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05 octobre 2007
Demain
Demain
Alors, comme ça, Sauver Les Lettres et quelques autres n’aiment pas que Xavier Darcos supprime les heures du samedi matin dans le Primaire…
C’est une logique comptable, chère aux syndicats les plus bornés, qu’il faudrait peut-être reconsidérer.
Admettons un instant que l’Education se prête aux raisonnements commerciaux. Dans toute opération,on regarde ce que l’on paie, et ce que l’on a en échange. Trois heures de moins pour tout le monde, côté débit. Mais deux heures de plus pour tous les élèves en vraie difficulté (et une réforme à terme des RASED), huit heures de français pour tout le monde, l’abolition des « cycles » dans le Primaire (on fixera désormais des objectifs précis à chaque classe, et chaque instituteur devra y parvenir, sans plus pouvoir passer le bâton souillé à celui de l’année suivante, « tiens, mes CP ne savent pas vraiment lire en juin, débrouille-toi avec eux en CE1… »), et l’abandon de l’Observation Réfléchie de la langue.
Comment ? Vous n'avez pas encore vu tout cela noir sur blanc ? Eh bien croyez-moi c'est dans les tuyaux.
Bref, on remet les élèves au travail.
Du coup, on peut sans doute alléger leur semaine, parce qu’elle sera bien plus intense. Là encore, une logique qualitative doit l’emporter sur le « raisonnement » quantitatif des demi-habiles, Aschieri et consorts. Dans une école où pas une demi-heure n’est perdue, dans une école où on en a fini avec les « koa-2-9 » des freinétistes enragés, dans une école où on bâtit des progressions régulières, dans une école où les chères têtes blondes ou brunes n’ont pas trois minutes à elles pour dériver (1), et où on aura supprimé ces enseignements accessoires et futiles qui mangent aujurd’hui tant de temps, y a-t-il encore matière à exiger des heures, encore des heures, toujours plus d’heures ? Mais vous voulez donc qu'ils crèvent ?
Moi, j'aimerais qu'ils rêvent.
Que ce soit en Primaire ou en Secondaire, tout ce qui n’est pas essentiel est mortel. D’aucuns l’ont dit ici même, et fort éloquemment : les élèves, au fond, ne sont guère friands de ces sorties, débats, TPE et autres fariboles qui ont patiemment, deuis quinze ou vingt ans, désorganisé les cours et la transmission verticale des savoirs. Les élèves aspirent à plus de tenue, et à tous les niveaux. C’est cela l’objectif de Darcos — je l’affirme ici, et je vous promets que ce n’est pas une vue de l’esprit : cet homme a une vraie ambition pour l’école, l'ambition de restaurer la volupté d'apprendre, et il y parviendra, par des voies parfois obscures, parce qu’il connaît la maison et ses traquenards — et qu’il a lu Machiavel, peuchère… Alors on fait semblant de donner des gages même à l’ennemi, qui prend ses désirs pour des réalités : Darcos propose à Gaby Cohn-Bendit d’imaginer un (un seul !) établissement hors système dans quelque lieu pédagogiquement misérable, et le Café pédagogique se croit en mesure d’affirmer qu’il faut des armées de volontaires pour aller évangéliser les banlieues — et le plus beau, c’est qu’il y a ici même des gens intelligents pour le croire ! Mais bon sang, vous n’avez jamais fait de politique ?
Sans doute certaines décisions surprendront. Sans doute certains arbitrages éconoiques décevront. Il est peu de bonheur sans mélange. Mais il faut savoir, parfois, jouir de ce que l'on vous donne, sans exiger la lune, que personne ne vous aurait donnée.
Après le Primaire, les autres. Vous voudriez que tout se fasse en même temps ? Mais quelle idée vous faites-vous du pouvoir d’un ministre ? Richelieu a mis vingt ans à bâtir un Etat, et encore en coupant son lot de têtes. Il faut au moins cinq ans au ministre pour réformer ce que les autres ont mis vingt ans à installer. Le Primaire est une priorité, parce que ce que l’on a fait à deux générations déjà ressemble fort à un crime, et qu’il est hors de question de le laisser se perpétuer. Le Secondaire, c’est une autre paire de manches, parce qu’il faut dans un premier temps gérer l’existant, comme on dit. On ne peut pas rétablir la dissertation dans son ancienne splendeur avec des élèves qui ne savent plus écrire. On ne peut pas rétablir le calcul mental pour des élèves dont la calculatrice est devenue l’appendice indispensable pour les opérations de base — et à qui on a pratiquement interdit d’apprendre par cœur quoi que ce soit, à commencer par les tables de multiplication Le Collège et le Lycée doivent être l’objet de réformes successives, à petites touches — tant pis si le but final est connu du seul artisan responsable.
Et vous voudriez que tout se passe en même temps ! Et ceux d’entre vous qui se sont abstenus de voter pour Ségolène (2) sont déjà des déçus du sarkozysme (par parenthèse, je ne suis pas bien sûr qu’il existe quelque chose que l’on puisse identifier comme « sarkozysme », et en tout cas je suis bien persuadé que la politique de Darcos ne mérite pas ce qualificatif). Mais qui mesure vraiment les résistances de l’appareil grenellien à toute modification — à toute fonte des glaces ?
La raison d’être de ce blog est d’attirer ceux qui ont des propositions, des suggestions, des témoignages. Rouspéter n’est pas une attitude très constructive, même si elle est assez typiquement française. Alors, ne soyez pas si pressés. Pour le moment, il faut déconstruire le constructivisme, avant de rebâtir. Ça prendra du temps. Les bonnes idées ne viendront pas des commissions que le ministre a installées parce qu’il faut bien donner un os à ronger à tout un tas d’incapables (3), qui sinon deviendraient hargneux. Les bonnes idées viendront de nous.
Jean-Paul Brighelli
(1) Voilà que je pratique l’anaphore, comme un quelconque Guaino — je devrais me faire embaucher pour écrire les discours de qui vous savez…
(2) Pour qui n’aurait pas pris le temps d’analyser les causes de la déroute de la Gauche, je ne saurais trop recommander « En quête de gauche », le dernier ouvrage signé Jean-Luc Mélenchon (chez Balland). Une analyse magistrale de l’impasse dans laquelle la social-démocratie jospinienne ou le modèle démocrate américain (mâtiné d’interventions papales — savez-vous que « l’ordre juste » a été emprunté par Ségolène au cardinal Ratzinger, aujourd’hui Benoît XVI ?) ont entraîné le peuple de gauche.
(3) J'ai reçu un témoignage accablant d'une audition de la commission Pouchard, sur la revalorisation du métier d'enseignant. Qu'on se fie à ma parole : ces gens nous prennent pour des zozos — mais pas le ministre, je peux le certifier.
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Commentaires
"la DELICIEUSE directrice de Normale Sup ..."
Euuuh... il est bien sûr, le camarade ? Si cette femme est "délicieuse", ce ne peut être Mme Canto-Sperber. Et si c'est Mme Canto-Sperber, elle n'est pas "délicieuse" : voir sa photo échevelée dans "Vogue" il y a quelques mois ("Les Femmes qui comptent en France", sic) ; on aurait dit Glenn Close interprétant Cruella dans "Les 101 dalmatiens"...
Ecrit par : Dulcamara | 05 octobre 2007
Heu… Dulcamara, vu ce qui suit, j'ai dans l'idée que le "délicieuse" était ironique…
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Pour signer la pétition...
http://www.touchepasamonadn.com/
Autrement, au sujet du rêve, il y avait un message assez sympa de Lucile, je crois, dans le dernier "topic". Sur la faculté de rêver vers laquelle un cours magistral un peu ennuyeux peut conduire. :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2007
C'était celui-là Christophe :
Pendant que le maître transmettait ses connaissances de façon frontale, quel plaisir de rêvasser en regardant par la fenêtre tomber la neige ! Sa voix devenait un doux murmure... qui soudain nous ramenait à la dure réalité : "Et nous en étions où Untel ... ?"
Tout en l'écrivant je pensais à mon maître de CM1 et CM2 avec sa blouse grise : je lui dois de savoir les verbes à tous les temps tous les modes. Chaque vendredi : un verbe à conjuguer sur le cahier à tous les temps et modes existants même l'imparfait du subjonctif, pendant 2 ans !!
Et si nous nous évadions parfois (c'est humain à cet âge), je me souviens aussi qu'en début d'après-midi, lorsqu'il nous écoutait réciter nos poésies, adossé au radiateur, ses paupières devenaient parfois très, très lourdes, mais c'était le sommeil léger du chat !!
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
Bonjour,
Il est vrai que Darcos est une bonne surprise et que ses projets de réformes sur le collège unique, le bac et le primaire vont dans le bon sens. On pourrait dire, pour reprendre la formule de Boileau, "enfin, Darcos vint". Cela dit, j'espère qu'il s'attaquera au noyau dur des pédagogols qui tiennent encore la position stratégique des IUFM. J'ai, par chance, obtenu un report de stage pour l'agrég, cette année, mais je crains la rentrée 2008 où je retournerai à l'IUFM. Même si Sarkozy et Darcos, veulent nous garantir la liberté pédagogique, je crains que les formateurs d'IUFM n'en ait cure. Vu que la plupart des jeunes profs veulent faire table rase du constructivisme et des séquences pédagogiques, certains formateurs, par esprit revanchard, voudront le faire payer aux fortes têtes si les garanties de liberté ne sont pas suffisantes.
Ecrit par : Marius | 05 octobre 2007
"Chaque vendredi : un verbe à conjuguer sur le cahier à tous les temps et modes existants même l'imparfait du subjonctif, pendant 2 ans !!"
Il nous avait donné un jour le verbe vaincre !
Sinon j'ai un doute (le CM2 est loin ) : temps et modes EXISTANTS ou EXISTANT ?
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
"Sans doute certaines décisions surprendront. Sans doute certains arbitrages économiques décevront. Il est peu de bonheur sans mélange. Mais il faut savoir, parfois, jouir de ce que l'on vous donne, sans exiger la lune, que personne ne vous aurait donnée."
En vous lisant ce matin M. Brighelli et en lisant les réactions à tous les projets (ADN, horaires du samedi,...), je me suis demandé si la différence entre la France (et les pays latins ?) et les pays anglo-saxons et scandinaves ne résidait pas dans l'idée en France que tout devrait être "parfait", idéal, sans ombre alors que chez nos voisins du nord de l'Europe, on est plus pragmatiques : il y a un problème, il faut trouver une solution, même si cette solution n'est pas parfaite ?
L'idéal français est beau et généreux, mais en contrepartie, il empêche parfois d'avancer sur certains dossiers.
Une expérience professionnelle avec un patron américain a été très instructive à cet égard !
Pensez-vous que parfois pour certaines causes urgentes, les français sont capables de laisser de côté l'idéal pour le principe de réalité ?
C'est un avis de parent de base, qui se mêle peut-être de choses trop grandes et difficiles pour elle, mais qui regrette parfois certains blocages de la société française ! :-)
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
Comme je vois venir les coups de bâton, je précise que parfois il est bon de garder son idéal noble et généreux ! Par exemple, le refus des tests ADN au nom de valeurs profondément humanistes est légitime.
Mais dans d'autres cas !
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
au royaume des aveugles les borgnes sont rois...
Ecrit par : saperlipopette | 05 octobre 2007
Le souci, c'est qu' "ils" traitent toujours les "effets", pas les "causes".
Ca coûte moins cher, en apparence...
Ecrit par : toto | 05 octobre 2007
Bonjour,
Fidèle lecteur de ce blog (et de toutes les interventions, un vrai travail de Bénédictin !) depuis qu'il existe ou presque, je me permets aujourd'hui une première intervention (eh oui, il faut se lancer, dans la vie).
Je résume le message de JPB : "il y aura des heures en moins, mais soyez patients, les autres seront consacrées à de l'enseignement et non à des foutaises, donc au final, vous y gagnerez". Soit. Mais n'est-ce pas un peu mettre la charrue avant les bœufs ?
La diminution des horaires, je la verrais plutôt comme une chose rendue possible par le retour à un enseignement sérieux. En étant annoncée en premier, elle donne à penser avec angoisse : "j'avais déjà du mal à faire passer des connaissances au milieu des balivernes que l'on m'impose de faire, si j'ai moins de temps, ce sera encore plus difficile". Sans compter les hauts-cris de nos rentiers du syndicalisme dont le leitmotiv pourrait être : "qu'importe ce que l'on fait pourvu qu'il y ait plus de moyens".
