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07 août 2007

Linguistes

Linguistes

Quoi qu’en pensent d’aucuns, je pratique assez peu l’autosatisfaction. Ce qui suit n’est donc en rien un exercice d’admiration — les miroirs qui se regardent ne réfléchissent pas grand-chose…

J’ai reçu ce matin le mail suivant :

« Cher Monsieur,
"J’ai découvert, il y a deux jours, votre excellent blog, et je suis en train d’en achever la lecture, tantôt en opinant, tantôt, je peux le dire, en jubilant. La justesse de votre propos est rehaussée d’un humour qui vient, pour ainsi dire, apporter un contrepoint plaisant à la gravité des faits que vous dénoncez.
Permettez-moi d’abord de me présenter brièvement : je m’appelle LW (1), je suis un angliciste du Midi — cela existe —, et je viens d’être reçu à l’Agrégation. Je me dois de préciser que j’ai brillamment échoué au concours du CAPES, à cause d’une très mauvaise note en didactique.
"Pour la rentrée qui vient, je suis affecté, comme stagiaire, à l’IUFM de Nice — IUFM Célestin Freinet, tout un programme…
"Je le confesse, je n’ai pas (encore) lu vos ouvrages consacrés à l’Ecole. Mais après avoir écumé les archives de votre blog, et ayant lu l’entretien qui vous opposait à M. Meirieu, je crois comprendre que la mainmise des « sciences de l’éducation » sur l’Ecole française n’est guère votre tasse de thé. Pour ma part, je n’ai évidemment pas votre expérience et votre recul, mais l’année de préparation que je viens de passer en IUFM (PLC1, dans le jargon des cuistres) m’a permis de sonder l’effroyable vacuité des principes pédagogistes.
"J’appréhende tout particulièrement l’année qui vient, car je me suis laissé dire que, sous les lambris grisâtres des Temples de la Didactique, le formatage était de mise, et les pressions et chantages monnaie courante. Je suis résolument rétif au Jabberwocky pompeux des pédagogos, et je mesure avec une certaine douleur l’écart qui peut exister entre, d’une part, les exigences encyclopédiques du concours d’Agrégation, et, de l’autre, la tyrannie du non-savoir que l’on enseigne (que l’on impose !) aux futurs enseignants.
"Car le professeur d’anglais n’est pas là pour parler de Shakespeare, ou de Byron et Shelley. Il n’est pas là pour parler de grammaire (laquelle doit nécessairement être « inductive et implicite », voyons !). Il n’est pas là pour parler de Mary Stuart ou de Jefferson.
"D’ailleurs, il n’est pas là pour parler. Il est là pour écouter…
"Il n’est pas là pour instruire. Il est là pour inciter les « apprenants » à « bâtir du sens »…
"Il n’est pas là pour transmettre le savoir (naïfs que nous sommes !). Il est là pour « favoriser l’émergence des savoir-faire, des savoir-être, des savoir-devenir » !
"Sic transit ...
"Le rôle du professeur de langues semble être celui d’un (mauvais) guide de conversation. Or, n’en déplaise à nos scientologues de l’éducation, je n’ai pas passé le concours pour être professeur de conversation… Bien sûr, les élèves, dans un cours d’anglais, se doivent de parler anglais. Mais encore faut-il leur donner, au préalable, les moyens de s’exprimer dans cette langue ! On ne découvre pas les mécanismes et richesses d’un idiome (a fortiori la culture qui y est attenante…) tout seul. L’idée de l’élève-Champollion est tout simplement criminelle. Les pédagogistes crèvent les yeux et brisent les tympans de générations d’élèves.
"On rapporte que, lors d’une session de formation IUFM, un stagiaire avait imprudemment parlé de transmission des savoirs. Un formateur aurait répliqué sèchement : « il n’y a que les maladies qui se transmettent »… "Edifiant.
"Or, le savoir se transmet. Le savoir DOIT se transmettre. Et pour cela, je ne vois pas d’autre voie efficace que la vieille pédagogie « frontale ». Peut-être pas la meilleure, certes, mais — pour paraphraser Churchill — la pire à l’exclusion de toutes les autres...
"Du reste, même si l’on ne pouvait utiliser que l’anglais, passée la porte de la salle de cours, il serait illusoire de penser qu’à raison de trois heures par semaine dans un contexte français, on puisse former des bilingues. "D’autre part, il me semble que les langues étrangères ressortissent au vieux cadre des Humanités, et que, par conséquent, l’alpha et l’oméga d’un cours d’anglais (ou d’allemand, ou d’italien…) n’est pas d’atteindre la capacité à déchiffrer les inscriptions imprimées sur une boîte de conserves (fussent-elles de baked beans…) ou à raconter à ses copains les péripéties de la dernière émission de télé-réalité (fût-elle Big Brother…).
"Il va sans dire que j’aurai du mal à faire part de ces quelques considérations aux gens de l’IUFM sans être aussitôt accusé d’être un élitiste, un passéiste, un réac, voire, tout simplement, un Agrégé (on m’a dit qu’il s’agissait presque d’une insulte, pour certains). Personnellement, tout cela ne m’ennuierait pas si les IUFM (disons plutôt les I.U. Infâmes…) ne disposaient pas de cet exorbitant pouvoir (parfaitement indu) qu’est la validation du stage. C’est-à-dire, ni plus ni moins, de l’avenir de jeunes enseignants, tous corps confondus. Les décisions de certaines coteries de médiocres ont apparemment une valeur supérieure aux décisions des jurys d’Agrégation eux-mêmes (je ne cite que l’Agrégation ici car, Dieu merci ! il s’agit du seul concours qui soit encore épargné par la didactique, même si la voie interne est déjà touchée…). Et encore, j’ai conscience d’être privilégié, par rapport aux Certifiés qui, eux, doivent tout subir, tout boire, tout avaler ad nauseam. Mais pour tous, l’épée de Damoclès est là, et bien là.
"Mais le temps passe, je devine que le vôtre est précieux, et je sais que mes propos vous sont, pour une large part, familiers. Je ne voudrais pas vous quitter, cependant, sans vous avoir exprimé un attachement profond pour ce que vous exprimez si joliment en ces termes :
"L’éducation « libérale » de Montaigne (…) lui permettait de parler aussi bien au roi qu’à ses « gens », comme on disait alors. De fréquenter Cicéron aussi bien que La Boétie ou Ronsard vieillissant. De se rendre en Italie (…) sans souci majeur, et d’y apprécier à leur juste valeur les sculpteurs romains et les peintres de la Renaissance. C’est-à-dire maîtriser le passé et le présent (…)"
"Nous avons certainement des divergences, politiques, ou philosophiques, et c’est heureux. Mais au-delà de ces contingences, je voudrais vous assurer de ma pleine adhésion à cette conception de l’éducation, ou, plutôt, de l’Instruction publique, que vous résumez ainsi :
"(…) ce que je voudrais aujourd’hui pour tous : pas un « socle » au rabais, mais un monument entier. L’élève formé(e) par le système scolaire devrait ressortir du lycée avec la maison France sur le dos."
"Veuillez croire, cher Monsieur, en mes sentiments les plus amicaux et respectueux… »

LW

(1) LW comme Lewis Caroll… Je me suis autorisé cette plaisanterie parce que l’auteur évoquait cette extraordinaire créaion verbale qu’est le Jabberwocky d’Alice.



