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10 août 2007
Troisieme voie
Troisième voie
La Troisième voie, dont Françoise et Bernard Appy se sont faits en France les inlassables publicistes, récuse la Nostalgie et en même temps pourfend les expérimentations hasardeuses qui, sous le faux vocable de "pédagogie", ont si fortement contribué à déstabiliser l'Ecole républicaine, et sous couleur d'égalité des chances, ont frustré les plus fragiles de toute chance d'accéder au Savoir et à la réussite.
Qu'est-ce donc que la "Troisième voie" ?
J'ai demandé à Françoise Appy un texte qui trace les grandes lignes de cette pédagogie de la réussite, ancrée dans le pragmatisme et le sens du réel, à rebours des idéologies "prêt-à-porter" sur lesquels certains ont bâti leur carrière, ont érigé des féodalités au sein même du Ministère, et ont miné l'école de la République jusqu'à en faire cette "fabrique de crétins" que je stigmatisais jadis. C'était il y a deux ans, c'était il y a deux siècles, tant les choses ont évolué, tant les positions et les dogmes les mieux établis semblent aujourd'hui heureusement fragilisés — à deux doigts de la rupture.
Que faut-il pour refonder l'Ecole ? Quelques bonnes volontés — elles existent, au sein des associations qui depuis des années se battent pour résister, encore et toujours, au nivellement pédagogiste —, et une volonté politique. Ou tout au moins la prise de conscience d'un fait : ce n'est pas en réclamant sans cesse des moyens — même si on ne peut pas faire grand chose a minima — que l'on opérera au sein de l'Education la révolution tranquille que tant de parents et d'enseignants réclament, c'est en repensant les programmes et les pratiques de classe.
Jean-Paul Brighelli
La « 3ème Voie... »
Il s’agit d’un groupe d’enseignants du Primaire réunis en association loi 1901 pour construire un mouvement pédagogique basé sur une pratique spécifique, la pédagogie explicite, dans le cadre général de la transmission des savoirs. La motivation initiale est l’efficacité, hors des dogmes ou autres a priori, plus idéologiques que pragmatiques.
Pour atteindre cette efficacité, la « 3ème Voie... », en plus de sa pratique sur le terrain, développe une vision particulière de la mission d’enseignement, du rôle de chacun, et plus largement, de la façon dont doit fonctionner une classe efficace.
Voici quelques points illustrant sa spécificité.
Le savoir
Il se trouve au centre. Pour quelle raison ? On entend souvent dire que le savoir ne fait plus autorité dans notre société. C’est une demi-vérité. Le savoir est toujours une compétence habilitante, mais seulement pour une certaine partie de la société. Le problème réside dans l’injustice qui s’est insidieusement installée au fil des réformes et des idéologies : l’école aujourd’hui ne donne plus l’instruction nécessaire à tous ses élèves. Les classes sociales défavorisées en sont les premières victimes. C’est pourquoi nous voulons réhabiliter la transmission du savoir, pour tous.
Le savoir est un capital intellectuel. Plus une personne en possède, plus elle en acquiert. Nous voulons modeler notre enseignement sur cette dynamique.
Les connaissances enseignées doivent s’organiser selon des programmes précis et progressifs, partant toujours du simple pour aller au complexe. La démarche de transmission doit se faire pas à pas, le cerveau ne pouvant assimiler qu’une quantité limitée de nouveautés en même temps.
Nous accordons une grande importance à l’arrière-plan culturel, sur lequel les nouvelles connaissances pourront s’agréger de manière profitable. Nous considérons que l’enseignement de la culture est aussi important que celui de disciplines plus techniques ou de savoir-faire spécifiques ; c’est l’indispensable complément d’une lecture efficace. Pour l’enseignement de la lecture, nous suivons le modèle de Gough qui considère que l’aptitude à lire est à la fois fonction de l’aptitude à décoder et de celle à comprendre. Partant de là, nous prônons l’utilisation d’une méthode alphabétique pour ce qui est du décodage. Quant à la compréhension, elle doit être le résultat d’un travail sur le vocabulaire et sur la langue ainsi que sur la culture, mené avec rigueur dès les petites classes.
Le maître
Il est là pour transmettre et expliquer les connaissances afin que l’élève se les approprie et les garde en mémoire. Le maître ne fait pas un cours magistral sans se soucier de ce qu’il advient du savoir qu’il vient de dispenser. Il met en oeuvre des procédures permettant d’accrocher les nouvelles connaissances à des savoirs déjà ancrés, la compréhension étant le lien entre une chose déjà sue et une nouveauté. Il s’assure de la compréhension par le plus grand nombre, à l’aide de nombreuses explications, d’exemples, de contre-exemples. Il pratique le surapprentissage (mémorisation au point de l’automatisation). Le maître n’est pas au centre, il n’est pas un coach, il est simplement un transmetteur qui fait en sorte que le savoir délivré arrive bien à destination et y reste. Il est celui qui donne toute son importance au savoir transmis, qui fait en sorte qu’il devienne effectif et qui donne le goût d’en savoir toujours plus. Il est le catalyseur de l’apprentissage scolaire.
L’élève
Dans la classe, l’enfant doit apprendre à devenir un écolier. Ce n’est pas une lapalissade. On a eu tort ces dernières années, d’oublier l’élève au profit de l’enfant, de susciter à l’école des comportements identiques à ceux qui sont encouragés par les familles : plaisir, jeu, liberté, absence de contraintes, et tout ce que l’on désigne habituellement sous le terme d’« enfant roi ». Comportements qui ne favorisent pas les apprentissages, les résultats sont maintenant connus. Or, un enfant qui franchit le seuil de l’école, ne se transforme pas en écolier par la seule magie du lieu. Il faut un apprentissage. L’écolier doit dès son plus jeune âge apprendre lui aussi à être efficace. Parmi les compétences à développer impérativement, on retiendra l’appétit de savoir et le désir d’apprendre, le goût du travail bien fait, le sens de l’effort. Tout apprentissage nécessite en effet un effort et c’est une contre-vérité que de dire que l’on peut apprend mieux en jouant. A cela s’ajoutent l’écoute, l’organisation du travail, l’analyse des erreurs, la justification des choix, l’entraînement de la mémoire, les automatismes scolaires. Bref, une attitude spécifique qui doit permettre à chaque enfant de profiter au mieux de sa scolarité primaire, d’être prêt pour le secondaire, de bénéficier des connaissances acquises en gagnant en autonomie, en esprit critique, en responsabilité.
La classe
La classe n’est pas la somme des individus. L’enseignement tel qu’il est conçu est une instruction dispensée à un groupe et non une collection d’enseignements particuliers. Cette notion d’action collective nous renvoie au partage des connaissances avec d’autres, à la constitution d’une communauté dans laquelle les membres ont des références communes et peuvent communiquer entre eux. Toutes les communautés - et la classe en est une - ont besoin d’une base de culture commune car c’est cela qui rendra possible la communication et le progrès. C’est pourquoi il est nécessaire que les élèves d’une même classe aient des niveaux homogènes, afin qu’aucun ne se sente exclus, puisse communiquer avec les autres, et progresser. Une trop grande hétérogénéité des niveaux est néfaste car elle casse la communauté des savoirs : dans une classe hétérogène, il y a toujours au moins un groupe sacrifié, ou celui des bons, ou celui des moyens, ou celui des faibles. Mais pour autant une classe homogène ne veut pas dire que les individualités sont niées. Il s’agit de tout mettre en oeuvre pour avoir le plus de cours simples et à l’intérieur d’une classe, éviter les trop grandes disparités. Cela est possible en réhabilitant le redoublement, et surtout en développant une vigilance extrême dans la classe de GS afin que n’entrent au CP que les élèves qui en ont les capacités. Au-delà du CP, il est très difficile de rattraper un mauvais départ.
Il n’y a pas d’incompatibilité entre un programme identique pour tous les élèves d’une même classe et l’adaptation aux besoins de chacun qui peuvent être traités lors de moments spécifiques. Par ailleurs, l’enseignant ne s’adresse pas aux spécificités de chacun mais à ce que tous ont en commun : leur culture commune, les connaissances qu’ils sont supposés avoir en début d’année dans leur classe, ce qui fait le ciment de leur communauté scolaire.
Enfin, la classe doit être la structure collective qui permet les apprentissages. L’ordre et la discipline doivent y régner. Les règles doivent être clairement définies et explicitées par le maître afin que les élèves les intègrent au mieux et les suivent. Ces règles doivent donner des habitudes de comportement collectif et personnel propres à mieux apprendre.
La transmission
La transmission des connaissances se fait par la pédagogie explicite. Pour une définition plus détaillée voir les synthèses que nous proposons1, ainsi que les ouvrages en français de Clermont Gauthier2.
Cette pédagogie se centre sur trois points d’égale importance: le contenu, la compréhension et la mémorisation. Le but de l’enseignant étant de rendre explicite ce qui est implicite, par des questionnements variés et des procédures spécifiques.
Les enseignants efficaces commencent leur leçon par un rappel de la notion précédente ; en effet un nouveau savoir s’accroche sur un savoir déjà en place, c’est la condition indispensable pour qu’il y ait compréhension. On parle de « velcro mental ».
Ils annoncent le but à atteindre au terme de la leçon afin que l’élève sache ce que l’on va attendre de lui, ce qu’il vise à faire.
Ils présentent les notions de manière progressive afin que la mémoire de travail ne soit pas saturée donc inopérante. Les explications sont claires, multiformes, détaillées, adaptées à tous. Pour vérifier la compréhension de multiples questions sont posées, on amène les élèves à justifier systématiquement les réponses.
Enfin, la pratique d’entraînement est importante (pratique guidée), les exercices écrits et oraux sont nombreux. On pratique le surapprentissage qui met en place l’automatisation, la correction raisonnée qui évite l’enracinement de mauvaises habitudes ou raisonnements.
La mémorisation est essentielle, car il ne suffit pas d’avoir compris pour maîtriser une connaissance. Compréhension et mémorisation marchent ensemble. Pour conforter cette mémorisation, des révisions sont effectuées régulièrement.
Enfin, la pratique individuelle est un moyen pour vérifier la maîtrise effective des connaissances. L’apprentissage est une activité qui demande des efforts, et les élèves doivent y être entraînés, ce qui induit des répétitions. C’est un enseignement très dirigé et structuré.
L’efficacité de l’enseignement explicite a été étudiée et mesurée longuement aux Etats Unis (pour ne citer que le plus connu, projet Follow Through à la fin des années 60), les résultats comparatifs ont été probants pour l’ensemble des habiletés testées : de base (lecture, écriture, mathématiques), intellectuelles (raisonnement verbal, résolution de problèmes), affectives (estime de soi, image de soi).
Les programmes
Le mot « programmes » peut signifier deux choses : une liste plus ou moins précise de connaissances à faire acquérir, une injonction pédagogique, c’est-à-dire relative aux procédés recommandés. Parfois, c’est les deux.
Nous mettons derrière ce terme la somme des connaissances à posséder à la fin de chaque niveau d’enseignement et non à la fin de chaque cycle. La répartition par cycles a abouti à de multiples aberrations qui ont permis à des élèves de reprendre plusieurs années de suite les mêmes notions sans qu’il y ait d’harmonisation avec les autres niveaux. Dans le meilleur des cas, lorsqu’une répartition est faite au sein d’une école, cela ne garantit pas à l’élève qui va déménager qu’il ne sera pas lésé dans sa nouvelle classe.
En matière de programmes, nous parlons volontiers d’alignement curriculaire, à savoir une grande cohérence entre les procédés d’enseignement, les programmes et les évaluations, alignés au sein d’un même niveau ainsi que d’un niveau à l’autre.
Nous avons réfléchi à l’ensemble des connaissances que les élèves devraient posséder à la fin de chaque niveau d’enseignement. Elles représentent la base indispensable pour que les connaissances du cours supérieur puissent s’installer efficacement. Si l’élève ne les possède pas, il n’aura pas les bases sur lesquelles quoi accrocher les nouveaux savoirs, il ne comprendra pas. Un élève qui n’arrive pas à comprendre et assimiler l’enseignement dispensé, se trouve marginalisé dans le groupe classe, son estime de soi est diminuée et l’écart avec le niveau attendu s’accentue au fur et à mesure que l’année s’écoule.
