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15 septembre 2007

Bac unique College multiple

Bac unique, collège diversifié.

Xavier Darcos, qui adore dire des choses primordiales au détour de la conversation, sans avoir l’air d’y toucher, a donc expliqué qu’il réfléchissait à un Bac unique, que seules des options distingueraient. C’est dire, sans le crier sur les toits, que le Bac actuel n’est pas satisfaisant. C’est dire aussi que les Bacs multiples institués par la loi Jospin, et qui ont eu du mal à se mettre en place, étaient la mauvaise réponse aux attentes des élèves, de leurs parents — et du marché.
Qu’on y réfléchisse un instant. La galaxie de Bacs inventés par le PS avait au fond pour seul objectif une pré-professionnalisation des élèves — le Bac Pro est l’ultime caricature de ce souci bizarre, de la part de gens de gauche, de plaire absolument à l’image qu’ils se font du patronat. Cette politique étrange a eu deux conséquences majeures :
- D’un côté, le public a très vite hiérarchisé les Bacs, du plus prestigieux (S) jusqu’aux moins cotés. Là encore, comme en pédagogie, le souci d’égalitarisme a engendré plus d’inégalités que le système précédent, qui déjà était si peu satisfaisant que dès le début des années 1980, un prof de philo, Maurice Maschino, demandait benoîtement : « Voulez-vous vraiment des enfants idiots ? »
- Et d’un autre côté, le patronat, pour lequel on avait inventé cette myriade d’examens taillés sur mesure, n’a cessé de se plaindre du peu d’adéquation du bachelier nouveau aux contraintes économiques. Que demandent les industriels, en fait ? Des élèves polyvalents, aussi intelligents que possible, capables d’apprendre effectivement une spécialité (et chacun sait bien que c’est l’entreprise qui forme, pas le système scolaire, toujours en retard d’une technique), et suffisamment généralistes pour se reconvertir, plus tard, à tel ou tel métier dont personne, aujourd’hui, n’a la moindre idée. Pour l’avoir vécu, je peux affirmer que les premiers informaticiens de la fin des années 70 étaient aussi bien des mathématiciens que des littéraires — mais c’est qu’ils avaient, les uns et les autres, suffisamment de latitude intellectuelle pour se faire aux systèmes binaires, ou pour comprendre les subtilités des langages artificiels. Nous avons vu ici même que bien des patrons, et non des moindres, réclament à grands cris des littéraires — et on leur fournit des commerciaux, ou prétendus tels (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/08/06/litterature1.html).
Car comme l’a susurré le ministre, c’est peut-être du côté des sciences économiques que l’on a développé le plus grand marasme. Entre économie, gestion et communication, ces trois mamelles de la nouvelle économie vue par la rue de Grenelle du quatuor Jospin / Allègre / Royal / Lang, qu’apprennent réellement les élèves qui puisse leur servir dans la vie professionnelle ? N’y a-t-il pas quantité de matières qui ont été insérées dans les programmes sous la pression des syndicats, toujours désireux de faire entrer dans le métier de futurs permanents (la thèse n’est pas de moi, c’est une affirmation de Claude Allègre soi-même dans ses "10 questions plus 1" parues en avril dernier), et qui sont traitées de façon si générale qu’il vaudrait peut-être mieux les enseigner carrément, et mieux, dans les cycles supérieurs, BTS, IUT ou Facs ? Les économies, si économies on devait faire, ne peuvent s’effectuer sur le dos des matières générales, dont le niveau baisse sans cesse : c’est si vrai que ce sont justement ces matières générales, si négligées, qui gênent si fort les élèves de Bac Pro lorsqu’ils parviennent à se faire admettre en BTS.
Alors, oui : renforcer l’enseignement des matières fondamentales (un super-socle, en quelque sorte), panacher avec des enseignements aujourd’hui fort négligées, comme les disciplines artistiques — essentielles à une « culture humaniste », comme disent le HCE et Nicolas Sarkozy —, ne pas oublier quelques heures de sport pour défouler l’adrénaline et la testostérone de ces jeunes gens fougueux, et amener toute une classe d’âge au plus haut des capacités de chacun.

Complémentaire : c’est au collège que l’on doit réintroduire de la diversité. Le collège unique, inventé avec les meilleurs intentions du monde par ces deux grands libéro-gauchistes qu’étaient René Haby et Valéry Giscard d’Estaing, a fait la preuve de sa nocivité. Nombre de voix se sont élevées contre cette structure rigide, qui gêne la progression des meilleurs, et anéantit celle des plus faibles. Pourtant, que je sache, ni les parents d’élèves, ni les syndicats enseignants ne se sont prononcés contre une mesure que bien des chefs d’établissement s’efforcent de contourner, l’air de rien. Il n’y a que le SNALC (dont je ne suis pas membre, mais qui fait ces temps-ci des analyses souvent pertinentes) qui, récemment, a lancé une pétition — à signer d’urgence sur http://www.snalc.fr/petition.tpl — pour que cesse enfin cette escroquerie qui sous prétexte d’égalité annihile toute chance. Diversité dans la formation initiale, afin que chacun aille, à son rythme, au plus haut de ses capacités ; uniformisation d’un examen final (avec des options qui permettront un enseignement renforcé au gré des goûts et des talents), afin que tous disposent d’un viatique d’égale valeur pour la poursuite des études : c’est peut-être la voie de l’avenir que vient de tracer le ministre — l’air de rien.


Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Pétition du Snalc signée sur-le-champ!

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007

c’est peut-être la voie de l’avenir que vient de tracer le ministre — l’air de rien.


Jean-Paul Brighelli

Réformer l'édifice en péril en commençant par réparer la cheminée, me paraît être une démarche vouée à l'échec!
J'ai cru comprendre et nous avons été très nombreux ici pour défendre cette idée, que si réforme de l'appareil d'enseignement il doit y avoir, tout doit partir des petites classes et de la refonte complète du mode d'entrée des élèves dans l'écriture et des autres techniques de civilisation des pulsions.
Buntovchik, vidangeur de testostérone de jeune gens fougeux.

Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2007

Vous oubliez la progestérone de ces gentes demoiselles, cher Jean-Paul!
Mais complètement d'accord avec une grande partie de votre profession de foi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2007

Bonjour,
Je suis désolée de ne pas vous faire de commentaire sur la proposition du ministre, mais j'ai une question plus personnelle à vous poser : que pensez-vous de la semaine des 4 jours à l'école primaire ?
Je ne fais pas partie de l'éducation nationale mais je suis passoinnée par ce qui s'y passe !
Je suis toujours intéréssée par vos discours, vos prises de position et votre livre "la fabrique du crétin" que j'ai dévoré. C'est la raison pour laquelle je vous interroge sur ce sujet qui devient d'actualité en particulier dans mon village de Mèze (élections municipales obligent !!!). Je sais que vos arguments seront exempts de tout parti-pris et sauront nous aider dans nos propositions. Amicalement, Gisèle cacace

Ecrit par : gisèle cacace | 15 septembre 2007

"sous la pression des syndicats, toujours désireux de faire entrer dans le métier de futurs permanents (la thèse n’est pas de moi, c’est une affirmation de Claude Allègre soi-même )" écrivez-vous

On sait ce que valent les basses affirmations de ce crapaudin personnage (istius), qui a assez fait la preuve de sa nocivité, flanqué de son gourou Meirieu et de sa chouette bande de dir-cab pédagols, et qui n'a pas honte aujourd'hui de tourner casaque comme l'opportuniste qu'il est. Ne reprenez pas les calomnies que profère cet individu, et qui ne sont dictées que par la rancune d'avoir été renvoyé à ses chères études, d'où il n'aurait jamais dû sortir. C'était hélas trop tard, et le mal était fait, comme la suit le montra.

Ecrit par : FGuichard | 15 septembre 2007

Je rejoins buntovchik sur ce point.
Et si on commençait par le primaire?
Si les élèves sont déjà "filtrés" avant d'arriver au lycée, cela n'empêche pas que les carences sont flagrantes. Expliquer, au lycée, que g+e produit un son différent de gu+e révèle combien la malnutrition intellectuelle est sévère.
Réformer les modalités du bac pour en faire un véritable examen généraliste à options, oui. Mais sans la substance, je redoute le pire.

Ecrit par : Odrade | 15 septembre 2007

"n'empêche pas les carences flagrantes"


Désolée. (a force de lire des bêtises, on finit par les inscrire)

Ecrit par : Odrade | 15 septembre 2007

"Que demandent les industriels, en fait ?" écrit JPB
Le patronat français demande des gens adaptables très rapidement aux changements majeurs de technologie. Il faut être conséquent, cela veut dire qu'un technicien (c'est à dire attaché aux grilles salariales de ces catégories) doivent être d'un niveau initial proche de celui de nos meilleurs élèves de lycée (c'est à dire des gens dotés de sévères ossatures d'analyse et de raisonnement). L'éducation nationale ne peut pas former beaucoup de gens dotés de telles qualité.

Quant à un "super socle", j'ai atteint un âge où on croit de moins en moins et où on tente de penser de plus en plus. Il y aura un socle commun, c'est évident. le "super" résulte d'un accès de wishfull thinking comme diraient les anglo-saxons.

Il faudra dire clairement quelles sont les disciplines élues au "super socle" et donc, celles qui ne le seront pas. Préciser, bien sûr, les critères de choix. Quelle ambiance à tous les niveaux !

Je concède volontiers la cohérence du non remplacement des enseignants qui partent en retraite avec la mise en place de ce "bac unique". Les disciplines "moins importantes" donc assujetties entièrement aux options seront le principal "vivier" de ces non remplacements (vivier est une métaphore piscicole très en vogue chez nos administratifs)

Les enseignants encore en activité et des disciplines d'options iront très clairement faire leur service (annualisé, ne l'oubliez pas !) dans plusieurs établissements suivant en cela l'exemple glorieusement précurseur de nos collègues enseignant l'allemand. Ils recevront les condoléances de nombreux faux culs et de quelques sincères qui auront évité la vente à la découpe.

Quant au SNALC, cher JPB, je vois autour de moi les gens qui s'y abritent. C'est pas du blanc bleu. Je ne me compromettrais pas avec eux. Je préfère continuer mon chemin en me faisant taxer d'élitisme par les petits collègues et de rompre, définitivement, avec la solidarité factice dont nous nous sommes trop longtemps caparaçonnés. Pas de prisonnier !

Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007

que les techniciens doivent ...

Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007

Il me semble que le bac était déjà multiple avant Josseping.
J'ai passé un bac C en 1979, et c'était déjà la voie royale.
Alors, un bac unique, avec les maths des S, le français et la philo des L, l'éco des ES ? Pourquoi pas, mais il faudra faire une croix sur les 80 % de bacheliers.
Le bon peuple est-il prêt pour ça ?
Un bac unique avec un programme a minima, les maths des L, le français et la philo des S, l'éco des ES (?!) ? Bonjour le niveau !
Le même avec des options : si les coefficients des options sont bas, idem pour le niveau. S'ils sont hauts, retour à la case départ.
Je suis d'accord avec Buntovchik : réformons par le bas plutôt que par le haut.
OU plutôt : réformons tout en même temps, mais pas que le bac, malgré la tentation forte du symbole.

Ecrit par : yann | 15 septembre 2007

Note : Le caparaçon est un carapaçon très épais (source : dictionnaire de l'adécamie)

Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007

Question : que deviendrait la philosophie pour ce nouveau bac unique ? Ne va-t-elle pas passer du statut de discipline majeure pour la filière L au statut d'option, donc de discipline mineure ?

Ecrit par : EP | 15 septembre 2007

La philosophie ? Combien de divisions !

Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007

Lu sur wikipedia :

"La différence entre forme erronée et forme correcte est cependant parfois difficile à établir : ainsi, caparaçon est souvent transformé en *carapaçon, par contamination avec carapace. Or, l'étymologie du mot n'est pas claire : emprunté à l'espagnol médiéval caparaçón (actuellement caparazón), le mot pourrait remonter à un radical latin cappa, « cape », faisant de carapaçon un terme entièrement faux, étymologiquement parlant, ou à un radical *karapp- (qui donne carapace), auquel cas la forme jugée correcte caparaçon serait, quant à elle, le résultat d'une métathèse des consonnes /k/ et /r/. Ainsi, l'influence de carapace sur *carapaçon serait un retour aux sources étymologiques justifiable."

On en apprend de belles en fréquentant le bonnet !

Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007

JPB écrit
"Le patronat, pour lequel on avait inventé cette myriade d’examens taillés sur mesure, n’a cessé de se plaindre du peu d’adéquation du bachelier nouveau aux contraintes économiques. Que demandent les industriels, en fait ? Des élèves polyvalents, aussi intelligents que possible, capables d’apprendre effectivement une spécialité (et chacun sait bien que c’est l’entreprise qui forme, pas le système scolaire, toujours en retard d’une technique), et suffisamment généralistes pour se reconvertir, plus tard, à tel ou tel métier dont personne, aujourd’hui, n’a la moindre idée".

J'ai signé la pétition, car comment ne pas souscrire à ce qu'elle dit. Je me moque bien de la couleur, et préfère blanc bleu à rouge mais seul le contenu importe, (qu'importe le flacon) et elle souligne une évidence qu'il faut néanmoins marteler tant elle va à contre-courant de la doxa dominante:l'égalitarisme est une utopie liberticide, destructrice des apprentissages et il faut revenir à un système élitiste, méritocratique, sans lequel un pays sacrifie son école et court à sa perte. C'était tout le sens de l'élitisme républicain qu'avait défini Condorcet. On ne l'a jamais mis en pratique complètement, or son succès dépendait du respect de la cohérence des principes qu'ils a posés. On n'en a appliqué qu'une partie. Echec assuré.


""Les signataires demandent donc au gouvernement :

*De recentrer la mission du collège sur la transmission des savoirs.
*De diversifier les parcours et de revaloriser l’enseignement professionnel.
*D’offrir à tout élève la possibilité de suivre une voie d’excellence conforme à ses aspirations et à ses aptitudes.
*De rétablir la souveraineté des conseils de classe par le respect des décisions d’orientation.

Autrement dit de revenir au principe de l'homogénéité des classes et de l'hétérogénéité des programmes. Depuis qurante ans qu'on y déroge, on ne pouvait que courir vers le désastre.

Je signe aussi la pétition pour soutenir les enseignants puisque ANNE-NOÉMIE DORION. (Figaro du jour ) nous alerte:
""La voix des maîtres de plus en plus défaillante""

Il faut paraït-il les faire chanter maintenant! Si on a leur coupé la chique, il leur reste quoi?... les cours en ligne? http://www.lefigaro.fr/france/20070915.FIG000000702_la_voix_des_maitres_de_plus_en_plus_defaillante.html

""""Ils sont très nombreux à être touchés par des problèmes vocaux.

APHONES, touchés par des laryngites et des angines chroniques, voire des polypes ou des nodules vocaux... Les enseignants ont de plus en plus de mal à donner de la voix. D'après une expertise publiée par l'Inserm (Institut de la santé et de la recherche médicale), ils sont les premières victimes de ces maux de gorge à répétition. Et sont environ deux fois plus nombreux que le reste de la population à connaître des problèmes vocaux. Selon l'étude, dans cette profession, un tiers des hommes et la moitié des femmes déclarent d'ailleurs avoir toujours ou souvent des troubles de la voix. Confrontés à des environnements bruyants, les instituteurs seraient particulièrement sujets à ces pathologies.

Si un tiers des enseignants considèrent que ces gênes entravent leur capacité à enseigner, la majorité, surtout parmi les moins expérimentés, n'ont pas conscience de leurs conséquences dans les salles de classe.

Pourtant, avec eux, surviennent en cascade, un lot de problèmes : une voix chancelante peut révéler le manque de confiance d'un professeur, mettre à mal son autorité et sa légitimité. Elle peut entraîner une dégradation de son état nerveux. « Quelqu'un qui ne se sent pas entendu se crispe, se projette en avant, force le ton. Cette voix, dite de détresse, est entendue par l'élève qui sait au moins intuitivement, que son enseignant se sent en échec », assure le professeur Antoine Giovanni, directeur du laboratoire d'audio-phonologie clinique à Marseille, qui a participé à l'enquête.

Depuis une quinzaine d'années, l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) s'est emparé de la question. À Créteil, par exemple, l'organisme organise depuis 2001 des formations.

Mieux utiliser le silence

Professeur de chant et formatrice à l'IUFM, Marianne Malifaud reçoit 80 à 100 postulants à chaque nouveau stage. « La prise de conscience a commencé il y a quinze ans. Dans cette profession, la voix est sollicitée en permanence de façon professionnelle, parfois jusqu'à sept heures par jour. Alors que les enseignants devraient subir un entraînement quasi sportif, on ne fait presque rien pour leur apprendre à se servir de cet outil formidable. »

Exercices de relaxation, de respiration, de concentration, de renforcement musculaire et vocalises, pour la plupart, inspirés des techniques de chant et de théâtre sont au programme. L'idée est de travailler sa posture, son souffle et d'améliorer la portée de sa voix, pour mieux maîtriser cet organe essentiel et éviter le surmenage vocal.

Les profs peuvent aussi apprendre par différentes astuces à économiser leur voix. Se lever pour attirer l'attention, taper sur une table à l'aide d'une règle pour obtenir le calme, mieux utiliser le silence. Ces techniques peuvent être acquises dans des séances de rééducation orthophonique. « Il faut créer des automatismes : ce n'est pas en cours que les profs vont penser à leur façon de parler », assure le professeur Giovanni.

Professeur d'histoire et géographie en Seine-Saint-Denis, Philippe a suivi ce type de formation. « Ça m'a permis de prendre conscience à quel point la voix est un instrument de travail stratégique, qui doit varier et s'adapter. Une voix inadéquate, provoque une gêne d'abord chez l'auditoire, puis une lassitude, qui finit par se traduire par un manque de concentration et des problèmes de discipline. Le ton est le meilleur révélateur de l'état de confiance du prof. »

Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007

Juste une petite chose, Cadichon.
Je crois que la première mesure à prendre pour que les professeurs n'aient plus de problèmes de voix, c'est d'interdire le bavardage en classe.
Il n'est pas normal que le maître ait à élever la voix pour se faire entendre, ni qu'il soit entré dans les moeurs (merci Meirieu!) qu'un brouhaha sympathique aidait l'élève à s'épanouir. Ce qui est normal, c'est que le maître - c'est valable dès le CP - s'exprime certes clairement, en articulant bien pour que tous ses élèves entendent, mais pas qu'il force sa voix. Pour cela , le silence DOIT régner dans la salle. De 8 heures du matin à 5 heurs du soir. Les professeurs DOIVENT l'imposer.
Il est vrai qu'avoir quelque chose à dire peut donner de l'assurance. Par exemple, dès qu'on renonce aux "séquences" et à la soupe indigeste qu'elles dispensent, et qu'on recommence à enseigner la grammaire, la conjugaison, l'orthographe, le vocabulaire, à faire faire des rédactions et des explications de textes, la voix, aussitôt, s'affermit, tout simplement parce qu'on est sûr de soi. On sait pourquoi on exige - et on impose - le silence total. Ce qui ne veut pas dire que les élèves n'ouvrent pas la bouche du début à la fin du cours (on entend déjà cet esprit faux de Meirieu...): mais ils l'ouvrent pour participer à la classe, ce qui est autre chose!

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007

Le bavardage est une habitude qui se contracte tôt.
Le silence aussi.
Dans les classes SLECC — demandez à Marc Le Bris, demandez à Françoise Candelier — le silence règne (assez pour que l'on puisse travailler décemment, sans empêcher une question de fuser à bon escient), parce que les enfants sont sans cesse occupés. Parce que la progression est tellement fine qu'elle me rappelle, d'une certaine manière, le protocole imposé à Sa Majesté Achille Talon dans "le Roi des Zôtres" (indispensable !), où, minute par minute, est organisée la royale journée.
Et des enfants qui ont appris à travailler et à ne plus parler que pour dire des choses sensées au Primaire seront, malgré la testostérone et les œillades des lolitas environnantes, amenés à travailler en silence au collège et au lycée. Il en est de la discipline comme du redoublement : avec des programmes bien conçus et bien appliqués, on ne chahutera plus, on ne redoublera plus — ou à la marge. Ce n'est pas de l'utopie : ça se fait en ce moment.
Dans le film de Canal et Emmanuel Amara, "Education nationale : un grand corps malade", on visite une classe finlandaise où toutes ces petites chères têtes blondes (mais alors, blondes !) lèvent la main pour parler, et travaillent dans un silence religieux — ou soviétique. C'est comme ça qu'on se retrouve classé n°1 des systèmes éducatifs. Alors, ça suffit, les encouragements à s'exprimer ! Ils attendront d'avoir qulque chose à dire pour le dire — et s'apercevoir que ça ne vaut pas le coup. Pythagore faisait garder le silence pendant cinq ans à ses disciples — le temps qu'ils comprennent deux u trois petites choses. Et nous ne saurions pas suggérer aux élèves de se taire intelligemment pendant neuf mois ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007

Ça y est, nous sommes sauvés !

Un livre prétend s’opposer directement à la Fabrique du crétin de JPB. Intitulé avec une kolossale vinesse “La Fabrique du génie : À bas l’école de Papa !” par Franck Rimbert.
Rien de très convaincant, encore la vulgate iufumiste, toujours des réponses à côté, l’auteur enfile les perles pédagogos, on se croirait dans les Cahiers pédagogiques. C’est dire le haut niveau de réflexion.
Je crois qu’on peut attendre longtemps le bouquin qui démontrerait (entre autres choses) que le constructivisme pédagogo est la science qui permet d’enseigner. La foi, il faut avoir la foi en tout ce qui marche mal et être dans le camp du Bien. À offrir à votre chef d’établissement ou à votre inspecteur ;)

4e de couverture :
Biographie de l’auteur
L’auteur est professeur de sciences économiques et sociales en lycée depuis près de 30 ans et a été également, pendant près de quinze ans, formateur (sic) à l’IUFM des Pays de la Loire, tout en continuant à enseigner dans son lycée.

Présentation de l’éditeur
Depuis quelques années, la querelle scolaire est rallumée. Aux “pédagogues” s’opposent les défenseurs de “l’école républicaine”, école-sanctuaire qui maintenait les enfants du peuple à l’écart de l’ascension sociale. L’école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les “nouveaux réactionnaires” républicains, n’en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu’autre chose. Il est nécessaire d’en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d’autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société. L’école de masse, qui permet l’accès au savoir pour tous, est certes encore imparfaite, mais ne mérite pas l’indignité qu’on lui prête. Ce livre veut renouveler les termes d’un débat parti sur de mauvaises bases. Notre société a besoin d’une école qui permette au plus grand nombre de réussir. Cette nécessité suppose de définir les lignes d’une nouvelle école républicaine.

Ecrit par : Lariba | 15 septembre 2007

Ça y est, nous sommes sauvés !

Un livre prétend s’opposer directement à la Fabrique du crétin de JPB. Intitulé avec une kolossale vinesse “La Fabrique du génie : À bas l’école de Papa !” par Franck Rimbert.
Rien de très convaincant, encore la vulgate iufumiste, toujours des réponses à côté, l’auteur enfile les perles pédagogos, on se croirait dans les Cahiers pédagogiques. C’est dire le haut niveau de réflexion.
Je crois qu’on peut attendre longtemps le bouquin qui démontrerait (entre autres choses) que le constructivisme pédagogo est la science qui permet d’enseigner. La foi, il faut avoir la foi en tout ce qui marche mal et être dans le camp du Bien. À offrir à votre chef d’établissement ou à votre inspecteur ;)

4e de couverture :
Biographie de l’auteur
L’auteur est professeur de sciences économiques et sociales en lycée depuis près de 30 ans et a été également, pendant près de quinze ans, formateur (sic) à l’IUFM des Pays de la Loire, tout en continuant à enseigner dans son lycée.