J’ai donc demandé à l’auteur l’autorisation de publier son texte, après les précautions d’usage. Et il a bien voulu m’accorder cette faveur. Je livre ci-dessous sa réponse :


« Cher Monsieur,
"L'intérêt que vous portez à mon message d'hier me fait bien plaisir. Vous êtes évidemment libre de l'utiliser à votre guise sur votre blog. Evidemment, même si je n'éprouve pas un soupçon de honte pour ce que j'ai écrit, il me semble que, eu égard aux circonstances présentes (et au fait que, de surcroît, je ne sois que stagiaire), l'anonymat est garant d'une certaine sécurité.
"C'est avec joie que je resterai en contact avec vous, et je n'hésiterai pas, comme vous me le suggérez, à vous faire part des inepties pédagogistes de nos responsables de formatage... pardon, de formation.
J'espère, mais hélas ! sans trop d'illusions que le nouveau gouvernement, ou l'un quelconque de ses avatars futurs, saura mettre fin au règne des pédagogos en déboulonnant les IUFM. Je crois savoir que M. Darcos, Agrégé de Lettres, est assez hostile aux Imposteurs Unis de la Fatuité Magistrale, mais pourra-t-il réformer ? That is the question. J'ai cru comprendre que les cercles pédagogistes étaient protégés par quelques syndicats puissants…
"En tant que linguiste angliciste, je peux vous dire que je suis un peu effaré de retrouver, dans les papiers officiels, voire les intitulés d'exercices, des expressions tout droit sorties de certains traités de linguistique contemporains... Je ne sais pas ce qu'il en est en Lettres, mais en Anglais, environ trois écoles grammatico-linguistiques se disputent les prébendes universitaires. Toutes ont en commun d'être des linguistiques de l'énonciation (pragmatique post-structuraliste...). Or, utiliser un jargon abscons, entre spécialistes et chercheurs de haut niveau, à l'université, est une chose. Transférer (pour utiliser un mot à la mode) ce jargon, tel quel, dans le Secondaire, c'est absurde. C'est ainsi que l'on se retrouve à devoir parler d'énonciateur, co-énonciateur, décrochage temporel, etc. Je crois savoir qu'il en est de même en Français. Et encore, les rares fois où vous êtes théoriquement autorisé à faire de la grammaire.
"J'ai naturellement des contacts avec des professeurs d'anglais enseignant dans toute la France. Or, un grief majeur revient sur toutes les lèvres : la mauvaise maîtrise du Français de leurs élèves. En effet, on ne peut espérer apprendre une langue étrangère que si sa propre langue maternelle est parfaitement maîtrisée : orthographe, syntaxe, grammaire, niveaux de langue, connaissance du vocabulaire,... Or, cette exigence fondamentale fait malheureusement défaut dans bien des cas. Je suis convaincu de l'importance primordiale du Français dans le système scolaire. On ne bâtit pas un château sur un sable mouvant... C’est pourquoi je suis opposé (en tout cas pour le présent) à l’enseignement des langues vivantes en primaire, sorte de gadget médiatique mis en place dès 1989. D’autant que les élèves ayant suivi ces cours ne sont pas particulièrement meilleurs en langue que les autres… Personnellement, je n’ai jamais connu ce système, j’ai commencé l’Anglais en 6ème, je ne suis devenu un bon élève dans cette discipline qu’en Seconde, et cela ne m’a pas empêché d’arriver jusqu’au concours… On parle même aujourd’hui de commencer la deuxième Langue Vivante, non plus en 4ème, mais en 5ème… Non content d’esquicher le Français jusqu’à l’asphyxie, on commence à faire de même avec la première Langue Vivante. En s’imaginant que, plus on s’y prend tôt, et mieux on apprend. Ce qui n’est pas faux, notez bien, mais à la condition expresse de bien vouloir enseigner quelque chose ! Et de manière solide !
"Quant à nos collègues des Langues Anciennes, j’ai une pensée émue pour eux --requiescant in pace…
Pour en revenir au stage IUFM, vous savez sans doute que, depuis quelques années, le fameux « mémoire professionnel » que l’on impose honteusement aux Certifiés a également contaminé le stage des Agrégés. Cela allant dans le mouvement voulu par certains, d’établir un corps unique « de la Maternelle à l’Université ». Or, il y a une controverse quand à l’utilité dudit mémoire. M. Ferry (le Jeune) avait concédé aux IUFM la nécessité pour les stagiaires Agrégés d’en entreprendre la rédaction, tout en spécifiant noir sur blanc qu’il ne pourrait en aucun cas compter pour la validation des stagiaires en question. Pour ce point, comme pour d’autres, je suis donc dans le flou le plus total. Je ne manquerai pas de vous préciser l’évolution de la situation à ce sujet. Plus généralement, je tâcherai de repérer les éléments susceptibles de vous intéresser, afin de vous les transmettre.
Mais je m’aperçois une fois de plus de la longueur invraisemblable de ce qui ne devait être qu’un court message, et je m’arrête ici.
"Encore merci pour votre blog et vos écrits.

Toutes mes amitiés… »

LW


Nous manquions de témoignages de professeurs de langues. J’avais évoqué dans « À bonne école » (partout en vente en Folio dès le milieu du mois !) le cas de cette angliciste de la région bordelaise qui avait eu le culot de faire travailler une classe (difficile) de Troisième ZEP sur Roméo et Juliette, au lieu de se cantonner à une resucée simplifiée d’articles de journaux — jusqu’à faire jouer la pièce sur une vraie scène, avec un succès mérité. Il faut savoir résister aux cris des coyotes. C’est vrai dans toutes les langues — à commencer par le Français.
Simplement, je rappelle à mon honorable correspondant que la réforme des IUFM ne dépend pas de Xavier Darcos, mais de Valérie Pécresse. Et que, comme il le dit lui-même, les pédagogistes se sont constitué, au fil des ans, des forteresses d’où ces hommes prétendument de gauche font aujourd’hui les yeux doux aux hommes — et aux femmes — au pouvoir. Sans doute parce que leurs convictions s’arrêtent devant les impératifs de carrières.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Au bout d'un an de fréquentation de ce blog, la question se pose: y aura-t-il une femme ou un homme de pouvoir capable de faire sauter les verrous?... De l'intérieur, je dis que non. De l'extérieur: je dis la même chose. A dire le vrai: je n'y crois guère, voire plus du tout (je n'ai qu'à voir les micro-magouilles dans mon bahut, dans mon Ecole doctorale pour me rendre compte que la struture ne bouge pas, qu'à l'instar de l'Argo, ce sont les pièces qui, l'une après l'autre sont changées, mais que le navire reste à l'identique de son départ - je veux dire: pensé par les architectes pour être ce qu'il est).

Que l'on nous accorde VRAIMENT la liberté pédagogique, qu'il soit possible de mettre au tribunal administratif tous les Inspecteurs qui, dans leur rapport, évoque un désaccord avec ce en quoi ils croient (rien à foutre de ce qu'ils croient), voici ce qui serait un véritable chambardement... de l'intérieur. Faire usage de pression à notre tour.

Ecrit par : Pendariès | 07 août 2007

Il parle bien, cet agrégé d'anglais. A l'IUFM, on aime bien les gens qui parlent bien, il n'a pas trop de soucis à se faire, s'il se coule dans la langue de bois.

Tiens, il y a un article dans le numéro du Point consacré à l'éducation, où une américaine dit que les agrégés d'anglais "sont brillants, sauf en anglais". En tout cas, les élèves, eux, ne sont pas brillants, et surtout en anglais.

Ecrit par : Jérémy | 07 août 2007

Il parle bien, cet agrégé d'anglais. A l'IUFM, on aime bien les gens qui parlent bien, il n'a pas trop de soucis à se faire, s'il se coule dans la langue de bois.


Ecrit par : Jérémy | 07 août 2007

En le prenant comme un jeu de rôles? Un défi lancé à soi-même? Je suis certaine que j'en serais incapable mais j'admirerais beaucoup des agents doubles qui réussiraient à infiltrer le fromage et à le miner de l'intérieur. C'est probablement la seule issue d'ailleurs en dehors d'une éxécution sommaire et collective qui pourrait faire des victimes innocentes.

Ecrit par : dobolino | 07 août 2007

Nous sommes sur la même longueur d'ondes, Dobolino. En France, on aime bien (plus sécurisant) que les réformes viennent d'en haut. C'est moins stressant de descendre dans la rue que de penser et agir d'abord.

Ecrit par : Pendariès | 07 août 2007

Merci pour ce mail, LW.
Je viens d'avoir mon CAPES d'anglais et je suis atterré de ce qu'on nous enseigne en didactique en PLC1. "Grammaire inductive", "se mettre au niveau de l'élève", j'en passe et des pires... sans compter les petits chefs des IUFM.
Concernant le "mémoire professionnel", je crois savoir qu'il n'est pas obligatoire pour les Agrégés. C'est à vérifier.
Bref, je vais me remettre à la lecture des oeuvres au programme, car l'année prochaine c'est Agrégation externe pour moi!

Ecrit par : Angliciste#2 | 07 août 2007

"se mettre au niveau des élèves" est un départ. Il faut quand même que ces gosses nous comprennent quand on s'adresse à eux.