Communication et nouvelles technologies
Il est un débat récurrent, mettant en opposition l’acquisition de connaissances et les aptitudes à communiquer. La « 3ème Voie ... » veut sortir de cette caricature pour se tourner résolument vers l’avenir. L’utilisation d’un ordinateur ou d’une calculette, la maîtrise d’Internet, la pratique de l’anglais font maintenant partie du quotidien. L’école doit enseigner leur maîtrise. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des savoirs de base, qu’ils soient littéraires ou scientifiques. Communiquer n’est utile que lorsque l’on a quelque chose à dire. Pour construire sa pensée, apprendre à raisonner et à être critique, il faut une culture générale solide. Les moyens de communication sont au service de la diffusion de la pensée, ce sont des outils qu’il faut apprendre à utiliser de la même manière que l’on apprend à écrire, à utiliser un dictionnaire.
La Maternelle
La Maternelle a un rôle très important car elle doit préparer les enfants à réussir leur scolarité élémentaire. Nous appuyant sur l’enquête de l’INSEE de 20063, nous considérons que le niveau scolaire de l’enfant en début de CP est déterminant pour le reste de sa scolarité. C’est donc l’école maternelle qui doit lui donner ce niveau. L’école maternelle n’est pas seulement un lieu d’accueil, de socialisation mais le lieu des premiers apprentissages qui, s’ils ne sont pas acquis ne permettront pas l’installation durable des connaissances à venir. La maternelle a un rôle important en matière de langue, elle doit préparer efficacement les enfants à entrer dans le monde de l’écrit sans pour autant leur donner les mauvaises habitudes de mémorisation globale des mots. Elle doit travailler essentiellement sur la langue : parler, comprendre, enrichir son vocabulaire, acquérir une culture (lecture de textes de la littérature, du patrimoine, de textes documentaires, préparation phonologique et alphabétique).
La reconnaissance professionnelle des enseignants
Nous n’aurons d’autorité que lorsque notre avis professionnel sera reconnu et respecté. Nous exerçons un métier difficile pour lequel nous sommes formés, dans lequel nous avons de l’expérience. Rétablir l’autorité des enseignants ne se décrète pas, c’est le fruit d’une situation. Elle est liée à l’autorité du savoir dans la société et au choix de donner à l’école la mission de transmettre les connaissances. Les enseignants de la « 3ème Voie... » souhaiteraient une reconnaissance de leur statut professionnel : en tenant compte de leur avis et en leur donnant toute latitude pour prendre les décisions pédagogiques qui s’imposent, en repensant la place des parents dans l’école et en donnant aux directeurs les moyens de leur autorité.
Propositions
• Permettre à la pédagogie explicite d’entrer dans la formation initiale et dans la formation continue au même titre que les autres pratiques. La liberté pédagogique, pour devenir réalité, sous-entend que chaque enseignant ait connaissance de plusieurs pratiques différentes afin que son choix soit véritable.
• Lever toute ambiguïté dans les instructions officielles : les programmes devraient afficher plus de neutralité quant aux procédures, afin de permettre une véritable liberté pédagogique et se limiter à fournir la liste des connaissances et compétences à acquérir à chaque niveau d’enseignement.
• Mettre en oeuvre la cohésion des équipes pédagogiques dans les écoles, sans laquelle aucune efficacité n’est possible. Permettre à des enseignants ayant des conceptions communes de travailler ensemble, comme cela est déjà permis à l’ICEM (Institut Coopératif de l’Ecole Moderne).
• Mettre en oeuvre la cohésion des groupes classes dans les écoles en veillant à leur homogénéité. La décision de redoublement devrait être laissée à l’entière discrétion de l’équipe des enseignants, tout en sachant que c’est la classe de GS ou CP qui sera doublée avec le plus de profit pour la suite.
Nos projets
• Poursuivre la diffusion et la vulgarisation de la pédagogie explicite : création d’un site spécifique “La 3e voie...”, publication de livres, articles, documents, traductions.
• Poursuivre l’organisation et l’agrandissement de notre un réseau d'instituteurs “3ème Voie...”et mettre en oeuvre dans les classes les pratiques explicites.
• Créer des outils “3e voie...” par niveau : recenser les manuels et matériels utilisables, rédiger nos propres manuels et outils pour une pédagogie explicite, traduire des manuels et les adapter.
• Poursuivre les liens avec la recherche pédagogique sur l'enseignement efficace : approfondir les échanges et contacts avec Clermont Gauthier et son équipe canadienne, pionniers dans les travaux sur l'enseignement efficace, organiser des visites d'écoles du Core Knowledge ou pratiquant la Direct Instruction.
• Être reconnus au sein de l'Education nationale : - Demander à ce que des modules sur la pédagogie explicite soient dispensés dans les IUFM en formation initiale et continue, obtenir les mêmes avantages que d'autres mouvements pédagogiques (comme l'ICEM par exemple), obtenir que le constructivisme ne soit plus la seule référence pédagogique.
Bibliographie
Comment enseigne-t-on dans les écoles efficaces ? - Efficacité des écoles et des réformes
Steve BISSONNETTE, Mario RICHARD, Clermont GAUTHIER
Les Presses de l'Université Laval, 3e trimestre 2006, 163 p.
The Knowledge Deficit
E.D. HIRSCH Jr
Houghton Mifflin Company, 04/2006, 169 p.
Reading Instruction - The Two Keys
Matthew DAVIS, ph.d.
Core Knowledge Foundation, 2006, 54 p.
Échec scolaire et réforme éducative - Quand les solutions proposées deviennent la source du problème
Steve BISSONNETTE, Mario RICHARD, Clermont GAUTHIER
Les Presses de l'Université Laval, 1er trimestre 2005, 104 p.
Mots de passe pour mieux enseigner
Clermont GAUTHIER, Jean-François DESBIENS, Stéphane MARTINEAU
Les Presses de l'Université Laval, 1er trimestre 2003
(2e édition, 3e tirage : 2004), 200 p.
The Schools We Need and Why We Don't Have Them
E. D. HIRSCH Jr, Anchor Books, 09/1999, 317 p.
Pour une théorie de la pédagogie - Recherches contemporaines sur le savoir des enseignants
Clermont GAUTHIER (Éd.), Jean-François DESBIENS, Annie MALO, Stéphane MARTINEAU, Denis SIMARD
De Boeck Université (coll. Perspectives en éducation), 1997, 352 p
La pédagogie - Théories et pratiques de l'Antiquité à nos jours
Sous la direction de Clermont GAUTHIER et Maurice TARDIF
Gaëtan Morin éditeur, 1996, 345 p.
Quelques liens :
Qui est Clermont Gauthier ?
http://appy.ecole.free.fr/3evoie/clermontgauthier.htm
Qui est E.D. Hirsch ?
http://appy.ecole.free.fr/3evoie/edhirschjr.htm
Core Knowledge Foundation
http://www.coreknowledge.org/CK/about/index.htm
Page « 3ème Voie... »
http://appy.ecole.free.fr/3evoie.htm#documents
16:53 Lien permanent | Commentaires (491) | Envoyer cette note
Commentaires
Merci Jean-Paul d’ouvrir les pages de ton blog à “La 3e voie…”
Même au cœur de l’été et au plus fort des vacances, des collègues instituteurs ou professeurs des écoles continuent à nous rejoindre sur notre liste de discussion Enseigner au Primaire. Les derniers inscrits appartiennent au monde de la francophonie (Suisse et Maroc). “La 3e voie…” n’entend pas rester circonscrite à un périmètre franco-français mais veut s’ouvrir aux autres pays francophones. Ceux-ci souffrent également d’une domination outrageuse du constructivisme et nombreux sont ceux qui veulent tourner la page et construire une École efficace.
J’ajoute que nous travaillons en pleine lumière (tout est sur le site, page “La 3e voie…”), que chacun se sent entièrement libre dès lors qu’il souscrit et respecte notre charte pédagogique, que notre groupe est le reflet de la féminisation de notre métier avec 76 % de collègues femmes parmi nous.
Nous avons créé une association loi de 1901 qui nous permet d’avoir désormais une existence légale… et qui nous permet aussi d’accueillir tous ceux qui ne sont pas instituteurs mais qui soutiennent notre projet (droit d’entrée : 10 euros minimum). Voir : http://appy.ecole.free.fr/3evoie.htm#soutien
Enfin, nous ne voulons pas perdre notre temps à polémiquer avec quiconque car nous sommes trop occupés à construire une École efficace moderne. Toute notre énergie est consacrée à cet effort…
Bien cordialement à tous
Ecrit par : Bernard Appy | 10 août 2007
Voilà, je suis New Yorkaise et je suis en traîn d'apporter les meilleures systèmes pédagogique à la réunion de la troisiéme voie qui commencera la semaine prochaîne. Ici, aux États-Unis nous avons les contructivists pareil comme la France, MAIS nous avons aussi beaucoup des gens qui comprennent que l'enseignment explicit est meilleur! Nous avons le CORE KNOWLEDGE FOUNDATION, nous avons aussi quelque chose qui s'appelle "CLASSICAL EDUCATION", nous avons beaucoup de "HOME SCHOOLERS" (ce qui enseigne leurs enfants à la maison) et beaucoup des méthodes qui sont efficace. Alors c'est ma plaisir d'aider la 3ème voie avec leur mission.
Christine D'Amico
Ecrit par : Christine D'Amico | 10 août 2007
Bonjour JPB, bonjour Bernard Appy,
Afin de reconstruire l'école, JPB, faisant appel aux "bonnes volontés", invite à "repenser les programmes". C'est à quoi le GRIP s'attache depuis quelques années comme vous le savez l'un et l'autre. Les programmes "gripiens" de calcul et de grammaire pour le primaire seront d'alleurs présentés lors des journées SLECC de Roncq les 23,24 et 25 août prochains. C'est donc avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu dans la présentation par Françoise Appy de " la troisième voie", entre autres choses, ce qui est écrit des programmes. Je note une inflexion par rapport à ce que j'avais pu lire précédemment sur le site de Bernard Appy : "Nous considérons qu'en Primaire le choix d'une méthode prime sur la mise au point des programmes que nous laissons aux spécialistes, dès lors qu'ils se limitent à une liste de savoirs à acquérir à un niveau particulier et qu'ils ne se mêlent pas de méthodes » http://appy.ecole.free.fr/3evoie/presentation3evoie.pdf
Il va sans dire qu'à partir du moment où l'on considère qu'une refonte des programmes - et d'abord ceux du primaire- est chose importante, le GRIP est ouvert à tous les dialogues.
Cordialement à tous les deux,
PS. à bientôt à Roncq, j'espère.
Ecrit par : guy morel | 10 août 2007
Enfin, nous ne voulons pas perdre notre temps à polémiquer avec quiconque car nous sommes trop occupés à construire une École efficace moderne. Toute notre énergie est consacrée à cet effort…
Bien cordialement à tous
Ecrit par : Bernard Appy | 10 août 2007
J'aurais aimé que vous rajoutiez "stérilement" après polémiquer car sinon, ça veut dire: "Notre voie (voix?) est la bonne et nous ne souffrirons aucun amendement, aucune contradiction, si légère soit-elle!".
Un petit côté secte, non? Avec un gourou qui sétou...
Ceci dit, votre troisième voie semble être la voix du bon sens populaire et je suis navrée de voir qu'il faille énoncer de telles évidences et créer une association pour promouvoir un tel bon sens de base.
Ecrit par : dobolino | 10 août 2007
Il va sans dire qu'à partir du moment où l'on considère qu'une refonte des programmes - et d'abord ceux du primaire- est chose importante, le GRIP est ouvert à tous les dialogues.
Cordialement à tous les deux,
PS. à bientôt à Roncq, j'espère.
Ecrit par : guy morel | 10 août 2007
Il a dit clairement qu'il n'avait pas le temps de dialoguer... euh! Pardon! Polémiquer.
