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17 octobre 2007
Par coeur
Par cœur
« Remember ! » cria Charles Ier avant que la hache du bourreau ne sépare sa tête de son corps. « Souvenez-vous » : sans doute n’avait-il pas étudié sous la férule des pédagogues modernes, qui opposent mémorisation et compréhension, arguant que le « par cœur » ne requiert aucune interrogation sur le sens, et qu’il est bien plus habile d’entraîner les enfants à construire eux-mêmes leur savoir que de leur infliger, a priori, le dur exercice de pure mémoire. Pauvre roi Charles — plus personne ne saura donc qu’on l’a décapité le 30 janvier 1649 à Londres. Pas nos élèves en tout cas — pas plus qu’ils ne savent que Charlemagne fut couronné en l’an 800, et la bataille de Marignan gagnée en 1515. Quelle importance, dites-vous ? C’est par une foule de petits détails sans importance que nous construisons notre langue, et notre identification. Théorème de Pythagore, Révocation de l’Edit de Nantes ou le Dormeur du val, tout ce que nous avons appris par cœur nous structure, nous « institue » au sens pur du terme, nous tient debout, pour une vie entière.
La mémoire a mauvaise presse, le « par cœur » est dénigré. Ce qu’il y a de mécanique dans ces apprentissages semble insupportable à ceux qui placent, comme on dit, « l’élève au centre du système » éducatif.
Que mémoire et sens soient concomitants ne paraît pas les effleurer.
Comment l’enfant apprend-il à parler ? En répétant — en apprenant par cœur, et en répétant. Répéter quoi ? Les mots de ses parents d’abord ¬— et nous savons tous qu’il faut éviter les infantilismes et qu’il vaut mieux, dès les premières secondes de la vie, donner au bébé un vocabulaire varié articulé selon une grammaire précise qui forgera les connexions syntaxiques et neuronales…— bref, du sens. Et vers trois ou quatre ans, c’est l’école qui prendra le relais — c’est l’école qui doit continuer d’enfoncer le clou linguistique et culturel. El le maître y parviendra non en nivelant par le bas, en réduisant son vocabulaire, en ne donnant aux élèves que la maigre pitance de livres écrits « pour les jeunes » au présent de narration avec deux cents mots de vocabulaire, mais en les confrontant à ce que la langue a fait de mieux, à ce que la science a imaginé de plus rigoureux. Un mot nouveau, dans un texte, c’est un diamant en gangue.
- Oui, mais quand la langue des parents défaille, ou quand elle est autre… » C’est là qu’intervient la finalité la plus noble du « par cœur » scolaire. « Sans mentir, si votre ramage… » Qui connaîtrait encore ce mot de « ramage » si on n’avait pas appris « le Corbeau et le Renard » — fable essentielle pour assimiler à jamais ce que c’est que la communication ? Les structures linguistiques de ce que nous apprenons s’ancrent et s’encrent en nous par couches successives, au gré d’un feuilletage que j’évoquerai quelque jour, et qui constitue la matrice de ce que nous disons, de ce que nous rédigeons. En parlant, en écrivant, nous lisons le palimpseste sans même nous en apercevoir, et des structures complexes, une rhétorique accomplie, un vocabulaire précis montent à nos lèvres ou nous coulent des doigts. Regardez les comédiens — les grands, ceux qui ont beaucoup donné, particulièrement au théâtre ; dans la conversation de Jouvet, de Noiret, de Bouquet (Michel !) ou de Huppert (Isabelle…), on entend en transparence floue la langue de Giraudoux, de Molière, d’Ibsen ou de Virginia Woolf.
Dès lors, refuser le « par cœur » à des enfants, à des adolescents, pour ne pas prendre le risque de les faire trop travailler, c’est les couper de toute chance d’apprivoiser la langue — et les autres. Le « par cœur » peut seul égaliser les hasards de la naissance. Sans parler du bonheur qu’éprouve un gosse, souvent, à débiter, chez lui, sa récitation du jour, et à la restituer en classe, quitte à rougir ou à transpirer d’angoisse.
Par cœur — et certes le cœur y a sa place. « Tu parles comme un livre », soupirait une jeune fille amoureuse à l’oreille d’un certain jeune homme. C’est qu’il en avait lus, le bougre… Et cinquante ans plus tard, malgré les orages, c’est la même langue accomplie, chargée de strates et de sens, qui structure leurs échanges, et même leurs chamailleries. Et vous voudriez que moi, leur fils, je ne célèbre pas le « par cœur », alors qu’ils s’aimaient pour l’amour des mots ?
Alors La Fontaine, bien sûr, Hugo, évidemment, Baudelaire ou Rimbaud, ça va de soi. Mais aussi les tables de multiplication : le « par cœur » fournit des réflexes qu’aucune calculatrice ne remplacera jamais. À noter que les crétins prétendument ivres de sens, qui fustigent les exercices de mémoire, préconisent des machines dont l’usage interdit toute opération de l’esprit… À moins qu’ils ne supposent que pour calculer 3 x 7, l’enfant doive se représenter, à chaque fois, un rectangle de 3 par 7, et compter les petites cases. Quand ils en seront à des multiplications à dix chiffres, ça risque de prendre du temps, de construire son propre savoir (1)…
Dans son dernier livre (2), Cécile Ladjali signale que des malades atteints d’Alzheimer ont souvent tout oublié, jusqu’aux visages de leurs proches, mais qu’ils s’accrochent encore à des récitations apprises des décennies avant. Et que Primo Levi a survécu à Auschwitz en récitant à son ami Picolo des passages entiers de Dante — quel meilleur décor pour se remémorer l’Enfer… « Le texte de l’autre est cousu sur notre peau », dit-elle avec force.
Le « par cœur » n’est pas dépourvu, au fond, d’une dimension politique. On se souvient des héros de Bradbury, dans « Fahrenheit 451 », ces femmes et hommes-livres qui ont fait du par cœur la clé de leur résistance à l’oppression : qui ne comprend que les textes étudiés, que la mémoire sollicitée sont le meilleur rempart contre l’amnésie par surabondance à laquelle nous conduisent aujourd’hui certains médias — et certains politiques ? Le « par cœur » est la dernière ligne de défense face à l’oppression, et face à la bêtise. Miguel Angel Estrella, dans la prison où l’avait confiné la dictature argentine, s’était fabriqué un clavier de papier, sur lequel il jouait , pour ne pas sombrer, les mélodies apprises, encore et encore — un peu de par cœur ne nuit pas non plus en musique. Jean-Paul Kaufman, enlevé au Liban, otage enfermé dans le noir pendant des années, se récitait la liste des grands crus de Bordeaux — on mémorise bien ce qu'on a appris à aimer, et laisser chanter dans sa mémoire Mouton-Rothschild, Margaux, Haut-Brion ou Gruau-Larose était un pied-de-nez plaisant aux islamistes qui le retenaient prisonnier. Amis joggers, je vous le dis, en vérité : quand les jambes sont lourdes, les genoux vacillants, le souffle court, quand l’envie d’arrêter vous tenaille, récitez vos poèmes, faites le tour de la bibliothèque que vos maîtres vous ont patiemment insinuée dans l’esprit —, et vous ne sentirez plus, pour un temps, la fatigue.
Et La Fontaine ou Hugo mieux que Maurice Carême : autant apprendre dès l’enfance des choses admirables (elles le sont, à bien y regarder, par une alchimie particulière de formes et de sens qu’on appelle ordinairement le génie). Ainsi entrent dans la tête les mots et les structures, que l’on reproduira sa vie durant. Occasion en même temps de confronter précocement les enfants aux siècles passés, à cette mémoire accumulée qu’on appelle une culture. À faire comprendre au petit Ben Jelloun, tout marocain qu’il soit, qu’il participe à cette culture et que ses professeurs du lycée français de Tanger l’ont consacré héritier d’une lignée d’enchanteurs qui commence avant Villon et qui se continue après Char. « Le petit Tahar, vous êtes sûr ? » Absolument. Relisez « les Amandiers sont morts de leurs blessures », plus encore que « l’Enfant de sable » ou « la Nuit sacrée », et vous y repérerez un lyrisme tout rimbaldien — un écho d’échos. Et ces formes apprises, cette langue assénée par ses maîtres, lui ont justement permis de ne pas oublier l’arabe. Les « Mille et une nuits » renaissent, dans la mémoire enfouie, au contact d’« Une saison en enfer ». Loin de gommer la mémoire des cultures parallèles, le « par cœur », parce qu’il instaure des mécanismes d’absorption et de restitution, est bien plus respectueux de la diversité culturelle que la sollicitude post-coloniale que décrit Gaston Kelman : imposer La Fontaine au fils ou à la fille d’immigré, c’est lui ouvrir la porte, ici, et ne pas la lui fermer, là-bas.
Jean-Paul Brighelli
(1) Voir sur http://www.nychold.com/raimi-mem02.html le raisonnement convaincant de Ralph Raimi, membre du département de mathématiques de l’université de Rochester, N.Y. Merci à MD de me l’avoir communiqué.
(2) Cécile Ladjali, Mauvaise langue, Seuil, 2007.
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Commentaires
J'ai une petite anecdote toute fraîche d'hier sur le par cœur, mais je ne voudrais pas assombrir le mercredi de ce pauvre MàC, alors je m'abstiens de parler de ces chiards répugnants à peine sortis de leurs couches culottes.
On attendra patiemment sans rien faire et surtout rien dire qu'ils deviennent des élèves de collège.
Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007
il est vrai que la déclamation d'une lettre des liaisons dangereuses où s'entendre sussurer les premières lignes de Proust sous le regard des étoiles donnent le frisson...
mais les jeunes femmes d'aujourd'hui y sont-elles sensibles?
saperlotte de saperlipopette j'ai encore égaré mes lunettes...
Ecrit par : Saperlipopette | 17 octobre 2007
« Remember ! » cria Charles Ier avant que la hache du bourreau ne sépare sa tête de son corps.
Il me semble que c'était une épée.
Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007
En France, c'est sûr, on décapitait les hommes à l'épée. Mais en Angleterre ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007
A apprendre par coeur. Un exemple rare de courage absolu, et dans une langue, mais une langue....
Armand Robin dans une lettre adressée le 5 octobre 1943 à la Gestapo, avenue Foch, Paris :
« Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine,
il m’est parvenu que de singuliers citoyens français m’ont dénoncé à vous comme n’étant pas du tout au nombre de vos approbateurs.
Je ne puis, messieurs, que confirmer ces propos et ces tristes écrits. Il est très exact que je vous désapprouve d’une désapprobation pour laquelle il n’est point de nom dans aucune des langues que je connaisse (ni même sans doute dans la langue hébraïque que vous me donnez envie d’étudier). Vous êtes des tueurs, messieurs; et j’ajouterai même (c’est un point de vue auquel je tiens beaucoup) que vous êtes des tueurs ridicules. Vous n’êtes pas sans ignorer que je me suis spécialisé dans l’écoute des radios étrangères ; j’apprends ainsi de précieux détails sur vos agissements ; mais, le propre des criminels étant surtout d’être ignorants, me faudra-t-il perdre du temps à vous signaler les chambres à gaz motorisées que vous faites circuler dans les villes russes? Ou les camps où, avec un art achevé, vous faites mourir des millions d’innocents en Pologne ?
Si je vous écris directement, messieurs, c’est pour remédier au manque de talent de mes dénonciateurs ; cette variété de l’espèce humaine, particulièrement fréquente sous les régimes vertueux, manque de subtilité et de perfection ; je suis persuadé qu’elle ne m’a pas dénoncé à vous avec le savoir-faire qui s’impose dans cette profession. Vous avouerai-je qu’il y a dans ce manque d’achèvement quelque chose qui me choque et que je tiens à corriger? Je voudrais, par simple goût du fini, suppléer aux déficiences de ceux qui veulent ma mort.
Je suis las des menaces vagues, des dangers imprécis, des avertissements renouvelés, des inquiétudes non portées à l’extrême. Vous créez, messieurs, un monde tel qu’on ne sait plus s’il ne vaut pas mieux être immédiatement arrêté plutôt que de s’entendre dire chaque matin : “Prends garde à tes regards, prends garde à tes pas, prends garde à tes doigts, à tes épaules, à tes orteils, car tout en toi est fort dangereux !” On veut, messieurs, m’empêcher de faire le moindre pas, car, me dit-on, votre courroux s’étend au-dessus de moi ; eh bien ! messieurs, non seulement j’ai décidé de continuer à faire des pas, mais encore j’ai décidé de courir.
