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15 septembre 2007

Bac unique College multiple

Bac unique, collège diversifié.

Xavier Darcos, qui adore dire des choses primordiales au détour de la conversation, sans avoir l’air d’y toucher, a donc expliqué qu’il réfléchissait à un Bac unique, que seules des options distingueraient. C’est dire, sans le crier sur les toits, que le Bac actuel n’est pas satisfaisant. C’est dire aussi que les Bacs multiples institués par la loi Jospin, et qui ont eu du mal à se mettre en place, étaient la mauvaise réponse aux attentes des élèves, de leurs parents — et du marché.
Qu’on y réfléchisse un instant. La galaxie de Bacs inventés par le PS avait au fond pour seul objectif une pré-professionnalisation des élèves — le Bac Pro est l’ultime caricature de ce souci bizarre, de la part de gens de gauche, de plaire absolument à l’image qu’ils se font du patronat. Cette politique étrange a eu deux conséquences majeures :
- D’un côté, le public a très vite hiérarchisé les Bacs, du plus prestigieux (S) jusqu’aux moins cotés. Là encore, comme en pédagogie, le souci d’égalitarisme a engendré plus d’inégalités que le système précédent, qui déjà était si peu satisfaisant que dès le début des années 1980, un prof de philo, Maurice Maschino, demandait benoîtement : « Voulez-vous vraiment des enfants idiots ? »
- Et d’un autre côté, le patronat, pour lequel on avait inventé cette myriade d’examens taillés sur mesure, n’a cessé de se plaindre du peu d’adéquation du bachelier nouveau aux contraintes économiques. Que demandent les industriels, en fait ? Des élèves polyvalents, aussi intelligents que possible, capables d’apprendre effectivement une spécialité (et chacun sait bien que c’est l’entreprise qui forme, pas le système scolaire, toujours en retard d’une technique), et suffisamment généralistes pour se reconvertir, plus tard, à tel ou tel métier dont personne, aujourd’hui, n’a la moindre idée. Pour l’avoir vécu, je peux affirmer que les premiers informaticiens de la fin des années 70 étaient aussi bien des mathématiciens que des littéraires — mais c’est qu’ils avaient, les uns et les autres, suffisamment de latitude intellectuelle pour se faire aux systèmes binaires, ou pour comprendre les subtilités des langages artificiels. Nous avons vu ici même que bien des patrons, et non des moindres, réclament à grands cris des littéraires — et on leur fournit des commerciaux, ou prétendus tels (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/08/06/litterature1.html).
Car comme l’a susurré le ministre, c’est peut-être du côté des sciences économiques que l’on a développé le plus grand marasme. Entre économie, gestion et communication, ces trois mamelles de la nouvelle économie vue par la rue de Grenelle du quatuor Jospin / Allègre / Royal / Lang, qu’apprennent réellement les élèves qui puisse leur servir dans la vie professionnelle ? N’y a-t-il pas quantité de matières qui ont été insérées dans les programmes sous la pression des syndicats, toujours désireux de faire entrer dans le métier de futurs permanents (la thèse n’est pas de moi, c’est une affirmation de Claude Allègre soi-même dans ses "10 questions plus 1" parues en avril dernier), et qui sont traitées de façon si générale qu’il vaudrait peut-être mieux les enseigner carrément, et mieux, dans les cycles supérieurs, BTS, IUT ou Facs ? Les économies, si économies on devait faire, ne peuvent s’effectuer sur le dos des matières générales, dont le niveau baisse sans cesse : c’est si vrai que ce sont justement ces matières générales, si négligées, qui gênent si fort les élèves de Bac Pro lorsqu’ils parviennent à se faire admettre en BTS.
Alors, oui : renforcer l’enseignement des matières fondamentales (un super-socle, en quelque sorte), panacher avec des enseignements aujourd’hui fort négligées, comme les disciplines artistiques — essentielles à une « culture humaniste », comme disent le HCE et Nicolas Sarkozy —, ne pas oublier quelques heures de sport pour défouler l’adrénaline et la testostérone de ces jeunes gens fougueux, et amener toute une classe d’âge au plus haut des capacités de chacun.

Complémentaire : c’est au collège que l’on doit réintroduire de la diversité. Le collège unique, inventé avec les meilleurs intentions du monde par ces deux grands libéro-gauchistes qu’étaient René Haby et Valéry Giscard d’Estaing, a fait la preuve de sa nocivité. Nombre de voix se sont élevées contre cette structure rigide, qui gêne la progression des meilleurs, et anéantit celle des plus faibles. Pourtant, que je sache, ni les parents d’élèves, ni les syndicats enseignants ne se sont prononcés contre une mesure que bien des chefs d’établissement s’efforcent de contourner, l’air de rien. Il n’y a que le SNALC (dont je ne suis pas membre, mais qui fait ces temps-ci des analyses souvent pertinentes) qui, récemment, a lancé une pétition — à signer d’urgence sur http://www.snalc.fr/petition.tpl — pour que cesse enfin cette escroquerie qui sous prétexte d’égalité annihile toute chance. Diversité dans la formation initiale, afin que chacun aille, à son rythme, au plus haut de ses capacités ; uniformisation d’un examen final (avec des options qui permettront un enseignement renforcé au gré des goûts et des talents), afin que tous disposent d’un viatique d’égale valeur pour la poursuite des études : c’est peut-être la voie de l’avenir que vient de tracer le ministre — l’air de rien.


Jean-Paul Brighelli

Commentaires

Pétition du Snalc signée sur-le-champ!

Écrit par : Jean | 15 septembre 2007

c’est peut-être la voie de l’avenir que vient de tracer le ministre — l’air de rien.


Jean-Paul Brighelli

Réformer l'édifice en péril en commençant par réparer la cheminée, me paraît être une démarche vouée à l'échec!
J'ai cru comprendre et nous avons été très nombreux ici pour défendre cette idée, que si réforme de l'appareil d'enseignement il doit y avoir, tout doit partir des petites classes et de la refonte complète du mode d'entrée des élèves dans l'écriture et des autres techniques de civilisation des pulsions.
Buntovchik, vidangeur de testostérone de jeune gens fougeux.

Écrit par : buntovchik | 15 septembre 2007

Vous oubliez la progestérone de ces gentes demoiselles, cher Jean-Paul!
Mais complètement d'accord avec une grande partie de votre profession de foi.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2007

Bonjour,
Je suis désolée de ne pas vous faire de commentaire sur la proposition du ministre, mais j'ai une question plus personnelle à vous poser : que pensez-vous de la semaine des 4 jours à l'école primaire ?
Je ne fais pas partie de l'éducation nationale mais je suis passoinnée par ce qui s'y passe !
Je suis toujours intéréssée par vos discours, vos prises de position et votre livre "la fabrique du crétin" que j'ai dévoré. C'est la raison pour laquelle je vous interroge sur ce sujet qui devient d'actualité en particulier dans mon village de Mèze (élections municipales obligent !!!). Je sais que vos arguments seront exempts de tout parti-pris et sauront nous aider dans nos propositions. Amicalement, Gisèle cacace

Écrit par : gisèle cacace | 15 septembre 2007

"sous la pression des syndicats, toujours désireux de faire entrer dans le métier de futurs permanents (la thèse n’est pas de moi, c’est une affirmation de Claude Allègre soi-même )" écrivez-vous

On sait ce que valent les basses affirmations de ce crapaudin personnage (istius), qui a assez fait la preuve de sa nocivité, flanqué de son gourou Meirieu et de sa chouette bande de dir-cab pédagols, et qui n'a pas honte aujourd'hui de tourner casaque comme l'opportuniste qu'il est. Ne reprenez pas les calomnies que profère cet individu, et qui ne sont dictées que par la rancune d'avoir été renvoyé à ses chères études, d'où il n'aurait jamais dû sortir. C'était hélas trop tard, et le mal était fait, comme la suit le montra.

Écrit par : FGuichard | 15 septembre 2007

Je rejoins buntovchik sur ce point.
Et si on commençait par le primaire?
Si les élèves sont déjà "filtrés" avant d'arriver au lycée, cela n'empêche pas que les carences sont flagrantes. Expliquer, au lycée, que g+e produit un son différent de gu+e révèle combien la malnutrition intellectuelle est sévère.
Réformer les modalités du bac pour en faire un véritable examen généraliste à options, oui. Mais sans la substance, je redoute le pire.

Écrit par : Odrade | 15 septembre 2007

"n'empêche pas les carences flagrantes"


Désolée. (a force de lire des bêtises, on finit par les inscrire)

Écrit par : Odrade | 15 septembre 2007

"Que demandent les industriels, en fait ?" écrit JPB
Le patronat français demande des gens adaptables très rapidement aux changements majeurs de technologie. Il faut être conséquent, cela veut dire qu'un technicien (c'est à dire attaché aux grilles salariales de ces catégories) doivent être d'un niveau initial proche de celui de nos meilleurs élèves de lycée (c'est à dire des gens dotés de sévères ossatures d'analyse et de raisonnement). L'éducation nationale ne peut pas former beaucoup de gens dotés de telles qualité.

Quant à un "super socle", j'ai atteint un âge où on croit de moins en moins et où on tente de penser de plus en plus. Il y aura un socle commun, c'est évident. le "super" résulte d'un accès de wishfull thinking comme diraient les anglo-saxons.

Il faudra dire clairement quelles sont les disciplines élues au "super socle" et donc, celles qui ne le seront pas. Préciser, bien sûr, les critères de choix. Quelle ambiance à tous les niveaux !

Je concède volontiers la cohérence du non remplacement des enseignants qui partent en retraite avec la mise en place de ce "bac unique". Les disciplines "moins importantes" donc assujetties entièrement aux options seront le principal "vivier" de ces non remplacements (vivier est une métaphore piscicole très en vogue chez nos administratifs)

Les enseignants encore en activité et des disciplines d'options iront très clairement faire leur service (annualisé, ne l'oubliez pas !) dans plusieurs établissements suivant en cela l'exemple glorieusement précurseur de nos collègues enseignant l'allemand. Ils recevront les condoléances de nombreux faux culs et de quelques sincères qui auront évité la vente à la découpe.

Quant au SNALC, cher JPB, je vois autour de moi les gens qui s'y abritent. C'est pas du blanc bleu. Je ne me compromettrais pas avec eux. Je préfère continuer mon chemin en me faisant taxer d'élitisme par les petits collègues et de rompre, définitivement, avec la solidarité factice dont nous nous sommes trop longtemps caparaçonnés. Pas de prisonnier !

Écrit par : dugong | 15 septembre 2007

que les techniciens doivent ...

Écrit par : dugong | 15 septembre 2007

Il me semble que le bac était déjà multiple avant Josseping.
J'ai passé un bac C en 1979, et c'était déjà la voie royale.
Alors, un bac unique, avec les maths des S, le français et la philo des L, l'éco des ES ? Pourquoi pas, mais il faudra faire une croix sur les 80 % de bacheliers.
Le bon peuple est-il prêt pour ça ?
Un bac unique avec un programme a minima, les maths des L, le français et la philo des S, l'éco des ES (?!) ? Bonjour le niveau !
Le même avec des options : si les coefficients des options sont bas, idem pour le niveau. S'ils sont hauts, retour à la case départ.
Je suis d'accord avec Buntovchik : réformons par le bas plutôt que par le haut.
OU plutôt : réformons tout en même temps, mais pas que le bac, malgré la tentation forte du symbole.

Écrit par : yann | 15 septembre 2007

Note : Le caparaçon est un carapaçon très épais (source : dictionnaire de l'adécamie)

Écrit par : dugong | 15 septembre 2007

Question : que deviendrait la philosophie pour ce nouveau bac unique ? Ne va-t-elle pas passer du statut de discipline majeure pour la filière L au statut d'option, donc de discipline mineure ?

Écrit par : EP | 15 septembre 2007

La philosophie ? Combien de divisions !

Écrit par : dugong | 15 septembre 2007

Lu sur wikipedia :

"La différence entre forme erronée et forme correcte est cependant parfois difficile à établir : ainsi, caparaçon est souvent transformé en *carapaçon, par contamination avec carapace. Or, l'étymologie du mot n'est pas claire : emprunté à l'espagnol médiéval caparaçón (actuellement caparazón), le mot pourrait remonter à un radical latin cappa, « cape », faisant de carapaçon un terme entièrement faux, étymologiquement parlant, ou à un radical *karapp- (qui donne carapace), auquel cas la forme jugée correcte caparaçon serait, quant à elle, le résultat d'une métathèse des consonnes /k/ et /r/. Ainsi, l'influence de carapace sur *carapaçon serait un retour aux sources étymologiques justifiable."

On en apprend de belles en fréquentant le bonnet !

Écrit par : dugong | 15 septembre 2007

JPB écrit
"Le patronat, pour lequel on avait inventé cette myriade d’examens taillés sur mesure, n’a cessé de se plaindre du peu d’adéquation du bachelier nouveau aux contraintes économiques. Que demandent les industriels, en fait ? Des élèves polyvalents, aussi intelligents que possible, capables d’apprendre effectivement une spécialité (et chacun sait bien que c’est l’entreprise qui forme, pas le système scolaire, toujours en retard d’une technique), et suffisamment généralistes pour se reconvertir, plus tard, à tel ou tel métier dont personne, aujourd’hui, n’a la moindre idée".

J'ai signé la pétition, car comment ne pas souscrire à ce qu'elle dit. Je me moque bien de la couleur, et préfère blanc bleu à rouge mais seul le contenu importe, (qu'importe le flacon) et elle souligne une évidence qu'il faut néanmoins marteler tant elle va à contre-courant de la doxa dominante:l'égalitarisme est une utopie liberticide, destructrice des apprentissages et il faut revenir à un système élitiste, méritocratique, sans lequel un pays sacrifie son école et court à sa perte. C'était tout le sens de l'élitisme républicain qu'avait défini Condorcet. On ne l'a jamais mis en pratique complètement, or son succès dépendait du respect de la cohérence des principes qu'ils a posés. On n'en a appliqué qu'une partie. Echec assuré.


""Les signataires demandent donc au gouvernement :

*De recentrer la mission du collège sur la transmission des savoirs.
*De diversifier les parcours et de revaloriser l’enseignement professionnel.
*D’offrir à tout élève la possibilité de suivre une voie d’excellence conforme à ses aspirations et à ses aptitudes.
*De rétablir la souveraineté des conseils de classe par le respect des décisions d’orientation.

Autrement dit de revenir au principe de l'homogénéité des classes et de l'hétérogénéité des programmes. Depuis qurante ans qu'on y déroge, on ne pouvait que courir vers le désastre.

Je signe aussi la pétition pour soutenir les enseignants puisque ANNE-NOÉMIE DORION. (Figaro du jour ) nous alerte:
""La voix des maîtres de plus en plus défaillante""

Il faut paraït-il les faire chanter maintenant! Si on a leur coupé la chique, il leur reste quoi?... les cours en ligne? http://www.lefigaro.fr/france/20070915.FIG000000702_la_voix_des_maitres_de_plus_en_plus_defaillante.html

""""Ils sont très nombreux à être touchés par des problèmes vocaux.

APHONES, touchés par des laryngites et des angines chroniques, voire des polypes ou des nodules vocaux... Les enseignants ont de plus en plus de mal à donner de la voix. D'après une expertise publiée par l'Inserm (Institut de la santé et de la recherche médicale), ils sont les premières victimes de ces maux de gorge à répétition. Et sont environ deux fois plus nombreux que le reste de la population à connaître des problèmes vocaux. Selon l'étude, dans cette profession, un tiers des hommes et la moitié des femmes déclarent d'ailleurs avoir toujours ou souvent des troubles de la voix. Confrontés à des environnements bruyants, les instituteurs seraient particulièrement sujets à ces pathologies.

Si un tiers des enseignants considèrent que ces gênes entravent leur capacité à enseigner, la majorité, surtout parmi les moins expérimentés, n'ont pas conscience de leurs conséquences dans les salles de classe.

Pourtant, avec eux, surviennent en cascade, un lot de problèmes : une voix chancelante peut révéler le manque de confiance d'un professeur, mettre à mal son autorité et sa légitimité. Elle peut entraîner une dégradation de son état nerveux. « Quelqu'un qui ne se sent pas entendu se crispe, se projette en avant, force le ton. Cette voix, dite de détresse, est entendue par l'élève qui sait au moins intuitivement, que son enseignant se sent en échec », assure le professeur Antoine Giovanni, directeur du laboratoire d'audio-phonologie clinique à Marseille, qui a participé à l'enquête.

Depuis une quinzaine d'années, l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) s'est emparé de la question. À Créteil, par exemple, l'organisme organise depuis 2001 des formations.

Mieux utiliser le silence

Professeur de chant et formatrice à l'IUFM, Marianne Malifaud reçoit 80 à 100 postulants à chaque nouveau stage. « La prise de conscience a commencé il y a quinze ans. Dans cette profession, la voix est sollicitée en permanence de façon professionnelle, parfois jusqu'à sept heures par jour. Alors que les enseignants devraient subir un entraînement quasi sportif, on ne fait presque rien pour leur apprendre à se servir de cet outil formidable. »

Exercices de relaxation, de respiration, de concentration, de renforcement musculaire et vocalises, pour la plupart, inspirés des techniques de chant et de théâtre sont au programme. L'idée est de travailler sa posture, son souffle et d'améliorer la portée de sa voix, pour mieux maîtriser cet organe essentiel et éviter le surmenage vocal.

Les profs peuvent aussi apprendre par différentes astuces à économiser leur voix. Se lever pour attirer l'attention, taper sur une table à l'aide d'une règle pour obtenir le calme, mieux utiliser le silence. Ces techniques peuvent être acquises dans des séances de rééducation orthophonique. « Il faut créer des automatismes : ce n'est pas en cours que les profs vont penser à leur façon de parler », assure le professeur Giovanni.

Professeur d'histoire et géographie en Seine-Saint-Denis, Philippe a suivi ce type de formation. « Ça m'a permis de prendre conscience à quel point la voix est un instrument de travail stratégique, qui doit varier et s'adapter. Une voix inadéquate, provoque une gêne d'abord chez l'auditoire, puis une lassitude, qui finit par se traduire par un manque de concentration et des problèmes de discipline. Le ton est le meilleur révélateur de l'état de confiance du prof. »

Écrit par : Cadichon | 15 septembre 2007

Juste une petite chose, Cadichon.
Je crois que la première mesure à prendre pour que les professeurs n'aient plus de problèmes de voix, c'est d'interdire le bavardage en classe.
Il n'est pas normal que le maître ait à élever la voix pour se faire entendre, ni qu'il soit entré dans les moeurs (merci Meirieu!) qu'un brouhaha sympathique aidait l'élève à s'épanouir. Ce qui est normal, c'est que le maître - c'est valable dès le CP - s'exprime certes clairement, en articulant bien pour que tous ses élèves entendent, mais pas qu'il force sa voix. Pour cela , le silence DOIT régner dans la salle. De 8 heures du matin à 5 heurs du soir. Les professeurs DOIVENT l'imposer.
Il est vrai qu'avoir quelque chose à dire peut donner de l'assurance. Par exemple, dès qu'on renonce aux "séquences" et à la soupe indigeste qu'elles dispensent, et qu'on recommence à enseigner la grammaire, la conjugaison, l'orthographe, le vocabulaire, à faire faire des rédactions et des explications de textes, la voix, aussitôt, s'affermit, tout simplement parce qu'on est sûr de soi. On sait pourquoi on exige - et on impose - le silence total. Ce qui ne veut pas dire que les élèves n'ouvrent pas la bouche du début à la fin du cours (on entend déjà cet esprit faux de Meirieu...): mais ils l'ouvrent pour participer à la classe, ce qui est autre chose!

Écrit par : Jean | 15 septembre 2007

Le bavardage est une habitude qui se contracte tôt.
Le silence aussi.
Dans les classes SLECC — demandez à Marc Le Bris, demandez à Françoise Candelier — le silence règne (assez pour que l'on puisse travailler décemment, sans empêcher une question de fuser à bon escient), parce que les enfants sont sans cesse occupés. Parce que la progression est tellement fine qu'elle me rappelle, d'une certaine manière, le protocole imposé à Sa Majesté Achille Talon dans "le Roi des Zôtres" (indispensable !), où, minute par minute, est organisée la royale journée.
Et des enfants qui ont appris à travailler et à ne plus parler que pour dire des choses sensées au Primaire seront, malgré la testostérone et les œillades des lolitas environnantes, amenés à travailler en silence au collège et au lycée. Il en est de la discipline comme du redoublement : avec des programmes bien conçus et bien appliqués, on ne chahutera plus, on ne redoublera plus — ou à la marge. Ce n'est pas de l'utopie : ça se fait en ce moment.
Dans le film de Canal et Emmanuel Amara, "Education nationale : un grand corps malade", on visite une classe finlandaise où toutes ces petites chères têtes blondes (mais alors, blondes !) lèvent la main pour parler, et travaillent dans un silence religieux — ou soviétique. C'est comme ça qu'on se retrouve classé n°1 des systèmes éducatifs. Alors, ça suffit, les encouragements à s'exprimer ! Ils attendront d'avoir qulque chose à dire pour le dire — et s'apercevoir que ça ne vaut pas le coup. Pythagore faisait garder le silence pendant cinq ans à ses disciples — le temps qu'ils comprennent deux u trois petites choses. Et nous ne saurions pas suggérer aux élèves de se taire intelligemment pendant neuf mois ?
JPB

Écrit par : brighelli | 15 septembre 2007

Ça y est, nous sommes sauvés !

Un livre prétend s’opposer directement à la Fabrique du crétin de JPB. Intitulé avec une kolossale vinesse “La Fabrique du génie : À bas l’école de Papa !” par Franck Rimbert.
Rien de très convaincant, encore la vulgate iufumiste, toujours des réponses à côté, l’auteur enfile les perles pédagogos, on se croirait dans les Cahiers pédagogiques. C’est dire le haut niveau de réflexion.
Je crois qu’on peut attendre longtemps le bouquin qui démontrerait (entre autres choses) que le constructivisme pédagogo est la science qui permet d’enseigner. La foi, il faut avoir la foi en tout ce qui marche mal et être dans le camp du Bien. À offrir à votre chef d’établissement ou à votre inspecteur ;)

4e de couverture :
Biographie de l’auteur
L’auteur est professeur de sciences économiques et sociales en lycée depuis près de 30 ans et a été également, pendant près de quinze ans, formateur (sic) à l’IUFM des Pays de la Loire, tout en continuant à enseigner dans son lycée.

Présentation de l’éditeur
Depuis quelques années, la querelle scolaire est rallumée. Aux “pédagogues” s’opposent les défenseurs de “l’école républicaine”, école-sanctuaire qui maintenait les enfants du peuple à l’écart de l’ascension sociale. L’école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les “nouveaux réactionnaires” républicains, n’en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu’autre chose. Il est nécessaire d’en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d’autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société. L’école de masse, qui permet l’accès au savoir pour tous, est certes encore imparfaite, mais ne mérite pas l’indignité qu’on lui prête. Ce livre veut renouveler les termes d’un débat parti sur de mauvaises bases. Notre société a besoin d’une école qui permette au plus grand nombre de réussir. Cette nécessité suppose de définir les lignes d’une nouvelle école républicaine.

Écrit par : Lariba | 15 septembre 2007

Ça y est, nous sommes sauvés !

Un livre prétend s’opposer directement à la Fabrique du crétin de JPB. Intitulé avec une kolossale vinesse “La Fabrique du génie : À bas l’école de Papa !” par Franck Rimbert.
Rien de très convaincant, encore la vulgate iufumiste, toujours des réponses à côté, l’auteur enfile les perles pédagogos, on se croirait dans les Cahiers pédagogiques. C’est dire le haut niveau de réflexion.
Je crois qu’on peut attendre longtemps le bouquin qui démontrerait (entre autres choses) que le constructivisme pédagogo est la science qui permet d’enseigner. La foi, il faut avoir la foi en tout ce qui marche mal et être dans le camp du Bien. À offrir à votre chef d’établissement ou à votre inspecteur ;)

4e de couverture :
Biographie de l’auteur
L’auteur est professeur de sciences économiques et sociales en lycée depuis près de 30 ans et a été également, pendant près de quinze ans, formateur (sic) à l’IUFM des Pays de la Loire, tout en continuant à enseigner dans son lycée.

Présentation de l’éditeur
Depuis quelques années, la querelle scolaire est rallumée. Aux “pédagogues” s’opposent les défenseurs de “l’école républicaine”, école-sanctuaire qui maintenait les enfants du peuple à l’écart de l’ascension sociale. L’école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les “nouveaux réactionnaires” républicains, n’en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu’autre chose. Il est nécessaire d’en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d’autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société. L’école de masse, qui permet l’accès au savoir pour tous, est certes encore imparfaite, mais ne mérite pas l’indignité qu’on lui prête. Ce livre veut renouveler les termes d’un débat parti sur de mauvaises bases. Notre société a besoin d’une école qui permette au plus grand nombre de réussir. Cette nécessité suppose de définir les lignes d’une nouvelle école républicaine.

Écrit par : Lariba | 15 septembre 2007

QUand on voit la "taille" du socle sur lequel nous devons évaluer les futurs élèves de 6° avant la dernière ligne droite qu constitue le CM2, on a en effet du souci à se faire pour le super socle du bac unique.

Écrit par : catmano | 15 septembre 2007

Réponse à DUGONG, qui ne doit pas bien connaître le SNALC et quand on ne connaît pas on se tait. Et de plus on avance à visage découvert lorsque l'on souhaite diffamer !!! Ne vous compromettez pas !! restez où vous êtes. Nous sommes pour un enseignement de bonne qualité et pour tous, et non pour des diplômes au rabais. Si vous avez envie de continuer la discussion, n'hésitez pas à me contacter mais cessez au moins votre diffamation.

Écrit par : LEMOING | 15 septembre 2007

"Relenrts nauséabonds" ! Je t'en foutrais ! Ça me rappelle l'époque où Frackowiack voyait en moi un disciple de Pétain, et Meirieu me traitait gentiment de fasciste — eu égard à mes origines italiennes, sans doute.
Ils n'ont vraiment rien appris — comment leur demander de réhabiliter le Savoir ?
JPB

Écrit par : brighelli | 15 septembre 2007

"Dans les classes SLECC — demandez à Marc Le Bris, demandez à Françoise Candelier — le silence règne (assez pour que l'on puisse travailler décemment, sans empêcher une question de fuser à bon escient)"
Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007

Et autre bonne nouvelle, dans les classes "Troisième Voie" aussi !

Logique : quand le maître pratique une pédagogie explicite, que les élèves savent où ils vont et comment y aller, même les plus azimutés finissent par travailler et se concentrer, dans le silence.

Précisons toutefois que cela ne se met pas en place spontanément chez des enfants qui ont subi -parfois plusieurs années durant- les méthodes chères aux constructivistes. Et que pour réparer les dégâts de ces méthodes qui transforment les élèves en zébulons -on devrait d'ailleurs les appeler "méthodes hyper-actives"- il ne faut pas craindre de mouiller la chemise pendant les premières semaines et d'endosser le rôle du "mauvais objet" !

Écrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Et j'ajouterai, de manière plus triviale, que quand on donne à bouffer aux élèves -et pas de la bouffe de m... comme dirait J.P.Coffe- ils finissent par cesser leurs bavardages incessants, car il n'est guère commode de parler la bouche pleine !

Écrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Excusez-moi d'insister mais la question me semble importante.
Que deviendrait la philosophie dans un bac à socle unique (la question se pose aussi pour l'histoire, sans doute avec moins d'acuité) ? Il y a sans doute peu d'espoir de l'y trouver, de sorte qu'elle deviendrait une simple option. Dans ces conditions, seuls choisiraient cette option les élèves qui auraient choisi la filière L, les autres élèves s'en trouvant dispensés.
Cela ne risque-t-il pas de porter un coup très dur à cette discipline déjà en difficulté ? Je rappelle qu'en philosophie, le CAPES propose 30 places pour 1200 candidats et l'agrégation 47 postes pour autant de candidats.

Je m'inquiète un peu de voir JPB soutenir une telle mesure, si elle doit conduire, comme c'est à craindre, à une nouvelle mise en difficulté des humanités.

Écrit par : EP | 15 septembre 2007

le mot pourrait remonter à un radical latin...auquel cas la forme jugée correcte caparaçon serait, quant à elle, le résultat d'une métathèse des consonnes /k/ et /r/. Ainsi, l'influence de carapace sur *carapaçon serait un retour aux sources étymologiques justifiable."
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2007
C'est bien ainsi qu'en donnant crédit à des suppositions fantaisistes on banalise et cautionne l'appauvrissement de la langue, au motif qu'il faut se mettre au niveau des plus ignorants, pour ne pas les traumatiser en soulignant leurs carences, ....des fois qu'on vous en attribue la paternité

Je continuerai à dire caparaçon car ce n'est justement pas une simple carapace, sinon la distinction n'aurait aucun sens.
C'est faire fi de l'éthymologie du mot que de fair cet amalgame spécieux.

Caparazon vient d'Espagne et de capa, manteau espagnol, et cette dimension vestimentaire ornementale, qui infirme toute filiation avec la carapace, permit à Colette d' écrire: "caparaçonnée d'un bout de couverture traînante".
pas vraiment efficace come carapace.

Voici donc le Nième exemple de la volonté qui taraude certains d'appauvrir notre langue pour en laminer tout élitisme, elle qui doit subir déjà les assauts de l'anglais mais dont les pires fossoyeurs sont les Français eux-mêmes.

Voici donc une Nième tentative de nous faire avaler une origine sémantique au mieux incertaine et fantaisiste, selon le procédé habituel de ceux qui se réfugient dans une approche pseudo-scientifique pour justifier l'injustifiable et cautionner les pires dérives.

Entre la glorification de l'ignorance, la cuistrerie et la malhonnêteté intellectuelle, l'enseignement du francais est bien mal barré et peut se caparaçonner, muni de ses plus beaux atours, pour affronter les attaques venues de toutes parts.

Anatole France parlait à cet égard "des cuistres qui prétendirent donner des règles pour écrire".


J'espère vivre assez longtemps pour voir notre langue, dont la première vertu est sa rigueur logique, triompher de ses assaillants. Sinon, nous parlerons tous un sabir, sauf quelques rares survivants qui s'obstineront à ranimer une langue morte...

Écrit par : Cadichon | 15 septembre 2007

Quand les élèves sont concentrés sur leur travail, on ne les entend plus, c'est un fait. Mais comme il est impossible d'exiger d'eux une concentration maximale de 8 heures du matin à 5 heures du soir, je crois qu'il faut établir (rétablir!) l'interdiction du bavardage dès le moment où l'on entré dans la salle et que le cours commence. Cela ne me paraîtraît pas scandaleux. Dans mon collège, nous ôtons 1 point pour bavardage, si une punition ne suffit pas, au "capital comportement (20 points)" que nous venons de mettre en place. Les élèves savent très bien au fond d'eux-mêmes que bavarder dérange, mais ils n'exploitent en cette matière que la latitude que nous leur laissons. Une classe totalement silencieuse leur plaît "in petto", et en plus ils en sont fiers.

Écrit par : Jean | 15 septembre 2007

Un livre prétend s’opposer directement à la Fabrique du crétin de JPB. Intitulé avec une kolossale vinesse “La Fabrique du génie : À bas l’école de Papa !” par Franck Rimbert.

Lariba

Il se trouve que j'ai parcouru rapidement cet après-midi dans une librairie de Reims ce livre, qui m'est tombé des mains! Il commence comme un roman de gare, l'auteur racontant comment dans le début des années 70 il a failli rater son bac C parce que son prof de maths n'avait pas vu en lui le génie qu'il est devenu par la suite!
Je ne vous raconte pas la suite...tout le monde ici l'entrevoit!
Ceci étant dit, je crains que ce genre d'ouvrage ne s'inscrive dans un mouvement continu et irrésistible de déconstruction de l'école, celle que nous défendons ici et qui se donne le savoir et non l'argent comme horizon à conquérir sans Trichet!

Écrit par : buntovchik | 15 septembre 2007

Cher EP, comment pouvez-vous douter de l'engagement culturel de Darcos ? Les impératifs économiques peuvent être ce qu'ils sont, il n'en défendra pas moins un système qui l'a formé — et auquel, par parenthèse, ilo a confié tus ses enfants, ce qui n'est pas si fréquent parmi le spolitiques de drite… et de gauche.
Procédez autrement. Demandez-vous de combien d'heures de philo un élève a besoin en Terminale — un élève qui n'en fera plus jamais de sa vie, mais à qui il n'est pas inutile d'apprendre que Platon pensait plus finement que Shakira ou Britney Spears. Idem pour l'Histoire — ce sont des disciplines de tronc commun. Puis demandez-vous quelle spécialité pourront être proposées selon les séries — plus de Lettres en L, ou plus de Philo ?
Dernier point. En Lettres modernes, il y a au CAPES autour de 4000 candidat pour un peu moins de 1500 postes. Cherchez l'erreur, par rapport aux chiffres (bien ré"els) que vous annoncez en philo. Quelle perversion a poussé ces jeunes gens dans une branche aussi bouchée ? Non que je conteste le droit pour tous de faire d ela philo en Fac — mais qu'ils ne viennent pas demander des débouchés. On a le même problème en psycho, en STAPS, etc. Pourquoi les facs ne limitent-elles pas les inscriptions en fonction des débouchés — comme en médecine ?
JPB

Écrit par : brighelli | 15 septembre 2007

Vous oubliez la progestérone de ces gentes demoiselles, cher Jean-Paul!

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2007
La progestérone ne pose pas de problème majeur! Vous confondez avec les oestrogènes et une sécrétion résiduelle de testostérone.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2007

"Relents nauséabonds" écrit l'éditeur du livre de Franck Rimbert en parlant de l'opposition aux "pédagogistes".
C'est immonde, et cela montre bien dans quelle fange évolue par nature la faune de demi-intelligents qui gravite autour de Meirieu!

Écrit par : Jean | 15 septembre 2007

Juste une petite chose, Cadichon.
Je crois que la première mesure à prendre pour que les professeurs n'aient plus de problèmes de voix, c'est d'interdire le bavardage en classe.

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007

Pour une fois que je trouvais Cadichon hyper-constructive!
Jean, j'ai été à l'école du silence, des bras croisés, des fessées déculottées et des sanctions en tout genre relayées à la maison par des parents qui soit renouvelaient le châtiment corporel, soit plus fins, nous flagellaient d'une épouvantable leçon de morale. Ce qui n'empêche que tout enseignant à la voix fluette et à la gestuelle timide vivait un chahut à en pleurer. Demandez à ma professeur de russe de Terminale: nous étions huit, c'était sa première année d'enseignement, quatre dormaient et les quatre autres, brillants élèves de russe et du reste, tous dotés d'une large année d'avance, l'ont massacrée. Nous avons été ignobles comme on peut l'être à quinze ou seize ans.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Caparaçon
Partie de la carcasse de bovin comprenant la poitrine, les côtes et les muscles abdominaux.


http://www.avecinfoweb.com/servlet/ShowInfoSR?M=S67SFK9KFR5RF

caparaçon = Bauchlappen mit Knochen = flank with brisket bone-in = falda con hueso = pancia con osso
http://www.ufechicago.org/UFEC/termes%20de%20boucherie.htm

LE GROS BOUT DE CAPARAÇON = Plat de côtes découvert +Gros bout + Milieu de poitrine (AV5)
MILIEU DE CAPARAÇON= Plat de côtes couvert + Petite poitrine +Tendron (AV8)
ARRIÈRE DE CAPARAÇON = Bavettes à Pot au Feu+ Flanchet (AV3)
http://gate05.free.fr/PRODUITS/le_boeuf.htm Lien excellent que je vous recommande vivement.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Pourquoi les facs ne limitent-elles pas les inscriptions en fonction des débouchés — comme en médecine ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2007

Une pléthore de médecins ne contraindrait-elle pas certains d'entre eux à s'installer en zone rurale?
Et puis, après tout, mon antenniste, réparateur de télé, vendeur d'électroménager et DJ local a une licence de lettres. Super sympa, redoutablement efficace et très agréable. On se marre bien quand il vient, devant notre 51 ou Ricard du soir. Il nous fait aussi de très belles expo photos.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Lemoing a écrit :

"Réponse à DUGONG, qui ne doit pas bien connaître le SNALC et quand on ne connaît pas on se tait. Et de plus on avance à visage découvert lorsque l'on souhaite diffamer !!! Ne vous compromettez pas !! restez où vous êtes. Nous sommes pour un enseignement de bonne qualité et pour tous, et non pour des diplômes au rabais."

Tout doux cher Lemoing !

J'avais écrit :

"Quant au SNALC, cher JPB, je vois autour de moi les gens qui s'y abritent. C'est pas du blanc bleu. Je ne me compromettrais pas avec eux."

Je visais les représentants du snalc dans l'établissement où je sévis et non pas l'appareil lui-même. Mais la confusion entre l'appareil et quelques uns de ses téléphonistes ainsi que l'ignorance manifeste de ce qu'est ou n'est pas une diffamation me laisse augurer le pire sur ce syndicat dont, j'espère, vous n'êtes pas un dirigeant.

Après m'avoir intimé le silence, vous me demandez si je veux poursuivre la discussion. Quelle discussion ?

Écrit par : dugong | 15 septembre 2007

Je connais aussi un prof d'EPS et une prof d'allemand éleveurs de chèvres, un HEC et une infirmière DE éleveurs de chèvre, des ingénieurs agro avec un troupeau de vaches, un ancien gendarme, BEP comptabilité-gestion, avec un bar tabac presse, des vétérinaires députés-maires-conseillers généraux, des vétérinaires journalistes... Enfin, tout le monde peut faire sa liste de parcours atypiques après une formation universitaire de qualité.
je ne suis pas vraiment en accord avec un numerus clausus trop strict mais je reconnais ses vertus malgré tout: pas d'amphis surchargés, des TP et TD bien organisés avec des moyens conséquents par élève, ce qui est très important pour toutes les formations scientifiques. J'ai bénéficié du numerus clausus et je ne le regrette pas vraiment, restons honnêtes. Mais en philo? Je ne vois pas l'intérêt de TP avec de gros moyens et tout le monde sait, en y entrant, qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, non?

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Pourquoi les facs ne limitent-elles pas les inscriptions en fonction des débouchés — comme en médecine ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2008

Dites-nous alors cher JPB comment vous envisageriez de remplacer les 300 000 profs qui vont partir bientôt à la retraite? (Si toutefois, Tsarkozi ne les contraint pas d'ici là à faire quelques années de rab) Ne nous dites pas que vous croyez en leur génération spontanée? Ou bien faut-il se préparer au non remplacement de nombre d'entre eux et à l'extinction annoncée du principe même de l'enseignement scolaire?
Certains annoncent déjà la "fabrique du génie" en dessinant les contours d'une école new-look, aux programmes allègés, aux classes surchargées, aux méthodes venues du management, au bac unifié et passé en contrôle continu...

Écrit par : buntovchik | 15 septembre 2007

C'est un honneur (pour moi) de se faire traiter de facho par un trou du cul/neuneu .

Écrit par : toto | 15 septembre 2007

"Dans mon collège, nous ôtons 1 point pour bavardage, si une punition ne suffit pas, au "capital comportement (20 points)" que nous venons de mettre en place."

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2007

Il suffit chez vous d'enlever quelques points pour que les élèves se taisent ? C'est le pays des fées, votre collège.

Un lieu préservé de ces élèves capables de perdre les 20 points en quelques heures. Un lieu préservé des enfants présentant des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, autrefois scolarisés dans des établissements spécialisés, à présent scolarisés d'office dans les classes ordinaires grâce à la loi Montchamp.

Écrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Can't help it

J'HALLUCINE :


BGT écrit:
'Qu'est-ce que dois faire un enseignant face à une classe dont un tiers ou une moitié de ses élèves ne déchiffre pas en sixième ?
'

Réponse de l'âne
'des élèves qui ne déchiffrent pas, c'est plutôt bon signe : au moins on n'aura pas besoin de les débarrasser de ce boulet qui les empêche de comprendre ce qu'ils lisent. '


http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2007/09/06/15-repondre-a-bgt#co

Écrit par : toto | 15 septembre 2007

J'en ai un aussi, de M. Duru-Bellat, tout aussi joli que celui dégoté par Toto :
"La réussite de tous est-elle une utopie ?
L'école méritocratique, telle qu'elle existe, est contradictoire avec l'idée de réussite de tous. Les inégalités sociales sont réelles et dès lors que l'égalité des chances est censée prévaloir, la société accepte de sélectionner par le diplôme. Tant qu'on se situe dans ce cadre, l'école laisse de côté une partie de ses élèves et la réussite de tous devient impossible. La réusssite scolaire de certains est payée par l'échec d'autres. De plus, la notion de mérite demande à être interrogée. Il n'existe pas de définition brevetée du mérite. On sait que les enfants ont au départ des qualités inégales du fait de la génétique, de l'environnement social, familial. Ce n'est pas juste. Au cours de la scolarité les élèves mobilisent plus ou moins leurs talents inégaux par le travail. Mais leur "mérite" dépend aussi de l'environnement. Quand un enfant de trois ans réussit moins bien qu'un autre est-il pour autant moins méritant ? Tant que la société est inégalitaire, la sélection par le mérite ne peut être juste à 100%. Il faut équilibrer par d'autres logiques de justice.d'où la question : qu'est-ce que la société garantit à tous en terme de culture commune, de niveau de formation ?

Dans ce contexte vous plaidez dans votre ouvrage pour que les logiques de compétition interviennent le plus tardivement possible...
On sait que dès la maternelle, les familles anticipent les questions de compétition. Elles ont intégré cette logique dominante et de fait entrent dans des stratégies de choix de l'école. A l'opposé, on pourrait rêver d'une école "gratuite" dans laquelle les diplômes ne serviraient à rien, d'une école qui ne sélectionne pas mais qui forme, qui donne des références communes. Est-on prêt à cela ? Je ne crois pas. Un des chemins les plus simples pour contrer les logiques individualistes serait de faire en sorte que le tronc commun de connaissances soit le plus long possible et que la sélection arrive plus tard.

Vous parlez aussi dans votre livre de mettre en avant d'autres mérites. Qu'entendez-vous par là ?
On connaît tous des personnes qui ont été en échec à l'école et qui réussissent leur vie. La réussite "scolaire" est très étroite. Elle fait beaucoup appel à l'abstraction et ne reconnaît pas d'autres qualités. Réfléchir sur ces comportements me semble indispensable d'autant que l'école est très dure dans ses jugements. Comme nous l'avons montré dans une recherche de l'IREDU, quand un petit redouble, il en est très affecté personnellement et souvent condamné en terme de réussite scolaire. L'école ne traite pas tous les élèves avec le respect qu'ils méritent et elle peut malheureusement empêcher certains de réussir."

Écrit par : catmano | 15 septembre 2007

Un lieu préservé de ces élèves capables de perdre les 20 points en quelques heures. Un lieu préservé des enfants présentant des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, autrefois scolarisés dans des établissements spécialisés, à présent scolarisés d'office dans les classes ordinaires grâce à la loi Montchamp.

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

J'en connais un qui a du racheter deux fois le carnet de correspondance car il épuisait en un trimestre le stock de billets d'observations inclus dans le carnet pour une année. Il était collé à peu près tous les mercredis matins (collège où il n'y a pas de cours le mercredi). De toute façon, il est passé car il avait trop de retard pour redoubler. Sa mère voulait l'envoyer en apprentissage par alternance mais papa et fiston ont dit non. Il préfère tenter de continuer au collège... où il peut à loisir continuer à présenter son postérieur déculotté aux femmes de la cantine et de l'entretien.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2007

Et Charmeux ajoute :

"Vous savez bien que le terme (et la pseudo-notion qu'il recouvre) de "niveau" est une absurdité : les élèves n'ont pas de "niveau" : ce ne sont pas des récipients. Les enfants ont tous des savoirs ; simplement, ce ne sont pas les mêmes d'un élève à l'autre"

"C'est-à-dire, considérer l'erreur et l'ignorance comme des données NORMALES" ...

Alors, la marmotte, avec ses mignonnes petites pattes, emballe le chocolat dans un joli papier argenté...

Et l'instit de base -ou le parent de base- se dit qu'il devrait tout de même sérieusement songer à aller s'acheter un entonnoir et se le coller sur la tête, afin de ne pas faire tâche dans cette histoire de fous.

Écrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Il suffit chez vous d'enlever quelques points pour que les élèves se taisent ? C'est le pays des fées, votre collège.

Un lieu préservé de ces élèves capables de perdre les 20 points en quelques heures. Un lieu préservé des enfants présentant des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, autrefois scolarisés dans des établissements spécialisés, à présent scolarisés d'office dans les classes ordinaires grâce à la loi Montchamp.

Ecrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Et oui, Hussard, depuis le temps que je répète que notre cher Jean vit dans un collège très très tranquille... Ce dont on est ravi pour lui. Le problème est qu'il nous assène de grandes réflexions généralisantes et des conseils à partir de son expérience qui est loin de pouvoir s'appliquer à tout le monde!
Mais bon...

Écrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007

Oups... Tache, pas tâche ! L'abus de Charmeux nuit gravement à l'orthographe... et à la santé.

Écrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

Puisqu'on est dans les histoires de fous, il faut quand même dire que ce qui est extraordinaire avec les permis à points et autres systèmes équivalents, dès lors qu'on quitte le pays des fées, c'est qu'ils obligent l'enseignant à consacrer la quasi-totalité de ses heures et de son énergie à la gestion/comptabilité des fameux points, ce qui ne lui laisse plus guère de temps pour... enseigner.

Ils ont des entonnoirs, vive les Shadoks,
Ils ont des entonnoirs, vive les Shadoks !

Écrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

il faut quand même dire que ce qui est extraordinaire avec les permis à points et autres systèmes équivalents, dès lors qu'on quitte le pays des fées, c'est qu'ils obligent l'enseignant à consacrer la quasi-totalité de ses heures et de son énergie à la gestion/comptabilité des fameux points, ce qui ne lui laisse plus guère de temps pour... enseigner.
Ecrit par Un hussard.

Mais ce n'est pas grave, Hussard, ce qui compte c'est de tenir,tenir, tenir. En faisant le psy, l'infirmier, l'éducateur, le comptable, le gestionnaire et après quand on a effectué toutes ces tâches préalables pour lesquelles on va, sous peu, nous former, alors et alors seulement vous transmettez des connaissances! Et ils s'en sortent, les petits, c'est formidable!
D'ailleurs, on va mettre sur pied sous peu une licence ad hoc qui permettra d'être tout cela en même temps! C'est l'avenir, 6 métiers en un. Quelles économies! Et il y a déjà des volontaires qui ont de l'expérience et qui en redemandent!
Pas étonnant que ce métier soit dévalorisé à ce point! Il y en a qui continuent de travailler à sa dégradation avec le sentiment de bonne conscience en plus !
Vous faites bien d'essayer de partir, Pendariès!!!
Pour ma part, j'attends les propositions de Darcos et je vois...

Écrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007

Exercices de relaxation, de respiration, de concentration, de renforcement musculaire et vocalises, pour la plupart, inspirés des techniques de chant et de théâtre sont au programme. L'idée est de travailler sa posture, son souffle et d'améliorer la portée de sa voix, pour mieux maîtriser cet organe essentiel et éviter le surmenage vocal.

Les profs peuvent aussi apprendre par différentes astuces à économiser leur voix. Se lever pour attirer l'attention, taper sur une table à l'aide d'une règle pour obtenir le calme, mieux utiliser le silence. Ces techniques peuvent être acquises dans des séances de rééducation orthophonique. « Il faut créer des automatismes : ce n'est pas en cours que les profs vont penser à leur façon de parler », assure le professeur Giovanni.

Professeur d'histoire et géographie en Seine-Saint-Denis, Philippe a suivi ce type de formation. « Ça m'a permis de prendre conscience à quel point la voix est un instrument de travail stratégique, qui doit varier et s'adapter. Une voix inadéquate, provoque une gêne d'abord chez l'auditoire, puis une lassitude, qui finit par se traduire par un manque de concentration et des problèmes de discipline. Le ton est le meilleur révélateur de l'état de confiance du prof. »

Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007

Bravo, Cadichon! Que de paroles sensées! Je souscris à 1000%! Venez donc vous inscrire aux formations voix dispensées à l'IUFM, qui reprennent quasiment mot pour mot ce dont vous parlez! Et merci d'insister sur ce réel problème.


"La progestérone ne pose pas de problème majeur! Vous confondez avec les oestrogènes et une sécrétion résiduelle de testostérone."

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2007

C'était de l'humour, Dobolino! Jean-Paul semblait ne considérer l'importance de l'EPS que pour les représentants du sexe dit fort!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2007

Ma contribution au Bêêêtisier pédagogol:


Enseigner le français avec Eveline Charmeux
La pédagogie, c'est quoi ?
Faire travailler en groupes hétérogènes : pourquoi ? comment ?
L'analyse de Philippe Meirieu

Extrait de « Faire l’école, faire la classe » ESF 2004,

1. Tout élève a besoin d'être considéré dans sa différence et regroupé avec d'autres afin d'être pris en charge en fonction de leurs besoins communs spécifiques

Quand voit la folle de Chaillot sur son site http://www.charmeux.fr/eveline2.html)
en photo à Normale Sup avec ses "amis" Derrida et Althusser ne peut-on lui trouver quelque circonstance exténuante? La folie du second, on le sait était particulièrement contagieuse.
La maturation intellectuelle de la souris en question fut de toute évidence mise en jachère dans les années 50.
Cela n'excuse en rien tous les gogos qui ont fait sa carrière.

Et quand elle ajoute que toute sa vie elle fut " formateur d'enseignants", on frémit d'horreur puisque voilà donc un bon demi siècle qu'elle nous les déforme, dans la plus parfaite impunité.

Si elle a les palmes cacadémiques, le mérite apicole ou tout autre gri-gri, il faut les lui arracher publiquement, à elle aussi, le mˆme jour que le bovidé frako et toute la clique.
La cour des Invalides est-elle assez grande pour contenir les tous?

Écrit par : Cadichon | 15 septembre 2007

"Mais ce n'est pas grave, Hussard, ce qui compte c'est de tenir,tenir, tenir. En faisant le psy, l'infirmier, l'éducateur, le comptable, le gestionnaire et après quand on a effectué toutes ces tâches préalables pour lesquelles on va, sous peu, nous former, alors et alors seulement vous transmettez des connaissances! "

Ecrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007

De ce point de vue là, même si nous en bavons de plus en plus dans le primaire, nous avons encore la chance de pouvoir nous appuyer sur le fait que nous avons notre classe toute la semaine et que nous enseignons toutes les disciplines.

Cette fameuse polyvalence -qui est au demeurant fort difficile et stressante à assumer lorsqu'on a le souci de la qualité- constitue notre atout majeur face à des élèves explosifs ou des classes rétives. En effet, à condition bien sûr de ne pas céder à la démagogie et de ne rien lâcher, un instit peut à la longue contraindre un élève en rupture à travailler, en le privant par exemple de quelques séances d'EPS (ou d'arts plastiques, ou de musique), pendant lesquelles ledit apprenant devra aller faire son travail dans la classe d'un autre collègue. Ce bras de fer est épuisant, mais il peut produire des effets, à partir du moment où l'enfant en question comprend que la seule issue pour réintégrer les séances d'EPS (ou arts plastiques, etc.), c'est de céder et d'accepter de faire le travail demandé par son instit.

Par ailleurs, le fait d'enseigner des disciplines très diverses permet aussi de pouvoir découvrir ses élèves sous leurs facettes les plus variées. De ce fait, il est rare de ne pas trouver une entrée, un point d'arrimage chez un enfant, y compris en décrochage scolaire.

Sauf, et c'est là que la loi Montchamp est assassine, chez des enfants souffrant de troubles psychiatriques sévères.

Écrit par : Un hussard | 15 septembre 2007

"avec ses "amis" Derrida et Althusser ne peut-on lui trouver quelque circonstance exténuante? La folie du second, on le sait était particulièrement contagieuse."

C'est quand même décevant on se croirait de plus en plus dans la rubrique Courrier des lecteurs du Figaro. L'invective, le mépris et le "bon sens" des gens comme il faut (d'après eux) qui savent.....

Plus généralement, le plus triste c'est que ce blog (et surtout les "commentaires") joue de plus en plus contre ce qu'il prétend promouvoir. Les discussions avec mes collègues qui étaient venus faire un tour par ici montrent qu'ils sont partis déçus devant tant de morgue, de prétention et d'agressivité (qui plaît entre sectateurs convaincus mais est peu utile pour débattre et convaincre) alors qu'ils étaient a priori d'accord avec le diagnostic et les principales propositions de JPB.

Écrit par : Hervé | 16 septembre 2007

Hervé, vous avez hélas raison! Mais cela a été bien pire qu'aujourd'hui. Je me rappelle, il y a quelque temps, avoir suggéré à des jeunes collègues de venir voir ce qui se disait sur ce blog. Ils en sont repartis aussi sec, sans avoir osé intervenir. Pas déçus, mais absolument effarés par la teneur et le ton de certaines interventions. Bien au delà des idées.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Eh bien, c'est bien dommage, Hervé. Mais aussi, dites-vous bien qu'un blog, avec ce qu'il a d'anonyme, mélange forcé"ment les positions / propositions les plus étranges, et les modes d'expression les plus délurés…

Dobolino, puisque je vous ai sous la main, y a-t-il un traitement de l'histiocytose maligne — autre qu'une piqûre adéquate ?
JPB

Écrit par : brighelli | 16 septembre 2007

Bon, il semblerait que les intervenants de ces lieux soient dans leur grande majorité "personna non grata" !

Autrement dit, pour que ce blog devienne fréquentable, il faudrait donc que les parents soucieux pour l'avenir de leur progéniture cesse de fourrer leur nez dans les affaires de l'Education nationale, et que les enseignants soucieux de l'avenir de leurs élèves changent de sujet et se mettent à échanger gentiment des recettes de tarte aux pommes ou des références de bons vins, de bons bouquins et de bons disques.

En fait, il suffirait de débaptiser ce blog (parce que "Bonnet d'âne", franchement, ça donne déjà le ton, non ?) et de l'appeler 'Les bonnes recettes de tante Louise" ou "Le cani de tonton JP" !

Écrit par : Un hussard | 16 septembre 2007

La cohérence n'étouffe pas les "collègues" d'Hervé.

On peut être ainsi tomber "d'accord avec le diagnostic et les principales propositions de JPB", puisqu’après quarante ans de naufrage c'est enfin devenu vraiment difficile de garder une once de crédibilité en étant contre tant ils sont pertinents (who is against motherhood and apple pie? ) mais on peut aussi continuer à nier dans le même souffe toute part de responsabilité des Charmeux, Frackoviak, Meirieu, Bentolilla, Lahire, Mabillon-Bonfils et consorts. La liste serait aussi longue que celle des signataires de la pétition du SNLAC, laquelle fait se pincer le nez aux "sécateurs convaincus" de la mouvance dominante. Ceux-ci, comme chacun a pu s'en rendre compte, pratiquent le négationnisme, le procès d'intention, la caricature, l'inversion sémantique, bref tous les attributs du terrorisme intellectuel, et maintenant que leur abus de position dominante prend fin, ils pratiquent le retournement de casaque, propre aux résistants de la dernière heure...

Ces escouades de démolisseurs ont eu une démarche conforme au schéma usuel (cf Jean Sevilla dans son livre éponyme). Il fallait disqualifier comme obsolète l’enseignement traditionnel qui continuait à faire ses preuves dans les poches de résistance du privé et des établissements publics d’élite, le diaboliser jusqu’à la caricature en affirmant que ses zélateurs souhaitaient le retour de la trique et des blouses grises, afin de légitimer son remplacement par un enseignement qui sera nécessairement plus performant puisqu’ inverse à tous les points de vues. Le moteur de la démarche est l’égalitarisme et toute critique ne peut s’inscrire que dans la caricature. La lecture de la page 133 de « l’Envers du tableau : quelle pédagogie pour quelle école ? » commis par Meirieu en 1993, est un modèle du genre. Il s’autorise un flingage en règle de l’ouvrage séminal d’Arendt contre le pédagogisme, (Crise de l’éducation, notamment aux pages 242-243) où elle souligne la nécessité pour le maître de « présenter le monde » aux enfants, ce summum de l’horreur « frontale » . Meirieu se prend pour Rousseau et réinvente Emile en enveloppant son discours d’un caparaçon doucereux de fausse empathie. L’abolition de la notation ( car elle a valeur de sanction) participe de cette entreprise d’illusionnisme et de démagogie qui a pour but de redorer le blason de l’enseignant car, comme il est de plus en plus ignorant, il faut lui forger des outils pédagogiques qui ne nécessitent pas de savoirs.

Écrit par : Cadichon | 16 septembre 2007

Cadichon, il ne s'agit pas de refuser d'échanger des idées et des points de vue, même très divergents. Ni même de refuser la caricature qui peut, dans certains cas, remettre les choses en place; (le procès Charlie hebdo, en février dernier, l'a prouvé de manière éclatante; ceci-dit, quand cette dernière devient systématique à longueur de message, c'est un tantinet fatigant.) Mais refuser d'être politiquement correct n'autorise ni l'amalgame systématique, ni l'insulte.
Tiens, petite question subsidiaire; pensez-vous que le matraquage systématique sur "l'actualité sportive" et son corollaire cocardier de plus en plus omniprésent et assommant, (entre autres joyeusetés médiatiques) ne participe pas légèrement à l'abrutissement de nos chères têtes blondes?

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Ou alors, puisque ceux qui viennent sur ce blog y viennent tout de même pour parler école et qu'ils sont "a priori d'accord avec le diagnostic et les principales propositions de JPB", tous les collègues et parents embarqués dans la galère pourraient entonner en choeur le pastiche d'Eric Morena. Voilà qui serait convivial !

"Sur la route qui nous mène
Loin du monde et des problèmes
Je fuis (il fuit)
Comme la gazelle aimable
Aux grands cils de velours
Je bondis de vague en vague
Les mouettes me crient leur bonjour

Oh mon bateau
Te es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux

Bravant toutes les tempêtes
Sifflant comme une alouette
Je vole (il vole)
Vers de fabuleux rivages
Où je serai bientôt roi
J'entends les rythmes sauvages
Les algues dansent autour de moi
(Hop la)

Oh mon bateau
Tu es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux

Nu sous le ciel étoilé
Les voiles gonflées de bonheur
Les poissons chantent en cœur
Les crevettes (les crevettes)
Me crient olé, olé olé

Oh mon bateau
Tu es le plus beau des bateaux
Et tu me guides sur les flots
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des bateaux."

Écrit par : Un hussard | 16 septembre 2007

à vous de choisir puisqu'on peut être d'accord ou tomber de même mais pas les deux. Il est 3 heures du mat', l'heure de papatte en rond . Je ne relis pas le reste. J'assume les coquilles et les pan! sur le bec.

Écrit par : Cadichon | 16 septembre 2007

Monsieur Brighelli, je vous trouve toujours très critique à l'égard de l'éducation nationale. Votre démarche relève de la plus pure subjectivité sous-tendue par une volonté farouche d'en découdre avec les syndicats gauchistes d'enseignants.
Depuis 30 ans que je suis attentivement les questions d'enseignement, je me lamente des perpétuelles luttes catégorielles qui occultent que le sujet principal est l'enfant et dont toutes les parties prenantes se moquent éperdûment. On pense à ses week-ends, à ses jours de récupération, à sa formation, à son confort personnel, mais l'enfant ne joue le rôle que de cobaye.
Je suis pragmatique et je regarde les résultats de l'enquête PISA. Le plus simple, Monsieur Brighelli, serait de voir en Finlande et en Allemagne les solutions employées et faire en sorte de les appliquer chez nous.
Nous ne sommes d'accord que sur un constat: la décrépitude du système d'enseignement. Pour le reste, vous vous positionnez dans la droite ligne de votre président et de votre ministre de tutelle ainsi que des patrons amis de Nicolas Sarkozy pour faire en sorte que l'éducation nationale vous fournisse les profils dans les membres du MEDEF ont besoin.
Les enfants et surtout la nation française, sont mal partis, car outre vous et ceux que vous soutenez, on trouve les crypto communistes des syndicats d'enseignants complètement réfractaires à toute idée de réforme qui changerait leur confort et impliquerait une remise en cause de leur ron ron quotidien et de leurs acquis sociaux.
Comme vous déversez le fiel avec aisance (je vous ai déjà vu à la télévision), je suis certaine que vous allez me chercher sur ma syntaxe avant de vous attaquez aux arguments (enfin si mon message n'est pas censuré). Sachez que je suis italienne et que le français n'est, par conséquent, pas ma langue maternelle.
Je suis une femme libre, libre penseur et je n'appartiens à aucune chapelle. J'essaie de privilégier les intérêts des enfants afin que l'école en fasse des honnêtes hommes au sens rousseauiste du terme.
Cordialement votre

Écrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007

J'interviens peu en général, me contentant de suivre, avec délectation parfois, des échanges hauts en couleur, mais là, quand même, permettez-moi une remarque, chère Marina:

Il est amusant que vous dénonciez à la fois un certain ultra-libéralisme dont serait victime JPB (sa prétendue collusion avec la majorité actuelle et le grand patronat) et que vous vous attaquiez en même temps aux "acquis sociaux" et "syndicalistes crypto-communistes". Non que je défende spécialement les syndicats majoritaires de l'EducNat, mais il faudrait être cohérente : s'en prendre aux pseudos "acquis sociaux" des enseignants (lesquels d'ailleurs? Attendez, c'est peut-être nos excellents salaires -moins 20% de pouvoir d'achat en 25 ans? notre opulent comité d'entreprise-moins 5% sur les livres en librairie, c'est vrai c'est royal!? ou encore la chance d'aller enseigner dans des endroits où même la police ne va plus... c'est vrai, on a l'embarras du choix question avantages!) c'est quand même relayer le bon vieux discours néo-libéral si cher à Reagan ou Tatcher. Bref, si l'on est cohérent(e), et qui plus est si l'on se prétend de gauche (c'est ce que suggère votre diatribe sur les élèves formatés en vue de fournir de la main-d'oeuvre au MEDEF), on évite de penser que c'est en démolissant les uns (et leur statut, car il ne leur reste malheureusement que cela!) que l'on fera progresser les autres...

Bien des choses,

Claire.

Écrit par : Claire | 16 septembre 2007

Buntovchik, vidangeur de testostérone de jeune gens fougeux.

Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2007

Heu... ou hé hé hé?

Écrit par : Pendariès | 16 septembre 2007

JPB votre véto en sait aussi long et même plus que moi sur l'histiocytose maligne du Bouvier Bernois et, en plus, je n'ai pas le droit de répondre à ce genre de question par internet pas plus que celui d'interférer sur le diagnostic et le pronostic de mon confrère sans son accord préalable.
Je ne peux donc vous conseiller qu'une neuvaine et un voyage à Lourdes.
Désolée pour vous néanmoins.

Écrit par : dobolino | 16 septembre 2007

J'avoue que le message de Marina n'est rien moins que nébuleux... Et les arguments laissent beaucoup plus à désirer que la syntaxe!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Présentation de l’éditeur
Depuis quelques années, la querelle scolaire est rallumée. Aux “pédagogues” s’opposent les défenseurs de “l’école républicaine”, école-sanctuaire qui maintenait les enfants du peuple à l’écart de l’ascension sociale. L’école ne peut plus être ce lieu élitiste. La baisse du niveau, dénoncée par les “nouveaux réactionnaires” républicains, n’en est pas pour autant une fatalité : elle relève plus du mythe qu’autre chose. Il est nécessaire d’en finir avec un discours qui, bien que sincère, peut avoir des relents nauséabonds. Le succès médiatique de certains auteurs se construit sur la peur et favorise, sans le vouloir, les réflexes d’autodéfense qui risquent de créer une coupure irrémédiable entre une partie de la jeunesse et le reste de la société. L’école de masse, qui permet l’accès au savoir pour tous, est certes encore imparfaite, mais ne mérite pas l’indignité qu’on lui prête. Ce livre veut renouveler les termes d’un débat parti sur de mauvaises bases. Notre société a besoin d’une école qui permette au plus grand nombre de réussir. Cette nécessité suppose de définir les lignes d’une nouvelle école républicaine.

Ecrit par : Lariba | 15 septembre 2007

C'est marrant, la plupart des mots utilisés dans cette présentation, je les ai retrouvés dans la bouche de mon ancienne formatrice PLP à l'IUFM (côté Lettres): par exemple, ce qui est dégueulasse, c'est l'élitisme. Autre point, quand je lui ai dit que je ne fabrique plus de séquences incompréhensibles pour moi-même et que je pratiquais la dictée de textes qu'avec les élèves j'étudierai en cours d'analyse littéraire, j'ai senti une colère rentrée; et j'ai compris l'origine de cette flamme: mon ancienne formatrice, que j'ai bcp pour ses qualités humaines et son dévouement envers les élèves, a été "brimée" par les dictées de son enfance. "Cela ne fonctionne pas, et ce genre d'exercice n'apporte rien; je préfère aider les élèves à corriger leur fautes à partir de leurs propres traces écrites [j'aime cette formule: "trace écrite", il y en a qui laissent des traces dans le slip ou la culotte, je le sais, mais quand même...].
- Mais s'ils ne connaissent pas la règle?
- Je les pousse à comprendre pourquoi ils ont commis telle ou telle erreur.
- Et pour l'accord du participe passé, comment fais-tu?, sans qu'il y ait D'ABORD la règle pour cadrer leur syntaxe, s'ils doivent trouver seuls la réponse?
- ..."

Pour ma petite tête, ce fut une révélation: la méthode constructiviste est née pour les malheureuse et les malheureux du système éducatif... Elle fonctionne donc sur l'affect des enseignants (des parents, des inspecteur) qui, ayant souffert à leur table d'étude, s'imaginent que leurs élèves vont déguster à cause de la rigueur intellectuelle.

Un autre point: le regroupement de textes. Elle me proposa l'exemple d'un regroupement au sujet de la rencontre amoureuse en poésie: Baudelaire, Verlaine, etc. Elle avance ses études sur l'échiquier de la "lecture méthodique" - la sacro-sainte construction des oeuvres: "Comment est rendue la rencontre? Par quels moyens et quelles constructions stylistiques?" Niente sur les implications que j'appelle spirituelles dont rendent compte les poèmes. Pas d'explication "sensible" - l'humain? zappé. Vive la forme. Pourquoi? Parce que les élèves de LP n'ont pas la cervelle pour comprendre. C'est une honte qu'inspecteurs et formateurs et profs ne pensent que cela - j'ai passé une heure avec des 2de BEP électrotechnique (la moitié d'une classe: 12, certes) sur Julien tenant la main de madame de Rênal, sur la constitution du désir pour un jeune homme / une jeune femme du XIX et pour celles et ceux de notre siècle.

J'ai eu beaucoup de mal, et je crois que je n'ai pas réussi, à lui faire admettre que ce n'était pas une volonté de retrouver l'école d'il y a 50 ans, mais celle d'utiliser au mieux les méthodes qui ont quand même donné les moins pires des résultats - tout en les adaptant à l'époque. Ce fut rude. "Il y en avait marre de ses enseignants qui se gargarisent de leur savoir sous forme de cours magistraux; il faut que l'élèves participent et écrivent". OUI! Mille fois oui - intelligemment. Et les tenants d'une réforme de l'enseignement, je crois, ne veulent plus placer des poteaux indicateurs bavards devant le tableau noir, non?

Écrit par : Pendariès | 16 septembre 2007

Dans l'espoir d'appartenir un jour au cercle restreint des enseignant du Grand Socle, j'ai décidé, pour la durée de cette note, de me doter de particules.

Par ailleurs, lors de l'écoute matinale de l'émission de France Culture "vivre sa ville", j'ai entendu avec stupéfaction monsieur Francis Rambert, directeur de l'institut français d'architecture parler de la rénovation du palais de Chaillot en ces termes : "les galeries font 150 mètres de long ; 8 mètres puis 12 mètres sous plafond donc c'est vrai y'a plus de mètres cubes que de mètres carrés".
Voir http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/vivre_ville/index.php?emission_id=38
(pour les gens pressés, écoutez au bout de 29 min 55 s).

Si je comprends bien la "démarche" : on peut comparer un volume à une surface ; probablement en additionnant la hauteur sous plafond à la surface au sol (m + m2 = m3). C'est délirant mais cohérent. Dommage que ce soit aussi tautologique puisque, dans ces conditions, le volume d'un parallélépipède rectangle sera toujours nécessairement plus grand que sa surface de base…

Ce gentil monsieur, probablement très cultivé par ailleurs, participe de l'énorme inculture scientifique de nos "élites" qui, souvent, s'en vante. Que n'entendrions nous pas si un Pécuchet de base pérorait dans un dîner en ville sur l'influence du Courvoisier dans l'œuvre de Leonardo di Caprio.