Présentation de l’éditeur
Depuis quelques années, la querelle scolaire est rallumée. Aux “pédagogues” s’opposent les défenseurs de “l’école républicaine”, école-sanctuaire qui maintenait les enfants du peuple à l’écart de l’ascension sociale. L’école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les “nouveaux réactionnaires” républicains, n’en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu’autre chose. Il est nécessaire d’en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d’autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société. L’école de masse, qui permet l’accès au savoir pour tous, est certes encore imparfaite, mais ne mérite pas l’indignité qu’on lui prête. Ce livre veut renouveler les termes d’un débat parti sur de mauvaises bases. Notre société a besoin d’une école qui permette au plus grand nombre de réussir. Cette nécessité suppose de définir les lignes d’une nouvelle école républicaine.

Ecrit par : Lariba | 15 septembre 2007

QUand on voit la "taille" du socle sur lequel nous devons évaluer les futurs élèves de 6° avant la dernière ligne droite qu constitue le CM2, on a en effet du souci à se faire pour le super socle du bac unique.

Ecrit par : catmano | 15 septembre 2007

Réponse à DUGONG, qui ne doit pas bien connaître le SNALC et quand on ne connaît pas on se tait. Et de plus on avance à visage découvert lorsque l'on souhaite diffamer !!! Ne vous compromettez pas !! restez où vous êtes. Nous sommes pour un enseignement de bonne qualité et pour tous, et non pour des diplômes au rabais. Si vous avez envie de continuer la discussion, n'hésitez pas à me contacter mais cessez au moins votre diffamation.

Ecrit par : LEMOING | 15 septembre 2007

"Relenrts nauséabonds" ! Je t'en foutrais ! Ça me rappelle l'époque où Frackowiack voyait en moi un disciple de Pétain, et Meirieu me traitait gentiment de fasciste — eu égard à mes origines italiennes, sans doute.
Ils n'ont vraiment rien appris — comment leur demander de réhabiliter le Savoir ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007

"Dans les classes SLECC — demandez à Marc Le Bris, demandez à Françoise Candelier — le silence règne (assez pour que l'on puisse travailler décemment, sans empêcher une question de fuser à bon escient)"
Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007

Et autre bonne nouvelle, dans les classes "Troisième Voie" aussi !

Logique : quand le maître pratique une pédagogie explicite, que les élèves savent où ils vont et comment y aller, même les plus azimutés finissent par travailler et se concentrer, dans le silence.

Précisons toutefois que cela ne se met pas en place spontanément chez des enfants qui ont subi -parfois plusieurs années durant- les méthodes chères aux constructivistes. Et que pour réparer les dégâts de ces méthodes qui transforment les élèves en zébulons -on devrait d'ailleurs les appeler "méthodes hyper-actives"- il ne faut pas craindre de mouiller la chemise pendant les premières semaines et d'endosser le rôle du "mauvais objet" !

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Et j'ajouterai, de manière plus triviale, que quand on donne à bouffer aux élèves -et pas de la bouffe de m... comme dirait J.P.Coffe- ils finissent par cesser leurs bavardages incessants, car il n'est guère commode de parler la bouche pleine !

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Excusez-moi d'insister mais la question me semble importante.
Que deviendrait la philosophie dans un bac à socle unique (la question se pose aussi pour l'histoire, sans doute avec moins d'acuité) ? Il y a sans doute peu d'espoir de l'y trouver, de sorte qu'elle deviendrait une simple option. Dans ces conditions, seuls choisiraient cette option les élèves qui auraient choisi la filière L, les autres élèves s'en trouvant dispensés.
Cela ne risque-t-il pas de porter un coup très dur à cette discipline déjà en difficulté ? Je rappelle qu'en philosophie, le CAPES propose 30 places pour 1200 candidats et l'agrégation 47 postes pour autant de candidats.

Je m'inquiète un peu de voir JPB soutenir une telle mesure, si elle doit conduire, comme c'est à craindre, à une nouvelle mise en difficulté des humanités.

Ecrit par : EP | 15 septembre 2007

le mot pourrait remonter à un radical latin...auquel cas la forme jugée correcte caparaçon serait, quant à elle, le résultat d'une métathèse des consonnes /k/ et /r/. Ainsi, l'influence de carapace sur *carapaçon serait un retour aux sources étymologiques justifiable."
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007
C'est bien ainsi qu'en donnant crédit à des suppositions fantaisistes on banalise et cautionne l'appauvrissement de la langue, au motif qu'il faut se mettre au niveau des plus ignorants, pour ne pas les traumatiser en soulignant leurs carences, ....des fois qu'on vous en attribue la paternité

Je continuerai à dire caparaçon car ce n'est justement pas une simple carapace, sinon la distinction n'aurait aucun sens.
C'est faire fi de l'éthymologie du mot que de fair cet amalgame spécieux.

Caparazon vient d'Espagne et de capa, manteau espagnol, et cette dimension vestimentaire ornementale, qui infirme toute filiation avec la carapace, permit à Colette d' écrire: "caparaçonnée d'un bout de couverture traînante".
pas vraiment efficace come carapace.

Voici donc le Nième exemple de la volonté qui taraude certains d'appauvrir notre langue pour en laminer tout élitisme, elle qui doit subir déjà les assauts de l'anglais mais dont les pires fossoyeurs sont les Français eux-mêmes.

Voici donc une Nième tentative de nous faire avaler une origine sémantique au mieux incertaine et fantaisiste, selon le procédé habituel de ceux qui se réfugient dans une approche pseudo-scientifique pour justifier l'injustifiable et cautionner les pires dérives.

Entre la glorification de l'ignorance, la cuistrerie et la malhonnêteté intellectuelle, l'enseignement du francais est bien mal barré et peut se caparaçonner, muni de ses plus beaux atours, pour affronter les attaques venues de toutes parts.

Anatole France parlait à cet égard "des cuistres qui prétendirent donner des règles pour écrire".


J'espère vivre assez longtemps pour voir notre langue, dont la première vertu est sa rigueur logique, triompher de ses assaillants. Sinon, nous parlerons tous un sabir, sauf quelques rares survivants qui s'obstineront à ranimer une langue morte...

Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007

Quand les élèves sont concentrés sur leur travail, on ne les entend plus, c'est un fait. Mais comme il est impossible d'exiger d'eux une concentration maximale de 8 heures du matin à 5 heures du soir, je crois qu'il faut établir (rétablir!) l'interdiction du bavardage dès le moment où l'on entré dans la salle et que le cours commence. Cela ne me paraîtraît pas scandaleux. Dans mon collège, nous ôtons 1 point pour bavardage, si une punition ne suffit pas, au "capital comportement (20 points)" que nous venons de mettre en place. Les élèves savent très bien au fond d'eux-mêmes que bavarder dérange, mais ils n'exploitent en cette matière que la latitude que nous leur laissons. Une classe totalement silencieuse leur plaît "in petto", et en plus ils en sont fiers.

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007

Un livre prétend s’opposer directement à la Fabrique du crétin de JPB. Intitulé avec une kolossale vinesse “La Fabrique du génie : À bas l’école de Papa !” par Franck Rimbert.

Lariba

Il se trouve que j'ai parcouru rapidement cet après-midi dans une librairie de Reims ce livre, qui m'est tombé des mains! Il commence comme un roman de gare, l'auteur racontant comment dans le début des années 70 il a failli rater son bac C parce que son prof de maths n'avait pas vu en lui le génie qu'il est devenu par la suite!
Je ne vous raconte pas la suite...tout le monde ici l'entrevoit!
Ceci étant dit, je crains que ce genre d'ouvrage ne s'inscrive dans un mouvement continu et irrésistible de déconstruction de l'école, celle que nous défendons ici et qui se donne le savoir et non l'argent comme horizon à conquérir sans Trichet!

Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2007

Cher EP, comment pouvez-vous douter de l'engagement culturel de Darcos ? Les impératifs économiques peuvent être ce qu'ils sont, il n'en défendra pas moins un système qui l'a formé — et auquel, par parenthèse, ilo a confié tus ses enfants, ce qui n'est pas si fréquent parmi le spolitiques de drite… et de gauche.
Procédez autrement. Demandez-vous de combien d'heures de philo un élève a besoin en Terminale — un élève qui n'en fera plus jamais de sa vie, mais à qui il n'est pas inutile d'apprendre que Platon pensait plus finement que Shakira ou Britney Spears. Idem pour l'Histoire — ce sont des disciplines de tronc commun. Puis demandez-vous quelle spécialité pourront être proposées selon les séries — plus de Lettres en L, ou plus de Philo ?
Dernier point. En Lettres modernes, il y a au CAPES autour de 4000 candidat pour un peu moins de 1500 postes. Cherchez l'erreur, par rapport aux chiffres (bien ré"els) que vous annoncez en philo. Quelle perversion a poussé ces jeunes gens dans une branche aussi bouchée ? Non que je conteste le droit pour tous de faire d ela philo en Fac — mais qu'ils ne viennent pas demander des débouchés. On a le même problème en psycho, en STAPS, etc. Pourquoi les facs ne limitent-elles pas les inscriptions en fonction des débouchés — comme en médecine ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007

Vous oubliez la progestérone de ces gentes demoiselles, cher Jean-Paul!

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2007
La progestérone ne pose pas de problème majeur! Vous confondez avec les oestrogènes et une sécrétion résiduelle de testostérone.

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007

"Relents nauséabonds" écrit l'éditeur du livre de Franck Rimbert en parlant de l'opposition aux "pédagogistes".
C'est immonde, et cela montre bien dans quelle fange évolue par nature la faune de demi-intelligents qui gravite autour de Meirieu!

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007

Juste une petite chose, Cadichon.
Je crois que la première mesure à prendre pour que les professeurs n'aient plus de problèmes de voix, c'est d'interdire le bavardage en classe.

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007

Pour une fois que je trouvais Cadichon hyper-constructive!
Jean, j'ai été à l'école du silence, des bras croisés, des fessées déculottées et des sanctions en tout genre relayées à la maison par des parents qui soit renouvelaient le châtiment corporel, soit plus fins, nous flagellaient d'une épouvantable leçon de morale. Ce qui n'empêche que tout enseignant à la voix fluette et à la gestuelle timide vivait un chahut à en pleurer. Demandez à ma professeur de russe de Terminale: nous étions huit, c'était sa première année d'enseignement, quatre dormaient et les quatre autres, brillants élèves de russe et du reste, tous dotés d'une large année d'avance, l'ont massacrée. Nous avons été ignobles comme on peut l'être à quinze ou seize ans.

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Caparaçon
Partie de la carcasse de bovin comprenant la poitrine, les côtes et les muscles abdominaux.


http://www.avecinfoweb.com/servlet/ShowInfoSR?M=S67SFK9KFR5RF

caparaçon = Bauchlappen mit Knochen = flank with brisket bone-in = falda con hueso = pancia con osso
http://www.ufechicago.org/UFEC/termes%20de%20boucherie.htm

LE GROS BOUT DE CAPARAÇON = Plat de côtes découvert +Gros bout + Milieu de poitrine (AV5)
MILIEU DE CAPARAÇON= Plat de côtes couvert + Petite poitrine +Tendron (AV8)
ARRIÈRE DE CAPARAÇON = Bavettes à Pot au Feu+ Flanchet (AV3)
http://gate05.free.fr/PRODUITS/le_boeuf.htm Lien excellent que je vous recommande vivement.