Ecrit par : dobolino | 10 août 2007
Paul et Mick sont dans un bateau...
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 août 2007
Paul et Mick sont dans un bateau...
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 août 2007
Ce n'est pas constructif... Pardon, constructiviste.
Ecrit par : dobolino | 10 août 2007
Paul et Mick sont dans un bateau...
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 août 2007
Ce n'est pas constructif... Pardon, constructiviste.
Ecrit par : dobolino | 10 août 2007
Oui, mais c'est mignon...
et moi, ça m'a fait sourire...
Ecrit par : Maminou | 10 août 2007
Merci JPB.
Ecrit par : une maman | 10 août 2007
Merci, Maminou!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Je tiens à préciser que les programmes sont la partie émergée de l’iceberg, l’aspect visible d’une philosophie éducative. La tentation est grande de vouloir d’abord s’attaquer aux programmes pour réformer l’école. Les ministres se sont succédé, les programmes aussi, sans résultat. C’est à la racine du problème qu’il fallait s’attaquer en premier.
La démarche que nous avons choisi de privilégier à la « 3ème Voie... » suit la logique de l’alignement curriculaire, à savoir que les méthodes pédagogiques, le programme et les évaluations sont en parfaite cohérence au sein d’un niveau d’enseignement et d’une classe à l’autre. De la méthode découle le programme, duquel découleront les évaluations. Nous avons commencé par les méthodes que nous considérons toujours comme essentielles. Notre prochain chantier sera donc consacré aux évaluations.
Par commodité de langage, nous parlons de programmes, mais encore faudrait-il préciser ce que les uns et les autres mettent derrière ce terme. Nous l’entendons simplement comme la somme des connaissances, compétences et habiletés à posséder à la fin d’un niveau d’enseignement spécifique.
Les programmes rédigés sur plusieurs dizaines de pages nous semblent maintenant inutiles pour une meilleure pratique de notre métier, d’autant plus que la littérature qui les compose n’est rien d’autre qu’un ensemble d’instructions relatives aux méthodes, ce qui est une sérieuse entrave à la liberté pédagogique.
Bien à vous,
Françoise APPY
Ecrit par : Françoise APPY | 11 août 2007
Pour Dobolino, en toute amitié.
Il n’est plus question pour moi de perdre mon temps à essayer de convaincre des gens qui pensent avoir toujours raison, qui n’en démordent pas et qui deviennent peu à peu de plus en plus agressifs, bêtement agressifs. Nous en avons l’illustration sur maintes listes de discussion, blogs ou autres forums. On ne donne pas à boire à l’âne qui n’a pas soif.
En revanche, je suis et je reste ouvert à toute discussion qui fait avancer concrètement les choses. Quand on fait mutuellement preuve de bonne volonté, d’intelligence et de courtoisie, on obtient très vite des résultats profitables pour tous. C’est notamment dans cet esprit que nous dialoguons sur la liste Enseigner au Primaire de “La 3e voie…”
Contrairement à beaucoup de nos amis enseignants qui croient être au sommet de leur art, je suis loin d’être parfait en classe et j’en apprends tous les jours, même après toutes ces années. C’est pourquoi je suis toujours en recherche de conseils pratiques pour améliorer mon efficacité.
Mes efforts, ces dernières années, ont consisté à transmettre ce que j’avais trouvé de performant et d’utile pour l’exercice concret du métier d’instituteur. Si des collègues y trouvent de l’intérêt, tant mieux. Et si nous voulons nous organiser en courant pédagogique pour mieux faire connaître nos pratiques, pourquoi pas ?
Reconnaissez, Dobolino, qu’en agissant ainsi nous ne faisons de l’ombre à personne…
Ecrit par : Bernard Appy | 11 août 2007
Je tiens à préciser que les programmes sont la partie émergée de l’iceberg, l’aspect visible d’une philosophie éducative. La tentation est grande de vouloir d’abord s’attaquer aux programmes pour réformer l’école. Les ministres se sont succédé, les programmes aussi, sans résultat. C’est à la racine du problème qu’il fallait s’attaquer en premier.
La démarche que nous avons choisi de privilégier à la « 3ème Voie... » suit la logique de l’alignement curriculaire, à savoir que les méthodes pédagogiques, le programme et les évaluations sont en parfaite cohérence au sein d’un niveau d’enseignement et d’une classe à l’autre. De la méthode découle le programme, duquel découleront les évaluations. Nous avons commencé par les méthodes que nous considérons toujours comme essentielles. Notre prochain chantier sera donc consacré aux évaluations.
Par commodité de langage, nous parlons de programmes, mais encore faudrait-il préciser ce que les uns et les autres mettent derrière ce terme. Nous l’entendons simplement comme la somme des connaissances, compétences et habiletés à posséder à la fin d’un niveau d’enseignement spécifique.
Les programmes rédigés sur plusieurs dizaines de pages nous semblent maintenant inutiles pour une meilleure pratique de notre métier, d’autant plus que la littérature qui les compose n’est rien d’autre qu’un ensemble d’instructions relatives aux méthodes, ce qui est une sérieuse entrave à la liberté pédagogique.
Bien à vous,
Françoise APPY
Ecrit par : Françoise APPY | 11 août 2007
Encore un mot.
Notre amie Christine d’Amico, institutrice à New York, évoque sa participation aux Premières rencontres de “La 3e voie…” qui se tiendront à St-Chaptes (Gard) la semaine prochaine (les 16 et 17 août). Au programme, assemblée générale de l’association, discussion sur le bilan de l’année écoulée et sur les perspectives d’avenir, ballades au Pont du Gard et à la Bambouseraie, grillades, piscine, soleil et ciel bleu…
Ecrit par : Bernard Appy | 11 août 2007
Bijour,
ânerie du matin
"Notre prochain chantier sera donc consacré aux évaluations. "
//humour on//
Retourne bosser, t'as du taff, là.
//off
"Les programmes rédigés sur plusieurs dizaines de pages nous semblent maintenant inutiles pour une meilleure pratique de notre métier, d’autant plus que la littérature qui les compose n’est rien d’autre qu’un ensemble d’instructions relatives aux méthodes, ce qui est une sérieuse entrave à la liberté pédagogique"
Une chtit "Table" avec dix chtites règles serait bien plus simple/efficace/facile(*) ... Pour tout le monde.
(*) :o)))))))
Ecrit par : toto | 11 août 2007
J'aurais aimé que vous rajoutiez "stérilement" après polémiquer car sinon, ça veut dire: "Notre voie (voix?) est la bonne et nous ne souffrirons aucun amendement, aucune contradiction, si légère soit-elle!".
Ceci dit, votre troisième voie semble être la voix du bon sens populaire et je suis navrée de voir qu'il faille énoncer de telles évidences et créer une association pour promouvoir un tel bon sens de base.
Ecrit par : dobolino | 10 août 2007
Merci Dobolino, pour ces remarques qui pourraient être miennes. Je vois que, comme souvent, nous sommes sur la même longueur d'onde ( même mauvais esprit, mêmes formation et parcours, solidarité confraternelle ?).
La "3eme voie" émane d'un bon gros bon sens. Bien sûr, il est bon de dire ces choses si la tendance dominante y est opposée. Mais quel dommage de devoir perdre son temps à enfiler des évidences comme des perles !
Et de présenter ça comme une révolution alors qu'il ne s'agit que de réinventer l'eau tiède, et que des générations de profs nous ont enseigné comme ça, pour notre plus grand bénéfice.
Si la nostalgie consiste à regretter le temps des coups de règles sur les doigts, les encriers qui bavent et les tabliers gris, non à la nostalgie. Mais en quoi la "pédagogie explicite" diffère-t-elle de celle de mes maîtres et profs (les bons, j'entends) ?
Et pourquoi la pédagogie frontale est-elle un gros mot ?
Ne suffirait-il pas de dire que le maître mot de l'enseignement est "comprendre", et que tout le reste en découle ? (mais ça ne fait pas suffisamment de matière pour écrire un livre, évidemment).
Pour ma part, c'est ainsi que j'essaye d'enseigner ce que j'enseigne, et si je fais, comme Mr Jourdain, de la "pédagogie explicite" (avec l'accent américain) sans le savoir, eh bien, tant mieux !
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Au programme, assemblée générale de l’association, discussion sur le bilan de l’année écoulée et sur les perspectives d’avenir, ballades au Pont du Gard et à la Bambouseraie, grillades, piscine, soleil et ciel bleu…
B Appy
Là Bernard, c'est ce qui s'appelle de la concurrence déloyale avec le GRIP. C'est vrai qu'on aurait pu choisir un autre endroit que le nord de la France, mais on n'avait pas prévu cet été pourri ! Blague à part, le texte de Françoise sur les programmes (excepté le dernier paragraphe) illustre assez bien ce avec quoi nous ne sommes pas du tout d'accord. C'est une bonne base, on peut en discuter, ici ou ailleurs... (à l'ombre d'un soleil radieux)
Ecrit par : Pascal Dupré | 11 août 2007
Nous appuyant sur l’enquête de l’INSEE de 20063, nous considérons que le niveau scolaire de l’enfant en début de CP est déterminant pour le reste de sa scolarité.
Ecrit (apparemment) par : Bernard Appy
Je me disais bien qu'on était pas arrivés !! ;o))
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Blague à part, le texte de Françoise sur les programmes (excepté le dernier paragraphe) illustre assez bien ce avec quoi nous ne sommes pas du tout d'accord.
Ecrit par : Pascal Dupré | 11 août 2007
Encore une querelle de spécialistes qui point à l'horizon.
Eté pourri, on vous dit ....
Ecrit par : yann | 11 août 2007
"Je me disais bien qu'on était pas arrivés !! ;o))"
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Hé non, yann! Et, de plus, les voies du seigneur sont impénétrables. Y compris la troisième, j'en ai bien peur!
Vous m'avez encore une fois fait mourir de rire... Et, encore une fois, l'humour reste une (la?) vertu cardinale de l'enseignant. Je l'ai vainement cherché(e) dans le texte de la "troisième voie".
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Nous ne prétendons pas à l’originalité en enfilant les évidences sur le collier de la « 3ème Voie... ». Il n’en reste pas moins que ces banalités croulant sous le « bon sens populaire », sont loin d’être admises par le plus grand nombre. Si c’était le cas, nous serions pas là, ni vous ni moi sur cet espace d’échanges, que je lis régulièrement et qui m’apparaît tout de même comme le réceptacle des lamentations les plus diverses. Quant aux Jourdain qui font de la pédagogie explicite sans le savoir, je m’en réjouis pour eux, qu’ils nous contactent et nous fassent part de leur expérience. Cela apportera de l’eau (tiède) à notre moulin !
Promis juré ce post n’arrivera qu’une fois, ou jamais !
Ecrit par : Françoise APPY | 11 août 2007
Mais en quoi la "pédagogie explicite" diffère-t-elle de celle de mes maîtres et profs (les bons, j'entends) ?
Ecrit par : moi-même (en toute modestie)| 11 août 2007
Et je ne parle pas de mes maîtresses !!
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Pour moi, qui suis sottement professeur, ce texte sur la 3° Voie, et les explications de Françoise et Bernard Appy, furent une coulée de miel sur mon coeur meurtri, de pauvre fille qui ne comprenait jamais sans dictionnaire, et encore, les exigences méthodologiques qu'on s'évertua à m'expliquer.
Oui, moi, cela me fait plaisir de lire 'classe homogène', oui moi je me ravis d'entendre que le dogme absolu des trois groupes des classes hétérogènes revient à mettre de la nitroglycérine sur un train branlant, oui moi j'aime qu'un professeur considère qu'il n'est pas parfait et qu'il ne réussit pas tout, qu'un enseignant enfin veuille prendre les choses dès le début, même si son ego doit en souffrir !
Là, merci !
Ecrit par : Milady | 11 août 2007
... son ego dut-il en souffrir eût été une plus jolie tournure de phrase, dommage.
Au fait, que pensez-vous de la disparition du conditionnel comme mode ???? Bon, je sens que c'est une question qui n'affecte que moi ! ...