Je veux donc bien croire que, en rendant l'enseignement plus efficace, en le débarrassant des scories de "l'animation" et de la dispersion à outrance, notre ministre puisse améliorer le système tout en diminuant son coût (encore faudrait-il le débarrasser aussi de la pléthore de ronds-de-cuir qu'il nourrit, et cela ne semble pas être au programme). Mais commencer par s'attaquer (doucement) aux enseignements avant de toucher aux horaires (au lieu de faire l'inverse) aurait peut-être été une meilleure tactique.
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
D'abord, les réformes que Darcos que nous concocte pour le primaire n'empêchent en rien de conserver les 2h existantes. Nous ne sommes pas morts d'autant d'heures de cours. Nos chers petits sont aussi résistants que nous. Ne les méprisons pas.
Espérons que ces futures réformes seront appliquées ensuite ce qui n'est pas le cas actuellement pour l'apprentissage de la lecture qui est une vaste galéjade sur le terrain.
Ensuite, tout le monde ne fricotte pas avec des conseillers du ministère et, pauvres de nous, nous en sommes réduits à commenter les infos dont on dispose. D'où nos doutes, compréhensibles. D'ailleurs, Cadichon qu'on ne peut soupçonner de méfiance à l'égard du gvernt actuel a eu des doutes lors de l'épisode Cohn-Bendit.
Enfin, nous ne vivons pas tous au même endroit. Il faut savoir qu'il y a des académies et des établissements qui vivent en ignorant totalement les instructions ministérielles ou qui les contournent joyeusement ou qui ne prennent que ce qu'elles veulent. Jamais le constructivisme ne s'est aussi bien porté dans certains lieux. Et l' autonomie croissante des établissements n'est pas un gage de réussite de ces réformes futures. Or cette volonté d' autonomie est bien une décision qui émane du ministère.
Par conséquent, on est en droit d'émettre des doutes quand on lit la presse et qu'on voit tous les jours les conneries pédagos se renforcer sur son lieu de travail.
Si j'en juge par la dernière leçon donnée ici, il faut attendre, pieusement, faire confiance, croire en un avenir meilleur qui serait "dans les tuyaux". Bien.
Il y a des petites bougies prévues devant le ministère de l'EN?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
Eh bien croyez-moi c'est dans les tuyaux.
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Si vous le dites ...
Je ne demande qu'à vous croire. Prions ensemble, mes frères (et soeurs).
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
Réduire le nombre d'heures de cours en intensifiant et améliorant la qualité est bien sûr raisonnable. Pour l'amélioration de la qualité, on verra si c'est vrai.
Mais tout ça est bien surprenant et en contradiction avec ce qu'on veut demander aux travailleurs adultes qui est, si j'ai bien compris Jacques Marseille, augmenter la durée de travail de façon à réduire la productivité par travailleur, ce qui permettrait de réduire de façon justifiée le salaire horaire (ça, ce n'est pas clairement énoncé mais il faudrait être idiot pour ne pas le comprendre) et de créer une offre de travail supplémentaire, apte à résorber le chômage.
Pourquoi, alors, apprendre la rentabilité horaire aux élèves? C'est stupide!
Petite note sur les tests ADN: il y a, ne nous voilons pas la face, des cas très suspects et le traitement que subissent ces enfants achetés à vil prix pour gonfler une fratrie en vue d'allocations familiales plus conséquentes n'est certainement pas très enviable. Certains sont probablement de petits esclaves. J'avoue que si je devais émigrer avec mes enfants et qu'on me demande un test ADN, ça ne me dérangerait nullement. Je suis certaine qu'il n'y a pas eu échange à la maternité et on ne peut pas dire que j'ai rêvé lesaccouchements ou alors c'était un cauchemar et non un rêve.
En réponse à Brighelli et à ses commentaires sur les échecs de la gauche, ce qui lui a coûté le plus cher ces vingt dernières années, c'est son angélisme obstiné mâtiné d'un idéalisme à la con, le même qu'elle a appliqué à l'école, persuadée qu'elle était qu'un enfant avait naturellement le désir d'apprendre le subjonctif et la multiplication et tout en lui pour le réaliser seul ou, pire, que c'était ce qu'il fallait dire et faire pour drainer les électeurs. Si les socialo suivent Mélenchon, il ne reste plus à tous les gens sensés qu'à s'investir à fond au MoDEM et la "vraie"gauche que vous regrettez tant JPB, toutes tendances confondues, réussira peut-être à avoir 10% des voix aux présidentielles.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Manifestement, JPB tient ses informations de l'intéressé en propre personne. Nous pouvons donc nous reprendre à espérer. Mais quelques signes concrets feraient du bien aussi. Par exemple, la réouverture d'une section de grec en 3ème fermée en 2000 dans un collège où elle avait existé depuis 1986 à la satisfaction générale et où les élèves sont preneurs!
Ecrit par : Jean | 05 octobre 2007
Manifestement, JPB tient ses informations de l'intéressé en propre personne. Nous pouvons donc nous reprendre à espérer.
Ecrit par : Jean
Je sais bien que c'est de la politique-fiction, mis si les Forestier, Meirieu et autres allaient jeter un œil à ce blog (et s'ils ne le font pas eux-mêmes, n'ont-ils pas des âmes damnées, des espions ?), ne serait-ce pas nuire à la politique subtile dont on nous informe ici ?
Brrrr, j'ai le frisson, je sens que je viens de m'inscrire à une société secrète !
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Brrrr, j'ai le frisson, je sens que je viens de m'inscrire à une société secrète !
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Je trouve aussi Brighelli bien imprudent et bien bavard pour quelqu'un qui serait dans le vrai secret des Dieux. J'avoue me poer des questions sur le rôle qu'on lui fait jouer. Mais, peut-être Darcos est le chef des dindons et Brighelli un ... pintadeau?
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Pendaries, avez-vous reçu mon mail? J'ai du m'y reprendre à dix fois et je ne sais pas s'il est finalement passé??
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dobolino, les tests ADN, c'est un peu comme la peine de mort. Il me semble qu'on ne puisse pas être pour dans certains cas. Quels que soient les excès de l'autre côté. La peine de mort n'a jamais dissuadé qui que ce soit de quoi que ce soit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2007
Je trouve bien étrange que l'on puisse penser que je dévoile la pensée d'un homme aussi secret que Darcois. Ce que j'annonce là est déjà décidé, voire même écrit dans des arrêtés publiés ou en instance de l'être. Rien de très secret. Au pire, cela permet de tester les réactions… des espions éventuels, pas celles des vrais amis, Dobolino…
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Dobolino, les tests ADN, c'est un peu comme la peine de mort. Il me semble qu'on ne puisse pas être pour dans certains cas. Quels que soient les excès de l'autre côté. La peine de mort n'a jamais dissuadé qui que ce soit de quoi que ce soit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2007
C'est un test couramment pratiqué en zootechnie. Maintenant, si vous préférez encourager le marché noir de gamins, c'est votre problème. Pour ma part, une fois les amendements des sénateurs mis en place, ça tourne: gratuité, décision d'un magistrat et filiation uniquement avec la mère, pas de quoi fouetter un chat.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Ce que j'annonce là est déjà décidé, voire même écrit dans des arrêtés publiés ou en instance de l'être.
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Où? Je n'ai rien vu passer de ce type et, pour mes enfants, à part une heure de sport supplémentaire, rien. On ancre toujours des situations d'énonciation. On apprend l'allemand et l'anglais par imprégnation et, en latin, je n'ai pas vu la moindre déclinaison à apprendre. En allemand non plus d'ailleurs. Voilà pourtant cinq semaines que ma fille l'étudie!
J'espère que je ne fais pas partie des espions! J'espère aussi que je ne suis pas espionnée en venant ici car aujourd'hui je ne suis pas politiquement correcte avec mon ADN.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
D'ailleurs, le Pintadeau de la Drôme, avec des petits pois, c'est quasi aussi bon que le pigeonneau.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
En allemand non plus d'ailleurs. Voilà pourtant cinq semaines que ma fille l'étudie!
J'espère que je ne fais pas partie des espions! J'espère aussi que je ne suis pas espionnée en venant ici car aujourd'hui je ne suis pas politiquement correcte avec mon ADN.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dans ce cas Dobolino, vous n'êtes pas seule! Votre fille a bien de la chance avec sa prof d'allemand...la mienne qui débute l'allemand n'a pas vu sa prof depuis 10 jours, étant en mission en Allemagne! Quant à l'anglais - je l'ai mise en sixième "bilangue", si je n'étais par derrière elle pour lui faire répéter et écrire ce qu'elle a appris en cours elle serait déjà coulée.
Une consolation, elle manifeste de réelles dispositions pour apprendre et parler le russe.
Quant à l'avenir forcément radieux de l'éducation, il est dans la multiplication des officines et des cours particuliers sur Internet...Les réclames pour ce genre de marchands privés se multiplient en ce moment.
Ecrit par : buntovchik | 05 octobre 2007
"Cet homme-là a une vraie ambition pour l'école, celle de restaurer la volupté d'apprendre".
Ce n'est pas dévoiler sa pensée que de le rappeler, car un tel homme est bien le Darcos que nous avons connu, qui s'est largement exprimé dans ses livres, et dont nous espérons la refondation de l'école.
Ecrit par : Jean | 05 octobre 2007
Dépêches de l'Education du Mardi 2 octobre 2007
Commission sur les profs: "rendre le métier d'enseignant plus agréable" (Meirieu)
Le pédagogue Philippe Meirieu a plaidé devant la commission sur les enseignants pour que l'institution passe un "deal" avec les enseignants: moins d'heures de cours et de meilleures conditions de travail contre moins de redoublements ou plus d'investissement dans les activités hors les cours.
"Une majorité des enseignants vivent leur métier comme très difficile, si on leur montre que les propositions qu'on fait sont là pour rendre le métier plus agréable, et non plus difficile, on a une chance de concrétiser" les "bonnes idées qu'on a été incapables de faire passer jusque-là", a déclaré à l'AFP mardi le pédagogue.
"J'ai proposé de garder un horaire de 15 heures devant les élèves", contre 18 aujourd'hui, et, en échange, de demander aux enseignants de consacrer quatre heures, soit une heure supplémentaire par rapport au temps de service actuel, "à une multitude d'activités éducatives aujourd'hui assumées par le bénévolat ou par les enseignants mais non reconnus", a expliqué M. Meirieu.
De même a-t-il défendu devant la commission l'idée de décharger en partie de leurs cours les professeurs principaux de 6e, 3e et seconde, et de leur fournir bureau, téléphone et ordinateur pour "en faire des coordonnateurs, une interface avec la famille et avec l'équipe enseignante".
"En échange, on leur propose de supprimer le redoublement", a-t-il argumenté. "Ca coûtera cher la première année, mais comme il y aura moins de redoublements, on aura une meilleure gestion du système dans la durée", a-t-il certifié.
Parmi ses multiples propositions, il a également évoqué la possibilité d'offrir aux professeurs qui le souhaitent une "respiration dans leur carrière", par le biais "un semestre sabbatique pour une formation universitaire dans une autre discipline, à l'issue duquel, le professeur accepte d'enseigner deux matières" (bivalence).[/b]
"La bivalence permet d'optimiser le fonctionnement du système éducatif et de faire diminuer l'échec scolaire" en réduisant le nombre d'enseignants des élèves de 6e et 5e, souvent perdus par la dispersion des matières après le primaire, a-t-il expliqué.
Ecrit par : buntovchik | 05 octobre 2007
"J'ai proposé de garder un horaire de 15 heures devant les élèves", contre 18 aujourd'hui, et, en échange, de demander aux enseignants de consacrer quatre heures, soit une heure supplémentaire par rapport au temps de service actuel, "à une multitude d'activités éducatives aujourd'hui assumées par le bénévolat ou par les enseignants mais non reconnus", a expliqué M. Meirieu.
Ecrit par : buntovchik | 05 octobre 2007
C'est sur les enseignants choisissent ce métier pour enseigner le moins possible ! Transformons les en animateurs/éducateurs, ils ne demandent que ça !