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Pourquoi les facs ne limitent-elles pas les inscriptions en fonction des débouchés — comme en médecine ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007

Une pléthore de médecins ne contraindrait-elle pas certains d'entre eux à s'installer en zone rurale?
Et puis, après tout, mon antenniste, réparateur de télé, vendeur d'électroménager et DJ local a une licence de lettres. Super sympa, redoutablement efficace et très agréable. On se marre bien quand il vient, devant notre 51 ou Ricard du soir. Il nous fait aussi de très belles expo photos.

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Lemoing a écrit :

"Réponse à DUGONG, qui ne doit pas bien connaître le SNALC et quand on ne connaît pas on se tait. Et de plus on avance à visage découvert lorsque l'on souhaite diffamer !!! Ne vous compromettez pas !! restez où vous êtes. Nous sommes pour un enseignement de bonne qualité et pour tous, et non pour des diplômes au rabais."

Tout doux cher Lemoing !

J'avais écrit :

"Quant au SNALC, cher JPB, je vois autour de moi les gens qui s'y abritent. C'est pas du blanc bleu. Je ne me compromettrais pas avec eux."

Je visais les représentants du snalc dans l'établissement où je sévis et non pas l'appareil lui-même. Mais la confusion entre l'appareil et quelques uns de ses téléphonistes ainsi que l'ignorance manifeste de ce qu'est ou n'est pas une diffamation me laisse augurer le pire sur ce syndicat dont, j'espère, vous n'êtes pas un dirigeant.

Après m'avoir intimé le silence, vous me demandez si je veux poursuivre la discussion. Quelle discussion ?

Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007

Je connais aussi un prof d'EPS et une prof d'allemand éleveurs de chèvres, un HEC et une infirmière DE éleveurs de chèvre, des ingénieurs agro avec un troupeau de vaches, un ancien gendarme, BEP comptabilité-gestion, avec un bar tabac presse, des vétérinaires députés-maires-conseillers généraux, des vétérinaires journalistes... Enfin, tout le monde peut faire sa liste de parcours atypiques après une formation universitaire de qualité.
je ne suis pas vraiment en accord avec un numerus clausus trop strict mais je reconnais ses vertus malgré tout: pas d'amphis surchargés, des TP et TD bien organisés avec des moyens conséquents par élève, ce qui est très important pour toutes les formations scientifiques. J'ai bénéficié du numerus clausus et je ne le regrette pas vraiment, restons honnêtes. Mais en philo? Je ne vois pas l'intérêt de TP avec de gros moyens et tout le monde sait, en y entrant, qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, non?

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Pourquoi les facs ne limitent-elles pas les inscriptions en fonction des débouchés — comme en médecine ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2008

Dites-nous alors cher JPB comment vous envisageriez de remplacer les 300 000 profs qui vont partir bientôt à la retraite? (Si toutefois, Tsarkozi ne les contraint pas d'ici là à faire quelques années de rab) Ne nous dites pas que vous croyez en leur génération spontanée? Ou bien faut-il se préparer au non remplacement de nombre d'entre eux et à l'extinction annoncée du principe même de l'enseignement scolaire?
Certains annoncent déjà la "fabrique du génie" en dessinant les contours d'une école new-look, aux programmes allègés, aux classes surchargées, aux méthodes venues du management, au bac unifié et passé en contrôle continu...

Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2007

C'est un honneur (pour moi) de se faire traiter de facho par un trou du cul/neuneu .

Ecrit par : toto | 15 septembre 2007

"Dans mon collège, nous ôtons 1 point pour bavardage, si une punition ne suffit pas, au "capital comportement (20 points)" que nous venons de mettre en place."

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007

Il suffit chez vous d'enlever quelques points pour que les élèves se taisent ? C'est le pays des fées, votre collège.

Un lieu préservé de ces élèves capables de perdre les 20 points en quelques heures. Un lieu préservé des enfants présentant des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, autrefois scolarisés dans des établissements spécialisés, à présent scolarisés d'office dans les classes ordinaires grâce à la loi Montchamp.

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Can't help it

J'HALLUCINE :


BGT écrit:
'Qu'est-ce que dois faire un enseignant face à une classe dont un tiers ou une moitié de ses élèves ne déchiffre pas en sixième ?
'

Réponse de l'âne
'des élèves qui ne déchiffrent pas, c'est plutôt bon signe : au moins on n'aura pas besoin de les débarrasser de ce boulet qui les empêche de comprendre ce qu'ils lisent. '


http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2007/09/06/15-repondre-a-bgt#co

Ecrit par : toto | 15 septembre 2007

J'en ai un aussi, de M. Duru-Bellat, tout aussi joli que celui dégoté par Toto :
"La réussite de tous est-elle une utopie ?
L'école méritocratique, telle qu'elle existe, est contradictoire avec l'idée de réussite de tous. Les inégalités sociales sont réelles et dès lors que l'égalité des chances est censée prévaloir, la société accepte de sélectionner par le diplôme. Tant qu'on se situe dans ce cadre, l'école laisse de côté une partie de ses élèves et la réussite de tous devient impossible. La réusssite scolaire de certains est payée par l'échec d'autres. De plus, la notion de mérite demande à être interrogée. Il n'existe pas de définition brevetée du mérite. On sait que les enfants ont au départ des qualités inégales du fait de la génétique, de l'environnement social, familial. Ce n'est pas juste. Au cours de la scolarité les élèves mobilisent plus ou moins leurs talents inégaux par le travail. Mais leur "mérite" dépend aussi de l'environnement. Quand un enfant de trois ans réussit moins bien qu'un autre est-il pour autant moins méritant ? Tant que la société est inégalitaire, la sélection par le mérite ne peut être juste à 100%. Il faut équilibrer par d'autres logiques de justice.d'où la question : qu'est-ce que la société garantit à tous en terme de culture commune, de niveau de formation ?

Dans ce contexte vous plaidez dans votre ouvrage pour que les logiques de compétition interviennent le plus tardivement possible...
On sait que dès la maternelle, les familles anticipent les questions de compétition. Elles ont intégré cette logique dominante et de fait entrent dans des stratégies de choix de l'école. A l'opposé, on pourrait rêver d'une école "gratuite" dans laquelle les diplômes ne serviraient à rien, d'une école qui ne sélectionne pas mais qui forme, qui donne des références communes. Est-on prêt à cela ? Je ne crois pas. Un des chemins les plus simples pour contrer les logiques individualistes serait de faire en sorte que le tronc commun de connaissances soit le plus long possible et que la sélection arrive plus tard.

Vous parlez aussi dans votre livre de mettre en avant d'autres mérites. Qu'entendez-vous par là ?
On connaît tous des personnes qui ont été en échec à l'école et qui réussissent leur vie. La réussite "scolaire" est très étroite. Elle fait beaucoup appel à l'abstraction et ne reconnaît pas d'autres qualités. Réfléchir sur ces comportements me semble indispensable d'autant que l'école est très dure dans ses jugements. Comme nous l'avons montré dans une recherche de l'IREDU, quand un petit redouble, il en est très affecté personnellement et souvent condamné en terme de réussite scolaire. L'école ne traite pas tous les élèves avec le respect qu'ils méritent et elle peut malheureusement empêcher certains de réussir."

Ecrit par : catmano | 15 septembre 2007

Un lieu préservé de ces élèves capables de perdre les 20 points en quelques heures. Un lieu préservé des enfants présentant des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, autrefois scolarisés dans des établissements spécialisés, à présent scolarisés d'office dans les classes ordinaires grâce à la loi Montchamp.

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

J'en connais un qui a du racheter deux fois le carnet de correspondance car il épuisait en un trimestre le stock de billets d'observations inclus dans le carnet pour une année. Il était collé à peu près tous les mercredis matins (collège où il n'y a pas de cours le mercredi). De toute façon, il est passé car il avait trop de retard pour redoubler. Sa mère voulait l'envoyer en apprentissage par alternance mais papa et fiston ont dit non. Il préfère tenter de continuer au collège... où il peut à loisir continuer à présenter son postérieur déculotté aux femmes de la cantine et de l'entretien.

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Et Charmeux ajoute :

"Vous savez bien que le terme (et la pseudo-notion qu'il recouvre) de "niveau" est une absurdité : les élèves n'ont pas de "niveau" : ce ne sont pas des récipients. Les enfants ont tous des savoirs ; simplement, ce ne sont pas les mêmes d'un élève à l'autre"

"C'est-à-dire, considérer l'erreur et l'ignorance comme des données NORMALES" ...

Alors, la marmotte, avec ses mignonnes petites pattes, emballe le chocolat dans un joli papier argenté...

Et l'instit de base -ou le parent de base- se dit qu'il devrait tout de même sérieusement songer à aller s'acheter un entonnoir et se le coller sur la tête, afin de ne pas faire tâche dans cette histoire de fous.

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Il suffit chez vous d'enlever quelques points pour que les élèves se taisent ? C'est le pays des fées, votre collège.

Un lieu préservé de ces élèves capables de perdre les 20 points en quelques heures. Un lieu préservé des enfants présentant des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, autrefois scolarisés dans des établissements spécialisés, à présent scolarisés d'office dans les classes ordinaires grâce à la loi Montchamp.

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Et oui, Hussard, depuis le temps que je répète que notre cher Jean vit dans un collège très très tranquille... Ce dont on est ravi pour lui. Le problème est qu'il nous assène de grandes réflexions généralisantes et des conseils à partir de son expérience qui est loin de pouvoir s'appliquer à tout le monde!
Mais bon...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007

Oups... Tache, pas tâche ! L'abus de Charmeux nuit gravement à l'orthographe... et à la santé.

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Puisqu'on est dans les histoires de fous, il faut quand même dire que ce qui est extraordinaire avec les permis à points et autres systèmes équivalents, dès lors qu'on quitte le pays des fées, c'est qu'ils obligent l'enseignant à consacrer la quasi-totalité de ses heures et de son énergie à la gestion/comptabilité des fameux points, ce qui ne lui laisse plus guère de temps pour... enseigner.

Ils ont des entonnoirs, vive les Shadoks,
Ils ont des entonnoirs, vive les Shadoks !

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

il faut quand même dire que ce qui est extraordinaire avec les permis à points et autres systèmes équivalents, dès lors qu'on quitte le pays des fées, c'est qu'ils obligent l'enseignant à consacrer la quasi-totalité de ses heures et de son énergie à la gestion/comptabilité des fameux points, ce qui ne lui laisse plus guère de temps pour... enseigner.
Ecrit par Un hussard.

Mais ce n'est pas grave, Hussard, ce qui compte c'est de tenir,tenir, tenir. En faisant le psy, l'infirmier, l'éducateur, le comptable, le gestionnaire et après quand on a effectué toutes ces tâches préalables pour lesquelles on va, sous peu, nous former, alors et alors seulement vous transmettez des connaissances! Et ils s'en sortent, les petits, c'est formidable!
D'ailleurs, on va mettre sur pied sous peu une licence ad hoc qui permettra d'être tout cela en même temps! C'est l'avenir, 6 métiers en un. Quelles économies! Et il y a déjà des volontaires qui ont de l'expérience et qui en redemandent!
Pas étonnant que ce métier soit dévalorisé à ce point! Il y en a qui continuent de travailler à sa dégradation avec le sentiment de bonne conscience en plus !
Vous faites bien d'essayer de partir, Pendariès!!!
Pour ma part, j'attends les propositions de Darcos et je vois...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007

Exercices de relaxation, de respiration, de concentration, de renforcement musculaire et vocalises, pour la plupart, inspirés des techniques de chant et de théâtre sont au programme. L'idée est de travailler sa posture, son souffle et d'améliorer la portée de sa voix, pour mieux maîtriser cet organe essentiel et éviter le surmenage vocal.

