09 juin 2007
Lire / Ecrire
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L’été est là — pas depuis très longtemps : là où je réside, c’est depuis vingt-quatre heures…
Le ministre de l’Education s’échine rue de Grenelle (il a la chance de ne pas se présenter aux législatives, le voici assuré de rester en place), et multiplie les déclarations plus ou moins opportunes — j’avoue avoir un peu de mal sur l’autorisation donnée aux mères de famille voilées d’encadrer des sorties scolaires… Ma tolérance s’arrête à la porte des intolérances d’autrui.
Passons donc à des choses plus frivoles : que lire cet été pour ne pas bronzer idiot, comme on disait jadis à Tabarka ?
Voici mes suggestions du moment — non pas en fonction de ce qui est aujourd’hui aux devantures des libraires (parce que nous craindrions le rationnement, voire la disette), mais selon mes lectures-loisir des derniers mois, des dernières années.
Le salaire des enseignants français étant encore le plus bas d’Europe, Italiens exceptés, et les autres blogueurs ici présents n’étant pas nécessairement plus fortunés, j’en reste à des choses accessibles en Poche.
Or donc, après un coup d’œil dans les strates géologiques récentes de ma bibliothèque, je retiens et suggère de (re)lire :
- Agotha Kristof, « le Gand cahier » — et la suite, « la Preuve » et « le troisième mensonge »… Sans doute la fable la plus étonnante sur l’Europe centrale de l’ère communiste… Et un style au scalpel.
- Tom Sharpe, « la Grande poursuite » : le plus hilarant des romans de l’invraisemblable auteur de la série des « Wilt »…
- Carlos Ruiz Zafon, « l’Ombre du vent » — un pur chef d’œuvre de littérature noire, dans la lignée hispanisante (pardon : catalanisante) du « Tableau du maître flamand », de Perez Riverte (incontournable, mais déjà lu et relu mille fois, j’imagine…)
- Jonathan Coe, « Testament à l’anglaise » : le plus grand roman politique (au sens où je l’entends) des vingt dernières années — mais d’aucuns rectifieront certainement ce jugement péremptoire avec des propositions auxquelles je n’ai pas songé.
- Arto Paasilinna, « la Forêt des renards pendus » : le meilleur, me semble-t-il, des romans si décalés de ce romancier finlandais (ou finnois ?) qui vient de faire irruption dans le Petit Larousse — gloire à celui qui l’y a fait entrer…
- Norman Maclean, « la Rivière du sixième jour » : un roman qui commence par : « Dans notre famille, nous ne faisions pas clairement le partage entre la religion et la pêche à la mouche », ne peut être tout à fait mauvais (pour les amateurs, c’est ce texte — récit unique d’un vieil enseignant américain — que Redford a adapté dans « Et au milieu coule une rivière »).
- David Lodge, « Jeu de société » — le dernier-lu de l’auteur d’« Un tout petit monde », ce roman si exclusivement universitaire où l’on apprenait que « tout décodage est un nouvel encodage » — de mouches, probablement…
- N’importe quoi d’Yôko Ogawa, par exemple « Parfum de glace » ou « Hôtel Iris » — ou l’un quelconque de ses recueils de nouvelles… Cette Japonaise est étincelante de cruauté à petits mots.
- Arnaldur Indridason (« la Femme en vert », par exemple, ou « la Cité des jarres »). Un romancier noir islandais, avec un héros désabusé, cabossé, flic fatigué, en proie à des problèmes familiaux excessifs (c’est le nouveau topos de la littérature policière), dans un pays de brumes et de cauchemars — plus fort, dans le même genre, que Hening Mankell, son homologue suédois…
Je m’avise que tout cela est un petit peu systématiquement étranger. Mais si rien n’a paru en français depuis l’étonnant « Waltenberg » d’Hedi Kaddour, ce n’est pas ma faute (cette dernière phrase pour rappeler aux uns et aux autres que s’ils ne l’ont plus en tête, ils peuvent toujours se mettre à la relecture des « Liaisons dangereuses »).
À vous désormais de compléter cette liste squelettique. J’attends vos suggestions tout aussi partisanes que les miennes — et si d’autres titres me reviennent en mémoire, je les ajouterai, l’air de rien, avec la mauvaise foi qui me caractérise…
Last but not least. Vous pouvez bien sûr bronzer tranquille en bouquinant. Vous pouvez aussi laisser votre progéniture passée ou à venir se souiller aux bactéries de la plage, et rester chez vous à écrire — tout manuscrit intéressant pourra être expédié dès aujourd’hui aux éditions Balland, 17 rue de Buci, 75006…
Tiens, je vais m’y (re)mettre, dès que la période des examens et concours sera finie…
Jean-Paul Brighelli
(1) Tout le monde aura remarqué que le titre de cette note correspond aux deux parties des "Mots" de l'inusable Sartre. Je viens de le relire, dans le cadre du programme des Prépas sur "Puissances de l'imagination", et franchement, quarante et quelques années plus tard, ça tient remarquablement le coup. Pour mémoire, cette phrase lapidaire de la première partie : "Etait-ce lire ? Non, c'était mourir d'extase". C'est cela que nous devons faire passer en classe — la tentation de l'extase.




Commentaires
A côté de « classiques », et de Bousquet pour les nuits d’insomnie, E. Flaiano , « la solitude du satyre », pour quelques notations savoureuses : « J-P Sartre : il passe sa vie à entrer et sortir du parti communiste. C’est le petit homme au parapluie de certains baromètres, qui indiquent ainsi la pluie et beau temps »
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
Notations qui retrouvent parfois la forme et la structure de la fable :
« l’enfant qui joue toute la journée au ballon sous mes fenêtres , et que je suis souvent tenté d’étrangler, me rencontre et me salue. Comme c’est la première que je le vois sans ballon mais avec un paquet de livres, je m’informe de ses études. Il est en cours moyen première année, et aujourd’hui il avait rédaction en classe. Le sujet était : si j’étais magicien. Voici l’idée directrice de son devoir : si j’étais magicien, je commanderais le monde. Presque tous ses camarades ont manifesté la même aspiration à la domination du monde, aujourd’hui possible grâce à ces opérations magiques que les enfants découvrent dans les livres de science-fiction et que les savants s’efforcent de réaliser. Nous nous préparons, me semble-t-il, une belle vieillesse. «
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
‘Ma tolérance s’arrête à la porte des intolérances d’autrui.’
Il faudrait lui demander si elle accepterait une nudiste pour faire la sortie avec elle, avant :) .
Toutes les femmes voilées ne sont pas des abruties. (et le voile a des charmes que le string n'a pas :) , tout dépend de qui le porte ... le voile )
"Etait-ce lire ? Non, c'était mourir d'extase". C'est cela que nous devons faire passer en classe — la tentation de l'extase.
Vrai, k'sè bô.
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Ah oui, et je recommande également, d’un auteur assez peu connu :
-L'école ou la guerre civile
-L'école, mode d'emploi - des "méthodes actives" à la pédagogie différenciée L'école, mode d'emploi - des "méthodes actives" à la pédagogie différenciée
-Frankenstein pédagogue
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
Je suggère deux excellents romans de José Saramago, "L'Aveuglement", en points Seuil, et sa lointaine suite "La Lucidité", -- pas encore en édition bon marché je le crains : une étrange fable sur le vote blanc, particulièrement d'actualité...
Question au maître de céans : si on envoie un manuscrit chez Balland, on se recommande de vous, naturellement ?
Ecrit par : FGuichard | 09 juin 2007
Tiens un compatriote de Saramago, Lobo Antunes, pour la description de la guerre et pour son style, parfois un peu fatigant ( voire grotesque) à force de recherches, mais qui ménage parfois quelques belles surprises et quelques rapprochements imprévus :
-Le cul de judas
-Connaissance de l’enfer
et bien sûr, un livre facile mais indispensable : « demande à la poussière (Ask to the dust) » de J. Fante bientôt adapté au cinéma je crois.
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
Merci JPB d'ouvrir ce fil ,je crois que nous y moissonnerons à défaut d'y glaner qui n'est pas de saison,quelques belles idées de lectures. Pour ceux qui ne connaissent pas la littérature Hongroise je leur conseille de lire "Capillaria, le pays des femmes" de Frigyes Karinthy auteur du non moins célèbre "voyage autour de mon crâne" et pourquoi pas de continuer par la lecture de "Le cerf-volant d'or" de Dezsö Kostolányi...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 juin 2007
Merci JPB d'ouvrir ce fil ,je crois que nous y moissonnerons à défaut d'y glaner qui n'est pas de saison,quelques belles idées de lectures. Pour ceux qui ne connaissent pas la littérature Hongroise je leur conseille de lire "Capillaria, le pays des femmes" de Frigyes Karinthy auteur du non moins célèbre "voyage autour de mon crâne" et pourquoi pas de continuer par la lecture de "Le cerf-volant d'or" de Dezsö Kostolányi...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 juin 2007
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 juin 2007
ESSAI;J'ai un bUG
Ecrit par : Montaigneàcheval | 09 juin 2007
"j’avoue avoir un peu de mal sur l’autorisation donnée aux mères de famille voilées d’encadrer des sorties scolaires…"
L'année dernière, dans les jardins de Giverny,nous croisons un groupe scolaire GS ou CP, petite fille avec le voile couvrant la face.
Que des instits permettent cela me dépasse.
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Peut-être que les instits aussi se voilaient la face ?
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
Le fameux "descriptif des textes étudiés en classe" pour le bac de français de Première, avec ce méli-mélo d'"objets d'étude", de "perspectives secondaires" et de "problématiques associées", ou l'inverse... Et ces "séquences"...! C'est à gerber! Pauvres gosses qui ont à essayer de voir clair dans cette usine à gaz!
Tant qu'on n'interdira pas les "séquences" au collège et au lycée, il n'y aura aucune amélioration du niveau à attendre.
Les élèves sauront encore moins la grammaire, le latin, l'anglais, l'allemand et détesteront encore plus l'école...
Monsieur Darcos, par pitié, remettez un peu de bon sens dans la boutique!
Pour ceux qui veulent voir ce que c'est qu'une "séquence", allez voir sur www.sauv.net, dans les "Contributions": "Un exemple de "séquence didactique": le presse-purée".
Et pour ceux qui, séduits, veulent savoir et s'y mettre aussi:
"On appelle séquence un mode d'organisation des activités qui rassemble des contenus d'ordre différent autour d'un objectif sur plusieurs séances." (Programmes de français pour la classe de 6ème, 1996)
- Que dites-vous, Acis? Comment? Vous plairait-il de recommencer? J'y suis encore moins!" (La Bruyère, Les Caractères)
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
C'est vrai que la "séquence", ça pose son "pédagogue", ça fait technique, ça inspire confiance! Et surtout ça fait moderne! Même les latinistes s'y sont mis! La CNARELA a ployé l'échine avec bonheur! Et les élèves pataugent en latin...
Ecrit par : Jean | 09 juin 2007
"pour ceux qui veulent découvrir..."
Ecrit par : Jean | 09 juin 2007
Je veux bien concéder qu’il y ait un problème avec les descriptifs : soit l’objectif est absent et on se débrouille sans savoir ce qu’ont fait prof et élève, soit l’objectif/problématique retenu par le prof, qui veut être original, ne semble pas très pertinent, voire obscur et pis encore : inexploitable pour celui qui prépare les questions. Mais le problème est ailleurs, dans la nouvelle forme de l’épreuve :
- inégalité entre élèves qui peuvent tirer un sujet plus ou moins dur
- incurie de certains qui proposent un sujet sans rapport avec la séquence
- question passe-partout : pour l’autobiographie par exemple : en quoi cette scène est fondamentale pour l’auteur ; ou question réductrice (sur un poème) : en quoi est-ce un texte argumentatif. Ainsi avec « la stratégie argumentative de l’auteur » vous avez une question pour tous les groupements sur les lumières.
ps : et puis tendance à interroger sur des textes connus . C’est normal. Elèves, ne travaillez pas « la douleur » on vous interrogera sur Molière. Ce qui est défendable d’ailleurs.
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
Peut-être que les instits aussi se voilaient la face ?
Cela m'a fait en tout cas forte impression.
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Il y a six ou sept Pamuk traduits en français, et un Livaneli (Délivrance) dont je ne vous dis que ça!
Ecrit par : outis | 09 juin 2007
Si vous aimez la guerre (pour B., et pour toto et christophe), lisez "De purs désastres", de François Salvaing.
De pures merveilles.
Ecrit par : yann | 09 juin 2007
Carlos Ruiz Zafon, L'ombre du vent : c'est un extrait de ce roman qui est tombé au Capes d'espagnol l'an dernier en version :)
Ecrit par : Mademoiselle | 09 juin 2007
Ce que je veux dire, c'est que toute cette usine à gaz de bac de français est d'une complexité effarante pour l'élève et la meilleure façon de le dégoûter de la lecture.
Ecrit par : Jean | 09 juin 2007
Pour ceux qui n'aiment pas Darcos, méditez sur l'exemple du sinistre de l'inéducation en Pologne :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3214,36-921023@51-912894,0.html
Notamment, l'idée d'accorder le bac aux 53 000 recalé(e)s de la session 2006 parce qu'il avait jugé l'épreuve trop difficile. Les sinistres prédecesseurs des années 1940 ne recalaient déjà personne dans les convois de trains qui arrivaient tous à l'heure.
Ecrit par : dugong | 09 juin 2007
"Aux frais de la princesse" d'Yvan Stefanovitch
Où l'on apprend qu'un chauffeur du sénat se fait 6 000 € après 5 ans d'ancienneté (un gardien du jardin du Luxembourg ne touchant lui, que...3 000 €).
Imaginez le reste...
A noter, un chapitre sur "L'école des Privilèges".
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Guillaume, vous savez quoi ? J’ai cité ces chiffres à certaines connaissances en pensant les étonner. Ils n’ont pas été le moins du monde surpris. « Eh bien quoi, s’ils font bien leur travail ? Jardinier quand même c’est dur. »
Ecrit par : J.A. | 09 juin 2007
Tiens,à la veille du bac, la 1 du Point « Education, enquête sur un désastre national »
A côté de « à quoi sert encore le bac/Pourquoi l’école fabrique tant de chômeurs » on peut lire « 32 000 enseignants sans élèves » tout de même.
Très sains rappels sur les chiffres , sur la teneur de l’EAF etc (choses qu’on peut lire ici).
Des solutions acceptables : frais d’inscription
D’autres critiquables : la suppression de la carte scolaire améliorera le système en créant de la concurrence entre établissement. Certains établissements partent avec du retard tout de même.
D’autres complètement irréalistes : DOUBLER LE SALAIRE des profs en zone sensible ! On se moque de qui là ? Comment est-ce possible ? Evidemment l’auteur de l’article a une solution : en ne remplaçant qu’un départ sur 2. C’est mathématique : 2 x moins de poste = 2 x plus d’argent à se partager.
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
Tiens je sors des volumes en poche : les libertins du 17e en Pléiade histoire de cultiver sexe et cerveau.
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
Je commence tout juste à émerger après avoir passé un mois de mai et un mois d'avril enfouie sous les copies (deux brevets blancs à corriger dont un à préparer, le tout sur un mois, ça fait un peu trop).
Concernant les lectures d'été enrichissantes, je n'y suis pas encore puisque je suis obligée de m'enfourner de la littérature de jeunesse (|8() depuis plusieurs semaines , étant donné que je dois, avec mes collègues, proposer des titres à commander pour enrichir le fonds "littéraire" du collège destiné à la "lecture cursive" *soupir*. Vu que les trois quarts de mes cinquièmes sont infoutus de lire les 100 pages (écrites très, très gros, et ornées de dessins) d'un recueil de nouvelles (somme toute excellent) de ce cher Roald Dahl, je ne vois pas pourquoi on s'oblige à s'avaler puis commander des nullités estampillées "de jeunesse" comme "Samantha la sorcière" ou "Panique au collège" sous prétexte que "c'est à la portée des élèves, ça leur fera aimer la lecture et gnagnagna"... Ils ne les lisent pas plus. Autant commander un bon Dumas ou un Mac Orlan ("Les Clients du Bon Chien Jaune", par exemple, en livre de poche jeunesse, édition mise au point par un certain Brighelli). On peut être sûr que seuls 5-10 élèves sur 28 liront le bouquin, ce sera donc comme d'habitude, si ce n'est que ceux qui auront fait l"effort de lire auront un peu enrichi leur vocabulaire et leur culture générale, une fois n'est pas coutume.
Enfin bon, je vous rassure, parfois, on trouve des ouvrages pour la jeunesse pas mal du tout. Une remarque : ils ne sont quasiment jamais le fait d'auteurs francophones.
- "Le Grand Livre des Gnomes", de Terry Pratchett (Castor poche) , est très distrayant, et plein d'esprit. Cet ouvrage raconte la vie d'une famille de gnomes "sauvages" débarquant dans un grand magasin colonisé par d'autres gnomes qui se sont parfaitement adaptés au mode de vie humain. Ils vivent au rythme des différentes saisons : la Saison du Blanc, le Grand Noël, etc. La panique survient lorsque les banderoles annoncent l'arrivée d'une saison inconnue jusqu'alors :"Tout doit disparaître".
- La trilogie des "Arthur" de Kevin Crossley-Holland (Livre de poche jeunesse), qui conte les aventures d'un jeune noble anglais vivant au XIIIe siècle et regardant se dérouler, dans une pierre magique, les aventures d'un autre Arthur, Roi de Bretagne, est extrêmement bien documentée (Crossley-Holland, ancien d'Oxford, a été professeur de littérature anglaise à l'université de Londres) et très agréable à lire.
Voilà pour ceux qui ont des enfants.
Ecrit par : Kapellmeister | 09 juin 2007
Kapellmeister, que pensez vous de la politique des albums ? Et des trucs à la mode comme « la bibliothécaire » ? Sinon, pour les jeunes, y’ a les deux volumes de l’ inspecteur J. Jordy « bonnes nouvelles » avec du Cortázar, du Bradbury etc. Vous savez, les fameuses « nouvelles à chute ».
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
« Eh bien quoi, s’ils font bien leur travail ? Jardinier quand même c’est dur. »
Vous ne pensez pas si bien dire...
Un extrait :
"Eté 1983. Cette année-là, Alain Poher, le président du Sénat, confie une tâche insolite et très secrète aux gardes républicains et surveillants du jardin du Luxembourg. Votre mission, leur confie-t-il : capturer des chats ! Chut! Des chats ! Une soixantaine au total. Votre champ de bataille : les 24 hectares du plus grand parc parisien, le Luxembourg."
En fait il s'agissait de l'une des conditions fixées par l'épouse (85 ans) d'un premier questeur qui venait de décéder pour quitter l'hôtel particulier du XVIème siècle de fonction.
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
La page citée ayant changé d'adresse, bis repetita :
Pour ceux qui n'aiment pas Darcos, méditez sur l'exemple du sinistre de l'inéducation en Pologne :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3214,36-921023@51-912894,0.html
Notamment, rayer Goethe, Dostoïevski, Kafka, Gombrowicz et Conrad de la liste des lectures obligatoires dans les lycées.
Voir aussi la belle idée d'accorder le bac aux 53 000 recalé(e)s de la session 2006 parce qu'il avait jugé l'épreuve trop difficile. Les sinistres prédecesseurs des années 1940 ne recalaient déjà personne dans les convois de trains qui arrivaient tous à l'heure.
Ecrit par : dugong | 09 juin 2007
l'arobase dans l'adresse joue des tours :
"http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3214,36-921023@51-912894,0.html"
Ecrit par : dugong | 09 juin 2007
J'ai réservé "Les 2 étendards" de Rebatet suite à une visite du blog de Pierre Assouline. Le livre vient d'^tre réédité chez Gallimard. Assouline en parle comme d'un chef d'oeuvre.
Qu'en pensent ceux qui l'ont déjà lu ?
Ce n'est pas récent mais je conseille Michel Folco (Dieu et nous seuls pouvons, Un loup est un loup, En avant comme avant) et Jacques Perret (Bande à part, Le caporal épinglé) pour ceux qui veulent à la fois rire et lire du beau français.
Ecrit par : Japhet | 09 juin 2007
Histoire de ne pas passer pour une quasi débile, je vais tout de même rajouter quelques titres pour grands.
- "La Maison du sommeil" (Folio), de Jonathan Coe, dont JPB a vanté "Testament a l'anglaise" (cela fait plusieurs années que je me dis qu'il faut que je lise ce dernier). C'est un livre très bien fait, sans ambition littéraire démesurée, mais aux personnages extrêmement bien écrits et au développement très bien mené. Un divertissement intelligent, comme on n'en trouve plus si souvent dans la littérature française actuelle, malheureusement.
- "La Bible de Néon" (10/18), premier roman de John Kennedy Toole, l'auteur de "la Conjuration des imbéciles". JKT n'avait que 16 ans quand il l'a écrit , et ça ne se voit absolument pas. C'est un roman très sombre, dont l'action se situe dans l'Amérique des années 30, si je me souviens bien, et qui raconte le long et douloureux naufrage d'une famille modeste. L'histoire est contée du point de vue du fils de la famille. Ce roman n'est pas sans évoquer ceux de Carson McCullers. Terence Davies, le réalisateur de "The House of Mirth", en avait tiré un film dont Gena Rowlands était l'actrice principale, il y a quelques années. L'affiche française évoquait un Hopper.
- "Le Livre Noir" (Folio), d'Orhan Pamuk. Le commentaire d'outis m'a rappelé que ce livre était l'un des meilleurs que j'eusse lus ces dix dernières années. Au fait, outis : j'ai "Le Château blanc" sous le coude, je ne vais pas tarder à m'y plonger. L'avez-vous lu et qu'en avez-vous pensé, si tel est le cas ? Quel autre Pamuk me conseilleriez-vous en priorité, par ailleurs ?
- "Le Pays des eaux" (Folio), de Graham Swift. Magnifique roman, portrait d'un professeur d'Histoire désespéré qui, alors qu'il enseigne déjà depuis des années et que sa femme vient d'être internée, fait un retour sur sa vie et celle de sa famille, ainsi que sur la région où ont vécu les siens depuis des générations : le Fenland. Le tout en plein cours.
Et puis, parce qu'il ne faut pas négliger les auteurs français :
- "Horowitz et mon père" (Livre de Poche), d'Alexis Salatko. Très bon petit roman qui conte la vie mouvementée d'un ancien Russe Blanc, rival malgré lui du génie du piano Vladimir Horowitz. Bien que le grand Vladimir soit un peu trop ridiculisé à mon goût dans ce roman, le récit est, dans l'ensemble, bien enlevé, les personnages (en particulier celui de la terrible grand-mère), bien plantés, et certains passages sont carrément hilarants.
- "Nouvelles orientales" (Gallimard, L'imaginaire), de Yourcenar. Je suis en train de les relire. Cela faisait 15 ans que je ne m'y étais pas replongée. C'est toujours aussi magnifique.
- "L'oeuvre posthume de Thomas Pilaster" (Minuit), d'Eric Chevillard. Je l'ai lu il y a quelques années, et je dois dire que je me suis tapé une bonne tranche de rire - mais je ne suis pas sûre que ce type d'humour soit du goût de tout le monde.
Et puis dans la série essais, pour les socialistes tendance Orwell :
- "La culture du narcissisme", du grand penseur américain Christopher Lasch. L'ouvrage, traduit par Jean-Claude Michéa, qui est un spécialiste de Lasch, est sorti il y a quelques mois en "Champs/Flammarion". C'est extrêmement édifiant. Il y a tout un chapitre consacré à l'éducation. Même si l'ouvrage date du début des années 80, beaucoup des réflexions qui y sont faites sont encore d'actualité.
B. a écrit :
"et bien sûr, un livre facile mais indispensable : « demande à la poussière (Ask to the dust) » de J. Fante bientôt adapté au cinéma je crois."
Il y a en effet une adaptation ("Demande à la poussière") qui est sortie l'année dernière, avec Colin Farrell et Salma Hayek. Je ne l'ai pas vue mais j'ai lu les critiques, qui disaient plutôt "bof". Etant donné que c'est Robert Towne, réalisateur de deux films franchement médiocres ("Personal Best" et "Tequila Sunrise") qui était aux commandes, j'ai en effet tendance à penser que ça ne doit pas être terrible. A vérifier sur DVD : http://www.amazon.fr/Demande-%C3%A0-poussi%C3%A8re-Colin-Farrell/dp/B000MZGSH2/ref=pd_bbs_sr_1/402-2439094-1792113?ie=UTF8&s=dvd&qid=1181409694&sr=8-1
Ecrit par : Kapellmeister | 09 juin 2007
"Kapellmeister, que pensez vous de la politique des albums ? Et des trucs à la mode comme « la bibliothécaire » ? Sinon, pour les jeunes, y’ a les deux volumes de l’ inspecteur J. Jordy « bonnes nouvelles » avec du Cortázar, du Bradbury etc. Vous savez, les fameuses « nouvelles à chute »."
B.
Qu'entendez-vous par exactement par "politique des albums" ? Vous voulez parler de l'utilisation des albums en lecture cursive ? Je sais que cela se fait dans certains établissements mais, chez nous, ce serait difficile, puisqu'il nous est demandé de ne pas dépasser les 5 euros par livres (ce qui, grâce soit rendu à Dieu, élimine quasi d'office la collection "L'Ecole des loisirs", qui compte encore plus de petites bouses que les autres collections pour la jeunesse). Mais peut-être faites-vous tout simplement allusion aux albums commandés par les CDI ? Dans ce cas, par albums, vous entendez illustrés pour la jeunesse ou bandes dessinées ?
En ce qui concerne "La Bibliothécaire", très à la mode, en effet, et qui fait partie de notre fonds, c'est le genre de bouquins sur lesquelles j'ai d'énormes préjugés (peut-être à tort), je ne l'ai donc pas encore lu. Si je pouvais ne faire lire et étudier que Stevenson, Kipling, London, Verne et même Pagnol (si démodé, n'est-ce pas ?), ce serait le bonheur. Que pensez-vous, quant à vous, de "La Bibliothécaire" et de ces autres livres de jeunesse à la mode ? Votre avis m'intéresse beaucoup.
Et merci pour les tuyaux. Les "Bonnes nouvelles" m'ont l'air parfait (très bons auteurs , très bon marché). Mais je pense que certains risquent de trouver que Bradbury et Cortazar, c'est trop compliqué pour nos pauvres petits. J'avais pourtant adoré "Chroniques Martiennes", quand je l'avais étudié, en quatrième.
Ecrit par : Kapellmeister | 09 juin 2007
Last but not least. Vous pouvez bien sûr bronzer tranquille en bouquinant. Vous pouvez aussi laisser votre progéniture passée ou à venir se souiller aux bactéries de la plage, et rester chez vous à écrire — tout manuscrit intéressant pourra être expédié dès aujourd’hui aux éditions Balland, 17 rue de Buci, 75006…
Tiens, je vais m’y (re)mettre, dès que la période des examens et concours sera finie…
Jean-Paul Brighelli
Ecrire, écrire, la tentation tenace des enseignants de province... ou d'ailleurs.
Une petite visite dans les salles de lecture des maisons d'édition suffit à glacer les vélléités: chez Actes-sud par exemple: un lecteur à temps plein et entre 400 et 500 manuscrits reçus par moi. C'était assez marrant de voir ce bénédictin entouré par tous les romans refusés (toutes les étagères de sa pièce de labeur).
Là, je lis avec passion Pierre Lepape: "Le pays de la littérature: des serments de Strasbourg à l'enterrement de Sartre". Mise en perpestive d'événements historiques avec la créations d'oeuvres littéraires.
Et aussi Angelus Silesius: "Le voyageur chérubinique".
Ecrit par : Pendariès | 09 juin 2007
Mon dernier achat : Dr Tissot "L'onanisme, Dissertation sur les maladies produites par la masturbation". (en édition de 1775, superbe état mais hélas broché)
J'ai été frappé de constater que la vision du corps (circulation des humeurs) et les thérapies proposées (principe d'analogie ou d'opposition) sont assez (!) éloignés des principes scientifiques contemporains.
Par contre elles rejoignent étrangement les théories homéopathiques qui sont ... encore enseignées aujourd'hui !
J'attends les coups de la part des adeptes des médecines alternatives.
Ecrit par : Zorglub | 09 juin 2007
A propos du voile; une candidate au CAP (femme la trentaine) arrive encapachunée (les surveillants qui faisaient entrer dans les classes les impétrants n'avaient rien dit, alors que dans leur vie scolaire se trouve une affiche sur la laïcité dans les établissements scolaires... bref). Je lui demande d'enlever son voile. Elle me regarde surprise (pensant: encore un con) et me demande: "Ca vous gêne?
- Non, mais ôtez-le s'il vous plaît".
Genre d'anecdote qui me fait passer pour un buveur de vinaigre à la place du Nesquick...????
Ecrit par : Pendariès | 09 juin 2007
On a aussi le droit pendant l'été de lire ou relire Philip K. Dick.
Le plus connu "Substance mort" est un chef d'oeuvre et le film qui en a été tiré "A scanner darkly" mérite d'être vu.
De très nombreux livres de Dick mériteraient d'être étudiés en cours, par exemple "Les dieux venus du Centaure".
Le style est parfois un peu négligé. Mais la structure des romans est souvent diabolique, avec des systèmes de matriochkas étonnants, et les thèmes abordés restent tout à fait actuels.
Ecrit par : Zorglub | 09 juin 2007
400 et 500 manuscrits reçus par moiS
Ecrit par : Pendariès | 09 juin 2007
Passons donc à des choses plus frivoles : que lire cet été pour ne pas bronzer idiot, comme on disait jadis à Tabarka ?
Jean-Paul Brighelli
Que lire cet été si on entre en première L l'an prochain? SVP. Merci.
Ecrit par : dobolino | 09 juin 2007
Zorglub évoque plus haut le célébrisime ouvrage de Tissot sur la masturbation : pour bien apprécier l'angoisse qui a saisi la france des années 1750-1900 à ce sujet, il faut savoir que dans la grande encycopédie de pierre larousse, l'article "masturbation" occupe huit colonnes — et qu'il n'y est question que de masturbation masculine…
Et le livre de Tissot est longuement épinglé (comme le caporal du même nom, un joli livre encore effectivement) par Rosemonde Pujol, qui vient de sortir chez Jean-Claude Gawsewitch "Un petit bout de bonheur", éloge en 189 pages du clitoris — des origines à nos jours. Où, entre autres, l'on rappelle aux admirateurs / trices de Freud que Marie Bonaparte, qui finda la première Société de psychanalyse française, pour se conformer aux théories du grand homme, s'est fait exciser deux fis — il en restait un bout après la premlière intervention, c'est que c'est coriace, ces petites bêtes…
JPB
PS. Pendariès, vous n'avez pas le droit de refuser une femme libérée à la mode islamiste à un examen. Un lycée, lors d'un examen, cesse d'être un établissement scolaire et devient espace public. J'ai expliqué tout ça dans Une école sous influence…
Ecrit par : brighelli | 09 juin 2007
Le plus connu "Substance mort" est un chef d'oeuvre et le film qui en a été tiré "A scanner darkly" mérite d'être vu.
Ecrit par : Zorglub | 09 juin 2007
Bon, c'est le cadeau d'anniv pour les seize ans de mon fils, demain matin!
Ecrit par : dobolino | 09 juin 2007
Eveils par Gaïto Gazdanov
Pas mal! Un libraire d'Apt en a fait l'enseigne de sa librairie.
Ecrit par : dobolino | 09 juin 2007
"On a aussi le droit pendant l'été de lire ou relire Philip K. Dick.
Le plus connu "Substance mort" est un chef d'oeuvre et le film qui en a été tiré "A scanner darkly" mérite d'être vu.
De très nombreux livres de Dick mériteraient d'être étudiés en cours, par exemple "Les dieux venus du Centaure"."
J'avais adoré "Le Dieu venu du Centaure" quand je l'avais lu (un jour de vacances, pour me détendre, alors que j'étais en Lettres Sup). Le titre anglais, "Les trois stigmates de Palmer Eldritch", est encore meilleur, à mon avis. Ce livre m'avait plongée dans un abîme de réflexions. "Ubik", du même auteur, m'a aussi pas mal marquée.
"Que lire cet été si on entre en première L l'an prochain? SVP. Merci."
Dobolino
Laissez-moi deviner : c'est pour votre chérubin ?
Etant donné que la tarte à la crème du programme de 1ère est le biographique, il serait bon de lire "Les Mots" de Sartre, "Les Confessions", de Rousseau (au moins en partie), "Enfance" , de Sarraute, "L'Age d'homme" de Leiris. Si l'élève est très courageux, il ira jeter un oeil chez Chateaubriand ("Mémoires d'outre-tombe"). Les Vies écrites par Zweig, Plutarque ou Suétone ne sont pas non plus dénuées d'intérêt. Sans parler des Mémoires du cardinal de Retz. "L'Enfant", "Le Bachelier" et "L'Insurgé" de Vallès sont aussi intéressants, dans la mesure où cette trilogie est une autobiographie romancée.
Ecrit par : Kapellmeister | 09 juin 2007
Laissez-moi deviner : c'est pour votre chérubin ?
Etant donné que la tarte à la crème du programme de 1ère est le biographique, il serait bon de lire "Les Mots" de Sartre, "Les Confessions", de Rousseau (au moins en partie), "Enfance" , de Sarraute, "L'Age d'homme" de Leiris. Si l'élève est très courageux, il ira jeter un oeil chez Chateaubriand ("Mémoires d'outre-tombe"). Les Vies écrites par Zweig, Plutarque ou Suétone ne sont pas non plus dénuées d'intérêt. Sans parler des Mémoires du cardinal de Retz. "L'Enfant", "Le Bachelier" et "L'Insurgé" de Vallès sont aussi intéressants, dans la mesure où cette trilogie est une autobiographie romancée.
Ecrit par : Kapellmeister | 09 juin 2007
OK mais il a dit "Sarraute, seulement sous hallucinogènes", le reste étant déblayé, que dois-je faire, Docteur? Quelques plants de cannabis dans le jardin?
Ecrit par : dobolino | 09 juin 2007
Leo Perutz
Le Cavalier suédois.
"Admiré par Borges, qui voyait en lui une sorte de Kafka aventureux, Perutz considérait Le cavalier suédois comme son roman le plus parfait. Le plus angoissant en tout cas dans la mesure où il traite le thème, "cinématographique entre tous, de la substitution d'identité."
Perutz fait partie de ce genre d'auteurs comme Philip K. Dick dont on se demande si l'on a vraiment compris son histoire après l'avoir lue, la construction joue un grand rôle.
Ecrit par : Lariba | 09 juin 2007
"OK mais il a dit "Sarraute, seulement sous hallucinogènes", le reste étant déblayé, que dois-je faire, Docteur? Quelques plants de cannabis dans le jardin?"
Dobolino
Non, j'ai mieux : "Souvenirs d'un pas grand-chose" et "Journal d'un vieux dégueulasse", de Bukowski. C'est du biographique et l'auteur fumera et picolera pour votre fils.
http://www.amazon.fr/Souvenirs-dun-grand-chose-Charles-Bukowski/dp/2253041033/ref=sr_1_1/402-2439094-1792113?ie=UTF8&s=books&qid=1181415319&sr=1-1
http://www.amazon.fr/Journal-dun-vieux-d%C3%A9gueulasse-Bukowski/dp/2253143847/ref=sr_1_1/402-2439094-1792113?ie=UTF8&s=books&qid=1181415435&sr=1-1
Ecrit par : Kapellmeister | 09 juin 2007
http://fboizard.blogspot.com/index.html
A lire aussi cette biographie de Margaret Thatcher par un Français.
"Margaret Thatcher : de l'épicerie à la chambre des Lords" par Jean Louis Thierot
Je mets en bleu les passages portant des leçons encore actuelles pour la France. Elles le sont presque toutes, mais j'ai fait un tri.
Né dans un milieu très croyant, elle en garda toute sa vie une morale très ferme : l'homme est libre et responsable. Toutes les formes d'irresponsabilité, dont l'assistanat, lui faisaient horreur.
Du fait d'être née dans une épicerie bourgeoise, elle a gardé la notion que le commerce est une chose utile et honorable (1), ou, comme écrivait Adam Smith, "le boulanger ne fait pas le pain pour faire plaisir à ses concitoyens, il le fait pour son profit, et pourtant, ce faisant, il leur rend service." Elle n'avait pas cette répulsion de nos élites pour le commerce, qui en fait un mal nécessaire, nécessaire mais mal tout de même.
Son passage comme ministre de l'éducation (hé oui), de 1970 à 1974, mérite qu'on s'y arrête. Il n'a pas donné beaucoup de résultats mais elle en a tiré d'importantes leçons pour l'avenir.
Jeune ministre, elle est peu soutenue par le gouvernement conservateur.
En effet, elle essaie de préserver l'élitisme des meilleurs établissements publics, qui l'ont formée, mais les dirigeants conservateurs, tous formés dans des écoles privées, s'en contrefoutent et font de la démagogie à bon compte en cédant à l'égalitarisme niveleur.
Cela me rappelle tous ces socialistes français de 2007 qui tempêtent contre toute sélection et tout élitisme, voire toute exigence, à l'école publique et mettent leurs enfants à l'école alsacienne.
Elle en profite pour bousculer le mammouth. Ses hauts fonctionnaires la piègent en lui présentant comme une mesure de saine économie de supprimer la distribution gratuite de lait dans les écoles, puisque celui-ci part pour les trois quarts à la poubelle. Aussitôt, une campagne médiatique la présente comme une affameuse d'enfants.
Elle en retiendra deux leçons :
> les hauts fonctionnaires ont leur propre programme et leurs propres objectifs (et les autres fonctionnaires, pas seulement hauts, également d'ailleurs). Il faut absolument ne leur accorder aucune confiance et ne pas prendre pour argent comptant leurs dossiers et leurs suggestions. Il faut toujours être en position de force dans la connaissance des dossiers vis-à-vis d'eux, ce qu'une Thatcher bourreau de travail arrivait à faire, ce qu'un ministre français cumulard n'a absolument pas le temps de faire.
Notamment, elle constate que les hauts fonctionnaires ont une technique très efficace pour arrêter les réformes qui leur déplaisent : ils ne s'opposent pas, ils disent au ministre ce qu'il veut entendre, mais multiplient les questions techniques détaillées, de manière à présenter une réforme simple comme un monstre de complexité qu'il vaut mieux abandonné. Si cela ne suffit plus, ils préconisent de préférence des mesures douloureuses, susceptibles de cristalliser les oppositions, de préférence à des mesures plus indolores, qu'ils gardent sous le coude.
> Tant qu'à subir des attaques, que ça soit sur des points essentiels et non accessoires.
Elle a eu quelques bonnes intuitions, sur le nivellement par le bas, sur les méthodes pédagogistes, sur les grands ensembles, mais, en politique avisée et soucieuse de sa carrière, elle a compris que, sans le soutien du premier ministre, elle n'arriverait à rien.
Elle est donc devenue un ministre comme les aiment les syndicats d'enseignants, bonne pour les profs, mauvaise pour l'éducation, privilégiant la quantité et les dépenses, à la qualité et au travail pédagogique. Elle a même été acclamée dans des congrès de profs.
Mais, jurant qu'on ne la reprendrait pas à agir contre ses convictions, elle en a conclu la nécessité d'avoir un gouvernement avec une politique claire et qu'une politique consensuelle est souvent aussi mal avisée que facile.
Enfin, lorsque le gouvernement Heath est tombé après avoir tout céder à ses adversaires suite à une grève de mineurs minoritaires mais très violents (situation qui n'est pas sans rappeler les grèves de 1995 en France), elle a décidé que, vraiment, ça ne rapportait rien aux conservateurs de céder aux socialistes.
Elle apprit une leçon décisive sur les élites : toujours prêtes à en découdre dans les discours, toujours prêtes à transiger dans l'épreuve (c'est un portrait de Chirac ?).
Il fallait aux tories un chef convaincu, prêt à se battre, et non à jouer les membres de club avec les travaillistes à la buvette du parlement.
Ce chef, évidemment, ce fut elle.
Un de ses cotés sympathiques est qu'elle remplaça petit à petit les vieux lords conservateurs qui se croyaient un talent inné à gouverner par des techniciens travailleurs.
Les premiers budgets qu'elle présenta, impôts indirects augmentés, impôts directs et dépenses publiques baissés, soulevèrent une tempête jusqu'à dans son propre camp. Les usines fermaient, chômage augmentait, c'était un drame, même si elle pensait probablement que les chômeurs, anesthésiés par l'assistanat, ne se battaient pas pour retrouver un emploi autant qu'ils auraient du. Mais elle tint bon, quasi seule contre tous, et y gagna un surnom TINA : "There is no alternative" et aussi, moins aimable, de TBW : That Bloody Woman (cette satanée bonne femme).
La Guerre des Malouines rendit la fierté à son peuple et à elle la popularité et le temps nécessaire aux réformes.
Mais voilà : elle avait raison, de 13 % en 1982, le chômage était de 5,8 % en 1990.
Pourtant, une pétition de 364 universitaires et anciens ministres expliquait en 1981 que cette politique ne pouvait pas marcher, qu'elle était dépourvue de base théorique et idiote, voire criminelle. Ceci ne fit que renforcer la méfiance de Maggie vis-à-vis des intellectuels.
Elle a eu la sagesse, contrairement à une légende française, de préserver l'assurance chômage et l'assurance maladie collectivistes, même si ce fut peut-être contre ses convictions morales.
Pour son célèbre bras de fer avec le syndicat des mineurs (un peu l'équivalent de notre SNCF), elle s'est préparée plusieurs années à l'avance, jusque dans les détails.
Elle a fait voter des lois qui n'avaient l'air de rien mais qui permettaient de mettre fin aux actions illégales des syndicats. Ella a veillé à ce qu'il y ait des stocks de charbon près des consommateurs et loin des mineurs, à ce que les dockers ne gênent pas l'importation de charbon par solidarité, etc ...
D'un point de vue plus anecdotique, mais bien révélateur de sa fibre morale, elle pouvait se montrer très dure avec les puissants, mais était toujours d'une grande attention vis-à-vis du personnel.
Elle avait demandé à ne pas avoir quelqu'un à son service en permanence, de manière à ne pas imposer à un employé ses horaires. Ainsi, elle préparait elle-même son petit-déjeuner et son dîner, ce qu'un préfet chez nous n'envisagerait pas. Cela explique peut-être que le 10 downing Street n'employait qu'une centaine de personnes tandis que Matignon en emploie cinq fois plus.
Il lui arrivait aussi de faire des oeufs (brouillés, sur le plat, ...) à ses ministres lors des réunions tardives.
La monarchie n'est pas du coté de la Manche que l'on croit.
Elle manquait d'humour, mais à propos de la gauche huppée, elle écrivit, ce qui irait si bien à nos bobos : "Ils avaient des remords d'avoir reçu trop d'argent et s'en guérissaient en payant des impôts."
Enfin concluons : elle a eu une de la chance (une guerre qui relance sa popularité, des oppositions caricaturales, etc ...) mais elle a su en profiter, saisir les bonnes occasions par les cheveux.
Elle a été aussi d'une patience et d'une ténacité admirables, n'hésitant pas à avaler des couleuvres quand elle ne se sentait pas en position de force quitte à vaincre d'un coup plus tard.
Elle ne fut pas en manque de courage, y compris physique vis-à-vis de l'IRA. Si elle sut ne pas céder au chantage (2), elle ouvrit aussi les négociations qui finirent par aboutir à la situation pacifiée actuelle (elle n'était pas que dureté, elle savait manoeuvrer).
Pour résumer, elle fut un chef de gouvernement exceptionnel.
Au fond, je suis d'accord avec les socialistes français : le blairisme n'est qu'une forme abatardie de thatcherisme. Pour eux, c'est une insulte ; pour moi, c'est un compliment.
Pas convaincus ? Le niveau de vie moyen des Anglais était de 30 % inférieur au nôtre en1978, il est aujourd'hui, plus élevé de 10 %. Bien sûr, tout le monde n'en a a pas profité également, les 10 % les plus pauvres en ont moins profité que les autres, mais 90 % de la population en a bien profité, c'est tout de même remarquable.
Que voulez vous ? Je préfère l'inégalité dans la prospérité à l'égalité dans la pauvreté. C'est un intéressant sujet de réflexion pour nos archéo-socialistes.
(1) : le fait d'être né dans une famille commerçante qui a su s'adapter sans rien demander à la collectivité, passant de la vente de charbon à la vente de fuel, de la vente de fuel aux déménagements et au transport de marchandises n'est probablement pas pour rien dans mon libéralisme.
(2) concernant la grève de la faim fatale de Bobby Sands : "Je fais mon devoir, on lui présente trois repas par jour." A noter qu'elle avait laissé à la famille de Bobby Sands la possibilité de demander l'alimentation forcée et que celle-ci ne l'a pas utilisée
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Il y a aussi l'"épistolaire", au programme de 1ère (mon Dieu mais qu'il est nul, ce programme !). A lire impérativement, mais ça doit déjà être fait :"Les Liaisons dangereuses". "Lettres à un jeune poète", de Rilke est aussi une bonne idée.
Par ailleurs, j'avais lu, il y a bien longtemps (j'avais l'âge de votre fils, madame Dobolino), un roman épistolaire fort coquin de Théophile Gauthier qui m'avait bien amusée :"Mademoiselle de Maupin", roman inspiré de la vie d'une cantatrice et escrimeuse du XVIIe siècle qui avait la particularité d'être à voile et à vapeur, comme on dit. Ca devrait le changer d'"Inconnu à cette adresse": http://www.amazon.fr/Mademoiselle-Maupin-Th%C3%A9ophile-Gautier/dp/2070363961/ref=sr_1_1/402-2439094-1792113?ie=UTF8&s=books&qid=1181415981&sr=1-1
Pour Bukowski, je ne plaisante pas. Votre fils devrait vraiment aimer "Souvenirs d'un pas grand-chose".
Autre lecture qui devrait lui plaire, pour le biographique : "Le Roman de Monsieur Molière", du grand écrivain russe Boulgakov. En plus, ça lui servira pour le théâtre. D'une pierre deux coups. Vous le trouverez facilement en Folio.
Ecrit par : Kapellmeister | 09 juin 2007
C'est Théophile Gautier, bien sûr. A force de parler de hash...
Ecrit par : Kapellmeister | 09 juin 2007
Bonsoir Kapellmeister,
il faut que tu nous expliques comment tu fais pour faire des liens aussi long qui fonctionnent .
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Ah oui, et je recommande également, d’un auteur assez peu connu :
-L'école ou la guerre civile
-L'école, mode d'emploi - des "méthodes actives" à la pédagogie différenciée L'école, mode d'emploi - des "méthodes actives" à la pédagogie différenciée
-Frankenstein pédagogue
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
Beurk.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 juin 2007
"Au dessous du volcan", de Malcolm Lowry, "le sang noir", de Louis Guilloux dont on a beaucoup parlé il y a quelque temps et, dans un tout autre registre, (quoique!) , "matin brun", de Franck Pavloff. Mais celui-là est vraiment tendance gauche, alors je ne pense pas qu'il plaise à beaucoup ici...
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
Ben dis-donc, Cadichon, je ne sais pas si vous avez lu le message énamouré de Guillaume à destination de Margaret Thatcher! A côté de lui, vous faites figure de José Bové!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
Si vous n'avez pas lu "Mon Nom est rouge" ou "Neige", de Pamuk, je vous les recommande.
Sortis aussi il y a longtemps, chez Phébus lLbretto, "le Destin de Mr Crump", de Ludwig Lewisohn, ou "Crime passionnel", du même. Toute la collection est d'ailleurs à recommander, on y trouve aussi Meyer Levin, "Crime", dont a été tiré un film, "Consuelo" de George Sand, et nombre de W. Wilkie Collins.
Dans la collection Métailé, beaucoup d'excellents polars.
Je suis en train de lire le dernier Montalban, qui s'annonce captivant.
Et, pour marier les plaisirs culinaires à ceux de la lecture, pourrait-on me redonner la recette de l'anchoïade, que je n'ai pas notée quand elle a été donnée, et que je ne retrouve pas?
Ecrit par : mouron rouge | 09 juin 2007
Un journal de résistance "Le cahier rouge du maquis", écrit au jour le jour de février à août 1944 par le lieutenant Vallier, chef du maquis du même nom (maquis AS du Var).
Le livre est publié aux éditions Parole domiciliées à Artignosc sur Verdon. On peut aussi le lire sous forme de blog recopié au jour le jour l'année dernière (le plus vieux blog du monde)
http://www.maquis-vallier.fr
Voici ce qu'en a dit François Marcot, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Besançon
"Un ouvrage est tiré de ce journal, sortie annoncée le 21 avril.
Que tous ceux qui attendent fébrilement le 22 avril à 20 heures soient assurés que la visite de ce site leur procurera détente et enrichissement intellectuel.
Que ceux qui s'en moquent trouvent dans la visite de ce site de quoi combler le vide de l'actualité!"
Ecrit par : Claude Roddier | 09 juin 2007
Toutes les nouvelles fantastiques de Théophile Gautier sont à découvrir ou à redécouvrir : Avatar, Arria Marcella, La Morte amoureuse, Jettatura et bien d'autres sont rassemblées dans deux volumes de La Pléiade. Idéal pour voyager, s'évader, et certaines sont pleines d'humour...
En Folio, j'aime bien L'Homme qui voulut être roi, de Rudyard Kipling. Un récit d'aventures qui a inspiré des générations de jeunes gens rêveurs, qui se sont mis en tête d'atteindre le Kafiristan. Il y a aussi l'adaptation cinématographique (avec le même titre) réalisée par John Huston, en 1975. Dans les rôles principaux : Sean Connery et Michael Caine, tout deux prodigieux. Le film est trop rarement diffusé sur les chaînes françaises (et de ce fait injustement méconnu), mais existe en DVD.
Ecrit par : Scaramouche | 10 juin 2007
Ben dis-donc, Cadichon, je ne sais pas si vous avez lu le message énamouré de Guillaume à destination de Margaret Thatcher! A côté de lui, vous faites figure de José Bové!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
Bové, j'sais pas, et côté moustaches je pense que JPB est plus proche de lui que moi, mais voui, voui, j'ai lu en buvant du petit lait, comme vous l'imaginez bien, ce texte où je note en particulier que, dure avec les puissants et pleine de sollicitude pour les sans grade, Maggie est bien l'opposé de la Barbie du PS. C'est flagrant sur tous les plans, mais surtout sur celui de l'éthique personnelle, et les "travailleurs" anglais ne s'y sont pas trompés qui l'ont réélue pendant plus longtemps qu'aucun autre Premier Ministre avant elle.
Je n'ai pas lu la biographie en français dont parle Guillaume mais j'ai lu ses récits autobiographiques et son dernier ouvrage sur l'art de gouverner, où elle insiste sur les dangers pour la démocratie de la dérive démissionnaire des états-nations dans l'abandon excessif de leurs droits régaliens et la dévaluation de la fonction politique, par la faute des politiciens eux-mêmes qui prennent les électeurs pour des billes.
Je vais rechercher le site où se trouve un discours ( What's wrong with politics) qu'elle prononça en 1968, et où elle souligne que les politiciens sont responsables de la désaffection des électeurs pour la politique en commençant par une citation de King Lear:
‘Get thee glass eyes;
‘And, like a scurvy politician, seem
‘To see the things thou dost not.’
Ecrit par : Cadichon | 10 juin 2007
Le discours en question est ( avec bien d'autres) sur le site de sa fondation:
http://www.margaretthatcher.org/speeches/
Ecrit par : Cadichon | 10 juin 2007
Sibille, si vous voulez faire la comparaison des années Mitterand/Thatcher, on va bien rigoler.
En attendant...
Dans les années 80, Spitting Image (une émission de comédie avec des marionnettes en latex) La Thatcher était toujours représentée en homme, habillée en costumes style maffioso et qui faisait pipi debout dans les WC hommes…dans une scène qui rappelle ‘the cook, the thief, his wife & her lover’, elle est au restaurant entourée de ses ministres…
le serveur prend sa commande : ‘…bien sur, elle prend un steak cru…’
le serveur : ‘et pour les légumes, Madame ?’
Thatcher, regardant avec mépris ses ministres autour de la table :’…ils prendront la même chose’
Ecrit par : Guillaume | 10 juin 2007
Je reviens brièvement (!) sur le tout premier point de ma note.
Les associations féminines (féministes ?) se mobilisent contre la recommandation de la Halde (qu'a donc choisi de suivre Darcos) sur les mères voilées dans le système scolaire.
Voici ce qu'écrit Michèle Vianès au président de ladite commission, Louis Schweitzer — un homme qui aime (ou qui aimait…) la pintade…
Bonne lecture…
"Chères amies, chers amis,
La délibération de la halde concernant les "parents auxiliaires bénévoles de l'éducation nationale" est proprement scandaleuse.
Il est indispensable de réagir vivement et d'envoyer chacune et chacun directement une lettre de protestation à la halde, aux médias, au ministre de l'Education nationale, au Président, aux parlementaires, etc.
Notre lettre de réaction est ci dessous et en pièce jointe.
Vous pouvez utiliser notre courrier ou vous en inspirer.
A partir du site de la Halde, www.halde.fr, vous pouvez envoyer des courriels ou téléphoner au 08 1000 5000 du lundi au vendredi de 8h à 20h.
Sur notre site www.regardsdefemmes.fr vous trouverez les délibérations précédentes et notre échange de courrier.