Tout cela interroge aussi sur les mécanismes mentaux et singulièrement sur ceux qui opèrent chez les architectes. Faut-il psychanalyser son architecte ou architecturer son psychanalyste ? Je pense plutôt qu'il faudrait architecturer nos architectes (c'est très GRIP ce que je raconte là !). Encore un grand chantier pour nos chercheurs en neurosciences (Dehaene et consorts) : savoir quelles sont les parties du cerveau d'un architecte qui s'allument et qui ne s'allument pas lorsqu'il parle de son activité !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

mon ancienne formatrice, que j'aiME bcp

les malheureuseS

Il y en avait marre de Ces enseignants

Écrit par : Pendariès | 16 septembre 2007

"Pour ma petite tête, ce fut une révélation: la méthode constructiviste est née pour les malheureuse et les malheureux du système éducatif... Elle fonctionne donc sur l'affect des enseignants (des parents, des inspecteur) qui, ayant souffert à leur table d'étude, s'imaginent que leurs élèves vont déguster à cause de la rigueur intellectuelle."

Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe).

Écrit par : Loki | 16 septembre 2007

"Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe)."

Vivement une "Psychanalyse du pédagogisme". Qui s'y colle ?

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

Intrigué par Francis rambert, j'ai cherché son CV. Il semble qu'il ne soit pas architecte mais "journaliste", "critique d'architecture". En somme l'équivalent de certains de nos pédagogistes qui enseigne comment enseigner.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

qui enseignent...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

"Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe)."

Vivement une "Psychanalyse du pédagogisme". Qui s'y colle ?

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007
Ah non! Parce que la psychanalyse procède d'un échec similaire à l'échec scolaire, celui de la relation à papa et maman. Ça va être interminable si on attend la fin de la cure pour faire quelque chose. Ils en ont au moins pour une centaine d'années de transferts et contre-transferts.

Écrit par : dobolino | 16 septembre 2007

"Ça va être interminable si on attend la fin de la cure pour faire quelque chose. Ils en ont au moins pour une centaine d'années de transferts et contre-transferts."

Pas forcément, ils (elles) peuvent être en congé maladie de longue durée et interné(e)s dans les "petites maisons" de la MGEN. Du moment qu'ils ne se reproduisent pas entre eux ...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

"Bien sûr, d'ailleurs en termes nietzschéens, on pourrait voir toute cette fronde pédagogiste comme étant une expression du ressentiment des 'esclaves', ce 'troupeau des agneaux bêlants' qui paissent aujourd'hui dans les IUFM, haut lieu de la rumination acérébrée (n'est-ce pas Christophe)."

Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007

C'est ce qu'on appelle: "une opinion".

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Pas forcément, ils (elles) peuvent être en congé maladie de longue durée et interné(e)s dans les "petites maisons" de la MGEN. Du moment qu'ils ne se reproduisent pas entre eux ...

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

Imaginez qu'ils aillent se croiser avec les psychanalystes! Je n'ose penser quelle descendance on obtiendrait.

Écrit par : dobolino | 16 septembre 2007

"Imaginez qu'ils aillent se croiser avec les psychanalystes! Je n'ose penser quelle descendance on obtiendrait."

C'est juste. Un moratoire s'impose donc.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

Puisque les opposants à Meirieu peuvent être qualifiés de "relents nauséabonds", terme rappelant ceux désignant les accusés au moment des procès de Moscou, c'est l'occasion, après Pestalozzi, d'évoquer un autre grand "éducateur" dont se réclame Meirieu : le pédagogue soviétique Makarenko. Je ne le connais que par quelques références glanées dans deux livres, mais qui s'avèrent largement suffisantes pour me faire une idée du bonhomme :
(Sheila Fitzpatrick "Le stalinisme au quotidien", Flammarion)
(Michel Hellas, "La passion totalitaire", Quartier libre)
Makarenko fut considéré comme le modèle du pédagogue soviétique du stalinisme jusqu'aux années 80.
Il dirigea la fameuse colonie Djerzinski que celui-ci avait fondée en vue de rééduquer des enfants orphelins ou abandonnés que la guerre civile de 1919-1921 avait jetés sur les routes.
Mais Djerzinski était avant tout le premier chef de la Tchéka, la sinistre police secrète soviétique.
Le plénipotentiaire de Moscou à la Tchéka de Koungour expliquait que "pour les exécutions, nous n'avons besoin ni de preuves, ni d'interrogatoires, ni de soupçons. Nous trouvons la chose nécessaire – nous exécutons et c'est tout."
(Sergueï Melgounov "La terreur rouge en Russie", Edition des Syrtes)
C'est Lénine qui avait choisi pour diriger la Tchéka le militant le plus dévoué, le plus vertueux: Félix Djerzinski.
Or ce saint soviétique avait une autre passion : il consacrait ses loisirs à l'enfance abandonnée et la Tchéka poursuivra son œuvre après sa mort : chaque tchékiste ukrainien devait verser à la commune des enfants un demi pour-cent de son salaire.
Makarenko, qui dirigea la commune Félix Djerzinski, ne voulait pas que l'on confondît celle-ci avec une caserne ou un bagne d'enfants : la communauté connaissait le régime de la vertu et fonctionnait à l'obéissance active basée sur l'enthousiasme et la joie. Nombre de visiteurs soviétiques et étrangers relevèrent la grande ferveur, l'empressement au travail, la joie de vivre qui animaient les enfants.
Les ordres devaient être exécutés sans discussion ni objection et les éventuelles contestations étaient reportées au soir, lors de la réunion générale (un "débat citoyen" avant la lettre).
Makarenko considérait que la collectivité devait primer sur l'individu et ce "poussé jusqu'au bout, et même jusqu'au dénouement implacable".
C'était la collectivité qui devait décider du destin des individus : "N'as-tu pas honte ? On te dit ce qu'il faut faire et tu ne te soumets pas" (à propos de l'orientation professionnelle d'un élève).
"En Union Soviétique, une personne ne peut pas vivre en dehors du collectif, et par conséquent, il ne peut exister de destin individuel isolé, aucune orientation personnelle qui s'oppose au destin et au bonheur collectif"
Makarenko, "Problèmes de l'éducation scolaire soviétique"
Semblable en cela aux nazis, Makarenko considérait que l'élément le plus dangereux n'était pas le délinquant mais celui qui se souciait de son épanouissement personnel ; il s'en prend en particulier à ceux qui quittaient les Jeunesses Communistes. Dans son "Poème pédagogique", il décrit la conversion type du jeune délinquant que la pression collective du centre de rééducation amène à renier son ancienne vie et à intégrer la communauté sous le signe de l'indifférenciation. La collectivité doit faire pression sur le "déviant" mais le chef charismatique reste toujours présent en arrière-plan pour contrôler.
Si le criminel pouvait être réhabilité, une mauvaise origine sociale ou politique constituaient une tâche indélébile : Makarenko appelaient ces derniers, dans un ouvrage paru au moment des purges, des "vermines par nature". Logiquement, dans le goulag soviétique comme dans les camps nazis, les droits communs bénéficiaient d'un meilleur statut que les autres.
Les théories de Makarenko s'étendront à tout le système scolaire soviétique, bien après sa mort en 1939, jusque dans les années 80.
Makarenko avait la passion totalitaire. Il formula la loi du mouvement de la collectivité : toute collectivité doit toujours avoir devant elle un projet, un ensemble de buts à atteindre grâce à des efforts collectifs (tiens, la "pédagogie du projet"…). Car le mouvement est le seul moyen de sauver la vertu à l'intérieur des sociétés humaines où les individus sont en permanence tentés par le comportement individuel et la liberté de penser en dehors du groupe.
Aux naïfs qui ne voudraient voir en Makarenko qu'un pédagogue rêveur et généreux, il faut montrer le contexte dans lequel celui-ci élabora ses théories.
Les centaines de milliers d'enfants abandonnés et jetés sur les routes, recueillis dans les centres de rééducation pour délinquants dirigés par Makarenko sous les auspices de l'OGPU (qui avait succédé à la Tchéka), étaient des victimes de la collectivisation qui avait touché leurs parents et qui conduisit à la famine. Le consul italien à Kharkov décrit ces enfants dont Makarenko va s'occuper :
"Depuis une semaine, un service pour recueillir les enfants abandonnés a été organisé. En effet, en plus des paysans qui affluent vers la ville parce qu'ils n'ont plus aucun espoir de survie à la campagne, il y a des enfants qu'on amène ici et qui sont ensuite abandonnés par les parents, lesquels s'en retournent au village pour y mourir. Ces derniers espèrent qu'en ville quelqu'un prendra soin de leur progéniture. Depuis une semaine, on a mobilisé des dvorniki en blouse blanche qui patrouillent la ville et ramènent les enfants au poste de police le plus proche. Vers minuit, on commence à les transporter en camion à la gare de marchandises de Severo Donetz. C'est là qu'on rassemble aussi les enfants trouvés dans les gares, les trains, les familles de paysans, les personnes isolées plus âgées, ratissées en ville pendant la journée. Il y a du personnel médical qui fait la sélection. Ceux qui ne sont pas encore enflés et offrent une chance de survie sont dirigés vers les baraquements de Holodnaïa Gora, où dans des hangars, sur la paille, agonise une population de près de 8000 âmes, composée essentiellement d'enfants. Les personnes enflées sont transportées en train de marchandises à la campagne et abandonnées à cinquante-soixante kilomètres de la ville en sorte qu'elles meurent sans qu'on les voie. A l'arrivée sur les lieux de déchargement, on creuse de grandes fosses et on enlève tous les morts des wagons."
(A.Graziosi, "lettres à Kharkov", Cahiers du Monde russe et soviétique, XXX)
Makarenko, chantre de l'éducation soviétique, ne pouvait pas ignorer le sort terrible infligé aux enfants marginalisés. La loi de 1935 qui fixe à 12 ans la responsabilité pénale va conduire au Goulag d'innombrables quantités d'enfants ; un survivant du Goulag, Jacques Rossi ("Le manuel du Goulag", Le cherche midi) croisa dans les camps des milliers de garçons et de fillettes qui paraissaient n'avoir guère plus de 8 à 10 ans.
Makarenko était un idéologue important d'un système criminel et sadique où des dizaines de millions de personnes, enfants compris, ont trouvé la mort dans d'atroces souffrances.
Pestalozzi, Makarenko, voilà de bien belles références pour M. Meirieu.

Écrit par : Louis Barthas | 16 septembre 2007

Pestalozzi, Makarenko, voilà de bien belles références pour M. Meirieu.

Ecrit par : Louis Barthas | 16 septembre 2007

Quel brillant réquisitoire pour faire le procès (de Moscou) de Philippe Meirieu... Exhumer le camarade Anton Sémionovitch Makarenko coupable chacun sait d'avoir vécu et travaillé pour le compte d'un pays ennemi , dans le seul but de prouver publiquement la mauvaise filiation d'un Philippe Meirieu coupable de s'y être référé quelque part dans un ouvrage que personne n'a jamais lu (pas plus que les poèmes pédagogiques) n'est-il pas un procédé typiquement stalinien?

Écrit par : buntovchik | 16 septembre 2007

Tout à fait d'accord avec Buntovchik : il faut taper avec allégresse sur Meirieu mais tous les moyens ne sont pas bons pour ce faire.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

Tout à fait d'accord avec Buntovchik : il faut taper avec allégresse sur Meirieu mais tous les moyens ne sont pas bons pour ce faire.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle

Absolument d'accord; laissons l'invective, la mauvaise foi et les procès staliniens à l'adversaire, et essayons d'être constructifs. Ce qui me frappe, c'est que de plus en plus, l'objet du post de JPB est oublié au bout de qq heures, et que chacun ressort ses dadas ( si j'ose dire pour un bonnet d'âne) habituels. La question de départ portait à la fois, rappelons-le, sur la possibilité de mettre en place un bac généraliste, et sur la validité du collège unique. Sommes-nous bien sûrs d'avoir fait le tour de la question ?

Écrit par : FGuichard de la Manie de la Méthode | 16 septembre 2007

Revenons donc à nos moutonsses, comme disait Jouvet dans la peau de Topaze...Ce n'est pas qu'au bac que l'on a tué l'enseignement généraliste... Unités de valeur au choix après 68 dans les grandes écoles et les universités, orientation trop précoce au collège et au lycée, etc. Les "fondamentaux basiques", lecture, écriture, expression orale, calcul mental, voire instruction civique, s'acquièrent (ou non) entre cinq et dix ans. Un bac généraliste en 2010, s'il voit le jour, sera l'équivalent d'un certificat d'études de 1910, qui se passait à douze ou treize ans, avant d'aller soit au travail (apprentissage), soit au collège pour les plus doués.

Écrit par : moreau | 16 septembre 2007

Un message d un profane né en 1971.
Etant intérimaire, je ne suis pas dans le milieu enseignant
Personnellement, je préfére lire mr brighelli (même si je suis un chti corse par mes parents) que mr merieu qui me donne l impression de voulor recréer l inquisition par amour de l humanité.

Pour parapharser Georges Pompidou dans le noeud gordien
Certains enseignants d aujourd hui sont les héritiers des sophistes de l antiquite, des scolatiques du moyen age, et des médecins de Moliére.

Merci pour ce blog et ses polémiques

Écrit par : lagaan | 16 septembre 2007

Un bac généraliste serait l'idéal, mais comme cela a été dit: avec le meilleur des programmes de S, ES et L :
maths, physique-chimie, SVT, Langue 1, Langue 2, français, philo, histoire-géo-SES.
Cela fait huit matières, ce n'est pas plus que le bac S, qui comporte en plus spécialité et option(s).
Pour les options : droit, langue(s) ancienne(s), langues vivantes suppleméntaires, arts et/ou renforcement d'une matière ?
Il faudrait que le ministère lance une consultation, mais surtout qu'il rende publics au cours de cette consultation les noms de ceux qui y participeront. Qu'on ne nous y reprenne pas, comme avec Viala et consorts !

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

"merieu me donne l impression de voulor recréer l inquisition par amour de l humanité"

écrit lagaan

Eh bien franchement, je ne l'aurais pas mieux dit. À noter que toutes les inqisitions sont toujours par amour de l'humanité, c'est même à ça qu'on les reconnaît : méfiez-vous de votre prochain qui veut votre bien.
JPB
PS. Encore merci, Dobolino, votre réaction m'a bien soutenue pendan que je creusais un gros trou cet aprèm' dans la glaise dure…

Écrit par : brighelli | 16 septembre 2007

Rapidement pour Monsieur Christophe Sibille: démontrez un peu d'intérêt pour qui n'est pas de votre avis, plutôt que de déclarer péremptoirement que mes propos sont nébuleux.
C'est clair pourtant: d'un côté des crypto communistes qui s'accrochent à défendre la tranquillité de leurs adhérents (je suis de gauche certes, mais je lutte contre les groupes de pression qui défendent des intérêts catégoriels au détriment de la collectivité) et de l'autre des Bighelli et les dizaines de ministres de l'EN de la 5ème république qui n'ont jamais fait preuve d'aucun courage réformiste et dont le but est de formater des bons techniciens que le MEDEF demande. Moralité: aujourd'hui, nous avons peut-être de très bons informaticiens ou ingénieurs (j'en parle en connaissance de cause car j'en ai embauché quelques uns),mais de parfaits bovins dépouvus de conscience politique, de culture générale et des bases de l'expression. Ils sont nuls en langue et en français et n'ont aucune substance pour se mouvoir dans la sphère de l'entreprise, notamment dans les relations clients. Pourquoi ? Parce que l'on a sacrifié les connaissances techniques directement applicables dans l'entreprise au détriment de la philosophie, du français, des langues, bref des acquis propres à façonner des femmes et des hommes au dessus de la mêlée des boeufs.
Je le répète, il faut s'intéresser aux systèmes qui donnent de bons résultats, notamment dans les pays scandinaves et en Allemagne.
Quand un ministre prendra-t-il un jour l'initiative d'une réforme en profondeur ? Les enseignants doivent redevenir les "hussards" de la république pour faire en sorte que filles et garçons qui sortent de leur cycle d'étude aient le savoir-faire et le savoir-être ?
Je doute que des Brighelli et des Allègre soient les artisans de la réussite.

Écrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007

"Rapidement pour Monsieur Christophe Sibille: démontrez un peu d'intérêt pour qui n'est pas de votre avis, "

Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007

Très chère Marina, si je ne démontrais pas d'intérêt pour qui n'est pas de mon avis, j'aurais déerté ce blog depuis assez longtemps. Vos propos ne sont effectivement pas nébuleux, j'ai fait une légère erreur d'appréciation. Ils sont simplement totalement incohérents. A ce que je sache, d'une part Jean-Paul Brighelli, même si on n'est pas en total accord avec lui, (ce qui est mon cas), propose des pistes de réforme qui sont assez courageuses, et, d'autre part, il n'est pas (encore) en position stratégique pour les mettre en oeuvre. Donc, autant de mots de votre part (à son sujet, en tous cas, dans votre message), autant d'erreurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Monsieur Sibille, vous êtes certainement un génie, un puit de savoir et moi une parfaite crétine. Dont acte vous avez gagné. Vous devez faire partie des "Trissottin" qui ont flingué Ségolène Royal.

Écrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007

Marina,

je crois que votre problème vient du fait que, bien que vous ne le sachiez pas, vous vous battez pour la même chose que la plupart des participants de ce blog, et a fortiori que le Maitre des Lieux, notre moustachu préféré, j'ai nommé Monsieur Brighelli (car on dit Monsieur).
Le problème vient également du fait que vous avez gobé les conneries pédagogistes, et vous croyez (apparemment) que les réformateurs sont en fait ceux qui ont détruit l'Ecole Française.
Il faudrait que vous lisiez un peu plus ce qui a été écrit sur ce blog (mais pas seulement), et aussi "La fabrique du crétin". Puis vous irez voir comment ça se passe en IUFM, histoire d'avoir peur. Et vous reviendrez ici, comprenant un peu mieux l'histoire, vu que vous aurez rattrapé votre retard...

Écrit par : Loki | 16 septembre 2007

Elle est rigolote, Marina, elle n'a pas compris qui était qui, et qui défendait quoi.
Savez quoi, Christophe, vous avez vraiment pas de bol ici...

Bon, l'épisode Marina étant achevé, on peut en revienir au bac unique et au college généraliste ?

Sinon, j'ai une recette de tarte au citron, une adresse-internet pour les sketchs d'une comique belge et une recommandation pour le choix de son imprimante HP. Au point où on en est, ça ne déparerait pas.

Dernière proposition : Marina, puisque vous êtes en Italie, parlez-nous de l'influence de l'Eglise sur l'Education dans votre pays. Ce n'est ni une moquerie, ni une attaque, c'est une vraie demande : je serais curieux de savoir le poids du Vatican dans l'Education italienne, étant donné l'importance qu'il a déjà dans la vie civile et politique. Même si le pédagogisme n'est chez nous, à tout prendre, qu'une forme de religion en matière d'éducation.

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Pas drôle de perdre son chien. Pas drôle du tout en plus d'expliquer cela à un gamin. Voilà, cela ne sert pas à grand-chose de le dire, je sais...

Écrit par : Thalie- Thalie | 16 septembre 2007

"Un bac généraliste serait l'idéal, mais comme cela a été dit: avec le meilleur des programmes de S, ES et L"

Là, on pourra pas dire que le baccalauréat est donné.

Même à l'époque où les génies comme le moustachu passaient leur baccalauréat, il y avait déjà des spécialités : mathématiques élémentaires, philosophie...

Écrit par : pedagogo | 16 septembre 2007

Chère Thalie, je confirme vos propos.

D'ailleurs, j'espère que personne ne pensera que quand je dis "revenons-en à nos moutons" (pas dans la lettre, mais dans l'esprit), je parlais de ça. J'évoquais l'épisode Marina, et je reprenais les injonctions de FGuichard.

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Pour pedagogo : les maths elem' d'il y a trente ans, c'était autre chose que la spé maths de nos TS !
Et c'est un ex-TS spé maths qui vous le dit.

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Saperlotte, saperlotte , ouf j'ai retrouvé mes lunettes pour pouvoir lire tous vos commentaires...Décrocher de la lecture le vendredi soir et vous êtes assuré d'avoir une centaine de commentaires à lire le dimanche... Vous vous ennuyez tant que ça ? Il faudrait peut-être ouvrir les lycées ,collèges et écoles le we pour que les profs et parents s'y retrouvent pour "causailler" d'éducation et d'instruction autour d'un barbecue ou a cup of tea, ce serait plus conviviable qu'un blog virtuel...En période de journées du patrimoine ce serait tendance surtout concernant une institution à inscrire au registre des "chefs d'oeuvre en péril", ne trouvez vous pas?



C'est vrai "qu'Orly c'est triste le dimanche ",
les champs de glaise aussi d'ailleurs...

Au fait , vous trouvez sympa dans la manière dont vous avez accueilli la nouvelle blogueuse Marina? ça ne donne vraiment pas envie de s'attarder ici! Est -ce un club VIP très privé où il faut montrer patte blanche?

Pour finir , Loki vous parlez pour qui quand vous écrivez ceci:

"je crois que votre problème vient du fait que, bien que vous ne le sachiez pas, vous vous battez pour la même chose que la plupart des participants de ce blog, et a fortiori que le Maitre des Lieux, notre moustachu préféré, j'ai nommé Monsieur Brighelli (car on dit Monsieur)."


Ecrit par : Loki | 16 septembre 2007 ?


Moustachu préféré? Franchement il serait plus sympatoche sans la moustache notre très cher ami Brighelli, parole de saperlipopette!
àmha

;):)au moustachu irremplaçable

Écrit par : saperlipopette | 16 septembre 2007

je corrige:"vous trouvez sympa la manière dont" ...que vient donc faire ce "dans" ,saperlotte de saperlotte de saperlipopette...

Écrit par : saperlipopette | 16 septembre 2007

"Elle est rigolote, Marina, elle n'a pas compris qui était qui, et qui défendait quoi."

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Heureux de voir que, pour une fois, on dit à peu près la même chose!

"Savez quoi, Christophe, vous n'avez vraiment pas de bol ici... "

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Je ne vois pas très bien en quoi "je n'ai pas de bol" ici... Mais vous allez certainement me l'expliquer, vous qui êtes un puits de science!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2007

Ben Marine arrive juste, et elle vous prend à parti pour pas grand chose ; et ce n'est pas la première fois que vous êtes assailli pour pas grand chose, voire pour rien.
Quant au "pour une fois on dit à peu près la même chose", non, non, on s'est engueulés tous les deux une fois (je ne sais plus trop pour quoi, mais c'était sur un malentendu, déjà à l'époque - je vous le dis, que vous n'avez pas de chance !), mais vous pourrez relire plein de posts où on était d'accord sur certains points ! Bref, pas de chance, car on s'en prend souvent à vous, alors qu'il y a déjà assez de raisons pour qu'ici vous soyez confronté à des désaccords sans qu'on en rajoute encore d'injustufiés en supplément.
Sinon, je sais que je suis un puits de science, je sais ;-)
Et j'aime bien qu'on me le dise !

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Je recentre : Collège unique et évaluations début de CM2.

Ça y est. C’est passé. Une journée fichue en l’air pour les CM2 qui ont travaillé en pointillés dans leur classe et passé le reste du temps sur des exercices si simples qu’ils m’ont demandé pourquoi on leur faisait faire « ça ».
Malheureusement, Y, T, O et M m’ont permis de leur fournir une explication : « Ces évaluations proposent des exercices sur les points du programme de CP/CE1 qu’un CM2 ne peut pas ignorer s’il veut apprendre tout ce qu’il doit savoir pour faire une 6° convenable. »
O et M auront certainement de la peine en 6°, M encore plus que O. En effet, si les deux élèves ont eu des difficultés de compréhension, sans descendre néanmoins en dessous du seuil fatidique (6/8), pour un texte aussi simple que celui proposé, il est fort probable que le professeur de français s’arrache les cheveux lorsqu’il leur fera étudier un texte « de 6° ».
La solution : arrêter d’étudier des textes longs et riches et pénaliser les neuf autres ou créer des 6° plus lentes et plus progressives pour O et M et leurs petits camarades des autres écoles qui n’ont pas su non plus dire que la fille s’appelait Nathalie et que le garçon qui était jaloux s’appelait Bob.
De la même façon, Y et T, dyslexiques tous les deux, gros problèmes de mémoire pour l’un des deux, pas scolaires pour deux sous et qui suivent cahin-caha depuis le CP sans avoir jamais redoublé parce que, quand même, ça va, ont eu des difficultés à donner en 5 secondes des résultat des tables de 8 et 9, à compter une addition, une soustraction, une multiplication et la fameuse division (72 :3) sans déborder du temps imparti, tout comme M.
Y n’arrive toujours pas malgré un entraînement régulier (pas d’ORL chez nous, des leçons de grammaire avec méthode explicite, exercices d’application et de contrôle et des dictées fréquentes) à coller spontanément un « nt » à la fin d’un verbe à la troisième personne du pluriel et continue à préférer le « s » et l’après-midi, lorsqu’il a fallu que les dix autres mettent au pluriel la phrase « La petite fille mange une orange. » afin que nous puissions évaluer sans le traumatiser si son « Les champignons pousses » étaient dus à l’étourderie, il a réitéré !
Nous allons faire du soutien (et du remontage de bretelles avec papa-maman, tout à fait d’accord sur ce coup-là) toute l’année.
Mais franchement, si ces trois enfants (M relève très certainement de SEGPA et aura sans doute plus de « chances » dans cette voie-là) sont précipités dans une 6° « tout-venant » à 28, je suis persuadée que O se renfermera dans sa coquille et ne dira jamais qu’il n’a pas compris, quant à Y et T, super, ils vont enfin pouvoir se la couler douce en se faisant tout petits, tout petits, réservant leur énergie pour les parties de foot dans la cour.
Alors oui pour des 6° aménagées, à petit effectif, en deux ans pourquoi pas, ou toute autre structure qui permettra aux autres de filer à leur rythme et tentera de continuer à aider Y et T qui ont besoin de plus de temps et plus d’attention.

Écrit par : catmano | 17 septembre 2007

"Il faudrait que le ministère lance une consultation, mais surtout qu'il rende publics au cours de cette consultation les noms de ceux qui y participeront. Qu'on ne nous y reprenne pas, comme avec Viala et consorts !"

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2007

Absolument. Quand on voit QUI fait partie de la commission sur la condition enseignante, (où on note en particulier la présence du redoutable Eric Maurin de l'EHESS, chaud partisan du niveau qui baisse et de la braderie des diplômes), il y a de quoi se faire du souci. Une seule personne sensée là-dedans, Antoine Compagnon, mais qui, je le crains, n'a aucune idée de ce que vit le professseur de base. Tous les autres sont des "experts" -- dont on sait, avec M. Chiss, qu'ils sont plus habilités que les gens de "terrain" à poser un diagnostic.

Écrit par : FGuichard | 17 septembre 2007

"Mr Meirieu qui me donne l'impression de vouloir recréer l'inquisition par amour de l'humanité", écrit lagaan.
Vous avez raison, lagaan, Meirieu est quelqu'un de très dangereux, comme tous les démagogues.

Question à propos de la composition de la commission sur la condition enseignante (quel titre stupide!):
mais qui donc a intérêt à ce que des "experts" à la botte publient après quelques semaines de prétendue réflexion un discours préparé d'avanceet déjà ficelé et auquel cette prétendue commission sert de caution pseudo-démocratique ? Quelqu'un peut-il me répondre avec précision?

Écrit par : Jean | 17 septembre 2007

Le professeur ne doit évidemment pas, dobolino, avoir "une voix fluette et une gestuelle timide". La voix et le geste doivent être sûrs ( cette assurance vient de la parfaite connaissance de sa discipline et de la maîtrise dans l' art de la transmettre). Mais il n'a pas à devoir batailler pour imposer le silence dans l'espoir de pouvoir enfin se faire entendre sous prétexte qu'il n'est pas dans les moeurs que les élèves se taisent. J'estime que l'institution doit préparer les conditions de l'écoute par des dispositions réglementaires appropriées, donc en prenant le contrepied du laxisme qu'elle a encouragé jusqu'ici. Il faut que l'interdiction de bavarder en classe" soit rétablie dès le cours préparatoire et jusqu'en terminale. Il faut habituer les élèves, dès qu'ils sont petits, à respecter l'espace de la classe (comme le font certains documentalistes, qui imposent le silence absolu au CDI - et tout le monde s'y fait sans problème).
Ce que je voulais dire, Un Hussard, en évoquant mon collège, c'était que l'interdiction du "bavardage en classe", que la doxa pédagogiste avait voulu faire passer comme obsolète, comme rétrograde, comme une façon de brimer les élèves, ne choque plus les professeurs - même de gauche! - comme le montre l'exemple du permis à points adopté dans mon collège - et dans d'autres. Il n'est plus tabou, aujourd'hui, de prononcer le mot, jusqu'ici interdit, d'"interdire": nous interdisons le bavardage en classe. Cela ne règle pas tout, mais au moins les discutailleries "pédago" sur l'opportunité et l'intérêt du bavardage en classe ne sont plus de saison, et cela clarifie les choses. Le cadre réglementaire protège un peu plus le professeur, si vous voulez. Mais il est clair qu'après il lui reste à "enseigner", et ça, ce n'est pas joué d'avance...

Écrit par : Jean | 17 septembre 2007

"Il faut que l'interdiction de bavarder en classe" soit rétablie dès le cours préparatoire et jusqu'en terminalE"

elle n'a jamais été supprimée mais des enseignants sont incapables de se faire respecter

Écrit par : rafale | 17 septembre 2007

Loki, je me moque de vos sarcasmes. Si vous preniez la peine de lire ce que j'ai écrit, vous vous seriez rendu compte que je défends le résultat et non pas les pédagogistes et autres membres du corps enseignant.
Jérémy, vous devez être comptable parisien dans la vie car on sent chez vous, outre l'arrogance et la suffisance proprement parisiennes, la volonté de faire en sorte que le bilan des piques soit équilibré. Concernant votre attaque relative au poids du Vatican sur l'école publique, le fait que je ne l'évoque pas dans ce blog ne signifie pas que j'y sois indifférente. Bien au contraire, je milite avec d'autres laïcs italiens contre cet état de fait. Sachez aussi que, dans les cantons catholiques suisses, la situation est bien pire. Je pourrais vous retourner le compliment en vous demandant s'il est normal pour l'état français de financer des écoles privées confessionnelles (quelle qu'en soit la réligion). La loi de séparation de l'église et de l'état remonte à 1905 si mes souvenirs sont exacts.

Écrit par : Marina Santorelli | 17 septembre 2007

Il faut qu'on réapprenne aux bambins de CP, rafale, et qu'on le rappelle à tous les autres, qu'en classe on se tait. Cela doit être clairement précisé dans le règlement intérieur.

Reconnaissez quand même que cela faisait ringard d'interdire de bavarder en classe.
Un stagiaire de lettres à l'IUFM a même pu se payer le luxe de faire, l'an dernier, son mémoire professionnel sur le sujet suivant - tenez-vous bien! -:
"De la nécessité pédagogique du bavardage en classe".
Il a été noté "Très bien"!

Il faut que les jeunes professeurs sachent que ce n'est pas être d'un autre âge que d'interdire le bavardage en classe, mais que c'est la condition "matérielle" nécessaire - pas suffisante - pour qu'un cours puisse avoir lieu!

Écrit par : Jean | 17 septembre 2007

PS. Encore merci, Dobolino, votre réaction m'a bien soutenue pendant que je creusais un gros trou cet aprèm' dans la glaise dure…

Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2007

Et merde! Mais, sage décision. Votre chien est plus tranquille là où il est.
Thalie, les enfants vivent cent fois mieux que nous les décès des animaux de compagnie. La seule chose fondamentale est de prévoir un enterrement en grandes pompes avec fleurs et pierre tombale. Les plus violentes réactions proviennent des ados et pré-ados qui encaissent très mal la mort et en particulier l'euthanasie. Ne jamais leur mentir surtout! Les parents ont souvent une facheuse tendance à prétendre qu'il y a eu accident d'anesthésie pour éviter d'expliquer à leurs ados la décision d'euthanasie qui est parfois aussi d'ordre économique. A nous les injures et coups de téléphone anonymes, au mieux. Vous gérez les uns et les autres assez d'ados pour imaginer tout ce qui peut leur passer par la tête en matière de vengeance et/ou de haine contre l'assassin.

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Leur désespoir peut aussi se retourner contre eux.
Autre détail non négligeable: la mort de l'animal de compagnie peut servir d'exutoire à une douleur rentrée et non verbalisée suite à la perte d'un proche et ça, de trois à 99 ans.
Les enfants étant jeunes, dans le cas de ceux de JPB: lire Au Revoir Blaireau si ce n'est pas déjà fait.

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Excusez mes hors sujet.

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Si je comprends bien la "démarche" : on peut comparer un volume à une surface ; probablement en additionnant la hauteur sous plafond à la surface au sol (m + m2 = m3). C'est délirant mais cohérent. Dommage que ce soit aussi tautologique puisque, dans ces conditions, le volume d'un parallélépipède rectangle sera toujours nécessairement plus grand que sa surface de base…

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 16 septembre 2007

Sauf si la "gallerie" fait moins d'un mêtre de long ! Ce qui en fait un sacré placard à balais !!!

Écrit par : yann | 17 septembre 2007

M.. , GALERIE !!
Désolé pour l'anglicisme.

Écrit par : yann | 17 septembre 2007

1,8 million de salariés illettrés en France
AGNÈS LECLAIR et DELPHINE DE MALLEVOÜE.
FIGARO 17 septembre 2007


"""Les lacunes de l'écriture touchent aussi bien les salariés que les personnes défavorisées ou issues de l'immigration.

Plus de la moitié des personnes souffrant de lacunes d'écriture, de lecture ou de calcul travaillent. Un marché annuel d'un milliard pour les organismes de formation.

LA DERNIÈRE étude de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI) bouscule les idées reçues : les lacunes d'écriture, de lecture et de calcul touchent aussi bien les salariés que les personnes défavorisées ou issues de l'immigration. Plus de 1,8 million de travailleurs sont en effet concernés, soit plus de la moitié des 3 100 000 personnes en situation d'illettrisme en France. Les quelque 8 000 organismes qui proposent une remise à niveau aux salariés, sont assaillis de demandes. Un marché qui représenterait un chiffre d'affaire annuel global d'un milliard d'euros. « Nous avons une croissance de 200 % par an, confie Fabien Labbé, cofondateur et directeur général du groupe privé Mayor Formation. Ce qui représentait une petite partie de notre activité à nos débuts est devenu prépondérant : ces quatre dernières années, nous sommes passés de 100 formations par an à plus de 2 000. »

Écrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

"Sauf si la "gallerie" fait moins d'un mêtre de long ! Ce qui en fait un sacré placard à balais !!!"

Avez vous écoutez l'extrait de l'émission ? Tout cela est dit avec un tel détachement !
Pour mémoire c'est Aillagon qui a nommé ce plumitif à l'IFA. Un coup de balai s'impose dans certains placards (fussent ils dorés)

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007

Avez vous écouter !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007

avez vous écouté !!

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007

Pour le reste, vous vous positionnez dans la droite ligne de votre président et de votre ministre de tutelle ainsi que des patrons amis de Nicolas Sarkozy pour faire en sorte que l'éducation nationale vous fournisse les profils dans les membres du MEDEF ont besoin.

Ecrit par : Marina Santorelli | 16 septembre 2007

Marina, il faut peut-être arrêter le délire laguilleriste sur les affreux patrons qui sucent le sang du prolétariat.
Il est sans doute regrettable que la production se soit massifiée et industrialisée dans tous les domaines, que l'on ne trouve plus à côté de chez soi les artisans qui vous fabriqueront à façon tous les objets dont vous aurez besoin dans votre vie quotidienne, ni les paysans qui vous nourriront en échange des objets ou services que vous créerez, mais le monde est ainsi fait qu'il faut bosser pour gagner sa croûte, et qu'il y a des patrons et des non-patrons, et qu'en général, ce sont les premiers qui embauchent les seconds.
Le rôle de l'éducation n'est pas de fournir des produits clefs en main, qui ne sont d'ailleurs jamais adaptés aux besoins, mais d'armer les futurs non-patrons d'une solide culture et d'une capacité de raisonnement qui leur permette de ne pas rester au bord de la route. Voilà ce que prèche JPB, et si cela correspond aux besoins du medef, c'est plutôt rassurant, je trouve.

Écrit par : yann | 17 septembre 2007

Avez vous écoutez l'extrait de l'émission ?

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007

Avez vous écouter !

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007

avez vous écouté !!

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007

C'est votre dernier mot .... avant le coup de gong ?!

Écrit par : yann | 17 septembre 2007

Plus de la moitié des personnes souffrant de lacunes d'écriture, de lecture ou de calcul travaillent. Un marché annuel d'un milliard pour les organismes de formation.


Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

Si on nous avait posé la question, ça aurait économisé une enquête! Le nombre de gens auquels ils faut sigler les prescriptions sur les boîtes de médicaments et dont il faut remplir les chèques qui sont néanmoins parfaitement approvisionnés est effarant.

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Significative, cette levée de bouclier dans des rangs où l'on a si longtemps révéré les icônes du marxisme-léninisme. Ils sont toujours plus clairsemés, alors on y crie plus fort pour compenser.

Le site de l'UNESCO offre une apologie de Makarenko, inspirateur entre autres de Freinet, elle aussi pleine d'enseignement.
http://www.ibe.unesco.org/publications/ThinkersPdf/makarene.pdf

Les parangons de l'humanisme et de la conscience sociale ont aussi, comme chacun sait, le monopole de l'esprit de conciliation, ce qui leur permet de laisser "l'invective, la mauvaise foi et les procès staliniens à l'adversaire", lequel pourtant a TOUJOURS vomi les complices des procès staliniens et leur marxisme qui envahissait le monde éducatif. Eux seuls, ces grand vertueux à l'âme ausi grande que l'auréole qu'ils se sont mise sur la tête, eux seuls "essayent d'être constructifs". Eh bien, ce n'est pas concluant, l'essai n'est pas transformé. (c'est la Coupe du monde qui déteint sur moi)


La France entière subit au quotidien les conséquences catastrophiques (illettrisme et chômage : 1.8 millions de salariés illettrés et combien parmi les chômeurs ?) de la diabolisation de l'école "d'avant", celle de ma génération, (Bac '63).

Ça fait des lunes que tous ces bonz'apôtres se gourent de combat et collaborent au désastre, ne serait-ce que par passivité ou résignation, sans se demander si cette impossibilité à faire mieux que l'école que j'ai connue, doublée d'une propension irrésistible à faire bien pire, n'aurait pas un tout petit peu à voir avec l’idéologie de référence qui inspire toutes les réformes, et dont les enseignantsdegauche ( cad qui ont voté Bayrou/ Royal) semblent attendre encore le Grand soir et les lendemains qui chantent...

Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique, ( leur silence fut longtemps assourdissant lui aussi), qu'ils se tordent les bras comme des pleureuses antiques, mais continuent à esquiver avec des contorsions admirables de souplesse, le point qui fâche: ils mettent la pétaudière sur le dos de leurs boucs émissaires favoris ( massification, consumérisme, mondialisation, Europe, Lisbonne, FMI, Banque mondiale, complot anglo-saxon libéral, etc...) . Or curieusement ces faits exogènes ont épargné tous les systèmes scolaires restés imperméables au pédagogisme. C'est donc bien d'un mal endogène que crève le notre . Pas sorcier de voir de quelle couleur il se pare: ni blanc, ni bleu, pour sûr!

C'est évidemment toujours humiliant d'avoir à admettre qu'on a enfourché le mauvais cheval. Ces derniers adorateurs d’une idole qui n'en finit pas de défuncter, la doxa du collectivisme socialiste, refusent donc obstinément de descendre de leur monture, et se réfugient dans la condescendance pour sauver la face, pendant que les autres travaillent à réparer le beau jouet qu'ils ont contribué à casser, pendant un demi-siècle en soutenant un ensemble de mesures dont le dénominateur commun est qu'elles sont illibérales, puisqu'ancrées dans
l'antilibéralisme qui infeste l'ensemble de la classe politique. En France, les vrais libéraux ont rarement dépassé 5% dans les trente dernières années.

Le système scolaire réellement libéral est le seul qui n'a jamais existé chez nous, et il ne verra pas le jour tant que les pleureuses continueront à le diaboliser, pour ne pas avoir à l' essayer. Car si cela marchait, quelle humiliation, (voir plus haut...)

Urgent de lire "Pourquoi les Francais n'aiment pas le libéralisme?" comme l'écrit Pascal Salin chez O. Jacob, car on comprend alors d'où vient le mal . Refuser d'identifier la racine, c'est s'interdire de l'éradiquer. Et ça dure, et ça dure et le malade se meurt, et les pleurnicheuses redoublent leurs lamentations.

Écrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

"C'est votre dernier mot .... avant le coup de gong ?!"

Réveil lent après une sieste trop longue (et pourtant pas de rosé à midi...).
Je propose de limiter la longueur des siestes des enseignant(e)s (une sorte de maximum syndical en quelque sorte).
Ca devrait être plus facile à négocier que le bac unique à grand socle !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 17 septembre 2007

Il y a aussi beaucoup de gens qui ont su lire et écrire mais n'ont plus jamais pratiqué depuis la sortie des écoles. Si on controlait le niveau en calcul qui lui s'utilise au quotidien, ça remonterait probablement un peu le moral. A part pour les personnes très âgées qui ont mauvaise vue et les doigts gourds, je ne fouille jamais dans le porte-monnaie de mes clients pour me payer. La fainéantise les pousse à sortir un gros billet et à attendre le rendu de monnaie, mais si on réclame l'appoint, c'est très rare que le client se trompe et, quand il le fait, il saisit rapidement la correction.
On ne peut pas attendre d'une personne qui a posé son stylo à douze ou quatorze ou même seize ans pour ne plus jamais le reprendre d'être capable d'écrire convenablement trente ans plus tard, non?

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Cadichon, je vais vous dire un secret mais ne le dites à personne: j'ai voté Madelin au premier tour des présidentielles 2002. C'était mon vote protestataire... et la reconnaissance du ventre pour la Loi Madelin.

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Autre profession de foi d’une femme de gauche, qui affirme ici : « Je suis une femme libre, libre penseur et je n'appartiens à aucune chapelle. J'essaie de privilégier les intérêts des enfants afin que l'école en fasse des honnêtes hommes au sens rousseauiste du terme.
Ce commentaire a été posté par Marina Santorelli.
Ce n'est pas la syntaxe de notre intervenante italienne qui me donne du souci, mais
1.elle méconnaît la notion "d'honnête homme" dont la littérature de 17eme siècle fit un ideal-type. On peut aussi dire le chic type idéal pour faire du lacanisme ... de bazar, euf corse what else? Sa caractéristique était son érudition, ( voir plus bas)
2.Elle nie appartenir à une chapelle dont elle défend pourtant les couleurs, un déni classique pour les analystes du désastre englués dans le paradigme forgé par ce qu'ils s'imaginent encore être les "idéaux" de la gauche.
Donc normal que Marina S. cafouille.

Hannah Arendt disait: "le pouvoir naît quand les hommes agissent ensemble". C'est donc impossible tant que les Français ( et assimilés) se claquemurent dans leur attachement autiste à la source première du mal, qui se traduit notamment par une allergie aux rudiments de la théorie économique. Or elle leur permettraient de comprendre l'évolution du monde depuis 50 ans, et leur régression concomitante. Jacques Marseille l'a clairement expliqué la semaine dernière sur Mots Croisés.
Ils sauraient que le SMIC est producteur de chômage, et le travail de croissance. Le triomphe du capitalisme libéral, défini par Adam Smith, il y a deux siècles, comme seul producteur de richesses et de liberté, se confirme, mais au prix de centaines de millions de morts. C'est pourquoi il ne reste que le déni à quiconque en doute encore.

Il n'y a pas de miracle, mais des remèdes efficaces, et il en va des principes de l'éducation comme de ceux qui régissent l'économie. Nier que les deux sont liés ressort d'un aveuglement pathologique. Le succès des deux dépend du degré de liberté qu'on leur accorde.

Les Canadiens et même les Allemands (qui ont quant à eux hérité en 1989 de 17 millions de bras cassés, sans éthique de travail, rongés par la délation, lobotomisés par les Soviets) ont réussi à résorber leur déficit, mais pas en restant arc-boutés sur la doxa périmée en vogue au siècle dernier. Au 19eme, les socialistes étaient plus libéraux.

Penser qu'on peut résoudre les problèmes de l'école en rejetant ce qui marche ailleurs, c’est chercher la quadrature du cercle, ou une illusoire Troisième voie, qui rejette publiquement ce que qui se fait sous une autre étiquette, au motif que l’on ne peut pas ouvertement accepter des principes viciés par leur approche libérale: pluralisme, autonomie, découpler le financement qui reste à la charge de l'état du recrutement et de la définition des programmes. Il ne faut pas citer la Finlande qui a échappé aux ravages pédagogistes dans des conditions impossibles à reproduire, ni l’Allemagne complètement décentralisée mais atteinte quand même par le mal, à moindre degré car l’enseignement professionnel y est valorisé.
Il faut aller plus loin, aux E-U, pour voir comment un système scolaire aussi sinistré que celui de la France est parvenu à passer d'une conduite d'échec abyssal à la réussite, et dans des zones de non droit qui font de nos ZEP des parcours de santé.

Je renvoie une fois encore aux Mémoires sur l'Instruction publique de Condorcet, car sa pensée éducative n'a eu qu'un effet incantatoire. Les solutions qu'ils préconisait attendent depuis plus de deux siècles une traduction dans les faits. Le Premier Mémoire, intitulé Nature et objet de l'Instruction Publique, ne contient pas seulement l'exposé de sa doctrine éducative, il en développe l'analyse en remontant aux principes théoriques qui sous-tendent son développement. En couplant l'école et la République dans une relation dynamique, il définit un système d'éducation conforme aux principes de la doctrine libérale, donc jamais mis en oeuvre en France, et qui renforce constamment les deux membres de l'équation. Mais si l'un flanche, l'autre capote aussi.
Le ciment s'appelle "l'élitisme républicain". Par égalitarisme, les fossoyeurs de l'école en ont fait un oxymore.

- Quelles sont les conditions éducatives de la liberté politique ?
Réponse de Condorcet: l'indépendance financière et administrative du système par rapport aux pouvoirs publics, son indépendance intellectuelle, avec la neutralité absolue des opinions, qu'elles soient politiques ou religieuses, et l'indépendance structurelle vis-à-vis des corps constitués.

- L'État doit-il avoir à charge l'éducation totale de l'enfance ou seulement son instruction ?
Seulement la seconde. Les parents doivent jouir d' une liberté absolue dans le choix des préceptes moraux qu'ils souhaitent inculquer, mais accomplir ce devoir d'éducation pour structurer l'enfant. L'école, en développant sa raison critique, compensera, si nécessaire, les excès de la superstition, religieuse ou ...autre.

- Comment concilier le progrès historique des connaissances et la stabilité de la faculté de connaître ?
Par l'élémentarisation des savoirs qui implique, entre autres modalités, la méthode inductive et explicative, (que "réinventent" aujourd'hui les groupies de Clermont le Québécois) et la neutralité axiomatique susvisée.

- Par quels moyens concilier l'inégalité naturelle et l'égalité de droit ?
En ne niant pas la première, car cela ne peut se faire qu'en assujettissant la liberté à l'égalité et en creusant les inégalités.
Milton Friedman confirmera: ce n'est qu'en respectant la primauté de la liberté sur l'égalité qu'on peut obtenir "a fair measure of both". Sinon, on n'échappe pas à la perversion liberticide de l'égalité par l'idéologie qu’est l’égalitarisme.

Condorcet répondit aux questions qui agitaient le débat révolutionnaire, mais malheureusement les solutions originales et lucides qu'il apporta ne furent jamais adoptées en France. Elles ont fait leurs preuves dans les pays qui sont parvenus à maintenir un système éducatif performant, ou à le sauver après son naufrage dans le pédagogisme, la Progressive Education, (USA), ou le constructivisme (Suisse).

Cette pandémie semble limitée à l'Occident, mais pour que nos petits-enfants vivent en hommes libres, il faut immédiatement cesser de former leurs maîtres dans des écoles de type "coranique". Encore une fois, il n'y a pas de troisième voie: il n'y en a que deux: la liberté ou la mort.

Écrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

et dont il faut remplir les chèques qui sont néanmoins parfaitement approvisionnés est effarant.

Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Tu es mauvaise langue ! C'est parce qu'ils n'ont pas leurs lunettes (excuse N° 1).

Écrit par : yann | 17 septembre 2007

On ne peut pas attendre d'une personne qui a posé son stylo à douze ou quatorze ou même seize ans pour ne plus jamais le reprendre d'être capable d'écrire convenablement trente ans plus tard, non?
Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007


Je parlais de démission, de résignation, en voilà l'exemple.


Curieusement poutant c'est ce qui se passait avec tant de gens que j'ai connus dans ma jeunesse, qui avaient quitté l'école à 12 ou 14 ans, mais cinquante ans ou soixante ans plus tard écrivaient encore sans fautes, respectant les accords de participes, et ils ne disaient pas "un espèce de" et ils ne comptaient pas sur leurs doigts.

Écrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

Oh, rassurez-vous, Dobolino, je lui ai fait un enterrement égyptien, à mon clebs, avec offrandes pour l'au-delà et denrées (y compris eau fraîche) pour le voyage, flots de larmes, (autant ne pas les garder par devers soi, n'est-ce pas ?) etc. Mais entre le diagnostic samedi et l'euthanasie dimanche, ce fut un peu bref — le temps d'une échographie : il y a une certaine brutalité dans le diagnostic, savez-vous, pour un profane…
"Au revoir Blaireau" ? Qu'est-ce (à savon) ?
JPB

Écrit par : brighelli | 17 septembre 2007

Thalie, les enfants vivent cent fois mieux que nous les décès des animaux de compagnie.
Ecrit par Dobolino.

Sans doute, Dobolino, vous avez sûrement raison mais à chaque fois cela a été un drame pour moi ( et comme il y a un bouquet d'âmes de chiens dans mon enfance) ...

Écrit par : Thalie- Thalie | 17 septembre 2007

Curieusement poutant c'est ce qui se passait avec tant de gens que j'ai connus dans ma jeunesse, qui avaient quitté l'école à 12 ou 14 ans, mais cinquante ans ou soixante ans plus tard écrivaient encore sans fautes, respectant les accords de participes, et ils ne disaient pas "un espèce de" et ils ne comptaient pas sur leurs doigts.

Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

J'en connais bien sûr aussi de tels! Mais ils lisent le journal tous les jours ainsi que des romans ou des encyclopédies et rédigent régulièrement des courriers. Dans mon travail, je fréquente nombre de ruraux de plus de soixante ans et la proportion est la même que parmi les plus jeunes non qualifiés, ce qui n'est pas le cas des jeunes agriculteurs qui ont tous un niveau d'étude et qui, quand ils n'affectent pas d'être incultes ou bêtes par snobisme ou ruse, savent parfaitement lire et écrire. Pour compter, vous pouvez faire confiance à tous. N'idéalisez quand même pas trop l'école d'antan car vous ne seriez plus crédible, Cadichon. Elle effectuait son travail sérieusement mais de là à faire du 100% de réussite à long terme ce ne serait plus d'une école qu'on parlerait mais d'une fontaine miraculeuse.

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

et dont il faut remplir les chèques qui sont néanmoins parfaitement approvisionnés est effarant.

Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Tu es mauvaise langue ! C'est parce qu'ils n'ont pas leurs lunettes (excuse N° 1).

Ecrit par : yann | 17 septembre 2007

Non. Ils tremblent un peu à cause de leur hypertension (excuse n°2). Ca marche surtout pour les personnes âgées.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2007

excuse N° 3 : l'arthrite des doigts.

Écrit par : yann | 17 septembre 2007

excuse n°4: vous avez une machine pour les remplir?
excuse n°5: tenez, je vais vous faire travailler un peu!

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Mais entre le diagnostic samedi et l'euthanasie dimanche, ce fut un peu bref — le temps d'une échographie : il y a une certaine brutalité dans le diagnostic, savez-vous, pour un profane…
"Au revoir Blaireau" ? Qu'est-ce (à savon) ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2007
Je sais, nous sommes parfois un peu abrupts et vous êtes tombés sur des confrères efficaces. Votre échographiste (c'est qui?) est un homme de terrain. Si vous étiez tombé sur un jeune interniste, il vous aurait traîné de biopsies en chimio et c'eut été dégueulasse pour votre chien. Je pensais avoir identifié votre véto du fait de votre localisation géographique, de l'annonce de son revenu que vous aviez faite, et du fait qu'il soigne aussi vos chevaux. Je me suis dit qu'avec ce gars-là, auquel vous faisiez confiance, vous étiez dans des mains qui ne martyriseraient pas plus votre chien que je ne l'aurais fait. Donc, surtout, pas de regrets.


Pour au revoir blaireau, c'est ça:

http://www.amazon.fr/Au-revoir-Blaireau-Susan-Varley/dp/2070547914
C'est très bien écrit mais vous allez chialer en le lisant. Je l'avais acheté à mon fils pour le préparer au décès de son arrière grand père, ça se lit de deux à neuf ans sans problème.

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Quant aux capacités de calcul mental pour la monnaie, ça concerne les vieux : les plus jeunes ont la carte bleue et sont incapables de faire l'appoint puisqu'ils n'ont pas un sou en poche, en général.

Écrit par : yann | 17 septembre 2007

Plus de la moitié des personnes souffrant de lacunes d'écriture, de lecture ou de calcul travaillent. Un marché annuel d'un milliard pour les organismes de formation.


Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

Bon, alors, tout va bien, si j'ai bien compris... C'est très bon pour notre PIB, cet illettrisme.
Un peu comme la fonte de la banquise qui va enfin permettre le passage du nord-ouest. Un atout énorme pour la croissance !
Et après nous, le déluge !

Écrit par : C. Cru | 17 septembre 2007

Ah tiens, au fait, y avait Meirieu ce matin sur France Culture. Il a parlé de Lyon, des Universités, de l'ENS, du savoir...
Tout ça, quoi.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2007

""N'idéalisez quand même pas trop l'école d'antan car vous ne seriez plus crédible, Cadichon. Elle effectuait son travail sérieusement mais de là à faire du 100% de réussite à long terme ce ne serait plus d'une école qu'on parlerait mais d'une fontaine miraculeuse.""
écrit par : dobolino
Toujours cette caricature: Si on dit du bien, on idéalise!
Jamais au grand jamais je n'ai proféré l'imbécilité que me prête Dobolino et ce n'est pas parce que je souligne les atouts de l'école que j'ai connue que j'en gomme forcément les faiblesses. Les résultats sont là : elle faisait mieux et pour beaucoup moins cher. Elle faisait aussi plus mal, dans de nombreux domaines, et ce qui fut corrigé, on n'a pas besoin de revenir dessus. Cela s'appelle le progrès.

Ce qui importe c'est que: ce qu'elle faisait bien l'école d'aujourd'hui le fait mal . Donc on a régressé.

Au début des années 70 on montait, en progression constante, à 17 % d'enfants des classes "défavorisées" dans les prépas, c'est 3% aujourd'hui.

L'égalitarisme creuse les inégalités, c'est élémentaire, mon cher Watson.

Les partisans de la conciliation et du juste milieu tombent dans ce manichéisme et il leur faut diaboliser ce qui fut une bonne voie, malgré ses nombreux manques ( mais qui donc à part les régimes totalitaires cherche la perfection?) par rapport à celle qui démontre sans conteste qu'elle est la plus mauvaise. Comme cette dernière n'est enfin plus une option, tant la catastrophe est désormais avérée, et que la première est toujours politiquement incorrecte, car ne répondant pas aux critères de la doxa ambiante qui a l'a sous-tendue mais reste bien vivace, on s'engouffre avec l'énergie du désespoir dans la 3eme voie.
Celle-ci apparaîtra toujours pour ce qu'elle est: du replâtrage. Faire du neuf avec du vieux, c'est vraiment vouloir nous faire prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, l'humour en moins.

Écrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

Toujours cette caricature: Si on dit du bien, on idéalise!
Jamais au grand jamais je n'ai proféré l'imbécilité que me prête Dobolino et ce n'est pas parce que je souligne les atouts de l'école que j'ai connue que j'en gomme forcément les faiblesses. Les résultats sont là : elle faisait mieux et pour beaucoup moins cher. Elle faisait aussi plus mal, dans de nombreux domaines, et ce qui fut corrigé, on n'a pas besoin de revenir dessus. Cela s'appelle le progrès.

Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Voilà! Comme ça, c'est bien mieux et j'adhère totalement.

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Mortalité, ce qui va sans dire va encore mieux en le disant

Pardon d'enfoncer les portes ouvertes.

Écrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

Quant aux capacités de calcul mental pour la monnaie, ça concerne les vieux : les plus jeunes ont la carte bleue et sont incapables de faire l'appoint puisqu'ils n'ont pas un sou en poche, en général.

Ecrit par : yann | 17 septembre 2007

Malheureusement, les jeunes générations déscolarisées ne savent plus compter, ce qui est encore bien plus dommageable que ne pas savoir lire.

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Mortalité, ce qui va sans dire va encore mieux en le disant

Pardon d'enfoncer les portes ouvertes.

Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007
Quelle mortalité? J'avoue ne pas suivre!

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Ça y est, j'ai pigé! C'est un lapsus révélateur... Cadichon confond mortalité et moralité. J'espère que ça vous cause?

Écrit par : dobolino | 17 septembre 2007

Mais non ce n'est pas un lapsus!!
Pour une fois justement que c'était intentionnel!
Je fais bien assez de lapsi ici pour ne pas revendiquer haut et fort ce que j'écris consciemment!
Mais visiblement mon grain de sel est tombé à plat.

Dommage et dont acte, je resterai au premier degré.

Écrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique,
écrit je ne sias plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur je l'attrais ( hein mon petit 6 billes) devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que de mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence ! Et amitiés à JPB.
GM

Écrit par : guy morel | 17 septembre 2007

Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique,
écrit je ne sias plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur je l'attrais ( hein mon petit 6 billes) devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que de mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence ! Et amitiés à JPB.
GM

Écrit par : guy morel | 17 septembre 2007

Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique,
écrit je ne sias plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur je l'attrais ( hein mon petit 6 billes) devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que de mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence ! Et amitiés à JPB.
GM

Écrit par : guy morel | 17 septembre 2007

Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique,
écrit je ne sias plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur je l'attrais ( hein mon petit 6 billes) devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que de mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence ! Et amitiés à JPB.
GM

Écrit par : guy morel | 17 septembre 2007

Ah tiens, au fait, y avait Meirieu ce matin sur France Culture. Il a parlé de Lyon, des Universités, de l'ENS, du savoir...
Tout ça, quoi.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2007
Et il y avait votre serviteur fac au même vendredi sur RFI
http ww etc. SLECC.fr/

Écrit par : guy morel | 17 septembre 2007

Pardon :
http://www.slecc.fr/

Meirieu/Morel
GM

Écrit par : guy morel | 17 septembre 2007

"Je remarque qu'ils crient de plus en plus fort pour dénoncer l'horreur pédagogique",
écrit je ne sais plus qui.
La prochaine fois que quelqu'un sur ce blog emploie cette expression sans me verser des droits d'auteur, je l'attrais,
(hein mon petit six billes), devant les tribunaux.
Maintenant, je sais ce que c'est que mêler un chien ( un bouvier bernois) au "grand sédiment". Silence! Et amitiés à JPB.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 septembre 2007

Guy Morel, quatre fois, votre message! Ne soyez pas aussi vindicatif vis à vis de la touche: "entrée" de votre ordinateur. Et j'en ai profité pour corriger vos (légères) fautes de frappe, de ponctuation, de préposition, d'emploi des espaces, et d'écriture en chiffres au milieu d'une phrase.
Cordialement.
CS

Écrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2007

"Je fais bien assez de lapsi ici pour ne pas revendiquer haut et fort ce que j'écris consciemment! Ecrit par : Cadichon | 17 septembre 2007

un lapsus, des lapsus , pas des lapsi !

Écrit par : Dulcamara | 18 septembre 2007

Des lapsus, je confirme. En latin, "lapsus" est de la 4eme déclinaison , sur "manus", et fait donc "manus" au pluriel. Même chose pour "detritus", d'ailleurs.

Écrit par : FGuichard | 18 septembre 2007

Lapsus !!! Donc, j'recommence :
Des lapsus, je confirme. En latin, "lapsus" est de la 4eme déclinaison , sur "manus", et fait donc "LAPSUS" au pluriel. Ouh lala, je manque de sommeil, moi ;-)

Écrit par : FGuichard | 18 septembre 2007

Bis repetiti et repetita!!

Et si moi j'ai aussi eu envie d'écrire "lapsi ici", simplement parce que cela m'a plus plu, et que donc je me le suis inventé parce que "lapsus ici" je trouvais ça vilain. C'est bien mon droit, non?

C'est quand même un comble: n'importe quel primate peut se dire professeure, écrivaine ou.... pompière et moi je n'ai pas le droit d'inventer des lapsi, ici, si ça m'amuse !!
Il existe donc au moins deux clônes de ma prof de latin, mademoiselle Inches, qui ne supportait pas qu'on joue avec les mots. Elle brandissait son Gaffiot, (ce qui me terrorisait car j'étais juste en dessous) en frémissant d'horreur devant notre impertinence.

(À ce propos, et pour Guy Morel, Voltaire dénonçait l’usage abusif du terme : “ le carnage et l’horreur, termes vagues et usés qu’il faut éviter.”)

Pour en revenir à lapsi, la grande différence, c'est que je sais que j'invente, et que c'est juste pour faire joli, et juste suivi d' ici, alors que ceux (celles) qui ont inventé auteure ( et pour quoi pas auteuse, ou autrice d'ailleurs?) ce n'était hélas pas par euphonie, mais par activisme, persuadé(e)s en conséquence le faire à bon droit.

C'est comme de dire, car je ne l'ai pas encore vu écrit, mais cela va venir, "un espèce de"; et ça, c'est vraiment juste par sottise.

"'un sorte de", c'est tout aussi moche, et ne devrait donc plus tarder non plus...

Et Hagège, qui pleurniche à cause de la ratification de l'accord de Londres sur la langue des dépôts de brevets, il se trompe vraiment de combat! Ce n'est pas cela qui va tuer le français: il est déjà moribond. Et Lecherbonnier qui prétend que notre langue se meurt, victime d'un complot libéral-libertaire anglo-saxon. (sic)

Alors, moi, je revendique mes lapsi, ici, et nulle part ailleurs:je n'ajouterai pas une pierre au tombeau, d'autres que moi s'en chargent.

Écrit par : Cadichon | 18 septembre 2007

Bravo, Cadichon, défendez votre droit à la création verbale. D'ailleurs, FG qui vous a reprise sur lapsus (gentiment : je la connais bien, elle peut mordre bien plus sauvagement, surtout des libéralo-libéraux) sait bien que ce sont les deux premières déclinaisons qui ont fini par tut dévorer, dans le latin populaire (jallais dire : démotique, mais seul le grec peut être démotique, n'est-ce pas…), ce qui a donné les déclinaisons atrophiées de l'ancien français.. Les trois premières déclinaisons sont tombées au champ de bataille de l'évolution linguistique, et celui qui me contredira avec le De cive (de lièvre ? De Hobbes ?) à la main risque un mano a mano qui me conduira jusqu'au dies irae.
JPB, d'humeur folâtre ce matin, après la saucée tombée hier soir.

Écrit par : brighelli | 18 septembre 2007

Guy Morel, quatre fois, votre message! Ne soyez pas aussi vindicatif vis à vis de la touche: "entrée" de votre ordinateur. Et j'en ai profité pour corriger vos (légères) fautes de frappe, de ponctuation, de préposition, d'emploi des espaces, et d'écriture en chiffres au milieu d'une phrase.
Cordialement.
CS
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2007

Merci pour ces corrections. Surtout "que de". Quelle mocheté !
Je vous découvre utile, comme on dit à Nantes.
Bien à vous,
GM.

Écrit par : guy morel | 18 septembre 2007

Alors, moi, je revendique mes lapsi, ici, et nulle part ailleurs:je n'ajouterai pas une pierre au tombeau, d'autres que moi s'en chargent.

Ecrit par : Cadichon | 18 septembre 2007

Mortalité: quand on s'enfonce, autant finir proprement le travail.
Tant que j'y suis, je dois acheter pour mon fils Hamlet et Macbeth de Schakespeare, La vie est un songe de Calderon, pour son cours de français. On ne lui a pas indiquer quelles seraient les meilleures éditions /traductions. Puis-je espérer ici quelque conseil? En vous remerciant par avance.
Y'a aussi L'Illusion Comique de Corneille.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Ciel! Shakespeare! J'ai du croire que c'était un romantique allemand...

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Dobolino, les deux sont en bilingues chez Garnier-Flammarion, et c'est vraiment la meilleure édition à bas coût (Azerbaïdjan).
JPB

Écrit par : brighelli | 18 septembre 2007

Pour La vie est un songe, je conseille aussi l'édition en G-F-.
D'abord parce qu'elle est bilingue (j'y ai pratiquement appris les seuls mots d'espagnols que je connais), ensuite parce que la version des petits classiques Larousse est rarement très claire.
Votre fils est en premiere littéraire ?
C'est un très beau programme qui lui a été concocté !
Pour l'Illusion comique, surtout pas Folio théâtre. Aucun appareil critique, aucune indication, rien. Et le livre de poche, plus étoffé, est matériellement de mauvaise qualité :-(

Écrit par : Jérémy | 18 septembre 2007

Alors un bac unique?
Certains de nos élèves de 3èmes passent en seconde avec un tel niveau en maths et dans les matières scientifiques que je me demande comment ils pourraient suivre un tronc commun d'un niveau correct.
Mais le projet est peut-être d'avoir si peu d' exigence que tout le monde pourra suivre sans problème. Assez cocasse, in fine, on aura dénoncé un collège unique pendant des années pour transposer la même ânerie sur le lycée...
Autre hypothèse. Le niveau du tronc commun est bon et dès lors, de nombreux élèves de 3ème au niveau insuffisant dans le pôle scientifique ou littéraire ne peuvent plus prétendre au lycée. En clair, on appelle cela de la sélection. Pourquoi pas? Mais on prévoit quoi pour les rejetés du lycée classique? Difficile alors d'envisager la réforme du bac et du lycée sans celle des lycées professionnels.
Etant donné l'air qui se chante actuellement, je doute que ce soit la 2ème hypothèse qui marche.
Au revoir le collège unique et ses erreurs, bonjour le lycée unique aux mêmes erreurs!

Écrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

Bravo, Cadichon, défendez votre droit à la création verbale

Ecrit par : brighelli | 18 septembre 2007

Préciser: droit "opposable"... Et dans ce cas précis s'agit-il vraiment de "création verbale"?
(Ne faudrait-il pas plutôt parler de transgression, voire de régression? Ou tout simplement du refus têtu comme un cadichon d'admettre une simple erreur?)
Si oui, alors les professeurs de français rencontrent quotidiennement dans leurs classes des génies, si je me fie aux conclusions de certains rapports sur la maîtrise de leur langue par les jeunes français? Et si j'en crois mes collègues de français de plus en plus désabusés.
C'est aussi au nom de l'idéologie du génie génétique chez l'enfant que les maîtres briment en les assujettissant à l'ordre stupide de la loi que l'on allège les programmes, simplifie l'orthographe, dépèce les grammaires, dénature l'enseignement des langues mortes.
La "fabrique du génie" (version enchantée de celle du crétin) a de beaux jours devant elle!

Écrit par : marigot | 18 septembre 2007

marigot, j'ai vu Cadichon reconnaître sans problème sur ce blog les quelques fautes de frappe ou d'inattention qui sont notre lot commun à tous. Et on ne peut quand même pas l'accuser de défendre "l'idéologie du génie génétique", sauf à ne l'avoir jamais lue!
On a encore le droit de jouer avec les mots, sinon quelle tristesse!
Gardons les lapsi-lazuli joli lazzi...

Écrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

"Projet Jivaro", en complément du Bac unique ???

{ Réduction de l'horaire de français au lycée : de 162 heures à 100 heures en français = de 4.5 heures par semaine (sur 36) à 2.77 heures. }


Grille du rapport d'audit Darcos.
Quelques exemples pour la classe de Seconde :

Disciplines Horaires annuels actuels (sur 36 semaines) Horaires proposés pour la rentrée 2007

Français 162 heures 100 heures
Histoire Géographie 126 heures 80 heures
Langues vivantes 108 heures (1 obligatoire) 140 heures (2 obligatoires)
Mathématiques 144 heures 100 heures
Sciences Physiques 126 heures 70 heures
SVT 72 heures 40 heures
EPS 72 heures 70 heures
ECJS 18 heures 10 heures
1 option de détermination Entre 90 et 180 heures 70 heures
1 option facultative Entre 90 et 108 heures 70 heures
Sous total Entre 918 et 1116 heures 750 heures
TOTAL 1044 heures (moyenne) 900 heures

Écrit par : JPL | 18 septembre 2007

projet jivaro ? La tête n'est pas seulement réduite, le tronc (commun) aussi. Je ne suis d'ailleurs pas certain que le terme "réduit" soit adéquat.

