV | 29 octobre 2007

1) On parlait déjà de la disparition de l'agrégation il y a dix ans ! Et elle n'a pas disparu pour autant.

2) C'est un concours qui ne sert plus à rien : pour enseigner en seconde, c'est meme handicapant.

3) Je me demande combien de temps ils vont garder l'agrégation de grammaire, qui perd des postes chaque année, pour en arriver à 5 l'année dernière. C'est une vaste blague, ça aussi.

Écrit par : Jeremy | 29 octobre 2007

Pöurquoi considérez-vous que l'agrégation soit un handicap pour enseigner en seconde, Jérémy? Parce que la seconde est devenue une garderie souvent bien pire à gérer qu'une classe de collège et qu'un agrégé qui débarque dans de genre de classe avec son style "intellectuel" se fait l'effet d'un Martien?

Écrit par : Jean | 29 octobre 2007

Les certifiés n'ont-ils pas tout intérêt à ce que l'agrégation ne disparaisse pas, puisque c'est la seule possibilité d'évolution de carrière vraiment intéressante financièrement parlant?

Écrit par : Jean | 29 octobre 2007

Aimer une langue, c'est aussi aimer un pays. Son terroir, ses paysages, son histoire. C'est ressentir un peu, au fond de soi, les accents de Pagnol, les révoltes de Zola, la rusticité de Genevoix. Vos élèves, chers enseignants, y sont-ils encore sensibles? Leur terroir, c'est la toile, MSN, You Tube, les SMS et j'en passe. Ils y évoluent avec une facilité déconcertante, pas besoin de diplôme pour ça, et la langue qu'ils utilisent ne nécessite pas le subjonctif, ni l'accord du participe passé. On peut devenir un héros (une star académique) du numérique sans avoir le bacc S. Et se faire comprendre.
Alors, évidemment, que vont-ils bien devenir...car ils vont grandir?
Cette langue leur fera-t-elle défaut pour démêler la haine(antichambre de la guerre) qui bien souvent les anime?
Leur niveau de langage deviendra-t-il si uniforme, que seuls quelques rescapés des grandes écoles et des grandes familles pourront encore le relever et récolter ainsi les dividendes de leurs connaissances?
Les machines remplaceront-elles la réflexion? Et quand elles tomberont en panne, seuls les techniciens et les ingénieurs possèderont encore le pouvoir de dire et d'écrire.
Big Brother is watching you!
Un peu tôt pour y répondre...mais pas pour y réfléchir.
Merci JPB!

Écrit par : Alph | 29 octobre 2007

Jean, oui, pour la seconde, c'est plus par réalisme qu'autre chose. De même que lorsque des agrégé(e)s se retrouvent en Première STI ou en section d'adaptation.
Mais vous avez brillamment répondu à mes objections : c'est effectivement plus l'utilisation qui est faite des agrégés que la nature du concours qui pose problème, et l'agrégation durera effectivement au moins en tant que perspective de carrière pour les certifiés.

Écrit par : Jeremy | 29 octobre 2007

Les machines remplaceront-elles la réflexion? Et quand elles tomberont en panne, seuls les techniciens et les ingénieurs possèderont encore le pouvoir de dire et d'écrire.
Big Brother is watching you!
Un peu tôt pour y répondre...mais pas pour y réfléchir.

...écrit Alph

Je viens de voir pour la deuxième fois "Un Jour sur terre" (Earth).

Je sais ce qui me fascine et m'attriste dans ce film, la disparition progressive de la beauté, de la diversité, de la vie..."Le divers décroît, là est le danger", disait déjà Victor Segalen au début du siècle précédent.

Chacun de nous est l'ours blanc, l'éléphant, la baleine à bosse, le tigre d'Amour...Leur disparition préfigure la nôtre.

Oui, tout disparaît autour de nous : les animaux, les végétaux, les livres, la langue...

La bêtise et la violence progressent et le divers décroît.

Il faudrait un miracle pour que les gens comprennent. Il faudrait un miracle pour qu'ils arrêtent la course à l'abîme.

Écrit par : Robin | 29 octobre 2007

Mon cher Jean, mon cher Alph,

Quand on voit certains professeurs sur certains blogs que je nommerai pas, se disputer comme des chiffonniers et s'envoyer des noms d'oiseaux, je me dis qu'il est inutile de s'inquiéter du devenir de la langue française et de ses subtilités !
Un "basic french" suffira à tous nos usages futurs et besoins spirituels, n'en doutons pas !

Écrit par : Brice le bison futé (of Nice) | 29 octobre 2007

Ce qui est intéressant - je crois - c'est l'évolution de la sensibilité des peuples - on dirait que plus une époque est violente plus par contrepoint une langue se fait raffinée et spirituelle - les guerres de Religion et les guerres du XXème siècle en sont un bon exemple - maintenant que depuis près de cinquante ans la France est sortie de ces épreuves, une langue subtile qui nous sorte la gangue de violence naturelle à l'homme devient inutile ...

Je crois que c'est un point qui n'est pas touché par les professeurs. Montaigne et Ronsard sont contemporains de la guerre civile comme Proust et Gide ou Valéry des guerres mondiales ...

La langue agit comme un révélateur par défaut - une contre-épreuve si vous me passez cette image empruntée à l'imprimerie ou un contre-type mot qui vient de l'art photographique.

Écrit par : iPidiblue revenu de Nice | 29 octobre 2007

"Aimer une langue, c'est aussi aimer un pays. Son terroir, ses paysages, son histoire. C'est ressentir un peu, au fond de soi, les accents de Pagnol, les révoltes de Zola, la rusticité de Genevoix. Vos élèves, chers enseignants, y sont-ils encore sensibles?"
Ecrit par : Alph | 29 octobre 2007

Bien sûr qu'ils y sont sensibles ! En primaire, ils sont fascinés par les illustrations et les mots de la Boscher, l'univers rural des grammaires Grammont Hamon ou Berthou ainsi que des Bled dans leur ancienne édition.

Ils adorent Hugo, Verhaeren, Nerval, Verlaine, Heredia, La Fontaine, Du Bellay... et se régalent avec "Les Contes du chat perché", "Les Lettres de mon moulin", "La Gloire de mon père"...

Quant à la toile, ils l'utilisent assez souvent de manière bien plus pertinente qu'on ne pourrait l'imaginer de prime abord. C'est semble-t-il leur manière de prolonger ce qu'ils ont vécu en classe et peut-être de faire le lien entre le passé et le présent...

Écrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Petit examen de passage pour une agrégation future qui n'existera peut-être pas : inventer le dialogue des hommes futurs qui n'auraient plus de besoins qui ne soient immédiatement satisfaits.

Écrit par : iPidiblue non-agrégé | 29 octobre 2007

Pour prolonger ce thème qui m'est cher sur les rapports entre la subtilité d'un langage et les moeurs du temps, considérez que jusqu'au XIXème siècle un mot de travers pouvait vous valoir - du moins entre gens de qualité - un duel et parfois la mort, vous comprendrez aisément qu'on devait surveiller son verbe !

Il est évident que s'il en était toujours ainsi tous les participants de ce blog se seraient étripés depuis longtemps et que l'on compterait les survivants sur les doigts d'une main !
Le poids des mots est directement proportionnel au sérieux qu'on leur attribue, donc une expression aiguisée, fine, attentive n'est plus de mise aujourd'hui.
Enfin on pourrait développer longuement ...

Écrit par : iPidiblue et la langue classique | 29 octobre 2007

"… considérez que jusqu'au XIXème siècle un mot de travers pouvait vous valoir - du moins entre gens de qualité - un duel et parfois la mort, vous comprendrez aisément qu'on devait surveiller son verbe !"

dit iPidiblue.

Enfin quelqu'un qui, comm mi, pense que le duel était une institution "citoyenne", qui donnait le sens de la mesure !
Je connais une île en Méditerranée, pas très lointaine — ne cherchez pas, vous ne trouveriez pas — où tant de gens ont un pétard dans la boîte à gants que l'on évite, sur les routes, de s'adresser des noms d'oiseau — opn ne sait jamais à qui on a affaire, et une balle est vite attrapée. La politesse un jour est née de la circonspection.

Je reviens sur ce thème CAPES / Agrégation. Il faudrait accorder les concours à la situation créée en université par la réforme LMD, et décréter par exemple que le CAPES se passe à M1 (comme aujourd'hui, puisqu'il faut être titulaire d'une Licence), et l'agrèg à M2.J'ai passé les deux (il y a longtemps, certes). Mais tous les témoignages plus récents convergent : ce sont deux concours à esthétiques assez différentes (et des agrégés ne sont jamais parvenus à passer le CAPES). À vocations différentes. Pour aller vite, je dirais que les Certifiés sont des généralistes, et les agrégés des spécialistes (ou qu'ils devraient l'être : penser qu'Aschieri est agrégé de Lettres classiques me donne aprfois des boutons, quand je l'entends affirmer que nous nedevrions plus expliquer de textes classiques pour cause de décalage linguistique — alors que nous sommes jsutement là pour combler les décalages : imaginez le même raisonnement en sciences…). D'où l'idée de spécialiser les agrégés sur des classes post-Bac — à condition qu'une certaine spécialisation dans la matière y soit toujours nécessaire : dans cette optique, le renouveau des programmes de BTS en français, qui changent pour moitié chaque année, me va très bien. Idem en fac, où les postes de PRAG comblent un déficit des universitaires — encore plus spécialisés, parfois de façon très pointue — en généralistes de la matière, en particulier dans les deux premmières années où il faut rattraper bien souvent ce qui n'a pas pu être fait au lycée (voir ce qui se passe avec l'année 0 à Orsay et ailleurs).
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2007

Petit examen de passage pour une agrégation future qui n'existera peut-être pas : inventer le dialogue des hommes futurs qui n'auraient plus de besoins qui ne soient immédiatement satisfaits.

Ecrit par : iPidiblue non-agrégé | 29 octobre 2007

Mais c'est bien le cas aujourd'hui. On ne supporte pas la moindre frustration. Les vantardises de Faust couvrent les plaintes de Job. Nous savons que nous condamnons la Terre avec les voitures à essence et le reste, mais nous voulons toujours plus de voitures à essence, toujours plus de "choses" pour combler le vide insatiable...et c'est aussi la raison pour laquelle il pourrait bien ne pas y avoir "d'homme futur".

Robin "désagrégé".

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

Ce qui est intéressant - je crois - c'est l'évolution de la sensibilité des peuples - on dirait que plus une époque est violente plus par contrepoint une langue se fait raffinée et spirituelle - les guerres de Religion et les guerres du XXème siècle en sont un bon exemple - maintenant que depuis près de cinquante ans la France est sortie de ces épreuves, une langue subtile qui nous sorte la gangue de violence naturelle à l'homme devient inutile ...

Pensée peu petite aurait dit le philosophe Alain, mais un peu trop raffinée peut-être. Les Essais de Montaigne, l'Eupalinos de Valéry sont des contrepoisons et non des épiphénomènes.

Je crois au contraire qu'il nous faudrait, plus que jamais une "langue subtile" et bien articulée.

Dans les époques "pacifiées", la violence s'avance masquée. Celle d'aujourd'hui est peut-être plus grande que celle du temps de Valéry. Nous n'en avons jamais fini avec elle.

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

Jérémy,

vous affirmez que l'agrégation ne sert plus à rien. Je sais que c'est pure provocation de votre part: vous ne pouvez pas ignorer qu'il existe en France le système des prépas, où les agrégés sont ultra-majoritaires. Ils y sont nécessaires du fait de leur spécialisation plus grande. Par ailleurs, ils sont aussi bien utiles en classes de BTS . Non, l'aberration est de les utiliser là où leur spécificité est inutile (collège, seconde).
Je ne vois pas l'intérêt de ce genre de provocation, d'autant plus qu'elle peut être blessante pour certains.
Si vous êtes sérieux, c'est que vous êtes pour l'abolition du seul système post-bac qui marche à peu près bien en France. En ce cas, je me demande sur qui vous comptez pour alimenter nos écoles d'ingénieurs, les écoles normales, les écoles vétérinaires, et j'en passe.

Écrit par : françois duhem | 30 octobre 2007

Et un gestionnaire, ça coûte encore plus cher : c'est que ça ne se prend pas pour de la merdre ! De plus, on ne sait pas toujours à quoi diable ça peut servir.

Ecrit par : Moot | 29 octobre 2007

Vous parlez Moot d'un gestionnaire très haut placé qui envisagerait selon la presse de réajuster son salaire en le mettant à la hauteur des autres chefs d'Etat?

Écrit par : marigot | 30 octobre 2007

Jean, oui, pour la seconde, c'est plus par réalisme qu'autre chose. De même que lorsque des agrégé(e)s se retrouvent en Première STI ou en section d'adaptation.
Mais vous avez brillamment répondu à mes objections : c'est effectivement plus l'utilisation qui est faite des agrégés que la nature du concours qui pose problème, et l'agrégation durera effectivement au moins en tant que perspective de carrière pour les certifiés.

Ecrit par : Jeremy | 29 octobre 2007

Finalement, la conclusion serait qu'il faut nommer les agrégés en collège, là où ils ont encore une chance de faire passer quelque chose?
ceci dit, j'ai de la peine à admettre que tous les élèves soient insensibles aux charmes d'un cours d'agrégé. Je connais quand même quelques lycéens de section générale et quelques jeunes bacheliers, milieu tout venant et ils ne me semblent pas si insensibles que ça à une culture classique.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Ces histoires d'agrégation, c'est bien joli, mais quelques nuances seraient les bienvenues.

Oui, l'agrégation est particulièrement précieuse à notre époque parce que c'est le seul concours d'enseignement qui échappe encore aux délires des pédagos.

Oui, beaucoup d'agrégés témoignent d'une maîtrise de leur discipline époustouflante et savent transmettre à leurs élèves la passion de cette dernière.

Mais il en est aussi, et ce n'est pas nouveau, qui sont tellement persuadés de détenir l'alpha et l'oméga de toute chose en ayant décroché ce concours que leur en esprit en demeure éternellement figé. Et ceux-là, face à leurs classes, allient la suffisance à l'insuffisance.

Quant aux certifiés et PLP, il en existe bon nombre qui n'ont rien à envier en termes d'excellence et de culture à leurs collègues agrégés, et qui pourraient sans difficulté enseigner en premier cycle universitaire, d'autant que certains mènent parallèlement à leur activité d'enseignement des recherches universitaires.

Écrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

"que leur esprit"

Écrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

Hello!!!! Je reviens de trois heures de vélo entre Barfleur et Carentan. Nuages énormes pour Flaubert.Un ciel comme ceux de Boudin. Avec ces petits éclats bleus incomparables, ce bleu clair et dense des ciels du Nord.
Le rouge aux joues. Et bien emmerdé. Champion est fermé pour inventaire. Vous me direz, j'ai qu à aller à Leclerc. Et vous vous dites qu'est-ce qu'il revient foutre son souq, celui-là!!!!! Z'avez pas tort. Je m'étais accoutumé à ne plus faire de la branlette. Puis je cherche du champagne.
Champagne pour fêter - une fois n'est pas coutume!- des années de venin.
Champagne!!!! Merci les IUFM!!!!! merci les Charmeux, les Frakowiak, les Meirieu.
LA FRANCE AU 21ème RANG DE L'UE EN MATIERE DEFONDAMENTAUX A LA SORTIE DU COLLEGE. Je me marre... Léo et léa, Mon Cul et ma Bite!!!!!! Les méthothodes......à Mimile... les masturbations des sociopitres de gauche des IUFM que la République, bonne fille, décidément, a nourri pendant quatre décennies, sans regarder ce que ces maquereaux étaient en train de faire.
300000 GAMINS qui arrivent chaque année en 6ème en ne sachant ni lire ni écrie ni compter, ni se faire entendre.
Instits et Profs d'écoles dépassés, terrorisés par le facho-meirieuisme.
La formation des profs du primaire , du secondaire, su tertiaire, du quaternaire, qu quinternaire pourrie, nécorsée par les ayatollah médiocres de la pédagomanie.
Alors oui, ce midi Huîtres de Barfleur et Champagne...si j'en trouve, putain de route....

Education Natonale flouée par les charlatans criminels, les Meirieux. Comme naguère les municipalités de banlieue rançonnées, rackettées par les Chemetov et Huidobro, les Aillaud et autres poubelles. L'architecture reflet de l'éducation: poudre de perlinpinpin lancée à des administrateurs crétins et qui au fond administreraient tout aussi bien des usines de brosses, des porcheries ou des pompes funèbres.....

Honte, honte que ce soit la gauche qui ait permis pareil opprobre, pareille forfaiture. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant au vu de l'inculture et de l'infatuation crasse de ces profs promus qui firent le PS.....La France risée de l'Europe, Meirieu bien riche et gras, avec sa colone de parsites venus tous au fromage. Qu'est-ce qu'ils doivent ce marrer ces Scientologues de rencontre, eux qui se sentirent investis par une mission dont la droite rêvait sans oser le faire: foutre en l'air l'enseignement pour le peuple.
Tu bandes Meirieu???????

Allez, na zdrowije à tous!!! Et ces huîtres, ces huîtres, bien grasses, bien blanches. Avec le pain de Seigle de la boulangerie de Quettehou.....le beurre salé......

Si je trouve du faf à train avec le groin de Meirieu, je vous en offre. A tous et toutes sans exclusives.

Votre Màc à Vélo. Pas un Vélib volé, je précise. De toutes façons sont trop moches. On dirait des vélos blindés pour la Wehrmacht.....

Écrit par : montaigneàcheval-montaigneàcheval | 30 octobre 2007

De toute façon, ce blog est un nid de juifs. Qui est Franc-Maçon, qui est protestant? Qui réunit deux conditions à la fois?
Une fois virés les pédés, les juifs et les francs maçons plus les huguenots, il ne restera pas grand monde ici.
Grosses bises à Pendariès!

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Avant de repratir, suis allé sur Par Coeur..... Saloperie!!!!!!! Et la Solution Finale pourl vétos, c'est pour quand. Ce que t'écris là, ma vieille, on dirait du Montaigneàcheval. C'est vulgaire, con, pétomane. Au fait, non, parce je n'oserais jamais dire ce que tu dis.

Je te crache dessus....et Pendariès surtout ne dites rien!!!!! ça ne vosu choque pas d'être lèché pas ça?????

Écrit par : montaigneàcheval | 30 octobre 2007

Je te crache dessus....
Ecrit par : montaigneàcheval | 30 octobre 2007
Si ça peut vous soulager!

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Et surtout, ne faites pas de généralisation abusive sur les vétérinaires à partir d'un cas particulier.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

J'aurai longtemps travaillé et je mourrai sans tarder.
Tu auras longtemps travaillé et tu mourras sans tarder.
Il aura longtemps travaillé et il mourra sans tarder...
Ecrit par : Un hussard | 29 octobre 2007

Allons, posons la question que personne ne pose : avant de mourir, il faudrait songer à naître et avant de vieillir de penser à vivre !
Donc allons-nous continuer à entretenir des milliers d'improductifs jeunes - jusque vingt ou vingt-cinq ans - à la charge des vieux qui s'useront jusqu'à la moëlle ? Soyons sérieux : le problème n'est pas de garder plus tard les vieux au boulot, mais d'y mettre les jeunes plus tôt.
Chiche ?
GM
Ecrit par : guy morel | 29 octobre 2007

Je ne voudrais pas passer pour le trublion de service, mais vraiment ces discussions sur les mérites et l'emploi des agrégés, cela finit par user - oui, comme les kilomètres à pied ! Si cela continue, on va fonder une amicale, voire un syndicat.
Bon, je repasse le plat :
1- Est-ce qu'il serait déraisonnable de prolonger pour certains élèves le primaire par un CM3 ?
2- Est-ce qu'il serait déraisonnable de mettre en place pour certains élèves des cursus qui conduisent à l'emploi à 18 ans ? ( je prie l'homme de gauche qui m'a déjà répondu sur ce sujet, en manifestant un mépris de gauche pour les plombiers, les électriciens, les artisans zingueurs et les ouvriers en général, d'aller se faire cuire un oeuf et de se taire.)
Les agrégés ont-ils quelque chose à dire ?
GM

Écrit par : guy morel | 30 octobre 2007

" Est-ce qu'il serait déraisonnable de mettre en place pour certains élèves des cursus qui conduisent à l'emploi à 18 ans ?"
Ecrit par : guy morel | 30 octobre 2007

Rétablissons tout simplement le droit pour les élèves qui le souhaitent -comme c'était le cas avant les géniales réformes du collège- de choisir une formation professionnelle à l'issue de la 5ème, débouchant sur un CAP.

Préalable indispensable : faire comprendre à certains enseignants qu'il ne s'agit pas d'une voie honteuse et qu'il n'y a donc pas lieu d'empêcher un élève "moyen" voire "bon" de s'y diriger.

Rappelons au passage que le CAP est un diplôme national, pris en compte dans les grilles de classification des accords de branche, ce qui est une garantie pour ces futurs salariés, n'en déplaise à Lolo Parisot !

Quant au salaire, dans certaines spécialités, les titulaires d'un CAP gagnent rapidement bien plus qu'un instit ou certifié !

Écrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

Je n'ai rien contre les agrégés, les capétiens, et tous les messieurs-dames certifiés, mais enfin la profession d'instituteur ou celle de professeur est depuis belle lurette - avec la vocation de curé - celle où l'on vit le plus vieux ...

A force de raconter tout et n'importe quoi, il est clair que le corps enseignant finirait par se déconsidérer aux yeux de l'opinion publique ! Un peu plus de rigueur ne serait pas de trop.

Quand à monsieur Robin des Bois et à sa violence masquée de la société française, je me frotte les yeux et je les écarquille vainement mais je n'arrive pas à saisir comment alors on peut vivre si vieux en France malgré l'alcool, le tabac et deux ou trois autres vices nationaux !

Écrit par : iPidiblue se demande où il est tombé. | 30 octobre 2007

Eh, pour celui qui m'a lu trop vite : je ne souhaite pas le disparition de l'agreg, je dis juste qu'elle est inutile et mal venue quand on la fait passer à des gens qu'on utilise ensuite au collège, en seconde et en premiere STI. C'est comme prendre des formateurs de golf pour enseigner la planche à voile.
Et je suis évidemment d'accord pour que les agrégés soient en post-bac - quand on sait qu'en lettres, il y a plus de PRCE (certifiés) que de PRAG (agrégés) dans le supérieur !!!!! (outre les maîtres de conf et les professeurs, bien évidemment).

Écrit par : Jeremy | 30 octobre 2007

Rétablissons tout simplement le droit pour les élèves qui le souhaitent -comme c'était le cas avant les géniales réformes du collège- de choisir une formation professionnelle à l'issue de la 5ème, débouchant sur un CAP.


Ecrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

Je crois bien que ces élèves seraient bien contents! Mais les CAP débouchent sur des vrais métiers, précis, nécessitant pour être choisis d'y avoir goût. Le projet ne concerne donc qu'une petite frange d'élèves à un âge si précoce. Avoir vocation à être plombier chauffagiste ou menuisier ou cuisinier, de façon certaine et chevillée à douze ou treize ans, ce n'est pas si courant pour un gosse qui n'a pas un modèle familial ou dans ses proches. Par ailleurs, les parents peuvent à juste titre redouter une orientation trop précoce d'un presue enfant qui peut encore évoluer.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Quand à monsieur Robin des Bois et à sa violence masquée de la société française, je me frotte les yeux et je les écarquille vainement mais je n'arrive pas à saisir comment alors on peut vivre si vieux en France malgré l'alcool, le tabac et deux ou trois autres vices nationaux !

Ecrit par : iPidiblue se demande où il est tombé. | 30 octobre 2007

Vous prenez le mot "violence" dans une acception trop restreinte.

il y a bien d'autres formes de violence que la mort violente. Il y a bien des manières de tuer les gens.

Si vous ne le savez pas, c'est que ça ne vous est pas (encore) arrivé. Tant mieux pour vous.

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

"la profession d'instituteur ou celle de professeur est depuis belle lurette - avec la vocation de curé - celle où l'on vit le plus vieux ..."
Ecrit par : iPidiblue se demande où il est tombé. | 30 octobre 2007

Sans blague ! Donnez-vous donc la peine de vous informer sérieusement et vous constaterez que ce sont l'agriculture, la mécanique artisanale, la finance, le spectacle... qui fournissent l'essentiel de nos fringuants nonagénaires ou centenaires.

Mais rien ne vous empêche toutefois d'en chercher quelques-uns issus du bâtiment, de l'enseignement primaire ou secondaire... Bon courage !

Écrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

Je crois cher monsieur Robin que vous êtes atteint de solipsisme !

D'autre part je suis un incorrigible misanthrope qui ne se laisse pas approcher si facilement que cela ! Arrière les ennuyeux ...

Écrit par : iPidiblue à pied, à cheval et en voiture | 30 octobre 2007

Mon cher Hussard,

Puisque les professeurs meurent prématurément - selon vos dires - alors autant leur sucrer leurs retraites !! Que d'économies en perspective ...

Enfin bon ! je ne me serais pas déplacé pour rien, je viens de comprendre que le métier de professeur était à risques multiples - les risques du métier selon André Cayatte - comme marin-pécheur ou démineur !

Écrit par : iPidiblue de plus en plus surpris mais pas né d'hier | 30 octobre 2007

Je crois cher monsieur Robin que vous êtes atteint de solipsisme !

D'autre part je suis un incorrigible misanthrope qui ne se laisse pas approcher si facilement que cela ! Arrière les ennuyeux ...

Ecrit par : iPidiblue à pied, à cheval et en voiture | 30 octobre 2007


Rassurez-vous, Je n'ai aucune envie de vous approcher.

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

A l'occaz, faites la comparaison entre le programme de Mussolini et le programme du PS . :ange:

Écrit par : toto | 30 octobre 2007

"la profession d'instituteur ou celle de professeur est depuis belle lurette - avec la vocation de curé - celle où l'on vit le plus vieux..."
Ecrit par : iPidiblue etc.

"Puisque les professeurs meurent prématurément..."
Ecrit par : iPidiblue etc.

D'un extrême à l'autre... On peut dire que vous avez le sens de la nuance !

Écrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

En fait le blog de Jean Paul Brighelli a une vocation sociale, il permet aux professeurs de soigner leurs petits bobos à l'âme et il remplace avec avantage un centre de repos de la MNEF !
Donc félicitations à l'auteur de ce site !

Écrit par : iPidiblue en cure de repos chez JPB | 30 octobre 2007

Dans les époques "pacifiées", la violence s'avance masquée. Celle d'aujourd'hui est peut-être plus grande que celle du temps de Valéry. Nous n'en avons jamais fini avec elle.

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2007

Robin, et quelques autres, sur ce thème de la violence, et de la "montée aux extrêmes", je vous conseille la lecture de ceci: tétanisant. C'est à pousser à ne se concentrer que sur l'art ou la mystique. Passionnant en tout cas. Je ne quitte pas le livre depuis samedi soir.

http://www.carnetsnord.fr/titre/achever-clausewitz

Écrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

Mais Hussard c'est vous le professeur ! Vous venez de m'apprendre que les artisans et les agriculteurs vivaient plus longtemps que les professeurs, donc je fais mon mea culpa !

Moi je propose que l'on verse la retraite des professeurs aux artisans et aux agriculteurs, je crois qu'ils en seront ravis !

Écrit par : iPidiblue ravi d'être à la bonne école | 30 octobre 2007

Je te crache dessus....et Pendariès surtout ne dites rien!!!!! ça ne vosu choque pas d'être lèché pas ça?????

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 octobre 2007

Bonjour! Je ne vous voyais plus Montaigneàcheval, ni ici ni sur mon mèl...

Je me sens apocalyptique depuis quelques jours; enfin, non depuis un long temps, mais je ne savais pas quel mot choisir - mais avec Girard, j'ai su. Choqué?... Je serai toujours embarrassé par la violence, et la violence qui répond à la première, jusqu'au grand final. Ce qui n'est pas un jugement sur tel ou telle; juste que l'on n'y peut rien, qu'ainsi va l'humanité: à coups de botte ou de caresses comme gifles dans la tronche de l'autre.

Écrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

En fait le blog de Jean Paul Brighelli a une vocation sociale, il permet aux professeurs de soigner leurs petits bobos à l'âme et il remplace avec avantage un centre de repos de la MNEF !
Donc félicitations à l'auteur de ce site !

Ecrit par : iPidiblue en cure de repos chez JPB | 30 octobre 2007

Justement, je vous conseille de lire les ouvrages de Jean-Paul Brighelli sur la violence qu'il nous arrive de subir, notamment le premier (si mes souvenirs sont bons), La Fabrique du crétin, où il explique ce qui était arrivé à l'enseignante qu'il remplaçait en ZEP et la manière dont les élèves le lui avaient appris.

Elle aussi avait des "petits bobos à l'âme" et donnait dans le "sollipisme", mais rassurez-vous, elle n'en a plus maintenant de bobos...et ça n'a rien coûté à la MGEN.

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

Ah ! oui c'est la MGEN pas la MNEF désolé je ne me reconnais jamais dans tous ces sigles !

Bon ! Mister Robin vous voulez dire que votre collègue s'est suicidée, je suppose ? Je ne connais pas les chiffres des suicides par profession - dans l'exercice du métier si je puis dire - mais si vous avez une source fiable donnez-la moi j'irai la consulter avec intérêt !

Rien de personnel comme vous voyez ... je n'ai rien contre telle ou telle personnalité ! Je suis un peu surpris de ce que je lis ici ou là écrit par des professeurs qui ont fait des études supérieures et dont j'attendais un peu plus de mesure !

Écrit par : iPidiblue mesuré | 30 octobre 2007

Sincèrement, je me demande si analyser l'école (son enseignement, ce qui s'y passe) via la théorie mimétique ne donnerait pas des résultats très intéressants. Ca serait en tout cas nouveau. J'y pense.

Écrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

Je crois bien que ces élèves seraient bien contents! Mais les CAP débouchent sur des vrais métiers, précis, nécessitant pour être choisis d'y avoir goût. Le projet ne concerne donc qu'une petite frange d'élèves à un âge si précoce. Avoir vocation à être plombier chauffagiste ou menuisier ou cuisinier, de façon certaine et chevillée à douze ou treize ans, ce n'est pas si courant pour un gosse qui n'a pas un modèle familial ou dans ses proches. Par ailleurs, les parents peuvent à juste titre redouter une orientation trop précoce d'un presue enfant qui peut encore évoluer.
Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2007
Tiens, tiens, tiens : "Modèle social"...Seriez pas une adepte de Boudon par hasard ?
Qu'est-ce qu'il y a à redouter aujourd'hui pour la progéniture ?
La panne de l'ascenseur social ? "Tous notaires, tous médecins, tous véto ! tous, tous, tous !"
Ah des gamins qui ont une "vocation précoce" de plombier par la grâce du "modèle familial", ce serai le pied !
Mais : "Pas les nôtres, pas les nôtres, pas les nôtres !"
Guy Morel
PS. Aschiéri ( c'est un nom breveté SACILOR), vous ne croyez pas qu'il nous aurait moins emmerdé, et accessoirement été utile, si au lieu de faire du latin, il s'était découvert précocement une vocation de nettoyeur de chiottes ?

Écrit par : guy morel | 30 octobre 2007

http://www.educationsansfrontieres.org/?article9294

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

On parlait déjà de la disparition de l'agrégation aussitôt 68 alors que je venais de reprendre mes études...

Oui je connais des instituteurs âgés mais j'en connais aussi qui ont mis fin à leurs jours dans la solitude de leur chambre comme Monique Menu, cette jeune fille qui enseignait dans une classe pratique dans un collège de Reims dans les années 70. Une exception vraiment ?

Ponctuation : suite.
A la demande de Monsieur, les élèves proposent des exempleset l'élève Mimile poursuit l'évocation de ses souvenirs.
"Dans ces circonstances-là,il arrive parfois que le Maxime carré fasse des étincelles. Mais neuf fois sur dix, il s'arrange pour faire rigolo, l'épatant en société.
- Maxime, tu as quelquechose ?
- Oui, M'sieur :" Mon père fume la pipe aussi."
- Mais, il n'y a aucune ponctuation dans cette phrase !
- Ben justement, M'sieur : si on met un point-virgule après fume,ça fait : " mon père fume; la pipe aussi."
- Exact, convint Monsieur, exact. C'est bien, Maxime, c'est astucieux !
Et, bien entendu, la classe croulait sous les rires : ce Maxime, tout de même !
L'Hapiette-deux -pains, à son tour, eut cette phrase à proposer : " le renard vole une poule, se sauve à toutes jambes."
Qui pouvait devenir, selon lui :" Le renard vole, une poule se sauve à toutes jambes."
- C'est bien dit Monsieur. Un peu tiré par les plumes,mais c'est bien.
Il doit décidément y avoir en moi quelquechose qui ne tourne pas rond. Pourquoi faut-il donc que, dans de semblables circonstances, je ne puisse jamais rester coi et que le succès obtenu par autrui me pousse irrésistiblement, dans mon désir d'en obtenir une part, à commettre la bourde qui déchaîne l'hilarité générale sans que je l'ai voulue le moins du monde ? Il faudrait un Alfreud pour expliquer cela. Bref, avec deux verbes qui se suivent comme avait fait l'Hapiette, l'exploit était à ma portée. A défaut d'autres candidats, Monsieur eut tôt fait de m'interroger et j'annonçai la couleur.
- La Dragonne pète un coup, part au galop.
Qui pouvait devenir, selon moi, après modification de la ponctuation : " La dragonne pète, un coup part au galop."
La classe, telle la Dragonne, a éclaté. Et Monsieur lui- même a pouffé. Et même, il a envoyé une volée de postillons devant lui en essayant de se retenir. Puis il s'est repris et m'a reproché de l'avoir fait exprès pour faire rigoler les copains.
Il a été injuste, ce coup-là , le Monsieur, et a prouvé, en tout cas, que les bêtes, les juments en particulier, il n' y connaissait rien du tout. Je vous assure que c'est vrai : la Dragonne, avant de se mettre à courir, elle en lache toujours une. Pour avertir peut-être ? Qu'on soit pas surpris ? Qu'on ait le temps de s'accrocher aux ridelles ? Il devrait savoir ça , Monsieur, lui qui répète souvent : " La nature fait bien les choses."
Claude CAPIAUX. "les carnets de l'élève Mimile." 1985. A compte d'auteur, 62260, AUCHEL.
Fils d'instituteurs ruraux, Claude CAPIAUX , longtemps instituteur lui même a enseigné 24 années à AUCHEL.
Pour ma part, je ne le connais pas, mais je le soupçonne, à l'instar de Louis pergaud ( La guerre des boutons, Le roman de Miraut, Contes rustiques ... ) disparu en pleine jeunesse au cours de la guerre 14-18, d'être un familier de Rabelais. A vérifier.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 octobre 2007

Je suis juste adepte d'un certain bon sens logique et je fréquente bon nombre d'enfants aussi ainsi que d'artisans, au quotidien. Je ne sais même pas qui est votre "Boudon". Je ne comprends rien à votre diatribe, Monsieur Morel... Je vis à la campagne. Je vois des momes de quatorze ans fermement déterminés à devenir mécano, agriculteurs, plombiers, coiffeurs et d'autres qui sont encore indécis, préadolescents, peu orientés ni déterminés. Pas si simple. D'ailleurs, l'artisanat peut absorber combien de nouveaux arrivants par an?
Enfin, si on réformait à peu de choses près primaire et maternelle selon vos objectifs et qu'on rajoute un CM3 pour ceux qui éprouvent des difficultés, il serait bien plus facile de mener tout le monde dans deux ou trois troncs à peu près communs, plus ou moins orientés technologie/dessin industriel/graphisme ou lettres et langues ou matières scientifiques jusqu'à quinze ans avant que les gamins ne se déterminent vers une voie professionelle plus précise.

Quant à "pas les notres", par chez nous, ça s'entend peu. Je vais même jusqu'à me poser la question du rôle fondamental des professeurs de collège dans cette orientation "pas les notres" (voir les propos de le Hussard à la suite des votres). Vous concevrez quand même que, vu le bordel innommable qui règne dans bon nombre de LEP, personne n'ait trop envie d'y envoyer ses enfants. Pour les lycées agricoles, le problème est bien différent et personne ne répugne ici à y orienter ses enfants, d'autant plus que ces lycées permettent un retour plus facile vers l'enseignement général que les LEP. L'ambiance y est souvent bonne, le travail sérieux, les gosses bien dans leur peau, au bon air, les débouchés nombreux et variés pour chaque filière et ça n'ira pas en diminuant, bien au contraire: filière bois, filière élevage, filière agro alimentaire, horticulture, faune sauvage, gestion des espaces naturels, développement durable, bio-carburants etc...

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

j'avais oublié machinisme agricole et c'est pas une paille!

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Rien de personnel comme vous voyez ... je n'ai rien contre telle ou telle personnalité ! Je suis un peu surpris de ce que je lis ici ou là écrit par des professeurs qui ont fait des études supérieures et dont j'attendais un peu plus de mesure !

Ecrit par : iPidiblue mesuré | 30 octobre 2007

Un professeur pouvait être "mesuré" il y encore trente ans, mais pas aujourd'hui : ce qui se passe aujourd'hui dans l'éducation nationale dépasse toute mesure.

Il n'y a que les aveugles et les lâches (ces gens-là sont toujours "mesurés" et beaucoup sont même décorés)...pour garder la mesure dans ce système...Ce sont eux qui organisent la barbarie tout en la niant.

Je ne parle pas de vous, je ne vous connais pas, mais de deux choses l'une ou bien vous savez et je n'ai rien à vous dire ou bien vous ne savez pas et alors, il vous faut lire de toute urgence Boutonnet, Le Bris, Brighelli, Laforgue, Winter...pour n'en citer que quelques uns.

Eux aussi sont accusés de manquer de "mesure", simplement parce qu'ils disent des vérités désagréables à entendre.

Il y a aussi de bonnes émissions sur l'état de l'école et même des faits divers éclairants qui n'ont pas été étouffés.

Avoir fait des études supérieures n'arrange rien, bien au contraire. Plus on comprend, plus on souffre et plus on souffre, moins on "fonctionne".

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

Sincèrement, je me demande si analyser l'école (son enseignement, ce qui s'y passe) via la théorie mimétique ne donnerait pas des résultats très intéressants. Ca serait en tout cas nouveau. J'y pense.

Ecrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

Vous aurez peut être un peu de mal à décrypter les ruses de la violence, mais pas à chercher longtemps les "boucs émissaires".

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

Ah ! Pendariès, je n'avais pas envisagé les choses sous cet angle-là si ce sont les professeurs qui se mettent à l'école des élèves cela ouvre des perspectives !

Précision utile monsieur Robin, j'ai cité plus haut les propos de votre ministre X. Darcos qui dit qu'il ne faut pas comparer la Finlande et la France sinon on manque de mesure ! Chercher l'erreur ...

Écrit par : iPidiblue l'esprit libre et ouvert | 30 octobre 2007

Jérémy, vous êtes rigolo, vous avez écrit:

"2) C'est un concours qui ne sert plus à rien : pour enseigner en seconde, c'est meme handicapant. "

Vous dites expressément que c'est un concours qui ne sert à rien, et vous ajoutez que c'est même handicapant pour enseigner en seconde.

Ensuite, vous rectifiez le tir en écrivant:

"Eh, pour celui qui m'a lu trop vite : je ne souhaite pas le disparition de l'agreg, je dis juste qu'elle est inutile et mal venue quand on la fait passer à des gens qu'on utilise ensuite au collège, en seconde et en premiere STI."

Non seulement je ne vous ai pas lu trop vite, mais vous essayez de tordre le sens de votre message initial pour être en position de me sermonner: quel toupet, et quel manque d'élégance !

Maintenant, je suis d'accord que ce clivage agrégés/certfifiés, quand il existe, est débile. Mais ce qui est encore plus idiot, c'est qu'il est entretenu par la situation actuelle: comment voulez-vous ne pas susciter de rancoeur quand au sein d'un même établissement, pour un même travail et la même ancienneté, une minorité est payée plus pour travailler moins ! C'est inepte. Laurence V, qui vit mal cette situation, et je le comprends fort bien, reçoit pour toute réponse de votre part, Jérémy, que le concours qu'elle a décroché n'a plus d'utilité. Votre réponse est sèche, méchante et stupide.

Écrit par : françois duhem | 30 octobre 2007

Ceci peut-être, en outre?
... Qui fera plaisir à Guy Morel? A d'autres? ...

http://ednat.canalblog.com/archives/2007/10/30/index.html

Écrit par : sejan | 30 octobre 2007

Mais, françois, vous m'agacez !

Je vous dis que le concours n'a plus aucune utilité si l'on utilise les agrégés pour enseigner au collège, en seconde et en première STI ! Ce n'est quand même pas si compliqué ! Les pédagogos ne voient aucune utilité à l'agreg, et dans l'ambiance actuelle, l'agreg ne sert à rien !

Quand vous aurez compris que ce n'est pas MON jugement sur le concours, mais le résultat de ce qui se fait aujourd'hui dans l'E.N., vous aurez compris ce que je voulais dire.
Et si vous aviez lu que je suis pour l'utilisation des agregés dans les classes post-bac, vous ne viendriez pas faire de l'explication de textes à deux sous.

Écrit par : Jeremy | 30 octobre 2007

Je suis juste adepte d'un certain bon sens logique et je fréquente bon nombre d'enfants aussi ainsi que d'artisans, au quotidien. Je ne sais même pas qui est votre "Boudon". Je ne comprends rien à votre diatribe, Monsieur Morel... Je vis à la campagne. Je vois des momes de quatorze ans fermement déterminés à devenir mécano, agriculteurs, plombiers, coiffeurs et d'autres qui sont encore indécis, préadolescents, peu orientés ni déterminés. Pas si simple. D'ailleurs, l'artisanat peut absorber combien de nouveaux arrivants par an?
Enfin, si on réformait à peu de choses près primaire et maternelle selon vos objectifs et qu'on rajoute un CM3 pour ceux qui éprouvent des difficultés, il serait bien plus facile de mener tout le monde dans deux ou trois troncs à peu près communs, plus ou moins orientés technologie/dessin industriel/graphisme ou lettres et langues ou matières scientifiques jusqu'à quinze ans avant que les gamins ne se déterminent vers une voie professionelle plus précise.

Quant à "pas les notres", par chez nous, ça s'entend peu. Je vais même jusqu'à me poser la question du rôle fondamental des professeurs de collège dans cette orientation "pas les notres" (voir les propos de le Hussard à la suite des votres). Vous concevrez quand même que, vu le bordel innommable qui règne dans bon nombre de LEP, personne n'ait trop envie d'y envoyer ses enfants. Pour les lycées agricoles, le problème est bien différent et personne ne répugne ici à y orienter ses enfants, d'autant plus que ces lycées permettent un retour plus facile vers l'enseignement général que les LEP. L'ambiance y est souvent bonne, le travail sérieux, les gosses bien dans leur peau, au bon air, les débouchés nombreux et variés pour chaque filière et ça n'ira pas en diminuant, bien au contraire: filière bois, filière élevage, filière agro alimentaire, horticulture, faune sauvage, gestion des espaces naturels, développement durable, bio-carburants etc...
Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2007
diatribe, diatribe...madame Dobolino, comme vous y allez !
Pas diatribe ( oublions Boudon), mais question : y a-t-il plus de 20 % des jeunes à mener jusqu'au supérieur ? Et si non, on mène les 80% restants à quoi ?
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 30 octobre 2007

y a-t-il plus de 20 % des jeunes à mener jusqu'au supérieur ? Et si non, on mène les 80% restants à quoi ?
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 30 octobre 2007

Je crois bien que le but devrait être d'y mener plus de 20%! J'y tiens! Non pas parce que je méprise les métiers manuels mais le supérieur, comme vous dites, ce n'est pas seulement les facs de lettres ou de psycho et qu'une formation plus longue, si elle est bien faite, doit permettre une meilleure flexibilité, adaptabilité, un meilleur niveau de conscience des ouvertures possibles.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Robin, et quelques autres, sur ce thème de la violence, et de la "montée aux extrêmes", je vous conseille la lecture de ceci: tétanisant. C'est à pousser à ne se concentrer que sur l'art ou la mystique. Passionnant en tout cas. Je ne quitte pas le livre depuis samedi soir.

http://www.carnetsnord.fr/titre/achever-clausewitz

Ecrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

Merci pour le lien et l'information, Pendariès. J'ai lu tous, absolument tous les livres de René Girard. He is the best !

Je vais évidemment acheter et lire "achever Clausewitz" de ce pas, histoire de sortir de mon "sollipsisme" .

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

Sincèrement, je me demande si analyser l'école (son enseignement, ce qui s'y passe) via la théorie mimétique ne donnerait pas des résultats très intéressants. Ca serait en tout cas nouveau. J'y pense.

Ecrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

Vous aurez peut être un peu de mal à décrypter les ruses de la violence, mais pas à chercher longtemps les "boucs émissaires".

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2007

L'intéressant avec la théorie mimétique, c'est que le bouc émissaire fait partie des sociétés archaïques et que la mort du christ a permis de faire sauter ce pharmakos. L'humanité se trouve donc devant ses responsabilités: comment arrêter la "montée aux extrêmes" quand le groupe, la société n'ont plus de victimes innocentes opérantes à offrir à la vindicte? D'où le pessimisme radical: l'homme, animal désirant, ne peut se réfréner; nous sommes déjà dans le pire. Dans son dernier livre à tension apocalyptique (révélation et fin d'un temps et du monde - disparition de la guerre et du droit, montée du terrorisme, désastre écologique, etc.), il y a peu de place pour autre chose que l'inquiétude et l'espérance (pour les chrétiens, qui doivent quand même agir pour préserver ce qui peut l'être encore). Le christianisme historique a failli pour René Girard.

Alors oui, sans aucun doute, l'école, si elle a besoin d'un bouc émissaire, est une société archaïque. Brrrrrrrrr

Écrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

archaïque donc religieuse

Écrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

L'intéressant avec la théorie mimétique, c'est que le bouc émissaire fait partie des sociétés archaïques et que la mort du Christ a permis de faire sauter ce pharmakos

Pas de le faire sauter au sens de supprimer, mais dévoiler le mécanisme du religieux sacrificiel et donc le délégitimer, Ce n'est pas la même chose. Cela veut dire, concrètement, que depuis le sermon sur la Montagne et la mort du Christ sur la croix les hommes ne peuvent plus désormais vivre dans le religieux sacrificiel. Ils doivent choisir entre l'amour et la haine, sans transiger, sans faire de compromis sacrificiel. Et Girard a raison de dire qu'à cet égard, le christianisme historique a échoué (précisément parce qu'il a cédé à la tentation rassurante de rétablir le religieux sacrificiel)

...Mais ce n'est pas toujours vrai (ex: François d'Assise, Philippe de Néri, Vincent de Paul...) C'est pourquoi, malgré la présence réelle du spectre de l'apocalypse dont parle Pierre Boutang et René Girard, il y a une place (une petite place) pour l'Espérance.

L'école a bel et bien besoin de boucs émissaires, le plus souvent ce sont les enseignants, et c'est évidemment, dans ce sens et pour cette raison, malgré les ordinateurs, une société archaïque, dans le sens strict du terme.

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

Alors oui, sans aucun doute, l'école, si elle a besoin d'un bouc émissaire, est une société archaïque. Brrrrrr

archaïque donc religieuse

Ecrit par : Pendariès | 30 octobre

Pourriez-vous Pendariès éclaircir ce dernier point? En quoi et pourquoi l'école aurait-elle besoin d'un bouc émissaire? Je ne suis pas sûr de bien vous suivre. Merci.

Écrit par : buntovchik | 30 octobre 2007

Et que pensez-vous de l'interprétation de Robin?

Écrit par : buntovchik | 30 octobre 2007

Pas de le faire sauter au sens de supprimer, mais dévoiler le mécanisme du religieux sacrificiel et donc le délégitimer.

Robin

Pour moi c'est la même chose: quand un magicien nous montre ses trucs, nous ne jouons plus à y croire ensuite. La magie est supprimée. Reste le magistral de l'illusion. Je fais dialoguer pour ma compréhension inquiète du monde Girard et Schopenhauer. Quand on a tout compris du truc, il ne reste plus grand chose... Seule la morale, ou l'éthique. La mystique ou l'art.

François d'Assise a failli lui aussi. Je veux dire: les saints ne faillissent pas, ce sont leurs leçons dans le monde qui ne veut pas les recevoir. D'où mon pessimisme radical...

Je ne sais pas si les enseignants sont les boucs émissaires. Je subodore plutôt les élèves, plutôt: celui qui ne réussit pas ET celui qui réussit. Mais je n'ai pas encore vraiment approfondi la question. Tout dépend de quel "cercle" dans l'EN nous voulons étudier. L'élève au centre du système éducatif ne peut que devenir le bouc émissaire. Oh, je crois que je ne suis pas loin du vrai...

Écrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

Mais vous aussi vous m'agacez, jérémy, relisez vous !

Vous affirmez bel et bien dans le point 2) de votre réponse à laurence que l'agreg ne sert à rien. Bien sûr que j'ai lu vos autres réponses, mais le fait que vous reniiez vos propos par la suite ne n'efface pas ce que vous avez écrit !
Que vous ayez écrit hâtivement cette réponse, c'est une chose, mais que vous entétiez à un tel point à nier le sens de ce que _vous_ avez écrit, c'est extraordinaire. Je sais, je chipote, mais vous pourriez faire preuve d'un peu d'élégance et dire: "soit , je me suis emporté, mais j'ai corrigé ces excès par la suite", et alors, je vous absoudrai, et vous pourrez enfin dormir en paix.
Trève de balivernes, faites-vous partie des quelques rares enseignants "scientifiques" qui parcourent ce blog ?

Écrit par : françois duhem | 30 octobre 2007

Tout dépend quel "cercle" dans l'EN nous voulons étudier.

Écrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

une formation plus longue, si elle est bien faite, doit permettre une meilleure flexibilité, adaptabilité, un meilleur niveau de conscience des ouvertures possibles.
Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2007
Cette formation plus longue - tout au long de la vie ? - a débouché sur une médiocre adaptabilité et sur la fermeture des possibles. Je ne vois pas mes BTS faire quoi que ce soit d'utile, sinon le ménage à condition qu'ils sachent le faire et ce n''est pas sûr.
Quant au "meilleur niveau de conscience", vous voulez rire.
GM

Écrit par : guy morel | 30 octobre 2007

Cette formation plus longue - tout au long de la vie ? - a débouché sur une médiocre adaptabilité et sur la fermeture des possibles. Je ne vois pas mes BTS faire quoi que ce soit d'utile, sinon le ménage à condition qu'ils sachent le faire et ce n''est pas sûr.
Quant au "meilleur niveau de conscience", vous voulez rire.
GM

Ecrit par : guy morel | 30 octobre 2007
Je ne veux pas rire GM! Je veux qu'on vienne à un enseignement maternel et primaire tels que vous ou Catmano les concevez! Si vous jugez que c'est possible, le reste suit.
De toute façon, vous le faites exprès pour m'énerver.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Trève de balivernes, faites-vous partie des quelques rares enseignants "scientifiques" qui parcourent ce blog ?

Non. Pour ça il y a Moot, mais vous êtes déjà fâché avec lui.

Écrit par : Jeremy | 30 octobre 2007

Je ne sais pas si les enseignants sont les boucs émissaires. Je subodore plutôt les élèves, plutôt: celui qui ne réussit pas ET celui qui réussit. Mais je n'ai pas encore vraiment approfondi la question. Tout dépend de quel "cercle" dans l'EN nous voulons étudier. L'élève au centre du système éducatif ne peut que devenir le bouc émissaire. Oh, je crois que je ne suis pas loin du vrai...

Ecrit par : Pendariès | 30 octobre 2007

J'ai plutôt l'impression que, dans la société moderne, le bouc émissaire idéal, c'est l'ordinateur. C'est toujours sa faute, que ce soit aux impots, au lycée ou à l'URSSAF. Terrible l'ordi, un bouc émissaire idéal qui supporte tout et ne se révolte pas.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Quant au "meilleur niveau de conscience", vous voulez rire.
GM

Ecrit par : guy morel | 30 octobre 2007

et en plus, j'ai dit "meilleur niveau de conscience des possibles" et "possibles" voulait dire meilleure connaissance des orientations professionnnelles possibles.
NB: j'ai mis trois n parce que je suis tellement claquée que je ne sais plus s'il y en a un ou deux: au moins, avec trois, je suis certaine que c'est faux et ça m'apaise.


Mais quand Duhem écrit:
mais vous pourriez faire preuve d'un peu d'élégance /.../, et alors, je vous absoudrai, et vous pourrez enfin dormir en paix.
Ecrit par : françois duhem | 30 octobre 2007
Ce n'est pas très professionnel! Et ça m'irrite. Concordance des temps, bougre et bigre!

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Je ne sais pas si les enseignants sont les boucs émissaires. Je subodore plutôt les élèves, plutôt: celui qui ne réussit pas ET celui qui réussit.

Vous avez raison, les boucs émissaires du système ne sont pas toujours les enseignants,ce sont aussi les "bons" élèves (et parfois aussi les "mauvais"), mais le plus souvent, à l'heure actuelle, ce sont généralement les enseignants...

Tous les groupes humains ont tendance à régler leurs confilts (mimésis de rivalité dans le vocabulaire de R. Girard) sur le dos d'un bouc émissaire.

Mais pour en revenir, à votre idée d'appliquer les concepts de R. Girard à l'école, il faudrait montrer que cette tendance est favorisée 1°) par la personnalité de certains chefs d'établissement et responsables hiétrachiques que l'on ne saurait qualifier autrement que de "perverse" : "Il vaut mieux qu'un seul homme meure plutôt que tout le peuple", disait déjà le grand prêtre Caïphe.

2°) par la crise générale de l'autorité, de l'éducation et de la transmission du savoir magistralement analysée par Anna Harendt dans son essai sur la crise de l'Education.

Geneviève Winter, ancienne inspectrice générale dégagée de ses obligations de réserve, démontre dans son livre "Le mammouth se trompe énormément" que le système tend effectivement, sans le dire explicitement (sauf un Claude Allègre) à désigner les enseignants comme les responsables de cette crise.

Et c'est cette vision des choses, cette idéologie, qui cimente jusqu'à présent l'ensemble de la hiérachie de l'EN, à quelques exceptions courageuses près.

Le véritable acte révolutionnaire, celui que nous attendons du ministre actuel qui semble bien avoir un peu compris "de quoi il en retournait" serait de faire exploser ce ciment idéologique, de protéger systématiquement les personnes, de rappeler la Loi, de limiter la puissance des "pervers".

Le grand prêtre Caïphe poussait au sacrifice, Ponce Pilate s'en lavait les mains. Ils étaient, ne l'oublions pas les puisssants d'alors, l'équivalent de nos ministres, de nos recteurs, de nos inspecteurs généraux.

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

L’apprentissage tout au long de la vie ?
Il faut savoir ce qu’on entend par là. Si on utilise l’expression en pédagol, langue orwellienne par excellence, il faut alors traduire que « les enfants n'apprennent pas grand-chose pendant leur scolarité élémentaire. »  Ce qui est trop souvent le cas.

Faut-il d’ailleurs continuer à allonger l’enfance ? Il ne faut pas râler après de se retrouver dans une société infantile...

Écrit par : P. Azimont | 30 octobre 2007

Terrible l'ordi, un bouc émissaire idéal qui supporte tout et ne se révolte pas.
Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2007

"Ne se révolte pas" : c'est vite dit !

Quand il nous fait le coup du "fatal error" ou qu'il se met à bouder -pardon "planter" comme disent les gens sérieux- c'est pas de la révolte, ça, Madame ? Et de la pire espèce : la révolte faux-cul !!!

Écrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

L’apprentissage tout au long de la vie ?
Il faut savoir ce qu’on entend par là. Si on utilise l’expression en pédagol, langue orwellienne par excellence, il faut alors traduire que « les enfants n'apprennent pas grand-chose pendant leur scolarité élémentaire. » Ce qui est trop souvent le cas.

Faut-il d’ailleurs continuer à allonger l’enfance ? Il ne faut pas râler après de se retrouver dans une société infantile...

Ecrit par : P. Azimont | 30 octobre 2007

De toute façon, on dit tous la même chose et je trouve crade que des cerveaux reposés et en vacances n'expliquent pas clairement à Guy Morel ce qu'il fait exprès de ne pas comprendre rien que pour le plaisir de m'exténuer un peu plus en me faisant croire qu'il veut 80% d'une classe d'âge en apprentissage à douze ans. Bientôt, il va me traiter de sale gauchiste. Tant pis, je retournerai sur France2 me ressourcer en me faisant traiter de sale brighelliste doriotiste, FN et déclinologue. Marre de ce pays de cons.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Terrible l'ordi, un bouc émissaire idéal qui supporte tout et ne se révolte pas.
Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2007

"Ne se révolte pas" : c'est vite dit !

Quand il nous fait le coup du "fatal error" ou qu'il se met à bouder -pardon "planter" comme disent les gens sérieux- c'est pas de la révolte, ça, Madame ? Et de la pire espèce : la révolte faux-cul !!!

Ecrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

CQFD: définition même du bouc émissaire! L'ordi ne fait rien par lui-même si on ne lui demande rien et on le charge de tous les maux de la terre.
"Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer?"

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Dobolino, ne partez pas à France 2, il vont faire de vous un bouc émissaire !
Enfin, là-bas, beaucoup doivent l'écrire comme mes élèves : "bouquet-misère".

Écrit par : P. Azimont | 30 octobre 2007

"Avoir fait des études supérieures n'arrange rien, bien au contraire. Plus on comprend, plus on souffre et plus on souffre, moins on "fonctionne"."
Ecrit par : Robin | 30 octobre 2007

http://ep.inrp.fr/EP/formations/continue/seminaire_travail_enseignant/souffrance_travail_redefinition_metier_enseignant/view

Écrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

Dobolino, bien sûr que c'est pas très fortiche, de passer du conditionnel au futur dans une phrase. De plus, vous avez certainement remarqué les multiples fautes de frappe qui émaillent mes messages. Mais pourquoi me chercher noise, je vous laisse pourtant tranquilles, vous et votre irrépressible loghorrée. Mais bon, si ça vous fait du bien de relever mes erreurs (vous en faites parfois aussi, vous savez ?), continuez donc. Par contre, le "pas très professionnel" est complètement déplacé...mais je m'arrète là: depuis que j'interviens ici, je m'engueule avec tout le monde, alors que j'ai les intentions les plus pacifiques.
Bonne soirée.

Écrit par : françois duhem | 30 octobre 2007

"Je ne vois pas mes BTS faire quoi que ce soit d'utile, sinon le ménage à condition qu'ils sachent le faire et ce n''est pas sûr."

Mort de rire devant un tel discours!!!!

Écrit par : Les jeunes sont tous des cons, c'est sûr | 30 octobre 2007

"Avoir fait des études supérieures n'arrange rien, bien au contraire. Plus on comprend, plus on souffre et plus on souffre, moins on "fonctionne"."
Ecrit par : Robin | 30 octobre 2007

http://ep.inrp.fr/EP/formations/continue/seminaire_travail_enseignant/souffrance_travail_redefinition_metier_enseignant/view

Ecrit par : Un hussard | 30 octobre 2007 Merci pour le lien.

Vous aurez remarqué que l'accent est mis sur les difficultés personnelles de l'enseignant et non sur les conditions de travail, les responsabiltés de l'institution, de la hiérarchie, le comportement des élèves, sans parler des parents qui ne sont même pas évoqués.

Même la recherche "ethnologique", sous couvert d'objectivité fait le jeu de l'institution qu'elle protège sous couvert "d'objectivité".

L'institution est, par pétition de principe "innocente", le professeur qui souffre, qui est en difficulté, est forcément coupable.

C'est exactement ce que Girard entend par "bouc émissaire" : celui qui porte le poids des péchés de la communauté ou, pour employer un langage moins théologique "celui qui décharge la communauté de ses conflits, de ses tensions, celui qui permet de résoudre (provisoirement) la crise.

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

Si je maîtrisais la technique du copier-coller (honte à moi!), je mettrais ici quelques éditoriaux récents du Président de la Société des agrégés Jean-Michel Léost, histoire de montrer que la défense de l'agrégation et du recrutement des professeurs par concours sur épreuves écrites anonymées et épreuves orales appréciées collégialement (le Capes, par exemple) ne repésente qu'un volet de son action.
L'essentiel de ses efforts porte sur la restauration d'une école qui donne à chacun tout le savoir qu'il est capable de recevoir afin qu'il puisse occuper dans la société le plus haut poste auquel il puisse prétendre en fonction de ses capacités et de ses mérites. Définition concise de l'école "républicaine" - qui faisait tiquer Cadichon.
Par exemple, sait-on que Meirieu a été dès le début de sa notoriété usurpée la cible favorite de la Société des agrégés? En 1998, un Contre-rapport du bureau de la Société des agrégés (14 pages absolument terribles) faisait exploser en plein vol le rapport Meirieu sur la réforme des lycées. Furieux de cette déconvenue, Allègre menaçait de couper le salaire de la Présidente d'alors de la Société Geneviève Zehringer, menaces et insinuations malveillantes qui ont duré jusqu'à ce que Jack Lang, à peine arrivé au Ministère de l'Education et confus de l'attitude de son prédécesseur, s'empresse de renouer avec Madame Zehringer des relations courtoises.
Donc, sur l'action de la Société des agrégés, je renvoie au site www.societedesagreges.net . Je rappelle au passage que Xavier Darcos, agrégé des lettres, est un membre fidèle de la Société des agrégés.

Écrit par : Jean | 30 octobre 2007

alors que j'ai les intentions les plus pacifiques.
Bonne soirée.

Ecrit par : françois duhem | 30 octobre 2007
C'était pour de rire! Comme mon irrépressible logorrhée. Bonne sopirée à vouzaussi.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

alors que j'ai les intentions les plus pacifiques.

Ecrit par : françois duhem | 30 octobre 2007

Ca ne se voit pas !

Écrit par : Jeremy | 30 octobre 2007

Mais, en avançant dans notre travail, nous avons produit d'autres hypothèses et nous avons plutôt validé celle selon laquelle s'il y a des difficultés et de la souffrance au travail chez les enseignants, ce serait plus lié à un doute sur les finalités et sur les perspectives du travail enseignant, qui amène des conflits de définition et des situations de redéfinition. Cette hypothèse invalide la thèse d'une crise au sens ordinaire ou d'un "malaise" de type régressif. Dans ce sens nous sommes plus près d'une définition de la crise comme l'ont esquissée des sociologues comme Simmel (1896-1897) ou des économistes comme Schumpeter (1961), c'est-à-dire une période de redéfinition des repères et d'adaptation à des univers sociaux en perpétuel changement.

Les scientifiques savent bien que les faits n'ont pas de signification par eux-mêmes, qu'ilsont construits par l'hypothèse et le choix de cette hypothèse-là les fait passer à côté des faits essentiels. Ils ne voient pas qu'ils adoptent précisément le point de vue de l'institution....A moins qu'il ne s'agisse d'une commande.

Écrit par : Robin | 30 octobre 2007

Jérémy, désolé. Dobo, ce soir, je suis un peu fatigué, toute trace d'humour m'a déserté, j'prends tout de travers, sans rancune.

Écrit par : françois duhem | 30 octobre 2007

Dobolino, ne partez pas à France 2, il vont faire de vous un bouc émissaire !
Enfin, là-bas, beaucoup doivent l'écrire comme mes élèves : "bouquet-misère".

Ecrit par : P. Azimont | 30 octobre 2007

Mais j'y suis déjà depuis longtemps! Et ce bouquet (de) misères sans cesse renouvelé nous stimule parfois et nous effondre souvent. La censure y est impitoyable, sauf pendant les vacances bien méritées de ces messieurs-dames qui se taisent du premier au dernier jour des vacances scolaires dont ils semblent profiter à plein, repus et rassasiés, contrairement aux déclinologues qui quêtent souvent du premier janvier au trente et-un décembre.
Les vacances de nos charmants fonctionnaires nous laissent là-bas quelques quatre bons mois de tranquillité absolue pendant qu'ils se ressourcent après s'être exténués vingt-sept heures par semaine pendant huit mois à éveiller mes bambins et les vôtres, nos Adrien Deume de l'école laïque.
NB: Finalement, suite à vos savants conseils, JPB, et, surtout, parce que l'idée m'avait semblé bonne, je relis, pour ma plus grande satisfaction, Belle du Seigneur. Le fil d'Ariane ne me tente guère! Pauvre petite...