Amicalement,
Michèle Vianès
Monsieur Louis Schweitzer
HALDE
11 rue Saint Georges
75009 Paris
LR/AR
Lyon, le 9 juin 2007
Délibération de la Halde n° 2007 du 14 mai 2007
Monsieur,
Notre association « Regards de Femmes » est habilitée à agir, devant les tribunaux notamment, pour l’égalité des femmes et des hommes et pour que, sur le territoire national, toutes les fillettes et femmes aient les mêmes droits, indépendamment de leur appartenance religieuse ou de celle de leur père, frère ou mari.
Nous sommes consternées par l’acharnement de la Halde à vouloir légitimer « le voile islamique » dans des lieux hautement symboliques de la République :
· dans les préfectures, lors de la cérémonie de remise des certificats de nationalité française, par votre délibération 2006-131 du 5 juin 2006 que nous avons dénoncé comme discriminante à l’égard des femmes, dans un courrier en date du 23 janvier 2007
· à l’école de la République, par la délibération citée en référence.
Nous relevons que votre instance, dite « Haute Autorité » prétend se substituer aux juridictions judiciaires ou administratives. Nous nous arrêtons sur quelques arguties dans le galimatias de votre délibération.
1-Vous annoncez avoir été saisi par une association de lutte contre « l’islamophobie ». Votre collège a-t-il examiné l’habilitation à agir de ceux qui vous ont saisi ? Le terme « d’islamophobie » est sans contenu. L’islam n’étant pas une personne, ce terme ne peut en aucun cas définir du racisme. A quel titre soutenez-vous l’interprétation de l’islam qui considère « le voile islamique » comme une obligation religieuse sexuée? Prétendez-vous trancher en matière d’interprétations religieuses, sur les croyances intimes des personnes ?
2-Des règlements intérieurs des écoles, dont les parents ont eu connaissance, l’avis des Inspecteurs d’Académie, un courrier du Ministre, dont « la portée au regard de la question expressément posée n’est pas explicite » de votre point de vue, rappellent clairement les règles de neutralité du service public. Mais comme ils ne partagent pas votre obsession de voiler les femmes, vous les réfutez en vous appuyant sur « une situation similaire ».
Il s’agit d’une jurisprudence concernant les établissements pénitentiaires (sic). L’école serait-elle une prison ? Les règlements concernant l’application de la laïcité dans les milieux fermés (détenus carcéraux ou militaires en opération) sont bien évidemment différents. On sait cela depuis 1905.
3- Vous citez un extrait de l’article 9 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Mais vous savez que:
« L’article 9 ne protège toutefois pas n’importe quel acte motivé ou inspiré par une religion ou conviction et ne garantit pas toujours le droit de se comporter dans le domaine public d’une manière dictée par une conviction (voir, parmi plusieurs autres, Kalaç c. Turquie, arrêt du 1er juillet 1997, Recueil des arrêts et décisions 1997-IV, p. 1209, § 27, Arrowsmith c. Royaume-Uni, no 7050/75, décision de la Commission du 12 octobre 1978, Décisions et Rapports (DR) 19, p. 5, et C. c. Royaume-Uni, no 10358/83, décision de la Commission du 15 décembre 1983, DR 37, p. 142) » Arrêt de la Cour européenne des Droits de l’Homme, présidée par Sir Nicolas Bratza, du 29 juin 2004 concernant l’affaire Leyla Sahin c.Turquie.
Ce même arrêt « dit » :
«Il n’y a pas eu violation de l’article 9 de la Convention par la réglementation de l’université d’Istanbul, qui soumet le port du foulard islamique à des restrictions, et les mesures d’application y afférentes, étaient justifiées dans leur principe et proportionnées aux buts poursuivis et pouvaient donc être considérées comme « nécessaires dans une société démocratique ».
Vous connaissez également la résolution votée le 4 octobre 2005 par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe exhortant tous les pays membres à : « Veiller à ce que la liberté de religion et le respect de la culture et de la tradition ne soient pas acceptés comme des prétextes à la justification des violations des droits des femmes, y compris lorsque des jeunes filles mineures sont contraintes de se soumettre à des codes religieux (y compris à des codes vestimentaires), … » (article 7.3) que nous vous avons déjà rappelé dans notre courrier du 23 janvier.
4- Vous avez décidé de considérer les parents des élèves participant « bénévolement au service public de l’Education Nationale comme des usagers, sans tenir compte de la spécificité de l’école de la République « lieu où s’opère la transmutation d’un petit humain réalisé à partir d’une dotation génétique en une personne rendue singulière par la pluralité de ses rencontres, capable de savoir être. ( …) Toutes les attitudes qui manifestent une soumission à des impératifs venus d'ailleurs, que ce soit la famille ou la religion, doivent donc être proscrites. »» (Albert Jacquard).
Cet espace de liberté est un sanctuaire, c’est-à-dire un lieu à l'abri des combats, à l'abri des luttes idéologiques, religieuses ou politiques, qui peuvent avoir lieu à l'extérieur.
Les auxiliaires de l'éducation, bénévoles ou non, doivent respecter tous les élèves et ne sont pas appelés pour s’occuper uniquement de leur(s) enfant(s). Il vous échappe que, dans le cas particulier, il s’agit de parents en uniforme, religieux ou politique, qui prétendent encadrer et influencer des mineurs, élèves de l’école publique.
Quelles représentations des rapports entre les femmes et les hommes, la présence d’une femme voilée « contribuant au service public de l’éducation » induit-elle chez les enfants ? Comment construire le principe d’égalité en droit entre les hommes et les femmes, si les femmes doivent se cacher dans l’espace public parce qu’elles représenteraient une source de désordre et si on considère les hommes comme des brutes incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles à la vue de la moindre mèche de cheveux? Comment tolérer l’endoctrinement des enfants ? Comment éduquer les enfants au principe constitutionnel d’égalité entre les hommes et les femmes ?
5- Vous relayez l’argument absurde de femmes qui se discriminent volontairement en portant un signe, un stigmate qui les séparent des autres personnes, femmes et hommes et qui s’offusquent d’être discriminées ! Elles font appel à la Halde lorsque les magistrats des tribunaux administratifs, qui jugent en fonction de la loi, déboutent leurs réclamations. Vous vous érigez en recours sans légitimité constitutionnelle et populaire. Or personne ne peut imposer son interprétation personnelle de sa religion comme supérieure aux lois communes de la République. La République, une et indivisible, ne saurait accorder de droits particuliers en fonction de convictions philosophiques ou croyances religieuses qui relèvent de l’intime.
Le présent courrier par lettre recommandée ouvre les voies et délais de recours selon la législation et n’exclut pas les recours que permet le cadre législatif dans la mesure où votre « délibération » porte atteinte et fait grief à l’objet social de « Regards de Femmes »
Nous vous demandons de réexaminer votre position et nous vous prions de croire, Monsieur, en l’expression de notre considération."
JPB
PS. Neige, de Pamuk, est un livre intense. Quant à Dick, j'avoue avoir un faible pour "Les Androïdes rêvent-ils d emoutons électriques" — que l'on doit trouver maintyenant sous le titre du film qu'en tira Ridley Scott, "Blade runner". Mais on peut aussi lire "We can Remember it for You Wholesale" dont Veroheven a tiré "Total recall"…
Dobolino, vous pouvez aussi bien faire directement lire à votre rejeton "le Pacte autobiographique" de Lejeune. Ça lui donnera une longueur d'avance sur tout le monde, et s'il est futé, il aura l'impression d'avoir lu tous les livres dont parle l'auteur — sans les lire. Voir à ce sujet le dernier livre de Pierre Bayard, dont je ne saurais trop recommander l'ensemble de l'œuvre.
Et si certains ont encore la tentation française, dans leurs lectures de cet été, qu'ils jettent donc un coup d'œil sur l'inévitable essai de Pierre Jourde, "La littérature sans estomac", qui doit être en poche à présent. Ça leur remettra leur Beigbeder favori à sa place.
Pardon à tous pour ce trop long post…
Ecrit par : brighelli | 10 juin 2007
Moi cet été, je vais relire les oeuvres de Marcel Béalu. Et peut--être Soljenitsyne.
La lettre de la Halde prouve en tous cas , mon cher JPB, que mes gueulades perpétuelles sont fondées. Nous avons franchi le point de non-retour de la pensée totalitaire.Et la HALDE a parfaitment raison. Ces brêches dans l'idée de la laïcité nous conduisent , dans un délai de 10 à 20 ans à une islamisation radicale de la société française...et qui trinquera??? les femmes ,comme toujours....
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 juin 2007
Et puis ce déculottage munichois des autorités, ce sourire niais et faussement tolérant devant ce qui est sans doute l'une des régressions culturelles, intellectuelles....et scintifiques de l'histoire, l'islamisme, et son avatar chrétien, le traditionnalisme catho et le puritanisme parpaillot, sans parler du succès du fondamentalisme des autres religions, est proprement stupéfiant.
Il s'agit, en fait de la négation de ce qui fut , bel et bien , ne parenthèse lumineuse de 250 ans dans l'histoire de l'humanité.
D'autre part quand on lit des contributions aussi délirantes que celle de Guillaume, l'heureux propriétaire d'une poupée gonflable de Miss Thatcher,(veinard) on reste con fondu devant une telle stupidité. Et ce monsieur se garde bien de parler de la "poll tax" de cette même Thatcher.
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 juin 2007
A propos de Pamuk: Le Château blanc est sans doute celui qui m'a le moins passionné; en revanche je confirme que Neige (dont l'action se déroule à Kars, près de l'Arménie) est d'une grande force, ainsi que Mon Nom est Rouge - Benim Adım Kırmızı - , avec une réflexion sur la peinture occidentale et la peinture persane ; le traducteur, génial, s'est amusé à parsemer le texte de références littéraires qui réjouiront les amateurs...Mais le plus fort à mon sens, c'est La Maison du Silence: je n'en dis pas plus pour le moment. Les amateurs d'Istanbul (dont je suis) aimeront le dernier Pamuk, Souvenirs d'une ville, illustré abondamment de photos en noir et blanc qui montrent la dégradation d'une ancienne et brillante capitale et expliquent ce que Pamuk appelle "la mélancolie stambouliote". C'est aussi une autobiographie partielle de Pamuk (et là je pense aux Mots de JPS)
Ecrit par : outis | 10 juin 2007
"Sibille, si vous voulez faire la comparaison des années Mitterand/Thatcher, on va bien rigoler.
En attendant...
Dans les années 80, Spitting Image (une émission de comédie avec des marionnettes en latex) La Thatcher était toujours représentée en homme, habillée en costumes style maffioso et qui faisait pipi debout dans les WC hommes…dans une scène qui rappelle ‘the cook, the thief, his wife & her lover’, elle est au restaurant entourée de ses ministres…
le serveur prend sa commande : ‘…bien sur, elle prend un steak cru…’
le serveur : ‘et pour les légumes, Madame ?’
Thatcher, regardant avec mépris ses ministres autour de la table :’…ils prendront la même chose’"
Ecrit par : Guillaume | 10 juin 2007
Quoiqu'on pense de Mitterrand, il est curieux de voir à quel point ceux qui ont envie de le diminuer écorchent soit l'orthographe, soit la prononciation de son nom, (on ce rappelle des: "Monsieur Mitran", de Pasqua, ou autres).
Concernant la parenthèse sur l'émission humoristique anglaise, je trouve que l'esprit crypto-totalitaire et méprisant de la personne Thatcher y est rendu avec une relative justesse. Et cet humour me plait.
Ecrit par : christophe sibille | 10 juin 2007
D'ailleurs Outis, cette "mélancolie stambouliote" (moi aussi je suis un amoureux de la Turquie et d'istanbul en particulier!!!) rappelle le "fado" la mélancolie lisboête d'un Pessoa.
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 juin 2007
MàC, vous faites bien de me parler de Pessoa, que je me propose depuis des années de lire, en particulier par gratitude: j'ai grâce à lui gagné le...Superbanco aux Jeu des 1000€ il y a quelques années!!! Par quel titre me conseilleriez-vous de commencer?
Ecrit par : outis | 10 juin 2007
Nous avions longuement discuté de la Révolution française l'année dernière sur le sujet "Pitié pour les filles" (curieux entre parenthèses que nous évoquions le sort des femmes à l'approche de l'été, les jupes de sortie sans doute).
Vous y aviez été plus policé mais visiblement une année de plus pèse chez certains gauchistes.
De par mes lointaines origines irlandaises, je n'ai jamais développé un amour débordant à l'égard de nos voisins anglais*. Le bilan Thatcher est certes loin d'être tout rose mais que vous rejoigniez Renaud et ses bobos dans l'anti-thatchérisme primaire et viscéral me laisse pantois.
Vous passez sans doute vos vacances d'été en Turquie parce qu'il n'y a plus de résidence secondaire en Dordogne qui n'ait été achetée par ces pauvres Anglais.
* Je conseille d'ailleurs en visionnage d'été : Le vent se lève de Ken Loach.
P.S La contribution n'est pas de moi mais de Franck Boizard dit la Lime qui a mis sur son site la devise suivante :
"Il faut limer et frotter sa cervelle à celle d'autrui"
Comme quoi Montaigne n'est pas réservé aux seuls vieux chevaux de retour...
Ecrit par : Guillaume | 10 juin 2007
Mon cher Outis, commencez et finissez Pessoa par "Le livre de l'intranquillité", qui est un chef d'œuvre absolu.
J'aime chez Pessoa le goût des pseudonymes — comme chez Stendhal : l'égotisme ne consiste-t-il pas à se prêter sans cesse des miroirs décalés ? L'identité simulée en dit plus sur soi que tous les "Je" des autobiographes patentés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 juin 2007
pour Kapellmeister
Pas d’avis particulier (je ne suis pas en collège), mais celui de collègues : la bibliothécaire fait partie de ces ouvrages de jeunesse en fait destinés aux adultes. Comme ils disent, le prof se fait plaisir avec ce genre d’ouvrage mais pas l’élève qui ne voit pas l’intérêt de la démarche. Dès lors, certains conseillent de revenir aux fondamentaux (vieilles collections pour la jeunesse et abrégés).
Pour les albums : je voulais dire ne pensez-vous pas qu’ils ont tendance, actuellement, à prendre trop de place dans les démarches pédagogiques au détriment d’autres œuvres (celles que vous citez par exemple) ?
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
De Guillaume : "Le bilan Thatcher est certes loin d'être tout rose mais que vous rejoigniez Renaud et ses bobos dans l'anti-thatchérisme primaire et viscéral me laisse pantois.
Vous passez sans doute vos vacances d'été en Turquie parce qu'il n'y a plus de résidence secondaire en Dordogne qui n'ait été achetée par ces pauvres Anglais."
Habitant la région voisine, le Quercy, je peux vous assurer, mon cher Guillaume, que la plus grande partie des Anglais qui y vivent à l'année ont fui le thatchérisme pour retrouver avec délectation une forme de "common decency" qui fait cruellement défaut à leur pays. Quelques-uns ont même choisi de pointer au RMI plutôt que de retourner vivre là-bas. Savez-vous que le Royaume-Uni est redevenu le principal foyer d'émigration de l'Europe occidentale, curieux paradis que ce pays de plus en plus déserté par ses ressortissants, remplacés par une immigration du sous-prolétariat planétaire ! Quant aux chiffres du chômage britannique, comment les prendre au sérieux ? Le nombre de chômeurs a été réduit par une augmentation corrélative des "handicapés" (sociaux, "inaptes" à la recherche d'emplois) et du travail à temps partiel. Vous remarquerez que nous prenons le même chemin : la prime à la radiation et non à l'emploi retrouvé est la principale motivation de notre chère ANPE.
Il vous faudra plus de patience pour découvrir le paradis libéral dont vous rêvez (au fait pourquoi n'allez-vous pas y vivre ?).
Comme le fil est consacré aux lectures d'été, je conseille à Guillaume l' "impasse Adam Smith" de Cl. Michea et le collectif "De la destruction du savoir en temps de paix".
Le n° de l'Expansion du mois de mars 2007 ("Attention, il y a trop d'argent! ") est également édifiant sur les dangers de l'utopie libérale
Ecrit par : victor | 10 juin 2007
Restif de La Bretonne et L. S. Mercier pour l’anthologie Paris le jour, Paris la nuit.
Un romancier français un peu oublié : E. Bove pour la simplicité et la netteté du style. Une simplicité telle qu’elle approche parfois de la vision mystique. Ça rappelle Kafka parfois, d’autres foi l’Etranger.
Rebatet ? Oui, j’ai parcouru un peu ça (Deux étendards et son Histoire de la musique), par curiosité, sans rien achever. Pas mal pour les notations satiriques,mais ce début, ce portrait de jeune homme au lycée avec ses enthousiasmes pour Baudelaire, cette ambiance de sexualité trouble(si je me souviens bien) etc. ça fait un peu vieille France. Sans doute , pour le peu que j’en ai lu, un auteur à redécouvrir, ne serait-ce que pour le style qui frappe parfois fort et au bon endroit. Toutefois, comme beaucoup, le pauvre pâtit de son passé (soutien au nazisme et antisémitisme non ?). Mais cela n’empêche pas d’être un bon écrivain. Il y a beaucoup à sauver par exemple chez L. Daudet : le style, les pointes satiriques etc. Quelques idées : Agamben par exemple se désole, dans « Stanze », qu’on n’utilise/connaisse pas assez sa théorie des images mentales.
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
Savez-vous que le Royaume-Uni est redevenu le principal foyer d'émigration de l'Europe occidentale, curieux paradis que ce pays de plus en plus déserté par ses ressortissants, remplacés par une immigration du sous-prolétariat planétaire...
Ecrit par : victor | 10 juin 2007
J'ai entendu de la part d'un ami anglais professeur d'arts plastiques dans le nord de l'Angleterre exactement la même analyse. Il se prépare d'ailleurs lui même à aller enseigner et vivre en Ecosse. (Son rêve étant de venir vivre et travailler en France)
Dans son petit livre (Eloge de la transmission) écrit avec Cécile Ladjali , Georges Steiner affirme: "En Angleterre, il y a une grande vague de suicides chez les enseignants: ce n'est pas une blague."
Oui, le "Testament à l'anglaise" de Jonathan Coe que j'ai lu l'été dernier vaut vraiment la peine (ou la joie) dêtre lu.
Ecrit par : buntovchik | 10 juin 2007
Please, assez avec la mère Thatcher !
On va en plein dans l’effet Godwin, atteint lorsqu’un participant intègre le nazisme ou toute autre idéologie haineuse dans une discussion dont ce n’est pas le sujet. Les esprits s’échauffent.
Mise en pratique :
Si quelqu’un capable de traiter comme de la merde des mineurs désespérés (ah ! salauds de pauvres) et de laisser crever des grévistes de la faim est un modèle de « libéral », alors les mots ne veulent plus rien dire et Pol Pot était un humaniste.
Ecrit par : Lariba | 10 juin 2007
Certains aéroports provinciaux comme celui de Rodez par exemple mettent en place des lignes directes avec vol quotidien vers Londres.
La France serait donc la Terre Promise, l'Eden de l'Europe* ( plus que la fuite devant le tatchérisme avouez que les produits locaux y sont aussi pour beaucoup ) , curieux alors que d'autres ressortissants de Sa Gracieuse Majesté prennent quand même un billet-retour vers l'Enfer.
* Pourtant les chiffres sont cruels.
Amusant le fait d'évoquer Tatcher pour voir aussitôt les vieux réflexes binaires ressurgir. Comme disait Mitterrand (oups! faire à attention à l'orthographe, ses derniers grognards veillent), le monde n'est ni blanc, ni noir, il est gris".
Et la grisaille sied si bien à la perfide Albion.
P.S Merci pour le "De la destruction du savoir en temps de paix" mais je l'ai déjà, voyez, je ne manque pas "de frotter ma cervelle à celle d'autrui"
Ecrit par : Guillaume | 10 juin 2007
d'autres fois
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
Un romancier noir islandais, avec un héros désabusé, cabossé, flic fatigué, en proie à des problèmes familiaux excessifs (c’est le nouveau topos de la littérature policière), dans un pays de brumes et de cauchemars — plus fort, dans le même genre, que Hening Mankell, son homologue suédois…
Chic ! Je suis enfin à la mode !
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
"Etait-ce lire ? Non, c'était mourir d'extase". C'est cela que nous devons faire passer en classe — la tentation de l'extase.
Ca m'est arrivé au moins une fois...avec un Borgès.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
- Carlos Ruiz Zafon, « l’Ombre du vent » — un pur chef d’œuvre de littérature noire, dans la lignée hispanisante (pardon : catalanisante) du « Tableau du maître flamand », de Perez Riverte (incontournable, mais déjà lu et relu mille fois, j’imagine…)
Oui remarquable le "Tableau du maître flamand". Si vous aimez Dumas, Zevaco..., vous ne pouvez qu'aimer Reverte.
J'ai un faible pour les romans policiers... Quelques noms au hasard sur mes rayonages : Anne Perry, Patricia Wentworth, Paul Halter, Guillaume Prévost ("L'assassin et le prophète"), Jacques Neirinck (la trilogie : "Le manuscrit du saint sépulcre", "La révélation de l'ange" et "la prophétie du Vatican")...et bien sûr Mary Higgins Clark et Patricia MacDonald (pourquoi bouder un plaisir parfois facile ?)
Paul Halter ("Le roi du désordre", particulièrement avec son ambiance de Noël anglais à la Dickens et le "modus operandi" du crime sur le lac glacé, "La quatrième porte"...) est un jeune écrivain alsacien bourré de talent dans la lignée de John Dickson Carr : "Trois cercueils se refermeront" et "La chambre ardente"...
Je l'avais oublié, celui-là, c'est "l'empereur", comme lady Christie est l'impératrice du noir royaume...Je me souviens encore du frisson d'horreur délicieux qui me parcourut l'échine en lisant les dernières lignes du "Meurtre de Roger Akroyd". et en comprenant que...
...S.A. Steeman...Et Chesterton avec sa série des "Father Brown".
Je mets sir Arthur Conan Doyle hors catégorie, tout à fait au-dessus du panier.
Ce que je préfère par dessus tout, c'est le "crime impossible" aux apparences fantastiques genre "meurtre en chambre close", mais qui relève d'une explication totalement rationnelle.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Question au maître de céans : si on envoie un manuscrit chez Balland, on se recommande de vous, naturellement ?
Ecrit par : FGuichard | 09 juin 2007
Je vais envoyer les miens. JPB, je trouve que vous vivez dangereusement.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
"La France serait donc la Terre Promise, l'Eden de l'Europe* = * Pourtant les chiffres sont cruels."
...croit savoir Guillaume !
La France se classe au 2° rang des pays développés pour les investissements directs étrangers. Je tiens la statistique d'un rapport très officiel de Mme Clara Gaymard, épouse d'un ex-ministre (du logement ?), sur "L'attractivité de la France".
"Le rang de la France s’est également amélioré en ce qui concerne l’attractivité fiscale pour les cadres étrangers de haut niveau qui bénéficient à la fois de la baisse générale des taux du barème de l’impôt sur le revenu et du nouveau régime d’imposition institué en faveur des salariés impatriés (deux indicateurs fiscaux)"... nous dit le même rapport. Cela explique aussi l'arrivée de quelques cadres sup britanniques, ceux qui prennent leur ticket retour sans doute.
Le problème avec le libéralisme c'est qu'il avance en partie masqué et prend souvent un malin plaisir à piétiner ses propres sectateurs. Vous avez raison Guillaume, le monde est gris !
Ecrit par : victor | 10 juin 2007
J'ai réservé "Les 2 étendards" de Rebatet suite à une visite du blog de Pierre Assouline. Le livre vient d'être réédité chez Gallimard. Assouline en parle comme d'un chef d'oeuvre.
Oui, hélàs...Vous savez, je pense, qui est Lucien Rebatet.
Georges Steiner en parle aussi comme d'un chef d'oeuvre et il chercha et réussit à rencontrer l'auteur, antisémite et pro allemand.
On peut lire l'évocation autobiographique de cette rencontre dans un chapitre du "Cahier de l'Herne" consacré à Steiner. Je n'ai pas besoin de vous rappeler, je pense qu'une partie de la famille de Steiner avait disparu dans les camps.
On admire le courage et le probité intellectuelle de Steiner faisant l'éloge des "Deux étendards" dans l'ambiance d'ostracisme (justifiée) de l'après guerre.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Amusant le fait d'évoquer Tatcher pour voir aussitôt les vieux réflexes binaires ressurgir. Comme disait Mitterrand (oups! faire à attention à l'orthographe, ses derniers grognards veillent), le monde n'est ni blanc, ni noir, il est gris".
Et la grisaille sied si bien à la perfide Albion.
Ecrit par : Guillaume | 10 juin 2007
Thatcher, Guillaume, Thatcher! Et je suis un de ses grognards qu'un de ceux de tonton, ( comme vous auriez pu lire, si vous n'y aviez pas ajouté votre sens, ce que j'ai écrit sur Mitterrand: "quoiqu'on puisse en penser"). C'est vous qui êtes très binaire, finalement. Mais je n'en suis pas autrement surpris.
Ecrit par : christophe sibille | 10 juin 2007
Pathétique le roquet qui traînaille derrière mes contradicteurs à la recherche de quelque os à ronger.
Ecrit par : Guillaume | 10 juin 2007
"mes contradicteurs"
Ecrit par : Guillaume | 10 juin 2007
Vous progressez dans l'humour, Guillaume!
Ecrit par : christophe sibille | 10 juin 2007
Non, j'ai mieux : "Souvenirs d'un pas grand-chose" et "Journal d'un vieux dégueulasse", de Bukowski. C'est du biographique et l'auteur fumera et picolera pour votre fils.
Ecrit par : Kapellmeister | 09 juin 2007
C'est lu depuis belle lurette!
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
Moi, cet été, vu que je ne prends pas de vacances et que je suis claquée, je vais lire des collections Harlequin, c'est plein de belles histoires de monsieurs très riches et très beaux qui épousent des ratées. Ça prend pas la tête.
ou peut-être selon comment tourne le vent, Kafka et des films d'Hitchcock.
quoique, Souvenirs d'un pas grand chose/ L'Homme sans qualités de Musil/ Oblomov de Gontcharov....
Le Forçat Innocent de Supervielle ou Les Amis Inconnus, du même?
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
En fait, cet été, je suis sensée lire Les Bienveillantes. Que vous en semble?
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
et Miller, à lire ou relire, c’est passé de mode ?
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
"pour Kapellmeister
Pas d’avis particulier (je ne suis pas en collège), mais celui de collègues : la bibliothécaire fait partie de ces ouvrages de jeunesse en fait destinés aux adultes. Comme ils disent, le prof se fait plaisir avec ce genre d’ouvrage mais pas l’élève qui ne voit pas l’intérêt de la démarche. Dès lors, certains conseillent de revenir aux fondamentaux (vieilles collections pour la jeunesse et abrégés). "
B.
Merci. Je prends note. Je vais ressentir encore moins de culpabilité à m'en tenir aux classiques. Au sujet des "lectures pour jeunes", quelqu'un aurait-il lu "Des Fleurs pour Algernon" de Keyes et l'aurait-il "testé" sur des élèves ? J'ai commencé le livre et j'aimerais avoir un avis.
"Pour les albums : je voulais dire ne pensez-vous pas qu’ils ont tendance, actuellement, à prendre trop de place dans les démarches pédagogiques au détriment d’autres œuvres (celles que vous citez par exemple) ?"
B.
Je n'enseigne que depuis cinq ans et je n'ai connu qu'un collège en tant que titulaire, je ne pense donc pas avoir l'expérience nécessaire pour vous donner une réponse satisfaisante. Je peux simplement vous parler de ce qui se fait dans mon collège. Je n'utilise pas moi-même d'albums, et je ne crois pas que mes collègues en utilisent, mais pour certains, c'est sans doute plus un problème de fonds "littéraire" (nous n'avons pas d'albums en séries). Je crois savoir que la plupart de mes collègues font une étude sur la BD, à partir de planches. Je n'en vois pas l'utilité. Je pense que c'est céder à une certaine démagogie : on choisit un support non pour sa qualité mais parce qu'on s'imagine que les élèves vont y être spontanément réceptifs sous prétexte que ce support appartiendrait à leur univers culturel. C'est une double erreur selon moi.
Tout d'abord, on ne choisit pas un objet d'étude pour faire plaisir aux élèves, mais pour sa qualité et pour enrichir leur culture (et celle de mes élèves est d'une maigreur effrayante). Ensuite, les planches proposées par les enseignants n'intéressent généralement pas les élèves. En effet, la plupart du temps, le enseignants utilisent des classiques de la bande dessinée : Tintin, Spirou, Calvin et Hobbes... Or, ces BD (de très grande qualité, je le reconnais) ne font pas partie de l'univers de nos élèves (pas de celui des miens, en tout cas). Mes élèves ne lisent que des mangas (très, très bas de gamme), Titeuf (belle couillonnerie, ça) et autres bouses. Ils ne connaissent pas Calvin et Hobbes et, pour eux, Tintin, c'est le summum du ringard (et il y a trop de mots à lire). J'ai encore pu le vérifier récemment quand notre doc (complètement déprimée par le manque de curiosité des élèves) a commandé, sur mes conseils, plusieurs BD de très grande qualité : "De Cape et de Crocs" (BD d'un très haut niveau littéraire, aux dessins magnifiques, pleine d'humour), Calvin et Hobbes et l'adaptation en BD par Michel Plessix du classique anglais "Le Vent dans le Saules" (d'une beauté incroyable, je recommande ces volumes à tous ceux qui ont de jeunes enfants qui commencent à lire, et pensez aussi à acheter le livre, dans ce cas-là)... Les élèves les ont à peine regardées. En revanche, ils se sont précipités sur les mangas bas de gamme que notre documentaliste a commandés récemment (vu que Mac Orlan, London, Stevenson, Potok Zweig etc. ne partent pas et que la BD de qualité, c'est pas la peine, elle a décidé d'être démago, pour une fois). Je crois que ma collègue était encore plus désespérée quand elle a vu que ça marchait. C'est la grosse déprime.
Quoi qu'il en soit, je pense que l'utilisation d'illustrés en classe devrait se limiter au petites classes de primaire. Elle ne devrait pas avoir sa place dans les classes de collège, pas plus que les BD. Nos élèves ne lisent rien (ceux de mon collège , en tout cas, mais j'enseigne dans une zone culturellement sinistrée), je ne suis même pas sûre qu'ils lisent tous les textes des BD qu'ils empruntent. Dès qu'on leur donne à lire un texte qui fait plus de 40 pages et qui est un peu littéraire, c'est la croix et la bannière, autant pour ceux qui prétendent à aller au lycée que pour les futurs CAP. Si nous, nous ne nous efforçons pas, autant que possible, de les faire lire, qui le fera ? Et comment feront ceux qui arriveront au lycée en n'ayant jamais eu le courage de finir "Boule de Suif" ou "Antigone" et à qui on demandera, en première, de lire "Les Confessions" ?
Voilà mon avis, B. A quels niveaux enseignez-vous et que pensez-vous vous-même des "supports de lecture" (comme on dit si bien désormais) utilisés à l'école ?
Je remercie aussi outis et tous les autres pour les conseils sur Pamuk. Je vais acheter "Neige".
A toto : Mon cher toto, je ne sais absolument pas pourquoi mes liens fonctionnent. Je me contente de les copier et de les coller. J'ai cependant cru constater que c'étaient généralement les liens vers Le Monde qui causaient des difficultés.
A Robin : Vous qui êtes un amateur de romans policiers et de thrillers, avez-vous lu "Le Maître des Illusions" de Donna Tartt ? J'avais dévoré ce livre , il y a quelques années, alors que j'étais une jeune étudiante en lettres classiques (j'ai réussi à le faire lire à l'un de mes 3e latinistes qui l'a adoré : victoire !). Je suis d'ailleurs étonnée qu'il n'ait jamais été adapté au cinéma : c'est typiquement le genre d'histoire dont les producteurs hollywoodiens sont friands.
http://www.amazon.fr/Ma%C3%AEtre-illusions-Donna-Tartt/dp/2266125338/ref=pd_bowtega_1/402-2439094-1792113?ie=UTF8&s=books&qid=1181472906&sr=1-1
Ecrit par : Kap | 10 juin 2007
"Et je suis ne suis pas plus un de ses grognards", evidemment!
Ecrit par : christophe sibille | 10 juin 2007
Ecrit par : christophe sibille | 10 juin 2007
Mais si, mais si , les chiffres sont cruels :
Je cite :
Pour une population comparable, la France compte désormais un million d'entreprises non agricoles en moins que le Royaume Uni (3,4 millions contre 2.4 millions) ce qui explique en large partie le contraste des marchés du travail (taux d'emploi de 72% et chômage à 4,9 % au Royaume-Uni, de 58% et de 9,3 % en France).
Le PIB de la France qui était de 25% supérieur à celui du Royaume dans les années 70 est désormais inférieur de 9 % (1520 milliards d'euros contre 1659 en 2002).
La France se classe en 2001 au 10e rang de l'Union, au 19e rang de l'OCDE pour le PIB par habitant (alors que le Royaume est le 3ème des sept grands), au 17e rang du PNUD pour le développement humain (alors qu'elle occupait la deuxième place au début des années 1990.
La croissance moyenne depuis 1990 ressortit à 1,8 %, soit le 25e rand sur les trente pays que compte l'OCDE dont l'activité a progressé de 2,8 % en moyenne.
Taux d'emploi marchand : 48 % contre 55 % au R.U
Taux de chômage des jeunes en France : 26 %
Taux de pauvreté en France : 17 %
Mais nous avons des services publics efficaces :
L'Education nationale (personne ne rit) Voir les classements internationaux
Les Chemins de fer (on se moque du rail anglais tout en oubliant les dettes abyssales de RFF qui s'élevaient fin 2002 à 50 milliards d’euros).
Etc.
Le monde est gris...Je ne suis pas un admirateur transi de la Dame de Fer, traitez-moi d'ultra-libéral si cela vous amuse. Le texte de Boizard me semblait intéressant à plus d'un titre.
Le chapitre sur l'éducation confirme la main-mise de la haute administration sur les décisions ainsi que la capitulation des politiques. Nous sommes revenus au temps des Maires du Palais, aux historiens du futur de définir qui de nos présidents fut le premier roi fainéant.
Ecrit par : Guillaume | 10 juin 2007
"traitez-moi d'ultra-libéral si cela vous amuse".
Ecrit par : Guillaume | 10 juin 2007
Je ne pense pas que ça amuse qui que ce soit! On peut, si on admet comme vous le dites que tout est gris, prendre cependant conscience du fait que tout n'est pas idyllique ici sans prendre pour modèle une idéologie largement plus détestable que celle que vous stigmatisez.
Ecrit par : christophe sibille | 10 juin 2007
Kap. Pour le lycée, une des pratiques courantes est de confronter un texte littéraire et son adaptation en BD (par exemple Maupassant). Sur une heure, quand il s’agit de mettre en lumière l’implicite, le tempo etc, cela peut sembler pertinent.
Sinon, il paraît qu’en collège, la récente adaptation de la « Recherche » en BD, au demeurant un bien bel album, marche très bien. Là encore, problème : Proust en BD est-ce démago ou mieux que rien ?
Pour le reste, du côté de la « pédagogie par l’image » quelques supports et quelques séquences dans le bouquin de J-L Dufays « Pour une lect. littéraire » : en gros, se servir de supports visuels pour faire appréhender l’implicite culturel/les clichés littéraires. Par exemple, la femme/rose, le carpe diem en poésie etc.
Cela reste utile. Les élèves ne sont pas tous sans culture. Ils ont une connaissance de certains clichés littéraires (via la forme dégradée de la culture populaire) mais ils ne parviennent pas à les mobiliser devant un texte littéraire. Alors, le grand truc de Dufays (son dada c’est le stéréotype dans les théories de la lecture) c’est de se servir de ce genre de support pour faire émerger ces connaissances.
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
quoique, Souvenirs d'un pas grand chose/ L'Homme sans qualités de Musil/ Oblomov de Gontcharov....
Le Forçat Innocent de Supervielle ou Les Amis Inconnus, du même?
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
L'Homme sans qualités...j'ai très envie depuis dix ans de relire cet épais roman. Dobolino, je vous conseille de vous procurer "l'Oblomov" en bilingue dans une traduction commentée de Joëlle Dublanchet.
Ecrit par : buntovchik | 10 juin 2007
"J'ai cependant cru constater que c'étaient généralement les liens vers Le Monde qui causaient des difficultés."
Okidoki, merci Kap. ;)
Ecrit par : toto | 10 juin 2007
Dobolino, vous êtes d'une part une personne sensée, et d'autre part censée lire Les Bienveillantes, non?
Ecrit par : XXX | 10 juin 2007
Sinon, il paraît qu’en collège, la récente adaptation de la « Recherche » en BD, au demeurant un bien bel album, marche très bien. Là encore, problème : Proust en BD est-ce démago ou mieux que rien ?
Une bande dessinée remarquable parue chez Delcourt, adaptation : Stanilas Brézet et Stéphane Heuet, dessins et couleurs de Stéphane Heuet.
Mon amie Nicole Dauxin, professeur agrégée de Lettres classiques à Aix-en-Provence, y a collaboré.
Une "amoureuse" (pas "spécialiste", c'est beaucoup mieux que ça) de l'oeuvre de Proust qu'elle connaît pratiquement par coeur et les auteurs ont eu la délicatesse de la remercier en faisant bien ressortir son nom.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
PS. Pendariès, vous n'avez pas le droit de refuser une femme libérée à la mode islamiste à un examen. Un lycée, lors d'un examen, cesse d'être un établissement scolaire et devient espace public. J'ai expliqué tout ça dans Une école sous influence…
Ecrit par : brighelli | 09 juin 2007
Je n'ai pas refusé à la candidate de passer son oral; je lui ai seulement demandé de se dévoiler devant moi fonctionnaire de l'Etat; ce qu'elle a fait. Si elle avait refusé, j'aurais demandé à une/un collègue de prendre la candidate à ma place (il y aurait eu problème, car tous les enseignants ont dit que c'était scandaleux d'accepter une femme voilée lors d'un examen). Je ne peux pas aller contre mes convictions républicaines: je n'aurais pas pu garder mon sang froid pour la noter.
Ecrit par : Pendariès | 10 juin 2007
ca fait beaucoup de "demandé" dans mon message...
Ecrit par : Pendariès | 10 juin 2007
"Les Bienveillantes", franchement, on peut s'en passer.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 juin 2007
Appâter les élèves par la "modernité" de Proust (et d'Alain Fournier) ; Exemple :
"Et comme un aviateur qui a jusque-là péniblement roulé à terre, "décollant" brusquement, je m'élevais lentement vers les hauteurs silencieuses du souvenir."
C'est ce qui s'appelle, dans un certain sens "s'envoyer en l'air" !
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
"je vous demande de bien vouloir excuser mon retard dû à la longueur du dialogue que je viens d'avoir avec Monsieur Poutine" (Nicolaï Sarkozi)
Si quelqu'un ici cherche des références de bonnes Vodka, hic, pas de problème...hic.
(Visiblement le président de la République, hic, française était bien ivre lors de sa conférence, hic, de presse, au G8. Ca me le rend tout à coup sympa-t-hic!)
Ecrit par : buntovchik | 10 juin 2007
oui mais on trouve déjà chez Baudelaire
« Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain. »
il n’y a pas le plongeur chez Proust aussi ?
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3220,36-921248@51-912509,0.html
J'espère au moins que c'était du vin français!!!
Ecrit par : Pendariès | 10 juin 2007
Dobolino, vous êtes d'une part une personne sensée, et d'autre part censée lire Les Bienveillantes, non?
Ecrit par : XXX | 10 juin 2007
C'est crade de se moquer de quelqu'un qui est très fatigué à force de travailler plus pour gagner plus. Je ne suis pas censée être sensée, je suis réputée insensée et je vous em...
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
L'Homme sans qualités...j'ai très envie depuis dix ans de relire cet épais roman. Dobolino, je vous conseille de vous procurer "l'Oblomov" en bilingue dans une traduction commentée de Joëlle Dublanchet.
Ecrit par : buntovchik | 10 juin 2007
Le problème que pose la lecture de l'Homme sans qualité est le suivant: la traduction est réputée infaisable dixit un bon et compétent germaniste ce qui fait que si l'on maîtrise mal ou pas du tout l'allemand, comme moi-même, le livre est extrêmement pénible à lire. Le germaniste en question a salué mon courage pour l'avoir lu en traduction. Il a aussi salué le courage de celui qui avait tenté cette traduction somme toute aussi honorable que possible.
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
traduction de Philippe Jacottet quand même mais il est regrettable que nous ne puissions bénéficier de celle bien meilleure d'XXX, génie méconnu.
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
Le lien avec "le monde" ne marche apparemment pas...
Mais Sarko n'aime pas le vin, paraît-il... A moins qu'on ait effectivement subrepticement remplacé son verre d'eau par de la Vodka?
Ecrit par : christophe sibille | 10 juin 2007
"Les Bienveillantes", franchement, on peut s'en passer.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 juin 2007
Ouais? Ah, ben, ça m'arrange. J'alternerai donc Harlequin et SAS...
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
des mangas au collège (même si tous ne sont pas mauvais)? Que voulez-vous ? Il y a parfois des consoles.
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
Le lien avec "le monde" ne marche apparemment pas...
Mais Sarko n'aime pas le vin, paraît-il... A moins qu'on ait effectivement subrepticement remplacé son verre d'eau par de la Vodka?
Ecrit par : christophe sibille | 10 juin 2007
Il faut juste taper www.lemonde.fr et chercher l'article: "La vidéo controversée de Nicolas Sarkozy" et on se marre bien; surtout, à mon avis, avec les toutes dernières secondes du reportage...
Ecrit par : Pendariès | 10 juin 2007
À vous désormais de compléter cette liste squelettique. J’attends vos suggestions tout aussi partisanes que les miennes — et si d’autres titres me reviennent en mémoire, je les ajouterai, l’air de rien, avec la mauvaise foi qui me caractérise…
Jean Paul Brighelli 10 Juin 2007
Cette liste "squelettique" de romans m'inspire beaucoup en ce qui me concerne. Je note tout de même qu'il n'y a de bonne littérature... qu'étrangère!
Je ne sais si d'autres grands lecteurs ne sont pas comme moi pris de vertige à l'idée qu'il faudrait plusieurs vies pour lire les bons livres traduits qui se publient en France. (Je ne sais si dans d'autres pays les maisons d'édition accomplissent le même effort pour faire connaître la littérature mondiale).
Personnellement j'ai pris le parti après avoir exploré la littérature anglo-américaine (Faulkner me procure toujours un énorme plaisir), allemande, autrichienne, japonnaise, chinoise, turque, portugaise...de goûter dans le texte la littérature russe. (Cette littérature bénéficie en France d'excellents traducteurs). J'ai conscience se faisant de restreindre mon champ d'exploration...
Ecrit par : buntovchik | 10 juin 2007
les images du reportage sur Daily motion
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkosy%2Bpoutine/video/x282ny_babaeaurhum
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
En fait, cet été, je suis sensée lire Les Bienveillantes. Que vous en semble?
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
Bon, JPB a déjà répondu et contrairement à xxx, je pense que "sensée" est en l'occurrence un freudian slip parfaitement adapté au contexte, qui augure que vous partagerez son opinion ...et la mienne, mais ne vous inquiétez pas, une fois n'est pas coutume.
Ce livre peut plaire, comme à mon mari qui me l'a passé en me disant que c'est "un chef d'oeuvre absolu" et l'a lu d'une traite.Pendant 8 jours il n'était pas "parlable". Il a dû adhérer au procédé du bouquin. Moi, pas. Il m'est tombé des mains vers la page 350...quand j'en ai eu soupé des fantasmes ( et des dégueulis) du gugusse amoureux de sa soeur à s'en rendre malade (et qui se venge de ce mauvais sort sur les petits garçons) et surtout des dialogues et digressions philosophico- musicoligico-historico-psycholo-psychanali--chiants. Si la plume est parfois admirable et la documentation encyclopédique, le fond de l'encrier m'a souvent agacée et rasée. Quand je commence à parcourir dix pages en diagonales, je ne continue pas surtout s'il en reste encore le double à lire.
1000 pages pour nous raconter qu'on peut être un bourreau sans la moindre sensibilité pour ses victimes et aimer la littérature et la musique, c'est pas mon truc et il me semble que cela a dejà été fait ...et en plus court.
Ecrit par : Cadichon | 10 juin 2007
Histoire de rire jaune en ce beau dimanche:
encore mieux que sur le site du monde, Eltsine va se retourner dans sa tombe d'être ainsi concurrencé...
http://img.youtube.com/vi/I4u3449L5VI/2.jpg
Bonne fin de journée à tous....
:);)
Bonjour particulier à Dobolino et par la même occasion à Catmano qui se fait rare ces derniers temps
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 juin 2007
version longue :
http://www.youtube.com/watch?v=haFdXeEPBcU
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
Excusez-moi erreur de manip
un lien qui devrait fonctionner...
http://www.youtube.com/watch?v=AfO7-PeRne0&mode=related&search=
extrait de la télé belge encore plus drôle que la version longue
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 juin 2007
Bonjour particulier à Dobolino et par la même occasion à Catmano qui se fait rare ces derniers temps
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 juin 2007
Je suis là, je suis là. Je lis et je m'instruis.Bonjour Patricia.
Ecrit par : catmano | 10 juin 2007
A propos de Nicolas Sarkozy et de sa conférence de presse sur "l'eau ferrugineuse" au G7 :
Un gars qui prend une bonne cuite avec un copain (oui, je sais Poutine, mais bon...) alors qu'il sait qu'il ne tient pas l'alcool ne peut pas être tout à fait mauvais. Oui, ça le rend plutôt sympathique...Pas si "calculateur" que ça finalement.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Enfin, pourquoi pas. C’est l’usage non en Russie de sceller un accord avec un verre ? Et là, il y a eu tellement d’accords : sur « la journaliste »[sic] gloups les missiles gloups que…enfin vous comprenez bien.
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
Bon, JPB a déjà répondu et contrairement à xxx, je pense que "sensée" est en l'occurrence un freudian slip parfaitement adapté au contexte, qui augure que vous partagerez son opinion ...et la mienne, mais ne vous inquiétez pas, une fois n'est pas coutume.
Ecrit par : Cadichon | 10 juin 2007
Non! Ça n'ira pas alors, Cadichon! Je crois que je vais lire Le livre Noir de la psychanalyse...
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
"L'homme sans qualité" le livre le plus monstrueusement intelligent que j'aie lu (il faudra bien un jour que j'aborde la face nord (je veux dire le Tome II) et ne tirez pas sur Philippe Jacotet ! On fait ce qu'on peut et il n'est pas si mauvais comme "sherpa".
Commencez donc par "Les désarrois de l'élève Toërless"; c'est de la "montagne à vaches" à côté.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Oui, et comme le signalent certains internautes on pourra toujours invoquer une nouvelle migraine.
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
1000 pages pour nous raconter qu'on peut être un bourreau sans la moindre sensibilité pour ses victimes et aimer la littérature et la musique, c'est pas mon truc et il me semble que cela a dejà été fait ...et en plus court.
Ecrit par : Cadichon | 10 juin 2007
A ce ompte là, je préfère re-visionner Portier de Nuit.
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
"L'homme sans qualité" le livre le plus monstrueusement intelligent que j'aie lu (il faudra bien un jour que j'aborde la face nord (je veux dire le Tome II) et ne tirez pas sur Philippe Jacotet ! On fait ce qu'on peut et il n'est pas si mauvais comme "sherpa".
Commencez donc par "Les désarrois de l'élève Toërless"; c'est de la "montagne à vaches" à côté.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Attention, relisez ce que j'ai écrit! loin de moi l'idée de tirer sur Jacotet, ni moi, ni le germaniste qui salue bien bas son exploit...
Quand à l'élève Toërless, il fut le compagnon, avec d'autres, de mes seize ans.
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
Sans que je sache pourquoi, par association d’idées, Musil me fait songer à relire « roman avec cocaïne » de Aguéev.
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
Peut-être est-ce à cause de G8 avec Vodka.
Robin vous retardez avec G7.
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
Quand à l'élève Toërless, il fut le compagnon, avec d'autres, de mes seize ans.
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
Il le fut encore longtemps après avec Stefan Zweig, La Marche de Radetzky de Roth. C'était à l'époque où j'avais encore une cervelle.
Vous connaissez l'adage: "les hommes ont un cerveau et les femmes ont une cervelle".
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007
Retrouvé dans le bouquin de Littell(en vérifiant le nombre de pages, car je savais que 1000 c'était un peu trop: il n'y en a QUE 907) une photocopie d'un article du Fig-lit du 13/10/2006 de J-J Ceccarini) qui souligne un désir de remonter aux racines du mal, "hanté par la mémoire", selon un de ses copains de baroud, et un autre lie son engagement dans les ONG à sa "fascination dans les situations de conflit, en Bosnie, en Tchéchénie, au Caucase. Quelquechose de fort semblait le toucher directement, plus que la compassion ou l'humanité. Quelque chose de plus profond".
Donc à lire si l'on aime le genre, l'auto- analyse d'un auteur dans le "panthéon littéraire [duquel] se détachent Bataille, Genet, Sade et Blanchot...et "qui ne goûte guère la littérature américaine". ( Sic)
A chacun sa tasse de thé.
Ecrit par : Cadichon | 10 juin 2007
Stefan Zweig..."Vingt-quatre heures de la vie d'une femme", "La pitié dangereuse", "Amok", "Le joueur d'échecs", "La confusion des sentiments" ("le livre le plus puissant, le plus tragique, le plus humain que Zweig ait écrit selon Romain Rolland) et ses merveilleuses biographies sur Freud, Marie-Antoinette, Fouché...la fièvre à l'état pur et comme le dit si bien JPB..."la tentation parfois de mourir d'extase, sans savoir comment ni pourquoi".
Lettre d'adieu de Stefan Zweig :
"Avant de quitter la vie de ma propre volonté et avec ma lucidité, j'éprouve le besoin de remplir un dernier devoir : adresser de profonds remerciements au Brésil, ce merveilleux pays qui m'a procuré, ainsi qu'à mon travail, un repos si amical et si hospitalier. De jour en jour, j'ai appris à l'aimer davantage et nulle part ailleurs je n'aurais préféré édifier une nouvelle existence, maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l'Europe, s'est détruite elle-même.
Mais à soixante ans passés il faudrait avoir des forces particulières pour recommencer sa vie de fond en comble. Et les miennes sont épuisées par les longues années d'errance. Aussi, je pense qu'il vaut mieux mettre fin à temps, et la tête haute, à une existence où le travail intellectuel a toujours été la joie la plus pure et la liberté individuelle le bien suprême de ce monde.
Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l'aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux."
Stefan Zweig, Pétropolis, 22-2-42
"Maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l'Europe, s'est détruite elle-même."
Je ne dis pas qu'il a eu raison, mais qui sommes-nous pour juger ?
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Il y a à l’époque pas mal de suicides chez les auteurs, soit pour des raisons politiques soit pour des raisons « esthétiques ». (il y a un article américain là-dessus)
Dans le genre, je préfère la fameuse réponse de R. Crevel :
« une solution ?...oui. » Glaçant comme début. Et la conclusion :
« la vie que j’accepte est le plus terrible argument contre moi-même. La mort qui plusieurs fois m’a tenté dépassait en beauté cette peur de mourir d’essence argotique et que je pourrais aussi bien appeler timide habitude. J’ai voulu ouvrir la porte et je n’ai pas osé. J’ai eu tort, je le sens, je le crois, je veux le sentir ,le croire, car ne trouvant point de solution dans la vie , en dépit de mon acharnement à chercher, aurais-je la force de tenter quelques essais si je n’entrevoyais dans le geste définitif, ultime, la solution ? »
Bon, il y a un peu de mal-être adolescent mais enfin…C’est ce qui sépare le suicide du jeune homme de celui du vieillard. Dans un cas l’un n’a pas trouvé la solution, l’autre l’a désormais perdue.
Dans l’ensemble, à la manière d’un personnage antique, le suicide, la possibilité de se suicider, peut être aussi une force.
Ps :
Tiens, on devrait de temps en temps lancer des enquêtes à la manière des surréalistes :
-le suicide est-il une solution, la rencontre capitale de votre vie à côté de : quelle méthode de lecture et quel vin pour mon repas ça serait pas mal.
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
De Robert Musil, sont à recommander ses "Considérations désobligeantes" à l'humour ravageur, sorte de carnet de croquis préparatoire, plus bref et plus abordable, à "L'homme sans qualités"...Une bonne façon d'aborder l'oeuvre.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Dans l’ensemble, à la manière d’un personnage antique, le suicide, la possibilité de se suicider, peut être aussi une force.
Oui, la "possibilité" est une force, ou plutôt un secours dans la détresse...."L'oxygène de la possibilité" dit admirablement Sören Kirkegaard...
Cioran a écrit une belle page à ce sujet pour répondre à ses détracteurs qui l'accusaient de nihilisme et d'incitation.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Quant on pense que le pauvre Crevel a mis fin à une vie et à ue intelligence magnifiques à cause du parti communiste, comme Vladimir Maïakovski, comme Sergueï Essenine... Quelle dérision.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
à cause du Parti communiste
Je vais trop vite. j'ai voulu dire des relations entre le mouvement surréaliste et le PCF.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Robin vous retardez avec G7.
Ecrit par : B. | 10 juin 2007
Il me semblait bien, en effet qu'il y avait un pollueur de plus...Et fier d'entrer dans le club.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Dans l’ensemble, à la manière d’un personnage antique, le suicide, la possibilité de se suicider, peut être aussi une force.
