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01 juin 2007

Mens sana in corpore sano

Mens sana in corpore sano



Le « Gymnase » le plus connu fut celui que l’on appelait le Lycée — celui où enseignait Aristote, et, à sa suite, les philosophes péripatéticiens. C’est dire qu’à respecter l’étymologie, on pourrait faire du Gymnase le Lycée par excellence — le cœur même de l’établissement.
Et ce fut longtemps le cas — tant que le principe « mens sana in corpore sano » fut l’alpha et l’oméga de l’enseignement : en clair, et sans trop solliciter la traduction, l'esprit le plus sain possible dans le corps le plus sain possible — c'est-à-dire, à Rome comme à Athènes, le plus beau possible.
Or, voici que des aristotéliciens d’un nouveau genre ont pris le contrôle du Lycée. De la directive du Maître, « meden agan » (« Rien de trop », ou l’exaltation de la juste mesure), ils ont tiré un principe pédagogique moderne : ne pas trop en faire, et même en faire de moins en moins.

J’ai souvenir d’une époque, pas si lointaine, où les cours de gym, comme nous disions, occupaient cinq heures par semaine en collège (deux heures de « cours », et trois heures de « plein air » — sur un stade quelque peu défraîchi à la Rose, à la périphérie de Marseille, d’où nous revenions dans un état joyeusement boueux.
L’idéologie de ces cours se résumait en deux mots : se dépasser. Non pas « faire de son mieux » — c’est déjà une première abdication. Mais dépasser ses limites — le meilleur moyen de les repousser.
D’où le climat de saine compétition (mais non, ce n'est pas un oxymore, comme vooudraient nous le faire croire les ramollis du bulbe et du biceps qui ont pris les commandes de l'Education il y a déjà un quart de siècle !) qui régnait alors. Au lycée Saint-Charles (public, malgré son nom religieux !), le tour de cour faisait, paraît-il, 150 mètres. Nous courions des 600 m (une distance que je n’ai jamais vu courir ailleurs…) avec comme objectif avoué de faire mieux qu’un certain Isnard — qui bouclait les quatre tours en 1mn 45, le chien ! Cela nous amenait à nous inscrire en masse aux cross qui permettaient aux élèves de tus els lycées de Marseille de s’affronter — une autre occasion, hivernale en général, de revenir boueux — joyeux ou défaits, selon le classement final du lycée.
Mais avec notre bouclier sur le dos, si je puis ainsi m’exprimer. Spartiate un jour, spartiate toujours. Le modèle grec persistait dans cette gymnastique-là. Goût de la performance, de l’effort au-delà de la fatigue.

Cela tenait-il au fait que nous n’étions que des garçons ? Que la mixité, qui doit être bien complexe à gérer dans un cours de gym, n’avait pas encore amolli nos esprits, en nous persuadant que sentir la sueur est incompatible avec l’épanouissement d’une sexualité exigeante ? Quel pourcentage d’élèves des deux sexes, aujourd’hui, se font dispenser de gym sous les plus légers prétextes ?
Ils se feraient dispenser de Français ou de Maths — si seulement ils y transpiraient encore.
La pédagogie des cours de gym est aujourd’hui une pédagogie du « projet ». L’élève, schématiquement, construit son projet (4 mn pour courir le 600 — mais court-on encore 600 m ?), et on l’applaudit bien fort si sa performance est conforme à sa paresse.
Bref, les profs de gym, à qui l’on demande quand même, au concours, d’être quasiment des athlètes, gèrent aujourd’hui de grands troupeaux déjà las avant de commencer, exactement comme leurs collègues des autres disciplines.
La « culture » revenait jadis à forcer sa nature. Aujourd’hui, où l’apprenant construit lui-même son propre savoir, la distinction n’est plus d’usage. D’adolescents lymphatiques on fait des ados paresseux. Zéro partout. Balle au centre.

- Mais, mon cher, pensez à tous ces enfants un peu gros, un peu malhabiles, traumatisés par ces camarades plus lestes, et par une idéologie de la performance ! C’est à eux que l’on a pensé !
- Je le sais bien : depuis vingt-cinq ans, on prend modèle sur les moins aptes. On tentait autrefois de les rendre plus robustes, plus légers, plus minces (c’est aux profs de gym que devrait revenir l’enseignement de la diététique). Le gros lard qui peinait à sauter 1m20 en hauteur réussissait admirablement comme pilier en mêlée. L’inapte à la course devenait une star de la gymnastique au sol. Et certains qui n’arrivaient à rien prenaient leur revanche en maths — et c’était très bien ainsi. Les traumas des uns compensaient ceux des autres. Un partout, balle au centre.

Il est de toute première urgence de rétablir un état d’esprit sainement compétitif — parce qu’il ne peut y avoir d’autre projet que d’être parmi les meilleurs. Il est de toute première urgence de faire comprendre aux uns et aux autres qu’« élitisme » n’est pas un gros mot — c’est même la clef de tout l’enseignement républicain. Fortius, altius,
Il est tout de même paradoxal que l’on propose sans cesse aux enfants des modèles sportifs de compétition, et que l’on n’exige d’eux que des sous-performances. Le petit garçon qui joue au foot dans la cour de l’école se prend, littéralement, pour Zidane (c’est en train de passer) ou pour Ronaldinho (plus rarement pour Ribéry, il y a des limites à l’identification…). Et en même temps, on voudrait le ramener, en classe comme en cours de gym, à l’élève lambda — nous revoici en Grèce, version molle.
Nous avons aboli, après 68, les compositions mensuelles ou trimestrielles, nous avons aboli cet esprit de compétition qui a fait des enfants du baby-boom les survivants féroces qui tiennent aujourd’hui les commandes, dans tous les domaines. Et qui ne sont pas près de les lâcher : pourquoi transféreraient-ils leurs pouvoirs à une génération qu’ils sentent, qu’ils savent, qu’ils voient pré-ramollie ?
En gym comme ailleurs, c’est toute une mentalité qu’il faut changer — et ce serait peut-être la meilleure manière d’intégrer ces « nouveaux publics » dont on nous dit sans cesse que la présence a imposé le collège unique, la stratégie de l’élève au centre, et tous les renoncements qui font aujourd’hui de l’école une garderie perfectionnée — l’inverse justement d’un projet. Citius,, altius, fortius : la compétition, et elle seule, le goût de la performance, l’envie de se dépasser en dépassant les autres, voilà ce qui fait des citoyens — et pas l’inverse.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

post-it...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007

Dixit Valérie Pécresse :

"Pour tous les étudiants, l'université doit être un lieu de vie et d'épanouissement personnel.....Chaque campus doit avoir une Maison de l'étudiant qui soit espace d'échanges, de projet, de création ouvert sur la cité. "

Ca commence drôlement bien ,si l'université n'est pas en priorité le bastion du savoir mais plutôt "un lieu de vie" on peut dire adieu à l'université...

On croit rêver !!!! Vraiment aucun courage ces ministres : Bernard Belloc a évité dans la réforme de l'autonomie des universités les 2 casus belli, à savoir la sélection et la modulation des droits d'inscription !!!

Vaste programme pour un lieu de vie (rire jaune et plutôt amer)..................

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007

Quant au sport, ce n'est pas seulement une nécessité, c'est une question de santé et d'hygiène de vie.

J'ai repris personnellement le sport et je dois dire que je ne peux plus m'en passer tant c'est un exutoire, un anti stress excellent qui évitera bien des consultations coûteuses chez un psychologue ou thérapeute pour dépressions, qui permettra d'éviter l'embompoint malsain et qui surtout permettra à l'individu en question de suivre cette discipline de vie et ce réflexe tout au long de son existence ! Le sport c'est l'envie de mieux faire la prochaine fois et de progresser....

Le sport c'est acquérir un meilleur souffle, une meilleure maîtrise de ses pulsions, de ses colères, c'est un corps plus tonique, en meilleur forme, et c'est surtout éviter toutes les maladies actuelles liées en partie à l'obésité comme le diabète, le cholestérol, l'hypertension...

Et avec le sport, systématiquement on ne se rue pas sur les distributeurs ou fast foods du coin : même les patisseries crémeuses de la boulangerie voisine ne vous tentent plus......

En gros le sport c'est la vie !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007

http://www.pratique.fr/sante/forme/em24e04.htm

Les bienfaits du sport....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007

Bonjour à tous en passant.
La cueillette et les conserves de cerises en attendant la gelée de framboises nous occupent bien. Mon travail sur François Boyer avance aussi et j'ai l'impression de revenir au temps de la Maîtrise de lettres peut-être un peu plus car il aura fallu relire les six romans, la pièce, et dénicher environ 20 films sur 35 que je n'ai peut-être pas analysés comme il convenait. Mon objectif est de faire connaître François Boyer dans sa région . Tout de même le père du bébé de "jeux interdits" c'est lui.
Mon témoignage sur le dépassement de soi en sport comme ailleurs fera sans doute sourire ou ricaner... Quand je suis entrée à l'Ecole Normale d'Institutrices de la Marne en 1963 l'épreuve D'EPS était obligatoire et ça ne rigolait pas . Pourtant j'en fus dispensée : j'avais subi dans l'année trois interventions chirurgicales rapprochées suivies d'une infection nosocomiale et j'étais dans un état physique peu engageant. La sévère directice surprise de mes résultats et inquiète au sujet de ma santé me convoqua pour m'informer du régime sévère de l'école avec internat et de l'obligation d'assister aux cours d'EPS.
Comme je voulais construire ma vie et éviter de nouvelles contrariétés à ma famille que je n'avais jamais considérée comme la banque et l'hôtel je répondis tout simplement que je ferais de mon mieux.
J'assistai donc à tous les cours sans être notée . Mes performances n'avaient rien à voir avec celles de mes camarades et poutant je fus heureuse d'aller en EPS. Je peux affirmer que jamais je n'y allai à contre coeur. Le professeur compréhensif et attentif demeurait EXIGEANT tout en soulignant le moindre progrès aux yeux de mes camarades qui réussissaient bien mieux que moi. Je me souviens que nous chantions en riant dans les vestiaires. Ce fut dans les cours d'EPS et dans le chant choral que je retrouvai la chaleur humaine pour me dépasser à ma façon et apprendre à vivre en coupant le cordon.
Aujourd'hui ? Je joue à l'épouvantail dans les cerisiers et je me faufile dans les framboisiers. Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 juin 2007

Mon souvenir des cours d'EPS : des crachats, des insultes, des quolibets, des punitions débiles, des profs cons comme leur pieds, des "camarades" qui s'empressent de traiter d'inverti les nuls dans mon genre. Ridicule d'invoquer les "patisseries crémeuses de la boulangerie voisine" qui "ne vous tentent plus". Tant mieux pour vous, madame.

Je ne pense pas que ça doit être supprimé, mais ce n'est pas un enseignement qui convienne à tous, tout comme les maths.

A propos de maths, une anecdote : un 2nde, avec 12 de moyenne, qu'on empêche de passer en première L à cause d'un 4 de moyenne en maths. C'est ça votre conception de l'école, Mr Brighelli ?

Ecrit par : Pierre | 01 juin 2007

Le sport n'a pas d'âge et ni de contre-indications si ce n'est que l'on soit touché par une flemmingite aigüe, ni plus ni moins.

Je suis asthmatique, Monsieur, et tous mes médecins, y compris mon pneumologue, en premier, m'ont recommandé fortement et urgemment de démarrer le sport et aussi vite que possible. Seuls mes parents étaient contre mais il n'empêche que le sport me permet de vivre normalement et de ne plus souffrir de difficultés respiratoires et de me sentir comme les autres, comme tout monde..........

J'avais été contrainte de stopper mon activité sportive à la suite d'accidents de voiture, et qui plus est j'avais déménagé dernièrement et donc je n'avais pu poursuivre. Cela étant j'ai repris il y a plus d'1 mois et je puis vous assurer que j'en ressens déjà les bienfaits : une meilleure oxygénation, une meilleure respiration et surtout une forme olympique, un plus grand dynamisme, une meilleure confiance en soi et ses capacités.

Le sport vous oblige à maintenir une excellente hygiène de vie, laquelle ne peut être que bénéfique pour votre état de santé général. Il se trouve aussi que j'ai une très forte tendance à grossir, il m'est infiniment plus facile de prendre que de perdre du poids et si je ne pratique de sport, je deviendrai rapidement si je suis dire "un tonneau sur pattes".