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

"Vous aurez remarqué que l'accent est mis sur les difficultés personnelles de l'enseignant et non sur les conditions de travail, les responsabiltés de l'institution, de la hiérarchie, le comportement des élèves, sans parler des parents qui ne sont même pas évoqués."

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2007

Je me suis fait la même remarque. ! Mais rien d'étonnant, puisque cette étude a reçu la caution de l'INRP !

Dommage que Christophe Dejours n'ait pas encore -du moins à ma connaissance- étudié de près notre milieu.

Mais les concepts qu'il a développé sur la souffrance au travail semblent parfaitement transposables en l'état à l'Education nationale.

Écrit par : Un hussard | 30 octobre 2007

Jérémy, désolé. Dobo, ce soir, je suis un peu fatigué, toute trace d'humour m'a déserté, j'prends tout de travers, sans rancune.

Ecrit par : françois duhem | 30 octobre 2007

C'est pas grave! Moi, je suis aussi naze, presque dans le genre Toto. C'est dire.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2007

Sur le site de l'Association des Professeurs de Lettres, très impliquée dans la bataille, pas mal d'informations pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l'état de la résistance anti-pédago et anti-didactique en français: www.aplettres.org.
En particulier, le compte-rendu d'une audience donnée par Xavier Darcos à la Conférence des présidents des associations de professeurs spécialistes le 19 septembre dernier, celui d'une audience donné en juin par un conseiller du ministre (Mark Sherringham) aux cinq ou six associations de professeurs de Lettres classiques (avec Darcos qui, sortant de son bureau et les croisant dans le couloir à la sortie de la salle, leur lance "Allez les Lettres classiques!".

Écrit par : Jean | 30 octobre 2007

Par exemple, sait-on que Meirieu a été dès le début de sa notoriété usurpée la cible favorite de la Société des agrégés? En 1998, un Contre-rapport du bureau de la Société des agrégés (14 pages absolument terribles) faisait exploser en plein vol le rapport Meirieu sur la réforme des lycées. Furieux de cette déconvenue, Allègre menaçait de couper le salaire de la Présidente d'alors de la Société Geneviève Zehringer, menaces et insinuations malveillantes qui ont duré jusqu'à ce que Jack Lang, à peine arrivé au Ministère de l'Education et confus de l'attitude de son prédécesseur, s'empresse de renouer avec Madame Zehringer des relations courtoises.
Donc, sur l'action de la Société des agrégés, je renvoie au site www.societedesagreges.net . Je rappelle au passage que Xavier Darcos, agrégé des lettres, est un membre fidèle de la Société des agrégés.
Ecrit par : Jean | 30 octobre 2007
Ben ça, ça me la coupe ! Dire qu'ils ont tué Meirieu en plein vol comme on tire un canard. Bien que le canard soit toujours vivant, je vais adhérer de ce pas à la société des agrégés, et avec d'autant plus d'enthousiasme qu'ils ont un ou deux ou trois ministres -il est pas agrégé le type en orange et le père pompi, il était pas agrégé ? - inscrits sur leur registre.
Question naïve : est-ce qu'on peut adhérer à la société des agrégés si l'on est pas agrégé ? Parce que, moi je vous le dis , il faut les soutenir ces petits gars-là !
Question subsidiaire : il y a sept façons de devenir agrégé ; lesquelles ?
Bonjour chez vous.
GM

Écrit par : guy morel | 30 octobre 2007

N'ayant vu que quelques secondes de la fin de l'émission,il me semble que Rachel Boutonnet ait été l'invitée de Laurent Ruquier aujourd'hui.Le vent médiatique soufflerait-il du bon côté?

Écrit par : rocardo | 30 octobre 2007

Comme je suis bon prince, je cite - sans commentaire - un morceau d'anthologie pêché sur le site de l'APL recommandé par un des blogueurs d'ici.
GM.


"Pourquoi la grammaire?,
par Marie-Martine Bonavero


Faut-il fuir la complexité à tout prix, comme le voudraient ceux qui proscrivent l’étude des langues anciennes et de la grammaire française, en raison de la complexité bien réelle du grec, du latin, du français, alors que la nature fournit sans cesse l’exemple de cette complexité, et que les sciences et les techniques se sont formées et développées en suivant cet exemple ? Manquerions-nous autant d’informaticiens que de grammairiens en France, si la scolarité permettait encore réellement aux jeunes d’affronter la complexité des langues qui sont des preuves de la complexité du cerveau humain et d’admirables moyens d’utiliser plus de neurones qu’on ne le fait habituellement ?
Notre société semble moins traumatisée par le déficit en grammairiens que par le déficit en informaticiens, mais l’exemple de la Chine, qui a conservé le système d’écriture le plus complexe tandis que nous avons envisagé de simplifier notre orthographe, pourrait nous inciter à nous poser ces questions : la réussite économique passe-t-elle par la simplification des processus cognitifs ? Le progrès économique découle-t-il de l’économie des ressources… intellectuelles ?

Certains grands débutants de latin ou de grec risquent de considérer a priori l’apprentissage de la grammaire comme un apprentissage nécessaire et fastidieux. Afin qu’ils le jugent nécessaire et fascinant, nous leur proposerons de construire des commentaires littéraires sur un socle purement grammatical. En passant directement de la grammaire à l’analyse littéraire, ils comprendront que l’analyse grammaticale peut être une démarche aussi subtile qu’elle est scolaire.
Quatre scènes de théâtre se prêteront à cet exercice. N’ayant pas d’hellénistes[1], nous ne ferons qu’évoquer les deux dernières scènes, empruntées au théâtre grec. Nous montrerons que, dans chacun de ces quatre dialogues, ce sont les mots grammaticaux qui servent ou soulignent les intentions des personnages : celle d’attirer ou celle d’annihiler son interlocuteur, celle de l’affronter dans un duel ou bien encore de l’associer à un dessein qu’on lui impose comme un destin. La célébrité de ces quatre scènes rehaussera le prestige de la grammaire...
Dans la Phèdre de Sénèque, les latinistes s’apercevront que les pronoms et adjectifs (trop) possessifs et les pronoms (trop) personnels dont abuse l’épouse de Thésée font violence au jeune homme, qu’elle entraînera dans son sillage tragique. Dans l’Amphitryon de Plaute, le jeu de ces termes grammaticaux pourra leur paraître comique dans la scène où Mercure veut annihiler l’esclave dont il usurpe l’apparence, mais à partir d’un certain moment, ce comique leur semblera angoissant.
Quant aux hellénistes, ils découvriront un nombre que nous avons perdu, le duel qui se distinguait du pluriel, en grec : être deux, ce n’est pas être plusieurs. Ils analyseront l’effet qu’il produit lorsque Étéocle affronte son frère Polynice auquel l’unit déjà un même destin funeste, ou quand Antigone impose à sa sœur le projet d’ensevelir Polynice, projet qui parachève le malheur familial.
Les hellénistes découvriront encore deux autres catégories grecques perdues, le mode optatif peu à peu remplacé par le subjonctif et la voix moyenne qui a enfanté les déponents latins. Ces catégories leur seront présentées non plus à travers des scènes de théâtre, mais un peu comme des personnages de théâtre qui ont eu un beau rôle à jouer."

Écrit par : guy morel | 30 octobre 2007

"si l'on est pas agrégé ?"
Pardon : "si l'on n'est pas agrégé ?"
GM

Écrit par : guy morel | 30 octobre 2007

Je vais revenir brièvement au fil initial de la Note.
Apprentissage d'une langue étrangère en Primaire : plutôt qu'un saupoudrage manifestement inefficace tout au long du primaire, pourquoi ne pas plonger les gosses dans un vrai bain linguistique avec des instits carrément bilingues en MS / GS ? C'est-à-dire avant même qu'ils apprennent la grammaire française — comme Montaigne a appris le larin, vers 3-4 ans ? Est-ce tout à fait infaisable ?
En tout cas, ça ôterait aux petites sections de Maternelle la foncion de grderie qui est trop souvent la leur : les envoyer à l'école précocement, soit, ça libère les parents, mais pour en faire des bilingues par imprégnation. Catmano, est-ce une utopie ?
JPB

Écrit par : brighelli | 31 octobre 2007

Le journal gratuit Metro titrait hier , à la une, "Zéro pointé pour le primaire - La France fait partie des cancres pour l'apprentissage de la lectur est de l'écriture - Le gouvernement prépare une réforme pour relonter le niveau."
En page 4, le sujet est développé: "La France au fond de la classe", avec un résumé de l'entretien avec Xavier Darcos sur LCI dimanche soir, un petit encadré sur les trois méthodes de lecture, et... (je vous le donne en mille...) un entretien avec l'inamovible Bentolila.
Question du journaliste. - Peut-on dire que des écoliers français sont illettrés?
B.- Il n'est pas question de parler d'illettrisme à l'intérieur de l'école. [Ah bon?!! Donc tout va bien! Pourtant Darcos dit le contraire sur la colonne d'à côté!]
B. - Cela voudrait dire que l'école baisse les bras [Pas du tout! Cela voudrait dire que les méthodes pédagoiques sont nulles]
65000 jeunes par an sortent du système en situation d'insécurité linguistique [notez l'euphémisme"].
Ils ne savent pas bien lire, ni bien écrire, ni même bien argumenter. Ces difficultés, on les décèle vers l'âge de 9 ans. 15% des élèves arrivent au collège alors qu'ils sont en difficulté. [Bentolila mélange un peu tout, et détourne le débat comme à son habitude, car que vient faire ici "bien argumenter"? eE surtout la responsabilité des méthodes est soigneusement éludée]
Question du journaliste. - Pourquoi en est-on arrivé là?
B. - [...] C'est dû à une absence de vérification réelle des acquis et des insuffisances. Il faut les vérifier tout au long du parcours scolaire de l'enfant [ Ah oui? Et si on leur apprenait plutôt quelque chose, avant de vouloir "vérifier leurs acquis"?
Bentolila essaie obstinément de dévier le débat sur autre chose que la transmission des connaissances et les responsablilté des méthodes].
Question du journaliste. - Et la responsabilioté des instituteurs dans tout ça?
B. - On ne leur apprend plus à faire la classe. C'est plus important que le débat sur les méhodes d'apprentissage employées, globale ou syllabique [Evidemment!!!]
Et en fin d'entretien:
B. - Quand un enfant sort de l'école élémentaire, il doit savoir lire correctement, s'exprimer correctement à l'écrit et être capable de défendre son point de vue [ Et nous revoilà dans la sacro-sainte "argumentation"!!!! Qu'est-ce ça vient faire là, ce "défendre son point de vue?]
Bentolila tel qu'en lui-même, confus.

Écrit par : Jean | 31 octobre 2007

Comme je suis bon prince, je cite - sans commentaire - un morceau d'anthologie pêché sur le site de l'APL recommandé par un des blogueurs d'ici.
GM.

"Pourquoi la grammaire?,
par Marie-Martine Bonavero

Dans la Phèdre de Sénèque, les latinistes s’apercevront que les pronoms et adjectifs (trop) possessifs et les pronoms (trop) personnels dont abuse l’épouse de Thésée font violence au jeune homme, qu’elle entraînera dans son sillage tragique.

Ca, c'est génial...et le reste aussi Guy. Merci pour ce texte.

Écrit par : Robin | 31 octobre 2007

J.P. Brighelli a raison, lorsqu'il suggère que l'immersion marcherait mieux que le vain saupoudrage dans l'apprentissage des langues.
C'est un fait . Il faut poursuivre l'apprentissage tout au long de la scolarité. Relisez mon postel du 29 octobre, tombé à plat au milieu de vos querelles sur les agrégés et certifiés...
Mon avis n'est pas théorique mais vécu. C'est ainsi que , en Bretagne, on essaie de transmettre le breton depuis quelque 25 ans. C'est efficace. Au moins , les élèves ont-ils deux langues à leur disposition et plus, car ils en apprennent d'autres avec aisance . Comme les plus âgés ont maintenant presque trente ans, on a un certain recul.
Mais cela ne met pas la région à l'abri des difficultés de l'éducation nationale évoquées ici. On aurait pu mieux faire.
Le sens de l'effort s'est perdu , comme partout.

Écrit par : edith | 31 octobre 2007

pourquoi ne pas plonger les gosses dans un vrai bain linguistique avec des instits carrément bilingues en MS / GS ?

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2007

Et vous les trouvez où, vos instits bilingues ?
Faudrait déjà qu'ils soient monolingues, ce qui n'est pas toujours le cas.

Écrit par : yann | 31 octobre 2007

"Et vous les trouvez où, vos instits bilingues ?
Faudrait déjà qu'ils soient monolingues, ce qui n'est pas toujours le cas"
persifle Yann…

Oh la vilaine insinuation !
Pour parler sérieusement, je serais partisan d'ouvrir la porte, en Primaire, à toutes les compétences, qu'elles soient ou non sanctionnées par un diplôme, dès lors qu'il s'agit d'apprendre une langue. J'ai dans ma région un grand nombre d'Anglais (mais aussi d'Allemands, de Hollandais, etc.) installés à l'année — et je ne vous parle pas du Périgord ou de la Normandie, où ils sont chez eux. Il y a parmi eux des gens (des dames surtout) qui s'ennuient parfois, et qui ne demanderaient pas mieux que d'aller faire de l'imprégnation dans les toute petites classes — mais voilà, on ne peut pas les recruter parce qu'ils n'ont pas une Licence correspondante.
Je suis un ferme défenseur des titres et des concours — quels qu'ils soient, parce que rien n'est donné (et statistiquement, le concours d'instit en ce moment est plus dur que certains CAPES, vu l'offre et la demande). Mais si on veut vraiment former des gosses à une autre langue (et, quelqu'un l'a souligné plus haut, à d'autres aussi, parce que rien ne prédispose plus aux autres langues que l'apprentisage d'une première), il faut se donner les moyens. Et les moyens, ce n'est pas deux heures par semaine tout au long de la scolarité, c'est — ça revient au même quantitativement, mais pas qualitativement — un vrai bain dans la petite enfance, quand les mécanismes se mettent en place naturellement sans passer par des apprentissages formatés.
JPB

Écrit par : brighelli | 31 octobre 2007

On aurait pu mieux faire.
Le sens de l'effort s'est perdu , comme partout.

Mais un peu moins là-bas que partout ailleurs. Statistiques à l'appui, la Bretagne reste en tête. Peut-être à cause de la concurrence public-privé, peut-être à cause de quelque chose d'indéfinissable et "d'irréductible" (l'esprit celte) dont parle Ernest Renan dans ses Souvenirs d'enfance et de Jeunesse et qui se perd, hélàs, comme le reste.

(excusez-moi pour cette petite poussée de fièvre "identitaire")

Écrit par : Robin | 31 octobre 2007

C'est ainsi que , en Bretagne, on essaie de transmettre le breton depuis quelque 25 ans. C'est efficace. Au moins , les élèves ont-ils deux langues à leur disposition ...

Ecrit par : edith | 31 octobre 2007

J'espère qu'on leur apprend aussi à faire les crèpes.

Écrit par : yann | 31 octobre 2007

"Oh la vilaine insinuation ! "
accuse JPB

Pas d'insinuations, mais deux faits :
Très peu d'insits baragouinent suffisamment d'anglais pour une immersion.
Ici, on cause français, mais il suffit d'aller sur d'autres blogs pour être oonsterné par le niveau de certains PE (pas tous, commencez pas à cogner !).

Par contre, utiliser les retraités angliches qui s'ennuient, c'est pas une mauvaise idée. J'en connais un ou deux par ici qui feraient l'affaire.

Écrit par : yann | 31 octobre 2007

Je vais revenir brièvement au fil initial de la Note.
Apprentissage d'une langue étrangère en Primaire : plutôt qu'un saupoudrage manifestement inefficace tout au long du primaire, pourquoi ne pas plonger les gosses dans un vrai bain linguistique avec des instits carrément bilingues en MS / GS
Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2007

Belle utopie en effet! Où allez-vous trouver ces maîtres carrément bilingue (déjà qu'on leur fait souvent grief ici de ne pas maîtriser suffisamment leur propre langue!), pour animer et surveiller la-dite baignade linguistique?
Non, je crois que la meilleure solution serait celle qui s'inspirerait de celle que met en place l'école № 30 de T. en Russie que je connais particulièrement bien et qui enseigne dès la 1ère classe (à 7 ans) le français à des groupes de 10 élèves maximum à raison de 9 leçons de 40 minutes par semaine. Parvenus à l'âge de 11 ans les élèves qui ont acquis pour la plupart un niveau remarquable en français débutent une seconde langue, anglais chinois ou japonnais. Cette école scolarise environ 350 élèves et comprend 10 professeurs de français et 5 d'anglais.
Au fondement de cette organisation (quand on sait qu'une école publique en Russe dispose de 10 fois moins de ressources budgétaires qu'en France) une réelle volonté sociale et politique d'instruire les enfants . Et non pas, comme en France, cette désastreuse doctrine managériale de l'école self-service où l'élève-Roi apprend s'il veut et quand il veut.
Ceci étant dit, l'école russe sur de nombreux autres points est loin de constituer à mes yeux un modèle.

Écrit par : buntovchik | 31 octobre 2007

En Russie, il y a deux facteurs favorables à cette immersion :

De tous temps, une réelle aptitude aux langues étrangères (d'origine génétique, linguistique ? Le linguiste que je ne suis pas s'interroge)

Une réelle curiosité pour l'étranger, et peut-être un vieux fond de fascination pour la langue française, réminiscences d'avant Octobre.

Deux choses qui manquent cruellement aux frankaouis. (et aussi aux rosbifs, peut-être même enore plus , si c'est possible)

Écrit par : yann | 31 octobre 2007

Oui le russe prédispose à l'apprentissage des autres langues c'est une langue vocalement riche et beaucoup moins le français, cf Alfred Tomatis (le gourou selon le jeune homme qui m'avait déjà répondu et m'avait renvoyé dans mes cordes sur un ton sec).

Et enfin effectivement plus un pays est riche et plus le sens de l'effort tend à se relâcher et plus on surprotège les chers bambins à leurs papas et leurs mamans. Cercle vicieux ! Vous n'êtes pas sorti de l'auberge pour remonter le niveau ...
Remarquez on peut remonter le niveau de la flatterie pour consoler tout le monde, parents et enseignants ! que dis-je géniteurs d'apprenants ...

Écrit par : iPidiblue compatit ! | 31 octobre 2007

"Pour parler sérieusement, je serais partisan d'ouvrir la porte, en Primaire, à toutes les compétences, qu'elles soient ou non sanctionnées par un diplôme, dès lors qu'il s'agit d'apprendre une langue."

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2007

Soyons sérieux en effet ! A-t-il été jamais été question d'enseigner réellement les langues étrangères à l'école ?

On peut légitimement se poser la question quand on se réfère à l'incohérence des différentes circulaires relatives au sujet et, surtout, aux stages de formation continue dont ont été gratifiés les instits. Il est nécessaire pendant certains de ces stages de se pincer régulièrement pour s'assurer que l'on n'est pas victime d'hallucinations.

Sans parler du discours tenu par la hiérarchie et les conseillers pédagogiques, qui vaut par moments son pesant de cacahuètes. Exemple de réponse donnée à des collègues s'inquiétant de leur manque de compétence en la matière : "Ne vous en faites pas, pour enseigner les langues vivantes, il suffit d'avoir une leçon d'avance sur les élèves." Les collègues du secondaire apprécieront !

Certaines écoles ont pu bénéficier jusqu'à présent des compétences d'intervenants étrangers. Mais voilà, ces gens-là, il faut bien les rémunérer un peu tout de même. Or l'objectif fixé aux différents chefs de service de la Fonction publique, c'est de réduire les coûts de fonctionnement. Donc, bye, auf wiedersehen... les intervenants !

D'où la solution miracle : former les instits en place -pour pas cher bien sûr- afin qu'ils assurent eux-mêmes "l'enseignement" des langues étrangères. De toute façon, ils sont censés être polyvalents, alors...

Dans certaines académies, lesdits instits sont donc tenus de suivre d'ici deux ans une formation de... 6 journées éparpillées sur l'année, au terme de laquelle ils pourront être habilités donc... compétents !

Help ! Hilfe ! Socorro !

Écrit par : Un hussard | 31 octobre 2007

"Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris".

Écrit par : iPidiblue universel consolateur | 31 octobre 2007

"Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris".

Ecrit par : iPidiblue universel consolateur | 31 octobre 2007

C'est de qui ?
Je vais en faire ma devise !

Écrit par : yann | 31 octobre 2007

Une dernière remarque sur le sujet. A supposer que l'enseignement des langues étrangères soit souhaitable en primaire, il conviendrait de s'interroger sur le choix de celles-ci.

L'enseignement de l'anglais tend à s'imposer dans un nombre croissant d'écoles. Dans la mesure où l'un des objectifs premiers de l'école primaire est de développer la maîtrise de la langue française, il n'est pas sûr que ce choix soit le plus pertinent, compte tenu des spécificités de la grammaire, de la conjugaison et de l'orthographe propres à l'anglais.

Par exemple, obtenir de nos élèves -parallèlement à l'apprentissage précoce de l'anglais- qu'ils mettent enfin un -S à la deuxième personne du singulier et un -NT à la troisième personne du pluriel... devient encore plus ardu.

Dans ces conditions, pourquoi ne pas donner la priorité à l'espagnol ou l'allemand, dont l'apprentissage peut devenir un plus pour l'étude de notre langue ? Les élèves auront bien le temps d'apprendre l'anglais dans le secondaire...

Écrit par : Un hussard | 31 octobre 2007

Jean-Paul, serrez ma haire avec ma discipline !

Écrit par : iPïdiblue ou le Tartuffe | 31 octobre 2007

Pour parler sérieusement, je serais partisan d'ouvrir la porte, en Primaire, à toutes les compétences, qu'elles soient ou non sanctionnées par un diplôme, dès lors qu'il s'agit d'apprendre une langue. J'ai dans ma région un grand nombre d'Anglais (mais aussi d'Allemands, de Hollandais, etc.) installés à l'année — et je ne vous parle pas du Périgord ou de la Normandie, où ils sont chez eux. Il y a parmi eux des gens (des dames surtout) qui s'ennuient parfois, et qui ne demanderaient pas mieux que d'aller faire de l'imprégnation dans les toute petites classes — mais voilà, on ne peut pas les recruter parce qu'ils n'ont pas une Licence correspondante.


Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2007
J'en ai parlé plus haut: ça s'est fait chez nous! Jane était très très efficace, immergeait les élèves de l'école dans l'anglais plusieurs heures par semaine ( anglophone, sans diplome, recrutée par le SIVOS), obtenait de forts bons résultats jusqu'à leur faire très bien jouer Boucle d'Or et les trois ours en fin d'année en anglais de façon parfaite.
NB: pas de différence en sixième en cours d'anglais pour ceux, dont mon fils, qui avaient bénéficié de ses interventions en CM1 et CM2. Pas de différence non plus pour ceux qui, comme ma fille, en ont bénéficié en maternelle. Alors?

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

J'ai tapé un peu vite mon post de tout à l'heure avant de m'engouffrer dans ma voiture (automobile).
"l'apprentissage de la lecture et de l'écriture..."

Écrit par : Jean | 31 octobre 2007

Catmano n'étant pas là, je me rappelle une expérience qu'elle avait tentée étant ado: pendant les vacances, elle avait pris en charge une petite fille laissée à elle-même, agée de trois à quatre ans. Cette enfant ne communiquait pas en français. Elle le comprenait (ordres simples) mais ne disait pas un mot. Catmano parlait alors couramment l'italien, suite à cinq ans d'italien au lycée et trois semaines de vacances chaque été en Italie, et a tenté l'expérience de ne lui parler qu'en italien, plusieurs heures par jour. Au bout d'une semaine, la gosse commençait à parler en italien et, dans la foulée, s'est mise à parler sa langue maternelle.
D'ailleurs, je verrai bien l'italien comme langue à apprendre en premier lieu aux jeunes français. Ce n'est pas une langue très utile mais il nous est si facile de la maîtriser que cela mettrait les élèves en confiance pour s'exprimer oralement dans une langue étrangère mais un peu moins étrangement étrangère que les autres, dotée d'une orthographe simple et fort agréablement chantante. Après, on pourrait passer à d'autres langues plus difficiles pour nous qui en sommes ni très doués ni très motivés, en règle générale.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

"Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris".

C'est Mascarille qui dit cela pour draguer Cathos et Magdelon, dans "Les Précieuses ridicules".

Écrit par : FGuichard | 31 octobre 2007

D'ailleurs, il s'agit d'une grande moquerie internationale. Tout le monde s'esclaffe: "les frenchies sont nuls en langues!". Ah! Bon!
Je travaille dans une région touristique et doit régulièrement soigner des chiens et chats allemands, hollandais, italiens, anglais et suisses. Il s'agit même assez souvent de résidents permanents. Le français des maîtres des animaux est déplorable, d'une pauvreté lamentable, leur accent épouvantable et, si j'ai bien compris leur démarche, il faudrait que ce soit moi qui leur parle leur langue alors que ce sont eux qui ont choisi de se retraiter en France. Donc, chaque consultation est pour eux l'occasion de se conforter dans l'idée très préconçue que les français sont nuls en langues étrangères. Quant à eux, ils sont excellents par définition donc n'ont pas à remettre en question leur maîtrise plus que médiocre de la langue des mangeurs de grenouille.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

"C'est assez. Je suis maître. Je parle. Allez ! Obéissez !"

Mais mistress Dobolino, on n'a jamais dit que le français était une fille facile ...

Écrit par : iPidiblue, le français tel qu'on le cause | 31 octobre 2007

C'est bien ce que je dis : les anglais sont catastrophiques en langues étrangères et en plus, ne font pas le moindre effort, ni pour baragouiner autre chose que l'anglais, ni pour essayer de comprendre votre accent, s'il s'éloigne un tantisoit peu de leur norme (ils ne font pas plus d'effort pour se comprendre entre eux, notez, londoniens vs gallois, ou irlandais, ou écossais, etc.).
Les autres nationalités, je n'ai pas l"expérience.

Écrit par : yann | 31 octobre 2007

Le bilinguisme dès l'école maternelle est répandu aussi en Alsace. Bien qu'il manque encore un peu de recul sur cette expérience, les résultats sont pour le moment mitigés.

Sur le site d'une association de parents régionale (http://apepa.ultim-blog.com/), un professeur relève : "L’enseignement bilingue est sûrement profitable aux enfants de familles mixtes, quand au moins un des deux parents est germanophone.
Pour les autres élèves, je suis beaucoup plus réservé. Notamment à l’école primaire, où il s’agit d’apprendre à lire, écrire, compter. Si l’enfant a du mal à suivre en maths et qu’il n’est pas très bon en allemand, il décroche."

Une autre témoigne :
« Le problème pour ces enfants, c’est que la langue n’a pas de sens en dehors de l’école. Il n’y a pas de motivation, explique Nicolas Fischer. Il faut trouver des applications concrètes pour qu’elle s’imprime dans les esprits. »

Le fait de parler le dialecte alsacien à la maison, comme dans certaines familles amies, est-il un plus ?
Je cherche, en vain, sur internet des bilans officiels sur le bilinguisme en Alsace. Les membres du corps enseignant de l'est de la France savent-ils s'il en existe ?

Écrit par : lucile | 31 octobre 2007

Dobolino écrit que l'apprentissage précoce de l'anglais n'a pas donné un avantage à ses enfants en sixième. C'est ce que m'ont dit tous les collègues d'anglais jusqu'à présent.( cf mon postel du 29 octobre.)

Je pense que c'est une question de dose et de continuité dans l'apprentissage. Il faut des heures et des heures, comme l'indique Buntovchik, dans son exemple d'une école russe: 9 fois 40 minutes à partir de 7 ans, pendant 5 ans.

Bien sûr, surtout pas systématiquement l'anglais; celui-ci viendra après, sauf cas particulier.
Il ne faut s'interdire aucune langue. Et pourquoi s'excuser de promouvoir les langues de proximité, ou de voisinage, tremplin pour d'autres, corse pour les langues d' Italie, occitan pour le catalan ou l'espagnol etc....

Crêpe prend un accent circonflexe,yANN

Écrit par : edith | 31 octobre 2007

http://apepa.ultim-blog.com/

Écrit par : lucile | 31 octobre 2007

"Les Précieuses ridicules..."
Formidable texte à faire découvrir aux collégiens - d'où l'intérêt d'enseigner en collège, Mesdames et Messieurs les agrégés de Lettres!
Et monter avec des élèves la scène 9 donc, la grande scène où Mascarille fait son numéro devant deux petites oies! Vraiment sottes? Pas plutôt rêveuses? Avec un réaliste aussi crasse que Gorgibus ("Mon Dieu, ma chère, que ton père a la forme enfoncée dans la matière, et qu'il fait sombre dans son âme."), on peut presque les comprendre.


Une chose qui n'est pas mal non plus, c'est d'expliquer chaque année in extenso, en 3ème, "Les Femmes savantes"!
- "On cherche ce qu'il dit après qu'il a parlé" (Clitandre à propos de Trissotin)
Meirieu? Bentolila?
Là encore, peut-on dire que Molière "condamne" Armande, Bélise et Philaminte? C'est peut-être plus subtil que cela. Car elles aussi cherchent à cultiver les valeurs de l'esprit. Mal, certes, mais sincèrement.

Écrit par : Jean | 31 octobre 2007

statistiquement, le concours d'instit en ce moment est plus dur que certains CAPES, vu l'offre et la demande

Ecrit par : brighelli

Vous êtes ici en train de pratiquer les méthodes éprouvées de nos politico-administratifs quand ils veulent casser du professeur et niveler par le bas.

Je m'explique : confondre la probabilité d'être reçu à un concours et sa facilité est une erreur. Ceux qui se présentent à l'un ne sont pas ceux qui se présentent à l'autre. Il arrive en outre que le nombre d'admis soit plus faible que le nombre de postes initialement offerts, en raison du niveau insuffisant des candidats. Et il est douteux que les candidats au concours d'instituteur aient la moindre chance d'être reçus au CAPES. Tout comme ceux qui se présentent au CAPES sont rarement capables d'obtenir l'agrégation (du moins dans l'immédiat), sinon, il faudrait qu'ils soient stupides pour ne pas saisir la chance de travailler moins pour gagner plus.

Quant au cas inverse (réussite à l'agrégation et échec au CAPES ; je connais des personnes à qui c'est arrivé), il est presque toujours dû à une mauvaise note à l'épreuve de "didactique", laquelle est d'abord un test de conformité aux dogmes pédagogistes (ce que vous ne cautionnez pas, je pense), et dont le coefficient est élevé.

Écrit par : Moot | 31 octobre 2007

C'est bien ce que je dis : les anglais sont catastrophiques en langues étrangères et en plus, ne font pas le moindre effort, ni pour baragouiner autre chose que l'anglais, ni pour essayer de comprendre votre accent

Ecrit par : yann

Ça me rappelle Michael Moore, lequel dans son second livre parle des diplômés des grandes universités américaines : "et qu'importe que 70% de ces licenciés (je suppose que l'on a traduit ainsi "graduate") ne sont pas obligés de connaître une langue étrangère ! Est-ce que le monde entier ne parle pas en anglais, désormais ? Et s'il reste encore des salauds d'étrangers pour ne pas dominer la langue de Shakespeare, ILS ONT INTÉRÊT À SE METTRE AU NIVEAU VITE FAIT".

Écrit par : Moot | 31 octobre 2007

Le fait de parler le dialecte alsacien à la maison, comme dans certaines familles amies, est-il un plus ?
Je cherche, en vain, sur internet des bilans officiels sur le bilinguisme en Alsace. Les membres du corps enseignant de l'est de la France savent-ils s'il en existe ?

Ecrit par : lucile | 31 octobre 2007

D'après mon pôpa, vieux germaniste qui fut Président de Jury d'agreg d'allemand, pour des études d'allemand universitaires, maîtriser le dialecte alsacien est un handicap aussi fort que celui d'un polonais pour des études de russe. Barbarisme à tous les étages assuré. Une apparence de facilité et des automatismes pré-acquis seront au bout du compte délétère. Ce doit être du même tabac pour un ingénieur ou un biologiste. Pour fairte un séjour touristique en Allemagne, ceci dit, ça aide. Mais envoyons-nous nos enfants à l'école pour en faire des touristes? Là est la question!

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

délétère-s!

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

"Pour faire un séjour touristique en Allemagne, ceci dit, ça aide. Mais envoyons-nous nos enfants à l'école pour en faire des touristes? Là est la question!"

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2007

Ca va surement aussi pour les emplois sous-qualifiés occupés par de nombreux alsaciens en zone frontalière.
Merci pour votre éclairage : mon mari n'a pas parlé alsacien avec nos enfants, tant pis ou tant mieux, tout dépend effectivement de l'objectif.
Mais si quelqu'un a des documents sur la question, ça m'intéresse

Écrit par : lucile | 31 octobre 2007

De jeunes alsaciens font aussi de brillantes études en Suisse alémanique ou en Allemagne et obtiennent des postes à responsabilités. Dans leur cas le dialecte a-t-il été un plus, un handicap à surmonter ou étaient-ils sur le même plan que les non-dialectophones ?
Je me pose la question car la région communique sur la diminution de dialectophones dans la région qui handicape les alsaciens désireux de trouver un emploi chez nos voisins germanophones.

Écrit par : lucile | 31 octobre 2007

Jérémy, désolé. Dobo, ce soir, je suis un peu fatigué, toute trace d'humour m'a déserté, j'prends tout de travers, sans rancune.

Ecrit par : françois duhem | 30 octobre 2007

Sans rancune, françois :-)

Écrit par : Jeremy | 31 octobre 2007

Merci pour la leçon d'orthographe, edith.

Ceci dit, je doute que le breton puisse être un tremplin pour quoi que ce soit, excepté la compréhension intime des chansons d'Alan Stivell.
Le breton est une langue magnifique, passionnante, fédératrice et je ne souhaite pas son extinction. Mais vu l'état de délabrement de l'école primaire, le bilinguisme franco-breton ne me paraît pas une urgence.
PS : je suis à moitié breton (non, Breton, pardon pour le lapsi), fan d'Alan Stivell et de Michel Tonnerre (entre autres), et j'aurais adoré apprendre le breton, mais faute de temps, je préfère perfectionner mon anglais.

Écrit par : yann | 31 octobre 2007

Chuis à la page 52:

1) Qd une mère t'apelle et qui te dit que "ça a commencé très tôt, à la maternelle" : TU L'ECOUTES
2) TU LA CROIS
3) TU POSES LES BONNES QUESTIONS


Pitain, marre des zânes qui ne comprennent rin !

j'espère qu'à la "fin" il aura compris (?)
Sinon, qu'il me contacte de suite :
affreuxtoto07@yahoo.fr
Je vais lui expliquer, moi, pourquoi il s'est fait baiser !

Moins de cibli plus de paradi*

Enfermez eveline/fraKK/grandcon
Libérez Marie-Jeanne

Vive Léo&Léa ET Alpha (boschermath)
Aux chiottes RibambelleD&VRatusPicbille !

Écrit par : toto | 31 octobre 2007

Comment Yann ? Vous n'êtes pas persuadé que l'apprentissage du corse n'est pas un magnifique tremplin pour une carrière dans les sciences aux USA ? Les bras m'en tombent ... écoutez Nicolas Sarkozy qui se fait le chantre du corse en Corse cette langue de culture !

Plus sérieusement, pour les surdoués apprendre trois, quatre, cinq langues pas de problème et même dans la foulée les maths, l'informatique, la biologie et je ne sais quoi encore, pour l'élève moyen ça paraît plus difficile.
Et comme malheureusement c'est l'anglais et non le français le langage universel et particulièrement dans les sciences et techniques je ne vois pas bien comment faire l'économie de cette langue.

Écrit par : iPidiblue monolangue | 31 octobre 2007

Et comme malheureusement c'est l'anglais et non le français le langage universel et particulièrement dans les sciences et techniques je ne vois pas bien comment faire l'économie de cette langue.

Ecrit par : iPidiblue monolangue | 31 octobre 2007

Immersion!!! Mon frère, pas si con que ça mais pas surdoué ni bosseur est ingénieur( ESPCI). Au bahut, il a fait Allemand, Russe, Latin. A ESPCI, il a fait la grève de l'anglais avec quelques camarades. Ils ont refusé de passer l'épreuve d'anglais obligatoire donc ils ont le titre d'ingénieurs mais pas d'ingénieurs ESPCI...
Mon frère est chef de labo dans une entreprise privée aux Etats-Unis depuis près de vingt ans et parle à présent le français avec un accent épouvantable et des tournures de phrase à hurler de rire (j'exagère un peu mais à peine). Son fils est bilingue. Mon frère se régale à lire Faulkner dans le texte et à y découvrir d'autres tournures de phrases.
Pour ses revenus, ça va aussi très bien. Pour vosu donner un ordre d'idée, il peut espérer une retraite annuelle de 250 000$ , sans compter toute son épargne.
Pas doués pour les langues, les français?

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

Ecoutez Dobolino je suis content de savoir que pour votre famille ça va !

On forme combien d'ingénieurs en France chaque année ?

Je ne sais pas exactement ce qu'il faut appeler surdoué selon vous - par exemple Denis Auroux, bac à 14 ans, rentré premier à Normale à 16 ans, agrégé à 19 ans, docteur à 21, professeur au MIT et à l'X à 26 ans, ça vous va ?

En fait nous ne devons pas vivre dans le même monde - vous fréquentez le dessus du panier et moi le dessous.

Écrit par : iPidiblue dobolinisé | 31 octobre 2007

D'après mon pôpa, vieux germaniste qui fut Président de Jury d'agreg d'allemand, pour des études d'allemand universitaires, maîtriser le dialecte alsacien est un handicap aussi fort que celui d'un polonais pour des études de russe. Barbarisme à tous les étages assuré. Une apparence de facilité et des automatismes pré-acquis seront au bout du compte délétère. Ce doit être du même tabac pour un ingénieur ou un biologiste. Pour fairte un séjour touristique en Allemagne, ceci dit, ça aide. Mais envoyons-nous nos enfants à l'école pour en faire des touristes? Là est la question!

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2007

Deux de nos enfants ont fait le chemin inverse, c'est à dire qu'après deux ou trois ans d'étude de l'Allemand au collège, ils se sont mis à parler l'alsacien (et différents dialectes suisses-allemands) avec leurs grands-parents qui en furent tout heureux.

Le troisième n'a pas accroché, et là j'émets l'idée que certains ont plus de facilités ou de goûts que d'autres pour les langues étrangères.

Et ce, quelques soient la capacité des enseignants et la durée de l'immersion...

L'enseignement bilingue dès la maternelle, en Alsace, est surtout profitable aux enfants suisses qui habitent ici et aux enfants parlant alsaciens à la maison.

Écrit par : Maminou | 31 octobre 2007

"parlant alsacien"... BIEN SÜR

Écrit par : Maminou | 31 octobre 2007

Je ne sais pas exactement ce qu'il faut appeler surdoué selon vous - par exemple Denis Auroux, bac à 14 ans, rentré premier à Normale à 16 ans, agrégé à 19 ans, docteur à 21, professeur au MIT et à l'X à 26 ans, ça vous va ?

En fait nous ne devons pas vivre dans le même monde - vous fréquentez le dessus du panier et moi le dessous.

Ecrit par : iPidiblue dobolinisé | 31 octobre 2007
Mon grand frère a eu son bac à dix-sept ans (lycée de banlieu lambda), sup et spé à LLK (pas à Louis le Grand!), rentré à ESPCI sur liste d'attente.
Pas sur-doué pour l'époque (bac 1971)! On appellait ce genre de type "élève sérieux à bonnes capacités"... Aucun doute qu'à l'heure actuelle, mon frère serait EIP ou HQI et dans un maëlstrom épouvantable entre pédopsychiatre et graphomotricien avec une chouille d'orthophoniste et de psy sco.
A l'époque, il faisait juste partie de ceux qui, sachant lire couramment à Noël du CP et maîtrisant les quatre opérations, le pluriel des noms, sujet, verbe et leur accord à la fin du CP, sautaient le CE1 alors que d'autres, normaux, un peu moins dégourdis, faisaient un CE1.
Je ne sais pas pour mon frère, mais, pour ma part, de cinq ans plus jeune que lui, du CM2 à la Terminale, j'ai toujours étudié dans des classes où un tiers des élèves avaient une année d'avance. C'était fort banal.
Le haut du panier si on veut...

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

Oui Dobolino vous faites partie d'une élite, mais vous n'en avez pas conscience comme tous ceux qui n'ont jamais fréquenté d'autre milieu, ce n'est pas un crime, c'est juste de l'ignorance !

Maintenant vous saurez ...

Écrit par : iPidiblue aux élites les mains pleines | 31 octobre 2007

"du CM2 à la Terminale, j'ai toujours étudié dans des classes où un tiers des élèves avaient une année d'avance."
Quand on reviendra à cet état des lieux, je vous promets de bien m'occuper de ces zânes de parents de mes 2 !

Écrit par : toto | 31 octobre 2007

Au Elsässisch, s'isch ebs anders !

Écrit par : Fritz | 31 octobre 2007

"Jean-Paul, serrez ma haire avec ma discipline !
suggère iPïdiblue ou le Tartuffe…

Mais mon cher, "serrer" voulant dire "ranger", JPB ne serait pas exactement dans son rôle. Et "discipline" voulant dire "fouet", je vous laisse deviner sa spécialité, au "maître" du blog…
Abraxas
PS. En tout cas, depuis que Molière s'en mêle, le niveau remonte sérieusement…

Écrit par : Abarxas | 31 octobre 2007

PS. En tout cas, depuis que Molière s'en mêle, le niveau remonte sérieusement…
Ecrit par : Abraxas | 31 octobre 2007


Molière et le fouet: plus fort que la comtesse de Ségur ! des révélations ESSSCLUSIVES !!!

ARGAN
...N'avez-vous rien vu aujourd'hui?

LOUISON
Non, mon papa.

ARGAN
Non ?

LOUISON
Non, mon papa.

ARGAN
Assurément ?

LOUISON
Assurément.

ARGAN
Oh çà, je m'en vais vous faire voir quelque chose, moi.

(Il va prendre une poignée de verges.)

LOUISON
Ah! mon papa!

ARGAN
Ah! ah! petite masque, vous ne me dites pas que vous avez vu un homme dans la chambre de votre soeur!

LOUISON
Mon papa!

ARGAN
Voici qui vous apprendra à mentir.

LOUISON se jette à genoux.
Ah! mon papa, je vous demande pardon. C'est que ma soeur m'avait dit de ne pas vous le dire; mais je m'en vais vous dire tout.

ARGAN
Il faut premièrement que vous ayez le fouet pour avoir menti. Puis, après, nous verrons au reste.

LOUISON
Pardon, mon papa.

ARGAN
Non, non.

LOUISON
Mon pauvre papa, ne me donnez pas le fouet.

ARGAN
Vous l'aurez.

LOUISON
Au nom de Dieu, mon papa, que je ne l'aie pas!

ARGAN, la prenant pour la fouetter.
Allons, allons.

LOUISON
Ah! mon papa, vous m'avez blessée. Attendez: je suis morte.

(Elle contrefait la morte.)

ARGAN
Holà! Qu'est-ce là? Louison, Louison! Ah! mon Dieu! Louison! Ah! ma fille! Ah! malheureux! ma pauvre fille est morte! Qu'ai-je fait, misérable! Ah! chiennes de verges! La peste soit des verges! Ah! ma pauvre fille, ma pauvre petite Louison!

LOUISON
Là, là, mon papa, ne pleurez point tant: je ne suis pas morte tout à fait.

Écrit par : Dulcamara | 31 octobre 2007

Ça fait plaisir d'être compris, Dulcamara…
Abraxas

Écrit par : Abraxas | 31 octobre 2007

Oui Dobolino vous faites partie d'une élite, mais vous n'en avez pas conscience comme tous ceux qui n'ont jamais fréquenté d'autre milieu, ce n'est pas un crime, c'est juste de l'ignorance !

Maintenant vous saurez ...

Ecrit par : iPidiblue aux élites les mains pleines | 31 octobre 2007
Je fais partie de l'élite, certes, ça n'a rien d'un scoop! J'ai eu des facilités d'apprentissage, des bons maîtres utilisant un bon programme scolaire et un caractère que je dirais trempé et que d'autres diront sale.
D'ailleurs, est-ce mon fait si mes maîtres m'ont fait pratiqué analyses logique et grammaticale toutes les semaines du CE2 à la troisième, m'ont contrainte à gober la géométrie que j'exécrais avec des méthodes "gestapistes". Ce qui est de mon fait, c'est d'avoir joué le jeu comme mes parents l'avaient fait avant moi avec les exercices de thème latin, anglais, allemand, sans gémir malgré, pour eux, nés en 1930 et 1931 un régime essentiellement composé de rutabagas et des salles d'étude et dortoirs sans feu, vêtus à l'avenant (fibre de bois et autres tissus de synthèse et semelles de bois).
Cette élite, c'est non seulement celle dotée d'une solide intelligence naturelle mais d'un vouloir et de maîtres impliqués.
Je crois avoir compris que le maître de ce site déplore le fait qu'une intelligence de milieu défavorisé soit massacrée à présent dans l'œuf et que de ce fait, les élites se reproduisent entre elles. Tout le monde est bien d'accord à présent sur le constat mais pas sur le remède à y apporter. Les élites que constituent des JPB ou des Dobolino et tant d'autres sont révoltés de voir que derrière eux, on a fermé la porte soigneusement et délibérément et que, parmi ceux qui ont fermé dette porte, se trouvent leurs pairs.
Pour ceux qui n'ont pas les moyens ou l'ambition de gravir tant de marches sur une ou deux générations, l'école n'offre guère de bagage non plus malgré les multiples réformes et techniques pédagogiques proposées pour aller dans ce sens., me semble-t-il?
Tout le monde me semble perdant dans le peuple, aussi bien l'élite intellectuelle du peuple que le gros de la troupe.
Enfin, c'est une telle évidence et tellement rabachée ici que je me demande, iPidiblue, de quelle forêt amazonienne vous venez de débarquer.
Oui, je fus élue, comme mes frères et sœurs, car j'apprenais vite, retenais bien, me plaisais à mettre en application les données qu'on m'enseignait et obéissait volontiers au travail. Elue somme toute très classique et loin d'être ici unique en son genre. Encore faut-il qu'à ces petits futurs élus, on offre grain à moudre et ambiance studieuse, quelque soit leur sexe, leur nom, leur couleur et leur niveau de langage à l'entrée en petite section de maternelle.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

C'est bourré de fautes! Excusez-moi, j'ai consommé du supermarché et autres bazar-land tout l'après-midi... Je suis cuite! Ça faisait bien un an et demi que je n'avais plus fréquenté ce genre de lieux. Alors, oui, élite sans écran plat, sans bidouilles et gadgets et sans remords je suis et reste.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

Ça fait plaisir d'être compris, Dulcamara…
Abraxas

Ecrit par : Abraxas | 31 octobre 2007
Mais, tous, nous vous comprenons!!!
Chacun à sa façon.

Le Misanthrope
Acte I
Scène I

Philinte, Alceste

Philinte
Qu'est−ce donc ? Qu'avez−vous ?

Alceste
Laissez−moi, je vous prie.

Philinte
Mais encor dites−moi quelle bizarrerie...

Alceste
Laissez−moi là, vous dis−je, et courez vous cacher.

Philinte
Mais on entend les gens, au moins, sans se fâcher.

Alceste
Moi, je veux me fâcher, et ne veux point entendre.

Philinte
Dans vos brusques chagrins je ne puis vous comprendre,
Et quoique amis enfin, je suis tout des premiers...

Alceste
Moi, votre ami ? Rayez cela de vos papiers.
J'ai fait jusques ici profession de l'être ;
Mais après ce qu'en vous je viens de voir paroître,
Je vous déclare net que je ne le suis plus,
Et ne veux nulle place en des coeurs corrompus.

Philinte
Je suis donc bien coupable, Alceste, à votre compte ?

Alceste
Allez, vous devriez mourir de pure honte ;
Une telle action ne sauroit s'excuser,
Et tout homme d'honneur s'en doit scandaliser.
Je vous vois accabler un homme de caresses,
Et témoigner pour lui les dernières tendresses ;
De protestations, d'offres et de serments,
Vous chargez la fureur de vos embrassements ;
Et quand je vous demande après quel est cet homme,
A peine pouvez−vous dire comme il se nomme ;
Votre chaleur pour lui tombe en vous séparant,
Et vous me le traitez, à moi, d'indifférent.
Morbleu ! c'est une chose indigne ; lâche, infâme,
De s'abaisser ainsi jusqu'à trahir son âme ;
Et si, par un malheur, j'en avois fait autant,
Je m'irois, de regret, pendre tout à l'instant.

Philinte
Je ne vois pas, pour moi, que le cas soit pendable,
Et je vous supplierai d'avoir pour agréable
Que je me fasse un peu grâce sur votre arrêt,
Et ne me pende pas pour cela, s'il vous plaît.

Alceste
Que la plaisanterie est de mauvaise grâce !

Philinte
Mais, sérieusement, que voulez−vous qu'on fasse ?

Alceste
Je veux qu'on soit sincère, et qu'en homme d'honneur,
On ne lâche aucun mot qui ne parte du coeur.

Philinte
Lorsqu'un homme vous vient embrasser avec joie,
Il faut bien le payer de la même monnoie,
Répondre, comme on peut, à ses empressements,
Et rendre offre pour offre, et serments pour serments.

Alceste
Non, je ne puis souffrir cette lâche méthode
Qu'affectent la plupart de vos gens à la mode ;
Et je ne hais rien tant que les contorsions
De tous ces grands faiseurs de protestations,
Ces affables donneurs d'embrassades frivoles,
Ces obligeants diseurs d'inutiles paroles,
Qui de civilités avec tous font combat,
Et traitent du même air l'honnête homme et le fat.
Quel avantage a−t−on qu'un homme vous caresse,
Vous jure amitié, foi, zèle, estime, tendresse,
Et vous fasse de vous un éloge éclatant,
Lorsque au premier faquin il court en faire autant ?
Non, non, il n'est point d'âme un peu bien située
Qui veuille d'une estime ainsi prostituée ;
Et la plus glorieuse a des régals peu chers,
Dès qu'on voit qu'on nous mêle avec tout l'univers :
Sur quelque préférence une estime se fonde,
Et c'est n'estimer rien qu'estimer tout le monde.
Puisque vous y donnez, dans ces vices du temps,
Morbleu ! vous n'êtes pas pour être de mes gens ;
Je refuse d'un coeur la vaste complaisance
Qui ne fait de mérite aucune différence ;
Je veux qu'on me distingue ; et pour le trancher net,
L'ami du genre humain n'est point du tout mon fait.

Philinte
Mais quand on est du monde, il faut bien que l'on rende
Quelques dehors civils que l'usage demande.

Alceste
Non, vous dis−je, on devroit châtier, sans pitié,
Ce commerce honteux de semblants d'amitié.
Je veux que l'on soit homme, et qu'en toute rencontre
Le fond de notre coeur dans nos discours se montre,
Que ce soit lui qui parle, et que nos sentiments
Ne se masquent jamais sous de vains compliments

Philinte
Il est bien des endroits où la pleine franchise
Deviendroit ridicule et seroit peu permise ;
Et parfois, n'en déplaise à votre austère honneur,
Il est bon de cacher ce qu'on a dans le coeur.
Seroit−il à propos et de la bienséance
De dire à mille gens tout ce que d'eux on pense ?
Et quand on a quelqu'un qu'on hait ou qui déplaît,
Lui doit−on déclarer la chose comme elle est ?

Alceste
Oui.

Philinte
Quoi ? vous iriez dire à la vieille Emilie
Qu'à son âge il sied mal de faire la jolie,
Et que le blanc qu'elle a scandalise chacun ?

Alceste
Sans doute.

Philinte
A Dorilas, qu'il est trop importun,
Et qu'il n'est, à la cour, oreille qu'il ne lasse
A conter sa bravoure et l'éclat de sa race ?

Alceste
Fort bien.

Philinte
Vous vous moquez.

Alceste
Je ne me moque point,
Et je vais n'épargner personne sur ce point.
Mes yeux sont trop blessés, et la cour et la ville
Ne m'offrent rien qu'objets à m'échauffer la bile :
J'entre en une humeur noire, et un chagrin profond,
Quand je vois vivre entre eux les hommes comme ils font ;
Je ne trouve partout que lâche flatterie,
Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie ;
Je n'y puis plus tenir, j'enrage, et mon dessein
Est de rompre en visière à tout le genre humain.

Philinte
Ce chagrin philosophe est un peu trop sauvage,
Je ris des noirs accès où je vous envisage,
Et crois voir en nous deux, sous mêmes soins nourris,
Ces deux frères que peint l'Ecole des maris,
Dont...

Alceste
Mon Dieu ! laissons là vos comparaisons fades.

Philinte
Non : tout de bon, quittez toutes ces incartades.
Le monde par vos soins ne se changera pas ;
Et puisque la franchise a pour vous tant d'appas,
Je vous dirai tout franc que cette maladie,
Partout où vous allez, donne la comédie,
Et qu'un si grand courroux contre les moeurs du temps
Vous tourne en ridicule auprès de bien des gens.

Alceste
Tant mieux, morbleu ! tant mieux, c'est ce que je demande,
Ce m'est un fort bon signe, et ma joie en est grande :
Tous les hommes me sont à tel point odieux,
Que je serois fâché d'être sage à leurs yeux.

Philinte
Vous voulez un grand mal à la nature humaine !

Alceste
Oui, j'ai conçu pour elle une effroyable haine.

Philinte
Tous les pauvres mortels, sans nulle exception,
Seront enveloppés dans cette aversion ?
Encore en est−il bien, dans le siècle où nous sommes...

Alceste
Non : elle est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu'ils sont méchants et malfaisants,
Et les autres, pour être aux méchants complaisants,
Et n'avoir pas pour eux ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance on voit l'injuste excès
Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès :
Au travers de son masque on voit à plein le traître ;
Partout il est connu pour tout ce qu'il peut être ;
Et ses roulements d'yeux et son ton radouci
N'imposent qu'à des gens qui ne sont point d'ici.
On sait que ce pied plat, digne qu'on le confonde,
Par de sales emplois s'est poussé dans le monde,
Et que par eux son sort de splendeur revêtu
Fait gronder le mérite et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit pour lui personne ;
Nommez−le fourbe, infâme, et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant sa grimace est partout bienvenue :
On l'accueille, on lui rit, partout il s'insinue ;
Et s'il est, par la brigue, un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme on le voit l'emporter.
Têtebleu ! ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu'avec le vice on garde des mesures ;
Et parfois il me prend des mouvements soudains
De fuir dans un désert l'approche des humains.

Philinte
Mon Dieu, des moeurs du temps mettons−nous, moins en peine,
Et faisons un peu grâce à la nature humaine ;
Ne l'examinons point dans la grande rigueur,
Et voyons ses défauts avec quelque douceur.
Il faut, parmi le monde, une vertu traitable ;
A force de sagesse, on peut être blâmable ;
La parfaite raison fuit toute extrémité,
Et veut que l'on soit sage avec sobriété.
Cette grande roideur des vertus des vieux âges
Heurte trop notre siècle et les communs usages ;
Elle veut aux mortels trop de perfection :
Il faut fléchir au temps sans obstination ;
Et c'est une folie à nulle autre seconde
De vouloir se mêler de corriger le monde.
J'observe, comme vous, cent choses tous les jours,
Qui pourroient mieux aller, prenant un autre cours ;
Mais quoi qu'à chaque pas je puisse voir paroître,
En courroux, comme vous, on ne me voit point être ;
Je prends tout doucement les hommes comme ils sont,
J'accoutume mon âme à souffrir ce qu'ils font ;
Et je crois qu'à la cour, de même qu'à la ville,
Mon flegme est philosophe autant que votre bile.

Alceste
Mais ce flegme, Monsieur, qui raisonne si bien,
Ce flegme pourra−t−il ne s'échauffer de rien ?
Et s'il faut, par hasard, qu'un ami vous trahisse,
Que, pour avoir vos biens, on dresse un artifice,
Ou qu'on tâche à semer de méchants bruits de vous,
Verrez−vous tout cela sans vous mettre en courroux ?

Philinte
Oui, je vois ces défauts dont votre âme murmure
Comme vices unis à l'humaine nature ;
Et mon esprit enfin n'est pas plus offensé
De voir un homme fourbe, injuste, intéressé,
Que de voir des vautours affamés de carnage,
Des singes malfaisants, et des loups pleins de rage.

Alceste
Je me verrai trahir, mettre en pièces, voler,
Sans que je sois... Morbleu ! je ne veux point parler,
Tant ce raisonnement est plein d'impertinence.

Philinte
Ma foi ! vous ferez bien de garder le silence.
Contre votre partie éclatez un peu moins,
Et donnez au procès une part de vos soins.

Alceste
Je n'en donnerai point, c'est une chose dite.

Philinte
Mais qui voulez−vous donc qui pour vous sollicite ?

Alceste
Qui je veux ? La raison, mon bon droit, l'équité.

Philinte
Aucun juge par vous ne sera visité ?
Alceste
Non. Est−ce que ma cause est injuste ou douteuse ?

Philinte
J'en demeure d'accord ; mais la brigue est fâcheuse,
Et...

Alceste
Non ; j'ai résolu de n'en pas faire un pas.
J'ai tort, ou j'ai raison.

Philinte
Ne vous y fiez pas.

Alceste
Je ne remuerai point.

Philinte
Votre partie est forte,
Et peut, par sa cabale, entraîner...

Alceste
Il n'importe.

Philinte
Vous vous tromperez.

Alceste
Soit. J'en veux voir le succès
Philinte
Mais...

Alceste
J'aurai le plaisir de perdre mon procès.

Philinte
Mais enfin...

Alceste
Je verrai, dans cette plaiderie,
Si les hommes auront assez d'effronterie,
Seront assez méchants, scélérats et pervers,
Pour me faire injustice aux yeux de l'univers.

Philinte
Quel homme !

Alceste
Je voudrois, m'en coûtât−il grand'chose
Pour la beauté du fait avoir perdu ma cause.

Philinte
On se riroit de vous, Alceste, tout de bon,
Si l'on vous entendoit parler de la façon.

Alceste
Tant pis pour qui riroit
Philinte
Mais cette rectitude
Que vous voulez en tout avec exactitude,
Cette pleine droiture, où vous vous renfermez,
La trouvez−vous ici dans ce que vous aimez ?
Je m'étonne, pour moi, qu'étant, comme il le semble,
Vous et le genre humain si fort brouillés ensemble,
Malgré tout ce qui peut vous le rendre odieux,
Vous ayez pris chez lui ce qui charme vos yeux ;
Et ce qui me surprend encore davantage,
C'est cet étrange choix où votre coeur s'engage.
La sincère Eliante a du penchant pour vous,
La prude Arsinoé vous voit d'un oeil fort doux :
Cependant à leurs voeux votre âme se refuse,
Tandis qu'en ses liens Célimène l'amuse,
De qui l'humeur coquette et l'esprit médisant
Semble si fort donner dans les moeurs d'à présent.
D'où vient que, leur portant une haine mortelle,
Vous pouvez bien souffrir ce qu'en tient cette belle ?
Ne sont−ce plus défauts dans un objet si doux ?
Ne les voyez−vous pas ? ou les excusez−vous ?

Alceste
Non, l'amour que je sens pour cette jeune veuve
Ne ferme point mes yeux aux défauts qu'on lui treuve,
Et je suis, quelque ardeur qu'elle m'ait pu donner,
Le premier à les voir ; comme à les condamner.
Mais, avec tout cela, quoi que je puisse faire,
Je confesse mon foible, elle a l'art de me plaire :
J'ai beau voir ses défauts, et j'ai beau l'en blâmer,
En dépit qu'on en ait, elle se fait aimer ;
Sa grâce est la plus forte ; et sans doute ma flamme
De ces vices du temps pourra purger son âme.

Philinte
Si vous faites cela, vous ne ferez pas peu.
Vous croyez être donc aimé d'elle ?

Alceste
Oui, parbleu !
Je ne l'aimerois pas, si je ne croyois l'être.

Philinte
Mais si son amitié pour vous se fait paroître,
D'où vient que vos rivaux vous causent de l'ennui ?

Alceste
C'est qu'un coeur bien atteint veut qu'on soit tout à lui,
Et je ne viens ici qu'à dessein de lui dire
Tout ce que là−dessus ma passion m'inspire.

Philinte
Pour moi, si je n'avois qu'à former des desirs,
La cousine Eliante auroit tous mes soupirs ;
Son cur, qui vous estime, est solide et sincère,
Et ce choix plus conforme étoit mieux votre affaire.
Alceste
Il est vrai : ma raison me le dit chaque jour ;
Mais la raison n'est pas ce qui règle l'amour.

Philinte
Je crains fort pour vos feux ; et l'espoir où vous êtes
Pourroit...

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2007

Bonsoir à tous,
Déolée d'interropre vos discussions. J'aurais souhaité avoir le DVD de cette émission dont tout le monde parle, celle passée sur Canal Plus sur l'école. Comment pouvons-nous faire, avez-vous une idée
Un grand merci
anne

Écrit par : anne | 31 octobre 2007

bonjour je passais par hasard sur ce blogg et cela m a donné envie de vous laisser unb mot d encouragement carje le trouve tres bien conti uer

Écrit par : luminotherapie | 31 octobre 2007

Tout le monde me semble perdant dans le peuple, aussi bien l'élite intellectuelle du peuple que le gros de la troupe.
Enfin, c'est une telle évidence et tellement rabachée ici que je me demande, iPidiblue, de quelle forêt amazonienne vous venez de débarquer.

C'est vrai, dobolino, mais avouez que notre "indien d'Amazonie" nous oblige à aller au fond des choses, vous, en exposant, à travers votre expérience personnelle et celle de vos parents la fine pointe de l'argumentation de JPB sur l'ascenseur en panne et la démocratisation manquée de l'école, moi en lui parlant de la souffrance des enseignants qui ne se résignent pas à ce gâchis.

On appelle ça la pédagogie ! Et je suis sûr qu'il va finir par comprendre que sous nos dehors un peu bizarres, nous sommes des gens très sérieux et que ce blog est un lieu de discussion, parfois de rigolade, mais aussi de critique, de proposition et de combat.

Écrit par : Robin | 31 octobre 2007

Cher iPidiblue dobolinisé,
Denis Auroux est certainement un surdoué.
Mais je ne vois pas très bien
où vous voulez en venir: quelqu'un reçu premier dans l'école mathématique la plus sélective de la planète et dont sont issus TOUS les médaillés Fields français est probablement très, très doué...

Dans un registre plus romantique, si vous voulez écouter une déclaration d'amour téléphonée et anonyme d'une de ses étudiantes pendant son cours de calcul différentiel à plusieurs variables au M.I.T., voici le lien:
http://www.youtube.com/watch?v=E8V9mhRaF6A

Amicalement,
A.S.

Écrit par : Attila Smith | 01 novembre 2007

Je me demandais juste où Dobolino mettait le curseur ! 5% de la population surdouée ou 0,005% ?

Je veux dire que je fais la différence entre les 5% de la population qui forment l'élite d'une nation et le pourcentage riquiqui des génies ... dont on ne peut pas tirer grand enseignement pour la conduite des affaires générales.

Mais bon la République n'a besoin de personne d'aussi savant comme on disait à Lavoisier ! Je crains que ce ne soit le calcul de certains, à quoi bon la science quand une bonne propagande peut faire l'affaire ?

Écrit par : iPidiblue compte les surdoués | 01 novembre 2007

Je me demandais juste où Dobolino mettait le curseur ! 5% de la population surdouée ou 0,005% ?

La question du pourcentage de "surdoués" dans la population est secondaire, d'autant qu'il faudrait s'entendre sur la définition du mot "surdoué" et sur la validité des tests.

