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25 septembre 2007
Propositions
Propositions
Nous avions, ici même, il y a… plusieurs mois, élaboré ensemble une Charte pour l’éducation. Elle est toujours valide, à mon sens, mais plutôt que d’en faire un résumé, je voudrais proposer aux princes qui nous gouvernent quelques pistes d’action — le temps de la réflexion est passé, me semble-t-il.
Si l’Education Nationale était une entreprise, elle serait en faillite depuis vilaine lurette. Nous consacrons à la machine scolaire le plus fort pourcentage de notre PIB de tout le monde occidental, avec des résultats — les « retours sur investissement », dirait un économiste — pour le moins insatisfaisants. On m’objectera que l’Ecole n’est pas une entreprise… Voire ! N’investissons-nous pas dans l’avenir de nos enfants ? Et n’espérons-nous pas, des qualifications que nous leur procurons, un retour ultérieur qui fera leur bonheur — et le nôtre ? Le fait que la rentabilisation soit différée n’empêche pas l’Ecole de fonctionner comme une instance de production.
Y a-t-il donc moyen de faire mieux sans augmenter indéfiniment les crédits ? La logique purement comptable de certains syndicats ne peut-elle pas être remplacée par une logique à proprement parler pédagogique ?
Pendant deux décennies, on a entendu dire que le Collège était le « maillon faible » du système. C’était ménager les gros bataillons que forment les instituteurs, en faisant porter le chapeau à une structure, le collège unique, qui était la réponse — inadaptée — à « l’enseignement de masse ». Et aux professeurs qui y enseignent.
Nous savons tous, aujourd’hui, que c’est dès le Primaire que le bât blesse. Que si 40% des élèves de Sixième ont de sérieux problèmes de compréhension (derniers chiffres du HCE), c’est qu’ils n’ont pas été formés correctement dans les années précédentes.
Nous savons par ailleurs qu’une politique de redoublements systématiques, ou de restauration de l’examen d’entrée en Sixième, n’a aucun sens. Que faire de ceux qui ne passeraient pas la barre ? Les livrer — à 12 ans — aux requins ?
La vraie réponse est pédagogique — et, comble de bonheur, elle ne coûte rien. Les programmes du Primaire doivent être rapidement revus, nettoyés, ré-)agencés de façon à aménager des progressions qui, de classe en classe, et même d’heure en heure, ne laissent aucune chance au dilettantisme. Nous ne devons pas laisser des élèves en arrière — mais c’est en les prenant intellectuellement par la main, à chaque heure, que nous arriverons à les faire progresser. Une fois faite la part des bébés-lune, qui sont la portion peut-être incompressible, mais très peu nombreuse, des élèves résolument rétifs au système pour une raison / déraison ou une autre, l’objectif est bien d’éviter les redoublements qui sont aujourd’hui bien trop nombreux.
- Comment ? Mais vous faites vôtre un argument des pédagos les plus jusqu’auboutistes…)
- Pas même. Le pédagogisme, cet égalitarisme forcé, produit plus de redoublements que jamais système élitiste n’en a osé. Un exemple ? Vous avez découpé le Primaire en « cycles », décrétant qu’apprendre à lire était l’affaire du cycle II (GS / CP / CE1) — ce qui permet d’expédier de CP en CE1 des gosses auxquels on n’a pas réellement appris à lire, sinon des étiquettes, — des gosses qui se retrouvent barrés en CE1, où on compte sur leur capacité de déchiffrage.
Il est urgent d’en finir avec cette répartition inutile en « cycles ». On passe d’une classe à l’autre. On fixe à chaque classe des objectifs précis, au lieu de diluer les responsabilités sur trois ans. Et on se donne les moyens de réaliser ces objectifs. Si une méthode de lecture est inefficace, on l’interdit — la « liberté pédagogique » ne doit pas être le chiffon qui cache l’incompétence.
Le CP peut suffire pour apprendre à lire et à écrire, et à maîtriser les quatre opérations — figurez-vous que cela se pratique déjà dans les classes SLECC. À condition d’en finir avec les escapades de « découverte de l’environnement » — je trouve assez plaisant que les élèves de mon village, souvent enfants de vignerons, soient censés découvrir… les vignes de leurs parents. D’en finir avec l’apprentissage de la diététique, du code de la route, de la « citoyenneté » sous toutes ses formes. En Primaire comme en Secondaire, qui ne voit que la culture la plus ordinaire fournit les cadres de la citoyenneté ? Qu’un usage immodéré de La Fontaine en apprend bien plus sur la morale qu’un cours sur les modes d’élection des conseillers municipaux ?
Evidemment, cela suppose une formation repensée dans les IUFM — voire une réfection de fond en comble de ces Instituts du Moindre Savoir, par exemple en les faisant passer intégralement sous la houlette des présidents d’université. Il est inadmissible que des « professeurs des écoles » en sortent aujourd’hui en ignorant tout des méthodes alphabétiques d’apprentissage de la lecture — ou des dégâts, dûment constatés par les orthophonistes, occasionnés par d’autres méthodes. Dans un documentaire récent (« Education Nationale, Un grand corps malade ») Xavier Darcos constate : « Nous sommes prescripteurs — mais nous écoute-t-on ? » On a couvert du voile « démocratique » de la « liberté pédagogique » des errements inadmissibles, qui ont engendré un tsunami de dyslexies provoquées. On le sait désormais — il faut en tirer les conséquences, si un jour nous ne voulons pas être accusés, collectivement et en détail, de non-assistance à enfants en danger. Dans un pays plus chicanier que la France, combien de parents auraient déjà attaqué l’Etat, ou l’instituteur du coin, pour mauvais traitements à enfants ?
Parallèlement à l’éradication des « cycles » au Primaire, supprimons la « séquence pédagogique », ce carcan où les enseignants du Secondaire son censés enserrer leurs cours— par arrêté, ça suffira bien amplement, et je comprends que XD ne veuille pas se lancer dans la rédaction d’une loi de plus, je le connais assez pour savoir qu’il ne met pas sa fierté à associer son nom à une loi comme l’a fait Lionel Jospin, de sinistre mémoire. Définissons des programmes clairs, élagués (le Second cycle en particulier crève d’une ambition sans borne — par exemple en Histoire, où l’on voudrait que chaque lycéen se transforme en petit Braudel). Donnons des objectifs réalisables aux enseignants — et formons-les en conséquence : je n’ai rien contre l’épreuve d’« invention » au Bac de Français, si elle était, comme au XIXème, une épreuve d’« imitation », de « à la manière de » — ce qui suppose un travail en amont considérable, une connaissance fine, intime, de la littérature, une identification de l’élève à l’écrivain dont nous sommes très loin en nos temps de décorticages pseudo-structuralistes absurdes (et Tzvetan Todorov, qui s’y connaît un peu, n’est pas le moins critique face à ce transfert dans le Secondaire d’un mode d’analyse universitaire). Revenons-en à la dissertation — mais, de la même manière, cela suppose que les enfants soient ré-entraînés à rédiger, dès les plus petites classes (y compris en apprenant à lire, ce qui se fait bien mieux avec un stylo à la main).
Je ne suis pas spécialiste de mathématiques, mais je peux relayer ici une complainte commune à bien des enseignants de la discipline : on peut interdire les calculatrices au moins jusqu’au lycée : compter sur la béquille informatique n’apprend pas à marcher. Cela peut paraître un détail, mais c'est révélateur d'une démmisison de l'institution, qui décourage le "par cœur", et promeut la pseudo-autonomie — les TPE, ces Travaux Personnels Encadrés qui consistent trop souvent à copier-coller des informations glanées au petit bonheur sur la Toile, en sont la manifestation la plus sensible. La vraie autonomie naît de la contrainte, et non de la bride sur le cou.
C’est sur des petits ajustements que l’on bâtit les grandes réformes — par touches simultanées dont l’ensemble réformera le système en profondeur. Et il ne faut pas perdre de temps. On sent monter un découragement réel, quand on voit à qui sont confiées les réflexions sur le système… On sent monter un épuisement des meilleures volontés. Quelques signes forts doivent être envoyés, de toute urgence, pour encourager au moins à la patience.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
Pour remonter la pente, il faut :
1- D'abord refonder des programmes exigeants par classes dès l'école primaire
2- Parallèlement, il faut aussi refonder des programmes exigeants par classes dès l'école primaire
3- Tout en refondant également des programmes exigeants par classes dès l'école primaire.
Un (r)appel à tous : c'est le programme du GRIP. Rejoignez le !
Par ailleurs, JPB souligne le délicat problème de la liberté pédagogique :
"On a couvert du voile « démocratique » de la « liberté pédagogique » des errements inadmissibles". Un critère de démarcation est proposé pour l'apprentissage de la lecture :
"Si une méthode de lecture est inefficace, on l’interdit — la « liberté pédagogique » ne doit pas être le chiffon qui cache l’incompétence."
En cas d'infraction de "cryptopédagogisme", y aura-t-il des peines plancher prononcées par la Cour de Sûreté de l'Education ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
les seules exigeances à avoirà l'issu du primaire:
savoir lire parfaitement, savoir écrire , maîtriser les quatre opérations ! tout le reste coule de source.
Ecrit par : saperlipopette | 25 septembre 2007
Dans le domaine des sciences et singulièrement des mathématiques, interdire les calculatrices et supprimer les TPE (pourquoi seulement en S ?) nous nous retrouvons encore plus dans le registre éradicatif (néologisme formé par contraction d'éradication et de hâtif).
C'est par les contenus exigés dans les programmes qu'on fera ou non reculer l'usage inconsidéré des machines. De là à les interdire ! Ce n'est pas parce qu'on doit savoir établir mentalement que 2007 – 1984 = +23 que le risque de dérives orwelliennes est derrière nous.
Pour les TPE, la messe est dite. Ce festival annuel du copier/coller non maîtrisé sera supprimé pour de mauvaises raisons (budgétaires !). Dommage ! Ils permettaient à de nombreux enseignants de boucler leurs fins de mois.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
Si l’Education Nationale était une entreprise, elle serait en faillite depuis vilaine lurette.
Jean-Paul Brighelli
Si la France (la sécu, etc.) était une entreprise, elle serait en faillite depuis des lustres.
C'est Fillon qui l'a dit...
Ecrit par : yann | 25 septembre 2007
le temps de la réflexion est passé, me semble-t-il.
Jean-Paul Brighelli
On tourne effectivement en rond.
Mais avez-vous l'oreille de Darcos, oui ou non, alors qu'il fricote avec Gaby ?
Ecrit par : yann | 25 septembre 2007
"le Second cycle en particulier crève d’une ambition sans borne — par exemple en Histoire"
bien d'accord : retour à une simple chronologie
"on peut interdire les calculatrices au moins jusqu’au lycée "
On les interdit bien aux concours des grandes écoles d'ingénieurs ...
Quant aux TPE, c'est (plus ou moins) fait. Profitons-en pour mettre les TIPE dans le même sac et, hop, à la baille !
Ecrit par : yann | 25 septembre 2007
Pour les TPE, la messe est dite. Ce festival annuel du copier/coller non maîtrisé sera supprimé pour de mauvaises raisons (budgétaires !). Dommage ! Ils permettaient à de nombreux enseignants de boucler leurs fins de mois.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
Et aux élèves de perdre leur temps sans rien en tirer !
Mais c'est sans doute sans importance...
Ecrit par : yann | 25 septembre 2007
Qui va refonder les programmes ?
L'IGEN-Carybde en fut dépossédée (pour incompétence dit-on) au profit des GTD-Scylla (Groupes Techniques Disciplinaires). On vit ainsi des universitaires avec des ego sévèrement burnés imposer leur lubies favorites (l'émergence en sciences physiques, par exemple). On vit aussi des prix Nobel désœuvrés condescendre à mettre la main à la pâte pour sauver le monde.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
J'avais écrit : "Ils permettaient à de nombreux enseignants de boucler leurs fins de mois."
Yann a écrit : "Et aux élèves de perdre leur temps sans rien en tirer !
Mais c'est sans doute sans importance..."
Je pensais aux non-dits des protestations de leurs défenseurs.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
J'avais écrit : "En cas d'infraction de "cryptopédagogisme", y aura-t-il des peines plancher prononcées par la Cour de Sûreté de l'Education ?"