Ecrit par : Milady | 11 août 2007
Milady, si l'humour est une vertu cardinale de l'enseignant, je vous propose directement pour le quatrième échelon de la "classe exceptionnelle"... Votre premier message le vaut largement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Merci à Françoise Appy de ne pas faire cas de mon mauvais esprit, qui n'était pas méchant.
"Il n’en reste pas moins que ces banalités croulant sous le « bon sens populaire », sont loin d’être admises par le plus grand nombre. "
Ecrit par : Françoise APPY | 11 août 2007
Nous sommes d'accord sur le constat, et il est bon de se battre pour promouvoir le bon sens, comme le fait JPB avec la charte que nous élaborâmes (élaborîmes ??) collectivement.
Pas d'accord pour les querelles de chapelles entre le GRIP, le SLECC, le GRACQ, le GROUIK, etc.
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Christophe, j'accepte le 4° échelon exceptionnel, cela favorisera mes fiances et mon ego à moi !!!!!
Ecrit par : Milady | 11 août 2007
Christophe, j'accepte le 4° échelon exceptionnel, cela favorisera mes fiances et mon ego à moi !!!!!
Ecrit par : Milady | 11 août 2007
Beurk, le vilain doublon ! et le joli lapsus-clopant, clopinant, je pensais parler d'argent et je me retrouve à causer de fiançailles !
Donc, cigarette écrasée, frappe facilitée, je reprends : j'accepte donc la promotion, qui favorisera mes finances et mes fiançailles, ne me reste plus qu'à trouver le fiancé, mais avec les finances ce sera plus facile !
Ecrit par : Milady | 11 août 2007
Milady, voulez-vous être le bourreau de mes thunes?
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Sibille et Milaidy, d e si belles déclarations valaient bien un petit poème...
Un Amour de Girafe.
J'écris, moi, des histoires à dormir allongé,
Des histoires légères
Comme le toucher de baguette des fées ;
Des histoires en couleur
Pour les rêves d'enfants
Quand les enfants ont peur
Et du noir et du blanc.
... Une girafe qui passait se penche un peu sur mon poème ;
Elle étire très loin son cou ;
Ses yeux couleur noisette ont de longs cils charmants...
Ah ! si j'étais un peu plus grand,
Un peu plus fou,
Je lui déclarerais tout de go que je l'aime
Et je lui sauterais au cou !
- Mais qu'est-ce que tu dis là ?
Dit l'animal touché
Par la ferveur inouïe de ma déclaration :
Tu écris des histoires à dormir allongé ?
Moi, mes trop longues pattes ne permettent pas
Que je vive l'Amour dans cette position !
Adieu ! pour nous la vie à deux est impossible...
La Nature m'a faite ainsi, inaccessible...
Et je suis opposée à la vivisection !!!
Elle s'en est allée de son pas de girafe
Rejoindre ces grands lacs où les fauves vont boire,
- Et ma girafe aussi -,
Lorsque tombe le soir
Et que la nuit se charge de peser vraiment
Sur les paupières lourdes, lourdes, lourdes,...
Des petits enfants.
Thierry COHARD
Ecrit par : Maminou | 11 août 2007
Oh, Maminou, vous savez, j'ai de grandes pattes, mais un cou normal, et je sais m'allonger! Mais jamais devant des doctrines pédagogiques! (smiley).
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Beaucoup de gens revendiquent "une liberté pédagogique", et bien je puis vous assurer que j'ai eu cette liberté...
La bonne parole nous était distribuée largement, et je me suis toujours souvenue que dans la Bible il est écrit:
"Examinez toutes choses, et retenez ce qui est bon"....
Ecrit par : Maminou | 11 août 2007
Et si vous supprimiez "troisième voie" qui a un petit côté sentier lumineux et restiez sur pédagogie explicite? Ça serait plus négociable, non?
Ecrit par : dobolino | 11 août 2007
Maminou, c'est une phrase très Spinozienne que vous nous citez là! Dommage qu'on ne voie plus Robin, en ces lieux!
Vous avez raison, Dobolino; troisième voie, ça ne passe pas! Ca reste en travers.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Vous avez raison, Dobolino; troisième voie, ça ne passe pas! Ca reste en travers.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Ca fait bayrouiste ?
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Les ministres se sont succédé, les programmes aussi, sans résultat.
Françoise Appy
Ben si, la grande dégringolade est quand même bien liée au dégraissage constant des contenus disciplinaires et à l'inflation des prescriptions méthodologiques. Le résultat est là, en négatif.
Ecrit par : Pascal Dupré | 11 août 2007
Bonjour à tous,
Le texte de Françoise Appy est remarquable et je comprends son souci de refuser les polémiques stériles dont malheureusement nous avons eu maints exemples sur ce blog.
Le libéralisme de JPB, que je salueau passage, entraînent la publication "en temps réel de commentaires qui ne font pas vraiment "avancer le schmilblick". Quant aux "copiés-collés" interminables...
L'évolution des ces quarante denières années a conduit à ce que nous soyons confrontés à un véritable monste centralisé disposant d'un quasi-monopole sur tout de qui concerne l'Éducation tant en ce qui concerne la décision, la prescription , la formation et le contrôle que la communication.
Désormais, de la Petite Section de la Maternelle à la Terminale règne le discours pédagogiste.
Affronter le monstre pédagogiste conduit donc à devoir user du discours polémique.
Qui n'a pas entendu parler de"La Fabrique du Crétin" ?
Qui, à l'exception des initiés, connaît "Troisième voie " ou le GRIP?
Le temps des polémiques n'est pas passé, et il faudra encore des Jean-Paul Brighelli pour secouer le confortable ,et rémunérateur, cocotier d'où les Khmers Gris planifient et mettent en oeuvre la destruction de l'École républicaine au seul profit du libéralisme qui veut faire de l'Éducation un marché de biens et services comme les autres.
Derrière les fables néo-rousseauistes d'un Philippe Meirieu se dissimulent des forces économiques bien réelles et dans la faillite de la Gauche sa trahison à courte vue de l'idéal instructionniste républicain a pesé lourd même si contrarement aux analyses de Xavier Darcos elle n'a pas été déterminante.
Mais il faur tirer les leçons de l'échec du premier mouvement antipédagogiste des années 85 du siècle dernier. "De l'École" de Jean- Claude Milner disait déjà a peu près tout ce qui se dit maintenant. Il a inspiré Jean-Pierre Chevènement dans son action contre l'emprise délètère des "réformateurs pieux" (le Sgen-Cfdt) et de la "Corporation" ( la FEN).
On sait ce qu'il en advint: l'absence de relais chez les enseignants ajouté au plat de lentille de la "revalo" entraîna l'adoption sans obstacles de la Loi d'Orientation de 1989. Cette Loi a permis notamment le "formatage" et la "mise au pas" des Corps d'Inspection et la création de juteuses prébendes avec les IUFM.
À ma connaissance, personne n'a jamais étudié cet aspect de la question.
La grande différence avec ces années-là tient à l'engagement d'enseignants et notamment d'Agrégés de Lettres jusque là à l'abri des méfaits du pédagogisme . Le fait que des Instituteurs et/ ou des Professeurs des Écoles les rejoignent et s'organisent pour confronter leurs expériences et élaborer des alternatives est aussi de bon augure.
SLECC , Troisième voie, d'autre initiatives que nous ne connaissons pas doivent nourrir le débat et nos plumes brillantes et acérées ne devraient pas s'engager dans des polèmiques stériles où dans des prises de position hasardeuses qui risquent de donner prise à nos adversaires.
En ce qui concerne "Troisième voie", la seule chose qui me gêne c'est la connotation historique attachée à cette expression.
En effet, le terme "troisième voie" renvoie au "Ni droite, Ni Gauche" de l'entre-deux guerres donc à la "tentation faciste" ce qui , bien évidemment n'est pas l'objectif de ses initiateurs .
Je comprends très bien que par le choix de ce terme FA et BA ont voulu manifester leur souci de rompre avec le dogmatisme pédagogiste d'une part et la nostalgie réactionnaire d'autre part, mais, au fil des temps et compte-tenu de mon expérience personnelle, j'ai pris concience des ressources infinies en fourberies de nos adversaires communs qui n'ont pas hésité à qualifier JPB de "doriotiste" (sic).
En ce qui me concerne, j'ai commencé la publication sur le site des "Amis de l'ABC " d'articles du Nouveau Dictionnaire de Pédagogie et d'Instruction Primaire de Ferdinand Buisson.
Il se trouve que j'ai pu sauver du pilon auquel il était promis par des pédagogistes un de rares exemplaires de cet ouvrage et l'article "Langue Maternelle" pourtant écrit en 1911 n'a, en ce qui me concerne rien perdu de son actualité .
La lecture de l'introduction suffit à elle seule à ruiner le "négationisme" d'Évelybne Charmeux et alii qui prétendent que l'École primaire "traditionnelle" négligeait la "compréhension".
Langue maternelle in Nouveau Dictionnaire de Pédagogie et d’Instruction Primaire (1911)
Léon FLOT.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=303
"On peut dire sans exagération de la langue maternelle qu’elle est le fond même de l’enseignement à l’école primaire. Elle domine et pénètre toutes les autres études ; elle fournit par son seul objet le moyen pour chaque individu d’affirmer, de développer, de perfectionner sa personnalité. Grâce à la connaissance élémentaire, mais précise, qu’il en emporte en sortant de l’école primaire, l’élève est à même de comprendre et de goûter toutes les belles oeuvres de notre patrimoine littéraire ; il devient apte à suivre et à noter les progrès de l’esprit humain ; il peut, au contact des bons écrivains, former son jugement, affiner son goût, trouver mille moyens d’orner son esprit, d’affermir sa volonté, de rectifier son caractère, d’accroître son sens moral. Par là il devient, même s’il reste dans la sphère la plus humble, un élément de valeur pour la société, une force utile mise par l’école au service du pays.
C’est donc avec raison que la langue maternelle occupe la place la plus importante dans les programmes scolaires. L’instituteur ne se borne plus aujourd’hui à apprendre à ses élèves la lecture, l’écriture et le calcul : il doit s’efforcer de les mettre en état de comprendre ce qu’ils lisent, de connaître avec précision le sens des mots, de suivre dans un texte la liaison des idées et de pouvoir traiter dans une langue claire et correcte un sujet donné. Examinons les moyens qu’il peut mettre en oeuvre pour atteindre ce but."
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 août 2007
Problème de lien hypertexte. Désolé, je le recopie
Langue maternelle in Nouveau Dictionnaire de Pédagogie et d’Instruction Primaire (1911)
Léon FLOT.
samedi 11 août 2007.
Ecoles primaires élémentaires.
- " On peut dire sans exagération de la langue maternelle qu’elle est le fond même de l’enseignement à l’école primaire. Elle domine et pénètre toutes les autres études ; elle fournit par son seul objet le moyen pour chaque individu d’affirmer, de développer, de perfectionner sa personnalité. Grâce à la connaissance élémentaire, mais précise, qu’il en emporte en sortant de l’école primaire, l’élève est à même de comprendre et de goûter toutes les belles oeuvres de notre patrimoine littéraire ; il devient apte à suivre et à noter les progrès de l’esprit humain ; il peut, au contact des bons écrivains, former son jugement, affiner son goût, trouver mille moyens d’orner son esprit, d’affermir sa volonté, de rectifier son caractère, d’accroître son sens moral. Par là il devient, même s’il reste dans la sphère la plus humble, un élément de valeur pour la société, une force utile mise par l’école au service du pays.
C’est donc avec raison que la langue maternelle occupe la place la plus importante dans les programmes scolaires. L’instituteur ne se borne plus aujourd’hui à apprendre à ses élèves la lecture, l’écriture et le calcul : il doit s’efforcer de les mettre en état de comprendre ce qu’ils lisent, de connaître avec précision le sens des mots, de suivre dans un texte la liaison des idées et de pouvoir traiter dans une langue claire et correcte un sujet donné. Examinons les moyens qu’il peut mettre en oeuvre pour atteindre ce but."
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=303
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 août 2007
Quant aux "copiés-collés" interminables...