Le problème est celui des enfants bien ou moyennenement doués qui, dans le système scolaire actuel ne reçoivent plus l'enseignement explicite, exigeant, la nourriture intellectuelle consistante, qui pourrait leur permettre d'accéder à des fonctions de responsabilité dans la société.

Ce que dit Dobolino et ce que n'arrêtent pas de répéter, à juste titre, de leur côté J.-P. Brighelli et quelques autres, c'est que la soi-disant "démocratisation" de l'enseignement avec son accompagnement pédagogiste et constructiviste (méthode globale d'apprentissage de la lecture, l'élève qui construit son propre savoir, séquences didactiques, le ludique les "activités", la disparition du grec et du latin, de l'enseignement de la grammaire et de l'orthographe, la baisse générale du niveau d'exigence depuis trente ans) aboutit en réalité à la reproduction des "héritiers" (ceux qui ont la chance d'avoir des livres à la maison, des parents riches et cultivés, des cours de soutien payants (et très chers), des mamies qui reprennent les choses à la base...)

C'est là qu'est le scandale, un scandale d'autant plus grand que ce sont souvent des gens qui se disent "de gauche" qui préconisent ces méthodes.

Même les "surdoués" et je vous concède qu'il y en a, ont besoin d'une nourriture intellectuelle consistante, et, soit dit en passant, d'une bonne armature morale pour ne pas mettre leurs capacités intellectuelles au service du mal. Ca s'est vu.

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

Je passe vite pour présenter à tous les lecteurs de ce blog mes excuses pour l'interminable copié-collé d'hier (le Misanthrope), résultat d'une fausse manœuvre: je croyais ne mettre qu'un extrait... A présent que c'est fait, plus moyen d'effacer.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

Fabriquer des diplômés pour assurer le développement d'une société est une condition nécessaire mais pas suffisante, sinon à ce compte l'URSS ou même Cuba auraient été des sociétés riches ce qu'elles n'ont jamais été.

Intéressant le dernier classement Davos sur la compétitivité des nations, 1er les USA, 2è la Suisse, puis les pays scandinaves, l'Allemagne, le Japon, la France à la 18ème place, on y relève la bonne qualité de son système scolaire pour les tout-petits, les fameuses maternelles, je suppose !

Écrit par : iPidiblue et le forum de Davos | 01 novembre 2007

(ceux qui ont la chance d'avoir des livres à la maison, des parents riches et cultivés, des cours de soutien payants (et très chers), des mamies qui reprennent les choses à la base...)...

...Ou dont les parents ont les moyens de les mettre dans les établissements privés qui dispensent encore un enseignement traditionnel et explicite.

...Madame Geneviève Winter, ancienne inspectrice générale, vient d'ailleurs de "vendre la mèche" dans son récent ouvrage "Le mammouth se trompe énormément" en expliquant que la création du "collège unique " par Giscard d'Estaing et René Haby en 75 correspondait moins à un volonté de "démocratisation de l'enseignement" qu'au besoin de former des éxécutants dociles, bons consommateurs et bon marché.

Le problème actuellement c'est que ce système, même en incluant l'enseignement privé,hélàs parfois gagné lui aussi aux idées pédagogistes, ne parvient plus à assurer la reproduction des élites, ce qui un comble !

Le même phénomène s'est produit aux Etats-Unis, et ce n'est pas un "surdoué", mais un ancien acteur de séries B, le Texan Ronald Reagan qui a tiré la sonnette d'alarme dans les années 80. Les Français, toujours enclin à imiter ce qu'il y a de pire Outre-Atlantique ont continué sur leur lancée.

Nous avons donc une trentaine d'années de retard (je rejoins cadichon sur ce point)...Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

Les Français toujours enclins avec un s !

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

Intéressant le dernier classement Davos sur la compétitivité des nations

Ecrit par : iPidiblue et le forum de Davos

Personnellement, j'en ai ma claque d'entendre et de ré-entendre parler et reparler de "compétitivité", de "compétition", etc. Si on veut mettre tout le monde à la compétition, on n'a qu'à donner à tous des sergents-instructeurs Hartmann dès le berceau !

Merdre et remerdre !

Écrit par : Moot | 01 novembre 2007

On peut mettre "beauté du geste" à la place de "compétitivité" si cela vous fait plaisir ! Mais au fond on arrivera toujours à la même chose, on aura beau débaptiser la lutte pour la vie avec de jolis noms, elle n'en existera pas moins !

Écrit par : iPidiblue pour la beauté de la chose | 01 novembre 2007

Fabriquer des diplômés pour assurer le développement d'une société est une condition nécessaire mais pas suffisante, sinon à ce compte l'URSS ou même Cuba auraient été des sociétés riches ce qu'elles n'ont jamais été.

Ecrit par : iPidiblue et le forum de Davos | 01 novembre 2007

Excusez-moi, iPidiblue et le forum de Davos, l'Union Soviétique et compte tenu de son histoire était une société riche, y compris sur le plan matériel. Seulement cette "richesse" était essentiellement consacrée à fabriquer, à l'image de la construction des pyramides en Egypte, des tombeaux. Et c'est parce que cette richesse ne revenait que parcimonieusement aux peuples soviétiques, que s'est développé une culture symbolique très spécifique et quasi inconnue en occident. Revoyez les films d' Andréï Tarkovski!

Écrit par : buntovchik | 01 novembre 2007

On peut mettre "beauté du geste" à la place de "compétitivité" si cela vous fait plaisir ! Mais au fond on arrivera toujours à la même chose, on aura beau débaptiser la lutte pour la vie avec de jolis noms, elle n'en existera pas moins !

Ecrit par : iPidiblue pour la beauté de la chose

Sauf que cette compétition est devenue l'objectif à atteindre, tout comme l'éducation l'est là où ça devrait d'abord être l'instruction.
Il me semble bien délétère de vouloir faire de nos enfants et de nos citoyens des machines à combattre. Ce qu'il faut d'abord apprendre à combattre, c'est soi-même.

Écrit par : Moot | 01 novembre 2007

Franchement Buntovchik si vous en croyez les statistiques soviétiques effectivement les chiffres de la production étaient énormes, mais la réalité était toute différente, elles étaient souvent truquées ! Même quand il y avait la quantité, la qualité n'était pas présente.
Même dans le domaine militaire qui devait représenter 20% du PNB russe les américains surclassaient les russes avec 5 ou 6% de PNB !

Je ne me prononce pas sur la culture valeur essentiellement immatérielle, juste ce qui est mesurable en termes de PIB/PNB.
La question qualité-prix est quand même essentielle là-dedans.

Écrit par : iPidiblue | 01 novembre 2007

Mais Moot, Jean-Paul Brighelli dit exactement le contraire, c'est quand on laisse les enfants à l'état naturel qu'ils sont le plus violent, et c'est en leur inculquant une certaine culture qu'on les sort de cette violence !

Vous confondez compétitivité productrice avec anarchie violente.
On peut aussi coopérer pour obtenir un avantage ! Même les tricheurs le comprennent ...

Écrit par : iPidiblue versus Moot | 01 novembre 2007

buntovchik

Vous voulez parler de la religion orthodoxe, de l'art de l'icône ?

Il me semble qu'un changement s'est opéré à partir du tsar Alexandre II et surtout de Nicolas II.

Hélène Carrière d'Encausse a montré que la Russie commençait à rattraper son "retard indistriel" (chemins de fer, industrie lourde, électrification bien antérieure aux soviets...)

Certes, cet essor ne profitait pas à tous, mais de nouvelles classes sociales commençaient à se créer à côté de la paysannerie et de l'aristocratie, d'où la Douma, assemblée représentative de ces nouvelles classes sociales (disons la bourgeoisie pour aller vite)

C'est la guerre de 14 et les très lourdes pertes russes lors des premières batailles contre les Allemands et non la pauvreté qui ont précipité la Russie dans la Révolution; Ne croyez-vous pas ?

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

Après Les Lettres de Madame de Sévigné, après la lettre de Guy Moquet, si l'on passait au (x) chant (s) ?… Les champs les plus labourés sont les champs les plus beaux…

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/

R.F.

Écrit par : Roger Felts | 01 novembre 2007

Je me demandais juste où Dobolino mettait le curseur ! 5% de la population surdouée ou 0,005% ?


Ecrit par : iPidiblue compte les surdoués | 01 novembre 2007
Si vous entendez par surdoué quelqu'un qui réussit un parcours scolaire convenable alors qu'il est soutenu par de bons enseignants, de bons programmes, des parents qui remplissent leur rôle éducatif, un système de bourses adapté, du mordant et des projets d'avenir sérieux, je table sans hésiter sur plus de 25% d'une classe d'âge sans compter ceux qui, tout aussi intelligents, vont opter pour une filière plus courte ou différente parce que leurs objectifs sont autres et ne nécéssitent pas d'aller sur les bancs de l'Université.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

C'est ambitieux ! Je vous reconnais bien là ... 80% d'une classe d'âge au niveau baccalauréat selon les instructions ministérielles, 25 % de la même classe d'âge qui atteint bac+5 ou plus, pourquoi pas ?

Nous allons crever les plafonds de l'excellence, même les Finlandais vont être enfoncés !

Écrit par : iPidiblue à la foire aux diplômes | 01 novembre 2007

iPidiblue, j'ai l'impression que vous faites l'âne pour avoir du son?

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

Merci Robin de nous rappeler le fil conducteur du blog.

Ayant achevé la lecture des " Carnets de l'élève Mimile", j'aborde "Eloge de la transmission" de George Steiner et Cécile Ladjali. Mimile, élève lambda de la France rurale des années 30 est sans doute bien différent d'un élève de banlieue "difficile". Pourtant, d'un livre à l'autre, d'un témoignage à l'autre, je retrouve, dans un contexte différent et sous une forme différente l'éloge de la transmission et la gratitude envers le maître qui se met en quatre pour instruire et convaincre ses élèves que les richesses de la langue, de la littérature et des autres domaines de la connaissance leur appartiennent pourvu qu'ils se donnent la peine d'être attentifs, d'apprendre et de réfléchir.
Notre Mimile est confronté à " l'insécurité linguistique" mais Monsieur est conscient du problème et ne ménage pas ses efforts.
" Faudrait pas croire que Victor Rugo n'a écrit que des dictées. Non, non : il a fait aussi dans la récitation. Je vous jure : je viens d'en appendre une ! " Après la bataille que ça s'appelle. Pas commode, vous savez ! Et d'abord on a commencé par la copier sur un cahier exprès, en commençant chaque ligne par une majuscule comme il le faut en manipulant la Baignol & Farjon avec soin pour les pleins et les déliés. Je n'ai rien compris à ce que j'écrivais. Ensuite, Monsieur a lu le texte avec expression en nous faisant voir sa dent en or tellement il ouvrait grand la bouche et je n'ai toujours rien compris. Moi, vous savez, Victor Rugo, Victor Rugo, d'accord, peut-être, mais enfin, tout de même, un gars qui fait que ça d'écrire à longueur de journée et qui ne parvient pas à se faire comprendre sans qu'on vous explique, je ne trouve pas ça très fort. Heureusement, Monsieur, il a tout expliqué."
Les élèves parviennent donc à apprendre le texte par coeur et à le réciter devant la classe. Monsieur n'en reste pas là. : " A votre avis, a -t-il damandé, ça se passait où cette bataille, à quelle époque ?" On cherche, on se trompe, on calcule en fonction des dates de naissance et de de mort de l'écrivain (mine de rien on a recours au calcul mental et on révise la succession des régimes politiques au 19° siècle) et alors, une fois de plus, Monsieur glisse de la récitation à l'histoire " nous prouvant derechef, comme il le répète souvent, que l'instruction formait vraiment un tout." Monsieur accroche une carte,rafraîchit la mémoire " qui en avait un besoin énorme" et s'attarde sur la résistance des Espagnols qui transforme " ce qu'on l'on croyait être une partie de plaisir, en un véritable désastre."
Monsieur évoque le siège de Saragosse qui dure deux ans et, s'apercevant que les élèves sont attentifs, décide de montrer un document exceptionnel concernant Mimile. Il demande à son épouse de surveiller les petits ( car il a tous les garçons de tous les âges ayant tenté sans succès d'obtenir une école germinée comme dit Mimile, les esprits n'étant pas prêts comme a dit l'inspecteur) et voilà le cours moyen et le cours de f'in d'études primaires propulsé à l'étage supérieur dans une pièce servant de mairie. Là, Monsieur y va de sa leçon sur les registres d'état civil succédant aux registres paroissiaux et montre enfin aux élèves le fameux document : un avis de décès concernant un ancêtre de Mimile tué au siège de Sarragosse le 27 décembre 1808, l'acte de décès étant parvenu à la mairie le 15 mai 1810. Ici on refait un petit coup de calcul mental tandis que notre Mimile sent brusquement naître en lui " une irrésistible envie de savoir" et se promet, avec l'aide de Monsieur, de parvenir à ses fins.
Mimile aime la grammaire, en particulier l'analyse logique de la phrase. Quand Monsieur doit s'occuper des plus petits, il donne aux grands de quoi s'occuper . Il écrit au tableau une phrase parfois compliquée, voire" tordue" et les grands doivent la décortiquer. Notre Mimile se débrouille assez bien. Il a sa méthode : souligner les verbes pour obtenir le nombre de wagons (car la phrase pour lui c'est un train) repérer les crochets reliant les wagons entre eux, et attention il y a crochet et crochet et dénicher enfin la locomotive qui est parfois en queue du train. Mimile adore déjouer les pièges tendus.
Mais en voilà assez pour l'insécurité liguistique de notre Mimile. Monsieur s'attaque aussi à celle des parents et décide de rendre les 400 ouvrages de la bibliothèque accessibles à tous les habitants du village en les conseillant tandis que quelques grands gèrent le prêt. Enfin , Monsieur aménagera un terrain de " fauteballe", organisera des rencontres avec les ennemis du village voisin et n'oubliera pas de monter une pièce de théâtre. Assez pour Mimile et Monsieur, et veuillez m'excuser si j'ai été un peu longue. je vais reprendre " Eloge de la transmission."

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 novembre 2007

Mais Moot, Jean-Paul Brighelli dit exactement le contraire, c'est quand on laisse les enfants à l'état naturel qu'ils sont le plus violent, et c'est en leur inculquant une certaine culture qu'on les sort de cette violence !

Vous confondez compétitivité productrice avec anarchie violente.
On peut aussi coopérer pour obtenir un avantage ! Même les tricheurs le comprennent ...

Ecrit par : iPidiblue versus Moot

Vous vous méprenez. Ce que je fustige, c'est le fait de se buter sur un "il faut être compétitif", alors que le mot d'ordre devrait être : "il faut être le meilleur possible". Ce que je n'aime pas, c'est cet esprit de compétition, cette polarisation des esprits sur une lutte, certes inévitable (n'allons pas dégoiser sans fin sur le lieu commun : "la vie est une lutte de tous les jours"), mais qui ne devrait pas devenir obsessionnelle.

Faisons de notre mieux, si nous sommes les meilleurs, tant mieux, si nous ne sommes pas les meilleurs, tant pis.

Écrit par : Moot | 01 novembre 2007

C'est ce que je me dis tous les jours, Moot ! Je fais de mon mieux et pourtant il arrive malgré tout que mes clients râlent ! Et je vous assure que parfois je me demande pourquoi ...

Écrit par : iPidiblue bouquiniste | 01 novembre 2007

Beh, toto, Ratus c'etait bien, non ?
J'ai appris à lire là-dessus, c'etait pas de la globale à l'époque ! (ca a ptet changé depuis).

Écrit par : Jeremy | 01 novembre 2007

Ayant achevé la lecture des " Carnets de l'élève Mimile", j'aborde "Eloge de la transmission" de George Steiner et Cécile Ladjali. Mimile, élève lambda de la France rurale des années 30 est sans doute bien différent d'un élève de banlieue "difficile".

Oui, mais imaginez que "Monsieur", sommé par je ne sais quelle idéologie à la mode dans les années 30 de "s'adapter aux nouveaux publics" (ce n'était certes pas le cas d'un Célestin Freinet par exemple) ait décidé de ne plus rien enseigner de consistant...

N'est-ce pas ce qui se passe aujourd'hui avec les élèves des banlieues difficiles ? Ces enfants-là sont-ils intrinséquement moins intelligents, moins capables d'apprendre que les enfants lambda de la France rurale des années 30.

Je ne le crois pas. Plus la distance entre le milieu social et le savoir est grande et plus l'enseignement doit être précis, explicite, méthodiquement organisé.

Cela n'empêche pas le plaisir, le questionnements, les "situations problèmes"...Bref, tout ce que l'on subsume sous le terme de "pédagogie" (le miel que lon met autour de la coupe pour faire passer l'amertume" du breuvage, comme la définissait déjà Lucrèce dans le "De natura rerum").

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

Ouf, après quinze jours de privation d'internet pour cause d'incurie totale de France télécom (j'ai eu un tout jeune technicien d'une compétence hors normes qui a ressuscité ma live-box en une heure), j'ai réussi à tout lire.

"Depuis des décennies, nous, professeurs de français et de littérature, sommes trahis par les linguistes et par les lexicographes."

J'en ai profité pour taper intégralement ce texte, qui rassemble deux cours de français d'une mienne petite-fille de douze ans.

Les séquences.

Français en cinquième (Cours des 20 et 21 octobre)

Les principales fonctions du discours.

I) Généralités.
Lors de l’acte d’énonciation, l’émetteur a toujours une intention. Chaque énoncé a une fonction dominante : raconter, décrire, expliquer, ou argumenter (chercher à convaincre.)

II) Le discours narratif.
A) Objectifs.
L’émetteur l’emploie pour :
1) à l’oral :
Raconter des événements survenus à lui ou à quelqu’un d’autre.

2) à l’écrit :
rédiger des romans, nouvelles, contes, récits (historiques, biographiques, autobiographiques.)

B) Indices grammaticaux.

1) Indices de personne (l’émetteur).
a) 1ère pers.du sing. ou pluriel (je, nous)
- ouvrage des récits autobiographiques
- ou lorsque le narrateur est un narrateur fictif, un personnage du livre.
b) 3ème pers. Du sing. ou du pluriel (il, elle, ils, elles) dans la plupart des romans, quand le récit est directement écrit par l’auteur, sans intervention d’un narrateur.

2) Le temps des verbes :
a) présent : le présent d’actualité.
b) passé : passé simple (ou passé composé)

3) Des repères nombreux dans l’espace et le temps :
a) L’espace - adverbes de lieu : ici, là.
- GN.C circon. de lieu (« dans une clairière », « de chez moi »,)
b) Le temps - adverbes de temps : maintenant, hier, plus tard.
- GN.C circ. de temps : « Un certain jour d’automne », « de bonne heure », « à deux heures ».


III) Le discours descriptif.
A) Objectifs.
L’émetteur veut que le récepteur puisse se représenter, imaginer un lieu, objet, personnage.
On le trouve :
1) à l’oral dans les récits, contes.
2) A l’écrit : manuels scolaires, guides touristiques, notices (de montage, d’utilisation), articles de journaux.

B) Les indices grammaticaux.

1) Indices de personnes : 3ème personne sing.ou pluriel.
2) Temps des verbes.
a) Présent : le présent.
b) Passé : imparfait.
3) Quelques repères dans le temps et dans l’espace.
4) De nombreuses expansions du GN
a) L’adjectif épithète : les terrains arides
b) C de N (complément du nom) : les murs de boue
c) La prop.subordonnée relative : le chien qui court est malade.


IV) Le discours explicatif.
A) Objectifs.
Le narrateur veut faire comprendre quelque chose au récepteur.
1) A l’oral : cours d’un professeur, explication d’un vendeur.
2) A l’écrit : dans les manuels scolaires, les notices.

B) Les indices grammaticaux.
1) Personnes : 3ème personne
2) Temps présent de vérité générale.
3) Les mots outils servent à marquer les étapes de l’explication.

Les étapes de l’explication.
1) Conjonctions de coordination : car, donc.
2) Adverbes : en effet, pourtant.
3) Conjonction de subordination : parce que, puisque, ainsi, c’est pourquoi.


V) Le discours argumentatif.
A) L’adjectif.
L’émetteur veut persuader, convaincre le récepteur par tous les moyens.

1) A l’oral : conversation, débat, publicité.
2) A l’écrit : dialogue de théâtre, de roman ; publicité, articles de journaux.


B) Les indices grammaticaux.
 On retrouve les outils, les indices des trois premiers discours.

Une grande variabilité.

1) De personne (1ère, 2ème, 3ème)
2) De temps (passé, présent, futur.)
3) De mode (indicatif, impératif, condit. subj.)

Une abondance de mots outils (les mêmes que dans le discours explicatif)

(Il s'agit d'un travail sur trois pages de la chèvre de Monsieur Seguin, seul texte étudié...depuis la rentrée!)

Oui, Jean a mille fois raison quand il s'insurge inlassablement contre les fameuses séquences didactiques, qui conduisent nos enfants à "l'inappétence scolaire", euphémisme utilisé par le "langage pédadingo" pour qualifier le rejet de ces enfants pour toute littérature.

Dans le livre de Michel Leroux, j'ai trouvé une comparaison, sur ce genre de procédure.
"Cela n'aurait aucun sens, disait Einstein, de décrire une symphonie de Beethoven comme des variations de pression ondulatoire."

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2007

Tiens Moot vous qui devez être enseignant, je suppose, une marque de lingerie vient d'organiser le concours des plus belles fesses du monde, savez-vous qui a gagné pour la France dans la catégorie homme ? Un enseignant de 25 ans, cf le lien http://smys3.sloggi.com/?tpl=fr_finalistes

Qui a dit que les professeurs n'avaient pas le sens de la compétition ?

Écrit par : iPidiblue simply the best | 01 novembre 2007

Geneviève Winter n'a pas été Inspectrice Générale, Robin.

Écrit par : Jean | 01 novembre 2007

Faisons de notre mieux, si nous sommes les meilleurs, tant mieux, si nous ne sommes pas les meilleurs, tant pis.

Ecrit par : Moot | 01 novembre 2007

C'est ce que je me dis tous les jours, Moot ! Je fais de mon mieux et pourtant il arrive malgré tout que mes clients râlent ! Et je vous assure que parfois je me demande pourquoi ...

Ecrit par : iPidiblue bouquiniste | 01 novembre 2007
Obligation de moyens! Connaître les moyens dont on ne dispose pas et qui peuvent s'avérer nécessaires pour un plus ou un mieux, savoir qui en dispose et proposer clairement au client cette offre possible moyennant un coût supérieur, dès qu'on la sait utile. Après, le client accepte ou décline cette offre mais on a pour tâche d'obtenir son consentement éclairé. Une fois ce consentement obtenu de façon claire, le cxlient n'a plus la possibilité de râler, le contrat de confiance étant signé.

Par ailleurs, s'entendre sur la signification de bac+5, qui n'a pas de sens d'ailleurs, ou rayer définitivement cette expression impropre ou propre à rien de son vocabulaire.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

IPidiblue et nous autres à nouveau très loin de l'enseignement des langues étrangères

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

Oui, Jean a mille fois raison quand il s'insurge inlassablement contre les fameuses séquences didactiques, qui conduisent nos enfants à "l'inappétence scolaire", euphémisme utilisé par le "langage pédadingo" pour qualifier le rejet de ces enfants pour toute littérature.

Séquences qui, comme vous pouvez le constater, ne sont toujours pas abrogées et demeurent obligatoires, malgré la Loi Fillion et les déclarations de Xavier Darcos sur la liberté pédagogique. "Les nouvelles directives ne s'appliqueront qu'en 2009, vous n'avez pas à en tenir compte !" dixit un inspecteur à une mienne collègue récemment.

C'est de la bêtise pure et simple. Un vague cours de première année de fac mal digéré, à moins qu'il ne s'agisse d'une table des matières recopiée servilement. Que voulez-vous faire (et faire faire) avec un machin comme ça ?

Rien pour accrocher la mémoire, fixer l'attention, capter l'intérêt de l'élève,lui donner le goût d'un beau texte, l'amener à lire et à rédiger à son tour.

Berk, berk, berk!!!!!!!!!!!

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

Geneviève Winter n'a pas été Inspectrice Générale, Robin.

Ecrit par : Jean | 01 novembre 2007

Je le croyais

IPR IA lors ? (inspectrice pédagogique régionale avec rang d'inspectrice d'académie). En tout cas, elle a l'air de bien connaître la maison.

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

Dobolino vous ne devriez pas discuter avec un âne qui réclame du son ...

Ce n'est pas moi qui décide ! Quand je vends sur priceminister et que le client a décidé de me mettre une mauvaise note alors que je lui ai fourni ce qu'il m'a commandé et dans les délais, je n'y peux rien.

Le client est alors de mauvaise foi un peu comme vous quand vous contestez le niveau bac+5.
Ce n'est pas moi qui décerne les diplômes, allez donc engueuler plutôt les professeurs qui écrivent dans ce blog qui sont dans des jurys d'examen et en premier lieu Jean-Paul Brighelli.

Vous devriez faire de la politique Dobolino il y a là une carrière toute tracée pour votre forme d'esprit.

Écrit par : iPidiblue petit ânon | 01 novembre 2007

Qu'est-ce que le professeur, Anne-Marie, doit s'éclater à débiter une pareille scolastique! C'est sûrement un membre de l'AFEF!

Un tel prétendu cours est évidemment à mourir d'ennui. Et c'est avec cette didactique cuistroïde que l'on dégoûte les enfants du français le plus sûrement du monde.
C'est d'ailleurs la démarche globale qui est à l'oeuvre, encore et toujours, et qui suppose acquis ce qui en réalité est à acquérir. Les élèves n'ont acquis aucune des notions grammaticales invoquées par l'enseignant: le complément du nom, les adverbes, la proposition subordonnée relative, etc. n'ont jamais été expliqués. Pourtant l'enseignant en parle comme si c'étaient des notions familères aux élèves. C'est la nouvelle façon d'enseigner, ou plutôt de ne pas enseigner, la grammaire: on se contente d'en "parler", et on considère qu'on a "vu" ces notions. Dans le collège que connaît bien Madel1 parce qu'il est sis dans sa petite bourgade de l'Est de la France, on a répondu en début d'année à une maman qui s'inquiétait du sort de la grammaire depuis que "toutes les classes de 6ème étaient tenues de fonctionner à la rentrée en "séquences: "Ne vous inquiétez pas, Madame, il y aura de la grammaire dans les "séquences".
C'est vrai que c'est si archaïque, si rébarbatif et si inutile pour la vie courante d'étudier la grammaire (et surtout, pour certains - dont les membres de l'AFEF -, de l'enseigner!) ! Il vaut mille fois mieux s'être barbouillé l'esprit avec les "discours" "argumentatif", "descriptif", "narratif", "explicatif". On ignore le complément du nom et on est incapable de traduire en allemand "le livre de l'élève" (Das Buch des Schülers") parce qu'on ignore aussi le génitif puisqu'en langue vivante non plus on n'apprend plus la grammaire! Mais savoir qu'il y a quatre types de "discours", ce qui ne sert strictement à rien sauf à faire des contresens sur les textes qu'on est censé expliquer, ça, ça vous pose son homme!
"Avec une robe et un bonnet" [ de "Pédagogue"], "tout galimatias devient savant, et toute sottise devient raison" ( encore Molière, "Le Malade imaginaire").
"La Fabrique du Crétin", en effet! Pouvait-on trouver meilleur titre?

Écrit par : Jean | 01 novembre 2007

Nous sommes bien d'accord Robin .

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 novembre 2007

Ipidiblue, dire à un interlocuteur qu'il fait l'âne pour avoir du son est certes un jugement critique mais n'a rien d'insultant, bien au contraire. C'est reconnaître à cet interlocuteur un certaine capacité intellectuelle et saluer sa ruse enfin déjouée. J'ai eu l'impression que vous prêchiez le faux pour savoir le vrai, en un mot que que vous me faisiez sciemment tourner en bourrique.
Il semblerait que je me sois trompée et que Robin me soit, ici, largement supérieur mais, à ma décharge, il est arrivé en tant que spectateur et avec une vue d'ensemble de la situation alors que j'étais au charbon.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

Nous sommes bien d'accord Robin .

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 novembre 2007

C'est surtout pour l'élève que j'ai de la peine.

Je m'en vais passer quelques jours en Bretagne, contempler la mer aux mille sourires qui chante dans ses chaînes.

Je n'y ai pas d'ordinateur et le confort minimum. De nos jours, l'absence du superflu est le summum du luxe. Bref, je ne suis pas fâché de laisser un peu le forum, mais ce n'est pas parce que je suis fâché!

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

J'ai eu l'impression que vous prêchiez le faux pour savoir le vrai, en un mot que que vous me faisiez sciemment tourner en bourrique.

Moi aussi, je l'ai cru pendant un moment. Je n'ai aucune "supériorité" sur vous,dobolino, sinon une trentaine d'années d'enseignement, notamment avec ce genre d'élève.

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

Winter était IA-IPR.
Mais elle a appliqué sans relâche les consignes pédagos.
Alors qu'elle se repente maintenant, c'est gentil, mais ça fait rire jaune les Alsaciens.
Et son manuel n'est pas très réussi.

Écrit par : Jeremy | 01 novembre 2007

Bon ! Robin quand vous serez revenu de vacances vous me donnerez mon carnet de notes ! Ca va me rajeunir ... N'oubliez pas les encouragements sinon je ne finis pas l'année ! Restez sévère mais juste ...

Écrit par : iPidiblue en première année chez Brighelli | 01 novembre 2007

Geneviève Winter était en effet IPR de Lettres, et elle était bien dans la ligne.
Mais comment savez-vous donc, Jeremy, que "ça fait rire jaune les Alsaciens"?

Écrit par : Jean | 01 novembre 2007

Elle était IA-IPR de Strasbourg.
Et très crainte, d'après ce qu'on en dit.

Écrit par : Jeremy | 01 novembre 2007

Winter était IA-IPR.
Mais elle a appliqué sans relâche les consignes pédagos.

Elle a peut-être fait son chemin de Damas..."Geneviève, Geneviève, pourquoi me persécutes-tu ?"
Bon. Sur ce, je m'en vais...Sur le chemin de Quimper !
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Bon ! Robin quand vous serez revenu de vacances vous me donnerez mon carnet de notes ! Ca va me rajeunir ... N'oubliez pas les encouragements sinon je ne finis pas l'année ! Restez sévère mais juste ...

Ecrit par : iPidiblue en première année chez Brighelli | 01 novembre 2007

Elève intéressant, mais qui gagnerait à éviter les raisonnements spécieux et à approfondir sa réflexion.

Un devoir supplémentaire demandé par le professeur de français et de sciences naturelles : conjuguer à tous les temps et à tous les modes : "Je fais l'âne pour avoir du foin."

Écrit par : Robin | 01 novembre 2007

Vous savez que de toutes les personnes qui hantent ce blog je suis le plus contrôlé ! Toutes les semaines mes clients me donnent des notes et des appréciations, parfois c'est excessivement flatteur, parfois complètement injuste.

Je vais vous faire une confidence : ce n'est pas une mauvaise chose de recevoir un jugement en retour de son travail.

A votre place de professeur qui n'êtes apprécié par sa hiérarchie qu'une ou deux fois par an, je suppose - et inspecté combien de fois dans sa carrière ? - je demanderais à avoir plus souvent un compte-rendu de mon enseignement, vous verriez comme on se sent obligé de se remettre en cause !

Écrit par : iPidiblue bien et mal noté | 01 novembre 2007

une marque de lingerie vient d'organiser le concours des plus belles fesses du monde, savez-vous qui a gagné pour la France dans la catégorie homme ? Un enseignant de 25 ans

Qui a dit que les professeurs n'avaient pas le sens de la compétition ?

Ecrit par : iPidiblue simply the best

Qui a dit que le niveau montait ? Des professeurs s'abaissent au niveau des pires élèves. Imaginez ça au temps des "hussards noirs", l'instituteur du village participant à de telles horreurs aurait été plus que vertement tancé.
Vous montrez bien que la compétition pour la compétition est une belle connerie.

Écrit par : Moot | 01 novembre 2007

Elle mettait en effet tout son coeur à l'ouvrage, ce dit-on.
Elle n'avait pas un verbe d'une limpidité exemplaire, ce dit-on aussi.

Autre chose...
Trouvé sur le site Parents Réveillez-vous, cette déclaration à la fois lyrique et démagogique de Meirieu, dans "La machine-école", (2001):
"Subvertissons les rapports de pouvoir dans la classe pour libérer nos élèves et les futurs citoyens de cette obéissance aveugle aux autorités de toutes sortes qui fait d'eux des esclaves."
Ces mots mettent mal à l'aise, parce qu'on ne comprend pas ce que le combat contre l'esclavagisme vient faire dans la question de l'école, ni pourquoi il faudrait considérer "les autorités de toutes sortes" comme illégitimes et néfastes pour le développement de l'enfant. Meirieu confond les plans, comme toujours, car il n'est guère d'esprit plus confus que le sien. Mais surtout, c'est un appel très clair aux élèves à contester l'autorité de leurs professeurs. C'est un plaidoyer pour la pagaille dans les classes. Meirieu ne se rend pas compte de l'énormité et de la gravité de ce qu'il dit. C'est cela être irresponsable.

Écrit par : Jean | 01 novembre 2007

@Anne Marie Valette
Pauvre gosse, à qui on fait copier (car pour le comprendre et le retenir, c'est une autre paire de manches) de telles inepties inutiles, alors que l'horaire de la classe de 5ème est réduit à 4,5 heures, et qu'il ne suffit pas aux apprentissages utiles.
Lors du dernier cours que j'ai fait à mes élèves de 5ème, je leur ai "appris" comment s'y prendre pour relire efficacement une dictée (je l'avais choisie facile, courte, tirée d'un archi-vieux manuel de CM1-CM2 hérité de mon père). J'ai dicté ces quelques lignes, ce qui nous a pris plus de 20 minutes, tant les élèves écrivent lentement , tant ils sont incapables de mémoriser plus de deux mots dictés de suite. /D'ailleurs, pour en revenir à un ancien sujet de ce blog, ils ne savent plus écrire en attaché, c'est-à-dire en cursive, la bien nommée, parce qu'on ne leur a pas appris à dessiner les lettres, je le constate chaque jour, parce qu'ils mélangent script et cursive, majuscules et minuscules, parce qu'on ne leur a pas appris à tenir un stylo, qu'ils plient le bras au niveau du coude et du poignet à angle droit, d'où des crampes inévitables, et qu'ils font subir à la feuille sur laquelle ils écrivent une rotation de 90 degrés pour nombre d'entre eux. Toute une rééducation s'impose, et je trouve anormal que personne ne s'en soit avisé auparavant; pour ma part je conseille aux parents de se procurer un cahier d'écriture, et de réapprendre à leurs enfants à tenir leur stylo et à dessiner les lettres, mais ce n'est pas le boulot des parents, vous en conviendrez. L'enfant construit son propre savoir, et nul ne se soucie de lui apprendre à tenir son stylo, ni de lui guider la main pour tracer les lettres./

Une fois le texte noté, je l'ai repris phrase par phrase, et j'ai posé les questions qu'ils devraient se poser, concernant le verbe, son sujet, les accords dans le groupe nominal, les homophones grammaticaux, etc. Toutes choses que j'ai apprises à l'école primaire, mais qui, pour presque tous, a été une découverte. Alors, certes, nous avons passé une heure pour écrire 6 ou 7 lignes, mais ils ont été ravis de ce travail, et nombre d'entre eux ont corrigé bien des fautes initiales. Mais que de temps perdu, en amont, à leur emplir la tête de vent et de jargon.

Écrit par : mouron rouge | 01 novembre 2007

Il n'a pas dû passer (?)

Pour jeremy
http://www.leolea.org/txt-experience.htm

Ratus c'est d'la merde, si tu ne sais pas déjà lire en arrivant au cp.

Écrit par : toto | 01 novembre 2007

Je corrige ( c'est un comble, vu ce que j'écris!)
toutes choses... qui ont été

Écrit par : mouron rouge | 01 novembre 2007

Trouvé sur le site Parents Réveillez-vous, cette déclaration à la fois lyrique et démagogique de Meirieu, dans "La machine-école", (2001):
"Subvertissons les rapports de pouvoir dans la classe pour libérer nos élèves et les futurs citoyens de cette obéissance aveugle aux autorités de toutes sortes qui fait d'eux des esclaves."
Ces mots mettent mal à l'aise, parce qu'on ne comprend pas ce que le combat contre l'esclavagisme vient faire dans la question de l'école, ni pourquoi il faudrait considérer "les autorités de toutes sortes" comme illégitimes et néfastes pour le développement de l'enfant. Meirieu confond les plans, comme toujours, car il n'est guère d'esprit plus confus que le sien. Mais surtout, c'est un appel très clair aux élèves à contester l'autorité de leurs professeurs. C'est un plaidoyer pour la pagaille dans les classes. Meirieu ne se rend pas compte de l'énormité et de la gravité de ce qu'il dit. C'est cela être irresponsable.

Ecrit par : Jean | 01 novembre 2007

Meirieu n'en a apparemment rien à faire. Il se vend tout simplement à une gaugauche bien pensante encore engluée dans son catéchisme, obtuse et orgueilleuse. Ça vous a un petit côté révolution permanente sans prise de risque qui excite ce petit monde. Tout simplement écœurant.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

En réalité, c'est de l'idéologie à l'état pur et ça passe (passait?) très bien auprès d'une certaine partie de la société française.
En tout cas, Jean, c'est abominable et, ce propos poussé à l'extrême, vous pouvez vous préparer à être exécuté sommairement et sans autre forme de procès pour attitude contre-révolutionnaire.
Dégueulasse de faire mumuse avec ce genre de discours pour se branler le cerveau et se faire jouir en se croyant un révolutionnaire au combat alors qu'on est un vieux con de petit bourgeois chauffé au fuel, confortablement installé dans ses charentaises.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

"Abominable ", en effet, Dobolino. c'est bien le mot.
Et cette autre, donc, de même farine:
"En France, on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher."
Pas mal non plus, n'est-ce pas?

Écrit par : Jean | 01 novembre 2007

Mon cher Robin, connaissez-vous les "livres uniques de français", Hatier, "océans de bêtise et d'escroquerie intellectuelle"? Ecrits par quatre malfrats qui font leur beurre de la destruction de toute connaissance de notre patrimoine littéraire chez nos enfants.

J'ouvre au hasard le livre de troisième.
1 er exemple.

Lire l'image.
La faim tue toutes les 4 secondes.
(Publicité pour Action contre la faim).
Quelques questions (je cite quelques lignes à chaque exemple).
Quelle est la nature de cette image? (Représentant un petit enfant noir accroupi dans une immense pièce vide, avec une calebasse vide).
Dans quelle position est l'enfant? Porte-t-il des vêtements?
Quel est le type d'objectif utilisé? (grand angle, 50 mm, zoom)
La visée : de quoi le document cherche-t-il à convaincre?

2ème exemple.
"Devenir un écrivain". ("Enfance", de Nathalie Sarraute) Une page de texte.

La situation d'énonciation.
Combien d'années se sont approximativement écoulées entre le moment du souvenir évoqué ici et le moment de la publication de l'ouvrage?
(Les dates de N.Sarraute sont 1900-1999, Enfance date de 1983, elle a eu la croix sur son tablier, elle doit donc avoir 7 ou 8 ans. C'est donc un petit exercice de calcul simple, en espérant que l'élève de 3ème ne se focalise pas sur les dates de la dame. Transversalité? A.M.V.)

3ème exemple.
Outils de la langue.
Pour lire et écrire une scène de théâtre.

Prolongements.
1) La tragédie au XVIIe et au XXe.
Extrait d'Andromaque (une page) avec un résumé de la pièce.(12 lignes)
Extrait de La Reine Morte. (Résumé de 6 lignes)

2) La comédie au XVIIe et au XXe.
Extrait de l'Ecole des femmes . (2 pages et demi)
Extrait de Marius (Il est 9 heures du soir. Dans le petit café, César, Panisse, Escartefigue, et M.Brun jouent à la manille, assis autour d'une table. )

Qui sont les personnages? Dans quelle ville se trouvent-ils?
Dans quel lieu précis?

A quelle activité se livrent-ils?
(Cela équivaut à demander quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV !!)

4ème exemple.
La poésie.
(et toujours cette page d'"outils de la langue").

- L'énonciation.
*Les énoncés ancrés et coupés.
*L'expression de la subjectivité.

- Le langage poétique.
*La progression thématique.
*Les expensions du nom et de l'adjetif.
*Classe et foction des mots.

- Le langage poétique : outils lexicaux.
*Les champs lexicaux.
*Dénotation, connotation.
*La polysémie.
*Les figures de style. etc.

Suivent six poèmes (d'amour) de Paul Eluard. Et quelques lignes d'un poème de Louis Aragon dédié à Elsa.

Puis : vous allez écrire un poème lyrique ou engagé sur un thème de votre choix. Vous pouvez vous inspirer d'un des poèmes du chapitre pour sa forme et sa structure.

Créer et rédiger.
*Créez la mise en espace.
*Impliquez éventuellement un destinataire.
*Variez les types de phrases pour traduire sentiments et émotions.
*Créez le rythme (anaphore, répétitions, refrain, enjambement, rejet)
*Créez les sonorités et la musicalité (assonances et allitérations.)

5ème exemple.

Les médias.
Les genres journalistiques de la presse écrite.
Le genre de l'information (pôle informatif)

1) Le billet. Les marques deviennent des maîtres à penser.(Article du Figaro)

2) L'article d'analyse.
Société. Les catalogues de jouets font perdurer les stéréotypes sexistes.

3) La critique. (Critique du film "Le pianiste", de Roman Polanski.)

6ème exemple.

Cinéma et adaptation.

Biographies de Roger Vercel et Bertrand Tavernier.(avec photos).
Il s'agit de comparer des extraits du roman Capitaine Conan, de Vercel,et du scénario qu'en a tiré B.Tavernier.

Deux pages par deux pages, avec des questionnaires indigents :
(croquis présentant la disposition des personnages et de la caméra dans la salle du conseil de guerre.)

Dans le roman et dans le film, dans quel lieu l'action se situe-t-elle?
Quels sont les personnages présents? etc...
Dans le fim : repérez les positions de la caméra en vous appuyant sur le croquis.

Etc, j'en ai la nausée...
Il y a en même temps une ambition démesurée (faire écrire des poèmes, rédiger une autobiographie, etc), des questionnaires débiles auxquels répondrait un enfant de six ans, dans un fouillis de textes absolument inextricable, tout cela sous-tendu par les fameux "outils de la langue", complètement indigestes pour ces pauvres enfants auxquels de surcroit on n'a appris ni la grammaire, ni l'orthographe.

Quel monstrueux gâchis !

Anne-Marie.

PS : Jean-Paul, j'ai trouvé votre message Babel remarquable, comme d'habitude.

Je pense que je n'aimerais pas beaucoup la corrida, bien qu'ayant lu avec passion le roman d'Hemingway "Mort dans l'après-midi", et celui de Lapierre et Collins "Ou tu porteras mon deuil".

Pour les germanistes : hélas, cette langue, en voie de disparition dans nos écoles, ne se satisferait pas de la façon dont le latin est enseigné maintenant, ainsi d'ailleurs que toutes les langues. (Lire l'article d'Yvonne Cloarec dans la débâcle de l'école, sur l'enseignement de l'anglais).
On n'a pas fini de dire que les Français sont nuls en langues étrangères : comment en serait-il autrement?

La petite vidéo de Dobolino est terrifiante, malgré le plaisir d'entendre Lili Marlène.
Quel plaisir de se remémorer le Warum, de Chris Barber !

Amitiés à tous.

Anne-Marie.
La leçon de Catmano, brillante et efficace, comme d'habitude.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2007

"Abominable ", en effet, Dobolino. c'est bien le mot.
Et cette autre, donc, de même farine:
"En France, on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher."
Pas mal non plus, n'est-ce pas?

Ecrit par : Jean | 01 novembre 2007
Pas mal mais j'étais préparé psychologiquement parce qu'à force de traîner sur les forums consacrés à l'enseignement, je la connaissais déjà donc j'étais préparée psychologiquement.
Ceci dit, face à cette culpabilisation outrancière des professeurs, il ne faut pas s'étonner si les plus faibles, les plus vulnérables, les plus naïfs, oscillent entre inactivité professionnelle et arrêts maladies. Les maisons de repos de la MGEN finiront côtées en bourse.
Face aux propos de Meirieu, n'est-il pas possible de se pourvoir aux prud'hommes et de porter plainte pour harcèlement moral?

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

À lire d'urgence : Le Divin Marché, de Dany-Robert Dufour, chez Denoël. Je n'ai pas tout compris, ma formation philosophique étant plus qu'incomplète, mais certaines pages sont lumineuses.
Du même, publié ces dernières années : L'Art de réduire les têtes.
Sans oublier Alain Badiou : De quoi Sarkozy est-il le nom.
Bonnes lectures

Écrit par : mouron rouge | 01 novembre 2007

Moi, je préfère lire les Aventures du Mouron Rouge.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2007

Juste pêché sur le blog de Ph. Watrelot à propos de Darcos (en espérant ne pas retarder d'une info mais je n'ai pas le courage de remonter le fleuve des posts) :

"Pour justifier son discours qui va faire plaisir à Sauver les lettres et toute la mouvance “conservatrice” il s’appuie sur une enquête internationale (PIRLS) à paraître fin novembre Il s’agit de la plus importante comparaison internationale jamais réalisée sur les progrès en lecture des élèves de 9-10 ans dans 40 pays, dont les 27 de l’UE. Selon cette étude, la France, est parmi les 27 pays européens, l’un des six pays les plus mal notés en matière d’apprentissage de la lecture et de l’écriture chez les élèves de 9-10 ans. La Bulgarie est désormais mieux classée que nous. "

J'espère qu'aucun Bulgare de passage sur le blog ne prendra la mouche...

Écrit par : victor | 01 novembre 2007

Rien d'étonnant à ce que la Bulgarie fasse mieux que la France.
Il y a belle lurette que la méthode cyrillique est en vigueur en Bulgarie...

Écrit par : LouBlan | 01 novembre 2007

Tiens, un Bulgare de passage sur le blog...

Écrit par : victor | 01 novembre 2007

действительно добрый день francais неграмотные друзья

Écrit par : LouBlan | 01 novembre 2007

добрый день неграмотные французские друзья

Écrit par : LouBlan | 01 novembre 2007

Tiens, un Bulgare de passage sur le blog...

Ecrit par : victor

Moi aussi, j'en ai un pack dans mon frigo.

Écrit par : Moot | 01 novembre 2007

Сергей Станишев: Страната ни се доказа като проевропейски член на ЕС
01 Ноември 2007
Смятам, че за първите 10 месеца в ЕС страната ни се доказа като проевропейски настроен член на съюза, заяви премиерът Сергей Станишев на среща с министъра на държавното министерство и по европейските въпроси на Баден-Вюртемберг Вили Щехеле. Той е на официално посещение у нас по покана на вицепремиера и министър на външните работи Ивайло Калфин.
България работи усърдно, за да заслужи членството си в ЕС и това е една от причините да го цени толкова много, каза още премиерът. Той увери своя гост, че за България успехът на ЕС е от изключително значение и страната ни ще се стреми да допринесе за един консолидиран силен ЕС.

Министър-председателят изрази задоволството си от засилването на сътрудничеството между България и Баден-Вюртемберг след подписаната през януари 2006 г. Съвместна декларация за сътрудничество и създаването на Смесената комисия „България – Баден-Вюртемберг” както в политическата сфера, така и в областта на икономиката и образованието. Той увери своя гост, че страната ни работи активно за разширяването на Дунавското сътрудничество и подчерта, че значението на развитието на Черноморския регион предстои да нараства. Двамата се обединиха около становището, че изграждането на коридор № 7 е важен етап от разкриването на нови възможности за сътрудничество, засягащ не само Черноморския регион.

Министърът на държавното министерство и по европейските въпроси на Баден-Вюртемберг Вили Щехеле също открои доброто икономическо сътрудничество между България и Баден-Вюртемберг, като припомни, че на провинцията се пада близо 1/3 от обема на германските инвестиции в страната. На Бизнесфорума във Варна, в който взеха участие над 50 фирми, ясно пролича ролята, която България може да играе за всички държави членки на ЕС, и в частност за Германия, по отношение на новите възможности за сътрудничество, които се разкриват оттук нататък, допълни той.

Вили Щехеле поздрави правителството за водената от него политика и извършената работа през първите месеци на членството на страната в ЕС и отбеляза, че високият дял на чуждестранните инвестиции в страната доказва, че инвеститорите вярват в стабилността на бизнесклимата в България. Страната ви излъчва стабилност, заяви министър Щехеле.

В качеството си на председател на Комисията по европейски въпроси в Бундесрата той отправи покана към премиера да запознае комисията с развитието и перспективите на Черноморския регион и ситуацията на Балканите, където страната ни се налага като фактор за стабилност.

Écrit par : LouBlan | 02 novembre 2007

"действительно добрый день francais неграмотные друзья"
LouBlan

Ce qui donne :

"really good morning francais illiterate friends"


"добрый день неграмотные французские друзья"
Re-Loublan

Ce qui donne :

"good morning illiterate French friends"

Ca marche pas si mal, Google translate.

Écrit par : Kap | 02 novembre 2007

"
Qui a dit que le niveau montait ? Des professeurs s'abaissent au niveau des pires élèves. Imaginez ça au temps des "hussards noirs", l'instituteur du village participant à de telles horreurs aurait été plus que vertement tancé.
Vous montrez bien que la compétition pour la compétition est une belle connerie.

Ecrit par : Moot | 01 novembre 2007 "

Et du temps des hussards noirs, un instituteur ne serait pas allé sur un forum pour dire du mal de son administration (et de ses collègues).

Écrit par : Hervé | 02 novembre 2007

Ah ? La liberté de conscience, ça n'existait pas, à l'époque ?

Écrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

Puisque chcun y va de son lien : http://www.lille.iufm.fr/passages/IMG/pdf/Invention_Heimburger-Delgutte_2de.pdf

Vous y verrez ce qu'on fait de Hamlet et de Molière (eh oui, les deux réunis).

Écrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

добрый день неграмотные французские друзья

Ecrit par : LouBlan | 01 novembre 2007

Добрый день очень умный друг!

Une simple remarque (pas vraiment hors sujet de ce fil) concernant la généalogie de l'écriture cyrillique et surtout sa fonction politique et culturelle.
En vrai, Cyrille et Méthode ont inventé l'alphabet (azbuka) glagolitique (du mot glagol, le verbe) pout traduire en slave des textes sacrés grecs. Cet alphabet curieux ne fut employé qu'un demi siècle en Moravie et Bulgarie (България se prononce plutôt Balgaria) et jusqu'au XVIII en Croatie.
Pierre le Grand a doté lui-même vers 1710 la Russie de l'alphabet "civil" actuel d'apparence moderne et européenne.
Je passe très vite sur les modifications ultérieures.
Dans les années 1860 il est question d'une réforme orthographique du russe, mais c'est Lénine qui la fera en 1918.
Pour écrire les langues des minorités de l'Union c'est l'alphabet latin qui a été utilisé, jusqu'à ce que Staline réintroduise la cyrillique pour tout le monde et pour reconstituer l'Empire tsariste.
De nos jours se pose très souvent et très sérieusement en Russie la question de transcrire le russe par l'alphabet latin tant les jeunes générations y recourent par la force des choses de l'informatique. Mais d'autres forces réclament l'abolition de la réforme bolchévique, voire celle de Pierre le Grand.
Tout ça pour dire que s'affichent dans le choix officiel, juridique d'une écriture, d'un alphabet, d'une orthographe bien d'autres enjeux que ceux que nous autres occidentaux leur accordons souvent: faire de l'écriture un simple support technique d'information. D'où, la négligence bien souvent des apprentissages de l'écriture dans nos écoles et ses effets désastreux dans la conquête par les sujets de leur identité.
(Je note en passant qu'en Russie la tradition scolaire accorde une énorme importance à la calligraphie dans les apprentissages. Et ce souci se retrouve dans les apprentissages des arts chorégraphiques, danse, gymnastique, patinage etc...)

Écrit par : buntovchik | 02 novembre 2007

Vous y verrez ce qu'on fait de Hamlet et de Molière (eh oui, les deux réunis).

Ecrit par : Jeremy

C'est tristement édifiant. Je retiens particulièrement ce morceau d'anthologie : "Les TICE ont permis une réelle prise en compte de la diversité des élèves. Le professeur est disponible « autrement »". Le meirieutron n'aurait pas fait mieux.

Écrit par : Moot | 02 novembre 2007

Puisque chcun y va de son lien : http://www.lille.iufm.fr/passages/IMG/pdf/Invention_Heimburger-Delgutte_2de.pdf
Vous y verrez ce qu'on fait de Hamlet et de Molière (eh oui, les deux réunis).
Ecrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

A la première lecture, on explose de rire devant cet excellent pastiche dans l'esprit de ceux que l'on peut trouver sur le site de SLL et l'on se hâte d'en faire profiter son entourage.

A la deuxième lecture, en examinant de plus près l'adresse du site, on comprend que ce n'est pas un pastiche et l'on en reste sidéré, interloqué, effaré, affolé, ahuri, effrayé, épouvanté, hagard, terrifié, immobile, paralysé, pétrifié, interdit, déconfit, stupide, ébahi, ébaubi, confondu, déconcerté, pantois, stupéfait, médusé, muet, abasourdi, éberlué... consterné !

Le meilleur dans cette sombre histoire étant l'utilisation des TICE pour des raisons qui, en dépit de vagues justifications, demeurent pour le moins obscures et assurément grotesques.

Écrit par : Un hussard | 02 novembre 2007

Autre propos "tristement édifiant" relevé sur le blog du pédagogiste Philippe Watrelot:
"Ce qui fatigue les élèves, c'est l'inaction, la passivité. Lorsqu'ils sont en éveil, ils oublient la longueur et le poids des heures." Signé: Jean-Michel Zakhartchouk, que Watrelot approuve évidemment à grands cris.
Comment qualifier de pareils propos? Devant eux, on éprouve la même impression de malaise qu'avec Meirieu, pour la même raison: c'est qu'on ne voit pas pourquoi il faudrait admettre que les élèves sont "inactifs et passifs" dans la classe telle qu'on l'a toujours faite jusqu'à ce que des illuminés comme Meirieu ou Zakhartchouk viennent nous faire croire, comme dans Orwell, que "le travail scolaire, c'est l'ennui", que "la réflexion, c'est la passivité", que "l'agitation stérile d'une classe en pagaille, c'est l'autoconstruction du savoir par l'élève", que "ne rien apprendre en classe est formateur".
On est en présence de l'idéologie à l'état pur. Les arrière-pensées de ces tristes sires reviennent toujours au même: abattre l'école en tant qu'elle est le lieu paisible de la pensée et la remplacer par l'agitation anarchique où, sous prétexte qu'il gigotera continuellement et qu'il ne tiendra pas en place, l'élève sera formé à être le citoyen idéal de la société idéale.
Contrairement à ce que prétend Zakhartchouk, ce qui fatigue les un peu profond, aucune stimulation intellectuelle véritable. C'est depuis que les "pédagos" se sont mêlés de pédagogie que les élèves s'ennuient en classe comme jamais dans l'histoire. C'est l'ennui dû au vide des programmes qui les épuise (notamment en français). C'est d'ailleurs avec l'arrivée des "pédagos" que les heures sont devenues, à force d'être vides, interminables et pesantes.
Ce n'est pas parce qu'une classe est calme et apparemment inerte qu'elle s'ennuie. Dans la plupart des cas, c'est qu'elle est absorbée par l'objet de pensée développé par le professeur. Inversement, ce n'est pas parce qu'une classe gigote, s'exprime à temps et à contre-temps, fait beaucoup de bruit avec sa bouche que les élèves, qui ne sont pas dupes, ont le sentiment d'y avoir utilement occupé leur temps.
Comme Meirieu, Zakhartchouk mélange les plans. Comme Meirieu, c'est un esprit confus.

Écrit par : Jean | 02 novembre 2007

Ce qui fatigue les élèves, c'est de ne trouver à l'école aucun contenu un peu profond, etc... [facétie de mon ordinateur]
C'est avec l'arrivée des "pédagos" ... (enlever "d'ailleurs).

Écrit par : Jean | 02 novembre 2007

Ce qui fatigue les élèves, c'est de ne trouver à l'école aucun contenu un peu profond, etc
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2007

Oui, ce n'est pas faux. De même qu'à l'église, lieu traditionnel de transmission et d'écoute du message divin de l'Autre, les fidèles y souffrent un véritable martyre. La cause en est sans doute l'incompétence professionnelle de l'officiant a érotisé son discours, à l'enrobé dans une enveloppe attichante. Mais l'église cathodique fait de nos jours des efforts louables pour s'adapter aux nouveaux médias: introduction de la musique rock et des chants en latin et plein d'autres trouvailles. Il paraît même que les fidèles sont désormais invités à élaborer par eux-mêmes le texte des sermons et prières. Au cathéchisme les enfants sont initiés à des ateliers d'écriture et découvrent ainsi par socio-autoconstruction la profonde vérité divine!
Mais le drame reste tout de même la désertion des églises. Les croyants ont de moins en moins la foi et il est très difficile de recruter dans les séminaires de nouveaux agitateurs.
Comment expliquer cette vague de décroyance et les difficultés que renconternt les jeunes pour s'enthousiasmer, littéralement, s'enlacer à dieu?
Les directeurs et théologiens dans les séminaires sont-ils les seuls responsables?

Écrit par : marigot | 02 novembre 2007

Puisque chacun y va de son lien : http://www.lille.iufm.fr/passages/IMG/pdf/Invention_Heimburger-Delgutte_2de.pdf
Vous y verrez ce qu'on fait de Hamlet et de Molière (eh oui, les deux réunis).
Ecrit par : Jeremy | 02 novembre 2007
Par Marie Embrouille et Sarah Dégoûte!
Mes pauvres enfants!

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2007

Comment expliquer cette vague de décroyance et les difficultés que renconternt les jeunes pour s'enthousiasmer, littéralement, s'enlacer à dieu?
Les directeurs et théologiens dans les séminaires sont-ils les seuls responsables?

Ecrit par : marigot | 02 novembre 2007
Et hop, un petit lien:



http://musique.fluctuat.net/georges-brassens/tempete-dans-un-benitier-t114989.html

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2007

1 STG COM, extrait de devoir, commentaire de texte, dans un corpus portant sur l'apologue, quatre heures en classe.

Ce texte est extrait des Fables de La Fontaine, poète français du 17° siècle, écrites entre 1678 et 1693. Nous allons étudier ce texte composé en trois parties, une Introduction suivie de deux fables. La Fontaine expose son idée dans l'Introduction, en effet il nous fait part de ce qu'il pense des fables, de ce qu'elles doivent être selon lui. Pour aller plus loin dans son analyse, il nous présente deux fables qui illustrent son idée, sa thèse. L'une est issue d'Esope, Le Pâtre et le Lion, l'autre de son imitateur Babrias : Le Lion et le Chasseur. Celles-ci dégagent la même morale mais sont racontées de manière différente. En quoi les deux fables permettent-elles à la Fontaine d'illustrer son idée sur la fable ? Dans un premier temps, nous étudierons la thèse de l'Introduction, dans un second temps, l'application de cette thèse dans les deux fables.

- C'est l'intro. Il y avait une seule faute d'orthographe. Le reste du devoir est construit comme annoncé dans l'intro, l'élève a utilisé le texte et ceux du corpus donné. C'est un élève de STG - tout à fait normal et charmant. Il y a de meilleures copies dans le paquet, mieux écrites. Il y a pire. La belle affaire. Celle-ci correspond peu ou prou au niveau général de la classe.

Le même sujet, donné au 1 S à faire chez soi, les a tous conduits à des recherches assez poussées, et ils ont trouvé le concours de Chrie - non seulement ils l'ont trouvé, mais en plus ils ont su l'utiliser dans leurs commentaires.

On pourrait cesser de ne brandir que le pire. Ne serait-ce que par respect pour le travail de ceux qui sont loin d'être dans le pire.

Écrit par : Milady | 02 novembre 2007

aux 1 S

Écrit par : Milady | 02 novembre 2007

On pourrait cesser de ne brandir que le pire. Ne serait-ce que par respect pour le travail de ceux qui sont loin d'être dans le pire.

Ecrit par : Milady | 02 novembre 2007

Il faut le souligner, le dire, l'écrire, le raconter...
Merci pour cette preuve éclatante...

"Ce texte est extrait des Fables de La Fontaine, poète français du 17° siècle, écrites entre 1678 et 1693. Nous allons étudier ce texte composé en trois parties, une Introduction suivie de deux fables. La Fontaine expose son idée dans l'Introduction, en effet il nous fait part de ce qu'il pense des fables, de ce qu'elles doivent être selon lui. Pour aller plus loin dans son analyse, il nous présente deux fables qui illustrent son idée, sa thèse. L'une est issue d'Esope, Le Pâtre et le Lion, l'autre de son imitateur Babrias : Le Lion et le Chasseur. Celles-ci dégagent la même morale mais sont racontées de manière différente. En quoi les deux fables permettent-elles à la Fontaine d'illustrer son idée sur la fable ? Dans un premier temps, nous étudierons la thèse de l'Introduction, dans un second temps, l'application de cette thèse dans les deux fables."

Écrit par : Maminou | 02 novembre 2007

"Mais le drame reste tout de même la désertion des églises. Les croyants ont de moins en moins la foi et il est très difficile de recruter dans les séminaires de nouveaux agitateurs.
Comment expliquer cette vague de décroyance et les difficultés que renconternt les jeunes pour s'enthousiasmer, littéralement, s'enlacer à dieu?"
demande marigot.


Allez donc faire un petit tour à Taizé...

Écrit par : Maminou | 02 novembre 2007

"On pourrait cesser de ne brandir que le pire. Ne serait-ce que par respect pour le travail de ceux qui sont loin d'être dans le pire."

De facto : 60% des élèves de sixième savent déchiffrer un texte écrit.

Fermez ce blog de pessimistes, et montrons comme l'Education Nationale marche bien !

Écrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

Sans doute aimez-vous les tabous. Moi pas.
Je n'aime pas trouver dans des classes des élèves qui ne peuvent pas suivre. Je n'aime pas prétendre qu'il n'y a que des élèves qui ne peuvent pas suivre dans les classes.

Écrit par : Milady | 02 novembre 2007

C'est très bien, Milady, félicitations!
Mais cela prouve bien qu'il existe encore des professeurs qui font bien leur travail - ça, on le savait - et que les élèves sont demandeurs de choses élevées - ça, on le savait aussi.
Mais tous les élèves n'ont pas la chance de tomber sur un professeur qui les initie vraiment à la beauté des textes littéraires, qui fasse appel à ce "subjectif" tant haï du petit père Viala. Les témoignages que j'ai pour ma part d'élèves de lycée évoquent plutôt l'insondable ennui d'un impénétrable cours-de-français-soliloque-du-professeur-catalogue-d'objets-d'étude-de-registres-de-genres-de-type-de-discours.

Cela dit, est-ce qu'on ne donne pas, ici, dans l'excès inverse? Car ce début du livre VI (Le Pâtre et le Lion, Le Lion et le Chasseur) me semble d'un abord difficile pour des élèves d'aujourd'hui. Peuvent-ils le comprendre et en apprécier la portée s'il n'a pas d'abord été expliqué en classe? Cela fait un peu sujet de concours (comparer la préface du livre avec sa mise en oeuvre...)!
Et puis à quoi doit servir ce fameux "corpus" qui accompagne un texte de La Fontaine qui pourtant est assez génial pour se suffire à lui-même? Ce "corpus" dont le vocable fait irrésistiblement penser à "Vadius" et qui fait la fierté des cuistres qui ont imaginé la nouvelle EAF!

Écrit par : Jean | 02 novembre 2007

Fermez ce blog de pessimistes, et montrons comme l'Education Nationale marche bien !

Ecrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

et


Allez donc faire un petit tour à Taizé...

Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2007

JPB va être bien content qu'on lui indique enfin la Voie, pas la troisième ni la quatrième, mais la seule, l'unique.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2007

Jean -> Très juste
Dobolino -> Très drôle

Finalement, j'aime bien ici : on s'instruit et on rigole bien.

Écrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

Finalement, j'aime bien ici : on s'instruit et on rigole bien.

Ecrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

Moi aussi! Mais mon agnosticisme s'est un peu hérissé aujourd'hui. C'est bien la première fois que ça m'arrive ici. Sur le blog d'un gars qui bouffe du curé, fallait oser.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2007

Et alors? Et si JPB était tolérant? qui cela peut-il fâcher? y aurait-il des mots à ne surtout pas prononcer dans notre belle démocratie? Allez, je vais aller plus loin que Maminou en disant:allez faire un tour dans les salles du Royaume des Témoins de Jéhovah!!!! Vite, branle-bas de combat! censurez! C'est le plus gros des gros mots!!!!

Écrit par : tousaucontact | 02 novembre 2007

1. Finalement, j'aime bien ici : on s'instruit et on rigole bien.
dit Jeremy…
En quoi il retrouve la règle d'or de toute littérature classique : instruire et divertir. Ce blog est bourré d'anarchistes du XVIIème siècle.

2. "Vite, branle-bas de combat",
dit tousaucontact…
Je crois qu'avec une suggestion pareille, et surtout si vous la réorthographiez, "contact" (réorthographiez, vous dis-je !) sera le mot juste.

Bon, c'est bien parce qu'il fait beau et que je viens d eme taper une longue, longue balade en vélo dans les proches Cévennes et contreforts du Larzac (Clermont-l'Hérault / Jonquières / Arboras / La Vacquerie / Lodève / chez moi pour les amateurs éclairés…). Ça permet de réfléchir.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 novembre 2007

Et alors? Et si JPB était tolérant? qui cela peut-il fâcher? y aurait-il des mots à ne surtout pas prononcer dans notre belle démocratie? Allez, je vais aller plus loin que Maminou en disant:allez faire un tour dans les salles du Royaume des Témoins de Jéhovah!!!! Vite, branle-bas de combat! censurez! C'est le plus gros des gros mots!!!!

Ecrit par : tousaucontact | 02 novembre 2007

Y'a pas de censure ici! Parfois des règlements de compte...



http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/ContreBrighelli.pdf

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2007

Ça permet de réfléchir.
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2007

C'est tout de même une bonne chose que de ne pas posséder de voiture! Cela incite fortement à se livrer aux rites sportifs mêlant joies et souffrances, surtout si l'on pousse jusqu'en haut de l'Aigual...Et Jean Paul a raison les idées qui vous viennent à l'esprit en marchant, en courant, en pédalant ne peuvent être que des idées lumineuses comme un ciel de provence! Sur ce je file à la piscine!

Écrit par : buntovchik | 02 novembre 2007

Arf, ça remonte à plus d'un an, la dispute Lafforgue/Brighelli ! Je n'étais même pas au courant qu'elle avait eu lieu...
Jolies lettres, en tout cas.

Écrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

Et au fait, merci dobolino pour le lien, sinon je n'aurais même pas été mis au courant de ce qui date de plus d'un an.

Écrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

A Jean -
Ce n'est pas trop difficile, au vu des résultats, je le confirme.
Je précise que STG Com, ce sont des classes technologiques.

Le corpus, comme tous les mots en -us, fera latinisant, donc pédant. A part ça, il permet de faire résonner des textes entre eux, et donc de donner de quoi raisonner aux élèves. Il permet de comprendre qu'un texte n'est pas une création ex-nihilo, il peut montrer des suites/ des ancêtres, il développe, articule, précise, bref, il sert, et pas un peu. En l'occurrence, préface de Perrault pour ses Contes, la Fable et la Vérité de Florian, un tableau de Lippi ( allégorie de la simulation ); un conte persan, et évidemment un conte moral de Perrault - pour chacun, un sens, une merveille à trouver, et retrouver chez la Fontaine, à comparer, bref, à utiliser pour faire briller le texte de partout.
Vous inquiétez pas, sont pas si cons les élèves, savent faire des rapports, une fois qu'ils ont saisi que c'est ça qu'on leur demande. Même les STG, pour la plus grande majorité d'entre eux.

Enfin, dernière chose avant de repartir avec mes chèvres à moi - mes élèves sont le produit de plusieurs années d'enseignement, de plusieurs professeurs etc etc. Nous sommes d'accord, il semble qu'il existe encore un grand nombre de professeurs compétents. D'ailleurs, sur ce résultat de mes élèves, ce sont ces professeurs 'd'avant' qu'il faut saluer.

Écrit par : Milady | 02 novembre 2007

A la différence de vous, Milady, je ne crois pas du tout qu'il soit nécessaire de comparer le texte d'un très grand auteur avec d'autres textes pour le "faire briller de partout".
L'oeuvre d'art n'est-elle pas singulière, et en cela, proprement "incomparable"? Est-il besoin de refaire toute l'histoire de la fable pour apprécier infiniment "Les Animaux Malades de la Peste"? Evidemment non. Il n'est même pas absolument nécessaire de rapprocher Molière et Plaute, ou Térence, pour goûter infiniment '"L'Avare", surtout quand on est collégien ou lycéen, que l'on investit la totalité de son enthousiasme dans la découverte de ce qui est dit et de la façon dont c'est dit, et qu'il y a toute une érudition - celle qui est affaire de spécialistes et mobilise les universitaires - qui n'a pas à ses yeux, grand intérêt.
Alors, pour moi, le "corpus", intéressant, peut-être - comme tout ce qui touche à la vie de l'esprit, mais ne brûlons pas les étapes, les lycéens ne préparent pas le CAPES de Lettres! - indispensable, non! Peut-être même dangereux, car il peut faire manquer à l'élève l'émotion qui naît de la découverte de la perfection absolument singulière du chef-d'oeuvre.

Écrit par : Jean | 02 novembre 2007

" la deuxième lecture, en examinant de plus près l'adresse du site, on comprend que ce n'est pas un pastiche et l'on en reste sidéré, interloqué, effaré, affolé, ahuri, effrayé, épouvanté, hagard, terrifié, immobile, paralysé, pétrifié, interdit, déconfit, stupide, ébahi, ébaubi, confondu, déconcerté, pantois, stupéfait, médusé, muet, abasourdi, éberlué... consterné !" (un hussard)

Superbe leçon :
1) de vocabulaire.
2) d'attributs du sujet : participes passés tenant lieu d'adjectifs, et d'adjectifs qualificatifs, après un verbe d'état.

(Ma leçon de grammaire est-elle correcte?)

J'imprime pour mes malheureuses petites élèves.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 02 novembre 2007

Alors, pour moi, le "corpus", intéressant, peut-être - comme tout ce qui touche à la vie de l'esprit, mais ne brûlons pas les étapes, les lycéens ne préparent pas le CAPES de Lettres! - indispensable, non! Peut-être même dangereux, car il peut faire manquer à l'élève l'émotion qui naît de la découverte de la perfection absolument singulière du chef-d'oeuvre.

Ecrit par : Jean | 02 novembre 2007
Je crois bien être de plus en plus en accord avec vous! Trop d'ambitions tue l'ambition. On ne peut attendre des miracles d'un cerveau de quinze ans, au risque de le dégoûter et de lui renvoyer de lui une image trop négative. Etant bien en accord pour admettre que Milady ne semble pas tomber dans ce trvers...
Si l'on exige trop de l'élève, on le rend irrémédiablement très nul car il ne peut donner ce qu'on lui demande. Le Bac, c'est pas le CAPES!!!
Facile, après leur avoir donner des sujets qu'ils ne peuvent pas gérer, de se rouler par terre de rire en exhibant leurs "perles". Que voulez-vous que ces pauvres ados immatures produisent?

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2007

Lu sur le lien donné ci-dessous :
http://www.lille.iufm.fr/passages/article.php3?id_article=319

"Mélodie des îles de Gudule. Castor Poche. Flammarion. 2006.
Mélodie vient d’emménager à la campagne avec sa famille et consigne toutes ses impressions dans son journal intime. Un nouvel ordinateur lui permet par ailleurs de commencer à effectuer des recherches concernant son père biologique, suite *aux remarques racistes d’un camarade de collège*. En effet, la jeune fille est née d’un amour de jeunesse de sa mère avec un chanteur de reggae jamaïcain [cool, man!] rencontré à La Martinique, Zamal, dont elle ne sait rien.
Les recherches restent vaines, mais Mélodie rencontre Dread grâce à un forum et les échanges deviennent de plus en plus intimes au fil des jours. Cependant Mélodie s’est enferrée dans un mensonge : elle s’est décrite comme étant rousse aux yeux verts et elle panique lorsqu’elle doit enfin le rencontrer. Mais, après un dernier malentendu, le *miracle* a lieu : Dread, antillais d’origine, est ravi de retrouver à travers elle un peu de son « pays »...
Comme dit l’héroïne « Un vrai contes de fée » !"

Pfiouu, on l'a echappé belle : imaginez que Dread eût été Auvergnat d'origine, donc raciste...

Écrit par : Blugu | 02 novembre 2007

A mon humble avis, vous devriez lire des copies avant de vous prononcer.

Écrit par : Milady | 02 novembre 2007

"Le corpus, comme tous les mots en -us, fera latinisant, donc pédant. A part ça, il permet de faire résonner des textes entre eux, et donc de donner de quoi raisonner aux élèves. Il permet de comprendre qu'un texte n'est pas une création ex-nihilo, il peut montrer des suites/ des ancêtres, il développe, articule, précise, bref, il sert, et pas un peu".
Ecrit par : Milady | 02 novembre 2007

Je n'ai pas le sentiment que Milady, dans sa démarche, sacrifie aux délires actuels inventés par les pédagos fossoyeurs de la littérature. Sinon, n'aurait-elle pas choisi d'insérer dans son corpus du Bégaudeau et une notice de lave-linge ???

D'ailleurs, le principe du groupement de textes n'est pas nouveau au lycée. Il se pratiquait déjà dans les années 70-80 et rejoint l'approche propre à la littérature comparée, discipline particulièrement passionnante et féconde.

"Faire résonner des textes entre eux" permet souvent aux élèves d'entrer avec davantage de finesse dans chaque texte et de mieux en saisir les spécificités (structures, stylistique...). A plus forte raison pour ceux d'entre eux qui ont moins d'aisance.

Même en primaire, faire étudier en parallèle deux ou trois textes littéraires autour d'un même thème favorise une lecture beaucoup plus fine et rigoureuse de chacun d'entre eux ainsi qu'une implication plus importante des élèves. Beaucoup d'enfants se passionnent pour les textes étudiés dans ce cadre et en parlent parfois de manière remarquable. Tout ce qui peut les conduire à l'amour de la Littérature n'est-il pas bon à prendre ?

Alors pourquoi faudrait-il attendre le CAPES ou l'agrégation pour profiter de cette approche ?

Écrit par : Un hussard | 02 novembre 2007

"A mon humble avis, vous devriez lire des copies avant de vous prononcer."

Vous, c'est qui ??

Milady, voulez-vous qu'on défende la thèse suivante :
"Beaucoup de choses vont mal dans l'E.N., mais heureusement il y a des STG qui aiment la littérature, comme ceux de milady, et ceux d'autres profs ?"
Si oui, dites-le tout de suite, on gagnera du temps.

Écrit par : Jeremy | 02 novembre 2007

Si les élèves comprennent et apprécient chacun des textes que l'on met en regard les uns des autres dans un "corpussss" (non, décidément, je n'arrive pas à m'y faire!), alors tout est pour le mieux. Mais comme c'est déjà toute une affaire de leur faire comprendre un seul texte si l'on veut qu'il leur en reste quelque chose, il me semble qu'il y a des priorités.
Je ne dis pas que Milady donne dans les délires pédagogistes. Tant mieux si elle attire ses élèves vers la littérature par ce moyen aussi. Je dis simplement que moi, le "corpussss", ça me gonfle sérieusement et donc que je me contente de bien leur expliquer un texte majeur pris en tant que tel et dans sa singularité de chef-d'oeuvre, parce que cela m'apparaît comme l'étape première. Je ne vois pas pourquoi je courrais comme un toutout aux injonctions de M.Viala et consorts si je ne me reconnais pas dans ce procédé pédagogique complémentaire.

Écrit par : Jean | 03 novembre 2007

"A la différence de vous, Milady, je ne crois pas du tout qu'il soit nécessaire de comparer le texte d'un très grand auteur avec d'autres textes pour le "faire briller de partout""

affirme Jean…

Mon cher Sociétaire, vous avez raison et tort. Il y a des textes qui se défendent très bien par eux-mêmes — Mallarmé, par exemple. Puis il y en a d'autres (une écrasante majorité) qu'une comparaison / confrontation / mise en perspective fera briller différemment.
La collection que j'avais lancée au début des années 80, Textes & Contextes, s'appuyait sur l'idée que la littérature, comme le catoblépas (Dobolino, vous n'avez jamais eu à soigner un catoblépas ?), se nourrit de littérature (c'est un truisme que j'ai un peu honte à énoncer, mais la honte sera vite bue, avec le Faugères / Cistus 2004 de midi). Par exemple, il y a un passage des Mémoires de Saint-Simon que j'aime beaucoup, où Alberoni, légat papal, reçu par l'immonde duc de Vendôme sur sa chaise percée, s'agenouille devant le duc au moment où celui-ci se soulève pour se faire torcher au beau milieu de la harangue de l'envoyé du pape, en s'écriant : "O culo di angelo !" — et en le baisant. Ça tient en soi (et je vous le recommande si vous voulez un jour faire comprendre aux élèves comment on arrive dans la vie — Alberoni a fini cardinal grâce à cette démonstration…). Mais nous nous étions amusés, d'un volume à l'autre, à le comparer avec un passage non moins drôle de la Ligne de force, de Pierre Herbart (1958), où l'auteur se rappelle Saint-Simon en contemplant un tableau représentant Staline entouré des membres du Comité central — et Alberoni est convoqué pour évoquer… Aragon, dont on peut s'amuser à faire étudier "l'Homme que nous aimons le plus" :
"Et mille et mille frères ont porté Karl Marx / Et mille et mille frères ont porté Lénine / Et Staline pour nous est présent pour demain / Et Staline dissipe aujourd'hui le malheur"…

C'est anecdotique, bien sûr. Mais c'est une bonne manière de leur apprendre que lèche-cul s'écrit aussi thuriféraire. Et que, comme je l'ai écrit quelque part, la ittérature mène à tout à condition de ne pas en sortir. Milady, je vous salue.
JPB
PS. Une suggestion technique à certains (pas tout le monde). Lorsque vous voulez commenter une réflexion d'un intervenant sur ce blog, pourquoi diable reprendre in extenso son intervention, alors qu'il suffit de copier / coller une phrase (voir ci-dessus) ? Vous ne le feriez pas si vous écriviez à la main, et c'est une facilité que donne le virtuel, mais qui gâche parfois la lecture.

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2007

comme un toutou...

Écrit par : Jean | 03 novembre 2007

Certes, certes, Jean-Paul. Mais si l'on fait découvrir aux élèves ces chefs-d'oeuvre absolus que sont "Les Précieuses ridicules", ou "Les Femmes savantes", ou une grande fable de La Fontaine, est-ce que l'on n'a pas déjà assez à faire avec la lettre du texte?

Ah, la balade en Cévennes, les contreforts du Larzac, l'Aigoual, magnifique!

Écrit par : Jean | 03 novembre 2007

Si on met les choses bien au clair, il faut quand même dire que tous les élèves de première seront confrontés à un corpus le jour du bac de français. Les envoyer passer cet examen sans leur donner le moyen de s'en tirer me semblerait ubuesque - sinon criminel, chacun sachant que le bonheur est dans le crime.

Les deux approches sont complémentaires - et mes élèves, puisqu'on parle d'eux, ont eu, avant d'être confrontés à ce corpus, plusieurs explications de texte littérales - littéraires quand je peux - chacune, pour l'instant, portant sur la littérature morale.
Je n'ai pris qu'Esope pour commenter Esope, que La Bruyère pour commenter La Bruyère, etc. Bon - pour Les Caractères, pardon de ne pas m'empêcher de leur en faire lire aussi plusieurs autres, pour qu'ils goûtent le ton, le style, pour que coeur et oreilles se fassent, comme on dit par chez moi.
Après, quand je leur donne ce texte de La Fontaine, qui se réfère directement à Esope, ils ont en tête ( ceux qui suivent, 'videmment ) la série, fastidieuse je n'en doute pas, de cours sur Esope. Ce qui leur a permis, d'ailleurs, de remarquer tous, et sans moi, que La Fontaine avait ré-écrit la fable d'origine et lui avait ajouté son style à lui et d'interpréter ça dans le but 'plaisant' explicitement donné par l'auteur lui-même dans l'introduction. Vu qu'ils arrivent à le trouver, je ne vois pas pourquoi je me priverais de le leur faire trouver - parce qu'il est extrêmement plaisant, justement, de tomber sur des copies où un élève de 17 ans vous dit que le style, la métrique, la métaphore, sont faits pour embellir une histoire minimaliste, pour lui donner de l'éclat, et que l'histoire est minimale parce qu'elle ne constitue pas l'intérêt premier de l'auteur, là voilà, ils arrivent à ça - et ceux qui touchent ça comprennent que le style ce n'est pas du clinquant de bibelot en toc.

Je me permettrai, au passage, de rappeler que la dissertation est toujours un exercice au programme, et que pour disserter, il faut avoir lu, et beaucoup - et lu aussi façon 'capes' comme vous dites ( le niveau du capes est donc si bas ? ! o tempora ), des textes qui permettent de réfléchir sur des problèmes littéraires purs. Quand on apprend à des élèves à utiliser ces corpus, ils sont mieux armés pour disserter, parce qu'ils apprennent là la base : la comparaison et la confrontation entre auteurs.

Jérémy, je n'ai jamais dit, et encore moins pensé, que les élèves de STG aimaient la littérature, et sûrement pas les élèves que j'ai. J'ai dit, et je pense, qu'ils ne sont pas au niveau catastrophique décrit souvent ici. Certains oui - la majorité, non.
En la matière, je n'aime pas du tout les positions extrêmes, qu'elles soient idylliques ou catastrophiques - vu le sérieux du sujet, vu qu'il met en jeu des personnes, je pense qu'on peut sans honte prendre la peine d'être prudent dans ses jugements et propos.
Et puisque vous me reprochez visiblement cette intervention, je ne comprends pas pourquoi vous n'avez jamais reproché les interventions absolument inverses, où on va nous coller du fond du pire de copie.

Monsieur Briguelli, je vous salue itou, en retour express - et pensai bien à vous en considérant le cynisme terrible de nos grands moralistes. Je ne sais pas pourquoi ????!

Écrit par : Milady | 03 novembre 2007

Cynisme, dites-vous ? Oui, c'est le nom que les moralistes ordinaires (dont vous n'êtes pas, ma chère) donnent à la lucidité.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2007

Il est vrai que le mot corpus n'est pas des plus heureux. Alors pourquoi ne pas chercher d'autres termes qui s'accorderaient mieux à l'idée de plaisir ou de beau ?

- parure, cascade... pour les amateurs de joyaux
- corbeille, assortiment... pour les amateurs de friandises
- farandole pour les amateurs de musique et de desserts...

A chacun de laisser libre cours à son inspiration !

Écrit par : Un hussard | 03 novembre 2007

Ce n'est pas pour pinailler, ce n'est pas mon genre, vous savez bien, mais j'aurais dit, moi-même, si d'aucuns m'avaient posé la question, que le cynisme est une lucidité zestée d'une pointe de misanthropie. Me semble qu'à partir de la lucidité, on peut parvenir soit à une parfaite bienveillance, soit à un parfait cynisme, attitudes extrêmes l'une et l'autre, donc parfaitement inhumaines; alors, normalement, on va errant de l'une à l'autre selon le gré du temps, paraîtrait qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ( assertion célestement démentie par Umberto Eco d'ailleurs ! )

Écrit par : Milady | 03 novembre 2007

Il suffit pour cela d'être un saumon capable de calculer la vitesse de fuite de l'eau, la perte due au glissement de votre corps dans le liquide mouvant voire entraînant si cas avérés de courants, la vitesse comparée de votre remontée en fonction de ces facteurs physiques, puis de remonter doctement le fleuve en fonction de ces calculs; alors le tour est joué, vous vous baignez toujours dans la même eau - il faut donc être un saumon savant, mais c'est possible.
Je me demande s'il est possible d'être un saumon savant en matière de cynisme/bienveillance ????

Écrit par : Milady | 03 novembre 2007

Cette discussion me fait penser à un texte lumineux de Kandinsky, "Point, ligne, plan" -ouvrage théorique majeur de l'art moderne- dans lequel l'artiste démontre avec brio que, dans le domaine de la peinture, un point -entendons une tache de peinture- trouve pleinement sa vibration par rapport aux autres éléments de la toile.

Écrit par : Un hussard | 03 novembre 2007

Corpus vous gêne ?
Mais nous avons "anthologie" sous la main — la collecte des plus jolies fleurs, étymologiquement.
Ça ne sonne pas mal, cette histoire de fleurs. J'aime assez l'idée qu'un texte soit un organisme sexué…
JPB
PS. Dobolino, le catoblépas ?

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2007

Oui, mais "anthologie", ça sonne aussi un peu comme "entomologie" ! D'ici à ce que ce mot ragaillardisse les cuistres amateurs de démarches pseudo-scientifiques ! Plus sérieusement, le terme "anthologie" n'évoque-t-il pas le plus souvent une collection de textes plutôt dense ?

Alors, pour rester dans les fleurs, pourquoi pas "bouquet" ou "florilège" ?!!!

Écrit par : Un hussard | 03 novembre 2007

C'est drôle : florilège n'est que le doublet latin d'anthologie. Mais vous avez raison, on a l'impression qu'il y en a moins dans un florilège. C'est comme hyper et super — même préfixe en deux langues diférentes, mais le supermarché est le petit frère de l'hyper…
Pardon pour le pédantisme matinal. Je ne le ferai plus…
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2007

Un corpus, des corpi ?

Écrit par : yann | 03 novembre 2007

Milady j'ai mangé du saumon hier soir, je ne me sens pas plus savant pour autant.

M.Brighelli j'ai acheté il y a quelques jours le Cid commenté de Georges Forestier que vous aviez édité chez Magnard en 1988, c'est très riche mais disons le mot c'est plutôt fait pour ceux qui passent l'agrégation !
256 pages quand même.
Ceci dit vous avez fait des émules certaines éditions scolaires sont d'une grande richesse d'illustration et de commentaires presque équivalentes mais bon c'est surtout un plaisir pour ceux qui éditent ...

Écrit par : iPidiblue corps de lettré | 03 novembre 2007

Mes catoblépas me battent froid, Brighelli! Ils me trouvent fâcheusement épanoblépas. En conséquence, ils ont rompu toute relation avec moi jusqu'à ce que je me comporte convenablement, en bon catoblépas. Si mon époux n'est pas élu et si mon fils n'entre pas dignement dans une belle hypokhâgne, ils continueront à se bouffer les pattes avant sans m'inviter au festin.
En quelque sorte, on peut dire que la responsable est Milady.

Écrit par : dobolino | 03 novembre 2007

Corpus vous gêne ?

Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2007

Non, car là où il a de la gêne ya pas de corps...de plaisir.

Ce mot de "corpus" dont j'imagine qu'il a donné tardivement notre mot "corps" ne provient-il pas de l'expression "corpus iuris civilis" donnée au monumental recueil
de textes juridiques romains réactivés au XI et XII et qui sont à l'origine de l'autonomisation des Etats occidentaux?

Écrit par : buntovchik | 03 novembre 2007

Pierre-Henri et le FLOP ont produit un texte du constructivisme psycho-pédagogique enfin constructif :
Cf…
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/11/03/lintertransversale/#respond

Par ailleurs sur le cynisme, on peut lire dans un autre texte ce qui en est dit à propos de Nicolas l'amère loque :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/10/22/une-fenetre-souvre%e2%80%a6/#comments

Écrit par : Roger Felts | 03 novembre 2007

Retour à Babel

De l’utilité ou de l’inutilité de l’anglais à l’école primaire!

D'Edward P. Moser (The politically Correct Guide to the Bible).

"Et ils commencèrent à parler dans toutes les langues, et chacun les entendait dans la sienne propre, grâce aux programmes éducatifs bilingues".

Écrit par : buntovchik | 03 novembre 2007

À double titre en phase avec ce qui précède, car buntovchick, qui nous ramène au propos initial, est tout particulièrement à même d'apprécier le point sur les nuances linguistiques et culturelles que fait Tolstoï dans ce passage extrait de ses Œuvres complètes. (T. XIII, Stock, 1903, pp. 153-156).

Note: dans le texte original les mots étrangers sont en italiques, mais ils ne sont pas lus ainsi par le blog. Au lecteur de rectifier chaque fois qu'il verra un nom commun avec une majuscule. Bon évidemment BILDUNG, ou ERZIEHUNG c'est normal, mais il faut lire en italiques EDUCATION, CIVILISATION ( et si Tolstoï avait mis un Z ce serait de l'anglais US et non plus GB) ou INSTRUCTION quand ils ont une majuscule.

"D’après les pédagogues théoriciens, l’éducation c’est l’action d’un homme sur un autre ; elle comprend trois actions différentes :
- L’influence morale ou par contrainte de l’éducateur, - sa façon de vivre, les punitions ;
- L’instruction et l’enseignement ;
- La réglementation des influences de la vie sur l’élève.
L’erreur et la confusion des conceptions, selon nous, provient de ce que la pédagogie a pour objet l’éducation et non la culture et ne voit pas l’impossibilité pour l’éducation de pouvoir mesurer et définir toutes les influences de la vie. Chaque pédagogue pense que la vie a son influence avant l’école et après l’école et qu’elle dure, malgré tous les soins qu’on met à l’écarter, pendant toute la période scolaire. Cette influence est si forte que, dans la plupart des cas, toute l’influence de l’éducation scolaire s’anéantit. Mais le pédagogue ne voit dans ce phénomène que l’insuffisance du développement de la science et de l’art de la pédagogie et, malgré tout, il lui reconnaît pour but l’éducation des hommes d’après un certain modèle, et non la culture, c'est-à-dire l’étude des moyens par lesquels les hommes s’instruisent, se forment, et l’aide à apporter à ce libre développement. Je suis d’accord que Unterricht, l’étude, l’enseignement, est une partie de Erziehung, l’éducation. Mais la culture comprend l’un et l’autre.
L’éducation n’est pas un objet de pédagogie, mais un des phénomènes que le pédagogue ne peut négliger, et l’objet de la pédagogie ne doit et ne peut être que la culture. La culture, au sens large, c’est, selon nous, la totalité de toutes les influences qui développent l’homme et lui donnent une contemplation du monde plus large et des idées toutes nouvelles. Les jeux, les contraintes, les punitions infligées par les parents, les livres, le travail, l’étude obligatoire et libre, les arts, les sciences, la vie, tout cela instruit et cultive.
En général, la culture se comprend ou comme le résultat de toutes les influences que la vie a sur l’homme (au sens de culture de l’homme nous disons l’homme cultivé), ou comme l’influence elle-même, de toutes les conditions de la vie sur l’homme, (au sens de : la culture d‘un Allemand, d’un moujik, d’un seigneur, nous disons : l’homme est ou n’est pas cultivé, etc…). C’est dans cette dernière conception que nous avons à envisager la culture. L’éducation, c’est l’influence d’un homme sur un autre avec le but de forcer l’élève à s’assimiler certaines habitudes morales. (Nous disons : ils en ont fait un hypocrite, un brigand ou un brave homme. Les Spartiates formaient des hommes courageux ; les Français élèvent des jeunes gens d’esprit étroit et prétentieux.)
L’enseignement, c’est la transmission du savoir d’un homme à un autre. (On peut enseigner le jeu d’échecs, l’histoire, la cordonnerie). L’étude, c’est une nuance de l’enseignement, c’est l’influence d’un homme sur un autre, afin de forcer l’élève à adopter certaines habitudes physiques. (Apprendre à chanter, à raboter, à danser, à ramer, à déclamer.) L’enseignement et l’étude sont des moyens d’instruction quand ils sont libres et des moyens d’éducation quand l’étude est forcée et quand l’enseignement est exclusif, c'est-à-dire quand on n’enseigne que les objets que le maître croit nécessaires. La vérité se dévoile clairement et instantanément à chacun. Nous avons beau tâcher de confondre ce qui est séparable et de diviser l’inséparable, de dissimuler l’idée sous l’apparence des choses extérieures, la vérité est évidente.
L’éducation est une influence obligatoire, forcée, d’une personne sur une autre dans le but de former un homme tel qu’il lui semblera bon, et la culture, c’est le rapport libre entre les hommes, rapport dont la base est, d’une part, le besoin d’acquérir des connaissances, d’autre part, celui de transmettre ce que l’on a acquis. L’enseignement, Unterricht, c’est un moyen propre à la culture et à l’éducation. La différence entre l’éducation et la culture n’est que dans la violence que l’éducation admet comme un droit. L’éducation, c’est la culture par la force ; la culture, c’est la liberté.
L’éducation, en français Education, en anglais Education, en allemand Erziehung, est une conception européenne, et la culture, c’est une conception qui n’existe qu’en Russie et peut-être en Allemagne où il y a un mot presque correspondant : Bildung. En France et en Angleterre, cette conception et ce mot n’existent pas, Civilisation, c’est plutôt développement ; Instruction, c’est la conception européenne intraduisible en russe qui signifie, l’abondance des sciences enseignées à l’école ou leur transmission, mais ce n’est pas la culture qui embrasse la science, les arts et le développement physique."

Écrit par : trilinguemaisj'mesoigne | 03 novembre 2007

Un corpus, des corpi ? demande Yann. Un corpus, des corpora.
Troisième déclinaison, neutre imparisyllabique.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 novembre 2007

Un petit texte du groupe Dialect, des rappeurs, une invitation au voyage. Le rapp est un chant rythmique, pas un chant mélodique.

J'voyage, voyage, voyage
Mes instrus et mon linge sont d'occases
J'ai pour seul bagage, bagage, bagage
Une mélodie à offrir
Vrai pour certains des gueules de coupables
Faut que je vous prévienne on a touché aucun dessous de table
Bref on est tous stables
Presque fréquentables
Ce ne sont que des tournées qu'on vous mijote au bout de nos portables
C'est vrai quand on connait pas, la méfiance est de mise :
Montrer patte blanche et mettre la bonne chemise..
On a tous été étrangers un jour
Passagers pour toujours
Là où on habite ou a travers le voyage
A travers le voyage, bien plus d'un passager m'a évité le naufrage
Une forme de language
J'ai, une mélodie à offrir
A travers le voyage
Une mélodie à offrir

Écrit par : Solotourne | 03 novembre 2007

On s'ennuie ferme ici en ce moment...

Écrit par : LouBlan | 03 novembre 2007

En quelque sorte, on peut dire que la responsable est Milady.

Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2007

Ben v'là aut chose ! Personnellement, je ne digère les catoblépas que marinés - dans le madère de préférence. A la rigueur confits. Mais du cato qui se mange les pattes, fi ! même -lique, il ne conviendra pas, rien à faire. Je n'ai donc rien à voir avec la dispute catapultique mentionnée, réprouvant hautement toutes ces tentations auto-destructrices qui envahissent parfois le cato, à ce qu'on dit.

Écrit par : Milady | 03 novembre 2007

Kicé ki madi ke mon fils il pouvait aller en L?? Heink, Cépavou p'têtre?
Faut reconnaître que ça lui réussit! Il n'a jamais autant travaillé de sa courte vie! Il s'éclate, le petit bougre. Bon, je regrette pas du tout mais les catoblépas m'en tirent une de vingt pieds de long. Tiens, ils s'en grignotent même les pattes arrière.

Écrit par : dobolino | 03 novembre 2007

On s'ennuie ferme ici en ce moment...

Ecrit par : LouBlan | 03 novembre 2007

-----

Et chez vous, ça va?

Écrit par : Pedro Cordoba | 03 novembre 2007

On s'ennuie ferme ici en ce moment...

Ecrit par : LouBlan | 03 novembre 2007
Normal!

"
J'ai des tombeaux en abondance
Des sépultur's à discrétion
Dans tout cim'tièr' d'quelque importance
J'ai ma petite concession
De l'humble tertre au mausolée
Avec toujours quelqu'un dedans
J'ai des p'tit's boss's plein les allées
Et je suis triste, cependant...

Car je n'en ai pas, et ça m'agace
Et ça défrise mon blason
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

J'en possède au Père-Lachaise
A Bagneux, à Thiais, à Pantin
Et jusque, ne vous en déplaise
Au fond du cimetièr' marin
A la vill' comme à la campagne
Partout où l'on peut faire un trou
J'ai mêm' des tombeaux en Espagne
Qu'on me jalouse peu ou prou...

Mais j'n'en ai pas la moindre trace
Le plus humble petit soupçon
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

Le jour des morts, je cours, je vole
Je vais infatigablement
De nécropole en nécropole
De pierr' tombale en monument
On m'entrevoit sous un' couronne
D'immortelles à Champerret
Un peu plus tard, c'est à Charonne
Qu'on m'aperçoit sous un cyprès...

Mais, seul, un fourbe aura l'audace
De dir' : "J'l'ai vu à l'horizon
Du cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de sa maison"

Devant l'château d'ma grand-tante
La marquise de Carabas
Ma saint' famille languit d'attente
"Mourra-t-ell', mourra-t-elle pas ?"
L'un veut son or, l'autre veut ses meubles
Qui ses bijoux, qui ses bib'lots
Qui ses forêts, qui ses immeubles
Qui ses tapis, qui ses tableaux...

Moi je n'implore qu'une grâce
C'est qu'ell' pass' la morte-saison
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

Ainsi chantait, la mort dans l'âme
Un jeune homm' de bonne tenue
En train de ranimer la flamme
Du soldat qui lui était connu
Or, il advint qu'le ciel eut marr' de
L'entendre parler d'ses caveaux
Et Dieu fit signe à la camarde
De l'expédier rue Froidevaux...

Mais les croqu'-morts, qui étaient de Chartres
Funeste erreur de livraison
Menèr'nt sa dépouille à Montmartre
De l'autr' côté de sa maison"

Écrit par : dobolino | 03 novembre 2007

"Et puisque vous me reprochez visiblement cette intervention, je ne comprends pas pourquoi vous n'avez jamais reproché les interventions absolument inverses, où on va nous coller du fond du pire de copie."

Vous savez, milady, du fond du pire de copie, j'en ai vu beaucoup, et vous aussi, et je n'en ai jamais vu apparaître ici. L'E.N. se charge toute seule de faire son autopromo, moi je préfère mettre l'accet sur ce qui ne va pas et qui est caché.

Écrit par : Jeremy | 03 novembre 2007

Un peu de polémique pour ranimer le blog qui se languit :

A tous les amateurs-mateurs des Mémoires du duc de Saint-Simon, grand écrivain par le style et qui trouvait ses idées à travers le trou d'une serrure, je ne sais pas si le maréchal duc de Vendôme était "immonde", mais ce dont je suis sûr c'est que le petit duc de Saint-Simon, ce nabot qui abandonna l'armée à 27 ans, n'aurait jamais gagné une seule bataille à la place du glorieux descendant d'Henri IV amateur de chaises percées !
Faites plutôt lire à vos élèves Fontenelle qui jamais ne s'abaissait à porter des jugements personnels mais qui lui avait des idées - voire des idéaux intellectuels - autrement plus relevés.

Les idées politiques ou sociales de Saint-Simon sont absolument grotesques ... mais bon ! c'est le propre de beaucoup de purs écrivains qui en-dehors des lettres ne sont bons à rien.
Cf à Dantec ou à Soral pour les contemporains, liste non exhaustive.

Écrit par : iPidiblue critique littéraire | 03 novembre 2007

Je ne suis pas sûr que "corpus" ait pour strict équivalent "anthologie", car il y a dans le terme d'"anthologie" une connotation esthétique qui ne me paraît pas être du tout la préoccupation des concepteurs du "corpussss". Ce qui fait l'unité d'une anthologie, c'est la qualité exceptionnelle - leur beauté - des textes retenus par celui qui l'a composée. On a rassemblé un ensemble de "fleurs" de la poésie (ainsi de l'"Anthologie de la poésie française" de Georges Pompidou), de "fleurs" de la littérature pour piano, de "fleurs" de la littérature latine...
Le "corpussss", crois-je, ne répond en rien à cette définition. Son unité n'apparaît pas immédiatement. Les textes ne sont pas rassemblés pour leur valeur littéraire, pour leur beauté, pour leur portée esthétique et humaine, mais parce qu'ils peuvent tous se rattacher à un objet d'étude, à un registre, à un type de discours. Il s'agit d'un rapprochement à la fois artificiel et stérile, dont la motivation est purement taxonomique. On en a encore eu un exemple récemment avec la dernière EAF et la polémique que ledit "corpussss" a provoquée. Je crois me souvenir que ceux qui avaient concocté le sujet avaient vu du "registre polémique" là où il n'y en avait absolument pas et que donc ils avaient eux-mêmes lancé les candidats dans des contresens majeurs. L'avènement du "corpussss" est contemporain de la naissance de la taxonomie qui dénature les textes inaugurée par le groupe Viala. Le "corpusss" est connoté "didactico-pédago". Auparavant, on disait "groupement de textes". Cela permettait à la pensée de respirer. Depuis les programmes Viala de 2001, l'idéologie de l'"objectivable" rend la lecture des grands textes serve. Le changement de dénomination n'est pas innocent. Voilà pourquoi je rejette résolument le "corpussss".

Il est clair, Milady, qu'il y a encore des élèves capables de très bien faire. Mais vous enfoncez un peu des portes ouvertes, car nous le savons tous et nous voyons bien que, bien guidés, les élèves ne demandent pas mieux que de se surpasser. Jamais personne, sur ce blog, n'a accusé les élèves. Les gens que nous mettons en accusation, ce sont ceux qui ont sciemment dénaturé l'enseignement du français , à l'école primaire, au collège et évidemment aussi au lycée. Quant au nombre d'élèves qui a été mis en difficulté par la faute des programmes et des méthodes, je crois comme Jérémy qu'elle est infiniment supérieure au nombre de ceux que quelques professeurs résistants réussissent à cultiver en dépit desdits.

Écrit par : Jean | 03 novembre 2007

Je ne suis pas sûr que "corpus" ait pour strict équivalent "anthologie", car il y a dans le terme d'"anthologie" une connotation esthétique qui ne me paraît pas être du tout la préoccupation des concepteurs du "corpussss". Ce qui fait l'unité d'une anthologie, c'est la qualité exceptionnelle - leur beauté - des textes retenus par celui qui l'a composée. On a rassemblé un ensemble de "fleurs" de la poésie (ainsi de l'"Anthologie de la poésie française" de Georges Pompidou), de "fleurs" de la littérature pour piano, de "fleurs" de la littérature latine...
Le "corpussss", crois-je, ne répond en rien à cette définition. Son unité n'apparaît pas immédiatement. Les textes ne sont pas rassemblés pour leur valeur littéraire, pour leur beauté, pour leur portée esthétique et humaine, mais parce qu'ils peuvent tous se rattacher à un objet d'étude, à un registre, à un type de discours. Il s'agit d'un rapprochement à la fois artificiel et stérile, dont la motivation est purement taxonomique. On en a encore eu un exemple récemment avec la dernière EAF et la polémique que ledit "corpussss" a provoquée. Je crois me souvenir que ceux qui avaient concocté le sujet avaient vu du "registre polémique" là où il n'y en avait absolument pas et que donc ils avaient eux-mêmes lancé les candidats dans des contresens majeurs. L'avènement du "corpussss" est contemporain de la naissance de la taxonomie qui dénature les textes inaugurée par le groupe Viala. Le "corpusss" est connoté "didactico-pédago". Auparavant, on disait "groupement de textes". Cela permettait à la pensée de respirer. Depuis les programmes Viala de 2001, l'idéologie de l'"objectivable" rend la lecture des grands textes serve. Le changement de dénomination n'est pas innocent. Voilà pourquoi je rejette résolument le "corpussss".

Il est clair, Milady, qu'il y a encore des élèves capables de très bien faire. Mais vous enfoncez un peu des portes ouvertes, car nous le savons tous et nous voyons bien que, bien guidés, les élèves ne demandent pas mieux que de se surpasser. Jamais personne, sur ce blog, n'a accusé les élèves. Les gens que nous mettons en accusation, ce sont ceux qui ont sciemment dénaturé l'enseignement du français , à l'école primaire, au collège et évidemment aussi au lycée. Quant au nombre d'élèves qui a été mis en difficulté par la faute des programmes et des méthodes, je crois comme Jérémy qu'elle est infiniment supérieure au nombre de ceux que quelques professeurs résistants réussissent à cultiver en dépit desdits.

Écrit par : Jean | 03 novembre 2007

J'ai cliqué deux fois. Excusez-moi.

Écrit par : Jean | 03 novembre 2007

qu'il est infiniment supérieur

Écrit par : Jean | 03 novembre 2007

Quant au nombre d'élèves qui a été mis en difficulté par la faute des programmes et des méthodes, je crois comme Jérémy qu'il est infiniment supérieur au nombre de ceux que quelques professeurs résistants réussissent à cultiver en dépit desdits.

Ecrit par : Jean | 03 novembre 2007

Speaking of résistance:

Comment s'appelle justement celui qui détourne à son profit le fruit des efforts des autres, qui usurpe l' identité des Justes et se prétend résistant, avec un passé (et un présent) de collabo, convaincu de collusion avec les assassins et les fossoyeurs du français?

Réponse: http://www.rue89.com/2007/11/02/pour-defendre-la-
pedagogie-meirieu-appelle-a-la-resistance

Meirieu-l'ordure qui, avec tous ses complices, a fait de l'école une arme de destruction (et non d'instruction) massive et maintenant singe De Gaulle, dans l'apathie générale...

Je ne sais d'ailleurs pas ce qui me soulève plus le coeur.

Écrit par : Cadichon | 04 novembre 2007

À propos de "iPidiblue critique littéraire"…

Il y a plus à glaner, littérairement parlant, dans une phrase de Saint-Simon que dans les trois-quarts de la littérature contemporaine.
Cela dit, vous avez raison, le petit duc (il était un peu nabot) n'était pas très évolué, socialement parlant. Il y a de spages entières de tergiversations sur qui est duc (lui…) et qui ne l'est pas (les bâtards de Louis XIV). Mais comme vous dites, la littérature n'a rien à voir avec les idées politiques. Voir Céline. C'est un fait constaté, et qu'à ma connaissance personne n'a analysé sérieusement — sinon Gide en affirmant qu'on ne fait pas de littérature avec des bons sentiments.
Vendôme était un grand général — et à part ça, il était immonde. Là non plus ce n'est pas incompatible — voir l'abbé Dubois, pendant la Régence, dans un genre équivalent. C'est dans nos époques de "politiquement correct" que l'on exige (de quel droit ?) une cohérence entre le talent et les manières — ou les mœurs. Napoléon n'a jamais reproché à Cambacérès d'avoir "le petit défaut", comme on disait alors.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 novembre 2007

Pour en revenir au titre de cette discussion, voici un témoignage d'Yvonne Cloarec ( "Sel de la terre" avec Cécile Revéret et Madame Weiner, selon le témoignage émouvant d'Alain Finkielkraut).

Anne-Marie.

yvonne cloarec

20/10/2007 09:42:07

J’ai essayé de m'intéresser LE MOINS POSSIBLE au CECR (Cadre Européen Commun de Référence pour les langues). Je dirais tout simplement que je n'ai pas assez de temps pour le perdre à essayer de comprendre la différence bidon qu'on veut sans arrêt nous faire avaler: la fameuse différence entre savoirs et savoir-faire.

Ou plutôt, je ne vois que trop bien où on veut nous mener : en Avril dernier, nous avons fait passer au sein de notre lycée, pour la première fois, la nouvelle épreuve orale de bac destinée aux Terminales STG.

Ce qu'on voulait à toute force nous faire noter de façon positive, c'était la 'capacité' de l'élève à ouvrir la bouche pour émettre des sons: que les sons émis ne soient pas intelligibles, qu'ils ne soient pas de l'anglais, que le commentaire proposé par l'élève n'ait strictement rien à voir avec le document proposé, tout ceci n'était finalement pas rédhibitoire, d'après la grille officielle d'évaluation qui ne permettait pas de descendre en-dessous de la note de cinq sur vingt, c'est à dire le quart des points quand même!

Ce que je crois comprendre aussi, c'est qu'à cause du CECR, on va distinguer très nettement les compétences les unes des autres, mettre les élèves par groupes de compétences, et ainsi parcelliser notre travail à l'infini: un professeur travaillera exclusivement la compréhension de l'oral, un autre l'expression écrite, etc...

C'est de la folie, quand on sait ce que c'est qu'un cours où tout est (harmonieusement, les jours fastes) imbriqué l'un dans l'autre. De la folie de planification totalitaire.

Et pendant ce temps-là, nous venons de faire les six premières semaines de l'année avec les petits de secondes, la période la plus dure: celle où (dans les mauvaises »classes, allez, soyons politiquement incorrects) il y a tant d'élèves littéralement HEBETES, que vous vous dites : cette année, non seulement je ne vais rien réussir à leur apprendre, mais encore, je ne vais même pas réussir à les aimer.

Vous commencez par vous demander s'ils se droguent ou quoi? Et puis, non, même pas, c'est l'école qui les a mis dans cet état là.
En ne leur enseignant pas de façon lente et progressive ce qu'ils auraient pu comprendre, en le leur laissant découvrir (Lors de ma dernière inspection, on m'a dit : « Mais enfin, Mme Cloarec, l'anglais doit leur rentrer par les oreilles et leur sortir par la bouche'), on a construit leur échec.
Un de mes élèves de seconde a explosé de haine, au bout de quinze jours et a hurlé -je posais la question « Did the man break the chair ». « Est-ce que l'homme a cassé la chaise? ». La chaise dont il était question dans le texte, et nous avions bien sûr appris le verbe « to break » : « Mais je n'ai jamais compris ce que c'était que ce « did »!

Pourquoi est-ce qu'on hait à ce point les enfants, l'approche progressive et raisonnée du savoir, pourquoi est-ce qu'on veut fabriquer des légions de barbares, je ne sais pas; mon fils me dit que je trouverai la réponse dans Michéa et dans Christopher Lasch, mais c'est trop abstrait pour moi. Il a sûrement raison (car c'est mon fils!)

Pour finir, quelles représailles après mes prises de position? Il y a trois ans j'ai écrit une lettre ouverte à mes deux IPR où je disais un peu tout ce que je reprends dans le livre « la débâcle de l'école » et depuis je ne suis plus autorisée à faire passer le bac. Elles ne m'ont pas répondu, bien sûr; j'ai juste découvert par hasard que, sur les listings de bac, à côté de mon nom, il y avait marqué : « ne pas prendre, note de l'inspectrice. »

Très cordialement à tous. Yvonne Cloarec.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2007

http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.html#finkielkraut .

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2007

Je ne suis pas en désaccord réel avec vous, Jean - mis à part le fait que je lis trop souvent, ici, des envolées lyriques, appuyées à grand renfort de manches, sur les incapacités absolues des élèves - et cela tourne en phrases : "Les élèves ne savent pas lire un texte", "Les élèves ne savent pas reconnaître un temps" et tout et tout - le côté généraliste de l'article ne vous aura pas échappé.
Je sais bien qu'à partir de ces postulats de base, ce sont les Meirieu & co qui sont attaqués - à travers leurs résultats, à travers donc l'ensemble des élèves.
Or tous les enseignants savent que ces postulats catastrophiques de base sont faux, parce qu'ils sont généraux.
Si on veut vraiment agir rationnellement pour l'école, pourquoi ne pas adopter une démarche rationnelle ?
J'ai bien vu qu'ici, ça n'était pas la démarche la plus prisée - certes. J'ai bien remarqué qu'ici, une notion logique simple telle que : condition nécessaire mais pas suffisante; était diablement ignorée de certains enseignants-intervenants.
Qu'on préfère la polémique à la raison, pourquoi pas. Mais qu'on admette alors les limites des positions polémiques - et leur danger. C'est, en miroir, exactement l'attitude des pédagos il y a trente ans.

Si on prend une démarche moins passionnée et plus objective, on ne peut que remarquer, que, même dans les coins supposés 'pires' ( comme ceux où j'enseigne par exemple ), une grosse moitié des classes est largement au niveau d'antan. Un quart a des difficultés et ne parvient pas franchement à avancer - mettons que ce car-là est embourbé. Et un quart ( certes c'est énorme, c'est trop ) est dans la situation décrite ici comme absolue et générale.

Si vous vous intéressez une seconde à ce dernier quart, vous constaterez : qu'il y a trente ans, vous ne les auriez jamais vus, ni au collège, ni au lycée. Nous sommes confrontés à des élèves que nous n'avions jamais vus - et surtout pas en tant qu'élèves. Ceux qui disparaissaient mystérieusement des classes. Ben, ils sont là - et on ne peut que focaliser sur eux, parce qu'ils ne suivent pas et qu'ils le montrent à l'évidence. Parce qu'on a tout bidonné en fonction d'eux, pour faire croire ( à qui ???? ) qu'on parvenait aussi à les instruire comme les autres. Ca, c'est faux. Ca, c'est un scandale. Ca, ça pourrit tout de fait et ça nuit à tous, et à eux, et aux autres élèves.

Ca, ça finit par déteindre sur les 'moyens', ceux qui auraient pu être un peu meilleurs et qui ne le peuvent plus guère, étouffés qu'ils sont entre les 'ruptures' et les 'excellents'. Le vice politique fondamental est là, nulle part ailleurs. Et tant que personne n'aura trouvé comment faire avec ces élèves-là, alors tout le monde continuera à s'embourber -vous pouvez changer toutes les méthodes du monde, ça n'y changera rien. Il y a trente ans, en primaire, j'avais à mes côtés un jeune homme de 16 ans, qui ne savait toujours pas lire - et qui ne pouvait pas savoir. Aujourd'hui, cet élève je l'aurais eu dans mes classes de première d'adaptation. La différence énorme, elle est là.

Quant aux histoires de corpus/séquences etc, on y revient - vous y revenez au fait - l'exemple du bac ES-S de l'an dernier prouve seulement que le corpus exige d'être constitué par des professeurs compétents, et que, de fait, ceux qui ont fait celui de l'an dernier étaient des crétins finis.

Écrit par : Milady | 04 novembre 2007

Ma voisine enseigne l'anglais dans le collège rural tout proche. Elle aime son métier, obtient des résultats, respecte ses élèves qui la respectent en retour et observe une conscience professionnelle exemplaire. Dernièrement une inspectrice l'a rappelée à l'ordre avec fermeté. Pensez-donc : elle corrigeait ses élèves à l'oral et de ce fait brisait net leur spontanéité !
Les missi dominici sont partout pour veiller à l'entreprise de démolition.
Tiens, cela me fait penser à un autre prof d'anglais,né en 35, qui a senti le vent tourner dans les années 70 et a quitté l'enseignement pour se pencher sur l'histoire de la langue française en la comparant à sa langue maternelle, l'occitan, et à la langue anglaise, afin de mettre en lumière la richesse des racines "plébéiennes" de notre langue et remettre à l'honneur Noël Du Fail, Scarron, Sorel, Furetière... Il n'a jamais renié les siennes; Ayant appris la langue française à l'occasion d'un séjour hospitalier précédant sa scolarité primaire ,il est devenu bilingue très tôt, a subi mieux que ses camarades une francisation "menée tambour battant", comme il dit ,sans pour autant cracher dans la soupe mais en réglant un peu ses comptes tout de même car " il y a manière et manière." Son oeuvre en témoigne : " Parler croquant", " De la puce à l'oreille", " Le diable sans porte.", " Je suis comme une truite qui doute."... C'est Claude Duneton et une brève recherche sur la toile vous en dira davantage.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 novembre 2007

Kicé ki madi ke mon fils il pouvait aller en L?? Heink, Cépavou p'têtre?
Faut reconnaître que ça lui réussit! Il n'a jamais autant travaillé de sa courte vie! Il s'éclate, le petit bougre.

Forcément qu'il s'éclate en L, votre petit - qui doit être immense, comme ils sont tous, nourris au grain qu'ils sont dès la prime enfance. Et il découvre un truc dingue : le plaisir de travailler. Et ça, aucune autre voie ne pouvait le lui apprendre, et ça, ça vaut plus que toute leçon. Si vous offriez à vos catoblépas le livre de Boulgakov sur Molière ( Le roman de Monsieur de Molière ) ? Ils s'en croqueraient peut-être les oreilles, mais il y a une chance pour qu'ils admettent que, bast, entre tapissier, huissier et acteur, le choix n'est pas à faire et ne sera pas fait !

Écrit par : Milady | 04 novembre 2007

"Dernièrement une inspectrice l'a rappelée à l'ordre avec fermeté. Pensez-donc : elle corrigeait ses élèves à l'oral et de ce fait brisait net leur spontanéité !
Les missi dominici sont partout pour veiller à l'entreprise de démolition. "

Oui - et non - ils ne passent pas assez souvent pour être efficaces. Ils se contentent d'être horripilants ( du moins pour le secondaire ). Au passage, si ça peut faire plaisir à tout le monde, ma note d'inspection m'a ramenée au niveau : entrée de corps...faut pas discuter avec l'inspectrice, grande leçon.

Écrit par : Milady | 04 novembre 2007

Des crétins ou l'expression d'un profond mépris pour les capacités intellectuelles et le niveau de culture des candidats?

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2007

Des crétins - leur corpus n'avait aucun sens - Mme Bellosta l'avait démontré ici d'ailleurs.
D'ailleurs, il y eut rectification des consignes de correction, toutes les académies n'eurent pas droit à l'exposé éclatant de leurs erreurs - nous, nous n'avons eu que trois lignes succintes de consignes de correction, et d'un vague à faire pâmer un éléphant en goguette.

Écrit par : Milady | 04 novembre 2007

Ils s'en croqueraient peut-être les oreilles, mais il y a une chance pour qu'ils admettent que, bast, entre tapissier, huissier et acteur, le choix n'est pas à faire et ne sera pas fait !

Ecrit par : Milady | 04 novembre 2007

Mes catoblépas ne connaissent que deux types de formation: CAP vers artisanat ou Grandes Ecoles. Ils sont ahurissants d'ignorance du monde réel, celui du travail et de l'emploi. Je ne voudrais pas fâcher certains ici mais ça a l'air assez courant comme analyse chez les "grands" professeurs. Quand ils ont constatés que leur battage n'avait plus prise sur moi, ils ont tenté de me bouffer les pattes.

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2007

Ah ça, quand le catoblépas pas content, lui toujours faire ainsi ! - ceci dit, votre remarque vaut de façon plus générale - ce qui explique les séries généalogiques de médecins, plombiers, notaires, profs etc etc.... Envoyer des enfants dans des terres inconnues ?! Summum de l'horreur. Mes cato à moi pleurèrent lorsque je devins professeur. De Lettres en plus, comble de l'horreur - et mangèrent tout le salon de rage.

Écrit par : Milady | 04 novembre 2007

Le pire dans l'histoire c'est que mes catoblépas de la Montagne Saint Geneviève déconseillent formellement à leur progéniture la voie Normal'Sup Lettres, voie sans issue propre à fabriquer des malheureux, suffisants, imbus d'eux-même et pauvres comme Job. Ils poussent leurs petits catoblépas vers des métiers dont ils ignorent tout et qu'ils parent de toutes les vertus, persuadés que le diplome est synonyme de réussite imparable.

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2007

Que votre note d'inspection ait été ramenée à la note d'entrée de corps ne fait plaisir à personne, Milady. Cela nous confirme seulement dans la conviction que nous devons continuer à dénoncer de toutes nos forces la dictature pédagogique qui s'est emparée du système éducatif. Les "objets d'étude", les "genres", les "registres", les "types de discours", les "corpussses" en sont les symboles.

Écrit par : Jean | 04 novembre 2007

Je préfère le maréchal de Vendôme à la sainte nitouche Claire Chazal c'est la même morale - coucher pour arriver - mais c'est plus pittoresque chez le duc et surtout moins niais et hypocrite !
Il est vrai que le duc de Vendôme n'avait pas à passer à la télévision sur sa chaise percée, autres temps, autres moeurs !

PS Le maréchal de Vendôme ne faisait pas de procès à des écrivains qui parlaient de lui pour le tourner en ridicule comme C.Chazal à Sarah Vajda !
L'immonde à mon avis ce sont ces gens du show-business qui font de la thune avec leurs histoires de cul, chacun sa morale et sa sensibilité.

Écrit par : iPidiblue admirateur des culo d'angelo | 04 novembre 2007

Au passage, si ça peut faire plaisir à tout le monde, ma note d'inspection m'a ramenée au niveau : entrée de corps...faut pas discuter avec l'inspectrice, grande leçon.

Ecrit par : Milady | 04 novembre 2007

Olivier Rey écrit dans son "Une folle solitude" que si beaucoup d'élèves persistent à apprendre à lire et écrire, ils le doivent à des enseignants qui n'obéissent pas aux directives des "formateurs" et inspecteurs. Et d'ajouter que l'institution parvient à justifier sa politique, sa pédagogie reformée en s'attribuant les mérites de ce qui dans les faits est obtenu malgré elle et contre elle.
Dans quel état serait l'école si ses maîtres s'étaient unanimement pliés aux directives ministérielles et s'étaient convertis du jour au lendemain à ses nouvelles doctrines?
A bien y regarder n'assistons nous pas à une sorte de délocalisation de la fabrique scolaire (du crétin) publique vers de nouveaux territoires, non seulement vers le privé institutionnel mais aussi vers le privé marchand florissant? Tant il reste sur le marché une forte demande de la part des consommateurs en matière d'instruction et d'acculturation!
Et que construiront-ils sur les décombres de la fabrique ainsi délocalisée? Des musées, des parcs d'attraction, des centres de loisirs, comme sur les ruines des fabriques industrielles dans le Nord ou en Lorraine?

Écrit par : buntovchik | 04 novembre 2007

J'ai beau être dans le milieu : que signifie "ma note d'inspection m'a ramenée au niveau : entrée de corps" ?
Elle vous a baissé votre note pédagogique ???
Si oui, c'est franchement dégueulasse !
Si non, expliquez-moi, car c'est un truc que je ne comprends pas.

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

Dites, Jean-Paul, une question à brûle-pourpoint :
Vous l'avez connu personnellement, Angelo Rinaldi ?
Que pensez-vous de cet auteur ?

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

Ne manquez pas d'aller voir, toutes affaires cessantes, sur www.rue89.com, le vibrant hommage rendu au dernier livre de Meirieu ("Le devoir de résister") par toute une cohorte de béats dont une grâce élective reçue du gourou a définitivement, semble-t-il, brouillé les idées.

Écrit par : Jean | 04 novembre 2007

Le lien exact c'est :

http://www.rue89.com/2007/11/02/pour-defendre-la-pedagogie-meirieu-appelle-a-la-resistance

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

Angelo Rinaldi (pourquoi soudain ?) et moi n'appartenons pas à la même génération, c'est un Bastiacciu pur porc, si je puis dire, et pas moi, et au "Dames de France", moi, je draguais les dames…
JPB

Écrit par : brighelli | 04 novembre 2007

Hum, c'est Cambacérès qui m'y a fait penser !
Et quelqu'un l'avait cité, il y a quelque temps, je crois, en parlant des écrivains corses.

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

Tant qu'à faire voici le lien complet :

http://www.rue89.com/2007/11/02/pour-defendre-la-pedagogie-meirieu-appelle-a-la-resistance

Écrit par : LouBlan | 04 novembre 2007

"ma note d'inspection m'a ramenée au niveau : entrée de corps...faut pas discuter avec l'inspectrice, grande leçon."

Je ne comprends pas non plus....

Écrit par : LouBlan | 04 novembre 2007

Ni moi, à vrai dire.

Écrit par : Jean | 04 novembre 2007

Je n'ai jamais compris une seule ligne de ce qu'écrivait Philippe Meirieu !

Son dernier livre, le titre déjà : "Pédagogie: le devoir de résister", on pourrait aussi bien écrire "Pédagogie : résister aux devoirs". je crois que ça ferait l'affaire !

Écrit par : iPidiblue bouché comme le cidre | 04 novembre 2007

Autre chose - ou la même...
La pétition du Snalc s'essouffle déjà! C'est quand même incroyable! Quelqu'un connaît-il, dans l'Education nationale, une pétition qui ait marché?

Écrit par : Jean | 04 novembre 2007

Je ne voudrais pas anticiper sur ce que Milady a ou non envie d'expliquer, mais si j'ai bien compris, sa dernière inspectrice lui a baissé sa note sur la base d'un départ de carrière (10 ?). d'autorité. C'est possible, et le problème, c'est que c'est de plus en plus fréquent — pour simple désaccord pédagogique. Les instits sont souvent soumis à la dictature de leurs inspecteurs (ah, Fracko sur Lille-Roubaix-Tourcoing !), et voici que l'esthétique petit chef tente de s'implanter dans le Secondaire.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 novembre 2007

Je suis bien d'accord avec vous, iPidibue, l'"oeuvre" de Meirieu est une insulte permanente à la clarté et à l'intelligence. L' obscurité diffuse qui imprègne la plupart de ses développements leur donne un côté oraculaire ( les oracles étaient souvent obscurs, dans l'Antiquité) propre à attirer autour de lui des bataillons d'esprits médiocres qui ont saisi là l'occasion inespérée de se faire une niche de pouvoir insitutionnel parfaitement usurpée. Regardez les thuriféraires de Meirieu sur www.rue89.com. Tous y tiennent un discours cousu comme le sien soit de déclarations obscures qui singent une pensée profonde, soit d'assertions claires mais fausses. Ce qui caractérise les sectateurs de Meirieu, c'est qu'ils ont effacé en eux tout esprit critique. Le fonds de commerce de Meirieu, c'est l'irrationnel.

Écrit par : Jean | 04 novembre 2007

"Cette obscure clarté qui tombe des étoiles" peut-être ?


Vous savez au fond on devrait faire tourner les tabourets à l'école ... d'ailleurs dans les classes bien "réactives", je crois que déjà les tables voltigent presque toutes seules ! Pas besoin d'esprit frappeur pour cela ...

Ah ! Victor Hugo tout un poème, le grand homme de l'école républicaine qui fait toujours des émules !

Écrit par : iPidiblue et la Bouche d'Ombre | 04 novembre 2007

Exact -j'ai eu droit à une baisse de 10 points, pan dans les dents. Nous avions une divergence sur les STI, voyez-vous, et je le dis, en plus. J'aurais dû me taire et opiner du bonnet.

Écrit par : Milady | 04 novembre 2007

Vous savez tout est possible Milady, qu'Elisabeth Teissier reçoive un doctorat de sociologie en Sorbonne ou que Philippe Meirieu conduise le peuple élu dans la vallée de Josaphat pour y attendre le jugement dernier !

Écrit par : iPidiblue eschatologue | 04 novembre 2007

Merci, Milady! Ca fait du bien de lire vos propos, extrêmement sensés, et exempts d'idéologie.
Salut amical à Pedro et à Catmano!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 novembre 2007

Ah ! si il y a quand même quelque chose d'impossible, c'est que les êtres humains deviennent raisonnables tout d'un coup ! C'est tout à fait exclu ...

Écrit par : iPidiblue ou le bon sens | 04 novembre 2007

"Exact -j'ai eu droit à une baisse de 10 points"

Hein ??!!

Du genre - vous êtes passée de 48 à 38 ?!

Mais c'est dément !!!

o_O

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

Dites donc, Christophe Sibille, sans forcément le réclamer à cors et à cris, je l'aurais bien voulu aussi, moi, votre salut amical :-(

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

Du genre totalement de 48 à 38 - totalement la honte, j'aurais dû démissionner sec.

Écrit par : Milady | 04 novembre 2007

Ipidiblue, quelques propositions en hommage à Durrell:
Ipidiblue ou les pratiques solitaires
Ipidiblue ou les passions souveraines
Ipidiblue ou l'enterré vif
Ipidiblue ou le prince barbare...

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2007

J'aurais dû me taire et opiner du bonnet.