Je rappelle que l'actuel Conseil Supérieur de l'Education est aussi déjà une juridiction...
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
Si les universités ont la main-mise sur les formations d'enseignants, (ce qui est en train de se préparer), ce sera, hélas, souvent un remède bien pire que le mal.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2007
A écouter sur "France-inter", l'excellente émission "service public", sur la collusion (fréquente) entre médecins et laboratoires pharmaceutiques.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2007
Saperlipopette a écrit : "savoir lire parfaitement, savoir écrire , maîtriser les quatre opérations ! tout le reste coule de source."
Cette affirmation métaphorique du primat de la gravitation sur le savoir me laisse perplexe. Métaphore pour métaphore, le savoir fait-il toujours résurgence après s'être abîmé dans quelques trous malveillants ?
J'avais écrit : "On vit aussi des prix Nobel désœuvrés condescendre à mettre la main à la pâte pour sauver le monde."
Ma prière du matin : Que l'Etre Suprême nous préserve des sommités qui condescendent.
Encore une histoire de montée/descente.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
Jean-Paul a-t-il l'oreille de Darcos? demande quelqu'un.
Bonne question!
Si tel était le cas, la dictature de la "séquence" verrait ses jours désormais comptés. Il suffirait que Xavier Darcos fasse savoir par un arrêté que la "séquence" n'est en aucun cas la méthode pédagogique officielle et que le professeur est libre du choix de ses méthodes dans le respect des programmes fixés par la loi, pour que, du jour au lendemain, cette méthode particulièrement imbécile disparaisse ou presque du paysage éducatif. Elle a été conçue par les "pédagos" pour interdire, précisément, la transmission de toute connaissance structurée. Son efficacité est souveraine, comme on peut en juger par l'ignorance crasse du français chez les collégiens sortant de 3ème, et... chez les bacheliers.
Vite, Monsiseur Darcos, agissez!
Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007
Tout doit dépendre des académies. Dans celle où je suis et parce que j'y ai fait une incursion personnelle, il y a quelques jours, que je ne peux détailler plus avant, je peux vous dire, JPB et vous mes chers collègues que le discours constructiviste tourne à plein , que tout ce que nous dénonçons ici est absolument renforcé, ossifié, durci au maximum. Et je vois dans la plus grande autonomisation des rectorats et des établissements une incapacité pour le ministère actuel à imposer ce que nous défendons.
Vous rêvez, JPB, pour réaliser ce que vous proposez et que j'appelle de mes voeux, vous le savez, il ne faut pas défendre en même temps la régionalisation et l'autonomie locale. L'autonomie, oui, mais après les réformes pas avant.
Voilà entre autres choses, pourquoi on est mal partis .
Vous avez raison, beaucoup de convaincus se découragent...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007
Vite, Monsieur Darcos, agissez!
Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007
Darcos pourrait agir rapidement, avec quelques décrets judicieusement rédigés, et pour une fois la centralisation aurait du bon ! Mais non, il préfère "fricoter" avec G. Cohn Bendit... Il nomme Agnès Van Zanten, Eric Maurin et Christian Forestier dans une "commission" pour la "revalorisation" du métier d'enseignant.
Mais bon sang comment ne pas comprendre le désespoir de la majorité des professeurs, quand ils voient la droite poursuivre la même politique désastreuse que la gauche en matière éducative ?
Ecrit par : scol_11 | 25 septembre 2007
Il serait intéressant d'avoir sur ce que vous dites, Thalie, l'avis de Darcos lui-même, par JPB.
Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007
L'attitude de Darcos surprend en effet ceux qui s'attendaient à voir le karcher se balader dans les couloirs de la rue de Grenelle...
La seule explication à ces décisions archi-déroutantes, c'est qu'il donnerait un susucre à sucer à tous ces cloportes, histoire de les neutraliser sans en avoir l'air, quitte à faire ensuite tranquillement le travail de refondation de l'école qui a toujours fait le sujet de ses livres et de ses déclarations. Ce serait une stratégie finaude, cynique, même, mais avec ces indéboulonnables et dangereux suppôts de la pensée unique, comment faire autrement? Encore une fois, seul JPB serait en mesure de nous rassurer - sans vendre la mèche...
Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007
Je ne suis pas d'accord avec vous, Jean. Ces "cloportes" comme vous dites si bien sont parfaitement "déboulonnables". Il suffit de le vouloir. Si le ministre le faisait, il aurait le soutien d'une grande partie des professeurs (celle qui n'a pas trop été contaminée par le pédagogisme).
Je me méfie de Darcos, d'ailleurs. Je rappelle qu'il était directeur de cabinet chez Bayrou quand celui-ci était ministre de l'éducation, et qu'il poursuivait allégrement la politique de Jospin.
Ecrit par : scol_11 | 25 septembre 2007
On peut définir tous les programmes du Primaire que l'on veut, si on n'apprend pas aux jeunes maîtres les pratiques d'enseignement efficace, cela ne changera rien à la réalité des écoles et au niveau désastreux des élèves arrivant en 6e.
Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe. Or il est indispensable de donner les assises d'une solide culture générale dès l'École primaire, que ce soit en histoire, en géographie, en sciences, en littérature, dans les arts, etc.
Prenons un exemple : comment parvenir à la nécessaire compréhension en lecture si l'élève ne possède pas l'arrière-plan culturel qui lui permet de comprendre ce qu'il a réussi à déchiffrer grâce à une bonne méthode d'apprentissage. Lire un conte de fée sans savoir ce qu'est un château, un prince… ou une fée devient ainsi impossible. J'insiste sur le fait que ce travail sur la langue et sur la culture doit commencer dès les classes maternelles. La classe la plus importante du Primaire est incontestablement la Grande Section.
Je termine en rappelant qu'il y a maintenant une vingtaine de classes "3e voie" qui fonctionnent depuis la Rentrée. Nous sommes très occupés, d'où mes interventions en pointillé sur le blog de mon ami Jean-Paul. Je préfère investir dans le concret plutôt que dans les discours… Ne voyez aucune malice à l'affirmation de ce choix.
Ecrit par : Bernard Appy | 25 septembre 2007
JPB en intercesseur pour toucher le Messie ?
Darcos connaît le Moloch de l'intérieur. Il sait probablement que pour réformer il faut être intelligent et surtout malin. Des qualités (à ce poste) que n'avaient pas (conjointement) ses prédécesseurs. Qui peut croire qu'on peut nettoyer les vacuoles du Moloch à la pression ? Quand bien même, une réelle catharsis en résulterait-il ?
Une triste réalité : les enseignants sont dans une large majorité des demi-intelligents, des flubards inquiets qui ont besoin qu'on leur en impose. De surcroît, ils n'aiment pas les changements (à part les promotions d'échelon). Les pédagogistes, autrefois exhortant aux changements, n'aimeront pas cette fois et le feront savoir.
Bessif dit-on en arabe !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
Certaines déclarations du directeur de cabinet de Bayrou sur les langues anciennes - rapportées par Bayrou lui-même, qui en était resté éberlué - pourraient en effet, scol_11, nous troubler tout autant que les décisions étranges du ministre actuel.
Pour ne pas désespérer de lui aussi et nous résigner à admettre que nous nous sommes fait avoir, que reste-t-il sinon la conviction que la Nomenklatura pédago en place dispose d'appuis tellement puissants qu'il est impossible de la balayer aussi facilement?
Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007
Je pense un peu comme vous, dGG. Darcos serait "intelligent" - ça, tout le monde le sait -, mais surtout "malin". Les nominations qui nous consternent ne seraient alors qu'une stratégie d'endormissement d'un adversaire friand de colifichets. Utinam!
Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007
Bernard Appy a écrit : "Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe."
Qui peut croire qu'en apprenant à lire, écrire, compter, on puisse réussir la prouesse de n'être jamais culturellement contaminé ?
Pour sortir d'un dilemme, il suffit souvent d'accepter de hiérarchiser les priorités. Ou alors, il faut accepter d'être paralysé devant le sacré.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
Dugong écrit :
"Qui va refonder les programmes ?
L'IGEN-Charybde en fut dépossédée (pour incompétence dit-on) au profit des GTD-Scylla (Groupes Techniques Disciplinaires). On vit ainsi des universitaires avec des ego sévèrement burnés imposer leur lubies favorites (l'émergence en sciences physiques, par exemple)."
J'ajoute l'exemple des registres en littérature (merci Viala)...
Pour l'image d'un Xavier Darcos malin, qui agirait en deux temps : d'abord endormir l'ennemi, puis agir contre lui, je vous rappellerais qu'en général, en France, dans une offensive en deux temps comme celle-là, on accomplit souvent la première, et on laisse la deuxième lettre morte.
C'est encore ce qui va arriver, et A. Van Zatten et E. Maurin continueront à parader avec Begaudeau pour nous parler de la sociologie de l'école, et nous dire ce que nous avons à y faire.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007
Bernard Appy a écrit : "Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe."
Qui peut croire qu'en apprenant à lire, écrire, compter, on puisse réussir la prouesse de n'être jamais culturellement contaminé ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007
Je m'étais fait la même réflexion.
Savoir lire veut bien dire comprendre ce qu'on lit, que ce soit un extrait du Grand Meaulnes ou un énoncé de problème ou la description de la métamorphose d'un batracien.
Quant à savoir écrire, au niveau du CM2, ça veut bien dire être apte à rédiger un texte simple et à l'écrire de telle façon qu'il soit lisible, aussi bien par la qualité du graphisme que par celle de la syntaxe et de l'orthographe, que le sujet soit un dimanche à la campagne, la Cour du Roi Soleil ou la renoncule.
Ça fait déjà pas mal de travail pour quatre à six ans de scolarisation.
Ne pas oublier de les préparer judicieusement à l'entrée au CP!
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007
Et c'est déjà un objectif TRES ambitieux ...
Ecrit par : Zorglub | 25 septembre 2007
Je suis, comme vous impatient de voir arriver les avancées que nous espérons. J'espère que les hautes sphères y réfléchissent.
Elément d'information : la réforme des bac STI qui devait être applicable en sept 2008 a été rangée dans les placards. C'est plutôt bon signe.
Une réforme est indispensable mais ... pas celle-là ! Vous vous souvenez des bonnes pages du référentiel prévisionnel que je livrais à votre sagacité il y a quelques mois (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/03/25/lettre-ouverte.html#comments puis rechercher le mot Eco-conception)
Seuls subsistent les stages PAF de préparation à son application, mais on a été officieusement priés de pas s'y inscrire ...
PS pour les grammairiens écrit-on "on a été prié" ou "priés" ?
Ecrit par : Zorglub | 25 septembre 2007
Ben c'est "nous avons été priés", ou "on a été prié"
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007
Un GTD avec Brighelli comme membre, ca pourrait être sympa, non ?
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007
Et c'est déjà un objectif TRES ambitieux ...
Ecrit par : Zorglub | 25 septembre 2007
C'est bien ce que je pense aussi! Il faut prendre garde à ne pas marginaliser ceux qui, pour diverses raisons, ont besoin de deux ans de plus, sans que leurs difficultés de démarrage soit la preuve tangible de leur incapacité définitive à atteindre un niveau convenable.
Si c'était aussi facile à faire qu'à dire, ça se saurait.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007
GTD = Groupe Technique Disiplinaire, ceux qui font les programmes (cf. message de dugong)
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007
M'être particularisé m'a fait beaucoup de bien. Il est temps de retrouver ma condition de simple dugong.
Je ne sais pas si Darcos a une stratégie du type de celles décrites par Jean ou Jérémy.
Quant à G. Cohn Bendit, il a demandé et obtenu une audition de Darcos. Ce dernier est parait-il "intéressé" et attend des propositions. Et alors ? Moi aussi, je suis "intéressé" par les Meirieu et consorts et j'attends leurs "propositions".
Voir les propositions de GCB pour occuper les enseignants oisifs pendant les vacances et la génèse de leurs (longues) vacances :
http://www.fcpe34.org/breve.php3?id_breve=13661
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
Cohn-Bendit qui dit : "Les professeurs qui se plaignent de la fatigue, c’est scandaleux !"