Je suppose qu'il s'agirait d'un projet pour la rentrée 2008 ?

Ce rapport est-il public ? Je n'ai rien vu dans le site du MEN

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Ouais première L, classe de quatorze élèves, professeur de français excellent et passionnant, parait-il. Merci, je vais chercher tout ça
Soit dit en passant, il fait partie de ceux qu'un bac unique martyriserait. Donnez-lui plutôt huit heures de français, cinq heures de LV1 et de LV2, cinq heures d'histoire et cinq de latin et de philo dès la seconde.
Je n'ai jamais réussi à éveiller son intérêt pour la bio, les maths et la physique/chimie. L'an dernier, il a réussi la prouesse de viser le cinq de moyenne dans toutes ces matières ainsi qu'en SES au troisième trimestre pour avoir l'assurance qu'aucun de ses professeurs n'ait l'idée abominable de l'expédier en ES ou en S. J'en connais d'autres, en hypokhâgne cette année qui avaient fait de même. Tous ces littéraires savent pertinemment qu'on considère la filière qu'ils veulent emprunter comme une poubelle et que la moindre réussite en matières scientifiques les désorienterait à coup sûr sous la pression parentale et professorale.
A ce sujet, merci à Milady qui, en me rassurant, m'a évité d'exercer sur le jeune homme quelque pression que ce soit. Je ne l'ai jamais vu aussi bosseur et épanoui.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

A mon avis, le bac unique/collège multiple reculera devant les grèves de lycéens. Le mouvement dépassera tout ce qu'on a déjà vu, CPE compris!

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

On a encore le droit de jouer avec les mots, sinon quelle tristesse!
Gardons les lapsi-lazuli joli lazzi...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007
Je me souviens d'avoir lu ici des horreurs sur quelqu'un qui avait dit bravitude... Y aurait-il deux poids deux mesures selon qu'on est socialiste ou UMP?
Ce serait bien médiocre de la part de ceux qui se targuent d'être des libres-penseurs.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Jean-Paul, que pensez-vous de la déclaration de Xavier Darcos - 13 juin - selon laquelle les enseignants devront être "plus présents" et leur emploi du temps "plus souple", et selon laquelle le principe selon lequel "M.Untel doit faire tant d'heures de sa discipline" n'est "plus adapté aux besoins d'aujourd'hui"? En avez-vous parlé avec lui? Merci à vous.

Écrit par : Jean | 18 septembre 2007

Jean-Paul, que pensez-vous de la déclaration de Xavier Darcos - 13 juin - selon laquelle les enseignants devront être "plus présents" et leur emploi du temps "plus souple", et selon laquelle le principe selon lequel "M.Untel doit faire tant d'heures de sa discipline" n'est "plus adapté aux besoins d'aujourd'hui"? En avez-vous parlé avec lui? Merci à vous.

Ecrit par : Jean | 18 septembre 2007

Je me souviens avoir aussi lu ici des horreurs sur une pintade qui avait évoqué la même chose. Darcos est-il un dindon?

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Cela, Jean m'a fait bondir! Darcos dans les pas de Royal. Allez , 28, 30 ou 35 h de présence dans l'établissement comme ce que la gente dame avait dit. Et oui!
J'ai même entendu dire que les heures sup auraient bien du mal à être payées...en attendant de les intégrer à notre nouveau statut... sans un sou de plus.
Il n'y aura plus guère que les profs de classe prépa à ne pas râler, protégés par leur statut es-spécial et bien à l'abri de toute obligation de présence ou de tâches supplémentaires.
C'est dans les grandes largeurs qu'on va se faire avoir, Jean, dans les grandes largeurs!!!!

Écrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

Dobolino, on eût aimé que Royal s'amusât avec les mots:-)

Écrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

C'est dans les grandes largeurs qu'on va se faire avoir, Jean, dans les grandes largeurs!!!!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

Je confirme! Un premier conflit oppose dans mon collège à nos chefs managers des professeurs réquisitionnés pour accompagner des élèves de troisième tout un vendredi après-midi, alors qu'ils n'ont pas cours, sur une opération "Sécurité routière", financée par le Conseil Général de la Marne.
Mais bon! il faut bien diversifier les voies de formation en collège!

Écrit par : buntovchik | 18 septembre 2007

"Je confirme! Un premier conflit oppose dans mon collège à nos chefs managers des professeurs réquisitionnés pour accompagner des élèves de troisième tout un vendredi après-midi, alors qu'ils n'ont pas cours, sur une opération "Sécurité routière", financée par le Conseil Général de la Marne."

C'est bien fait pour eux ! Ils n'avaient qu'à faire à un projet sur le laçage de mocassins et on leur aurait foutu la paix.

Ceci dit, j'adorerais qu'on me "réquisitionne"... RESISTEZ !!

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

foutu pour foutus...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

"C'est dans les grandes largeurs qu'on va se faire avoir..."
C'est bien pour ça que j'ai posé la question à Jean-Paul.

Dites-moi, du Gong du Grandsocle, y a-t-il du latin et du grec dans votre collège? Les professeurs de français y enseignent-ils tous en "séquences", ou y a -t-il des empêcheurs de divaguer en rond?

Écrit par : Jean | 18 septembre 2007

J'enseigne en lycée. Centre ville. Par conséquent, assez notable densité de vieux cons résistants (à ne pas confondre avec les vieux notables résistants) mais ce n'est pas non plus le village gaulois ! Ceux qui "séquencent" le font plutôt sans s'en vanter... La peur du goudron et des plumes probablement ?

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Oui, c'est buntovchik qui enseigne en collège. Mille excuses!
Mais y a-t-il du latin et du grec dans votre lycée?

Écrit par : Jean | 18 septembre 2007

Il n'y a pas lieu de s'excuser ! Travailler en collège est très difficile mais ce n'est pas une tare.

Il y a du latin et du grec dans mon lycée mais je crois savoir que trop d'élèves viennent dans ces cours uniquement pour ramasser quelques points supplémentaires d'option.

Si le projet de bac unique voit le jour, je pense que les collègues qui enseignent le latin et le grec peuvent d'ores et déjà chercher la plus proche réserve pour animaux en voie de disparition.

A ce sujet, par ces temps d'écologisme ganan-gnan, relisez les "aventures du bolot occidental" que Bretecher publiaient il y a fort longtemps dans le Sauvage !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Voilà que je pluralise l'individu !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Dobolino, on eût aimé que Royal s'amusât avec les mots:-)

Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

Elle s'est amusée de la même manière que Cadichon!

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

"relisez les "aventures du bolot occidental" que Bretecher publiaient il y a fort longtemps dans le Sauvage !"

Bretecher était vraiment unique à cette époque !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Je donne à lire à la suite des extraits dune note adressée par le Principal-Adjoint de mon collège aux professeurs d'une classe de troisième leur demandant de prendre soin tout particulièrement d'un élève. Un élève que je connais depuis la sixième qui ne diffère en rien des autres élèves de la classe si ce n'est que sa mère a réussi à l'enfermer à l'aide des psy dans un statut particulier de "cancre".

Voici la note:

L'équipe de suivi de scolarisation s'est réunie le...au sujet de l'enfant X, identifié comme souffrant de troubles spécifiques des apprentissages.
je vous indique les éléments qui figurent sur son projet personnalisé de scolarisation et qui s'appliquent à tous:
- alléger l'écrit par un système de photocopies.
- octroyer du temps supplémentaire pour réaliser les exercices
- ne pas être trop exigeant dans les tâches manuelle et physique.
- généraliser l'utilisation de son ordinateur en cours. (en aucun cas cela ne peut lui être refusé)
- placer l'élève dans la classe au premier ou second rang.
- être tolérant par rapport au soin et la présentation du travail.
- entraîner l'élève à l'utilisation d'un tiers temps supplémentaire, auquel il aura de toute façon droit dès le diplôme national du brevet.

Et de mettre en garde les professeurs qui s'aviseraient à ignorer ces consignes en leur faisant savoir que désormais les parents bénéficient de "droits opposables".

En vérité se dessine ici dans ce tableau le modèle de l'élève du collège diversifié se profilant à l'horizon.

Écrit par : buntovchik | 18 septembre 2007

Dobolino, on eût aimé que Royal s'amusât avec les mots:-)

Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

Elle s'est amusée de la même manière que Cadichon!

Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007

va pas être contente la "cadichonne", va ruer et braire même!

Écrit par : serpentàplume | 18 septembre 2007

Première L à 14, qu'il en profite bien.

Les miens sont 35.

Nous sommes plus nombreux quand on travaille par groupe que lorsque votre fils est en classe complète.

On aura beau dire, le nombre d'élèves change la donne. Non qu'il n'y ait pas assez d'élèves dans la classe de votre fils, mais 35, ca fait quand meme beaucoup.

Écrit par : Jérémy | 18 septembre 2007

"Troubles spécifiques des apprentisages"...
J't'en fiche, des "troubles des apprentissages"!! Une bonne paire de claques, oui!
Le cancre au centre!

Sur le sort des options de latin et de grec dans le nouveau baccalauréat unifié, seul JPB, du Gong du Grandsocle, pourrait nous rassurer!

Écrit par : Jean | 18 septembre 2007

Première L à 14, qu'il en profite bien.

Les miens sont 35.

Nous sommes plus nombreux quand on travaille par groupe que lorsque votre fils est en classe complète.

On aura beau dire, le nombre d'élèves change la donne. Non qu'il n'y ait pas assez d'élèves dans la classe de votre fils, mais 35, ca fait quand meme beaucoup.

Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2007

Ce n'est pas un choix de l'établissement, c'est que plus personne ne fait L dans le lycée qui n'est pas très gros. Résultat, la classe de L devient paradoxalement une filière d'excellence avec un taux de réussite au bac du genre 92 %! Sauf l'an dernier: il parait que les résultats au bac ont été minables mais je n'ai pas vérifié.
Je suppose qu'à terme, ils supprimeront la section L. Autre paradoxe puisque quand mon époux y était élève, à la fin des années soixante, c'était la section C qui devait partir au lycée Alain Borne de Montlimar dès la première, ce lycée n'assurant que la classe de seconde.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Oui, pour reprendre un message passé plus ou moins inaperçu, vous en pensez quoi, JPB, de cet audit qui a trouvé un écho avec ce "travailler moins" (pour les élèes, évidemment) entendu récemment ?

Moins de français, mais mieux ? Un beau billet en perspective...

Ce n'est pas pour faire de la pub au SNALC (pas vraiment ma tasse de thé) mais c'est là :

http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=3376341839416984 (lycée)

http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=3376337939408068 (collège)

Eric

Écrit par : Eric | 18 septembre 2007

Merci à Eric pour le lien.
On peut aussi le trouver en pdf sur :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000773/index.shtml
Il est toujours malsain de laisser croire que les syndicats ont le monopole de l'information dans la boutique...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

"Il est toujours malsain de laisser croire que les syndicats ont le monopole de l'information dans la boutique..."

En ce moment le monopole de l'information n'est certainement pas du côté syndical ...

Et puis, le lien avec le SNALC n'était pas tout à fait innocent ... :-)

Eric

Écrit par : Eric | 18 septembre 2007

Tiens, c'est rigolo, mes deux textes sur les rapports d'audit redeviennent d'actualité! Merci Eric pour la pub...

Pour Gong du Grandsocle (c'est long à écrire!) : certes, revenir à la source c'est bien, mais à quoi ça sert, alors, que je me tape les dizaines de pages de ces rapports nébuleux...???

Écrit par : Claire | 18 septembre 2007

Pour du Gong du Grandsocle (c'est long à écrire!)

Appelez moi "du GG" !

Ce rapport date de janvier 2006 (date du pdf malgré l'inscription octobre 2006 en tête du rapport). Je n'en avais pas entendu parler... Aurais-je zappé ?

Je le lis ...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Bravo, Cadichon, défendez votre droit à la création verbale

Ecrit par : brighelli | 18 septembre 2007

Entre les "lapsi" de Cadichon, qui persévère, et la "bravitude" de Gogolène, qui insiste, on est bien barrés...

Écrit par : Tiger Lilith | 18 septembre 2007

J'avais lu "octobre 2006", GG dit "janvier 2006" — dans tous les cas, je ne sais pas pourquoi on appelle ça "rapport Darcos" : c'est un rapport, parmi d'autres, que manifestement Gilles de Robien a enterré, et même s'il est probable que certaines pistes ne sont pas à négliger (vous n'avez pas dans le collimateur des matières dont l"horaire vous semble exagégré, quand ce n'est pas l'existence en soi de la matière ?), il n'y a pas de quoi sonner le tocsin. Rester vigilant ne signifie pas qu'il faut tourner parano.
JPB

Écrit par : brighelli | 18 septembre 2007

Je confirme! Un premier conflit oppose dans mon collège à nos chefs managers des professeurs réquisitionnés pour accompagner des élèves de troisième tout un vendredi après-midi, alors qu'ils n'ont pas cours, sur une opération "Sécurité routière", financée par le Conseil Général de la Marne.
Mais bon! il faut bien diversifier les voies de formation en collège!

Ecrit par : buntovchik | 18 septembre 2007

Mais c'est génial ça, buntovchik, il faut se dévouer corps et âme pour nos élèves. La sécurité routière par après-midi entier: il faut au moins des agrégés et des certifiés pour accompagner les petits; car enfin, on connaît le raisonnement: qui a envie de voir les petits se faire écraser sur la route devant chez soi?
Donc, il est normal que les professeurs passent un après-midi à ce genre de choses.
Et vous savez que les petits ne s'alimentent pas bien le matin? Alors qui participe au petit-déjeuner éducatif à 8h30 pour apprendre à bien se nourrir? Le prof!
Et oui, chers collègues de lycées ou de prépas, on doit faire cela AUSSI! Car qui a envie de voir les petits s'alimenter en dépit du bon sens? Quand on est un bon prof en collège, on aime faire cela et bien d'autres choses encore.
C'est génial et cela ne fait que commencer... Il faut que la fonction change! que le prof arrête de se la couler douce en enseignant et qu'il remplace enfin pour de bon: l'infirmière, la conseillère d'orientation,l'assistante sociale, la police, l'éducateur, le moniteur d'auto-école, la nutritioniste, les PARENTS, ( ils n'ont pas le temps, les parents surtout quand ils sont pauvres, car la pauvreté empêche les parents d'éduquer leurs enfants, c'est bien connu), evidemment surveillant de cantine, d'études du soir et qu'il ne voit pas son salaire revalorisé, surtout pas . Car enfin c'est normal, ce qu'il fait, le prof. Sale fainéant, sale nanti...
Le pire dans tout cela, ce sont les collègues qui s'y jettent et qui en redemandent! Des pâtes à modeler moulées au sentiment de culpabilité et à demi masochistes.

Écrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

La version acrobat reader du rapport d'audit contient deux dates. La création du document (dans propriétés) date du17/01/2006 (auteur vbrad). Le titre (page 4 sur 87) date le rapport d'octobre 2006. Dans les deux cas, notre cher De Robien s'est assis dessus.
Le fait qu'il soit cosigné par deux inspecteurs de finances me fait penser que le problème n'est pas de savoir si les recommandations du rapport seront prises en compte mais quand...
Le jour de gloire est arrivé ?
Je poursuis mon herméneutique (87 pages, à mon âge ..!)

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Ne pas s'alarmer, certes, mais il y a quand même les déclarations du 13 juin sur l'"assouplissement" de l'emploi du temps des professeurs. C'est quoi, l'"assouplissement"? Un horaire annualisé et des semaines "flexibles"? La disparition des enseignement disciplinaires? Et de l'interdisciplinaire, de l'IDD à gogo? Comment ne pas se poser des questions?

Écrit par : Jean | 18 septembre 2007

"Il n'y aura plus guère que les profs de classe prépa à ne pas râler, protégés par leur statut es-spécial et bien à l'abri de toute obligation de présence ou de tâches supplémentaires."
Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

Désolée, Thalie-Thalie, mais ce n'est plus le cas depuis bien longtemps... Par exemple, nous sommes tenus -- et c'est normal, aussi -- de participer aux divers forums de formation, salons de l'étudiant et autres "métierama", y compris au fin bout de l'académie, afin de présenter nos filières dites "de prestige" aux lycéens ébaubis. Et comme cela se passe sur nos heures de cours et que nous sommes à la fois consciencieux et "à la bourre", nous remplaçons ces heures, naturellement. Mais ne le dites pas trop fort, ça pourrait donner des idées à certains chefs d'établissement zélés.

Écrit par : FGuichard | 18 septembre 2007

Les pages 48 à 51 sont très intéressantes : elles contiennent la réponse de Debasch (patron de la DGESCO) à l'inspection des finances. Un ministre n'écrit pas une réponse d'égal à égal à un inspecteur, fût-il des finances (?)

On y lit (je cite entre guillemets puis je traduis en langage vraigens)

"Un certain nombre de propositions du rapport s’inscrivent dans une perspective d’évolution à moyen terme de la réglementation des enseignements." On verra plus tard !

"Proposition relative au plan de rénovation des langues vivantes :
Cette proposition, qui consiste à financer le nouveau besoin par la suppression des groupes de moins de quinze élèves, risquerait de conduire à la disparition de l’enseignement de toutes les langues, à l’exception de l’anglais et de l’espagnol." Ca c'est clair...

"Proposition relative aux séries technologiques
Cette proposition s’inscrit dans le processus, déjà bien engagé, de rénovation de la série « Sciences et techniques de gestion » (STG), qui sera achevée à la session 2007 du baccalauréat.
La rénovation de la série « Sciences médico-sociales » (SMS) devrait intervenir en classe de première à la rentrée 2007.
Le projet de rénovation des séries « Sciences et technologies industrielles » (STI) et « Sciences et technologies de laboratoire » (STL) est en cours."
Bref là ça immine...

"Cette proposition, qui consiste à allouer les moyens aux académies et aux établissements en fonction de leurs objectifs et non de leurs besoins, nécessite un examen complémentaire." Laisse tomber petit ! C'est trop compliqué.

"Le projet de rétablissement des trente six semaines légales d’enseignement devrait être soumis à un test de faisabilité sociale." Tous les parents de France vont me tomber sur le râble parce que je leur court-circuite les vancances de juillet !

"Propositions relatives à la classe de seconde
Les propositions formulées sont à l’étude. Elles s’intégreront dans une réflexion plus générale conduite par le ministère sur le sujet." Ces billes de l'inspection des finances ne comprennent rien aux questions de boutique.

"la remise en cause du caractère hebdomadaire de l’obligation réglementaire de service des professeurs, constituerait un véritable bouleversement à la fois pédagogique et structurel,..." Vous voulez vraiment mettre le feu ?

"dès lors que les établissements disposeraient de possibilités de choix très importantes sur la nature des enseignements qu’ils délivrent, se pose la question des modalités du choix des usagers parmi les différents parcours ainsi offerts." Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Journée atroce! JPB, si ça peut vous consoler (j'en doute), j'ai du annoncer deux cancers à deux maîtres, l'un de chien et l'autre de chat qui venaient pour ce qui leur semblait une maladie de routine...

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Et vous savez que les petits ne s'alimentent pas bien le matin? Alors qui participe au petit-déjeuner éducatif à 8h30 pour apprendre à bien se nourrir? Le prof!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

Alors oui au collège multiple! Je n'envoie pas mes gamins à l'école pour que des profs au salaire plus que confortable leur apprennent à bouffer! Ça va pas, non? C'est dingue ça. Vous n'avez qu'à les accueillir à sept heures et demi, ceux qui sont mal nourris, ça leur fera une heure de télé et deux Mars en moins et les miens rentreront à huit heures trente pour les cours.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007
Vous savez ce qu'ils vous disent les connards de parents, trou du cul de professaillon payé à rien faire?

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Désolé (po l'temps)


toujours rapport au pipi caca:

Un parent vient récupérer son môme à la fin de la journée:

le prof: (CP)
"Vous m'aviez dit que votre enfant était propre, ce n'était pas vrai"

Le gamin baignait dans son caca depuis le début de la journée, bien sûr il ne l'avait pas changé (tu vois le vice ?)

T'imagines le pove gamin complètement isolé de ses camarades, la honte qu'il a dû ressentir ?

Si un prof m'avait fait ce coup la, tu peux me croire, j'aurais fait en sorte que le gars se chie dessus et je l'aurai promené dans tout l'établissement !
Quitte à aller en taule après !




Ton histoire me rappelle le maîtresse de CP de ma petite , la sadique , qui laissait tous les gamins qui levaient le doigt pour demander la permission d'aller aux toilettes , se pisser dessus , sous prétexte qu'ils avaient eu la récréation pour y aller...
Aucun parent n'a bougé , mais s'en plaignait avec ferveur devant le portail à la sortie !

Y a vraiment de quoi pèter un plomb parfois...


...
Je leur arrache les poils du cul ET du nez !

Écrit par : toto | 18 septembre 2007

Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Vous savez ce qu'ils vous disent les connards de parents, trou du cul de professaillon payé à rien faire?
Ecrit par : dobolino

Il est vrai que le langage vraigens manque parfois de nuances. Une remarque cependant : je ne suis pas payé à rien faire, je suis plutôt très performant sur mon rapport temps libre / travail.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007


etaprès ça vousallezencore dire qu'on est parano quand on vous dit qu'on est pas les bienvenus ici et que notre avis de parents vous vous asseyez dessus!

nous sonner les cloches vous savez le faire, alors maintenant sonnez du Gong qu'il redescende de son piedestal!

Écrit par : personanongrata | 18 septembre 2007

Mais non, personasempergrata, ce ne sont pas les propos de du Gong du Grandsocle, mais la traduction en langage courant de ceux du directeur de la DGESCO qui répond aux deux Inspecteurs des Finances auteurs du rapport!

Les professeurs sont au contraire ravis de dialoguer avec les parents, sauf quand ils ont affaire à des gens de mauvaise foi ou à des embrigadés FCPE ou PEEP...

Écrit par : Jean | 18 septembre 2007

Merci Jean !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Dobolino, je ne plaisante pas pour le petit-déjeuner éducatif. D'ailleurs, je croyais que c'était plus connu. Alors je vais répertorier toutes les bonnes initiatives qui sont obligatoires au collège, vous allez voir.
Tiens, déjà aujourd'hui j'ai trouvé dans mon casier une proposition de formation: "Comment intégrer le développement durable dans l'enseignement du français?".
J'ai couru pour m'inscrire. Je vous livre les autres dès que je remets la main sur le papier qui a dû tomber sous les sièges de la voiture , entre deux tickets de stationnement.
Je suis sûre que beaucoup des parents ne s'imaginent pas tout ce que leurs bambins font dans nos merveilleux lieux de vie.
On me suggère à côté de moi pour la formation "développement durable dans l'enseignement du français" de ne plus faire lire les élèves, cela économisera les arbres. Toutes vos suggestions sont bienvenues.

Écrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

"Le projet de rétablissement des trente six semaines légales d’enseignement devrait être soumis à un test de faisabilité sociale." Tous les parents de France vont me tomber sur le râble parce que je leur court-circuite les vacances de juillet !
cité par du GG

Il serait vite fait le test de faisabilité sociale !
Depuis que nous rattrapons les samedis libérés en juillet, en primaire, nous commençons à avoir des élèves qui manquent à partir du 20 juin.
Sans compter tous ceux qui vont à Eurodisney hors vacances scolaires parce que c'est moins cher ("Ça lui fait tellement plaisir, et puis, vous comprenez, on voulait lui faire la surprise alors on ne vous a rien dit pour que vous ne risquiez pas de vendre la mèche.") et ceux qui ont loué une semaine au ski ou un séjour à Bali (trois semaines quand même, le séjour à Bali) et qui nous demandent gentiment si nous ne pourrions pas leur préparer quelques petites fiches à l'avance pour que le petit ne prenne pas trop de retard.
Alors, comme dirait Cadichon, un système de tickets, comme à la cantine, et chacun pose les congés de ses bambins quand ça l'arrange, ça ferait plaisir à tout le monde.

Nous pourrions même faire des nocturnes (je suis sûre que la nuit du 31/12 au 01/01, nous afficherions "complet") et des semaines promotionnelles, comme à Eurodisney.
Et puis vous savez bien que l'adulte ne doit pas être un référent pour l'enfant, donc il n'y aurait aucun problème pour que nous fassions comme eux, dates de vacances à la carte, (sans être toutefois obligés de nous fader Eurodisney), n'importe quel gardien de zoo pourrait venir nous remplacer au pied levé.
Un p'tit tableau de compétences, avec un joli système de gommettes de couleurs (ça, je l'ai piqué au DRH d'une entreprise où travaille un père d'élèves), le gardien de zoo jette un coup d'œil et hop, le tour est joué : "Nicolas, tu vas valider ton bédeuzi, Agnan, toi c'est l'APER, Eudes, je vois que tu as deux ou trois compétences transversales à rattraper, Alceste, tu viens déjeuner avec moi pour travailler l'hygiène alimentaire, Clotaire, quelques apprentissages disciplinaires, si tu le veux bien ?"
Franchement, c'est facile, ça fait plaisir à tout le monde et imaginez un peu les beaux reportages du 20 heures. Avec ça, au moins, nous serions populaires.

Écrit par : catmano | 18 septembre 2007

Dans le rapport d'audit que je lis, il est manifeste que l'Inspecteur Général des Finances Lepetit sort Dulot (Inspecteur Général de l'Administration de l'Education nationale). Pendant ce temps, leurs acolytes Beurrier et Charbonnier étaient au four et au moulin (à huile).

Plus sérieusement (?), ces gens là pensent en termes d'obstacles. Mettre moins de thunes passe nécessairement par de l'innovation pédagogique. Ca, je demande à voir ! Supprimez donc déjà les TPE et vous en économiserez un paquet ...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Merci aussi à Catmano pour son analyse magistrale de la "faisabilité sociale" de l'année scolaire à 36 vraies semaines !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Si, en plus, ces connards de parents et d'élèves se mettent à vouloir y mettre leur grain de sel !
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Vous savez ce qu'ils vous disent les connards de parents, trou du cul de professaillon payé à rien faire?
Ecrit par : dobolino

Il est vrai que le langage vraigens manque parfois de nuances. Une remarque cependant : je ne suis pas payé à rien faire, je suis plutôt très performant sur mon rapport temps libre / travail.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Bon, allez, je vous explique le " petite sous-merde de trou du cul de professaillon". C'est mon grand-père, imprimeur, qui avait sorti ça à son fils, mon père, qui était alors, à 40 ans, docteur es Lettres, titulaire de chaire à Paris X, directeur d'UER et président de jury d'agrégation. Chez nous, c'est resté dans la chronique familiale comme un trait d'humour. D'où le fait que je sois une petite sous-merde de vétérinaire de campagne et Catmano un petit trou du cul de directrice d'école à trois classes. En fait, dans la famille, nous savons être et rester humbles, du fait de pépé.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Un effet pervers (dont se foutent Allègre-ment les gestionnaires) des réductions d'horaires : moins d'heures par classe cela signifie plus de classes par professeur !

2 h par classe x 9 classes = 18 heures. Comme de vulgaires profs de langues ;)
Travailler plus pour gagner pareil ça s'appelle faire suer le burnous. Il est beau le “management” moderne...

Écrit par : Lariba | 18 septembre 2007

Respect Dobolino !
L'humilité est aussi une marque de bravitude.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

On me suggère à côté de moi pour la formation "développement durable dans l'enseignement du français" de ne plus faire lire les élèves, cela économisera les arbres. Toutes vos suggestions sont bienvenues.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

Supprimons les cours de français, on aura moins de salles de classes à chauffer. Et envoyons les profs de français débrousailler l'Estérel et les Maures avec leurs élèves, ça fera des incendies en moins.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

"Et envoyons les profs de français débrousailler l'Estérel et les Maures avec leurs élèves"

J'en connais qui auront du sourcil à se faire

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 18 septembre 2007

Pour Pendariès, s'il passe par là: un de mes amis, comédien, ayant découvert Max Rouquette de façon plus approfondie grâce à vos soins relayés par les miens, va faire une lecture de textes de Vert Paradis (en français... excusez!) fin novembre, en Vaucluse, avec accompagnement musical, et aimerait ou vous y inviter ou, à tout le moins, avoir votre avis.
vet.coup@wanadoo.fr

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Oui, Catmano, on m'explique aussi régulièrement que les vacances sont moins chères en dehors des vacances...Cela peut aller jusqu'à 2 ou 3 semaines dans l'année scolaire. En tout cas les week-ends à rallonge sont devenus normaux et l'absence de travail au retour des dits week-ends banale. Et si l'on s'avise de vérifier le travail... J'ai même eu des mots de parents me disant que les week-ends sont faits pour "s'éclater".
Mais si par hasard, l'hiver venant, vous vous avisez d'avoir une grippe ou une angine... Gare! Faire perdre tant de temps à ces pauvres enfants. Haro sur le baudet! Il faut tancer la bête et la montrer du doigt, se plaindre, réclamer justice, réparation, refaire les cours perdus, tout ce savoir disparu, ce programme tout-à -coup retrouvé et non achevé...Et les représentants de la FCPE de crier...

Écrit par : Thalie- Thalie | 18 septembre 2007

Le voyage de trois semaines à Bali, c'était en 2003, avec un gamin de CM2.
Vous auriez entendu, les réflexions du père, en juin de la même année...

Écrit par : catmano | 18 septembre 2007

Pour Thalie,
le développement durable dans l'enseignement du français peut s'envisager sérieusement:

www.ebooksgratuit.com

on y trouve un bon fond de classiques (certains introuvables en librairie)à télécharger gratuitement ... vos élèves pourraient "kiffer à mort" ...

Écrit par : saperlipopette | 18 septembre 2007

Comme par hasard, seuls JPB et Thalie-2x (les autres qui ne disent rien n'en pensent pas moins) savent que je ne mens pas (et que c'est volontairement que j' ai écrit lapsi), mais cet incident minime à la limite du grotesque va au delà des simples contresens, méprises ou malentendus.
Je viens de relire "Le Diable est-il libéral?" écrit par Ch Julienne (Belles Lettres, 2001) et 6 ans après le constat est identique ou pire: "Oui, s'exclame [toujours]l'intelligentsia néo-marxiste réunie autout de [feu] P. Bourdieu, V. Forrester et leurs épigones qui, tout en réinventant sans le savoir les utopies socialistes du 19eme s., dénoncent un monde "ultra-libéral" qui n'existe que dans leurs cauchemars."
Les gardiens du temple de l'utopie socialiste ne me donnent pas crédit de la moindre fantaisie, ni même le bénéfice du doute.
Ces pisse-vinaigre, qui me font un procès stalinien permanent, sont toujours fins prêts à fondre sur l' âne libéral, comme la vérole sur le bas-clergé breton. Ils me lancent le coup de patte-réflexe de la grenouille décérébrée...dans les madrassas de la bienpensance illibérale.


Or, la mailveillance, sans doute en raison de l'acidité qu'elle sécrète, est visiblement tout aussi mauvaise conseillère que la peur. Celle du libéralisme est confondante, en 2007, pour le monde entier qui observe, goguenard et souvent incrédule, le plantage, pardon, la plantitude du siècle chez les Français.

Aux dires de René la Branlette, "les Français y sont cons, mais y sont pas cons ...lonn'temps". Je lui demande de
me définir "longtemps".

Cette plantitude durera donc aussi lontemps, par exemple, que les manuels scolaires d'économie conserveront leurs relents de marxisme, que les enseignants convaincront nos marmots dès la maternelle que la richesse est une malédiction, que le libéralisme est totalitaire, que la France est une championne de la productivité alors qu'on n'y travaille moins qu'ailleurs, et que le travail doit se vivre comme une aliénation, non comme l'accomplissment de la personne.

Aussi, tant que le discours libéral fera à tant de belles âmes l'effet du poil à gratter ou d'un émétique, pourquoi se priver de les enduire du premier et de leur faire avaler le second? Démangeaisons et hoquets les handicapent au point de confondre un clin d'oeil de potache avec une grosse faute de français(pardon de latin), qui prouve que Cadichon est une grosse conne inculte, normal vu que l'âne est libéral

Je retrouve cette componction autiste des redresseurs de torts dans un communiqué que vient de pondre l' American Association of University Professors, qui s'étouffent d'indignation depuis qu' un nombre croissant d'étudiants, lassés ( enfin) par le bourrage de crâne qu'ils subissent des profs de gauche, leur rentrent dans le lard pour leur reprocher leur sectarisme.


Chronicle of Higher Education de cette semaine.

"AAUP Goes to Bat for 'Freedom in the Classroom' "

By ROBIN WILSON

The American Association of University Professors released a statement last week in response to critics who say professors regularly interject ideologically tinged material into classroom discussions and fail to present views that conflict with their own.
The statement, "Freedom in the Classroom,"... is billed as a tool to help professors decide what they can and cannot safely say in the classroom — particularly when it comes to hot-button cultural and political issues.

Le reste est un modèle du genre: la caricature, le déni de responsabilité et la mauvaise foi, avec des passages indignes de quiconque enseigne quoi que ce soit, où que ce soit.

Pour esquiver l'exigence par les étudiants d'un minimum de neutralité, ils rétorquent cette perle:

"Neutrality would require an instructor in a class on constitutional democracy to offer equal time to "competing" visions of communist totalitarianism or Nazi fascism".

Procès d'intention et caricature, armes usuelles du terrorisme intellectuel, s'illustrent dans le communiqué.I rest my case!

Écrit par : Cadichon | 19 septembre 2007

Il ne serait pas malséant d'avoir sur ce blog une vraie conversation sur le libéralisme (appliqué ou non à l'école : nous sommes spécialisés, mais assez intelligents, ce me semble, pour aborder des questions extra-scolaires — qui d'ailleurs ne peuvent manquer de se répercuter sur l'éducation).
Caidchon a tiré la première — et les faits, ces jours-ci et dzns les temps à venir, lui donnent raison : à voir les interventions massives des banques centrales (les actions de la Federal reserve américaine s'apparente quand même fortement à un
interventionnisme d'Etat), on en vient à se demander si le seul pays ultra-libéral du moment n'est pas la  — oups, il paraît que c'est un pays communiste… Il en est de l'économie comme d ela politique : aucune idéologie ne tient face aux faits (par exemple la menace d'une crise mondiale qui se précise chaque jour davantage), et le pragmatisme écarte, par nature, tous les discours à sens unique. Galbraith est un chantre du capitalisme — et il est décrié dans son propre camp parce qu'il serait trop tempéré. Quant au socialisme version Poutine, oligarques and co…
JPB

Écrit par : brighelli | 19 septembre 2007

Jean-Paul, renvoyer dos à dos libéralisme (pur et dur, celui de Cadichon) et communisme me semble un peu court. Et n'importe quel économiste un peu sensé n'ignore pas que le fait de pousser l'esprit de concurrence à son paroxysme aboutit inexorablement à créer des monopoles.
Cadichon, je crois qu'au fond tout le monde s'en fout, du fait que vous ayez volontairement écrit: "lapsi". Personnellement, je suis d'ailleurs convaincu que vous l'avez fait volontairement. Ce qui est plus gênant, c'est le style (volontairement) agressif que vous pratiquez, qui contredit vos propos affirmant qu'on a rien à craindre de votre libéralisme. Personnellement, je ne suis pas antilibéral. Mais ce que votre copain Sarko s'apprête à faire de l'éducation nationale me fait littéralement froid dans le dos.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007

"Il ne serait pas malséant d'avoir sur ce blog une vraie conversation sur le libéralisme"
Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2007

OH NON, AU SECOURS, déjà que Cadichon nous gave avec ça de manière insupportable ! ASSEZ !!!! Ou alors, que JPB refile son blog à la miss Lapsi, qui conversera toute seule si ça l'amuse, et qu'on en finisse.

Écrit par : Tiger Lilith | 19 septembre 2007

Je vote Tiger Lilith ! Contentons-nous de constater les dégâts et d'essayer une remédiation, comme on dit à l'EN !
Tiens, qui est-ce qui nous remet un petit coup de "L'île aux fleurs" ? Comme contre-poison, ce n'est pas mal.

Écrit par : catmano | 19 septembre 2007

Ce qu'il y a de sûr, du moins, c'est que, à partir de la classe de quatrième, les différences de tous ordres sont telles entre des élèves qu'on met ensemble dans la même classe qu'il est pratiquement impossible de faire un travail correct.
C'est du sabotage organisé.
Alors oui à des classes homogènes qu'on peut faire progresser à peu près au même rythme.
Et qu'on retrouve un système d'apprentissage , pour les uns, d'apprentissage par alternance pour d'autres....

Je sais que même ça, c'est difficilement réalisable; Plusieurs artisans m'ont confié qu'ils ne voulaient plus d'apprentis car, même dans ce cadre, ils sont souvent peu motivés, fainéants, ne viennent pas au travail parce qu'ils ont fait la fête la veille...

Alors nous les avons en classe, ces oisifs qui sont ingérables ailleurs.

Ne perdons toutefois pas espoir: certains, assez vite, trouvent tout de même leur voie. Pour d'autres-et leurs parents- il faut s'attendre à des années de galère, pénalisés qu'ils seront par l'absence de bases= surtout , le sens de l'effort, dans un monde qui leur fait croire que tout doit être "ludique".

l'amère Edith

Écrit par : edith | 19 septembre 2007

Moi je pense que c'est louche, que Cadichon veuille tout le temps nous préciser que 'lapsi' était une erreur volontaire. Elle y pense trop.

Non, Cadichon, avouez! C'était une grotesque erreur, qui mine d'ailleurs tout votre discours sur le libéralisme! Comment peut-on prendre au sérieux quelqu'un qui écrit 'lapsi'? Je vous le demande!

*de l'art de noyer le poisson*

Écrit par : Loki | 19 septembre 2007

Dans les écoles, "la psy" est souvent une erreur volontaire !

Écrit par : Un hussard | 19 septembre 2007

Dans les écoles, "la psy" est souvent une erreur volontaire !

Ecrit par : Un hussard | 19 septembre 2007

Excellent! Et qui plus hait la vérité

Écrit par : marigot | 19 septembre 2007

Les gardiens du temple de l'utopie socialiste ne me donnent pas crédit de la moindre fantaisie, ni même le bénéfice du doute.
Ces pisse-vinaigre, qui me font un procès stalinien permanent, sont toujours fins prêts à fondre sur l' âne libéral, comme la vérole sur le bas-clergé breton. Ils me lancent le coup de patte-réflexe de la grenouille décérébrée...dans les madrassas de la bienpensance illibérale.


Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007

Le genre de propos qui prouve bien que Cadichon n'est pas un interlocuteur valable pour parler de libéralisme. J'aimerais, Cadichon, que vous dressiez la liste des "staliniens" de ce blog, pour voir et non à titre de procès contre l'un ou l'autre.
Si le fait que je doute fortement que votre "lapsi" et votre "mortalité" soient intentionnels me fait ranger parmi les staliniens zélés, c'est que vous ne volez pas très haut. D'autant plus que vous m'avez bien fait rire, la première fois, gentiment, par vos lapsus, la deuxième fois, avec mépris, par votre manque d'humour sur vous-même. Vous avez une distance à vous-même qui tend à me faire penser que vous avez dix-huit ans d'âge mental. C'est toujours décevant car vous êtes le seul représentant de l'ultralibéralisme sur ce blog, les autres intervenants de "droite" étant plutôt des réactionnaires rêvant de revenir à l'état paternaliste tout puissant.
Je suis socialiste, enfin encartée au PS, pour quelques semaines encore. Si j'avais fait ce choix, c'est que je les jugeais seuls capables de mener à bien les réformes sociales qui s'imposent sans jeter dans la rue et la grève toute la fonction publique et autres "régimes spéciaux", par ailleurs en respectant quelques valeurs humanistes. Pour le premier point, si Sarkozy y arrive tout en négociant avec les syndicats et en écoutant les avis des députés socialistes constructifs et sensés, tant mieux, car il est plus que temps de dépoussiérer tout ça. Par contre, les débilités de Thierry Mariani, franchement, on s'en passerait. Nous connaissons bien le profil de sa commune et de sa circonscription qu'il arrache de haute lutte, à chaque fois, au FN. Le gouvernement français ne va quand même pas pondre des lois débiles et semer le bordel pour faire plaisir aux Enclavés!
Donc apprendre et discuter le libéralisme appliqué à la société et à l'école, pourquoi pas? Mais pas plus volontiers avec ceux qui sont offusqués sans retour quand on leur parle de faire travailler l'argent des syndicats qu'avec Cadichon qui débite son catéchisme et traite de stalinien quiconque s'opposerait sur un point, même de détail. C'est sans intérêt et Cadichon fait du très mauvais travail en présentant de manière dictatoriale et profondément méprisante à un peuple terrorisé par l'économie de marché et frileux à un point inégalé dans le monde les théories libérales (cf rapport d'Hubert Védrine).
Pensez donc, Cadichon, que j'ai horrifié certains blogueurs d'ici il y a trois semaines en parlant de mon PEA et de mes actions Peugeot qui dégringolaient. On en est encore à boire la sueur des travailleurs, en France! On en est encore à voter non au traité de constitution européenne!
Alors, votre comportement est incompréhensible si vous avez pour but de convaincre et je doute fort que ce soit votre but. Vous ne venez ici que pour vous auto-congratuler ou, plus subtile, pour jeter les fonctionnaires de l'EN dans les bras de la gauche antilibérale. Quant à l'accueil amical que vous réserve Brighelli alors que vous faites un travail de sape propre à terroriser le français moyen... je me pose aussi des questions sur son goût prononcé pour une économie ultra-libérale.
Mon secrétaire de section PS, aussi médiocre orateur et argumentateur soit-il, fait meilleur travail que vous pour apprivoiser une poignée de petits français et les amener doucement à tolérer l'inéluctable.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2007

Quant à l'accueil amical que vous réserve Brighelli alors que vous faites un travail de sape propre à terroriser le français moyen... je me pose aussi des questions sur son goût prononcé pour une économie ultra-libérale.

Ecrit par : dobolino

Plaignez-vous dobolino, vous parvenez encore à lire les écrits de Cadichon?
Il y a bien longtemps que personnellement je saute par dessus à pieds joints!
Quant à la proposition de JP Brighelli d'ouvrir ici un salon pour mener une "vraie conversation sur le libéralisme", c'est son droit : il est chez lui. Mais comme l'a fait remarquer F.Guichard les intervenants perdant généralement très vite le fil de la conversation, il y a peu de chance que sa proposition soit satisfaite.
A propos de libéralisme Arte a diffusé hier soir un très instructif reportage franco-belge intitulé: "Etats-Unis, la richesse à crédit". A voir ou revoir absolument, pour saisir les mécanismes de financement de l'économie...chinoise!

Écrit par : buntovchik | 19 septembre 2007

Plaignez-vous dobolino, vous parvenez encore à lire les écrits de Cadichon?
Il y a bien longtemps que personnellement je saute par dessus à pieds joints!

Ecrit par : buntovchik | 19 septembre 2007

Ce n'est pas le meilleur sur l'ultralibéralisme, j'avoue ne pas toujours lire tout très attentivement mais il y a des passages intéressants, les citations la plupart du temps mais parfois aussi certains propos de l'exégète. Etant d'un naturel curieux et explorateur et n'ayant nullement envie de m'enfoncer douillettement la tête dans le sable en attendant des jours meilleurs, je lis Cadichon. Il m'arrive même d'être en accord avec ses propos. Le tout est de savoir ce qu'on veut à la lumière de ce qu'on peut et vice-versa.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2007

La direction de l'AFP a dû modifier un titre de dépêche sur pression du cabinet de Xavier Darcos, ministre de l'Education. Il s'était un peu trop avancé sur une éventuelle réforme du bac ?

Écrit par : marigot | 19 septembre 2007

Mon commentaire a disparu, je recommence.

Amère Edith, il faut prendre le mal en amont.

Je viens de recevoir ce témoignage.

" Je suis maître E (enseign. spécialisée à dominante pédagogique).
J'ai exercé de nombreuses années en classe de Perfectionnement puis en CLAD. A l'ouverture des CLAD (2002), j'ai travaillé sur un RASED à Brumath, petite ville de 9000 habitants. Mes choix pédagogiques me sont dictés par les travaux du docteur Wettstein Badour et aucun enfant suivi par moi en CP n'a présenté à ce jour de troubles d'apprentissage de la lecture.

J'ai constaté en circulant dans les différentes écoles de mon
secteur (Haguenau sud) que des enfants intelligents, sans handicap, n'apprenaient pas à lire. Les méthodes globales (par hypothèse sur le sens) ou à départ global sont pratiquées dans la grande majorité des écoles de mon secteur.
Elles ne permettent pas aux élèves d'arriver à une lecture fluide pour une bonne compréhension. Un bon nombre d'entre eux présentent des troubles d'apprentissage (dyslexie, dysorthographie). Ces enfants ont besoin d'une rééducation, rééducation qui est difficile.
Cinq orthophonistes exercent dans notre petite ville et les délais de prise en charge peuvent être de plusieurs mois. De nombreux parents font donner à leurs enfants des cours de soutien. Certains Parents d'enfants d'origine étrangère ont compris que pour apprendre à lire, il vaut mieux passer par une orthophoniste.
A la rentrée 2005, trois enseignants pratiquent une méthode de lecture syllabique sans changer de manuel de lecture ,cela dans la crainte d'une sanction. Pour ma part, j'ai été accusée d'avoir des idées sectaires et dénigrée auprès des mes collègues. Il est difficile d'oeuvrer auprès des enfants dans ces conditions.

Je suis persuadée que, si l'on veut élever le niveau scolaire, il faut commencer par supprimer les méthodes dites globales ou à départ global. Dans notre région est paru à la rentrée 2005 un nouveau livre de lecture à départ global et utilisant les albums pour l'apprentissage. Malgré les directives ministérielles, ce livre a fait l'objet d'une animation pédagogique!!!

Ne pouvant plus exercer mon métier dans de bonnes conditions, j'ai pris ma retraite en septembre 2006.
Depuis, je donne des cours de soutien à domicile et dans une école le soir avec un groupe d'enseignants à la retraite. Le bilan en juin 2007 est alarmant: des enfants d'intelligence "normale" ont un niveau en français médiocre, les enfants de milieu défavorisés n'apprennent pas à lire..Les dégâts causés par le constructivisme et les méthodes d'apprentissage de la lecture à départ global sont nombreux et graves.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007

Je continue :
Je suis d'accord avec Cadichon, les Français sont cons...mais ils le restent longtemps.

Claude Imbert, dans son énième éditorial consacré à l'école, intitulé "Hercule", parle de l'immense tâche qu'aurait un ministre de l'EN volontariste et non velléitaire pour faire une école digne de ce nom.

Mon commentaire : il faudrait d'abord nettoyer les écuries d'Augias, en envoyant en rééducation dans des ZEP en Seine-Saint-Denis tous les "professeurs des universités" (autoproclamés, faut-il le rappeler ?), j'ai nommé Philippe Meirieu, le "Je suis partout" de tous les médias.
Sans oublier Roland Goigoux, Eveline Charmeux, et autres présidents ou ex- des IUFM qui ont formé des légions d'enseignants dépourvus du moindre esprit critique, incapables de se remettre en question, et de se rendre compte qu'ils conduisent des générations d'enfants, non seulement à l'impossibilité de choisir le métier de leur choix, mais plus grave, de les envoyer à la rue. Ils n'apprennent plus à lire, ni à écrire, ni à compter.

A Roncq, il y avait un responsable d'Emmaüs qui nous a dit que les clochards sont de plus en plus jeunes , et de plus en plus nombreux, et que l'école est en grande partie responsable de ce désastre. "Une tragédie incomprise!"

Quand je pense qu'il y a en Bretagne un collège Philippe Meirieu ! Bretons, (et Corses), réveillez-vous contre ce scandale ! Quelqu'un qui continue d'envoyer à la casse des centaines de milliers d'enfants !!
(Excusez-moi, j'interromps un moment pour aller vomir.)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007

Et c'est comme ça que je me suis fait reprendre sur un forum d'enseignants.
J'avais osé dire que, parmi mes élèves de CE1 de 2006/2007, j'avais un élève reconnu dyslexique par son orthophoniste, et que, malgré ce trouble reconnu, il avait eu plus de 80 % de réussite aux évaluations. Ce n'était paraît-il pas possible puisque ces évaluations étaient justement conçues pour détecter les dyslexiques.
En fait, ces évaluations semblent détecter les élèves qui n'ont pas appris à lire, c'est tout. Ensuite, l'enseignant décrète que l'enfant est dyslexique et que sa difficulté à lire et à écrire vient de là, et non de la méthode employée.
A. avait bien sûr confondu un ou deux b avec un ou deux d, le nombre de pattes de ses m et de ses n n'étaient pas toujours en adéquation avec la norme en vigueur, mais il avait appris à lire et à écrire. Il a donc réussi l'évaluation.
Je me suis contentée de répondre que, sans doute, l'orthophoniste était "mauvais" et qu'il avait détecté une fragilité là où il n'y en avait pas.

Écrit par : catmano | 19 septembre 2007

"un nouveau livre de lecture à départ global et utilisant les albums pour l'apprentissage"

Parlon-en, de ces fameux albums ! Ma fille, instit en ZEP, qui pour la troisième année conduit tranquillement ses petits élèves noirs et d'origine maghrébine à la lecture en février grâce à "Lire avec Léo et Léa, a reçu une lettre de son "conseiller pédagogique", Alain Prinsaud, lui demandant de s'inscrire à ses séances pour"apprendre à lire au CP".

Elle ne répondra pas à cette invitation : de "formateur", celui-ci est passé conseiller : cela veut dire que les cerveaux vont continuer à être lessivés dans le sens du pédagogisme pur et dur.
Je vous mets un petit résumé que je fis naguère d'un de ces albums, "Où vas-tu, petite souris ?" Vous jugerez sur pièce.
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007

Tiens, comme c'est drôle, Anne-Marie, Brumath, c'est justement le coin où, en juin, ils ont déclaré triomphalement aux parents catastrophés qu'à partir de cette rentrée, les sept classes de 6ème fonctionneraient en "séquences"! C'est la "liberté pédagogique" revue par Frackowiak!

Écrit par : Jean | 19 septembre 2007

Où vas-tu, Petite Souris ? Alain Prinsaud, PEMF/ IUFM de Limoges

Apprentissage de la lecture à partir de l’album.
(Pour la grande section de maternelle, 1er trimestre, extraits) Livre du Maître.


Les activités d’appropriation de l’écrit et de ses codes à faire vivre aux enfants de 3 à 5 ans doivent leur permettre de mieux comprendre les textes littéraires auxquels ils seront confrontés plus tard à l’école, mais aussi hors de l’école. C’est pour cela que les nouvelles directives mettent les albums au cœur de l’apprentissage.

(….) Les instructions officielles affirment l’importance des apprentissages menés à la maternelle dans la construction des apprentissages fondamentaux.

(….) Notre ambition est d’ouvrir des champs d’investigations possibles en définissant ce qui peut être travaillé au travers des albums, c’est-à-dire la compréhension du récit et l’acquisition d’une culture littéraire, tout en commençant à faire acquérir des mécanismes de décodage de l’écrit.

Jalons pour un parcours dans le monde de l’écrit.

Des apprentissages progressifs.

Les Nouveaux Programmes de 2002 définissent les spécificités de chacun des trois cycles de l’école primaire tout en encourageant les enseignants à travailler dans la continuité pour la réussite de TOUS les enfants.

(….) « Même si l’apprentissage de la lecture et de l’écriture n’est pas au programme, l’école maternelle doit donner l’occasion à tous les élèves d’une imprégnation orale des mots et des structures de la langue écrite, préalable indispensable à tout acte de lecture.

Cette imprégnation se fait aussi à travers ce qu’on a pris l’habitude d’appeler la « dictée à l’adulte »
(….) « Le cycle des apprentissages fondamentaux est le moment où se construisent ces savoirs élémentaires que sont parler, lire, écrire et compter, le socle de la réussite scolaire.

(…) C’est un cheminement complexe qui s’appuie sur le travail fait à l’école maternelle.En même temps que l’élève comprend le principe qui gouverne le fonctionnement du code alphabétique, il commence à pouvoir découper les énoncés qu’il entend, comme les phrases qu’il voit. Parallèlement, il mémorise la structure orthographique d’un nombre de plus en plus important de mots qu’il peut alors reconnaître de manière quasi automatique. Il se libère progressivement du travail du déchiffrage et accède de plus en plus aisément et sans aide à la compréhension de ce qu’il lit ».

« Le cycle des approfondissements transforme ces savoirs en instruments intellectuels qui permettent de s’informer, de construire des connaissances solides, de se cultiver : l’élève n’est plus dépendant de l’accompagnement de l’enseignant. Il acquiert une première autonomie. » (« Qu’apprend-t-on à l’école maternelle ? » p.24).

Les albums : sources d’apprentissage.

(….)Leur lecture s’inscrit dans un contexte de lecture plaisir au travers de laquelle les enfants peuvent se forger des compétences de lecteurs experts et de décodeurs de signes écrits.

(….) Avoir toujours à l’esprit que les albums n’ont pas été écrits pour apprendre à lire ou faire acquérir des notions de grammaire, d’orthographe et de vocabulaire. Ils déclenchent, encouragent ces apprentissages pour accéder au cœur du récit qu’ils mettent en scène.

(….)Dans une dictée collective à l’adulte, restaurer la structure syntaxique d’une phrase non grammaticale, proposer une amélioration de la cohésion du texte (pronominalisation, connexion entre deux phrases, restauration de l’homogénéité temporelle) (CII)

Des apprentissages concomitants.

(….) Il nous appartient de démontrer aux enfants que les récits sont porteurs de sens dans leurs dimensions narratives et idéologiques et que celles-ci se révèlent par l’emploi d’un certain lexique, de certaines formes syntaxiques, de signes extralinguistiques spécifiques et de multiples microstructures.

(…)Approche de la littérature en grande section de maternelle.

(….) La littérature de jeunesse constitue bien aujourd’hui un genre littéraire à part entière.
(….) Elle ne s’accommode pas d’une lecture superficielle, mais implique au contraire une lecture fouillée de laquelle le lecteur sort grandi.

La lecture fusionnelle.

(….)Pourrait être considéré comme texte littéraire tout texte permettant à son lecteur de faire sienne l’histoire, d’imaginer les personnages, de s’identifier à eux, de mesurer le temps, de vivre l’espace de voir les actions se dérouler.

Le fond et la forme du récit.

(….) Chaque auteur a son propre style. Les marques énonciatives, les substituts, les connecteurs, les champs sémantiques, la syntaxe et le lexique employés permettent de le caractériser et parfois de classer l’album parmi les œuvres littéraires. Si le récit dans ses formes narratives est linguistiquement limpide, et ses valeurs idéologiques savamment distillées au travers du texte par le biais des phrases et des mots, alors il appartient au genre littéraire.

La dimension socioculturelle.

(….) L’intention est également socioculturelle. L’école a en effet pour mission d’estomper les différences sociales. Il nous appartient de montrer aux enfants que l’accès aux livres, donc à l’écrit, n’est pas réservé à un nombre restreint de personnes. (…) L’album est en effet source d’échanges. Il incite les interactions, il provoque les discussions : il sociabilise.

(…) Un exemple de lecture littéraire.

L’expérimentation dont il va être question dans les pages suivantes s’inscrit dans un projet pédagogique s’appuyant sur la lecture-découverte de l’album : « Où vas-tu, Petite Souris ? »
Ce projet a été vécu par des enfants dont l’école se situe dans une Zone urbaine sensible, donc dans un quartier où, plus encore qu’ailleurs, il convient d’encourager le goût de lire et la curiosité culturelle tout en déployant les premiers éléments techniques de l’acte de lire.
(….) Grâce à l’album, la classe devient un lieu d’écoute, de tolérance. La classe n’est plus le lieu où une seule vérité prévaut sur une autre, mais où plusieurs subjectivités s’interpénètrent, s’enrichissent dans des débats respectueux, des interprétations divergentes. La pédagogie de la littérature démocratise donc l’enseignement.

(….) Le contenu des apprentissages.

Au terme du projet, chaque enfant aura vécu l’approche littéraire de l’album selon le contexte défini précédemment. Il aura ainsi abordé le récit dans sa dimension narrative en emboîtant les épisodes successifs. Il aura exploré les personnages en général et la notion de héros en particulier pour réfléchir à la dimension idéologique de cette histoire.
Il aura également fréquenté un corpus de mots dont certains seront mémorisés. Nous avons sélectionné quelques mots d’usage fréquent dans le récit et utilisés naturellement par les enfants. Ils en connaissent donc le sens. Inscrits sur de grandes étiquettes, ils constitueront le corpus de référence de la classe. Il semble important de préciser qu’à cette époque de l’année, c’est l’écriture en capitales d’imprimerie qui doit être privilégiée.

Les outils de référence.

Ce sont :
- Les textes reproduits sur des affiches grand format et portant la trace de la réflexion collective : mots encadrés, ponctuation entourée, mots connus entourés d’un point rouge au dessous. Ils sont fixés avec des pinces à linge sur une corde parcourant la classe à hauteur d’adulte. Ils seront décrochés en fonction des besoins et à la demande des enfants.
- Les étiquettes mots qui sont affichées à un endroit accessible aux enfants.
- (….) Le cahier des écrits fréquentés par les enfants dans lequel sont collés les textes lus accompagnés du corpus de mots. Cet outil quitte régulièrement la classe pour la maison afin que les enfants aient le plaisir d’en faire une relecture en famille (seuls ou avec l’aide d’un adulte). Les parents seront informés en début d’année que la grande section n’est pas un cours préparatoire. Elle prépare les enfants aux activités qui y seront menées mais ne vise pas l’autonomie en lecture.

(….)
Séance 3

Compétences.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indices sur les illustrations.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indice textuels.
- Mettre en correspondance les illustrations et le texte.
- Analyser l’implicite.
- Identifier à l’oral la répétition de la structure syntaxique.
- Identifier à l’écrit les mots connus.
- Faire correspondre la chaîne orale et la chaîne écrite.
- Identifier, nommer et connaître la fonction des signes de ponctuation (point, point d’interrogation)


(Exemples de mots à « lire ») (en capitales d’imprimerie, sur des mots étiquettes)
Colorie le titre de l’album, chaque fois que tu le vois.
Où vas-tu, petite souris ?
Tu vas où, petite souris ?
Petite souris, où tu vas ?
Où tu vas, petite souris ?
Petite souris, tu vas où ?
Où vas-tu, petite souris ?
Où iras-tu, petite souris ?
Où allais-tu, petite souris ?
Où vas-tu, petite sœur ?
Où vas-tu, petite souris ?

(Liste de mots et phrases.) « Travailler sur la reconnaissance automatique des mots à mémoriser »

Je cherche toujours.
Ma mère me manque.
L’as-tu trouvée ?

J’explore.
Mon père me manque.
L’as-tu trouvé ?

(En vrac) Je poursuis mes recherches, la nuit tombe, que vas-tu faire ?, je trouverai un nouveau père, je trouverai une nouvelle sœur, le plus loin possible de chez moi, fleur de lupin, sept souris dans le noir, l’automne de l’ours brun, le congrès des sorcières , etc.…etc.…

(Pour terminer :) « Colorie le mot vedette chaque fois que tu le vois »
(Tous ces mots sont en majuscules, mais avec des polices de caractères différentes)

Père. (Liste des mots où trouver père) Papa, Père, près, Père, Paire, Papa, Père, Pire, Poire, Mère.
Mère. (Liste des mots où trouver mère) Mère, Mercredi, Merle, Père, Mère, Mare, Merci, Mamie, Maman, Mer
Sœur. (Liste des mots où trouver sœur) Seul, Sœur, Sorcière, Sol, Souris, Cœur, Peur, Souris, Soeurette, Chœur, Sœur, Souris.

(Dépôt légal Octobre2003)

(Qui a dit que la méthode globale n’existe plus depuis trente ans ?)

Je rappelle que cette méthode prétend apprendre aux enfants de 6-7 ans à entrer dans la lecture.

Anne-marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007

Cela irrite C.Sibille quand je les traite de malades mentaux, mais quand je vois leur incompétence ou leur mauvaise foi, ou les deux (Philippe Meirieu) je n'en ai cure.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007

- Les étiquettes mots qui sont affichées à un endroit accessible aux enfants.

Et maintenant, grande nouveauté, on nous vante les mérites de la plastifieuse. Pas de bon ouvrier sans bons outils ! Achetez une plastifieuse pour vos étiquettes-mots et tous vos élèves entreront dans l'écrit sans douleur.
C'est vrai, ça. Il n'y a rien de plus routinier que les instits, depuis le temps qu'ils font de la lecture d'albums, ils n'ont plus besoin d'acheter des séries de 25 ouvrages pour équiper leur BCD. Dans celle-ci, les étagères et les bacs feront encore au moins dix ans. Le photocopieur tirera encore ses trente mille photocopies sans trop ronchigner, il y a beau temps que la mairie a souscrit un contrat de maintenance.
En plus, ces andouilles sont tellement économes qu'ils gardent les trombones d'une année sur l'autre pour attacher les pages que l'enfant ne doit pas lire à la maison afin de continuer à bien faire ses hypothèses de sens et ses anticipations.
Et alors, comment fait-elle, cette pauvre croissance pour continuer à monter avec des abrutis pareils ?
La plastifieuse !
Certaines coûtent très cher, mais sont très performantes. Imaginez comme les bambins vont être heureux devant leurs jolies étiquettes bien plastifiées par une plastifieuse d'élite !
Là, c'est sûr, is vont apprendre à lire et la croissance n'a qu'à bien se tenir. Un marché en or, vous dis-je, à faire pâlir d'envie les Chinois.

Écrit par : catmano | 19 septembre 2007

"Au terme du projet, chaque enfant (...) aura exploré les personnages en général et la notion de héros en particulier POUR RÉFLÉCHIR À LA DIMENSION IDÉOLOGIQUE DE CETTE HISTOIRE."
Mais qui est capable sans sourciller d'écrire des choses pareilles à propos d'enfants de 5 ANS ?

Et pendant ce temps, un de mes enfants, en 3ème, n'a pas encore repris l'étude (c'est un bien grand mot) du latin, parce qu'ils (re)voient les fonctions possibles du nom dans la phrase en français !

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

Diversité sociale dans les prépas : le rapport du Sénat dénonce des formations de plus en plus élitistes.
Quelques extraits choisis, et mes commentaires en majuscules – non par mégalomanie, mais parce que le blog ne reconnaît ni les changements de police ni les changements de couleur. FG


"Il y a 20 ans, 29% des élèves des classes préparatoires étaient issus de catégories sociales défavorisées. Aujourd'hui, ils ne sont que 9%." (MAIS POURQUOI DONC ???)
Tel est le constat de départ du rapport sur la diversité sociale et l'égalité des chances dans ces filières, établi par une mission d'information du Sénat constituée en juin 2006. Ce texte a été présenté mercredi 12 septembre 2007 devant la commission des affaires culturelles du Sénat par Jacques Legendre (UMP), président de la mission, et Yannick Bodin (PS), rapporteur.
"En prépa, l'élite reproduit de plus en plus l'élite. L'idée est de mettre fin à un vrai 'délit d'initié' ", explique Yannick Bodin. (C’EST BEAU COMME DU MEIRIEU, ÇA A LE GOÛT DU MEIRIEU, ET L’ODEUR DU MEIRIEU – NORMAL, ÇA VIENT DU P.S.)
"Nous avons constaté que beaucoup de jeunes considèrent que les classes préparatoires ne sont pas faites pour eux, même s'ils ont de bons résultats", remarque Yannick Bodin. Cette orientation ne serait pas considérée comme "naturelle" et peu encouragée. "La réponse, c'est de repenser tout le système d'information et d'orientation, dès le collège. Le problème, c'est que les professeurs considèrent que ce n'est pas leur métier !" (BEN VOYONS, JE ME DISAIS BIEN AUSSI QUE CE DEVAIT ÊTRE LA FAUTE DES COLLÈGUES.)
Le rapport propose aussi de simplifier les dénominations des CPGE scientifiques. « On suggère de les resserrer autour d'un tronc commun, pour éviter que les élèves ne se perdent dans le maquis de ces formations. »
La notation, traditionnellement "très dure et déstabilisante", est également critiquée. "Nous demandons à tous les professeurs de revoir leurs barèmes", déclare Yannick Bodin. "Un étudiant qui connaît le système sait qu'un 5/20 n'est pas forcément catastrophique. Mais dans certaines familles moins informées, cela peut être très décourageant, et susciter des abandons." JE SUGGÈRE DE GÉNÉRALISER L’EMPLOI DE LA MÉTHODE ANTIBI EN PRÉPA.

"Une quinzaine de départements n'ont pas de classes préparatoires", regrette Yannick Bodin. Il remarque que la proximité immédiate de ces formations est un levier déterminant pour encourager les élèves à s'y inscrire. "Il faut revoir la géographie de l'implantation des CPGE, afin de favoriser une égalité d'accès à tous les étudiants", explique-t-il. ON NE PEUT ÊTRE QUE DE CET AVIS. IL SEMBLE ÉVIDENT QUE LES CRÉDITS AD HOC VONT SUIVRE, BIEN SÛR !
En revanche, le rapport n'aborde pas la possibilité d'intégrer ces formations aux universités. "Nous n'avons pas voulu entrer dans une polémique, et l'ouverture sociale de ces filières ne passe pas nécessairement par là", estime Yannick Bodin. OUF, ON A EU PEUR !!!

Le rapport revient sur les différentes expériences menées par Henri-IV, l'Essec, la CGE (Conférence des grandes écoles) ou Sciences Po pour diversifier leur public. "Nous demandons une vraie évaluation de ces dispositifs, sous l'autorité des recteurs, afin de voir si certains sont plus efficaces que d'autres." ET VIVE LA DISCRIMINATION POSITIVE, C’EST TRÈS TENDANCE ET ÇA COÛTE MOINS CHER QUE DE PROPOSER UN ENSEIGNEMENT DE QUALITÉ À TOUS LES ÉLÈVES, N’EST-CE PAS ?
Le texte propose aussi la mise en place de tuteurs spéciaux, par exemple des professeurs, qui accompagneraient les lycéens qui souhaitent s'orienter vers ces filières.ET SI ON SE REMETTAIT À FAIRE DES COURS QUI EN SOIENT AVEC DES PROGRAMMES QUI EN SOIENT, NON, AU LIEU DE PROPOSER LA ÉNIÈME REMÉDIATION, QUI NE SERA PAS MOINS INEFFICACE QUE TOUTES CELLES QUI ONT PRÉCÉDÉ ?
Le rapport défend également une meilleure promotion des classes préparatoires technologiques, qui recrutent davantage de jeunes issus de milieux défavorisés. JE NE SUIS PAS SÛRE QUE LA SOLUTION SOIT DE CRÉER DES PRÉPAS QUI AURONT L’AIR, MÊME SI CE N’EST PAS LE CAS, DE « DEUXIÈME CHOIX ». LES ÉLÈVES DE MILIEUX DÉFAVORISÉS MÉRITENT LE MÊME ACCÈS AUX MÊMES CPGE QUE LEURS PETITS CAMARADES DE CENTRE VILLE.

"Vu le montant des bourses et les difficultés pour se loger, beaucoup de jeunes de milieux défavorisés hésitent à se lancer dans un parcours qui durera minimum 5 ans", estime Yannick Bodin.
Au-delà de la révision du système des aides sociales, le rapport suggère de créer des internats dans tous les lycées hébergeant des prépas. EXCELLENTE IDÉE, EN REVANCHE. ET IL EST CLAIR QUE, COMME DISAIT DE GAULLE, «L’INTENDANCE SUIVRA ».
ET QUE DISAIT LE MÊME DE GAULLE À PROPOS DU SÉNAT, DÉJÀ ?

Écrit par : FGuichard | 19 septembre 2007

"Il mémorise la structure orthographique d'un nombre de plus en plus important de mots qu'il peut alors reconnaître de manière quasi automatique" écrit cete fine fleur de l'intelligence française qu'est le sieur Prinsaud.
Qu'est-ce d'autre, en effet, Anne-Marie, sinon la méthode globale pure et dure?
Et puis cette obsession "pédago" de faire disparaître le "maître":
"La classe n'est plus le lieu où une seule vérité prévaut sur une autre."
"La pédagogie de la lecture démocratise l'enseignement."
Je crois qu'un seul mot synthétise toutes les gesticulations de Prinsaud: stupides.

Écrit par : Jean | 19 septembre 2007

Reportage ce midi sur la 2 :

Présentation d'un magnifique "tableau informatique", interactif, et tout, et tout, avec exercice de lecture sur des CP (tout neufs, donc) : il s'agit de reconstituer une phrase en reconnaissant les mots en vrac.
Je ne suis pas un spécialiste, mais c'est bien de la globale pure et dure, ça, non ?
Elle n'existe plus depuis trente ans ?