Ecrit par : Milady | 04 novembre 2007
On dit copiner du chef! ou copiner au chef, ou copiner avec le chef, plus correct.

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2007

Le témoignage de Milady me rappelle la mésaventure d'une collègue reçue mention TB au CAPES de Lettres modernes avec un inspecteur général. Inspectée l'année suivante par une inspectrice régionale, elle dut subir en premier lieu une attitude méprisante durant le cours ( soupirs, haussements d'épaules, yeux levés au plafond ) puis une série de reproches virulents et la proposition d'une baisse de sa note. Complètement ahurie et effondrée, ma collègue balbutia qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle avait été reçue avec mention TB l'année précédente. Changeant de visage, cette inspectrice consulta alors le dossier de plus près et s'aperçut qu'elle avait confondu avec un homonyme de sexe masculin professeur d'EPS. J'ai déjà évoqué cette anecdote parfaitement exacte. Ma collègue reçut quelques jours plus tard un mot reconnaissant l'erreur ( je l'ai vu ) sans nom avec une signature illisible et l'année suivante elle fut nommée tutrice . Bien entendu le rapport d'inspection avait été fort élogieux. Je l'ai vu aussi. Bon, si on relisait " Le meunier, son fils et l'âne."
Dire que tous les inspecteurs sont ainsi serait abusif . Tout de mêmeq uand on doit supporter des énergumènes de ce genre on a envie de ruer dans les brancards. Quand un insitit ou un prof se met en quatre et travaille en son âme et conscience pour construire des hommes et des femmes dignes de ce nom , qu'on lui fiche la paix ! Oui , je sais, je suis en colère, ça m'arrive; Bonne soirée à tous.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 novembre 2007

Ce que raconte Milady ne m’étonne absolument pas.

Depuis ma lointaine année de stage, ma note (basse) dite pédagogique n’a augmenté que d’un point. Le dernier IPR de passage m’a expliqué que, de toute façon, je faisais « partie des cinq derniers pour cent dans la grille », « z’avez qu’à respecter les méthodes et programmes officiels » et pis après tout « le devoir d'un fonctionnaire est d’obéir ».
J’ai fait poliment remarquer que mon grand-père avait été arrêté en 1942 par des fonctionnaires obéissants, ce qui n’a pas eu l’air de plaire beaucoup au minus dominicus.

Apparemment la rebellitude n’est valable que pour les zaprenans. Voir la citation de Meirieu rapportée par Jean plus haut : « Subvertissons les rapports de pouvoir dans la classe pour libérer nos élèves et les futurs citoyens de cette obéissance aveugle aux autorités de toutes sortes qui fait d’eux des esclaves. »

Écrit par : LaRiba | 04 novembre 2007

"Dites donc, Christophe Sibille, sans forcément le réclamer à cors et à cris, je l'aurais bien voulu aussi, moi, votre salut amical :-("

Ecrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

Jeremy, je vous l'adresse également avec plaisir!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 novembre 2007

J'ai parcouru la discussion précédente, "Par coeur", me suis souvenue avec nostalgie des "trois mousquetaires", du déchirant "Remember" de ce pauvre roi Charles I, dédié à Anne d'Autriche, selon Alexandre Dumas, du "Vicomte de Bragelonne", fils d'Athos, comte de La Fère, trahi par sa fiancée Louise de La Vallière.
De mon temps, on faisait énormément de "par coeur", cela développait la mémoire et cela me permet encore maintenant de passer des moments agréables à me remémorer les nombreux poèmes appris.

A ce sujet, voici ce que dit Madame Wettstein-Badour.
"Les travaux concernant les conditions d'apprentissage par les neurones ont été couronnés par le prix Nobel attribué à Eric Kandel en 2000. Ce chercheur a montré que la répétition à intervalles courts d'une même stimulation est une des conditions indispensables à tout apprentissage.

Il est navrant, au moment où des scientifiques peuvent justifier ce que l'expérience avait constaté, que les techniqus d'apprentissage répétitives soient largement écartées des pédagogies dans le monde scolaire.
La répétition des exercices est une exigence neurologique."
("Bien parler, bien lire, bien écrire")

J'ai relevé cette phrase, de dobolino :
"Que voulez-vous! Il est indispensable d'inciser proprement d'un geste large, auguste et décidé,les abcès arrivés à plein mûrissement. Si on ne le fait pas, ils "suintaillent", se referment et récidivent périodiquement."

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Je suis sûre qu'elle fera une excellente chirurgienne.
En effet, dans quelques années, il vaudra mieux être jeune et en bonne santé que vieux et malade. Scoop de la journée : sur 300 étudiants reçus à l'internat de Paris....deux désirent faire de la chirurgie !!! Frères humains, qui après moi vivrez, vous aurez besoin de la chère dobolino.

Certains nous taxent de "déclinistes"sur ce blog, mais il faut tout de même avouer qu'il y a un problème. Et de taille.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2007

"Merci, Milady! Cela fait du bien de lire vos propos extrêmement sensés, et dépourvus d'idéologie." écrit Christophe dans un élan lyrique.
Alors celle-là, Christophe, vous auriez pu, franchement, vous en dispenser, car pour trouver une seule once d' "idéologie" sur ce blog qui, précisément, combat l'"idéologie", bien réelle, celle-là, avec laquelle un quarteron (= 25!) de penseurs autoproclamés et infiniment malhonnêtes empoisonne la vie des vrais professeurs, il faut avoir beaucoup, beaucoup d'imagination!

Écrit par : Jean | 04 novembre 2007

"la mésaventure d'une collègue reçue mention TB au CAPES de Lettres modernes avec un inspecteur général."

Mais... il n'y a pas de mention au Capes...
Et l'I.G. n'assiste qu'à une seule épreuve.

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

Enfin ce ne sont que des détails - rien à redire du tout au reste du message !

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

L'abcès suintaille, se referme, s'enflamme. Il n'est pas mûr et tant mieux parce que le jour où il sera mûr, ce sera la révolution et, la révolution, ça fait tomber les bonnes aussi bien que les mauvaises têtes. Donc, replâtrez le plus longtemps qu'il vous sera possible...

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2007

Mais il me semblait, Jérémy, que l'on était reçu à l'épreuve "théorique" du CAPES, en principe présidée par un I.G., avec un rang bien précis, qui correspondait à la moyenne des notes, que l'inspection qui terminait l'année de stage "pratique" donnait lieu elle aussi à une note, qui était la note de départ dans la carrière, et qu'en regard de chacune de ces notes on pouvait mettre une mention. C'est peut-être à ce système que notre collègue fait allusion.

Écrit par : Jean | 04 novembre 2007

Jean, relisez attentivement le dernier (long) message de Milady, et vous verrez absolument à quoi je veux faire allusion en parlant d'absence d'idéologie. Et d'interprétation objective des chiffres.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 novembre 2007

Aller dire que certains, sur ce blog, ont des positions "idéologiques" est indigne de vous.

Écrit par : Jean | 04 novembre 2007

"que l'inspection qui terminait l'année de stage "pratique" donnait lieu elle aussi à une note, qui était la note de départ dans la carrière, et qu'en regard de chacune de ces notes on pouvait mettre une mention."

Non non : la note administrative obtenue dépend du quintile dans lequel on est classé à l'issue du concours, et n'est pas du tout sur 20.
Quand à l'inspection en fin de stage, elle n'existe que pour les agrégés : elle n'a pas lieu pour les certifiés, sauf pour ceux qui sont recalés par l'IUFM.

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2007

Très bon reportage ce soir dans le journal de F2 sur une prof de Français de Saint-Denis en lycée qui fait des leçons de mots à ses élèves et qui les emmènent ensuite vers la littérature des grands auteurs car elle ne les méprise pas....
Je suis sûr que Jean-Paul doit la connaître. Il paraît qu'elle écrit et publie, également.
De plus en plus de reportages dans ce sens à la TV. Je crois que celui de Christopher Frank était le dernier en faveur des pédagogos avant longtemps.
Merci Jean-Paul, vous êtes dans le peloton de tête parmi ceux qui avez su faire tourner le vent médiatique sur l'Ecole.

Écrit par : David Desgouilles | 04 novembre 2007

qui les emmène.....

Pan sur le bec, pour moi.

Écrit par : David Desgouilles | 04 novembre 2007

Oui, cette professeur de français est Cécile Ladjali, bien connue sur ce blog.

Écrit par : Couac | 04 novembre 2007

Monsieur Brighelli, chers lecteurs de ce site,

Enseignant en Seine-Saint-Denis, je me retrouve en plein dans beaucoup d'analyses de JPB. Je serai heureux et fier si vous veniez faire un petit tour sur mon blog : aucollege.over-blog.fr

A bientôt.

Écrit par : Devine | 05 novembre 2007

Je suis passé sur le site de Devine…
Et il y a pas mal de choses intéressantes — et assez bien écrites. Avis aux amateurs de témoignages à vif.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 novembre 2007

Je parlais d'avant la création des IUFM...

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

"Changeant de visage, cette inspectrice consulta alors le dossier de plus près et s'aperçut qu'elle avait confondu avec un homonyme de sexe masculin professeur d'EPS. J'ai déjà évoqué cette anecdote parfaitement exacte"
écrit Hélène Charpentier

Je ne vois pas bien comment une IPR de lettres peut avoir en sa possession un dossier d'enseignant de sports : jusqu'à plus ample informé, et heureusement, on n'inspecte que dans "sa" matière. Bref : on vous a raconté des craques, chère amie, et votre "anecdote parfaitement exacte" ne me semble pas plus véridique que celle de la dame blanche qui fait de l'auto-stop la nuit dans les coins sombres. Ce n'est pas parce que les IPR font trop souvent n'importe quoi qu'il faut relayer ce genre de rumeurs qui ne fait que discréditer notre cause. "Seule la vérité est révolutionnaire". Il y a assez d'abus du côté de l'inspection sans aller en inventer.

Écrit par : Dulcamara | 05 novembre 2007

"Aller dire que certains, sur ce blog, ont des positions "idéologiques" est indigne de vous."

Ecrit par : Jean | 04 novembre 2007

Je n'ai pas dit ça, Jean. Je manque un tout petit peu de temps dans "l'immédiat proche", et votre message nécessite cependant une réponse assez longue et précise. Je vous réponds dès que j'ai un peu plus de cinq minutes.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 novembre 2007

Ah pardon, Jean, oui c'est vrai !
J'avoue que je ne connais pas le système de notation pré-IUFM. Etait-il meilleur que l'actuel ?

Écrit par : Jeremy | 05 novembre 2007

Je vous laisse savourer !

http://aucollege.over-blog.fr/article-13457581.html

Écrit par : Jeremy | 05 novembre 2007

Pour ceux qui voudraient voir "L'école, Grand corps malade", le fameux colloque diffusé sur Canal +, il suffit d'aller sur le forum de "Lire-ecrire."

Il y a à gauche un tapis déroulant, il suffit de cliquer dessus.
C'est en cinq épisodes, on peut donc prendre son temps.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2007

Non, Dulcamara, ce n'est pas une rumeur et cette mésaventure est parfaitement exacte. Ma collègue a les pieds sur terre, s'est remise, et n'a pas l'habitude de fabuler. Je la connais depuis 36 ans. Quand l'inspectrice a changé de visage et admis qu'elle avait le dossier d'un autre entre les mains, elle a ajouté : " Je ne vous cache pas que je suis venue avec un a priori." Qui lui avait remis ce dossier et comment l'avait-elle consulté ? Le couac est là. Assurant ma collègue qu'elle la tiendrait au courant elle lui écrivit quelques jours plus tard pour reconnaître son erreur. J'ai vu ce courrier dont la signature est illisible. Entre temps ma collègue a passé quelques nuits blanches et a contacté le délégué syndical qui est resté dubitatif. Le vrai n'est pas toujours vraisemblable. Cette histoire remonte déjà à une quinzaine d'années.
Pour ma part je n'ai pas eu à subir ce genre d'inspection qui vous met la tête sous l'eau au lieu de vous tendre une perche pour tenter de repartir d'un bon pied. Je n'oublie pas que certains suicides de jeunes enseignants solitaires et fragiles ont curieusement eu lieu peu après une inspection musclée. J'ai connu cette solitude absolue quand je suis "entrée dans la carrière" dans ma classe unique de campagne où le conseiller pédagogique et l'inspecteur pouvaient débarquer sans prévenir. Ils m'ont bien fait sentir leur supériorité hiérarchique mais ils m'ont tendu cette perche secourable et m'ont" fait confiance." ( formule finale de mon premier rapport.)
Devenue documentaliste, profession jusqu'à 1989 non reconnue par un statut mais définie par quelques textes définissant nos tâches, je n'ai jamais été inspectée. Qui d'ailleurs aurait eu la compétence de le faire ? L'IPR Vie scolaire n'ayant jamais exercé les tâches en question ? Par contre quand j'ai passé mon CAPES de lettres ( avec une manifestation sous les fenêtres comme je l'ai déjà raconté ) l'IPR a été énergique et son attitude a été déterminante pour que je continue normalement ma prestation dans des circonstances agitées qui auraient pu tourner mal car les manifestants voulaient saborder tous les cours. ) Comme j'avais à la fois la responsabilité d'un CDI pour 1300 élèves et la charge d'une classe de seconde pour valider mon CAPES de lettres puisque celui de documentation n'existait pas encore, il a demandé à jeter un coup d'oeil à mon CDI et il ne s'attarda pas. Pourquoi me direz- vous rester en poste sur un CDI et avoir en plus une classe de seconde pour passer le CAPES de lettres alors qu'il eût été si simple d'être uniquement sur un poste de lettres modernes ? Simplement ce poste n'existait pas ( il le fut l'année suivante et je pus l'obtenir en raison de mon barême uniquement et non de mes charges familiales ) à proximité du domicile de plaind-pied et aménagé pour le handicap de mon mari et comme nous avions le bonheur d'avoir deux enfants et également un grand-père à la maison je ne souhaitais pas courir le risque d'être nommée loin de chez moi. Cet inspecteur là connaissait mon dossier , avait tout compris et m'a laissé tranquille. Pendant l'entretien qui a suivi nous avons discuté récitation , lecture orale, théâtre et chant. Je n'avais pas pu m'empêcher de lui dire que j'aimais le chant choral. Il m'a alors conseillé d'aller voir " Le maître de musique" qui venait de sortir sur les écrans. Etait-ce bien un inspecteur que j'avais devant moi ? Ce jour de mars 89 j'ai repris confiance .
Bon , c'et pas tout ça mais je raconte ma vie et me voilà hors-sujet. Enfin c'était juste pour dire que le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable. Ma copine elle raconte pas d'histoires et moi non plus. Bonne journée à tous.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 novembre 2007

Pas de mention au CAPES mais il y a la note. J'ai eu 14 en 1989. Ma copine a eu plus que moi, au moins 16. Mais bon, il y a des jours où vous méritez une bonne note et des jours où ça ne marche pas du tout.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 novembre 2007

En mars 1989? C'était donc avant la création des IUFM.

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

Au fait Devine, il est très bien, ton blog.

Écrit par : Jeremy | 05 novembre 2007

Il y a trois ans j'ai écrit une lettre ouverte à mes deux IPR où je disais un peu tout ce que je reprends dans le livre « la débâcle de l'école » et depuis je ne suis plus autorisée à faire passer le bac. Elles ne m'ont pas répondu, bien sûr; j'ai juste découvert par hasard que, sur les listings de bac, à côté de mon nom, il y avait marqué : « ne pas prendre, note de l'inspectrice. »

Très cordialement à tous. Yvonne Cloarec.

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Eh bien, si j'avais su, j'aurais fait la même chose pour ne pas perdre du temps sur des copies ineptes, me déplacer vers des endroits improbables, tout ça pour la "gloire" et quelques pièces rouges dix mois après.
Enfin, j'ai de la chance maintenant, ce n'est plus nécessaire, j'examine en BTS et on a la chance d'être mieux rétribué et surtout de ne pas être considérés comme des irresponsables, voire des délinquants. À ce sujet, spéciale dédicace à un certain chef d'établissement (je vous donne en privé ses nom, prénom et affectation actuelle sur demande) auquel j'ai eu affaire en 2000, et qui avait raté sa vocation d'une petite soixantaine d'années : il aurait fait un excellent officier subalterne de la Waffen-SS.

Écrit par : Moot | 05 novembre 2007

Merci Jean-Paul, vous êtes dans le peloton de tête parmi ceux qui avez su faire tourner le vent médiatique sur l'Ecole.

Ecrit par : David Desgouilles | 04 novembre 2007

Je serais curieux de connaître la réaction du maître des lieux en lisant cet éloge (mérité) de DD.
A propos d'éloge avez-vous remarqué en librairie cette nouvelle collection "éloge de"? Eloge de la bicyclette, de la transmission, de la gourmandise etc.?
Ne serions-nous pas en droit de penser que ce phénomène de célébration collective de tout et de n'importe quoi peut aussi bien traduire le sentiment de nostalgie que nous éprouvons suite à la disparition de ces choses?
Au fond, tout travail de "défense et d'illustration" d'un objet social, tout éloge rendu à une figure, toute célébration comme par exemple celle des "droits de l'homme" ne comportent ils pas une note funèbre, n'expriment-ils pas le mouvement de leur disparition irréversible?
S'agissant de "l'éloge de la transmission" et du combat mené par quelques-uns dans le champ médiatique pour imposer leur vision de l'école (face à des adversaires bien incrustés dans la place), rien ne prédispose à penser que la cause est entendue, et que la société franco-européenne va retrouver ses esprits dans ce domaine.
Par hasard ce matin je suis tombé sur un reportage diffusé sur la 5 ventant (ventant) "l'école à la maison". Et l'on y voyait une mère faire la classe chez elle, telle une institutrice de classe unique d'un petit village isolé d'Ardèche. Quelle mère de famille soucieuse du devenir scolaire de sa progéniture ne serait pas tentée en voyant un tel reportage de leur faire la classe elle-même? La tentation est très forte d'aller vers une plus grande privatisation et individualisation de la fonction de transmission. C'est tout de même un comble quand on songe que l'école a été inventée pour arracher les enfants non seulement à l'exploitation, mais aussi au pouvoir des mères.
A mon sens (comme j'aimerais me tromper!) nous ne sommes qu'au tout début de la déconstruction de l'école. Et écoutant hier Alain Finkelkraut je me disais que son éloge rendu à l'autre Alain, devant Rocard, avait quelque chose de pathétique.
Oui le vent médiatique peut très bien tourner et la girouette avec elle dans une direction comme dans l'autre.

Écrit par : buntovchik | 05 novembre 2007

"Subvertissons les rapports de pouvoir dans la classe pour libérer nos élèves et les futurs citoyens de cette obéissance aveugle aux autorités de toutes sortes qui fait d'eux des esclaves."

Je pense qu'il faut prendre très au sérieux cette déclaration de Philippe Meirieu.

Les gens de ma génération qui ont été les contemporains de la Révolution culturelle en Chine, lu le Petit Livre rouge de Mao Tsé Toung, suivi les événements du Cambodge, savent bien de quoi il en retourne.

Mao utilisait la même rhétorique "subversive" contre l'autorité, les professeurs, les membres du Parti dont il voulait se débarrasser.

Staline et Hitler ont adopté exactement la même stratégie : appeler la jeunesse à la révolte contre l'ordre ancien pour mieux asseoir l'ordre nouveau.

Le bon La Fontaine avait déjà tout dit (n'est-ce pas Jean ?) dans "Les grenouilles qui réclament un roi", une fable que l'empereur Napoléon prenait plaisir à faire réciter à ses neveux, surtout devant les rois qu'il avait détrônés.

F.Nietzsche et Max Sheler aussi avec la notion de "ressentiment".

On ne peut rien comprendre à Meirieu et à ses semblables en faisant abstraction du formidable appétit de pouvoir qui les anime et qui se cache sous leur rhétorique de l'insoumission.

A tout prendre, je préfère nos vieux maîtres un peu grincheux qui au moins nous apprenaient quelque chose..."tigres de papier" à côté de ceux-là.

Revenu de Bretagne...Et de mal d'autres choses !

Écrit par : Robin | 05 novembre 2007

Pour buntschovnik : rectification et commentaires

Rectification : attention, l'éloge de la transmission par Nadjali et Steiner n'a rien à voir avec la collection "Petit éloge de" par folio. Eux ils sont chez Pluriels (donc Hachette ou Seuil, je ne sais plus).

Commentaires : Pourquoi la floraison des petits éloges ?

1) Parce que ça rentre bien dans le programme scolaire (seconde : l'éloge ; première : l'essai)

2) Parce que folio a décidé de vendre des petits livres pas chers, vus que ca marche bien pour librio. Et vendre deux euros un truc qui en coûte 1, c'est bien rentable.

3) Ca permet de recycler des gens qui n'ont pas un très grand succes, mais qui s'y croient : c'est ainsi qu'on nous refourgue ENCORE Laclavetine ou Richard Millet.

Écrit par : Jeremy | 05 novembre 2007

Regardez les thuriféraires de Meirieu sur www.rue89.com. Tous y tiennent un discours cousu comme le sien soit de déclarations obscures qui singent une pensée profonde, soit d'assertions claires mais fausses. Ce qui caractérise les sectateurs de Meirieu, c'est qu'ils ont effacé en eux tout esprit critique. Le fonds de commerce de Meirieu, c'est l'irrationnel.

Ecrit par : Jean

Je n'ai pas pu m'empêcher de me fendre d'un commentaire au vitriol, bien que je sache que ses disciples me traiteront de tous les noms d'oiseau et resteront campés sur leurs positions :

"Meirieu a suffisamment longtemps été proche du pouvoir en place pour que ses "idées" soient appliquées, notamment à travers les IUFM que l'on peut pratiquement considérer comme "son bébé".
Au vu du résultat (catastrophique s'il en est), on peut dire qu'elles ont fait preuve de leur nocivité.
Cet individu qui ne doit son succès qu'à son talent de manœuvrier devrait être réduit au silence, son dernier "appel à la résistance" ayant plus que toute autre chose le caractère de l'hôpital qui se moque de la charité.
Passons sur le mépris de Meirieu envers les professeurs, sa conception totalitaire du rôle de l'école, son absolue nullité au plan universitaire : c'est en fait un aigri qui par l'intrigue a pris sa revanche contre tous ceux qu'il n'est pas parvenu à égaler en savoir ou en talent."

Je rappelle au passage ce que dit Thierry Desjardins, dans un vieil opus intitulé "le scandale de l'Éducation nationale", à propos des chercheurs en sciences de l'éducation : "ce sont généralement des types qui ont raté leurs études de Lettres ou d'Histoire, qui, après 68, faute d'avoir pu faire la révolution, ont fait un peu de sociologie ou de psychologie et qui ont trouvé cette planque".

Écrit par : Moot | 05 novembre 2007

Vous savez tout est possible Milady, qu'Elisabeth Teissier reçoive un doctorat de sociologie en Sorbonne ou que Philippe Meirieu conduise le peuple élu dans la vallée de Josaphat pour y attendre le jugement dernier !

Ecrit par : iPidiblue eschatologue

Dans ce dernier cas, j'imagine qu'une grande flamme descendue du ciel carbonisera illico presto tout ce petit monde imbu de lui-même, et Dieu (qui n'est pas si stupide) verra que cela est bon.

Écrit par : Moot | 05 novembre 2007

Hélène, vos messages sont toujours aussi vrais et émouvants.

Une jeune femme qui mettait des messages sur ce blog (j'ai oublié son nom) avait pris le parti de faire l'école à la maison, consciente du fait que ce qu'elle faisait était bien supérieur aux programmes de l'EN actuelle, bien que ce soit pour elle un énorme sacrifice financier. (Pour Buntovchik)

Je remets le témoignage de ma fille sur son Inspectrice : celle-ci lui a envoyé la critique débile d'Eveline Charmeux ("Apprendre à nager sur un tabouret")sur la méthode qu'elle emploie avec succès dans sa ZEP , avec surligné en rouge : "L'outil utilisé (il s'agit de la méthode "Lire avec Léo et Léa") nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur. Qu'on se le dise."

En attendant, revoyant "L'école, ce grand corps malade", je suis absolument décidée à porter plainte pour "non assistance à personne en danger", en constatant une fois de plus que mon petit-fils, en CE2, ne lit pas couramment, mais plutôt comme un mauvais lecteur de CP. En envoyant quelques photocopies des méthodes qui lui ont été infligées depuis la GS.

Pensez-vous que l'adresse que j'avais notée : Dominique Antoine, conseiller de l'Education Nationale du Président, soit valable?

Bentolila continue à faire son beurre : sous sa direction vient de sortir une méthode globale supplémentaire, "Un monde à lire", avec cahiers d'application.
"Les malfaiteurs renoncent à tout, sauf au butin."

Peut-être que Gafi le Fantôme marche un peu moins bien, certains instituteurs s'étant enfin résignés à constater les dégâts qu'elle faisait??

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2007

Robin -> vous oubliez de mentionner que dans "1984" d'Orwell, les enfants dénoncent leurs parents et le pouvoir les encourage à le faire. Les déclarations de Meirieu vont aussi dans ce sens.

Écrit par : Moot | 05 novembre 2007

Mon cher Robin, connaissez-vous les "livres uniques de français", Hatier, "océans de bêtise et d'escroquerie intellectuelle"? Ecrits par quatre malfrats qui font leur beurre de la destruction de toute connaissance de notre patrimoine littéraire chez nos enfants.

Oui, hélàs, les livres uniques "qui ne pèsent pas trop lourd dans les cartables pour faire plaisir aux parents" ne pèsent en effet pas bien lourd.

Vous n'avez pas idée de la prolifération de ces "objets non identifiables".

Écrit par : Robin | 05 novembre 2007

Je trouve Meirieu assez effrayant en effet.
Ce que veut Meirieu, c'est utiliser l'école pour former l'homme nouveau, c'est-à-dire pour formater le citoyen idéal de la société idéale telle qu'il a décrété, sans discussion, qu'elle devait être. Cest exactement ça, l'idéologie. C'est pour cela que la question proprement pédagogique transmission des connaissances est en réalité pour lui une question sans intérêt. Le Rapport Meirieu pour la réforme des lycées de 1998 déclarait déjà (Principe 2) que la "transmission des savoirs" n'était que "l'occasion privilégiée de l'apprentissage de la citoyenneté."

Extrait du Contre-rapport de la Société des agrégés (29 mai 1998): "De nombreuses formulations [du Rapport Meirieu] sont en réalité contraires au respect de la laïcité de l'enseignement. En prétendant fixer le sens de l'enseignement des disciplines, le rapport va ainsi très loin sur le chemin d'un contrôle idéologique de leur contenu: dans le rapport, le lycée "s'attache à éclairer les enjeux de notre société à travers la présentation de la culture héritée de notre histoire", ce qui veut dire que le professeur devrait faire apprendre, en même temps que l'histoire, le sens de l'histoire, démarche caractéristique du totalitarisme." (in "L'Agrégation", juillet 1998, page 383).

Communiqué de presse de la Société des agrégés du 27 avril 1998:
"La Société des agrégés, qui avait été invitée par Monsieur Philippe Meirieu à participer au colloque national "Quels savoirs enseigner dans les lycées?" prévu les 28 et 29 avril à Lyon, a dû se résoudre à refuser cette invitation après avoir été informée par le Comité d'organisation qu'il n'était ni prévu ni envisageable de lui accorder le moindre temps de parole au cours de la prétendue assemblée "plénière" du 28 avril, séance destinée à regrouper les observations des participants sur les rapports établis par le Comité d'organisation.
Des observations s'imposent:
La décision opposée à la Société des agrégés est sans précédent. Il n'y a aucun exemple que des participants à l'une quelconque des consultations organisées par le Ministère de l'Education nationale depuis 25 ans n'aient pu prendre librement la parole (éventuellement en respectant un temps imparti) pour exprimer une opinion au cours de la séance "plénière", y compris lorsqu'il s'agissait de participants inscrits à titre individuel.
Or la Société des agrégés regroupe 11791 professeurs agrégés, dont les deux tiers exercent dans les lycées. Ses adhérents ne sauraient accepter de servir de caution muette à une consultation volontairement segmentée de telle façon que le débat est rendu impossible et que le Comité d'organisation refuse ainsi tout examen critique des préalables de la consultation, de son contenu et de sa conduite.
Enfin la Société des agrégés s'indigne de la supercherie du Comité d'organisation qui prétend promouvoir une "citoyenneté lucide", mais, pour la première fois dans l'histoire de l'histoire de l'éducation nationale, crée parmi les participants à une consultation, des citoyens à deux vitesses dont les uns auront le droit à la parole tandis que les autres n'auront le choix qu'entre se taire ou faire un esclandre."

Meirieu dans ses oeuvres!

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

Merci Anne-Marie pour le lien vers notre grand corps malade. Je l'attendais avec impatience!
Pourquoi ne pas insérer ce lien sur les sites de nos établissements respectifs, et le transmettre également aux établissements de nos enfants? En dépit de l'évidence du diagnostic pour la plupart des lecteurs ce ce blog, n'est-ce pas plutôt une forme d'ignorance qui prévaut pour une grande majorité de parents, de collégiens et de lycéens, et même pour bon nombre de professeurs et chefs d'établissement (je pense ici à ceux qui ne sont pas aveuglés par l'idéologie égalitariste)?

Écrit par : Philippe | 05 novembre 2007

Pour ceux qui douteraient du sérieux de ipidiblue, je rappelle qu'Elisabeth Tessier, l'astrologue préférée de Mitterrand, a effectivement reçu un doctorat en sociologie à la Sorbonne. Elle a le droit d'enseigner en université…
JPB
PS. Les éloges de David Desgouilles devraient me gêner ? Ma foi, Nicolas Dupont-Aignan est beaucoup plus républicain que ben d'autres…

Écrit par : brighelli | 05 novembre 2007

Une forme d'ignorance, peut-être mais très confortable, très voulue et très désirée. A peu près la même ignorance que celle qui guide vers le choix d'un chauffage au fuel quelqu'un qui se fait construire une maison ou refaire son chauffage depuis quinze à vingt bonnes années. Douillette et confortable "ignorance". Comment peut-on conduire, sans se poser de questions, tous ses enfants chez l'orthophoniste une fois par semaine, parfois à cinquante kilomètres du domicile, jusqu'à ce que les gosses se révoltent alors qu'on a soi-même appris à lire sans difficultés majeures et accepter d'admettre que c'est leurs cerveaux qui ne fonctionnent pas?
Ce n'est pas ignorance, c'est refus de voir, de réfléchir et de s'investir dans quelque démarche si peu compliquée soit-elle, parce que la situation reste somme toute très douillette et qu'on verra bien.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2007

http://www.youtube.com/watch?v=J57a3vnhgLs

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2007

J'ai écouté l'émission de Finkielkraut samedi matin : il parlait de Bourdieu, ce "grand" (???) philosophe à la réputation mondiale.

J'ai noté cette phrase, qui me semble très éclairante pour ceux que n'aveugle pas l'idéologie égalitariste ( dont FinKie fait partie) : "Le capital culturel est un instrument de domination".
Tout vient de cette idéologie.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2007

Dites-moi ce Philippe Meirieu dont vous parlez tant n'était-il pas alors le chef de l'Ordre du Temple Scolaire ?

Écrit par : iPidiblue, gare au gourou ! | 05 novembre 2007

PENNAC A LE RENAUDOT . Normal, un livre nullissime, d'une banalité métaphysique. Un enfonçage magistral de portes ouvertes. Sur le système le plus nullissime du monde moderne. Sous-auteur pour sous-éducateurs. Sous-prix pour boîtameirieu.
Gallimard , boîte à merde, qui ose promouvoir Pennac ,son boeuf d'embouche.



le Goncourt 2008 au Petit Nicolas de Sempé.....

Écrit par : montaigneàcheval | 05 novembre 2007

Dites-moi ce Philippe Meirieu dont vous parlez tant n'était-il pas alors le chef de l'Ordre du Temple Scolaire ?

Ecrit par : iPidiblue, gare au gourou !

Si, et comme disait Francis Blanche, "ce n'est pas tout d'être inutile, encore faut-il être odieux", ça s'applique bien au personnage.

Écrit par : Moot | 05 novembre 2007

PENNAC A LE RENAUDOT .
Gallimard , boîte à merde, qui ose promouvoir Pennac ,son boeuf d'embouche.

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 novembre 2007


Allez, avouez, vous le vouliez, ce prix, et vous êtes déçu qu'ils n'aient pas pensé à vous...

Écrit par : Maminou | 05 novembre 2007

Robin -> vous oubliez de mentionner que dans "1984" d'Orwell, les enfants dénoncent leurs parents et le pouvoir les encourage à le faire. Les déclarations de Meirieu vont aussi dans ce sens.

Ecrit par : Moot | 05 novembre 2007

Tout, dans Meirieu, et en particulier la Loi d'orientation de 89 à laquelle il a largement participé doit être interprété en termes de rapports de forces, d'un "pouvoir" concédé aux enfants par certains "adultes" et dans un sens bien particulier et récupéré ensuite par ces mêmes adultes à leur bénéfice exclusif (la stratégie Mao tsé Toung) et en particulier la phrase "l'élève est au centre du système éducatif".

Comme l'a montré Orwell pour le stalinisme et quelques autres, sous le Toisième Reich (pas Heidegger, hélàs), la politique commence par la linguistique.

Peu de gens ont compris que cette simple phrase, cette pseudo évidence enfonceuse de portes ouvertes (bon, soit, et alors ?) disqualifiait en réalité le savoir et ceux qui essayaient contre vents et marées de le transmettre et ouvrait l'école aux rapports de forces et à l'ignorance.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2007

@Milady
Je suis scandalisée par ce qui vous arrive.J'espère que vous allez contester votre rapport et votre note d'inspection, et demander une contre-inspection; Je sais, par expérience, qu'il faut se battre quand de telles choses vous arrivent, et que ceux qui ne se rebiffent pas sont enfoncés, et surtoutpar leurs (petits) chefs d'établissements. N'hésitez pas, s'il le faut, à écrire au Ministre.
Quant aux mentions au CAPES, je confirme. J'ai eu une mention en 1971 au CAPES pratique. Contrairement aux stagiaires IUFM d'aujourd'hui, j'ai gardé un excellent souvenir du CPR (centre pédagogique régional). Les reçus au CAPES théorique suivaient, par groupes de 3 ou 4, les cours de 2 ou 3 collègues chevronnés, dans les villes où se trouvaient les universités (et ce, afin de préparer l'agrégation s'ils le désiraient). Au bout de quelques semaines d'observations, les stagiaires se chargeaient de quelques cours dans les classes, toujours devant leurs co-stagiaires. Pas question en ce temps-là de donner des classes à des stagiaires, dont certains parfois, pourtant, avaient été MA. Quant aux conférences pédagogiques, sans intérêt pour la plupart, nous les séchions sans scrupules. Certes, il fallait émarger, mais, en ces années d'après 68, où les gens étaient politisés et contestataires, les listes d'émargement qui circulaient dans les rangs "disparaissaient" toujours mystérieusement.
Et pour obtenir le CAPES pratique, nous devions faire deux cours, un en premier cycle, un en second cycle. Il s'agissait d'une explication de texte (linéaire!) et d'un compte-rendu de devoir. Pas de mémoire professionnel, pas de connaissance du système éducatif, pas de fatras inutile.

Écrit par : mouron rouge | 05 novembre 2007

Il serait temps que montaigneàcheval descende de son cheval et cesse de se la péter à tout bout de champ. Qui êtes-vous donc ou qui vous croyez-vous pour tenir de tels propos?

Écrit par : LouBlan | 05 novembre 2007

Dites-moi ce Philippe Meirieu dont vous parlez tant n'était-il pas alors le chef de l'Ordre du Temple Scolaire ?

Ecrit par : iPidiblue, gare au gourou ! | 05 novembre 2007

Elle est très bonne.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2007

Mouron rouge, méfiez-vous, on va vous pincer en flagrant délit de nostalgie. On en a pendu pour moins que ça…

MàC, vous me décevez. Le livre de Pennac est peut-être un peu verbeux, un peu complaisant (mais vous savez ce que c'est, n'est-ce pas, mon cher, le narcissisme met l'écrivain sous bonne garde…), mais il est très utile auprès d'un certain (grand) public que des études plus pointues ne toucheraient pas. Il faut faire flèche et papier de tout bois.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 novembre 2007

J'ai recommandé récemment deux ouvrages de R-D Dufour sur le blog.
Il est professeur en Sciences de l'Education à Paris 8, et on peut le considérer comme un anti-Meirieu. Je copie ici l'extrait d'un article paru en 2001 dans le Monde Diplomatique (on peut le trouver sur le net in extenso)


" (...)Ce sont pour l’essentiel ces « enfants de la télé » qu’on retrouve désormais à l’école. On comprend dès lors pourquoi de nombreux professeurs en sont réduits à faire l’amer constat selon lequel ceux qu’ils ont devant eux « ne sont plus des élèves », « n’écoutent plus (4) ». Ils ne parlent probablement plus non plus. Non qu’ils seraient devenus muets, bien au contraire, mais ils éprouvent les plus grandes difficultés à s’intégrer dans le fil du discours qui distribue alternativement chacun à sa place : celui qui parle, celui qui écoute. Ils ne peuvent plus rentrer dans le discours qui, à l’école, permet à l’un (le professeur) d’avancer des propositions fondées sur la raison (soit un savoir multiple accumulé des générations antérieures et constamment réactualisé), et à l’autre (l’élève) de les discuter autant qu’il le faut.
Il est bien évident que de nombreux professeurs ne comptent pas leur peine et se dépensent, souvent au-delà de leurs forces (5), pour tenter de faire rentrer les jeunes dans la position de l’élève, de façon à pouvoir faire leur métier de professeur. Mais la nouveauté est là : comme les élèves ont été empêchés de devenir élèves, les professeurs sont de plus en plus empêchés de faire leur métier. Depuis trente ans de réformes dites « démocratiques », responsables politiques et experts en pédagogie n’ont cessé de leur dire qu’ils devaient abandonner leur archaïque prétention à enseigner. L’ex-ministre Claude Allègre admonestait ainsi les professeurs de renoncer à leur « tendance archaïque », résumée par ses bons soins en « ils n’ont qu’à m’écouter, c’est moi qui sais ». Et il introduisait à la place du terme « élève » cette nouvelle catégorie, « les jeunes », en disant d’eux : « Les jeunes (...), ce qu’ils veulent, c’est inter-réagir (6). »
Au nom de la démocratie à l’école, on entérine ainsi le fait qu’il n’y a plus d’élèves. Pourquoi faudrait-il encore des professeurs ? Dans le discours des responsables et des experts en pédagogie, le modèle éducationnel qui prévaut contre ce supposé « archaïsme », c’est, en fin de compte, celui du talk show télévisé où chacun peut « démocratiquement » donner son avis.
Tout devient ainsi une affaire intersubjective. Il n’y a plus d’effort critique à faire pour quitter sans cesse son propre point de vue afin d’accéder à d’autres propositions un peu moins bornées, moins spécieuses et mieux construites. Ce qui est devenu intolérable, c’est le professeur qui entraîne et pousse sans cesse les élèves à la fonction critique. C’est l’ennemi à abattre car il ne respecte pas le point de vue du « jeune ». Nombre d’experts en pédagogie « expliquent » ainsi la violence à l’école : les « jeunes » réagiraient à l’autorité indue des professeurs.
S’ils se retrouvent contraints à la violence et sujets au rapport de forces, c’est qu’aucune autre issue ne leur a été rendue possible : ils ont été produits pour échapper au rapport de sens et à la patiente élaboration discursive et critique. En ce sens, on peut sans peine prédire, à l’inverse du procès pédagogiste accusant le maître de violence, que moins les élèves entreront dans la relation professeur-élève, plus ils seront sujets à la violence.
Ce qui se met en place à travers l’abandon du rapport de sens et le déchaînement du rapport de forces, ce n’est rien de moins, selon Jean-Claude Michéa, que l’« école du capitalisme total (7) ». C’est-à-dire une école qui devra former à la perte du sens critique de façon à produire un individu flottant, ouvert à toutes les pressions consommatoires. Dans cette école du plus grand nombre, « l’ignorance devra être enseignée de toutes les façons concevables ».
Modeler des crétins procéduriers ?
Les enseignants devront donc être rééduqués sous la houlette d’experts en pédagogie montrant qu’il ne faut plus rien enseigner pour s’en remettre à ses seuls sentiments du moment et à leur gestion gagnante. Il s’agit donc d’imposer les conditions, selon Michéa, d’une « dissolution de la logique » : ne plus discriminer l’important du secondaire, admettre sans broncher une chose et son contraire...
C’est ainsi qu’on voit, à l’université même, tout un courant pédagogique se mettre en place refusant de demander aux « jeunes » de penser. Il faudrait d’abord les distraire, les animer, les laisser « démocratiquement » zapper à leur guise au gré des interactions, leur faire raconter leur vie, leur montrer que les acquis de la logique ne sont que des abus de pouvoir. Il faudrait surtout montrer qu’il n’y a rien à penser, qu’il n’y a pas d’objet de pensée : tout serait dans l’affirmation de soi et dans une gestion relationnelle de l’affirmation de soi qu’il conviendrait de défendre, comme tout bon consommateur doit savoir le faire. S’agit-il de fabriquer des crétins procéduriers, adaptés à la consommation ?
Il est probable que les pédagogues ne veulent pas ça : ils ne veulent que s’adapter à l’état dans lequel ils trouvent les « jeunes » à l’école. Ce faisant, au nom même de la compassion, ils contribuent à aggraver la situation et à détruire encore plus l’école. Cet usage des services des pédagogues fournit un nouvel exemple de la façon dont le néo-libéralisme a su utiliser à son profit les schémas libertaires des années 1960 (8).
Les institutions scolaires, université incluse, accueillent donc des populations flottantes, dont le rapport au savoir est devenu une préoccupation très accessoire. Un type nouveau d’institution molle, dont la post-modernité a le secret, à mi-chemin entre maison des jeunes et de la culture, hôpital de jour et asilage social, assimilable à des sortes de parcs d’attraction scolaire, est en train de se mettre en place. Elle n’exclut pas certaines zones résiduelles de production et de reproduction du savoir, où les nouvelles technologies sont appelées à devenir prépondérantes (« Toutes les tâches répétitives du professeur vont être enregistrées, stockées », promettait allègrement l’ex-ministre dans l’entretien déjà cité).
Pendant ce temps, la formation et la reproduction des élites (autre fonction décisive de l’« école du capitalisme total ») deviennent de plus en plus exclusivement assurées par les grandes écoles et assimilées dans les meilleures écoles et universités privées des Etats-Unis (où les frais annuels de scolarité atteignent 30 000 dollars). Ces formations-là, qui continuent de fonctionner selon un modèle critique dur, ne sont nullement concernées par les dérives pédagogistes destinées au plus grand nombre.
La fabrique d’un individu soustrait à la fonction critique et susceptible d’une identité flottante ne doit donc rien au hasard : elle est parfaitement prise en charge par la télévision et l’école actuelles. Le rêve du capitalisme n’est pas seulement de repousser le territoire de la marchandise aux limites du monde (ce qui est en cours sous le nom de mondialisation), où tout serait marchandisable (droits sur l’eau, le génome, les espèces vivantes, achat et vente d’enfants, d’organes...), mais aussi de faire rentrer les vieilles affaires privées, laissées jusqu’alors à la disposition de chacun (subjectivation, sexuation...), dans le cadre de la marchandise.
Nous vivons à cet égard un tournant capital car, si la forme sujet est atteinte, ce ne sera plus seulement les institutions que nous avons en commun qui seront en danger, ce sera aussi et surtout ce que nous sommes. Plus rien alors ne pourra endiguer un capitalisme total où tout, sans exception, fera partie de l’univers marchand : la nature, le vivant et l’imaginaire.
Dany-Robert Dufour.

Et je confirme aussi qu'au Congrès de Lyon, la grand-messe du grand gourou Meirieu, on a coupé le micro aux intervenants qui n'avaient pas l'heur de plaire. On a fait bloquer par la police les cars des professeurs de la banlieue parisienne, venus crier leur colère et leur désarroi. On avait aussi fait venir à grands frais des lycéens des DOM-TOm, qui , sans doute bien conditionnés, ou bien sélectionnés, sont venus soutenir les positions Meirdicoles.
Et ce sont ces gens-là qui reprochent aux collègues désireux d'enseigner de ne pas "laisser s'exprimer" leurs élèves!
Faites comme je dis, non comme je fais! Et ce n'est là qu'un exemple parmi tant d'autres.

Écrit par : mouron rouge | 05 novembre 2007

"refus de voir, de réfléchir et de s'investir dans quelque démarche si peu compliquée soit-elle" dites-vous Dobolino. Mais il n'est pas facile de dépister l'absurdité d'un programme, l'inanité de tel ou tel enseignement, d'interpréter le contenu des cahiers et manuels de ses enfants. D'interpréter que dis-je, de lire, d'ouvrir, simplement d'ouvrir un manuel. Et puis tous ces parents dont vous rappelez qu'ils ont appris à lire sans difficultés majeures, ne révisaient pas - et évaluaient encore moins - leurs leçons avec leurs propres parents. Et ça pèse lourd dans la balance.

Écrit par : Philippe | 05 novembre 2007

"Le capital culturel est un instrument de domination".
Tout vient de cette idéologie.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2007

Il est vrai que le discrédit sur l'Ecole vient en partie de Bourdieu (La Reproduction, Les Héritiers...)

Mais Meirieu l'a compris (ou a feint de le comprendre) de travers.

Bourdieu explique, si je me souviens bien, qu'il faut dispenser aux élèves des "classes dominées" des savoirs explicites pour contreblalancer les savoirs "implicites" des classes dominantes (savoirs de classe, habitus culturels).

Il ne cherche pas, comme Meirieu à dissoudre les savoirs.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2007

De passage, j'en profite juste pour balancer un témoignage de plus sur le monde merveilleux des IUFM.
J'ai rencontré cette semaine une autre étudiante qui me faisit la même descriptiopn de ce petit monde complètement déconnecté des réalités mais plein de certitudes.
Angoissant.

Je cite :

Je vais répondre partiellement à vos interrogations sur les méthodes dites "mixtes" ou "semi-globales".

Je suis enseignante, et ma formation est assez récente : prépa du concours en 2002 et année de formation en 2003.

Très peu de temps a été consacré à l'apprentissage de la lecture, et durant ces 2 ans, ce qu'on nous a rabâché c'est :

syllabique pure = pas bien !
méthode mixte avec départ global = bien !

Les formateurs de mon IUFM étaient tellement obtus qu'ils refusaient carrément de nous parler de la syllabique, c'était vraiment de la diabolisation.


Bref, tout ça pour dire que beaucoup d'enseignants, dont je fais partie, sont sortis de l'IUFM et ont tenté d'appliquer à la lettre les quelques instructions des formateurs ... et se sont très vite heurtés à des difficultés.

J'avoue donc qu'avant de rectifier le tir et de faire de la syllabique en parallèle avec de la reconnaissance globale de mots (puis très vite de la syllabique pure) ... ben certains de mes élèves ont "essuyé les plâtres".

Je suppose que les formateurs d'IUFM ont depuis changé leur discours, mais le temps consacré à l'apprentissage de la lecture doit toujours être aussi ridiculement bas, donc je crains que les enseignants débutant en CP vont avoir du mal à se détacher de la méthode suivie en classe et vont l'appliquer à la lettre, peut être sans prendre tout le recul nécessaire.

Des commentaires, Sibille ?

Écrit par : Guillaume | 05 novembre 2007

Ce message répondait à l'angoisse et à l'énervement d'une maman :

Désolée mais je suis énervée (et surtout angoissée) et je me pose beaucoup de questions sur cette méthode de lecture (globale ou semi-globale, je ne sais pas...). Mon fils est rentré en CP cette année : il a un développement normal, il fait bien son âge (ni en avance, ni en retard, de ce côté-là, tout va bien). L'école maternelle s'est toujours bien passée, il comprenait ce qu'il devait faire, suivait les consignes,... Or, il apprend à lire avec le livre de Justine.Tout est appris par coeur, il arrive à reconnaître certains mots et tous les soirs, il a un petit texte ou quelques phrases à "lire" (il est censé avoir vu les mots dans la journée). Et à chaque fois, ça bloque. Par exemple, hier soir, il devait lire les phrases : "A l'école, on apprend à compter"-"On apprend à lire". Eh ben à chaque fois, il me disait pour la première phrase : "A l'école, on apprend à lire". Alors, patiemment, je lui disais, regarde bien la première lettre et tu verras que ça ne peut pas être "lire". Et il me disait : ah oui, c'est "compter". J'ai l'impression, qu'avec cette méthode, ils ne réfléchissent pas... Il bloquait également sur le mot "apprend". il le disait parfaitement dans la 1ère phrase et ensuite, bloquait dessus sur la 2ème phrase : il ne savait plus ce que c'était. Et je ne parle pas de quand je lui demande de me lire un mot en particulier dans une phrase... En plus, il a aussi bûté sur le mot II (il avec le i en majuscule). Pour lui, c'est les mêmes lettres... Alors je lui disais : la première lettre est un i et la deuxième un l. Et il me disait : ça fait "li". J'avoue que je suis un peu perdue. La maîtresse nous a dit en début d'année qu'elle prenait son temps et que tous les enfants sauraient lire à la fin de l'année. D'accord, mais que seront-ils capable de lire? Seulement les mots qu'ils auront appris par coeur?

Du coup, le soir, ça m'énerve et je perds patience. Quand on lui fait répéter un mot 10 fois et qu'il bute encore dessus, ça énerve!

Surtout que mon filleul est venu ce weeik-end. Il a le même âge et est rentré au CP cette année mais apprend avec la méthode syllabique. Et il sait pratiquement lire! Sa mère lui a déjà acheté des petits livres simples et il arrive à tout déchiffrer.

Alors ce que je voudrais, c'est des témoignages de personnes dans mon cas, également de mamans qui ont eu des enfants qui ont appris avec cette méthode (pour voir comment ça se passe maitenant) et aussi des conseils pour aider mon petit garçon.

Merci

Des commentaires, Sibille ?

Voilà le travail de vos collègues !
Continuez à baver sur Boutonnet tout en faisant de la lèche à Cordoba et Brighelli ( exercice peu ardu pour un rampant ).

Écrit par : Guillaume | 05 novembre 2007

Si les enseignants n'ont plus une idée très nette sur l'enseignement c'est peut-être qu'ils n'ont plus d'idée claire sur l'avenir de la société ?

Ils sont donc très heureux ces enseignants déboussolés quand ils rencontrent des gens - que dis-je des experts - qui leur assurent qu'eux savent où est le Nord ! La nature de l'homme a horreur du vide, n'est-ce pas ?

Écrit par : iPidiblue sociologue lui aussi | 05 novembre 2007

Et je confirme aussi qu'au Congrès de Lyon, la grand-messe du grand gourou Meirieu, on a coupé le micro aux intervenants qui n'avaient pas l'heur de plaire.

Ecrit par : mouron rouge

Voilà pourquoi il pourrait être bon de profiter de certaines apparitions moins formelles du "Meissie" cosmo-scolaire, primo pour lui clouer le bec (ça nécessite d'être bien planifié), secondo pour recycler quelques légumes normalement promis à la géhenne. Les tomates n'ont pas besoin de micros mais de bras pour atteindre leur cible !

Le prochain salon de l'éducation (Paris, du 22 au 25 novembre) serait une bonne occasion.

Quelques idées :

"grand amphi" :

Samedi 24 novembre

De 10h à 16h00
Accompagnement éducatif, accompagnement à la scolarité : quels enjeux dans et après l'école
Colloque organisé par la FCPE et la Ligue de l'enseignement
Après les annonces de M. Darcos sur l’accompagnement éducatif après l’École (les études dirigées pour les « orphelins de 16h30 »), qu’en est-il aujourd’hui de l’accompagnement de la scolarité , de la place des parents et des partenariats associatifs dans cet accompagnement, de la co-éducation pour la réussite des jeunes ?
Avec Philippe Meirieu, Laurence Lévy-Delpla(Délégation interministérielle à la Famille), et un représentant du ministère de l’Education Nationale (sous réserve).

Dimanche 25 novembre

De 14h30 à 16h30 :
Après l'important succès remporté par son ouvrage sur la Constante macabre, André Antibi poursuit le dialogue avec des enseignants avec les témoignages de Monique Tantot, professeur des écoles à Lyon, Florence Buff, professeur d’anglais en collège à Muret, Corinne Croc, professeur de mathématique en lycée à Pont-Audemer

"forum" :

Dimanche 25 novembre

De 11h00 à 12h00 :
Remise des Prix de l’innovation éducative par Philippe MEIRIEU, président

Écrit par : Moot | 05 novembre 2007

Si je peux me permettre d'ennuyer un peu les lecteurs du blog de Jean-Paul Brighelli avec les considérations venant d'un regard extérieur à la "fonction enseignant" - je suis un des seuls ici à ne pas être membre du "corps" - voici comment je vois certaines choses :
On sait qu'en Occident les études scientifiques souffrent de désaffection, or toute la journée les médias sont remplis d'accusations contre les technologies modernes qui "détruisent" la planète et menacent la survie de l'homme, dans ces conditions comment des professeurs de physique, de chimie ou de biologie pourraient-ils enseigner leur matière dans la sérénité et en disposant d'un certain prestige ? Que va répondre le professeur de sciences naturelles - ou de sciences de la vie - à ses élèves qui vont l'accuser d'être complice des "assassins" qui fabriquent des OGM ?
Je crois que la tâche des professeurs de science est rendue extrêmement difficile dans ces conditions.

L'ironie de l'affaire c'est que de cette science dure tant décriée toutes les disciplines dites anciennement "humanités" se réclament - au point de s'être fait baptiser sciences humaines - pour n'en faire que mieux le procès !

Je crois que c'est ce que Nietzsche appelait la culture du ressentiment, pendant trois siècles les sciences ont régné sur l'esprit occidental et maintenant à la suite d'un certain nombre de compromissions de savants avec les régimes totalitaires par exemple, les humanités se vengent de leur soumission passée, en abaissant le discours scientifique hostile selon elles au bonheur individuel.

Écrit par : iPidiblue et la société du ressentiment | 05 novembre 2007

J'ai relu mon message sur Bourdieu, sur lequel je me suis très mal exprimée : bien sûr, Finkielkraut est un ardent défenseur de notre cause.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2007

C'est suggestif, iPidiblue, mais un peu court.
D'abord, ça ne fait pas trois siècles que les sciences tentent de damer le pion aux "humanités". J'ai souvenir que dans les années 60, les "classiques" l'emportaient encore largement sur les pauvres "modernes". Et c'est assez récemment finalement que les maths sont devenues le couperet de la qualification scolaire.
Et appeler "humanités" ce qui, en devenant "sciences humaines", a fini par renoncer à ce qui en faisait l'essentiel (le savoir, et même l'encyclopédisme), est un abus de langage.
On assiste aujourd'hui à un redressement de barre. Les Lettres redeviendront d'ici peu en faveur — ou plutôt, on va appeler à faire des individus complets, en réduisant simplement l'exigence académique : les programmes actuels sont d'une prétention risible (mais les profs ne rient pas…), on saupoudre les gamins de connaissances jamais approfondies, et on s'étonnerait qu'ils ne sachent rien ? Il faut récrire les programmes dans le sens d'une simplification — moins d'ostentation, plus de profondeur. Là aussi le qualitatif doit l'emporter sur le quantitatif.
Quant au bonheur individuel, il réside dans l'empilement de produits vantés sur TF1, vous semblez l'ignorer… En fait, l'abaissement du niveau de savoir permet l'entrée discrète et / ou tonitruante du Marché sous ses formes les plus viles.
Corollaire : plus les jeunes sont déshérités, plus les objets susceptibles de faire signe les attirent. Pompes, casquettes, voiture, etc. Nike, Lacoste, BMW. L'avoir devient signe de l'être. Et tout concourt dans le même sens. Là est effectivement la responsabilité historique des sciences de l'Education, qui ont livré des millions de gosses au marché tout en faisant semblant de le récuser. Hypocrisie ou naïveté insondable ? Les connaissant, je penche pour la seconde solution — le crétinisme actif à la rescousse des commerçants en gadgets et chaînes (quel joli mot…) télévisées.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 novembre 2007

C'est invraisemblable de voir Meirieu à ce point partout! Une vraie glu! Surtout, bien sûr, dans les manifestations organisées par la FCPE.

Vous y tenez, Moot, à votre projet d'essais balistiques avec catapultage de rouges légumineuses charnues et blettes! Ce serait peut-être amusant en effet. Mais une fois que ce triste sire aurait pris en pleine poire un de ces éclaboussants projectiles et que vous auriez été illico ceinturé par les nervis de la Ligue de l'Enseignement, vous en auriez fait un martyr - le sinistre n'a déjà que trop la tête de l'emploi. Et après?
Quant à aller lui porter la contradiction en pleine grand-messe meiriolique, je crains fort que vous ne fassiez chou blanc, car l'individu ne comprendra pas, tout simplement, ce que vous vous échinerez à lui dire. Voilà beau jeu qu'il s'est installé dans la contemplation béate de lui-même et de son génie oraculaire. Il ne vous entendra pas. Il n'entend pas non plus ses propres partisans, d'ailleurs, puisque leur discours commun à tous n' a aucune base rationnelle: la seule chose qui les rapproche, c'est l'enthousiasme eschatologique et totalitaire pour l'avènement, auquel ils travaillent de l'Homme nouveau dans la Société Nouvelle.

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

J'essayais d'expliquer le malaise que je percevais chez les enseignants, même ceux qui sont présents ici et qui luttent ne serait-ce que pour témoigner !

Que vous ayez JP Brighelli une vision nette de l'avenir, tant mieux, et particulièrement de l'avenir de l'éducation, mais je ne suis pas sûr que vos collègues soient aussi sûrs que vous d'oeuvrer dans le bon sens ! Peut-être sont-ils rongés par le doute sans que vous vous en rendiez compte ?

En 1900 Freud parlait d'un malaise dans la civilisation, peut-être existe-t-il aussi aujourd'hui un malaise dans l'éducation ?

Écrit par : iPidiblue, malaise dans l'éducation | 05 novembre 2007

"De l’utilité ou de l’inutilité de l’anglais à l’école primaire"…et ensuite???

Le franglais qu'on apprend à l'école, ou ailleurs, ce n'est vraiment pas terrible.

"Une langue vivante s'oppose à une langue morte par son apport de mots nouveaux issus de la modernité de la société à laquelle elle appartient.
J'en veux pour preuve le nouveau vocabulaire qui nous vient, entre autres, de l'informatique ou de la finance, mais les mots anglais, qui fleurissent un peu partout et un peu plus tous les jours, m'exaspèrent profondément.

Certes, je concède le "week-end", le "parking" ou l'"interview", par exemple, mais sans vouloir parler "Vaugelas", j'ai une attitude "trash" devant les "open space design" ou "cosy", les "concept stores high tech"où l'on peut entendre un album "live" ou un "best of", ou voir une "french touch glamour" dans une "spice girl" de "lady fitness".

Je me trouve un peu "out", je le concède, ou même un peu "has been" devant ce "melting pot" de mots anglais, avec mon parfum "for men", écrivant avec un "sticker", "boosté" par un "drink", à la lecture de la "press people" pour un motif "flashy".

Au demeurant, je suis "speed" en vous expliquant tout cela "step by step", et si vous trouvez mes propos un peu "hard", c'est que "les mots pour le dire arrivent aisément". "

Anne-Marie.

A vrai dire, "sticker" me gêne moins que le "scripteur traçant " des pédagols.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2007

Ce matin, sur l'autoroute, dans ma p'tite auto, écoutant sur France-Inter l'émission d'Isabelle Giordano, "service public", consacrée à la publicité et rendant compte d'une étude publiée par je ne sais plus quelle soi-disant agrégée de lettres en mal de célébrité, j'ai cru lâcher le volant et tirer droit dans les palétuviers roses en entendant la donzelle en question déclarer doctement qu'au lieu, je cite, "de faire étudier aux élèves des monstres préhistoriques ( textuel !!!) comme les tragédies de Corneille", on ferait mieux de leur apprendre à décrypter la publicité, "qui, elle, au moins, rend compte du monde où l'on vit". A ce stade-là de saloperie bête et méchante, et je pèse mes mots, il n'y a plus que la gambizzazione au P38, direct dans les rotules de la renégate, et perinde ac cadaver, en remontant tous les dix centimètres jusqu'aux cervelles basses, comme disent les tripiers.
Décidément, on se met à donner l'agreg à n'importer qui, ma pov'dame ;-))

Écrit par : FGuichard | 05 novembre 2007

En tout cas, à lire tout ce qui précède, je me sens confortée dans mes attaques contre Meirieu : merci à tous, je ne serai plus la "scape-goat" du charmant Sibille."

J'ai lu ces temps-ci un petit livre d'un professeur agrégé de philosophie, qui ne dit pas autre chose que le M. Dufour, cité par Mouron-Rouge. : il n'y a plus d'élèves, il n'y a plus de professeurs. Effectivement terrifiant.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2007

A propos du message de la mère qui s'inquiète pour le CP de son fils (je n'ai pas lu tout le fil, je ne sais pas si c'est la reprise d'un post précédent ou pas) mais je me permets au cas où de donner quelques conseils.
En CP mon fils a subi une méthode active à départ global. Cette année-là j'ai eu la chance de faire un stage en école qui m'a atterrée (je voyais les enfants deviner, patauger etc) ; par ailleurs je suivais des cours en neurosciences et savais que l'approche syllabique est plutôt bien vue par les scientifiques.
Rapidement et malgré mon entourage qui me déconseillait d'intervenir j'ai pris la situation en main et fait travailler mon fils 10 à 20mn par jour.
En gros avant la Toussaint nous avons vu tous les sons simples dans une vieille méthode héritée de mon père (mais je pense que Léo et Léa peut faire l'affaire).
Entre Noël et la Toussaint travail sur toutes les graphies complexes (un son = une ou plusieurs lettres) ou contextuelles (c, g) en utilisant Boscher.
Puis lecture de phrases, puis de petits livres, et ce chaque jour ou presque jusqu'en fin de CP.
Cela a été lent, laborieux (mon fils était gaucher et les gauchers ont parfois plus de mal à entrer dans la combinatoire_ je constate que son frère, droitier, a eu plus de facilités).
Au final malgré tout ce qu'on avait pu me dire je constate deux ans après que j'ai eu raison ; à la fin du CP beaucoup d'enfants de la classe, (ceux non soutenus par les parents) avaient beaucoup plus de difficultés à lire que ceux de l'autre CP (où la méthode était plus centrée sur le code).
Mais si l'on est derrière l'enfant et qu'on insiste chaque jour sur le code tous les défauts rentrent dans l'ordre, les confusions s'estompent. La lecture est devenue un plaisir pour lui et actuellement en CE2 il vient d'achever L'affaire Caïus et Le cheval sans tête. On m'avait mise en garde en me disant que j'allais créer la confusion avec la méthode de la maîtresse ; bien au contraire je pense que ce travail sur la code a été bénéfique et l'a empêché de développer de mauvais réflexes.
Bref, si votre enfant est en CP, et que la méthode est à départ global n'hésitez pas à le soutenir (sans pour autant dénigrer la maîtresse et la méthode-d'autant plus que la maîtresse est parfois obligée d'adopter ce type de méthode) ; on voit beaucoup de parents s'affoler en janvier ou en fin d'année (et malheureusement l'institution ne cesse de répéter que l'enfant a jusqu'au CE1 pour savoir lire) et c'est du temps perdu.

Écrit par : Courtin | 05 novembre 2007

Sur le site de l'émission de France Inter, Annalisa se demande, dans son commentaire, comment une agrégée de Lettres peut "dire des bêtises pareilles", et elle estime au contraire que pour que les enfants pensent par eux-mêmes et soient protégés contre la publicité, il faut leur faire lire les classiques.
L'agrégée en question, c'est bien Marie-Claude Sicart, qui se présente comme "universitaire"? Au bureau du Snes, il y a aussi quelques agrégés de Lettres...

