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15 septembre 2007
Bac unique College multiple
Bac unique, collège diversifié.
Xavier Darcos, qui adore dire des choses primordiales au détour de la conversation, sans avoir l’air d’y toucher, a donc expliqué qu’il réfléchissait à un Bac unique, que seules des options distingueraient. C’est dire, sans le crier sur les toits, que le Bac actuel n’est pas satisfaisant. C’est dire aussi que les Bacs multiples institués par la loi Jospin, et qui ont eu du mal à se mettre en place, étaient la mauvaise réponse aux attentes des élèves, de leurs parents — et du marché.
Qu’on y réfléchisse un instant. La galaxie de Bacs inventés par le PS avait au fond pour seul objectif une pré-professionnalisation des élèves — le Bac Pro est l’ultime caricature de ce souci bizarre, de la part de gens de gauche, de plaire absolument à l’image qu’ils se font du patronat. Cette politique étrange a eu deux conséquences majeures :
- D’un côté, le public a très vite hiérarchisé les Bacs, du plus prestigieux (S) jusqu’aux moins cotés. Là encore, comme en pédagogie, le souci d’égalitarisme a engendré plus d’inégalités que le système précédent, qui déjà était si peu satisfaisant que dès le début des années 1980, un prof de philo, Maurice Maschino, demandait benoîtement : « Voulez-vous vraiment des enfants idiots ? »
- Et d’un autre côté, le patronat, pour lequel on avait inventé cette myriade d’examens taillés sur mesure, n’a cessé de se plaindre du peu d’adéquation du bachelier nouveau aux contraintes économiques. Que demandent les industriels, en fait ? Des élèves polyvalents, aussi intelligents que possible, capables d’apprendre effectivement une spécialité (et chacun sait bien que c’est l’entreprise qui forme, pas le système scolaire, toujours en retard d’une technique), et suffisamment généralistes pour se reconvertir, plus tard, à tel ou tel métier dont personne, aujourd’hui, n’a la moindre idée. Pour l’avoir vécu, je peux affirmer que les premiers informaticiens de la fin des années 70 étaient aussi bien des mathématiciens que des littéraires — mais c’est qu’ils avaient, les uns et les autres, suffisamment de latitude intellectuelle pour se faire aux systèmes binaires, ou pour comprendre les subtilités des langages artificiels. Nous avons vu ici même que bien des patrons, et non des moindres, réclament à grands cris des littéraires — et on leur fournit des commerciaux, ou prétendus tels (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/08/06/litterature1.html).
Car comme l’a susurré le ministre, c’est peut-être du côté des sciences économiques que l’on a développé le plus grand marasme. Entre économie, gestion et communication, ces trois mamelles de la nouvelle économie vue par la rue de Grenelle du quatuor Jospin / Allègre / Royal / Lang, qu’apprennent réellement les élèves qui puisse leur servir dans la vie professionnelle ? N’y a-t-il pas quantité de matières qui ont été insérées dans les programmes sous la pression des syndicats, toujours désireux de faire entrer dans le métier de futurs permanents (la thèse n’est pas de moi, c’est une affirmation de Claude Allègre soi-même dans ses "10 questions plus 1" parues en avril dernier), et qui sont traitées de façon si générale qu’il vaudrait peut-être mieux les enseigner carrément, et mieux, dans les cycles supérieurs, BTS, IUT ou Facs ? Les économies, si économies on devait faire, ne peuvent s’effectuer sur le dos des matières générales, dont le niveau baisse sans cesse : c’est si vrai que ce sont justement ces matières générales, si négligées, qui gênent si fort les élèves de Bac Pro lorsqu’ils parviennent à se faire admettre en BTS.
Alors, oui : renforcer l’enseignement des matières fondamentales (un super-socle, en quelque sorte), panacher avec des enseignements aujourd’hui fort négligées, comme les disciplines artistiques — essentielles à une « culture humaniste », comme disent le HCE et Nicolas Sarkozy —, ne pas oublier quelques heures de sport pour défouler l’adrénaline et la testostérone de ces jeunes gens fougueux, et amener toute une classe d’âge au plus haut des capacités de chacun.
Complémentaire : c’est au collège que l’on doit réintroduire de la diversité. Le collège unique, inventé avec les meilleurs intentions du monde par ces deux grands libéro-gauchistes qu’étaient René Haby et Valéry Giscard d’Estaing, a fait la preuve de sa nocivité. Nombre de voix se sont élevées contre cette structure rigide, qui gêne la progression des meilleurs, et anéantit celle des plus faibles. Pourtant, que je sache, ni les parents d’élèves, ni les syndicats enseignants ne se sont prononcés contre une mesure que bien des chefs d’établissement s’efforcent de contourner, l’air de rien. Il n’y a que le SNALC (dont je ne suis pas membre, mais qui fait ces temps-ci des analyses souvent pertinentes) qui, récemment, a lancé une pétition — à signer d’urgence sur http://www.snalc.fr/petition.tpl — pour que cesse enfin cette escroquerie qui sous prétexte d’égalité annihile toute chance. Diversité dans la formation initiale, afin que chacun aille, à son rythme, au plus haut de ses capacités ; uniformisation d’un examen final (avec des options qui permettront un enseignement renforcé au gré des goûts et des talents), afin que tous disposent d’un viatique d’égale valeur pour la poursuite des études : c’est peut-être la voie de l’avenir que vient de tracer le ministre — l’air de rien.
Jean-Paul Brighelli




Commentaires
Pétition du Snalc signée sur-le-champ!
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007
c’est peut-être la voie de l’avenir que vient de tracer le ministre — l’air de rien.
Jean-Paul Brighelli
Réformer l'édifice en péril en commençant par réparer la cheminée, me paraît être une démarche vouée à l'échec!
J'ai cru comprendre et nous avons été très nombreux ici pour défendre cette idée, que si réforme de l'appareil d'enseignement il doit y avoir, tout doit partir des petites classes et de la refonte complète du mode d'entrée des élèves dans l'écriture et des autres techniques de civilisation des pulsions.
Buntovchik, vidangeur de testostérone de jeune gens fougeux.
Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2007
Vous oubliez la progestérone de ces gentes demoiselles, cher Jean-Paul!
Mais complètement d'accord avec une grande partie de votre profession de foi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2007
Bonjour,
Je suis désolée de ne pas vous faire de commentaire sur la proposition du ministre, mais j'ai une question plus personnelle à vous poser : que pensez-vous de la semaine des 4 jours à l'école primaire ?
Je ne fais pas partie de l'éducation nationale mais je suis passoinnée par ce qui s'y passe !
Je suis toujours intéréssée par vos discours, vos prises de position et votre livre "la fabrique du crétin" que j'ai dévoré. C'est la raison pour laquelle je vous interroge sur ce sujet qui devient d'actualité en particulier dans mon village de Mèze (élections municipales obligent !!!). Je sais que vos arguments seront exempts de tout parti-pris et sauront nous aider dans nos propositions. Amicalement, Gisèle cacace
Ecrit par : gisèle cacace | 15 septembre 2007
"sous la pression des syndicats, toujours désireux de faire entrer dans le métier de futurs permanents (la thèse n’est pas de moi, c’est une affirmation de Claude Allègre soi-même )" écrivez-vous
On sait ce que valent les basses affirmations de ce crapaudin personnage (istius), qui a assez fait la preuve de sa nocivité, flanqué de son gourou Meirieu et de sa chouette bande de dir-cab pédagols, et qui n'a pas honte aujourd'hui de tourner casaque comme l'opportuniste qu'il est. Ne reprenez pas les calomnies que profère cet individu, et qui ne sont dictées que par la rancune d'avoir été renvoyé à ses chères études, d'où il n'aurait jamais dû sortir. C'était hélas trop tard, et le mal était fait, comme la suit le montra.
Ecrit par : FGuichard | 15 septembre 2007
Je rejoins buntovchik sur ce point.
Et si on commençait par le primaire?
Si les élèves sont déjà "filtrés" avant d'arriver au lycée, cela n'empêche pas que les carences sont flagrantes. Expliquer, au lycée, que g+e produit un son différent de gu+e révèle combien la malnutrition intellectuelle est sévère.
Réformer les modalités du bac pour en faire un véritable examen généraliste à options, oui. Mais sans la substance, je redoute le pire.
Ecrit par : Odrade | 15 septembre 2007
"n'empêche pas les carences flagrantes"
Désolée. (a force de lire des bêtises, on finit par les inscrire)
Ecrit par : Odrade | 15 septembre 2007
"Que demandent les industriels, en fait ?" écrit JPB
Le patronat français demande des gens adaptables très rapidement aux changements majeurs de technologie. Il faut être conséquent, cela veut dire qu'un technicien (c'est à dire attaché aux grilles salariales de ces catégories) doivent être d'un niveau initial proche de celui de nos meilleurs élèves de lycée (c'est à dire des gens dotés de sévères ossatures d'analyse et de raisonnement). L'éducation nationale ne peut pas former beaucoup de gens dotés de telles qualité.
Quant à un "super socle", j'ai atteint un âge où on croit de moins en moins et où on tente de penser de plus en plus. Il y aura un socle commun, c'est évident. le "super" résulte d'un accès de wishfull thinking comme diraient les anglo-saxons.
Il faudra dire clairement quelles sont les disciplines élues au "super socle" et donc, celles qui ne le seront pas. Préciser, bien sûr, les critères de choix. Quelle ambiance à tous les niveaux !
Je concède volontiers la cohérence du non remplacement des enseignants qui partent en retraite avec la mise en place de ce "bac unique". Les disciplines "moins importantes" donc assujetties entièrement aux options seront le principal "vivier" de ces non remplacements (vivier est une métaphore piscicole très en vogue chez nos administratifs)
Les enseignants encore en activité et des disciplines d'options iront très clairement faire leur service (annualisé, ne l'oubliez pas !) dans plusieurs établissements suivant en cela l'exemple glorieusement précurseur de nos collègues enseignant l'allemand. Ils recevront les condoléances de nombreux faux culs et de quelques sincères qui auront évité la vente à la découpe.
Quant au SNALC, cher JPB, je vois autour de moi les gens qui s'y abritent. C'est pas du blanc bleu. Je ne me compromettrais pas avec eux. Je préfère continuer mon chemin en me faisant taxer d'élitisme par les petits collègues et de rompre, définitivement, avec la solidarité factice dont nous nous sommes trop longtemps caparaçonnés. Pas de prisonnier !
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007
que les techniciens doivent ...
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007
Il me semble que le bac était déjà multiple avant Josseping.
J'ai passé un bac C en 1979, et c'était déjà la voie royale.
Alors, un bac unique, avec les maths des S, le français et la philo des L, l'éco des ES ? Pourquoi pas, mais il faudra faire une croix sur les 80 % de bacheliers.
Le bon peuple est-il prêt pour ça ?
Un bac unique avec un programme a minima, les maths des L, le français et la philo des S, l'éco des ES (?!) ? Bonjour le niveau !
Le même avec des options : si les coefficients des options sont bas, idem pour le niveau. S'ils sont hauts, retour à la case départ.
Je suis d'accord avec Buntovchik : réformons par le bas plutôt que par le haut.
OU plutôt : réformons tout en même temps, mais pas que le bac, malgré la tentation forte du symbole.
Ecrit par : yann | 15 septembre 2007
Note : Le caparaçon est un carapaçon très épais (source : dictionnaire de l'adécamie)
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007
Question : que deviendrait la philosophie pour ce nouveau bac unique ? Ne va-t-elle pas passer du statut de discipline majeure pour la filière L au statut d'option, donc de discipline mineure ?
Ecrit par : EP | 15 septembre 2007
La philosophie ? Combien de divisions !
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007
Lu sur wikipedia :
"La différence entre forme erronée et forme correcte est cependant parfois difficile à établir : ainsi, caparaçon est souvent transformé en *carapaçon, par contamination avec carapace. Or, l'étymologie du mot n'est pas claire : emprunté à l'espagnol médiéval caparaçón (actuellement caparazón), le mot pourrait remonter à un radical latin cappa, « cape », faisant de carapaçon un terme entièrement faux, étymologiquement parlant, ou à un radical *karapp- (qui donne carapace), auquel cas la forme jugée correcte caparaçon serait, quant à elle, le résultat d'une métathèse des consonnes /k/ et /r/. Ainsi, l'influence de carapace sur *carapaçon serait un retour aux sources étymologiques justifiable."
On en apprend de belles en fréquentant le bonnet !
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007
JPB écrit
"Le patronat, pour lequel on avait inventé cette myriade d’examens taillés sur mesure, n’a cessé de se plaindre du peu d’adéquation du bachelier nouveau aux contraintes économiques. Que demandent les industriels, en fait ? Des élèves polyvalents, aussi intelligents que possible, capables d’apprendre effectivement une spécialité (et chacun sait bien que c’est l’entreprise qui forme, pas le système scolaire, toujours en retard d’une technique), et suffisamment généralistes pour se reconvertir, plus tard, à tel ou tel métier dont personne, aujourd’hui, n’a la moindre idée".
J'ai signé la pétition, car comment ne pas souscrire à ce qu'elle dit. Je me moque bien de la couleur, et préfère blanc bleu à rouge mais seul le contenu importe, (qu'importe le flacon) et elle souligne une évidence qu'il faut néanmoins marteler tant elle va à contre-courant de la doxa dominante:l'égalitarisme est une utopie liberticide, destructrice des apprentissages et il faut revenir à un système élitiste, méritocratique, sans lequel un pays sacrifie son école et court à sa perte. C'était tout le sens de l'élitisme républicain qu'avait défini Condorcet. On ne l'a jamais mis en pratique complètement, or son succès dépendait du respect de la cohérence des principes qu'ils a posés. On n'en a appliqué qu'une partie. Echec assuré.
""Les signataires demandent donc au gouvernement :
*De recentrer la mission du collège sur la transmission des savoirs.
*De diversifier les parcours et de revaloriser l’enseignement professionnel.
*D’offrir à tout élève la possibilité de suivre une voie d’excellence conforme à ses aspirations et à ses aptitudes.
*De rétablir la souveraineté des conseils de classe par le respect des décisions d’orientation.
Autrement dit de revenir au principe de l'homogénéité des classes et de l'hétérogénéité des programmes. Depuis qurante ans qu'on y déroge, on ne pouvait que courir vers le désastre.
Je signe aussi la pétition pour soutenir les enseignants puisque ANNE-NOÉMIE DORION. (Figaro du jour ) nous alerte:
""La voix des maîtres de plus en plus défaillante""
Il faut paraït-il les faire chanter maintenant! Si on a leur coupé la chique, il leur reste quoi?... les cours en ligne? http://www.lefigaro.fr/france/20070915.FIG000000702_la_voix_des_maitres_de_plus_en_plus_defaillante.html
""""Ils sont très nombreux à être touchés par des problèmes vocaux.
APHONES, touchés par des laryngites et des angines chroniques, voire des polypes ou des nodules vocaux... Les enseignants ont de plus en plus de mal à donner de la voix. D'après une expertise publiée par l'Inserm (Institut de la santé et de la recherche médicale), ils sont les premières victimes de ces maux de gorge à répétition. Et sont environ deux fois plus nombreux que le reste de la population à connaître des problèmes vocaux. Selon l'étude, dans cette profession, un tiers des hommes et la moitié des femmes déclarent d'ailleurs avoir toujours ou souvent des troubles de la voix. Confrontés à des environnements bruyants, les instituteurs seraient particulièrement sujets à ces pathologies.
Si un tiers des enseignants considèrent que ces gênes entravent leur capacité à enseigner, la majorité, surtout parmi les moins expérimentés, n'ont pas conscience de leurs conséquences dans les salles de classe.
Pourtant, avec eux, surviennent en cascade, un lot de problèmes : une voix chancelante peut révéler le manque de confiance d'un professeur, mettre à mal son autorité et sa légitimité. Elle peut entraîner une dégradation de son état nerveux. « Quelqu'un qui ne se sent pas entendu se crispe, se projette en avant, force le ton. Cette voix, dite de détresse, est entendue par l'élève qui sait au moins intuitivement, que son enseignant se sent en échec », assure le professeur Antoine Giovanni, directeur du laboratoire d'audio-phonologie clinique à Marseille, qui a participé à l'enquête.
Depuis une quinzaine d'années, l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) s'est emparé de la question. À Créteil, par exemple, l'organisme organise depuis 2001 des formations.
Mieux utiliser le silence
Professeur de chant et formatrice à l'IUFM, Marianne Malifaud reçoit 80 à 100 postulants à chaque nouveau stage. « La prise de conscience a commencé il y a quinze ans. Dans cette profession, la voix est sollicitée en permanence de façon professionnelle, parfois jusqu'à sept heures par jour. Alors que les enseignants devraient subir un entraînement quasi sportif, on ne fait presque rien pour leur apprendre à se servir de cet outil formidable. »
Exercices de relaxation, de respiration, de concentration, de renforcement musculaire et vocalises, pour la plupart, inspirés des techniques de chant et de théâtre sont au programme. L'idée est de travailler sa posture, son souffle et d'améliorer la portée de sa voix, pour mieux maîtriser cet organe essentiel et éviter le surmenage vocal.
Les profs peuvent aussi apprendre par différentes astuces à économiser leur voix. Se lever pour attirer l'attention, taper sur une table à l'aide d'une règle pour obtenir le calme, mieux utiliser le silence. Ces techniques peuvent être acquises dans des séances de rééducation orthophonique. « Il faut créer des automatismes : ce n'est pas en cours que les profs vont penser à leur façon de parler », assure le professeur Giovanni.
Professeur d'histoire et géographie en Seine-Saint-Denis, Philippe a suivi ce type de formation. « Ça m'a permis de prendre conscience à quel point la voix est un instrument de travail stratégique, qui doit varier et s'adapter. Une voix inadéquate, provoque une gêne d'abord chez l'auditoire, puis une lassitude, qui finit par se traduire par un manque de concentration et des problèmes de discipline. Le ton est le meilleur révélateur de l'état de confiance du prof. »
Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007
Juste une petite chose, Cadichon.
Je crois que la première mesure à prendre pour que les professeurs n'aient plus de problèmes de voix, c'est d'interdire le bavardage en classe.
Il n'est pas normal que le maître ait à élever la voix pour se faire entendre, ni qu'il soit entré dans les moeurs (merci Meirieu!) qu'un brouhaha sympathique aidait l'élève à s'épanouir. Ce qui est normal, c'est que le maître - c'est valable dès le CP - s'exprime certes clairement, en articulant bien pour que tous ses élèves entendent, mais pas qu'il force sa voix. Pour cela , le silence DOIT régner dans la salle. De 8 heures du matin à 5 heurs du soir. Les professeurs DOIVENT l'imposer.
Il est vrai qu'avoir quelque chose à dire peut donner de l'assurance. Par exemple, dès qu'on renonce aux "séquences" et à la soupe indigeste qu'elles dispensent, et qu'on recommence à enseigner la grammaire, la conjugaison, l'orthographe, le vocabulaire, à faire faire des rédactions et des explications de textes, la voix, aussitôt, s'affermit, tout simplement parce qu'on est sûr de soi. On sait pourquoi on exige - et on impose - le silence total. Ce qui ne veut pas dire que les élèves n'ouvrent pas la bouche du début à la fin du cours (on entend déjà cet esprit faux de Meirieu...): mais ils l'ouvrent pour participer à la classe, ce qui est autre chose!
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007
Le bavardage est une habitude qui se contracte tôt.
Le silence aussi.
Dans les classes SLECC — demandez à Marc Le Bris, demandez à Françoise Candelier — le silence règne (assez pour que l'on puisse travailler décemment, sans empêcher une question de fuser à bon escient), parce que les enfants sont sans cesse occupés. Parce que la progression est tellement fine qu'elle me rappelle, d'une certaine manière, le protocole imposé à Sa Majesté Achille Talon dans "le Roi des Zôtres" (indispensable !), où, minute par minute, est organisée la royale journée.
Et des enfants qui ont appris à travailler et à ne plus parler que pour dire des choses sensées au Primaire seront, malgré la testostérone et les œillades des lolitas environnantes, amenés à travailler en silence au collège et au lycée. Il en est de la discipline comme du redoublement : avec des programmes bien conçus et bien appliqués, on ne chahutera plus, on ne redoublera plus — ou à la marge. Ce n'est pas de l'utopie : ça se fait en ce moment.
Dans le film de Canal et Emmanuel Amara, "Education nationale : un grand corps malade", on visite une classe finlandaise où toutes ces petites chères têtes blondes (mais alors, blondes !) lèvent la main pour parler, et travaillent dans un silence religieux — ou soviétique. C'est comme ça qu'on se retrouve classé n°1 des systèmes éducatifs. Alors, ça suffit, les encouragements à s'exprimer ! Ils attendront d'avoir qulque chose à dire pour le dire — et s'apercevoir que ça ne vaut pas le coup. Pythagore faisait garder le silence pendant cinq ans à ses disciples — le temps qu'ils comprennent deux u trois petites choses. Et nous ne saurions pas suggérer aux élèves de se taire intelligemment pendant neuf mois ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007
Ça y est, nous sommes sauvés !
Un livre prétend s’opposer directement à la Fabrique du crétin de JPB. Intitulé avec une kolossale vinesse “La Fabrique du génie : À bas l’école de Papa !” par Franck Rimbert.
Rien de très convaincant, encore la vulgate iufumiste, toujours des réponses à côté, l’auteur enfile les perles pédagogos, on se croirait dans les Cahiers pédagogiques. C’est dire le haut niveau de réflexion.
Je crois qu’on peut attendre longtemps le bouquin qui démontrerait (entre autres choses) que le constructivisme pédagogo est la science qui permet d’enseigner. La foi, il faut avoir la foi en tout ce qui marche mal et être dans le camp du Bien. À offrir à votre chef d’établissement ou à votre inspecteur ;)
4e de couverture :
Biographie de l’auteur
L’auteur est professeur de sciences économiques et sociales en lycée depuis près de 30 ans et a été également, pendant près de quinze ans, formateur (sic) à l’IUFM des Pays de la Loire, tout en continuant à enseigner dans son lycée.
Présentation de l’éditeur
Depuis quelques années, la querelle scolaire est rallumée. Aux “pédagogues” s’opposent les défenseurs de “l’école républicaine”, école-sanctuaire qui maintenait les enfants du peuple à l’écart de l’ascension sociale. L’école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les “nouveaux réactionnaires” républicains, n’en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu’autre chose. Il est nécessaire d’en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d’autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société. L’école de masse, qui permet l’accès au savoir pour tous, est certes encore imparfaite, mais ne mérite pas l’indignité qu’on lui prête. Ce livre veut renouveler les termes d’un débat parti sur de mauvaises bases. Notre société a besoin d’une école qui permette au plus grand nombre de réussir. Cette nécessité suppose de définir les lignes d’une nouvelle école républicaine.
Ecrit par : Lariba | 15 septembre 2007
Ça y est, nous sommes sauvés !
Un livre prétend s’opposer directement à la Fabrique du crétin de JPB. Intitulé avec une kolossale vinesse “La Fabrique du génie : À bas l’école de Papa !” par Franck Rimbert.
Rien de très convaincant, encore la vulgate iufumiste, toujours des réponses à côté, l’auteur enfile les perles pédagogos, on se croirait dans les Cahiers pédagogiques. C’est dire le haut niveau de réflexion.
Je crois qu’on peut attendre longtemps le bouquin qui démontrerait (entre autres choses) que le constructivisme pédagogo est la science qui permet d’enseigner. La foi, il faut avoir la foi en tout ce qui marche mal et être dans le camp du Bien. À offrir à votre chef d’établissement ou à votre inspecteur ;)
4e de couverture :
Biographie de l’auteur
L’auteur est professeur de sciences économiques et sociales en lycée depuis près de 30 ans et a été également, pendant près de quinze ans, formateur (sic) à l’IUFM des Pays de la Loire, tout en continuant à enseigner dans son lycée.
Présentation de l’éditeur
Depuis quelques années, la querelle scolaire est rallumée. Aux “pédagogues” s’opposent les défenseurs de “l’école républicaine”, école-sanctuaire qui maintenait les enfants du peuple à l’écart de l’ascension sociale. L’école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les “nouveaux réactionnaires” républicains, n’en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu’autre chose. Il est nécessaire d’en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d’autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société. L’école de masse, qui permet l’accès au savoir pour tous, est certes encore imparfaite, mais ne mérite pas l’indignité qu’on lui prête. Ce livre veut renouveler les termes d’un débat parti sur de mauvaises bases. Notre société a besoin d’une école qui permette au plus grand nombre de réussir. Cette nécessité suppose de définir les lignes d’une nouvelle école républicaine.
Ecrit par : Lariba | 15 septembre 2007
QUand on voit la "taille" du socle sur lequel nous devons évaluer les futurs élèves de 6° avant la dernière ligne droite qu constitue le CM2, on a en effet du souci à se faire pour le super socle du bac unique.
Ecrit par : catmano | 15 septembre 2007
Réponse à DUGONG, qui ne doit pas bien connaître le SNALC et quand on ne connaît pas on se tait. Et de plus on avance à visage découvert lorsque l'on souhaite diffamer !!! Ne vous compromettez pas !! restez où vous êtes. Nous sommes pour un enseignement de bonne qualité et pour tous, et non pour des diplômes au rabais. Si vous avez envie de continuer la discussion, n'hésitez pas à me contacter mais cessez au moins votre diffamation.
Ecrit par : LEMOING | 15 septembre 2007
"Relenrts nauséabonds" ! Je t'en foutrais ! Ça me rappelle l'époque où Frackowiack voyait en moi un disciple de Pétain, et Meirieu me traitait gentiment de fasciste — eu égard à mes origines italiennes, sans doute.
Ils n'ont vraiment rien appris — comment leur demander de réhabiliter le Savoir ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007
"Dans les classes SLECC — demandez à Marc Le Bris, demandez à Françoise Candelier — le silence règne (assez pour que l'on puisse travailler décemment, sans empêcher une question de fuser à bon escient)"
Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007
Et autre bonne nouvelle, dans les classes "Troisième Voie" aussi !
Logique : quand le maître pratique une pédagogie explicite, que les élèves savent où ils vont et comment y aller, même les plus azimutés finissent par travailler et se concentrer, dans le silence.
Précisons toutefois que cela ne se met pas en place spontanément chez des enfants qui ont subi -parfois plusieurs années durant- les méthodes chères aux constructivistes. Et que pour réparer les dégâts de ces méthodes qui transforment les élèves en zébulons -on devrait d'ailleurs les appeler "méthodes hyper-actives"- il ne faut pas craindre de mouiller la chemise pendant les premières semaines et d'endosser le rôle du "mauvais objet" !
Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007
Et j'ajouterai, de manière plus triviale, que quand on donne à bouffer aux élèves -et pas de la bouffe de m... comme dirait J.P.Coffe- ils finissent par cesser leurs bavardages incessants, car il n'est guère commode de parler la bouche pleine !
Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007
Excusez-moi d'insister mais la question me semble importante.
Que deviendrait la philosophie dans un bac à socle unique (la question se pose aussi pour l'histoire, sans doute avec moins d'acuité) ? Il y a sans doute peu d'espoir de l'y trouver, de sorte qu'elle deviendrait une simple option. Dans ces conditions, seuls choisiraient cette option les élèves qui auraient choisi la filière L, les autres élèves s'en trouvant dispensés.
Cela ne risque-t-il pas de porter un coup très dur à cette discipline déjà en difficulté ? Je rappelle qu'en philosophie, le CAPES propose 30 places pour 1200 candidats et l'agrégation 47 postes pour autant de candidats.
Je m'inquiète un peu de voir JPB soutenir une telle mesure, si elle doit conduire, comme c'est à craindre, à une nouvelle mise en difficulté des humanités.
Ecrit par : EP | 15 septembre 2007
le mot pourrait remonter à un radical latin...auquel cas la forme jugée correcte caparaçon serait, quant à elle, le résultat d'une métathèse des consonnes /k/ et /r/. Ainsi, l'influence de carapace sur *carapaçon serait un retour aux sources étymologiques justifiable."
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007
C'est bien ainsi qu'en donnant crédit à des suppositions fantaisistes on banalise et cautionne l'appauvrissement de la langue, au motif qu'il faut se mettre au niveau des plus ignorants, pour ne pas les traumatiser en soulignant leurs carences, ....des fois qu'on vous en attribue la paternité
Je continuerai à dire caparaçon car ce n'est justement pas une simple carapace, sinon la distinction n'aurait aucun sens.
C'est faire fi de l'éthymologie du mot que de fair cet amalgame spécieux.
Caparazon vient d'Espagne et de capa, manteau espagnol, et cette dimension vestimentaire ornementale, qui infirme toute filiation avec la carapace, permit à Colette d' écrire: "caparaçonnée d'un bout de couverture traînante".
pas vraiment efficace come carapace.
Voici donc le Nième exemple de la volonté qui taraude certains d'appauvrir notre langue pour en laminer tout élitisme, elle qui doit subir déjà les assauts de l'anglais mais dont les pires fossoyeurs sont les Français eux-mêmes.
Voici donc une Nième tentative de nous faire avaler une origine sémantique au mieux incertaine et fantaisiste, selon le procédé habituel de ceux qui se réfugient dans une approche pseudo-scientifique pour justifier l'injustifiable et cautionner les pires dérives.
Entre la glorification de l'ignorance, la cuistrerie et la malhonnêteté intellectuelle, l'enseignement du francais est bien mal barré et peut se caparaçonner, muni de ses plus beaux atours, pour affronter les attaques venues de toutes parts.
Anatole France parlait à cet égard "des cuistres qui prétendirent donner des règles pour écrire".
J'espère vivre assez longtemps pour voir notre langue, dont la première vertu est sa rigueur logique, triompher de ses assaillants. Sinon, nous parlerons tous un sabir, sauf quelques rares survivants qui s'obstineront à ranimer une langue morte...
Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007
Quand les élèves sont concentrés sur leur travail, on ne les entend plus, c'est un fait. Mais comme il est impossible d'exiger d'eux une concentration maximale de 8 heures du matin à 5 heures du soir, je crois qu'il faut établir (rétablir!) l'interdiction du bavardage dès le moment où l'on entré dans la salle et que le cours commence. Cela ne me paraîtraît pas scandaleux. Dans mon collège, nous ôtons 1 point pour bavardage, si une punition ne suffit pas, au "capital comportement (20 points)" que nous venons de mettre en place. Les élèves savent très bien au fond d'eux-mêmes que bavarder dérange, mais ils n'exploitent en cette matière que la latitude que nous leur laissons. Une classe totalement silencieuse leur plaît "in petto", et en plus ils en sont fiers.
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007
Un livre prétend s’opposer directement à la Fabrique du crétin de JPB. Intitulé avec une kolossale vinesse “La Fabrique du génie : À bas l’école de Papa !” par Franck Rimbert.
Lariba
Il se trouve que j'ai parcouru rapidement cet après-midi dans une librairie de Reims ce livre, qui m'est tombé des mains! Il commence comme un roman de gare, l'auteur racontant comment dans le début des années 70 il a failli rater son bac C parce que son prof de maths n'avait pas vu en lui le génie qu'il est devenu par la suite!
Je ne vous raconte pas la suite...tout le monde ici l'entrevoit!
Ceci étant dit, je crains que ce genre d'ouvrage ne s'inscrive dans un mouvement continu et irrésistible de déconstruction de l'école, celle que nous défendons ici et qui se donne le savoir et non l'argent comme horizon à conquérir sans Trichet!
Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2007
Cher EP, comment pouvez-vous douter de l'engagement culturel de Darcos ? Les impératifs économiques peuvent être ce qu'ils sont, il n'en défendra pas moins un système qui l'a formé — et auquel, par parenthèse, ilo a confié tus ses enfants, ce qui n'est pas si fréquent parmi le spolitiques de drite… et de gauche.
Procédez autrement. Demandez-vous de combien d'heures de philo un élève a besoin en Terminale — un élève qui n'en fera plus jamais de sa vie, mais à qui il n'est pas inutile d'apprendre que Platon pensait plus finement que Shakira ou Britney Spears. Idem pour l'Histoire — ce sont des disciplines de tronc commun. Puis demandez-vous quelle spécialité pourront être proposées selon les séries — plus de Lettres en L, ou plus de Philo ?
Dernier point. En Lettres modernes, il y a au CAPES autour de 4000 candidat pour un peu moins de 1500 postes. Cherchez l'erreur, par rapport aux chiffres (bien ré"els) que vous annoncez en philo. Quelle perversion a poussé ces jeunes gens dans une branche aussi bouchée ? Non que je conteste le droit pour tous de faire d ela philo en Fac — mais qu'ils ne viennent pas demander des débouchés. On a le même problème en psycho, en STAPS, etc. Pourquoi les facs ne limitent-elles pas les inscriptions en fonction des débouchés — comme en médecine ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007
Vous oubliez la progestérone de ces gentes demoiselles, cher Jean-Paul!
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2007
La progestérone ne pose pas de problème majeur! Vous confondez avec les oestrogènes et une sécrétion résiduelle de testostérone.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007
"Relents nauséabonds" écrit l'éditeur du livre de Franck Rimbert en parlant de l'opposition aux "pédagogistes".
C'est immonde, et cela montre bien dans quelle fange évolue par nature la faune de demi-intelligents qui gravite autour de Meirieu!
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007
Juste une petite chose, Cadichon.
Je crois que la première mesure à prendre pour que les professeurs n'aient plus de problèmes de voix, c'est d'interdire le bavardage en classe.
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007
Pour une fois que je trouvais Cadichon hyper-constructive!
Jean, j'ai été à l'école du silence, des bras croisés, des fessées déculottées et des sanctions en tout genre relayées à la maison par des parents qui soit renouvelaient le châtiment corporel, soit plus fins, nous flagellaient d'une épouvantable leçon de morale. Ce qui n'empêche que tout enseignant à la voix fluette et à la gestuelle timide vivait un chahut à en pleurer. Demandez à ma professeur de russe de Terminale: nous étions huit, c'était sa première année d'enseignement, quatre dormaient et les quatre autres, brillants élèves de russe et du reste, tous dotés d'une large année d'avance, l'ont massacrée. Nous avons été ignobles comme on peut l'être à quinze ou seize ans.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007
Caparaçon
Partie de la carcasse de bovin comprenant la poitrine, les côtes et les muscles abdominaux.
http://www.avecinfoweb.com/servlet/ShowInfoSR?M=S67SFK9KFR5RF
caparaçon = Bauchlappen mit Knochen = flank with brisket bone-in = falda con hueso = pancia con osso
http://www.ufechicago.org/UFEC/termes%20de%20boucherie.htm
LE GROS BOUT DE CAPARAÇON = Plat de côtes découvert +Gros bout + Milieu de poitrine (AV5)
MILIEU DE CAPARAÇON= Plat de côtes couvert + Petite poitrine +Tendron (AV8)
ARRIÈRE DE CAPARAÇON = Bavettes à Pot au Feu+ Flanchet (AV3)
http://gate05.free.fr/PRODUITS/le_boeuf.htm Lien excellent que je vous recommande vivement.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007
Pourquoi les facs ne limitent-elles pas les inscriptions en fonction des débouchés — comme en médecine ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007
Une pléthore de médecins ne contraindrait-elle pas certains d'entre eux à s'installer en zone rurale?
Et puis, après tout, mon antenniste, réparateur de télé, vendeur d'électroménager et DJ local a une licence de lettres. Super sympa, redoutablement efficace et très agréable. On se marre bien quand il vient, devant notre 51 ou Ricard du soir. Il nous fait aussi de très belles expo photos.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007
Lemoing a écrit :
"Réponse à DUGONG, qui ne doit pas bien connaître le SNALC et quand on ne connaît pas on se tait. Et de plus on avance à visage découvert lorsque l'on souhaite diffamer !!! Ne vous compromettez pas !! restez où vous êtes. Nous sommes pour un enseignement de bonne qualité et pour tous, et non pour des diplômes au rabais."
Tout doux cher Lemoing !
J'avais écrit :
"Quant au SNALC, cher JPB, je vois autour de moi les gens qui s'y abritent. C'est pas du blanc bleu. Je ne me compromettrais pas avec eux."
Je visais les représentants du snalc dans l'établissement où je sévis et non pas l'appareil lui-même. Mais la confusion entre l'appareil et quelques uns de ses téléphonistes ainsi que l'ignorance manifeste de ce qu'est ou n'est pas une diffamation me laisse augurer le pire sur ce syndicat dont, j'espère, vous n'êtes pas un dirigeant.
Après m'avoir intimé le silence, vous me demandez si je veux poursuivre la discussion. Quelle discussion ?
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007
Je connais aussi un prof d'EPS et une prof d'allemand éleveurs de chèvres, un HEC et une infirmière DE éleveurs de chèvre, des ingénieurs agro avec un troupeau de vaches, un ancien gendarme, BEP comptabilité-gestion, avec un bar tabac presse, des vétérinaires députés-maires-conseillers généraux, des vétérinaires journalistes... Enfin, tout le monde peut faire sa liste de parcours atypiques après une formation universitaire de qualité.
je ne suis pas vraiment en accord avec un numerus clausus trop strict mais je reconnais ses vertus malgré tout: pas d'amphis surchargés, des TP et TD bien organisés avec des moyens conséquents par élève, ce qui est très important pour toutes les formations scientifiques. J'ai bénéficié du numerus clausus et je ne le regrette pas vraiment, restons honnêtes. Mais en philo? Je ne vois pas l'intérêt de TP avec de gros moyens et tout le monde sait, en y entrant, qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, non?
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007
Pourquoi les facs ne limitent-elles pas les inscriptions en fonction des débouchés — comme en médecine ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2008
Dites-nous alors cher JPB comment vous envisageriez de remplacer les 300 000 profs qui vont partir bientôt à la retraite? (Si toutefois, Tsarkozi ne les contraint pas d'ici là à faire quelques années de rab) Ne nous dites pas que vous croyez en leur génération spontanée? Ou bien faut-il se préparer au non remplacement de nombre d'entre eux et à l'extinction annoncée du principe même de l'enseignement scolaire?
Certains annoncent déjà la "fabrique du génie" en dessinant les contours d'une école new-look, aux programmes allègés, aux classes surchargées, aux méthodes venues du management, au bac unifié et passé en contrôle continu...
Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2007
C'est un honneur (pour moi) de se faire traiter de facho par un trou du cul/neuneu .
Ecrit par : toto | 15 septembre 2007
"Dans mon collège, nous ôtons 1 point pour bavardage, si une punition ne suffit pas, au "capital comportement (20 points)" que nous venons de mettre en place."
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007
Il suffit chez vous d'enlever quelques points pour que les élèves se taisent ? C'est le pays des fées, votre collège.
Un lieu préservé de ces élèves capables de perdre les 20 points en quelques heures. Un lieu préservé des enfants présentant des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, autrefois scolarisés dans des établissements spécialisés, à présent scolarisés d'office dans les classes ordinaires grâce à la loi Montchamp.
Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007
Can't help it
J'HALLUCINE :
BGT écrit:
'Qu'est-ce que dois faire un enseignant face à une classe dont un tiers ou une moitié de ses élèves ne déchiffre pas en sixième ?
'
Réponse de l'âne
'des élèves qui ne déchiffrent pas, c'est plutôt bon signe : au moins on n'aura pas besoin de les débarrasser de ce boulet qui les empêche de comprendre ce qu'ils lisent. '
http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2007/09/06/15-repondre-a-bgt#co
Ecrit par : toto | 15 septembre 2007
J'en ai un aussi, de M. Duru-Bellat, tout aussi joli que celui dégoté par Toto :
"La réussite de tous est-elle une utopie ?
L'école méritocratique, telle qu'elle existe, est contradictoire avec l'idée de réussite de tous. Les inégalités sociales sont réelles et dès lors que l'égalité des chances est censée prévaloir, la société accepte de sélectionner par le diplôme. Tant qu'on se situe dans ce cadre, l'école laisse de côté une partie de ses élèves et la réussite de tous devient impossible. La réusssite scolaire de certains est payée par l'échec d'autres. De plus, la notion de mérite demande à être interrogée. Il n'existe pas de définition brevetée du mérite. On sait que les enfants ont au départ des qualités inégales du fait de la génétique, de l'environnement social, familial. Ce n'est pas juste. Au cours de la scolarité les élèves mobilisent plus ou moins leurs talents inégaux par le travail. Mais leur "mérite" dépend aussi de l'environnement. Quand un enfant de trois ans réussit moins bien qu'un autre est-il pour autant moins méritant ? Tant que la société est inégalitaire, la sélection par le mérite ne peut être juste à 100%. Il faut équilibrer par d'autres logiques de justice.d'où la question : qu'est-ce que la société garantit à tous en terme de culture commune, de niveau de formation ?
Dans ce contexte vous plaidez dans votre ouvrage pour que les logiques de compétition interviennent le plus tardivement possible...
On sait que dès la maternelle, les familles anticipent les questions de compétition. Elles ont intégré cette logique dominante et de fait entrent dans des stratégies de choix de l'école. A l'opposé, on pourrait rêver d'une école "gratuite" dans laquelle les diplômes ne serviraient à rien, d'une école qui ne sélectionne pas mais qui forme, qui donne des références communes. Est-on prêt à cela ? Je ne crois pas. Un des chemins les plus simples pour contrer les logiques individualistes serait de faire en sorte que le tronc commun de connaissances soit le plus long possible et que la sélection arrive plus tard.
Vous parlez aussi dans votre livre de mettre en avant d'autres mérites. Qu'entendez-vous par là ?
On connaît tous des personnes qui ont été en échec à l'école et qui réussissent leur vie. La réussite "scolaire" est très étroite. Elle fait beaucoup appel à l'abstraction et ne reconnaît pas d'autres qualités. Réfléchir sur ces comportements me semble indispensable d'autant que l'école est très dure dans ses jugements. Comme nous l'avons montré dans une recherche de l'IREDU, quand un petit redouble, il en est très affecté personnellement et souvent condamné en terme de réussite scolaire. L'école ne traite pas tous les élèves avec le respect qu'ils méritent et elle peut malheureusement empêcher certains de réussir."
Ecrit par : catmano | 15 septembre 2007
Un lieu préservé de ces élèves capables de perdre les 20 points en quelques heures. Un lieu préservé des enfants présentant des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, autrefois scolarisés dans des établissements spécialisés, à présent scolarisés d'office dans les classes ordinaires grâce à la loi Montchamp.
Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007
J'en connais un qui a du racheter deux fois le carnet de correspondance car il épuisait en un trimestre le stock de billets d'observations inclus dans le carnet pour une année. Il était collé à peu près tous les mercredis matins (collège où il n'y a pas de cours le mercredi). De toute façon, il est passé car il avait trop de retard pour redoubler. Sa mère voulait l'envoyer en apprentissage par alternance mais papa et fiston ont dit non. Il préfère tenter de continuer au collège... où il peut à loisir continuer à présenter son postérieur déculotté aux femmes de la cantine et de l'entretien.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007
Et Charmeux ajoute :
"Vous savez bien que le terme (et la pseudo-notion qu'il recouvre) de "niveau" est une absurdité : les élèves n'ont pas de "niveau" : ce ne sont pas des récipients. Les enfants ont tous des savoirs ; simplement, ce ne sont pas les mêmes d'un élève à l'autre"
"C'est-à-dire, considérer l'erreur et l'ignorance comme des données NORMALES" ...
Alors, la marmotte, avec ses mignonnes petites pattes, emballe le chocolat dans un joli papier argenté...
Et l'instit de base -ou le parent de base- se dit qu'il devrait tout de même sérieusement songer à aller s'acheter un entonnoir et se le coller sur la tête, afin de ne pas faire tâche dans cette histoire de fous.
Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007
Il suffit chez vous d'enlever quelques points pour que les élèves se taisent ? C'est le pays des fées, votre collège.
Un lieu préservé de ces élèves capables de perdre les 20 points en quelques heures. Un lieu préservé des enfants présentant des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, autrefois scolarisés dans des établissements spécialisés, à présent scolarisés d'office dans les classes ordinaires grâce à la loi Montchamp.
Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007
Et oui, Hussard, depuis le temps que je répète que notre cher Jean vit dans un collège très très tranquille... Ce dont on est ravi pour lui. Le problème est qu'il nous assène de grandes réflexions généralisantes et des conseils à partir de son expérience qui est loin de pouvoir s'appliquer à tout le monde!
Mais bon...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007
Oups... Tache, pas tâche ! L'abus de Charmeux nuit gravement à l'orthographe... et à la santé.
Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007
Puisqu'on est dans les histoires de fous, il faut quand même dire que ce qui est extraordinaire avec les permis à points et autres systèmes équivalents, dès lors qu'on quitte le pays des fées, c'est qu'ils obligent l'enseignant à consacrer la quasi-totalité de ses heures et de son énergie à la gestion/comptabilité des fameux points, ce qui ne lui laisse plus guère de temps pour... enseigner.
Ils ont des entonnoirs, vive les Shadoks,
Ils ont des entonnoirs, vive les Shadoks !
Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007
il faut quand même dire que ce qui est extraordinaire avec les permis à points et autres systèmes équivalents, dès lors qu'on quitte le pays des fées, c'est qu'ils obligent l'enseignant à consacrer la quasi-totalité de ses heures et de son énergie à la gestion/comptabilité des fameux points, ce qui ne lui laisse plus guère de temps pour... enseigner.
Ecrit par Un hussard.
Mais ce n'est pas grave, Hussard, ce qui compte c'est de tenir,tenir, tenir. En faisant le psy, l'infirmier, l'éducateur, le comptable, le gestionnaire et après quand on a effectué toutes ces tâches préalables pour lesquelles on va, sous peu, nous former, alors et alors seulement vous transmettez des connaissances! Et ils s'en sortent, les petits, c'est formidable!
D'ailleurs, on va mettre sur pied sous peu une licence ad hoc qui permettra d'être tout cela en même temps! C'est l'avenir, 6 métiers en un. Quelles économies! Et il y a déjà des volontaires qui ont de l'expérience et qui en redemandent!
Pas étonnant que ce métier soit dévalorisé à ce point! Il y en a qui continuent de travailler à sa dégradation avec le sentiment de bonne conscience en plus !
Vous faites bien d'essayer de partir, Pendariès!!!
Pour ma part, j'attends les propositions de Darcos et je vois...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007
Exercices de relaxation, de respiration, de concentration, de renforcement musculaire et vocalises, pour la plupart, inspirés des techniques de chant et de théâtre sont au programme. L'idée est de travailler sa posture, son souffle et d'améliorer la portée de sa voix, pour mieux maîtriser cet organe essentiel et éviter le surmenage vocal.
Les profs peuvent aussi apprendre par différentes astuces à économiser leur voix. Se lever pour attirer l'attention, taper sur une table à l'aide d'une règle pour obtenir le calme, mieux utiliser le silence. Ces techniques peuvent être acquises dans des séances de rééducation orthophonique. « Il faut créer des automatismes : ce n'est pas en cours que les profs vont penser à leur façon de parler », assure le professeur Giovanni.
Professeur d'histoire et géographie en Seine-Saint-Denis, Philippe a suivi ce type de formation. « Ça m'a permis de prendre conscience à quel point la voix est un instrument de travail stratégique, qui doit varier et s'adapter. Une voix inadéquate, provoque une gêne d'abord chez l'auditoire, puis une lassitude, qui finit par se traduire par un manque de concentration et des problèmes de discipline. Le ton est le meilleur révélateur de l'état de confiance du prof. »
Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007
Bravo, Cadichon! Que de paroles sensées! Je souscris à 1000%! Venez donc vous inscrire aux formations voix dispensées à l'IUFM, qui reprennent quasiment mot pour mot ce dont vous parlez! Et merci d'insister sur ce réel problème.
"La progestérone ne pose pas de problème majeur! Vous confondez avec les oestrogènes et une sécrétion résiduelle de testostérone."
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007
C'était de l'humour, Dobolino! Jean-Paul semblait ne considérer l'importance de l'EPS que pour les représentants du sexe dit fort!
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2007
Ma contribution au Bêêêtisier pédagogol:
Enseigner le français avec Eveline Charmeux
La pédagogie, c'est quoi ?
Faire travailler en groupes hétérogènes : pourquoi ? comment ?
L'analyse de Philippe Meirieu
Extrait de « Faire l’école, faire la classe » ESF 2004,
1. Tout élève a besoin d'être considéré dans sa différence et regroupé avec d'autres afin d'être pris en charge en fonction de leurs besoins communs spécifiques
Quand voit la folle de Chaillot sur son site http://www.charmeux.fr/eveline2.html)
en photo à Normale Sup avec ses "amis" Derrida et Althusser ne peut-on lui trouver quelque circonstance exténuante? La folie du second, on le sait était particulièrement contagieuse.
La maturation intellectuelle de la souris en question fut de toute évidence mise en jachère dans les années 50.
Cela n'excuse en rien tous les gogos qui ont fait sa carrière.
Et quand elle ajoute que toute sa vie elle fut " formateur d'enseignants", on frémit d'horreur puisque voilà donc un bon demi siècle qu'elle nous les déforme, dans la plus parfaite impunité.
Si elle a les palmes cacadémiques, le mérite apicole ou tout autre gri-gri, il faut les lui arracher publiquement, à elle aussi, le mˆme jour que le bovidé frako et toute la clique.
La cour des Invalides est-elle assez grande pour contenir les tous?
Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007
"Mais ce n'est pas grave, Hussard, ce qui compte c'est de tenir,tenir, tenir. En faisant le psy, l'infirmier, l'éducateur, le comptable, le gestionnaire et après quand on a effectué toutes ces tâches préalables pour lesquelles on va, sous peu, nous former, alors et alors seulement vous transmettez des connaissances! "
Ecrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007
De ce point de vue là, même si nous en bavons de plus en plus dans le primaire, nous avons encore la chance de pouvoir nous appuyer sur le fait que nous avons notre classe toute la semaine et que nous enseignons toutes les disciplines.
Cette fameuse polyvalence -qui est au demeurant fort difficile et stressante à assumer lorsqu'on a le souci de la qualité- constitue notre atout majeur face à des élèves explosifs ou des classes rétives. En effet, à condition bien sûr de ne pas céder à la démagogie et de ne rien lâcher, un instit peut à la longue contraindre un élève en rupture à travailler, en le privant par exemple de quelques séances d'EPS (ou d'arts plastiques, ou de musique), pendant lesquelles ledit apprenant devra aller faire son travail dans la classe d'un autre collègue. Ce bras de fer est épuisant, mais il peut produire des effets, à partir du moment où l'enfant en question comprend que la seule issue pour réintégrer les séances d'EPS (ou arts plastiques, etc.), c'est de céder et d'accepter de faire le travail demandé par son instit.
Par ailleurs, le fait d'enseigner des disciplines très diverses permet aussi de pouvoir découvrir ses élèves sous leurs facettes les plus variées. De ce fait, il est rare de ne pas trouver une entrée, un point d'arrimage chez un enfant, y compris en décrochage scolaire.
Sauf, et c'est là que la loi Montchamp est assassine, chez des enfants souffrant de troubles psychiatriques sévères.
Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007
"avec ses "amis" Derrida et Althusser ne peut-on lui trouver quelque circonstance exténuante? La folie du second, on le sait était particulièrement contagieuse."
C'est quand même décevant on se croirait de plus en plus dans la rubrique Courrier des lecteurs du Figaro. L'invective, le mépris et le "bon sens" des gens comme il faut (d'après eux) qui savent.....