Oui, la "possibilité" est une force, ou plutôt un secours dans la détresse...."L'oxygène de la possibilité" dit admirablement Sören Kirkegaard...
Cioran a écrit une belle page à ce sujet pour répondre à ses détracteurs qui l'accusaient de nihilisme et d'incitation.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Robin,n'est-ce pas avant tout l'expression de notre Liberté face à l'inévitable qui nous guette tous, la liberté de choisir comment?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 juin 2007
Robin,n'est-ce pas avant tout l'expression de notre Liberté face à l'inévitable qui nous guette tous, la liberté de choisir comment?
Je ne peux pas aller jusque là, sauf, peut-être, dans des cas extrêmes.
La vie, malgré tout, c'est quand même quelque chose d'inouï...Et - on l'a déjà dit avant moi - plus on vieillit et plus on en mesure le prix.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
La vie, malgré tout, c'est quand même quelque chose d'inouï...Et - on l'a déjà dit avant moi - plus on vieillit et plus on en mesure le prix.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
et plus on en mesure l'absurdité...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 juin 2007
Cher M. Brighelli,
Je suis en train de lire votre livre "La Fabrique du crétin" et je viens de prendre connaissance d'un article décidément très énervant de Catherine Mallaval paru vendredi dans Libé ("Le bachot, c'est pas cadeau" - URL : http://www.liberation.fr/vous/259855.FR.php) commençant par cette phrase : "Que ceux qui crient au bac bradé sur l'air de «C'est insensé ce que le niveau baisse» rabattent un peu leur caquet". Cela mériterait une réponse argumentée de votre part. Je profite de ce message pour vous remercier de ce que vous faites et vous encourager à continuer... et à ne surtout pas rabattre votre caquet !
Bien à vous.
Ecrit par : Rudy | 10 juin 2007
Quant on pense ...QUAND avec un D , pas avec un T
Merci de ne pas m'avoir méchamment reproché, comme vous auriez été en droit de le faire, cette énorme faute d'orthographe !
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
"En fait, cet été, je suis sensée lire Les Bienveillantes. Que vous en semble?
Ecrit par : dobolino | 10 juin 2007 "
Comparé aux professionnels qui fréquentent ce blog, je ne suis qu'un pauvre amateur pour ce qui est de la connaissance de la littérature. Je vous donne quand même mon point de vue : le livre de Jonathan Littell est avant tout un grand travail d'historien, extrêmement dense, sur les "Einsatz gruppen", sur le nazisme, ec... De nombreuses scènes sont insoutenables.
J'ai lu divers livres sur les camps (Primo Levi, William Styron, Jorge Semprun...) et ceux-ci m'ont "pris aux tripes", si je puis dire. Rien de tel avec "Les bienveillantes", la peinture du "héros" n'est pas au niveau selon moi, peut-être aussi parce qu'il est plus facile de faire ressortir le côté pathétique quand on peint une victime qu'un bourreau. Ceci dit, le Raskolnikov de Dostoievski dans "Crime et châtiment" m'avait profondément remué...
En outre, certaines scènes paraissent n'avoir rien à y faire (vous croiserez par exemple Rebatet...). Mais le tout est élégamment écrit, ménage le suspense...
Au final, c'est quand même une lecture que je recommande chaudement.
Ecrit par : Japhet | 10 juin 2007
Arto Paasilinna, je viens juste de terminer le lièvre de Vatanen.
Ayant des lièvres familiers dans mon jardin (je les approche à 3 mètres) je confirme que les animaux peuvent s'attacher de façon extraordinaire. Nous avons eu toutes sortes d'animaux, mais le plus intelligent et affectueux a été un lapin nain, Grisou. Il faisait le tour du jardin avec nous, vivait en parfaite liberté, rentrait le soir dans l'atelier, regardait la télé sur les genoux.
Lire aussi (ou relire) le désopilant "Pourquoi j'ai mangé mon père", de Roy Lewis.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 juin 2007
Yann,
je viens de trouver dans "L'enfant de Vinci" de G. Saint Bris l'origine de l'intérêt de l'auteur pour les Gymnopédies d'Eric Satie, générique de son émission de radio nocturne et musique que vous écoutiez l'autre jour en opérant...page 138 (Livre de Poche) :
"Il régnait là (chez son oncle d'Amérique, à côté du Clos Lucé, près d' Amboise, en Touraine) une liberté de ton, d'attitudes et de conversations qui nous enchantait. L'esprit cosmopolite crépitait derrière les lucarnes. C'est de ces fenêtres ouvertes sur la respiration verte de l'été, que j'ai entendu pour la première fois(à l'âge de treize ans)la musique d'Eric Satie, les accents apaisants des Gnossiennes et la placidité liquide des Gymnopédies."
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
J'ai beaucoup aimé "Dernière valse à Vienne", de Gorge Clare, et "Lutetia", de Pierre Assouline.
Anne-Marie.
Je relirai aussi quelques nouvelles de Zweig.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 juin 2007
Robin, franchement, je n'avais pas vu que vous étiez fana de Stephan Zweig. Une des plus belles pièces que j'aie vu jouer était un monologue : Amok. Le joueur d'échecs est sublime.
Et "la peur" et tant d'autres.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 juin 2007
Les éditions Balland n'ont pas été liquidées ???
(tant mieux, mais ça m'étonne, on m'avait dit l'inverse)
Sinon Amok, c'est une nouvelle au départ : vous souvenez vous qui avait fait l'adaptation, Anne-Marie ?
Et puisqu'il y a des adeptes de Zweig ici, j'ai fait la traduction d'un inédit pour mes recherches universitaires, je vais le proposer à Balland, justement.
Ecrit par : Jeremy | 10 juin 2007
Robin, franchement, je n'avais pas vu que vous étiez fana de Stephan Zweig. Une des plus belles pièces que j'aie vu jouer était un monologue : Amok. Le joueur d'échecs est sublime.
Et "la peur" et tant d'autres.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 juin 2007
Stephan Zweig représente pour moi ce que la "mittel Europa" a produit de meilleur. "Sublime" est le mot, en effet. Je ne me lasse pas de le lire de le relire, avec Thomas Mann et Herman Hess (en français, malheureusement).
J'ai vu il n'y a pas très longtemps une belle adaptation cinématographique de "Brûlants secrets" (Un DVD emprunté à la médiathèque de notre "bonne ville", pour parler comme Louis XI).
Le passage de l'enfance à l'adolescence y est décrit de façon merveilleusement subtile avec la découverte du désir et du monde des adultes.
Le livre se termine sur le beau silence de l'enfant qui refuse de dire pourquoi il a fugué et donc d'évoquer l'adultère de sa mère.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Un inédit de Zweig, Jérémy, il faut foncer !
e suis sûr qu'il y a des milliers de lecteurs potentiels. Zweig est un des auteurs étrangers les plus lus en France, comme on peut le constater en allant faire un tour sur son site :
http://www.stefanzweig.org/
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Voici ce que j'avais écrit sur le site consacré à S.Zweig :
Oeuvres préférées : Lettre d'une inconnue- Brûlant secret - Amok ou le fou de Malaisie - La nuit fantastique - La confusion des sentiments - Le bouquiniste Mendel - Révélation inattendue d'un métier - Le chandelier enterré - Rachel contre Dieu - La pitié dangereuse - Le joueur d'échecs...
Commentaires : Merci pour ce site magnifique qui permet de découvrir ou de mieux connaître ce grand écrivain et cet homme de coeur qu'était Stefan Zweig.
Vous m'avez donné l'envie de relire des nouvelles que je n'avais pas lues depuis des années comme "La nuit fantastique" ou "La Lettre d'une inconnue". J'ai découvert avec émerveillement les contes de la tradition juive, "Le Chandelier enterré" et "Rachel contre Dieu".
Avec Zweig, on est toujours au bord des larmes.
Il est réconfortant de savoir qu'il existe de par le monde une confrérie discrète des admirateurs de ce gentleman de subtile civilisation qui rendit son billet au plus noir de la nuit.
Son oeuvre lumineuse comme les étoiles du ciel nous aide à supporter l'obscurité.
Elle demeure l'un des meilleurs antidotes contre les nouvelles formes de cette barbarie qu'il ne put supporter, et en particulier les "trémolos obscènes" de la sous-culture de masse qui nous assiège.
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Robin,
"lettre d'une inconnue" est en effet une nouvelle bouleversante , personnellement je ne peux m'empêcher de pleurer en la lisant et pourquoi s'en empêcher d'ailleurs , un ami m'a dit un jour que j'avais j'ai des yeux fait pour cela... "vingt quatre heure de la vie d'une femme "splendide aussi! tout comme "Amok" ... Zweig a assurément une place particulière dans le cœur de ceux qui l'ont lu et apprécié...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 juin 2007
j'oubliais pour les quelques cinéphiles qui hantent ce blog et apprécient le cinéma des années 40 et 50, Lettre d'une inconnue inspira le film
"Letter From an Unknown Woman" de Max Ophüls avec Joan Fontaine et Louis Jourdan.Magnifique adaptation et selon moi un des meilleurs d'Ophüls.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 juin 2007
A B. : J'avais oublié qu'il existait des BD adaptées de romans. La comparaison entre la planche et le texte peut en effet être intéressante, lorsque la BD est bien faite. J'ignorais que Maupassant existait en BD (quelle oeuvre est-ce ? "Le Horla" ?). Quoi qu'il en soit, il me semble que certains de mes collègues étudient plutôt la façon dont est composée une planche, ça n'a donc pas grand chose à voir avec le travail dont vous parliez, et ça me semble être très éloigné de ce qu'on est en droit d'attendre d'une leçon de français.
En ce qui concerne "La Recherche", je n'ai jamais lu la BD, mais certains de mes amis m'en ont dit le plus grand bien. Je signale aussi ici que certains Molière existent désormais en BD (avec texte intégral) : "L'Avare", "George Dandin". Ca pourrait être un bon moyen d'accrocher certains élèves, lesquels ont parfois bien du mal à comprendre ce qui se passe dans une pièce de théâtre (ils n'arrivent pas à visualiser la scène en esprit). C'est malheureusement beaucoup trop cher pour mon pauvre collège :
http://www.amazon.fr/LAvare-Moli%C3%A8re/dp/2749302625/ref=pd_bxgy_b_img_b/402-9614492-1978509?ie=UTF8&qid=1181508878&sr=1-5
J'informe par ailleurs les coquins qui lisent ce blog que Manara, le spécialiste de la BD érotique, a adapté (une adaptation assez éloignée de l'original, semble-t-il) "L'Ane d'or" d'Apulée : http://www.amazon.fr/M%C3%A9tamorphose-Lucius-Milo-Manara/dp/273161384X/ref=sr_1_12/402-9614492-1978509?ie=UTF8&s=books&qid=1181509077&sr=1-12
Quelqu'un aurait-il lu l'adaptation en BD de "L'Homme qui rit", d'Hugo ? Je pense la commander mais je ne suis pas sûre de la qualité.
Au sujet des "Bienveillantes", que je n'ai pas lu, que je n'avais pas franchement l'intention de lire et que j'ai encore moins envie de lire depuis que j'ai lu l'avis de Cadichon et de Japhet, saviez-vous qu'un certain Blanrue en a rédigé la violente critique : "Les Malveillantes" ?
http://www.blanrue.com/
Je ne sais pas du tout ce que ça vaut, mais peut-être cela intéressera-t-il certains d'entre vous.
Pour ma part, tant qu'à lire l'histoire d'un officier allemand homosexuel, je préfère me replonger dans "Le Coup de Grâce" de Marguerite Yourcenar. En plus, c'est court.
Ecrit par : Kap | 10 juin 2007
Je ne me lasse pas de le lire de le relire, avec Thomas Mann et Herman Hess (en français, malheureusement).
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Lu récemment, "Le loup des steppes", (Hermann Hesse), dans une nouvelle traduction, qui m'a parue excellente; mais je ne suis pas un expert!
Ecrit par : christophe sibille | 10 juin 2007
A Robin : Vous qui êtes un amateur de romans policiers et de thrillers, avez-vous lu "Le Maître des Illusions" de Donna Tartt ? J'avais dévoré ce livre , il y a quelques années, alors que j'étais une jeune étudiante en lettres classiques (j'ai réussi à le faire lire à l'un de mes 3e latinistes qui l'a adoré : victoire !). Je suis d'ailleurs étonnée qu'il n'ait jamais été adapté au cinéma : c'est typiquement le genre d'histoire dont les producteurs hollywoodiens sont friands.
Kap, je n'avais pas lu votre post. Je ne connais pas ce livre mais vous me mettez l'eau à la bouche. Je vais m'empresser de le commander chez mon libraire.
"Des fleurs pour Algernon" en collège ? Oui, je confirme que ça marche bien. ce n'est pas trop long et "l'histoire" est aussi tragique que prenante.
Vous avez aussi "La Vénus d'Ille" de Prosper Mérimée, "Le double crime de la rue Morgue", "Le scarabée d'or" et "La lettre volée" d'Edgar Poe..."L'enfant noir" de Camara Laye...La trilogie de Marcel Pagnol..."Viou" et la suite (je ne me souviens plus du titre) d'Henri Troyat (surtout avec les filles), Agatha Christie marche bien aussi ("Les dix petits nègre", "Le crime de l'Orient express", "Le meurtre de Roger Akroyd", "La maison biscornue", éventuellement "Le Vallon", qui est l'un des romans de lady Agatha les plus réussis sur le plan littéraire...Les nouvelles courtes d'Arthur Conan Doyle, comme "Le ruban moucheté" ou "La Ligue des rouquins" (il y a une édition commentée pour les scolaires)...Finalement, les élèves sont comme nous, ils apprécient les histoires "bien ficelées". Quant aux mangas, ça n'a rien à faire, à mon avis dans un CDI.
J'allais oublier Michel Tournier qui marche bien aussi, en général ("Vendredi ou la vie sauvage"). Vous pouvez essayer aussi "Le Seigneur des mouches" ou "Sa majesté des mouches" de William Golding 4ème - 3ème (il y a une adaptation cinématographique que je leur passais)
N'hésitez pas à passer outre les recommandations de nos chers inspecteurs férus de pédagogisme pour étudier des pièces de théâtre en entier (l'Avare, "Le Bourgeois gentilhomme", "Les Fourberies de Scapin" (excellente adaptation cinématographique avec Coggio, "Les Précieuses ridicules", "Le Cid"...) "Le Médecin malgré lui"...)
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Il faut sauver la filière L - Un article dans le Libé du jour.
Lycéen littéraire, une espèce en voie d'extinction
Autrefois voie royale, la filière L a perdu 28 % d'élèves en quinze ans.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/260394.FR.php
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 juin 2007
Sa Majesté des Mouches
Lord of the Flies
1963 - G.-B. - Drame/Thriller/Horreur - 1h32
Réalisation : Peter Brook
Avec James Aubrey (Ralph), Tom Chapin (Jack), Hugh Edwards (Piggy), Roger Elwin (Roger), Tom Gaman (Simon)
Sortie USA: 13 Aout 1963
Le livre et le film sont un cours d'éducation civique à eux seuls sur le glissement vers la barbarie et la fragilité de la "civilisation". Ca en choque certains parce que le roman (et le film) sont le miroir de leurs propres comportements, mais tant mieux.
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
... l'adaptation en BD par Michel Plessix du classique anglais "Le Vent dans le Saules" (d'une beauté incroyable, je recommande ces volumes à tous ceux qui ont de jeunes enfants qui commencent à lire, et pensez aussi à acheter le livre, dans ce cas-là).
Tout à fait d'accord Kappelmeister !
Le Vent dans les Saules est une des plus belles histoires pour enfants mais le style est difficile pour les plus jeunes et plus âgés ils n'aiment pas trop les histoires d'animaux "humanisés". L'idéal est de la lire aux plus jeunes et de faire lire l'adaptation en BD aux plus grands.
Pour ce qui est des albums : la plupart d'entre eux sont faits pour être racontés. Il ne me parait pas très pertinent de faire travailler des CP sur des textes qui ont été écrits pour la narration, comme c'est la mode aujourd'hui.
Le bonheur avec les moins de 7 ans, c'est s'installer dans un bon canapé et de leur lire les classiques (Lobel, Steig, Janosch, Aruego...). Le meilleur moyen de donner le goût de lire.
Comme dit Robin, "Finalement, les élèves sont comme nous, ils apprécient les histoires "bien ficelées".
Lucile qui n'est pas seulement maman, mais fut aussi dans une autre vie bibliothécaire jeunesse.
Ecrit par : lucile | 11 juin 2007
Désolée KapelLmeister d'avoir mal orthographié votre pseudo !
Ecrit par : lucile | 11 juin 2007
Attention avec la 2ème partie de Viou...Il y a une scène un peu osée au début (un sacré coquin, finalement cet Henri Troyat)...La petite fille a grandi ! A éviter avec des élèves de collège, beaucoup plus prudes qu'on ne pourrait le croire ; ce n'est pas la peine non plus de s'attirer des ennuis avec certains parents.
Je le sais parce que les élèves (des 5ème) avaient aimé, surtout les filles, évidemment, le premier tome étudié en classe, avaient voulu lire le second et s'étaient fait un malin plaisir de me montrer le passage en question ; en vérité, il n'y a pas de quoi fouetter un chat, comme on dit...et comme disait la reine Victoria "Honni soit qui mal y pense".
Il serait hypocrite de nier que la découverte de l'amour et de la sexualité se fait aussi à travers la lecture. Mais franchement, "Le rouge et le noir", "Madame Bovary" ou "Les fleurs du Mal" c'est plus intéressant qu'un film pornographique.
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Attention avec la 2ème partie de Viou...Il y a une scène un peu osée au début (un sacré coquin, finalement cet Henri Troyat)...La petite fille a grandi ! A éviter avec des élèves de collège, beaucoup plus prudes qu'on ne pourrait le croire ; ce n'est pas la peine non plus de s'attirer des ennuis avec certains parents.
Je le sais parce que les élèves (des 5ème) avaient aimé, surtout les filles, évidemment, le premier tome étudié en classe, avaient voulu lire le second et s'étaient fait un malin plaisir de me montrer le passage en question ; en vérité, il n'y a pas de quoi fouetter un chat, comme on dit...et comme disait la reine Victoria "Honni soit qui mal y pense".
Il serait hypocrite de nier que la découverte de l'amour et de la sexualité se fait aussi à travers la lecture. Mais franchement, "Le rouge et le noir", "Madame Bovary" ou "Les fleurs du Mal" c'est plus intéressant qu'un film pornographique.
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Attention avec la 2ème partie de Viou...Il y a une scène un peu osée au début (un sacré coquin, finalement cet Henri Troyat)...La petite fille a grandi ! A éviter avec des élèves de collège, beaucoup plus prudes qu'on ne pourrait le croire ; ce n'est pas la peine non plus de s'attirer des ennuis avec certains parents.
Je le sais parce que les élèves (des 5ème) avaient aimé, surtout les filles, évidemment, le premier tome étudié en classe, avaient voulu lire le second et s'étaient fait un malin plaisir de me montrer le passage en question ; en vérité, il n'y a pas de quoi fouetter un chat, comme on dit...et comme disait la reine Victoria "Honni soit qui mal y pense".
Il serait hypocrite de nier que la découverte de l'amour et de la sexualité se fait aussi à travers la lecture. Mais franchement, "Le rouge et le noir", "Madame Bovary" ou "Les fleurs du Mal" c'est plus intéressant qu'un film pornographique.
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Attention avec la 2ème partie de Viou...Il y a une scène un peu osée au début (un sacré coquin, finalement cet Henri Troyat)...La petite fille a grandi ! A éviter avec des élèves de collège, beaucoup plus prudes qu'on ne pourrait le croire ; ce n'est pas la peine non plus de s'attirer des ennuis avec certains parents.
Je le sais parce que les élèves (des 5ème) avaient aimé, surtout les filles, évidemment, le premier tome étudié en classe, avaient voulu lire le second et s'étaient fait un malin plaisir de me montrer le passage en question ; en vérité, il n'y a pas de quoi fouetter un chat, comme on dit...et comme disait la reine Victoria "Honni soit qui mal y pense".
Il serait hypocrite de nier que la découverte de l'amour et de la sexualité se fait aussi à travers la lecture. Mais franchement, "Le rouge et le noir", "Madame Bovary" ou "Les fleurs du Mal" c'est plus intéressant qu'un film pornographique.
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Attention avec la 2ème partie de Viou...Il y a une scène un peu osée au début (un sacré coquin, finalement cet Henri Troyat)...La petite fille a grandi ! A éviter avec des élèves de collège, beaucoup plus prudes qu'on ne pourrait le croire ; ce n'est pas la peine non plus de s'attirer des ennuis avec certains parents.
Je le sais parce que les élèves (des 5ème) avaient aimé, surtout les filles, évidemment, le premier tome étudié en classe, avaient voulu lire le second et s'étaient fait un malin plaisir de me montrer le passage en question ; en vérité, il n'y a pas de quoi fouetter un chat, comme on dit...et comme disait la reine Victoria "Honni soit qui mal y pense".
Il serait hypocrite de nier que la découverte de l'amour et de la sexualité se fait aussi à travers la lecture. Mais franchement, "Le rouge et le noir", "Madame Bovary" ou "Les fleurs du Mal" c'est plus intéressant qu'un film pornographique.
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Attention avec la 2ème partie de Viou...Il y a une scène un peu osée au début (un sacré coquin, finalement cet Henri Troyat)...La petite fille a grandi ! A éviter avec des élèves de collège, beaucoup plus prudes qu'on ne pourrait le croire ; ce n'est pas la peine non plus de s'attirer des ennuis avec certains parents.
Je le sais parce que les élèves (des 5ème) avaient aimé, surtout les filles, évidemment, le premier tome étudié en classe, avaient voulu lire le second et s'étaient fait un malin plaisir de me montrer le passage en question ; en vérité, il n'y a pas de quoi fouetter un chat, comme on dit...et comme disait la reine Victoria "Honni soit qui mal y pense".
Il serait hypocrite de nier que la découverte de l'amour et de la sexualité se fait aussi à travers la lecture. Mais franchement, "Le rouge et le noir", "Madame Bovary" ou "Les fleurs du Mal" c'est plus intéressant qu'un film pornographique.
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Pour revenir au sujet des lectures d'été, merci pour les bonnes idées, mais en découvrant vos conseils, je me demande où sont les auteurs français ? Quels écrivains de la fin du 20e, début du 21e siècle laisseront une trace pour la postérité ?
Ecrit par : lucile | 11 juin 2007
Bonjour,
Finies les contrepèteries et la scatologie. Voici les lectures de l'été : allons nous rhabiller et retrouver d'autres sphères. J'ai pris du retard et j'ai du mal à suivre . Mais je vais relire tout ça et prendre des notes. J'ai passé le WE avec Gounod, Schubert et Schumann. ce n'était pas au point et je suis fâchée avec l'allemand. Le latin ça va mieux. Ce soir ce sera Berlioz et son Ophélie. Voilà, je me suis rendue intéressante une fois de plus. En fait, on est rudement bien à la chorale avec les amis.
Je voudrais signaler que le bronzage représente une impossibilié totale pour les "poil de carotte" qui sont tombés dans le seau du cochon et rougissent comme des écrevisses au soleil. Quand je pense qu'au 19° on méprisait les femmes dont le teint hâlé et bruni trahissait leur appartenance au milieu paysan...
Si vous le permettez, je réfute ce cliché et m'en vais sous l'ombre fraîche des cerisiers et des pommiers.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 juin 2007
Pour les auteurs jeunesse, Kapellmeister l'a relevé, les français ne sortent pas beaucoup du lot. Les derniers que j'ai lus me semblent souvent des ouvrages formatés pour répondre à des critères éditoriaux ou pour utilisation en classe. C'est souvent "politiquement" correct. Les anglo-saxons me paraissent plus inventifs.
Mais je suis sûrement partiale, je me suis rendue compte que mes livres préférés viennent d'Angleterre.
Robin, le personnage de Lady Angkatell dans le Vallon est savoureux.
Ecrit par : lucile | 11 juin 2007
UNE BONNE LECTURE AVANT LES VACANCES ou la continuité dans la lâcheté
Voici ce que l'on peut lire sur le site du Ministére:
" Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, a pris connaissance de l'avis que vient de diffuser la HALDE sur l'accompagnement ou l'encadrement des enfants à l'occasion de sorties scolaires par des mères de famille portant le foulard.
Il rappelle naturellement que le choix des parents, auxquels il est proposé d'accompagner les sorties scolaires, doit se faire sans aucune discrimination.
Xavier Darcos va demander aux recteurs de veiller à ce que les règlements types départementaux et les règlements intérieurs des écoles ne contiennent pas de clause qui interdirait, par principe, la participation de certaines catégories de personnes ou limiterait, d'une manière ou d'une autre, le pouvoir d'appréciation du directeur d'école.
Le ministre de l'éducation nationale réaffirme, à cet égard, que les maîtres et les directeurs d'école sont les mieux placés pour apprécier les conditions permettant le bon déroulement des sorties scolaires."
Plutôt que de donner des directives précises on va laisser,une nouvelle fois, les directeurs d'école se "débrouiller" et céder s'ils sont dans un secteur dominé par les fanatiques et je suis prêt à parier que tout directeur trop épris de laïcité se verra désavoué. Cela ressemble à l'attitude de N.Sarkozy pour les problèmes des handicapés : ils ont le droit d'être accueillis dans l'établissement le plus proche de leur domicile qui, bien entendu, n'aura pas les moyens humains ou matériels de les accueillir. Il ne faut pas oublier que l'on a vu à l'oeuvre Fillion et de Robien !!!
Parmi les lectures de vacances je conseillerai donc de ne pas oublier la lecture du B.O. Je suis sûr que le gouvernement mettra à profit ce temps béni de démobilisation pour aggraver les conditions de travail: bonification horaire de BTS, suppression d'option inutile comme le grec (Au secours Madame de Romilly!) Le travailler plus sera réservé à ceux qui donneront des cours de soutien en plus de leur horaire légal. Et même si ces heures sont rétribuées mieux qu'actuellement (Merci Allègre qui a réduit le montant de ces heures sup), elles ne devraient plus compter pour la retraite additionnelle. Or nous savons tous que les enseignants commençant tard à cotiser auront une retraite misérable ou devront continuer à enseigner jusqu'à 70 ans.
Enfin ce n'est pas grave puisque les enseignants qui gagnent selon M.Copé 4000€ en fin de carrière pourront transmettre à leurs enfants 150000€ sans droits de succession et ce tous les 6 ans.
L'orchestre du bal des cocus n'en est qu'à ses premières mesures !!!
Ecrit par : Ponocratès | 11 juin 2007
Chère Lucile,
Toujours à la recherche de bonees lectures pour enfants de 8 à 10 ans, je serais heureuse de profiter de votre expérience accumulée durant votre vie d'avant.
Je viens de recevoir plusieurs tomes de "La cabane Magique" de Mary Pope Osborne...
J'y ai juste jeté le coup d'oeil qui m'a permis de constater que c'est uniquement écrit au présent...
Donc, ce sera pour la quantité de lecture...
Avez-vous quelques titres pour "la qualité" , mine que j'ai déjà largement exploitée pour faire des heureux, parmi des enfants qui aiment lire et qui n'ont pas la facilité de se procurer des livres par manque de moyens matériels et financiers... (non, ce n'est pas toujours la même chose !!!)
Merci d'avance.
Ecrit par : Maminou | 11 juin 2007
Stephan Zweig représente pour moi ce que la "mittel Europa" a produit de meilleur. "Sublime" est le mot, en effet. Je ne me lasse pas de le lire de le relire, avec Thomas Mann et Herman Hess (en français, malheureusement).
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Ah! Thomas Mann, incontournable et à lire et relire.
Quant à ce cher Hermann Hesse, c'est pour moi une lecture qui doit se faire à l'adolescence, un "Bildungsroman" comme Demian est lisible dès 12/13 ans, plutôt pour les garçons. Embrayer sur Narcisse et Goldmund, Le Loup des steppes, Peter Camenzind etc...puis finaliser avec Le Jeu des Perles de Verre entre 18 et 20 ans. Inimaginable pour moi de relire Hesse à présent. Mon germaniste éducateur était furieux que je lise cet auteur "malsain" (sic!) au lieu de me consacrer à mes études!
Je relirais volontiers Missa sine Nomine de Ernst Wiechert plus à mon goût que ce que vous m'énoncez des Bienveillantes.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Bonjour Maminou,
Juste avant de partir pour remplir le réfrigérateur (on ne peut se nourrir que mots), je pense pour cette tranche d'âge à la série des Moumine le Troll par Tove Jansson (finlandaise de langue suédoise), bien sûr Roald Dahl, Charlotte Parlotte de Michael Bond. La suite, quand j'aurai un peu réfléchi et repris mes archives !
Ecrit par : lucile | 11 juin 2007
Maminou! Le Pays où l'on n'arrive jamais d'André Dhotel
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Pour revenir au sujet des lectures d'été, merci pour les bonnes idées, mais en découvrant vos conseils, je me demande où sont les auteurs français ? Quels écrivains de la fin du 20e, début du 21e siècle laisseront une trace pour la postérité ?
Ecrit par : lucile | 11 juin 2007
Il fut un été où j'ai lu tout Modiano, livre après livre
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
De Jonathan Coe, on peut conseiller aussi "Bienvenue au club", qui décrit l'itinéraire d'une bande d'ados dans les années 70 à Birmingham, avec force références musicales.
"Le cercle fermé", suite du précédent, dans lequel on retrouve nos héros 20 ans plus tard n'a pas la même tenue.
Ecrit par : Japhet | 11 juin 2007
Or nous savons tous que les enseignants commençant tard à cotiser auront une retraite misérable ou devront continuer à enseigner jusqu'à 70 ans.
Ecrit par : Ponocratès | 11 juin 2007
Mon voisin, professeur en Angleterre, n'arrive pas à prendre sa retraite: il approche des 70 ans et s'est aménagé une retraite en France quand il pourra décrocher.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Maminou! Le Pays où l'on n'arrive jamais d'André Dhotel
Dobolino
Merci, chère Dobolino, c'est commandé...
Quel privilège de pouvoir faire son marché de mots sur internet.
Ecrit par : Maminou | 11 juin 2007
On continue le marché de mots pour les enfants ?
Colette Vivier, La Maison des petits bonheurs
Kay Haugaar, La Petite fille au Kimono rouge
Rudyard Kipling, Histoires comme ça
Les livres d'Erich Kästner et d'Edith Nesbit.
Les Contes pour enfants pas sages de Prévert. Il fut un temps où on trouvait en album ses poèmes illustrés par Jacqueline Duhême, de beaux ouvrages !
Pour Modiano, je vais me lancer et il faut que j'aille faire un tour vers les auteurs allemands.
Merci à tous.
Ecrit par : lucile | 11 juin 2007
Avec des élèves de collège que j'ai essayé de faire lire, j'ai pu remarquer qu'Italo Calvino passait bien (Marcovaldo, très marrant, ou la trilogie Le vicomte pourfendu, Le baron perché, Le chevalier qui n'existait pas). J'en profite donc pour vous conseiller de ne pas oublier les auteurs italiens (Moravia, Morante, Eco, Baricco, Bassani, Soldati...).
Ecrit par : Japhet | 11 juin 2007
Et Buzzati, avec "le K", non ?
Ecrit par : Pierrot | 11 juin 2007
Tout à fait, ma liste n'était pas exhaustive.
Ecrit par : Japhet | 11 juin 2007
Pour les chtits nenfants de 12 à 99 ans
"Les mille et une nuits" c'est tip top
Sexe baston arnaque etc etc etc :)
pub: ;)
L&L GS a utilisé l'un des contes
http://www.leolea.org/mallettes-GS.htm#pays
Ecoutez comment ksè bôôôô :)
Ecrit par : toto | 11 juin 2007
"La maison des petits bonheurs"... et mon enfance remonte à la surface...
Je le relirai avant de l'offrir...
Ecrit par : Maminou | 11 juin 2007
La HALDE, ce n'est pas rien! C'est une structure lourde et solidement appuyée juridiquement. Je vois mal un ministre de l'Education aller contre ses avis!
Ecrit par : Jean | 11 juin 2007
C'est vrai Maminou, la plupart ne sont pas des nouveautés, mais j'ai un peu perdu mes repères, alors souvent il reste les classiques comme aussi Zlateh la Chèvre de Isaac B. Singer.
Et pour les ados (et leurs parents) l'Elu de Chaïm Potok, un très beau roman sur la relation père-fils (c'est bientôt la Fête des Pères)
Ecrit par : lucile | 11 juin 2007
Raphaël Confiant a beau avoir fait son Dieudonné il y a quelques mois, je n'oublie pas que j'ai apprécié ses premiers livres : Le nègre et l'amiral, L'allée des soupirs, Ravines du devant-jour, Le meurtre du Samedi-Gloria, écrits avec beaucoup d'humour et de verve, dans une langue imagée.
Son roman historique sur le colonel Louis Delgrès, L'archet du colonel, vaut le coup aussi.
Ecrit par : Japhet | 11 juin 2007
"La maison des petits bonheurs"... et mon enfance remonte à la surface...
Je le relirai avant de l'offrir...
Ecrit par : Maminou | 11 juin 2007
Moi aussi! Trop bien si c'est encore édité...
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
"L'écroulement de la baliverna " et autres contes de Dino Buzzati, quel régal !
"La bête mahouse, "Les insulaires", de Jacques Perret ou Pierre Boule, je ne sais plus.
Le film Les Insulaires avec Jacques Dufilho était à mourir de rire.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2007
J'oublie "L'oiseau rare", de Jacques Perret. Cette espèce de chiondouille, de grande gouëlle de la compassion.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2007
Désolé pour le bégaiement ; j'ai été mal "orienté" .
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Bonjour à tous,
Pour découvrir (ou faire découvrir) la littérature francophone:
- "Solibo Magnifique" de Patrick Chamoiseau
- "Gouverneurs de la Rosée" de Jacques Roumain
Bonjour Dobolino,
En première L, deux oeuvres autobiographiques m'ont particulièrement marquées autant par leur choix d'écriture que parce que le thème principal est les camps de concentration:
- "W ou le souvenir d'enfance" de George Perec
- "Si c'est un homme" de Primo Levi
Sinon je vous propose quelque chose de plus réjouissant. Afin de faire travailler votre fils à la fois sur la représentation théâtrale et les réécritures (d'autres objets d'étude), vous pouvez l'emmener voir une pièce de théâtre (mise en scène par différentes personnes si possible) puis lui faire lire d'abord l'original et ensuite les réécritures.
Ecrit par : PFC | 11 juin 2007
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkosy%2Bpoutine/video/x282ny_babaeaurhum
wwwwwwwwww@@@@@@@rrrrrrrrrrffffffff mortel :o)))))))
Il faut savoir :
1) Que le Sarko c'est plutôt un 'cycliste' .
2) C'est un jeu dans les pays de l'est de mettre les chtits jeunes par terre .
Je trouve qu'il tient plutôt bien le coup.
Merci Poutine ;)
Ecrit par : toto | 11 juin 2007
l fut un été où j'ai lu tout Modiano, livre après livre
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Bravo Dobolino ! Et dire que la chèvre du "Bêbête show" aurait souhaité que l'on supprimât le passé simple !
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Bonjour Dobolino,
En première L, deux oeuvres autobiographiques m'ont particulièrement marquées autant par leur choix d'écriture que parce que le thème principal est les camps de concentration:
- "W ou le souvenir d'enfance" de George Perec
- "Si c'est un homme" de Primo Levi
.
Ecrit par : PFC | 11 juin 2007
Les garçons, dans nos familles, ont tendance à casser le lien et, sans être négationistes, au moins "minimisateurs". J'ai une copine arménienne qui me dit la même chose des mâles de sa tribu. La mémoire semble passer par les femmes.
MàC est un cas particulier?
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Sinon je vous propose quelque chose de plus réjouissant. Afin de faire travailler votre fils à la fois sur la représentation théâtrale et les réécritures (d'autres objets d'étude), vous pouvez l'emmener voir une pièce de théâtre (mise en scène par différentes personnes si possible) puis lui faire lire d'abord l'original et ensuite les réécritures.
Ecrit par : PFC | 11 juin 2007
Le théâtre est un secteur dont je ne m'occupe pas. C'est son jardin secret, son projet. Je laisse à son metteur en scène et à son cousin comédien le soin de le conseiller.
Mère juive, OK, mais il y a des limites à ne pas dépasser!
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Les garçons, dans nos familles, ont tendance à casser le lien et, sans être négationistes, au moins "minimisateurs". J'ai une copine arménienne qui me dit la même chose des mâles de sa tribu. La mémoire semble passer par les femmes.
MàC est un cas particulier?
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Dans le même registre, Jorge Semprun a publié "Le grand voyage", "L'écriture ou la vie", "Le mort qu'il faut"...
Semprun n'étant pas juif, cela intéresserait peut-être votre fils de lire son témoignage.
Ecrit par : Japhet | 11 juin 2007
A ce sujet, un bout d'interview de Boris Cyrulnik...
"Longtemps vous avez gardé le silence sur votre propre enfance. Vos parents ont été déportés, vous avez échappé à Drancy et vous avez été sauvé par une femme, Marguerite Farge, qui, en 1997, a été distinguée parmi les justes. Pourquoi ne vouliez-vous pas en parler ?
C’était une forme de protection ou de défense et il fallait que je me rende assez fort pour en parler, ce qui peut prendre des décennies. J’avais très peur, selon l’expression, de la ramener. Mais, un jour, une patiente m’a dit que j’avais tort et m’a fait prendre conscience d’une réelle contradiction : je demandais à mes patients de vraiment me parler tout en jouant pour moi la carte de la pudeur. Quand j’ai fait remettre la médaille des Justes à cette femme, comme les organisateurs en ont fait une cérémonie très publique, j’ai admis qu’il me fallait changer d’attitude, que je ne devais pas garder une sorte de secret pour d’autres que mes proches. Maintenant, je ne cache pas que ce fut probablement là ma motivation profonde pour devenir psychiatre : la contrainte à comprendre. Pourquoi des hommes cultivés ont-ils été capables d’infliger un tel fracas ? J’étais persuadé que la psychiatrie me fournirait les réponses et me permettrait d’aider ceux ou celles qui ont subi des épreuves similaires. Le choix de l’objet de science est un aveu autobiographique. Et lorsque j’ai élargi mes préoccupations vers l’éthologie, il est certain qu’en arrière-plan je poursuivais le même but, notamment en essayant de m’interroger sur la manière dont les enfants sont les premières victimes de l’immense violence politique que nous connaissons. "
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Merci à Robin, pour tous ses conseils. J'avais bien pensé à ces oeuvres mais on persiste à me dire qu'elles sont trop difficiles. Je vais tenter "Sa Majesté des Mouches". J'adore ce livre. On verra bien ce que ça donnera.
Quant aux mangas, ma collègue doc pense elle aussi que ça n'a rien à faire dans un CDI, mais comme les élèves n'empruntent absolument rien (elle est sidérée, elle est arrivée cette année dans le collège et elle n'avait jamais vu ça : pourtant, elle en a fait, des collèges pourris !)... C'est à se tirer une balle.
B., vous êtes sérieux quand vous dites que certains collèges sont équipés en consoles de jeux ? {8!
Pour Maminou :
- Ne pas oublier "Les contes de la rue Broca" de Pierre Gripari. Je les lisais et relisais quand j'avais entre 6 et 12 ans.
-"Tistou les pouces verts", de Maurice Druon.
- "Le Livre des Merveilles", de Nat. Hawthorne : les mythes les plus célèbres de l'antiquité grecque adaptés pour la jeunesse par l'auteur de "La Lettre écarlate". A ce sujet, l'épisode de la Toison d'Or existe chez Médium , les illustrations sont de Régis Loisel, l'auteur de ces deux séries BD géniales que sont "La Quête de l'OIseau du Temps" et "Peter Pan".
http://www.amazon.fr/Toison-dor-Nathaniel-Hawthorne/dp/2211056148/ref=pd_bowtega_3/402-9614492-1978509?ie=UTF8&s=books&qid=1181563007&sr=1-3
- "Les contes et légendes de la Bible", par Michèle Kahn (Pocket Junior). Illustrations de Gustave Doré. Ca se lit comme des contes. Je conseillerais d'ailleurs toute la série des "Contes et légendes", extrêmement bien faite. J'ai récemment lu les "Récits tirés de l'histoire de Rome", afin de voir si ça pourrait convenir à mes élèves et je recommande chaudement ce volume (les "Contes et légendes des chevaliers de la Table Ronde" sont de très grande qualité eux-aussi).
- "Chantefables, Chantefleurs" de Desnos. Si vous pouvez trouver un illustré d'occasion, vous ferez le bonheur de vos petits.
- "Max et les Maximonstres", de Sendak. Génial illustré. Qu'est-ce que j'ai pu me le faire lire, et le lire et le relire moi-même ! Il existe d'ailleurs un opéra pour enfants adapté de ce récit. Il a été composé dans les années 80 par Oliver Knussen. Malheureusement (et assez logiquement), le livret est en anglais.
http://www.amazon.fr/Where-Wild-Things-Are-Fantasy/dp/B000000T67/ref=sr_1_1/402-9614492-1978509?ie=UTF8&s=music&qid=1181565233&sr=1-1
Il existe aussi une adaptation exlusivement orchestrale de l'oeuvre par Randall Woolf. Il peut être amusant de la faire écouter aux enfants pendant la lecture (la musique est d'ailleurs rigolote).
http://www.amazon.fr/Woolf-Where-Wild-Things-Are/dp/B00004WJMS/ref=sr_1_2/402-9614492-1978509?ie=UTF8&s=music&qid=1181564198&sr=1-2
Dommage qu'il ne soit pas aisé de se procurer ces disques.
J'avais utilisé le ballet de Stravinsky lors une étude du conte russe "L'Oiseau de feu", faite en 6e quand j'étais stagiaire. Ca avait très bien marché. Je tenterais bien Rimsky avec Sindbad, un de ces jours...
- Winnie l'Ourson, par A. A. Milne, si vous arrivez à le trouver en français.
- "Un conte peut en cacher un autre" de Roald Dahl, illustré par Blake. Chaudement recommandé, même si d'autres ont déjà mentionné Dahl. C'est une relecture hilarante de nos plus célèbres contes de fées : http://www.amazon.fr/Un-conte-peut-cacher-autre/dp/2070552675/ref=sr_1_11/402-9614492-1978509?ie=UTF8&s=books&qid=1181565016&sr=1-11
- "Le Jardin Secret", de Francis H. Burnett (surtout pour les filles). Vous le trouverez en Folio jeunesse.
- Les contes de Beatrix Potter (en plus, il existe une adaptation de très grande qualité en dessin animé).
- "Le Château de Hurle", de Diana Wynne Jones. Très grand roman merveilleux pour la jeunesse. Un classique. Miyazaki l'a adapté pour le cinéma ("Le Château ambulant").
- "L'Oiseau bleu", de Madame d'Aulnoy.
Par ailleurs, la Comtesse de Ségur a toujours beaucoup de succès.
Et pour les adolescents :
- "La Course du zèbre" , de Chaïm Potok. Excellent recueil de nouvelles qui devrait toucher les collégiens le plus âgés et les lycéens.
- "La Trilogie des tripodes", de John Christopher. Classique de la SF pour adolescents. Je l'avais lu avec beaucoup de plaisir, il y a quelques années, alors que vérifiais si ce roman pouvait être conseillé à mes collégiens. Un seul reproche : ce n'est pas toujours idéalement traduit.
(Et ça fait deux "Médium" de plus que je recommande. Je vais finir par me sentir mal.)
A Lucile : Ne vous inquiétez pas pour mon très long pseudo, il s'en remettra. Utilisez Kap , cela ira plus vite et sera moins périlleux à orthographier. :)
Ecrit par : Kap | 11 juin 2007
"Mère juive, OK, mais il y a des limites à ne pas dépasser!
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007 "
http://www.yazerty.net/comment-devenir-une-mere-juive-en-10-lecons
;)
Enfin j'imagine que tu le connais d'jà :)
Ecrit par : toto | 11 juin 2007
Le livre incontournable du moment: "Comment devenir pompette en une leçon", auteur W. Poutine, aux éditions de la Vodka-frappée. Envoi à domicile, discrétion assurée.Domaine du G8. Dollars acceptés.
Ecrit par : Zadig | 11 juin 2007
http://www.yazerty.net/comment-devenir-une-mere-juive-en-10-lecons
;)
Enfin j'imagine que tu le connais d'jà :)
Ecrit par : toto | 11 juin 2007
Je suis certaine que mon fils y tiendrait son rôle à ravir!
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Bonjour JEAN PAUL trés agréable de te lire pourrais tu me contacter par mail ? j´ai une proposition pour transformer ton bonnet d´âne en casque de viking ! amities . willy le fils de ...
Ecrit par : willy | 11 juin 2007
La mère : Tu as faim ?
Le fils : Non
La mère : Alors mange un gâteau !
Quel est la station de métro préférée des mères juives ?
C'est la station Monge.
Parce que : "Monge mon fils" ;)
Ecrit par : toto | 11 juin 2007
202 commentaires, de distingués russophones et anglophiles, et pas encore une fois le nom de Nabokov !
Il est temps d'y remédier.
Par esprit de contradiction, vous m'avez donné envie de relire Ada. Ou Lolita, Pnine ou Feu pâle.
Ou encore La défense Loujine, qui fait admirablement pendant avec Le joueur d'échecs de Zweig.
Pour répondre à Lucile, quels auteurs français de la fin du 20eme siècle ? Tous mes préférés sont morts depuis belle lurette. Le plus récent maccabée de mon panthéon est peut-être Joseph Delteil. Mais on ne goûte plus trop le lyrisme de nos jours.
Ah si, si j'en crois Dobolino, Magnan est toujours en vie.
Et Gabriel Matzneff, aux dernières nouvelles.
Ecrit par : yann | 11 juin 2007
Si vous aimez les histoires de mères juives :
http://neuilly2035.free.fr/blamj.htm
Exemple :
"Trois mères juives parlent de leurs fils :
La première : "Mon fils m'a offert un magnifique voyage en Floride."
La seconde : "Moi, le mien , il m'a offert un superbe manteau de fourrure!"
La troisième : "Le mien, il va trois fois par semaine chez un psychanalyste à 500 euros la séance, pour parler de moi !"
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Yann,
je viens de trouver dans "L'enfant de Vinci" de G. Saint Bris l'origine de l'intérêt de l'auteur pour les Gymnopédies d'Eric Satie, générique de son émission de radio nocturne et musique que vous écoutiez l'autre jour en opérant...
Ecrit par : Robin | 10 juin 2007
Merci d'avoir pensé à moi, Robin.
Ecrit par : yann | 11 juin 2007
Doublement merci, Robin. Le lien sur les mères juives est excellent.
Je transmets à mon épouse ...
Ecrit par : yann | 11 juin 2007
La Modestie d'Hélène Charpentier dut-elle en souffrir(j'espère qu'elle ne m'en voudra pas),pour ceux qui apprécie lire ses posts , je vous conseille en cet été de prendre quelques instant et de vous attarder dans la lecture de "Une fille de la Varoce". Certains y retrouveront les parfums de leur enfance et d'autres goûteront je pense cette onde de tendresse qui court sous sa plume...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 11 juin 2007
Ah si, si j'en crois Dobolino, Magnan est toujours en vie.
Ecrit par : yann | 11 juin 2007
Putain, je veux qu'il est encore en vie! Il est en plein boulot sur un roman fresque, de la Peste noire à nos jours. Aux dernières nouvelles, il en était à Louis XIV.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Voir à Chronique de mon travail sur:
http://www.lemda.com.fr/
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Le plus récent maccabée de mon panthéon est peut-être Joseph Delteil. Mais on ne goûte plus trop le lyrisme de nos jours.
Ecrit par : yann | 11 juin 2007
Pour moi, c'est Reiser. On a la dignité qu'on peut.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Doublement merci, Robin. Le lien sur les mères juives est excellent.
Je transmets à mon épouse ...
Ecrit par : yann | 11 juin 2007
C'est pas grave si elle n'a pas de fils! pour les filles, c'est différent.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Pour moi, c'est Reiser. On a la dignité qu'on peut.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Y'a pas de honte ! Voilà un génie absolu !
"La vie des bêtes" est une source d'inspiration de tous les instants !!
(il est cané avant ou après Delteil ?)
Ecrit par : yann | 11 juin 2007
C'est pas grave si elle n'a pas de fils! pour les filles, c'est différent.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
J'infirme ! C'est pareil.
Mais je revendique aussi le côté père juif (j'ai le fusil tout prêt sous le lit pour les garçons qui rodent autour de la maison, et les copains de mes filles sont tous prévenus que j'ai des kimonos à leur prêter si ils veulent faire leurs preuves. Non, mais !)
Ecrit par : yann | 11 juin 2007
Et bien moi, mes lectures seront on ne peut plus classiques ! Je vais me replonger dans quelques jours (après corrections de copies de l'EAF, oraux et délibérations), dans Gracq, Verlaine, Diderot, Molière et Le Roman de Renart, agrégation interne oblige. Je vais bronzer doctement ! Bonnes vacances !
Ecrit par : Rodrigue | 11 juin 2007
Moi, mon fils, il aime trop sa mère pour trouver une fille belle et sympa. il m'adit qu'au lycée elles étaient toutes moches et cons en comparaison de sa môman. c'est pas un bon fils bien élevé ça?
Quant à ma fille, j'avais prié son père de planter un cade sous la fenêtre de sa chambre quand elle était bébé. Il ne l'a pas fait! tant pis pour lui... Il serait gros maintenant.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Merci Kap, c'est vrai que je risque moins de m'emmêler les pinceaux avec ces trois lettres. Mais je trouvais que le pseudo en entier avait de la classe, c'est comme si on entendait une cantate de Bach en toile de fond !
Comme j'ai des réponses à mes questions, j'en profite : au secondaire, prenez-vous parfois le temps de lire des oeuvres à vos élèves ?
Si nous avions bien avancé le cours, notre professeur d'histoire nous faisait la lecture : l'Odyssée en 6e et Tristan et Yseult en 5e. J'en garde un très bon souvenir et le cours était calme en général !
Ecrit par : lucile | 11 juin 2007
Kap, un site répertorie toutes les adaptations de Maupassant
http://perso.orange.fr/maupassantiana/Adaptations/BandeDessinee.html
la plus utilisée, car la plus récente, est celle-ci
http://www.petitapetit.fr/maison-edition/fiche_livre.php?titre=contes-de-maupassant-en-bd&livre=120
(tout est loin d’être bon dans le bouquin )
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
en littérature de jeunesse B. Werber et ses « fourmis » ça passe non ? Et pour faire dans les ouvrages faciles beaucoup de lycéens, en lecture complémentaire, choisissent Nothomb pour le biographique. Bon, pour des lycéens pas terrible mais pour des collégiens ?
ps :
Oui, je suis sérieux Kap.
Robin, pourquoi pas un peu de W. Blake dans une ed. bilingue illustrée des dessins de l’auteur (genre corti) ?
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
En parlant de mère juive, enfin bon c'est un raccourci, qui n'a pas encore lu Le Destin de Mr Crump de Ludwig Lewisohn?
Je me suis jamais autant marrée de ma vie, mon père et ma sœur aussi. Toto, toi au moins, tu devrais le lire. Ça nous remue des vieux souvenirs et l'issue du drame est savoureuse.
Je me demande encore pourquoi mon père n'a pas agi comme Crump!
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Et, au fait, Bernanos est-il au purgatoire chez les bobos de droite? Moi, il m'éclate toujours.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Catmano, je suis certaine que Crump est chez toi, au fond de l'entassement de ta bibliothèque.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
De J. Green (qui lit encore Green ?) sur Blake :
« Enfin, Blake nous laissé un certain nombre de dessins dont nous savons qu’ils ont été faits directement d’après des visions. Blake y travaillait sans hâte et sans fièvre : on le voyait dessinant avec soin, levant les yeux de temps en temps vers un point de l’espace où d’autres ne distinguaient rien ; parfois il s’interrompait pour dire : « ah ! il est parti », et il passait à autre chose de la façon la plus naturelle »
« cependant, pauvre et mal apprécié comme il était, peut-on le plaindre ? On ne plaint pas un homme qui voit tous les jours des anges et des génies, qui leur parle, dont la maison est pleine de tout ce que le ciel et la terre ont de plus beau et de plus fort. »
et cette mort alors qu’il chante à pleine voix ce que quelqu’un lui dicte.
et de Blake : « je serais fâché d’avoir la gloire terrestre car toute gloire matérielle acquise par l’homme diminue d’autant sa gloire spirituelle. Je ne veux rien, je suis très heureux. »
Bonne question de Littérature comparée : Nabokov est-il un auteur russe ?
Personne ici n’a envie de revenir à Burroughs, Kerouac, Ginsberg, Artaud ?
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
nous a laissé
"on avait vu Blake assis à terre nu, et lisant Milton avec sa femme obéissante, nue également.
-entrez donc, avait-il dit au visiteur effaré, nous sommes seulement Adam et Eve"
"enfant, il vit un arbre chagé d'anges"
"comme il tenait un jour dans sa chambre, il pensa mourir de terreur en voyant Dieu se pencher à la fenêtre"
"il nous a confié que ,plus tard, il ne lisait pas la Bible sans qu'un ange décgu , fort savant du reste, vînt exprès de l'Enfer pour lui expliquer le divin texte. Dante et Moïse frayaient aussi avec Blake..."
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
Pas le temps de lire mais comment faites-vous?