La Renommée, cette déesse présentement bien florissante, répand par toute la ville que je suis un fou. Sans doute est-ce cela qui vous retient ; je voudrais détruire en vous ce scrupule qui m’est profitable ; je puis vous assurer: je suis le contraire d’un fou et j’ai une conscience fort exacte de tout ce que je fais. Ce n’est pas être fou que de dire en toute circonstance la vérité ; la vérité est toujours bonne à dire, et singulièrement lorsqu’elle est sûre d’être châtiée. La somme de délectation que j’éprouve à vous dire directement : “TUEURS, VOUS ÊTES DES TUEURS” dépasse les délectations que vous aurez à me tuer.
Je voudrais être menacé avec précision. Et d’autre part ce serait mal respecter l’ordre de l’assassinat, qui devient l’ordre coutumier de ces temps, que de contraindre les candidats à mon assassinat à fouiller toute la ville pour me trouver; mon adresse actuelle, messieurs, est ignorée de presque tous ; la voici. Venez ! Je ne m’en irai pas ! Je laisserai même la porte ouverte. Vous m’y trouverez sans fatigue en ces heures très matinales où, jeannots lapins d’un nouveau genre, vous vous plaisez à commencer vos inédits ébats.
Messieurs, vous aurez été sans doute quelque peu surpris qu’en tête de cette lettre je vous aie nommés : “Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine” ; il est peu probable que les singuliers citoyens français qui vous fréquentent soient à même de vous expliquer le sens de cette appellation ; je suis enclin à croire qu’ils ne doivent guère comprendre le français ; je dois donc perdre encore un peu de temps à vous préciser que cette appellation m’a été suggérée par la pesanteur bien connue de vos pas et le bruit également très connu de vos bottes.
Vous avez de singuliers arguments, messieurs, pour propager l’idée que votre race est l’excellente : ce sont des arguments de cuir.
Vous ajouterai-je, messieurs, pour me tourner enfin vers cette Allemagne que vous prétendez représenter, que je ressens tous les jours une très grande pitié pour mon frère, le travailleur allemand en uniforme. Vous avez assassiné, messieurs, mon frère, le travailleur allemand ; je ne refuse pas, ainsi que vous le voyez, d’être assassiné à côté de lui.
Armand Robin »
Chiche, les petits proprofs d'écrie un truc pareil , si l'occaion, tragique,se présentait, à notre autorité de tutelle. Chiche qu'on adresse une lettre de ce tonneau aux ADNistes fanatiques, aux expluseurs de petits mômes????
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007
La mémoire a mauvaise presse
Jean-Paul Brighelli
Quelqu'un se souvient du prénom d'Alzheimer ?
Ecrit par : yann | 17 octobre 2007
...la férule des pédagogues modernes, qui opposent mémorisation et compréhension...
Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007
Ne tombons pas dans l'excès inverse.
Si la poésie ou les dates de l'histoire de France et d'ailleurs doivent s'apprendre, cela n'empêche pas d'enseigner les moyens de comprendre les ressorts de l'histoire ou de la littérature.
Le théorème de Pythagore s'apprend par coeur (comme les tables de multiplication), mais sa démonstration peut (doit) être comprise. Rien n'est plus débile que d'imposer l'apprentissage d'une démonstration !
Presque tous les éléments de la loi des gaz parfaits peuvent être facilement compris par un élève de base (sauf R, qu'il ne va pas sucer de son doigt, et qu'il faut apprendre par coeur), et on persiste à ne pas la lui expliquer avant la prépa.
etc.,etc..
Ne refusons pas aux gamins de comprendre sous prétexte qu'ils doivent construire leurs propres savoirs (vaste fumisterie, escroquerie, galéjade, connerie, etc.), ni sous prétexte de par coeur.
Ecrit par : yann | 17 octobre 2007
Mon ami d'enfance aveugle, né en 1942, se débrouille plutôt bien au piano. Il joue par coeur des oeuvres de Mozart , Chopin et d'autres car il n'y a pas d'autre solution pour lui...
Ma mère dont la scolarité avait été perturbée par des problèmes auditifs se raccrochait à tout ce qu'elle avait appris par coeur pour offrir à ses enfants le bonheur de partager ses connaissances : des comptines, des chansons, des fables, en veux-tu, en voilà. J'ai rencontré dans mon enfance un ami de mes parents qui récitait " Le loup et le chien" en prenant soin de bien prononcer le â de "mâtin" car le mâtin était de taille à se défendre hardiment, Je le voyais ce gros chien dodu ,il était là dans la voix de ce vieil homme qui était heureux de me réciter la fable que je devais apprendre par coeur à mon tour. Il partageait, il transmettait, il passait le flambeau...
Je n'ai pas encore eu l'occasion de me procurer " Eloge de la transmission" présenté dernièrement sur ce blog car je suis en train de lire " La débâcle de l'école" et dans le cadre de mes recherches sur François Boyer je m'efforce de comprendre " L'écrivain au cinéma" de Steve Bernas dont certaines pages m'apparaissent impénétrables et d'autres stimulantes. D'un livre à l'autre je m'accroche au fil d'Ariane : même quête, même combat pour sauvegarder la soif d'apprendre pour comprendre le monde ,l'expliquer et savourer pleinement la vie, vivre vraiment et non végéter en restant soumis et ignorant. Ce fil qui permet de quitter la force brute pour revenir à la lumière. François Boyer aimait la vie de toutes ses forces.
Rien à voir avec les propos de certains formateurs, je dis bien" certains" et heureusement, osant affirmer par exemple que le dictionnaire n'a pas sa place en classe. ( Et parfois en se revendiquant de Célestin Freinet dont ils n'ont pas lu une ligne et encore moins apprécié la maîtrise de la langue, ignorant également qu'Elise Freinet s'exprimait elle aussi à la perfection.) Pour une ancienne institutrice et documentaliste une telle déclaration n'est rien qu'un autodafé. Comment peut-on valoriser l'ignorance au sein d'une institution supposée instruire et transmettre des connaissances ? Je pense aux autodafés politiques et religieux, je pense à la mort et je pèse mes mots :dans un centre de formation subventionné par la Région ,un formateur a conseillé à mon fils et à deux reprises de se tirer un balle. Comme boutade stimulante invitant à réagir il y a mieux. Ca ne passe toujours pas mais passons... par un autre chemin. Je préfère citer Bertrand Vergely revendiquant lui aussi une transmission solide et indispensable des connaissances pour reprendre courage et confiance : "L'enseignement est le fondement de toute éducation. On parle d'enseignement quand un maître possédant une aptitude à créer la transmet à son disciple,afin qu'il puisse, lui aussi, créer à son tour. ( ... ) Il est important d'instruire et de se dire instituteur, quand on est enseignant. Les jeunes gens ressentent une profonde angoisse du fait de ne pas être instruits. Outre qu'ils sont incapables d'exercer une maîtrise suffisante sur le monde qui les entoure, ils vivent avec la peur que leur inspire l'impuissance à désigner leurs émotions par des mots et, ainsi, à les représenter. Ils sont incapables de vivre pleinement la vie de leur corps et de leurs sensations, en déchiffrant l'existence autour d'eux."
Je regrette que JPB ne soit pas mentionné dans la bibliographie de " La débâcle de l'école" puisque c'est grâce à ce blog que je suis en train de lire ce recueil de témoignages et de points de vue.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 octobre 2007
Ai-je eu l'air de faire la promotion du "par cœur" imbécile auquel était assujetti Gargantua sous la férule des précepteurs sophistes et sorbonnicoles qui le laissèrent "tout assoté" ? Non, bien sûr : on explique une fois, mais l'application des tables de multiplication, dans la vie courante et les amthématiques ordinaires, ne requiert pas d'aller, à chaque fois, rechercher l'explication. Il en est de même pour la langue : il est essentiel d'apprendre la grammaire, pour apprendre à construire, mais je n'invoque pas Grévisse chaque fois que j'éris — le "par cœur" fait acquérir des réflexes…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007
Quand ils en seront à des multiplications à dix chiffres, ça risque de prendre du temps, de construire son propre savoir (1)…
Dans son dernier livre (2), Cécile Ladjali [...]
Jean-Paul, je crois bien que vous avez oublié les notes de bas de page.
Mais comme je connais mes classiques, j'imagine que (1) renvoie à Marc Le Bris, "Et vos enfants ne sauront plus lire ni compter", et (2) à "La Mauvaise langue".
Ecrit par : Pat | 17 octobre 2007
Quelqu'un se souvient du prénom d'Alzheimer ?
Ecrit par : yann | 17 octobre 2007
Le même que Brunner, et alors ?
A ne pas confondre avec celui de "Tous à Zanzibar", inspirant un Pierre Christin traitant de l'anomie dans quelques romans.
Anomie chère à Durkheim, et ayant peut-être un rapport (mais si lointain) avec le beau texte de JPB...
Ecrit par : D'Enguell | 17 octobre 2007
Ai-je eu l'air de faire la promotion du "par cœur" imbécile
Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007
Bien sûr que non.
Ce n'est pas vous que j'accuse de tomber dans l'excès inverse, mais nombre de profs de matières scientifiques, y compris en prépa, qui assènent formules et démonstrations sans plus d'explications, au motif que le programme est trop long, que c'est trop compliqué, que c'est trop simple, que ceci, que cela (la belle que voilà), en fait probablement par pure flemme ou manque de curiosité, ou plutôt manque de confiance en la curiosité des élèves.
( élèves : Déf. : bande de nains définitivement incapables de comprendre quoique ce soit et dépourvus de curiosité intellectuelle, sinon de sens moral. A rééduquer d'urgence (voir Mao Tsé Toung) ).
Ecrit par : yann | 17 octobre 2007
Encore désolé pour le diminutif "profs".
Mais depuis Blanche-neige, je n'arrive pas à dire autrement.
Et puis, il faudrait, pour ne vexer personne, écrire professeur(e). Et ça, je ne peux pas.
M'acceptez vous professeuse, mesdames ?
(Pro-fesseuse, hummm...)
Ecrit par : yann | 17 octobre 2007
Et le prénom de Meirieu....heuuuuuu...Pierre???? André?????
Théophraste???? ....pourtant sur la Nintendue, on ma dit "votre cerveau a 29 ans" Diantre et sarquefoutre!!!!!! Caisse à dire????
mince le prénom de Meirieu?.....Joseph???? Ferdinand??? Louis-Ferdinand??? Adolf????
-eh màc, pense au maréchal!!
-hein? ah oui!! Charles!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007
A 6 ans j'étais un pédagogo dans l'âme, méprisant l'usage de la mémoire, ce truc pour gens qui ne savent pas réfléchir, je découvrais le cp.
A 13 ans, en 4ème, j'avais enfin compris que la mémoire, je l'utilisais en permanence, ne serait-ce que pour enregistrer les règles de structures... Et puis je me rendis compte de cet abime que je m'étais créé, ne sachant simplement retenir des dates, de simples dates, qui pourtant s'enchainaient avec logique.
Et puis je vis aussi que tout de même, malgré ma conscience, j'en avais retenu des choses, plus un gros index qu'un dictionnaire.
Aujourd'hui je sais bien qu'une loi qui doit être sa seule exception pour exister est forcément biaisée, car ces pedagogos, pour écrire leurs rapports, comment inventent-ils des mots que tous nous pouvons interpréter ?
La mémoire, un grand support, un efficace raccourci, un accélérateur de 'penser', un terreau à progrès, etc.
Ils ont quel âge ces pedagogos ? Sont-ils sincères ? Vraiment ?
Ecrit par : DePassage | 17 octobre 2007
Quelle salade, màc, quelle macédoine pour un tout petit empereur..
L'amour du sens ta ta ta ta ta ta ta
L'amour du sens ta ta ta ta ta ta ta
Les nouveaux chevaliers au grand cœur et qui n'ont jamais peur...
De riennnnnn !!!!!!!!
Ecrit par : D'Enguell | 17 octobre 2007
Jeudi , jour idéal pour se plonger dans le .....Grévisse.
J'le f'rai plus!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007
"La mémoire est l'arsenal de l'intelligence", Napoléon.
