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26 octobre 2007
Babel
Retour à Babel
De l’utilité ou de l’inutilité de l’anglais à l’école primaire…
« Universalité de la langue française », disait Rivarol : j’ai peur que l’utopie du XVIIIème siècle, l’adéquation rêvée des mots aux idées, n’ait vécu. Professeur de français, j’ai, comme nombre de mes collègues, l’impression d’enseigner une langue étrangère.
Que faire ? Je ne traiterais que des textes contemporains, je renoncerais, comme le souhaite Gérard Aschieri (dans Education nationale : un grand corps malade, Canal Plus, septembre 2007), à toute littérature antérieure aux Petits enfants du siècle (1), que ce sentiment d’étrangeté ne serait guère différent. Il faut être Bégaudeau pour s’extasier devant le bredouillage de ses élèves — mais comment peut-on être Bégaudeau ?
Les mots que j’utilise ici-même, mes tournures de phrase, ma syntaxe, ma rhétorique (toutes choses que j’ai apprises en classe) ont une forme, une complexité et des arrangements qui sidèrent des générations instruites dans le borborygme. La vraie déconstruction, elle n’est pas dans ces universités américaines où enseignait Derrida, elle est là, dans ce français rompu, tenaillé, éclaté, que parlent tant de nos élèves.
Tous ? Sans doute quelques villages d’irréductibles puristes résistent-ils encore, sur la Montagne Sainte-Geneviève et ailleurs, à l’envahisseur barbare d’outre-périphérique. Mais je ne me bats pas pour les élèves du lycée Henri IV, qui se défendent bien tout seuls. Non : je me bats pour ces pauvres gosses sommés de parler la langue des gangs sous peine de passer pour des « bouffons ». La langue black-blanc-beur.
Par parenthèse, la hiérarchie au sein des cités les plus ghettoïsées est plutôt black-beur-blanc (mais les danseurs de la troupe B3, inventeurs du sigle, ont sans doute trouvé que « beur-blanc » sonnait d’une façon trop culinaire). Dans Mauvaise langue (Seuil, 2007) Cécile Ladjali cite l’analyse de l’une de ses élèves du 9-3, comme on dit quand on ne sait pas prononcer ou écrire « Seine-Saint-Denis » : « Dans la cité il y a trois clans… En haut de la pyramide, il y a les Blacks, ils sont les plus forts. C’est eux qui parlent et qu’on écoute. Au milieu, il y a les Beurs. Ils suivent le mouvement. En bas, il y a les Blancs, ceux qui ne peuvent pas habiter dans le quartier pavillonnaire. Pour eux c’est très dur. Moi, je parle avec cet « accent black », pour ne pas passer pour une « bouffonne de Blanche ». »
Une langue ? Quelques centaines de mots torturés (à l’écrit comme à l’oral, le SMS remplissant désormais l’espace entre de ces deux pôles traditionnels). Des mots monosyllabiques, pour la plupart. Toute langue réduite correspond à une pensée atrophiée. Le Petit Larousse est entre les mains des Jivaros. Le graffiti (pardon : le graf’) est la trace écrite, le signe jeté sur le mur, de cette langue en lambeaux qui se hurle à tout bout de champ, et à laquelle on substitue les poings dès que le mot manque — tout le temps.
Et c’est bien une langue de la violence, une langue perpétuellement en colère — à laquelle correspond la mimique figée, la grimace hargneuse de ces enfants en déshérence, sourcils froncés, rides crispées. Cette violence, on peut la diriger contre soi (nous avons l’un des plus fort taux de suicide en France chez les moins de 25 ans, en hausse — particulièrement chez les garçons), ou contre autrui — à commencer par ceux que l’on a sous la main, dans son quartier, et dont on va brûler en priorité les voitures : la langue cannibale se fortifie dans l’auto-dévoration… Confinés dans leurs ghettos architecturaux et mentaux, les jeunes n’ont plus besoin de personne pour élever chaque jour plus haut les murs de leur monde carcéral. Les mettre en prison ? Mais ils y sont déjà !
Et on prétend faire étudier précocement une langue étrangère à des gamins qui ne parlent pas même la leur ? Pas de hasard si c’est l’anglais qui est très majoritairement étudié : aucun risque que les barbares le parlent un jour, leur langue à eux est déjà fracassée.
Qui ne sait qu’un enfant maître de sa grammaire n’apprend pas le même anglais (ou allemand, ou russe…) que ses alter ego (très « autres » et fort peu égaux) de la zone ? D’un côté un bon élève dopé aux séjours linguistiques, insérant peu à peu un vocabulaire toujours plus riche dans des structures pré-acquises. De l’autre, un mutilé de la langue qui saupoudre de mots glanés chez Puff Daddy ou Queen Latifah une syntaxe hachée menue. Au final, une disparité encore plus accentuée entre le récitant de Shakespeare et celui d’Eminem.
« Cops », « gun », « black » : nous sommes tous des rappeurs new-yorkais ! Une surabondance de Je, comme si cela pouvait compenser les doutes d’un Moi pris en sandwich entre dérive et délinquance, anéanti dans l’esthétique de la « bande », atome d’un groupe indistinct de matière organique. Un excès de violence. Et des monosyllabes claquant comme de coups de poing.
Parenthèse : il y a deux langues anglaises, dont la somme fait l’anglais. L’une dérivée du normand, l’autre dérivée du saxon. À la première les mots complexes, la pensée et le style, à la seconde les mots courts et pugnaces — langue de barbares germaniques ou danois. C’est cet anglais-là qui est passé dans le rap, mâtiné d’un argot « black » qui n’est même plus celui de Chester Himes. Dans la révolte aussi le niveau baisse.
D’où vient donc cet engouement pour la langue du Notorious BIG ? Cécile Ladjali pense que « la charge érotique contenue dans l’anglo-américain est la conséquence du pouvoir de fascination que cette langue exerce sur les consciences dans nos sociétés. » Et d’ajouter : « Cette langue est celle de la puissance ». Je souscris à cette dernière qualification — à ceci près que la langue parlée par la parodie de la puissance est la langue de l’impuissance, la farce après le drame. Du coup, la charge érotique — dont il ne reste plus que la fascination pour l’argent et ce qu’il permet d’acheter — devient pornographie. L’anglais éructé par les barbares correspond bien à la façon dont ils traitent les filles — deux pas derrière.
Si nous persistons à leur désapprendre à parler (en les sollicitant sans cesse pour qu’ils s’expriment, ce qui est le degré zéro de l’apprentissage d’une langue), si nous persistons à les réduire à l’onomatopée, ne nous plaignons pas de leur violence, de leur machisme,et de leur racisme. On dit souvent que la langue colporte des valeurs : je le crois bien ! Mais ce ne sont pas des valeurs clairement apprises, ce sont des règles enseignées par contrebande. L’ordre suinte d’une langue structurée, la séduction règne dans une syntaxe bien léchée. À rebours, une langue en miettes, Babel éparpillée, n’engendrera jamais que misère, corruption et antagonismes irréductibles. Si nous voulons vraiment que les enfants, dès le Primaire, apprennent une langue étrangère, il faut intensifier leur apprentissage du français. Deux heures, chaque jour, de vocabulaire et de syntaxe, de règles sues par cœur, d’exercices répétés — une langue normée, un apprentissage normatif, et non cette Observation Réfléchie de la Langue qui est aujourd’hui la tarte à la crème de pédants qui se croient linguistes. L’ORL, comme la nomment ces professeurs d’ignorance, consiste à laisser deviner à l’enfant une règle qui ne lui sera jamais expliquée, ni appliquée. Sadisme ou fascisme ? La langue de Big Brother est elle aussi une langue réduite, en nombre et en syllabes. Le rêve totalitaire est celui que des idéologues de la pédagogie tentent d’imposer depuis trente ans — et ils y sont presque parvenus.
Dans un livre un peu bavard mais plein de jolies choses, Daniel Pennac écrit : « Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte, et l’habitude de ne pas réfléchir par le calme renfort d’une raison strictement limitée à l’objet qui nous occupe, ici, maintenant, dans cette classe, pendant cette heure de cours, tant que nous y sommes. » (Chagrin d’école, Gallimard, 2007).
Evidence ! Apprendre à lire, apprendre à écrire, apprendre à parler : rien de naturel dans ces trois opérations — c’est notre grandeur d’hommes de nous épanouir dans l’artificiel. Dans tous les cas, ce sont des codes qu’il faut apprendre, d’unités minimales en unités complexes. Parce que c’est ainsi que la langue et l’esprit se structurent, et les neuro-sciences ‘aujourd’hui confirment les intuitions des linguistes d’hier : la b-a-ba seul abolit Babel, parce que savoir sa langue, c’est, potentiellement en connaître tant d’autres !
Jean-Paul Brighelli
(1) J’ai un léger remords de mêler Christiane Rochefort, qui était un écrivain de valeur, à ces considérations grotesques du lider maximo de la FSU. Mais dans la réalité, nous savons tous que les collégiens n’étudient plus un livre antérieur au Gône du Chaaba.




Commentaires
Cher maître,
Je suis professeur de tibétain classique.
C'est pourtant une belle langue.
Que faire ?
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
"J’ai un léger remords de mêler Christiane Rochefort, qui était un écrivain de valeur, à ces considérations grotesques du lider maximo de la FSU."
Un seul mot d'ordre : Plus d'Aschieri ! Des services !
PS : je sais ! Je l'ai déjà fait mais je l'aime bien...
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
En ce moment je regarde "Thalassa" - la mer en grec - circumnavigation autour de la Terre d'un porte-conteneur le "La Tour", la semaine dernière aux Philippines, le pays qui fournit les marins qualifiés à tous les pavillons et à tous les armateurs du monde, le pays est plein d'écoles de navigation, impressionnant ! Discipline totale, première année, interdiction de parler aux tablées, buste rigide, coudes contre le corps, on ne doit pas se vautrer sur la nourriture, la seconde année est un peu plus relâchée, bien entendu tout le monde en uniforme !
Je crois que l'école de la misère manque à tous ces jeunes gens de banlieue dont on fait des incapables dont personne dans le monde du travail ne voudra jamais.
Ecrit par : iPidiblue et la jugulaire militaire | 26 octobre 2007
l'école de la misère ? A quoi ça ?
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
"la b-a-ba seul abolit Babel"
Merci Maître pour cet prouesse phonologique !
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
"les neuro-sciences ‘aujourd’hui confirment les intuitions des linguistes d’hier"
Le scanner qui scintille éclaire-t-il le linguiste ?
Curieux éclairages !
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
Un souvenir : tout fiérot, je lis à des élèves de première L le texte officiel figurant en tête de leur programme "d'enseignement scientifique". Pour une fois, c'était assez bien écrit. Après que j'ai terminé le premier paragraphe, un doigt se lève, une question fuse : "m'sieur, on a rien compris, vous pouvez nous le redire en français" ?
Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007
Corriger en "porte-conteneurs" : il ne faut pas que j'incite à imiter monsieur Dugong qui écrit "cet prouesse phonologique" !
Ecrit par : iPidiblue penaud | 26 octobre 2007
"m'sieur, on a rien compris, vous pouvez nous le redire en français"
Voilà ce que c'est que de causer trop tôt le tibétain classique !
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
Cher correcteur,
prouesse est masculin en tibétain classique.
Si! Si ! Vérifiez !
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
Cher correcteur,
prouesse est masculin en tibétain classique.
Si! Si ! Vérifiez !
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
Alors, là, Brighelli, Chapeau bas! Je viens de lire votre texte à la petite famille réunie...
Me souviens de ce qu'avait écrit mon fils à une question écrite, en Musique, sur le contenu politique du Rap: "Malheureusement, le message n'en est reçu que par des jeunes qui, pour la plupart, n'en comprennent que les termes obscènes."
Avec son prof barbu chevelu, le petit gars réac avait eu "très bien"... A méditer.