Écrit par : yann | 19 septembre 2007

Oui, c'est de la globale pure et dure comme vous dites, avec, en plus, appel aux nouvelles technologies. Encore bien plus cher que la plastifieuse.
Ça, c'est vraiment bien : un tableau interactif, des séries d'albums, une plastifieuse, huit gamins sur dix chez l'orthophoniste dans deux ans, acadomia qui tourne à plein régime dès la 6°, des montagnes de rapports sur l'illettrisme commandés à tout un aréopage d'experts en tous genres !
Et pendant ce temps-là, sur l'île aux fleurs...

Écrit par : catmano | 19 septembre 2007

Pour Pendariès, s'il passe par là: un de mes amis, comédien, ayant découvert Max Rouquette de façon plus approfondie grâce à vos soins relayés par les miens, va faire une lecture de textes de Vert Paradis (en français... excusez!) fin novembre, en Vaucluse, avec accompagnement musical, et aimerait ou vous y inviter ou, à tout le moins, avoir votre avis.
vet.coup@wanadoo.fr

Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2007

Merci pour vos soins, Ma'âme Dobolino. Je prends contact avec ce monsieur votre ami comédien, alors!

Écrit par : Pendariès | 19 septembre 2007

Mais enfin, Lucile, voulez-vous vous taire! Celui qui profère de telles insanités est "conseiller en PEDAGOGIE", DONC il sait ce qui est utile aux bambins! Qui aurait eu le droit, voyons, de contester l'autorité médicale des Diafoirus père et fils? Personne! Alors silence devant le Pédagogue!

A propos de votre fils qui est en latin en 3ème, s'il recommence l'étude de la grammaire française, c'est que son professeur s'est aperçu que personne dans sa classe n'était capable de traduire la moindre petite phrase simple. Ce qui voudrait dire que ces jeunes gens n'ont rien appris en latin ni en 5ème ni en 4ème, ni en grammaire française de la 6ème à la 4ème. Ce qui ne m'étonne pas vu les méthodes pédagogiques en vigueur en français ("séquences") et en latin ("séquences" aussi, "textes authentiques", beaucoup de civilisation - ça, au moins, ce n'est pas barbant pour le professeur!).
Je fais, moi aussi, découvrir la grammaire française à mes élèves de latin de 4ème. Ils ont , paraît-il, déjà fait un an de latin, mais ignorent ce qu'est un complément du nom, un attribut du sujet, un complément circonstanciel de manière, ils ont du mal à reconnaître un sujet inversé! La clef du latin, c'est l'analyse (nature, fonction, cas). Si on ne prend pas les choses sous cet angle, on fait semblant de faire du latin, on n'en fait pas vraiment, et donc on n'y trouve aucun plaisir.
Si d'aventure vous souhaitiez aider votre fils en latin, je vous recommande le Latin 6ème de la collection Gerald Bloch paru chez Bordas en... 1962. C'est de loin ce que je connais de meilleur pour poser des bases solides et claires, car avec les manuels actuels, les élèves sont sûrs de ne rien comprendre au latin.

Écrit par : Jean | 19 septembre 2007

"Reportage ce midi sur la deux"... La méthode globale pure et dure infligée aux enfants de CP.

Ces Diafoirus et ces Trissotins s'amusent bien aux dépens des enfants. Tant que l'Education nationale sera aux mains de cette mafia "pédago", Acadomia a en effet de beaux jours devant elle. et les employeurs pourront chercher longtemps un apprenti qui sache lire et écrire.

Mais qu'attend donc Xavier Darcos pour faire le ménage dans les couloirs de la rue de Grenelle "au karcher s'il le faut" - ce sont ses propos termes? Qu'attend-il donc?

Écrit par : Jean | 19 septembre 2007

Je donne à lire à la suite des extraits dune note adressée par le Principal-Adjoint de mon collège aux professeurs d'une classe de troisième leur demandant de prendre soin tout particulièrement d'un élève. Un élève que je connais depuis la sixième qui ne diffère en rien des autres élèves de la classe si ce n'est que sa mère a réussi à l'enfermer à l'aide des psy dans un statut particulier de "cancre".

Voici la note:

L'équipe de suivi de scolarisation s'est réunie le...au sujet de l'enfant X, identifié comme souffrant de troubles spécifiques des apprentissages.
je vous indique les éléments qui figurent sur son projet personnalisé de scolarisation et qui s'appliquent à tous:
- alléger l'écrit par un système de photocopies.
- octroyer du temps supplémentaire pour réaliser les exercices
- ne pas être trop exigeant dans les tâches manuelle et physique.
- généraliser l'utilisation de son ordinateur en cours. (en aucun cas cela ne peut lui être refusé)
- placer l'élève dans la classe au premier ou second rang.
- être tolérant par rapport au soin et la présentation du travail.
- entraîner l'élève à l'utilisation d'un tiers temps supplémentaire, auquel il aura de toute façon droit dès le diplôme national du brevet.

Et de mettre en garde les professeurs qui s'aviseraient à ignorer ces consignes en leur faisant savoir que désormais les parents bénéficient de "droits opposables".

En vérité se dessine ici dans ce tableau le modèle de l'élève du collège diversifié se profilant à l'horizon.

Ecrit par : buntovchik | 18 septembre 2007

J'ai la même chose de la part d'une mère dont la fille a de très graves difficultés orthographiques (dyslexie profonde et handicapante - elle a un suivi médical sur Montpellier); elle m'a demandé de ne pas enlever à son enfant de points sur ce plan, de penser à ce qu'elle ait du temps en plus pour les devoirs, de ne pas lui faire de dictées - tandis que la demoiselle, voulant ne pas être mise à part, souhaite suivre les activités générales de la classe, histoire d'être décomplexée aussi vis à vis de ses problèmes (qui l'ont fait pleurer au 1er cours... et hop, Pendariès a eu quelques mots d'encouragement, de méthode de décrispation accélérée, yeah!) que partagent d'autres, dyslexie ou pas. J'ai tout de suite senti, de la part de la môman, qu'elle ne se rend pas compte qu'elle sur-protège sa descendance.

Écrit par : Pendariès | 19 septembre 2007

Pour ce bac, et ces examens (quid? des examens en LP: CAP? BEP et Bac pro?): faut-il que la note terminale se fonde sur les contrôles continus? Concernant le CAP, c'est le cas en Français. Pour les matières professionnelles, majoritairement, tout se joue sur les CCF.

Écrit par : Pendariès | 19 septembre 2007

Jean, si nos fils choisissent de suivre les cours de latin au collège, c'est pour remplir un peu leurs journées ! (Je caricature à peine). L'école est pour eux trop souvent une source d'ennui.
Heureusement, l'aîné en 1e S commence enfin à avoir quelque chose à se mettre sous la dent.
Qu'ils n'apprennent rien ou quasiment en latin dans le collège du coin, est évident, mais on essaie de "relever" le niveau à la maison.
Quant à celui qui est en troisième, le professeur fait bien de commencer par le commencement, mais pour ceux qui savent comment ça marche une phrase, il n'y a plus qu'à regarder les mouches voler.
En lisant vos témoignages je ressens toujours la même tristesse mêlée de colère : ceux qui suivent et comprennent s'ennuient et ceux qui ont des difficultés s'enfoncent !

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

Alors est-ce que, encore une fois, tout ceci doit être entendu comme l'avant-goût de ce qui arrivera(it) aux filières classiques du lycée dit (yawohl mein) général?

Écrit par : Pendariès | 19 septembre 2007

Ça, c'est vraiment bien : un tableau interactif, des séries d'albums, une plastifieuse, huit gamins sur dix chez l'orthophoniste dans deux ans, acadomia qui tourne à plein régime dès la 6°, des montagnes de rapports sur l'illettrisme commandés à tout un aréopage d'experts en tous genres !
Et pendant ce temps-là, sur l'île aux fleurs...
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2007

Imaginez qu'on revienne à des manuels style Boscher "tout en un" : tout un pan de notre économie n'y survivrait pas !! Soyons un peu solidaires de ces "pauvres" éditeurs d'ouvrages scolaires et parascolaires.

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

Récemment, j'ai vu le film "Amazing Grace" qui raconte le combat de William Wilberforce pour faire abolir la traite des esclaves par le parlement anglais. La détermination de cet homme et des ses amis, leur persévérance pour sensibiliser l'opinion publique afin de faire pression sur les parlementaires, leur intelligence pour utiliser le levier économique pour rendre la traite peu rentable sont très intéressantes. Convaincus que leur cause était juste, ils se sont dépensés sans compter et ont gagné leur combat !
J'avoue que ça m'a encouragée : et pourquoi l'école ne pourrait être réformée dans le bon sens ?

P.S. : ce film sorti en février n'est pas distribué en France. Peut-être le titre fait-il "peur". Et puis à cette époque là l'ennemi de l'Angleterre, c'était la France...

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

Oui, un fil sur le libéralisme, très bonne idée. A JPB de nous introduire cela avec finesse et sutilité comme il sait si bien le faire (ouh! ouh...! ) de manière à ne pas rebuter les collègues nourris ( et je ne m'excepte pas) au lait trotsko-lénino-staliniste et que l'on réussisse à éclairer nos lanternes un peu plus.
Le problème majeur des collègues est qu'ils vivent souvent entre eux ( comme dans toutes les professions d'ailleurs). J'ai toujours remarqué une approche des problèmes différente chez les collègues dont le mari ou l'épouse ou la compagne ( tout comme vous voulez, je n'ai pas de religion en la matière) travaillait dans le privé.

Écrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007

Au fait Jean, j'ai oublié de vous remercier du conseil pour le livre de latin. Mais j'ai un peu de mal à me procurer des vieux manuels.
J'habite loin de librairies d'occasion et je n'ai pas toujours le temps de chercher sur Ebay. Si vous connaissez une bonne adresse...

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

"et je n'ai pas toujours le temps de chercher sur Ebay"
je voulais dire que quand on cherche quelque chose de précis sur Ebay, il faut consulter le site très souvent (sans garantie de succès d'ailleurs).

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

"Ça, c'est vraiment bien : un tableau interactif, des séries d'albums, une plastifieuse, huit gamins sur dix chez l'orthophoniste dans deux ans, acadomia qui tourne à plein régime dès la 6°, des montagnes de rapports sur l'illettrisme commandés à tout un aréopage d'experts en tous genres !
Et pendant ce temps-là, sur l'île aux fleurs..."

Ecrit par : catmano | 19 septembre 2007

C'est sûr les manuels style Boscher c'est une catastrophe pour les éditeurs scolaires et parascolaires, les orthophonistes...

Un peu hors sujet mais...
J'ai vu récemment un film "Amazing Grace" qui raconte le combat de William Wilberforce pour interdire la traite des esclaves vers les Amériques.
Ça redonne un peu le moral : des hommes déterminés, convaincus que leur combat est juste, malins et capables de fédérer l'opinion publique autour d'eux ont pu faire changer les choses.
Et pourquoi pas aujourd'hui pour l'école ?

P.S. : sorti en février, il n'est toujours pas annoncé en France. Le titre doit faire peur. Sans oublier que l'ennemi de l'Angleterre en ce temps là, c'était la France.
Donc DVD en langue originale uniquement.

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

"Mais qu'attend donc Xavier Darcos pour faire le ménage dans les couloirs de la rue de Grenelle "au karcher s'il le faut" - ce sont ses propos termes? Qu'attend-il donc?"

Ecrit par : Jean | 19 septembre 2007

C'est une excellente question, et le ministre vous remercie de l'avoir posée....

Écrit par : FGuichard | 19 septembre 2007

Oulah que se passe-t-il ?
Mon premier message sur "Amazing Grace" n'étant pas passé j'en ai écrit un 2e et voilà le premier qui apparaît ! Quel désordre ! Toutes mes excuses, mais c'est totalement involontaire : un bug du blog ?

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

J'ai toujours remarqué une approche des problèmes différente chez les collègues dont le mari ou l'épouse ou la compagne ( tout comme vous voulez, je n'ai pas de religion en la matière) travaillait dans le privé.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007

Ça marche aussi pour les collègues vivant avec un petit viticulteur des Côtes du Rhône Villages touché de plein fouet par la crise viticole orchestrée par "qui sait qui" ?

Écrit par : catmano | 19 septembre 2007

Oulah que se passe-t-il ?
Mon premier message sur "Amazing Grace" n'étant pas passé j'en ai écrit un 2e et voilà le premier qui apparaît ! Quel désordre ! Toutes mes excuses, mais c'est totalement involontaire : un bug du blog ?

Ecrit par : lucile | 19 septembre 2007

Non, c'est le maître des lieux qui donne dans l'intertextualité:-))

Écrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007

Non, c'est le maître des lieux qui donne dans l'intertextualité:-))

Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007

cé koi sa ?
Je ne suis pas du sérail, il y a des mots qui m'échappent !
C'est du français tel qu'on le cause en "séquences" ?

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

Notre Président vient de proposer aux fonctionnaires la voie vers un avenir radieux.
Pauvres jeunes collègues ! Notamment les futurs impétrants qui se verront proposer de glander longtemps dans les établissements pour un peu plus de paye à la fin du mois. L'ère est à la négociation et aux tables rondes !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007

Mais qui dit CCF dit absence d'impartialité... (enfin si elle existe, même lors d'examen unique - au vu de quelques pressions ci et là).

Écrit par : Pendariès | 19 septembre 2007

Que le Ministre décide de se lancer dans une nouvelle réforme du baccalauréat, et propose pour cela de passer à un bac général unique, en fusionnant les actuels bacs ES, S et L, c'est son droit le plus absolu. Il a d'ailleurs clairement dit qu'il ne le ferait pas sans consultations préalables. Dont acte ! Nous verrons donc ultérieurement ce qui sortira du chapeau. Mais il aurait été mieux avisé, pour lancer cet important débat sur la pace publique, de ne pas s'attaquer comme il l'a fait à la série ES (par exemple, en déclarant dans Paris-Match du 23 août 2007 qu'il faut faire "attention aux filières sans débouchés évidents. Je pense à ES (économique et social). Elle attire beaucoup d'élèves qui occupent ensuite de grands amphis, mais se retrouvent ensuite avec des diplômes de droit, sychologie, sociologie, sans toujours un emploi à la clé"). Que pense de tels propos l'actuel Pésident de la République, ancien bachelier économique et social ayant ensuite fait des études univesitaires de droit ?

Je suis d'autant plus surpris d'une telle affirmation, et de plusieurs autres du même genre, que le Ministre devrait savoir (et très probablement sait) que les statistiques élaborées par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance de son minstère, démontrent que ses affirmations sont très largement infondées. Nous vous renvoyons pour cela à la dernière édition de "reprères et références statistiques", document statistique officiel du ministère, téléchargeable sur le site www.education.gouv.fr Par exemple, le lecteur honnête (qui veut bien, avant de parler, s'appuyer sur des données incontestables) découvrira que les filières universitaires de droit, sociologie et psychologie ne sont chaque année demandées que par 22% des bacheliers ES, que les autres (une très large majorité), font d'autres études universitaires, entrent en classes préparatoires, en grandes écoles à recrutement niveau bac (instituts d'études politiques, écoles de commerce et de gestion, etc.), en IUT, STS, écoles spécialisées ... Autres données statistiques fort éclairantes : les bacheliers ES sont parmi les meilleurs dans les filières qui les accueillent, ainsi que le prouvent nombre d'études sur la réussite dans diverses filières d'enseignement supérieur.

Du coup, on est amené à se demander à qui (ou plutôt à quoi) profite le crime ?

Pour moi les choses sont claires : je pense que le Ministre, ancien Inspecteur général des lettres, a lu de près le rapport en date de juillet 2006, intitulé "Evaluation des mesures prises pour revaloriser la série littéraire au lycée", et pense pouvoir "sauver le soldat L" en "sacrifiant le soldat ES". Lisez ce rapport officiel si vous ne l'avez pas déjà fait (il est accessible sur le site précédemment signalé) : il est à cet égard édifiant. Les rédacteurs commencent par un triste constat statistique : "l'analyse des évolutions des effectifs des séries générales depuis 1989 laisse apparaître une chute spectaculaire du nombre d'élèves de la série L (-28%), contre une augmentation de 18% en série ES". Dès lors, la tentation est forte chez certains de dire que si les élèves se détournent de la série L, c'est qu'ils sont de plus en plus fortement attirés par la série ES qui leur jette de l'ombre. Un tel raisonnement, qui s'apparente au très classique principe du "bouc émissaire", permet d'éviter d'avoir à balayer devant sa propre porte. En désignant ainsi la série ES comme responsable de la déconfiture de la série L, on fait l'impasse sur ce qui ne va pas en L.

Les inspecteurs généraux rédacteurs du rapport signalé avancent un certain nombre de facteurs explicatifs de la crise de la série littéraire : une orientation vers L plus subie que désirée en fin de seconde, une réelle pénurie de débouchés dans l'enseignement supérieur, une identité problématique de la série L qui peine à trouver ses marques entre les séries ES et S, une baisse de l'image du bac L auprès des familles. Les choses sont donc claires : la filière ES n'est en rien responsable de la dévalorisation, regrettable il est vrai, de la filière littéraire. Pourtant, pour revaloriser le bac L, les rédacteurs proposent ... de le fusionner avec le bac ES ! En d'autres termes, à défaut de s'attaquer à ce qui ne va pas en L, rendons cette série soluble dans la série ES qui elle, va bien !

Nous n'inventons rien : en page 87 du rapport pré-cité, les rédacteurs envisagent deux scénarios susceptibles à leurs yeux de sauver la série L :

1. Un scénario qu'ils qualifient eux-mêmes de "radical", qui consisterait, ainsi que le Ministre vient de le proposer, en la création d'un bac général unique. Les inspecteurs généraux ne croient cependant pas que ce scénario serait praticable : "si, théoriquement, ce scénario est envisageable, plusieurs raisons risquent de dissuader de le mettre en oeuvre, et les conditions de sa réussie ne semblent pas pouvoir être facilement réunies".

2. Un scénario qualifié de "plus réaliste" : "un scénario qui fusionne les séries ES et L, en conservant toutefois deux groupes d'options assez nettement différenciées". Et de proposer de donner à la future série ES/L le nom de "lettres, économie et sciences sociales" (LES), dans le souci, écrivent les inspecteurs généraux, de "ne pas donner l'impression aux enseignants qu'une discipline a été absorbée par les autres".

Là est le véritable objectif visé par ces attaques en règle de la série ES. Nos amis littéraires croient-ils sincèrement que c'est en agissant ainsi que l'on pourra régler le problème, réel nous en convenons, de la série L ?

Bruno MAGLIULO
Inspecteur d'académie honoraire
Auteur, dans la collection L'Etudiant, de "Réussir ses études avec un bac ES"

Écrit par : MAGLIULO | 19 septembre 2007

Aux collègues enseignant les langues vivantes :
Une liste des lycées pratiquant l'innovation dans ce type d'enseignement (comprenez CECRL) se trouve sur
http://eduscol.education.fr/D0067/liste_etab_pratiq_nvx_modes.pdf
La liste date de juin 2005 et il est très instructif de n'y trouver aucun "lycée d'excellence" excepté, sauf oubli de ma part, le lycée Kleber de Strasbourg.
Il est vrai que les alsaciens ne font jamais rien comme les autres.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007

Le lycée que fréquente notre aîné est dans la liste et ça m'intéresserait de savoir quelle est l'innovation pratiquée à part celle d'avoir remis au goût du jour les groupes de niveau.

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

"Il est vrai que les alsaciens ne font jamais rien comme les autres."

En mieux ou en moins bien ?

M. du Gong du Grandsocle, il y a des alsaciens qui vous lisent ! :-))

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

"M. du Gong du Grandsocle, il y a des alsaciens qui vous lisent ! :-))"

J'espère bien !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007

"Il est vrai que les alsaciens ne font jamais rien comme les autres."
Habiter près d'une frontière, ça rend sûrement plus sensible à l'importance de maîtriser une langue étrangère, surtout quand un nombre non négligeable de salariés franchissent la dite frontière pour aller travailler !

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

Hep, jeunes gens, les Alsaciens! Majuscule!

Écrit par : Jean | 19 septembre 2007

Oups Jean, pardon, je ne le suis que d'adoption, Alsacienne.

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

"Là est le véritable objectif visé par ces attaques en règle de la série ES. Nos amis littéraires croient-ils sincèrement que c'est en agissant ainsi que l'on pourra régler le problème, réel nous en convenons, de la série L ? "
Ecrit par : MAGLIULO | 19 septembre 2007

Pour avoir en lettres sup un pourcentage non négligeable de bacs ES (le quart de la classe), je peux assurer, avec l'IG Magliulo -- que je salue cordialement, en souvenir du temps où il créait le salon de l'Etudiant à Rennes et ailleurs, et où j'y conduisais mes loulous --, que ce sont souvent des étudiants valables et même parfois brillants. Cela dit, ce ne sont pas de vrais "économistes", mais des littéraires qui avaient choisi ES comme d'autres avaient opté pour S -- càd pour ne pas être en L, filière dévalorisée, trop souvent peuplée de fumistes ou de pseudo-artistes... La question de fond, c'est de rendre visibles les débouchés des filières littéraires (c'était un des objectifs de la récente réforme de l'hypokhâgne dite indifférenciée). L'autre problème, c'est d'arriver à remettre au travail des lycéens qui ont , trop souvent, choisi L pour ne pas trop se fatiguer. Et là, c'est une autre histoire... Avoir été en S ou en ES option maths, cela veut dire sur un CV que l'on n'a pas peur de bosser. Mais les pov'chéris ont trop d'heures de cours, alors...

Écrit par : FGuichard | 19 septembre 2007

A Roncq, il y avait un responsable d'Emmaüs qui nous a dit que les clochards sont de plus en plus jeunes , et de plus en plus nombreux, et que l'école est en grande partie responsable de ce désastre. "Une tragédie incomprise!"

Quand je pense qu'il y a en Bretagne un collège Philippe Meirieu ! Bretons, (et Corses), réveillez-vous contre ce scandale ! Quelqu'un qui continue d'envoyer à la casse des centaines de milliers d'enfants !!
(Excusez-moi, j'interromps un moment pour aller vomir.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 septembre 2007

Allons, Anne-Marie, Philippe Meirieu n'est pas seulement responsable de la clochardisation accélérée! Le naufrage du Titanic, c'est lui aussi, vous ne le saviez pas? Et aussi le réchauffement climatique et les "twin towers"! Si, si, je suis certain qu'il est dans le coup!
Là, vous ne m'irritez plus, vous me faites franchement marrer!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007

Jean, Kadichon m'a déjà tancé pour avoir omis une majuscule à "bretons", mais si j'obtempère, il me faudra aussi un jour mettre une majuscule à "parisien", et ça, je m'y refuse avec la dernière énergie !
Alors, M.. aux majuscules honorifiques, et M.. à Monsieur le Maire, qui est un Con !

Écrit par : yann | 19 septembre 2007

Je crois que je m'emmêle dans la règle des majuscules :

je suis alsacienne ?
une Alsacienne ? ou
une H'alsacienne ? :-D

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

"Je suis Alsacienne, je suis Alsacien" (valse de "Lischen & Fritzchen"). Une des choses les plus amusantes qu'ait créées Offenbach, qui a beaucoup fait contre la mélancolie, l'esprit de sérieux et la khuistrerie...

Écrit par : FGuichard | 19 septembre 2007

La presse régionale se fait régulièrement l'écho du faible niveau des Alsaciens (ou alsaciens pour Yann) en allemand.
Comme il n'y a plus beaucoup de jeunes qui connaissent le dialecte, les portes du marché du travail en Allemagne et en Suisse se ferment pour eux, mais s'ouvrent pour les travailleurs de l'est de l'Europe.
Alors je ne sais pas si les innovations en langue vont avoir des résultats positifs, mais il y a un grand besoin de jeunes qui maîtrisent la langue allemande (et l'anglais, pour la chimie à Bâle).

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

ça pue un peu sur ce blog.
si vous bouffez du poisson, évitez de garder les reliefs dans la poubelle.

Écrit par : ecouter Delord | 19 septembre 2007

Un gâteau alsacien (un kougelhopf ou une tarte aux quetsches, évidemment!). Adjectif.
Un Alsacien. Nom.
Petite règle qui permet de s'en sortir!

Écrit par : Jean | 19 septembre 2007

Mais : je suis alsacienne ou je suis Alsacienne ?

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

Désolée Jean mais en recherchant sur internet je trouve les deux.

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

Que dit Grévisse?

Écrit par : Jean | 19 septembre 2007

"Je suis alsacienne." ou "Je suis Alsacienne."
La majuscule donne plus de solennité, si je puis dire, à l'expression.
Mais dans "un gâteau alsacien", aucun doute possible: mettre une majuscule est une faute. C'est un adjectif qualificatif.

Écrit par : Jean | 19 septembre 2007

Visiblement la proposition matinale de JP Brighelli d'ouvrir un débat sérieux sur le libéralisme, ne semble pas enthousiasmer grand monde.
Pour ceux et celles qui toutefois s'intéressent à cette question, je signale la parution d'un ouvrage de Jean-Claude MICHEA, auteur on s'en souvient de "L'Enseignement de l'ignorance". Il a pour titre "l'empire du moindre mal, essai sur la civilisation libérale". (Climats)
Un extrait pour éveiller votre curiosité: ( page 147/148) La répulsion des libéraux pour toutes "les normes édictées en commun s'étend bien au delà des seules normes morales, philosophiques et religieuses. La simple exigence, par exemple d'une orthographe commune dont les règles devraient être maîtrisées par tous est obligatoirement vécue par un "éducateur" libéral comme une intervention arbitraire de l'Etat, incompatible avec le génie créateur spontané des élèves. On doit même aller plus loin. Dans une optique libérale, c'est l'acte éducatif lui-même qui tend à devenir problématique. Le prétention d'enseigner quelque chose à quelqu'un (en dehors des lois du Marché, des droits de l'individu, et des savoirs strictement techniques, seules formes de l'idéal d'universalité qui soient fondées objectivement) est, par définition, toujours suspecte...

Écrit par : buntovchik | 19 septembre 2007

Merci beaucoup Jean pour toutes ces précisions.

Écrit par : lucile | 19 septembre 2007

"Il est vrai que les alsaciens ne font jamais rien comme les autres."
J'avais balancé ma phrase un peu par jeu. Pour voir.
Je suis né là bas mais je suis reconnaissant à mes parents d'en être parti alors que j'étais suffisamment petit. C'est ma façon très personnelle de déformer le vers de Brassens sur les "imbéciles malheureux d'être né(e)s quelque part".
On pourrait probablement le ressentir dans de nombreuses provinces françaises.
Néanmoins, pour revenir à certaines spécificités désagréables, j'avais beaucoup apprécié la réplique de Cohn Bendit qu'on interrogeait un jour sur le vote alsacien aussi massif qu'inédit aux municipales de 1986 (?) pour le FN. Si ma mémoire est bonne il dit alors "Si l'Alsace était restée allemande, ça ne se serait pas passé".

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007

Excellent, Buntovchik! Mais le retour de bâton de Cadichon risque d'être terrible!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007

Si j'avais fait ce choix, (adhérer au PS)c'est que je les jugeais seuls capables de mener à bien les réformes sociales qui s'imposent sans jeter dans la rue et la grève toute la fonction publique et autres "régimes spéciaux", par ailleurs en respectant quelques valeurs humanistes.""
[...]
Pensez donc, Cadichon, que j'ai horrifié certains blogueurs d'ici il y a trois semaines en parlant de mon PEA et de mes actionsPeugeot qui dégringolaient."';


Merci dobolino d'avoir si magistralement résumé et illustré en deux phrases ce que je m'évertue à souligner ici, à savoir l'indécrottable archaïsme et l'immoralité de la doxa dominante. Quand à l'invective, pourquoi serait-elle l'apanage de tous ceux qui braillent à l'ultra-libéralisme sans connaître un traître mot des principes de base du libéralisme lui-même.

Merci aussi de vous inquiéter de la stérilité de mon discours. Vous l'avez compris depuis longtemps, je ne cherche pas à convertir, (et surtout pas les orphelins du grand soir, qui sont beyond salvation) car on ne se convertit pas au libéralisme. On arrive y par soi-même, du premier coup quand on a de la chance, c'est comme pour le mariage, ou après coup, quand on comprend qu'on est cocufié par l'idéologie qui a inspiré des modèles utopiques, lesquels imposent de fausser la réalité pour en maintenir la pertinence.

Je sais, par les nombreux retours que j'en ai "hors antenne", car j'ai parfois laissé traîner ici et là mon email, que la teneur de mes propos, dont l'outrance se calque souvent sur celle que j'y rencontre, a eu un impact non négligeable sur ceux qui savaient intuitivement que la gauche allait dans le mur, qu'elle s'agrippait à des idéaux depuis lontemps obsolètes et que ni ses réformes pendant plus de 20 ans ni ses formules incantatoires, ne pouvaient faire revenir la croissance et le plein emploi qu'elle a contribué à éradiquer.


1. Les réformes sociales passées et conduites par la gauche, ( même quand ce n'est pas elle qui est à la barre) ont mis la France dans l'état actuel. Alors, par quel miracle feraient-elle mieux aujourd'hui qu'elle n'a même plus de programme, sauf être contre tout: anti-libéralisme, anti-mondialisme, anti-américanisme, et l'inévitable rhétorique bourgeoisophobe (mépris de l'argent, de la réussite et de l'élitisme ), bref tout ce qui nous maintient dans le rouge.

2.La plupart de ceux qui votent à gauche le font avec bonne conscience car on leur a seriné qu'elle seule "faisait du social", qu'elle avait le monopole de l'humanisme et que quiconque n'était pas à gauche était un arriviste forcené, écrasant sans vergogne les masses qu'il paupérise à dessein. Toujours la caricature. Autre mythe de gauche: faire croire qu'on enrichit les pauvres en appauvrissant les riches pour éviter de dire ce qui fâche à savoir que moins on travaille moins on produit, que moins le gateau est gros et plus les pauvres n'ont que des miettes à se partager, que plus on égalise, plus on creuse les inégalités et moins on est libre et que tous les pays qui ont retrouvé le plein emploi l'on fait en libéralisant le marché du travail et en dégraissant l'État.


3. Seule la Gauche apporterait la paix sociale? Autrement dit tout gouvernement de gauche est tellement otage des syndicats qu'ils lui dictent sa politique sous la menace de la grève des services publics et des manifs, avec la "turbulence urbaine" qui s'ensuit, cauchemar des riverains et des forces de police. Ce chantage marche depuis soixante ans, merci monsieur Thorez, mais il semble que ce soit justement cela dont les Français ne veulent plus, alors le chantage ne fait plus guère recette.

Maintenant que la réussite de tous leurs voisins alimente un projecteur qui éclaire enfin le bourrage de mou qu'ils subissent depuis 1945, ce qui est significatif, ce se sont pas tant les ténors de gauche qui sentant le vent tourner font leur métier et virent de bord, mais ce qui a fait tourner la girouette, la lente prise de conscience par l'ensemble de la population que les carottes de la gauche marxo-lénino-trotsko-mao- lamberto-jospino-royaliste sont cuites, et que celles qu'on leur avait si longtemps brandies sous le nez pour leur faire avaler les pires couleuvres...étaient des leurres en caoutchouc.


Tous les pays qui ont retrouvé le plein-emploi sont là pour enfoncer le clou:les "recettes" du socialisme de papa ne marchent pas. L'aggiornamento est donc la seule voie possible pour repartir sur des bases saines. Un ami italien de passage me disait hier: en Italie, je vote à gauche et en France à droite. Quoi de plus logique?

Écrit par : Cadichon | 19 septembre 2007

"La simple exigence, par exemple d'une orthographe commune dont les règles devraient être maîtrisées par tous est obligatoirement vécue par un "éducateur" libéral comme une intervention arbitraire de l'Etat, incompatible avec le génie créateur spontané des élèves"

écrit Michéa cité par buntovchik.

Et Christophe Sibille, qui cette fois pense court, de renchérir bruyamment.

Alors que si l'on est un tant soit peu rigoureux, cela signifie que les libéraux pur jus sont les pédagogues (qui en doute d'ailleurs ? la plupart d'entre eux cotisent au PS…) et que les forces de la "réaction" anti-pédagogiste se recrutent nécessairement de l'autre côté…
La droite française n'a jamais été tentée par le "laisser-faire". Parce qu'à côté de l'argument économique ("it's the economy, stupid !"), elle sait bien, cette droite, surtout depuis une vingtaine d'années, qu'il y a une guerre culturelle en cours, et que cette guerre se gagnera ou se perdra sur le front de la culture : l'orthographe n'en est que la partie émergée, la plus visible, la plus symbolique aussi de l'invasion des barbares.
Ne pensez donc plus le libéralisme en termes d'économie de marché, mais en termes culturels. Ce qui implique que certains, ici, qui pensent avoir de vrais engagements à gazuche (et de ceux-là, je ne doute absolument pas de la pureté de leurs intentions), pactisent sans le savoir avec le parti de l'ennemi, tandis que ceux qui se sentent pencher à droite sont au fond partisans d'un interventionnisme de bon aloi.
Les lignes de partage sont bien plus troubles que ce que vous avez l'air de croire, et si la pensée de Michéa est que la droite, dans un souci libéral, veut déstructurer la langue et la pensée, il se trompe d'époque.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 septembre 2007

Arrêtez vos caricatures, Cadichon! Une fois de plus, les pays dont vous pensez qu'ils ont réussi le plein emploi ont multiplié les emplois précaires et la clochardisation, en même temps que les très très riches multiplient leurs dividendes... Personne ne vilipende l'idée de gagner de l'argent. C'est vous qui caricaturez, une fois de plus. Mais il est des limites que la pudeur, (je sais, je suis un peu idéaliste, tout en n'étant pas anti-libéral) ou, plutôt, une législation adéquate encadrant ce même libéralisme, devrait vraiment poser.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007

Je trouvais la lettre de Buntovchik assez drôle, et imaginait simplement la réaction de Cadichon en la lisant...
Ceci étant dit, Jean-Paul, pensez-vous vraiment que Sarko ait lu: "le voyage au bout de la nuit" et "belle du seigneur"? Et qu'il veuille sincèrement "rajouter de la culture" dans les programmes de télé? Mais non! Il veut simplement flinguer l'enseignement public, et vous le savez bien. C'est vous qui me semblez un peu idéaliste, par moments.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007

" et j'imaginais"... Impardonnable!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007

Posons la question du libéralisme un peu autrement : ce que fait Darcos depuis son arrivée au MEN vous parait-il d'inspiration libérale ?

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 19 septembre 2007

Exact, JPB, mais c'est justement ce qui est difficile à penser pour la plupart des gens.
L'idée de progrès ayant été 'kidnappée' par la gauche, et la 'réaction' étant, selon cette même gauche, l'apanage quasi-génétique de la droite, il est surprenant de se rendre compte que dans le cas de l'éducation, et de l'enseignement de l'orthographe, c'est la gauche qui est responsable de l'inculture de plusieurs générations...
C'est lorqu'une majorité populaire se rendra compte de cela que, seulement, les choses pourront changer; il faut une pression populaire pour que les politiques aient assez de cran pour mener à bien des réformes nécessaires...
Ce changement dans l'opinion peut se faire par les interventions dans les médias, ou par les livres: ainsi, cet après-midi, je suis allé chez mon libraire et j'ai vu, au rayon pédagogie, deux livres qui viennent de sortir: celui de Meirieu "Le devoir de résistance" ou un truc du genre, et la version poche de "A bonne école" de Brighelli. 3 bouquins du pédagogo contre une tour de Babel de Brighelli.

Du bon usage de la propagande?

Écrit par : Loki | 19 septembre 2007

Tous les pays qui ont retrouvé le plein-emploi sont là pour enfoncer le clou:les "recettes" du socialisme de papa ne marchent pas. L'aggiornamento est donc la seule voie possible pour repartir sur des bases saines. Un ami italien de passage me disait hier: en Italie, je vote à gauche et en France à droite. Quoi de plus logique?

Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007

Nous sommes bien d'accord, le socialisme de papa me gonfle aussi! Le PS français mérite un sacré coup de balai, du sol au plafond. Il m'avait semblé apercevoir des frémissements mais c'est une vieille machine engluée par des militants et des apparatchiks qu'il faut, parait-il, ménager! Un peu marre mais il est vrai que je suis d'un naturel assez impatient.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2007

Avez-vous eu ce genre de missive dans vos casiers?

Lettre de rentrée Français Langues anciennes.

....

visant à développer chez l'élève des compétences à la fois disciplinaires et transversales.

S'agissant du farçais, ces compétences s'acquièrent dans les pratiques du discours: dire, lire, écrire et sont réinvesties(EN BOURSE§) dans des (LESQUELLES?) problématiques littéraires autour desquelles s'organisent plus spécifiquement les programmes du lycée.
Au Collège, nous examinerons comment, dans l'enseignement de la discipline, les éléments constitutifs du socle commun sont mis en oeuvre.
En lien avec le socle commun nous nous intéresserons aux ..PPRE et à leur continuité au delà de la classe de 6ème.


Qui nous débarrassera de ce jargon?

Écrit par : edith | 19 septembre 2007

Si j'avais fait ce choix, (adhérer au PS)c'est que je les jugeais seuls capables de mener à bien les réformes sociales qui s'imposent sans jeter dans la rue et la grève toute la fonction publique et autres "régimes spéciaux", par ailleurs en respectant quelques valeurs humanistes.""
[...]
Pensez donc, Cadichon, que j'ai horrifié certains blogueurs d'ici il y a trois semaines en parlant de mon PEA et de mes actionsPeugeot qui dégringolaient."';


Merci dobolino d'avoir si magistralement résumé et illustré en deux phrases ce que je m'évertue à souligner ici, à savoir l'indécrottable archaïsme et l'immoralité de la doxa dominante.

Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007

Quelle immoralité? Mes actions Peugeot ou mon PEA sont donc immoraux?
J'ai l'impression que vous confondez le PS et le PCF pour mieux asséner votre discours? Non?
De quel socialistes parlez-vous, j'avoue que je ne comprends pas...

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2007

Ne pensez donc plus le libéralisme en termes d'économie de marché, mais en termes culturels.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2007

Là, c'est un peu optimiste, je crois... mais j'aime les rêveurs. A défaut d'être pragmatiques et réalistes, ils sont amusants. En plus, ils ne sont jamais déçus puisqu'ils ont toujours un rêve en réserve pour rebondir. C'est le secret de l'éternelle jeunesse.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2007

Pour Gong DGS (cette fois j'abrège!) : oui, pour moi (mais cela n'engage que moi!), la politique actuelle de Darcos est d'inspiration libérale : sans parler des suppressions de postes (mais sans se focaliser non pls là-dessus!), la volonté d'autonomisation est foncièrement d'essence libérale; puisque le bateau prend l'eau de toutes parts, au lieu de relever ses manches et d'avoir le courage de mener une véritable politique nationale de redressement d'ensemble, on fait "confiance au terrain" pour se débrouiller, quitte à créér (peut-être!) de sains établissements acquis à nos principes ou (hélas!) d'infâmes bouges pédagogistes... vu l'état actuel du terrain, gangréné jusqu'à l'os par les théories pédagogoles, il n'est pas évident que la première hypothèse l'emporte! (j'ai déjà eu l'occasion de dire à Darcos ce que je pensais de sa confiance dans le "terrain" pour redresser la situation). Dans tous les cas, il me semble que nous souhaitons tous que ce soit l'ensemble du système qui change (et cela ne peut se faire qu'avec une impulsion forte de l'Etat), et non pas que se mette en place un système féodalisant dans lequel chaque établissement fera sa petite tambouille. Second exemple de libéralisme dans cette politique : la volonté de casse des statuts, vus comme un "carcan" (je vous passe les envolées lyriques de Gainaut sur le sujet dans la Lettre aux éducateurs); ce qu'il oublie de préciser, c'est que le statut est d'abord une protection (que l'on nous envie d'ailleurs à l'étranger...Ce statut permet justement de se libérer d’un autre carcan beaucoup plus préjudiciable : celui du « tout local », ou de la subordination aux intérêts locaux.

Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois, mais je redoute le "laissez faire" qui semble devoir être mis en place. Ce n'est pas une tradition française, ni de gauche ni de droite d'ailleurs (mais reste-il encore un vrai gaulliste à l'UMP??) et la situation appelle un sursaut national fort. En ces temps de crise profonde de notre système, on s'attendait à mieux que "démerdez-vous", non?

Écrit par : Claire | 19 septembre 2007

Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois, mais je redoute le "laissez faire" qui semble devoir être mis en place. Ce n'est pas une tradition française, ni de gauche ni de droite d'ailleurs (mais reste-il encore un vrai gaulliste à l'UMP??) et la situation appelle un sursaut national fort. En ces temps de crise profonde de notre système, on s'attendait à mieux que "démerdez-vous", non?

Ecrit par : Claire | 19 septembre 2007

A l'évidence, un débat sur le libéralisme s'impose... Faut savoir ce qu'on veut.
Qui êtes-vous? Que voulez-vous?
Le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière, le tout gratuitement?
Vous expliquez au quotidien à vos élèves que ça ne se peut pas alors que vous ne le comprenez pas pour vous? Ne vous étonnez pas si vous n'êtes pas crédibles et s'ils ne vous croient pas.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2007

La lettre de Sarkosy ( oui, je sais je me réveille) , tout le monde était censé la recevoir ou pas? Car dans mon académie de gauche, rien. Vous l'avez eue ou pas?

Écrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007

J'aimerais, Cadichon, que vous dressiez la liste des "staliniens" de ce blog, pour voir et non à titre de procès contre l'un ou l'autre."

Eh bien la liste se fait d'elle-même: tous ceux qui veulent me faire faire mon autocritique, me faire dire notamment que lapsi était intentionnel. Peu leur importe la vérité, la réalité, en fait elle est à nier car elle ébranlerait tellement leurs certitudes. Cela les rassure de se convaincre que je mens et ils veulent me faire "avouer" ce mensonge.
On est en plein dans l'Aveu
Pas besoin dans dire plus!

Le contact quotidien avec les réfugiés du paradis des Soviets a développé chez moi une sorte de radar renifleur de staliniens.
Hélas il fonctionne toujours aussi bien

Avec ces illibéraux pavloviens, pas de discussion possible car leur haine du libéralisme est aussi viscérale et aveugle que leur phobie du bourgeois, de l'impérialisme, du capitalisme, des fonds de pensions, de la mondialisation,
je m'essouffle

Basta!


Écouter la dernière demi-heure de Mots croisés cela peut faire économiser une année de cours d'économie dans n'importe quel bahut. Jacques Marseille est époustouflant de clarté et de concision.
Tout est dit!

Bon pas le tps de relire, les vautours à vos plongeons
puisque seul le premier degré ( attention au sous-entendu) semble avoir droit de cité: pas de calembour ni de creative writing

Écrit par : Cadichon | 19 septembre 2007

Car dans mon académie de gauche, rien. Vous l'avez eue ou pas?

Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007

Quelle est donc votre académie ?
Je n 'ai rien reçu non plus
Sincèrement
Marie

Écrit par : Marie | 19 septembre 2007

"Le contact quotidien avec les réfugiés du paradis des Soviets a développé chez moi une sorte de radar renifleur de staliniens.
Hélas il fonctionne toujours aussi bien"


Ecrit par : Cadichon | 19 septembre 2007

Le message entier est une perle, mais cette phrase est particulièrement savoureuse! Elle résume à elle seule "l'état d'esprit Cadichon"... A vos caffettes!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007

"Car dans mon académie de gauche, rien. Vous l'avez eue ou pas?

Ecrit par : Thalie- Thalie | 19 septembre 2007

Quelle est donc votre académie ?
Je n 'ai rien reçu non plus
Sincèrement
Marie"

Ecrit par : Marie | 19 septembre 2007

Ils ne l'ont certainement reçue qu'en Alsace, seule région de droite... Quelle économie d'arbres!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007

Waou je ne connaissais pas Cadichon avant mais elle détonne!
La psychose pro-ulta-libérale-anti-gauche en marche!

Le surnom par contre est débile.. Cadichon ça rime avec torchon.
Ou Folichon (c'est qu'elle n'est pas).

Écrit par : Hel | 19 septembre 2007

JPB, commencez à préparer plein de posts, à l'allure où est lancé Sarkozy, vous n'aurez pas le temps de suivre quand ca va commencer (et nous non plus) !

Écrit par : Jérémy | 19 septembre 2007

"Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois, mais je redoute le "laissez faire" qui semble devoir être mis en place. Ce n'est pas une tradition française, ni de gauche ni de droite d'ailleurs (mais reste-il encore un vrai gaulliste à l'UMP??) et la situation appelle un sursaut national fort. En ces temps de crise profonde de notre système, on s'attendait à mieux que "démerdez-vous", non?"

Ecrit par : Claire | 19 septembre 2007

Bravo, Claire !

Oui, c'est grâce au statut que ceux qui résistent dans les écoles ont pour l'instant pu tenir sans être virés. Harcelés, emmerdés, sanctionnés financièrement, cassés parfois... oui, mais pas virés. Et tant que l'on n'est pas viré, on est toujours là, et on peut continuer à INSTRUIRE dans sa classe. C'est pourtant simple à comprendre, mais il n'est pire sourd...

Quant au jacobinisme, il est semble-t-il du dernier chic actuellement de s'en gausser. Pour être tout à fait "tendance", il convient d'assortir cela soit de petits gloussements de circonstance, soit d'assertions assénées avec le petit ton pète-sec du marquis qui s'adresse à un gagne-petit.

Alors pour le "sursaut national fort", on est mal parti ! Une belle unanimité se dessine manifestement en faveur d'une multitudes de petits fiefs, de petites baronnies, avec leurs petits caciques locaux... Et chacun de s'imaginer qu'il sera, lui, juste dans le bon fief... et, qui sait, dans les meilleurs termes avec l'un des amis de la soeur du voisin de la tante de l'un des petits chefs !

Écrit par : Un hussard | 19 septembre 2007

1) Jean, arrêtez avec vos gateaux alsaciens, vous me donnez une faim de loup !

2) Thalie, je n'ai pas reçu cette fameuse lettre non plus. J'aurais préféré la recevoir par mail - à quoi sert donc cette fameuse adresse-mail académique où on ne nous écrit jamais rien ?

3) M. Magliulo a raison : il est vain de vouloir réhabiliter les L en dépouillant les ES. Dans l'idée d'un bac unique, qu'est-ce qui empêcherait d'essayer d'abord l'étape de deux bacs généraux, l'un scientifique (S.) , l'autre littéraire et economique (L.E.) ?

Écrit par : Jérémy | 19 septembre 2007

"pour ne pas être en L, filière dévalorisée, trop souvent peuplée de fumistes ou de pseudo-artistes..."

C'est pas gentil pour le fils de Dobolino.
Oui, Dobolino, oui, on sait, c'est un génie incompris du système qui se masturbe sur les catalogues de La Redoute, la France entière a compris, ça fait 1000000 fois que vous le dites. On y revient pas, ok ?

Écrit par : Tika | 20 septembre 2007

Le surnom par contre est débile.. Cadichon ça rime avec torchon.
Ou Folichon (c'est qu'elle n'est pas).

Ecrit par : Hel | 19 septembre 2007
Pauv'hel, pauv'chouette, qu'a jamais lu la comtesse de Ségur, à c't'heure),
icitte, l'accent québécois est de rigueur.
C'est ben d'valeur...

Sous-titre en raccourci pour les latinistes-distingués:
hic and nunc.

"Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois"
se dit une autre
Là oui y'a vraiment de quoi, c'est double peine, mais qui peut le plus...

"Quant au jacobinisme, il est semble-t-il du dernier chic actuellement de s'en gausser"
ajoute un autre

Décidément c'est tout le 19ème siècle qui a disparu des écrans radars. En 1880, il était déjà de bon ton de fustiger le jacobinisme comme un "archaïsme" égalitariste et dirigiste. Et je me demande même si ce n'était pas Jules Ferry qui tenait ce langage...
En tous cas, il y avait déjà un paquet de monde pour se gausser de la propension des Français au dirigisme et à l'immobilisme, et cette tare continue à nous plomber un siècle plus tard.

Par son centralisme étatique et sa passion pour l’égalité, le jacobinisme français a contribué à fragiliser d’emblée la savante mécanique républicaine, en compromettant l’équilibre de l’ensemble de ses composantes, dont l'école n'est pas la moindre...


Deux siècles plus tard, on n'a vraiment plus rien, ni le chic, ni le choc, ni le chèque!

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

« Il ne serait pas malséant d'avoir sur ce blog une vraie conversation sur le libéralisme (appliqué ou non à l'école : nous sommes spécialisés, mais assez intelligents, ce me semble, pour aborder des questions extra-scolaires — qui d'ailleurs ne peuvent manquer de se répercuter sur l'éducation ».
Ce souhait de JPB implique ( outre qu’il siffle une fin de récré) la prise en compte, comme signale Philippe Raynaud dans le dernier Commentaire (Nº118-Été2007) que l’"une des caractéristiques de la culture politique française est probablement la méfiance dont le libéralisme fait l'objet, qui a quelque chose de surprenant dans le pays de Montesquieu, Constant et Tocqueville. [...] Il m'est arrivé, poursuit Raynaud, d'écrire que la France est le seul pays libre et démocratique où "libéral" soit une insulte". Il rappelle aussi cette autre exception française : l'anti-libéralisme sévit autant à gauche qu'à droite. Chirac en a donné un bel exemple en affirmant que le grand mérite de la Constitution Européenne était d'être "un rempart contre le libéralisme", une prise de position qui fait de lui un héritier du radical-socialisme bien plus qu’un homme de droite. À gauche c'est tout aussi clair: durant la campagne Hollande a pu dire sans sourciller : "le libéralisme est étranger à la culture européenne".

Dans le même temps les Français sont autant de Monsieur Jourdain. Ils font du libéralisme sans le savoir, enfin plutôt sans l'admettre. La Gauche a, quant à elle, privatisé à tour de bras pour remplir les caisses, et sans état d'âme.

Quels sont les effets pervers de cette dissonance cognitive? Raynaud choisit d'aborder le problème par sa dimension éthique et non son aspect somatique, pathologique.

"On a donc affaire en France à ce qu'on appelait dans ma jeunesse marxiste de la " fausse conscience", c'est-à-dire de la mauvaise foi: le même corps politique qui a accepté, bon an mal an, certaines transformations qu'on ne peut appeler que "libérales" refuse, comme on disait autrefois, le "signifiant "libéral".

Le reste de l'article passe en revue les "idées-mères" ou "pôles permanents" de cette tradition dont la caractéristique principale est de s'être inscrite dans la durée, et même la « longue durée », peut-on dire, après plus de trois siècles. Contrairement aux affirmations d'un Hollande, le libéralisme commença à infuser la culture européenne lors de la "Glorieuse Révolution" anglaise de 1689 pour achever de se développer un siècle plus tard, avec les deux autres Révolutions. On n'a pas trouvé mieux, et ce n'est pas faute d'avoir essayé, que les droits de l'homme, la limitation de la souveraineté par la séparation des pouvoirs, l'autonomie de la société civile, autrement dit, son émancipation de l'État.

L’autre trait distinctif du libéralisme est son unité conceptuelle profonde malgré la pluralité de ses applications et de ses interprétations.

Une fois que les principes directeurs de la tradition libérale et ses diverses expressions sont clairement définis, se pose la question des formes prises par l’antilibéralisme, et celle du lien entre l’allergie au libéralisme et la crise actuelle des valeurs démocratiques. C’est ici que l’école est partie prenante et que l’étude du projet condorcétien prend aussi toute sa mesure, puisqu'il contient des réponses aussi pertinentes qu'ignorées.

La tension que la passion égalitaire a entretenue avec les forces conservatrices a entrecoupé le 19ème siècle de révolutions, les restaurations monarchiques s’intercalant également entre les deux Empires des Bonaparte. Ce contexte, aggravé par l’opposition du clergé, a interdit l’établissement durable du libéralisme.

Mark Lilla, dans “New French Thought”, (Princeton-1994) souligne que son antilibéralisme démarque la France ( pour son malheur) du monde anglo-saxon, où, pendant les trois derniers siècles, “ the most radical and conservative thinkers have seldom strayed far from the fundamental principles of liberal politics. »

Si le libéralisme n’est ni à l’extrême droite ni à l’extrême gauche, peut-on y voir la Troisième voie ? Blair a clairement répondu, et il n'est pas le seul...

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

"Désolée d'être aussi jacobine et syndicalisante à la fois, mais je redoute le "laissez faire" qui semble devoir être mis en place. "
Ecrit par : Claire | 19 septembre 2007

Merci, Claire.
Le fameux "droit à l'expérimentation" dans les établissements va conduire à de véritables catastrophes locales ; imaginez ce que cela peut donner au collège Philippe Meirieu, (par exemple), ou à l'école Pestalozzi (!) : du n'importe quoi en perfusion ... Bref, on va arriver à l'officialisation d'une mise en concurrence des écoles, collèges et lycées, avec accentuation du fossé qui existe déjà entre "bons" bahuts et boîtes de seconde zone -- dont, malgré l'assouplissement de la carte scolaire, ne pourront sortir que les gens assez informés pour comprendre qu'il faut les fuir à grandes enjambées.
Le libéralisme à l'école, enfant morganatique de la droite ante et anti-gaulliste et de la gauche bobo, ou, si vous préférez, des amours contre nature de Madelin (entre autres) et Ph Meirieu (entre autres aussi), bref, chimère des libéraux-libertaires, achèvera le malade aussi sûrement que la saignée des médecins de Molière.
Pour refonder vraiment l'Ecole, le simple bon sens, chose en France de moins en moins partagée semble-t-il, suggère d'en revenir à des programmes nationaux exigeants (quelle que soit la manière dont on les inculque) et à un baccalauréat-guillotine. Tous ceux qui ont voté contre Mme Royal attendaient une reprise en main de ce type, et c'est tout l'inverse que l'on nous prépare, je le crains.
Quant à "réfléchir au libéralisme en termes culturels", dites-moi que c'est de l'humour, JPB ?! Depuis Richelieu, en France, la culture et l'Etat entretiennent des relations serrées, pas toujours claires je vous l'accorde, mais qui ont donné des choses fructueuses, et permis aux artistes de créer, avec ou contre cette culture d'Etat.
Ouvrir la culture à la concurrence de type libéralo-libéral, c'est laisser faire la demande et donc tuer toute expression de qualité: voir la multiplication des chaînes de télé ineptes, la disparition, malgré la loi Lang, des libraires et disquaires de proximité, et la faillite ou semi-faillite de maisons d'édition de valeur, qui ne peuvent faire face au rouleau compresseur des grands groupes éditoriaux. Bref, la concurrence est un jeu de dupes dans ce domaine, car ce n'est pas toujours la qualité qui y gagne, tant s'en faut.
Mais je ne vois pas pourquoi je me fatigue à argumenter, vu qu'on me répondra que je suis obsolète, ringarde, larguée, et que je retarde de plusieurs trains. Cette "néomanie" forcenée a aussi de quoi inquiéter. Si être absolument moderne, c'est cela... non merci, comme dit Cyrano.

Écrit par : FGuichard | 20 septembre 2007

"Un baccalauréat-guillotine", dit FG…

Pas étonnant de la part d'une jacobine…

Je ne suis pas aussi porté que vous à couper des têtes, ma chère. Vous mettez la sanction avant les bœufs — un peu comme cet excellent M. Sibieude qui veut à toute force rétablir un examen-couperet pour entrer en Sixième.
Je crois fermement que des programmes bien repensés, des progressions un peu rigoureuses, des ambitions mesurées, élimineront l'essentiel des redoublements, d'un côté, et des échecs, de l'autre.
Et nous en sommes loin : les programmes en fait sont insensés, d'une ambition démesurée, ce qui amène par contrecoup toutes les indulgences. J'éliminerais sans remords des programmes de Lettres, par exemple, tout le versant linguistico-discursif, et nous pourrions réfléchir à ce que l'on doit transmettre de littérature ("tout", dit-elle — voire !). Ne croyez-vous pas que, dans toutes les disciplines, les commissions ont toujours été tentées de former des spécialistes de leur matière, ce qui devrait faire des élèves, à l'arrivée, des spécialistes universels — oxymore, comme aime à dire Dobolino…
Revenons à un idéal plus XVIIème siècle : faire d'honnêtes gens — c'est-à-dire des personnes ayant une teinte de tout, capables de parler de tout dix minutes, mais surtout pas des spécialistes : ça, c'est le boulot des formations supérieures — c'est votre job, ma chère.
L'idée d'un Bac unique, me semble-t-il, est là : donner assez de bases pour pouvoir choisir, et continuer — mais ne pas prétendre faire de l'hypokhâgne en Seconde — ou avant. Je suis très favorable à l'enseignement d'une culture latine, mais pas au point de traduire Perse ou Juvénal dans le texte. Nous avons complètement perdu la mesure, et c'est ce qui a fait chuter le niveau : à vouloir absolument que les élèves acquièrent en Histoire les mécanismes de l'Ecole des Annales, on en a fait des gosses incapables de mémoriser une chronologie globalement correcte.
Ce qu'il est urgent de définir, ce sont des programmes cohérents, réalistes, dont l'ambition sera en devenir constant, au lieu d'être un étouffoir permanent.
Les élèves sont paraît-il bien plus stressés qu'autrefois : c'est qu'on leur demande, au fond, bien plus de choses que nous n'en avons apprises dans les années… passées. Et qu'à l'arrivée, il ne reste de toutes ces belles prétentions à l'exhaustivité générale qu'un magma épars.
Alors, méfions-nous de la tentation universaliste. "Un bac général, oui, mais avec les maths de S, les Lettres de L, l'économie de ES…" Et la lune ? Tous les programmes sont à récrire, des progressions à rechercher, des objectifs à définir. La vraie égalité des chances est là — ni dans des ambitions démesurées pour la plupart des élèves (et pas mal d'enseignants ici présents devraient de temps en temps oublier qu'ils furent bons élèves — et penser aux copains qui déjà à l'époque n'y arrivaient pas), ni dans un laisser-faire qui se couvre du voile de la "pédagogie" pour autoriser le confort intellectuel du vide.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2007

Merci, Françoise. C'est vous qui sifflez, (et fort bien), la fin de la sinistre récréation ultra-libérale.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007

C'est symptômatique, ce surenchérissement langagier. Comme "libéral" ne fait plus peur à personne, on rajoute un préfixe pour en augmenter le danger visible — ou supposé.
L'ultra-libéralisme n'a jamais été au programme, sinon dans quelques pays émergeants. Même Thatcher a maintenu un interventionnisme d'Etat quand elle l'a jugé bon — et aucun Etat, au sens moderne du terme (le sens qui a émergé avec Richelieu, n'est-ce pas, Françoise…) ne laissera jamais le pouvoir réel lui échapper — relisez Hobbes. C'est trop bon, le pouvoir.
Le libéralisme, en revanche, n'est jamais qu'une graznde enveloppe où l'on peut glisser toutes sortes d'options. L'existence d'un secteur privé dans l'Educaion n'a jamais menacé le secteur public — ou plutôt, s'il le menace, c'est que le secteur public a été dévalorisé par des politiques pédagogiques aberrantes, et non par des calculs économiques compliqués.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2007

Mais je ne vois pas pourquoi je me fatigue à argumenter, vu qu'on me répondra que je suis obsolète, ringarde, larguée, et que je retarde de plusieurs trains. Cette "néomanie" forcenée a aussi de quoi inquiéter. Si être absolument moderne, c'est cela... non merci, comme dit Cyrano.

Ecrit par : FGuichard | 20 septembre 2007

Oh si, s'il vous plaît, continuez à vous fatiguer à argumenter. Moi, ça me remonte un peu le moral de voir que je ne suis pas seule à penser "ringard".

Écrit par : catmano | 20 septembre 2007

Excusez-moi, Jean-Paul, mais, du temps où je militais à Attac, (pauvre de moi), je me faisais traiter de "social-libéral" par mes "collègues de bureau" dans cette association. Entre le libéralisme de François Hollande et celui de Nicolas Sarkozy, il y a légèrement plus que des nuances.
Par ailleurs, il semble vraiment, (j'espère que l'avenir me donnera tort) qu'entre tenter d'améliorer le service public d'éducation en allant dans le sens que vous préconisez, (Jean-Paul) ou privatiser quoiqu'il arrive, Nicolas Sarkozy ait définitivement choisi son camp. Et ce bien avant même de démarrer sa campagne présidentielle. Peut-être même depuis 1995.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007

Merci Françoise pour cette remise à plat! Je désespérais de trouver, au milieu de ces libéraux de salon, une vraie pensée disons simplement...républicaine! J'avoue d'ailleurs que je fais des expériences passionnantes sur ce blog: lorsque j'en ai assez de me faire traiter de "droitière" (sinon pire) quant à mes idées sur l'Ecole, je viens ici me faire traiter d'infâme gauchiste. C'est jouissif quand même...!

PS pour JPB: il est évident que les pays qualifiés de libéraux, tels les Etats-Unis, ont su parfois conserver un interventionisme fort de l'Etat (mais vis-à-vis de l'extérieur). par contre, merci pour l'expérience sociale Tatcher ou Regan!

Écrit par : Claire | 20 septembre 2007

Revenons à un idéal plus XVIIème siècle : faire d'honnêtes gens ...

Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2007

Un petite citation pour la route :
"Un homme devrait savoir changer une couche-culotte, planifier une invasion, charcuter un cochon, manoeuvrer un navire, concevoir un bâtiment, écrire un sonnet, faire un bilan comptable, monter un mur, soigner une fracture, soutenir un mourant, prendre des ordres, donner des ordres, coopérer, agir seul, résoudre des équations, analyser un nouveau problème, répandre de l'engrais, programmer un ordinateur, cuisiner un bon repas, se battre efficacement, et mourir galamment.
La spécialisation est pour les insectes."

Robert A. Heinlein

Pour que le bac unique aboutisse aux voeux de JPB, il faut refondre profondément les programmes (sans chercher à faire de la terminale une prépa : voir les programmes de SLL, beaucoup trop ambitieux), accepter un "effet guillotine" en réduisant le nombre de bacheliers, pour revenir sur cette ânerie des 80 % (tout en maintenant l'objectif des 80 % AU NIVEAU du bac), et proposer suffisamment de filières professionnelles valorisées pour ne laisser personne au bord de la route.
Revaloriser le travail manuel : c'est peut-être une des clefs du problème.
Ceux qui ne peuvent espérer dépasser la 3eme rèvent tous d'être mécano sur des motos de course, et les autres ne veulent surtout pas se salir les pognes.
Qu'ils ne fassent surtout pas véto : de toutes les professions à haut niveau d'études, c'est sans doute la plus dégueulasse (avec proctologue, peut-être...).

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

Qu'ils ne fassent surtout pas véto : de toutes les professions à haut niveau d'études, c'est sans doute la plus dégueulasse (avec proctologue, peut-être...).

Ecrit par : yann | 20 septembre 2007

Mets des gants de fouille: il y a un grand choix de couleur.
N.B.: Tika, je vous ai lu. Merci. Dans ce monde, l'a GRRR essivité, c'est bon signe pour celui qu'on a GRRR esse. Largement préférable à l'indifférence et meilleur signe qu'un comportement amical. Caresse de chien donnant inéluctablement des puces, je préfère que les roquets aboient de loin.

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Pour en revenir au fait principal, je trouve qu'on n'a pas lu assez de textes d'enseignants sur le sujet collège multiple qui est assez séduisant à condition qu'il ne soit pas une façon d'aménager des voies de garage sans issues. Je n'ai pas vu de propositions ou réflexions de professeurs de collège?
Quant au bac unique, je ne suis toujours pas convaincue malgré l'honnête homme et tout et tout. Il me semble que quinze-seize ans est un âge raisonnable pour commencer à approfondir une ou des matières et en laisser d'autres un peu en friche, disons en jachère, étant entendu que le terrain a été préalablement convenablement préparé pour qu'une remise en culture soit toujours possible. En plus, il me semble qu'un choix d'options va encore être la porte ouverte à du n'importe quoi dans le genre poudre aux yeux en plus et à une organisation des emplois du temps et des répartitions des élèves dans les classes inextricable. Déjà que j'entends dire que c'est un vrai casse-tête.

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Dans une précédente note, j'avais écrit :
Les pédagogistes préparent-ils leur exfiltration vers l'Amérique du sud via le golfe du Morbihan (de nuit, par petits groupes) ?

Voir
http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/279242.FR.php

Ne verriez vous pas Meirieu comme conseiller du ministre de l'éducation au Venezuela ?

et Frako avec une kalash pour faire respecter l'alignement ?

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Pas beaucoup d'universitaires sur ce blog (?).

BEAUCOUP d'entre eux se plaignent de voir des bacheliers échouer lamentablement dans les deux premières années.

TOUS les présidents de jurys de bac (sauf accident) sont des universitaires.

AUCUN ne propose (bien avant le mois de juin) de refuser de siéger.

Les aurait-on molles dans le sup ?

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Si ministre décider bac unique

Moi y en a démissionner le soir même

Et moi y en a aller dans privé.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Mets des gants de fouille: il y a un grand choix de couleur.

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Ouais, désolé, on va encore dire que ce blog est très pipi-caca.
Mais j'ai eu une matinée très éprouvante en la matière (si j'ose dire).

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

imaginez ce que cela peut donner au collège Philippe Meirieu, (par exemple), ou à l'école Pestalozzi (!) : du n'importe quoi en perfusion
Ecrit par : FGuichard | 20 septembre 2007
Ah bon? parce que DONNER ses droits au bon sens, car c'est AUSSI ce que veut dire l'établissement de la liberté (et je ne dis pas RÉtablissement car il n'y en a pratiquement jamais eu) est selon vous une perspective cauchemardesque, pire encore que la situation actuelle à laquelle on est parvenu en imposant à l'ensemble du pays ce qui n'était au départ qu'un paquet d' élucubrations d'une poignée d'illuminés, disparates dans le temps et dans l'espace?

Revenons à un idéal plus XVIIème siècle : faire d'honnêtes gens — c'est-à-dire des personnes ayant une teinte de tout, capables de parler de tout dix minutes, mais surtout pas des spécialistes : ça, c'est le boulot des formations supérieures — c'est votre job, ma chère.
JPB

Le principe de l'élémentarité des savoirs, que Condorcet a défini dans ses moindres détails, n'avait pas d'autre but. Les savoirs destinés à être enseignés faisaient l'objet d'une procédure bien précise qui avait pour objectif d'assurer leur compréhension par TOUT LE MONDE:A chaque niveau de compréhension son niveau de complexité.

Et dans ce cas bien sûr l'examen-couperet n'a pas de raison d'être, puisqu'on s'assure que la base est solide avant d'y ajouter une pierre, et ainsi de suite.
Élémentaire, mon cher W...

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

Bonjour à tous,

Merci du Gong du Grandsocle de nous avoir permis de consulter la liste des établissements ayant expérimenté le CECRL. Ils se trouvent que j'en connais deux dont il est écrit "expérimentation gelée". Dans ces deux lycées, ça c'est très mal passé et pour avoir fait passer le bac à une partie de leurs élèves, je peux affirmer que cette expérimentation a fait beaucoup de dégats, même chez de "bons" élèves: peu de contenus, textes "pauvres" et inintéressants, de grosses confusions au niveau des conjugaisons (1ère et 3ème personnes nottamment), pauvreté du lexique...

Bref, ces élèves-là ont été injustement pénalisés lors de l'examen. C'est sûr, lorsqu'on les habitue à bredouiller quelques pauvres phrases en leur disant "C'est bien, tu as communiqué avec tes camarades, je vais te mettre un 20 en expression orale en intercation";
puis ensuite, quand ils vont voir Monsieur Compréhension Ecrite qui leur met d'office la moyenne parce qu'ils ont coché cinq petites cases au pif à propos d'un article de presse à la c...C'est clair, le jour de l'oral, ça leur fait drôle...

Enfin, il y a le cas d'un lycée où il est mentionné "expérimentation non poursuivie". Je connais très bien ce lycée pour y avoir enseigné l'année de cette expérimentation. A l'époque, je redoublais mon année de stage et étais la seule prof de langue à ne pas participer à l'expérimentation puisque j'étais stagiaire. Ca s'est tellement mal passé que l'administration a décidé de ne pas reconduire l'expérience: les élèves étaient perdus, ils ne savaient jamais quand il fallait changer de "compétence" (càd de prof et de salle) et en profitaient pour sécher les cours de langue, les parents étaient furax, ils avaient l'impression de ne pas avoir de "référent" en langue (comme les élèves d'ailleurs!). Pour les notes et les conseils de classe, ne parlons pas du boxon général, qui fait quoi, qui va où...La salle des prof était très animée!!
Pour mes classes, ça été beaucoup plus zen même si je n'étais qu'une petite stagiaire si décriée par l'IUFM.