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

"Décidément, on se met à donner l'agreg à n'importe qui, ma pov'dame", avoue Françoise G***…
Allons, ma chère, vous n'allez pas faire dans l'auto-flagellation…
Amicalement vôtre…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 novembre 2007

Bravo, Courtin, c'est exactement comme cela qu'il fallait réagir!
Mais comme il est anormal que les enfants qui n'ont pas cette chance soient promis à un avenir d'analphabètes par la faute exclusive des pédagos, il faut faire interdire leurs méthodes.
Quelque chose me dit que cet impératif a été bien compris en haut lieu.

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

Spécial dédicace à FGuichard pêchée sur le blog de Mamiescolaire Charmeux :

" Quel français enseigner ?
Par l'amie scolaire, samedi 3 novembre 2007 à 09:12 :: Education, Ecole et Pédagogie :: #44 :: rss

Il arrive que nos adversaires mettent une pointe d'humour dans leurs attaques. C'est ainsi que, à la question qui sert de titre au texte de Sylvain Grandserre ("le laxisme, il est où finalement ?") l'un d'entre eux me répond : "dans le titre". Cela mérite deux sous d'analyse, et quelques précisions.

De toute évidence, ce correspondant a été choqué par le choix très "parlé" de la question. Pour lui plaire, j'eusse été bien avisée d'utiliser plutôt quelque chose comme :
Où est le laxisme, finalement ?
Le laxisme, où est-il finalement ?
Mais j'aurais pu aussi écrire :
C'est où qu'il est, le laxisme, finalement ?
ou encore :
Où est-ce qu'il est, finalement, le laxisme ?
sans oublier :
Finalement, bordel de bordel, où c'est-ti qu'il est, ce putain de laxisme ?

On pourrait en trouver beaucoup d'autres. Et il est bien évident que chacune de ces formulations ne produit pas le même effet. Et notre correspondant, un peu limité quant à sa vision du fonctionnement de la langue, aurait pu songer qu'une agrégée de grammaire classique ne choisit pas ses formulations au hasard.
Mais il en est resté à une conception un peu obsolète de la langue, selon laquelle il y aurait une façon de parler convenable, — le célèbre "bon usage" de Maurice Grévisse — le reste étant à rejeter comme non conforme aux bonnes mœurs."

En tant que correspondant "un peu limité" et "obsolète" de Madame Charmeux, j'en conclus que l'agrégation de grammaire classique c'était tout de même, bordel de bordel, une putain de bonne chose !

Écrit par : victor | 05 novembre 2007

Vous vous rendez compte de tout ce que vous avez écrit en une après-midi!!!

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2007

L'agrégation "de grammaire classique"? Ah bon?

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

L'agrégée en question, c'est bien Marie-Claude Sicart, qui se présente comme "universitaire"? Au bureau du Snes, il y a aussi quelques agrégés de Lettres...

Ecrit par : Jean | 05 novembre 2007

Je suis agrégée de lettres classiques, justement, et c'est bien pour cela que je suis en rogne d'entendre des âneries pareilles, même si la réussite au concours n'a jamais été une preuve d'intelligence -- juste le signe que l'on a beaucoup travaillé... Quant à l'auto-flagellation, tout de même, JPB, je ne vais pas tomber si bas !

Écrit par : FGuichard | 05 novembre 2007

Vous y tenez, Moot, à votre projet d'essais balistiques avec catapultage de rouges légumineuses charnues et blettes!

Ecrit par : Jean

Vous me faites rougir (couleur solanacée), je dois bien le dire, et à votre remarque, je réponds seulement : oui.

Ce serait peut-être amusant en effet.

Ecrit par : Jean

Je réponds encore : oh oui ! Mais ça n'a aucun intérêt tout seul, il faut être en meute, faire un tir nourri (c'est le cas de le dire) et faire le maximum de boxon dans ce monde où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.

Quant à aller lui porter la contradiction en pleine grand-messe meiriolique, je crains fort que vous ne fassiez chou blanc, car l'individu ne comprendra pas, tout simplement, ce que vous vous échinerez à lui dire. Voilà beau jeu qu'il s'est installé dans la contemplation béate de lui-même et de son génie oraculaire. Il ne vous entendra pas.

Ecrit par : Jean

Je ne peux qu'acquiescer, mais comme on peut s'attendre à l'avance à ce qu'il détourne la conversation, il faut aussi le rappeler à l'ordre. Je me souviens d'un préfet qui avait fait son petit laïus dont il était fort satisfait, et qui se fit poser une question embarrassante par un personnage qui ne se laissait pas embobiner. Comme le préfet louvoyait en tentant de noyer le poisson, son contradicteur prit un malin plaisir à jeter des pavés dans la mare et à le rappeler à l'ordre. Voilà le genre de scène qui conviendrait bien. Imaginez un bon : "je vois ai posé une question, Meirieu, est-ce que vous pourriez y répondre ?", lancé bien durement, et on insiste, et on insiste, ça peut avoir de l'effet, non ? Pas sur lui, bien sûr, mais le scandale et la franche rigolade des participants ensuite, ça ferait du bien, pas vrai ?
Ça se prépare, bien sûr, il ne s'agit pas de se mettre à nu mais de jouer un rôle bien défini, surtout ne pas s'échiner à lui faire entrer quoi que ce soit dans le crâne, le propre de l'imbécillité prétentieuse étant précisément l'absence totale de doute. Ses marottes du moment étant connues, ses réponses doivent être assez prévisibles. On se fait une liste des plus probables, et on fabrique un répertoire "alla Berlitz" de répliques cinglantes.

On filme et on diffuse ça sous le manteau ensuite (ou sur le houaibe).
Je le répète, ça n'a pas d'intérêt si c'est fait par un pauvre clampin tout seul, vite débordé et vite déstabilisé. Et il n'est pas utile de se révéler comme étant d'un bord ou de l'autre.

Écrit par : Moot | 05 novembre 2007

Typique des "pédagos", ce vain bavardage de Madame Charmeux!
Enfin "vain", pas tellement que ça! Plutôt une nouvelle occasion d'ouvrir contre les "adversaires" un procès d'intention, puisque c'est comme cela qu'ils fonctionnent tous, à l'exemple de Meirieu. Un simple trait d'humour, un peu piquant il est vrai, devient ainsi un drame cosmique. Le pauvre Victor est viscéralement un "passéiste", il symbolise ces professeurs attachés à leur savoir figé, incapables d'évoluer et de comprendre les "jeunes". Il se crispe sur le bon usage de Grévisse et rejette tout le reste comme non conforme aux bonnes moeurs, il est complètement bouché.
Vous saviez que vous étiez tout ça, Victor et que vous "rejetiez tout le reste"?
Madame Charmeux a été fort vexée que vous ayez osé retourner à Grandserre, l'un des papes du "pédagogisme", l'accusation de laxisme.
Lèse-majesté!

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

Mais Meirieu l'a compris (ou a feint de le comprendre) de travers.

Bourdieu explique, si je me souviens bien, qu'il faut dispenser aux élèves des "classes dominées" des savoirs explicites pour contreblalancer les savoirs "implicites" des classes dominantes (savoirs de classe, habitus culturels).

Il ne cherche pas, comme Meirieu à dissoudre les savoirs.

Ecrit par : Robin | 05 novembre 2007

La lutte contre Meirieu et copains devra passer par la relecture et la réhabilitation méthodiques (pas la récupération!) de Bourdieu qui a eu pour tort essentiel de se laisser prendre au jeu de ses thuriféraires. Enfin, il me semble...

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2007

Au delà de "l'idéologie", (et s'obstiner à ne pas tenir compte de tous les éléments extra-scolaires qui font que nos chères têtes brunes ou blondes aient plus de difficultés à parler, lire, écrire et calculer que leurs aînés de deux générations ou plus en fait bel et bien partie), et sur la fin du dernier long message de Milady, évidemment aussitôt évacuée céans, et qui dit qu'on n'aurait de toutes façons jamais vu autrefois arriver en sixième les vingt-cinq pour cent d'élèves arrivant aujourd'hui au premier cycle du secondaire sans vraiment savoir lire, (l'ignorer ou le nier me semble également un tantinet idéologique), je me demande si cet état d'esprit quelquefois négatif va "reconstruire" quoi que ce soit. Franchement, je ne pense pas que d'innombrables copiés-collés venant des fonds de poubelle de l'IUFM, ou des tombereaux d'insultes et de jérémiades contre Philippe Meirieu et ses disciples risque en quoi que ce soit de changer les choses! C'est, (en tous cas ce que j'imagine dans la logique de ceux qui procèdent ainsi) leur faire beaucoup d'honneur. Personnellement, je n'en n'ai jamais lu une ligne, et n'en ai jamais parlé ici, sauf pour répondre à peu près la même chose à ceux qui s'étonnaient que je ne les attaque pas; (pour paraphraser Coluche, "quand on pense qu'il suffirait que personne n'en parle pour qu'on en parle moins".

J'ai aussi été inspecté au début de ma "carrière", (en collège). J'ai également eu à faire à une inspectrice aux idées radicalement opposées aux miennes. J'ai attendu qu'elle expose ses commentaires. Je me suis défendu, en essayant d'être le moins agressif possible, (à quoi ça sert de l'être?) J'ai trouvé certains de ses commentaires injustes. Je pense que si le cas se reproduisait aujourd'hui, je me laisserais moins faire. Mais en aucun cas il n'aurait l'impression d'être agressé avant d'avoir ouvert la bouche. On est beaucoup plus convaincant en écoutant d'abord, et en étant poli mais ferme sur la suite des évènements. Et c'était d'autant moins facile que cette inspectrice était une ancienne professeur que j'ai eu pendant dix ans au collège, puis au lycée. Elle était extrêmement glaçante, et je doute fort qu'elle ait pu donner le goût de la musique à beaucoup de ses élèves. Et le gros de sa critique consistait en le fait de me reprocher ce qu'elle avait été pendant toutes ces années. Je puis vous assurer que la situation n'est pas simple. Je n'ai pas eu une très bonne note. Je l'ai améliorée par la suite. A l'ancienneté, puisque nous ne sommes pas inspectables. Ce que je regrette.
Je suis convaincu qu'il y a des abus, en ce domaine comme d'en d'autres. Croire ou faire semblant de croire que c'est là le cas général ne rend pas service à ceux qui luttent contre.
Merci encore à Milady. Merci à Françoise Guichard pour avoir (re)souligné l'évidence comme quoi la taille du diplôme n'attestait pas à coup sûr celle de l'intelligence. Et, puisque j'en suis à jouer les Michel Drucker, merci également à Pedro et à Catmano pour la paire d'heures extrêmement agréable passée à parler de toutes ces choses et de bien d'autres, et d'une manière dépassionnée et surtout positive, la semaine dernière, dans un café de la gare du nord. Je ne pense pas, (hélas), que ça puisse se produire un jour avec Anne-Marie Valette et Guillaume.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 novembre 2007

Je confirme.

Écrit par : Guillaume | 05 novembre 2007

"évacué", c'est le message, pas Milady... Et "risquent" en quoi que ce soit... Pour les autres erreurs potentielles, tant pis! Mes filles réclament leur dessert.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 novembre 2007

C'est le jour idoine pour citer du Pennac, semble-t-il alors voici ce qu'on pouvait lire ce mois-ci dans le Monde de l'Education.

Extrait :
M.E - Vous faites l'éloge du par-coeur et de la dictée. Pourquoi cette pédagogie fait-elle l'objet d'un tel opprobe ?

Pennac - Des génératiopns d'écoliers ont été pétrifiés par ces dictées où l'on se contente de défalquer des points pour établir un niveau.

Il faut dédramatiser l'orthographe, considérer la dictée comme un moyen merveilleux d'apprivoiser la langue. Mais nous vivons dans une culture où la faute d'orthographe est considérée comme une faute morale.
Quant aux textes appris par coeur, je les vois moins comme exercices mnémoniques, "récitations" oubliées aussitôt qu'apprises, que comme une nécessaire immersion dans la langue, qui est notre élément naturel. Un poème s'apprend pour accompagner notre vie.

P.S Sibille, prendre un pot avec quelqu'un qui vous traite de facho dans le dos (voir dans les archives de Brighelli) est effectivement improbable.
Je rappelle, selon vos dires, que vous ne deviez plus reparaître sur ce blog. Rampe et s'accroche.

Écrit par : Guillaume | 05 novembre 2007

merci également à Pedro et à Catmano pour la paire d'heures extrêmement agréable passée à parler de toutes ces choses et de bien d'autres, et d'une manière dépassionnée et surtout positive, la semaine dernière, dans un café de la gare du nord.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 novembre 2007
Ouah!!! En voilà une de bonne nouvelle! Je suis certaine que vosdu avez été constructifs, sinon, notre bonne institutrice vosu aurait donné des coups de règle sur les doigts... C'est-à-dire qu'elle se serait tiré de là sans autre forme de procès, vous laissant gros-jean comme devant.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2007

vosu veut dire vous! quand je m'énerve, j'inverse toujours le u et le s... Considérez le d comme un vague parasite sans importance.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2007

Le niveau monte...

"Le ministre a indiqué que la dernière enquête du programme international de recherche en lecture scolaire sur les compétences des élèves en lecture et en écriture, dont les résultats seront publiés dans quelques semaines, devrait montrer une dégradation des résultats de la France : celle-ci passerait 'dans les 6 dernières places sur 40' et serait désormais placée derrière la Bulgarie".

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2007

(Pris sur lire-ecrire) Merci Pierre-Henri.

"Le discours de Meirieu n'est pas surprenant pour qui connaît son oeuvre. Philippe Meirieu dit systématiquement tout et son contraire. C'est maladif chez lui, il est viscéralement incapable de se décider.

Tous ses livres et tous ses articles sont écrits de la même manière, en ramenant continuellement les idées vers le ventre mou -- ni complètement pour, ni tout à fait contre ; un peu de oui, un peu de non, et vogue la galère.

De cette façon, quels que soient les reproches qu'on lui adresse, il a toujours une solution de repli. Cela ne date pas d'aujourd'hui, d'ailleurs, il le faisait déjà dans ses premiers livres, avant d'être célèbre.

Lorsqu'on a compris ses tics et ses trucs, la lecture devient (presque) réjouissante. Les ficelles qu'il tire sont tellement grosses, et toujours les mêmes, qu'on sait ce qu'il va dire 30 pages à l'avance. "

On pourrait donc dire de lui, Meirieu, qu'il est le triomphe de la médiocrité travailleuse (combien de pages, Jean?? 5000 ???) Mais la médiocrité à elle seule ne suffit pas !!

Ou encore, "On nous dit que nos méthodes ont échoué, est-ce une raison pour en changer ?" (Guy Mollet.)

Ou "notre école aujourd'hui, c'est de l'amnésie planifiée, la barbarie de l'innovation creuse".

En tout cas, les IUFM véhiculent l'idéologie de l'uniformisation de la folie meirieuiste.

Quand je regarde son attitude grotesque sur la video de "Grand corps malade", je me dis qu'il a vraiment un grain !

Moot et Jean, on ne tire pas sur une ambulance, même avec des objets aussi peu contendants que de rouges, juteuses, et un peu pourries solanacées.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2007

Pourriez-vous parler de la constante macabre ? Je sais que je suis hors sujet par rapport à votre article mais il me semble important d'aborder ce thème de discussion . Dans la région où j'enseigne , on cherche à nous imposer les méthodes d'un certain "Antibi" (je ne sais plus le nom de ce monsieur , professeur de mathématiques et en sciences de l'éducation - hélas , je crois que ma mémoire se refuse à intégrer son nom ...) . J'ai déjà dû assister au sein de mon établissement à deux réunions à ce sujet et nous sommes expressément invités , mes collègues et moi-même , à appliquer les préceptes de ce monsieur sous peine de passer pour de mauvais enseignants sacrifiant la plus grande partie de nos élèves... J'ai pourtant l'impression de faire des évaluations où tous peuvent réussir ... à condition de travailler !

Écrit par : nath | 05 novembre 2007

Il dit un peu n'importe quoi, le sieur Pennac! Il est pour la dictée, mais contre la faute d'orthographe, pour la récitation, mais contre les exercices mnémoniques, il considère qu'une récitation est oubliée aussitôt qu'apprise et que, ce nonobstant, le poème s'apprend pour accompagner notre vie. Une chatte n'y retrouverait pas ses petits. C'est ce qui s'appelle faire le grand écart: être pour et contre à la fois!

C'est dommage, Christophe, que vous n'ayez jamais fait cette expérience unique et qui marque pour le restant de ses jours qu'est la lecture d'une seule phrase de Meirieu. Faites-la toutes affaires cessantes - vous trouverez épars sur ce blog un petit Meirieu en abrégé - et vous comprendrez sans aucun doute pourquoi nous estimons être un devoir civique de nous occuper spécialement de Meirieu. C'est lui, après tout, qui a choisi de se mettre constamment sur le devant de la scène - personne ne l'y a obligé! - non pas pour soutenir les professeurs, mais pour les enfoncer, pour ruiner leur autorité. Cela fait vingt ans qu'il explique qu'ils n'ont rien compris à l'enseignement, que le système éducatif tel qu'il est aliène les enfants et en fait des esclaves soumis - tout de même, Christophe, trouvez-vous qu'une telle affirmation soit bien raisonnable? Nous ne versons pas sur lui des tombereaux d'injures, nous ne nous répandons pas en jérémiades - sauf peut-être Jérémy! -, nous le combattons. Nous essayons d'être le plus mesurés possible, mais devant la prose de Meirieu, on est contraint d'admettre la plupart du temps que c'est faux ou que c'est idiot. Ses attaques d'une malveillance inouïe contre les enseignants, qui courent en filigrane dans ses livres, relèvent, elles, à la fois du "faux" et de l'"idiot".
Et puis vous semblez oublier une chose, Christophe, c'est que Meirieu et ses disciples ont vu leurs idées inscrites dans la loi d'orientation de 1989. Les IUFM ont bien été créés à l'instigation de Meirieu pour mettre de force dans la tête des futurs professeurs que leur travail ne consisterait plus à transmettre des connaissances et que l'élève devait construire son savoir par lui-même. La dictature pédagogiste du socio-constructivisme s'est alors abattue sur le système éducatif, dont bien des témoignages sur ce blog ont rendu compte. Il s'est agi, souvent, d'empêcher les enseignants d'enseigner, ou de les pénaliser parce qu'ils n'obtempéraient pas aux nouvelles lubies pédagogiques. A l'origine de tout cela, Meirieu.

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

"Nous essayons d'être le plus mesurés possible"

il a osé le dire!!!!

Écrit par : Hervé | 05 novembre 2007

Dans la région où j'enseigne , on cherche à nous imposer les méthodes d'un certain "Antibi"

Ecrit par : nath

Tiens, c'est à la mode, chez moi aussi. Et le sous-chef d'arborer l'article du Monde pour soutenir ses propos. Incapable de lire le nouveau Messie dans le texte, sans doute.
Avec moi, ça glissera comme un pet sur une toile cirée. Je ne dis pas non, je ne dis pas oui, et je fais comme avant. Cela reste malheureusement une situation très inconfortable.

Moot et Jean, on ne tire pas sur une ambulance, même avec des objets aussi peu contendants que de rouges, juteuses, et un peu pourries solanacées.

Anne-Marie

Une ambulance ? Si c'en est une, c'est plutôt celle, frappée du logo de la Croix-Rouge, qui apportait le Zyklon B pour la chambre à gaz.

Écrit par : Moot | 05 novembre 2007

Que c'était bien, 3 jours à Venise...

Écrit par : Pendariès | 05 novembre 2007

"Nous essayons d'être le plus mesurés possible"

il a osé le dire!!!!

Ecrit par : Hervé

On ne réussit pas toujours quand on essaie. Demandez aux zapprenants, ils le savent, eux aussi.

Écrit par : Moot | 05 novembre 2007

Antibi, nath?
Totalement idiot!
Avec en plus un titre tapageur pour faire vendre: "La Constante macabre"! Formule absolument scandaleuse, du reste, appliquée à l'enseignement.
Mais vous savez, les chercheurs en pédagogie finissent par se lasser de n'être pas écoutés. Alors ils tentent des coups pour essayer de se faire remarquer, pour exister à leurs propres yeux. C'est exactement ce qu'a fait Antibi, obscur professeur de Sciences de l'Education à Toulouse, dont tout le monde ignorait l'existence jusque-là.
Sur le fond, la thèse est fausse: car les professeurs ne s'arrangent pas pour donner, ni inconsciemment ni autrement, un tiers de mauvaises notes, un tiers de notes moyennes, et un tiers de bonnes notes. Ils donnent aux élèves les notes qu'ils méritent, point à la ligne. C'est une question de morale professionnelle, de déontologie, si vous voulez. Par ailleurs, et toujours contrairement aux accusations d'Antibi, ils s'arrangent en permanence piur favoriser les progrès de leurs élèves, c'est-à-dire qu'ils modulent spontanément la difficulté des exercices pour que tous les élèves puissent , à condition qu'ils travaillent, progresser. Donc le livre d'Antibi est faux et inutile. Et malveillant, car il s'agit de nouveau, comme avec Meirieu, de discréditer les enseignants et de leur imposer la tutelle de ces insupportables Mouches du Coche que sont les "chercheurs en pédagogie". Cette "recherche pédagogique" est véritablement une plaie!

Écrit par : Jean | 05 novembre 2007

Jean, je vois travailler beaucoup de collègues. Professeurs en IUFM, (les débiles mentaux dont parle finement Anne-Marie Valette), IEN, IMF. Il n'y en a pas deux qui travaillent de la même manière. Il n'y a pas non plus deux instituteurs qui font la même chose. Alors, vous me parlez de complot, d'idéologie, je veux bien, mais rien dans ce que je vois autour de moi ne peut me faire penser ça. Par contre, (et je l'ai dit à Pedro), je m'élèverai de toutes mes forces contre le nouveau référentiel de compétences (et d'évaluations). En faisant de la résistance passive, d'abord. J'ai déjà commencé. S'"ils" me virent à cause de ça, le blog en sera informé, soyez-en sûr.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 novembre 2007

La constante macabre !

Mes formateurs IUFM me disaient : "vos élèves sont bons, rien ne prouve qu'ils sont mauvais - même pour les élèves excellents, les professeurs mettent toujours une constante macabre, tout le monde le sait !!!!"

Écrit par : Jeremy | 05 novembre 2007

De toute façon, j'ai un exemple qui infirme cette "constante macabre", il s'agit d'une classe de terminale que j'avais l'an dernier.
Au premier trimestre, "ma" moyenne était de 5/20, au troisième, elle était de 4/20. Voilà pour l'évolution. Je me consolais en considérant qu'en mathématiques, les moyennes étaient toujours légèrement en dessous des miennes, et que dans les autres matières, elles n'étaient guère bonnes.
Deux élèves (sur 28) sortaient du lot, avec 12 à 15 de moyenne. Une autre était presque à 10. Trois ou quatre vers 7-8.
Le reste entre 0,5 et 4 grand maximum. Pas méchantes pour un sou, ni absentéistes, souvent attentives, mais complètement larguées (eh oui, il n'y avait pas un seul garçon dans cette classe, je vous laisse deviner la section).

Au Bac, les trois premières furent reçues au premier groupe d'épreuves, et quatre autres à l'issue de l'oral.

Écrit par : Moot | 06 novembre 2007

Pour ceux qui douteraient du sérieux de ipidiblue, je rappelle qu'Elisabeth Tessier, l'astrologue préférée de Mitterrand, a effectivement reçu un doctorat en sociologie à la Sorbonne. Elle a le droit d'enseigner en université… ( JPB)

Cette thèse a été commentée et corrigée ( y compris les fautes d'orthographe) par Henri Broch... Comique!

Thierry

Écrit par : Thierry Venot | 06 novembre 2007

Pôv Germaine (ben oui, elle s'appelle Germaine, la Teissier, mais Elizabeth ca fait plus chic).

Bon, retour à l'éducation :
http://martine.logeek.com/view.php?c=fc009277d2b5bf3e4b2d51a3fa9d7232

Écrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

Antibi ? Mais ô blogueurs très illustres, et vous, vérolés très précieux, nous avons déjà parlé ici de ce petit homme — il y a quelques temps, j'aoue, j'avais un oeu d'avance : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/02/11/macabre.html
Et il y avait déjà des commentaires…

Bon: je pars deux jours, et j'aurai des nouvelles en redescendant de Paris. Soyez sages pendant mon absence.
JPB
PS. Ah, Pendariès, céder à la tentation de Venise — ça m'avait fait découvrir un autre aspect d'Alain Juppé… Que de plaisirs dans l'existence…

Écrit par : brighelli | 06 novembre 2007

"Une ambulance ? Si c'en est une, c'est plutôt celle, frappée du logo de la Croix-Rouge, qui apportait le Zyklon B pour la chambre à gaz."

Ecrit par : Moot | 05 novembre 2007

Cher Moot, nous sommes sur la même longueur d'ondes.
Vous parlez de Meirieu, moi je parle de Charmeux : "Amie de l'école"!!!
Cela m'évoque "Amie des arbres", "massacre à la tronçonneuse". Certains d'entre vous avaient peut-être regardé son odieuse prestation face à Rachel Boutonnet.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 novembre 2007

Pour ceux qui n'ont pas en mémoire la constante macabre, voici un petit rappel.

Paris le 08-06-2005

200 enseignants expérimentent actuellement en France, en Espagne et en Belgique un nouveau système d'évaluation des élèves: le "contrat de confiance".
Il s'agit de soumettre aux élèvesquelques jours avant un
contrôle une liste comprenant l'essentiel des questions, exercices, connaissances qui leur seront demandés. Seule une faible partie du contrôle n'est pas connue à l'avance par les élèves.
L'objectif est de lutter contre la "constante macabre", mise à jour par l'ouvrage du même nom d'André Antibi, professeur à l'université Toulouse-III et à Supaéro.

(L'AEF du 20/10/2003, 37763). Une trentaine d'associations et
syndicatsde l'éducation, dont la FCPE, la Ligue de l'enseignement, la PEEP, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNCEEL, le SNESUP-FSU, l'UNAPEL, l'UNEF et l'UNL ont signé l'appel "pour une évaluation plus juste du travail des élèves et des étudiants", lancé en février (L'AEF du 10/02/2005, 50248).
Plusieurs représentants du mouvement contre la "constante macabre" étaient réunis en colloque aujourd'hui, 8 juin 2005, au lycée François-Villon à Paris.

Corinne Croc, enseignante de mathématiques dans un lycée de l'Eure, expérimente depuis février ce "contrat de confiance". Ellejuge les résultats très encourageants: "Les élèves sont enthousiastes, ils se remettent à travailler, ils sont plus concentrés en cours, et le climat est beaucoup moins stressant, puisque les élèves connaissent le contenu
du contrôle et savent qu'ils peuvent avoir de bons résultats."

Il arrive néanmoins que des élèves soient mal notés: "La plupart du temps il s'agit d'élèves qui ne sont pas du tout au niveau, ou qui n'ont pas eu la volonté de réviser."

Pour André Antibi, ce procédé "simple et modeste" peut profondément modifier le système éducatif et devrait restaurer un rapport de confiance entre l'enseignant et l'élève. "Tout nous laisse penser que Gilles de Robien nous soutiendra", affirme André Antibi, qui a été reçu
le 18 mai dernier par le cabinet de François Fillon, son prédécesseur à l'Éducation nationale. Il avait alors eu l'assurance d'une prise de position officielle du ministre sur ce sujet, rapporte-t-il.

RÉSISTANCE MENTALE

Philippe Niemec, secrétaire national du SE-UNSA, soutient cette expérimentation: "'Il faut agir pour rendre l'évaluation des élèves plus justes", plaide-t-il. Il reconnaît une "carence" dans la formation des enseignants en matière d'évaluation des élèves. "S'il n'y a pas de formation dans ce domaine, les enseignants ont tendance à reproduire ce qu'ils connaissent, à savoir un système de sélection très dur, marqué
par les prépas et les concours."
Selon lui, il faut distinguer deux types d'évaluation: celles qui sanctionnent les apprentissages des élèves et doivent favoriser leur réussite, et celles qui conduisent à une
"sélection" et devraient être pratiquées le plus tard possible.

Philippe Joutard, historien et ancien recteur, évoque la "résistance mentale" au changement des modes d'évaluation, plus importanted'après lui chez les littéraires que chez les scientifiques. "
Les professeurs de mathématiques ont au moins le mérite de mettre des 20, ce que les professeurs de lettres ne font jamais parce qu'ils ont une vision mythique du 'futur grand écrivain'." Il plaide pour une reconnaissance
institutionnelle de ces expérimentations: "Il faut que le 'contrat de confiance' soit discuté en conseil d'administration dans les établissements scolaires, encouragé par l'inspection académique et les rectorats."

Pour Arnold Bac de la Ligue de l'Enseignement, ce nouveau
système d'évaluation peut "annuler l'impression d'opacité et
d'arbitraire liée à la note". Il s'agit pour lui d'un "levier de
transformation de l'école", qui nécessite une "évolution des
mentalités". "
Il faut que notre société cesse de confondre évaluation avec sélection ou humiliation", martèle-t-il.

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Le "contrat de confiance" concerne aussi l'enseignement supérieur, où il semble plus difficile à appliquer: "Dans le cadre du LMD, chaque université doit inventer ses propres diplômes et ses modalités de contrôle", explique Gérard Lauton, professeur à l'université Paris-XII.
"Dans ce contexte, remettre en cause l'évaluation des étudiants n'est pas très simple", reconnaît-il.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 novembre 2007

Quant au bonheur individuel, il réside dans l'empilement de produits vantés sur TF1, vous semblez l'ignorer…JPB

Martin Bouygues, l'actionnaire principal de TF1, n'était-il pas au (Nicolas) Fouquet's le 6 mai 2007, alors qu'attend NS pour lui demander d'améliorer les programmes de la Une, le parrain de son fils Louis n'a sûrement rien à lui refuser!

Et puis au fond, à quoi cela sert-il d'apprendre vraiment à lire quand les marques fétiches des consommateurs téléphages, Nike, BMW, Coca, ne dépassent pas deux syllabes!

Écrit par : Merlemocoeur | 06 novembre 2007

D'aucuns ont de la politique une vision un peu pré-adamique, si je puis ainsi m'exprimer. Pour le paradis terrestre, c'est trop tard, et pour l'autre, c'est très incertain, comme en témoignent certains non-revenants. La politique n'est pas seulement l'art du possible, c'est l'art du contrasté. On peut très bien d'un côté travailler à améliorer l'école, et de l'autre savoir que, comme disaient à peu près Voltaire, Marx et quelques autres, la religion et TF1 sont l'opium du peuple. On peut vouloir la culture la plus exquise pour tous, et abandonner à certains les joujoux qui leur donnent l'impression d'exister. J'admire franchement Richelieu, parce que je suis étatiste dans l'âme, mais l'écrasement de la révolte des Nu-pieds me paraît une nécessité extrême. Louis XIV a fait des choses admirables, dans le même esprit, mais Louvois avait peut-être la main un peu lourde (vous imaginez Louvois à la place de Hortefeu ?). D'aucuns ici ont des sensibilités de gauche, mais Meirieu au pouvoir leur paraît une mesure un peu trop radicale — et DSK en grand argentier mondial est un symbole quelque peu ambigu, non ? "C'est là le train du monde, et je n'ai que du bien à en dire" (Saint-John Perse).
JPB, sur le départ.

Écrit par : brighelli | 06 novembre 2007

"P.S Sibille, prendre un pot avec quelqu'un qui vous traite de facho dans le dos (voir dans les archives de Brighelli) est effectivement improbable.
Je rappelle, selon vos dires, que vous ne deviez plus reparaître sur ce blog. Rampe et s'accroche."

Ecrit par : Guillaume | 05 novembre 2007

Allons, Guillaume, vous avez raison! Vu l'état général de décomposition avancée des messages que vous postez ici, qui montre clairement à quelle extrémité vous en êtes rendu, Ô vous qui trouvez (entre autres phrases sympathiques) que les immigrés sont mieux traités que les vrais français dans notre pays, un peu de désinformation ne peut effectivement pas trop vous gêner!
-Le message auquel vous faites allusion, et dont j'ai moi-même reparlé ici, (un peu malheureux, mais dans lequel je n'ai évidemment jamais traité Pedro de facho; j'ai simplement dit que certains éléments de son argumentation, surtout dans la forme d'ailleurs, de son message envoyé à l'époque à Gérard Gonfroy, me semblaient quelquefois ressembler à une manière de s'exprimer propre à l'extrême droite) date du débat sur l'école, il y a déjà quatre ans. Je m'en suis excusé assez vite auprès de lui. Et nous sommes tombés d'accord avec lui quelques mois après, autour d'un verre à Paris, sur un certain nombre de choses. N'en déplaise à votre esprit légèrement binaire, voire, quelquefois, primaire.
-J'ai été un certain nombre de fois découragé par rapport au blog, effectivement. Dont une, quand des gens comme Anne-Marie Valette, toto et vous-même aviez semblé prendre le chemin de le truster. Il y avait de quoi être découragé. Mais, souvent et heureusement, les choses se rééquilibrent cependant, et bonne foi, justesse, intelligence et argumentation agréable reprennent le pas. Tant mieux.
Je laisserai à Pedro, (s'il trouve du temps pour ça et qu'il en éprouve l'envie) le loisir de dire ici ce qu'il pense de "sos éducation", ainsi que de l'état d'esprit de certains militants de "lire et écrire".
Cordialement.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 novembre 2007

Je laisserai à Pedro, (s'il trouve du temps pour ça et qu'il en éprouve l'envie) le loisir de dire ici ce qu'il pense de "sos éducation", ainsi que de l'état d'esprit de certains militants de "lire et écrire".
Cordialement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 novembre 2007

Voici un procédé d'une grande élégance, pour faire parler Pedro malgré lui, sur des propos privés que vous lui prétez et nous imposez. Bravo Mr sibille, quel beau personnage abject vous êtes!

Écrit par : ohhh! | 06 novembre 2007

Oui, j'ai obtenu mon CAPES pratique le 6 mars 1989 au matin ,avant la création des IUFM et ce jour là avec Monsieur l'inspecteur et Monsieur le Proviseur nous avons mangé du boeuf mode à la cantine. Depuis la rentrée scolaire de 1974 la disposition des tables avait été revue et corrigée, je veux dire par là que l'on pouvait manger à côté de qui on voulait et il n'était plus question de table réservée en fonction des catégories de personnel. Au cours du repas, Monsieur le Proviseur a dû fournir quelques explications concernant la manifestation de la matinée : suppression de la section menuiserie. Comme Monsieur l'inspecteur avait été chef d'établissement il était compréhensible qu'il s'informât. Après je ne sais plus. Enfin si : je suis retournée au CDI qui ouvrait à 12 h 30 et il y avait du monde à la porte. L'année suivante j'ai quitté le CDI mis en route en 74 et amélioré au fil des ans pour reprendre un poste d'enseignement dans le même établissement.
Après le CAPES de 1989, j'ai obtenu l'agrégation en 1996 et je suis partie en 2000 parce que... parce que... parce que... je ne pouvais plus travailler selon ma conscience, parce que mon mari avait besoin de moi, parce que moi aussi j'étais fatiguée et le dernier échelon comptait moins que sa santé et la mienne. Chacun voit midi à sa porte comme on dit.
Pouquoi venir alors sur ce blog ? Parce que c'est plus fort que moi, c'est tout, et que j'aime les contacts , les échanges de points de vue, les suggestions de lecture et tout ça ... Je n'ai pas été une documentaliste qui avait peur des élèves et de la correction des copies ( deux remarques que j'ai esuyées bien des fois disparues au fil des années heureusement ) et je suis passée du CDI à la salle de classe comme on passe dans une pièce voisine. Simplement je suis tombée de haut quand j'ai voulu aborder Les auteurs du 16° siècle en les situant dans leur époque. Les châteaux de la Loire et Léonard de Vinci ça passait bien. Quant aux guerres de religion qui ont marqué la Haute - Marne et la Marne, ce que j'avais appris au CM à la communale, alors là ce fut une autre histoire si j'ose dire. Je suis allée de surprise en surprise en m'interrogeant et en cherchant des solutions sans pour autant me lamenter ou humilier mais tout en demeurant exigeante. Rien de bien original. Je m'arrangeais pour donner ce que j'avais reçu afin de transmettre des connaissances des méthodes de travail ( enfin tout ce que vous savez aussi bien que moi puisqu'on en parle sur le blog) dans la joie et la bonne humeur. Quelle ambition déplacée ! On peut bien rêver pour supporter la réalité et la regarder en face après tout. C'est pas interdit.
Dans ma région bon nombre de viticulteurs gagnent bien leur vie. L'expression " y'a d'la propriété" a plus de valeur que " il ( ou elle) a d'l'instruction." Je demeure discrète sur mes"succès" passés. Il convient d'afficher sa réussite de manière ostensible, parfois grotesque dans certains cas. L'avoir l'emporte sur l'être mais ce n'est pas toujours vrai et on peut avoir de bonnes surprises. Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 novembre 2007

Ecrit par : ohhh! | 06 novembre 2007

Personnage très connu dans son village pour ses prises de position courageuses, bien planqué derrière son clavier...

Écrit par : Maminou | 06 novembre 2007

Chère Hélène,
N'avez-vous jamais envisagé d'écrire la suite de vos mémoires?
Vous nous en livrez des bribes sur ce blog alors pourquoi pas dans un livre ?

Écrit par : Maminou | 06 novembre 2007

La politique n'est pas seulement l'art du possible, c'est l'art du contrasté.

JP Brighelli

Voilà bien une idée reçue, non? On devrait plutôt définir la politique comme "l'art de l'impossible". Je m'explique, ayant voix (démocratique) au chapitre.

Nos moeurs politiques, depuis la fin du socialisme réel et l'affirmation de l'idéologie de "la fin des idéologies" en témoignent chaque jour: par exemple dans le domaine qui est le nôtre, celui de l'éducation. Voilà un domaine dans lequel ce qui est possible techniquement, juridiquement, idéologiquement (voir par exemple le consensus sur la question scolaire entre un Darcos et un Meirieu) reste à l'état de pure possibilité. Personne ici n'est encore parvenu à se convaincre sérieusement que Darcos allait changer quoi que ce soit à l'ordre scolaire actuel construit comme par un seul homme par ses prédécesseurs de la rue de Grenelle. En ce sens oui, la politique est "l'art du possible" , entendons: "l'art du statut quo". Sarkozi est effectivement un fin politicien, en ce qu'il en appelle constamment aux réformes, mais sans rien changer fondamentalemnt à l'ordre, à la nomenklatura, à la vision managériale et libérale du monde qui est la sienne.
Inversement une politique digne de ce nom consisterait à faire place et à mener à bien les revendications particulières et légitimes des exclus de cet ordre: les exploités, les travailleurs émigrés, les sans logis, les pauvres, les exclus, les laissés-pour-compte, les sacrifiés-par-avance autant de groupes, ou de "communautés" jadis inclus dans le concept de classe ouvrière et désormais autonomisés, divisés, séparés et dans l'impossibilité de revendiquer des droits universels, autrement que sous des formes paroxistiques, violentes ou communautaristes.
Le retour du politique coïnciderait donc avec la fin de la politique conçue comme simple gestion technique et consensuelle, politique du compromis entre des visions idéologiques contradictoires (exemple, le multiculturalisme de Meirieu et le républicalisme pontifical de Darcos), et le renouveau de la politique comme lutte démocratique des opprimés pour faire valoir leurs droits universels impossibles à satisfaire dans le cadre du Nouvel Ordre Libéral.
La politique retrouvera ses lettres de noblesse et sa définition première le jour où le tiers-état des exclus , chose impossible à concevoir aujourd'hui par les belles âmes qui nous habitent, ressurgira sur la scène de la politique pour demander l'impossible, comme les sans culottes de 1789!

Écrit par : buntovchik | 06 novembre 2007

Il serait temps que montaigneàcheval descende de son cheval et cesse de se la péter à tout bout de champ. Qui êtes-vous donc ou qui vous croyez-vous pour tenir de tels propos?
Ecrit par : LouBlan | 05 novembre 2007

Je suis un homme. Non, je plaisante. Jaloux, va!!!! je me prends pour ce que je suis, un être d'essence supérieure, voyons!!!! je suis la lumière de ce blog et de tous les blogs......D'un talent inouï!!! D'une prestance, mais d'une prestance!!! Et puis alors d'une élégance dans l'expression!!! Je ne dis jamais une grossièreté. Je suis une merveille. Une merveille. ai eu mon bac à 9ans, mon agreg à 12. J'ai trduit Thucydide en tcherkesse sans dictionnaire.
Bref, à côté de Ma Magnificence, vous êtes un nain....

MoutonNoir.

Pour JPB,. Pardonnez-moi, mais le Pennac sent la poussière. Quelque part , en parcourant ce livre qui fait furieusement penser aux bidouillages de Jean-Charles, jadis, on a l'impression d'une comédie. Ce livre respire le montage. Et vous allez rire, mais je crois que depuis "Le Petit Nicolas" (halte au feu, les ultrathuriféraires de l'autre) on n' a pas réussi à faire aussi bien. Ou bien "Les doigts plein d'encre" de Cavanna et Doisneau.
Mais là, on sent l'opération "Prix Sodexho de la littérature alimentaire".
En tous cas, vous conviedrez avec moi, mon cher, qu'après le Goncourt à Littell, le Renaudot à un microscopique écrivain français ainsi d'aillers que le Goncourt à un certain Leroy qui, excusez du peu, a intitulé son bouqiun "Alabama Song" , se prenant pour Duras!!! et fustigeant hemingway et Falukner qu'il qualifie d'écrivains très surfaits" .Ben dis donc, votre honneur, vous ne vous mouchez pas du pied!!!!!

Certes , il y a de belles choses dans le Pennac, mais dites-moi pourquoi le tout semble tellement "téléphoné"????
BâV

Écrit par : montaigneàcheval | 06 novembre 2007

La politique retrouvera ses lettres de noblesse et sa définition première le jour où le tiers-état des exclus , chose impossible à concevoir aujourd'hui par les belles âmes qui nous habitent, ressurgira sur la scène de la politique pour demander l'impossible, comme les sans culottes de 1789!
Ecrit par : buntovchik | 06 novembre 2007

Merci Buntovchik. C'est excatement cela. Et a viendra plus vite que "les belles âmes " le croient. Il semble que le sarkozysme joue le rôle d'un catalyseur de cet embrasement. La suffisance, le mépris froid et le cynisme d'agent immobilier de ce gouvernement d'incultes a fini par provoquer ce qui était prévisible, et au bout de six mois seulement, une exaspération sourde et lointaine. Pour le moment. Et on assiste également à une telle paupérisation et à un tel laminage des classes moyennes, dont nous sommes, qu'on ne peut s'empêcher de penser au destin de Weimar, vers 1930. Avec Sarkozy dans le rôle de Brüning.....

Écrit par : montaigneàcheval | 06 novembre 2007

J'aimerais vous croire, buntovchik et MàC, mais j'ai bien peur d'être un peu trop pessimiste pour cela.

Écrit par : catmano | 06 novembre 2007

Catmano, bonjour d'abord. Vous connaissez certainement le téléfilm de Maurice Failevic "1788". Un chef d'oeuvre d'intelligence politique. On comprend dès lors que les phénomèes révolutionnaires, je dis révolutionnaires et non pas communistes, parce que le communiisme est crevé et c'est tant mieux, sont des processus longs et chaotiques. Mais l'ingrédient essentiel, celui qui joue lerôel de mortier social et toujours le même: le MEPRIS. Or, Sarkozy ne cesse d'envyer des signes de mépris à la société. Le dernier crachetfut son auto augmentatio de salaire.
La cuve n'est pas encore pleine, Catmano, mais, elle se remplit.
BâV

Écrit par : montaigneàcheval | 06 novembre 2007

La cuve n'est pas encore pleine, Catmano, mais, elle se remplit.
BâV

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 novembre 2007

Encore une fois, j'aimerais vous croire. Il me semble néanmoins que depuis quelques années, notre système politique utilise à plein les fameux problèmes de baignoires percées que l'on remplissait de nos ancêtres.
On remplit la cuve d'une bonne louche de "pragmatisme réformateur" et, à l'aide d'une cuillère à moka, on retire précautionneusement une lichette du liquide en expliquant bien haut et bien fort à quel point cela constitue un avantage acquis respectable pour certaines catégories qui s'empressent alors de hurler au miracle entraînant dans leur sillage une foule innombrable prête à accepter une seconde louche, bien pleine celle-ci en espérant que cette fois, la goutte que l'on retirera la concernera.
J'ai eu autrefois un vieux professeur d'histoire, M. Cortesi, qui nous disait que les révolutions étaient faites par les crève-la-faim.
Y sommes-nous ? Je ne crois pas. Il y aura encore longtemps des Star Ac à ne pas louper qui empêcheront le bon peuple de rester dans la rue (des Envoyé Spécial, des Maestro ou des Thémas aussi, bien sûr).

Écrit par : catmano | 06 novembre 2007

Tant qu'aucun enseignant n'aura le prestige de Zinedine Zidane je doute que vous résoudiez complètement le problème de la place de l'éducation !

Écrit par : iPidiblue et les gloires du moment | 06 novembre 2007

Ma langue a fourché ! Résolviez !

Écrit par : iPidiblue honteux jure que ... | 06 novembre 2007

Lançons l'usage de "résolutionner", facile à conjuguer, cinq syllabes, parfait pour pour les cuistres qui emploient déjà "se positionner".

Écrit par : P. Azimont | 06 novembre 2007

Et voilà maintenant le couplet sur l'augmentation du salaire du Président (55%...) et sur son mépris...

Les révolutions... quelles révolutions?
A part quelques doctrinaires ici présents plus personne ne veut de révolution. Pour quoi faire?

Écrit par : LouBlan | 06 novembre 2007

"La suffisance, le mépris froid et le cynisme d'agent immobilier de ce gouvernement d'incultes a fini par provoquer ce qui était prévisible, et au bout de six mois seulement, une exaspération sourde et lointaine."

C'est du François Hollande?

Écrit par : LouBlan | 06 novembre 2007

@Buntovchik et Montaigne sur ses grands chevaux

Avez-vous lu le dernier Badiou, "De quoi Sarkozy est-il le nom"? Cela devrait vous plaire.

"Oui mais, ça branle dans le manche
Les mauvais jours finiront
Et gare à la revanche
Quand tous les pauvres s'y mettront
Quand tous les pauvres s'y mettront"

Et des pauvres, il y en a de plus en plus, et des gens à bout, écœurés, scandalisés. Il suffit d'écouter ce qui se dit dans les commerces ( pas de luxe, of course!) et les transports en commun. Hier encore, au supermarché un monsieur âgé :"On est le 5 du mois, et j'ai déjà bouffé ma retraite. 43 ans de cotisation, et 900 euros par mois!"
Réponse de la jeune caissière :" Les 900 euros, je ne les gagne pas!"
Alors, cela risque d'exploser de façon violente et incontrôlée, mais je suis pour ma part persuadée qu'il va se passer quelque chose.

Écrit par : mouron rouge | 06 novembre 2007

Mouron rouge je suis le seul pauvre sur ce blog ! Et je ne vais pas exploser ...

Écrit par : iPidiblue à la soupe popu' | 06 novembre 2007

"Et gare à la revanche
Quand tous les pauvres s'y mettront"
"Et des pauvres, il y en a de plus en plus, et des gens à bout, écœurés, scandalisés. Il suffit d'écouter ce qui se dit dans les commerces"

C'est du Besancenot?

Écrit par : LouBlan | 06 novembre 2007

Il dit un peu n'importe quoi, le sieur Pennac! Il est pour la dictée, mais contre la faute d'orthographe, pour la récitation, mais contre les exercices mnémoniques, il considère qu'une récitation est oubliée aussitôt qu'apprise et que, ce nonobstant, le poème s'apprend pour accompagner notre vie. Une chatte n'y retrouverait pas ses petits. C'est ce qui s'appelle faire le grand écart: être pour et contre à la fois!

Mauvaise interprétation si vous me permettez.
Voilà un cancre de l'école d'antan, celle de la syllabique et de la règle de trois qui fait l'éloge de la dictée et du par-coeur et qui décroche un prix littéraire (comme quoi ceux qui n'avaient pas le certif n'étaient pas totalement nuls), je prends ces propos comme un joli pied de nez à tous ces faux défenseurs des élèves en difficulté.

P.S Arrêtez de vous planquer derrière Cordoba, Sibille on vous voit.

Écrit par : Guillaume | 06 novembre 2007

Puisque la révolte gronde, dit-on:

"Ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste",
"La pluralité est la meilleure voie, parce qu'elle est visible, et qu'elle a la force pour se faire obéir; cependant, c'est l'avis des moins habiles".

Pascal

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2007

@ iPidiblue (blues)
Vous avez bien tort. Moi qui ne suis pas pauvre, pas franchement riche non plus, et dont la retraite n'était pas trop menacée, j'ai fait 3 semaines de grève en 2003 pour défendre celle des autres. Ce n'est ni du Hollande (beuark) ni du Besancenot (bof), simplement le refus légitime de ne pas s'écraser. Et si vous saviez à quel point cela rend heureux d'agir et d'être solidaire des autres, au lieu de suivre résigné le troupeau qu'on tente de mener à l'abattoir!
C'est encore le meilleur remède à la dépression.

Écrit par : mouron rouge | 06 novembre 2007

Je veux bien faire grève mais de quoi ?

Sinon vous me proposez quel genre de révolte : la prise d'otages à la human bomb ou refaire sauter le WTC ?

De plus je ne me sens pas franchement dépressif ! Au contraire ça me rajeunit d'entendre se plaindre des gens qui ont la bouche pleine et qui ont l'air de mal digérer ...

Mon médecin m'avait demandé il y a trois ans quel était mon projet de vie ?
Je n'avais pas eu la présence d'esprit à l'époque de répondre : survivre ! C'est déjà un joli projet de vie croyez-moi !

Écrit par : iPidiblue au soleil des blogs | 06 novembre 2007

C'est bete : Jean-Paul ne pourra pas commenter ça. Et pourtant !
La rumeur annonce 500 postes au capes de Lettres !
J'ignore le bien-fondé de la réduction du nombre de postes - ça permettra au moins d'avoir un niveau potable de recrutement.
Mais ca va être la révolte des étudiants ! Quatre ans d'études pour atteindre un concours à 1000 places, et quand ils arrivent il n'y a plus que 500 places, et on ne les prévient qu'à Noël, trois mois avant de passer le concous !
Je serais d'eux, je gueulerais, et pas qu'un peu.
L'extrème-gauche estudiantine va faire recette.

Écrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

Je serais d'eux, je gueulerais, et pas qu'un peu.
L'extrème-gauche estudiantine va faire recette.

Ecrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

Pour le moment, c'est l'os de l'autonomie des universités que rongent les syndicats de gauche et plus.

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2007

"P.S Arrêtez de vous planquer derrière Cordoba, Sibille on vous voit.

Ecrit par : Guillaume | 06 novembre 2007 "

Mon pauvre Guillaume, alias "oooh", ("bien planqué derrière son clavier", comme dit Maminou), vous en êtes vraiment réduit à creuser de plus en plus profond pour tenter de m'énerver... D'autres ont essayé avant vous, et avec un peu plus de talent. Jouez encore un peu de la pelle!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 novembre 2007

Je soupçonne les syndicats de commencer à énerver sur l'autonomie. Il ne leur reste qu'à tenir jusqu'à décembre.
Le ministère donne alors les chiffres, ce qui donne une grande vague d'huile sur le feu et hop : mécontentement général chez les étudiants.
Si on passe de 1000 à 500, ca va vraiment claquer sec !

Écrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

Suis en train de regarder l'émission Un grand corps malade.
Outre le fait que ça me démoralise gravement, je n'arrive pas à comprendre qu'avec de tels constats aussi clairement exprimés, on n'apporte pas d'urgence le remède qui s'impose d'évidence, et tout particulièrement la remise au goût du jour d'un enseignement systématique, une bonne heure par semaine, de la grammaire française dès le CP¨et jusqu'en troisième.
Ça me dépasse et ça m'énerve au plus haut point.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2007

Bien. Mon rôle ici étant proche de celui de Cassandre, j'invoque les mânes de mon aïeule troyenne pour vous faire ces quelques révélations. Toute ressemblance avec la sus-dite Germaine Teissier ne serait que fortuite.

Je vous prédis donc :

1) Que si ni Bayrou, ni Ferry, ni Fillon, ni Robien n'ont supprimé les IUFM, Darcos ne le fera pas non plus. Nous sommes majoritaires dans l'opinion, mais minoritaires dans l'E.N. L'esprit pédagogique continuera à planer et à souffler insidieusement, jusqu'au retour du PS au pouvoir (à la faveur de l'alternance), où il pourra faire éclater sa hargne et sa joie au grand jour, à coup de circulaires et d'inspections.

2) En attendant, Darcos ne fera que de misérables réformettes, et ne révolutionnera pas grand chose - il a les pieds et les mains liés et ne peut rien faire contre la tradition pédago.

3) Si le nombre des postes aux concours d'enseignement baisse drastiquement, les étudiants vont se révolter, à juste titre, aidés par les syndicats du secondaire. Darcos et Pécresse y perdront leur crédit, face aux étudiants et au secondaire.

4) Une réforme des programmes de lycée ne pourra aboutir qu'à des résultats catastrophiques si elle est faite en dépit du bon sens, en imposant des restrictions face au programme Viala, qui, si mauvais soit-il, permet toujours de faire de bonnes progressions, en toute liberté. Quant à la réforme des programmes de collège, elle est impossible, sauf en rétablissant les heures d'orthographe / grammaire / conjugaison / expression écrite.

Si nous étions dans le domaine de la perfide Albion, je prendrais des paris.

Écrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

D'autres ont essayé avant vous, et avec un peu plus de talent. Jouez encore un peu de la pelle!

Ne me tentez pas, voulez-vous que je ressorte de ces archives vos trépignations puériles.

Écrit par : Guillaume | 06 novembre 2007

Darcos ne fera que de misérables réformettes, et ne révolutionnera pas grand chose (...) Si nous étions dans le domaine de la perfide Albion, je prendrais des paris.

Ecrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

La France s'est engagée auprès de la Commission européenne à ouvrir à la concurrence de manière maîtrisée son système de paris sportifs en ligne (dépêche Reuters).
On ouvre une officine ?

Écrit par : FGuichard | 06 novembre 2007

Les révolutions... quelles révolutions?
A part quelques doctrinaires ici présents plus personne ne veut de révolution. Pour quoi faire?

Mais qu'on en veuille ou pas, la Révolution ça s'invite aux lieux et aux moments les plus inattendus ; mon pronostic : Californie 2015, au moins aussi improbable que Paris 1789...

Écrit par : victor | 06 novembre 2007

Une bonne nouvelle! Pour l'instant rien sur l'école mais Sarkozy vient de nous promettre aujourd'hui à Guilvinec qu'il allait intégrer le goût du gasoil dans le poisson. Bon appétit!

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2007

"Ne me tentez pas, voulez-vous que je ressorte de ces archives vos trépignations puériles."

Ecrit par : Guillaume | 06 novembre 2007

Votre copain de "l et e" toto a tenté ce genre de choses il y a peu de temps, avec un succès pour le moins mitigé. Vous faites ce que vous voulez, à condition d' adjoindre à mes messages TOUS les tenants et aboutissants ineptes de "lire et écrire" et "sos éducation". Mais j'ai un léger doute sur le fait que vos jérémiades oiseuses et interminables, (pardon, Jérémy), les copiés-collés encore plus innombrables qu'ici d'Anne-Marie Valette et un toto qui, par rapport à ses apparitions sur "bonnet d'âne", laisse la bride sur le cou sans aucune inhibition à son imagination sans limite, (je laisse les blogueurs d'ici imaginer jusqu'où ça peut aller, s'ils s'en sentent capables) puissent intéresser qui que ce soit ici!
Cordialement.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 novembre 2007

Oui, Christophe et Guillaume, la petite querelle est pas passionante.

Chrisotphe Siblle a laissé son mail sur le forum - pourquoi les messages qui le concernent ne lui sont-ils par directement envoyés ?? Ca éviterait de lire des dialogues où chacun se sent provoqué. Pis, Christophe, citer d'autres utilisateurs, ca va jeter de l'huile sur le feu... Pas bien malin, ça.

Bref -> pour parler à Christophe Sibille, écrivez sur sa boîte-mail, ce serait plus malin...

Écrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

Euh, Christophe, je ne me sens pas provoqué, hein... Mon message est un peu ambigu... Je ne vous en veux pas pour les jérémiades : je n'ai pas le monopole des Jérémy !

Écrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

Bonne lecture...


Pennac: "J'étais un cancre, un vrai"

On peut être écrivain à succès et n'avoir pas brillé sur les bancs de l'école. Ainsi en va-t-il de Daniel Pennac, qui raconte dans son dernier livre avoir été un cancre. Il revient pour le Journal du dimanche sur l'événement heureux qui l'a fait basculer, ses souvenirs d'école, et sa conception de l'apprentissage, du côté de l'élève comme de celui du prof.

"Chagrin d'école, le nouveau livre de Daniel Pennac, sortira en librairie le 11 octobre*. Le père de Benjamin Malaussène y raconte avoir été, jusqu'à ses 20 ans, un cancre authentique. Mauvais élève et pas du tout fier de l'être, persuadé de n'être bon à rien, malheureux du souci causé à ses parents. Puis l'amour ! Sa magie, une élève d'hypokhâgne s'amourache du cancre et fait de lui un étudiant passionné puis un prof comme on en rêve, plus soucieux de sauver ses élèves que de dispenser son savoir à tout prix. Puis l'écrivain à succès que l'on connaît...

Vous révélez dans ce livre avoir été un cancre jusqu'au bac, ce qui est très inattendu. Pourquoi l'étiez-vous ?
C'est un mystère. Une inhibition, dès le départ, traduite par une immense difficulté à assimiler. L'apprentissage de l'alphabet, par exemple. On dit qu'il m'a fallu un an pour retenir la lettre A ! Peut-être aurais-je eu besoin d'une solide psychanalyse mais mes parents étaient nés avant 1914, on faisait peu de psychologie à l'époque. On se taisait beaucoup. On plaisantait, aussi.

Vous aviez honte d'être un cancre. "J'étais compromettant", écrivez-vous...
Je ne l'étais pas à la récré, où j'étais assez physique. Quand je formais une équipe de ballon prisonnier, on perdait rarement. Et j'étais champion du monde de polochon! [S'adressant au rédacteur et au photographe] Je vous prends quand vous voulez au polochon, malgré notre différence d'âge canonique ! Mais là s'arrêtaient mes compétences. C'était mon mode de compensation. En classe, oui, je me sentais compromettant: la tentation de copier sur le voisin était immense et bien sûr le voisin se méfiait de moi. On n'envisage le cancre que par ses processus de compensation: il fait le clown, il est agressif ou complètement léthargique. Ne reste que l'image de l'élève qui déconne. Mais que ressent-il, ce cancre qui s'entend dire à longueur de journée qu'il est bête, paresseux, tricheur et coupable de "le faire exprès" ? Il finit par le croire.

Surtout quand les profs l'humilient...
Je n'ai plus aucun souvenir de mes profs, à cinq exceptions près. Deux bourreaux, dont ce crétin, en 6e, qui notait mes dictées négativement et faisait régulièrement la même plaisanterie: "- 25, Pennacchioni, ça ne se réchauffe pas !" Et trois sauveurs. Des gens que j'ai vraiment aimés: un prof de maths, une prof d'histoire et un philosophe qui m'ont sorti de ma cancrerie en me passionnant pour leur matière. C'est grâce à eux que je me suis construit. Parce qu'on ne se construit pas sous le regard méprisant ou inquiet d'adultes qui se contentent de demander: "Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ?"

Comment se comportaient vos parents ?
Mes parents me faisaient peu de reproches. Simplement, ils s'inquiétaient, surtout ma mère qui en parlait à la coiffeuse du village: "Il faudra que ses frères s'occupent de lui quand nous aurons disparu." Aujourd'hui qu'elle a plus de 100 ans, elle me regarde encore avec inquiétude. Mon père, lui, préférait pratiquer l'humour. On s'aimait beaucoup. J'étais un cancre, un vrai, mais je lisais énormément. Nous avions de fausses querelles littéraires. Je trouvais son Montherlant ridicule, il m'envoyait paître avec le Marquez que j'essayais de lui faire lire. On communiait dans Dostoïevski, on blaguait beaucoup, mais lui aussi était inquiet pour moi.

Et puis l'amour vous a sauvé !
Vous êtes en terminale, vous devez repasser votre bac. Une fille tombe amoureuse de vous ! Or, vous n'avez, depuis une vingtaine d'années, qu'une vision déplorable de vous-même. Et voilà que cette femme vous préfère à tous les autres ! En plus, petit bonus hiérarchique, c'est une élève d'hypokhâgne ! Que faire ? S'enfuir, par peur de ne pas être à la hauteur ? Ou saisir l'occasion de devenir enfin vous-même ? Mais alors, il ne s'agit plus de faire l'idiot, hein, de continuer à se vautrer avec délectation dans le sentiment de votre indignité ! Là il faut y aller ! Et c'est, en effet, allé à toute allure. J'ai mis moins de temps à passer ma licence et ma maîtrise que mon bac. Ce premier amour m'a sauvé de moi-même.

Pourquoi l'ancien cancre est-il devenu enseignant ?
Au départ, pour des raisons très banales, très statistiques: je voulais avoir du temps pour écrire, il y avait les vacances, je voulais être économiquement autonome et mettre de la distance entre ma famille et moi... Comme premier poste, le hasard m'a flanqué dans un collège de Soissons, dans l'Aisne, avec des adolescents en classes dites aménagées. Des adolescents qui me ressemblaient au même âge. Dès les premières heures, j'ai passionnément aimé ce métier. Je retrouvais en mes élèves tout ce que j'avais subi comme cancre, tout ce que je m'étais fait subir à moi-même. Toutes mes affabulations. Parce qu'un cancre, c'est un malheureux qui affabule, il ne cesse de justifier ses incompétences par du discours... Je savais si bien comment ils procédaient ! Pas la peine de me raconter vos salades: j'en sors et je vais vous en sortir !

Comment ?
Travailler en dédramatisant. La porte de la classe est fermée. Il y a trente élèves et moi, entre quatre murs. Nous y sommes. Théoriquement, je ne devrais qu'avoir à transmettre un savoir à des intelligences ouvertes, qui n'y résisteraient pas. C'est une vision idéale de l'enseignement. L'élève est aussi un adolescent avec ses états d'âme, ses faiblesses, ses rejets... Je dois régler ces problèmes, sinon, je fais quoi ? Je fiche le camp ? Peu m'importe à moi, professeur de français, les raisons pour lesquelles untel fait tant de fautes. Je suis là pour le tirer d'affaire. Bien sûr je peux échouer, ça m'est arrivé. Trop souvent.

Parfois, le retard est tel qu'il est difficile de le combler...
A chaque fois que nous professeurs écrivons dans un carnet de notes "Manque de bases", nous voulons dire "Ce n'est pas de ma faute". Mais ce qui compte c'est de savoir si ce gosse sera remis sur pieds quand il quittera ma classe. Je ne veux pas paraître péremptoire mais jusqu'en 3ème, je pense qu'un élève qui ne souffre pas d'un handicap lourd peut être facilement remis à niveau dans sa pratique de la langue.

Il se dit aussi que la langue est de plus en plus négligée par les enfants
Il ne faut pas oublier la duplicité des gosses. Dans mon quartier de Belleville, les gamins parlent verlan tout le temps. Un soir je monte chez moi. Au bout de 20 minutes, on sonne. Qui est-ce ? Un de ceux qui parlaient verlan dans le hall. Et qui là, venant me voir pour que je l'aide à faire son devoir, parle un français impeccable. C'est le même.

