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27 mai 2007

Nous sommes tous des insulaires

Nous sommes tous des insulaires


J’ouvre un nouveau fil, parce que nous arrivons très vite à saturation technique, sur ce blog — merci à vous tous de participer avec tant de passion à cette saturation…


Dans un post tout récent, « Scaramouche », qui enseigne en LP en Corse (il est difficile d’enseigner en LP, comme en témoignent souvent ici nombre de blogueurs, et il est difficile d’enseigner en Corse, comme Scaramouche en témoigne sur son blog, http://lescarnetsdulabyrinthe.blogs.nouvelobs.com/) faisait référence au rapport de l’Inspection générale paru en juillet 2006, et dont mon ami Antoine Albertini a rendu compte en octobre dernier dans le Monde (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-823519,0.html). Une note assez sauvage qui a attiré l’attention des insulaires, et des autres, sur ce dernier avatar de la dialectique grenellienne.
Certains syndicats, immédiatement, ont réagi aux aspects les plus caricaturaux dudit rapport (http://seunsa-2a.over-blog.com/categorie-344611.html) en demandant, comme d’habitude, plus de moyens. Et en février — il faut donner du temps au temps, sur l’île plus qu’ailleurs —, l’Assemblée de Corse a sommé les inspecteurs qui avaient ouvert ce tir sans sommations sur l’enseignement insulaire à venir s’expliquer devant une « commission » ad hoc — invitation sans effet, comme les trois-quarts des décisions de cette Assemblée dont le souci essentiel est de gérer les fonds que l’Etat injecte dans l’île.

Je connais un peu la Corse, sur laquelle j’ai rédigé deux ou trois ouvrages. Par ailleurs, mon père, dont j’ai dit dans la Fabrique du crétin qu’il était autrefois fonctionnaire de police, a repris ses études au moment où j’entamais les miennes, a passé une thèse, est devenu prof de fac et s’est retrouvé chargé de faire sortir de terre l’université de Corse. Il m’a fait part, à l’époque (au milieu des années 80), des pesanteurs insulaires spécifiques. Comme il me renseigne aujourd’hui sur la gabegie qui règne dans l’université qu’il a montée, et où, de plus en plus, les meilleurs étudiants s’en viennent faire leurs études sur le continent. Comme autrefois. Les enseignants de la fac de Corte doivent être trop forts pour eux…

Mais là n’est pas la question la plus essentielle.
La Corse est, en matière de région malade, une caricature. Assistanat généralisé, dilapidation de moyens publics auxquels on demande toujours davantage, rentes de situations de quelques « élus » — à tous les sens du terme —, désespérance latente. Sans compter un racisme évident — certains se croient une race pure, dans cette île où se sont succédés, depuis cinq millénaires, Italiques primitifs, pirates shardanes, Etrusques, Romains, Carthaginois, Vandales, Arabes et Maures divers, Italiens de Pise et de Gênes, Français de toutes origines, Rapatriés de toutes souches, et j’en passe. Au fond, là encore, la Corse est le paroxysme de ce qui s'est passé partout.
Les « Continentaux » qui viennent enseigner à Ajaccio ou Bastia doivent apporter des gènes insupportables à certains éléments de cette race pure, vu les menaces que l’on fait parfois peser sur eux.
Les autonomistes des années 70 à 90 avaient des idéaux et des méthodes avec lesquels on peut ne pas s’accorder, mais ils y croyaient. À quoi donc croient les jeunes Corses d’aujourd’hui ?
Cette crise de foi rend le travail des enseignants encore plus difficile que sur le Continent. Le bilinguisme, qui était réel dans les années 60, se perd peu à peu — le français tue le corse, et vice versa, de sorte que les jeunes, souvent, ont, dans chacune des langues, un vocabulaire de plus en plus réduit. De là à menacer de rejeter à la mer tout enseignant « pinzuttu » qui ne met pas assez de bonnes notes…
Boucs émissaires d’une société malade…

Mais n’est-ce pas généralement le cas, en Corse comme sur le Continent ? Les enseignants ne sont-ils pas devenus les responsables déclarés d’un malaise dans la civilisation ? Et il est certes tentant, quand on se sent quelque peu exclu par le système, rejeté dans un établissement que l’on n’a pas choisi, à suivre une filière incertaine que l’on n’a pas désirée, de sen prendre à celle ou celui qui est en face — et qui, en tant que fonctionnaire, doit sans doute être vu comme le représentant d’un Etat qui, manifestement, vous en veut.
Le rapport rédigé par Anne-Marie Bardi et ses collègues n’avait d’autre défaut que de se polariser sur l’Ile de beauté, comme on dit dans les prospectus. Ce qui est dénoncé dans ce rapport — entre autres une politique de « l’enfant-roi » en contradiction avec les exigences scolaires les plus fondamentales — me paraît généralisable à toute la France. Depuis que l’enfant est au centre du système, jamais les jeunes ignorants (le terme vous paraît trop fort ? Il est certes moins optimiste qu’« apprenant »…) n’ont été aussi confortés dans leur vacuité. Si par malheur les traditions familiales font chorus et installent elles aussi l’enfant (en particulier le petit garçon) au pinacle, le résultat est ce que nous voyons tous les jours — des gosses imbus d’eux-mêmes, conscients en même temps de leurs faiblesses, et qui tirent de cette double contrainte la légitimation de comportements aberrants, entre eux, sur eux, et envers nous.
Il faut de toute urgence repenser les filières les plus dévalorisées, en Corse et ailleurs. On peut très bien ne pas être à l’aise dans l’enseignement traditionnel, et s’orienter vers un enseignement professionnel de qualité — le compagnonnage nous le prouve tous les jours. Des secteurs entiers, riches de promesses d’emplois, sont actuellement déficitaires — le tourisme, par exemple, puisqu’après tout nous sommes la première destination touristique mondiale, et que la Corse, elle, est, après des décennies de lutte pour qu’elle se développe autrement, en voie de « baléarisation » rapide.
Cela suppose un vrai travail de réflexion. On ne tirera pas d’un chapeau un nouvel état d’esprit, et on ne le tirera pas non plus d’un afflux de « moyens ». L’enseignement professionnel paraît plus malade que le reste, parce qu’il s’adresse souvent à des enfants dont c’est la dernière issue — une issue en forme d’impasse, trop souvent —, et à des populations qui espéraient autre chose du fameux « ascenseur social » à la française. La Corse pourrait d’ailleurs être le laboratoire d’une vraie réforme, parce que les problèmes y sont peut-être plus criants qu’ailleurs — l’île a, nous l'avons vu, une légère tendance à exacerber les malaises continentaux.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Les "problèmes" de la Corse sont peut-être spécifiques. En tous cas, caricaturaux, certainement. Et pas du fait des "Corses moyens", qui sont certainement des français tout ce qu'il y a de plus normaux. Maintenant, amalgamer "l'enfant roi", qui relève essentiellement du domaine familial, avec "l'enfant au centre du système", expression abusivement galvaudée par les tenants de l'anti-pédagogisme, relève quand même un tantinet du tour de passe-passe. Encore une fois, (et,là, je parle essentiellement de la maternelle), il est extrêmement compliqué d'avoir pour idée, (voire idéal) de se cantonner à l'instruction quand, sur des classes de 30 élèves de petite section, (de plus en plus nombreuses, et ça ne va pas s'arranger avec Sarko), on a plusieurs élèves totalement intenables parce qu'ils n'ont eu absolument aucun cadre éducatif. Que ce soit pour raison "d'enfant-roi", évoquée ci-dessus, ou parce qu'une certaine misère sociale, (présente en Corse, mais aussi ailleurs) détourne les parents de leurs responsabilités éducatives. Par la force des choses, il faudra que l'instituteur de maternelle se trouve un minimum éducateur.
Ceci-dit, Jean-Paul, vous jouez un sale tour à ceux qui signent de leur vrai nom en ouvrant un fil sur la Corse! Si ma maison saute, je vous envoie la facture!

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Je ne trouve pas le rapprochement enfant roi / enfant au centre si intempestif que ça. Tout au moins dans une compréhension de ce mot d'ordre moins bonne et plus courante que celle de Christophe. Dans les deux cas, on compromet l'avenir au profit de l'immédiat. Comme si se préoccuper de faire à l'enfant une tête bien faite, donc bien pleine nous éloignait du souci de son intéret...
Il faudrait vraiment en finir avec l'opposition éducation/instruction : la maternelle prouve en effet que l'instruction passe par l'éducation, mais il ne faut pas oublier de s'atteler à l'inverse.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Et se calmer sur les multiples "éducations à..." avant d'arriver à l'éducation au beurrage des tartines.
Cette formulation est un piège à couillons dans lequel tombent journalistes, opinion, et beaucoup de collègues.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

alerte le mediateur, ça m'etannerai qu'il ne te trouve pas une solution pour continuer

Ecrit par : pierrot le zygo | 27 mai 2007

"Il faudrait vraiment en finir avec l'opposition éducation/instruction : la maternelle prouve en effet que l'instruction passe par l'éducation, mais il ne faut pas oublier de s'atteler à l'inverse."

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007
Personne ne le nie, Perceval! Mais très difficile quand le boulot n'a absolument pas été fait pendant les trois années qui précèdent la maternelle, c'est à dire à la maison! Et vous savez aussi bien que moi que c'est souvent le cas! L'école souffre de plus, hélas, d'une concurrence extrêmement déloyale de la part des media. Ce qui n'exclut pas le fait qu'il faille faire tout ce qu'on peut sur le plan instruction. Au contraire.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Je ne trouve pas le rapprochement enfant roi / enfant au centre si intempestif que ça. Tout au moins dans une compréhension de ce mot d'ordre moins bonne et plus courante que celle de Christophe. Dans les deux cas, on compromet l'avenir au profit de l'immédiat. Comme si se préoccuper de faire à l'enfant une tête bien faite, donc bien pleine nous éloignait du souci de son intérêt...
Il faudrait vraiment en finir avec l'opposition éducation/instruction : la maternelle prouve en effet que l'instruction passe par l'éducation, mais il ne faut pas oublier de s'atteler à l'inverse.
Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

D’accord à la fois avec Christophe Sibille et Perceval.
L’enfant-roi arrive à l’école maternelle, inscrit par une maman béate qui nous explique, les yeux pleins d’étoiles, que ça y est, son « petit cœur » est propre, que c’est un amour et qu’il est supérieurement intelligent, gentil, drôle et tout et tout, pendant que le petit cœur escalade les chaises, ouvre les portes des placards, nous pique notre stylo et tire d’un coup sec sur le registre matricule en nous disant d’un ton rogue : « Fais voir ! »...

Nous savons donc avant même qu’il pénètre dans les locaux scolaires sous son nouveau nom (Théo, Emma, Manon, Zinédine, Haya ou Oussama) qu’il bousculera les copains, leur arrachera les jouets des mains, fera dix-huit fois le tour de la cour poursuivi par l’ATSEM au moment de rentrer en classe. Qu’une fois dans le vestiaire, il gigotera dans tous les sens pour que nous arrivions à lui ôter son blouson, ou, s’il est un tantinet autonome, qu’il faudra le « choper au vol » pour lui faire ramasser le dit blouson dont il se sera débarrassé négligemment. Que, dans la classe, il papillonnera d’un atelier à l’autre, démontant tout et ne faisant rien, qu’il ne participera au moment de langage que pour mettre la panique en changeant trente-six fois de place ou pour monopoliser la parole en racontant de façon fort décousue SA vie, la seule qui pour lui existe.

Raison de plus pour mettre l’enfant « au cœur du système ». L’enfant, pas lui ! Pas ce truc qui ressemble à un chiot « élevé » en chenil (n’est-ce pas Dobolino et Yann ?) ! L’enfant qu’il DOIT devenir, celui qui arrivera au Cycle 2 enfin socialisé, prêt à entamer les « apprentissages fondamentaux » en pleine possession de son « humanitude » !
Cela passe bien sûr par l’éducation, pour laquelle nous serons peut-être seuls, papa et maman refusant catégoriquement d’admettre que leur « petit cœur » est insupportable, instable, ingouvernable, détestable, mais peut-être pas, les géniteurs de l’ « alien » seront peut-être soulagés d’apprendre que nous sommes prêts à les aider à rectifier le tir...