J'ai vu qu'il y avait des blagues sur les mères juives, je vous livre celle-ci:
Une mère juive offre à son fils deux cravates, une verte et une rouge. Le lendemain, après beaucoup d'hésitations, le fils arbore la cravate verte.
La mère le regarde d'un air catastrophé et s'écrie : "Aie aie aie mon fils, je le savais, tu n'aimes pas la rouge !"
Ecrit par : Thalie | 11 juin 2007
Catmano, je suis certaine que Crump est chez toi, au fond de l'entassement de ta bibliothèque.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
J'ai déjà cherché et pas trouvé. Il n'y a pas que toi qui voudrait le relire. Et tu connais le proverbe de JL : "Il y a deux sortes d'imbéciles sur Terre : ceux qui prêtent des livres et ceux qui les rendent."
N'oublie pas que par manque de place, une partie de ma bibliothèque est délocalisée.
Et là, en plus, je viens de perdre "La Maternelle" de Léon Frapié et j'en ai besoin. Alors, je cherche.
Ecrit par : catmano | 11 juin 2007
ange déchu
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
Bonne question de Littérature comparée : Nabokov est-il un auteur russe ?
Personne ici n’a envie de revenir à Burroughs, Kerouac, Ginsberg, Artaud ?
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
Question 1: je dirais non mais bon, je ne suis pas spé
Question 2: m'inspire un titre de roman à finaliser "Une vie en un été"; ou "l'été infini"
En cas de canicule, si vous êtes en Haute Provence, je vous re-re-re-conseille ma lecture de choix "Le Hussard sur le Toit". On pense ainsi à ne jamais boire d'eau ou à toujours l'assaisonner d'antiseptique type Pastis ou à se contenter de vin bouché.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Salve les tristus ! Zêtes pathétiques avec vos goûts poussiéreux, d'éternels ados, Artaud, Bernanos, Sartre... on n'y croit pas !
Vous étonnez pas si le niveau baisse dans les zécoles...
Lisez plutôt ça et lâchez du lest !
Ecrit par : le pilier | 11 juin 2007
Bon, alors je le rachète en Phébus Libretto, un peu plus cher qu'un poche mais se délite moins vite.
C'est comme La Vieille Maitresse de Barbey d'Aurevilly que je n'ai jamais racheté alors que je l'ai prêté y'a vingt-cinq ans bien passés (hélas...) à un futur confrère qui exerce à présent je ne sais où...
Me reste Crime Passionnel du même Ludwig Lewisohn traduit par Antonin Artaud et Bernard Steele.
Vous autres qui êtes calés, dois-je écrire "rachetée" et "prêtée" parce que la vieille maitresse est une femme ou laisser au masculin parce que je parle du roman?
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Salve les tristus ! Zêtes pathétiques avec vos goûts poussiéreux, d'éternels ados, Artaud, Bernanos, Sartre... on n'y croit pas !
Vous étonnez pas si le niveau baisse dans les zécoles...
Lisez plutôt ça et lâchez du lest !
Ecrit par : le pilier | 11 juin 2007
Quel serait le dissident qui aurait recommandé Sartre? M'enfin!
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Et Kundera?
Et Kafka?
Et Achille Talon?
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Bon, pour celui qui voudrait vraiment lire tout ça tranquille sans autre visiteur que quelque sanglier égaré et assoiffé de culture, nous avons un beau jas dans la montagne avec source cachée(comme celle du Papé de Lili mais on pense à la montrer aux enfants, ça sert l'expérience des autres, des fois). Pas cher de location mais pensez à apporter vos bougies ou votre lampe à huile, ça manque de phoques, si vous voulez lire la nuit. Y'a les fauteuils (But) et la gazinière. Faut acheter la bouteille, les feux de camps sont déconseillés, c'est un coup à se retrouver en tôle.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
je viens de finir fareneight 451 et je commence le prince de machiavel .
Ecrit par : ells | 11 juin 2007
Pourquoi pathétique pilier (pour ma part j’étais talonneur puis 3e ligne à une époque où le rugby n’était pas encore médiatique et où les premières lignes étaient plutôt gras que ultra musclés) ? il y a d’autres auteurs cités je crois , et il n’est pas question de Sartre.
Paparemborde , Herrero, Taillantou , Rives( ?) ; qui a la photo où l’on voit Rives, mains sur les hanches et crâne sanglant ?
A une époque aussi où les « protections » étaient interdites. Pour tout vous dire, aujourd’hui, et je pense que vous êtes un fan récent, ce n’est pas la même chose et les joueurs actuels me font l’effet de gros bébés(très musclés certes).
Teins, puisque vous êtes calé , quel est le joueur du Creusot (je crois) qui à l’époque avait mis une trempe au champion du monde de boxe avec il s’était accroché dans un bar , à tel point qu’il n’avait pu disputer le combat suivant ? Vous voyez, ce n’était pas la même chose.
Lire ne m’ a jamais empêché d’effectuer une bonne rentrée en mêlée, bille en tête, en plein sur la tronche du talonneur en face. Il est vrai que j’ai arrêté depuis.
Maupassant lui-même ne pratiquait-il pas la soule, ancêtre du rugby ?
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
en littérature de jeunesse B. Werber et ses « fourmis » ça passe non ? Et pour faire dans les ouvrages faciles beaucoup de lycéens, en lecture complémentaire, choisissent Nothomb pour le biographique. Bon, pour des lycéens pas terrible mais pour des collégiens ?
ps :
Oui, je suis sérieux Kap.
Robin, pourquoi pas un peu de W. Blake dans une ed. bilingue illustrée des dessins de l’auteur (genre corti) ?
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
Nothomb, une de mes filles de 10 ans la trouve géniale , elle a lu tout ce qui est paru d'elle en poche car elle préfère acheter ainsi ça lui fait plus de livres...inutile de préciser qu'elle adore , et elle n'est pas un cas car elle s'amuse à en lire des extraits à ses copines qui lui en réclame à chaque fois qu'elle viennent dormir à la maison. Ma fille dit qu'elle est vraiment très drôle, décapante c'est son terme...
alors pour les collégiens ça ne doit pas être inabordable...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 11 juin 2007
Certains s’alarment de la baisse du niveau général des écoliers, prétendent que le bac n’a plus la même valeur qu’il y a trente ans. D’autres leur répondent qu’au contraire les exigences de l’institution chargée d’instruire la jeunesse augmentent de plus en plus, que les programmes d’Histoire et de géographie se sont densifiés, et que les enseignants qui officiaient il y a trente ans pestaient eux aussi contre l’orthographe désastreuse des élèves. Qui croire ? Ce que cette polémique révèle, c’est que le degré de compétence des étudiants n’a jamais été très élevé, que la médiocrité est plutôt la règle que l’exception quelle que soit l’époque.
Ecrit par : Nabu | 11 juin 2007
Bernanos, Julien Green , William Blake...Vous avez de bien belles lectures...Et en moi un ardent compagnon de route.
"La Joie" de Bernanos : J'ai pleuré comme un veau le première fois que j'ai lu ce livre...
Green, un compagnon de presque tous les instants. Il m'arrive de me demander ce qu'il aurait dit et pensé dans son Journal de tel et tel événement. Personne n'a mieux évoqué le mystère qui nous entoure et ce mystère absolu qu'est l'être humain.
Blake : qu' y a-t-il d'étonnant, je vous le demande à voir des anges sublimes ou déchus et Dieu lui-même se pencher à la fenêtre ? C'est le contraire qui est étonnant. Blake (et sa femme) n'étaient point fous, ils étaient simplement plus "réalistes".
Quelqu'un a aussi évoqué Joseph Delteil que je pensais être encore l'un des derniers à lire et à connaître. Allons tant mieux. J'ai ses oeuvres complètes chez Grasset. J'ai adoré sa Jeanne d'Arc, son saint Don Juan et son François d'Assise. C'était l'être le plus charmant, le plus instruit, le plus libre, le plus anticonformiste et le plus rigolo du monde.
Personne ne parle de Monterlant, lui aussi passé de mode et catalogué à droite. Je voulais lui écrire quand j'étais en seconde au moment où il commençait à perdre la vue. Mes parents m'en ont dissuadé. j'étais naïf à cette époque-là (en vérité, je le suis resté) "La ville dont le Prince est un enfant" est une pièce sublime, "La reine morte", "Fils de personne", "Malatesta", "Le maître de Santiago"...
Je propose d'étudier en collège, dès la 6ème, "Servitude et grandeur militaires" d'Alfred de Vigny (l'auteur de "La mort du loup". Ca les changerait de la littérature pour la jeunesse, ces petits morveux et ça leur formerait le caractère...Non mais !
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
C’était quelque chose comme « sauro « pour le joueur de rugby mais pour l’orthographe…
La légende dit aussi que Taillantou avait fait le pari de passer sa tête à travers une table en chêne massif, et il avait réussi.
Voilà Pilier je vous laisse à vos idoles actuelles.
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
Montherlant ? Tiens, en ce moment, je parcours, distraitement, « la rose des sables ». Je ne crois pas que je vais pouvoir le terminer.
Tiens, personne n’a parlé de Morand. De Fargue non plus.
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
Sinon Amok, c'est une nouvelle au départ : vous souvenez vous qui avait fait l'adaptation, Anne-Marie ?
Et puisqu'il y a des adeptes de Zweig ici, j'ai fait la traduction d'un inédit pour mes recherches universitaires, je vais le proposer à Balland, justement.
Ecrit par : Jeremy | 10 juin 2007
C'était joué par un excellent acteur, probablement adapté par lui-même.
Vous nous indiquerez si votre traduction voit le jour. Je suis preneur.
J'ai beaucoup aimé aussi Clarissa, et la Poverella.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2007
Bon, j'ai réfléchi intensément, ce qui m'arrive à temps perdu..
Cet été, nous devons tous lire Max Rouquette in extenso.
Quand Pendariès soutiendra sa thèse, nous serons tous là, avec des questions abominables et trapues, en français, occitan ou autres, au choix. Comme il saura répondre, il l'aura "Summa cum laude" avec échanges internationaux (je ne sias pas le dire en latin?) et on se cotisera pour les exemplaires supplémentaires...
Parce que, sans lui passer la brosse à reluire, franchement Max Rouquette, c'est queuque chose.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Ceci dit, j'ai une dent contre Max Rouquette parce que le renard dans le bassin, moi, j'aurais trouvé moyen de le sauver. Pauvre bête... Je ne m'en remets pas et ne m'en remettrai jamais.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Dans un tout autre registre, les libres d'Umberto Eco...je relis son désopilant "Comment "voyager avec un saumon nouveaux pastiches et postiches".
"Le nom de la rose" est certainement l'un des meilleurs romans policiers historiques jamais écrit...Et on apprend toujours plein de choses avec Umberto !
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
- Bernard Werber, "L'empire des anges".
- Marc Lévy, "Et si c'était vrai".
- Guillaume Musso (n'importe lequel).
- Amélie Nothomb ("Péplum").
- Christine Angot ("Pourquoi le Brésil...").
- Christine Orban ("la mélancolie du dimanche", ou bien "Deux fois par semaine").
Ou encore le chef d'oeuvre d'Abdennour Bidar, "Self islam" ou "pourquoi le niveau en philosophie est si bas".
Ecrit par : Nabu | 11 juin 2007
Erratum :
Dans le dernier ouvrage cité, il faut supprimer le guillemet après islam et le remplacer par une virgule.
Ecrit par : Nabu | 11 juin 2007
Les livres, pas les "libres" (los libros" ?)...Joli jeu de mot involontaire. Livre vient de "liber" qui veut dire "partie vivante de l'écorce", si je me souviens bien...mais pourquoi pas aussi de l'homographe "liber" : libre ?
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
"De J. Green (qui lit encore Green ?)"
B.
J'ai un ami de mon âge qui a lu tout Green en quelques semaines quand il avait vingt ans. Mais bon, il est homosexuel et catholique et je pense que cela explique en large partie sa grande passion.
Je vous remercie pour les liens Maupassant. Je vais voir s'il est possible de faire commander quelques volumes par le CDI.
En ce qui concerne les lectures d'été, je n'ai pas recommandé beaucoup de classiques, en dehors des classiques pour la jeunesse ; je pense que chacun a sa petite pile de classiques-pas-encore-lus qui l'attend et je préférerais éviter de la faire grimper encore, mais les réflexions faites par plusieurs commentateurs sur le manque de titres de grande qualité issus de la littérature française m'ont décidé à fouiller dans ma mémoire.
- Sarraute (Nathalie) : J'ai beau ne pas être une fana du "nouveau roman", j'ai toujours eu un faible pour Sarraute. Je ne conseillerais pas spécialement "Enfance", qui n'est pas son livre que je préfère, mais j'avoue avoir un faible pour "Martereau", ou "Les Fruits d'or".
- Philippe Muray : Son décès, l'année dernière, n'a suscité qu'un grand silence dans les médias et, pourtant, c'était probablement l'un des meilleurs écrivains français de la fin du XXe siècle. Ses ouvrages (plus à cause de la forme que du fond) m'énervaient autant qu'ils me séduisaient. J'ai particulièrement apprécié " Exorcismes Spirituels I ". Je ne suis pas aussi admirative que d'autres du "XIXe siècle à travers les âges", que je trouve souvent confus, poussif et très "éructatif" - malgré des passages brillants fort nombreux. Il paraît que son "Céline" est excellent, mais je ne l'ai pas lu. Son dernier ouvrage (je crois) était un recueil de poésie assez drôle (dans le genre ironique).
- Koltès : c'est du théâtre mais ça se lit presque comme un roman. Il y a parfois un côté adolescent rebelle attardé, dans certaines pièces, mais c'est un auteur que j'aime tout de même énormément.
- Patrick Chamoiseau, pour "Texaco". J'ai lu ce livre il y a bientôt dix ans. Il m'avait éblouie. Je reste aujourd'hui convaincue que c'est un grand roman. Je ne sais pas ce qu'en pensent ceux qui parmi vous l'ont lu.
- Duras : Elle a peut-être fini en caricature d'elle même, mais il me semble qu' "Un Barrage contre le Pacifique" ou des romans comme "Le Vice-consul" recèlent des merveilles. Je précise que je ne suis pas une fan.
- Eric Chevillard, pour les amateurs de jeux littéraires raffinés.
- J'ai lu un livre magnifique de Richard Millet : "Musique Secrète". Un ami m'a dit le plus grand bien de ses autres ouvrages.
- Louis-René Des Forêts : Je ne l'ai jamais lu mais pas mal de mes amis me disent que c'est un très grand écrivain - malheureusement totalement ignoré des médias, rajoutent-ils ensuite.
Sinon, Modiano, Le Clézio... Je ne suis pas une fan non plus mais c'est quand même pas mal, non ?
Dans la série "classiques de la littérature européenne", je me souviens avoir lu , il y a une dizaine d'années, un livre magnifique de Siegfried Lenz : "La Leçon d'allemand".
J'ai par ailleurs découvert Gustav Meyrink, auteur de langue allemande, citoyen de la Prague du début du XXe siècle, je crois, en lisant un recueil de ses nouvelles paru à la Bibliothèque de Babel l'année dernière. L'intro est de Borgès. C'est un style très étonnant, un fantastique très particulier. On pense à l'Hoffmann du "Vase d'or".
http://www.amazon.fr/Cardinal-Napellus-Gustav-Meyrink/dp/2755701021/ref=sr_1_8/402-9614492-1978509?ie=UTF8&s=books&qid=1181589512&sr=1-8
Au sujet d'Hoffmann, saviez-vous que Phébus réédite en ce moment en Libretto l'intégrale, superbement traduite, de ce dernier ?
Ecrit par : Kap | 11 juin 2007
alors pour les collégiens ça ne doit pas être inabordable...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 11 juin 2007
J'ai connu un collégien de onze ans qui lisait Kafka, mort de rire, comme Kafka l'était lui-même écrivant ses textes... Rien à voir avec l'école, le goût pour la littérature! On l'a ou on ne l'a pas et les professeurs de français n'en peuvent mais. Ils peuvent faire annoner les laborieux, c'est leur rôle principal.
Excusez, messieurs-dames, mais vous ne nous avez guère gâtés mais n'avez point réussi à nous gâter, c'est un moindre mal.
Je me souviens à quel point vous nous exécriez, nous, les matheux, les polards, qui venions pour apprendre et savions ne rien savoir, dans les années soixante-dix. Il nous fallait parler, ergoter en toute ignorance pour être bien vus et avoir votre avis "Très favorable". Souvenez-vous, ce n'est pas si loin!
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
"m'ont décidéE"
Ecrit par : Kap | 11 juin 2007
Et Debord ? Il est tard et je suis trop fatigué pour poster ici quelques extraits mais c’est sans doute l’un des meilleurs auteurs français de ces dernières décennies.
Tant pis. Quelques citations :
« Le monde n’est qu’abusion », résumait Villon en un seul octosyllabe.(C’est un octosyllabe, quoique un diplômé de ces jours-ci ne sache probablement reconnaître que six syllabes dans ce vers.) »
« A qui se fâche de ne pas comprendre toutes les allusions, ou qui même s’avoue incapable de distinguer nettement mes intentions , je répondrais qu’il doit se désoler de son inculture et de sa stérilité, et non de mes façons ; il a perdu son temps à l’université où se revendent à la sauvette des petits stocks de connaissances abîmées. »
« La décadence générale est un moyen au service de l’empire de la servitude ; et c’est seulement en tant qu’elle est ce moyen qu’il lui est permis de se faire appeler progrès. On doit savoir que la servitude veut désormais être aimée véritablement pour elle-même ; et non parce qu’elle apporterait quelque avantage extrinsèque. »
cette ouverture, magnifique :
« Le plus indulgent des siècles, qui a généralement trouvé très bon tout ce qui lui était imposé, m’a jugé avec une grande sévérité, et même avec une sorte d’indignation. Il n’a jamais caché sa vive répugnance à parler de moi, et aussi bien de ce qui me ressemble. Il a dû en parler, cependant. Il l’ai fait nécessairement à sa manière, inimitable: car notre temps ne ressemble à aucun autre, et la bassesse ne se divise pas. »
« j’ai mérité la haine universelle de la société de mon temps, et j’aurais été fâché d’avoir d’autres mérites aux yeux d’une telle société. »
« J'ai passé mon temps dans quelques pays de l'Europe, et c'est au milieu du siècle, quand j'avais dix-neuf ans, que j'ai commencé à mener une vie pleinement indépendante ; et tout de suite je me suis trouvé comme chez moi dans la plus mal famée des compagnies.
C'était à Paris, une ville qui était alors si belle que bien des gens ont préféré y être pauvres, plutôt que riches n'importe où ailleurs.
Qui pourrait, à présent qu'il n'en reste rien, comprendre cela ; hormis ceux qui se souviennent de cette gloire ? Qui d'autre pourrait savoir les fatigues et les plaisirs que nous avons connus dans ces lieux où tout est devenu si mauvais ? »
« Toute ma vie, je n’ai vu que des temps troublés, d’extrêmes déchirements dans la société, et d’immenses destructions ; j’ai pris part à ces troubles. De telles circonstances suffiraient sans doute à empêcher le plus transparent de mes actes ou de mes raisonnements d’être jamais approuvé universellement. Mais en outre plusieurs d’entre eux , je le crois bien, peuvent avoir été mal compris. »
(voilà pour le biographique Dobolino)
après avoir évoqué sa manie de boire (« il y a des matins émouvants » quelle belle formule pour le tremblement alccolique), il s’attarde sur les méfaits de l’industrialisation « la majorité des vins, presque tous les alcools , et la totalité des bières dont j’ai évoqué ici le souvenir, ont entièrement aujourd’hui perdu leurs goûts , d’abord sur le marché mondial, puis localement … »
un peu de pittoresque avec ces bières qui d’un quartier à l’autre n’avaient pas le même goût et là cette conclusion superbe :
« de mémoire d’ivrogne, on n’avait jamais imaginé que l’on pouvait voir des boissons disparaître avant le buveur. »
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
J. Green (qui lit encore Green ?)"
B.
J'ai un ami de mon âge qui a lu tout Green en quelques semaines quand il avait vingt ans. Mais bon, il est homosexuel et catholique et je pense que cela explique en large partie sa grande passion.
"De J. Green (qui lit encore Green ?)"
Ecrit par : Kap | 11 juin 2007
J'ai lu tout Green, moi qui ne suis ni homosexuelle, ni catholique, sur les conseils de ma mère (celle du tisonnier de Crump!), qui n'est pas une homosexuelle et qui s'est convertie au catholicisme à vingt ans.
Mes enfants liront Green.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
pardon . la formule est : " Beau comme le tremblement des mains dans l'alcoolisme" , dit lautréamont. "il y a des matins émouvants mais difficiles"
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
Qui n'a jamais rêvé de se taper Hélène de Troie ?
Dans Ilium et Olympos, diptyque de SF de Dan Simmons, un universitaire spécialiste d'Homère, Hockenberry, est ressuscité à partir de fragments d'ADN par les dieux de l'Olympe, qui ne sont en fait que des posthumains mutants, aux environs du quatrième millénaire de notre ère. Maîtres de la technique du voyage spatio-temporel, ils envoient Hockenberry vérifier la véracité du récit d'Homère, dans les rangs Achéens et derrière les murs de Troie, avec ordre formel de ne pas faire dévier le cours des événements. Seulement voilà. Hockenberry tombe raide dingue amoureux d'Hélène et... décide d'envoyer balader le cours de l'épopée !
A lire absolument !
Ilium. Olympos. Robert Laffont, coll. "Ailleurs et demain"
Ecrit par : Rodrigue du gers | 11 juin 2007
"C'était à Paris, une ville qui était alors si belle que bien des gens ont préféré y être pauvres, plutôt que riches n'importe où ailleurs. "
Nom de Dieu! C'est l'extase! (Excusez-moi)
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
"J'ai lu tout Green, moi qui ne suis ni homosexuelle, ni catholique, sur les conseils de ma mère (celle du tisonnier de Crump!), qui n'est pas une homosexuelle et qui s'est convertie au catholicisme à vingt ans.
Mes enfants liront Green."
Dobolino
J'ai dû mal m'exprimer pour que ce soit (visiblement) mal pris. Je voulais simplement dire que c'est parce qu'il est homosexuel et catholique que mon ami a lu tout Green aussi vite. Je m'explique : la passion pour Green de mon ami est née au moment où il vivait une grande crise psychologique (difficulté à accepter ses préférences sensuelles) et mystique (découverte de Dieu). Pendant cette période, il est tombé sur Green et s'est plongé dedans. Il était complètement absorbé. Il n'en sortait plus. Il ne faisait d'ailleurs plus que ça : lire Green. Ce qui explique qu'il ait tout lu aussi vite.
Je crois qu'il se privait de manger pour pouvoir acheter les pléiades de l'écrivain.
Voilà.
Je ne voulais pas suggérer que Green était un écrivain chiant.
Ecrit par : Kap | 11 juin 2007
Z'avez pas aimé ma blague pour mère juive??? C'est pasque z'êtes pas des vraies...
Trêve de plaisanterie, de l'italien avant toute chose et pour cela, préférez:
- Montedidio, d'Erri De Luca
- Trois chevaux, du même
- Soie, d'Alessandro Baricco
et pour rester méditerranéen:
- La Célestine, de Fernando de Rojas qui doit être très connue des hispanisants mais comme je viens seulement de découvrir...
Ecrit par : Thalie | 11 juin 2007
Quelqu'un d'entre vous a-t-il lu "Les six livres de Grabinoulor" de Pierre Albert Birot? C'est une monstrueuse "pavasse", sans autre ponctuation que le point final. Il faut avoir fait du grec et du latin, et avoir une culture énorme pour saisir toutes les allusions, ce qui hélas n'est pas mon cas, mais mettez-y le nez, vous serez estomaqués. C'est jubilatoire et déroutant. P.A. Birot a été éclipsé par Apollinaire, et il mérite d'être redécouvert. Il y a encore quelques années, sa veuve, Arlette, de beaucoup sa cadette, prof de lettres en Khâgne, était venue parler de lui aux prépas de mon lycée. Passionnant.
Ecrit par : mouron rouge | 11 juin 2007
Z'avez pas aimé ma blague pour mère juive??? C'est pasque z'êtes pas des vraies...
Ecrit par : Thalie | 11 juin 2007
Non! c'est pasqu'on est véxées..
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007
Petite devinette juive...
-Quelle est la différence entre un tailleur et un psychanalyste?
-Une génération.
Ecrit par : christophe sibille | 11 juin 2007
plait il, sibile?
Ecrit par : gilou | 11 juin 2007
C'est un juif qui téléphone à sa mère :
- Allô Maman ? Comment ça va ?
- Ça va bien....
- Oh ! Désolé, mais je me suis trompé de numéro...
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
De Richard Millet, l'indispensable: "La gloire des pitres". Sublime, forcément sublime, comme dirait Duras. Après cette lecture,vous comprendrez ce qu'est la "maudissure".
Ecrit par : nestor | 12 juin 2007
"Et Debord ? Il est tard et je suis trop fatigué pour poster ici quelques extraits mais c’est sans doute l’un des meilleurs auteurs français de ces dernières décennies". écrit B.
Je confirme : jetez-vous dans "In girum imus nocte et consumimur igni" ( Gallimard coll blanche), c'est de la très grande prose, vraiment.
Ecrit par : FGuichard | 12 juin 2007
Bonne question de Littérature comparée : Nabokov est-il un auteur russe ?
Ecrit par : B. | 11 juin 2007
1ere remarque : qu'est-ce qu'un auteur russe ? Cendrars est-il un auteur suisse ?
2eme remarque : oui et non. Nabokov est un auteur universel. Mais Machenka et Le Don sont probablement des romans russes. Et Ada est le plus magnifique des vrais-faux romans russes. La Russie éternelle aux USA.
3eme remarque : j'ai beaucoup aimé les romans universitaires de David Lodge. Mais comment peut-on écrire sur ce sujet après "Pnine" ?
Ecrit par : yann | 12 juin 2007
Debord ?
On peut compléter utilement par le livre de Frédéric Schiffter “Contre Debord”. Un court essai pamphlet.
Je ne respecte vraiment rien. ;-)
Ecrit par : Lariba | 12 juin 2007
Quelqu'un a aussi évoqué Joseph Delteil que je pensais être encore l'un des derniers à lire et à connaître. Allons tant mieux. J'ai ses oeuvres complètes chez Grasset. J'ai adoré sa Jeanne d'Arc, son saint Don Juan et son François d'Assise. C'était l'être le plus charmant, le plus instruit, le plus libre, le plus anticonformiste et le plus rigolo du monde.
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
C'est moi ! Je pensais être aussi un des derniers dinosaures amateurs de cuisine préhistorique !
N'oubliez pas Choléra et Sur le fleuve Amour. Bref, relisez de toute urgence votre tome des oeuvres complêtes.
Ecrit par : yann | 12 juin 2007
Personne ne parle de Monterlant, lui aussi passé de mode et catalogué à droite. Je voulais lui écrire quand j'étais en seconde au moment où il commençait à perdre la vue. Mes parents m'en ont dissuadé. j'étais naïf à cette époque-là (en vérité, je le suis resté) "La ville dont le Prince est un enfant" est une pièce sublime, "La reine morte", "Fils de personne", "Malatesta", "Le maître de Santiago"...
Ecrit par : Robin | 11 juin 2007
Si, Gabriel Matzneff continue à en parler. Mais il est bien le seul ...
Ecrit par : yann | 12 juin 2007
Je vais rassembler toutes les propisitions intéressantes sur un second fil, vu le succès…
Au passage, je signale àç ceux qui auraient rété l'information que le rapport que fit jadis Darcos à l'adresse de Nicolas S. porte ses fruits : http://www.lesechos.fr/info/france/4587972.htm
Et, inévitablement, saint Aschieri demande "des moyens nouveaux"… Le quantitatif tue le qualitatif — dont je remarque qu'il n'est plus question. Quid des programmes, des méthodes, de la réforme du Ba — évidemment nécessaire, quoi qu'en disent les uns et les autres, en ces temps où les deux-tiers des recrutements ultérieurs se font en mai sur consultation des bulletins scolaires de Première et de Terminale, l'obtention du Bac étant de plus en plus considérée comme une formalité pour les meilleurs élèves — un certificat de fin d'études ? Il est plus que temps de décider un peu plus sur le fond — les décrets Robien, ce n'est jamais que la forme…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 juin 2007
alcoolique. Sinon pour l’ed. préférez le « quarto » Gallimard. 30 euros pour quasiment tout Debord (presque 2000 pages + photos) ça vaut le coup (et le coût). Pour les films, si vous ne voulez pas acheter ses films, version pirate ici :
http://www.ubu.com/film/debord.html
Ecrit par : B. | 12 juin 2007
Dobolino, une suggestion de cadeau (de fin d'année ?) pour ton théatreux de fiston : Histoire du théatre dessinée, d'André Degaine (http://www.amazon.fr/Histoire-th%C3%A9%C3%A2tre-dessin%C3%A9e-Andr%C3%A9-Degaine/dp/2707811610/ref=sr_1_14/171-3625277-0497042?ie=UTF8&s=books&qid=1181634014&sr=8-14).
Ma théatreuse de fille a adoré, c'est vraiment un super bouquin.
Elle dévore aussi les bouquins de Louis Jouvet sur la comédie et la tragédie, mais ils sont plus durs à trouver.
Ecrit par : yann | 12 juin 2007
Et puisque chacun parle de ses livres préférés, j'en profite pour pousser un coup de gueule inutile, mais çà soulage :
ON NE PARLE JAMAIS DE CENDRARS !!!
Quand on évoque la littérature française du 20eme siècle, on nous rebat les oreilles, les branchies et les c... avec Céline et quelques autres, toujours les mêmes, mais on ne parle jamais du plus grand écrivain de langue française du siècle (juste avant Valéry). C'est du racisme anti-suisse, ou quoi ? Il est tout juste bon à être premier dans la catégorie handicapés ?
Merdre !!!
Lisez Bourlinguer, Dan Yack, Moravagine, La main coupée (etc.), et vous m'en direz des nouvelles. Quand je pense qu'il n'a jamais eu le moindre prix littéraire, la moindre récompense (Ah si, la médaille de la ville de Paris, probablement pour sa promotion de l'accent parigot).
Lisez Blaise Cendrars !!!!!!
Ecrit par : yann | 12 juin 2007
Cà soulage ...... Aaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrggh !
Ecrit par : yann | 12 juin 2007
Lu dans 20 minutes :
«L’épreuve de philosophie, c’est le café du commerce»
Les élèves de terminale ont planché lundi matin sur leurs sujets de philosophie pour le baccalauréat. Qu’avez-vous pensé des questions posées?
Je vais être franc, je trouve cette épreuve calamiteuse, c’est le café du commerce. Tout d’abord, la philosophie n’est pas enseignée au lycée, il s’agit de super cours d’instruction civique qui ont pour fonction de permettre aux élèves d’être de bons citoyens. C’est louable mais ce n’est pas de la philosophie dont le but est d’accéder à la vie bonne, à la béatitude, à la sagesse, comme l’a écrit Epictète. Quant à l’épreuve de la dissertation, elle consiste à faire réfléchir entre elles des positions antagonistes. C’est un exercice intéressant, de rhétorique, ce n’est pas de la philosophie. Et comment juger les copies des élèves sur des idées ? Les professeurs vont en réalité juger des savoir-faire, des capacités d’argumentation, bien davantage que des savoirs. Et récompenser au final les élèves qui, par habitude de classe sociale, ont appris à bien s’exprimer.
Que proposez-vous alors?
Je suis partisan de l’instauration de cours d’histoire des idées. Ce qui serait intéressant, c’est que les élèves découvrent les réponses apportées au fil des siècles aux questions essentielles. Ces cours les intéresseraient bien plus que ceux d’aujourd’hui. Il serait par exemple passionnant de leur expliquer comment le procès de Galilée a mis fin à la cosmogonie grecque, qui représentait l’univers comme une maison fermée, et nous a ouvert à un temps et un espace infinis. Malheureusement, 3.000 professeurs de philosophie sur 6.000 se sont opposés à la réforme que j’ai proposée quand j’étais ministre de l’Education (2002-2004).
Vous ne vous prêterez donc pas à l’exercice de plancher sur l’un des sujets du bac 2007?
Si, «les œuvres d’art sont-elles des réalités comme les autres?» permet de dire des choses fleuries. Dans l’introduction, je rappellerais qu’il existe un marché de l’art et que certaines œuvres atteignent des prix record. Dès lors, comment ne pas les considérer comme des marchandises? Dans une première partie, je montrerais que de facto, une œuvre d’art est un produit humain comme les autres car il se vend. Karl Marx parlait de l’argent comme d’un «équivalent général » à toutes choses. Il n’existe donc pas de supériorité de l’art a priori. Dans une seconde partie, je ferais valoir que les artistes ne se voient pas comme des marchands et qu’ils se sont opposés à la bourgeoisie financière à partir du XIXème siècle. L’art permet d’éclairer en effet une dimension de l’expérience humaine invisible dans la vie quotidienne. Je rappellerais que l’art est le symbole de l’idée du vrai pour Platon et du bien pour Kant. Enfin, dans une dernière partie, je conclurais par le paradoxe du monde marchand, qui a prétention à tout englober mais qui, dépassé par l’art, y échoue.
Propos recueillis par Alexandre Sulzer
Ecrit par : Bayroudoudou | 12 juin 2007
Yann,
On ne peut pas parler du monde entier en trois jours... ;)
Quitte à être sur un sujet qui fait voyager, je vous propose le tout-en-un mathématique, DUNOD, mpsi-pcsi, 1400 pages de pure spiritualité, 1ère année off corse, c'est plus ouvert...
Après avoir traversé 2 ans durant l'éther intersidéral cher à ce bon cyrano, , le calvaire est fini, Malebranche c'est terminé!
Bien à vous M. Brighelli.
Un n'ancien n'élève joffrien.
Ecrit par : l'albâtre rosse | 12 juin 2007
"Elle dévore aussi les bouquins de Louis Jouvet sur la comédie et la tragédie, mais ils sont plus durs à trouver."
Ecrit par : yann | 12 juin 2007
"Témoignages sur le théâtre", chez Flammarion. Génial! Si vous avez du mal à vous le procurer, je vous prête l'exemplaire qui est en ma possession.
Ecrit par : christophe sibille | 12 juin 2007
Moi, pour les vacances, je prévos "Les Mémoires" du grand Charles, ça me changera des "Conneries " du Petit Nicolas.
"Bourlinguer" de l'immense et antisémitissime Cendrars.
"Neige" de Pamuk
"L'identité de la France " de Braudel
"L'inondation" de Zamiatine
Une dizaine de San-Antonio
"Le Catalogue Camif", pour me branler aux chiottes
"Le manuel de l'adhérent MAIF" si j'ai une insomnie
"Placid et Muzo Poche" pour préparer mon oral de rattapage au bac, que je viens de rater pour la 34ème fois.
"Rahan, fils des âges farouches" parce que j'aime les héros en slip en peau de zébi
"Le BOEN" pour emballarès mes légumes ou comme faf à train.
"La Vie du Rail " reliée skivertex rouge, lettrines à l'or, pour penser à Georges Charensol
"Quand j'étais un singe" de Philippe Meirieu
"Les couilles de la baronne sont pendues au plafond" le grand roman pédago-sentimental d'Evelyne Charmeuse.
Ecrit par : montaigneàcheval | 12 juin 2007
MàC, excellente liste !
Cependant vous ne mentionnez pas “Le débat citoyen en Éducation civique”.
Pourquoi un tel oubli ? Rappelez-vous qu'un fonctionnaire doit obéir et qu'il s'agit là d'une matière fondamentale qui plus est !
Ecrit par : Lariba | 12 juin 2007
en slip en peau de zébi
"Le BOEN" pour emballarès mes légumes ou comme faf à train.
"La Vie du Rail " reliée skivertex rouge, lettrines à l'or, pour penser à Georges Charensol
"Quand j'étais un singe" de Philippe Meirieu
"Les couilles de la baronne sont pendues au plafond" le grand roman pédago-sentimental d'Evelyne Charmeuse.
MàC, vos interventions sont à hurler de rire. Quel talent !
Ecrit par : Robin | 12 juin 2007
Beau comme le tremblement des mains dans l'alcoolisme" , dit lautréamont.
ou "comme le voisinage d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection."...du même.
Ecrit par : Robin | 12 juin 2007
Puisque MàC nous donne de "sages" conseils, j'enchaîne avec Ch. Collanges !!!
-La deuxième vie des femmes
-Nous les belles mères
J'ai bien dit que ce sont "des conseils" très utiles, pas forcément à classer dans la littérature...
Mais ça peut servir.
Ecrit par : Maminou | 12 juin 2007
tiens , ça serait un jeu intéressant. A la manière d’un Rabelais (bibliothèque St Victor), et à la suite de MàC, pourquoi ne pas imaginer une bibliothèque pédagogiste « idéale »?
Ecrit par : B. | 12 juin 2007
"Témoignages sur le théâtre", chez Flammarion. Génial! Si vous avez du mal à vous le procurer, je vous prête l'exemplaire qui est en ma possession.
Ecrit par : christophe sibille | 12 juin 2007
La proposition est alléchante, mais je ne suis pas vraiment dans votre région. Cà risque d'être un peu compliqué.
Merci tout de même.
Ecrit par : yann | 12 juin 2007
Yann!
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/search/Default.aspx?source=BOOKS&titre=temoignages%20sur%20le%20th%c3%a9atre&auteur=louis%20jouvet&acteur=&editeur=flammarion&reference=&mot_cle=&prix=0&theme=&date_mode=0&month1=&month2=&year1=&year2=&collection=&label=&musique=&public=&audio=&subtitle=&scenario=&outmonth1=&outmonth2=&outyear1=&outyear2=&DDLTri=0
bon, enfin, je ne sais si ça va fonctionner comme lien: le bouquin existe chez capitre.com
Ecrit par : dobolino | 12 juin 2007
chapitre.com!!!
Ecrit par : dobolino | 12 juin 2007
N'oubliez pas Choléra et Sur le fleuve Amour. Bref, relisez de toute urgence votre tome des oeuvres complêtes.
Je m'y remets !
Ecrit par : Robin | 12 juin 2007
Pour Maminou, quelques auteurs plus récents qui savent écrire de belles histoires (ils sont plutôt pour des plus grands, ça dépend du niveau du lecteur en fait, disons 10 ans et plus):
Loïs Lowry : le Passeur, la série des Anastasia,
Michael Morpurgo : le Royaume de Kensuké, le Roi de la forêt des brumes,
Katherine Paterson : le Secret de Térabithia et l'Histoire de Jip,
Michael Ende : Momo (l'histoire de voleurs de temps) et l'Histoire sans fin,
Moscovici : Voyage à Pitchipoï
Et encore :
Patricia McLachlan : Sarah la pas belle et Sarah la pas belle se marie ill. de Quentin Blake (celui qui illustre Roald Dahl)
Quentin Blake a écrit lui-même : Armeline Fourchedrue.
En albums, des indémodables pour tous les âges :
Helme Heine : la Perle, les Trois amis,
Tashlin : Mais je suis un ours !
Sendak (incontournable) : Cuisine de nuit
Minarik ill. par Sendak : la série des "Petit-ours"
Maurice Sendak a aussi illustré Casse-Noisette de Hoffmann mais je crois qu'il n'existe plus qu'en anglais.
Et un ouvrage magnifique pour parler de la mort avec un enfant : Au revoir blaireau de Susan Varley
En classiques :
Un chant de Noël de Dickens, en version illustrée (celle de Lisbeth Zwerger n'existe plus je crois). C'est pas de saison, mais peut-être un cadeau pour Noël prochain ?
Histoires comme ça et le Livre de la Jungle de Kipling
Malheureusement certains ne sont plus qu'en bibliothèques ou d'occasion peut-être.
Bonne lecture aux enfants et à ceux qui aiment partager les histoires avec eux !
Ecrit par : lucile | 12 juin 2007
Réaction au message de Bayroudoudou :
C’est fou ce qu’on peut dire comme bêtises et passer quand même pour érudit quand on a la tchatche. Si je suis assez d’accord pour dire que l’épreuve de philo, c’est un peu le café du commerce, en revanche, je ne puis admettre cette interprétation de la philosophie platonicienne. L’art tel que conçu par les Grecs à l’époque de Platon est pour ce dernier une imitation imparfaite des choses sensibles, elles-mêmes imitations imparfaites des choses intelligibles, donc une imitation d’imitations de la réalité, le reflet encore plus pâle de pâles reflets, et certainement pas un « symbole de l’idée du vrai » ; l'Idée (eïdos) suprême n'étant pas une Idée particulière pouvant être symbolisée par une chose sensible et encore moins par une représentation de cette dernière.
Ecrit par : Nabu | 12 juin 2007
Delteil, Cendrars, lawrence Durell, henry Miller, alfred Perles, Brassaï,anaîs Nin, les copains et les copines, et la ville de Sommiere ou vivaient joseph Delteil et lawrence Durell. Sans oublier les colère du Vidourle.
Ecrit par : nestor | 12 juin 2007
Delteil, Cendrars, lawrence Durell, henry Miller, alfred Perles, Brassaï,anaîs Nin, les copains et les copines, et la ville de Sommiere ou vivaient joseph Delteil et lawrence Durell. Sans oublier les colère du Vidourle.
Ecrit par : nestor | 12 juin 2007
L’art tel que conçu par les Grecs à l’époque de Platon est pour ce dernier une imitation imparfaite des choses sensibles, elles-mêmes imitations imparfaites des choses intelligibles, donc une imitation d’imitations de la réalité
On retrouve la même conception chez lBlaise Pascal :
"Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses dont on n'admire point les originaux."
Ecrit par : Robin | 12 juin 2007
"Pour moi, c'est Reiser. On a la dignité qu'on peut.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2007 "
J'ai eu connu/vu son gamin.....
je ne vous raconterai pas ici .
Ecrit par : toto | 12 juin 2007
Merci Lucile...
J'ajouterais encore
Capitaine Courageux de R Kipling
et Les patins d'argent.
Ecrit par : Maminou | 12 juin 2007
"Réaction au message de Bayroudoudou :
C’est fou ce qu’on peut dire comme bêtises et passer quand même pour érudit quand on a la tchatche."
Nabu
Tout à fait d'accord. Je ne suis pas une spécialiste de philosophie, loin de là, mais j'ai pas mal lu et étudié Platon (vu qu'il écrivait en grec) et qu'un agrégé de philosophie puisse sortir une énormité pareille : "l'oeuvre d'art est un symbole de l’idée du vrai chez Platon" me troue. Mazette. Même un élève de terminale sait que c'est le contraire ! J'espère que c'est un lapsus parce que sinon cela signifie qu'il a tout compris de travers - ou qu'il n'a pas lu Platon.
Ecrit par : Kap | 12 juin 2007
""Sinon pour l’ed. préférez le « quarto » Gallimard. 30 euros pour quasiment tout Debord (presque 2000 pages + photos) ça vaut le coup (et le coût), écrit B.
Puiqu'on parle de Debord et de "quarto", je voudrais, par association d'idées, recommander avec enthousiasme Jean-Patrick Manchette, en intégrale "quarto" justement, scénarios inclus ; je vous l'avoue inter nos, je tuerais volontiers père, mère et peut-être même amant pour avoir écrit ne serait-ce que le 1er chapitre du "Petit bleu de la côte ouest". Et la BD par J. Tardi, une vraie réussite d'un vrai dessinateur (parce que la BD proustique, honnêtement, chers collègues, c'est quand même un peu gnangnan...)
Ecrit par : FGuichard | 12 juin 2007
G.Perec, Cantatrix sopranica L., en particulier pour sa bibliographie!
Ecrit par : μηδεις | 12 juin 2007
Kap, mais Bayrou n'est pas agrégé de philosophie !
Bon, ça ne l'excuse en rien, ca l'accable, meme : il est agrégé de lettres classiques...
Ecrit par : Jeremy | 12 juin 2007
Il faut que je prenne des notes parmi toutes ces suggestions de lecture. c'est unrégal le blog en ce moment.
Pendariès, Pierre Lepape écrivait des articles très intéressants dans Télérama autrefois dans les années 72 par là quand je prenais Télérama pour avoir le programme de Radio -Sorbonne. A l'époque je découpais pas mal d'article pour étoffer mes dossiers documentaires, pour moi ou pour mon CDI, ça dépendait. Depuis : plus de Radio -Sorbonne, beaucoup moins d'articles mais beaucoup de publicité pour de belles voitures, des parfums avec des belles dames et tout ça...
Robin,à propos de Marguerite Audoux je suis tombée sur le site" voixauchapitre" qui présente Marie-Claire comme ayant obtenu le prix fémina en 1910 . Soit, mais aussitôt il est question de la fin de la Troisième république. Il me semblait que la Troisième république avit tenu la route jusqu'à l'Etat Français de Pétain. Ensuite , après la disparition de ses parents( en fait la mère meure et le père abandonne ses deux filles) Marie-Claire entre à l'orphelinat puis sera adoptée par des fermiers. Il y a des gens qui lisent un peu vite. D'ailleurs une lectrice exprime sa déception- c'est son droit - en précisant qu'elle aurait aimé que Marie-Claire se fasse violer par la religieuse qui la prend en affection et lui apporte finalement la force de caractère qui l'aidera à se construire. Bon, je sais bien qu'il n'y a pas de vie sans bleus , sans gnons ,sans coups durs et qu'il faut se battre, mais pourquoi cracher sur les planches de bonheur qui aident à émerger. C'est pas obligé d'être violée quand on a déjà pas mal de malheur !
J'ai essayé d'envoyer un message au site mais je n'y suis pas parvenue.
Je lis la suite de "L'âne culotte" qui appartient à une trilogie car j'aime Henri Bosco qui évoque le silence , la solitude et la communion avec les éléments comme j'aimerais le faire. Ensuite je lirai " Scènes de la vie d'un propre à rien" d'Einchendorf pour me plonger dans l'atmosphère des oeuvres que nous étudions cette année à la chorale.
Enfin je lirai aussi un ouvrage sur l'Algérie après l'indépendance de Jean Galland.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 juin 2007
Tout à fait d'accord. Je ne suis pas une spécialiste de philosophie, loin de là, mais j'ai pas mal lu et étudié Platon (vu qu'il écrivait en grec) et qu'un agrégé de philosophie puisse sortir une énormité pareille : "l'oeuvre d'art est un symbole de l’idée du vrai chez Platon" me troue. Mazette. Même un élève de terminale sait que c'est le contraire ! J'espère que c'est un lapsus parce que sinon cela signifie qu'il a tout compris de travers - ou qu'il n'a pas lu Platon.
Ecrit par : Kap | 12 juin 2007
C'est plutôt chez les néoplatoniciens (Plotin d'Alexandrie) que le Beau accède à la même dignité que le Bien : "Le Beau est la splendeur du Bien". Il y aurait aussi beaucoup à dire sur la promotion de la Beauté à partir de Plotin (dans Les "Ennéades") , grand inspirateur de Saint Augustin chez qui le Beau devient un paradigme égal au Bien, à cause de l'Incarnation du Verbe...Il y a tout un courant mystique, dans la théologie orthodoxe en particulier, lié à l'art de l'icône : la "philocalie" ou "amour de la Beauté.
Platon se méfie de tout ce qui est "image", imitation, C'est pourquoi il se méfie de la peinture...(comme il se méfie de la poésie, allant jusqu'à demander, dans la République, d'exiler les poètes de la Cité !)
Affirmer que l'oeuvre d'art est un symbole du vrai chez Platon est effectivement un contresens et un anachronisme sur le plan philosophique.
Ecrit par : Robin | 12 juin 2007
"La proposition est alléchante, mais je ne suis pas vraiment dans votre région. Cà risque d'être un peu compliqué.
Merci tout de même."
Ecrit par : yann | 12 juin 2007
Vous savez, un livre est plus simple à poster qu'une bouteille de vin! Et je sais bien que vous me le rendriez, il y a beaucoup de gens honnêtes sur ce blog!
Ecrit par : christophe sibille | 12 juin 2007
Pépé Rocard, à grands coups de copier/coller, vient de pondre un rapport sur la désaffection des études scientifiques par les étudiants des pays de l'OCDE. Resucée de rapports franco-français, celui-ci ne s'écarte pas des sentiers battus. Le rapport préconise de rompre avec les apprentissages traditionnels et d'encourager les méthodes actives, privilégiant "l'investigation", c'est-à-dire l'observation et l'expérimentation. L'initiative française La Main à la pâte, lancée par le Prix Nobel de physique Georges Charpak, est notamment citée en exemple.
Par ailleurs, rendant hommage, le 5 juin, au Prix Nobel de physique Pierre-Gilles de Gennes, récemment disparu, Notre Saigneur déclarait "Dans le projet éducatif que je proposerai bientôt au pays, je mettrai à la première place l'éveil à la science."
En somme, le destin de nos pédagogistes est-il européen ? Meirieu, Perrenoud et Frako bientôt à Bruxelles ? Notre Saigneur va-t-il mettre la main dans l'engrenage de la pâte molle pédagogiste ?
Pour moi, une chose est sûre et prend la forme d'une supplique à l'être suprême : Protégez nous des prix Nobel désœuvrés (gymnosophistes!) qui veulent (ou voulaient) tant le bonheur de leurs contemporains !
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
"Kap, mais Bayrou n'est pas agrégé de philosophie !
Bon, ça ne l'excuse en rien, ca l'accable, meme : il est agrégé de lettres classiques..."
Jérémy
Je sais bien que Bayrou n'est pas agrégé de philo mais Luc Ferry l'est , lui. Et c'est de lui que sont ces propos. La preuve (espérons que le lien marche) :
http://www.20minutes.fr/article/163662/20070611-France-L-epreuve-de-philosophie-c-est-le-cafe-du-commerce.php
Ecrit par : Kap | 12 juin 2007
Robin,à propos de Marguerite Audoux je suis tombée sur le site" voix auchapitre" qui présente Marie-Claire comme ayant obtenu le prix fémina en 1910 . Soit, mais aussitôt il est question de la fin de la Troisième république. Il me semblait que la Troisième république avit tenu la route jusqu'à l'Etat Français de Pétain. Ensuite , après la disparition de ses parents( en fait la mère meure et le père abandonne ses deux filles) Marie-Claire entre à l'orphelinat puis sera adoptée par des fermiers. Il y a des gens qui lisent un peu vite. D'ailleurs une lectrice exprime sa déception- c'est son droit - en précisant qu'elle aurait aimé que Marie-Claire se fasse violer par la religieuse qui la prend en affection et lui apporte finalement la force de caractère qui l'aidera à se construire
Cette religieuse, si je me souviens bien a une histoire d'amour avec un prêtre (ciel !) dont Marguerite Audoux suggère qu'elle a un enfant qui ne vivra pas.
Le prêtre est exilé à Rome, mais tout cela est suggéré, parce que l'auteur adopte le point de vue de la petite fille qui ne comprend pas toujours tout ce qui se passe autour d'elle, un peu comme le narrateur (Benji) dans "Le bruit et la Fureur" de William Faulkner,
L'évocation de la mort de cette religieuse est absolument magnifique. Sinon, je trouve la suggestion de la lectrice totalement absurde : la religieuse est le contrepoids positif de la mère supérieure dans le "schéma actanciel" (pardon Jean !)
Ecrit par : Robin | 12 juin 2007
Certains prétendent qu'il suffirait d'attendre que nos prix Nobel désœuvrés décèdent pour que leur humanisme collant cesse de nuire. Le problème c'est qu'ils semblent s'entendre pour se reproduire par tacite reconduction.
Que faire ?
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
Pépé Rocard, à grands coups de copier/coller, vient de pondre un rapport sur la désaffection des études scientifiques par les étudiants des pays de l'OCDE. Resucée de rapports franco-français, celui-ci ne s'écarte pas des sentiers battus. Le rapport préconise de rompre avec les apprentissages traditionnels et d'encourager les méthodes actives, privilégiant "l'investigation", c'est-à-dire l'observation et l'expérimentation. L'initiative française La Main à la pâte, lancée par le Prix Nobel de physique Georges Charpak, est notamment citée en exemple.
Par ailleurs, rendant hommage, le 5 juin, au Prix Nobel de physique Pierre-Gilles de Gennes, récemment disparu, Notre Saigneur déclarait "Dans le projet éducatif que je proposerai bientôt au pays, je mettrai à la première place l'éveil à la science."
En somme, le destin de nos pédagogistes est-il européen ? Meirieu, Perrenoud et Frako bientôt à Bruxelles ? Notre Saigneur va-t-il mettre la main dans l'engrenage de la pâte molle pédagogiste ?
Pour moi, une chose est sûre et prend la forme d'une supplique à l'être suprême : Protégez nous des prix Nobel désœuvrés (gymnosophistes!) qui veulent (ou voulaient) tant le bonheur de leurs contemporains !
Certains prétendent qu'il suffirait d'attendre que nos prix Nobel désœuvrés décèdent pour que leur humanisme collant cesse de nuire. Le problème c'est qu'ils semblent s'entendre pour se reproduire par tacite reconduction.
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
Pépé Rocard, à grands coups de copier/coller, vient de pondre un rapport sur la désaffection des études scientifiques par les étudiants des pays de l'OCDE.
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
Mon grand frère qui vit à Philadelphie dit que c'est pire aux Etats-Unis: tout le monde va vers les études de Droit. Plus de scientifiques autochtones... D'ailleurs, mon frère est un scientifique importé et convaincu, par espèces sonnantes et trébuchantes, de rester sur place jusqu'à la retraite.
Faites-vous, Cadichon, les mêmes constatations?