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007
Monsieur Dugong vous aggravez votre cas ! Si c'était masculin, il faudrait écrire "ce prouesse" !
Vous irez au tableau copier cent fois, "je ne changerai pas le genre des mots impunément !"
Ecrit par : iPidiblue inflexible | 26 octobre 2007
Chef ! Oui ! Chef !
C'était une traduction approximative. Vous savez ce que c'est : passer du tibétain claissque au moldo-slovaque puis au bas français, ça laisse des traces !
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
Ah oui, plus d'Aschieri, dehors Aschieri, y en a marre d'Aschieri. Dire que c'est lui qui représente les profs dans tous les reportages sur l'Education Nationale.
Mais on va en bouffer pendant encore combien de temps, du Aschieri ???
Je me fais assez peu d'espoir : le successeur choisi sera de la même farine...
Ecrit par : Jeremy | 26 octobre 2007
Petite devinette: de qui parle-t-on dans cette courte présentation?
"Elève brillant, né de parents italiens originaires du Piémont, qui tiennent un petit café dans le quartier populaire de Saint-Louis, non loin de l'Estaque, il entre au "petit lycée" à Saint-Exupéry, puis prépare le concours de l'École normale supérieure au Lycée Thiers. Admis à l'école de la Rue d'Ulm. Reçu deuxième à l'Agrégation de Lettres Classiques en 1974, il est affecté, à la sortie de son service militaire, dans un collège de Seine-Saint-Denis"
Ecrit par : LouBlan | 26 octobre 2007
Oh, moi, je sais, j'étais à Thiers la même année…
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2007
Gérard Aschieri?
Je n'étais pas à Thiers en 1974. Mais, alons, JPB, Solal y-était-il? Non? Alors, qu'y aurais-je fait, en ce pauvre petit lycée Thiers?... mais, j'ai Google! O tempora, o mores...
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007
allons!!! faute de frappe...
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007
J'ai passé mon slogan au traducteur automatique. Ca donne : "plus d'Aschieri ! Des chers vices !"
Le sens en est tout chanstiqué.
Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007
Je n'étais pas à Thiers en 70 non plus... Mal lu, pas trop grave? Solal non plus, toujours... Quoique????
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007
oui,l 'apprentissage de la langue structure l'esprit comme l'apprentissage de la lecture structure la réflexion...
Ecrit par : babouchka | 26 octobre 2007
Me souviens de ce qu'avait écrit mon fils à une question écrite, en Musique, sur le contenu politique du Rap: "Malheureusement, le message n'en est reçu que par des jeunes qui, pour la plupart, n'en comprennent que les termes obscènes."
Avec son prof barbu chevelu, le petit gars réac avait eu "très bien"... A méditer.
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007
Et encore, ce n'est rien à côté du message "musical".
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007
Et encore, ce n'est rien à côté du message "musical".
Ecrit par : Christophe Sibille
Ben euh, c'est comme le roi qui est à poil : il faudrait peut-être qu'un jour un innocent s'exclame devant tout le monde que le rap n'est pas de la musique.
Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007
Jean-Paul, on ne dit plus Puff Daddy mais P. Diddy.
Mais c'était bien essayé.
Ecrit par : Pat | 27 octobre 2007
"'si nous persistons à les réduire à l’onomatopée, ne nous plaignons pas de leur violence, de leur machisme,et de leur racisme"'
signé JPB.
Clair,net et précis.
Bentolila, il a écrit la mˆme chose en bien plus long et bien moins efficace (et encore j' ai coupé des bouts) :
"""La violence est directement liée à l'incapacité de mettre en mots sa pensée, car seuls les mots organisés apaisent une pensée sans cela tumultueuse qui se cogne aux parois du crâne jusqu'à l'insupportable et finit par exploser dans un acte incontrôlé de violence...
(on reprend son souffle)
non, je plaisante, je vous fais grâce du reste.
( "Tout sur l'école" pages 22-23)
----------------
Les oreilles de Guy Morel ont dû tinter quand Finkie lui a rendu hommage dvt la commission Pochard.
http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.
html#finkielkraut
pas besoin d'écouter l'heure et 14 minutes d'audition, c'est dit au bout des premières 90 secondes
Aschieri, l'in con-tournable ne vient qu'après 16 minutes et lui il prend son péguémen ( plein la tronche en breton)
cela nous ramène à;
Mais on va en bouffer pendant encore combien de temps, du Aschieri ???
Je me fais assez peu d'espoir : le successeur choisi sera de la même farine...
Ecrit par : Jeremy | 26 octobre 2007
eh bé, moi qui croyais que le syndicalisme français était un modèle de démocratie?
retrouvé le lien de "L'exception syndicale française" par Michel Noblecourt
http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3232,36-
971537,0.html
Ecrit par : Cadichon | 27 octobre 2007
"Les collégiens n'étudient plus un livre antérieur au Gône du Chaaba."
Pour ainsi dire.
Mais il y a des poches de résistance. Mes élèves sortent de l'explication détaillée et tout ce qu'il y a de plus linéaire de "L'Ours et les deux Compagnons", "L'Ane vêtu de la peau du Lion", "Les Animaux malades de la Peste", "Les Grenouilles qui demandent un Roi", "le Laboureur et ses Enfants". "L'Ours", "Les Animaux" et "Les Grenouilles" nous ont occupés chacune deux bonnes heures, sans compter une leçon complète , de deux heures elle aussi, sur la versification classique avec exercices de composition d'alexandrins, et avec un détour par les "Moutons de Panurge" du Quart-Livre dans le texte.
Hier, je les ai vus rire de bon coeur, et je peux vous garantir que ce n'était pas feint, à la lecture de la première scène du "Médecin malgré lui". Pour le plaisir, je vous en rappelle le début:
"Non, je te dis que je n'en veux rien faire, et que c'est à moi de parler et d'être le maître.
- Et je te dis, moi, que je veux que tu vives à ma fantaisie, et que je ne me suis point mariée avec toi pour souffrir tes fredaines.
- Oh, la grande fatigue que d'avoir une femme, et qu'Aristote a bien raison quand il dit qu'une femme est pire qu'un démon. [note: Aristote n'a jamais dit cela]
- Voyez un peu l'habile homme, avec son benêt d'Aristote.
- Oui, habile homme. Trouve-moi un faiseur de fagots qui sache, comme moi, raisonner des choses, etc."
Plus loin:
"J'ai quatre pauvres petits enfants sur les bras.
- Mets-les à terre."
Un texte qui n'a pas pris une ride, qui "passe" merveilleusement bien auprès des élèves, comme tout Molière, d'ailleurs, mais qui, avant d'être appris par coeur et joué, exigera d'être expliqué - une explication linéaire, cela va sans dire, qui enrichira au passage le vocabulaire des élèves.
Ecrit par : Jean | 27 octobre 2007
Les oreilles de Guy Morel ont dû tinter quand Finkie lui a rendu hommage dvt la commission Pochard.
http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.
html#finkielkraut
pas besoin d'écouter l'heure et 14 minutes d'audition, c'est dit au bout des premières 90 secondes
Correctif : les oreilles de Guy Morel n'ont pas tinté, pour la raison qu'il n'a plus qu'une oreille qui fonctionne - la gauche bien sûr -, le tympan de l'autre ayant été endommagé par des plongées en eaux trop profondes.
Conseil : aller jusqu'au bout du document pour entendre et voir Finkie parler de Cécile Revéret, délicieuse gripienne que l'on a vue dans Grand corps malade et que l'on peut écouter ce matin-même, à l'lheure où je vous parle, sur France-Culture.
Ecrit par : guy morel | 27 octobre 2007
Et encore, ce n'est rien à côté du message "musical".
Ecrit par : Christophe Sibille
Ben euh, c'est comme le roi qui est à poil : il faudrait peut-être qu'un jour un innocent s'exclame devant tout le monde que le rap n'est pas de la musique.
Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007
Je crois bien que le petit réac l'avait dit aussi...
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Magnifique diatribe !
On y reconnaît des accents qui auraient mérité d'être récités (slammés ?) par le grand Léo, s'il était encore de ce monde.
Bis !
Ecrit par : yann | 27 octobre 2007
Cher Jean-Pierre,
1) votre description de la barbarie ambiante est admirable. J'ai le même diagnostic mais je suis à des annéees-lumière de savoir l'exprimer dans votre style flamboyant.
Dans un registre moins tragique, je tique encore quand on bâille ou tousse en public sans mettre la main devant la bouche ou qu'on sorte des toilettes sans se laver les mains (au pays de Pasteur). J'imagine que les maîtres et professeurs n'en parlent pas de peur d'avoir l'air plouc ou de faire la morale .
2) Pour ce qui concerne l'apprentissage des langues étrangères, vous avez mille fois raison: un préalable indispensable est la connaissance profonde de la grammaire de la sienne.
D'avoiri eu la chance d'apprendre à six ans la grammaire de ma langue maternelle et celle d'une langue étrangère m'a bien armé dans la guerre contre Babel.
Pardonnez-moi cette évocation personnelle: elle explique ma conviction que grammaire et enseignement précoce d'une autre langue ne sont nullement antinomiques.
Il est attristant, par exemple, de constater que des étudiants préparant l'agrégation dans une matière scientifique poussent les hauts cris à l'évocation bibliographique d'un livre en anglais.
Ce refus de l'anglais est d'autant plus sot que, comme vous l'expliquez justement, l'anglais scientifique (issu du normand) est pratiquement un dialecte du français...
Continuez le bon combat.
Amicalement, Attila
Ecrit par : Attila Smith | 27 octobre 2007
Citer Rivarol, pour ensuite livrer une "analyse" disons -paranoiaque- d'une élève blanche forcée d'imiter le parler noir, vous ne manquez pas d'humour.
Le noir oblige le blanc à se plier à ses usages par la force, le blanc réplique en livrant son analyse dans un livre. Magnifique.
Heureusement qu'il ne s'agit que d'une "parenthèse" dans votre billet.
Ecrit par : Mathieu | 27 octobre 2007
saperlotte une nouvelle note!
mais où sont donc passées mes lunettes...
Ecrit par : saperlipopette | 27 octobre 2007
Pour Jeremy et tous ceux qui s'intéressent à l'enseignement des langues (entre autres choses).
Je viens de réaménager le Forum "Avenir de l'école", d'abord conçu dans le cadre du soutien à Laurent Lafforgue. Parmi les vieilles rubriques et les vieux messages, je n'ai laissé que ceux qui posaient des questions très générales (en particulier sur le supérieur). Mais je continuerai de faire le ménage. Et j'ai surtout introduit de nouvelles sections, dont une sur les disciplines scolaires. Je n'ai pas le temps en revanche de poster moi-même des messages.
De quoi s'agit-il? Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi les échanges sur ce sujet - ou qui les auraient oubliés.
Le but n'est certainement pas de faire concurrence au blog de JPB. Il est irremplaçable! Le problème est qu’il est très difficile sur un blog (surtout quand il est si animé) de poursuivre une discussion ciblée sur une question spécifique. La structure du Forum s’y prête beaucoup mieux. D’autant plus que j’éliminerai impitoyablement tout message hors-sujet. Pas de convivialité donc à attendre sur « Avenir de l’école ». Juste des analyses concrètes de la situation concrète et des propositions (qu’on espère rationnelles). A mourir d’ennui mais sans doute plus efficace pour ceux qui préfèrent, de temps en temps, la froideur de la réflexion pure à la chaleur des échanges personnels.
Pour y participer, il suffit de s’inscrire en allant sur :
http://avenirdelecole.aceboard.fr/
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
Me sentant d'humeur primesautière ce matin, je m'en vais vous proposer quelques travaux pratiques.
Version écrite :
Yo man c d la bal le text d JPB j kif vegra tro d la boulet
Version orale (bien prononcer les accents, le son doit sortir du plus profond de la gorge) :
Yo, mân, c'est d'la bââlle le texte de JiPéBé, j'kiffe veugrâ, trôp d'lâ boulette !