:-(
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
chère lucille j'ai rencontré hier la réincarnation de votre maître en blouse grise sous les traits d'une charmante jeune prof de français qui a fait ce coup là à ses 4ème l'an dernier ; deux verbes à tous les temps et tous les modes chaque lundi...elle a entendu des hurlements et des grincements de dents pendant un mois...après les gamins ont compris, et ils lui en ont demandé jusqu'à la dernière semaine de juin (manière facile de glaner des points sur la moyenne...) ! et cette année pour les ex-4ème nouveaux 3ème la première question du premier jour a été "madame vous allez nous donner des verbes ?" petits malins...mon second qui vient d'intégrer cette école se paye des sueurs froides devant la différence de niveau (dernière question cette semaine "c'est quoi une proposition subordonnée" il est en 3ème donc) ; la jeune prof se demande ce qui fait que "chez eux" -dans le privé- ils en passent par ce type d'exercice et pas "ailleurs" alors que les programmes sont les mêmes ??? c'est vrai ça, pourquoi c'est si différent, ils ne sont pas inspectés dans le privé ????
ne fanfaronnons pas quand même, dans le même établissement en seconde, les livres sont devenus des "objets d'études" on marche par séquence et tout est à l'avenant, un vrai cauchemar pour jean !!!
Sinon quelques signes d'embellie dans notre sud ouest : notre école vient de toucher une nouvelle maitresse de CE2 toute mince, toute effacée qui est une pub ambulante pour le SLECC : pas une seule feuille collée dans les cahiers, on écrit TOUT, on fait plein d'exercices d'application des leçons et on attaque l'histoire CHRONOLOGIQUE....c'est bête ça se passe dans "l'autre" CE2, mon fiston, lui, a un magnifique livre d'ORL, colle des textes à trous dans ses cahiers et révise pour la 3ème année consécutive les tables d'addition et les mots invariables, pas de bol.
En ce moment sa maîtresse est absente (jusqu'aux vacances quand même) il a un remplaçant syndicaliste (aie aie) qui est...remplacé depuis hier par un maître qui lui aussi en tient pour l'écriture de tout ; du coup la leçon de maths sera écrite et non collée et mon fils m'a parlé de ce qu'il a fait ce matin en classe avec un grand sourire...d'habitude j'ai le compte rendu du match à la récré...les enfants aiment travailler, ce qu'ils détestent c'est venir à l'école pour rien....
Ecrit par : fabienne | 05 octobre 2007
un peu de patience, Dobolino, en allemand, la déclinaison, c'est important certes, mais bien moins que la place du verbe (verbe conjugué, à ce stade de l'apprentissage)!
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
Ce que j'annonce là est déjà décidé, voire même écrit dans des arrêtés publiés ou en instance de l'être. Rien de très secret. Au pire, cela permet de tester les réactions… des espions éventuels, pas celles des vrais amis, Dobolino…
JPB
Ecrit par : brighelli
Bon, eh bien, on attend de voir. Et on laisse les Meirieu pérorer. Dites-donc, tant que j'y pense, pour ce genre d'individu, une cure "tomates/œufs hors d'âge" ne serait-elle pas toute indiquée ?
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
..., pas de quoi fouetter un chat.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dis donc, ici, à la ville, ça fait longtemps qu'on ne fouette plus les chats.
On les endort pour les châtrer proprement. ;o)
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
En politique, je fais confiance à Chevènement… Cela m'a amené à voter "SÉGOLÈNE" !
Dans le domaine de l'école, je fais confiance à Brighelli… Est-ce que je dois voter DARCOS ? ? ?
PS : que ceux qui contestent la notion de "confiance" se dispensent d'ajouter leur grain de sel. Il s'agit de "confiance armée".
Ecrit par : Roger Felts | 05 octobre 2007
En tous cas, Jean-Paul, merci pour le "Intolérances", hier soir, sur Arte. Sans vous, je l'aurais raté. Griffith est définitivement un maître immense (et un visionnaire) du cinéma et, je pense, injustement méconnu! (Et la musique était extraordinaire).
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2007
"Du coup, on peut sans doute alléger leur semaine, parce qu’elle sera bien plus intense. Là encore, une logique qualitative doit l’emporter sur le « raisonnement » quantitatif"
JPB
Pour avoir fait travailler (c'était ma première année de retraite) un ancien élève cloué à la maison par une mauvaise fracture de la jambe qui lui avait valu 2 mois d'éviction scolaire, je peux attester que la qualité des résultats n'a pas forcément à faire avec la quantité d'heures passées en classe.
Deux heures chaque matin nous ont permis de lire, d'étoffer le vocabulaire, d'avancer en grammaire- conjugaison...
Quant aux maths, le gamin m'a tanée pour que nous abordions les fractions "dans le livre, là-bas à la page 87 ..." et nous avons avancé à grands pas, sans oublier la géométrie qui l'attirait nettement moins.
Bien sûr, tout le monde ne peut bénéficier d'un enseignement ainsi personnalisé et le préceptorat n'est pas à l'ordre du jour,
mais dans ce cas les 2 heures quotidiennes très denses ont été fort bénéfiques et le retour à l'école lui a permis de se reposer sur ses lauriers !!!
Ecrit par : Maminou | 05 octobre 2007
Roger (bien content de vous revoir parmi nous…), il n'y a de cnfiance qu'armée. En politique comme dans le couple — écho discret de problèmes périphériques, mais tellement en dessous des vôtres que je ne les articule qu'avec une certaine honte…
Ou tout au moins attentive, la confiance. Nus voulons bien preter — mais sur gages.
Le monde n'étant pas parfait, nous espérons le mieux du pire — personne n'est en droit d'espérer davantage.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Mélenchon, homme estimable pour avoir été un des premiers à gauche à dénoncer le collège unique.
Concrètement, il a mis en place l’ECJS, qui remplace des cours d’histoire géographie par des exposés et débats plutôt foireux.
Nobody’s perfect
Ecrit par : georges | 05 octobre 2007
Puisqu'il semble de bon ton et goût de faire généralité d'exemple, suivons la mode, et parlons d'exemples personnels.
Ceci est un hommage à professeurs, professeurs d'aujourd'hui, rencontrés, connus, constatés.
- Mon fils est en 4°, et a une grande page de vocabulaire à apprendre en latin chaque semaine.
- Mon fils est en 4° et a appris toutes les déclinaisons et une bonne partie de la conjugaison latine en 5°.
- Mon fils est en 4° et a appris un répertoire complet de vocabulaire latin en 5°.
- Mon fils est en 4° et a un énorme cahier de vocabulaire anglais, qu'il doit réviser tous les 15 jours depuis plus de deux ans.
- Mon fils est en 4° et connaît parfaitement ses tables de multiplication - il les a apprises à l'école primaire, et il doit se servir de ses connaissances en classe.
- Mon fils est en 4 et sait très bien compter de tête - grâce à son année de CE2. Merci au maître.
- Mon fils est en 4° et comme il doit comprendre et rédiger en français des démonstrations mathématiques, il doit connaître par coeur toutes les propriétés qui vont lui permettre d'effectuer ses démonstrations.
- Mon fils est en 4° et a eu en 5° un professeur de français qui l'a fait tomber en amour pour la littérature, tout en lui permettant d'écrire presque sans faute - le fait est que ce professeur travaillait avec les séquences, qu'il le faisait de façon tout à fait remarquable, qu'il ne sacrifiait jamais un texte pour de la grammaire, et qu'il est parvenu à monter ses cours de façon à enseigner progressivement la grammaire, - tout ça parce qu'il travaillait ses cours, je pense.
- Mon fils est en 4° et se met à s'ennuyer mortellement en français, parce que son professeur est d'un ennui mortel et leur fait faire des choses sans intérêt - elle pense, dit-elle, qu'ils n'ont pas le niveau ( et nous l'a écrit dans le carnet de correspondance ). Cela justifie aux yeux de cette pétasse noire le fait de ne rien leur faire faire d'intéressant. Depuis un mois, ils ont écrit et ré-écrit et sur-écrit une lettre officielle. C'est tout à fait le genre de professeur que je voudrais voir virer à grands coups de pied au cul, d'autant plus que cette dame n'a pris la peine de les faire écrire pour se faire son avis - elle se base sur leur participation orale, qui est nulle d'après ce que m'a dit mon fils, parce que, du moins lui, ils n'ont pas envie de lui parler et de l'aider à faire son cours...
- Mon fils connaît la situation d'énonciation - ses camarades aussi. Ca leur permet, imaginez-vous cela, de lire un texte du moyen-âge en n'oubliant pas que c'est un texte du moyen-âge.
Ca permet à mes élèves de ne pas s'étonner trois heures quand il faut plonger dans un manuel d'histoire et dans une biographie lorsqu'ils ont à monter un départ de commentaire de texte. Curieusement, dans le fond, c'est fort utile. Et on peut l'apprendre sans faire dans le pompeux funèbre.
- Mon fils est en 4° et lit parfaitement depuis le CP.
- Le professeur de latin de mon fils a 33 ans. Celle de 5° avait 40 ans tout au plus.
- Les professeurs d'anglais de mon fils arrivent vers les 30 ans.
- Les maîtresses de primaires étaient assez jeunes, sauf une.
- Le professeur des élèves de 1 S que j'ai corrigés au bac l'an dernier leur a permis d'écrire des commentaires au-dessus du niveau des commentaires qu'on peut lire sur le net, et largement, d'une dizaine de pages, commentaires sans faute pour la plupart - ça ils l'avaient appris avant. Elèves campagnards et normands, je le précise pour être bien claire.
- Au moins 5 enseignantes de collège de français, dans le nord de la France, font réviser les conjugaisons quotidiennement à tous leurs élèves - je dis 5, parce que je parle d'enseignantes que je connais personnellement. Et obtiennent ainsi d'excellents résultats.
- Ces au moins 5 professeurs, jeunettes, faut-il le dire, mettent un point d'honneur à faire lire de la littérature jeunesse exclusivement tirée des textes fondamentaux.
Tous ces enseignants sont des enseignants du Public. La plupart du Public-Zep. Ils ne sont pas vieux. Ils se contrefichent des guerres. Ils font leur travail de leur mieux et le font bien, je trouve. Ils ne sont sûrement pas bien notés par l'inspection, et s'en foutent.
Prenant donc leurs exemples pour des généralités, je tiens ici à rendre hommage aux jeunes et sérieux professeurs du public, qui se cassent un peu la tête pour apprendre des choses à leurs élèves.
Aussi, chère Lucille, ou chère Fabienne, ou chères Lucille et Fabienne, n'est-il pas forcément utile de préciser, pique ultime, dans vos posts, que tout ce qui se fait de sérieux se fait dans le privé, parce que, voyez-vous, ça n'est pas une vérité générale. Le pire se trouve partout. Le meilleur aussi.
Merci à tous ces enseignants, en particulier à ceux de mon fils, qui lui permettent d'avoir un niveau tout à fait honorable, mesdames messieurs, à lui et à tous ses camarades, élèves du public d'un quartier pas trop chic, maman ne gagnant pas des max de thunes...
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
Ah, oui, pour terminer :
Il a eu des professeurs de Physique et SVT nuls à pleurer - pas parce qu'ils sont pédagos, mais parce qu'ils sont incapables de tenir leurs classes.
Des professeurs d'H-G insipides, pas parce qu'ils sont pédagos, mais parce qu'ils sont insipides.
Une maîtresse issue d'un dérivé du mouvement Freinet, qui a fait des sottises à mes yeux, mais qui n'a pas oublié le leur lire : La Grammaire est une chanson douce; et qui d'ailleurs n'a jamais oublié de leur faire la lecture pendant les longues heures du midi, et pendant ces heures de fin d'après-midi où plus personne ne parvient à se concentrer sur un travail personnel. Donc une maîtresse dont il garde un excellent souvenir, malgré son idée saugrenue d'afficher au mur les compétences ceinturées des uns et des autres....
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
Meirieu devant la commission sur les enseignants!
C'est invraisemblable! Ce type qui n'a jamais enseigné ou de façon symbolique, qui n'a ni CAPES ni agrég, qui hait profondément les enseignants, est consulté par la commission!
Ecrit par : Jean | 05 octobre 2007
Bon, votre fils est en 4eme. Mais il n'est pas le seul non plus.
Vous êtes un million de profs ! Un million !
Alors forcément, les généralités ...