Ecrit par : dobolino | 12 juin 2007
Quelques fautes plus tard :
Pépé Rocard, à grands coups de copier/coller, vient de pondre un rapport sur la désaffection des étudiants des pays de l'OCDE pour les études scientifiques. Resucée de rapports franco-français, celui-ci ne s'écarte pas des sentiers battus. Le rapport préconise de rompre avec les apprentissages traditionnels et d'encourager les méthodes actives, privilégiant "l'investigation", c'est-à-dire l'observation et l'expérimentation. L'initiative française La Main à la pâte, lancée par le Prix Nobel de physique Georges Charpak, est notamment citée en exemple.
Par ailleurs, rendant hommage, le 5 juin, au Prix Nobel de physique Pierre-Gilles de Gennes, récemment disparu, Notre Saigneur déclarait "Dans le projet éducatif que je proposerai bientôt au pays, je mettrai à la première place l'éveil à la science."
En somme, le destin de nos pédagogistes est-il européen ? Meirieu, Perrenoud et Frako bientôt à Bruxelles ? Notre Saigneur va-t-il mettre la main dans l'engrenage de la pâte molle pédagogiste ?
Pour moi, une chose est sûre et prend la forme d'une supplique à l'être suprême : Protégez nous des prix Nobel désœuvrés (gymnosophistes!) qui veulent (ou voulaient) tant le bonheur de leurs contemporains !
Certains prétendent qu'il suffirait d'attendre que nos Prix Nobel Désœuvrés décèdent pour que leur humanisme collant cesse de nuire. Le problème c'est qu'ils semblent s'entendre pour se reproduire par tacite reconduction.
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
Pourquoi perdre son temps à faire des études scientifiques quand toute une main d'œuvre hautement qualifiée, asiatique ou africaine, se presse à la porte. Faisons du Droit! La procédure est à la mode. Les avocats sont les psys du futur et souvent déjà du présent.
Ecrit par : dobolino | 12 juin 2007
Dobolino a écrit :
"Les avocats sont les psys du futur et souvent déjà du présent."
Dans une société de sévices, la science n'a effectivement de place que technique. En outre, les avocats ne sont mûrs que dans les sociétés qui en ont les moyens : la nôtre n'en a plus pour très longtemps.
On rejoint le regard en biais de P.K. Dick...
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
En outre, les avocats ne sont mûrs que dans les sociétés qui en ont les moyens : la nôtre n'en a plus pour très longtemps.
On rejoint le regard en biais de P.K. Dick...
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
On nous fait une petite déprime, Dugong?
Allons, "de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace"
"il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer"
Ceci dit, "nous étions au bord de l'abîme et depuis, nous avons fait un pas en avant"
Ecrit par : dobolino | 12 juin 2007
D'un professeur de philosophie en classes préparatoires, cette fois (prof de philo dans un lycée technique à Antibes, selon d'autres sources), dans son livre "Self islam, histoire d'un islam personnel" ; Editions du Seuil, 2006 :
(les passages entre guillemets sont tirés du livre, les passages entre crochets sont des commentaires personnels ou empruntés à un autre auteur) :
« Platon dit qu'il faut "sortir de la caverne" pour trouver le bonheur, autrement dit que nous ne serons heureux qu'après cette vie, dans l'au-delà. Ne peut-on donc pas imaginer que les hommes soient heureux dans la caverne elle-même ? » [Et cet individu se prétend agrégé de philosophie ?! Or on a là un étalage de bêtise digne du plus arriéré des lycéens ! Et dire que Bidar prétend avoir médité tous les « mystiques » depuis son enfance !] « Voilà ce qui m'occupe depuis, ce pourquoi je témoigne [sic] de mon expérience intérieure : je suis moi-même dans la caverne (...) et pourtant je n'en souffre pas. À mes yeux, depuis que je suis petit, la Lumière d'Allah brille au fond de la caverne de Platon. » [Ce passage représente un sommet de sottise bidaresque. Selon Platon, le fait d'être dans la « caverne » n'implique nullement qu'on en souffre, et encore moins d’accéder au bonheur seulement après la mort ; cette caverne platonicienne représente l'ignorance, une ignorance crasse dans laquelle Bidar se complaît et de laquelle il retire même une absurde fierté.
Ecrit par : Nabu | 12 juin 2007
Vous avez raison : positivons !
L'important n'est-il pas de participe passer ?
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
Pour la dernière phrase de mon dernier message, il faut avoir lu le commentaire des passages du livre en entier pour comprendre l'accusation.
Ecrit par : Nabu | 12 juin 2007
Je pars pour six mois dans un internat cet été. J'emporte, pour commencer :
- un recueil de contes des frères Grimm.
- "C'était bien", de Jean d'Ormesson.
- "La conjuration des imbéciles", de John K.Toole.
- "Le nain" et "La jument verte" de Marcel Aymé.
Plus quelques dictionnaires.
Ecrit par : Nabu | 12 juin 2007
Nabu nous dit "Je pars pour six mois dans un internat cet été."
C'est un été qui comprend l'été indien ?
J'espère que ce n'est pas dans une des petites maisons de repos si accueillante de la MGEN !
Parmi les divers dictionnaires, oserais-je conseiller le Vidal ?
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
Je pars pour six mois dans un internat cet été.
Ecrit par : Nabu | 12 juin 2007
Comment peut-on partir six mois en été???????
Emportez donc Patrice de La Tour du Pin!
"Loin dans l'âme, les solitudes s'étendent
Sous le soleil mort de l'amour de soi."
Ecrit par : dobolino | 12 juin 2007
Parmi les divers dictionnaires, oserais-je conseiller le Vidal ?
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
Faut pas lire le Vidal! Pas bon le Vidal.
Patrice de La Tour du Pin est-il politiquement correct ou c'est comme Bernanos, tout KC?
Ecrit par : dobolino | 12 juin 2007
Pas bon le Vidal, je note ! Même pour des espèces en voie de disparition ?
KC veut-il dire Kristianly Correct ?
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
Pas bon le Vidal, je note ! Même pour des espèces en voie de disparition ?
KC veut-il dire Kristianly Correct ?
Ecrit par : dugong | 12 juin 2007
Pour le Vidal, c'est non tout de suite, à moins que vous ne soyez prof de médecine.
KC c'est cassé!
Ecrit par : dobolino | 12 juin 2007
Mon grand frère qui vit à Philadelphie dit que c'est pire aux Etats-Unis: tout le monde va vers les études de Droit. Plus de scientifiques autochtones... D'ailleurs, mon frère est un scientifique importé et convaincu, par espèces sonnantes et trébuchantes, de rester sur place jusqu'à la retraite.
Faites-vous, Cadichon, les mêmes constatations?
réponse rapide et de Normand à dobolino:
oui et non, c'est vrai que le Droit attire toujours mais cela ne déséquilibre pas trop le syt`eme car il y a les "immigrés" , notamment les Asiatiques et les gens comme votre frère pour maintenir la flamme et dynamiser la recherche...
pas le temps de répondre plus.. Maybe demain apres la "graduation" de ma fille.
Ecrit par : Cadichon | 12 juin 2007
Un histoire juive pour Patricia Mesnigé
La solution :
Un étudiant se rend auprès d'un vieux rabbin et lui dit :
- J'ai bien réfléchi et j'ai pris une décision. J’ai décidé de mourir.
- Ce n'est pas une solution, lui dit le rabbin.
Le jeune homme s'en va en revient une semaine plus tard en disant :
- Tu avais raison. J’ai bien réfléchi et j'ai décidé de vivre.
- Ce n'est pas une solution, lui dit le rabbin.
- Mais tu m'as dit que mourir n'était pas une solution !
Maintenant tu me dis que vivre n'est pas une solution. Alors quelle est la solution ?
- Parce que tu crois qu'il y a une solution ? Lui dit le rabbin.
Ecrit par : Robin | 12 juin 2007
Qui est ce Bidar? Un autre abrégé de philosophie?
Ecrit par : christophe sibille | 12 juin 2007
Je voulais dire que je vais commencer une formation cet été, elle durera six mois (l'internat ferme en août mais rouvre en septembre). Je ne vous en dirai pas plus.
Abdennour Bidar est né en 1971. Il a intégré l'ENS à une date inconnue mais y a fait long feu. Il est aujourd'hui agrégé de philosophie et enseigne à l'université de Nice ainsi qu'au CIV de Sophia-Antipolis. Je n'ai pas d'autres informations sur le personnage.
Ecrit par : Nabu | 12 juin 2007
à Robin,un sourire pour vous , j'aurais du me douter que le grand lecteur que vous êtes, lisait entre les lignes...
non Dugong ,pas le vidal ! mais par contre je conseille la lecture du Rouvière , le meilleur des traités d'anatomie, inégalé à ce jour du moins c'est mon humble avis... Et n'oubliez pas un exemplaire du Kamasutra, dans un internat ça peut être utile... Pourquoi depuis le début de ce fil personne ne l'a encore mentionné?
Excusez-moi je suis d'humeur à la boutade...
bonne nuit
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 juin 2007
Je vous rapporte le coup de gueule de "Jacquemort" :
"Bonsoir bonsoir,
Révisions révisions. J'ai emprunté un de ces livres de révision espérant pouvoir approfondir mes connaissances et avoir le maximum d'armes pour ma dissertation - sûrement - de demain. J'ai vite abandonné, voyant que c'était tellement superficiel, tellement connu, tellement évident. En bref, leurs cours ne m'ont rien apporté (tant mieux, me direz-vous : ma prof et moi avons fait du bon travail).
Déçu, je me suis reporté sur leurs base de textes, de citations, et d'auteurs, espérant - j espère toujours - agrandir, encore une fois, ma palette de connaissance. Et là, j'ai été atterré : tous les auteurs cités, toutes les oeuvres remarquées, toutes les citations proposées sont des ... je vais dire des lieux communs. Racine, Phèdre ; Victor Hugo, Ruy Blas ; Voltaire, Candide ; Baudelaire-Rimbaud ; "Va je ne te hais point" et autres "obscure clarté" ...
Et le pire, c'est que ce bouquin se dit adapté aux 1eres L.
Je ne remet pas en cause le fait d'enseigner des "classiques". Je suis le premier à les aimer et à travailler dessus. Mais quelle superficialité ! Quel manque d'approfondissement, d'esprit d'aventure, d'interêt ! Se limiter à dire que La Fontaine critique dans ses apologues la société de son temps, que Voltaire est pour la liberté contre l'obscurantisme, que Victor Hugo a écrit la Preface de Cromwell et a fait vaincre le romantisme, c'est désespérément ennuyant pour quelqu'un qui a choisit sa filière par goût et qui s'y intéresse. Je ne sais si c'est ma classe ou si c'est le cas autre part, mais nous avons l'impression que nous n'avons rien appris cette année à part l'académisme d'une dissertation. Tout simplement parce que nous aimons la littérature et que nous avons un minimum d'investissement personnel.
Nous voulons étudier à fond la fatalité de Racine, la mise en espace de Molière, la conception du monde de Baudelaire ou de Ionesco ! Nous voulons ouvrir sur d'autres auteurs, nous les faire appréhender avec décontraction et élargir notre culture et leur compréhension : nous demandons Euripide, Diderot, Nerval, Verlaine, Mallarmé, Dostoievsky, Camus, Koltès !
Au lieu de cela on nous rabâche des lieux communs ... "les programmes", "la culture de base" ... Mais nous sommes en 1ere L, nous l'avons choisie consciencieusement, la base est déjà construire, nous demandons à y construire DESSUS ! Nous ne voulons pas d'une décadence littéraire qui amenera inevitablement à, d'un côté, une littérature considérée comme élitiste seulement parce que, d'un autre côté, il y aura une culture populaire pour cerveaux atrophiés ! Comment se fais-ce que la seule différence entre l"étude du français en 1ere L et en 1ere S ne se fasse que sur deux misérables objets d'études en plus ?
Arrêtons de présenter les plus grands auteurs comme des lieux communs, des ritournelles, des sempiternelles rondes closes et enfantines !
Comment redonner à la filière littéraire la place qu'elle devrait avoir, et ne plus la considérer comme "poubelle" ?"
Ecrit par : Nabu | 12 juin 2007
mauvais signet et je me suis trompée de fil je remet donc mon poste dans le fil de discussion adéquat...
un livre magnifique qui inspira à Dino Risi un film inoubliable dans lequel le talent de Vittorio Gasman est à l'apogée dans le rôle de Fausto Consolo , "Parfum de femme" de Giovanni ARPINO...
J'allais oublié le film magnifique "scent of a woman" aussi inspiré par ce livre et qui valut l'oscar et un golden globe à l'interprétation splendide de Al Pacino qui y incarne Lieutenant Colonel Frank Slade , le Fausto Consolo version américaine...Bien que le texte ait été réadapté pour une fois il l'a magistralement été par le scénariste Bo Goldman.
L'été est l'occasion de lire et relire mais on peut aussi en profiter pour voir et revoir des chefs d'oeuvre cinématographiques...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juin 2007
De mon meilleur ami, concerné au premier chef :
quelle est la différence entre une mère juive et un Palestinien ?
Avec un Palestinien, on peut négocier.
Ecrit par : Perceval | 13 juin 2007
"Les répliques les plus drôles du cinéma" de Jean Claude Brialy, pour bien se détendre après l'effort. Je m'en vais l'acheter demain.
Ecrit par : Nabu | 13 juin 2007
N'hésitez pas à laisser parler le Voltaire qui est en vous pour cet été : participez aux opérations Missives Contre la Barbarie.
Participez au moins à celle-ci en faveur de Serge Areski Atlaoui :
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/06/opration-mcb-action-en-faveur-de-serge.html
Ecrit par : IGG | 13 juin 2007
Salomon et Sarah deux vieux juifs sont couchés dans leur lit. Soudain Salomon réveille sa femme:
- Dis moi Sarah ? Quand nous vivions en Pologne et que les paysans du village voisin ont fait un pogrom et brûlé notre maison, tu étais avec moi?
- Mais oui Salomon j'étais avec toi.
- Dis moi Sarah ? En 42 à Paris lors de la rafle ou les nazis nous on capturé, tu étais avec moi ?
- Mais oui Salomon j'étais avec toi.
- Dis moi Sarah ? Dans le camp, tu étais avec moi ?
- Mais oui Salomon j'étais avec toi.
- Dis moi Sarah ? Quand on s'est échappés du camp, tu étais avec moi?
- Mais oui Salomon j'étais avec toi.
- Dis moi Sarah ? Quand les Allemands nous ont rattrapés après trois jours de marche dans la neige, tu étais avec moi ?
- Mais oui Salomon j'étais avec toi.
- Dis moi Sarah ? tu me porterais pas un peu la poisse ?
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Un père et une mère juifs sont sur un bateau avec leur fils. Soudain, le fils tombe à l'eau et coule à pic. Les parents:
"Mon Dieu, mon Dieu, rendez-nous notre enfant !!!"
Miracle, le rejeton ressort de l'eau et réussit à remonter sur la barque.
Le père: "Merci mon Dieu pour ta miséricorde..."
La mère: "Dis-donc, Dieu. Le petit, il avait pas une casquette quand il est tombé ?"
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Plusieurs familles de juifs russes viennent d'arriver dans un kibboutz israélien. Dans les toilettes, deux petits garçons font pipi côte à côte. Le premier regarde son voisin et lui dit, étonné: "t'es pas circoncis"?
-Non, papa sait pas si on reste..."
Le kama-soutra dans un pensionnat, Patricia? Ca serait un peu comme emmener le guide Michelin en préventive sous Sarkozy!
Ecrit par : christophe sibille | 13 juin 2007
Le kama-soutra dans un pensionnat, Patricia? Ca serait un peu comme emmener le guide Michelin en préventive sous Sarkozy!
Ecrit par : christophe sibille | 13 juin 2007
Christophe ne savez vous donc point que l'imagination est mère des plus grands plaisirs?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juin 2007
11h30 ce mercredi sur LCI question d'Actu
JP Brighelli à l' émission
Ecrit par : patrickinstit | 13 juin 2007
Ouais, ouais, Jacquemort, ne tapez pas trop sur les "évidences" et les prétendus "lieux communs"! On n'est pas obligé de se torturer les méninges pour trouver de l'intérêt aux grands classiques! Leur bénéfice pour la pensée commence - et finit - par leur clarté, leur simplicité et l'universalité de leur message. La littérature doit être enseignée comme la "respiration de l'âme", pas comme des acrobaties intellectuelles!
Ecrit par : Jean | 13 juin 2007
Ayant eu hier soir ma petite-fille de sixième, j'ai constaté :
-Qu'elle n'avait pas compris le COS.
-Qu'elle n'avait pas compris le complément du nom.
En sixième elle a un énorme cahier de français qui me donne des boutons. Je le ferme en vitesse, pour ne pas toujours tout critiquer. Que des photocopies écrites par la maîtresse avec trous à compléter...niveau CE2 à la rigueur CM1.
Textes infantiles é étudier, genre petite comptine pour GS, il y avait aussi 'la Princesse sur un pois', qu'on me lisait quand j'avais six ans.
Elle était fatiguée d'avoir porté sur presque 1 km un sac de 13 kg. (Le poids du sac étant inversement proportionnel à l'intérêt du contenu : et ce que les enfants retiennent de l'enseignement actuel itou : one mile wide, one inch deep.)
Je lui ai donc fait faire une division : 5796 : 68 . Elle a eu beaucoup de mal.
Petit problème : Une pièce de toile a 58 m,20 de longueur.
On en vend dans un premier temps les 2/3 à 5 euros, 75 le mètre.
Et le reste à 6 euros le mètre.
Quel est le prix total de vente?
(Problème de cours élémentaire de 1923. : elle a eu le plus grand mal à le résoudre. Elle est 4 ème en maths sur 26.)
Le niveau monte ?
Anne-Marie.
Plus le bla-bla-bla d'Alain Prost sur France-cullture qui a fini de m'achever.
Que pense-vous de celui -là ?
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2007
Vous semblez avoir le blues Anne-Marie.
Allez, je fais un effort pour vous achever !
Hier conseil de classe de BTS électrotechnique 1ère année.
Plus de 2h30 de palabres, même les plus optimistes étaient effondrés :
- 26 clients en septembre,
- 2 abandons en cours d'année,
- 2 réorientations volontaires en fin d'année,
- 6 redoublements sur ce qui reste ... (et encore dans le contexte on ne s'est pas lâché, il faut bien garder quelques élèves pour le seconde année !).
Au total 40% d'échec ...
Si un niveau monte, c'est pas celui du bac !
Au boulot, Darcos !
PS pour les pros :
"on s'est lâché" ou "on s'est lâchés" ?
Mon CM2 est fort loin ...
Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2007
"Petit problème : Une pièce de toile a 58 m,20 de longueur.
On en vend dans un premier temps les 2/3 à 5 euros, 75 le mètre.
Et le reste à 6 euros le mètre.
Quel est le prix total de vente?'
J'en connais en terminale S qui auraient des difficultés sur un tel problème.
"Plus le bla-bla-bla d'Alain Prost sur France-cullture qui a fini de m'achever.
Que pensez-vous de celui -là ?"
C'est un grand libéral tendance libéralités des fonds publics consenties à lui-même personnellement...
Ecrit par : dugong | 13 juin 2007
Dans le dernier Point (7 juin 2007) à lire un dossier de 9 pages consacré à l'Education nationale : Enquête sur un désastre national.
Education - La tragédie nationale
L'école de la République est devenue une fiction dont le symbole est le baccalauréat. Le corporatisme enseignant et la lâcheté des politiques ont eu raison du modèle scolaire français, qui est aujourd'hui moins efficace, plus inégalitaire et plus coûteux que celui de nombre de pays d'Europe.
Enquête sur un désastre national.
Ecrit par : Guillaume | 13 juin 2007
http://www.relay.fr/indexFlash.php?idRubrique=1490&idObjet=120&articleType=2
Ecrit par : Guillaume | 13 juin 2007
""Plus le bla-bla-bla d'Alain Prost sur France-cullture qui a fini de m'achever.
Que pensez-vous de celui -là ?"
C'est un grand libéral tendance libéralités des fonds publics consenties à lui-même personnellement..."
Ecrit par : dugong | 13 juin 2007
Ca, c'est clair qu'il n'est pas de gauche!
Ecrit par : christophe sibille | 13 juin 2007
"On s'est lâchés".
L'accord est accepté au pluriel quand "on "désigne familièrement "nous".
Quand au vide des contenus, Anne-Marie, il est patent, si tant est qu'on puisse dire qu'un vide est patent..., et scandaleux.
Mais c'est à cause des "séquences". La "séquence", au collège, est la plupart du temps l'art de masquer du vide avec du clinquant. C'est aussi l'avis de l'IPR qui m'a inspecté hier et à qui j'ai dit que je n'avais pas pour les "séquences" une particulière amitié.
On ne pourra envisager un redressement du niveau en français que lorsque les "séquences" auront été carrément interdites comme une vraie pollution mentale et que la pédagogie du français retrouvera sa vocation qui est de donner une "respiration de l'âme" et non de soumettre les esprits à un formatage mécanique.
J'ai déjà évoqué ici ce collège de B***, dans le Bas-Rhin, où l'on se félicite bruyamment que les 7 classes de 6ème travaillent toutes, à partir de la prochaine rentrée, en "séquences"... Quel progrès! Et vive la liberté pédagogique!
Ecrit par : Jean | 13 juin 2007
Quant au vide des contenus..
Ecrit par : Jean | 13 juin 2007
mais par contre je conseille la lecture du Rouvière , le meilleur des traités d'anatomie, inégalé à ce jour du moins c'est mon humble avis...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 juin 2007
Je veux battre en brèche cet humble avis! Rien n'égalera jamais en savoir savant et sadisme professoral L'Anatomie Comparée des Mammifères Domestiques de Robert Barone.
C'est une Bible et quand on a eu l'auteur comme professeur d'Anatomie, relire ces textes est d'un masochisme indicible...
Anatomie comparée de la musculature du larynx du chat et du lapin en sujet d'examen: Les Chants de Maldoror, à côté, c'est de la rigolade.
Ecrit par : dobolino | 13 juin 2007
PS pour les pros :
"on s'est lâché" ou "on s'est lâchés" ?
Mon CM2 est fort loin ...
Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2007
"on" = "nous" en registre familier = "nous nous sommes lâchés", donc "on s'est lâchés". Normalement, il ne faut pas employer à l'écrit "on" (pronom indéfini, 3ème personne du singulier) à la place de nous (pronom personnel ,1ère personne du pluriel)...Mais l'existence des blogs (entre oral et écrit) pose un nouveau problème !
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Comme ça en vrac : Marc Twain (René Girard a écrit une page remarquable sur l'épisode de la barrière de la tante Polly ), Faulkner ("Le bruit et la fureur" par exemple étudié en hypokhâgne il y a bien longtemps, le titre est tiré de Shakespeare : " Le monde est un conte vécu par un fou et raconté par un idiot.")...Tenesee Williams ("Le boxer manchot et autres nouvelles")...Johnny, ce n'est pas un Etat, c'est un écrivain, réfléchis à ce que tu chantes ..."On a tous quelque chose de Tenesee !" Mouais, certains plus que d'autres, non ?...Oscar Wilde dont Gide disait méchamment - et à tort - qu'il avait mis "son talent dans son oeuvre et son génie dans sa vie" : le portrait de Dorian Gray et la "Ballade", bien sûr, mais aussi ses contes qui sont de petites merveille.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Les Américains sont très bons dans les romans de bonne qualité d'"ados à états d'âme" et ça marche bien en collège. Exemple : "La cicatrice" de Bruce Lowry, que j'avais proposé à des 4ème. Je pense à un autre livre, mais le titre et le nom de l'auteur m'échappe, ça va me revenir !
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Ah! "La Cicatrice" existe encore? Je l'ai lu et relu de onze à quinze ans, ainsi qu'Agostino et La Désobéissance de Moravia.
Ceci dit, si vous êtes épuisés, vraiment vidés, vous pouvez toujours lire les logorrhées de Max Gallo, ça devrait mieux se porter à présent qu'il est Académicien...
Ecrit par : dobolino | 13 juin 2007
J'ai cité de mémoire (et un peu de travers !)« C'est [la vie] un récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. » (W. Shakespeare)
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Faulkner ("Le bruit et la fureur" par exemple étudié en hypokhâgne il y a bien longtemps, le titre est tiré de Shakespeare : " Le monde est un conte vécu par un fou et raconté par un idiot.")...
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Robin, n'avez-vous pas peur d'effaroucher ceux qui ne connaissent pas Faulkner ? Pour aborder cet auteur, ne vaut-il pas mieux "Sartoris"; "Lumière d'août" (mon préféré), "Sanctuaire" ? J'en connais plus d'un qui ont abordé Faulkner par "Le bruit et la fureur", qui n'ont pas terminé le livre et n'ont pas cherché à aller plus loin (bon, c'est vrai que ce sont plutôt des scientifiques).
Ecrit par : Japhet | 13 juin 2007
Faulkner, c'est comme Giono, incontournable en temps de canicule estivale... "Tandis que j'agonise", par exemple.
Ecrit par : dobolino | 13 juin 2007
Ah! "La Cicatrice" existe encore? Je l'ai lu et relu de onze à quinze ans, ainsi qu'Agostino et La Désobéissance de Moravia.
"Agostino" de Moravia est un très beau livre sur l'enfance, un roman d'initiation, mais je ne me risquerais pas à le faire étudier en classe en collège.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
"Agostino" de Moravia est un très beau livre sur l'enfance, un roman d'initiation, mais je ne me risquerais pas à le faire étudier en classe en collège.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
A cause des parents ou des élèves ?
Ecrit par : Japhet | 13 juin 2007
Je fis, il y a bien longtemps, connaissance d'une gentille jeune dame de la bonne société qui, élevée dans une boite catho intégriste (Chateauneuf de Galaure), choisit, en vue de se trouver un époux, la fac d'anglais. Lorsque je l'ai connue, dix ans après, elle était encore traumatisée par la pornographie régnant dans cette section où l'on étudiait l'infâme et ignoble Faulkner... J'ai cru comprendre qu'elle avait été traumatisée par un épi de maïs!
Ecrit par : dobolino | 13 juin 2007
"Agostino" de Moravia est un très beau livre sur l'enfance, un roman d'initiation, mais je ne me risquerais pas à le faire étudier en classe en collège.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Bien sûr, et vous avez raison! Un texte court et bien choisi, en cours d'italien, suffira pour appâter les lecteurs potentiels. Pour ma part, je l'ai trouvé seule. Quant à "La Désobéissance", ce devrait être illisible en classe.
On en revient à ce que, il y a quelques mois, je vous disais au sujet des vers de Beaudelaire
" L'essaim des rêves malsains
Qui tordent sur leurs oreillers
Les bruns adolescents..."
et le professeur de français de quatrième posant cette question écrite "Avez-vous déjà ressenti les sentiments exprimés et, si oui, dans quelles conditions?"
Ecrit par : dobolino | 13 juin 2007
Faulkner, Williams ... Je suis étonnée que personne n'ait encore cité Carson MacCullers. "Le Coeur est un chasseur solitaire" m'a profondément marquée, de même que "La Ballade du café triste". "Reflets dans un oeil d'or" : moins. Il y a aussi "Frankie Addams".
Il me semble par ailleurs qu'une traduction de "Maggie Cassidy" de Kerouac est sortie en poche, il y a quelque temps.
Récemment traduit ou retraduit : "Poussière" de l'écrivain anglais Rosamond Lehmann. La première partie du livre, celle qui se concentre sur l'enfance et l'adolescence des personnage, est l'un de mes plus grands souvenirs de lecture. Il vaut sans doute mieux lire le livre en anglais, d'ailleurs. Le titre (bien plus beau que le titre français) est "Dusty Answer".
Quelqu'un a-t-il lu Irène Némirovsky ? Je viens de commander "L'Affaire Courilof" sur conseil d'un ami qui m'a dit que c'était un excellent livre.
Au sujet de Tennessee Williams : je ne suis pas une grande fana et je le trouve assez démodé, surtout quand on le compare à Faulkner, McCullers ou encore à Harper Lee, l'auteur de "To Kill a Mocking Bird" dont certains avaient parlé ici. Mais il y a une adaptation d'une de ces pièces que j'adore : "Soudain l'été dernier", de Mankiewicz, avec Liz Taylor, Katherine Hepburn et Montgomery Clift. Ce n'est pas le Mankiewicz le plous connu ("Cléopâtre" ou "L'Aventure de madame Muir" sont bien plus célèbres), mais c'est l'un de mes films préférés. Une amie m'a dit que l'une des nouvelles de "K." de Buzzati lui rappelait carrément la pièce de Williams.
Ecrit par : Kap | 13 juin 2007
Voici ce que dit Nabokov de lui-même sur son appartenance littéraire:
"I am an American writer, born in Russia and educated in
England where I studied French literature, before spending
fifteen years in Germany."
Le reste sur
http://lib.ru/NABOKOW/Inter03.txt
Ecrit par : Attila Smith | 13 juin 2007
"le plous connu"... Et voilà que je parle espagnol, maintenant. Il faut bien sûr lire : "le plus connu".
Ecrit par : Kap | 13 juin 2007
Voici ce que dit Nabokov de lui-même sur son appartenance littéraire:
"I am an American writer, born in Russia and educated in
England where I studied French literature, before spending
fifteen years in Germany."
Ecrit par : Attila Smith | 13 juin 2007
Quand je vous dis qu'il est universel !
Ecrit par : yann | 13 juin 2007
Vous savez, un livre est plus simple à poster qu'une bouteille de vin! Et je sais bien que vous me le rendriez, il y a beaucoup de gens honnêtes sur ce blog!
Ecrit par : christophe sibille | 12 juin 2007
Vous êtes vraiment gentil.
Je vous remercie encore pour votre proposition, mais je pense la décliner : c'est le genre de livre qu'on a envie de garder, et de relire, ou de refeuilleter. Dobolino a raison, on le trouve en vente sur le net. Et puis je crois que mon père l'a : j'aurai moins de scrupules à ne pas lui rendre tout de suite (ou du tout !!!).
Merci encore.
Ecrit par : yann | 13 juin 2007
On nous fait une petite déprime, Dugong?
Allons, "de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace"
"il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer"
Ceci dit, "nous étions au bord de l'abîme et depuis, nous avons fait un pas en avant"
Ecrit par : dobolino | 12 juin 2007
T'as avalé un dico des citations ???
Ecrit par : yann | 13 juin 2007
Adolescente (et après), j'ai adoré Rosamond Lehmann, dont les romans étaient publiés au Livre de Poche. J'ai aussi beaucoup aimé "La Nymphe au cœur fidèle", et "Douloureuse Arcadie", dont le film "Marianne de ma jeunesse a été tiré". Ce film, vu au ciné club du lycée, nous avait bouleversés.
J'adore aussi les romans, policiers ou non, de Sébastien Japrisot, dont je recommande "La Passion des Femmes", intéressante réflexion sur la création littéraire.
Les amateurs de poésie connaissent-ils Richard Rognet? Nous avons fait nos études ensemble, il était prof de lettres, et ses œuvres ont reçu de nombreux prix. Je conseille "Le Transi", je crois que c'est publié chez Gallimard.
Pour les collègues de collège, quelques suggestions (j'ai fait lire à mes élèves, autrefois, ces romans)
"Oms en série" de S. Wul, publié chez Denoël, Présence du futur. On peut voir dans la foulée le film d'animation qui en a été tiré, "La Planète sauvage".
Enfant, j'ai lu et relu, et arrosé de mes larmes "Jody et le Faon", mais il faut le trouver en édition intégrale.
Un roman m'a aussi fortement marquée quand j'étais petite, c'était "Les Cloches de Bruges", mais j'ignore qui en était l'auteur. Qui peut me remettre sur la piste?
"Les Enfants d'Athéna", de Brisou-Pellen, qui, en outre, permet de faire comprendre "en douceur" et sans jargonner la notion de focalisation.(livre de poche jeunesse)
Jack London, bien sûr, "Croc Blanc" "Michaël chien de cirque" "Jerry dans l'île", qui ont enchanté mon enfance.
"Le pays où on n'arrive jamais" d'André Dhôtel, succès garanti.
Une collection intéressante, "Les histoires noires de la mythologie" est à signaler. Pour l'éditeur, voir votre libraire préféré, il y a un tel foutoir dans mes bouquins que je ne retrouve pas les titres que je cherche.
"Le petit Chat Miroir", à l'école des Loisirs, d'A. Bégin. C'est du théâtre, et cela plaît aux élèves de 6ème.
Quand les élèves de troisième étaient encore d'un bon niveau, j'ai fait travailler "Fahrenheit 451", et les "Chroniques martiennes", ce dernier passait fort bien en 4ème. J'ai même osé "1984". "La Ferme des Animaux peut être lu(e) dans une bonne classe.
"Des Souris et des Hommes" de Steinbeck marche toujours bien. Autrefois, j'ai fait lire "Les Raisins de la colère", mais les élèves actuels renâclent à lire des romans dépassant 100 pages!
Maupassant passe, si j'ose dire, toujours bien. Avec mes 3ème, j'ai cette année travaillé "Une Vie".
Le Clézio, "La Ronde" avait passionné la classe de 2nd à laquelle je l'avais fait lire, et les élèves avaient, à partir de ce recueil, fait d'excellentes dissertations, preuve que quand on s'appuie sur la connaissance des œuvres, et non sur de fumeux objets d'études, on obtient des résultats!
Ecrit par : mouron rouge | 13 juin 2007
C'est une Bible et quand on a eu l'auteur comme professeur d'Anatomie, relire ces textes est d'un masochisme indicible...
Ecrit par : dobolino | 13 juin 2007
Condoléances ...
Ecrit par : yann | 13 juin 2007
Pour ceux qui ne prendront pas de vacances cet été, j'ai retrouvé parmi mes auteurs préférés l'auteur français le plus récemment maccabisé : Nicolas Bouvier.
L'usage du monde vous fera voyager sur des routes qu'il n'est plus question de parcourir avant un moment, Chroniques japonaises vous emmène à l'autre bout du monde pour pas cher, et Journal d'Aran vous fera redécouvrir l'Irlande.
Diantre ! Foutre ! Zutre ! c'est pas un français ! Merdre ! Encore un suisse !!!
Ecrit par : yann | 13 juin 2007
Voià, ç a m'est revenu : "L'attape-coeur" de JD Sallinger (ne pas confondre avec "L'arrache-coeur" de Boris Vian)
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J-D Salinger reste le plus mystèrieux des contemporains et son chef d'oeuvre, L'attrape-coeur, roman de l'adolescence, le plus lu du monde entier est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides et émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.
Un roman à recommander aux enseignants en collège "qui ne savent plus trop à quel saint se vouer" en matière de lectures.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
" L'essaim des rêves malsains
Qui tordent sur leurs oreillers
Les bruns adolescents..."
et le professeur de français de quatrième posant cette question écrite "Avez-vous déjà ressenti les sentiments exprimés et, si oui, dans quelles conditions?"
Ecrit par : dobolino | 13 juin 2007
Il y a des frontières qu'il ne faut jamais franchir : celles de leur monde à eux.
...De même qu'ils n'ont pas à imposer leur monde à eux.
Comme dit le Talmud "Entre la tentation et ton âme, interpose une haie de rosiers."
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
"Voià, ç a m'est revenu : "L'attape-coeur" de JD Sallinger (ne pas confondre avec "L'arrache-coeur" de Boris Vian)"
C'est amusant, j'avais pensé le mentionner aussi, et j'ai oublié.
Ecrit par : Kap | 13 juin 2007
"Agostino" de Moravia est un très beau livre sur l'enfance, un roman d'initiation, mais je ne me risquerais pas à le faire étudier en classe en collège.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
A cause des parents ou des élèves ?
Ecrit par : Japhet | 13 juin 2007
D'abord et surtout à cause des élèves eux-mêmes. Moravia évoque dans "Agostino", de façon assez trouble et assez troublante, un "dépassement de frontière". Ce sont des choses qui existent, hélàs, dans la vie, mais je pense que tous les livres ne peuvent pas être mis entre toutes les mains à n'importe quel âge, surtout par un adulte.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
...De James Joyce "Habitants de Dublins" ("Dubliners") , adapté au cinéma par un autre Irlandais d'origine, John Ford, dont ce fut le dernier film, le testament cinématographique. Un Huis clos, subtil et raffiné qui se déroule à Dublin pendant le réveillon de Noël, très différent de "La Chevauchée fantastique". J'avoue humblement n'avoir jamais réussi à accrocher avec "Ulysse".
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Ayant eu hier soir ma petite-fille de sixième, j'ai constaté :
-Qu'elle n'avait pas compris le COS.
-Qu'elle n'avait pas compris le complément du nom.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2007
En même temps, le COS n'existe plus dans certains manuels, parce que jugé trop complexe. Quand le verbe est déjà complété par un COD, pas (trop) de problèmes, mais quand il l'est par un COI? Lequel est COI, lequel est COS? Beaucoup d'élèves sont perdus...
De plus, cette terminologie est appelée à être remplacée par celle de "complément essentiel" qui regroupe COD, COI, COS et... les autres (compléments essentiels de lieu, par exemple), par opposition aux "compléments circonstanciels". Il me semble que ces terminologies sont au programme de primaire... mais toujours pas au point au collège. Les manuels entretiennent une confusion coupable sur ces terminologies...
Que pensez-vous de l'essai "Comment parler des livres que l'on n'a pas lus", de Pierre Bayard?
Ecrit par : Carabas | 13 juin 2007
Il ne faut surtout plus jamais parler aux élèves de COS, notion qui ne sert strictement à rien et embrouille tout.
Il faut leur parler de "complément d'attribution" (avec tous les verbes qui contiennent l'idée de donner), c'est bien plus clair, et cela correspond au datif en latin, en grec et en allemand. Au moins, ils s'y retrouvent!
Ecrit par : Jean | 13 juin 2007
Le complément d'objet second : L'élève pose une question au professeur/Il a obtenu une réponse de son professeur/Il a posé la question pour son voisin.
au professeur/de son professeur/pour son voisin complètent pose, a obtenu et a posé qui ont déjà un complément d'objet. C'est la raison pour laquelle on parle de complément second.
Le complément d'objet second n'est jamais coordonné au premier complément d'objet et il peut être déplacé ou supprimé, contrairement au complément essentiel. Le COS peut être un pronom, un GN, un infinitif, une subordonnée conjonctive ou relative ("Donne-le à qui tu voudras").
Le COS peut être placé avant le COD ou le COI (second ne caractérise donc pas sa place dans la phrase) : Exemple : Dis-moi comment c'est arrivé."
On employait autrefois pour COS l'expression "complément d'attribution", mais le terme ne convient pas quand l'idée d''attribution n'existe pas. Exemple : Sa mère a privé Paul de dessert." ...bourreau (bourelle ?) d'enfant !
En revanche le nom "complément d'objet second" n'est pas approprié pour les compléments accompagnant des verbes attributifs pour lesquels il n'y a jamais de complément d'objet "premier" (les vrbes "d'état") (ex. : "Cette personne lui est très chère.")
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
"Comment parler des livres que l'on n'a pas lus", m'évoque une anecdote.
Mon fils élève de 2nde en a un peu bavé pour finir le Rouge et le noir. Superbe texte, mais difficile pour un ado de 2007 de se sentir concerné : manque de distance, de connnaissances historiques et sociologiques, de recul pour transposer les problématiques, etc.
D'ailleurs, seuls deux élèves de sa classe ont fini le livre !
Lors du DS portant sur l'ouvrage, il s'en sort honorablement sans plus, alors que certains de ses camarades, qui se sont contentés d'un résumé commenté piqué sur le web, ont, dans le fond, plus de facilité !
Pas très surprenant, à 15 ans, même pour un bon lecteur, il est difficile de mener de front la découverte d'un texte dense et son analyse.
Inutile de vous dire qu'il n'a pas très bien vécu ce qu'il estime être une injustice ... Dorénavant, je lui conseille de se taper le texte intégral puis le résumé commenté !
Vous m'imaginez facilement en bon père et bon enseignant (faux-cul) :
"Oui, mais on ne travaille pas que pour les notes (tu parles ... on a tous eu son âge), et puis tu t'es cultivé (comme si K Dick c'était pas aussi de la culture) et encore, c'est une belle langue (Léo Mallet aussi et c'est quand même plus tripant que Stendhal)"
J'attends les commentaires incendiaires des profs de lettre !
PS : ça me fait penser que personne n'a cité "La vie est dégueulasse" et les BD de Tardi.
Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2007
Je suis d'accord avec vous, Jean, je ne trouve pas l'expression "complément d'objet second" très heureuse.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
et cela correspond au datif en latin, en grec et en allemand. Au moins, ils s'y retrouvent
L'expression "complément d'attribution" correspond effectivement au datif.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
"(Léo Mallet aussi et c'est quand même plus tripant que Stendhal)"
Zorglub
J'ai lu "Le Rouge et le Noir" quand j'avais l'âge de votre fils (et je n'ai que trente ans, ça ne remonte donc pas à l'Antiquité), et j'ai trouvé ça vachement "tripant", bien plus que Léo Mallet. Un de mes camarades de prépa l'avait lu à quinze ans lui aussi et en avait gardé un souvenir ému. Il n'avait, je cite, "jamais bandé autant pendant la lecture d'un livre qu'avec "Le Rouge et le Noir"". Les amours de Julien avec Madame de Rênal et Mathilde l'avaient fort émoustillé.
Ecrit par : Kap | 13 juin 2007
J'attends les commentaires incendiaires des profs de lettre !
Non, non. C'est à nous de rendre Stendhal aussi "captivant" que Léo Mallet ou Philip K Dick (deux excellents auteurs pas ailleurs) ; si j'avais à faire étudier "Le Rouge et le Noir" l'année prochaine, je m'appuierais en particulier sur l'étude magistrale de René Girard : "Vérité romanesque et mensonge romantique", le plus beau livre de critique littéraire que j'aie jamais lu montrerais la dimension stratégique (au sens napoléonien) du désir et l'importance de la rivalité (entre les deux "propriétaires", malgré leur apparente "différence" politique et pourquoi "ils se disputent" Julien Sorel (et pourquoi c'est cette dispute qui en fait le prix)
Il y a de multiples façons de rendre "Le Rouge et le Noir" passionnant ; par exemple en montrant le rôle de l'image en politique (et en amour), un rôle que Stendhal avait parfaitement compris.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
J'ai aussi lu Stendhal à 15 ans, la Chartreuse de Parme et le Rouge et le Noir : j'ai craqué pour Fabrice del Dongo moins pour Julien Sorel. Ma meilleure amie c'était l'inverse : cela nous entrainait dans de longues discussions, nous n'avons pas changé d'avis l'une et l'autre et nous sommes toujours amies.
Un de mes meilleurs souvenirs de lecture ces dernières années : "Orgueil et préjugés". Quand on a trois garçons, lire des histoires de filles à marier, ça change un peu.
Et quand une histoire est bonne, elle plaît : les trois fils en question ont regardé d'un bout à l'autre l'adaptation de la BBC en anglais (5 heures) ! Au moins ils ont entendu un bon anglais !
La rencontre avec un livre c'est toujours quelque chose de spécial : pourquoi certains nous laissent-ils indifférents (on les lit avec la raison ?) et d'autres nous touchent au plus profond de nous ?
Ecrit par : lucile | 13 juin 2007
Il faut leur parler de "complément d'attribution" (avec tous les verbes qui contiennent l'idée de donner), c'est bien plus clair, et cela correspond au datif en latin, en grec et en allemand. Au moins, ils s'y retrouvent!
Ecrit par : Jean | 13 juin 2007
...et en russe (la langue tout de même la plus parlée en Europe). En plus en russe nous avons six cas de déclinaison (N.G.D.A Instrumental et Locatif ou prépositionnel)
Ecrit par : buntovchik | 13 juin 2007
Et quand une histoire est bonne, elle plaît.
C'est un peu péremptoire ce que je dis quand même.
Il serait mieux de l'exprimer comme ça :
les bonnes histoires peuvent plaire même à des publics inattendus.
Ecrit par : lucile | 13 juin 2007
Soljenitsyne, 88 ans aux prunes, vient de recevoir un hommage qui vaut son pesant de caviar: Poutine est venu lui décerner la médaille "du plus grand HISTORIEN russe". Ce qui, nonobstant l'insolite de la qualification , n e devrait pas déplaire à cet immense écrivain, qui équivaut largement à Tolstoï.
Soljenitsyne, rappelons-le avait été convié par Gorbatchev (encore un bel oublié de l'histoire, tiens) à rentrer en URSS.
Durant son exil à l'Oues,il avait carrément déconné en faisant l'apologie du Chili de Pine-au-Cul comme parangon de la démocratie. Enfin, pas grave, si on sait ce qu'était le goulag.
"Une journée d'Ivan Dennissovitch" m'avait commotionné quand j'eus 16 ans. Puis "Le chène et le veau", "Le pavillon des Cancéreux" "l'Archipel du Goulag" et le personnage de Roussanov, cloporte fonctionnaire borné et suant du périnée. Le symbole ubuesque du pouvoir et une sorte de prémonition du livre de Raul Hilberg.
Bref, Soljenitsyne, c'est le Dostoievski , le Tolstoï de notre temps. On en ressort transfiguré. Evidemment, en russe , ça doit être encore mieux.
Mais ce qui ne manque pas de sel, c'est, justement l'hommage de Poutine, cet ex du KGB qui ne s'est jamais remis de la chute du régime. Appartchik des apparatchiks, mafieux parmi les mafieux, il n'en reste pas moins qu'en faisant ce geste, il entre dans la collection peu fournie des médiocres politiques que l'histoire a caressés du bout de son doigt futile: De Klerk, Gorbatchev, Sadate.....tous ces gens que rien ne prédisposait à briller. On attend par exemple ce connard de Berlusconi faisant l'éloge de Primo Levi, par exemple.....et on pourra attendre longtemps.
Et Poutine ne semblait pas bourré. Même pas grinçant et cruel, comme il l'est. La présence du génie irradiait même ce pauvre petit assureur de banlieue promu.
Mutatis mutandis, on pensait à la réception de Sakharov, amaigri, flottant dans ce costume si typique des déportés qu'on vient de libérer, et qui gardent ,comme en une blessure sevrète, les formes de l'homme qu'ils vêtissaient jadis. Réception de ce petit bonhomme, qui devait mourir le lendemain d'emotion, dans l'immense hangar du Plénum du PCUS, devant un Gorbatchev ému et solide.
Tiens ,Cadichon, Guillaume et les autres petites pointures politiques, qui se raccrochent à la droite comme les morbacs aux poils de cul, parce qu'ils ont peur du souffle fantastique de l'histoire, vous voyez que le communisme fut lui aussi réformable. Il eût suffi de 20 ans de plus.
Ecrit par : montaigneàcheval | 13 juin 2007
« neuf heure trois quarts venait de sonner à l’horloge du château, sans qu’il eût rien encore osé. Julien, indigné de sa lâcheté, se dit : au moment précis où dix heures sonneront, j’exécutera ce que, pendant toute la journée je me suis promis de faire ce soir, ou je monterai chez moi me brûler la cervelle. »
Belle scène de tension intérieure pour Julien qui doit prendre la main de Mme de Rênal.
Sans que je sache pourquoi, je ne peux lire cette phrase sans être ému. Ce genre d’accident de lecture , car Stendhal sans doute n’avait pas prévu que cette phrase puisse avoir un tel pouvoir, doit justifier en partie la psychanalyse littéraire.
Ecrit par : B. | 13 juin 2007
j'exécuterai
Ecrit par : B. | 13 juin 2007
On attend par exemple ce connard de Berlusconi faisant l'éloge de Primo Levi, par exemple.....et on pourra attendre longtemps.
"La Trêve" de Primo Levy : "A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, un groupe d'Italiens, rescapés des camps nazis, cherchent à rejoindre leur terre natale et entament une marche de plusieurs mois, "accompagnés" par l'Armée rouge.
Récit piccaresque et autobiographique qui met en scène aussi bien des héros que des traîtres, des paysans, des voleurs, des savants...et évoque leurs tribulations extravagangtes sur les routes d'Europe centrale.
Un livre formidable, la suite "heureuse" - si l'on peut dire - de "Si c'est un homme".
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
"Comment parler des livres que l'on n'a pas lus", m'évoque une anecdote.
Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2007
A moi aussi : en troisième (je crois), je devais me farcir 100 pages d'Eugénie Grandet. J'ai lu les deux premières, les deux dernières, et à l'oral, devant la classe morte de rire, j'ai raconté que le père Grandet avait une liaison avec une danseuse (ou quelque chose comme çà) !!!
Résultat : un cahier déchiré par le prof furibard !
Maintenant, ou je lis tout, ou je ne lis rien.
En prépa, je n'ai pas pris le temps de lire les oeuvres au programme (fallait choisir), et j'ai eu une excellente note en français. J'avais surtout un prof excellent, et qui semblait au parfum des sujets de l'année !!!
J'ai honte ...
Ecrit par : yann | 13 juin 2007
Kap, faut croire que votre camarade avait des lectures pour le moins chastes ...
Oui, Stendhal est incontournable, il m'est même arrivé d'en lire en dehors de toute forme d'obligation. Il faut cependant bien admettre que ce type de littérature est jugée super ennuyeuse par l'immense majorité des ados. La situation d'échec est donc là : ils ne le lisent pas, bachottent un résumé et le prof peut pudiquement prétendre avoir accompli sa mission d’initiation à la culture !
Une partie importante des textes classiques n’est plus adaptée à l’esprit du temps. C’est dommage mais peut-être pas si grave ... Il reste tant d’auteurs, excellents dans la forme et le fond, qui peuvent donner ENVIE de lire ! C’est le plus important (sauf pour la minorité qui se destine à de réelles études littéraires).
Quelques-uns découvriront plus tard les grands (et un peu chiants) auteurs, la plupart ... jamais ! Pourvu qu’ils lisent de la bonne littérature (et il n’en manque pas) quelle importance ?
Je ne suis pas certain que l’obstination ait du sens : elle se traduit trop souvent par du dégoût définitif. (Tiens, il me vient un sujet de philo pour le bac « Peut-on contraindre à aimer ? »).
De mon point de vue l’enseignement des lettres devrait viser trois (plus un) objectifs :
1 : apprendre à lire écrire (... vaste programme !)
2 : apprendre à s’exprimer à l’oral et à l’écrit de manière précise et circonstanciée (y’a du boulot)
3 : donner envie de lire en montrant par l’exemple que ça peut (doit) être un plaisir.
(4 : faire apprendre des synthèses sur les styles, thématiques et principaux auteurs de toutes les époques afin de pouvoir briller en société par la suite)
Force est de constater qu’aucune de ces missions n’est accomplie ...
Pour ce qui nous occupe sur ce fil, le point 3 est essentiel.
Après l’école, il reste une vie pour lire. Soyez réalistes, sauf exception, on ne prend pas de plaisir à lire Guerre et paix à 15 ans, on n’y comprend d’ailleurs juste ... rien. On manque trop d’intelligence de la vie pour être touché, ému, pour raisonner par analogie, établir des parallèles, savoir ce qu'est l'appétit de pouvoir, etc
J’ai lu cet automne « Mon nom est Rouge ». Sublime, évidemment !
Ado, je n’aurais rien saisi à la profondeur de ce livre. Faute de connaître l’art du portrait renaissance et celui de la miniature persane, qu’aurais-je compris au débat sur le style et à sa portée culturelle actuelle ? Sans culture géopolitique, comment percevoir dans ce livre métaphorique des allusions au débat sur l’entrée de la Turquie en Europe, aux rapports culturels ambigus entre Orient et Occident ? Sans rien savoir de l’islam classique et de ses dérives modernes, qu’aurais-je perçu de l’allégorie du prêcheur d’Erzurum ? Comment être sensible à la construction stupéfiante du récit avant d’avoir fait des maths à un niveau suffisant pour repérer des formes logiques ultra théoriques (récurrence, itération, raisonnement par l’absurde etc.) ?
Oui, Robin, avec un bon prof on peut approcher les tenants et aboutissants de l’oeuvre et s’apercevoir que c’est grand. Mais on n’aura pas la jouissance de découvrir seul, ni le sentiment jubilatoire et égoïste d’être le privilégié qui reconstruit un monument de sens et de pensée derrière des mots ! Pour moi lire, c’est ça ...
Ce plaisir, nécessite d’être conquis. On badinait les jours précédents sur ce blog. Il faut apprendre à jouir, et, pour la plupart nous avons appris seul (enfin, je veux dire, à deux, mais ... pas avec un prof !). Pour avoir le désir de se pencher sur le sujet il est nécessaire que les premières expériences soient suffisamment plaisantes.
Expliquer une oeuvre, c’est de la pornographie littéraire ! C’est pas inutile, il peut arriver de manquer d’imagination, d’avoir besoin de découvrir des pratiques, des mécanismes ... Mais c’est pas ça aimer (...lire).
Alors, peut-être, faudrait-il AUSSI que les profs de lettre fassent jouir les mômes avec des textes qui les accrochent et ce n’est pas nécessairement aux dépens de la qualité.
Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2007
"Le Rouge et le noir" ; moi, c'est la fin du roman quand Julien Sorel médite dans sa prison qui m'a le plus touché (parallèle évident avec l'illustre exilé de Sainte-Hélène, puisque J. Sorel s'identifie depuis le début à Napoléon)...La thématique du "bonheur en prison" , isotopie stendhalienne, se retrouve aussi dans "La Chartreuse de Parme".
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
LE ROUGE ET LE NOIR....."Monsieur, mon fis a acheter déja le rouge. Quand il aurat fini je lui acheterais le noir. Salutations."