Traduction :
Ah, mon cher ami, la prose de JPB est vraiment de tout premier ordre, je l'apprécie considérablement, elle ne cesse de m'emplir de ravissement !
C'était la version.
Maintenant, un défi sensationnel, le thème : traduire "La Cigale et la Fourmi" dans cet idiome, et tenter (je crains que ce soit en vain) de faire aussi bien que la version en argot bien connue.
Ecrit par : Moot | 27 octobre 2007
Mon grand-père nous récitait la version argot du Corbeau et du Renard, mais celle de la Cigale et la Fourmi, je ne la connais pas.
Pourrait-on l'avoir en plus de celle en "chépakoidécité" ?
Ecrit par : catmano | 27 octobre 2007
"Et encore, ce n'est rien à côté du message "musical".
Ecrit par : Christophe Sibille
Ben euh, c'est comme le roi qui est à poil : il faudrait peut-être qu'un jour un innocent s'exclame devant tout le monde que le rap n'est pas de la musique.
Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007
Je crois bien que le petit réac l'avait dit aussi..."
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Ne mélangeons pas tout! Je parlais, en rebond du message de Dobolino, de la nullité musicale abyssale du rap français. Qui swingue de manière générale à peu près comme un paquet de biscottes périmé. Nuances! Ecoutez-donc des enregistrements de rap américain des années 70, (dont un des inspirateurs fut quand même James Brown, excusez du peu), et de ses M.C. A peu près la même différence qu'entre Sydney Bechet et Claude Luter, ou qu'entre Aretha Franklin et Nora Jones. Ou qu'entre Edith Piaf et Mireille Mathieu. Etc. La liste est longue!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Il faut arrêter de croire que les élèves de H4 se défendent si bien que ça ainsi que leurs petits camarades venant de lycées similaires...
Il n'y a pas que dans les lycées "de banlieue" qu'il y a des problèmes.
Ecrit par : nath | 27 octobre 2007
"A peu près la même différence avec le rap français", évidemment.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Ce matin sur France-Culture :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/
Ecrit par : Sylviane | 27 octobre 2007
Je parlais, en rebond du message de Dobolino, de la nullité musicale abyssale du rap français. Qui swingue de manière générale à peu près comme un paquet de biscottes périmé.
Ecrit par : Christophe Sibille
Heureusement que les p'tits gars du 9-3 (ils ne savent pas plus dire "quatre-vingt treize" que "Seine Saint-Denis") ne vous lisent pas, parce que j'imagine leur réponse : "Oh zyvâ, Sibille il est relou sa râce, il sait pas comment la zikmu ça déchire, on va l'foncedé avec les teupo de la téci, grâve trop relou, l'bouffon d'sa râce !".
Je me passe bien du rap, même si je vous trouve finalement assez sévère, certains groupes français un peu en marge ont des côtés sympathiques, ce sont ceux qui ne hurlent pas (qui plus est avec l'accent caractéristique) des appels à se "révolter". Comme le dit si bien Michéa (dans "L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes"), ceux-là ne sont pas des rebelles au système mais au contraire aspirent à consommer sans limites.
Mais je suis de ceux qui exigent un peu plus que des bruits rythmés pour parler de musique.
Ecrit par : Moot | 27 octobre 2007
Qu'ils aient des côtés sympathiques, je vous le concède volontiers! Qu'ils swinguent, ou qu'ils "groovent", c'est une autre paire de manches!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Ne mélangeons pas tout! Je parlais, en rebond du message de Dobolino, de la nullité musicale abyssale du rap français. Qui swingue de manière générale à peu près comme un paquet de biscottes périmé.!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Je parlais bien du rap français de là maintenant tout de suite, Christophe, et le petit réac aussi! Sur son skyblog, je crois bien qu'il y aussi du rap américain des années 70.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Je me passe bien du rap, même si je vous trouve finalement assez sévère, certains groupes français un peu en marge ont des côtés sympathiques,
Ecrit par : Moot | 27 octobre 2007
Personne n'a dit que les textes étaient obligatoirement mauvais. Il y en a de bons: il m'arrive d'en écouter, par hasard, mais franchement le fond sonore est décourageant.
d'ailleurs le gamin ne disait pas que les messages portés par le rap étaient nuls mais que la plupart de ceux qui se régalaient de cette musique ne saisissaient pas obligatoirement ce message porté par le rap, même de qualité. est-ce vrai? J'ai, en moi-même, trouvé le jugement bien sévère de la part de ce gosse de treize ans, aussi sévère que celui de JPB, mais après tout il connait mieux que moi les auditeurs pusqu'il passe sa scolarité avec eux.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
"Ah oui, plus d'Aschieri, dehors Aschieri, y en a marre d'Aschieri. Dire que c'est lui qui représente les profs dans tous les reportages sur l'Education Nationale.
Mais on va en bouffer pendant encore combien de temps, du Aschieri ???
Je me fais assez peu d'espoir : le successeur choisi sera de la même farine...
Ecrit par : Jeremy | 26 octobre 2007 "
Quelle analyse!!!!
Ecrit par : Hervé | 27 octobre 2007
"Ben euh, c'est comme le roi qui est à poil : il faudrait peut-être qu'un jour un innocent s'exclame devant tout le monde que le rap n'est pas de la musique.
Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007 "
On peut remplacer rap par "rock," ou "musique électrique" (authentique, je l'ai entendu de mes propres oreilles) ou "techno" ou "dance" (c'est de l'anglais pas une faute de frappe).
On peut dire de même pour la plus grande partie de la musique dite comtemporaine.
Cela dit le rap m'ennuie au delà d'un morceau.... mais c'est la différence entre "c'est pas bon "et "je n'aime pas".
Ecrit par : Hervé | 27 octobre 2007
Hé ! bonjour, Monsieur Brighelli !
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Toutes mes félicitations pour vos ouvrages, votre blog et vos courageuses prises de position sur les médias.
Je ne suis ni enseignant (je vous prie de m'en excuser), ni de gauche, mais je suis heureux de constater en parcourant votre site depuis quelque mois que, bien qu'ayant l'impression de débarquer au milieu d'une réunion de famille (d'enseignants), il y a finalement un certain nombre de profs partageant votre analyse, et donc la mienne.
Je dirige une entreprise dans l'industrie, encadre et embauche régulièrement des étudiants de BTS, DUT ou d'Ecoles d'Ingénieur. Je suis stupéfait et même horrifié de constater la disparition des caractéristiques qui font un bon scientifique (et même, plus simplement, un citoyen éclairé) à savoir : la méthode, l'esprit analyse et la rigueur, les trois "mamelles" du Discernement : une qualité en voie de disparition.
Et je ne parle pas de l'incapacité à rédiger des rapports et encore moins de l'orthographe, même avec des bacs+5.
Vos interventions et celles de vos collègues me rassurent. Tout n'est peut être pas foutu ?
Peut être même faudrait il couper quelques têtes au Ministère et ses annexes (par exemple A–Chier et ses comparses Oh oui!) ......afin d'assainir le milieu.
Dommage que Claude Allègre ait fait preuve de si peu d'habileté dans sa chasse au Mammouth (à moins qu'il n'ait finalement eu aucune envie de réformer)
En tous cas, MERCI !
Ecrit par : l'ignoble JF | 27 octobre 2007
Pas de convivialité donc à attendre sur « Avenir de l’école ». Juste des analyses concrètes de la situation concrète et des propositions (qu’on espère rationnelles). A mourir d’ennui mais sans doute plus efficace pour ceux qui préfèrent, de temps en temps, la froideur de la réflexion pure à la chaleur des échanges personnels.
Pour y participer, il suffit de s’inscrire en allant sur :
http://avenirdelecole.aceboard.fr/
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
Cher Pedro, tu aurais bien fait d'y interdire aussi l'usage des pseudos.
GM
Ecrit par : guy morel | 27 octobre 2007
Jérémy, mon nom d'épouse est Charpentier et non Chartier et je n'ai rien à voir avec l'auteur de La Belle Dame sans mercy. Rien à voir non plus avec Marc- Antoine ou Gustave Charpentier, rien avoir enfin avec une Hélène Charpentier Maître de conférences , sauf erreur, à Pau. Mon mari , passionné de généalogie, descend d'une famille de meuniers reconvertis dans la culture de la vigne. Quant à la mienne , elle est issue de tisserands reconvertis eux aussi dans la culture de la vigne un peu avant la révolution.
A la foire aux livres d'Amnesty j'ai découvert :" Les carnets de l'élève Mimile" de Claude Capiaux. ( ouvrage édité à compte d'auteur en 1985, donc chez l'auteur à Auchel, 62260, mais aussi sur Priceminister. ) L'élève Mimile est né en 1919 et fréquente l'école communale où l'instituteur, Monsieur Martin remplit sa mission avec conviction, sérieux et dévouement et parfois quelques couacs. Les chapitres évoquant l'enseignement de la langue dans les années 30 sont particulièrement savoureux. Si ce n'est pas hors -sujet, j'en choisirai un extrait.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 27 octobre 2007
Hervé, tout ne se vaut pas! Je crois que c'est un des principaux messages laissé sur ce blog, toutes disciplines confondues. Et je le partage absolument. Il y a des perles, musicalement parlant évidemment, dans le rap américain des origines. Il y en a très peu dans le rap français. Et il y a d'ailleurs des choses intéressantes, voire des chef-d'oeuvres dans tous les styles de musique! Mais il y en a évidemment moins en musique techno qu'en jazz. De la même manière qu'Azouz Begag est un écrivain moins important que Guy de Maupassant, Yann Tiersen n'est pas un artiste au même titre que Miles Davis, ni que Jean-Sébastien Bach; (ce sont des exemples, évidemment).
Il y a les goûts d'un côté, et les réalités indiscutables de l'autre. Avec, au milieu, pas mal de mises en parallèle "négociables".
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
http://www.rap2k.com/media-2301-0.html
Beaucoup mieux, le rap américain! L'avantage majeur est que je n'y comprends rien donc les paroles bidons chargées de clichés faciles ne m'énervent pas. Parce qu'il faut quand même ne pas avoir peur de reconnaître que si quelques rares textes sont de bonne qualité, la majorité débitent des fadaises, toujours les mêmes, lassantes, entendues et réentendues dans tous les cafés des d'jeuns, sans recul, sans vrai niveau de réflexion, au ras des pâquerettes, à peu près aussi édifiantes que les discours des vieux du FN quand ils tombent sur "les arabes" ou "les noirs".
OPuf! Ça fait du bien.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
"Hervé, tout ne se vaut pas! Je crois que c'est un des principaux messages laissé sur ce blog, toutes disciplines confondues. Et je le partage absolument."
Moi aussi, mais je remarque que beaucoup ici, ailleurs ça ne m'étonne pas, confondent leur goût, le bon goût et le beau.
Que la majorité des "chanteurs" de rap soit très moyen tout à fait d'accord. mais on embellit le passé en oubliant que nous n'en avons gardé que quelques rares compositeurs (Bach est-il le seul à son époque?).
Pareil pour le jazz dont beaucoup est sans saveur.
Quant aux chanteurs des années soixantes je préfère n'en rien dire tant la plupart étaient médiocres.
Plus globalement, et c'est un jugement personnel, je trouve que trop d'intervenants ici manquent d'une réelle ouverture d'esprit. Et que certains sont très imbus d'eux même, de leur superbe culture, éducation, progéniture etc....
Ecrit par : Hervé | 27 octobre 2007
Sûr que l'anglais à l'école c'est pas gagné, mais si en plus c'est fait vitvitemalmal c'est po lo peine...
Mieux vaut un peu BIEN FAIT que bcp mal fait.
ps;cibil critique de rap (en plus de critique de méthode de lecture) chuis mdr, bouffon !