Les profs peuvent aussi apprendre par différentes astuces à économiser leur voix. Se lever pour attirer l'attention, taper sur une table à l'aide d'une règle pour obtenir le calme, mieux utiliser le silence. Ces techniques peuvent être acquises dans des séances de rééducation orthophonique. « Il faut créer des automatismes : ce n'est pas en cours que les profs vont penser à leur façon de parler », assure le professeur Giovanni.

Professeur d'histoire et géographie en Seine-Saint-Denis, Philippe a suivi ce type de formation. « Ça m'a permis de prendre conscience à quel point la voix est un instrument de travail stratégique, qui doit varier et s'adapter. Une voix inadéquate, provoque une gêne d'abord chez l'auditoire, puis une lassitude, qui finit par se traduire par un manque de concentration et des problèmes de discipline. Le ton est le meilleur révélateur de l'état de confiance du prof. »

Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007

Bravo, Cadichon! Que de paroles sensées! Je souscris à 1000%! Venez donc vous inscrire aux formations voix dispensées à l'IUFM, qui reprennent quasiment mot pour mot ce dont vous parlez! Et merci d'insister sur ce réel problème.


"La progestérone ne pose pas de problème majeur! Vous confondez avec les oestrogènes et une sécrétion résiduelle de testostérone."

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007

C'était de l'humour, Dobolino! Jean-Paul semblait ne considérer l'importance de l'EPS que pour les représentants du sexe dit fort!

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2007

Ma contribution au Bêêêtisier pédagogol:


Enseigner le français avec Eveline Charmeux
La pédagogie, c'est quoi ?
Faire travailler en groupes hétérogènes : pourquoi ? comment ?
L'analyse de Philippe Meirieu

Extrait de « Faire l’école, faire la classe » ESF 2004,

1. Tout élève a besoin d'être considéré dans sa différence et regroupé avec d'autres afin d'être pris en charge en fonction de leurs besoins communs spécifiques

Quand voit la folle de Chaillot sur son site http://www.charmeux.fr/eveline2.html)
en photo à Normale Sup avec ses "amis" Derrida et Althusser ne peut-on lui trouver quelque circonstance exténuante? La folie du second, on le sait était particulièrement contagieuse.
La maturation intellectuelle de la souris en question fut de toute évidence mise en jachère dans les années 50.
Cela n'excuse en rien tous les gogos qui ont fait sa carrière.

Et quand elle ajoute que toute sa vie elle fut " formateur d'enseignants", on frémit d'horreur puisque voilà donc un bon demi siècle qu'elle nous les déforme, dans la plus parfaite impunité.

Si elle a les palmes cacadémiques, le mérite apicole ou tout autre gri-gri, il faut les lui arracher publiquement, à elle aussi, le mˆme jour que le bovidé frako et toute la clique.
La cour des Invalides est-elle assez grande pour contenir les tous?

Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007

"Mais ce n'est pas grave, Hussard, ce qui compte c'est de tenir,tenir, tenir. En faisant le psy, l'infirmier, l'éducateur, le comptable, le gestionnaire et après quand on a effectué toutes ces tâches préalables pour lesquelles on va, sous peu, nous former, alors et alors seulement vous transmettez des connaissances! "

Ecrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007

De ce point de vue là, même si nous en bavons de plus en plus dans le primaire, nous avons encore la chance de pouvoir nous appuyer sur le fait que nous avons notre classe toute la semaine et que nous enseignons toutes les disciplines.

Cette fameuse polyvalence -qui est au demeurant fort difficile et stressante à assumer lorsqu'on a le souci de la qualité- constitue notre atout majeur face à des élèves explosifs ou des classes rétives. En effet, à condition bien sûr de ne pas céder à la démagogie et de ne rien lâcher, un instit peut à la longue contraindre un élève en rupture à travailler, en le privant par exemple de quelques séances d'EPS (ou d'arts plastiques, ou de musique), pendant lesquelles ledit apprenant devra aller faire son travail dans la classe d'un autre collègue. Ce bras de fer est épuisant, mais il peut produire des effets, à partir du moment où l'enfant en question comprend que la seule issue pour réintégrer les séances d'EPS (ou arts plastiques, etc.), c'est de céder et d'accepter de faire le travail demandé par son instit.

Par ailleurs, le fait d'enseigner des disciplines très diverses permet aussi de pouvoir découvrir ses élèves sous leurs facettes les plus variées. De ce fait, il est rare de ne pas trouver une entrée, un point d'arrimage chez un enfant, y compris en décrochage scolaire.

Sauf, et c'est là que la loi Montchamp est assassine, chez des enfants souffrant de troubles psychiatriques sévères.

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

"avec ses "amis" Derrida et Althusser ne peut-on lui trouver quelque circonstance exténuante? La folie du second, on le sait était particulièrement contagieuse."

C'est quand même décevant on se croirait de plus en plus dans la rubrique Courrier des lecteurs du Figaro. L'invective, le mépris et le "bon sens" des gens comme il faut (d'après eux) qui savent.....

Plus généralement, le plus triste c'est que ce blog (et surtout les "commentaires") joue de plus en plus contre ce qu'il prétend promouvoir. Les discussions avec mes collègues qui étaient venus faire un tour par ici montrent qu'ils sont partis déçus devant tant de morgue, de prétention et d'agressivité (qui plaît entre sectateurs convaincus mais est peu utile pour débattre et convaincre) alors qu'ils étaient a priori d'accord avec le diagnostic et les principales propositions de JPB.

Ecrit par : Hervé | 16 septembre 2007

Hervé, vous avez hélas raison! Mais cela a été bien pire qu'aujourd'hui. Je me rappelle, il y a quelque temps, avoir suggéré à des jeunes collègues de venir voir ce qui se disait sur ce blog. Ils en sont repartis aussi sec, sans avoir osé intervenir. Pas déçus, mais absolument effarés par la teneur et le ton de certaines interventions. Bien au delà des idées.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Eh bien, c'est bien dommage, Hervé. Mais aussi, dites-vous bien qu'un blog, avec ce qu'il a d'anonyme, mélange forcé"ment les positions / propositions les plus étranges, et les modes d'expression les plus délurés…

Dobolino, puisque je vous ai sous la main, y a-t-il un traitement de l'histiocytose maligne — autre qu'une piqûre adéquate ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2007

Bon, il semblerait que les intervenants de ces lieux soient dans leur grande majorité "personna non grata" !

Autrement dit, pour que ce blog devienne fréquentable, il faudrait donc que les parents soucieux pour l'avenir de leur progéniture cesse de fourrer leur nez dans les affaires de l'Education nationale, et que les enseignants soucieux de l'avenir de leurs élèves changent de sujet et se mettent à échanger gentiment des recettes de tarte aux pommes ou des références de bons vins, de bons bouquins et de bons disques.

En fait, il suffirait de débaptiser ce blog (parce que "Bonnet d'âne", franchement, ça donne déjà le ton, non ?) et de l'appeler 'Les bonnes recettes de tante Louise" ou "Le cani de tonton JP" !

Ecrit par : Un hussard | 16 septembre 2007

La cohérence n'étouffe pas les "collègues" d'Hervé.

On peut être ainsi tomber "d'accord avec le diagnostic et les principales propositions de JPB", puisqu’après quarante ans de naufrage c'est enfin devenu vraiment difficile de garder une once de crédibilité en étant contre tant ils sont pertinents (who is against motherhood and apple pie? ) mais on peut aussi continuer à nier dans le même souffe toute part de responsabilité des Charmeux, Frackoviak, Meirieu, Bentolilla, Lahire, Mabillon-Bonfils et consorts. La liste serait aussi longue que celle des signataires de la pétition du SNLAC, laquelle fait se pincer le nez aux "sécateurs convaincus" de la mouvance dominante. Ceux-ci, comme chacun a pu s'en rendre compte, pratiquent le négationnisme, le procès d'intention, la caricature, l'inversion sémantique, bref tous les attributs du terrorisme intellectuel, et maintenant que leur abus de position dominante prend fin, ils pratiquent le retournement de casaque, propre aux résistants de la dernière heure...

Ces escouades de démolisseurs ont eu une démarche conforme au schéma usuel (cf Jean Sevilla dans son livre éponyme). Il fallait disqualifier comme obsolète l’enseignement traditionnel qui continuait à faire ses preuves dans les poches de résistance du privé et des établissements publics d’élite, le diaboliser jusqu’à la caricature en affirmant que ses zélateurs souhaitaient le retour de la trique et des blouses grises, afin de légitimer son remplacement par un enseignement qui sera nécessairement plus performant puisqu’ inverse à tous les points de vues. Le moteur de la démarche est l’égalitarisme et toute critique ne peut s’inscrire que dans la caricature. La lecture de la page 133 de « l’Envers du tableau : quelle pédagogie pour quelle école ? » commis par Meirieu en 1993, est un modèle du genre. Il s’autorise un flingage en règle de l’ouvrage séminal d’Arendt contre le pédagogisme, (Crise de l’éducation, notamment aux pages 242-243) où elle souligne la nécessité pour le maître de « présenter le monde » aux enfants, ce summum de l’horreur « frontale » . Meirieu se prend pour Rousseau et réinvente Emile en enveloppant son discours d’un caparaçon doucereux de fausse empathie. L’abolition de la notation ( car elle a valeur de sanction) participe de cette entreprise d’illusionnisme et de démagogie qui a pour but de redorer le blason de l’enseignant car, comme il est de plus en plus ignorant, il faut lui forger des outils pédagogiques qui ne nécessitent pas de savoirs.

Ecrit par : Cadichon | 16 septembre 2007

Cadichon, il ne s'agit pas de refuser d'échanger des idées et des points de vue, même très divergents. Ni même de refuser la caricature qui peut, dans certains cas, remettre les choses en place; (le procès Charlie hebdo, en février dernier, l'a prouvé de manière éclatante; ceci-dit, quand cette dernière devient systématique à longueur de message, c'est un tantinet fatigant.) Mais refuser d'être politiquement correct n'autorise ni l'amalgame systématique, ni l'insulte.
Tiens, petite question subsidiaire; pensez-vous que le matraquage systématique sur "l'actualité sportive" et son corollaire cocardier de plus en plus omniprésent et assommant, (entre autres joyeusetés médiatiques) ne participe pas légèrement à l'abrutissement de nos chères têtes blondes?

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Ou alors, puisque ceux qui viennent sur ce blog y viennent tout de même pour parler école et qu'ils sont "a priori d'accord avec le diagnostic et les principales propositions de JPB", tous les collègues et parents embarqués dans la galère pourraient entonner en choeur le pastiche d'Eric Morena. Voilà qui serait convivial !

"Sur la route qui nous mène
Loin du monde et des problèmes
Je fuis (il fuit)
Comme la gazelle aimable
Aux grands cils de velours
Je bondis de vague en vague
Les mouettes me crient leur bonjour

Oh mon bateau
Te es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux

Bravant toutes les tempêtes
Sifflant comme une alouette
Je vole (il vole)
Vers de fabuleux rivages
Où je serai bientôt roi
J'entends les rythmes sauvages
Les algues dansent autour de moi
(Hop la)

Oh mon bateau
Tu es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux

Nu sous le ciel étoilé
Les voiles gonflées de bonheur
Les poissons chantent en cœur
Les crevettes (les crevettes)
Me crient olé, olé olé

Oh mon bateau
Tu es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux."

Ecrit par : Un hussard | 16 septembre 2007

à vous de choisir puisqu'on peut être d'accord ou tomber de même mais pas les deux. Il est 3 heures du mat', l'heure de papatte en rond . Je ne relis pas le reste. J'assume les coquilles et les pan! sur le bec.