Je sais c'est pas bien de citer de plus grands que soi, surtout des vilains conquérants ...
Ecrit par : iPidiblue ouvre son parapluie | 17 octobre 2007
Au fait il paraît qu'un grand homme qui est par chance notre contemporain, le sociologue Alain Touraine dit dans son dernier livre "Penser autrement " que ceux qui croient qu'il y a un problème dans la politique de l'éducation sont des fachos, qu'en pensez-vous ?
"Etude des principaux changements sociaux du XXe siècle. L'auteur qui estime que l'idée même de société est en crise, propose de changer la façon de penser ces changements sociaux en replaçant l'individu comme sujet.
Quatrième de couverture
Après avoir étudié, dans ses livres précédents, les grands changements qui ont transformé notre vie personnelle et collective, Alain Touraine choisit ici de se consacrer à la nécessaire transformation de notre manière de penser ces changements. Car l'idée même de société est en crise : la mondialisation sous toutes ses formes, les désirs libérés des interdits ont entraîné l'écroulement de l'édifice social. La définition du bien et du mal dans notre société n'est plus du ressort des institutions ; la conscience de soi l'emporte sur la conscience des règles : le sujet devient créateur de lui-même.
À partir d'une critique de ce qu'il nomme le Discours interprétatif dominant, qui a cherché à imposer, tout au long du XXe siècle, l'idée d'une société sans acteurs, soumise à des déterminismes surtout économiques, Alain Touraine invite le lecteur à découvrir que le seul principe permettant d'évaluer les conduites de chacun et les situations sociales est la reconnaissance des droits, politiques, sociaux et culturels, de tous les êtres humains, reconnus comme des êtres libres et égaux. Il appelle à repenser l'individu en tant que sujet, clé de voûte d'une sociologie reconstruite. Là où certains dénoncent l'individualisme, l'auteur vante la subjectivation, qui passe par la défense des droits de chacun contre tous les modes d'intégration sociale. L'unité des conduites sociales n'est plus imposée par la société ou la culture, mais par le sujet, porteur de droits universels vécus dans des situations sociales et culturelles particulières.
La dépendance des femmes, le rejet des minorités et les difficultés des jeunes à l'école et au travail sont les trois principaux domaines de la vie sociale dans lesquels le retournement nécessaire de la pensée sociale que propose Alain Touraine trouve ses champs d'application."
Ecrit par : iPidiblue se lève tard mais comprend vite | 17 octobre 2007
En russe l'expression "apprendre par coeur" se traduit "utchit na-izust" c'est à dire littéralement: "apprendre jusqu'à posséder le savoir" (le verbe "izutchat" signifie apprendre et posséder).
Ecrit par : buntovchik | 17 octobre 2007
La dépendance des femmes, le rejet des minorités et les difficultés des jeunes à l'école et au travail sont les trois principaux domaines de la vie sociale dans lesquels le retournement nécessaire de la pensée sociale que propose Alain Touraine trouve ses champs d'application."
Ecrit par : iPidiblue se lève tard mais comprend vite | 17 octobre 2007
Comment avez-vous découvert Touraine, Pierre ?
Ecrit par : D'Enguell | 17 octobre 2007
Je me couche tous les soirs avec un livre de sociologue entre les bras ... ça calme !
Ecrit par : iPidiblue dans les bras de Morphée | 17 octobre 2007
Le chantier prioritaire de not'bon président: la lutte contre la maladie d'Alzheimer... Effectivement, y'a du taf, il va falloir qu'il s'occupe de tous ses électeurs...
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2007
Dès lors, refuser le « par cœur » à des enfants, à des adolescents, pour ne pas prendre le risque de les faire trop travailler, c’est les couper de toute chance d’apprivoiser la langue — et les autres. Le « par cœur » peut seul égaliser les hasards de la naissance. Sans parler du bonheur qu’éprouve un gosse, souvent, à débiter, chez lui, sa récitation du jour, et à la restituer en classe, quitte à rougir ou à transpirer d’angoisse.
Jean-Paul Brighelli
Brighelli, (cf éloge de la transmission), j'ai un fils qui connait par cœur une foultitude de textes, dont Racine, Beaumarchais, Pythagore et Hugo, qui s'en régale et s'en délecte, sait les réciter, dans le cadre d'une mise en scène, devant un public, sans rougir ni transpirer. Mais apprendre par cœur les items en vigueur sur le roman fantastique et les appliquer à contre-sens à La Main d'écorché, il ne peut et ça lui coûte assez cher.
Alors, il y a par cœur et par cœur, prenez garde. L'enseignement du français dans le secondaire actuellement me semble mille fois plus du par cœur, et vraiment du par cœur très nul, que ce dont vous ou/et moi avons bénéficié.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Aloïs.....Comme papa Hitler. Qui??? Hicler????
Eh Sarko, y a du boulot!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007
L'amour du sens ta ta ta ta ta ta ta
L'amour du sens ta ta ta ta ta ta ta
Les nouveaux chevaliers au grand cœur et qui n'ont jamais peur...
De riennnnnn !!!!!!!!
Ecrit par : D'Enguell | 17 octobre 2007
Quelle culture! certains s'endorment avec un sociologue entre les bras d'autres en regardant Starsky and Hutch ..... Apprendre des génériques par coeur ça entraine la mémoire où c'est un nouveau programme pédagogol?
Ecrit par : Serpent à plumes | 17 octobre 2007
Chiche, les petits proprofs d'écrie un truc pareil , si l'occaion, tragique,se présentait, à notre autorité de tutelle. Chiche qu'on adresse une lettre de ce tonneau aux ADNistes fanatiques, aux expluseurs de petits mômes????
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007
Allez savoir qui en sera chiche!
L'un, qu'on aurait cru un héros, chiera dans son froc et vendra son voisin et l'autre, petit personnage obscur et médiocre en temps de paix, sera héroïque sans en faire état auprès de qui que ce soit. J'ose espérer que vous le savez...
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Armand Robin a mérité d'échouer à l'agrégation comme Charles Péguy et André Suarès ! Je n'en dirai pas autant de quelques sociologues de ma connaissance ...
Ecrit par : iPidiblue non-agrégatif | 17 octobre 2007
En France, c'est sûr, on décapitait les hommes à l'épée. Mais en Angleterre ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007
À la hache, c'est à la hache que l'on coupa le cou de Charles Ier ! C'est garanti par Alexandre Dumas. Et c'est tellement plus commode.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007
Constatant les résultats déplorables de l'apprentissage dispensé par les maîtres Thubal Holoferne et Jobelin Bridé, Grangousier décide de confier son fils Gargatua à Ponocratès ( "bourreau de travail") lequel ne renonce pas à la mémoire mais en fait un tout autre usage en l'associant à la compréhension et à un art de vivre exemplaire indispensable à un futur dirigeant.
Confondre le "par coeur" avec le psittacisme relève d'une manoeuvre habile et séduisante de sophiste pour dénigrer une
instruction solide accompagnant le développement de la lucidité et de l'esprit critique laquelle justifie ainsi par des arguments fallacieux,trompeurs, mensongers, hypocrites et perfides, le délabrement de l'édifice. Les fondations ont été négligées, rognées,sabordées au nom de réformes nécessaires aux changements apportés par le progrès pour aboutir à la glorification de l'ignorance, de la grossièreté donc à la haine du savoir dont nous étions si fiers malgré nos tabliers reprisés.
Veuillez m'excuser : je suis en colère.
A la chorale, il est préférable de chanter par coeur le plus possible afin de lever le nez de la partition et être attentif aux gestes du chef : ne pas manquer le départ bien sûr, respecter les nuances indiquées par ses mimiques - ainsi le public sentira qu'il se passe quelquechose même si nous chantons en allemand ou en latin ou en russe - surveiller tel ralenti du mouvement ou telle durée du point d'orgue dont il est le maître etc. Par coeur, compréhension et volonté de partager la beauté et l'émotion vont ensemble. Un tel l'effort de dépassement fait oublier les balivernes de tous ces théoriciens réformateurs et beaux parleurs.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 octobre 2007
correction : j'aurais dû formuler avec précision: haine du savoir, savoir dont nous étions si fiers.
-supprimer le l' devant effort.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 octobre 2007
"À la hache, c'est à la hache que l'on coupa le cou de Charles Ier ! C'est garanti par Alexandre Dumas. Et c'est tellement plus commode"
note Guy M***
Je sais bien : je m'appuyais sur Vingt ans après ("Ne touchez pas à la hache", dit Charles durant son procès — allant, à la sortie de la Chambre des Communes où il était jugé, jusqu'à la flageller de sa badine — "attendant patiemment que tu me le rendes"), mais on finirait par me mettre le doute !
"Confondre le "par coeur" avec le psittacisme relève d'une manoeuvre habile et séduisante de sophiste pour dénigrer une instruction solide accompagnant le développement de la lucidité et de l'esprit critique"
écrit Hélène Ch***
C'est très bien dit : dans le "par cœur", d'aucuns n'ont voulu entendre que la répétition mécanique du perroquet de Fernand Raynaud. En caricaturant, on détruit sans trop de peine — mais pour ne rien mettre à la place. Dans les cervelles inoccupées, désormais inaptes (car la mémoire est un muscle, si on ne l'entretient pas, on glisse vite vers l'hébètement précoce des voyageurs sans bagages), on ne oparviendra pas de si tôt à glisser quelques parcelles de savoir. Tout est à reprendre à zéro.
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007
C'est assez drôle, on vient de me commander "Lire ou ne pas lire ? Le combat. Séminaires II" de Gisèle Gelbert paru chez Odile Jacob en 2005 ! Neurologue et aphasiologue, elle dédie son livre à son maître Gustave Guillaume.
C'est d'un haut niveau mais c'est très recommandable.
Ce n'est personne d'ici par hasard ?
Ecrit par : iPidiblue bouquiniste | 17 octobre 2007
"Je trouvois des plaisirs par tout, fors à l'étude, et au lieu de repeter mes leçons, je ne m'appliquois qu'à lire et debiter des comptes frivoles. Ma memoire estoit un prodige, mais c'estoit un arsenal qui n'estoit muny que de pieces fort inutiles.
J'estois le vivant repertoire des romans, et des contes fabuleux ; j'estois capable de charmer toutes les oreilles oisives ; je tenois en reserve des entretiens pour toutes sortes de differentes personnes, et des amusemens pour tous les âges. Je pouvois agreablement et facilement debiter toutes les fables qui nous sont connuës, depuis celles d'Homere et d'Ovide, jusqu'à celles d'Esope et de Peau D'Asne.
(...) J'employay de là en avant la subtilité de mon esprit à des choses agreables à tout le monde, et qui n'estoient prejudiciables à personne. Tantost je m'appliquois à portraire, ayant beaucoup d'inclination et de disposition à ce bel art : d'autres fois en mes heures de loisir j'apprenois par coeur quelque piece entiere des plus beaux vers dont on fit estime en ce temps-là, et j'en sçavois plus de dix mille, que je recitois avec autant d'action que si j'eusse esté tout remply des passions qu'ils representoient. "
Tristan l'Hermite, "Le Page disgracié", extr. chap.3 et 8
Moralité : c'est aussi -- d'abord ? -- en lisant et en apprenant par coeur des milliers de vers que, "vivant répertoire des romans et des contes fabuleux", Tristan devient écrivain, comme Marcel à la fin de la Recherche.
J'en profite pour recommander à tous la lecture de ce génial (je pèse mes mots) petit roman (en Folio classique), petit par le volume seulement, mais un bijou de bout en bout.
Ecrit par : FGuichard | 17 octobre 2007
J'ai une petite anecdote toute fraîche d'hier sur le par cœur, mais je ne voudrais pas assombrir le mercredi de ce pauvre MàC, alors je m'abstiens de parler de ces chiards répugnants à peine sortis de leurs couches culottes.
On attendra patiemment sans rien faire et surtout rien dire qu'ils deviennent des élèves de collège.
Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007
Pourquoi, Catmano, rien à faire des états d'âme ( d'âne) de MàC. Moi, j'aime bien vous entendre parler de vos élèves. J'ai appris une foule de choses avec vous. Alors, l'anecdote??
Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007
Thalie-Thalie, pourquoi-pourquoi faire-faire allusion-allusion à-à Màc-Màc, qui-qui ne-ne prend-prend même-même plus-plus la-la peine-peine de-de relever-relever votre-votre insipide-insipide quoique-quoique gémellaire-gémellaire inutilité-inutilité.?