Ecrit par : toto | 27 octobre 2007
Plus globalement, et c'est un jugement personnel, je trouve que trop d'intervenants ici manquent d'une réelle ouverture d'esprit. Et que certains sont très imbus d'eux même, de leur superbe culture, éducation, progéniture etc....
Ecrit par : Hervé | 27 octobre 2007
Peut-être parce que vous lisez mal et en diagonale, avec un ou des a priori. Il y a plus de questionnements que d'affirmations pleines de certitude. Si vous donnez un lien vers un excellent texte ou moment musical de rap, les mêmes que vous accusez d'imbutitude ou d'imbuvabilité iront cliquer pour écouter sans a priori et avec curiosité.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Pour y participer, il suffit de s’inscrire en allant sur :
http://avenirdelecole.aceboard.fr/
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
Cher Pedro, tu aurais bien fait d'y interdire aussi l'usage des pseudos.
GM
____
Cher Guy,
Nous faisons partie, toi et moi, de ceux qui pensent que l'usage des pseudos ne se justifie que dans la clandestinité. Et quoi qu'on pense du sarkozisme, on n'en est certainement pas là... D'autres, dont la mémoire historique est plus courte, disent que cela fait partie de la "culture internet" (on est très généreux aujourd'hui lorsqu'il s'agit d'employer le mot "culture", il parait même qu'il existe une "culture rap"). Mais il faut aussi reconnaître que certains collègues pourraient avoir des ennuis s'ils donnaient leur vrai nom.
A propos du rap - qui suscite en ce moment un grand intérêt sur ce blog - je me dis qu'il existe un problème pour s'y exprimer dans une langue autre que l'anglais. Cette remarque vaut d'ailleurs aussi pour le rock. En effet l'anglais est une langue où le nombre de monosyllabes est considérable. Quand on passe à des langues comme le français ou l'espagnol, il existe donc une tendance spontanée à l'onomatopée. Je n'ose pas imaginer ce que donne le rap allemand.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
Je n'ose pas imaginer ce que donne le rap allemand.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
S'il est aussi puissant qu'un certain slow allemand, il vaut sûrement son pesant de cacahuètes :
"Nachts geh ich dahin, ich bin allein, und frag : Warum ?
Die Tage gehen mir nicht aus dem Sinn
Und ich frag mich : Warum ? "
Et la musique n'était pas triste non plus !
Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007
"Je n'ose pas imaginer ce que donne le rap allemand."
Voyez http://www.dailymotion.com/group/58755
Il est vrai que le rap tibétain est plus mélodieux.
Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007
"Sûr que l'anglais à l'école c'est pas gagné, mais si en plus c'est fait vitvitemalmal c'est po lo peine...
Mieux vaut un peu BIEN FAIT que bcp mal fait.
ps;cibil critique de rap (en plus de critique de méthode de lecture) chuis mdr, bouffon !"
Ecrit par : toto | 27 octobre 2007
Mon pauvre toto... Vous enfoncez à chaque message votre record, à chaque fois plus digne de figurer dans le "guinness" du néant de l'argumentation.
Hervé, nous attendrons donc avec intérêt que se déterminent les Jean-Sébastien Bach, Antonio Vivaldi, Henri Purcell, Georg Friedrich Haendel, Miles Davis, Charlie Parker, Flavio Boltro, Stefano di Battista, James Brown, Serge Gainsbourgh, Jacques Higelin, Georges Brassens, Charles Trenet, etc, etc, du rap français et de la musique techno...
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Serge Gainsbourgh ? Beaucoup de gens ne peuvent pas l'encadrer !
Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007
On remarque l'absence béante de Mozart ainsi que de Captain Beefheart dans la liste de Christophe Sibille.
Le parti pris est donc clair ...
Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007
D'après mon fils, du bon rap français d'aujourd'hui: Oxmo Puccino, mêlé à du jazz...
Effectivement ça ne m'a pas l'air mal.
http://www.mcm.net/musique/player/28262/
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Cher Guy,
Nous faisons partie, toi et moi, de ceux qui pensent que l'usage des pseudos ne se justifie que dans la clandestinité.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
Je vais mettre un terme aux accusations sur mon pseudo. Dobolino, c'est le nom du chat de ma fille. Je tiens à ce pseudo emprunté à une bestiole éminemment sympathique bien que très CPNT mais je vous donne le numéro de tatouage du chat en question: FBH310! Avec un peu d'habileté, vous obtiendrez même mon numéro de téléphone qui est en liste rouge...
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
"Cher Guy,
Nous faisons partie, toi et moi, de ceux qui pensent que l'usage des pseudos ne se justifie que dans la clandestinité."
La nostalgie, camarades ?
Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007
S'il est aussi puissant qu'un certain slow allemand, il vaut sûrement son pesant de cacahuètes :
"Nachts geh ich dahin, ich bin allein, und frag : Warum ?
Die Tage gehen mir nicht aus dem Sinn
Und ich frag mich : Warum ? "
Et la musique n'était pas triste non plus !
Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007
Comme vousêtes dure avec nos voisins. Tenez, je vous offre un lot de consolation.
http://fr.youtube.com/watch?v=0ry9NjJJDoU
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Oui, dugong, et aussi Brahms, Chopin, Schumann, Quincy Jones, Eric Dolphy, Ravel, Debussy, Messiaen, Led Zeppelin, Les Beatles, Pink Floyd, et bien d'autres encore... On pourrait en remplir le blog! J'avais d'ailleurs mis: "etc" à la fin de la liste que j'ai proposée! Mais vous pouvez encore rajouter quelques autres noms, à votre guise, je vous dirai ce que j'en pense...:-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Je vais mettre un terme aux accusations sur mon pseudo. Dobolino, c'est le nom du chat de ma fille. Je tiens à ce pseudo emprunté à une bestiole éminemment sympathique bien que très CPNT mais je vous donne le numéro de tatouage du chat en question: FBH310! Avec un peu d'habileté, vous obtiendrez même mon numéro de téléphone qui est en liste rouge...
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Ce que vous êtes susceptible ! Je parlais en général et ne vous accuse de rien. De mon point de vue, le fait que vous défendiez les chasseurs vous range même dans le bon camp. Car la chasse et la corrida sont les derniers liens qui unissent encore l’homme d’aujourd’hui aux origines les plus lointaines de la culture (avant le néolithique). Le jour où l’une et l’autre auront été interdites, tous les ponts avec le passé auront été coupés et l’homme sera définitivement « moderne », c’est-à-dire seul. Je n’ai aucune animosité à votre égard (la réciproque ne semble pas être vraie), je n’ai jamais essayé de vous identifier et je n’ai pas la moindre intention de le faire alors que ce serait en effet si facile avec tout ce que vous avez dit de votre père. Car si je trouve un peu absurde l’usage des pseudos sur Internet, je reconnais que c’est une pratique courante – et c’est aussi cela que je disais à Guy Morel. Il faudrait en revanche avoir une mentalité de flic pour vouloir percer l’identité de quelqu’un qui ne souhaite pas la donner. Et, croyez-moi, je préfère encore un pédago à un flic.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
"Cher Guy,
Nous faisons partie, toi et moi, de ceux qui pensent que l'usage des pseudos ne se justifie que dans la clandestinité."
La nostalgie, camarades ?
Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007
Non. La mémoire. Car il convient d'avoir la mémoire des choses qu'on n'a pas soi-même vécues mais qui sont là, dans le passé familial. Cela s'appelle aussi la fidélité. "Tout homme actif et pessimiste est ou deviendra fasciste sauf s'il a une fidélité derrière lui" (Malraux, L'espoir)
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
Pour C. Sibille :
Quand je disais , "le parti pris est donc clair", je plaisantais (comme trop souvent).
En revanche, accoler Mozart et Captain Beefheart n'est pas une plaisanterie.
Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007
Si c'est une question de mémoire et de fidélité alors ça force le respect...
Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007
Comme vous êtes dure avec nos voisins. Tenez, je vous offre un lot de consolation.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007Dobolino, c'est
C'est gentil à vous mais, quitte à aller dans les archives, je préfère ceci !
http://fr.youtube.com/watch?v=3U-ibd-_9JI
Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007
Là, Pedro, vous me semblez exagérer un peu! La corrida, avant d'être un lien avec le passé, est surtout une justification de la barbarie! J'y croirai quand le taureau aura réellement sa chance, qu'il aura choisi lui même la voie du combat, qu'il n'y aura plus "d'afeitado" pour limiter les risques qu'encourt le toréador. La corrida sera un vrai spectacle quand le taureau viendra saluer à côté du toréador à la fermeture du rideau. Et, pour moi, jusqu'à preuve du contraire, l'alibi de "la culture" et de "la noblesse du combat" sont tout simplement la justification d'instincts un peu sordides et morbides, de goût du sang, et, tout simplement, de la sauvagerie à l'état brut!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Il faudrait en revanche avoir une mentalité de flic pour vouloir percer l’identité de quelqu’un qui ne souhaite pas la donner. Et, croyez-moi, je préfère encore un pédago à un flic.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
De toute façon, ici, tous ceux, muets aussi bien que "bavards" comme JPB, savent parfaitement m'identifier et connaissent ce qu'ils pensent connaître de mon CV et de mes états d'âme, nombreux et variés!
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Comme vous êtes dure avec nos voisins. Tenez, je vous offre un lot de consolation.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007Dobolino, c'est
C'est gentil à vous mais, quitte à aller dans les archives, je préfère ceci !
http://fr.youtube.com/watch?v=3U-ibd-_9JI
Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007
Mon lien n'était là que pour vous montrer que n'importe quelle musique peut être exploitée à la manière qu'on veut. Si le Rap est l'emblème blême des gosses des banlieues, on peut l'utiliser à l'escient qu'on veut.
D'ailleurs, qui a composé la musique de l'hymne du troisième Reich qui fut aussi, si je ne perds pas la mémoire, celui de l'Austro-Hongrie? Je peux me tromper, soyez cléments... Après, tu colles les paroles que tu veux, du genre "Deutschland über alles!" ou le clip vidéo qui te botte. Les deux si besoin et tous les braves gens n'y voient que du feu.
Tout le monde peut dire "le rap est la musique des anti-citoyens" alors que c'est une très estimable performance d'exprimer en français convenable la souffrance de gars et de filles qu'on n'a pas jugés, dès l'âge deux ans et pour la vie, aptes à apprendre la langue de Molière. C'est dégueulasse d'instrumentaliser ainsi la grammaire française! Pour paraphraser...
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
En revanche, accoler Mozart et Captain Beefheart n'est pas une plaisanterie.
Ecrit par : dugong | 27 octobre 2007
Oui! dirait mon fils. Mon grand frère (un vieux!) m'a dit que Captain Beefheart était infect et avait licencié des légions de musiciens qu'il jugeait non conformes. Pour être infect à ce point et passer à la postérité, fallait qu'il soit bon, non?
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Et, pour moi, jusqu'à preuve du contraire, l'alibi de "la culture" et de "la noblesse du combat" sont tout simplement la justification d'instincts un peu sordides et morbides, de goût du sang, et, tout simplement, de la sauvagerie à l'état brut!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Comme toutes ces répugnantes et ignobles civilisations primitives avec leurs rites initiatiques parfois mortels pour les jeunes ados. Mettons tout ça au pas!
Je ne suis guère une adepte de la corrida pour ma satisfaction personnelle, mon objectif étant de donner des soins à la gent animale et non de les occire, mais allez donc faire un tour du côté des abattoirs. Régulièrement, je soigne des agneaux nouveaux-nés pour que vous puissiez les manger en toute sécurité et traçabilité quand ils auront trois ou quatre mois. Alors, la corrida, quel serpent de mer régulièrement brandi!
Et, dans la foulée, réécoutez Les Belles Etrangères de Ferrat.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
C'est gentil à vous mais, quitte à aller dans les archives, je préfère ceci !
http://fr.youtube.com/watch?v=3U-ibd-_9JI
Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007
Oui! Mais dans ma version, au milieu, il y a un gentil petit blondinet qui "rit au Wasserfall blond"! Alors quand même, Rimbaud...