Ca va bien, hein...
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007
Darcos et GCB suite :
Qui s'est scandalisé des établissements autogérés existants ? En vérité, presque tout le monde s'en fout. Personne n'est obligé d'y aller !
Que quelques centaines d'allumés se concentrent dans des collèges expérimentaux à côté de l'existant ? La belle affaire ! A Marseille, les soirs de match tous les cons sont au vélodrome et la ville devient merveilleuse. Attention aux mal comprenants : je n'ai pas dit que tous les spectateurs du vélodrome étaient des cons !
Et puis, ce sera peut-être le prix à payer à la création d'écoles et de collèges SLECC/GRIP ?!
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
C'est vrai, dugong, on s'en contrefiche, après tout, que quelques allumés vivent leur délire - s'ils trouvent des gogos pour les encenser. Rien n'empêche d'ailleurs les parents des zones concernées de protester et d'exiger le départ des délireurs.
Je crois que ce qui nous met en rogne, au fond, c'est que les démolisseurs de l'école (GBC, Forestier, Bentolila...)continuent d'avoir droit aux honneurs et aux prébendes.
Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007
"Ne pas oublier de les préparer judicieusement à l'entrée au CP!
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007 "
UP ;)
:o)))))))
Ecrit par : toto | 25 septembre 2007
"Lire un conte de fée sans savoir ce qu'est un château, un prince, ou une fée devient ainsi impossible.", écrit Bernard Appy.
Pas vraiment d'accord! Car c'est aussi le charme de la lecture que l'on puisse y découvrir des mots et des notions entièrement nouvelles. Ainsi, comment savoir ce qu'est une fée sinon en lisant des contes... de fée? Est-il vraiment nécessaire d'avoir en tête la notice de la Grande Encyclopédie pour comprendre ce qu'est un prince?
Et puis, vouloir donner aux enfants de GS et des classes primaires une "culture générale", n'est-ce pas un peu trop ambitieux? C'est peut-être dans la doctrine de Clermont-Gauthier?
Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007
D'accord avec Jean.
C'est en forgeant qu'on devient forgeron, et c'est en lisant qu'on apprend le sens des mots.
Il suffit de ne pas commettre l'erreur de faire lire "Le Prince" de Machiavel avant Blanche-neige.
Une "solide culture générale" en primaire, avec histoire, géo, sciences ? Tout doux, tout doux, on va encore se retrouver avec la main à la pâte !
Ecrit par : yann | 25 septembre 2007
Cette obsession du "Sens" est délirante !
Plus précisément, ce qui est délirant c'est de vouloir absolument mettre du "Sens" dans tous les apprentissages (à l'école primaire) AVANT d'apprendre quoi que ce soit.
Le résultat est au bout de la route massivement inverse : illettrisme et dyscalculie pour beaucoup.
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
"nous nous retrouvons encore plus dans le registre éradicatif (néologisme formé par contraction d'éradication et de hâtif).""
écrit dugong de mes deux.
On n'est pas sortis du bois avec des critiques et des caricatures pareilles!!!
Passque les nazillons du pédagogisme constructiviste ne nous ont pas fait avaler leur potion infâme en nous mettantl'entonnoir de force dans le gosier, peut–être?
L'égalitarisme exige le "registre éradicatif", ne s'exprime à terme que dans le despotisme et ses adpetes n'ont d'autre choix que d'être ennemis de la liberté, speaking of which:
à lire si le sujet vous est de quelque intérêt et à faire lire en cours de cours de philo ou d'anglais, une compilation de six émissions d'Isaiah Berlin à la BBC, en 1952,(Helvetius, Rousseau, Fichte, Hegel, Saint-Simon et Maistre). Elle vient d'être traduite en français (chez Manuels Payot ). Version originale publiée en 2000: Freedom and its Betrayal, par Henry Hardy, élève et "exécuteur testamentaire" du Pdt d'Oxford University.
Le chapitre sur Rousseau est particuli¡èrement instructif quand à la dynamique autorité-iberté et porte en exergue une citation de Dostoïevski, lequel fait dire à Chigaliov
(Les Démons) : "En partant de la liberté illimitée, j'arrive au despotisme illimité".
Rétablir l'autorité du "Maître" c'est lui rendre sa liberté d'instruire
Ecrit par : Cadichon | 25 septembre 2007
Voir parmi d'innombrables délires, la conclusion d'une page commise par Bernard Devanne sur
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/devanne_ms3.aspx
Je cite "les apprentissages complexes ici en jeu n'ont que peu de rapport avec ce que proposent des manuels censés « apprendre à lire » en donnant priorité à l'enseignement (mécanique et in-signifiant) de la combinatoire... manuels sur lesquels commencent à souffrir des milliers d'élèves de CP."
Il est fier le monsieur de donner du Sens ! Ca rend aveugle...
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
Chic ! Cadichon ne m'aime pas ! En plus elle ne sait pas lire (à sa décharge, elle n'est pas la seule) :
Je parlais précisément de ce que dis JPB sur les sciences. Mais la maîtrise d'un contexte précis (s'y tenir) semble lui être une tâche insurmontable.
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
Mais la maîtrise d'un contexte précis (s'y tenir) semble lui être une tâche insurmontable.
Je parle de Cadichon et non de JPB. Vous l'aurez compris !
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
Cadichon n'aime que Cadichon.
Et ne comprend que ce qu'elle dit. Elle est bien la seule ...
Ecrit par : yann | 25 septembre 2007
Merci, Dugong.
" Les situations d'écriture faisant appel aux jeux d'assonances, d'allitérations, aux rimes, donc à une « culture des comptines » ne seront pas oubliées : elles constitueront au contraire un autre vecteur d'apprentissages, fondamental pour la prise de pouvoir sur la langue écrite.
Nous retrouverons ainsi, au fil des mois, des situations analogues à celles décrites dans le « Journal d'une grande section » entre janvier et juin 2006, avec de nouveaux exemples, d'autres manifestations des conduites d'apprentissages : autant d'occasions d'illustrer le fait que l'apprentissage de la lecture-écriture ne commence pas au CP, qu'il s'inscrit dans une continuité des pratiques impliquant un réel travail d'équipe et un usage créatif de la littérature de jeunesse – et que c'est cette exigence, et elle seule, qui peut assurer la réussite des enfants les plus fragiles.
En un mot, que les apprentissages complexes ici en jeu n'ont que peu de rapport avec ce que proposent des manuels censés « apprendre à lire » en donnant priorité à l'enseignement (mécanique et in-signifiant) de la combinatoire... manuels sur lesquels commencent à souffrir des milliers d'élèves de CP."
Ce texte est bien dans la pensée IUFMesque : hallucinant de bêtise et de vide de la pensée. Ecrit par B.Devanne, professeur à l'IUFM de Basse-Normandie.
Quand quelqu'un parle de son IUFM, il dit toujours :"Le pire de France". J'en suis toujours à chercher le moins pire, qui traite ainsi de malheureux enfants. Ceux qui s'en sortent, ce n'est pas GRÂCE à l'école, mais malgré elle, et grâce aux familles favorisées qui peuvent donner des cours à la maison, dès qu'ils voient leur enfant installé dans cette chienlit. En particulier, c'est honteux de laisser les enfants "apprendre"à écrire comme cela : il faut après des années pour revenir en arrière.
Eveline Charmeux ne dit pas autre chose : "il est dangereux d'apprendre les syllabes, de déchiffrer, la langue française n'a jamais été une langue syllabique, il n'y a jamais eu de déchiffrage". (Je cite de mémoire.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2007
"On sent monter un épuisement des meilleures volontés. Quelques signes forts doivent être envoyés, de toute urgence, pour encourager au moins à la patience ", écrit le maître des lieux.
On attend très vite des raisons d'avoir confiance, car dans l'immédiat il n'y en a absolument aucune. N'espérant rien de M. Sarkozy, je ne peux même pas dire que je suis déçue. La seule chose qui me console, c'est qu'avec Mme Royal ç'aurait sans doute été pire, quoique... On aurait retrouvé Gaby CB, E. Maurin, et autres caïmans de la pédagogie et du niveau qui monte : bref, les mêmes nuisibles pour le même amer brouet. L'amer, l'amer, toujours recommencé (vous noterez que je suis polie)
Ecrit par : FGuichard | 25 septembre 2007
Quand quelqu'un parle de son IUFM, il dit toujours :"Le pire de France".
Ecrit par : Anne-Marie Valette
Une de mes ex-khâgneuses, recalée dans son académie d'origine après avoir été amenée à la dépression par le harcèlement pédagogiste, "redouble" son stage de CAPES à l'IUFM de Montpellier. Elle y a trouvé des gens de bon sens, un tuteur bienveillant, des enseignants qui n'ont rien contre la remédiation orthographique ou les cours de grammaire -- et même un formateur qui lui a dit du bien de JPB ! Elle n'en est pas encore revenue... Comme quoi il ne faut jamais désespérer des individus-- pour les institutions, c'est une autre question, hélas.
Ecrit par : FGuichard | 25 septembre 2007
"Rétablir l'autorité du "Maître" c'est lui rendre sa liberté d'instruire"
Cadichon a raison : lire à ce sujet les témoiganges d'enseignants de physique, donc de haut niveau, où le zapping étant la règle, "les étudiants attendent que le temps passe en racontant leurs petites histoires", sans se rendre compte qu'ils auront (ou n'auront pas) un diplôme qui ne les mènera pas à grand-chose. (Page 131, Témoignages d'enseignants à l'université) étant donné qu'ils seront en concurrence sur le marché du travail avec ceux qui sortiront des écoles d'ingénieurs.
On ne sait plus apprendre, on ne sait plus travailler, on ne se rend plus compte de l'effort à fournir pour obtenir un diplôme, d'où tant d'échecs et tant d'élèves furieux qui considèrent que le diplôme est un dû.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2007
Excusez mon intrusion en si docte compagnie n'étant que simple ex parent d'élève, je voudrais apporter un petit témoignage. Du temps (pas si lointain) où ma fille fréquentait l'école primaire je faisais partie de l'association des parents d'élèves qui se démenaient pour récolter de l'argent supplémentaire pour apporter le petit plus qui aurait servi à nos chères tetes blondes, en 5 ans de bureau je peux vous dire que tout l'argent ramassé n'a servi qu'à envoyer les différentes classes à la piscine (déplacements pris sur l'horaire scolaire le samedi toute la matinée) pour leur apprendre à nager, nous sommes au bord de la mer et les enfants apprennent tout seul le faire depuis des lustres, mes collègues du bureau et l'assemblée toute entière des parents trouvaient cela formidable. J'ai quelquefois suggérer de monter une bibliothèque digne de ce nom avec l'argent et scéances de lecture avec des parents disponibles à l'heure de la grande récré d'après déjeuner, mais que nenni point salut sans la pratique de la natation en piscine. Alors quand j'entends certains parents se plaindre du manque d'éfficacité des enseignants pour l'apprentissage de la lecture, je souris. Courage chers profs, vous faites un beau et difficile métier.
Ecrit par : VOX | 25 septembre 2007
Rétablir l'autorité du "Maître" c'est lui rendre sa liberté d'instruire
Ecrit par : Cadichon | 25 septembre 2007
Merci Cadichon.
Je parlais ce matin du danger de l'autonomisation. Les directions d'établissements font de plus en plus ce qu'elles veulent et même idéologiquement. On nous a pris deux heures de cours de français sans nous prévenir pour une information sur les sans-papiers. Neutre , l'école de la République? Vous trouvez cela normal? Voilà ce que va donner l'autonomie des établissements. Et tous les Darcos du monde pourront bien chanter ce qu'ils veulent. On leur a donné le pouvoir localement et ils vont le garder; mais ce pouvoir est aux mains de qui l'on sait.
L'info sur les sans-papiers passe avant les cours de français , pendant les cours de français, qu'on se le dise. Vous trouvez cela normal?
Vous défendez toujours l'autonomie des bahuts, Cadichon et JPB?
Les petits -déj éducatifs à 8h, toujours la direction... C'est normal? Rien à dire: autonomie, autonomie!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007
Quand quelqu'un parle de son IUFM, il dit toujours :"Le pire de France".
