20 mai 2007
Crise des vocations
Crise des vocations
Mercredi dernier, je surveillais l’épreuve de Français du BTS d’Assistante de direction — je le mets au féminin parce qu’à peu de choses près, il n’y a que des filles, dans cette spécialité autrefois appelée « Secrétariat »…
Comme il se doit, j’ai accompagné l’une des candidates aux toilettes (qu’on n’y voie aucune intention perverse : il faut tout savoir faire dans l’administration, et depuis qu’il n’y a plus de surveillants, on doit savoir aussi faire « dame pipi »).
J’avais remarqué, en jetant un coup d’œil sur les bordereaux que doivent signer les étudiants, que dans la salle où j’officiais avec une collègue (et pendant ce temps-là, ni elle ni moi ne faisons cours…) les candidates, dans leur quasi-totalité, avaient largement dépassé les 20-22 ans canoniques. Comme la jeune fille, quelque peu dévorée d’une envie de fumer forcément illicite, s’attardait sur la mezzanine qui surplombe la cour, je lui demandai quel avait été son cursus.
Elle était là, m’expliqua-t-elle, grâce à la préparation du GRETA. Par ailleurs, elle avait une maîtrise de Lettres…
« Mais, ajouta-t-elle, pas question de passer un concours d’enseignement ! Rien qu’à l’idée d’être prof… »
Le geste qui accompagna la phrase inachevée était éloquent — le haut-le-cœur au bord des lèvres…
Qu’est-il arrivé à ce métier — « le plus beau métier du monde », comme le rappelait non sans ironie le titre d’un film il y a quelques années (1) — pour qu’une jeune fille pas idiote, qui n’écrivait pas mal, comme je m’en suis aperçu lorsqu’elle a rendu sa copie, préfère un emploi somme toute subalterne à ce qui fut jadis un métier de seigneurs ? Quelle image dégradée de l’enseignant s’est imposée dans les jeunes cervelles ? Et comment rendre à la fonction une part de cet attrait qui m’a jadis poussé — moi et tant d’autres — à me faire « prof » en dépit d’un salaire notoirement bas ?
L’une des solutions, en amont, serait de rétablir l’IPES, ce concours qui se passait (entre 1954 et 1975) en première ou deuxième année de Fac, et qui, en échange d’une bourse presque égale au SMIC, permettait à l’étudiant qui l’avait réussi d’entreprendre ses études d’enseignant dans un relatif confort. Mais il est tout aussi important, en aval, de réformer urgemment l’Education, pour que le respect de l’enseignant soit une nouvelle réalité, à travers des programmes débarrassés de ce fatras idéologique qui permet aujourd’hui aux élèves de ne rien apprendre tout en se pensant maîtres du monde. Il faut remettre les savoirs au cœur des programmes ¬— et donner aux futurs enseignants les moyens de dominer largement leur discipline, et non d’user leurs fonds de culottes ou de jupes sur les bancs d’un IUFM face aux spécialistes de la vacuité intellectuelle.
Parce que le respect de l’enseignant (qui est au fond pour l’élève une autre face du respect de soi-même) ne peut naître que d’une admiration, d’une soif de connaissances que seule peut provoquer la maîtrise du Savoir.
Aux Universités de former les futurs enseignants — non pas en les obligeant à suivre des cours correspondant aux sujets de thèse des Maîtres de conférence, mais en instituant un cursus spécifique qui mène aux métiers de l’enseignement. À cette heure, la formation qui prépare le mieux à ces métiers, ce sont les Classes préparatoires — que tant de gens, dans l’université, voudraient voir disparaître. Eh bien, qu’ils en fassent autant, de leur côté — qu’ils dispensent un enseignement rigoureux, précis et encyclopédique — car on ne fait pas longtemps illusion, en classe, si les élèves ne sentent pas que l’on en sait dix fois plus que les programmes mêmes n’exigent. Et peut-être redonnera-t-on aux titulaires d’une Maîtrise l’envie d’être à nouveau profs — et non dactylos porteuses de café.
Jean-Paul Brighelli
(1) De Gérard Lauzier (1996). Un ramassis de clichés pesants, auxquels Depardieu, avec sa grâce habituelle, ajoute quelques tonnes.




Commentaires
porteuses de café et plus si patron enfoiré ou affinités
Ecrit par : pierrot le zygo | 20 mai 2007
Vocation! Vous ne pouvez pas parler le français moderne, comme tout le monde! Par exemple: meilleure répartition travail loisirs.
Si vous commencez à employer des mots aussi orduriers, vous feriez mieux de céder votre blog à MàC, il excelle en ce domaine.
Vocation est un mot qui relève au choix:
-du vieux français
- de la psychiatrie.
Les gens qui ont une vocation sont des poisons, des êtres odieux, incapables de travailler en groupe, de dangereux psychopathes. Ils feraient mieux de s'occuper de leurs enfants...
Aux chiottes, les vocations. Laissez-ce mot aux pays sous-développés et aux mystiques.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Les profs qui ont la vocation font chier les parents d'élèves. Ils ne comprennent même pas qu'un enfant a le droit de faire le pont en famille ou de fêter l'élection de son papa.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
La vocation, c'est tragique, c'est une souffrance perpétuelle pour soi, une dictature pour l'entourage.
"Vocation est morte pendue" devrait être inscrit en lettres d'or dans toutes les salles de classe, à l'entrée de toutes les entreprises, de tous les hopitaux...
En plus, je suis certaine que vous avez écrit ce maudit texte pour me persécuter...
Vocation, piège à cons!
La vocation c'est la ruine assurée.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
(je ne sais pas si elle a déjà été signalée, à tout hasard...)
Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet
Par Michel Ségal, Professeur de collège en ZEP.
Je suis enseignant de collège et je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet à mes élèves.
Je ne leur lirai pas parce qu'ils seraient bien incapables d'en comprendre le sens profond, et même d'en comprendre les mots qui la composent ; parce que notre école demande aux enfants de réinventer eux-mêmes les règles d'écriture ou de syntaxe. Je ne la lirai pas parce que depuis une trentaine d'années, l'école leur apprend le mépris du patrimoine et la méfiance du passé. Je ne la lirai pas parce que cette lettre me fait honte, honte de la maturité d'un adolescent il y a plus de soixante ans face à l'infantilisation construite par notre école de ceux du même âge aujourd'hui. Je ne la lirai pas parce que nos enfants ignorent les événements auxquels elle se réfère ; parce que notre école préfère par exemple demander à des enfants d'analyser des « documents » plutôt que de leur enseigner des dates et des événements. Je ne la lirai pas parce qu'il y a longtemps que l'école refuse de transmettre aucun modèle ; parce que notre école n'envisage plus les textes d'auteurs comme des exemples mais comme des thèmes d'entraînement à la critique. Je ne la lirai pas tout simplement parce que notre école a délibérément détruit l'autorité qui pourrait permettre une lecture et une écoute attentives.
Je ne la lirai pas parce que, même âgés de 16 ans, mes élèves ne sont que de petits enfants bien incapables d'appréhender son contenu et resteront sans doute ainsi toute leur vie : ainsi en a décidé notre école. Peut-être ne me croyez-vous pas car l'école que connaissent vos enfants ne ressemble en rien à celle que j'évoque ? En effet, j'ai peut-être oublié de vous préciser l'essentiel : je travaille dans une ZEP, c'est-à-dire là où peuvent être appliquées à la lettre et sans risque de plainte toutes les directives ministérielles, là où se préfigurent l'horreur et la misère du monde construit par notre école.
Non, Monsieur le Président, je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet tant que n'auront pas été engagées les réformes structurelles du ministère de l'Éducation nationale qui mettront fin à la démence toute puissante des instances coupables des mesures les plus destructrices de tout espoir de justice sociale, tant que n'auront pas été engagées les réformes pour que l'école cesse de conforter les enfants dans leur nature d'enfants, pour que l'école accepte enfin de remplir sa seule mission : instruire.
Ecrit par : Guillaume | 20 mai 2007
Ce polémiste, autodidacte, céramiste, potier, écrivain apprendra la technique de cuisson des glaçures à partir de 1530. De 1536 à 1556, il consacrera vingt ans de sa vie à découvrir le secret des émaux. Qui ne connaît l'histoire de Palissy ruiné, brûlant ses derniers meubles pour y parvenir ?
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
D'ailleurs vocation ne rime pas avec flexibilité.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Jean-Paul, j'ai affaire à des étudiants, (ou à des stagiaires, en deuxième année) qui ont suivi des enseignements dispensés par des universitaires pendant (au moins) trois ans. A les entendre, (et à la suite d'observations personnelles concernant les licenciés dans "ma" discipline), il s'y sont pas mal enquiquinés.... Et vraisemblablementy a t-il beaucoup à dire aussi sur la vocation qui anime les dispensateurs de ces mêmes enseignements. Vous "cognez" beaucoup, quelquefois à juste titre, souvent sans discernement, sur ce qui se passe dans les IUFM. Il serait peut-être de bon ton, effectivement, de remettre "les pendules à leur place", comme dit l'autre, en ce qui concerne l'enseignement universitaire! Mais, surtout, arrêter de voir les choses sous l'angle d'un complot organisé, et d'un conflit permanent.*
*Cela me rappelle une discussion, il y a deux ans, en unité de coordinnation, (qui réunissait tous les profs de disciplines artistiques d'IUFM de l'académie, et les IPR des deux disciplines. A un moment de la conversation, l'IPR de musique se tourne vers nous, et nous dit: "de toutes façons, les professeurs de collège trouvent que les élèves qui sortent de l'école élémentaire ne savent rien en musique". J'ai failli lui répondre, étant en charge d'une option musique au lycée à l'époque, qu'ils ne savaient pas grand-chose quand ils arrivaient en seconde. J'ai regretté, à l'époque, de ne pas l'avoir fait. Quand j'y repense maintenant, je me dis: "à quoi bon"?
Rétablir l'IPES, et créer des licences pluridisciplinaires... Pourquoi pas? Mais ce qui serait nécessaire, par la "pédagogie de l'exemple", c'est que les cours dispensés soient majoritairement des "TD", et non des cours en amphi devant plusieurs centaines d'étudiants. Ceux-ci ne servent quasiment à RIEN, dans le cadre d'un enseignement où il s'agit de dispenser des contenus solides, certes, mais aussi de donner envie à des étudiants de ne pas rester vissé sur une chaise toute la journée.
Ecrit par : christophe sibille | 20 mai 2007
JPB parle dans sa noe d'image de l'enseignant.
Ne devrait-on pas parler d'image de l'enseignement ?
Un de mes collègues a une fille préparant Capes-Agrég de lettres (j'ignore si c'est classiques ou modernes) et plaisantait
en disant qu'il avait plutôt suggéré à sa fille de s'engager dans la légion étrangère. Nous avons ri (pour ne pas pleurer)
mais cette anecdote parle de l'image de l'enseignement : un métier qui consiste à larguer dans une cage aux fauves un dompteur sans armes et sans fouet.
Ecrit par : Japhet | 20 mai 2007
Je ne la lirai pas parce que cette lettre me fait honte, honte de la maturité d'un adolescent il y a plus de soixante ans face à l'infantilisation construite par notre école de ceux du même âge aujourd'hui.
Ecrit par : Guillaume | 20 mai 2007
Peut-être seriez-vous surpris de la maturité des adolescents d'aujourd'hui s'ils se trouvaient dans la situation d'il y a soixante ans. Peut-on d'ailleurs parler de maturité dans le cas de Guy Moquet? N'est-ce pas justement typiquement adolescent de se sacrifier? De se jeter, le corps ceint d'explosifs, à la terrasse d'un bar ou dans le hall d'un grand hôtel.
Ne méprisez pas ainsi ceux à qui vous enseignez! Ils le sentent ce mépris qui ne les valorise guère.
J'ai deux enfants de douze et seize ans dont je m'occupe à l'occasion quand ma vocation m'en laisse le loisir et je sais qu'ils souffrent au quotidien de ce mépris dans lequel on les tient. Ils assument la tête haute leur nullité, en bons adolescents, en rajoutent et se sabordent à qui mieux mieux.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Guillaume, splendide texte que vous nous avez fait parvenir là. Mes remerciements bien bas à ce Michel Ségal si vous le connaissez…
JPB
PS. Dobolino, j'avais bien conscience de ce que ce mot de "vocation" allait remuer en vous… Mais grâce au Ciel il y a à présent des vétérinaires qui font ce boulot strictement pour le fric.
Ils ont au moins ce privilège. Un enseignant qui dirait qu'il fait ce job pour l'argent aurait droit à un aller simple pour le HP le plus proche. Nous n'avons que la vocation, nous.
Ou le masochime ?
Ecrit par : brighelli | 20 mai 2007
Qui peut savoir ce que feraient nos ados s'ils étaient sous le joug nazi?
Vous nous faites chier à la fin, avec votre passé glorieux!
Voulez-vous donc qu'ils s'immolent par le feu dans vos salles de classe pour protester contre la guimauve actuelle?
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
A JPB: Un enseignant fait son boulot pour la meilleure répartition travail-loisirs. C'est un choix comme un autre et fort honorable. Je sais même un véto qui a préféré l'IUFM aux dégueulis et diarrhées fétides du dimanche, après s'être goinfré six ans d'études.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
"Nous n'avons que la vocation, nous.
Ou le masochime ?
Ecrit par : brighelli | 20 mai 2007"
Il y a les vacances... et la sécurité de l'emploi.
J'ai eu des profs qui disaient faire ce métier (bien, dans mon souvenir) pour cette raison. J'ai des copains de collège, lycée, qui font ce métier parce qu'ils ont toujours voulu faire ça. J'en connais d'autres, au chômage avec un diplôme d'ingénieur, qui ont passé Capès-Agrèg pour pouvoir croûter. Est-ce si nécessaire d'avoir "la vocation" pour bien faire ce métier ? Un certain talent, une bonne dose de conscience professionnelle et la compétence dans la matière enseignée suffisent. S'il n'y avait pas les problèmes de violence, les candidats aux concours ne manqueraient pas...
Ecrit par : Japhet | 20 mai 2007
Il était où, le Michel Ségal qui couvre ses élèves de tant de mépris, il était où en 1942?
Est-ce qu'il accepterait de prendre trois heures de son temps pour apprendre la Marseillaise à ses élèves et de sacrifier un onze novembre pour les emmener à la cérémonie commémorative de leur commune?
Qui, parmi vous, à part Catmano, sacrifie une demi-journée de congés pour emmener ses jeunes disciples répondre à l'Appel aux Morts du 11/11 et du 08/05, voire du Souvenir des Déportés le cas échéant et selon la configuration de la municipalité et l'histoire de la commune ou du canton?
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Qui, parmi vous, à part Catmano, sacrifie une demi-journée de congés pour emmener ses jeunes disciples répondre à l'Appel aux Morts du 11/11 et du 08/05, voire du Souvenir des Déportés le cas échéant et selon la configuration de la municipalité et l'histoire de la commune ou du canton?
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Mon pote Pantocrator le fait; c'est aussi un exigence du Proviseur du lycée dans lequel il se trouve. Dans l'enceinte de l'établissement est érigée une stèle à la gloire des lycéens/Résistants tués pendant la Seconde guerre mondiale. Tiens, je vais lui demander de revenir pour vous décrire l'ambiance de son LP.
Le Savoir, certes, mais la défense de la sérénité pour écouter et travailler aussi. L'un ne peut pas aller sans l'autre. Je ne crois plus depuis quelques temps à la "magie" de la parole de culutre ainsi qu'on pouvait l'imaginer dans les Universités du Moyen-Âge: transformer l'être par le mot seulement?...
J'attends avec impatience que le débat sur les sanctions contre les "éléments perturbateurs" soit posé ici. Enseignant à des adolescents qui, pour la majorité, ont plus de 16 ans, je m'interroge sur le sérieux de l'EN quand elle laisse sciemment bouffer le Savoir et la sérénité dans le travail par un tout petit groupe d'huluberlus par classe qui mine l'atmosphère, l'envie de bosser (pour les élèves et pour moi aussi, j'ose l'avouer), et qui donne une image de son métier aussi reluisant que le cul d'un âne.
Comme pour votre vent, chez vous, monsieur Brighelli, il faut bien une main pour l'arrêter (private joke).
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
J'ai "sacrifié" comme vous dites une journée (un dimanche) 50 € de train, métro, sandwich pour me rendre aux réunions d'un groupe essayant de sauver ce qui peut encore être sauvé de l'E.N, comme je consacrerai 3 journées cet été au même groupe.
Maintenant je reconnais bien volontiers que je n'ai pas le talent de Catmano mais on fait ce qu'on peut.
Le propos de Michel Ségal concerne moins le courage des jeunes d'aujourd'hui que leur inculture liée aux expériences pédagogistes des trente dernières années. Vous semblez être tombé dans le même panneau que les pédagos à la lecture du titre du livre de Brighelli. Ce ne sont pas les "crétins" qui sont visés mais ceux qui les ont "fabriqués".
Ecrit par : Guillaume | 20 mai 2007
Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet par Michel Ségal, professeur de collège en ZEP
A lire dans le Figaro du 19/05 en page 20.
Ecrit par : Guillaume | 20 mai 2007
Le Savoir, certes, mais la défense de la sérénité pour écouter et travailler aussi. L'un ne peut pas aller sans l'autre. Je ne crois plus depuis quelques temps à la "magie" de la parole de culutre ainsi qu'on pouvait l'imaginer dans les Universités du Moyen-Âge: transformer l'être par le mot seulement?...
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
Hélas! mais qui allait à l'Université en 1400?
Bon, moi, j'écoute Thiéfaine, des chansons que nous (nous tous!) écoutions quand vous étiez un petit enfant, cher nouveau Pendariès.
Quoiqu'il en soit, courage à vous! Persistez et créez de nouvelles sirènes pour vos disciples.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Le propos de Michel Ségal concerne moins le courage des jeunes d'aujourd'hui que leur inculture liée aux expériences pédagogistes des trente dernières années. Vous semblez être tombé dans le même panneau que les pédagos à la lecture du titre du livre de Brighelli. Ce ne sont pas les "crétins" qui sont visés mais ceux qui les ont "fabriqués".
Ecrit par : Guillaume | 20 mai 2007
Je ne tombe pas dans le panneau! Je pense que "c'est un autre avenir qu'il faut qu'on réinvente..." et que cet avenir, ce ne sont pas des vieux cons comme vous ou moi qui le réinventerons, qu'ils se vautrent dans le Figaro ou dans le Nouvel Obs.