Ecrit par : montaigneàcheval | 13 juin 2007
Entre "La Chartreuse de Parme" et "Le Rouge et le Noir", il y a la même distance qu'entre le Paradis et la Chute.
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
...Mais la distance entre "Le Rouge" et "Le Noir" est irrémiscible.
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Stendhal inactuel ? Vous ne trouvez pas qu'il y a du Julien Sorel, ce "martyr de l'ambition" chez notre nouveau président ? (on finit toujours par devenir l'esclave de la renommée et, comme disait Oscar Wilde et comme le savait Stendhal, quand les dieux veulent perdre un homme, ils lui accordent ce qu'il leur a demandé."
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Entendu par hasard sous ma fenêtre : "Qu'est-ce que ça te ferais si j'aimais une autre meuf que toi ?"
Stendhal (et Marivaux) inactuels ?
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
"Le Rouge et le Noir "? C'est un truc de marxistes qui se passe au Congo, avec Laurent-Désiré (sic) Kabila et Che Guevara, non ?
Ecrit par : Dulcamara | 13 juin 2007
Entendu par hasard sous la fenêtre de ma salle de cours :
"Toi, t'es trop con, amène ta mère on va te refaire !"
Sans dec' des fois ils sont drôles ...
Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2007
Livres pas lus : MàC a parlé de Soljénitsyne et ça m'a rappelé que j'ai acheté, il y a un an, les "Récits de la Kolyma" de Varlam Chalamov, sortis chez Verdier (pour la première fois en trad intégrale, il me semble). Il paraît que c'est un absolu chef-d'oeuvre, encore plus génial que l' "Archipel du Goulag" et autres oeuvres d'Alexandre S. , mais je n'ai pas encore eu le temps de le lire.
http://www.amazon.fr/R%C3%A9cits-Kolyma-Varlam-Chalamov/dp/2864323524/ref=pd_bowtega_2/402-9614492-1978509?ie=UTF8&s=books&qid=1181756342&sr=1-2
Autre chose : qui, ici, a lu "Le Rose et le Vert" ?
http://www.amazon.fr/Rose-vert-Stendhal/dp/2080709003/ref=pd_bbs_sr_1/402-9614492-1978509?ie=UTF8&s=books&qid=1181756290&sr=8-1
Ecrit par : Kap | 13 juin 2007
"vous voyez que le communisme fut lui aussi réformable. Il eût suffi de 20 ans de plus"
Amenez-moi donc au plus vite votre mère...montaigneàcheval...il y a de l'ouvrage en perspective.
Ecrit par : Guillaume | 13 juin 2007
Bonjour Kap,
n'hésitez pas si vous souhaitez lire le "rose et le vert" c'est un roman inachevé comme le fut Lamiel ...Mina l'Héroïne est une Lamiel , une Mathilde de la Mole ou une duchesse Sanseverina...Du pur Stendhal!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juin 2007
Et puisque vous parlez de vent de l'histoire, voici un petit lien pour parfaire vos connaissances qui ne valent pas un pet.
http://www.canalacademie.com/Margaret-Thatcher.html
Philippe Chassaigne, né en 1963, est agrégé d’histoire et docteur de l’Université de Paris-Sorbonne Paris IV. Spécialiste de l’histoire de la Grande-Bretagne aux XIXe et XXe siècles, il est Professeur d’histoire contemporaine à l’Université François-Rabelais de Tours
Ecrit par : Guillaume | 13 juin 2007
vous voyez que le communisme fut lui aussi réformable. Il eût suffi de 20 ans de plus.
Il est surtout regrettable que le choc pétrolier de 73 lui ait accordé un sursis : 20 ans de trop !
Ecrit par : Guillaume | 13 juin 2007
Saviez vous qu'il existe un "chef de projet de dématérialisation du baccalauréat" ?
Ca marche au laser mais ne vous emballez pas trop vite : pas avec un sabre mais avec un scanner.
Le côté sombre de la force ?
Ecrit par : dugong | 13 juin 2007
Mille excuses, je voulais écrire :
"Le côté sombre de la farce ?"
Ecrit par : dugong | 13 juin 2007
"Récits de la Kolyma" de Varlam Chalamov,
J'va t'fèr rire, j'la lu (globalement) ya 15 ans environ.
Pas dans le même registre du tout, René Fallet (les vieux d'la vieille ;) ) , son neveu vient de sortir un bouquin sur lui ...
Ecrit par : toto | 13 juin 2007
« Le monde n’est qu’abusion », résumait Villon en un seul octosyllabe.(C’est un octosyllabe, quoique un diplômé de ces jours-ci ne sache probablement reconnaître que six syllabes dans ce vers.) »
"abu-si-on" : 3 syllabes (diérèse)
Le Mon-de n'est qu'a-bu-si-on
1 2 3 4 5 6 7 8 = exact !
Il faut faire (ou refaire) de la prosodie. En plus, ils adorent ça !
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
"Les couilles de la baronne sont pendues au plafond" le grand roman pédago-sentimental d'Evelyne Charmeuse.
baronne : nom commun, masculin singulier dans la "grammaire nouvelle" de notre chère Evelyne ?
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
En prépa, je n'ai pas pris le temps de lire les oeuvres au programme (fallait choisir), et j'ai eu une excellente note en français. J'avais surtout un prof excellent, et qui semblait au parfum des sujets de l'année !!!
J'ai honte ...
Ecrit par : yann | 13 juin 2007
Vous vous êtes bien racheté depuis, Yann ; La preuve : vous participez à ce blog maudit (ou à ce maudit blog ?) et vous dites du mal de Meirieu...Et vous semblez avoir la contrition parfaite. Ego te absolvo !
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
"Dans le jardin des mots" de J .de Romilly est sûrement une bonne lecture pour l'été.
Cette grande dame que j'admire beaucoup porte en pendantif une petite chouette chevêche, sans doutele symbole de la littérature grecque à laquelle elle a consacré sa vie. Je partage son amour pour cette chouette qui est en voie de disparition.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2007
""Les couilles de la baronne sont pendues au plafond" le grand roman pédago-sentimental d'Evelyne Charmeuse."
Robin, vous ne la portez pas dans votre coeur, cette créature. Vous lui mettez même un Y qu'elle ne mérite certes pas, elle qui met tout son acharnement à ce que nos enfants soient incapables de lire, et à fortiori de faire du grec !
Petite anecdote : j'avais tapé un long texte de la dame, pour un autre forum. Je l'avais enregistré, pour pouvoir le mettre en pièce jointe. Je l'ai envoyé sur un forum, qui l'a refusé comme "objet potentiellement dangereux".
Et mon anti-virus (Kaspersky) le jugeant vraiment très très dangereux, l'a fait disparaître corps et bien de mon ordinateur !
C'est dire la dangerosité du bla-bla de la dame .
Elle me fait penser à "Cruella d'enfer", la sorcière des 101 Dalmatiens." Toto l'appelle d'ailleurs la Furiosa.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2007
Robin, vous ne la portez pas dans votre coeur, cette créature.
C'est le moins que l'on puisse dire. Ses élucubrations ne méritent pas une minute d'examen, mais le problème, c'est son influence ! Eveline sans "i grec"...C'est vrai qu'elle ne le mérite pas.
Vivement que cette vieille harpie laisse la place à l'éternelle jeunesse d'Athéna ; ça serait "chouette" !
Ecrit par : Robin | 13 juin 2007
Mais ce qui ne manque pas de sel, c'est, justement l'hommage de Poutine, cet ex du KGB qui ne s'est jamais remis de la chute du régime.
Ecrit par : montaigneàcheval | 13 juin 2007
Oui, ça vaut la lecture de la lettre de Guy Môquet par Sarko, et sa balade sur le plateau des Glières.
"Entendu par hasard sous la fenêtre de ma salle de cours :
"Toi, t'es trop con, amène ta mère on va te refaire !"
Sans dec' des fois ils sont drôles ..."
Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2007
Expression employée quasiment textuellement par Pierre Perret dans une chanson enregistrée dans les années 70, (je crois que le titre en était: "Elle m'a dit non"); comme quoi l'humour a un petit côté cyclique.
Ecrit par : christophe sibille | 14 juin 2007
Ceux qui veulent se tenir au courant des sujets du bac peuvent (re)lire Henry de Monfreid, qui vient de tomber en séries techno.
Dans quelques années, ce sera la Comtesse de Ségur.
Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2007
Ce blog est épatant,les commentaires encore plus,une vraie drogue.Pour apporter de l'eau aux moulins de Cadichon,Guillaume et "autres morbaques"(ha...Momo le morbaque...une partie de mon adolescence):pas que le RU comme exemple de l'efficacité libérale,il y a les voisins irlandais itou.Je me souviendrai toujours de mon premier séjour là-bas:des enfants de 11-12 ans qui bossaient dans les pubs,qui vendaient des journaux dans la rue;le pays continuait à se dépeupler,c'était en 1977,j'étais jeune,niais et social-démocrate.Maintenant,le PIB par habitant a largement dépassé le nôtre,les jeunes français qui partent dans ce pays trouve du boulot en moins de 8 jours,etc etc...Bref,le souffle de l'Histoire,hein...si c'est pour se geler les noix...
Pour B.:le rugbyman champion es bourre-pif devait s'appeler Soro.Il formait avec André Moga(dit Bambi) une deuxième ligne qui inspirait des craintes aux avants anglais.
Pour revenir au thème de ce fil,ajoutons à la pile "le Seigneur des porcheries",de Tristan Egolf.Et puis "Au bord de l'eau",de René Fallet.Et encore "Spinoza encule Hegel",de jenememesouviensplusdunom, et que je n'ai absolument pas lu,mais un titre comme ça,on ne laisse pas passer.
Ecrit par : rocardo | 14 juin 2007
Jenemesouviensplusdunom, c'est Jean-Bernard Pouy (voir aussi la succulente bien que parfois inégale série "Le Poulpe"). Le tome 2 s'intitule "A sec", sérieusement. En folio, si je me souviens bien.
Ecrit par : FGuichard | 14 juin 2007
le PIB par habitant a largement dépassé le nôtre,les jeunes français qui partent dans ce pays trouve du boulot en moins de 8 jours,etc etc...Bref,le souffle de l'Histoire,hein...si c'est pour se geler les noix...
l'Irlande fait partie des pays, avec l'Espagne, le Portugal et la Grèce qui ont su tirer profit de l'Europe. Tant mieux pour eux et tant pis pour nous.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Et encore "Spinoza encule Hegel",de jenememesouviensplusdunom, et que je n'ai absolument pas lu,mais un titre comme ça,on ne laisse pas passer.
Ecrit par : rocardo | 14 juin 2007
...A condition peut-être que l'auteur sache ce qu'est une "mataphore".
("Métaphore, métaphore, est-ce que j'ai une gueule de métaphore ?" aurait dit Arletty)
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Saviez vous qu'il existe un "chef de projet de dématérialisation du baccalauréat" ?
Alors ils passent à la deuxième partie : la dématérialisation de la forme, parce qu'en ce qui concerne les contenus, le boulot est terminé.
Trop fort Darkvador !
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Dark Vador en deux mots..Et en plus il existe vraiment, la preuve : il a un site et dix pages sur Internet. Ca fout les jetons !
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Salut à toutes et à tous…
Pour ce qui est de l'Irlande, il faut absolument lire Liam O'Flaherty (inoubliable auteur du Mouchard, qui inspira à Ford (1) un film splendide en 1935, avec un Victor Mac Laglen inspiré, avant ses rôles de sergent alcoolo dans la trilogie de la cavalerie, du même), qui a écrit un Guide du touriste en Irlande (éditions Anatolia, 1993), et surtout l'Ame noire — si vous survivez à une telle lecture, surtout si vous la faites quelque part dans le Donegal (au nord-ouest, pour ceux qui ne savent pas, au dessus du Connemara), par temps de rafales — autant dire que c'est tous les jours —, c'est que vous avez l'âme bien accrochée, ou que vous avez fait une cure préventive de Paddy et de Jameson…
Le Rouge et le noir, c'est très curieux, c'est un roman qui peut plaire énormément à des ados à titre individuel, mais que je ne suis jamais arrivé à bien faire passer en classe — trop d'implication personnelle, probablement.
Lu en rentrant de Paris "le Tour de la bouée", le dernier-paru d'Andrea Camillieri. Des qualités, mais un rendu des sicilianismes de l'auteur qui gâche un peu la lecture — on aime ou on n'aime pas le côté couleur locale. Quelqu'un en a lu d'autres ?
JPB
(1) Robin, c'est Huston, et non Ford, qui a mis en scène "The dead", d'après Joyce… Il a dirigé le film entier dans une chaise roulante, avec un réalisateur de secours, au cas où il casserait sa pipe en cours de tournage. Ça l'a drôlement inspiré, d'autant que sa fille (Anjelica) y jouait — un psychodrame de plus à l'intérieur d'une histoire pas mal psychodramatique…
On parlait plus haut de Stephen King… Ce garçon a publié il y a quelques années sous le titre "Different seasons" (je ne sais pas en français) un recueil de quatre "novellas" — des nouvelles d'une centaine de pages, dont deux au moins ont été adaptées au cinéma, "Stand by me" et "Un élève doué", qui vient de ressortir en DVD — un film indispensable réalisé par le metteur en scène de Usual suspects, autre film indispensable, malgré son maniérisme…
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2007
Si vous allez voir: "Dubliners", faites-le en version originale... Dans mes souvenirs, le doublage n'est pas extraordinaire, et cela nuit beaucoup à la qualité du film; (c'est souvent le cas pour les films italiens ou américains, mais, là, particulièrement).
"Je ne suis pas certain que l’obstination ait du sens : elle se traduit trop souvent par du dégoût définitif. (Tiens, il me vient un sujet de philo pour le bac « Peut-on contraindre à aimer ? »)."
Ecrit par: Zorglub.
C'est tellement vrai! Et tellement évident qu'on finit par l'oublier, et même procéder à l'envers de toute logique; Zorglub, votre message entier sur la nécessité de la préexistence du "donner le goût" en pédagogie est la voix (et la voie) de la sagesse.
Ecrit par : christophe sibille | 14 juin 2007
Bref, Soljenitsyne, c'est le Dostoievski , le Tolstoï de notre temps. On en ressort transfiguré. Evidemment, en russe , ça doit être encore mieux.
Mais ce qui ne manque pas de sel, c'est, justement l'hommage de Poutine, cet ex du KGB qui ne s'est jamais remis de la chute du régime. Appartchik des apparatchiks,
Ecrit par : montaigneàcheval | 13 juin 2007
Il n'en reste pas moins que V. Poutine est le chef d'Etat légitime et adulé de la Fédération de Russie de la même manière qu'un certain Nicolaï Sarkozi est président adoré de la République française.
Voilà qui effectivement est assez énigmatique.
S'agissant de la Russie et de son miroir littéraire à multiples facettes (Tolstoï, Dostoevski, Soljenitsyne diffèrent très sensiblement quant à leur vision délirante du monde et de la vie) m'interroge toujours le regard que leur portent les français. Ceux-ci ne considèrent la Russie qu'à travers le prisme de leur culture et sans jamais chercher à en connaître l'histoire et la spécificité . A l'exception de quelques uns comme H. Carrère d'Encausse: "L'Empire d'Eurasie".
Il existe une abondante littérature sur la Russie et de Russie qui permettrait aux lecteurs occidentaux de considérer avec moins d'arrogance ou d'oeillères idéologiques les cultures autres (et dieu sait s'il en existe!). Et cela vaut sans doute pour bien d'autres cultures nationales: Chine, Japon, Afrique etc...car enfin, à quoi sert la littérature si ce n'est d'essayer de se "transfigurer", d'habiter des regards autres que le nôtre très orienté (occidenté).
S'il me fallait donner quelques références pour faire évoluer ce regard sur l'Empire d'Eurasie (pour ceux qu'effraie la lecture des grands classiques) je citerais "La faucille et le Rouble d'Anatoli Vichnevski" (ou la Modernisation conservatrice en URSS), "La Russie selon Poutine" d'Anna Politkovskaïa, "L'erreur de l'Occident" d'A. Soljenitsyne. A mon avis le roman de Iouri Mamleïv "Chatouny", vaut bien celui de Chalamov. S'il fallait en emporter un seul dans l'autre monde je choisirais "Une journée d'Ivan Denissovitch".
Ecrit par : buntovchik | 14 juin 2007
On parlait plus haut de Stephen King… Ce garçon a publié il y a quelques années sous le titre "Different seasons" (je ne sais pas en français) un recueil de quatre "novellas" — des nouvelles d'une centaine de pages, dont deux au moins ont été adaptées au cinéma, "Stand by me" et "Un élève doué", qui vient de ressortir en DVD — un film indispensable réalisé par le metteur en scène de Usual suspects, autre film indispensable, malgré son maniérisme…
Bon, j'ai confondu les deux John : Ford et Huston, autant pour moi !
Stephen King. Il existe une adaptation terrifiante du non moins terrifiant et excellent "Shinning", son meilleur livre, à mon avis, avec Jack Nicholson dans le rôle du père psychotique.
Le film (et le livre) sont extrêmement intéressants à étudier sur le plan symbolique (fait avec une classe de première en 88) mais il faut se méfier avec les élèves, ils jouent les durs, mais ils tournent facilement de l'oeil.
Je m'en étais aperçu avec des 4ème techno en croyant leur faire plaisir en fin d'année (aux filles en particulier à cause de Brad Pitt), je leur avais passé "Entretien avec un vampire", mais il ne restait pas grand chose de Brad Pitt et une élève m'avait supplié d'arrêter la projection !
Si elle avait su que moi aussi je suis un vampire !
(et un vampire...que tout !)
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
"On parlait plus haut de Stephen King… Ce garçon a publié il y a quelques années sous le titre "Different seasons" (je ne sais pas en français) un recueil de quatre "novellas" — des nouvelles d'une centaine de pages, dont deux au moins ont été adaptées au cinéma, "Stand by me" et "Un élève doué", qui vient de ressortir en DVD — un film indispensable réalisé par le metteur en scène de Usual suspects, autre film indispensable, malgré son maniérisme…"
JPB
J'ai dû louper la référence à King. Le recueil que vous citez s'intitule "Différentes saisons", on le trouve au Livre de poche. Quatre longues nouvelles (pour quatre saisons). "Le Corps" a été adapté par Rob Reiner, le réalisateur de "Quand Harry rencontre Sally", sous le titre de "Stand by Me", en effet. Le rôle principal y était tenu par feu River Phoenix (dont j'étais un peu amoureuse, à l'époque). C'est un très beau film sur l'enfance et le début de l'adolescence, thème primordial chez Stephen King. "Un élève doué" a bien été adapté par Bryan Singer, mais je ne trouve pas que ce soit un très bon film. Et "Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank" a aussi été adapté au cinéma, par un certain Frank Darabont, avec Morgan Freeman et Tim Robbins dans les deux rôles principaux. C'est un film plutôt bon. Je ne crois pas que "La Méthode respiratoire", la dernière nouvelle, ait été adaptée.
En tout cas, "Le Corps" me semble être un livre intéressant à étudier Collège. Stephen King a mauvaise réputation parce que c'est un gros vendeur, mais ce n'est pas un mauvais écrivain, même si certains de ses livres sont mauvais et s'il a tendance à "s'effondrer" à la fin de ses récits (mais la fin est toujours un challenge, pour le genre fantastique). On peut parler d'auteur avec King, ce qui n'est pas le cas avec Dan Brown ou Marc Lévy. Certains livres sont de grands livres :"Coeurs perdus en Atlantide", par exemple. La première partie du livre (une fois n'est pas coutume) est la plus faible, mais la deuxième, qui se passe dans une petite fac américaine minable au moment de la Guerre du Vietnam, est un très grand moment de littérature. Que ceux qui détestent le gore et l'horreur se rassurent : ce n'est pas un roman horrifique, pas plus que ne l'est le recueil "Différentes saisons".
A Patricia : Je vous remercie pour le conseils. Je vais me pencher sur "Le Rose et le Vert".
Ecrit par : Kap | 14 juin 2007
"Stephen King. Il existe une adaptation terrifiante du non moins terrifiant et excellent "Shining", son meilleur livre, à mon avis, avec Jack Nicholson dans le rôle du père psychotique. "
Robin
Je n'ai pas lu "Shining", mais aux amateurs de livres terrifiants, je conseille "It" ("ça"). C'est le meilleur roman d'horreur que j'aie jamais lu (même si la fin est nulle , vu que le machin fait trois volume, on a tout de même droit à deux volumes et demi de bonheur). King s'est inspiré de W.H Gacy, tueur qui se déguisait en clown pour attirer ses proies, pour son personnage de clown monstreux.
En ce qui concerne le cinéma, "Carrie" est l'adaptation de King (par de Palma) que je préfère.
Ecrit par : Kap | 14 juin 2007
"Shining" : l'adaptation cinématographique du roman de Stephen King est de Stanley Kubrick.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
merci rocardo
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Robin,vous auriez pu corriger ma faute :" la mère meure". On dira que c'est la faute au clavier dont les touches "r" et "t" sont voisines et à la relecture trop rapide.
Effectivement les religieuses et les prêtres sont des gens comme les autres. La religieuse s'attache à la jeune Marie- Claire comme s'il s'agissait de son enfant. Elle s'attache au prêtre comme une femme s'attache à un homme et réciproquement. Pourquoi contrarier la nature et en faire une histoire de honte et de culpabilité ?
Mes recherches sur François Boyer m'ont donné l'occasion de découvrir "Prêtres interdits", un film de Denys de la Patellière de 1973, scénario de François Boyer. Un prêtre et une jeune fille s'aiment et ont un enfant. L'évêque veut que l'existence de cet "enfant du péché" demeure cachée. Le prêtre lui veut tout simplement le reconnaître, épouser la mère quand elle sera majeure et continuer à servir sa religion. Nous sommes en 1936. La guerre arrive . La mère est tuée. Le prêtre devenu commerçant en vins a repris son fils et l'élève. Les gendarmes viennent le lui enlever par la force. Désespéré, il entre dans la Résistance comme passeur et sera tué. Résultat :deux morts et un orphelin. Si Robert Hossein et Claude Jade ne sont pas convaincants, Louis Seigner et Claude Piéplu retiennent vraiment l'attention.
En m'excusant pour la digression vers le cinéma, je signale un livre court et dense d'E.E Schmidt :" L'enfant de Noé". Noé c'est un prêtre collectionneur de cultures à sauver de la barbarie. L'arche est transformée en crypte.
Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 juin 2007
Zorglub, vous avez raison. Le but n’est pas vraiment de faire lire mais de former des lecteurs qui prendront plus tard plaisir à lire autre chose que de la littérature de supermarché. Pour le reste, je ne suis pas tout à fait d’accord. Etre cultivé, c’est comme le dit Fumaroli, avoir lu à l’adolescence certains ouvrages qui , tels des graines, ne germeront que plus tard, au moment de notre maturité. Par ailleurs, comme le dit Calvino, le classique est éternel . Il renvoie la réalité à ce qu’elle est, une rumeur de fond. Et lui-même , quand nous prêtons attention à la réalité, est une rumeur qui nous accompagne en permanence. Dans les faits, l’essentiel de la pop culture est une culture littéraire dégradée. Les chanteurs écoutés aujourd’hui sont de (très )lointains parents des surréalistes , des élégiaques, de Pétrarque. Nous vivons encore, pour beaucoup , sur une vision romantique du monde, de l’individualité, du sujet/moi. Voilà pourquoi les classiques peuvent parler à quelqu’un. Comme le disait Borges, c’est la réalité qui est anachronique , pas la littérature. A l’appui de cette opinion il citait deux exemples, le racisme/fascisme et le communisme en rappelant que ces deux idéologies qui ont marqué le 20e datent, dans leur version livresque, de la première moitié du 19e . On pourrait en dire autant de beaucoup de ce qui constitue actuellement notre vision du monde.
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Amenez-moi donc au plus vite votre mère...montaigneàcheval...il y a de l'ouvrage en perspective.
Ecrit par : Guillaume | 13 juin 2007
Alors ceux qui me reprochent d'être vulgaire n'ont qu'à aller chez Plumeau....
Dis donc, étron, tu touches à ma mère, de loin ou de près, connard, en paroles comme en acte, tu ne serviras même plus de hanap....Pauvre pomme, petit Kasczinski pour Leader Price, Poutine pour chiottes, Thatcher pour bobinard!!!!
Au fait, j'avais eu un Principal qui s'appelait Guillaume. Si les cons avaient été mis sur orbite, c''aurait été lui, Spoutnik.(Pardon Audiard!!!). Guillaume tel qu'en lui même.
Plus aucun argument, bien emmerdé, ce traîne-patin. Va te faire foutre.
Un Juif, faut JAMAIS insulter sa mère. D'ailleurs , il ne faut insulter la mère de personne, hein anus?????
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 juin 2007
Robin,vous auriez pu corriger ma faute :" la mère meure". On dira que c'est la faute au clavier dont les touches "r" et "t" sont voisines et à la relecture trop rapide.
Hélène, on ne doit pas signaler les fautes d'orthographe des autres sur un blog, et puis je ne me serais pas permis de le faire , et de toutes façons je ne l'avais pas remarqué.
Merci pour vos belles remarques sur les faiblesses humaines (pour autant qu'il s'agisse de faiblesses) des religieux. Si vous saviez à quel point vous avez raison ! Je ne suis plus trop dans ce milieu actuellement, mais je l'ai été et j'ai recueilli des confidences, dont certaines étaient très émouvantes...Et extrêmement romanesques !
A ce sujet, il faut lire aussi la "Puissance et la Gloire" de Graham Green.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Oui Kap « it » est un très bon livre. La fin est en partie habile , alternance/écho entre présent et passé, mais je me souviens que, avec ce coït pré-pubère et cette vison mystico-je sais pas quoi de la tortue qui soutient le monde et de l’araignée extraterrestre, la fin m’avait un peu dérangé( j’espère ne pas me tromper).
Dans le genre, j’avais bien aimé « le cycle de la tour noir »e et son « pistolero » ainsi que « Salem » pour rester dans les histoires de vampire. « Rage » aussi pour cette histoire d’ado qui prend sa classe en otage.
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
La Puissance et la gloire
Graham Greene
Littérature - 10/1971
Graham Greene
La Puissance et la Gloire
La Puissance et la Gloire est le sommet des romans catholiques de Graham Greene. Il lui fut inspiré par un séjour au Mexique en 1937.
Le clergé mexicain persécuté par le gouvernement révolutionnaire, il ne reste qu'un seul prêtre, dont la tête est mise à prix. Ce prêtre est un pauvre homme qui aime trop l'alcool et qui a fait un enfant à une de ses paroissiennes. Il essaie de fuir mais revient chaque fois qu'un mourant a besoin de lui, « et même lorsqu'il croit que son secours sera vain, et même lorsqu'il n'ignore pas que c'est d'un guet-apens qu'il s'agit et que celui qui l'appelle l'a déjà trahi, ce prêtre ivrogne, impur, et tremblant devant la mort, donne sa vie sans perdre à aucun moment le sentiment de sa bassesse et de sa honte » ( François Mauriac ).
Extraordinaire roman, La Puissance et la Gloire connut dès sa parution un succès retentissant et reste l'oeuvre la plus forte du grand écrivain anglais.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
...niais et social-démocrate.
Ecrit par : rocardo | 14 juin 2007
Pléonasme, dirait Cadochon ...
Ecrit par : yann | 14 juin 2007
Jenemesouviensplusdunom, c'est Jean-Bernard Pouy (voir aussi la succulente bien que parfois inégale série "Le Poulpe"). Le tome 2 s'intitule "A sec", sérieusement. En folio, si je me souviens bien.
Ecrit par : FGuichard | 14 juin 2007
Et le tome 3 s'appelle : "Avec une poignée de sable" !!!!
Shining enfoncé, si j'ose dire !
Ecrit par : yann | 14 juin 2007
Cadichon, pas Cadochon ...
Ecrit par : yann | 14 juin 2007
En prépa, je n'ai pas pris le temps de lire les oeuvres au programme (fallait choisir), et j'ai eu une excellente note en français. J'avais surtout un prof excellent, et qui semblait au parfum des sujets de l'année !!!
J'ai honte ...
Ecrit par : yann | 13 juin 2007
Tu peux!
pour ma part j'ai eu la chance d'avoir au programme L'Idiot de Dostoïevski, déjà étudié en terminale en Russe, Les petits Poèmes en prose de Beaudelaire, déjà lus et relus, Lorenzaccio, vite lu, et, argh! et, de toute évidence futur sujet du concours, Le Discours sur l'Encyclopédie de d'Alembert dont j'avoue n'avoir lu guère plus que les passages étudiés en classe.
Bien évidemment, D'Alembert tomba comme sujet. Vous vous voyez contracter Lorenzaccio ou un poème de Beaudelaire en cents mots, ponctuation incluse, avec tolérance zéro: à 101 ou 99, tu perdais des points (spécificité du concours véto).
Ecrit par : dobolino | 14 juin 2007
(spécificité du concours véto).
Ecrit par : dobolino | 14 juin 2007
A l'époque.
Moi, c'était Une vie de Maupassant. Pas très long, mais pas le temps.
Et puis, la vie d'cette pauv Jeanne ...
Ecrit par : yann | 14 juin 2007
Mauvaise blague...
Dans une librairie:
-"Vous avez quelque chose de Guy De Maupassant?"
-"Désolée, je n'ai que des guides Michelin!"
Ecrit par : Maminou | 14 juin 2007
Lorenzachiant.....quel ennui insondable. A peu près aussi nul que les tragédies de Voltaire, les oeuvres de Voiture, la musique de Méhul, celle de Grétry, les poèmes de Desbordes-Valmore, les mélos de Pixérécourt, les oeuvres complet d'Ohnet, de Paul Bourget, de Sulitzer, de Konsalik.....Car il en est de l'art et de la création comme de la charcuterie, il y a l'artisanale et l'industrielle.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 juin 2007
je suis en train de lire un livre très sérieux pour les besoins d'un émission de radio : "le travail, accomplissement ou servitude" annales 2004-2005 de l'académie d'éducation et d'études sociales sous la direction de François-Xavier de Guibert.
Je tombe sur ces propos de Jean-Marie Shmitz qui remettent en question certaines idées reçues concernant les facteurs politiques du "progrès social" :
" Il n'est pas d'erreur plus répandue que d'attribuer à la montée du socialisme les lois et les diverses réalisations sociales qui ont jalonné les dernières décennies du XIXème siècle et les premières du XXème.
En fait, la plupart d'entre elles ont été dûes à des catholiques sociaux, contre l'opposition de la plupart des socialistes qui voyaient d'abord, dans les réformes tentées, un moyen de retarder la révolution attendue (...) contre aussi la résistance de la plupart des milieux patronaux et conservateurs."
Et de citer à l'appui de cette assertion les noms de :
- Montalembert : Loi de 1841 sur le travail des enfants.
- Des frères de Mun : lois sur les caisses de retraite et la préservation des biens de famille (1850 et 1898)
- C'est Albert de Mun, encore lui, qui fut à l'origine des assurances sociales ; commencée en 1886, son action finit par aboutir, en 1920 et 1930, grâce à des lois votées malgré l'opposition à la fois d'une large partie du patronat, de l'extrême-gauche, et de CGT, hostile à la cotisation des salariés.
- C'est sous son impulsion que fut votée en 1884, la loi sur les syndicats, contre l'avis de Clemenceau.
Ce sont des chefs d'entreprise chrétiens qui, sous l'impulsion d'un industriel grenoblois, Romanet, créèrent les allocations familiales par un système de caisses de compensation.
Malgré la condamnation par la CGT, à son congrès de 1929, du principe du sursalaire familial, le système se répandit.
Plus près de nous, c'est sous l'impulsion d'uin patron chrétien, François Ceyrac, qu'ont été élaborés les grands accords instituant la mensualisation des salaires, la formation professionnelle et l'indemnisation chômage.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Lorenzachiant.....quel ennui insondable.
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 juin 2007
Ouais! mais vite lu... en comparaison du Père Goriot à treize ans, y'a pas photo.
Ecrit par : dobolino | 14 juin 2007
Robin, vous êtes au comble de l'incorrection politique !
Laisser entendre que des croyants monothéistes, chrétiens qui plus est, aient pu avoir une vision autre que rétrograde, obscurantiste, etc... Mais où vous croyez vous ?
Ecrit par : Japhet | 14 juin 2007
Robin, vous êtes au comble de l'incorrection politique !
Laisser entendre que des croyants monothéistes, chrétiens qui plus est, aient pu avoir une vision autre que rétrograde, obscurantiste, etc... Mais où vous croyez vous ?
Ecrit par : Japhet | 14 juin 2007
Ouais, je vais encore me faire plastiquer la chapelle du manoir par les disciples de Michel Onfray ! Encore heureux s'ils ne s'en prennent pas à la Rolls-Royce !
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Moqueries faciles et assez basses de la Royal à l'égard de Nicolas Sarkozy apparaissant à la TV après son entrevue avec Poutine et "qui avait du mal à s'exprimer". Attaques qui ne la grandissent vraiment pas. Décidément, elle authentiquement nullissime!
Si elle consentait à se taire, elle remonterait, pour sûr, dans l'estime des gens.
Ecrit par : Jean | 14 juin 2007
Mais où vous croyez vous ?
Ecrit par : Japhet | 14 juin 2007
Sur le seul et unique blog politiquement (et pas seulement politiquement) incorrect du Web, non ?
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Ca, c'est envoyé, Montaigneàcheval! Qui monte à la volée en chaussettes se prend souvent un passing-shot, comme le disait le grand philosophe Henri Leconte! Mais, concernant votre message suivant celui adressé à Guillaume, (le dernier), Julien Clerc, (dont je ne suis pas fan par ailleurs) a écrit une fort jolie musique sur un poème de Marcelline Desbordes Valmore, (les séparés).
Ecrit par : christophe sibille | 14 juin 2007
Moqueries faciles et assez basses de la Royal à l'égard de Nicolas Sarkozy apparaissant à la TV après son entrevue avec Poutine et "qui avait du mal à s'exprimer".
Ségolène doit être assez coincée sur le chapitre de l'alcool, comme sur beaucoup d'autres.
Je ne suis pas un fanatique de Nicolas Sarkozy, mais j'avais trouvé son bref exposé sur "la vodka furrugineuse" et le fait d'avoir allié la théorie à la pratique en acceptant de servir de cobaye au professeur Poutine, au G8, finalement assez sympathique et, dans un sens, courageux, surtout pour quelqu'un qui sait qu'il ne tient pas l'alcool.
Quelle drôle de phrase je viens d'écrire ! je vous jure que je n'ai pas bu ! jamais pendant le travail et, malgré les apparences, je travaille !
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Moqueries faciles et assez basses de la Royal à l'égard de "Nicolas Sarkozy apparaissant à la TV après son entrevue avec Poutine et "qui avait du mal à s'exprimer". Attaques qui ne la grandissent vraiment pas. Décidément, elle authentiquement nullissime!
Si elle consentait à se taire, elle remonterait, pour sûr, dans l'estime des gens."
Ecrit par : Jean | 14 juin 2007
Sarko n'a évidemment pas été nullissime au G8! Vous avez raison, Jean, la meilleure défense, c'est l'attaque, (ou plutôt, comme le pense vraisemblablement Fillon à propos de la TVA sociale: " La meilleure défonce, c'est la taxe".
Ecrit par : christophe sibille | 14 juin 2007
Pauvre Jean, je l'avais oublié dans ma Kazscinscki's Band, avec Guillaume et Cadichon. Pauvre Sean qui dit des Connerys....
Bien sûr que Sarko était bourré. Ourdé à zéro, même. L'alcool nnnnnnon, mais l'eauvefufrurrerurgineiusfreuingieunesue, oui.
Cela tendrait d'ailleurs à le rendre plutôt sympathique. Enfin moins techno de mes deux. L'alcool, oui, l'eauverrritigineferrrugioveuvvvesrse, non.
Et puis qu'est-ce que ce monde où l'on ne peut plus fumer, boire, limer, parler, rigoler. Si j'ai envie de crever d'un crabe, d'une cirrhose ou d'une chtouille rien que pour avoir le plaisir de voir les traîne-patins de votre genre s'étrangler de rage, alors vive Sarkozy et vive Eltsine, et vice Bukowski et vive Gainsbourg.
Et c'est quand même marrant combien, dans ce pays de larbins promus, de garçons de cafés et de coiffeurs, une femme attire une telle haine. D'abord, elle est belle, elle fait rêver et je doute fort mon cher Sean Avec Conneries que vous suscitiez pareil émoi. Ensuite, elle a quand même réussi l'exploit de faire aussi bien que Jospin. Et désolé, elle est fine et perspicace, acerbe, surtout crocs assis (ouais, celle-là...), et elle a été carbonisée sur place par les vieux obsédés du tafanard du PS, les Fabius, Hollande, DSK, Lang, Vaillant et autres priapes en retour de queue....
Donc , respect, woman.
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 juin 2007
Apparemment, il n'est pas politiquement correct d'égratigner l'ex-future-candidate "socialiste"...
Précisons. Ce que j'ai trouvé lamentable, c'est qu'elle s'en prenne avec aussi peu de dignité à la "personne" de Nicolas Sarkozy. Tous ceux qui ont entendu l'extrait de son discours (dans je ne sais plus quel meeting pour les législatives) ont certainement été choqués eux aussi. Le débat politique ne doit pas se situer à ce niveau, mais sur le plan des propositions . Or les propositions concrètes et efficaces de la part de Mme Royal, on les attend toujours.
François Loos, ex-ministre de l'Industrie dans le gouvernement Villepin et aussitôt réélu en Alsace, s'amusait récemment d'entendre Mme Royal affirmer que "le PS devrait faire des choix": "Que ne les a-t-il fait, disait-il, ces choix, "avant" les présidentielles!".
Et ce quasi-appel à l'insurrection des banlieues au moment de la présidentielle, était-ce digne?
Ecrit par : Jean | 14 juin 2007
B. j'entends bien votre remarque ! C’est très exactement ce qui m’est arrivé.
Enfant, j’étais contraint à l’étude, mesurée en heures de labeur plus qu’en résultats. Ma mère lisait beaucoup d’immenses classiques XIX (Zola, Balzac, Maupassant etc.) et début XX (Giono, Genet, Colette, Troyat, etc.). Ses choix étaient sans doute plus dictés par les disponibilités de la bibliothèque municipale que par ses goûts ...
J’ai, dès le plus jeune âge (et faute de mieux), lu ces auteurs assidûment pour occuper le temps passé devant mon bureau.
Je n’ai pas tout bien compris, loin de là !
La lecture était une forme d’anxiolytique, de méthode d’autohypnose qui m’anesthésiait. Je ne suis pas certain que j’y prenais vraiment plaisir, plutôt un doudou de l’âme ... Ces textes m’ont imprégné sans que je les comprenne. Faute de maître m’engageant prendre de la distance, à relativiser les propos (en particuliers ceux relatifs à l’exaltation des sentiments), ils m’ont formé (déformé) sans que j’en aie conscience.
Je l’ai d’ailleurs payé assez cher à l’adolescence. Ma vision romantique (et un peu mièvre) des rapports sentimentaux s’est trouvée fort décalée avec la réalité de ma cité ouvrière qui envisageait le sexe avec beaucoup plus de pragmatisme. Les milieux favorisés que je fréquentais au collège de centre ville avaient, eux, bien compris les mécanismes de pouvoir associés à la séduction !
A cette époque, ces lectures ne m’ont en rien transmis de l’intelligence de la vie. Huxley (Les portes de la perception) consommait des psychotropes pour explorer la nature humaine, les gosses de la rue se déchirent avec les mêmes produits. Mon rapport à la littérature était de cet ordre.
Un peu plus tard, gagnant de l’autonomie dans mes choix, j’ai découvert ... le reste de la littérature, celle qui décape. Ma conscience politique (de classe ... à l’époque) s’est formée j’ai commencé à porter un regard plus lucide sur le réel et plus distancié sur mes lectures.
J’ai alors tout « oublié » des auteurs de mon enfance.
La graine a germé bien longtemps après ! Quarante ans se sont écoulé, je relis les classiques en les comprenant un peu, en étant sensible au style et à la musique des mots.
B., je reprends votre analogie dans laquelle je me suis bien retrouvé pour compléter (affiner) mon propos.
1 – On doit attendre la bonne saison pour planter.
On prétend que des grains de blés retrouvés dans les tombeaux des pharaons ont germé lorsqu’ils ont été mis en terre. Ce n’aurait assurément pas été le cas s’ils avaient été conservés dans le sol ! Il est vain de tout lire trop tôt.
2 – On ne cultive pas les mêmes espèces sous les tropiques.
Le rapport à la littérature que j’eue en ces temps anciens est hautement improbable aujourd’hui. Les sollicitations extérieures (médias, moyens de communication etc.) proposent tant d’autres voies d’évitement. Il faut bien l’avouer, nous étions assez fatalistes et résignés en ces époques. J’ai « supporté » la lecture des souffrances du jeune Werther parce que le titre m’inspirait. Qu’en ai-je tiré si ce n’est le souvenir du titre ? J’imagine mal un gosse privé de Star’ac se réfugier dans sa chambre pour se plonger dans Goethe
3 – Il faut savoir prendre en compte la météo locale.
Momo ne quittera pas la dalle d’Argenteuil pour ouvrir Lamartine ! Parce que Momo, le lac du Bourget, il s’en balek et en plus ça doit être en grande banlieue. De toute façon, le dernier arbre de la rue a crevé à force d’arrosage à l’urine chargée de stupéfiants.
4 – Il faut choisir une variété adaptée à la nature du sol.
« En baisant la main de Maître Osman pour prendre congé, je ressentais en mon âme, à côté d’un grand respect, un trouble d’un autre ordre, cette sorte de pitié mêlée à d’enthousiasme que vous éprouvez face à la sainteté : un sentiment étrange de culpabilité ». Lorsque Momo a rencontré le nouvel imam du Hamas à la salle de prière, son émotion a été comparable. Il en témoigne : « Sa race, y déchire trop ce kem ! ».
5 – Il ne faut pas mettre de l'engrais sur une pousse trop jeune !
Il faut attendre que la germination soit terminée, que la greffe soit prise avant de forcer la plante, faute de quoi on risque de brûler ses racines ou de faire pousser en tige.
L’empressement du maître à emmener l’élève trop vite trop haut est contreproductif. Il faut laisser le plaisir survenir, presque à son insu, et à ce moment, hop, mine de rien, un petit tuteur par ici, une taille délicate par là ! On peut donner des clés, des modes de pensée, des principes de lecture mais trop « d’explications de texte » rend frigide. Il faut suggérer et non pas étaler (érotisme vs pornographie), savoir être patient et pas trop ambitieux. Je le redis, on a toute une vie pour lire a condition d’y avoir pris goût un jour.
(Inutile d’évoquer ici le charcutage charabia analytique).
6 – On prépare le sol avant de cultiver.
La littérature c’est une passion à transmettre. Savoir lire, écrire, s’exprimer c’est une autre histoire sans grand rapport.
PS :
* C’était a priori peu prévisible que les colonnes de M. Brighelli deviennent une annexe du guide Clause. J’ai filé un peu violemment la métaphore ...
* J’sais pas pourquoi, j’ai un peu tendance à raconter ma vie sur ce blog, Si ça vous ennuie, dites le moi sans hésiter, je change de crèmerie ...
Ecrit par : Zorglub | 14 juin 2007
J’sais pas pourquoi, j’ai un peu tendance à raconter ma vie sur ce blog, Si ça vous ennuie, dites le moi sans hésiter, je change de crèmerie ...
Ecrit par : Zorglub | 14 juin 2007
Si tu ceux qui racontent leur vie sur ce blog, à commencer par moi, "changeaient de crèmerie", comme vous dites, Zorglub, le crèmier serait obligé de fermer une boutique dont "l'égotisme" n'est pas le moindre des charmes.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Merci à Lariba de m’avoir fait connaître Frédéric Schiffter.
Mon meilleur pote me bassine depuis des lustres avec Debord, qui ne m’a jamais attiré.
Je commence à avoir des arguments (ou comment parler des auteurs que l’on a jamais lus)
De Bourdieu, je n’ai jamais rien réussi à lire non plus. Par contre, Jean Claude Milner, quel régal !
(Je sais, ce n’est pas comparable, mais c’est pour faire causer entre deux lectures)
Ecrit par : georges | 14 juin 2007
Ne cédons pas au désespoir,Camarades, le Communisme et le Socialisme ne sont pas morts,ne mourront jamais.
Je vais relire cet été le récent :
Mao de Jung Chang et Jon Halliday,chez Gallimard,une excellente somme de 800 pages qui réexplique bien tout.
Ecrit par : bernard | 14 juin 2007
En effet, et vos posts sont , bien souvent, constructifs et passionnants( même si nous ne sommes pas toujours du même avis).
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
* J’sais pas pourquoi, j’ai un peu tendance à raconter ma vie sur ce blog, Si ça vous ennuie, dites le moi sans hésiter, je change de crèmerie ...
Ecrit par : Zorglub | 14 juin 2007
Non, très bien! Je n'aurais su l'exprimer ainsi mais, à quelque peu près, j'ai presque cru l'avoir écrit moi-même dans un état second. Une vraie psychothérapie de groupe gratuite, ce blog. N'assimilons néanmoins pas le crémier à un psychothérapeute.
Ecrit par : dobolino | 14 juin 2007
Pour Zorglub, à la suite de Robin:
En effet, et vos posts sont , bien souvent, constructifs et passionnants( même si nous ne sommes pas toujours du même avis).
pour Georges:
à défaut d’apprécier la pensée, on peut admirer le style . J’ai posté plus haut quelques extraits qui témoignent de la parfaite maîtrise de Debord en ce domaine.
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Moqueries faciles et assez basses de la Royal à l'égard de Nicolas Sarkozy apparaissant à la TV après son entrevue avec Poutine et "qui avait du mal à s'exprimer". Attaques qui ne la grandissent vraiment pas. Décidément, elle authentiquement nullissime!
Si elle consentait à se taire, elle remonterait, pour sûr, dans l'estime des gens.
Ecrit par : Jean | 14 juin 2007
Il avait peut-être un petit coup dans l'aile, peut-être pas.
Il est de notoriété publique que Sarko souffre de migraines. Que celui qui n'en a jamais eu garde ses réflexions pour lui !
Ecrit par : yann | 14 juin 2007
Et puis qu'est-ce que ce monde où l'on ne peut plus fumer, boire, limer, parler, rigoler. Si j'ai envie de crever d'un crabe, d'une cirrhose ou d'une chtouille rien que pour avoir le plaisir de voir les traîne-patins de votre genre s'étrangler de rage, alors vive Sarkozy et vive Eltsine, et vice Bukowski et vive Gainsbourg.
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 juin 2007
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire un résumé d'une étude parue dans le New England J. of Medicine.
En gros , 10 fois plus de cancers de la gorge pour les porteurs de Human Papillomavirus que chez les fumeurs. Cà s'attrape essentiellement avec les fellations et les cunnilingi.
Bref, il vaut mieux fumer la pipe qu'en tailler !!
Elle est pas belle, la vie ?
Ecrit par : yann | 14 juin 2007
Et c'est quand même marrant combien, dans ce pays de larbins promus, de garçons de cafés et de coiffeurs, une femme attire une telle haine. D'abord, elle est belle, elle fait rêver et je doute fort mon cher Sean Avec Conneries que vous suscitiez pareil émoi. Ensuite, elle a quand même réussi l'exploit de faire aussi bien que Jospin. Et désolé, elle est fine et perspicace, acerbe, surtout crocs assis (ouais, celle-là...), et elle a été carbonisée sur place par les vieux obsédés du tafanard du PS, les Fabius, Hollande, DSK, Lang, Vaillant et autres priapes en retour de queue....
Donc , respect, woman.
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 juin 2007
D'Enguell, bonjour et désolé, mais quel qualificatif politiquemlent incorrect voudriez-vous que j'utilise pour dépeindre cette...chose...??? Chienne. Oui Chienne. Car elle donne du grain à moudre à cette nouvelle forme de l'antisméitisme qu'est la haine anti-profs. Je n'exagère pas, car ce qui relie ces deux gangrènes sociales, c'est la haine du "livre". Les Juifs, comme les Profs sont coupables de s'obstiner à transmettre le savoir...
ALors chienne, mille fois chienne. Au demeurant, je me permets de vous rappeler que c'était Tonton lui-même qui avait utilisé ce mot pour qualifier les journaleux responsables du suicide de Béré...
Quant à Stalker, franchement, jamais vu un engin pareil.....
Bien à vous.
Tournicotou!
Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2006
Je regrette, mais là, il y a schisme, cher ami.
BàV
Ecrit par : D'Enguell | 14 juin 2007
Huxley, c'est un peu chiant (je parle des Portes), un peu trop clinique.
Si vous aimez les psychotropes et que votre dealer est en vacances, éclatez vous avec Henri Michaux, Connaissance par les gouffres.
Et Le voyage en Grande Garabagne. Génial !
Ecrit par : yann | 14 juin 2007
Je crois que notre ami Montaigne le russophone a forcé sur la vodka lui-même… Il prend la mouche pour rien (mais alors, pour rien !) et nous en assène de graves et douloureuses… On lui pardonne — au nom de l'humanité, comme disait Don Juan.
Ce qui fait que — oui, les lois les plus "sociales" furent le fait de chrétiens progressistes, et certainement pas de socialistes : quand Laffargue a sorti son pamphlet sur le Droit à la paresse, c'était justement contre l'establishment socialiste, qui préconisait le droit au travail, et même au sur-travail, afin de hâteur le grand Soir…
Et dans l'URSS des gr&ndes années, le 1er mai n'était pas chômé — simplement le salaire allait à l'Etat, si je me rappelle… À comparer avec le tollé qui s'est élevé contre le Raffarin quand il a prétendu nous faire bosser le lndi de Pentecôte pour les beaux yeux des petits vieux prématurément morts de sécheresse (ce qui n'arrivera jamais à MàC…).
Et au rayon des carabistouilles, la dernière sur le papilloma… On en attrape dès que l'on a un rapport sexuel — et pas forcément génital, hé, patate ! C'est pour ça qu'il n'y a pas (pratiquement pas) de cancer du col dans les couvents — enfin, là où elles sont encore vierges…
Et cette mode du safe sex (jusqu'où ira-t-on ? Le préservatif oral pour cunnilingus protégé ?) fait surtout la promotion du cybersex — qui est à l'érotisme ce que la rose en plastique est aux roseraies de Meilland.
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2007
Quelqu'un évoquait plus haut le Loup des Steppes, de Hesse.
C'est un livre pour moi fondamental. Magique même. Sans doute l'ai-je lu à un moment où l'identification était la plus simple — chaque âge a les siennes, il y a un âge pour les demoiselles des contes de fées, comme disait Bettelheim, un âge pour Stendhal, un âge pour Laclos — et un âge pour Hesse. Ou pour Musil, qu'il serait malséant de lire trop tôt. C'est un paramètre difficile à définir — mais qui compte : après tout, nous en tenons bien compte dans ce que nous donnons à lire aux mômes…
Donc, si vous avez encore à recommander des ouvrages, dites donc quand il vous a plus — en quel stade de votre vie… Proust à 16 ans, c'est souvent chiant. Belle du seigneur à 40, c'est régulièrement fascinant.
Après tout, la plupart des livres qui comptent, à part ceux de Rimbaud o de Radiguet, ont été écrits par des gens qui avaient assez largement dépassé la quarantaine — d'état-civil ou d'âge passionnel… Regardez Stendhal : "Je vais avoir cinquante ans" — et le lendemain, il se lance dans la Chartreuse, un monument à la jeunesse…
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2007
Y aurait-il DEUX Montaignes et DEUX chevaux ?
Deux chevaliers portant le même nom et les mêmes armes et se battant l'un pour, l'autre contre les beaux yeux de Dame Ségolène de la rose fanée, dans le même tournoi et avec les mêmes redoutables armes...
Quel beau sujet de roman !
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Zorglub
Je retiens une idée très importante de votre contribution qui est en même temps une réponse à JPB sur la question de l'âge. Il semble que vous n'ayiez pas un eu un rapport de "transgression", mais d'obéissance avec la lecture.
...Voilà pourquoi vous n'en avez pas ressenti beaucoup de plaisir.
J'en retiens qu'Il ne faut plus encourager les enfants à lire, mais le leur interdire formellement, tout en leur en laissant la possiblité.
Quant à l'âge, pour éprouver ce plaisir de la transgression, il faut toujours lire (et donner envie de lire) des oeuvres légèrement au-dessus de ses possibilités de compréhension.
Mais l'époque est, hélàs, à la permissivité.
On en revient toujours au problème du désir.
..."L'obscur objet du désir".
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
MàC se battant pour et contre dame Ségolène (suite) :
...Comme dans un roman policier où détective et assassin sont, comme Oedipe, une seule et même personne. Génial !
Il ne reste plus à Rouletabille qu'à chercher le "mobile" !
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Question pour les amateurs. Dans quel célèbre roman policier se trouve cette phrase :
"Le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat."