Ecrit par : Anne-Marie Valette
Je me suis laissée dire qu'un cher collègue d'une de nos bonnes prépas de France écrit dans la marge, quand c'est vraiment trop mauvais:" iufm". Cela fait beaucoup rire les petits...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007
L'info sur les sans-papiers passe avant les cours de français , pendant les cours de français, qu'on se le dise. Vous trouvez cela normal?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007
Non! Vous devriez avoir le droit de refuser de prêter vos élèves mais je suppose que c'est déconseillé de le faire. Autonomie, c'est aussi pour vous!
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007
"On nous a pris deux heures de cours de français sans nous prévenir pour une information sur les sans-papiers."
Là j'explose ! Si qui que ce soit s'était avisé de me faire un coup pareil, je l'aurais tellement allumé publiquement qu'il (elle) se cacherait sous la table jusqu'à la nuit et qu'on l'aurait entendu jusqu'à Cuges les Pins !
Je le dis crûment : si vous avez vraiment accepté cela, vous êtes en êtes une grosse !
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
La colère me fait glapir ! Je voulais dire
"si vous avez vraiment accepté cela, vous en êtes une grosse !"
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
CUGES LES PINS
Sur laN8 entre Aubagne (12km) et Le Beausset (18km).
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A égale distance de Marseille et Toulon et à 20mn de la mer, Cuges les Pins est adossé au flanc du Massif de la Sainte Baume.
Le site est exceptionnel par le plus grand poljé (cratère) de France, conséquence d'un gigantesque effondrement de terrain à l'époque tertiaire.
Cuges est aujourd'hui intallé dans cette plaine, formant une dépression fermée de 5km de long sur 1,5km de large, accessible par les cols de l'Ange et du Castellet...
Ecrit par : Maminou | 25 septembre 2007
Exact maminou
Vous voyez bien qu'on m'a entendu jusque là-bas !
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
"Je me suis laissée dire qu'un cher collègue d'une de nos bonnes prépas de France écrit dans la marge, quand c'est vraiment trop mauvais:" iufm". Cela fait beaucoup rire les petits..."
Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007
Moi qui officie modestement dans une "khâgne rurale", comme on dit du côté de la Montagne Ste Geneviève, j'écris "TPE". Croyez-moi, c'est très efficace aussi ...
Ecrit par : FGuichard | 25 septembre 2007
Exact maminou
Vous voyez bien qu'on m'a entendu jusque là-bas !
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
Et c'est loin de chez vous?
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007
J'ai lu en entier l'article de ce professeur d'IUFM : "Il ne sait pas lire "ILL" ! Ben voyons ! Dans plus de 90 % des écoles primaires, es maîtres apprennent encore à lire avec le b-a ba, comment s'étonner que 40 % d'entre eux ne comprennent pas ce qu'ils lisent en sixième ! Elémentaire, mon cher Watson. Le karcher, vous-dis-je !
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2007
La colère me fait glapir ! Je voulais dire
"si vous avez vraiment accepté cela, vous en êtes une grosse !"
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
Franchement après la journée que j'ai eue, j'aurais préféré mieux!
Avant de me balancer n'importe quoi sur la figure Duc..., posez des questions...
Quand on vous met devant le fait accompli, et que vos élèves sont déjà embarqués, vous faites quoi? Vous vous roulez par terre? Surtout si les autres collègues crient de joie car cela leur fait sauter un cours? Il ne faut pas croire que toutes les directions sont à l'aune de ce que vous connaissez...Mais je suis sûre que d'ici peu, cela se généralisera. On vous verra à l'oeuvre...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007
Et puis je ne venais pas là pour me lamenter mais pour que l'on réfléchisse sur l'autonomie des bahuts qui me paraît une chose grave. Mais comme j'en suis au 3ème post sans réponse, j'arrête ...Même ce blog est décourageant, c'est dire!!!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007
"Car c'est aussi le charme de la lecture que l'on puisse y découvrir des mots et des notions entièrement nouvelles." écrit Jean.
Cela voudrait dire qu'il existe un miracle autour du décodage: savoir déchiffrer un mot entraînerait la compréhension systématique de son sens. A moins qu'il ne s'agisse de la compréhension par anticipation/devinette chère à notre Charmeux nationale.
Au risque de vous décevoir, l'idée qu'un arrière-plan culturel et lexical est indispensable à la compréhension en lecture n'est pas de Clermont Gauthier, qui est plus versé dans les processus pédagogiques, mais de chercheurs comme ED Hirsch ou Matt Davis ou encore Bentolila à qui vous ne pourrez pas reprocher d'être made in US. Quant au constat sur le terrain, je le fais tous les jours dans ma classe, et je ne suis pas la seule.
La différence entre des élèves déchiffreurs qui comprennent et des élèves déchiffreurs qui ne comprennent pas, réside dans la culture de base qu'ils possèdent ou qui leur fait défaut. Lorsque la famille ne fournit pas cette culture ou un niveau de langue correct, c'est à l'école de le faire. Mais c'est encore sans doute, une de ces idées saugrenues comme les adorent les Américains, sans rapport avec la réalité. Il vaut mieux laisser la culture à ceux qui déjà la possèdent ...
A bon (ou mauvais) entendeur, salut!
Ecrit par : Françoise Appy | 25 septembre 2007
"Avant de me balancer n'importe quoi sur la figure Duc..., posez des questions..."
Désolé mais je ne suis pas magistrat instructeur et vous vous présentiez tellement bien en victime consentante.
J'avais écrit ce matin : "les enseignants sont dans une large majorité des demi-intelligents, des flubards inquiets qui ont besoin qu'on leur en impose."
On ne bouffe que ce qui est bouffable !
Un conseil pour ne pas (trop) craindre "l'autonomie" : faites comme les pédagols, faites de l'entrisme dans le Conseil Pédagogique. Après il sera trop tard mais vous aurez du temps pour geindre.
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
"Comment parvenir à la nécessaire compréhension en lecture si l'élève ne possède pas l'arrière-plan culturel qui lui permet de comprendre ce qu'il a réussi à déchiffrer grâce à une bonne méthode d'apprentissage ?"
Ecrit par : Bernard Appy | 25 septembre 2007
C'est effectivement la question à laquelle sont confrontés tous les praticiens en primaire.
L'utilisation de méthodes alphabétiques est certes une condition nécessaire, et je pense que sur ce point tous les instructionnistes se rejoignent.
Mais ce n'est pas une condition suffisante pour de très nombreux élèves (enfants des ZEP, enfants du quart-monde, et parfois tout simplement enfants du peuple...).
Oui, Bernard et Françoise ont raison. On ne peut laisser de côté la culture, parce qu'elle est indispensable pour accéder à une réelle maîtrise de la langue et à la littérature (dont évidemment elle se nourrit en retour).
Il ne s'agit bien évidemment pas, pour la Troisième Voie, de promouvoir l'hyperactivité chère aux pédagogistes avec une nébuleuse de projets "carnaval de Rio", "cirque" et "bougeotte maximale" !
Dans ce domaine également, il est possible en primaire de mettre en place un travail rigoureux, progressif, d'autant plus que l'instit enseigne l'ensemble des disciplines et a ses élèves sur la totalité de leur temps d'école (ou presque en cas d'échanges de services).
Dans le domaine du vocabulaire des sentiments par exemple, vous pourrez bien faire apprendre par coeur toutes les définitions que vous voudrez, cela demeurera peu efficace pour les enfants qui ne sont pas issus de milieux culturellement favorisés. Faites leur entendre, dans le cadre du travail en écoute musicale, "Casta Diva" interprétée par la Callas, ou la "Sarabande" d'Haendel... et y compris en ZEP, je vous garantis par expérience qu'ils s'approprieront instantanément les mots "tragique","dramatique", "désespoir"...
L'école primaire est l'endroit idéal pour permettre à tous les enfants d'accéder à cette culture que certains semble-t-il voudraient réserver aux seuls "héritiers".
A lire les réactions de certains ici, on peut se demander si leur mobilisation en faveur de la reconstruction de l'école n'est pas -en dépit de beaux discours- surtout motivée par le désir de recevoir un public d'élèves triés sur le volet, et dont la plèbe serait exclue !
Ecrit par : Un hussard | 25 septembre 2007
"Ce serait une stratégie finaude, cynique, même, mais avec ces indéboulonnables et dangereux suppôts de la pensée unique, comment faire autrement? Encore une fois, seul JPB serait en mesure de nous rassurer - sans vendre la mèche... Ecrit par : Jean
Justement. Pour endormir l'ennemi, quoi de mieux que de flatter sa vanité et donner du grain à moudre à sa cuistrerie, en l'isolant comme une potiche dans le placard d'un comité Théodule.
On ne peut pas dire, comme fit Sarko à Allègre:( La Défaite en chantant) : Je veux être celui qui va réformer la France de fond en comble et faire sauter les verrous qui ont précipité son déclin, et dans le même souflle se dégonfler en laissant tomber la refonte de l'école des Diafoirus, alors qu'elle figure toujours parmi ses priorités, alors qu'il a fait le bon diagnostic, et qu'il sait quels remèdes guérissent. Isoler les Docteurs Folamour de Grenelle, en leur donnant un hochet, me semble au contraire la seule tactique possible.
Il y réussira, comme l'ont fait avant lui Blair, Schröder, et maintenant Prodi ou Zapatero. La seule différence c'est qu'il s'affiche de droite, ce que les autres n'ont pas le courage de faire, et il ne l'est lui aussi qu' à la marge, mais au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Les autres font la même politique, tout en se disant de gauche et en ignorant royalement les rodomontades des Mères Fouettard et les gémissements des Pères Tantpis de leur propre partiou coalition. il n'y a qu'a regarder ce qui se passe de l'autre côté du pont de Kehl, pardon de l'Europe.
Si la Gauche veut se sortir de son pétrin, elle doit changer de disque, et cesser, comme Moscovici aux 4 Vérités ce matin, de vouloir nous faire avaler, pour se défausser de son pitoyable palmarès des trente dernières années, que ce radsoc de Chirac était de droite!!
Cela ne prend plus et le bon peuple, qui maintenant lit et voyage, ( merci les 35 heures), il peut comparer, même si on lui a bourré le mou depuis la maternelle avec des idées à la con. C'est dans les classes moyennes que Sarko cartonne, c'est à leur revirement qu'il doit sa victoire.
Et je me marre quand je lis qu'on peut écrire de Darcos qu'il ""poursuivait allégrement (SIC) la politique de Jospin.""
Outre le jeu de mot (involontaire), faut vraiment ne pas avoir la moindre idée du rôle d'un Dir. de cabinet, pour s'imaginer qu'il peut déplacer des montagnes quand son propre ministre se fait dicter sa politique ( et même son budget) par les syndicats.
Darcos n'a pas soutenu Bayrou, lui, que je sache, au printemps dernier...Et il faut aussi n'avoir jamais lu une ligne de tout ce qu'il écrit depuis trente ans, pour sortir pareille...., non pas ânerie, je vous laisse remplir les blancs.
Cadichon
Ecrit par : Cadichon | 25 septembre 2007
"Et puis, vouloir donner aux enfants de GS et des classes primaires une "culture générale", n'est-ce pas un peu trop ambitieux?"
A croire que certains, crispés sur leur cassette tel Harpagon, ne peuvent envisager d'en partager ne serait-ce que quelques miettes !
Faut-il attendre les classes prépas pour que d'aucuns condescendent à distiller leur gelée royale aux happy few ?
Ecrit par : Un hussard | 25 septembre 2007
"L'école primaire est l'endroit idéal pour permettre à tous les enfants d'accéder à cette culture que certains semble-t-il voudraient réserver aux seuls "héritiers".