Plus généralement, le plus triste c'est que ce blog (et surtout les "commentaires") joue de plus en plus contre ce qu'il prétend promouvoir. Les discussions avec mes collègues qui étaient venus faire un tour par ici montrent qu'ils sont partis déçus devant tant de morgue, de prétention et d'agressivité (qui plaît entre sectateurs convaincus mais est peu utile pour débattre et convaincre) alors qu'ils étaient a priori d'accord avec le diagnostic et les principales propositions de JPB.
Ecrit par : Hervé | 16 septembre 2007
Hervé, vous avez hélas raison! Mais cela a été bien pire qu'aujourd'hui. Je me rappelle, il y a quelque temps, avoir suggéré à des jeunes collègues de venir voir ce qui se disait sur ce blog. Ils en sont repartis aussi sec, sans avoir osé intervenir. Pas déçus, mais absolument effarés par la teneur et le ton de certaines interventions. Bien au delà des idées.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007
Eh bien, c'est bien dommage, Hervé. Mais aussi, dites-vous bien qu'un blog, avec ce qu'il a d'anonyme, mélange forcé"ment les positions / propositions les plus étranges, et les modes d'expression les plus délurés…
Dobolino, puisque je vous ai sous la main, y a-t-il un traitement de l'histiocytose maligne — autre qu'une piqûre adéquate ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2007
Bon, il semblerait que les intervenants de ces lieux soient dans leur grande majorité "personna non grata" !
Autrement dit, pour que ce blog devienne fréquentable, il faudrait donc que les parents soucieux pour l'avenir de leur progéniture cesse de fourrer leur nez dans les affaires de l'Education nationale, et que les enseignants soucieux de l'avenir de leurs élèves changent de sujet et se mettent à échanger gentiment des recettes de tarte aux pommes ou des références de bons vins, de bons bouquins et de bons disques.
En fait, il suffirait de débaptiser ce blog (parce que "Bonnet d'âne", franchement, ça donne déjà le ton, non ?) et de l'appeler 'Les bonnes recettes de tante Louise" ou "Le cani de tonton JP" !
Ecrit par : Un hussard | 16 septembre 2007
La cohérence n'étouffe pas les "collègues" d'Hervé.
On peut être ainsi tomber "d'accord avec le diagnostic et les principales propositions de JPB", puisqu’après quarante ans de naufrage c'est enfin devenu vraiment difficile de garder une once de crédibilité en étant contre tant ils sont pertinents (who is against motherhood and apple pie? ) mais on peut aussi continuer à nier dans le même souffe toute part de responsabilité des Charmeux, Frackoviak, Meirieu, Bentolilla, Lahire, Mabillon-Bonfils et consorts. La liste serait aussi longue que celle des signataires de la pétition du SNLAC, laquelle fait se pincer le nez aux "sécateurs convaincus" de la mouvance dominante. Ceux-ci, comme chacun a pu s'en rendre compte, pratiquent le négationnisme, le procès d'intention, la caricature, l'inversion sémantique, bref tous les attributs du terrorisme intellectuel, et maintenant que leur abus de position dominante prend fin, ils pratiquent le retournement de casaque, propre aux résistants de la dernière heure...
Ces escouades de démolisseurs ont eu une démarche conforme au schéma usuel (cf Jean Sevilla dans son livre éponyme). Il fallait disqualifier comme obsolète l’enseignement traditionnel qui continuait à faire ses preuves dans les poches de résistance du privé et des établissements publics d’élite, le diaboliser jusqu’à la caricature en affirmant que ses zélateurs souhaitaient le retour de la trique et des blouses grises, afin de légitimer son remplacement par un enseignement qui sera nécessairement plus performant puisqu’ inverse à tous les points de vues. Le moteur de la démarche est l’égalitarisme et toute critique ne peut s’inscrire que dans la caricature. La lecture de la page 133 de « l’Envers du tableau : quelle pédagogie pour quelle école ? » commis par Meirieu en 1993, est un modèle du genre. Il s’autorise un flingage en règle de l’ouvrage séminal d’Arendt contre le pédagogisme, (Crise de l’éducation, notamment aux pages 242-243) où elle souligne la nécessité pour le maître de « présenter le monde » aux enfants, ce summum de l’horreur « frontale » . Meirieu se prend pour Rousseau et réinvente Emile en enveloppant son discours d’un caparaçon doucereux de fausse empathie. L’abolition de la notation ( car elle a valeur de sanction) participe de cette entreprise d’illusionnisme et de démagogie qui a pour but de redorer le blason de l’enseignant car, comme il est de plus en plus ignorant, il faut lui forger des outils pédagogiques qui ne nécessitent pas de savoirs.
Ecrit par : Cadichon | 16 septembre 2007
Cadichon, il ne s'agit pas de refuser d'échanger des idées et des points de vue, même très divergents. Ni même de refuser la caricature qui peut, dans certains cas, remettre les choses en place; (le procès Charlie hebdo, en février dernier, l'a prouvé de manière éclatante; ceci-dit, quand cette dernière devient systématique à longueur de message, c'est un tantinet fatigant.) Mais refuser d'être politiquement correct n'autorise ni l'amalgame systématique, ni l'insulte.
Tiens, petite question subsidiaire; pensez-vous que le matraquage systématique sur "l'actualité sportive" et son corollaire cocardier de plus en plus omniprésent et assommant, (entre autres joyeusetés médiatiques) ne participe pas légèrement à l'abrutissement de nos chères têtes blondes?
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007
Ou alors, puisque ceux qui viennent sur ce blog y viennent tout de même pour parler école et qu'ils sont "a priori d'accord avec le diagnostic et les principales propositions de JPB", tous les collègues et parents embarqués dans la galère pourraient entonner en choeur le pastiche d'Eric Morena. Voilà qui serait convivial !
"Sur la route qui nous mène
Loin du monde et des problèmes
Je fuis (il fuit)
Comme la gazelle aimable
Aux grands cils de velours
Je bondis de vague en vague
Les mouettes me crient leur bonjour
Oh mon bateau
Te es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux
Bravant toutes les tempêtes
Sifflant comme une alouette
Je vole (il vole)
Vers de fabuleux rivages
Où je serai bientôt roi
J'entends les rythmes sauvages
Les algues dansent autour de moi
(Hop la)
Oh mon bateau
Tu es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux
Nu sous le ciel étoilé
Les voiles gonflées de bonheur
Les poissons chantent en cœur
Les crevettes (les crevettes)
Me crient olé, olé olé
Oh mon bateau
Tu es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux."
Ecrit par : Un hussard | 16 septembre 2007
à vous de choisir puisqu'on peut être d'accord ou tomber de même mais pas les deux. Il est 3 heures du mat', l'heure de papatte en rond . Je ne relis pas le reste. J'assume les coquilles et les pan! sur le bec.
Ecrit par : Cadichon | 16 septembre 2007
Monsieur Brighelli, je vous trouve toujours très critique à l'égard de l'éducation nationale. Votre démarche relève de la plus pure subjectivité sous-tendue par une volonté farouche d'en découdre avec les syndicats gauchistes d'enseignants.
Depuis 30 ans que je suis attentivement les questions d'enseignement, je me lamente des perpétuelles luttes catégorielles qui occultent que le sujet principal est l'enfant et dont toutes les parties prenantes se moquent éperdûment. On pense à ses week-ends, à ses jours de récupération, à sa formation, à son confort personnel, mais l'enfant ne joue le rôle que de cobaye.
Je suis pragmatique et je regarde les résultats de l'enquête PISA. Le plus simple, Monsieur Brighelli, serait de voir en Finlande et en Allemagne les solutions employées et faire en sorte de les appliquer chez nous.
Nous ne sommes d'accord que sur un constat: la décrépitude du système d'enseignement. Pour le reste, vous vous positionnez dans la droite ligne de votre président et de votre ministre de tutelle ainsi que des patrons amis de Nicolas Sarkozy pour faire en sorte que l'éducation nationale vous fournisse les profils dans les membres du MEDEF ont besoin.
Les enfants et surtout la nation française, sont mal partis, car outre vous et ceux que vous soutenez, on trouve les crypto communistes des syndicats d'enseignants complètement réfractaires à toute idée de réforme qui changerait leur confort et impliquerait une remise en cause de leur ron ron quotidien et de leurs acquis sociaux.
Comme vous déversez le fiel avec aisance (je vous ai déjà vu à la télévision), je suis certaine que vous allez me chercher sur ma syntaxe avant de vous attaquez aux arguments (enfin si mon message n'est pas censuré). Sachez que je suis italienne et que le français n'est, par conséquent, pas ma langue maternelle.
Je suis une femme libre, libre penseur et je n'appartiens à aucune chapelle. J'essaie de privilégier les intérêts des enfants afin que l'école en fasse des honnêtes hommes au sens rousseauiste du terme.
Cordialement votre
Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007
J'interviens peu en général, me contentant de suivre, avec délectation parfois, des échanges hauts en couleur, mais là, quand même, permettez-moi une remarque, chère Marina:
Il est amusant que vous dénonciez à la fois un certain ultra-libéralisme dont serait victime JPB (sa prétendue collusion avec la majorité actuelle et le grand patronat) et que vous vous attaquiez en même temps aux "acquis sociaux" et "syndicalistes crypto-communistes". Non que je défende spécialement les syndicats majoritaires de l'EducNat, mais il faudrait être cohérente : s'en prendre aux pseudos "acquis sociaux" des enseignants (lesquels d'ailleurs? Attendez, c'est peut-être nos excellents salaires -moins 20% de pouvoir d'achat en 25 ans? notre opulent comité d'entreprise-moins 5% sur les livres en librairie, c'est vrai c'est royal!? ou encore la chance d'aller enseigner dans des endroits où même la police ne va plus... c'est vrai, on a l'embarras du choix question avantages!) c'est quand même relayer le bon vieux discours néo-libéral si cher à Reagan ou Tatcher. Bref, si l'on est cohérent(e), et qui plus est si l'on se prétend de gauche (c'est ce que suggère votre diatribe sur les élèves formatés en vue de fournir de la main-d'oeuvre au MEDEF), on évite de penser que c'est en démolissant les uns (et leur statut, car il ne leur reste malheureusement que cela!) que l'on fera progresser les autres...
Bien des choses,
Claire.
Ecrit par : Claire | 16 septembre 2007
Buntovchik, vidangeur de testostérone de jeune gens fougeux.
Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2007
Heu... ou hé hé hé?
Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2007
JPB votre véto en sait aussi long et même plus que moi sur l'histiocytose maligne du Bouvier Bernois et, en plus, je n'ai pas le droit de répondre à ce genre de question par internet pas plus que celui d'interférer sur le diagnostic et le pronostic de mon confrère sans son accord préalable.
Je ne peux donc vous conseiller qu'une neuvaine et un voyage à Lourdes.
Désolée pour vous néanmoins.
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2007
J'avoue que le message de Marina n'est rien moins que nébuleux... Et les arguments laissent beaucoup plus à désirer que la syntaxe!
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007
Présentation de l’éditeur
Depuis quelques années, la querelle scolaire est rallumée. Aux “pédagogues” s’opposent les défenseurs de “l’école républicaine”, école-sanctuaire qui maintenait les enfants du peuple à l’écart de l’ascension sociale. L’école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les “nouveaux réactionnaires” républicains, n’en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu’autre chose. Il est nécessaire d’en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d’autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société. L’école de masse, qui permet l’accès au savoir pour tous, est certes encore imparfaite, mais ne mérite pas l’indignité qu’on lui prête. Ce livre veut renouveler les termes d’un débat parti sur de mauvaises bases. Notre société a besoin d’une école qui permette au plus grand nombre de réussir. Cette nécessité suppose de définir les lignes d’une nouvelle école républicaine.
Ecrit par : Lariba | 15 septembre 2007
C'est marrant, la plupart des mots utilisés dans cette présentation, je les ai retrouvés dans la bouche de mon ancienne formatrice PLP à l'IUFM (côté Lettres): par exemple, ce qui est dégueulasse, c'est l'élitisme. Autre point, quand je lui ai dit que je ne fabrique plus de séquences incompréhensibles pour moi-même et que je pratiquais la dictée de textes qu'avec les élèves j'étudierai en cours d'analyse littéraire, j'ai senti une colère rentrée; et j'ai compris l'origine de cette flamme: mon ancienne formatrice, que j'ai bcp pour ses qualités humaines et son dévouement envers les élèves, a été "brimée" par les dictées de son enfance. "Cela ne fonctionne pas, et ce genre d'exercice n'apporte rien; je préfère aider les élèves à corriger leur fautes à partir de leurs propres traces écrites [j'aime cette formule: "trace écrite", il y en a qui laissent des traces dans le slip ou la culotte, je le sais, mais quand même...].
- Mais s'ils ne connaissent pas la règle?
- Je les pousse à comprendre pourquoi ils ont commis telle ou telle erreur.
- Et pour l'accord du participe passé, comment fais-tu?, sans qu'il y ait D'ABORD la règle pour cadrer leur syntaxe, s'ils doivent trouver seuls la réponse?
- ..."
Pour ma petite tête, ce fut une révélation: la méthode constructiviste est née pour les malheureuse et les malheureux du système éducatif... Elle fonctionne donc sur l'affect des enseignants (des parents, des inspecteur) qui, ayant souffert à leur table d'étude, s'imaginent que leurs élèves vont déguster à cause de la rigueur intellectuelle.
Un autre point: le regroupement de textes. Elle me proposa l'exemple d'un regroupement au sujet de la rencontre amoureuse en poésie: Baudelaire, Verlaine, etc. Elle avance ses études sur l'échiquier de la "lecture méthodique" - la sacro-sainte construction des oeuvres: "Comment est rendue la rencontre? Par quels moyens et quelles constructions stylistiques?" Niente sur les implications que j'appelle spirituelles dont rendent compte les poèmes. Pas d'explication "sensible" - l'humain? zappé. Vive la forme. Pourquoi? Parce que les élèves de LP n'ont pas la cervelle pour comprendre. C'est une honte qu'inspecteurs et formateurs et profs ne pensent que cela - j'ai passé une heure avec des 2de BEP électrotechnique (la moitié d'une classe: 12, certes) sur Julien tenant la main de madame de Rênal, sur la constitution du désir pour un jeune homme / une jeune femme du XIX et pour celles et ceux de notre siècle.
J'ai eu beaucoup de mal, et je crois que je n'ai pas réussi, à lui faire admettre que ce n'était pas une volonté de retrouver l'école d'il y a 50 ans, mais celle d'utiliser au mieux les méthodes qui ont quand même donné les moins pires des résultats - tout en les adaptant à l'époque. Ce fut rude. "Il y en avait marre de ses enseignants qui se gargarisent de leur savoir sous forme de cours magistraux; il faut que l'élèves participent et écrivent". OUI! Mille fois oui - intelligemment. Et les tenants d'une réforme de l'enseignement, je crois, ne veulent plus placer des poteaux indicateurs bavards devant le tableau noir, non?
Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2007
Dans l'espoir d'appartenir un jour au cercle restreint des enseignant du Grand Socle, j'ai décidé, pour la durée de cette note, de me doter de particules.
Par ailleurs, lors de l'écoute matinale de l'émission de France Culture "vivre sa ville", j'ai entendu avec stupéfaction monsieur Francis Rambert, directeur de l'institut français d'architecture parler de la rénovation du palais de Chaillot en ces termes : "les galeries font 150 mètres de long ; 8 mètres puis 12 mètres sous plafond donc c'est vrai y'a plus de mètres cubes que de mètres carrés".
Voir http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/vivre_ville/index.php?emission_id=38
(pour les gens pressés, écoutez au bout de 29 min 55 s).
Si je comprends bien la "démarche" : on peut comparer un volume à une surface ; probablement en additionnant la hauteur sous plafond à la surface au sol (m + m2 = m3). C'est délirant mais cohérent. Dommage que ce soit aussi tautologique puisque, dans ces conditions, le volume d'un parallélépipède rectangle sera toujours nécessairement plus grand que sa surface de base…
Ce gentil monsieur, probablement très cultivé par ailleurs, participe de l'énorme inculture scientifique de nos "élites" qui, souvent, s'en vante. Que n'entendrions nous pas si un Pécuchet de base pérorait dans un dîner en ville sur l'influence du Courvoisier dans l'œuvre de Leonardo di Caprio.
Tout cela interroge aussi sur les mécanismes mentaux et singulièrement sur ceux qui opèrent chez les architectes. Faut-il psychanalyser son architecte ou architecturer son psychanalyste ? Je pense plutôt qu'il faudrait architecturer nos architectes (c'est très GRIP ce que je raconte là !). Encore un grand chantier pour nos chercheurs en neurosciences (Dehaene et consorts) : savoir quelles sont les parties du cerveau d'un architecte qui s'allument et qui ne s'allument pas lorsqu'il parle de son activité !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
mon ancienne formatrice, que j'aiME bcp
les malheureuseS
Il y en avait marre de Ces enseignants
Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2007
"Pour ma petite tête, ce fut une révélation: la méthode constructiviste est née pour les malheureuse et les malheureux du système éducatif... Elle fonctionne donc sur l'affect des enseignants (des parents, des inspecteur) qui, ayant souffert à leur table d'étude, s'imaginent que leurs élèves vont déguster à cause de la rigueur intellectuelle."
Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe).
Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007
"Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe)."
Vivement une "Psychanalyse du pédagogisme". Qui s'y colle ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
Intrigué par Francis rambert, j'ai cherché son CV. Il semble qu'il ne soit pas architecte mais "journaliste", "critique d'architecture". En somme l'équivalent de certains de nos pédagogistes qui enseigne comment enseigner.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
qui enseignent...
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
"Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe)."
Vivement une "Psychanalyse du pédagogisme". Qui s'y colle ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
Ah non! Parce que la psychanalyse procède d'un échec similaire à l'échec scolaire, celui de la relation à papa et maman. Ça va être interminable si on attend la fin de la cure pour faire quelque chose. Ils en ont au moins pour une centaine d'années de transferts et contre-transferts.
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2007
"Ça va être interminable si on attend la fin de la cure pour faire quelque chose. Ils en ont au moins pour une centaine d'années de transferts et contre-transferts."
Pas forcément, ils (elles) peuvent être en congé maladie de longue durée et interné(e)s dans les "petites maisons" de la MGEN. Du moment qu'ils ne se reproduisent pas entre eux ...
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
"Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe)."
Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007
C'est ce qu'on appelle: "une opinion".
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007
Pas forcément, ils (elles) peuvent être en congé maladie de longue durée et interné(e)s dans les "petites maisons" de la MGEN. Du moment qu'ils ne se reproduisent pas entre eux ...
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
Imaginez qu'ils aillent se croiser avec les psychanalystes! Je n'ose penser quelle descendance on obtiendrait.
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2007
"Imaginez qu'ils aillent se croiser avec les psychanalystes! Je n'ose penser quelle descendance on obtiendrait."
C'est juste. Un moratoire s'impose donc.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
Puisque les opposants à Meirieu peuvent être qualifiés de "relents nauséabonds", terme rappelant ceux désignant les accusés au moment des procès de Moscou, c'est l'occasion, après Pestalozzi, d'évoquer un autre grand "éducateur" dont se réclame Meirieu : le pédagogue soviétique Makarenko. Je ne le connais que par quelques références glanées dans deux livres, mais qui s'avèrent largement suffisantes pour me faire une idée du bonhomme :
(Sheila Fitzpatrick "Le stalinisme au quotidien", Flammarion)
(Michel Hellas, "La passion totalitaire", Quartier libre)
Makarenko fut considéré comme le modèle du pédagogue soviétique du stalinisme jusqu'aux années 80.
Il dirigea la fameuse colonie Djerzinski que celui-ci avait fondée en vue de rééduquer des enfants orphelins ou abandonnés que la guerre civile de 1919-1921 avait jetés sur les routes.
Mais Djerzinski était avant tout le premier chef de la Tchéka, la sinistre police secrète soviétique.
Le plénipotentiaire de Moscou à la Tchéka de Koungour expliquait que "pour les exécutions, nous n'avons besoin ni de preuves, ni d'interrogatoires, ni de soupçons. Nous trouvons la chose nécessaire – nous exécutons et c'est tout."
(Sergueï Melgounov "La terreur rouge en Russie", Edition des Syrtes)
C'est Lénine qui avait choisi pour diriger la Tchéka le militant le plus dévoué, le plus vertueux: Félix Djerzinski.
Or ce saint soviétique avait une autre passion : il consacrait ses loisirs à l'enfance abandonnée et la Tchéka poursuivra son œuvre après sa mort : chaque tchékiste ukrainien devait verser à la commune des enfants un demi pour-cent de son salaire.
Makarenko, qui dirigea la commune Félix Djerzinski, ne voulait pas que l'on confondît celle-ci avec une caserne ou un bagne d'enfants : la communauté connaissait le régime de la vertu et fonctionnait à l'obéissance active basée sur l'enthousiasme et la joie. Nombre de visiteurs soviétiques et étrangers relevèrent la grande ferveur, l'empressement au travail, la joie de vivre qui animaient les enfants.
Les ordres devaient être exécutés sans discussion ni objection et les éventuelles contestations étaient reportées au soir, lors de la réunion générale (un "débat citoyen" avant la lettre).
Makarenko considérait que la collectivité devait primer sur l'individu et ce "poussé jusqu'au bout, et même jusqu'au dénouement implacable".
C'était la collectivité qui devait décider du destin des individus : "N'as-tu pas honte ? On te dit ce qu'il faut faire et tu ne te soumets pas" (à propos de l'orientation professionnelle d'un élève).
"En Union Soviétique, une personne ne peut pas vivre en dehors du collectif, et par conséquent, il ne peut exister de destin individuel isolé, aucune orientation personnelle qui s'oppose au destin et au bonheur collectif"
Makarenko, "Problèmes de l'éducation scolaire soviétique"
Semblable en cela aux nazis, Makarenko considérait que l'élément le plus dangereux n'était pas le délinquant mais celui qui se souciait de son épanouissement personnel ; il s'en prend en particulier à ceux qui quittaient les Jeunesses Communistes. Dans son "Poème pédagogique", il décrit la conversion type du jeune délinquant que la pression collective du centre de rééducation amène à renier son ancienne vie et à intégrer la communauté sous le signe de l'indifférenciation. La collectivité doit faire pression sur le "déviant" mais le chef charismatique reste toujours présent en arrière-plan pour contrôler.
Si le criminel pouvait être réhabilité, une mauvaise origine sociale ou politique constituaient une tâche indélébile : Makarenko appelaient ces derniers, dans un ouvrage paru au moment des purges, des "vermines par nature". Logiquement, dans le goulag soviétique comme dans les camps nazis, les droits communs bénéficiaient d'un meilleur statut que les autres.
Les théories de Makarenko s'étendront à tout le système scolaire soviétique, bien après sa mort en 1939, jusque dans les années 80.
Makarenko avait la passion totalitaire. Il formula la loi du mouvement de la collectivité : toute collectivité doit toujours avoir devant elle un projet, un ensemble de buts à atteindre grâce à des efforts collectifs (tiens, la "pédagogie du projet"…). Car le mouvement est le seul moyen de sauver la vertu à l'intérieur des sociétés humaines où les individus sont en permanence tentés par le comportement individuel et la liberté de penser en dehors du groupe.
Aux naïfs qui ne voudraient voir en Makarenko qu'un pédagogue rêveur et généreux, il faut montrer le contexte dans lequel celui-ci élabora ses théories.
Les centaines de milliers d'enfants abandonnés et jetés sur les routes, recueillis dans les centres de rééducation pour délinquants dirigés par Makarenko sous les auspices de l'OGPU (qui avait succédé à la Tchéka), étaient des victimes de la collectivisation qui avait touché leurs parents et qui conduisit à la famine. Le consul italien à Kharkov décrit ces enfants dont Makarenko va s'occuper :
"Depuis une semaine, un service pour recueillir les enfants abandonnés a été organisé. En effet, en plus des paysans qui affluent vers la ville parce qu'ils n'ont plus aucun espoir de survie à la campagne, il y a des enfants qu'on amène ici et qui sont ensuite abandonnés par les parents, lesquels s'en retournent au village pour y mourir. Ces derniers espèrent qu'en ville quelqu'un prendra soin de leur progéniture. Depuis une semaine, on a mobilisé des dvorniki en blouse blanche qui patrouillent la ville et ramènent les enfants au poste de police le plus proche. Vers minuit, on commence à les transporter en camion à la gare de marchandises de Severo Donetz. C'est là qu'on rassemble aussi les enfants trouvés dans les gares, les trains, les familles de paysans, les personnes isolées plus âgées, ratissées en ville pendant la journée. Il y a du personnel médical qui fait la sélection. Ceux qui ne sont pas encore enflés et offrent une chance de survie sont dirigés vers les baraquements de Holodnaïa Gora, où dans des hangars, sur la paille, agonise une population de près de 8000 âmes, composée essentiellement d'enfants. Les personnes enflées sont transportées en train de marchandises à la campagne et abandonnées à cinquante-soixante kilomètres de la ville en sorte qu'elles meurent sans qu'on les voie. A l'arrivée sur les lieux de déchargement, on creuse de grandes fosses et on enlève tous les morts des wagons."
(A.Graziosi, "lettres à Kharkov", Cahiers du Monde russe et soviétique, XXX)
Makarenko, chantre de l'éducation soviétique, ne pouvait pas ignorer le sort terrible infligé aux enfants marginalisés. La loi de 1935 qui fixe à 12 ans la responsabilité pénale va conduire au Goulag d'innombrables quantités d'enfants ; un survivant du Goulag, Jacques Rossi ("Le manuel du Goulag", Le cherche midi) croisa dans les camps des milliers de garçons et de fillettes qui paraissaient n'avoir guère plus de 8 à 10 ans.
Makarenko était un idéologue important d'un système criminel et sadique où des dizaines de millions de personnes, enfants compris, ont trouvé la mort dans d'atroces souffrances.
Pestalozzi, Makarenko, voilà de bien belles références pour M. Meirieu.
Ecrit par : Louis Barthas | 16 septembre 2007
Pestalozzi, Makarenko, voilà de bien belles références pour M. Meirieu.
Ecrit par : Louis Barthas | 16 septembre 2007
Quel brillant réquisitoire pour faire le procès (de Moscou) de Philippe Meirieu... Exhumer le camarade Anton Sémionovitch Makarenko coupable chacun sait d'avoir vécu et travaillé pour le compte d'un pays ennemi , dans le seul but de prouver publiquement la mauvaise filiation d'un Philippe Meirieu coupable de s'y être référé quelque part dans un ouvrage que personne n'a jamais lu (pas plus que les poèmes pédagogiques) n'est-il pas un procédé typiquement stalinien?
Ecrit par : buntovchik | 16 septembre 2007
Tout à fait d'accord avec Buntovchik : il faut taper avec allégresse sur Meirieu mais tous les moyens ne sont pas bons pour ce faire.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
Tout à fait d'accord avec Buntovchik : il faut taper avec allégresse sur Meirieu mais tous les moyens ne sont pas bons pour ce faire.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle
Absolument d'accord; laissons l'invective, la mauvaise foi et les procès staliniens à l'adversaire, et essayons d'être constructifs. Ce qui me frappe, c'est que de plus en plus, l'objet du post de JPB est oublié au bout de qq heures, et que chacun ressort ses dadas ( si j'ose dire pour un bonnet d'âne) habituels. La question de départ portait à la fois, rappelons-le, sur la possibilité de mettre en place un bac généraliste, et sur la validité du collège unique. Sommes-nous bien sûrs d'avoir fait le tour de la question ?
Ecrit par : FGuichard de la Manie de la Méthode | 16 septembre 2007
Revenons donc à nos moutonsses, comme disait Jouvet dans la peau de Topaze...Ce n'est pas qu'au bac que l'on a tué l'enseignement généraliste... Unités de valeur au choix après 68 dans les grandes écoles et les universités, orientation trop précoce au collège et au lycée, etc. Les "fondamentaux basiques", lecture, écriture, expression orale, calcul mental, voire instruction civique, s'acquièrent (ou non) entre cinq et dix ans. Un bac généraliste en 2010, s'il voit le jour, sera l'équivalent d'un certificat d'études de 1910, qui se passait à douze ou treize ans, avant d'aller soit au travail (apprentissage), soit au collège pour les plus doués.
Ecrit par : moreau | 16 septembre 2007
Un message d un profane né en 1971.
Etant intérimaire, je ne suis pas dans le milieu enseignant
Personnellement, je préfére lire mr brighelli (même si je suis un chti corse par mes parents) que mr merieu qui me donne l impression de voulor recréer l inquisition par amour de l humanité.
Pour parapharser Georges Pompidou dans le noeud gordien
Certains enseignants d aujourd hui sont les héritiers des sophistes de l antiquite, des scolatiques du moyen age, et des médecins de Moliére.
Merci pour ce blog et ses polémiques
Ecrit par : lagaan | 16 septembre 2007
Un bac généraliste serait l'idéal, mais comme cela a été dit: avec le meilleur des programmes de S, ES et L :
maths, physique-chimie, SVT, Langue 1, Langue 2, français, philo, histoire-géo-SES.
Cela fait huit matières, ce n'est pas plus que le bac S, qui comporte en plus spécialité et option(s).
Pour les options : droit, langue(s) ancienne(s), langues vivantes suppleméntaires, arts et/ou renforcement d'une matière ?
Il faudrait que le ministère lance une consultation, mais surtout qu'il rende publics au cours de cette consultation les noms de ceux qui y participeront. Qu'on ne nous y reprenne pas, comme avec Viala et consorts !
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007
"merieu me donne l impression de voulor recréer l inquisition par amour de l humanité"
écrit lagaan
Eh bien franchement, je ne l'aurais pas mieux dit. À noter que toutes les inqisitions sont toujours par amour de l'humanité, c'est même à ça qu'on les reconnaît : méfiez-vous de votre prochain qui veut votre bien.
JPB
PS. Encore merci, Dobolino, votre réaction m'a bien soutenue pendan que je creusais un gros trou cet aprèm' dans la glaise dure…
Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2007
Rapidement pour Monsieur Christophe Sibille: démontrez un peu d'intérêt pour qui n'est pas de votre avis, plutôt que de déclarer péremptoirement que mes propos sont nébuleux.
C'est clair pourtant: d'un côté des crypto communistes qui s'accrochent à défendre la tranquillité de leurs adhérents (je suis de gauche certes, mais je lutte contre les groupes de pression qui défendent des intérêts catégoriels au détriment de la collectivité) et de l'autre des Bighelli et les dizaines de ministres de l'EN de la 5ème république qui n'ont jamais fait preuve d'aucun courage réformiste et dont le but est de formater des bons techniciens que le MEDEF demande. Moralité: aujourd'hui, nous avons peut-être de très bons informaticiens ou ingénieurs (j'en parle en connaissance de cause car j'en ai embauché quelques uns),mais de parfaits bovins dépouvus de conscience politique, de culture générale et des bases de l'expression. Ils sont nuls en langue et en français et n'ont aucune substance pour se mouvoir dans la sphère de l'entreprise, notamment dans les relations clients. Pourquoi ? Parce que l'on a sacrifié les connaissances techniques directement applicables dans l'entreprise au détriment de la philosophie, du français, des langues, bref des acquis propres à façonner des femmes et des hommes au dessus de la mêlée des boeufs.
Je le répète, il faut s'intéresser aux systèmes qui donnent de bons résultats, notamment dans les pays scandinaves et en Allemagne.
Quand un ministre prendra-t-il un jour l'initiative d'une réforme en profondeur ? Les enseignants doivent redevenir les "hussards" de la république pour faire en sorte que filles et garçons qui sortent de leur cycle d'étude aient le savoir-faire et le savoir-être ?
Je doute que des Brighelli et des Allègre soient les artisans de la réussite.
Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007
"Rapidement pour Monsieur Christophe Sibille: démontrez un peu d'intérêt pour qui n'est pas de votre avis, "
Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007
Très chère Marina, si je ne démontrais pas d'intérêt pour qui n'est pas de mon avis, j'aurais déerté ce blog depuis assez longtemps. Vos propos ne sont effectivement pas nébuleux, j'ai fait une légère erreur d'appréciation. Ils sont simplement totalement incohérents. A ce que je sache, d'une part Jean-Paul Brighelli, même si on n'est pas en total accord avec lui, (ce qui est mon cas), propose des pistes de réforme qui sont assez courageuses, et, d'autre part, il n'est pas (encore) en position stratégique pour les mettre en oeuvre. Donc, autant de mots de votre part (à son sujet, en tous cas, dans votre message), autant d'erreurs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007
Monsieur Sibille, vous êtes certainement un génie, un puit de savoir et moi une parfaite crétine. Dont acte vous avez gagné. Vous devez faire partie des "Trissottin" qui ont flingué Ségolène Royal.
Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007
Marina,
je crois que votre problème vient du fait que, bien que vous ne le sachiez pas, vous vous battez pour la même chose que la plupart des participants de ce blog, et a fortiori que le Maitre des Lieux, notre moustachu préféré, j'ai nommé Monsieur Brighelli (car on dit Monsieur).
Le problème vient également du fait que vous avez gobé les conneries pédagogistes, et vous croyez (apparemment) que les réformateurs sont en fait ceux qui ont détruit l'Ecole Française.
Il faudrait que vous lisiez un peu plus ce qui a été écrit sur ce blog (mais pas seulement), et aussi "La fabrique du crétin". Puis vous irez voir comment ça se passe en IUFM, histoire d'avoir peur. Et vous reviendrez ici, comprenant un peu mieux l'histoire, vu que vous aurez rattrapé votre retard...
Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007
Elle est rigolote, Marina, elle n'a pas compris qui était qui, et qui défendait quoi.
Savez quoi, Christophe, vous avez vraiment pas de bol ici...
Bon, l'épisode Marina étant achevé, on peut en revienir au bac unique et au college généraliste ?
Sinon, j'ai une recette de tarte au citron, une adresse-internet pour les sketchs d'une comique belge et une recommandation pour le choix de son imprimante HP. Au point où on en est, ça ne déparerait pas.
Dernière proposition : Marina, puisque vous êtes en Italie, parlez-nous de l'influence de l'Eglise sur l'Education dans votre pays. Ce n'est ni une moquerie, ni une attaque, c'est une vraie demande : je serais curieux de savoir le poids du Vatican dans l'Education italienne, étant donné l'importance qu'il a déjà dans la vie civile et politique. Même si le pédagogisme n'est chez nous, à tout prendre, qu'une forme de religion en matière d'éducation.
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007
Pas drôle de perdre son chien. Pas drôle du tout en plus d'expliquer cela à un gamin. Voilà, cela ne sert pas à grand-chose de le dire, je sais...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 16 septembre 2007
"Un bac généraliste serait l'idéal, mais comme cela a été dit: avec le meilleur des programmes de S, ES et L"
Là, on pourra pas dire que le baccalauréat est donné.
Même à l'époque où les génies comme le moustachu passaient leur baccalauréat, il y avait déjà des spécialités : mathématiques élémentaires, philosophie...
Ecrit par : pedagogo | 16 septembre 2007
Chère Thalie, je confirme vos propos.
D'ailleurs, j'espère que personne ne pensera que quand je dis "revenons-en à nos moutons" (pas dans la lettre, mais dans l'esprit), je parlais de ça. J'évoquais l'épisode Marina, et je reprenais les injonctions de FGuichard.
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007
Pour pedagogo : les maths elem' d'il y a trente ans, c'était autre chose que la spé maths de nos TS !
Et c'est un ex-TS spé maths qui vous le dit.
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007
Saperlotte, saperlotte , ouf j'ai retrouvé mes lunettes pour pouvoir lire tous vos commentaires...Décrocher de la lecture le vendredi soir et vous êtes assuré d'avoir une centaine de commentaires à lire le dimanche... Vous vous ennuyez tant que ça ? Il faudrait peut-être ouvrir les lycées ,collèges et écoles le we pour que les profs et parents s'y retrouvent pour "causailler" d'éducation et d'instruction autour d'un barbecue ou a cup of tea, ce serait plus conviviable qu'un blog virtuel...En période de journées du patrimoine ce serait tendance surtout concernant une institution à inscrire au registre des "chefs d'oeuvre en péril", ne trouvez vous pas?
C'est vrai "qu'Orly c'est triste le dimanche ",
les champs de glaise aussi d'ailleurs...
Au fait , vous trouvez sympa dans la manière dont vous avez accueilli la nouvelle blogueuse Marina? ça ne donne vraiment pas envie de s'attarder ici! Est -ce un club VIP très privé où il faut montrer patte blanche?
Pour finir , Loki vous parlez pour qui quand vous écrivez ceci:
"je crois que votre problème vient du fait que, bien que vous ne le sachiez pas, vous vous battez pour la même chose que la plupart des participants de ce blog, et a fortiori que le Maitre des Lieux, notre moustachu préféré, j'ai nommé Monsieur Brighelli (car on dit Monsieur)."
Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007 ?
Moustachu préféré? Franchement il serait plus sympatoche sans la moustache notre très cher ami Brighelli, parole de saperlipopette!
àmha
;):)au moustachu irremplaçable
Ecrit par : saperlipopette | 16 septembre 2007
je corrige:"vous trouvez sympa la manière dont" ...que vient donc faire ce "dans" ,saperlotte de saperlotte de saperlipopette...
Ecrit par : saperlipopette | 16 septembre 2007
"Elle est rigolote, Marina, elle n'a pas compris qui était qui, et qui défendait quoi."
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007
Heureux de voir que, pour une fois, on dit à peu près la même chose!
"Savez quoi, Christophe, vous n'avez vraiment pas de bol ici... "
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007
Je ne vois pas très bien en quoi "je n'ai pas de bol" ici... Mais vous allez certainement me l'expliquer, vous qui êtes un puits de science!
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007
Ben Marine arrive juste, et elle vous prend à parti pour pas grand chose ; et ce n'est pas la première fois que vous êtes assailli pour pas grand chose, voire pour rien.
Quant au "pour une fois on dit à peu près la même chose", non, non, on s'est engueulés tous les deux une fois (je ne sais plus trop pour quoi, mais c'était sur un malentendu, déjà à l'époque - je vous le dis, que vous n'avez pas de chance !), mais vous pourrez relire plein de posts où on était d'accord sur certains points ! Bref, pas de chance, car on s'en prend souvent à vous, alors qu'il y a déjà assez de raisons pour qu'ici vous soyez confronté à des désaccords sans qu'on en rajoute encore d'injustufiés en supplément.
Sinon, je sais que je suis un puits de science, je sais ;-)
Et j'aime bien qu'on me le dise !
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007
Je recentre : Collège unique et évaluations début de CM2.
Ça y est. C’est passé. Une journée fichue en l’air pour les CM2 qui ont travaillé en pointillés dans leur classe et passé le reste du temps sur des exercices si simples qu’ils m’ont demandé pourquoi on leur faisait faire « ça ».
Malheureusement, Y, T, O et M m’ont permis de leur fournir une explication : « Ces évaluations proposent des exercices sur les points du programme de CP/CE1 qu’un CM2 ne peut pas ignorer s’il veut apprendre tout ce qu’il doit savoir pour faire une 6° convenable. »
O et M auront certainement de la peine en 6°, M encore plus que O. En effet, si les deux élèves ont eu des difficultés de compréhension, sans descendre néanmoins en dessous du seuil fatidique (6/8), pour un texte aussi simple que celui proposé, il est fort probable que le professeur de français s’arrache les cheveux lorsqu’il leur fera étudier un texte « de 6° ».
La solution : arrêter d’étudier des textes longs et riches et pénaliser les neuf autres ou créer des 6° plus lentes et plus progressives pour O et M et leurs petits camarades des autres écoles qui n’ont pas su non plus dire que la fille s’appelait Nathalie et que le garçon qui était jaloux s’appelait Bob.
De la même façon, Y et T, dyslexiques tous les deux, gros problèmes de mémoire pour l’un des deux, pas scolaires pour deux sous et qui suivent cahin-caha depuis le CP sans avoir jamais redoublé parce que, quand même, ça va, ont eu des difficultés à donner en 5 secondes des résultat des tables de 8 et 9, à compter une addition, une soustraction, une multiplication et la fameuse division (72 :3) sans déborder du temps imparti, tout comme M.
Y n’arrive toujours pas malgré un entraînement régulier (pas d’ORL chez nous, des leçons de grammaire avec méthode explicite, exercices d’application et de contrôle et des dictées fréquentes) à coller spontanément un « nt » à la fin d’un verbe à la troisième personne du pluriel et continue à préférer le « s » et l’après-midi, lorsqu’il a fallu que les dix autres mettent au pluriel la phrase « La petite fille mange une orange. » afin que nous puissions évaluer sans le traumatiser si son « Les champignons pousses » étaient dus à l’étourderie, il a réitéré !
Nous allons faire du soutien (et du remontage de bretelles avec papa-maman, tout à fait d’accord sur ce coup-là) toute l’année.
Mais franchement, si ces trois enfants (M relève très certainement de SEGPA et aura sans doute plus de « chances » dans cette voie-là) sont précipités dans une 6° « tout-venant » à 28, je suis persuadée que O se renfermera dans sa coquille et ne dira jamais qu’il n’a pas compris, quant à Y et T, super, ils vont enfin pouvoir se la couler douce en se faisant tout petits, tout petits, réservant leur énergie pour les parties de foot dans la cour.
Alors oui pour des 6° aménagées, à petit effectif, en deux ans pourquoi pas, ou toute autre structure qui permettra aux autres de filer à leur rythme et tentera de continuer à aider Y et T qui ont besoin de plus de temps et plus d’attention.
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2007
"Il faudrait que le ministère lance une consultation, mais surtout qu'il rende publics au cours de cette consultation les noms de ceux qui y participeront. Qu'on ne nous y reprenne pas, comme avec Viala et consorts !"
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007
Absolument. Quand on voit QUI fait partie de la commission sur la condition enseignante, (où on note en particulier la présence du redoutable Eric Maurin de l'EHESS, chaud partisan du niveau qui baisse et de la braderie des diplômes), il y a de quoi se faire du souci. Une seule personne sensée là-dedans, Antoine Compagnon, mais qui, je le crains, n'a aucune idée de ce que vit le professseur de base. Tous les autres sont des "experts" -- dont on sait, avec M. Chiss, qu'ils sont plus habilités que les gens de "terrain" à poser un diagnostic.
Ecrit par : FGuichard | 17 septembre 2007
"Mr Meirieu qui me donne l'impression de vouloir recréer l'inquisition par amour de l'humanité", écrit lagaan.
Vous avez raison, lagaan, Meirieu est quelqu'un de très dangereux, comme tous les démagogues.
Question à propos de la composition de la commission sur la condition enseignante (quel titre stupide!):
mais qui donc a intérêt à ce que des "experts" à la botte publient après quelques semaines de prétendue réflexion un discours préparé d'avanceet déjà ficelé et auquel cette prétendue commission sert de caution pseudo-démocratique ? Quelqu'un peut-il me répondre avec précision?
Ecrit par : Jean | 17 septembre 2007
Le professeur ne doit évidemment pas, dobolino, avoir "une voix fluette et une gestuelle timide". La voix et le geste doivent être sûrs ( cette assurance vient de la parfaite connaissance de sa discipline et de la maîtrise dans l' art de la transmettre). Mais il n'a pas à devoir batailler pour imposer le silence dans l'espoir de pouvoir enfin se faire entendre sous prétexte qu'il n'est pas dans les moeurs que les élèves se taisent. J'estime que l'institution doit préparer les conditions de l'écoute par des dispositions réglementaires appropriées, donc en prenant le contrepied du laxisme qu'elle a encouragé jusqu'ici. Il faut que l'interdiction de bavarder en classe" soit rétablie dès le cours préparatoire et jusqu'en terminale. Il faut habituer les élèves, dès qu'ils sont petits, à respecter l'espace de la classe (comme le font certains documentalistes, qui imposent le silence absolu au CDI - et tout le monde s'y fait sans problème).
Ce que je voulais dire, Un Hussard, en évoquant mon collège, c'était que l'interdiction du "bavardage en classe", que la doxa pédagogiste avait voulu faire passer comme obsolète, comme rétrograde, comme une façon de brimer les élèves, ne choque plus les professeurs - même de gauche! - comme le montre l'exemple du permis à points adopté dans mon collège - et dans d'autres. Il n'est plus tabou, aujourd'hui, de prononcer le mot, jusqu'ici interdit, d'"interdire": nous interdisons le bavardage en classe. Cela ne règle pas tout, mais au moins les discutailleries "pédago" sur l'opportunité et l'intérêt du bavardage en classe ne sont plus de saison, et cela clarifie les choses. Le cadre réglementaire protège un peu plus le professeur, si vous voulez. Mais il est clair qu'après il lui reste à "enseigner", et ça, ce n'est pas joué d'avance...
Ecrit par : Jean | 17 septembre 2007
"Il faut que l'interdiction de bavarder en classe" soit rétablie dès le cours préparatoire et jusqu'en terminalE"
elle n'a jamais été supprimée mais des enseignants sont incapables de se faire respecter
Ecrit par : rafale | 17 septembre 2007
Loki, je me moque de vos sarcasmes. Si vous preniez la peine de lire ce que j'ai écrit, vous vous seriez rendu compte que je défends le résultat et non pas les pédagogistes et autres membres du corps enseignant.
Jérémy, vous devez être comptable parisien dans la vie car on sent chez vous, outre l'arrogance et la suffisance proprement parisiennes, la volonté de faire en sorte que le bilan des piques soit équilibré. Concernant votre attaque relative au poids du Vatican sur l'école publique, le fait que je ne l'évoque pas dans ce blog ne signifie pas que j'y sois indifférente. Bien au contraire, je milite avec d'autres laïcs italiens contre cet état de fait. Sachez aussi que, dans les cantons catholiques suisses, la situation est bien pire. Je pourrais vous retourner le compliment en vous demandant s'il est normal pour l'état français de financer des écoles privées confessionnelles (quelle qu'en soit la réligion). La loi de séparation de l'église et de l'état remonte à 1905 si mes souvenirs sont exacts.
Ecrit par : Marina Santorelli | 17 septembre 2007
Il faut qu'on réapprenne aux bambins de CP, rafale, et qu'on le rappelle à tous les autres, qu'en classe on se tait. Cela doit être clairement précisé dans le règlement intérieur.
Reconnaissez quand même que cela faisait ringard d'interdire de bavarder en classe.
Un stagiaire de lettres à l'IUFM a même pu se payer le luxe de faire, l'an dernier, son mémoire professionnel sur le sujet suivant - tenez-vous bien! -:
"De la nécessité pédagogique du bavardage en classe".
Il a été noté "Très bien"!
Il faut que les jeunes professeurs sachent que ce n'est pas être d'un autre âge que d'interdire le bavardage en classe, mais que c'est la condition "matérielle" nécessaire - pas suffisante - pour qu'un cours puisse avoir lieu!
Ecrit par : Jean | 17 septembre 2007
PS. Encore merci, Dobolino, votre réaction m'a bien soutenue pendant que je creusais un gros trou cet aprèm' dans la glaise dure…
Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2007
Et merde! Mais, sage décision. Votre chien est plus tranquille là où il est.
Thalie, les enfants vivent cent fois mieux que nous les décès des animaux de compagnie. La seule chose fondamentale est de prévoir un enterrement en grandes pompes avec fleurs et pierre tombale. Les plus violentes réactions proviennent des ados et pré-ados qui encaissent très mal la mort et en particulier l'euthanasie. Ne jamais leur mentir surtout! Les parents ont souvent une facheuse tendance à prétendre qu'il y a eu accident d'anesthésie pour éviter d'expliquer à leurs ados la décision d'euthanasie qui est parfois aussi d'ordre économique. A nous les injures et coups de téléphone anonymes, au mieux. Vous gérez les uns et les autres assez d'ados pour imaginer tout ce qui peut leur passer par la tête en matière de vengeance et/ou de haine contre l'assassin.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Leur désespoir peut aussi se retourner contre eux.
Autre détail non négligeable: la mort de l'animal de compagnie peut servir d'exutoire à une douleur rentrée et non verbalisée suite à la perte d'un proche et ça, de trois à 99 ans.
Les enfants étant jeunes, dans le cas de ceux de JPB: lire Au Revoir Blaireau si ce n'est pas déjà fait.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Excusez mes hors sujet.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Si je comprends bien la "démarche" : on peut comparer un volume à une surface ; probablement en additionnant la hauteur sous plafond à la surface au sol (m + m2 = m3). C'est délirant mais cohérent. Dommage que ce soit aussi tautologique puisque, dans ces conditions, le volume d'un parallélépipède rectangle sera toujours nécessairement plus grand que sa surface de base…
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
Sauf si la "gallerie" fait moins d'un mêtre de long ! Ce qui en fait un sacré placard à balais !!!
Ecrit par : yann | 17 septembre 2007
M.. , GALERIE !!
Désolé pour l'anglicisme.
Ecrit par : yann | 17 septembre 2007
1,8 million de salariés illettrés en France
AGNÈS LECLAIR et DELPHINE DE MALLEVOÜE.
FIGARO 17 septembre 2007
"""Les lacunes de l'écriture touchent aussi bien les salariés que les personnes défavorisées ou issues de l'immigration.
Plus de la moitié des personnes souffrant de lacunes d'écriture, de lecture ou de calcul travaillent. Un marché annuel d'un milliard pour les organismes de formation.
LA DERNIÈRE étude de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI) bouscule les idées reçues : les lacunes d'écriture, de lecture et de calcul touchent aussi bien les salariés que les personnes défavorisées ou issues de l'immigration. Plus de 1,8 million de travailleurs sont en effet concernés, soit plus de la moitié des 3 100 000 personnes en situation d'illettrisme en France. Les quelque 8 000 organismes qui proposent une remise à niveau aux salariés, sont assaillis de demandes. Un marché qui représenterait un chiffre d'affaire annuel global d'un milliard d'euros. « Nous avons une croissance de 200 % par an, confie Fabien Labbé, cofondateur et directeur général du groupe privé Mayor Formation. Ce qui représentait une petite partie de notre activité à nos débuts est devenu prépondérant : ces quatre dernières années, nous sommes passés de 100 formations par an à plus de 2 000. »
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
"Sauf si la "gallerie" fait moins d'un mêtre de long ! Ce qui en fait un sacré placard à balais !!!"
Avez vous écoutez l'extrait de l'émission ? Tout cela est dit avec un tel détachement !
Pour mémoire c'est Aillagon qui a nommé ce plumitif à l'IFA. Un coup de balai s'impose dans certains placards (fussent ils dorés)
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007
Avez vous écouter !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007
avez vous écouté !!
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007
Pour le reste, vous vous positionnez dans la droite ligne de votre président et de votre ministre de tutelle ainsi que des patrons amis de Nicolas Sarkozy pour faire en sorte que l'éducation nationale vous fournisse les profils dans les membres du MEDEF ont besoin.
Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007
Marina, il faut peut-être arrêter le délire laguilleriste sur les affreux patrons qui sucent le sang du prolétariat.
Il est sans doute regrettable que la production se soit massifiée et industrialisée dans tous les domaines, que l'on ne trouve plus à côté de chez soi les artisans qui vous fabriqueront à façon tous les objets dont vous aurez besoin dans votre vie quotidienne, ni les paysans qui vous nourriront en échange des objets ou services que vous créerez, mais le monde est ainsi fait qu'il faut bosser pour gagner sa croûte, et qu'il y a des patrons et des non-patrons, et qu'en général, ce sont les premiers qui embauchent les seconds.