Si vous voulez, je vous fais trois pages sur les profs du privé que je connais, et dont une proportion honorable et probablement assez proche de celle du public, est nulle à chier.
Mais ça prend de la place...
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
franchement milady j'aimerais mieux que mes gosses soient dans le public, ça me couterait moins cher, et ça serait plus pratique de les mettre dans les établissements de secteur à deux pas de chez nous, MAIS j'ai arrêté de faire confiance à la chance ; petit exemple pour le latin mes enfants ont eu la chance d'avoir un prof inspecté deux fois en deux ans pour cause de plaintes des parents sur le contenu de son cours c'est pas du bol ça ? je n'ai pas de piston, je refuse de demander au directeur du primaire de mettre mon dernier avec telle ou telle maitresse, je n'ai pas les bonnes connexions pour savoir quelles options il faut choisir pour être dans la "bonne" classe bien cachée du collège etc etc ; donc j'en ai marre que mes gamins se retrouvent dans des classes où ils sont censés servir de locomotive à des mômes qui les traitent d'intellos et les méprisent parce qu'ils font leurs devoirs...c'est ça que je reproche au public, c'est qu'il faut soit avoir du pot, soit être pistonné....en tout cas c'est comme ça que je l'ai vécu jusqu'à maintenant
les bons profs du public n'ont pas été pour nous, à des exceptions notables près; malheureusement ces exceptions n'ont pas suffi à nous rassurer sur l'avenir de nos enfants...dont acte.
et puis désolée de n'être pas statisticienne, je parle de ce que je connais et ça n'engage que moi.
Ecrit par : fabienne | 05 octobre 2007
là je vous suis.
cordialement.
Ecrit par : sachmo | 05 octobre 2007
Meirieu devant la commission sur les enseignants!
C'est invraisemblable! Ce type qui n'a jamais enseigné ou de façon symbolique, qui n'a ni CAPES ni agrég, qui hait profondément les enseignants, est consulté par la commission!
Ecrit par : Jean | 05 octobre 2007
Absolument d'accord. C'est de ces gens qu'on ne veut plus, pas davantage dans la commission sur les enseignants que dans les IUFM, ni même dans sa télévision pédago. N'y aurait-il pas un placard doré où on pourrait le caser (ambassadeur en Birmanie, par exemple...) afin de l'empêcher de pontifier partout avec la même immarcescible arrogance ?
Ecrit par : FGuichard | 05 octobre 2007
Ben ouais, les généralités à partir d'exemples privés, tout le monde fait ça.
Fabienne, mon fils est en classe anglais-latin-espagnol, il n'y a pas de piston ou de filière, je n'ai pas triché avec la carte scolaire, et des collèges privés de merde, il y en a autant que de collèges publics, - d'ailleurs le privé est souvent plus pédago que le public, si on en croit les témoignages divers d'enseignants du privé. D'ailleurs, ce n'est pas tant le côté pédago qui me gêne, moi, comme parent d'élève, que l'incompétence ignoble de certains enseignants qui se refusent à enseigner, sous les prétextes les plus foireux. Et ceux-là sont répartis fort équitablement.
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
Dans le domaine de l'école, je fais confiance à Brighelli… Est-ce que je dois voter DARCOS ? ? ?
Ecrit par : Roger Felts | 05 octobre 2007
Je crois que l'ami Felts (qu'on embrasse fort) a magnifiquement résumé la question.
Ecrit par : FGuichard | 05 octobre 2007
Au fait, pour éclaircir, le fond de mon message, c'est ça:
" Merci à tous ces enseignants, en particulier à ceux de mon fils, qui lui permettent d'avoir un niveau tout à fait honorable, mesdames messieurs, à lui et à tous ses camarades, élèves du public d'un quartier pas trop chic, maman ne gagnant pas des max de thunes..."
Mais c'est plus chic de cracher sur les profs, à ce qu'on dirait. Suffit de rajouter pédago derrière et la messe est dite, c'est ça la nouvelle mode ? Sympatoche.
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
un peu de patience, Dobolino, en allemand, la déclinaison, c'est important certes, mais bien moins que la place du verbe (verbe conjugué, à ce stade de l'apprentissage)!
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
C'est pas des sixièmes! Des quatrièmes avec un an de latin derrière eux, ça va. A ma lointaine et forcément sublime époque, les LV2 étaient à peu près au niveau des LV1 en fin de troisième. Vous me direz que maintenant c'est hélas vrai aussi...
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
..., pas de quoi fouetter un chat.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dis donc, ici, à la ville, ça fait longtemps qu'on ne fouette plus les chats.
On les endort pour les châtrer proprement. ;o)
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
Pour l'instant, Mariani et Hortefeux n'ont pas encore préconisé la castration comme condition obligatoire à l'obtention d'un visa de plus de trois mois pour les ressortissants africains! Si on s'inspire de l'expérience sur les chiens dangereux, on réalise bien que c'est passablement inutile. Nous, à la campagne, on fouette et on teste ADN. Vous en ville, vous châtrez. Vous êtes très en avance sur nous.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
C'est pas des sixièmes! Des quatrièmes avec un an de latin derrière eux, ça va. A ma lointaine et forcément sublime époque, les LV2 étaient à peu près au niveau des LV1 en fin de troisième. Vous me direz que maintenant c'est hélas vrai aussi...
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
vous avez un métro de retard, on ne doit plus parler de LV1 ni LV2 mais de palier ainsi les ex LV2 de 4ème auront le même cours qu'un LV1 de 6ème et on parlera de cours palier 1 .
quoiqu'il semble que l'enseignement d'une langue étrangère va devenir obligatoire dés le CP...
on peut espérer qu'au niveau bac les élèves sauront aligner au moins trois mots dans une autre langue que le français où ils ne savent même pas en aligner deux correctement
il semble que rue de grenelle on aime jouer avec les petits rats de laboratoires...
Ecrit par : serpent à plumes | 05 octobre 2007
Bonjour cher collègue,
Je suis professeur en fle qui exerce dans un centre de formation de professeurs destinés à l'école primaire marocaine.
Je viens de découvri votre blog qui est trés riche.
Nous aurons l'occasion de nous recontacter pour une éventuelle collaboration.
Cordialement,
ahmed
Ecrit par : El yaagoubi ahmed | 05 octobre 2007
C'est de ces gens qu'on ne veut plus, pas davantage dans la commission sur les enseignants que dans les IUFM, ni même dans sa télévision pédago. N'y aurait-il pas un placard doré où on pourrait le caser (ambassadeur en Birmanie, par exemple...) afin de l'empêcher de pontifier partout avec la même immarcescible arrogance ?
Ecrit par : FGuichard
Meirieu ambassadeur ? Peut-être ne résisterait-il pas à la tentation, bigre, se faire appeler tous les matins "votre excellence", lui qui a tant contribué à la destruction de la susdite !
Blague à part, "dans l'ancien temps", un pontifieur de sa trempe était tôt ou tard voué à l'essai balistique des fruits et légumes de l'année précédente. Ça manque à son curriculum vitae, pas vrai ? À moins qu'il y ait un entarteur patenté par ici ?
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Pour l'instant, Mariani et Hortefeux n'ont pas encore préconisé la castration comme condition obligatoire à l'obtention d'un visa de plus de trois mois pour les ressortissants africains!
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Tais-toi, malheureuse, tu vas leur donner des idées !
Vous êtes très en avance sur nous.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
C'est ben vrai, ça.
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
Aussi, chère Lucile, ou chère Fabienne, ou chères Lucile et Fabienne, n'est-il pas forcément utile de préciser, pique ultime, dans vos posts, que tout ce qui se fait de sérieux se fait dans le privé, parce que, voyez-vous, ça n'est pas une vérité générale.
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
Bonsoir Milady,
Je dis peut-être des bêtises sur ce blog, mais dire que c'est mieux dans le privé, j'aurais du mal. Je n'ai jamais franchi les portes d'une école privée, ni comme élève, ni comme parent d'élève.
Mais je peux admettre que des personnes y aient recours, c'est leur droit.
Si c'est autre chose qui vous a mise en colère dans mes propos, dites-le moi et j'essaierai d'éclaircir ma pensée.
J'ai découvert ce blog l'an dernier au moment où j'ai découvert ce qui arrivait à l'école publique que j'apprécie tant : lorsque notre dernier fils est arrivé en 6e dans un collège de petite ville de province sans problème, le professeur de français a déclaré "il y a deux lecteurs efficaces dans ma classe". Ca m'a fait un choc et j'ai voulu comprendre ce qui arrivait à l'Education nationale.
Maintenant il me semble que s'il y avait moins de défiance réciproque parents/enseignants, les choses n'iraient pas plus mal.
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
Salut à l'ami Felts!
Heureux de vous savoir armé de confiance
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Milady, vous écrivez tellement bien, en disant des choses si fortes que, comme vous dites, je pourrais bien tomber en amour, comme vous dites, hé, pseudo-Québécoise…
Toute plaisanterie mise à part, vous avez raison de dire que l'enseignement est fortement dépendant de la personnalité de l'enseignant — mais les programmes, aucun enseignant n'y peut rien. Parce que lorsque vous faites la liste des bons et mauvais points, vous essayez de l'équilibrer — par instinct rhétorique. Mais ça ne se passe pas comme ça, vous le savez bien. Beaucoup plus de mauvais boulangers que de grands artistes.
Ecrit par : Abraxas | 05 octobre 2007
AFP
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos présentera fin octobre, après "concertation" avec les syndicats, des "objectifs de simplification" des programmes en primaire, resserrés autour de l'enseignement des disciplines fondamentales, a annoncé le ministère jeudi à l'AFP.
"La concertation a commencé sur ce sujet. Dès la fin de ce mois-ci, nous pourrons proposer une première maquette qui sera une base de discussion", a déclaré le ministre, répondant à une question de la sénatrice Catherine Morin-Desailly (UC-UDF, Seine-Maritime).
Interrogé sur cette "maquette", le ministère a précisé à l'AFP qu'il s'agirait, après "concertation avec les syndicats d'enseignants", de présenter "des objectifs de simplification des programmes" en primaire, qui feront suite "à la nouvelle donne, à savoir la suppression du samedi matin et donc de deux heures de cours" par semaine.
Il ne s'agira pas de présenter les programmes simplifiés eux-mêmes, a-t-on ajouté.
"Le ministre souhaite des programmes simplifiés qui puissent être utilisés facilement par les enseignants, compris par les parents et qui devront permettre à tous les élèves d'entrer au collège en sachant lire, écrire, compter", a-t-on ajouté.
"Alléger la charge scolaire, c'est bien, mais il faut que nous nous mettions d'accord sur les objectifs pédagogiques que nous assignons à l'école primaire", a déclaré M. Darcos devant les sénateurs, espérant que la concertation avec les syndicats permette de se "mettre d'accord sur les fondamentaux que nous voulons enseigner à l'école".
"Je pense qu'en recentrant les programmes sur des objectifs nets, clairs et précis, nous pourrons faire (en sorte) que les petits Français qui ne sont pas plus bêtes que les petits européens, avec 800 heures (de cours annuels, ndlr), avec des programmes bien reconcentrés, aient cependant une année scolaire pleine et utile pour tous".
Le ministère n'était pas en mesure de dire à quelle date ces nouveaux programmes entreraient en application.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
A Dobolino : sauf erreur de ma part, vous avez écrit "voilà pourtant 5 semaines que ma fille l'étudie!" : elle est donc bien en début d'apprentissage. Je maintiens qu'à ce stade il est plus important de bien connaître les règles de la place du verbe. Qu'elle soit latiniste ne change pas grand-chose à l'affaire et de toute façon, j'ai l'impression que l'enseignement du latin n'est plus vraiment centré sur la langue elle-même.
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
Merci, Pedro…
Vous voyez bien que c'est dans les tuyaux… Nul besoin d'être ou d'être supposé dans les petits papiers du ministre. j'avais quelques heures d'avance, c'est tout.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
les enfants aiment travailler, ce qu'ils détestent c'est venir à l'école pour rien....
Ecrit par : fabienne | 05 octobre 2007
Petite révision: Avant les vacances, j'avais posté ici ce texte intemporel d'Alain (Propos s/éducation, II) qui dit la même chose que Platon sur la barbarie qui sommeille en chaque enfant qu'on laisse en friche.