Ecrit par : Cadichon | 16 septembre 2007

Monsieur Brighelli, je vous trouve toujours très critique à l'égard de l'éducation nationale. Votre démarche relève de la plus pure subjectivité sous-tendue par une volonté farouche d'en découdre avec les syndicats gauchistes d'enseignants.
Depuis 30 ans que je suis attentivement les questions d'enseignement, je me lamente des perpétuelles luttes catégorielles qui occultent que le sujet principal est l'enfant et dont toutes les parties prenantes se moquent éperdûment. On pense à ses week-ends, à ses jours de récupération, à sa formation, à son confort personnel, mais l'enfant ne joue le rôle que de cobaye.
Je suis pragmatique et je regarde les résultats de l'enquête PISA. Le plus simple, Monsieur Brighelli, serait de voir en Finlande et en Allemagne les solutions employées et faire en sorte de les appliquer chez nous.
Nous ne sommes d'accord que sur un constat: la décrépitude du système d'enseignement. Pour le reste, vous vous positionnez dans la droite ligne de votre président et de votre ministre de tutelle ainsi que des patrons amis de Nicolas Sarkozy pour faire en sorte que l'éducation nationale vous fournisse les profils dans les membres du MEDEF ont besoin.
Les enfants et surtout la nation française, sont mal partis, car outre vous et ceux que vous soutenez, on trouve les crypto communistes des syndicats d'enseignants complètement réfractaires à toute idée de réforme qui changerait leur confort et impliquerait une remise en cause de leur ron ron quotidien et de leurs acquis sociaux.
Comme vous déversez le fiel avec aisance (je vous ai déjà vu à la télévision), je suis certaine que vous allez me chercher sur ma syntaxe avant de vous attaquez aux arguments (enfin si mon message n'est pas censuré). Sachez que je suis italienne et que le français n'est, par conséquent, pas ma langue maternelle.
Je suis une femme libre, libre penseur et je n'appartiens à aucune chapelle. J'essaie de privilégier les intérêts des enfants afin que l'école en fasse des honnêtes hommes au sens rousseauiste du terme.
Cordialement votre

Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007

J'interviens peu en général, me contentant de suivre, avec délectation parfois, des échanges hauts en couleur, mais là, quand même, permettez-moi une remarque, chère Marina:

Il est amusant que vous dénonciez à la fois un certain ultra-libéralisme dont serait victime JPB (sa prétendue collusion avec la majorité actuelle et le grand patronat) et que vous vous attaquiez en même temps aux "acquis sociaux" et "syndicalistes crypto-communistes". Non que je défende spécialement les syndicats majoritaires de l'EducNat, mais il faudrait être cohérente : s'en prendre aux pseudos "acquis sociaux" des enseignants (lesquels d'ailleurs? Attendez, c'est peut-être nos excellents salaires -moins 20% de pouvoir d'achat en 25 ans? notre opulent comité d'entreprise-moins 5% sur les livres en librairie, c'est vrai c'est royal!? ou encore la chance d'aller enseigner dans des endroits où même la police ne va plus... c'est vrai, on a l'embarras du choix question avantages!) c'est quand même relayer le bon vieux discours néo-libéral si cher à Reagan ou Tatcher. Bref, si l'on est cohérent(e), et qui plus est si l'on se prétend de gauche (c'est ce que suggère votre diatribe sur les élèves formatés en vue de fournir de la main-d'oeuvre au MEDEF), on évite de penser que c'est en démolissant les uns (et leur statut, car il ne leur reste malheureusement que cela!) que l'on fera progresser les autres...

Bien des choses,

Claire.

Ecrit par : Claire | 16 septembre 2007

Buntovchik, vidangeur de testostérone de jeune gens fougeux.

Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2007

Heu... ou hé hé hé?

Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2007

JPB votre véto en sait aussi long et même plus que moi sur l'histiocytose maligne du Bouvier Bernois et, en plus, je n'ai pas le droit de répondre à ce genre de question par internet pas plus que celui d'interférer sur le diagnostic et le pronostic de mon confrère sans son accord préalable.
Je ne peux donc vous conseiller qu'une neuvaine et un voyage à Lourdes.
Désolée pour vous néanmoins.

Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2007

J'avoue que le message de Marina n'est rien moins que nébuleux... Et les arguments laissent beaucoup plus à désirer que la syntaxe!

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Présentation de l’éditeur
Depuis quelques années, la querelle scolaire est rallumée. Aux “pédagogues” s’opposent les défenseurs de “l’école républicaine”, école-sanctuaire qui maintenait les enfants du peuple à l’écart de l’ascension sociale. L’école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les “nouveaux réactionnaires” républicains, n’en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu’autre chose. Il est nécessaire d’en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d’autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société. L’école de masse, qui permet l’accès au savoir pour tous, est certes encore imparfaite, mais ne mérite pas l’indignité qu’on lui prête. Ce livre veut renouveler les termes d’un débat parti sur de mauvaises bases. Notre société a besoin d’une école qui permette au plus grand nombre de réussir. Cette nécessité suppose de définir les lignes d’une nouvelle école républicaine.

Ecrit par : Lariba | 15 septembre 2007

C'est marrant, la plupart des mots utilisés dans cette présentation, je les ai retrouvés dans la bouche de mon ancienne formatrice PLP à l'IUFM (côté Lettres): par exemple, ce qui est dégueulasse, c'est l'élitisme. Autre point, quand je lui ai dit que je ne fabrique plus de séquences incompréhensibles pour moi-même et que je pratiquais la dictée de textes qu'avec les élèves j'étudierai en cours d'analyse littéraire, j'ai senti une colère rentrée; et j'ai compris l'origine de cette flamme: mon ancienne formatrice, que j'ai bcp pour ses qualités humaines et son dévouement envers les élèves, a été "brimée" par les dictées de son enfance. "Cela ne fonctionne pas, et ce genre d'exercice n'apporte rien; je préfère aider les élèves à corriger leur fautes à partir de leurs propres traces écrites [j'aime cette formule: "trace écrite", il y en a qui laissent des traces dans le slip ou la culotte, je le sais, mais quand même...].
- Mais s'ils ne connaissent pas la règle?
- Je les pousse à comprendre pourquoi ils ont commis telle ou telle erreur.
- Et pour l'accord du participe passé, comment fais-tu?, sans qu'il y ait D'ABORD la règle pour cadrer leur syntaxe, s'ils doivent trouver seuls la réponse?
- ..."

Pour ma petite tête, ce fut une révélation: la méthode constructiviste est née pour les malheureuse et les malheureux du système éducatif... Elle fonctionne donc sur l'affect des enseignants (des parents, des inspecteur) qui, ayant souffert à leur table d'étude, s'imaginent que leurs élèves vont déguster à cause de la rigueur intellectuelle.

Un autre point: le regroupement de textes. Elle me proposa l'exemple d'un regroupement au sujet de la rencontre amoureuse en poésie: Baudelaire, Verlaine, etc. Elle avance ses études sur l'échiquier de la "lecture méthodique" - la sacro-sainte construction des oeuvres: "Comment est rendue la rencontre? Par quels moyens et quelles constructions stylistiques?" Niente sur les implications que j'appelle spirituelles dont rendent compte les poèmes. Pas d'explication "sensible" - l'humain? zappé. Vive la forme. Pourquoi? Parce que les élèves de LP n'ont pas la cervelle pour comprendre. C'est une honte qu'inspecteurs et formateurs et profs ne pensent que cela - j'ai passé une heure avec des 2de BEP électrotechnique (la moitié d'une classe: 12, certes) sur Julien tenant la main de madame de Rênal, sur la constitution du désir pour un jeune homme / une jeune femme du XIX et pour celles et ceux de notre siècle.

J'ai eu beaucoup de mal, et je crois que je n'ai pas réussi, à lui faire admettre que ce n'était pas une volonté de retrouver l'école d'il y a 50 ans, mais celle d'utiliser au mieux les méthodes qui ont quand même donné les moins pires des résultats - tout en les adaptant à l'époque. Ce fut rude. "Il y en avait marre de ses enseignants qui se gargarisent de leur savoir sous forme de cours magistraux; il faut que l'élèves participent et écrivent". OUI! Mille fois oui - intelligemment. Et les tenants d'une réforme de l'enseignement, je crois, ne veulent plus placer des poteaux indicateurs bavards devant le tableau noir, non?

Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2007

Dans l'espoir d'appartenir un jour au cercle restreint des enseignant du Grand Socle, j'ai décidé, pour la durée de cette note, de me doter de particules.

Par ailleurs, lors de l'écoute matinale de l'émission de France Culture "vivre sa ville", j'ai entendu avec stupéfaction monsieur Francis Rambert, directeur de l'institut français d'architecture parler de la rénovation du palais de Chaillot en ces termes : "les galeries font 150 mètres de long ; 8 mètres puis 12 mètres sous plafond donc c'est vrai y'a plus de mètres cubes que de mètres carrés".
Voir http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/vivre_ville/index.php?emission_id=38
(pour les gens pressés, écoutez au bout de 29 min 55 s).

Si je comprends bien la "démarche" : on peut comparer un volume à une surface ; probablement en additionnant la hauteur sous plafond à la surface au sol (m + m2 = m3). C'est délirant mais cohérent. Dommage que ce soit aussi tautologique puisque, dans ces conditions, le volume d'un parallélépipède rectangle sera toujours nécessairement plus grand que sa surface de base…

Ce gentil monsieur, probablement très cultivé par ailleurs, participe de l'énorme inculture scientifique de nos "élites" qui, souvent, s'en vante. Que n'entendrions nous pas si un Pécuchet de base pérorait dans un dîner en ville sur l'influence du Courvoisier dans l'œuvre de Leonardo di Caprio.

Tout cela interroge aussi sur les mécanismes mentaux et singulièrement sur ceux qui opèrent chez les architectes. Faut-il psychanalyser son architecte ou architecturer son psychanalyste ? Je pense plutôt qu'il faudrait architecturer nos architectes (c'est très GRIP ce que je raconte là !). Encore un grand chantier pour nos chercheurs en neurosciences (Dehaene et consorts) : savoir quelles sont les parties du cerveau d'un architecte qui s'allument et qui ne s'allument pas lorsqu'il parle de son activité !

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

mon ancienne formatrice, que j'aiME bcp

les malheureuseS

Il y en avait marre de Ces enseignants

Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2007

"Pour ma petite tête, ce fut une révélation: la méthode constructiviste est née pour les malheureuse et les malheureux du système éducatif... Elle fonctionne donc sur l'affect des enseignants (des parents, des inspecteur) qui, ayant souffert à leur table d'étude, s'imaginent que leurs élèves vont déguster à cause de la rigueur intellectuelle."

Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe).

Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007

"Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe)."

Vivement une "Psychanalyse du pédagogisme". Qui s'y colle ?

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

Intrigué par Francis rambert, j'ai cherché son CV. Il semble qu'il ne soit pas architecte mais "journaliste", "critique d'architecture". En somme l'équivalent de certains de nos pédagogistes qui enseigne comment enseigner.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

qui enseignent...

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

"Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe)."

Vivement une "Psychanalyse du pédagogisme". Qui s'y colle ?

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
Ah non! Parce que la psychanalyse procède d'un échec similaire à l'échec scolaire, celui de la relation à papa et maman. Ça va être interminable si on attend la fin de la cure pour faire quelque chose. Ils en ont au moins pour une centaine d'années de transferts et contre-transferts.

Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2007

"Ça va être interminable si on attend la fin de la cure pour faire quelque chose. Ils en ont au moins pour une centaine d'années de transferts et contre-transferts."

Pas forcément, ils (elles) peuvent être en congé maladie de longue durée et interné(e)s dans les "petites maisons" de la MGEN. Du moment qu'ils ne se reproduisent pas entre eux ...

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

"Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe)."

Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007

C'est ce qu'on appelle: "une opinion".

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Pas forcément, ils (elles) peuvent être en congé maladie de longue durée et interné(e)s dans les "petites maisons" de la MGEN. Du moment qu'ils ne se reproduisent pas entre eux ...