Or il en va de mon bien-être personnel, de l'appréciation personnelle de mon image corporelle et je refuse simplement de me laisser aller, de rester avachie et ramollo, de n'avoir envie de rien si ce n'est de dormir, etc....

Je ne serai jamais une athlète et je n'ai jamais été une fervente adepte du sport, mais je me suis résolue à continuer dans la pratique sportive, car elle me procure un bien fou......Je suis intégrée dans un groupe, il règne une ambiance agréable, et chaque fois que je ressors d'une séance de sport je suis superbement bien détendue et certainement pas stressée !

Tous les soucis envolés !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007

Quel beau témoignage ! Ca fait toujours chaud au coeur de vous lire Hélène.

Ecrit par : Robin | 01 juin 2007

http://www.meteobienetre.com/vosdossiers/?page_id=49

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007

Le principal problème des cours d'EPS, tels que j'ai pu les vivre (j'ai 21 ans) au collège et au lycée (mais à vrai dire surtout au collège), c'est qu'ils ne sont précisément pas des cours, mais dans la plupart des cas de simples évaluations : celui qui est mauvais y reste mauvais.

L’exigence de la compétition nécessite de donner les moyens à tous de s’élever autant que possible (ça reste valable en dehors de l’EPS). Si dans certains cas j’ai pu sentir une amélioration de mes performances (en tennis de table par exemple, grâce à la pratique et aux conseils techniques, et aussi en endurance), le reste n’était qu’un simple classement entre les bons et les mauvais, ce qui en soi n’est pas critiquable, sauf quand ce classement ne fait rien pour tirer les mauvais vers les bons, car il se contente de prendre acte de capacités déjà présentes.

D’où le fameux lieu commun des bons en cours et mauvais en sport (et inversement), ce qui donnait lieu à des formes de « vengeances » (comment appeler ça autrement ?) des bons sur les mauvais pendant les séances d’EPS, sous les regards souvent complaisants d’un professeur transformé en simple chronomètre vivant.

Ecrit par : Jean-Berlan | 01 juin 2007

Les cours d'EPS ne sont enrichissants que si le prof se donne les moyens de faire progresser techniquement ses élèves, et pas seulement les évaluer passivement, comme le souligne Jean-Berlan.
Le pédagogie de projet, en ce sens, peut être la meilleure et la pire des choses :
S'il s'agit juste d'évaluer le "projet" de l'élève, cela peut encourager la fainéantise et la passivité.
Si le prof est capable d'organiser son cours pour porter chaque élève au maximum de ses possibilités du moment, les différences de performance n'ont plus tant d'importance.
Encore faut-il que les disciplines choisies le soient en fonction des compétences du prof, de sa motivation à partager, et non d'impératifs de budget, de matériel ou de tranquillité (combien d'heures ai-je passé assis sur le bord d'un terrain de foot pendant que le prof faisait autre chose (quoi ?) ).

Ecrit par : yann | 01 juin 2007

Un exemple de pédagogie de projet avant l'heure (années 70) :
Lors du cross annuel à Bagatelle (eh oui, ma chère !), nous faisions une course de lenteur !
Nous arrivions bien propres, pas essoufflés pour un rond, sous les acclamations des copains et les quasi-insultes des profs !!
Un de mes meilleurs souvenirs de sport !

Ecrit par : yann | 01 juin 2007

Je pense ne pas avoir tout compris à la pédagogie de projet en sport. Si prof pouvait me faire un résumé ça m'arrangerait.

Des élèves m'ont dit que s'ils dépassent la performance envisagée, ils sont pénalisés et moins bien notés. Est-ce vrai ?

Ils m'ont expliqué qu'en course, ils disposent d'une stratégie complexe de triche. Un élève au bord du terrain disposant d'une montre leur indique discrètement s'ils doivent accélérer ou au contraire ralentir (??) pour obtenir la meilleure note en se rapprochant au mieux de leur estimation.

Je ne suis pas assez naïf pour tout croire benoîtement, ils n'ont cependant pas tout inventé ... Qui m'aidera à trier ?

Pour rire :
En sport co ça doit être plus facile : il suffit de se fixer pour objectif ne marquer aucun but ...
Lorsque je vois les profs de sport avec des tableaux Excel d'une complexité effroyable, je suis content d'être prof de sciences ...

Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007

SPORT OBLIGATOIRE à l'Ecole des Mines de Douai. Ma cousine en est issue.

http://www.ensm-douai.fr/article.php3?id_article=43&lang=fr

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007

petite récré de mi-journée, j'en profite pour un petit passage par le blog.
Je suis très investie dans diverses associations sportives et notament en gymnastique rythmique où j'officie en tant que juge une grande partie des we . Comment expliquez-vous que des gamines ( je ne mets pas le masculin puisque dans ce sport 99,9% des adhérentes sont des filles) qui se font dispenser de cours d'EPS au collège et au lycée, ne manquent jamais un entrainement et la plupart auxquelles je fais allusion ont entre 6 et 9h d'entrainement par semaine, le soir après les cours parfois jusque très tard , ce soir par exemple nous finissons à 21h?
Pour en avoir discuté plusieurs fois avec elles , alors qu'aux entrainements elles se donnent à fond avec pour objectif les compétitions et aller toujours plus haut, elles pensent que le sport au lycée ou au collège c'est une récréation "améliorée",on pourrait tout aussi bien leur laisser jouer à la balle pendant les récrés au moins elles n'auraient pas à subir les humiliations du prof et des élèves de sexe masculin, mais j'ai reçu aussi le même type de confidence de la part de garçons qui eux pratiquent l'athlé, bref en EPS , on fait tout et rien de constructif, pourquoi pensent-ils ainsi?...Je précise que les gamines dont je parle ne sont pas toutes issues d'un milieu social favorisé et je peux même vous dire que certaines sont inscrites sans avoir à régler leur cotisation mais elles montrent leur engagement dans ce sport sans avoir forcément des résultats aux compétitions. Il faut saluer ceux qui dans les associations sportives donnent leur chance à tous, beaucoup plus qu'à l'école.
Il est vrai que je ne garde pas de bons souvenirs des cours d'EPS mais par contre les meilleurs du club d'athlé où je pouvais courir autant que je le souhaitais ainsi que de celui du club de natation...cela ne me gênais pas de devoir nager ou courir jusque très tard par temps froid ou pluvieux. il y avait l'ambiance! et cette ambiance existe toujours dans les associations sportives de plus en plus nombreuses et ayant de plus en plus d'adhérents...
De plus est-ce bien judicieux d'envoyer les élèves en EPS entre un cours de maths et de français ou d'histoire géo? pourqoi ne pas envisager dans les établissements scolaires de répartir le sport sur des après-midi ou des matinées , en mélant les classes et les répartissant sur des activités sportives en fonction des affinités de chacun?
aurais-je un discours pédagogiste là? vais-je me prendre une volée de bois vert?
bon après midi, pour ma part direction le gymnase à 17h pour y accueillir des petites poussines bien dynamiques et volontaires!

Ecrit par : Patricia.Mesnigé | 01 juin 2007

Des élèves m'ont dit que s'ils dépassent la performance envisagée, ils sont pénalisés et moins bien notés. Est-ce vrai ?

Ce n'est pas impossible. Le professeur d'arts plastiques de notre plus jeune fils qui est en 4ème est un adepte de la "pédagogie de projet" et les élèves sont notés sur la conformité entre le " cahier des charges " (projet) et la réalisation. Les notions d'oeuvre, de création, d'expression personnelle sont complètement évacuées.

Ecrit par : Robin | 01 juin 2007

Je tente moi aussi la volée de bois vert ...

A cette saison, lorsque mes ados pas toujours lavés de frais arrivent en cours après avoir abondamment sué en sport j'aimerais souvent que les dispenses soient délivrées plus généreusement ...

Ou bien, peut-être, pourrait-on envisager de les faire doucher ?

Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007

Certes, mais je me souviens que quand j'ai passé mon BAC S en 97, le niveau était plus exigeant en EPS qu'en anglais: les coefficients étaient les mêmes pour les deux matières, mais seuls les points au-dessus de la moyenne comptaient pour la LV2. Par ailleurs, l'enseignement artistique (dessin et musique), ayant été anéanti au point que même la participation aux options n'offrait rien dans ce domaine, je trouvais étrange ce système qui envoyait les avortons se faire humilier sur les terrains de rugby et ne leur concédait aucun espace d'épanouissement où leurs longs doigts auraient pu servir à autre chose qu'à tapoter sur une calculette... Quand à ces profs formés à la manière des entraîneurs olympiques et qui posent un regard justement consterné sur les handicapés de l'équilibre qui échouent entre leurs mains, je ne vois pas quel service ils peuvent rendre à des gens prêts à inventer n'importe quoi pour échapper au stade.

Cela dit, entièrement d'accord avec vous sur le caractère inévitable de la compétition.

Ecrit par : avorton | 01 juin 2007

Monsieur JP Brighelli, en tant qu'ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui professeur d'EPS en collège (ayant renoncé à officier en STAPS ou IUFM...on devine pour quelles raisons) je me reconnais complètement dans la philosophie de l'EPS que vous venez d'exposer dans ce nouveau fil.
Puissiez-vous être entendu des autorités qui décident plus ou moins des contenus de cette discipline scolaire aujourd'hui en pleine dérive.

Ecrit par : buntovchik | 01 juin 2007

@Zorglub
Pour mon fils en seconde, c'est douche obligatoire après le sport, demandée par le professeur. Question d'équipement, de volonté...
Et que ce soit au collège ou au lycée, le barème de notation ne me semble pas suivre la "pédagogie de projets" mais le niveau du meilleur : pour les sports collectifs ou d'affrontement, ils sont répartis par "terrains" du meilleur au moins bon. Le meilleur a 20 et les "moins bons" en dessous de la moyenne. Vous connaissez ce système ? C'est la loterie : si vous êtes dans une classe de très bons ou dans une de très moyens, le résultat n'est pas le même.
Ca prépare aux concours !

Ecrit par : lucile | 01 juin 2007

A cette saison, lorsque mes ados pas toujours lavés de frais arrivent en cours après avoir abondamment sué en sport j'aimerais souvent que les dispenses soient délivrées plus généreusement ...

Ou bien, peut-être, pourrait-on envisager de les faire doucher ?

Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007

On pourrait déjà exiger d'eux qu'ils aient une tenue de sport enfilée en début de scéance et retirée en fin de scéance.
Pas si facile de l'obtenir de ses garçons si le professeur ne l'exige pas avec sévérité. Fastoche avec nos petites coquettes!
Dobolino et son assistante, mère de trois garçons....

Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007

A ma lointaine époque, nous avions une tenue de sport aux couleurs du lycée ou de la commune.
Dans ma commune, c'était de la sixième à la terminale:
maillot vert à parements blancs et short bleu marine pour les filles
Maillot jaune à parement noir et short je ne sais plus comment pour les garçons.
Le survêtement était toléré à température inférieure à 0° par certains enseignants.
Ceci dit, j'ai subi quelques adjudants pas piqués des vers...

Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007

Je vais me faire un peu l'avocat du diable.
L'envie de se dépasser, de dépasser les autres, dites-vous, JPB, et à ceux qui ont essayé, qui ont joué le jeu et qui se cassent la figure irrémédiablement, on dit quoi, on les récupère comment quand ils ont beaucoup investi?

Ecrit par : Thalie | 01 juin 2007

Moi aussi, JPB, j'ai eu droit aux 5 heures de sport hebdomadaires lorsque j'étais au lycée (de la 6ème à la terminale alors). J'ai dû avoir beaucoup de chance, car je n'ai gardé que d'excellents souvenirs de tous mes professeurs. Pourtant, au début, j'étais loin de faire des performances, sauf au grimper de corde. J'ai toujours été encouragée à me dépasser, j'ai progressé, jusqu'à participer à des réunions d'athlétisme, à des matchs de basket, malgré ma petite taille (les choses ont bien changé, mais avouez qu'il est plus méritoire de marquer un panier quand on fait 1m50 que quand on fait plus de 2m), et c'est en sport que j'ai eu les meilleures notes aux deux bacs. Eh oui, j'en ai encore passé deux! Alors, quand je vois mes ados avachis dans la cour ou dans les couloirs, vautrés à leur table, incapables de se tenir droits, ou traînant lamentablement les pieds en marchant, je me pose la même question qu'une jeune collègue sur ce blog : mais pourquoi donc sont-ils si mous et si paresseux ? À croire qu'une éducation un peu "dure" a parfois ses avantages! À l'internat, lever à 6 heures30 , dans un dortoir gla-gla en hiver, pas d'eau chaude aux lavabos, bien peu dans les douches,obligation de travailler en étude etc. Nous n'en sommes pas morts, et, qui plus est, nous en avons gardé le meilleur souvenir!