Ecrit par : Un hussard | 25 septembre 2007
Merci cher Hussard, merci B. et F. Appy : il est bon de redire et de répéter que sans un arrière-plan culturel que l'Ecole doit donner à tous, la maîtrise de la lecture de l'écriture et du calcul est une condition certes nécessaire, mais non suffisante, à l'instruction des enfants et des adolescents. C'est dès le plus jeune âge qu'il faudrait confronter les élèves à la "vraie" culture et au "Beau" (ça y est, je sens que je vais me faire incendier, mais tant pis), çàd aux classiques, en fait, aux oeuvres canoniques, qui sont des ponts-aux-ânes pour nous, certes, mais de grandes découvertes pour eux. Oui, "Casta diva" en ZEP rurale, ça marchait du feu de Dieu, -- surtout quand Maurice Béjart dansait dessus, tournant tel un derviche dans des mètres de soie écarlate : mes loulous en avaient les larmes aux yeux. Et de toute façon, la télévision compensera largement, par la quantité d'inepties et d'horreurs qu'elle déverse, ces quelques moments de grâce.
Ecrit par : FGuichard | 25 septembre 2007
""Au risque de vous décevoir, l'idée qu'un arrière-plan culturel et lexical est indispensable à la compréhension en lecture n'est pas de Clermont Gauthier, qui est plus versé dans les processus pédagogiques, mais de chercheurs comme ED Hirsch ou Matt Davis ou encore Bentolila à qui vous ne pourrez pas reprocher d'être made in US. Quant au constat sur le terrain, je le fais tous les jours dans ma classe, et je ne suis pas la seule.""
F . Appy
Eh bien, je ne vous le fait pas dire, et c'est une telle évidence, sauf apparemment pour ceux qui se sont fait un fonds de commerce à enfoncer les portes ouvertes.
Délivrez-nous des sciences de l'éducation, le reste on s'en charge.
"L'école primaire est l'endroit idéal pour permettre à tous les enfants d'accéder à cette culture que certains semble-t-il voudraient réserver aux seuls "héritiers".
A lire les réactions de certains ici, [un hussard se] demande si leur mobilisation en faveur de la reconstruction de l'école n'est pas -en dépit de beaux discours- surtout motivée par le désir de recevoir un public d'élèves triés sur le volet, et dont la plèbe serait exclue !"'
Il paraît vraiment impossible de sortir du cliché. (Caricature ou diabolisation). Aucun bénéfice du doute ne profite à l'accusé. Seuls les bleeding hearts de Gauche pensent à cette pauvre plèbe qui leur fait pourtant un beau bras d'honneur depuis les présidentielles car elle a, pour sûr, fait le tour de leurs "beaux discours".
Faut sortir la tête du pétrin.
Besoin d'air.
Quand je vais faire un tour sur les sites des cireurs de pompes de Besancenot and Co, c'est d'un sinistre! Un 33 tours rayé tourne sur un vieux Teppaz, dans ce musée Grévin qui n'aurait pas vu un aspirateur ni un torchon de poussière depuis la mise à la retraite de la mère Denis.
Alors, je reviens dare-dare respirer ici!
Ecrit par : Cadichon | 25 septembre 2007
"Désolé mais je ne suis pas magistrat instructeur et vous vous présentiez tellement bien en victime consentante."
T:Vous interprétez les choses comme cela vous dit.
"J'avais écrit ce matin : "les enseignants sont dans une large majorité des demi-intelligents, des flubards inquiets qui ont besoin qu'on leur en impose."
On ne bouffe que ce qui est bouffable !
T:J'adore les profs zorros qui regardent leurs collègues comme des sergents Garcia!
"Un conseil pour ne pas (trop) craindre "l'autonomie" : faites comme les pédagols, faites de l'entrisme dans le Conseil Pédagogique. Après il sera trop tard mais vous aurez du temps pour geindre."
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
Ecoutez Dugong, je ne sais pas ce qui vous permet de me parler ainsi, ni d'où vous vient cette hargne soudaine à mon égard.
Je me contente de relater ce qui se passe dans mon établissement et qui dépend directement de la toute fraîche autonomie des établissements. Je me fais insulter illico. Vous êtes malade ou quoi?
Vous ne connaissez pas les circonstances de l'événement. Je les précise et vous en remettez une couche.
Votre conseil stupide sur le conseil pédagogique en dit long sur votre ignorance crasse.
Vous êtes un pauvre type et il n'est pas nécessaire que je perde mon temps avec vous. Mais je n'ai pas non plus l'habitude de me laisser insulter. Restez donc dans votre suffisance et votre morgue en attendant que chose semblable vous tombe dessus!
C'est fou ce qu'il y a comme super profs sur ce blog, des zorros, des héros... A moins que ce ne soit les mêmes.
On se demande même comment les pédagos arrivent encore à respirer avec toute leur efficacité...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007
C'est dit. Ca va mieux maintenant ?
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007
Thalie a raison, votre commentaire Ducon(g) était navrant.. de stupidité. En quoi apporte-t-il quelque chose au débat? Rien.
Vous gaspillez de l'espace de lecture pour rien.
Cadichon:
"[Sarkozy] y réussira, comme l'ont fait avant lui Blair (...)".
Bravo vous venez de nous prouver que vous ne savez absolument pas ce qui se passe au RU en matière d'éducation, et que votre vision partisane des choses vous aveugle au point de vous rendre stupide. Vous croyez vraiment que Blair a amélioré l'école britannique? Vous n'avez certainement jamais mis les pieds dans une école brit, et encore moins vu le niveau de l'élève anglais lambda....
Quand à l'école "libérale" dont vous vous faites le défenseur acharné n'a JAMAIS fait ses preuves - sauf celles de son incompétence! Même au classement du PISA les Etats-Unis se retrouvent au fin fond du classement, et le Royaume-Uni n'y apparait même pas, car ils avaient essayé de truquer leurs performances (à voir sur le rapport du PISA).
Revenez sur terre, et arrêtez de croire aux balivernes ultra-libérales - ou du moins, gardez-les pour vous!
Ecrit par : Loki | 25 septembre 2007
J'aime bien aussi comme certains de ce forum (voire le Maitre des Lieux soi-même) sont en train de douter de ce cher Darcos... et d'inventer des raisons incroyables pour se rassurer! Il ferait semblant, c'est une stratégie pour tromper l'ennemi, il travaille secrètement pour rénover l'école... Que de bavardage!
J'vais vous dire, M'sieur Brighelli (imaginez la voix de Sarko), Darcos il est fort en une chose: c'est dorer la pilule. Parce que, qu'est-ce qui se passe en ce moment? Suppressions de postes, réunion sur le statut des professeurs animé par la crème de la crème pédagogo, Gabriel Cohn-Bendit (mais plus cohn que bendit) reçu pour développer des collèges expérimentaux... Alors, oui, il y aura certainement des augmentations de salaire, pour dorer la pilule, car il y aura moins de profs, des conditions de travail encore plus précaires, toujours les mêmes pédagogos, et rien ne changera.
Malgré tout, j'espère me tromper.
Ecrit par : Loki | 25 septembre 2007
"Même ce blog est décourageant, c'est dire!!!"
Oui, je confirme. Enfin il reste des gens intéressants à lire, mais on a malheureusement l'impression que c'est dugong qui tient la boutique (il ne doit pas avoir cours le mardi...)
Le plus trompeur dans un blog, c'est que chacun veut avoir des réponses mais que personne n'en a réellement.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007
Tiens, j'ai mis un message qui n'apparaît pas... Sympa.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007
Je présente mes excuses à Thalie-Thalie.
Face aux abus de pouvoir, la colère fait réagir face aux mauvaises personnes.
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007
« On peut définir tous les programmes du Primaire que l'on veut, si on n'apprend pas aux jeunes maîtres les pratiques d'enseignement efficace, cela ne changera rien à la réalité des écoles et au niveau désastreux des élèves arrivant en 6e. »
Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe. Or il est indispensable de donner les assises d'une solide culture générale dès l'École primaire, que ce soit en histoire, en géographie, en sciences, en littérature, dans les arts, etc. » ( B. Appy )
« La classe la plus importante du Primaire est incontestablement la Grande Section. » (Tout à fait d’accord avec cette affirmation)
Si on définit des programmes cohérents, clairs, progressifs et explicites ( méthode de lecture alphabétique, quatre opérations au CP, grammaire, vocabulaire… ) un grand pas sera franchi mais, malheureusement, le plus compliqué sera devant nous . Il est ,en effet, facile de coucher sur le papier des directives ; ça ne mange pas de pain ; ça donne une impression de changement et de volonté ; les ministres se livrent à ce petit jeu depuis des décennies pour se donner l’impression d’exister. Ces nouveaux programmes seront ( peut-être) appliqués mais je suis persuadé que dans certaines écoles, ils passeront (avec la complicité de certains inspecteurs) totalement inaperçus.
Oui, des nouveaux programmes, respectueux de l’intelligence des gamins, sont donc indispensables ; cela ne fait aucun doute mais il faudra une véritable volonté politique pour qu’ils soient appliqués..
Bernard touche un point sensible car, en effet, encore faut-il que les enseignants , et surtout les plus jeunes d’entre eux, connaissent ces programmes, les dominent ( ben oui, désolé !) et qu’ils soient formés à les enseigner ! Si les enseignants ne peuvent pas ou ne savent pas les transmettre, on ne sera pas plus avancé ; cela nous amène tout naturellement à parler des méthodes… et là, attention, terrain glissant !
Si on essaie de changer les méthodes c'est-à-dire de préconiser des techniques d’enseignement efficaces ( forcément explicites ) on aura immédiatement une réaction indignée des « pédagogistes » qui, ne pouvant mettre en avant le bilan catastrophique de leurs théories ( certains oseront quand même ! ), se réfugieront derrière la sacro-sainte liberté pédagogique, liberté liberticide qui a permis, dans certains cas, de conduire, avec bonne conscience, des générations de gamins au désastre et ce, dans une impunité absolue. Les pédagogistes sont en fait une infime minorité mais une minorité influente, ils sont dans les ministères, dans les IUFM, dans les inspections et ils n’ont, pour l’immense majorité d’entre eux, pas été face à des élèves depuis bien longtemps. Sur le terrain (au front), beaucoup d’enseignants sont découragés, ils ont perdus confiance dans leur hiérarchie et malheureusement ( pour eux et pour les gamins ) certains vont au boulot comme on va à l’usine ( je sais que je vais choquer ). Je suis persuadé qu’ils sont prêt à suivre toute directive qui (enfin !) mettra un peu de « sens » dans leur rôle et leur redonnera un peu de dignité d’autant qu’ils commencent à comprendre que l’on s’est moqué d’eux.
Qui aura le courage d’écarter ou de convaincre ( on peut toujours rêver) tous ces démagogues coupés de la réalité ? Qui aura le courage de réhabiliter les méthodes explicites et l’étude des contenus disciplinaires dans les centres de formation d’enseignants?
Refonder l’école c’est donc proposer des programmes cohérents enseignés avec des méthodes explicites ( pas compliqué !)….Cherchons ministre courageux !
Par ailleurs,Bernard, je connais bien les instits du GRIP ( au sein duquel je milite ) , prétendre plus ou moins implicitement ( j’espère me tromper) que leur seule ambition est d’apprendre à lire, écrire, compter et calculer est plus que caricatural, c’est tout simplement ridicule car, en effet, ces apprentissages de base absolument essentiels ( nous sommes dans une situation d’urgence ) ne constituent que l’ossature d’un programme sur lequel viennent se greffer toutes les connaissances culturelles . Nous avons assisté à Roncq à des exposés extrêmement riches qui, je te rassure, ne se contentaient pas d’apprendre à lire et à compter mais qui, par contre, nécessitaient de savoir le faire pour en profiter pleinement ( nuance !) Comment apprendre à lire sans faire de vocabulaire, d’histoire, de géographie, de sciences ? C’est tout simplement impossible ( en tout cas, personne au GRIP ne l’imagine ! ) . Lire , écrire ,compter et calculer sont les bases qui donnent accès à la culture plus elles sont maîtrisées, plus le champs culturel envisageable est vaste.