Je-je vous-vous emmerde-emmerde. Et-et heureux-heureux d'-d'être-être un-un baudet-baudet....
Ecrit par : montaigneàcheval-montaigneàcheval | 17 octobre 2007
L'anecdote d'hier, ou le "psittacisme" érigé en institution :
J'ai volontairement séché une réunion des professeurs de ma discipline, réunion convoquée moins d'une semaine auparavant par le sous-chef de mon lycée. Ordre du jour : "nouvelles modalités d'évaluation des élèves de seconde". Il a oublié "innovantes", mais sans doute ses petits doigts étaient-ils gourds ce jour là, et malgré l'absence du mot, le cœur y était. Quand je vois ça, de toute façon, c'est automatique : je sors mon revolver.
Par chance, cela faisait deux semaines que j'avais prévu d'infliger un contrôle (tiens, une évaluation, les grands esprits se rencontrent) à mes terminales, une classe dont la moitié des élèves sont des filles, et l'autre moitié des dindes (deux garçons sont là pour que je n'aie pas la possibilité de me prendre pour le coq de la basse-cour). Ce n'était pas une partie de plaisir, j'en ai d'ailleurs flanqué deux à la porte, avec rapport (une page, c'est écrit serré) à l'administration (avec ou sans le grand "A"), patati et patata. Passons.
Ont assisté à la réunion les petits nouveaux, et d'autres à peine plus anciens dans l'établissement (je suis le dinosaure de service, et pendant mon mirifique contrôle, la sous-sous-chef autoproclamée a tenté de me débaucher. Bravant les foudres de son sous-supérieur, je suis resté inflexible). Passons une fois de plus.
Les conclusions toutes faites de la réunion étaient les suivantes : il faut attribuer, lors des évaluations, la moitié des points à des exercices déjà effectués en classe, sans changer l'énoncé d'un iota et en avertissant les élèves de cette mesure.
Extraordinaire et original, surtout, non ?
Les petits collègues ne connaissent sans doute pas les préconisations du sieur Antibi, le sous-chef, visiblement, si. J'espère qu'ils m'auront écouté, et qu'ils n'auront pas peur du fantoche, lequel, à peine débarqué dans l'établissement, tient tant à nous apprendre comment on enseigne. Je dis bien fantoche, car les seules manifestations de vie dudit sous-chef pour le moment, après un mois et demi de présence, auront été d'aller fumer sa cigarette devant le bahut qu'il sous-dirige.
Pour conclure sur une note optimiste, je fais apprendre par cœur les unités de physique et autres bases du langage scientifique à mes élèves de seconde. Ils sont interrogés chaque semaine là dessus. L'un d'eux m'a rendu sa copie au bout de deux minutes (pour cinq accordées). Il n'y a pas une faute.
Ecrit par : Moot | 17 octobre 2007
"À la hache, c'est à la hache que l'on coupa le cou de Charles Ier ! C'est garanti par Alexandre Dumas. Et c'est tellement plus commode"
note Guy M***
Il me semble qu'un article de l'Histoire (datant de 2 ou 3 ans) évoquait une épée. De toute façon, le mal est fait pour Charles 1er.
Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007
Le débat faut-il ou non apprendre par coeur me semble surréaliste tant la réponse est évidente.
Seule alternative au par coeur : se transformer en super bibliothécaire qui compulse frénétiquement ses ouvrages pour retrouver le savoir dont il a besoin. Encore faudrait-il qu’il sut (pour l’avoir appris par coeur ?) que ce savoir existe ...
L’élève qui a mémorisé les lois de l’électromagnétisme dispose d’un panorama mental de « formules » (et des lois qui vont avec) qu’il visualise (ou subvocalise suivant sa forme de mémoire) afin de choisir suivant son problème la démarche adaptée. L’autre en est réduit à consulter fébrilement la mémoire de sa calculatrice en espérant retrouver la loi correspondant au problème posé ...
Pour faire plaisir à certains ici, j’imagine le véto dans l’exercice de son art :
Voyons que je consulte mes fiches taxonomiques. Ah ! C’est donc un « chat » qui est souffrant. Ici, regardons sur une planche anatomique, ainsi c’est d’une « oreille » que s’écoule ce jus jaune et nauséabond. Vite fait mon logiciel de mots clés : chat - oreille - écoulement. On me conseille de vérifier si le « tympan » est rouge, bonne chance y’a un schéma et par hasard je sais ce que veut dire rouge ... ad libitum.
Apprendre par coeur sert tout simplement ... à gagner du temps.
En physique j’apprends la loi de Lenz, en méca les principes de l’inertie, en chimie la loi de Van’t Hoff, en thermodynamique la loi de Le Chatelier, en socio que les masses s’opposent (souvent ...) à l’oppression (et y’ a plein d’autres exemples). Un jour s’installe dans ma tête l’idée qu’il existe une super loi dans l’univers : le principe de modération. « Tout système soumis à une perturbation évolue en créant un effet s’opposant à la cause ».
La mémoire fabrique spontanément du sens.
On me demande de construire une démonstration mathématique en utilisant un vocabulaire approprié et une syntaxe respectant une structure formelle stricte. Coup de cul, je suis un génie j’y arrive spontanément. Moins bonne chance, je ne suis que normal (hélas ...). C’est à force d’apprendre par coeur définitions et théorèmes que je pourrai agencer des bribes de discours piochées ici et là pour construire mon propos.
Il ne vient pas spontanément des phrases telles que : « Quelque soit epsilon il existe éta tel que valeur absolue de x-a < éta implique f(x) – f(a) < epsilon ». Ceci n’est que la définition de la continuité d’une fonction (niveau 1ère S).
Évidemment, il n’est pas sot d’avoir compris qu’une fonction est continue si elle ne fait « pas de sauts ». Ceci dit avec cette seule définition, ça va être dur de faire des exos ... Quant à exprimer instinctivement cette idée forte avec un formalisme rigoureux, ça n’est pas donné au commun des mortels. On est donc bien obligé de l’apprendre ...
La mémoire fabrique implicitement du langage.
Dans le fond, cher JPB, si nous étions dans un monde sensé, vous n’auriez même jugé utile de créer ce fil ...
PS pour la bonne bouche :
Coluche, in media res : « Le mec il sait parler une langue parce qu’il a un dico et un livre de grammaire sous le bras ».
Meirieu, abyssus abissum invocat : « Il va vite fait reconstruire le savoir » (et finira bien par se l’approprier).
La mémoire me sert aussi à me souvenir de ces locutions latines que j’appris il y a 40 ans et dont je n’ai pas l’usage au quotidien (sauf pour frimer auprès de vous).
Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007
Bien sûr, mais si on n'a rien compris à la démo, à la loi de Machin-chouette ou au fonctionnement du chat, on va être dans la merde quand le problème sortira des sentiers battus (c'est français, ça ?).
Ou alors on généralise les contrôles à la Antibi.
Avis à la population : je ne veux plus voir que des animaux dont les signes cliniques sont cohérents et correspondent à une pathologie répertoriée.
(Je vais avoir plus de temps pour venir ici)
Ecrit par : yann | 17 octobre 2007
Il me semble qu'un article de l'Histoire (datant de 2 ou 3 ans) évoquait une épée. De toute façon, le mal est fait pour Charles 1er.
Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007
Le mal est fait mais autant qu'il ait été fait proprement !
"Après plusieurs années d'affrontement avec les parlementaires il fut confronté à une guerre civile et victime de la première révolution anglaise. Vaincu par Olivier Cromwell et capturé il fut condamné à mort et décapité (à la hache) en janvier 1649.
Cet évènement est d'ailleurs raconté par Alexandre Dumas dans "Vingt Ans après" la suite qu'il donna aux "Trois Mousquetaires". ( le Louvre passion . Portrait de Charles 1er par Van Dyck)
GM
Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007
Yann, je n'ai pas dit que la mémoire ... suffisait.
Seulement que sans apprendre on ne peut juste rien faire.
Lorsqu'une pathologie sort des tableaux cliniques classiques, vous le savez parce que vous avez appris la symptomatologie.
Par la suite, c'est à nouveau en faisant appel à votre expérience (votre mémoire historique des faits) que vous tenterz d'établir un diagnostic, et ce en référence à votre représentation mentale de toutes les pathologies envisageables.
Lors de cet exercice, vous aurez bien entendu besoin d'intuition, d'aptitude à la déduction, de rationalité, etc.
Toutes choses qui s'apprennent également à la sueur du front !
Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007
Tout à fait d'accord.
La mémoire est un jouet. Un jouet souple, rapide comme la balle que vous envoyez contre un mur : elle vous revient joyeusement. Le comédien, le musicien jouent, non seulement de leur voix ou de leurs mains, mais aussi du texte ou de la partition conservés en mémoire. Et chez ces privilégiés, jouer est synonyme de travailler. Le sportif joue aussi, et chez lui la mémoire est celle des gestes répétés dix mille fois. La radio, la télévision nous proposent continuellement des jeux de mémoire. Questions pour un champion est une de ces émissions inusables.
Il ne faut pas priver l’élève d’un jouet si captivant. L’enfant qui a appris une liste ou un texte par cœur est toujours content de réciter ce qu’il sait. Le savoir est à lui seul sa récompense et sur son modeste savoir l’élève assoit sa confiance et l’estime de lui-même. Une expression étonnante traduit cette forme de savoir. Le cœur n’est pas un organe intellectuel et il faut sans doute comprendre que ce qui est appris de cette manière trouve sa place près du cœur : on aime ce qu’on a appris. Ce n’est pas par hasard non plus si l’on parle de bagage intellectuel, comme pour matérialiser la somme de connaissances acquises pendant les études.
La mémoire est notre meilleure amie. Qu’on la dédaigne, elle devient paresseuse ; qu’on la fasse travailler, la voilà souple, active, obéissante. Il n’y a que les sciences de l’éducation qui n’aient pas compris le rôle de la mémoire, puisque chez les didacticiens c’est un des dogmes fondamentaux : bannir la mémoire au profit de l’expérience. Souvenir de Rousseau, encore et toujours, qui se plaignait de sa mauvaise mémoire. Mais qu’on le veuille ou non, la mémoire est liée au savoir. Les élèves ont le respect de celui qui s’impose, mais aussi de celui qui sait, car le savoir est une force, une richesse qui met en confiance. Un de mes collègues, qui enseigne l’allemand, s’amuse parfois à parler l’anglais, qu’il maîtrise presque aussi bien. Les élèves sont admiratifs et ils traduisent, dans leur langage, qu’il est très intelligent.
Ce jouet de la mémoire est évidemment le meilleur allié de l’intelligence. On oppose sottement la mémoire et la compréhension, l’une supposée se développer aux dépens de l’autre, voire même l’étouffer. Mais pour comprendre un texte, il faut connaître le sens des mots et de leurs combinaisons. On peut difficilement, par raisonnement, faire le trajet inverse. Même en cas de succès, il serait très long et laborieux, les notions mises à jour ne seraient pas mieux assimilées et nos élèves ne sont pas de petits Champollion.
Apprendre, c’est aussi prendre. Apprendre un poème, c’est comme sortir du musée en emportant un tableau. C’est avoir le poème avec soi, nourriture inépuisable, précieuse, qu’on retrouve intacte quarante ans plus tard. C’est s’imprégner de la langue, du vocabulaire, des structures de phrase, c’est l’assimiler et l’avoir toujours à l’esprit. Mignonne, allons voir si la rose concurrence Avec Carrefour, je positive.
Il n’y a que les ignorants qui dédaignent la mémoire. De Gaulle n’a pas laissé l’image d’un besogneux. Ses conférences de presse étaient préparées jusque dans les virgules : il se faisait communiquer à l’avance les questions des journalistes. Pourquoi ? Pour se donner le temps d’étudier ses réponses, de les rédiger et de les apprendre par cœur ! Il donnait l’impression d’improviser, il récitait. Travail considérable et inutile ? Il ne le pensait pas. Les années s’accumulant, de Gaulle jugeait que tant qu’il serait capable d’apprendre par cœur ses réponses, ce serait le signe de ses qualités intellectuelles et de sa capacité à mener l’Etat.