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Essentielle en effet l’idée de transgression. Jeune, il est vrai, et c’est le sens de pas mal d’enquêtes sociologiques, on peut lire par snobisme, pour assimiler par exemple la culture des professeurs ou pour briller au milieu de ses camardes. On peut lire aussi pour répondre à un impératif parental ou professoral. On peut lire enfin, et ce sont souvent de mauvais livres, par distraction. Mais l’on peut lire également par désir de transgression. J’ai eu les lectures de jeunesse de beaucoup de monde : Baudelaire, Rimbaud etc. Mais bizarrement, je saisissais ce qu’il y avait en eux de transgressif, dans leurs idées comme dans leur travail de la forme,de beaucoup plus transgressif en fait que la pop culture qu’on me proposait ou que les idées politiques de mes camarades. Il y avait là le sentiment de l’interdit, et j’avais l’impression d’approcher là d’un poison. Certains trouveront ça ridicule mais c’est vrai. La littérature est toujours révolutionnaire si on l’oppose aux actuels conformismes sociaux qui souvent, pour nous duper, se présentent comme des ruptures. « Au lecteur » de Baudelaire est beaucoup plus troublant que la plus fracassante des déclarations politiques.
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Quelqu'un évoquait plus haut le Loup des Steppes, de Hesse.
C'est un livre pour moi fondamental. Magique même.
JPB
Vous seriez pas un peu Balance, JPB ? :)
Un côté sociable mais farouchement solitaire ?
Le quatuor d'Alexandrie est un excellent remède, une fois par lustre...
Ecrit par : D'Enguell | 14 juin 2007
camarades
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
« Après tout, la plupart des livres qui comptent, à part ceux de Rimbaud o de Radiguet, ont été écrits par des gens qui avaient assez largement dépassé la quarantaine — d'état-civil ou d'âge passionnel… »
il y a un truc comme ça chez Lobo Antunes. Pour lui , un bon romancier a entre 30 et 60, sinon trop jeune ou trop vieux.
N’oubliez pas Lautréamont ou les premiers surréalistes. Il y a aussi une écriture de la jeunesse, de la tension, de l’énergie…Comme disait l’autre, n’en déplaise aux gardiens du musée, Breton aura toujours 20 ans.
Ça pose d’ailleurs une question : peut-on avoir , en littérature ou ailleurs, 20 ans toute sa vie ? C’était le problème des surréalistes( de certains). C’était également le reproche de Sartre à Breton : une tension perpétuelle, excessive mais qui ne débouchait jamais sur rien.
La jeunesse convient-elle mieux à la poésie ? (on retrouve ce lieu commun dans la pref de Pompidou à son anthologie : on lui prédisait que, passé l’adolescence, il se détournerait de la poésie).
Pour ma part, je goûte assez cette écriture de la tension.
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Et Leopardi, vrai puer senex, éternel jeune homme ou vieillard précoce ?
Je pense aussi à son Zibaldone , voilà un livre fait pour un idéal lecteur atteint d’une idéale insomnie comme dirait l’autre.
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
"briller au milieu de ses camardes" !
Vous pouvez bien rectifier tant que vous vooulez, B., vius l'avez écrit ! Autant pour La Rochefoucauold qui croyait que "le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement". B. ferait encore de l'esprit à l'agonie, comme Fontenelle ("Comment cela va-t-il ? — Cela ne va pas, mon cher, cela s'en va…").
Je suis Balance (quelqu'un ici n'aurait-il pas lu "Tristesse de la Balance" de Jacques Bertrand ? Très drôle…)
Transgression, que me veux-tu ? J'ai lu Sade vers 10 ans — puis Enid Blyton : et je me suis aperçu "natuellement" que c'était le cher Levis (Georges, je crois) qui avait illustré le Club des cinq avant de se consacrer (con sacré, of course) à la BD érotique… Y'a pas de hasard, sinon objectif.
Ce qui nous amène à une idée intéressante (que Sartre a eue avant moi, justement dans les Mots que je citais dans ma note initiale) : le problème est d'avoir une bonne biliothèque, qu'on laisse à la portée de l'enfant. Bibliothécaires de collège, prenez-en de la graine : il vous faut absolumen quelques ouvrages violemment transgressifs (pléonasme !) dans vos rayons — sans en donner les titres, mais en en faisant courir le bruit….
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2007
B. est-il mâle ou femelle ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2007
« B. est-il mâle ou femelle ?
JPB »
Pourquoi cette question ? Pour quoi pencheriez-vous JPB ? Et selon la réponse pouvez-vous justifier ( question sur 4 pts).
Pourtant je crois que le contenu de mes messages comme l’accord de mes participes ne laissent pas beaucoup de doute .
Mâle. Déçu ? :))) Blague à part, l’identité sexuelle des blogueurs est une bonne question . Comme vous l’aviez remarqué, certains s’obstinent ici à penser, et à continuer à penser malgré toutes les preuves possibles, que Cadichon est un homme , ce qui doit en dire long sur notre inconscient collectif.
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Le quattuor d'Alexandrie est un très beau livre ; il s'agit en fait de quatre livres en un ayant chacun un personnage pour héros : Cléa, Justine, Mountolive et Balthazar. Les personnages féminins sont merveilleux (et parfois cruels). Attention, On peut en tomber amoureux ! Merveilleux aussi l'arrière plan semi-oriental (le Liban ?) de ces quatre existence "de grand style" comme disait Nietzsche.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
quatuor avec un seul "t"
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Réponse à JPB sur l'âge : J'ai lu "Le quatuor d'Alexandrie" à Paris, à 22 ans, en plein chagrin d'amour. Je me revois sur le quai du métro avec le livre. Elle ressemblait à l'une des héroïnes.
C'est mieux que de se jeter dessous, non ?
Effet "cathartique" de la lecture dont nous n'avons pas parlé.
Quelqu'un a dit (je ne sais plus qui) "Il n'y a pas un seul chagrin dont une heure de lecture ne m'ait diverti."
Quand je pense que j'ai fait mille sottises, que j'ai même failli mourir pour quelqu'un qui "n'était même pas mon genre". (Swann dans "La Recherche du temps perdu")
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
je viens de lire sans respirer "24 heures de la vie d'une femme" ouf mmmmm
personne n'a cité Boris Vian, je suis la seule à avoir plané, frémi, ri, adoré en 2Nde ? et j'aime toujours "je voudrais pas pas crever"...
Ecrit par : fabienne | 14 juin 2007
Les personnages féminins sont merveilleux
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Pourquoi croyez-vous que le quatuor soit aussi attractif, Robin ? :)
Juste pour Justine, Alexandrie se déplacerait corps et âme... au Liban. ;)
Ecrit par : D'Enguell | 14 juin 2007
Un autre livre,en ces temps hulotiens.
Comment Chier Dans Les Bois -
( Pour Une Approche Environnementale D'un Art Perdu )
Meyer, Kathleen
Une leçon de choses comme en fin d'études autrefois.
Ecrit par : bernard | 14 juin 2007
"Quelqu'un évoquait plus haut le Loup des Steppes, de Hesse.
…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2007
Merci pour le "quelqu'un", Jean-Paul... Et, pour revenir sur votre dernier thème, qui m'est particulièrement "chair", le "sexe oral" ainsi improprement nommé, (buccal serait plus juste), l'application de l'adage:
"une bonne pipe, une bonne pipe, et au lit"
multiplierait donc les impacts néfastes sur l'espérance de vie?
Ecrit par : christophe sibille | 14 juin 2007
Je rejoins Robin concernant sa référence à Albert de Mun. Quand on s'intéresse à l'histoire de la Troisième République, on se rend compte effectivement, contrairement aux idées reçues, qu'à la fin du XIXe siècle le clivage gauche/droite ne reposait pas sur la question sociale, mais sur la lutte pour installer la République -et la laïcité-, alors que les monarchistes n'avaient pas abandonné tout espoir de Restauration de l'ordre ancien (avec le primat du catholicisme). Les républicains d'alors ne se souciaient pas tant du sort des ouvriers (Clémenceau réprimera bientôt très durement plusieurs grèves) que de réaliser la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Dans ce contexte, la question sociale, effectivement, était avant tout mise en avant par les socialistes, encore marginaux, et, à l'opposé de l'échiquier politique, par des catholiques sociaux. Albert de Mun prêchait (désolé pour ceux qui aiment les schémas préétablis politiquement corrects) autant pour les pauvres que pour le retour du roi.
Bien sûr, les divergences idéologiques ne manquaient pas entre les socialistes et les monarchistes, d'où les faits évoqués par Robin. Mais on a aussi vu des socialistes applaudir des interventions d'Albert de Mun sur le sort des ouvriers à l'Assemblée nationale...
A lire : Les Grands dicours parlementaires de la Troisième République, de Victor Hugo à Clémenceau, chez Armand Colin. Les bancs de l'Assemblée nationale de l'époque comme si vous y étiez! Et très instructif...
Ecrit par : Scaramouche | 14 juin 2007
JP Brighelli écrit :
il y a un âge pour lire H. Hesse. je le crois.
J'ai aimé le parcourir à une époque où la dimension initiatique de son oeuvre correspondait sans doute à mes interrogations.
"La vraie misssion de chaque homme est de parvenir à soi même "
Ecrit par : patrickinstit | 14 juin 2007
Personne n'a cité Philip Roth, me semble-t'il. J'ai personnellement beaucoup apprécié la trilogie
La tache/Pastorale américaine/J'ai épousé un communiste
(ou un communissssssssse, comme dirait MàC).
J'ai moins accroché avec d'autres ouvrages comme "Portnoy et son complexe" ou "Le complot contre l'Amérique".
Ecrit par : Japhet | 14 juin 2007
"''Mao de Jung Chang et Jon Halliday,chez Gallimard,une excellente somme de 800 pages qui réexplique bien tout"
Oui oui sauf que pour certains il ne s'agit pas de ré-expliquer, ni même d'expliquer, car ils ne veulent rien comprendre.
Cet ouvrage magistral que j'ai reçu en cadeau d'anniversaire l'an passé et dévoré d'une traite, oui moi, la vipère lubérale librique, pendant que mon mari se roulait dans l'hémoglobine des "Bienveillantes", (il fait bien 100 pages de moins) ..n'est visiblement pas sur la reading list d'un bon nombre de participants à ce blog. Qui n'ont bien évidemment pas lu non plus "Le livre noir du communisme".
Nos "intellectuels" ( margaritas ante porcos d'utiliser ce vocable pour des gens aussi bouchés) ont éprouvé envers cet ignoble criminel, persuadé, comme tous les autres malades de son espèce, qu'il allait dominer la planète, une infatuation qui restera un éblouissant exemple de sottise collective dans la collection inépuisable que le 20eme siècle nous a offerte.
Un bonne nouvelle cependant: ils ont atteints de tels sommets que leurs enfants ne peuvent qu'être moins cons ....comme ils sont déjà en train de le prouver.
Ecrit par : Cadichon | 14 juin 2007
C'est moi prem's qui l'ai dit, JPB, qu'il y a un âge pour Hesse et que cet âge est l'adolescence ou la prime jeunesse.
Quant à Belle du Seigneur, il est lisible à fond très tôt par une femme, disons vingt-cinq à trente ans.
Ecrit par : dobolino | 14 juin 2007
je ne suis pas vraiment convaincu par cette question de l’âge. L’important n’est pas de lire un livre à tel ou tel âge mais de le relire et de le relire encore. Comme dirait Barthes, ne jamais relire c’est se condamner à lire toujours la même chose.
Personne encore n’a songé à invoquer le mot de Royer-Collard à Vigny :
"je ne lis plus, monsieur, je relis"
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Nos "intellectuels" ( margaritas ante porcos d'utiliser ce vocable pour des gens aussi bouchés) ont éprouvé envers cet ignoble criminel, persuadé, comme tous les autres malades de son espèce, qu'il allait dominer la planète, une infatuation qui restera un éblouissant exemple de sottise collective dans la collection inépuisable que le 20eme siècle nous a offerte.
Ecrit par : Cadichon | 14 juin 2007
Des fois, nous sommes d'accord... Comme quoi!
Ecrit par : dobolino | 14 juin 2007
et puis quel âge faudrait-il avoir pour apprécier les « 120 journées de Sodome » ou « Pour en finir avec le jugement de Dieu » ?
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Pourquoi croyez-vous que le quatuor soit aussi attractif, Robin ?
Pourquoi ai-je parlé du Liban ?
Pourquoi ai-je tant aimé ces livres ?
A cause de l'écriture ? A cause des personnages, suprêmement intelligents, élégants et vivants ? A cause de l'exotisme ? A cause de ces passions vécues jusqu'au bout ?
Je n'en sais rien. Je n'ai pas relu le "Quatuor" depuis des années, mais sa musique me hante toujours.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
personne n'a cité Boris Vian, je suis la seule à avoir plané, frémi, ri, adoré en 2Nde ? et j'aime toujours "je voudrais pas pas crever"...
Ecrit par : fabienne | 14 juin 2007
On ne peut pas citer tout le monde. Mais, c'est vrai, Vian fait partie de mon panthéon avec Cendrars, Nabokov, Joyce, Kawabata, Bouvier, Michaux et Maurice Leblanc.
J'ai chialé comme un veau avec L'écume des jours, rigolé comme un bossu avec Les chroniques du menteur, et adoré tout le reste.
Quand je dis que tous les bons auteurs français ont cassé leur pipe (pour rester dans le thème) avant ma naissance !
Ecrit par : yann | 14 juin 2007
Question pour les amateurs. Dans quel célèbre roman policier se trouve cette phrase :
"Le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat."
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Réponse : "Le mystère de la chambre jaune" de Gaston Leroux, suvi du "Parfum de la Dame en noir" très honnêtement adaptés assez récemment au cinéma par Denis Podalydès.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Oui dobolino, tout arrive
en plus et bien évidemment, moi aussi j'ai adoré Belle du seigneur, je n'avais pas 25 ans... mais c'est normal, question de maturité affective...
En va-t'il de même pour les animaux?
Deux fois d'accord pour une journée, il est temps que cela s'arrête, d'ailleurs je rentre en France ce soir donc pas de blog pendant quelques jours tant que je n'aurai pas regagné mon camp de base.
Ecrit par : Cadichon | 14 juin 2007
Choses entendues de la part des collègues en correction de l'épreuve de français de BEP, ce matin :
"Mince, si on applique les consignes données en commission d'harmonisation hier, je n'ai presque aucune copie au dessus de la moyenne!"; "Bon, en tirant un peu vers le haut, j'arrive à mettre 10 presque à chaque fois..."; "Tout de même, il faut les valoriser...".
Correction? Non, juste formalité visant à soigner les statistiques. Ce qui est remarquable, c'est de voir des professeurs relayer eux-mêmes, avec zèle, finalement, les perversions du système. L'expérience de Milgram sur l'obéissance a lieu chaque année, j'ai l'impression : ce sont les journées de correction d'examens.
Ecrit par : Scaramouche | 14 juin 2007
Les 120 journées, c'est l'écriture / lecture de l'expérience des limites. Je me souviens d'avoir vu à la Pagode (un cinéma sis derrière le Bon Marché, rue de Babylone, et le seul autorisé à projeter le film) le Salò de Pasolini — et avoir vu la salle se vider de toous ces freluquets venus là pour sucer le (discours du) Maître, et révulsés par ce qu'ils voyaient sur l'écran : c'était un film-limite, pour un livre limite.
Donc, je ne confierai pas les 120 journées tout de suite à ma fille (9 ans). Il y a dans les Salons un texte délicieux de Diderot (oui, l'auteur de la Religieuse et des Bijoux indiscrets) notant qu'il se garderait bien de faire lire à sa fille ce qu'écrivaient ses amis…
Mais la Philosophie dans le boudoir, ma foi…
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2007
Quelqu'un évoquait plus haut le Loup des Steppes, de Hesse.
C'est un livre pour moi fondamental. Magique même.
Le manuscrit de Harry Haller, pas mal non plus!... dans le même genre pourquoi pas relire "The strange Case of Mr Jekyll and Mr Hyde", histoire de réactiver un peu son anglais!
Quelqu'un a dit qu'on vait omis de citer Philippe Roth. J'ai lu il a peu son livre "Parlons travail" dans lequel il dialogue avec Primo Levi, Ivan Klima, Isaac Singer, Milan Kundera... Il faut surtout lire "Le sein".
Je constate que personne n'ose encore avancer le nom de Thomas Bernhard, ou de Dürenmart, voire d'Heimito Von Doderer auteur de "Les démons". J'attends.
Ecrit par : buntovchik | 14 juin 2007
Bien vu, Scaramouche…
Pour ceux qui ne savent pas qui était Milgram, ou qui ne se rappellent plus I comme Icare, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Milgram
Bonne soirée à toutes et à tous…
JPB
Cadichon, contactez-moi, SVP, quand vous serez dans l'Hexagone.
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2007
Et papa Hemingway ? L'Adieu aux armes ,
Mort dans l'après-midi ,Les Vertes Collines d'Afrique ,
Les Neiges du Kilimandjaro (avec cette figure de l’écrivain qui agonise sous le soleil d‘Afrique en songeant qu’il ne pourra sans doute jamais exploiter ses notes pour les changer en œuvre ), En avoir ou pas (un titre génial),Pour qui sonne le glas ,Au-delà du fleuve et sous les arbres ,Le Vieil Homme et la mer
Petite question à l’assistance , qui , en France , a lu Thomas Wolfe(à ne pas confondre avec Tom), un obsédé du temps et de la mémoire( comme Proust) qui a influencé Kerouac et a été goûté de Faulkner (je crois) ? Et question à Cadichon : est-il encore lu/étudié en Amérique ?
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Petite question à l’assistance , qui , en France , a lu Thomas Wolfe
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
Look Homeward, Angel (The story of the buried life)
This is a first book, and in it the author has written of experience which is now far and lost, but which was once part of the fabric of his life.
Mister B if you read english and if you're very interested I 'd bze very delighted to send this novel to you.
Ecrit par : buntovchik | 14 juin 2007
Mais la Philosophie dans le boudoir, ma foi…
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2007
Un véritable ouvrage de philosophie si l'on y regarde de près. JP Brighelli, vous avez il y a peu signalé le livre de Pascal Quignard "Le sexe et l'effroi" (sur le fil précédent). Mais avez-vous lu "Vie secrète" du même auteur? (Je ne sais pas s'il est en folio). L'auteur en dit ceci: "La vie de chacun d'entre nous n'est pas une tentative d'aimer. Elle est l'unique essai". Un ouvrage très achevé et passionnant quise lit comme un roman.
Ecrit par : buntovchik | 14 juin 2007
Merci buntovchik, ça fait plaisir d’avoir une réponse positive mais j’ai déjà quelques traductions et éditions américaines.
Cette question était l’effet de ma curiosité. Dans la pref. d’une ancienne traduction à « l’ange exilé » Nadeau (pour autant que je souvienne) en faisait un des plus grands romanciers du 20e (au côté de Kafka etc. ) mais il semble bizarrement oublié. Les aléas de la « fortune littéraire » comme on dit en histoire de la littérature.
Ecrit par : B. | 14 juin 2007
"Le vieil homme et la mer" d'Ernest Hemingway est un très beau livre et il plaisait beaucoup aux élèves (5ème) il y a une quinzaine d'années.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Hermann Hesse est un bon professeur de liberté et d'indépendance et il pousse à la connaissance de soi. A mon avis, il faut le lire vers l'âge de 15-16 ans.
Je place par dessus tout son "Narcisse et Goldmund", une méditation sur les figures opposées et complémentaires du sage et de l'artiste.
Le roman qui m'a le plus marqué, certains le considèrent comme le plus important et le plus emblématique du XXème siècle, est "Sur les Falaises de marbre" d'Ernst Jünger (avec toutes mes excuses à MàC qui, je le sais, n'aime guère l'auteur)
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
"Sur les Falaises de marbre" d'Ernst Jünger (avec toutes mes excuses à MàC qui, je le sais, n'aime guère l'auteur)
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Pourquoi faudrait-il lire un auteur si c'est pour l'aimer? J'ai lu beaucoup de livres d'Ernst Jünger qui est un monument! Je vous signale Robin un petit livre dans une nouvelle collection "Qui suis-je" (Pardès) d'Isabelle Grazioli-Rozet consacré à Jünger. Je l'ai lu la semaine dernière. L'originalité d'Ersnt Jünger est d'affirmer qu' "un monde libre ne peut être qu'un monde spirituel". Difficile de ne pas rapprocher E Jünger de Vladimir Nabokov, pour un tas de raisons...
Ecrit par : buntovchik | 14 juin 2007
Bonjour,
dans la préface de votre ouvrage, il est mentionné le "bulletin de l'enseignement des indigènes de l'académie d'Alger" ainsi que le "traité de législation algérienne".
Savez-vous s'ils existent au format pdf, ou si l'on peut les trouver sur le web ? Mes recherches sont restées vaines pour le moment.
Merci. Cordialement,
MA.A
Ecrit par : Marie-Agnès | 14 juin 2007
Buntovtchik,
Jünger a été parfois accusé d'êre un nazi parce qu'il était à Paris, à l'hôtel Lutécia, pendant l'Occupation. Il faisait partie d'un groupe d'officiers chargés des relations avec les intellectuels, en liaison avec l'ambassadeur du Reich, Otto Abetz.
Mais son roman "Sur les Falaises de marbre" est une dénonciation très claire (bien que symbolique) du nazisme, une dénonciation d'ordre "sprituelle", comme vous le dites très bien et non politique.
Car il ne faut pas oublier les riques encourus par l'auteur dans son pays au moment de sa publication dans les années 30, après l'accession de d'Adolphe Hitler au pouvoir.
Jünger était une figure de la première guerre mondiale en Allemagne à cause de son livre "Orages d'acier" et des multiples décoration reçues pour sa bravoure (bravitude ?)
On le laissa tranquille, mais il faillit y passer. Plus tard, il participa au complot des généraux contre Hitler, qu'il appelle "Kniebolo" dans son Journal et il perdit l'un de ses deux fils.
Jünger est effectivement un écrivain incontournable. Qu'il parle des forêts, des pierres, des insectes, de la liberté de l'esprit...Il est toujours passionnant.
Je pense en effet que Jünger est un grand écrivain et un grand monsieur, un véritable aristocrate de l'esprit.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Il y a des pages très dures sur Céline dans son "Journal d'Occupation" . Elles mirent ce dernier en rage quand il en prit connaissance après la guerre. La découverte de ce Journal, qu'il cachait comme il le pouvait, aurait pu lui être fatale.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
La philosophie dans le boudoir, ou le philo-zobi dans le foutoir?
moi, à 10 ans, j'ai lu "Les Aventures du Roi Pausole", de Pierre Louÿs, juste paru au livre de poche, et que j'avais pris pour un joli conte. Je n'ai pas compris grand chose, mais mes parents étaient morts de rire. En revanche, j'ai lu, grosso modo, au même âge, les Misérables, en édition intégrale (sauf la bataille de Waterloo). Je n'ai certes pas tout compris, mais la trace a été indélébile, et j'ai lu et relu ce texte, sans d'ailleurs avoir encore tout compris.
Ecrit par : mouron rouge | 14 juin 2007
La philosophie dans le boudoir, ou le philo-zobi dans le foutoir?
moi, à 10 ans, j'ai lu "Les Aventures du Roi Pausole", de Pierre Louÿs, juste paru au livre de poche, et que j'avais pris pour un joli conte. Je n'ai pas compris grand chose, mais mes parents étaient morts de rire. En revanche, j'ai lu, grosso modo, au même âge, les Misérables, en édition intégrale (sauf la bataille de Waterloo). Je n'ai certes pas tout compris, mais la trace a été indélébile, et j'ai lu et relu ce texte, sans d'ailleurs avoir encore tout compris.
Ecrit par : mouron rouge | 14 juin 2007
Les Maximes de La Rochefoucauld, lues et relues.
Je les ouvre au hasard et je trouve :
"La plupart des gens ne jugent des hommes que par la vogue qu'ils ont, ou par leur fortune." Pas mal, non ?
...Simple, bien observé, bien pensé, bien envoyé....Et aussi actuel qu'éternel !
...De la cour du roi soleil au Fouquet's.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Je pense en effet que Jünger est un grand écrivain et un grand monsieur, un véritable aristocrate de l'esprit.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Je suis bien d'accord avec vous, Robin. J'ai retrouvé égaré entre autres livres d'Ernst Jünger son "Journal parisien" dans la collection biblio au livre de poche. Il était coincé entre le Pain des rêves de Louis Guilloux et La Peau de Malaparte...
Ecrit par : buntovchik | 14 juin 2007
Celle-ci est très profonde, d'une langue admirable et d'un homme qui parle d'expérience, mais au XVIIème siècle, le moi est haïssable et on ne dit pas "je" :
"Le défauts de l'âme sont comme les blessures du corps : quelque soin qu'on prenne de les guérir, la cicatrice paraît toujours, et elles sont à tout moment en danger de se rouvrir."
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
"La plupart des amis dégoûtent de l'amitié et la plupart des dévôts dégoûtent de la dévotion." (du même)
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
En voici une, plus riante :
"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Et celle-ci, très actuelle, hélàs :
"La plupart des jeunes gens croient être naturels, lorsqu'ils ne sont que mal polis et grossiers."
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Un vrai feu d'artifice à la cour de Versailles, au dessus du bassin de Neptune, ces Maximes. Je tire trois fusées au hasard et j'arrête :
- "Lorsque notre haine est trop vive, elle nous met au-dessous de ceux que nous haïssons."
- "Les passions de la jeunesse ne sont guère plus opposées au salut qe la tiédeur des vieilles gens."
- "nous ne trouvons guère de bon sens, que ceux qui sont de notre avis."
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
- "Lorsque notre haine est trop vive, elle nous met au-dessous de ceux que nous haïssons."
- "Les passions de la jeunesse ne sont guère plus opposées au salut qe la tiédeur des vieilles gens."
- "nous ne trouvons guère de bon sens, que ceux qui sont de notre avis."
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Oh combien cela peut être vrai! On a vu nombre de cas où ces trois maximes pouvaient s'appliquer merveilleusement à propos d'autres sujets traités en ce blog. Surtout en ce qui concerne directement la première et la troisième.
Ecrit par : christophe sibille | 15 juin 2007
Hemingway certes tout tout tout, mais aussi Steinbeck pour les romans et pour les nouvelles : "les paturâges du ciel" relu récemment est un coffret à bijoux.
Je m'en voudrais de ne pas citer le théâtre, Anouilh, Cocteau, Ionesco, Giraudoux, j'adore cette période, et pour les ados qui ne l'auraient pas encore adoré Cyrano de Bergerac, je pleure à chaque fois et pourtant je le connais par coeur !!!
ça passe à la télé ce soir, pour une première approche en famille c'est bien.
Ecrit par : fabienne | 15 juin 2007
Plaisirs des sports : Essais sur le corps humain
Jean Prevost
Ca fait le lien avec la note précédente.
J’ai 38 ans et je ne l’ai pas encore lu : je viens de le commander !
Et, résultat d’une longue quête métaphysique, je commence à peine à me mettre au sport.
Il n’est jamais trop tard…
Ecrit par : georges | 15 juin 2007
Seulement deux copies et déjà 2 introductions dans lesquelles la principale recommandation de la Bruyère est d’être étudié dans les lycées. Bravo ! Belle image de la littérature. Dites-moi, M. Sartre, qu’est-ce que la littérature ? –La littérature ? Un truc étudié dans les lycées.
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
Salut les gauchos, les mous, les mateurs de télés, les fabienne encore a verser sa larmette sur Bergerac... les répétiteurs d'adages éculés... les rétros... les débiteurs d'idées d'aze... les éternels ados liseurs de Hesse, Hemingway... les zamateurs Pierre Louÿs d'éros à maman... les poussiéreux ! Les profs-fanés... Les frustrés... Zavez pas changés sinon rajeunis... c'est dire !!! Le bonnet vous sied comme l'ennui qu'il inspire. Des gosses à qui on confie nos gosses!!! Ben voyons !!! Pour en faire des chamallows mous!!!! Des clous !!!
Ecrit par : le pilier | 15 juin 2007
sans déconner Pilier (de comptoir) si on se rencontre un jour je vis vous montrer si je suis mou. Pour le reste , si nous n’avez rien de mieux à dire , évitez de revenir ici. Gros con ! Petite question : vous vous astiquez souvent en regardant les calendriers du stade de France ? c’est de là que vient votre passion pour le rugby ?
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
vous , pas nous
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
je vais
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
'le pilier' de boue se prend pour un dur , un encore-jeune , un inédit parce que c'est une brute épaisse d'un ignorance crasse à la tête vieillie avant d'avoir vécu, un ratmolli pour qui la droite et l'extrême droite sont du nouveau et du renouveau!
Ecrit par : rob | 15 juin 2007
Et puis ces points de suspensoirs, ça me rappelle Sollers, sans les ailes, qui aurait eu un elephantiasis testiculaire, comme l'acteur porno débile, dans Kika d'Almodovar...
http://www.bium.univ-paris5.fr/acad-chirurgie/ememoires/005_2003_2_2_39x42.pdf
Ecrit par : D'Enguell | 15 juin 2007
"sans déconner Pilier (de comptoir) si on se rencontre un jour je vis vous montrer si je suis mou. Pour le reste , si nous n’avez rien de mieux à dire , évitez de revenir ici. Gros con ! Petite question : vous vous astiquez souvent en regardant les calendriers du stade de France ? c’est de là que vient votre passion pour le rugby ?
Ecrit par : B. | 15 juin 2007"
B. , vous avez parlé du rugby au Creusot mais c'était le bled d'à côté, Montchanin, qui avait une équipe redoutée pour sa brutalité.
Paparemborde, interrogé à la perspective d'un match en Roumanie, avait répondu approximativement "quand on a joué à Montchanin, on n'a peur de rien". Le noyau de l'équipe était constitué d'une fratrie (5 frères, me semble-t'il) : les Spanghero de Montchanin étaient les Genevoix (ce qui nous ramène à la littérature).
Avez-vous eu la chance de jouer contre eux ?
Ecrit par : Japhet | 15 juin 2007
Mais on se révolte B.B, on surchauffe Roby... on fait sa batracienne face au superbe Pilier!!! On se mesure, s'enfle, s'égosille pour égaler le Pilier en ampleur. On rougeoit sa colère, soumis que vous êtes au vertus démagogiques de cette pathétique gauche désopilante ? C'est dire le niveau !
Trop tard les quinquins pour l'émancipation !!! Susbstitut du papa nous nous refusons à l'assomption !!!! Débrouillez-vous tout seuls !
Sommes sympa mais ya des limites, même à l'affabilité intrinsèque qui nous caractérise....
Avons visé juste visiblement...
une petite insulte d'impuissant...
Une prétendue attirance pour la vapeur...
Une soi disant appartenance aux tricolores vertus...
Voilà, piégés vous êtes à me donner raison.
Faudra surfer ce week end les enfants pour être dans le ton... De l'azur, de l'azur dans la chambre mais du rouge colère dans vos cartables à goûter.
Des gamins... voilà tout.
Ecrit par : le pilier | 15 juin 2007
Revoilà le pilier, la bonne brute couillue, avec du poil au cul et aux pattes, qui casse du pédé et de l'intello, gras du bide, sentant le pastaga et l'aïoli, incarnation du héros de ce pur chef-d'oeuvre de la BD qu'est "Mon beauf" de Cabu.
Dommage qu'on ne puisse pas joindre de dessins, je le vois bien, notre pilier, suspendu au-dessus du comptoir, la tête en bas, entre la Suze et le Ricard, avec l'inscription "gros con" sur le poitrail flasque du sportif de tribune.
Comme B. : venez un jour, on verra qui est le plus mou !
Ecrit par : yann | 15 juin 2007
non Pilier, pas d’insulte d’impuissant, mais pour filer la métaphore rugbystique, j’aimerais bien vous faire péter les cervicales en mêlée. Pour le reste, qui est l’impuissant ? C’est pas le type qui se cache derrière un pseudo grotesque pour venir déverser ici ses conneries ? Grosse tarlouzzzzze !lis le blog plus attentivement avant de parler, j’ai l’impression que t’as tout faux sur les opinions politiques de certains sans parler de leur psychologie.
Et puis, cette vision des enseignants, à la limite de la caricature. Pour avoir un peu pratiqué, tu n’as pas l’esprit d’un rugbyman.
Signe de ton vrai nom la prochaine fois. Espèce de lâche.
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
Non, le prénom de La Rochefoucauld n'est pas Maxime mais Brandon.
Ecrit par : Lariba | 15 juin 2007
« Avez-vous eu la chance de jouer contre eux ? » Non Japhet je ne suis pas si vieux.
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
Revoilà le pilier, la bonne brute couillue, avec du poil au cul et aux pattes, qui casse du pédé et de l'intello, gras du bide, sentant le pastaga et l'aïoli, incarnation du héros de ce pur chef-d'oeuvre de la BD qu'est "Mon beauf" de Cabu.
Dommage qu'on ne puisse pas joindre de dessins, je le vois bien, notre pilier, suspendu au-dessus du comptoir, la tête en bas, entre la Suze et le Ricard, avec l'inscription "gros con" sur le poitrail flasque du sportif de tribune.
Comme B. : venez un jour, on verra qui est le plus mou !
Ecrit par : yann | 15 juin 2007
Ta description me rappelle furieusement quelqu'un... du genre supporter de l'OM, qui avait parfois l'ambition de causer littérature. C'est p'têt lui?
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2007
Faudra surfer ce week end les enfants pour être dans le ton... De l'azur, de l'azur dans la chambre mais du rouge colère dans vos cartables à goûter.
Des gamins... voilà tout.
Ecrit par : le pilier | 15 juin 2007
Mais, il est bête ou quoi?
Si Cadichon lit ça...
J'ignorais que La Rochefoucauld fut socialiste, mais s'il le dit...
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2007
C'est p'têt lui?
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2007
Qui çà ?
Je donne ma langue au chat. ( métaphore ! métaphore ! si t'avais vu la taille du greffier qu'on m'a amené ce matin !!)
Ecrit par : yann | 15 juin 2007
Excusez! c'est tout spécialement pour le pilier de bar:
>
>> Objet : J'ai upgradé Chirac 2.0 en Sarkozy 1.0 : que faire ?
>>
>> « Monsieur, Il y a quelques jours, j'ai changé ma version Chirac 2.0
>> par la version Sarkozy 1.0 et j'ai noté que le programme a lancé une
>> application inattendue appelée maintenant_vous_allez_vraiment_en_chier.
>> Version 1.0 qui a considérablement réduit les performances de mon
>> processeur. Dans la notice, cette application n'était pourtant pas
>> mentionnée.
>> De plus, Sarkozy 1.0 s'installe dans tous les autres programmes et se
>> lance automatiquement lors du lancement de n'importe quelle
>> application, parasitant l'exécution de celles-ci. Des applications
>> telles que liberté-d-expression 8.9 ou vivre-ensemble 3.2 ne
>> fonctionnent plus.
>> De plus, des programmes occultes (virus?) nommés Folie Furieuse 11.5,
>> démagogie 7.0 et Autoritarisme 9.5 se lancent de temps en temps et,
>> soit plantent le système, soit font que Sarkozy 1.0 se comporte de
>> façon totalement inattendue.
>> Je n'arrive pas à désinstaller ce programme ce qui est très embêtant,
>> surtout quand j'essaye d'exécuter l'application joie_de_vivre 8.2.
>> Par exemple, la commande : /service_public.exe ne fonctionne plus.
>> D'autres utilisateurs de Sarkozy 1.0 m'ont fait part de l'existence
>> d'applications telles que t'as_tes_papiers 6.0 et
>> allez_zou_charter_bamako version 3.4 liée à l'utilisation de Sarkozy
>> 1.0 sur certains processeurs.
>> J'envisage de revenir à la version Chirac 2.0 que j'avais avant, mais
>> cela à l'air très compliqué. Que faire ?
>> Un utilisateur démoralisé.
>>
>> Réponse:
>> Cher Monsieur,
>> Votre plainte est très fréquente chez les utilisateurs de Sarkozy 1.0,
>> mais elle est due le plus souvent à une erreur de conception de base.
>> Beaucoup d'utilisateurs passent de leur version Chirac2.0 à Sarkozy1.0
>> en pensant que Sarkozy 1.0 n'est qu'un programme d'utilitaires et de
>> divertissement.
>> Cependant, Sarkozy 1.0 est bien plus que cela, il s'agit d'un SYSTEME
>> D'EXPLOITATION COMPLET conçu pour gérer TOUTES vos applications.
>> Il est entendu que le retour à Chirac 2.0 est impossible.
>> Deux options s'offrent à vous :
>> - Vous décidez de conserver Sarkozy 1.0, et vous attendez 5 ans
>> normalement, avant de changer pour un système d'exploitation plus
>> satisfaisant et performant. Pour ce qui concerne les programmes
>> Démagogie 7.0 ou Autoritarisme 9.5, ce sont des programmes d'ancienne
>> génération utilisés sous NB ou Vichy.1940, qui aujourd'hui connaissent
>> des problèmes de compatibilité.
>> Des mises à jour de République_Française bientôt téléchargeables
>> devraient permettre de résoudre le problème.
>> Evitez d'utiliser les touches Echap et Suppr trop souvent sous
>> Sarkozy1.0, vous risquez de lancer des applications néfastes comme
>> C:/coup_de_matraque_dans_la_gueule.exe ou C:/prison_ferme.exe.
>> Il vous faudra de plus lancer manuellement la commande
>> C:/allô-c-est-pour-dénoncer.exe ou manifestation_de_soutien-ump.exe
>> pour rendre le système stable.
>> ATTENTION : Il va sans dire que les déceptions lors de l'utilisation de
>> votre outil vont être nombreuses.
>> - L'autre solution est une restauration du système. Il vous faudra
>> assez simplement télécharger le patch
>> Je_Vote_A_Gauche_Aux_Legislatives 1.1 pour récupérer l'ensemble des
>> fonctionnalités de votre ordinateur et en augmenter les performances.
>> Cordialement,
>> le SAV informatique. »
>>
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2007
C'est p'têt lui?
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2007
Qui çà ?
Je donne ma langue au chat. ( métaphore ! métaphore ! si t'avais vu la taille du greffier qu'on m'a amené ce matin !!)
Ecrit par : yann | 15 juin 2007
Ben, le supporter de l'OM qui tenterait de briller!
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2007
Ben, le supporter de l'OM qui tenterait de briller!
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2007
OK, le pilier (de bar), çà, j'ai compris, mais c'était qui le supporter de l'OM (fait chaud, fait lourd, je suis particulièrement bouché ce soir ;o)) ?
Ecrit par : yann | 15 juin 2007
Spanghero à Montchanin Japhet vous êtes sûr?
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
OK, le pilier (de bar), çà, j'ai compris, mais c'était qui le supporter de l'OM (fait chaud, fait lourd, je suis particulièrement bouché ce soir ;o)) ?
Ecrit par : yann | 15 juin 2007
Ah, ben, tu dois pas le connaître mais tu l'as décrit avec brio.
Là, si tu connais tes classiques, tu me réponds "Avec qui?".
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2007
Spanghero à Montchanin Japhet vous êtes sûr?
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
J'ai parlé de Spanghero car il y avait une fratrie à Montchanin, les Genevoix, je crois qu'ils étaient 5, qui formaient le noyau de l'équipe première, laquelle était réputée pour sa brutalité.
L'équipe du Creusot (les deux villes se touchent), en comparaison, était bien plus élégante.
Dans les ateliers de Creusot-Loire, il y avait de nombreux supporters des deux clubs et l'ambiance était parfois très chaude. La légende dit que dans les vestiaires des usines, on en venait parfois presque aux mains les veilles de derby, avant de se réconcilier autour d'une chope, après des matchs aussi chauds dans les tribunes que sur le terrain.
Ecrit par : Japhet | 15 juin 2007
Jünger, un grand aristocrate d'esprit, Robin? Citons-le, pour voir de quel "esprit" il s'agit: "La vraie révolution n'a pas encore eu lieu, mais elle progresse irréstiblement. ... son idée est l'idée völkisch ( mot nazi intraduisible) aiguisée et dotée d'un tranchant inconnu jusqu'ici, sa bannière est la croix gammée ... Ce n'est pas l'argent qui en est le moteur, mais le sang (!) qui unit la nation par les mystérieux courants. Le sang doit assurer la liberté de l'ensemble par le sacrifice de l'individu, il doit éliminer tous les éléments qui nous (!) sont nuisibles" (Völkischer Beobachter, 1923). Idole de l'extrème droite dans les années vingt, Jünger a une responsabilité énorme dans la légitimation publique des Freikorps (assassins de Liebknecht, Luxemburg et tant d'autres) et du nazisme. On peut lire chez lui une longue apologie des "Artamanen" dont sont sortis Himmler, Darré et Hoess. Dans les "Artamanen" Jünger voit "une nouvelle aristocratie (!)" tout en louant leur devise: "le travail anoblit." (Der Jungdeutsche, 1926). Dans les années trente Heidegger exposant sans vergogne son nazisme s'est servi de notions-clé jüngériennes comme l'a montré clairement E. Faye. Quant à ses ouvrages postérieurs, je les trouve d'une banalité qui frôle souvent le "kitsch". Et puis il arrive qu'on trouve dans son journal de 1943/44 des passages comme celui-ci: Dans un train, Jünger est témoin d'une conversation entre deux jeunes officiers allemands qui approuvent les fusillades d'otages francais. Et Jünger qui commence à méditer sur "le manque de coeur", sur "das rasche und allgemeine Vernegern" (difficile à traduire: "le devenir-nègre, la négrisation" (?) rapide et générale"). Alors: Jünger, le nazi, est parti, le raciste reste.
Ecrit par : wolfgang | 15 juin 2007
La Saône et Loire était un des départements ayant le plus de clubs de rugby en division I (Chalon sur Saône y était avec le Creusot et Montchanin). Il ne reste plus grand chose de ce glorieux passé rugbystique.
Ecrit par : Japhet | 15 juin 2007
Excusez-moi Japhet ! J’avais mal lu ou lu trop vite ! je n’avais pas vu que vous utilisiez les Spanghero comme terme de comparaison . j’avais juste saisi « Spanghero de Montchanin » avant de bondir sur mon clavier.
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
La Saône et Loire était un des départements ayant le plus de clubs de rugby en division I (Chalon sur Saône y était avec le Creusot et Montchanin). Il ne reste plus grand chose de ce glorieux passé rugbystique.
Ecrit par : Japhet | 15 juin 2007
Par contre, en termes de vin, le département monte en puissance. Les grands crus de Bourgogne viennent plutôt de Côte d'Or mais la côte chalonnaise produit des vins (Givry, Buxy...) bien moins chers et méritant d'être découverts.
Ecrit par : Japhet | 15 juin 2007
"On rougeoit sa colère"
Ecrit par : le pilier | 15 juin 2007
D'abord, on écrit: "rougeoie" et, en plus, le verbe est intransitif, pilier! C'est la colère qui rougeoie, et votre bêtise insondable qui poudroie, en l'occurrence.
Ecrit par : christophe sibille | 15 juin 2007
Ah, le Givry, Japhet... Rapport qualité-prix souvent difficile à battre... Pour combien de temps?
Ecrit par : christophe sibille | 15 juin 2007
Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, si vous nous lisez…
Pourquoi ne pas le nommer « au tour extérieur », celui-ci (http://www.sauv.net/ctrc.php?id=822) ?
Une de vos urgences devra être de réformer la sélection de vos fonctionnaires.
Bon courage ! On compte sur vous.
Philippe Brinon
Ecrit par : Philippe Brinon | 15 juin 2007
Ah, ben, tu dois pas le connaître mais tu l'as décrit avec brio.
Là, si tu connais tes classiques, tu me réponds "Avec qui?".
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2007
Je suis bouché, mais pas à ce point là !!!
Peut-être que ma description est à ce point fidèle parce que, bizarrerie géographique, il y a plein de supporters de l'OM par ici. C'est peut-être dû à une confusion avec les couleurs du club de rugby local ...
Ecrit par : yann | 15 juin 2007
Passion rugby, amiur du rouge, un certain mépris pour le foot… Franchement, m'ssieurs-dames, je suis très content de nous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 juin 2007
Je vous livre quelques extraits d’un discussion sur un forum surtout fréquenté par des lycéens et modéré par des profs. Aguidar est un lycéen de seize ans et Léah est prof de français et l’une des modératrices du forum. Les messages dont je suis l’auteur sont signés Nabu :
Aguidar :
« Le Futur
Le futur ne peut être deviné ?
Pourquoi ?
-Dieu ?
-Non acceptation du destin ?
Des réponses farfelue ont fleurie.
Mais faisons une expérience.
Prenez une boite (imaginez en une) carré de 10 cm de coté environ mettez la sous vide ignorez ce qu'il y a à l'extérieur de la boite.
Indéfiniment la boite resteras tel quel est, on peut donc prévoir son futur.
Continuons.
Prenez la même boite mettez de l'air dedans.
On peut prévoir les mouvements d'atomes d'air (O2, azote, ect…) dans cette boite toujours donc son futur sa chaleur et tout son futur SANS éléments extérieurs.
Continuons.
Mettons une souris dans cette boite. Avec une étude prolongé on peut connaitre la réaction de cette souris en fonction de ses gènes.
Nous pouvons là encore prévoir le futur (hors éléments extérieurs).
Continuons.
Maintenant agrandissons cette boite à une ville puis à un pays puis à la Terre
les possibilités deviennent quasiment infinies mais seulement "quasiment"
On peut encore prévoir le futur mais avec des recherches extremement abouties sur l'homme et sur toutes les espèces vivantes sur terre.
Je ne dis pas que c'est faisable mais possible.
Maintenant prenons le système solaire dans la boîte puis l'univers.
Mais nous ne connaissons pas les limites de l'univers.
Nous ne connaissons pas chaque detail de chaque être vivant de l'univers.
Conclusion:
Nous ne pourrions definir le futur seulement quand Nous aurions définie les limites de l'univers ainsi qu'explorer et étudier chacun de ces atomes.
Possible ? Non. Faisable à l'heure actuel ? Non.
Mais qui sait dans un avenir lointain ne pourrions nous pas aboutir à cette recherche désespéré
Aguidar
Bon dites moi ce que vous en pensez ^^ »
Réponse de Nabu :
« Dans une copie d'examen, il faut absolument éviter les poncifs du genre : "De tout temps les hommes ont pensé que...", les correcteurs n'aiment pas ça !
Mais il y a plus grave, c'est qu'il est notoire que c'est tout à fait faux ! Dans l'histoire, on sait que de nombreux peuples et de nombreuses civilisations, non seulement pensaient pouvoir prédire l'avenir (Grecs, Babyloniens, Chinois, Latins, etc. ), mais encore se faisaient fort de pouvoir connaître le Destin en usant de diverses méthodes (nécromancie, astrologies mésopotamienne et hellène, Yi King, etc. ).
Pour ce qui est de ton idée de boîte, elle me semble assez foireuse. Je te dis ça en toute sympathie, sans vouloir te vexer ; il s'agit simplement pour moi d'être honnête avec toi. Après, pour l'argumentation, je vais y réfléchir un peu et je te fais signe. »
Intervention de Léah :
« Le philosophe, avant que de contredire, doit trouver ce qui est juste dans les arguments de son interlocuteur
La boîte : à considérer comme un champ d'expérimentation dont l'élargissement, de proche en proche, est tout-à-fait plausible
Foireuse parce que depuis Einstein on sait que l'observateur perturbe les résultats de l'expérience
Peux-tu assèner "il faut absolument éviter" ? en es-tu si sûr ? ne serait-il pas mieux, autant pour toi que pour ton ami, de procèder tel Platon pratiquant la maïeutique : faire prendre conscience peu à peu de l'erreur à son condisciple ou à son candidat (au sens de "celui qui est candide")
En philosophie, rien n'est jamais tout-à-fait faux, ien n'est jamais tout-à-fait vrai. »
Réponse de Nabu :
« Léah, le principe d'indétermination, dit aussi d'incertitude, est de Werner Eisenberg, et pas d'Einstein ! De plus, ton affirmation d'après laquelle tout n'est jamais tout à fait ni faux ni tout à fait vrai en philosophie est tout aussi péremptoire que les remarques que tu me reproches, et je suis certain qu'elle est fausse (je n'argumentaerai pas pour le moment, ce serait trop long et je n'en ai pas le temps, j'ai un rendez-vous dans vingt minutes près de chez moi).
Il me semble, en y ayant réfléchi ces derniers temps, que le raisonnement d'Aguidar est un peu du même ordre que celui qui a conduit à formuler la théorie du chaos, mais celle-ci implique justement l'imprévisibilité, et de ce fait l'impossibilité de prédire l'avenir. »
Intervention d’Aguidar :
« Léah est une prof
mais elle ne t'en voudras probablement pas (enfin je crois ) »
Réponse de Nabu :
« Malheureusement, j'ai pu maintes fois constater que le niveau de beaucoup de profs n'est guère rassurant. J'ai pointé le grossier contresens de Luc Ferry dans un précédent message, dans cette section ("L'art est le symbole de l'idée du vrai pour Platon" (sic)). Dans le livre d'un autre agrégé de philosophie, j'ai pu lire : « Platon dit qu'il faut "sortir de la caverne" pour trouver le bonheur, autrement dit que nous ne serons heureux qu'après cette vie, dans l'au-delà. Ne peut-on donc pas imaginer que les hommes soient heureux dans la caverne elle-même ? » [Et cet individu se prétend agrégé de philosophie ?!] « Voilà ce qui m'occupe depuis, ce pourquoi je témoigne [sic] de mon expérience intérieure : je suis moi-même dans la caverne (...) et pourtant je n'en souffre pas. À mes yeux, depuis que je suis petit, la Lumière d'Allah brille au fond de la caverne de Platon. » [Ce passage représente un sommet de sottise bidaresque. Selon Platon, le fait d'être dans la « caverne » n'implique nullement qu'on en souffre, et encore moins d’accéder au bonheur seulement après la mort ; cette caverne platonicienne représente l'ignorance, une ignorance crasse dans laquelle Bidar se complaît.]
Un jour, sur un forum, j'ai vu une prof de français reprocher à un roman de... "manquer d'originalité précise." (sic).
Veuillez m'excuser pour ce troll, mais il m'a semblé qu'il était important de signaler certaines choses.
Il semble que Léah comprenne la philosophie platonnicienne bien mieux que Ferry et Bidar (l'auteur des lignes commentées ci-dessus), et elle a eu raison de me suggérer d'user du procédé de Socrate pour remettre en question l'introduction d'Aguidar, je ne l'ai pas fait parce que je n'ai pas eu assez de présence d'esprit. Cela dit, ça ne change rien à la pertinence de mon objection : il faut éviter autant que possible les poncifs et les phrases d'introduction toutes faites et usées jusqu'à la corde dans les devoirs de philo, de même qu'il est totalement faux d'affirmer péremptoirement que de tout temps les hommes n'ont jamais cherché à connaître l'avenir, ce serait plutôt depuis une époque récente que quelques individus, surtout en Occident, se sont mis à considérer que la divination était une vaine croyance. »
Réponse de Léah :
« Haroun tu écris
le principe d'indétermination, dit aussi d'incertitude, est de Werner Eisenberg, et pas d'Einstein !
mais il me semble que je n'ai pas parlé du principe d'indétermination (le principe d'indétermination énonce donc que pour une particule massive donnée, on ne peut pas connaître simultanément sa position et sa vitesse.) , mais du fait que l'observateur fausse l'expérience : "observer c'est perturber" (Hubert Reeves, qui ne l'a pas inventé, mais qui l'explique très bien ! l'interaction de l'observateur est un des principes de la mécanique quantique, au développement de laquelle Einstein a contribué)
et puis on n'est pas ici en cours de physique !
Et puis Haroun si tu viens ici jouer le rôle de pointeur des erreurs des autres, je sens que ce forum va vite être déserté ou tourner au pugilat !
En tant que modé je tiens à dire qu'on n'est pas ici pour ça »
Réponse de Nabu :
« Alors, Léah, je sens que je vais devoir bientôt quitter ce forum. En effet, si on ne peut pas signaler quelques erreurs dans un forum surtout fréquenté par des lycéens, si on ne doit pas corriger les informations erronées, alors je ne vois pas l'intérêt de l'entreprise. D'autant que tes objections sont tout à fait impertinentes : le principe scientifique d'après lequel l'observateur modifie ce qu'il observe est, à l'origine, bel et bien d'Eisenberg et se nomme principe d'indétermination ou d'incertitude, n'importe quel étudiant en sciences sait cela, et Einstein a très peu contribué au développement de la mécanique quantique, en tout cas très indirectement ; ses théories sont surtout applicables dans le domaine de l'infiniment grand et il ne croyait pas en la validité de la théorie quantique. Einstein a occupé la dernière partie de sa vie à tenter de concilier cette dernière avec la théorie de la relativité générale, en vain. S'il s'agit de laisser dire n'importe quoi au nom d'une fausse idée du respect, d'une fausse idée de la démocratie ou d'une fausse idée de l'autonomie intellectuelle des élèves, je ne peux plus être d'accord. Laisser des étudiants dans l'ignorance de ce qu'ils devraient savoir pour mûrir leurs idées et structurer leur propre façon de penser, et au lieu de ça les encourager à donner leur opinion au sujet de n'importe quoi d'une manière désordonnée (faute d'avoir assimilé suffisamment de "savoirs savants"), c'est de l'inconscience pure et simple. Que les pédagogos des IUFM fassent l'éloge d'un tel système (qu'ils ont mis en place), c'est déjà grave, mais alors si les profs s'y mettent aussi, on n'est pas sorti de l'auberge !
Oser dire qu' "on sait que l'observateur affecte ce qui est observé depuis Einstein", c'est dire une sottise, que cela te plaise ou non. Et se servir de son statut de prof pour asséner ex cathedra ce genre d'inepties à des élèves, c'est absolument inadmissible. »
Je n’ai pas encore reçu de réponse de la part de Léah.
Ecrit par : Nabu | 15 juin 2007
En effet, le « pilier » (de bar) est sans doute un infâme troll mais il aura donné l’occasion de parler de rugby et de vins.