Ecrit par : mouron rouge | 01 juin 2007

Des élèves m'ont dit que s'ils dépassent la performance envisagée, ils sont pénalisés et moins bien notés. Est-ce vrai ?

Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007

C'est bien çà. En course d'endurance, en natation, il faut annoncer le temps que l'on fera, et s'y tenir. Note maximale en cas de réussite, points en moins si on explose le chrono !
Plus une évaluation variant selon les sports en fonction de la technique (variété des nages pratiquées, note maxi si 25 m en papillon par exemple, etc.). En endurance, chrono et c'est tout je crois bien. D'où les méthodes de "tricherie".
Pour les sports de baballe, système des terrains, on monte ou on descend selon les résultats des matchs, effectivement c'est très inégalitaire, mais c'est la dure loi du sport !
En acrosport, évaluation de la variété des techniques, de leur difficulté, et de leur réalisation. Là, on a une vraie évaluation technique, çà devient jouable, même pour les asthmatiques.
En lutte (pour les écoles riches qui ont un tapis), évaluation technique plus résultats des combats.
Etc,etc.

Ecrit par : yann | 01 juin 2007

JPB,
Je souscrit en partie à votre modèle d'EPS, citius, altius, fortius, goût de la performance, dépassement de soi, et tout çà.
Mais quand vous rentriez "joyeusement boueux" de vos séances de sport, n'y avait-il pas, trainant les pieds derrière votre petite troupe, un petit Marius dont vous (peut-être pas vous, mais quelque joyeux compagnon) auriez écrasé la tronche dans la boue parce qu'il ratait tous les ballons ?
Pour le petit Marius, et son joyeux écraseur de tronche, l'EPS ne doit pas être seulement une édcation physique, mais aussi une éducation morale, spirituelle et civique.
Quitte à faire dans le bon vieux temps, et à rappeler les grands anciens, les olympiques, je préfère le modèle de Jigoro Kano que celui du baron de Coubertin, plus réducteur (mais je conçois que la solidarté moustachesque vous pousse à me contredire).

Ecrit par : yann | 01 juin 2007

je souscris, m..., je ne me suis pas relu.
Mince, il y a des miettes dans mon clavier aussi. Ou des poils de chat...

Ecrit par : yann | 01 juin 2007

La mixité, (en EPS), serait démotivante? Je n'en crois pas un mot!
Buntchovik, je ne comprends pas votre raisonnement; pourquoi ne pas être allé enseigner en STAPS, (ou en IUFM, d'ailleurs), si vous le pouviez? C'était une bonne manière de faire un peu d'entrisme!

Ecrit par : christophe sibille | 01 juin 2007

un petit Marius dont vous (peut-être pas vous, mais quelque joyeux compagnon) auriez écrasé la tronche dans la boue parce qu'il ratait tous les ballons ?
Ecrit par : yann | 01 juin 2007

Dont vous avez et non dont vous auriez! une petite mariusse confirme
Le sport était un calvaire, une humiliation pour moi dans tous les sports d'équipe: toujours bien placée sur le terrain mais ratant le ballon à chaque fois. J'ai passé des heures et des heures de hand ball à m'emm... Personne ne me lançait la balle.

Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007

La mixité, (en EPS), serait démotivante? Je n'en crois pas un mot!

Ecrit par : christophe sibille | 01 juin 2007

La mixité était sûrement démotivante pour les filles (voir au-dessus), pas pour les garçons qui pouvaient se rincer l'oeil gratuitement (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ...).
Au prix de quelques contre-performances : comme certains canassons sur les champs de course, nous avions parfois du mal à dépasser les filles à la course !!!
Allez savoir pourquoi !
(nota: je revendique haut et fort le côté macho de ce message, quitte à rammasser..)

Ecrit par : yann | 01 juin 2007

ramasser !!! Scrongneugneu !

Ecrit par : yann | 01 juin 2007

Pas de mixité à mon époque! Bien ou pas bien, je n'en sais rien, c'est aux profs d'EPS d'en débattre. Je n'ai aucun avis sur le sujet.

Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007

Ma fille aime la mixité:" les filles sont trop "chochottes" et sont toutes sur le banc ou à l'infirmerie au bout de dix minutes. Avec les gars, on peut continuer le match, à trois filles, on ne pourrait pas."

Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007

Retour du lycée de mes jumeaux, un jour de pluie, il y a déjà quelques années...
M. : -maman, il faut que tu laves mon survêt, on a fait du Rugby, aujourd'hui...
moi - Et bien J. donne-moi aussi le tien, je les laverai ensemble.
J. -Le mien? Mais il est tout propre, tu n'imagines tout de même pas je je vais me traîner dans la boue, sous la pluie, pour attraper un ballon....

Ecrit par : Maminou | 01 juin 2007

Bonjour à tous,
Etant également une petite Mariusse j'ai connu tout ce dont vous parlez, avec en plus l'humiliation de la part du prof. J'étais pourtant motivée mais auriez-vous envie de faire des efforts quand le prof vous fait remarquer, bien haut et devant toute la classe, que "de toute façon vous êtes nulle" ? Humilier un gamin ne lui donne pas envie de se dépasser mais plutôt de rentrer dans sa coquille: c'est, il me semble, une question de bon sens.
Cela pour amener une question: les prof d'EPS ont-ils une formation sur la psychologie de l'enfant à l'IUFM ? ou du moins leur donne-t-on des méthodes pour motiver les élèves ?

Ecrit par : PFC | 01 juin 2007

La différence notable tout de même est que pendant les cours de sport le rôle des joyeux petits camarades n'est pas innocent. Et que les petits machos cons qui ont leur force physique en guise de cerveau ne sont pas toujours très subtiles avec leurs congénères. Il y a des élèves qui en prennent plein la tête pendant les cours de sport sous l'oeil goguenard du prof et les railleries de leurs camarades. Au moins dans les autres cours, les gamins ne tapent pas sur leurs camarades ( enfin quand tout est peu ou prou normal).C'est ce que je constate depuis que j'enseigne.
Il faudrait aussi distinguer le sport et le culte du corps à tout prix tant vanté par nos medias. Lorsqu'on voit certains gogols sortir des salles de musculation et qu'on sait que c'est leur deuxième activité après leur travail....La satisfaction que respirent ces atrophiés du bulbe est assez cocasse.
C'est aussi un sacré leurre pour les gamins que cette "sanctification"du sport. J'enseigne dans un établissement sport/études et je peux vous dire que de voir des élèves qui arrivent de loin dans ce bahut , pris en charge par des familles d'accueil, malheureux d'être loin de leurs familles et qui s'entendent dire en 3ème "ciao, ciao; t'es pas assez bon", est parfois dramatique... Pour recoller les morceaux.... et ils sont bien jeunes.
Sans oublier que le sport "casse" ( j'en sais quelque chose!) et que les petits et petites le paient après!
Et puis, surtout dans une société rongée par des valeurs matérialistes, je me dis que faire l'apologie brute du sport n'est pas forcément bien quand on sait à quel point toutes les choses de l'esprit deviennent quantité négligeable aux yeux des mômes.
Dans leurs petites têtes,les valeurs du sport sont seulement liées à celle de l'argent et du spectacle .Bref, courez et consommez ou courez pour consommer ! Bof!

Ecrit par : Thalie | 01 juin 2007

J'ai eu une classe sport / études autrefois à Montgeron, j'en ai depuis quelques années à Montpellier.
D'abord, comme tout le monde et comme leurs entraîneurs, je ne cesse de leur répéter que leurs chances d'aboutir, dans leur sport spécifique, sont presque nulles. Et qu'il ne faut donc pas négliger les matières générales.
Statistiques : un mien ami qui travaille dans un collège sport / études / foot me confiait qu'en vingt ans, l'établissement en question a sorti trois ou quatre joueurs qui gagnent à peu près leur vie avec le foot en Première ou Deuxième division, et un (1 !) joueur de classe internationale (Drogba, pour les footeux…). Et c'est tout, et c'est rien face à des bataillons de malheureux gosses qui sont sortis sans rien dans les mains ni dans la tête, parce qu'ils ont cru avoir tout entre leurs pieds.
C'est ainsi que cette année, une élève judoka très brillante a été sommée d'arrêter par les toubibs, sous peine de blessures définitives. Scolairement parlant, elle avait déjà décroché… Et raccrocher s'avère bien difficile.
Question subsidiaire 1 : pourquoi les sport / études n'ont-ils pas une scolarité aménagée (par exemple en faisant le Bac en quatre ans, comme cela s'est fait jadis dans quelques bahuts ?)
Question subsidiaire 2 : pourquoi leurs résultats, souvent brillants, dans leur spécialité, ne comptent-ils pas pour le Bac ? Trop élitistes ? On les gonfle avec des cours de gym (en sus de leur entraînement) où ils se font encore plus suer que les autres, des cours qui décochent des notes, et on ne prend pas en compte la matière à laquelle ils consacrent quinze ou vingt heures par semaine, et souvent avec brio ? Allons donc ! Et on prétend former ainsi une élite sportive ? Et on prétend que ces mêmes sportifs doivent, de surcroît, être des élèves brillants ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 juin 2007

Reçu ce soir le bulletin de troisième trimestre de fiston, 2°gt: pas de case pour l'EPS, sais pas sa note ni l'appréciation du professeur...
Les cours d'EPS m'ont surtout appris que j'étais grosse et moche et que je me déplaçais avec l'élégance d'un éléphant obèse. Les professseurs ne faisaient pas dans la dentelle en matière de remarques désobligeantes mais peut-être en était-il de même en maths ou anglais ou autre.
Heureusement que mon prof de maths de terminale avait un faible pour moi et qu'il était champion poids et haltères, ça m'a un peu revalorisée, mais pas assez.
Où est le pire? Se faire pourrir et casser sur ses capacités intellectuelles ou sur ses capacités physiques?
Honnêtement, ce que j'ai pu apprendre des cours et des profs d'EPS actuels au travers de mes enfants m'a paru plus digne d'éloges que ce que j'ai vécu (subi?). Ce sont des enseignants très bien formés dont mes enfants ont bénéficié au collège du bout du monde. J'ai toujours été en accord avec leur jugement et j'ai apprécié leur qualité d'écoute lors des réunions parents-profs. Mes enfants ne sont pas des aigles sportifs et ces professeurs ont tous eu à cœur de les faire progresser, autant le premier plongé dans ses rêves (malsains qui tordent sur leurs lits etc...) que la deuxième dotée d'un esprit de compétition qui me laisse sans voix.
Pour l'école primaire et maternelle, ma foi,... j'attends le compte-rendu documenté de Catmano avec ses exemples croustillants, Kevin en tête de peloton, encore une fois, probablement, pour les misères subies et les jugements à l'emporte-pièce, les exercices physiques non faits "parce que la Mairie n'a pas acheté ci ou ça et que la salle de motricité ragnagna..." alors qu'elles ont des hectares de pré, de montagne et de paroi rocheuse sous la main.
N'y aurait pas par là un formateur d'IUFM en EPS pour nous expliquer pourquoi il oublie qu'une classe rurale ne peut pas vraiment fournir un gymnase tout équipé et une piscine olympique avec maître-nageur et qu'il y a peut-être moyen d'expliquer les choses plus simplement aux futurs enseignants?
Sinon, en primaire, hors temps scolaires, de bonnes sorties USEP bien organisées.

Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007

Je vais me faire un peu l'avocat du diable.
L'envie de se dépasser, de dépasser les autres, dites-vous, JPB, et à ceux qui ont essayé, qui ont joué le jeu et qui se cassent la figure irrémédiablement, on dit quoi, on les récupère comment quand ils ont beaucoup investi?