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 août 2007
C'est une blague ? Du second degré ?
C'est le grand retour de Riton "la citation", dit encore "le prof", dit "l'historien", dit "la science", dit "Maurice", connu dans le milieu pour son socialisme surrané et sa logorrhée souvent hors sujet.
Franchement, s'empailler sur le terme de "3eme voie" ou sur les programmes de 1911, est-ce bien nécessaire ?
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Et si vous supprimiez "troisième voie" qui a un petit côté sentier lumineux et restiez sur pédagogie explicite? Ça serait plus négociable, non?
Ecrit par : dobolino | 11 août 2007
Et si on disait " (vraie) liberté pédagogique", tout simplement.
Il y a, je crois, suffisament de sources auxquelles puiser des méthodes pédagogiques, depuis les programmes du début du siècle dernier (eh oui !) jusqu'aux errements des Meirieu and Co, en passant par Freinet, Krishnamurti, Saint Augustin, Tartempion, et les excellentes contributions de Mr et Mme Appy (ch'suis sérieux, là !).
Faites juste des programmes cohérents, intelligents, traditionnels et dépoussiérés, c'est à dire modernes, et les bons profs seront meilleurs, et les mauvais un peu moins mauvais.
Parmi les bons profs que j'ai eu, il y avait un instit féru de progrès et de maths modernes, quelques profs à l'ancienne adeptes de la pédagogie frontale et de la punition "sévère mais juste", et surtout des pragmatiques. Les mauvais l'étaient pour toutes sortes de raisons.
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Et, pour parler de la formation des profs, faites leur d'abord COMPRENDRE leur discipline, et donnez leur le goût de la faire comprendre à leurs élèves.
L'apprentissage viendra de lui-même, avec la répétition (exercices, automatismes, tout à fait d'accord avec ces élémentaires nécessités qui font bondir les pédagogistes)
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Franchement, s'empailler sur le terme de "3eme voie" ou sur les programmes de 1911, est-ce bien nécessaire ?
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Décidément, la "lecture rapide " continue à faire bien des ravages.
En tout état de cause, je me reconnais dans la problématique de "Troisième voie" comme dans celle du GRIP ou de "Sauver les Lettres" de même que je reprends à mon compte l'adage du regrtetté Deng Siao Ping : "L'important n'est pas qu'un chat soit blanc ou noir, l'important est qu'il attrape les souris."
Quant à l'article du "Dictionnaire de Pédagogie" , il faut d'abord le lire. et puis après, éventuellement, en faire une critique constructive.
Je sais, il est long ...
L'escroquerie intellectuelle majeures des "pédagogistes" tient en effet à la confusion du plan politique où il existe bien un clivage Droite/Gauche en ce qui concerne les politiques éducatives et du plan pédagogique où ils ont répandu une "légende noire" sur l'école dite traditionnelle. C'est bien au nom de la "justice sociale" et de l'Égalité, valeurs de gauche par excellence, qu'ont été menées depuis 1968 toutes les réformes qui ont, au contraire, aggravé les inégalités dans le domaine de l'éducation et de la Formation professionnelle.
Si l'on veut lutter efficacement contre le "pédagogisme" il faut donc inlassablement, notamment par le recours à l'Histoire, montrer les véritables falsifications auxquels ceux-ci se sont livrés depuis qu'Edgar Faure, par démagogie, leur a donné les clefs de l'École Primaire.
De même, il faut montrer que tant la "Pédagogie" que les "Sciences de l'Éducation" ou la "Linguistique" voire la "Mathématique" de Bourbaki ont été instrumentalisées et grossièrement simplifiées et/ou déformées pour servir d'arguments au roman pédagogiste.
Le discours idéologique moderne est en effet coutumier des appropriations du discours scentifique, l'élaboration des doctrines racistes au cours du XIXème siècle a ainsi instrumentalisé l'anthropologie physique qui est pourtant devenu une science à part entière.
Il faut aussi s'interroger sur le fait, qu'à l'exception notable de Jean-Pierre Chevènement, aucun Ministre de l'Éducation Nationale n'a ni su, ni pu résister aux sirènes du "pédagogisme" et que comme le fait remarquer JPB seule une volonté politique forte peut permettre d'abord d'endiguer puis de refouler un tel monceaux d'absurdité purement idéologiques.
Xavier Darcos a pris des engagements forts. Les tiendra-t-il? N'étant pas sectaire, je ne demande qu'à le croire.
Enfin il faut aussi analyser, et cela reste à faire, les changements institutionnels qui ont permis à la secte pédagogiste de conquérir les leviers du pouvoir et notamment les postes d'autorité.
Les conséquences de la Loi d'Orientation de 1989 n'ont jamais fait l'objet d'une analyse approfondie et les marchandages entre le pouvoir politique et les appareils syndicaux notamment dans l'élaboration des Décrets d'application ont été nombreux.
Bien entendu, si l'on souhaite se servir de l'École pour régler des comptes politique , voire faire de la propagande partisane la voie de l'insulte est la plus courte, et surtout la plus facile...
Je me refuse à tomber dans ce travers et laise la parole à Bernard Appy qui lui a le mérite de s'interroger et de faire des propositions ...
Que faire ?
Bernard Appy
samedi 28 avril 2007.
"Beaucoup de nos amis qui défendent l’enseignement vouent une haine tenace aux sciences de l’éducation et aux “chercheurs” qui les habitent. Il faut dire que le début de la dégradation de l’École correspond en France très exactement avec l’émergence de ces fameuses sciences dans nos Universités...."
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=95
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=95
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 août 2007
Et si on disait " (vraie) liberté pédagogique", tout simplement.
Il y a, je crois, suffisament de sources auxquelles puiser des méthodes pédagogiques, depuis les programmes du début du siècle dernier (eh oui !) jusqu'aux errements des Meirieu and Co, en passant par Freinet, Krishnamurti, Saint Augustin, Tartempion, et les excellentes contributions de Mr et Mme Appy (ch'suis sérieux, là !).
Faites juste des programmes cohérents, intelligents, traditionnels et dépoussiérés, c'est à dire modernes, et les bons profs seront meilleurs, et les mauvais un peu moins mauvais.
...
Ecrit par : yann | 11 août 2007
Ma parole, t'es au GRIP toi ! Tendance SLECC ou GROUIK ?
Ecrit par : Pascal Dupré | 11 août 2007
Là Bernard, c'est ce qui s'appelle de la concurrence déloyale avec le GRIP
Le résultat est là, en négatif.
Ma parole, t'es au GRIP toi ! Tendance SLECC ou GROUIK ?
:o))))))))))))) 3 x mort de rire :)
Ecrit par : toto | 11 août 2007
Ma parole, t'es au GRIP toi ! Tendance SLECC ou GROUIK ?
Ecrit par : Pascal Dupré | 11 août 2007
Marxiste, tendance Groucho.
Ecrit par : yann | 11 août 2007
:o))))))))))))) 3 x mort de rire :)
Ecrit par : toto | 11 août 2007
Sont poilants, s'pas, toto ?
Ecrit par : yann | 11 août 2007
"c'est ce qui s'appelle de la concurrence déloyale avec le GRIP. C'est vrai qu'on aurait pu choisir un autre endroit que le nord de la France, mais on n'avait pas prévu cet été pourri !"
Ecrit par : Pascal Dupré | 11 août 2007
Vous auriez surtout pu choisir des dates qui ne correspondent pas à la prérentrée de certaines écoles !
C'est frustrant... GRRRRRRRRR !
Merci à vous d'exister -quand même- et bons travaux !
Ecrit par : Un hussard | 11 août 2007
"Parmi les bons profs que j'ai eu, il y avait un instit féru de progrès et de maths modernes, quelques profs à l'ancienne adeptes de la pédagogie frontale et de la punition "sévère mais juste", et surtout des pragmatiques. Les mauvais l'étaient pour toutes sortes de raisons."
Ecrit par : yann | 11 août 2007
CFDT... Euh, CQFD... Tout est dit dans ces deux phrases, yann. Vous avez tout à fait d'accord, je suis totalement raison.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Vous avez tout à fait d'accord, je suis totalement raison.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Comme dirait Toto: MDR ;))))))
Humour, lapsus, traces de lecture globale?
Ecrit par : Loki | 11 août 2007
Au fait, Toto, elle a l'air plutôt vénère la Eveline. J'espère qu'elle va pas faire une crise cardiaque! ;)
Ecrit par : Loki | 11 août 2007
"Vous avez tout à fait d'accord, je suis totalement raison.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Humour, lapsus, traces de lecture globale?"
Ecrit par : Loki | 11 août 2007
Humour, Loki, humour! Je pensais que point n'était besoin de préciser!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 août 2007
Christophe, vous aurez apprécié l'ironie: "Humour, lapsus, traces de lecture globale?"
Ecrit par : Loki | 11 août 2007
ânerie du matin
'Humour, lapsus, traces de lecture globale?'
Humour à 1 boule, comme... ça méthode :o)))))
" elle a l'air plutôt vénère la Eveline"
Certainement po autant que moi, mais je vais faire en sorte qu'elle comprenne bienbienbien /ma/ douleur. :))))))
Ecrit par : toto | 12 août 2007
Pour Toto :
Il est certain que l’élaboration d’évaluations pertinentes fait peur à priori. Mais dès lors que nous avons une méthode pédagogique assurée et des programmes clairs et précis par niveau, il doit être possible de surmonter cette difficulté. Prenons un exemple : la règle du a/à ; il est facile de faire une batterie d’exercices pour vérifier à intervalles réguliers que cette règle est sue et qu’elle peut être réinvestie à la demande. Cela peut être à la fois un exercice d’évaluation et une révision (puisqu’en pédagogie explicite, il faut faire souvent des révisions pour ancrer durablement les connaissances).
Pour Milady :
Je tiens à vous remercier pour votre post, pour la simplicité et la sincérité de votre réaction. Nous recevons presque tous les jours des messages d’enseignants, de parents d’élèves, de personnes connues ou inconnues, de débutants ou de retraités qui nous disent leur satisfaction de lire nos documents et qui veulent nous encourager à poursuivre cette “3e voie….”. Cela suffit pour nous renforcer dans notre détermination à continuer, d’autant que nous avons fait du chemin en quatorze mois et que notre développement prend l’allure d’une courbe exponentielle.
Malgré cela, les grincheux et les couards continuent leur petit concert. Toutes les musiques ont leur auditoire…
Ecrit par : Bernard Appy | 12 août 2007
Vous auriez surtout pu choisir des dates qui ne correspondent pas à la prérentrée de certaines écoles !
C'est frustrant... GRRRRRRRRR !
Ecrit par : Un hussard | 11 août 2007
Désolé hussard, entre les profs pris par le bac début juillet, les instits à prérentrée précoce fin août et les farfelus qui partent en vacances entre les deux, on a du mal à choisir. Mais c'est promis, on en tiendra compte l'année prochaine. En attendant vous trouverez le compte-rendu de Roncq sur le site du GRIP ou sur le tout nouveau site SLECC (scoop : ça va bientôt sortir !)
Ecrit par : Pascal Dupré | 12 août 2007
"Mais c'est promis, on en tiendra compte l'année prochaine."
Ecrit par : Pascal Dupré | 12 août 2007
J'en prends bonne note. Attention... cochon qui s'en dédit !
Ecrit par : Un hussard | 12 août 2007
Désolée si l’intitulé « 3ème Voie... » ne passe pas dans le gosier de certains. Mais voilà, le mal est fait. La question est néanmoins intéressante car elle montre l’intérêt que peut revêtir l’emballage. En tout cas, notre curieuse dénomination nous permet, lorsque l’on nous pose la question, d’expliquer les circonstances de notre naissance, et ce faisant, de résumer précisément notre spécificité.
Pour Dobolino : la « 3ème Voie... », même si elle prône comme méthode l’enseignement explicite, ne se résume pas à cela (relisez le texte qui introduit le fil), elle se veut une façon plus large de concevoir l’école. La pédagogie explicite n’est qu’un des moyens pour y parvenir. Voilà pourquoi nous n’avons pas appelé notre association Pédagogie explicite.