Encore faut-il que nous sachions le faire, que les programmes de l’école maternelle soient clairs sur le sujet, que les formateurs arrêtent de faire croire aux jeunes recrues que « cela viendra tout seul », qu’il faut que l’enfant « découvre l’autre », que les « règles de vie doivent être élaborées collectivement et parfois négociées », que, puisqu’à l’école élémentaire, l’élève apprendra à lire, à écrire et à compter, le plus urgent est d’anticiper sur ces apprentissages et d’asseoir les petits bouts à une table marquée de leur prénom pour leur faire exécuter des fiches de lecture ou de mathématiques grâce auxquelles ils « découvriront les principales fonctions sociales de l’écrit », « se construiront une première culture littéraire », « prendront conscience des réalités sonores de la langue » ou « approcheront les quantités et les nombres ». (Christophe, je ne dis pas que c’est ce que vous cherchez à faire passer à vos étudiants, mais les témoignages sont nombreux pour dire que c’est ce qu’ils comprennent de l’enseignement reçu).

Inventons une école maternelle où la journée ne commencera pas par une bonne demi-heure d’accueil pendant laquelle les enfants ont pour consigne de faire ce qu’ils veulent sans tenir compte ni de la maîtresse, ni des petits camarades, où chaque enfant sera accueilli par des adultes acceptant et/ou exigeant de jouer leur rôle d’adultes l’aidant à se déshabiller, le poussant à une autonomie raisonnable et raisonnée, lui donnant peu à peu la structure dont il a besoin pour vivre au milieu des autres qu’il apprendra à considérer comme des égaux.

Inventons une école maternelle où leurs besoins de mouvement sont respectés, leurs capacités psychomotrices et cognitives sollicitées à leurs mesures, leurs apprentissages gradués et progressifs, où leur entrée dans le monde de l’école se fait par une porte à leur taille et non par un soi-disant besoin d’agir comme un expert pour tirer du sens de leurs découvertes et de construire leurs savoirs à leur rythme. Nos enfants-rois ne demandent que ça, eux qui vivent depuis deux ou trois ans dans un monde sans limites, sans repères et donc, finalement, sans sécurité.

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

bonjour à tous...
juste un post-it...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

oups mauvaise" manip" , je recommence et faîtes comme si je n'étais pas passée. Bon dimanche

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Le souci n'est pas là :
"Il faut de toute urgence repenser les filières les plus dévalorisées, en Corse et ailleurs. On peut très bien ne pas être à l’aise dans l’enseignement traditionnel, et s’orienter vers un enseignement professionnel de qualité — le compagnonnage nous le prouve tous les jours."

Le SOUCI EST Là:
"Inventons une école maternelle où la journée ne commencera pas par une bonne demi-heure d’accueil pendant laquelle les enfants ont pour consigne de faire ce qu’ils veulent sans tenir compte ni de la maîtresse, ni des petits camarades, où chaque enfant sera accueilli par des adultes acceptant et/ou exigeant de jouer leur rôle d’adultes l’aidant à se déshabiller, le poussant à une autonomie raisonnable et raisonnée, lui donnant peu à peu la structure dont il a besoin pour vivre au milieu des autres qu’il apprendra à considérer comme des égaux.

Inventons une école maternelle où leurs besoins de mouvement sont respectés, leurs capacités psychomotrices et cognitives sollicitées à leurs mesures, leurs apprentissages gradués et progressifs, où leur entrée dans le monde de l’école se fait par une porte à leur taille et non par un soi-disant besoin d’agir comme un expert pour tirer du sens de leurs découvertes et de construire leurs savoirs à leur rythme. Nos enfants-rois ne demandent que ça, eux qui vivent depuis deux ou trois ans dans un monde sans limites, sans repères et donc, finalement, sans sécurité."


Pour ça, IL FAUT (désolé) DES PROS, EN CRèCHES/MATERNELLES/PRIMAIRES, GRASSEMENT PAYéS COMME UN AGRéGé (MINIMUM).

Après, "normalement", les gamins n'auront pas besoin de collèges,lycées, facs :o))))))))))))))
Ils sauront se débrouiller SEUL en parfaite "AUTONOMIE".

Marre des praticiens chercheurs pédantsbobosracistesdegôches.

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Un début de débâ qui peut vous intéresser :

http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=116514&st=0&gopid=2124130&#entry2124130

EDP est le forum d'instits le plus fréquenté (ndmoi).

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Perceval, je me serais bien inscrite sur EDP, mais je trouve la charte un peu stricte. Qu'en est-il réellement ?

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

J'en suis à ma troisième exclusion. La conception de la liberté d'expression y est semblable à ce que j'ai cru comprendre du forum de France 2: on a le droit de dire tout ce que les modérateurs ont envie de lire. Je me demande combien de temps y tiendrait Toto. A mon avis, il serait censuré avant même de s'inscrire.
Ce qui est intéressant, c'est qu'on peut y prendre la température ambiante. Mais les débats qui nous occupent ici semblent bien loin des préoccupations moyennes.
Je suivrais avec intéret ta contribution et les réactions qu'elles pourraient susciter.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Ce qui est pénible, c'est la prégnance du politiquement/pédagogiquement korrekt. Y'a du boulot, là-bas. Je m'y emploie par petites touches.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Pardon pour la coquille.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Picbille p119 n°2 petit5

Pendant ses vacances,
Elise a fait 3 pellicules de 12 photos
Elle a raté 8 photos.
Combien de photos sont réussies ?

Le mien il a fait 12-8 (sûr qu'il est pas très attentif (?) )
C'est quoi Pellicule ?

N° 6 Première approche de la division .
(encore jamais vu pour l'instant, sauf avec moi 5 minutes il y a 2 semaines, en première approche, plus encore une fois hier avec 'chanteclerc' plutôt bien fait, ça c'est pour le "topo")

2 frères se partagent équitablement un paquet de 24 petits gâteaux .
Combien de gâteaux chacun a-t-il ?
24 - 12 = 12
Il a eu faux. (?)
C'est quoi "équitablement" ?
C'est partager, heu, bien..
Picbille C'est de la merde en barre.

Je me doute que les bons s'en sortent (profs/élèves) mais les autres ?
M'en fous, je vais le faire moi, parce que je peux, mais les autres ?

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Surtout, il y a très peu d'exercices, dans Picbille.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Comme Dédé ou comme Toto, here is etc.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Et puis, dans Picbille CE1, ils attendent que les CP arrivés au CE1 aient oublié la technique de l'addition en colonnes pour la remettre au programme.
Et aussi, dans Picbille CE1, ils étudient les multiples de 3 à la page 36, le signe "x" à la page 98 et la table de multiplication par 3 à la page 110, en même temps que les tables de 4 et de 5 pour être sûrs que les élèves les reconstruisent à chaque fois au lieu de les apprendre "bêtement" par coeur.

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

Et puis dans Pic Bille quand on veut effectuer une soustraction en ligne comme

72 - 13=

on doit compter 72 petits carreaux sur une feuille puis en supprimer 13 et compter ce qui reste...

Y savent pas chez Pic Bille qu'on pourrait être un peu plus malins et faire, toujours en ligne
72 - 10 - 3 =

Ce n'est pas gentil, cher Pic Bille, de prendre les enfants pour des ânes...

Ecrit par : Maminou | 27 mai 2007

Toto, vous avez récemment, (par je ne sais quel moyen; c'est vous l'informaticien, pas moi) créé un lien internet: "Christophe Sibille; cherche jeune fille de dix ans", lien qui conduisait directement aux forums de "bonnêt d'âne".
Je ne vois pas qui d'autre que vous a pu faire cette saloperie. Quels que soit les comptes que vous avez pu avoir à régler avec moi.
Si tel est le cas, vous êtes un ENCULE DE PREMIERE.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Bonjour

je suis PLP Lettres-Histoire dans une zone violence à défaut d'être ZEP et c'est clair que l'orientation en LP ne se fait pas positivement. Nous avons des élèves très faibles en lecture, écriture et calcul, et qui posent beaucoup de problèmes de discipline.
Peut-être est-ce mon ancienneté qui me fait dire ça, mais avec le temps, je constate que nous avons perdu une catégorie d'élèves: les très pénibles mais très bons (enfin "très bons" c'est relatif, hein!). Je pense que c'est dû à une volonté de pousser le plus loin possible tous les élèves, ce qui fait que ces élèves sont désormais en LGT.
Je ne me plains pas trop des élèves de BEP que j'ai appris à apprécier: ils sont paumés dans le système scolaire et ont besoin de reprendre confiance en eux. Les pédagogies actives sont le seul moyen de les faire travailler. En 3 - 4 heures par semaine, je ne peux pas combler toutes les lacunes accumulées depuis l'école... malgré les injonctions de notre hiérarchie.
En revanche, je n'aime pas enseigner en Bac Pro. Les exigences ne sont plus du tout les mêmes, mais les élèves continuent de se laisser bercer et ne fichent rien. Nous avons un taux de réussite au bac de 50%. Il faut dire que n'importe quel titulaire du BEP peut prétendre à une inscription en 1ere bac pro. Donc je me retrouve avec des élèves qui ont réussi leur BEP avec un 05/20 en Français et je dois les initier à l'analyse stylistique (eh oui! nous aussi nous avons des programmes de Français délirants...).
Sans parler de la politique académique ultra laxiste avec les fumistes. Et les consignes de correction aux examens...

Mais que faire avec un BEP comptabilité ou secrétariat? RIEN. Il faut donc bien leur assurer un avenir et les mener jusqu'au bac. Beaucoup de mes élèves de Bac pro rêvent de poursuivre en BTS, mais j'ai peu d'espoir de réussite pour eux.

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 mai 2007

Ca, ça va plaire à beaucoup (sur le site Bien lire, à propos des devoirs à la maison) :

"La pratique des devoirs met davantage en avant des modèles naïfs de la réussite (l'effort, le travail), sans s'arrêter sur les conditions et les processus d'acquisition des connaissances."

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Christophe, vous êtes légitimement en colère, mais derrière ses outrances verbales, je sens Toto comme un brave gars incapable de ce que vous dites...

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

L'effort et le travail, modèles naïfs de la réussite : ça doit démanger du pied qui on sait...

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Inventons une école maternelle où leurs besoins de mouvement sont respectés, leurs capacités psychomotrices et cognitives sollicitées à leurs mesures, leurs apprentissages gradués et progressifs, où leur entrée dans le monde de l’école se fait par une porte à leur taille et non par un soi-disant besoin d’agir comme un expert pour tirer du sens de leurs découvertes et de construire leurs savoirs à leur rythme. Nos enfants-rois ne demandent que ça, eux qui vivent depuis deux ou trois ans dans un monde sans limites, sans repères et donc, finalement, sans sécurité.

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

D'autant plus que si on invente une école maternelle de ce type, ça évitera aux enfants bien élevés et doués de se faire fracasser à trois ans et de se faire traiter de singes habillés entre deux violences physiques de leurs petits "camarades". Douze ans plus tard, je n'en suis toujours pas remise et lui non plus.

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

M'enfin Dobolino, quelle idée aussi, de privilégier chez ce pauvre petit un modèle complètement obsolète !
Écoutez plutôt les sages conseils ci-dessous :

Ca, ça va plaire à beaucoup (sur le site Bien lire, à propos des devoirs à la maison) :

"La pratique des devoirs met davantage en avant des modèles naïfs de la réussite (l'effort, le travail), sans s'arrêter sur les conditions et les processus d'acquisition des connaissances."

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

Des détails, Dobo !

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Je veux dire : donnez-nous-en...

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Et puis dans Pic Bille quand on veut effectuer une soustraction en ligne comme

72 - 13=

on doit compter 72 petits carreaux sur une feuille puis en supprimer 13 et compter ce qui reste...

Y savent pas chez Pic Bille qu'on pourrait être un peu plus malins et faire, toujours en ligne
72 - 10 - 3 =

Ce n'est pas gentil, cher Pic Bille, de prendre les enfants pour des ânes...