Le rôle de l'éducation n'est pas de fournir des produits clefs en main, qui ne sont d'ailleurs jamais adaptés aux besoins, mais d'armer les futurs non-patrons d'une solide culture et d'une capacité de raisonnement qui leur permette de ne pas rester au bord de la route. Voilà ce que prèche JPB, et si cela correspond aux besoins du medef, c'est plutôt rassurant, je trouve.
Ecrit par : yann | 17 septembre 2007
Avez vous écoutez l'extrait de l'émission ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007
Avez vous écouter !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007
avez vous écouté !!
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007
C'est votre dernier mot .... avant le coup de gong ?!
Ecrit par : yann | 17 septembre 2007
Plus de la moitié des personnes souffrant de lacunes d'écriture, de lecture ou de calcul travaillent. Un marché annuel d'un milliard pour les organismes de formation.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Si on nous avait posé la question, ça aurait économisé une enquête! Le nombre de gens auquels ils faut sigler les prescriptions sur les boîtes de médicaments et dont il faut remplir les chèques qui sont néanmoins parfaitement approvisionnés est effarant.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Significative, cette levée de bouclier dans des rangs où l'on a si longtemps révéré les icônes du marxisme-léninisme. Ils sont toujours plus clairsemés, alors on y crie plus fort pour compenser.
Le site de l'UNESCO offre une apologie de Makarenko, inspirateur entre autres de Freinet, elle aussi pleine d'enseignement.
http://www.ibe.unesco.org/publications/ThinkersPdf/makarene.pdf
Les parangons de l'humanisme et de la conscience sociale ont aussi, comme chacun sait, le monopole de l'esprit de conciliation, ce qui leur permet de laisser "l'invective, la mauvaise foi et les procès staliniens à l'adversaire", lequel pourtant a TOUJOURS vomi les complices des procès staliniens et leur marxisme qui envahissait le monde éducatif. Eux seuls, ces grand vertueux à l'âme ausi grande que l'auréole qu'ils se sont mise sur la tête, eux seuls "essayent d'être constructifs". Eh bien, ce n'est pas concluant, l'essai n'est pas transformé. (c'est la Coupe du monde qui déteint sur moi)
La France entière subit au quotidien les conséquences catastrophiques (illettrisme et chômage : 1.8 millions de salariés illettrés et combien parmi les chômeurs ?) de la diabolisation de l'école "d'avant", celle de ma génération, (Bac '63).
Ça fait des lunes que tous ces bonz'apôtres se gourent de combat et collaborent au désastre, ne serait-ce que par passivité ou résignation, sans se demander si cette impossibilité à faire mieux que l'école que j'ai connue, doublée d'une propension irrésistible à faire bien pire, n'aurait pas un tout petit peu à voir avec l’idéologie de référence qui inspire toutes les réformes, et dont les enseignantsdegauche ( cad qui ont voté Bayrou/ Royal) semblent attendre encore le Grand soir et les lendemains qui chantent...
Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique, ( leur silence fut longtemps assourdissant lui aussi), qu'ils se tordent les bras comme des pleureuses antiques, mais continuent à esquiver avec des contorsions admirables de souplesse, le point qui fâche: ils mettent la pétaudière sur le dos de leurs boucs émissaires favoris ( massification, consumérisme, mondialisation, Europe, Lisbonne, FMI, Banque mondiale, complot anglo-saxon libéral, etc...) . Or curieusement ces faits exogènes ont épargné tous les systèmes scolaires restés imperméables au pédagogisme. C'est donc bien d'un mal endogène que crève le notre . Pas sorcier de voir de quelle couleur il se pare: ni blanc, ni bleu, pour sûr!
C'est évidemment toujours humiliant d'avoir à admettre qu'on a enfourché le mauvais cheval. Ces derniers adorateurs d’une idole qui n'en finit pas de défuncter, la doxa du collectivisme socialiste, refusent donc obstinément de descendre de leur monture, et se réfugient dans la condescendance pour sauver la face, pendant que les autres travaillent à réparer le beau jouet qu'ils ont contribué à casser, pendant un demi-siècle en soutenant un ensemble de mesures dont le dénominateur commun est qu'elles sont illibérales, puisqu'ancrées dans
l'antilibéralisme qui infeste l'ensemble de la classe politique. En France, les vrais libéraux ont rarement dépassé 5% dans les trente dernières années.
Le système scolaire réellement libéral est le seul qui n'a jamais existé chez nous, et il ne verra pas le jour tant que les pleureuses continueront à le diaboliser, pour ne pas avoir à l' essayer. Car si cela marchait, quelle humiliation, (voir plus haut...)
Urgent de lire "Pourquoi les Francais n'aiment pas le libéralisme?" comme l'écrit Pascal Salin chez O. Jacob, car on comprend alors d'où vient le mal . Refuser d'identifier la racine, c'est s'interdire de l'éradiquer. Et ça dure, et ça dure et le malade se meurt, et les pleurnicheuses redoublent leurs lamentations.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
"C'est votre dernier mot .... avant le coup de gong ?!"
Réveil lent après une sieste trop longue (et pourtant pas de rosé à midi...).
Je propose de limiter la longueur des siestes des enseignant(e)s (une sorte de maximum syndical en quelque sorte).
Ca devrait être plus facile à négocier que le bac unique à grand socle !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007
Il y a aussi beaucoup de gens qui ont su lire et écrire mais n'ont plus jamais pratiqué depuis la sortie des écoles. Si on controlait le niveau en calcul qui lui s'utilise au quotidien, ça remonterait probablement un peu le moral. A part pour les personnes très âgées qui ont mauvaise vue et les doigts gourds, je ne fouille jamais dans le porte-monnaie de mes clients pour me payer. La fainéantise les pousse à sortir un gros billet et à attendre le rendu de monnaie, mais si on réclame l'appoint, c'est très rare que le client se trompe et, quand il le fait, il saisit rapidement la correction.
On ne peut pas attendre d'une personne qui a posé son stylo à douze ou quatorze ou même seize ans pour ne plus jamais le reprendre d'être capable d'écrire convenablement trente ans plus tard, non?
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Cadichon, je vais vous dire un secret mais ne le dites à personne: j'ai voté Madelin au premier tour des présidentielles 2002. C'était mon vote protestataire... et la reconnaissance du ventre pour la Loi Madelin.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Autre profession de foi d’une femme de gauche, qui affirme ici : « Je suis une femme libre, libre penseur et je n'appartiens à aucune chapelle. J'essaie de privilégier les intérêts des enfants afin que l'école en fasse des honnêtes hommes au sens rousseauiste du terme.
Ce commentaire a été posté par Marina Santorelli.
Ce n'est pas la syntaxe de notre intervenante italienne qui me donne du souci, mais
1.elle méconnaît la notion "d'honnête homme" dont la littérature de 17eme siècle fit un ideal-type. On peut aussi dire le chic type idéal pour faire du lacanisme ... de bazar, euf corse what else? Sa caractéristique était son érudition, ( voir plus bas)
2.Elle nie appartenir à une chapelle dont elle défend pourtant les couleurs, un déni classique pour les analystes du désastre englués dans le paradigme forgé par ce qu'ils s'imaginent encore être les "idéaux" de la gauche.
Donc normal que Marina S. cafouille.
Hannah Arendt disait: "le pouvoir naît quand les hommes agissent ensemble". C'est donc impossible tant que les Français ( et assimilés) se claquemurent dans leur attachement autiste à la source première du mal, qui se traduit notamment par une allergie aux rudiments de la théorie économique. Or elle leur permettraient de comprendre l'évolution du monde depuis 50 ans, et leur régression concomitante. Jacques Marseille l'a clairement expliqué la semaine dernière sur Mots Croisés.
Ils sauraient que le SMIC est producteur de chômage, et le travail de croissance. Le triomphe du capitalisme libéral, défini par Adam Smith, il y a deux siècles, comme seul producteur de richesses et de liberté, se confirme, mais au prix de centaines de millions de morts. C'est pourquoi il ne reste que le déni à quiconque en doute encore.
Il n'y a pas de miracle, mais des remèdes efficaces, et il en va des principes de l'éducation comme de ceux qui régissent l'économie. Nier que les deux sont liés ressort d'un aveuglement pathologique. Le succès des deux dépend du degré de liberté qu'on leur accorde.
Les Canadiens et même les Allemands (qui ont quant à eux hérité en 1989 de 17 millions de bras cassés, sans éthique de travail, rongés par la délation, lobotomisés par les Soviets) ont réussi à résorber leur déficit, mais pas en restant arc-boutés sur la doxa périmée en vogue au siècle dernier. Au 19eme, les socialistes étaient plus libéraux.
Penser qu'on peut résoudre les problèmes de l'école en rejetant ce qui marche ailleurs, c’est chercher la quadrature du cercle, ou une illusoire Troisième voie, qui rejette publiquement ce que qui se fait sous une autre étiquette, au motif que l’on ne peut pas ouvertement accepter des principes viciés par leur approche libérale: pluralisme, autonomie, découpler le financement qui reste à la charge de l'état du recrutement et de la définition des programmes. Il ne faut pas citer la Finlande qui a échappé aux ravages pédagogistes dans des conditions impossibles à reproduire, ni l’Allemagne complètement décentralisée mais atteinte quand même par le mal, à moindre degré car l’enseignement professionnel y est valorisé.
Il faut aller plus loin, aux E-U, pour voir comment un système scolaire aussi sinistré que celui de la France est parvenu à passer d'une conduite d'échec abyssal à la réussite, et dans des zones de non droit qui font de nos ZEP des parcours de santé.
Je renvoie une fois encore aux Mémoires sur l'Instruction publique de Condorcet, car sa pensée éducative n'a eu qu'un effet incantatoire. Les solutions qu'ils préconisait attendent depuis plus de deux siècles une traduction dans les faits. Le Premier Mémoire, intitulé Nature et objet de l'Instruction Publique, ne contient pas seulement l'exposé de sa doctrine éducative, il en développe l'analyse en remontant aux principes théoriques qui sous-tendent son développement. En couplant l'école et la République dans une relation dynamique, il définit un système d'éducation conforme aux principes de la doctrine libérale, donc jamais mis en oeuvre en France, et qui renforce constamment les deux membres de l'équation. Mais si l'un flanche, l'autre capote aussi.
Le ciment s'appelle "l'élitisme républicain". Par égalitarisme, les fossoyeurs de l'école en ont fait un oxymore.
- Quelles sont les conditions éducatives de la liberté politique ?
Réponse de Condorcet: l'indépendance financière et administrative du système par rapport aux pouvoirs publics, son indépendance intellectuelle, avec la neutralité absolue des opinions, qu'elles soient politiques ou religieuses, et l'indépendance structurelle vis-à-vis des corps constitués.
- L'État doit-il avoir à charge l'éducation totale de l'enfance ou seulement son instruction ?
Seulement la seconde. Les parents doivent jouir d' une liberté absolue dans le choix des préceptes moraux qu'ils souhaitent inculquer, mais accomplir ce devoir d'éducation pour structurer l'enfant. L'école, en développant sa raison critique, compensera, si nécessaire, les excès de la superstition, religieuse ou ...autre.
- Comment concilier le progrès historique des connaissances et la stabilité de la faculté de connaître ?
Par l'élémentarisation des savoirs qui implique, entre autres modalités, la méthode inductive et explicative, (que "réinventent" aujourd'hui les groupies de Clermont le Québécois) et la neutralité axiomatique susvisée.
- Par quels moyens concilier l'inégalité naturelle et l'égalité de droit ?
En ne niant pas la première, car cela ne peut se faire qu'en assujettissant la liberté à l'égalité et en creusant les inégalités.
Milton Friedman confirmera: ce n'est qu'en respectant la primauté de la liberté sur l'égalité qu'on peut obtenir "a fair measure of both". Sinon, on n'échappe pas à la perversion liberticide de l'égalité par l'idéologie qu’est l’égalitarisme.
Condorcet répondit aux questions qui agitaient le débat révolutionnaire, mais malheureusement les solutions originales et lucides qu'il apporta ne furent jamais adoptées en France. Elles ont fait leurs preuves dans les pays qui sont parvenus à maintenir un système éducatif performant, ou à le sauver après son naufrage dans le pédagogisme, la Progressive Education, (USA), ou le constructivisme (Suisse).
Cette pandémie semble limitée à l'Occident, mais pour que nos petits-enfants vivent en hommes libres, il faut immédiatement cesser de former leurs maîtres dans des écoles de type "coranique". Encore une fois, il n'y a pas de troisième voie: il n'y en a que deux: la liberté ou la mort.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
et dont il faut remplir les chèques qui sont néanmoins parfaitement approvisionnés est effarant.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Tu es mauvaise langue ! C'est parce qu'ils n'ont pas leurs lunettes (excuse N° 1).
Ecrit par : yann | 17 septembre 2007
On ne peut pas attendre d'une personne qui a posé son stylo à douze ou quatorze ou même seize ans pour ne plus jamais le reprendre d'être capable d'écrire convenablement trente ans plus tard, non?
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Je parlais de démission, de résignation, en voilà l'exemple.
Curieusement poutant c'est ce qui se passait avec tant de gens que j'ai connus dans ma jeunesse, qui avaient quitté l'école à 12 ou 14 ans, mais cinquante ans ou soixante ans plus tard écrivaient encore sans fautes, respectant les accords de participes, et ils ne disaient pas "un espèce de" et ils ne comptaient pas sur leurs doigts.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Oh, rassurez-vous, Dobolino, je lui ai fait un enterrement égyptien, à mon clebs, avec offrandes pour l'au-delà et denrées (y compris eau fraîche) pour le voyage, flots de larmes, (autant ne pas les garder par devers soi, n'est-ce pas ?) etc. Mais entre le diagnostic samedi et l'euthanasie dimanche, ce fut un peu bref — le temps d'une échographie : il y a une certaine brutalité dans le diagnostic, savez-vous, pour un profane…
"Au revoir Blaireau" ? Qu'est-ce (à savon) ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2007
Thalie, les enfants vivent cent fois mieux que nous les décès des animaux de compagnie.
Ecrit par Dobolino.
Sans doute, Dobolino, vous avez sûrement raison mais à chaque fois cela a été un drame pour moi ( et comme il y a un bouquet d'âmes de chiens dans mon enfance) ...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 17 septembre 2007
Curieusement poutant c'est ce qui se passait avec tant de gens que j'ai connus dans ma jeunesse, qui avaient quitté l'école à 12 ou 14 ans, mais cinquante ans ou soixante ans plus tard écrivaient encore sans fautes, respectant les accords de participes, et ils ne disaient pas "un espèce de" et ils ne comptaient pas sur leurs doigts.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
J'en connais bien sûr aussi de tels! Mais ils lisent le journal tous les jours ainsi que des romans ou des encyclopédies et rédigent régulièrement des courriers. Dans mon travail, je fréquente nombre de ruraux de plus de soixante ans et la proportion est la même que parmi les plus jeunes non qualifiés, ce qui n'est pas le cas des jeunes agriculteurs qui ont tous un niveau d'étude et qui, quand ils n'affectent pas d'être incultes ou bêtes par snobisme ou ruse, savent parfaitement lire et écrire. Pour compter, vous pouvez faire confiance à tous. N'idéalisez quand même pas trop l'école d'antan car vous ne seriez plus crédible, Cadichon. Elle effectuait son travail sérieusement mais de là à faire du 100% de réussite à long terme ce ne serait plus d'une école qu'on parlerait mais d'une fontaine miraculeuse.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
et dont il faut remplir les chèques qui sont néanmoins parfaitement approvisionnés est effarant.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Tu es mauvaise langue ! C'est parce qu'ils n'ont pas leurs lunettes (excuse N° 1).
Ecrit par : yann | 17 septembre 2007
Non. Ils tremblent un peu à cause de leur hypertension (excuse n°2). Ca marche surtout pour les personnes âgées.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2007
excuse N° 3 : l'arthrite des doigts.
Ecrit par : yann | 17 septembre 2007
excuse n°4: vous avez une machine pour les remplir?
excuse n°5: tenez, je vais vous faire travailler un peu!
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Mais entre le diagnostic samedi et l'euthanasie dimanche, ce fut un peu bref — le temps d'une échographie : il y a une certaine brutalité dans le diagnostic, savez-vous, pour un profane…
"Au revoir Blaireau" ? Qu'est-ce (à savon) ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2007
Je sais, nous sommes parfois un peu abrupts et vous êtes tombés sur des confrères efficaces. Votre échographiste (c'est qui?) est un homme de terrain. Si vous étiez tombé sur un jeune interniste, il vous aurait traîné de biopsies en chimio et c'eut été dégueulasse pour votre chien. Je pensais avoir identifié votre véto du fait de votre localisation géographique, de l'annonce de son revenu que vous aviez faite, et du fait qu'il soigne aussi vos chevaux. Je me suis dit qu'avec ce gars-là, auquel vous faisiez confiance, vous étiez dans des mains qui ne martyriseraient pas plus votre chien que je ne l'aurais fait. Donc, surtout, pas de regrets.
Pour au revoir blaireau, c'est ça:
http://www.amazon.fr/Au-revoir-Blaireau-Susan-Varley/dp/2070547914
C'est très bien écrit mais vous allez chialer en le lisant. Je l'avais acheté à mon fils pour le préparer au décès de son arrière grand père, ça se lit de deux à neuf ans sans problème.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Quant aux capacités de calcul mental pour la monnaie, ça concerne les vieux : les plus jeunes ont la carte bleue et sont incapables de faire l'appoint puisqu'ils n'ont pas un sou en poche, en général.
Ecrit par : yann | 17 septembre 2007
Plus de la moitié des personnes souffrant de lacunes d'écriture, de lecture ou de calcul travaillent. Un marché annuel d'un milliard pour les organismes de formation.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Bon, alors, tout va bien, si j'ai bien compris... C'est très bon pour notre PIB, cet illettrisme.
Un peu comme la fonte de la banquise qui va enfin permettre le passage du nord-ouest. Un atout énorme pour la croissance !
Et après nous, le déluge !
Ecrit par : C. Cru | 17 septembre 2007
Ah tiens, au fait, y avait Meirieu ce matin sur France Culture. Il a parlé de Lyon, des Universités, de l'ENS, du savoir...
Tout ça, quoi.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2007
""N'idéalisez quand même pas trop l'école d'antan car vous ne seriez plus crédible, Cadichon. Elle effectuait son travail sérieusement mais de là à faire du 100% de réussite à long terme ce ne serait plus d'une école qu'on parlerait mais d'une fontaine miraculeuse.""
écrit par : dobolino
Toujours cette caricature: Si on dit du bien, on idéalise!
Jamais au grand jamais je n'ai proféré l'imbécilité que me prête Dobolino et ce n'est pas parce que je souligne les atouts de l'école que j'ai connue que j'en gomme forcément les faiblesses. Les résultats sont là : elle faisait mieux et pour beaucoup moins cher. Elle faisait aussi plus mal, dans de nombreux domaines, et ce qui fut corrigé, on n'a pas besoin de revenir dessus. Cela s'appelle le progrès.
Ce qui importe c'est que: ce qu'elle faisait bien l'école d'aujourd'hui le fait mal . Donc on a régressé.
Au début des années 70 on montait, en progression constante, à 17 % d'enfants des classes "défavorisées" dans les prépas, c'est 3% aujourd'hui.
L'égalitarisme creuse les inégalités, c'est élémentaire, mon cher Watson.
Les partisans de la conciliation et du juste milieu tombent dans ce manichéisme et il leur faut diaboliser ce qui fut une bonne voie, malgré ses nombreux manques ( mais qui donc à part les régimes totalitaires cherche la perfection?) par rapport à celle qui démontre sans conteste qu'elle est la plus mauvaise. Comme cette dernière n'est enfin plus une option, tant la catastrophe est désormais avérée, et que la première est toujours politiquement incorrecte, car ne répondant pas aux critères de la doxa ambiante qui a l'a sous-tendue mais reste bien vivace, on s'engouffre avec l'énergie du désespoir dans la 3eme voie.
Celle-ci apparaîtra toujours pour ce qu'elle est: du replâtrage. Faire du neuf avec du vieux, c'est vraiment vouloir nous faire prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, l'humour en moins.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Toujours cette caricature: Si on dit du bien, on idéalise!
Jamais au grand jamais je n'ai proféré l'imbécilité que me prête Dobolino et ce n'est pas parce que je souligne les atouts de l'école que j'ai connue que j'en gomme forcément les faiblesses. Les résultats sont là : elle faisait mieux et pour beaucoup moins cher. Elle faisait aussi plus mal, dans de nombreux domaines, et ce qui fut corrigé, on n'a pas besoin de revenir dessus. Cela s'appelle le progrès.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Voilà! Comme ça, c'est bien mieux et j'adhère totalement.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Mortalité, ce qui va sans dire va encore mieux en le disant
Pardon d'enfoncer les portes ouvertes.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Quant aux capacités de calcul mental pour la monnaie, ça concerne les vieux : les plus jeunes ont la carte bleue et sont incapables de faire l'appoint puisqu'ils n'ont pas un sou en poche, en général.
Ecrit par : yann | 17 septembre 2007
Malheureusement, les jeunes générations déscolarisées ne savent plus compter, ce qui est encore bien plus dommageable que ne pas savoir lire.
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Mortalité, ce qui va sans dire va encore mieux en le disant
Pardon d'enfoncer les portes ouvertes.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Quelle mortalité? J'avoue ne pas suivre!
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Ça y est, j'ai pigé! C'est un lapsus révélateur... Cadichon confond mortalité et moralité. J'espère que ça vous cause?
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007
Mais non ce n'est pas un lapsus!!
Pour une fois justement que c'était intentionnel!
Je fais bien assez de lapsi ici pour ne pas revendiquer haut et fort ce que j'écris consciemment!
Mais visiblement mon grain de sel est tombé à plat.
Dommage et dont acte, je resterai au premier degré.
Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique,
écrit je ne sias plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur je l'attrais ( hein mon petit 6 billes) devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que de mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence ! Et amitiés à JPB.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 septembre 2007
Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique,
écrit je ne sias plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur je l'attrais ( hein mon petit 6 billes) devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que de mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence ! Et amitiés à JPB.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 septembre 2007
Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique,
écrit je ne sias plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur je l'attrais ( hein mon petit 6 billes) devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que de mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence ! Et amitiés à JPB.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 septembre 2007
Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique,
écrit je ne sias plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur je l'attrais ( hein mon petit 6 billes) devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que de mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence ! Et amitiés à JPB.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 septembre 2007
Ah tiens, au fait, y avait Meirieu ce matin sur France Culture. Il a parlé de Lyon, des Universités, de l'ENS, du savoir...
Tout ça, quoi.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2007
Et il y avait votre serviteur fac au même vendredi sur RFI
http ww etc. SLECC.fr/
Ecrit par : guy morel | 17 septembre 2007
Pardon :
http://www.slecc.fr/
Meirieu/Morel
GM
Ecrit par : guy morel | 17 septembre 2007
"Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique",
écrit je ne sais plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur, je l'attrais,
(hein mon petit six billes), devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence! Et amitiés à JPB.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 septembre 2007
Guy Morel, quatre fois, votre message! Ne soyez pas aussi vindicatif vis à vis de la touche: "entrée" de votre ordinateur. Et j'en ai profité pour corriger vos (légères) fautes de frappe, de ponctuation, de préposition, d'emploi des espaces, et d'écriture en chiffres au milieu d'une phrase.
Cordialement.
CS
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2007
"Je fais bien assez de lapsi ici pour ne pas revendiquer haut et fort ce que j'écris consciemment! Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
un lapsus, des lapsus , pas des lapsi !
Ecrit par : Dulcamara | 18 septembre 2007
Des lapsus, je confirme. En latin, "lapsus" est de la 4eme déclinaison , sur "manus", et fait donc "manus" au pluriel. Même chose pour "detritus", d'ailleurs.
Ecrit par : FGuichard | 18 septembre 2007
Lapsus !!! Donc, j'recommence :
Des lapsus, je confirme. En latin, "lapsus" est de la 4eme déclinaison , sur "manus", et fait donc "LAPSUS" au pluriel. Ouh lala, je manque de sommeil, moi ;-)
Ecrit par : FGuichard | 18 septembre 2007
Bis repetiti et repetita!!
Et si moi j'ai aussi eu envie d'écrire "lapsi ici", simplement parce que cela m'a plus plu, et que donc je me le suis inventé parce que "lapsus ici" je trouvais ça vilain. C'est bien mon droit, non?
C'est quand même un comble: n'importe quel primate peut se dire professeure, écrivaine ou.... pompière et moi je n'ai pas le droit d'inventer des lapsi, ici, si ça m'amuse !!
Il existe donc au moins deux clônes de ma prof de latin, mademoiselle Inches, qui ne supportait pas qu'on joue avec les mots. Elle brandissait son Gaffiot, (ce qui me terrorisait car j'étais juste en dessous) en frémissant d'horreur devant notre impertinence.
(À ce propos, et pour Guy Morel, Voltaire dénonçait l’usage abusif du terme : “ le carnage et l’horreur, termes vagues et usés qu’il faut éviter.”)
Pour en revenir à lapsi, la grande différence, c'est que je sais que j'invente, et que c'est juste pour faire joli, et juste suivi d' ici, alors que ceux (celles) qui ont inventé auteure ( et pour quoi pas auteuse, ou autrice d'ailleurs?) ce n'était hélas pas par euphonie, mais par activisme, persuadé(e)s en conséquence le faire à bon droit.
C'est comme de dire, car je ne l'ai pas encore vu écrit, mais cela va venir, "un espèce de"; et ça, c'est vraiment juste par sottise.
"'un sorte de", c'est tout aussi moche, et ne devrait donc plus tarder non plus...
Et Hagège, qui pleurniche à cause de la ratification de l'accord de Londres sur la langue des dépôts de brevets, il se trompe vraiment de combat! Ce n'est pas cela qui va tuer le français: il est déjà moribond. Et Lecherbonnier qui prétend que notre langue se meurt, victime d'un complot libéral-libertaire anglo-saxon. (sic)
Alors, moi, je revendique mes lapsi, ici, et nulle part ailleurs:je n'ajouterai pas une pierre au tombeau, d'autres que moi s'en chargent.
Ecrit par : Cadichon | 18 septembre 2007
Bravo, Cadichon, défendez votre droit à la création verbale. D'ailleurs, FG qui vous a reprise sur lapsus (gentiment : je la connais bien, elle peut mordre bien plus sauvagement, surtout des libéralo-libéraux) sait bien que ce sont les deux premières déclinaisons qui ont fini par tut dévorer, dans le latin populaire (jallais dire : démotique, mais seul le grec peut être démotique, n'est-ce pas…), ce qui a donné les déclinaisons atrophiées de l'ancien français.. Les trois premières déclinaisons sont tombées au champ de bataille de l'évolution linguistique, et celui qui me contredira avec le De cive (de lièvre ? De Hobbes ?) à la main risque un mano a mano qui me conduira jusqu'au dies irae.
JPB, d'humeur folâtre ce matin, après la saucée tombée hier soir.
Ecrit par : brighelli | 18 septembre 2007
Guy Morel, quatre fois, votre message! Ne soyez pas aussi vindicatif vis à vis de la touche: "entrée" de votre ordinateur. Et j'en ai profité pour corriger vos (légères) fautes de frappe, de ponctuation, de préposition, d'emploi des espaces, et d'écriture en chiffres au milieu d'une phrase.
Cordialement.
CS
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2007
Merci pour ces corrections. Surtout "que de". Quelle mocheté !
Je vous découvre utile, comme on dit à Nantes.
Bien à vous,
GM.
Ecrit par : guy morel | 18 septembre 2007
Alors, moi, je revendique mes lapsi, ici, et nulle part ailleurs:je n'ajouterai pas une pierre au tombeau, d'autres que moi s'en chargent.
Ecrit par : Cadichon | 18 septembre 2007
Mortalité: quand on s'enfonce, autant finir proprement le travail.
Tant que j'y suis, je dois acheter pour mon fils Hamlet et Macbeth de Schakespeare, La vie est un songe de Calderon, pour son cours de français. On ne lui a pas indiquer quelles seraient les meilleures éditions /traductions. Puis-je espérer ici quelque conseil? En vous remerciant par avance.
Y'a aussi L'Illusion Comique de Corneille.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Ciel! Shakespeare! J'ai du croire que c'était un romantique allemand...
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Dobolino, les deux sont en bilingues chez Garnier-Flammarion, et c'est vraiment la meilleure édition à bas coût (Azerbaïdjan).
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 septembre 2007
Pour La vie est un songe, je conseille aussi l'édition en G-F-.
D'abord parce qu'elle est bilingue (j'y ai pratiquement appris les seuls mots d'espagnols que je connais), ensuite parce que la version des petits classiques Larousse est rarement très claire.
Votre fils est en premiere littéraire ?
C'est un très beau programme qui lui a été concocté !
Pour l'Illusion comique, surtout pas Folio théâtre. Aucun appareil critique, aucune indication, rien. Et le livre de poche, plus étoffé, est matériellement de mauvaise qualité :-(
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2007
Alors un bac unique?
Certains de nos élèves de 3èmes passent en seconde avec un tel niveau en maths et dans les matières scientifiques que je me demande comment ils pourraient suivre un tronc commun d'un niveau correct.
Mais le projet est peut-être d'avoir si peu d' exigence que tout le monde pourra suivre sans problème. Assez cocasse, in fine, on aura dénoncé un collège unique pendant des années pour transposer la même ânerie sur le lycée...
Autre hypothèse. Le niveau du tronc commun est bon et dès lors, de nombreux élèves de 3ème au niveau insuffisant dans le pôle scientifique ou littéraire ne peuvent plus prétendre au lycée. En clair, on appelle cela de la sélection. Pourquoi pas? Mais on prévoit quoi pour les rejetés du lycée classique? Difficile alors d'envisager la réforme du bac et du lycée sans celle des lycées professionnels.
Etant donné l'air qui se chante actuellement, je doute que ce soit la 2ème hypothèse qui marche.
Au revoir le collège unique et ses erreurs, bonjour le lycée unique aux mêmes erreurs!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Bravo, Cadichon, défendez votre droit à la création verbale
Ecrit par : brighelli | 18 septembre 2007
Préciser: droit "opposable"... Et dans ce cas précis s'agit-il vraiment de "création verbale"?
(Ne faudrait-il pas plutôt parler de transgression, voire de régression? Ou tout simplement du refus têtu comme un cadichon d'admettre une simple erreur?)
Si oui, alors les professeurs de français rencontrent quotidiennement dans leurs classes des génies, si je me fie aux conclusions de certains rapports sur la maîtrise de leur langue par les jeunes français? Et si j'en crois mes collègues de français de plus en plus désabusés.
C'est aussi au nom de l'idéologie du génie génétique chez l'enfant que les maîtres briment en les assujettissant à l'ordre stupide de la loi que l'on allège les programmes, simplifie l'orthographe, dépèce les grammaires, dénature l'enseignement des langues mortes.
La "fabrique du génie" (version enchantée de celle du crétin) a de beaux jours devant elle!
Ecrit par : marigot | 18 septembre 2007
marigot, j'ai vu Cadichon reconnaître sans problème sur ce blog les quelques fautes de frappe ou d'inattention qui sont notre lot commun à tous. Et on ne peut quand même pas l'accuser de défendre "l'idéologie du génie génétique", sauf à ne l'avoir jamais lue!
On a encore le droit de jouer avec les mots, sinon quelle tristesse!
Gardons les lapsi-lazuli joli lazzi...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
"Projet Jivaro", en complément du Bac unique ???
{ Réduction de l'horaire de français au lycée : de 162 heures à 100 heures en français = de 4.5 heures par semaine (sur 36) à 2.77 heures. }
Grille du rapport d'audit Darcos.
Quelques exemples pour la classe de Seconde :
Disciplines Horaires annuels actuels (sur 36 semaines) Horaires proposés pour la rentrée 2007
Français 162 heures 100 heures
Histoire Géographie 126 heures 80 heures
Langues vivantes 108 heures (1 obligatoire) 140 heures (2 obligatoires)
Mathématiques 144 heures 100 heures
Sciences Physiques 126 heures 70 heures
SVT 72 heures 40 heures
EPS 72 heures 70 heures
ECJS 18 heures 10 heures
1 option de détermination Entre 90 et 180 heures 70 heures
1 option facultative Entre 90 et 108 heures 70 heures
Sous total Entre 918 et 1116 heures 750 heures
TOTAL 1044 heures (moyenne) 900 heures
Ecrit par : JPL | 18 septembre 2007
projet jivaro ? La tête n'est pas seulement réduite, le tronc (commun) aussi. Je ne suis d'ailleurs pas certain que le terme "réduit" soit adéquat.
Je suppose qu'il s'agirait d'un projet pour la rentrée 2008 ?
Ce rapport est-il public ? Je n'ai rien vu dans le site du MEN
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Ouais première L, classe de quatorze élèves, professeur de français excellent et passionnant, parait-il. Merci, je vais chercher tout ça
Soit dit en passant, il fait partie de ceux qu'un bac unique martyriserait. Donnez-lui plutôt huit heures de français, cinq heures de LV1 et de LV2, cinq heures d'histoire et cinq de latin et de philo dès la seconde.
Je n'ai jamais réussi à éveiller son intérêt pour la bio, les maths et la physique/chimie. L'an dernier, il a réussi la prouesse de viser le cinq de moyenne dans toutes ces matières ainsi qu'en SES au troisième trimestre pour avoir l'assurance qu'aucun de ses professeurs n'ait l'idée abominable de l'expédier en ES ou en S. J'en connais d'autres, en hypokhâgne cette année qui avaient fait de même. Tous ces littéraires savent pertinemment qu'on considère la filière qu'ils veulent emprunter comme une poubelle et que la moindre réussite en matières scientifiques les désorienterait à coup sûr sous la pression parentale et professorale.
A ce sujet, merci à Milady qui, en me rassurant, m'a évité d'exercer sur le jeune homme quelque pression que ce soit. Je ne l'ai jamais vu aussi bosseur et épanoui.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
A mon avis, le bac unique/collège multiple reculera devant les grèves de lycéens. Le mouvement dépassera tout ce qu'on a déjà vu, CPE compris!
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
On a encore le droit de jouer avec les mots, sinon quelle tristesse!
Gardons les lapsi-lazuli joli lazzi...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Je me souviens d'avoir lu ici des horreurs sur quelqu'un qui avait dit bravitude... Y aurait-il deux poids deux mesures selon qu'on est socialiste ou UMP?
Ce serait bien médiocre de la part de ceux qui se targuent d'être des libres-penseurs.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Jean-Paul, que pensez-vous de la déclaration de Xavier Darcos - 13 juin - selon laquelle les enseignants devront être "plus présents" et leur emploi du temps "plus souple", et selon laquelle le principe selon lequel "M.Untel doit faire tant d'heures de sa discipline" n'est "plus adapté aux besoins d'aujourd'hui"? En avez-vous parlé avec lui? Merci à vous.
Ecrit par : Jean | 18 septembre 2007
Jean-Paul, que pensez-vous de la déclaration de Xavier Darcos - 13 juin - selon laquelle les enseignants devront être "plus présents" et leur emploi du temps "plus souple", et selon laquelle le principe selon lequel "M.Untel doit faire tant d'heures de sa discipline" n'est "plus adapté aux besoins d'aujourd'hui"? En avez-vous parlé avec lui? Merci à vous.
Ecrit par : Jean | 18 septembre 2007
Je me souviens avoir aussi lu ici des horreurs sur une pintade qui avait évoqué la même chose. Darcos est-il un dindon?
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Cela, Jean m'a fait bondir! Darcos dans les pas de Royal. Allez , 28, 30 ou 35 h de présence dans l'établissement comme ce que la gente dame avait dit. Et oui!
J'ai même entendu dire que les heures sup auraient bien du mal à être payées...en attendant de les intégrer à notre nouveau statut... sans un sou de plus.
Il n'y aura plus guère que les profs de classe prépa à ne pas râler, protégés par leur statut es-spécial et bien à l'abri de toute obligation de présence ou de tâches supplémentaires.
C'est dans les grandes largeurs qu'on va se faire avoir, Jean, dans les grandes largeurs!!!!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Dobolino, on eût aimé que Royal s'amusât avec les mots:-)
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
C'est dans les grandes largeurs qu'on va se faire avoir, Jean, dans les grandes largeurs!!!!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Je confirme! Un premier conflit oppose dans mon collège à nos chefs managers des professeurs réquisitionnés pour accompagner des élèves de troisième tout un vendredi après-midi, alors qu'ils n'ont pas cours, sur une opération "Sécurité routière", financée par le Conseil Général de la Marne.
Mais bon! il faut bien diversifier les voies de formation en collège!
Ecrit par : buntovchik | 18 septembre 2007
"Je confirme! Un premier conflit oppose dans mon collège à nos chefs managers des professeurs réquisitionnés pour accompagner des élèves de troisième tout un vendredi après-midi, alors qu'ils n'ont pas cours, sur une opération "Sécurité routière", financée par le Conseil Général de la Marne."
C'est bien fait pour eux ! Ils n'avaient qu'à faire à un projet sur le laçage de mocassins et on leur aurait foutu la paix.
Ceci dit, j'adorerais qu'on me "réquisitionne"... RESISTEZ !!
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
foutu pour foutus...
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
"C'est dans les grandes largeurs qu'on va se faire avoir..."
C'est bien pour ça que j'ai posé la question à Jean-Paul.
Dites-moi, du Gong du Grandsocle, y a-t-il du latin et du grec dans votre collège? Les professeurs de français y enseignent-ils tous en "séquences", ou y a -t-il des empêcheurs de divaguer en rond?
Ecrit par : Jean | 18 septembre 2007
J'enseigne en lycée. Centre ville. Par conséquent, assez notable densité de vieux cons résistants (à ne pas confondre avec les vieux notables résistants) mais ce n'est pas non plus le village gaulois ! Ceux qui "séquencent" le font plutôt sans s'en vanter... La peur du goudron et des plumes probablement ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Oui, c'est buntovchik qui enseigne en collège. Mille excuses!
Mais y a-t-il du latin et du grec dans votre lycée?
Ecrit par : Jean | 18 septembre 2007
Il n'y a pas lieu de s'excuser ! Travailler en collège est très difficile mais ce n'est pas une tare.
Il y a du latin et du grec dans mon lycée mais je crois savoir que trop d'élèves viennent dans ces cours uniquement pour ramasser quelques points supplémentaires d'option.
Si le projet de bac unique voit le jour, je pense que les collègues qui enseignent le latin et le grec peuvent d'ores et déjà chercher la plus proche réserve pour animaux en voie de disparition.
A ce sujet, par ces temps d'écologisme ganan-gnan, relisez les "aventures du bolot occidental" que Bretecher publiaient il y a fort longtemps dans le Sauvage !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Voilà que je pluralise l'individu !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Dobolino, on eût aimé que Royal s'amusât avec les mots:-)
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Elle s'est amusée de la même manière que Cadichon!
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
"relisez les "aventures du bolot occidental" que Bretecher publiaient il y a fort longtemps dans le Sauvage !"
Bretecher était vraiment unique à cette époque !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Je donne à lire à la suite des extraits dune note adressée par le Principal-Adjoint de mon collège aux professeurs d'une classe de troisième leur demandant de prendre soin tout particulièrement d'un élève. Un élève que je connais depuis la sixième qui ne diffère en rien des autres élèves de la classe si ce n'est que sa mère a réussi à l'enfermer à l'aide des psy dans un statut particulier de "cancre".
Voici la note:
L'équipe de suivi de scolarisation s'est réunie le...au sujet de l'enfant X, identifié comme souffrant de troubles spécifiques des apprentissages.
je vous indique les éléments qui figurent sur son projet personnalisé de scolarisation et qui s'appliquent à tous:
- alléger l'écrit par un système de photocopies.
- octroyer du temps supplémentaire pour réaliser les exercices
- ne pas être trop exigeant dans les tâches manuelle et physique.
- généraliser l'utilisation de son ordinateur en cours. (en aucun cas cela ne peut lui être refusé)
- placer l'élève dans la classe au premier ou second rang.
- être tolérant par rapport au soin et la présentation du travail.
- entraîner l'élève à l'utilisation d'un tiers temps supplémentaire, auquel il aura de toute façon droit dès le diplôme national du brevet.
Et de mettre en garde les professeurs qui s'aviseraient à ignorer ces consignes en leur faisant savoir que désormais les parents bénéficient de "droits opposables".
En vérité se dessine ici dans ce tableau le modèle de l'élève du collège diversifié se profilant à l'horizon.
Ecrit par : buntovchik | 18 septembre 2007
Dobolino, on eût aimé que Royal s'amusât avec les mots:-)
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Elle s'est amusée de la même manière que Cadichon!
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
va pas être contente la "cadichonne", va ruer et braire même!
Ecrit par : serpentàplume | 18 septembre 2007
Première L à 14, qu'il en profite bien.
Les miens sont 35.
Nous sommes plus nombreux quand on travaille par groupe que lorsque votre fils est en classe complète.
On aura beau dire, le nombre d'élèves change la donne. Non qu'il n'y ait pas assez d'élèves dans la classe de votre fils, mais 35, ca fait quand meme beaucoup.
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2007
"Troubles spécifiques des apprentisages"...
J't'en fiche, des "troubles des apprentissages"!! Une bonne paire de claques, oui!
Le cancre au centre!
Sur le sort des options de latin et de grec dans le nouveau baccalauréat unifié, seul JPB, du Gong du Grandsocle, pourrait nous rassurer!
Ecrit par : Jean | 18 septembre 2007
Première L à 14, qu'il en profite bien.
Les miens sont 35.
Nous sommes plus nombreux quand on travaille par groupe que lorsque votre fils est en classe complète.
On aura beau dire, le nombre d'élèves change la donne. Non qu'il n'y ait pas assez d'élèves dans la classe de votre fils, mais 35, ca fait quand meme beaucoup.
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2007
Ce n'est pas un choix de l'établissement, c'est que plus personne ne fait L dans le lycée qui n'est pas très gros. Résultat, la classe de L devient paradoxalement une filière d'excellence avec un taux de réussite au bac du genre 92 %! Sauf l'an dernier: il parait que les résultats au bac ont été minables mais je n'ai pas vérifié.
Je suppose qu'à terme, ils supprimeront la section L. Autre paradoxe puisque quand mon époux y était élève, à la fin des années soixante, c'était la section C qui devait partir au lycée Alain Borne de Montlimar dès la première, ce lycée n'assurant que la classe de seconde.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Oui, pour reprendre un message passé plus ou moins inaperçu, vous en pensez quoi, JPB, de cet audit qui a trouvé un écho avec ce "travailler moins" (pour les élèes, évidemment) entendu récemment ?
Moins de français, mais mieux ? Un beau billet en perspective...
Ce n'est pas pour faire de la pub au SNALC (pas vraiment ma tasse de thé) mais c'est là :
http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=3376341839416984 (lycée)
http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=3376337939408068 (collège)
Eric
Ecrit par : Eric | 18 septembre 2007
Merci à Eric pour le lien.
On peut aussi le trouver en pdf sur :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000773/index.shtml
Il est toujours malsain de laisser croire que les syndicats ont le monopole de l'information dans la boutique...
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
"Il est toujours malsain de laisser croire que les syndicats ont le monopole de l'information dans la boutique..."
En ce moment le monopole de l'information n'est certainement pas du côté syndical ...
Et puis, le lien avec le SNALC n'était pas tout à fait innocent ... :-)
Eric
Ecrit par : Eric | 18 septembre 2007
Tiens, c'est rigolo, mes deux textes sur les rapports d'audit redeviennent d'actualité! Merci Eric pour la pub...
Pour Gong du Grandsocle (c'est long à écrire!) : certes, revenir à la source c'est bien, mais à quoi ça sert, alors, que je me tape les dizaines de pages de ces rapports nébuleux...???
Ecrit par : Claire | 18 septembre 2007
Pour du Gong du Grandsocle (c'est long à écrire!)
Appelez moi "du GG" !
Ce rapport date de janvier 2006 (date du pdf malgré l'inscription octobre 2006 en tête du rapport). Je n'en avais pas entendu parler... Aurais-je zappé ?
Je le lis ...
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Bravo, Cadichon, défendez votre droit à la création verbale
Ecrit par : brighelli | 18 septembre 2007
Entre les "lapsi" de Cadichon, qui persévère, et la "bravitude" de Gogolène, qui insiste, on est bien barrés...
Ecrit par : Tiger Lilith | 18 septembre 2007
J'avais lu "octobre 2006", GG dit "janvier 2006" — dans tous les cas, je ne sais pas pourquoi on appelle ça "rapport Darcos" : c'est un rapport, parmi d'autres, que manifestement Gilles de Robien a enterré, et même s'il est probable que certaines pistes ne sont pas à négliger (vous n'avez pas dans le collimateur des matières dont l"horaire vous semble exagégré, quand ce n'est pas l'existence en soi de la matière ?), il n'y a pas de quoi sonner le tocsin. Rester vigilant ne signifie pas qu'il faut tourner parano.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 septembre 2007
Je confirme! Un premier conflit oppose dans mon collège à nos chefs managers des professeurs réquisitionnés pour accompagner des élèves de troisième tout un vendredi après-midi, alors qu'ils n'ont pas cours, sur une opération "Sécurité routière", financée par le Conseil Général de la Marne.
Mais bon! il faut bien diversifier les voies de formation en collège!
Ecrit par : buntovchik | 18 septembre 2007
Mais c'est génial ça, buntovchik, il faut se dévouer corps et âme pour nos élèves. La sécurité routière par après-midi entier: il faut au moins des agrégés et des certifiés pour accompagner les petits; car enfin, on connaît le raisonnement: qui a envie de voir les petits se faire écraser sur la route devant chez soi?
Donc, il est normal que les professeurs passent un après-midi à ce genre de choses.
Et vous savez que les petits ne s'alimentent pas bien le matin? Alors qui participe au petit-déjeuner éducatif à 8h30 pour apprendre à bien se nourrir? Le prof!
Et oui, chers collègues de lycées ou de prépas, on doit faire cela AUSSI! Car qui a envie de voir les petits s'alimenter en dépit du bon sens? Quand on est un bon prof en collège, on aime faire cela et bien d'autres choses encore.
C'est génial et cela ne fait que commencer... Il faut que la fonction change! que le prof arrête de se la couler douce en enseignant et qu'il remplace enfin pour de bon: l'infirmière, la conseillère d'orientation,l'assistante sociale, la police, l'éducateur, le moniteur d'auto-école, la nutritioniste, les PARENTS, ( ils n'ont pas le temps, les parents surtout quand ils sont pauvres, car la pauvreté empêche les parents d'éduquer leurs enfants, c'est bien connu), evidemment surveillant de cantine, d'études du soir et qu'il ne voit pas son salaire revalorisé, surtout pas . Car enfin c'est normal, ce qu'il fait, le prof. Sale fainéant, sale nanti...
Le pire dans tout cela, ce sont les collègues qui s'y jettent et qui en redemandent! Des pâtes à modeler moulées au sentiment de culpabilité et à demi masochistes.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
La version acrobat reader du rapport d'audit contient deux dates. La création du document (dans propriétés) date du17/01/2006 (auteur vbrad). Le titre (page 4 sur 87) date le rapport d'octobre 2006. Dans les deux cas, notre cher De Robien s'est assis dessus.
Le fait qu'il soit cosigné par deux inspecteurs de finances me fait penser que le problème n'est pas de savoir si les recommandations du rapport seront prises en compte mais quand...
Le jour de gloire est arrivé ?
Je poursuis mon herméneutique (87 pages, à mon âge ..!)
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Ne pas s'alarmer, certes, mais il y a quand même les déclarations du 13 juin sur l'"assouplissement" de l'emploi du temps des professeurs. C'est quoi, l'"assouplissement"? Un horaire annualisé et des semaines "flexibles"? La disparition des enseignement disciplinaires? Et de l'interdisciplinaire, de l'IDD à gogo? Comment ne pas se poser des questions?
Ecrit par : Jean | 18 septembre 2007
"Il n'y aura plus guère que les profs de classe prépa à ne pas râler, protégés par leur statut es-spécial et bien à l'abri de toute obligation de présence ou de tâches supplémentaires."
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Désolée, Thalie-Thalie, mais ce n'est plus le cas depuis bien longtemps... Par exemple, nous sommes tenus -- et c'est normal, aussi -- de participer aux divers forums de formation, salons de l'étudiant et autres "métierama", y compris au fin bout de l'académie, afin de présenter nos filières dites "de prestige" aux lycéens ébaubis. Et comme cela se passe sur nos heures de cours et que nous sommes à la fois consciencieux et "à la bourre", nous remplaçons ces heures, naturellement. Mais ne le dites pas trop fort, ça pourrait donner des idées à certains chefs d'établissement zélés.
Ecrit par : FGuichard | 18 septembre 2007
Les pages 48 à 51 sont très intéressantes : elles contiennent la réponse de Debasch (patron de la DGESCO) à l'inspection des finances. Un ministre n'écrit pas une réponse d'égal à égal à un inspecteur, fût-il des finances (?)
On y lit (je cite entre guillemets puis je traduis en langage vraigens)
"Un certain nombre de propositions du rapport s’inscrivent dans une perspective d’évolution à moyen terme de la réglementation des enseignements." On verra plus tard !
"Proposition relative au plan de rénovation des langues vivantes :
Cette proposition, qui consiste à financer le nouveau besoin par la suppression des groupes de moins de quinze élèves, risquerait de conduire à la disparition de l’enseignement de toutes les langues, à l’exception de l’anglais et de l’espagnol." Ca c'est clair...
"Proposition relative aux séries technologiques
Cette proposition s’inscrit dans le processus, déjà bien engagé, de rénovation de la série « Sciences et techniques de gestion » (STG), qui sera achevée à la session 2007 du baccalauréat.
La rénovation de la série « Sciences médico-sociales » (SMS) devrait intervenir en classe de première à la rentrée 2007.
Le projet de rénovation des séries « Sciences et technologies industrielles » (STI) et « Sciences et technologies de laboratoire » (STL) est en cours."
Bref là ça immine...
"Cette proposition, qui consiste à allouer les moyens aux académies et aux établissements en fonction de leurs objectifs et non de leurs besoins, nécessite un examen complémentaire." Laisse tomber petit ! C'est trop compliqué.
"Le projet de rétablissement des trente six semaines légales d’enseignement devrait être soumis à un test de faisabilité sociale." Tous les parents de France vont me tomber sur le râble parce que je leur court-circuite les vancances de juillet !
"Propositions relatives à la classe de seconde
Les propositions formulées sont à l’étude. Elles s’intégreront dans une réflexion plus générale conduite par le ministère sur le sujet." Ces billes de l'inspection des finances ne comprennent rien aux questions de boutique.
"la remise en cause du caractère hebdomadaire de l’obligation réglementaire de service des professeurs, constituerait un véritable bouleversement à la fois pédagogique et structurel,..." Vous voulez vraiment mettre le feu ?
"dès lors que les établissements disposeraient de possibilités de choix très importantes sur la nature des enseignements qu’ils délivrent, se pose la question des modalités du choix des usagers parmi les différents parcours ainsi offerts." Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Journée atroce! JPB, si ça peut vous consoler (j'en doute), j'ai du annoncer deux cancers à deux maîtres, l'un de chien et l'autre de chat qui venaient pour ce qui leur semblait une maladie de routine...