Il y a seulement 75 ans ( 1932), il fustigeait les "pédagogues" et souhaitait "donner un bon coup de pied dans le système d'instruire en amusant", idée sotte entre toutes. Ou, comme dit Belinda Canonne, "La bêtise s'améliore" .
"L'attention facile n'est pas l'attention, ou le chien qui guette un sucre fait attention", et Alain trouve ridicule "la coupe
amère dont les bords sont enduits de miel. J'aime mieux rendre amers les bords d'une coupe de miel. ... je ne promettrai donc pas le plaisir, mais je donnerai comme fin la difficulté vaincue....L'homme ne compte que par ce qu'il obtient de lui-même selon la méthode sévère; et ceux qui refusent la méthode sévère ne vaudront jamais rien...""
Il y a aussi ce passage où il dit qu'il faut appliquer à la culture de l'esprit les mêmes principes que pour enseigner la culture physique.
"'Demain"", comme dans tomorrow is another day..
Ce titre du dernier message de JPB résume bien le propos.
Les adversaires ou les déçus-bien-vite du "sarkozysme" ne s'accordent pas sur ce terme qu'ils sont bien en peine de définir de manère univoque, mais ce qui les unit est une curieuse immaturité politique qui leur fait croire au Père Noël, s'imaginant qu'un gouvernement élu pour 5 ans et qui a commencé à s'attaquer il y a moins de 5 mois à 50 ans de rigidités devrait leur apporter tous les cadeaux qu'ils ont mis sur leur liste....Même au Pere Noel il faut le temps de les construire avec ses elfes...
Alors, malveillance à ras le bitume, ou coup de pied de l'âne devant l'impuissance de la Gauche à nettoyer les écuries d'Augias, ( ou sa pétaudière) ce qui devrait quand même être infiniment plus facile et rapide que de remettre la France sur pieds. Où se cache donc cet Hercule, car pour l'instant elle n'a que ses vieux briscards, Mélanchon , Allègre ou Jospin à se mettre sous la dent.
Bel exemple de cette incapacité à affronter le réel qui est décrite plus haut par L.
Voir J-Cl Michéa,( à qui l'on doit L'enseignement de l'ignorance) dans l'Empire du moindre mal, chez Climats et dont Marianne2.fr publie les bonnes feuilles.
Je change de sujet, enfin pas vraiment, disons que je passe de la théorie à l'anecdote.
Au sujet des études primaires et secondaires aux USA, pas besoin de vous poster les liens innombrables qui expliquent comment fonctionnent "School choice" et "education freedom", il suffit d'aller sur Wikepedia, et de lire les journaux pour voir leur impact, mais surtout pour contraster cette intitiative qui vient d'en bas avec celle, systématiquement vouée à l'échec qui vient d'en haut quand elle n'est pas pour instaurer la liberté.
La loi No Child Left Behind de 2001, comme toutes les tentatives de dirigisme, et pas seulement en matière d'éducation, est pétrie de bonnes intentions mais elle a moins d'impact que la liberté de choix, pour sortir un système scolaire de la faillite.
Juste une anecdote qui est en droite ligne avec les limites de l'apprentissage ludique aussi abordé ici mais qui leur donne quelque supériorité sur pas d'apprentissage du tout.
À quelques encâblures de la Maison Blanche, dans la petite ville de Clinton, Maryland, se trouve la petite maison d'un des conspirateurs qui armèrent le bras de l'assassin de Lincoln. Elle abrite un petit musée avec une exposition permanente sur la guerre de Sécession, petite elle aussi mais extrêmement bien faite. Y débarquaient, bon an mal an, plus d'un millier d'élèves des écoles environnantes. Les professeurs d'histoire de la région avaient trouvé avec cette excursion un moyen commode que leur élèves demeurent éveillés suffisament longtemps pour apprendre un épisode capital de leur histoire nationale. Jusqu'ici pas vraiment de quoi faire une manchette.
Sauf que, brusquement, et cela dure maintenant depuis quelques années, le petit musée a vu sa fréquentation chuter de plus de la moitié, raconte Laurie Verge, la directrice et ancien professeur d'histoire. Il ne lui a pas fallu bien longtemps pour comprendre la cause de cette désertion soudaine.
La loi No Child Left Behind est passée par là (2001) une grande première dans ce pays qui appliquait à l'éducation le principe de subsidiarité, en la laissant aux états et municipalités.
Elle met l'accent, avec des tests à l'échelle nationale sur le niveau de connaissances de base en anglais et en maths, mais un de ses nombreux effets pervers, celui qui met notre petit musée de Clinton sur la paille, fut de mettre le paquet sur ces deux disciplines au détriment notamment de l'histoire.
Je vous quitte pour aller à un séminaire justement sur ce sujet NCLB and tax credits, autrement dit education freedom. Je tiendrai à la disposition de P. Cordoba les dernières études en la matière.
Pour savoir s'il faut ou non continuer de financer NCLB le Congrès étudie en ce moment son bilan. On se prend à rêver ce qui se serait passé si en 1995 on avait fait un vrai bilan de la Loi Jospin avec sanctions budgétaires?
Rien, puisque des douzaines de rapports négatifs sont restés lettre morte.
Ecrit par : Cadichon | 05 octobre 2007
IN VITIUM…
Je ne suis sans doute pas un grand stratège mais ce que dit JPB semble tenir la route. Le Nyaka n’est pas une politique : il n’y a qu’à faire ceci, il n’y a qu’à faire cela, et patati et patata. L’un de nous serait-il ministre, il ne tiendrait pas 24 heures dans les rizières de l’EducNat avec tous ces khmers rouges embusqués.
Ce n’est pas parce qu’il a écrit un bon livre qu’on peut avoir une certaine confiance en Darcos. Bayrou aussi avait écrit « La décennie des malappris » – excellent – et on a vu ce que ça a donné par la suite. Une fausse manœuvre au début pour une question sans intérêt et patatras, il a dû s’écraser devant les syndicats jusqu’à la fin de son ministère. Il a même empêché Fillon de supprimer les IUFM, ce qui à l’époque aurait pu être fait d’un trait de plume. Je ne lui pardonnerai jamais ça. Mais le Bayrou de l’époque était trop timoré, pas encore assez couillu (j’en profite puisque l’adjectif vient d’entrer dans le Petit Robert). Non seulement Darcos est plus coriace mais il a été obligé de ronger son frein sous l’Ectoplasme (je veux dire Luc Ferry, qui porte si mal son nom). Il a donc eu le temps de mûrir ses idées – patiemment, avec rage – et il a maintenant le pouvoir de les appliquer – prudemment, avec ruse.
Qui plus est, les temps ont changé. Allègre est passé par là et il y a aujourd’hui des assocs qui n’existaient pas en 93. Fragiles, absurdement divisées (mais c’est toujours comme ça au début) mais c’est un contre-pouvoir anti-pédago. Il était bien seul Milner quand il écrivit De l’Ecole (1984). Son éditeur lui avait dit : « Vous voulez vraiment publier, ça ? Mais ça n’intéresse personne ! Qui va vous lire ? » Aujourd’hui les livres sur l’école font un tabac et même le Nouvel Obs fait son mea culpa. Mais surtout, c’est le tempo historique et générationnel qui implique – au-delà même des volontés humaines – un changement. Je l’ai dit à plusieurs reprises et je le répète. L’étape du « collège unique » est finie. Elle aura duré de 1975 à 2005. Trente ans. C’est sur ce rythme là que l’école évolue en France depuis la Révolution. Il n’y a pas de raison pour que ça change, ça ne peut pas changer. Où nous conduira cette nouvelle étape ? Il est beaucoup trop tôt pour le savoir. Mais même si nous sommes tous, ici, sans péchés attendons un peu avant de jeter à Darcos la première pierre (belle scène dans Intolérance, hier soir : merci JPB).
Quand à nos amis de SLL, à qui il sera quand même beaucoup pardonné, je leur dis avec le vieil Horace : « In vitium ducit culpae fuga ».
Et puis encore une fois : Salut à l’ami Felts, heureux de vous savoir armé de confiance.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Merci pour le détail Pedro Cordoba. Espérons que ces nouveaux programmes seront appliqués et ne resteront pas couchés sur le papier sans effet pratique. La force d'inertie est telle dans l'EN.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
"il faudrait trouver des tâches permettant de travailler également le type de discours prégnant
au niveau B2"
je délire? non, je cite le rapport du Jury du CAPES d'italien...
Choix de la classe
L’idéal en l’occurrence serait une classe de L (dimension culturelle) avec option cinéma
(richesse et complexité des procédés filmiques)
C’est le critère de maturité qui conduit, à niveau langagier égal, à écarter la classe de 3e LV1
au profit de celle de 1ère LV2 ou de 1ère LV1. Inversement les élèves de 1ère LV3 s’ils
possèdent la maturité requise, ne disposent pas encore à ce stade des moyens langagiers
nécessaires (Le niveau A2 est en voie d’acquisition).
Nous choisissons ici la LV2 car l’exploitation des thèmes envisagés amène à travailler
essentiellement des savoir-faire qui caractérisent le niveau B1. Pour une exploitation en LV1
il faudrait trouver des tâches permettant de travailler également le type de discours prégnant
au niveau B2, à savoir le discours argumentatif.
Ce choix de classe permet de prendre en compte également la dimension
interdisciplinaire puisque le moment de l’histoire italienne concerné est en correspondance
avec le programme d’histoire de la classe de première.
Ecrit par : tanto tanto stufo | 05 octobre 2007
Pour l'instant, Mariani et Hortefeux n'ont pas encore préconisé la castration comme condition obligatoire à l'obtention d'un visa de plus de trois mois pour les ressortissants africains!
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Tais-toi, malheureuse, tu vas leur donner des idées !
Vous êtes très en avance sur nous.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
C'est ben vrai, ça.
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
Je suis en retard parce que ma clientèle me bride avec sa légendaire radinerie paysanne, mais pour les idées novatrices, décoiffantes et révolutionnaires, tu peux compter sur moi! A l'époque où j'avais du relais, ça chauffait fort.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
JPB a écrit : "Le Secondaire, c’est une autre paire de manches, parce qu’il faut dans un premier temps gérer l’existant, comme on dit."
Vrai au sens où les élèves massivement "sleccisés" arriveront au lycée au plut tôt dans 5 à 10 ans.
"On ne peut pas rétablir la dissertation dans son ancienne splendeur avec des élèves qui ne savent plus écrire. On ne peut pas rétablir le calcul mental pour des élèves dont la calculatrice est devenue l’appendice indispensable pour les opérations de base — et à qui on a pratiquement interdit d’apprendre par cœur quoi que ce soit, à commencer par les tables de multiplication"
Pour la dissertation, je ne sias pas mais pour le calcul mental, il est parfaitement possible de le rétablir ! C'est ce que font un assez grand nombre de collègues. Il s'agit avant tout de techniques qu'on ne doit pas s'excuser d'imposer aux élèves même si on ne peut pas intégralement en exprimer le "Sens".
"Le Collège et le Lycée doivent être l’objet de réformes successives, à petites touches — tant pis si le but final est connu du seul artisan responsable."
Alors là j'hallucine ! Laissez donc faire l'Homme : il sait lui ! Il connaît le Sens ! Aie confiance !
Brighelli a-t-il pris un coup de Chardin sur le Teilhard ??
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Milady, vous écrivez tellement bien, en disant des choses si fortes que, comme vous dites, je pourrais bien tomber en amour, comme vous dites, hé, pseudo-Québécoise…
Toute plaisanterie mise à part, vous avez raison de dire que l'enseignement est fortement dépendant de la personnalité de l'enseignant — mais les programmes, aucun enseignant n'y peut rien.
Ecrit par : Abraxas | 05 octobre 2007
Parfois, il me semble que si les enseignants médiocres ou somnifères avaient un programme très précis et très strict à accomplir, ils ne feraient peut-être pas mieux, mais ils feraient moins de dégats. De l'ORL fait par un dormitif ou un nul, c'est la nullité assurée. Avec un prof génial, ça tire forcément du sens. La méthode globale avec un abruti, c'est 100% d'échec garanti, la sullabique avec un abruti, ça fait du dégat mais un peu moins moins. Je dirais que le pire défaut des Sciences de l'Educ, c'est de partir du principe que tous les enseignants sont des aigles.