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
On peut faire dire ce qu'on veut à qui on veut, en matière de musique:
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1777.html
Lili Marleen ou Lili Marlène (au choix de vos fantasmes) se met à toutes les sauces, le rap aussi d'ailleurs.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Sibille écrit:"J'y croirai quand le taureau aura réellement sa chance, qu'il aura choisi lui même la voie du combat, qu'il n'y aura plus "d'afeitado" pour limiter les risques qu'encourt le toréador. La corrida sera un vrai spectacle quand le taureau viendra saluer à côté du toréador à la fermeture du rideau.
Autonomie pour les taureaux, égalité entre taureaux et toréadors! Fabriquer des boeufs à l'école ne leur suffit plus, ils veulent maintenant humaniser les taureaux!
Ecrit par : Philippe | 27 octobre 2007
C'est gentil à vous mais, quitte à aller dans les archives, je préfère ceci !
http://fr.youtube.com/watch?v=3U-ibd-_9JI
Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007
Ceci dit, on a tous regardé aussi et pris part. "Grenade, Grenade, ma Grenade" . J'ai appris ce poème en russe, il y a très longtemps...
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Christophe Sibille écrit à propos de la corrida :
"Là, Pedro, vous me semblez exagérer un peu! La corrida, avant d'être un lien avec le passé, est surtout une justification de la barbarie! etc."
Ce qui serait exagérer beaucoup c'est de transformer le blog de JPB en forum pro-et anticorrida. Je ne faisais aucun plaidoyer en faveur de la corrida, je me contentais de dire une vérité incontestable et qui ne saurait donc être exagérée. Les premières divinités dont on ait la trace sont le couple Déesse-Mère et Dieu-Taureau. Il n'y a absolument rien avant. La corrida moderne est une invention des Lumières (elle apparaît à la fin du XVIIIe) mais plonge ses racines au plus lointain des cultures humaines.
Je ne connais pas un seul aficionado qui ait le goût du sang. C'est ce que pensent les anti mais ils se trompent. Pas plus qu'un chasseur n'a le goût du sang, des instincts barbares et tout le tralala. Je ne suis pas moi-même adepte de la chasse (pour paraphraser Dobolino) mais il ne me viendrait pas à l'esprit de vouloir la supprimer. Je n'aime pas le rugby, le foot ni aucun sport, mais il ne me viendrait pas à l'esprit de vouloir les interdire. Même le rap, la techno et toutes ces musiques que je ne comprends pas et qui ne m'intéressent pas, je ne souhaite pas leur disparition. Il y en a un peu marre de tous ces gens qui, au nom de leurs valeurs, veulent interdire aux autres de vivre leurs passions. Nous vivons à l'heure du prohibitionisme démocratique. C'est effrayant.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
Faut qu'on se recentre, les gars!
http://bmarcore.club.fr/mil/CD-EPM-HF-015-12.mp3
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Faut qu'on se recentre, les gars!
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Etions-nous si décentrés que cela, pour un thème intitulé "Babel" ?!!!
Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007
Je ne suis pas moi-même adepte de la chasse (pour paraphraser Dobolino) mais il ne me viendrait pas à l'esprit de vouloir la supprimer. Je n'aime pas le rugby, le foot ni aucun sport, mais il ne me viendrait pas à l'esprit de vouloir les interdire. Même le rap, la techno et toutes ces musiques que je ne comprends pas et qui ne m'intéressent pas, je ne souhaite pas leur disparition. Il y en a un peu marre de tous ces gens qui, au nom de leurs valeurs, veulent interdire aux autres de vivre leurs passions.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 octobre 2007
D'autant plus que si on interdit ça ou ça, on verra les sangliers brouter nos oreillers, on offrira la Camargue aux touristes à 100% et on subventionnera les manades à 200%, sinonelles crèvent et plus de touristes. Si nous devons nous transformer en Parcs Naturels Régionaux seulement et uniquement pour vos plaisirschampêtres épisodiques, va falloir abouler du flouze et pas trois mauvais sous deux jours par an! Alignez, on avisera après...
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Etions-nous si décentrés que cela, pour un thème intitulé "Babel" ?!!!
Ecrit par : Un hussard | 27 octobre 2007
J'offrais juste un babel bien de d'cheu nous.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Pedro, franchement, vous exagérez! Un peu d'humanité(s), que diable! "Prohibitionnisme" prend deux "n"! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Pedro, franchement, vous exagérez! Un peu d'humanité(s), que diable! "Prohibitionnisme" prend deux "n"! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille |
Sibille: definitely neuneu
Ecrit par : LOki | 27 octobre 2007
Blague à part, Pedro, qui suis-je pour demander la suppression de la corrida? Je disais tout simplement toute l'horreur qu'elle m'inspire. Et mettre rugby et corrida dos à dos me paraît être un jeu intellectuel légèrement abusif... Mais cela n'engage que moi!
Je serai à Paris toute la semaine qui vient. Je vous "re"laisse mon mail, au cas où vous seriez disponible pour discuter quelques minutes devant un verre.
ch.sibille@wanadoo.fr
Bonnes vacances à tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Tiens, kikilolo, le retour!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Comme vous avez tous l'air bouchés à l'émeri, comme disait ma vieille instit' de CP ( c'était en 1965 et elle était hors d'âge, genre troisième République et on n'avait pas intérêt à être dyslexique), je me répète pour recentrer le débat sur une Babel française bien de chez nous:
Ça fait d'excellents français
Jean Boyer - Georges van Parys-1939
.
En pleine Drôle de Guerre, cette chanson était le morceau de bravoure de Maurice Chevalier pendant ses tournées dans le cadre du théâtre aux armées. Dans la salle, c'était du délire. Chanson à la gloire du soldat français héritier des héros de la grande guerre, les paroles ont des échos de pacifisme: on sent que les français réunis dans l'armée malgré eux, se seraient bien passés d'une nouvelle aventure militaire, quelle qu'en soit la raison profonde...
Le Colonel était dans la finance
Le Commandant était dans l'industrie
Le Capitaine était dans l'assurance
Et le Lieut'nant était dans l'épicerie
Le juteux était huissier d'la Banque de France
Le Sergent était boulanger pâtissier
Le Caporal était dans l'ignorance
Et l'deuxième classe était rentier !
Et tout ça fait
D'excellents français
D'excellents soldats
Qui marchent au pas
Ils n'en avaient plus l'habitude
Mais, tout comm' la bicyclette
Ça n's'oublie pas !
Et tout ces gaillards
Qui pour la plupart
Ont des goss's qui ont leur certificat d'études
Oui tous ces brav's gens
Sont partis chicment
Pour faire tout comme jadis
C'que leurs pèr's ont fait pour leurs fils
Le Colonel avait de l'albumine
Le Commandant souffrait du gros colon
La Capitaine avait mauvaise mine
Et le Lieut'nant avait des ganglions
Le juteux souffrait de coliqu's néphrétiques
Le Sergent avait le polype atrophié
La Caporal un coryza chronique
Et l'deuxième classe des cors aux pieds.
Et tout ça fait
D'excellents français
D'excellents soldats
Qui marchent au pas
Oubliant dans cette aventure
Qu'ils étaient douillets, fragil's et délicats
Et tout ces gaillards
Qui pour la plupart
Prenaient des cachets, des goutt's et des mixtures
Les v'là bien portants
Tout comme à vingt ans
D'où vient ce miracle là ?
Mais du pinard et du tabac !
Le Colonel était d'l'Action Française
Le Commandant était un modéré
Le Capitaine était pour les diocèses
Et le lieutenant boulottait du curé
Le juteux était un fervent extrémiste
Le Sergent un socialiste convaincu
Le Caporal inscrit sur toute les listes
Et l'deuxième classe au PMU !
Et tout ça fait
D'excellents français
D'excellents soldats
Qui marchent au pas
En pensant que la République
C'est encore le meilleur régime ici-bas.
Et tout ces gaillards
Qui pour la plupart
N'étaient pas tous du même avis politique
Les v'là tous d'accord
Quelque soit leur sort
Ils désirent désormais
Qu'on leur fiche une bonne fois la Paix !
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Je serai à Paris toute la semaine qui vient. Je vous "re"laisse mon mail, au cas où vous seriez disponible pour discuter quelques minutes devant un verre.
ch.sibille@wanadoo.fr
Bonnes vacances à tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Catmano aussi, d'après ce que j'en sais! Mais bon, ce n'est pas mes oignons. Je suis très crade, pour le coup...
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
http://www.dailymotion.com/video/xgqre_didier-benureau-chanson-pour-morale_fun
Et celle-là!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
J'ai posté un autre lien, avec une chanson qui vaut son pesant de cacahuètes, Dobolino... A venir. Avec le code "illisible" à taper!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
lТолько для вас Доболино:
http://www.chambre-claire.com/PAROLES/varsovienne-en-russe.htm
Ecrit par : buntovchik | 27 octobre 2007
Merci! Ceci en échange:http://www.chambre-claire.com/PAROLES/plaine.htm
et ceci
http://www.chambre-claire.com/PAROLES/Girofl%E9e-Girofla.htm
Babel.. JPB? Allons, qu'avez-vous donné à vos infernaux bloggeurs???
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
http://www.dailymotion.com/video/xgqre_didier-benureau-chanson-pour-morale_fun
Et celle-là!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2007
Trop bien! Je suis en bas débit, donc, ce fut long, mais bon en fin de compte! Ceci dut sans vouloir vexer Cadichon... qui va encore partir en en live sur l'Indochine.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007
Merci à vous, Jean-Paul Brighelli, d'oser dire ce que nous avons tous observé dans nos classes, en ZEP comme, désormais, dans les campagnes.
Mais faites attention à Alain Rey ! Il va vous assassiner.
Avez-vous lu la “postface” (située page XXIV !) du Petit Robert 2007 ? Alain Rey y défend la langue d'aujourd'hui contre ceux (nous, vous) qui voudraient revenir à "l'élitisme" du bon usage... Il y aurait une note complète à consacrer à cette postface.
Depuis des décennies, nous, professeurs de français et de littérature, sommes trahis par les linguistes et par les lexicographes.
Ecrit par : NoctéMédia | 27 octobre 2007
Depuis des décennies, nous, professeurs de français et de littérature, sommes trahis par les linguistes et par les lexicographes.......
Ecrit par : NoctéMédia | 27 octobre 2007
....et autres experts en sciences sociales et cognitives, qui se sont mêlés d'expliquer à votre place comment on doit enseigner le français et la littérature, et grâce auquels nos enfants ont désappris l'un et l'autre et nos petit-enfants ne les apprendront jamais.
Mais il faut donner les noms de ceux qui ont milité ( pusqu'il s'agit d'une idéologie propagée par une secte) pour la narratologie, le schéma actanciel et toute la litanie de la textique.
Aujourd'hui ils sont toujours au premier rang d'orchestre et à l'avant-scène de la réflexion sur l'école avec le culot des collabos qui tournent casaque avec le vent.
Qu'attendent-donc les acteurs de l'école, les enseignants, les parents, pour balancer les oeufs pourris et les tomates que méritent tous ces faux-culs pontifiants, ces pompiers-pyromanes, comme Bentolila , ou
Todorov qui ne manque pas de Chutspa quand il vient chialer sur "La littérature en péril ( SIC!) alorsqu'avec ses comparses, ils la font crever depuis trente ans pour mieux la disséquer.
Dans cette association de malfaiteurs il y a aussi
Genette, Gremas ou Chomski, celui qui est allé jusqu'à " prendre un faussaire (Faurisson) et ...le repeindre aux couleurs de la vérité" (Vidal-Naquet).
Aucun d'eux n'est venu défendre la détournement de leurs travaux par les cuistres, trop contents d'être devenus des icônes...