Sortez un poisson de son lac, il meurt. Il en a fallu du temps dans l'évolution naturelle pour que le poisson ait enfin des poumons...

Ecrit par : Pendariès | 07 août 2007

M. Pendaries, vous n'avez peut-être (sûrement) pas subi d'année de didactique. " Se mettre au niveau de l'élève" ne signifie pas qu'il faut parler de façon à ce que les gamins comprennent, ça veut dire, en jargon didactique, qu'il ne faut pas parler de choses qu'ils ne connaissent pas déjà... donc on ne leur enseigne plus rien. Sauf 'Secret Stories' et 'L'ile de la tentation'.

Ecrit par : Angliciste#2 | 07 août 2007

On devrait imaginer, en formation continue, des stages de "remise au niveau de l'élève", pour les professeurs qui auraient du mal... J'ignore par exemple ce qu'est 'secret stories': c'est inquiétant pour la rentrée.

Ecrit par : OGM | 07 août 2007

M. Pendaries, vous n'avez peut-être (sûrement) pas subi d'année de didactique. " Se mettre au niveau de l'élève" ne signifie pas qu'il faut parler de façon à ce que les gamins comprennent, ça veut dire, en jargon didactique, qu'il ne faut pas parler de choses qu'ils ne connaissent pas déjà... donc on ne leur enseigne plus rien. Sauf 'Secret Stories' et 'L'ile de la tentation'.

Ecrit par : Angliciste#2 | 07 août 2007

Si, si, j'ai vécu ça il y a 5 ans! Je n'hésite pas non plus à rajouter que j'ai tout oublié le jour où j'ai eu mon affectation d'après stage. Sinon avec Pantocrator (qui ne vient plus sur le site), on dessinait durant les leçons à l'IUFM des images pornographiques (notre ça était tout émoustillé) que noue faisions tourner sur la table de nos collègues - en CAPLP, on avait plutôt la chance, cette année, d'être un groupe de je-'en-foutistes (sauf un ou deux qui questionnaient avec sérieux nos profs d'IUFM) qui ne s'est pas gêné(s) [? ha les accords!] pour dire que l'année avait été nulle; et les ans précédents les autres stagiaires avaient formulé les mêmes condoléances.

Peut-être cela est-il dû au fait, cette franchise, qu'en majorité les stagiaires avaient plus de 30 ans et avaient été salariés du privé avant - c'est un des côté sympa des PLP, c'est que tous ne sautent pas de l'Université au tableau noir sans une autre expérience, et qu'ils avaient eu à faire avec des patrons avant.

Concernant "secret stories" et compagnie, quand j'en parle tout à fait sérieusement en classe, les élèves me disent que je suis un nul et que je les prends pour des cons. Je m'empresse de leur répliquer que oui, et je leur demande ce qu'ils ont alors d'autre, de plus intéressant, dans le ventre et leur cervelle. C'est pas le Brésil, mais c'est pas le cul de Pluton non plus.

Ecrit par : Pendariès | 07 août 2007

bien sûr pour les accords, je rigole.

Ecrit par : Pendariès | 07 août 2007

toutes les occasions sont bonnes pour faire son "auto publicité"!

Ecrit par : candice | 08 août 2007

toutes les occasions sont bonnes pour faire son "auto publicité"!

Ecrit par : candice | 08 août 2007

Que voulez-vous dire Candice?

Ecrit par : Loki | 08 août 2007

"Concernant le "mémoire professionnel", je crois savoir qu'il n'est pas obligatoire pour les Agrégés. C'est à vérifier."

Officiellement, non. Officieusement, chaque IUFM fait à sa sauce. Moi, on me l'a imposé, en me disant que l'IUFM me refuserait toute validation (qui n'a de toute façon aucune valeur pour les agrégés !!!) si je ne faisais pas mon mémoire de stage. Puis on a ajouté "et l'inspecteur suivra l'avis de l'IUFM..."

Ecrit par : Jérémy | 08 août 2007

Dites, JPB, ça n'a rien à voir avec tout ça, mais vous n'auriez pas une idée de DEA en littérature du 20eme ?
Impossible de trouver un truc un tant soit peu interessant qui n'ait pas été fait, ou que les P.U. acceptent de diriger.
Toutes mes propositions de sujets ont été rejetées, car elles ne correspondent pas au moule du format DEA (enfin master maintenant). Vous aurez peut-être une idée.
Même "la réception critique de Dumas au 21e", on me l'a refusé :'(

Ecrit par : Jérémy | 08 août 2007

Dites, JPB, ça n'a rien à voir avec tout ça, mais vous n'auriez pas une idée de DEA en littérature du 20eme ?
Impossible de trouver un truc un tant soit peu interessant qui n'ait pas été fait, ou que les P.U. acceptent de diriger.
Toutes mes propositions de sujets ont été rejetées, car elles ne correspondent pas au moule du format DEA (enfin master maintenant). Vous aurez peut-être une idée.
Même "la réception critique de Dumas au 21e", on me l'a refusé :'(

Ecrit par : Jérémy | 08 août 2007

Si je puis me permettre, Jérémy.
La toute première question à se poser est : Quel est l'objectif professionnel de ce DEA?
Donc: Est-ce pour continuer sur une thèse ou pas, avec volonté de postuler à l'Université plus tard?
Si la dernière question a pour réponse "oui", ne surtout pas se lancer dans une recherche vingtiémiste - c'est la catastrophe (tout comme pour le XIXième). Aujourd'hui (mais tout va si vite avec les réductions budgétaires), les "petits malins" de Paul-Valéry se dirigent vers la littérature Médiévale et Renaissance (moins de candidats par poste, paraît-il). Et puis vous devez faire des choix entre poésie, théâtre, roman, et vous décider pour l'enseignant spécialisé dans l'un des 3 genres (sinon, c'est que dalle pour le CNU): j'ai dû passer de la poétique (pour la maîtrise) au théâtre (pour DEA et Thèse), alors que ce qui m'intéresse c'est la poétique et l'esthétique du théâtre de Max Rouquette.
Alors je me coltine ad nauseam des tas de bouquins, o"bligatoires" pour être universitairement à la page, sur le théâtre social et historique - puisque tel est le théâtre reconnu et commenté et béni par les hiérarches de la recherche dramatique parisienne (les théâtrologues) - donc française.

Bref: tout dépend de votre projet professionnel - à la première réunion de l'Ecole doctorale, les directeurs nous ont bien rappelé que faire de la recherche pour le plaisir nous ferait perdre notre temps, leur temps, et que très peu, ayant choisi cette façon, finissent leur thèse.
Et il faut être dingue, sérieusement, ou plein d'espoir, et de naïveté, pour, tout en travaillant, s'épuiser la cervelle et le moral avec un doctorat (qui coûte de l'argent - les hôtels, les trajets, les repas pour les colloques ou autres, les livres ne vous sont pas remboursés: vive l'université française littéraire).

Ecrit par : Pendariès | 08 août 2007

"Il parle bien, cet agrégé d'anglais. "

Ecrit par : Jérémy | 07 août 2007

Oui, il s'exprime extrêmement bien! Dans un style qui, d'ailleurs, me rappelle quelqu'un de très connu sur ce blog!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 août 2007

qui? qui? qui?

Ecrit par : Pendariès | 08 août 2007

Sibille, je pourrais vous donner en privé les coordonnées du bonhomme, sachant bien que vous ne cafterez pas à vos collègues niçois… Je rappelle aux étourdis du style que Mallarmé, qui n'écrivait pas mal, ma foi, était prof d'anglais. Que Starobinski, sans doute l'un des plus grands critiques du XXème soiècle, était toubib — comme Rouquette, si j'ai bien compris, et comme Jacques Chauviré, dont je ne dirai jamais assez de bien et dont je recommande, à tous ceux qui sont optimistes, "Passage des émigrants". Il n'y a aucune fatalité qui implique que seuls les agrégés de Lettres — ou d'Espagnol… — savent écrire.