Au Royaume-Uni, il y a des cliniques vétos franchisées où on ne fait plus que les vaccins et les castrations, à prix "discount". Dès qu'un chien ou chat est malade pour le rendez-vous vaccinal ou castrateur, il est évacué sans soins vers des vétos qui ont envie de se prendre la tête, de passer éventuellement des nuits blanches et de se bouffer les nerfs pour médor. Il parait que ça attire plein de jeunes vétos, ces structures! T'es salarié ou t'es aux pièces, pour un temps prédéfini, tu castres, tu piques et basta! J'espère que ma petite histoire vous inspirera.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
A Dobolino : sauf erreur de ma part, vous avez écrit "voilà pourtant 5 semaines que ma fille l'étudie!" : elle est donc bien en début d'apprentissage. Je maintiens qu'à ce stade il est plus important de bien connaître les règles de la place du verbe. Qu'elle soit latiniste ne change pas grand-chose à l'affaire et de toute façon, j'ai l'impression que l'enseignement du latin n'est plus vraiment centré sur la langue elle-même.
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
De toute façon, elle n'apprend pas la place du verbe non plus... Pour me situer, je ne suis pas germaniste mais j'en ai deux dans ma famille dont un ancien président de jury d'agreg d'allemand, mon papa. Bon, ils sont fachés à mort avec moi depuis quatre mois parce que fiston est en première L mais,ça va, l'art d'enseigner l'allemand, j'en ai soupé à satiété depuis le berceau. Alors, on se tait ou c'est lui qui vous répondra à ma place!
NB: ne le prenez pas en mauvaise part, c'est une blague mais c'est vrai pour le président de jury d'agreg!
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Et puis encore une fois : Salut à l’ami Felts, heureux de vous savoir armé de confiance.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Je suis étonnée que des lettrés comme vous et JPB (cf plus haut) ne fassent pas de distinction entre "être armé de confiance" et "une confiance armée".
Moi, je suis trop armée pour être en confiance. J'attends, sans m'opposer, et je verrai bien ce qui en sort.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Puisque Annie Claire est de nouveau dans les parages, j’aimerais savoir si elle avait lu ma réponse dans un fils précédent. L’expérience prouve qu’il est impossible d’avoir une discussion approfondie sur l’enseignement des langues dans le cadre du blog de JPB. Nous sommes trop peu nombreux à nous intéresser à la question et la forme-blog elle-même, si elle permet des échanges passionnants (ou parfois désespérants) sur des problèmes d'ordre général, se prête mal à des débats spécialisés. Est-ce que vous seriez d’accord pour mettre en place une petite structure ad hoc ? Ma question s’adresse évidemment aussi à Maria, tanto tanto stufo (que je découvre) et quelques autres. Dont le papa de Dobolino :-)
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Pour dobolino:
Ce n'est pas une confusion mais un jeu avec deux expressions. Il s'explique par l'état de santé de Roger Felts. Nous espérons tous qu'il se rétablira très vite et qu'il nous reviendra avec toutes ses armes et toute sa méfiance.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Pour la dissertation, je ne sias pas mais pour le calcul mental, il est parfaitement possible de le rétablir ! C'est ce que font un assez grand nombre de collègues. Il s'agit avant tout de techniques qu'on ne doit pas s'excuser d'imposer aux élèves même si on ne peut pas intégralement en exprimer le "Sens".
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Je suis bien d'accord avec Dugong! Il y a des réfomes efficaces applicables dès la rentrée 2008/2009 aussi bien au collège qu'au lycée, et particulièrement en sixième et cinquième: enseignement de la grammaire, calcul mental, vocabulaire à apprendre par cœur en langues vivantes et en latin; Y'a déjà, comme le soulignait plus haut Milady, plein de professeurs de collège qui le font (j'en suis témoin pour le calcul mental et ça fonctionne très bien), alors c'est que ce n'est pas insurmontable.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos présentera fin octobre, après "concertation" avec les syndicats, des "objectifs de simplification" des programmes en primaire, resserrés autour de l'enseignement des disciplines fondamentales
Ecrit par : Pedro Cordoba
Vous remarquerez qu'il a été dit "simplification" et non "allégement". C'est ce qui change tout par rapport aux proclamations de certains prédécesseurs de M. Darcos. On peut effectivement espérer qu'il y aura du mieux, mais en attendant, la machine infernale tourne toujours et les IUFM lavent toujours plus blanc le cerveau des jeunes aspirants profs.
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Vous imaginez des profs en grève parce que on veut les forcer à faire apprendre par cœur les conjugaisons: ils se feraient une sacré publicité auprès des parents qui ne demandent pas mieux à 80%...
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Ma question s’adresse évidemment aussi à Maria, tanto tanto stufo (que je découvre) et quelques autres. Dont le papa de Dobolino :-)
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
pour le lui demander, ne comptez pas sur moi! Je ne suis pas très grata ces temps-ci mais Catmano est en odeur de sainteté, passez par elle. Je précise que si ce brave homme a pris sa retraite à soixante ans, c'est aussi (outre le fait qu'il en avait largement sa claque)parce que ses publications devaient être sur disquette et qu'il refusait d'être soumis à la dictature informatique ou à l'obligation d'utiliser les secrétaires de Paris IV comme bonnes à tout faire du titulaire de chaire: pour lui (il a quand même des qualités et, particulièrement, une intransigeance très républicaine à ne jamais user de passe-droits), c'était quasi de l'abus de pouvoir et un délit d'abus de biens sociaux, les secrétaires n'étant aucunement payées pour ce genre de tâches.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
"Vous imaginez des profs en grève parce que on veut les forcer à faire apprendre par cœur les conjugaisons"
Ainsi, ils (elles) les sauront ! Entre République et la rue de Chateaudun, on peut se farcir tout le 3ème groupe. A l'aise !
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Pour dobolino:
Ce n'est pas une confusion mais un jeu avec deux expressions. Il s'explique par l'état de santé de Roger Felts. Nous espérons tous qu'il se rétablira très vite et qu'il nous reviendra avec toutes ses armes et toute sa méfiance.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Alors, que monsieur Felts s'arme de patience, effectivement, avec tous mes vœux de prompt rétablissement dont il n'a rien à cirer.
J'en profite, dans le même ordre d'idée, pour présenter mes condoléances à Sandra Wagner qui n'en a aussi rien à battre, d'où le fait que je m'étais abstenue. Mais partie pour partie, autant allez au bout et être, deux fois plutôt qu'une, importune. Vous voudrez bien m'en excuser.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Ainsi, ils (elles) les sauront ! Entre République et la rue de Chateaudun, on peut se farcir tout le 3ème groupe. A l'aise !
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
C'est un peu optimiste, surtout aux heures de pointe! J'ai vu des gars jouer au tarot entre la Gare du Nord et Beauvais et je trouvais déjà la performance admirable entre le tacatac des rails, le brouhaha ambiant et l'odeur pestilentielle. Alors, tout le troisième groupe, quand même, c'est fort!
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dobolino, si votre papa était pilote d'avion, vous sauriez sans doute piloter un avion!
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
"Alors, tout le troisième groupe, quand même, c'est fort!"
Qui relève le défi ?
Exemple avec courir au futur : "courras tu camarade quand le nouveau monde sera devant toi ?"
Tout ça sur fond de mots d'ordre tonitruants style : "Plus d'Aschieri, des services !"
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Bonsoir à tous,
Avant que la petite structure de Pedro ne se mette en place (moi, je suis partante pour cette petite structure), je vous livre un petit morceau choisi du rapport de jury 2007 de l'agrég interne d'espagnol, pour l'épreuve de préparation d'un cours (eh oui, Jean, je vais vous décevoir mais l'externe, pour une mère de famille comme moi, vivant au fin fond de sa campagne, c'est too much, trop pharaonique comme vous dîtes!):
"Il est important qu'ils (les profs) indiquent concrètement les activités langagières (pour moi, c'est pas encore trop clair ce concept!) qu'ils souhaitent leur faire travailler, dans quel but et surtout de quelle façon. Les élèves doivent être acteurs de leur apprentissage et ne pas seulement être sollicités par un questionnement magistral de la part du professeur: de nombreuses prestations se sont faites exclusivement à la première personne: "je lis le texte, je demande..."Au contraire, au lieu d'être instrumentalisés (les pauvres chéris!! et quels méchants profs ces candidats!), ce qui est un facteur de démotivation extrême (sortez vos mouchoirs!), les élèves doivent avoir le sentiment que leur intervention en classe comporte un enjeu et qu'ils vont avoir la possibilité d'exprimer un peu d'eux mêmes. Plusieurs situations de classe peuvent favoriser l'autonomie: la mise en place de l'autocorrection ou de l'intercorrection (j'imagine l'ambiance avec mes 3èmes, entre mes primo-arrivants et mes anglophones par exemple!); la réalisation de tâches simples dans lesquelles l'élève doit imaginer une stratégie même modeste; la mise en scène d'un scénario dans lequel l'élève aura un rôle à jouer, dans tous les sens du terme...
Plus loin, pour le travail personnel: "pas d'exercices structuraux et systématiques, mais plutôt une tâche à préparer" (Tiens, c'est curieux, mes élèves me réclament ce genre d'exercices, "l'année dernière, on a fait des jeux et des chansons toute l'année, c'était sympa mais maintenant, dans notre tête, rien n'est clair").
Dernier point: le vocabulaire.
"Les candidats devront évoquer le problème de l'introduction du vocabulaire nouveau: comment éviter la liste de mots avec ou sans traduction?". Même la liste de vocabulaire, si modeste soit-elle, a l'air de poser problème!!! Le bug, c'est que moi, je ne vois pas trop le problème...Je dois être une pauvre nulle.
Beaucoup de sujets seraient à aborder sur l'enseignement actuel des LV, je ne vais pas m'étendre mais deux points seraient néanmoins à développer: la place de l'écrit en LV (en voie de disparition) et de la littérature (presque déjà disparue).
Bon, il faut que je vous laisse, je file bosser, j'ai pris du retard. Merci JPB pour les bonnes nouvelles concernant le primaire, j'espère avoir un jour le bonheur d'enseigner à ce futur "cru".
Hasta luego!
Maria
Ecrit par : maria | 05 octobre 2007
Pour tous, mais surtout pour mon "cher confrère" s'il ne la connait pas déjà:
« Les techniques d'observation directe et vidéo, notamment pendant les périodes d'expression libre dans la salle de judo, ont permis d'objectiver un besoin d'attachement groupal compulsif dont la forme et le déroulement sont spécifiques des classes difficile de collège. On assiste durant ces périodes de jeu spontané a une véritable chorégraphie de groupe où chaque acteur est l'objet de contacts corporels successifs, distribués dans l'espace intime de chaque membre du groupe (...) Ainsi, dans un intervalle de temps limité, chaque élève est contacté plusieurs fois par l'ensemble des élèves de la classe selon une distribution précise et régulière. Ces contacts sont saturés en interactions motrices de percussion agressives simulées, de contacts préhenseurs enveloppants, de fantaisies ludomotrices, de postures inversées et contorsionnées, associées souvent à des phénomènes d'entassement et de grappes groupales. Cet attachement groupal compulsif diffuse souvent dans les parties structurées des séances, et notamment pendant les périodes d'attente ou d'apprentissage de l'activité judo. Ce comportement groupal est atténué ou absent durant les périodes d'apprentissage de la gymnastique sportive, en début de séance. Cette chorégraphie de groupe est souvent sanctionnée par les enseignants, car elle est vécue comme un véritable délire moteur (1) (...) Ces manifestations groupales ne s'accompagnent jamais de plaintes, de refus ou d'accidents, malgré les importantes prises de risque. Cet attachement groupal n'est pas violent, il est compulsif. Cette compulsivité groupale s'accompagne en effet d'un accordage interactif collectif dont la précision du fonctionnement surprend. La comparaison des données étho-cliniques montre que plus l'attachement groupal compulsif est fréquent et intense, moins l'accordage interactif codé nécessaire à la pratique du judo est intériorisé par les élèves. »
Heureusement la pédagogie de terrain a le mode traduction : " c'est le bordel au début du cours de judo".
C'est-y pas génial les termes univoques des sciences de l'éducation, phare éclairant de l'humanité !