Un autre s’étonnait de voir Louis Jouvet faire des mots croisés sans crayon. « C’est un bon exercice, disait le comédien. Avec ça, mon petit gars, tu lis un rôle une fois, tu le sais par cœur ! »
Les Grecs, qui nous ont appris quelques petites choses, avaient fait une divinité de la mémoire. Selon la légende, Mnémosyne s’unit à Zeus pendant neuf nuits de suite et de ces galipettes naquirent… des abrutis ? non, les Muses. L’espèce a un peu dégénéré puisqu’on trouve des descendants de Clio, je veux dire de jeunes professeurs d’histoire qui se vantent de ne pas savoir une seule date.
Car le discrédit de la mémoire a largement entamé le corps professoral entré dans la fonction après 1968. Chez beaucoup d’entre nous le vocabulaire de la mémoire est éloquent. « Ils apprennent tout par cœur ! » se désolent des collègues. Même ceux qui trouvent dans les revues pédagogiques des cours tout faits se plaignent que leurs élèves récitent sans rien construire par eux-mêmes. Les inspecteurs qui vont de collège en lycée en répétant partout leur petit catéchisme, exigent que le candidat aux examens s’interdise tout psittacisme. Mais il y a un mot, nationalement répandu, qui traduit bien le mépris dans lequel on tient l’élève pas nécessairement doué mais travailleur et va à l’école pour apprendre, comme on le croit dans les familles modestes. On dit qu’il recrache.
Les programmes n’accordent évidemment aucune place à la mémoire, ni en français, ni ailleurs. On ne doit plus apprendre de listes de verbes irréguliers, ils doivent être acquis par imprégnation, à raison de deux ou trois heures de cours par semaine. Dans les exercices proposés, rien ne concerne l’apprentissage actif et volontaire des mots. Tout doit être passif et entrer sans qu’on s’en rende compte. Un ministre qui a osé employer le terme d’effort et de récitation, s’est aussitôt fait traiter de nostalgique.
Ecrit par : Bernard Turpin | 17 octobre 2007
Mon frère enseigne en Belgique, où le pédagogiqme sévit dans la plupart des réseaux d'éducation du pays. Le par coeur y est banni depuis longtemps. Les belges ont de "l'avance" sur nous, encore plus que l'Académie de Lille, déjà en "pointe", sur laquelle ils ont déteint malheureusement :
Le résultat est assez terrifiant. http://www.youtube.com/watch?v=ABTR2Xe_sGw
Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 17 octobre 2007
Bernard Turpin, l'entraîneur de l'AJ Auxerre???
Merci pour ta participation de ce jour, Penda!
- De rien.
Ecrit par : Pendariès | 17 octobre 2007
Il existe un célèbre tableau où l'on voit Charles 1er just décapité, on n'ose dire décapité de frais. Le sang jaillit du moignon de cou. La tête brandie par le bourreau a l'air de dire "Putain, c'qu'on s'emmerde!!! Mais qu'est-ce que je fous là" Tout le monde sourit, poupin. Et diantre et sarquepipe!!! Je n'arrive plus à me souvenir, mais il me semble que c'était une épée. D'ailleurs ça coupe mieux.
Pauv'gars, en tout cas. Dire qu'aujourd'hui, au pire, il serait placé en résidence surveillée à St Kitts et Nevis, avec une douzaine de starlettes en grappe autour de son bénouze et un compte en banque aux Caïmans plein comme le métro à Auber le vendredi. Oh Tempura, oh mauresque!!!
Ecrit par : montaigneàcheval-montaigneàcheval | 17 octobre 2007
Pour Marie Stuart, si ma mémoire ne me fait pas défaut, c'était aussi avec une hache, mais mal aiguisée. Le bourreau a du s'y reprendre à deux fois, au moins. Je serais tentée de dire huit mais c'est à cause d'Henri VIII... Ça, c'est les méandres de la mémoire rarement réutilisée: tout ressort en vrac.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Ah! J'ai trouvé mais ils ne disent pas si c'est une hache.
"Le 8 février 1587, Marie Stuart est décapitée dans la forteresse de Fotheringay. Le bourreau doit s'y reprendre à deux fois avant d'arriver à ses fins.
"
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Pour Charles, j'ai trouvé ça: on voit bien le sang qui gicle mais pour le reste faudrait une loupe
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6f/Contemporary_German_print_depicting_Charles_Is_beheading.jpg
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Pour Charles, j'ai trouvé ça: on voit bien le sang qui gicle mais pour le reste faudrait une loupe
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6f/Contemporary_German_print_depicting_Charles_Is_beheading.jpg
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Au dessus de la lettre A, le personnage tient une hache à la main.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007
Oui, il est gaucher. Et c'est forcément une hache, parce qu'un épée tenue comme ça, ça ne couperait pas.
Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007
unE épée.
Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007
Merci Rodolphe. Vous autres belges, avez encore beaucoup à nous apprendre, superbe lien !
Même si les hommes politiques français ne sont pas tous des flèches, j'imagine qu'ils savent que le 14 juillet commémore la prestation de serment de Louis XVI devant la convention !
(ou ... pour faire plaisir à certains ici l’élection de Paoli général en chef de la nation Corse)
Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007
Pour Charles, j'ai trouvé ça: on voit bien le sang qui gicle mais pour le reste faudrait une loupe
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6f/Contemporary_German_print_depicting_Charles_Is_beheading.jpg
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Au dessus de la lettre A, le personnage tient une hache à la main.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007
Ah! Oui! Mais elle a une drôle de forme cette hache? Est-ce que les haches des bourreaux étaient différentes des haches pour les arbres.
Au fait, Guy Morel, c'est qui Louis? Mabille et ma tante, je sais, mais Louis, non et le sujet précédent est enfoui.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
"il est vrai que la déclamation d'une lettre des liaisons dangereuses
////où////
s'entendre sussurer les premières lignes de Proust sous le regard des étoiles
//////donnent///// (bon là j'avions un doute à cause de le première tof, inclusif ou exclusif ? )
le frisson...
mais les jeunes femmes d'aujourd'hui y sont-elles sensibles?
saperlotte de saperlipopette
/////j'ai encore égaré mes lunettes.../////
Ecrit par : Saperlipopette | 17 octobre 2007
Pour info ce qui est entre //// //// et typique des méthodes de merde .
Enfin, moi, c'queue j'en dizassion ....
Ecrit par : toto | 17 octobre 2007
est, oups j'en suis !
Ecrit par : toto | 17 octobre 2007
D'ailleurs, une épée ne pourrait sectionner les vertèbres cervicales! Un gros sabre, à la rigueur.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Chiche, les petits proprofs d'écrie un truc pareil , si l'occaion, tragique,se présentait, à notre autorité de tutelle. Chiche qu'on adresse une lettre de ce tonneau aux ADNistes fanatiques, aux expluseurs de petits mômes????
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007
Lui, c'est le meilleur de ce blog, le proprof honteux.
Il est à la maif, mais il ne peux pas le dire.
Il n'a pas de quoi se fringuer correctement, mais il ramène sur les sapes camif.
Bon, allez, je veux bien vous rendre service. Je veux bien vous dénoncer pour que l'histoire retienne votre nom. Mais... Vous avez fait quoi de vilain ? Vous n'êtes pas au snes ? Pire que ça ?
Ecrit par : Tika | 17 octobre 2007
Pour alimenter la discussion :
http://anglicanhistory.org/images/charles1.jpg
Un extrait d'un texte sur les derniers moments du Roi publié en 1649 :
"The Scaffold was hung round with black and the floor covered with black and THE AX and Block laid in the middle of the Scaffold."
http://anglicanhistory.org/charles/charles1.html
signé : la bibliothécaire qui compulse frénétiquement ses ouvrages (sur internet) pour retrouver le savoir dont elle a besoin.
Ecrit par : lucile | 17 octobre 2007
'tain zêtes d'humeur bien macabre ce jour ...
J'va finir par faire des cauchemards.
Vous pourrez agréablement compléter vos investigations sur :
http://www.estvideo.net/dew/index/Pilule-rouge/2006/06
Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007
Bon, allez, je veux bien vous rendre service. Je veux bien vous dénoncer pour que l'histoire retienne votre nom. Mais... Vous avez fait quoi de vilain ? Vous n'êtes pas au snes ? Pire que ça ?
Ecrit par : Tika | 17 octobre 2007
Oui! il a un quart de code génétique juif (d'après lui, ça existe: summum du racisme à mon goût mais bon...) et rêve de persécutions contre lui. Dénoncez-le pour n'importe quoi, c'est sans importance pourvu que ce soit passible d'un passage à tabac en règle, il rêve toutes les nuits de la rue Lauriston et en souille sa couche.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
'tain zêtes d'humeur bien macabre ce jour ...
J'va finir par faire des cauchemards.
Vous pourrez agréablement compléter vos investigations sur :
http://www.estvideo.net/dew/index/Pilule-rouge/2006/06
Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007
Passionant, Zorglub! J'en tire cet extrait qui enrichit mes savoirs sur Mary Stuart:
"Pour terminer en beauté, dans un final poético-historique comme on les aime, et pour illustrer la volonté de trancher net en recourant aux nouvelles technologies du 18e siècle, il semblerait que Mary reine d'Ecosse ait été décapitée à la hache mais que le bourreau (peu habile) dut s'y reprendre à trois fois... Avant de déclarer forfait et de terminer le travail au couteau. Il semblerait aussi qu'elle ait peu apprécié cette incompétence (en témoignent ses nombreux cris et grognements)."
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
J'ai une petite anecdote toute fraîche d'hier sur le par cœur, mais je ne voudrais pas assombrir le mercredi de ce pauvre MàC, alors je m'abstiens de parler de ces chiards répugnants à peine sortis de leurs couches culottes.
On attendra patiemment sans rien faire et surtout rien dire qu'ils deviennent des élèves de collège.
Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007
Là, c'est franchement dommage que VOUS vous laissiez intimider par MàC alors que vous nous avez mis l'eau à la bouche...
Please, plaese...
Vous nous la racontez cette anecdote?
Ecrit par : Maminou | 17 octobre 2007
J 'ai essayé de mémoriser votre post mais j'ai déjà déjà tout oublié sauf que vous citez Gruaud-Larose et d'un pas assuré je suis allé vérifier dans ma cave si mes 86, 88 et 90 s'y trouvaient encore!
Affirmatif!
Ecrit par : Merlemo(par)coeur | 17 octobre 2007
D'ailleurs, une épée ne pourrait sectionner les vertèbres cervicales! Un gros sabre, à la rigueur.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Mais Michel Folco nous renseigne très bien dans "Dieu et nous seuls pouvons" et "Un loup est un loup" sur le métier de bourreau sous l'ancien régime. ll donne avec beaucoup d'humour, et en peignant par ailleurs très bien l'époque, beaucoup de détails macabres.
Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007
"car la mémoire est un muscle, si on ne l'entretient pas, on glisse vite vers l'hébètement précoce des voyageurs sans bagages), on ne oparviendra pas de si tôt à glisser quelques parcelles de savoir. Tout est à reprendre à zéro.
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007 "
Voilà, c'est un peu pour ça k'chui colère, désolé, j'lui ai po fait faire de soustraction depuis la fin du ce1, mea culpa mea maxima culpa, mais eux non plus (???), c'est plus qu'évident, mais ils commencent par des soustractions à 3 chiffres, j'imagine qu'ils attendent la fin du ce2 pour les faire à 1 chiffre (??) donc, j'ai dû recommencer, à zéro, heureusement c'est comme le vélo.
Comment font les autres, ceux qui non pas les parents pour te prendre la tête "corectement" (j'dis ça parce que c'est ma conne de reum qui lui a fait faire ces opérations de merde, je peux vous dire que c'est pas d'la grande pédagogie, la daronne, sinon je n'aurais pas eu besoin de repasser après ) ? Ils redoublent ... Merci pour eux .
Ecrit par : toto | 17 octobre 2007
qui n'ont
Bon j'retourne boire ET voir le match !
Ecrit par : toto | 17 octobre 2007
Ne touchez pas à la hache !
Et PERSONNE ne fait allusion à la Duchesse de Langeais ???
Ah, il nous suffirait d'un Montriveau, et beaucoup de choses seraient réglées. Mais on n'en a plus.
Ecrit par : Jeremy | 17 octobre 2007
Ah! Oui! Mais elle a une drôle de forme cette hache? Est-ce que les haches des bourreaux étaient différentes des haches pour les arbres.