Bon, je dois vous laisser car je file bosser.
Hasta luego,

Maria

Écrit par : maria | 20 septembre 2007

Oups, lire "il se trouve" au lieu de "ils se trouvent".

Écrit par : maria | 20 septembre 2007

imaginez ce que cela peut donner au collège Philippe Meirieu, (par exemple), ou à l'école Pestalozzi (!) : du n'importe quoi en perfusion
Ecrit par : FGuichard | 20 septembre 2007
Ah bon? parce que DONNER ses droits au bon sens, car c'est AUSSI ce que veut dire l'établissement de la liberté (et je ne dis pas RÉtablissement car il n'y en a pratiquement jamais eu) est selon vous une perspective cauchemardesque, pire encore que la situation actuelle à laquelle on est parvenu en imposant à l'ensemble du pays ce qui n'était au départ qu'un paquet d' élucubrations d'une poignée d'illuminés, disparates dans le temps et dans l'espace?

Revenons à un idéal plus XVIIème siècle : faire d'honnêtes gens — c'est-à-dire des personnes ayant une teinte de tout, capables de parler de tout dix minutes, mais surtout pas des spécialistes : ça, c'est le boulot des formations supérieures — c'est votre job, ma chère.
JPB

Le principe de l'élémentarité des savoirs, que Condorcet a défini dans ses moindres détails, n'avait pas d'autre but. Les savoirs destinés à être enseignés faisaient l'objet d'une procédure bien précise qui avait pour objectif d'assurer leur compréhension par TOUT LE MONDE:A chaque niveau de compréhension son niveau de complexité.

Et dans ce cas bien sûr l'examen-couperet n'a pas de raison d'être, puisqu'on s'assure que la base est solide avant d'y ajouter une pierre, et ainsi de suite, afin que personne ne se noie au milieu du gué.
Élémentaire, mon cher W...

Le système actuel, c'est au moins 40% de noyés,

Cherchez l'erreur

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

Cadichon a écrit :
"parce que DONNER ses droits au bon sens est selon vous une perspective cauchemardesque ?"

Le bon sens c'est aussi l'excuse que se donnent les imbéciles d'être aussi nombreux (JB Shaw).

Grosse fatigue !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Pardon pour le doublon:
La aussi pas le droit à l'erreur alors que je voulais juste ajouter les 2 dernières lignes, mais la technique est plus rapide.

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

Merci Maria et bon courage !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

"Quant au bac unique, je ne suis toujours pas convaincue malgré l'honnête homme et tout et tout. Il me semble que quinze-seize ans est un âge raisonnable pour commencer à approfondir une ou des matières et en laisser d'autres un peu en friche, disons en jachère, étant entendu que le terrain a été préalablement convenablement préparé pour qu'une remise en culture soit toujours possible."

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007

D'accord avec vous Dobolino. Vers 15-16 ans on commence à savoir ce qu'on aime.
En tout cas je suis bien contente d'être assez vieille pour avoir pu suivre la filière de Lettres classiques qui m'a laissé un excellent souvenir du lycée : chaque année une matière scientifique en moins. En terminale il restait les maths que je n'avais pas au bac.
Et le terrain était préparé pour apprendre d'autres choses plus tard : nous n'étions pas "enfermés" dans nos compétences.

Écrit par : lucile | 20 septembre 2007

Le bon sens c'est aussi l'excuse que se donnent les imbéciles d'être aussi nombreux (JB Shaw).

Grosse fatigue !

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Mais vous n'êtes pas Bernard Shaw

En l'occurence, it takes one to know one.
et en v.f.:
c' ui qui dit, c'est c' ui qui y'est

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

Mais vous n'êtes pas Bernard Shaw
c' ui qui dit, c'est c' ui qui y'est

Truismes ou âneries ?
Quel bestiaire sur ce blog !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Dites donc, JPB, "les maths de S, l'économie des ES et les lettres de L", vous trouvez ça vraiment inaccessible ?
J'ai connu l'une de ces voies en tant qu'élève, et les deux autres en tant que prof, jury de bac et TPE, et je peux vous dire que réunir les trois n'a rien d'utopique. Evidemment, on ne peut pas se contenter de recopier les programmes et de les mettre en parallèle l'un de l'autre.
Mais quand on voit que l'épreuve de lettres en Terminale L consiste juste à dire que Jacques le Fataliste est à mettre en relation avec la tradition picaresque (je n'ai pas dit qu'il y appartient !), et que Bonnefoy cherche à définir un langage poétique qui rende compte du monde avec justesse, je pense que vous avez encore des illusions sur le niveau du bac littéraire, et par extension sur le contenu des matières des trois autres bacs.
L'idée, c'est de ne pas en arriver à appeler "maths" un peu d'algèbre et de géométrie de niveau Seconde (car après tout, la Seconde étant une chasse généraliste, le risque c'est de voir passer le programme de Terminale au niveau Seconde, et de laisser tout le reste pour plus tard, puisque c'est de la spécialisation).

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

Jérémy a écrit :
"la Seconde étant une chasse généraliste, le risque c'est ... de laisser tout le reste pour plus tard"

Quelle chasse ?

Au moins les pédagogistes défendent l'expression systématique ! What here ? Tout ce qu'on veut !

A moins qu'il s'agisse d'une restriction du type de munition ? Personnellement, je ne tire jamais sur mes élèves au double 0 !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

A moins qu'il ne s'agisse !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

"Quant au bac unique, je ne suis toujours pas convaincue malgré l'honnête homme et tout et tout. Il me semble que quinze-seize ans est un âge raisonnable pour commencer à approfondir une ou des matières et en laisser d'autres un peu en friche, disons en jachère, étant entendu que le terrain a été préalablement convenablement préparé pour qu'une remise en culture soit toujours possible."

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Et en attendant que ça repousse qu'est-ce qu'on fait des flopées d'éclopés qui continueront encore à arriver au bac en jachère?
Comment gérer la transition? Que mettre dans ces ..bacs à fleurs? du fumier de cheval ou de gallinacée?
On sait, ou plutôt personne n'a plus le droit de prétendre ignorer, que si les étudiants en fac se plantent (oui, je sais, facile mais irrésistible) à l'arrivée c'est qu'ils étaient plombés au départ.

Dans bien des pays, la spécialisation se fait au lycée, lequel commence souvent en troisième. On maintient des matières obligatoires ( maths , histoire, langues, etc) mais avec "classes de niveau"... et revoilà les mots qui fâchent.
Aux USA, les APs ( advanced programs) donnent des crédits ( dispenses) qui permettent de faire sauter un ou deux semestres d'université. Donc au sein du lycée, il y a, à partir de la seconde, je crois, ces "classes préparatoires" pour ceux qui ont déjà une ou deux matières de prédilection, et des classes de niveau normal pour les autres.
L'entrée dans les AP classes se fait sur la base d'un examen interne à l'établissement.

Ma dernière fille qui avait fait AP history en seconde, dans un lycée public de niveau général très moyen, a eu 7/7 ensuite, en Histoire, au Bac International, une note rarement atteinte puisque cela équivaut à 20/20.
Merci donc à Mr. Brodie, ce prof de seconde dont elle parle toujours avec émotion.

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

D'accord avec vous Dobolino. Vers 15-16 ans on commence à savoir ce qu'on aime.

Ecrit par : lucile | 20 septembre 2007

Vrai et faux à la fois.
On sait parfois ce qu'on aime, on sait surtout ce qu'on déteste ( vous-même : "chaque année une matière scientifique en moins").
Mais on sait rarement ce qu'on veut faire exactement de ce qu'on ne déteste pas. Alors que le système veut à tout prix que les gamins "construisent leur parcours de vie et leur parcours professionnel".
Certains le peuvent, d'autres pas. Pour ceux-là, un bac unique, ou disons avec deux grandes dominantes, convient. A condition de ne pas crouler sous les options, et que le bac redevienne sélectif pour le supérieur.

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

Dites donc, JPB, "les maths de S, l'économie des ES et les lettres de L", vous trouvez ça vraiment inaccessible ?

Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

C'est pas inaccessible, mais il ne faut pas s'attendre à 80 % de bacheliers.
Le tout est de savoir ce que l'on veut.

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

"Ma dernière fille ... a eu 7/7 ensuite, en Histoire, au Bac International, une note rarement atteinte puisque cela équivaut à 20/20".

Non ?!

Truismes ou âneries ?
Quel bestiaire sur ce blog !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Les fifilles de Kadichon, ça doit être quelque chose !
Que ne viennent-elles nous narrer leurs aventure !

L'exemple des USA est parfait : spécialisation dès la 3eme, et inculture abyssale de la majorité de la population.

"specialization, specialization ...", chantait la belle Marylin ...

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

Dites donc, JPB, "les maths de S, l'économie des ES et les lettres de L", vous trouvez ça vraiment inaccessible ?

Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

C'est pas inaccessible, mais il ne faut pas s'attendre à 80 % de bacheliers.
Le tout est de savoir ce que l'on veut.

Ecrit par Yann

Oh les gars ! Restez dans vos cons ! A ce compte, je parie que moins d'un prof actuel sur dix aurait le bac !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Dans sa "Lettre ouverte à ceux qui veulent changer l'école", (chez Bayard) Jean-Marie Petit-Clerc, ( prêtre et éducateur spécialisé) explique Il faut savoir innover localement pour pouvoir ensuite modéliser ce qui a réussi et réformer sans idéologie, pas plus religieuse que laïque...

Ouverture, pluralisme, autonomie, flexibilité, neutralité: cela semble avoir vraiment du mal à pénétrer en France car inconnu au bataillon du dirigime centralisateur jacobin.

Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place.

Je viens d'apprendre qu'à l'école française de Boston une "nouvelle", fraîche émoulue des IUFM sans doute, a dès le premier jour de CP collé ses étiquettes au tableau. Et c'est parti pour la "dyslexie" et tous les autres dysfonctionnements. Les mamans averties montent au créneau, mais c'est toujours le combat, avec les enfants comme premières victimes.

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

...dans vos cons ?

Que faut-il comprendre, eh, du gong ? ( ;o)) )

Le bac (S), je pense que je l'aurais, mon diplôme, c'est pas sûr !!

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

"Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place."

Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

N'importe quoi! Renseignez-vous, avant de dire des énormités pareilles!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007

Que faut-il comprendre, eh, du gong ? ( ;o)) )

Je voulais dire : arrêtez de déconner !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Hum, la seconde n'est pas une chasse généraliste, mais une classe généraliste... Au temps pour moi.
Ca aurait pu être pire : j'aurais pu mettre une crasse généraliste, ou une chaste généraliste...

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

Vrai et faux à la fois.
On sait parfois ce qu'on aime, on sait surtout ce qu'on déteste ( vous-même : "chaque année une matière scientifique en moins").
Mais on sait rarement ce qu'on veut faire exactement de ce qu'on ne déteste pas.
Ecrit par : yann | 20 septembre 2007

C'est vrai Yann. L'être humain est si divers, les personnalités sont si variées, que mettre en place un système satisfaisant pour chacun est un casse-tête.
Et tout n'était pas rose à l'époque non plus, même si j'ai passé le bac en 1981 !! :-)

Écrit par : lucile | 20 septembre 2007

Je voulais dire : arrêtez de déconner !

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Ah, oui, d'accord .
C'est beau, l'étymologie !

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

N'importe quoi! Renseignez-vous, avant de dire des énormités pareilles!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007

Je suis désolé de vous contredire, cher Christophe (et peut-être encore plus d'aller dans le sens de Kadichon), mais voyez vous-même :
http://jt.france2.fr/13h/index-fr.php?jt=1
(si ça marche. Sinon : http://jt.france2.fr/13h, édition du mercredi 19, allez à tableau électronique à l'école primaire).

C'est pas de la globale, peut-être ?

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

Je confirme : ce fut un rare moment de télévision — à une heure de très grande écoute. Méthode de lecture totalement informatisée, avec projection sur écran (l'enfant n'a plus rien à faire, pas même à tenir une feuille de papier — je rappelle au passage que le GRIP, parmi d'autres, recommande d'apprendre à lire en écrivant, parce que quand on y réfléchit, on a écrit avant de lire…), une méthode strictement iconique à la foucambert (et l'aspect "écran" renforçant encore le côté image). Une horreur pure, présentée comme un progrès, voire la méthode "définitive", dont France 2 s'est fait le propagandiste. Bravo.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2007

Heureusement que TF1 a plus d'audience.

En faisant un peu le forcing, vous devriez pouvoir leur faire faire un reportage, entre celui sur le dernier sabotier auvergnat et celui sur les petits producteurs de pipes du bois de Boulogne, sur le dernier instit adepte de la plume sergent-major et de l'encrier en verre.

Je signale à ce sujet l'existence d'un petit musée non loin de chez vous, qui devrait vous faire fantasmer : http://www.museeduscribe.com/

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

Apparemment, yann, il s'agit d'une "CLIS, (classe d'intégration scolaire), composée d'élèves en grande difficulté. Et donc, en l'occurrence, une pratique marginale avec une classe bien spécifique. Rien à voir avec le message laissé par Cadichon, qui sous entend que quasiment toutes les classes de CP de France et de Navarre apprennent avec la méthode globale! Je ne pense pas, en plus eu égard aux moyens exigés, que cette pratique soit appelée à se généraliser dans les CP "normaux".

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007

Et en attendant que ça repousse qu'est-ce qu'on fait des flopées d'éclopés qui continueront encore à arriver au bac en jachère?
Comment gérer la transition? Que mettre dans ces ..bacs à fleurs? du fumier de cheval ou de gallinacée?

Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

Parmi ceux-là, beaucoup sont non pas en jachère mais en catégorie landes et bois (pas trop cher en impot foncier).
Ceci dit, franchement, Cadichon, je ne sais pas! Nous avions évoqué ici la possibilité de deux années de propédeutique Lettres ou Sciences après le bac pour récupérer ce qui était récupérable et avait envie de bosser. Je ne sais pas si c'est jouable ni sous quelle forme, gratuite, payante, bourses. Je verrais ça plutôt gratuit parce que après tout, ces gamins sont les victimes d'un cataclysme dont ils ne sont pas responsables vraiment. Genre Droit Opposable à l'enseignement!

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Mais, par contre, celui qui ne bosserait pas, dehors à la fin du premier semestre. Contrôle de présence systématique en cours et TD, devoirs rendus et progrès tangibles obligatoires.

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Dans bien des pays, la spécialisation se fait au lycée, lequel commence souvent en troisième. On maintient des matières obligatoires ( maths , histoire, langues, etc) mais avec "classes de niveau"... et revoilà les mots qui fâchent.
Aux USA, les APs ( advanced programs) donnent des crédits ( dispenses) qui permettent de faire sauter un ou deux semestres d'université. Donc au sein du lycée, il y a, à partir de la seconde, je crois, ces "classes préparatoires" pour ceux qui ont déjà une ou deux matières de prédilection, et des classes de niveau normal pour les autres.
L'entrée dans les AP classes se fait sur la base d'un examen interne à l'établissement.


Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

Ça, c'est pas mal! Je verrais bien une formule de ce type. Après tout, il y a aussi des gosses travailleurs et pas trop déterminés encore qui pourraient bénéficier d'un enseignement et d'un bac général de bonne qualité. Ceux qui sont plus certains de leurs centres d'intérêt et de leurs goûts professionnels pourraient avoir un bac plus optionnel et plus approfondi qui donnerait validation de quelque UV de fac ou autre établissement d'enseignement supérieur dans cette matière.

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place.


Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

Cadichon, une jachère, c'est une terre qui "a eu été" cultivée et qu'on ne cultive plus, momentanément (moment plus ou moins long),soit parce qu'on en a plus besoin, soit pour qu'elle se repose, pour la remettre en culture plus tard. Voir les jachères en plaines céréalières européennes. Suite à la disparition des stocks et à la montée vertigineuse du prix des céréales, aux nouveaux débouchés (bio-carburants et bio-combustibles), les jachères peuvent être remises en culture cet automne. Les terres gelées sont libérées!
Quand on commence par la globale, on n'est pas en jachère vu qu'on n'a jamais été cultivé. En friche va mieux, encore que ça sous-entend qu'on a déjà déboisé. Je vais vérifier ça. Pour l'instant, on va dire laissé en landes et bois ou laissés pour compte.

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Donc JPB, un lycée aux moindres ambitions. C'est ce que je craignais.Mais la barre vous la mettez où dans vos programmes directeurs? En maths par exemple, au niveau du 3ème qui rentre en seconde avec une moyenne autour de 7/8? Car enfin il y a des élèves qui réussissent à suivre au lycée actuellement parce que certaines matières ne sont plus là en 1ère...
Donc, on retombe dans les mêmes problèmes qu'au collège; tout le monde doit suivre jusqu'au bout sans sélection véritable, donc on adapte les programmes , donc au baisse drastiquement les exigences...
A ce rythme, on fera en prépa un ex programme de 1ère ou terminale...
C'est un choix, effectivement, mais on voit bien que vous êtes loin du collège unique et de la stérilisation qui en a résulté!
Vous allez ravir les pédagos avec ça! Ils vont vous adorer!
Il me semble qu'au lycée votre argument de matières "élémentaires" est très discutable. L'élémentaire, c'est pour l'école élémentaire, non? Au lycée on peut attendre de dépasser les éléments de base? Les pauvres petits, c'est trop leur demander? On va les materner jusqu'à quel âge?

Écrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007

voilà:
Historiquement, la jachère est l'ensemble des pratiques culturales de préparation des terres arables pour l'ensemencement. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même.

Cette préparation consiste en plusieurs labours dont le but est de détruire les adventices, ensevelir la fumure et accélérer la décomposition de la matière organique.

Contrairement à l'idée couramment admise, la jachère n'est pas un repos de la terre. En effet, la reconstitution des stocks minéraux du sol est beaucoup plus lente. Sans apports extérieurs de fumier, il n'y a pas de renouvellement de la fertilité. La jachère n'est pas non plus pâturée par les animaux puisqu'il s'agit de terre nue. À ce titre, la jachère doit être distinguée de la friche, où la terre est laissée à l'abandon pendant un certain nombre d'années et seulement pâturée par les animaux.

Donc, on peut considérer au contraire qu'un élève de Classes Maternelles et de CP DOIT être une jachère mais qu'il est plus souvent laissé en friche, ce qui est bien regrettable.

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

C'est un choix, effectivement, mais on voit bien que vous êtes loin du collège unique et de la stérilisation qui en a résulté!


Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007

Bon, alors, Thalie*2! Le collège multiple? Oui, non? Comment?

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Bonjour,
Dans ma bibliothèque pédagogique je tombe sur cela :
"Ainsi Jospin a-t-il légué à François Bayrou et à ses successeurs ses gourous et ses directeurs des années 80. Ils se connaissent et tournent en rond autour des places à prendre et qu’ils s’échangent. A part un ou deux recteurs plus sectaires ou plus flambeurs que la moyenne, personne ne démissionne jamais : on brûle ce qu’on a adoré ; on évoque une conversion subite ou une tolérance qui permet de tout avaliser. La haute administration assure une continuité, amortissant les chocs. Comme Lionel Jospin en 1981, François Bayrou accepta donc, en juillet 1993, la recommandation de son inspection générale sur la mise en place des cycles dans le primaire et sur la révision complète de tous les programmes et de toutes les instructions relatives à l'école maternelle et élémentaire. La rédaction de ces nouveaux programmes de 1993 devait remplacer ceux de 1986, un peu surannés il est vrai. Le ministre, à juste titre et avec une passion authentique, insistait particulièrement sur l'importance des apprentissages fondamentaux, en grande section de maternelle et en cours préparatoire. Cet ancien président du Comité permanent de lutte contre l'illettrisme ne jurait que par l'apprentissage de la lecture. Publiés en février 1995, ces programmes furent accueillis avec une relative unanimité parce qu'ils avaient été assez moulinés pour donner précisément dans l'unanimisme. Au bout de plus de deux années de discussions et de rédaction, les « spécialistes » pouvaient faire signer au ministre cette lumineuse solution au problème de la lecture : « Il n'y a pas de méthode imposée de l'apprentissage de la lecture ; toute méthode peut être utilisée à condition que son efficacité soit démontrée et qu'elle réponde aux besoins et aux possibilités des élèves. Il est de la responsabilité de chaque enseignant de déterminer les pratiques et les démarches pédagogiques appropriées. » Le ministère lâchait du lest et avouait que la discipline nommée « lecture » n'en était plus une et qu'on ne savait pas quoi dire pour faire mieux. Tout ça pour ça. Présentés comme « allégés » et « recentrés », les programmes de l'école primaire de 1995 durent aussi, comme à chaque étape précédente, marquer un certain recul. On repoussa en particulier la connaissance de la division au cours moyen, tandis que l'on favorisait l'éducation à la santé ou à l'informatique. Ce simple exemple montrera que, en dépit de tous les clivages politiques, le processus, peut-être inévitable, de décloisonnement disciplinaire et d'allégement des contenus, joint il est vrai à une diversification nécessaire, a été continu.

Pour compenser cette fâcheuse impression de dégradation, les porte-parole des pouvoirs successifs s'appliquèrent à lui donner du sens. La tendance actuelle consiste à défendre l'idée d'un « kit de survie » pour élèves de l'école française. Ces métaphores empruntées (et c'est significatif) à la compétition (l'entreprise ou le sport) sont des cache-misère. Ainsi, Luc Ferry, nouveau président du CNP, affirmait en avril 1996 : « Le cours préparatoire est devenue une priorité nationale. » Soit. La formule en vaut une autre, dans le genre volontariste convenu. Mais, au même moment, l'ex-Direction de l'évaluation et de la prospective du même ministère détectait une diminution sensible et continue des compétences des élèves du primaire, en calcul et en dictée, par rapport à ceux qui passaient le Certificat d'études dans les années 20. Une comparaison systématique, rendue possible par la découverte de documents d’époque, fut à ce point en défaveur de la réalité moderne qu’on hésita à la publier."
À méditer quand on connaît l'auteur.
Bien à tous.
GUy Morel

Écrit par : guy morel | 20 septembre 2007

"Ils ne l'ont certainement reçue qu'en Alsace, seule région de droite... Quelle économie d'arbres!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007 "

Non en Alsace je n'ai rien eu non plus....
Mais je l'ai trouvée sur internet.

Écrit par : Hervé | 20 septembre 2007

Bonjour,
le libéralisme a en effet une dimension culturelle. Mais pas seulement. Il a parfois aussi de la clairvoyance dans sa constestation du... libéralisme. La preuve, ce qu'écrivait Xavier Darcos en 2000 : « Enseigner autrement » signifia en réalité « adapter la production scolaire » au désengagement de l'Etat, à la décentralisation, aux exigences locales, à la tiers-mondisation des « quartiers de non-droit », à la dérégulation qui s'est emparée de l'offre scolaire et qui exacerbe les inégalités partout."
Bonne fin d'après-midi.
GM

Écrit par : guy morel | 20 septembre 2007

Yann, très drôle le reportage de TF1 sur le dernier instit à la plume sergent major et l'encrier en verre.
Cela dit, ils pourront aussi faire un reportage sur le dernier prof de français qui fait encore lire Homère, Rabelais, Montaigne ou Du Bellay...

Thalie, heureux de voir que vous craignez vous aussi un bac au rabais avec une série d'initiations à tout plein de matières sans contenu.

Je répète ma question, qui est passée à la trappe à cause d'une bête faute de frappe : dans l'hypothèse d'un bac unique, qu'est-ce qui empêche de faire du programme de Seconde le contenu du programme de terminale, puisque la Seconde est par définition la dernière classe généraliste aujourd'hui ? Comme ça au moins, on pense aux mauvais élèves (si on a encore le droit d'utiliser cette expression pour des gamins qui p. ex. se cognent la tête sur le mur pendant le cours et sèchent en allant voler au Leclerc) et on initie tout le monde à plein de choses variées sans risquer de perdre notre pourcentage de bacheliers.

Bref, il faudrait déjà réfléchir au contenu de ce bac unique, et viser un bac faisant presque aussi bien que les trois séries réunies, au lieu de dire qu'on le fera dans l'optique de la réussite des mauvais élèves.

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

OK, c'est sans doute une CLIS. Ou tout autre sigle. C'est sûr, tous les élèves n'ont pas l'air d'être franchement en avance.
Et alors ?
La globale est-elle LA solution pour de tels élèves ? Ou bien au contraire, cela ne va-t-il pas leur garder la tête sous l'eau ? (je ne prends pas position, je n'y connais rien).
Et cela enlève-t-il de la force au côté propagandiste du reportage, puisque bien peu de personnes sont capables de discerner qu'il s'agit d'une classe spéciale ? Si le tableau électronique est réservé aux classes difficiles, il faut le dire, non ?

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

Le programme de seconde en terminale ?
Pour garder les 80 % de bacheliers ?
Pour faire plasir aux "mauvais élèves" (qui s'en foutent, du bac) ?
Et les bons, on les met en prépa à 13 ans ?

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

plaisir, pas plasir.
foutue globale !

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

Désolé, ça n’a rien à voir mais j’ai besoin de votre aide. (Rappel : je suis prof de construction mécanique en lycée technique).

Dans une classe de 1ère STI, tous les élèves (soit ... 5 au total, comme quoi les sureffectifs faudrait voir de plus près) proviennent de BEP.
J’ai tenté de leur faire réaliser un travail qui est correctement exécuté par 90% des élèves en début de seconde. Échec total même en laissant le double du temps généralement nécessaire.

Parmi elles, trois gamines lisent à peu près couramment à haute voix sans accrocher ni bredouiller exagérément MAIS ça ne fait aucun sens dans leur tête seulement du bruit dans leur bouche. Elles l’expriment d’ailleurs assez clairement avec une naïveté désarmante.

Je me suis assuré qu’elles comprenaient tous les mots du texte, le plus souvent c’est le cas. Il ne s’agit donc pas (seulement) d’un pb de vocabulaire. Elles confondent parfois un mot avec un autre (méthode globale ?) mais pas plus que ça. Le centre du problème n’est donc pas là.
Elles ne semblent certes pas prédisposées pour le Nobel, mais ne présentent pas non plus de signes manifestes de handicap mental.

Que faire ? Existe-t-il une méthode magique ?
L&L me semble être destiné à un autre type de souci.
Si vous connaissez d’autres forums ou sites qui abordent cette question merci de faire passer les URL.

J’ai 5 h de cours par semaine avec cette classe et une évaluation plus que super light au bac (dans deux ans). Je peux donc disposer de pas mal de temps pour leur apprendre à lire si vous pensez qu’il y a un vague espoir de succès et que vous m’indiquez comment procéder.

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2007

Ils ne l'ont certainement reçue qu'en Alsace, seule région de droite... Quelle économie d'arbres!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2007

Région gérée par la droite. Il y a aussi quelques gens de gauche en Alsace, pas beaucoup c'est vrai.
En plus à moins qu'on ne la considère pas comme une "vraie" région, il me semble que la Corse a aussi un exécutif de droite, non ?
Les Alsaciens sont à la fête ces jours-ci.
Ce n'est pas grave, ce soir nous nous consolerons en dégustant une tarte aux quetsches 100% alsaciennes. L'automne est une saison pleine de délices par ici, avant l'hiver et ses petits biscuits de Noël.

Écrit par : lucile | 20 septembre 2007

"L'automne est une saison pleine de délices par ici"
La fin d'été devrais-je dire, mais ces jours-ci, il flotte plutôt une atmosphère d'automne en vérité.

Écrit par : lucile | 20 septembre 2007

C'était quoi, le texte que vous leur faites lire? Peut-être faut-il commencer par plus simple ou plus proche de leurs champs d'investigations? Ça fait peut-être douze ans qu'elles sont en friche et passent de classes en classes sans que personne ne se soit rendu compte qu'elles ne savaient pas interprêter un message écrit? Enfin, je me dis que c'est peut-être ça?
Par exemple, si vous leur faites lire "la pomme tombe de l'arbre" ou "le chat saute sur le canapé", elles le comprennent quand même?

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Ben, pas essayé ! Mais faudrait voir ...

Par exemple un extrait qui pose pb :
"Observer que le curseur de la souris change d’aspect lorsqu’on passe sur les différents éléments du dessin. Il peut indiquer par exemple : une circonférence – le centre d’un cercle – une ligne – le milieu d’une ligne – un sommet, etc. C’est très pratique pour savoir ce que l’on sélectionne !"

Z'ont pas compris kaske ça vaut dire m'sio.

ou bien plus actif :
"Poser l’outil de cotation, cliquer sur le centre du cercle esquisse et garder cliqué. Sans lâcher le clic bouger la souris. Observer que l’esquisse se déplace (le curseur est forme de double croix). Lorsqu’on passe sur une arête perçage à fond plat, le curseur devient une ampoule orange, lorsqu’on passe sur son centre, le curseur devient un carré orange. SolidWorks a reconnu des positions géométriques particulières !"

Z'ont pas compris kasky faut faire m'sio.

Rappel : ils ont tout leur temps et le droit de s'aider entre eux.

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2007

J'avoue qu'j'ai pas tout compris non plus, chef !
C'est quoi-t-est-ce, une arête perçage à fond plat ?
Un bateau ?

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

Voyez Dobolino, vous n'étiez pas si loin avec votre histoire de chat, moi c'est ... une souris !

autre exemple :
"Observer l’arbre de création. Vérifier qu’en cliquant sur celui-ci les volumes correspondant sont coloriés sur le dessin."
Juste pour compléter au sujet de vos pommes ;-)

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2007

faute de ctrl+C ctrl+V " une arête DU perçage à fond plat "

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2007

Quand j'ai fini de lire un bouquin en anglais, ou un mode d'emploi traduit du moldo-serbe en français par un coréen (du nord), j'ai les yeux qui vrillent et mal à la tronche.
Est-ce la méthode globale, ou c'est normal à cause du déchiffrage, et ça le fait à tout le monde ?
(PS : c'est une question sérieuse malgré les apparences, je m'adresse aux spécialistes de la lecture)

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

faute de ctrl+C ctrl+V " une arête DU perçage à fond plat "

Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2007

en 26 lettres : pas mieux !

Écrit par : yann | 20 septembre 2007

Cher Jérémy, oui, j'ai les plus grandes craintes.
La globale au lycée, le lycée global, le lycée minimal pour tous, la culture globale pour tous, le petit tronc commun bien amaigri, l'anorexie lycéenne masquée derrière le fallacieux prétexte de culture générale. La définition de la culture générale par JPB va aller droit au coeur des pédagos: savoir parler 10mn de tout; moi, j'appelle cela du vernis culturel pas de la culture générale...
Que ne va-t-on pas faire au nom de la culture générale dont tout le monde se fiche éperdument depuis des années? Le bac généraliste pour cacher la misère du tronc-tronc et les économies qui vont avec.
Je me demande comment on va résoudre nos problèmes de recherche. Laurent Lafforgue disait déjà que les matheux de S sortaient du lycée actuel avec un niveau en maths qui ne leur permet pas d'aborder sereinement un programme du supérieur; alors avec lycée généraliste qui démarrerait au niveau de l'élève moyen de 3ème actuel!!! et des programmes remaniés en tenant compte du dit niveau!?

Écrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007

Dobolino, le collège multiple? J'aimerais bien savoir de quoi il retourne avant de discuter; si c'est la continuité de ce qui existe avec seulement l'introduction de groupes de niveaux, en fonction des matières, cela ne résoudra pas grand-chose.
Ce qui se profile dans les dernières infos officielles que j'ai lues, c'est une individualisation de plus en plus marquée de l'enseignement. Pour faire bref, un minimum encore plus minimal ( socle commun) pour tous et des profs présents toute la journée pour faire de l'enseignement individualisé ( PPRE et autres joyeusetés) pour les élèves largués. Or le soutien au collège c'est du pipeau. Cela aide les gamins à ...aller jusqu'au bout du collège, c'est tout. Je n'ai jamais vu un élève qui bénéficiait de toutes les aides de collège entrer au lycée. Les jeux sont déjà faits et les mesures de soutien ne font jamais l'objet d'une évaluation . Par contre les mesures de soutien se multiplient pour faire croire qu'on s'occupe des "largés". Dans la réalité, les gosses savent que
c'est du pipeau et il faut leur courir après pour qu'ils aillent au soutien. Le soutien marche pour ceux qui de toutes façons s'en seraient sortis. Les élèves en difficulté ( réelle) au collège en 6ème ne passent JAMAIS au lycée; j'ai mes stats depuis 83...

Écrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007

Yann, vous aurez deviné (j'espère) que ce mode d'emploi est à utiliser face à un DESSIN (sur un écran d'ordinateur).
Les objets dont on parle ont été préalablement définis par une image accompagnée d'une légende du type "Perçage à fond plat".
Je veux espérer que VOUS aviez imaginé la forme de ce volume (un trou cylindrique dont le fond est plan).

Mon "mode d'emploi" serait-il susceptible de vous coller une névralgies ?

En gros, est-ce vraiment trop dur à lire parce que confus (traduit du moldave) ou inadapté pour un élève de première ? Je finis par douter de ma santé mentale ...

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2007

Au pays d'Ubu : les évaluations CM2

http://www.lire-ecrire.org/Evenement-stupefiant-les-nouvelles-evaluations-CM2_a298.html

Écrit par : Un hussard | 20 septembre 2007

"Poser l’outil de cotation, cliquer sur le centre du cercle esquisse et garder cliqué. Sans lâcher le clic bouger la souris. Observer que l’esquisse se déplace (le curseur est forme de double croix). Lorsqu’on passe sur une arête perçage à fond plat, le curseur devient une ampoule orange, lorsqu’on passe sur son centre, le curseur devient un carré orange. SolidWorks a reconnu des positions géométriques particulières !"

J'ai franchement pas compris grand chose !!! Sinon que Solidworks est un logiciel drôlement inteligent. Mais alors l'outil de cotation, l'arête perçage et le cercle esquisse (esquissé peut-être ??) me laissent pantois.

Le texte 1 est compréhensible, par contre.

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

Quand je dis "qu'est-ce qui empêche de mettre le programme de Seconde comme contenu de terminale?", ce n'est pas que je veux que ça se fasse ! Au contraire ! C'est pour montrer que si on veut faire des généralistes sans viser trop haut, on peut se contenter de garder nos Secondes qui en fin d'année ne savent rien mais ont au moins cinq ans de français, maths et histoire-géo derrière eux...

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

J'ai une bête remarque - l'idée est de sauver la L, au départ ? d'admettre que les S ne sont pas tous des scientifiques ?

Et si on rendait aux enseignants le pouvoir de décider des orientations ? On n'aurait plus de S ultra-littéraires à peine matheux... Le bac S serait réservé aux scientifiques - le L aux littéraires qui y sont en ce moment, peinant et suant avec leurs incompréhensions diverses. Et v'là les deux séries sauvées.

Ca coûte trop cher de rendre le pouvoir aux enseignants, c'est ça ?

- pour info, mes S cette année sont crasses en maths/physique, ils tournaient vers les 10/11 l'an dernier. Par contre, ils ont lu des choses comme La Chartreuse de Parme, ou les Méditations du grand René, notent frénétiquement toutes les références qu'il me vient à l'esprit de leur donner, et les lisent sans que je le leur demande.... De vrais L, cette classe. Ils sont 36.
Sur les trois S, il y en a une composée de littéraires pur sucre , une autre moit-moit, une seule composée de scientifiques surtout, d'abord et avant tout.
Et nous avons une L à 34.....

Bref, on nous raconterait pas un peu des craques, à faire croire au monde que la filière dépérit ? Elle ne dépérit QUE parce que les parents craignent comme la peste les classes pourries et hétérogènes, et forcent sur S pour donner à leurs enfants la certitude d'être, enfin, avec des élèves sérieux.

Écrit par : Milady | 20 septembre 2007

En fait, je crains un lycée au rabais, le collège l'est déjà. Les parents qui ont de l'argent ne se contenteront pas de cela. Ils mettront leurs gamins dans le privé.
Voilà où mène le refus d'une sélection claire et lisible.
Le système éducatif en France coûte trop cher, soit, pour des résultats insuffisants, soit.
Au lieu d'envisager une sélection lisible par tous qui permettent à tous de suivre un cursus exigeant jusqu'au moment où chacun le peut, on préfère mettre en place" un tout pour tout le monde" au rabais c'est - à- dire un enseignement public minimaliste qui sera fui par les gens favorisés au profit du privé.
Une sélection juste qui respecte les capacités de chacun permet de ne leurrer personne et de regarder en face les problèmes financiers qui ont leur importance.
Cet enseignement au rabais sera le prix qu'il faudra payer pour avoir refusé la sélection.

Écrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007

Quand j'ai fini de lire un bouquin en anglais, ou un mode d'emploi traduit du moldo-serbe en français par un coréen (du nord), j'ai les yeux qui vrillent et mal à la tronche.
Est-ce la méthode globale, ou c'est normal à cause du déchiffrage, et ça le fait à tout le monde ?
(PS : c'est une question sérieuse malgré les apparences, je m'adresse aux spécialistes de la lecture)

Ecrit par : yann | 20 septembre 2007

Ce n'est certainement pas la faute de la méthode globale vu que j'ai appris par syllabique pure et dure avec une vieille demoiselle sortie tout droit des placards de la troisième république avec bas 70 deniers, gaule en noyer et talons plats qui gérait ses quarante cinq gamines sorties pour la plupart des taudis du bord de Seine (ça s'appelle le front de Seine maintenant et c'est vachement chic-cher-bureaux) à coup de canne sur la tête et de menace de bagne à court terme.
J'ai pas pigé non plus. Ceci dit, mise en situation devant le pb, j'arriverai peut-être à gérer le mulot si ma vie en dépend.
Zorglub, puisque vous avez cinq heures par semaine, commencez par les bisounours!

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Y'a des bons logiciels pour les deux-cinq ans et des souris spéciales, Zorglub!

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

En l'occurrence, ce n'est même pas à craindre - un bac unique, c'est la fin de la seule filière à peu près potable du lycée -
Je dirais public et privé, du moins concernant le privé pas cher, qui sera soumis à la même règle stupide.

Et comme la mode insupportable est aux classes hétérogènes, cela signifie qu'on interdira de fait aux élèves d'être 'entre eux' - pas bien de vouloir être entre soi, ça se fait pas, ça, c'est pas correct.
Ce bac unique est une véritable horreur, comme tout ce qui se fait contre la volonté de tous - et ici on va contre la volonté des élèves, contre celle des parents et contre celle des enseignants.

Écrit par : Milady | 20 septembre 2007

Dobolino, le collège multiple? J'aimerais bien savoir de quoi il retourne avant de discuter; si c'est la continuité de ce qui existe avec seulement l'introduction de groupes de niveaux, en fonction des matières, cela ne résoudra pas grand-chose.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007

Moi, j'attendais que vous nous rêviez un nouveau système! D'un rêve ici peuvent naître des réalités, peut-être, si JPB ne rêve pas....

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Ce bac unique est une véritable horreur, comme tout ce qui se fait contre la volonté de tous - et ici on va contre la volonté des élèves, contre celle des parents et contre celle des enseignants.

Ecrit par : Milady

La messe est dite...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 20 septembre 2007

Ce bac unique est une véritable horreur, comme tout ce qui se fait contre la volonté de tous - et ici on va contre la volonté des élèves, contre celle des parents et contre celle des enseignants.

Ecrit par : Milady | 20 septembre 2007

Voueï! Pas plus! Encore un piège à gogos de plus.
Attendez, l'âge normal du bac, c'est 17/18 ans, alors faut pas charrier dans les bégonias! Bac unique, ça veut obligatoirement dire baisse de niveau, parce que à dix-huit ans, on n'est pas un bébé de CM2.
Faudrait pas prendre systématiquement les élèves, leurs parents et les enseignants pour des niais.
Depuis que les Sciences et Techniques sont sorties des limbes et du mépris, il y a plusieurs bacs. Pourquoi, à présent qu'elles s'enrichissent et se complexifient de plus en plus, nos gamins devraient suivre un tronc commun de merde et, nous, payer trois à quatre ans d'études supplémentaires pour qu'ils soient opérationnels?
Les cochons de payants en ont ras la casquette!
A ce rythme là, Yann, notre diplome vaut de l'or et c'est sans problème qu'on nous l'accorderait une seconde fois. Inutile de réviser quoi que ce soit!

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Zorglub, je ne vois qu'une solution, peut-être ingérable, je ne connais pas du tout la configuration de la salle où vous travaillez.
Commencez, si c'est possible, par faire lire à haute voix à un élève, la première phrase : "Poser l’outil de cotation, cliquer sur le centre du cercle esquisse et garder cliqué.", faites-leur trouver combien ils ont d'actions différentes à exécuter dans cette première phrase, faites-les leur relire une à une, demandez des explications sur chacune des actions, faites ensuite exécuter ces trois actions "pour de faux" (parce que continuer à lire en gardant cliqué, ce n'est pas commode).
Continuez ainsi phrase par phrase, à voix haute d'abord, deux ou trois fois s'il le faut pour chaque phrase.
Arrêtez-vous au besoin pour faire lire au tableau une série de mots contenant tel ou tel son qui ne semble pas acquis par un ou deux élèves (ou plus, si j'ai bien compris).
Faites des retours en arrière fréquents (par exemple, à la fin de la troisième phrase, demandez de récapituler toutes les actions qui auront été faites à ce moment-là). N'hésitez pas à faire relire silencieusement (au mieux) ou à voix haute (au pire) pour qu'ils prennent l'habitude de vérifier systématiquement par la lecture si leur mémoire est fidèle.
C'est ce que je fais avec mes CP en fin d'année et mes CE1 systématiquement en début d'année puis à chaque fois que j'ai droit à un "J'ai pas compris c'qu'y faut faire..."
Au bout de quelques séances de décryptage mot à mot, bien longues, bien casse-pied, dès que je commence ma phrase : "Bon, eh bien, tu vas nous relire ça petit bout par petit bout.", le gamin, pas fou, me dit : "Non, non, mais ça va, je sais, je sais !".

Écrit par : catmano | 20 septembre 2007

A part ça, j'ai entendu not'bon président, ce soir. Il a dit que c'était très facile de noter les profs au mérite.
Dans toutes les écoles, collèges et lycées, on peut facilement savoir qui les parents aimeraient que leurs enfants aient comme "maîtres" et que certains d'entre nous dépensaient beaucoup d'énergie pour emmener leurs élèves au théâtre, dans des expositions, visiter la nature et qu'il n'était pas normal que ceux-là, qui se donnaient beaucoup plus que les autres, ne soient pas mieux récompensés.
Alors, ceux qui ont besoin d'argent, à vos classes transplantées, à vos Projets d'Action Culturelle, à vos IDD, à vos échanges linguistiques !

Écrit par : catmano | 20 septembre 2007

J'ai oublié un "Il a dit que" avant "Dans toutes les écoles..."

Écrit par : catmano | 20 septembre 2007

Je me doutais bien que Catmano aurait une solution! Les friches, elle possède, les jachères aussi!

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Je me doutais bien que Catmano aurait une solution! Les friches, elle possède, les jachères aussi!

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007
C'était pour ça!:

Zorglub, je ne vois qu'une solution, peut-être ingérable, je ne connais pas du tout la configuration de la salle où vous travaillez.
Commencez, si c'est possible, par faire lire à haute voix à un élève, la première phrase : "Poser l’outil de cotation, cliquer sur le centre du cercle esquisse et garder cliqué.", faites-leur trouver combien ils ont d'actions différentes à exécuter dans cette première phrase, faites-les leur relire une à une, demandez des explications sur chacune des actions, faites ensuite exécuter ces trois actions "pour de faux" (parce que continuer à lire en gardant cliqué, ce n'est pas commode).
Continuez ainsi phrase par phrase, à voix haute d'abord, deux ou trois fois s'il le faut pour chaque phrase.
Arrêtez-vous au besoin pour faire lire au tableau une série de mots contenant tel ou tel son qui ne semble pas acquis par un ou deux élèves (ou plus, si j'ai bien compris).
Faites des retours en arrière fréquents (par exemple, à la fin de la troisième phrase, demandez de récapituler toutes les actions qui auront été faites à ce moment-là). N'hésitez pas à faire relire silencieusement (au mieux) ou à voix haute (au pire) pour qu'ils prennent l'habitude de vérifier systématiquement par la lecture si leur mémoire est fidèle.
C'est ce que je fais avec mes CP en fin d'année et mes CE1 systématiquement en début d'année puis à chaque fois que j'ai droit à un "J'ai pas compris c'qu'y faut faire..."
Au bout de quelques séances de décryptage mot à mot, bien longues, bien casse-pied, dès que je commence ma phrase : "Bon, eh bien, tu vas nous relire ça petit bout par petit bout.", le gamin, pas fou, me dit : "Non, non, mais ça va, je sais, je sais !".

Ecrit par : catmano | 20 septembre 2007

Pas pour les horreurs d'en dessous, celles que, justement, ma fille, elle hésite entre le voyage à Berlin, celui en Italie et celui à Paris. Vous vous rendez compte qu'elle n'a droit qu'à deux voyages sur trois, alors qu'elle est en quatrième? C'est une honte! Comment voulez-vous qu'on les éduque, dans ces conditions?

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Je confirme que les classes hétérogènes sont "une mode insupportable".

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

Catmano, je retiens votre proposition qui est plus contraignante pour l'élève. J'ai procédé (sans succès ...) "à l'envers" en leur montrant moi-même que toutes les actions étaient décrites et intelligibles afin de prouver que l'exercice n'était pas trop difficile.

Pour Dobolino et Yann, qui ont décidé d'être caustiques, que ce logiciel soit "intelligent" (?) ou non n'est pas le pb. Il est leader sur le marché du DAO dans le monde et on me demande d'apprendre aux gosses à s'en servir ... Sans doute pour mieux les asservir aux forces obscures néolibérales ?

Il doit certainement y avoir une importante distance culturelle entre-nous. Vous semblez ne pas comprendre ce que j'écris.
De mon côté je reste très perplexe sur le sens caché derrière les phrases : "Zorglub, puisque vous avez cinq heures par semaine, commencez par les bisounours! /.../ Y'a des bons logiciels pour les deux-cinq ans et des souris spéciales, Zorglub!" (bien que j'en comprenne tous les termes).

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2007

Friche est effectivement bien plus approprié que jachère.
Merci de nous le préciser.
Je continue donc dans le badinage métaphorique bien que le sujet ne prête pas à rire, pour ajouter que l'inculture n'en sert pas moins de dénominateur commun aux deux, même si la seconde s'enrichit grâce au fumier...

Le reportage sur le tabeau électronique au CP vous glace le sang! Merci à qui nous a permis de ne pas manquer ce morceau de bravoure: les Docteurs Folamour de Grenelle ont encore une bien belle carrière devant eux. La mise à la retraite d'office dans le cadre de l'amaigrissement de l'État ne les concerne pas. C'est inique.
Combien y a-t-il d'inspecteurs?

Ces enfants de ?? en Seine-et-Marne-ne lisent pas. Sur ce tableau plein d' étiquettes, ils "reconnaissent" les mots que leur mémoire a photographiés et le preenom est le premier bien entendu. pas de quoi crier au génie. La globale se porte de mieux en mieux.... et la "pscychologue-orthophoniste" (SIC!) interviewée se pourlèche déjà les babines. C'est bon pour le business.
Dramatique de penser qu'il ne s'agit justement pas d'une simple expérience, puisque depuis qu'on nous réforme l'école à tour de bras, l'échec d'une méthode et la gravité de celui-ci n'ont jamais été un motif pour arrêter l'expérience. Puisque le moteur est non pas l'intérêt des enfants mais l'idéologie derrière, la casse n'est que le prix à payer pour la grandeur de l'idée, et quand le résultat est mauvais, on le nie ou on l'ignore.

Il en va de l'école comme de l'économie.

Quant aux distributeurs de frites à 2 Euros, c'est le pompon!

Comment rester insensible quand on voit ainsi l'accélération la destruction de l'espèce programmée en direct au JT?

Derrière la crise de l'école se profile la crise de transmission de notre civilisation. Alain, puis Arendt l'ont écrit, Finkielkraut le confirme ( La Querelle de l'école, chez Plon).

Je le répète pour les nouveaux: lire de toute urgence "Histoire d'un Allemand", de Sebastian Haffner sur la montée du nazisme dans les années 30. Même passivité, (résignation dit le rapport du HCE) devant l'abomination vécue au quotidien, et la banalisation suit, nécessairement. Terrifiant.
Un autre point commun entre les deux phénomènes: l'exode des cerveaux...

Qui dira encore que la mainmise du pédagogisme sur l'école n'est pas une entreprise totalitaire?

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2007

j'attendais que vous nous rêviez un nouveau système! D'un rêve ici peuvent naître des réalités, peut-être, si JPB ne rêve pas....

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Ah! C'était du rêve que vous vouliez? Alors ça, on peut faire aussi mais je ne crois pas que cela servirait à grand-chose. Cela ne ferait pas rêver beaucoup de monde!

Écrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007

Bonsoir,
Une bonne nouvelle communiquée par le Café pédagogique.
GM
"Avec l'accord de Xavier Darcos, Gabriel Cohn-Bendit appelle à la création de collèges expérimentaux. Au départ c'est juste une petite ligne dans l'agenda de X. Darcos : "le 18 septembre à 15 heures réception de Gabriel Cohn-Bendit". L'information avait de quoi surprendre : voilà deux personnalités bien différentes : d'un coté l'homme politique de droite, plutôt raide que bonhomme, attaché à la tradition; de l'autre l'innovateur reconnu, le docteur es anarchisme, poil à gratter breveté du ministère de l'éducation nationale. Et puis Ferry avait dépensé tant d'énergie pour le bouter hors de la rue de Grenelle. Et voilà que Darcos l'y recevait. Comprenne qui peut…

Pourtant, d'après G. Cohn-Bendit, l'entretien est "chaleureux". L'ancien pilote du Conseil national de l'innovation apporte une solution à un problème qui va se poser au ministre. Avec la disparition de la carte scolaire, certains collèges de banlieue vont perdre beaucoup d'élèves. Qu'en faire et que vont devenir ces établissements désertés par les élèves les plus aisés ?

Pour G. Cohn-Bendit, "il y a moyen de changer ces établissements, d'adapter l'école aux jeunes, de faire réussir les élèves", y compris ceux qui viennent de l'immigration, "puisque la Suède ou la Finlande y arrivent".

G. Cohn-Bendit propose de confier ces établissements désertés à de nouvelles équipes pédagogiques, composées de profs volontaires, capables de s'investir dans un projet collectif et innovant. "Ils seront totalement autonomes et dépendront directement du seul ministre" exige-t-il. Il peut se prévaloir de la création d'une structure comparable qui fête cette année ses 25 ans : le Lycée expérimental de Saint-Nazaire. Xavier Darcos est intéressé par le projet et, au ministère, on confirme "attendre les propositions de Gabriel Cohn-Bendit".

Car, pour que le projet voie le jour, il faut des enseignants. Gabriel Cohn-Bendit est persuadé de trouver les enseignants nécessaires. "Il y a plein d'enseignants qui ont envie que ça change mais qui n'osent pas affronter l'immobilisme des collègues. On leur propose de participer à une vraie équipe pédagogique, organisée, autonome et cohérente" et de faire enfin bouger les choses. Ils pourront garder leur poste actuel et être détachés provisoirement dans un collège expérimental. L'objectif est d'ouvrir les premiers collèges expérimentaux à la rentrée 2008 dans plusieurs régions."

Écrit par : guy morel | 20 septembre 2007

Etre sous l'autorité directe du ministre, ca veut dire quoi ???
Il doit avoir autre chose à faire, le ministre, qd meme...

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

" Le Lycée expérimental de Saint-Nazaire est un lycée général public qui fonctionne de façon cogérée. Il regroupe aujourd'hui dix-neuf membres de l'équipe éducative et environ cent cinquante élèves. L'organisation du Lycée est non-hiérarchique, il n'y a pas de proviseur, pas de CPE, pas de surveillant, pas de secrétaire, pas de femme de ménage. Les membres du Lycée s'auto-organisent pour tout. "

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2007

Ceux qui, ici, apprécient particulièrement les classes homogènes auraient été comblés par le reportage "d'envoyé spécial" sur les enfants surdoués.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2007

""Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place."
Vous dites vrai Cadichon.

Dans mon pays, ma fille est la seule instit sur 25 à ne pas faire de global. encora a-t-elle été menacée par son inspectrice qui lui a posté la critique de cette vieille c. gâteuse de Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa".

Il est vrai que l'IUFM est un des pires de France (ce n'est pas Pedro qui me contredira, avec sa mémorable lettre ouverte à Gérard Gonfroy).
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2007

N.B.: Tika, je vous ai lu.

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2007

Encore une erreur de votre part !

Écrit par : Tika | 20 septembre 2007

"Il y a 20 ans, 29% des élèves des classes préparatoires étaient issus de catégories sociales défavorisées. Aujourd'hui, ils ne sont que 9%." (MAIS POURQUOI DONC ???) demande madame Guichard, qui semble aussi ignorer qu'ils tombent en fait de 0 à 3% dans les prépas du Veme arrondissement.

Réponse: parce qu'en imposant de supprimer les inégalités naturelles l'égalitarisme creuse les inégalités sociales.
Une évidence pour quiconque a lu Tocqueville, Burke ou Condorcet, (car on n'a rien dit de plus pertinent depuis) et que
confirment depuis 80 ans les prouesses calamiteuses des régimes communistes .

Pour ceux qui ont bravé l' omertà pratiquée dans nos institutions d'enseignement secondaire et même supérieur, et eu la curiosité de se renseigner par eux-mêmes sur le contenu de la doctrine libérale (notamment celle de l'école autrichienne), cette observation est tout autant une évidence que le fait que le Smic est un facteur de chômage. La messe est dite au premier cours d'économie non marxiste par le premier coup d'oeil sur la courbe qui le démontre.

Alors, juste un petit effort pour vaincre cette répugnance atavique et la caricature qui l'inspire, et l'effet Bourrel est garanti.(Bon sang, mais c'est bien sûr!)

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Eh bien, si le pire des deux Cohn-Bendit, (Daniel à côté est un agneau inoffensif et même sympathique ) apologue entre autres de la pédophilie et thuriféraire des assassins de l'école, devient conseiller de Darcos, c'est bien le remake de l'époque de la Libération quand les nazis et les collabos se recyclaient...

Les "expérimentations" que va nous concocter cet autre Dr Folamour seront encore bien pires que les tableaux électroniques.

Si c'est une blague, elle est de bien mauvais goût, sinon, éveillez-moi de ce cauchemar!

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Je ne sais pas d'où Cadichon connaît Gaby Cohn-Bendit, mais je l'ai, praiqué deux fois de très près, et je confirme que c'est un illuminé dangereux. J'ai un peu peur que sa présence au ministère participe de ces effets d'annonce dont raffole le gouvernement Sarkozy, depuis trois mois, en mettant en vedette des improbables de gauche. C'est une stratégie qui est peut-être médiatiquement spectaculaire, mais qui ne rapportera rien sur le moyen ou long terme. Cohn-Bendit est bien pire que les pédagogistes. Il arrive d'une ère défunte, celle d'Ivan Ilitch (pour ceux qui en 1971 n'ont pas lu Une société sans école, voir par exemple http://www.eleves.ens.fr/home/colonna/illich-education.html), et ce qu'il prône est tout simplement dément — et croyez-moi, ce gros barbu a toute la rhétorique nécessaire pour se montrer convaincant. De là à lui confier ce qu'il y aura bientôt d eplus délicat dans le système, c'est-à-dire les écoles de la marge, il y a un gouffre — parce qu'il en ferait des nids de cinglés revendicatifs. Que l'école donne de l'esprit critique, à la bonne heure ! Qu'elle fomente je ne sais quel grrand soir des banlieues, au moment même où la gauche vient de renoncer à l'idéologie du Grand soir, est sans doute plus délicat.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 septembre 2007

""Avec l'accord de Xavier Darcos, Gabriel Cohn-Bendit appelle à la création de collèges expérimentaux" (le café pédagogique)

Quand je pense qu'il y a des profs qui ont voté Sarko justement pour éviter ça...
Les baisés, comptez-vous !

Écrit par : Tiger Lilith | 21 septembre 2007

"Il y a 20 ans, 29% des élèves des classes préparatoires étaient issus de catégories sociales défavorisées. Aujourd'hui, ils ne sont que 9%." (MAIS POURQUOI DONC ???) demande madame Guichard, qui semble aussi ignorer qu'ils tombent en fait de 0 à 3% dans les prépas du Veme arrondissement", écrit Cadichon.

Madame Guichard n'ignore rien de tout cela parce que madame Guichard est sur le terrain -- sauf à considérer avec JL Chiss que le vécu du terrain ne vaut rien, ça va de soi. Madame Guichard posait une question rhétorique, ce qui signifie qu'elle avait une réponse à proposer... qui n'est pas très éloignée de la vôtre, figurez-vous : le nombre d'étudiants de CPGE issus de milieux défavorisés s'est effondré parce qu'à force de brader les contenus de l'enseignement et de ne plus rien apprendre aux élèves, ceux qui viennent de familles où on ne peut "compenser" à la maison grâce à une bibliothèque -- ou des cours à Acadomia -- n'ont plus aucune chance de pouvoir accéder aux prépas. Exibunt les Senghor, les Césaire, les Pompidou, les Bourdieu, tous purs produits de la méritocratie républicaine. Madame Guichard s'honore d'avoir fait intégrer Sces-po par des étudiantes venue de ZEP, recrutées sur leurs bons dossiers, et pas "parce qu'à prononcer leurs noms sont difficiles", et qui, secondées par leurs enseignants et "coachées" par leurs camarades, ont travaillé comme des folles pour y arriver. Bref, madame Guichard a fait monter les statistiques, et le pauvre prof de prépa qu'elle est s'incline bien bas, jamais lasse de l'entendre, devant madame Cadichon, qui lui fait découvrir ce qu'elle avait toujours rêvé de savoir sur le merveilleux monde enchanté du libéralisme, sans jamais oser le demander.

Écrit par : FGuichard | 21 septembre 2007

""Et on enseigne toujours la globale en CP, en ce début d'année, sinon partout, du moins encore dans trop de classes: la jachère continue bien à se mettre en place."
Vous dites vrai Cadichon.

Dans mon pays, ma fille est la seule instit sur 25 à ne pas faire de global. encora a-t-elle été menacée par son inspectrice qui lui a posté la critique de cette vieille c. gâteuse de Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa".

Il est vrai que l'IUFM est un des pires de France (ce n'est pas Pedro qui me contredira, avec sa mémorable lettre ouverte à Gérard Gonfroy).
Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2007

Je me permets d'émettre un doute sur les vraies raisons qui rendent la communication difficile entre la fille d'Anne-Marie Valette et son inspectrice.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

"Je me permets d'émettre un doute sur les vraies raisons qui rendent la communication difficile entre la fille d'Anne-Marie Valette et son inspectrice.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007 "
Sûr que si elle est comme lui, c'est po gogné...

Écrit par : toto | 21 septembre 2007

En fait, je crains un lycée au rabais, le collège l'est déjà. Les parents qui ont de l'argent ne se contenteront pas de cela. Ils mettront leurs gamins dans le privé.
Voilà où mène le refus d'une sélection claire et lisible.
Le système éducatif en France coûte trop cher, soit, pour des résultats insuffisants, soit.
Au lieu d'envisager une sélection lisible par tous qui permettent à tous de suivre un cursus exigeant jusqu'au moment où chacun le peut, on préfère mettre en place" un tout pour tout le monde" au rabais c'est - à- dire un enseignement public minimaliste qui sera fui par les gens favorisés au profit du privé.
Une sélection juste qui respecte les capacités de chacun permet de ne leurrer personne et de regarder en face les problèmes financiers qui ont leur importance.
Cet enseignement au rabais sera le prix qu'il faudra payer pour avoir refusé la sélection.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007

Je réitère. Je voudrais bien quelques avis...

Écrit par : Thalie- Thalie | 21 septembre 2007

Quelles sont donc ces "vraies raisons", Christophe. Maintenant que vous avez commencé...?

Écrit par : Jean | 21 septembre 2007

Je n'ai fait qu'émettre une hypothèse, Jean. Simplement, si la fille d'Anne-Marie Valette, cornaquée par sa mère, adopte le même ton vis à vis de ses collègues et de son inspectrice en les traitant tous de débiles mentaux vendus au lobby pédagogiste et mettant en oeuvre des méthodes débiles de lecture, cela ne favorise certainement pas une relation détendue entre ces différents partenaires... Mais ce ne sont que supputations! Il y a, en ce domaine comme dans les autres, le fond et la forme.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

"Le système éducatif en France coûte trop cher, soit, pour des résultats insuffisants, soit."

Voilà l'argument des journaleux et des faiseurs d'économies de bouts de chandelle.
Le syllogisme "système éducatif trop cher + résultats insuffisants = suppressions de postes" est affligeant.
Tout d'abord, parce qu'on envisage l'école comme une entreprise - hors ça n'a rien à voir, n'en déplaise à Cacadichon et son admiration béate du système américain (d'ailleurs, si votre fille s'est pris un 20/20 en histoire, vous êtes sûre que c'est parce qu'elle le vaut, ou parce qu'on surnote les élèves aux USA? pensez-y).
Ensuite parce que l'argument qu'on nous sert à chaque JT est le suivant: "dans les pays étrangers, ils ont moins de profs et de meilleurs résultats" - ou comment comparer des choses incomparables, les pays étant tous différents les uns des autres (population, immigration, tradition pédagogiques.. etc).
Enfin, on semble oublier dans les rédactions que les "résultats" sont insuffisants parce qu'on empêche les profs de faire leur boulot, et on a même créé des profs incultes (made in IUFM) qui contribuent à l'alphabétisation ambiante... forcément, depuis 30 ans, on a jeté l'argent par les fenêtres! Mais ça n'a rien à voir avec le nombre de fonctionnaires, plutôt avec la philosophie de l'enseignement en France aujourd'hui.

Écrit par : Loki | 21 septembre 2007

qui contribuent à l'ANalphabétisation ambiante, bien sûr!

Écrit par : Loki | 21 septembre 2007

Thalie, ben vous avez le mien, d'avis - et je suis tout entier acquis à votre cause.

C'est vrai qu'on nous reprochait (à juste titre) de nous éloigner du sujet de départ, mais maintenant que nous sommes deux à le traiter, plus personne ne s'y intéresse.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2007

Je confirme que "ce gros barbu a toute la rhétorique nécessaire pour se montrer convaincant". D'où ma réaction à cette annonce.

J'ai la chance de ne jamais avoir eu à fréquenter de près ce personnage dont je sais par ses prises de position, écrits et apparitions publiques, qu'il est nauséabond au point de faire d'un Garaudy un enfant de coeur et dangereux car c'est un ogre (particulièrement attiré par la chair fraîche) bien grimé.
Ce n'est pas le cas du frangin que j'aime bien, au fond, et que j'ai pratiqué jadis au quotidien, en mai 68, quand j'étais au comité de grève d'Assas.

"Le système éducatif en France coûte trop cher, soit, pour des résultats insuffisants, soit." affirme (2)Thalie et c'est incontestable
et voici que Loki rétorque:
"Voilà l'argument des journaleux et des faiseurs d'économies de bouts de chandelle.

Voici surtout ce qui est inquiétant si Loki est dans l'enseignement: confondre une observation parfaitement étayée et constamment confirmée depuis des lunes, avec un "argument" .

Ce qui me ramène à mon équation :
égationnisme+ diabolisation= rhétorique du procès stalinien.

(re)lire ou (re)voir l'Aveu.

Et ceci me ramène tout naturellement à Gaby l'enfoiré. Le nombre de ceux qui gobent son miel putride va encore augmenter.

Ora pro nobis!

ou encore, puisqu'ogre il y a:
"On n'est pas sortis du bois" diraient nos cousins de Québec.

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Les élèves en difficulté ( réelle) au collège en 6ème ne passent JAMAIS au lycée; j'ai mes stats depuis 83...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 20 septembre 2007


Vont-ils peut-être en Lycée professionnel - qui est aussi un lycée, ou alors, y aurait-il quelque "hiérarchisation" dans tout cela? Je ne vous fais pas dire ce que vous n'avez pas écrit, Thalie; je souhaite juste que le LP ne passe pas encore pour la poubelle.

Écrit par : Pendariès | 21 septembre 2007

"et on a même créé des profs incultes (made in IUFM) qui contribuent à l'alphabétisation ambiante... "

Ecrit par : Loki | 21 septembre 2007

Lapsus intéressant... Inconscient, quand tu nous tiens!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

"Comment rester insensible quand on voit ainsi l'accélération la destruction de l'espèce programmée en direct au JT?

Derrière la crise de l'école se profile la crise de transmission de notre civilisation. Alain, puis Arendt l'ont écrit, Finkielkraut le confirme ( La Querelle de l'école, chez Plon).

Je le répète pour les nouveaux: lire de toute urgence "Histoire d'un Allemand", de Sebastian Haffner sur la montée du nazisme dans les années 30. Même passivité, (résignation dit le rapport du HCE) devant l'abomination vécue au quotidien, et la banalisation suit, nécessairement. Terrifiant.
Un autre point commun entre les deux phénomènes: l'exode des cerveaux...

Qui dira encore que la mainmise du pédagogisme sur l'école n'est pas une entreprise totalitaire? "

Ecrit par : Cadichon | 20 septembre 2007 "

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire leurs enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,
Alors, c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie."

Je crois que tous ceux, nombreux, qui prennent Cadichon comme "scape goat" ne peuvent qu'approuver son message.
Haffner a en effet écrit un livre terrifiant, tous les totalitarismes, de droite comme de gauche, ont commencé par la destruction de l'école. Qui peut dire de quel bord sont Meirieu, Fracko, Bentolila, Goigoux, Grandserre, Charmeux, J.F. Launay, Bruno Mattéi, Mireille Brigaudiot, Gérard Chauveau, pour ne citer que les plus influents, les "hauts conseillers " du HCE, Claude Thélot, Christian Forestier, et autres fripouilles qui grenouillent à l'EN? Ils sont tous si bornés et si mal intotionnés, comment gardent-ils une telle influence? il est vraiment difficile de comprendre le but recherché à vouloir ce naufrage.
N'est-ce pas la fin d'une civilisation?

ll est si difficile d'informer la population qui ne veut que panem et circences.

J'ai acheté ce matin "La débâcle de l'école : une tragédie incomprise", qui est sorti hier.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007

http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1625

Voici le lien pour signer la pétition. Là, c'est quelque chose de vraiment grave qui se prépare.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

Anne-Marie, vous êtes décidément totalement paranoïaque.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

Zorglub, il n'y a pas foule pour répondre à votre SOS.
J'ai l'habitude, non de flatter les gens dans le sens du poil s'ils me semblent être des personnes importantes, mais d'essayer d'être efficace, en tentant quelques humbles conseils.

J'ai donc posé quelques questions, une des réponses m'a confirmée dans mon idée première.

Il est évident que ces trois filles ont eu un enseignement primaire déplorable, dès la maternelle : que du global, encore du global, toujours du global. Puis en CP : que du global, en core du global, toujours du global. (Pour citer mon ami Thierry Venot, qui irait faire un footing pour se rafraîchir, tant sa hargne l'échauffe quand il lit des messages comme le vôtre.)
Elles font donc partie des 40 % d'enfants qui ne savaient pas lire, ou ne comprenaient pas ce qu'elles lisaient, en entrant en sixième.

"Lire avec Léo et Léa", ou Boscher, c'est trop enfantin pour elles.

Il y a la méthode "Fransya", de madame Wettstein-Badour, pour jeunes et adultes, un peu rébarbative pour les très jeunes enfants, car sans aucune illustration, mais d'une progression excellente. Comme vous les avez un certain nombre d'heures, c'est tout-à-fait jouable, à mon avis.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007

Cher Zorglub, je continue.

"Il me semble que le livre de Pennac -"Comme un roman"- cerne bien ce problème. En résumé -du moins c'est ce que je comprends- il s'agit là d'enfants qui, simplement, n'ont pas du tout investi la lecture, l'activité de lire, le plaisir de lire, issus probablement de milieux (vous infirmerez éventuellement) dans lesquels les parents eux-même n'ont aucun intérêt pour ce genre d'activité et n'ont donc ni préparé l'enfant en lui lisant des histoires, ni fourni un modèle d'identification qui les motive dans ce domaine.
Pennac a pris le problème à la racine : en étant devant ces enfants un lecteur passionné, il leur a fourni un modèle identificatoire et les a intéressés à ce mode d'expression. Il a donc choisi de leur lire lui-même des livres de littérature qu'il pouvait mettre à portée de leur compréhension, et adopté une lecture d'homme de théâtre, ou en tout cas passionné par son texte. Et ça a marché. Peu à peu les adolescents se somt à leur tour passionnés pour ces lectures, ont réagi, ont commencé à vouloir écrire leurs propres histoires..."

C'est le conseil de Madame Cuche, orthophoniste, auteur avec Madame Sommer de "Lire avec Léo et Léa" entre autres.