Thierry Venot
Ecrit par : Venot Thierry | 26 septembre 2007
« On peut définir tous les programmes du Primaire que l'on veut, si on n'apprend pas aux jeunes maîtres les pratiques d'enseignement efficace, cela ne changera rien à la réalité des écoles et au niveau désastreux des élèves arrivant en 6e. »
Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe. Or il est indispensable de donner les assises d'une solide culture générale dès l'École primaire, que ce soit en histoire, en géographie, en sciences, en littérature, dans les arts, etc. » ( B. Appy )
« La classe la plus importante du Primaire est incontestablement la Grande Section. » (Tout à fait d’accord avec cette affirmation)
Si on définit des programmes cohérents, clairs, progressifs et explicites ( méthode de lecture alphabétique, quatre opérations au CP, grammaire, vocabulaire… ) un grand pas sera franchi mais, malheureusement, le plus compliqué sera devant nous . Il est ,en effet, facile de coucher sur le papier des directives ; ça ne mange pas de pain ; ça donne une impression de changement et de volonté ; les ministres se livrent à ce petit jeu depuis des décennies pour se donner l’impression d’exister. Ces nouveaux programmes seront ( peut-être) appliqués mais je suis persuadé que dans certaines écoles, ils passeront (avec la complicité de certains inspecteurs) totalement inaperçus.
Oui, des nouveaux programmes, respectueux de l’intelligence des gamins, sont donc indispensables ; cela ne fait aucun doute mais il faudra une véritable volonté politique pour qu’ils soient appliqués..
Bernard touche un point sensible car, en effet, encore faut-il que les enseignants , et surtout les plus jeunes d’entre eux, connaissent ces programmes, les dominent ( ben oui, désolé !) et qu’ils soient formés à les enseigner ! Si les enseignants ne peuvent pas ou ne savent pas les transmettre, on ne sera pas plus avancé ; cela nous amène tout naturellement à parler des méthodes… et là, attention, terrain glissant !
Si on essaie de changer les méthodes c'est-à-dire de préconiser des techniques d’enseignement efficaces ( forcément explicites ) on aura immédiatement une réaction indignée des « pédagogistes » qui, ne pouvant mettre en avant le bilan catastrophique de leurs théories ( certains oseront quand même ! ), se réfugieront derrière la sacro-sainte liberté pédagogique, liberté liberticide qui a permis, dans certains cas, de conduire, avec bonne conscience, des générations de gamins au désastre et ce, dans une impunité absolue. Les pédagogistes sont en fait une infime minorité mais une minorité influente, ils sont dans les ministères, dans les IUFM, dans les inspections et ils n’ont, pour l’immense majorité d’entre eux, pas été face à des élèves depuis bien longtemps. Sur le terrain (au front), beaucoup d’enseignants sont découragés, ils ont perdus confiance dans leur hiérarchie et malheureusement ( pour eux et pour les gamins ) certains vont au boulot comme on va à l’usine ( je sais que je vais choquer ). Je suis persuadé qu’ils sont prêt à suivre toute directive qui (enfin !) mettra un peu de « sens » dans leur rôle et leur redonnera un peu de dignité d’autant qu’ils commencent à comprendre que l’on s’est moqué d’eux.
Qui aura le courage d’écarter ou de convaincre ( on peut toujours rêver) tous ces démagogues coupés de la réalité ? Qui aura le courage de réhabiliter les méthodes explicites et l’étude des contenus disciplinaires dans les centres de formation d’enseignants?
Refonder l’école c’est donc proposer des programmes cohérents enseignés avec des méthodes explicites ( pas compliqué !)….Cherchons ministre courageux !
Par ailleurs,Bernard, je connais bien les instits du GRIP ( au sein duquel je milite ) , prétendre plus ou moins implicitement ( j’espère me tromper) que leur seule ambition est d’apprendre à lire, écrire, compter et calculer est plus que caricatural, c’est tout simplement ridicule car, en effet, ces apprentissages de base absolument essentiels ( nous sommes dans une situation d’urgence ) ne constituent que l’ossature d’un programme sur lequel viennent se greffer toutes les connaissances culturelles . Nous avons assisté à Roncq à des exposés extrêmement riches qui, je te rassure, ne se contentaient pas d’apprendre à lire et à compter mais qui, par contre, nécessitaient de savoir le faire pour en profiter pleinement ( nuance !) Comment apprendre à lire sans faire de vocabulaire, d’histoire, de géographie, de sciences ? C’est tout simplement impossible ( en tout cas, personne au GRIP ne l’imagine ! ) . Lire , écrire ,compter et calculer sont les bases qui donnent accès à la culture plus elles sont maîtrisées, plus le champs culturel envisageable est vaste.
Thierry Venot
Ecrit par : venot thierry | 26 septembre 2007
Cela voudrait dire qu'il existe un miracle autour du décodage: savoir déchiffrer un mot entraînerait la compréhension systématique de son sens.
Ecrit par : Françoise Appy | 25 septembre 2007
Supposons qu'on mette dans chaque classe un être humain, appelons-le instit, ou professeur des écoles, ou gardien de vaches, peu importe, et donnons mission à cet être doué de parole et de raisonnement d'expliquer le sens des mots nouveaux rencontrés par les enfants au cours de leurs lectures.
Y aurait-il là de quoi crier au miracle ?
Je lis des commentaires très "lutte des classes" sur les "héritiers" pleins de culture et les autres. C'est génétique, la culture ? Comment fait la mère de l'héritier pour expliquer le sens du mot "prince" à son moutard ?
Ah, j'oubliais, c'est si simple : il n'y a qu'à dire : "Tu vois, Charles-Henri, un prince, c'est comme Tonton Albert" !
Ecrit par : yann | 26 septembre 2007
"Certains, semble-t-il, voudraient réserver la culture aux seuls héritiers...", écrit Un hussard.
Supposition grotesque. Exemple même du procès d'intention.
Quand j'écrivais plus haut que donner aux bambins une "culture générale" me paraissait "un peu ambitieux", j'aurais pu écrire que cela me paraissait tout à fait prématuré s'agissant d' enfants. Car si l'on prétend donner aux "écoliers" (il paraît même que cela doit commencer en grande section!) une "culture générale", que restera-t-il à donner aux "collégiens" et aux "lycéens"? On ne peut commencer à parler de "culture générale", me semble-t-il, qu'à partir du baccalauréat, surtout, d'ailleurs, pour déplorer son absence. Car avoir une "culture générale", c'est avoir lu quelques philosophes, les grands écrivains français, avoir des notions d'économie, etc., en un mot, comme le dit JPB, être capable de parler dix minutes sur tout sujet. L'expression ne me paraît donc pas du tout convenir pour des enfants. Ce n'est pas le rôle de l'école de donner une "culture générale". Laissons les enfants être des enfants, ne leur volons pas leur enfance.
En revanche, que l'école soit le lieu où ils découvriront ce que leur famille, peut-être, ne peut leur donner, la poésie, le théâtre, la musique, la beauté, comme le dit très justement FGuichard, c'est une évidence. Que les instituteurs, spontanément, essayent de leur ouvrir l'esprit, de leur faire partager leurs intérêts, leurs goûts, leurs valeurs me paraît aller de soi. Il faut donner aux enfants un début de culture, tout le monde est d'accord là-dessus. Mais en le disant, on enfonce des portes ouvertes, car connaissez-vous une seule école où cela ne se fasse pas? On'a pas attendu, pour cela, les conseils avisés de M.Hirsch ou de M.Davis, "chercheurs".
Qu' est-il besoin d'aller se ranger sous la bannière de je ne sais quelle nouvelle éminence pédagogique pour nous entendre dire ce que nous savons depuis belle lurette? Nous nous sommes déjà débarrassés de Meirieu, qui voulait que les enseignants n'enseignent pas. Est-ce pour faire allégeance à Clermont-Gauthier, qui suggère que les enseignants enseignent - quelle belle découverte! - ?
On écrit aussi qu'il ne faut pas se contenter d'apprendre "le code", que l'utilisation de méthodes alphabétiques est "nécessaire, mais pas suffisante", qu'il ne faut pas se borner à " faire apprendre des définitions par coeur" sans faire mettre les enfants en contact avec les choses mêmes? Mais qui prétend le contraire? Quel instituteur procède de cette manière stupide? Absolument aucun.
En un mot, ce que je crains, avec la Troisième Voie, c'est la reconstitution d'un corps de doctrine auquel il serait séant d'adhérer sous peine de n'être pas dans la nouvelle orthodoxie. Le léger soupçon d'agacement qui point dans la réponse de FAppy pourrait bien confirmer mes craintes.
Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007
"Cela voudrait dire qu'il existe un miracle autour du décodage: savoir déchiffrer un mot entraînerait la compréhension systématique de son sens."
Ecrit par : Françoise Appy | 25 septembre 2007
Si miracle il y a, c'est de donner accès au sens des mots inconnus en passant par le décodage, c'est à dire d'ouvrir la porte à la culture.
Rémi lit une phrase: Autrefois, au début de l'hiver, le ( il hésite) ...ra -mo-neur... passait dans le village.
Rémi a pu décoder ce mot sans pouvoir y mettre un sens.
Maître , c'est quoi un ra- mo- neur ?
Le maître explique à la classe le mot "ramoneur". Rémi qui a pu décoder ce mot sans en connaître le sens sait maintenant que "ramoneur" est un métier exercé par celui qui ramone les cheminées ( voire plus si affinité). La belle affaire!
Thierry
Ecrit par : Venot Thierry | 26 septembre 2007
Autre chose, ou la même - l'école, toujours - !
Je vous recommande à tous la lecture du dernier communiqué de presse de la Société des agrégés sur l'allocution prononcée par Nicolas Sarkozy le 19 septembre à l'IRA de Nantes.
La Société des agrégés hausse le ton! Certaine façon inappropriée de parler des fonctionnaires ne lui a pas plu du tout, du tout, du tout, mais vraiment ce qui s'appelle "pas du tout"!
Le communiqué devrait être consultable sur le site www.societedesagreges.net dans la journée.
Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007
Tout à fait de votre avis, Thierry Venot.
Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007
Merci Thierry, je suis un peu occupée en ce moment, vous avez écrit ce que je voulais écrire. Voilà une bonne chose de faite.
Cela va me permettre d'aller de ce pas faire mon petit bénévolat d' "IMF pirate" sur un forum d'enseignants du primaire en toute bonne conscience.
Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007
A propos, en hommage à une petite fille de l'OISE qui n'aura plus à redouter les délires de MEIRIEU, de CHARMEUX et autres cons.
En hommage à la beauté de l'enfance en butte à la connerie des adultes
En hommage à la fragilité des enfants face à la sauvagerie des clébards
Contre les chiens (1)
- Moi qui adore la plupart des bêtes, j'ai toujours professé une ardente répulsion pour le chien, que je considère comme l'animal le plus abject de la création.
Le chien est le type de l'animal larbin, sans fierté, sans dignité, sans personnalité.
... Une dame pleurarde et sentimenteuse interrompit ma diatribe:
- Oh ! le bon regard humide des bons toutous ! larmoya la personne. Comme ça vous console de la méchanceté des hommes !
Il n'en fallut pas plus pour me mettre hors de moi.
Les bons toutous ! Ah ! ils sont chouettes, les bons toutous !
Le chien est aimant et fidèle, dit-on, mais quel mérite à s'attacher au premier venu uniquement parce qu'il s'intitule votre maître, beau ou laid, drôle ou rasant, bon ou mauvais ?
On a vu des chiens, dit-on encore, se faire tuer en défendant leur maître contre un bandit.
Parfaitement, mais le même chien aurait pu être aussi bien tué en attaquant l'honnête homme pour le compte du bandit, si ce bandit avait été son maître et si l'honnête homme avait détenu l'indispensable revolver.
Le chien est un pitre qui fait le jacque pendant des heures, pour avoir du susucre.
C'est un lâche qui étranglerait un bébé sur le moindre signe de sa fripouille de patron.
Dans tout chien, il y a un fauve, mais un fauve idiot qui, sans l'excusable besoin d'une proie personnelle, fait du mal pour la quelconque lubie d'un tiers.
Le chien est lécheur : il lèche tout.
Il lèche la main qui lui donne un morceau de pain.
Il lèche la botte qui vient de lui défoncer trois côtes.
Il lèche bien d'autres choses, le cochon !
Eh bien d'autres choses encore, le salaud !
Le chien a un instinct épatant, mais une âme de boue.
Ah ! quelle différence avec le chat, avec l'admirable chat !
Je sais par coeur tous les vers que les poètes ont faits sur les chats, les vers de Gautier, de Baudelaire, de Rollinat, et même tout le délicieux volume que leur consacra notre bon Raoul Gineste.