Ecrit par : Thalie | 01 juin 2007

C'est triste Thalie, mais c'est un peu comme celui qui vise Polytechnique ou Ulm et qui intègre péniblement Centrale, celui qui voulait faire véto et qui finit pharmacien ou opticien, etc... On sait que la sélection est dure et il faut essayer de ne pas trop fantasmer: c'est le rôle des parents et des enseignants de prévenir les étudiants.
Je connais deux coureurs cyclistes que leurs parents ont bien surveillés, les écartant du dopage: des jeunes excellents qui ont joué au SMIC (à peine) leur rôle de soutien et faire-valoir dans le Tour de France et autres Giro et débrouille-toi une fois que tu es trop vieux.

Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007

La mixité était sûrement démotivante pour les filles (voir au-dessus), pas pour les garçons qui pouvaient se rincer l'oeil gratuitement (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ...).
Au prix de quelques contre-performances : comme certains canassons sur les champs de course, nous avions parfois du mal à dépasser les filles à la course !!!
Allez savoir pourquoi !
(nota: je revendique haut et fort le côté macho de ce message, quitte à rammasser..)

Ecrit par : yann | 01 juin 2007
Parce que vous croyez que les moins de 20 ans sont moins chaud-lapins (mais il est vrai que le véto c'est vous)? Si comme Zorglub le suggère la douche est rendue obligatoire en fin de cours d'EPS je ne crois pas qu'ils manifestent contre... ;)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007

Moi je me souviens de mes cours de sport, on essayait vaguement de m'apprendre à aller chercher un mannequin au fond de la piscine, ou de nager le crawl, je n'ai jamais réussi ni à l'un ni à l'autre, je n'y arrive toujours pas, et on aurait pu y passer 20 heures comme y passer 20 ans, ca n'aurait rien changé.
Alors la métaphysique du sport et les vertus du dépassement collectif de ses capacités individuelles, j'y crois très peu.
Lisez "Le football, une peste émotionnelle", paru chez Folio, et vous aurez une vision plus précise de tout ça. J'aime bien faire du sport, mais évalué, noté, et humiliant comme ça l'était, ca m'incitait surtout à ne pas en faire !

Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2007

J'oubliais Yann, est-ce vraiment du machisme?n'est ce pas plutôt une manière détournée de ne pas reconnaître que certaines demoiselles pouvaient courir plus vite que vous tout simplement? ;)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007

Parce que vous croyez que les moins de 20 ans sont moins chaud-lapins (mais il est vrai que le véto c'est vous)? Si comme Zorglub le suggère la douche est rendue obligatoire en fin de cours d'EPS je ne crois pas qu'ils manifestent contre... ;)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007
Si vous saviez, Patricia, comme les vétos étudiants mâles sont crades, c'est inimaginable. A l'époque où j'ai fait mes études, on apprenait vite à gérer sa vasodilatation sous peine de passer pour une oie blanche. A l'inverse, si on plaisantait on était une "marie couche toi là".
Les vétos, sur le plan sexualité, c'est assez au ras des pâquerettes... Genre lapin ou étalon...
Si tu veux, t'es une salope et si tu veux pas, t'es une coincée.
Mes camarades de promo avouaient se chercher non une femme mais une valise: tu la poses, elle ne bouge pas, et quand t'en as besoin, tu l'ouvres. Ravissant, non?

Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007

Autant d'imprécisions me poussent à réagir...

Etant prof EPS depuis 11 ans, ancien maitre auxiliaire ayant visité 21 établissements en tous genres, je peux peut être ajouter quelques reflexions aussi:

L'EPS n'est pas le sport mais utilise celui ci comme moyen, comme support pour éduquer physiquement... Nous sommes en quelque sorte des "généralistes" avec bien sûr quelques spécialités propres à notre vécu de sportif...

La mixité ?
Pfff... Trop souvent celà améne plus de soucis que d'avantages... Regards insistants des garçons face à telle ou telle position de la belle plantureuse en gym, refus de "se montrer" pour la petite grosse qui n'ose plus rien... Etc..
Oui en 6e/5e, pas trop à partir de la 4e/3e...
A voir au lycée...
Mes meilleurs cours ont souvent eu lieu en classe "démixée", c'est tout simplement vrai...
On va me dire: oui mais "apprendre à connaitre l'autre sexe etc...". La plupart sont déjà experts en ce domaine...

La note ?
En gros, au collège
> 8 points pour la performance, 9 pts pour la maitrise d'execution (ce qui a à faire pour faire), 3 pts pour le sérieux et l'investissement...
Au lycée
> Bien plus complexe puisqu'il s'agit souvent d'une évaluation certificative, 2 proffesseurs differents étant chargés de noter en Terminale (bonjour les écarts de notes..)

La formation ?
Peu pragmatique, trop intellectualisée à mon goût , les facs de sport forment des bêtes de concours bien loin de la réalité du terrain et de ses besoins...
Anatomie fonctionnelle et descriptive et physiologie, psychologie génétique mais aussi histoire, épistemologie, j'en passe et des meilleurs...
Tout ça pour se battre un peu trop souvent contre les tenues manquantes ou inadéquates, les MP3 et portables, les dispenses imaginaires ou complaisantes...

La jeunesse ?
Ne pas la stigmatiser, et respecter...
Elle n'est souvent que le résultat d'une éducation trop permissive oû le virtuel est devenu une façon de vivre: TV cablée, playstation et ordinateurs à outrance ne font pas des élèves "dégourdis" physiquement...

Ce qui est sûr c'est que le gôut de se dépasser existe aussi et encore mais donne nous t'on les moyens de les developper avec 3h00 en 5/4/3eme et 2h00 au lycée ???

Cordialement.

Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007

C’est vrai Robinson. question de génération ? Il fut un temps où , à la Noël, on voyait des gamins essayer leur vélo dans les rues du village. Désormais, on ne voit plus personne. Enfermés sans doute devant le jeu vidéo
qu’ils viennent de recevoir. Résultat, récemment, en primaire (C.M.) à un test/formation de vélo : la moitié des garçons ont réussi et seulement une fille sur tout le groupe. Pourtant, le parcours était d’une facilité étonnante : un plot à contourner, un obstacle minuscule à franchir (rouler sur une planche ). Incapables de coordonner leurs gestes.

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

Je reprends en la complétant une de mes interventions précédentes qui est très à propos dans ce fil.

L’EPS : sujet passionnant !
L’un d’entre-vous dispose-t-il de statistiques fiables sur le nombre et la gravité des blessures subies par les élèves en EPS ?

Il serait légitimement jugé scandaleux que les élèves se blessent (même légèrement) en labo de TP ou en atelier. D’ailleurs, les accidents sont extrêmement rares et donnent lieu à enquête avec vérification des conditions de sécurité, etc. La culture de la sécurité est généralisée chez les professeurs d’enseignement technique et, bien que le public soit parfois (!) turbulent (!), les accidents sont rarissimes même au LP.
Dès lors que l’EPS est un enseignement obligatoire donnant lieu à évaluation lors du bac, il m’apparaîtrait normal que le même traitement lui soit réservé !

Les enseignants d’EPS justifient les accidents par la spécificité de leur discipline, précisent qu’il n’est pas possible d’éviter toute conduite hasardeuse, etc.
Je vois d’ici le patron d’une société de BTP expliquer au tribunal après des accidents du travail répétés sur ses chantiers : « Et oui ! C’est bien dommage, mais un chantier c’est par nature dangereux ... ». La maladresse d’un compagnon n’a jamais exempté de responsabilité l’encadrement. Le pont de Millau a été réalisé sans aucun accident gravissime, c’est donc possible.

Depuis ma salle de cours, j’ai une vue imprenable sur le stade. Lors des séances de lancer de javelot je frémis en songeant à St Sébastien ... Nos clients savent être redoutables : cette année l’un d’eux a introduit une règle en plastique enflammée dans le col de chemise de son voisin. Les profs de sport ont les nerfs solides, plus que les miens, sans doute un effet bénéfique de leur pratique ?

On me répond souvent que la plupart des blessures sont légères : entorse, hématome etc. Faudrait voir de plus près : c’est 20 ans après que se sont fait souvenir quelques bons râteaux pris à ski ou en moto dans ma jeunesse ...
De toute façon, cet argument me semble irrecevable, j’imagine la conclusion du CHS sur un chantier : « La situation est très satisfaisante : le taux d’accident est élevé mais les traumatismes mineurs.».

Une anecdote juste pour la bonne bouche :
Lors d’un conseil de classe on évoquait le cas d’une élève particulièrement apathique.
Le prof d’EPS prend la parole : « Vous êtes négatifs ! Samantha montre de belles attitudes en sport. Au cours de l’évaluation du cycle boxe anglaise, elle a d’ailleurs mis KO par inadvertance une de ses camarades ».
Le tout dans l’indifférence générale ! Lorsque je m’indigne qu’un fait aussi grave puisse non seulement survenir mais soit de surcroît valorisé il m’est répondu : « Les élèves portent un casque et toutes les conditions de sécurité sont réunies. Cependant on ne peut jamais exclure un incident lors d’une pratique sportive ! En tout cas, ça montre une belle volonté et un réel engagement de la part de Samantha ! ».
Transposez, « Lors d’une séance de TP, Kévin a constaté que la manip était en panne. Plein de bonne volonté, il a entrepris de réparer le système. Par malchance et par inexpérience, il s’est électrisé lors de son intervention. Mais c’est pas grave, il est resté inconscient moins de 20 secondes. En tout cas cet élève montre une réelle implication dans sa formation ».

Il se trouve que je pratique des sports à risque avec mes enfants, mais c’est un choix pas une obligation institutionnelle. Le danger est présent, je tente d’apprendre sa gestion à mes gosses. Le contexte émotionnel familial est plus propice à sa prévention que celui du gymnase.
Si mon fils rentre blessé d’un free ride à ski ou en VTT, je serai affligé, mais ce sera la conséquence du choix librement consenti d’une pratique à risque. Très différent lorsqu’il s’agit d’une matière obligatoire au bac ...


PS : N’oubliez pas je cherche des statistiques sur l’accidentologie en EPS !

Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007

JPB signale "l' urgence de rétablir un état d’esprit sainement compétitif — parce qu’il ne peut y avoir d’autre projet que d’être parmi les meilleurs" et celle " de faire comprendre aux uns et aux autres qu’« élitisme » n’est pas un gros mot — c’est même la clef de tout l’enseignement républicain. Fortius, altius...."
Puis il évoque " bataillons de malheureux gosses qui sont sortis sans rien dans les mains ni dans la tête, parce qu'ils ont cru avoir tout entre leurs pieds"

La gestion calamiteuse de la fili¡ere Sport/étude reflète le climat ambiant.

Pour avoir passé la plus grosse partie de mes vacances d'hiver et de printemps, plus la première quinzaine juillet à "bouffer du piquet" (entrainement au slalom) entre l'âge de 8 et 18 ans, je sais combien nous stimulait par osmose la présence dans la station de trois champions (Killy et les soeurs Goitschel) dont il nous arrivait parfois d'aller regarder les entraînements.

Je fus aussi ensuite aux premières loges pour observer la déroute du ski français, après la glorieuse époque des JO de Grenoble, et surtout la lente décomposition de l'esprit compétitif, inéluctable dans un pays qui conchie autant l'élitisme que la concurrence. Cela ressort de la même posture idéologique.

Tout récemment, j'ai aussi reçu les doléances désabusées et chagrines du directeur du collège sport études de Bourg St Maurice, parti récemment à la retraite, complètement découragé par la médiocrité croissante des élèves.

Et je me fais conspuer quand j'ose parler de l'institutionnalisation de la fénéantise, de l'avachissement, du j'menfoutisme et de la médiocrité qui gangrènent ce pays où l'on se gargarise d'anti-élitisme et prétend démocratiser une société alorsque cette posture ne peut que creuser les inégalités Et comme avec cet éloge de la paresse vient l'irresponsabilité, on met cet abject échec sur le compte du capitalisme et de l'économie concurrentielle.( le marché)

Or s'il y a un domaine où ces tares sont particulièrement visibles c'est bien celui du sport de haut niveau.
Pas d'excellence sans dépassement permanent, sans efforts extrêmes, douloureux, parfois à la limite du soutenable, et sans cesse renouvelés.
Mais dans d'autres domaines c'est pareil.
Plus de prix Nobel pour les Français qui ont perdu avec ces notions d'excellence et de dépassement, la renommée qu'avait la recherche scientifique il y a encore 20 ans. Les chercheurs sont désormais ici ...et ils trouvent !