Je déteste le fait qu'on méprise mes enfants ou les votres à un point si extrême. Ils ont autant d'énergie que Guy Môquet, au même pourcentage d'une tranche d'âge, et plaise à Dieu qu'ils n'aient point à vous le prouver. Je n'aimerais guère voir mon fils ou ma fille tomber sous les balles pour satisfaire Clérembault.
(JPB: ce que j'aime sur votre blog, c'est que certains me rendent des points en matière de libido en berne... ça me revalorise).
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
petit passage éclair par le blog qui n'est pas "muet" comme ma boite mail me le laissait supposer...
juste un marque page en passant.
Bonjour particulier à Dobolino. et je n'oublie évidemment pas les autres...;):)
bon après midi
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 mai 2007
JPB, je suis attachée de direction mais que vous osiez presque tous les considérer comme des dactylos porteuses de café, vous m'exaspérez au plus haut point !
Je suis loin de porter le café et je m'occupe de toute la partie évènementiels, relations publiques, communication interne et externe ! En gros ce que réalise un chargé de com à bac+5 !!!
Je perçois 1400 euros tout autant qu'un prof ! Alors je ne vois pas en quoi le métier de "dactylo porte café" est plus déshonorant que le métier d'enseignant, surtout lorsque l'on risque sa peau devant des adulescents gâtés pourris qui se prennent pour Dieu le Père !
Je reprends certes aujourd'hui des études de droit pour aller plus loin et surtout être mieux payé mais il n'empêche que sans ce job je n'aurai pas la possibilité financière de l'envisager, même si je m'amuse à colmater les brêches au cours des fins de mois.....
Comme chacun d'entre nous ou d'entre vous...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 mai 2007
Qui, parmi vous, à part Catmano, sacrifie une demi-journée de congés pour emmener ses jeunes disciples répondre à l'Appel aux Morts du 11/11 et du 08/05, voire du Souvenir des Déportés le cas échéant et selon la configuration de la municipalité et l'histoire de la commune ou du canton? (Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007)
J'ai "sacrifié" comme vous dites une journée (un dimanche) 50 € de train, métro, sandwich pour me rendre aux réunions d'un groupe essayant de sauver ce qui peut encore être sauvé de l'E.N, comme je consacrerai 3 journées cet été au même groupe.
Maintenant je reconnais bien volontiers que je n'ai pas le talent de Catmano mais on fait ce qu'on peut. (Ecrit par : Guillaume | 20 mai 2007)
Catmano ne sacrifie rien du tout et ne trouve rien d’extraordinaire à son « talent ». Manquerait plus que ça !
Je suis arrivée dans l'école où j'exerce en septembre 1986 nommée sur un poste de « chargée d’école » (c’est le terme officiel pour une directrice d’école à classe unique) qui s’est transformé dès la rentrée en poste de « directrice 2 à 4 classes » (poste pour lequel la « formation » de directeur n’était pas requise) par le fait de la création de la classe maternelle. Le maire m’a demandé d’encadrer les enfants des écoles pour la cérémonie du 11 novembre...
Ça ne m’amusait pas du tout, et, à l’époque, il était de bon ton de cracher sur tout ce qui pouvait exalter un quelconque sentiment national. J’ai donc demandé à mon IEN si j’étais « obligée » d’y participer et celui-ci m’a répondu qu’ « en rural, ça se faisait et que si je tenais à avoir de bons rapports avec la Mairie, j’avais tout intérêt à m’y rendre. »
Je m’y suis donc rendue, avec les élèves présents (enfants et petits enfants de conseillers municipaux, ou de pompiers, essentiellement). Je n’y ai jamais emmené mes propres enfants à l’époque où ils étaient scolarisés dans l’école et je leur expliquais que je ne voulais pas que mes enfants participent à une manifestation « patriotique » que je trouvais « franchouillarde ».
En revanche, j’ai toujours expliqué scrupuleusement à mes élèves, quel que soit leur niveau (Attention, je vais faire de la « pédagomiamiamia... J’suis qu’une pauv’primaire, moi ! Un simple petit dindonneau terrifié !), la raison pour laquelle tel ou tel jour était férié en France en me référant toujours à la phrase de J. Ferry dans sa lettre aux instituteurs du 17 novembre 1883 : « Demandez-vous toujours si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. »
Encore que, exerçant dans un village dont la coloration politique a viré au brun depuis longtemps, je ne sais pas si mes propos sur la liberté, l’égalité et la fraternité ne choqueraient pas certains de mes parents d’élèves, hélas !
Merci, Guillaume, pour cette allusion à ce que vous appelez mon « talent ». Bravo pour votre engagement à sauver ou à restaurer les quelques meubles qui restent « sauvables » à l’EN. J’espère un jour avoir votre courage et sortir de ma petite classe pour construire quelque chose au lieu de « rester dans le confortable bavassage de l’entre-soi ». Mais, que voulez-vous, comme vous le dites si bien : « on fait ce qu’on peut » !
Ecrit par : catmano | 20 mai 2007
J'ai beau lire et relire le texte de Ségal, je n'y trouve pas la moindre once de mépris pour ses élèves.
Ecrit par : Guillaume | 20 mai 2007
Je ne voudrais pas gâcher votre soif de "refondation et rupture" , JPB mais voici les priorités que fixe François Fillon à son gouvernement:
"La première de nos priorités est de gagner les élections législatives, parce que si nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale nous ne pourrons rien faire des engagements que le président de la République a pris".
Après quoi, les "3 grandes priorités" de son gouvernement seront :
* La "sécurité", avec 2 textes "déjà prêts". L'un sur les récidivistes, l'autre sur la majorité pénale à 16 ans.
* La "réhabilitation du travail", avec tout d'abord la détaxation des heures supplémentaires.
* La "révolution fiscale", avec 2 mesures que François Fillon a annoncées comme "immédiates" : la suppression des droits succession pour "95% des Français, sauf pour les très grandes fortunes" et "permettre aux Français de devenir propriétaires de leur logements".
Si gagner les Législatives est effectivement une priorité pour tout gouvernement nommé par un Président de la République nouvellement élu, je n'y vois pas la Refondation de l'École...
Ecrit par : Henri Grégoire | 20 mai 2007
François Fillon a consacré deux pages à Marc Le Bris dans son récent bouquin (La France peut supporter la vérité). La refondation de l'école n'est peut-être pas une de ses priorités mais il a entendu le message d'une personne bien informée.
Ecrit par : Guillaume | 20 mai 2007
Le Savoir, certes, mais la défense de la sérénité pour écouter et travailler aussi. L'un ne peut pas aller sans l'autre. Je ne crois plus depuis quelques temps à la "magie" de la parole de culutre ainsi qu'on pouvait l'imaginer dans les Universités du Moyen-Âge: transformer l'être par le mot seulement?...
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
Hélas! mais qui allait à l'Université en 1400?
Bon, moi, j'écoute Thiéfaine, des chansons que nous (nous tous!) écoutions quand vous étiez un petit enfant, cher nouveau Pendariès.
Quoiqu'il en soit, courage à vous! Persistez et créez de nouvelles sirènes pour vos disciples.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Ce n'est pas qui allait à l'Université en 1400 qui est important dans mon propos (et vous seriez surprise de savoir qui fréquentait aussi les cours: remember Villon, par exemple, pas connu pour être un "fils de", même si Guillaume de Villon, chanoine et chapelain l'a envoyé à Paris étudier), ce qui me semble édifiant c'est que cette utopie baignait une grande partie de la société. Grâce aux vases communicants, à la contagion de la culture passant de strate en strate, tout le peuple était infusé (assister à une messe, entendre le prêche, la confession, etc.) par cette conception (chrétienne pour le coup, mais laïque aussi) de la parole salvatrice, fondatrice, réformatrice.
Aujourd'hui, c'est le néant. Edifier une société par le Savoir seul me paraît... irréalisable. Quand le savoir n'a pas de valeur pour la masse, quand la parole est étouffée.
JE M'INTERROGE: EST-CE UN SUJET TABOU DE PARLER DES SANCTIONS CONTRE LES ELEVES?
On a tous voulu à un moment ou à un autre que l'administration nous suive pour renvoyer définitivement un élève qui n'a pas sa place en classe.
Tant qu'il n'y aura vraiment aucune VRAIE solution apportée pour éliminer (et le mot ne me fait pas peur) celles et ceux qui, après 16 ans, sont en classe, juste ce qu'il faut pour recevoir les bourses et faire capoter un cours destiné à aider celles et ceux qui veulent s'en sortir, je ne vois pas ce qui ne me fera pas devenir juste un type qui vient poser ses fesses derrière un bureau, qui donne des feuilles en guise de leçon, et qui a ses we, ses vacances et qui attend sa paye à la fin du mois. Ce qui est une façon de faire que pratiquent pas mal les collègues de mon LP.
Tout métier a ses emmerdes. J'ai envie de hurler: "I'm (not) a celebrity... Get me out of here!" Je me sens de plus en plus en désamour vis à vis du boulot qui n'est pas celui qui m'a fait rêver durant ma scolarité.
Il m'a fallu plusieurs cours pour ne pas arriver à faire comprendre à des Terminales Bac pro qu'en Poésie, singulièrement, la forme, la structure, le choix des mots, etc. est lié au sens (du moins dans les poèmes étudiés).
S'il y a ici des anciens enseignants qui ont changé de boulot, dites-moi ce que vous avez fait, je serai très attentif à votre expérience.
Comme un sportif qui ne s'entraîne plus, nous perdons nos réflexes, nous régressons. Il y a à peine 3 ans, j'aurais eu honte des cours que je suis obligé de faire juste pour me faire comprendre.
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
Les gens qui ont une vocation sont des poisons, des êtres odieux, incapables de travailler en groupe, de dangereux psychopathes. Ils feraient mieux de s'occuper de leurs enfants...
Aux chiottes, les vocations. Laissez-ce mot aux pays sous-développés et aux mystiques.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Vocation, piège à cons!
La vocation c'est la ruine assurée.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Je vois en rigolant que dobolino et moi sommes tombés connement dans la même marmite quand nous étions petits ! Et dans le même piège.
Et comme maintenant, on ne sait guère faire que çà (torcher des chiens, écouiller des chats, et j'en passe), on va continuer vaille que vaille jusqu'au bout.
Vocation, piège à cons ! C'est pas faux.
D'un autre côté, c'est peut-être pour çà qu'on s'intéresse à autre chose qu'à notre portefeuille boursier (vide !!) et qu'on traine par ici...
Le mot de vocation a fait péter les plombs à Dobolino. Moi, çà fait longtemps que j'en rigole. Mais en cherchant quand même de temps en temps une porte de sortie ...
Ecrit par : yann | 20 mai 2007
Par Michel Ségal, Professeur de collège en ZEP.
Je suis enseignant de collège et je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet à mes élèves.
Je ne leur lirai pas parce qu'ils seraient bien incapables d'en comprendre le sens profond, et même d'en comprendre les mots qui la composent etc.
Message à Mr Ségal :
C'est peut-être le moment d'en profiter pour se sortir les pouces du cul !!! (excusez moi, j'ai trop lu MàC ces temps ci).
Pour expliquer comment qu'on cause français.
Pour raconter l'histoire de France autrement qu'en hachis parmentier.
Je suis d'accord avec Dobolino (pur réflexe corporatiste, direz vous. Mais non). Il ne faut pas prendre les ados pour des mollusques. Et l'émotion pure de ce genre de texte, pour peu qu'on prenne cinq minutes pour sortir du sacro-saint programme et leur expliquer le contexte, a de quoi les prendre aux tripes, et les faire réfléchir.
Ma fille vient de se prendre une engueulade parce qu'elle doit se taper "Horace" (Corneille, pour les non lettrés) l'année prochaine en prépa, que je lui ai proposé de la mettre au niveau en histoire antique pendant les vacances et qu'elle m'a envoyé aux fraises. Mais elle n'y coupera pas (et elle le sait, c'est pour çà qu'elle roumègue !!!)
Donc, quand il faut, on se sort les pouces etc.
Ecrit par : yann | 20 mai 2007
C'est joli "roumèguer" ... et j'ai tout bien compris ce que ça veut dire.
Pas dans le Robert, régionalisme ? bribe de patois ? Eclairez moi Yann !
Je ne suis pas non plus un fan du concept de vocation. Trop de connotations mystiques ... Je manque de temps pour développer, demain peut-être !
PS : étranges pratiques, Yann, avec les pouces ??? ...
Ecrit par : Zorglub | 20 mai 2007
On forme une génération qui va avoir à règler des problèmes incommensurables, comme jamais encore l'humanité n'en avait connus !!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mai 2007
Former? Quel verbe étrange.
J'ai vraiment plus que l'impression que vous (en général ici) n'avez aucune idée de ce qui se passe en LP: 1400 élèves dans mon bahut, qui sont majoritairement dans le refus, l'absence de travail, qui pour certains (mais qui ajoutés les uns aux autres, sur un total de 1400, proportionnellement, c'est énorme) sont agressifs, qui vous "jettent", vous parlent comme à une méduse échouée sur une plage crétoise, qui n'apprennent pas - bonjour la mémoire dans quelques années! -, ce n'est pas rien.
Considérez le nombre d'élèves en LP en France; et prenez vraiment peur.
Sisyphe... Sisyphe... Pour lui, son rocher et sa montée, c'était une punition.
Alors, MàC, tout comme vous, je peux être terrifié par l'avenir qui attend mes élèves, mais je sais aussi que leur attitude générale face à mes efforts pour être à la hauteur de ma professeur de Français de 3eme qui m'a ouvert les yeux sur le sens de la responsabilité quand on a certains talents ou capacités.
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
j'ai un mauvais style. allez, au boulot!
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
rouméguer : je pense que c'est un régionalisme occitan.
Et c'est assez explicite pour ne pas nécessiter de dictionnaire !
Ecrit par : yann | 20 mai 2007
Vocation ou pas, je crois que ces métiers exigent de l'abnégation. Il faut pouvoir supporter, voire trouver du charme, à ne pas recevoir de récompense directe à l'énergie dispensée. Je ne vois pas dans l'air du temps quoi que ce soit qui tende à la favoriser.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
J'ai obtenu mon CAPES de Lettres Modernes il y a deux ans. Les gros problèmes de discipline que j'ai rencontrés lors de mon année de stage m'ont contrainte au redoublement... j'ai démissionné en mars dernier et compte me réorienter vers un IUT métiers du livre, pour tenter les concours de bibliothécaire, catégories A et B confondues.
Je croyais avoir la vocation ; en tout cas, j'avais l'envie de transmettre depuis longtemps, mais je n'ai pas le talent nécessaire à ce métier. Quant à la formation... je ne demandais pas mieux que d'apprendre ; mais je n'ai pas été spécialement épaulée.
Ecrit par : Carabas | 20 mai 2007
Yann, si votre fille rouspète à l'idée se taper Tite-Live (qui ne demanderait pas mieux, j'en suis sûr…), qu'est-ce qu'elle dira quand vous lui annoncerez, de ma part, qu'avoir au programme les livres IX à XII des Mémoirtes d'Outre-Tombe suppose impérativement qu'elle lise le reste… Et ça fait long, le reste, ça a de quoi occuper, sur la plage…
Et en l'annotant, encore… Parce qu'une première lecture ("ciel ! il y en aura d'autres ?") doit être immédiatement effciace : elle doit cocher tout ce qui pourra lui servir à agrémenter les futures dissertations (en gros, une par mois, en prépas scientifiques) d'exemples adéquats.
En Poche, c'est encore la meilleure édition…
Et ça suppose qu'elle connaisse à fond la Révolution, l'Empire et la Restauration… C'est un autre morceau qu'un petit bout de l'Histoire romaine plus ou moins mythifié…
Quant au troisième texte (celui de Marx), il est disponible en format pdf sur le Net (classiques.chez-alice.fr/marx/brumaire.pdf -). Avec des notes.
Bonne chance à elle…
JPB, qui est prof même le dimanche…
Ecrit par : brighelli | 20 mai 2007
Vous en dites trop peu, Carabas. Des détails ! Que diable vous est-il arrivé ?
Il est sans doute plus que temps que j'ouvre un fil spécifique sur les questions de discipline…
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 mai 2007
J'ai eu très vite des problèmes de discipline avec ma classe de collégiens. C'était un collège de centre-ville et une classe sans problèmes. J'ai été la seule à avoir des problèmes. Par ma faute, bien sûr. Je ne savais pas faire un cours ; je pense que ça a dû se voir... et je manquais de fermeté.
La situation n'a fait qu'empirer...
Cette année, je recommence ; le contact passe bien... au début. En une dizaine de jours le climat s'est considérablement dégradé et j'ai jeté l'éponge.
Je ne suis décidément pas faite pour ce métier.
Mais... j'ai quelques circonstances atténuantes. L'an dernier, j'ai eu une tutrice qui ne désirait pas l'être et qui ne m'a pas spécialement soutenue. L'IUFM ne m'a pas plus aidée.
Cette année, ma tutrice était bien, mais cela n'a pas suffi.
Ai-je besoin de préciser que je n'ai bénificié d'aucune aide, que ce soit de la part du rectorat ou de celle de l'IUFM? Le stagiaire qui démissionne ne peut compter que sur lui...
Ecrit par : Carabas | 20 mai 2007
Je me souviens de la minute de silence à la mémoire des victimes de l'attentat du 11 septembre. Il y en avait un qui s'amusait à péter pour amuser la galerie.
La lettre de Guy Môquet...Ca sera un test puisque je reprends l'année prochaine.
Mais s'il y en a un qui fait la même chose, il faudra que je m'agrippe au bureau pour ne pas lui balancer ma main dans la tronche.
Oui, je sais...Je ne devrais pas " reprendre ".
Ecrit par : Robin | 20 mai 2007
Attends, JP, je regarde dans ma boule de cristal : déjà, elle dit des gros mots (transmettre), donc elle n'est pas faite pour ce métier, elle l'a dit elle-même. On lui a assez dit à l'IUFM pour qu'elle l'ait retenu.
Trêve de blague, je connais un paquet de découragés comme elle qu'on a persuadé qu'ils "n'étaient-pas-faits-pour-ce-métier".
Carabas, pour ton ego, ce n'est pas parce qu'on te l'a dit que c'est vrai. Au contraire ?
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Robin, au risque de me faire marave, la minute de silence du 11 septembre m'avait énervé. Pourquoi ces victimes-là et pas les autres, sinon parce que c'étaient des américains, donc que c'était plus grave, et parce que c'était en direct ?
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Perceval, mon ego en a pris plein la figure...