Jérémy, quelles sont vos spécialités ? Quelle partie du XXème ?
Pendariès a raison en termes de carrière. Mais vous avez une deuxième option, celle de l'édition (faire une thèse qui soit facilement transformable en livre publiable). Pourquoi ne pas travailler sur la notion de "best-seller" à la française — d'Henry Bordeaux à Marguerite Duraille, comme dit Rambaud ? Ça m'a toujours stupéfait, que tant de gens aient pu lire la Madone des sleepings ou l'Amant… Travaillez sur tous les titres fraznçais d'un tirage supérieur à 100 000 exemplaires, par exemple. Je vous prédis de belles émissions de télé, et une embauche chez les éditeurs avides de bons conseils…
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 août 2007

hiérarQUES

Ecrit par : Pendariès | 08 août 2007

Gargh!... c'est aussi un plan de carrière (de compromissions?) que vous indiquez à Jérémy, m'sieur Brighelli ;-)

Ecrit par : Pendariès | 08 août 2007

Remarquez hier soir je parlais avec une amie qui bosse sur France Inter, les compromissions, ils connaissent là-bas (à Radio-France) pour mâchouiller les miettes que leur laissent les vieux producteurs (55 ans et plus quoi...) qui tiennent tous les leviers. Comme partout ailleurs, remarquez...

Ecrit par : Pendariès | 08 août 2007

"Je rappelle aux étourdis du style que Mallarmé, qui n'écrivait pas mal, ma foi, était prof d'anglais."

Il n'écrivait certes pas mal, mais n'était-il pas chahuté par ses élèves ? Si ma mémoire est bonne, il parlait du "hideux métier de pédagogue" !

Ecrit par : OGM | 08 août 2007

Pendariès réclame une vraie liberté pédagogique.

Il a raison de rajouter l’épithète « vraie ». En effet, officiellement, depuis Gilles de Robien, nous avons obtenu la liberté pédagogique. Mais concrètement, cette liberté ne correspond à rien.

Car il n’y a de liberté que s’il y a possibilité de choix. Or, en formation initiale ou en formation continue, les IUFM ne connaissent que les démarches constructivistes, à l’exclusion de toute autre. L’un des objectifs de “La 3e voie…” est de proposer aux IUFM volontaires de dispenser pour le Primaire des modules de formation en enseignement explicite (à côté de la multitude de modules sur le constructivisme et les pédagogies dites « actives »). Les jeunes maîtres auraient alors le choix véritable entre deux façons de travailler, et donc gagneraient une liberté pédagogique effective et non plus de façade.

Très vite, le ministère pourrait voir également combien de jeunes maîtres ont retenu l’enseignement explicite comme pratique de classe, quel est leur degré de satisfaction et quel gain d’efficacité ils ont obtenu même en étant novices.

Toutefois la décision de mettre en place cette liberté revient aux responsables des IUFM. Certains d’entre eux, plus courageux ou plus lucides, pourraient envisager de démanteler au moins en partie ces citadelles du constructivisme. Nous attendons qu’ils nous contactent, même en toute discrétion.

Ecrit par : Bernard Appy | 08 août 2007

Juste au passage, un extrait des Lieder de Schubert :

http://dl.free.fr/cWFRcmXaU/01AufdemWasserzusingen.wma

Bonne journée à tous.......

Ecrit par : Sandra WAGNER | 08 août 2007

Je n'ai jamais étudié Shakespeare et Goethe en allemand et de ce côté je suis déçue....

Je ne peux pas étudier une langue de part sa technicité uniquement, c'est tellement lugubre et morne et d'un ennui !!!!

J'avais regardé hier un documentaire sur la Toscane et je puis vous certifier que nombre d'italiens sont émminemment attachés à leur culture, leurs ancêtres et leur passé...

Restaurer une oeuvre, disait un architecte, c'est maintenir vivant nos morts et c'est en même temps rester et se sentir vivant soi-même......

Pour les langues c'est pareil, elles constituent notre identité et celle-ci risque de disparaître pour de bon si l'on n'enseigne la culture qui va avec. Notre patrimoine, notre legs c'est celui qui nous rattache à notre pays, notre Nation.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 08 août 2007

J'avais regardé hier un documentaire sur la Toscane et je puis vous certifier que nombre d'italiens sont émminemment attachés à leur culture, leurs ancêtres et leur passé...

Sandra Wagner

Alors en france, finissons-en avec le mythe de la France jacobine et rejoignons nos racines culturelles régionales. La France, elle est née, là.

Ecrit par : Pendariès | 08 août 2007

Je corrige : éminemment !

Pendariès merci ,grâce à vous j'ai pu corriger une faute de frappe...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 08 août 2007

Merci à vous, Sandra... Une fois de plus.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 août 2007

Il n'y pas de quoi, Christophe, si je peux faire plaisir c'est le principal.....

Prochainement je scannerai un document que j'ai trouvé dans Alternatives Economiques sur l'éducation au Niger...

Je n'ai pas d'imprimante ni scanner donc il faudra patienter jusqu'à la semaine prochaine.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 08 août 2007

Le best-seller français, c'est effectivement une idée que j'aime beaucoup ! Par contre, comment accéder au classement des ventes pour tout le 20e ?

Ma spécialité, c'est plutôt les langues (mortes ou vivantes), mais j'ai eu de mauvaises expériences avec plusieurs professeurs de litt. comparée de province et de banlieue, donc je préfère rester en littérature française, et garder les langues comme un "plus".

J'ai failli choisir un auteur du Moyen-Age latin pour mes recherches, mais j'ai toutes les difficultés à accéder au moindre livre sur le sujet... Par ailleurs, je vise plutôt les prépas que la fac, donc ce qui compte surtout, c'est que j'aie plus que ma petite maîtrise et mon cursus actuel, peu importe finalement le sujet de recherche. Même si je sais bien que ce qui compte pour la prépa, c'est d'être repéré par l'inspecteur, j'ai peur que le fait de ne pas avoir de thèse conduise à ne même pas examiner mon dossier (c'est ce qui se produit pour les simples postes de PRAG).

Ecrit par : Jérémy | 08 août 2007

Jérémy, avoir une thèse n'est en rien nécessaire pour obtenir une prépa — sortir d'ENS, en revanche, ça aide… Et se faire remarquer d'un IG : allez donc offrir vos services au doyen, en attendant. Et en espérant que l'IG de votre région sera une personne intelligente.
Quant aux best-sellers, c'est assez facile : il suffit de demander aux maisons d'édition, qui seront ravies de se faire une pub additionelle et gratuite… Ce sera de surcroît un bon moyen de vous faire qulques relations utiles dans un milieu que les universitaires pénètrent mal — ou tard. Et limitez votre recherche à l'avant-guerre, quand les médias jouaient un rôle moins décisif qu'aujourd'hui — ah, le succès du Martyre de l'obèse, bien supérieur à tous les Malraux réunis…
Alors, que dites-vous de l'idée ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 août 2007

Savez-vous qu'aujourd'hui les universitaires se piquent les bonnes idées?...

Ecrit par : Pendariès | 08 août 2007

Il vaut mieux les garder pour soi, ou les échanger par messes basses...

Ecrit par : Pendariès | 08 août 2007

Quel nullard je suis de faire une thèse comme la mienne... :-)

Ecrit par : Pendariès | 08 août 2007

Entièrement d'accord avec Bernard Appy, c'est à l'intérieur de la citadelle qu'il faut agir, toutes bonnes volontés confondues.
Je m'y essaie avec mes faibles moyens depuis quelques semaines sur des forums d'enseignants pas forcément convaincus que l'Education Nationale ne va pas très bien.
Eh bien, ça marche. Les jeunes enseignants sont très demandeurs de "choix véritable entre deux façons de travailler" ou plus d'ailleurs. Ils reconnaissent ne rien savoir, ne pas avoir la moindre idée de la façon de s'y prendre ni de ce que l'on peut demander à un enfant de trois ans ou de onze ans et sont ravis qu'on leur propose de l'aide.

Ecrit par : catmano | 08 août 2007

"En effet, on ne peut espérer apprendre une langue étrangère que si sa propre langue maternelle est parfaitement maîtrisée : orthographe, syntaxe, grammaire, niveaux de langue, connaissance du vocabulaire,..."

Ce n'est ni complètement faux, ni complètement vrai .
Ma tante est super forte en Russe (même les russes font appel à elle qd ils sont dans la 'doune' ) et elle est "nulle" en français.... tout dépend de la méthode & du prof...