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Et vous savez que les petits ne s'alimentent pas bien le matin? Alors qui participe au petit-déjeuner éducatif à 8h30 pour apprendre à bien se nourrir? Le prof!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Alors oui au collège multiple! Je n'envoie pas mes gamins à l'école pour que des profs au salaire plus que confortable leur apprennent à bouffer! Ça va pas, non? C'est dingue ça. Vous n'avez qu'à les accueillir à sept heures et demi, ceux qui sont mal nourris, ça leur fera une heure de télé et deux Mars en moins et les miens rentreront à huit heures trente pour les cours.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Vous savez ce qu'ils vous disent les connards de parents, trou du cul de professaillon payé à rien faire?
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Désolé (po l'temps)
toujours rapport au pipi caca:
Un parent vient récupérer son môme à la fin de la journée:
le prof: (CP)
"Vous m'aviez dit que votre enfant était propre, ce n'était pas vrai"
Le gamin baignait dans son caca depuis le début de la journée, bien sûr il ne l'avait pas changé (tu vois le vice ?)
T'imagines le pove gamin complètement isolé de ses camarades, la honte qu'il a dû ressentir ?
Si un prof m'avait fait ce coup la, tu peux me croire, j'aurais fait en sorte que le gars se chie dessus et je l'aurai promené dans tout l'établissement !
Quitte à aller en taule après !
Ton histoire me rappelle le maîtresse de CP de ma petite , la sadique , qui laissait tous les gamins qui levaient le doigt pour demander la permission d'aller aux toilettes , se pisser dessus , sous prétexte qu'ils avaient eu la récréation pour y aller...
Aucun parent n'a bougé , mais s'en plaignait avec ferveur devant le portail à la sortie !
Y a vraiment de quoi pèter un plomb parfois...
...
Je leur arrache les poils du cul ET du nez !
Ecrit par : toto | 18 septembre 2007
Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Vous savez ce qu'ils vous disent les connards de parents, trou du cul de professaillon payé à rien faire?
Ecrit par : dobolino
Il est vrai que le langage vraigens manque parfois de nuances. Une remarque cependant : je ne suis pas payé à rien faire, je suis plutôt très performant sur mon rapport temps libre / travail.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
etaprès ça vousallezencore dire qu'on est parano quand on vous dit qu'on est pas les bienvenus ici et que notre avis de parents vous vous asseyez dessus!
nous sonner les cloches vous savez le faire, alors maintenant sonnez du Gong qu'il redescende de son piedestal!
Ecrit par : personanongrata | 18 septembre 2007
Mais non, personasempergrata, ce ne sont pas les propos de du Gong du Grandsocle, mais la traduction en langage courant de ceux du directeur de la DGESCO qui répond aux deux Inspecteurs des Finances auteurs du rapport!
Les professeurs sont au contraire ravis de dialoguer avec les parents, sauf quand ils ont affaire à des gens de mauvaise foi ou à des embrigadés FCPE ou PEEP...
Ecrit par : Jean | 18 septembre 2007
Merci Jean !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Dobolino, je ne plaisante pas pour le petit-déjeuner éducatif. D'ailleurs, je croyais que c'était plus connu. Alors je vais répertorier toutes les bonnes initiatives qui sont obligatoires au collège, vous allez voir.
Tiens, déjà aujourd'hui j'ai trouvé dans mon casier une proposition de formation: "Comment intégrer le développement durable dans l'enseignement du français?".
J'ai couru pour m'inscrire. Je vous livre les autres dès que je remets la main sur le papier qui a dû tomber sous les sièges de la voiture , entre deux tickets de stationnement.
Je suis sûre que beaucoup des parents ne s'imaginent pas tout ce que leurs bambins font dans nos merveilleux lieux de vie.
On me suggère à côté de moi pour la formation "développement durable dans l'enseignement du français" de ne plus faire lire les élèves, cela économisera les arbres. Toutes vos suggestions sont bienvenues.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
"Le projet de rétablissement des trente six semaines légales d’enseignement devrait être soumis à un test de faisabilité sociale." Tous les parents de France vont me tomber sur le râble parce que je leur court-circuite les vacances de juillet !
cité par du GG
Il serait vite fait le test de faisabilité sociale !
Depuis que nous rattrapons les samedis libérés en juillet, en primaire, nous commençons à avoir des élèves qui manquent à partir du 20 juin.
Sans compter tous ceux qui vont à Eurodisney hors vacances scolaires parce que c'est moins cher ("Ça lui fait tellement plaisir, et puis, vous comprenez, on voulait lui faire la surprise alors on ne vous a rien dit pour que vous ne risquiez pas de vendre la mèche.") et ceux qui ont loué une semaine au ski ou un séjour à Bali (trois semaines quand même, le séjour à Bali) et qui nous demandent gentiment si nous ne pourrions pas leur préparer quelques petites fiches à l'avance pour que le petit ne prenne pas trop de retard.
Alors, comme dirait Cadichon, un système de tickets, comme à la cantine, et chacun pose les congés de ses bambins quand ça l'arrange, ça ferait plaisir à tout le monde.
Nous pourrions même faire des nocturnes (je suis sûre que la nuit du 31/12 au 01/01, nous afficherions "complet") et des semaines promotionnelles, comme à Eurodisney.
Et puis vous savez bien que l'adulte ne doit pas être un référent pour l'enfant, donc il n'y aurait aucun problème pour que nous fassions comme eux, dates de vacances à la carte, (sans être toutefois obligés de nous fader Eurodisney), n'importe quel gardien de zoo pourrait venir nous remplacer au pied levé.
Un p'tit tableau de compétences, avec un joli système de gommettes de couleurs (ça, je l'ai piqué au DRH d'une entreprise où travaille un père d'élèves), le gardien de zoo jette un coup d'œil et hop, le tour est joué : "Nicolas, tu vas valider ton bédeuzi, Agnan, toi c'est l'APER, Eudes, je vois que tu as deux ou trois compétences transversales à rattraper, Alceste, tu viens déjeuner avec moi pour travailler l'hygiène alimentaire, Clotaire, quelques apprentissages disciplinaires, si tu le veux bien ?"
Franchement, c'est facile, ça fait plaisir à tout le monde et imaginez un peu les beaux reportages du 20 heures. Avec ça, au moins, nous serions populaires.
Ecrit par : catmano | 18 septembre 2007
Dans le rapport d'audit que je lis, il est manifeste que l'Inspecteur Général des Finances Lepetit sort Dulot (Inspecteur Général de l'Administration de l'Education nationale). Pendant ce temps, leurs acolytes Beurrier et Charbonnier étaient au four et au moulin (à huile).
Plus sérieusement (?), ces gens là pensent en termes d'obstacles. Mettre moins de thunes passe nécessairement par de l'innovation pédagogique. Ca, je demande à voir ! Supprimez donc déjà les TPE et vous en économiserez un paquet ...
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Merci aussi à Catmano pour son analyse magistrale de la "faisabilité sociale" de l'année scolaire à 36 vraies semaines !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Vous savez ce qu'ils vous disent les connards de parents, trou du cul de professaillon payé à rien faire?
Ecrit par : dobolino
Il est vrai que le langage vraigens manque parfois de nuances. Une remarque cependant : je ne suis pas payé à rien faire, je suis plutôt très performant sur mon rapport temps libre / travail.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Bon, allez, je vous explique le " petite sous-merde de trou du cul de professaillon". C'est mon grand-père, imprimeur, qui avait sorti ça à son fils, mon père, qui était alors, à 40 ans, docteur es Lettres, titulaire de chaire à Paris X, directeur d'UER et président de jury d'agrégation. Chez nous, c'est resté dans la chronique familiale comme un trait d'humour. D'où le fait que je sois une petite sous-merde de vétérinaire de campagne et Catmano un petit trou du cul de directrice d'école à trois classes. En fait, dans la famille, nous savons être et rester humbles, du fait de pépé.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Un effet pervers (dont se foutent Allègre-ment les gestionnaires) des réductions d'horaires : moins d'heures par classe cela signifie plus de classes par professeur !
2 h par classe x 9 classes = 18 heures. Comme de vulgaires profs de langues ;)
Travailler plus pour gagner pareil ça s'appelle faire suer le burnous. Il est beau le “management” moderne...
Ecrit par : Lariba | 18 septembre 2007
Respect Dobolino !
L'humilité est aussi une marque de bravitude.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
On me suggère à côté de moi pour la formation "développement durable dans l'enseignement du français" de ne plus faire lire les élèves, cela économisera les arbres. Toutes vos suggestions sont bienvenues.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Supprimons les cours de français, on aura moins de salles de classes à chauffer. Et envoyons les profs de français débrousailler l'Estérel et les Maures avec leurs élèves, ça fera des incendies en moins.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
"Et envoyons les profs de français débrousailler l'Estérel et les Maures avec leurs élèves"
J'en connais qui auront du sourcil à se faire
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Pour Pendariès, s'il passe par là: un de mes amis, comédien, ayant découvert Max Rouquette de façon plus approfondie grâce à vos soins relayés par les miens, va faire une lecture de textes de Vert Paradis (en français... excusez!) fin novembre, en Vaucluse, avec accompagnement musical, et aimerait ou vous y inviter ou, à tout le moins, avoir votre avis.
vet.coup@wanadoo.fr
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Oui, Catmano, on m'explique aussi régulièrement que les vacances sont moins chères en dehors des vacances...Cela peut aller jusqu'à 2 ou 3 semaines dans l'année scolaire. En tout cas les week-ends à rallonge sont devenus normaux et l'absence de travail au retour des dits week-ends banale. Et si l'on s'avise de vérifier le travail... J'ai même eu des mots de parents me disant que les week-ends sont faits pour "s'éclater".
Mais si par hasard, l'hiver venant, vous vous avisez d'avoir une grippe ou une angine... Gare! Faire perdre tant de temps à ces pauvres enfants. Haro sur le baudet! Il faut tancer la bête et la montrer du doigt, se plaindre, réclamer justice, réparation, refaire les cours perdus, tout ce savoir disparu, ce programme tout-à -coup retrouvé et non achevé...Et les représentants de la FCPE de crier...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Le voyage de trois semaines à Bali, c'était en 2003, avec un gamin de CM2.
Vous auriez entendu, les réflexions du père, en juin de la même année...
Ecrit par : catmano | 18 septembre 2007
Pour Thalie,
le développement durable dans l'enseignement du français peut s'envisager sérieusement:
www.ebooksgratuit.com
on y trouve un bon fond de classiques (certains introuvables en librairie)à télécharger gratuitement ... vos élèves pourraient "kiffer à mort" ...
Ecrit par : saperlipopette | 18 septembre 2007
Comme par hasard, seuls JPB et Thalie-2x (les autres qui ne disent rien n'en pensent pas moins) savent que je ne mens pas (et que c'est volontairement que j' ai écrit lapsi), mais cet incident minime à la limite du grotesque va au delà des simples contresens, méprises ou malentendus.
Je viens de relire "Le Diable est-il libéral?" écrit par Ch Julienne (Belles Lettres, 2001) et 6 ans après le constat est identique ou pire: "Oui, s'exclame [toujours]l'intelligentsia néo-marxiste réunie autout de [feu] P. Bourdieu, V. Forrester et leurs épigones qui, tout en réinventant sans le savoir les utopies socialistes du 19eme s., dénoncent un monde "ultra-libéral" qui n'existe que dans leurs cauchemars."
Les gardiens du temple de l'utopie socialiste ne me donnent pas crédit de la moindre fantaisie, ni même le bénéfice du doute.
Ces pisse-vinaigre, qui me font un procès stalinien permanent, sont toujours fins prêts à fondre sur l' âne libéral, comme la vérole sur le bas-clergé breton. Ils me lancent le coup de patte-réflexe de la grenouille décérébrée...dans les madrassas de la bienpensance illibérale.
Or, la mailveillance, sans doute en raison de l'acidité qu'elle sécrète, est visiblement tout aussi mauvaise conseillère que la peur. Celle du libéralisme est confondante, en 2007, pour le monde entier qui observe, goguenard et souvent incrédule, le plantage, pardon, la plantitude du siècle chez les Français.
Aux dires de René la Branlette, "les Français y sont cons, mais y sont pas cons ...lonn'temps". Je lui demande de
me définir "longtemps".
Cette plantitude durera donc aussi lontemps, par exemple, que les manuels scolaires d'économie conserveront leurs relents de marxisme, que les enseignants convaincront nos marmots dès la maternelle que la richesse est une malédiction, que le libéralisme est totalitaire, que la France est une championne de la productivité alors qu'on n'y travaille moins qu'ailleurs, et que le travail doit se vivre comme une aliénation, non comme l'accomplissment de la personne.
Aussi, tant que le discours libéral fera à tant de belles âmes l'effet du poil à gratter ou d'un émétique, pourquoi se priver de les enduire du premier et de leur faire avaler le second? Démangeaisons et hoquets les handicapent au point de confondre un clin d'oeil de potache avec une grosse faute de français(pardon de latin), qui prouve que Cadichon est une grosse conne inculte, normal vu que l'âne est libéral
Je retrouve cette componction autiste des redresseurs de torts dans un communiqué que vient de pondre l' American Association of University Professors, qui s'étouffent d'indignation depuis qu' un nombre croissant d'étudiants, lassés ( enfin) par le bourrage de crâne qu'ils subissent des profs de gauche, leur rentrent dans le lard pour leur reprocher leur sectarisme.
Chronicle of Higher Education de cette semaine.
"AAUP Goes to Bat for 'Freedom in the Classroom' "
By ROBIN WILSON
The American Association of University Professors released a statement last week in response to critics who say professors regularly interject ideologically tinged material into classroom discussions and fail to present views that conflict with their own.
The statement, "Freedom in the Classroom,"... is billed as a tool to help professors decide what they can and cannot safely say in the classroom — particularly when it comes to hot-button cultural and political issues.
Le reste est un modèle du genre: la caricature, le déni de responsabilité et la mauvaise foi, avec des passages indignes de quiconque enseigne quoi que ce soit, où que ce soit.
Pour esquiver l'exigence par les étudiants d'un minimum de neutralité, ils rétorquent cette perle:
"Neutrality would require an instructor in a class on constitutional democracy to offer equal time to "competing" visions of communist totalitarianism or Nazi fascism".
Procès d'intention et caricature, armes usuelles du terrorisme intellectuel, s'illustrent dans le communiqué.I rest my case!
Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007
Il ne serait pas malséant d'avoir sur ce blog une vraie conversation sur le libéralisme (appliqué ou non à l'école : nous sommes spécialisés, mais assez intelligents, ce me semble, pour aborder des questions extra-scolaires — qui d'ailleurs ne peuvent manquer de se répercuter sur l'éducation).
Caidchon a tiré la première — et les faits, ces jours-ci et dzns les temps à venir, lui donnent raison : à voir les interventions massives des banques centrales (les actions de la Federal reserve américaine s'apparente quand même fortement à un
interventionnisme d'Etat), on en vient à se demander si le seul pays ultra-libéral du moment n'est pas la — oups, il paraît que c'est un pays communiste… Il en est de l'économie comme d ela politique : aucune idéologie ne tient face aux faits (par exemple la menace d'une crise mondiale qui se précise chaque jour davantage), et le pragmatisme écarte, par nature, tous les discours à sens unique. Galbraith est un chantre du capitalisme — et il est décrié dans son propre camp parce qu'il serait trop tempéré. Quant au socialisme version Poutine, oligarques and co…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2007
Jean-Paul, renvoyer dos à dos libéralisme (pur et dur, celui de Cadichon) et communisme me semble un peu court. Et n'importe quel économiste un peu sensé n'ignore pas que le fait de pousser l'esprit de concurrence à son paroxysme aboutit inexorablement à créer des monopoles.
Cadichon, je crois qu'au fond tout le monde s'en fout, du fait que vous ayez volontairement écrit: "lapsi". Personnellement, je suis d'ailleurs convaincu que vous l'avez fait volontairement. Ce qui est plus gênant, c'est le style (volontairement) agressif que vous pratiquez, qui contredit vos propos affirmant qu'on a rien à craindre de votre libéralisme. Personnellement, je ne suis pas antilibéral. Mais ce que votre copain Sarko s'apprête à faire de l'éducation nationale me fait littéralement froid dans le dos.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007
"Il ne serait pas malséant d'avoir sur ce blog une vraie conversation sur le libéralisme"
Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2007
OH NON, AU SECOURS, déjà que Cadichon nous gave avec ça de manière insupportable ! ASSEZ !!!! Ou alors, que JPB refile son blog à la miss Lapsi, qui conversera toute seule si ça l'amuse, et qu'on en finisse.
Ecrit par : Tiger Lilith | 19 septembre 2007
Je vote Tiger Lilith ! Contentons-nous de constater les dégâts et d'essayer une remédiation, comme on dit à l'EN !
Tiens, qui est-ce qui nous remet un petit coup de "L'île aux fleurs" ? Comme contre-poison, ce n'est pas mal.
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2007
Ce qu'il y a de sûr, du moins, c'est que, à partir de la classe de quatrième, les différences de tous ordres sont telles entre des élèves qu'on met ensemble dans la même classe qu'il est pratiquement impossible de faire un travail correct.
C'est du sabotage organisé.
Alors oui à des classes homogènes qu'on peut faire progresser à peu près au même rythme.
Et qu'on retrouve un système d'apprentissage , pour les uns, d'apprentissage par alternance pour d'autres....
Je sais que même ça, c'est difficilement réalisable; Plusieurs artisans m'ont confié qu'ils ne voulaient plus d'apprentis car, même dans ce cadre, ils sont souvent peu motivés, fainéants, ne viennent pas au travail parce qu'ils ont fait la fête la veille...
Alors nous les avons en classe, ces oisifs qui sont ingérables ailleurs.
Ne perdons toutefois pas espoir: certains, assez vite, trouvent tout de même leur voie. Pour d'autres-et leurs parents- il faut s'attendre à des années de galère, pénalisés qu'ils seront par l'absence de bases= surtout , le sens de l'effort, dans un monde qui leur fait croire que tout doit être "ludique".
l'amère Edith
Ecrit par : edith | 19 septembre 2007
Moi je pense que c'est louche, que Cadichon veuille tout le temps nous préciser que 'lapsi' était une erreur volontaire. Elle y pense trop.
Non, Cadichon, avouez! C'était une grotesque erreur, qui mine d'ailleurs tout votre discours sur le libéralisme! Comment peut-on prendre au sérieux quelqu'un qui écrit 'lapsi'? Je vous le demande!
*de l'art de noyer le poisson*
Ecrit par : Loki | 19 septembre 2007
Dans les écoles, "la psy" est souvent une erreur volontaire !
Ecrit par : Un hussard | 19 septembre 2007
Dans les écoles, "la psy" est souvent une erreur volontaire !
Ecrit par : Un hussard | 19 septembre 2007
Excellent! Et qui plus hait la vérité
Ecrit par : marigot | 19 septembre 2007
Les gardiens du temple de l'utopie socialiste ne me donnent pas crédit de la moindre fantaisie, ni même le bénéfice du doute.
Ces pisse-vinaigre, qui me font un procès stalinien permanent, sont toujours fins prêts à fondre sur l' âne libéral, comme la vérole sur le bas-clergé breton. Ils me lancent le coup de patte-réflexe de la grenouille décérébrée...dans les madrassas de la bienpensance illibérale.
Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007
Le genre de propos qui prouve bien que Cadichon n'est pas un interlocuteur valable pour parler de libéralisme. J'aimerais, Cadichon, que vous dressiez la liste des "staliniens" de ce blog, pour voir et non à titre de procès contre l'un ou l'autre.
Si le fait que je doute fortement que votre "lapsi" et votre "mortalité" soient intentionnels me fait ranger parmi les staliniens zélés, c'est que vous ne volez pas très haut. D'autant plus que vous m'avez bien fait rire, la première fois, gentiment, par vos lapsus, la deuxième fois, avec mépris, par votre manque d'humour sur vous-même. Vous avez une distance à vous-même qui tend à me faire penser que vous avez dix-huit ans d'âge mental. C'est toujours décevant car vous êtes le seul représentant de l'ultralibéralisme sur ce blog, les autres intervenants de "droite" étant plutôt des réactionnaires rêvant de revenir à l'état paternaliste tout puissant.
Je suis socialiste, enfin encartée au PS, pour quelques semaines encore. Si j'avais fait ce choix, c'est que je les jugeais seuls capables de mener à bien les réformes sociales qui s'imposent sans jeter dans la rue et la grève toute la fonction publique et autres "régimes spéciaux", par ailleurs en respectant quelques valeurs humanistes. Pour le premier point, si Sarkozy y arrive tout en négociant avec les syndicats et en écoutant les avis des députés socialistes constructifs et sensés, tant mieux, car il est plus que temps de dépoussiérer tout ça. Par contre, les débilités de Thierry Mariani, franchement, on s'en passerait. Nous connaissons bien le profil de sa commune et de sa circonscription qu'il arrache de haute lutte, à chaque fois, au FN. Le gouvernement français ne va quand même pas pondre des lois débiles et semer le bordel pour faire plaisir aux Enclavés!
Donc apprendre et discuter le libéralisme appliqué à la société et à l'école, pourquoi pas? Mais pas plus volontiers avec ceux qui sont offusqués sans retour quand on leur parle de faire travailler l'argent des syndicats qu'avec Cadichon qui débite son catéchisme et traite de stalinien quiconque s'opposerait sur un point, même de détail. C'est sans intérêt et Cadichon fait du très mauvais travail en présentant de manière dictatoriale et profondément méprisante à un peuple terrorisé par l'économie de marché et frileux à un point inégalé dans le monde les théories libérales (cf rapport d'Hubert Védrine).
Pensez donc, Cadichon, que j'ai horrifié certains blogueurs d'ici il y a trois semaines en parlant de mon PEA et de mes actions Peugeot qui dégringolaient. On en est encore à boire la sueur des travailleurs, en France! On en est encore à voter non au traité de constitution européenne!
Alors, votre comportement est incompréhensible si vous avez pour but de convaincre et je doute fort que ce soit votre but. Vous ne venez ici que pour vous auto-congratuler ou, plus subtile, pour jeter les fonctionnaires de l'EN dans les bras de la gauche antilibérale. Quant à l'accueil amical que vous réserve Brighelli alors que vous faites un travail de sape propre à terroriser le français moyen... je me pose aussi des questions sur son goût prononcé pour une économie ultra-libérale.
Mon secrétaire de section PS, aussi médiocre orateur et argumentateur soit-il, fait meilleur travail que vous pour apprivoiser une poignée de petits français et les amener doucement à tolérer l'inéluctable.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2007
Quant à l'accueil amical que vous réserve Brighelli alors que vous faites un travail de sape propre à terroriser le français moyen... je me pose aussi des questions sur son goût prononcé pour une économie ultra-libérale.
Ecrit par : dobolino
Plaignez-vous dobolino, vous parvenez encore à lire les écrits de Cadichon?
Il y a bien longtemps que personnellement je saute par dessus à pieds joints!
Quant à la proposition de JP Brighelli d'ouvrir ici un salon pour mener une "vraie conversation sur le libéralisme", c'est son droit : il est chez lui. Mais comme l'a fait remarquer F.Guichard les intervenants perdant généralement très vite le fil de la conversation, il y a peu de chance que sa proposition soit satisfaite.
A propos de libéralisme Arte a diffusé hier soir un très instructif reportage franco-belge intitulé: "Etats-Unis, la richesse à crédit". A voir ou revoir absolument, pour saisir les mécanismes de financement de l'économie...chinoise!
Ecrit par : buntovchik | 19 septembre 2007
Plaignez-vous dobolino, vous parvenez encore à lire les écrits de Cadichon?
Il y a bien longtemps que personnellement je saute par dessus à pieds joints!
Ecrit par : buntovchik | 19 septembre 2007
Ce n'est pas le meilleur sur l'ultralibéralisme, j'avoue ne pas toujours lire tout très attentivement mais il y a des passages intéressants, les citations la plupart du temps mais parfois aussi certains propos de l'exégète. Etant d'un naturel curieux et explorateur et n'ayant nullement envie de m'enfoncer douillettement la tête dans le sable en attendant des jours meilleurs, je lis Cadichon. Il m'arrive même d'être en accord avec ses propos. Le tout est de savoir ce qu'on veut à la lumière de ce qu'on peut et vice-versa.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2007
La direction de l'AFP a dû modifier un titre de dépêche sur pression du cabinet de Xavier Darcos, ministre de l'Education. Il s'était un peu trop avancé sur une éventuelle réforme du bac ?
Ecrit par : marigot | 19 septembre 2007
Mon commentaire a disparu, je recommence.
Amère Edith, il faut prendre le mal en amont.
Je viens de recevoir ce témoignage.
" Je suis maître E (enseign. spécialisée à dominante pédagogique).
J'ai exercé de nombreuses années en classe de Perfectionnement puis en CLAD. A l'ouverture des CLAD (2002), j'ai travaillé sur un RASED à Brumath, petite ville de 9000 habitants. Mes choix pédagogiques me sont dictés par les travaux du docteur Wettstein Badour et aucun enfant suivi par moi en CP n'a présenté à ce jour de troubles d'apprentissage de la lecture.
J'ai constaté en circulant dans les différentes écoles de mon
secteur (Haguenau sud) que des enfants intelligents, sans handicap, n'apprenaient pas à lire. Les méthodes globales (par hypothèse sur le sens) ou à départ global sont pratiquées dans la grande majorité des écoles de mon secteur.
Elles ne permettent pas aux élèves d'arriver à une lecture fluide pour une bonne compréhension. Un bon nombre d'entre eux présentent des troubles d'apprentissage (dyslexie, dysorthographie). Ces enfants ont besoin d'une rééducation, rééducation qui est difficile.
Cinq orthophonistes exercent dans notre petite ville et les délais de prise en charge peuvent être de plusieurs mois. De nombreux parents font donner à leurs enfants des cours de soutien. Certains Parents d'enfants d'origine étrangère ont compris que pour apprendre à lire, il vaut mieux passer par une orthophoniste.
A la rentrée 2005, trois enseignants pratiquent une méthode de lecture syllabique sans changer de manuel de lecture ,cela dans la crainte d'une sanction. Pour ma part, j'ai été accusée d'avoir des idées sectaires et dénigrée auprès des mes collègues. Il est difficile d'oeuvrer auprès des enfants dans ces conditions.
Je suis persuadée que, si l'on veut élever le niveau scolaire, il faut commencer par supprimer les méthodes dites globales ou à départ global. Dans notre région est paru à la rentrée 2005 un nouveau livre de lecture à départ global et utilisant les albums pour l'apprentissage. Malgré les directives ministérielles, ce livre a fait l'objet d'une animation pédagogique!!!
Ne pouvant plus exercer mon métier dans de bonnes conditions, j'ai pris ma retraite en septembre 2006.
Depuis, je donne des cours de soutien à domicile et dans une école le soir avec un groupe d'enseignants à la retraite. Le bilan en juin 2007 est alarmant: des enfants d'intelligence "normale" ont un niveau en français médiocre, les enfants de milieu défavorisés n'apprennent pas à lire..Les dégâts causés par le constructivisme et les méthodes d'apprentissage de la lecture à départ global sont nombreux et graves.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007
Je continue :
Je suis d'accord avec Cadichon, les Français sont cons...mais ils le restent longtemps.
Claude Imbert, dans son énième éditorial consacré à l'école, intitulé "Hercule", parle de l'immense tâche qu'aurait un ministre de l'EN volontariste et non velléitaire pour faire une école digne de ce nom.
Mon commentaire : il faudrait d'abord nettoyer les écuries d'Augias, en envoyant en rééducation dans des ZEP en Seine-Saint-Denis tous les "professeurs des universités" (autoproclamés, faut-il le rappeler ?), j'ai nommé Philippe Meirieu, le "Je suis partout" de tous les médias.
Sans oublier Roland Goigoux, Eveline Charmeux, et autres présidents ou ex- des IUFM qui ont formé des légions d'enseignants dépourvus du moindre esprit critique, incapables de se remettre en question, et de se rendre compte qu'ils conduisent des générations d'enfants, non seulement à l'impossibilité de choisir le métier de leur choix, mais plus grave, de les envoyer à la rue. Ils n'apprennent plus à lire, ni à écrire, ni à compter.
A Roncq, il y avait un responsable d'Emmaüs qui nous a dit que les clochards sont de plus en plus jeunes , et de plus en plus nombreux, et que l'école est en grande partie responsable de ce désastre. "Une tragédie incomprise!"
Quand je pense qu'il y a en Bretagne un collège Philippe Meirieu ! Bretons, (et Corses), réveillez-vous contre ce scandale ! Quelqu'un qui continue d'envoyer à la casse des centaines de milliers d'enfants !!
(Excusez-moi, j'interromps un moment pour aller vomir.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007
Et c'est comme ça que je me suis fait reprendre sur un forum d'enseignants.
J'avais osé dire que, parmi mes élèves de CE1 de 2006/2007, j'avais un élève reconnu dyslexique par son orthophoniste, et que, malgré ce trouble reconnu, il avait eu plus de 80 % de réussite aux évaluations. Ce n'était paraît-il pas possible puisque ces évaluations étaient justement conçues pour détecter les dyslexiques.
En fait, ces évaluations semblent détecter les élèves qui n'ont pas appris à lire, c'est tout. Ensuite, l'enseignant décrète que l'enfant est dyslexique et que sa difficulté à lire et à écrire vient de là, et non de la méthode employée.
A. avait bien sûr confondu un ou deux b avec un ou deux d, le nombre de pattes de ses m et de ses n n'étaient pas toujours en adéquation avec la norme en vigueur, mais il avait appris à lire et à écrire. Il a donc réussi l'évaluation.
Je me suis contentée de répondre que, sans doute, l'orthophoniste était "mauvais" et qu'il avait détecté une fragilité là où il n'y en avait pas.
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2007
"un nouveau livre de lecture à départ global et utilisant les albums pour l'apprentissage"
Parlon-en, de ces fameux albums ! Ma fille, instit en ZEP, qui pour la troisième année conduit tranquillement ses petits élèves noirs et d'origine maghrébine à la lecture en février grâce à "Lire avec Léo et Léa, a reçu une lettre de son "conseiller pédagogique", Alain Prinsaud, lui demandant de s'inscrire à ses séances pour"apprendre à lire au CP".
Elle ne répondra pas à cette invitation : de "formateur", celui-ci est passé conseiller : cela veut dire que les cerveaux vont continuer à être lessivés dans le sens du pédagogisme pur et dur.
Je vous mets un petit résumé que je fis naguère d'un de ces albums, "Où vas-tu, petite souris ?" Vous jugerez sur pièce.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007
Tiens, comme c'est drôle, Anne-Marie, Brumath, c'est justement le coin où, en juin, ils ont déclaré triomphalement aux parents catastrophés qu'à partir de cette rentrée, les sept classes de 6ème fonctionneraient en "séquences"! C'est la "liberté pédagogique" revue par Frackowiak!
Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007
Où vas-tu, Petite Souris ? Alain Prinsaud, PEMF/ IUFM de Limoges
Apprentissage de la lecture à partir de l’album.
(Pour la grande section de maternelle, 1er trimestre, extraits) Livre du Maître.
Les activités d’appropriation de l’écrit et de ses codes à faire vivre aux enfants de 3 à 5 ans doivent leur permettre de mieux comprendre les textes littéraires auxquels ils seront confrontés plus tard à l’école, mais aussi hors de l’école. C’est pour cela que les nouvelles directives mettent les albums au cœur de l’apprentissage.
(….) Les instructions officielles affirment l’importance des apprentissages menés à la maternelle dans la construction des apprentissages fondamentaux.
(….) Notre ambition est d’ouvrir des champs d’investigations possibles en définissant ce qui peut être travaillé au travers des albums, c’est-à-dire la compréhension du récit et l’acquisition d’une culture littéraire, tout en commençant à faire acquérir des mécanismes de décodage de l’écrit.
Jalons pour un parcours dans le monde de l’écrit.
Des apprentissages progressifs.
Les Nouveaux Programmes de 2002 définissent les spécificités de chacun des trois cycles de l’école primaire tout en encourageant les enseignants à travailler dans la continuité pour la réussite de TOUS les enfants.
(….) « Même si l’apprentissage de la lecture et de l’écriture n’est pas au programme, l’école maternelle doit donner l’occasion à tous les élèves d’une imprégnation orale des mots et des structures de la langue écrite, préalable indispensable à tout acte de lecture.
Cette imprégnation se fait aussi à travers ce qu’on a pris l’habitude d’appeler la « dictée à l’adulte »
(….) « Le cycle des apprentissages fondamentaux est le moment où se construisent ces savoirs élémentaires que sont parler, lire, écrire et compter, le socle de la réussite scolaire.
(…) C’est un cheminement complexe qui s’appuie sur le travail fait à l’école maternelle.En même temps que l’élève comprend le principe qui gouverne le fonctionnement du code alphabétique, il commence à pouvoir découper les énoncés qu’il entend, comme les phrases qu’il voit. Parallèlement, il mémorise la structure orthographique d’un nombre de plus en plus important de mots qu’il peut alors reconnaître de manière quasi automatique. Il se libère progressivement du travail du déchiffrage et accède de plus en plus aisément et sans aide à la compréhension de ce qu’il lit ».
« Le cycle des approfondissements transforme ces savoirs en instruments intellectuels qui permettent de s’informer, de construire des connaissances solides, de se cultiver : l’élève n’est plus dépendant de l’accompagnement de l’enseignant. Il acquiert une première autonomie. » (« Qu’apprend-t-on à l’école maternelle ? » p.24).
Les albums : sources d’apprentissage.
(….)Leur lecture s’inscrit dans un contexte de lecture plaisir au travers de laquelle les enfants peuvent se forger des compétences de lecteurs experts et de décodeurs de signes écrits.
(….) Avoir toujours à l’esprit que les albums n’ont pas été écrits pour apprendre à lire ou faire acquérir des notions de grammaire, d’orthographe et de vocabulaire. Ils déclenchent, encouragent ces apprentissages pour accéder au cœur du récit qu’ils mettent en scène.
(….)Dans une dictée collective à l’adulte, restaurer la structure syntaxique d’une phrase non grammaticale, proposer une amélioration de la cohésion du texte (pronominalisation, connexion entre deux phrases, restauration de l’homogénéité temporelle) (CII)
Des apprentissages concomitants.
(….) Il nous appartient de démontrer aux enfants que les récits sont porteurs de sens dans leurs dimensions narratives et idéologiques et que celles-ci se révèlent par l’emploi d’un certain lexique, de certaines formes syntaxiques, de signes extralinguistiques spécifiques et de multiples microstructures.
(…)Approche de la littérature en grande section de maternelle.
(….) La littérature de jeunesse constitue bien aujourd’hui un genre littéraire à part entière.
(….) Elle ne s’accommode pas d’une lecture superficielle, mais implique au contraire une lecture fouillée de laquelle le lecteur sort grandi.
La lecture fusionnelle.
(….)Pourrait être considéré comme texte littéraire tout texte permettant à son lecteur de faire sienne l’histoire, d’imaginer les personnages, de s’identifier à eux, de mesurer le temps, de vivre l’espace de voir les actions se dérouler.
Le fond et la forme du récit.
(….) Chaque auteur a son propre style. Les marques énonciatives, les substituts, les connecteurs, les champs sémantiques, la syntaxe et le lexique employés permettent de le caractériser et parfois de classer l’album parmi les œuvres littéraires. Si le récit dans ses formes narratives est linguistiquement limpide, et ses valeurs idéologiques savamment distillées au travers du texte par le biais des phrases et des mots, alors il appartient au genre littéraire.
La dimension socioculturelle.
(….) L’intention est également socioculturelle. L’école a en effet pour mission d’estomper les différences sociales. Il nous appartient de montrer aux enfants que l’accès aux livres, donc à l’écrit, n’est pas réservé à un nombre restreint de personnes. (…) L’album est en effet source d’échanges. Il incite les interactions, il provoque les discussions : il sociabilise.
(…) Un exemple de lecture littéraire.
L’expérimentation dont il va être question dans les pages suivantes s’inscrit dans un projet pédagogique s’appuyant sur la lecture-découverte de l’album : « Où vas-tu, Petite Souris ? »
Ce projet a été vécu par des enfants dont l’école se situe dans une Zone urbaine sensible, donc dans un quartier où, plus encore qu’ailleurs, il convient d’encourager le goût de lire et la curiosité culturelle tout en déployant les premiers éléments techniques de l’acte de lire.
(….) Grâce à l’album, la classe devient un lieu d’écoute, de tolérance. La classe n’est plus le lieu où une seule vérité prévaut sur une autre, mais où plusieurs subjectivités s’interpénètrent, s’enrichissent dans des débats respectueux, des interprétations divergentes. La pédagogie de la littérature démocratise donc l’enseignement.
(….) Le contenu des apprentissages.
Au terme du projet, chaque enfant aura vécu l’approche littéraire de l’album selon le contexte défini précédemment. Il aura ainsi abordé le récit dans sa dimension narrative en emboîtant les épisodes successifs. Il aura exploré les personnages en général et la notion de héros en particulier pour réfléchir à la dimension idéologique de cette histoire.
Il aura également fréquenté un corpus de mots dont certains seront mémorisés. Nous avons sélectionné quelques mots d’usage fréquent dans le récit et utilisés naturellement par les enfants. Ils en connaissent donc le sens. Inscrits sur de grandes étiquettes, ils constitueront le corpus de référence de la classe. Il semble important de préciser qu’à cette époque de l’année, c’est l’écriture en capitales d’imprimerie qui doit être privilégiée.
Les outils de référence.
Ce sont :
- Les textes reproduits sur des affiches grand format et portant la trace de la réflexion collective : mots encadrés, ponctuation entourée, mots connus entourés d’un point rouge au dessous. Ils sont fixés avec des pinces à linge sur une corde parcourant la classe à hauteur d’adulte. Ils seront décrochés en fonction des besoins et à la demande des enfants.
- Les étiquettes mots qui sont affichées à un endroit accessible aux enfants.
- (….) Le cahier des écrits fréquentés par les enfants dans lequel sont collés les textes lus accompagnés du corpus de mots. Cet outil quitte régulièrement la classe pour la maison afin que les enfants aient le plaisir d’en faire une relecture en famille (seuls ou avec l’aide d’un adulte). Les parents seront informés en début d’année que la grande section n’est pas un cours préparatoire. Elle prépare les enfants aux activités qui y seront menées mais ne vise pas l’autonomie en lecture.
(….)
Séance 3
Compétences.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indices sur les illustrations.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indice textuels.
- Mettre en correspondance les illustrations et le texte.
- Analyser l’implicite.
- Identifier à l’oral la répétition de la structure syntaxique.
- Identifier à l’écrit les mots connus.
- Faire correspondre la chaîne orale et la chaîne écrite.
- Identifier, nommer et connaître la fonction des signes de ponctuation (point, point d’interrogation)
(Exemples de mots à « lire ») (en capitales d’imprimerie, sur des mots étiquettes)
Colorie le titre de l’album, chaque fois que tu le vois.
Où vas-tu, petite souris ?
Tu vas où, petite souris ?
Petite souris, où tu vas ?
Où tu vas, petite souris ?
Petite souris, tu vas où ?
Où vas-tu, petite souris ?
Où iras-tu, petite souris ?
Où allais-tu, petite souris ?
Où vas-tu, petite sœur ?
Où vas-tu, petite souris ?
(Liste de mots et phrases.) « Travailler sur la reconnaissance automatique des mots à mémoriser »
Je cherche toujours.
Ma mère me manque.
L’as-tu trouvée ?
J’explore.
Mon père me manque.
L’as-tu trouvé ?
(En vrac) Je poursuis mes recherches, la nuit tombe, que vas-tu faire ?, je trouverai un nouveau père, je trouverai une nouvelle sœur, le plus loin possible de chez moi, fleur de lupin, sept souris dans le noir, l’automne de l’ours brun, le congrès des sorcières , etc.…etc.…
(Pour terminer :) « Colorie le mot vedette chaque fois que tu le vois »
(Tous ces mots sont en majuscules, mais avec des polices de caractères différentes)
Père. (Liste des mots où trouver père) Papa, Père, près, Père, Paire, Papa, Père, Pire, Poire, Mère.
Mère. (Liste des mots où trouver mère) Mère, Mercredi, Merle, Père, Mère, Mare, Merci, Mamie, Maman, Mer
Sœur. (Liste des mots où trouver sœur) Seul, Sœur, Sorcière, Sol, Souris, Cœur, Peur, Souris, Soeurette, Chœur, Sœur, Souris.
(Dépôt légal Octobre2003)
(Qui a dit que la méthode globale n’existe plus depuis trente ans ?)
Je rappelle que cette méthode prétend apprendre aux enfants de 6-7 ans à entrer dans la lecture.
Anne-marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007
Cela irrite C.Sibille quand je les traite de malades mentaux, mais quand je vois leur incompétence ou leur mauvaise foi, ou les deux (Philippe Meirieu) je n'en ai cure.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007
- Les étiquettes mots qui sont affichées à un endroit accessible aux enfants.
Et maintenant, grande nouveauté, on nous vante les mérites de la plastifieuse. Pas de bon ouvrier sans bons outils ! Achetez une plastifieuse pour vos étiquettes-mots et tous vos élèves entreront dans l'écrit sans douleur.
C'est vrai, ça. Il n'y a rien de plus routinier que les instits, depuis le temps qu'ils font de la lecture d'albums, ils n'ont plus besoin d'acheter des séries de 25 ouvrages pour équiper leur BCD. Dans celle-ci, les étagères et les bacs feront encore au moins dix ans. Le photocopieur tirera encore ses trente mille photocopies sans trop ronchigner, il y a beau temps que la mairie a souscrit un contrat de maintenance.
En plus, ces andouilles sont tellement économes qu'ils gardent les trombones d'une année sur l'autre pour attacher les pages que l'enfant ne doit pas lire à la maison afin de continuer à bien faire ses hypothèses de sens et ses anticipations.
Et alors, comment fait-elle, cette pauvre croissance pour continuer à monter avec des abrutis pareils ?
La plastifieuse !
Certaines coûtent très cher, mais sont très performantes. Imaginez comme les bambins vont être heureux devant leurs jolies étiquettes bien plastifiées par une plastifieuse d'élite !
Là, c'est sûr, is vont apprendre à lire et la croissance n'a qu'à bien se tenir. Un marché en or, vous dis-je, à faire pâlir d'envie les Chinois.
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2007
"Au terme du projet, chaque enfant (...) aura exploré les personnages en général et la notion de héros en particulier POUR RÉFLÉCHIR À LA DIMENSION IDÉOLOGIQUE DE CETTE HISTOIRE."
Mais qui est capable sans sourciller d'écrire des choses pareilles à propos d'enfants de 5 ANS ?
Et pendant ce temps, un de mes enfants, en 3ème, n'a pas encore repris l'étude (c'est un bien grand mot) du latin, parce qu'ils (re)voient les fonctions possibles du nom dans la phrase en français !
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
Diversité sociale dans les prépas : le rapport du Sénat dénonce des formations de plus en plus élitistes.
Quelques extraits choisis, et mes commentaires en majuscules – non par mégalomanie, mais parce que le blog ne reconnaît ni les changements de police ni les changements de couleur. FG
"Il y a 20 ans, 29% des élèves des classes préparatoires étaient issus de catégories sociales défavorisées. Aujourd'hui, ils ne sont que 9%." (MAIS POURQUOI DONC ???)
Tel est le constat de départ du rapport sur la diversité sociale et l'égalité des chances dans ces filières, établi par une mission d'information du Sénat constituée en juin 2006. Ce texte a été présenté mercredi 12 septembre 2007 devant la commission des affaires culturelles du Sénat par Jacques Legendre (UMP), président de la mission, et Yannick Bodin (PS), rapporteur.
"En prépa, l'élite reproduit de plus en plus l'élite. L'idée est de mettre fin à un vrai 'délit d'initié' ", explique Yannick Bodin. (C’EST BEAU COMME DU MEIRIEU, ÇA A LE GOÛT DU MEIRIEU, ET L’ODEUR DU MEIRIEU – NORMAL, ÇA VIENT DU P.S.)
"Nous avons constaté que beaucoup de jeunes considèrent que les classes préparatoires ne sont pas faites pour eux, même s'ils ont de bons résultats", remarque Yannick Bodin. Cette orientation ne serait pas considérée comme "naturelle" et peu encouragée. "La réponse, c'est de repenser tout le système d'information et d'orientation, dès le collège. Le problème, c'est que les professeurs considèrent que ce n'est pas leur métier !" (BEN VOYONS, JE ME DISAIS BIEN AUSSI QUE CE DEVAIT ÊTRE LA FAUTE DES COLLÈGUES.)
Le rapport propose aussi de simplifier les dénominations des CPGE scientifiques. « On suggère de les resserrer autour d'un tronc commun, pour éviter que les élèves ne se perdent dans le maquis de ces formations. »
La notation, traditionnellement "très dure et déstabilisante", est également critiquée. "Nous demandons à tous les professeurs de revoir leurs barèmes", déclare Yannick Bodin. "Un étudiant qui connaît le système sait qu'un 5/20 n'est pas forcément catastrophique. Mais dans certaines familles moins informées, cela peut être très décourageant, et susciter des abandons." JE SUGGÈRE DE GÉNÉRALISER L’EMPLOI DE LA MÉTHODE ANTIBI EN PRÉPA.
"Une quinzaine de départements n'ont pas de classes préparatoires", regrette Yannick Bodin. Il remarque que la proximité immédiate de ces formations est un levier déterminant pour encourager les élèves à s'y inscrire. "Il faut revoir la géographie de l'implantation des CPGE, afin de favoriser une égalité d'accès à tous les étudiants", explique-t-il. ON NE PEUT ÊTRE QUE DE CET AVIS. IL SEMBLE ÉVIDENT QUE LES CRÉDITS AD HOC VONT SUIVRE, BIEN SÛR !
En revanche, le rapport n'aborde pas la possibilité d'intégrer ces formations aux universités. "Nous n'avons pas voulu entrer dans une polémique, et l'ouverture sociale de ces filières ne passe pas nécessairement par là", estime Yannick Bodin. OUF, ON A EU PEUR !!!
Le rapport revient sur les différentes expériences menées par Henri-IV, l'Essec, la CGE (Conférence des grandes écoles) ou Sciences Po pour diversifier leur public. "Nous demandons une vraie évaluation de ces dispositifs, sous l'autorité des recteurs, afin de voir si certains sont plus efficaces que d'autres." ET VIVE LA DISCRIMINATION POSITIVE, C’EST TRÈS TENDANCE ET ÇA COÛTE MOINS CHER QUE DE PROPOSER UN ENSEIGNEMENT DE QUALITÉ À TOUS LES ÉLÈVES, N’EST-CE PAS ?
Le texte propose aussi la mise en place de tuteurs spéciaux, par exemple des professeurs, qui accompagneraient les lycéens qui souhaitent s'orienter vers ces filières.ET SI ON SE REMETTAIT À FAIRE DES COURS QUI EN SOIENT AVEC DES PROGRAMMES QUI EN SOIENT, NON, AU LIEU DE PROPOSER LA ÉNIÈME REMÉDIATION, QUI NE SERA PAS MOINS INEFFICACE QUE TOUTES CELLES QUI ONT PRÉCÉDÉ ?
Le rapport défend également une meilleure promotion des classes préparatoires technologiques, qui recrutent davantage de jeunes issus de milieux défavorisés. JE NE SUIS PAS SÛRE QUE LA SOLUTION SOIT DE CRÉER DES PRÉPAS QUI AURONT L’AIR, MÊME SI CE N’EST PAS LE CAS, DE « DEUXIÈME CHOIX ». LES ÉLÈVES DE MILIEUX DÉFAVORISÉS MÉRITENT LE MÊME ACCÈS AUX MÊMES CPGE QUE LEURS PETITS CAMARADES DE CENTRE VILLE.
"Vu le montant des bourses et les difficultés pour se loger, beaucoup de jeunes de milieux défavorisés hésitent à se lancer dans un parcours qui durera minimum 5 ans", estime Yannick Bodin.
Au-delà de la révision du système des aides sociales, le rapport suggère de créer des internats dans tous les lycées hébergeant des prépas. EXCELLENTE IDÉE, EN REVANCHE. ET IL EST CLAIR QUE, COMME DISAIT DE GAULLE, «L’INTENDANCE SUIVRA ».
ET QUE DISAIT LE MÊME DE GAULLE À PROPOS DU SÉNAT, DÉJÀ ?
Ecrit par : FGuichard | 19 septembre 2007
"Il mémorise la structure orthographique d'un nombre de plus en plus important de mots qu'il peut alors reconnaître de manière quasi automatique" écrit cete fine fleur de l'intelligence française qu'est le sieur Prinsaud.
Qu'est-ce d'autre, en effet, Anne-Marie, sinon la méthode globale pure et dure?
Et puis cette obsession "pédago" de faire disparaître le "maître":
"La classe n'est plus le lieu où une seule vérité prévaut sur une autre."
"La pédagogie de la lecture démocratise l'enseignement."
Je crois qu'un seul mot synthétise toutes les gesticulations de Prinsaud: stupides.
Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007
Reportage ce midi sur la 2 :
Présentation d'un magnifique "tableau informatique", interactif, et tout, et tout, avec exercice de lecture sur des CP (tout neufs, donc) : il s'agit de reconstituer une phrase en reconnaissant les mots en vrac.
Je ne suis pas un spécialiste, mais c'est bien de la globale pure et dure, ça, non ?
Elle n'existe plus depuis trente ans ?
Ecrit par : yann | 19 septembre 2007
Oui, c'est de la globale pure et dure comme vous dites, avec, en plus, appel aux nouvelles technologies. Encore bien plus cher que la plastifieuse.
Ça, c'est vraiment bien : un tableau interactif, des séries d'albums, une plastifieuse, huit gamins sur dix chez l'orthophoniste dans deux ans, acadomia qui tourne à plein régime dès la 6°, des montagnes de rapports sur l'illettrisme commandés à tout un aréopage d'experts en tous genres !
Et pendant ce temps-là, sur l'île aux fleurs...
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2007
Pour Pendariès, s'il passe par là: un de mes amis, comédien, ayant découvert Max Rouquette de façon plus approfondie grâce à vos soins relayés par les miens, va faire une lecture de textes de Vert Paradis (en français... excusez!) fin novembre, en Vaucluse, avec accompagnement musical, et aimerait ou vous y inviter ou, à tout le moins, avoir votre avis.
vet.coup@wanadoo.fr
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007
Merci pour vos soins, Ma'âme Dobolino. Je prends contact avec ce monsieur votre ami comédien, alors!
Ecrit par : Pendariès | 19 septembre 2007
Mais enfin, Lucile, voulez-vous vous taire! Celui qui profère de telles insanités est "conseiller en PEDAGOGIE", DONC il sait ce qui est utile aux bambins! Qui aurait eu le droit, voyons, de contester l'autorité médicale des Diafoirus père et fils? Personne! Alors silence devant le Pédagogue!
A propos de votre fils qui est en latin en 3ème, s'il recommence l'étude de la grammaire française, c'est que son professeur s'est aperçu que personne dans sa classe n'était capable de traduire la moindre petite phrase simple. Ce qui voudrait dire que ces jeunes gens n'ont rien appris en latin ni en 5ème ni en 4ème, ni en grammaire française de la 6ème à la 4ème. Ce qui ne m'étonne pas vu les méthodes pédagogiques en vigueur en français ("séquences") et en latin ("séquences" aussi, "textes authentiques", beaucoup de civilisation - ça, au moins, ce n'est pas barbant pour le professeur!).