Or, cest la responsabilité première des intellectuels, disait Aron, que de dire la vérité et de mettre à jour les mensonges,
Dans cette clique, on trouve aussi pêle-mêle les psychologues, les sociologues, les orthophonistes et toute la Nomenklatura de l'EN. Ça en fait du monde
L'enseignement du français, mais aussi des maths et de tout le reste, c'est comme le poisson, ça pourrit par la tête, celle des "experts" qui pondent les programes et celle des "savants" qui les ont inspirés.
On comprend mieux l'ampleur de la catastrophe quand on sait que parmi ceux-ci , il y a des figures qui font autorité comme ce grand ponte, qui a dirigé pendant 40 ans le Bureau International de l'Education à Genève, et qui a pondu ce morceau d'anthologie du constructivisme. Il y vante " les méthodes actives faisant une part essentielle à la spontanéité de l'enfant ou de l'adolescent et exigeant que toute vérité à acquérir soit réinventée par l'élève ou tout au moins reconstruite, et non pas simplement transmise....Les méthodes d'avenir devront faire une part de plus en plus grande à l'activité (Note: c'est une obsession et après on se demande pourquoi les gamins ne tiennent pas en place (:>] ) et aux tâtonnements des élèves ainsi qu'à la spontanéité... Comprendre, c'est inventer ou reconstruire par réinvention, et il faudra bien se plier à de telles nécessités si l'on veut dans l'avenir, façonner des individus capables de production et de création et non pas seulement de répétition. "
Jean Piaget, "Où va l'éducation", rapport de l'UNESCO [1971],
cité notamment par Louis Lafforgue dans cet ouvrage connu sur ce blog, "La débâcle de l'école " (pages 180-181) mais avant lui par O. Rey, Une folle solitude, le fantasme de l'homme auto-construit", ( Seuil, 2006)
Ecrit par : Cadichon | 28 octobre 2007
"Deux heures, chaque jour, de vocabulaire et de syntaxe, de règles sues par cœur, d’exercices répétés — une langue normée, un apprentissage normatif, et non cette Observation Réfléchie de la Langue..."
JP Brighelli
"C'est là, à mon sens la condition principale pour redonner à l'école sa fonction de justice.
Il reste à savoir si le ministre de l'EN lui même en est convaincu (je pense que oui) et surtout s'il trouvera les soutiens nécessaires pour l'imposer à la corporation."
Eh bien, sans être tout à fait devin, écoutez donc ce que Darcos aura à dire, ce soir (18h), au Grand Jury de RTL…
Bon dimanche à toutes et à tous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 octobre 2007
"Je ne connais pas un seul aficionado qui ait le goût du sang. C'est ce que pensent les anti mais ils se trompent. Pas plus qu'un chasseur n'a le goût du sang, des instincts barbares et tout le tralala."
Allons allons c'est de la dénégation. C'est comme si je disais que les amateurs de boxes (dont je fais parfois partie) étaient tous des esthètes amateurs de belles techniques pugilistiques.
Ecrit par : Hervé | 28 octobre 2007
" Peut-être parce que vous lisez mal et en diagonale, avec un ou des a priori. Il y a plus de questionnements que d'affirmations pleines de certitude. Si vous donnez un lien vers un excellent texte ou moment musical de rap, les mêmes que vous accusez d'imbutitude ou d'imbuvabilité iront cliquer pour écouter sans a priori et avec curiosité.
Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007 "
Je ferais juste remarquer que je n'ai nommé personne, mais que certains se sentent visés.
Ecrit par : Hervé | 28 octobre 2007
Bon j'arrête, je me trouve un peu donneur de leçons.
Ecrit par : Hervé | 28 octobre 2007
Cadichon, il semble que vous vous emmêliez un tantinet les pinceaux! Et je puis vous affirmer qu'en musique, les méthodes actives, (Orff, Kodaly, Martenot, Willems) ont impliqué la création (dans l'enseignement spécialisé) de classes d'éveil, qui permettent, dans le meilleur des cas, aux enfants de "vivre" un minimum la musique en apprenant à faire autre chose que la lire avant de la jouer, (deux ans, voire trois ans de solfège avant de pratiquer un instrument, c'est légèrement mortifère). Il ne s'agit pas de laisser tout découvrir à l'enfant, mais de lui apprendre avec des moyens qui lui permettent de vivre un peu la musique dès les débuts de son apprentissage autrement qu'en étant vissé sur un siège pendant deux heures. Alors peut-être ne parliez-vous pas de ces méthodes actives-là, peut-être ne sont-elles pas toujours bien "mises en oeuvre", mais elles ont impliqué des progrès indiscutables concernant le fait de "donner le goût", indispensable en préalable à tout apprentissage un peu sérieux, et qui impliquera ensuite, et personne ne vous contredira là-dessus, un certain nombre de contraintes.
Par contre, pour que ces effets se fassent vraiment sentir au niveau de l'éveil artistique des enfants par les instits, une formation un peu plus conséquente de ces derniers ne serait pas du luxe, (une vingtaine d'heures pour les professeurs d'école stagiaires, cela paraît très en dessous de la portion congrue.)
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007
Qu'attendent-donc les acteurs de l'école, les enseignants, les parents, pour balancer les oeufs pourris et les tomates que méritent tous ces faux-culs pontifiants, ces pompiers-pyromanes
Ecrit par : Cadichon
Ben alors, qu'est-ce à dire ? On me pique mes idées ? Ou bien on est désormais convaincu qu'il faut les mettre en pratique ? Y a-t-il des volontaires ici ?
P.S. (sans arrière-pensée politique) : le Lafforgue que vous évoquez se prénomme Laurent.
Ecrit par : Moot | 28 octobre 2007
Moot, il me semble que Cadichon prononce ces paroles depuis déjà un certain temps!
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007
Devant l'absence de réaction à un envoi précédent, j'en remets une couche :
Il semble qu'il y ait de plus en plus de physiciens sur ce blog. Est ce la manifestation naissante d'une pédagorésistance géante ?
En tout cas, il y a du boulot à faire : en attendant l'arrivée hypothétique de cohortes d'élèves sleccisés au primaire (dans 10 ans ??), comment peut-on refonder les programmes de collège et de lycée en sciences physiques ?
Chiche ?
Je suis au vert pendant toutes les vacances. Sans internet et sans bonnet malgré le froid. Montage de tableau électrique et tronçonnage de rigueur.
A leur façon, les dugongs aussi cherchent à prendre de l'altitude mais sans chercher à remonter connement le courant comme de vulgaires salmonidés.
Ecrit par : dugong | 28 octobre 2007
"Nous sommes trahis par les linguistes et les lexicographes", écrit NoctéMédia.
Pouquoi "trahis"? Avions-nous vraiment besoin d'eux pour transmettre aux élèves notre patrimoine littéraire?
J'ai passé l'agrégation de Lettres classiques sans avoir lu une ligne de Greimas ou de Todorov. Leur sophistique ne m'attirait pas, tout simplement.
Et le schéma actanciel et autres foutaises, ne suffit-il pas de ne pas en parler aux élèves?
A ce propos, je suppose que je ne suis pas le seul professeur de français (qui reste) à expliquer en collège des Fables de La Fontaine, Le Médecin malgré lui, le Malade imaginaire, Les Femmes savantes et le Cid in extenso.(?)
Ecrit par : Jean | 28 octobre 2007
Balancer des tomates avancées et de oeufs d'un âge certain, Cadichon, sur la Nomenklatura pédago qui a colonisé ( mité) le Ministère de l'Education nationale?
Pourquoi pas? Mais il faut se déplacer à Paris, trimballer des cageots, attendre le passage de ces braves gens, et surtout viser juste. Bien compliqué! Et onéreux!
Il y a peut-être une action plus efficace pour délivrer le système éducatif de ces parasites pontifiants, c'est que nous soyons de plus en plus nombreux à faire dès maintenant, sur le terrain, à l'école aussi bien qu' au collège et au lycée, exactement ce que notre conscience nous dicte. En gros, à faire le contraire, sur tous les points, des instructions officielles - quand elle sont mauvaises.
Qu'ils en soient réduits à prêcher dans le désert, en quelque sorte. Le terrain, c'est nous qui l'occupons. L'enseignement, c'est nous qui le dispensons, pas eux. Et le vent - cela devrait se confirmer sur RTL ce soir - semble porteur.
Ecrit par : Jean | 28 octobre 2007
Sibille : "donner le goût, indispensable en préalable à tout apprentissage un peu sérieux."
"Contrarier le goût, d'abord et longtemps", disait aussi Alain. Un enfant sportif, apprenez-lui la musique; matheux, qu'il se forme à l'histoire et à la littérature. Après, longtemps après, on verra bien quel est son goût. De toute façon il sera musicien, matheux, littéraire ou sportif, car c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Pas en faisant DE LA forge, n'est-ce pas M. Sibille... Deux heures de grammaire chaque jour, que cela plaise ou non, et cela ne plaît guère. Peu importe, cela plaira plus tard. En revanche, l'ORL ne déplaît guère aux collégiens, et la Main à la pâte aux primaires, et les activités à tous. On mesure aujourd'hui le désastre auquel a conduit cette confiance bien naïve en la spontanéité du goût, et aussi cette surestimation de l'importance du goût dans l'apprentissage.
Dites, vous imaginez si l'on demandait aux taureaux d'avoir le goût de la corrida !
Ecrit par : Philippe | 28 octobre 2007
à Jean : le structuralisme n'y est pour rien. Il faut simplement préserver l'école des excitations de chercheurs qui, non seulement, ont trouvé quelque chose mais trouvent inconcevable de ne pas en faire profiter tout le monde.
Le pire serait qu'à l'instar des sciences, la linguistique soit dotée d'un Nobel. Là, cher(e) camarades de lettres, vous iriez pleurer vos mères ! Heureusement Charpack n'a pas encore d'idée lumineuse sur l'apprentissage de la lecture ; il serait capable de péconiser de la globale avec des notices de détecteurs de métaux.
Ecrit par : dugong | 28 octobre 2007
"Balancer des tomates avancées…"
suggèrent divers intervenants…
Pour détendre l'atmosphère, lourde de corridas (Pedro, tu es un ami, mais ça me révulse — j'en ai vu deux ou trois qui étaient des boucheries — et par parenthèse des preuves avancées de trouillardise humaine), je vous suggère d'aller lire ce que Pérec écrivit jadis sur le sujet, et qui est devenu incontournable pour tout lanceur amateur de tomates :
http://sili.cium.free.fr/perec_vf.htm
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 octobre 2007
chèr(e)s camarades...
Ecrit par : dugong | 28 octobre 2007
B-A, ba et apprentissage de la langue :
« Parce que c’est ainsi que la langue et l’esprit se structurent, et les neuro-sciences ‘aujourd’hui confirment les intuitions des linguistes d’hier : la b-a-ba seul abolit Babel, parce que savoir sa langue, c’est, potentiellement en connaître tant d’autres ! » JPB
Le premier reproche que l’on adresse aux méthodes de ce type, c’est justement de ne proposer aux élèves de CP un vocabulaire indigent dans des phrases stupides.
Il est vrai que « un rat a vu un chat : il file » (Borel Maisonny page 41) n’est pas un monument de la littérature classique, ni même contemporaine, et qu’on peut se demander quel intérêt cela peut avoir pour un enfant de six ans de quelque milieu qu’il soit.
Et pourtant, je fais lire cette phrase chaque année, depuis treize ans maintenant, et l’exploitation littéraire que nous en faisons met en place tout un cheminement qui sera exploité toute l’année et même l’année suivante. Je suppose que ma collègue puis les professeurs de collège et de lycée continueront dans le même sens.
Lorsque l’élève finit de déchiffrer les quatre lignes du manuel, je demande, l’air étonné : « Ah bon, et pourquoi fait-il ça ? ». Les bonnes années, tous les doigts se lèvent et je dois, une fois de plus, combattre les cris d’oisillons de ceux qui ont de la peine à retenir leur réponse.