Mais pas seulement à cause de l'IUFM. Franchement, se faire traiter de ''connasse" par un de ses élèves et être la cible de projectiles, faire péniblement cours dans un brouhaha permanent... je ne peux plus. Je n'ai pas la "carrure" nécessaire.
Je ne sais pas à quoi tient "l'autorité" (je n'ai pas trouvé d'autre mot) mais j'ai bien compris que je n'en avais pas.
Ecrit par : Carabas | 20 mai 2007
Robin, au risque de me faire marave, la minute de silence du 11 septembre m'avait énervé. Pourquoi ces victimes-là et pas les autres, sinon parce que c'étaient des américains, donc que c'était plus grave, et parce que c'était en direct ?
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
en effet Perceval 1 minute de silence , on peut l'envisager tous les jours ...les morts en Irak, au Darfour...etc la liste est longue...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 mai 2007
Ce qui m'interpelle, c'est le constat que parmi mes collègues stagiaires, les très nombreux incultes satisfaits qui ne maîtrisent pas la langue n'étaient pas embêtés, et qu'on stigmatisait le manque d'autorité qui à mon avis est moins rédhibitoire parce qu'avec une formation appropriée et un peu d'expérience, c'est plus "curable" que les défaillances ignorées des évaluateurs.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
"Rouméguer" : Maugréer, ronchonner.
-Qu'est ce que tu as à rouméguer comme ça? T'es pas content?
-Qu'est-ce que tu roumègues.
De l'occitan "romegar" (prononcer "roumégà) : couper des ronces.
B. Vavassori, Dictionnaire des mots et expressions du Sud-Ouest
Ecrit par : Louis Barthas | 20 mai 2007
Ce qui me chagrine un peu, dans ce que dit Carabas — et on sent qu'elle en a lourd sur la patate —, c'est l'absence des collègues. Que diable ! Comme si c'était si exceptionnel que ça, d'être un peu chahuté ! Et personne pour lui tendre la main ? Une fois fermée la pote de la classe, nous sommes donc tous des chiens ?
Quant à l'autorité… Ça doit pouvoir s'apprendre — contrairement au charisme, qui est de l'ordre de l'impalpable. Chiche ! Si je demandais des stagiaires, en aurais-je ? Je vais contacter mes excellents amis IPR de l'académie de Montpellier…
Pendariès, personne n'est à l'abir des tracas. Un homoncule administratif m'a récemment cherché un pou sur un œuf. Comme s'il était en mission télé-commandée.
Il faut parler haut et fort. Etre un bloc. C'est vrai au karaté comme dans les relations inhumaines…
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 mai 2007
Je ne sais pas à quoi tient "l'autorité" (je n'ai pas trouvé d'autre mot) mais j'ai bien compris que je n'en avais pas.
Ecrit par : Carabas | 20 mai 2007
Ce qui est capital, selon moi, pour aider à l'apaisement dans les classes, c'est que les CPE et les chefs d'établissement aient l'entière liberté pour virer celles et ceux qui le méritent, sans craindre que les parents ne viennent avec leur avocat durant le conseil de discipline (c'est-à-dire, sans craindre pour leur notation auprès du Rectorat, pour les chefs de bureau qui s'en préoccupent avant tout le reste).
Ma 1ere année de stage en LP a été intense (classes agitées, mais pas méchantes: des bruits dans la classe, du bavardage, mais qui ne se sont pas amusées durant mon inspection; ce qui ne veut pas dire que les élèves ont bossé pendant celle-ci non plus...); ma 2de année, je l'ai passé chez les fous, de véritables dangers humains: des Islamistes de 16 ans, des Racistes blonds antisémites, des carnassiers qui se mettent à 20 autour de votre bureau pour vous en imposer, des bêtes (dans tous les sens du terme). C'est une année où j'ai craqué (après que l'un de mes chers adolescents se soit amusé à casser ma voiture à coups de pierre): arrêt de travail (pour ma santé mentale et je ne me sentais pas très en sécurité quand j'allais là-bas, à Pierrelatte). Bien sûr: aucun aide de la part du Proviseur (qui était alors secrétaire départemental du syndicat des chefs d'établissement...): il a fallu que les collègues débrayent (à plusieurs reprises durant l'année, pour cause aussi d'agressions d'élèves envers un collègue et d'autres jeunes) pour avoir un geste: une journée de réunions; et la rentrée suivante des classes dédoublées.
Cette année-là, j'ai eu peur, et quelque chose s'est définitivement brisé dans ma confiance dans le métier d'enseignant et cette partie de la jeunesse qui ne veut qu'une chose: le bordel.
Aujourd'hui, j'ai une certaine nonchalance (une prise de distance) que mon chef de bureau me fait payer dans sa notation administrative à mon égard. Depuis 2 ans, ma note ne monte pas.
On ne peut être courageux seul. Un de mes collègues d'espagnol m'a dit: "Moi, quand je rentre en classe, je pense d'abord à sauver ma peau"...
An eta missa est?
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
"rouméguer" est bien un verbe occitan francisé. iIl signifie "rouspèter", "râler".
http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=913
Je continue mon travail de "bénédictin "et publie une interview , non datée du Maître de ces lieux ainsi qu'une Note de lecture élogieuse.
Interview de Jean-Paul BRIGHELLI
Propos recueillis par Frédéric Ciriez .
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=198
Ferry (Jules), reviens ! Ils sont devenus fous !
Maximilien Lehugueur
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=203
J'avais antérieurement publié:
’Le Crétin caractérise le système éducatif actuel’
Jean-Paul Brighelli
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=29
J'ai pu constater au cours de cette tentative de recension sur la Toile que JPB est ses lecteurs, vous et moi, étions des "nostalgiques de l'Ordre moral de la blouse grise et des coups de règle sur les doigts...bref des crypto-pétainistes.
Instructif, non?
Ecrit par : Henri Grégoire | 20 mai 2007
C'est bien, ce blog, parce que ça rappelle qu'une classe de CM2 bien chaude, c'est quand même le club Med.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
"un peu chahuté"? N'ayons pas peur des mots : j'étais complétement dépassée, carrément "bordélisée".
En effet, les collègues n'étaient pas spécialement présents. Je crois que le prof qui a des problèmes de discipline n'est pas fréquentable. Il fournit un sujet de conversation quand il est absent, et est totalement transparent quand il est présent.
Effectivement, je ne pensais pas une telle solitude solitude en exerçant le métier d'enseignante.
Mes collègues de cette année étaient plus agréables, plus humains.
Mais enseigner, c'est d'abord un rapport à la classe. Quand ce rapport est mauvais, ma foi...
Bref, je m'en vais grossir les rangs des titulaires d'une maitrise de lettres sur les bancs d'un IUT.
Ecrit par : Carabas | 20 mai 2007
Je voulais écrire "je ne pensais pas connaître une telle solitude", dans mon post précédent. Désolée...
Ecrit par : Carabas | 20 mai 2007
Il faut parler haut et fort. Etre un bloc. C'est vrai au karaté comme dans les relations inhumaines…
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 mai 2007
D'accord avec vous Jean-Paul, mais aucun professeur n'a un génie de la communication avec lui pour faire croire aux élèves que vous êtes en super forme tous les jours, assez solide pour prendre des claques à décoiffer un géants (quand vous êtes crevés, la plus petites broutilles vous semble une atteinte à votre intimité ou votre sécurité).
Je ne veux pas passer pour quelqu'un qui ne parle que de lui. J'en ai entendu de belles ici ou là poussant, pour les raisons que nous évoquons chacun depuis des mois ici, les uns et les autres à "baisser les bras", à n'être plus que des pourvoyeurs de savoir-faires qui se félicitent de ne pas être au chomdu et de savoir qu'un salaire tombe à la fin de tous les mois.
Ce que je crains, pour ma part, c'est la lassitude qui gagne le corps enseignant (du moins le bout que je côtoie): mes collègues de 45 ans et plus font à peu près les je-m'en-fous, à quoi bon s'épuiser à cet âge?
L'EN doit avoir de grandes ambitions pour ceux qu'elle enseigne et ceux qu'elle paye. A jouer petit, on émousse.
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
Yann, si votre fille rouspète à l'idée se taper Tite-Live (qui ne demanderait pas mieux, j'en suis sûr…), qu'est-ce qu'elle dira quand vous lui annoncerez, de ma part, qu'avoir au programme les livres IX à XII des Mémoirtes d'Outre-Tombe suppose impérativement qu'elle lise le reste… Et ça fait long, le reste, ça a de quoi occuper, sur la plage…
Et en l'annotant, encore… Parce qu'une première lecture ("ciel ! il y en aura d'autres ?") doit être immédiatement effciace : elle doit cocher tout ce qui pourra lui servir à agrémenter les futures dissertations (en gros, une par mois, en prépas scientifiques) d'exemples adéquats.
En Poche, c'est encore la meilleure édition…
Et ça suppose qu'elle connaisse à fond la Révolution, l'Empire et la Restauration… C'est un autre morceau qu'un petit bout de l'Histoire romaine plus ou moins mythifié…
Quant au troisième texte (celui de Marx), il est disponible en format pdf sur le Net (classiques.chez-alice.fr/marx/brumaire.pdf -). Avec des notes.
Bonne chance à elle…
JPB, qui est prof même le dimanche…
Ecrit par : brighelli | 20 mai 2007
Merci mille fois pour vos conseils.
Je n'avais pas encore abordé avec elle le sujet de la révolution. Chaque chose en son temps !
Ecrit par : yann | 20 mai 2007
un géant
la plus petite broutille
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
"Pendariès, personne n'est à l'abir des tracas. Un homoncule administratif m'a récemment cherché un pou sur un œuf. Comme s'il était en mission télé-commandée.
Il faut parler haut et fort. Etre un bloc. C'est vrai au karaté comme dans les relations inhumaines…"
JPB
Quand ça veut plus, ça veut plus, et c'est justement la volonté qui est atteinte. Les "fais comme moi, secoue-toi" pour rappeler au découragé ce qu'il est le premier à se reprocher ne sont d'aucun secours...
N'y voyez aucune agressivité, maître de céans, mais je trouve honorable l'humilité et la franchise de Pendariès.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
quand vous êtes crevé
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
Qu'est-il arrivé à ce métier ?
J'ai quitté le navire et cette question me préoccupe toujours alors que je ferais peut-être mieux d'oublier mais ce n'est pas possible. Cette soif de Savoir qui habitait mes parents, mes maîtres d'école et bon nombre de mes professeurs m'a aidée à grandir, à vaincre la maladie en pleine adolescence puis à construire ma vie. C'est encore elle qui m'invite à partager la curiosité de mes petits fils. L'aîné ne veut surtout pas manquer l'école, maternelle, moyenne section.
Ce métier est lié à des valeurs qui n'en sont plus. Dans ma vallée natale - et ailleurs - devenue prospère en quelques décennies la richesse s'affiche . Le paraître l'emporte sur l'être, l'apparence , voire l'imposture, sur la vérité. Vous pouvez être instruit, dévoué , compétent, intéresser vos élèves, les respecter tout en étant exigeant et obtenir des résultats cela demeure secondaire. Mieux vaut posséder des vignes, une maison illuminée, une voiture luxueuse, et tout et tout... Représentant du Savoir , travailleur discret et consciencieux on vous salue et on vous laisse tranquille mais de temps à autre ,dans certaines circonstances , un mot par ci, un geste par là vous invitent à vous effacer.
la semaine passée, un viel ami fidèle, me parlait des réactions des uns et des autres devant l'adversité quand elle touche l'un de nos proches. " Là, il s'agit de patience, de persévérance voire d'abnégation, toutes "vertus" dont la vie trépidante et stressante actuelle ne favorise pas la culture.
Beau, jeune, dynamique , battant, sinon..."
Ces "vertus" s'étaient révélées nécessaires pour lui plus que pour n'importe qui : il est aveugle depuis l'âge de 6 ans et en a 65. A ses côtés, mon mari , paraplégique depuis l'âge de 22 ans -il en a 68- l'écoutait attentivement . Et moi, entre les deux j'ai pensé à ma mère dont la scolarité avait été perturbée par des problèmes de surdité mais qui était capable de me réciter " L'aveugle et le paralytique" de Florian parmi tant d'autres textes. Nous étions bien tous les trois à réfléchir tout en plaisantant. j'ai repris courage.
Qu'est-il arrivé à ce métier ? D'avoir perdu de vue ce qui rend la vie possible et passionnante à condtion de s'en donner la peine au lieu de se leurrer. Je peux me tromper. Au moins j'aurai fait de mon mieux.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 mai 2007
Roumeguer. Dans mes Vosges natales, l'équivalent c'est "raminer"; prononcer en traînant sur le a. Rââminer. Je suppose, peut-être à tort, que cela vient du grognement que fait le chat mécontent (je pense peut-être cela à cause de Raminagrobis?).
Pendariès, je sais, non par expérience, mais parce que j'ai de la famille et des amis qui y travaillent, quel enfer c'est d'enseigner en LEP. Là aussi, cela s'est dégradé, et certains établissements sont l'antichambre, voire l'annexe de la prison. Dans ma classe de 3ème, j'ai toute une charretée d'emmerdeurs (pardon pour les gros mots) défoncés au hasch et imbibés d'alcool qui vont s'y retrouver en septembre. Ils m'ont pourri toute la classe, les élèves sérieux n'osant se plaindre, de peur de représailles, et l'administration faisant mine de ne pas entendre les récriminations des collègues. Tout baigne, paraît-il.
Heureusement qu'à mon âge, presque 60 ans, j'ai connu le bonheur d'enseigner, et que d'anciens élèves me témoignent leur gratitude quand je les rencontre. Sinon, je serais persuadée d'être une nullité incapable de faire cours. En une heure, 15 mn de travail effectif, et encore, il n'en reste pas grand chose le lendemain.
J'ai par chance, des primo-arrivants, et à quelques exceptions près, ils sont adorables, polis, et savent écouter les cours. Mais que de jeunes étudiants refusent d'être profs, je le comprends. Ce qui m'étonne, c'est qu'on trouve encore des candidats. J'espère que ce n'est pas "faute de mieux"! Je suis consternée, en tout cas, par les fautes d'orthographe qu'ils "déposent" sur les bulletins et sur les copies. Finalement, une bonne dictée assortie de questions de grammaire et de conjugaison devrait être proposée avant toute autre épreuve au CAPES et à l'AGREG. Seuls ceux qui s'en sortiraient pourraient passer le concours. Cela faciliterait le travail des correcteurs. Je blague, mais pas complètement. J'ai autrefois fait passer le concours d'entrée à l'E.N., en fin de 1ère , alors. J'ai eu des explications de texte formidables, des candidats cultivés, qui ont dû faire d'excellents instits. Cela fait vieux con, vieille conne nostalgique, mais je l'affirme, enseigner a été un bonheur jusque dans les années 80.
Ecrit par : mouron rouge | 20 mai 2007
enseigner a été un bonheur jusque dans les années 80.
Ecrit par : mouron rouge | 20 mai 2007
Etre un élève aussi, quand votre appétit pour le savoir ne se cognait pas à la rigueur d'un enseignant qui ne voulait suivre que le programme...! et à dire vrai, dans mon établissement semi-privé, ce ne fut pas trop exagérément le cas. YOUPI!
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
Le paysan roumègue parce que sa chèvre broge. Une chèvre qui broge, c'est pas beau à voir!
Recherches sur le verbe broger!
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Pendariès, vous m'avez vu en cours. Et j'ai posté quelque part dans les mois précédentsq une note d'une journaliste (Marie-Sandrine Sgherri, du Point) qui était venue voir comment ça se passait dans mes classes — en Première STG, pas en Prépas…
Un bloc, vous dis-je…
Chacun a ses problèmes. On doit les laisser à la porte : comment demander aux gosses d'en faire autant, si nous exhibons nos failles ou nos lézardes ? Ils s'y vautrent immédiatement, pour nous punir d'avoir trahi le pacte pédagogique : la distance, aux autres et à soi. Et le rapprochement "joué". On est sur scène, enfin, vous le savez bien. Le Savoir ne se transmet que mis en scène. C'est à ça, entre autres, que servaent les estrades qu'une fausse idée de la démocratie et de la pédagogie a fait disparaître après 68. Militons pour le rétablissement des estrades, ça donnera du boulot aux charpentiers.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 mai 2007
Dobolino broge, Pendariès broge, la chèvre broge.
Dobolino est surmené
Pendariès est en plein écœurement et peut-être bien aussi surmené
La chèvre a la paratub
La chèvre va crever inéluctablement, Dobolino et Pendariès trouveront bien un second souffle. Enfin, on peut l'espérer pour eux.
Courage, Pendariès! Vous n'êtes pas une chèvre paratuberculeuse et vous avez sur moi un énorme avantage: vous avez eu jusqu'à présent le bon sens de ne point procréer.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Je regrette qu'en IUFM , il ne soit pas dispensé de stages de gestion de groupes ou de classes comme on peut le faire en entreprise où j'ai travaillé avant d'enseigner
Je pense que savoir gérer une classe , un groupe cela tient autant de sa personnalité que d'un apprentissage spécifique, de l'expérience . ... et de l'appui de son adminsitration.
Dans la discusssion sur la charte de l'éducation , j'avais évoqué cettte idée (pas nouvelle ) :
L’étudiant instituteur ou prof devrait valider au cours de ses années préparatoires un encadrement de jeunes pendant les vacances scolaires dans les quartiers dits sensibles en collaboration avec les associations déjà en place et dépendant de divers ministères. (La ville, jeunesse et sport)
Ecrit par : patrickinstit | 20 mai 2007
Rapport Darcos : Voire point 7.
**************
Pourtant, la sélectivité des concours de recrutement des enseignants est très élevée :
Il convient de comparer le taux de sélectivité des concours enseignants : 5,5 % ,
à celui des concours hors enseignement, qui est de 32,4 %.
*******************
C'est sans doute aussi une raison de la " crise des vocations"
Ecrit par : patrickinstit | 20 mai 2007
Lille, c'est chez Frakk, non ?
:)
Ecrit par : toto | 20 mai 2007
Sujet glissant : n'est-on pas conduit, si l'on veut mener à bien sa mission, à vexer (en prenant garde de ne pas humilier), ou alors, à humilier positivement ? Le fait que l'élève au centre et tout ce qui s'ensuit ait évidemment rendu taboue cette idée n'explique-t-il pas une bonne partie de nos difficultés ?
Je m'explique : je me souviens comme si c'était hier, des occasions où un prof m'a vexé, et je lui en suis reconnaissant, car ça m'a aiguillonné et servi de boussole pour toujours, sorte de surmoi à défaut duquel on se laisse aller à être la proie du marketting "parce que je le vaux bien".