Plus de prix littéraires non plus pour des Français qui ne savent plus écrire convenablement leur propre langue ni la parler d'ailleurs. Les émission littéraires et politiques que j'enregistre pour mes étudiants sont surtout des tests de correction grammaticale, "chercher l'erreur" , tant les intervenants écorchent la langue française.
J'en ai honte.

Encore une fois Condorcet nous avait montré la voie.
La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ayant proclamé l’égalité politique, l’élitisme républicain était pour lui le moyen de concilier cette exigence nouvelle avec celle d’excellence, sans laquelle pas de démocratie possible, mais il fallait respecter une autre constante, l’inégalité naturelle des conditions et des aptitudes, dont la diminution ne peut se décréter ni s'obtenir de force sans effets funestes.

L’égalité grandira parmi les hommes (femmes comprises) des pays éclairés, nous dit Condorcet,pour atteindre tous les peuples, toutes les « races », à mesure que reculeront ignorance et préjugés, mais il avertit surtout qu'elle aura des effets contraires à ceux recherchés si elle vise à supprimer la dite inégalité naturelle.
Et puisque celle-ci, qui est alors non seulement inévitable mais nécessaire, contredit l’égalité politique instaurée par la Déclaration de 1789, il faut résoudre ce paradoxe, inhérent au principe de l’égalité. À l’opposé de Robespierre qui prétend assurer l’égalité dans « l’ignorance partagée » des Lumières, par un égalitarisme réducteur de toutes les têtes qui dépassent, Condorcet développe sa théorie de l’élitisme républicain qui lui sera d’ailleurs tant reprochée. Il la concrétise « par des propositions institutionnelles précises qui veulent concilier l’excellence et l’égalité. » ( Charles Coutel, " L'orléanisme des esprits). L'école républicaine de Condorcet ne vit cependant jamais le jour.

Ecrit par : Cadichon | 02 juin 2007

En atelier "cirque" en EPS au collège, une année, une élève s'est quand même fait une fracture de la jambe en tombant d'un "ballon" sur lequel elle était juchée.

Quant aux professeurs de matières techniques, ils peuvent avoir des moments d'absence : l'un d'eux a demandé à un élève de mettre son doigt sous le massicot, a commencé à descendre la lame et lorsque celle-ci a touché le doigt, s'est écrié "pourquoi n'as-tu pas enlevé ton doigt ?" Ma question est : dans quel but faire mettre un doigt sous un massicot ? Si c'est pour montrer sa dangerosité, ou il faut couper entièrement le doigt, ou peut-être essayer avec autre chose ! Je ne vois pas l'intérêt de la démonstration. C'est risqué, non ?

Ecrit par : lucile | 02 juin 2007

Patricia Mesnigé, vous parlez avec raison des garçons qui se rinçaient l'oeil en gym. Moi aussi je vous parle d'un temps que les moins de 85 ans ne peuvent pas connaîtreuuuuuu.
J'étais élève au Lycée Paul-Eluard (non, non, Cadichon, ne nous faites pas une crise d'hémorroïdes!! Je ne suis pas communiste)
de 68 à 74. Et nous étions sacrément favorisés. Une immense cour(3 ou 4 hectares) et......Un gymnase couvert ainsi que, tenez-vous bien, une piscine à nous. Et pas un bassin de douze mètres, non une de 50 mètres.

Alors effectivement, je le confesse (ah, comme j'aime ce mot!!!) je me rinçais l'oeil, et je n'étais pas le seul. Mais ne pensez-vous pas que ce matage de pré-adolescents remettait les choses à leur place, et que, du coup, les filles ne nous apparaissaient pas comme des citernes à fantasmes, mais comme de lumineuses beautés???? Enfin, mon amour et ma tendresse pour les femmes vient sans aucun doute de ce côtoiement à la fois impudique et respectueux.

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 juin 2007

Amis brighelliens

Dommage , on n'aura pas JP BRIGHELLI portant la contradiction à Darcos chez FOG ce soir. On se contentera de Mélenchon !

Mélenchon qui ancien ministre de l'enseignement technique de Jack avait évoqué l'idée de collège républicain et remis en cause le dogme du collège unique. Ah! Il est vite rentré dans les rangs...

Bon parmons de sport.....

En fait, le sport fait partie de ma vie. Je ne peux pas la concevoir sans lui. J’ai pratiqué de nombreux sports à différents niveaux , alliant ainsi au fil des années pratiques personnelles et encadrement.

Oui, pour moi, le sport , c’est avant tout l’aspect ludique. C’est ce qui prime. Il faut se faire plaisir. Même quand parfois cela est dur. Mais il y a aussi la dimension éducative et j’attache une importance capitale à cet aspect. Partager des connaissances et transmettre un message.

Tout le monde peut progresser et est en droit d’attendre une performance avec ses capacités propres.

Le sport est un formidable vecteur d’intégration. Quand je dis intégration, il faut l’entendre dans sa dimension la plus large . Pour un individu , quel qu’il soit, quand je dis que le sport est un véritable facteur d’intégration , cela signifie que cela lui ouvre des horizons sur les autres , tant dans la diversité sociale, culturelle, humaine (et sur lui même ) . Un sportif , pour moi , c’est quelqu’un bien dans sa peau. Qu’est-ce– qu’un citoyen , si ce n’est un individu responsable , intégré dans le corps social . Le sportif se doit de respecter des règles , la vie de sa communauté sportive. Voilà en quoi je vois le sport comme un facteur d’intégration citoyenne au sein large.


Petit avis totalement personnel : (Pour moi, je pense qu’il y a 2 sports majeurs pour un enfant. Là , je parle en tant qu’ instituteur . Je veux parler de la natation et l’athlétisme.

Tout enfant devrait pratiquer ce sport ces 2 sports dans sa jeunesse puis permettre une ouverture vers les autres activités sportives.

Patrickinstit

Ecrit par : patrickinstit | 02 juin 2007

Trouvé sur le site du mammouth déchaîné. Quelqu’un confirme ? « Comment faire passer une bonne crasse sous couvert d'avancée horaire ?
Cette fois c'est en EPS qu'on a une bonne illustration.
En effet, ces pauvres profs obligés de faire encore 20h de présence face aux élèves, vont enfin pouvoir profiter pleinement de leur intégration à l'éduc. Nat! Ils vont être contents nos profs de sport, heu non, de galipette, euh non, de référentiel bondissant! Et oui ils ne feront plus que 18h, comme tous les autres collègues, et pour qu'ils soient encore plus satisfaits, et bien l'AS leur sera payée en heures sup! Travailler moins mais plus, pour gagner plus, mais c'est pas sûr...
Quel cadeau!
Quoi ? ils ont supprimé 60% des postes au CAPEPS?...Ah mais c'est pour ça alors, il leur manque des profs... Donc on leur ajoute une heure de cours, et le tour est joué. Moi qui croyais que c'était pour une plus grande justice!
Quoi ? Qu'adviendra-t-il lorsqu'un chef d'établissement décomplexé par l'autonomie grandissante décidera de supprimer l'A. S. ? Economies, économies... «

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

Et le résumé du rapport qui va avec :

« Rapport de l’IG d’EPS
Dans son dernier rapport, et selon l'agence de presse AEF, l'inspection générale
recommande la rémunération du sport scolaire "en heures supplémentaires" afin
d'entrer en cohérence avec l'arrêté du 12 février 2007 et la note évaluation 7-02 de
mars 2007.
Ainsi, les possibles évolutions seraient :
- l'alignement du service statutaire des enseignants d'éducation physique et sportive
vers le régime général (18h pour les certifiés et 15h pour les agrégés);
- l'inscription de l'animation de l'association sportive dans une démarche volontaire
; cette animation serait alors rémunérée en heures supplémentaires.
Dans cette perspective, les enseignants d'EPS n'auraient plus droit, automatiquement,
au forfait de 3 heures, inclus dans leur service de 20 heures. Désormais, le
nombre d'heures allouées serait établi en fonction "de l'activité de l'association
sportive". Cela signifie que c'est la plus ou moins grande activité de l'AS qui justifie
l'enveloppe horaire inscrite dans le service de l'enseignant.
Ainsi, l'animation des AS serait "facultative, sur la base des projets des établissements
et des AS, étant entendu que ces heures seraient rémunérées en heures effectives
en sus du service normal, à partir d'une enveloppe spécifique déléguée au
chef d'établissement".
Pour les rapporteurs, "l'accompagnement de cette modification réclame nécessairement
des recommandations aux décideurs (...) du système éducatif qui vont avoir
besoin d'éléments objectifs pour apprécier l'activité des AS et décider des moyens
d'encadrement dont les enseignants doivent disposer". C'est donc l'objet de ce document
qui a notamment été envoyé aux académies. Voici les autres propositions
du rapport sur "le sport scolaire dans les EPLE" :
-ENGAGEMENT. Selon les inspecteurs, il faudrait pouvoir gratifier les personnels
qui "n'hésitent pas à payer régulièrement de leur personne bien au-delà des trois
heures qu'ils doivent fournir [dans l'ancien
dispositif]", soit en "réduisant dans la limite d'une heure, voire 2 heures, dans les
cas les plus engagés, la part du service consacré à l'enseignement d'EPS au profit
d'un temps égal consacré à l'AS. Soit, en attribuant aux EPLE un volant d'HSE
(heures supplémentaires) que le chef d'établissement répartirait aux enseignants
en fonction de leur degré d'investissement, au-delà de leurs horaires statutaires."
- ANNUALISATION. Autre recommandation du rapport: "envisager l'annualisation
des heures consacrées dans l'emploi du temps des professeurs aux activités des
AS" car celles-ci "ne commencent pas toutes en septembre et ne finissent pas toutes
en juin et parce que la tâche des enseignants n'est pas répartie de manière
égale tout au long de l'année". Ainsi, ce service annuel serait déterminé "par le chef
d'établissement dans le cadre du projet d'établissement sur la base d'une, deux ou
trois heures hebdomadaires multipliées par le nombre de semaines de travail".
"Ces 36, 72 ou 108 heures seraient à accomplir dans l'année scolaire, des HSE
pourraient le cas échéant rémunérer les heures accomplies au-delà des heures
dues", précisent les rédacteurs.
- ASSOCIATIONS. Les auteurs du rapport recommandent aussi de "replacer les
associations sportives dans le droit commun de la loi 1901". Ce qui implique qu'il
faudra supprimer l'obligation pour chaque EPLE de créer une association sportive,
que le président de l'AS ne sera pas forcément le chef d'établissement et que les
adhérents pourront choisir les membres des instances, contrairement à ce qui se
passe aujourd'hui.
La mission remarque qu' "en les ramenant dans le droit commun des associations
loi 1901, [les AS] ne sauraient être confondues avec le service public stricto sensu
dans la mesure où elles seront des personnes morales de droit privé, mais elles ne
sauraient être étrangères au service public d'éducation". L'inspection générale préconise
"de compléter ces modifications législatives [intégrant les AS au droit commun
des associations loi 1901] par une disposition qui rendraient ces associations
attribuantes d'une mission de service publique". Par ailleurs, elle précise que dans
le cadre de cette modification, "il serait cohérent de laisser la liberté de s'affilier ou
non à l'UNSS".
- LOI ORGANIQUE DES LOIS DE FINANCE (LOLF). L'IGEN et l'IGAENR souhaitent
"retenir les critères de la LOLF comme seuils de référence des effectifs des
associations sportives". Elles ajoutent: "en deçà, procéder à une analyse des activités
et en tirer les conséquences en matières d'attribution de moyens et moduler selon
les effectifs réels".
ÉVALUATION. Autre préconisation des inspections: "généraliser l'élaboration d'un
projet propre à l'association, inscrit dans un projet d'établissement comportant un
rapport annuel d'activité et l'évaluation régulière des activités". Sur ce point, la mission
souhaite que "chaque année un rapport d'activité moral et financier soit présenté
au conseil d'administration de l'EPLE". Par ailleurs, IGEN et IGAENR demandent
que les IA (inspecteurs d'académie) et les IPR (inspecteurs pédagogiques
régionaux) "soient impliquées" dans une "mission de soutien et de contrôle des
AS".
UNSS. Le rapport recommande que les statuts de l'UNSS soient modifiés pour les
mettre en cohérence avec les nouveaux statuts des AS. De plus, il demande que
"le contrat d'adhésion collective ne prenne en compte que les élèves effectivement
licenciés". Enfin, il estime que l'UNSS devrait "réviser son mode de comptabilisation
des élèves réellement licenciés et du nombre d'élèves pratiquant une ou plusieurs
activités".
PARTENARIATS. Selon les rapporteurs, il faut "multiplier les partenariats des AS
dans leur environnement éducatif, socio-économique, culturel et sportif". Ils souhaitent
également que les collectivités territoriales de rattachement soient "mobilisées"
sur les questions relatives au sport scolaire (transport, animation culturelle, aides
financières).
ACTIVITÉS. D'après le rapport, il faudrait envisager une palette d'activités proposée
qui tienne davantage compte des "voeux et des capacités des filles" et aussi
une palette qui permettent aux élèves des lycées professionnels "de renouer le lien
avec leurs AS". Dans les "régions et établissements particulièrement difficiles et défavorisés",
il faudrait des activités "qui permettent la socialisation, l'adhésion et l'intégration
des élèves". «

vous en pensez quoi, vous profs de sport?