Ecrit par : Maminou | 27 mai 2007

Et, après, on s'étonne de la multiplication des soi-disants EIP. C'est certain qu'avec un QI à 130, il y a de quoi péter le boulard. A 140, c'est envoyer le minot en psychothérapie, voir en hôpital de jour...

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

"La pratique des devoirs met davantage en avant des modèles naïfs de la réussite (l'effort, le travail), sans s'arrêter sur les conditions et les processus d'acquisition des connaissances."

Ce qui m'agace, là-dedans, c'est qu'il y a bien sûr du vrai, mais que c'est défendu au service d'une idéologie qui envoie les "non-héritiers" dans le mur et qui nous oblige à jouer les vieux cons.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Des détails, Dobo !

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Non! C'est une souffrance que vous trouverez exposée en long et en large sur le forum de l'ANPEIP.
Nous, on a mis le pied dessus: il fera intermittent du spectacle, le petiot qui a trois ans chantonnait 7; 14; 21;28 et stoppait net si on s'étonnait d'un regard, comme s'il était pris en faute et connaissait sa culpabilité, le petiot qui à 18 mois dessinait un bonhomme avec ventre tête deux bras et deux jambes. Sa tante emerveillée, Catmano en l'occurence, me dit alors qu'il fallait absolument le mettre en maternelle à la rentrée de ses deux ans, soit deux ans trois mois... A part des poux, des baffes et un profond mépris des enseignants, je ne sais guère ce qu'il a pu y trouver.
Au moins, son expérience désastreuse aura-t-elle, j'espère, servi à la rédaction du livre de sa tante qui pourra lui en offrir un exemplaire dédicacé si elle est publiée...

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

"Toto, vous avez récemment, (par je ne sais quel moyen; c'est vous l'informaticien, pas moi) créé un lien internet: "Christophe Sibille; cherche jeune fille de dix ans", lien qui conduisait directement aux forums de "bonnêt d'âne".
Je ne vois pas qui d'autre que vous a pu faire cette saloperie. Quels que soit les comptes que vous avez pu avoir à régler avec moi.
Si tel est le cas, vous êtes un ENCULE DE PREMIERE.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007 "
ECOUTE MOI BIEN TROU DE BALLE,

TU RETIRES CA TOUT DE SUITE OU JE VIENS PERSONNELLEMENT CHEZ TOI TE CASSER LA GUEULE

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"Christophe, vous êtes légitimement en colère, mais derrière ses outrances verbales, je sens Toto comme un brave gars incapable de ce que vous dites..."

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007
Je souhaiterais que vous ayez raison. Mais, honnêtement, surtout pour ce qui est, par un tel biais, de faire un renvoi au site de Jean-Paul, je ne vois vraiment pas qui d'autre en ces lieux aurait pu faire une saloperie pareille.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Christophe, il y a des tas de lecteurs muets, mais qui n'en pensent pas moins, le cas échéant. Je pencherais plutôt par là. Toto n'est pas idiot, et se serait bien douté qu'il serait votre premier suspect.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

C'est drôle, la colère réconcilie Toto avec l'orthographe, mais le fâche avec la ponctuation.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Les mecs, vous vous calmez tout de suite. J'ignore qui a raison, qui a tort, et je n'ai pas suivi les événements, mais vous réglez vos différends hors blog, SVP. Sinon, ça va virer très vite au concours de quéquetes, et pas mal des participantes ici présentes trouveront d'abord ça drôle, puis dérisoire. Et je vous aime trop, l'un et l'autre, pour vous laisser vous enferrer dans une dispute assez peu philosophique qui atteindra vite les bornes du ridicules. Et quand les bornes sont franchies, comme dit l'autre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2007

Donne le lien ! Que je puisse vérifier tes rumeurs de merdes !



T'es qu'un gros con cibil !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"C'est drôle, la colère réconcilie Toto avec l'orthographe, mais le fâche avec la ponctuation.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007
"
Cela ne me fait pas rire, moi, "môssieur" !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Bien sûr, tu n'as pas de lien à donner, ou tu vas me dire que depuis il a été effacé .

trou du cul, tu es !
tu vaux pas mieux que tes 'ancêtres' !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Bon, pour détendre l'atmosphère, je vous propose une ébauche de dictionnaire des idées reçues de l'EN :

moyens (manque de) : tonner contre
effort, travail : modèles naïfs de la réussite

A vous...

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Difficile de régler ça hors blog, Jean-Paul... Je ne vois pas où? Il n'y a pas grand-monde pour "oser" laisser son mail ici! Et je relaisse le mien ici pour régler ça avec toto... S'il veut m'écrire, libre à lui.
La personne qui m'a dit avoir été ainsi "redirigée" en tapant mon nom sur internet est totalement digne de foi, même si le lien semble avoir été effacé depuis... Heureusement, d'ailleurs! Et, toto, encore une fois, ce n'est pas moi le spécialiste en informatique.
ch.sibille@wanadoo.fr

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

"La personne qui m'a dit avoir été ainsi "redirigée" en tapant mon nom sur internet est totalement digne de foi, même si le lien semble avoir été effacé depuis... Heureusement, d'ailleurs! Et, toto, encore une fois, ce n'est pas moi le spécialiste en informatique.
ch.sibille@wanadoo.fr"

J'imagine TES personnes dignent de confiance !
De la à COLPORTER UNE RUMEUR dont tu ne peux pas prouver l'existence, montre bien la HAUTEUR de TA personne!

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Oh, vous savez, toto, la personne en question m'a juste dit avoir lu ce lien sur internet. Elle n'a porté aucune accusation sur personne, n'étant absolument pas participante du blog et n'ayant absolument rien à voir avec lui, en dehors du fait d'en être une lectrice occasionnelle. Il n'y a donc aucun problème de confiance avec elle, les soupçons à votre égard venant de moi, et de moi seul. Maintenant, si je me suis trompé, tant mieux. Mais avouez que le lien entre le blog, les contentieux qui ont pu exister entre nous, et vos talents en informatique forment un faisceau de coïncidences assez troublant.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Il est clair Jean-Paul qu'en venant sur ce blog on s'expose à des représailles, je ne vous ferai pas état de celles auxquelles j'ai eu droit... Mettre en doute les propos de Christophe qui pour une fois sort de ses gongs ne me semble pas possible, il a toujours fait preuve quoiqu'on puisse lui reprocher de retenue et d'une certaine courtoisie même à l'égard de ses détracteurs et nous savons combien nous ne sommes pas tendres avec lui!.
En effet Christophe, laisser une adresse mail sur ce blog conduit dans certains cas à beaucoup de dérives de la part des lecteurs anonymes(j'avais créée moi même une adresse que j'avais laissé sur le blog et je me garde de vous copir coller les mails d'insultes que j'y ai reçus)... apparaître sous son nom entraine ensuite sous google des liens qui ne font pas plaisir au même titre qu'il y a eu des petits malins qui parfois utilise notre pseudo pour intervenir et c'est pas de la paranoïa( n'est ce pas Dobolino qui avait été surprise un jour de constater qu'elle avait postée toute la journée sur le blog alors qu'elle n'y était pas venue? Dobolino ai-je bonne mémoire? je pourrai chercher le post où vous en faîtes mention mais ce serait long)...
Toto on peut penser que vous êtes de bonne foi et je le pense! Mais franchement la colère de Christophe est légitime car je ne doute pas que ce lien ait pu exister, en ayant trouvé sous mon nom qui n'étaient pas très reluisants. Et compte tenu des gentillesses que vous lui adressez régulièrement, il est assez logique qu'il ait tout de suite pensé à vous , votre qualité d'informaticien accentuant les soupçons sur vous. Mais il est vrai et il faut le souligner ,que vous avez le mérite de venir dire en face ce que vous pensez, Christophe a eu droit a des posts plus que fleuris de chardons...
Par ailleurs, Christophe a indiqué être proche de Font et Val on peut supposer que cela lui retombe dessus compte tenu de l'intitulé du lien et si je me permets d'intervenir ainsi c'est bien parce que j'ai eu droit à un lien d'intitulé "nauséabond" suite à des propos que m'avait prêtés Attila Smith...
Toto avec vos connaissances informatiques vous pourriez peut-être nous aider à comprendre comment on peut en arriver là et comment faire pour riposter?
Aussi Christophe je tiens à dire que je vous tiens en une très grande estime et je vous soutiens dans votre colère , cependant vous êtes suffisament magnanime( je ne me trompe d'ailleurs pas à ce que je viens de lire dans votre dernier post) pour accorder pour l'instant à Toto la présomption d'innocence.

Je pense qu'il était plus que temps et nécessaire de dénoncer ce type de pratique et de mettre en garde.
et pour finir sur une note d'humour:
Imaginez un peu les liens auxquels auraient droit Cadichon si elle avait le courage de tenir ses propos à visage découvert!


Bon après midi à tous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

créé ! et toutes les autres fautes que les xx ou yyy ou aaa ne manqueront pas de relever!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

D'accord, Patricia, en laissant mon mail, je m'attends toujours au pire, à des "mots doux" sur ma messagerie. Mais pas à des saloperies de ce genre, "faux-cul" au dernier degré, en plus.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Faudrait voir à ne pas devenir plus parano que nécessaire…
L'anonymat est-il nécessaire sur le Net ? Ma foi, je signe de mon nom, et je ne me suis pas fait attaquer tant que ça — pas par des personnes honorables, en tout cas. Que Frackowiack dise que je pense brun, ou que Meirieu affirme que je suis le fils adultérin de Doriot est simplement grotesque. Que des rumeurs soient colportées par des imbéciles, qu'y pouvons-nous ? Quant aux anonymes ici présents, ils ont certainement leurs raisons pour le rester — et nous supposerons, parce qu'il fait beau et que le vent se lève, que ce sont des raisons honorables. Pour certains, et c'est manifeste, leur pseudo est comme un nom de marque — Toto come Petit Bateau et Cat-quelque-chose de la même manière qu'Adolf Dassler est devenu monsieur Adidas. Cadichon a des raisons politiques (ou conjugales, comme on voudra) pour rester derrière son nom d'équidé — sans compter que prendre un nom d'âne pour venir sur Bonnetdane ne manque pas d'à-propos, et tant pis ppour ceux que ça fait braire. D'autres préfèrent signer en toutes lettres, et ça m'étonnerait que Ch. S. ait reçu beaucoup de menaces depuis qu'il passe un peu de temps ici — sinon de ses amis supposés. Françoise G. ne m'en a jamais fait état. Il ne faut pas commencer à délirer.
Quant aux commentaires qui se donnent libre cours sur des blogs beaucoup moins libérés que celui-ci, c'est lisier de cochon et fiente de corbeau, voilà tout. Ils savent bien, ces coourageux anonymes-là, qu'ils se feraient démolir s'ils se faisaient connaître.
Ah, je vous jure, il y a des jours où je regrette que la pratique du duel ne soit plus de mode… Et je ne suis pas le seul à le penser — d'où sans doute le ton parfois aigü de certaines diatribes : on s'estropie par le langage, faute de s'envoyer des coups d'estoc.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2007

quelques idées(pas très bonnes) pour le dico de Perceval

Bac : voir Niveau

B-a Ba : sujet brûlant. Voir Lecture (Méthode de)

Conseil de classe chambre d’enregistrement des décisions parentales. Annexe du secrétariat.

Cultures. Toujours au pluriel. Il n’y a pas une culture mais des cultures.

Elèves : Trop d’élèves par classe. Dire d’un élève qui ne sait pas écrire : « oui, mais il a beaucoup d’imagination »

Erreur Il n’y a pas d’erreur de l’élève simplement une mauvaise gestion par le professeur des processus d’apprentissage.

Expression écrite S’extasier. Ajouter qu’on n’a jamais autant écrit que depuis l’apparition des SMS et des Blog. Pester contre les professeurs qui évaluent la langue.

Fautes. Ne dites pas faute dites erreur. Voir erreur.

Humanités : ça mène à l’ANPE. Il faut les remplacer par des filières d’informatique.

Lecture (Méthode de) : sujet brûlant. Voir B-a Ba

Lecture . Les jeunes n’ont jamais autant lu. Regardez les ventes d’H. Potter.

Méthode. L’essentiel. Ajoutez : il faut apprendre à apprendre. En profiter pour dénigrer les savoirs.