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Je fais bien sûr la différence avec les profs qui m'auraient humilié, mais, étant plutôt bon élève, genre bête et discipliné, il a fallu que j'attende l'IUFM pour y avoir droit.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
(JPB va encore se réjouir un peu vite d'un nouveau converti à droite, nouvelle démonstration que les notions de gauche et droite ne sont plus guère utiles pour lire le monde actuel).
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Excusez-moi, je débarque et n'ai pas eu le temps de lire ce qui précède.
C'était simplement pour dire que j'attends maintenant avec impatience le nettoyage "au karcher s'il le faut" promis par Xavier Darcos des couloirs de la rue de Grenelle et des programmes.
Dans son intervention du 24 avril à la Sorbonne, Laurent Lafforgue exprimait sa conviction que presque tous les "hauts fonctionnaires qui dirigent de fait l'Education nationale, responsables de formation en IUFM, inspecteurs généraux, etc." (voyez le texte complet sur son site www.ihes.fr/%7ellaforgue: ça vaut le détour!) étaient "incapables d'entendre raison".
La situation est exactement celle-ci: il n'y a pas d'autre solution que d'envoyer à la retraite anticipée toute cette piétaille d'esprits faux et de faux-culs, et ces incisives qui raient les moquettes (dont Bentolila, évidemment!).
Il m'étonnerait, d'ailleurs, que Nicolas Sarkozy ne soit pas conscient du ménage énergique qui est nécessaire rue de Grenelle s'il veut restaurer "l'école de l'excellence et du mérite", et qu'il n'encourage pas son ministre de l'Education à l'entreprendre en priorité.
J'ai cru comprendre que JPB avait toutes les chances de se retrouver conseiller au cabinet de Xavier Darcos. Je souhaite que cette nomination se fasse.
Deux agrégés de Lettres classiques travaillant ensemble, c'est une perspective sympathique! Surtout que, disons le mot, au collège,la pédagogie actuelle des langues anciennes est à la dérive. Celle du français complètement ruinée. Au détriment de ce formidable appétit de savoir qui est le naturel de la plupart des collégiens si on ne s'emploie pas à le neutraliser (merci, Meirieu!). C'est cela le grand scandale!
Je viens de lire la première scène du Cid avec une classe de 4ème. Pas pour en faire de l'entomologie, des schémas actantiels - je me fous du schéma actantiel -, des registres, de l'argumentatif, du descriptif, du narratif - je me contrefiche de l'argumentatif, du descriptif, du narratif - , mais simplement pour laisser chanter les alexandrins, pour laisser les élèves s'imprégner de la sublime beauté de cete langue, pour "expliquer" le texte, au fil du texte, en prenant notre temps. Je les ai sentis étonnés, admiratifs, même, pour certains.
Une chose encore, il est peu banal qu'un ministre de l'Education nationale se fende d'un livre sur... l'historien latin Tacite. Cela mérite d'être souligné!
Ecrit par : Jean | 20 mai 2007
JPB est un chic bonhomme et un bonhomme chic. Ce qui m'épate chez lui c'est que, boulot par dessus la mèche de cheveux, il soit encore à l'écoute via son blog.
"On est sur scène, enfin, vous le savez bien. Le Savoir ne se transmet que mis en scène."
JPB
Hey, je fais une thèse sur le théâtre! ;-)
La plupart de mes collègues ne veulent pas emmener leurs classes au théâtre de peur d'en avoir honte (de retrouver les petits cris, l'impolitesse, etc. des salles de cours). Militons pour les estrades, en effet. Et l'attitude péripapéticienne. A la fin de chaque année (donc en comités réduits, c'est obligé), je fais des séances de lecture expliquée au soleil.
La question que je me pose est: faut-il qu'ils retiennent tout immédiatement pour leur proche examen?
"Dobolino broge, Pendariès broge, la chèvre broge.
Dobolino est surmené
Pendariès est en plein écœurement et peut-être bien aussi surmené
La chèvre a la paratub
La chèvre va crever inéluctablement, Dobolino et Pendariès trouveront bien un second souffle. Enfin, on peut l'espérer pour eux.
Courage, Pendariès! Vous n'êtes pas une chèvre paratuberculeuse et vous avez sur moi un énorme avantage: vous avez eu jusqu'à présent le bon sens de ne point procréer.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007"
Madame Dobolino, je ne sais même pas si mes gamètes sont de bonne qualité, au cas où la trasmission de mes gènes/gênes m'intéresse un jour...
Bien cordialement,
Pendariès
Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2007
J'ai lu il y a quelques mois un article dans le Monde sur des séances organisées à l'IUFM de Bordeaux (non, tapez pas, je ne fais que répéter ce que j'ai lu), durant lesquelles des comédiens jouaient à l'élève perturbateur voire à l'émeutier
face à de jeunes stagiaires. Peut-être ce genre de module devrait-il être généralisé ? Pour une fois qu'une bonne ide sort d'un IUFM (désolé Christophe - au fait, vous avez reçu et goûté le Gevrey-Chambertin ?).
Je suis malheureusement incapable de retrouver le lien.
Ecrit par : Japhet | 20 mai 2007
Qu'on mette aux poubelles de l'histoire toutes les tendances mérieuticoles, et les IUFM en tête!
Qu'on passe par la fenêtre , les séquences et les divers saucissonnages pseudo-pédagogiques!
Qu'on envoie ad patres ou se faire voir chez les Grecs(cochez la case de votre choix...) , les objets d'étude en français au lycée! C'est d'une infinie oncquerie (verlan en vue!)
Qu'on passe au karcher ,et pas qu'un p'tit chouïa, le sujet d'invention : pas plus débilitant et moins formateur que ce genre de sujet!
Qu'on revienne à une approche historique des mouvements littéraires; qu'on nous laisse étudier des oeuvres intégrales au lieu de nous faire suer avec une énième étude du discours.
Qu'on installe une estrade dans chaque salle de cours et qu'on ne craigne pas de se montrer autoritaire; l'immense majorité des mômes n'attendent que cela de nous.
Ecrit par : Zadig | 20 mai 2007
broger, brouger v. intr.
Réfléchir, méditer, être taciturne.
"Toujours à brouger et à se ronger les sangs !" (Almanach)
Patois : brogi, burgonde : brudgian : tomber en extase.
+ + +
Synonymie: marubler, reflexionner.
J'ai bon, là, Dobolino ?
Ecrit par : yann | 20 mai 2007
chez nous il y a eu des instits depuis mon arrière grand mère (née en 1878) ; après il y a eu ma mémé (de 1902) et sa soeur (de 1918) ; après, deux de mes tantes, toujours sur la même lignée de femmes et enfin ma soeur (née en 1960), qui faisait la classe à ses poupées, corrigeait leur cahier et m'empruntait les miennes pour étoffer sa "classe". Elle a passé le concours en 1982, l'a raté et est devenue remplaçante direct en classe parce qu'elle était 29ème pour 27 admis (pas compris la logique du truc mais bon). Elle a suivi quelques formations à l'Ecole normale, qui l'ont laissée songeuse et ricaneuse ; pour le reste elle se débrouille : elle est instit en GS (je sais, rien à voir avec les collèges ou les lycées), directrice d'école depuis quelques années ; chaque année elle emmène ses gamins en vadrouille dans qq coins de France, ça lui prend six mois de préparation, en comptant la kermesse, le char de carnaval et les tombolas diverses pour financer ; ça lui prend aussi une semaine loin de chez elle, et une semaine pour récupérer de l'épuisement mais les gosses sont ravis c'est le principal. Les gamins qui veulent apprendre savent lire en sortant de chez elle ; aujourd'hui elle commence à avoir en classe les petits de ses anciens petits et elle adore ça ; on peut dire vocation là non ?
autre sujet : la discipline ; nous avons eu une grande première au dernier conseil de classe où je suis parent élu ; des courriels de parents excédés que la classe et les cours soient pourris par trois trublions parfaitement identifiés depuis la deuxième semaine de l'année scolaire. Aux arguments de la principale, qui justifiait l'absence de réaction et surtout de soutien aux profs débordés par le risque que les parents s'opposent à toute sanction, j'ai affirmé que les parents s'abstiendraient en conseil de discipline ; résultat : trois exclus/inclus une semaine ; des profs qui virent les élèves au bout de trois minutes de cours et une classe qui, enfin, va mieux. Où étions arrivés pour que toute une structure craigne des parents qui n'ont guère qu'un pouvoir consultatif en conseil ?
Une des mes amies prof de physique en collège a décidé de serrer la vis ; dissertation à tout gêneur sur le thème de "pourquoi je dois me taire en classe" ; elle est stupéfaite, les TP roulent, les cours se passent bien ; elle a mon âge donc 20 ans de bouteille ; "pourquoi j'ai pas commencé plus tôt ?" oui pourquoi ?
Ecrit par : fabienne | 20 mai 2007
Une chèvre qui broge, c'est une chèvre qui est tout emmourounnée et qui a plus le goût de rien, peuchère !
J'ai bon là, Dobolino ?
Ecrit par : catmano | 20 mai 2007
La chèvre qui broge, des fois, Yann, elle a le goulot.
Et, la vache a péri. Croyez-vous qu'elle soit morte?
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Qu'on installe une estrade dans chaque salle de cours et qu'on ne craigne pas de se montrer autoritaire; l'immense majorité des mômes n'attendent que cela de nous.
Ecrit par : Zadig | 20 mai 2007
Ils en rêvent, c'est leur seule planche de salut, à condition qu'elle n'arrive pas trop tard.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Cette année-là, j'ai eu peur, et quelque chose s'est définitivement brisé dans ma confiance dans le métier d'enseignant et cette partie de la jeunesse qui ne veut qu'une chose: le bordel.
Comme je vous comprends, Pendariès. Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes nullement une exception et ce pas vous qui "n'êtes pas à la hauteur", c'est le système qui est fou, un mélange inouï de folie et de lâcheté. Personne ne peut comprendre, sauf à être sur le terrain. C'est comme une guerre.
Ecrit par : Robin | 20 mai 2007
La discipline et le chahut ne sont pas des problèmes nouveaux dans l'enseignement. Pour une fois , il convient d'en dicsulper, partiellement, les pédagogistes.
Il suffit de relire "Le Petit Chose" d'Alphonse Daudet pour s'en convaincre?
Autre témoignage littéraire autobiographique "La Gloire de mon père "de Marcel Pagnol qui évoque quelque part un collègue de son père , nommé dans un quartier populaire de Marseille, qui s'estimait heuteux d'avoir pu éviter la guillotine à quelques-uns de ces élèves, mais pas à tous .
Ce qui a changé , c'est que , par opposition au "chahut" traditionnel que nous avons tous connu en tant qu'élèves, et qui visait un ou deux profs par lycée , c'est ce que Testanière appelle le "chahut anomique" sur lequel il existe de nombreux reprtages de télévision.
On commence à voir apparaîte sur la Toile des "reportages sur le vif" tournés par des élèves à l'aide de téléphones portables ce qui ne peut que déstabiliser un peu plus le professeur ainsi stigmatisé et humilié publiquement.
L’indiscipline scolaire aujourd’hui : éléments de description
dimanche 29 avril 2007.
En quelques années, les interrogations sur le désordre et les perturbations scolaires ont mis en retrait les questions psychologiques et didactiques qui avaient jusque-là suscité l’essentiel des discours et des recherches en éducation.
. Question brûlante qui exige déjà de ne pas confondre violence et indiscipline(1). Dans une première approximation, nous pourrions définir l’indiscipline comme un rapport relâché, flottant, distendu aux normes, aux règles et aux rituels constitutifs de l’ordre scolaire. Nous voudrions, dans cet article, rendre compte des formes de l’indiscipline moderne, en présenter les caractéristiques, d’un mot la décrire. (...)
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=69
Ce qui est grave dans cette dérive qui affecte prioritairement les LEP, c'est qu'elle lèse avant tout les élèves qui se voient privés à la fois d'une ambiance calme et studieuse et surtout d'une dégradation de la qualité des Cours car même si le Professeur arrive à ne pas se laisser trop déborder, le temps perdu a ramener le calme et/ou à anticiper les comportements déviants est du temps perdu pour le Savoir.
Quant à l'énergie...
Ce qui est grave aussi c'est l'incapacité de la hiérarchie à affronter le problème qui , lorsqu'il est aussi massif ne se résume évidemment pas à une somme de défaillances individuelles et est donc de l'ordre du systémique.
L'affaire du logiciel Signa est, à cet égard, révélatrice.
Ceux qui , "en interne" avaient cru devoir attirer l'attention des Recteurs et des IA sur les risques d'un tel mode de recueil de données qui reposait uniquement sur la loyauté et l'honnêteté professionnelles des Chefs d'Établissement ont été , une fois de plus, ridiculisés devant leurs collègues, ravis de voir ainsi épinglé ubn concurrent pour la Hors-Classe...
"Inutile Cassandre..."
Ecrit par : Henri Grégoire | 20 mai 2007
Une chèvre qui broge, c'est une chèvre qui est tout emmourounnée et qui a plus le goût de rien, peuchère !
J'ai bon là, Dobolino ?
Ecrit par : catmano | 20 mai 2007
C'est assez proche de la vérité.
Broger, c'est, en quelque sorte, broyer du noir. C'est courant chez l'être humain, il n'y a qu'à lire ce blog pour s'en convaincre. Chez la chèvre, par contre, animal optimiste et facétieux par nature, c'est très proche de la convention obsèques.
Vous noterez tous que rares sont les chèvres qui interviennent sur ce blog. C'est fort dommage...
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Dobolino, tu es vache...
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Chez la chèvre, par contre, animal optimiste et facétieux par nature, c'est très proche de la convention obsèques.
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2007
Dobolino,auriez-vous une entreprise funéraire à me conseiller pour que je file y en signer une (après avoir passer l'après-midi à répondre aux offres d'emplois de la semaine je suis d'humeur)?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 mai 2007
"J'ai lu il y a quelques mois un article dans le Monde sur des séances organisées à l'IUFM de Bordeaux (non, tapez pas, je ne fais que répéter ce que j'ai lu), durant lesquelles des comédiens jouaient à l'élève perturbateur voire à l'émeutier
face à de jeunes stagiaires. Peut-être ce genre de module devrait-il être généralisé ? Pour une fois qu'une bonne ide sort d'un IUFM (désolé Christophe - au fait, vous avez reçu et goûté le Gevrey-Chambertin ?).
Je suis malheureusement incapable de retrouver le lien.
Ecrit par : Japhet | 20 mai 2007 "
Il y avait un article dans le monde de l'Educ d'avril.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Qui peut m'expliquer schématiquement en quoi consiste la querelle entre not' bon maître et Laurent Lafforgue ? J'en ignorais tout.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
"Guillaume, splendide texte que vous nous avez fait parvenir là. Mes remerciements bien bas à ce Michel Ségal si vous le connaissez…" JPB
Oui, avec un petit bémol tout de même sur cette société dont l'école est le produit et où tout est marchandise... L'école - le pédagogisme - n'est pas seule responsable du désastre.
Par contre, j'y ajouterais bien un paragraphe :
"Je ne la lirai pas cette lettre parce que cette école devient de plus en plus celle de l'individualisme, celle de la compétition la plus nocive, celle de l'arrivisme, celle de la compromission, celle de la lâcheté, celle de la soumission, celle de la démission. La plupart des adultes qui y travaillent - enseigner serait trop dire, excepté pour quelques "résistants" - ont depuis longtemps abandonné leur noble misson, par aveuglement, dans le meilleur des cas ; mais le plus souvent parce qu'ils ont baissé les bras, plié l'échine, pour quelques illusoires plats de lentilles ou par simple veulerie. La plupart de ceux qui l'administrent y confondent trop souvent autoritarisme et autorité, usant de la carotte ou du bâton, sans souci des véritables compétences, sans volonté d'aider ou d'accompagner, oubliant que l'école devrait être un lieu de dialogue, d'écoute, d'échange, de sérénité et de respect de l'autre. Lire cette lettre pleine de dignité et d'amour de la justice ne serait dans ces conditions qu'une insulte à la mémoire de ceux qui sont tombés pour ces nobles causes aujourd'hui quotidiennement foulées au pied par la bêtise au front de taureau, la petitesse, la méchanceté."
En souhaitant que le grand nettoyage dont quelqu'un a parlé à propos des "experts" de la rue de grenelle et d'ailleurs descende jusque dans les IUFM et les directions de nos établissements ...
Qu'on laisse les enseignants enseigner et que les administrations, IPR, IG soient à leur côté et non sur leur dos !
(en pensant au livre de Maschimo dont on parle si peu...)
Ecrit par : Hervé | 20 mai 2007
À propos de discipline, il est quand même consternant que quand des stagiaires posent des questions sur le sujet aux prétendus formateurs IUFM, la réponse standard c'est “on ne peut répondre aux cas particuliers, il n’y a pas de recettes, blablabla, etc.”
Et si on disait ça à des apprentis ingénieurs ou médecins ?
Heureusement qu’il y en a des recettes, sinon peu de gens survivraient. Le problème est qu’on apprend la discipline surtout sur le tas. Les débutants seraient bien plus tranquilles si quelqu’un osait leur enseigner un minimum de choses vitales dans ce domaine et dès leurs premier pas dans un IUFM : en particulier les choses à éviter, qu’aucun novice ne devrait ignorer avant d’aller au casse-pipe.
Mais qui voudrait assurer des “cours de discipline” ? Passer pour une chemise noire ou un néo-nazi qui veut du mal aux zaprenans… Dire que les Américains, pragmatiques, font même des manuels sur la discipline.
Maintenant, il ne faut surtout pas confondre les problèmes quotidiens de discipline, dont 95 % sont causés par 5 % d’élèves, avec la situation dans certains bahuts dangereux qui ressemblent plus aux Deadwood et Tombstone du Far West qu’à des établissements d’enseignement. Dans ces bahuts, on voit bien ce que trente ans de “politique de prévention”, “d’autonomie” et de “citoyenneté” ont donné !
Ecrit par : Lariba | 20 mai 2007
"À propos de discipline, il est quand même consternant que quand des stagiaires posent des questions sur le sujet aux prétendus formateurs IUFM, la réponse standard c'est “on ne peut répondre aux cas particuliers, il n’y a pas de recettes, blablabla, etc.”
Et si on disait ça à des apprentis ingénieurs ou médecins ?