Au fait, Guy Morel, c'est qui Louis? Mabille et ma tante, je sais, mais Louis, non et le sujet précédent est enfoui.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
1-On n'abat pas les arbres à la hache mais à la cognée.
2- j'ai peine à désenfouir du sujet précédent ce Louis dont vous me parlez. Si je gratte ma mémoire, elle me dit que Louis désigne le bordel,mais il faudrait que je remonte à ce foutu message enfoui.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007
Thalie-Thalie, pourquoi-pourquoi faire-faire allusion-allusion à-à Màc-Màc, qui-qui ne-ne prend-prend même-même plus-plus la-la peine-peine de-de relever-relever votre-votre insipide-insipide quoique-quoique gémellaire-gémellaire inutilité-inutilité.?
Je-je vous-vous emmerde-emmerde. Et-et heureux-heureux d'-d'être-être un-un baudet-baudet....
Ecrit par : montaigneàcheval-montaigneàcheval | 17 octobre 2007
J'ai fait allusion à vos âneries, MàC, parce que vous tombez sur le dos de Catmano fort inutilement, à mon humble avis. Rien à voir avec moi en l'occurrence.
Et vous êtes bien le dernier dont je me soucie de l'utilité ou de l'inutilité des remarques sur ce blog.
Je doublonne, je bisse, je réitère, depuis qu'une bonne âme, ici, m'a dit, en privé, que le pseudo que j'utilise était pris sur d'autres listes de discussion.
Et sachez bien que moi aussi j'emmerde au carré des terroristes de votre genre comme tous les mecs de votre acabit qui ont des ego comme des montgolfières et qui trouvent un malin plaisir à écraser leurs collègues ( féminines de préférence) du haut de leur suffisante connerie. Bonne soirée, vieux baudet.
Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007
"Devinez d'où je viens, s'écria-t-il aussitôt. - Je parie pour Mabille, répond l'un, - non, tu es trop gai, tu viens d'emprunter de l'argent, d'enterrer ton oncle, ou de mettre ta montre chez ma tante, reprend un autre. - Tu viens de te griser, riposte un troisième, et comme tu as senti le punch chez Louis, tu es monté pour recommencer."
Fantastique ? Le prof de français que je m'efforce d'être pose trois questions :
- Qui est Mabille ?
- Qui est ma tante ?
- Qui est Louis ?
Le candidat au bac qui répond - surtout s'il ne m' a pas bassiné avec le fantastique - obtient 20 sur 20.
Le candidat au bac qui m'emmerde avec le fantastique et ne sait pas répondre va se rhabiller.
Moralité : il n' y a que les cons pour considérer les hirondelles comme des oiseaux de passage.
GUy Morel
Ecrit par : guy morel | 16 octobre 2007
Désenfouissement! Qui est Louis? J'ai mon idée...
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Bon, Catmano, cette anecdote? Nous sommes au moins deux à vouloir l'entendre! Maminou la réclame aussi, non?
Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007
Et sachez bien que moi aussi j'emmerde au carré des terroristes de votre genre comme tous les mecs de votre acabit qui ont des ego comme des montgolfières et qui trouvent un malin plaisir à écraser leurs collègues ( féminines de préférence) du haut de leur suffisante connerie. Bonne soirée, vieux baudet.
Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007
De même...
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Nous sommes trois ! Les interventions de Catmano sont un des régals de ce blog.
Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007
Et en plus, enseignement/divan, c'est une rime que je trouve pauvre.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Nous sommes trois ! Les interventions de Catmano sont un des régals de ce blog.
Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007
Quatre avec moi, mais je compte pour du beurre pour des motifs de code génétique.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
J'ai farfouillé dans les numéros de l'Histoire et je n'ai pas retrouvé l'article sur Charles 1er. Mais je suis sûr d'une chose : hache ou épée, il n'a eu droit qu'à un coup, l'heureux homme !
Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007
Tu viens de te griser, riposte un troisième, et comme tu as senti le punch chez Louis, tu es monté pour recommencer."
Fantastique ? Le prof de français que je m'efforce d'être pose trois questions :
- Qui est Mabille ?
- Qui est ma tante ?
- Qui est Louis ?
Ecrit par : guy morel | 16 octobre 2007
Désenfouissement! Qui est Louis? J'ai mon idée...
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Pour moi, "Louis", c'est un Café des Grands Boulevards. Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Oui mais... L'anecdote, je l'ai perdue. Il faudrait que je relise le texte d'introduction.
Ça avait un rapport avec le par coeur, la prise de sens et mes CE1. Ça va peut-être revenir.
Et puis arrêtez, s'il vous plaît, ça fait vieil artiste qui n'en finit pas d'annoncer ses adieux pour que son public le rappelle, votre truc.
Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007
Ben, c'est vous qui reculez devant les propos de MàC! Alors, on vous aide, c'est tout. Et même que j'en prends plein la tête! mais, bon,même pas mal!!!
Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007
J'apprécie votre soutien et vous en remercie (tous les quatre) !
Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007
"Par coeur"... Une expression qui dit bien ce qu'elle veut dire. Quand on peut jouer un texte ou une musique, "avec le coeur", c'est à dire quand les problèmes de mémorisation sont résolus...
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2007
Pour moi, "Louis", c'est un Café des Grands Boulevards. Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Je viens de relire ; vous avez raison sans doute. Mais il y a "monté".
GM
Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007
J'admire la retenue et l'élégance de ton d'Hélène Charpentier.
car si ma colère est sans doute aussi grande, je serai plus féroce.
"Confondre le "par coeur" avec le psittacisme"'?
C'est ce que ces Diafoirus veulent nous faire avaler, mais eux ne confondent pas, il diabolisent à l'envi, nappant leur discours d'une pseudoscience assaisonnée à l'arsenic car leur pire ennemi est cette formidable courroie de transmission des savoirs qui les rendrait inutiles si elle était réparée. Apprendre par coeur valorise à la fois l'enfant et l'enseignant, restaurer la methode syllabique et le par coeur est inacceptable: cela contredit toutes les théories bidons.
En plus on ne va quand même pas réduire au chômage ces orthophonistes, pédo-psys et autres spécialistes , sans parler des cliniques et toubibs qui soignent les professeurs malmenés et les élèves bousillés. On mettrait sur la paille ce pan entier de l'économie qui s'engraisse sur le dos de l'illettrisme depuis trente ans, car il ne faut pas oublier non plus les officines de rattrappage et toute cette "cottage industry" ( traduction, anyone?) qui s'est greffée dessus.
Donc la maneuvre n'est pas plus "habile " (puisque cousue de fil blanc,) que " séduisante". Elle est abjecte. Elle fait vomir!
Et elle ne saurait rien justifier du tout puisque ses arguments sont justement " fallacieux,trompeurs, mensongers, hypocrites et perfides"'
H. Charpentier ajoute: "Veuillez m'excuser : je suis en colère.""
Ne vous excusez pas, la colère est saine...Elle décape.
Je rue moi aussi dans les brancards devant cette caricature du par coeur que les pédagogistes ont tricotée pour emmitouffler leur cuistrerie et leur incompétence,
et tout particulièrement ce soir. J'ai eu moi aussi une grosse bouffée de colère, quand ma fille aînée m'a parlé de sa demi-soeur: 22 ans, mignone comme tout, mais absolument incapable de faire des études, parce qu'elle est quasiment illettrée.
Là le milieu social n'a rien à voir:Le père est avocat, la mère enseigne les maths, la grand-mère maternelle fut la première femme au Québec à avoir un doctorat en chimie , le grand-père inventa un paquet de trucs, dont une yaourtière....
Du côté de mon ex- , même topo.
Pas de divorce, ( c'était déjà fait) pas de problème majeur, parents aimants, présents, enfant pas trop gâtée, mais... elle n'a rien appris à l'école et entre autres pas le goût de l'effort et du travail.
Ses parents se lamentent aujourd'hui et je les plains de tout mon coeur. Je n'irai donc pas remuer le fer dans la plaie, en leur rappelant qu' ils ont mis leur fille dans l'école du village où j'avais refusé de mettre la mienne... il y a 30 ans, et de haute lutte car son père ( le même) ne voyait pas très bien ce qui clochait.
À l'époque, nos neveux nous étaient confiés pendant que leurs parents s'absentaient quelques jours, ( nous étions voisins) et c'est ainsi que j'ai découvert qu'on pouvait faire l'apprentissage de l'ignorance. Le par coeur était banni, les dictées aussi, la grammaire, une plaisanterie..Les devoirs? une punition imméritée. On était en 1976 ou 77.
Quand j'ai découvert, un week-end où je les avais en pension, qu'ils ne savaient toujours pas les tables de multiplication, je leur ai dit: vous ne sortirez pas jouer tant que vous ne les saurez pas. Coup de pot, il s'est mis à neiger et on a eu pendant trois jours une méchante tempête .
Ce fut dur, pas la tempête de neige mais celle que j'ai dû faire dans leur crâne. Ils n'avaient jamais fait travailler leur mémoire. Mais , bien-sûr, nous y sommes arrivés. La neige avait cessé de tomber, et les tables étaient sues.
Mon beau-frère et sa femme furent ravis de cette tempête providentielle, mais à l'école, il y eut un vrai scandale, j'avais enfreint les dogmes sacrés. Pas besoin de se demander pourquoi je me suis ensuite mise en quête d'une autre pour ma propre fille...
Voilà comment, il ya 30 ans, au Québec, j'ai été confrontée pour la première fois aux ravages du pédagogisme. Je n'ai découvert que c'était une secte aux ramifications internationales que plus tard, quand je suis rentrée en France, puis à nouveau quand j'ai retraversé l'Atlantique, quinze ans plus tard...
Cette anecdote explique aussi pourquoi les gens comme Clermont Gauthier ne m'impressionnent guère. Je les ai vus aller à la soupe, avant de virer leur cuti...
Ils sont comme les Résistants de ....juillet-Aout 1944.
Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent.
Ecrit par : Cadichon | 18 octobre 2007
"Thalie-Thalie, pourquoi-pourquoi faire-faire allusion-allusion à-à Màc-Màc, qui-qui ne-ne prend-prend même-même plus-plus la-la peine-peine de-de relever-relever votre-votre insipide-insipide quoique-quoique gémellaire-gémellaire inutilité-inutilité.?
Je-je vous-vous emmerde-emmerde. Et-et heureux-heureux d'-d'être-être un-un baudet-baudet....
Ecrit par : montaigneàcheval-montaigneàcheval | 17 octobre 2007
J'ai fait allusion à vos âneries, MàC, parce que vous tombez sur le dos de Catmano fort inutilement, à mon humble avis. Rien à voir avec moi en l'occurrence.
Et vous êtes bien le dernier dont je me soucie de l'utilité ou de l'inutilité des remarques sur ce blog.
Je doublonne, je bisse, je réitère, depuis qu'une bonne âme, ici, m'a dit, en privé, que le pseudo que j'utilise était pris sur d'autres listes de discussion.
Et sachez bien que moi aussi j'emmerde au carré des terroristes de votre genre comme tous les mecs de votre acabit qui ont des ego comme des montgolfières et qui trouvent un malin plaisir à écraser leurs collègues ( féminines de préférence) du haut de leur suffisante connerie. Bonne soirée, vieux baudet.
Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007 "
C'est bien exprimez-vous les enfants, la classe est là surtout pour vous apprendre à vivre ensemble!!!!
Ecrit par : Hervé Hervé??? | 18 octobre 2007
Beau récit, Cadichon. Le coup de la tempête de neige, en particulier… Les 8 fois 3 ou 6 fois 6 partant dans les rafales… Devriez l'écrire sous forme de nouvelle.
"Louis", Dobolino, ne peut pas être un café des Grands Boulevards (de plain-pied : voir cette extraordinaire nouvelle intitulée "Garçon, un bock !"). C'est très probablement, dans le contexte, un bordel : on n'y consommait pas forcément des demoiselles, on s'y retrouvait entre hommes pour faire un billard et boire du punch, que l'on enflammait avant de le servir, ça vous remet du cœur au ventre, palsambleu ! Cette réunion d'hommes, ce thème morbide en particulier, tout fait penser à un arrière-plan érotique, particulièrement chez Maupassant, qui consommait jusqu'à quinze gourgandines en une nuit et a toujours été fasciné par les nécrophiles (voir la Chevelure, aussi les Tombales, où le thème de l'association Eros / Thanatos est le plus clair). Mais est-ce bien explicable dans le cadre d'un devoir scolaire aujourd'hui ?