Les mauvaises années, lorsque j’accueille les petits « déjà démolis », « bébés lunes » et autres « poupouce-canapé », je suis obligée de reformuler : « Le rat, pourquoi file-t-il ? » en insistant même parfois sur un enfant à qui je dois faire relire la phrase et expliquer qui est ce « il » qui file. Et là, son regard s’éveille, il sourit largement (en CP, on rigole beaucoup, contrairement à ce que croient les esprits chagrins) : « Ah oui, il a peur que le chat le mange alors il se sauve. » Parfois j’ai droit à « il se tire » ou « il se casse », on apprend à parler par imprégnation, n’est-ce pas ? Alors j’en remets un petite couche : « Oui, il file, il se sauve, il fuit, il s’enfuit. »
Et nous continuons la lecture, « Il a ramassé la vis. », et pourquoi donc ? Il l’avait fait tomber, il l’a trouvée sur la route, il l’a trouvé par terre dans le couloir, il en avait besoin, elle aurait pu faire crever une voiture, un vélo, une moto, un camion, un car, se planter dans une chaussure, un pied, la patte du chien, du chat (« Au secours, arrêtez-les ! », pense la maîtresse qui voit les aiguilles tourner et se rappelle que l’année prochaine, elle devra les laisser parler encore un peu moins si elle veut arriver à boucler sa semaine avec deux heures de moins). « Marie a lâché sa rame. », et alors ? Elle ne peut plus ramer, elle sera obligée d’appeler du secours ou de rentrer à la nage, sa barque va dériver...
Petit à petit, les petites phrases stupides du manuel de lecture apprennent à l’enfant à comprendre ce qu’il lit, à poser des questions sur le sens d’un mot. Le manuel a ainsi apporté pendant les deux mois qui viennent de s’écouler les mots « jars », « navire », « mule », « lilas », « tapote », « ôte », « roc », « cor », « cosse », « tarde » qu’aucun de mes huit élèves de CP ne connaissait.
Lorsque nous arrivons au début du troisième trimestre, nous abandonnons ce premier tome et les élèves accèdent alors à la lecture que nos instituteurs appelaient courante.
Les contes et les récits se succèdent au rythme d’un conte entier, ou d’un épisode sur deux ou trois, par jour. Et les élèves apprennent à approfondir leur lecture, à se remémorer les épisodes précédents, à formuler des hypothèses pour la suite, à découvrir les types de personnages et leurs caractéristiques ; bien sûr ça reste succinct, une fois sortis du renard, du tigre ou du chacal rusés, du lion et de l’aigle forts et généreux, du loup ou du chameau stupides ou du chien servile, il n’y aura pas grand-chose. Mais on aura quand même déjà découvert le Roman de Renart, les Contes des Mille et Une Nuits, les Fables de La Fontaine – si vous en connaissez d’autres que Le Corbeau et le Renard, La Cigale et la Fourmi, La Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf, exploitables en CP- CE1, faites-moi signe, je sèche un peu.
Au CE1, cette année, je continue le même type de travail. J’ai abandonné les cinq œuvres de la littérature de jeunesse exploitées chacune d’entre elles pendant une période de l’année scolaire sur toutes les coutures.
Finies les pages du manuel aux exercices tirés par les cheveux pour se trouver reliés au thème du moment, les transformations de phrases selon un modèle pris dans le texte, sous prétexte d’ORL, auxquelles personne, même les meilleurs élèves, ne comprenait rien, l’écriture de BD, d’affiches, de recettes, d’épisodes du conte truffés de fautes d’orthographe, parce que ce n’est pas en un quelques mois de lecture que l’on peut acquérir l’orthographe du français, même si la maîtresse travaille assidûment la grammaire, la conjugaison et l’écriture des mots courants.
A la place de tout cela, un texte d’une page et demie à deux pages, écrit petit en plus, en lecture à haute voix (on dit « lecture oralisée », sur mon forum d’instits), sans préparation préalable, contrairement à ce qui est proposé par les instructions officielles pour les élèves jusqu’au CM2, afin que tous les petits « faibles » lecteurs puissent dire le texte qu’ils ne savent pas déchiffrer, et le même travail d’explication, de compréhension après chaque paragraphe., tous les jours. Depuis le début de l’année, ils ont déjà lu treize contes complets et presque autant de pages de littérature que ce qu’ont lu leurs camarades de l’an dernier en une année scolaire (cinq chapitres de deux pages de cinq romans pour enfants).
Les textes sont indifféremment au présent ou au passé. Ils lisent maintenant sans difficulté des verbes au passé simple qui posent encore des problèmes à leurs camarades de CE2 ou de CM1 pour lesquels je n’avais pas encore « viré ma cuti » et qui n’avaient accès à ce temps que par les lectures magistrales - on dit « lecture offerte », sur mon forum d’instits, je me suis fait drôlement secouer lorsque j’ai parlé de lecture « magistrale » !
Je continue bien sûr quand même ces lectures magistrales, le soir, avant la sortie. Le temps scolaire doit rester utile et comme, de toute façon, après cinq heures trente de classe menée tambour battant, les pouces des plus jeunes retrouvent leur route vers la bouche et que même les plus âgés commencent à ne plus savoir ce que nous avons fait dans la journée, il serait complètement improductif d’essayer de mener un quelconque exercice de soutien, même avec les meilleurs.
Pour l’instant, les livres sont simples et le Père Castor me rend bien des services : les petites GS n’ont eu accès en maternelle qu’aux cinq albums surexploités, jusqu’à écoeurement, par l’une des deux collègues et aux lectures on ne peut plus cursives de l’autre qui faisait défiler page après page, pendant un quart d’heure, sans explications ni commentaires, l’album entier qui ne ressortirait plus jamais de la bibliothèque (pour T. Venot : cette collègue était à cette fameuse animation et a au moins entendu cela : « Lorsqu’on lit un album à des petits, on ne change pas de page tant que tout le vocabulaire n’a pas été compris et réemployé par tous les élèves de la classe. »).
Plus tard dans l’année scolaire, je leur lirai des Contes de Perrault ou des frères Grimm, Pinocchio ou les Contes du Chat Perché ou toute autre œuvre qui me reviendra en mémoire (vous pouvez m’aider, si vous voulez) et j’estime que j’aurai joué mon rôle de transmetteur.
Pour les langues étrangères, j’ai opté pour l’imagier. Pour l’instant, ils apprennent des noms, comme lorsqu’ils étaient tout petits et qu’ils ont commencé à parler le français. Je laisse la suite du programme à ma collègue de cycle 3 qui aimerait bien bénéficier de quelques heures de plus pour caser tout le français, toutes les mathématiques, toute l’histoire, toute la géographie, toutes les sciences, tout le sport, toute la musique, tous les arts visuels et tout l’anglais qu’ils ont le désir de savoir et l’énergie pour le faire.
Ecrit par : catmano | 28 octobre 2007
À Cadichon, qui écrit : "Dans cette association de malfaiteurs il y a aussi Genette"...
Je ne suis pas d'accord ! Gérard Genette a sans doute eu tort de se taire, mais il ne faut pas confondre son oeuvre, où les exposés sont clairs et où les termes techniques sont sagement limités à l'essentiel (cf. Nouveau discours du récit), avec celle de ses suiveurs Molinié ou Adam. Ces derniers nous ont fait beaucoup de tort, c'est certain, mais Genette est un intellectuel du niveau d'un Umberto Eco. Ses essais, dans lesquels se fait jour à chaque page l'amour des récits et la passion pour les écrivains, aident véritablement à mieux lire et nous apportent un véritable enseignement. Rien à voir avec le flou volontaire d'un Barthes, par exemple, dont on ne retient que des gadgets, telle cette tarte à la crème d'"effet de réel"...
Ecrit par : NoctéMédia | 28 octobre 2007
Un débat sur la corrida elle-même n'a pas de place ici. J'en discuterai avec Christophe autour d'un verre (de manzanilla, bien sûr). Mais le message de Dobolino sur l'avenir de la Camargue ne me semble pas déplacé. Car BABEL, ce n'est pas seulement la destruction de la langue, c'est aussi la confusion des discours.
Le phénomène contribue largement à la désorientation générale qui caractérise le monde actuel. La chose est évidente pour l'école : des gens qui croyaient être à gauche ont fait le lit des réformes néo-libérales. Mais c'est aussi le cas pour l'écologie et pour la politique en général. Des soi-disant écologistes - qui ne connaissent strictement rien à la nature ni à la vie des animaux - veulent légiférer contre ceux qui, héritiers de pratiques millénaires, ne veulent pas rompre le lien entre l'homme et la nature. Les vrais chasseurs sont mille fois plus écologistes que les Verts. Il en va de même des aficionados. Car la corrida ne se limite pas à un spectacle qu'on peut trouver cruel (il suffit alors de ne pas y aller). Elle implique en amont tout un rapport avec les bêtes et tout un écosystème qui disparaîtrait inéluctablement si la corrida était interdite.
Même les réserves envisagées par Dobolino ne résoudraient rien. Outre qu'elles coûteraient des fortunes qu'aucun Etat ne voudrait assumer, elles ne pourraient concerner que les taureaux camarguais au sens strict. L'élevage des taureaux de combat s'inscrit, lui, dans une pratique dont il est très peu d'exemples, celle de la semi-domestication des animaux. L'intervention humaine a pour but de préserver la sauvagerie naturelle du Bos taurus ibericus. Elle implique donc une sélection. Et comme on ne peut évidemment pas " tester " les taureaux de corrida (personne ne pourrait s'affronter à eux dans l'arène), cette sélection porte sur les mères. Ce sont les vachettes que l'on teste dans les " tientas ". Sans cette sélection qui s'opère depuis des siècles, il n'y aurait pas aujourd'hui de taureaux de corridas. Les réserves naturelles ne peuvent pas se substituer à cette intervention humaine. En outre, la " cruauté ", la " souffrance " et la " mort " ne seraient pas éliminées mais multipliées : seule l'intervention humaine empêche au moment du rut les mâles de se battre entre eux dans des duels dont la " sauvagerie " excède de très loin tout ce qu'on peut voir dans l'arène. Seuls ceux qui ne connaissent rien à la vie réelle des animaux peuvent avoir une vision aussi " idyllique " de la nature. En fait leur indignation concerne beaucoup moins la " cruauté " du spectacle que le fait qu'il s'agisse d'un spectacle. Et comme ils projettent leurs propres fantasmes sur les aficionados, ils en font des pervers sadiques à qui il faut enlever l'occasion de manifester leurs tendances. Or la seule chose qui intéresse un aficionado, c'est le combat entre l'homme et l'animal, la façon dont le torero s'y prend pour imposer sa volonté à la bête (ce qui suppose que le spectateur est capable d'apprécier les qualités et les défauts du taureau aussi bien que le torero lui-même) et la façon dont cette domination de l'homme sur l'animal s'accompagne (ou pas) d'un " plus-de-jouir " (Lacan) d'ordre esthétique. Sans doute y aurait-il place pour une psychanalyse de l'inconscient tauromachique. On pourrait dire que la corrida offre une sorte de sublimation directe des pulsions (sans passer par le fantasme). Mais la sublimation des pulsions n'a rien à voir avec le sadisme tel qu'on l'entend d'ordinaire : le sadique est un pervers (au sens freudien), conscient de ses actes et éprouvant effectivement une jouissance dans le spectacle de la souffrance. Il ne veut pas renoncer à cette jouissance et c'est pourquoi les pervers sont " incurables ". L'aficionado est sans doute, lui aussi, " incurable ". Mais ce n'est pas un pervers.