Moyens Jamais assez. S’indigner.

Niveau : il monte.

Orthographe : connaissance inutile depuis l’invention des traitements de texte.

Professeurs Toujours en grève, toujours absent. Ajouter : « c’est le fruit de mes impôts Monsieur »

Ecrit par : B. | 27 mai 2007

Merci, B.

sens : en abuser en dépit du bon

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

code : ne jamais l'évoquer sans préciser qu'il convient aussi de travailler le sens

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

grammaire : vulgaire

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

"j'avais créée moi même une adresse que j'avais laissé sur le blog et je me garde de vous copir coller les mails d'insultes que j'y ai reçus"

Mince, pourquoi j'en reçoit pas moi ?

Mes connaissances en info sont limités à LA PROGRAMMATION (et encore, du spécifique), maintenant je peux me renseigner..

Mais ACCUSER A TORT ET A TRAVERS EN PUBLIC , c'est un comportement de petite merde !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Cher JPB,
vous avez raison de replacer ce qui se passe en Corse dans l'ensemble d'un système éducatif bien malade.
Pour compléter les notes que l'on trouve sur mon blog http://lescarnetsdulabyrinthe.blogs.nouvelobs/, et prolonger la réflexion, je précise qu'à mon arrivée dans l'île, en septembre, certains élèves du Lycée Professionnel où je travaille m'ont accueilli aux cris de : "Francese, rentre chez toi", se référant effectivement à une prétendue "race corse" qui serait "pure". Mais précisément : il ne faut pas perdre de vue que cet élève qui fait du "pseudo-nationalisme" (alors qu'il ne connaît à peu près rien de l'histoire de la Corse, et notamment de l'expérience démocratique de Paoli, au siècle des Lumières), manque avant tout de repères et se retrouve récupéré par une idéologie nauséabonde. A cet égard, il est en réalité le symétrique du gamin de banlieue qui, par exemple, va être récupéré par l'intégrisme islamique. Ce n'est donc pas tant l'élève d'Ajaccio, ou la Corse elle-même, qui est en cause, mais une école qui a renoncé à instruire et qui, ce faisant, laisse des jeunes à la merci de tous les extrémismes. Comme vous le montrez fort justement dans vos ouvrages, le crétin finit par produire le barbare. Et le barbare, en Corse, c'est le groupe I clandestini corsi, responsable d'attentats racistes anti-Maghrébins. Mais de la même manière, le barbare en banlieue parisienne, c'est l'assassin d'Ilan Halimi. En somme, cet élève corse qui m'accueille à coup de rejet anti-Continental primaire, c'est peut-être celui qu'on aurait entendu dire "Les Juifs ont de l'argent" s'il était né dans le "9-3".
C'est également dans une telle perspective que le fameux rapport de l'Inspection générale que vous évoquez est caricatural pour la société corse sur bien des points : il présente comme des tares spécifiques à l'île des éléments qu'on retrouve en fait dans toutes les académies.
Oui, nous sommes tous des insulaires.
Cordialement.

Ecrit par : Scaramouche | 27 mai 2007

tonique : intenable

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

reçois ... Et je 'vous' merde !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

j'avais créée moi même une adresse que j'avais laissé sur le blog et je me garde de vous copir coller les mails d'insultes que j'y ai reçus"

Mince, pourquoi j'en reçoit pas moi ?

Mes connaissances en info sont limités à LA PROGRAMMATION (et encore, du spécifique), maintenant je peux me renseigner..

Mais ACCUSER A TORT ET A TRAVERS EN PUBLIC , c'est un comportement de petite merde !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

toto il est clair que contrairement à d'autres je ne cultive pas l'ambiguïté d'ailleurs on n'a jamais repris mes propos en disant "il a écrit";
Alors "les sales poufiasses" et les "va te faire troncher au lieu de t'occuper de tes momes" de charmants messieurs et peut-être dames j'y ai eu droit quitte à passer pour la parano du blog !mais comme c'est une adresse que je n'ai quasiment pas utilisé cela a peu d'importance et je m'en contrefiche , je n'ai d'ailleurs pas pris de pseudo suite à cela. À propos de pseudo, je réitère ce que j'avais déjà dit, je comprends tout à fait que certains veillent à leur tranquilité de plus c'est une pratique par certains aspects sympathiques, certains pseudos sont des romans à eux tout seul ils nous permettent de laisser vagabonder notre imagination, parfois, malheureusement, ce n'est pas dans de vertes prairies. et j'en profite pour corriger les fautes:
"
j'avais créé moi même une adresse que j'avais laisséE sur le blog et je me garde de vous copiEr coller les mails d'insultes que j'y ai reçus"

Bref suite au prochain mauvais tour...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Pat, envoie moi un de tes mails d'insultes, pour voir ...

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

ici
affreuxtoto07@yahoo.fr

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Je les ai supprimés et je n'utilise plus cette boite elle a été désactivées mai je peux si ça vous amuse de retrouver les adresses ip en recréer une rien que pour le test:)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

désactivée et maiS ma touche s qui refait des siennes

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

L'adresse ip ne sert que si elle est fixe.

personne n'a d'adresse fixe (enfin je crois)
mais parfois les ânes laissent des indices ;)

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

bon tu peux faire des choses quand tu connais son adresse, et tant qu'il n'en change pas ;)

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"Mince, pourquoi j'en reçois pas moi ?"

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Sûr que sans laisser d'adresse et avec un pseudo, les risques sont moindres!

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Les conseils sont parfois incroyables. Une élève. Nulle, paresseuse, bavarde et impolie. Le proviseur propose le redoublement. Quelqu’un s’avise que le redoublement ne lui sera pas profitable et que l’année prochaine elle se laissera couler. On décide de la faire passer et quelqu’un ajoute que ses notes sont sans doute trop faibles pour qu’elle puisse suivre l’année prochaine. Où est la logique dans tout ça ? Bon courage à mon successeur.

Pour Perceval :

Innovation : Toujours suivi de « pédagogique »

Pédagogique : toujours précédé d’innovation ou de révolution.

Lycéens : portent tous des casquettes, des survets , fument des joints et n’étudient pas.

Reforme : on ne va jamais au bout. Voilà pourquoi ça ne fonctionne pas.

Classe d’âge. Voir niveau . Voir Bac.

Enseignement. OBLIGATOIREMENT suivi « d’en séquences »

Ecrit par : B. | 27 mai 2007

Instruction : n'est bienvenue que si elle est officielle.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Brighelli : podothérapeute insulaire

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Toto : animal à sang chaud affligé de tics verbaux caballistiques (L&L, alpha, monsieur,...)

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

La lecture appartient à ceux qui se lèvent Toto.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Elève. Normalement au centre. Le plus souvent : ailleurs.

Ecrit par : B. | 27 mai 2007

Merci Perceval et B. de ramener l'humour à défaut de soleil.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

A propos du fil qui a été lancé, et de l'enseignement pro (en Corse ou ailleurs), je voudrais vous exposer un point PRIMORDIAL pour comprendre l'orientation des élèves :

A la sortie du collège (fin troisième), les professeurs disent aux élèves moyens (voire mauvais) : "tu devrais tenter une seconde, même si tu n'as que 8 en maths et 7 en français. Si ça ne marche pas, tu iras ensuite en BEP, et si ça marche, tu passeras en première puis tu auras ton bac. Tente, au moins, tu ne risques rien."

MAIS les élèves qui échouent en Seconde NE SONT PAS ADMIS en BEP car il n'y a tout simplement pas de places (les élèves sortant de troisième sont prioritaires, et les dossiers de redoublants, par définition, ne sont pas bons).

Ne pouvant aller en BEP, ces élèves REDOUBLENT DONC leur seconde. Une fois leur redoublement terminé, ils ont déjà perdu deux ans et ils n'ont toujours pas progressé. Ils ne peuvent pas aller en BEP car ils sont encore moins prioritaires, et leur dossier n'est toujours pas meilleur. Le conseil de classe propose donc une réorientation, sans effet puisqu'elle n'est pas possible, et ces élèves... PASSENT EN PREMIERE CAR LE PASSAGE EST DE DROIT !!!!

Ils arrivent donc en terminale CAR LA PREMIERE ET LA TERMINALE FORMENT UN SEUL CYCLE et il est impossible de forcer un élève de première à redoubler. Ils passent enfin le bac, et soit l'obtiennent - du premier coup, au rattrapage ou à la deuxième tentative - soit ne l'obtiennent pas (il y a plein de terminales triplants), mais dans les deux cas, ils échouent aussitôt, soit en première année de fac, soit en arrêtant leurs études et en ne trouvant jamais de travail (incapables de réussir un concours ou de trouver une formation).

Ils finissent donc AU CHOMAGE, ou dans des boulots précaires dans lesquels ils sombrent, alors qu'ils auraient pu avoir une formation professionnelle, qu'on leur a déconseillé à la sortie de collège, et que le système leur a ensuite de facto interdite.


Je n'ai pas toujours de réponse à mes posts sur ce blog (c'est la loi du genre de toute façon, et c'est JPB qui est auteur et maître ici) mais j'aimerais bien comprendre comment un tel état de fait, dévastateur au lycée pour tant d'élèves qui auraient pu faire quelque chose de bien, peut perdurer ainsi depuis un si grand nombre d'années : est-ce si méconnu ? est-ce un système auquel tout le monde s'est résigné en connaissance de cause, ou un dysfonctionnement de la gestion des élèves ui reste soigneusement caché ?

Tous les proviseurs et les professeurs principaux sont confrontés à e problème chaque année pour un grand nombre d'élèves, et à chaque fois on dit aux parents la même rengaine : "on n'y peut rien, c'est le système". Mais il y a bien quelqu'un qui va finir par faire quelque chose contre ça !

J'ai vu repartir des parents désespérés la semaine dernière, car on leur a déconseillé d'inscrire leur enfant en lycée pro, et maintenant il ne PEUT plus y aller. Il a donc perdu un an, il en perdra un deuxième, il passera peut-être en première, où il échouera... Et que fera-t-il après tous ces échecs ? Brûler des voitures ? Pointer à l'ANPE ? Et à quoi lui aura servi l'école ?

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2007

"C'est certain qu'avec un QI à 130, il y a de quoi péter le boulard. A 140, c'est envoyer le minot en psychothérapie, voir en hôpital de jour..." (Dobolino)

Le petit-fils d'une de mes amies , en 6ème à neuf ans, s'y ennuie mortellement.
Mon amie a découvert qu'il avait couvert son tableau de "I hate school, I hate school..."
Il avait appris tout seul à lire l'heure à cinq ans en GS et a sauté le CP, au grand dam de sa grand-mère, fille d'instituteurs qui désapprouvaient une telle décision. Cela ne lui a porté aucun préjudice.

Autre réflexion sur tout ce qui précède : Instruire, c'est éduquer, et non l'inverse.

Des enfants en CE1 qui n'ont pas appris à lire en CP : que font-ils? Ils foutent le bazar dans la classe, surtout si la maîtresse leur laisse "lire" tout seuls les "consignes", silencieusement qui plus est . Sans leur donner d'explication.

Histoire vécue : ma petite-fille est rentrée un jour outrée : sa maîtresse avait dit : "Mikaël et Joshua n'existent pas pour vous, puisqu'ils ne font rien".
Ils avaient eu en CP une méthode "naturelle : de l'aveu de la maîtresse, 50% d'échec... ce qui ne l'avait pas empêché de poursuivre avec "Crocolivre".
Ma petite-fille avait échappé au sinistre grâce à une méthode alphabétique étudiée en double avec sa mère.

Les deux garçons en question ont été sauvés car ils ont rencontré l'un une maîtresse qui l'a récupéré, l'autre est rentré dans une école libre. (Il y en a parfois de bonnes.) Ils sont parfaitement rentrés dans le rang.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2007

Imaginez un peu les liens auxquels auraient droit Cadichon si elle avait le courage de tenir ses propos à visage découvert!
Ecrit par Patricia,

qui ne me lit pas de toute évidence.