Ah ! les chats ! j'aime leur allure harmonieuse, forte, câline et souple.
J'aime leurs attitudes de mystère et de fierté.
Essayez de les frapper, ceux-là, même en jouant, et vous verrez quels crocs surgis et quelles griffes !
Ah ! les chats ! En voilà qui en remontreraient à Maurice Barrès pour l'individualisme et la culture du Moi !
... Mais non, il est généralement convenu que le chien est un bon toutou, et le chat, à peu d'exceptions près, une sale bête !
Depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, mon excellent ami le vicomte A. Bry d'Abbatut se refusait farouchement à partager mon horreur du chien.
Le chien, disait-il, avait du bon, beaucoup de bon.
Pour sa part, il était heureux de posséder Médor, un excellent terre-neuve qui avait vu naître son enfant, le petit Henri, et pour lequel Henri, Médor se serait fait hacher menu.
- Quand Médor est auprès d'Henri, je suis tranquille, aussi tranquille que si j'avais Henri dans mes bras.
Or, savez-vous ce qui arriva, la semaine dernière, dans la vaste propriété que possède mon ami le vicomte A.Bry d'Abbatut sur la Côte d'Azur ?
Non.
Eh bien, je vais vous le dire.
On avait donné au jeune Henri (trois ans et demi), déjà très assoiffé de sport, une petite voiture et un petit harnachement, le tout destiné à son véhiculage par l'excellent Médor.
Médor fut enchanté de cette combinaison.
Peu de chevaux, et non des moindres, se seraient aussi correctement comportés.
Oui, mais un jour que Médor trimbalait Henri dans sa petite voiture, sur un chemin longeant une rivière, il arriva qu'un jeune ramoneur piémontais eut l'idée de faire une pleine eau dans ladite rivière.
Le terre-neuve, n'écoutant que son atavique instinct, ne balança pas une seconde.
Il se jeta à l'eau, lui, son attelage et le jeune Henri.
Et cet imbécile de chien, pour sauver un Savoyard (2) qu'il n'avait jamais vu de sa vie et qui, d'ailleurs, ne courait aucun danger, n'hésitait pas à noyer l'enfant confié à sa garde !
Autre histoire pour corroborer mon dire:
Un monsieur marié se promenant un matin avec son chien (une bête fort intelligente à laquelle il tenait comme à ses prunelles), rencontra une jeune femme très séduisante et d'abord facile.
Si facile, que cinq minutes après la rencontre, le monsieur marié et la drôlesse se préparaient à entrer dans le domicile d'icelle.
Tom avait suivi le couple luxurieux.
Mais la dame refusa l'entrée de ses appartements au toutou.
- Qu'à cela ne tienne ! fit le monsieur.
Et d'un grand coup de pied dans le derrière, il intima au chien l'ordre de regagner sa demeure.
Tom s'éloigna.
.....................................................................................................................................................................
(Passage interdit par la censure) .....................................................................................................................................................................
Une demi-heure s'était à peine écoulée, que retentissait un léger grattement contre l'huis de la courtisane.
- Laisse-le tout de même entrer ! implora le monsieur.
Et il ouvrit la porte lui-même.
C'était en effet, le bon Tom qui se trouvait là, le bon Totom, mais pas seul.
Le bon Tom était flanqué de la femme du mari adultère et de M. le commissaire de police du quartier.
Tenace à son vieux renom de fidélité, Tom éprouvait la plus âpre horreur pour toute espèce de trahison, même la conjugale.
Et il venait de mettre en pratique ses principes héréditaires !
- Mais, pourra-t-on objecter, par quel ingénieux procédé Tom avait-il pu décider l'homme de police à se déranger ?
Sans doute, il avait pris comme interprète son propre collègue...le chien du commissaire.
Ce qui prouve, une fois de plus, qu'on n'est trahi que par les chiens !
(1) Il n'est, bien entendu, nullement question dans cette diatribe des chiens de nos lecteurs (Note de l'auteur).
(2) J'ai dit plus haut que le ramoneur était Piémontais. La voilà bien, l'unité italienne! (Note de l'auteur).
ALPHONSE ALLAIS (Epoux de Florimandre LOUYAT)
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2007
"Refonder l’école c’est donc proposer des programmes cohérents enseignés avec des méthodes explicites ( pas compliqué !)….Cherchons ministre courageux !"
J'ai fait hier soir un petit cours de maths à deux fillettes de cinquième.
Ce problème est-il VRAIMENT trop difficile ? (Problème de CM2 des années 50. Une heure pour le faire.)
"Une auto a parcouru 340 km à la vitesse horaire de 58 km. Elle est partie à 13 h. A quelle heure est-elle arrivée?"
Trè grosses difficultés pour comprendre l'énoncé : que veut dire vitesse horaire, que trouve t-on quand elles ont enfin réussi à comprendre qu'il fallait diviser 340 par 58. On trouve 5, 8 heures : elles ont eu du mal à comprendre qu'on trouvait des heures.
(J'ai été obligée de faire un schéma pour expliquer qu'il fallait diviser 340 par 58.)
Difficile de leur faire comprendre que 8 n'est ni des minutes, ni des secondes. Enfin, explication très longue pour leur faire trouver comment calculer les 8/10 èmes de 60 minutes. (Règle de trois parfaitement ignorée.)
De plus, oubli total de la division. (Et de la table de huit pour la petite amie.)
Ensuite, j'ai consulté leur livre d'anglais : (il me semble que c'est New Wings" de Belin.) Tellement imbuvable que même en sachant l'anglais, je répugne à lire son contenu.
Ma petite-fille "déteste l'anglais et est nulle ".(Sic)
Effectivement, elle n'a pas su me conjuguer ni le verbe être, ni le verbe avoir au présent. On apprend des petites phrases toutes faites, et ...les jeunes français sont les plus mauvais en anglais de l'Europe.
(Voir Yvonne Cloarec dans "la débâcle de l'école".)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007
Eh ben, je comprends pourquoi je ne suis pas venu ici depuis des semaines. Toujours les proprofs bas de plafond qui déroulent leurs misérables petites expériences qui tournent toutes autour du leitmotiv éculé "le niveau baisse". Les proprofs , aussi vastes d'esprit qu'un casier de salle...des profs, justement.
Quand même invraisemblable!!!!! A se demander, comme le font d'ailleurs malicieusement nos élèves ,si nous bouffons, baisons et chions.....si nous ne serions pas par hasard de purs esprits. Un peu cartonneux et rances, certes, mais des esprits quand même.
Parler épicerie!!!!!!! ALors que le but de JPB, si j'ai bien compris ,est justement de secouer notre chauve cocotier.
Enfin, salut les CAMIFS!!!! Quand , dans quelques ois, vous allez vous faire niquer vos heures sup, HSA ou HSE, ça vous donnera tout le loisir de faire vos fifiches.
Autre chose quand même: heureusement que j'étais près des chiottes en postant, parce que quand j'ai lu ce que d'aucuns osaient éjaculer à propos de RESF, j'ai cru que javais pris un flacon de Temesta à la place de M and MS!!!!
Mais comment peut-on être aussi con, aussi sec de ceour et aussi aveugle???? Ben, en étant proprof, c'te beonne paire.
Salut amical à Pendariès, dont j'ai recommandé l'"Art poétique" à pas mal de mes potes et qui en on été comme moi tout heureux et transformés. Et courage à Christophe Sibille et à Robin.
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2007
Je lis des commentaires très "lutte des classes" sur les "héritiers" pleins de culture et les autres. C'est génétique, la culture ? Comment fait la mère de l'héritier pour expliquer le sens du mot "prince" à son moutard ?
Ah, j'oubliais, c'est si simple : il n'y a qu'à dire : "Tu vois, Charles-Henri, un prince, c'est comme Tonton Albert" !
Ecrit par : yann | 26 septembre 2007
Chez nous, c'est plutôt ces références:
Sprecher: ...Er ist ein Prinz
Sarastro: Noch mehr_ er ist ein Mensch!
Ça reste toujours une référence qui est le fondement des inégalités incompressibles.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007
Une auto a parcouru 340 km à la vitesse horaire de 58 km. Elle est partie à 13 h. A quelle heure est-elle arrivée?"
Trè grosses difficultés pour comprendre l'énoncé : que veut dire vitesse horaire, que trouve t-on quand elles ont enfin réussi à comprendre qu'il fallait diviser 340 par 58. On trouve 5, 8 heures : elles ont eu du mal à comprendre qu'on trouvait des heures.
(J'ai été obligée de faire un schéma pour expliquer qu'il fallait diviser 340 par 58.)
Difficile de leur faire comprendre que 8 n'est ni des minutes, ni des secondes. Enfin, explication très longue pour leur faire trouver comment calculer les 8/10 èmes de 60 minutes. (Règle de trois parfaitement ignorée.)
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007
Il y a des profs de maths qui enseignent ça très bien aux élèves de cinquième! Je vous signale à tout hasard que la règle de trois en tant que telle n'est plus abordée en cinquième mais en quatrième. En cinquième, on travaille la proportionalité, les conversions heures/minutes et secondes. Si les gosses ont bien suivi le programme de cinquième, l'année suivante, votre obsessionnelle "règle de trois" qui, soyons honnêtes, ne veut et n'a jamais voulu rien dire, passe comme une lettre à la poste. Tenez-vous au courant des programmes de maths avant de semer le bouzou dans la tête des momes. J'ai eu au printemps une longue et fructueuse discussion sur le forum éducation de France2 avec deux profs de maths de collège qui m'ont patiemment, longuement et poliment expliqué les objectifs de leur enseignement. J'en suis ressortie convaincue. Faites de même. Je vous le conseille amicalement. Je vous assure que cette progression est très logique et très mathématique, au sens noble du terme, pour peu que professeurs et élèves fassent convenablement leur travail.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007
Tiens, d'ailleurs, je vais recopier votre texte pour demander réponse construite à un des deux profs, Anne-Marie. Je vous assure que vous vous usez le système nerveux pour des nêfles et qu'en plus, vous faites un travail destructeur et déstabilisant pour les deux gamines. vous allez complètement les embrouiller en allant à l'encontre du travail du professeur de mathématiques. Faites leur faire LEUR programme: en cinquième, on aborde les nombres relatifs, leur addition, leur multiplication, l'ouverture des parenthèses etc... les équations du premier degré à une inconnue, la géométrie des triangles, la propoprtionalité, j'en passe. Si vous n'en avez pas les capacités, contentez vous de leur faire éxécuter des opérations sur les nombres réels positifs ou laissez tomber les maths.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007
Anne Marie Valette a écrit : J'ai fait hier soir un petit cours de maths à deux fillettes de cinquième.
Ce problème est-il VRAIMENT trop difficile ? (Problème de CM2 des années 50. Une heure pour le faire.)
"Une auto a parcouru 340 km à la vitesse horaire de 58 km. Elle est partie à 13 h. A quelle heure est-elle arrivée?"
1- Avec des enfants actuels (ayant subi un enseignement actuel), je crains que cela soit beaucoup trop difficile.
Pour information, après un trimestre de travail, j'avais donné à mes terminales S de l'année dernière le « problème » suivant (contrôle en classe) :
« Une voiture part d’un point A à 16h00 et roule à vitesse constante 65,0 km/h vers un point B situé à 250 km de A.
A 16h40, une deuxième voiture part de A et se dirige vers B à la vitesse constante de 90,0 km/h.
1- La deuxième voiture va-t-elle rattraper la première ? Si oui, où et quand ?
2- A quelle vitesse aurait dû rouler la deuxième voiture pour qu’elles arrivent ensemble en B (les autres paramètres du problème restant inchangés) ?
NB : on travaillera d’abord littéralement (en introduisant avec précision les notations qui vous paraissent utiles) puis numériquement.»
Il s'agit d'une version plus élaborée de votre problème mais qui n'en est pas moins du niveau du certificat d'étude d'antan (en enlevant le travail littéral qui réclame une technicité algébrique de niveau lycée).