Une autre enseignante vous donne donc le conseil de leur lire au moins une heure par semaine pour leur en donner le goût, c'est ce qu'elle fait dans sa pratique scolaire avec ce genre d'enfants massacrés. Si cela vous est possible....

Anne-Marie.

PS : Je reste à votre disposition pour vous donner des renseignements si vous choisissez la méthode Fransya, qui est excellente. Tous ceux qui l'ont expérimentée ont appris à lire avec succès à leurs élèves. Mais vos élèves sont bien âgées...

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007

""Anne-Marie, vous êtes décidément totalement paranoïaque."'

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

Quand je pense qu'il y a ici des gens bien intentionnés, bonnes âmes convaincues de leur humanisme, tout aussi assurés que le bon droit est de leur bord ( bonjour la 3eme voie)
et qui pondent de telles inepties tout en affirmant la main sur le coeur qu'ils ne font pas de procès stalinien, que celui-ci c'est en face qu'il se déroule et patati et patata

OR, c'est la main dans le sac qu'on vous prend, les amis....

En flagrant délire!

Anne-Marie, qui est l'auteur du livre que vous citez?

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

J'imagine que chacun ici a sa recette personnelle pour les élèves de Zorglub.
Si ils / elles sont réellement analphabètes, il faut effectivement une méthode d'apprentissage de la lecture (quelqu'un ici est-il spécialiste de FLE — Français langue Etrangère ? Les manuels conviennent assez bien à des jeunes adultes…). Si le problème est la motivation (il me semble que c'est le cas, mais je peux me tromper), alors il faut leur trouver des textes qui leur plaisent et les débloquent. J'avais réussi — il y a longtemps — une opération un peu similaire avec Stephen King — en l'occurrence, Carrie. Ça paraissait gros, mais ce rêve d'adolescente surpuissante avait bien fonctionné. Et peu importe que ce soit une traduction : Stephen King a l'habileté d'écrire avec un vocabulaire et une syntaxe élémentaires, parfaitement compréhensibles par des jeunes inexpérimentés. Et les histoires se tiennent — surtout quand on leur promet de leur passer le film après…
Mais j'aimerais beaucoup savoir quelles sont les suggestions des uns et des atres. Avec quel(s) livre(s) débloqueriez-vous des élèves inaptes à la lecture sans être ineptes ?
JPB

Écrit par : brighelli | 21 septembre 2007

Anne-Marie, vous êtes décidément totalement paranoïaque.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Je crois bien qu'elle est surtout très en colère. Y'a un peu de quoi, non, quand même?
S'il y a une manie qui m'importune dans le monde moderne, manie à laquelle j'ai hélas comme tous une déplorable tendance à céder, c'est de "psychiatriser" tous ceux qui nous encombrent. En ayant été victime pour de vrai de vrai, je m'efforce de ne plus céder à cette solution de facilité. Si je le fais, merci de m'engueuler copieusement.
La paranoïa, Christophe, c'est une maladie, très grave et incurable.

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Mais j'aimerais beaucoup savoir quelles sont les suggestions des uns et des atres. Avec quel(s) livre(s) débloqueriez-vous des élèves inaptes à la lecture sans être ineptes ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2007
Les élèves de Zorglub sont un peu âgées et de sexe féminin mais j'ai l'impression que chez les onze-treize ans du collège, j'en ai vu dans mon microcosme plusieurs cas, les romans pour jeunes lecteurs inspirés d'un moyen-âge un peu fantastique, marchent très fort. Après, les gamins embrayent assez souvent sur Le Seigneur des Anneaux et, là, c'est gagné, sauf pour ceux qui s'enferment dedans pour ne plus en sortir ce qui arrive et c'est assez embêtant pour eux. Toujours dans mon petit microcosme, je connais deux adultes complètement bouffés par le Seigneur des Anneaux.

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Jean-Paul,
Avec quelques semaines de retard ...bravo pour votre intervention dans l'émission de Canal Plus.
Sur un site que j'ai commencé il y a quelques mois, j'ai scanné le livre de lecture : La méthode Jolly.
Maintenant que je suis en retraite (40 ans en Seine St Denis ...) je vais essayer de trouver le temps de compléter ce site.

Donc à la suite de la mise en ligne de cet ouvrage, je reçois des témoignages de parents :

"Enfin, à l'école de mon fils (école classée ZEP) il y a un manuel de lecture pour 45 élèves, les isntits font des photocopies des pages qu'elles collent dans un grand cahier, comment voulez vous donner envie aux enfants de lire si c'est sur des photocopies en noir et blanc. De plus les instit ne veulent pas se mettre au fait de la loi en enseignant la methode syllabique, et après on vous dira que le taux d'échec scolaire est plus important dans les quartiers défavorisés. Il ne faut pas s'étonner, mes enfants on de la chance que j'ai un certain niveau puisque jai un bac, mais la maman qui a un faible niveau d'études ou qui ne parle pas français ne peut aps aider ses enfants ainsi et la methode employée ne les aidera pas non plus"

"Je peux vous raconter le cas du fils d'une cousine qui à l'âge de 11 ans, est entré en 6ème sans savoir lire ni écrire, il est arrivé à passer toutes ses classes sans qu'aucun enseignant ne se doute du problème. Ca fait peur."

Écrit par : Sylviane | 21 septembre 2007

Mais j'aimerais beaucoup savoir quelles sont les suggestions des uns et des atres. Avec quel(s) livre(s) débloqueriez-vous des élèves inaptes à la lecture sans être ineptes ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2007

Si je propose Harry Potter, je vais recevoir un cageot de tomates pourries sur la tronche, je suppose ?

Écrit par : yann | 21 septembre 2007

"Paranoïa: Psychose caractérisée par des troubles de l'interprétation des comportements d'autrui et une rigidité mentale qui amène le sujet à éprouver un vif sentiment de persécution"... Je n'invente rien, Dobolino. J'écris mot pour mot la définition de mon dictionnaire. Traiter systématiquement les profs d'IUFM de débiles mentaux et imaginer sa fille constamment en conflit avec ses collègues et son inspectrice me parait répondre peu ou prou à ces deux critères.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

Toujours dans mon petit microcosme, je connais deux adultes complètement bouffés par le Seigneur des Anneaux.
Ecrit par : dobolino | 21 septembre 2007'

Moi aussi: outre ma fille de 17 ans, un ami, prof d'économie à Tufts University, qui se dit " obsessed by Tolkien"!


Surtout ne pas s'avouer vaincu.

Le fils d'une amie italienne (34 ans) en visite chez nous cette semaine me disait justement hier soir qu'il avait été long à se mettre à lire car sa soeur ( un an de plus et père disparu quand ils avaient 5 et 6 ans) se réfugiait dans la lecture et refusait de jouer avec lui. Il avait donc pris les livres en grippe. Toutes ses classes à Chateaubriand (Lycée français de Rome), furent sans effet jusqu'au déclic, en 3eme, avec...Bel-Ami! Depuis, il dévore et en français surtout.
Du coup il a conservé une maîtrise extraordinaire du français écrit et parlé, malgré des études supérieures exclusivement italiennes et son job de pilote de chasse "formateur" dans la US Airforce au Texas, depuis 4 ans.

Qu'importe le flacon et le millésime, pourvu qu'on ait l'ivresse.

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Pourquoi "imaginer", Christophe? C'est peut-être vrai... Ça arrive, le harcèlement moral et c'est éminemment destructeur, croyez-moi. Quant à accuser le harcelé de folie pour l'achever, c'est classique aussi et ça arrange bien les bidons de tout le monde, enfin à court terme...

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Tolkien, ça a l'air d'être un peu le Nous Deux ou Confidences ou Gala des riches? Enfin, riches en esprit...

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Vont-ils peut-être en Lycée professionnel - qui est aussi un lycée, ou alors, y aurait-il quelque "hiérarchisation" dans tout cela? Je ne vous fais pas dire ce que vous n'avez pas écrit, Thalie; je souhaite juste que le LP ne passe pas encore pour la poubelle.

Ecrit par : Pendariès | 21 septembre 2007

Pendariès! Vous êtes fatigant, mon grand! La réforme dont il est question est celle du lycée "classique et technologique" et qui a dit il y a deux jours qu'il fallait absolument envisager la réforme des lycées ET des LEP en même temps? Lisez ce que je dis... La situation des LEP et de certains collèges est si proche que ce n'est certes pas moi qui n'envisagerait pas de tenir compte des LEP. Alors, faites z'attention;
je reviens de 3 h eures de 5ème . De 16 à 17h , ils sont zen bien sûr, le vendredi. L'un deux se met brusquement debout . Je lui demande ce qu'il a et il me répond: " J'ai mal aux fesses"!!!
(sic).
J'ai eu du mal à garder mon sérieux et il m'a fallu user d'une belle rhétorique pour le faire s'asseoir à nouveau.

Écrit par : Thalie- Thalie | 21 septembre 2007

"J'écris mot pour mot la définition de mon dictionnaire"
se défend C. Six-billes, qui dans ce cas précis n'en touche pas une, et le dico devrait donner quelque crédit au propos?

Accuser A-M Valette de "Traiter systématiquement les profs d'IUFM de débiles mentaux" me semble toujours, dictionnaire ou pas, une distortion absolue de la réalité, un procès d'intention bref, un mensonge flagrant, en bon français, mais les staliniens ne s'arrêtent pas à ce genre de détail. Tout fait ventre.

Monter au créneau avec tant de constance pour défendre une corporation coupable d'avoir, depuis sa création, déclenché, entretenu, favorisé et perpétué le naufrage des apprentissages cela ne peut qu'être suspect au mieux ....de corporatisme.

C'est aussi oublier que lorsqu'on incrimine un groupe de personnes pour leur résultat global et collectif cela n'implique absolument pas qu'il n'y a aucune exception. Elles sont alors hors-sujet. Il y a toujours des Justes, quelques individus isolés ( ô combien) qui ont sauvé leur honneur, avec les moyens du bord, et au prix de sacrifices et d'efforts. L'opprobre que se mérite l'institution des IUFM ne les éclabousse pas. Peut-être même que Christophe est du nombre, mais y a-t-il aussi une méthode globale et une idéologie de la textique pour enseigner le solfège et la musique contre laquelle se battre?

Aussi pourquoi cette insistance à disqualifier des propos parfaitement pertinents pour voler au secours de ceux qui n'en ont pas besoin, sinon par quelqu'intérêt personnel dont je vous laisse juge.

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

" moi qui n'envisagerais pas" Pardon! Fatiguée, je suis.

Écrit par : Thalie- Thalie | 21 septembre 2007

J'ai fait lire des élèves qui ne lisaient jamais avec Giono. Mais ils n'étaient pas analphabètes...
Des filles , 16 ans... Essayez" Pauline" de Dumas.
"La chambre bleue" de Mérimée, puis des morceaux de "Dominique "de Fromentin et après de "Roméo et Juliette". Allez-y par extraits en augmentant la masse.
Sinon, j'ai eu une fois un gros succès en commençant par des poèmes. Cela peut marcher très très fort si on fait le bon choix. Cette fois-là les parents m'ont demandé un rendez-vous pour venir me remercier... Rare moment où l'on a l'impression d'avoir réussi à donner quelque chose...

Écrit par : Thalie- Thalie | 21 septembre 2007

"Quand je pense qu'il y a ici des gens bien intentionnés, bonnes âmes convaincues de leur humanisme, tout aussi assurés que le bon droit est de leur bord ( bonjour la 3eme voie)
et qui pondent de telles inepties tout en affirmant la main sur le coeur qu'ils ne font pas de procès stalinien, que celui-ci c'est en face qu'il se déroule et patati et patata"

Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Je ne suis pas une "bonne âme convaincue de son humanisme", si c'est de moi que vous voulez parler, Cadichon. (Le bon droit est, par ailleurs, assez rarement du côté des extrêmes.) Je suis simplement, assez souvent, en proie au doute, et les personnes pétries de certitudes, convaincues d'avoir raison, (Anne-Marie, vous, et quelques autres) et méprisantes vis à vis de leurs interlocuteurs commencent vraiment à me courir sérieusement. Relisez-vous, toutes les deux, et essayer d'apprécier le ton de vos messages à leur juste valeur avant de poster. Alors, je regretterai d'avoir employé le qualificatif de "paranoïaque".

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

Cadichon, je disqualifie essentiellement le ton employé dans la plupart des messages d'Anne-Marie Valette, et dans le vôtre. Ton donnant d'ailleurs trop l'impression d'être certain d'avoir raison pour convaincre vraiment. Pour ce qui est du "mensonge" dont je me rendrais coupable, je rappelle qu'Anne-Marie Valette a intitulé un de ses "fils" dans le site envié: "lire et écrire": "Ces débiles mentaux; LES formateurs en IUFM".

Pour ce qui est de la méthode d'enseignement de la musique dans les conservatoires, ce serait plutôt l'obligation systématique, (d'ailleurs heureusement en régression) pour les élèves de faire systématiquement un, voire deux ans de solfège avant de pouvoir toucher un instrument qui serait à mettre à l'index. Mais elle aurait plutôt tendance à s'apparenter à une forme de syllabique intégriste qu'à une méthode globale.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

Peut-être même que Christophe est du nombre, mais y a-t-il aussi une méthode globale et une idéologie de la textique pour enseigner le solfège et la musique contre laquelle se battre?

Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Ah que oui! J'ai jeté mon argent par les fenêtres pendant deux ans pour ce faire. La troisième année, j'ai pris une colère homérique. Imaginez qu'au bout de deux ans de piano, à raison d'un cours d'une heure par semaine, la gamine ne savait toujours pas lire en clé de sol les notes de la portée, soit une octave et demi... et que la troisième année débuta comme un cours de débutant 1.
Ensuite, après quelques années d'arrêt, j'ai pris un professeur au black, allemande, méthode russe, tendance Steiner, 10 euros l'heure (pas chir dirait toto!): ça ressemble mieux à quelque chose du genre dictée de notes, toucher du clavier, doigté et désir/plaisir de travail de la gosse. Vous me croirez si vous voulez mais l'élève lit les notes en clé de sol et clé de fa... Si! Si! On peut le faire!

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Pour ce qui est de la méthode d'enseignement de la musique dans les conservatoires, ce serait plutôt l'obligation systématique, (d'ailleurs heureusement en régression) pour les élèves de faire systématiquement un, voire deux ans de solfège avant de pouvoir toucher un instrument qui serait à mettre à l'index. Mais elle aurait plutôt tendance à s'apparenter à une forme de syllabique intégriste qu'à une méthode globale.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007
Ce n'était déjà plus qu'un an quand j'ai commencé en 1969/70. Ce n'est peut-être pas la meilleure méthode, les russes s'en passent... S'en passaient??? Je crois que le pédagogisme gagne les pays de l'est à vitesse grand V, est-il ou n'est-il pas?
Donc, ce n'était peut-être pas une bonne méthode mais elle était adaptée à la léthargie légendaires des élèves français. Apprendre à jouer d'un instrument, ça se mérite! N'est pas génie du free-jazz qui veut.
Pour moi, le système français d'enseignement de la musique en Conservatoire était adapté aux jeunes français qui n'étaient pas de jeunes russes ou de jeunes arméniens d'Arménie stalinienne triés sur le volet et arrachés dès leur cinq ans à leur famille. Quand on trie les virtuoses et qu'on renvoie les autres gratter la terre, c'est plus facile de pratiquer une méthode réservée à l'élite.
Excusez-moi, mais, ce soir, j'ai des atomes crochus avec Eric Besson! Marre du mensonge, du pouvoir pour le pouvoir. Ma connerie a ses limites.

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Zorglub me contredira si je me trompe, mais peut-être que ces jeunes filles savent lire les "histoires" et, du moment où celles-ci ne dépassent pas trop leur niveau de langage et répondent à leurs intérêts, les comprennent.
C'est apparemment à un autre niveau que "ça bloque", lorsque le texte devient, oh là là, je vais me faire taper, je ne sais pas comment cela s'appelle exactement, ... injonctif (c'est ça ?).
J'ai vécu cela avec mon fiston, très bon lecteur de romans en tous genres, mais totalement hermétique au fait que le texte pouvait s'adresser à lui pour lui donner des ordres. Du coup, tout ce qui était problèmes de mathématiques, de physique, modes d'emploi et autres règles du jeu lui passaient tranquillement devant les yeux et à travers le cerveau sans qu'il ne fasse l'effort d'imprimer le moindre élément.
C'est pour cela que j'ai suggéré ce décryptage proposition par proposition du texte à lire. Je n'ai pas parlé de grammaire, mais ne croyez-vous pas qu'en rappelant (apprenant) à ces élèves ce que sont les verbes, les noms, les prépositions et comment l'on peut reconnaître le sujet ou les compléments, cela les aiderait à mieux comprendre seuls ce qu'on leur demande (le fiston écrivait sans aucune faute et était, paraît-il incapable de trouver le sujet du verbe) ?

Écrit par : catmano | 21 septembre 2007

La musique sans effort, le Sport sans compétition, l'important c'est de participer et ragnagna et tout et tout et puis... Ho! comment ça se fait qu'il y a de moins en moins de gamins d'ouvriers en Grandes Ecoles, ben ça alors! C'est parce que les concours sont élitistes, bien sûr!
Marre du mensonge! Bourdieu est mort, réveillez-vous!

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Eh bien on progresse! Merci à CS pour son déni rassurant par son coté attendu, et surtout à dobolino pour sa confirmation que le ba-ba ne peut s'apprendre (quelle que soit la matière et pardon pour le truisme) que de façon syllabique.

Qualifier la syllabique d'intégriste en dit long sur le bouchage à l'émeri, l'incurable bourrage de mou idéologique qui produit pareil amalgame! Le libéralisme totalitaire est de la même farine

Je me doutais bien qu'il n'y avait aucune raison pour que l'enseignement musical se soit trouvé miraculeusement épargné puisque la pandémie a gangréné jusqu'aux sports, longtemps demeurés indemnes.

Me reviennent en mémoire les doléances d'un ami qui vient juste de prendre sa retraite comme directeur d'un établissement de sport-études en Savoie, en théorie pépinière à champions, mais où la friche est de rigueur depuis trop longtemps ...
Sortis de l'école primaire sans avoir acquis le sens de l'effort, la notion de dépassement individuel, le respect de l'autorité, en un mot ce qui fait l'étoffe des meilleurs, ils sont handicapés à vie, et pas seulement pour le sport de haut niveau, mais simplement pour la réussite personnelle dans un monde où les exigences de tous ordres s'accroissent tandis que celles qu'on exige d'eux ne cessent de diminuer.

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

En écrivant ce qui précède je regardais la France mener contre l'Irlande, mais comme ils n'ont pas encore marqué...

Je reviens ici pour constater que la concordance de mes pensées avec celles de dobolino tient de la télépathie.

Tous les espoirs sont donc permis et pour l'équipe de France et pour l'école.

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Cela fait bien, Christophe, de dire qu'on doute. Cela fait chic, cela pose son pédagogue! Meirieu en a d'ailleurs fait son fonds de commerce puisqu'il a expliqué sur vingt mille pages qu'il se savait pas ce qu'il fallait faire. Il a même réussi à mettre en détresse les professeurs qui avaient eu la naïveté de croire qu'autre chose que du vent ("mauvais") se cachait derrrière un flux de paroles en effet impressionnant.

Écrit par : Jean | 21 septembre 2007

Jean vous me faites gerber! c'est sûr vous, vous ne doutez jamais! vos certitudes vous rendent puant de suffisance! quel gachis!

Écrit par : serpent à plumes | 21 septembre 2007

Ben, moi qui rigolais doucement quand à l'IUFM une jeune formatrice nous recommandait de faire étudier Stephen King et Amélie Nothomb en Seconde, j'ignorais qu'on me dirait la même chose ici.
Pour faire lire des élèves qui ne le veulent pas, il faut déjà les connaître un tantinet avant de leur proposer quoi que ce soit. Mais si c'est faire lire pour faire lire, Télé-Loisirs ou Quad-magazine suffira largement.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2007

Pour faire lire des élèves qui ne le veulent pas, il faut déjà les connaître un tantinet avant de leur proposer quoi que ce soit. Mais si c'est faire lire pour faire lire, Télé-Loisirs ou Quad-magazine suffira largement.

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007
nous parlions des élèves de Zorglub! Ceux qui ne savent pas interpréter un message écrit! C'est embêtant quand même. Les uns et les autres cherchent des solutions. Ne soyez pas hautain, merci. Avec ceux-là, on en est au niveau non-lecteur: si vous leur refilez une tirade de Cyrano ou même les premières phrases du Grand Meaulnes avec QCM à la clé, vous continuerez à ignorer qu'ILS NE SAVENT PAS LIRE. Zorglub, lui, il est apparemment le premier à s'en rendre compte et à s'en inquiéter (chapeau!) alors que ces gosses sont scolarisés depuis 5+4+2= 11 ans!!!! Je suis optimiste, je n'ai pas compté de redoublement.

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Chères dobolino et catmano, sans oublier Cadichon, qui est un tantinet rentrée en grâce, les gens s'apercevant qu'à la réflexion, elle n'est pas si facho que vous sembliez le croire, j'ai une très grande estime pour vous. Catmano est l'instit modèle à mon (pas humble) avis. Dobolino est sûrement la veto qu'on aimerait pour son toutou ou son lapin nain. Sans parler des animaux de ferme genre taureaux à Pimpin, primés tous les ans à la foire de Paris.

Je me fends la pêche chaque fois que je lis les efforts de ce pauvre Christophe pour essayer de me trouver une maladie mentale étiquetée sans rien connaître à la psychiatrie, et surtout pour faire partager son opinion au reste des lecteurs de ce blog, qui n'en ont cure.

Par contre, je suis effectivement déprimée quand je reçois le message d'une pauvre jeune maman non voyante qui ne sait que faire car sa fille en difficulté est malade d'aller à l'école, comme mon petit-fils, avec ces méthodes débiles prônées par des malades mentaux.

Dobolino, et Zorglub, il est sûr que c'est plus sain de chercher un moyen naturel pour sauver les trois jeunes filles de la catastrophe, que de les confier au bon docteur Révol, dont les soins me révoltent.

Jugez-en.


Education. (Figaro Magazine du 15 juillet 2006 .)

L'échec scolaire, ça se soigne.

Il n'y aurait pas de cancres. Mais le plus souvent , des élèves dont les mauvais résultats ont pour origine des causes médicales. Des spécialistes dépistent ces troubles. Reportage. (Martine Betti-Cusso).

« Docteur, c'est pas de ma faute. Mes parents voudraient qu'j'aie d'bonnes notes, mais j'y arrive pas ».Joël, 9 ans, semble bien désemparé. Son bulletin scolaire est catas trophique.Il a redoublé son CE1, et le voilà en difficulté en CM1.
Agité, il ne parvient pas à se concentrer en classe. Ses parents, à bout de nerfs, sont parvenus, après quelques mois de patience, à obtenir une consultation au centre des troubles de l'apprentissage de l'hôpital neurologique de Lyon.

Le centre est dirigé par le Dr Olivier Revol, 47 ans, pédo psychiatre, auteur d'un livre édifiant, « Même pas grave ! L'échec scolaire, ça se soigne. » Formé au Canada, ce médecin considère que le carnet scolaire est intimement lié au carnet de santé. « Un enfant sur cinq connaît des difficultés scolaires. Je ne crois pas à la paresse, au désintérêt de ces écoliers.Il y a toujours une cause derrière le refus de travailler.A nous de la découvrir pour mettre fin à cette spirale de l'échec scolaire. »

Durant cinq jours, Joël restera sur place et subira une batterie de tests. (..) A-t-il une bonne vue ? Entend-il correctement ? Son développement physique correspond-il à son âge ? A-t-il un trouble de la motricité, du langage ? Comment fonctionne son cerveau ? Joël sera pesé, mesuré, analysé. Bilan sanguin, pédiatrique, intellectuel, orthophonique, psychomoteur, et même électroencéphalogramme, dans le but de dépister une éventuelle anomalie de la vision, de l'audition, de la motricité ou une déficience intellectuelle.

Le docteur Revol poursuit : « L'enfant peut disposer de toutes les compétences sans parvenir à s'en servir. Ses aptitudes sont entravées par un problème dont l'origine est psychologique.Ce peut être une anxiété ou une dépression. »

Joël est conduit au cinquième étage. (.) « Avant l'adolescence, nous recevons cinq garçons pour une fille.Ils nous sont souvent adressés pour hyperactivité ou déficit de l'attention. »

Viennent ici des des hyperactifs, des dyslexiques, des dyspraxiques, des dysphasiques. Sans omettre ceux qui ne parviennent pas à acquérir les règles de l'orthographe (dysorthographie) ou les premiers éléments de calcul (dyscalculie).

Aurèle, enfant précoce, a un TOC. (Trouble obsessionnel compulsif). Ses notes sont désastreuses. Une situation courante pour près de 50 % de ces surdoués qui s'ennuient à l'école.

(.) La dépression est également un facteur important d'échec scolaire.Elle frappe 1% des enfants et 5% des adolescents. « Les enfants dépressifs sont mieux repérés.Les plus petits, en maternelle, se montrent aggressifs et instables. En primaire, ils répètent qu'ils sont nuls. Et chez l'adolescent, la dépression se manifeste par l'abandon des loisirs et par une forte irritabilité à tout moment et avec tout le monde. »

Joël a ensuite des « entretiens cliniques » avec une psychologue clinicienne.Il subit des tests d'attention, des tests de la personnalité, des tests de QI.

D'autres épreuves attendent notre jeune sujet. (.) « On observe une grande souffrance chez ces enfants en échec scolaire, constate le Dr Marion Strehl.Ils craignent de ne pouvoir réussir, de décevoir leurs parents.Ces enfants se dévalorisent, perdent l'estime de soi. »

A la fin de la semaine, tous les intervenants se réunissent pour établir un diagnostic.

(.) « S'il s'agit de troubles du langage, de la lecture, de la motricité, nous proposons une rééducation pour l'enfant, et des aménagements pédagogiques que nous transmettons aux enseignants : enrichir le programme scolaire d'un enfant précoce, voire l'envoyer dans une classe supérieure. Ne pas demander à un enfant dyslexique de lire devant sa classe. Lorsque la cause est psychologique, nous conseillons un suivi adapté avec, le cas échéant, un traitement médicamenteux.Dans le cas de l'hyperactivité,nous prescrivons éventuellement de la Ritaline, associée à un suivi psychologique et à une guidance parentale. »

Peu nombreux - ils sont une quarantaine créés depuis cinq ans - les centres de traitement des troubles de l'apprentissage croulent sous les demandes. (5 à 10% des appels chez le Dr Revol sont satisfaits.) Alors qu'il y a urgence à agir au plus tôt. Les cas les plus difficiles à traiter sont ceux enkystés depuis plusieurs années. Parvenu à l'adolescence, l'enfant qui traîne ses handicaps refuse de travailler, pour justifier son échec scolaire. Il en veut à son école, à ses parents, à la terre entière. Alors qu'un diagnostic efficace permet de corriger le tir."

Le déplorable apprentissage de la lecture qui se pratique dans une très grande majorité d'écoles n'est même pas évoqué.
Colette Ouzilou n'a-t-elle pas raison, quand elle dit : "Les médecins n'y connaissent rien." ?

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007

Il faut que Zorglub s'assure au préalable qu'elles comprennent ce qu'elles lisent : en les faisant lire tout haut, pas trop vite, et expliquer ensuite ce qu'elles ont lu.

Et au besoin réapprendre à lire avec une bonne méthode b-a ba.

J'ai fait suffisamment de musique pour savoir qu'on ne peut lire globalement la musique, mais à toute vitesse les notes une par une. On apprend à déchiffrer de plus en plus vite, au prix d'un gros travail, si on veut avoir un très bon niveau, il faut répéter répéter répéter. Il en est de même pour tout. Surtout pour la lecture : pourquoi a-t-on prétendu un beau jour qu'on pouvait faire le travail à l'envers : les phrases, puis les mots, puis les syllabes, puis les lettres. Quelle connerie !

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007

Dobolino est sûrement la veto qu'on aimerait pour son toutou ou son lapin nain. Sans parler des animaux de ferme genre taureaux à Pimpin, primés tous les ans à la foire de Paris.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
Merci mais n'exagérons rien. De tarée qui surprotège son fils fumiste et con à vétérinaire hors catégorie, on franchit allègrement le pas!
L'un comme l'autre sont excessifs. Comme tous les parents, mes enfants me posent problèmes éducatifs et je me sens parfois bien mal relayée par l'Ed Nat. Comme tous les professionnels, j'ai mes adeptes inconditionnels, ceux qui viennent me consulter parce que je suis leur service de proximité et ceux qui préfèrent voir crever leur animal plutôt que me confier un seul de ses poils. Dans cette histoire, tous ont un peu de raison, un peu d'a priori et... nul n'est parfait.

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Ah, pour les élèves de L.P....

Vous savez, une année, j'étais tellement déprimé par mes secondes (soi disant générales), je leur ai filé un article de Télé-Loisirs sur un métier.

Des livres qui marchent, il y en a beaucoup, mais aucun ne marche pour tous. Et je persiste : pour un véritable "non lecteur", des articles du journal local, de la presse télé ou des journaux people seront déjà d'un niveau élevé - autant vérifier qu'il est capable de les comprendre.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2007

Et tous les élèves de L.P. sont-ils capables de lire Quad Magazine ?

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2007

J'ai fait suffisamment de musique pour savoir qu'on ne peut lire globalement la musique, mais à toute vitesse les notes une par une.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007
Je n'ai pas fait trop de musique mais avouez que certains groupements de notes se lisent finalement globalement, non? Enfin, je peux me tromper, sur le coup.
Un accord du genre do mi sol do, vous le lisez note à note ou globalement?

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Pour Cadichon :
vous me demandez qui sont les auteurs de "La débâcle de l'école : une tragédie incomprise" (c'est en partie le fait que j'ai acheté ce livre qui m'a valu le diagnostic de paranoïa par le pauvre Christophe.)

Sommaire

Introduction générale
par Laurent Lafforgue

La destruction de l'enseignement élémentaire et la massification des jeunes
par Liliane Lurçat

L'école primaire et les origines de l'échec scolaire
par Marc Le Bris

Paroles d'IUFM
par Marie Teissedre

L'enseignement des lettres au collège et au lycée
par Guy Morel

Manuels d'anglais et méthodes d'enseignement
par Yvonne Cloarec

Enseigner au collège : une expérience au quotidien
par un groupe de professeurs d'un collège de Paris

Témoignages d'enseignants en physique à l'université
par Catherine Krafft

Pour étudier vraiment la littérature française à l'université
par Liliane Picciola

L'enseignement des sciences et la dénaturation des programmes
par Jean-Pierre Ferrier

Les savants et l'école
par Laurent Lafforgue

Les jeunes, l'emploi et la technologie
par Pierre Perrier

L'enseignement de la musique mis à mal
par Pierre Farago

Pour un enseignement revenu à sa vocation
par Bertrand Vergely

Bibliographie

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007

Des livres qui marchent, il y en a beaucoup, mais aucun ne marche pour tous.

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007

Là, c'est là qu'intervient le/la documentaliste du CDI. Ces gens peuvent faire aussi des miracles. Veiller à les conserver. Ils interviennent hors de tout contrôle, redoublement, constante macabre et tout et tout.
Ça me rappelle celle qui avait conseillé à mon fils un livre de Christian Jacq, en quatrième. C'était une femme adorable.Il l'aimait beaucoup, c'est là qu'il a appris la politesse. Il a pris le livre, l'a gardé deux semaines à la maison avant de le lui rendre en remerciant bien. Le CDI, ça sert à tous.

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2007

Bien sûr, de courtes "séquences" (hem) se lisent aparemment globalement. Comme les petits mots, mais pas plus de quelques notes ou quelques lettres.
J'y reviendrai, mais je fatigue.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 septembre 2007

Puisque dans le bouquin édité sous la direction de L.Lafforgue, il y a un chapitre sur "L'enseignement de la musique mis à mal"
par Pierre Farago, je comprends la réaction pavlovienne de ce pôv'christophe, avant d'en avoir lu une ligne.

Farago, vraisemblablement, répond à ma question et confirme l'analyse sur le terrain de dobolino.
C'est quand même rassurant quelque part cet échec tous azimuts. Il confirme la justesse de l'analyse qui condamne la méthode globale et tous ses dérivés.
Y'a pas de semi-globale.
Rien n'est bon chez elle!Il faut tout jeter, aurait dit Brassens

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Bien sûr, bien sûr! Pour devenir un excellent musicien, il est indispensable d'avoir eu les mains liées pour ne jamais pouvoir être en contact avec un instrument avant qu'on vous flanque un manuel de solfège entre les mains. Et on ne peut pas devenir bon lecteur sans qu'on ne vous bande les yeux pour que vous ne puissiez pas être en contact avec quelque forme d'écrit que ce soit avant que l'on vous apprenne le b-a ba. Anne-Marie, Cadichon, si cela a été le cas pour votre progéniture, je la plains de tout mon coeur.
Relisez donc la vie et le parcours des grands compositeurs, et vous saurez de quoi vous parlez, avant de faire étalage de vos positions d'une idéologie honteuse, tout en accusant vos contradicteurs d'être eux-mêmes des idéologues.

Dobolino, il y avait effectivement un an de solfège obligatoire dans les années soixante-dix avant "d'attaquer" un instrument. Puis deux, voire trois, dans les années qui ont suivi. Pas par idéologie, effectivement. Pour des questions toutes bêtes d'excès de demande dans certaines classes instrumentales, (piano, guitare). Cela a été en s'arrangeant un peu, postérieurement, avec la création des classes d'éveil musical. Mais combien d'élèves ont-ils été définitivement dégoûtés de la musique avant ça?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2007

"Des livres qui marchent, il y en a beaucoup, mais aucun ne marche pour tous. "

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2007

Oui, Jérémy, ja suis complètement d'accord avec ça. Cela peut être mis en parallèle avec le fait qu'il n'y ait finalement pas de bonnes ou de mauvaises méthodes, mais simplement des enseignants, bons ou moins bons.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

"je comprends la réaction pavlovienne de ce pôv'christophe, avant d'en avoir lu une ligne."

Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Vous êtes définitivement puante.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

"Farago, vraisemblablement, répond à ma question et confirme l'analyse sur le terrain de dobolino."

Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007

Touchant aveu! Ce "vraisemblablement" signifierait-il que vous ne l'avez pas lu? Bel exemple d'honnêteté intellectuelle!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

"Farago, vraisemblablement, répond à ma question et confirme l'analyse sur le terrain de dobolino."
Ecrit par : Cadichon | 21 septembre 2007
Touchant aveu! Ce "vraisemblablement" signifierait-il que vous ne l'avez pas lu? Bel exemple d'honnêteté intellectuelle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

Alors, pomme à l'eau, on fume la moquette?


1. Pas besoin d'être madame Soleil pour savoir que si un chapitre s'appelle ""l'enseignement de la musique mis à mal"
dans un livre intitulé: "La débâcle de l'école : une tragédie incomprise", édité par Lafforgue avec des contributions de Lurçat et Le Bris, on ne va pas y chanter les louanges des pédagogols ni promouvoir la globale qui tue.
2. Si je l'avais lu, est-ce que je demanderais le nom de l'auteur?
3.Je me tiens les côtes devant la vertueuse indignation du sybillin moyen alorsqu'un peu plus haut A-M Valette révèle que " c'est en partie le fait que j'ai acheté ce livre qui m'a valu le diagnostic de paranoïa par le pauvre Christophe" .
Elle a dit plus haut: "J'ai acheté ce matin "La débâcle de l'école : une tragédie incomprise", qui est sorti hier."

Or donc, on récapitule : ce pauvre Chr. lance son jet de fiel sibillieux sur nous deux à propos d'un bouquin dont il ne connaissait pas l'existence le matin même.
Il affabule, caricature et parle de ce qu'il ignore (l'honnêteté intellectuelle)avec l'assurance des cuistres.
So what else is new?

Meanwhile, back at the ranch, ma fille respire le bonheur de vivre, joue du piano avec enthousiasme, adore faire des arrangements, compose des trucs marrants, et pourtant
elle a fait du solfège "syllabique", sans trique mais avec une Tadjike ( ben oui, Lena est native du Tadjikistan). ça ne s'invente pas.

Il faut plutôt plaindre ces pauvres fort-matés de l' IUFM où sévit le susnommé.

Écrit par : Cadichon | 22 septembre 2007

Musique ? Pavlov ?

L'occasion est trop belle.
La semaine dernière, je suis tombé par hasard sur une émission du samedi matin, Thé ou Café, je crois.
L'invité était Jean-François Zygel* dont j'ai eu le plaisir de voir quelques émissions cet été.

Il a déclaré qu'à son humble avis et au risque de déplaire à certains, l'école n'était peut-être pas le meilleur lieu pour apprendre la musique. Il leur préférait les conservatoires avec un aménagement horaire du temps scolaire.

Maintenant, je mets le ciré parce que cela va baver sec (si on peut dire).

*Note trouvée sur le site de l'émission pour ceux qui ne connaissent pas.
Virtuose de l’improvisation, compositeur, analyste éclairé et interprète passionné, Jean-François Zygel est aussi un professeur et pédagogue hors pair. Ses leçons de musique qu’il donne depuis des années à la Mairie du XXe arrondissement à paris et pour France Musique sont distribuées Chez Naïve Classique.
La dernière leçon en DVD: « Le Boléro de Ravel » chez Naïve

Écrit par : Guillaume | 22 septembre 2007

Mais combien d'élèves ont-ils été définitivement dégoûtés de la musique avant ça?

Et combien par les tentatives maladroites d'enseignants peu ou mal formés dans les IUFM ?

Écrit par : Guillaume | 22 septembre 2007

Je constate que Cadichon à parfaitement décrit le style du neuneu.

Pove 'Goche'... enfin, 'jusqu'ici tout va bien' ...

Écrit par : toto | 22 septembre 2007

'a' oups :)

Écrit par : toto | 22 septembre 2007

"Voici surtout ce qui est inquiétant si Loki est dans l'enseignement: confondre une observation parfaitement étayée et constamment confirmée depuis des lunes, avec un "argument" ."

On pourrait écrire:"Voici surtout ce qui est inquiétant pour cadichon confondre une répétition permanente d'opinion avec une observation parfaitement étayée"

Écrit par : Hervé | 22 septembre 2007

Dans le cas d'un certain formateur IUFM, une répétition permanente d'opinions identiques vaut peut-être une observation parfaitement étayée...

Écrit par : Guillaume | 22 septembre 2007

Pour Zorglub -

Et si vous tentiez ça ? :
"D. Rûmi, Masnavi, Le grammairien et le capitaine, vers 1200 ap J.C, ( contes dits Persans ).

Un capitaine transportait les gens d’une ville côtière à une autre sur son bateau. Il connaissait bien son métier et sa réputation s’était rapidement établie dans la population : on l’appréciait pour son expérience et son courage.
Un jour, un grammairien monta à bord de son bateau. Cet érudit était plein d’orgueil et de prétention. Sans arrêt, il reprenait méchamment les gens qui s’exprimaient mal : il se moquait de leur accent, de leurs phrases bancales… Si bien qu’autour de lui, on préférait souvent se taire ! Pourtant, ce jour-là, sur le bateau, on se souciait peu de lui : les passagers écoutaient avec beaucoup de plaisir les histoires de marin que le capitaine leur racontait. L’estime dans laquelle ils tenaient ce personnage des mers augmenta la jalousie du grammairien. Pour rabaisser le capitaine, il l’interrogea devant son public :
- As-tu lu la grammaire ? Connais-tu la syntaxe ? LA phonétique ? L’étymologie ?…
- Non, répondit le capitaine étonné. J’ai appris un peu de grammaire à l’école mais je ne connais pas les sciences dont tu me parles.
Triomphalement, le grammairien conclut :
- Tu as donc perdu la moitié de ta vie.
Sagement, le capitaine garda le silence. Quant au grammairien, redevenu l’homme le plus important, il se lança dans un long monologue dans lequel il était question des ouvrages qu’il avait écrits, des conversations qu’il avait eues avec de célèbres écrivains…
Quelques heures plus tard, le ciel se remplit de grands nuages noirs, les vents se transformèrent en tempête. Le bateau tanguait dangereusement, fragile comme une paille sur la mer devenue houleuse. Sans perdre ses esprits, le capitaine s’occupa de sauver ses passagers et d’abord les enfants. Soudain, il tomba sur le grammairien recroquevillé sur lui-même dans un coin de cabine. Il lui demanda :
- Sais-tu nager ?
Le grammairien, effrayé, répondit d’une petite voix :
- Non, je n’ai jamais appris.
Le capitaine dit :
- Toute ta vie va être perdue."

J'ai pris l'an dernier le parti des contes/apologues ( ! ) pour travailler la lecture avec des STI adaptation dont un ne savait strictement pas lire - Catmano m'a conseillé un livre pour les petits, dont je me suis servie pour lancer la machine en adaptant à ces histoires. Le côté pratique, c'est qu'elles sont simples à lire, et adaptées à presque tous les âges. J'ai passé l'année à piocher de pays en pays, et ça a bien marché, - maintenant... ils savent lire, lentement, tranquillement, avec le doigt sous la ligne, mais ils savent et ne se sont pas sentis blessés par une lecture trop 'enfantine'.

Écrit par : Milady | 22 septembre 2007

Il a déclaré qu'à son humble avis et au risque de déplaire à certains, l'école n'était peut-être pas le meilleur lieu pour apprendre la musique. Il leur préférait les conservatoires avec un aménagement horaire du temps scolaire.

Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007

A force de marteler l'idée que l'école n'est pas le lieu approprié pour enseigner la musique, les arts, les sports, les langues, les maths, le français certains dans les ministères vont s'en convaincre définitivement et en tirer des conclusions logiques et pragmatiques.
Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?
On doit avoir à l'esprit que le démantélement de l'appareil scolaire est le résultat à la longue d'une succession de réformes censées les unes réparer les dégats des précédentes. On est arrivé aujourd'hui au stade bien mûr du constat de la faillite général du système qui justifie dans l'opinion publique bien préparée sa transformation profonde nécessairement libérale. Celle-ci au demeurant est déjà bien amorcée, les idéologues de la gauche utopiste devenus apparatchiks dans les ministères ayant déblayé le terrain et transformé les établissements scolaires en ateliers autonomes et auto-gérés de la Grande Fabrique du crétin ou du génie, c'est selon!
La cause est entendue un peu partout. L'école de la République a vécu, vive la République!

Écrit par : marigot | 22 septembre 2007

"Mais combien d'élèves ont-ils été définitivement dégoûtés de la musique avant ça?

Et combien par les tentatives maladroites d'enseignants peu ou mal formés dans les IUFM ?"

Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007

Alors là, Guillaume, je suis parfaitement d'accord avec vous! Une vingtaine d'heures pour former des stagiaires à enseigner la musique dans les écoles de la république, c'est ridiculement peu! C'est un de mes combats privilégiés.
On avait déjà longuement parlé de Jean-François Zygel ici, il y a quelques mois, (mais peut-être étiez-vous en "congé de blog" à cette époque. C'est effectivement un puits de science musicale, et ses masterclasses d'improvisation dans le cadre des "Lisztomanias", dans ma bonne ville de Châteauroux chaque année, sont un vrai régal. Mais ses émissions de télévision sont souvent "limite" pour tenter de se mettre au niveau de ce qu'on présume être le téléspectateur moyen et, pour tout dire, presque démagogiques et, comment diriez-vous... Pédagogol? Soit pas assez élitistes, soit incompréhensibles. Je suis étonné que vous ne vous soyez pas fait la remarque, intelligent, cultivé et brillant comme vous l'êtes!
Par ailleurs, j'ai enseigné la musique, (piano, formation musicale et musique de chambre) dans un conservatoire de la région parisienne pendant treize ans. Les approches de la musique y sont complètement différentes, et complémentaires avec celle de l'éducation musicale à l'école. A mon sens, l'une ne va pas sans l'autre. Mais elles sont, chacune à leur niveau, effectivement très imparfaites.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

"Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises méthodes", écrit Christophe.
Ah bon? La méthode globale de lecture ( commencer par faire apprendre par coeur des mots entiers, comme "extraordinaire" le 2ème jour du CP!) est une bonne méthode? Si c'était vrai, ça se saurait!
Le français en "séquences", c'est une "bonne méthode"? C'est sans doute pour cela que les élèves qui n'ont connu que les "séquences" sortent de troisième complètement ignorants et de la grammaire et de la conjugaison et de l'orthographe et des grands textes (qu'ils n'ont jamais "expliqués")! Par contre on les a bien bassinés avec les "types de discours", avec la "situation d'énonciation ancrée ou non ancrée", avec l"opposant", l'"adjuvant", l"élément déclencheur", fatras complètement inutile, avec la littérature "de jeunesse" (Molière et La Fontaine étant carrément ignorés)! De "bons" professeurs feront plus de dégâts avec les "séquences" que de "moins bons" avec un enseignement traditionnel, c'est-à-dire raisonnable. La méthode est essentielle.

Écrit par : Jean | 22 septembre 2007

Merci pour vos réponses que j'ai seulement lu rapidement ce jour faute de temps. Je ferai mieux ce soir.

Certains sur ce fil ont bien compris le pb :
Age des clientes 17-18 ans et cascade d’échec scolaire évidemment !
Elles ne sont pas analphabètes et c'est bien là le centre du sujet !
Elles sont capables de lire à haute voix à peu près correctement mais ne comprennent pas les textes "injonctifs" (si j'ai retenu la leçon de Catmano ...).
En gros, tant que ça raconte une histoire, ça marche. Dès qu'il s'agit d'un document intégrant une forme d'abstraction, même si elle est fortement en relation avec des faits observables (en l'occurrence, un écran de PC), c'est l'échec.
Idem s'il s'agit de "consignes" expliquant une procédure à appliquer avec rigueur, pas à pas, sans sauter d'étape.

PS :
Je ne comprends pas bien la condescendance et les lazzis de Yann et Dobolino, ni leur mauvaise volonté évidente.
Je vous rappelle que je ne suis pas prof de lettre mais de méca !
Je tente de faire mon boulot de mon mieux et rédige mes documents ... comme je peux. J’essaie d'être le plus clair possible en évitant les phrases alambiquées. Je ne peux pas éviter d'utiliser un vocabulaire spécifique sauf à périphraser sans cesse.
Vous me moquez sur l'utilisation de la formule "cercle esquisse". J’y peux rien, j’ai pas choisi ce vocabulaire et j’aurais pu dire « le cercle servant d’esquisse à la création du volume cylindrique dont on parle ». Pas sur que ce soit plus intelligible d’autant que la notion d’esquisse dans ce logiciel est essentielle et fondamentale.

Ceci dit, même pas mal ... et merci à tous les autres qui me donnent des pistes concrètes d’action !

Écrit par : Zorglub | 22 septembre 2007

Jean, un bon enseignant n'a pas les yeux rivés sur une méthode à appliquer "au pied de la lettre", si j'ose dire. Pas plus "idéovisuelle" que "syllabique pure", ou autres. Et il est certaines formules jargonnantes que je hais tout autant que vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

Et je suis absolument convaincu qu'on peut travailler avec certaines formes de "littérature de jeunesse" sans pour autant mettre les classiques de côté. Evidemment. Ne soyons pas binaires, ni idéologues! Le tout étant de choisir la qualité. Il n'y a pas que de la daube dans cette littérature jeunesse.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

Je ne comprends pas bien la condescendance et les lazzis de Yann et Dobolino, ni leur mauvaise volonté évidente.

Ecrit par : Zorglub | 22 septembre 2007

Mais ce ne sont pas des lazzi (on ne dit pas des lazzus, Kadichon ?), ni de la mauvaise volonté.
Les textes techniques ont leur logique propre, et c'est bien votre problème, apparemment. Vos élèves sont peut-être capables de lire sans (trop de) problèmes les livres que les uns et les autres ont pu conseiller ici, et bloquent sur les textes injonctifs, injectifs ou surjectifs, peu importe.
Sachez que quand je reçois un compte d'analyse anatomo-pathologique, je me contente de lire le résultat et les commentaires du labo, mais que je peine à déchiffrer le compte rendu proprement dit (si ça vous intéresse, je vous en donnerai un extrait).
Sous un peu d'humour, je pointais le fait que votre problème de lecture est quand même très spécifique et ne se résoudra peut-être pas avec Léo & Léa ou tout autre méthode de lecture.

Écrit par : yann | 22 septembre 2007

Hé, attendez ! Je ne suis vraiment pas sûre que ce soit un texte injonctif ! Je n'ai pas "fait l'IUFM", moi.
J'apprends à lire à des bambins, ce n'est pas du tout pareil. Et je me rends compte en fin de CP ou en début de CE1 que certains enfants n'arrivent pas à considérer ce genre de texte comme s'adressant à eux.
D'où les délires de certains (suivez mon regard) sur les notices d'emploi et les porte-monnaie qui s'ouvrent.
Encore une fois un problème de baignoire à vider en déposant d'abord délicatement le bébé dans son couffin.

En élémentaire, il faut donner l'habitude aux élèves de tout lire, des romans, des poèmes, des problèmes, des documentaires...
Ensuite, chaque professeur peut faire son travail correctement, qu'il leur parle de cercle esquisse ou de littérature.

Écrit par : catmano | 22 septembre 2007

J'ai oublié de dire merci à Marigot.
"A force de marteler l'idée que l'école n'est pas le lieu approprié pour enseigner la musique, les arts, les sports, les langues, les maths, le français certains dans les ministères vont s'en convaincre définitivement et en tirer des conclusions logiques et pragmatiques.
Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?" marigot | 22 septembre 2007

Écrit par : catmano | 22 septembre 2007

En élémentaire, il faut donner l'habitude aux élèves de tout lire, des romans, des poèmes, des problèmes, des documentaires...

Ecrit par : catmano | 22 septembre 2007

Vous allez vous faire attraper par les pourfendeurs de Meirieu, l'homme qui fait apprendre à lire dans les notices et les modes d'emploi !
Quand on aime lire, on lit n'importe quoi.
Quand j'étais gamin, et que je n'avais vraiment rien d'autre à me mettre sous la dent, il m'est arrivé de dévorer l'horaire des marées ou une revue technique automobile, et même "le télégramme de Brest", c'est dire si j'étais désespéré !
Maintenant, je n'ai pas appris à lire là-dedans ...

Écrit par : yann | 22 septembre 2007

Moi, c'était les boîtes de camembert, et ça ne m'a toujours pas passé !
J'arrive même à lire la marque de ma cigarette lorsque je me débarrasse de la cendre dans le cendrier.
Quant aux pourfendeurs de Machin ou de Bidule, ils auront compris, j'espère, mon "suivez mon regard". Ou alors, il faut qu'ils se remettent à la lecture des boîtes de camembert et autres "Il ne faut pas marcher sur les pelouses".

Écrit par : catmano | 22 septembre 2007

J'ai oublié de dire merci à Marigot.
"A force de marteler l'idée que l'école n'est pas le lieu approprié pour enseigner la musique, les arts, les sports, les langues, les maths, le français certains dans les ministères vont s'en convaincre définitivement et en tirer des conclusions logiques et pragmatiques.
Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?" marigot | 22 septembre 2007

Ecrit par : catmano | 22 septembre 2007

Moi de-même. Voila qui est fait.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

" Je vous rappelle que je ne suis pas prof de lettre mais de méca ! "

Ah ! Ben, je ne m'en souvenais plus, moi...

Sinon, Zorglub, pour avoir eu des élèves semblables aux vôtres il y a deux ans (les miens étaient peut-être même meilleurs, en comparaison), je confirme qu'effecivement c'est une tâche bien difficile que d'arriver à leur faire comprendre ne serait-ce que l'intérêt de bien saisir une consigne ou un énoncé. Alors que d'autres élèves ont bien acquis ça.

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2007

""'Les approches de la musique y sont complètement différentes, et complémentaires avec celle de l'éducation musicale à l'école. A mon sens, l'une ne va pas sans l'autre. Mais elles sont, chacune à leur niveau, effectivement très imparfaites."'
6billes, comme c'est bizare, enfonce la porte grande ouverte. mais continue son trip: n' a pas encore compris que la perfection n'est pas de ce monde.

et donne des leçons de "méthode" à Jean, (On aura tout vu!) toujours dans le style de la caricature qui lui colle à la peau

""Jean, un bon enseignant n'a pas les yeux rivés sur une méthode à appliquer "au pied de la lettre", si j'ose dire. Pas plus "idéovisuelle" que "syllabique pure", ou autres. Et il est certaines formules jargonnantes que je hais tout autant que vous.""'
nous dit le détenteur du pompom et pompier pyromane

Mais ce ne sont pas des lazzi (on ne dit pas des lazzus, Kadichon ?)
Faut croire que le bon air breton n'aère pas les neurones de ce
Yann-là, qui ne croit que ce qu'il voit et prouve ainsi qu'il a la vue sacrément brouillée: faudrait envisager la canne blanche.

mais cela ne l'empêche lui non plus de pontifier sur les méthodes et donner un exemple hors sujet, car il n'est pas illettré que je sache. Comment son cas servirait-il en quoi que ce soit à Zorglub qui va réussir un "miracle" car il a la bonne approche. Le reste est insignifiant, comme ce qui suit:

"""Les textes techniques ont leur logique propre, et c'est bien votre problème, apparemment. Vos élèves sont peut-être capables de lire sans (trop de) problèmes les livres que les uns et les autres ont pu conseiller ici, et bloquent sur les textes injonctifs, injectifs ou surjectifs, peu importe.
Sachez que quand je reçois un compte d'analyse anatomo-pathologique, je me contente de lire le résultat et les commentaires du labo, mais que je peine à déchiffrer le compte rendu proprement dit (si ça vous intéresse, je vous en donnerai un extrait).
Sous un peu d'humour, (SIC!!) je pointais le fait que votre problème de lecture est quand même très spécifique et ne se résoudra peut-être pas avec Léo & Léa ou tout autre méthode de lecture.
Ecrit par : yann | 22 septembre 2007


Dernier point, réponse à marigot
"Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?" marigot | 22 septembre 2007

La réponse semble aussi simple que la question, puisqu'elle y est inscrite:
L'effet pervers n'est pas dans la dénonciation, si visiblement stérile dans un pays irréformable tant il pratique l'idolâtrie, notamment celle des avantages acquis.

Il est dans la mentalité de référence qui l'a mis dans cet état, l'idéologie qui, par définition, refuse de se confronter à la réalité et englue ses victimes dans la spirale de l'échec, tout en reportant la responsabilité sur les autres. Ainsi, faute de les assumer, on n'opère de réformes que pour aggraver le sort des plus malheureux, creuser les inégalités et le déficit, sauf quand certaine bulle exogène vient donner un peu d'air, aussi artificiel que temporaire.

Les 35 heures, par exemple, ont surtout profité aux catégories déjà protégées et n'ont pas résorbé le chomage;l'ISF a eu des effets pervers sans cesse aggravés; la France est aussi le seul pays au monde avec un droit de grève des fonctionnaires sans service minimum, qui l'a livrée pieds et pongs liés à la CGT en 1947, et depuis elle danse quand les syndicats sifflent.
(je sens pourtant que ces derniers subissent le contrecoup de la défaite du PS et cherchent une nouvelle partition. Deo Gratias! ( a parte: Ségolène se prend pour Jeanne d'Arc: si elle faisait comme Juppé et restait au Québec?)

La dénonciation des dérives n'a pas d'effet pervers, autre que d'échauffer la bile inutilement, elle n'est pas suivie d'effet du tout! Il faut surtout se demander pourquoi elle n'a pas d'effet POSITIF. Tant qu'on ne touche pas plus aux symboles qu'aux idoles, il faut bien continuer à accepter les dérives, et les effets pervers de cette démission.

Écrit par : Cadichon | 22 septembre 2007

Christophe Sibille
"Je suis étonné que vous ne vous soyez pas fait la remarque, intelligent, cultivé et brillant comme vous l'êtes! "

Vous l'admettez enfin, vous en mettez du temps...

Marigot
"A force de marteler l'idée que l'école n'est pas le lieu approprié pour enseigner la musique, les arts, les sports, les langues, les maths, le français certains dans les ministères vont s'en convaincre définitivement et en tirer des conclusions logiques et pragmatiques."

Personnellement, l'enseignement de la musique n'était déjà pas terrible dans les années 80, mes souvenirs de collège : un grand bof ! (flûte à bec...)
On pouvait peut-être déjà tirer des conclusions logiques avant la réforme Jospin.

Écrit par : Guillaume | 22 septembre 2007

Dites, tous, vous avez manqué ça en matière d'orhographe.

Allez y faire un tour, vous serez bien surpris. Et vous en apprendrez de belles sur ce qui est dit de l'orthographe dans le B.O.

www.renouvo.org/enseignement_france.pdf

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2007

Et cela:

http://www.orthographe-recommandee.info/

Si ça ne remue pas dans les brancards après ça, je n'ai plus besoin de revenir sur ce site.

Dois-je résumer ? Il vous faut maintenant écrire "ognon", "entretemps" et "mille-deux-cent-cinquante".

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2007

Pas mal ! - mais pourquoi : argüer ???? doit-on dire : arg -u - er ????

Écrit par : Milady | 22 septembre 2007

On savait le BO inféodé aux pédagogos.
Merci Jérémy: ce lien confirme que leur pourvoir de nuisance est sans limite.

Écrit par : Cadichon | 22 septembre 2007

Dans http://www.orthographe-recommandee.info/faq.htm, on lit :
L'Académie française a approuvé à l'unanimité les propositions de simplification ; son secrétaire perpétuel présidait le groupe d'experts qui les a élaborées.

Dans le dictionnaire de l'académie, ognon n'est pas reconnu et la réponse proposée est oignon.

Doit-on pour autant en pleurer ?

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 22 septembre 2007

flûte...
pouvoir, bien sûr.


Du coup cette faute de frappe me renvoie au fait qu' ils sont bien des pourvoyeurs de ladite nuisance...

Écrit par : Cadichon | 22 septembre 2007

Du gong, vous en déduisez quoi ?

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2007

Je n'en déduis rien. Je m'interroge sur l'opportunité de hurler au complot pédagogiste en la matière.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 22 septembre 2007

Ces liens m'intriguent énormément ; merci Cadichon pour vos réponses.
Il y a des choses très étranges là-dessous - on dirait même un canular !

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2007

Du gong, vous êtes vraiment de mauvaise foi : au lieu de commenter les commentaires, vous pourriez commenter le document lui-même !

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2007

" Une série de rectifications de l'orthographe française ont été publiées officiellement au Journal officiel de la République française. Ces rectifications, modérées, qui vous sont présentées sur ce site, touchent environ deux-mille mots et ont été élaborées par le Conseil supérieur de la langue française de Paris avec l'Académie française et les instances francophones compétentes, qui les ont approuvées.

Elles n'ont pas de caractère obligatoire et, durant une période indéterminée, aussi bien l'orthographe « nouvelle » (qui est recommandée) que l'orthographe « ancienne » (laquelle reste admise) sont considérées comme correctes. Désormais, la nouvelle orthographe est recommandée."

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2007

Jérémy a écrit : "on dirait même un canular !"
Ce n'en est pas un :
http://www.academie-francaise.fr/langue/orthographe/graphies.html

Je n'ai pas trop envie de commenter car j'ai du mal à ne pas m'en foutre.
Ne vous trompez-vous pas d'adversaire ?

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 22 septembre 2007

Ils ont même retiré un "l" à girolle, et le "s" de relais...

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2007

La réforme avortée de 1990, ça tout le monde est au courant.
Mais les recommandations de 2007, j'ignorais !

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2007

Les changements d'orthographe, ça ne se décrète pas! La seule chose qu'on ait le pouvoir de faire, c'est de prendre acte des changements que le corps social a effectués "sua sponte". Le grammairien ne fait rien d'autre que courir derrière la langue pour essayer de la fixer à une époque donnée au moment même où elle lui échappe de nouveau. Il n'a pas à anticiper ces changements. En conséquence, les éminences peuvent décider tout ce qu'elles veulent, ce n'est que du vent! Puisqu'absolument personne, aujourd'hui, n'écrit "ognon", et que rien ne nous dit que l'orthographe "ognon" s'imposera un jour, nous continuerons, chers collègues, à le compter comme une faute.
De toute façon, il faut arrêter de pleurnicher sur la "difficulté que les pauvres petits ont à apprendre l'orthographe française". Car si les élèves ne savent pas écrire sans faute, c'est pour une seule et unique raison: parce qu'on ne le leur a jamais appris! Et si l'orthographe est, selon le dicton, "la science des ânes", c'est bien la preuve que les ânes peuvent l'apprendre. A fortiori les non-ânes!
On aimerait plutôt entendre une prise de position officielle de l'Académie française sur la débâcle de l'enseignement du français, sur les méthodes pédagogiques imbéciles, sur la méthode globale, sur les "séquences", sur le constructivisme. Mais là, mutisme prudent!

Écrit par : Jean | 22 septembre 2007

Je suis sûre que le coup du type boursoufflé, c'est en l'honneur de la lutte contre l'obésité. Avec ses deux f, il fait encore plus énorme !
En revanche, faut-il que nous continuions à susurrer ?

Écrit par : catmano | 22 septembre 2007

"Girolle" avec un l, "relais" sans s...!
Ils peuvent toujours courir!
C'est à se demander s'il n'y a pas derrière ces cervelles imbues d'elles-mêmes la volonté perverse de déstabiliser encore un peu plus le système éducatif. Le seul domaine pédagogique où la plus sombre pagaille ne régnait pas encore, c'était précisément l'orthographe. C'était intolérable!
D'ailleurs je m'aperçois que jai écrit "puisqu'absolument", ce qui finira certainement par s'imposer de soi-même. Pour l'heure, c'est encore "puisque absolument"!

Écrit par : Jean | 22 septembre 2007

Jean a écrit : "C'est à se demander s'il n'y a pas derrière ces cervelles imbues d'elles-mêmes la volonté perverse de déstabiliser encore un peu plus le système éducatif."

Ah ! La théorie du complot généralisé !
Ils sont partout !
Moi même personnellement, j'ai vu Jacqueline de Romilly massacrer un subjonctif et Jean d'Ormesson faire du rap primal à Drancy. C'est dire !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 22 septembre 2007

Pas un "complot généralisé", bien sûr - tout de suite les grands mots, dGG! - mais d'aimables "débats entre soi" dans lesquels on oublie tout simplement que l'on a aucun pouvoir, fût-on académicien, sur l'évolution d'une langue. D'ailleurs pourquoi pas ces débats sur l'orthographe , tant qu'ils en restent là. Ceux que je visais, ce sont les "pédagogues" qui évidemment se jettent sur les "propositions" de l'Académie pour les transformer en oukases - irresponsables, puisque ceux qui vont en pâtir, ce sont encore une fois les élèves. Mais vous m'aviez bien compris.

Écrit par : Jean | 22 septembre 2007

"6billes, comme c'est bizare, enfonce la porte grande ouverte. mais continue son trip: n' a pas encore compris que la perfection n'est pas de ce monde.

et donne des leçons de "méthode" à Jean, (On aura tout vu!) toujours dans le style de la caricature qui lui colle à la peau

""Jean, un bon enseignant n'a pas les yeux rivés sur une méthode à appliquer "au pied de la lettre", si j'ose dire. Pas plus "idéovisuelle" que "syllabique pure", ou autres. Et il est certaines formules jargonnantes que je hais tout autant que vous.""'
nous dit le détenteur du pompom et pompier pyromane

Mais ce ne sont pas des lazzi (on ne dit pas des lazzus, Kadichon ?)
Faut croire que le bon air breton n'aère pas les neurones de ce
Yann-là, qui ne croit que ce qu'il voit et prouve ainsi qu'il a la vue sacrément brouillée: faudrait envisager la canne blanche.

mais cela ne l'empêche lui non plus de pontifier sur les méthodes et donner un exemple hors sujet, car il n'est pas illettré que je sache. Comment son cas servirait-il en quoi que ce soit à Zorglub qui va réussir un "miracle" car il a la bonne approche. Le reste est insignifiant, comme ce qui suit:

"""Les textes techniques ont leur logique propre, et c'est bien votre problème, apparemment. Vos élèves sont peut-être capables de lire sans (trop de) problèmes les livres que les uns et les autres ont pu conseiller ici, et bloquent sur les textes injonctifs, injectifs ou surjectifs, peu importe.
Sachez que quand je reçois un compte d'analyse anatomo-pathologique, je me contente de lire le résultat et les commentaires du labo, mais que je peine à déchiffrer le compte rendu proprement dit (si ça vous intéresse, je vous en donnerai un extrait).
Sous un peu d'humour, (SIC!!) je pointais le fait que votre problème de lecture est quand même très spécifique et ne se résoudra peut-être pas avec Léo & Léa ou tout autre méthode de lecture.
Ecrit par : yann | 22 septembre 2007


Dernier point, réponse à marigot
"Au fond n'est-il pas temps de se poser une question simple: quel est l'effet pervers à la longue du procès de dénonciation du fonctionnement des institution publiques: justice, école, santé...?" marigot | 22 septembre 2007

La réponse semble aussi simple que la question, puisqu'elle y est inscrite:
L'effet pervers n'est pas dans la dénonciation, si visiblement stérile dans un pays irréformable tant il pratique l'idolâtrie, notamment celle des avantages acquis.

Il est dans la mentalité de référence qui l'a mis dans cet état, l'idéologie qui, par définition, refuse de se confronter à la réalité et englue ses victimes dans la spirale de l'échec, tout en reportant la responsabilité sur les autres. Ainsi, faute de les assumer, on n'opère de réformes que pour aggraver le sort des plus malheureux, creuser les inégalités et le déficit, sauf quand certaine bulle exogène vient donner un peu d'air, aussi artificiel que temporaire.

Les 35 heures, par exemple, ont surtout profité aux catégories déjà protégées et n'ont pas résorbé le chomage;l'ISF a eu des effets pervers sans cesse aggravés; la France est aussi le seul pays au monde avec un droit de grève des fonctionnaires sans service minimum, qui l'a livrée pieds et pongs liés à la CGT en 1947, et depuis elle danse quand les syndicats sifflent.
(je sens pourtant que ces derniers subissent le contrecoup de la défaite du PS et cherchent une nouvelle partition. Deo Gratias! ( a parte: Ségolène se prend pour Jeanne d'Arc: si elle faisait comme Juppé et restait au Québec?)

La dénonciation des dérives n'a pas d'effet pervers, autre que d'échauffer la bile inutilement, elle n'est pas suivie d'effet du tout! Il faut surtout se demander pourquoi elle n'a pas d'effet POSITIF. Tant qu'on ne touche pas plus aux symboles qu'aux idoles, il faut bien continuer à accepter les dérives, et les effets pervers de cette démission."

C'est du français, tout ça? Ou une compil passée à la moulinette du traducteur automatique signé Cadichon, détecté autrefois par Dobolino?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

"Christophe Sibille
"Je suis étonné que vous ne vous soyez pas fait la remarque, intelligent, cultivé et brillant comme vous l'êtes! "

Vous l'admettez enfin, vous en mettez du temps..."


Ecrit par : Guillaume | 22 septembre 2007

Excusez-moi, j'avais oublié les smileys...
Ceci-dit, j'ai toujours refusé de faire de la flûte à bec en classe, quand j'étais en collège... Et la pratique quasi-obligatoire de cet instrument y a été supprimée cette année.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

"6billes, comme c'est bizare, enfonce la porte grande ouverte. mais continue son trip: n' a pas encore compris que la perfection n'est pas de ce monde.

et donne des leçons de "méthode" à Jean, (On aura tout vu!) "

Ecrit par : Cadichon | 22 septembre 2007

Pas plus aberrant que l'inverse, ma foi!

Ecorcher les noms... Je vous croyais au dessus de ça! C'est vous qui parlez de caricature... Et qui, en sous entendant à longueur de message que vous-même et votre progéniture êtes parfaits, reprochez aux autres de s'apercevoir que la perfection n'est pas de ce monde... C'est un peu comparable à Jean qui parle d'autres comme des "cervelles imbues d'elles-mêmes", un peu plus bas... Tous cet humour est un peu trop fin pour moi.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2007

Vraiment ni condescendance ni aucun lazzus, Zorglub! Je posais des questions pour comprendre. Excusez-moi si vous les avez mal perçues. J'ai du mal m'exprimer.

Écrit par : dobolino | 22 septembre 2007

Et le collège multiple, ce serait comment le collège multiple??????????????????? Pour quoi y'a personne y dit rien.
NB: Ce n'est pas pour mon obscène génie méconnu, Tika. Il est au lycée.

Écrit par : dobolino | 22 septembre 2007

"Mais combien d'élèves ont-ils été définitivement dégoûtés de la musique avant ça?"

C'est vrai, beaucoup d'écoles de musique proposent toujours un enseignement peu motivant pour les jeunes.
Dans les années soixante dix, en réaction à cette pédagogie trop déconnectée de la pratique instrumentale, on pouvait lire ce genre d'annonces dans les revues spécialisées ( je n'invente rien):
-Apprenez le piano en une semaine grâce à notre méthode révolutionnaire basée sur la théorie des flux d'énergie ( ??).
- Apprenez la guitare en cinq minutes par jour tout en pratiquant la méditation transcendantale.
- Grâce aux récentes découvertes sur le cerveau, devenez un as de la batterie en écoutant nos cassettes pendant votre sommeil.