Bon c'est qd même risqué je trouve d'avoir collé ce témoignage, il y a un peu trop d'infos, et comme il le dit si bien, il y a certains zânes pour la "validation" qui n'aiment pas les fortes têtes....

jabberwocky, je le connais, mais chez les monthy python :o)))

Ecrit par : toto | 08 août 2007

"Je m'y essaie avec mes faibles moyens depuis quelques semaines sur des forums d'enseignants "
Aujourd'hui les fouroums demain l'iufoum :o)))))

Ecrit par : toto | 08 août 2007

"avec mes faibles moyens"

Ecrit par : toto | 08 août 2007
Enfin, un quart de seconde de lucidité!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 août 2007

Catmano, pouvez-vous me réexpédier le courriel que vous avez apparemment tenté de m'expédier cet après-midi? Je crois que vous me posiez des questions de terminologie musicale, mais il y a eu un bug, apparemment! Merci à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 août 2007

Entièrement d'accord avec Bernard Appy, c'est à l'intérieur de la citadelle qu'il faut agir, toutes bonnes volontés confondues.
Je m'y essaie avec mes faibles moyens depuis quelques semaines sur des forums d'enseignants pas forcément convaincus que l'Education Nationale ne va pas très bien.
Eh bien, ça marche. Les jeunes enseignants sont très demandeurs de "choix véritable entre deux façons de travailler" ou plus d'ailleurs. Ils reconnaissent ne rien savoir, ne pas avoir la moindre idée de la façon de s'y prendre ni de ce que l'on peut demander à un enfant de trois ans ou de onze ans et sont ravis qu'on leur propose de l'aide.

Ecrit par : catmano | 08 août 2007

Pas facile déjà de comprendre le vocabulaire utilisé par ces tout jeunes PE , mais je m'applique ....
Les choses les plus simples deviennent de vrais casse-têtes, pourvu qu'ils réussissent à se mettre à la portée des enfants...

Ecrit par : Maminou | 08 août 2007

"Enfin, un quart de seconde de lucidité!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 août 2007 "

A graver dans la pierre... :o)))))))


Relis, PA TA TE . sol

Ecrit par : toto | 08 août 2007

"Relis, PA TA TE . sol"

Ecrit par : toto | 08 août 2007

Très fort!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 août 2007

JPB, j'aime beaucoup cette idée. Je m'y plonge dès mon retour.

Je pars en vacances demain (départ pour l'Aquitaine prévu et attendu depuis un mois), et je reviens le 18 (je n'aurai pas accès à inernet là-bas). Je vais envoyer un mail aux grandes maisons d'édition françaises pour leur demander de me communiquer leurs meilleures ventes sur la période 1900-1945, elles auront bien le temps de me répondre d'ici-là.

Pour la prépa, qu'appelez-vous "proposer ses services au doyen" ? Est-ce remplr le dossier de demande de mutations en prépa en novembre ? Je fais étudier Gracq ainsi que les "Livres des guerriers d'or" à mes classes (c'est un très beau livre), cela lui ferait sûrement plaisir, mais ce n'est pas ça qui me fera connaître aupres de lui...

Lever demain à 5h30 pour prendre le TGV, je file donc.

Au 18 août !

Ecrit par : Jérémy | 09 août 2007

Si vous avez des précisions à me donner sur le mail queje peux envoyer aux maisons d'éditions, n'hésitez pas, car d'une part, c'est tellement long de collecter les adresses de chacune que je ferai ça en revenant (4h de sommeil, ca fait vraiment très court), ensuite parce que si j'envoie un mail en demandant globalement les chiffres des ventes pour la période 1900-1945, j'ai peur de ne pas avoir de réponse du tout...

Ecrit par : Jérémy | 09 août 2007

Si je peux vous donner un coneil, Jérémy… N'envoyez pas de mail, envoyez un courrier — vous savez, ce truc avec du papier, un enveloppe et un timbre, qui remonte au déluge au moins…
Et avant, renseignez-vous pour savoir qui existait et éditait du rioman sur la période considérée. Il n(y en avait pas tant que ça.
Bonnes vaczances. Il va bien finir par faire beau, en Aquitaine.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 août 2007

Jean-Paul, on va se cotiser pour vous offrir une petite lampe! Cela nous fait peine de penser que vous tapez dans le noir! (smiley).

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 août 2007

Jean-Paul, on va se cotiser pour vous offrir une petite lampe! Cela nous fait peine de penser que vous tapez dans le noir! (smiley).

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 août 2007

Et si on lui offrait un clavier en braille?

Ecrit par : dobolino | 09 août 2007

On ne va pas revenir sur les revenus des fonctionnaires et des professions libérales en milieu très, très rural !
Une lampe, c'est beaucoup moins cher !

Ecrit par : catmano | 09 août 2007

LW a écrit: « Je me dois de préciser que j’ai brillamment échoué au concours du CAPES, à cause d’une très mauvaise note en didactique. »

J'ai eu le capes de justesse avec une note misérable en didactique où le jury se retenait de m'étriper. Je l'ai obtenu grâce à la littérature, la grammaire dite « traditionnelle » et la langue. Les réactions de mes collègues face à ma note de didactique ont révélé les écoles: les scandalisés, poussant des cris d'orfraie, s'inquiétant pour mes séquences et ceux qui ont été heureux de voir que j'avais le concours en poche en dépit des Pangloss.
Le sujet de didactique portait sur l'énonciation ancrée et coupée au collège (notion que j'ai abordé en première année de linguistique)... En étant face au jury, sous le feu des questions, je me disais que les hallucinations devaient être le lot des candidats (et que, décidément, la veulerie était toujours une notion obscure dans mon esprit).
Ainsi, monsieur, je vous félicite pour votre réussite à l'agrégation. Ce qui est infligé à l'oral du capes en didactique relève souvent du degré zéro de la réflexion.
Ne pas réussir cette épreuve prouve votre bonne santé mentale


LW a écrit: « C'est ainsi que l'on se retrouve à devoir parler d'énonciateur, co-énonciateur, décrochage temporel, etc. Je crois savoir qu'il en est de même en Français »

Je confirme... Je mets ces notions dans le cahier de texte, dépense l'argent de l'EN en photocopies pour les élèves (en cas d'inspection), mais n'utilise quasiment jamais ces mots abscons qui rendent la littérature aussi érotique que peut l'être une boîte de conserve vide.


LW a écrit: « Or, un grief majeur revient sur toutes les lèvres : la mauvaise maîtrise du Français de leurs élèves. En effet, on ne peut espérer apprendre une langue étrangère que si sa propre langue maternelle est parfaitement maîtrisée : orthographe, syntaxe, grammaire, niveaux de langue, connaissance du vocabulaire,... Or, cette exigence fondamentale fait malheureusement défaut dans bien des cas. »

Ouvrez-vous à vos collègues de français qui n'attendent, parfois, qu'une excuse pour faire des cours de grammaire explicite.
Je me souviens de m'être faite conspuée par les élèves car j'avais osé faire un cours, au lycée, sur la concordance des temps. Je me suis tue. Deux semaines plus tard, ils devaient étudier la concordance des temps en espagnol: le professeur m'est tombé dessus à bras raccourcis (« qu'apprennnent-ils en français? ») et ai retrouvé l'occasion pour doubler la dose de grammaire. Mes aïeux, quels affres et pataquès dans leur esprits habitués à l'inductif! Quelle levée de boucliers! Ils se sont plaints auprès de leurs parents qui sont venus me voir pour me demander.... des cours de grammaire en plus des explications de texte.
Ne baissez pas les bras: le soutien vient bien plus souvent qu'on ne le croit.