Pour Yann et son copié-collé relatif à l’enquête de l’INSEE, j’explique :
Il ne s’agit pas de l’année 20 063 mais de la note n°3 qui n’est pas sortie comme telle lors de la manoeuvre de transfert de fichier ; note qui renvoyait à ce lien : http://appy.ecole.free.fr/3evoie/primaire.htm
Ce n’est pas Bernard qui a écrit, même si je lui reconnais cette faculté de se projeter facilement dans l’avenir !
Ecrit par : Françoise APPY | 12 août 2007
Il est vrai que l'intitulé "3ème Voie" n'est pas l'idéal. Mais qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse !
Désolée, mais je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir incompatibilité entre cette "3ème Voie" et le GRIP-SLECC.
L'essentiel est de reconstruire au plus vite une école de la République digne de ce nom. Et il y a du pain sur la planche... Alors ce n'est vraiment pas le moment de nous empailler entre nous, non ?
Réservons donc nos flèches aux Charmeuse, Frackfrack, Grand Gourou Meirieu et autres mange-galette ! Et aux politiques qui les utilisent sans vergogne !
Ecrit par : Un hussard | 12 août 2007
Et alors At alors,"qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse !"
"L'important, c'est la fesse, qui te trotte dans la têteu"
"Vive les ... les cochonnes, vive les nonnes tant qu'on y ai"
"dans mon flute sa klaxonneuetc etc"
Vous connaissez ? Bon, on s'en fout :o)))
Bernard, je suis bien d'accord, le souci des évaluations, àmha, c'est que certains profs n'ont pas compris :
1) comment les utiliser
2) à quoi elles servent exactement
Et aussi que :
1) En général (de ce que j'ai vu) elles sont super mal faite
2) les gamins qui n'ont pas eu les bonnes méthodes se font piéger à (presque) tous les coups... ça décourage à force ;)
So:
Du simple au complexe (genre ceux qu'on peut trouver chez berthoux, très cons mais redoutables, quand tu as compris pourquoi ils sont là, bien sûr ;) )
Ou pour faire plaizzz à m'dame molette:
"Du facile au difficile" :o))))))
Ecrit par : toto | 12 août 2007
Flacon/Calice ..... oupppps :o)
Ecrit par : toto | 12 août 2007
Bonjour,
Venant de relire plus attentivement la présentation de la 3° voie il me semble reconnaître, au risque de passer pour nostalgique, certains mots et expressions comme : appétit de savoir, désir d'apprendre, travail bien fait, EFFORT, organisation du travail, analyser l'erreur, mémoriser, acquérir des automatismes, vérifications des connaissances, révisions, répétitions. J'ai connu tout cela dans ma petite école de campagne où je suis rentrée en 1951 . Pas d'école maternelle, juste la section enfantine, tandis que le maître allait d'un cours à l'autre et que dans un coin de la classe les grands confectionnaient le journal scolaire, lettre par lettre et creusaient la plaque de lino avec une gouge pour les illustrations. Je les observais en silence. Dans une classe unique, l'enfant rêveur a les oreilles qui vagabondent du côté des grands qui l'intriguent et l'épatent. Le soir à la maison, mon grand frère m'expliquait tout. Le maître, passionné par son métier, avait lu Freinet. Peu après, il y eut une école géminée et dans la petite classe la cloison du fond se repliait de chaque côté ets'ouvrait sur une scène de théâtre laquelle avait été construite par les habitants du village entre les deux guerres . L'hiver, ils donnaient un spectacle : du Labiche ou du Feydeau, des histoires et des chansons pour ceux qui osaient en pousser une. La seconde guerre avait interrompu cette activité. Le maître eut alors l'idée de faire monter ses élèves sur la scène pour récolter un peu d'argent permettant d'acheter des manuels scolaires , du matériel et enrichir la modeste bibliothèque. Je me souviens parfaitement être montée sur cette petite scène, aujourd'hui démolie, habillée en mariée et défilant d'un pas décidé au bras d'un gamin de mon âge, c'est à dire 5 ans, tandis que les autres chantaient " La mariée s'en va devant, le marié la sui- i - ve ".
Pas de maternelle, mais j'aurais sans doute aimé y aller à condition qu'elle ne ressemblât pas à celle de Léon Frappié ... Malheureusement, il se peut que j'ai pris la mauvaise habitude de mémoriser globalement les mots mais je respire encore leurs parfums, je revois leurs couleurs, je sens encore au bout de mes doigts la douceur des plumes et les coups de bec de la poule protégeant ses poussins, j'entends encore leur musique et je n'ai pas oublié la saveur des légumes du jardin. Une soeur aînée de mon père, devenue veuve peu après la Grande Guerre, m'a tenu lieu de grand- mère et m'a fait découvrir ces trésors tout simples à portée de main. Des trésors qui avaient un nom. Ma mère avait toujours une chanson appropriée pour compléter les apprentissages.
Me voici grand-mère et mon premier petit fils va entrer en Grande Section Maternelle. Il a beaucoup de chance et nous explique avec enthousiasme tout ce qu'il fait, tout ce qu'il apprend. Je ne connais pas son institutrice mais je m'incline devant ses compétences.
Je ne pense pas être nostalgique . Simplement les bonnes habitudes d'organisation, d'effort régulier, de travail bien fait de désir d'apprendre etc, ça aide à vivre, à comprendre un peu mieux et à s'adapter aux revers et au monde qui change.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 août 2007
Désolée, mais je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir incompatibilité entre cette "3ème Voie" et le GRIP-SLECC.
L'essentiel est de reconstruire au plus vite une école de la République digne de ce nom. Et il y a du pain sur la planche... Alors ce n'est vraiment pas le moment de nous empailler entre nous, non ?
Réservons donc nos flèches aux Charmeuse, Frackfrack, Grand Gourou Meirieu et autres mange-galette ! Et aux politiques qui les utilisent sans vergogne !
Ecrit par : Un hussard | 12 août 2007
A mon humble avis de profane de l'EN mais d'expérimentée de la vie et du désir de pouvoir, s'ils ne s'empaillent pas avant, c'est après qu'ils s'empaleront les uns les autres. L'union fera la force puis la désunion pour occuper les trous du gruyère libéré.
Bon travail sur le terrain aujourd'hui par tous ces groupuscules qui se chamaillent un peu. C'est beaucoup plus vivant ainsi et productif.
Le combat intéressant serait d'obtenir que ces pratiques enseignantes (je préfère à théories) soient présentées aux étudiants d'IUFM et que chaque enseignant crée ensuite la salade composée ou à crudité unique qui conviendra à sa personnalité et à celle des diverses classes qu'il viendra à rencontrer.
L'autre combat, c'est un programme précis et impératif, par classe et non par cycle et là, pour moi, passés l'apprentissage de la lecture courante et des quatre opérations et leur mise en application pratique, ça se discute et je ne me sens nullement scandalisée par les propos des pédagogistes.
J'ai étudié longtemps avec des hauts et des bas, j'ai vu beaucoup de petits enfants grandir, devenir ados puis adultes et les cheminements de l'acquisition des savoirs, les appétits sont tellement multiples qu'il ne me parait vraiment pas incongru de considérer que c'est aux praticiens de terrain de juger ce qu'ils ont à faire avec le groupe puis l'un ou l'autre individu ou sous-groupe tout en préservant un enseignement par classe d'âge.
Je ne crois nullement qu'un SLECC; GRIP ou Troisième voie au pouvoir à la place des Sciences de l'Educ actuelles offriraient la liberté pédagogique. Il est impossible de l'imaginer au vu de leurs exigences très codifiées.
Ceci dit, appliquées avec souplesse, les propositions de la troisième voie pour le primaire (et la maternelle au fait? Faut que j'aille voir...) me paraissent, autant que je puisse en juger, les plus libératrices pour les choix pédagogiques, les plus logiques, et, surtout, les plus économiques. Bon rapport qualité/prix et c'est très important.
Je ne suis pas pour autant experte.
Ecrit par : dobolino | 12 août 2007
Christophe, vous ne pouviez trouver mieux que moi comme bourreau des thunes ! Je vous envoie immédiatement un RIB de mon compte : la démarche est simple, demandez tout culment à votre banque de virer la totalité du solde de votre compte au mien. Procédez par virements automatiques, cela vous évitera des paperasseries assommantes. Vous verrez à quel point je suis efficace! Promis, tout sera dépensé dans l'heure suivante! Là-dessus, je me demande d'un coup si je ne serais pas plutôt cigale que girafe. Allez savoir, avec les mutations modernes, v'là maintenant que les girafes ont des appétits d'ogre !
Plus sérieusement ( ? ), je viens de faire un tour sur le site Appy-école, et j'en reviens radieuse. Et poum, sur le nez du redoublement-méchant-inefficace-bourgeois, et pif sur le travail en équipe, et pan, sur la pédagogie différenciée !!!!
Et encore plus sérieusement, à propos de la pédagogie différenciée, j'apporte ma petite touche. Elle est essentiellement pratiquée dans les structures type SEGPA ( Rased pour le primaire ??? ) - et elle marche dans ces structures, où il y a peu d'élèves et où les enseignants ne croulent pas sous les classes. Elle y marche et elle y est nécessaire.
Pour avoir eu des Troisième d'insertion, je l'ai pratiquée aussi. Avec un premier constat : ça a écrasé toutes mes autres classes, c'était un travail de dingue. Et c'était impératif, ce sont des classes où les élèves ne peuvent pas supporter une activité de plus de 10 minutes, où ils sont absolument hétérogènes, où ils n'ont confiance en rien et surtout pas en leur professeur. Chaque élève a ses séries de travaux à faire, plus ou moins identiques à celles des voisins.
Second constat : ça marche à 60% en gros - si le professeur n'est pas fatigué, s'il a bien calculé ses divers coups, si les élèves peuvent être 'là' vraiment, ce qui n'est pas toujours le cas. Il n'y a pas de quoi entonner les sirènes de Disney.
Dernier constat : les élèves n'aiment pas du tout ce type de pédagogie et préfèrent faire en sorte qu'on revienne à des cours plus généralistes, càd des cours donnés à une classe. Ils en ont besoin.
Ca signifie deux choses :
1 - que c'est ingérable dans le secondaire et criminel à exiger, parce qu'on ne peut pas différencier des cours pour 140 élèves au moins. C'est de la folie douce.
2 - que ça n'a à être utilisé qu'en cas de réel besoin, et dans le but de ramener tout le monde dans un groupe-classe qui peut fonctionner.
Enfin, il s'agit là de classes dont on peut dire qu'il y a homogénéité dans les envies et dans la volonté de réussir de leurs élèves...
Et même si c'est 100 00 fois plus dur à supporter pour un enseignant, qui n'a aucune aide dans la classe, qui n'a pas trois bons/mignons pour le soutenir, c'est 100 000 fois plus adapté à des élèves.
Parce qu'au fond, la classe hétérogène, ça permet d'oublier les clampins/pékins qui se sombrent doucement collés au radiateur. Et je crois que c'est pour cela que ça 'marche' avec la complicité des profs, cette histoire de classes hétérogènes - parce que les profs, s'ils se voient très bien avec de bonnes classes, ne s'envisagent pas sans vingt-cinq litres de suées à la seconde avec les classes faibles. Alors on soutient le système, on parle de moteur de classe, de tirage vers le haut, et surtout on oublie de s'avouer que c'est plus confortable pour nous.
Sans jeter la pierre aux profs - ceci est la conséquence du palier d'avant, qui a voulu faire passer tout le monde sans contrainte de niveau.
Ecrit par : Milady | 12 août 2007
Désolée si l’intitulé « 3ème Voie... » ne passe pas dans le gosier de certains. Mais voilà, le mal est fait. La question est néanmoins intéressante car elle montre l’intérêt que peut revêtir l’emballage.
Ecrit par : Françoise APPY | 12 août 2007
Je suis totalement d'accord avec vous. Mon seul souci est le risque que cet intitulé soit utilisé pour dénigrer cette association. Du reste, cet intitulé ne m'y empêchera pas d'y adhérer. J'ai toutefois un lourds passé puique je suis un des ces "Extincteurs de l'Éducation Nationale" abhorés... Mon passé d'Instiuteur sera-t-il porté à mon crédit où serai-je considéré comme un renégat?...