Heureusement qu’il y en a des recettes, sinon peu de gens survivraient. Le problème est qu’on apprend la discipline surtout sur le tas. Les débutants seraient bien plus tranquilles si quelqu’un osait leur enseigner un minimum de choses vitales dans ce domaine et dès leurs premier pas dans un IUFM : en particulier les choses à éviter, qu’aucun novice ne devrait ignorer avant d’aller au casse-pipe. "
Ecrit par : Lariba | 20 mai 2007
Je suis bien d'accord avec vous...
Je trouve aussi qu'il faudrait que la "formation" précède le parachutage en cours. Qu'on nous apprenne à faire un cours standard, déjà, puisqu'on est évalué dessus, qu'on nous apprenne quelques "ficelles". Qu'on nous épargne les séances de "profs anonymes" (vous voyez de quoi je veux parler?) et cie...
Je compare la "formation IUFM" à l'expérience des bébés nageurs : on nous jette à l'eau pour voir si on sait nager. Et si vous coulez, on ne vous envoie pas de bouée...
Bon, pour ma part, j'ai coulé.
Ecrit par : Carabas | 20 mai 2007
Du haut de ma toute petite expérience, il me semble qu'il n'y a guère de rapport entre l'autoritarisme des maîtres et leur ambition pour leurs élèves.
Trop souvent, je vois des classes bien conditionnées, mais avec pour but essentiel d'avoir la paix. Or, aller un peu au fond des choses, intéresser vraiment les élèves, susciter leurs réactions, etc. suscite un peu de remue-ménage, et j'ai cru remarquer que ce n'était pas toujours souhaité.
Par exemple, j'ai eu pendant deux semaines une classe de petite section. Des élèves sages comme des images, bien dressés à accomplir mécaniquement des rituels bien rodés. Une élève complètement mutique : "oh, celle-là, de toute façon, elle ne parle pas". Au bout de trois jours, ils remuaient tous un peu trop, m'obligeant à des recadrages réguliers, mais l'autre était devenue un vrai moulin à parole.
Sans parler de leur plaisir inédit de se faire lire des histoires et chanter des chansons.
Eh bien aux yeux de l'extérieur de la classe, je suis trop cool, je tiens mal ma classe. C'est un peu vrai, mais plus ça va, plus je l'assume, à force de voir des classes bien sages d'élèves mort-vivants (qui se mettent à faire n'importe quoi dès qu'on relâche la pression). Du moment que l'ambiance est au travail et que je peux obtenir le silence complet et l'attention quand c'est nécessaire...
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Qui peut m'expliquer schématiquement en quoi consiste la querelle entre not' bon maître et Laurent Lafforgue ? J'en ignorais tout.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
13 novembre 2006
Lafforgue versus Brighelli.
Une guerre picrocholine de plus …
Je navigue assez régulièrement, d’un site l’autre, pour voir où en sont les valeureux héros du combat de titans éducatifs qui oppose les «républicains» et les «pédagogues», en ces empoignades où brillent, s’il ne fallait que deux preux à citer, Brighelli en Achille des premiers et Meirieu en Hector des seconds.
Mais ces jours-ci, Achille, le bouillant Achille, s’est découvert , au sein même de son camp, un farouche adversaire, outré de ses outrances et meurtri par ses anathèmes anti-chrétiens. Car Brighelli, dans son dernier opus, pourfendant l’Islam, a étendu le champ de ses imprécations à quelques monothéismes annexes et du coup, fait perdre son sang-froid jusqu’au Christ sur sa croix.
De là, Laurent Lafforgue, l’homme par qui les mathématiques arrivent, l’homme qui nous enchantait déjà il y a dix ans par sa façon de nous narrer les « Chtoucas de Drinfeld » et la « Conjecture de Ramanujan-Petersson », l’homme qui a su nous passionner pour la « Correspondance de Langlands » et nous présenter sans nous choquer les aspects les plus ‘’gore’’ de la « Chirurgie des grassmanniennes », Laurent Lafforgue, donc, entre deux remarques sur « Le principe de fonctorialité » (à propos, on l’aura évidemment deviné, du transfert automorphe entre groupes linéaires sur les corps de fonctions), ayant feuilleté Une école sous influence ou Tartuffe-roi, a sauté à la gorge de l’auteur.
L’échange de coups est sur le site internet du matheux guerroyant : www.ihes.fr/ ~lafforgue . Malgré ses quinze pages, le voyage vaut le détour. Etonnant.
Sacré Laurent Lafforgue (voir la micro-biographie instructive de Michel Alberganti (Le Monde du 02/09/05 – http:// iml.univ-mrs.fr/actualites/files/2005_art.Lafforgue.pdf)), qui s’affirme (pour moi absurdement … mais nous entrerions là dans la querelle théologique) mathématicien-chrétien et flamboie de colère dans la défense de sa foi comme dans sa défense de la foi. Etonnant.
À le lire, on pense bizarrement à la chanson de Dalida où femme mure, elle est émue par un « gamin » : Il venait d'avoir dix-huit ans / Il était beau comme un enfant / Fort comme un homme. Personnage «oxymorien », Lafforgue trimballe son éternelle jeunesse d’aspect et son inaltérable fraîcheur d’âme dans le ravissement éthéré de concepts d’une difficulté pour nous insurmontable et que même des siècles d’étude ne nous permettraient pas d’approcher. Il me paraît « hors-champ », flottant dans des idéaux vaguement obsolètes avec un fond d’honnêteté intellectuelle admirable et des foucades d’expression immaîtrisées qui en font un zombie lunaire et attendrissant. Ce qu’il dit, ce qu’il pense, dans le domaine de l’enseignement, n’est nullement à négliger et moins encore à écarter en bloc, mais ses enthousiasmes et ses fidélités, qui le jettent hors de lui, obscurcissent sa prise en compte du réel qui l’entoure et pervertissent une vraie volonté de défense de l’intelligence qui s’égare trop du côté des «Mozart(s) qu’on assassine».
Et puis il y a la chair ! Ah!, la chair, que d’autres trouvaient triste… Si ce n’était lui faire injure, on le verrait assez, épouvanté par la susdite, contemplant atterré l’effondrement de notre transcendance dans les luxures de l’époque et regrettant le temps où Blaise Pascal soignait ses migraines à la « nuitée mathématique ». Car il a, notre Lafforgue, aux marges du débat, des théories étonnantes, qui lient l’indigence de la pensée à la pratique «d’une sexualité débridée, dangereuse (…) parce qu’elle exerce sur l’esprit une action aussi forte qu’une drogue et rend désespéré et bête», ce qui pour lui explique d’une part la médiocrité ( ?) des philosophes français du XVIII° siècle, terriblement handicapés (!) par leur honteux libertinage et d’autre part, par extension, la faiblesse numérique des prix Nobel estampillés France. Ma foi, je n’y avais pas pensé mais finalement, c’est peut-être bien faute de trouver à s’employer auprès des multiples scientifiques américains honorés par l’Académie suédoise et donc – théorème de Lafforgue oblige – peu portés sur la galipette, que Monica Lewinski a dû se contenter de Bill Clinton…… On savait déjà que la masturbation rendait sourd. Voilà que l’amour rend con ! Non, là, quand même, ça dérape ….
Brighelli, dans la polémique, cible dès lors plutôt bien l’affaire en écrivant: «… sans doute y a-t-il une part d’enfance en vous (vos remarques attendrissantes sur la sexualité le prouvent assez) qui tout à la fois génère votre génie scientifique et vous maintient dans un stade magique, en lisière de la Raison. Vous planez dans un monde mathématique qui n’entretient avec le réel que des rapports métaphoriques et chaque fois que vous revenez sur terre, vos ailes de géant - comme disait Baudelaire – vous empêchent de marcher». Oui, c’est assez ça, je crois.
Mais revenons-y ou venons-y, justement, à Brighelli, homme de contraste, lui aussi, mais d’un autre ordre. Décidément, je ne parviens pas à trouver ce type entièrement antipathique. Il est grande gueule, sanguin, excessif, auto-satisfait, facilement pédant, soit, soit. Mais au bout du compte ? Et puis il enseigne à Montpellier. On le voit sans doute traîner de temps à autre chez Sauramps, baguenauder place de la Comédie et, qui sait, prendre le soleil et des bains de mer du côté de Palavas …. Cette simple évocation attendrit mon optique…. Montpellier … J’avais, au printemps (le 11/04/06) «chroniqué» À bonne école, son deuxième bouquin, celui justement qu’avait préfacé Lafforgue, qui s’en mord maintenant les doigts. Et je suis récemment revenu sur le polémiste à propos d’un article du Monde de l’Éducation (le 3/10/06). Le livre ne m’avait pas enthousiasmé, mais pour des raisons qui sont récurrentes concernant les contempteurs de l’École d’aujourd’hui (et à ma façon, j’en suis… cf. Journal Berlioz (www.jobohebo.canalblog.com)) : une analyse souvent fondée des dysfonctionnements, et puis le sentiment d’un manque dès qu’il s’agit de passer aux remèdes. Il faut dire aussi que Brighelli (cf. son site : bonnetdane.midiblogs.com) me semble trop manichéen et que la haine pédagogique farouche qu’il voue à Meirieu est probablement excessive. Aucun des deux ne dit que des sottises… Et on pourrait sans doute trouver mieux à faire qu’à s’écharper, trouver comme une esquisse de terrain d’entente en convergeant vers l’autonomie des établissements et l’impulsion-guidage d’équipes locales à constituer. Il y a certes sur le site de Meirieu (www.meirieu.com) à boire et à manger mais aussi, qu’il signe, des propositions dont plusieurs méritent l’attention. Malheureusement, quand les épées sont déjà sorties du fourreau, la conciliation est plus difficile….
Restons-en au combat du jour, à l’empoignade avec Lafforgue. Ce dernier, pour avoir assez sottement enjoint au bruyant montpelliérain qu’on croyait occupé à ne croiser le fer qu’avec Mahomet, de cesser ses attaques christianophobes et de retirer ses bouquins de la vente (!) au motif qu’il s’en trouvait offusqué dans sa foi (!) , se voit par retour menacé de foudres médiatiques disproportionnées qui ne m’ont pas semblé les mieux venues et qui relèvent plus d’une prétention de fier-à-bras que d’une polémique d’intellectuels. Dommage, car sur le fond, l’analyse que fait Brighelli des réactions de son tout récent adversaire est plutôt convaincante. Il aurait pu s’en tenir là et s’éviter, je crois, des déclarations de guerre tonitruantes qui sentent surtout, autant que celles de son attaquant, la cour de récréation. Mais il y faut aller voir, car si d’aventure ils sont compères et ne veulent là que nous amuser, c’est parfaitement réussi. S’ils sont sincères … c’est un peu dérisoire.
Mais aussi, pourquoi diable Lafforgue s’obstine-t-il à tout mélanger ? Et qu’est-ce que le carré de l’hypoténuse a à voir avec la crucifixion ? Mystère…. de la foi ?
http://ednat.canalblog.com/archives/2006/11/13/3153742.html
Ecrit par : Henri Grégoire | 20 mai 2007
Permettez que je me pince pour être sûr que je ne rêve pas, puis que là dessus je chante un alleluia tout vibrant de ferveur : toute une journée de blog Brighelli sans Cadichon !!! Oui, quand il le veut, Dieu est bon. Je me demandais pourquoi ce fil-ci était plus construvtif et plus amical que les précédents ; ne cherchez pas, Cadichon broutait ses chardons sans penser à autre chose. Miaou !
Ecrit par : grosmatou | 20 mai 2007
Autant faire du point de croix...
la verve satirique s'accommode bien de certains excès. Vérité à Montpellier, erreur au-delà...
Ecrit par : Crôa-Zadig | 20 mai 2007
"Bon, pour ma part, j'ai coulé.
Ecrit par : Carabas | 20 mai 2007 "
On te l'a dit et répété, "il faut fufer" !
Ah, c'est Frakk ton chif !
Alors je comprends :o)))))
ps:désolé....
Ecrit par : toto | 20 mai 2007
J'ai commis le crime d'Ubris, et Zeus me foudroie : à peine avais-je expédié mon alleluia cadichonnolytique qu'en retour je tombe sur la diatribe un rien détestable de M. Grégoire. je lui signale qu'en tout cas, ses moustaches de géant n'empêchent pas Brighelli de marcher.
PS : quant à prétendre renvoyer dos à dos, question mérite et questions sottises, notre moustachu brighellittzschéen et le petit marquis chrétien de gauche (ce sont les pires) et f...teur de m...e qu'est m. M...ieu, alors là,je dis MERDRE !!!
Ecrit par : grosmatou | 20 mai 2007
Merci beaucoup, Henri, auto-promu à raison documentaliste de ce blog.
Je crois avoir tout compris, suis fort aise d'être de ce côté-ci de la querelle, et suis déçu de ce que je viens d'apprendre de Laurent Lafforge.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Grosmatou, lis complètement avant de griffer : Henri ne faisait que citer.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
"Du haut de ma toute petite expérience, il me semble qu'il n'y a guère de rapport entre l'autoritarisme des maîtres et leur ambition pour leurs élèves.
Trop souvent, je vois des classes bien conditionnées, mais avec pour but essentiel d'avoir la paix. Or, aller un peu au fond des choses, intéresser vraiment les élèves, susciter leurs réactions, etc. suscite un peu de remue-ménage, et j'ai cru remarquer que ce n'était pas toujours souhaité." Ecrit par Perceval
Je ne recopie pas tout, mais j'adhère parfaitement à la théorie.
Ecrit par : catmano | 20 mai 2007
Ca me touche beaucoup venant de vous.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
"J'ai lu il y a quelques mois un article dans le Monde sur des séances organisées à l'IUFM de Bordeaux (non, tapez pas, je ne fais que répéter ce que j'ai lu), durant lesquelles des comédiens jouaient à l'élève perturbateur voire à l'émeutier
face à de jeunes stagiaires. Peut-être ce genre de module devrait-il être généralisé ? Pour une fois qu'une bonne ide sort d'un IUFM (désolé Christophe - au fait, vous avez reçu et goûté le Gevrey-Chambertin ?).
Je suis malheureusement incapable de retrouver le lien."
Ecrit par : Japhet | 20 mai 2007
Alors là, pour le coup, Japhet, je vais m'inscrire en faux contre le bien-fondé des jeux de rôle, vilipendés, (et quelquefois à juste titre) par d'ex-stagiaires IUFM. Ils peuvent effectivement assez facilement être assimilés à des "psychodrames" soft. Je suis, par contre, et depuis longtemps, un fervent partisan de l'intégration de la pratique du théâtre, (et également des arts martiaux) dans la formation des futurs enseignants. Théâtre, (même abordé par le biais de l'improvisation) et jeux de rôle n'ont absolument rien à voir! J'ai d'ailleurs, à ce titre, passé l'épreuve de la "certification". Ce n'était pas gagné d'avance, tant il est vrai que le fait "d'officier" à l'IUFM, aux yeux de certains, ne constitue pas vraiment un avantage.
Ceci-dit, Japhet, j'ai bien reçu votre bouteille de Gevrey-Chambertin, et vous en remercie infiniment... Et vous fais mes plus plates excuses de ne pas vous en avoir accusé reception!
Ecrit par : christophe sibille | 20 mai 2007
J'ai commis le crime d'Ubris, et Zeus me foudroie : à peine avais-je expédié mon alleluia cadichonnolytique qu'en retour je tombe sur la diatribe un rien détestable de M. Grégoire. je lui signale qu'en tout cas, ses moustaches de géant n'empêchent pas Brighelli de marcher.
PS : quant à prétendre renvoyer dos à dos, question mérite et questions sottises, notre moustachu brighellittzschéen et le petit marquis chrétien de gauche (ce sont les pires) et f...teur de m...e qu'est m. M...ieu, alors là,je dis MERDRE !!!
Ecrit par : grosmatou | 20 mai 2007
Et je vous réponds: LISEZ grosmatou!
Je ne suis pas l'auteur de ce texte !
C'est un copié-collé dont j'ai donné l'origine et qui répondait à une question de Perceval sur une querelle entre Laurent Lafforgue et Jean-Paul Brighelli.
Or cette querelle entre Super-Catho et Super-Laïcard ne m'intéresse absolument pas. tout au plus elle m'attriste car elle ne peut que réjouir nos adversaires;
Par fatigue, après une recherche sur Google, je suis allé au plus facile.
13 novembre 2006
Lafforgue versus Brighelli.
Une guerre picrocholine de plus …
Posté par Sejan à 10:54 - Humeur - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
http://ednat.canalblog.com/archives/2006/11/13/3153742.html
Ecrit par : Henri Grégoire | 20 mai 2007
Je suis, par contre, et depuis longtemps, un fervent partisan de l'intégration de la pratique du théâtre, (et également des arts martiaux) dans la formation des futurs enseignants. Théâtre, (même abordé par le biais de l'improvisation) et jeux de rôle n'ont absolument rien à voir!
Ecrit par : christophe sibille | 20 mai 2007
il n'y a donc pas d'atelier théâtre à l'IUFM? n'est-ce pas complémentaire de la musique et du chant? Mince , je pensais justement m'orienter vers une "reconversion "professionnelle dans l'EN, puisqu'à 40 ans , "plombée" par quatre enfants une femme ne peut plus prétendre reprendre son poste quand elle a été cadre sup et surtout qu'elle a interrompu cinq ans sa carrière professionnelle... Rien de mieux que l'enseignement dixit ma conseillère ANPE comme ça vous avez toutes les vacances scolaires , le mercredi et vous finissez en même temps qu'eux! sauf que... je veux pouvoir offrir le meilleur des établissements à mes enfants si je ne dois plus assurer leur instruction
Bon puisqu'il est sujet de vocation, y-at-il quelqu'un sur le blog qui puisse me donner une véritable raison qui pourrait m'amener à avoir une passion subite pour l'enseignement!
oh grand dieu du blog envoyez-moi la lumière!
quant aux arts martiaux , en effet c'est une solution pour permettre à ceux qu'on livre dans l'arène d'avoir une armure!
Pour une fois je suis sincèrement et parfaitement en accord avec vous Christophe:)
j'ai du trop abuser du bourgogne ...
et je vous prie de m'excuser pour la référence à la sphère privée
Bonne nuit
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 mai 2007
Monsieur Henri Grégoire, je vous présente toutes mes excuses. Mais quand vous aurez mon âge, vous comprendrez que l'on a des circonstances atténuantes. Très sincèrement, j'avoue que ces propos de votre part me surprenaient un peu. Donc je bats ma cou(l)pe, mais je la vide d'abord à votre santé.