Je fais, moi aussi, découvrir la grammaire française à mes élèves de latin de 4ème. Ils ont , paraît-il, déjà fait un an de latin, mais ignorent ce qu'est un complément du nom, un attribut du sujet, un complément circonstanciel de manière, ils ont du mal à reconnaître un sujet inversé! La clef du latin, c'est l'analyse (nature, fonction, cas). Si on ne prend pas les choses sous cet angle, on fait semblant de faire du latin, on n'en fait pas vraiment, et donc on n'y trouve aucun plaisir.
Si d'aventure vous souhaitiez aider votre fils en latin, je vous recommande le Latin 6ème de la collection Gerald Bloch paru chez Bordas en... 1962. C'est de loin ce que je connais de meilleur pour poser des bases solides et claires, car avec les manuels actuels, les élèves sont sûrs de ne rien comprendre au latin.
Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007
"Reportage ce midi sur la deux"... La méthode globale pure et dure infligée aux enfants de CP.
Ces Diafoirus et ces Trissotins s'amusent bien aux dépens des enfants. Tant que l'Education nationale sera aux mains de cette mafia "pédago", Acadomia a en effet de beaux jours devant elle. et les employeurs pourront chercher longtemps un apprenti qui sache lire et écrire.
Mais qu'attend donc Xavier Darcos pour faire le ménage dans les couloirs de la rue de Grenelle "au karcher s'il le faut" - ce sont ses propos termes? Qu'attend-il donc?
Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007
Je donne à lire à la suite des extraits dune note adressée par le Principal-Adjoint de mon collège aux professeurs d'une classe de troisième leur demandant de prendre soin tout particulièrement d'un élève. Un élève que je connais depuis la sixième qui ne diffère en rien des autres élèves de la classe si ce n'est que sa mère a réussi à l'enfermer à l'aide des psy dans un statut particulier de "cancre".
Voici la note:
L'équipe de suivi de scolarisation s'est réunie le...au sujet de l'enfant X, identifié comme souffrant de troubles spécifiques des apprentissages.
je vous indique les éléments qui figurent sur son projet personnalisé de scolarisation et qui s'appliquent à tous:
- alléger l'écrit par un système de photocopies.
- octroyer du temps supplémentaire pour réaliser les exercices
- ne pas être trop exigeant dans les tâches manuelle et physique.
- généraliser l'utilisation de son ordinateur en cours. (en aucun cas cela ne peut lui être refusé)
- placer l'élève dans la classe au premier ou second rang.
- être tolérant par rapport au soin et la présentation du travail.
- entraîner l'élève à l'utilisation d'un tiers temps supplémentaire, auquel il aura de toute façon droit dès le diplôme national du brevet.
Et de mettre en garde les professeurs qui s'aviseraient à ignorer ces consignes en leur faisant savoir que désormais les parents bénéficient de "droits opposables".
En vérité se dessine ici dans ce tableau le modèle de l'élève du collège diversifié se profilant à l'horizon.
Ecrit par : buntovchik | 18 septembre 2007
J'ai la même chose de la part d'une mère dont la fille a de très graves difficultés orthographiques (dyslexie profonde et handicapante - elle a un suivi médical sur Montpellier); elle m'a demandé de ne pas enlever à son enfant de points sur ce plan, de penser à ce qu'elle ait du temps en plus pour les devoirs, de ne pas lui faire de dictées - tandis que la demoiselle, voulant ne pas être mise à part, souhaite suivre les activités générales de la classe, histoire d'être décomplexée aussi vis à vis de ses problèmes (qui l'ont fait pleurer au 1er cours... et hop, Pendariès a eu quelques mots d'encouragement, de méthode de décrispation accélérée, yeah!) que partagent d'autres, dyslexie ou pas. J'ai tout de suite senti, de la part de la môman, qu'elle ne se rend pas compte qu'elle sur-protège sa descendance.
Ecrit par : Pendariès | 19 septembre 2007
Pour ce bac, et ces examens (quid? des examens en LP: CAP? BEP et Bac pro?): faut-il que la note terminale se fonde sur les contrôles continus? Concernant le CAP, c'est le cas en Français. Pour les matières professionnelles, majoritairement, tout se joue sur les CCF.
Ecrit par : Pendariès | 19 septembre 2007
Jean, si nos fils choisissent de suivre les cours de latin au collège, c'est pour remplir un peu leurs journées ! (Je caricature à peine). L'école est pour eux trop souvent une source d'ennui.
Heureusement, l'aîné en 1e S commence enfin à avoir quelque chose à se mettre sous la dent.
Qu'ils n'apprennent rien ou quasiment en latin dans le collège du coin, est évident, mais on essaie de "relever" le niveau à la maison.
Quant à celui qui est en troisième, le professeur fait bien de commencer par le commencement, mais pour ceux qui savent comment ça marche une phrase, il n'y a plus qu'à regarder les mouches voler.
En lisant vos témoignages je ressens toujours la même tristesse mêlée de colère : ceux qui suivent et comprennent s'ennuient et ceux qui ont des difficultés s'enfoncent !
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
Alors est-ce que, encore une fois, tout ceci doit être entendu comme l'avant-goût de ce qui arrivera(it) aux filières classiques du lycée dit (yawohl mein) général?
Ecrit par : Pendariès | 19 septembre 2007
Ça, c'est vraiment bien : un tableau interactif, des séries d'albums, une plastifieuse, huit gamins sur dix chez l'orthophoniste dans deux ans, acadomia qui tourne à plein régime dès la 6°, des montagnes de rapports sur l'illettrisme commandés à tout un aréopage d'experts en tous genres !
Et pendant ce temps-là, sur l'île aux fleurs...
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2007
Imaginez qu'on revienne à des manuels style Boscher "tout en un" : tout un pan de notre économie n'y survivrait pas !! Soyons un peu solidaires de ces "pauvres" éditeurs d'ouvrages scolaires et parascolaires.
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
Récemment, j'ai vu le film "Amazing Grace" qui raconte le combat de William Wilberforce pour faire abolir la traite des esclaves par le parlement anglais. La détermination de cet homme et des ses amis, leur persévérance pour sensibiliser l'opinion publique afin de faire pression sur les parlementaires, leur intelligence pour utiliser le levier économique pour rendre la traite peu rentable sont très intéressantes. Convaincus que leur cause était juste, ils se sont dépensés sans compter et ont gagné leur combat !
J'avoue que ça m'a encouragée : et pourquoi l'école ne pourrait être réformée dans le bon sens ?
P.S. : ce film sorti en février n'est pas distribué en France. Peut-être le titre fait-il "peur". Et puis à cette époque là l'ennemi de l'Angleterre, c'était la France...
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
Oui, un fil sur le libéralisme, très bonne idée. A JPB de nous introduire cela avec finesse et sutilité comme il sait si bien le faire (ouh! ouh...! ) de manière à ne pas rebuter les collègues nourris ( et je ne m'excepte pas) au lait trotsko-lénino-staliniste et que l'on réussisse à éclairer nos lanternes un peu plus.
Le problème majeur des collègues est qu'ils vivent souvent entre eux ( comme dans toutes les professions d'ailleurs). J'ai toujours remarqué une approche des problèmes différente chez les collègues dont le mari ou l'épouse ou la compagne ( tout comme vous voulez, je n'ai pas de religion en la matière) travaillait dans le privé.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007
Au fait Jean, j'ai oublié de vous remercier du conseil pour le livre de latin. Mais j'ai un peu de mal à me procurer des vieux manuels.
J'habite loin de librairies d'occasion et je n'ai pas toujours le temps de chercher sur Ebay. Si vous connaissez une bonne adresse...
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
"et je n'ai pas toujours le temps de chercher sur Ebay"
je voulais dire que quand on cherche quelque chose de précis sur Ebay, il faut consulter le site très souvent (sans garantie de succès d'ailleurs).
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
"Ça, c'est vraiment bien : un tableau interactif, des séries d'albums, une plastifieuse, huit gamins sur dix chez l'orthophoniste dans deux ans, acadomia qui tourne à plein régime dès la 6°, des montagnes de rapports sur l'illettrisme commandés à tout un aréopage d'experts en tous genres !
Et pendant ce temps-là, sur l'île aux fleurs..."
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2007
C'est sûr les manuels style Boscher c'est une catastrophe pour les éditeurs scolaires et parascolaires, les orthophonistes...
Un peu hors sujet mais...
J'ai vu récemment un film "Amazing Grace" qui raconte le combat de William Wilberforce pour interdire la traite des esclaves vers les Amériques.
Ça redonne un peu le moral : des hommes déterminés, convaincus que leur combat est juste, malins et capables de fédérer l'opinion publique autour d'eux ont pu faire changer les choses.
Et pourquoi pas aujourd'hui pour l'école ?
P.S. : sorti en février, il n'est toujours pas annoncé en France. Le titre doit faire peur. Sans oublier que l'ennemi de l'Angleterre en ce temps là, c'était la France.
Donc DVD en langue originale uniquement.
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
"Mais qu'attend donc Xavier Darcos pour faire le ménage dans les couloirs de la rue de Grenelle "au karcher s'il le faut" - ce sont ses propos termes? Qu'attend-il donc?"
Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007
C'est une excellente question, et le ministre vous remercie de l'avoir posée....
Ecrit par : FGuichard | 19 septembre 2007
Oulah que se passe-t-il ?
Mon premier message sur "Amazing Grace" n'étant pas passé j'en ai écrit un 2e et voilà le premier qui apparaît ! Quel désordre ! Toutes mes excuses, mais c'est totalement involontaire : un bug du blog ?
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
J'ai toujours remarqué une approche des problèmes différente chez les collègues dont le mari ou l'épouse ou la compagne ( tout comme vous voulez, je n'ai pas de religion en la matière) travaillait dans le privé.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007
Ça marche aussi pour les collègues vivant avec un petit viticulteur des Côtes du Rhône Villages touché de plein fouet par la crise viticole orchestrée par "qui sait qui" ?
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2007
Oulah que se passe-t-il ?
Mon premier message sur "Amazing Grace" n'étant pas passé j'en ai écrit un 2e et voilà le premier qui apparaît ! Quel désordre ! Toutes mes excuses, mais c'est totalement involontaire : un bug du blog ?
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
Non, c'est le maître des lieux qui donne dans l'intertextualité:-))
Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007
Non, c'est le maître des lieux qui donne dans l'intertextualité:-))
Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007
cé koi sa ?
Je ne suis pas du sérail, il y a des mots qui m'échappent !
C'est du français tel qu'on le cause en "séquences" ?
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
Notre Président vient de proposer aux fonctionnaires la voie vers un avenir radieux.
Pauvres jeunes collègues ! Notamment les futurs impétrants qui se verront proposer de glander longtemps dans les établissements pour un peu plus de paye à la fin du mois. L'ère est à la négociation et aux tables rondes !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007
Mais qui dit CCF dit absence d'impartialité... (enfin si elle existe, même lors d'examen unique - au vu de quelques pressions ci et là).
Ecrit par : Pendariès | 19 septembre 2007
Que le Ministre décide de se lancer dans une nouvelle réforme du baccalauréat, et propose pour cela de passer à un bac général unique, en fusionnant les actuels bacs ES, S et L, c'est son droit le plus absolu. Il a d'ailleurs clairement dit qu'il ne le ferait pas sans consultations préalables. Dont acte ! Nous verrons donc ultérieurement ce qui sortira du chapeau. Mais il aurait été mieux avisé, pour lancer cet important débat sur la pace publique, de ne pas s'attaquer comme il l'a fait à la série ES (par exemple, en déclarant dans Paris-Match du 23 août 2007 qu'il faut faire "attention aux filières sans débouchés évidents. Je pense à ES (économique et social). Elle attire beaucoup d'élèves qui occupent ensuite de grands amphis, mais se retrouvent ensuite avec des diplômes de droit, sychologie, sociologie, sans toujours un emploi à la clé"). Que pense de tels propos l'actuel Pésident de la République, ancien bachelier économique et social ayant ensuite fait des études univesitaires de droit ?
Je suis d'autant plus surpris d'une telle affirmation, et de plusieurs autres du même genre, que le Ministre devrait savoir (et très probablement sait) que les statistiques élaborées par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance de son minstère, démontrent que ses affirmations sont très largement infondées. Nous vous renvoyons pour cela à la dernière édition de "reprères et références statistiques", document statistique officiel du ministère, téléchargeable sur le site www.education.gouv.fr Par exemple, le lecteur honnête (qui veut bien, avant de parler, s'appuyer sur des données incontestables) découvrira que les filières universitaires de droit, sociologie et psychologie ne sont chaque année demandées que par 22% des bacheliers ES, que les autres (une très large majorité), font d'autres études universitaires, entrent en classes préparatoires, en grandes écoles à recrutement niveau bac (instituts d'études politiques, écoles de commerce et de gestion, etc.), en IUT, STS, écoles spécialisées ... Autres données statistiques fort éclairantes : les bacheliers ES sont parmi les meilleurs dans les filières qui les accueillent, ainsi que le prouvent nombre d'études sur la réussite dans diverses filières d'enseignement supérieur.
Du coup, on est amené à se demander à qui (ou plutôt à quoi) profite le crime ?
Pour moi les choses sont claires : je pense que le Ministre, ancien Inspecteur général des lettres, a lu de près le rapport en date de juillet 2006, intitulé "Evaluation des mesures prises pour revaloriser la série littéraire au lycée", et pense pouvoir "sauver le soldat L" en "sacrifiant le soldat ES". Lisez ce rapport officiel si vous ne l'avez pas déjà fait (il est accessible sur le site précédemment signalé) : il est à cet égard édifiant. Les rédacteurs commencent par un triste constat statistique : "l'analyse des évolutions des effectifs des séries générales depuis 1989 laisse apparaître une chute spectaculaire du nombre d'élèves de la série L (-28%), contre une augmentation de 18% en série ES". Dès lors, la tentation est forte chez certains de dire que si les élèves se détournent de la série L, c'est qu'ils sont de plus en plus fortement attirés par la série ES qui leur jette de l'ombre. Un tel raisonnement, qui s'apparente au très classique principe du "bouc émissaire", permet d'éviter d'avoir à balayer devant sa propre porte. En désignant ainsi la série ES comme responsable de la déconfiture de la série L, on fait l'impasse sur ce qui ne va pas en L.
Les inspecteurs généraux rédacteurs du rapport signalé avancent un certain nombre de facteurs explicatifs de la crise de la série littéraire : une orientation vers L plus subie que désirée en fin de seconde, une réelle pénurie de débouchés dans l'enseignement supérieur, une identité problématique de la série L qui peine à trouver ses marques entre les séries ES et S, une baisse de l'image du bac L auprès des familles. Les choses sont donc claires : la filière ES n'est en rien responsable de la dévalorisation, regrettable il est vrai, de la filière littéraire. Pourtant, pour revaloriser le bac L, les rédacteurs proposent ... de le fusionner avec le bac ES ! En d'autres termes, à défaut de s'attaquer à ce qui ne va pas en L, rendons cette série soluble dans la série ES qui elle, va bien !
Nous n'inventons rien : en page 87 du rapport pré-cité, les rédacteurs envisagent deux scénarios susceptibles à leurs yeux de sauver la série L :
1. Un scénario qu'ils qualifient eux-mêmes de "radical", qui consisterait, ainsi que le Ministre vient de le proposer, en la création d'un bac général unique. Les inspecteurs généraux ne croient cependant pas que ce scénario serait praticable : "si, théoriquement, ce scénario est envisageable, plusieurs raisons risquent de dissuader de le mettre en oeuvre, et les conditions de sa réussie ne semblent pas pouvoir être facilement réunies".
2. Un scénario qualifié de "plus réaliste" : "un scénario qui fusionne les séries ES et L, en conservant toutefois deux groupes d'options assez nettement différenciées". Et de proposer de donner à la future série ES/L le nom de "lettres, économie et sciences sociales" (LES), dans le souci, écrivent les inspecteurs généraux, de "ne pas donner l'impression aux enseignants qu'une discipline a été absorbée par les autres".
Là est le véritable objectif visé par ces attaques en règle de la série ES. Nos amis littéraires croient-ils sincèrement que c'est en agissant ainsi que l'on pourra régler le problème, réel nous en convenons, de la série L ?
Bruno MAGLIULO
Inspecteur d'académie honoraire
Auteur, dans la collection L'Etudiant, de "Réussir ses études avec un bac ES"
Ecrit par : MAGLIULO | 19 septembre 2007
Aux collègues enseignant les langues vivantes :
Une liste des lycées pratiquant l'innovation dans ce type d'enseignement (comprenez CECRL) se trouve sur
http://eduscol.education.fr/D0067/liste_etab_pratiq_nvx_modes.pdf
La liste date de juin 2005 et il est très instructif de n'y trouver aucun "lycée d'excellence" excepté, sauf oubli de ma part, le lycée Kleber de Strasbourg.
Il est vrai que les alsaciens ne font jamais rien comme les autres.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007
Le lycée que fréquente notre aîné est dans la liste et ça m'intéresserait de savoir quelle est l'innovation pratiquée à part celle d'avoir remis au goût du jour les groupes de niveau.
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
"Il est vrai que les alsaciens ne font jamais rien comme les autres."
En mieux ou en moins bien ?
M. du Gong du Grandsocle, il y a des alsaciens qui vous lisent ! :-))
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
"M. du Gong du Grandsocle, il y a des alsaciens qui vous lisent ! :-))"
J'espère bien !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007
"Il est vrai que les alsaciens ne font jamais rien comme les autres."
Habiter près d'une frontière, ça rend sûrement plus sensible à l'importance de maîtriser une langue étrangère, surtout quand un nombre non négligeable de salariés franchissent la dite frontière pour aller travailler !
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
Hep, jeunes gens, les Alsaciens! Majuscule!
Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007
Oups Jean, pardon, je ne le suis que d'adoption, Alsacienne.
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
"Là est le véritable objectif visé par ces attaques en règle de la série ES. Nos amis littéraires croient-ils sincèrement que c'est en agissant ainsi que l'on pourra régler le problème, réel nous en convenons, de la série L ? "
Ecrit par : MAGLIULO | 19 septembre 2007
Pour avoir en lettres sup un pourcentage non négligeable de bacs ES (le quart de la classe), je peux assurer, avec l'IG Magliulo -- que je salue cordialement, en souvenir du temps où il créait le salon de l'Etudiant à Rennes et ailleurs, et où j'y conduisais mes loulous --, que ce sont souvent des étudiants valables et même parfois brillants. Cela dit, ce ne sont pas de vrais "économistes", mais des littéraires qui avaient choisi ES comme d'autres avaient opté pour S -- càd pour ne pas être en L, filière dévalorisée, trop souvent peuplée de fumistes ou de pseudo-artistes... La question de fond, c'est de rendre visibles les débouchés des filières littéraires (c'était un des objectifs de la récente réforme de l'hypokhâgne dite indifférenciée). L'autre problème, c'est d'arriver à remettre au travail des lycéens qui ont , trop souvent, choisi L pour ne pas trop se fatiguer. Et là, c'est une autre histoire... Avoir été en S ou en ES option maths, cela veut dire sur un CV que l'on n'a pas peur de bosser. Mais les pov'chéris ont trop d'heures de cours, alors...
Ecrit par : FGuichard | 19 septembre 2007
A Roncq, il y avait un responsable d'Emmaüs qui nous a dit que les clochards sont de plus en plus jeunes , et de plus en plus nombreux, et que l'école est en grande partie responsable de ce désastre. "Une tragédie incomprise!"
Quand je pense qu'il y a en Bretagne un collège Philippe Meirieu ! Bretons, (et Corses), réveillez-vous contre ce scandale ! Quelqu'un qui continue d'envoyer à la casse des centaines de milliers d'enfants !!
(Excusez-moi, j'interromps un moment pour aller vomir.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007
Allons, Anne-Marie, Philippe Meirieu n'est pas seulement responsable de la clochardisation accélérée! Le naufrage du Titanic, c'est lui aussi, vous ne le saviez pas? Et aussi le réchauffement climatique et les "twin towers"! Si, si, je suis certain qu'il est dans le coup!
Là, vous ne m'irritez plus, vous me faites franchement marrer!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007
Jean, Kadichon m'a déjà tancé pour avoir omis une majuscule à "bretons", mais si j'obtempère, il me faudra aussi un jour mettre une majuscule à "parisien", et ça, je m'y refuse avec la dernière énergie !
Alors, M.. aux majuscules honorifiques, et M.. à Monsieur le Maire, qui est un Con !
Ecrit par : yann | 19 septembre 2007
Je crois que je m'emmêle dans la règle des majuscules :
je suis alsacienne ?
une Alsacienne ? ou
une H'alsacienne ? :-D
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
"Je suis Alsacienne, je suis Alsacien" (valse de "Lischen & Fritzchen"). Une des choses les plus amusantes qu'ait créées Offenbach, qui a beaucoup fait contre la mélancolie, l'esprit de sérieux et la khuistrerie...
Ecrit par : FGuichard | 19 septembre 2007
La presse régionale se fait régulièrement l'écho du faible niveau des Alsaciens (ou alsaciens pour Yann) en allemand.
Comme il n'y a plus beaucoup de jeunes qui connaissent le dialecte, les portes du marché du travail en Allemagne et en Suisse se ferment pour eux, mais s'ouvrent pour les travailleurs de l'est de l'Europe.
Alors je ne sais pas si les innovations en langue vont avoir des résultats positifs, mais il y a un grand besoin de jeunes qui maîtrisent la langue allemande (et l'anglais, pour la chimie à Bâle).
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
ça pue un peu sur ce blog.
si vous bouffez du poisson, évitez de garder les reliefs dans la poubelle.
Ecrit par : ecouter Delord | 19 septembre 2007
Un gâteau alsacien (un kougelhopf ou une tarte aux quetsches, évidemment!). Adjectif.
Un Alsacien. Nom.
Petite règle qui permet de s'en sortir!
Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007
Mais : je suis alsacienne ou je suis Alsacienne ?
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
Désolée Jean mais en recherchant sur internet je trouve les deux.
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
Que dit Grévisse?
Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007
"Je suis alsacienne." ou "Je suis Alsacienne."
La majuscule donne plus de solennité, si je puis dire, à l'expression.
Mais dans "un gâteau alsacien", aucun doute possible: mettre une majuscule est une faute. C'est un adjectif qualificatif.
Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007
Visiblement la proposition matinale de JP Brighelli d'ouvrir un débat sérieux sur le libéralisme, ne semble pas enthousiasmer grand monde.
Pour ceux et celles qui toutefois s'intéressent à cette question, je signale la parution d'un ouvrage de Jean-Claude MICHEA, auteur on s'en souvient de "L'Enseignement de l'ignorance". Il a pour titre "l'empire du moindre mal, essai sur la civilisation libérale". (Climats)
Un extrait pour éveiller votre curiosité: ( page 147/148) La répulsion des libéraux pour toutes "les normes édictées en commun s'étend bien au delà des seules normes morales, philosophiques et religieuses. La simple exigence, par exemple d'une orthographe commune dont les règles devraient être maîtrisées par tous est obligatoirement vécue par un "éducateur" libéral comme une intervention arbitraire de l'Etat, incompatible avec le génie créateur spontané des élèves. On doit même aller plus loin. Dans une optique libérale, c'est l'acte éducatif lui-même qui tend à devenir problématique. Le prétention d'enseigner quelque chose à quelqu'un (en dehors des lois du Marché, des droits de l'individu, et des savoirs strictement techniques, seules formes de l'idéal d'universalité qui soient fondées objectivement) est, par définition, toujours suspecte...
Ecrit par : buntovchik | 19 septembre 2007
Merci beaucoup Jean pour toutes ces précisions.
Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007
"Il est vrai que les alsaciens ne font jamais rien comme les autres."
J'avais balancé ma phrase un peu par jeu. Pour voir.
Je suis né là bas mais je suis reconnaissant à mes parents d'en être parti alors que j'étais suffisamment petit. C'est ma façon très personnelle de déformer le vers de Brassens sur les "imbéciles malheureux d'être né(e)s quelque part".
On pourrait probablement le ressentir dans de nombreuses provinces françaises.
Néanmoins, pour revenir à certaines spécificités désagréables, j'avais beaucoup apprécié la réplique de Cohn Bendit qu'on interrogeait un jour sur le vote alsacien aussi massif qu'inédit aux municipales de 1986 (?) pour le FN. Si ma mémoire est bonne il dit alors "Si l'Alsace était restée allemande, ça ne se serait pas passé".
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007
Excellent, Buntovchik! Mais le retour de bâton de Cadichon risque d'être terrible!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007
Si j'avais fait ce choix, (adhérer au PS)c'est que je les jugeais seuls capables de mener à bien les réformes sociales qui s'imposent sans jeter dans la rue et la grève toute la fonction publique et autres "régimes spéciaux", par ailleurs en respectant quelques valeurs humanistes.""
[...]
Pensez donc, Cadichon, que j'ai horrifié certains blogueurs d'ici il y a trois semaines en parlant de mon PEA et de mes actionsPeugeot qui dégringolaient."';
Merci dobolino d'avoir si magistralement résumé et illustré en deux phrases ce que je m'évertue à souligner ici, à savoir l'indécrottable archaïsme et l'immoralité de la doxa dominante. Quand à l'invective, pourquoi serait-elle l'apanage de tous ceux qui braillent à l'ultra-libéralisme sans connaître un traître mot des principes de base du libéralisme lui-même.
Merci aussi de vous inquiéter de la stérilité de mon discours. Vous l'avez compris depuis longtemps, je ne cherche pas à convertir, (et surtout pas les orphelins du grand soir, qui sont beyond salvation) car on ne se convertit pas au libéralisme. On arrive y par soi-même, du premier coup quand on a de la chance, c'est comme pour le mariage, ou après coup, quand on comprend qu'on est cocufié par l'idéologie qui a inspiré des modèles utopiques, lesquels imposent de fausser la réalité pour en maintenir la pertinence.
Je sais, par les nombreux retours que j'en ai "hors antenne", car j'ai parfois laissé traîner ici et là mon email, que la teneur de mes propos, dont l'outrance se calque souvent sur celle que j'y rencontre, a eu un impact non négligeable sur ceux qui savaient intuitivement que la gauche allait dans le mur, qu'elle s'agrippait à des idéaux depuis lontemps obsolètes et que ni ses réformes pendant plus de 20 ans ni ses formules incantatoires, ne pouvaient faire revenir la croissance et le plein emploi qu'elle a contribué à éradiquer.
1. Les réformes sociales passées et conduites par la gauche, ( même quand ce n'est pas elle qui est à la barre) ont mis la France dans l'état actuel. Alors, par quel miracle feraient-elle mieux aujourd'hui qu'elle n'a même plus de programme, sauf être contre tout: anti-libéralisme, anti-mondialisme, anti-américanisme, et l'inévitable rhétorique bourgeoisophobe (mépris de l'argent, de la réussite et de l'élitisme ), bref tout ce qui nous maintient dans le rouge.
2.La plupart de ceux qui votent à gauche le font avec bonne conscience car on leur a seriné qu'elle seule "faisait du social", qu'elle avait le monopole de l'humanisme et que quiconque n'était pas à gauche était un arriviste forcené, écrasant sans vergogne les masses qu'il paupérise à dessein. Toujours la caricature. Autre mythe de gauche: faire croire qu'on enrichit les pauvres en appauvrissant les riches pour éviter de dire ce qui fâche à savoir que moins on travaille moins on produit, que moins le gateau est gros et plus les pauvres n'ont que des miettes à se partager, que plus on égalise, plus on creuse les inégalités et moins on est libre et que tous les pays qui ont retrouvé le plein emploi l'on fait en libéralisant le marché du travail et en dégraissant l'État.
3. Seule la Gauche apporterait la paix sociale? Autrement dit tout gouvernement de gauche est tellement otage des syndicats qu'ils lui dictent sa politique sous la menace de la grève des services publics et des manifs, avec la "turbulence urbaine" qui s'ensuit, cauchemar des riverains et des forces de police. Ce chantage marche depuis soixante ans, merci monsieur Thorez, mais il semble que ce soit justement cela dont les Français ne veulent plus, alors le chantage ne fait plus guère recette.
Maintenant que la réussite de tous leurs voisins alimente un projecteur qui éclaire enfin le bourrage de mou qu'ils subissent depuis 1945, ce qui est significatif, ce se sont pas tant les ténors de gauche qui sentant le vent tourner font leur métier et virent de bord, mais ce qui a fait tourner la girouette, la lente prise de conscience par l'ensemble de la population que les carottes de la gauche marxo-lénino-trotsko-mao- lamberto-jospino-royaliste sont cuites, et que celles qu'on leur avait si longtemps brandies sous le nez pour leur faire avaler les pires couleuvres...étaient des leurres en caoutchouc.
Tous les pays qui ont retrouvé le plein-emploi sont là pour enfoncer le clou:les "recettes" du socialisme de papa ne marchent pas. L'aggiornamento est donc la seule voie possible pour repartir sur des bases saines. Un ami italien de passage me disait hier: en Italie, je vote à gauche et en France à droite. Quoi de plus logique?
Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007
"La simple exigence, par exemple d'une orthographe commune dont les règles devraient être maîtrisées par tous est obligatoirement vécue par un "éducateur" libéral comme une intervention arbitraire de l'Etat, incompatible avec le génie créateur spontané des élèves"
écrit Michéa cité par buntovchik.
Et Christophe Sibille, qui cette fois pense court, de renchérir bruyamment.
Alors que si l'on est un tant soit peu rigoureux, cela signifie que les libéraux pur jus sont les pédagogues (qui en doute d'ailleurs ? la plupart d'entre eux cotisent au PS…) et que les forces de la "réaction" anti-pédagogiste se recrutent nécessairement de l'autre côté…
La droite française n'a jamais été tentée par le "laisser-faire". Parce qu'à côté de l'argument économique ("it's the economy, stupid !"), elle sait bien, cette droite, surtout depuis une vingtaine d'années, qu'il y a une guerre culturelle en cours, et que cette guerre se gagnera ou se perdra sur le front de la culture : l'orthographe n'en est que la partie émergée, la plus visible, la plus symbolique aussi de l'invasion des barbares.
Ne pensez donc plus le libéralisme en termes d'économie de marché, mais en termes culturels. Ce qui implique que certains, ici, qui pensent avoir de vrais engagements à gazuche (et de ceux-là, je ne doute absolument pas de la pureté de leurs intentions), pactisent sans le savoir avec le parti de l'ennemi, tandis que ceux qui se sentent pencher à droite sont au fond partisans d'un interventionnisme de bon aloi.
Les lignes de partage sont bien plus troubles que ce que vous avez l'air de croire, et si la pensée de Michéa est que la droite, dans un souci libéral, veut déstructurer la langue et la pensée, il se trompe d'époque.
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2007
Arrêtez vos caricatures, Cadichon! Une fois de plus, les pays dont vous pensez qu'ils ont réussi le plein emploi ont multiplié les emplois précaires et la clochardisation, en même temps que les très très riches multiplient leurs dividendes... Personne ne vilipende l'idée de gagner de l'argent. C'est vous qui caricaturez, une fois de plus. Mais il est des limites que la pudeur, (je sais, je suis un peu idéaliste, tout en n'étant pas anti-libéral) ou, plutôt, une législation adéquate encadrant ce même libéralisme, devrait vraiment poser.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007
Je trouvais la lettre de Buntovchik assez drôle, et imaginait simplement la réaction de Cadichon en la lisant...
Ceci étant dit, Jean-Paul, pensez-vous vraiment que Sarko ait lu: "le voyage au bout de la nuit" et "belle du seigneur"? Et qu'il veuille sincèrement "rajouter de la culture" dans les programmes de télé? Mais non! Il veut simplement flinguer l'enseignement public, et vous le savez bien. C'est vous qui me semblez un peu idéaliste, par moments.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007
" et j'imaginais"... Impardonnable!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007
Posons la question du libéralisme un peu autrement : ce que fait Darcos depuis son arrivée au MEN vous parait-il d'inspiration libérale ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007
Exact, JPB, mais c'est justement ce qui est difficile à penser pour la plupart des gens.
L'idée de progrès ayant été 'kidnappée' par la gauche, et la 'réaction' étant, selon cette même gauche, l'apanage quasi-génétique de la droite, il est surprenant de se rendre compte que dans le cas de l'éducation, et de l'enseignement de l'orthographe, c'est la gauche qui est responsable de l'inculture de plusieurs générations...
C'est lorqu'une majorité populaire se rendra compte de cela que, seulement, les choses pourront changer; il faut une pression populaire pour que les politiques aient assez de cran pour mener à bien des réformes nécessaires...
Ce changement dans l'opinion peut se faire par les interventions dans les médias, ou par les livres: ainsi, cet après-midi, je suis allé chez mon libraire et j'ai vu, au rayon pédagogie, deux livres qui viennent de sortir: celui de Meirieu "Le devoir de résistance" ou un truc du genre, et la version poche de "A bonne école" de Brighelli. 3 bouquins du pédagogo contre une tour de Babel de Brighelli.
Du bon usage de la propagande?
Ecrit par : Loki | 19 septembre 2007
Tous les pays qui ont retrouvé le plein-emploi sont là pour enfoncer le clou:les "recettes" du socialisme de papa ne marchent pas. L'aggiornamento est donc la seule voie possible pour repartir sur des bases saines. Un ami italien de passage me disait hier: en Italie, je vote à gauche et en France à droite. Quoi de plus logique?
Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007
Nous sommes bien d'accord, le socialisme de papa me gonfle aussi! Le PS français mérite un sacré coup de balai, du sol au plafond. Il m'avait semblé apercevoir des frémissements mais c'est une vieille machine engluée par des militants et des apparatchiks qu'il faut, parait-il, ménager! Un peu marre mais il est vrai que je suis d'un naturel assez impatient.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2007
Avez-vous eu ce genre de missive dans vos casiers?
Lettre de rentrée Français Langues anciennes.
....
visant à développer chez l'élève des compétences à la fois disciplinaires et transversales.
S'agissant du farçais, ces compétences s'acquièrent dans les pratiques du discours: dire, lire, écrire et sont réinvesties(EN BOURSE§) dans des (LESQUELLES?) problématiques littéraires autour desquelles s'organisent plus spécifiquement les programmes du lycée.
Au Collège, nous examinerons comment, dans l'enseignement de la discipline, les éléments constitutifs du socle commun sont mis en oeuvre.
En lien avec le socle commun nous nous intéresserons aux ..PPRE et à leur continuité au delà de la classe de 6ème.
Qui nous débarrassera de ce jargon?
Ecrit par : edith | 19 septembre 2007
Si j'avais fait ce choix, (adhérer au PS)c'est que je les jugeais seuls capables de mener à bien les réformes sociales qui s'imposent sans jeter dans la rue et la grève toute la fonction publique et autres "régimes spéciaux", par ailleurs en respectant quelques valeurs humanistes.""
[...]
Pensez donc, Cadichon, que j'ai horrifié certains blogueurs d'ici il y a trois semaines en parlant de mon PEA et de mes actionsPeugeot qui dégringolaient."';
Merci dobolino d'avoir si magistralement résumé et illustré en deux phrases ce que je m'évertue à souligner ici, à savoir l'indécrottable archaïsme et l'immoralité de la doxa dominante.
Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007
Quelle immoralité? Mes actions Peugeot ou mon PEA sont donc immoraux?
J'ai l'impression que vous confondez le PS et le PCF pour mieux asséner votre discours? Non?
De quel socialistes parlez-vous, j'avoue que je ne comprends pas...
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2007
Ne pensez donc plus le libéralisme en termes d'économie de marché, mais en termes culturels.
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2007
Là, c'est un peu optimiste, je crois... mais j'aime les rêveurs. A défaut d'être pragmatiques et réalistes, ils sont amusants. En plus, ils ne sont jamais déçus puisqu'ils ont toujours un rêve en réserve pour rebondir. C'est le secret de l'éternelle jeunesse.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2007
Pour Gong DGS (cette fois j'abrège!) : oui, pour moi (mais cela n'engage que moi!), la politique actuelle de Darcos est d'inspiration libérale : sans parler des suppressions de postes (mais sans se focaliser non pls là-dessus!), la volonté d'autonomisation est foncièrement d'essence libérale; puisque le bateau prend l'eau de toutes parts, au lieu de relever ses manches et d'avoir le courage de mener une véritable politique nationale de redressement d'ensemble, on fait "confiance au terrain" pour se débrouiller, quitte à créér (peut-être!) de sains établissements acquis à nos principes ou (hélas!) d'infâmes bouges pédagogistes... vu l'état actuel du terrain, gangréné jusqu'à l'os par les théories pédagogoles, il n'est pas évident que la première hypothèse l'emporte! (j'ai déjà eu l'occasion de dire à Darcos ce que je pensais de sa confiance dans le "terrain" pour redresser la situation). Dans tous les cas, il me semble que nous souhaitons tous que ce soit l'ensemble du système qui change (et cela ne peut se faire qu'avec une impulsion forte de l'Etat), et non pas que se mette en place un système féodalisant dans lequel chaque établissement fera sa petite tambouille. Second exemple de libéralisme dans cette politique : la volonté de casse des statuts, vus comme un "carcan" (je vous passe les envolées lyriques de Gainaut sur le sujet dans la Lettre aux éducateurs); ce qu'il oublie de préciser, c'est que le statut est d'abord une protection (que l'on nous envie d'ailleurs à l'étranger...Ce statut permet justement de se libérer d’un autre carcan beaucoup plus préjudiciable : celui du « tout local », ou de la subordination aux intérêts locaux.
Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois, mais je redoute le "laissez faire" qui semble devoir être mis en place. Ce n'est pas une tradition française, ni de gauche ni de droite d'ailleurs (mais reste-il encore un vrai gaulliste à l'UMP??) et la situation appelle un sursaut national fort. En ces temps de crise profonde de notre système, on s'attendait à mieux que "démerdez-vous", non?
Ecrit par : Claire | 19 septembre 2007
Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois, mais je redoute le "laissez faire" qui semble devoir être mis en place. Ce n'est pas une tradition française, ni de gauche ni de droite d'ailleurs (mais reste-il encore un vrai gaulliste à l'UMP??) et la situation appelle un sursaut national fort. En ces temps de crise profonde de notre système, on s'attendait à mieux que "démerdez-vous", non?
Ecrit par : Claire | 19 septembre 2007
A l'évidence, un débat sur le libéralisme s'impose... Faut savoir ce qu'on veut.
Qui êtes-vous? Que voulez-vous?
Le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière, le tout gratuitement?
Vous expliquez au quotidien à vos élèves que ça ne se peut pas alors que vous ne le comprenez pas pour vous? Ne vous étonnez pas si vous n'êtes pas crédibles et s'ils ne vous croient pas.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2007
La lettre de Sarkosy ( oui, je sais je me réveille) , tout le monde était censé la recevoir ou pas? Car dans mon académie de gauche, rien. Vous l'avez eue ou pas?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007
J'aimerais, Cadichon, que vous dressiez la liste des "staliniens" de ce blog, pour voir et non à titre de procès contre l'un ou l'autre."
Eh bien la liste se fait d'elle-même: tous ceux qui veulent me faire faire mon autocritique, me faire dire notamment que lapsi était intentionnel. Peu leur importe la vérité, la réalité, en fait elle est à nier car elle ébranlerait tellement leurs certitudes. Cela les rassure de se convaincre que je mens et ils veulent me faire "avouer" ce mensonge.
On est en plein dans l'Aveu
Pas besoin dans dire plus!
Le contact quotidien avec les réfugiés du paradis des Soviets a développé chez moi une sorte de radar renifleur de staliniens.
Hélas il fonctionne toujours aussi bien
Avec ces illibéraux pavloviens, pas de discussion possible car leur haine du libéralisme est aussi viscérale et aveugle que leur phobie du bourgeois, de l'impérialisme, du capitalisme, des fonds de pensions, de la mondialisation,
je m'essouffle
Basta!
Écouter la dernière demi-heure de Mots croisés cela peut faire économiser une année de cours d'économie dans n'importe quel bahut. Jacques Marseille est époustouflant de clarté et de concision.
Tout est dit!
Bon pas le tps de relire, les vautours à vos plongeons
puisque seul le premier degré ( attention au sous-entendu) semble avoir droit de cité: pas de calembour ni de creative writing
Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007
Car dans mon académie de gauche, rien. Vous l'avez eue ou pas?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007
Quelle est donc votre académie ?
Je n 'ai rien reçu non plus
Sincèrement
Marie
Ecrit par : Marie | 19 septembre 2007
"Le contact quotidien avec les réfugiés du paradis des Soviets a développé chez moi une sorte de radar renifleur de staliniens.
Hélas il fonctionne toujours aussi bien"
Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007
Le message entier est une perle, mais cette phrase est particulièrement savoureuse! Elle résume à elle seule "l'état d'esprit Cadichon"... A vos caffettes!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007
"Car dans mon académie de gauche, rien. Vous l'avez eue ou pas?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007
Quelle est donc votre académie ?
Je n 'ai rien reçu non plus
Sincèrement
Marie"
Ecrit par : Marie | 19 septembre 2007
Ils ne l'ont certainement reçue qu'en Alsace, seule région de droite... Quelle économie d'arbres!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007
Waou je ne connaissais pas Cadichon avant mais elle détonne!
La psychose pro-ulta-libérale-anti-gauche en marche!
Le surnom par contre est débile.. Cadichon ça rime avec torchon.
Ou Folichon (c'est qu'elle n'est pas).
Ecrit par : Hel | 19 septembre 2007
JPB, commencez à préparer plein de posts, à l'allure où est lancé Sarkozy, vous n'aurez pas le temps de suivre quand ca va commencer (et nous non plus) !
Ecrit par : Jérémy | 19 septembre 2007
"Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois, mais je redoute le "laissez faire" qui semble devoir être mis en place. Ce n'est pas une tradition française, ni de gauche ni de droite d'ailleurs (mais reste-il encore un vrai gaulliste à l'UMP??) et la situation appelle un sursaut national fort. En ces temps de crise profonde de notre système, on s'attendait à mieux que "démerdez-vous", non?"
Ecrit par : Claire | 19 septembre 2007
Bravo, Claire !
Oui, c'est grâce au statut que ceux qui résistent dans les écoles ont pour l'instant pu tenir sans être virés. Harcelés, emmerdés, sanctionnés financièrement, cassés parfois... oui, mais pas virés. Et tant que l'on n'est pas viré, on est toujours là, et on peut continuer à INSTRUIRE dans sa classe. C'est pourtant simple à comprendre, mais il n'est pire sourd...
Quant au jacobinisme, il est semble-t-il du dernier chic actuellement de s'en gausser. Pour être tout à fait "tendance", il convient d'assortir cela soit de petits gloussements de circonstance, soit d'assertions assénées avec le petit ton pète-sec du marquis qui s'adresse à un gagne-petit.
Alors pour le "sursaut national fort", on est mal parti ! Une belle unanimité se dessine manifestement en faveur d'une multitudes de petits fiefs, de petites baronnies, avec leurs petits caciques locaux... Et chacun de s'imaginer qu'il sera, lui, juste dans le bon fief... et, qui sait, dans les meilleurs termes avec l'un des amis de la soeur du voisin de la tante de l'un des petits chefs !
Ecrit par : Un hussard | 19 septembre 2007
1) Jean, arrêtez avec vos gateaux alsaciens, vous me donnez une faim de loup !
2) Thalie, je n'ai pas reçu cette fameuse lettre non plus. J'aurais préféré la recevoir par mail - à quoi sert donc cette fameuse adresse-mail académique où on ne nous écrit jamais rien ?
3) M. Magliulo a raison : il est vain de vouloir réhabiliter les L en dépouillant les ES. Dans l'idée d'un bac unique, qu'est-ce qui empêcherait d'essayer d'abord l'étape de deux bacs généraux, l'un scientifique (S.) , l'autre littéraire et economique (L.E.) ?
Ecrit par : Jérémy | 19 septembre 2007
"pour ne pas être en L, filière dévalorisée, trop souvent peuplée de fumistes ou de pseudo-artistes..."
C'est pas gentil pour le fils de Dobolino.
Oui, Dobolino, oui, on sait, c'est un génie incompris du système qui se masturbe sur les catalogues de La Redoute, la France entière a compris, ça fait 1000000 fois que vous le dites. On y revient pas, ok ?
Ecrit par : Tika | 20 septembre 2007
Le surnom par contre est débile.. Cadichon ça rime avec torchon.
Ou Folichon (c'est qu'elle n'est pas).
Ecrit par : Hel | 19 septembre 2007
Pauv'hel, pauv'chouette, qu'a jamais lu la comtesse de Ségur, à c't'heure),
icitte, l'accent québécois est de rigueur.
C'est ben d'valeur...
Sous-titre en raccourci pour les latinistes-distingués:
hic and nunc.
"Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois"
se dit une autre
Là oui y'a vraiment de quoi, c'est double peine, mais qui peut le plus...
"Quant au jacobinisme, il est semble-t-il du dernier chic actuellement de s'en gausser"
ajoute un autre
Décidément c'est tout le 19ème siècle qui a disparu des écrans radars. En 1880, il était déjà de bon ton de fustiger le jacobinisme comme un "archaïsme" égalitariste et dirigiste. Et je me demande même si ce n'était pas Jules Ferry qui tenait ce langage...
En tous cas, il y avait déjà un paquet de monde pour se gausser de la propension des Français au dirigisme et à l'immobilisme, et cette tare continue à nous plomber un siècle plus tard.
Par son centralisme étatique et sa passion pour l’égalité, le jacobinisme français a contribué à fragiliser d’emblée la savante mécanique républicaine, en compromettant l’équilibre de l’ensemble de ses composantes, dont l'école n'est pas la moindre...
Deux siècles plus tard, on n'a vraiment plus rien, ni le chic, ni le choc, ni le chèque!
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
« Il ne serait pas malséant d'avoir sur ce blog une vraie conversation sur le libéralisme (appliqué ou non à l'école : nous sommes spécialisés, mais assez intelligents, ce me semble, pour aborder des questions extra-scolaires — qui d'ailleurs ne peuvent manquer de se répercuter sur l'éducation ».
Ce souhait de JPB implique ( outre qu’il siffle une fin de récré) la prise en compte, comme signale Philippe Raynaud dans le dernier Commentaire (Nº118-Été2007) que l’"une des caractéristiques de la culture politique française est probablement la méfiance dont le libéralisme fait l'objet, qui a quelque chose de surprenant dans le pays de Montesquieu, Constant et Tocqueville. [...] Il m'est arrivé, poursuit Raynaud, d'écrire que la France est le seul pays libre et démocratique où "libéral" soit une insulte". Il rappelle aussi cette autre exception française : l'anti-libéralisme sévit autant à gauche qu'à droite. Chirac en a donné un bel exemple en affirmant que le grand mérite de la Constitution Européenne était d'être "un rempart contre le libéralisme", une prise de position qui fait de lui un héritier du radical-socialisme bien plus qu’un homme de droite. À gauche c'est tout aussi clair: durant la campagne Hollande a pu dire sans sourciller : "le libéralisme est étranger à la culture européenne".
Dans le même temps les Français sont autant de Monsieur Jourdain. Ils font du libéralisme sans le savoir, enfin plutôt sans l'admettre. La Gauche a, quant à elle, privatisé à tour de bras pour remplir les caisses, et sans état d'âme.
Quels sont les effets pervers de cette dissonance cognitive? Raynaud choisit d'aborder le problème par sa dimension éthique et non son aspect somatique, pathologique.
"On a donc affaire en France à ce qu'on appelait dans ma jeunesse marxiste de la " fausse conscience", c'est-à-dire de la mauvaise foi: le même corps politique qui a accepté, bon an mal an, certaines transformations qu'on ne peut appeler que "libérales" refuse, comme on disait autrefois, le "signifiant "libéral".
Le reste de l'article passe en revue les "idées-mères" ou "pôles permanents" de cette tradition dont la caractéristique principale est de s'être inscrite dans la durée, et même la « longue durée », peut-on dire, après plus de trois siècles. Contrairement aux affirmations d'un Hollande, le libéralisme commença à infuser la culture européenne lors de la "Glorieuse Révolution" anglaise de 1689 pour achever de se développer un siècle plus tard, avec les deux autres Révolutions. On n'a pas trouvé mieux, et ce n'est pas faute d'avoir essayé, que les droits de l'homme, la limitation de la souveraineté par la séparation des pouvoirs, l'autonomie de la société civile, autrement dit, son émancipation de l'État.
L’autre trait distinctif du libéralisme est son unité conceptuelle profonde malgré la pluralité de ses applications et de ses interprétations.
Une fois que les principes directeurs de la tradition libérale et ses diverses expressions sont clairement définis, se pose la question des formes prises par l’antilibéralisme, et celle du lien entre l’allergie au libéralisme et la crise actuelle des valeurs démocratiques. C’est ici que l’école est partie prenante et que l’étude du projet condorcétien prend aussi toute sa mesure, puisqu'il contient des réponses aussi pertinentes qu'ignorées.
La tension que la passion égalitaire a entretenue avec les forces conservatrices a entrecoupé le 19ème siècle de révolutions, les restaurations monarchiques s’intercalant également entre les deux Empires des Bonaparte. Ce contexte, aggravé par l’opposition du clergé, a interdit l’établissement durable du libéralisme.
Mark Lilla, dans “New French Thought”, (Princeton-1994) souligne que son antilibéralisme démarque la France ( pour son malheur) du monde anglo-saxon, où, pendant les trois derniers siècles, “ the most radical and conservative thinkers have seldom strayed far from the fundamental principles of liberal politics. »
Si le libéralisme n’est ni à l’extrême droite ni à l’extrême gauche, peut-on y voir la Troisième voie ? Blair a clairement répondu, et il n'est pas le seul...
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
"Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois, mais je redoute le "laissez faire" qui semble devoir être mis en place. "
Ecrit par : Claire | 19 septembre 2007
Merci, Claire.
Le fameux "droit à l'expérimentation" dans les établissements va conduire à de véritables catastrophes locales ; imaginez ce que cela peut donner au collège Philippe Meirieu, (par exemple), ou à l'école Pestalozzi (!) : du n'importe quoi en perfusion ... Bref, on va arriver à l'officialisation d'une mise en concurrence des écoles, collèges et lycées, avec accentuation du fossé qui existe déjà entre "bons" bahuts et boîtes de seconde zone -- dont, malgré l'assouplissement de la carte scolaire, ne pourront sortir que les gens assez informés pour comprendre qu'il faut les fuir à grandes enjambées.
Le libéralisme à l'école, enfant morganatique de la droite ante et anti-gaulliste et de la gauche bobo, ou, si vous préférez, des amours contre nature de Madelin (entre autres) et Ph Meirieu (entre autres aussi), bref, chimère des libéraux-libertaires, achèvera le malade aussi sûrement que la saignée des médecins de Molière.
Pour refonder vraiment l'Ecole, le simple bon sens, chose en France de moins en moins partagée semble-t-il, suggère d'en revenir à des programmes nationaux exigeants (quelle que soit la manière dont on les inculque) et à un baccalauréat-guillotine. Tous ceux qui ont voté contre Mme Royal attendaient une reprise en main de ce type, et c'est tout l'inverse que l'on nous prépare, je le crains.
Quant à "réfléchir au libéralisme en termes culturels", dites-moi que c'est de l'humour, JPB ?! Depuis Richelieu, en France, la culture et l'Etat entretiennent des relations serrées, pas toujours claires je vous l'accorde, mais qui ont donné des choses fructueuses, et permis aux artistes de créer, avec ou contre cette culture d'Etat.