Comme je l'ai déjà écrit, vous vous attaquez à un lobby particulièrement puissant pour qui, je le sais d'expérience, tous les moyens sont bons.
Sur un point toutefois, je note une divergence : l'école maternelle.
En effet,s'il apparait de plus en plus le fait que l'École maternelle malgré les discours officiels ne remplit plus son rôle de transmission des prérecquis indispensables pour accéder à l'École élémentaire les solutions relèvent la plupart du temps de l'injonction au recentrage sans que jamais l'on se préoccupe des causes structurelles de ce dysfonctionnement.
L’école maternelle : un secteur en jachère
Par François Bénard
vendredi 27 avril 2007.
»...
Une réputation d’excellence qui demande à être reconsidérée
"L’école maternelle bénéficie encore de la renommée très flatteuse (et amplement méritée) qui, voici quelque décennies, était attachée à l’école maternelle française. Il reste à savoir si cette réputation est toujours justifiée....
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=97
C'est pourquoi, j'ai proposé sur ce blog de rattacher la Grande section au CP. On aurait ainsi un cycle d'apprentissage sur deux ans dont les objectifs seraient clairs: accéder au Cours Élémentaire donc savoir lire et savoir compter.
On connait assez bien notamment grâce à des travaux empiriques comme ceux d'André Inizan ce que doit savoir un élève pour accéder avec profit au cours élémentaire.
Cette proposition n'est pas une nouveauté radicale. Si l'on se réfère à l'Histoire de l'Éducation le Cours préparatoire, sauf erreur de ma part , n'a été créé qu'en 1923. Antérieurement existaient des "sections enfantines" qui accueillaient les ékèves dès l'âge de cinq ans et dont le programme était similaires à celui du CP.
"1° Des jeux, des mouvements gradués et accompapagnés de chants ;
2° Des exercices manuels ;
3° Les premiers principes d'éducation morale ;
4° Les connaissances les plus usuelles ;
5° Des exercices de langage, des récits ou contes ;
6° Les premiers éléments du dessin, de la lecture, de l'écriture et du calcul. (Décret du 18 janvier 1887, art. 4.) "
En gardant l'idée de "Cycle d"enseignement", c'est à dire de période supérieure à l'année scolaire, deux ans, en l'occurence, on disposerait ainsi d'un CP 1 et d'un CP 2 pour atteindre des objetifs précis . Les outils d'Évaluation existe, il suffit de les recenser et surtout de les simplifier pour qu'il soient facilement utilisables et, surtout, communiquables aux parents et aux PE du CE.
Comme pour les termes "Pédagogie" et "Science de l'Éducation", il faut se réapproprier la notion de "Cycle" , dont le synonymes est "Cours", sachant que, à ma connaisssance, l'Enseignement Primaire a toujours été structuré en cours de deux ans: Classe enfantine, Cours Élémentaire, Cours Moyen, Cours supérieur aujourd'hui disparu et rempacé par les Classes de Sixième et Cinquième des Collèges.
Il ne s'agit pas de nostalgie mais bien de répérer dans le passé récent ce qui "marchait" et de savoir si, sur certains point , il ne faudrait pas progresser en tirant les leçons de l'échec de la Nouvelle Polititique pour l'École voulue par Lionel Jospin: d'une part, la durée trop longue des Cycles, d'autre part, l'inexistence pédagogique , notamment du fait de l'oppposition farouche de l'AGIEM relayée par les organisations syndicales, à la notion de Cycle "GS/ CP/ CE1" (Cycle des Apprentissage).
Une telle "réforme" ne coûterait rien ni à l'État ni aux Communes sauf peut-être dans les zones en progression démographiques où les écoles élémentaires ne disposent pas de salle de classe inoccupées.
Par ailleurs il existe de nombreuses écoles élémentaires, notamment la vôtre sauf erreur de ma part, qui comptent déjà des classes maternelles.
Dans ce cas-là le changement serait purement pédagogique.
Elle présenterait aussi l'avantage de recenrter l'École maternelle sur ses véritables objectifs notamment le travail sur le langage oral.
Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 août 2007
Depuis 3 jours, je suis les commentaires sur "la 3ème voie..." à laquelle j'adhère.
Nos principes et projets sont clairs. Nous souhaitons une école efficace, où nous, enseignants, transmettons des savoirs, des compétences grâce à une pédagogie explicite et rigoureuse. Les programmes y sont définis par niveau et non par cycles. Les élèves y ont un statut d'apprenant et non d'acteur.
J'ai lu des commentaires chaleureux, interrogatifs, pertinents. D'autres sont simplement railleurs, parfois négatifs. Peut-être désabusés à force de pédagogie constructiviste... C'est dommage. Il est temps de bouger, de trouver des solutions. C'est notre "voie".
Ecrit par : Muriel Pujol | 12 août 2007
Mes souvenirs de primaire, Hélène, puisque vous parlez des votres, c'est l'apprentissage par la terreur, les coups, les punitions, les humiliations . L'école, c'est l'endroit où j'ai appris que j'étais médiocre, grosse et moche, pataude, tout juste bonne à obéir en silence et à apprendre ce qu'on m'entonnait, de gré ou de force et à trouver ça normal et la meilleure chose qu'il soit pour le bon petit soldat que je me devais d'être. C'est là qu'on a commencé à me contraindre à faire miens ces vers:
" Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. ""
Cette école où réussir était normal, échouer une honte à punir impérativement, le redoublement, l'orientation précoce en voie de garage des menaces permanentes, non, franchement, NON! Pas ça pour mes enfants...
Bons programmes, certes mais appliqués sous la terreur.
Ecrit par : dobolino | 12 août 2007
"Christophe, vous aurez apprécié l'ironie: "Humour, lapsus, traces de lecture globale?"
Ecrit par : Loki | 11 août 2007
Loki, nous n'avons peut-être tout simplement pas le même sens de l'humour! Et le simple fait que vous preniez toto comme référence en est une preuve.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 août 2007
"Christophe, vous ne pouviez trouver mieux que moi comme bourreau des thunes ! Je vous envoie immédiatement un RIB de mon compte : la démarche est simple, demandez tout culment à votre banque de virer la totalité du solde de votre compte au mien. Procédez par virements automatiques, cela vous évitera des paperasseries assommantes. Vous verrez à quel point je suis efficace! Promis, tout sera dépensé dans l'heure suivante! Là-dessus, je me demande d'un coup si je ne serais pas plutôt cigale que girafe. Allez savoir, avec les mutations modernes, v'là maintenant que les girafes ont des appétits d'ogre ! "
Ca marche, Milady! Mais vu que je suis souvent dans le rouge, vous êtes surtout susceptible de dépenser mes dettes!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 août 2007
Ramener certaines passes d'armes entre les GRIP-SLECC et ceux de la 3ème Voie à une lutte de pouvoir est vraiment lamentable.
Compte tenu du temps et de l'énergie que consacrent les uns et les autres à la reconstruction de l'école républicaine, la moindre des choses serait de nous épargner ce genre de niaiseries.
Aux instits de base qui galèrent sur le terrain, à la recherche d'outils efficaces et bien concrets, tant les collègues de la 3ème voie que ceux du GRIPP-SLECC apportent une aide ô combien précieuse.
Bref, ces deux réseaux instructionnistes ont en commun le souci d'élaborer du concret, du palpable, et non de bavasser stérilement. Ils permettent également à tous ceux qui mouillent la chemise sur le terrain de sortir de leur isolement.
Du fond du coeur, je les en remercie.
Ecrit par : Un hussard | 12 août 2007
Et encore plus sérieusement, à propos de la pédagogie différenciée, j'apporte ma petite touche. Elle est essentiellement pratiquée dans les structures type SEGPA ( Rased pour le primaire ??? ) - et elle marche dans ces structures, où il y a peu d'élèves et où les enseignants ne croulent pas sous les classes. Elle y marche et elle y est nécessaire.
Pour avoir eu des Troisième d'insertion, je l'ai pratiquée aussi. Avec un premier constat : ça a écrasé toutes mes autres classes, c'était un travail de dingue. Et c'était impératif, ce sont des classes où les élèves ne peuvent pas supporter une activité de plus de 10 minutes, où ils sont absolument hétérogènes, où ils n'ont confiance en rien et surtout pas en leur professeur. Chaque élève a ses séries de travaux à faire, plus ou moins identiques à celles des voisins.
Second constat : ça marche à 60% en gros - si le professeur n'est pas fatigué, s'il a bien calculé ses divers coups, si les élèves peuvent être 'là' vraiment, ce qui n'est pas toujours le cas. Il n'y a pas de quoi entonner les sirènes de Disney.
Dernier constat : les élèves n'aiment pas du tout ce type de pédagogie et préfèrent faire en sorte qu'on revienne à des cours plus généralistes, càd des cours donnés à une classe. Ils en ont besoin.
Ca signifie deux choses :
1 - que c'est ingérable dans le secondaire et criminel à exiger, parce qu'on ne peut pas différencier des cours pour 140 élèves au moins. C'est de la folie douce.
2 - que ça n'a à être utilisé qu'en cas de réel besoin, et dans le but de ramener tout le monde dans un groupe-classe qui peut fonctionner.
Enfin, il s'agit là de classes dont on peut dire qu'il y a homogénéité dans les envies et dans la volonté de réussir de leurs élèves...
Et même si c'est 100 00 fois plus dur à supporter pour un enseignant, qui n'a aucune aide dans la classe, qui n'a pas trois bons/mignons pour le soutenir, c'est 100 000 fois plus adapté à des élèves.
Parce qu'au fond, la classe hétérogène, ça permet d'oublier les clampins/pékins qui se sombrent doucement collés au radiateur. Et je crois que c'est pour cela que ça 'marche' avec la complicité des profs, cette histoire de classes hétérogènes - parce que les profs, s'ils se voient très bien avec de bonnes classes, ne s'envisagent pas sans vingt-cinq litres de suées à la seconde avec les classes faibles. Alors on soutient le système, on parle de moteur de classe, de tirage vers le haut, et surtout on oublie de s'avouer que c'est plus confortable pour nous.
Sans jeter la pierre aux profs - ceci est la conséquence du palier d'avant, qui a voulu faire passer tout le monde sans contrainte de niveau.
Ecrit par : Milady | 12 août 2007
Petite note personnelle à propos de "la pédagogie différenciée" à l'école primaire...
Une solution toute simple, la classe unique de village, ou la classe à plusieurs niveaux : CP, CE1, CE2 que j'ai pratiquée pendant tant et tant d'années...
Titou arrive au CP sachant lire...
"Titou, veux-tu pousser ta table à côté des CE1, s'il te plait?"
"Non, maîtresse, je ne peux pas aller au CE1, je ne sais pas faire les majuscules..."
Titou est resté au CP, avec son cahier de CP sur sa table, un cahier de brouillon sur lequel il faisait le travail du CE1, parce que ça l'amusait, et de temps en temps quand les CE2 "coinçaient " sur un problème, il levait la main.
"Mais, c'est simple, il suffit de multiplier et de finir avec une soustraction..."
Nénette au CE2, a encore un peu de mal avec les accords sujet-verbe, non-adjectif...
Quand on aborde ces notions très progressivement avec les CE1, Nénette laisse traîner l'oreille et s'exclame:
"Ah! Mais oui, maintenant je me souviens... et les erreurs sont de moins en moins fréquentes..."
Et quand vous faites la leçon d'histoire sur les châteaux forts au CE1, attention de ne rien omettre, les CE2 veillent, et gare aux mamans qui viennent réclamer:
"Je me demande s'il fait bien le travail que vous lui donnez ce gamin, il me raconte surtout l'histoire de Jeanne d'Arc, ce n'est pas au programme du CP, si je ne m'abuse???
Dernier exemple, un de mes fils , qui avait décidé qu'il n'irait jamais à l'école puisqu'il voulait faire le même métier que son papa et que celui-ci pouvait fort bien lui enseigner l'agriculture...