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol de ce jour vient nous rappeller comment l'état nounou qui programme ses enfants pour l'assistanat à vie, ( et à mort) et la déresponsabilisation, d'une ampleur et d'une longévité uniques en occident, a fait disapraître dans les générations "montantes" le goût de l'effort et du risque. Tant que perdurera la "pétrification mentale" qui a encouragé ces comportements, il n'y aura pas d'amélioration à espérer. La mens ne pourra pas plus redevenir sana que le corpus redevenir sanus.



"""Les socialistes ont-ils des idées ?
[...]

Voici venue la gauche la plus bête du monde. Après avoir longtemps servi cette amabilité à la droite - souvent avec raison -, celle qui se voulait le phare de l'intelligence se montre dans une délitescence intellectuelle qui s'annonce durable. La guerre des clans, réactivée depuis le 6 mai, en est un symptôme. Incapable d'esquisser une alternative, l'op­position a choisi de « résister », front bas, aux réformes ­avalisées par une majorité de Français.

« Nous sommes passés de la gauche plurielle à la gauche plus rien », admet le député Vert Noël Mamère, mardi, sur Europe 1. Mais l'entendre dénier à la droite une légitimité écologiste, à cause de son libéralisme, rappelle le dogmatisme de son camp. La gauche reste guidée par son surmoi mar­xiste, que même le PC chinois a su évacuer. Elle en vient à défendre l'Ubu vénézuélien, Hugo Chavez, qui a interdit, dimanche, l'unique télévision d'opposition. Qui a entendu tousser nos « droits-de-l'hommistes » ?

Un quinquennat ne sera probablement pas de trop pour construire un grand mouvement rénové. L'aggiornamento passe par l'abandon du socialisme, égalitariste et rétrograde, au profit d'une doctrine tenant compte de la mondialisation, du libre-échange et du besoin de protection des peuples. Les belles âmes en sont loin, qui continuent à avoir des faiblesses pour le communisme et la lutte des classes, fuis par la totalité des partis progressistes européens. Pour au­tant, l'effondrement du parti du Bien et de la Vertu n'est pas un cadeau pour la droite. Certes, elle semble assurée d'une confortable majorité de députés. Mais la prévisible incapacité de l'opposition, délabrée, à engager rapidement sa révolution culturelle ­risque de l'inciter à la radicalité existentielle, dont elle a déjà fait preuve avec ses obsessions anti-Sarkozy. Le cauchemar : une gauche bête et méchante.

Grand ménage

Le grand ménage des méninges ne concerne pas seulement la gauche doctrinaire. Si celle-ci a, au moins, entrepris de réduire la distance qui la sépare du monde réel, cette lucidité reste apparemment étrangère aux syndicats, qui ne parlent qu'au nom de 8 % des salariés. La CGT, caste qui s'est appropriée certains services pu­blics, ne représente que 1 % des Français. Le problème de la légitimité de tous ces apparatchiks se pose d'une manière criante, de­puis que notre mur de Berlin est tombé. Aussi est-il pénible d'en­tendre ces organisations mettre en garde contre un passage en force du gouvernement sur le service minimum, notamment à la SNCF. Cette promesse a été ap­prouvée par les Français, soucieux de voir garanties la continuité du service public, leur liberté d'aller et venir et de travailler. Le passage en force a toujours été imposé par ces syndicats intouchables, au détriment des usagers. Or, le droit de grève n'est pas absolu. Il s'exerce « dans le cadre des lois qui le réglementent », dit la Constitution.

Mardi soir, à Nice, le premier ministre, François Fillon, a confirmé qu'une loi-cadre serait votée en juillet. Le ministre du travail, Xavier Bertrand, a promis un service minimum à la SNCF dès le 1er janvier 2008. Reste que l'on n'a toujours pas compris si les trains rouleront les jours de grève, comme promis, trois heures le matin et trois heures le soir. Mardi, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a appelé à la « vigilance ». Faudra-t-il lui rappeler ce que signifie « expression démocratique » ?

La même remarque vaut d'ail­leurs pour nombre de syndicats du monde de l'éducation, prêts à s'opposer à l'autonomie de gestion des universités ou à la suppression de la carte scolaire. L'anticapitalisme qu'ils professent généralement, s'il explique le dressage d'une partie de la jeune génération contre la « marchandisation » du savoir, est devenu une curiosité archéologique. La faillite de certains établissements et universités doit beaucoup à cette pétrification mentale.

[...]

( pour tempérer ce pessimisme, voici un timide début de résistance à l'inquiétante démission devant les fanatiques )


Cloche de Sartrouville (suite)

L'irritation des lecteurs, ap­prenant que l'église Jean-XXIII de Sartrouville (Yvelines) n'aura pas de cloche pour ne pas « provoquer » la population musulmane, a porté ses fruits. Le curé assure qu'une cloche pourrait être « en­visagée », « quand les chrétiens le souhaiteront et nous en donneront les moyens financiers ».

Le Figaro 1er juin

Ecrit par : Cadichon | 02 juin 2007

Pour Zorglub ( ça vient du site de l’E.N.)

« L'analyse porte cette année sur 46 774 accidents recensés au cours de l'année scolaire 2001-2002. L'importance du nombre doit être relativisée au regard du faible nombre d'accidents présentant un caractère de gravité.

La proportion des hospitalisations de plus de 48 h se situe en effet autour de 2 % pour le scolaire, avec environ un millier d'accidents (…)


Les accidents en EPS dans le second degré représentent 57 % du total pour le niveau concerné. L'examen des lieux de survenance fait toujours apparaître les salles de classe comme faiblement concernées bien que leur proportion dans les écoles soit deux fois plus importante que dans le second degré (6 %). A l'inverse, les accidents dans les couloirs et les escaliers sont deux fois plus nombreux dans le second degré (10 %).

En lycée professionnel, les accidents en classe de BEP demeurent élevés : 33 % contre 8 % en CAP et 12 % en Bac pro. Sur 505 accidents recensés liés à des machines, la moitié concerne les classes de BEP dont 18 % en périodes de stage. Pour ces mêmes accidents, 60 % des dommages ont été causés aux doigts, 19 % aux yeux ce qui souligne la nécessité réglementaire du port d'équipement de protection individuelle.

Dans l'enseignement agricole, les accidents graves qui se produisent lors de stages dans les exploitations posent le problème du suivi des élèves qui accomplissent des travaux sur des machines non-exemptes de danger ou avec des animaux aux réactions parfois imprévisibles.

Une enquête conduite par la commission EPS sur les accidents subis par les étudiants de l'UFR STAPS de Lyon montre, contrairement au constat dans le scolaire, que les garçons de la filière sont moins accidentés que les filles.

Une enquête conduite par ailleurs dans les IUFM fait apparaître qu'un étudiant sur deux ne reçoit toujours pas de formation aux gestes de premiers secours dans le cursus préparatoire à l'exercice de son métier. »


le reste sur : http://ons.education.gouv.fr/rap02.htm

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

Et ça aussi. Quelques chiffres, du même rapport, sur l’état du matériel :

1 - L’ÂGE DES ÉQUIPEMENTS
Les matériels visés ont de manière générale une dizaine d’années, mais les terrains extérieurs, les agrès
(fixes, asymétriques et parallèles) et les sols sont encore plus anciens : de 15 à 20 ans.
2 - L’ADAPTATION DU MATÉRIEL À SA FONCTION
Le niveau des réponses négatives est très préoccupant puisque sont jugés inadaptés à leur fonction :
37 % des fosses de réception,
36 % des pistes,
30 % des barres parallèles,
29 % des plateaux,
26 % des sols intérieurs,
25 % des barres fixes,
19 % des barres asymétriques,
19 % des lots de poteaux (volley, rugby),
16 % des plints,
14 % des mini-tranpolines.
84
A noter que les équipements nécessaires pour la pratique de la gymnastique sont particulièrement concernés.
A l’inverse, les matériels qui sont déjà soumis à une réglementation (handball, basket-ball et football) sont
jugés adaptés dans 81 à 85 % des cas. Ce résultat ne relève assurément pas de la simple coïncidence.
3 - LES VÉRIFICATEURS DES MATÉRIELS
A l’exception des buts de hand, de basket et de football, où l’on voit intervenir des bureaux de contrôle
(50 %, 29 % et 25 %), l’enseignant d’EPS assure la vérification dans la majorité des cas. Cela peut paraître
naturel dans la mesure où il est l’utilisateur le plus concerné. Mais il ne possède pas toutes les compétences
techniques. C’est pourquoi les gestionnaires, à savoir les collectivités de rattachement, doiven

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

Ah ! Merci B.

C'est ce que je recherchais pour conforter mon propos.

Le constat est d'évidence : "Les accidents en EPS dans le second degré représentent 57 % du total" (des accidents survenus en milieu scolaire).

Et ce pour, en moyenne, 2 h de pratique par semaine !

Le sport est donc bon pour la santé sauf ... parfois !

Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007

La mixité était sûrement démotivante pour les filles (voir au-dessus), pas pour les garçons qui pouvaient se rincer l'oeil gratuitement (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ...).
Au prix de quelques contre-performances : comme certains canassons sur les champs de course, nous avions parfois du mal à dépasser les filles à la course !!!
Allez savoir pourquoi !
(nota: je revendique haut et fort le côté macho de ce message, quitte à rammasser..)

Ecrit par : yann | 01 juin 2007
Parce que vous croyez que les moins de 20 ans sont moins chaud-lapins (mais il est vrai que le véto c'est vous)? Si comme Zorglub le suggère la douche est rendue obligatoire en fin de cours d'EPS je ne crois pas qu'ils manifestent contre... ;)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007

Je faisais plutôt allusion à un temps où le catalogue des 3 suisses était une source d'érotisme indépassable. Aujourd'hui, avec internet ...
D'accord pour la douche obligatoire. Mixte ;o)

Ecrit par : yann | 02 juin 2007

Merci Robin, Sandra, Patrick et les autres, vous me requinquez le moral qui en a pris un sacré coup ce matin à la lecture d'un article à la rubrique "fait divers" en page "Marne" de mon quotidien régional.
Mardi 18 avril dernier,une femme âgée de 46 ans se rend avec sa fillette de 10 ans à la piscine des Thiolettes de Reims. Souffrant d'une maladie osseuse qui la handicape à 80%, elle se déplace en fauteuil roulant. Une ligne d'eau est spécialement réservée aux personnes handicapées mais ce jour-là trois adolescents s'y ébattent bruyamment. Elle leur demande de lui laisser la place. L'un des garçons lui répond qu'il n'a aucune leçon à recevoir d'elle. Apercevant sans doute l'étoile de David au pendentif de la femme il profère des injures racistes relevées par plusieurs témoins: " Si Hitler était encore au pouvoir, tu serais cramée". Il plonge et donne des coups de poing dans le dos de la femme : tassement et fracture d'une vertèbre. La fillette maintient sa mère hors de l'eau et appelle le maître nageur qui accourt immédiatement. Les pompiers feront le reste tandis que les trois adolescents quittent la piscine. Ils viennent d'être retrouvés et l'auteur des coups est un collégien de 15 ans déjà connu des services de police.Les médecins estiment que les blessures vont occasionner au moins trois mois d'incapacité totale et craignent une incapacité permanente.
Voilà je n'ai fait que répéter les données de l'article et je suis consternée, abattue. Il y a du pain sur la planche et vous le savez tous bien mieux que moi.
Qu'est-ce que je peux dire ? Le sport c'est le respect de l'autre avant tout et le goût de vivre au milieu des autres. Pas le mépris, pas la haine,pas la mort, non pas la mort du faible qu'on écrase. Faible ? C'est à voir et je sais de quoi je parle.
Dans la basse-cour , les poules achèvent celle qui est malade. J'espère que nous valons mieux.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 02 juin 2007

Infiniment merci à B. pour toutes ces belles statistiques éclairantes…
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 juin 2007

à Zorglub :

J'ai quelque part des stats variées (àges, pays) sur les accidents en judo. Si çà vous intéresse...