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
@ Maria et aux profs de langue
En fait la petite structure en question est déjà presque prête. Il faudrait simplement que je trouve le temps de restructurer un forum que j'avais mis en place au moment de l'affaire Lafforgue et qui est assez vite devenu inactif : les participants - signataires de la pétition - venaient d'horizons trop différents et, après quelques engueulades, tout est retombé.
J'attends néanmoins d'autres réactions. Car le temps dont je dispose est minime et si c'est pour sortir du four un nouveau soufflé raté, je préfère m'abstenir.
Hasta siempre!
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Ah mais moi aussi, je serais intéressé par la "petite structure" pour parler des langues, dont parle Pedro !
Je dirai exactement pour quelle(s) raison(s) quand on aura notre petite structure à nous. Et je pense pouvoir apporter des choses au débat.
Pour en revenir à Xavier Darcos, il y a une réforme dont on n'a pas parlé : le maintien des cours de seconde pendant le bac. Ce n'est pas une urgence absolue, mais évidemment les médias se sont emparés de ce problème secondaire, et en plus je fais partie des heureuses académies pilotes sélectionnées par le ministère. Je prévois un beau bazar, car on ne sait pas encore qui surveillera. En tout cas, je ne corrigerai pas mes copies la nuit, apres avoir préparé mes cours pour le lendemain.
Ecrit par : Jérémy | 05 octobre 2007
Dobolino, si votre papa était pilote d'avion, vous sauriez sans doute piloter un avion!
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
Et voilà comment on fout inéluctablement parents d'élèves et enseignants en phase...
Difficile pour moi de surveiller l'avion, certes! Pas difficile pour mon papa de surveiller la progression de l'enseignement reçu par ma fille en allemand, pas plus que difficile pour Catmano de surveiller l'enseignement de la lecture de la même gamine en CP. Alors, Annieclaire, au lieu de semer la merde entre parents d'élèves impliqués, non pas en tant que parents, mais en tant que citoyens intéressés à l'instruction de tous, et professeurs, collaborez!
A titre d'info, ma fille n'a pas la moindre idée de la place du verbe dans la phrase allemande, ni anglaise, ni latine!
Le problème, c'est pas ma FILLE mais TOUS. Ça sert à quoi qu'un éminent Pedro Cordoba vous donne l'exemple? Arrêtez de m'agresser, je viens ici en tant que citoyen et non en tant que maman poule. Mes enfants ne sont qu'un grain de sable du rocher. On fait avec! Et, ce n'est pas vous, personnellement, qui êtes ici accusée par mes exemples de terrain.
En tant que praticien, je me base toujours sur des exemples de terrain. C'est une habitude. Et, mon terrain, ce sont, pour le cas, souvent, mais pas toujours, mes propres enfants.
D'ailleurs, à ce sujet, mon employée, dont le fils puîné est dyslexique et, en quatrième, étudie l'espagnol en seconde langue, n'a pas de problème orthographique en Espagnol, et nous discutions à midi, toutes deux, de savoir s'il ne serait pas plus judicieux de faire des classes d'espagnol première langue que des classes d'anglais, pour cette invasion de "dyslexiques/dysorthographiques".
Pour en revenir à des données personnelles, ma fille ne fait, bien sûr, aucune faute d'orthographe en latin alors qu'elle en truffe ses devoirs d'anglais et, déjà, à un moindre degré, d'allemand.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
"Le Collège et le Lycée doivent être l’objet de réformes successives, à petites touches — tant pis si le but final est connu du seul artisan responsable."
Alors là j'hallucine ! Laissez donc faire l'Homme : il sait lui ! Il connaît le Sens ! Aie confiance !
Brighelli a-t-il pris un coup de Chardin sur le Teilhard ??
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Oui, moi aussi, là, je trouve cela un peu gros!
Darcos sait, lui, donc, attendons... Le saint homme!
Et quand Cadichon nous dit que ceux qui ont osé exprimé des doutes étaient dans une attente "type Père Noël", je trouve cela curieux.
Franchement, je n'attends pas des " cadeaux" mais au moins des signes qui ne soient pas négatifs. Or selon moi, une suppression d'heures en primaire est négative ( et l'argument du qualitatif pour faire passer la suppression des heures, on nous l'a fait déjà, dans le secondaire et c'est grâce à cela que les élèves n'ont plus que 2h de langue ridicules au lycée! et 3h au collège et 4h en français. Et même 2h bien programmées seront toujours insuffisantes pour apprendre une langue vivante!!
La remise en cause des concours n'est pas non plus positive à mes yeux. Et surtout l'autonomisation des établissements fait froid dans le dos.
Alors ce ne sont pas des "cadeaux" que j'attends mais au moins des positions qui ne vont plus dans le sens de la pente prise par les pédagos.
Enfin, il me semble qu'on peut avoir quelques doutes quant à la réalisation d'une quelconque réforme d'envergure.
Où sont les relais du ministère pour faire appliquer une réforme? Ces relais sont tous gangrenés, tous. Tous aux mains des constructivistes de tous bords. Sur qui, sur quoi le ministère va-t-il s'appuyer? Sur qui s'est-il appuyé pour faire en sorte que la méthode syllabique passe? Est-elle passée?
Non, pas vraiment. Alors on est en droit d'avoir des doutes. Et puis, je ne vois pas pourquoi on se remettrait pieds et poings liés entre les mains d'une personne sans surveiller ce qui se passe et se dit et se fait. C'est simplement avoir de l'esprit critique, et ce n'est quand même pas un défaut que je sache.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
Vous avez raison, Dobolino, difficile d'apprendre l'allemand correctement sans passer par une grammaire solide. Et le latin c'est la même chose; ceux qui disent l'inverse sont des démagos. Les gamins qui ne passent pas par une grammaire solide traîneront toujours derrière eux un allemand ou un latin de cuisine...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
Je suis instit depuis 25 ans et, du coup, je vais dire un truc qui va peut-être choquer certains lecteurs de ce blog.
Les élèves aiment(en vrac):
-les dictées
-l'écriture
-les exercices (n°x, page y)
-la copie
-la lecture orale
-les tables de multiplication
-les opérations
-les problèmes
-la géométrie
-l'orthographe, la grammaire, la conjugaison(à condition de les différencier et de dire aux élèves à quoi ça sert)
-les récitations
-les cartes(surtout celle de la France)
-Vercingétorix et ceux qui le suivent
-la morale
-les pommes qu'on coupe en deux pour voir ce qu'il y a dedans
-le chant
-(...)
Pourquoi?
D'une part, parce que ça les rassure.
D'autre part, parce qu'ayant des parents qui ont encore connu toutes ces merveilleuses horreurs, ils en entendent parler chez eux. Et pour eux, l'école, c'est ça! Quand mon papa et ma maman allaient à l'école...
Alors, quand en plus, ils peuvent en parler à la maison et se faire comprendre, et bien, c'est vraiment super!
Parce qu'ils sont alors à leur place!
Ecrit par : Alph | 05 octobre 2007
Avant de me coucher.
Maria nous donne un extrait du rapport de l'agreg interne d'espagnol. L'agreg externe n'est pas encore colonisée par les pédagos. Voici deux extraits du rapport de version 2006 (au début et à la fin) :
------
C’est l’espagnol le plus usuel qui désormais pose problème. […] D’où le vertige qui a saisi les correcteurs lorsqu’ils tombaient à longueur de copie sur des phrases insensées et des aberrations monstrueuses dont on donnera plus bas quelques exemple, le tout écrit dans une langue effarante, passée à on ne sait trop quelle centrifugeuse : « l’aveil » pour « la veille », « je me arrêtais », « sagissant » écrit en un seul mot, comme le participe présent d’un invraisemblable « sagir » ou « sagisser », « effroiement », « le vois-ci là », « j’entendus » et, bien sûr, des « je marchas » et des « je m’éveillas » à tire-larigot. Et, comme d’habitude, des copies gribouillées au point qu’elles en étaient par endroits illisibles, une ponctuation trop souvent fantaisiste, des fautes d’accents sidérantes : « le répos », « se léver », « je réculais », « un lièrre »… On finit par se demander si toute langue écrite – qu’il s’agisse de la langue maternelle ou d’une langue étrangère – n’est pas déjà devenue une sorte d’anomalie dans le monde actuel, un phénomène en voie de disparition et qui, plus vite que l’homme lui-même selon Foucault, est déjà en train de s’effacer des mémoires « comme à la limite de la mer, un visage de sable ». […]
....................---
Répétons pour finir que nous n’entendons pas ici accabler les candidats ni les décourager par avance devant l’épreuve de traduction. Nous souhaitons au contraire les encourager à combler patiemment des lacunes qui concernent aussi bien le français que l’espagnol et dont ils ne sont pas personnellement responsables. C’est seulement au prix de ce grand effort que beaucoup d’entre eux pourront acquérir le niveau minimal qui permet de présenter l’agrégation avec quelque chance de succès. Car ce niveau n’a pas changé de façon significative au cours des trente dernières années alors que l’enseignement primaire et secondaire a subi une catastrophe sans précédent dans notre histoire. Et le fossé ne fait que s’élargir d’année en année entre les exigences d’un concours qui reste de très haut niveau et celles d’une école en perdition. Les agrégés d’aujourd’hui sont aussi bons que ceux d’autrefois. Il en va de même des admissibles. Mais il y a parmi les candidats à l’écrit un nombre croissant d’agrégatifs qui se trouvent, sans qu’ils en soient peut-être eux-mêmes conscients, totalement « hors-concours » : incapables de traduire un texte littéraire parce qu’ils ne maîtrisent ni la langue étrangère qu’ils sont censés connaître ni leur propre langue maternelle. Le constat est assez terrifiant pour la valeur de nos licences et de nos masters ; assez terrifiant aussi pour la qualité globale de l’enseignement secondaire car la boucle est en train de se boucler sur elle-même : des bacheliers n’ayant pas le niveau requis pour entreprendre des études universitaires finissent pourtant par « réussir » et par devenir à leur tour « enseignants ». C’est pourquoi il est impératif de préserver le niveau du recrutement en abandonnant une fois pour toutes cette thèse qu’on entend encore trop souvent et qui veut que les concours soient un « bachotage inutile » et qu’une licence suffise, le reste étant affaire de « mémoires professionnels » et d’« innovations pédagogiques ».
------
PS. J'étais l'auteur de ce rapport. Il m'a valu quelques commentaires peu amènes de la part des pédagos de l'hispanisme. Certains ont même exigé - en pure perte - que je le modifie
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Je suis instit depuis 25 ans et, du coup, je vais dire un truc qui va peut-être choquer certains lecteurs de ce blog.
Les élèves aiment(en vrac):
.../...
Alors, quand en plus, ils peuvent en parler à la maison et se faire comprendre, et bien, c'est vraiment super!
Parce qu'ils sont alors à leur place!
Ecrit par : Alph | 05 octobre 2007
Vous ne choquerez pas grand monde ici, ni parents, ni enseignants, avec ce genre de propos.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Les gamins qui ne passent pas par une grammaire solide traîneront toujours derrière eux un allemand ou un latin de cuisine...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
Et un français fortement connoté aussi, qu'il soit de cuisine, d'arrière-boutique ou de bas-fond!
Le latin de cuisine, après tout, ce n'est jamais qu'une frustration très personnelle, pour le commun des mortels, mais le français de cuisine, ça coûte cher, au quotidien. Et, qu'on se batte pour savoir si tel ou tel a eu ou aurait eu le certif, il faut reconnaître que nombre d'anciens, même patoisants de souche et n'ayant pas été présentés au certif', malmènent cent fois moins le français parlé que certains "bacheliers" d'aujourd'hui.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
« Les techniques d'observation directe et vidéo, notamment pendant les périodes d'expression libre dans la salle de judo, ont permis d'objectiver un besoin d'attachement groupal compulsif dont la forme et le déroulement sont spécifiques des classes difficile de collège.
[patati, patata, patonton, etc.]
La comparaison des données étho-cliniques montre que plus l'attachement groupal compulsif est fréquent et intense, moins l'accordage interactif codé nécessaire à la pratique du judo est intériorisé par les élèves. »
Cité par : dobolino
On l'avait déjà lu, pourtant (enfin, soyons honnête : tenté de lire est plus exact), et on a toujours autant envie de vomir. C'est grave, docteur ?
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
On l'avait déjà lu, pourtant (enfin, soyons honnête : tenté de lire est plus exact), et on a toujours autant envie de vomir. C'est grave, docteur ?