Ouvrir la culture à la concurrence de type libéralo-libéral, c'est laisser faire la demande et donc tuer toute expression de qualité: voir la multiplication des chaînes de télé ineptes, la disparition, malgré la loi Lang, des libraires et disquaires de proximité, et la faillite ou semi-faillite de maisons d'édition de valeur, qui ne peuvent faire face au rouleau compresseur des grands groupes éditoriaux. Bref, la concurrence est un jeu de dupes dans ce domaine, car ce n'est pas toujours la qualité qui y gagne, tant s'en faut.
Mais je ne vois pas pourquoi je me fatigue à argumenter, vu qu'on me répondra que je suis obsolète, ringarde, larguée, et que je retarde de plusieurs trains. Cette "néomanie" forcenée a aussi de quoi inquiéter. Si être absolument moderne, c'est cela... non merci, comme dit Cyrano.
Ecrit par : FGuichard | 20 septembre 2007
"Un baccalauréat-guillotine", dit FG…
Pas étonnant de la part d'une jacobine…
Je ne suis pas aussi porté que vous à couper des têtes, ma chère. Vous mettez la sanction avant les bœufs — un peu comme cet excellent M. Sibieude qui veut à toute force rétablir un examen-couperet pour entrer en Sixième.
Je crois fermement que des programmes bien repensés, des progressions un peu rigoureuses, des ambitions mesurées, élimineront l'essentiel des redoublements, d'un côté, et des échecs, de l'autre.
Et nous en sommes loin : les programmes en fait sont insensés, d'une ambition démesurée, ce qui amène par contrecoup toutes les indulgences. J'éliminerais sans remords des programmes de Lettres, par exemple, tout le versant linguistico-discursif, et nous pourrions réfléchir à ce que l'on doit transmettre de littérature ("tout", dit-elle — voire !). Ne croyez-vous pas que, dans toutes les disciplines, les commissions ont toujours été tentées de former des spécialistes de leur matière, ce qui devrait faire des élèves, à l'arrivée, des spécialistes universels — oxymore, comme aime à dire Dobolino…
Revenons à un idéal plus XVIIème siècle : faire d'honnêtes gens — c'est-à-dire des personnes ayant une teinte de tout, capables de parler de tout dix minutes, mais surtout pas des spécialistes : ça, c'est le boulot des formations supérieures — c'est votre job, ma chère.
L'idée d'un Bac unique, me semble-t-il, est là : donner assez de bases pour pouvoir choisir, et continuer — mais ne pas prétendre faire de l'hypokhâgne en Seconde — ou avant. Je suis très favorable à l'enseignement d'une culture latine, mais pas au point de traduire Perse ou Juvénal dans le texte. Nous avons complètement perdu la mesure, et c'est ce qui a fait chuter le niveau : à vouloir absolument que les élèves acquièrent en Histoire les mécanismes de l'Ecole des Annales, on en a fait des gosses incapables de mémoriser une chronologie globalement correcte.
Ce qu'il est urgent de définir, ce sont des programmes cohérents, réalistes, dont l'ambition sera en devenir constant, au lieu d'être un étouffoir permanent.
Les élèves sont paraît-il bien plus stressés qu'autrefois : c'est qu'on leur demande, au fond, bien plus de choses que nous n'en avons apprises dans les années… passées. Et qu'à l'arrivée, il ne reste de toutes ces belles prétentions à l'exhaustivité générale qu'un magma épars.
Alors, méfions-nous de la tentation universaliste. "Un bac général, oui, mais avec les maths de S, les Lettres de L, l'économie de ES…" Et la lune ? Tous les programmes sont à récrire, des progressions à rechercher, des objectifs à définir. La vraie égalité des chances est là — ni dans des ambitions démesurées pour la plupart des élèves (et pas mal d'enseignants ici présents devraient de temps en temps oublier qu'ils furent bons élèves — et penser aux copains qui déjà à l'époque n'y arrivaient pas), ni dans un laisser-faire qui se couvre du voile de la "pédagogie" pour autoriser le confort intellectuel du vide.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2007
Merci, Françoise. C'est vous qui sifflez, (et fort bien), la fin de la sinistre récréation ultra-libérale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007
C'est symptômatique, ce surenchérissement langagier. Comme "libéral" ne fait plus peur à personne, on rajoute un préfixe pour en augmenter le danger visible — ou supposé.
L'ultra-libéralisme n'a jamais été au programme, sinon dans quelques pays émergeants. Même Thatcher a maintenu un interventionnisme d'Etat quand elle l'a jugé bon — et aucun Etat, au sens moderne du terme (le sens qui a émergé avec Richelieu, n'est-ce pas, Françoise…) ne laissera jamais le pouvoir réel lui échapper — relisez Hobbes. C'est trop bon, le pouvoir.
Le libéralisme, en revanche, n'est jamais qu'une graznde enveloppe où l'on peut glisser toutes sortes d'options. L'existence d'un secteur privé dans l'Educaion n'a jamais menacé le secteur public — ou plutôt, s'il le menace, c'est que le secteur public a été dévalorisé par des politiques pédagogiques aberrantes, et non par des calculs économiques compliqués.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2007
Mais je ne vois pas pourquoi je me fatigue à argumenter, vu qu'on me répondra que je suis obsolète, ringarde, larguée, et que je retarde de plusieurs trains. Cette "néomanie" forcenée a aussi de quoi inquiéter. Si être absolument moderne, c'est cela... non merci, comme dit Cyrano.
Ecrit par : FGuichard | 20 septembre 2007
Oh si, s'il vous plaît, continuez à vous fatiguer à argumenter. Moi, ça me remonte un peu le moral de voir que je ne suis pas seule à penser "ringard".
Ecrit par : catmano | 20 septembre 2007
Excusez-moi, Jean-Paul, mais, du temps où je militais à Attac, (pauvre de moi), je me faisais traiter de "social-libéral" par mes "collègues de bureau" dans cette association. Entre le libéralisme de François Hollande et celui de Nicolas Sarkozy, il y a légèrement plus que des nuances.
Par ailleurs, il semble vraiment, (j'espère que l'avenir me donnera tort) qu'entre tenter d'améliorer le service public d'éducation en allant dans le sens que vous préconisez, (Jean-Paul) ou privatiser quoiqu'il arrive, Nicolas Sarkozy ait définitivement choisi son camp. Et ce bien avant même de démarrer sa campagne présidentielle. Peut-être même depuis 1995.
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007
Merci Françoise pour cette remise à plat! Je désespérais de trouver, au milieu de ces libéraux de salon, une vraie pensée disons simplement...républicaine! J'avoue d'ailleurs que je fais des expériences passionnantes sur ce blog: lorsque j'en ai assez de me faire traiter de "droitière" (sinon pire) quant à mes idées sur l'Ecole, je viens ici me faire traiter d'infâme gauchiste. C'est jouissif quand même...!
PS pour JPB: il est évident que les pays qualifiés de libéraux, tels les Etats-Unis, ont su parfois conserver un interventionisme fort de l'Etat (mais vis-à-vis de l'extérieur). par contre, merci pour l'expérience sociale Tatcher ou Regan!
Ecrit par : Claire | 20 septembre 2007
Revenons à un idéal plus XVIIème siècle : faire d'honnêtes gens ...
Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2007
Un petite citation pour la route :
"Un homme devrait savoir changer une couche-culotte, planifier une invasion, charcuter un cochon, manoeuvrer un navire, concevoir un bâtiment, écrire un sonnet, faire un bilan comptable, monter un mur, soigner une fracture, soutenir un mourant, prendre des ordres, donner des ordres, coopérer, agir seul, résoudre des équations, analyser un nouveau problème, répandre de l'engrais, programmer un ordinateur, cuisiner un bon repas, se battre efficacement, et mourir galamment.
La spécialisation est pour les insectes."
Robert A. Heinlein
Pour que le bac unique aboutisse aux voeux de JPB, il faut refondre profondément les programmes (sans chercher à faire de la terminale une prépa : voir les programmes de SLL, beaucoup trop ambitieux), accepter un "effet guillotine" en réduisant le nombre de bacheliers, pour revenir sur cette ânerie des 80 % (tout en maintenant l'objectif des 80 % AU NIVEAU du bac), et proposer suffisamment de filières professionnelles valorisées pour ne laisser personne au bord de la route.
Revaloriser le travail manuel : c'est peut-être une des clefs du problème.
Ceux qui ne peuvent espérer dépasser la 3eme rèvent tous d'être mécano sur des motos de course, et les autres ne veulent surtout pas se salir les pognes.
Qu'ils ne fassent surtout pas véto : de toutes les professions à haut niveau d'études, c'est sans doute la plus dégueulasse (avec proctologue, peut-être...).
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Qu'ils ne fassent surtout pas véto : de toutes les professions à haut niveau d'études, c'est sans doute la plus dégueulasse (avec proctologue, peut-être...).
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Mets des gants de fouille: il y a un grand choix de couleur.
N.B.: Tika, je vous ai lu. Merci. Dans ce monde, l'a GRRR essivité, c'est bon signe pour celui qu'on a GRRR esse. Largement préférable à l'indifférence et meilleur signe qu'un comportement amical. Caresse de chien donnant inéluctablement des puces, je préfère que les roquets aboient de loin.
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Pour en revenir au fait principal, je trouve qu'on n'a pas lu assez de textes d'enseignants sur le sujet collège multiple qui est assez séduisant à condition qu'il ne soit pas une façon d'aménager des voies de garage sans issues. Je n'ai pas vu de propositions ou réflexions de professeurs de collège?
Quant au bac unique, je ne suis toujours pas convaincue malgré l'honnête homme et tout et tout. Il me semble que quinze-seize ans est un âge raisonnable pour commencer à approfondir une ou des matières et en laisser d'autres un peu en friche, disons en jachère, étant entendu que le terrain a été préalablement convenablement préparé pour qu'une remise en culture soit toujours possible. En plus, il me semble qu'un choix d'options va encore être la porte ouverte à du n'importe quoi dans le genre poudre aux yeux en plus et à une organisation des emplois du temps et des répartitions des élèves dans les classes inextricable. Déjà que j'entends dire que c'est un vrai casse-tête.
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Dans une précédente note, j'avais écrit :
Les pédagogistes préparent-ils leur exfiltration vers l'Amérique du sud via le golfe du Morbihan (de nuit, par petits groupes) ?
Voir
http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/279242.FR.php
Ne verriez vous pas Meirieu comme conseiller du ministre de l'éducation au Venezuela ?
et Frako avec une kalash pour faire respecter l'alignement ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Pas beaucoup d'universitaires sur ce blog (?).
BEAUCOUP d'entre eux se plaignent de voir des bacheliers échouer lamentablement dans les deux premières années.
TOUS les présidents de jurys de bac (sauf accident) sont des universitaires.
AUCUN ne propose (bien avant le mois de juin) de refuser de siéger.
Les aurait-on molles dans le sup ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Si ministre décider bac unique
Moi y en a démissionner le soir même
Et moi y en a aller dans privé.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Mets des gants de fouille: il y a un grand choix de couleur.
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Ouais, désolé, on va encore dire que ce blog est très pipi-caca.
Mais j'ai eu une matinée très éprouvante en la matière (si j'ose dire).
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
imaginez ce que cela peut donner au collège Philippe Meirieu, (par exemple), ou à l'école Pestalozzi (!) : du n'importe quoi en perfusion
Ecrit par : FGuichard | 20 septembre 2007
Ah bon? parce que DONNER ses droits au bon sens, car c'est AUSSI ce que veut dire l'établissement de la liberté (et je ne dis pas RÉtablissement car il n'y en a pratiquement jamais eu) est selon vous une perspective cauchemardesque, pire encore que la situation actuelle à laquelle on est parvenu en imposant à l'ensemble du pays ce qui n'était au départ qu'un paquet d' élucubrations d'une poignée d'illuminés, disparates dans le temps et dans l'espace?
Revenons à un idéal plus XVIIème siècle : faire d'honnêtes gens — c'est-à-dire des personnes ayant une teinte de tout, capables de parler de tout dix minutes, mais surtout pas des spécialistes : ça, c'est le boulot des formations supérieures — c'est votre job, ma chère.
JPB
Le principe de l'élémentarité des savoirs, que Condorcet a défini dans ses moindres détails, n'avait pas d'autre but. Les savoirs destinés à être enseignés faisaient l'objet d'une procédure bien précise qui avait pour objectif d'assurer leur compréhension par TOUT LE MONDE:A chaque niveau de compréhension son niveau de complexité.
Et dans ce cas bien sûr l'examen-couperet n'a pas de raison d'être, puisqu'on s'assure que la base est solide avant d'y ajouter une pierre, et ainsi de suite.
Élémentaire, mon cher W...
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
Bonjour à tous,
Merci du Gong du Grandsocle de nous avoir permis de consulter la liste des établissements ayant expérimenté le CECRL. Ils se trouvent que j'en connais deux dont il est écrit "expérimentation gelée". Dans ces deux lycées, ça c'est très mal passé et pour avoir fait passer le bac à une partie de leurs élèves, je peux affirmer que cette expérimentation a fait beaucoup de dégats, même chez de "bons" élèves: peu de contenus, textes "pauvres" et inintéressants, de grosses confusions au niveau des conjugaisons (1ère et 3ème personnes nottamment), pauvreté du lexique...
Bref, ces élèves-là ont été injustement pénalisés lors de l'examen. C'est sûr, lorsqu'on les habitue à bredouiller quelques pauvres phrases en leur disant "C'est bien, tu as communiqué avec tes camarades, je vais te mettre un 20 en expression orale en intercation";
puis ensuite, quand ils vont voir Monsieur Compréhension Ecrite qui leur met d'office la moyenne parce qu'ils ont coché cinq petites cases au pif à propos d'un article de presse à la c...C'est clair, le jour de l'oral, ça leur fait drôle...
Enfin, il y a le cas d'un lycée où il est mentionné "expérimentation non poursuivie". Je connais très bien ce lycée pour y avoir enseigné l'année de cette expérimentation. A l'époque, je redoublais mon année de stage et étais la seule prof de langue à ne pas participer à l'expérimentation puisque j'étais stagiaire. Ca s'est tellement mal passé que l'administration a décidé de ne pas reconduire l'expérience: les élèves étaient perdus, ils ne savaient jamais quand il fallait changer de "compétence" (càd de prof et de salle) et en profitaient pour sécher les cours de langue, les parents étaient furax, ils avaient l'impression de ne pas avoir de "référent" en langue (comme les élèves d'ailleurs!). Pour les notes et les conseils de classe, ne parlons pas du boxon général, qui fait quoi, qui va où...La salle des prof était très animée!!
Pour mes classes, ça été beaucoup plus zen même si je n'étais qu'une petite stagiaire si décriée par l'IUFM.
Bon, je dois vous laisser car je file bosser.
Hasta luego,
Maria
Ecrit par : maria | 20 septembre 2007
Oups, lire "il se trouve" au lieu de "ils se trouvent".
Ecrit par : maria | 20 septembre 2007
imaginez ce que cela peut donner au collège Philippe Meirieu, (par exemple), ou à l'école Pestalozzi (!) : du n'importe quoi en perfusion
Ecrit par : FGuichard | 20 septembre 2007
Ah bon? parce que DONNER ses droits au bon sens, car c'est AUSSI ce que veut dire l'établissement de la liberté (et je ne dis pas RÉtablissement car il n'y en a pratiquement jamais eu) est selon vous une perspective cauchemardesque, pire encore que la situation actuelle à laquelle on est parvenu en imposant à l'ensemble du pays ce qui n'était au départ qu'un paquet d' élucubrations d'une poignée d'illuminés, disparates dans le temps et dans l'espace?
Revenons à un idéal plus XVIIème siècle : faire d'honnêtes gens — c'est-à-dire des personnes ayant une teinte de tout, capables de parler de tout dix minutes, mais surtout pas des spécialistes : ça, c'est le boulot des formations supérieures — c'est votre job, ma chère.
JPB
Le principe de l'élémentarité des savoirs, que Condorcet a défini dans ses moindres détails, n'avait pas d'autre but. Les savoirs destinés à être enseignés faisaient l'objet d'une procédure bien précise qui avait pour objectif d'assurer leur compréhension par TOUT LE MONDE:A chaque niveau de compréhension son niveau de complexité.
Et dans ce cas bien sûr l'examen-couperet n'a pas de raison d'être, puisqu'on s'assure que la base est solide avant d'y ajouter une pierre, et ainsi de suite, afin que personne ne se noie au milieu du gué.
Élémentaire, mon cher W...
Le système actuel, c'est au moins 40% de noyés,
Cherchez l'erreur
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
Cadichon a écrit :
"parce que DONNER ses droits au bon sens est selon vous une perspective cauchemardesque ?"
Le bon sens c'est aussi l'excuse que se donnent les imbéciles d'être aussi nombreux (JB Shaw).
Grosse fatigue !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Pardon pour le doublon:
La aussi pas le droit à l'erreur alors que je voulais juste ajouter les 2 dernières lignes, mais la technique est plus rapide.
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
Merci Maria et bon courage !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
"Quant au bac unique, je ne suis toujours pas convaincue malgré l'honnête homme et tout et tout. Il me semble que quinze-seize ans est un âge raisonnable pour commencer à approfondir une ou des matières et en laisser d'autres un peu en friche, disons en jachère, étant entendu que le terrain a été préalablement convenablement préparé pour qu'une remise en culture soit toujours possible."
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
D'accord avec vous Dobolino. Vers 15-16 ans on commence à savoir ce qu'on aime.
En tout cas je suis bien contente d'être assez vieille pour avoir pu suivre la filière de Lettres classiques qui m'a laissé un excellent souvenir du lycée : chaque année une matière scientifique en moins. En terminale il restait les maths que je n'avais pas au bac.
Et le terrain était préparé pour apprendre d'autres choses plus tard : nous n'étions pas "enfermés" dans nos compétences.
Ecrit par : lucile | 20 septembre 2007
Le bon sens c'est aussi l'excuse que se donnent les imbéciles d'être aussi nombreux (JB Shaw).
Grosse fatigue !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Mais vous n'êtes pas Bernard Shaw
En l'occurence, it takes one to know one.
et en v.f.:
c' ui qui dit, c'est c' ui qui y'est
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
Mais vous n'êtes pas Bernard Shaw
c' ui qui dit, c'est c' ui qui y'est
Truismes ou âneries ?
Quel bestiaire sur ce blog !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Dites donc, JPB, "les maths de S, l'économie des ES et les lettres de L", vous trouvez ça vraiment inaccessible ?
J'ai connu l'une de ces voies en tant qu'élève, et les deux autres en tant que prof, jury de bac et TPE, et je peux vous dire que réunir les trois n'a rien d'utopique. Evidemment, on ne peut pas se contenter de recopier les programmes et de les mettre en parallèle l'un de l'autre.
Mais quand on voit que l'épreuve de lettres en Terminale L consiste juste à dire que Jacques le Fataliste est à mettre en relation avec la tradition picaresque (je n'ai pas dit qu'il y appartient !), et que Bonnefoy cherche à définir un langage poétique qui rende compte du monde avec justesse, je pense que vous avez encore des illusions sur le niveau du bac littéraire, et par extension sur le contenu des matières des trois autres bacs.
L'idée, c'est de ne pas en arriver à appeler "maths" un peu d'algèbre et de géométrie de niveau Seconde (car après tout, la Seconde étant une chasse généraliste, le risque c'est de voir passer le programme de Terminale au niveau Seconde, et de laisser tout le reste pour plus tard, puisque c'est de la spécialisation).
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
Jérémy a écrit :
"la Seconde étant une chasse généraliste, le risque c'est ... de laisser tout le reste pour plus tard"
Quelle chasse ?
Au moins les pédagogistes défendent l'expression systématique ! What here ? Tout ce qu'on veut !
A moins qu'il s'agisse d'une restriction du type de munition ? Personnellement, je ne tire jamais sur mes élèves au double 0 !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
A moins qu'il ne s'agisse !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
"Quant au bac unique, je ne suis toujours pas convaincue malgré l'honnête homme et tout et tout. Il me semble que quinze-seize ans est un âge raisonnable pour commencer à approfondir une ou des matières et en laisser d'autres un peu en friche, disons en jachère, étant entendu que le terrain a été préalablement convenablement préparé pour qu'une remise en culture soit toujours possible."
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Et en attendant que ça repousse qu'est-ce qu'on fait des flopées d'éclopés qui continueront encore à arriver au bac en jachère?
Comment gérer la transition? Que mettre dans ces ..bacs à fleurs? du fumier de cheval ou de gallinacée?
On sait, ou plutôt personne n'a plus le droit de prétendre ignorer, que si les étudiants en fac se plantent (oui, je sais, facile mais irrésistible) à l'arrivée c'est qu'ils étaient plombés au départ.
Dans bien des pays, la spécialisation se fait au lycée, lequel commence souvent en troisième. On maintient des matières obligatoires ( maths , histoire, langues, etc) mais avec "classes de niveau"... et revoilà les mots qui fâchent.
Aux USA, les APs ( advanced programs) donnent des crédits ( dispenses) qui permettent de faire sauter un ou deux semestres d'université. Donc au sein du lycée, il y a, à partir de la seconde, je crois, ces "classes préparatoires" pour ceux qui ont déjà une ou deux matières de prédilection, et des classes de niveau normal pour les autres.
L'entrée dans les AP classes se fait sur la base d'un examen interne à l'établissement.
Ma dernière fille qui avait fait AP history en seconde, dans un lycée public de niveau général très moyen, a eu 7/7 ensuite, en Histoire, au Bac International, une note rarement atteinte puisque cela équivaut à 20/20.
Merci donc à Mr. Brodie, ce prof de seconde dont elle parle toujours avec émotion.
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
D'accord avec vous Dobolino. Vers 15-16 ans on commence à savoir ce qu'on aime.
Ecrit par : lucile | 20 septembre 2007
Vrai et faux à la fois.
On sait parfois ce qu'on aime, on sait surtout ce qu'on déteste ( vous-même : "chaque année une matière scientifique en moins").
Mais on sait rarement ce qu'on veut faire exactement de ce qu'on ne déteste pas. Alors que le système veut à tout prix que les gamins "construisent leur parcours de vie et leur parcours professionnel".
Certains le peuvent, d'autres pas. Pour ceux-là, un bac unique, ou disons avec deux grandes dominantes, convient. A condition de ne pas crouler sous les options, et que le bac redevienne sélectif pour le supérieur.
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Dites donc, JPB, "les maths de S, l'économie des ES et les lettres de L", vous trouvez ça vraiment inaccessible ?
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
C'est pas inaccessible, mais il ne faut pas s'attendre à 80 % de bacheliers.
Le tout est de savoir ce que l'on veut.
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
"Ma dernière fille ... a eu 7/7 ensuite, en Histoire, au Bac International, une note rarement atteinte puisque cela équivaut à 20/20".
Non ?!
Truismes ou âneries ?
Quel bestiaire sur ce blog !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Les fifilles de Kadichon, ça doit être quelque chose !
Que ne viennent-elles nous narrer leurs aventure !
L'exemple des USA est parfait : spécialisation dès la 3eme, et inculture abyssale de la majorité de la population.
"specialization, specialization ...", chantait la belle Marylin ...
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Dites donc, JPB, "les maths de S, l'économie des ES et les lettres de L", vous trouvez ça vraiment inaccessible ?
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
C'est pas inaccessible, mais il ne faut pas s'attendre à 80 % de bacheliers.
Le tout est de savoir ce que l'on veut.
Ecrit par Yann
Oh les gars ! Restez dans vos cons ! A ce compte, je parie que moins d'un prof actuel sur dix aurait le bac !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Dans sa "Lettre ouverte à ceux qui veulent changer l'école", (chez Bayard) Jean-Marie Petit-Clerc, ( prêtre et éducateur spécialisé) explique Il faut savoir innover localement pour pouvoir ensuite modéliser ce qui a réussi et réformer sans idéologie, pas plus religieuse que laïque...
Ouverture, pluralisme, autonomie, flexibilité, neutralité: cela semble avoir vraiment du mal à pénétrer en France car inconnu au bataillon du dirigime centralisateur jacobin.
Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place.
Je viens d'apprendre qu'à l'école française de Boston une "nouvelle", fraîche émoulue des IUFM sans doute, a dès le premier jour de CP collé ses étiquettes au tableau. Et c'est parti pour la "dyslexie" et tous les autres dysfonctionnements. Les mamans averties montent au créneau, mais c'est toujours le combat, avec les enfants comme premières victimes.
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
...dans vos cons ?
Que faut-il comprendre, eh, du gong ? ( ;o)) )
Le bac (S), je pense que je l'aurais, mon diplôme, c'est pas sûr !!
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
"Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place."
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
N'importe quoi! Renseignez-vous, avant de dire des énormités pareilles!
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007
Que faut-il comprendre, eh, du gong ? ( ;o)) )
Je voulais dire : arrêtez de déconner !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Hum, la seconde n'est pas une chasse généraliste, mais une classe généraliste... Au temps pour moi.
Ca aurait pu être pire : j'aurais pu mettre une crasse généraliste, ou une chaste généraliste...
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
Vrai et faux à la fois.
On sait parfois ce qu'on aime, on sait surtout ce qu'on déteste ( vous-même : "chaque année une matière scientifique en moins").
Mais on sait rarement ce qu'on veut faire exactement de ce qu'on ne déteste pas.
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
C'est vrai Yann. L'être humain est si divers, les personnalités sont si variées, que mettre en place un système satisfaisant pour chacun est un casse-tête.
Et tout n'était pas rose à l'époque non plus, même si j'ai passé le bac en 1981 !! :-)
Ecrit par : lucile | 20 septembre 2007
Je voulais dire : arrêtez de déconner !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Ah, oui, d'accord .
C'est beau, l'étymologie !
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
N'importe quoi! Renseignez-vous, avant de dire des énormités pareilles!
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007
Je suis désolé de vous contredire, cher Christophe (et peut-être encore plus d'aller dans le sens de Kadichon), mais voyez vous-même :
http://jt.france2.fr/13h/index-fr.php?jt=1
(si ça marche. Sinon : http://jt.france2.fr/13h, édition du mercredi 19, allez à tableau électronique à l'école primaire).
C'est pas de la globale, peut-être ?
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Je confirme : ce fut un rare moment de télévision — à une heure de très grande écoute. Méthode de lecture totalement informatisée, avec projection sur écran (l'enfant n'a plus rien à faire, pas même à tenir une feuille de papier — je rappelle au passage que le GRIP, parmi d'autres, recommande d'apprendre à lire en écrivant, parce que quand on y réfléchit, on a écrit avant de lire…), une méthode strictement iconique à la foucambert (et l'aspect "écran" renforçant encore le côté image). Une horreur pure, présentée comme un progrès, voire la méthode "définitive", dont France 2 s'est fait le propagandiste. Bravo.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2007
Heureusement que TF1 a plus d'audience.
En faisant un peu le forcing, vous devriez pouvoir leur faire faire un reportage, entre celui sur le dernier sabotier auvergnat et celui sur les petits producteurs de pipes du bois de Boulogne, sur le dernier instit adepte de la plume sergent-major et de l'encrier en verre.
Je signale à ce sujet l'existence d'un petit musée non loin de chez vous, qui devrait vous faire fantasmer : http://www.museeduscribe.com/
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Apparemment, yann, il s'agit d'une "CLIS, (classe d'intégration scolaire), composée d'élèves en grande difficulté. Et donc, en l'occurrence, une pratique marginale avec une classe bien spécifique. Rien à voir avec le message laissé par Cadichon, qui sous entend que quasiment toutes les classes de CP de France et de Navarre apprennent avec la méthode globale! Je ne pense pas, en plus eu égard aux moyens exigés, que cette pratique soit appelée à se généraliser dans les CP "normaux".
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007
Et en attendant que ça repousse qu'est-ce qu'on fait des flopées d'éclopés qui continueront encore à arriver au bac en jachère?
Comment gérer la transition? Que mettre dans ces ..bacs à fleurs? du fumier de cheval ou de gallinacée?
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
Parmi ceux-là, beaucoup sont non pas en jachère mais en catégorie landes et bois (pas trop cher en impot foncier).
Ceci dit, franchement, Cadichon, je ne sais pas! Nous avions évoqué ici la possibilité de deux années de propédeutique Lettres ou Sciences après le bac pour récupérer ce qui était récupérable et avait envie de bosser. Je ne sais pas si c'est jouable ni sous quelle forme, gratuite, payante, bourses. Je verrais ça plutôt gratuit parce que après tout, ces gamins sont les victimes d'un cataclysme dont ils ne sont pas responsables vraiment. Genre Droit Opposable à l'enseignement!
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Mais, par contre, celui qui ne bosserait pas, dehors à la fin du premier semestre. Contrôle de présence systématique en cours et TD, devoirs rendus et progrès tangibles obligatoires.
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Dans bien des pays, la spécialisation se fait au lycée, lequel commence souvent en troisième. On maintient des matières obligatoires ( maths , histoire, langues, etc) mais avec "classes de niveau"... et revoilà les mots qui fâchent.
Aux USA, les APs ( advanced programs) donnent des crédits ( dispenses) qui permettent de faire sauter un ou deux semestres d'université. Donc au sein du lycée, il y a, à partir de la seconde, je crois, ces "classes préparatoires" pour ceux qui ont déjà une ou deux matières de prédilection, et des classes de niveau normal pour les autres.
L'entrée dans les AP classes se fait sur la base d'un examen interne à l'établissement.
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
Ça, c'est pas mal! Je verrais bien une formule de ce type. Après tout, il y a aussi des gosses travailleurs et pas trop déterminés encore qui pourraient bénéficier d'un enseignement et d'un bac général de bonne qualité. Ceux qui sont plus certains de leurs centres d'intérêt et de leurs goûts professionnels pourraient avoir un bac plus optionnel et plus approfondi qui donnerait validation de quelque UV de fac ou autre établissement d'enseignement supérieur dans cette matière.
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place.
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
Cadichon, une jachère, c'est une terre qui "a eu été" cultivée et qu'on ne cultive plus, momentanément (moment plus ou moins long),soit parce qu'on en a plus besoin, soit pour qu'elle se repose, pour la remettre en culture plus tard. Voir les jachères en plaines céréalières européennes. Suite à la disparition des stocks et à la montée vertigineuse du prix des céréales, aux nouveaux débouchés (bio-carburants et bio-combustibles), les jachères peuvent être remises en culture cet automne. Les terres gelées sont libérées!
Quand on commence par la globale, on n'est pas en jachère vu qu'on n'a jamais été cultivé. En friche va mieux, encore que ça sous-entend qu'on a déjà déboisé. Je vais vérifier ça. Pour l'instant, on va dire laissé en landes et bois ou laissés pour compte.
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Donc JPB, un lycée aux moindres ambitions. C'est ce que je craignais.Mais la barre vous la mettez où dans vos programmes directeurs? En maths par exemple, au niveau du 3ème qui rentre en seconde avec une moyenne autour de 7/8? Car enfin il y a des élèves qui réussissent à suivre au lycée actuellement parce que certaines matières ne sont plus là en 1ère...
Donc, on retombe dans les mêmes problèmes qu'au collège; tout le monde doit suivre jusqu'au bout sans sélection véritable, donc on adapte les programmes , donc au baisse drastiquement les exigences...
A ce rythme, on fera en prépa un ex programme de 1ère ou terminale...
C'est un choix, effectivement, mais on voit bien que vous êtes loin du collège unique et de la stérilisation qui en a résulté!
Vous allez ravir les pédagos avec ça! Ils vont vous adorer!
Il me semble qu'au lycée votre argument de matières "élémentaires" est très discutable. L'élémentaire, c'est pour l'école élémentaire, non? Au lycée on peut attendre de dépasser les éléments de base? Les pauvres petits, c'est trop leur demander? On va les materner jusqu'à quel âge?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007
voilà:
Historiquement, la jachère est l'ensemble des pratiques culturales de préparation des terres arables pour l'ensemencement. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même.
Cette préparation consiste en plusieurs labours dont le but est de détruire les adventices, ensevelir la fumure et accélérer la décomposition de la matière organique.
Contrairement à l'idée couramment admise, la jachère n'est pas un repos de la terre. En effet, la reconstitution des stocks minéraux du sol est beaucoup plus lente. Sans apports extérieurs de fumier, il n'y a pas de renouvellement de la fertilité. La jachère n'est pas non plus pâturée par les animaux puisqu'il s'agit de terre nue. À ce titre, la jachère doit être distinguée de la friche, où la terre est laissée à l'abandon pendant un certain nombre d'années et seulement pâturée par les animaux.
Donc, on peut considérer au contraire qu'un élève de Classes Maternelles et de CP DOIT être une jachère mais qu'il est plus souvent laissé en friche, ce qui est bien regrettable.
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
C'est un choix, effectivement, mais on voit bien que vous êtes loin du collège unique et de la stérilisation qui en a résulté!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007
Bon, alors, Thalie*2! Le collège multiple? Oui, non? Comment?
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Bonjour,
Dans ma bibliothèque pédagogique je tombe sur cela :
"Ainsi Jospin a-t-il légué à François Bayrou et à ses successeurs ses gourous et ses directeurs des années 80. Ils se connaissent et tournent en rond autour des places à prendre et qu’ils s’échangent. A part un ou deux recteurs plus sectaires ou plus flambeurs que la moyenne, personne ne démissionne jamais : on brûle ce qu’on a adoré ; on évoque une conversion subite ou une tolérance qui permet de tout avaliser. La haute administration assure une continuité, amortissant les chocs. Comme Lionel Jospin en 1981, François Bayrou accepta donc, en juillet 1993, la recommandation de son inspection générale sur la mise en place des cycles dans le primaire et sur la révision complète de tous les programmes et de toutes les instructions relatives à l'école maternelle et élémentaire. La rédaction de ces nouveaux programmes de 1993 devait remplacer ceux de 1986, un peu surannés il est vrai. Le ministre, à juste titre et avec une passion authentique, insistait particulièrement sur l'importance des apprentissages fondamentaux, en grande section de maternelle et en cours préparatoire. Cet ancien président du Comité permanent de lutte contre l'illettrisme ne jurait que par l'apprentissage de la lecture. Publiés en février 1995, ces programmes furent accueillis avec une relative unanimité parce qu'ils avaient été assez moulinés pour donner précisément dans l'unanimisme. Au bout de plus de deux années de discussions et de rédaction, les « spécialistes » pouvaient faire signer au ministre cette lumineuse solution au problème de la lecture : « Il n'y a pas de méthode imposée de l'apprentissage de la lecture ; toute méthode peut être utilisée à condition que son efficacité soit démontrée et qu'elle réponde aux besoins et aux possibilités des élèves. Il est de la responsabilité de chaque enseignant de déterminer les pratiques et les démarches pédagogiques appropriées. » Le ministère lâchait du lest et avouait que la discipline nommée « lecture » n'en était plus une et qu'on ne savait pas quoi dire pour faire mieux. Tout ça pour ça. Présentés comme « allégés » et « recentrés », les programmes de l'école primaire de 1995 durent aussi, comme à chaque étape précédente, marquer un certain recul. On repoussa en particulier la connaissance de la division au cours moyen, tandis que l'on favorisait l'éducation à la santé ou à l'informatique. Ce simple exemple montrera que, en dépit de tous les clivages politiques, le processus, peut-être inévitable, de décloisonnement disciplinaire et d'allégement des contenus, joint il est vrai à une diversification nécessaire, a été continu.
Pour compenser cette fâcheuse impression de dégradation, les porte-parole des pouvoirs successifs s'appliquèrent à lui donner du sens. La tendance actuelle consiste à défendre l'idée d'un « kit de survie » pour élèves de l'école française. Ces métaphores empruntées (et c'est significatif) à la compétition (l'entreprise ou le sport) sont des cache-misère. Ainsi, Luc Ferry, nouveau président du CNP, affirmait en avril 1996 : « Le cours préparatoire est devenue une priorité nationale. » Soit. La formule en vaut une autre, dans le genre volontariste convenu. Mais, au même moment, l'ex-Direction de l'évaluation et de la prospective du même ministère détectait une diminution sensible et continue des compétences des élèves du primaire, en calcul et en dictée, par rapport à ceux qui passaient le Certificat d'études dans les années 20. Une comparaison systématique, rendue possible par la découverte de documents d’époque, fut à ce point en défaveur de la réalité moderne qu’on hésita à la publier."
À méditer quand on connaît l'auteur.
Bien à tous.
GUy Morel
Ecrit par : guy morel | 20 septembre 2007
"Ils ne l'ont certainement reçue qu'en Alsace, seule région de droite... Quelle économie d'arbres!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007 "
Non en Alsace je n'ai rien eu non plus....
Mais je l'ai trouvée sur internet.
Ecrit par : Hervé | 20 septembre 2007
Bonjour,
le libéralisme a en effet une dimension culturelle. Mais pas seulement. Il a parfois aussi de la clairvoyance dans sa constestation du... libéralisme. La preuve, ce qu'écrivait Xavier Darcos en 2000 : « Enseigner autrement » signifia en réalité « adapter la production scolaire » au désengagement de l'Etat, à la décentralisation, aux exigences locales, à la tiers-mondisation des « quartiers de non-droit », à la dérégulation qui s'est emparée de l'offre scolaire et qui exacerbe les inégalités partout."
Bonne fin d'après-midi.
GM
Ecrit par : guy morel | 20 septembre 2007
Yann, très drôle le reportage de TF1 sur le dernier instit à la plume sergent major et l'encrier en verre.
Cela dit, ils pourront aussi faire un reportage sur le dernier prof de français qui fait encore lire Homère, Rabelais, Montaigne ou Du Bellay...
Thalie, heureux de voir que vous craignez vous aussi un bac au rabais avec une série d'initiations à tout plein de matières sans contenu.
Je répète ma question, qui est passée à la trappe à cause d'une bête faute de frappe : dans l'hypothèse d'un bac unique, qu'est-ce qui empêche de faire du programme de Seconde le contenu du programme de terminale, puisque la Seconde est par définition la dernière classe généraliste aujourd'hui ? Comme ça au moins, on pense aux mauvais élèves (si on a encore le droit d'utiliser cette expression pour des gamins qui p. ex. se cognent la tête sur le mur pendant le cours et sèchent en allant voler au Leclerc) et on initie tout le monde à plein de choses variées sans risquer de perdre notre pourcentage de bacheliers.
Bref, il faudrait déjà réfléchir au contenu de ce bac unique, et viser un bac faisant presque aussi bien que les trois séries réunies, au lieu de dire qu'on le fera dans l'optique de la réussite des mauvais élèves.
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
OK, c'est sans doute une CLIS. Ou tout autre sigle. C'est sûr, tous les élèves n'ont pas l'air d'être franchement en avance.
Et alors ?
La globale est-elle LA solution pour de tels élèves ? Ou bien au contraire, cela ne va-t-il pas leur garder la tête sous l'eau ? (je ne prends pas position, je n'y connais rien).
Et cela enlève-t-il de la force au côté propagandiste du reportage, puisque bien peu de personnes sont capables de discerner qu'il s'agit d'une classe spéciale ? Si le tableau électronique est réservé aux classes difficiles, il faut le dire, non ?
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Le programme de seconde en terminale ?
Pour garder les 80 % de bacheliers ?
Pour faire plasir aux "mauvais élèves" (qui s'en foutent, du bac) ?
Et les bons, on les met en prépa à 13 ans ?
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
plaisir, pas plasir.
foutue globale !
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Désolé, ça n’a rien à voir mais j’ai besoin de votre aide. (Rappel : je suis prof de construction mécanique en lycée technique).
Dans une classe de 1ère STI, tous les élèves (soit ... 5 au total, comme quoi les sureffectifs faudrait voir de plus près) proviennent de BEP.
J’ai tenté de leur faire réaliser un travail qui est correctement exécuté par 90% des élèves en début de seconde. Échec total même en laissant le double du temps généralement nécessaire.
Parmi elles, trois gamines lisent à peu près couramment à haute voix sans accrocher ni bredouiller exagérément MAIS ça ne fait aucun sens dans leur tête seulement du bruit dans leur bouche. Elles l’expriment d’ailleurs assez clairement avec une naïveté désarmante.
Je me suis assuré qu’elles comprenaient tous les mots du texte, le plus souvent c’est le cas. Il ne s’agit donc pas (seulement) d’un pb de vocabulaire. Elles confondent parfois un mot avec un autre (méthode globale ?) mais pas plus que ça. Le centre du problème n’est donc pas là.
Elles ne semblent certes pas prédisposées pour le Nobel, mais ne présentent pas non plus de signes manifestes de handicap mental.
Que faire ? Existe-t-il une méthode magique ?
L&L me semble être destiné à un autre type de souci.
Si vous connaissez d’autres forums ou sites qui abordent cette question merci de faire passer les URL.
J’ai 5 h de cours par semaine avec cette classe et une évaluation plus que super light au bac (dans deux ans). Je peux donc disposer de pas mal de temps pour leur apprendre à lire si vous pensez qu’il y a un vague espoir de succès et que vous m’indiquez comment procéder.
Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2007
Ils ne l'ont certainement reçue qu'en Alsace, seule région de droite... Quelle économie d'arbres!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007
Région gérée par la droite. Il y a aussi quelques gens de gauche en Alsace, pas beaucoup c'est vrai.
En plus à moins qu'on ne la considère pas comme une "vraie" région, il me semble que la Corse a aussi un exécutif de droite, non ?
Les Alsaciens sont à la fête ces jours-ci.
Ce n'est pas grave, ce soir nous nous consolerons en dégustant une tarte aux quetsches 100% alsaciennes. L'automne est une saison pleine de délices par ici, avant l'hiver et ses petits biscuits de Noël.
Ecrit par : lucile | 20 septembre 2007
"L'automne est une saison pleine de délices par ici"
La fin d'été devrais-je dire, mais ces jours-ci, il flotte plutôt une atmosphère d'automne en vérité.
Ecrit par : lucile | 20 septembre 2007
C'était quoi, le texte que vous leur faites lire? Peut-être faut-il commencer par plus simple ou plus proche de leurs champs d'investigations? Ça fait peut-être douze ans qu'elles sont en friche et passent de classes en classes sans que personne ne se soit rendu compte qu'elles ne savaient pas interprêter un message écrit? Enfin, je me dis que c'est peut-être ça?
Par exemple, si vous leur faites lire "la pomme tombe de l'arbre" ou "le chat saute sur le canapé", elles le comprennent quand même?
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Ben, pas essayé ! Mais faudrait voir ...
Par exemple un extrait qui pose pb :
"Observer que le curseur de la souris change d’aspect lorsqu’on passe sur les différents éléments du dessin. Il peut indiquer par exemple : une circonférence – le centre d’un cercle – une ligne – le milieu d’une ligne – un sommet, etc. C’est très pratique pour savoir ce que l’on sélectionne !"
Z'ont pas compris kaske ça vaut dire m'sio.
ou bien plus actif :
"Poser l’outil de cotation, cliquer sur le centre du cercle esquisse et garder cliqué. Sans lâcher le clic bouger la souris. Observer que l’esquisse se déplace (le curseur est forme de double croix). Lorsqu’on passe sur une arête perçage à fond plat, le curseur devient une ampoule orange, lorsqu’on passe sur son centre, le curseur devient un carré orange. SolidWorks a reconnu des positions géométriques particulières !"
Z'ont pas compris kasky faut faire m'sio.
Rappel : ils ont tout leur temps et le droit de s'aider entre eux.
Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2007
J'avoue qu'j'ai pas tout compris non plus, chef !
C'est quoi-t-est-ce, une arête perçage à fond plat ?
Un bateau ?
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Voyez Dobolino, vous n'étiez pas si loin avec votre histoire de chat, moi c'est ... une souris !
autre exemple :
"Observer l’arbre de création. Vérifier qu’en cliquant sur celui-ci les volumes correspondant sont coloriés sur le dessin."
Juste pour compléter au sujet de vos pommes ;-)
Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2007
faute de ctrl+C ctrl+V " une arête DU perçage à fond plat "
Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2007
Quand j'ai fini de lire un bouquin en anglais, ou un mode d'emploi traduit du moldo-serbe en français par un coréen (du nord), j'ai les yeux qui vrillent et mal à la tronche.
Est-ce la méthode globale, ou c'est normal à cause du déchiffrage, et ça le fait à tout le monde ?
(PS : c'est une question sérieuse malgré les apparences, je m'adresse aux spécialistes de la lecture)
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
faute de ctrl+C ctrl+V " une arête DU perçage à fond plat "
Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2007
en 26 lettres : pas mieux !
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Cher Jérémy, oui, j'ai les plus grandes craintes.
La globale au lycée, le lycée global, le lycée minimal pour tous, la culture globale pour tous, le petit tronc commun bien amaigri, l'anorexie lycéenne masquée derrière le fallacieux prétexte de culture générale. La définition de la culture générale par JPB va aller droit au coeur des pédagos: savoir parler 10mn de tout; moi, j'appelle cela du vernis culturel pas de la culture générale...
Que ne va-t-on pas faire au nom de la culture générale dont tout le monde se fiche éperdument depuis des années? Le bac généraliste pour cacher la misère du tronc-tronc et les économies qui vont avec.
Je me demande comment on va résoudre nos problèmes de recherche. Laurent Lafforgue disait déjà que les matheux de S sortaient du lycée actuel avec un niveau en maths qui ne leur permet pas d'aborder sereinement un programme du supérieur; alors avec lycée généraliste qui démarrerait au niveau de l'élève moyen de 3ème actuel!!! et des programmes remaniés en tenant compte du dit niveau!?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007
Dobolino, le collège multiple? J'aimerais bien savoir de quoi il retourne avant de discuter; si c'est la continuité de ce qui existe avec seulement l'introduction de groupes de niveaux, en fonction des matières, cela ne résoudra pas grand-chose.
Ce qui se profile dans les dernières infos officielles que j'ai lues, c'est une individualisation de plus en plus marquée de l'enseignement. Pour faire bref, un minimum encore plus minimal ( socle commun) pour tous et des profs présents toute la journée pour faire de l'enseignement individualisé ( PPRE et autres joyeusetés) pour les élèves largués. Or le soutien au collège c'est du pipeau. Cela aide les gamins à ...aller jusqu'au bout du collège, c'est tout. Je n'ai jamais vu un élève qui bénéficiait de toutes les aides de collège entrer au lycée. Les jeux sont déjà faits et les mesures de soutien ne font jamais l'objet d'une évaluation . Par contre les mesures de soutien se multiplient pour faire croire qu'on s'occupe des "largés". Dans la réalité, les gosses savent que
c'est du pipeau et il faut leur courir après pour qu'ils aillent au soutien. Le soutien marche pour ceux qui de toutes façons s'en seraient sortis. Les élèves en difficulté ( réelle) au collège en 6ème ne passent JAMAIS au lycée; j'ai mes stats depuis 83...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007
Yann, vous aurez deviné (j'espère) que ce mode d'emploi est à utiliser face à un DESSIN (sur un écran d'ordinateur).
Les objets dont on parle ont été préalablement définis par une image accompagnée d'une légende du type "Perçage à fond plat".
Je veux espérer que VOUS aviez imaginé la forme de ce volume (un trou cylindrique dont le fond est plan).
Mon "mode d'emploi" serait-il susceptible de vous coller une névralgies ?
En gros, est-ce vraiment trop dur à lire parce que confus (traduit du moldave) ou inadapté pour un élève de première ? Je finis par douter de ma santé mentale ...
Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2007
Au pays d'Ubu : les évaluations CM2
http://www.lire-ecrire.org/Evenement-stupefiant-les-nouvelles-evaluations-CM2_a298.html
Ecrit par : Un hussard | 20 septembre 2007
"Poser l’outil de cotation, cliquer sur le centre du cercle esquisse et garder cliqué. Sans lâcher le clic bouger la souris. Observer que l’esquisse se déplace (le curseur est forme de double croix). Lorsqu’on passe sur une arête perçage à fond plat, le curseur devient une ampoule orange, lorsqu’on passe sur son centre, le curseur devient un carré orange. SolidWorks a reconnu des positions géométriques particulières !"
J'ai franchement pas compris grand chose !!! Sinon que Solidworks est un logiciel drôlement inteligent. Mais alors l'outil de cotation, l'arête perçage et le cercle esquisse (esquissé peut-être ??) me laissent pantois.
Le texte 1 est compréhensible, par contre.
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
Quand je dis "qu'est-ce qui empêche de mettre le programme de Seconde comme contenu de terminale?", ce n'est pas que je veux que ça se fasse ! Au contraire ! C'est pour montrer que si on veut faire des généralistes sans viser trop haut, on peut se contenter de garder nos Secondes qui en fin d'année ne savent rien mais ont au moins cinq ans de français, maths et histoire-géo derrière eux...
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
J'ai une bête remarque - l'idée est de sauver la L, au départ ? d'admettre que les S ne sont pas tous des scientifiques ?
Et si on rendait aux enseignants le pouvoir de décider des orientations ? On n'aurait plus de S ultra-littéraires à peine matheux... Le bac S serait réservé aux scientifiques - le L aux littéraires qui y sont en ce moment, peinant et suant avec leurs incompréhensions diverses. Et v'là les deux séries sauvées.
Ca coûte trop cher de rendre le pouvoir aux enseignants, c'est ça ?
- pour info, mes S cette année sont crasses en maths/physique, ils tournaient vers les 10/11 l'an dernier. Par contre, ils ont lu des choses comme La Chartreuse de Parme, ou les Méditations du grand René, notent frénétiquement toutes les références qu'il me vient à l'esprit de leur donner, et les lisent sans que je le leur demande.... De vrais L, cette classe. Ils sont 36.
Sur les trois S, il y en a une composée de littéraires pur sucre , une autre moit-moit, une seule composée de scientifiques surtout, d'abord et avant tout.
Et nous avons une L à 34.....
Bref, on nous raconterait pas un peu des craques, à faire croire au monde que la filière dépérit ? Elle ne dépérit QUE parce que les parents craignent comme la peste les classes pourries et hétérogènes, et forcent sur S pour donner à leurs enfants la certitude d'être, enfin, avec des élèves sérieux.
Ecrit par : Milady | 20 septembre 2007
En fait, je crains un lycée au rabais, le collège l'est déjà. Les parents qui ont de l'argent ne se contenteront pas de cela. Ils mettront leurs gamins dans le privé.
Voilà où mène le refus d'une sélection claire et lisible.
Le système éducatif en France coûte trop cher, soit, pour des résultats insuffisants, soit.
Au lieu d'envisager une sélection lisible par tous qui permettent à tous de suivre un cursus exigeant jusqu'au moment où chacun le peut, on préfère mettre en place" un tout pour tout le monde" au rabais c'est - à- dire un enseignement public minimaliste qui sera fui par les gens favorisés au profit du privé.
Une sélection juste qui respecte les capacités de chacun permet de ne leurrer personne et de regarder en face les problèmes financiers qui ont leur importance.
Cet enseignement au rabais sera le prix qu'il faudra payer pour avoir refusé la sélection.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007
Quand j'ai fini de lire un bouquin en anglais, ou un mode d'emploi traduit du moldo-serbe en français par un coréen (du nord), j'ai les yeux qui vrillent et mal à la tronche.
Est-ce la méthode globale, ou c'est normal à cause du déchiffrage, et ça le fait à tout le monde ?
(PS : c'est une question sérieuse malgré les apparences, je m'adresse aux spécialistes de la lecture)
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007
Ce n'est certainement pas la faute de la méthode globale vu que j'ai appris par syllabique pure et dure avec une vieille demoiselle sortie tout droit des placards de la troisième république avec bas 70 deniers, gaule en noyer et talons plats qui gérait ses quarante cinq gamines sorties pour la plupart des taudis du bord de Seine (ça s'appelle le front de Seine maintenant et c'est vachement chic-cher-bureaux) à coup de canne sur la tête et de menace de bagne à court terme.