Ecrit par : yann | 02 juin 2007

Oui, oui !
Je suis un fan des chiffres ...

Pour revenir en arrière, c'est bien pourquoi je préfère les 3 suisses à la camif !

Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007

Une enquête conduite par ailleurs dans les IUFM fait apparaître qu'un étudiant sur deux ne reçoit toujours pas de formation aux gestes de premiers secours dans le cursus préparatoire à l'exercice de son métier. »

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

C'est aberrant ! L'AFPS est obligatoire pour tous les brevets d'état d'éducateur sportif. Pourquoi pas pour les instits ?

Ecrit par : yann | 02 juin 2007

Cadichon, vous avez raison !! (fussiez vous seule contre tous )

La France fout le camp. Plus de recherche, plus de prix Nobel, plus de prix littéraires, plus de médaille Fields (ah, si, quand même).
Les américains gagnent le Tour de France, les chinois gagnent partout le reste. Chargés comme des bourriques ? Et alors ? Ils gagnent, eux !
Des crédits pour la recherche en dopage, scrongneugneu !
Voilà qui va redresser le pays , lui donner des champions ET des prix Nobel !

Ecrit par : yann | 02 juin 2007

B. Votre lien est excellent !
En farfouillant sur le site on trouve tout et le reste.
Merci encore ...

Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007

Et il y a les accidents des profs. Quand j’étais élève, alors que la prof était en train de placer un plot, un malade a balancé son javelot. La prof l’a reçu à l’épaule ! En y repensant, et surtout en repensant aux cas qu’il y avait dans mon collège(pauvres profs inconscients qui confiaient des poids à des élèves qui s’amusaient à les lancer pendant que l’autre esquivait) , je me dis que la dangerosité vient parfois davantage des élèves que des activités.

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

Un exemple précis de système de notation en lycée :
En badmington, matches organisés par terrains. Les vainqueurs "montent", les vaincus "descendent".
Une petite partie de la note est donnée par le terrain atteint en fin de cycle.
Le reste est calculé en fonction de critères techniques :
Un bonus pour tous les points marqués sans que l'adversaire ait pu toucher le volant ("ace"), un autre pour les points marqués sur un coup. On fait la différence entre les deux boni.
Plus des points sur la façon de jouer, de se positionner, la maitrise du volant, etc.
Plus un bonus pour les filles (jeu mixte) !
Cà donne des notes pointues, avec des virgules, plus représentatives de la qualité sportive de l'enfant que le simple nombre de matches gagnés.
C'est compliqué, prof d'EPS !

Autre exemple : épreuve de judo au bac.
Seulement 3 points sur le classement. Le reste sur la valeur technique (sincérité, variété, placement, opportunité, etc.) et un entretien.

( un bonus, des boni : j'ai bon, M'sieur ?)

Ecrit par : yann | 02 juin 2007

Et il y a les accidents des profs.

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

J'ai un copain qui a eu le mois dernier deux yeux au beurre noir suite aux entrainements de lutte !!

Ecrit par : yann | 02 juin 2007

Hélène Charpentier, votre récit dépasse de très loin la pratique sportive...encore que les nazis, qui s'y connaissaient en matière d'avilissement avaient institué des "Sportlager für HJ" , camps (grande spécialité de ces messieurs!!) de sport pour les Jeunesse Hitlériennes. Shorts, maillots de corps frappés de l'emblème nazie, tennis, et allez, tous ,dans la joie, la bonne humeur, dans la communion nationale. Le sport, auxiliaire du totalitarisme...marronnier éculé.
Pierre de Coubertin et Claude Baillet-Latour...Ce dernier déclarent, tout à trac en 1936, "Les Jeux(Olympiques), peuvent se derouler ici (à Berlin) dans une atmosphère fraternelle de gaîté et de liberté" Remez le ban. On sait ce qu'il en fut, avec Jessie Owens.
Mais votre histoire, ces animaux qui se muent en SA, prouve que nous avons refermé la parenthèse de Lumière ouvert depuis Voltaire, malgré tant d'aléeas terribles. Nous sommes revenus à l'âge de la sauvagerie. Ces petites ordures vont, vous allez voir bénéficier d'un "suivi psychologique". On verra un psy gauchiste , vieillissant et boutonneux trouver une excuse merdeuse, une justification sociétale a ce comportement que rien pourtant ne saurait excuser. Il se trouvera certainement un avocaillon à la manque pour leur trouver TOUTES les circonstances atténuantes possibles!!! Une mère obèse et moustagachue, en tong chez Carrefour, puant la sueur et l'entrefessons!!! Un père alcoolo ou "dépassé" le pauvre!!!!! Puis, imitant Dieudonné, on finira, vous verrez à dire que ma foi, les Juifs, hein.....
Nous sommes morts. La trappe métallique se referme. Tout ceci rend le IIIème Reich gentiment artisanal, face à ce qui va advenir dans 20 à 30 ans d'ici. Le "brutalisme" non pas artistique ou architectural mais mental est le résultat de cette formidable régression due au capitalisme tout-puissant: que les pue-la-sueur s'entretuent, pourvu que les actionnaires en palpent. Là, gauchaillerie et pourriture de droite vont main dans la main. Mièvrerie et ton martial en même temps.

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 juin 2007

Pour les curieux, on peut trouver, sous la plume d’I.P.R., les fiches d’évaluation pour chaque sport là :


http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/eps/spip/article.php3?id_article=18

Exemple :

Déroulement de l'épreuve
Après un échauffement réalisé correctement, l’élève réalise le premier 500 m.
Après la première course, il note sur sa fiche le temps visé pour le deuxième 500 m.
Après la deuxième course, il note sur sa fiche le temps visé pour le dernier 500 m.
Sont évalués
• / 14 Points : la performance (temps cumulés des trois 500m). Il doit rester présent à
l’esprit du candidat qu’il lui est demandé de réaliser 3 fois 500m
• / 6 Points : - Le projet du candidat : ses capacités à prévoir sa performance sur les
deuxième et troisième 500 m, le premier servant de point de repère pour le candidat (ce qui est
noté, c’est le cumul des écarts entre l’estimation du candidat et les temps effectivement
réalisés).
- La mise en oeuvre de ce projet : échauffement et récupération.
Tout candidat n’effectuant pas l’épreuve complète :
Ne pourra pas être noté sur son projet (/ 6 Pts)
En performance, il obtiendra 0.5 Pts par 500m réalisé.


Les critères sont parfois pointus. Ainsi , le prof doit évaluer la capacité de l’élève à s’adapter au jeu de l’adversaire et à mettre en œuvre une stratégie pour le contrer.


Maintenant une question . On s’aperçoit que dans certaines épreuves le barème n’est pas le même pour les filles et pour les garçons. Par exemple, en tennis de table , pour l’item suivant


« Placements de balle latéraux et en profondeur associés à
des frappes. Rotations (Lifts et Coupés) et services en rotation
réguliers »


la fille peut obtenir de 4 à 6 pts, le garçon 3, 5 à 5



en revanche, pour « Déplacements latéraux et en profondeur rapides et
économiques. Déplacements offensifs. » la fille peut obtenir entre 2 et 4, le garçon entre 3,5 et 5.

Un prof de sport peut-il expliquer cette différence ? Est-ce à dire, par exemple, que les filles sont moins capables de « déplacements latéraux » et que par conséquent on ne va pas mettre trop de pts sur un point faible ?

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

Ah ben tiens, le sujet est traité dans un article de la revue STAPS
LES INEGALITES ENTRE LES SEXES DANS L’EVALUATION EN EPS : SENTIMENT D’INJUSTICE CHEZ LES COLLEGIENS
Vanessa LENTILLON, Geneviève Cogérino

Et bien sûr l’INRP a pondu un truc là-dessus. On reconnaît d’emblée le ton fumeux :


« En ce sens, si l’on souhaite
que l’évaluation constitue un levier de transformation des pratiques, il faut faire sauter le verrou
de l’évaluation traditionnelle en s’orientant vers des pédagogies plus ouvertes et actives. Un
équilibre et une voie médiane restent à trouver entre une évaluation exclusivement certificative
et un apprentissage assisté par l’évaluation nécessitant un traitement non uniforme des conte-
nus et la participation du sujet à la régulation de ses propres activités d’apprentissage (Hadji,
1992, 1997a). »


Il y a ça :

« La certification par le professeur d’EPS relève bien d’un jeu avec les règles énoncées dans les textes officiels (Chevallard & Feldman,
1985 ; Chevallard, 1986) et il s’apparente à des arrangements du même type que ceux décrits
pour d’autres disciplines par Merle (1996). Ces arrangements peuvent relever des termes de
bricolage, de négociation, de compromis, de conciliation, d’organisation, d’opérationnalisa-
tion (Perrenoud, 1984 ; Derouet, 1988 ; Hadji, 1997a). ILS PEUVENT EXISTER PARCE QUE LES TEXTES
EN EPS SONT SUFFISAMMENT FLOUS AU PLAN DES CONCEPTS MOBILISES (groupements d’activités, per-
formance, maîtrise de l’exécution, connaissances d’accompagnement) (Dupuis, 1994 ; Tho-
mas, Vivès, 1994) ET QU’ILS LAISSENT DE FAIT UN CERTAIN ESPACE DE LIBERTE AUX EQUIPES EPS ET AUX
ENSEIGNANTS »


« Il n’est donc pas étonnant que la pensée des enseignants d’EPS révèle une constante con-
tradiction entre les valeurs de justice d’équité, d’objectivité et de fiabilité qu’ils mettent en
avant et les contingences d’un jugement évaluatif au quotidien avec leurs propres élèves, tout
au long de l’année. EN FAIT, ILS NE PARVIENNENT PAS A UNE REELLE CONFIANCE DANS L’INSTRUMENTATION
ET LES OUTILS QU’ILS UTILISENT, CONSTATANT QUE CEUX-CI NE VIENNENT PAS OBLIGATOIREMENT CONFIRMER LA
HIERARCHIE DE LA VALEUR MOTRICE DES ELEVES DANS LA CLASSE OU L’ETABLISSEMENT. Confrontés à l’opé-
rationalisation d’une des valeurs les plus difficiles à manier, l’équité (Belair, 1990 ; Had-
ji,1997b) et ceci dans le cadre d’un examen national dont la symbolique sociale est très forte, ils
sont partagés entre la dimension technique et instrumentale qui peut leur assurer une crédibilité
vis-à-vis du système (élèves, parents, collègues d’autres disciplines, administration) et la cons-
cience profonde de connaître intuitivement ce que vaut réellement l’élève, mais qu’ils ne peu-
vent pas vraiment justifier dans le cadre des modalités officielles, d’où le recours à des
arrangements évaluatifs divers leur permettant de résoudre la dissonance. »

« Les pratiques évaluatives des enseignants sont fortement imprégnées par leurs concep-
tions personnelles de l’évaluation, des différentes APS, des possibilités d’apprentissage des
élèves et des attitudes qu’ils peuvent développer en EPS. Ces représentations agissent comme
des variables qui ont un poids certain sur les décisions prises. Leurs conceptions personnelles,
dans leurs dimensions culturelle et technique, interagissent avec les conceptions normatives
contenues dans les textes officiels. CE PHENOMENE CONDUIT LES ENSEIGNANTS A PROCEDER A DES AR-
RANGEMENTS EVALUATIFS INTERNES OU EXTERNES A LA CLASSE, LES ARRANGEMENTS AVEC SOI- MEME ETANT
PLUS DIFFICILES A CERNER. ENFIN, LE JEU AVEC LES REGLES INSTITUTIONNELLES, LE «BRICOLAGE » ET LES ARRANGEMENTS EVALUATIFS SONT MANIFESTES DANS LA PHASE PEU TRANSPARENTE ET SOUVENT DIFFEREE DU PAS-
SAGE DES EVALUATIONS A LA NOTE FINALE. »

En gros, si j’ai bien compris, les profs de sport sont dans le flou le plus complet ? Un témoignage là-dessus ? Faut-il revoir les textes ? A l’inverse, est-il préférable de laisser plus de liberté à l’enseignant ?