Parler d'écologie ou de sadisme à propos de la corrida relève donc de la confusion des discours. Cela ne vaudrait sans doute pas la peine d'évoquer ici cet exemple si le cas était isolé. Mais c'est l'ensemble de la vie sociale qui est aujourd'hui victime de la confusion des discours, d'un Babel généralisé propre à la mondialisation de la bêtise. Or les animaux ne sont pas bêtes. Seul l'homme - et en particulier l'homme contemporain - est capable de cette bêtise dont Nietzsche avait prévu l'invasion en la qualifiant (mais la métaphore n'est pas valable) de " bêtise… au front de taureau ".
PS qui n'a rien à voir. Jean-Paul Brighelli m'avait signalé il y a quelque temps que mes messages étaient émaillés de signes cabalistiques. Or tout s'affiche normalement sur mon propre écran. D'autres que lui ont-ils le même problème de visualisation ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2007
Pedro Cordoba, je partage depuis longtemps votre opinion sur la corrida. Pour une fois qu'une tradition (assez inoffensive, qui plus est) du "monde d'hier" est restée vivante, n'est pas passée à l'état de simple vestige pour musée, les hommes auraient tort d'obtenir son éradication ! Les mêmes qui exigent l'interdiction de la corrida se plaignent du bétonnage de nos paysages et de l'artificialité complète de nos conditions de vie... Le marmouset que je suis perçoit là une contradiction.
Je vais conserver précieusement l'apologie ci-dessus pour la faire connaître à mes contradicteurs sur ce chapitre, qui sont, hélas, nombreux...
Ecrit par : NoctéMédia | 28 octobre 2007
Le post de Catmano a une grande valeur pédagogique. Pas seulement dans le cadre de sa classe. Mais pour tous les sourds qui refusent de comprendre qu'on peut "travailler le sens" avec des méthodes alphabétiques. Est-ce que vous m'autorisez à la reprendre pour la Lettre d'Information de Reconstruire l'Ecole? Il suffirait de retouches minimes pour supprimer le côté "réponse dans un blog". Je peux m'en occuper et vous soumettre le résultat (j'ai votre adresse électronique si vous n'en avez pas changé récemment). Autre chose : est-ce que vous seriez partante pour prendre un verre à Paris avec Christophe Sibille et moi-même? Cela fait longtemps que j'ai envie de vous connaître.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2007
A Pedro Cordoba. Vous pouvez bien entendu reprendre ce texte et y apporter les modifications que vous jugerez bonnes.
Mon mail n'a que très peu changé, il suffit de remplacer wanadoo par orange.
Dobolino a un peu exagéré, je serai au fin fond de la banlieue nord. Joignez-moi par mail avant demain matin, je vous donnerai néanmoins le numéro de téléphone où Christophe Sibille ou vous pourrez me joindre lorsque j'aurai retrouvé les "joies" de la ville lumière.
Ecrit par : catmano | 28 octobre 2007
"On mesure aujourd'hui le désastre auquel a conduit cette confiance bien naïve en la spontanéité du goût, et aussi cette surestimation de l'importance du goût dans l'apprentissage.
Dites, vous imaginez si l'on demandait aux taureaux d'avoir le goût de la corrida !"
Ecrit par : Philippe | 28 octobre 2007
Philippe, sauf votre respect, vous lisez mal, raisonnez avec les pieds, ou me faites un procès d'intention. Au choix. Ou les trois à la fois. Au choix. Je n'ai aucune "confiance bien naïve en la spontanéité du goût", comme vous dites. J'ai parlé de moyens pour réussir, au départ, à donner le goût des différentes disciplines aux enfants, (en me centrant sur la musique, car c'est le domaine que je connais le moins mal). Ce qui n'a pas grand chose à voir. Et je confirme donc, si besoin était, n'avoir aucun moyen, en l'état actuel de la corrida, pour en donner le goût au taureau.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007
Un débat sur la corrida elle-même n'a pas de place ici.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2007
Pourtant ce débat sur la corrida, amorcé ici par P Cordoba de façon magistrale et convaincante nous instruirait sans doute un peu plus sur le travail pédagogique, qui d'une certaine manière vise aussi la domestication du petit homme, le sacrifice et la symbolisation en lui de ses élans meurtriers.
Ne vivons-nous pas à un stade de la civilisation très curieux où le fait d'apprendre qu'une mère ait pu congeler ou étouffer ses enfants à peine nés suscite moins le sentiment d'horreur et moins d'articles dans les journaux que de voir un chasseur brandir un lièvre en guise de trophée, ou un torero exécuter sa véronique!
Je n'ai pas compétence d'anthropologue pour approfondir cette question, mais quelque chose me dit que notre civilisation en refoulant cette question de la mise en scène du meurtre pour ne pas l'accomplir crée les conditions de sa banalisation sous des formes qu'on ne parvient pas même à reconnaître. Ainsi par exemple le suicide chez les jeunes. Question tenue pratiquement tabou, hors du cercle restreint de quelques spécialistes.
Ecrit par : marigot | 28 octobre 2007
La corrida comme catharsis? Je suis plus que sceptique. Je reste persuadé qu'on ne peut pas être totalement prémuni contre la barbarie vis-à-vis d'autres êtres humains si on accepte facilement que les animaux soient maltraités. Même si l'extrême droite récupère parfois à son compte la cause animale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007
Les nazis ne proposaient pas l'introduction de la corrida en Allemagne, ni même dans les camps de la mort, et pourtant ...
J'ai d'ailleurs l'impression qu'ils avaient plus de sentiments pour certains animaux que pour certains humains !
Ecrit par : iPidiblue | 28 octobre 2007
Excellente cette analyse de JPB !
Michèle, professeur d'anglais.
Ecrit par : Michèle | 28 octobre 2007
Dobolino a un peu exagéré, je serai au fin fond de la banlieue nord. Joignez-moi par mail avant demain matin, je vous donnerai néanmoins le numéro de téléphone où Christophe Sibille ou vous pourrez me joindre lorsque j'aurai retrouvé les "joies" de la ville lumière.
Ecrit par : catmano | 28 octobre 2007
A 1/2 heure de la gare du Nord si les cheminots ne sont pas en grève...
Quelle chance vous avez tous de pouvoir aller boire un pot dans un Café parisien, ambiance à nulle autre pareille. Profitez à fond, ça me fera plaisir et rêve. Joie, oui! Sans guillemets. C'est une honte de cracher dans la soupe.
Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2007
Je n'ai guère le cerveau à réfléchir plus avant mais je fais remarquer qu'à une époque où personne ne chialait sur les taureaux de corrida, pas grand monde non plus ne se faisait dévorer par des chiens tarés ou, plutôt, à maîtres tarés!
Si je suis véto au fin fond d'une campagne perdue, avec des revenus qui brident mon désir de ploger dans Paris, ma ville, c'est aussi parce que je ne peux supporter ces dénaturés qui prennent l'animal comme objet de transfert ou je ne sais quoi. Si on me donne à choisir, je préfère être taureau de corrida ou chien de Grande Vénerie que klebs à bobo ou gosse de ZEP livré aux pédagogos.
Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2007
http://fr.youtube.com/watch?v=w1RwibJHe-c
Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2007
"Si je suis véto au fin fond d'une campagne perdue, avec des revenus qui brident mon désir de plonger dans Paris, ma ville, c'est aussi parce que je ne peux supporter ces dénaturés qui prennent l'animal comme objet de transfert ou je ne sais quoi. Si on me donne à choisir, je préfère être taureau de corrida ou chien de Grande Vénerie que klebs à bobo ou gosse de ZEP livré aux pédagogos."
Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2007
Personnellement, tout en étant parisien (jusqu'à l'âge de trente ans), je ne retournerai(s) y habiter pour rien au monde... Ceci-dit, je suis content de ne pas avoir à choisir entre chien de maître taré, (les chiens de vénerie font aussi, pour moi, partie de cette catégorie) et taureau de corrida...
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007
Vous me permettrez Christophe de faire des gradations de sensibilité et d'intelligence entre les espèces animales, une souris de laboratoire ce n'est pas un chimpanzé et si les scientifiques ne versent pas de larmes en sacrifiant une souris blanche par contre la plupart répugnent à utiliser des chimpanzés ou d'autres singes supérieurs ("apes" en anglais contre "monkeys") donc proches des hommes pour faire une expérience.
Je crois qu'il faut raison garder et ne pas confondre l'engraissage des oies et des canards avec la maltraitance aux animaux de compagnie.
J'ai appris en regardant sur Arte vers 20h une émission culinaire avec l'allemande Sarah Wiener que l'engraissement des animaux de ferme était interdit en Allemagne et qualifié de "cruel", je crois cela très excessif.
Ecrit par : iPidiblue regarde Arte | 28 octobre 2007
ipidiblue, je ne confonds pas, et il y a effectivement une gradation! Tout est affaire de nuances, et je ne place d'ailleurs personnellement pas "chasse" et "corrida" sur le même plan.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2007
Pourquoi pas? Mais il faut se déplacer à Paris, trimballer des cageots, attendre le passage de ces braves gens, et surtout viser juste. Bien compliqué! Et onéreux!
Ecrit par : Jean
Compliqué ? Seriez-vous déficient psycho-moteur pour ne pas atteindre la cible au moins une fois ? Onéreux ? Il suffit de faire les poubelles après le marché, ou de demander gentiment aux marchands de légumes avant qu'ils mettent leur rebut dans lesdites poubelles.
Attendre leur passage ? Allons, il leur arrive de s'arrêter. Cherchez les dates et lieux de leurs prestations publiques et profitez de l'occasion. Ça peut même se calculer : arriver avec ses munitions (de préférence en groupe, mais ne pas se faire remarquer), attendre le moment tant attendu des questions, poser la sienne (éviter d'être le premier, la question doit être bien oiseuse, si possible, embarrassante), et une fois la réponse obtenue, tir nourri de récompenses.
Et dire qu'à l'armée, je n'ai appris que l'ordre serré et jamais touché un FAMAS, cré bonsouère, j'ai raté ma vocation !
Ecrit par : Moot | 28 octobre 2007
J'ai appris en regardant sur Arte vers 20h une émission culinaire avec l'allemande Sarah Wiener que l'engraissement des animaux de ferme était interdit en Allemagne et qualifié de "cruel", je crois cela très excessif.
Ecrit par : iPidiblue regarde Arte | 28 octobre 2007
Ce qui fait le bonheur d'une de nos cousines, qui vend sur le marché de Wissembourg, ville frontalière avec l'Allemagne, au Nord de l'Alsace, la presque totalité de sa production de foie gras aux allemands trop amis des bêtes pour le produire mais pas assez ascètes pour s'en passer...
Ecrit par : Maminou | 28 octobre 2007
Merci JPB, à double titre:
J'ai enfin compris pourquoi la cantatrice était chauve...
et j'ai immédiatement fait profiter de cette épiphanie une amie qui est Inspecteur de la musique (principal ou général je ne sais pas comment s'appellent ceux qui ont le bâton de maréchal). pour une fois que c'est moi qui lui apprends quelque chose dans son domaine!!
ce qui me ramène @ Christophe
Vous conviendrez qu'en musique pas plus qu'ailleurs on ne peut prétendre sans être un cuistre affirmer qu'""à partir de la somme des ignorances on obtient un savoir collectif:"" ou qu'enseigner la musique "c'est décontextualiser les évaluations certificatives à références critériées en les plaçant dans un référentiel distancié que l'on doit recontextualiser"
Or, c'est ce que servait en 1994, au CNR de Strasbourg un scientiste de l'éducation venu endoctiner dans le constructivisme , et aux frais du minsitère de la culture, les futurs professeurs de musique réunis en session préparatoire au CA ( certifcat d'aptitude aux fonction de professeur de conservatoire qui, nous dit Pierre Farago, "est l'équivalent à peu de chses près de l'agrégation.")
Il ajoute que depuis les choses ont empiré. J'espère que vous allez lire, si ce n'est pas encore fait , au moins le dernier chapitre ( L'enseignement de la musique mis à mal) de cet ouvrage collectif qui n'est pas, lui, une somme des ignorances mais bien celle de savoirs admirablement mis au service de la vérité.
Lau