La plupart des élèves montrent de façon convaincante qu'il y a bien dépassement (en calculant les heures d'arrivée des deux voitures en B et en les comparant). En revanche, deux seulement l'établissent littéralement. Six élèves (sur trente deux) trouvent les bonnes valeurs de l'instant et de la position du dépassement mais au prix d'un travail essentiellement numérique.
2- Cela devrait pouvoir être fait, numériquement, par des élèves qui auraient suivi un enseignement primaire / collège de type SLECC bien avant d'accéder au lycée ! Il faudra avoir la patience d'attendre les cohortes…
Là encore, on peut toujours faire des phrases et des phrases sur le Sens (l'oeuf et la poule...), il n'en reste pas moins vrai qu'une certaine technicité est préalablement nécessaire. Par ailleurs - c'est une question d'une autre nature - il faut avoir envie de le résoudre et d'en rédiger une solution convaincante(c'est à dire d'en avoir le souci, au sens heideggerrien du terme).
Combien de nos élèves n'ont ni l'un ni l'autre ?
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007
« Une voiture part d’un point A à 16h00 et roule à vitesse constante 65,0 km/h vers un point B situé à 250 km de A.
A 16h40, une deuxième voiture part de A et se dirige vers B à la vitesse constante de 90,0 km/h.
1- La deuxième voiture va-t-elle rattraper la première ? Si oui, où et quand ?
2- A quelle vitesse aurait dû rouler la deuxième voiture pour qu’elles arrivent ensemble en B (les autres paramètres du problème restant inchangés) ?
NB : on travaillera d’abord littéralement (en introduisant avec précision les notations qui vous paraissent utiles) puis numériquement.»
Il s'agit d'une version plus élaborée de votre problème mais qui n'en est pas moins du niveau du certificat d'étude d'antan (en enlevant le travail littéral qui réclame une technicité algébrique de niveau lycée).
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007
Il s'agit d'une version plus élaborée de votre problème mais qui n'en est pas moins du niveau du certificat d'étude d'antan (en enlevant le travail littéral qui réclame une technicité algébrique de niveau lycée).
Il est bon que vous le souligniez!!!!! D'une part...
D'autre part, qui, quel pourcentage, était présenté au certif?
Restez honnêtes!
Y'a des jours où j'en ai un peu ma claque de cette intox au certif d'antan.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007
Ma belle-mère, née en 1929, a quitté l'école sans être présentée au Certificat d'Etudes. Ceci dit, elle sait lire parce qu'elle aime lire les Veillées des Chaumières et autre Brigitte Maman mais, au décès de mon beau-père, il y a deux ans, nous avons découvert qu'elle ne savait pas lire un relevé de compte bancaire. Dernièrement, j'ai découvert qu'elle n'avait pas la moindre idée du fait qu'une pompe de machine à laver pouvait être bloquée par un objet coincé dans le filtre d'icelle. J'en passe!
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007
"Il est bon que vous le souligniez!!!!! D'une part...
D'autre part, qui, quel pourcentage, était présenté au certif?
Restez honnêtes!
Y'a des jours où j'en ai un peu ma claque de cette intox au certif d'antan."
Je n'ai rien dit de tel.
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007
à F.Appy.
Trouvez-vous vraiment que Bentolila soit quelqu'un d'intéressant? Il me semble au contraire que c'est un parfait suppôt des "pédagos", sujet comme Meirieu à d'habiles et seulement apparentes palinodies. Un faux-frère, en fait.
Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007
Le maître explique à la classe le mot "ramoneur". Rémi qui a pu décoder ce mot sans en connaître le sens sait maintenant que "ramoneur" est un métier exercé par celui qui ramone les cheminées ( voire plus si affinité). La belle affaire! Ecrit par Thierry Vénot
Merci pour cette brillante démonstration. Quelqu'un parlait d'enfoncer des portes ouvertes. Je ne suis donc pas la seule.
Pour celles et ceux qui sont d'accord sur le fait que lecture = décodage X compréhension je précise:
La performance en lecture s'obtient en travaillant le décodage, il y a maintenant le choix des méthodes.
Quant à la compréhension, domaine beaucoup plus vaste, elle se travaille aussi en dehors des moments spécifiques de lecture. Par un perfectionnement de la langue parlée, de la compréhension de l'oral, par un enrichissement du lexique, par la constitution d'une culture générale (eh oui, les enfants doivent aussi en avoir une, quiconque a déjà fréquenté un enfant confirmera ). Les détracteurs des méthodes alphabétiques leur reprochent de n'être pas assez performantes sur le sens. Cela signifie qu’ils attendent d’une méthode qu’elle fasse tout : qu’elle enseigne à déchiffrer et à comprendre. Hélas, c’est plus compliqué que cela, le volet compréhension dépend, je persiste et signe, de l’arrière-plan culturel que possède ou non l’élève.
« Mais qui prétend le contraire? Quel instituteur procède de cette manière stupide? Absolument aucun » écrit Jean
Détrompez-vous, procèdent ainsi tous ceux qui pensent que le manuel nommé « méthode de lecture » est un service clés en mains. Vous devriez plus fréquenter les écoles élémentaires, cela vous ouvrirait les yeux.
Je passe sur vos sarcasmes à propos de la Troisième Voie, à propos des sciences de l’éducation, à propos des travaux réalisés par des chercheurs. Vous gagneriez beaucoup à les lire et à les méditer, mais vous prendriez ainsi le risque d’ouvrir votre esprit. Le léger soupçon d’agacement que vous avez eu la grande finesse de détecter dans mon dernier message, n’était rien à côté de la déception que m’inspirent certains échanges sur ce blog. Depuis que notre association existe, les réactions les plus acerbes, témoignant d’une agressivité qui ne veut pas dire son nom, émanent de gens qui disent être à nos côtés dans le combat pour l’école.
Mais il en faut plus que ça pour m’empêcher de continuer, et d’agir.
Je profite de l'instant pour saluer amicalement F.Guichard qui a parfaitement compris les buts de la Troisième Voie.
Ecrit par : Françoise Appy | 26 septembre 2007
Niveau certif! Niveau cerif! Je vosu dis que vous radotez avec votre certif. Au fait, à quel âge passait-on le certif, il y a soixante ans, quand on était jugé digne d'y être présenté, ce qui était loin d'être systématique? En quel classe est-on, à cet âge, à présent?
Alors, enseignement de la règle de trois à treize ans, à tous les gosses, en quatrième, est-ce un crime?
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007
La deuxième voiture rattrape la première à 18 h 24, à 156 km du point A.
La deuxième voiture aurait dû rouler à (environ) 78,63 km/h.
J'ai bon M'sieur ?
Ecrit par : GastonLavy | 26 septembre 2007
Restez honnêtes!
Y'a des jours où j'en ai un peu ma claque de cette intox au certif d'antan."
Je n'ai rien dit de tel.
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007
Vous avez très exactement dit tel, à peu de choses près.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007
La deuxième voiture rattrape la première à 18 h 24, à 156 km du point A.
La deuxième voiture aurait dû rouler à (environ) 78,63 km/h.
J'ai bon M'sieur ?
Ecrit par : GastonLavy | 26 septembre 2007
Manque le plus important de ce problème en Terminale S, l'expression littérale.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007
Je suggère à Jean de changer de disque de temps à autre. Il ne fait vraiment pas honneur à la corporation des agrégés en répétant à longueur de post ses quatre ou cinq pauvres arguments qui reviennent en boucle. Le perroquet de ma grand-tante aurait dû passer l’agrégation, il aurait peut-être eu ses chances lui aussi.
Jean est un hardi militant. Il y a quelques mois, il nous pressait avec son insistance habituelle de signer l’Appel à la Refondation de l’école qui, selon lui, devait changer la face du monde. On sait depuis ce qu’il en est advenu…
Il nous répète toujours les mêmes choses à propos de Meirieu et de ses 17 000 pages qu’il a pu compter sans s’emmêler. Or si Meirieu n’avait eu face à lui que des adversaires de l’envergure de Jean, il coulerait toujours des jours paisibles.
Je passe sur les séquences dont on avait compris dès le premier post que Jean était courageusement contre. Il aurait pu éviter de nous le répéter 2 626 fois depuis.
Jean n’aime pas « La 3e voie… ». La belle affaire ! Il n’aime pas le nom, comme d’autres n’aiment pas les huîtres : passionnant. Il dit que Clermont Gauthier est un gourou, alors qu’il n’en a pas lu une seule ligne et qu’il ne sait même pas écrire son nom. Comme si des instituteurs de notre trempe qui résistons depuis plus de 15 ans aux injonctions pédagogistes avaient subitement besoin d’un gourou. Les gourous, c’est utile pour des Jean qui s’abritent derrière un pseudo pour rabâcher leurs idées fixes, pour des pleutres à la vue basse, à la fois suffisants et insuffisants comme lui.
Dans son petit établissement bien douillet, il est sûr d’être un excellent professeur. Il le dit lui-même. Or Jean ne s’est même pas aperçu que ce métier enseignait d’abord l’humilité. Ceux qui se croient excellents sont des brêles en classe. Jean me fait penser à ces pédagogistes qui eux aussi se proclamaient excellents et dont la classe était une véritable foire où les élèves ne faisaient rien. Si Jean est si excellent qu’il le dit, qu’attend-il pour dire comment il s’y prend concrètement en classe ?
Jean donne des conseils. A ceux qui ont des problèmes de discipline, il conseille d’écrire au ministre. A ceux qui attendent une mutation, il conseille d’écrire au ministre. A ceux qui veulent un enseignement de meilleure qualité, il conseille d’écrire au ministre. Grâce à Jean et à ses courriers au ministre, les toilettes de la rue de Grenelle ne manque plus de papier. Le ministère remercie Jean de ses excellentes initiatives.
Jean s’est dernièrement fait sévèrement reprendre par le Hussard sur le SNUDI-FO, un des rares syndicats qui défendent réellement les enseignants du Primaire. Jean n’a rien répondu. Aurait-il changé son avis ? Pas du tout : Jean ne change pas d’avis, comme les intelligents de son acabit. Dans quelques semaines, il nous resservira encore une fois : « Quant à faire "appel à FO", pure rigolade! »
Jean ne connaît rien au Primaire, mais cela ne l’empêche pas de donner de doctes recommandations aux petits instituteurs. Jean ne comprend rien aux questions pédagogiques, mais Jean a des avis.
Midiblogs devrait mettre la signature à l’en-tête du message. Cela aiderait le lecteur à zapper les médiocres dont la raison de vivre est de s’épancher sur ce blog…
Ecrit par : Bernard Appy | 26 septembre 2007
"J'ai bon M'sieur ?"
Tout dépend du niveau visé. La réponse est bonne mais les explications inexistantes.
Les élèves arrivent en terminale S avec des réflexes pavloviens et inadaptés. Du style "Quelle opération dois-je faire ?"
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007
Dobolino a écrit : "Vous avez très exactement dit tel, à peu de choses près."
J'ai dit (ou voulu dire ?) ceci : c'est du niveau du certificat d'études d'antan (factuel, coco). C'est vous qui y avez vu je ne sais quelle nostalgie. Que je n'ai pas.
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007
Chère Dobolino, j'ai regardé également ce qu'elles avaient à faire en mathématiques.
Il y avait une simple division par huit dans une équation très simple : sans calculette (interdite dans leur classe), expliquez-moi comment on fait, si on ne connaît pas la table??
Par ailleurs, étant "adepte" de SLECC, je ne suis pas d'accord sur le caractère obsolète de la règle de trois, qui est finalement très simple. Tous les ans, au moment des soldes, question "récurrente" : "Calcule-moi combien ça va me coûter, s'il y a 15 % de rabais."
Je trouve que c'est mépriser les enfants de penser que cette notion est trop difficile à comprendre à 12 ans.
Par ailleurs, j'ai fait un peu de "transversalité" grammairienne en leur rappelant que dans "une voiture a parcouru", il s'agissait d'un passé composé, et qu'après "l'auxiliaire" (et non le verbe) avoir, parcouru ne s'accordait pas avec le sujet au féminin voiture.
Je pense qu'au train où vont les choses, la grammaire enfin simplifiée permettra de ne plus perdre son temps en expliquant de telles ...fadaises ? bilevesées ? ou plus simplement ...conneries. Bien que Mme de Romil