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

Imaginez qu'ils aillent se croiser avec les psychanalystes! Je n'ose penser quelle descendance on obtiendrait.

Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2007

"Imaginez qu'ils aillent se croiser avec les psychanalystes! Je n'ose penser quelle descendance on obtiendrait."

C'est juste. Un moratoire s'impose donc.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

Puisque les opposants à Meirieu peuvent être qualifiés de "relents nauséabonds", terme rappelant ceux désignant les accusés au moment des procès de Moscou, c'est l'occasion, après Pestalozzi, d'évoquer un autre grand "éducateur" dont se réclame Meirieu : le pédagogue soviétique Makarenko. Je ne le connais que par quelques références glanées dans deux livres, mais qui s'avèrent largement suffisantes pour me faire une idée du bonhomme :
(Sheila Fitzpatrick "Le stalinisme au quotidien", Flammarion)
(Michel Hellas, "La passion totalitaire", Quartier libre)
Makarenko fut considéré comme le modèle du pédagogue soviétique du stalinisme jusqu'aux années 80.
Il dirigea la fameuse colonie Djerzinski que celui-ci avait fondée en vue de rééduquer des enfants orphelins ou abandonnés que la guerre civile de 1919-1921 avait jetés sur les routes.
Mais Djerzinski était avant tout le premier chef de la Tchéka, la sinistre police secrète soviétique.
Le plénipotentiaire de Moscou à la Tchéka de Koungour expliquait que "pour les exécutions, nous n'avons besoin ni de preuves, ni d'interrogatoires, ni de soupçons. Nous trouvons la chose nécessaire – nous exécutons et c'est tout."
(Sergueï Melgounov "La terreur rouge en Russie", Edition des Syrtes)
C'est Lénine qui avait choisi pour diriger la Tchéka le militant le plus dévoué, le plus vertueux: Félix Djerzinski.
Or ce saint soviétique avait une autre passion : il consacrait ses loisirs à l'enfance abandonnée et la Tchéka poursuivra son œuvre après sa mort : chaque tchékiste ukrainien devait verser à la commune des enfants un demi pour-cent de son salaire.
Makarenko, qui dirigea la commune Félix Djerzinski, ne voulait pas que l'on confondît celle-ci avec une caserne ou un bagne d'enfants : la communauté connaissait le régime de la vertu et fonctionnait à l'obéissance active basée sur l'enthousiasme et la joie. Nombre de visiteurs soviétiques et étrangers relevèrent la grande ferveur, l'empressement au travail, la joie de vivre qui animaient les enfants.
Les ordres devaient être exécutés sans discussion ni objection et les éventuelles contestations étaient reportées au soir, lors de la réunion générale (un "débat citoyen" avant la lettre).
Makarenko considérait que la collectivité devait primer sur l'individu et ce "poussé jusqu'au bout, et même jusqu'au dénouement implacable".
C'était la collectivité qui devait décider du destin des individus : "N'as-tu pas honte ? On te dit ce qu'il faut faire et tu ne te soumets pas" (à propos de l'orientation professionnelle d'un élève).
"En Union Soviétique, une personne ne peut pas vivre en dehors du collectif, et par conséquent, il ne peut exister de destin individuel isolé, aucune orientation personnelle qui s'oppose au destin et au bonheur collectif"
Makarenko, "Problèmes de l'éducation scolaire soviétique"
Semblable en cela aux nazis, Makarenko considérait que l'élément le plus dangereux n'était pas le délinquant mais celui qui se souciait de son épanouissement personnel ; il s'en prend en particulier à ceux qui quittaient les Jeunesses Communistes. Dans son "Poème pédagogique", il décrit la conversion type du jeune délinquant que la pression collective du centre de rééducation amène à renier son ancienne vie et à intégrer la communauté sous le signe de l'indifférenciation. La collectivité doit faire pression sur le "déviant" mais le chef charismatique reste toujours présent en arrière-plan pour contrôler.
Si le criminel pouvait être réhabilité, une mauvaise origine sociale ou politique constituaient une tâche indélébile : Makarenko appelaient ces derniers, dans un ouvrage paru au moment des purges, des "vermines par nature". Logiquement, dans le goulag soviétique comme dans les camps nazis, les droits communs bénéficiaient d'un meilleur statut que les autres.
Les théories de Makarenko s'étendront à tout le système scolaire soviétique, bien après sa mort en 1939, jusque dans les années 80.
Makarenko avait la passion totalitaire. Il formula la loi du mouvement de la collectivité : toute collectivité doit toujours avoir devant elle un projet, un ensemble de buts à atteindre grâce à des efforts collectifs (tiens, la "pédagogie du projet"…). Car le mouvement est le seul moyen de sauver la vertu à l'intérieur des sociétés humaines où les individus sont en permanence tentés par le comportement individuel et la liberté de penser en dehors du groupe.
Aux naïfs qui ne voudraient voir en Makarenko qu'un pédagogue rêveur et généreux, il faut montrer le contexte dans lequel celui-ci élabora ses théories.
Les centaines de milliers d'enfants abandonnés et jetés sur les routes, recueillis dans les centres de rééducation pour délinquants dirigés par Makarenko sous les auspices de l'OGPU (qui avait succédé à la Tchéka), étaient des victimes de la collectivisation qui avait touché leurs parents et qui conduisit à la famine. Le consul italien à Kharkov décrit ces enfants dont Makarenko va s'occuper :
"Depuis une semaine, un service pour recueillir les enfants abandonnés a été organisé. En effet, en plus des paysans qui affluent vers la ville parce qu'ils n'ont plus aucun espoir de survie à la campagne, il y a des enfants qu'on amène ici et qui sont ensuite abandonnés par les parents, lesquels s'en retournent au village pour y mourir. Ces derniers espèrent qu'en ville quelqu'un prendra soin de leur progéniture. Depuis une semaine, on a mobilisé des dvorniki en blouse blanche qui patrouillent la ville et ramènent les enfants au poste de police le plus proche. Vers minuit, on commence à les transporter en camion à la gare de marchandises de Severo Donetz. C'est là qu'on rassemble aussi les enfants trouvés dans les gares, les trains, les familles de paysans, les personnes isolées plus âgées, ratissées en ville pendant la journée. Il y a du personnel médical qui fait la sélection. Ceux qui ne sont pas encore enflés et offrent une chance de survie sont dirigés vers les baraquements de Holodnaïa Gora, où dans des hangars, sur la paille, agonise une population de près de 8000 âmes, composée essentiellement d'enfants. Les personnes enflées sont transportées en train de marchandises à la campagne et abandonnées à cinquante-soixante kilomètres de la ville en sorte qu'elles meurent sans qu'on les voie. A l'arrivée sur les lieux de déchargement, on creuse de grandes fosses et on enlève tous les morts des wagons."
(A.Graziosi, "lettres à Kharkov", Cahiers du Monde russe et soviétique, XXX)
Makarenko, chantre de l'éducation soviétique, ne pouvait pas ignorer le sort terrible infligé aux enfants marginalisés. La loi de 1935 qui fixe à 12 ans la responsabilité pénale va conduire au Goulag d'innombrables quantités d'enfants ; un survivant du Goulag, Jacques Rossi ("Le manuel du Goulag", Le cherche midi) croisa dans les camps des milliers de garçons et de fillettes qui paraissaient n'avoir guère plus de 8 à 10 ans.
Makarenko était un idéologue important d'un système criminel et sadique où des dizaines de millions de personnes, enfants compris, ont trouvé la mort dans d'atroces souffrances.
Pestalozzi, Makarenko, voilà de bien belles références pour M. Meirieu.

Ecrit par : Louis Barthas | 16 septembre 2007

Pestalozzi, Makarenko, voilà de bien belles références pour M. Meirieu.

Ecrit par : Louis Barthas | 16 septembre 2007

Quel brillant réquisitoire pour faire le procès (de Moscou) de Philippe Meirieu... Exhumer le camarade Anton Sémionovitch Makarenko coupable chacun sait d'avoir vécu et travaillé pour le compte d'un pays ennemi , dans le seul but de prouver publiquement la mauvaise filiation d'un Philippe Meirieu coupable de s'y être référé quelque part dans un ouvrage que personne n'a jamais lu (pas plus que les poèmes pédagogiques) n'est-il pas un procédé typiquement stalinien?

Ecrit par : buntovchik | 16 septembre 2007

Tout à fait d'accord avec Buntovchik : il faut taper avec allégresse sur Meirieu mais tous les moyens ne sont pas bons pour ce faire.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

Tout à fait d'accord avec Buntovchik : il faut taper avec allégresse sur Meirieu mais tous les moyens ne sont pas bons pour ce faire.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle

Absolument d'accord; laissons l'invective, la mauvaise foi et les procès staliniens à l'adversaire, et essayons d'être constructifs. Ce qui me frappe, c'est que de plus en plus, l'objet du post de JPB est oublié au bout de qq heures, et que chacun ressort ses dadas ( si j'ose dire pour un bonnet d'âne) habituels. La question de départ portait à la fois, rappelons-le, sur la possibilité de mettre en place un bac généraliste, et sur la validité du collège unique. Sommes-nous bien sûrs d'avoir fait le tour de la question ?

Ecrit par : FGuichard de la Manie de la Méthode | 16 septembre 2007

Revenons donc à nos moutonsses, comme disait Jouvet dans la peau de Topaze...Ce n'est pas qu'au bac que l'on a tué l'enseignement généraliste... Unités de valeur au choix après 68 dans les grandes écoles et les universités, orientation trop précoce au collège et au lycée, etc. Les "fondamentaux basiques", lecture, écriture, expression orale, calcul mental, voire instruction civique, s'acquièrent (ou non) entre cinq et dix ans. Un bac généraliste en 2010, s'il voit le jour, sera l'équivalent d'un certificat d'études de 1910, qui se passait à douze ou treize ans, avant d'aller soit au travail (apprentissage), soit au collège pour les plus doués.

Ecrit par : moreau | 16 septembre 2007

Un message d un profane né en 1971.
Etant intérimaire, je ne suis pas dans le milieu enseignant
Personnellement, je préfére lire mr brighelli (même si je suis un chti corse par mes parents) que mr merieu qui me donne l impression de voulor recréer l inquisition par amour de l humanité.

Pour parapharser Georges Pompidou dans le noeud gordien
Certains enseignants d aujourd hui sont les héritiers des sophistes de l antiquite, des scolatiques du moyen age, et des médecins de Moliére.

Merci pour ce blog et ses polémiques

Ecrit par : lagaan | 16 septembre 2007

Un bac généraliste serait l'idéal, mais comme cela a été dit: avec le meilleur des programmes de S, ES et L :
maths, physique-chimie, SVT, Langue 1, Langue 2, français, philo, histoire-géo-SES.
Cela fait huit matières, ce n'est pas plus que le bac S, qui comporte en plus spécialité et option(s).
Pour les options : droit, langue(s) ancienne(s), langues vivantes suppleméntaires, arts et/ou renforcement d'une matière ?
Il faudrait que le ministère lance une consultation, mais surtout qu'il rende publics au cours de cette consultation les noms de ceux qui y participeront. Qu'on ne nous y reprenne pas, comme avec Viala et consorts !