Je m'aperçois qu'à peu de choses près, entre mes explications d'hier et celles d'aujourd'hui, j'ai un peu tendance à faire de la critique externe. À vrai dire, l'analyse des champs lexicaux ne m'a jamais paru bien pertinente pour expliquer comment est écrit un texte : vous imaginez un auteur se dire : "Tiens, je vais leur mettre une petite couche de champ lexical…" ? Ce sont des procédés de cuistres.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2007
http://www.british-civil-wars.co.uk/biog/charles1.htm
http://www.british-civil-wars.co.uk/images/charles-beheaded.gif
On voit très nettement qu'il s'agit - sur la gravure - d'une hache.
Ecrit par : Hervé | 18 octobre 2007
Bonjour à tous,
A lire toutes ces interventions, je me dis aussi que franchement le niveau baisse.
Nous avons du souci à nous faire pour nos enfants.
Je suis une assidue de ce blog en tant que parent, je ne suis jamais intervenue, je pense que beaucoup l'ont déserté.
J'ai l'impression d'^tre sur les forums France 2 qui ne valent pas mieux que leurs émissions sur l'éducation.
Bonne journée
Ecrit par : marie | 18 octobre 2007
Effectivement, il vaut mieux tenter de recentrer le débat. J'aimerais bien savoir qui exactement a prétendu qu'il fallait bannir le par coeur des enseignements? Si quelqu'un pouvait me renseigner à ce sujet. Merci.
Ecrit par : François | 18 octobre 2007
Effectivement, il vaut mieux tenter de recentrer le débat. J'aimerais bien savoir qui exactement a prétendu qu'il fallait bannir le par coeur des enseignements? Si quelqu'un pouvait me renseigner à ce sujet. Merci.
Ecrit par : François | 18 octobre 2007
Cf Le petit vocabulaire de la déroute scolaire ( Morel-Tual Loizeau, Ramsay 2000). Vous y trouverez les textes qui condamnent la mémorisation sous plusieurs entrées.
C'est disponible sur la toile ( Cercle des poètes disparus).
GM
Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007
Cf Le petit vocabulaire de la déroute scolaire ( Morel-Tual Loizeau, Ramsay 2000). Vous y trouverez les textes qui condamnent la mémorisation sous plusieurs entrées.
C'est disponible sur la toile ( Cercle des poètes disparus).
GM
Erreur ! on trouve le texte à http://www.scribd.com/doc/12125/petit-vocabulaire
GM
PS. Et tant pis pour les droits d'auteur !
Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007
Ouf, un sursaut, -pour combien de temps ?- merci Guy et françois.
Bonne journée
Marie
Ecrit par : marie | 18 octobre 2007
"Les gens comme Clermont Gauthier ne m'impressionnent guère. Je les ai vus aller à la soupe, avant de virer leur cuti.", écrit Cadichon.
Je partage cette méfiance.
Ecrit par : Jean | 18 octobre 2007
Et sachez bien que moi aussi j'emmerde au carré des terroristes de votre genre comme tous les mecs de votre acabit qui ont des ego comme des montgolfières et qui trouvent un malin plaisir à écraser leurs collègues ( féminines de préférence) du haut de leur suffisante connerie. Bonne soirée, vieux baudet.
Ah!! Enfin du nerf. Bravo Thalys. Simplement au lieu de parler de montgolfières, dites plutôt Zeppelin. Sortir le Zeppelin de son hangar. Et je n'écrase personne et vous avez vraiment pas de pot, (féminines de préférence) , j'aimerais que vous me disiez comment on peut savoir le sexe des intervenants, à moins qu'ils le disent. A l'odeur? C'est n'importe quoi. Terroriste???? Pauvre pomme!!!! Tu sais ce que c'est un terroriste??? Jamais je ne poserais de bombe ou une saloperie dans le genre.... Rien, et surtout pas une idée, ne vaut qu'on tue ni qu'on meure pour elle. maintenant, terroriste fouteur de boxon parmi les terrines de beouf en gelée des salles des profs, alors oui. j'aime bien réveiller les carcasses....la preuve.
Bien à vous et sans la moindre acrimonie-acrimonie.
Ecrit par : montaigneàbaudet | 18 octobre 2007
Surtout que cette pauvre Catmano, je ne l'ai jamais empêchée d'écrire quoi que ce soit. Simplement, reconnaissez que vous êtes tous rigolos avec vos mines sérieuses, compassées. Enseigner, c'est rire. C'est du plaisir. Pas de la contrainte. Ou si c'en est, pas étonnant que rien ne fonctionne, ni Léo, ni Léa, ni Léu, ni Léi....
Moi, je prône "le Gai Savoir" qui n'est pas seulement ,comme vous le savez le titre de Nietszche, mais une idée de Rabelais ." Le gay sçavoir."
Et si je m'énerve souvent, c'est devant la mornitude effrayante de pas mal de contributions. D'un ennui insondable.
Bon, allez, cure de silence. Durée indéterminée mais longue.
Doboouahouah, Thalili, et autres soulagés!!!! Hihan parti.
Ecrit par : montaignesurhongre | 18 octobre 2007
Bon, allez, cure de silence. Durée indéterminée mais longue.
Doboouahouah, Thalili, et autres soulagés!!!! Hihan parti.
Ecrit par : montaignesurhongre | 18 octobre 2007
Pour le coup, ce blog va devenir mortel...Les hihans du Montaigne à baudet sont quand même plus drôles que les cadiconneries.
On ne remercie pas les pédants ...A vous dégouter du savoir...
Ecrit par : Serpent à plumes | 18 octobre 2007
J'aimerais bien savoir qui exactement a prétendu qu'il fallait bannir le par coeur des enseignements? Si quelqu'un pouvait me renseigner à ce sujet. Merci.
Ecrit par : François | 18 octobre 2007
Ce bannissement du par coeur des enseignements est une des conséquences de la mise au ban de l'école de sa fonction première: arracher l'enfant à sa mère en l'introduisant de force dans le tiers espace vide des symbolisations.
Le bannissement du par coeur résulte du refus d'infliger au petit de l'homme tout espèce de supplice (au sens de supplicium: sacrifice d'un animal offert aux dieux), à commencer par le supplice de recevoir le pli, la marque, l'incrustation, l'inscription de la culture. Il est le refus implicite d'introduire l'enfant dans l'espace vide de l'altérité pour le laisser enlacé dans son désir, point faible de l'humain et levier de l'économisme sous toutes ses formes.
D'une façon générale c'est toute notion de dette (ou de devoir) à l'égard de l'autre, toute évocation ritualisée de l'ancêtre, toute célébration du tiers symbolique qui pâtissent de cette déritualisation des apprentissages.
Si bien que le jeu pédagogique tel que théorisé par la pédago-scientologie ne se joue plus qu'à deux, le tiers terme ayant été désinstitué, le seuil du passage (Michel Serres dans le Tiers instruit) verrouillé.
Il s'en suit comme l'explique Pierre Legendre dans un entretien donné en 2000 à l'Aventure humaine (oser enseigner): "que la transmission des connaissances sur fond de relation duelle, soustrait l'élément d'idéalisation nécessaire à l'appropriation subjective du savoir par les élèves; elle innocule une conception barbare, purement technique, du savoir lui-même, lequel devient assemblage cumulatif d'éléments "objectifs" mis en circulation par la pédagogie de la "transparence", quelque chose de l'ordre de l'objet jetable et renouvelable par une production de série".
Ecrit par : buntovchik | 18 octobre 2007
"Louis", Dobolino, ne peut pas être un café des Grands Boulevards (de plain-pied : voir cette extraordinaire nouvelle intitulée "Garçon, un bock !"). C'est très probablement, dans le contexte, un bordel : on n'y consommait pas forcément des demoiselles, on s'y retrouvait entre hommes pour faire un billard et boire du punch,
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2007
C'est parce que "Louis", bon sang, ça me dit quelque chose genre Café. Mais, bon, dans ces Cafés, il y avait à l'étage des salons particuliers où emmener des particulières pour des parties fines, non?
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007
Je ne sais pas si notre par cœur a été inutile. Je pense que non. Mais franchement, nous ne sommes pas très fins lecteurs...
Louis, c'est le copain chez qui sont réunis les joyeux drilles!
"Il y a huit mois environ, un de mes amis, Louis R..., avait réuni, un soir, quelques camarades de collège ; nous buvions du punch .../...Tu viens de te griser, riposte un troisième, et comme tu as senti le punch chez Louis, tu es monté pour recommencer."
J'ai toujours pensé que l'explication de texte était l'art de chercher midi à quatorze heures. Ça semble se confirmer...
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007
Donc recadrons : cette condamnation du "par coeur", elle remonte à quand ?
1887 : Buisson condamne l'apprentissage mécanique, mais dans le DP Henri Marion fait une mise au point remarquable sur l'utilité de la mémoire (article Mémoire) et tous les partisans de l'Instruction publique ( Poincaré entre autres) distingue soigneusement le mécanisme de la vieille école, condamnable, des exercices systématiques, inévitables et productifs. N.B. : le bachotage est alors rejeté ( par Marc Bloch par exemple) parce qu'il est mécanique et justement à l'opposé de la mémorisation intelligente, celle qui suppose et structure la compréhension. Jusque dans les années soixante, l'enseignement s'appuie, selon cette conception, sur la leçon à apprendre, sur la systématisation, sur les exercices canoniques ( dictée-questions-récitations etc.), sur l'exercice de synthèse qu'est la composition mensuelle ou trimestrielle.
Il me semble que l'on peut voir dans le décret Edgar Faure de 1969 supprimant les compositions mensuelles ou trimestrielles avec l'alibi de la suppression du classement discriminant, le point de départ de la dévalorisation du "par coeur."
GM
Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007
"Il me semble que l'on peut voir dans le décret Edgar Faure de 1969 supprimant les compositions mensuelles ou trimestrielles avec l'alibi de la suppression du classement discriminant, le point de départ de la dévalorisation du "par coeur."
GM"
Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007
Est-ce vraiment un alibi, Monsieur Morel? Et la conception de ces "compositions" n'est-elle pas parfois assimilable à du "mécanisme inintelligent", ou considérée (à tort ou à raison) comme tel par ceux qui les ont supprimées? Ceci pouvant, le cas échéant, expliquer cela?
Ecrit par : François | 18 octobre 2007
Il me semble que l'on peut voir dans le décret Edgar Faure de 1969 supprimant les compositions mensuelles ou trimestrielles avec l'alibi de la suppression du classement discriminant, le point de départ de la dévalorisation du "par coeur."
GM
Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007
Toute ma scolarité primaire a été jalonnée par ses compositions mensuelles. Toute ma scolarité a été jalonnée de contrôles du même type.
J'ai toujours entendu et mis à profit ce conseil de nos enseignants: "Un élève qui a travaillé toute l'année régulièrement n'a pas à réviser un contrôle". C'était très vrai, personne ne peut le nier.
Sauf peut-être pour la composition de "récitation" et encore et, bien sûr, à l'école vétérinaire où la somme de connaissances à ingurgiter sans les avoir toujours suffisament mises en pratique nécessitaient un très gros effort de mémorisation.
Quand je vois le "bachotage" lamentable auquel se livrent dès la seconde les élèves actuels, y compris dans des matières comme la philo et le français, j'ai bien l'impression que c'est à présent qu'on favorise un par-cœur délétère pour le développement d'une pensée libre, à défaut d'une libre pensée.
Le par-cœur qu'on nous a demandé était, me semble-t-il, plus bénéfique à une bonne organisation de nos procédés de mémorisation. A présent, les élèves sont dispensés de par cœur de la maternelle à la cinquième, parfois la troisième, c'est quasi un crime de leur réclamer cet effort (j'ai pu constater que les professeurs ne sanctionnaient jamais par un zéro une poésie non apprise comme si c'était une politesse extrême de la part de l'élève d'accepter de l'apprendre) puis, brutalement, à un âge où le cerveau est déjà bien organisé, on leur demande d'ingurgiter des données alors que ce devrait être le moment où on leur demande de mobiliser intelligemment les données antérieurement proprement engrangées pour les marier et les confronter à la vision plus large et plus développée qu'on leur enseigne à présent.