Il faut vraiment avoir la médisance chevillée au corps pour être aveugle au point d'ignorer mon identité alors que j'ai posté mon email à plusieurs reprises et que je n'ai pas craint de me dévoiler dès mes premiers commentaires, avant que je ne trouve ce pseudo que je chéris pour des raisons toutes personnelles.

Si je ne me tiens pas "à visage découvert" , comment diantre Pendariès a-t-il trouvé en ligne, ce que j'ignorais moi-même, mon mémoire de master! il n'est pas madame Soleil que je sache.
La "toile" est un puissant révélateur de l'aveuglement idéologique et confirme ce qu'écrit un des Francais d'Amérique les plus remarquables de sa génération, Jacques Barzun, un parfaitement inconnu chez nous, sauf de Liliane Lurçat.
“When truth and ideology conflict, [some people] choose the latter”.(“From Dawn to Decadence, 1500 to the Present, 500 years of Western Cultural Life”, (New York, 2000)

Ecrit par : Cadichon | 27 mai 2007

Jérémy: il faut dire à ces parents d'inscrire leur gosse en apprentissage (pas évident car il faut trouver un patron). Il existe des CFA publics. Se renseigner sur le net ou auprès des chambres de métiers. En LP nous avons le même problème avec les élèves de Seconde pro qui se rendent compte qu'ils se sont trompés de formation (inscrits en "vente" alors qu'ils voulaient faire plombier). Ils ne peuvent plus changer de voie car les deux années de BEP sont UN SEUL cycle. Ils sont donc obligés de quitter la voie scolaire pour l'apprentissage.

(Heureuse de voir que je ne me suis trompée de sujet qu'à moitié. En fait, je ne savais pas si ce fil devait parler de la Corse ou du LP... Finalement ce ne sont que règlements de comptes?)

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 mai 2007

"Sûr que sans laisser d'adresse et avec un pseudo, les risques sont moindres!

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007 "

T 'es Grave CON toi !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"Si tel est le cas, vous êtes un ENCULE DE PREMIERE."

Kess ta contre les enculés ?

Fils de rin !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Ouh la la! il fait chaud sur le blog, encore aujourd'hui!
Pourtant hier, je peux vous assurer que la mer était belle, belle! que les touristes étaient encore absents, et qu' on pouvait donc faire courir son chien sur la plage sans qu'on se fasse "hurler dessus"... Et que les cookies que je viens de faire sont très bons. Tiens, si je pouvais vous en envoyer quelques-uns pour calmer le jeu... Ce serait volontiers...

Ecrit par : Thalie | 27 mai 2007

Cadichon , le plus désolant est vraiment que vous n'ayez aucun humour!
j'avais écris juste avant cette phrase que vous citez:
"et pour finir sur une note d'humour".

et excusez moi de n'avoir pas fait le rapprochement de vos posts sous le pseudo de cadichon avec ceux que vous avez écrits sous votre véritable patronyme, je n'ai pas souvenir que vous nous ayez avertis de ce changement de signature et si je suis une habituée du blog depuuis presque sa création je n'en suis pas toujours une lectrice assidue.J'ai donc du zapper ce fait et pour être honnête vous êtes tellement caricaturale que j'ai même cru que vous étiez un personnage créé de toute pièce.

MàC m'épate il a le nez fin et il n'est pas le seul d'ailleurs!


Bonjour particulier à Dobolino et Catmano .

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Que Frackowiack dise que je pense brun, ou que Meirieu affirme que je suis le fils adultérin de Doriot est simplement grotesque. Que des rumeurs soient colportées par des imbéciles, qu'y pouvons-nous ? .
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2007

Je suppose que Cadichon est la fille adultérine et non reconnue de Georges Marchais et en garde quelque rancœur, ce que nous pouvons tous concevoir.

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

Bonjour Patricia. Et pour la mère, Dobo, tu vois qui ? Arlette ?

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

Dobolino et Catmano vous n'avez vraiment pas vos pareilles pour détendre l'atmosphère!
Mais Catmano je doute que ce soit Arlette , elle est plutôt adepte du clonage...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Anne-Marie, vous partez du principe que tous les enfants ont eu, jusqu'à trois ans, donc avant de mettre un pied à l'école, une éducation à peu près rationnelle, (c'est à dire avec un minimum d'amour, d'attention, et de cadre). Ce qui leur permet de ne pas être à la limite, (et quand je dis à la limite!) de l'asociabilité quand ils sont en petite section. Donc d'être aptes à suivre la voie d'une "instruction éducative" correspondant aux enfants normalement éduqués de cet âge. C'est le cas des vôtres. Tant mieux pour eux. Que fait-on des autres? On les euthanasie, ou on tente, tant bien que mal, de pallier les carences familiales?

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

On tente, Christophe, on tente. Sans aucun doute. Je ne dis pas que ce sera facile, mais on tente.

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

Donc d'être aptes à suivre la voie d'une "instruction éducative" correspondant aux enfants normalement éduqués de cet âge. C'est le cas des vôtres. Tant mieux pour eux. Que fait-on des autres? On les euthanasie, ou on tente, tant bien que mal, de pallier les carences familiales?

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

On tente de pallier mais ce n'est pas une raison pour massacrer les bien-élevés! Merci!
Pour la mère de Cadichon, je ne sais pas trop... Probablement quelqu'un qui connaissait la valeur du travail contrairement à nous autres, bande de larves gluantes et parasites. Allons nous cacher! Nous, qui nous accrochons comme des sangsues aux profits boursiers et réclamons des dividendes alors que nous devrions organiser un suicide collectif.

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

Elève tonique: mettre l'accent dessus.

Colle: ne sert plus que pour pour les serrures.

Tableau : Je ne vous dis pas

Compas : verlan

Ecrit par : Merlemocoeur | 27 mai 2007

Brighelli : podothérapeute insulaire

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Désolée : pédothérapeute.

Christophe, je vous rappelle que ma fille est maîtresse en ZEP, avec des enfants qu'elle réussit à instruire, bien qu'elle ait eu un lavage de cerveau dans l'IUFM de Limoges, où le constructivisme pur et dur sévit (voir la lettre de Pedro Cordoba à Gérard Gonfroy, voir les "Albums" d'Alain Prinsaud ).
Ces enfants n'ont à la maison aucune éducation, le livre doit y être inconnu, à part leur livre de lecture et de petits livres prêtés par leur maîtresse.

Souvent, ils sont difficiles à tenir, et l'autorité qu'il faut déployer est usante. Il en est de même évidemment à tous les niveaux, depuis la GS.

Je ne vois pas pourquoi vous me proposez de les euthanasier, alors que j'ai fait sortir ma fille de son brouillard pédagogiste grâce au livre de Marc Le Bris "Et vos enfants ne sauront pas lire...ni compter" (l'avez-vous lu??) et que voyant sa détresse lors de son premier poste en CE1 en ZEP, et qu'elle était prise de panique voyant que pas un seul de ses 18 élèves ne savait lire, je lui ai offert 18 "Lire avec Léo et Léa " de ma poche. (Pour ses petits noirs et magrhrébins).

Elle n'avait pour eux que Justine et compagnie CE1, qu'on ne peut lire ...que si l'on sait lire.

J'espère que vos enfants encore petits ont des parents attentifs qui les aiment, les entourent, ...et les aident à combler les lacunes de l'EN. Leur méthode d'apprentissage de la lecture est-elle globale?
Attention à l'enseignement des "maths" actuel : de la merde, comme dit Toto, je l'approuve.

Pour moi, sauver une classe ou même sauver un enfant me plonge dans la joie.

Hier encore j'ai conseillé la méthode Fransya à un pauvre enfant de 10 ans orphelin de mère et qui ne sait pas lire.

Anne-Marie.

J'ajoute que ma fille a du caractère. Elle a réussit à obtenir le redoublement de 5 de ses élèves de CE1: entrés en CE1 sans savoir lire, ils ont fait un CP cette année : il est donc logique qu'ils redoublent.

(Qui dit que le redoublement est un génocide? C'est l'auteur de "Où en est l'école aujourd'hui? " Ah oui, c'est Christian Forestier, éminent recteur et conseiller de Claude Thélot pour l'aider à accoucher de sa souris mort-née du Grand Débat.)

Ses collègues sont en train de se rendre compte que sa méthode est infiniment plus éfficace que leurs méthodes Mika et autres intégratives à la Goigoux.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2007

efficace...

Toi aussi il t'énerve ce petit homme ...

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"Toi aussi il t'énerve ce petit homme ...

Ecrit par : toto | 27 mai 2007 "

Toto, un homme qui aime le bon vin ne peut ête totalement mauvais.

Ecrit par : Japhet | 27 mai 2007

Toto, un homme qui aime le bon vin ne peut ête totalement mauvais.

Ecrit par : Japhet | 27 mai 2007
c'est une parole de sage Japhet et une femme qui aime le bon vin peut-on en dire autant;):) ?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Merci profanonyme de m'avoir répondu !

J'imagine que les autres s'en foutent, ou n'ont pas lu, ou n'en savent pas plus.

Le problème de l'apprentissage, c'est que les parents ne savent pas où chercher. Rien n'est fait pour leur faliciter la tâche, et personne n'est capable de leur donner les renseignements qu'ils cherchent.

Quand vous dites : "Heureuse de voir que je ne me suis trompée de sujet qu'à moitié. En fait, je ne savais pas si ce fil devait parler de la Corse ou du LP... Finalement ce ne sont que règlements de comptes?", je suis d'accord avec vous.
J'aurais aimé que les commentaires au post de départ parlent de la Corse (éventuellement) ou du LP (encore mieux), mais je vois qu'à part le vôtre, aucun des messages qui suivent le mien ne parle du LP ou de l'orientation.
J'en déduis qu'ici non plus ces sujets n'intéressent personne, et qu'il vaut mieux perdre son temps à parler d'autre chose.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2007

Anne-Marie, je suis allé récemment effectuer une visite pédagogique en CE1. 30 élèves, (pas 18). Un qui passait son temps à battre ses camarades, en classe. Deux autres qui lui emboîtaient le pas assez facilement. Les parents de celui qui tapait les autres l'avaient fait manger dans la gamelle du chien, quasiment depuis sa naissance. Pour ce qui concerne les deux autres, père en prison, quelques frères et soeurs tous nés de pères différents. Et ce ne sont pas des cas exceptionnels, entre autres peut-être un peu moins lourds. Je doute que "Léo et Léa" auraient pu leur faire oublier ce qu'on peut ici pudiquement appeler "des carences éducatives". Alors, oui, instruire, je suis d'accord. Dobolino, je suis d'accord également pour que ceux qui ont été élevés avec plus d'amour ne pâtissent pas de cette situation. Que proposez-vous? Nous sommes, me semble t-il, (un peu) obligés de raisonner autour d'une école qui ne soit pas totalement déconnectée de la société telle qu'elle est.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Jeremy,
avez-vous déjà rencontré dans un établissement scolaire une personne compétente en matière d'orientation?j'ose cependant croire qu'ils en existent soyons optimistes...
quand j'étais au lycée les deux conseillers d'orientation censés nous aider dans nos projets d'orientation nous indiquaient l'adresse du CIDJ le plus proche et nous devions essayer de nous frayer un chemin dans la jungle de la non information dans laquelle on nous laissait entrer sans guide. Certains de nos professeurs qui remplissaient nos dossiers, essayaient tant bien que mal de nous aider mais la plupart n'en avait pas les compétences et comment leur reprocher ce n'est pas leur rôle!
c'était il ya plus de 20ans. Aujourd'hui en tant que parents nous constatons toujours la même carence. Résultat des filières surchargées , d'autres en voie de disparition voire disparues...et des gamins égarés...que mettre en oeuvre pour palier à cette carence anémiante?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

"je lui ai offert 18 "Lire avec Léo et Léa " de ma poche. (Pour ses petits noirs et magrhrébins)."

Sans parler du côté dame patronnesse, l'amalgame est assez dérangeant. Avec des clichés pareils, vous seriez peut-etre surprise du panachage chromatique tant des boulets que des élèves exemplaires (donc dotés de parents tout sauf défaillants, qui ne reculent devant aucun effort pour la réussite de leurs enfants).
Il ne s'agit pas seulement de condescendre à être charitable avec de pauvres déshérités, mais aussi de rendre justice à des gens parfaitement "méritants".