Ecrit par : Ordrade | 10 août 2007

Bonjour à tous,
Bonjour à LW que je félicite pour son succès à l'agrégation d'anglais, quelle chance pour ses élèves!
Ce blog manque en effet de témoignages de professeurs de LV alors je me permets de vous apporter ma très modeste contribution qui sera peut-être utile pour les lauréats de concours et qui permettra aux autres de connaître mieux nos conditions de travail...désastreuses.
Certifiée d'espagnol depuis un peu plus de cinq ans, j'ai eu à subir les "fourches" d'un IUFM à la pointe du pédagogolgisme (l'IUFM de Reims) pendant deux ans de stage et autant vous dire que ces deux années m'ont parues très très longues...et le meilleur conseil que je pourrai donner aux lauréats de concours linguistes, c'est de ne pas poser de questions aux formateurs IUFM. Poser une question (surtout si c'est une question de "fond"), c'est déjà faire preuve de résistance et ce n'est pas bien vu du tout.
En gros, il vous faudra courber le dos sagement pendant un an et vous verrez que rien que ça, c'est épuisant, alors autant économiser votre énergie pour après.
Lors du stage, vous n'entendrez pas beaucoup parler de votre discipline mais davantage du "catéchisme" officiel de l'enseignement des LV et en LV, nous sommes gâtés en ce qui concerne les textes "saints": nouveaux programmes de collège et lycée (en LV, les programmes changent tout le temps donc ils sont toujours nouveaux), le portfolio européen, le Cadre Européen Commun des LV (autre "carcan" s'ajoutant au précédent) et les livrets d'accompagnement des programmes (destinés, entre autre, aux nuls comme moi qui ont eu moins de 5 en didactique) et bien d'autres textes encore. Total: plus de 300 pages de jargon absolument illisible et indigeste!!

Les LV sont dans leur ensemble des disciplines sinistrées: diminution du nombre d'heures, augmentation sensible du nombre d'élèves par groupe, programmes insensés (ou plutôt dogmes insensés) et énorme "usine à gaz" causée par la mise en place des groupes de compétences (je ne m'étends pas pour l'instant sur les groupes de compétences, le post serait trop long!!).

Dans un tel système, le prof de LV n'est plus véritablement un prof mais un GO qui, à l'aide des indispensables TICE, permet aux élèves de communiquer et d'agir. La communication et l'action sont les maîtres-mots des nouveaux programmes. La langue n'est plus un outil (je déteste ce mot mais c'est celui qui me vient à l'esprit...au secours! je suis déjà contaminée!!) de pensée mais un outil de communication qui nous permet de réaliser une tâche dans un cadre social donné (je reprends les textes). Alors pour les IPR de LV, le bon prof, c'est celui qui s'efface pour laisser s'exprimer les élèves (entre eux de préférence, dans le jargon, c'est l'interaction) et les guider, pour réaliser une tâche (par exemple: remplir un formulaire, préparer un voyage ou une campagne de pub, c'est hyper tendance en ce moment!). Dans le jargon, cela s'appelle la démarche actionnelle. A l'IUFM et dans les stages de relais de la pensée unique, on entend beaucoup le verbe "se débrouiller". En effet, on n'a plus le droit de tendre vers une certaine perfection avec nos élèves, il suffit de les aider à "se sortir d'affaire" dans telle ou telle situation.

En gros, voilà une synthèse de ce que nous entendons à longueur de journée dans les stages et gare aux récalcitrants...même titulaires!

Mais avant d'en rester là et afin de terminer par un note plus positive, le métier peut être passionnant...à condition de prendre des risques en ne suivant pas les textes. Dans certaines classes (même les plus faibles du genre STG ou BEP), je me régale en mesurant les progrès, en constatant l'intérêt pour la matière et l'envie d'en savoir plus. En LV, nos élèves ont surtout besoin d'écouter avant de s'exprimer. Encore faut-il que le "modèle" soit moins en retrait en classe!! De plus, on n'apprend pas une LV en devinant, en expérimentant ou en émettant des hypothèses mais en écoutant, en mémorisant et en imitant. Pour cela, il faut éliminer la sacro-sainte séquence (que de perte de temps et d'énergie!) et ne pas hésiter à aborder des notions nouvelles à chaque cours (vocabulaire+grammaire), les élèves ne seront pas "largués" si c'est clair au départ. L'écoute d'enregistrements est aussi très importante et facile à mettre en place et les élèves, même les plus durs, jouent le "jeu" en général.
Les TICE et autres gadgets du genre chansons, mots croisés, jeux etc sont à utiliser avec beaucoup de précaution et à doses homéopathiques! Sinon, il ne faut pas s'étonner que dans bon nombre de cas, les cours de LV soient synonyme de détente pour les élèves et que beaucoup d'entre eux ne les prennent pas au sérieux.
Enfin, je crois que le prof de LV ne doit pas hésiter à travailler des textes littéraires ou des chronologies. Il ne faut pas croire que c'est le seul privilège des collègues de lettres ou d'histoire-géo. Nous oublions souvent que nous aussi, avons fait des études littéraires, pourquoi ne pas faire partager ces savoirs avec nos élèves? Autour de moi, je vois tant de collègues de LV complexés qui n'osent pas. Quel dommage!

Voilà, en vrac quelques conseils et remarques d'une collègue qui a eu en face d'elle à peu près tout type de public...
Je vais m'arrêter là car mon message est déjà trop long et doit en ennuyer plus d'un.
Sur ce, je vous souhaite à tous d'excellentes vacances avant la reprise.
Maria

Ecrit par : maria | 13 août 2007

Juste une chtite ninfo :)


"Toujours en Ecosse, un homme qui faisait pousser du cannabis a réussi à échapper à une sanction, en expliquant qu’il utilisait le cannabis pour soulager ses parties génitales qui le grattent horriblement. En cataplasme?"

Pourvu que ça fasse jurisprudence en france :o)))))

ça'm'gratouille.

Ecrit par : toto | 13 août 2007

Toto, vous êtes un sauveur de l'humanité souffrante !

Vous connaissez la fameuse réplique de "coup de torchon" : "A partir de quel moment on se gratte les couilles parce que ça nous gratte ou parce que ça nous fait plaisir ?".

Le dilemne résolu par le cannabis !! Rhâââ !!

Ecrit par : yann | 13 août 2007

:o)))))
On m'appelle aussi "Sécurité Sociale à votre service"

Rien à voir, enfin presque, toujours rapport à la médecine, je me dois de divulguer ce nouveau secret, que j'ai appris tantôt.


Si jamais vous, messieurs, sentez l'infarctus venir à gauche, planquez votre 'paquet' à droite.
Et 'vice' et versa :)

Ecrit par : toto | 13 août 2007

Les IUFM ont l'air de raconter toujours autant de conneries 10 ans après. J'ai lu deux bouquins de Meirieux lorsque j'étais à l'IUFM et je n'ai rien compris. Deux de mes tutrices IUFM avaient assisté à un stage organisé, je pense, sur les théories de Meirieux. Elles en étaient revenues complétement retournées comme si elles avaient rencontré la pop-star de leur vie. J'ai réalisé la bêtise des IUFM que je connaissais déjà.
Vivant dans la bêtise totale et n'adhérant pas tout à fait à ces théories, j'avais du mal à m'adapter à ce système. Après un beau harcèlement moral qui a duré 6 mois, on m'a viré de l'IUFM, sans redoublement...Allez savoir pourquoi! Je me le demande encore ou presque!
Dans les IUFM, les PE2 et autres professeurs en deuxième année de stage sont à la merci de formateurs complètement nuls et incompétents. Personne n'ose l'ouvrir par peur de ne pas être titularisé.
Franchement, je ne crois pas à la réforme de l'Education nationale dans un pays aussi schlérosé que la France, mais je vous fécilite pour vos réflexions.
A l'époque, je détestais que Meirieux culpabilise les enseignants. Si les élèves n'écoutaient pas, c'était de votre faute parce que vous ne saviez pas mettre en place des projets. On me répétait ça toute la journée lorsque j'étais en stage.
J'ai rien compris à ses théories d'enseignement me diront certains. Pas besoin de Meirieux pour être un bon enseignant!J'ai quand même enseigné pendant 10 ans dans 4 pays et j'ai beaucoup appris au contact des collègues.
Ce sont des conneries qu'on vous enseigne en deuxième année d'IUFM. Pourquoi ne pas instituer un enseignement universitaire avec des stages pour la formation des professeurs comme c'est le cas au Québec ou en Grande-Bretagne? On aurait alors certainement moins de surprise.
Bonne chance pour votre blog!