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Non! Vomir après absorption d'un (h!)émétique n'est signe que de bonne santé et de corps réactif et exempt d'anergie. C'est signe d'un excellent état de santé.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
L'agreg externe n'est pas encore colonisée par les pédagos.
PS. J'étais l'auteur de ce rapport. Il m'a valu quelques commentaires peu amènes de la part des pédagos de l'hispanisme. Certains ont même exigé - en pure perte - que je le modifie
Ecrit par : Pedro Cordoba
Voilà en tout cas un air qu'il est bon de respirer, à défaut d'un constat plus réjouissant quant au niveau général de certains étudiants , ceux-là qui répondent bien, à quelques détails mineurs près, à l'idée reçue : "portent des pantalons à la hussarde, fument la pipe et n'étudient pas", sans doute.
Puisse l'agrégation (externe), malgré les coups de boutoir des pédagogols meirieutisés, rester le bastion du savoir, le vrai !
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Bah, mince alors ! J'avais posté mon emploi du temps de cette année pour que, les uns et les autres, vous puissiez me conseiller afin que je supprime les temps morts et réduise en 24 heures ce que je fais actuellement en 26. J'ai tapé le petit code, on m'a affirmé que mon message allait apparaître... Et rien !
Ben zut alors, j'avais vraiment besoin de conseils, moi. Je vous le reposte ?
Ecrit par : catmano | 05 octobre 2007
Il va arriver, je pense.
Ecrit par : Jérémy | 05 octobre 2007
je ne suis pas bien sûr qu’il existe quelque chose que l’on puisse identifier comme « sarkozysme »
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Le paquet fiscal, le "travailler plus pour gagner plus", la dépénalisation du droit des affaires, des peines plancher pour les délinquants, des tests ADN à la fois inutiles et humiliants, la chasse aux sans-papiers : rien que des mesures humanistes, en somme.
Darcos ne mange sans doute pas de ce pain-là, mais il se trouve qu'il est dans ce gouvernement : voilà ce qui coince, c'est tout -- mais c'est énorme.
Ecrit par : FGuichard | 06 octobre 2007
Mon emploi du temps actuel :
Tous les jours :
9 h 00 – 9 h 20 : mise en route
- rangement du cartable, copie des leçons pour le lendemain (CE1),
- écriture de la date au tableau (GS et CP, certains CP très immatures ont encore de la peine, ce sera long)
- lecture d’une petite phrase d’amorce de la journée : les GS cherchent des lettres connues , certains montrent des syllabes, d’autres commencent à déchiffrer des mots, les CP déchiffrent les mots, les CE1 aident au déchiffrage en donnant les sons inconnus aux CP ( e+ r, ça fait [é], par exemple) et donnent la catégorie grammaticale des mots. Chacun des plus petits peut intervenir dans l’exercice des niveaux supérieurs s’il s’en sent capable.
9 h 20 – 9 h 40 : EPS / rythme / spatialisation
Les exercices pratiqués lors de cette séance sont choisis en fonction du programme de graphisme des GS (par exemple, écrire la lettre en suivant un parcours au sol) ou du programme de mathématiques des GS /CP /CE1 (compter en rythme, se déplacer sur un quadrillage, grouper, dégrouper des objets, construction en volumes) ;
9 h 40 – 10 h : Leçon de français collective (orthographe, grammaire, conjugaison, vocabulaire)
Les GS et CP analysent l’oral, les compléments écrits sont traités par les CE1 pour le moment. Les plus jeunes peuvent intervenir dans l’écrit (cela a eu lieu à de nombreuses reprises dans la leçon sur les pluriels réguliers ou sur la conjugaison des verbes du 1° groupe au présent de l’indicatif) ;
10 h - 10 h 20 : Français
Les CE1 sont sur le cahier du jour (écriture : les majuscules + français : exercices d’application)
GS/CP : leçon de lecture (déchiffrage de la page du jour du manuel, exercices collectifs de reconnaissance du son, écriture grâce aux lettres de bois, compréhension du texte lu par les CP : mime, expression orale) ;
10 h 20 – 10 h 45 : Français
CE1 : fiche de compréhension de texte (sur le texte lu la veille à haute voix)
CP : écriture (la lettre, les syllabes ou les mots déchiffrés lors de la séance précédente) + dictée (syllabes, mots ou courte phrase)
GS : graphisme (travail collectif) + fiche d’application
10 h 45 – 11 h : Récréation
11 h – 12 h : Mathématiques
CE1 : calcul mental + leçon + exercices d’application ou problèmes
CP : leçon et calcul mental + écriture (les chiffres, les signes) + exercices d’application
GS : leçon commune avec les CP + exercices d’application + jeux mathématiques
13 h 30 – 13 h 50 : Chant
13 h 50 – 14 h 15 : EPS
14 h 15 – 14 h 30 : langue étrangère (ou bibliothèque le vendredi)
14 h 30 – 15 h 30 : Histoire / Géographie / « Leçon de choses » (en alternance) (ou Arts Plastiques le jeudi)
15 h 30 - 15 h 45 : Récréation
15 h 45 – 16 h 15 : Français / Motricité fine
CE1 : lecture à haute voix, compréhension de texte
CP : fiche de lecture silencieuse (la lettre du jour, reconnaissance auditive, écriture, syllabes, mots)
GS : laçages, piquages, coloriages ou découpages, algorithmes de perles
16 h 15 – 16 h 30 : Heure du conte
Lecture suivie magistrale, compréhension du texte.
Samedi (un sur deux) :
9 h – 9 h 15 : Mise en route (voir autres jours)
9 h 15 – 10 h 45 : Poésie
- récitation (CE1 + CP)
- écoute de la nouvelle poésie, explication du texte, du vocabulaire, exercices de diction
- illustration de la poésie
10 h 45 – 11 h : Récréation
11 h – 12 h : « Vivre ensemble » (avec la classe de cycle 3)
Petite question : l’année prochaine, la « polésie », où dois-je la mettre s’il vous plaît ? Que me suggérez-vous de supprimer ? Où ne suis-je pas assez efficace (rentable) et que pourrais-je compresser ?
Ecrit par : catmano | 06 octobre 2007
Cixi Sylcat
Ecrit par : Cixi Sylcat | 06 octobre 2007
Retour sur l'université d'été de SLL : ci-dessous, le lien avec le texte de l'intervention de Michel Jarrety, que je recommande à tous et à chacun, tant elle met l'accent sur les inerties, les pesanteurs et les blocages souvent évoqués ici :
http://www.sauv.net/univ2007_jarrety.php
Ecrit par : FGuichard | 06 octobre 2007
Voilà la confirmation sans appel par Michel Jarrety de ce que je déplorais plus tôt, l'incapacité à la fois de l'EN à se remettre en cause, et de la France à lui demander des comptes. Celle-ci présente ce paradoxe d’être à la fois un pays obsédé par la réforme et un pays qui résiste au changement. C'est le "mal francais" dont voici un bel exemple:
"Ce qui est apparu très vite, c’est que nos collègues inspecteurs généraux étaient réticents à l’idée de profondément réformer les choses, et il leur semblait par exemple impossible de supprimer la transversalité sans qu’une évaluation solide en eût été conduite, ce qui revenait à attendre que le désastre soit accompli alors que l’évidence s’impose que cette transversalité est une aberration pédagogique. De manière générale, l’inertie est considérable rue de Grenelle, et ce qui a sauté à nos yeux d’universitaires une fois de plus, c’est que, dans ce microcosme où tout le monde se connaît, l’esprit de corps demeure un frein considérable, et que les réticences sont très fortes lorsqu’il s’agit, pour des inspecteurs, de mettre en cause les réformes accomplies par d’autres inspecteurs, ou parfois par eux-mêmes".
Que pensez-vous qu'un ministre puisse faire quand les plus hauts échelons de sa bureaucratie sabotent systématiquement ses efforts? C'est ce qui se passe avec la directive sur la globale. Il est clair qu'à moins d'une résistance individuelle des parents et des enseignants, la cuvée du CP 2007 est d'ores et déjà condamnée à l'illettrisme et/ou à la dyslexie...
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
Un petit coucou amical à Sandra, et un clin d'oeil un peu humoristique, lu dans le "Charlie hebdo" de cette semaine; (avez-vous signé la pétition?)
"Modem
Une automobiliste survit six jours sans boisson ni nourriture dans sa voiture accidentée ; « ce qui m’a aidée à tenir, c’est l’idée que François Bayrou allait se représenter en 2012 »."
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2007
…"Alors, que monsieur Felts s'arme de patience, effectivement, avec tous mes vœux de prompt rétablissement dont il n'a rien à cirer…"
(Dobolino - 5 octobre 2007)
Mais non, Dobolino, je n'en ai pas rien à cirer. Quand on m'envoie un message amicale comme G. Guichard, P. Cordoba, J.P. Brighelli… Dobolino, et d'autres encore, c'est comme une perfusion d'anti-mitotique. Mais sans les désastreux effets secondaires de ce dernier… Pour moi, c'est aussi une preuve que j'existe. Sur ce blog, évidemment, c'est à travers le combat contre la CONSTRUCTITUDE SPICHIO -PÉDALOGIQUE. Je m'y emploie de temps en temps ici, un peu plus sur mon blog.
Ecrit par : Roger Felts | 06 octobre 2007
Cher Jean-Paul,
Vous avez confiance en Xavier Darcos. Il est votre ami et, de ce fait, c'est votre droit et même votre devoir de ne pas lui faire de procès d'intention. Ainsi, vous tentez de nous convaincre que le ministre roule les disciples de Meirieu dans la farine. Soit.
Le problème, c'est qu'au dessus du ministre, il y a un Président (je n'ose parler du Premier ministre, de peur faire hurler de rire tous les lecteurs de ce blog). Et ce Président a lu Machiavel aussi.
Depuis qu'il est élu, il ne cesse de faire le contraire de ce qu'il avait annoncé dans sa campagne électorale :
- Il nous dit que la constitution européenne était morte, et il nous la ressert avec un autre nom pour la faire adopter par les parlementaires, dans le dos du peuple qui l'avait rejetée,
- Il nous dit qu'il n'est pas atlantiste et que, juré craché, Chirac avait bien fait de ne pas aller en Iraq, puis il nomme le très pro-américain Kouchner au quai d'Orsay et se précipite chez les Bush pour faire allégeance,
-Il nous dit que, contrairement à ces deux principaux adversaires, il ne souhaite pas de VIe République, mais il assassine la Ve par sa pratique quotidienne.
Comprenez que nous doutions encore un peu. Peut-être Machiavel inspire Darcos mais les principales mesures prises pour l'instant témoignent davantage du nécessaire remboursement du paquet fiscal que d'autre chose. J'espère que vous avez raison. J'ai plutôt une bonne opinion de Darcos.
Mais ce n'est pas lui le maître à bord. Qu'un sondage vienne lui donner tort sur un point ou un autre et les docteurs es communication de l'Elysée le débarqueront, implicitement ou explicitement. Il doit donc faire un sans-faute.
Espérons tous qu'il y parvienne
Ecrit par : David Desgouilles | 06 octobre 2007
Lors de la réunion de rentrée (classe de CE1 de mon fils, 1 mois après la rentrée ), remarque étrange de la maîtresse: "cela a été un peu difficile au début, car ils ont très envie qu'on leur apprenne beaucoup de choses" - autrement dit, les enfants ont plus envie de travailler que ce que l'institution prévoit.
Je ne sais pas si cela s'est arrangé depuis parce que les enfants ont fini par comprendre qu'il était vain d'attendre qu'on leur apprenne quelque chose, ou parce que l'école s'est mise à leur niveau - je crains que le premier terme de l'alternative soit le bon.
Je subodore qu'il y a largement de quoi supprimer 2 heures sans rien perdre en contenu à condition d'éliminer les activités absurdes à cet âge (informatique...) et d'aller un peu plus vite en maths et en français en leur donnant tout de suite certaines des clés nécessaires à la résolution des problèmes plutôt que de les laisser chercher longtemps par des "méthodes personnelles": certaines de celles que j'ai vues dans le cahier de mon fils (où étaient recopiées toutes les méthodes utilisées par les élèves de la classe) m'ont laissé rêveur.
Ecrit par : Jesse | 06 octobre 2007
Petite question : l’année prochaine, la « polésie »