Ecrit par : grosmatou | 20 mai 2007
"Or cette querelle entre Super-Catho et Super-Laïcard ne m'intéresse absolument pas. tout au plus elle m'attriste car elle ne peut que réjouir nos adversaires".
Là, pour le coup, je ne suis pas d'accord. Ce qui réjouirait nos "adversaires" (en la matière, je suis très sélectif, car je crois que c'est affaire de système), ce serait de laisser les thèmes qui nous rassemblent ici être récupérés par la droite, à fortiori ultra-réactionnaire, alors que si je m'attarde ici, c'est parce qu'il me semble qu'il s'agit au fond de combats "de gauche", même si c'est la droite qui, conjoncturellement, semble s'en emparer sérieusement.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Mon Dieu, protégez-nous des cathos ! :-)
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
J'y pense : les croyants ne doivent pas se sentir agressés par mes taquineries. J'essaie juste de contribuer à rééquilibrer l'air du temps où il est bienvenu d'afficher sa foi, et grossier d'en afficher l'absence.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
je suis etudiant en DUT GEII (electronique). Chose qui n'est pas en soit exceptionel.
Pour m'expliquer rapidement ainsi que pour me présenter concernant la raison à laquel je lis ce forum, j'ai réalisé depuis que je suis en 4 eme que nous, eleves, sommes menés en bateau (ou en rafiot). Et pourtant je n'etais pas en ZEP ou ailleur, mais bel et bien dans un lycée semi-privé (sans forcément en être tres fier).
Mon idée a l'époque fut que je considérais l'éducation actuel au même niveau que celle instauré par Napoléon Bonaparte avec les lycées et ... les Bibliotheques.
La je peut dire merci a mes professeurs d'histoir qui m'ont fait comprendre sans le vouloir que ce contrôle (scandaleu selon eux) de l'education de l'époque ... est bel et bien présent aujourd'hui.
L'idée ( que l'on m'a enseigné) de Napoléon fut de pouvoir controler toutes les bibliotheques des lycées, n'y autoriser que les livres qu'il approuvait pour garder un control sur le contenu de l'éducation des jeunes. Et ce dans l'idée d'éviter une instruction trop élevée.... En gros, restez con, on vous en demmande pas plus. Le reste, c'est notre affaires.
peut être que certains y voient une ressemblance avec aujourd'hui ...
M. Brighelli parle de temps en temps de son souhait d'introduire une dose de travail manuel, pour succiter des interets (vocations ?) de la part des élèves, dans l'artisanat...
Si je me souvient du college, niveau choix d'etudes futures, nous ne parlions que de bac S : " Avec le S au moins tu peut tout faire"... j'y ai vu au bout d'un moment une sorte de formatage.
Exit donc toutes les vocations artisanales... On va en S sans du tout savoir ce qu'on aime, et on se retrouve en licence pour une tres grande partie sans du tout avoir avancé sur la question. Et comme certains diraient, on se retrouve enfin en fac de psycho, ou en Staps.
En tout cas quand je voi ce que sont devenus la majorités de mes conaissances qui ont fait leur collège et lycée dans cet établissement, la chose est approuvé : La fac avec changement de cursus au bout d'un ans.
Donc j'ai découvert l'éducation national ,a l'époque comme un formatage, ou, pour reussir il suffisait simplement d'apprendre ce qu'on nous demandai d'apprendre. Ne pas chercher a réfléchire.
Une chance pour moi, cet institut ( appelons la comme elle se nome : institut stanislas à Cannes) m'a vivement conseillé d'aller en technologiques. Et je les en remmercieraient toujour. J'etais qualifié à l'époque de ... trop Extra-scollaire.
Pour terminer sur mon cursur, bien que M. Brighelli ne dis pas vraiment du bien de toute cette multitude de bac. Pour moi cela m'a vraiment donné la passion d'un domaine qui etait l'electronique. C'est c'est justement ca qui m'a motivié pour passer de "A fait signe de présence" à "Mention TB".
Lorsqu'on fait un enseignement ou il y a une majoritée orienté dans un dommaine passionant, cela redonne gout aux études.
Ainsi donc je me mit à m'intérésser à ce sujet, surtout apres un passage dans les médias du livre concernant la fabrique a/de/du crétin.
Donc pour en venir au sujet, il me trône depuis quelques temps l'envie d'enseigner. C'est une chose qui me passione, cette envie d'instruire "de tout et de rien", a partir du moment où le sujet m'a lui intéréssé.
Cette envie d'être enseignant me tarode donc l'esprit.
A vrai dire, je change d'envi de metier environ 3 à 4 fois par semaines. (Haa si seulement je pouvais à la fois être prof, cheminot, ingénieur, acteur, réalisateur, pilote de ligne, couturrier, président ou bien ... Chercheur ... à l'ANPE)
Mais à y réfléchire ... lorsque je voi , depuis que j'ai lus les livres de Brighelli ainsi que son blog en intégral, la manière dont sont traités les aspirants "institutrices", je me demande vraiment si cela en vaut la peine alors que je pourrai me debrouiller pour trouver d'autres metiers (dans la fonction publique entre autre) bien plus confortables (mais tout aussi interessant).
La passion ou la raison ?
Pour continuer sur le sujet, j'ai pour souvenir de mon professeur de littérature, de seconde et de premiere. S' il y a bien un auteur qu'elle m'a fait détester, ce fut Baudelaire. Je ne sais pas pourquoi, mais j'en ai "bouffé" pendant 2 années.
Mais elle l'enseignait avec tellement de passion. Qu'a force j'ai finalement jetté les armes et abandonné les commentaires de textes ou je détournais le sujet en : "En quoi ce texte n'est d'un interet pour le lecteur", pour des etudes un peut plus approfondis sur les sens cachés de ses ecrits ( Haaa charles ... )
A force de le détester, à force de sa hargne fulgurante pour sa passion envers Baudelaire (je me suis demandé si ce n'etait pas finalement la personne plustot que ses ecrits), elle arrivat a nous (me) faire aimer l'auteur.
Et quand on a des professeurs de la sorte, on s'en souvient pendant longtemps et nous donne finallement cette passion de vouloir enseigner.
L'envi d'enseigner pour moi, viens de l'enseignement du professeur directement.
Seulement, en général, on commence toujour par ne pas aimer un professeur. Partant de préjugés, il nous faut du temps avant de l'accepter et d'y interesser. Seulement, cela requiers de sa part une enorme force de resistance, de hargne et de passion pour nous fair lever le voile sur cette dite passion qu'il nous instruit.
(Personellement, ils me faut environ 1 ans)
Une fois la considération qu'on porte sur l'institutrice oubliée, la conaissance peut enfin infuser, et ensuite nous donner (potentiellement) envie d'en faire de même.
(Il y a malheuresement des professeurs, où les eleves n'arrivent pas à se mettre en phase avec lui. Et même avec 2 années d'expérience. Ma derniere sur le sujet est que les élèves sont arrivés à le faire passer de statut d'enseignant, à celui de remplacant. Autrement dis, ils l'ont fait sauté. )
ps: Merci à tous, car aujourd'hui je commence à avoir l'envie de me plonger dans mes livres de grammaires, de littérature et de philosophie.
nb: vous avez dit 82% de réussite au bac? Ha non messieurs, ma classe a fait du 63% sur la cuvée 2006 ! Et la je me pose toujour la question si je dois etre fier de mes professeurs, ou bien "fier" de mes camarades. Ce petit chiffre de 63% dois en reveiller plus d'un. Et non camarades ! Le bac n'a toujour pas été réformé. C'est bel et bien du 82% national.
Ecrit par : Meryl Perreard | 21 mai 2007
"Pour terminer sur mon cursus, bien que M. Brighelli ne dise pas vraiment du bien de toute cette multitude de bacs…"
écrit Meryl Perreard…
Entendons-nous : il y a aujourd'hui près d'une centaine de bacs, du plus prestigieux des bacs S au plus obscur des bacs-pro. C'est beaucoup, et il me semble qu'en revenant à quelques grandes branches (Maths / Lettres / Eco / Techno), on gagnerait en lisibilité et en performances. Ce qui n'est pas contradictoire avec une diversification technique réelle, via les BEP — à condition que l'on dise bien qu'il s'agit d'une voie tout à fait honorable, pratique, qui n'a pas pour ambition de singer un Bac général, mais au contraire d'intégrer le plus harmonieusement possible sur le marché du travail. L'une de mes baby-sitters a suivi une formation "mécanique moto" qui lui permet déjà d'intégrer une entreprise spécialisée — son rêve — où elle démonte et remonte des gros cubes : je ne vois pas pourquoi on n'encouragerait pas ce genre de vocation.
Mais en même temps, force est de constater que certaines filières techniques sont devenues les poubelles où l'on jette (on oriente, dit-on en langage administratif) les trublions dont on ne veut pas. D'où l'ambiance si feutrée de certains LP : il y a une drôle de différence entre former au garage, comme c'est le cas pour la jeune fille susdite, et mettre sur une voie de garage, ce qui arrive à trop de mômes désorientés à force d'orientation négative.
Dernier point : le maquis des options, au Bac. La plupart n'existent que pour justifier des recrutements qui étendent la base syndicale — voir l'analyse d'Allègre dans son dernier opus. Et pour donner des points "gratuits" aux élèves, en vue d'améliorer encore les statistiques.
Allez, je me remets à la correction de copies…
JPB
PS. Un point encore. Le lycée Henri IV (et quelques autres) arrive à 100% de réussite au Bac, et cela n'a rien d'affligeant, vu le mode de recrutement. Ce n'est pas la statistique en soi qui est affolante, c'est l'uniformisation par le bas qu'elle révèle, en trop d'endroits. Le résultat, c'est que nous allons tout droit vers un Bac qui sera un examen de fin d'études, à charge aux universités d'inventer un mode de recrutement sélectif autonome. Soit nous réinventons le Bac, pour en refaire un diplôme qui signifierait quelque chose, soit nous le mettons définitivement en contrôle continu (sur deux ans, par exemple) afin de motiver els troupes par des "bacs blancs" successifs dans toutes les matières. Je n'ai pas encore de religion sur le sujet.
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
A propos de la "querelle" Brighelli/Lafforgue (ou plutôt Lafforgue/Brighelli : c'est un peu comme pour "Le Loup et le chien" : l'ordre des termes est important, d'entrée de jeu il donne une idée des forces en présence et des choix ou préférences de l'auteur...), ce "Billet d'humeur" sur les Mots-Tocsin : http://motstocsin.autonomie.org/html/billets/page1.htm#laurent
On lira sur le même site dans les Reflets des débats un échange intéressant avec Laurent Lafforgue (suivi d'un extrait de Zorn tout à fait édifiant...) :
http://motstocsin.autonomie.org/html/debats/debatsenseignement/lafforgue1.htm
Ecrit par : Eric | 21 mai 2007
Du communautarisme au républicanisme incantatoire : que penser du revirement rhétorique de Nicolas Sarkozy ?
par Rudy Reichstadt, Observatoire du communautarisme
Depuis ses premiers discours de campagne présidentielle de Nîmes et d'Agen, le probable candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy a troqué son discours habituel vantant les "identités" et les "spiritualités" pour se faire le héraut de la République et de ses valeurs. Une analyse sérieuse de ses positions et de celles de ses principaux lieutenants conduit pourtant à ne déceler dans ce soudain accès de républicanisme qu'un nouvel avatar de l'opportunisme politique et de la stratégie de corruption idéologique qui amène à répudier la République en son nom.
http://www.communautarisme.net/Du-communautarisme-au-republicanisme-incantatoire-que-penser-du-revirement-rhetorique-de-Nicolas-Sarkozy-_a815.html
Ecrit par : Henri Grégoire | 21 mai 2007
Entendu à l'instant sur France-info : la suppression de la carte scolaire serait pour tout bientôt.
Sur ce thème essentiel, les masques vont tomber.Gauchos et droitos (?) vont bientôt pouvoir se compter, ici et ailleurs.
Les liens fournis ci-dessus m'ont permis de découvrir que M. Brighelli était foncièrement opposé à la loi Debré. Je me demande comment il va se sortir de la contradiction entre ses convictions et son soutien aux organisateurs de l'appartheid social.
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
"il n'y a donc pas d'atelier théâtre à l'IUFM? n'est-ce pas complémentaire de la musique et du chant?"
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 mai 2007
Si, Patricia... Le théâtre a d'ailleurs fait son apparition dans la formation des professeurs d'école, (instituteurs) il y a quatre ans, sous la forme des "dominantes de formation", (optionnelles, en deuxième année). Cinquante heures de formation sur l'année; (étude de textes théâtraux, "école du spectateur", et pratique théâtrale). Malheureusement, elle a dégagé presque aussi vite, (elle a quand même duré trois ans!), ne faisant visiblement pas partie des priorités d'enseignement, et, surtout, du "socle commun". Il reste, effectivement, "l'atelier théâtre" à l'IUFM, qui ne fait pas partie de la "maquette de formation", mais se pratique sur la base du volontariat.
Plus grave encore, malgré toutes les enquêtes, et les voeux exprimés par moult stagiaires, mutuelles, associations, il n'y a quasiment aucune formation spécifique sur ce qu'est "la voix" dans le cursus d'un futur enseignant. Les quelques heures qui y sont consacrées sont encore optionnelles.
Ecrit par : christophe sibille | 21 mai 2007
"Du communautarisme au républicanisme incantatoire : que penser du revirement rhétorique de Nicolas Sarkozy ?
par Rudy Reichstadt, Observatoire du communautarisme
Depuis ses premiers discours de campagne présidentielle de Nîmes et d'Agen, le probable candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy a troqué son discours habituel vantant les "identités" et les "spiritualités" pour se faire le héraut de la République et de ses valeurs. Une analyse sérieuse de ses positions et de celles de ses principaux lieutenants conduit pourtant à ne déceler dans ce soudain accès de républicanisme qu'un nouvel avatar de l'opportunisme politique et de la stratégie de corruption idéologique qui amène à répudier la République en son nom."
Ecrit par : Henri Grégoire | 21 mai 2007
Le plus étonnant dans l'histoire étant que ça puisse encore étonner qui que ce soit!
Ecrit par : christophe sibille | 21 mai 2007
Bravo, Zadig!
Non, Henri Grégoire, JPB ne voue pas à Meirieu une "haine excessive". D'ailleurs lui voue-t-il de la "haine"? Plutôt de la colère, je pense...
Sans manifester la moindre "haine" à son égard, force est de convenir que Meirieu est un type parfaitement gluant, qui a déployé pendant ving-cinq ans des trésors d'ingéniosité démagogique pour tenter de se faire un nom dans le milieu qui promeut le plus aisément les médiocres, la "recherche pédagogique". Ce personnage auto-proclamé spécialiste en pédagogie a passé son temps à expliquer aux naïfs (nombreux, hélas!) que le professeur n'était pas là pour transmettre des connaissances, que les professeurs faisaient sciemment "trébucher" leurs élèves (tiens! il parle comme cet autre malveillant d'Antibi! Une vraie Mouche du Coche, celui-là!), que c'était parce qu'on n'avait pas encore appliqué toutes ses idées que le système éducatif battait de l'aile, alors que c'est au contraire "parce qu"'on a commencé à appliquer ses idées. Meirieu est un ondoyant madré et retors dont pas une phrase, sur ving-cinq mille pages, n'est véritablement claire. Le fil conducteur de cet Himalaya de sottises pontifiantes, c'est la haine du "professeur". Alors là, oui, on peut parler de "haine"!
Ecrit par : Jean | 21 mai 2007
La "vocation"...
Si on essaie de donner un contenu concret à ce terme, est-ce qu'on n'y trouvera pas tout simplement "la conviction qu'il est indispensable de faire partager aux élèves la connaissance et l'amour de sa discipline", et "la passion d'expliquer, de réexpliquer et d'expliquer encore, sans jamais se lasser".
Je ne crois pas une seule seconde que des cours de théâtre ni de travail de la voix soient nécessaires dans la formation d'un futur professeur. Nous sommes des "acteurs", certes, mais au sens métaphorique. C'est notre authenticité qui nous impose. Comme l'écrit JPB, l'autorité du maître lui vient avant tout de la solide maîtrise qu'il a de sa discipline: cette maîtrise, les élèves la sentent.
Il faut ajouter que dans le contexte général de débandade et d'anarchie tel que nous le vivons dans la plupart des établissements scolaires, l'autorité du savoir a du mal à s'imposer contre la violence et le mépris ambiants du savoir.
Le rétablissement de la discipline et de l'ordre sont devenus , maintenant, un préalable à toute restauration du système, et il relève d'une décision politique. C'est à l'administration du Ministère, centrale puis locale, d'assurer les conditions paisibles et sereines qui permettront aux professeurs de retrouver l'oreille des élèves. Après, ce qui se passera dans les classes sera de l'exclusive responsablilité des maîtres...
Ecrit par : Jean | 21 mai 2007
À propos de discipline, il est quand même consternant que quand des stagiaires posent des questions sur le sujet aux prétendus formateurs IUFM, la réponse standard c'est “on ne peut répondre aux cas particuliers, il n’y a pas de recettes, blablabla, etc.”
Et si on disait ça à des apprentis ingénieurs ou médecins ?
Heureusement qu’il y en a des recettes, sinon peu de gens survivraient.
Ecrit par : Lariba | 20 mai 2007
Je compare la "formation IUFM" à l'expérience des bébés nageurs : on nous jette à l'eau pour voir si on sait nager. Et si vous coulez, on ne vous envoie pas de bouée...
Bon, pour ma part, j'ai coulé.
Ecrit par : Carabas | 20 mai 2007
N'idéalisez pas la formation des autres! Le problème est le même. La formation pratique que nous recevons se place dans des conditions idéales tant au niveau du matériel mis à notre disposition qu'au niveau du personnel qualifié qui nous entoure. Le facteur financier, aussi bien que les problèmes quotidiens liés aux relations humaines sont gommés.
Un jeune médecin généraliste peut facilement référer à l'hopital mais s'il en use trop, il sera mal perçu. C'est encore pire pour le jeune vétérinaire.
Toutes les formations scolaires ont les mêmes défauts. Tutorat un peu prolongé et immersion dans le réel seraient indispensables pour paufiner son efficience sur le terrain. On s'améliore toute sa vie.
L' enseignant a un avantage certain, c'est qu'à de rares exceptions près, les classes uniques tendant à disparaitre, il peut au quotidien rencontrer ses confrères, discuter, confronter son expérience ou ses déboires à ceux des autres. Autre avantage: la concurrence y est seulement intellectuelle, les enjeux financiers sont quasi-inexistant sauf, peut-être, chez les enseignants chercheurs de l'enseignement supérieur où l'enjeu "pouvoir" joue probablement un grand rôle.