J'ai pas pigé non plus. Ceci dit, mise en situation devant le pb, j'arriverai peut-être à gérer le mulot si ma vie en dépend.
Zorglub, puisque vous avez cinq heures par semaine, commencez par les bisounours!
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Y'a des bons logiciels pour les deux-cinq ans et des souris spéciales, Zorglub!
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
En l'occurrence, ce n'est même pas à craindre - un bac unique, c'est la fin de la seule filière à peu près potable du lycée -
Je dirais public et privé, du moins concernant le privé pas cher, qui sera soumis à la même règle stupide.
Et comme la mode insupportable est aux classes hétérogènes, cela signifie qu'on interdira de fait aux élèves d'être 'entre eux' - pas bien de vouloir être entre soi, ça se fait pas, ça, c'est pas correct.
Ce bac unique est une véritable horreur, comme tout ce qui se fait contre la volonté de tous - et ici on va contre la volonté des élèves, contre celle des parents et contre celle des enseignants.
Ecrit par : Milady | 20 septembre 2007
Dobolino, le collège multiple? J'aimerais bien savoir de quoi il retourne avant de discuter; si c'est la continuité de ce qui existe avec seulement l'introduction de groupes de niveaux, en fonction des matières, cela ne résoudra pas grand-chose.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007
Moi, j'attendais que vous nous rêviez un nouveau système! D'un rêve ici peuvent naître des réalités, peut-être, si JPB ne rêve pas....
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Ce bac unique est une véritable horreur, comme tout ce qui se fait contre la volonté de tous - et ici on va contre la volonté des élèves, contre celle des parents et contre celle des enseignants.
Ecrit par : Milady
La messe est dite...
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007
Ce bac unique est une véritable horreur, comme tout ce qui se fait contre la volonté de tous - et ici on va contre la volonté des élèves, contre celle des parents et contre celle des enseignants.
Ecrit par : Milady | 20 septembre 2007
Voueï! Pas plus! Encore un piège à gogos de plus.
Attendez, l'âge normal du bac, c'est 17/18 ans, alors faut pas charrier dans les bégonias! Bac unique, ça veut obligatoirement dire baisse de niveau, parce que à dix-huit ans, on n'est pas un bébé de CM2.
Faudrait pas prendre systématiquement les élèves, leurs parents et les enseignants pour des niais.
Depuis que les Sciences et Techniques sont sorties des limbes et du mépris, il y a plusieurs bacs. Pourquoi, à présent qu'elles s'enrichissent et se complexifient de plus en plus, nos gamins devraient suivre un tronc commun de merde et, nous, payer trois à quatre ans d'études supplémentaires pour qu'ils soient opérationnels?
Les cochons de payants en ont ras la casquette!
A ce rythme là, Yann, notre diplome vaut de l'or et c'est sans problème qu'on nous l'accorderait une seconde fois. Inutile de réviser quoi que ce soit!
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Zorglub, je ne vois qu'une solution, peut-être ingérable, je ne connais pas du tout la configuration de la salle où vous travaillez.
Commencez, si c'est possible, par faire lire à haute voix à un élève, la première phrase : "Poser l’outil de cotation, cliquer sur le centre du cercle esquisse et garder cliqué.", faites-leur trouver combien ils ont d'actions différentes à exécuter dans cette première phrase, faites-les leur relire une à une, demandez des explications sur chacune des actions, faites ensuite exécuter ces trois actions "pour de faux" (parce que continuer à lire en gardant cliqué, ce n'est pas commode).
Continuez ainsi phrase par phrase, à voix haute d'abord, deux ou trois fois s'il le faut pour chaque phrase.
Arrêtez-vous au besoin pour faire lire au tableau une série de mots contenant tel ou tel son qui ne semble pas acquis par un ou deux élèves (ou plus, si j'ai bien compris).
Faites des retours en arrière fréquents (par exemple, à la fin de la troisième phrase, demandez de récapituler toutes les actions qui auront été faites à ce moment-là). N'hésitez pas à faire relire silencieusement (au mieux) ou à voix haute (au pire) pour qu'ils prennent l'habitude de vérifier systématiquement par la lecture si leur mémoire est fidèle.
C'est ce que je fais avec mes CP en fin d'année et mes CE1 systématiquement en début d'année puis à chaque fois que j'ai droit à un "J'ai pas compris c'qu'y faut faire..."
Au bout de quelques séances de décryptage mot à mot, bien longues, bien casse-pied, dès que je commence ma phrase : "Bon, eh bien, tu vas nous relire ça petit bout par petit bout.", le gamin, pas fou, me dit : "Non, non, mais ça va, je sais, je sais !".
Ecrit par : catmano | 20 septembre 2007
A part ça, j'ai entendu not'bon président, ce soir. Il a dit que c'était très facile de noter les profs au mérite.
Dans toutes les écoles, collèges et lycées, on peut facilement savoir qui les parents aimeraient que leurs enfants aient comme "maîtres" et que certains d'entre nous dépensaient beaucoup d'énergie pour emmener leurs élèves au théâtre, dans des expositions, visiter la nature et qu'il n'était pas normal que ceux-là, qui se donnaient beaucoup plus que les autres, ne soient pas mieux récompensés.
Alors, ceux qui ont besoin d'argent, à vos classes transplantées, à vos Projets d'Action Culturelle, à vos IDD, à vos échanges linguistiques !
Ecrit par : catmano | 20 septembre 2007
J'ai oublié un "Il a dit que" avant "Dans toutes les écoles..."
Ecrit par : catmano | 20 septembre 2007
Je me doutais bien que Catmano aurait une solution! Les friches, elle possède, les jachères aussi!
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Je me doutais bien que Catmano aurait une solution! Les friches, elle possède, les jachères aussi!
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
C'était pour ça!:
Zorglub, je ne vois qu'une solution, peut-être ingérable, je ne connais pas du tout la configuration de la salle où vous travaillez.
Commencez, si c'est possible, par faire lire à haute voix à un élève, la première phrase : "Poser l’outil de cotation, cliquer sur le centre du cercle esquisse et garder cliqué.", faites-leur trouver combien ils ont d'actions différentes à exécuter dans cette première phrase, faites-les leur relire une à une, demandez des explications sur chacune des actions, faites ensuite exécuter ces trois actions "pour de faux" (parce que continuer à lire en gardant cliqué, ce n'est pas commode).
Continuez ainsi phrase par phrase, à voix haute d'abord, deux ou trois fois s'il le faut pour chaque phrase.
Arrêtez-vous au besoin pour faire lire au tableau une série de mots contenant tel ou tel son qui ne semble pas acquis par un ou deux élèves (ou plus, si j'ai bien compris).
Faites des retours en arrière fréquents (par exemple, à la fin de la troisième phrase, demandez de récapituler toutes les actions qui auront été faites à ce moment-là). N'hésitez pas à faire relire silencieusement (au mieux) ou à voix haute (au pire) pour qu'ils prennent l'habitude de vérifier systématiquement par la lecture si leur mémoire est fidèle.
C'est ce que je fais avec mes CP en fin d'année et mes CE1 systématiquement en début d'année puis à chaque fois que j'ai droit à un "J'ai pas compris c'qu'y faut faire..."
Au bout de quelques séances de décryptage mot à mot, bien longues, bien casse-pied, dès que je commence ma phrase : "Bon, eh bien, tu vas nous relire ça petit bout par petit bout.", le gamin, pas fou, me dit : "Non, non, mais ça va, je sais, je sais !".
Ecrit par : catmano | 20 septembre 2007
Pas pour les horreurs d'en dessous, celles que, justement, ma fille, elle hésite entre le voyage à Berlin, celui en Italie et celui à Paris. Vous vous rendez compte qu'elle n'a droit qu'à deux voyages sur trois, alors qu'elle est en quatrième? C'est une honte! Comment voulez-vous qu'on les éduque, dans ces conditions?
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Je confirme que les classes hétérogènes sont "une mode insupportable".
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
Catmano, je retiens votre proposition qui est plus contraignante pour l'élève. J'ai procédé (sans succès ...) "à l'envers" en leur montrant moi-même que toutes les actions étaient décrites et intelligibles afin de prouver que l'exercice n'était pas trop difficile.
Pour Dobolino et Yann, qui ont décidé d'être caustiques, que ce logiciel soit "intelligent" (?) ou non n'est pas le pb. Il est leader sur le marché du DAO dans le monde et on me demande d'apprendre aux gosses à s'en servir ... Sans doute pour mieux les asservir aux forces obscures néolibérales ?
Il doit certainement y avoir une importante distance culturelle entre-nous. Vous semblez ne pas comprendre ce que j'écris.
De mon côté je reste très perplexe sur le sens caché derrière les phrases : "Zorglub, puisque vous avez cinq heures par semaine, commencez par les bisounours! /.../ Y'a des bons logiciels pour les deux-cinq ans et des souris spéciales, Zorglub!" (bien que j'en comprenne tous les termes).
Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2007
Friche est effectivement bien plus approprié que jachère.
Merci de nous le préciser.
Je continue donc dans le badinage métaphorique bien que le sujet ne prête pas à rire, pour ajouter que l'inculture n'en sert pas moins de dénominateur commun aux deux, même si la seconde s'enrichit grâce au fumier...
Le reportage sur le tabeau électronique au CP vous glace le sang! Merci à qui nous a permis de ne pas manquer ce morceau de bravoure: les Docteurs Folamour de Grenelle ont encore une bien belle carrière devant eux. La mise à la retraite d'office dans le cadre de l'amaigrissement de l'État ne les concerne pas. C'est inique.
Combien y a-t-il d'inspecteurs?
Ces enfants de ?? en Seine-et-Marne-ne lisent pas. Sur ce tableau plein d' étiquettes, ils "reconnaissent" les mots que leur mémoire a photographiés et le preenom est le premier bien entendu. pas de quoi crier au génie. La globale se porte de mieux en mieux.... et la "pscychologue-orthophoniste" (SIC!) interviewée se pourlèche déjà les babines. C'est bon pour le business.
Dramatique de penser qu'il ne s'agit justement pas d'une simple expérience, puisque depuis qu'on nous réforme l'école à tour de bras, l'échec d'une méthode et la gravité de celui-ci n'ont jamais été un motif pour arrêter l'expérience. Puisque le moteur est non pas l'intérêt des enfants mais l'idéologie derrière, la casse n'est que le prix à payer pour la grandeur de l'idée, et quand le résultat est mauvais, on le nie ou on l'ignore.
Il en va de l'école comme de l'économie.
Quant aux distributeurs de frites à 2 Euros, c'est le pompon!
Comment rester insensible quand on voit ainsi l'accélération la destruction de l'espèce programmée en direct au JT?
Derrière la crise de l'école se profile la crise de transmission de notre civilisation. Alain, puis Arendt l'ont écrit, Finkielkraut le confirme ( La Querelle de l'école, chez Plon).
Je le répète pour les nouveaux: lire de toute urgence "Histoire d'un Allemand", de Sebastian Haffner sur la montée du nazisme dans les années 30. Même passivité, (résignation dit le rapport du HCE) devant l'abomination vécue au quotidien, et la banalisation suit, nécessairement. Terrifiant.
Un autre point commun entre les deux phénomènes: l'exode des cerveaux...
Qui dira encore que la mainmise du pédagogisme sur l'école n'est pas une entreprise totalitaire?
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007
j'attendais que vous nous rêviez un nouveau système! D'un rêve ici peuvent naître des réalités, peut-être, si JPB ne rêve pas....
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Ah! C'était du rêve que vous vouliez? Alors ça, on peut faire aussi mais je ne crois pas que cela servirait à grand-chose. Cela ne ferait pas rêver beaucoup de monde!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007
Bonsoir,
Une bonne nouvelle communiquée par le Café pédagogique.
GM
"Avec l'accord de Xavier Darcos, Gabriel Cohn-Bendit appelle à la création de collèges expérimentaux. Au départ c'est juste une petite ligne dans l'agenda de X. Darcos : "le 18 septembre à 15 heures réception de Gabriel Cohn-Bendit". L'information avait de quoi surprendre : voilà deux personnalités bien différentes : d'un coté l'homme politique de droite, plutôt raide que bonhomme, attaché à la tradition; de l'autre l'innovateur reconnu, le docteur es anarchisme, poil à gratter breveté du ministère de l'éducation nationale. Et puis Ferry avait dépensé tant d'énergie pour le bouter hors de la rue de Grenelle. Et voilà que Darcos l'y recevait. Comprenne qui peut…
Pourtant, d'après G. Cohn-Bendit, l'entretien est "chaleureux". L'ancien pilote du Conseil national de l'innovation apporte une solution à un problème qui va se poser au ministre. Avec la disparition de la carte scolaire, certains collèges de banlieue vont perdre beaucoup d'élèves. Qu'en faire et que vont devenir ces établissements désertés par les élèves les plus aisés ?
Pour G. Cohn-Bendit, "il y a moyen de changer ces établissements, d'adapter l'école aux jeunes, de faire réussir les élèves", y compris ceux qui viennent de l'immigration, "puisque la Suède ou la Finlande y arrivent".
G. Cohn-Bendit propose de confier ces établissements désertés à de nouvelles équipes pédagogiques, composées de profs volontaires, capables de s'investir dans un projet collectif et innovant. "Ils seront totalement autonomes et dépendront directement du seul ministre" exige-t-il. Il peut se prévaloir de la création d'une structure comparable qui fête cette année ses 25 ans : le Lycée expérimental de Saint-Nazaire. Xavier Darcos est intéressé par le projet et, au ministère, on confirme "attendre les propositions de Gabriel Cohn-Bendit".
Car, pour que le projet voie le jour, il faut des enseignants. Gabriel Cohn-Bendit est persuadé de trouver les enseignants nécessaires. "Il y a plein d'enseignants qui ont envie que ça change mais qui n'osent pas affronter l'immobilisme des collègues. On leur propose de participer à une vraie équipe pédagogique, organisée, autonome et cohérente" et de faire enfin bouger les choses. Ils pourront garder leur poste actuel et être détachés provisoirement dans un collège expérimental. L'objectif est d'ouvrir les premiers collèges expérimentaux à la rentrée 2008 dans plusieurs régions."
Ecrit par : guy morel | 20 septembre 2007
Etre sous l'autorité directe du ministre, ca veut dire quoi ???
Il doit avoir autre chose à faire, le ministre, qd meme...
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
" Le Lycée expérimental de Saint-Nazaire est un lycée général public qui fonctionne de façon cogérée. Il regroupe aujourd'hui dix-neuf membres de l'équipe éducative et environ cent cinquante élèves. L'organisation du Lycée est non-hiérarchique, il n'y a pas de proviseur, pas de CPE, pas de surveillant, pas de secrétaire, pas de femme de ménage. Les membres du Lycée s'auto-organisent pour tout. "
Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007
Ceux qui, ici, apprécient particulièrement les classes homogènes auraient été comblés par le reportage "d'envoyé spécial" sur les enfants surdoués.
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007
""Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place."
Vous dites vrai Cadichon.
Dans mon pays, ma fille est la seule instit sur 25 à ne pas faire de global. encora a-t-elle été menacée par son inspectrice qui lui a posté la critique de cette vieille c. gâteuse de Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa".
Il est vrai que l'IUFM est un des pires de France (ce n'est pas Pedro qui me contredira, avec sa mémorable lettre ouverte à Gérard Gonfroy).
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2007
N.B.: Tika, je vous ai lu.
Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
Encore une erreur de votre part !
Ecrit par : Tika | 20 septembre 2007
"Il y a 20 ans, 29% des élèves des classes préparatoires étaient issus de catégories sociales défavorisées. Aujourd'hui, ils ne sont que 9%." (MAIS POURQUOI DONC ???) demande madame Guichard, qui semble aussi ignorer qu'ils tombent en fait de 0 à 3% dans les prépas du Veme arrondissement.
Réponse: parce qu'en imposant de supprimer les inégalités naturelles l'égalitarisme creuse les inégalités sociales.
Une évidence pour quiconque a lu Tocqueville, Burke ou Condorcet, (car on n'a rien dit de plus pertinent depuis) et que
confirment depuis 80 ans les prouesses calamiteuses des régimes communistes .
Pour ceux qui ont bravé l' omertà pratiquée dans nos institutions d'enseignement secondaire et même supérieur, et eu la curiosité de se renseigner par eux-mêmes sur le contenu de la doctrine libérale (notamment celle de l'école autrichienne), cette observation est tout autant une évidence que le fait que le Smic est un facteur de chômage. La messe est dite au premier cours d'économie non marxiste par le premier coup d'oeil sur la courbe qui le démontre.
Alors, juste un petit effort pour vaincre cette répugnance atavique et la caricature qui l'inspire, et l'effet Bourrel est garanti.(Bon sang, mais c'est bien sûr!)
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Eh bien, si le pire des deux Cohn-Bendit, (Daniel à côté est un agneau inoffensif et même sympathique ) apologue entre autres de la pédophilie et thuriféraire des assassins de l'école, devient conseiller de Darcos, c'est bien le remake de l'époque de la Libération quand les nazis et les collabos se recyclaient...
Les "expérimentations" que va nous concocter cet autre Dr Folamour seront encore bien pires que les tableaux électroniques.
Si c'est une blague, elle est de bien mauvais goût, sinon, éveillez-moi de ce cauchemar!
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Je ne sais pas d'où Cadichon connaît Gaby Cohn-Bendit, mais je l'ai, praiqué deux fois de très près, et je confirme que c'est un illuminé dangereux. J'ai un peu peur que sa présence au ministère participe de ces effets d'annonce dont raffole le gouvernement Sarkozy, depuis trois mois, en mettant en vedette des improbables de gauche. C'est une stratégie qui est peut-être médiatiquement spectaculaire, mais qui ne rapportera rien sur le moyen ou long terme. Cohn-Bendit est bien pire que les pédagogistes. Il arrive d'une ère défunte, celle d'Ivan Ilitch (pour ceux qui en 1971 n'ont pas lu Une société sans école, voir par exemple http://www.eleves.ens.fr/home/colonna/illich-education.html), et ce qu'il prône est tout simplement dément — et croyez-moi, ce gros barbu a toute la rhétorique nécessaire pour se montrer convaincant. De là à lui confier ce qu'il y aura bientôt d eplus délicat dans le système, c'est-à-dire les écoles de la marge, il y a un gouffre — parce qu'il en ferait des nids de cinglés revendicatifs. Que l'école donne de l'esprit critique, à la bonne heure ! Qu'elle fomente je ne sais quel grrand soir des banlieues, au moment même où la gauche vient de renoncer à l'idéologie du Grand soir, est sans doute plus délicat.
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2007
""Avec l'accord de Xavier Darcos, Gabriel Cohn-Bendit appelle à la création de collèges expérimentaux" (le café pédagogique)
Quand je pense qu'il y a des profs qui ont voté Sarko justement pour éviter ça...
Les baisés, comptez-vous !
Ecrit par : Tiger Lilith | 21 septembre 2007
"Il y a 20 ans, 29% des élèves des classes préparatoires étaient issus de catégories sociales défavorisées. Aujourd'hui, ils ne sont que 9%." (MAIS POURQUOI DONC ???) demande madame Guichard, qui semble aussi ignorer qu'ils tombent en fait de 0 à 3% dans les prépas du Veme arrondissement", écrit Cadichon.
Madame Guichard n'ignore rien de tout cela parce que madame Guichard est sur le terrain -- sauf à considérer avec JL Chiss que le vécu du terrain ne vaut rien, ça va de soi. Madame Guichard posait une question rhétorique, ce qui signifie qu'elle avait une réponse à proposer... qui n'est pas très éloignée de la vôtre, figurez-vous : le nombre d'étudiants de CPGE issus de milieux défavorisés s'est effondré parce qu'à force de brader les contenus de l'enseignement et de ne plus rien apprendre aux élèves, ceux qui viennent de familles où on ne peut "compenser" à la maison grâce à une bibliothèque -- ou des cours à Acadomia -- n'ont plus aucune chance de pouvoir accéder aux prépas. Exibunt les Senghor, les Césaire, les Pompidou, les Bourdieu, tous purs produits de la méritocratie républicaine. Madame Guichard s'honore d'avoir fait intégrer Sces-po par des étudiantes venue de ZEP, recrutées sur leurs bons dossiers, et pas "parce qu'à prononcer leurs noms sont difficiles", et qui, secondées par leurs enseignants et "coachées" par leurs camarades, ont travaillé comme des folles pour y arriver. Bref, madame Guichard a fait monter les statistiques, et le pauvre prof de prépa qu'elle est s'incline bien bas, jamais lasse de l'entendre, devant madame Cadichon, qui lui fait découvrir ce qu'elle avait toujours rêvé de savoir sur le merveilleux monde enchanté du libéralisme, sans jamais oser le demander.
Ecrit par : FGuichard | 21 septembre 2007
""Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place."
Vous dites vrai Cadichon.
Dans mon pays, ma fille est la seule instit sur 25 à ne pas faire de global. encora a-t-elle été menacée par son inspectrice qui lui a posté la critique de cette vieille c. gâteuse de Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa".
Il est vrai que l'IUFM est un des pires de France (ce n'est pas Pedro qui me contredira, avec sa mémorable lettre ouverte à Gérard Gonfroy).
Anne-Marie."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2007
Je me permets d'émettre un doute sur les vraies raisons qui rendent la communication difficile entre la fille d'Anne-Marie Valette et son inspectrice.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
"Je me permets d'émettre un doute sur les vraies raisons qui rendent la communication difficile entre la fille d'Anne-Marie Valette et son inspectrice.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007 "
Sûr que si elle est comme lui, c'est po gogné...
Ecrit par : toto | 21 septembre 2007
En fait, je crains un lycée au rabais, le collège l'est déjà. Les parents qui ont de l'argent ne se contenteront pas de cela. Ils mettront leurs gamins dans le privé.
Voilà où mène le refus d'une sélection claire et lisible.
Le système éducatif en France coûte trop cher, soit, pour des résultats insuffisants, soit.
Au lieu d'envisager une sélection lisible par tous qui permettent à tous de suivre un cursus exigeant jusqu'au moment où chacun le peut, on préfère mettre en place" un tout pour tout le monde" au rabais c'est - à- dire un enseignement public minimaliste qui sera fui par les gens favorisés au profit du privé.
Une sélection juste qui respecte les capacités de chacun permet de ne leurrer personne et de regarder en face les problèmes financiers qui ont leur importance.
Cet enseignement au rabais sera le prix qu'il faudra payer pour avoir refusé la sélection.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007
Je réitère. Je voudrais bien quelques avis...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 21 septembre 2007
Quelles sont donc ces "vraies raisons", Christophe. Maintenant que vous avez commencé...?
Ecrit par : Jean | 21 septembre 2007
Je n'ai fait qu'émettre une hypothèse, Jean. Simplement, si la fille d'Anne-Marie Valette, cornaquée par sa mère, adopte le même ton vis à vis de ses collègues et de son inspectrice en les traitant tous de débiles mentaux vendus au lobby pédagogiste et mettant en oeuvre des méthodes débiles de lecture, cela ne favorise certainement pas une relation détendue entre ces différents partenaires... Mais ce ne sont que supputations! Il y a, en ce domaine comme dans les autres, le fond et la forme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
"Le système éducatif en France coûte trop cher, soit, pour des résultats insuffisants, soit."
Voilà l'argument des journaleux et des faiseurs d'économies de bouts de chandelle.
Le syllogisme "système éducatif trop cher + résultats insuffisants = suppressions de postes" est affligeant.
Tout d'abord, parce qu'on envisage l'école comme une entreprise - hors ça n'a rien à voir, n'en déplaise à Cacadichon et son admiration béate du système américain (d'ailleurs, si votre fille s'est pris un 20/20 en histoire, vous êtes sûre que c'est parce qu'elle le vaut, ou parce qu'on surnote les élèves aux USA? pensez-y).
Ensuite parce que l'argument qu'on nous sert à chaque JT est le suivant: "dans les pays étrangers, ils ont moins de profs et de meilleurs résultats" - ou comment comparer des choses incomparables, les pays étant tous différents les uns des autres (population, immigration, tradition pédagogiques.. etc).
Enfin, on semble oublier dans les rédactions que les "résultats" sont insuffisants parce qu'on empêche les profs de faire leur boulot, et on a même créé des profs incultes (made in IUFM) qui contribuent à l'alphabétisation ambiante... forcément, depuis 30 ans, on a jeté l'argent par les fenêtres! Mais ça n'a rien à voir avec le nombre de fonctionnaires, plutôt avec la philosophie de l'enseignement en France aujourd'hui.
Ecrit par : Loki | 21 septembre 2007
qui contribuent à l'ANalphabétisation ambiante, bien sûr!
Ecrit par : Loki | 21 septembre 2007
Thalie, ben vous avez le mien, d'avis - et je suis tout entier acquis à votre cause.
C'est vrai qu'on nous reprochait (à juste titre) de nous éloigner du sujet de départ, mais maintenant que nous sommes deux à le traiter, plus personne ne s'y intéresse.
Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007
Je confirme que "ce gros barbu a toute la rhétorique nécessaire pour se montrer convaincant". D'où ma réaction à cette annonce.
J'ai la chance de ne jamais avoir eu à fréquenter de près ce personnage dont je sais par ses prises de position, écrits et apparitions publiques, qu'il est nauséabond au point de faire d'un Garaudy un enfant de coeur et dangereux car c'est un ogre (particulièrement attiré par la chair fraîche) bien grimé.
Ce n'est pas le cas du frangin que j'aime bien, au fond, et que j'ai pratiqué jadis au quotidien, en mai 68, quand j'étais au comité de grève d'Assas.
"Le système éducatif en France coûte trop cher, soit, pour des résultats insuffisants, soit." affirme (2)Thalie et c'est incontestable
et voici que Loki rétorque:
"Voilà l'argument des journaleux et des faiseurs d'économies de bouts de chandelle.
Voici surtout ce qui est inquiétant si Loki est dans l'enseignement: confondre une observation parfaitement étayée et constamment confirmée depuis des lunes, avec un "argument" .
Ce qui me ramène à mon équation :
égationnisme+ diabolisation= rhétorique du procès stalinien.
(re)lire ou (re)voir l'Aveu.
Et ceci me ramène tout naturellement à Gaby l'enfoiré. Le nombre de ceux qui gobent son miel putride va encore augmenter.
Ora pro nobis!
ou encore, puisqu'ogre il y a:
"On n'est pas sortis du bois" diraient nos cousins de Québec.
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Les élèves en difficulté ( réelle) au collège en 6ème ne passent JAMAIS au lycée; j'ai mes stats depuis 83...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007
Vont-ils peut-être en Lycée professionnel - qui est aussi un lycée, ou alors, y aurait-il quelque "hiérarchisation" dans tout cela? Je ne vous fais pas dire ce que vous n'avez pas écrit, Thalie; je souhaite juste que le LP ne passe pas encore pour la poubelle.
Ecrit par : Pendariès | 21 septembre 2007
"et on a même créé des profs incultes (made in IUFM) qui contribuent à l'alphabétisation ambiante... "
Ecrit par : Loki | 21 septembre 2007
Lapsus intéressant... Inconscient, quand tu nous tiens!
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
"Comment rester insensible quand on voit ainsi l'accélération la destruction de l'espèce programmée en direct au JT?
Derrière la crise de l'école se profile la crise de transmission de notre civilisation. Alain, puis Arendt l'ont écrit, Finkielkraut le confirme ( La Querelle de l'école, chez Plon).
Je le répète pour les nouveaux: lire de toute urgence "Histoire d'un Allemand", de Sebastian Haffner sur la montée du nazisme dans les années 30. Même passivité, (résignation dit le rapport du HCE) devant l'abomination vécue au quotidien, et la banalisation suit, nécessairement. Terrifiant.
Un autre point commun entre les deux phénomènes: l'exode des cerveaux...
Qui dira encore que la mainmise du pédagogisme sur l'école n'est pas une entreprise totalitaire? "
Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007 "
"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire leurs enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,
Alors, c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie."
Je crois que tous ceux, nombreux, qui prennent Cadichon comme "scape goat" ne peuvent qu'approuver son message.
Haffner a en effet écrit un livre terrifiant, tous les totalitarismes, de droite comme de gauche, ont commencé par la destruction de l'école. Qui peut dire de quel bord sont Meirieu, Fracko, Bentolila, Goigoux, Grandserre, Charmeux, J.F. Launay, Bruno Mattéi, Mireille Brigaudiot, Gérard Chauveau, pour ne citer que les plus influents, les "hauts conseillers " du HCE, Claude Thélot, Christian Forestier, et autres fripouilles qui grenouillent à l'EN? Ils sont tous si bornés et si mal intotionnés, comment gardent-ils une telle influence? il est vraiment difficile de comprendre le but recherché à vouloir ce naufrage.
N'est-ce pas la fin d'une civilisation?
ll est si difficile d'informer la population qui ne veut que panem et circences.
J'ai acheté ce matin "La débâcle de l'école : une tragédie incomprise", qui est sorti hier.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1625
Voici le lien pour signer la pétition. Là, c'est quelque chose de vraiment grave qui se prépare.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Anne-Marie, vous êtes décidément totalement paranoïaque.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Zorglub, il n'y a pas foule pour répondre à votre SOS.
J'ai l'habitude, non de flatter les gens dans le sens du poil s'ils me semblent être des personnes importantes, mais d'essayer d'être efficace, en tentant quelques humbles conseils.
J'ai donc posé quelques questions, une des réponses m'a confirmée dans mon idée première.
Il est évident que ces trois filles ont eu un enseignement primaire déplorable, dès la maternelle : que du global, encore du global, toujours du global. Puis en CP : que du global, en core du global, toujours du global. (Pour citer mon ami Thierry Venot, qui irait faire un footing pour se rafraîchir, tant sa hargne l'échauffe quand il lit des messages comme le vôtre.)
Elles font donc partie des 40 % d'enfants qui ne savaient pas lire, ou ne comprenaient pas ce qu'elles lisaient, en entrant en sixième.
"Lire avec Léo et Léa", ou Boscher, c'est trop enfantin pour elles.
Il y a la méthode "Fransya", de madame Wettstein-Badour, pour jeunes et adultes, un peu rébarbative pour les très jeunes enfants, car sans aucune illustration, mais d'une progression excellente. Comme vous les avez un certain nombre d'heures, c'est tout-à-fait jouable, à mon avis.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
Cher Zorglub, je continue.
"Il me semble que le livre de Pennac -"Comme un roman"- cerne bien ce problème. En résumé -du moins c'est ce que je comprends- il s'agit là d'enfants qui, simplement, n'ont pas du tout investi la lecture, l'activité de lire, le plaisir de lire, issus probablement de milieux (vous infirmerez éventuellement) dans lesquels les parents eux-même n'ont aucun intérêt pour ce genre d'activité et n'ont donc ni préparé l'enfant en lui lisant des histoires, ni fourni un modèle d'identification qui les motive dans ce domaine.
Pennac a pris le problème à la racine : en étant devant ces enfants un lecteur passionné, il leur a fourni un modèle identificatoire et les a intéressés à ce mode d'expression. Il a donc choisi de leur lire lui-même des livres de littérature qu'il pouvait mettre à portée de leur compréhension, et adopté une lecture d'homme de théâtre, ou en tout cas passionné par son texte. Et ça a marché. Peu à peu les adolescents se somt à leur tour passionnés pour ces lectures, ont réagi, ont commencé à vouloir écrire leurs propres histoires..."
C'est le conseil de Madame Cuche, orthophoniste, auteur avec Madame Sommer de "Lire avec Léo et Léa" entre autres.
Une autre enseignante vous donne donc le conseil de leur lire au moins une heure par semaine pour leur en donner le goût, c'est ce qu'elle fait dans sa pratique scolaire avec ce genre d'enfants massacrés. Si cela vous est possible....
Anne-Marie.
PS : Je reste à votre disposition pour vous donner des renseignements si vous choisissez la méthode Fransya, qui est excellente. Tous ceux qui l'ont expérimentée ont appris à lire avec succès à leurs élèves. Mais vos élèves sont bien âgées...
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
""Anne-Marie, vous êtes décidément totalement paranoïaque."'
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Quand je pense qu'il y a ici des gens bien intentionnés, bonnes âmes convaincues de leur humanisme, tout aussi assurés que le bon droit est de leur bord ( bonjour la 3eme voie)
et qui pondent de telles inepties tout en affirmant la main sur le coeur qu'ils ne font pas de procès stalinien, que celui-ci c'est en face qu'il se déroule et patati et patata
OR, c'est la main dans le sac qu'on vous prend, les amis....
En flagrant délire!
Anne-Marie, qui est l'auteur du livre que vous citez?
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
J'imagine que chacun ici a sa recette personnelle pour les élèves de Zorglub.
Si ils / elles sont réellement analphabètes, il faut effectivement une méthode d'apprentissage de la lecture (quelqu'un ici est-il spécialiste de FLE — Français langue Etrangère ? Les manuels conviennent assez bien à des jeunes adultes…). Si le problème est la motivation (il me semble que c'est le cas, mais je peux me tromper), alors il faut leur trouver des textes qui leur plaisent et les débloquent. J'avais réussi — il y a longtemps — une opération un peu similaire avec Stephen King — en l'occurrence, Carrie. Ça paraissait gros, mais ce rêve d'adolescente surpuissante avait bien fonctionné. Et peu importe que ce soit une traduction : Stephen King a l'habileté d'écrire avec un vocabulaire et une syntaxe élémentaires, parfaitement compréhensibles par des jeunes inexpérimentés. Et les histoires se tiennent — surtout quand on leur promet de leur passer le film après…
Mais j'aimerais beaucoup savoir quelles sont les suggestions des uns et des atres. Avec quel(s) livre(s) débloqueriez-vous des élèves inaptes à la lecture sans être ineptes ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2007
Anne-Marie, vous êtes décidément totalement paranoïaque.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Je crois bien qu'elle est surtout très en colère. Y'a un peu de quoi, non, quand même?
S'il y a une manie qui m'importune dans le monde moderne, manie à laquelle j'ai hélas comme tous une déplorable tendance à céder, c'est de "psychiatriser" tous ceux qui nous encombrent. En ayant été victime pour de vrai de vrai, je m'efforce de ne plus céder à cette solution de facilité. Si je le fais, merci de m'engueuler copieusement.
La paranoïa, Christophe, c'est une maladie, très grave et incurable.
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Mais j'aimerais beaucoup savoir quelles sont les suggestions des uns et des atres. Avec quel(s) livre(s) débloqueriez-vous des élèves inaptes à la lecture sans être ineptes ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2007
Les élèves de Zorglub sont un peu âgées et de sexe féminin mais j'ai l'impression que chez les onze-treize ans du collège, j'en ai vu dans mon microcosme plusieurs cas, les romans pour jeunes lecteurs inspirés d'un moyen-âge un peu fantastique, marchent très fort. Après, les gamins embrayent assez souvent sur Le Seigneur des Anneaux et, là, c'est gagné, sauf pour ceux qui s'enferment dedans pour ne plus en sortir ce qui arrive et c'est assez embêtant pour eux. Toujours dans mon petit microcosme, je connais deux adultes complètement bouffés par le Seigneur des Anneaux.
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Jean-Paul,
Avec quelques semaines de retard ...bravo pour votre intervention dans l'émission de Canal Plus.
Sur un site que j'ai commencé il y a quelques mois, j'ai scanné le livre de lecture : La méthode Jolly.
Maintenant que je suis en retraite (40 ans en Seine St Denis ...) je vais essayer de trouver le temps de compléter ce site.
Donc à la suite de la mise en ligne de cet ouvrage, je reçois des témoignages de parents :
"Enfin, à l'école de mon fils (école classée ZEP) il y a un manuel de lecture pour 45 élèves, les isntits font des photocopies des pages qu'elles collent dans un grand cahier, comment voulez vous donner envie aux enfants de lire si c'est sur des photocopies en noir et blanc. De plus les instit ne veulent pas se mettre au fait de la loi en enseignant la methode syllabique, et après on vous dira que le taux d'échec scolaire est plus important dans les quartiers défavorisés. Il ne faut pas s'étonner, mes enfants on de la chance que j'ai un certain niveau puisque jai un bac, mais la maman qui a un faible niveau d'études ou qui ne parle pas français ne peut aps aider ses enfants ainsi et la methode employée ne les aidera pas non plus"
"Je peux vous raconter le cas du fils d'une cousine qui à l'âge de 11 ans, est entré en 6ème sans savoir lire ni écrire, il est arrivé à passer toutes ses classes sans qu'aucun enseignant ne se doute du problème. Ca fait peur."
Ecrit par : Sylviane | 21 septembre 2007
Mais j'aimerais beaucoup savoir quelles sont les suggestions des uns et des atres. Avec quel(s) livre(s) débloqueriez-vous des élèves inaptes à la lecture sans être ineptes ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2007
Si je propose Harry Potter, je vais recevoir un cageot de tomates pourries sur la tronche, je suppose ?
Ecrit par : yann | 21 septembre 2007
"Paranoïa: Psychose caractérisée par des troubles de l'interprétation des comportements d'autrui et une rigidité mentale qui amène le sujet à éprouver un vif sentiment de persécution"... Je n'invente rien, Dobolino. J'écris mot pour mot la définition de mon dictionnaire. Traiter systématiquement les profs d'IUFM de débiles mentaux et imaginer sa fille constamment en conflit avec ses collègues et son inspectrice me parait répondre peu ou prou à ces deux critères.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Toujours dans mon petit microcosme, je connais deux adultes complètement bouffés par le Seigneur des Anneaux.
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007'
Moi aussi: outre ma fille de 17 ans, un ami, prof d'économie à Tufts University, qui se dit " obsessed by Tolkien"!
Surtout ne pas s'avouer vaincu.
Le fils d'une amie italienne (34 ans) en visite chez nous cette semaine me disait justement hier soir qu'il avait été long à se mettre à lire car sa soeur ( un an de plus et père disparu quand ils avaient 5 et 6 ans) se réfugiait dans la lecture et refusait de jouer avec lui. Il avait donc pris les livres en grippe. Toutes ses classes à Chateaubriand (Lycée français de Rome), furent sans effet jusqu'au déclic, en 3eme, avec...Bel-Ami! Depuis, il dévore et en français surtout.
Du coup il a conservé une maîtrise extraordinaire du français écrit et parlé, malgré des études supérieures exclusivement italiennes et son job de pilote de chasse "formateur" dans la US Airforce au Texas, depuis 4 ans.
Qu'importe le flacon et le millésime, pourvu qu'on ait l'ivresse.
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Pourquoi "imaginer", Christophe? C'est peut-être vrai... Ça arrive, le harcèlement moral et c'est éminemment destructeur, croyez-moi. Quant à accuser le harcelé de folie pour l'achever, c'est classique aussi et ça arrange bien les bidons de tout le monde, enfin à court terme...
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Tolkien, ça a l'air d'être un peu le Nous Deux ou Confidences ou Gala des riches? Enfin, riches en esprit...
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Vont-ils peut-être en Lycée professionnel - qui est aussi un lycée, ou alors, y aurait-il quelque "hiérarchisation" dans tout cela? Je ne vous fais pas dire ce que vous n'avez pas écrit, Thalie; je souhaite juste que le LP ne passe pas encore pour la poubelle.
Ecrit par : Pendariès | 21 septembre 2007
Pendariès! Vous êtes fatigant, mon grand! La réforme dont il est question est celle du lycée "classique et technologique" et qui a dit il y a deux jours qu'il fallait absolument envisager la réforme des lycées ET des LEP en même temps? Lisez ce que je dis... La situation des LEP et de certains collèges est si proche que ce n'est certes pas moi qui n'envisagerait pas de tenir compte des LEP. Alors, faites z'attention;
je reviens de 3 h eures de 5ème . De 16 à 17h , ils sont zen bien sûr, le vendredi. L'un deux se met brusquement debout . Je lui demande ce qu'il a et il me répond: " J'ai mal aux fesses"!!!
(sic).
J'ai eu du mal à garder mon sérieux et il m'a fallu user d'une belle rhétorique pour le faire s'asseoir à nouveau.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 21 septembre 2007
"J'écris mot pour mot la définition de mon dictionnaire"
se défend C. Six-billes, qui dans ce cas précis n'en touche pas une, et le dico devrait donner quelque crédit au propos?
Accuser A-M Valette de "Traiter systématiquement les profs d'IUFM de débiles mentaux" me semble toujours, dictionnaire ou pas, une distortion absolue de la réalité, un procès d'intention bref, un mensonge flagrant, en bon français, mais les staliniens ne s'arrêtent pas à ce genre de détail. Tout fait ventre.
Monter au créneau avec tant de constance pour défendre une corporation coupable d'avoir, depuis sa création, déclenché, entretenu, favorisé et perpétué le naufrage des apprentissages cela ne peut qu'être suspect au mieux ....de corporatisme.
C'est aussi oublier que lorsqu'on incrimine un groupe de personnes pour leur résultat global et collectif cela n'implique absolument pas qu'il n'y a aucune exception. Elles sont alors hors-sujet. Il y a toujours des Justes, quelques individus isolés ( ô combien) qui ont sauvé leur honneur, avec les moyens du bord, et au prix de sacrifices et d'efforts. L'opprobre que se mérite l'institution des IUFM ne les éclabousse pas. Peut-être même que Christophe est du nombre, mais y a-t-il aussi une méthode globale et une idéologie de la textique pour enseigner le solfège et la musique contre laquelle se battre?
Aussi pourquoi cette insistance à disqualifier des propos parfaitement pertinents pour voler au secours de ceux qui n'en ont pas besoin, sinon par quelqu'intérêt personnel dont je vous laisse juge.
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
" moi qui n'envisagerais pas" Pardon! Fatiguée, je suis.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 21 septembre 2007
J'ai fait lire des élèves qui ne lisaient jamais avec Giono. Mais ils n'étaient pas analphabètes...
Des filles , 16 ans... Essayez" Pauline" de Dumas.
"La chambre bleue" de Mérimée, puis des morceaux de "Dominique "de Fromentin et après de "Roméo et Juliette". Allez-y par extraits en augmentant la masse.
Sinon, j'ai eu une fois un gros succès en commençant par des poèmes. Cela peut marcher très très fort si on fait le bon choix. Cette fois-là les parents m'ont demandé un rendez-vous pour venir me remercier... Rare moment où l'on a l'impression d'avoir réussi à donner quelque chose...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 21 septembre 2007
"Quand je pense qu'il y a ici des gens bien intentionnés, bonnes âmes convaincues de leur humanisme, tout aussi assurés que le bon droit est de leur bord ( bonjour la 3eme voie)
et qui pondent de telles inepties tout en affirmant la main sur le coeur qu'ils ne font pas de procès stalinien, que celui-ci c'est en face qu'il se déroule et patati et patata"
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Je ne suis pas une "bonne âme convaincue de son humanisme", si c'est de moi que vous voulez parler, Cadichon. (Le bon droit est, par ailleurs, assez rarement du côté des extrêmes.) Je suis simplement, assez souvent, en proie au doute, et les personnes pétries de certitudes, convaincues d'avoir raison, (Anne-Marie, vous, et quelques autres) et méprisantes vis à vis de leurs interlocuteurs commencent vraiment à me courir sérieusement. Relisez-vous, toutes les deux, et essayer d'apprécier le ton de vos messages à leur juste valeur avant de poster. Alors, je regretterai d'avoir employé le qualificatif de "paranoïaque".
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Cadichon, je disqualifie essentiellement le ton employé dans la plupart des messages d'Anne-Marie Valette, et dans le vôtre. Ton donnant d'ailleurs trop l'impression d'être certain d'avoir raison pour convaincre vraiment. Pour ce qui est du "mensonge" dont je me rendrais coupable, je rappelle qu'Anne-Marie Valette a intitulé un de ses "fils" dans le site envié: "lire et écrire": "Ces débiles mentaux; LES formateurs en IUFM".
Pour ce qui est de la méthode d'enseignement de la musique dans les conservatoires, ce serait plutôt l'obligation systématique, (d'ailleurs heureusement en régression) pour les élèves de faire systématiquement un, voire deux ans de solfège avant de pouvoir toucher un instrument qui serait à mettre à l'index. Mais elle aurait plutôt tendance à s'apparenter à une forme de syllabique intégriste qu'à une méthode globale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Peut-être même que Christophe est du nombre, mais y a-t-il aussi une méthode globale et une idéologie de la textique pour enseigner le solfège et la musique contre laquelle se battre?
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Ah que oui! J'ai jeté mon argent par les fenêtres pendant deux ans pour ce faire. La troisième année, j'ai pris une colère homérique. Imaginez qu'au bout de deux ans de piano, à raison d'un cours d'une heure par semaine, la gamine ne savait toujours pas lire en clé de sol les notes de la portée, soit une octave et demi... et que la troisième année débuta comme un cours de débutant 1.
Ensuite, après quelques années d'arrêt, j'ai pris un professeur au black, allemande, méthode russe, tendance Steiner, 10 euros l'heure (pas chir dirait toto!): ça ressemble mieux à quelque chose du genre dictée de notes, toucher du clavier, doigté et désir/plaisir de travail de la gosse. Vous me croirez si vous voulez mais l'élève lit les notes en clé de sol et clé de fa... Si! Si! On peut le faire!
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Pour ce qui est de la méthode d'enseignement de la musique dans les conservatoires, ce serait plutôt l'obligation systématique, (d'ailleurs heureusement en régression) pour les élèves de faire systématiquement un, voire deux ans de solfège avant de pouvoir toucher un instrument qui serait à mettre à l'index. Mais elle aurait plutôt tendance à s'apparenter à une forme de syllabique intégriste qu'à une méthode globale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Ce n'était déjà plus qu'un an quand j'ai commencé en 1969/70. Ce n'est peut-être pas la meilleure méthode, les russes s'en passent... S'en passaient??? Je crois que le pédagogisme gagne les pays de l'est à vitesse grand V, est-il ou n'est-il pas?
Donc, ce n'était peut-être pas une bonne méthode mais elle était adaptée à la léthargie légendaires des élèves français. Apprendre à jouer d'un instrument, ça se mérite! N'est pas génie du free-jazz qui veut.
Pour moi, le système français d'enseignement de la musique en Conservatoire était adapté aux jeunes français qui n'étaient pas de jeunes russes ou de jeunes arméniens d'Arménie stalinienne triés sur le volet et arrachés dès leur cinq ans à leur famille. Quand on trie les virtuoses et qu'on renvoie les autres gratter la terre, c'est plus facile de pratiquer une méthode réservée à l'élite.
Excusez-moi, mais, ce soir, j'ai des atomes crochus avec Eric Besson! Marre du mensonge, du pouvoir pour le pouvoir. Ma connerie a ses limites.
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Zorglub me contredira si je me trompe, mais peut-être que ces jeunes filles savent lire les "histoires" et, du moment où celles-ci ne dépassent pas trop leur niveau de langage et répondent à leurs intérêts, les comprennent.
C'est apparemment à un autre niveau que "ça bloque", lorsque le texte devient, oh là là, je vais me faire taper, je ne sais pas comment cela s'appelle exactement, ... injonctif (c'est ça ?).
J'ai vécu cela avec mon fiston, très bon lecteur de romans en tous genres, mais totalement hermétique au fait que le texte pouvait s'adresser à lui pour lui donner des ordres. Du coup, tout ce qui était problèmes de mathématiques, de physique, modes d'emploi et autres règles du jeu lui passaient tranquillement devant les yeux et à travers le cerveau sans qu'il ne fasse l'effort d'imprimer le moindre élément.
C'est pour cela que j'ai suggéré ce décryptage proposition par proposition du texte à lire. Je n'ai pas parlé de grammaire, mais ne croyez-vous pas qu'en rappelant (apprenant) à ces élèves ce que sont les verbes, les noms, les prépositions et comment l'on peut reconnaître le sujet ou les compléments, cela les aiderait à mieux comprendre seuls ce qu'on leur demande (le fiston écrivait sans aucune faute et était, paraît-il incapable de trouver le sujet du verbe) ?
Ecrit par : catmano | 21 septembre 2007
La musique sans effort, le Sport sans compétition, l'important c'est de participer et ragnagna et tout et tout et puis... Ho! comment ça se fait qu'il y a de moins en moins de gamins d'ouvriers en Grandes Ecoles, ben ça alors! C'est parce que les concours sont élitistes, bien sûr!
Marre du mensonge! Bourdieu est mort, réveillez-vous!
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Eh bien on progresse! Merci à CS pour son déni rassurant par son coté attendu, et surtout à dobolino pour sa confirmation que le ba-ba ne peut s'apprendre (quelle que soit la matière et pardon pour le truisme) que de façon syllabique.
Qualifier la syllabique d'intégriste en dit long sur le bouchage à l'émeri, l'incurable bourrage de mou idéologique qui produit pareil amalgame! Le libéralisme totalitaire est de la même farine
Je me doutais bien qu'il n'y avait aucune raison pour que l'enseignement musical se soit trouvé miraculeusement épargné puisque la pandémie a gangréné jusqu'aux sports, longtemps demeurés indemnes.
Me reviennent en mémoire les doléances d'un ami qui vient juste de prendre sa retraite comme directeur d'un établissement de sport-études en Savoie, en théorie pépinière à champions, mais où la friche est de rigueur depuis trop longtemps ...
Sortis de l'école primaire sans avoir acquis le sens de l'effort, la notion de dépassement individuel, le respect de l'autorité, en un mot ce qui fait l'étoffe des meilleurs, ils sont handicapés à vie, et pas seulement pour le sport de haut niveau, mais simplement pour la réussite personnelle dans un monde où les exigences de tous ordres s'accroissent tandis que celles qu'on exige d'eux ne cessent de diminuer.
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
En écrivant ce qui précède je regardais la France mener contre l'Irlande, mais comme ils n'ont pas encore marqué...
Je reviens ici pour constater que la concordance de mes pensées avec celles de dobolino tient de la télépathie.
Tous les espoirs sont donc permis et pour l'équipe de France et pour l'école.
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Cela fait bien, Christophe, de dire qu'on doute. Cela fait chic, cela pose son pédagogue! Meirieu en a d'ailleurs fait son fonds de commerce puisqu'il a expliqué sur vingt mille pages qu'il se savait pas ce qu'il fallait faire. Il a même réussi à mettre en détresse les professeurs qui avaient eu la naïveté de croire qu'autre chose que du vent ("mauvais") se cachait derrrière un flux de paroles en effet impressionnant.
Ecrit par : Jean | 21 septembre 2007
Jean vous me faites gerber! c'est sûr vous, vous ne doutez jamais! vos certitudes vous rendent puant de suffisance! quel gachis!
Ecrit par : serpent à plumes | 21 septembre 2007
Ben, moi qui rigolais doucement quand à l'IUFM une jeune formatrice nous recommandait de faire étudier Stephen King et Amélie Nothomb en Seconde, j'ignorais qu'on me dirait la même chose ici.
Pour faire lire des élèves qui ne le veulent pas, il faut déjà les connaître un tantinet avant de leur proposer quoi que ce soit. Mais si c'est faire lire pour faire lire, Télé-Loisirs ou Quad-magazine suffira largement.
Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007
Chères dobolino et catmano, sans oublier Cadichon, qui est un tantinet rentrée en grâce, les gens s'apercevant qu'à la réflexion, elle n'est pas si facho que vous sembliez le croire, j'ai une très grande estime pour vous. Catmano est l'instit modèle à mon (pas humble) avis. Dobolino est sûrement la veto qu'on aimerait pour son toutou ou son lapin nain. Sans parler des animaux de ferme genre taureaux à Pimpin, primés tous les ans à la foire de Paris.