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007
Est-ce vraiment un alibi, Monsieur Morel? Et la conception de ces "compositions" n'est-elle pas parfois assimilable à du "mécanisme inintelligent", ou considérée (à tort ou à raison) comme tel par ceux qui les ont supprimées ? Ceci pouvant, le cas échéant, expliquer cela?
Ecrit par : François | 18 octobre 2007
Alibi ou pas ? on peut discuter sur les mots. Disons que c'est la raison qui a été donnée par E. Faure pour justifier sa circulaire. Qu'il ait eu besoin de recourir à cette justification biaisée montre au moins que la suppresson des compositions n'avait pas été pensée pour elle-même ni dans ses conséquences.
Je vous concède d'ailleurs bien volontiers que la conception de ces compositions n'était pas toujours ce qu'elle aurait dû être, de même je n'ignore pas que le bachotage dénoncé si vigoureusement par Marc Bloch en 1940 a continué après la guerre et faisait des ravages à la veille de 1968.
La période qui va de 1945 au début des années soixante-dix a connu, pour des raisons un peu longues à développer, une dégénérescence progressive et de plus en plus marquée de ce qu'il y avait de vivant et de meilleur dans l'Instruction publique ( le recours à l'intuition, l'activité, la densité et la progressivité des apprentissages), et un retour en force du mécanisme. C'est à mon sens ce qui explique la facilité avec laquelle l'édifice s'est fissuré puis effondré devant les "modernistes". Pour reprendre une formule chère à Michel Delord : ce n'est pas tant la victoire de ces derniers qu'il faut comprendre que les raisons de la défaite des vaincus.
C'est pourquoi lorsque j'entends certains "Républicains" autoproclamés prôner le retour à l'école "d'avant", je suis plus que méfiant. Quel "avant" ? Aux Écoles normales des années soixante ? Elles n'avaient pas grand chose à voir avec celles de Compayré. À l'école des blouses grises, des coups de règle et des sous-préfectures "par coeur" - dont les méthodes révoltaient à juste titre Freinet -, et qui n'avait pas grand chose à voir non plus avec celle des Hussards noirs de 1890-1900 ?
L'aveuglement d'Edgar Faure, homme de grande culture mais ministre léger et politicien virevoltant, n'est pas excusable pour autant : on peut toujours discerner dans un héritage culturel, si l'on s'en donne la peine, la part vivante de la part ossifiée. Il ne l'a pas fait.
Bien à vous.
GM
Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007
"Les gens comme Clermont Gauthier ne m'impressionnent guère. Je les ai vus aller à la soupe, avant de virer leur cuti", écrit Cadichon.
Je partage cette méfiance.
Ecrit par : Jean | 18 octobre 2007
OSCAR DE LA NIAISERIE SATISFAITE (groupé), DE LA PRETENTION ET DE LA MAUVAISE FOI !
Ecrit par : TIGER LILITH | 18 octobre 2007
Des nouvelles de l'archange Ribouldingue et de ses hétéroclites :
http://www.cafepedagogique.net/communautes/Collegeexperimentaux/default.aspx
Ils ont causé et il en ressort :
- une définition du comité de pilotage digne d'une synthèse des verts : "le comité de pilotage n’a « aucune vocation à remplacer le terrain » et n’a pas l’intention de réellement piloter le projet, mais plutôt d’offrir une structure de coordination et d’animation et de mettre son expertise au service de cette aventure."
A Marseille, on dit tu pilotes pilotes ou TU PILOTES ?
- "Que va-t-il se passer si on arrive en équipe dans un établissement déjà existant où, même si les élèves et les personnels ont diminué, il en reste encore ?
Une question à travailler. Il y a des conditions de viabilité à établir. Elles devraient faire l’objet d’un futur cahier des charges des projets."
Les élèves et les personnels diminués ne sont pas ceux qu'on croit ! L'idéal de ces gens est-il de reigner sur des établissements sans élèves, sans programme, sans autorité ?
Experts de l'ensemble vide ? Sinistres réminiscences du Kamputchea démocratique...
- "De très nombreuses expérimentations, plus ou moins connues, font partie de l’existant (Clisthène, école Decroly, école de Mons en Barœul, etc.)"
Clisthène (ou peut être clystère, faute de frappe ?), Ovide et Mons en Barœul ? C'est limpide, il y a aura du grec, du latin et du chtimi obligatoire dès le CP.
J'aurais aimé une initation au pataouète (bônois) qui n'est pas encore tout à fait une langue morte. Disons au CE1.
- "A l’issue de la réunion, l’intérêt des participants n’a pas faibli et tous se déclarent prêts à poursuivre"
Ils ont bien raison : l'essentiel est de participe passer !
Quant à moi, j'exprimerais un souhait : qu'ils estent mais ne soient pas !
Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007
reignier ou règner ? Telle est la question !
Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007
Bien à vous et sans la moindre acrimonie-acrimonie.
Ecrit par : montaigneàbaudet | 18 octobre 2007
Bien à vous aussi vieux baudet, je trouve que cela vous va bien, vieux baudet. C'est très cordialement que je vous le dis. Et ne croyez pas que vous soyez le seul à rire en cours et à aimer enseigner! Seulement, sur un blog il est un peu délicat de passer son temps à répéter qu'on aime son travail. Cela deviendrait lassant.
Remarquez que cela fait un bout de temps que la lassitude a gagné ce blog. Ce que je trouve drôle, ce sont les purs consommateurs qui pointent le bout de leur nez de temps à autre pour pleurnicher sur le prétendu "niveau" d'un blog qui n'aura jamais été qu'une salle des profs, ou une sorte de café pédagogique avec quelques bonnes références parfois. Mais, bon, ce blog n'est après tout que ce que l'on en fait.
Eh, bien en voilà une grande pensée, ma chère!
Mieux vaut que je retourne à mes chers livres.
Ecrit par : Thalie-Thalie | 18 octobre 2007
Je me marre d'avance en pensant à la tête des profs de lycée qui vont récupérer les mômes en seconde sans voir été prévenus !
Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2007
Bonjour
A la lecture de l’échange sur le rôle de la mémorisation, je ne suis pas mécontent d’avoir demandé sur le fil précédent que l’on établisse au moins une distinction entre apprendre par cœur ( qui est un processus) et savoir par cœur qui signifie que l’on doit avoir en mémoire immédiate un certain nombre de faits. J’essaierai d’y revenir dans la soirée. Pour le moment , je veux rétablir le contexte et la formulation exacte de ce que Guy Morel rapporte sous la forme « d’une formule chère à Michel Delord : ce n'est pas tant la victoire de ces derniers [ les modernistes], qu'il faut comprendre que les raisons de la défaite des vaincus. »
La formulation exacte est la suivante et elle est la conclusion d’un assez gros texte de 1999 - 100 pages - qui disait déjà que l’essentiel était lire, écrire, compter, calculer (et accessoirement recommandait revenir à l’enseignement simultané de la numération et des quatre opérations ) .
« L'avenir le dira
Il n'est pas déraisonnable de se poser la question du devenir de l'Éducation nationale (fut-elle laïque, obligatoire et nationalisée) au vu de son état actuel et des possibilités existantes de l'empêcher de se transformer définitivement en instrument "d'edutainment", c'est-à-dire de décervelage incapable même d'apprendre aux enfants à lire, écrire et compter : la réponse pratique viendra assez vite. On verra si la société est capable de faire naître un mouvement s'opposant à cette véritable dégénérescence et si l'administration le tolérera.
Quoi qu'il en soit, et l'exemple des progressions en mathématiques suffit à le prouver, la pédagogie "classique", bien que possédant un savoir-faire supérieur en qualité à celle des modernistes, n'a pas pu résister à la vague du décervelage structuraliste qui n'a pas commencé en 68. Pour qui veut se poser quelques vraies questions, la pierre de touche n'est donc pas la critique des modernistes mais la critique de l'impuissance des vaincus, sous peine de vouloir, au prix d'une perte d'énergie considérable, reconstruire un système qui a logiquement abouti au désastre actuel.
Michel DELORD
Texte écrit entre Mars 1999 et Février 2000 »
Conclusion de « Calcul humain, calcul mental et calculettes : Questions pédagogiques »
Partie IX ) Il faut bien conclure
http://www.sauv.net/delord/calcul/9_%20Conclusion.html
Or je constate que si, sur la terre d’antipédagogie, on pratique beaucoup la « critique des modernistes » ( mais un peu « à coté » car critiquer d’abord Meirieu est bien une preuve que l’on attaque « le dernier des modernistes » mais que l’on épargne la matrice c'est-à-dire par exemple les vrais théoriciens antérieurs à Meirieu que sont Antoine Prost et Louis Legrand *), on s’intéresse effectivement beaucoup moins aux faiblesses des vaincus. Et il y a donc un risque de les reproduire.
Suite ce soir si possible sur la mémoire et les automatismes. Il me semble en effet qu’il faut traiter cette question de manière historique, ce qui manque un peu dans la note de JPB.
Michel Delord
* Il est vrai, par exemple, que s’apercevoir qu’il y a un ver dans le fruit seulement après la loi de 89 signifie bien ne pas voir simultanément le rôle nocif des thèses de Prost et Legrand qui sont elles dominantes dés les années 70.
Ecrit par : Michel Delord | 18 octobre 2007
En ce jour de défilements solidaires (?), j'aimerais exprimer ma confraternité à MàC victime d'attaques en rase motte d'une horde de walkyries.
Ego comme des montgolfières ? Diantre ! Mais alors pourquoi rester en dessous pour s'y faire écraser alors même qu'il se dégonfle ?
Nous souffrons parfois d'orchite mais c'est votre hystérie masochiste qui, parfois, nous les gonfle.
Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007
Dites, dugong, je n'ai pas eu de réponse à mon mail, moi.
Ecrit par : Jeremy | 18 octobre 2007
Même s'il est arrivé à Montaigneàcheval de me tailler des costards (ou plutôt des tailleurs) de manière un peu hard, je voudrais lui dire, s'il revient jeter un p'tit coup d'oeil sur ce blog, que j'apprécie souvent sa façon de mettre les sabots dans le plat, les pendules à l'heure et les cerises sur le gâteau ;-)
Ecrit par : FGuichard | 18 octobre 2007
Le par-cœur qu'on nous a demandé était, me semble-t-il, plus bénéfique à une bonne organisation de nos procédés de mémorisation. A présent, les élèves sont dispensés de par cœur de la maternelle à la cinquième, parfois la troisième, c'est quasi un crime de leur réclamer cet effort (j'ai pu constater que les professeurs ne sanctionnaient jamais par un zéro une poésie non apprise comme si c'était une politesse extrême de la part de l'élève d'accepter de l'apprendre) puis, brutalement, à un âge où le cerveau est déjà bien organisé, on leur demande d'ingurgiter des données alors que ce devrait être le moment où on leur demande de mobiliser intelligemment les données antérieurement proprement engrangées pour les marier et les confronter à la vision plus large et plus développée qu'on leur enseigne à présent.
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007
"mobiliser intelligemment les données antérieurement proprement engrangées pour les marier et les confronter à la vision plus large et plus développée qu'on leur enseigne à présent"...
Aille, ouille! aoutch! J'ai l'impression d'avoir un caillou dans ma chaussure. Il y a des jours où ça fonctionne et d'autres pas. Aujourd'hui je suis en rogne, parce que, comme Anne, ma soeur Anne, je ne vois rien venir. Et rien ne vient. Ou alors quand 15 ans auront passé ou plus. 15 ans au minimum, j'aurai donc 47 ans (22 ans avant d'avoir fini de côtiser pour la retraite, hé hé, hein quoi? Enfin, avant de pouvoir prendre de l'élan pour une seconde vie, ou une 3ième, si je n'ai pas eu un cancer des sphincters avant). Le temps d'avoir déjà tout bazardé, pour fiche le camp de cette comédie professionnelle.
Aujourd"hui, j'ai détesté le fond mou, rance, de la plupart de mes élèves. Je dois me faire à cette idée: quand ça rentre, c'est déjà oublié. On est toujours le con de quelqu'un; mais là... - la fainéantise, le mauvais esprit, la fermeture de la conscience à tout ce qui n'est pas prédigéré. Berk. Apprendre "par coeur"? Vous les faites rire. Ils ne sont même pas capable de vous assurez qu'ils c