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
est devenu.
Ecrit par : Jean | 21 mai 2007
Non, Henri Grégoire, JPB ne voue pas à Meirieu une "haine excessive". D'ailleurs lui voue-t-il de la "haine"? Plutôt de la colère, je pense...
Sans manifester la moindre "haine" à son égard, force est de convenir que Meirieu est un type parfaitement gluant, qui a déployé pendant ving-cinq ans des trésors d'ingéniosité démagogique pour tenter de se faire un nom dans le milieu qui promeut le plus aisément les médiocres, la "recherche pédagogique". Ce personnage auto-proclamé spécialiste en pédagogie a passé son temps à expliquer aux naïfs (nombreux, hélas!) que le professeur n'était pas là pour transmettre des connaissances, que les professeurs faisaient sciemment "trébucher" leurs élèves (tiens! il parle comme cet autre malveillant d'Antibi! Une vraie Mouche du Coche, celui-là!), que c'était parce qu'on n'avait pas encore appliqué toutes ses idées que le système éducatif battait de l'aile, alors que c'est au contraire "parce qu"'on a commencé à appliquer ses idées. Meirieu est un ondoyant madré et retors dont pas une phrase, sur ving-cinq mille pages, n'est véritablement claire. Le fil conducteur de cet Himalaya de sottises pontifiantes, c'est la haine du "professeur". Alors là, oui, on peut parler de "haine"!
Ecrit par : Jean | 21 mai 2007
Je me permets de vous rappeler qoe je ne suis pas l'auteur de l la Note incriminée, il s'agit de Séjan et vous pouvez lui faire part de votre désaccord sur son blog:
http://ednat.canalblog.com/archives/2006/11/13/3153742.html
Ecrit par : Henri Grégoire | 21 mai 2007
Qui peut m'expliquer schématiquement en quoi consiste la querelle entre not' bon maître et Laurent Lafforgue ? J'en ignorais tout.
Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007
Les pièces de la polémique sont ici:
Contre le dernier livre de JP. Brighelli et sa condamnation des chrétiens, de l’Église et de la foi
Laurent Lafforgue
.
- Le samedi 28 octobre 2006, je reçus un exemplaire dédicacé du dernier livre de M. Brighelli, intitulé « Une école sous influence, ou Tartuffe-roi ».
La découverte du contenu de ce livre me détermina à adresser dès le lendemain soir une prostestation véhémente à son auteur. Trois jours plus tard, j’envoyai encore un message.
M. Brighelli me répondit deux jours après. Était adjoint à son message le fichier d’une lettre qu’il menaçait de rendre publique si je diffusais, comme j’avais prévu de le faire, la protestation que je lui avais envoyée le dimanche.
Le jour même, je lui envoyai une brève réponse, puis reçus de sa part un nouveau message beaucoup plus court, auquel je réagis aussitôt en deux lignes.
Les échanges s’arrêtèrent là.
Afin de mettre à disposition des personnes intéressées un dossier complet, j’ai rassemblé tous ces documents dans les pages qui suivent.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=206
Ecrit par : Henri Grégoire | 21 mai 2007
"Je ne crois pas une seule seconde que des cours de théâtre ni de travail de la voix soient nécessaires dans la formation d'un futur professeur. Nous sommes des "acteurs", certes, mais au sens métaphorique. C'est notre authenticité qui nous impose. Comme l'écrit JPB, l'autorité du maître lui vient avant tout de la solide maîtrise qu'il a de sa discipline: cette maîtrise, les élèves la sentent"
Ecrit par : Jean | 21 mai 2007
Comme j'ai écrit que sur ce point j'étais d'accord avec Christophe Sibille, je viens donc vous poser cette question Jean:
Ne croyez vous pas qu'il s'agit plutôt de la maîtrise que l'enseignant a de lui même que les élèves sentent en tout premier abord?
la maîtrise de "la voix" comprenez vous ce que cela suggère?
je vous conseille et vous souhaite de prendre quelques cours dans ce domaine et je suis prête à parier une très bonne bouteille (c'est d'usage courant sur ce blog désormais;) j'espère que JPB ne risquera pas de poursuite pour paris clandestins:))que vous changerez d'avis!
l'idée est très loin d'être stupide et inutile bien au contraire et pourrait sans doute permettre de remplacer quelques cours qui semblent eux tout a fait superfétatoires...
bon après midi
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
Complètement d'accord, Patricia…
Il faut apprendre à poser sa voix, afin de ne pas être aphone au bout de quelques heures de cours (et je ne vous dis pas au bout de quelques mois…). Il faut pouvoir augmenter le volume sans avoir l'air de crier — c'est essentiel pour faire régner l'ordre. Et faire fonctionner à plein sa colonne d'air, parce qu'un prof qui parle avec une voix de gorge sera HS très vite. D'autant que plus on va chercher le son tout en bas, mieux on peut le travailler, lui faire exprimer toutes les nuances — demandez à n'importe quel ténor.
J'ajoute que j'ai toujours fait travailler les élèves sur la diction des textes (et pas uniquement de textes théâtraux), mais que je ne peux le faire qu'en montrant l'exemple — et là aussi, il faut être le meilleur.
De surcroît, c'est d'un excellent rendement avec les élèves timides, ou dyslexiques, qui souvent se déchaînent quand ils sont en situation de scène — et un prof timide (le diable sait qu'il y en a…) y trouvera de même son compte : lâchez-vous un peu, en cours, après tut, c'est une sitaution de scène, relisez le Paradoxe sur le comédien si vous voulez !
Un dernier point : je sais à peu près par cœur tous les textes sur lesquels je travaille. C'est facile à faire (à chacun de se faire son anthologie sonore, si je puis dire), ça impressionne, et surtout ça permet de travailler le sens, à travers les modulations de la voix.
Et ça vous protège de l'Alzheimer…
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
Un dernier point : je sais à peu près par cœur tous les textes sur lesquels je travaille. C'est facile à faire (à chacun de se faire son anthologie sonore, si je puis dire), ça impressionne, et surtout ça permet de travailler le sens, à travers les modulations de la voix.
Et ça vous protège de l'Alzheimer…
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
Je confirme Jean-Paul et j'ajoute que c'est d'ailleurs un plaisir de t'entendre et ton registre est vaste!
De plus, inutile d'ajouter que les orthophonistes qui travaillent avec les malades atteints d'Alzheimer le savent bien...
J'en profite pour faire une suggestion dans un domaine qui me tient à cœur .Pourquoi ne pas proposer aux étudiants en IUFM ,dans ce cadre de travail de la voix, d'enregistrer une lecture d'un roman, essai ,etc... pour en faire ensuite don à une bibiliothèque sonore? On l'a déjà évoqué ici , les bibliothèques sonores manquent de voix...Cela pourrait être une manière de joindre le très utile pour le futur enseignant au très agréable de permettre à une personne souffrant de déficience visuelle d'avoir accès à un livre , sans compter le plaisir que procure la lecture à voix haute. je referme la parenthèse.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
et un prof timide (le diable sait qu'il y en a…) y trouvera de même son compte : lâchez-vous un peu, en cours, après tut, c'est une sitaution de scène, relisez le Paradoxe sur le comédien si vous voulez !
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
Pour ma part, ma timidité a été un sérieux handicap. Je n'ai pas su me mettre en scène...
Désolée, je n'arrête pas de m'interroger sur les raisons de mon échec dans l'enseignement ...
Ecrit par : Carabas | 21 mai 2007
Carabas, j'ai vis-à-vis de la timidité adulte trois attitudes — au choix.
Soit cela trahit de l'incompétence (à 12 ans c'est charmant, à 20 c'est suspect).
Soit c'est la trace d'un traumatisme lointain, qu'il faudra bien un jour identifier et, si possible, dévier (je ne pense pas un instant que l'on puisse se débarrasser d'un trauma : je les vois comme dans cet Astérix — le Combat des chefs, si je me souviens bien — où un druide médecin traite un Gaulois qui se prenait pour un sanglier — en lui apprenant à faire le beau, de sorte que ça se voit moins…). Quand je dis dévier, c'est le reporter sur un autre domaine, autre chose, quelqu'un d'autre. Ou trouver un coupable — autre que vous, si possible…
Soit ça vous arrange, en vous donnant un prétexte pour échouer (lisez donc l'Arnaqueur, de Walter RTevis, le plus remarquable livre sur les stratégies d'apitoiement sur si et d'échec programmé que je connaisse…).
Vous vous situeriez où ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
Jean, vos certitudes commencent, (et quand je dis commencent...) à être passablement agaçantes. Vous savez certainement beaucoup de choses concernant votre domaine, (et, vraisemblablement, d'autres domaines), mais il est des choses qui vous échappent tant soit peu. Personne ne prétendrait que nous sommes tous égaux devant l'autorité. Il est vraisemblablement des cas pour lesquels la pratique théâtrale n'est évidemment pas obligatoire. Pour certains autres, elle est extrêmement profitable, et j'en ai la preuve tous les ans. Avec des étudiants et des stagiaires qui découvrent que, finalement, après un travail d'improvisation théâtrale, ils sont finalement capables de prendre la parole en public. Et les difficultés qu'ils peuvent éprouver au départ vis à vis de cette prise de parole sont totalement indépendantes des connaissances qu'ils peuvent avoir par ailleurs. Vous êtes le seul à nier un tel état de fait. Envers et contre tout, (et tous.)
Là, je parle spécifiquement du théâtre. Parce que corps et voix sont difficilement dissociables. Pour ce qui concerne la voix comme premier instrument de travail de l'enseignant, je pense que le bon sens même exige qu'elle soit traitée objectivement dans la formation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2007
"Pour ma part, ma timidité a été un sérieux handicap. Je n'ai pas su me mettre en scène...
Désolée, je n'arrête pas de m'interroger sur les raisons de mon échec dans l'enseignement ..."
Ecrit par : Carabas | 21 mai 2007
Je pense que vous faites typiquement partie de la deuxième catégorie, (dont je parle dans mon dernier message). Et donc, typiquement celle que la pratique du théâtre pourrait faire avancer... même s'il faudrait peut-être vous "mettre des coups de pieds au derrière pour faire le premier pas", si je peux me permettre cette image un peu cascadeuse!
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2007
"Pour ma part, ma timidité a été un sérieux handicap. Je n'ai pas su me mettre en scène...
Désolée, je n'arrête pas de m'interroger sur les raisons de mon échec dans l'enseignement ..."
Ecrit par : Carabas | 21 mai 2007
Je pense que vous faites typiquement partie de la deuxième catégorie, (dont je parle dans mon dernier message). Et donc, typiquement celle que la pratique du théâtre pourrait faire avancer... même s'il faudrait peut-être vous "mettre des coups de pieds au derrière pour faire le premier pas", si je peux me permettre cette image un peu cascadeuse!
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2007
Hey, JPB, vous êtes sur wikipedia (l'article n'est qu'une ébauche, mais quand même!).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Brighelli
Pour ma part, c'est le fait de savoir que j'aurais chaque année des roteurs, des péteurs, des scrogneugneux, des "je-suis-mal-dans-ma-peau", des adolescents qui ont des difficultés à aller au delà de ce qu'ils connaissent, c'est donc cela, et plus encore la bêtise assumée, qui me coupe les pattes et me donne envie de les remuer aussi.
J'avoue que, dans l'année, puisqu'une vesse, un vent, un pet sont toujours invisibles, quelques fois inaudibles, quelques fois odorants, je laisse filer (huhuhu) avec les rires gras des garçons; et puis, la vie scolaire rirait de moi et de mes collègues, si nous commencions à punir toute une classe à cause de ce forfait dont les preuves s'échappent aussitôt le crime commis.
Allez, en fait, ça m'amuse, je crois, quand on a définitivement compris que le job et le système avaient évolué.
Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2007
JPB: Christian Biet paraît être un de vos amis de travail (à découvrir votre bibliographie); j'ai lu son "Qu'est-ce que le théâtre?"... C'est une question abyssale du genre: "Qu'est-ce que Dieu/ Qui est-ce que Dieu?", "Qu'est-ce qu'être mère?", etc.
Mais votre carnet d'adresses est épatant! ;-)
Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2007
Merci pour lui — c'est un très brillant universitaire. Nous nous traînons et supportons l'un l'autre depuis plus de trente ans.
Quant à mon carnet d'adresses…
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
Rétablir les vocations ? Mais faire comme au Danemark ! Faire des compétitions de strip-tease entre élèves de terminale ! En plus, c'est excellent pour la laïcité ! (voir lien orange) :-)
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 21 mai 2007
Merci pour lui — c'est un très brillant universitaire. Nous nous traînons et supportons l'un l'autre depuis plus de trente ans.
Quant à mon carnet d'adresses…
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
Il y a des moments où l'ambition d'être un bon universitaire (autrement: un enseignant méticuleux en LP) et celle de l'écriture se crispent l'une contre l'autre. Une de mes professeurs à la Faculté des Lettres m'a toujours laissé entendre qu'il est difficile, voire impossible, de mener paisiblement les deux de front. Ce dont je me rends compte. C'est un problème qu'un jour, j'espère, nous pourrons discuter ensemble. Après vos copies, après vos différents travaux.
Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2007
Après Xavier Darcos hier sur France Info, c'est à gérard Aschieri patron de la centrale "majoritaire" comme dit la journaliste, de riposter. Quand on est dans l'opposition il faut s'opposer, surtout que Marie George n'a plus autant d'adhérents que la FSU. Donc monsieur Aschieri rappelle qu'il a toujours été opposé à la suppression de la carte scolaire "parceque celle-ci favorise la mixité sociale".
Je ne sais pas où il habite, ni s'il a (eu) des enfants scolarisés.
Ce que je sais, c'est que les défenseurs de la carte scolaire savent très bien la contourner. C'est bon pour les autres!
Je sais aussi que la carte scolaire provoque l'effet contraire à celui recherché. Quand on habite un quartier socialement défavorisé on est obligé de scolariser ses enfants dans un collège socialement défavorisé.
Quand on habite les beaux quartiers, on scolarise ses enfants dans des collèges "socialement favorisés".
Je sais aussi que les dérogations que refusait l'I.A. aux parents qui demandaient le collège que je dirigeais, propulsaient irrémédiablement ces parents vers les collèges privés des environs. C'est l'histoire du pavé de l'ours.
dj
Ecrit par : dj | 21 mai 2007
Je manque de confiance en moi, mais jusqu'à présent, cela ne m'a pas handicapée outre mesure.
En revanche, le fait d'être exposée aux regards a décuplé mes doutes, qui sont autant de failles dans lesquelles s'engouffrent sans complexe les élèves.
S'agit-il d'incompétence? Oui, en matière de pédagogie. Mais je ne pouvais pas savoir que je serai incompétente avant d'avoir été confrontée à une classe.
De traumatisme? Peut-être. (Il y a aussi une histoire de babare guéri de sa timidité dans le Combat des Chefs.) Quoiqu'associer la timidité à un traumatisme me semble un peu fort...
Est-ce que cela m'arrange? Je ne pense pas. Si je voulais me donner un prétexte pour échouer, je l'aurai fait en passant le concours... J'aurais perdu moins de temps.
Ecrit par : Carabas | 21 mai 2007
Errata : "histoire de Barbare", pas de Babare...
"Si je voulais me donner un prétexte pour échouer, je l'aurais fait en passant - et en ratant- le cocnours"...
Ecrit par : Carabas | 21 mai 2007
"Vocation" ... Halala, je l'ai eue, cette "vocation" ...
Je suis professeur agrégé de mathématiques, la trentaine et toujours TZR en collège, avec peu d'espoir d'avoir un jour un poste, constatant chaque jour impuissant la décrépitude croissante de l'Education Nationale, obligé de me battre quotidiennement pour que mon travail soit respecté par les élèves mais aussi par les parents et mes chefs d'établissement, un comble !
Plus d'envie, envolée la "vocation" initiale ...
J'ai lu dans le journal ce week-end qu'on manque de porchers dans ma région. Tiens, porcher ce n'est pas plus mal que prof de maths ! J'ai trouvé une autre vocation ...
Ecrit par : Mewo | 21 mai 2007
Pour la timidité à l'oral, une méthode scolaire: les colles orales en public
une méthode professionnelle: l'activité de vente
J'étais à seize ans d'une timidité maladive à l'oral, les épreuves orales du bac furent pour moi un calvaire. Après un an de classe préparatoire, j'étais "guérie" définitivement. Quatre ans d'examens et de contrôle continu à l'oral pour renforcer les acquits devant un amphi plein de candidats. Ma timidité s'est muée en insolence et grande "tchache".
Ceux qui restent timides peuvent envisager une thérapie comportementale. Pour bien placer sa voix, l'orthophoniste peut faire le travail en quelques scéances. Ma grande sœur institutrice a fini chez l'orthophoniste après x extinctions de voix. Depuis, elle n'en a plus. Pour entretenir cette voix, chant choral ou théâtre.
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
Donc examens oraux publics fréquents et systématiques et scéances d'orthophonie à l'IUFM.
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
J'ai fait une prépa ; j'ai donc eu des colles systématiquement. Les 1eres furent désastreuses. Puis je me suis habituée.
C'est pour cela que je croyais avoir surmonté (du moins, en partie) ce problème.
Mais il m'est revenu en plein visage, à la manière d'un boomerang, en exerçant ce métier. Pourquoi cela, j'aimerais bien le savoir...
Ecrit par : Carabas | 21 mai 2007
Je dirais même plus: mauvaise prestation orale éliminatoire quelque soit le niveau de connaissances du candidat.
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
Vocation, un peu provoc dans le contexte de dégradation actuelle.
Mais vocation quand même, car si l'on n'a pas un amour immodéré de la matière que l'on enseigne et l'envie de faire partager cette passion, on ne sera jamais qu'un transmetteur "plat". Une bonne dose d'humour et une capacité à distancier toutes les situations humaines les plus tordues qu'on nous impose. Que les élèves sentent que vous avez beaucoup, beaucoup d'avance; le vouvoiement systématique; ne jamais négocier les règles que vous avez mises en place au début; les respecter soi-même; un sens aigu de la justice ( au collège c'est essentiel) et se rappeler toujours que l'adulte c'est soi et qu'eux sont des gamins; cela permet d'éviter des colères inutiles; savoir faire comme si on n'avait pas remarqué, pas entendu, pas vu ( cela évite des tas de complication) bref, JPB l'a dit "du théâtre".