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

Ah ben tiens, pour l’EPS aussi il existe un grand machin : la COMMISSION NATIONALE D’ÉVALUATION EN E.P.S.

Pour les curieux
http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/eps/article.php3?id_article=172


là aussi le problème semble être le « rééquilibrage » des notes entre filles et garçons, entre lycée, entre académie. Pas vraiment centralisé donc. Est-ce que ces rééquilibrages donnent lieu à des tripatouillages ?


« Concernant l’harmonisation les pratiques sont assez différentes : la réduction des écarts entre les filles et les garçons est de plus en plus recherchée, même si au sein des commissions persiste l’idée ambiguë selon laquelle « les filles sont de toutes façons moins fortes que les garçons » ! la réduction des écarts entre les lycées est souvent pratiquée et quelques fois un rééquilibrage entre les résultats des différentes épreuves est mis en place »


P.S. Malgré tous les préjugés, c’est en Corse que se trouvent les élèves les plus athlétiques :

« La moyenne la plus élevée est, comme l’an dernier, celle de la Corse avec 13.58 »

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

"Une enquête conduite par ailleurs dans les IUFM fait apparaître qu'un étudiant sur deux ne reçoit toujours pas de formation aux gestes de premiers secours dans le cursus préparatoire à l'exercice de son métier. »

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

C'est aberrant ! L'AFPS est obligatoire pour tous les brevets d'état d'éducateur sportif. Pourquoi pas pour les instits ?

Ecrit par : yann | 02 juin 2007 "

Archi-faux: Pour se présenter au CAPEPS, il faut obligatoirement avoir le BNPS (et donc l'AFPS) ainsi que le Sauvetage aquatique...
Il est vrai qu'un entretien de ces compétences serait bienvenu...

Pour le reste, oulala... Je vois que les reactions diverses n'échappent pas toujours aux nombreux clichés qui nous collent à la peau depuis des décennies...

Il est clair que nous nous démarquons pas mal des autres disciplines d'enseignement et c'est justement là tout l'interêt...
Personnellement je ne fais aucun complexe, je porte bien haut mon chrono dans la salle des profs, n'en déplaise à certains, je cultive cette singularité.

L'accident est une de nos hantises et reste assez rare mais c'est certain qu'il y a plus de risques qu'en maths...

Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007

Robinson, je ma doutais quand même que les profs d'EPS devaient avoir l'AFPS, mais quid des instits ?

Ecrit par : yann | 02 juin 2007

Personnellement je ne fais aucun complexe, je porte bien haut mon chrono dans la salle des profs, n'en déplaise à certains, je cultive cette singularité.

Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007

Pour quelle raison feriez-vous un complexe ?

Ecrit par : yann | 02 juin 2007

Pour Robinson : le rapport traitant des accidents en général, peut-être que cette remarque concerne les autres profs ? La formation aux premiers secours n’est encore qu’optionnelle et dépend donc de la disponibilité/bonne volonté du stagiaire. Le futur prof de math n’image pas qu’il pourra un jour être confronté à un malaise/un accident.

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

"Malgré tous les préjugés, c’est en Corse que se trouvent les élèves les plus athlétiques",

écrit B.

Personne, parmi celles (et ceux) qui me connaissent, n'en a jamais douté… :-)))
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 juin 2007

A un élève bourré comme c’est pas permis à 8 h du mat !

Ecrit par : B. | 02 juin 2007

A Yann:

je parlais du fameux "complexe sportif" (jeu de mollets...) dont on nous tanne trop souvent en fac des sports afin de légitimer la place de notre discipline au sein de l'EN.... Le prof musculaire et autre "referentiel bondissant" etc...

sinon oups, j'ai compris un peu tard que tu parlais des instits...

Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007

Hélène, votre récit atroce conforte ce que je pense. Il me paraît dangereux de faire un éloge du sport s'il ne s'accompagne pas d'une réflexion sur le sport lui-même. Quand il correspond à l'exaltation de la force et de la supériorité physique et qu'il se réduit à cela, c'est grave. Or voyez chez les jeunes, il est souvent lié à cela et à l'argent et au spectacle. Dans les collèges ce sont les "forts en sport" qui écrasent les autres et qui installent la terreur autour d'eux.
Après, défendre les prix, l'émulation, l'esprit de compétition dans toutes les matières est évidemment souhaitable et nécessaire mais en développant parallèlement des valeurs de respect des autres. Ou alors c'est la loi de la jungle et je ne vois pas bien comment cela est défendable.
Bref, le sport sans "morale" est une calamité.

Ecrit par : Thalie | 02 juin 2007

Merci encore B.
Voilà qui m'éclaire sur l'évaluation en EPS.

Je n'ai rien compris, mais je sais désormais pourquoi les profs d'EPS ne peuvent pas se passer d'Excel ...

J'ai parfois tenter de saisir au vol leurs débats sur la note attribuée à tel ou tel. Promis, je n'essaierai plus !
C'est la médaille Field qu'ils méritent, pas la médaille de la J&S.



B. : Bourré de la veille ou attaqué de bon matin ?
Parce que si c'est de la veille, il sera excusé par l'administration de votre établissment j'espère.

Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007

Les temps changent aussi dans les catalogues! Que ce soit dans celui des Trois Suisses ou celui de la Camif, même pub pour les sex toys...

Ecrit par : christophe sibille | 02 juin 2007

Bonne nouvelle Christophe ! Finalement, je révise mon jugement sur la camif.

Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007

" La mixité ?
Pfff... Trop souvent celà améne plus de soucis que d'avantages... Regards insistants des garçons face à telle ou telle position de la belle plantureuse en gym, refus de "se montrer" pour la petite grosse qui n'ose plus rien... Etc..
Oui en 6e/5e, pas trop à partir de la 4e/3e... Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007 "
Ce matin, cross inter-écoles (3 écoles rurales à deux classes élémentaires).
Résultats des courses :
GS : environ 5 filles et 5 garçons parmi les 10 premiers ;
CP : environ 5 filles et 5 garçons parmi les 10 premiers ;
CE1 : 8 garçons et 2 filles ;
CE2 : 10 garçons ;
CM1 et CM2 : 10 garçons plus plaintes de brutalités (bousculades, croche-pieds) de la part de toutes les filles et des garçons calmes.

Ecrit par : catmano | 02 juin 2007

Bonjour à tous,

Trouvé sur le site http://www.education.gouv.fr/siac/siac1

Natation et secourisme : pré requis
Tous les candidats doivent justifier au plus tard de leur qualification en natation et en secourisme à la date de clôture des registres des inscriptions.
- Les pré requis en natation et secourisme sont exigibles de la même manière que les diplômes requis pour concourir. Il appartient à chaque candidat d’effectuer de sa propre initiative les démarches nécessaires à l’obtention des deux attestations requises dont il doit justifier.
- Ces pré requis constituent une condition de recevabilité des candidatures exigible pour l’ensemble des concours de recrutement de professeur des écoles. Aucune dérogation ne peut être accordée.
- Les candidats handicapés sont tenus de satisfaire à cette exigence préalable au même titre que les autres candidats, sous peine de n’être pas admis à se présenter au CRPE.
- Les attestations en natation et en secourisme sont valables quelle que soit l’année d’obtention et le lieu de délivrance.
- Il n’y a pas de modèle de formulaire unique. Toutes les attestations officielles sont recevables.

A noter: l'obligation d'avoir l'AFPS n'est entrée en vigueur qu'à la rentrée 2006 pour le nouveau CRPE.

J'espère que cela vous rassure quelque peu ...

Ecrit par : PFC | 02 juin 2007

Il faut reconnaîre qu'en EPS les pédagogos ont trouvé un domaine où ils peuvent parler pour ne rien dire.

Exemple déjà posté il y a quelques mois (orthographe d'origine) :
"L’attachement groupal compulsif.
Le besoin de contact corporel dans la distance intime est au cœur des théories de l’attachement (Bowlby JC., 1978), des interactions sociales précoces (Kreisler L. et Lébovici S., 1989) et des sports d’affrontement interpersonnel (Elias N., 1974 ; Parlebas P., 1982). Les techniques d’observation directe et vidéo, notamment pendant les périodes d’expression libre dans la salle de judo, ont permis d’objectiver un besoin d’attachement groupal compulsif dont la forme et le déroulement sont spécifiques des classes difficile de REP. On assiste durant ces périodes de jeu spontané a une véritable chorégraphie de groupe où chaque danseur est l’objet de contacts corporels successifs, distribués dans l’espace intime de chaque membre du groupe (Hall ET., 1970) Ainsi, dans un intervalle de temps limité, chaque élève est contacté plusieurs fois par l’ensemble des élèves de la classe selon une distribution précise et régulière. Ces contacts sont saturés en interactions motrices de percussion agressives simulées, de contacts préhenseurs enveloppants, de fantaisies ludomotrices, de postures inversées et contorsionnées, associées souvent à des phénomènes d’entassement et de grappes groupales. Cet attachement groupal compulsif diffuse souvent dans les parties structurées des séances, et notamment pendant les périodes d’attente ou d’apprentissage de l’activité judo."

Vous avez trouvé ce que ça veut dire ? Vous gagnez un abonnement d'un an aux Cahiers pédagogiques.

Pour vous éviter l'échec et la stigmatisation voire le traumatisme, voici la traduction : les enfants font les andouilles avant le cours de judo.
Source:
http://corpsetculture.revues.org/document690.html#tocto13

Ecrit par : Lariba | 02 juin 2007

"CE1 : 8 garçons et 2 filles ;
CE2 : 10 garçons ;
CM1 et CM2 : 10 garçons plus plaintes de brutalités (bousculades, croche-pieds) de la part de toutes les filles et des garçons calmes…"

écrit Catmano.

On ne saurait mieux dire, ma chère. Entre 8 et 15 ans, garçons et filles n'appartiennent pas exactement à la même espèce biologique. La plupart des garçons n'ont que mépris pour les filles. Et c'est justement à ce moment-là qu'on les force à coexister.
On ne reviendra pas sur la mixité, mais je pense vraiment que c'est souvent une source de problèmes . À commencer par des problèmes pour les garçons, relégués au second rang au niveau scolaire : à peu près tous les enseignants svent qu'à âge égal, aux environs de l'adolescence, les filles ont deux ou trois ans d'âge mental de plus que les garçons — et je ne suis même pas sûr que ça se tasse par la suite… La testostérone, parfois, quel fardeau…
Quant au fait que les critères de notation en gym soient différents pour les mâles et les femelles, c'est proprement scandaleux. D'abord, nombre de filles sont meilleures que les garçons dans nombre de disciplines sportives (faites un cross ou une course de fond, messieurs, et comptez le nombre de filles qui vous doublent). Ensuite, si tous les élèves étaient initiés à tous les sports (ou du moins à un grand nombre), je suis sûr que les notes finales seraient très équilibrées — et j'ai connu une fille qui au lancer de poids a couvert de ridicule une équipe entière de handball mâle — dont votre serviteur, qui depuis y regarde à deux fois avant de suggérer que les femmes sont "naturellement" plus fluettes…
D'ailleurs, comme dit le poète latin évoquant Atalante :
"Peut-être as-tu entend parler d'une jeune fille qui, luttant à la course, surpassait en rapidité les hommes. Le bruit qui s'en était répandu n'était pas une fable : elle les surpassait, en effet. Et l'on n'aurait pu décider si c'était par son étonnante vitesse ou par la perfection de sa beauté qu'elle l'emportait…" (Ovide, Métamorphoses, X, 560…)
Parce qu'en plus, elles sont belles…
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 juin 2007

Lariba, splendide traduction. Vous parlez le pédagogol dans le texte…
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 juin 2007

Bel exemple Lariba . Pour les amateurs de libertinage , en guise d’exercice de style, imagiez une scène de Sade ( Juliette par exemple) traduite en langage pédago. Ça deviendrait un « attachement groupal compulsif où on assise à une véritable chorégraphie de groupe où chaque danseur est l’objet de contacts corporels successifs, dist