Je me fends la pêche chaque fois que je lis les efforts de ce pauvre Christophe pour essayer de me trouver une maladie mentale étiquetée sans rien connaître à la psychiatrie, et surtout pour faire partager son opinion au reste des lecteurs de ce blog, qui n'en ont cure.
Par contre, je suis effectivement déprimée quand je reçois le message d'une pauvre jeune maman non voyante qui ne sait que faire car sa fille en difficulté est malade d'aller à l'école, comme mon petit-fils, avec ces méthodes débiles prônées par des malades mentaux.
Dobolino, et Zorglub, il est sûr que c'est plus sain de chercher un moyen naturel pour sauver les trois jeunes filles de la catastrophe, que de les confier au bon docteur Révol, dont les soins me révoltent.
Jugez-en.
Education. (Figaro Magazine du 15 juillet 2006 .)
L'échec scolaire, ça se soigne.
Il n'y aurait pas de cancres. Mais le plus souvent , des élèves dont les mauvais résultats ont pour origine des causes médicales. Des spécialistes dépistent ces troubles. Reportage. (Martine Betti-Cusso).
« Docteur, c'est pas de ma faute. Mes parents voudraient qu'j'aie d'bonnes notes, mais j'y arrive pas ».Joël, 9 ans, semble bien désemparé. Son bulletin scolaire est catas trophique.Il a redoublé son CE1, et le voilà en difficulté en CM1.
Agité, il ne parvient pas à se concentrer en classe. Ses parents, à bout de nerfs, sont parvenus, après quelques mois de patience, à obtenir une consultation au centre des troubles de l'apprentissage de l'hôpital neurologique de Lyon.
Le centre est dirigé par le Dr Olivier Revol, 47 ans, pédo psychiatre, auteur d'un livre édifiant, « Même pas grave ! L'échec scolaire, ça se soigne. » Formé au Canada, ce médecin considère que le carnet scolaire est intimement lié au carnet de santé. « Un enfant sur cinq connaît des difficultés scolaires. Je ne crois pas à la paresse, au désintérêt de ces écoliers.Il y a toujours une cause derrière le refus de travailler.A nous de la découvrir pour mettre fin à cette spirale de l'échec scolaire. »
Durant cinq jours, Joël restera sur place et subira une batterie de tests. (..) A-t-il une bonne vue ? Entend-il correctement ? Son développement physique correspond-il à son âge ? A-t-il un trouble de la motricité, du langage ? Comment fonctionne son cerveau ? Joël sera pesé, mesuré, analysé. Bilan sanguin, pédiatrique, intellectuel, orthophonique, psychomoteur, et même électroencéphalogramme, dans le but de dépister une éventuelle anomalie de la vision, de l'audition, de la motricité ou une déficience intellectuelle.
Le docteur Revol poursuit : « L'enfant peut disposer de toutes les compétences sans parvenir à s'en servir. Ses aptitudes sont entravées par un problème dont l'origine est psychologique.Ce peut être une anxiété ou une dépression. »
Joël est conduit au cinquième étage. (.) « Avant l'adolescence, nous recevons cinq garçons pour une fille.Ils nous sont souvent adressés pour hyperactivité ou déficit de l'attention. »
Viennent ici des des hyperactifs, des dyslexiques, des dyspraxiques, des dysphasiques. Sans omettre ceux qui ne parviennent pas à acquérir les règles de l'orthographe (dysorthographie) ou les premiers éléments de calcul (dyscalculie).
Aurèle, enfant précoce, a un TOC. (Trouble obsessionnel compulsif). Ses notes sont désastreuses. Une situation courante pour près de 50 % de ces surdoués qui s'ennuient à l'école.
(.) La dépression est également un facteur important d'échec scolaire.Elle frappe 1% des enfants et 5% des adolescents. « Les enfants dépressifs sont mieux repérés.Les plus petits, en maternelle, se montrent aggressifs et instables. En primaire, ils répètent qu'ils sont nuls. Et chez l'adolescent, la dépression se manifeste par l'abandon des loisirs et par une forte irritabilité à tout moment et avec tout le monde. »
Joël a ensuite des « entretiens cliniques » avec une psychologue clinicienne.Il subit des tests d'attention, des tests de la personnalité, des tests de QI.
D'autres épreuves attendent notre jeune sujet. (.) « On observe une grande souffrance chez ces enfants en échec scolaire, constate le Dr Marion Strehl.Ils craignent de ne pouvoir réussir, de décevoir leurs parents.Ces enfants se dévalorisent, perdent l'estime de soi. »
A la fin de la semaine, tous les intervenants se réunissent pour établir un diagnostic.
(.) « S'il s'agit de troubles du langage, de la lecture, de la motricité, nous proposons une rééducation pour l'enfant, et des aménagements pédagogiques que nous transmettons aux enseignants : enrichir le programme scolaire d'un enfant précoce, voire l'envoyer dans une classe supérieure. Ne pas demander à un enfant dyslexique de lire devant sa classe. Lorsque la cause est psychologique, nous conseillons un suivi adapté avec, le cas échéant, un traitement médicamenteux.Dans le cas de l'hyperactivité,nous prescrivons éventuellement de la Ritaline, associée à un suivi psychologique et à une guidance parentale. »
Peu nombreux - ils sont une quarantaine créés depuis cinq ans - les centres de traitement des troubles de l'apprentissage croulent sous les demandes. (5 à 10% des appels chez le Dr Revol sont satisfaits.) Alors qu'il y a urgence à agir au plus tôt. Les cas les plus difficiles à traiter sont ceux enkystés depuis plusieurs années. Parvenu à l'adolescence, l'enfant qui traîne ses handicaps refuse de travailler, pour justifier son échec scolaire. Il en veut à son école, à ses parents, à la terre entière. Alors qu'un diagnostic efficace permet de corriger le tir."
Le déplorable apprentissage de la lecture qui se pratique dans une très grande majorité d'écoles n'est même pas évoqué.
Colette Ouzilou n'a-t-elle pas raison, quand elle dit : "Les médecins n'y connaissent rien." ?
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
Pour faire lire des élèves qui ne le veulent pas, il faut déjà les connaître un tantinet avant de leur proposer quoi que ce soit. Mais si c'est faire lire pour faire lire, Télé-Loisirs ou Quad-magazine suffira largement.
Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007
nous parlions des élèves de Zorglub! Ceux qui ne savent pas interpréter un message écrit! C'est embêtant quand même. Les uns et les autres cherchent des solutions. Ne soyez pas hautain, merci. Avec ceux-là, on en est au niveau non-lecteur: si vous leur refilez une tirade de Cyrano ou même les premières phrases du Grand Meaulnes avec QCM à la clé, vous continuerez à ignorer qu'ILS NE SAVENT PAS LIRE. Zorglub, lui, il est apparemment le premier à s'en rendre compte et à s'en inquiéter (chapeau!) alors que ces gosses sont scolarisés depuis 5+4+2= 11 ans!!!! Je suis optimiste, je n'ai pas compté de redoublement.
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Il faut que Zorglub s'assure au préalable qu'elles comprennent ce qu'elles lisent : en les faisant lire tout haut, pas trop vite, et expliquer ensuite ce qu'elles ont lu.
Et au besoin réapprendre à lire avec une bonne méthode b-a ba.
J'ai fait suffisamment de musique pour savoir qu'on ne peut lire globalement la musique, mais à toute vitesse les notes une par une. On apprend à déchiffrer de plus en plus vite, au prix d'un gros travail, si on veut avoir un très bon niveau, il faut répéter répéter répéter. Il en est de même pour tout. Surtout pour la lecture : pourquoi a-t-on prétendu un beau jour qu'on pouvait faire le travail à l'envers : les phrases, puis les mots, puis les syllabes, puis les lettres. Quelle connerie !
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
Dobolino est sûrement la veto qu'on aimerait pour son toutou ou son lapin nain. Sans parler des animaux de ferme genre taureaux à Pimpin, primés tous les ans à la foire de Paris.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
Merci mais n'exagérons rien. De tarée qui surprotège son fils fumiste et con à vétérinaire hors catégorie, on franchit allègrement le pas!
L'un comme l'autre sont excessifs. Comme tous les parents, mes enfants me posent problèmes éducatifs et je me sens parfois bien mal relayée par l'Ed Nat. Comme tous les professionnels, j'ai mes adeptes inconditionnels, ceux qui viennent me consulter parce que je suis leur service de proximité et ceux qui préfèrent voir crever leur animal plutôt que me confier un seul de ses poils. Dans cette histoire, tous ont un peu de raison, un peu d'a priori et... nul n'est parfait.
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Ah, pour les élèves de L.P....
Vous savez, une année, j'étais tellement déprimé par mes secondes (soi disant générales), je leur ai filé un article de Télé-Loisirs sur un métier.
Des livres qui marchent, il y en a beaucoup, mais aucun ne marche pour tous. Et je persiste : pour un véritable "non lecteur", des articles du journal local, de la presse télé ou des journaux people seront déjà d'un niveau élevé - autant vérifier qu'il est capable de les comprendre.
Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007
Et tous les élèves de L.P. sont-ils capables de lire Quad Magazine ?
Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007
J'ai fait suffisamment de musique pour savoir qu'on ne peut lire globalement la musique, mais à toute vitesse les notes une par une.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
Je n'ai pas fait trop de musique mais avouez que certains groupements de notes se lisent finalement globalement, non? Enfin, je peux me tromper, sur le coup.
Un accord du genre do mi sol do, vous le lisez note à note ou globalement?
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Pour Cadichon :
vous me demandez qui sont les auteurs de "La débâcle de l'école : une tragédie incomprise" (c'est en partie le fait que j'ai acheté ce livre qui m'a valu le diagnostic de paranoïa par le pauvre Christophe.)
Sommaire
Introduction générale
par Laurent Lafforgue
La destruction de l'enseignement élémentaire et la massification des jeunes
par Liliane Lurçat
L'école primaire et les origines de l'échec scolaire
par Marc Le Bris
Paroles d'IUFM
par Marie Teissedre
L'enseignement des lettres au collège et au lycée
par Guy Morel
Manuels d'anglais et méthodes d'enseignement
par Yvonne Cloarec
Enseigner au collège : une expérience au quotidien
par un groupe de professeurs d'un collège de Paris
Témoignages d'enseignants en physique à l'université
par Catherine Krafft
Pour étudier vraiment la littérature française à l'université
par Liliane Picciola
L'enseignement des sciences et la dénaturation des programmes
par Jean-Pierre Ferrier
Les savants et l'école
par Laurent Lafforgue
Les jeunes, l'emploi et la technologie
par Pierre Perrier
L'enseignement de la musique mis à mal
par Pierre Farago
Pour un enseignement revenu à sa vocation
par Bertrand Vergely
Bibliographie
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
Des livres qui marchent, il y en a beaucoup, mais aucun ne marche pour tous.
Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007
Là, c'est là qu'intervient le/la documentaliste du CDI. Ces gens peuvent faire aussi des miracles. Veiller à les conserver. Ils interviennent hors de tout contrôle, redoublement, constante macabre et tout et tout.
Ça me rappelle celle qui avait conseillé à mon fils un livre de Christian Jacq, en quatrième. C'était une femme adorable.Il l'aimait beaucoup, c'est là qu'il a appris la politesse. Il a pris le livre, l'a gardé deux semaines à la maison avant de le lui rendre en remerciant bien. Le CDI, ça sert à tous.
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007
Bien sûr, de courtes "séquences" (hem) se lisent aparemment globalement. Comme les petits mots, mais pas plus de quelques notes ou quelques lettres.
J'y reviendrai, mais je fatigue.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
Puisque dans le bouquin édité sous la direction de L.Lafforgue, il y a un chapitre sur "L'enseignement de la musique mis à mal"
par Pierre Farago, je comprends la réaction pavlovienne de ce pôv'christophe, avant d'en avoir lu une ligne.
Farago, vraisemblablement, répond à ma question et confirme l'analyse sur le terrain de dobolino.
C'est quand même rassurant quelque part cet échec tous azimuts. Il confirme la justesse de l'analyse qui condamne la méthode globale et tous ses dérivés.
Y'a pas de semi-globale.
Rien n'est bon chez elle!Il faut tout jeter, aurait dit Brassens
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Bien sûr, bien sûr! Pour devenir un excellent musicien, il est indispensable d'avoir eu les mains liées pour ne jamais pouvoir être en contact avec un instrument avant qu'on vous flanque un manuel de solfège entre les mains. Et on ne peut pas devenir bon lecteur sans qu'on ne vous bande les yeux pour que vous ne puissiez pas être en contact avec quelque forme d'écrit que ce soit avant que l'on vous apprenne le b-a ba. Anne-Marie, Cadichon, si cela a été le cas pour votre progéniture, je la plains de tout mon coeur.
Relisez donc la vie et le parcours des grands compositeurs, et vous saurez de quoi vous parlez, avant de faire étalage de vos positions d'une idéologie honteuse, tout en accusant vos contradicteurs d'être eux-mêmes des idéologues.
Dobolino, il y avait effectivement un an de solfège obligatoire dans les années soixante-dix avant "d'attaquer" un instrument. Puis deux, voire trois, dans les années qui ont suivi. Pas par idéologie, effectivement. Pour des questions toutes bêtes d'excès de demande dans certaines classes instrumentales, (piano, guitare). Cela a été en s'arrangeant un peu, postérieurement, avec la création des classes d'éveil musical. Mais combien d'élèves ont-ils été définitivement dégoûtés de la musique avant ça?
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
"Des livres qui marchent, il y en a beaucoup, mais aucun ne marche pour tous. "
Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007
Oui, Jérémy, ja suis complètement d'accord avec ça. Cela peut être mis en parallèle avec le fait qu'il n'y ait finalement pas de bonnes ou de mauvaises méthodes, mais simplement des enseignants, bons ou moins bons.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
"je comprends la réaction pavlovienne de ce pôv'christophe, avant d'en avoir lu une ligne."
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Vous êtes définitivement puante.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
"Farago, vraisemblablement, répond à ma question et confirme l'analyse sur le terrain de dobolino."
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Touchant aveu! Ce "vraisemblablement" signifierait-il que vous ne l'avez pas lu? Bel exemple d'honnêteté intellectuelle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
"Farago, vraisemblablement, répond à ma question et confirme l'analyse sur le terrain de dobolino."
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Touchant aveu! Ce "vraisemblablement" signifierait-il que vous ne l'avez pas lu? Bel exemple d'honnêteté intellectuelle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
Alors, pomme à l'eau, on fume la moquette?
1. Pas besoin d'être madame Soleil pour savoir que si un chapitre s'appelle ""l'enseignement de la musique mis à mal"
dans un livre intitulé: "La débâcle de l'école : une tragédie incomprise", édité par Lafforgue avec des contributions de Lurçat et Le Bris, on ne va pas y chanter les louanges des pédagogols ni promouvoir la globale qui tue.
2. Si je l'avais lu, est-ce que je demanderais le nom de l'auteur?
3.Je me tiens les côtes devant la vertueuse indignation du sybillin moyen alorsqu'un peu plus haut A-M Valette révèle que " c'est en partie le fait que j'ai acheté ce livre qui m'a valu le diagnostic de paranoïa par le pauvre Christophe" .
Elle a dit plus haut: "J'ai acheté ce matin "La débâcle de l'école : une tragédie incomprise", qui est sorti hier."
Or donc, on récapitule : ce pauvre Chr. lance son jet de fiel sibillieux sur nous deux à propos d'un bouquin dont il ne connaissait pas l'existence le matin même.
Il affabule, caricature et parle de ce qu'il ignore (l'honnêteté intellectuelle)avec l'assurance des cuistres.
So what else is new?
Meanwhile, back at the ranch, ma fille respire le bonheur de vivre, joue du piano avec enthousiasme, adore faire des arrangements, compose des trucs marrants, et pourtant
elle a fait du solfège "syllabique", sans trique mais avec une Tadjike ( ben oui, Lena est native du Tadjikistan). ça ne s'invente pas.
Il faut plutôt plaindre ces pauvres fort-matés de l' IUFM où sévit le susnommé.
Ecrit par : Cadichon | 22 septembre 2007
Musique ? Pavlov ?
L'occasion est trop belle.
La semaine dernière, je suis tombé par hasard sur une émission du samedi matin, Thé ou Café, je crois.
L'invité était Jean-François Zygel* dont j'ai eu le plaisir de voir quelques émissions cet été.
Il a déclaré qu'à son humble avis et au risque de déplaire à certains, l'école n'était peut-être pas le meilleur lieu pour apprendre la musique. Il leur préférait les conservatoires avec un aménagement horaire du temps scolaire.
Maintenant, je mets le ciré parce que cela va baver sec (si on peut dire).
*Note trouvée sur le site de l'émission pour ceux qui ne connaissent pas.
Virtuose de l’improvisation, compositeur, analyste éclairé et interprète passionné, Jean-François Zygel est aussi un professeur et pédagogue hors pair. Ses leçons de musique qu’il donne depuis des années à la Mairie du XXe arrondissement à paris et pour France Musique sont distribuées Chez Naïve Classique.
La dernière leçon en DVD: « Le Boléro de Ravel » chez Naïve
Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007
Mais combien d'élèves ont-ils été définitivement dégoûtés de la musique avant ça?
Et combien par les tentatives maladroites d'enseignants peu ou mal formés dans les IUFM ?
Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007
Je constate que Cadichon à parfaitement décrit le style du neuneu.
Pove 'Goche'... enfin, 'jusqu'ici tout va bien' ...
Ecrit par : toto | 22 septembre 2007
'a' oups :)
Ecrit par : toto | 22 septembre 2007
"Voici surtout ce qui est inquiétant si Loki est dans l'enseignement: confondre une observation parfaitement étayée et constamment confirmée depuis des lunes, avec un "argument" ."
On pourrait écrire:"Voici surtout ce qui est inquiétant pour cadichon confondre une répétition permanente d'opinion avec une observation parfaitement étayée"
Ecrit par : Hervé | 22 septembre 2007
Dans le cas d'un certain formateur IUFM, une répétition permanente d'opinions identiques vaut peut-être une observation parfaitement étayée...
Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007
Pour Zorglub -
Et si vous tentiez ça ? :
"D. Rûmi, Masnavi, Le grammairien et le capitaine, vers 1200 ap J.C, ( contes dits Persans ).
Un capitaine transportait les gens d’une ville côtière à une autre sur son bateau. Il connaissait bien son métier et sa réputation s’était rapidement établie dans la population : on l’appréciait pour son expérience et son courage.
Un jour, un grammairien monta à bord de son bateau. Cet érudit était plein d’orgueil et de prétention. Sans arrêt, il reprenait méchamment les gens qui s’exprimaient mal : il se moquait de leur accent, de leurs phrases bancales… Si bien qu’autour de lui, on préférait souvent se taire ! Pourtant, ce jour-là, sur le bateau, on se souciait peu de lui : les passagers écoutaient avec beaucoup de plaisir les histoires de marin que le capitaine leur racontait. L’estime dans laquelle ils tenaient ce personnage des mers augmenta la jalousie du grammairien. Pour rabaisser le capitaine, il l’interrogea devant son public :
- As-tu lu la grammaire ? Connais-tu la syntaxe ? LA phonétique ? L’étymologie ?…
- Non, répondit le capitaine étonné. J’ai appris un peu de grammaire à l’école mais je ne connais pas les sciences dont tu me parles.
Triomphalement, le grammairien conclut :
- Tu as donc perdu la moitié de ta vie.
Sagement, le capitaine garda le silence. Quant au grammairien, redevenu l’homme le plus important, il se lança dans un long monologue dans lequel il était question des ouvrages qu’il avait écrits, des conversations qu’il avait eues avec de célèbres écrivains…
Quelques heures plus tard, le ciel se remplit de grands nuages noirs, les vents se transformèrent en tempête. Le bateau tanguait dangereusement, fragile comme une paille sur la mer devenue houleuse. Sans perdre ses esprits, le capitaine s’occupa de sauver ses passagers et d’abord les enfants. Soudain, il tomba sur le grammairien recroquevillé sur lui-même dans un coin de cabine. Il lui demanda :
- Sais-tu nager ?
Le grammairien, effrayé, répondit d’une petite voix :
- Non, je n’ai jamais appris.
Le capitaine dit :
- Toute ta vie va être perdue."
J'ai pris l'an dernier le parti des contes/apologues ( ! ) pour travailler la lecture avec des STI adaptation dont un ne savait strictement pas lire - Catmano m'a conseillé un livre pour les petits, dont je me suis servie pour lancer la machine en adaptant à ces histoires. Le côté pratique, c'est qu'elles sont simples à lire, et adaptées à presque tous les âges. J'ai passé l'année à piocher de pays en pays, et ça a bien marché, - maintenant... ils savent lire, lentement, tranquillement, avec le doigt sous la ligne, mais ils savent et ne se sont pas sentis blessés par une lecture trop 'enfantine'.
Ecrit par : Milady | 22 septembre 2007
Il a déclaré qu'à son humble avis et au risque de déplaire à certains, l'école n'était peut-être pas le meilleur lieu pour apprendre la musique. Il leur préférait les conservatoires avec un aménagement horaire du temps scolaire.
Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007
A force de marteler l'idée que l'école n'est pas le lieu approprié pour enseigner la musique, les arts, les sports, les langues, les maths, le français certains dans les ministères vont s'en convaincre définitivement et en tirer des conclusions logiques et pragmatiques.
Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?
On doit avoir à l'esprit que le démantélement de l'appareil scolaire est le résultat à la longue d'une succession de réformes censées les unes réparer les dégats des précédentes. On est arrivé aujourd'hui au stade bien mûr du constat de la faillite général du système qui justifie dans l'opinion publique bien préparée sa transformation profonde nécessairement libérale. Celle-ci au demeurant est déjà bien amorcée, les idéologues de la gauche utopiste devenus apparatchiks dans les ministères ayant déblayé le terrain et transformé les établissements scolaires en ateliers autonomes et auto-gérés de la Grande Fabrique du crétin ou du génie, c'est selon!
La cause est entendue un peu partout. L'école de la République a vécu, vive la République!
Ecrit par : marigot | 22 septembre 2007
"Mais combien d'élèves ont-ils été définitivement dégoûtés de la musique avant ça?
Et combien par les tentatives maladroites d'enseignants peu ou mal formés dans les IUFM ?"
Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007
Alors là, Guillaume, je suis parfaitement d'accord avec vous! Une vingtaine d'heures pour former des stagiaires à enseigner la musique dans les écoles de la république, c'est ridiculement peu! C'est un de mes combats privilégiés.
On avait déjà longuement parlé de Jean-François Zygel ici, il y a quelques mois, (mais peut-être étiez-vous en "congé de blog" à cette époque. C'est effectivement un puits de science musicale, et ses masterclasses d'improvisation dans le cadre des "Lisztomanias", dans ma bonne ville de Châteauroux chaque année, sont un vrai régal. Mais ses émissions de télévision sont souvent "limite" pour tenter de se mettre au niveau de ce qu'on présume être le téléspectateur moyen et, pour tout dire, presque démagogiques et, comment diriez-vous... Pédagogol? Soit pas assez élitistes, soit incompréhensibles. Je suis étonné que vous ne vous soyez pas fait la remarque, intelligent, cultivé et brillant comme vous l'êtes!
Par ailleurs, j'ai enseigné la musique, (piano, formation musicale et musique de chambre) dans un conservatoire de la région parisienne pendant treize ans. Les approches de la musique y sont complètement différentes, et complémentaires avec celle de l'éducation musicale à l'école. A mon sens, l'une ne va pas sans l'autre. Mais elles sont, chacune à leur niveau, effectivement très imparfaites.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
"Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises méthodes", écrit Christophe.
Ah bon? La méthode globale de lecture ( commencer par faire apprendre par coeur des mots entiers, comme "extraordinaire" le 2ème jour du CP!) est une bonne méthode? Si c'était vrai, ça se saurait!
Le français en "séquences", c'est une "bonne méthode"? C'est sans doute pour cela que les élèves qui n'ont connu que les "séquences" sortent de troisième complètement ignorants et de la grammaire et de la conjugaison et de l'orthographe et des grands textes (qu'ils n'ont jamais "expliqués")! Par contre on les a bien bassinés avec les "types de discours", avec la "situation d'énonciation ancrée ou non ancrée", avec l"opposant", l'"adjuvant", l"élément déclencheur", fatras complètement inutile, avec la littérature "de jeunesse" (Molière et La Fontaine étant carrément ignorés)! De "bons" professeurs feront plus de dégâts avec les "séquences" que de "moins bons" avec un enseignement traditionnel, c'est-à-dire raisonnable. La méthode est essentielle.
Ecrit par : Jean | 22 septembre 2007
Merci pour vos réponses que j'ai seulement lu rapidement ce jour faute de temps. Je ferai mieux ce soir.
Certains sur ce fil ont bien compris le pb :
Age des clientes 17-18 ans et cascade d’échec scolaire évidemment !
Elles ne sont pas analphabètes et c'est bien là le centre du sujet !
Elles sont capables de lire à haute voix à peu près correctement mais ne comprennent pas les textes "injonctifs" (si j'ai retenu la leçon de Catmano ...).
En gros, tant que ça raconte une histoire, ça marche. Dès qu'il s'agit d'un document intégrant une forme d'abstraction, même si elle est fortement en relation avec des faits observables (en l'occurrence, un écran de PC), c'est l'échec.
Idem s'il s'agit de "consignes" expliquant une procédure à appliquer avec rigueur, pas à pas, sans sauter d'étape.
PS :
Je ne comprends pas bien la condescendance et les lazzis de Yann et Dobolino, ni leur mauvaise volonté évidente.
Je vous rappelle que je ne suis pas prof de lettre mais de méca !
Je tente de faire mon boulot de mon mieux et rédige mes documents ... comme je peux. J’essaie d'être le plus clair possible en évitant les phrases alambiquées. Je ne peux pas éviter d'utiliser un vocabulaire spécifique sauf à périphraser sans cesse.
Vous me moquez sur l'utilisation de la formule "cercle esquisse". J’y peux rien, j’ai pas choisi ce vocabulaire et j’aurais pu dire « le cercle servant d’esquisse à la création du volume cylindrique dont on parle ». Pas sur que ce soit plus intelligible d’autant que la notion d’esquisse dans ce logiciel est essentielle et fondamentale.
Ceci dit, même pas mal ... et merci à tous les autres qui me donnent des pistes concrètes d’action !
Ecrit par : Zorglub | 22 septembre 2007
Jean, un bon enseignant n'a pas les yeux rivés sur une méthode à appliquer "au pied de la lettre", si j'ose dire. Pas plus "idéovisuelle" que "syllabique pure", ou autres. Et il est certaines formules jargonnantes que je hais tout autant que vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
Et je suis absolument convaincu qu'on peut travailler avec certaines formes de "littérature de jeunesse" sans pour autant mettre les classiques de côté. Evidemment. Ne soyons pas binaires, ni idéologues! Le tout étant de choisir la qualité. Il n'y a pas que de la daube dans cette littérature jeunesse.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
Je ne comprends pas bien la condescendance et les lazzis de Yann et Dobolino, ni leur mauvaise volonté évidente.
Ecrit par : Zorglub | 22 septembre 2007
Mais ce ne sont pas des lazzi (on ne dit pas des lazzus, Kadichon ?), ni de la mauvaise volonté.
Les textes techniques ont leur logique propre, et c'est bien votre problème, apparemment. Vos élèves sont peut-être capables de lire sans (trop de) problèmes les livres que les uns et les autres ont pu conseiller ici, et bloquent sur les textes injonctifs, injectifs ou surjectifs, peu importe.
Sachez que quand je reçois un compte d'analyse anatomo-pathologique, je me contente de lire le résultat et les commentaires du labo, mais que je peine à déchiffrer le compte rendu proprement dit (si ça vous intéresse, je vous en donnerai un extrait).
Sous un peu d'humour, je pointais le fait que votre problème de lecture est quand même très spécifique et ne se résoudra peut-être pas avec Léo & Léa ou tout autre méthode de lecture.
Ecrit par : yann | 22 septembre 2007
Hé, attendez ! Je ne suis vraiment pas sûre que ce soit un texte injonctif ! Je n'ai pas "fait l'IUFM", moi.
J'apprends à lire à des bambins, ce n'est pas du tout pareil. Et je me rends compte en fin de CP ou en début de CE1 que certains enfants n'arrivent pas à considérer ce genre de texte comme s'adressant à eux.
D'où les délires de certains (suivez mon regard) sur les notices d'emploi et les porte-monnaie qui s'ouvrent.
Encore une fois un problème de baignoire à vider en déposant d'abord délicatement le bébé dans son couffin.
En élémentaire, il faut donner l'habitude aux élèves de tout lire, des romans, des poèmes, des problèmes, des documentaires...
Ensuite, chaque professeur peut faire son travail correctement, qu'il leur parle de cercle esquisse ou de littérature.
Ecrit par : catmano | 22 septembre 2007
J'ai oublié de dire merci à Marigot.
"A force de marteler l'idée que l'école n'est pas le lieu approprié pour enseigner la musique, les arts, les sports, les langues, les maths, le français certains dans les ministères vont s'en convaincre définitivement et en tirer des conclusions logiques et pragmatiques.
Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?" marigot | 22 septembre 2007
Ecrit par : catmano | 22 septembre 2007
En élémentaire, il faut donner l'habitude aux élèves de tout lire, des romans, des poèmes, des problèmes, des documentaires...
Ecrit par : catmano | 22 septembre 2007
Vous allez vous faire attraper par les pourfendeurs de Meirieu, l'homme qui fait apprendre à lire dans les notices et les modes d'emploi !
Quand on aime lire, on lit n'importe quoi.
Quand j'étais gamin, et que je n'avais vraiment rien d'autre à me mettre sous la dent, il m'est arrivé de dévorer l'horaire des marées ou une revue technique automobile, et même "le télégramme de Brest", c'est dire si j'étais désespéré !
Maintenant, je n'ai pas appris à lire là-dedans ...
Ecrit par : yann | 22 septembre 2007
Moi, c'était les boîtes de camembert, et ça ne m'a toujours pas passé !
J'arrive même à lire la marque de ma cigarette lorsque je me débarrasse de la cendre dans le cendrier.
Quant aux pourfendeurs de Machin ou de Bidule, ils auront compris, j'espère, mon "suivez mon regard". Ou alors, il faut qu'ils se remettent à la lecture des boîtes de camembert et autres "Il ne faut pas marcher sur les pelouses".
Ecrit par : catmano | 22 septembre 2007
J'ai oublié de dire merci à Marigot.
"A force de marteler l'idée que l'école n'est pas le lieu approprié pour enseigner la musique, les arts, les sports, les langues, les maths, le français certains dans les ministères vont s'en convaincre définitivement et en tirer des conclusions logiques et pragmatiques.
Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?" marigot | 22 septembre 2007
Ecrit par : catmano | 22 septembre 2007
Moi de-même. Voila qui est fait.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
" Je vous rappelle que je ne suis pas prof de lettre mais de méca ! "
Ah ! Ben, je ne m'en souvenais plus, moi...
Sinon, Zorglub, pour avoir eu des élèves semblables aux vôtres il y a deux ans (les miens étaient peut-être même meilleurs, en comparaison), je confirme qu'effecivement c'est une tâche bien difficile que d'arriver à leur faire comprendre ne serait-ce que l'intérêt de bien saisir une consigne ou un énoncé. Alors que d'autres élèves ont bien acquis ça.
Ecrit par : Jérémy | 22 septembre 2007
""'Les approches de la musique y sont complètement différentes, et complémentaires avec celle de l'éducation musicale à l'école. A mon sens, l'une ne va pas sans l'autre. Mais elles sont, chacune à leur niveau, effectivement très imparfaites."'
6billes, comme c'est bizare, enfonce la porte grande ouverte. mais continue son trip: n' a pas encore compris que la perfection n'est pas de ce monde.
et donne des leçons de "méthode" à Jean, (On aura tout vu!) toujours dans le style de la caricature qui lui colle à la peau
""Jean, un bon enseignant n'a pas les yeux rivés sur une méthode à appliquer "au pied de la lettre", si j'ose dire. Pas plus "idéovisuelle" que "syllabique pure", ou autres. Et il est certaines formules jargonnantes que je hais tout autant que vous.""'
nous dit le détenteur du pompom et pompier pyromane
Mais ce ne sont pas des lazzi (on ne dit pas des lazzus, Kadichon ?)
Faut croire que le bon air breton n'aère pas les neurones de ce
Yann-là, qui ne croit que ce qu'il voit et prouve ainsi qu'il a la vue sacrément brouillée: faudrait envisager la canne blanche.
mais cela ne l'empêche lui non plus de pontifier sur les méthodes et donner un exemple hors sujet, car il n'est pas illettré que je sache. Comment son cas servirait-il en quoi que ce soit à Zorglub qui va réussir un "miracle" car il a la bonne approche. Le reste est insignifiant, comme ce qui suit:
"""Les textes techniques ont leur logique propre, et c'est bien votre problème, apparemment. Vos élèves sont peut-être capables de lire sans (trop de) problèmes les livres que les uns et les autres ont pu conseiller ici, et bloquent sur les textes injonctifs, injectifs ou surjectifs, peu importe.
Sachez que quand je reçois un compte d'analyse anatomo-pathologique, je me contente de lire le résultat et les commentaires du labo, mais que je peine à déchiffrer le compte rendu proprement dit (si ça vous intéresse, je vous en donnerai un extrait).
Sous un peu d'humour, (SIC!!) je pointais le fait que votre problème de lecture est quand même très spécifique et ne se résoudra peut-être pas avec Léo & Léa ou tout autre méthode de lecture.
Ecrit par : yann | 22 septembre 2007
Dernier point, réponse à marigot
"Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?" marigot | 22 septembre 2007
La réponse semble aussi simple que la question, puisqu'elle y est inscrite:
L'effet pervers n'est pas dans la dénonciation, si visiblement stérile dans un pays irréformable tant il pratique l'idolâtrie, notamment celle des avantages acquis.
Il est dans la mentalité de référence qui l'a mis dans cet état, l'idéologie qui, par définition, refuse de se confronter à la réalité et englue ses victimes dans la spirale de l'échec, tout en reportant la responsabilité sur les autres. Ainsi, faute de les assumer, on n'opère de réformes que pour aggraver le sort des plus malheureux, creuser les inégalités et le déficit, sauf quand certaine bulle exogène vient donner un peu d'air, aussi artificiel que temporaire.
Les 35 heures, par exemple, ont surtout profité aux catégories déjà protégées et n'ont pas résorbé le chomage;l'ISF a eu des effets pervers sans cesse aggravés; la France est aussi le seul pays au monde avec un droit de grève des fonctionnaires sans service minimum, qui l'a livrée pieds et pongs liés à la CGT en 1947, et depuis elle danse quand les syndicats sifflent.
(je sens pourtant que ces derniers subissent le contrecoup de la défaite du PS et cherchent une nouvelle partition. Deo Gratias! ( a parte: Ségolène se prend pour Jeanne d'Arc: si elle faisait comme Juppé et restait au Québec?)
La dénonciation des dérives n'a pas d'effet pervers, autre que d'échauffer la bile inutilement, elle n'est pas suivie d'effet du tout! Il faut surtout se demander pourquoi elle n'a pas d'effet POSITIF. Tant qu'on ne touche pas plus aux symboles qu'aux idoles, il faut bien continuer à accepter les dérives, et les effets pervers de cette démission.
Ecrit par : Cadichon | 22 septembre 2007
Christophe Sibille
"Je suis étonné que vous ne vous soyez pas fait la remarque, intelligent, cultivé et brillant comme vous l'êtes! "
Vous l'admettez enfin, vous en mettez du temps...
Marigot
"A force de marteler l'idée que l'école n'est pas le lieu approprié pour enseigner la musique, les arts, les sports, les langues, les maths, le français certains dans les ministères vont s'en convaincre définitivement et en tirer des conclusions logiques et pragmatiques."
Personnellement, l'enseignement de la musique n'était déjà pas terrible dans les années 80, mes souvenirs de collège : un grand bof ! (flûte à bec...)
On pouvait peut-être déjà tirer des conclusions logiques avant la réforme Jospin.
Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007
Dites, tous, vous avez manqué ça en matière d'orhographe.
Allez y faire un tour, vous serez bien surpris. Et vous en apprendrez de belles sur ce qui est dit de l'orthographe dans le B.O.
www.renouvo.org/enseignement_france.pdf
Ecrit par : Jérémy | 22 septembre 2007
Et cela:
http://www.orthographe-recommandee.info/
Si ça ne remue pas dans les brancards après ça, je n'ai plus besoin de revenir sur ce site.
Dois-je résumer ? Il vous faut maintenant écrire "ognon", "entretemps" et "mille-deux-cent-cinquante".
Ecrit par : Jérémy | 22 septembre 2007
Pas mal ! - mais pourquoi : argüer ???? doit-on dire : arg -u - er ????
Ecrit par : Milady | 22 septembre 2007
On savait le BO inféodé aux pédagogos.
Merci Jérémy: ce lien confirme que leur pourvoir de nuisance est sans limite.
Ecrit par : Cadichon | 22 septembre 2007
Dans http://www.orthographe-recommandee.info/faq.htm, on lit :
L'Académie française a approuvé à l'unanimité les propositions de simplification ; son secrétaire perpétuel présidait le groupe d'experts qui les a élaborées.
Dans le dictionnaire de l'académie, ognon n'est pas reconnu et la réponse proposée est oignon.
Doit-on pour autant en pleurer ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 22 septembre 2007
flûte...
pouvoir, bien sûr.
Du coup cette faute de frappe me renvoie au fait qu' ils sont bien des pourvoyeurs de ladite nuisance...
Ecrit par : Cadichon | 22 septembre 2007
Du gong, vous en déduisez quoi ?
Ecrit par : Jérémy | 22 septembre 2007
Je n'en déduis rien. Je m'interroge sur l'opportunité de hurler au complot pédagogiste en la matière.
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 22 septembre 2007
Ces liens m'intriguent énormément ; merci Cadichon pour vos réponses.
Il y a des choses très étranges là-dessous - on dirait même un canular !
Ecrit par : Jérémy | 22 septembre 2007
Du gong, vous êtes vraiment de mauvaise foi : au lieu de commenter les commentaires, vous pourriez commenter le document lui-même !
Ecrit par : Jérémy | 22 septembre 2007
" Une série de rectifications de l'orthographe française ont été publiées officiellement au Journal officiel de la République française. Ces rectifications, modérées, qui vous sont présentées sur ce site, touchent environ deux-mille mots et ont été élaborées par le Conseil supérieur de la langue française de Paris avec l'Académie française et les instances francophones compétentes, qui les ont approuvées.
Elles n'ont pas de caractère obligatoire et, durant une période indéterminée, aussi bien l'orthographe « nouvelle » (qui est recommandée) que l'orthographe « ancienne » (laquelle reste admise) sont considérées comme correctes. Désormais, la nouvelle orthographe est recommandée."
Ecrit par : Jérémy | 22 septembre 2007
Jérémy a écrit : "on dirait même un canular !"
Ce n'en est pas un :
http://www.academie-francaise.fr/langue/orthographe/graphies.html
Je n'ai pas trop envie de commenter car j'ai du mal à ne pas m'en foutre.
Ne vous trompez-vous pas d'adversaire ?
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 22 septembre 2007
Ils ont même retiré un "l" à girolle, et le "s" de relais...
Ecrit par : Jérémy | 22 septembre 2007
La réforme avortée de 1990, ça tout le monde est au courant.
Mais les recommandations de 2007, j'ignorais !
Ecrit par : Jérémy | 22 septembre 2007
Les changements d'orthographe, ça ne se décrète pas! La seule chose qu'on ait le pouvoir de faire, c'est de prendre acte des changements que le corps social a effectués "sua sponte". Le grammairien ne fait rien d'autre que courir derrière la langue pour essayer de la fixer à une époque donnée au moment même où elle lui échappe de nouveau. Il n'a pas à anticiper ces changements. En conséquence, les éminences peuvent décider tout ce qu'elles veulent, ce n'est que du vent! Puisqu'absolument personne, aujourd'hui, n'écrit "ognon", et que rien ne nous dit que l'orthographe "ognon" s'imposera un jour, nous continuerons, chers collègues, à le compter comme une faute.
De toute façon, il faut arrêter de pleurnicher sur la "difficulté que les pauvres petits ont à apprendre l'orthographe française". Car si les élèves ne savent pas écrire sans faute, c'est pour une seule et unique raison: parce qu'on ne le leur a jamais appris! Et si l'orthographe est, selon le dicton, "la science des ânes", c'est bien la preuve que les ânes peuvent l'apprendre. A fortiori les non-ânes!
On aimerait plutôt entendre une prise de position officielle de l'Académie française sur la débâcle de l'enseignement du français, sur les méthodes pédagogiques imbéciles, sur la méthode globale, sur les "séquences", sur le constructivisme. Mais là, mutisme prudent!
Ecrit par : Jean | 22 septembre 2007
Je suis sûre que le coup du type boursoufflé, c'est en l'honneur de la lutte contre l'obésité. Avec ses deux f, il fait encore plus énorme !
En revanche, faut-il que nous continuions à susurrer ?
Ecrit par : catmano | 22 septembre 2007
"Girolle" avec un l, "relais" sans s...!
Ils peuvent toujours courir!
C'est à se demander s'il n'y a pas derrière ces cervelles imbues d'elles-mêmes la volonté perverse de déstabiliser encore un peu plus le système éducatif. Le seul domaine pédagogique où la plus sombre pagaille ne régnait pas encore, c'était précisément l'orthographe. C'était intolérable!
D'ailleurs je m'aperçois que jai écrit "puisqu'absolument", ce qui finira certainement par s'imposer de soi-même. Pour l'heure, c'est encore "puisque absolument"!
Ecrit par : Jean | 22 septembre 2007
Jean a écrit : "C'est à se demander s'il n'y a pas derrière ces cervelles imbues d'elles-mêmes la volonté perverse de déstabiliser encore un peu plus le système éducatif."
Ah ! La théorie du complot généralisé !
Ils sont partout !
Moi même personnellement, j'ai vu Jacqueline de Romilly massacrer un subjonctif et Jean d'Ormesson faire du rap primal à Drancy. C'est dire !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 22 septembre 2007
Pas un "complot généralisé", bien sûr - tout de suite les grands mots, dGG! - mais d'aimables "débats entre soi" dans lesquels on oublie tout simplement que l'on a aucun pouvoir, fût-on académicien, sur l'évolution d'une langue. D'ailleurs pourquoi pas ces débats sur l'orthographe , tant qu'ils en restent là. Ceux que je visais, ce sont les "pédagogues" qui évidemment se jettent sur les "propositions" de l'Académie pour les transformer en oukases - irresponsables, puisque ceux qui vont en pâtir, ce sont encore une fois les élèves. Mais vous m'aviez bien compris.
Ecrit par : Jean | 22 septembre 2007
"6billes, comme c'est bizare, enfonce la porte grande ouverte. mais continue son trip: n' a pas encore compris que la perfection n'est pas de ce monde.
et donne des leçons de "méthode" à Jean, (On aura tout vu!) toujours dans le style de la caricature qui lui colle à la peau
""Jean, un bon enseignant n'a pas les yeux rivés sur une méthode à appliquer "au pied de la lettre", si j'ose dire. Pas plus "idéovisuelle" que "syllabique pure", ou autres. Et il est certaines formules jargonnantes que je hais tout autant que vous.""'
nous dit le détenteur du pompom et pompier pyromane
Mais ce ne sont pas des lazzi (on ne dit pas des lazzus, Kadichon ?)
Faut croire que le bon air breton n'aère pas les neurones de ce
Yann-là, qui ne croit que ce qu'il voit et prouve ainsi qu'il a la vue sacrément brouillée: faudrait envisager la canne blanche.
mais cela ne l'empêche lui non plus de pontifier sur les méthodes et donner un exemple hors sujet, car il n'est pas illettré que je sache. Comment son cas servirait-il en quoi que ce soit à Zorglub qui va réussir un "miracle" car il a la bonne approche. Le reste est insignifiant, comme ce qui suit:
"""Les textes techniques ont leur logique propre, et c'est bien votre problème, apparemment. Vos élèves sont peut-être capables de lire sans (trop de) problèmes les livres que les uns et les autres ont pu conseiller ici, et bloquent sur les textes injonctifs, injectifs ou surjectifs, peu importe.
Sachez que quand je reçois un compte d'analyse anatomo-pathologique, je me contente de lire le résultat et les commentaires du labo, mais que je peine à déchiffrer le compte rendu proprement dit (si ça vous intéresse, je vous en donnerai un extrait).
Sous un peu d'humour, (SIC!!) je pointais le fait que votre problème de lecture est quand même très spécifique et ne se résoudra peut-être pas avec Léo & Léa ou tout autre méthode de lecture.
Ecrit par : yann | 22 septembre 2007
Dernier point, réponse à marigot
"Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?" marigot | 22 septembre 2007
La réponse semble aussi simple que la question, puisqu'elle y est inscrite:
L'effet pervers n'est pas dans la dénonciation, si visiblement stérile dans un pays irréformable tant il pratique l'idolâtrie, notamment celle des avantages acquis.
Il est dans la mentalité de référence qui l'a mis dans cet état, l'idéologie qui, par définition, refuse de se confronter à la réalité et englue ses victimes dans la spirale de l'échec, tout en reportant la responsabilité sur les autres. Ainsi, faute de les assumer, on n'opère de réformes que pour aggraver le sort des plus malheureux, creuser les inégalités et le déficit, sauf quand certaine bulle exogène vient donner un peu d'air, aussi artificiel que temporaire.
Les 35 heures, par exemple, ont surtout profité aux catégories déjà protégées et n'ont pas résorbé le chomage;l'ISF a eu des effets pervers sans cesse aggravés; la France est aussi le seul pays au monde avec un droit de grève des fonctionnaires sans service minimum, qui l'a livrée pieds et pongs liés à la CGT en 1947, et depuis elle danse quand les syndicats sifflent.
(je sens pourtant que ces derniers subissent le contrecoup de la défaite du PS et cherchent une nouvelle partition. Deo Gratias! ( a parte: Ségolène se prend pour Jeanne d'Arc: si elle faisait comme Juppé et restait au Québec?)
La dénonciation des dérives n'a pas d'effet pervers, autre que d'échauffer la bile inutilement, elle n'est pas suivie d'effet du tout! Il faut surtout se demander pourquoi elle n'a pas d'effet POSITIF. Tant qu'on ne touche pas plus aux symboles qu'aux idoles, il faut bien continuer à accepter les dérives, et les effets pervers de cette démission."
C'est du français, tout ça? Ou une compil passée à la moulinette du traducteur automatique signé Cadichon, détecté autrefois par Dobolino?
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
"Christophe Sibille
"Je suis étonné que vous ne vous soyez pas fait la remarque, intelligent, cultivé et brillant comme vous l'êtes! "
Vous l'admettez enfin, vous en mettez du temps..."
Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007
Excusez-moi, j'avais oublié les smileys...
Ceci-dit, j'ai toujours refusé de faire de la flûte à bec en classe, quand j'étais en collège... Et la pratique quasi-obligatoire de cet instrument y a été supprimée cette année.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
"6billes, comme c'est bizare, enfonce la porte grande ouverte. mais continue son trip: n' a pas encore compris que la perfection n'est pas de ce monde.
et donne des leçons de "méthode" à Jean, (On aura tout vu!) "
Ecrit par : Cadichon | 22 septembre 2007
Pas plus aberrant que l'inverse, ma foi!
Ecorcher les noms... Je vous croyais au dessus de ça! C'est vous qui parlez de caricature... Et qui, en sous entendant à longueur de message que vous-même et votre progéniture êtes parfaits, reprochez aux autres de s'apercevoir que la perfection n'est pas de ce monde... C'est un peu comparable à Jean qui parle d'autres comme des "cervelles imbues d'elles-mêmes", un peu plus bas... Tous cet humour est un peu trop fin pour moi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007
Vraiment ni condescendance ni aucun lazzus, Zorglub! Je posais des questions pour comprendre. Excusez-moi si vous les avez mal perçues. J'ai du mal m'exprimer.
Ecrit par : dobolino | 22 septembre 2007
Et le collège multiple, ce serait comment le collège multiple??????????????????? Pour quoi y'a personne y dit rien.
NB: Ce n'est pas pour mon obscène génie méconnu, Tika. Il est au lycée.
Ecrit par : dobolino | 22 septembre 2007
"Mais combien d'élèves ont-ils été définitivement dégoûtés de la musique avant ça?"
C'est vrai, beaucoup d'écoles de musique proposent toujours un enseignement peu motivant pour les jeunes.
Dans les années soixante dix, en réaction à cette pédagogie trop déconnectée de la pratique instrumentale, on pouvait lire ce genre d'annonces dans les revues spécialisées ( je n'invente rien):
-Apprenez le piano en une semaine grâce à notre méthode révolutionnaire basée sur la théorie des flux d'énergie ( ??).
- Apprenez la guitare en cinq minutes par jour tout en pratiquant la méditation transcendantale.
- Grâce aux récentes découvertes sur le cerveau, devenez un as de la batterie en écoutant nos cassettes pendant votre sommeil.
J'ai connu des musiciens autodidactes très doués obligés vers la trentaine d'apprendre sérieusement la musique pour pouvoir continuer à progresser .La pratique musicale demande un travail quotidien et une grande progressivité technique.
Thierry
Ecrit par : venot thierry | 22 septembre 2007
Christophe je vous trouve vraiment courageux dans votre lutte en solitaire mais franchement vous êtes cerné!
Don quichotte face aux chochottes!
Ecrit par : Merlemocoeur | 22 septembre 2007
'Merlemocoeur': j'aime bien ce pseudo.
Ecrit par : Loki | 22 septembre 2007
A Zorglub : avez-vous parlé du problème à votre collègue de lettres ? S'il a constaté la même chose, il pourrait prendre ce problème de lecture en main et avec un petit effectif (si j'ai bien suivi), il arriverait à un résultat...
Ecrit par : Japhet | 22 septembre 2007
A Zorglub : avez-vous parlé du problème à votre collègue de lettres ? S'il a constaté la même chose, il pourrait prendre ce problème de lecture en main et avec un petit effectif (si j'ai bien suivi), il arriverait à un résultat...
Ecrit par : Japhet | 22 septembre 2007
Le problème de Zorglub me semble plutôt être du ressort du prof de maths, non? Enfin, il me semble, à moi, profane.
Ecrit par : dobolino | 22 septembre 2007
"Les changements d'orthographe, ça ne se décrète pas!"
rappelle Jean. Il faut hélas le marteler car pareille évidence ne pénètre pas le caparaçon idéologique qui sous-tend le procédé
Demandez-donc à nos cousins Germains ce qui est advenu de leur réforme! Fiasco calamiteux.
Mais en ce domaine comme en tant d'autres, quand l'idéologie gouverne les esprits, l'échec n'est jamais la preuve que l'idée de base était mauvaise.C'est tout l'argument de "La Grande parade" de Revel. Il en va ainsi de la rhétorique bien huilée du communisme ( ou socialisme) "réel" et de ses avatars.
Si cela ne fonctionne pas, c'est la faute de tout autre chose, jamais un défaut initial de conception. L'idée est infallible puisqu'elle vise la perfection.
Ecrit par : Cadichon | 22 septembre 2007