Et quelle était votre méthode, pour que ça réussisse ?
On commence par une petite dictée, tous les matins. On n'en fait pas un drame, on la corrige lentement, ensemble. Tu ne sais pas ce qu'est un adjectif démonstratif ? Je vais te l'expliquer. Tu l'auras oublié demain ? Je te l'expliquerai de nouveau. Et puis on va plonger dans la langue: apprendre des textes par coeur. Des longs et des courts, comme cette phrase de Woody Allen: "Le loup et l'agneau partageront la même couche mais l'agneau ne dormira pas beaucoup." On va l'apprivoiser, la langue, cet animal revêche qui te fait si peur. On va la dompter. Et, de textes simples en "grands" textes, voilà qu'un jour, celui qui n'a jamais rien su réciter se met à jouir de ses facultés mnémoniques. Celui qui a toujours eu zéro en dictée obtient de vraies notes. Le cancre brise sa coquille. Il sort la tête ! Libéré de la fatalité du zéro ! Peu à peu il maîtrise la langue. Elle l'emplit, l'oxygène, le nettoie. Il est comme libéré d'un charme. Il s'installe dans l'estime de soi. La joie de cette éclosion ! La tête qu'il fait ! Un émerveillement absolu.

"Honte à ceux qui font de la jeunesse la plus délaissée un objet de peur fantasmatique" écrivez-vous dans le livre. Qui visez-vous ?
Tous ceux qui utilisent la peur du pauvre à des fins électorales. Tous ceux qui stigmatisent cette jeunesse de banlieue en oubliant qu'ils sont nos enfants. Car ce sont nos enfants. Leurs arrières-grands-parents se sont fait tuer pour nous sur le chemin des dames, leurs grands-parents mouraient pour nous à Monte Cassino, leurs parents construisaient notre Paris des années 1970 et eux sont là. Ce sont nos enfants. Cette société, en les stigmatisant, montre qu'elle a perdu le sens le plus élémentaire de la paternité.

*Chagrin d'école, Gallimard, 320 p., 19 euros.

Écrit par : Maminou | 06 novembre 2007

"Parfois, le retard est tel qu'il est difficile de le combler...
A chaque fois que nous professeurs écrivons dans un carnet de notes "Manque de bases", nous voulons dire "Ce n'est pas de ma faute"."

Une fois dans ma carrière scolaire, j'ai eu un professeur qui me disait: "Quel dommage! Vous avez de si bonnes bases! Pourquoi de si mauvais résultats?". J'ai eu beau lui expliquer que ses cours me faisaient mourrir d'ennui, elle n'a jamais compris. C'était en allemand au lycée. J'ai fini par laisser tomber cette matière.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2007

"Pis, Christophe, citer d'autres utilisateurs, ca va jeter de l'huile sur le feu... Pas bien malin, ça. "

Ecrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

Des gens comme Guillaume sont persuadés, parce qu'ils partagent leur haine pour les IUFM, que des gens comme Pedro Cordoba sont corps et âme avec eux. Il faudrait qu'ils comprennent que la vie, et les points de vue, ne sont pas si binaires. C'était le seul sens de ma remarque, et vous remarquerez vous-même que je n'ai pas été extrêmement détaillé sur la question.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 novembre 2007

Zats twue.

Écrit par : Jeremy | 06 novembre 2007

Pour jeremy
http://www.leolea.org/txt-experience.htm

Ratus c'est d'la merde, si tu ne sais pas déjà lire en arrivant au cp.

Ecrit par : toto | 01 novembre 2007


Alors, t'en penses quoi, ma poule ?

Écrit par : toto | 06 novembre 2007

Pas de haine seulement une colère légitime et maîtrisée à la lecture de textes comme celui qui a motivé ma petite pique.

Mais la détresse d'une mère de famille...vous vous en fichez.
J'ai actuellement des élèves de CM2 "bousillés" par des méthodes de lecture ineptes défendues par vos petits amis qui continuent à baver sur les syllabiques (comme me l'a confirmé cette étudiante), ils traineront cela toute leur vie et je vais malheureusement devoir les envoyer au collège en sachant qu'ils ne seront pas "armés" convenablement.

Mes CM1 ayant appris à lire avec une alphabétique (Léo Léa pour faire plaisir à Toto qui en qualité de parent d'élève peut comprendre la détresse citée plus haut) n'auront pas ces ennuis, ils lisent couramment, de façon fluide contrairement à beaucoup de CM2 et ont une orthographe bien meilleure.

Alors permettez que je me défoule de temps à autre sur notre pédago de service.

P.S Cordoba si vous trainez par là, sachez que vous me décevez un peu sur ce coup-là (mais c'est une toute petite déception ), je n'ai pas rejoint REC dans cet esprit.

Écrit par : Guillaume | 06 novembre 2007

J'ai notamment un petit Brandon, pas un foudre de guerre mais quelques possibilités, un élève moyen, un milieu familial d'un niveau socio-culturel assez pauvre, des pantalons trop grands, des chaussures en pièces, qui a toutes les peines à déchiffrer, la lecture est difficile. Un pauvre petit gars en somme.
Il vient d'une école publique avec des instits formés dans ces IUFM que je "hais".

Que deviendra-t-il ?
Qu'est-ce que j'en fais ?

Voilà, Sibille la raison de ma colère, j'en ai marre de voir cela, de savoir que cela se passe ailleurs et qu'un Darcos, tout satisfait de lui n'y changera rien.

Écrit par : Guillaume | 06 novembre 2007

Toto, beh vous aviez raison : Ratus c'est bien du global :-(

C'était mon manuel de CE1... (soupir)

Sur votre lien, il est écrit : "Les élèves lecteurs en entrant au CP avaient tous appris à lire avec une méthode syllabique à la maison." Et c'est tout à fait vrai : j'avais appris à lire avant de connaître Ratus, en répétant ba-be-bi-bo-bu.

Guillaume, je confirme que l'IUFM continue à cracher sur la syllabique... Je me demande comment on sortira de toute ça, étant donné que le système se reproduit lui-meme à l'infini... C'est pour ça que le ministre n'y touche pas : il y a tant de partisans de ces conneries comme les séquences ou la lecture globale !

Écrit par : Jeremy | 07 novembre 2007

Ratus c'est d'la merde, si tu ne sais pas déjà lire en arrivant au cp.
Ecrit par : toto | 01 novembre 2007

j'ajoute mon grain de sel , bien que la messe soit dite et bien dite pour Ratus.

J'en ai fait l'expérience avec ma dernière, ( 17 ans donc souvenirs un peu flous) qui n'a pas eu de problème avec (moi je ne le trouvais vraiment pas ragoutant le Ratus, quant au graphisme et au texte, pauvres et raccoleurs) mais parce qu'elle savait déjà lire, et qu'on a en plus veillé au grain, instruits par l'expérience de l'aînée.

Cela dit il y avait 2 autres conditions qui ont permis de limiter les dégâts:
1) ils étaient 9 ou 10 dans sa classe, et le maître ( tiens je me souviens de son nom, Olivier F., ensuite il est parti pour Pékin) s'est donc consacré à ceux qui peinaient le plus, mais que vaut une méthode de lecture qui exige quasiment des cours particuliers?
2) c'était une école bilingue, on alternait par demi-journée. La syllabique étant de mise en anglais, cela aussi facilitait la tâche.

Ma fille avait démarré la lecture au Kindergarden, donc en anglais, puis a fait son premier trimestre du CP avec une instit bretonne près de la retraite, qui se glorifiait de ne jamais avoir cédé aux injonctions. Alors en janvier, de retour ici, on a surfé sur le ratus sans pb. Mais j'imagine que dans des conditions "normales" cela ne doit pas être évident de rectifier le tir!!
Si, complémenter avec L&L


Comme pour les bébés nourris au sein à qui il faut un biberon supplémentaire.

Décidément, ce blog est une vraie madeleine

Écrit par : Cadichon | 07 novembre 2007

Pour Guillaume, Cadichon et les anti-pedagos.

Est-il normal que trois petites filles de 12 ans en cinqième ne sachent pas faire ce problème :

"Cent pêches ont coûté 20,40 euros.
Combien de pêches aura-t-on pour 5,10 euros? "

1) Pour l'une, incompréhension totale.
2) Ma petite-fille a compris, mais n'a pas su faire la division.
3)J'ai dû réexpliquer comment multiplier ou diviser par 10,100,1000, etc.
Comment faire une division qui comporte des virgules !

En français, le devoir consistait à faire des colonnes du "champs lexical" (sic) d'un texte : colonnes pour les noms, les adjectifs, les verbes, etc, aucun intérêt, "torché" en cinq minutes.

En anglais, j'ai été tellement abasourdie que je suis incapable d'en parler. (Il était question de ronds, de carrés , de V, qui représentent les différents éléments d'une phrase, sans savoir que to want veut dire vouloir, désirer, que do fait does à la troisième personne : phrases apprises globalement sans aucune explication grammaticale, etc.)

Pour les pédagos, qui s'accrochent à leur réverbère comme un ivrogne, (ou à leur rocher comme un "pissou" (terme breton qui désigne les anémones de mer fermées)
Dans " la débâcle de l'école", "Paroles d'IUFM", une jeune femme qui vient d'en sortir déclare :
"Les IUFM sont des instituts où règnent la médiocrité intellectuelle et une forme de terrorisme idéologique."

Plus loin : "Le but des visites des professeurs d'IUFM et des maîtres formateurs est de vérifier la soumission des enseignants aux absurdités prônées par le pédagogisme et que tout écart par rapport aux pratiques imposées par les IUFM peut être puni de licenciement."

"A l'IUFM, on régresse : personne n'y parle français correctement, à commencer par les formateurs. De plus presque tous les formateurs sont des démagogues. Les cours ne sont que des séances dde bavardage. L'IUFM est vraiment l'école de la médiocrité, à tous les niveaux, intellectuel et moral".

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2007

La preuve de ce qu'avance cette jeune femme (débilité de l'IUFM, et diktat absolu des pédagos).

1er devoir des cours de préparation au concours d'entrée aux IUFM du CNED .
3 points pour l'orthographe.(passons)
Faire la synthèse de 3 textes:

1) Michel Fayol sur
"Dynamique de la lecture ( en gros on lit en bougeant les yeux...)
Coordination entre décodage et compréhension.(on ne sait pas très bien comment. çà marche )....

2) Sylvie Cèbe et Jean-Louis Paour
De l'éducation cognitive en maternelle à l'apprentissage de la lecture en primaire
Bla bla bla bla ..citant Gombert, Goigoux : Il faut que l'élève soit capable d'inhiber un traitement sémantique pour opérer un traitement phonologique , s'il veut pouvoir détecter le point commun entre mardi, magie, maman ou trier les mots en fonction du nombre de syllabes.
Ces compétences sont décisives pour entrer dans l'apprentissage de la lecture..etc

3) Roland Goigoux (encore..)
"la guerre des méthodes est finie" ( Libé sept.2005)

"le système scolaire ne peut accepter de sous-traiter aux familles (sic) une part de l'enseignement qui lui incombe s'il veut assurer le rôle compensatoire des inégalités sociales assigné par la loi. "

Après la synthèse de ces 3 textes, on étudie le texte 'Le petit chaperon rouge ' de la méthode de lecture Rue des contes.
etape 1:
Chercher des indices dans le texte
On 'explore' le texte...et on 'émet des hypothèses: Reconnaissance des mots connus: Le petit chaperon rouge, il était une fois,une petite, une maison, grand-mère,etc.
le maître lit le texte, les enfants suivent avec leur doigt.

On 'se repère dans le texte' en cherchant la ligne qui explique que c'est la grand-mèrequi a offert la cape rouge à la petite fille....etc'

Tous les auteurs cités sont des pédagogues.
Je rappelle que l'épreuve princeps du concours est en général une synthèse de trois textes, (de trois textes pédagos de l'acabit de celui cité), qu'elle est si difficile que les étudiants s'y préparent tout au long de l'année, au détriment d'un travail plus interessant.

Anne-Marie.

PS : heureusement qu'on ne peut retirer que trois points pour l'orthographe! Cela permet aux dysorthographiques d'être reçus haut la main, s'ils ont bien intégré la perversité du système.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2007

"A l'IUFM, on régresse : personne n'y parle français correctement, à commencer par les formateurs. De plus presque tous les formateurs sont des démagogues. Les cours ne sont que des séances de bavardage. L'IUFM est vraiment l'école de la médiocrité, à tous les niveaux, intellectuel et moral".

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2007

C'est ce qu'on appelle prendre ses désirs pour des réalités. Anne-Marie Valette, vous êtes un summum de bêtise, de méchanceté, d'ignorance et de perversion.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

Et ce n'est pas pour dire, mais la main-mise de "lire et écrire" sur "bonnet d'âne" va bientôt rendre ce dernier aussi attractif et sympathique que ce "premier"... Pedro, Françoise Guichard, Catmano, Montaigneàcheval, Jean-Paul, Guy Morel, Dobolino, Jérémy, Milady, revenez, le blog coule.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

"Toto, beh vous aviez raison : Ratus c'est bien du global :-( "
je corrige
"Toto, beh vous aviez raison : Ratus c'est bien d'la merde si tu n'as pas appris à lire 'correctement' avant :-( "

Sinon on ne peut pas 'comprendre'


Message subliminal:

"Lire avec Léo & Léa" edition belin 18 € po chir tri tri bonne méthode 'globale'
Vive la planète de Alphas ! 22€ po chir ...

Écrit par : toto | 07 novembre 2007

Guillaume, je confirme que l'IUFM continue à cracher sur la syllabique... Je me demande comment on sortira de toute ça, étant donné que le système se reproduit lui-meme à l'infini... C'est pour ça que le ministre n'y touche pas : il y a tant de partisans de ces conneries comme les séquences ou la lecture globale !

Ecrit par : Jeremy | 07 novembre 2007

Voici encore un texte sublime proposé au concours d'entrée à l'IUFM. (Puisse-t-il (Goigoux) le traîner comme une casserole jusqu'à la fin de ses jours ).

"Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand : « Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite.
Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire.
Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit. Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs.
C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »
(Cahiers pédagogiques, n° 352, mars 1997. Texte donné au concours des IUFM en 2002.)

Quant à Eveline Charmeux, cette harpie, voici ce qu'elle dit :

"« Eveline Charmeux écrivait en 1983, avec une conviction qui surprend d'autant plus qu'elle ne s'appuie sur aucune tentative de preuve : « L'activité de construction du sens étant une activité de raisonnement, activité intelligente dans laquelle il n'y a pas de mécanisme, le déchiffrage n'existe pas.
Il n'y a jamais eu de déchiffrage dans la lecture; personne n'a jamais construit du sens en déchiffrant. La mise en place d'un mécanisme de déchiffrage et d'oralisation dresse des obstacles sur la route des enfants qui apprennent à lire. »

Je rappelle que ses outrances, ainsi que celles de Foucambert, l'avaient conduite à un certain éloignement même de la part de Meirieu, qui l'a exhumée pour s'en servir dans son forum. Depuis, elle a repris du poil de la bête, et fait même des tournées en France, dans des écoles, où elle se fait applaudir par de jeunes instituteurs complètement dépourvus de sens critique du fait de leur formation abrutissante dans les IUFM.

Anne-Marie.

PS : par contre, elle s'est montrée tellement odieuse et intolérante dans son face-à-face avec Rachel Boutonnet que cela peut avoir fait réfléchir certaines personnes.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2007

Oyez Oyez

Cibileducono parlerait français correctement !
Qu'on se le dise....

:ange:

Écrit par : toto | 07 novembre 2007

Anne-Marie,
J'ai vu, de mes propres yeux vu, il y a deux ans un stagiaire de Lettres classiques, garçon d'une finesse et d'une culture rares, d'une intelligence pétillante, d'une gentillesse et d'une fermeté (à la fois), qui avaient su conquérir ses élèves, au surplus musicien ( pour Christophe!), se faire cuisiner en salle des professeurs par deux saletés - il n'y a pas d'autre mot - dépêchées par l'IUFM en visite de contrôle idéologique. Elles s'étaient assises l'une d'un côté, l'autre de l'autre, et elles y allaient à feu continu de leurs questions captieuses, de leurs reproches stupides et malveillants ("Pourriez-vous nous justifier votre progression", "Pourquoi votre cahier de texte n'est pas ceci, n'est pas cela, etc?"). J'écoutais ça en coin en faisant mine de fouiller dans mon casier et je n'ai pas tout entendu, mais il m'a dit après coup que cela avait été "horrible". Pauvre garçon! Il écoutait cela sans s'énerver parce qu'il était bien obligé, mais il les aurait volontiers giflées, la seule chose qu'elles méritaient! Alors sur les IUFM, Anne-Marie, ce qu'on en dit est largement la vérité, et même en-dessous de la vérité!
Je crois que l'expression de "summum de bêtise, de méchanceté , d'ignorance et de perversion" définit magnifiquement bien l'IUFM. Il suffit de voir la tronche des individus qui y font la pluie et le beau temps: Meirieu, Frackowiak, Goigoux , Antibi... Une vraie "Cour des miracles" de mécaniques à bavarder que l'intelligence et la raison ont désertées.

Écrit par : Jean | 07 novembre 2007

C'est ce qu'on appelle prendre ses désirs pour des réalités. Anne-Marie Valette, vous êtes un summum de bêtise, de méchanceté, d'ignorance et de perversion.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

Pour faire simple et direct , je dirais simplement que vous êtes , quant à vous , un gros con !

Écrit par : non-non | 07 novembre 2007

Non-non... Babil d'un enfant de quatre ans? De mieux en mieux, vos pseudos, Guillaume. Et vous signez de plus en plus courageusement vos insultes! (Courageusement planqué derrière votre ordinateur, comme disait Maminou un peu plus haut). De plus, ce que vous dites est stupide. Je mesure 1m81 pour 70 kilos!
En répondant ainsi à Anne-Marie Valette, je pense que j'étais très en dessous de la vérité, (et je suis très loin d'être le seul à le penser, rassurez-vous). Ce n'étaient pas des insultes, mais un simple constat de bon sens.
Ceci-dit, Guillaume-non non, j'apprécie votre dernier message à sa juste valeur. Et, comme vous êtes mathématicien, et que vous savez aussi bien que moi que que "moins" par "moins" = "plus", vous conviendrez sans peine qu'être insulté par quelqu'un tel que vous est un honneur!

Lobbying de "lire et écrire" et "sos éducation". Ce blog est en train de s'autodétruire, et c'est bien dommage.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

Pas d'autre pseudo que Guillaume, j'ignore qui est "non-non" et cessez de rameuter un hypothètique comité de soutien à votre insignifiante personne.
1m81 pour 70 kg, poids plume, va !
Bon Jérémy a raison, c'est lassant.

Écrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

Christophe, c’est tout à votre honneur de défendre ici des thèses à contre courant du blog.
Cependant votre combat serait plus fructueux si vous étiez moins catégorique et plus nuancé.

Nous avons tous subi les ires des commissaires politiques pédagogistes adeptes des procès staliniens ou des chasses aux sorcières. Cette idéologie sévit encore très largement dans les IUFM, c’est un fait.

Pourquoi ne pas le reconnaître et le dénoncer clairement ? Il serait alors beaucoup plus facile de vous faire entendre lorsque vous expliquez qu’une partie des formateurs est honnête et fait un travail de qualité.

Vous manquez à mon sens de perspicacité et de sens tactique (surtout lorsque vous perdez vos nerfs ...) ! Votre démarche me semble de ce fait improductive et c’est dommage parce que vous dites parfois des choses sensées et respectables ...

Écrit par : Zorglub | 07 novembre 2007

"Christophe, c’est tout à votre honneur de défendre ici des thèses à contre courant du blog.
Cependant votre combat serait plus fructueux si vous étiez moins catégorique et plus nuancé.

Nous avons tous subi les ires des commissaires politiques pédagogistes adeptes des procès staliniens ou des chasses aux sorcières. Cette idéologie sévit encore très largement dans les IUFM, c’est un fait. "

Ecrit par : Zorglub | 07 novembre 2007

Procès staliniens? Et c'est moi qui manque de nuances? Alors que mes derniers messages postés ici relataient justement les réserves, (le mot est faible) concernant les référentiels de compétences et d'évaluation? Vous me parlez de procès staliniens? relatés par une demi-douzaine de personnes ici, alors que, aux dires mêmes de Jean-Paul, il circule des milliers de personnes ici? Croyez-moi ou non, mais si je l'avais vu, j'aurais été le premier à m'élever contre!

"Pourquoi ne pas le reconnaître et le dénoncer clairement ? Il serait alors beaucoup plus facile de vous faire entendre lorsque vous expliquez qu’une partie des formateurs est honnête et fait un travail de qualité.

Vous manquez à mon sens de perspicacité et de sens tactique (surtout lorsque vous perdez vos nerfs ...) ! Votre démarche me semble de ce fait improductive et c’est dommage parce que vous dites parfois des choses sensées et respectables ..."

Ecrit par : Zorglub | 07 novembre 2007

Une fois de plus, relisez-moi dans l'ensemble de ce que j'écris, et non quand je réponds à des gens qui, eux, sont clairement pour un retour à l'école des années trente. Sans la moindre nuance, eux. Et je sais que cela vous ferait un immense plaisir que je "perde mes nerfs" mais, hélas pour vous, ce n'est pas le cas. Désolé.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

M’enfin Christophe, restez crédible ! Comment pouvez-vous nier que de nombreux d’enseignants ont vu leur notation pédagogique stagner et ont eu à subir des séances de confessionnal post inspection douloureuses et infantilisantes pour causes de non adhésion à LA méthode ?
Certes, la situation s’est améliorée mais seulement depuis les directives Robien de liberté pédagogique.

Écrit par : Zorglub | 07 novembre 2007

Est-ce être crédible que monter en épingle une demi-douzaine de cas, et prétendre en faire une généralité étayant un complot généralisé? Racontez-cela à un cheval de bois, et il va se mettre à ruer! Il y a effectivement des outrances. De tous les bords. Point.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

Quant à perdre son sang-froid, ne pensez-vous pas, en toute honnêteté, que ce soit cas de celui qui traite son interlocuteur de "gros con"? Je ne parle même pas de toto, qui a intrinsèquement le sang chaud! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

Non-non... Babil d'un enfant de quatre ans? De mieux en mieux, vos pseudos, Guillaume.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

N'attirbuez pas mon débordement , à qui vous fait plaisir !
Le Guillaume que vous citez , n'en est pas l'auteur.

Écrit par : oui-non | 07 novembre 2007

J'ai beau mal connaître les IUFM, pour avoir eu la chance, oui, c'en est une, de ne pas en avoir fréquenté, il me semble que les enseignements qui y sont dispensés sont de deux espèces :

- des enseignements disciplinaires, dans lesquels n'entre aucune considération "politique" ;
- des enseignements "pédagogiques" qui en sont bourrés.

La seconde espèce est très souvent, je ne dis pas systématiquement, le repaire de charlatans de tous poils. Les plus fumeux de ces charlatans sont ceux qui règnent sur l'institution. Une de mes amies, professeur de chant, se fit ainsi reprocher par les instances dirigeantes d'un IUFM de donner un enseignement "trop directif". Elle apprenait aux aspirants-professeurs à placer leur voix, en leur faisant faire des exercices appropriés, rien que de très utile et de bon sens, et pourtant cela peut être classé dans ma seconde espèce.

Beaucoup d'étudiants se laissent faire, il est normal donc que ceux qui signalent les abus d'une certaine minorité (en nombre mais pas en pouvoir) soient minoritaires. J'ai toujours vu les jeunes collègues enthousiastes déchanter progressivement, se "durcir" et passer des séquences qu'on leur avait apprises, à un enseignement plus "traditionnel".

Faut-il rappeler que, dès leur institution suite à la loi de 1989, les IUFM ont été décrits comme devant "assurer une formation commune aux enseignants, de la maternelle à l'Université" ? Cela dit clairement combien il s'agit (toujours aujourd'hui) de réaliser une utopie et de forger le "prof" nouveau.

Personne ici, je pense, ne nie la nécessité pour les débutants dans l'enseignement de bénéficier d'une formation afin de pratiquer le mieux possible leur métier. Le fait qu'il y ait des établissements pour assurer ladite formation n'est donc pas en cause. Mais tels qu'ils sont, les IUFM, soigneusement contrôlés par une poignée de déments à l'esprit totalitaire avéré, devraient disparaître !

Une formation normale devrait en effet contenir :
- des cours complémentaires de la (ou des) discipline(s) que le professeur enseignera, cela pour qu'il la (les) domine.
- des cours généraux sur les "ficelles" du métier, les conduites à tenir en cas d'incident, les procédures habituelles (administratives) face aux situations difficiles, les cadres légaux, etc. Des choses objectives, simples et pratiques, hors de toute doctrine bien sûr.
- des cours sur la didactique propre aux disciplines enseignées. Toujours sans parti-pris.
- et évidemment, last but not least, de la pratique, accompagnée par des professeurs déjà en poste, des stages, etc.

Et que l'on mette tous ces "spécialistes en sciences de l'éducation" dans une grande poubelle, et hop, à l'incinérateur direct !

Écrit par : Moot | 07 novembre 2007

Je ne veux pas avoir l'air de généraliser mais l'histoire de ce stagiaire de lettres classiques est courante, surtout dans sa discipline. Il m'est arrivé à peu près la même chose dans le lycée où je faisais mon stage sauf que moi, je n'ai pas su garder mon sang-froid et j'ai viré la formatrice de la salle des profs devant mes collègues. Ensuite, je me suis fait remonter les bretelles par toute ma hiérarchie et mon chef d'établissement qui au départ m'appréciait, est devenu très désagréable à mon égard. Des anecdotes de ce type, il y en a beaucoup mais il y a une sorte d'autocensure chez les jeunes profs qui évitent de parler de leurs mésaventures aux collègues pour qu'on leur fiche la paix. C'est un peu ce que je fais au quotidien, j'avoue que je reste assez discrète sur mes convictions et mes méthodes qui ne sont pas franchement au goût du jour.
C'est peut-être un peu lâche mais je ne voudrais pas voir des conseillers pédagogiques rappliquer pour "m'aider". Deux ans de stage, c'est amplement suffisant!!
Bonne rentrée à tous demain.
Maria

Écrit par : maria | 07 novembre 2007

on s'absente un peu , on revient et on constate que le niveau est de plus en plus bas. Franchement Guillaume et Anne-Marie Valette il y a belle lurette que le constat est fait, vous radotez et devenez lassants!
et de grâce ,arrêtez de vous en prendre à Christophe Sibille il est peut-être formateur en IUFM mais il me semble que c'est en musique , il n'est quand même pas responsable du choix des méthodes de lecture! renierez vous votre enfant s'il ou elle décide de devenir controleur du fisc ou contractuelle? à vous lire tous les formateurs en IUFM sont tous des "gros connards " incultes hors il semble qu'en l'occurence, nous avons affaire à un formateur qui sait s'exprimer et écrire plus que très correctement et mieux en tout cas que ceux qui l'insultent...
mais comme je dois être un gros et sale con qui n'a rien compris je vais avoir aussi droit à vos invectives! comme le disait un interlocuteur, Christophe Sibille a laissé maintes fois son adresse mail ici alors évitez nous vos enfantillages s'il vous plait , le blog ne s'en portera que mieux!
de plus, plutôt que venir nous gonfler avec vos copiés-collés anti Mérieu et "cons sorts" adressez vous à lui directement aussi, il ne doit pas être enfermé dans une tour d'ivoire et innaccessible, au moins ça pourra peut-être servir à quelque chose.Mais il est vrai qu'il est plus facile de taper sur des boucs émissaires...
bonne journée à tous, franchement on se fait "ch..." ici et je vous présente de très plates excuses pour ces grossièretés mais le blog ne mérite pas plus ces derniers temps

Écrit par : serpent à plumes | 07 novembre 2007

Ouais, Christophe Sibille vient ici, lui. Les formateurs "gros cons" restent sur leurs blogs à eux, dans leurs IUFM, et crachent sur Brighelli et ceux qui pensent comme lui.

Écrit par : Jeremy | 07 novembre 2007

Mais Maria...vous rejoignez la demi-douzaine de cas de notre inénarrable Sibille.
On va se tasser pour vous faire une petite place.

Bonne rentrée aussi.

Écrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

Vous remontez effectivement le niveau, serpent à plumes.
"un gros et sale con"
"on se fait "ch..."
"cons sorts"
"gros connards " incultes"

Trouvez dans mes récents messages une seule invective de cet acabit et puis, j'ai au moins le mérite de faire court.

Écrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

Les formateurs "gros cons" restent sur leurs blogs à eux, dans leurs IUFM, et crachent sur Brighelli et ceux qui pensent comme lui.

Par le passé, Sibille a craché comme vous dites sur Cordoba comme sur Boutonnet mais certains le trouvent sympa pour son côté Bacchus à la lyre. Soit.
"gros c..." certes pas, l'homme est trop habile mais faux je ne dis pas...
Maintenant que Serpent à plumes se rassure, la rentrée c'est effectivement pour demain, je vous laisse donc élever le débat.

Écrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

Le blog bouillonne, on en n’attend pas moins, mais depuis les élections présidentielles et législatives qu’est-ce qui a changé dans le sens souhaité par JPB ?

Je ne vois rien, je n’entends rien qui puisse faire rabattre leur caquet aux pédagos, aux profs ( j’écris « prof » exprès !) en « sciences de l’éducation » et aux autres charlatans du même esprit.
M. Darcos respecte la liberté pédagogique, autrement dit il laisse s’écouler les effluents empoisonnés de ces pollueurs « intellectuels ». Quant aux IPR et aux IGN, ils prêchent toujours les méthodes maintes et maintes fois dénoncées ici ou ailleurs. Qui dirige le Ministère ? Selon certains ici, Darcos serait rusé et fort diplomate pour avancer : bon, d’accord….Les Syndicats qui ont le micro immédiat sur TF1 ou sur France 2 sont-ils devenus idiots ? Quelle chance !

Pour info, je vous livre quelques extraits d’un bulletin de « réseau » consacré à l’Accompagnement à la scolarité. C’est fait par des gens dévoués, des gentils, pas que des crétins, mais il offre quelques échantillons de la pollution que l’on aimerait voir disparaître au plus vite.
Voyez : « préparer ses affaires en fonction de l’emploi du temps est important ( se projeter dans la journée du lendemain, c’est aussi créer un « horizon d’attente ») ». C’est pas beau ça ? « Horizon d’attente », une méditation heideggerienne conviendrait-elle ?
Allez, encore un échantillon !
Tenez-vous bien : « Accompagner. C’est d’abord se mettre à distance (réduire la distance entre l’élève et l’adulte→ il convient de prendre le temps de s’asseoir – c’est important en terme de posture- auprès d’un élève et de lui accorder un cadre bienveillant. C’est ensuite profiter de cette proximité pour communiquer (mettre des mots sur l’activité de l’élève, d’abord su ce qu’il sait faire, ensuite sur les difficultés qui sont les siennes). … » Stop ! Pas de commentaires, je livre ça brut. Ce minuscule échantillon isolé est le reflet de l’esprit qui règne dans l’EN. Il faudra beaucoup de sel pour faire dégorger et sortir les escargots qui se sont nichés en colonies un peu partout.
Les IUFM demeurent encore, et pour longtemps, la planque des Bourdieu-Meirieu’s boys and girls de choc. Ces « progressistes » qui ont la prétention du Ministère de la Vérité ont trop de pouvoir ( Sarko, lui, peut les combattre avec ses super -pouvoirs!) et cela entraîne des réactions parfois excessives comme dans certaines feuilles de SOS Education.

Au sujet de cette association et de sa dernière campagne de promotion de manuels de mathématiques et de lecture : qui, parmi les intervenants de ce blog, pourrait m’éclairer sur la valeur des dits manuels ? (Cf. le site www.soseducation.com )

Écrit par : Lucide | 07 novembre 2007

Serpent à plumes,
On ne disute pas un dogme, puisque le caractère même du dogme, c'est d'être irrationnel. Avec Meirieu, toute discussion est du temps perdu. Ce que nous essayons de faire à travers ce blog et les blogs semblables, c'est d'informer de l'extrême nuisance de ce personnage ceux qui passeraient par hasard par ici et n'auraient pas encore démasqué derrière le savant de façade le dangereux escroc intellectuel.
Combien de naïfs croient encore que Meirieu apporte des solutions alors que c'est son habile démagogie qui a créé les poblèmes! En réalité, ce qui nous effraie en Meirieu, dans cette condamnation de la connaissance et ce refus de la raison - cette "puissance colonisatrice" (dixit Meirieu soi-même) -, derrière sa haine des enseignants (et des agrégés en particulier - mais la Société des agrégés le lui a bien rendu!), c'est que cette doctrine d'un puérocentrisme désespéré ressemble fort à du nihilisme.

Écrit par : Jean | 07 novembre 2007

plutôt que venir nous gonfler avec vos copiés-collés anti Mérieu et "cons sorts" adressez vous à lui directement aussi, il ne doit pas être enfermé dans une tour d'ivoire et innaccessible, au moins ça pourra peut-être servir à quelque chose.

Ecrit par : serpent à plumes

Personnellement, je ne fais de copier-coller que sur mes propres dires. Mais peu importe.

Quant à s'adresser à Meirieu par écrit, c'est absolument inutile, d'abord parce que le personnage est de ceux qui prennent toute critique pour une attaque personnelle (moyen idéal employé par les esprits faux pour se défausser).
Ensuite, comme il a été signalé ici et ailleurs, tout écrit qui lui déplaît est soigneusement anéanti, toute tentative de prise de parole contre lui est soigneusement étouffée dans l'œuf.

Tirer dessus à boulets rouges (éventuellement mous), oui, il est grandement responsable du désastre actuel, il n'a pas démérité pour recevoir un maximum d'infâmie en pleine figure. Le dégommer, dégommer ses thuriféraires et ses émules, les couvrir de ridicule et de honte, quitte à paraître puérils en le faisant.
Ce dont je rêve, c'est de les voir quitter une de leurs "conférences" (par exemple en IUFM) sous les sifflets et les tomates avariées. Vieilles méthodes d'agit-prop qui méritent d'être expérimentées.

De toute façon, nous ne serons débarrassés de ces individus et de leurs idées néfastes que lorsqu'une véritable explosion de colère et de dégoût venue de la base aura suffisamment secoué les autorités pour qu'elles se décident à les jeter dehors "pedu militari ". Alors autant lancer le mouvement le plus vite possible, peu importe si l'on n'est pas constructif dès le début, d'ailleurs ce n'est vrai qu'en apparence, puisqu'il y a déjà pas mal de monde à avoir réfléchi sur ce qu'il faudrait redresser et comment le faire.

Écrit par : Moot | 07 novembre 2007

Au fait, Nath, on vous a renseigné ici sur ce "petit homme" qu'est Antibi, un obscur bavard en sciences de l'éducation qui essaie de se faire sa pub en exploitant l'antipathie naturelle des parents pour les enseignants, filon en or dans tous les sens du terme, à l'image de Meirieu (désolé, Serpent à plumes!). La "Constante macabre"? Un livre exceptionnellement "crétin"! Meirieu fait école!
Vous a-t-on été utiles?
Alléguez votre "liberté pédagogique"! Mine de rien, on doit quand même une fière chandelle à François Fillon pour avoir tenu à inscrire "dans le marbre de la loi" cette fameuse "liberté pédagogique" dont la simple mention tourneboule la cervelle de Frackowiak! Fillon , je le rappelle, avait reçu Marc Le Bris presque aussitôt après la parution de "Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter..." et je suppose que ce dernier a dû éclairer le ministre sur la dictature pédagogiste qui naufrageait l'école.

Écrit par : Jean | 07 novembre 2007

je le rappelle, avait reçu Marc Le Bris presque aussitôt après la parution de "Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter..." et je suppose que ce dernier a dû éclairer le ministre sur la dictature pédagogiste qui naufrageait l'école.

Il lui avait même consacré deux pages dans un livre paru avant les élections ("La France peut supporter la vérité") c'est dire si le Breton sait convaincre.

Écrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

"De toute façon, nous ne serons débarrassés de ces individus et de leurs idées néfastes que lorsqu'une véritable explosion de colère et de dégoût venue de la base aura suffisamment secoué les autorités pour qu'elles se décident à les jeter dehors "pedu militari ". Alors autant lancer le mouvement le plus vite possible, peu importe si l'on n'est pas constructif dès le début,..."
Ok Moot! Le problème est de savoir faire exploser la colère chez des aquoibonistes et des jmenfichistes qui ont atteint un tel degré de démobilisation! Juste une petite grève et quelques gueulantes pour les défouler leurs suffisent. Et ce jeter dans les bras des Snes Sgen Se, NON! A mes yeux, seul le SNALC tient la route et râle mais il est encore peu visible sur le plan médiatique.
On en est toujours à la case départ. C'est pourquoi chacun va mener sa vie aillleurs: nous avons une disponibilité qui nous permet d'avoir des échappatoires et des moyens d'épanouissement personnel nombreux.
Rien que pour faire signer la pétition pour l'abolition du colège unique c'est difficile d'obtenir des signatures de la part de ceux qui en constatent les dégats!

Écrit par : Lucide | 07 novembre 2007

Pour l'adresse directe, je pense qu'il s'agissait de s'adresser directement par mail à Christophe Sibille, et non à Philippe Meirieu...
Si quelqu'un a le mail de Philippe Meirieu, qu'il me fasse signe, mais jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas si disponible, ce brave homme.

Écrit par : Jeremy | 07 novembre 2007

Lucide, pour le CP, SOSEduc préconise les deux meilleures méthodes d'apprentissage de la lecture, que notre site Lire -ecrire préconise également depuis longtemps : "Lire avec Léo et Léa", SEUL LIVRE alphabétique actuellement reconnu par l'EN, et Fransya, du docteur Wettstein-Badour, excellente, mais plutôt réservée aux grands "apprenants".

Je rappelle que Boscher, bien qu'il soit édité à 100.000 exemplaires chaque année (nostalgie de grands-parents, disent les pédagos), vendu dans les supermarchés en plus de toutes les librairies, est totalement ignoré des IUFM, et n'est utilisé ou recommandé qu'en cachette par les enseignants qui l'utilisent. Non reconnu comme livre de classe par l'EN, malgré son excellence "qui a fait ses preuves". Encore un terme honni des pédagos, qui nous traitent de "ringards, passéistes, fashos" : notre hôte a été traité de Doriot, mais qui sait qui est Doriot ?

Je ne trouve pas la référence au livre de calcul.

Anne-Marie.

PS : merci, Moot.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2007

On peut dire ce qu'on en veut, depuis que "Education, un grand corps malade" est sur dailymotion, le bistouri glisse beaucoup plus facilement...

Merci encore à notre hôte qui avait prévu d'arrêter après les élections, et qui résiste en corps.

Écrit par : D'Enguell | 07 novembre 2007

Le blog bouillonne, on en n’attend pas moins, mais depuis les élections présidentielles et législatives qu’est-ce qui a changé dans le sens souhaité par JPB ?
lucide répond à sa question en ajoutant aussitôt:
Il faudra beaucoup de sel pour faire dégorger et sortir les escargots qui se sont nichés en colonies un peu partout.

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Vous avez raison. Sarko n'est pas Dumbledore, ni même Harry Potter.
Qui pourrait en 5 mois ouvrir et clore le chantier pharaonique du décalaminage d'un mammouth. Essayez simplement de changer le régime et la route d'un simple bourricot.

Bon et comme je trouve qu'on ne voit pas assez Sarko sur les petits lucarnes, je vous en remets une louche.
c'était hier soir à Washington, devant les mauvais Français , nous, les expats.
http://www.elysee.fr/webtv/index.php?intChannelId=3&intVideoId=181

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Moot il ne s'agit pas de s'adresser à Meirieu par écrit, c'est effectivement absolument inutile,
Il s'agissait, si je n'Mabuse, de dire sur son mail à Christophe ce qu'on pense de lui, ce que je me suis d'ailleurs empressée de faire ce matin.

Écrit par : Cadichon | 07 novembre 2007

Merci, serpent à plumes.

"Bon Jérémy a raison, c'est lassant."

Ecrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

Je confirme

"Par le passé, Sibille a craché comme vous dites sur Cordoba comme sur Boutonnet "

Ecrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

Guillaume est décidément "difficile à la comprenette". Je le (lui) dis pour la quinzième fois (ici et ailleurs), nous nous sommes expliqués longuement devant un verre, (il y a déjà plus de trois ans!!) avec Pedro au sujet de cette algarade, qui date quand même du débat sur l'éducation, en 2003! Quand à Rachel Boutonnet, je me suis aussi assez longtemps questionné, (ici, entre autres) sur le fait qu'on puisse, vu son niveau d'écriture, et de la part de gens assez férus en ce domaine et pour qui les recettes de cuisine ne valent pas les fables de la Fontaine, la mettre sur le même plan que Pedro et Jean-Paul, (je n'ai pas lu le Bris)*. Et qu'on ne me dise pas que la belle écriture ne soit pas le propos de son livre! Si un livre est mal écrit, on prend un nègre, ou on ne le publie pas. Quel qu'en soit le thème.

* J'ai même dit qu'elle écrivait avec les pieds! Mais, si vous êtes de bonne foi, Guillaume, et puisque vous semblez avoir si bonne mémoire, j'ai dit également que c'était vraisemblablement une (très) bonne institutrice.

"Mais Maria...vous rejoignez la demi-douzaine de cas de notre inénarrable Sibille."
"
Ecrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

Au temps pour moi, j'ai recompté. Il y en a huit. Mea culpa.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

Je n'ai rien reçu, Cadichon!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

La Finlande aurait le meilleur systeme scolaire du monde, ce qui n'est pas faux,pourtant
http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3214,36-975747@51-975749,0.html
Au moins sept morts après une fusillade dans un établissement scolaire en Finlande


C'est le système de détection des malades mentaux qui est en cause pas le système scolaire.
Après "l'autopsie" du massacre, Virginia Tech et Columbine sont parvenus à la même conclusion. Il y avait un paquet de signes alarmants de la part des auteurs mais l'institution pratique le devoir de non-ingérence...

Political correctness que de crimes...
Faut choisir entre beurre et argent du beurre
.
"''Quelques heures avant la fusillade, une vidéo a été mise en ligne sur le site Internet Youtube dans laquelle une photo du lycée Jokela laissait place à celle d'un homme pointant un pistolet vers la caméra. Intitulé "Massacre du lycée Jokela -7/11/2007", le document a depuis été retiré du site de partage de vidéos. """

too little too late

Interpol traque les pédophiles sur le Net, est-ce impossible pour les assassins d'élèves? sans doute parce que ce sont justement des élèves, ceux-là mêmes qui sont " placés au centre du système", donc intouchables.

And back to square one.

Écrit par : Cadichon | 07 novembre 2007

Guillaume, je confirme que l'IUFM continue à cracher sur la syllabique... Je me demande comment on sortira de toute ça, étant donné que le système se reproduit lui-meme à l'infini... C'est pour ça que le ministre n'y touche pas : il y a tant de partisans de ces conneries comme les séquences ou la lecture globale !

Ecrit par : Jeremy | 07 novembre 2007

Je confirme qu'il ne s'agit pas d'une partie de rigolade, mais d'une guerre à mort aux enjeux politiques et idéologiques majeurs.

Sans vouloir faire de propagande, je rejoins Lucide à propos du SNALC.

S'y inscrire est en effet le seul moyen de "contrebalancer"l'influence du SNES, de la FCPE, des pédagos....

Il ne suffit d'avoir raison, il faut "peser" et agir collectivement.

Écrit par : Robin | 07 novembre 2007

Bien sûr, Cadichon, il n'y a aucun lien entre ces tragédies, la vente libre, (parfois quasiment forcée) des armes, la misère sociale que peut engendrer le libéralisme, et la cohorte de carences, voire d'aberrations éducatives qui les accompagnent?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

la Finlande n'a pas la vente libre des armes, que je sache, le Canada non plus et pourtant on y fauche les élèves comme au tir forain.

Que vient faire la-dedans le libéralisme?

Tout ce que je dis c'est que le principe de précaution a une cuieuse manie de se tromper de cible.

Écrit par : Cadichon | 07 novembre 2007

Christophe,

Vous qui parlez de bonne foi, vous devez reconnaître que dire les choses suivantes d'anne marie:

" Anne-Marie Valette, vous êtes un summum de bêtise, de méchanceté, d'ignorance et de perversion."

est infiniment plus insultant qu'un simple "pauvre con". D'ailleurs, si vous aviez un soupçon d'éducation, vous lui présenteriez vos excuses sur le champ. Et ne vous défaussez pas en affirmant que c'était du second degré, de la provocation, etc. Je pense que cela ne vous ressemble pas de dire cela, vous vous êtes emporté, non ?

Écrit par : françois duhem | 07 novembre 2007

Encore un terme honni des pédagos, qui nous traitent de "ringards, passéistes, fashos" : notre hôte a été traité de Doriot, mais qui sait qui est Doriot ?

Celui qui " traité" (M'sieur, Y m'a traité !) ne doit pas le savoir lui-même.

Doriot n'était pas un "passéiste", mais un révolutionnaire, communiste d'abord puis le fondateur d'un Parti, le PPF (Parti populaire français) d'inspiration national-socialiste.

Ils n'ont que ce mot de fasciste à la bouche. Combien de fois me suis-je moi-même fait traiter de fasciste parce que j'étais syndiqué au SNALC. J'ai haussé les épaules. A quoi bon expliquer pourquoi et comment j'avais été vacciné tout jeunot contre ça.

Comme disait Audiard : "Il ne faut pas parler aux cons, ça les instruit."

Écrit par : Robin | 07 novembre 2007

"qui date quand même du débat sur l'éducation, en 2003"

Votre domaine, c'est la musique, le côté cigale, moi ce serait plutôt l'Histoire, la Mémoire, les faits et gestes des grands et des petits. (dommage d'ailleurs que vos amis aient fermé l'accès aux archives de ce débat)

Le pédago aime l'instant, le fugace qui ne laisse pas de traces et surtout qu'on ne lui replonge pas le nez ,à l'instar d'un Meirieu avec ses notices d'électro-ménager, dans ces errements du passé.

Écrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

Christophe, les automatismes de votre pensée vous égarent.
La Suisse est un pays très libéral, la détention d'armes de guerre y est d'autant plus libre que c'est un devoir citoyen et pourtant on ne s'y entretue guère ...

Écrit par : Zorglub | 07 novembre 2007

"Christophe, les automatismes de votre pensée vous égarent.
La Suisse est un pays très libéral, la détention d'armes de guerre y est d'autant plus libre que c'est un devoir citoyen et pourtant on ne s'y entretue guère ..."

Ecrit par : Zorglub | 07 novembre 2007

Vous avez raison, Zorglub, le lobby des armes est assez actif en Suisse! On m'aurait donc menti?
Par ailleurs, vu que "le pédagogisme" est, aux dires mêmes de certains blogueurs, assez actif outre Jura, il devrait également y avoir là-bas de nombreuses fusillades, suivant la logique déployée ci-dessus?

"(dommage d'ailleurs que vos amis aient fermé l'accès aux archives de ce débat)"

Ecrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

Ce ne sont pas spécialement mes amis, (malgré les automatismes auxquels vous pousse votre pensée), et je regrette au moins autant que vous qu'elles soient fermées.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

"Christophe,

Vous qui parlez de bonne foi, vous devez reconnaître que dire les choses suivantes d'anne marie:

" Anne-Marie Valette, vous êtes un summum de bêtise, de méchanceté, d'ignorance et de perversion."

est infiniment plus insultant qu'un simple "pauvre con". D'ailleurs, si vous aviez un soupçon d'éducation, vous lui présenteriez vos excuses sur le champ. Et ne vous défaussez pas en affirmant que c'était du second degré, de la provocation, etc. Je pense que cela ne vous ressemble pas de dire cela, vous vous êtes emporté, non ?"

Ecrit par : françois duhem | 07 novembre 2007

J'ai beau être extrêmement sociable, j'aurai beaucoup de mal à m'excuser auprès de quelqu'un qui me traite de débile mental. Par ailleurs, ce n'était pas de la provocation. Et ce ne sont pas plus des insultes que ne l'est le fait de taxer le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar de "raciste". "Pauvre con" en est une, d'insulte. Reprenez votre dictionnaire.
Par ailleurs, vous pourriez écrire: "Anne-Marie" avec des majuscules! Quand même!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

Le pédagogisme à l'IUFM de Créteil, importé de Suisse par Gérard de Vecchi, dont un livre vient de sortir :

"Ecole...Sens commun...ou bon sens."

(Il travaille souvent en collaboration avec André Giordan, "professeur d'université " à Genève, auteur du Faunographe.)

Site à lire : http://www.accreteil.fr/svt/Doc/Constr_savoir/intro_de_vecchi.htm

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2007

La phrase qui suit est cryptique:

"Et ce ne sont pas plus des insultes que ne l'est le fait de taxer le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar de "raciste" "

cela insulte peut être Nicolas, mais en quoi cela _vous_ injurie-t-il, christophe ?

Bien sûr que "pauvre con" est un affront, je ne prétends pas le contraire, où avez-vous pêché cela ? J'ai simplement dit que les infamies que vous avez proférées à l'encontre d'Anne- Marie sont pires, christophe, vous me comprenez maintenant ?
Par ailleurs, en tant qu'enseignant, vous devez être un exemple, donc irréprochable. Vous devriez vous _interdire_ de faire preuve d'une telle goujaterie, qui plus est avec une femme. Excusez-vous, christophe.

Écrit par : françois duhem | 07 novembre 2007

"Pour faire simple et direct , je dirais simplement que vous êtes , quant à vous , un gros con !
Ecrit par : non-non | 07 novembre 2007 "
Kessta contre les gros ? :)

CIbIl est un maso ! Hein, ducono ! :)
Hein, k't'm ça kon traite ta race de plouc de nain d'jardin ! :)

:ange:

Écrit par : toto | 07 novembre 2007

"... de grâce, arrêtez de vous en prendre à Christophe Sibille il est peut-être formateur en IUFM mais il me semble que c'est en musique, il n'est quand même pas responsable du choix des méthodes de lecture ! renierez vous votre enfant s'il ou elle décide de devenir controleur du fisc ou contractuelle? à vous lire tous les formateurs en IUFM sont tous des "gros connards " incultes : or il semble qu'en l'occurence, nous avons affaire à un formateur qui sait s'exprimer et écrire plus que très correctement et mieux en tout cas que ceux qui l'insultent...
Ecrit par : serpent à plumes | 07 novembre 2007

Je souscris entièrement. Faire de Christophe Sibille votre bouc émissaire ne sert à rien; je préfère dialoguer avec un formateur IUFM civilisé, cultivé, et qui a le "jus" de venir sur un blog où il sait qu'il est loin d'être en majorité, que d'entendre tourner en rond toujours les mêmes antiennes. Je rappelle par ailleurs une admirable évidence : c'est avec ses adversaires que l'on discute, c'est avec ses ennemis que l'on fait la paix. Pour reconstruire l'Ecole, c'est avec les plus ouverts des pédagos (et il en existe, quand même !) qu'il faudra travailler, que cela nous plaise ou pas. Sinon nous continuerons tout seuls, precantes in deserto, avec nos âmes pures, et sans nous salir les mains -- parce que nous n'aurons pas de mains.

Écrit par : FGuichard | 07 novembre 2007

François, vous êtes plus intelligent que vous faites mine de l'être dans votre dernier message! Relisez-moi donc attentivement!
"Raciste" n'est pas plus une insulte que "bête, méchant, ignorant et pervers". C'est, en l'occurrence, un constat.

-Quand Anne-Marie Valette traite tous les formateurs de débiles mentaux, elle est bête, méchante, ignorante et perverse. Stricto sensu. De même que Nicolas Sarkozy a fait un discours raciste. Libre à vous de penser le contraire, ceci-dit.
Je m'excuserai auprès d'Anne-Marie Valette quand elle aura fait amende honorable consistant son ignoble, (ce n'est pas une insulte non plus) post sur "lire et écrire". Amende honorable qu'elle n'a jamais daigné faire.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

"Vous devriez vous _interdire_ de faire preuve d'une telle goujaterie, qui plus est avec une femme. "


Stupide. Je ne vois pas pourquoi on ne dirait pas d'une idiote qu'elle est idiote (exemple Ségolène Royal) sous prétexte que c'est une femme. Si l'on est vraiment féministe, on n'a pas à épargner les cruches : comme si la féminitude (sic) était une circonstance atténuante !

Écrit par : TIGER LILITH | 07 novembre 2007

"Pour reconstruire l'Ecole, c'est avec les plus ouverts des pédagos (et il en existe, quand même !) qu'il faudra travailler, que cela nous plaise ou pas. Sinon nous continuerons tout seuls, precantes in deserto, avec nos âmes pures, et sans nous salir les mains -- parce que nous n'aurons pas de mains."

Ecrit par : FGuichard | 07 novembre 2007

Merci, Françoise... Mais vous semblez me mettre dans une catégorie, celle des "pédagos". Tout d'abord, je ne sais pas si je mérite vraiment cette excès d'honneur, (ou cette indignité) et, ensuite, que signifie, dans votre bouche, et dans ce contexte, cet adjectif substantivé?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

J'oublions (désolé méthode poucet de merde)

Sur L&E le niveau est au top, reste juste un chtit 'naindjardin' ki passe de temps en temps, donc, merci ducono de ne pas y revenir.

:ange:

Écrit par : toto | 07 novembre 2007

"cet excès d'honneur", évidemment! Impardonnable je suis...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

"Sur L&E le niveau est au top, reste juste un chtit 'naindjardin' ki passe de temps en temps, donc, merci ducono de ne pas y revenir. "

:ange:

Ecrit par : toto | 07 novembre 2007

Oh, non, toto, ça fait bien longtemps! Et soyez tranquille, il n'y a aucun danger que j'y retourne! J'aime bien garder mes yeux à peu près propres, et j'ai un sens tout relatif du masochisme!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

Quand au fait que le niveau y soit "au top", comment voulez-vous qu'il en soit autrement si vous continuez à y intervenir régulièrement, mon cher toto?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

Mon lien ne marchant pas, j'envoie un (petit) copier-coller, c'est presque trop beau pour être vrai. On dirait un pastiche, à partir par exemple du meirieutron.

" Comment placer véritablement les élèves au centre des apprentissages ?

· Les recherches en didactique des sciences ont largement montré que lorsqu’on ne prend pas en compte les représentations erronées des apprenants, celles-ci persistent et même peuvent se renforcer. Il est donc important de partir des conceptions des élèves, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils savent… de ce qu’ils croient savoir, de ce qu’ils ignorent. L’analyse des conceptions permet surtout de prendre conscience des obstacles qui empêchent les savoirs de se construire.

Partir des conceptions des élèves, cela ne veut pas dire se contenter de les faire émerger puis de rectifier les erreurs. "Faire contre" s’avère le plus souvent inefficace. Nous savons aujourd’hui qu’il est nécessaire de "faire avec pour aller contre". Il ne va donc pas falloir seulement construire un nouveau savoir mais aussi, en même temps, "déconstruire" celui qui préexistait.
C’est pour cette raison que l’on tend, de plus en plus, à mettre les élèves face à des "situations-problèmes" qui les font entrer dans des démarches de recherches en les plaçant en face d’éléments qui contredisent leurs conceptions erronées.
Ces situations-impasses donnent donc du sens aux apprentissages. Par les "ruptures" qu’elles portent, elles font naître un questionnement, avec de vraies questions d’élèves qui sont porteuses d’une dynamique de travail.

Elles obligent à confronter ce que chacun croit avec la réalité, donc à modifier en profondeur ce qui existait dans sa tête. Apprendre, ce n’est pas "ajouter un élément à ce qui existe pour faire monter le niveau". Apprendre, c’est "changer".

C’est modifier ses conceptions en renversant les obstacles présents. C’est aussi se construire des modèles explicatifs abstraits pertinents et réinvestissables qui demandent un effort personnel de structuration. C’est enfin entrer dans une culture scientifique, dans un certain "état d’esprit".

Pour tout cela, il est important de mettre en place des moments de "métacognition" (descendre de bicyclette pour se regarder pédaler !) c’est-à-dire permettre à chaque élève de se pencher sur lui-même, sur ce qu’il a véritablement appris, sur la manière dont il a appris, et sur les situations dans lesquelles il pourrait réutiliser ces savoirs. Cela correspond à des activités d’évaluation ouvrant sur une véritable auto-évaluation. "

Merci à tous ceux qui ont pris ma défense.
Je n'ai jamais traité C.S. de débile mental.
Meirieu et consorts, peut-être bien.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2007

Anne-Marie Valette,

Après avoir enseigné pendant 40 ans en Seine St Denis, je suis depuis 2 mois en retraite dans l'Aveyron. Je ne suis plus aussi assidue du site de J.P. Brighelli mais régulièrement je le visite.
Sachez que je suis à vos côtés et que j'ai été choquée des attaques que vous avez subies.
J'ai écrit à Charmeux il y plusieurs mois , elle m'a répondu une lettre pleine de mépris et m' aconseillé de me reposer ...

J'ai appris à lire à 5 ans avec la méthode Jolly ; à 16 ans, je dévorais Zola ... et cette femme écrit :" Il n'y a jamais eu de déchiffrage dans la lecture; personne n'a jamais construit du sens en déchiffrant. La mise en place d'un mécanisme de déchiffrage et d'oralisation dresse des obstacles sur la route des enfants qui apprennent à lire. »
Continuez à vous exprimer comme vous le faites.
Amicalement
Sylviane

Écrit par : Sylviane | 07 novembre 2007

Babel, ou quand la diversité des langues conduit les hommes au conflit.

Ici, les mots sont français, mais toutes les langues de bois de la terre sont réprésentées.

Écrit par : yann | 07 novembre 2007

REprésentées.

Écrit par : yann | 07 novembre 2007

Comme disait Audiard : "Il ne faut pas parler aux cons, ça les instruit."

Cela mérite réflexion. Peut-être ai-je encore assez d'illusions ou d'énergie à dépenser pour leur causer. Mais c'est vrai que j'en ai moi ausi assez des réflexes anti fascistes de la gaugauche idiote et autoproclamée gardienne des plus hautes valeurs humaines! ZUT! Que cette bande d'ignorants lise le dernier numéro spécial de l'Histoire consacré au communisme de Lénine à Pol Pot: des salauds qui ont "sacrifié" leur vie pour le bonheur universel.

Il y a une gauche qui me fait gueuler tellement elle est aveugle et veule devant l'Histoire. Ras le bol du Che "icône" trimballée partout comme s'il s'agissait d'un doux martyr! Imaginez votre parcours urbain ou dans un établissement scolaire avec seulement un badge à l'effigie de Franco par exemple.


Oui Robin je veux croire que la parole, parce qu'elle est encore libre et douée de pouvoirs créateurs, doit servir des idées justes, sans méchanceté, sans esprit de vengeance, parce que la parole doit témoigner devant tout le monde y compris devant les C... Mais je suis acerbe, cassant et peu porté à faire des concessions quand il faut porter cette parole avec l'espoir de réveiller des soldats de plomb.


Merci à Anne-Marie et à Cadichon.

Écrit par : Lucide | 07 novembre 2007

Babel, ou quand la diversité des langues conduit les hommes au conflit.

Ici, les mots sont français, mais toutes les langues de bois de la terre sont réprésentées.

Ecrit par : yann | 07 novembre 2007
Ouais! C'est un jour sans...

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2007

Sinon nous continuerons tout seuls, precantes in deserto, avec nos âmes pures, et sans nous salir les mains -- parce que nous n'aurons pas de mains.

Ecrit par : FGuichard | 07 novembre 2007

Ca fait plaisir de constater qu'il y a des gens sur ce blog qui ont lu Péguy : "La morale de Kant a les mains propres car elle n'a pas de mains." (Les Cahiers ?)

Je suis d'accord avec vous, FGuichard à propos de Christophe. Et, en ce moment avec les problèmes que nous avons avec un certain IPR d'éducation musicale, ça frise l'héroïsme.

Écrit par : Robin | 07 novembre 2007

Ras le bol du Che "icône" trimballée partout comme s'il s'agissait d'un doux martyr! Imaginez votre parcours urbain ou dans un établissement scolaire avec seulement un badge à l'effigie de Franco par exemple.

Che Guevarra ? Un gardien de prison.

Écrit par : Robin | 07 novembre 2007

Tenez-vous bien : « Accompagner. C’est d’abord se mettre à distance (réduire la distance entre l’élève et l’adulte→ il convient de prendre le temps de s’asseoir – c’est important en terme de posture- auprès d’un élève et de lui accorder un cadre bienveillant. C’est ensuite profiter de cette proximité pour communiquer (mettre des mots sur l’activité de l’élève, d’abord sur ce qu’il sait faire, ensuite sur les difficultés qui sont les siennes). … » Stop ! Pas de commentaires, je livre ça brut. Ce minuscule échantillon isolé est le reflet de l’esprit qui règne dans l’EN.
Ecrit par : Lucide | 07 novembre 2007

Faut reconnaître que c'est assez incroyable qu'on soit forcé d'expliquer ça à des adultes futurs enseignants pour qu'ils le mettent en pratique!!! C'est une telle évidence!
Cépace ke jeu devai dire?

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2007

N'importe quel dresseur de chien sait ce b-a ba...

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2007

Si quelqu'un a le mail de Philippe Meirieu, qu'il me fasse signe, mais jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas si disponible, ce brave homme.

Ecrit par : Jeremy

Surtout, il n'est pas si fou que ça "le brave homme". Enfin, précisons-le, dans les détails, dans les petites choses il n'est pas dingue, parce que, en ce qui concerne le projet général qu'il souhaiterait voir appliquer à l'humanité toute entière (pourquoi rester modeste, quand on peut élucubrer tranquillement ?), là, oui, il est fou à lier.

Écrit par : Moot | 07 novembre 2007

Il me semble bien avoir souvenir de plusieurs institutrices s'asseyant à mon côté sur le banc pour guider ma main malhabile...
NB: mon CM2 date de 1968/69 et ce sont des souvenirs très précis. J'étais nullarde en écriture.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2007

Moot il ne s'agit pas de s'adresser à Meirieu par écrit, c'est effectivement absolument inutile,
Il s'agissait, si je n'Mabuse, de dire sur son mail à Christophe ce qu'on pense de lui

Ecrit par : Cadichon

Au temps pour moi, le paragraphe que j'avais extrait pour y répondre, une fois sorti de son contexte, aboutit à une sorte de contresens.
Quant à Christophe, lui et ses dires ne me dérangent pas particulièrement, et les attaques de "toto" me semblent bien exagérément hargneuses.

Écrit par : Moot | 07 novembre 2007

Quand j'essaie d'apprivoiser un chiot de trois kilos, je m'accroupis et parle doucement! Ma voix est douce et encourageante, ma main caresse.
Certains ici sont tellement affligés par le manque de respect de certaisn ados qu'ils dépassent la mesure!
A ce compte-là, que vivent les IUFM!!!!!
Grosse colère, là, maintenant, tout de suite!!!
Sibille, vous avez raison, ce blog aujourd'hui est vendu aux émules des jeunesses hitleriennes.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2007

Sibille, vous avez raison, ce blog aujourd'hui est vendu aux émules des jeunesses hitleriennes.

Ben mince alors !

Écrit par : Guillaume | 07 novembre 2007

À propos de "l'affaire Pennac" (l'ancien cancre), vous avez peut-être entendu parler de ce site "cancres.com" ou quelque chose d'approchant (j'ai la flemme de chercher une seconde fois), cité par Le Monde, le journal qui n'en rate pas une.
Toujours, éternellement devrais-je dire, pavé de bonnes intentions pour aider ceux qui ont une aversion pour le travail scolaire à faire quelques efforts sur eux-mêmes, ce site produit par un "neuro-pédagogue" (on ne rigole pas, je vous prie) donne dans les clichés les plus éculés sur le vilain prof-qui-ne-sait-pas-se-mettre-au-niveau-des-zapprenants, et cite en référence quelques ténors du pédagogisme francophone.
Une bonne occasion de ratée, devrais-je dire.

Écrit par : Moot | 07 novembre 2007

Qu'est-ce qu'on peut lire comme conneries sur ce blog depuis quelques temps.. c'est dingue. Affligeant

Écrit par : Loki | 07 novembre 2007

Ne vous en faites pas, Loki, les trois Dalton de "lire et écrire" vont peut-être la mettre en veilleuse... Le blog va pouvoir retrouver un peu de sérénité!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

C'est vrai, ça part en vrille et on se retrouve dans le n'importe quoi! Peut-être un défoulement nécessaire?