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

"merieu me donne l impression de voulor recréer l inquisition par amour de l humanité"

écrit lagaan

Eh bien franchement, je ne l'aurais pas mieux dit. À noter que toutes les inqisitions sont toujours par amour de l'humanité, c'est même à ça qu'on les reconnaît : méfiez-vous de votre prochain qui veut votre bien.
JPB
PS. Encore merci, Dobolino, votre réaction m'a bien soutenue pendan que je creusais un gros trou cet aprèm' dans la glaise dure…

Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2007

Rapidement pour Monsieur Christophe Sibille: démontrez un peu d'intérêt pour qui n'est pas de votre avis, plutôt que de déclarer péremptoirement que mes propos sont nébuleux.
C'est clair pourtant: d'un côté des crypto communistes qui s'accrochent à défendre la tranquillité de leurs adhérents (je suis de gauche certes, mais je lutte contre les groupes de pression qui défendent des intérêts catégoriels au détriment de la collectivité) et de l'autre des Bighelli et les dizaines de ministres de l'EN de la 5ème république qui n'ont jamais fait preuve d'aucun courage réformiste et dont le but est de formater des bons techniciens que le MEDEF demande. Moralité: aujourd'hui, nous avons peut-être de très bons informaticiens ou ingénieurs (j'en parle en connaissance de cause car j'en ai embauché quelques uns),mais de parfaits bovins dépouvus de conscience politique, de culture générale et des bases de l'expression. Ils sont nuls en langue et en français et n'ont aucune substance pour se mouvoir dans la sphère de l'entreprise, notamment dans les relations clients. Pourquoi ? Parce que l'on a sacrifié les connaissances techniques directement applicables dans l'entreprise au détriment de la philosophie, du français, des langues, bref des acquis propres à façonner des femmes et des hommes au dessus de la mêlée des boeufs.
Je le répète, il faut s'intéresser aux systèmes qui donnent de bons résultats, notamment dans les pays scandinaves et en Allemagne.
Quand un ministre prendra-t-il un jour l'initiative d'une réforme en profondeur ? Les enseignants doivent redevenir les "hussards" de la république pour faire en sorte que filles et garçons qui sortent de leur cycle d'étude aient le savoir-faire et le savoir-être ?
Je doute que des Brighelli et des Allègre soient les artisans de la réussite.

Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007

"Rapidement pour Monsieur Christophe Sibille: démontrez un peu d'intérêt pour qui n'est pas de votre avis, "

Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007

Très chère Marina, si je ne démontrais pas d'intérêt pour qui n'est pas de mon avis, j'aurais déerté ce blog depuis assez longtemps. Vos propos ne sont effectivement pas nébuleux, j'ai fait une légère erreur d'appréciation. Ils sont simplement totalement incohérents. A ce que je sache, d'une part Jean-Paul Brighelli, même si on n'est pas en total accord avec lui, (ce qui est mon cas), propose des pistes de réforme qui sont assez courageuses, et, d'autre part, il n'est pas (encore) en position stratégique pour les mettre en oeuvre. Donc, autant de mots de votre part (à son sujet, en tous cas, dans votre message), autant d'erreurs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Monsieur Sibille, vous êtes certainement un génie, un puit de savoir et moi une parfaite crétine. Dont acte vous avez gagné. Vous devez faire partie des "Trissottin" qui ont flingué Ségolène Royal.

Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007

Marina,

je crois que votre problème vient du fait que, bien que vous ne le sachiez pas, vous vous battez pour la même chose que la plupart des participants de ce blog, et a fortiori que le Maitre des Lieux, notre moustachu préféré, j'ai nommé Monsieur Brighelli (car on dit Monsieur).
Le problème vient également du fait que vous avez gobé les conneries pédagogistes, et vous croyez (apparemment) que les réformateurs sont en fait ceux qui ont détruit l'Ecole Française.
Il faudrait que vous lisiez un peu plus ce qui a été écrit sur ce blog (mais pas seulement), et aussi "La fabrique du crétin". Puis vous irez voir comment ça se passe en IUFM, histoire d'avoir peur. Et vous reviendrez ici, comprenant un peu mieux l'histoire, vu que vous aurez rattrapé votre retard...

Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007

Elle est rigolote, Marina, elle n'a pas compris qui était qui, et qui défendait quoi.
Savez quoi, Christophe, vous avez vraiment pas de bol ici...

Bon, l'épisode Marina étant achevé, on peut en revienir au bac unique et au college généraliste ?

Sinon, j'ai une recette de tarte au citron, une adresse-internet pour les sketchs d'une comique belge et une recommandation pour le choix de son imprimante HP. Au point où on en est, ça ne déparerait pas.

Dernière proposition : Marina, puisque vous êtes en Italie, parlez-nous de l'influence de l'Eglise sur l'Education dans votre pays. Ce n'est ni une moquerie, ni une attaque, c'est une vraie demande : je serais curieux de savoir le poids du Vatican dans l'Education italienne, étant donné l'importance qu'il a déjà dans la vie civile et politique. Même si le pédagogisme n'est chez nous, à tout prendre, qu'une forme de religion en matière d'éducation.

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Pas drôle de perdre son chien. Pas drôle du tout en plus d'expliquer cela à un gamin. Voilà, cela ne sert pas à grand-chose de le dire, je sais...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 16 septembre 2007

"Un bac généraliste serait l'idéal, mais comme cela a été dit: avec le meilleur des programmes de S, ES et L"

Là, on pourra pas dire que le baccalauréat est donné.

Même à l'époque où les génies comme le moustachu passaient leur baccalauréat, il y avait déjà des spécialités : mathématiques élémentaires, philosophie...

Ecrit par : pedagogo | 16 septembre 2007

Chère Thalie, je confirme vos propos.

D'ailleurs, j'espère que personne ne pensera que quand je dis "revenons-en à nos moutons" (pas dans la lettre, mais dans l'esprit), je parlais de ça. J'évoquais l'épisode Marina, et je reprenais les injonctions de FGuichard.

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Pour pedagogo : les maths elem' d'il y a trente ans, c'était autre chose que la spé maths de nos TS !
Et c'est un ex-TS spé maths qui vous le dit.

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Saperlotte, saperlotte , ouf j'ai retrouvé mes lunettes pour pouvoir lire tous vos commentaires...Décrocher de la lecture le vendredi soir et vous êtes assuré d'avoir une centaine de commentaires à lire le dimanche... Vous vous ennuyez tant que ça ? Il faudrait peut-être ouvrir les lycées ,collèges et écoles le we pour que les profs et parents s'y retrouvent pour "causailler" d'éducation et d'instruction autour d'un barbecue ou a cup of tea, ce serait plus conviviable qu'un blog virtuel...En période de journées du patrimoine ce serait tendance surtout concernant une institution à inscrire au registre des "chefs d'oeuvre en péril", ne trouvez vous pas?



C'est vrai "qu'Orly c'est triste le dimanche ",
les champs de glaise aussi d'ailleurs...

Au fait , vous trouvez sympa dans la manière dont vous avez accueilli la nouvelle blogueuse Marina? ça ne donne vraiment pas envie de s'attarder ici! Est -ce un club VIP très privé où il faut montrer patte blanche?

Pour finir , Loki vous parlez pour qui quand vous écrivez ceci:

"je crois que votre problème vient du fait que, bien que vous ne le sachiez pas, vous vous battez pour la même chose que la plupart des participants de ce blog, et a fortiori que le Maitre des Lieux, notre moustachu préféré, j'ai nommé Monsieur Brighelli (car on dit Monsieur)."


Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007 ?


Moustachu préféré? Franchement il serait plus sympatoche sans la moustache notre très cher ami Brighelli, parole de saperlipopette!
àmha

;):)au moustachu irremplaçable

Ecrit par : saperlipopette | 16 septembre 2007

je corrige:"vous trouvez sympa la manière dont" ...que vient donc faire ce "dans" ,saperlotte de saperlotte de saperlipopette...

Ecrit par : saperlipopette | 16 septembre 2007

"Elle est rigolote, Marina, elle n'a pas compris qui était qui, et qui défendait quoi."

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Heureux de voir que, pour une fois, on dit à peu près la même chose!

"Savez quoi, Christophe, vous n'avez vraiment pas de bol ici... "

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Je ne vois pas très bien en quoi "je n'ai pas de bol" ici... Mais vous allez certainement me l'expliquer, vous qui êtes un puits de science!

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Ben Marine arrive juste, et elle vous prend à parti pour pas grand chose ; et ce n'est pas la première fois que vous êtes assailli pour pas grand chose, voire pour rien.
Quant au "pour une fois on dit à peu près la même chose", non, non, on s'est engueulés tous les deux une fois (je ne sais plus trop pour quoi, mais c'était sur un malentendu, déjà à l'époque - je vous le dis, que vous n'avez pas de chance !), mais vous pourrez relire plein de posts où on était d'accord sur certains points ! Bref, pas de chance, car on s'en prend souvent à vous, alors qu'il y a déjà assez de raisons pour qu'ici vous soyez confronté à des désaccords sans qu'on en rajoute encore d'injustufiés en supplément.
Sinon, je sais que je suis un puits de science, je sais ;-)
Et j'aime bien qu'on me le dise !

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Je recentre : Collège unique et évaluations début de CM2.

Ça y est. C’est passé. Une journée fichue en l’air pour les CM2 qui ont travaillé en pointillés dans leur classe et passé le reste du temps sur des exercices si simples qu’ils m’ont demandé pourquoi on leur faisait faire « ça ».
Malheureusement, Y, T, O et M m’ont permis de leur fournir une explication : « Ces évaluations proposent des exercices sur les points du programme de CP/CE1 qu’un CM2 ne peut pas ignorer s’il veut apprendre tout ce qu’il doit savoir pour faire une 6° convenable. »
O et M auront certainement de la peine en 6°, M encore plus que O. En effet, si les deux élèves ont eu des difficultés de compréhension, sans descendre néanmoins en dessous du seuil fatidique (6/8), pour un texte aussi simple que celui proposé, il est fort probable que le professeur de français s’arrache les cheveux lorsqu’il leur fera étudier un texte « de 6° ».
La solution : arrêter d’étudier des textes longs et riches et pénaliser les neuf autres ou créer des 6° plus lentes et plus progressives pour O et M et leurs petits camarades des autres écoles qui n’ont pas su non plus dire que la fille s’appelait Nathalie et que le garçon qui était jaloux s’appelait Bob.
De la même façon, Y et T, dyslexiques tous les deux, gros problèmes de mémoire pour l’un des deux, pas scolaires pour deux sous et qui suivent cahin-caha depuis le CP sans avoir jamais redoublé parce que, quand même, ça va, ont eu des difficultés à donner en 5 secondes des résultat des tables de 8 et 9, à compter une addition, une soustraction, une multiplication et la fameuse division (72 :3) sans déborder du temps imparti, tout comme M.
Y n’arrive toujours pas malgré un entraînement régulier (pas d’ORL chez nous, des leçons de grammaire avec méthode explicite, exercices d’application et de contrôle et des dictées fréquentes) à coller spontanément un « nt » à la fin d’un verbe à la troisième personne du pluriel et continue à préférer le « s » et l’après-midi, lorsqu’il a fallu que les dix autres mettent au pluriel la phrase « La petite fille mange une orange. » afin que nous puissions évaluer sans le traumatiser si son « Les champignons pousses » étaient dus à l’étourderie, il a réitéré !
Nous allons faire du soutien (et du remontage de bretelles avec papa-maman, tout à fait d’accord sur ce coup-là) toute l’année.
Mais franchement, si ces trois enfants (M relève très certainement de SEGPA et aura sans doute plus de « chances » dans cette voie-là) sont précipités dans une 6° « tout-venant » à 28, je suis persuadée que O se renfermera dans sa coquille et ne dira jamais qu’il n’a pas compris, quant à Y et T, super, ils vont enfin pouvoir se la couler douce en se faisant tout petits, tout petits, réservant leur énergie pour les parties de foot dans la cour.
Alors oui pour des 6° aménagées, à petit effectif, en deux ans pourquoi pas, ou toute autre structure qui permettra aux autres de filer à leur rythme et tentera de continuer à aider Y et T qui ont besoin de plus de temps et plus d’attention.

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2007

"Il faudrait que le ministère lance une consultation, mais surtout qu'il rende publics au cours de cette consultation les noms de ceux qui y participeront. Qu'on ne nous y reprenne pas, comme avec Viala et consorts !"

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Absolument. Quand on voit