Ecrit par : emi | 14 août 2007

M. Brighelli, je ne vous aime pas. Voilà c'est dit. Je suis un ancien du lycée Mermoz et je vous ai eu comme professeur de français, il y a quelques années. Et je n'ai pas gardé un bon souvenir de vous, ni de votre cynisme. Encore moins de votre façon sarcastique d'organiser vos cours devant une classe de seconde. Alors oui, vous ecrivez des ouvrages interessants, sur le système éducatif, mais quand je repense à vos cours de français, je me dis que si vous avez de l'aisance pour critiquer à tout va les actions de l'éducation nationale, vous n'êtes pas pédagogue et vos cours étaient désordonnés. J'avais beau être jeune quand je vous ai connu mais j'ai le sentiment que vous n'avez pas changé, et que finalement vous voulez toujours appliquer en cours vos théories sur "la bonne éducation" qu'importe les directives du Ministère. Vous devriez vous calmer et être un peu moins rebel. Ou alors c'est que votre place n'est pas au lycée.

Salutations respectueuses.

M. E.

Ecrit par : un ancien élève | 14 août 2007

Non, c'est à vous de VOUS calmer : devant les pédagogols de la bande à Mérieu, prétentieux et pompeux comme jamais, on résiste !!!

Et si JPB a décidé de ne pas être une carpette (parce qu'il ne l'a jamais été) c'est tout à son honneur. Vous avez le droit de ne pas apprécier JPB, mais vous ne pouvez sommer JPB de se taire devant le délabrement de notre système éducatif.

Faute de quoi, vous collaborez avec l'Infâme...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 14 août 2007

M. Brighelli, je ne vous aime pas. Voilà c'est dit. Je suis un ancien du lycée Mermoz et je vous ai eu comme professeur de français, il y a quelques années.

un ancien élève

Vous devriez savoir que ce qui marche avec 28 élèves peut ne pas marcher avec le 29 ème...
Vous devez être ce 29ème...

Ecrit par : Maminou | 14 août 2007

Mais, mais, il n'est po lo pour être aimé, le gars, il est là pour transmettre, plus, si affinité :o)))))

écrivez
intéressants

Fatigue ?

Ecrit par : toto | 14 août 2007

Eh! Mon arrière-grand mère disait: "On n'est pas louis d'or! On ne peut pas plaire à tout le monde!"

Ecrit par : dobolino | 14 août 2007

Savez-vous comment je l'ai découvert JPB, car figurez-vous que durant mes cours de philo, je n'en ai jamais entendu parlé ???? En téléchargeant Apostrophes sur le site de l'INA, une émission datant de 1984 et ayant pour thème : la crétinisation générale de la société.

D'ailleurs j'ai acheté au passage un autre bouquin : bouillon de culture de Bruno Lussato et le Dictionnaire critique de la Révolution Française de Mona Ouzouf et François Furet. La première parution pardi !

J'ai de quoi lire avec les autres livres de François Furet. J'ai découvert cet auteur en téléchargeant une autre émission d'Apostrophes.

Merci qui ??? Bernard Pivot !!! Je le regrette déjà et d'ailleurs je regarde en ce moment une autre de ses émissions avec Chevènement, Bourdieu, le Président de Dauphine en 1984 et un agrégé de Lettres qui avait publié un pamphlet (paraît-il fameux) : Lettre ouverte à tous les illettrés.

Hélas je ne me rappelle plus de leur nom...Ma mémoire me fait faux bond sur ce coup. Du reste je me régale avec Bernard Pivot.

Ma carte bancaire va chauffer, je le sens. Mais c'est pour la bonne cause, comme dirait l'adage. C'est toujours plus engageant que La Star'Ac à la c..... des années 2000....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 14 août 2007

je ne suis pas un "pédagogols de la bande à Mérieu" ; ensuite je n'ai jamais dit que JPB était là pour plaire ; (c'est sur qu'on ne l'aimait pas!) j'ai simplement fait part de mon opinion le concernant ; un professeur sans grande confiance en ses élèves, cassant et cynique, sans pédagogie.

Il n'a pas sa place face à une classe de lycéens.

C'est un pamphlétaire en classe et c'est donc un danger.
on ne veut pas de ça à l'université.

Ecrit par : Un ancien élève. | 15 août 2007

Tout à l'heure, c'était la ''seconde', maintenant, c'est l'université ?
Tu ne mélanges pas un peu, les patates et les carottes ?

ps: Nous aussi on donne simplement notre 'opinion' :o))))

Ecrit par : toto | 15 août 2007

""Non, c'est à vous de VOUS calmer : devant les pédagogols de la bande à Mérieu, prétentieux et pompeux comme jamais, on résiste !!!
Et si JPB a décidé de ne pas être une carpette (parce qu'il ne l'a jamais été) c'est tout à son honneur. Vous avez le droit de ne pas apprécier JPB, mais vous ne pouvez sommer JPB de se taire devant le délabrement de notre système éducatif.
Faute de quoi, vous collaborez avec l'Infâme..."""

Ecrit par : Sandra WAGNER | 14 août 2007


Sandra vous êtes un bon petit soldat !

Ecrit par : l'anti-western | 15 août 2007

Oh je suis loin, anti-western, d'être un soldat, même si fut un temps j'ai été appelée du contingent en 1995 dans les transmissions...

Si cet ancien élève ne l'aimait pas, je conçois parfaitement que c'est son droit le plus strict : il m'est arrivée comme tout à chacun de détester certains profs et d'en admirer d'autres...Et puis ma foi, on ne peut pas plaire à tout le monde !

Je connais JPB de part son blog et à vrai dire je suis au contraire d'avis qu''il doit être un excellent prof. Je n'étais pas en classe avec "ancien élève", mais rien que de part l'expertise de JPB, je sais déjà que j'aurais appris 1000 choses avec lui, plus qu'avec certains que j'avais connus...

J'aurais donné n'importe quoi pour être son élève : il n'est pas là pour faire de cadeaux ou caresser qui que ce soit dans le sens du poil, mais pour transmettre un savoir ou des connaissances, et s'il vous plaît, solides. Je préfère donc m'attarder sur le degré d'expertise d'un prof que sur le reste, voilà tout....

Nous ne sommes pas à l'école pour le plaisir seul, si ce n'est celui d'apprendre tous les jours avec le sentiment d'en savoir chaque fois un peu plus...et la certitude de s'émanciper davantage...

Un acteur sociétal avisé en vaut deux....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 15 août 2007

Sandra WAGNER, seriez-vous inscrite à l'UDF par hasard ?

Ecrit par : pioupiou | 15 août 2007

oui je le suis...Nous nous connaissons ???

Ecrit par : Sandra WAGNER | 15 août 2007

voici d'ailleurs mon blog qui mériterait d'être rafraichi les prochains temps :

http://unemilitanteudfdemetz.blogspot.com/

Ecrit par : Sandra WAGNER | 15 août 2007

Si si Sandra vous êtes un bon soldat. Il suffit que quelqu'un dise qu'il n'aime pas JPB pour que vous rechargiez votre fusil anti "pédagogols de la bande à Mérieu" ... un véritable western ou si vous n'êtes pas identifié comme étant du bon côté c'est que "vous collaborez avec l'Infâme..."

Par ailleurs, le raccourcis qui consiste à dire que si on aime pas JPB c'est que l'on aime pas apprendre et s'émanciper, est franchement bancale.

Que dit cet ancien élève : qu'il n'a pas aimé le mépris, le cynisme et le côté cassant de JPB.... et il n'a pas été le seul ancien élève à le dire sur ce blog.

Je préfère quand vous nous proposez des extraits des Lieder de Schubert

Ecrit par : anti-western | 15 août 2007

Sandra WAGNER, seriez-vous inscrite à l'UDF par hasard ?

Ecrit par : pioupiou | 15 août 2007

oui je le suis...Nous nous connaissons ???

Ecrit par : Sandra WAGNER | 15 août 2007
Vous êtes où, au MODEM ou à l'UDF? Ça existe encore, l'UDF?

Ecrit par : dobolino | 15 août 2007

Je connais JPB de part son blog et à vrai dire je suis au contraire d'avis qu''il doit être un excellent prof. Je n'étais pas en classe avec "ancien élève", mais rien que de part l'expertise de JPB, je sais déjà que j'aurais appris 1000 choses avec lui, plus qu'avec certains que j'avais connus...


Ecrit par : Sandra WAGNER | 15 août 2007

J'aime bien JPB... sauf quand il se fantasme en Diderot réincarné! Là, il m'énerve à un point.

Ecrit par : dobolino | 15 août 2007

Dobolino, je suis inscrite à l'UDF MoDem. L'UDF existe bel et bien encore et d'ailleurs au niveau du MoDem rien n'est encore organisé : ni la rédaction des statuts, et en terme de structure rien n'est établie...