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Ne le prenez pas pour vous, Anne-Marie, mais ce genre d'amalgame m'agace sous ses multiples formes, y compris celle de collègues qui sont d'avance fatalistes pour les enfants dont vous parlez, comme s'ils étaient, par nature, plombés d'avance. En exagérant un peu, ça me donne envie de leur préparer leurs cocktails molotov.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Et, sans esprit polémique, mes deux nains ont tous les deux appris à lire avec Justine et lisent très bien. Le manuel n'est jamais qu'un support plus ou moins approprié pour l'usage que l'on en fait.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Anne-Marie, je me relis, et je me trouve injustement agressif. Pardonnez-moi.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Je fais chorus avec Jérémy : je ne pensais guère, en ouvrant ce fil, amener des commentaires sur la Scaramouche l'a très bien compris — mais au moins sur les défauts criants de l'orientation, qui mène en LP des enfants qui n'ont rien à y faire — ou envoie en Seconde des gosses qui seraient bien mieux ailleurs. Quant à l'orientation en Terminale, elle est tout aussi inefficace. Il n'y a donc pas ici un conseiller d'orientation qui pourrait nous expliquer le pourquoi de cette politique coûteuse et inefficace ? Les facs en sont à intervenir en terminale pour (dé)conseiller telle ou telle filière. Peut-être les entreprises devraient-elles venir au collège expliquer de qui elles ont besoin, dans un avenir proche.
"Prof Anonyme" a très bien résumé, un peu plus haut, l'escroquerie des Bac Pro, où l'on a des exigences pour des gosses qui, trop souvent, sont là par désœuvrement, qui rêvent d'un BTS où ils ne seront pas pris (hypothèse ordinaire), ou qu'ils échoueront (seconde hypothèse ordinaire). J'ai en tout et pour tout, sur deux BTS cette année, un élève sorti de Bac Pro qui s'en sort — au prix d'un travail acharné, et il s'en sort grâce aux matières "techniques", parce que dans les fondamenbtaux, il traîne des retards invraisemblables — non parce que les profs de BEP / Bac Pro ne font pas leur boulot, mais parce qu'ils ne peuvent pas le faire, comme l'a expliqué ici même Pendariès bien souvent.
Je suis bien persuadé que bien de sproblèmes viennet d'un Primaire gâché. Mais ça ne suffit pas, on ne va pas renvoyer des ados en CP pour leur apprendre à lire et à travailler. So ?
Ça, bien sûr, c'est la version noire. Si quelqu'un bosse dans un LP où ça se passe bien, qu'il nous explique…
Et on arrête les chamailleries…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2007

Ça, bien sûr, c'est la version noire. Si quelqu'un bosse dans un LP où ça se passe bien, qu'il nous explique…
Et on arrête les chamailleries…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2007

Dès le CP commence le processus de sélection pédago-psycho-sociologique de la future masse des travailleurs salariés et précaires.
L'école est l'antichambre de cette fonction institutionnelle objective: au départ se précipitent sur la ligne des millions de concurrents , tous doués pratiquement des mêmes aptitudes intellectuelles mais gratifiés à l'arrivée, s'ils y parviennent de titres et de diplômes très dissemblables. Pour les uns des médailles d'or, pour les autres des breloques...
Les enseignants ont la charge (charge voilée par leurs discours psycho-pégagogiques) d'organiser la course.
Justement je dois filer au collège...on m' y convoque pour réfléchir autour du "projet d'établissement"! Une des commissions réfléchira sur le thème de l'orientation précoce et préprofessionnelle des élèves éjectés de la course avant même d'en avoir pris le départ.
Excusez-moi , je suis en retard!

Ecrit par : buntovchik | 28 mai 2007

"je lui ai offert 18 "Lire avec Léo et Léa " de ma poche. (Pour ses petits noirs et magrhrébins)."

J'accepte la qualification de "dame patronesse", cela ne me dérange pas.

J'ajoute que cette ZEP, qui a un directeur intelligent et pas mal de moyens, m'a remboursé rapidement mes livres.

Et que ma fille est en train de gagner sa bataille (notre bataille ) , il y a eu une évaluation commune des deux CP, et il a bien fallu reconnaître que la méthode de ma fille obtenait de meilleurs résultats que Mika et Crocolire.

Ses meilleurs élèves sont des enfants en extrême pauvreté, dont une toute petite fille victime d'attouchements sexuels au sein de sa famille.

"Et, sans esprit polémique, mes deux nains ont tous les deux appris à lire avec Justine et lisent très bien. "

Heureusement, tous les enfants ne restent pas sur le carreau.
La maîtresse de mon petit-fils faisait du syllabique, "le moins possible puisqu'on ne peut y échapper".(sic)

Si vous approuvez l'utilisation des méthodes mixtes, je ne comprends plus l'utilité de ce blog, qui cherche à restaurer une école qui forme le mieux possible des enfants quelle que soit leur origine sociale.

Presque 100 % des classes de maternelle apprennent aux enfants à deviner des mots entier, à copier des mots qu'ils ne savent pas lire, c'est le début de la dyslexie et de la dysorthographie.

Si vous ne connaissez pas les livres de Colette Ouzilou, Mme Wettstein-Badour, Liliane Lurçat, c'est dommage.

En tout cas, vous pouvez lire ceux de Jean-Paul Brighelli ou de Maurice Maschino.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Un témoignage de la necessité de changer :

"Je viens de retrouver plein de vieux bouquins de classe ... dont un 'Histoire de France' Cours élémentaire Gauthier et Deschamps - Hachette - 1928

Aujourd'hui, les enfants n'ont plus de cours d'histoire, pourquoi ? J'ai pourtant l'impression que toutes ces 'aventures' les passionneraient ?

Mon fils en CE1 a un peu parlé des hommes préhistoriques en classe au travers d'un album bourré d'anachronismes, et je pense que c'est tout ...

Je me rends compte que dans les années 70-80, quand j'étais enfant, il n'y avait déjà plus de cours d'histoire à l'école primaire. Quel dommage ! "

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Quelqu’un connaît-il le Bac pro en 3 ans ?
Encore une monstruosité pédagogisto-administrative : normalement un élève fait 2 ans de BEP puis éventuellement 2 ans de Bac pro. Les collègues ont déjà tellement de mal à faire bosser des élèves qui ont un examen final en 2 ans (une éternité pour les élèves), alors imaginez des djeunz qui devraient se motiver pour dans 3 ans !

Le tout sans programmes officiels : les inspecteurs laissent les PLP dans le vague. C’est ce qu’on appelle l’autonomie dans le langage du management : se démerder tout seul pour faire le boulot des autres. Faut-il condenser les programmes de BEP et de Bac, insister sur le programme du Bac ? Tout ça avec des élèves très faibles et sans bases. Que se passe-t-il si le candidat rate son bac au bout de 3 (ou 4 ans) et se retrouve sans même un BEP ? On imagine les « conseils » de correction à l’examen...

La double contrainte fonctionne à plein : ce sera la faute des profs si le nouveau bac ne marche pas !

Autre sujet : dans mon lycée polyvalent, les profs de lycée général, pour cause de suppression d’heures, se voient obligés de faire une partie de leur service au LP. Du coup, ils se mettent à parler aux PLP dans la salle des profs ! Il y avait une frontière invisible que certains ne franchissaient pas...

Ecrit par : Lariba | 28 mai 2007

Je savais bien que j'allais vous contrarier. Pardon encore.
Si mes enfants lisent bien, c'est peut-être aussi parce que je les ai soumis à un pilonage systématique en matière de combinatoire (pour le premier sur les conseils de la maîtresse, alors que je découvrais tout de ces questions). Je voulais juste dire que le style et la compétence de la maîtresse l'emportent sur le support.
Je suis complètement d'accord avec vous sur l'intéret de l'histoire et la perte que constitue son défaut.
Tiens, pour mon dico (attention, je galège !!!) :
Justine : dépourvue de vertu(s), elle effarouche les dames patronesses.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

J'ai lu Lurçat, Maschin, u cretinu (c'est pour rire !!!), et bien d'autres encore.
Ouzilou et Wettstein-Badour, promis, je m'y attelle derechef.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

J’ajoute, non par esprit polémique, mais simplement par réalisme que les difficultés, patentes au lycée, suivent les élèves dans leur vie professionnelle. Je connais assez bien un chef de chantier qui a la charge d’embaucher , le plus souvent en interim, des manœuvres. Bien souvent, il s’agit de « jeunes » sans qualification. Ces « jeunes », décrocheurs , qui ne pouvaient s’astreindre à exécuter une tâche au lycée ne le peuvent pas davantage sur un chantier : ils n’ont pas intégré l’idée de travail ou de devoir à accomplir. En outre, et c’est le plus étonnant, il faut leur expliquer et leur réexpliquer les tâches les plus simples. D’abord pour des raisons de niveau de langue , ensuite pour des raisons de niveau d’abstraction et de conceptualisation. En fait, ceux qui ne lisaient pas les consignes à l’école ne peuvent pas les exécuter ensuite D’où l’importance capitale de l’école qui en effet a une vertu socialisante et nous enseigne plus ou moins à abstraire.

Ecrit par : J.A. | 28 mai 2007

Je confirme ce que disait Jérémy plus haut. Un cas concret : une élève , qui voulait faire quelque chose plus ou moins en rapport avec l’art ; elle vient de passer une année de seconde à peu près inutile. Elle sera réorientée mais pas là où elle veut (il faut un très bon dossier car il n’y a qu’une classe de ce genre dans les environs) mais là où il y a de la place, dans un quelconque BEP qu’il faut bien remplir.

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

"Je voulais juste dire que le style et la compétence de la maîtresse l'emportent sur le support."

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

C'est vraiment la seule chose dont on puisse être à peu près certain en matière d'enseignement!

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

L'inefficacité de l'orientation scolaire ?
Elle vient tout simplement du mode de recrutement des COP, ils ont tous fait une fac de psychologie !!!!!!!
Or, c'est la filière la plus bouchée, la moins rentable, et la plus inutile de TOUTES les filières existantes. Autement dit, ils ont eux-mêmes pris une voie qui, du point de vue de l'orientation, est une aberration monumentale.
C'est un peu comme si on mettait Arlette Laguiller à la tête de Microsoft, ou comme si on demandait à un végétarien d'être charcutier, c'est le monde à l'envers !
J'ajoute que personne ne sait rien sur les futurs métiers : vous savez combien gagnent un commissaire, une orthophoniste, un prof des écoles stagiaire, un journaliste dans la presse régionale, un médecin généraliste, une femme de ménage, une infirmière, un ingénieur du son, etc. ? Ce sont des informations qui devraient êtr faciles à trouver ! Les seules que j'ai pu dénicher sont fausses, quand je les compare avec la réalité ! Alors comment se décider en fonction de quelques chose qu'on ne connaît pas ?
Et j'aimerais bien savoir comment l'Onisep est financé ! Il doit y avoir gabegie et gaspillage, là-dedans : Ils ne sont bons qu'à éditer des brochures inutiles, avec des étudiants qui sourient et des schémas "simplifiés" qui sont TOUJOURS les mêmes, de classe en classe, et qui n'apprennent rien à personne ! C'est le pédagogisme appliqué à l'orientation : on propose aux élèves d'être "bijoutier-orfèvre" ou "premier violon", en fonction, uniquement, de leurs "inclinations" !
J'ai une sainte horreur de l'Onisep, qui n'est JAMAIS cité dans les problèmes d'orientation, alors que c'est l'organisme qui en est responsable !!! Et le scandale des CIO ! Les conseillers qui ne savent rien ! Qui donnent des infos fausses ! Qui ne voient les élèves qu'une demi-heure par an !
Le scandale de l'orientation est dans tout ça. Il suffit de demander un rendez-vous à une conseillère du CIO le plus proche pour le comprendre.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

"Ces « jeunes », décrocheurs , qui ne pouvaient s’astreindre à exécuter une tâche au lycée ne le peuvent pas davantage sur un chantier : ils n’ont pas intégré l’idée de travail ou de devoir à accomplir. En outre, et c’est le plus étonnant, il faut leur expliquer et leur réexpliquer les tâches les plus simples. D’abord pour des raisons de niveau de langue , ensuite pour des raisons de niveau d’abstraction et de conceptualisation."
Ecrit par : J.A. | 28 mai 2007

D'où mon message sur la maternelle, avec toutes mes excuses pour le "pas si hors-sujet que ça". Catherine (et tant pis pour la marque déposée !)