J'ai connu des musiciens autodidactes très doués obligés vers la trentaine d'apprendre sérieusement la musique pour pouvoir continuer à progresser .La pratique musicale demande un travail quotidien et une grande progressivité technique.
Thierry

Écrit par : venot thierry | 22 septembre 2007

Christophe je vous trouve vraiment courageux dans votre lutte en solitaire mais franchement vous êtes cerné!

Don quichotte face aux chochottes!

Écrit par : Merlemocoeur | 22 septembre 2007

'Merlemocoeur': j'aime bien ce pseudo.

Écrit par : Loki | 22 septembre 2007

A Zorglub : avez-vous parlé du problème à votre collègue de lettres ? S'il a constaté la même chose, il pourrait prendre ce problème de lecture en main et avec un petit effectif (si j'ai bien suivi), il arriverait à un résultat...

Écrit par : Japhet | 22 septembre 2007

A Zorglub : avez-vous parlé du problème à votre collègue de lettres ? S'il a constaté la même chose, il pourrait prendre ce problème de lecture en main et avec un petit effectif (si j'ai bien suivi), il arriverait à un résultat...

Ecrit par : Japhet | 22 septembre 2007
Le problème de Zorglub me semble plutôt être du ressort du prof de maths, non? Enfin, il me semble, à moi, profane.

Écrit par : dobolino | 22 septembre 2007

"Les changements d'orthographe, ça ne se décrète pas!"
rappelle Jean. Il faut hélas le marteler car pareille évidence ne pénètre pas le caparaçon idéologique qui sous-tend le procédé

Demandez-donc à nos cousins Germains ce qui est advenu de leur réforme! Fiasco calamiteux.

Mais en ce domaine comme en tant d'autres, quand l'idéologie gouverne les esprits, l'échec n'est jamais la preuve que l'idée de base était mauvaise.C'est tout l'argument de "La Grande parade" de Revel. Il en va ainsi de la rhétorique bien huilée du communisme ( ou socialisme) "réel" et de ses avatars.

Si cela ne fonctionne pas, c'est la faute de tout autre chose, jamais un défaut initial de conception. L'idée est infallible puisqu'elle vise la perfection.

Écrit par : Cadichon | 22 septembre 2007

Petit commentaire, datant de 1999, sur les IUFM par un agrégatif (de langue anglaise):

http://agreg-ink.net/sahai/iufm.html

Instructif...

Écrit par : Fenrir | 22 septembre 2007

Avez-vous parlé du problème à votre collègue de lettres /.../
Ecrit par : Japhet | 22 septembre 2007
Le problème de Zorglub me semble plutôt être du ressort du prof de maths.
Ecrit par : dobolino | 22 septembre 2007

Pas si simple ...
Dans cette filière STI : 5 élèves en 1ère (et 6 en term). Mais en enseignement général ces élèves sont mélangés à d'autres STI et donc l'effectif est normal.
Les profs d'enseignement généraux doivent parer au plus pressé avec les élèves « ordinaires » (j’ai pas dit brillants ...). L’un gère métaphores filées et diverses fariboles en vue de l'EAF, l’autre tente de leur donner le minimum d’outils de calcul. Mes filles ont généralement 3 en français et 2 en maths au bac ce qui n'est pas un souci, elles ont 18 en productique et 16 en méca (coefs 9 et 8) ...

Je retiens assez l’idée de Catmano : lire à haute voix et expliquer oralement l’action à réaliser AVANT de l’exécuter. Je partirai peut-être sur des « programmes de construction » de géométrie en collège (type : Placer un point A au milieu du segment CD etc.). C’est abstrait, bref dans la formulation, très concret dans la réalisation et sans ambiguïté (-güité ;-).

Mme Valette, vos pistes sont intéressantes, mais un peu difficile à mettre en oeuvre en cours de ... méca. Non que j’aie le moindre état d’âme au sujet d’éventuelles réactions de ma hiérarchie, plutôt parce que les élèves risquent d’être déstabilisé si j’entame une lecture de Pennac. Je vais tenter d’organiser cette histoire avec un assistant d’éducation si j’en trouve un qui puisse comprendre le problème.

Par ailleurs, Dobolino vous avez tout dit : "Zorglub, lui, il est APPAREMMENT le premier à s'en rendre compte et à s'en inquiéter".
Dans le fond, comme dans Spirou, Zorglub est un faux méchant. Et les faux gentils, qui abondent dans les lycées, préfèrent adopter une pédagogie et des modalités d’évaluation idoines afin de pouvoir détourner le regard en toute sérénité, avec une pudeur de bon aloi. Lorsqu’on ne sait pas répondre aux questions que l’on se pose peut-être vaut-il mieux ne pas se les poser ...

Enfin Cadichon vous pensez fort aimablement que « Zorglub /.../ va réussir un "miracle" car il a la bonne approche ». Ouch ! Si seulement j’en étais aussi convaincu que vous ... Je ne suis pas humble mais peu ambitieux, si je peux sauver les meubles ce sera déjà pas si mal !

PS :
JPB, j’ai pensé à vous ce soir en agréable compagnie. Le Comte Guy de Poix propriétaire récoltant du domaine Comte Peraldi à Ajaccio élève (éduque ?) du sciaccarello. J’ai découvert un rouge élégant et raffiné bien loin des clichés qui entourent les vins corses.

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

Zorglub; si vous me branchez là-dessus, je vais être intarissable. J'ai autrefois travaillé pour Gault & Millau, et j'ai testé toutes les caves de l'île — sur laquelle j'ai écrit pas mal de choses, savez-vous — entre autres les deux Guides Gallimard.
Pour ce qui est du Comte Peraldi, vous trouverez la cave, fort jolie, à la sortie Nord d'Ajaccio — et essayez la "cuvée Cardinal", qui pousse sur un petit coteau spécifique, et atteint des sommets.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 septembre 2007

Zorglub, j'ai aussi un faible pour le sciaccarello, et j'ai eu la bonne surprise de trouver le Comte Peraldi ( en blanc et en rouge) dans le restaurant-Biergarten du Nymphenburg à Munich!
Il se vend même ici, en Nouvelle-Angleterre.

Écrit par : Cadichon | 23 septembre 2007

Puisqu'on parle de vin, je recommande le côtes du rhône générique de chez "Guigal". Un pur bonheur, et dans tous les millésimes. Ce viticulteur fait également des "côte-rôtie", Hemitage, Châteauneuf du pape, qui sont excellents, mais le rapport qualité prix n'est, à mon sens, pas le même.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

"J'ai connu des musiciens autodidactes très doués obligés vers la trentaine d'apprendre sérieusement la musique pour pouvoir continuer à progresser. La pratique musicale demande un travail quotidien et une grande progressivité technique.
Thierry"

Ecrit par : venot thierry | 22 septembre 2007

Qui peut douter de ça? Mais si vous en êtes dégoûté au bout de deux ans de conservatoire sans toucher un instrument, vous n'aurez même pas l'occasion de vous rendre compte que vous êtes doué, ou que ça peut être plaisant ou que, pourquoi pas, cela puisse même devenir un gagne-pain.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

"Christophe je vous trouve vraiment courageux dans votre lutte en solitaire mais franchement vous êtes cerné!

Don quichotte face aux chochottes!"

Ecrit par : Merlemocoeur | 22 septembre 2007

Oui, un petit coup de main ne serait pas de refus... Quand revenez-vous hanter un peu ces lieux?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

"Petit commentaire, datant de 1999, sur les IUFM par un agrégatif (de langue anglaise):

http://agreg-ink.net/sahai/iufm.html

Instructif...

Ecrit par : Fenrir | 22 septembre 2007 "

Vous n'avez rien trouvé de plus récent? Au moins, les copiés-collés interminables d'Anne-Marie Valette sont plus frais que ça!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

Le pinard (même corse, même bon) un dimanche à 9 h du matin, hors la messe !
Oh les gars, faut vous refroidir l'alambic ! Soyez responsable au moment où certains pensent à nous revaloriser (et pas seulement sous forme de plantes fourragères)..!

A ce sujet,

Voir ce document très intéressant (les 20 premières pages !) dans
http://www.institutmontaigne.org/vers-des-etablissement-scolaires-autonomes-134.html
(Le directeur de ce "think tank" de droite est Ph. Manière, membre de la commission "pour l'évolution du métier d'enseignant", qui doit être installée lundi 24 septembre :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-958263@51-946005,0.html

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

"I firmly believe in the wisdom of that fine old French proverb, c'est en forgeant qu'on devient forgeron.
The IUFM, however, seem to believe that on apprend à être forgeron en regardant les autres, en suivant des journées théoriques sur l'acte de forger, et en regardant photocopie après photocopie des IO sur les forgerons."

Dixit l'agrégatif grand-breton.

Vrai en 1999, toujours vrai en 2007

Sorry, Christophe....

Écrit par : Cadichon | 23 septembre 2007

Ce document de l'Institut Montaigne est de 2001, Trop vieux aussi??Il prouve seulement que la réflexion ne date pas d'hier.

Écrit par : Cadichon | 23 septembre 2007

C'est un vieux jus de crâne mais l'application est pour demain

Je ne m'en plains pas complètement.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Pour la page du Monde, c'est comme d'habitude :
"La page que vous avez demandée n'existe plus à cette adresse."

Écrit par : catmano | 23 septembre 2007

c'est un problème qui apparaît parfois sur ce blog quand on copie/colle une adresse internet. La page en question se trouve, ce jour, dans la rubrique France et Société, lien intitulé "M. Darcos admet qu'"il faudra des crédits" pour revaloriser le métier d'enseignant".

Bonne lecture !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Le pinard (même corse, même bon) un dimanche à 9 h du matin, hors la messe !
Oh les gars, faut vous refroidir l'alambic ! Soyez responsable au moment où certains pensent à nous revaloriser (et pas seulement sous forme de plantes fourragères)..!
Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Dés Matines, il convient de trinquer à la santé de notre hôte monsieur dGdG! Tout particulièrement aujourd'hui! Joyeux anniversaire monsieur Brighelli!

Écrit par : saperlipopette | 23 septembre 2007

Trinquons donc !

C'est curieux chez les enseignants ce besoin de trinquer ...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Hum ! Saperlipopette, vos intentions sont certainement bonnes — mais les vieux messieurs décatis et les éternelles jolies femmes ont au moins un point en commun, il vaut mieux ne pas révéler leur âge…
Merci quand même…
JPB

Écrit par : brighelli | 23 septembre 2007

Je vous rappelle qu'avec le décalage horaire, Cadichon a parfaitement le droit de parler de vin à une heure qui correspond à neuf heures du matin chez nous!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

""I firmly believe in the wisdom of that fine old French proverb, c'est en forgeant qu'on devient forgeron.
The IUFM, however, seem to believe that on apprend à être forgeron en regardant les autres, en suivant des journées théoriques sur l'acte de forger, et en regardant photocopie après photocopie des IO sur les forgerons."

Dixit l'agrégatif grand-breton.

Vrai en 1999, toujours vrai en 2007"

Sorry, Christophe....

Ecrit par : Cadichon | 23 septembre 2007


La caricature, à partir d'un certain niveau, et systématique, devient vraiment de la désinformation!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

"Je vous rappelle qu'avec le décalage horaire, Cadichon a parfaitement le droit de parler de vin à une heure qui correspond à neuf heures du matin chez nous!"

C'est très juste. Je m'aperçois que je n'avais jamais pensé que la mondialisation impliquait la possibilité (voire la nécessité) d'une vidange permanente des litrons. C'est une idée vertigineuse !

Litrons qui, selon la légende, se tournent (la tête) en sens inverse dans l'autre hémisphère (cérébral).

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Litrons qui, selon la légende, tournent (la tête) en sens inverse dans l'autre hémisphère (cérébral).

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Bon, Zorglub, j'en reviens donc à mes logiciels pour bébés! Partir du simple pour aller au compliqué: soit, leur faire effectuer d'abord une succession d'ordres plus simples à partir d'un texte écrit à lire puis /et à appliquer sur ordi. Puisque apparemment, personne ne s'est rendu compte auparavant que ce n'était pas acquis. Quand je pense qu'on me dit que: "mais si! les cours de tecnologie sont très utiles!". A la lecture de votre témoignage, je n'en doute plus. Comment ces cours ont-ils été faits pour que ces élèves "passent à travers" alors que ces cours devraient leur être destinés en priorité? Je suppose qu'en plus , en BEP, ils ont du être à nouveau confrontés à un enseignement de ce type?
Ce qui nous fait deux heures par semaine pendant quatre ans de collège et au moins autant pendant deux ans de BEP!
donc quelque chose du genre 36*2*6= 432 heures minimum d'enseignement pratique de mise en application d'une procédure technique écrite, aussi bien sur ordi que devant une perceuse à colonne ou un fer à souder. Sans parler des TP de SVT et physique-chimie.
C'est grave, très grave. Pour moi, ça l'est bien plus que d'avoir ou non étudié Britannicus ou Phèdre.
Ça signifie que ces jeunes donzelles seront incapables de mettre une mesurette de poudre pour 30 ml d'eau à biberon, qu'elles ne sauront même pas choisir la bonne eau au supermarché car elles ne verront pas le pictogramme "biberon" sur l'étiquette, qu'elles ne sauront pas stériliser les dits-biberons dans le bac Milton ni lire l'ordonnance du pédiatre pour l'introduction de l'alimentation solide et tout ça finira aux urgences parce qu'elles n'ont pas pigé l'importance d'avaler tous les jours à heure fixe le contraceptif oral.
Vive les congélateurs!

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Alertez les bébés !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

"C'est grave, très grave. Pour moi, ça l'est bien plus que d'avoir ou non étudié Britannicus ou Phèdre."

Dans le même ordre d'idée, voir
http://www.cyberarchi.com/actus&dossiers/courrier-des-lecteurs/index.php?dossier=83&article=2542

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

" Ça signifie que ces jeunes donzelles seront incapables de mettre une mesurette de poudre pour 30 ml d'eau à biberon, qu'elles ne sauront même pas choisir la bonne eau au supermarché car elles ne verront pas le pictogramme "biberon" sur l'étiquette, qu'elles ne sauront pas stériliser les dits-biberons dans le bac Milton ni lire l'ordonnance du pédiatre pour l'introduction de l'alimentation solide et tout ça finira aux urgences parce qu'elles n'ont pas pigé l'importance d'avaler tous les jours à heure fixe le contraceptif oral."
Ecrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Ah ! Quand je vous disais qu'une maternelle refondée sur l'essentiel était indispensable à toutes celles que j'appelle mes "petites mamans", celles qui jettent un pantalon parce qu'il n'y a plus de bouton à la taille, celles qui attendent que l'enfant demande de lui-même à faire pipi dans le pot, celles qui amènent leur gamin à l'école le samedi matin et qui trouvent porte close parce qu'elles n'ont pas su lire le calendrier des "samedis libérés".

Écrit par : catmano | 23 septembre 2007

Dobolino, c'est très exactement pourquoi je m'inquiète un peu (!). La question dépasse largement l'éventuelle réussite du bac, on est proche d'une forme de handicap acquis (si j'ose utiliser cet oxymore).

Sur les logiciels pour enfant j'avais pensé à Logo qui correspond bien à ce type de démarche intellectuelle.

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Sans aucun rapport, je doutai à l'instant de l'orthographe du mot "oxymore". Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il ne figure pas dans le Petit Robert édition 1981, alors que ma gamine de 14 ans en connaît le sens.
Qui peut m'en expliquer la raison ?

Du coup, j'ai découvert que "l'oxycrat" est une boisson mélange de vinaigre et d'eau utilisée dans l'antiquité.
Sur ce blog on sait manifestement mieux vivre !

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

Du coup, j'ai découvert que "l'oxycrat" est une boisson mélange de vinaigre et d'eau utilisée dans l'antiquité.
Sur ce blog on sait manifestement mieux vivre !

Ecrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

Rajoutez du bicarbonate de soude, ça tamponnera! Avec un peu d'acide tartrique, ça doit se rapprocher de la limonade bas de gamme, comme goût.
Remarquez qu'il y a de très bons vinaigres! 9a peut valoir un citron pressé.

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Sur les logiciels pour enfant j'avais pensé à Logo qui correspond bien à ce type de démarche intellectuelle.

Ecrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

Pour le coup, je n'en sais trop rien! Mais Catmano et ses collègues de primaire doivent avoir des lumières sur le sujet. De bons profs de technologie de sixième et cinquième aussi;

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Zorglub a écrit "Sur les logiciels pour enfant j'avais pensé à Logo qui correspond bien à ce type de démarche intellectuelle."

Par expérience personnelle, les logiciels de type logo sont tout aussi bien adaptés aux adultes.
Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit, en gros, de construire des suites structurées d'actions à partir de primitives d'action (style "avancer un pas", "tourner un quart de tout à droite",etc.) et de tests (tant que.. faire..., etc.). Par exemple, aller au fond d'un tunnel de longueur quelconque et revenir.
Que travaille-t-on dans ce genre "d'activités" ? Tout simplement les ossatures d'analyse et de raisonnement. C'est à dire, rien que des choses que les patrons aiment bien savoir possédées par des techniciens en formation pour cause de changement technologique majeur.
Evidemment, à l'heure actuelle, cela ne sert plus à grand chose puisque les progrès en sciences de l'éducation et leurs applications systématiques ont ouvert la perspective de matins radieux où il n'y plus qu'à apprendre par soi-même.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Pour vous compléter GdG, Logo s'apparente à un langage de programmation élémentaire.

Son usage nécessite de "verbaliser" une action de manière anticipative.
On peut imaginer que ce soit structurant pour la pensée et que ça développe le canal réciproque que je cherche à faire acquérir à mes grenouilles : anticiper une action à partir d'un texte.

Y'a p'être une idée à creuser ...

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

"On peut imaginer que ce soit structurant pour la pensée"

Je vais même plus loin : il n'y a que ça...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

En vous lisant, je comprends pourquoi les jeux de "Quête", genre le premier Zelda, sont si peu nombreux. Au fond, c'est trop difficile pour la majorité des humains. Il faut retenir le plan, faire des déductions, être méthodique et tout et tout. Le plus grand nombre préfère dégommer des ennemis en faisant appel à son habileté manuelle sur le joy-stick.
On a tellement de difficultés à trouver ce genre de jeux que j'ai laissé tomber.
Zorglub, récupérez une vieille console premier modèle et le premier Zelda!

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Pour les curieux par exemple :
http://library.thinkquest.org/18446/fr_1.shtml

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

Attention aux enthousiastes qui découvriraient Logo !

C'est aussi un moyen extrêmement discriminant de classer les êtres humains selon leurs performances devant un problème à résoudre. Les DRH en auraient fait leur miel si on leur avait dit cela à l'époque.
Evidemment, maintenant, un petit entretien d'embauche de 10 minutes suffirait suivi d'une mise sur le papier par le candidat d'un résumé de 10 lignes maximum de l'entretien.
Vous avez dit discriminant ?

PS : J'espère qu'il n'y pas de DRH incognito sur ce blog...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Dobolino en deux clics (et ... beaucoup de chance) il me semble avoir trouvé votre bonheur :
http://www.t45ol.com/play/1545/zelda.html

C'est bien de ça dont vous parliez ?

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

Subissez-vous aussi une épidémie d'antiflood en ce moment sur ce blog ?
A chaque post je me tape le code "secret".

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

Logo ! Que de vieux souvenirs ! Je croyais que depuis le décès des vieux TO7-70 du plan IPT, ça n'existait plus !
Je vais jeter un œil sur le site et, si ça convient, je collerai mes petitous là-dessus. QU'en pensez-vous, ça peut être profitable pour des 5/6/7 ans ou c'est de l' "occupationnel en cas de rupture de l'activité pédagogique" ?
Et puis ça rassurerait mes "petites mamans" qui demandent souvent si leurs enfants vont "faire de l'ordinateur" et "faire du car".

Écrit par : catmano | 23 septembre 2007

"Subissez-vous aussi une épidémie d'antiflood en ce moment sur ce blog ?
A chaque post je me tape le code "secret"."

C'est un complot pédagogiste pour écoeurer les blogueurs.
Rien de tel sur meirieu.com : le code est toujours le même : MEIRIEU (tout en majuscules).

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

"qu'elles n'ont pas su lire le calendrier des "samedis libérés"."

Ben, normal, première question :
Méthode de lecture au CP et aussi méthodes au PSMSGS ?
Imagine qu'elle a eu Freinet mal fait ?

Mois c'est ce que j'ai eu (PSMSGS) Ben, le Samedi, je n'y vais pas quand il faut y aller . :o))))))

Écrit par : toto | 23 septembre 2007

"Logo ! ... QU'en pensez-vous, ça peut être profitable pour des 5/6/7 ans ou c'est de l' "occupationnel en cas de rupture de l'activité pédagogique" ?"

A cet âge, cela me parait bien prématuré !!!
Dans l'hypothèse (lointaine) de cohortes d'élèves ayant fait sérieusement SLECC depuis le CP, je m'y hasarderais peut-être à partir de la quatrième...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Je précise :
Il s'agit de travailler sur les ossatures d'analyse et de raisonnement (travail de rédaction du programme papier/crayon puis sur machine)...

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

"Le plus grand nombre préfère dégommer des ennemis en faisant appel à son habileté manuelle sur le joy-stick"

écrit Dobolino…

Ah, les joies simples du joy-stick !
C'est sans doute pour ça que tant de garçons méconnaissent les arcanes complexes de la séduction — le Logos — et en restent au branle-bas de con bas…

Écrit par : Abraxas | 23 septembre 2007

Apologie du logos par Logo ? Avec Mode sans echec ?
Vaste programme !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

""Subissez-vous aussi une épidémie d'antiflood en ce moment sur ce blog ?
A chaque post je me tape le code "secret"."

C'est un complot pédagogiste pour écoeurer les blogueurs.
Rien de tel sur meirieu.com : le code est toujours le même : MEIRIEU (tout en majuscules)."

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 23 septembre 2007

Mais non! S'il en était ainsi, je n'aurais pas à le taper! Or, j'y ai également droit.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

C'est plutôt la CIA ou la NSA, sur le site de Logo dans la rubrique "Dowload" je trouve :
"Ce programme est sous une license qui permet la redistribution mais qui interdit l'exportation vers certains pays comme Cuba, Iraq, Iran, Corée du Nord, Libye, Soudan, Syrie ou tout autre pays envers lequel les Etats-Unis ont décidé un embargo. "

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

"Sans aucun rapport, je doutai à l'instant de l'orthographe du mot "oxymore". Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il ne figure pas dans le Petit Robert édition 1981, alors que ma gamine de 14 ans en connaît le sens.
Qui peut m'en expliquer la raison ? "(Zorglub)

Je tente une explication car je me suis posé la même question,
il y a environ 5 ou 6 ans. Ce mot était en "friche" depuis bien longtemps et il a refleuri à la faveur me semble-t-il de deux facteurs convergents.
1. grâce au développement de notre pratique de l'anglais où oxymoron est un mot plus courant. Pour qu'il retourne en grâce en francais, il a peut-être suffi que quelques Français ou francophones cherchent la traduction dans un Harraps et constatent qu'il y a plus simple que "contradiction dans les termes", et cela,
2. dans un contexte où la "science" de la textique a le vent en poupe, car cela fait bien sûr plus savant que la périphrase ci-dessus.

Écrit par : Cadichon | 23 septembre 2007

Bon, ça fait longtemps que j'avais déguerpi, en proie à un choc anaphylactique dû aux pédagogos qui hantent le Brighelli's Lounge.
Mais voilà, hier, j'ai reçu comme tout le monde, la plaquette de Badinguet, intitulée "Lettres aux Educateurs". Je l'ai lue de A à Z et j'en suis resté littéralement le benouasèze soudé à ma chaise.
A entendre ce brave président, on attendait plus que lui pour dire ce qu'il fallait dire sur l'education. Tout ce qu'il dit est parfait. Tout. je n'y ai trouvé rien à redire. la fin du collège unique, la rémunération au mérite, la discipline, l'école qui n'est pas l'ANPE , mais le lieu de la culture etce etc, tout est bon.
Sauf que c'est un monument de tartufferie. On a rarement été aussi loin dans le futage officiel de poire. Car il suffitde connaître le fonctionnement de l'Education nationale, pour savoir que tout cela restera du discours creux, inapplicable, inappliqué et quelque chose comme incantatoire.

En supposant même que Badinguet soit sincère, voyez que je vais loin, est-ce que vous pensez que les cloportes chefs de bureaux, recteurs, inspecteurs d'académie ou les différents scolopendres qui croissent et engraissent sur le ds des profs APPLIQUERAIENT les directives badinguesques????

Allons, ne me faites pas rire. Tout ce qui pourrait contribuer à valoriser les profs, à les sortir du carcan des chiens IUFM, y compris ce passage fort nouveau où Badinguet envisage des "passerelles professionnelles " pour ceux d'entre nous qui en auraient plein les bottes, vous pensez réellement que la raclure de bidet administrative des recotrats se bousculer pour l'appliquer.

On est devant un cas patent, pour ceux qui n'aureint toujours rien compris, de "fascisme administratif" ou quand une administrtaion entrave des volontés de changement profond d'où qu'elles viennent. Nul doute que les Roussanov des rectorats utiliseront les directivs de Badinguet comme faf à train!!!!!
Chez ces petites gens ,la haine des profs est tellement forte,qu'ils se cabreront, s'arquebouteront du plus fort de leur carcasse pur ENTRAVER une quelconque amélioration du système. Et l'on comprend mieux, à l'aune de la tartufferie présidentielle, pourquoi la gauche ne s'est jamais mouillée devant le 35 tonnes inamovible. Même l'armée est plus souple. la preuve, l'abolition du service national.
La forteresse EN est une monstrueuse et antidémocratique aberration, mais bien fol celui qui, David témérire, essaierait de renverser le Goliath demeuré qui fait office d'administration tutélairepour 1OOOOOO d'entre nous.

Alors, je déteste ce pouvoir, mais je lui souhaite, sincèrement, bon courage.

Écrit par : montaigneàcheval | 23 septembre 2007

"Mais voilà, hier, j'ai reçu comme tout le monde, la plaquette de Badinguet, intitulée "Lettres aux Educateurs". Je l'ai lue de A à Z et j'en suis resté littéralement le benouasèze soudé à ma chaise.
A entendre ce brave président, on attendait plus que lui pour dire ce qu'il fallait dire sur l'education. Tout ce qu'il dit est parfait. Tout. je n'y ai trouvé rien à redire. la fin du collège unique, la rémunération au mérite, la discipline, l'école qui n'est pas l'ANPE , mais le lieu de la culture etc etc, tout est bon.
Sauf que c'est un monument de tartufferie. On a rarement été aussi loin dans le futage officiel de poire. "

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 septembre 2007

Je suis étonné que ça vous étonne! Surtout vous, cher Montaigneàcheval!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

Non, mon cher Christophe Sibille, cela ne m'étonne pas. mais je crois que nous touchons là un fait majeur dans l'évolution de notre société :le déni passif de démocratie. Comme je le dis, le drame est que les relais républicains ,censés relayer les décisions gouvernementales, donc populaires sont devenus au fil du temps de redoutables machines staliniennes. Et c'est là que les riques de fascisation de notre société sont immenses.

La prose de Badinguet fait l'effet d'une tirade de Beckett ou de Ionesco. Quelque chose de parfaitement incongru et niais. Et qui permet de noyer le poisson sur l'essentiel :à savoir que ce même gouvernement lâche des choses essentielles en matière économique, pour favoriser l'actionnariat, en particulier l'amendement visant à DEPENALISER les délits économiques qui est passé en loucedé. Tout d'ailleurs se fait en douce. On amuse le populo de gôche, dont je suis avec les Tests ADN pour les "métèques"...(moi , je n'aurais pas passé la barre, vu mon hérédité) alors qu'on sait très bien que l'emendement sera retiré, et par derrière on flique de plus en plus le quotidien.

Écrit par : montaigneàcheval | 23 septembre 2007

Sauf que c'est un monument de tartufferie. On a rarement été aussi loin dans le futage officiel de poire. Car il suffit de connaître le fonctionnement de l'Education nationale, pour savoir que tout cela restera du discours creux, inapplicable, inappliqué et quelque chose comme incantatoire.

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 septembre 2007

Comment, comment Montaigne...vous ne lisez donc pas les journaux? Notre cher ministre ne donne-t'il pas carte blanche à Gaby pour lancer sur le territoire de la République un vaste programme de lycées expérimentaux, celui-ci (Gaby) sachant d'ores et déjà où et comment recruter des profs volontaires en quête d'une seconde carrière?
Quand on songe aux propos de Tsarkozi pendant la campagne contre les "héritiers de Mai 68" vilipendés pour leur libéralisme politique et moral!
Ou bien se démasquerait-il à ce propos la véritable nature- cachée aux yeux des naïfs - du libéralisme du président? (Lire dans Philosophie magazine l'entretien avec M. Onfray et cette pensée: "La liberté c'est de transgresser").

Écrit par : marigot | 23 septembre 2007

Bon, ben mon truc sur l'orthographe, il est vite passé à la trappe !

Si on écrit "ognon", "relai" et "girole" dans deux ans, ne venez pas vous plaindre.

Écrit par : Jérémy | 23 septembre 2007

OGNON....pourquoi pas??? GIROLE, je prends. Une langue ça évolue, mon bon. Du temps de Michel Eyquem, on disait HYVER,ou BLEDZ pour blé.

Ce n'est pas le problème. Le vrai problème, c'est que des 3ème écrivent : "Se traiter de Paix signer en 1919 et la cause de la monter du nassisme".
Voilà, là y a du grain à moudre. Mais un r à chariot et deux à charrette, franchement....c'est du Maître Capélo.

BâV

Écrit par : montaigneàcheval | 23 septembre 2007

Je suis doublement d'accord avec Màc, qui a très bien fait de ramener sa fraise…
Peu importe le degré d'illusion dans le jeu de l'illusionniste : ce qui compte, c'est de créer les conditions de réalistion du programme. Ce qu'il aut, c'est évacuer tous ceux qui hantent les couloirs, ce monde de cloportes qui a tout bloqué depuis quinze ans, et les remplacer par nos amis à nous.

Pour ce qui est de l'orthographe… L'usage est le maître de la langue, et non l'Académie ou les gramairiens. On a tenté de "moderniser" la langue depuis le XVIe siècle — en se calquant, à l'époque, sur l'orthographe "idéale", puisque totalement phonétique, de l'italien.
L'usage a entériné "rythme", alors que l'étymologie imposait "rhythme". Mais l'usage a gardé le "o" inutile de "faon" et de "paon" ("sinon, je ne le verrai plus jamais faire la roue", a dit Leconte de Lisle), et la règle d'accord du participe conjugué avec avoir avec le COD antéposé (une règle absurde, que l'on a tenté de simplifier en 1905 — et l'opinion s'y est opposée).
"Ognon" est conforme à la prononciation — mais il faudrait être logique, et écrire "pognard", Michel de Montagne ou Philippe de Champagne" — puis que le "i" n'est là que pour marquer la mouillure du "gn", que l'on n'a pas dans "agnostique". "Ou "sourcis", comme Ronsard — mais bien des Français articulent le "l" de "sourcils". La langue n'est pas logique, elle ne le sera jamais au niveau morphiologique. En revanche, elle l'est au niveau syntaxique, et c'est là effectivement que le bât blesse et que nos élèves pataugent — et se noient. C'(est là qu'il faut mettre le paquet — en revenant à des cours de grammaire systématiques dès les petites classes.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 septembre 2007

Mais on vous dit cela depuis le début, et vous avez quand même voté pour eux! C'est de l'illusionnisme pur et dur depuis le début, Sarko! La seule chose qui compte pour lui est d'avoir pris le pouvoir, et de le garder. Merde, ce n'est quand même pas faute d'avoir prévenu. Ne venez pas vous plaindre! Effectivement, "la guerre contre l'Iran", "la France en état de faillite", ce sont des grosses phrases pour faire passer en douce des petites réformes qui nous rapprochent bien du programme du front national, (hein, Cadichon... Voir d'ailleurs un excellent article de Louis-Marie Hoarau à ce sujet dans le "canard enchaîné" de mercredi dernier, à la page 3;)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

"Ce qu'il faut, c'est évacuer tous ceux qui hantent les couloirs, ce monde de cloportes qui a tout bloqué depuis quinze ans, et les remplacer par nos amis à nous."

JPB

Ecrit par : brighelli | 23 septembre 2007

C'est qui, "nos amis à nous"?... Cela doit se passer sur la base du copinage?.)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

Laisse béton, avec lui tu n'as pas le droit d'écrire entre les lign, c'est comme Charmeux avec son "du facile au difficile" tant que tu ne leur mets pas ton poing sur les "i" ILS NE COMPRENNENT RIN !

;)

Écrit par : toto | 23 septembre 2007

Je ne désespère jamais de convertir les incroyants, Toto… Même ceux qui ont voté Ségolène.
Donc, Christophe, disons qu'à compétences égales je pr"éfère travailler avec des amis qu'avec des ennemis.
Et il se trouve que les ennemis de l'école, ceux qui se sont partagé les prébendes minisitérielles depuis vingt ans, n'ont guère fait preuve de compétences…
JPB

Écrit par : brighelli | 23 septembre 2007

Cette histoire d'orthographe est vraiment stupide - et pour en revenir à 'ognon', je doute qu'on puisse un jour arriver à l'écrire ainsi. Si on voudrait vraiment 'simplifier' l'orthographe de ce mot, on écrirait 'onion' - à l'anglaise. Et c'est déjà ce que font pas mal de gamins... mais les académiciens ne le savent pas!

Écrit par : Loki | 23 septembre 2007

Encore plus de vérité sur les IUFM, spécialement pour 6billes:

http://www.evaluation-iufm.net/

Le témoignage d'une ancienne stagiaire d'IUFM.

Vous vous rendez bien compte, Sibille, que tout le monde critique les IUFM, pas seulement les participants de ce blog. Vous ne croyez pas qu'il y a une raison à cela?

Écrit par : Fenrir | 23 septembre 2007

Vu de l'autre rive.
Trouvé sur un site pro-pédagogo le texte (?) suivant:




Je reviens de chez les "sauveurs de lettres"/ impressions

Parce qu'il me paraît normal dans un débat de connaître les arguments de l'autre "camp", je suis allé faire un tour du côté de "Bonnet d'âne" (le blog de J-P Brighelli) - chose qui ne m'était pas arrivé depuis quelques mois.

Première impression : le ton n'a pas changé, bien au contraire : on est toujours dans l'insulte et l'invective, dans le jeu de mot douteux.

Point d'arguments par contre mais de la caricature et des raccourcis,

Deuxième impression : le propos se veut plus politique. JP B souhaite toujours apparaître à gauche mais il a de plus en plus de mal à le démontrer et ses rapprochements avec Sarkozy sont de plus en plus explicites. Ses lecteurs ont quant à eux franchi le cap !

Troisième impression : toujours persuadés de devoir faire face à un complot (celui des pédago -go - gols - gistes), ces néo-réacs ont décidé de comploter eux-mêmes et se proposent mutuellement de "'polluer" blogs et sites de leurs propos "constructifs (voir plus bas) tels le forum de France 2 ou Désirs d'avenirs.



Quelques extraits choisis uniquement dans les trois derniers articles et leurs commentaires - ce qui laisse facilement deviner ce que serait une lecture complète de ce blog (on peut visiblement en faire l'économie !)



"Plus grave. Dans le même numéro (Libé se surpasse, ces derniers temps), une seconde tribune (http://www.liberation.fr/rebonds/221404.FR.php) de l'ineffable Jean-Michel Zakhartchouk-tchouk-nougate "

"réflexion globale sur la manière d'enseigner et les "dispositifs innovants" (traduisons, pour ceux qui ne parlent pas le Meirieu dans le texte : faire de la pédagogie l'alpha et l'oméga du travail de classe, au détriment des savoirs savants), "

"1 - Didactique = Dictature
2 - Iufm = catastrophe (en particulier financière ...)
3 - Pédagogiste = bouffons ... "

"pédagogols"

"Méfiez-vous de la sainte Vierge, pas celle de Fatima, l'autre. Je la sens un peu garce sur les bords. "


"la chape de plomb de la dictature du pédagogisme"


" le détracteur en chef de cette liberté pédagogique est Pierre Frackowiack, qui dirige la commission Education du Parti Socialiste "

"En ce début d'année, je me prends à rêver d'un procès "Meirieu" (pour crime de haute trahison)."

"J'en déduis qu'entre Sarko et Frackowiak, cher JPB, entre le Hongrois et le Polonais, vous vous trouvez placé entre la peste et le choléra"

"ben oui, les pédagogies centrées sur l'enfant sont un truc de vieux marxistes. Marine Le Pen ne dénonçait pas autre chose ce matin sur France Inter. Au fait, elle ne vous a pas seulement lu, JP, elle vous a appris par coeur."

"Eh bien, elle n'a donc pas que de mauvaises lectures…

Vous pouvez vous féliciter que son menhir de père ait un tel sens féodal qu'il veuille encore une fois y aller : elle serait bien plus dangereuse que lui — bien plus extrême-centre, si je puis dire."
JP

"Dangereuse ? Mais son programme pour l'école est calqué sur le vôtre ! Seriez-vous dangereux ?"

"il faut parfois changer de parti pour ne pas avoir à changer de conviction"

Ainsi s'expriment et écrivent ceux et celles qui mettent toujours en avant leur grande culture littéraire, ceux et celles qui veulent "sauver les lettres", ceux et celles qui se sont autoproclamés défenseurs du savoir et de l'intelligence face aux crétins et à leurs fabricants ...

Quelle grand-mère répétait souvent que culture et intelligence n'étaient vraiment pas la même chose ?


source: http://educpol.over-blog.com/article-5164710-6.html#anchorComment

Écrit par : Loki | 23 septembre 2007

Dobolino en deux clics (et ... beaucoup de chance) il me semble avoir trouvé votre bonheur :
http://www.t45ol.com/play/1545/zelda.html

C'est bien de ça dont vous parliez ?

Ecrit par : Zorglub | 23 septembre 2007
Voueï! merci... C'était au printemps de ma folle jeunesse, du temps où je n'avais pas eu la saugrenue idée de procréer.

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Ah, les joies simples du joy-stick !
C'est sans doute pour ça que tant de garçons méconnaissent les arcanes complexes de la séduction — le Logos — et en restent au branle-bas de con bas…

Ecrit par : Abraxas | 23 septembre 2007

Oui! C'est le gourdin des temps modernes. De toute façon, faut reconnaître que le mec moyen branle bas, en général en dessous de la ceinture. Ceux qui se branlent le cerveau sont encore plus pénibles, alors bon faut faire avec.

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2007

"Je ne désespère jamais de convertir les incroyants, Toto… Même ceux qui ont voté Ségolène. "

Genre, tu n'as pas tes limites, toi ? Mon oeil :o)))

Va sur le site de charmouze, défendre le beefteak lol.

Viens mettre des 'claques' à r2d2.

J'déconne ;), en fait il flip pour sa place, il sent le vent tourner, il essaye de se mettre dans le bon sens avant de se faire empapaouter :o))))))

Écrit par : toto | 23 septembre 2007

C'(est là qu'il faut mettre le paquet — en revenant à des cours de grammaire systématiques dès les petites classes.
JPB

Oh, vous n'avez pas honte de parler pédagogie alors qu'il y en a un qui risque l'œdème de Quincke ?

Écrit par : catmano | 23 septembre 2007

Dans mon pays de Haute Provence, j'en connais pleins qui disent o-a-gnon comme ça s'écrit (oi-gnon), ils disent aussi poignon pour pognon et poireaux pour poireaux. Ailleurs, j'ai entendu po-reau... Ils disent aussi un estylo ou un esquelette comme dans escalier.
Après tout, apprendre à respecter une orthographe et une grammaire, ça peut aider à apprendre à respecter aussi, dans un second temps, un plan de travail informatique. C'est un moyen comme un autre pour apprendre à jouer le jeu en respectant les règles. Ce n'est pas plus traumatisant que de ne pas tricher au Monopoly. Après, une fois qu'on maîtrise bien les règles, on peut se lancer dans une triche subtile.

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Et c'est là que les riques de fascisation de notre société sont immenses.

La prose de Badinguet fait l'effet d'une tirade de Beckett ou de Ionesco. Quelque chose de parfaitement incongru et niais. Et qui permet de noyer le poisson sur l'essentiel :à savoir que ce même gouvernement lâche des choses essentielles en matière économique, pour favoriser l'actionnariat, en particulier l'amendement visant à DEPENALISER les délits économiques qui est passé en loucedé. Tout d'ailleurs se fait en douce. On amuse le populo de gôche, dont je suis avec les Tests ADN pour les "métèques"...(moi , je n'aurais pas passé la barre, vu mon hérédité) alors qu'on sait très bien que l'emendement sera retiré, et par derrière on flique de plus en plus le quotidien.

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 septembre 2007

Vous parlez de risques de fascisation puis plus loiun vous dites que tests ADN et autres foutaises sont là pour détourner le bon populo de gauche, ce avec quoi je suis bien d'accord et je rajouterai pour faire plaisir aux abrutis de l'extrême droite.
La vraie mesure importante, que vous soulignez d'ailleurs, c'est: "des choses essentielles en matière économique, pour favoriser l'actionnariat, en particulier l'amendement visant à DEPENALISER les délits économiques qui est passé en loucedé".
C'est ce que vous appelez du fascisme? Va falloir que je revois mes définitions. Je me sens un peu larguée par votre raisonnement.
Pour moi, le fascisme, c'était justement le coup des tests ADN, vaste fumisterie, et les reconduites à la frontière, autre affaire publicitaire, pas marrante du tout pour les prévues 25 000 victimes de cette exhibition médiatique mais sans conséquences réelles autre que calmer la nervosité des habitués du Café du Commerce et les caresser dans le sens de leur pelage mité.

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Eh bien moi je ne suis pas d'accord avec MàC pour la partie de ses messages qui me concerne (celle sur la lettre de Sarkozy, j'y adhère, forcément).

Quand je lis : "OGNON....pourquoi pas??? GIROLE, je prends. Une langue ça évolue, mon bon.", je suis embêté : ognon, onion, onnion, pourquoi ne pas trancher (c'est le cas de le dire) pour une autre forme ? Et pourquoi ne pas remonter plus haut dans l'étymologie (si c'est l'étymologie que l'on suit ?). Pour girolle, il y a bien corolle, je ne me vois pas lire une forme dans Hugo et enseigner l'autre aux élèves. Une langue évolue, mais il y a sûrement plus important à changer que girolle et corolle, ou chariot et charrette !

Quant au fait que Montaigne écrivait hyver, ça ne justifie pas que Renouvo (c'est qui d'ailleurs, ces gens ??) décrète que l'on écrira corole...

Bon, quand je lis après :"Le vrai problème, c'est que des 3ème écrivent : "Se traiter de Paix signer en 1919 et la cause de la monter du nassisme", forcément je suis d'accord. Mais si l'on ne bondit qu'aux fautes gramaticales, et qu'on laisse de côté le lexique, alors pas de quoi s'inquiéter du mot "nassisme"... (oh le beau raisonnement par l'absurde).

Donc : se préoccuper du grave problème de grammaire dans notre enseignement, certes, mais ne pas perdre de vue qu'Alain Rey et consorts n'attendent qu'une chose : sortir du bois pour réformer l'orthographe lexicale et faire comme les voisins allemands, dont les experts ont fichu le boxon en réformant tout selon leurs vues, et en remontant à des époques diverses et variées de l'étymologie qiu laissent tout le monde pantois.

Commencez par passer de girolle à girole, et vous finirez par écrire en phonétique. Ca n'a donc pas laissé de traces, les tentatives de 1990 ? Ou il n'y a que moi qui m'en souvienne, que les éditeurs ont fait imprimer pour les beaux yeux des pédagogos des livres pleins de fautes (ome, étoné, parfé, eureu, pourkoi...) qui ont fini à la poubelle, mais qui auraient dû être ceux de tous les écoliers ???

Écrit par : Jérémy | 23 septembre 2007

Merci de votre sollicitude, Fenrir, mais j'avais déjà parcouru ce qu'il y a sur ce site dédié à l'évaluation depuis un bon moment! Et écorcher les noms, ce n'est pas très classe!
Par ailleurs, si vous voulez savoir vraiment ce que pensent la plupart des gens des IUFM, allez faire un micro trottoir... Vous voulez que je vous dise? ILS S'EN FOUTENT!!! Je ne veux pas vous faire de peine, mais quand vos discours agressifs ne font pas fuir les gens, même concernés, (j'avais tenté un certain nombre de fois d'attirer vers ce blog l'attention de pas mal de PE2 ou ex-PE2, à l'IUFM où j'exerce, et sans leur donner aucune "marche à suivre), ils s'en contrebalancent! A part quelues activistes. Et, d'ailleurs, vous voulez que je vous dise? Je trouve cela réellement dommage!
Il n'y a qu'ici que ça tourne à l'obsession! Mais peut-être est-ce pour ça que j'y viens assez souvent, finalement!


"C'est qui, "nos amis à nous"?... Cela doit se passer sur la base du copinage?.)"

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

"Donc, Christophe, disons qu'à compétences égales je préfère travailler avec des amis qu'avec des ennemis.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 23 septembre 2007

Jean-Paul, que toto n'ait pas vu le smiley que j'avais pris le soin d'écrire à la fin de mon message, et ce malgré sa méthode de lecture-miracle, passe encore, mais de votre part, j'en suis étonné! C'était une blague...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

Il n'y a qu'ici que ça tourne à l'obsession! Mais peut-être est-ce pour ça que j'y viens assez souvent, finalement!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

Par plaisir masochiste, parce que vous trouvez que ça ne tourne pas très rond dans les IUFM ou pour les défendre contre des attaques?

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Non, Môssieur cibile, Vous n'avez pas le monopole de l'humour, neuneu !


:o))))))

Écrit par : toto | 23 septembre 2007

"Par plaisir masochiste, parce que vous trouvez que ça ne tourne pas très rond dans les IUFM ou pour les défendre contre des attaques?"

Ecrit par : dobolino | 23 septembre 2007

Vraisemblablement pour ces trois raisons, Dobolino!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

"Non, Môssieur cibile, Vous n'avez pas le monopole de l'humour, neuneu !"


:o))))))

Ecrit par : toto | 23 septembre 2007

Je n'ai jamais eu cette prétention! Mais je n'ai pas l'impression qu'il y ait une énorme concurrence venant de vous!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

"Par ailleurs, si vous voulez savoir vraiment ce que pensent la plupart des gens des IUFM, allez faire un micro trottoir... Vous voulez que je vous dise? ILS S'EN FOUTENT!!! "

Ils ne se foutent pas vraiment de Brighelli, sinon on ne nous aurait pas dit de ne pas le lire. Bon, de son blog peut-être, et des réactions des blogueurs peut-être encore plus, mais de ses livres, non, ça m'étonnerait.

C'est comme pour Dawkins : ses (très belles) déclarations dans la presse n'intéressent personne, mais ces bouquins inquiètent, et se vendent par millions (Brighelli n'en est peut-être pas au million... Encore que je n'en sache rien !)

Si vous cherchez Dawkins, ne me tombez pas dessus : je sais bien qu'on n'est pas dans le même domaine que Brighelli. C'est juste pour la comparaison.

Écrit par : Jérémy | 23 septembre 2007

« « « des petites réformes qui nous rapprochent bien du programme du front national, (hein, Cadichon... ) » »:
amalgame aussi tenace que dénué de fondement , Christophe, you know better.
Puisqu'extrême droite et extrême gauche, ces jumeaux hétérozygotes ( Pierre Chaunu, mais aussi Arendt, Furet, Aron, etc...) sont incompatibles avec la tradition libérale contre les idées-forces de laquelle l'un et l'autre se sont comstitués, il est aussi erroné de me coller une étiquette frontiste que de parler, comme Chirac, de libéralisme totalitaire. Cet oxymore confirme que le ridicule ne tue pas, mais a pu accélérer la chute du Chichi dans un oubli mérité.

Écrit par : Cadichon | 23 septembre 2007

Mon propos, Cadichon, n'était absolument pas de vous coller une étiquette frontiste, et vous le savez parfaitement. Il est de constater que le candidat que vous semblez souvent vanter comme le chantre du libéralisme se rend coupable de vouloir faire voter des lois que l'on peut qualifier, sans trop risquer de se tromper, de vénéneuses. Mais lisez-donc l'article du Canard!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2007

"libéralisme totalitaire. Cet oxymore confirme que le ridicule ne tue pas, mais a pu accélérer la chute du Chichi dans un oubli mérité."
On s'en souviendra tout de même, Cadichon, comme sans doute les chômeurs british soumis au détecteur de mensonges ou les candidats à l'immigration à l'ADN suspect...
Le ridicule tue sans doute beaucoup moins que le libéralisme !

Écrit par : victor | 23 septembre 2007

Oui je vais lire le Canard mais je ne le reçois que la semaine prochaine

Exemple de méprise:
F. Guichard, que je félicitais en avril pour sa genèse rousseauiste du pédagogisme, son analyse du projet républicain de Condorcet, et ses conclusions conformes, parfois verbatim ( y compris son choix de citations ), à des arguments que je développe dans ma thèse, s’interrogeait sur une convergence qui ne cadrait pas avec l'image qu'elle se faisait.
Moi au contraire, je ne me suis pas étonnée que malgré nos visions du monde différentes l'école du bons sens l'emporte chez elle sur celle de l'utopie.

« Cadichon...: où je ne vous suis plus, mais alors plus du tout, c'est quand vous glissez du libéralisme de Condorcet au libéralisme au sens le plus actuel du terme, à l'ultra-libéralisme économique si vous préférez, dont le pédagogisme est de facto l'allié objectif. "

Condorcet voulait une école pluraliste, ouverte, autonome vis-à-vis des corps constitués et des pouvoirs publics, qui responsabilise les enseignants, instaure la neutralité axiomatique, ( apolitisme), la transparence, la progression au mérite de tous les acteurs, enseignants et élèves, etc....

Comment donc, quand je la défends, soutenir que je "glisse" vers ""l'ultra-libéralisme économique", inflation verbale promue en France (par ignorance autant que par idéologie, la seconde entretenant soigneusement la première), au rang de "sens le plus actuel du terme", alors qu'elle en est la caricature?

Pourquoi hurler au loup, à la perspective d’une école fondée sur des principes inconnus car jamais adoptés en France (mais qui font leurs preuves ailleurs) quand il semble difficile de faire pire que de condamner 40% d'une classe d’âge à l'illettrisme, dès le CP. La politisation sans limite (des syndicats de lycéens et pourquoi pas en maternelle ?) mais ce qui est pire, inconsciente, interdit justement de regarder ailleurs.

Si le mot "libéralisme" n'existe pas à l’époque de Condorcet, son républicanisme épouse une tradition intellectuelle déjà vieille d’un siècle, laquelle sous-tend sa réflexion sur l’école.

L’anti-libéralisme oblige dès lors de refuser à priori la seule option qui n'a jamais été mise en œuvre et impose d'ignorer son succès ailleurs. Il interdit toute sortie de crise et fait désespérer de l’avenir, comme l’affirme Finkielkraut dans son dernier livre (compilation de Répliques consacrées à l’école). Comment mettre fin au désastre si l'on s'interdit de sortir du moule conceptuel qui a permis et entretenu la spirale de l'échec?

S'il faut rejeter une solution au motif qu'elle serait d'inspiration libérale, se pourrait-il que cette posture ait longtemps favorisé la disonance cognitive laquelle a permis le refus d’admettre l’échec calamiteux du pédagogisme? Tout comme cela se passa avec l’économie socialiste?

On ne peut pas plus associer au libéralisme ce qui lui est contraire ou totalement étranger (capitalisme "sauvage", voyoucratie institutionnalisée,)qu'on peut admettre l'existence d'un complot "libéral-libertaire" contre la langue de Molière, par exemple. Le français se détruit tout seul par la faute des Français d'abord...

Il est donc difficile de conclure que "le pédagogisme est de facto l'allié objectif" de ces dérives quand celles-ci elles sont la négation même du libéralisme, qu'elles sont le résultat de la noirceur humaine et qu'elles sont de tous les régimes. Le communisme n'était pas le paradis de la corruption peut-être?

Que penser de celui qui refuse d’avaler un médicament sous prétexte qu’on lui prêterait toutes sortes d'effets nocifs, sans en avoir avalé une goutte, et alors qu’il guérit partout ailleurs, et aussi parce que des esprits bien intentionnés ont collé une tête de mort sur l’étiquette?

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Gaby Cohn-Bendit, rejoignant Charkoviack et Meirieu c'est le vice et le crime s'avançant de conserve... quatuor plus terrifiant encore que le couple Talleyrand-Fouché. La vigilance est donc de mise, et c’est sur elle que toutes les bonnes volontés devraient concentrer leurs efforts (ceux que JPB appelle des « amis »,comme dans "ami entends-tu...?") au lieu de se distribuer des coups de pieds de l’âne, dérisoires et stériles au regard de la catastrophe présente.

Écrit par : Cadichon | 24 septembre 2007

Subissez-vous aussi une épidémie d'antiflood en ce moment sur ce blog ?
A chaque post je me tape le code "secret".

Ecrit par : Zorglub | 23 septembre 2007

Apparemment, le petit jeu du code "secret" a lieu à chaque fois que vous postez un mesage contenant un lien URL.
C'est un dispositif anti-spam.

Écrit par : yann | 24 septembre 2007

Quelle organisation du système éducaif proposeriez-vous concrètement, Cadichon, aux niveaux de l'école, du collège et du lycée?

Écrit par : Jean | 24 septembre 2007

Cadichon a écrit : "Gaby Cohn-Bendit, rejoignant Charkoviack et Meirieu c'est le vice et le crime s'avançant de conserve..."

GCB, en bon pique bœuf entriste, vient proposer d'épouiller le mammouth qui s'en trouverait soulagé.
GCB déboule là dedans comme Leclerc (pas le général, l'autre) dans les pompes funèbres : pour occuper une niche sur un substrat en décomposition.
Les "usagers" peuvent se rebeller. Le feront-ils ? L'école est à ce point bouffonnée dans certains endroits que le risque est faible à court terme. Si les pauvres (en capital symbolique) ne sont pas des cons, qu'ils le montrent !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 24 septembre 2007

"Mon propos, Cadichon, n'était absolument pas de vous coller une étiquette frontiste, et vous le savez parfaitement."

Ben voyons, il ne traite jamais personne de facho, le neuneu.

:o)))))))))

Écrit par : toto | 24 septembre 2007

La langue évolue bien sûr et tant mieux. Elle se nourrit et se transforme. Evidence. On n'est pas obligé pour autant de laisser s'installer une orthographe phonétique qui rend la communication impossible. Je rejoins Jérémy.
Là encore on voit les profs qui sont au chaud dans des "parkings sécurisés"... Vous corrigeriez à longueur de temps des copies illisibles à cause d'une orthographe épouvantable, peut-être défendriez-vous la rigueur absolue en la matière!

Écrit par : Thalie- Thalie | 24 septembre 2007

Les élèves ont à apprendre l'orthographe en usage dans la société dans laquelle ils comptent prendre leur place, la langue de communication et de culture telle qu'elle est s'est fixée à la date d'aujourd'hui. On ne va quand même pas se plier au diktat des élèves, et recommander d'écrire "girole" sous prétexte que mettre deux "l" les fatigue ou les ennuie. Comme si l'effort intellectuel nécessaire pour retenir que "girolle" prend deux "l" était pharaonique et comme si la vérification de l"orthographe d"un mot dans le dictionnaire - exercice que nous pratiquons tous à l'occasion, c'est justement ça ausssi, avoir des lettres- était une brimade insupportable de leur liberté!
Apprendre aux élèves l'orthographe correcte (pléonasme!) est le devoir de l'école. C'est tout à fait faisable, à condition de se montrer exigeant et précis dès le CP. Je suppose que c'est possible.

Écrit par : Jean | 24 septembre 2007

Bien sûr, Jean, mais JPB qui défend le propos de MàC est en train de virer "pédago": l'orthographe: bof!
La culture générale: réduite au rang de vernis culturel.
Ils en font trop les petits, réduisons les heures de cours...
C'est pour rejoindre les" amis" au ministère qu'il soutient tout cela, le maître des lieux?:-)))

Écrit par : Thalie- Thalie | 24 septembre 2007

Le "maître des lieux", Thalie, n'écrit-il pas: "L'usage est le maître de la langue, et non l'Académie ou les grammairiens", N'est-ce pas exactement ce que nous disons, que nul, fût-il une éminence ou un journaleux ruisselant de popularité , n'a le pouvoir de décréter un changement de l'orthographe, que le grammairien ne fait rien d'autre que de courir après la langue pour tenter de l'immobiliser afin de fixer d'elle une image qui ne sera plus tout à fait la même dans cinquante ans, et que les élèves n'ont d'autre choix que de "la boucler" et d'apprendre la langue considérée aujourd'hui comme "correcte"?

Écrit par : Jean | 24 septembre 2007

Le Maître dont l'oracle se rend sur ce blog ne dit ni ne cache, il signifie.

Toute cette agitation stérile autour d'une proposition de changement de l'orthographe de deux-mille mots (que personne ne vous empêche de ne pas appliquer) !

C'est digne de la chaire de dynamique parménidéenne !

Avançons en hiérarchisant !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 24 septembre 2007

Je suis bien d'accord avec vous, dGG. Les gesticulations des réformateurs de l'orthographe n'ont aucun intérêt. Mais comme, sur ce blog, nous pourchassons la bêtise à front de taureau, et que ladite réforme de l'orthographe aurait des implications pédagogiques en mettant encore un peu plus de désordre dans l'école, nous nous pouvions pas ne pas nous gendarmer contre ces conseilleurs non-payeurs.
La chaire de "dynamique parménidéenne"... Pas mal!

Écrit par : Jean | 24 septembre 2007

La chaire de "dynamique parménidéenne"... Pas mal!

Cet oxymore de première grandeur est dû à Umberto Eco (dans pastiches et postiches, je crois). Il s'y livre à un hilarant commentaire sur la nécessité de créer dans son université un département d'Oxymore et d'y installer deux chaires : celle de Dynamique Parménidéenne mais, pour faire bon poids, une de Statique Héraclitéenne.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 24 septembre 2007

"Là encore on voit les profs qui sont au chaud dans des "parkings sécurisés"... Vous corrigeriez à longueur de temps des copies illisibles à cause d'une orthographe épouvantable, peut-être défendriez-vous la rigueur absolue en la matière!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 24 septembre 2007 "

Je rejoins JPB et MàC sur les priorités. Le Français n'est pas logique et on écrit honneur et honorable, attraper et trappe...
Girole n'est pas agréable à lire mais ça ne gêne pas la compréhension.
Par contre, j'ai vu récemment dans une lettre "il ne mais pas possible...". Je souhaite pour l'auteur que ce ne soit qu'une grossière étourderie mais combien d'enfants sont perdus avec "c'est, ces, ses, sais, sait..." ou "mais, mets, met, m'est, mes, mai...". Les règles qui régissent la syntaxe et la grammaire ont quand même la priorité sur la mémorisation de l'orthographe de milleirs de mots. Sans cela, est-il possible d'écrire un texte intelligible, voire même de comprendre ce qu'on lit ?

Écrit par : Japhet | 24 septembre 2007

A propos de "La querelle de l'école" d'Alain Finkielkraut
Par Nestor Romero (Ancien enseignant) 22H39 23/09/2007

Je m'étais fait un devoir de lire "La querelle de l'école", d'Alain Finkielkraut, mais voici que me tombe sous les yeux une interview de celui-ci donnée au Journal du Dimanche le 9 septembre.

Las, devant cette accumulation de contrevérités assenées avec un tel aplomb, je renonce.

L'école, lieu de souffrance

Car, décidément, les "instructeurs" (par opposition aux "pédagogues" qu'ils ne cessent de dénoncer depuis des décennies), ces instructeurs, donc, n'ont vraiment pas changé. Ils continuent de rêver d'une école révolue, définitivement révolue.

Et ils ne cessent de marteler leurs obsessions, celles-ci par exemple relevées dans l'interview en question: il est un "anachronisme constitutif" de l'école: "Elle promet un long et difficile accès au savoir" (alors que les technologies nouvelles permettent "l'accès immédiat de tout à tous"). Ce qui signifie que l'accès au savoir implique ou, plutôt, nécessite la souffrance et que l'école est un lieu de souffrance.

Mais voici que quelques questions plus loin, faisant l'éloge du cours magistral auquel il faudrait "redonner toute sa place", Alain Finkielkraut nous invite à ne pas priver l'enfant du bonheur d'apprendre plutôt que de le jeter "dans la souffrance d'avoir tout à découvrir par lui-même". Les "instructeurs" ne sont pas à une incohérence près.

Le cours magistral n'a jamais cessé de sévir

Mais qu'importe puisque le procédé est toujours le même et ne manque manifestement pas d'efficacité: affirmer magistralement des contrevérités pour se donner le beau rôle en les réfutant.

Ainsi est-il faux, absolument faux que le cours magistral ne soit plus de rigueur. En réalité, il n'a jamais cessé de sévir, jamais! L'enseignant entre toujours dans sa classe, fait son cours avec plus ou moins de talent puis, il contrôle et il note.

Les tentatives de faire "autre chose" dans le sens de ce "constructivisme" auquel Alain Finkielkraut fait allusion ne constituent que quelques expériences marginales effectuées envers et, souvent, contre tout et tous par des pédagogues qui, de fait, sont extrêmement minoritaires dans l'institution.

Jamais, en outre, les enfants n'ont été "jetés dans la souffrance d'avoir tout à découvrir par eux-mêmes", jamais! (si ce n'est par une de ces aberrations dont ne sont pas exempts, non plus, certains cours magistraux: qui ne se souvient de ces amphis sommeillant sous le morne débit d'un individu ânonnant un cours rédigé vingt ans auparavant?).

Aucune pédagogie active n'a prôné cela, bien au contraire, une pédagogie n'est active que dans la mesure où elle "accompagne" chaque enfant en prenant en compte ses caractéristiques et ses besoins propres. Ce qui est à l'opposé même du cours magistral qui ne connaît pas l'enfant mais seulement l'indistinction de la classe.

La sélection commence en maternelle

Les contrevérités se succèdent ainsi en rangs serrés mêlant grammaire, calcul et fédérations de parents d'élèves, dictée et professeurs d'université (au nom desquels Alain Finkielkraut se permet de parler) pour en arriver au credo rabâché par bien des instructeurs:

"le démocratisme a fait de la sélection un interdit, ce qui ne l'a pas fait disparaître. Elle se produit un ou deux ans après le bac avec une cruauté terrifiante ".


Comment est-il possible d'ignorer à ce point la réalité de cette multitude d'enfants qui n'iront jamais jusqu'au bac (si ce n'est pour les plus chanceux le bac pro, qui n'est pas un bac), qui iront en "vie active"dès seize ans, et même avant?

Mais, il est vrai que ces enfants-là n'existent pas pour les "professeurs d'université" puisqu'ils ne les voient jamais. De sorte qu'ils semblent ignorer que la "sélection" commence dès la maternelle par la catégorisation des enfants en "bons" et "mauvais" (devinez qui sont les uns et les autres, aux exceptions près, bien sûr?), puis par leur répartition, tout au long de la scolarité, en bonnes et mauvaises classes, en bons et mauvais établissements...

Mais les instructeurs n'ont cure de cette plèbe, puisqu'ils ne la connaisse pas. Comme on aimerait, pourtant que ces savants instructeurs viennent, ne serait-ce qu'une année entière, dans ces classes d'établissements "défavorisés"! Qu'ils viennent nous montrer, à nous pédagogues de base, comment ils savent, eux, transmettre magistralement leur savoir.

Une année seulement, pour voir.

Écrit par : y | 24 septembre 2007

"On écrit honneur et honorable, attraper et trappe..."
Et alors? C'est comme ça et il faut faire avec. Et franchement, l'effort de mémoire n'est pas gigantesque. En revanche, admettre cinquante mille variantes pour les mots, c'est désorienter les élèves, c'est vouloir créer le désordre, ou l'accentuer.

Écrit par : Jean | 24 septembre 2007

"Jetés dans la souffrance d'avoir tout à découvrir par eux-mêmes"...
C'est exactement ce que fait la méthode globale de lecture, et la semi-gmobale, qui revient au même.

Écrit par : Jean | 24 septembre 2007

"On écrit honneur et honorable, attraper et trappe..."
Et alors? C'est comme ça et il faut faire avec. Et franchement, l'effort de mémoire n'est pas gigantesque. En revanche, admettre cinquante mille variantes pour les mots, c'est désorienter les élèves, c'est vouloir créer le désordre, ou l'accentuer.

Ecrit par : Jean | 24 septembre 2007

J'ai écrit "Les règles qui régissent la syntaxe et la grammaire ont quand même la priorité sur la mémorisation de l'orthographe de milliers de mots."
Je n'ai pas dit qu'il fallait admettre cinquante mille variantes.

Écrit par : Japhet | 24 septembre 2007

Merci à Thalie et Jean.

Pour Japhet, JPB, et MàC, je pense que s'ils corrigeaient des copies de PREMIERE LITTERAIRE où l'on écrit "l'hauteur fait des verres de huit sylabes", ils défendraient, comme l'a dit Thalie, la rigueur absolue pour girolle, corolle et honorable.

La grammaire a été sabordée par les linguistes et les pédagogues, le lexique a résisté (par quel miracle ?), mais faites gaffe : les réformateurs autoproclamés ont déjà infiltré le Grevisse.

Par curiosité, JPB, vous avez agi comment, en 1990, lors de la réforme de l'orthographe ? Stricte question de curiosité : je sais comment ont agi Nina Catach, Alain Rey et Josette Rey-Debove, mais vous par exemple, je ne sais pas.

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2007

y a écrit : "Le cours magistral n'a jamais cessé de sévir"

C'est vrai ! Je le pratique moi-même souvent. Ne le répétez pas mais les élèves (du moins ce qui en veulent) aiment ça.

Je ne m'excuserai jamais d'enseigner...

Dieu reconnaîtra les siens. Pas de prisonnier !

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 24 septembre 2007

Voir aussi l'échange entre François Bayrou et Alain Finkelkraut dans Marainne de cette semaine.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 24 septembre 2007

A propos de cette interview de Finkie, dont Y parle (bien qu'il n'ait posté qu'un commentaire de cette interview), la voici:

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200736/finkielkraut--prononcez-le-mot-dictee-ils-entendent-dictature_53335.html

Je ne lis que des choses sensées dans la bouche de Finkielkraut. J'acheterai bientôt son livre, "La querelle de l'école".

Écrit par : LOki | 24 septembre 2007

Est-il anondin que ce soit justement René Haby, instigateur du collège unique, qui ait écrit en1976 :

"D'un élève qui atteint le terme de la scolarité de collège, il serait excessif d'exiger qu'il sache orthographier toutes les sortes de mots dans toutes les sortes de phrases [...] Mais il doit être capable d'exercer en cette matière une vigilance constante et de manifester une compétence assurée dans la pratique du langage courant."

L'orthographe du langage courant, ca ne va pas bien loin, et c'est censé être maîtrisé bien avant la troisième... Moins d'orthographe lexicale, moins de rigueur et plus de pédagogie : c'est avec cette recette qu'on a fait somber l'école.

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2007

"C'est exactement ce que fait la méthode globale de lecture, et la semi-gmobale, qui revient au même."

Ecrit par : Jean | 24 septembre 2007

"Voir aussi l'échange entre François Bayrou et Alain Finkelkraut dans Marainne de cette semaine."

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 24 septembre 2007

Décidément, la gmobale a fait des ravages bien avant son apparition présumée dans les classes... Mais est-ce qu'ils en parlent dans: "Marainne"? (smiley).

Merci à "y" pour son message, en tous cas!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2007

Ceci-dit, Jean, je partage la quasi-totalité de vos remarques en ce qui concerne l'orthographe.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2007

Christophe Sibille a écrit : "Décidément, la gmobale a fait des ravages bien avant son apparition présumée dans les classes... Mais est-ce qu'ils en parlent dans: "Marainne"?"

Je reprends en deux versions :
Version républicaine : Marianne est ma marraine de guerre
Version royaliste (tendance miterrandienne) : Marianne est ma reine de guerre.

Écrit par : du Gong du Grandsocle | 24 septembre 2007

Japhet, pour le cerveau, mémoriser l'orthographe (pas l'"image du mot" chère à la méthode globale de lecture et contre laquelle le cerveau s'épuise comme une mouche contre une vitre!) de milliers de mots n'est qu'un jeu d'enfant. Cela n'a donc rien d'extraordinaire d'apprendre jeune "milliers de mots" et encore plus.
Je ne vois pas du reste comment on peut faire dire à Jean-Paul qu'il faudrait s'en tenir au collège au lexique du langage courant. Il me semble qu'il veut simplement insister sur le fait qu'il y a priorité et urgence à réhabiliter l'enseignement de la grammaire, entièrement ruiné par les "pédagos" et les didacticiens.