Proposition de la maman qui "marche sur des oeufs":
"Il faut au moins que tu ailles une année à l'école pour savoir lire, écrire et compter jusqu'à 100 , comme ton papa, après on pourra décider..."
A la fin du CP dans la classe unique du village, je lui dis:
"Tu sais lire, tu sais écrire, tu sais compter jusqu'à 100, qu'est-ce qu'on fait l'année prochaine?"
Sa réponse m'a remplie d'aise !!!
"Tu sais maman, j'a bien vu au tableau, les grands savent faire des choses que je ne sais pas faire, je crois bien qu'il faut que j'y retourne...."
Ecrit par : Maminou | 12 août 2007
J'ai lu des commentaires chaleureux, interrogatifs, pertinents. D'autres sont simplement railleurs, parfois négatifs. Peut-être désabusés à force de pédagogie constructiviste... C'est dommage. Il est temps de bouger, de trouver des solutions. C'est notre "voie".
Ecrit par : Muriel Pujol | 12 août 2007
Bonjour,
Le clivage est très net entre les commentaires : d'une part les internautes qui s'en tiennent au thème du fil de discussion et ont pour souci de faire avancer le débat et donc de manifester leur accord ou leur désaccord :Catmano, Dobolino et bien d'autres qui me pardonneront de les avoir oubliés et , d'autre part ,ceux qui utilisent le fait que ce blog n'est pas modéré pour y déverser leur rancoeurs .
En ce qui me concerne, mon seul désaccord avec "Troisième voie" concerne la périodisation de l'École Primaire" et sur ce point, je rejoins l'analyse du GRIP sur l'importance du Cycle d'enseignement de deux ans.Du reste, avant la publications des programmes Chevènement déjà les "Cours" étaient dénommés Cycle dans les Programmes Haby-Beullac.
Mais il s'agit là d'une divergence mineure, la position actuelle de Troisième Voie étant, à mon avis une réaction tout à fait compréhensible aux excès de la "Réforme Jospin".
Moi-même, je suis passé par cette phase de réflexion tant les programmes actuels sur trois ans sont mal conçus.
Bien entendu, des indications sur la progression souhaitable et/ou les répartitions entre la première et la deuxième année de chaque Cours Cycle pourraient être annexées aux programmes.On regagnerait ainsi en rigueur tout en gardant une certaine souplesse.
Je suis par ailleurs totalement d'accord avec vous pour réhabiliter le mot, et le concept, de "Pédagogie" et faire un recours critique aux travaux issus des "Sciences de l'Éducation"
"Qu’est-ce qu’un bon prof ?" par Clermont GAUTHIER
samedi 11 août 2007.
"La question des méthodes pédagogiques a toujours soulevé des discours passionnés. Au Québec comme en France, le débat fait rage autour des réformes de l’enseignement. De plus en plus de travaux soulignent l’impact d’un “effet-prof” sur les performances des élèves. À partir de travaux anglo-saxons, le chercheur québécois Clermont Gauthier propose des clés pour un “enseignement efficace”, s’appuyant sur une pédagogie explicite. Au passage, il renvoie dos à dos la pédagogie traditionnelle, centrée sur la transmission de savoirs, et les pédagogies “centrées sur l’élève”...."
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=308
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 août 2007
"Loki, nous n'avons peut-être tout simplement pas le même sens de l'humour!"
pppffffiiiiouuu, tu l'as échappé belle . :)
Ecrit par : toto | 12 août 2007
Ca marche, Milady! Mais vu que je suis souvent dans le rouge, vous êtes surtout susceptible de dépenser mes dettes!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 août 2007
Ou de payer vos agios! Voilà qui serait intéressant, non?
Ecrit par : dobolino | 12 août 2007
Tout à coup, il me vient une idée que je vous soumets de ce pas.
Dans tous les collèges, au lycée pour les secondes, il y a trois, quatre, voire dix classes d'un même 'niveau'-numéro.
Pourquoi ne pas proposer des classes à 'option-pédagogique' ? -
Une option : " dévoration sans retenue", pour les élèves qu'ont envie et besoin d'être nourris, qui en redemandent, qui veulent être épatés, qui veulent être flattés d'apprendre, qui sont moteurs, justement -
Ce qui n'induit pas forcément un 'niveau' d'excellence - j'ai en tête quelques cas de 'moteurs' qui n'étaient pas du tout excellents, mais qui étaient toujours demandeurs, qui boostaient les classes et qui finissaient par améliorer les points faibles, quand même.
Une option : " on y va tranquille, tout en douceur " : pour les moyens, les timides, les gentils, les faiblous, classe dans laquelle le professeur ne mettrait pas les bouchées multiples, dans laquelle on prendrait le temps d'apprendre, tous, sans avoir d'un côté les excités du bocal et de l'autre les excités tout court, qui tuent tous ces gentils-là.
Une option : " Remise sur pied ou comment avoir confiance en soi" - pour ceux qui décrochent et ne trouvent comme moyen de survie que de flanquer le box/ou le silence absolu. Classes dans lesquelles on aurait une pédagogie qui reprend les problèmes de note, qui travaille sérieusement sur l'oral, sur la mise en confiance, sur tous ces petits ridicules qui bloquent etc etc.
Avec toutes nos classes, ce serait possible d'en ouvrir au moins trois comme ça, des classes 'pédagogie autre' pour faire mode ( boeuf, de préférence, merci ). Non????
Ecrit par : Milady | 12 août 2007
Ramener certaines passes d'armes entre les GRIP-SLECC et ceux de la 3ème Voie à une lutte de pouvoir est vraiment lamentable.
Compte tenu du temps et de l'énergie que consacrent les uns et les autres à la reconstruction de l'école républicaine, la moindre des choses serait de nous épargner ce genre de niaiseries.
Ecrit par : Un hussard | 12 août 2007
A priori d'accord! A posteriori, je demande à voir et je sais ce que je verrai!
Le niais n'est peut-être point celui qu'on croit, dans cette histoire! Il vaut mieux être dans l'opposition qu'au pouvoir si l'on veut rester honnête et cœur vaillant.
Je suis niaise, soit, je l'assume sans dommage, mais vous, vous êtes bien naïve ou très jeune!
Ecrit par : dobolino | 12 août 2007
Christophe, je dépense tout ce qui passe ou dépasse. Ne vous en faites pas, cher, avec mon système de virement de solde ( la paie, c'est bien le 27 ??? ) je ne peux que récupérer vos gains déclarés, point vos dettitudes. Qu'en ferais-je mon Dieu?, je ne suis pas Sainte Eulalie, de miracles n'ai pas le pouvoir, et en or ne transforme pas le rouge, hélas.
Aussi je vous laisse, bonne âme, vos rougeurs bancaires, qui servent à votre nature artiste, qui vous lancent dans le monde joyeux de l'entreprise musicale et débridée - je ne suis pas cruelle ni ingrate, comme vous le voyez.
Ecrit par : Milady | 12 août 2007
Avec toutes nos classes, ce serait possible d'en ouvrir au moins trois comme ça, des classes 'pédagogie autre' pour faire mode ( boeuf, de préférence, merci ). Non????
Ecrit par : Milady | 12 août 2007
En voilà une de proposition sensée, pratique et judicieuse. En vérité, je vous le dis, rien ne vaut un bon praticien de terrain.
Milady, prévoyez-vous des passerelles au fur et à mesure des progrès ou régressions?
Ecrit par : dobolino | 12 août 2007
Qu’est-ce qu’un bon prof ?" par Clermont GAUTHIER
samedi 11 août 2007.
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 août 2007
Une bonne question! Au fait, qu'est-ce qu'un bon élève????????
JPB, créez nous un texte sur "qu'est-ce qu'un bon élève"! Je serais curieuse de voir toutes vos réponses, à vous enseignants.
Ecrit par : dobolino | 12 août 2007
Avec toutes nos classes, ce serait possible d'en ouvrir au moins trois comme ça, des classes 'pédagogie autre' pour faire mode ( boeuf, de préférence, merci ). Non????
Ecrit par : Milady | 12 août 2007
Avec tout le respect que je vous dois Milady, c'était le système qui était en vigueur, en théorie tout au moins, avant la réforme Haby.
C'est bien parce que ce système aboutissait dans les faits à des situations difficilement acceptables dans une République démocratique que le Collège unique a été mis en place avec les résultats que nous connaissons.
J'ajoute que c'est à cette occasion que le pédagogisme s'est introduit dans le Second degré...
En l'état actuel de ma réflexion, c'est à cette époque-là que s'est nouée l'alliance entre les 'pédagogistes" et le Pouvoir trop heureux de trouver des alliés qui tenait la "pédagogie" ,donc les enseignants, pour seuls responsables de l'échec scolaire.
À cette époque, personne, semble-t-il ne s'est posé le problème du rendement décroissant de la dépense éducative dans une société fortement inégalitaire.
Thomas Piketty : « En ciblant les moyens, on peut réduire sensiblement l’inégalité des chances »
samedi 28 avril 2007.
Le nombre d’élèves par classe a une influence décisive sur la réussite scolaire. Telle est la principale conclusion d’un travail inédit de l’économiste Thomas Piketty, qui s’est appuyé sur une nouvelle méthode de travail statistique...
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=102
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=102
Le véritable noeud du problème est donc bien l'École primaire dont on avait peu mesuré la dégradation due notamment aux "réformes" d'Edgar Faure et à l'absence d'une politique sérieuse de recrutement et de formation pour faire face au baby boom des Trente Glorieuses.
Comparaison n'est certes pas raison mais il est difficilement concevable de vouloir réparer une maison dont les fondations, l'école maternelle, sont sapées et le premier étage, l'école élémentaire, peu sûr.
C'est pourquoi je soutiens la démarche de Troisième voie et du GRIP qui me paraissent plus complémentaires que concurrents.
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 août 2007
Merci Dobolino -
En fait, je n'invente pas fondamentalement l'eau chaude avec ce système, des classes de niveau, ça existe déjà - mais de façon hypocritement infecte. Et v'là les uns partis dans les 'classes européennes madame', pas par intérêt pour les langues mais pour être dans une classe qui pousse, qu'avance, qu'a du coeur au ventre et des réserves d'huile dans les coudes - et les autres, embarqués noyés dans des classes merdouilleuses où on prétend faire comme les autres, mais où on n'y arrive pas.
L'intérêt, là, serait d'expliciter l'offre - et d'expliciter le profil d'élève requis pour les classes. ( ce qui pourrait éviter mon adorable classe de S composée à 95 % de littéraires pur sucre, qu'ont des moyennes effarantes au 3° mois d'enseignement en maths/physique/SVT... mais alors en français, pardon excusez-les, trop forts, mais en Histoire, les seuls à zoner au CDI, mais en philo, ils en lisent et relisent des bouquins etc... ).
L'intérêt aussi, ce serait que les élèves auraient signé pour l'une des trois possiblités, et entreraient là en sachant ce qui les attend.
Des passerelles, oui, évidemment, il faut qu'il y en ait. Là encore, il s'agirait de cesser avec le joli bandeau qu'on essaie de se mettre sur le nez - au collège, on peut entrer dans une classe qui pète dur sans être effondré par la différence de connaissances - à partir du moment où on est demandeur de ce type de classe, à partir du moment où on a la dalle, si j'ose dire, et qu'on a envie. Classe dont il faudrait décrocher sans que ce soit la catastrophe nationale dès qu'on a un moment de flou. Tout ceci n'a pas de gravité - il faudrait travailler sur l'efficacité d'abord.
Ca me fait penser à ce que nous avons 'inventé' dans notre lycée, en Aide individualisée. En soi, l'AI est... une grosse... bondieuserie. On fait un pitit signe de croix, on tourne trois fois sur place, on marmonne abdoulaïmadur et on espère que ça marche.
Bon, ça ne marche pas. On a, par classes, trop de demandes différentes et ce n'est pas avec une heure qu'on parvient à combler quelque trou que ce soit.
Nous avons mis en commun nos heures d'AI, entre profs de français et de maths ( pas tous, évidemment, he