Au fond, je lis moins de couenneries ici que dans toute la paperasse de l'EN du rectorat de l'IA et des IPR: le développement durable dans l'administration devrait nous libérer de tonnes de textes à la c... pondus par une clique qui doit justifier son salaire.

Au fait comment articuler le développement durable avec la sacro sainte croissance? Je suis partisan de la croissance zéro dans l'administration centrale et locale de l'EN!

Écrit par : Lucide | 07 novembre 2007

Le moins on est, le plus on se dispute... Vous me faites parfois penser à ces groupuscules gauchistes qu'on a peu ou prou connus tous ici (n'est ce pas Jean Paul?) et qui s'affrontaient en permanence, se séparaient en factions rivales qui ne représentaient bientôt plus qu'un élément ou guère plus...

Écrit par : LouBlan | 07 novembre 2007

Merci, Sylviane et François, Guillaume et Toto.

Si vous relisez tous les messages de ce Babel, vous pourrez y remarquer que j'ai peut-être, exédée, adressée la parole une fois à C.Sibille.

Sur Lire-ecrire, c'était la même chose : je mets des copier-coller comme tout un chacun pour informer les gens qui y viennent.
Les copier-coller ne sont pas écrits par MOI, mais par des personnes autres, et chaque attaque contre les formateurs d'IUFM est repris par Sibille comme une attaque personnelle, et il fait semblant de m'attribuer tous ces textes ! Et c'est lui qui prend une attitude de bouc émissaire ! C'est un comble !

Je n'ai traité de malades mentaux que des formateurs dont je citais des articles nommément, et non C.Sibille, comme il le prétend avec une évidente mauvaise foi.

Le débat n'est pas clos, dans la mesure où les gens comme Meirieu, Goigoux, Grandserre, Gérard de Vecchi, Bentolila, continuent à publier tant et plus et parasiter les médias, et tenir le haut du pavé. Il faut donc continuer à informer , à lutter contre eux.

Toutes ces bonnes âmes se moquent bien que ce soient les plus pauvres, les plus défavorisés qui pâtissent de leurs entreprises mortifères.

Sylviane, moi aussi, j'ai appris à lire dans une petite école de campagne avec la méthode Jolly. Et j'ai dévoré toute sorte de littérature pendant toute ma vie. (Je ne suis pas enseignante.)

(Pour Sylviane, qui a enseigné en Seine-St Denis.)
Ma fille a un CP en ZEP, et elle se donne un mal de chien pour instruire au mieux ces petits enfants. Les mamans, musulmanes pour la plupart, lui en sont reconnaissantes, et lui apportent les délicieuses patisseries confectionnées par elles lors des fêtes musulmanes.

Bien amicalement.
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2007

""Le débat n'est pas clos, dans la mesure où les gens comme Meirieu, Goigoux, Grandserre, Gérard de Vecchi, Bentolila, continuent à publier tant et plus et parasiter les médias, et tenir le haut du pavé. Il faut donc continuer à informer , à lutter contre eux.""

Mais oui mais oui... Mais quand on cite, on ne met pas Lénine avec Trotski ou Sarkozy avec Pinochet... Un peu de mesure ... ou de culture?

Écrit par : LouBlan | 07 novembre 2007

Mais non, Anne-Marie Valette! Vous aviez intitulé votre post sur le merveilleux "lire et écrire": "ces débiles mentaux: les formateurs en IUFM". Soit vous êtes malhonnête, soit vous êtes incompétente dans le maniement de la langue, pour paraphraser l'autre.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007

"Anne-Marie Valette, vous êtes un summum de bêtise, de méchanceté, d'ignorance et de perversion."

Comme vous y allez Christophe! quoique...

Écrit par : LouBlan | 07 novembre 2007

C'est vrai que vous n'êtes pas un gentleman, Loublan, triste cuistre...

Écrit par : D'Enguell | 07 novembre 2007

Lucide, pour le CP, SOSEduc préconise les deux meilleures méthodes d'apprentissage de la lecture, que notre site Lire -ecrire préconise également depuis longtemps : "Lire avec Léo et Léa", SEUL LIVRE alphabétique actuellement reconnu par l'EN, et Fransya, du docteur Wettstein-Badour, excellente, mais plutôt réservée aux grands "apprenants".

Je rappelle que Boscher, bien qu'il soit édité à 100.000 exemplaires chaque année (nostalgie de grands-parents, disent les pédagos), vendu dans les supermarchés en plus de toutes les librairies, est totalement ignoré des IUFM, et n'est utilisé ou recommandé qu'en cachette par les enseignants qui l'utilisent. Non reconnu comme livre de classe par l'EN, malgré son excellence "qui a fait ses preuves". Encore un terme honni des pédagos, qui nous traitent de "ringards, passéistes, fashos" : notre hôte a été traité de Doriot, mais qui sait qui est Doriot ?

Je ne trouve pas la référence au livre de calcul.

Anne-Marie.

PS : merci, Moot.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2007
Trois petites précisions que je fais ici en tant que secrétaire du GRIP :
1-le GRIP désavoue - et il l'a fait savoir par une dépêche à l'AFP - les activités et les initiatives de SOS-éducation.
2-La méthode Boscher n'est pas seulement une méthode de lecture mais "la journée des tout-petits" - en fait du CP - avec l'apprentissage des quatre opérations, la leçon de choses et la leçon de vocabulaire.
3- Le GRIP préconise les méthodes de lecture alphabétiques, à la fois analytiques et synthétiques, et a fait il y a déjà longtemps une mise au point sur la fausse opposition entre "Globale et syllabique".
Bien à tous.
GM

Écrit par : guy morel | 07 novembre 2007

3- Le GRIP préconise les méthodes de lecture alphabétiques, à la fois analytiques et synthétiques, et a fait il y a déjà longtemps une mise au point sur la fausse opposition entre "Globale et syllabique".
Bien à tous.
GM

Ecrit par : guy morel

Voilà peut-être où le bât blesse, ces oppositions incessantes qui sont mises en avant, une autre qui nous concerne, celle qui existerait entre "instructionnistes" et "pédagogistes", termes pris dans le sens littéral bien sûr.

Les premiers (que nous sommes censés être en majorité sur ce blog) seraient "contre la pédagogie". C'est bien à peu près ce que doit dire Meirieu dans son dernier bouquin, à ce qu'en dit du moins la quatrième de couverture, car je ne lirai le reste que si je n'ai pas à payer le moindre centime, et encore. Seule la malhonnêteté intellectuelle permet d'affirmer une telle chose, car je ne pense que personne ici ne nie qu'il faille un minimum de méthode (je ne parle pas de recettes toutes faites, bien entendu) pour qu'un enseignement soit assimilable par l'élève moyen.

Écrit par : Moot | 07 novembre 2007

extrait d'une lettre de Zola que pédagogistes, Iufumistes mais aussi idéologues, égalitaristes de tout poil, peuvent méditer.

" Je suis en train de travailler à un roman, L’Argent, qui traitera des questions concernant le capital, le travail, etc. qui sont agitées en ce moment par les classes mécontentes. Je prendrai comme position que la spéculation est une bonne chose, sans laquelle les grandes industries du monde s’éteindraient, tout comme la population s’éteindrait sans la passion sexuelle. Aujourd’hui les grognements et grommellements émanant des centres socialistes sont le prélude à une éruption qui modifiera plus ou moins les conditions sociales existantes. Mais le monde a-t-il été rendu meilleur par notre grande Révolution ? Les hommes sont-ils en quoi que ce soit en réalité plus égaux qu’ils ne l’étaient il y a cent ans ? Pouvez-vous donner à un homme la garantie que sa femme ne le trompera jamais ? Pouvez-vous rendre tous les hommes également heureux ou également avisés ? Non ! Alors arrêtez de parler de l’égalité ! La liberté, oui ; la fraternité, oui ; mais l’égalité, jamais ! ".

Zola remet ici les pendules à l'heure.

Celle d'un BHL par exemple, qui en a bien besoin. Dans son dernier bouquin, il met le combat pour Dreyfus à gauche, expression choisie ici pour son double sens.
Il est notoire, et BHL le confirme, qu'un des doaines les plus sinistrés de l'enseignement secondaire et supérieur, (juste derrière celui de l'économie non marxiste) c'est celui de l'histoire des idées.

Il est donc normal dans ce contexte de faire du dreyfusisme une valeur fondatrice du socialisme français, quand à une époque pré-historique (pré-bolchévique) où libéral n'était pas encore une insulte, ni intellectuel de gauche un pléonasme, Zola avait pourtant bien veillé à s'en démarquer. Le "premier" Intellectuel Français (IF de référence) fut récupéré, pas écouté.

L'est pas tout seul, l'Émile

Il n'est pas non plus inutile de rappeler qu'il est certes mort pour ses idées (assassiné par un plombier anti-dreyfusard qui trafiqua son conduit de chauffage) mais que c'est Condorcet, dernier philosophe des Lumières, qui avait précédé Zola d'un siècle, dans ce registre. Silence radio à son sujet, là encore c'est normal pour une intelligentsia française qui ignore tout de l'histoire des idées et décerne ses brevets de socialisme avec autant de sagacité que les barbons d'Oslo leur Nobel de la Paix...

Autre citation sur le socialisme. Sartre préfaçant Nizan ( it takes one to know one) « Ce grand cadavre à la renverse où les vers se sont mis. Elle pue, cette charogne... » : BHL se l'est appropriée pour en faire le titre raccoleur d' un livre creux...de plus de 400 pages avec en prime l'hagiographie de la Maldonne.

Avec des amis comme ce bellâtre ségolidolâtre, le PS ne peut vraiment plus compter que sur ses ennemis. Sarkozy l'a vite compris et les premières pages du bouquin racontant son coup de fil sont bien les seules qui ont quelque intérêt.
C'est au moins aussi intéressant que Gala.

Du coup, relu rapidement quelques passages de la Barbarie :la sagacité est un outil d'analyse qui s'épuise avec l'âge et sans doute aussi avec la célébrité

Sic transit....
intestinal

Écrit par : Cadichon | 08 novembre 2007

"Pouvez-vous rendre tous les hommes également heureux ou également avisés ? Non ! Alors arrêtez de parler de l’égalité ! La liberté, oui ; la fraternité, oui ; mais l’égalité, jamais ! "
écrit Zola cité par Cadichon.

Cela prouve simplement que Zola, malgré une doxa paresseuse, entretenue par la bien-pensance socialo-gnangnan qui ne s'est jamais donné la peine de regarder directement les textes parce qu'elle ne sait pas LIRE, était épaissement réactionnaire, tout bonnement.
Voir le décapant essai de Julie Moens, "Zola l'imposteur" aux éditions Aden (Belgique), dont personne n'a parlé en France parce que Zola est une vache sacrée et qu'il ne faut pas casser le mythe du grand écrivain de goche à message.

Écrit par : Dulcamara | 08 novembre 2007

Seule la malhonnêteté intellectuelle permet d'affirmer une telle chose, car je ne pense que personne ici ne nie qu'il faille un minimum de méthode (je ne parle pas de recettes toutes faites, bien entendu) pour qu'un enseignement soit assimilable par l'élève moyen.

Ecrit par : Moot | 07 novembre 2007

Mais bien entendu. Seule la spéciosité narcissique de Meirieu peut lui faire opposer à présent, pour vendre un nouveau livre, la pédagogie et le savoir, réhabiliter le savoir et raboter la pédagogie.

Personne sur ce blog ne nie la valeur, l'intérêt, l'efficacité de la pédagogie quand elle est au service des savoirs.

"Pédagogia ancilla scientiae" pour paraphraser St Thomas d'Aquin en latin de cuisine (pardon FGuichard !)

Écrit par : Robin | 08 novembre 2007

Dites-donc, Cadichon, si le mot libéral, (effectivement un très beau mot de la langue française) est quasiment devenu une insulte, à qui la faute, sinon à vos potes Reagan et Thatcher, qui en ont détourné le sens à leur profit? Et Bernard Henri-Lévy, effectivement un peu ridicule quand à l'amour (que je comprends mal) qu'il semble porter à Ségolène Royal, et son apparence parfois peu sympathique, fait quand même preuve en ce moment d'un courage politique défendu par des arguments plutôt brillants... Plus facile de se réclamer de la droite décomplexée que de la gauche "tête dans les choux", en ce moment!
Si vous croisez Sarko aux states, vous le saluerez de ma part!;-)
Par ailleurs, encore une fois, tout le monde sait que l'obtention de l'égalité est un leurre. Ce n'est pas pour ça qu'il faut défendre le principe qui consiste à écraser la tête de son voisin dans le sable pour faire sa place au soleil, ce que l'idéologie ultra-libérale sous-entend souvent de manière de moins en moins implicite, donc également décomplexée.
P.S.: Françoise Guichard, si vous pouviez, un de ces jours, (mais rien ne presse!) répondre aux deux questions que je vous ai posées hier? Merci à vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2007

"Celui qui dit la vérité, il doit être exécute".

"Les preuves tuent la vérité". (Georges Braque")
Je vous conseille une petite visite au cimetière marin de Varengeville, où il est enterré. Endroit magnifique.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 novembre 2007

Anne-Marie,
Ne sachant où vous contacter directement, je le fais ici.

Pouvez-vous me faire parvenir votre e-mail et je vous inviterai à visiter le site que j'alimente peu à peu :
Thèmes : L'école et l'Aveyron
Amicalement
Sylviane
sylviane.royer2@wanadoo.fr

Écrit par : Sylviane | 08 novembre 2007

Tiens, je me suis mal relu avant de poster, j'ai fait du "ne - ne", ce qui ne veut plus rien dire.
Lisez (le lecteur aura corrigé de lui-même) : "je pense que personne ici ne nie", etc. Ou alors : "je ne pense pas que quiconque ici nie", etc.

Écrit par : Moot | 08 novembre 2007

Juste avant de partir donner mes cours et en espérant revenir ici ce soir:

J'ai assez d'expérience pour faire cours comme bon me semble en essayant de faire le mieux possible pour respecter les programmes - mais sans obsession de les finir, ce qui conduit à n'importe quoi- et intéresser mes élèves. Le reste, je m'en fiche. Non, je n'ai pas un égo démesuré! Foi d'égo!
Et puis, si je croise ma collègue de langue morte - allemand- je lui raconterai bien quelques bêtise pour l'agacer! Babel de quoi?

Écrit par : Lucide | 08 novembre 2007

"Oh, non, toto, ça fait bien longtemps! Et soyez tranquille, il n'y a aucun danger que j'y retourne! J'aime bien garder mes yeux à peu près propres, et j'ai un sens tout relatif du masochisme!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 novembre 2007 "

Ce qui est bien avec les toutous c'est qu'ils apprennent vite à ce reconnaître, hein ducono !

:ange:

Écrit par : toto | 08 novembre 2007

se oups 1/4 + 4 ou 5 :ange:

Écrit par : toto | 08 novembre 2007

J'ai lu ça sur un "journal" (ça en a le format) du conseil régional d'Aquitaine (11/2007) :

"T'AS TON IPOD ?
« On peut écouter de l'allemand quand on veut: dans le bus pour arriver au lycée, entre midi et deux juste avant un cours, quand on a une heure à " tuer " en permanence. C'est pratique, et ça nous familiarise avec la langue allemande comme jamais on n'avait pu le faire jusqu'à présent. » Guillaume, 15 ans, élève au lycée de Parentis en Bom (40) est enthousiaste depuis qu'à titre expérimental, le conseil régional a équipé l'établissement d'iPod destiné aux cours de langues vivantes. Son prof, Dominique Laffargue, ne l'est pas moins: « ça révolutionne la pédagogie du cours. C'est très motivant pour les élèves, ça l'est donc pour nous aussi. Nous leur faisons télécharger des bandes annonces ou des reportages vidéo accompagnés du texte écrit ce qui permet de faire des exercices de compréhension à la fois écrite et orale. Pour eux, c'est moins fatiguant, moins contraignant, ils travaillent plus facilement en dehors des cours et du coup ça libère du temps pour faire d'autres exercices en classe. Les élèves ont fait de réels progrès grâce à leur iPod.» Cet équipement fait partie du plan de développement de l'apprentissage des langues mis en place par le conseil régional."

Comme quoi, on peut être prof d'une langue semi-morte comme l'allemand et tenir à sauver sa peau (c'est humain) par tous les moyens. Y compris en faisant des passes pour la quincaillerie électronique.

Il y aurait long à dire sur l'incurie des conseils régionaux qui inondent les lycées de matériels non demandés. Les sommes dépensées ne pourraient-elles pas être mieux utilisées ailleurs ?

Pourquoi ne pas aussi apprendre l'Arabe sur iPod en téléchargeant la bande annonce de la future diatribe de Ben Laden (avec, bien sûr, la version écrite) ?

C'est chouette Babel Web !

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

J'avais oublié de mettre prof entre guillemets comme dans le texte.

Il est vrai qu'un "prof" n'est pas un enseignant.

Chacun son métier ...

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

Hum ! "Fatigant" plutôt, ici il s'agit d'un adjectif !

Écrit par : iPidiblue puriste | 08 novembre 2007

Dans le même canard, on lit la prose d'un élu vert qui s'auto-félicite :

"grâce à l'action constante des élus verts, la performance énergétique des bâtiments est devenue incontournable dans chaque nouvelle construction ou rénovation de lycée"

Que les lycées soient mieux isolés de l'extérieur, je ne suis pas franchement contre !

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

Tiens, ca va bientôt être la grève des lycées, non ?
Pour soutenir la fac et les profs. Ils n'y ont pas pensé, les syndicats ?
Ils militeraient pour le rétablissement des postes de profs et contre "la casse du service public" à la fac et dans le secondaire.
Je vous rassure : je ne suis pas sérieux. Mais je me demande pourquoi personne n'a appelé les lycéens à manifester le 20, avec les profs et les étudiants.

Écrit par : Jeremy | 08 novembre 2007

Originale cette idée de ipod dans ce lycée...
C'est curieux, en ce moment, dans les radios djeun's, ils passent sans arrêt la nouvelle chanson de Manu Chao ou celles de Juanes (et d'autres encore mais je ne connais pas encore les noms des groupes, je suis une pôvre ringarde), mes élèves les connaissent par coeur mais en ce qui concerne les progrès liés à ces écoutes, pour l'instant, c'est le statu quo! Je ne veux pas être pessimiste, mais bon!

A moins que je ne réclame des ipod à mon chef pour leur faire écouter les discours du vieux barbu, du Che ou encore de Franco! C'est vrai, moi, la vilaine qui n'organise pas de voyage, je pourrais peut-être lui soumettre cette idée originale et pour une fois réclamer des sous!

C'est dingue ce que l'on est prêt à faire pour garder et/ou plaire aux élèves! C'est très marketing cette initiative! Je n'y aurais jamais pensé. En plus, c'est moins "fatiguant" et "contraignant"....(pour le prof aussi apparamment) que demande le peuple? Je suis sûre que ce collègue doit avoir une note administrative et pédagogique qui explose les scores! C'est loin d'être mon cas...

J'ai comme l'impression que plus la pédagogie coûte cher (TICE, vidéo projecteur, labo, ipod, voyages et que sais-je encore) plus le prof est bien vu et bien noté! Qu'en est-il des réels progrès des élèves...et de leurs résultats en bout de course? L'article en parle en des termes bien vagues...décidément!

Maria

Écrit par : maria | 08 novembre 2007

Pourquoi ne pas aussi apprendre l'Arabe sur iPod en téléchargeant la bande annonce de la future diatribe de Ben Laden (avec, bien sûr, la version écrite) ?

C'est chouette Babel Web !

Ecrit par : dugong | 08 novembre 2007
Et pour l'allemand, les discours de Hitler. En plus, ça ferait cours d'histoire en même temps.
Ceci dit, je trouve l'idée du ipod pas si nulle que ça. Quant à la performance énergétique des bâtiments publics, c'est une priorité absolue. J'espère que vous en convenez tous parce que sinon, c'est que la colère vous aveugle.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2007

La performance énergétique des bâtiments publics, avec mon lycée qui surchauffe les salles de classe, et dans lequel on est fenetres ouvertes meme en plein hiver, c'est un peu de la blague...
Sinon, pour l'ipod, c'est comme tout : si on s'en sert bien c'est très bien. Mais si c'est juste pour écouter les mélodies de tokio hotel et des émissions auxquelles on ne comprend rien parce qu'on n'a pas le vocabulaire, ça ne sert pas à grand chose...

Écrit par : Jeremy | 08 novembre 2007

"Comme quoi, on peut être prof d'une langue semi-morte comme l'allemand et tenir à sauver sa peau (c'est humain) par tous les moyens. Y compris en faisant des passes pour la quincaillerie électronique."
La petite plaisanterie sur l'Allemand mise à part, je suis d'accord pour dénoncer la gabegie de matériel soit disant super performant qui permet de remédier à tous les problèmes. Le B2I en collège par exemple! que de temps et d'énergie dilapidés pour être "in". Ben Voui, aux USA et pi dans plein d'autres pays ils ont des Pc dans les classes et ils font de cours avec. Voui, voui, voui. Alors nous aussi, en France, on doit faire aussi pareil: les élèves adorent travailler, ils comprennent tout ( trop)bien et retiennent très bien. En un mot, c'est L.U.D.I.Q.U.E.

Evoluez! l'ordinos c'est pas l'avenir, c'est le présent, c'est nous qui sommes en retard et de méchants réac qui trouvent que le gaspi ça suffit! Les cours projetés sur l'écran: un must. Voui Madame!



Bref, tout cela est très bien, c'est un outil "remarquable, oui remarquable, je le dis , remarquable" dont on peut user, certes, mais de la à en faire la promo sous prétexte de progrès - ce mot m'écoeure de + en + - il y a un pas ...Je demeure attaché du fait de mon expérience à l'idée que rien ne peut ni ne doit remplacer le Verbe. L'oralité et l'écoute, les images sans aucun doute - je travaille depuis longtemps sur l'iconologie, de fait, on ne me fait pas prendre des emballages de Kinder surprise pour des icônes grecques ou bulgares... -, tout support adapté à la transmission claire doit être utilisé mais de grâce calmons cet investissement dans les TICE et les stages formation et dans toute la fanfouille qui accompagne le truc pour quels résultats?

Écrit par : Lucide | 08 novembre 2007

Dobolino a écrit : "Ceci dit, je trouve l'idée du ipod pas si nulle que ça. Quant à la performance énergétique des bâtiments publics, c'est une priorité absolue. J'espère que vous en convenez tous parce que sinon, c'est que la colère vous aveugle."

On peut aussi télécharger du rap allemand sur iTunes (voir plus haut dans cette note) et se faire traduire les paroles par le "prof" (c'est plus accessible et moins guttural que les discours de Nuremberg).

Je conviens que les constructions/rénovations des établissements scolaires doivent être moins énergivores mais je doute fort que cela soit réellement le cas.
Des élèves en stabulation dégagent environ 0,1 kW. Le "prof" qui se démène dans l'animation en dégage environ 0,3. Dans une classe de 36 élèves cela donne près de 4 kW. On comprend dès lors qu'on tende à augmenter l'effectif volumique des classes : en augmentant le nombre d'élèves et en abaissant les plafonds. C'est très exactement ce que fait le ministère (pour les plafonds, il suffit de regarder les programmes et les exigences au bac...)

Et si toute la politique du MEN était lue à travers cette grille interprétative ? Avec Darcos en Chauffagiste Central ?

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

Bon: je pars deux jours, et j'aurai des nouvelles en redescendant de Paris. Soyez sages pendant mon absence.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 novembre 2007

On n'a pas été sage ... malgré tout, on est trop impatient !

Ce jour de rentrée, bruits de chiotte (ou de cantine) dans mon établissement : suppression (au minimum très forte restructuration) de la filière STI. "Ils" en seraient même à préparer les modalités de reclassement des enseignants spécialisés concernés.

Plus qu'une rumeur ?
L'abandon d'une réforme qui était programmée pour la rentrée 2008 (à tel point que les formations étaient proposées au PAF) laisse penser qu'il se prépare quelque chose, mais ... quoi ?

Écrit par : Zorglub | 08 novembre 2007

Dugong, vos élèves sont mous du genou ...
En LP, une moyenne de 0,8 KW/élève est plus réaliste. Même si 1 ou 2 d'entre eux cuvent leur shit ou somnolent, les autres compensent.

Écrit par : Zorglub | 08 novembre 2007

De toute façon, il y a certainement des momes qui s'enregistrent leurs cours sur MP3, ce qui leur permet de se les écouter discrètement sans se faire traiter d'intellos par leurs potes.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2007

Zorglub a écrit : "Ce jour de rentrée, bruits de chiotte (ou de cantine) dans mon établissement : suppression (au minimum très forte restructuration) de la filière STI."

Faites comme le collègue d'allemand dont je parlais plus haut. Par exemple, faites l'éloge du grafcet sous iPod. Avec un laïus technicisant autour, truffé de mots pédagols ça épatera les administratifs et vous aurez sauvegardé vos postes.

Qu'est ce qu'on dit à tonton Dugong ?

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

0,8 kW par élève ?!

Avez vous regardé ce qu'ils font sous les tables ?

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

"De toute façon, il y a certainement des momes qui s'enregistrent leurs cours sur MP3"

Sans dégradation du signal j'espère !

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

C'est nouveau, les siréniens s'intéressent à l’automatisme ?

Depuis fort longtemps nous sommes à fond dans l'inductif, apparemment ça ne nous a pas sauvé pour autant ...
Dugong, qu'enseignez-vous si ce n'est pas indiscret ?

Écrit par : Zorglub | 08 novembre 2007

D'ailleurs, le MP3 peut aussi bien servir à écouter de la musique en cours sans importuner le professeur qu'à écouter ses déclinaisons latines ou ses dates d'histoire dans le car de transport scolaire sans passer pour un bouffon. C'est fou la liberté qu'offrent les nouvelles technologies.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2007

Le matériel technologique est un outil pour augmenter l'égalité des chances. Slogan de propagande Educnat.
Comme d'hab', les moyens au service de l'égalité sont inégalement maîtrisés par les élèves, il n'y a pas d'égalité dans l'usage des moyens visant à obtenir cette égalité. L'égalité est une marotte pour se chatouiller entre amis de la guillotine pédagogique.

Écrit par : Lucide | 08 novembre 2007

Les siréniens se mettent rarement en pilotage automatique mais ils s'y intéressent à titre individuel. Je suis physicien.

L'induction à outrance c'est bon pour les plaques de cuisson pas pour les cervelles : elles ramollissent et s'affadissent.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

Dugong, personne n'est parfait ... (vous connaissez la querelle qui opoose les mécaniciens et les physiciens).
L'auto m'a plutot gonflé sauf les asservissements.

Écrit par : Zorglub | 08 novembre 2007

Chacun doit être libre de choisir son (auto)asservissement.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

Si chaque lycéen avait un ordinateur portable dans lequel il y a ses cours, ses exercices et ses textes, qu'est-ce qu'on économiserait en feuilles, manuels et photocopies !!!

Écrit par : Jeremy | 08 novembre 2007

Certes et alors ?

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

P.S.: Françoise Guichard, si vous pouviez, un de ces jours, (mais rien ne presse!) répondre aux deux questions que je vous ai posées hier? Merci à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2007

Christophe, je ne vous range pas dans les "pédagos", terme pour moi associé, au mieux à un certain manque d'ouverture, au pire à l'ayatollisme, si j'ose dire, des sciences de l'éduc.
Ce que signifiait, dans ma bouche, et dans ce contexte, cet adjectif substantivé ? Qu'il "nous"(les instructionnistes, pour aller vite) faudra, je le répète, trouver des "synthèses" avec les moins obtus des pédagogistes, et ceux qui, de bonne foi, reconnaissent aujourd'hui qu'ils ont été trop loin et que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes de la pensée unique meirieuiste. Je le répète, c'est avec ses adversaires que l'on discute, et avec ses ennemis que l'on fait la paix ...

Écrit par : FGuichard | 08 novembre 2007

Et puis, si je croise ma collègue de langue morte - allemand- je lui raconterai bien quelques bêtise pour l'agacer! Babel de quoi?

Ecrit par : Lucide | 08 novembre 2007

Babel de Cadix en espagnol, pour sûr !

Écrit par : Dulcamara | 08 novembre 2007

D'Enguell l'avait déjà signalé mais j'en rajoute une couche :
Si vous n'avez pas encore vu ce reportage, c'est le moment !

http://www.dailymotion.com/video/x2zb5a_education-nationale-un-grand-corps_politics

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

je me demande pourquoi personne n'a appelé les lycéens à manifester le 20, avec les profs et les étudiants.

Ecrit par : Jeremy

La raison est très simple : ça fait peur, à cause des inévitables débordements de "jeunes casseurs". Invitez les lycéens et vous bousillez la manif.

Écrit par : Moot | 08 novembre 2007

Un mec trop sympatoche

http://www.youtube.com/watch?v=rrk24nRl2P0

http://www.youtube.com/watch?v=t2L14AvKk3Q

;)

Écrit par : toto | 08 novembre 2007

La raison est très simple : ça fait peur, à cause des inévitables débordements de "jeunes casseurs". Invitez les lycéens et vous bousillez la manif.

Ecrit par : Moot | 08 novembre 2007

Peut-être parce que les jeunes bobos ont bobo en se faisant taper leur joli portable par des jeunes moins bobo? hé hé. J'aime voir ce genre de lycéen pleurnicher, - se sont les mêmes qui crient au scandale, à la répression, etc. et qui appellent maman, papa, la police à la rescousse quand ils se font secouer.

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2007

Françoise, je trouve effectivement qu'avec le nouveau référentiel de compétences, ( et d'évaluation), on marche sur la tête! Ceci-dit, je n'ai jamais vu aucun "pédagogiste" écrire, comme le prétendent certains ayatollahs anti-IUFM, qu'il ne fallait pas maîtriser une discipline qu'on a à enseigner avant de l'enseigner! Mais je ne perds pas une occasion pour dire, par contre, qu'à force de ne pas insister en permanence sur le fait qu'il ne faille pas mettre la charrue, (la pédagogie sous toutes ses formes) avant les boeufs, (les connaissances), on risque parfois de l'oublier. Ce qui va sans dire, (aux yeux de tout enseignant qui se respecte) va souvent encore mieux en le rappelant. Ca vous va?

La présence de toto me fait un peu penser à celle de la coccinelle dans les dessins de la "rubrique à brac" Gotlib, aussi irritante et inutile qu'elle, qui, au lieu de dire: "vous n'auriez pas des brocolis?" ânnonnerait: "cibil neuneu ducono emprisonner charmeux". Un peu grossier, mais, finalement, ça nous rajeunit!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2007

découvrir ça et quelques autres....

http://www.youtube.com/watch?v=_fr0AKCAQLQ

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2007

Dulcamara en 5,6, 7CH? Vive l'humour en doses homéopathiques!

Écrit par : Lucide | 08 novembre 2007

http://www.youtube.com/watch?v=QiwU-5bmHQM&mode=related&search=

"ange" :)

Écrit par : toto | 08 novembre 2007

En allant sur le lien de YouTube, je n'imaginais pas certaines scènes immondes - combien je suis content d'avoir mes classes en LP; est-ce un boulot, prof?...

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2007

Dulcamara 9CH: suite de froid humide...

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2007

Pendaries, je suis vexé !!!
Les liens sur youtube qui montrent desprofs se faisant humilier, et des classes en bordel, je les ai montrés il y a trois semaines !!!
D'ailleurs le vôtre pourrait bien être le seul spam de la série (il y a un geste pas très crédible, et un rire).
Mais j'avais montré tout ça il n'y a pas si longtemps.
La première étant celle-là, avec la prof qui tombe et les eleves qui rigolent et crient :
http://www.youtube.com/watch?v=kfzZrBC_uIc

Écrit par : Jeremy | 08 novembre 2007

Un professeur qui baisse sa culotte ou qui se mouille pour animer son cours , un autre qui s'énerve : cela n'a aucun intérêt, ces séquences sur Youtube ne sont qu'un pâle reflet de la réalité en partie cachée de l'enseignement! Mais attention, vous auriez tort de vous fier à ces bouts de film pour en tirer des conclusions: soyons un peu critiques vis à vis de ces bouts de vie attrapés par des gens aux intentions douteuses. Témoignages? Méfiance!

Qui ignore ici ce que certains cours sont en réalité? un cirque! Cela à déjà été évoqué sur ce blog il y a quelques mois, on peut en remettre une couche et puis?....
Le bordel et les profs, oui! qui la jouent ludicoconconbouffon, cela existe et c'est lamentable. POINT.

Maintenant, ce que j'espère , c'est le réveil! Il faut militer dans les établissements pour le réveil et non pas pour les lendemains qui chantent. Qui refuse de prendre des coups n'a pas à espérer que cela change, il faut taper sur le GOng, ne pas lâcher un cm devant les chiens du pédagogisme et du cynisme ( cabot canin)! Mais surtout de l'égoïsme masqué de bonnes paroles d'évangile "sociologiste" et victimaire!
By!

Écrit par : Lucide | 08 novembre 2007

Françoise Guichard a écrit : "Qu'il "nous"(les instructionnistes, pour aller vite) faudra, je le répète, trouver des "synthèses" avec les moins obtus des pédagogistes, et ceux qui, de bonne foi, reconnaissent aujourd'hui qu'ils ont été trop loin et que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes de la pensée unique meirieuiste. Je le répète, c'est avec ses adversaires que l'on discute, et avec ses ennemis que l'on fait la paix ..."

Comment reconnaître un pédagogiste peu obtus et de bonne foi ? Au thiopental sodique ? A la question ordinaire ou extraordinaire ? Les deux à la fois ?

Une idée : voir comment il (elle) réagit à une dictée / récitation d'une page du dernier Brighelli. Si les mains deviennent moites et la voix invariante, c'est Mérieu.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

mais la voix reste invariante ...

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

découvrir ça et quelques autres....

http://www.youtube.com/watch?v=_fr0AKCAQLQ

Ecrit par : Pendariès | 08 novembre 2007



Y'a pas de sots métiers, Pendaries!
http://fr.youtube.com/watch?v=0uhJ6c9SDOU
Découvrez ça et quelques autres...
Je suis certaine qu'en cherchant bien, on doit trouver sur you tube quelques scènes pour plombiers déboucheurs de chiottes ou infirmières en maison de retraite ou mécano ou tout ce que vous voulez.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2007

Dulcamara en 5,6, 7CH? Vive l'humour en doses homéopathiques!

Ecrit par : Lucide | 08 novembre 2007

DULCAMARA SOLANUM, Type sensible (tout à fait moi !)
Préparé à partir de la douce-amère, plante ligneuse et grimpante commune. Elle pousse dans les endroits humides, à l’ombre près des haies.
DULCAMARA peut convenir à toute pathologie suivant une exposition au froid humide, en 9 CH effectivement, merci Dobolino …

Écrit par : Dulcamara | 08 novembre 2007

C'est de pire en pire sur ce blog(?)

Écrit par : LouBlan | 08 novembre 2007

ne pas lâcher un cm devant les chiens du pédagogisme et du cynisme ( cabot canin)!

Ecrit par : Lucide | 08 novembre 2007
C'est tout pareil pour nous! On ne va pas se mettre au vert parce qu'une vermine de Rot a voulu nous arracher la tête. Y'a plein de bestioles sympas qui ne demandent pas mieux que nous tendre une patte ou ronronner ou, plus essentiellement, guérir. Trop bien!!!!

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2007

C'est de pire en pire sur ce blog(?)

Ecrit par : LouBlan | 08 novembre 2007

JPB tarde à revenir pour nous recentrer sur l'essentiel... En attendant, nous pourrions inviter les infirmières pédiatriques qui travaillent en section cancérologie de l'enfant?

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2007

Eh bien, Dulcamara, je conseille aussi Arnica pour ceux qui prennent des coups et Aconit pour ceux qui ont la chiclette facile quand ils trouvent l'annonce de l'Inspection dans leur casier. C'est hélas le cas d'une collègue qui - non, elle n'a pas fait sous elle pendant l'inspection! pas à ce point, tout de même!- à la veille de la venue de ce parasite d'élite dans une de ses classes a pris un somnifère.
Darcos, si il avait envie de briller devant super Sarkosolaire devrait annoncer la fin du corps inutile et couteux des IPR!

Écrit par : Lucide | 08 novembre 2007

Je ne peux me priver de vosu faire part de quelques symptomes typiques de Dulcamara:

Une douleur tractive dans les muscles droits du cou. (Mueller)
Diarrhée muqueuse, alternativement jaune et verdâtre. Carrère.)
Émission copieuse de vents. (Wahle.)
Urine trouble. (Id.)
A travers le côté gauche de la poitrine par moments une douleur ondulatoire très sensible, qui ressemble presqu'à une pression tiraillante. (Gross.)
Grande douleur coarctante dans toute la poitrine, surtout en expirant et en inspirant. (Ahner.)
Douleur lancinante, fouillante, dans la lombe, au dessus de la hanche gauche, qui cessa en marchant, mais revint en s'asseyant (au bout de quatre jours et demi). (Ahner.)
Douleur tractive, tiraillante, dans les deux cuisses, qui disparut en marchant, mais fit place alors à de la lassitude, et revint de suite en s'asseyant (au bout de douze, de quatorze heures). (Id.)
Sueur pendant cinq jours et plus. (Carrère.)
Sueur de mauvaise odeur, et en même temps émission abondante d'urine transparente. (Carrère.)

Pauvre bête!

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2007

Dobo veut un retour à l'essentiel. Ok, ça me rappelle un titre de livre de Lanza Del Vasto, mais bon , c'est encore hors sujet.

La langue: je suis professeur d'Histoire Géo Ed civ... et je ne laisse rien passer en matière de langage, de vocabulaire correct. Je corrige et impose une écriture sensée, j'apporte du vocabulaire: qui sait ,en 3°, écrire: aux dépens de...? Personne! je leur écrit les mots au tableau, c'est simple et j'explique et déborde sur le français qu'enseignent avec + ou - moins de talent certains collègues. D'abord posséder sa langue, s'exprimer, avoir les mots pour dire et ne pas avoir peur de dire des sottises mais accepter d'être corrigé. Tout un programme. J'aime ça.
Ok Dobolino?

Écrit par : Lucide | 08 novembre 2007

Les symptômes de dulcamara sont typiques de ceux qui considèrent qu'une inspection est très très importante, un enjeux vital... Pour passer au choix ou au grand choix. Mentalité basse.De prof de base, masse servile et adaptable mais en même temps passive comme un cube de béton. Non, même pas de Vache qui rit.

Écrit par : Lucide | 08 novembre 2007

LouBlan a écrit : "C'est de pire en pire sur ce blog(?)"

C'est vrai puisque vous y êtes revenu.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2007

Toujours aussi pertinente et rigoureuse votre argumentation mon jeune ami...

Écrit par : LouBlan | 08 novembre 2007

Bonne nuit: le citron est pressé, ce soir y a plus de jus.

Écrit par : Chiennoir | 08 novembre 2007

Je corrige et impose une écriture sensée, j'apporte du vocabulaire: qui sait ,en 3°, écrire: aux dépens de...? Personne!
Ok Dobolino?

Ecrit par : Lucide | 08 novembre 2007
Si! Justement! Un seul savait l'écrire: c'était mon fils, le petit dernier de la classe. Et je suis là aussi à cause de ça. J'aime à le rappeler de temps en temps même si, à chaque fois, je me fais abreuver d'injures.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2007

Encore mieux que YOUTUBE... Il y a des voisinages paradoxaux, non?

http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-2692124.html

Écrit par : LouBlan | 08 novembre 2007

Voici un article de Laurent Carle au sujet de l'émission 'Du grain à moudre' sur France Culture, émission à laquelle Meirieu a participé. Apparemment il l'a mauvaise et a commandé à son lieutenant Carle un petit, très petit texte:

http://www.meirieu.com/FORUM/carle_franceculture.pdf

On apprend dans cet article que l'enseignement 'traditionnel' consiste en un "abus didactique", comparable à un "abus sexuel". Vous ne vous saviez pas violeur, vous l'êtes!

La pauvre Natacha Polony en prend plein la tête; vous voyez Christophe, vous n'êtes pas le seul goujat qui soutient les pédagogos! Est-ce un critère déterminant pour enseigner en IUFM?

(dernières phrases totalement polémiques...)

Écrit par : Loki | 08 novembre 2007

J'arrive à l'instant…
C'est vrai que lorsque le chat est parti…
Bon, il est tard, je remets à demain le récit de la réunion qui, rue de Grenelle, a rassemblé autour de XD la fine fleur des anti-pédagogistes. "The times they're changin'", qu'il chantait, le Robert Zimmerman…
À demain, et bonne nuit à toutes — et à tous.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 novembre 2007

Excellent texte qui appelle un chat un chat!!!

Écrit par : LouBlan | 08 novembre 2007

Darcos, si il avait envie de briller devant super Sarkosolaire devrait annoncer la fin du corps inutile et couteux des IPR!

Ecrit par : Lucide | 08 novembre 2007

Vous ne croyez pas si bien dire.. mais ce ne sera pas forcément une amélioration, si l'on en juge d'après la dépêche AFP ci-dessous, relayée par le terrificque "café pédagogique" -- lequel ne semble pas mécontent de voir disparaître des inspecteurs pas toujours adeptes des pseudo-sciences de l'éducation. Vous verrez, vous finirez par regretter les IPR et les IG. !

Va-t-on vers une réforme de l'inspection ?

"Je fais confiance aux enseignants tant que les résultats sont là. Peu importent les moyens."
Sur France Culture, le ministre de l'éducation nationale a annoncé son intention de "remettre complètement à plat le système d'évaluation des enseignants ou plutôt des résultats des élèves… Nous sommes trop obsédés par l'inspection individuelle des professeurs" a-t-il ajouté. On trouve dans les propos du ministre deux influences qui pourraient effectivement changer la donne.

L'inspection à l'anglaise ? X. Darcos a fait allusion au Royaume-Uni, un pays où on pratique des inspections d'établissement. Les enseignants y sont évalués par les chefs d'établissement. Mais des inspecteurs indépendants observent longuement les cours dispensés (au moins une centaine) et les résultats des élèves avant de communiquer les conclusions de ce qui est un véritable audit d'une quarantaine de pages. Il est accessible aux parents sur Internet et une version spéciale est rédigée à destination des élèves. Un récent rapport de l'Ofsted, l'organisme responsable des inspections, notait d'ailleurs que "presque tous les élèves ont accès aux lettres des inspecteurs et la plupart les lisent". L'inspection contribue ainsi à créer un climat de confiance dans l'équipe éducative et au-delà entre profs, parents et élèves, un ingrédient indispensable au progrès de tous. En France, certaines académies testent actuellement des dispositifs de ce genre. Le Café pédagogique a rendu compte récemment des inspections d'établissement menées à Nantes.

L'évaluation à l'américaine ? L'autre courant dont peut se réclamer Darcos, c'est l'accountability, la culture de l'évaluation qui s'est installée aux Etats-Unis. Le versement des subventions fédérales y est lié aux résultats obtenus par les établissements. Et pour les évaluer, des batteries de tests ont été mises au point. Par ce biais, l'ensemble du système a pris l'habitude de multiplier les outils d'évaluation et d'intégrer cette démarche jusque dans le quotidien de la classe. Finalement, les tests y jouent le rôle pilote que peut avoir le bac dans l'enseignement secondaire français. C'est en fonction des tests que sont fixés les points réellement abordés en classe et les compétences exigées des élèves.
Le bilan est-il positif ? Certaines études ont montré une hausse du niveau scolaire et une réduction des écarts entre groupes ethniques. Mais d'autres travaux ont souligné les failles du système. L'accountability amène à délaisser les disciplines qui ne sont pas testées (comme les arts par exemple), à réduire les compétences à l'entraînement aux tests. Une proportion non négligeable d'établissements a été prise en flagrant délit de tricherie. L'idée sous-jacente à ces évaluations, la concurrence entre les établissements sera bénéfique aux plus défavorisés, est elle-même critiquée. Bien d'autres moyens peuvent obtenir des résultats dans la lutte pour "l'égalité des chances".

X. Darcos est-il capable de faire évoluer l'inspection ? Car on aurait tort de croire que les systèmes anglais et américains soient isolés. C'est plutôt l'inspection à la française qui fait figure d'exception en Europe. Avant X. Darcos, des voix se sont élevées en France pour modifier le système d'évaluation. Ainsi, en 2003, un rapport réalisé pour le Haut conseil de l'évaluation de l'école par Yves Chassard et Christian Jeanbrau, dénonçait un système "injuste, incohérent et inefficace" et préconisait une inspection de l'équipe éducative. "Nous sommes parvenus à la conclusion qu'une réforme de l'appréciation des enseignants devrait chercher à satisfaire deux objectifs prioritaires : dépasser le cadre étroit de l'inspection individuelle pour les aider, par un conseil et un soutien pédagogique judicieux, dans l'exercice de leur métier, leur ménager davantage de possibilités de mobilité en cours de carrière; et n'y parviendrait qu'en en poursuivant un troisième : renforcer l'encadrement intermédiaire de l'école". Plus récemment le rapport annuel 2005 de l'Inspection générale s'attachait à montrer l'intérêt d'une approche territoriale de l'évaluation. " Pour qui souhaite évaluer le fonctionnement du système, la prise en compte du niveau infra-académique et même infra-départemental apparaît comme une nécessité".

Attachons-nous alors à estimer ce que peuvent être les obstacles à une nouvelle forme d'évaluation. Il y a bien sûr la tradition administrative centralisée. Il y a la maigreur des corps d'inspection et des corps intermédiaires dans leur ensemble. Mais, plus fort que cela, il y a un changement de nature du métier d'enseignant qui ne se limiterait plus à un simple face à face disciplinaire avec les élèves mais qui situerait le professeur comme un acteur d'une communauté éducative ayant une mission d'éducation. Demander une autre forme d'inspection, ce n'est pas poser la seule question du rôle de l'Etat. C'est surtout formuler celle de la place du professeur dans l'Ecole. Justement un autre chantier ministériel.

Écrit par : FGuichard | 08 novembre 2007

"Darcos, si il avait envie de briller devant super Sarkosolaire devrait annoncer la fin du corps inutile et couteux des IPR!"

oui mais alors quelle promotion pour les agrégés qui ont de "l'ambition"?

Écrit par : LouBlan | 08 novembre 2007

Bon, ben tant mieux, on commençait à s'ennuyer avec les bisbilles pro/anti-Sibille.

Écrit par : Moot | 08 novembre 2007

Je réagissais à la courte réapparition de JPB, bien sûr. Mais les messages ont plu dru pendant que j'écrivais.

Écrit par : Moot | 08 novembre 2007

Inspection de l'équipe éducative ? Sans suppression du projet d'école ? Ils vont nous évaluer à l'IA au nombre de cases cochées sur ledit projet ?
Eh ben moi, j'ai peur !
J'en connais une qui va redescendre de quelques points !
Ils vont encore me dire que notre projet n'est pas valide et qu'il faut que nous mettions au plus vite en place le bédeuzi, le carnet d'expériences, le cahier d'écriture spontanée, le truc de la prévention routière, celui où on doit fliquer les parents le soir pour cocher la petite case "en voiture, monte à l'arrière et attache sa ceinture de sécurité" et emmener les gosses en classe "grise" à la ville pour vérifier si "aux feux tricolores, l'élève attend que le petit bonhomme soit vert !"
Sian beù ! Et tout ça, jusqu'à soixante et quelques années !

Écrit par : catmano | 08 novembre 2007

Peut-être parce que les jeunes bobos ont bobo en se faisant taper leur joli portable par des jeunes moins bobo? hé hé. J'aime voir ce genre de lycéen pleurnicher, - se sont les mêmes qui crient au scandale, à la répression, etc. et qui appellent maman, papa, la police à la rescousse quand ils se font secouer.

Ecrit par : Pendariès | 08 novembre 2007

Rassurez-moi , vous êtes dans le second degré , là ?

Écrit par : oui-oui | 08 novembre 2007

Ben dis-donc, Moot, vous n'écrivez pas très vite! Méthode globale? :-)
Si cette nouvelle lubie évaluative prend pour modèle le nouveau référentiel d'évaluation, on n'a pas fini de bloguer, c'est moi qui vous l'dis!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2007

Pendariès est bien dans le second degré, académie de Montpellier. En fin je crois.

Écrit par : D'Enguell | 08 novembre 2007

"Mais en leur temps, le lycée était réservé à
« l’élite », on ne s’y mêlait pas, on n’y brouillait pas les oeufs. Aujourd’hui, si les
enfants du peuple restaient « à leur place » dans l’enseignement primaire, les
gardiens du temple manifesteraient moins bruyamment leur hostilité à l’égard de la
pédagogie."
J'ai relevé cela dans un article d'un certain Carle à propos d'un affrontement radiophonique entre Polony et Meirieu.
Tout est tendancieux, d'un bout à l'autre. Avant la Seconde guere, l'élite des lycées, qui n'était certainement pas une élite intellectuelle ( voir les propos de De Gaulle sur la médiocrité des étudiants sortis des lycées) était sérieusement concurrencée par les "enfants du peuple" passés par le Primaire supérieur et en passe de devenir la vraie élite scolaire. À tel point qu'une des premières mesures prises par Pétain, avec la fermeture des écoles normales et la simplification des programmes du primaire fut la suppression du Primaire supérieur par intégration aux collèges. Que la Gauche, toujours aussi étourdie, et le mot est faible, ait ensuite considéré que la démocratisation consistait à généraliser le modèle du lycée est consternant.
Cela Meirieu le sait, Carle, qui est un imbécile, ne le sait pas, et je crains que Polony l'ignore aussi.
Bonsoir.
GM

Écrit par : guy morel | 08 novembre 2007

Encore mieux que YOUTUBE... Il y a des voisinages paradoxaux, non?

http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-2692124.html
Ecrit par : LouBlan | 08 novembre 2007
Cher blogueur, (à part s'entend) je ne sais quelles sont vos intentions avec votre truc de voisinages paradoxaux, mais vous feriez bien d'être prudent.
GM

Écrit par : guy morel | 08 novembre 2007

Merci Loki, pour ce lien écrit par Carle.

Un extrait, juste pour en rire : "A présent que les voilà officiers supérieurs, ils ne peuvent renier le système qui les a haussés au-dessus du bidasse de deuxième classe."

L'on pourra sans peine reconnaître un argument, pris à l'envers, du maître des lieux, mais c'est bien là toute la fracture fondamentale, entre ceux qui renient-renoncent, et ceux qui pensent...

Écrit par : D'Enguell | 08 novembre 2007

Cher blogueur, (à part s'entend) je ne sais quelles sont vos intentions avec votre truc de voisinages paradoxaux, mais vous feriez bien d'être prudent.
GM

Ecrit par : guy morel | 08 novembre 2007

Oh, juste un vieil argument qui traîne sur les fora de chaînes publiques... Avec Doriot, Pétain, Vichy et B.B, c'est la mode...

Écrit par : D'Enguell | 08 novembre 2007

Guy Morel, j'avoue que je vous ai grandement sous-estimé à vos premières apparitions sur le blog... Ignorance de ma part. Mes plus plates excuses.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2007

Encore mieux que YOUTUBE... Il y a des voisinages paradoxaux, non?
http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-2692124.html

Ecrit par : LouBlan | 08 novembre 2007

Tiens, l'imam grouik-grouik est de retour...
Aunque vengas disfrazado, te conozco, bacalao !

Écrit par : Un hussard | 08 novembre 2007

Jean-Paul, vous étiez à Maison-Alfort ?

15h45 Déplacement de XD à Maison-Alfort (94) sur le thème de l'accompagnement éducatif

Écrit par : Jeremy | 08 novembre 2007

Christophe -> il est possible que plusieurs messages étaient en attente pendant que je "cognais" le mien. Parce que sinon, ma frappe au clavier est des plus rapides.

Question à la cantonade : qui est ce Laurent Carle ? J'ai rarement vu plus de sottise et de basse méchanceté réunies dans le même individu. Mettrait-il une forte dose de poivre dans son shit quotidien ? Avec ça, ce serait presque une meilleure cible à tomates que le sieur Meirieu.

Écrit par : Moot | 09 novembre 2007

Autre perle du toutou de Meirieu.
Un Carle-hein?.. oeuf corse...

et il n'écrit pas, il glappit et me renvoie soudain l'image de son ancêtre, qui orne un carrelage de Pompeï (?) avec l'inscription Cave Canem (livre de latin de 6eme ou 5eme)

"""Natacha Polony, chroniqueuse scolaire de droite"" SIC!!!
qui nie que ses enseignants furent des " répliques tièdes des contremaîtres d'usine qui réveillaient les enfants en manque de sommeil à coups de nerf de bœuf"

Il a la rage le clébard de l'exterminateur de Lyon.
Dobolino, préparez-nous le bouillon de onze heures ( et pas homéopatique, SVP) car le pompon est à venir et nous remet...dans le droit fil d'un RETOUR A BABEL;

""Exemple de supercherie par simplification méthodique : l’enseignement de la langue écrite. Comme son nom
l’indique, elle est une langue en soi, une langue pour les yeux qui a son propre code et son propre usage, une langue
autonome, indépendante de l’oral. Si elle était langue orale, langue pour les oreilles, les nombreuses techniques
modernes d’enregistrement l’auraient depuis longtemps réduite à une langue morte. Comme l’anglais, l’allemand ou
le russe, elle est une langue vivante. Elle s’apprend en se pratiquant par la lecture-écriture. La tradition scolaire la
présente à l’enfant de 6 ans comme une simple technique de notation des sons de la langue orale. Elle lui fait croire
que, de ce fait, il existerait une correspondance phonographique terme à terme. Elle persuade l’élève qu’en
apprenant par cœur ces correspondances et leur prétendu code il apprend à lire et à écrire. Ainsi dans un CP
conforme au dogme, l’élève passe un an de sa vie à apprendre par cœur des « règles » et des « unités
élémentaires », dites de lecture, simplifiées jusqu’à l’essence la plus abstraite par des didacticiens fabricants de
manuels dits de lecture. Résultat : 20% des élèves entrant en 6e ne savent pas lire. Et les idéologues de la tradition
attribuent cet échec aux pédagogues, dont le pourcentage dans l’effectif des enseignants de CP est inférieur à 10. ""

Vous avez bien lu!
C'est la lecture syllabique qui rend les enfants illettrés, dyslexiques etc...et avec moins de 10% du corps professoral, les troupe d'élite (SA) de l'Enragé achèvent ""ce grand corps malade""
que je viens enfin de regarder, grâce à dugong,
Merci.
j'avais égaré le lien et la flemme de remonter...854 commentaires, il est temps que JPB nous donne du grain à moudre.

Meunier, Tudor?
Je m'entraîne. À chacun son style de texto.

Écrit par : Cadichon | 09 novembre 2007

Le Carle en question présente tous les symptômes du polytraumatisé de l'école qui s'est automédiqué en faisant profession de spychologue scolaire. Il semble à présent hors d'état de nuire en direct (il a débuté en 1956).

Il se confesse chez Charmeux dans http://www.charmeux.fr/amispeda.html
ou comment on devient spychologue scolaire après Malpasset. Je crois bien qu'il est amoureux de la dame.

Morin, Charmeux et Carle pourraient fonder le GIGN : Groupe Illettristes pour une Gériatrie Nouvelle.

Écrit par : dugong | 09 novembre 2007

GIGN : Groupe Illettriste pour une Gériatrie Nouvelle.

Cette trinité est assez triste comme ça pour ne pas se faire plurielle ...

Écrit par : dugong | 09 novembre 2007

Notation des enseignants fondée sur l'évolution et les résultats des élèves?...

Questions: Quelle évolution et quels résultats?

Je parle pour les Lettres-Histoire, en LP: si l'on reste dans le type de correction avec les points idoines (un mot ou deux fournissant la réponse à prendre en compte dans une phrase syntaxiquement fausse, pas construite, bourrée de fautes), alors continuera la grande parade et le foutage de gueule (les premières et seules victimes, leur faisant croire que la vita è bella après l'obtention de leur diplôme [4 anciens élèves sont venus me voir, venus de filières porteuses d'emplois immédiats: 1 seul travaille, et encore, pas dans sa branche...], même s'ils ne savent pas s'exprimer clairement, même si dans leur tête c'est un foutoir incroyable: "Je ne sais pas comment le dire.
- La raison est sans doute que vous ne savez pas vraiment quelle est votre idée.).

Quelle évolution, quels résultats? Je peine par tous les diables depuis la rentrée à ce que les élèves fassent la différence, par exemple, entre "a" et "à", quand écrire le verbe à l'infinitif et non pas comme un participe passé, les accords Sujet / Verbe, entre Noms communs, Noms communs et Adjectifs... Des élèves de 15 à 21 ans, jusqu'au niveau bac! Je suis le seul enseignant de mon bahut comptant 14 profs de Lettres Histoire à, pêle mêle, mais tout compte à mes yeux (ils vont être rapidement salariés, peut-être... chômeurs, inexorablement, pour la très grande majorité: plus de 13% de chômage dans ma ville...):
1) faire des cours de grammaire, d'orthographe, des dictées,
2) ne pas leur laisser croire que tout va bien (ha, non, ne pas désespérer Billancourt, surtout),
3) faire enlever les vestes et les doudounes - mais depuis quand laisse-t-on les élèves garder en classe ces (énormes) habits???? "J'ai froid, monsieur.
- Mettez un pull, c'est l'hiver. C'est fini la saison des t-shirts que vous mettez en boîte de nuit."
4) Enlever 1 point par faute corrigée en cours,
5) Refuser de noter les réponses dont les réponses commencent par: "Car", "Parce que", etc.

Ce que je veux dire c'est que recevant des adolescents tellement handicapés par leur manque, le laxisme, la lâcheté, le je-m'en-foutisme de certains collègues du LP, du collège, du primaire (hier, j'entends en salle des profs: "J'ai dit à mes élèves que je fais ce métier pour les vacances. Que croient-ils? Que c'est par amour de ce boulot que je suis ici?
- Ah oui, tu as raison. C'est fini la vocation. La vocation, ça pousse à ce qu'on nous demande à faire beaucoup de choses".
J'ai replongé mon nez aussi sec dans du Tsvétaïéva - coléreux et honteux.).

Un des GROS problème du LP, en Lettres-Histoire, c'est qu'il y a plus d'enseignants venant des facs d'Histoire que de Lettres. Beaucoup refuse(raie)nt de donner des cours de grammaire, de dictée, beaucoup sont INCAPABLES d'analyser un texte autrement que par la méthode d'analyse habituelle (qui parle? à qui? pourquoi? qui aide qui? comment est-ce écrit?). Je me rends compte qu'un littéraire peut enseigner l'histoire et la géo, mais l'inverse - à moins de ne faire que de la technique, et d'être léger. Certains l'avouent, en tout cas.

Recevoir des élèves en (très) grande difficulté (quand les filières ne sont pas d'exception), qui n'ont pas l'habitude de bosser, de suer du cerveau, - et être noté sur leurs résultats: cela mènera au démagogisme des profs les plus insupportables, à la poursuite de la facilité. Donnez-moi un élève qui veut travailler, qui n'a pas pour horizon professionnel un temps maussade, un milieu professoral qui a VRAIMENT envie de se bouger, de s'investir et de tremper sa chemise ("La vocation c'est terminée. C'est pour payer mes impôts que je suis là". Ca, ça ne passe pas... Mais il est vrai que, souvent, ça peut démoraliser ce qu'on vit en classe), et probablement qu'il y aura progrès. Mais quand le LP ne sera plus pris pour une poubelle, un garage pour ne pas faire gonfler les chiffres du chômage pour les plus de 16 ans...


Être évalué par la direction? "A l'aide!", comme dirait Scarpia assassiné par la Tosca. Quelle est la légitimité pédagogique de techniciens, d'administratifs qui, de plus en plus, n'ont jamais enseigné?

J'ai écrit vite, avant de prendre mon bus. Bonne journée.

Écrit par : Pendariès | 09 novembre 2007

"Christophe -> il est possible que plusieurs messages étaient en attente pendant que je "cognais" le mien. Parce que sinon, ma frappe au clavier est des plus rapides."

Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007

Ne soyez sonc pas si susceptible, cher Moot... C'était une blague! Je tape moi-même avec deux doigts, et à la vitesse d'un escargot! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007

Pendariès , vous n'êtes pas le seul à appliquer les exigences dont vous faites la liste dans votre courriel mais il est vrai que nous sommes de plus en plus rares à nous y tenir .
Merci à tous ceux qui m'ont renseignée sur Antibi . Avoir pu lire vos opinions sur ce triste sire m'a réconfortée . Je viens de découvrir ce blog il y a à peine quelques jours , alors toutes mes excuses , mais j'ignorais que le sujet avait déjà été abordé par M.Brighelli . En tout cas , je suis ravie de vous lire tous , quelles que soient vos opinions . C'est un vrai espace de liberté , sans langue de bois . Bravo et merci !

Écrit par : nath | 09 novembre 2007

Anecdote sur une jeune prof d'histoire en lycée lors d'une inspection :
Elle fait un cours sur la constitution américaine et parle des grands électeurs.
Question des élèves : Madame, qui sont les grands électeurs ?
La prof : heu, les grands électeurs,......, je ne sais pas, mais monsieur l'inspecteur pourra peut-être vous l'expliquer.

Incroyable, mais avec ce genre de niveau, on peut comprendre que les élèves 1) ne soient pas motivés et 2) leur niveau en histoire soit médiocre 3) et qui rattrape les cours : les parents. Et combien de matières enseignées sont-elles dispensées de la sorte ???????
Ce n'est plus l'école du savoir, c'est l'école du zapping.

Écrit par : carole | 09 novembre 2007

Je tape moi-même avec deux doigts, et à la vitesse d'un escargot! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille

Et moi qui vous croyais, en tant que musicien, un virtuose du clavier ;-) !

Écrit par : Moot | 09 novembre 2007

Merci FGuichard, réflexions justes et de qualité. Cependant, si danger il y a avec des idioties autour du B2i et autres trouvailles de dispersion mentale vachement concrètes pour se conduire " en citoyen" dans la vie - Oui, Catmano, je partage vos inquiétudes - , je persiste à penser que l'Inspection est une farce.
Je crois plutôt à un système d'évaluation globale mais ce dont il faut se méfier, justement, c'est de ne pas tomber dans l'obligation de résultats qui conduira à des compromissions et des tritouillages pour parvenir à la norme. Or, on est déjà dans cette situation et cela pue le plan à la soviétique! Avec le mensonge, certaine violence est même en germe: morale, bien entendu.

Quand je lis qu'un agrégé ambitieux ne voit pas d'autre moyen de progresser que l'inspection, que veut-il dire? hein Loublan? Devenir inspecteur? Mais c'est une honte! L'agrégé ambitieux et tellement habile pour enseigner doit demeurer devant des classes. Ou bien qu'il se tourne vers l'enseignement supérieur.

Inspecteur: l'élite qui n'en peut plus d'enseigner, qui a fait le tour de la question, qui offre son talent aux collègues. C'est beau! Quel gâchis!

Compte tenu de l'évolution du métier, je verrais plutôt une possibilité pour des professeurs d'au moins 20 ans d'expérience et approchant l'âge de la retraite, de devenir à mi-temps des tuteurs pour les jeunes collègues ou pour tous ceux faisant face à des problèmes divers. A mi-temps, c'est à dire gardant un pied dans le réel et non pas des déconnectés planants qui servent de relais aux directives à la C... concoctées par des termites du Ministère!

Écrit par : Lucide | 09 novembre 2007

A Dobolino:


Je corrige et impose une écriture sensée, j'apporte du vocabulaire: qui sait ,en 3°, écrire: aux dépens de...? Personne!
Ok Dobolino?

Ecrit par : Lucide | 08 novembre 2007
Si! Justement! Un seul savait l'écrire: c'était mon fils, le petit dernier de la classe. Et je suis là aussi à cause de ça. J'aime à le rappeler de temps en temps même si, à chaque fois, je me fais abreuver d'injures.

Ecrit par : dobolino | 08 novembre 2007

Que voulez-vous dire Dobolino? Votre fils serait un de mes élèves?
D'autre part, quel est le rapport entre votre fils et des injures dont certains blogueurs vous abreuveraient? Eclairez-moi, merci.

Écrit par : Lucide | 09 novembre 2007

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