Ecrit par : catmano | 28 mai 2007

Merci B. de confirmer cet état de fait indigne.
Mais comment tout cela arivera-t-il un jour aux oreilles d'un ministre ou d'un haut responsable ? Leurs enfants ne vont pas aux L.P., ils n'ont pas besoin de se poser la question à la sortie du collège, et ils n'ont pas besoin, eux, d'une "conseillère d'orientation". Ils connaissent très bien les métiers et savent guider leurs enfants vers des carrières intéressantes. Mes élèves ne savent meme pas que les prépas, les Grandes Ecoles ou les IUT existent, ils n'en ont jamais entendu parler, et qui leur expliquera ce système ? Ce qui n'est pas juste, c'est que ce sont des privilégiés qui façonnent le système, alors que ce sont les non-privilégiés qui doivent bénéficier de ce système.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

"Toto, un homme qui aime le bon vin ne peut ête totalement mauvais.

Ecrit par : Japhet | 27 mai 2007 "

Où j'avions écrit qu'il était "totalement" mauvais ?

Pour colporter des "rumeurs" et insulter les "enculés" il est bon . :)

Ecrit par : toto | 28 mai 2007

"Merci profanonyme de m'avoir répondu !
J'imagine que les autres s'en foutent, ou n'ont pas lu, ou n'en savent pas plus. "

Désolé Jeremy,
c'est la faute à l'ôt naze là !

Si tu lisais ce blog (?) tu saurais que ces gamins ont un problème à résoudre avant que de pouvoir devenir des professionnels à part entière.

La Lecture.


Ils ne savent pas lire 'correctement', renseigne toi.
Une fois qu'ils sauront lire 'correctement', ils pourront enfin avancer . A quoi ça sert de déplacer tout le temps le problème ?

Ecrit par : toto | 28 mai 2007

Presque dans le sujet : je discutaille en ce moment même sur EDP avec une collègue qui m'explique que les élèves en échec, c'est pas dramatique, qu'il faut avoir un autre regard sur eux, que réussite scolaire ne signifie pas réussite sociale, et Lycée de Versailles, et que d'abord, nous n'avons sans doute pas la même conception de la réussite sociale (sous-entendu, je suis un gros con sarkoziste). On est vite diabolisé, chez les instits.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Précision pour les âmes sensibles : je suis un gros con ET je suis sarkoziste, l'un n'entraînant pas (forcément) l'autre.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Cognitif(itinéraire). Dire à propos d’un élève en difficulté : Il lui faut un itinéraire cognitif adapté. On ne sait pas ce que ça signifie et l’interlocuteur non plus.

Décloisonner. Mot d’ordre d’absolu qu’il convient de répéter à intervalle régulier à la manière d’un mantra ou d’un poème de Breton ou de Tzara. Exemple :

DECLOISONNEZ tout. DECLOISONNEZ votre femme DECLOISONNEZ votre maîtresse. DECLOISONNEZ
Vos élèves au coin d’un bois. DECLOISONNEZ DECLOISONNEZ
DECLOISONNEZ disque sonore cri jeté à la face de tous les conservatismes pédagogiques. DECLOISONNEZ révolte aux poings levés contre tous les rétrogrades et tous les conservateurs.
Tout produit du dégoût susceptible de devenir une négation de l’enseignement est DECLOISONNEMENT ; protestation aux poings de tout son être en action destructive :DECLOISONNEMENT ; connaissance de tous les moyens rejetés jusqu'à présent par l’enseignement pudique du compromis commode et de la politesse :DECLOISONNEMENT ; abolition de la logique, danse des impuissants de la création :DECLOISONNEMENT ; de toute hiérarchie et équation sociale installée pour les valeurs par nos valets :DECLOISONNEMENT; chaque objet, tous les objets, les sentiments et les obscurités, les apparitions et le choc précis des lignes parallèles, sont des moyens pour le combat :DECLOISONNEMENT; abolition de la mémoire :DECLOISONNEMENT; abolition de l'archéologie :DECLOISONNEMENT; abolition des prophètes : DECLOISONNEMENT; abolition du futur : DECLOISONNEMENT; croyance absolue indiscutable dans chaque dieu produit immédiat de la spontanéité :DECLOISONNEMENT; désordre élégant et avec préjudice d'un bavardage à l'autre sphère; trajectoire d'une parole jetée comme un disque sonore cri; respecter toutes les individualités dans leur folie du moment : sérieuse, craintive, timide, ardente, vigoureuse, décidée, enthousiaste; peler son enseignement du tout accessoire inutile et lourd; cracher comme une cascade lumineuse la pensé désobligeante ou amoureuse, ou la choyer — avec la vive satisfaction que c'est tout à fait égal — avec la même intensité dans le buisson, pur d'insectes pour le sang bien né, et doré de corps d'archanges, de son âme. Liberté :DECLOISONNEMENT,DECLOISONNEMENTDECLOISONNEMENT ; hurlement des douleurs crispées, entrelacement des contraires et de toutes les contradictions, des grotesques, des inconséquences : LA VIE.

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

"Mais ça ne suffit pas, on ne va pas renvoyer des ados en CP pour leur apprendre à lire et à travailler. So ?"

Vraiment, vous ne comprenez pas, vous êtes obligé de passer par là, merde regardez moi, regardez comment mon français est pourri de chez pourri quand je suis hs, regardez comme il est potable quand j'ai pas encore trop fumé/bu :), les gamins ne sont pas encore tous 'trop' déchirés, en très peu de temps avec L&L vous pouvez en rattraper 99% .
En 2 ou 3 semaines (maxi) Ils sauront lire, En 2 3 mois ils écriront presque normalement.

Le souci dans toutes ces CONNERIES d'Apprentissage de la lecture c'est que CERTAINS profs ne savent pas ce qu'ils font , c'est PLUS AU PETIT BONHEUR LA CHANCE, "MONSIEUR" "AURELIEN" .

Avec L&L même le plus débile des profs peut s'en sortir !

SAVOIR Lire c'est une chose, SAVOIR ECRIRE UNE AUTRE, SAVOIR PARLER ENCORE UNE AUTRE .

Ecrit par : toto | 28 mai 2007

Eh, toto, je lis ce blog, encore heureux !
Je suis là depuis presque aussi longtemps que toi ! (c'est dire...)
Et des gamins qui ne savent pas lire, je sais, j'en ai aussi, mais même ceux qui savent lire sont confrontés aux problèmes de l'orientation ET au choix lycée pro / lycée général.
Réapprendre à lire correctement, bien sûr que c'est urgent, mais ça ne règle pas tout, il faut rationnaliser l'orientation aussi, et laisser les élèves suivre des filières professionnelles s'ils en ont envie (à condition qu'on leur donne une bonne culture dans ces filières aussi).

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Très poétique, B., mais tu mets quoi dans ton café ?

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

"Au départ se précipitent sur la ligne des millions de concurrents , tous doués pratiquement des mêmes aptitudes intellectuelles…"

écrit buntovchik…

Etes-vous sûr ? N'est-ce aps là aller dans le sens d'une illusion très dangereuse ? Si je me souviens bien, vous faites dans l'Education Physique (j'ai promis une Note sur le sujet : mais j'en suis encore à comprendre la pédagogie de projet dans cette matière — j'en suis tout esbaubi). Les élèves sont-ils tous pareillement doués au niveau physique ? N'est-ce pas justement pour gommer ces inégalités un peu trop visibles (trente centimètres de plus ou de moins, ça peut aider, pour sauter en longueur ou en hauteur) que l'on vous demande de noter surtout en fonction du "projet" ? Alors que dans le même temps ces mêmes gosses se repaissent d'images de compétitions acharnées et apprennent à exalter le coup de boule du compétiteur-modèle ?
Eh bien non, tous les gossses ne sont pas "pratiquement doués des mêmes aptitudes". Et ce ne serait pas un problème, dans un système qui permettrait effectivement à chacun de progresser à son rythme — un collège pas trop unique, quoi… Mais l'affirmation que vous lancez un peu vite, mon cher, participe de cette escroquerie générale qui fait que les meilleurs (quelle que soit leur classe sociale d'origine) sont priés de se laisser niveler — sauf ceux qui, sortant d'une bourgeoisie plus ou moins confortable, passent leur scolarité dans des havres élitistes…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2007

Il s’agit du « détournement » de deux textes connus de Breton et Tzara. Mais je trouve que ça correspond plutôt bien à l’esprit qui préside aux innovations. Tiens, je vais en proposer un sur les T.P.E.

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

A profanonyme.

Je viens d'aller faire un petit tour sur votre blog et de lire quelques copies de vos secondes BEP. Ces quelques lignes valent autant que des livres entiers sur la ruine de l'école. J'ai l'impression de vivre sur une autre planète avec nos trois enfants qui écrivent sans fautes ou presque, qui s'expriment bien et construisent leurs phrases. Ils sont pourtant dans le public, en province dans des établissements ordinaires et ont eu les mêmes programmes que les autres.
J'aurai envie d'agir pour d'autres enfants : faire du soutien scolaire (bénévole) peut-il être une solution ? J'ai peut-être aussi un côté dame patronnesse !
Mais cette envie d'agir est aussi en souvenir des deux cousines d'origine tunisienne avec qui j'ai fait toute ma scolarité à Meaux dans un quartier "chaud" : aujourd'hui l'une est dentiste, l'autre médecin, une soeur est pilote de ligne et un frère ingénieur en aéronautique. Il est évident qu'ils ont bénéficié du soutien de leurs parents(je les ai toujours vus aux rencontres parents-profs), mais aussi de bonnes conditions de travail à l'école (classes de niveau, principale de collège ferme, programmes riches et professeurs exigeants, merci à eux) : qu'en serait-il aujourd'hui, auraient-ils les mêmes chances ? J'y pense souvent et je me pose des questions...

Ecrit par : lucile | 28 mai 2007

A tous les profs de LP ...

Une ancienne élève à moi, CP syllabique, bon CE1, bon CE2, de même bonne élève après...
puis collège sans encombre......
Charmante jeune fille que je retrouve vendeuse dans la pâtisserie du coin : vendeuse assortie du sourire et de la gentillesse qui vous motiveraient à acheter tout ce qui est à vendre...

"J'ai toujours voulu être vendeuse, après la 3ème, les professeurs ne voulauient pas me laisser aller en BEP, après le BEP, on a voulu que je contine, mais je ne voulais pas, j'avais trouvé du travail, et je réalise mon rêve"...

Est-ce une exeption ou avez-vous des élèves motivés et compétents de ce style?

Où n'accueillez-vous que des élèves qui viennent chez vous par défaut?

Ecrit par : Maminou | 28 mai 2007

C'est l'escroquerie du système, ça, de dire que tous les gamins sont égaux et peuvent la même chose.
Mais comme ils ont été démasqués, les pédagos ont lancé cette invention fulgurante : la pédagogie différenciée. Tous les gamins ont les memes aptitudes, mais ils sont différents quand meme, et c'est aux profs de s'y adapter. Pervers, non ? Et inefficace au possible.
Finalement, c'est le système des classes par niveau (mais distinct selon les matières), qu'il faudrait rétablir. Et laisser les gamins qui le désirent aller en filière pro !!!

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Dès que vous avez compris la pédagogie de projet, vous faites une note, hein, promis ? Parce que là, ça m'intéresse.

Moi, l'année dernière, quand la Conseillère Pédagogique nous a expliqué qu'il fallait que nous prévoyions sur les trois années à venir tout ce que nous allions mettre dans nos cycles EPS, j'ai regardé la petite L. dans la cour (Moyenne Section) avec ses douze kilos toute mouillée et je lui ai dit : "Comment veux-tu que je sache ce que cette toute petite fille sera capable de faire dans trois ans, quand elle sera en fin de CE1 ?" Elle m'a regardé d'un air apitoyé et n'a pas su répondre...