Et par ailleurs, anti western, décidément vous mélangez tout comme cela vous arrange. On dirait que vous cherchez à me faire dire ce que je n'ai pas dit ! Encore une fois je vous le répète si ancien élève n'aime pas JPB c'est son droit le plus strict, moi je l'apprécie grandement et je ne m'en cache, ne vous en déplaise.

Par ailleurs j'ai bien stipulé que j'ai aussi tout aussi bien admiré ou détesté certains profs, ce qui ne m'a pas empêché d'apprendre quoique ce soit....

Alors ne dites pas que j'appuie sur la gachette ou que je cherche à écrire des raccourcis stipulant que si l'on n'aime pas JPB on refuse de s'ouvrir à la culture !

Entre nous arrêtez d'être borné et en même temps si vous voulez que je continue d'envoyer Les Lieder de Schubert, cessez de confondre les nouilles au gruyère et les couilles du grand-père !!!!

MAINTENANT LES CHOSES SONT DITES ET JE NE REVIENS PLUS LA DESSUS !!!

Je suis cette fois ordurière mais j'ai simplement horreur que l'on cherche à me faire dire ce que je n'ai absolument pas dit !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 août 2007

cessez de confondre les nouilles au gruyère et les couilles du grand-père !!!!
Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 août 2007

Très bon. Vous nous l'avez mise en colère, John Wayne.
Bravo.

Ecrit par : Loki | 16 août 2007

Oh non, pas John Wayne ! Comme son nom l'indique, "antiwestern" fait dans le casuel, pas dans l'héroïsme…
Il y a toute une génération qui a été nourrie de westerns, et qui fonctionne à l'héroïsme — pour le meilleur et pour le pire. Alamo — ou l'ombre du susdit John Wayne s'encadrant dans un chambranle de porte, sur fond de désert, dans Rio Bravo…
Et vous n'avez pas tort, Dobolino, je me fantasme quelque part entre Joohn Wayne et Diderot — ça dépend des jours. "Un grand fond de violence résidait dans nos mœurs" dit Saint-John Perse (encore un nom de cowboy, tiens) dans Anabase, je crois.
Et il y en a que ça énerve, oh oui…
Quant au élèves qui ne nous aiment pas, qu'y faire ? Il y a eu aussi des témoignages contraires, et peu m'importe, au fond, je ne suis pas payé pour plaire, mais pour faire savoir. Et plaire et déplaire sont deux modes de séduction, quand on y pense… Je plains sincèrement les enseignants qui passent du temps à plaire absolument — d'autant qu'en vous efforçant de plaire aux uns, vous déplaisez en contrepoint aux autres…
JPB
PS. Bonjour, SW… Toujours en forme…

Ecrit par : brighelli | 16 août 2007

Il ne serait d'ailleurs pas mauvais que les un(e)s et les autres se demandent à quelles images elles ou ils fonctionnent (un peu comme un drogué fonctionne à l'héro ou à la méthadone). Leurs icônes de référence. Certains doivent se fantasmer Meirieu, et ici même encore… Dobolino s'est peut-être vue en Patricia (elle s'appelle bien comme ça, la petite fille, dans le roman de Kessel ?). D'autres en Jeanne d'Arc — ou que sais-je… Nous n'échappons pas aux stéréotypes qui nous ont formés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 août 2007

zallez dire que chuis fada, m'en fous.

Je pense que 'boscher' n'est pas innocent dans "l'étiquetage" à la française.
Il faut que ça rentre dans l'étiquette/case, sinon 'on' ne comprend pas.
J'en connais qq'zun comme ça, c'est 'space' aussi :o))))

Ecrit par : toto | 16 août 2007

Alamo est un grand western qui a aussi nourri mes fantasmes.
La boucherie finale toutefois, conforme à la vérité historique, ne me satisfaisait pas, pas plus que les morts de Gavroche et d'Enjolras dans les Misérables. Désir d'héroïsme oui mais à condition que la cavalerie arrive à temps. Fantasme typiques de l'enfance et de l'adolescebce. Déception de l'âge adulte.

J'aime bien le fantasme de JPB croisement improbable de John Wayne et de Diderot.


Cedi étant, John Wayne était un fieffé réac nonobstant ses qualités d'acteur et l'actualité quotidienne nous rappelle, notamment en Irak, que le temps des Cow-boys et des Shériffs est passés.


Quid de François Bayrou? À quand "Le retour de Django"?



Sandra connaisez- vous "Dream on" cette série fabuleuse où le héros abreuvés de séries B diffuusées à la télévision dans les années 50 en a des réminiscences dans sa vie? quotidienne?

Ecrit par : Henri Grégoire | 16 août 2007

Et vous n'avez pas tort, Dobolino, je me fantasme quelque part entre Joohn Wayne et Diderot — ça dépend des jours. "Un grand fond de violence résidait dans nos mœurs" dit Saint-John Perse (encore un nom de cowboy, tiens) dans Anabase, je crois.


Ecrit par : brighelli | 16 août 2007

Bon, je vois que vous avez une bonne distance à vous-même. C'est à votre honneur.
Quant à moi, comme chantait Brel, "Moi, je me prends pour MOI!". Mes exceptionnelles qualités suscitent mon admiration permanente. Sauf quand je m'assimile à Emma Bovary.

Ecrit par : dobolino | 16 août 2007

Dobolino s'est peut-être vue en Patricia (elle s'appelle bien comme ça, la petite fille, dans le roman de Kessel ?). .
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 août 2007

Non! En Daktari ou Dr Doolittle, parfois en Flipper le dauphin ou en Skippy le wallaby. Quand j'étais jeune...

Ecrit par : dobolino | 16 août 2007

Que nenni, Henri, je ne connais point...Mais grâce à vous je finirais par découvrir et connaître, qui sait !

JPB, vous me connaissez....Les quelques grammes de finesse dans un monde de brutes se transforment en un cerbère efficace si nécessaire...

Qui cherche la guerre, finit par la trouver et surtout jusqu'au bout !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 août 2007

Bonjour quand même, JPB et bonjour à tous par la même occasion !

Je ne vais tout de même oublier le savoir-vivre et les bonnes manières, même s'il m'arrive de déraper de bon matin (à 1 heure passé en plus, insomnie passagère quand tu nous tiens...)

Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 août 2007

Aaaaaaarrrggghhh, Sandra m’a tué.
Je lui résistais, elle m’a assassiné.

J’adore les westerns particulièrement « le bon, la brute et le truand », peut être à cause des circonstances dans lesquelles je l’ai vu. En revanche, je trouve votre western anti-pédogogue profondément … à chier, même si on peut passer de très bons moments de lecture sur ce blog, et même si je suis particulièrement vigilant quant à la scolarité de mes enfants.

Henri Grégoire, l’image d’un Brighelli en John Wayne réac me plait beaucoup. Merci

Ecrit par : anti-western | 16 août 2007

"Aaaaaaarrrggghhh, Sandra m’a tué. "
Je corrige
"Aaaaaaarrrggghhh, Sandra m’a tuer."

:o))))))

Ecrit par : toto | 16 août 2007

Oui, Maria, la sacro-sainte "séquence" est bien ce qui a fait sombrer l'enseignement dans presque toutes les disciplines. Et il n'y a aucune amélioration possible à espérer si on ne commence pas par l'éliminer. Cette décision dépend de Darcos et non de Valérie Pécresse puisque les IUFM ne font rien d'autre qu'appliquer les textes.
Quant au bonheur d'exercer ce métier, vous avez bien raison aussi quand vous dites qu'il suffit pour le rencontrer de faire exactement le contraire des instructions officielles. C'est radical.

Emi, Meirieu est en effet un personnage totalement creux, vous l'avez bien senti, mais doté d'une faculté exceptionnelle de faire passer le néant exponentiel de sa pensée pour une "révélation" devant laquelle des cohortes d'imbéciles fanatisés se sont inclinés et s'inclinent encore. Les IUFM sont aux mains d'une sorte de secte de sciento-pédagogologie, dont vous avez été la victime. A l'IUFM, on ne pense pas, on révére la pensée du Maître. Mais ce sont les textes officiels qui permettent ces dérives sectaires, et donc ce sont eux qu'il faut changer.

Ecrit par : Jean | 16 août 2007