Écrit par : Jean | 24 septembre 2007

Les tentatives de faire "autre chose" dans le sens de ce "constructivisme" auquel Alain Finkielkraut fait allusion ne constituent que quelques expériences marginales effectuées envers et, souvent, contre tout et tous par des pédagogues qui, de fait, sont extrêmement minoritaires dans l'institution"
Ecrit par: y
Marginal le constructivisme? L'aveuglement des croyants n'a pas de bornes. Bref, vous avez compris, la messe est dite, rentrez chez vous bonnes gens. L'école gît bien au fond, IRRENFLOUABLE! (si ce mot n'existe pas je me l'approprie) tandis que les orphelins de la cause du peuple et du grand soir continuent leur délire.

plus sérieusement...
Je viens de lire, à la suite, la Défaite en Chantant d'Allègre, ( et l'apoplexie que ce "traitre" suscite dans la gauche moisie me procure l'allégresse du charognard) et le dernier Finkie, dont j'avais écouté toutes les émissions sur l'école, mais c'est tout autre chose de les avaler d'un coup par écrit: on mesure ainsi bien mieux le pouvoir de nuisance des Bentolila and Co.

Le texte de Y dont j'ai extrait quelques lignes confirme aussi que cette pauvre gauche a vraiment un gros gros ménage à faire.
Sarko est là pour dix ans, au train où ils vont, et pas pour le bon motif, celui de sortir la France de son archaïsme, mais par défaut. Il n'y a donc pas de quoi se réjouir et Sarko est le premier à déplorer la nullité crasse de ses adversaires, ce qui est normal.

Chantez-donc! disait en susbtance la fourmi...

Quand le foin manque au râtelier les ânes se battent.
Mais au PS le foin ce n'est pas tant le blé que les idées en phase avec le monde "réel". Les ambitions personnelles ne les remplaceront jamais.

Écrit par : Cadichon | 24 septembre 2007

"Je ne vois pas du reste comment on peut faire dire à Jean-Paul qu'il faudrait s'en tenir au collège au lexique du langage courant."

JPB n'a jamais dit ça - j'ai cité René Haby !!! Jean, vous avez mal lu mon message !

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2007

René Haby, premier des fossoyeurs de l'école!

Écrit par : Jean | 24 septembre 2007

D'une stupidité incommensurable, ce Haby. Ou criminel. Ou les deux!
Je viens de lire quelque part que Xavier Darcos avait confié la présidence de la commission sur l'enseignement du français à... Bentolila! Décidément, il est loin le temps où il était question de nettoyer "au karcher s'il le fallait" (confidence de Darcos à J.P.Brighelli rapportée par celui-ci ici-même) les couloirs de la rue de Grenelle. Ce bavard m'as-tu vu et la plupart du temps obscur de Bentolila - il se prend pour un poète! - devait de toute évidence faire partie des premières charrettes. Comme Meirieu, il se sert habilement de l'Education nationale pour la promotion de son ego. Tel que c'est parti, nous retrouverons bientôt Bégaudeau dans cette commission!

Écrit par : Jean | 24 septembre 2007

"Japhet, pour le cerveau, mémoriser l'orthographe (pas l'"image du mot" chère à la méthode globale de lecture et contre laquelle le cerveau s'épuise comme une mouche contre une vitre!) de milliers de mots n'est qu'un jeu d'enfant. Cela n'a donc rien d'extraordinaire d'apprendre jeune "milliers de mots" et encore plus.
Je ne vois pas du reste comment on peut faire dire à Jean-Paul qu'il faudrait s'en tenir au collège au lexique du langage courant. Il me semble qu'il veut simplement insister sur le fait qu'il y a priorité et urgence à réhabiliter l'enseignement de la grammaire, entièrement ruiné par les "pédagos" et les didacticiens.

Ecrit par : Jean | 24 septembre 2007 "

Priorité et urgence, écrivez-vous, à réhabiliter l'enseignement de la grammaire. J'avais bien écrit priorité.
L'enseignement de l'orthographe doit aussi être réhabilité.
Mémoriser l'orthographe de milliers de mots est un jeu d'enfant... Pas si sûr, et en tout cas pas pour tout le monde.
Je ne sais plus qui écrivait dans ces pages (il me semble que c'était JPB) que certains ne devraient pas oublier qu'ils étaient bons élèves, ce qui n'est pas le cas de tout le monde...
Je fus un bon élève et l'orthographe ne m'a jamais posé problème. Je connais par contre des gens qui ont une syntaxe correcte, ne font jamais une faute d'accord, et ont beaucoup de mal à retenir l'orthographe des mots. Il y a encore beaucoup à apprendre sur la mémoire...
Mais je vous rejoins quand vous dîtes que le rôle de l'école est d'enseigner et d'exiger une orthographe correcte.

Écrit par : Japhet | 24 septembre 2007

Zyav, Cad, le neuneu vient de lui dire "merci".
Respect, steuplait !

...


WWWWWWW@@@@@@@@@RRRRRRFFFFFFFFF
lol mdr

Écrit par : toto | 24 septembre 2007

Hep Toto, t'as remarqué que l'amie Molette elle censure bcp + son blog... son dernier post est à pisser de rire - enfin mieux vaut en rire qu'en pleurer...

Écrit par : Loki | 24 septembre 2007

J'ai failli répondre, pi j'a lassa tomba, fait 'suer' la viok.
Genre elle essaye de se justifier :o))), kom si j'avions po compris ce qu'elle voulait dire dès la première fois(*), je "chambrais" juste pour dire que c'est hypra facile d'interpréter les posts à 'sa' sauce.... Bon c'était po jolijoli qd même...


(*)"C'est pourquoi, maniant le paradoxe avec jubilation, je vais jusqu'à dire que si les élèves ne savaient pas déchiffrer, le mal ne serait pas très grand !"


Cela dit je viens de voir qu'elle en a rajouté une couche sur ta pomme, ma poule . :o))))))))
Sûr que la censure c'est po un mot qu'elle ne connait po :o))))) la connerie non plus .....

j'va allé lire ça, j'va boir un chtit canon avant :o))))

Écrit par : toto | 24 septembre 2007

"Marginal le constructivisme? L'aveuglement des croyants n'a pas de bornes. Bref, vous avez compris, la messe est dite, rentrez chez vous bonnes gens." (Cadichon)
"C'est exactement ce que fait la méthode globale de lecture, et la semi-gmobale, qui revient au même." ( Jean )

Permettez moi de poster un petit essai sans prétention ( je n'ai que le bac!) que j'ai écrit en 2005.

L' Uvinertisé de Cmabrigde


J'ai récemment écrit un article dans lequel j'ai sévèrement critiqué les méthodes globales et semi-globales utilisées pour l'apprentissage de la lecture. Après la diffusion de cet article auprès de nombreux collègues, un petit texte intrigant m'a été proposé à plusieurs reprises (probablement pour alimenter ma réflexion).

Le voici dans son intégralité :

Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dans un mtos n'a pas d'ipmrotncae,la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dans un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe mias le mot comme un tuot.

Tout comme la majorité des personnes qui ont eu ce texte sous les yeux, vous avez probablement réussi à le lire sans difficulté. Pour expliquer ce fait l'auteur nous livre une conclusion définitive (apparemment logique) qui s'attache à relier cette possibilité à la morphologie des mots qui le composent. " Si cette opération intellectuelle est possible, c'est que le cerveau ne lit pas chaque lettre des mots mais considère ceux-ci comme un tout ".

Tout d'abord quelques remarques s'imposent.

- L'auteur nous dit que l'ordre des lettres peut être bouleversé mais il précise toutefois que les premières et dernières lettres doivent être à la bonne place. Il n'apporte aucune explication à cette condition qui nous le verrons plus loin a son importance.

- Je note d'autre part une certaine ambiguïté dans la formulation, l'auteur semble vouloir nous dire que les mots sont reconnus globalement comme une entité ( il dit un tout ) or, hormis quelques rares ''mots outils'', ce texte ne contient aucun mot connu morphologiquement correct.

- Si dans ce texte l'ordre des lettres a effectivement été bouleversé, je remarque que ces lettres ont été mélangées de façon à ne pas modifier de manière trop importante la morphologie générale des mots. Il y a en effet beaucoup d'inversions simples, et les voyelles sont réparties de façon régulière.

Si je suis la ''logique'' de l'auteur il y a pour un seul mot un nombre très important de combinaisons possibles, ce nombre de possibilités est donc d'autant plus important que le mot est long. D'après lui il n'y a pas de différence entre ces combinaisons car le cerveau sait instantanément retrouver dans ce magma LE mot qui correspond à son dictionnaire lexical individuel. Hormis sa conclusion définitive, il n'explique bien entendu ni pourquoi ni comment cela est rendu possible, il se contente d'établir un lien direct entre la forme des mots et la possibilité de les lire.

Tentons ensemble de dépasser ce ''constat'' un peu simpliste.

Isolons par exemple le mot CMABRIGDE et imaginons que suite à une erreur de frappe le A ait été remplacé par un E, le lecteur persuadé par sa logique (nous verrons plus loin de quelle logique il s'agit) pense que le mot est bien CAMBRIDGE, il observe un moment d'arrêt : " Je ne comprends pas ! Je suis persuadé que c'est le mot CAMBRIDGE mais il y a un E à la place du A ! " Le lecteur aurait hésité puis aurait probablement corrigé de lui-même cette erreur en se référant à sa connaissance du code alphabétique et orthographique. Ce TOUT dont nous parle l'auteur se réfère évidemment à un ensemble de lettres qui ne sont effectivement pas lues mais identifiées avec rapidité et précision.

L'auteur nous affirme que les mots sont reconnus comme un tout, mais ce tout se réfère obligatoirement à l'ensemble des lettres qui les composent en effet, le lecteur est capable de repérer une erreur de lettre, une lettre manquante ou une invraisemblance orthographique. ON NE PEUT PAS DISSOCIER LE CONTENU DU CONTENANT.

Le lecteur a identifié le mot CAMBRIDGE et ce malgré une faute d'orthographe, cela prouve que cette reconnaissance se réfère à un mécanisme intellectuel totalement indépendant de la forme.

Nous sommes maintenant au jeu " LES CHIFFRES ET LES LETTRES ".

Voici le tirage ( Le but est de former un mot de neuf lettres) : E.I.R.L.O.B.L.C.E

Réfléchissez 10 secondes.........STOP !

Tentez d'analyser l'opération intellectuelle mise en œuvre.

Après une identification rapide des lettres tirées, vous tentez diverses combinaisons en déplaçant mentalement des lettres, en formant des syllabes en utilisant également votre mémoire visuelle le tout en référence au code grapho-phonétique de la langue française.

PAS FACILE !

Les mêmes lettres sont proposées mais cette fois-ci on vous précise que la première et la dernière sont à la bonne place( d'après l'auteur vous devriez trouver le mot instantanément)

Est-ce le cas?

C.I.R.L.O.E.B.L.E

Toujours pas facile, mais vous avez plus de chances grâce à l'indice à la fois visuel et phonétique apporté par la première et la dernière lettre. Le champ de recherche se trouve considérablement restreint.

Le tirage est toujours le même, mais on vous donne maintenant un indice oral.

" On peut y mettre des fruits "

Il s'agit bien sûr du mot : CORBEILLE

Notons que dans cette troisième proposition, le mot aurait pu être trouvé sans indice visuel. Dans cette formule, on est proche du jeu de devinette( le pendu) les lettres proposées viennent uniquement confirmer la nature du mot trouvé grâce à un indice sémantique énoncé oralement.

Que s'est-il passé pendant cette recherche ?

Tout d'abord le lecteur a rapidement essayé un certain nombre de combinaisons pour trouver un mot sensé qui soit phonétiquement lisible en référence à son répertoire lexical personnel, le tout étant vérifiable grâce au code grapho-phonétique de la langue. Dans un deuxième temps la recherche s'est recentrée grâce à l'indice fourni par la première et la dernière lettre. Finalement, c'est l'indice sémantique qui a permis de rapidement identifier le mot.

On peut remarquer que la deuxième phase de ce jeu correspond bien à la définition proposée par l'auteur et pourtant, en dehors de tout contexte sémantique la découverte du mot n'a pas été automatique....Loin de là !

L'auteur nous présente le cerveau comme un organe figé qui ne fait qu'exprimer une potentialité innée, mais le cerveau n'est pas vierge, pour pouvoir lire il doit passer par une phase d'apprentissage, la seule chose qui soit innée c'est la potentialité de l'accès à la lecture. Derrière ce cerveau il y a un lecteur qui a été soumis à un entraînement puis à une pratique qui lui ont permis de bien posséder le code alphabétique, de se construire un répertoire visuel et surtout de pouvoir anticiper sa lecture à l'aide de nombreux indices fournis par le contexte; le code lui permettant de vérifier son intuition et d'orienter sa recherche.

Revenons au texte, on remarque que le premier mot important est ''UNIVERSITE'' Celui-ci est facilement reconnaissable dans une approche du type'' chiffres et lettres ''.UNIVERSITE est suivi du mot ''de'' ce qui implique logiquement le nom d'une ville; à partir de ce moment la réaction en chaîne est engagée.

On peut également remarquer que le texte traite d'un problème qui concerne le monde enseignant, le contexte culturel est fort et vient renforcer les indices sémantiques. On peut par contre se demander ce qu'il en serait si par exemple le texte parlait de menuiserie, d'astronomie ou de paléontologie.

On a vu que l'interprétation de l'auteur était fausse mais en dehors de cette interprétation erronée ce type d'exercice peut-il être généralisé?

Petite expérience:

Voici un petit texte qui correspond exactement au protocole défini par l'auteur.

(Les premières et dernières lettres des mots sont à la bonne place)

LA CDECANE DE CET OTRIAROO SELBME ECVSSEIXE PUOR UN CEITVALICNSE NTPOEYHE.

Vous avez réussi BRAVO ! Vous êtes un excellent lecteur et vous appartenez probablement à un groupe socioculturel privilégié.. Vous n'avez pas réussi, je peux donc arrêter là ma démonstration, l'affirmation de l'auteur est mise à mal car en effet, il suffit qu'une théorie ne soit pas vérifiée ne serait-ce qu'une fois pour qu'elle soit invalidée.

LA CDECANE

Sur ce premier mot vous effectuez obligatoirement une opération ''chiffres et lettres'' en jetant un coup d'œil sur la suite pour tenter de prendre des indices sémantiques.

DE CET OTRIAROO

Ici vous utilisez votre bagage culturel

SELBME ECVSSEIXE POUR UN CEITVALICNSE

Contexte+culture

NTPOEYHE

Richesse lexicale

Réponse:

LA CADENCE DE CET ORATORIO SEMBLE EXCESSIVE POUR UN CLAVECINISTE NEOPHYTE.

Il est maintenant clair que la lecture du texte proposé par l'auteur a été rendue possible grâce à la combinaison de deux facteurs. Tout d'abord les lettres ont été mélangées de façon à ne pas trop troubler la morphologie générale des mots ; d'autre part les indices sémantiques fournis par le contexte ont permis une lecture du type ''réaction en chaîne''. Il est également clair comme le prouve l'exemple ci-dessus que cette situation ne peut absolument pas être généralisée. Malgré tout on peut se risquer à proposer une explication un peu plus pertinente que celle qui nous a été fournie.

Un bon lecteur qui maîtrise parfaitement le code alphabétique, qui est capable d'anticiper en fonction du sens défini par le contexte peut lire un texte même si les mots de celui-ci ont été remaniés (lettres déplacées voire partiellement supprimées). Cette lecture est rendue d'autant plus aisée que les indices sémantiques sont forts et que la morphologie des mots reste proche de la réalité. Toutefois, en dernier recours c'est toujours le code qui garantit l'exactitude de la lecture.

On est bien loin de l'interprétation erronée de l'auteur (pour rappel): " c'est parce que le cerveau humain ne lit pas chaque lettre elle-même, mais le mot comme un tout "

Le type de '' raisonnement'' employé par l'auteur qui débouche sur une conclusion apparemment logique en ne prenant en compte que la forme des choses sans s'attacher à élaborer le questionnement nécessaire à toute déduction rationnelle porte un nom ; lorsqu'il est fait de mauvaise foi, c'est un sophisme; lorsqu'il est fait par simple ignorance, c'est un paralogisme.

Ces fausses déductions permettent à leurs auteurs, manipulateurs ou ignorants d'accréditer des propositions qui ne peuvent être prouvées par la logique ou la raison ( dogmes, pensées sectaires, idéologies...), elles prennent leurs sources dans les superstitions, les préjugés, les croyances et l'ignorance. Les paralogismes résultent également de l'illusion que nous donnent nos sens dans l'interprétation de la réalité.

" Je vois le soleil monter et descendre dans le ciel, c'est que bien évidemment il tourne autour de la terre. "( paralogisme d'illusion)

Alors, sophisme ou paralogisme ?

Dans le cas présent, il semble évident que le but de ce texte est de valider les théories défendues par les pédagogues ''globalistes'' qui considèrent que la simple reconnaissance morphologique des mots et le sens tiré du contexte peuvent amener à une lecture efficace en niant par ce fait la nature même de notre système de''lecture-écriture'', c'est à dire le système grapho-phonétique.

Ces pédagogues ont d'ailleurs plongé plusieurs générations d'élèves dans d'énormes difficultés d'apprentissage.

Alors, vous avez choisi ?

Pour illustrer la ''logique '' sophistique ou paralogique, amusons nous un peu. Pour ce faire, je me contenterai d'appliquer à la lettre le type de raisonnement employé par l'auteur.

Dans le texte qui nous est proposé, il est tout à fait envisageable de ne garder que la première ou les deux premières lettres de certains mots sans pour cela nuire à la compréhension générale.

Exemple : mots -d'importance -reste -etc... et de conclure à la manière de l'auteur:

L'absence quasi totale des lettres d'un mot n'empêche pas la lecture de ce mot, en effet le cerveau ne retient que la première lettre des mots.

Allons plus loin :

Certains mots auraient pu être totalement supprimés, le mot n'est plus en désordre, plus partiel, il n'est même plus existant !

Avec la même logique que précédemment j' énonce :

L'absence de certains mots n'empêche pas la lecture de ces mots, en effet le cerveau sait reconnaître quasi instantanément les mots inexistants.

Soyons de plus en plus fous, et en élargissant cette ''pensée'' on obtient l'évidence suivante:

L'absence de tous les mots d'un texte n'empêche pas la lecture d'un texte inexistant, en effet, le cerveau humain est naturellement plus doué pour la crédulité que pour la raison.

A quand l'époque bénie où l'apprentissage de la lecture se fera à partir de manuels vierges de tout écrit. Ce sera probablement ce que l'on pourra appeler au sens propre : L'imagination au pouvoir.

Je suis persuadé que malgré cette modeste tentative de démonstration certains lecteurs ne seront pas convaincus et trouveront dans la dialectique des arguments pour valider leur dogme, en effet, tout comme la vie dans la nature, les croyances trouvent souvent en dehors de toute vraisemblance un passage pour se frayer un chemin.

Ce qui peut paraître surprenant, c'est que des enseignants qui ont entre autre pour mission de développer l'esprit critique des enfants qui leur sont confiés se laissent séduire ou piéger par des affirmations grossières découlant d'exercices de style qui auraient plus leur place dans les pages de jeux d'un programme télé que dans une université.

Surprenant ? Peut-être pas tant que ça !

D'après une étude réalisée par Henri Broch responsable de la chaire de zététique de l'université de Nice-Antipolis, la catégorie socioprofessionnelle la plus ouverte à la parapsychologie et aux pseudo-sciences est représentée (et de loin) par....la profession d'instituteur !!

Mais quel rapport cette étude a-t-elle donc avec le sujet de ce petit essai ?

La réponse que je propose ci-dessous et que je vous laisse méditer sera en fait ma conclusion, elle peut s'exprimer à travers cette question simple...

" ESPRIT (CRITIQUE) ES-TU LA ? "

Tihrery Vneot
03/2005

Écrit par : venot Thierry | 24 septembre 2007

Thierry, je connais ta démonstration depuis longtemps, mais pour apporter de l'eau à ton moulin, je mets le texte anglais dont est traduit le fameux texte que tu analyses si judicieusement.

"Aoccdrnig to a rscheearch at an Elingsh uinervtisy, it deosn't mttaer in waht oredr the ltteers in a wrod are, the olny iprmoatnt tihng is taht the frist and lsat ltteers are at the rghit pclae.The rset can be a toatl mses and you can sitll raed it wouthit porbelm. Tihs is bcuseae we do not raed ervey lteter by itslef but the wrod as a wlohe. Azimang, isn't it?"

Là, il est bien évident qu'il faut savoir un minimum d'anglais pour être capable de lire le texte et de le comprendre !

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 septembre 2007

Il est bien ce texte de Veont Tirerhy! On peut le copier pour le coller ailleurs, SVP?

Écrit par : dobolino | 24 septembre 2007

Cadichon - qui m'est de plus en plus sympathique - n'est certainement pas "frontiste". Comment pourrait-on être "vraiment" libéral et facho en même temps?

Mais j'ai bien peur que son "vrai libéralisme" soit aussi utopique que le "vrai socialisme" d'antan. Dans un cas comme dans l'autre, le commentaire de textes tient lieu de rapport au réel.

Si je comprends bien son point de vue, les dictatures africaines ne sont pas "vraiment" libérales. Pas plus que le Chili de Pinochet malgré la carte blanche donnée aux Chicago boys. Mais les Etats-Unis ne le sont pas davantage puisque c'est le pays le plus protectionniste du monde occidental, subventionnant son agriculture à coup de milliards et affligé d'une dette colossale, dont ils se soucient comme d'une guigne puisque leur planche à billets inonde la planète d'une monnaie de singe. Usque tandem? Si les règles du "vrai libéralisme" devaient gouverner le monde, l'économie américaine s'effondrerait en 48 heures.

Passons à l'école. Quels sont donc ces pays dont nous devrions suivre le merveilleux exemple? Il n'y a qu'une seule doxa scolaire dans le monde, celle qui fut mise en place aux Etats-Unis au début des années 50. En plein maccarthysme donc. C'est toujours la faute aux bolchos? La France, ce si vieux pays, si colbertiste et anti-libéral, a tenu pendant 20 ans : le collège unique date de Giscard, le président le plus libéral que la France ait jamais eu. Et les seuls pays qui ont résisté jusqu'au bout (1989-1991) sont ceux de l'ancien bloc soviétique, comme le reconnaissait Cadichon elle-même il y a quelque temps. Haby et Giscard n'ont-ils fait que suivre un mouvement amorcé par le plan Langevin-Vallon? Peut-être. Mais nous avons récemment mis en ligne sur le site de Reconstruire l'Ecole un document fort peu connu : le plan d'éducation du gouvernement d'Alger, publié au JO de l'époque et dont le (trop) fameux plan Langevin-Vallon est la copie conforme. Pas très coco, tout ça.

Il est vrai qu'en France les partis et syndicats dits de gauche ont été les plus grands soutiens du pédagogisme. Mais c'est que le cerveau de leurs dirigeants est si ramolli - et depuis si longtemps - qu'ils n'ont toujours pas compris que pédagogisme et libéralisme sont l'envers et l'endroit d'une même médaille. Que Darcos appelle Gaby Cohn-Bendit à la rescousse pour rendre viable son plan de libéralisation du collège en est la preuve la plus éclatante.

Pedro Cordoba
orphelin de l'extrème-gauche

Écrit par : Pedro Cordoba | 24 septembre 2007

Je trouve le post de Y assez stupéfiant ! Il est vraiment peu au courant de ce qui se passe réellement à l'école, depuis la maternelle...jusqu'en licence !!!

J'ai lu presqu'entièrement "la débâcle de l'école" : c'est fascinant ...et terrifiant. Constats hallucinants manifestés par toutes sortes d'enseignants, (j' ai lu pas mal de livres sur le sujet, mais peu d'entre eux parlaient de ce qui se passe dans les universités; question récurrente, comme on dit maintenant : est-ce la fin d'une civilisation? ( quand on lit HONNÊTEMENT ce livre, on ne peut qu'avoir envie de signer l'appel pour la refondation de l'école.)

Un chapitre, "Paroles d'IUFM", écrit par une jeune institutrice qui vient d'en sortir, rapporte des incidents qui n'ont rien à envier aux rapports du "journal d'une institutrice clandestine", de Rachel Boutonnet, ou au livre de François Vermorel, "La ferme aux professeurs".

(Je pense que je ne serai pas démentie par ceux de ce blog qui sont frais émoulus de l'IUFM.)

Je relève particulièrement cette phrase , qui montre le degré d'exaspération auquel est parvenue cette jeune enseignante.

"Les IUFM sont des istituts où règnent la médiocrité intellectuelle et une forme de terrorisme idéologique."
Suit une notation au jour le jour des absurdités abyssales de cette institution chargée de former les enseignants, mais soit ils en sortent abrutis et incapables de remettre en cause les méthodes idiotes qu'on leur a enseignées, soit ils entrent rapidement en résistance, avec les menaces et les sanctions auxquelles ils doivent faire face avec un immense courage, en plus d'avoir à se former sur le tas, n'ayant de toute façon rien appris pendant ces anées d'IUFM.
(Il faut que je relise le chapitre de Jean-Paul : "IUFM, mon amour": je ne pense pas qu'il en dise beaucoup de bien !)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 septembre 2007

Et pour ce qui est de la "faiblesse de la cervelle" (Rimbaud), le texte signé par y n'est pas mal non plus.

Écrit par : Pedro Cordoba | 24 septembre 2007

"Que Darcos appelle Gaby Cohn-Bendit à la rescousse pour rendre viable son plan de libéralisation du collège en est la preuve la plus éclatante".
Ecrit par : Pedro Cordoba

Quand j'écrivais il ya qq jours que le fameux "droit à l'expérimentation" se traduirait dans les faits par une vaste perfusion de n'importe quoi, je ne pensais pas que les faits me donneraient si vite raison, avec l'appel à Gaby Cohn Bendit, qui est, révérence parler, un dangereux siphonné.
Même remarque pour ce qui est de l'appel à Michel Rocard pour réfléchir à la condition enseignante. Moi qui ai une culture syndicale (et je pense que Jean, même si nous n'appartenons pas exactement au même syndicat, doit s'en souvenir aussi), il me revient à la mémoire que, du temps où il était ministre, la "revalo" accordée par Rocky aux professeurs devait se faire avec une contrepartie, et de taille : "enseigner autrement" (textuel) ... comprendre constructivisme, TPE, 35 heures de présence, élève au centre et autres joyeusetés. Va-t-il nous resservir les mêmes plats ? Quand l'histoire se répète, la seconde fois, c'est sous forme de farce, écrit excellemment Marx dans "Le 18 brumaire de Louis Bonaparte" . Je sens qu'on n'a pas fini de rire (jaune), mes pauvres amis.

Écrit par : FGuichard | 24 septembre 2007

35 heures de présence
Ecrit par : FGuichard | 24 septembre 2007
Ne deviez-vous pas travailler plus pour gagner plus?
Au fait, j'attends toujours des commentaires constructifs sur le collège multiple! On dirait que ça n'inspire personne. Alors, bac unique, collège unique? Ça va être chouette!

Écrit par : dobolino | 24 septembre 2007

"Suit une notation au jour le jour des absurdités abyssales de cette institution chargée de former les enseignants, mais soit ils en sortent abrutis et incapables de remettre en cause les méthodes idiotes qu'on leur a enseignées, soit ils entrent rapidement en résistance, avec les menaces et les sanctions auxquelles ils doivent faire face avec un immense courage, en plus d'avoir à se former sur le tas, n'ayant de toute façon rien appris pendant ces anées d'IUFM.
(Il faut que je relise le chapitre de Jean-Paul : "IUFM, mon amour": je ne pense pas qu'il en dise beaucoup de bien !)

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 septembre 2007

Ben dis-donc, y'a moins de résistants qu'en 1940! Il y en a pourtant certainement qui ont des choses à peu près sensées à dire au sujet de leurs centres de formation, mais ils sont désespérément absents ici... Pourquoi donc?

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2007

Bonsoir,
Pour vous distraire avant d'aller vous coucher :
http://eduscol.education.fr/D1185/accompagnement.htm

Bons cauchemars.
GM

Écrit par : guy morel | 24 septembre 2007

Ces fabricants de génériques
qui soignent les pharmaciens
Censés combler le trou de la Sécu, ces médicaments à prix réduit mettent du baume au coeur des potards

COCORICO ! En 2006, le trou de la Sécu serait moins abyssal que l'année précédente. «Seulement » 8,7 milliards : un de moins que prévu. C'est Xavier Bertrand, ministre de la Santé et porte­parole de Sarko, qui l'a claironné le 18 mars. Sauf qu'à ausculter la Sécu au plus près on s'aperçoit que, malgré l'économie de 400 millions d'euros réalisée grâce aux génériques, le « plan médicament » en cours n'a pas permis de bien soigner la malade. Mais les labos pharmaceutiques, eux, continuent à péter la santé. L'allemand Merck génériques, notamment (plus d'un quart du marché à lui seul), se porte comme un charme: 450 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit une progression de 21 % en un an. Un vrai petit miracle dans un secteur ultraconcurrentiel où tout le monde se dispute les mêmes mo­lécules tombées dans le domaine pu­blic. Pour inciter les apothicaires à vendre ces médicaments censés com­bler le gouffre de la Sécu, l'Etat a gentiment mis en place un système de remises, hélas limitées à 20 %. Et multipliés si le pharmacien en commande quatre de plus. La mise sur le marché, en juin 2006, de la Pravastatine - une molécule anticholestérol - permettait ainsi de décrocher de 100 à 500 euros de chèques-cadeaux, sous forme de bons d'achat dans les grandes enseignes, à partir de 100 boîtes vendues. Et plus si affinités.
Magique potion

Parmi les innombrables pharma­ciens sensibles à ces arguments son­nants et trébuchants, on cite le cas de cette officine de Nanterre qui s'est embourbé 1 200 euros de bons d'achat. A Saint-Laurent-du-Var ou à Nice, certains apothicaires en ont encaissé 1500. Au Luc (Var), un bon élève a décroché la timbale : 3 000 euros ! Beaucoup plus efficace qu'une ordonnance de fortifiants. Et pas be­soin d'avoir fait HEC pour com­prendre quel est l'intérêt du labo: plus sa gamme de médicaments est large, plus il a une chance de devenir l'interlocuteur quasi unique du pharmacien, soucieux de se simplifier la vie au moment de sa commande.

Un peu agacé par cette conception de la concurrence, le syndicat qui re­groupe tous les fabricants de géné­riques, le Gemme, a réuni son co­mité d'alerte. Dans une lettre adressée le 12 avril 2006 à ses adhérents, il rappelait au passage que « les avantages en nature sont interdits par la loi ». Puis se risquait à de fines allusions aux « quelques laboratoires qui abusent de cette pratique illégale afin de rendre leur offre commerciale plus attractive aux yeux des pharmaciens ». Le syndicat allait même jusqu'à menacer les dirigeants des labos concernés de «sanctions pénales ». Il faut dire qu'un autre fabricant, petit celui-là, Bouchara-Reccordati, a poussé le bouchon un peu loin en distribuant lecteurs DVD, appareils photo ou Caméscope numériques. Merck, vexé de ce petit cours d'éthique, a claqué la porte du syndicat.
Potards mouillés

Faute de dialogue interne, le 6 juin 2006 partait à la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes un courrier du Gemme
évoquant cette procédure interne d'alerte « vis-à-vis de deux labora­toires dont les pratiques commer­ciales particulières (sic) ont été confirmées ». Précisant qu'il tenait à la disposition de l'administration les informations sur « la mise en place d'une politique systématique de chèques-cadeaux (les paliers allant de 1000 à 5000 euros) », Philippe Ranty, le patron du Gemme, remercié depuis, demandait à la Direction de la concurrence de « diligenter des actions ». C'était il y a dix mois. Depuis, rien. A quelques semaines des élections, pourquoi embêter de dynamiques entrepreneurs et une corporation aussi sympathique que les pharmaciens ? D'autant que le labo incriminé a tout prévu: pas question d'arroser directement les pharmaciens en titre. La loi anti-cadeaux de mars 2002 l'interdit formellement pour les professionnels de santé. Leurs collaborateurs, en revanche, ne sont pas concernés. C'est un salarié qui réceptionne le petit cadeau.
Mais la mesure s'appliquant à tous, quel remède de cheval s'est donc administré Merck génériques pour faire ainsi la course en tête ?
Réponse : la direction du labo teuton a bien compris que rien ne va­lait un peu de tendresse dans ce monde de brutes. Elle a donc élaboré une politique de petits chèques-cadeaux, destinés à entretenir l'amitié. Exemple, le barème appliqué par les commerciaux de la maison en 2006: pour un chiffre d'affaires de 15 000 euros, le bonus était de 100 euros; pour un chiffre d'affaires de 50000 euros, il montait jusqu'à 400. Mais attention! chez Merck, tout se mérite. Ces petits plus sont subor­donnés à l'achat d'au moins deux nouveautés conçues à partir des molécules qui ne sont plus protégées par un brevet.
A charge pour lui de partager avec son patron. Lequel ignore, la plupart du temps, qu'il tombe alors sous le coup de la législation sur les avantages en nature que l'employeur doit déclarer à l'Urssaf.

Interrogé par « Le Canard », après un couplet sur tous ces jaloux que le succès rend méchants, l'un des directeurs de Merck a botté en touche: « Pour des raisons de confidentialité évidentes vis-à-vis de nos concurrents, je ne dévoilerai pas nos pratiques commerciales. Mais celles-ci répondent strictement à la structure légale en vigueur. » Alors, la prochaine fois qu'un apo­thicaire, tout miel, vous propose : « Puis-je vous donner le générique?", demandez-lui, tout aussi aimable­ment, le montant de son chèque­cadeau. Effet garanti.
Brigitte Rossigneux


Scan de l'article du Canard Enchaîné du 21 mars 2007 (836 Ko format *.tif)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2007

Pour le bonheur du petit matin:


"C’est seulement dans la mesure où tu seras toi-même, sans te soucier de rien d’autre, que ta parole montera de tes ténèbres et de ta boue, que tu exprimeras ton être et ton univers, sans sermon, comme de la fleur émane le parfum qui ne se voit pas et qui fait pourtant onduler doucement dans l’air le rythme de ses guirlandes, que tu pourras accéder à l’universel. Si cela se trouve. Et si cela te plaît."

Max ROUQUETTE, « 17 décembre 1980 », dans Les Roseaux de Midas, Les Editions de Paris, Max Chaleil, Paris, 2000, p.86.

Écrit par : Pendariès | 25 septembre 2007

"Sur la crête d’une longue colline, au milieu d’étendues de terres abandonnées, couverte tout l’année et jusqu’à l’horizon, d’herbe rousse, pauvre de terre, avec tant de ciel qu’on s’y noierait, je ne connais pas profil aussi tragique et désespéré que celui de la chapelle romane de Saint-Martin-du-Cardonnet. Eglise d’un temps perdu, d’un Dieu en allé, d’un peuple évanoui, d’une terre désertée, d’un ciel qui, faute de paroles pour en remplir la voûte, en est devenu désert bleu. Et qui garde, pourtant, sa lumière, sa profondeur, ses reflets, et, neufs, les nuages, trônes de Dieu, qui glissent, parfois, vers la mer, lents dans leur majesté royale.
Sans doute y vint, pour les fêtes de Saint Martin, au temps de la grande foi, un enfant, rayonnant doucement, plus que de sa robe de brocart, du seul rayon vert de l’enfance ; le fils de Guilhem d’Aumelas, qui prit, de son grand-père maternel, le nom de Raimbaut d’Orange. Il ne venait pas de bien loin, car le Château était tout proche, et que la Chapelle en dépend."

« Saint-Martin-du-Cardonnet », dans Déserts et dans la section « L’Herbe des songes » du Corbeau rouge.

Écrit par : Pendariès | 25 septembre 2007

Oiseaux de l’été
qui volez vers l’eau,
la source tarie,
le vol éternel ;

traversant le ciel
oiseaux de Novembre
chemin de Saint Jacques
au bleu du souvenir ;

oiseaux de bois noir
cercles de silence
au ciel de mémoire
toujours revenez ;

et de rose marbre
ô mystique paon
becquetant l’or du soir
aux raisins romans.


« Oiseaux », dans Les songes de la nuit, tiré de Les Psaumes de la nuit, Obsidiane, Paris, 1984.

Écrit par : Pendariès | 25 septembre 2007

Ma'âme Dobolino, pourriez-vous me redonner l'adresse mèl de votre ami comédien? Je suis d'un fouillis en ce moment... Merci.

Écrit par : Pendariès | 25 septembre 2007

Bonne journée à toutes et tous!

Écrit par : Pendariès | 25 septembre 2007

Grand merci à Pendariès pour les leçons de beauté, de bon matin… Une petite citation, et ça repart !
JPB

Écrit par : brighelli | 25 septembre 2007

Oui... la beauté...

Tous les textes sont de Max Rouquette.

Écrit par : Pendariès | 25 septembre 2007

Coucou les early birds, et merci pour cette balade qui va m'accompagner au pays des songes, dès que j'aurai posté les réflexions, nettement moins poétiques, j'en suis contrite...
que m'inspire Pedro Cordoba quand il me demande :
"Quels sont donc ces pays dont nous devrions suivre le merveilleux exemple?" mais écarte aussitôt les E-U, au motif qu’ ""Il n'y a qu'une seule doxa scolaire dans le monde, celle qui fut mise en place aux Etats-Unis au début des années 50. En plein maccarthysme donc. C'est toujours la faute aux bolchos? » » »

Ainsi, la « doxa scolaire », a.k.a. pédagogisme, ou Progressive Education outre-Atlantique, ne peut pas avoir été conçue par des idéologues de gauche, mais bien par ceux de droite, et même de la plus extrême, puisque son émergence serait contemporaine (émanation directe ou dommage collatéral?) de la chasse aux sorcières menée par le sénateur Républicain McCarthy, entre 1951 et 1954 quand, à la tête du Tydings Committee, il cherchait à « purger » l’Armée et le State Dept des fonctionnaires encartés au (ou compagnons de route du) CPUSA ( Communist Party of the United States).

La chronologie et l’analyse des fluctuations de la progressive Ed infirment cette analyse.

Il ne faut pas confondre les activités du Tydings Committee avec celles du House Committee on Un-American Activities, (HUAC), lequel sévit particulièrement à Hollywood et dura bien plus longtemps. Elles furent tout aussi nauséabondes et condamnables, certes, mais bien plus limitées dans leur cadre d’opérations et dans le temps ( février 1950-avril 1954).

Comment auraient-elles alors pu influencer un désastre national, la Progressive Ed, qui avait commencé cinquante ans plus tôt et qui allait durer encore quasiment autant, après la déchéance calamiteuse bien méritée de McCarthy.?

Voir sur la genèse de la progessive Ed: Diane Ravitch, « Left back : A Century of Battles Over School Reform » (2000).

Qui plus est, et cela tombe mal, cette version US, précurseur du pédagogisme, connaissait justement une baisse de régime notable, au milieu des années 50, un fait corroboré et salué avec soulagement , donc à tort, par Hannah Arendt dans The Crisis of education .
Cette perte de souffle fut en revanche perçue avec un chagrin inconsolable par un dénommé Cremin, (sans t, mais un vrai cretin quand même), l’apologue de ces mêmes « failed theories » dénoncées par Arendt, comme sources du " progressive decline of elementary standards throughout the entire school system ». ( 1958). On pardonnera à cette dernière d'avoir pris ses désirs pour des réalités, car pour tout le reste elle avait vu si juste.


En 1961, Cremin rédigeait donc, avec force sanglots et fort prématurément hélas, la nécrologie du progressisme-constructivisme-pédagogisme... (The Transformation of the School, Progressivism in American Education, 1876-1957) et, pas de pot, juste avant qu’elles ne reprennent du poil de la bête, au début des années 60, et pour quarante ans de plus.

La Progressive Education, "mise en place" au début du 20ème siècle, fut donc non pas l'enfant du mccarthisme mais le fruit du mariage de l'utilitarisme et de l'anti-intellectualisme. Jusque là pas de cocos ni de bolchos, c'est venu bien plus tard, mais surtout pas en Soviétie, il faut le rappeler, uniquement à l'Ouest.
Stanley Hall ( héraut du puero-centrisme et amateur de chairs fraîches comme Gaby C-B.), Edward Thorndike, ( mental testing movement) et Davis Snedden ( social efficiency movement) furent les principaux entremetteurs de cette union diabolique qui engendra un retour foudroyant de l'illettrisme et de tous les maux que nous ne connaissons que trop.


En 1919, William Bagley ("Education: The National Problem, pp 192-196) écrivait qu'aucun pays au monde n'avait connu autant de réformes en une génération que les É-U. On a tout essayé, disait-il, on a changé les méthodes, ( la syllabique pour la globale, notamment), le contenu des cours, et pour aggraver tout cela, s'est constituée une bureaucratie pléthorique, où l'enseignant se retrouva soudain la dernière roue du carrosse... Or, ajoutait-il, « the fundamental factor in education was the quality of classroom teachers ».

Les pédagogistes US de la deuxième génération sont contemporains de l’Université Nouvelle, issus de la même mouvance pacifiste (post-14-18) et ils ont essaimé dans tout le pays par le biais de l’équivalent des IUFM, les Schools of education des grandes universités ( Columbia, Chicago). Tous ces bons Démocrates ne peuvent être assimilés à des suppôts du parti Républicain. Leur coller une étiquette de droite me semble donc aussi douteux que la concordance des temps entre l'émergence de la Progessive Ed et celle du Mccarthisme.


Il n'y a d’autre part pas de miracle, rien de "merveilleux", ce qui sous-entendrait quelque tour de magie. Et il n'y a pas non plus qu'un seul pays où cette catastrophe est en train d’être maîtrisée. Il y en a plusieurs, mais c'est dans le monde anglo-saxon, et il y en a d’autres où elle n’a jamais eu lieu.

Point commun, leurs solutions vont à contre-courant de la doxa. Alors on peut se demander, puisqu'on n’arrive toujours pas à guérir l’école (maintenant que l’accord se fait enfin sur la gravité de son état) cela pourrait bien être parce que l’on ne peut pas accepter de faire l’inverse de ce que l’on a fait jusqu’ici: abandonner l’égalitarisme et le dirigisme, pas vraiment des "valeurs" de droite non plus.

Quand la transmission des savoirs reprend ses droits, que l’autorité d’un maître redevient naturelle car il maîtrise son enseignement, quand on libère les bonnes volontés et les énergies au lieu de les brider, quand on instaure le pluralisme, l'ouverture, la liberté de choisir, et qu’on responsabilise les acteurs du monde scolaire, à tous les niveaux, ce que je vois faire ici dans un nombre croissant de villes et d’états, eh bien, il n'y a pas de miracle quand l’illettrisme régresse à nouveau, l’échec et la violence scolaires, et les inégalités, reculent. Les résultats obtenus dans les ghettos de New-York et dans les quartiers déshérités de bien d’autres villes, en seulement quelques années, suffisent pour comprendre qu’en France on a tout faux.
Et nos pédagogos profitent honteusement de la situation pour se placer à nouveau. Quoi de plus normal, en face, pas de front uni! on ne rieve que d'en découdre. Prof de gauche est-il encore un pléonasme? Il faut se résoudre à le croire.


En 1958, quand Hannah Arendt publie Past and Future, dont La crise de l'éducation est un des chapitres, son recueil d’articles débute par l'aphorisme de René Char: « notre héritage n'est précédé d'aucun testament ». Soixante-deux ans après la Libération, nous sommes dans une tout autre configuration. , nous avons à la fois l’héritage que nous ne pouvons refuser, et le testament que nous ne pouvons faire annuler. Nous n’avons donc aucune excuse pour continuer à sacrifier nos enfants sur l’autel de nos chicaneries stériles.

Blair disait il n’y a pas une économie de droite et une de gauche, il y a celle qui fonctionne et celle qui ne fonctionne pas. Et il a lâché le dirigisme socialiste. Pour l’école, c’est pareil.

Pour ceux qu’intéresse ce qui ressort de la confrontation des accusations de McCarthy avec les archives soviétiques de l’époque : John Earl Haynes, Harvey Klehr (2000). Venona: Decoding Soviet Espionage in America. Yale University Press. Allen Weinstein, Alexander Vassiliev, (2000). The Haunted Wood: Soviet Espionage in America--The Stalin Era. Modern Library.

Écrit par : Cadichon | 25 septembre 2007

Il est bien ce texte de Veont Tirerhy! On peut le copier pour le coller ailleurs, SVP?

Ecrit par : dobolino | 24 septembre 2007

bnei srû !

Veont Tirerhy

Écrit par : venot Thierry | 25 septembre 2007

Je cite quelques lignes de cette grande dame, Madame Liliane Lurçat, bien connue de tous ceux qui luttent contre la destruction de l'instruction. (La destruction de l'école élémentaire.)

"La destruction de l'école élémentaire est désormais pour l'essentiel un fait accompli.
[...]L'école, telle qu'elle fonctionne actuellement, demeure ce qu'ont voulu faire d'elle Jospin, Allègre, et Meirieu en particulier. Ces responsables ont imposé l'utopie comme principe pédagogique au sein des Instituts universitaires de formation des maîtres(IUFM), dont ils sont les promoteurs.

[...]On doit se contenter de transmettre des méthodes et non des savoirs. C'est ce qu'on appelle "apprendre à apprendre" (tarte à la crème de tous les IUFM, mille fois répétée. A.M.V.)

Mais peut-on apprendre à apprendre sans apprendre réellement quelque chose? Ce genre de discours fumeux masque en réalité la destruction massive des enseignements."

(p. 28 et 29 de la débâcle de l'école.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2007

Je n'appartiens à aucun syndicat, FGuichard. Je suis simplement membre de la Société des agrégés, qui s'est donné pour objectif de passer au crible de la raison les projets ministériels, ce qui représente un gros travail d'analyse des textes en préparation et de réponse argumentée aux propositions qui lui paraissent inacceptables. Ce travail ne se fait pas à grand renfort de clairons médiatiques, mais il est solide et souvent suivi d'effet. le bulletin "L'Agrégation" en rend compte régulièrement. Les interlocuteurs de la Société des agrégés au ministère sont souvent forcés de s'incliner devant la force de ses "observations", qui sont toujours et exclusivement inspirées d'une part par la défense de l'Agrégation et du Capes comme unique mode de recrutement d'un corps de professeurs de qualité, d'autre part par la conviction que seule une instruction solide, dont ils sont du reste demandeurs, peut préparer les élèves à leur avenir et assurer la transmission des valeurs de la République. Pour la Société des agrégés, le personnage le plus dangereux à cet égard, c''est Meirieu, lequel entend fonder la société future sur une doctrine mièvre et affective d'un vivre-ensemble aimable et utopique qui bafoue ouvertement la raison (selon Meirieu, "la raison est une puissance colonisatrice") et qui, à ce titre, est le ferment même des coteries et de la guerre civile. Le titre exact d'un des livres de Meirieu, ce devrait d'ailleurs être "L'école de Meirieu, ou la guerre civile assurée"!

Sur le "droit à l'expérimentation" tous azimuts...
En réalité, une aubaine!
Profitons-en, chers collègues, pour expédier par-dessus bord tout le fatras pédago qui nous a empoisonné la vie depuis tant d'années - et surtout celle des élèves -, les "séquences", la "situation d'énonciation", les "schémas narratifs", les types de discours", les manuels débiles, les "messages", les "émetteurs", les "récepteurs", les "destinataires" et les "destinateurs", toute cette lie pédante, inutile fardeau pour l'esprit, par la faute de laquelle les élèves sortent du collège totalement ignares, et refaisons des explications qui "expliquent" les textes au lieu de nous en servir pour illustrer un "objectif de séquence", de la grammaire, de l'orthographe, des dictées, de la conjugaison, des rédactions, des récitations! Les élèves se jettent sur les connaissances que nous leur apportons dans tous ces domaines, parce qu'ils savent d'instinct qu'elles leur sont vraiment utiles. C'est en leur transmettant ces connaissances-là que nous les mettons vraiment "au centre"!

Écrit par : Jean | 25 septembre 2007

bijour Cad,

"On pardonnera à cette dernière d'avoir pris ses désirs pour des réalités, car pour tout le reste elle avait vu si juste."
On m'en a lu un passage, ça n'a pas pris une ride.

"Nous n’avons donc aucune excuse pour continuer à sacrifier nos enfants sur l’autel de nos chicaneries stériles. "
Donc arrête d'attaquer la 'globale', ça ne veut rien dire, tape sur la progression, plutôt, àmha.

"Mais j'ai bien peur que son "vrai libéralisme" soit aussi utopique que le "vrai socialisme" d'antan. Dans un cas comme dans l'autre, le commentaire de textes tient lieu de rapport au réel."
C'est possible :), mais je préfère son style à celui du neuneu :o)))))

Écrit par : toto | 25 septembre 2007

Ma'âme Dobolino, pourriez-vous me redonner l'adresse mèl de votre ami comédien? Je suis d'un fouillis en ce moment... Merci.

Ecrit par : Pendariès | 25 septembre 2007

C'est pas la sienne, c'est la mienne. lui, il a pas trop les sous pour avoir un ordi déjà que ça voiture a laché (joint de culasse). En plus, il est tout le temps en vadrouille. Donc mon adresse pour vous donner ses coordonnées. vet.coup@wanadoo.fr
Ce qui m'ennuie c'est qu'il va lire les textes de l'édition de Vert Paradis que je lui ai passée et que ce n'est pas une traduction par l'auteur. Je ne sais pas si c'est bien ou mal.

Écrit par : dobolino | 25 septembre 2007

La viok a écrit:

"Précisément parce que (et je réponds ainsi à Loki), l'enseignement de la lecture, mis à part quelques pauvres instit luttant désespérément contre le poids d'une tradition coriace, sous l'hostilité épaisse de la plupart des parents, des supérieurs hiérarchiques, soucieux de ne pas déplaire aux divers Ministres, et très souvent de leurs propres collègues, est, à l'école primaire majoritairement classique, à base de B.A.BA aussi précoce que possible, avec des manuels débiles qui sont, à peu près tous, aussi loin que possible de la lecture.
Il faut savoir que l'habitude de commencer une lecture par le déchiffrage des mots — ce qui est massivement enseigné au CP — est l'obstacle n°1 à la compréhension d'un texte.
Il faut savoir que l'habitude de commencer une lecture par le déchiffrage des mots — ce qui est massivement enseigné au CP — est l'obstacle n°1 à la compréhension d'un texte.
"

Le souci c'est qu'elle n'a pas compris comment cela se passe en maternelle/CP, sinon elle ne dirait (peut-être) pas autant d'âneries.

Écrit par : toto | 25 septembre 2007

je lui ai coller aussi ça, 200 contre un que ça n'apparaîtra pas :o)

Bonjour, j'ai trouvé ce site par hasard, je le trouve super et je viens de lire pendant plus de 2 heures des choses très intéressantes (mais aussi 'inquiétantes') sur l'école et l'apprentissage de l'écriture et de la lecture.
J'ai 3 enfants, la plus grande a presque 4 ans et est en moyenne section, les 2 autres sont des jumeaux de 2 ans.
En maternelle, elle apprend à reconnaître son prénom, les jours de la semaine et les mois de l'année sur des étiquettes, elle n'a encore appris aucune lettre de l'alphabet à part son initiale. C'est sans doute normal car elle est encore petite, mais après tout ce que je viens de lire sur la 'méthode globale', ça me fait un peu peur...!
Je ne veux pas en faire un 'petit génie' ni l'embêter avec des apprentissages qui ne seraient pas de son âge, mais elle aime bien que je lui montre les lettres et que j'épelle des mots. Que pouvez-vous me conseiller comme activité pour son âge ? A partir de quelle classe (ou quel âge) puis-je lui montrer des livres comme Léo et Léa ?
Merci par avance de vos réponses, de la part d'une maman qui préfère 'prévenir que guérir'.

Écrit par : toto | 25 septembre 2007

http://www.charmeux.fr/parents.html

Après ces véritées pédagogiques de comptoir,

pouvez-vous nous expliquer l'intérêt pédagogique de faire "Lire" les étiquettes prénoms mois jours ou de la "descrimination des mots à des gamins entre 2 et 5 ans, si ils n'ont auparavant appris à lire 'correctement' ?

Cordialement.


ps: Pour info j'ai des livres partout chez moi. On ne sait jamais, ça peut peut-être vous sevir ?

Écrit par : toto | 26 septembre 2007

Toto, elle vous a répondu!
La réponse de l'amie Molette restera gravée dans les annales (du moins celles de nombres de cocus de l'enseignement français). Un pur exemple d'hypocrisie, de contre-vérités, de stupidité... bref! du Charmeux.

Morceau choisi:

"Comme on le voit, aucun besoin de manuel à la maison ! Il va de soi qu'une maman (même si elle est instit... à plus forte raison si elle ne l'est pas !) n'a pas à apporter à ses enfants ces choses si discutables si tristement scolaires, que sont les manuels de lecture et qui font courir le risque de déformer complètement l'image qu'un enfant peut avoir de la lecture et des livres."

'si tristement scolaire': mais si les pédagogos détestent à ce point l'école et les maitres, qu'est-ce qu'ils y foutent????

Écrit par : Loki | 26 septembre 2007

Merci toto pour le lien, explication de texte :
"On ne le répétera jamais assez, sans une étroite collaboration entre enseignants et parents, les apprentissages ne se font pas aisément pour tous. Enseignants et parents sont parties complémentaires du système éducatif,..."
Chers parents d'enfants de 5 ou 6 ans (et même 7, finalement) dont les enfants ont pour enseignant un ou une charmeusophile convaincu(e).
Collaborez, au sens le plus strict du terme. C'est à dire, grand sourire à la maîtresse, "Je comprends, oui, oui..." appuyés et scout, toujours prêt à la moindre demande (étiquettes de fromages, publicités de supermarché, boîtes diverses et variées pour ranger les petites étiquettes et tout et tout).
Parallèlement à cela, achetez "Léo et Léa", "Sami et Julie", "Bien lire et aimer lire" et un cahier type "Boscher écriture" pour VOUS. Rangez-le hors d'accès du petit (à cet âge-là, ils ne sont pas très doués pour tenir leur langue) et un magnifique alphabet en bois ou en plastique (minuscules script ou cursive, pas de majuscules pour le moment) ainsi qu'un cahier à lignes soit double interligne soit seyes agrandi (que vous trouverez peut-être en papeterie).
Et le soir, à la veillée, le mercredi ou le week end, jouez "aux lettres" avec le petit. Vous compulsez discrètement le manuel que vous avez acheté et vous faites étudier une à une les pages du manuel avec l'alphabet plastique.
La collaboration sera efficace, petit bonhomme (ou petite bonne femme) n'aura pas l'impression de "faire la lecture autrement" puisque pour lui (elle), ce sera un jeu avec papa et maman, et du coup, ne risquera pas de vendre la mèche et d'anéantir la fructueuse collaboration de ses parents et de la maîtresse et d'un autre côté, il est quand même fort probable qu'il apprendra à lire "à l'endroit".
D'ici Noël, il aura suffisamment avancé pour être capable de déchiffrer avec vous ses petits livres personnels et ce que fera l'enseignant en classe lui sera enfin bénéfique.

Écrit par : catmano | 26 septembre 2007

Excusez ma naïveté, mais "la viok", c'est la Charemeux????

Écrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2007

la Charmeux, scusi.

Écrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2007

Catmano, ce qui est très fort avec votre proposition (assez peu différente de ce que je fis avec mes enfants) c'est que la maîtresse pourra dire : "Vous voyez bien que la méthode globale est fantastique. La preuve, les enfants de Zorglub et de Catmano savent lire depuis février ..."

CQFD

Écrit par : Zorglub | 26 septembre 2007

Non, elle dira : "Vous voyez, ces gosses d'enseignants, ils sont favorisés. Ils savent lire au mois de février alors que l'on sait très bien qu'en fait, on apprend à lire toute sa vie ! C'est à cause de gamins comme ça que les autres se sentent en échec ! Il ne faut pas s'étonner qu'après, ils raflent toutes les places en 1° S ! Tant qu'on sélectionnera sur des données aussi peu intéressantes, les gamins des familles en difficulté n'auront aucune chance. La constante macabre, la culture des héritiers, le scandale de l'illettrisme par manque de moyens pour la BCD, les gamins pour qui de toute façon on ne peut rien et patati et patata !"

Écrit par : catmano | 26 septembre 2007

La collaboration sera efficace, petit bonhomme (ou petite bonne femme) n'aura pas l'impression de "faire la lecture autrement" puisque pour lui (elle), ce sera un jeu avec papa et maman, et du coup, ne risquera pas de vendre la mèche et d'anéantir la fructueuse collaboration de ses parents et de la maîtresse et d'un autre côté, il est quand même fort probable qu'il apprendra à lire "à l'endroit".
D'ici Noël, il aura suffisamment avancé pour être capable de déchiffrer avec vous ses petits livres personnels et ce que fera l'enseignant en classe lui sera enfin bénéfique.

Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007

T'aurais pas pu le dire en 1999????????????????? Tu ne l'avais pas encore réalisé, peut-être? Ça aurait peut-être évité que ton unique et célèbre nièce apprenne à lire "à l'envers"!
Toto, le pire du pire, c'est Buldo et la vieiile dame sur feuilles photocopiées de qualité inférieure.

Écrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Voyez, Catmano, finalement, je suis plus optimiste que vous sur la nature humaine ...

Écrit par : Zorglub | 26 septembre 2007

C'est sans doute parce que vous n'avez pas subi les attaques des farouches défenseurs de la dame sur le forum de France 2.
Mon ADN a sans doute beaucoup de mal à supporter les accusations de nazisme venues de ces gens-là.

Écrit par : catmano | 26 septembre 2007

T'aurais pas pu le dire en 1999????????????????? Tu ne l'avais pas encore réalisé, peut-être? Ça aurait peut-être évité que ton unique et célèbre nièce apprenne à lire "à l'envers"!
Toto, le pire du pire, c'est Buldo et la vieiile dame sur feuilles photocopiées de qualité inférieure.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

C'est tellement plus vieux que 1999, cet apprentissage de la lecture qui vous met la tête à l'envers pour toujours...
En 1953 déjà, des petits malins avaient inventé "la lecture par osmose"...
L'institutrice lisait une phrase, les élèves répétaient après elle... ni plus, ni moins...

Alors, pardonnez-moi, Madame Charmeux, mais mon métier de Maman comprenait aussi l'apprentissage de la lecture...

Écrit par : Maminou | 26 septembre 2007

oups vérités, désolé chuis hs ce matin, mal dormis et trop smoké.

"T'aurais pas pu le dire en 1999????????????????? Tu ne l'avais pas encore réalisé, peut-être? Ça aurait peut-être évité que ton unique et célèbre nièce apprenne à lire "à l'envers"!"
L&L exite depuis 2000 un truc comme ça, elle ne pouvait pas savoir avant, c'est tellement con comme système que personne ne le voit ! Et le souci c'est que quasiment tout le monde a oublié comment il a appris à lire ... cmha. Et boscher c'est vraiment pas terrible terrible.

"Toto, le pire du pire, c'est Buldo et la vieiile dame sur feuilles photocopiées de qualité inférieure."
J'imagine... Je commence à en connaître bcp, mais il faut bien que vous compreniez que presque chacun avait sa propre méthode parce que manque de moyen etc etc etc
Certaines plus ou moins bonnes certaines carrément nocives.

Attention, Charmeux ne dit que des vérités de comptoir, presque tout ce qu'elle dit n'est ni vrai ni faux.

Le souci c'est qu'elle n'a RIN compris à la progression !
ET le pire c'est qu'elle bave comme une chienne enragée dès qu'elle entend "Lire avec Léo&Léa" EDITION belin 18€ po chir.

Qui aurait des scans de SA méthode de merde Animalire ?

Écrit par : toto | 26 septembre 2007

http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2007/09/24/31-dechiffrer-en-6eme

"Lire, ce n'est pas déchiffrer, c'est construire du sens en interprétant des signes visibles ou invisibles (implicites). "

C'est qui ce trou du cul ?
Un prof ?

"La capacité de construire du sens ne s'applique pas qu'à la lecture de lettres, mais à tous les signes visuels, sonores, tactiles, olfactifs que l'on saisit dans le monde qui nous entoure."

Ils prennent quoi comme marque de camomille ???

JE VEUX LA MÊME !

Écrit par : toto | 26 septembre 2007

Rigolo...j'étais allé semer ma zone sur le site de Charmeux. Poffff!!! Censuré comme si j'avais publié du porno.... ça en dit long sur ces braves culs pédagomaniaques.

Écrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2007

"La capacité de construire du sens ne s'applique pas qu'à la lecture de lettres, mais à tous les signes visuels, sonores, tactiles, olfactifs que l'on saisit dans le monde qui nous entoure."
M'enfin, Toto, c'est très bien ce qu'il dit ce monsieur !
Il explique que quand tu poses ta main sur la plaque électrique après avoir retiré la casserole avec les nouilles complètement cramées au fond et que tu hurles de douleur, tu construis ton sens olfactif et de ton sens tactile et que la prochaine fois, tu aurais intérêt à construire du sens de la même façon avec la recette des nouilles qui devrait normalement se trouver sur le paquet.
Mais ça, il n'explique pas comment. Peut-être une autre fois.

Écrit par : catmano | 26 septembre 2007

"tu construis ton sens olfactif et de ton sens tactile "

Super hyper important pour la lecture :o)))

Bon j'aimerais bien connaitre la marque de leur camomille qd même, ça m'a l'air d'être 'achement puissant :)

Tu n'es pot'afè dans le style de la maîîzon, MAc. :)

Écrit par : toto | 26 septembre 2007

En tant qu'éventuel employeur et observateur des rapports de forces sociaux, mais pas prof, je me permet de donner mon avis sur le thème de ce fil : "l'unification des filières du lycée" (sous prétexte de sauver les lettres !)

Cela me parait une machine infernale dont les conséquences sont faciles à prévoir :

D'abord, on retrouve là, la bonne vieille idéologie "jacobine" qui hors de l'égalitarisme niveleur, n'accepte qu'une seule "excellence" vue de façon pyramidale. Dans cette logique, peu importe quel est le principe de la hiérarchie, l'essentiel est qu'elle soit unique ! Sous couvert d'inter-disciplinarité, on va chercher à définir un modèle unique pour tous les jeunes gens. Comme si l'administration était capable de le définir, comme si ce n'était pas mutilant pour les adolescents ! De plus, mécaniquement cela conduit au mépris pour les activités manuelles. Enfin cela incite à confondre réussite scolaire, financière et humaine...

Mais surtout, ce ne sera que la prolongation du tronc commun. Vous n'empêcherez pas, la fusion entre S, L et ES, de s'étendre aussi aux sections dites "technologiques". De ce qui est présenté au départ comme une simple démarche pragmatique, on fera bientôt un idéal "non-négociable". Cela permettra d'empêcher tout retour en arrière, quand on aura constaté que ça ne marche pas.
L'idée derrière est en fait : plus d'égalité, le même diplôme, le même enseignement pour tous. Sous couvert de démocratie. comme certains sont très mauvais, cela obligera à faire baisser le niveau dans toutes les matières. De plus comme il s'agit d'un âge où les élèves sont majeurs et où l'employabilité pointe le bout de son nez, vous aurez l'idéal du "bac unique pour tous, creuset de l'égalité républicaine, qui est un droit et qui permet à chacun d'être caissière chez Mammouth" (Les autres professions étant "hors idéal républicain", "la Nation n'a pas besoin de savants" disaient les Révolutionnaires.)...
On n'arrivera pas ainsi à garantir au bac le niveau du certificat d'études d'autrefois, car l'égalitarisme ( logique du "j'y ai droit") l'empêchera (le certif, lui, était sélectif, car l'époque l'acceptait). Le seul garde-fou aujourd'hui, c'est la diversité des filières.



Au contraire il faudrait favoriser la conception de "plusieurs excellences différentes", d'un "élitisme multipolaire".
Et cela doit commencer dés le lycée (la seconde).

Plus le tronc commun unique se prolonge, moins l'école est émancipatrice et plus la reproduction sociale se répand.
Car moins le lycée/collège instruit, plus ce sont les familles qui le font.
Dés aujourd'hui la formation des S en maths et physique est insuffisante (cf récent bouquin présenté par L Lafforgue). La cause vous la connaissez : baisse des horaires disciplinaires, hétérogénéité des publics, formation antérieure insuffisante, non maîtrise des fondamentaux en français.
Les deux premières causes seraient renforcées par la fusion. Il n'y a pas de tronc commun possible entre des maths de terminale C à 9h par semain et celles de L à 2h, l'approche est totalement différente.

La situation actuelle est le fruit de la fusion de C, D et E qui a fait baisser le niveau en obligeant des élèves à étudier des matières (maths ou bio) qui ne les intéresse pas et où ils ne sont pas bons. Cela a érodé tout caractère propre à la section "scientifique" (comme s'il existait UNE science qui demande les mêmes qualités au naturaliste, au trader, au constructeur de barrages, au généticien et à l'informaticien). Etendre cela aux L et ES, c'est remettre en marche la même machine. Demain, vous verrez, on nous expliquera qu'il faut fusionner histoire-géo et SES (ben oui, car "tous feront des SES"), et cela deviendra un sabir de conformité idéologique (à l'américaine : nous sommes dans le plus beau pays du monde, avec le meilleur système politique et économique,.les étrangers le sont parce qu'ils sont immoraux, étudier l'histoire c'est connaitre nos succès et leurs échecs.)

Il faudrait au contraire séparer dés la seconde une section "sciences" et une section "humanités", puis en première, découper chacune en 4 sections. Ainsi on pourra essayer d'obtenir concurremment plusieurs chemins d'excellence.
D'éventuels problèmes matériels pourront toujours être résolus pratiquement.
Quant au bac, il n'a plus aucune importance, il faut le remplacer par le contrôle continu et abandonner l'idée folle d'en faire un passeport pour toutes les formes d'études supérieures (c'était valable pour le bac du 19ème siècle).

Je suis POUR que l'on permette aux scientifiques de continuer à poursuivre les humanités et aux littéraires de garder une bonne formation mathématique, mais c'est trop particulier, trop fragile, trop spécifique selon les profils, pour qu'on puisse le définir dans un "programme commun" pataud.

Ce qu'évoque Cadichon, le système américain, est en fait dans beaucoup de têtes de nos dirigeants (simple esprit moutonnier). Cela a ses qualités, mais il faut comprendre que cela nécessite l'abandon du concept de "classe" (par généralisation du système de "niveaux", soit une approche "libre-service "et non "menu") et l'abandon de l'uniformité géographique des programmes (afin de permettre aux quartiers "bourgeois" de définir des programmes exigeants et aux autres d'avoir pour objectif à 20 ans, le niveau CM2). Après en fac, bien sûr, la différence se voit !
L'idée américaine est de relier le plus possible élites intellectuelles et élites financières. On l'obtient en réservant aux enfants des secondes, les moyens d'accès aux premières, puis en définissant les premières comme ce qui permet de maintenir les secondes ... Ca peut être un système de société... On peut même le définir comme "libéral" (à tort selon moi, car le libéralisme me semble viser l'épanouissement de chacun, hors la contrainte de son héritage). En tout cas, il construit merveilleusement le conservatisme social (le système de Dioclétien).

En bref, ce qu'évoque le ministre, et j'en suis surpris, c'est du parfait Gribouille.
Ce que je dis est bien mieux dit par JP Demailly sur http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/prerequis.pdf

Écrit par : julius | 26 septembre 2007

En bref, ce qu'évoque le ministre, et j'en suis surpris, c'est du parfait Gribouille.
Ce que je dis est bien mieux dit par JP Demailly sur http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/prerequis.pdf

Ecrit par : julius | 26 septembre 2007

Ecrit par Julius ou par Cadichon elle-même?

Écrit par : marigot | 26 septembre 2007

"ps: Pour info j'ai des livres partout chez moi. On ne sait jamais, ça peut peut-être vous servir ?"

Ecrit par : toto | 26 septembre 2007


Lisez-en donc un ou deux, toto! Cela ne pourra pas vous faire de mal!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2007

Non, non, Marigot, par moi, pas par Cadichon.

Bon j'imagine que pour vous ce n'est pas un compliment. De fait mon texte est un peu lourd et pas forcément très clair. Il faut m'excuser, mais mes interventions sur ce blog sont un peu irrégulières, ce qui peut nuire à l'élégance du propos ...

Maintenant peut-être avez-vous lu ce que j'ai dit et avez-vous des points que vous souhaiteriez discuter ?

Écrit par : julius | 28 septembre 2007

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