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
…et à Japhet de rapporter quelques « légendes », la partie la plus intéressante de l’histoire du sport.
De la légende, avec ses faits d’armes, ses mots bien connus (« si j’avais pas eu le nez je l’aurais pris etc » )…
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
…et à Japhet de rapporter quelques « légendes », la partie la plus intéressante de l’histoire du sport.
De la légende, avec ses faits d’armes, ses mots bien connus (« si j’avais pas eu le nez je l’aurais pris etc » )…
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
Rappellerai-je que France 2 diffuse ce soir un Cyrano qui n'est pas si mauvais que ça ?
Avouerai-je que je fais collection de Cyrano(s) ? J'ai appris le texte vers huit ans, en écoutant et réécoutaznt sur disques celui de Daniel Sorano — qui, à quelque smois de son décès, jouait sa mort au cinquième cte. Pui un autre, avec Santini — pas mal, histoire d eme désintoxiquer d el'épouvantable merde de Belmondo, dans ces mêmes années. Puis Weber, tonitruant et truculent (ou Weber avant ? Je ne sais plus, j'ai la mémoire qui flanche, comme écrivait Rezvani — quelqu'un a-t-il lu ce bouquin étonnant qu'est l'Eclipse, sur l'Alzheimer de Lula ?), puis je ne sais quel Anglais, en anglais, un soir de demi-brume,à Londres…
Ce soir, la Comédie Française…
À demain : je m'en vais me réciter quelque bout (la fin de l'acte II, par exemple : "Déplaire est mon plaisir, j'aime qu'on me haïise (…) Et m'écrie avec joie : "Un ennemi de plus !"") pour me mettre en train.
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 juin 2007
Et Jünger qui commence à méditer sur "le manque de coeur", sur "das rasche und allgemeine Vernegern" (difficile à traduire: "le devenir-nègre, la négrisation" (?) rapide et générale"). Alors: Jünger, le nazi, est parti, le raciste reste.
Ecrit par : wolfgang | 15 juin 2007
Vous avez certainement raison, Wolfgang. Vous connaissez sans doute le personnage "réel" mieux que moi. Il n'empêche que j'ai aimé "Sur les Falaises de marbre". Même chose pour Héidegger, j'ai beau savoir, je ne puis l'effacer de ma mémoire et de ma bibliothèque ; il fait partie des gens qui m'ont appris à penser.
Hannah Arendt qui fut son élève et sans doute un peu plus ne l'a jamais renié (Emmanuel Lévinas non plus) et elle aurait eu encore plus de raisons que moi de le faire. Il n'empêche qu'il a commis, en ce qui le concerne de grandes fautes et qu'il a de grandes responsabilités.
Jünger, à mon avis, moins (je ne parviens pas à voir une apologie du nazisme dans "Die Arbeiter", plutôt une analyse phénoménologique.
Ecrit par : Robin | 15 juin 2007
Hé oui B.B , yann et consôts, consorts pardon....vous lisez trop vite (comme le dit B.B lui même) , sinon vous auriez compris la teneur de notre propos qui ne faisait que raporter le votre... Vous ne savez donc pas lire!!!! Sinon Cabu!!!
Un comble!!! C'est pire que l'on pensait...
Le Pilier n'approche jamais ce type de bauge, "qui casse du pédé et de l'intello" dixit Yann... vous dites ??????????????
En sus, n'avons point vu d'intello dans cette cour de récré... que des gosses, mollassons, réac, un rien chamailleurs, ne sachant pas lire... c'est tout !!!
Visiblement trés perturbés par la moindre bagatelle, la plus petite vérité !
Zêtes sur les dents de lait !!!!
Apprenez le surf sur la grande et belle vague bleutée... ça vous détendra les gamins.
C'est bien les bonnets d'ânes ici ?
Ecrit par : le pilier | 15 juin 2007
Avouerai-je que je fais collection de Cyrano(s) ? J'ai appris le texte vers huit ans, en écoutant et réécoutant sur disques celui de Daniel Sorano — qui, à quelque smois de son décès, jouait sa mort au cinquième cte.
Daniel Sorano était un Cyrano magnifique en effet ; il faisait bien sentir sous la faconde la "blessure de l'âme" comme dit La Rochefoucault....
Et cette coïncidence entre la mort réelle et la mort jouée...Molière mourant sur scène pendant le dernier acte du "Malade imaginaire" et le public hilare, pensant qu'il jouait encore et qu'il jouait comme jamais il n'avait joué alors qu'au dernier acte de la phtisie, il s'étouffait en crachant du sang.
C'est tragique et magnifique à la fois.
Ecrit par : Robin | 15 juin 2007
je m’étais planté. Vérification faite sur le site du club (merci à Japhet pour l’orthographe) Soro c’était le FCL. Tiens, là encore un grand club un peu tombé depuis son époque de gloire. Quant à cette « légende » sur cette rencontre musclée… m'enfin, tant pis.
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
Tiens le pilier. alors taffiole ? Toujours pas de couilles ? Tu ne laisses toujours pas ton nom ? Tiens, c’est la dernière fois que je t’adresse la parole sale minable ! Pas d’intello ? Peut-être. Mais toi, un homme, un vrai, un pilier parle à visage découvert au lieu de te cacher derrière un pseudo.
Laisse tes coordonnées aussi. S’il y a un blogueur un peu décidé qui habite pas loin de chez toi il pourra peut-être te rendre visite.
Alors ? ça vient ?
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
Alors: Jünger, le nazi, est parti, le raciste reste.
Ecrit par : wolfgang | 15 juin 2007
Wolfgang, si je comprends bien on attribue en Allemagne le fameux prix Goethe (et cela très rarement) à des imposteurs?
Ernst Jünger est un très grand écrivain allemand du niveau de Stephan George, Hermann Hesse, Thomas Mann ...
Ecrit par : buntovchik | 15 juin 2007
Mais c'est la légende ça mon ami Robin ! Vous n'êtes pas au courant ?
Molière n'est jamais mort sur scène... c'est la société du spectacle qui dit ça... tous les vrais historiens le savent, corne de bouc ! Vous baignez donc dans le tragico-magnifique des pathétiques perdants, incapables de conquérir ces dames, affichant leur souffrance comme un costume de scène, pour justifier de leur incapacité ?
Mais mon brave reprenez-vous avec ces lieux communs ... et considérez que même avec un blair de 2O cm on peut ne pas se cacher dans un fourré pour faire sa médiocre déclaration à celle que l'on désire. Zavez besoin de mettre en scène cette blessure infantile de l'âme ? C'est indécent ! Vous n'y gagnerez rien.
Ecrit par : le pilier | 15 juin 2007
la société du spectacle c’est pour faire chic ou vous avez lu ?
c’est qui le plus puéril ? C’est pas vous qui essayez d’attirer l’attention ?
N’oubliez pas : noms et coordonnées.
Ps : ce style, on dirait du MàC…
Màc, le vrai, êtes-vous là pour infirmer ?
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
Molière meurt à cinquante et un ans, le 17 février 1673, vers dix heures du soir. Ayant refusé, en dépit de l'aggravation de son état de santé, du à une longue maladie, de supprimer la représentation pour ne pas porter préjudice aux «cinquante pauvres ouvriers qui n'ont que leur journée pour vivre», écrit Grimarest (voir Métiers), il éprouve un malaise à la fin de l'acte III du Malade imaginaire, mais il le dissimule sous un «ris forcé», comme le raconte le même Grimarest :
On le transporte chez lui, crachant du sang, il refuse un des bouillons que sa femme a toujours en réserve, mange un peu de pain et de parmesan, puis se met au lit. Il charge Baron d'aller chercher Armande, son épouse, et, comme il désire recevoir les sacrements et abjurer pour mourir en chrétien, on envoie «par plusieurs fois son valet et servante à Saint-Eustache, sa paroisse», dira Armande Béjart dans sa Requête à l'archevêque de Paris. Il meurt auprès de deux religieuses venues quêter pendant le carême, auxquelles il donne l'hospitalité, avant l'arrivée de sa femme et en l’absence des deux prêtres auxquels on s'est adressé, car ils ont refusé de se déplacer. Jean Aubry, son beau-frère, est à son tour parvenu à convaincre un troisième prêtre, l'abbé Paysant, de se lever, mais, poursuit Armande : «toutes ces allées et venues tardèrent plus d'une heure et demie pendant lequel temps ledit sieur Molière décéda et ledit sieur Paysant arriva comme il venait d'expirer.» Le comédien étant mort sans abjurer, ses obsèques suscitent de grandes difficultés «et comme ledit sieur Molière est décédé sans avoir reçu le sacrement de confession dans un temps où il venait de représenter la comédie, Monsieur le curé de Saint-Eustache lui refuse la sépulture.» Puis, sur l'intervention du roi, l'archevêque autorise le curé de Saint-Eustache à enterrer Molière dans le cimetierre de la paroisse, mais sans aucune pompe, ni service solennel, «hors des heures du jour.» On l'inhume donc au cimetière Saint-Joseph, dépendant de la paroisse, mais il est possible qu'on le transféré rapidement dans la partie réservée aux suicidés et aux enfants non baptisés, qui n’est pas terre sainte.
Grimarest raconte ainsi son inhumation : «Le jour qu'on le porta en terre, il s'amassa une foule incroyable de peuple devant sa porte. La Molière en fut épouvantée; elle ne pouvait pénétrer l'intention de cette populace. On lui conseilla de répandre une centaine de pistoles par les fenêtres. Elle n'hésita point; elle les jeta à ce peuple amassé en le priant avec des termes si touchants de donner des prières à son mari qu'il n'y eut personne de ces gens-là qui ne priât Dieu de tout son cœur. Le convoi se fit tranquillement à la clarté de près de cent flambeaux.» Certains détails mal expliqués ont poussé quelques moliéristes à s'interroger sur une mort jugée mystérieuse, au point qu'on a pu l'attribuer à un empoisonnement. Parmi les contemporains, Grimarest lui-même parle, à propos de cette mort, de «désabuser le public de plusieurs histoires», sans préciser à quoi il fait allusion. De même, Bossuet écrit curieusement, vingt-cinq ans après la disparition de Molière : «La postérité saura peut-être la fin de ce poète comédien.» On ne peut que se borner à constater, pour aller dans le sens de cette hypothèse, que cette mort fut subite. Rien n'indique, d'après La Grange, que le dramaturge ait été inquiété par son état de santé les jours précédents; d'ailleurs, s'il s'était senti près de sa fin, pourquoi n'aurait-il pas fait un testament en faveur de sa fille, Esprit-Madeleine? Sur le plan médical, on tend aujourd'hui à expliquer cette mort, due à une tuberculose pulmonaire, non pas par la rupture d'un anévrisme de l'aorte, ce qui est toujours foudroyant, mais par celle d'un anévrisme situé sur une branche de l'artère pulmonaire, dit anévrisme de Rasmüssen, ce qui expliquerait le délai d'une heure entre le malaise au théâtre et la mort.
Je n'ai jamais dit que Molière était mort sur scène, le Pilier, il est mort quelques temps après la représentation. Quant à la relation entre théâtre et réalité, je n'invente rien :
"Molière représenta avec beaucoup de difficulté; et la moitié des spectateurs s’aperçurent qu’en prononçant, Juro, dans la cérémonie du Malade imaginaire, il lui prit une convulsion. Ayant remarqué lui-même que l’on s’en était aperçu, il se fit un effort, et cacha par un ris forcé ce qui venait de lui arriver."
Ne vous donnez pas des airs de brutes ; vous valez certainement mieux que ça, le pilier. Où avez-vous été pêché tous ces poncifs sur la "virilité" ?
Prenez La Rochefoucault et sa "blessure de l'âme". C'était un escrimeur et un soldat redoutable.
Et puis vous êtes "à contre emploi". La plupart des rugbymen sont des gens extrêmement sensibles...Vous seriez recalé au casting.
Ecrit par : Robin | 15 juin 2007
Finalement, Léah n'est pas prof, Aguidar s'est mépris. Je préfère qu'il en soit ainsi, d'ailleurs.
Ce forum est fréquenté par des lycéens et autres étudiants incultes, ça fait vraiment peur à voir.
Quand je lis les messages de ce forum (le forum littéraire dont je parlais plus haut, pas celui-ci), il m'est impossible de prendre au sérieux les dénégations des thuriféraires du pédagogisme made in IUFM, d'après lesquels non seulement la situation n'est pas si grave, mais même meilleure que par le passé et en constante amélioration.
je pensais que l'état de l'enseignement, en France, avait toujours été catastrophique, et je le pense toujours, mais je ne me doutais pas qu'il s'était à ce point dégradé depuis la prise de pouvoir par les pédagogos. La situation est pire que jamais, et l'opinion contraire ne peut procéder que de la mauvaise foi ou de l'imbécilité (l'une est conséquence de l'incompétence, l'autre en est cause).
Tout cela dit, je reste convaincu que cette déliquescence de l'instruction obligatoire était inévitable.
Ecrit par : Nabu | 15 juin 2007
"[...] Calculer, avoir peur, être blême,
Aimer mieux faire une visite qu'un poème,
Rédiger des placets, se faire présenter?
Non, merci! non, merci! non, merci! [...]"
Cyrano, acte II, scène 8.
Et point de compromissions!
Ecrit par : Scaramouche | 15 juin 2007
"la teneur de notre propos qui ne faisait que raporter le votre... Vous ne savez donc pas lire!!!! Sinon Cabu!!!"
Ecrit par : le pilier | 15 juin 2007
On sait au moins que "rapporter" prend deux "p", pilier de bistrot! Et Cabu vous pisse à la raie à un point que vous n'imaginez même pas!
Ecrit par : christophe sibille | 15 juin 2007
tiens , sur le blog du Pilier :
« Enfin du lourd, pesage écrasant, piétineurs de prés, chargés de kilomasses, virils, tendres, délicats… »
vous avez raison Robin, pas très viril tout ça.
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
tiens , sur le blog du Pilier :
« Enfin du lourd, pesage écrasant, piétineurs de prés, chargés de kilomasses, virils, tendres, délicats… »
vous avez raison Robin, pas très viril tout ça.
ps :
Oui C. Sibille et il manque sans doute un accent sur le possessif
Ecrit par : B. | 15 juin 2007
À demain : je m'en vais me réciter quelque bout (la fin de l'acte II, par exemple : "Déplaire est mon plaisir, j'aime qu'on me haïise (…) Et m'écrie avec joie : "Un ennemi de plus !"") pour me mettre en train.
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 juin 2007
Si je puis me permettre cher Jean-Paul, tu es incomparable voire sublime ta modestie dusse-t-elle en souffrir ;) lorsque tu déclames la lettre 141 des "liaisons dangereuses"! Livre à lire relire et relire par un été de canicule...et un film à voir et revoir , Glen Glose y est sublime dans la version de Stephen Frears mais Jeanne Moreau n'a point à rougir et la version de Vadim nous fait tout autant vibrer...Gérard Philipe compagnon de l'été , il me semble qu'il y a pire...
Bref même si tu es tout aussi beau que Weber , ton nez te trahit dans la déclamation des tirades de Cyrano, du moins c'est mon humble avis...
bon Cyrano à ceux qui regarde...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 juin 2007
j'oubliais, Christophe entièrement d'accord pour le Givry...
Perso en rouge j'ai une préférence pour les châteauneuf dupape ou les Rioja et ce, à défaut de Pommard...
Par association d'idée,j'en profite pour poser cette question c
ar ma mémoire,entre autre,défaille quelqu'un sait-il dans quel film avec Gérard Philipe il y a cette scène dans un restaurant , où il goûte un Pommard 1928 et le trouve bouchonné?n'était-ce pas dans "Le diable au corps"?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 juin 2007
No lo so... Mais il est vrai que Jean-Paul est capable d'avoir un côté Cyrano! Je l'imagine assez bien dans la tirade des nez!
Ecrit par : christophe sibille | 15 juin 2007
Et étonné de l'emploi de la musique de Ravel, ("Ondine", du Gaspard de la nuit" d'après "Aloysius" Louis Bertrand, poète que Montaigneàcheval ne doit pas porter dans son coeur, la dernière des "valses nobles et sentimentales", le mouvement lent du "concerto en sol") par son (relatif) anachronisme, esthétiquement parlant en tous cas... Mais ça cadre finalement très bien, et Vuillermoz est simplement époustouflant!
Ecrit par : christophe sibille | 15 juin 2007
A propos de Givry, Japhet: il y a aussi, dans la côte chalonnaise, le Mercurey; mon cousin en produit un excellent, à7€60 la bouteille (mais je ne sais si la pub, ici...)
De Lawrence Durrel je conseille aussi "Citrons acides" où l'on trouve des pages hilarantes (la négociation pour l'achat de la maison à Chypre) et d'autres tragiques (la guerre de libération des Chypriotes contre les Anglais). A signaler que Durrrell a traduit et publié La Papesse Jeanne d'Emmanuel Roïdis sans mentionner le nom de l'auteur grec - petite oeuvre savoureusement traduite par Alfred Jarry.
Ecrit par : μηδεις | 15 juin 2007
Maxime matudinal du jour :" Qu"est-ce qu'un égoïste? C'est quelqu'un qui ne pense pas à moi." Labiche. Ou plus compliqué: "Pourquoi l'irréel? Parce que le réel est périssable." Mais, je ne me souviens plus du nom de son auteur. Sorry.
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
Lawrence Durrell, avec 2 r et 2 l. Méa culpa, car j'avais moi-même oublié un l.
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
"Rappellerai-je que France 2 diffuse ce soir un Cyrano qui n'est pas si mauvais que ça ?"
Il y a de cela quelques années maintenant, j'avais donné la tirade du nez à mes élèves comme poèsie. Nous en avions lu des passages et visionné la version de Rappeneau.
Quelques mois plus tard...étude du continent européen...péninsule ibérique et les élèves d'entonner " C'est un roc, c'est un cap...
Petit moment de grâce dans la vie d'un instit.
Ecrit par : Guillaume | 16 juin 2007
Nestor, vous avez raison pour Durrell; mais vous avez tort, Nestor, je vous le dis tout net, pour "méa culpa", dont le "e" ne prend pas d'accent aigu, puisque l'expression vient d'une langue ancienne autrefois enseignée dans les lycées et collèges mais dont j'ai oublié le nom...
Et il me semble (mais je peux me tromper, pardonnez-moi) qu'on doit écrire "Maxime matutinale" avec un "e" ( et un -t- à la place du -d-), sauf s'il s'agit d'un mec qui se lève tôt.
A propos de maxime, en voilà une qui me plaît bien: "On aime mieux dire du mal de soi que de n'en point parler". On en reconnaît sans peine l'auteur.
Ecrit par : μηδεις | 16 juin 2007
Vu hier une partie du Cyrano.
Beaucoup de beuglante, peu de séduction de la part du-dit Cyrano.
Je m'en vais revoir pour me consoler la version filmée (avant que la VHS ne tombe en poussière) de celui de Sorano.
Toute en finesse.
(D'autant plus admirable que mon paternel jouait dedans.....un tout petit rôle, mais bon...)
Ecrit par : yann | 16 juin 2007
""On aime mieux dire du mal de soi que de n'en point parler". On en reconnaît sans peine l'auteur",
dit μηδεις…
Ah bon ? C'est de la Rochefoucauld (avec un d !). Z'êtes sûr que ce n'est pas de moi ?
Yann, vous êtes très injuste avec cette mise en scène. Il y avait quelques très belles trouvailles, et l'acteur principal était de plus en plus remarquable au fil des actes. Et Roxane était tout à fait supportable, ce qui n'était pas le cas de Françoise Christophe dans la version Sorano (bien entendu, je n'avais pas parlé hier de la version Depardieu, boursouflée, insupportable, avec une Roxane tellement peu désirable que c'en était pitoyable — pareille mésaventure m'arriva jadis avec le Cid de Francis Huster, où Chimène avait la bouche — en steacks- superposés — de Sim…).
JPB
Et "Cyrano et d'Artagnan", d'Abel Gance, qui l'a vu ici, à part moi ? Un nanard historique…
Ecrit par : brighelli | 16 juin 2007
Mea culpa,j'accepte bien volontier la "traque" des fautes d'orthographe et je n'invoquerai pas comme excuse la rapidité de frappe du clavier qui révélerait en quelque sorte, des lacunes orthographiques (paralysantes?) originelles. La remise sur le tapis du débat entre " l'inné et l'acquis". Donc, pas d'amour-propre à ce niveau, mais il me semble ,en revanche, important de défendre l'orthographe des noms propres, car il s'agit d'une forme de respect de l'identité de la personne, quelque chose de l'ordre du transgénérationnel. D'autant plus, depuis l'existence des sms. Pour "matutinale", j'ai pris bonne note. Mea culpa.
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
Yann, vous êtes très injuste avec cette mise en scène. Il y avait quelques très belles trouvailles, et l'acteur principal était de plus en plus remarquable au fil des actes.
Ecrit par : brighelli | 16 juin 2007
Je n'ai vu que le début, une urgence m'a interrompu. Je vous promets de regarder la suite que j'ai enregistrée.
"Cyrano et d'Artagnan" ? Connais pas. Mais le titre est extrèmement prometteur, en effet. Genre "Hercule contre Maciste", "Alien vs predator", "Sarko vs Ségo" : rien que du très bon !!!
Ecrit par : yann | 16 juin 2007
Elle est très bien cette mise en scène de Cyrano. L'émotion n'est jamais la même à la TV qu'au théâtre. Et je n'ai pas retrouvé les mêmes sensations qu'à la Comédie mais tout de même, Yann, reconnaissez-lui des qualités. Et puis je vais enfin avoir une mise en scène de qualité à proposer aux élèves parce que le gros Depardieu "que j'avais à ma disposition" jusqu'à présent avait fini par me donner des boutons. Vivement qu'il parte à la retraite celui-là. Depuis le temps qu'il massacre nombre de personnages...
Ecrit par : Thalie | 16 juin 2007
En ce qui concerne Abel Gance, il s'agissait d'une époque ou l'on pouvait réaliser des chefs-d'oeuvre et mourir ruiné , oublié, dans une petite chambre de bonne à Paris. L'occasion , peut-être de relire Emmanuel Bove?
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
E. Bove ? j’avais également suggéré cette lecture un peu plus haut sur le fil.
Ecrit par : B. | 16 juin 2007
Et "Cyrano et d'Artagnan", d'Abel Gance, qui l'a vu ici, à part moi ? Un nanard historique…
Ecrit par : brighelli | 16 juin 2007
Quand deux romans s'entremèlent , même si ce n'est pas le meilleur d'Abel Gance il fallait oser, tout en vers en plus, du moins si mes souvenirs ne me trahissent pas...Dommage ça ne passe plus au cinéclub, je le reverrai avec plaisir...Le fringuant Cassel en d'Artagnan et Noiret en Louis XIII, mais quel était donc le rôle tenu par Michel Simon?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 juin 2007
B.Je ne suis qu'un blogueur intermittent, donc je vous reconnais la primauté pour Bove. Et, Raymond Guérin, "les poulpes", pas mal non plus au niveau des chambres de bonne et de la dèche! Mais, là aussi, n'ayant pas le courage de remonter tout le fil du blog, j'enfonce peut-être, des portes ouvertes? Mais il y a des redites bonnes à dire.
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
Brighelli and C°, vous me les brisez avec votre "Cyrano" de derrière les fagots d'au "théatre ce soir" . Vous devriez inciter les gens à regarder un peu moins la télé culturelle ou pas et aller un peu plus souvent au théatre.
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
Brighelli and C°, vous me les brisez avec votre "Cyrano" de derrière les fagots d'au "théatre ce soir" . Vous devriez inciter les gens à regarder un peu moins la télé culturelle ou pas et aller un peu plus souvent au théatre.
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
Perso, Je ne demande que ça!
Nous sommes 7 à la maison, vous m'offrez les places Nestor?
Non je plaisante , par contre quand vous serez assis dans votre fauteuil , au théâtre, merci d'avoir une petite pensée pour ceux qui ne peuvent pas se l'offrir:). Cordialement.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 juin 2007
« il y a des redites bonnes à dire »
en effet. Et puis il n’est pas vraiment question de « primauté ».
Ecrit par : B. | 16 juin 2007
Eh bien, voyez-vous, Nestor j'habite loin de tout, j'ai des enfants en bas âge, et tute "sortie" suppose la location d'une baby-sitter pour au moins cinq heures, plus cent bornes, et des comme moi, il y en a des tonnes. Sans compter ceux qui, ici et ailleurs, n'ont pas les moyens de s epayer une place de spectacle — le dernier auquel je suis allé, à 60 € la place, c'était hors de portée de mes étudiants.
Et je ne crache pas sur la télé "culturelle", comme vous dites, même si bien sûr deux heures par ci par là ne sont qu'un alibi pour des années de merdes.
Quelqu'un a vu le Cyrano avec Jean Piat ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 juin 2007
"Brighelli and C°, vous me les brisez avec votre "Cyrano" de derrière les fagots d'au "théatre ce soir" . Vous devriez inciter les gens à regarder un peu moins la télé culturelle ou pas et aller un peu plus souvent au théatre."
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
nestor, c'est un procès d'intention! Vous savez (ou imaginez) pertinemment que les blogueurs ici-présents, dans leur immense majorité, sont des ardents défenseurs du théâtre, et ne pas défendre la télévision quand elle programme la qualité relève d'un intégrisme un peu absurde. De plus, défendre ces programmes donne une argumentation supplémentaire pour cogner sur les émissions type: "star-ac", "nouvelle star", et autres jeux un peu débiles.
Ecrit par : christophe sibille | 16 juin 2007
Soit pour l'argument financier, bien qu'honnêtement nous ne soyons pas les plus mal lotis. Mais, admettons, les enfants, la distance,le coût, le temps, l'absence d'énergie......Mais alors, il faut dire carrément que le problème culturel est un problème d'argent,de temps, de disponibilités, de désirs........Mais, si nous qui avons eu la chance de bénéficier d'une éducation culturelle qui nous permet, plus ou moins bien,d'essayer de faire le tri, qu'en est-il de ceux qui n'ont pu bénéficier de cette chance?La réponse est-elle dans le consumérisme à tout crin, sans possibilité de discernement, renforçant ainsi le déterminisme social?
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
Mise en scène un peu déroutante de Cyrano de Bergerac à la Comédie française, mais, après tout, pourquoi pas? Le texte fonctionne toujours magnifiquement bien. C'est grandiose et touchant à la fois. Et si représentatif du goût et de la sensibilité français!
Ecrit par : Jean | 16 juin 2007
Christophe, je ne crois absolument pas aux vertus culturelles de la télévision. C'est un assommoir, le nouvel opium du peuple et une arme absolue pour un pouvoir de maintenir les gens dans leur condition et surtout de réfléchir par eux-même. Aussi, suis)je persuadé qu'un jeune regardant habituellement Star Ac, les séries américaines (qui peuvent être très bonnes)....et qui sur vos conseils respectables, tentera de regarder "Cyrano" à la télévision, ZAPPERA, soyons optimiste, au bout de 5 mn. Et, ce jeune, vous le perdrez définitivement pour une culture "autre", vous le dégouterez à jamais, c'est contre productif.Sortons de notre bonne conscience avec ce genre d'incitation qui nous fait plaisir, surtout à nous même.En revanche,incitons, amenons...ce jeune( ou moins) à aller au théatre, peut-être pour la première fois de sa vie, à lire tel livre en lui en parlant passionnément, et là, la rencontre émotionnelle provoquera, peut-être un déclic, un désir culturel pour la vie. C'est un pari moins confortable, plus responsable, mais c'est celui-là qu'il faut faire.C'est mon intime conviction.
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
Soit pour l'argument financier, bien qu'honnêtement nous ne soyons pas les plus mal lotis....
Ecrit par : nestor | 16 juin 2007
Vous participez à une caisse collective ???
Même chose que pour les autres. J'habite à 750 bornes de la Comédie Française, je bosse 60 h par semaine, et je vais au théatre dès que j'en ai l'occasion, i.e. dès qu'il y a quelque chose de potable (pas une opérette !), pas trop loin, et pas trop ruineux. Et je ne me plains pas, il y a parfois un peu de choix par ici, gràce à une école de théatre.
Demandez à Dobolino si elle quitte souvent sa maison troglodyte pour aller au Français .
Quant à la télé, pour une fois qu'elle programme quelque chose de bien. Sinon, vous pouvez trouver toutes les pièces du répertoire en DVD dans votre médiathèque (en tous cas, dans celle de mon bled).
Et puis , je suis un enfant d'"Au théatre ce soir", décors de Roger Hart, costumes de Donald Cardwell, et c'était pas si mal que çà.
C'est facile de tenir votre discours si vous habitez à la Butte-aux-cailles.
Pour revenir au Cyrano d'hier soir, je suis en train de le visionner par épisodes, bon, c'est pas si mal. Je trouvais juste que Cyrano, qui est un homme blessé, donne trop dans la pitrerie et le beuglant au 1er acte. Sorano, et même Depardieu, montraient mieux la félure.
Ecrit par : yann | 16 juin 2007
Inventons des télés intelligentes (je parle du poste) qui zapperont automatiquement sur Arte dès qu'un djeun sera vautré devant.
Rendons obligatoire les tournées du Français dans les villes de moins de 10000 habitants.
Du Wagner dans les ascenseurs !
La fête de la musique (classique) tous les samedis, avec participation à l'orchestre obligatoire.
Reconstruisons des kiosques à musique (et des pissotières !).
Clonons Catherine Langeais !!!
Ecrit par : yann | 16 juin 2007
Pour le fun :
"Tonton Nestor,
Vous eûtes tort,
Je vous le dis tout net,
Vous avez mis
La zizanie
Au blog de Jeannette." (pardon, JP)
Ecrit par : yann | 16 juin 2007
Après une absence dûe à un petit voyage oenologique dans la région de Troyes, et dégustation des fameux champagnes des Riceys ainsi que des rouges mordorés diceluy terroir, agrémenté de pain brié et de chaource jaune quant à la croûte et fort quant au goût, comme eût dit Homère, aveugle quant aux yeux, je rentre, et lis tous les posts cy-dessubs. Et paf, on tombe sur Jünger.....et pire, sur cette poubelle de Rebatet.
Y en a même un qui est allé chez l'immonde Soupline pour voir ce qu'on y disait des "Deux Etendards"......eh bien moi, je ne l'a i jamais lu, mais rien que penser à Rebatet, ça me donne envie de mich auszukübeln, dit joliment l'allemand populaire, en gros, envie de décharger ma citerne, à dégueulis, oeuf corse.
Rebatet........même plus antisémite. A ce point on est dans la maniaquerie, dans le Syndrome de Gilles de la Tourette, vpus savez, cette affection mentale merde qui consiste bitaucul à ne pas pouvoir caca s'empêcher chiasse molle d'intercaler presque entre chaque bite mot un terme cul scatologique.
Eh bien Rebatet, lui, il intercalait un mot ayant trait à l'antisémitisme entre chaque mot.....Alors désloé, Rebatet, ça passe pas.
Quant à cette fiotte élégante de Jünger, c'est un autre registre: c'est le Maximilian Aue des "Bienveillantes", le genre de personnage cliché qui fait bander les Français et mousser les Françaises: le brillant intellectuel nazi, mince , svelte, baise-mains , et barlant un vranzé bresgue barvé,n'édait ze betit accent....ach la Vranze!!!! Charles Péki!!!!
Edoile te la mea
Foici la lourte nappeu
Et la brovond'houleu
Et l'ozéan té plé.....
Ach Choakim Tu Pellai!!!!! Ronzart!!!!!! Foltaire!!!!!!
Et mélomane avec ça....que je t'écrase des nourrissons tziganes hongrois en jouant une fuke de Bach.
C'est comme Heidegger, le lourd tâcheron bouffeur de pommes de terre, faisant abscons pour faire profond, grande coqueluche des ce peuple de petits traîne-patins adhérents camif, de coiffeurs promus ,de tenanciers de quincaillerie Rue Doudeauville,blouse grise et oreilles jumbo translucides décollées.
Pauvres cons de Frankaouis, incultes et confits de dévotion devant l'Allemagne bottée et casquée. Ignorant Rilke, Thomas Mann, Heinrich Bôll, Tucholski, etc etc.....et Brecht , mais qui eux n'ont pas l'heur de plaire parce que ce ne sont pas de drès gorrekt nazis.....
Ekelhafte Untertänigkeit.....
Tiens, bonne nouvelle quand même , je suis tricard définitifaresse sur le blog de ce con de Soupline. màc : trop grossier, trop de viande, trop de sperme, trop de sain doux, pas assez maigrichon fradinfrudinfrodin, comme mon prof de latin en 3ème sérieux, frodin, maigrichon et repoussant du goulôt.
J'ai rapporté quelques boutanchEs de Bouzy Rouge , de Rosé des Riceys et deux Chaource pour vous les amis.
Ecrit par : montaigneàcheval | 16 juin 2007
Je pense qu'il faudrait réclamer pour le théâtre, la musique, un peu plus d'initiatives comme celles que certaines villes font l'effort de mettre en œuvre ainsi , à Versailles nous avons la chance de bénéficier du mois Molière en juin, avec en moyenne le choix d'une dizaine de programmes différents par jour, théâtres concerts, conférences etc...d'accès libre ou moyennant une somme modique de 5 à 10 euros , quoique quand on est nombreux ça chiffre très vite, heureusement il y a un très grand choix de spectacles gratuits mais souvent en plein air et avec le temps pourris qui s'est installé depuis le début du mois c'est un peu rapé... En région il serait souhaitable que de telles initiatives soient lancées, les salles seraient loin d'être désertes.Comme Yann je suis une enfant d"au théâtre ce soir" , je me souviens surtout de pièces de Feydeau avec Piat mais il y avait aussi parfois du Molière et des diffusions de la comédie française, et je suis aussi une enfant de "mardi cinéma" du "cinéclub du vendredi soir "juste après "Apostrophe" puis le ciné club du dimanche soir , Sacha Guitry, Marcel Carné,Abel gance, Chaplin c'est quelque chose quand on est gamin!
et Johnny weismuller, Cary Grant quand on est gamine! ...Chez nous la culture signifiait celle des travaux aux champs alors la télé ça a été ma fenêtre ouverte vers des horizons plus larges.
il faut peut-être arrêter de jouer les "vieux cons bobos"
je propose donc que la télé est sa place ainsi qu'internet au panthéon des dieux;):)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 juin 2007
MàC ,
vous oubliez de nous mettre l'adresse et le jour et heure de rendez-vous pour la dégustation!:)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 juin 2007
Allons, MàC, vous savez bien que Rilke était une tarlouze précieuse et délicate. Je connais moins les autres, mais je suis sûr qu'ils étaient aussi de la jaquette.
Heidegger, çà, c'est couillu. Et puis, on n'y comprend rien, c'est donc génial.
Ecrit par : yann | 16 juin 2007
la télé AIT sa place...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 juin 2007
Ah, Johnny Weismuller en caleçon léopard, quand on a huit ans !!
Encore un peu, et à cause de lui, je tournais gay.
C'est le singe qui m'a fait flipper, et qui m'a ramené dans le droit chemin (je sais, c'est pas politiquement correct non plus, çà).
Ecrit par : yann | 16 juin 2007
Plus sérieusement, Rilke, "Lettres à un jeune poète" (pouet), j'espère que ton fils a lu çà, Dobolino.
Sinon, çà urge.
Ecrit par : yann | 16 juin 2007
yann et Montaigneàcheval, je vous dois encore deux bons éclats de rire! Ca va se rembourser en monnaie coulante et gouleyante, en liquide (au fond d'un verre), je le sens!
Je n'ai rien contre la télé en tant que media. Même si je considère que l'usage qui en est fait est (de toute évidence) beaucoup plus périlleux pour le niveau scolaire que cinquante armées de "pédagogistes", c'est vous dire! De la même manière, (comme le soulignait implicitement Patricia un peu plus haut) qu'internet peut être à la fois le pire et le meilleur. Même des "intégristes" comme pouvait l'être Godard sont revenus de ce genre de jugements, (concernant la "lucarne à blaireaux", comme le dit Yves Toulis dans une de ses chansons).
Ecrit par : christophe sibille | 16 juin 2007
Ces temps-ci, je vais beaucoup sur le forum littéraire dont je vous ai parlé. C'est plus que navrant, c'est terrifiant. La plupart des jeunes d'aujourd'hui ont un discours qu'on s'attendrait à trouver chez des aliénés. Les discussions dans la section philosophie sont à vous dégoûter de l'enseignement.
http://www.etudes-litteraires.com/forum/index.php
Ecrit par : Nabu | 16 juin 2007
Extrait, pioché dans dans le premier message sur lequel je suis tombé : "Moi je trouve ce roman extrémement passionnel pas triste ... enfin c'est un point de vu comme un autre !" (à propos de "Pauline, d'Alexandre Dumas).
Ecrit par : Nabu | 16 juin 2007
Nabu, je voous trouve très sévère. Bien sûr, l'orthographe est un peu malmenée, mais on peut trouver des débuts d'analyse intéressants : voir par exemple
http://www.etudes-litteraires.com/forum/sujet-4427-avenir-ecole
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 juin 2007
Oui, j'ai parcouru ce fil, j'y ai même participé (dernier message, pour le moment). Mais il est plutôt l'exception que la règle.
J'étais sûr que certains des contributeurs de ce forum-ci allaient remarquer ce fil dans ce forum-là. Il n'en reste pas moins que j'ai failli m'en faire exclure parce que j'ai eu l'outrecuidance de vouloir corriger certaines erreurs (commises par une prof ! Léah l'a été durant cinq ans, en fin de compte, en tout cas d'après ce qu'elle dit). Et ce ne sont pas des fautes d'orthographe que j'ai signalées, je ne suis pas aussi obsédé.
Ecrit par : Nabu | 16 juin 2007
Nota Bene : Me faire exclure du forum, pas du fil en question.
Ecrit par : Nabu | 16 juin 2007
Quelques perles récemment glanées dans une lecture enrichissante :
L’anarchisme est un système de gouvernement dirigé par un anarque. Le Canada par exemple est devenu une anarchie en 1867.
L’histoire, récit des choses laissées par les générations d’avant, a commencé en 1815 jusqu’à aujourd’hui qui est l’époque d’aujourd’hui. Ainsi nous devrions essayer de voir les temps historiques comme l’avant du présent. Cela introduit dans les anales du passé.
La guerre de cent ans (1320-1600) se passait pendant les vacances des Anglais en France.
Le christianisme était juste un culte à mystères jusqu’à la naissance de Jésus.
Hannabelle traversa les Alpes avec un troupeau d’éléphants et ainsi envahit l’Afrique.
La 2e guerre mondiale est devenue la guerre froide parce que Benjamin Franklin Roosevelt ne faisait pas confiance à Lénine et à Staline.
Tous ceux qui se sont battus pendant la première guerre mondiale étaient cousins.
L’Autriche-Hongrie était affaiblie par le problème de la diversité éthique.
La révolution russe de 1905 commença vers 1907. Malheureusement le tsar était facilement influencé par des flatteurs. La triple alliance a fait face à l’OTAN. Cela a été aussi produit par Bismark qui travaillait pour Caesar à cette époque.
Le Japon bouma Pearl Harbor, principale base américaine en Californie du sud. Les marins américains étaient choqués de voir le ciel rempli de zèbres japonais.
Le judaïsme avait un dieu appelé Yahoo.
Le droit de cuissage c’était que les seigneurs passaient la nuit avec la mariée au lieu du mari.
Staline, Rosevelt, Churchill et Truman étaient appelés les trois grands.
La guerre du golfe Pershing commença quand Satan Husène envahit le Kiwi et l’Arabie Sédite. C’était un acte de prémédication.
Les cinq puissances européennes gradées étaient l’Angleterre, la France, l’Allemagne, la Russie et l’Australie-Mongolie.
Ecrit par : Lariba | 16 juin 2007
Et celle-là, copie de Term: "Après la guerre, les Français refusèrent le Plan Maréchal, parce qu'ils avaient voté De Gaule (sic)....."
Passez, Muscade.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 16 juin 2007
MaC, à ce sujet, on ne peut que louer le sens civique de nos parents !
Ecrit par : Zorglub | 17 juin 2007
Cà y est, j'ai vu tout le Cyrano.
Bon, ben, je reste sur ma première impression. Peut-être est-ce dû à la réalisation télé : des gros plans de médecin légiste, des angles improbables, un montage de clip vidéo et une musique parfos envahissante.
Mais, malgré tout, je trouve ce Cyrano (le personnage) trop pitre, trop grotesque, pas assez blessé à mon goût. Manque de finesse. De plus, Roxane joue faux, De Guiche déclame comme Montfleury (qui, lui, est parfait), et Christian a le charme d'une moule marinière.
La mise en scène a quelques trouvailles, mais pas plus originales que çà. Déjà, on a échappé à un Cyrano en costumes de SS dans un lager, ou en string avec des plumes dans le c.. au lieu du chapeau ! C'est déjà bien.
Je ne suis pas critique théatral, et si cette pièce a été bardée de récompenses, il y a sûrement une raison. J'espère que ce n'est pas par comparaison avec l'indigence du reste.
Rageneau et Le Bret sont les deux meilleurs interprètes du lot. C'est déjà bien.
Bref, comme prévu, je vais me revoir le Sorano.
Une chose m'a particulièrement choqué hier. Non dans le jeu des acteurs, mais dans celui du public. J'ai assisté il y a peu à une représentation de "Romeo et Juliette" par de jeunes acteurs. Le public était jeune aussi, et a ri lorsqu'à la fin, Juliette dit "L'égoïste ! Il a tout bu !". Cà m'a ulcéré, mais c'est pardonnable de la part d'un public en grande partie de lycéens. Lorsque Cyrano dit "Mon cher amour, je ne vous aimais pas !", le public théoriquement plus âgé, plus cultivé et plus friqué du Français a ri aussi. Là, j'ai été scandalisé. Ma fille aussi, qui a été grossière pour l'occasion.
Cela nous ramène à l'objet du blog, à la désintégration depuis quarante ans de la culture et de l'éducation. Le bobo post soixante-huitard rit alors que nous pleurons.
Je suppose que "le pilier" rit aussi à cet instant. C'est pour çà qu'il nous traite d'ados attardés et pleurnichards. Qu'il sache que je lui pisse profondément, longuement et vigoureusement à la raie, et que je continuerais à pleurer lorsque Chloé meurt ou que la souris se met dans la gueule du chat pendant que les jeunes filles aveugles etc....
Ecrit par : yann | 17 juin 2007
En cette période de bac allons-nous dépasser les chiffres de réussite de 2006 ?
Les États-Unis préfigurent-ils notre avenir ?
Aux États-Unis, les derniers résultats de “l’Évaluation nationale des progrès éducatifs” montraient que seulement 35 % des élèves américains de terminale étaient “compétents” en lecture (40 % en 1992), ce qui signifie un niveau de compétence de 4e. Plus d’un quart (27 %) des terminales étaient fonctionnellement illettrés.
Les résultats sont même pires en maths : seulement 33 % seraient “compétents”.
Ecrit par : Lariba | 17 juin 2007
Yann, je vous serre la main. Bravo!!! Toutes ces mises en scène merdeuses, style plume au cul et SS en bas résille sont à l'art dramatique ce que les IUFM sont à l'éducation, une GIGANTESQUE IMPOSTURE.
Je me souviens de Britannicus en treillis ou de Tartuffe en costards de lacromuches.....Ridicule, grotesque, démagogique....et criminel. Et à Avignon, "La Tempête" avec ces connards d'acteurs, ou plutôt d'histrions qui allaient dans le public en leur proposant de la beu......à pleurer. à se pierrebrossolettiser.....
En fait tous ces spectacles , mauvais, fondamentalement mauvais, essayaient de rattraper la sauce par les bouffissures. Heureusement qu'il y eut "Barry Lyndon" pour sauver l'humanité de sa chute définitive......
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 juin 2007
Je commence tout juste à émerger après avoir passé un mois de mai et un mois d'avril enfouie sous les copies (deux brevets blancs à corriger dont un à préparer, le tout sur un mois, ça fait un peu trop).
Ach Frau Kapellmeisterin, gross Filou!!!!!! Nein, bédit filou.....
Vous voulez quand même pas qu'on vous file la médaille du Mérite National ou les Palmes Académiques, mon cher????
Z'avez qu'à faire comme moi. Le temps ne fait rien à l'affaire, surtout en matière de correction. Fallait aller vous promener, Frau Kapellmeisterin, les mains dans les fouilles, le nez au vent ,et noter ensuite à la louche. Musardez donc au lieu de faire du chiffre. De toutes façons tout le monde s'en tape: administration, élèves, parents, votre conscience même, votre stylo. Alors vivez si m'en croyez, n'attendez à demain. De toutes façons, vous ne gagnerez ni plus ni moins et vos élèves ne seront ni plus ni moins contents.
Ach bédide mattame!!! Bariss, touchours l'amour!!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 juin 2007
Il ya des propos atterrants sur ce blog. Des gens qui crachent sur le travail qui a été fait sur ce Cyrano sans une argumentation sérieuse; ceux qui critiquent la télé quand elle permet pour une fois de voir un spectacle de qualité ( même s'il est discutable, il n'est pas mauvais) alors que l'on devrait soutenir ce genre d'initiatives à la télé. Vous savez combien ça coûte une place de théâtre, Nestor?
Dans ma ville de gauche, la programmation est tellement nulle ( avant-garde bobo de gauche) que je ne peux jamais emmener mes élèves au théâtre, jamais... Alors quand la télé fait cela, j'applaudis bien fort et j'en redemande en pensant à tous les collègues de français qui vont en profiter pour enregistrer la pièce et la visionner l'an prochain à leurs élèves. Il y a des gens ici qui ont le mot "partage de la culture" entre tous, mais ce ne sont décidément que des mots!
Ecrit par : Thalie | 17 juin 2007
Perdants pathétiques, mes amis, mes frères, je vous aime et je vous comprends !
Ecrit par : Robin | 17 juin 2007
Bontaigne à Cheuvaaaleu,
Achtung à ceu qeue fous diteus sur Herr rector Heiddeger et sur Herr Jünger...Il pourrait bien fous en cuireu, petit cheunapan, malgré notre grandeu compréhension de votre kolosaale finesseu !
Ecrit par : Robin | 17 juin 2007
Je suis parfaitement d'accord avec vous sur la première partie de votre message, Thalie! Encore une fois, aucun intérêt à être intégriste, (ou idéaliste, ce qui revient à peu près au même). Mais, pour ma gouverne, (et cela peut en intéresser d'autres?), pouvez-vous nous donner quelques exemples de cette programmation que vous appelez "avant-garde bobo de gauche"? J'ai du mal à appréhender de quoi vous voulez parler... Il y a, dans ma ville, une programmation plutôt axée à gauche, avec des mises en scènes théâtrales et des spectacles de danse "contemporains", (dans l'acception "tournée vers le présent et même l'avenir" du terme), et cependant fort passionnants.
Ecrit par : christophe sibille | 17 juin 2007
Allez, en ce jour de 699 sièges à l'UMP sur 577, une petite blague fin de banquet:
L'assassin de Trotsky était poissonnier. Ah bon? Tiens? pourquoi?
Ben parce que Mercader-Poissonnier.......
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 juin 2007
Allez, en ce jour de 699 sièges à l'UMP sur 577, une petite blague fin de banquet:
Avec 22,90 % de participation à midi !
Ecrit par : Robin | 17 juin 2007
Ach, Chriztof, Za me fait blaizir, ze keu vous dites !
Je me tue chaque été à leur dire, aux programmateurs de votre ville, qu'ils sont trop à gauche dans leurs choix ! :)
Ecrit par : D'Enguell | 17 juin 2007
"qu'ils sont trop à gauche dans leurs choix ! :)"
Ecrit par : D'Enguell | 17 juin 2007
Qu'est-ce que cela signifie exactement? Serait-ce un nouveau contrepet?
Ecrit par : christophe sibille | 17 juin 2007
Si j'avais nommé la ville, c'en eût été un beau ! :)
Mais non, c'est vous-même qui le dîtes : "Il y a, dans ma ville, une programmation plutôt axée à gauche..."
Ecrit par : D'Enguell | 17 juin 2007
"Mais non, c'est vous-même qui le dîtes : "Il y a, dans ma ville, une programmation plutôt axée à gauche..."
Ecrit par : D'Enguell | 17 juin 2007
Où avez vous lu dans mon message que je les trouvais "trop" à gauche, ces choix?
Ecrit par : christophe sibille | 17 juin 2007
Faudra apprendre à surfer les gauchos sur la belle bleue qui s'annonce... Zavez droit à mettre une petite combi pour pas attraper trop froid !!!!
Ecrit par : le pilier | 17 juin 2007
Thalie, je ne crache pas sur le TRAVAIL des acteurs, metteur en scène, etc., Je n'ai pas accroché à ce Cyrano, c'est tout.
JPB, après ma première remarque, semblait demander un peu d'arguments. J'en ai donné, si mon argumentation ne vous parait pas sérieuse, je l'ai dit, je ne suis pas critique professionnel. Je n'ai juste pas vraiment aimé.
J'ai vu quatre versions de Cyrano, des extraits de deux autres, permettez moi de faire mon choix.
Il est par contre très bon que la télé le diffuse, puisque manifestement la version de Rappeneau fait l'unanimité contre elle ( et je ne vois pas pourquoi).
Maintenant , traitez moi de gros plouc, çà ira plus vite....
Ecrit par : yann | 17 juin 2007
Il est par contre très bon que la télé le diffuse, puisque manifestement la version de Rappeneau fait l'unanimité contre elle ( et je ne vois pas pourquoi).
Moins une voix (au moins) : la mienne !
Ecrit par : Robin | 17 juin 2007
C'est drôle de constater à quel point Cyrano peut diviser.
En fait, je crois savoir pourquoi : c'est parce qu'il est, à l'origine (fin XIXème, en pleine digestion de la déroute de Sedan), le commun rassembleur. Le héros 100% français — l'un des rares que l'on nous envie parfois, à l'étranger — car rien de plus personnel qu'un héros, depuis que les dieux sont morts.
Donc, Cyrano. Il y a celui des spécialistes (j'ai fait un cours, deux ans durant, à Paris-III, sur les mazarinades, et le mot même vient d'un pamphlet qu'on attribue volontiers au vrai Cyrano, qui fut anti-Mazarin avant de se rallier — comme quoi, hein, on peut être de gauche et copuler avec des sarkozystes). Celui des baroques — qui ne trouvent leur héros jamais assez déjanté à leur goût : dans la mise en scène de Podalydès, cet aspect était assez bien représenté, avec masques italiens au troisième acte pour le cas où l'on n'aurait pas compris. Celui des amoureux transis, des timides d eprofession, qui au choix ne trouvent pas le Cyrano assez pathétque, ou le Christian assez mignon (pour mémoire, à l'origine, c'était Coquelin Aîné qui interprétait le rôle, et il avait carrément piqué des tirades aux autres pour allonger les siennes, le vilain gourmand — c'est un rôle d'emphase et de boursouflure…) — ni Roxane assez Roxane. Sans parler des seconds rôles. Dans le version Sorano, Noiret jouait un ivrogne, Galabru Ragueneau, et Mireille Darc (encore écrit d'Arc…) l'épouse de ce dernier, excusez du peu. C'était ça, la télé des années 60…
Bref, chacun s'approprie la pièce — c'est le cas d'ailleurs de tous les chefs d'œuvre : j'ai fait un jour un voyage avec une actrice (Maud Rayer) qui venait de jouer Phèdre, au Maroc, pour une version télé, avec Alice Sapritch dans le rôle d'Œnone, sa suivante — et elle me raconta que Sapritch avait fulminé durant tout le tournage, persuadée que le rôle de Phèdre, en fait, était pour elle (rappel pour ceux qui se diraient que ce n'était pas une mauvaise idée : Phèdre a, tout au plus, une vingtaine d'années, et non la solide quarantaine qu'on lui imagine parfois, à notre époque où l'adultère commence à quarante ans — c'est comme Dom Juan, la version Piccoli a étouffé tout sens commun, c'est bien dommage).
Bref, le Cyrano de l'autre soir n'était pas mal du tout — surtout si l'on veut bien se rappeler que la Comédie Française a toujours eu l'audace mesurée. Tenez, au premier acte, la mise en scène légitimait le fait de frapper deux fois les trois coups — parce que le Théâtre Français a rituellement droit, et il est le seul, à six, en souvenir de sa naissance par conjonction de la troupe de Molière et de celle de l'hôtel de Bourgogne.
Pardon pour ceux qui me trouvent parfois long et pédant… C'est un tic professionnel — pédagogie frontale !
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 juin 2007
Merci, JP, pour ce cours magistral (dans les deux sens du terme).
C'est vrai, Cyrano peut diviser, comme tous les héros que l'on aime passionnément. Comme les oeuvres que l'on juge majeures.
Le théatre se prête à l'interprétation, comme l'adaptation cinématographique. Il est normal de réagir à une interprétation que l'on juge erronée de l'oeuvre aimée.
Je n'ai, par exemple, pas voulu au début voir l'Arsène Lupin avec Romain Duris, tant j'avais déjà été échaudé par le gros Descrières. Divine surprise, il a l'élégance et l'insolence que j'ai jadis prêtée au héros des livres lus et relus.
Je pourrais multiplier les exemples.
Merci à Robin de faire avec moi son coming-out : oui, j'ai aimé la version avec "le gros Depardieu". La mise en scène est juste, et Obélix fait un merveilleux Cyrano (bien qu'un peu gras ...).
Ecrit par : yann | 17 juin 2007
Et Roxane y est parfaite.
J'entend