Et quand elle nous a dit que si nous ne pouvions faire un cycle-piscine entier (soit dix à douze séances), il valait mieux ne pas y aller du tout (nous fréquentons une piscine découverte et sommes donc tributaires de la météo), j'ai cru tomber à la renverse.

Ecrit par : catmano | 28 mai 2007

Ouzilou et Wettstein-Badour, promis, je m'y attelle derechef.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007
Il serait plus que temps.
Tu peux lire aussi le fil Alpha sur F2, tu y trouveras pleins d'infos.

Ecrit par : toto | 28 mai 2007

Je sais, j'y ai déjà reconnu le style inimitable de Ttoo.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Pour Maminou : l'élève en elle-même n'est pas exceptionnelle par son caractère, mais sa réussite EST exceptionelle, car ailleurs une telle élève aurait été dirigée en bac ES, où elle aurait fait du commentaire comparé, de l'analyse de fonctions et de la synthèse macroéconomique, pour finalement échouer ou avoir un bac au rabais.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Tu peux lire aussi le fil Alpha sur F2, tu y trouveras plein d'infos.
Ecrit par : toto

Ne t'arrête surtout pas aux insultes et grossièretés dont il est émaillé... ne garde que les excellents conseils...
Même les plus belles roses ont des épines !!!

Ecrit par : Maminou | 28 mai 2007

L' EPS, ce fut mon cauchemar au concours : s'y retrouver dans le verbiage, entre les buts, les ressources, les critères de réussite, les tâches, les compétences, etc. tout ça pour taper dans la baballe...

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Mon cauchemar, à égalité avec la grille EVA.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

l'élève en elle-même n'est pas exceptionnelle par son caractère, mais sa réussite EST exceptionelle, car ailleurs une telle élève aurait été dirigée en bac ES, où elle aurait fait du commentaire comparé, de l'analyse de fonctions et de la synthèse macroéconomique, pour finalement échouer ou avoir un bac au rabais.
Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Elle a subi des pressions , mais elle était déterminée...
Elle a d'abord travaillé dans l'habillement , puis a été licenciée pour cause de restructuration...
Une semaine après elle avait un emploi dans cette pâtisserie qui est dans le même village.

Ecrit par : Maminou | 28 mai 2007

"Les conseillers qui ne savent rien ! Qui donnent des infos fausses ! Qui ne voient les élèves qu'une demi-heure par an ! "


il faut peut être connaitre le nombre d'eleves par COP !!!!! j'ai quitté les services d'orientation en 1993 mais dans mon cas chaque cop avait au moins deux collèges : 1500 éléves

a l'époque on était moins psy et on avait ingurgité de la "technique des métiers" pendant la formation. qu'il fallait mêttre à jour par des visites et des stages réguliers

qui connait la structure des emplois dans cinq ans???? même dans l'education peut -on dire combien de prof d'anglais dans cinq ans et dans quelle académie ????

le délai serait même de 7 ans si on "oriente" des troisiemes

Ne pas oublier que lorsqu'on parle d'orientation, il y a deux étapes successives : orientation ET affectation. je peux développer un jour si qq est interessé

Pouir finir les COP c'est comme dans toutes les professions: il y en a de remarquables et des ....moins performants


mais il faut bien trouver des bouc émissaires

Ecrit par : rafale | 28 mai 2007

Bref, rien ne va, ni l'orientation, ni la pédagogie.
Qui ici connait l'Onisep, le CNP ou les GEPS ? C'est eux qui font TOUTE l'oientation (Onisep) ou TOUS les programmes (CNP et GEPS). Et qui connait les noms des gens qui composent ces groupes ? Personne n'en parle jamais, personne ne leur demande de comptes, personne ne sait ce qu'ils pensent ou ce qu'ils ont à dire. Il faudrait déjà commencer par demander des comptes aux personnes qui font partie de ces organismes. Quelles sonr leurs idées à eux ? Et quelles sont leurs actions ? C'est là que tout se joue.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Je parle par ouï-dire et sans être certain de rapporter fidèlement ce que j’ai cru comprendre, mais pour avoir assisté à une conférence, j’ajouterai que l’académie (et certains inspecteurs( ?) spécifiques) ont aussi un rôle. Ce sont eux qui décident si on va ouvrir, dans tel lycée, telle classe. Mais, ces structures n’étant pas très réactives et refusant par ailleurs de s’aligner sur le marché de l’emploi local ( d’abord pour ne pas se soumettre aux patrons, ensuite pour s’intégrer à une formation nationale, enfin parce qu’ils ignorent si telle branche actuellement porteuse va continuer à se développer), elles maintiennent ouvertes des formations sans trop de débouchés (secrétariat) et refusent d’en ouvrir d’autres (malgré la demande de certains collègues) comme tourisme.

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

Rafale, disons que je ne suis même pas sûr que les COP aient les infos existant sur les métiers à leur disposition.
Mais rien ne va, à commencer par leur mode de recrutement qui est idiot. Et leur formation n'est pas adaptée (ce qui est un comble!).

Ici comme partout les COP sont débordés, avec 1500 élèves chacun, comme les CPE d'ailleurs. C'est pourquoi je disais une demi-heure par élève par an. Je ne pense pas que les CPE soient humainement incompétents, j'ai dit que tout, dans l'orientation, se fait en dépit du bon sens, pas à cause des personnes, mais à cause du mode de fonctionnement du système.

Qu'on ouvre déjà le concours de COP à toutes les licences, qu'on oblige ces "conseillers" à des stages en entreprise ET dans le secteur public, qu'on donne la clarté et la vérité sur les salaires, et qu'on recrute un maximum de COP et de CPE (même si ca ne va bien sûr pas ensemble, mais le sous-effectif est criant dans les deux cas).

Ce serait déjà le MINIMUM à faire.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

reponse à B

c'est plus un travail commun entre le rectorat et les regions : schéma previsionnel des formations

pb des sections ouvertes ss débouchés : si on ferme on fait quoi des profs ??????

Ecrit par : rafale | 28 mai 2007

Qu'on ouvre déjà le concours de COP à toutes les licences, qu'on oblige ces "conseillers" à des stages en entreprise

dans le temps (1965) çà se faisait maintenant je sais plus : dans le temps on était conseiller d'orientation scolaire et professionnelle

qu'on recrute un maximum de COP : ç'est pas ce qui se passe

CPE : sans nier des besoins j'avais deux CPE dans un collège de 800 élèves sans internat


Je ne pense pas que les CPE soient humainement incompétents : je pense que t'a voulu dire COP mais c'est vrai aussi pour les CPE

a+je vais manger

Ecrit par : rafale | 28 mai 2007

Vous avez raison, Jéremy, il n'y a jamais, au bas des textes qui fixent les programmes ( et d'autres textes paraissant au BO), la signature de son véritable auteur. On ne sait pas à partir de quelle philosopie de l'Education il s'exprime, par exemple si c'est un émule ou pas de Meirieu. On a le sentiment, devant ces textes "anonymes", que ce sont des espèces d'oracles qui fixent le Vrai sans avoir à justifier quoi que ce soit. C'est très clair pour la "séquence", qui continue à traîner dans tous les textes officiels sans qu'il soit avoué nulle part qu'elle émane de la théorie pédagogiste de la "pédagogie par objectifs", laquelle devient, par ce tour de passe-passe, la doctrine officielle sans qu'aucune discussion n'ait eu lieu à ce sujet. Le texte une fois paru au BO avec le sceau du Ministre ou d'un Directeur de ceci ou de cela, devient la loi, et est donc difficilement attaquable, et ainsi le véritable rédacteur du texte, souvent un"pédago" lové dans les antichamres de la rue de Grenelle, a réussi à faire passer ses idées peronnelles dans la loi... Et comme il est anonyme, essayez toujours de lui demander des explications!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2007

"de leur véritable auteur".

Ecrit par : Jean | 28 mai 2007

Qui a eu la curiosité d’aller faire un tour sur le blog de X. Darcos ? http://xavierdarcos.blogspirit.com/ . Quelques extraits :

« La politique quantitative a atteint ses limites : ni l’économie ni la démographie de notre pays ne demandent d’augmenter le nombre de professeurs. Le recrutement nécessaire au remplacement des départs massifs en retraite sera d’ailleurs difficile. Mais il ne faut plus éluder la question des salaires : est-il normal qu’un professeur certifié, qui a passé un concours de bon niveau scientifique avec une chance sur 10 ou 20 d’y être admis, commence avec un salaire qui équivaut à 1,3 Smic ? Je ne le crois pas. »

« C’est au carrefour de ces inusables casse-tête que se place le discours sur la pédagogie, synthèse d’une capacité disciplinaire et d’un art de faire partager le savoir. Mais ne nous leurrons pas : le primat de la nécessaire transmission des connaissances n’est discuté que par les seconds couteaux ou par les commentateurs professionnels des officines exclusivement « pédagogistes ». La seule question qui vaille, une fois qu’on a ergoté et tournicoté autour de faux problèmes, est celle-ci : pourquoi l’armada éducative produit-elle tant d’ignorants, d’illettrés, et de jeunes dégoûtés du savoir ou infantilisés ? À quoi sert l’assemblée foisonnante et bavarde des experts, des évaluateurs, des réformateurs, des prêcheurs ou des inquisiteurs ? Car l’élève ne semble pas être mieux traité que naguère, malgré l’armée des prédicateurs : il meurt en bonne santé. »

je ne sais pas ce que ça donnera, mais enfin ça ne mange pas de pain et ça caresse toujours le prof dans le sens du poil (de la moustache ?).

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

C'est l'escroquerie du système, ça, de dire que tous les gamins sont égaux et peuvent la même chose.
Mais comme ils ont été démasqués, les pédagos ont lancé cette invention fulgurante : la pédagogie différenciée. Tous les gamins ont les memes aptitudes, mais ils sont différents quand meme, et c'est aux profs de s'y adapter. Pervers, non ? Et inefficace au possible.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Jeremy, la pédagogie différenciée, ce n'est pas cela du tout! C'est justement partir du principe que les gamins n'ont pas les mêmes aptitudes, et tenir compte de ces différences pour faire en sorte que chacun puisse exploiter les siennes au maximum! Ceci-dit, je suis d'accord avec le fait que l'expression: "pédagogie différenciée" soit effectivement un pléonasme. Il n'y a aucune pédagogie possible si on part du principe que les gamins sont pareils.

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

Jeremy, je partage à 100% votre analyse des "compétences" des copsy.
Heureusement, ils ne sont pas très nombreux et donc interviennent assez peu (mais encore trop) dans mes classes ! J’ai pas mal bourlingué et pas un pour rattraper l’autre. (Je suis un peu injuste, j’oublie l’un d’entre eux que ses absences récurrentes rendaient moins nuisible).

Après leur passage, il faut au minimum 3 interventions de ma part pour calmer le jeu. Non, un bac STI n'est pas l'idéal pour rentrer en fac de science ... Nous ne seront pas tous sportifs de haut niveau, ni prof de sport. Les beaux arts (ou la socio) c'est bien, mais il est utile de savoir un peu lire pour espérer suivre, etc.

J'ai cette année trouvé une parade inattendue : prétextant une réunion, j’ai laissé la copsy seule avec une classe de 2nde pendant une heure.
Tout s’est réglé, avec 110 dB de bruit de fond son discours a eu peu d’effets secondaires. Lorsqu’elle s’est émue, je lui ai expliqué que nous accueillons les élèves envoyés par sa collègue du collège. Je lui ai également rappelé que nous faisions cours quotidiennement à ces élèves. Je lui ai fait aussi souvenir et que lors du dernier conseil de classe elle avait jugé notre sévérité très excessive quant au comportement de 2 ou 3 brillants spécimens !

Bizarre, c’est bien juste si elle me dit bonjour depuis !

Ecrit par : zorglub | 28 mai 2007

"A profanonyme.
Je viens d'aller faire un petit tour sur votre blog et de lire quelques copies de vos secondes BEP. Ces quelques lignes valent autant que des livres entiers sur la ruine de l'école. (...) J'aurai envie d'agir pour d'autres enfants : faire du soutien scolaire (bénévole) peut-il être une solution ? J'ai peut-être aussi un côté dame pat