Cela dit, tout cela ça marche quand on est avec des élèves "normaux" dans un bahut normal; dans des LEP comme celui de Penda. ou des collèges de ZEP comme j'en ai
connus, rien ne sert à rien car on n'est plus dans un monde humain. Courage, Pendariès. Peut-être, pourriez-vous demander un poste d'instit; vous seriez plus au chaud. Mais est-ce possible? Car ceux qui "trinquent" actuellement ce sont les profs de LEP et de certains collèges...
Ecrit par : Thalie | 21 mai 2007
Louis Barthas, merci de m'avoir rappelé l'existence de 'L'apprentissage de la langue écrite, du b-a ba à la bd' (PUF, 1985). de Jean-Noël Lalande.
En fait , j'avais dû en commencer la lecture, j'ai annoté la Préface et l'Avant Propos, et j'ai dû le ranger pour ne le rouvrir qu'après avoir lu votre message.
Il montre à l'évidence l'impéritie du MEN puisque 26 ans après à deux détails près, il n'a rien perdu de son actualité, La Conclusion cite un Rapport de L'Inspection Générale daté de
1983 qui dit; "Sur vingt-quatre élèves qui rentrent en 6ème, dix n'ont pas atteint le niveau normal du Cours Moyen et4 quatre êuvent être dits illettrés."
Il s'agit bien des élèves des Réformes d' Edgar Faure et René Haby, Philippe Meirieu n'y est donc pour rien...
Apparemment ce bouquin est épuisé. Il mériterait d'ëtre réédité.
Comment l'avez-vous connu?
Ecrit par : Henri Grégoire | 21 mai 2007
Cadichon,
J'ai bien recu votre mail, mais le mien m'est revenu (après 2 essais).
problème de spams je pense.
Avez-vous une autre adresse ?
Cordialement
Ecrit par : carole | 21 mai 2007
Certes, Patricia et Christophe, mais a-t-on déjà vu se diriger vers ce métier, qui est un métier de contact et de communication, des gens qui, précisément, ne se sentent pas le goût du contact? C'est une question de tempérament et d'honnêteté avec soi-même. Sinon, on va au casse-pipe...
Je ne crois pas que l'on puisse donner à quelqu'un qui ne l'a pas ce goût du contact - qui est le propre de l'acteur, si vous voulez. C'est pour cela que je ne crois pas beaucoup à la vertu de cours de théâtre censés apprendre à être professeur. En revanche, il est évident que le professeur doit savoir "dire" les textes afin d'y rendre ses élèves sensibles et qu'une formation à la diction et au théâtre peut l'y aider.
Ecrit par : Jean | 21 mai 2007
Pour ce qui est de la maturité des jeunes de 16 ans, fort heureusement, il y en a encore beaucoup qui ne sont pas si infantilisés que l'on pourrait le croire ; mais comme certains de mes anciens élèves sont devenus des amis, parmi les meilleurs, mon échantillonnage est peut-être biaisé...
Cela dit, l'imbécillité des adultes vis-à-vis des jeunes, elle,est carrément est parfois à couper le souffle.
Je n'ai toujours pas digéré un truc honteux, lamentable, inadmissible que j'avais lu sur Désir d'Avenir, le site de la sorcière qui a servi de candidate au PS. Une mère de famille réclamait des profs présents de 8h00 à 17h30 dans l'établissement pour faire la garderie son rejeton de 17 ans !
Dire que moi, à 15 ou 16 ans, non seulement je me gardais tout seul, j'avais les clés de la maison et du labo de mon père, mais en plus mon père me confiait, au cours de ses absences, ses clients, ses colis à poster... et c'était encore tout à fait normal il y a peu, c'est-à-dire dans les années 1990...
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 21 mai 2007
Dire que moi, à 15 ou 16 ans, non seulement je me gardais tout seul, j'avais les clés de la maison et du labo de mon père, mais en plus mon père me confiait, au cours de ses absences, ses clients, ses colis à poster... et c'était encore tout à fait normal il y a peu, c'est-à-dire dans les années 1990...
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 21 mai 2007
Ouais! Et moi, en rentrant de l'école, je prenais ma lance pour aller chasser le repas du soir pendant que ma grande sœur balayait la caverne et que ma mère réanimait le feu.
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
Certes, Patricia et Christophe, mais a-t-on déjà vu se diriger vers ce métier, qui est un métier de contact et de communication, des gens qui, précisément, ne se sentent pas le goût du contact? C'est une question de tempérament et d'honnêteté avec soi-même. Sinon, on va au casse-pipe...
Je ne crois pas que l'on puisse donner à quelqu'un qui ne l'a pas ce goût du contact - qui est le propre de l'acteur, si vous voulez. C'est pour cela que je ne crois pas beaucoup à la vertu de cours de théâtre censés apprendre à être professeur. En revanche, il est évident que le professeur doit savoir "dire" les textes afin d'y rendre ses élèves sensibles et qu'une formation à la diction et au théâtre peut l'y aider.
Ecrit par : Jean | 21 mai 2007
Je vous prie de m'excuser Jean mais j'ai besoin d'une explication de texte là! Je reconnais que je suis naïve et ingénue( sans avoir le charme de Jennifer Jones alias Cluny Brown) ce n'est pas nouveau et je le cultive d'ailleurs MAIS où ai-je suggéré l'idée que des cours de théâtre et de travail de "voix" pourraient permettre de DONNER"le sens du contact" à ceux qui s'orienterait dans la voie de l'enseignement?
Est-ce une pirouette de votre part ou une part de mauvaise foi pour ne pas reconnaître pleinement que pour une fois vous avez posé un jugement un peu hâtif sur une proposition intelligente qui était faite? nous avons tous une tendance aux jugements à l'emporte-pièce le reconnaître n'est pas déshonorant , je suis surprise d'ailleurs que vous n'ayez pas la franche élégance d'admettre que vous vous êtes sans nul doute légèrement laissé emporter par l'idée pédagogiste qui vous paraissait se cacher derrière puisque la suggestion avait été faîte par un professeur d'IUFM!
Et comme en plus de l'ingénuité et la courtoisie j'aime encore plus cultiver la sincérité je vous le dis donc sincèrement: Jean vous êtes agaçant et d'une mauvaise foi incommensurable!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
Ouais! Et moi, en rentrant de l'école, je prenais ma lance pour aller chasser le repas du soir pendant que ma grande sœur balayait la caverne et que ma mère réanimait le feu.
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
Comment ça Dobolino, vous aussi? je vais vite vous faire lire par mes enfants qui ne me croient pas quand je leur raconte les peaux de bêtes à nettoyer avec les racloirs dont le silex nous rentrait dans la peau ! Vous avez fait ça vous aussi?;):)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
qui s'orienteraiENT
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
On finit toujours par se trahir, en écrivant…
Ainsi, prenez Dobolino :
"Et moi, écrit-elle, en rentrant de l'école, je prenais ma lance pour aller chasser le repas du soir pendant que ma grande sœur balayait la caverne et que ma mère réanimait le feu."
Ni père ni frère, dans le gynécée — le modèle de société idéale — de notre vétérinaire préférée. M'étonnerait pas qu'elle prenne un malin plaisir à castrer les mâles qu'on lui amène — "comme ça, votre chienne pourra être impunément en chaleur, chère amie"… Elle prenait la lance : pas besoin d'être Freud pour la dessiner, la lance… Et elle en transperçait le gibier — "le repas du soir" : le seul mot mâle de la phrase, parce qu'enfin, la "caverne", on sait depuis Platon que c'est furieusement utérin…
Allons, on ne vous en veut pas, avec un background pareil, d'avoir voté pour Sainte-Nitouche…
Amicalement…
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
Alors que Patricia M., elle, en restait aux activités typiquement féminines, à quatre pattes avec son racloir pendant qu'Erectus ("erectus, ça m'va bien, moi qu'étais chaud lapin", chantait Reggiani) la regardait, puissamment troublé par toute cette chair légèrement tremblotante sous l'effort — je la connais, elle est comme ça…
JPB, qui a décidé de déconner pleins tubes ce soir… J'vas pas m'faire qu'des amies…
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
"Donc examens oraux publics fréquents et systématiques et scéances d'orthophonie à l'IUFM."
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
Dobolino, comme son nom l'indique, l'orthophonie n'est pas obligatoire!
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2007
"Je ne crois pas que l'on puisse donner à quelqu'un qui ne l'a pas ce goût du contact - qui est le propre de l'acteur, si vous voulez. C'est pour cela que je ne crois pas beaucoup à la vertu de cours de théâtre censés apprendre à être professeur. En revanche, il est évident que le professeur doit savoir "dire" les textes afin d'y rendre ses élèves sensibles et qu'une formation à la diction et au théâtre peut l'y aider."
Ecrit par : Jean | 21 mai 2007
Voilà, Jean, vous avez tout compris! Mais, me semble t-il, personne n'a prétendu ici qu'un cours de théâtre puisse apprendre à être professeur. Mais que des cours puissent l'y aider, certainement. La nuance est potentiellement subtile. Mais il est vrai qu'il y a tellement de choses qui ne peuvent pas s'apprendre, selon vous... "L'inné", selon Nicolas Sarkozy?
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2007
Jean-Paul, arrêtez! Ou j'appelle Gisèle Halimi!
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2007
Alors que Patricia M., elle, en restait aux activités typiquement féminines, à quatre pattes avec son racloir pendant qu'Erectus ("erectus, ça m'va bien, moi qu'étais chaud lapin", chantait Reggiani) la regardait, puissamment troublé par toute cette chair légèrement tremblotante sous l'effort — je la connais, elle est comme ça…
JPB, qui a décidé de déconner pleins tubes ce soir… J'vas pas m'faire qu'des amies…
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
T'es sûr que tu la connais si bien? merci de me faire rire...
tu les perdras pas non plus tes amies...
au fait y'avait quoi dans ton dernier café?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
Courage, Pendariès. Peut-être, pourriez-vous demander un poste d'instit; vous seriez plus au chaud. Mais est-ce possible? Car ceux qui "trinquent" actuellement ce sont les profs de LEP et de certains collèges...
Ecrit par : Thalie | 21 mai 2007
Comme je l'ai écrit, et à l'instar d'un grand nombre de mes collègues en Lettres/Histoire (nous sommes 15 dans mon LP, imaginez le mastodonte), ce sont les activités extérieures qui allègent le coeur lourd: pour certaines, la danse est un exutoire, le sport, le carrelage à faire dans sa maison, quant à moi, ce sont, pour l'instant, mes activités de doctorant, mes participations à des colloques, l'écriture d'articles, la recherche, le montage de séminaires, lire, écrire, voir, écouter.
Pour le moment, c'est un très bon soutien; mais quid? après la soutenance, quand il faut souvent attendre quelques années pour intégrer une université en tant qu'enseignant. Libre de faire autre chose, sans aucun doute. Ma mère me le disait: "Fais prof, tu as raison, tu auras du temps pour toi. Allez, va, mon fils, tu es un génie" (ha les mômans, toutes des monstresses).
J'avais réfléchi à la classe d'âge qui pouvaient m'intéresser avant de passer un concours, et j'ai eu l'impression de ne pouvoir m'entendre ou avoir assez de patience pour les enfants. D'où, en partie, mon choix pour le CAPLP - au moins j'étais certain de tomber sur des plus de 15 ans (l'âge des esprits friands me disais-je...). Aujourd'hui, il est clair que ma soif de voir s'éveiller, en partie grâce à mes efforts (?), une conscience au monde se serait sans doute aucun senti mieux en Primaire (je vois ce que je peux offrir à mon neveu de 5 ans...).
Or pour un CAPES/PLP ou une agrégation, il faut démisionner, m'a-t-on dit, pour passer le concours, un an avant l'examen. Question de Catégorie A et Catégorie B. Je ne peux risquer de me planter et de devoir alors chercher à m'introduire dans la tribu de Dobolino pour survivre et râcler des peaux pour mâchouiller quelques lambeaux de chair!
Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2007
J'avais réfléchi à la classe d'âge qui pouvait m'intéresser avant de passer un concours, et j'ai eu l'impression de ne pouvoir m'entendre avec les impubères ou avoir assez de patience pour les enfants.
Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2007
sentiE
C'est sympa de se corriger soi-même
Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2007
"Je ne peux risquer de me planter et de devoir alors chercher à m'introduire dans la tribu de Dobolino pour survivre et râcler des peaux pour mâchouiller quelques lambeaux de chair!
Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2007"
Surtout si JPB a vu juste pour le sort qu'elle réserve aux mâles...
Ecrit par : Japhet | 21 mai 2007
Les profs des écoles sont de catégorie A. Bizarre, cette histoire de démission. Il n'y a pas de voie interne ?
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
quand je pense que c'est moi, oie blanche, qu'on traite de lubrique pour une histoire de vélo islamique...
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
Je ne peux risquer de me planter et de devoir alors chercher à m'introduire dans la tribu de Dobolino pour survivre et râcler des peaux pour mâchouiller quelques lambeaux de chair!
Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2007"
Surtout si JPB a vu juste pour le sort qu'elle réserve aux mâles...
Ecrit par : Japhet | 21 mai 2007
À la broche avec un filet d'huile d'olive et du romarin, je lui ai donné la recette;)!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
J'essaie pourtant de suivre les conseils du grand condor (MàC) en m'inspirant des boîtes de fromage : aucun succès, le bide.
Au fait, le fromage de MàC, c'était bien la vache qui rit ?
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
"À la broche avec un filet d'huile d'olive et du romarin, je lui ai donné la recette;)!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007"
Tout bien considéré, Pendariès, vous y êtes si mal que ça, dans votre établissement ?
Ecrit par : Japhet | 21 mai 2007
"À la broche avec un filet d'huile d'olive et du romarin, je lui ai donné la recette;)!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007"
Tout bien considéré, Pendariès, vous y êtes si mal que ça, dans votre établissement ?
Ecrit par : Japhet | 21 mai 2007
Chut Japhet, je pensais demander à Dobolino un morceau de "jambonneau" , quelle n'aurait pas manqué de m'offrir car sa générosité n'est pas légendaire! pour une fois que j'aurais pu délaisser l'activité très féminine de faire la cuisine! Zut maintenant que vous faîtes fuir une perspective dîner tout prêt, je fais prépare quoi pour le repas de ce soir?
avec un rioja réserve c'était assez indiqué!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
je prépare...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
Mes mollets et mes cuissots, qui ont pratiqué le football et le rugby doivent être appétissants mais que savez-vous de ceux de Pendariès ?
Peut-être n'avez-vous rien loupé.
Ecrit par : Japhet | 21 mai 2007
Mes mollets et mes cuissots, qui ont pratiqué le football et le rugby doivent être appétissants mais que savez-vous de ceux de Pendariès ?
Peut-être n'avez-vous rien loupé.
Ecrit par : Japhet | 21 mai 2007
il semble avoir été moins sportif que vous , de surccroît il est jeune donc la chair doit être tendre mais je vous l'accorde ce n'est que pures spéculations de "perrette et le pot au lait" ...Quant à votre proposition et sans vouloir vous offenser je crains qu'après la pratique intensive d'un sport , la viande ne soit un peu coriace, hors mes enfants affamés ont encore pour la plupart des dents de lait qui risquent de s'y casser!
Adieu, veau, vache, cochon...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
"Quant à votre proposition et sans vouloir vous offenser"
Ce n'était pas une proposition, j'y tiens à mes mollets, même s'ils ne tapent plus guère dans le ballon. Je vous rappelle que c'est Pendariès qui s'offrait comme victime expiatoire.
Fort heureusement, je n'habite pas assez près de la caverne de Dobolino pour qu'elle vienne me chasser.
Ecrit par : Japhet | 21 mai 2007
A propos de mollets et de cuissots...
Quand j'étais ado et étudiant, bien après l'âge requis, j'avais une fâcheuse tendance à mettre des bermudas en toute saison, comme cela se faisait couramment du temps de Guy Môquet.
Je n'avais pas besoin de garderie à 16 ans, comme Sainte-Marie-Ségolène-Nitouche voudrait en faire une maintenant, mais j'étais capable d'aller en cours en plein mois de février avec un bermuda de velours, comme ceux que l'on appelle les "Wunderkind" en Allemagne.
C'est l'évolution des moeurs : plus les culottes se rallongent, plus les jeunes sont immatures dans leur tête...
Alors peut-être la mode des pantacourts sur les cours des lycées est-elle un présage annonçant la fin de la la cuculisation des élèves par les pédagos.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 21 mai 2007
Hélas, je crains que Ségolène ne mérite pas votre mépris. A mon grand dam, nous avons, en plus de la droite la plus bête du monde, la gauche du même tonneau : oublieux du score de Sarko, ce bon François ne trouve rien de mieux comme slogan pour épouvanter les foules à propos de Napo le minuscule sa dureté probable.
C'est quoi, déjà, le contraire de dur ?
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
Pourquoi cette réflexion me vient-elle à l'esprit ? Toujours est-il que je me demande, d'un coup, ce que je fais là à bavasser avec les semi-inconnus que vous êtes pour moi et réciproquement.
Est-ce que, comme moi, vous avez parfois ce sentiment étrange d'avoir lâché, fort de l'anonymat, ou tout au moins de la distance propre à l'outil, quelque cri du coeur qui dépasse ce que l'on a coutume de révéler sur soi ? Suis-je le seul à avoir quelque appréhension, après avoir eu le sentiment d'y être allé un peu fort, à découvrir les réactions que cela aura suscité sur la blogosphère ?
Tout cela ne procède-t-il pas chez chacun des habitués de ce blog comme des autres, d'une sorte de thérapie en quête de soi ?
Je sais, je lance les rieurs à bon compte à mes trousses. Mais bon, c'est pas pire que les phantasmes en actes sus-lus, non ?
Et pis d'abord, c'est la faute au pouvoir déshinibant (?) des côteaux de l'Ardèche.
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
Je viens de découvrir l’interview d’un IA-IPR de l’académie de Lyon (dans la revue Historiens et Géographes, n°396) qui devrait rassurer tout le monde sur l’impartialité de nos chers inspecteurs...
Répondant à la question : « Les IPR ont-ils une orientation pédagogique officielle à faire respecter ? », l’IPR répond la main sur le cœur : « Un point est clair, il n’y a pas de pédagogie officielle de l’histoire au filtre de laquelle seraient évalués les professeurs. » L’ennui est que le reste du texte démontre le contraire.
Le même inspecteur affirme en effet immédiatement que «c’est la cohérence du projet pédagogique du professeur qui est appréciée, à savoir l’existence pour chaque moment d’enseignement […] d’une démarche adéquate au projet, et recourant le plus souvent au long d’une séance à différentes modalités pédagogiques.» Mais le meilleur reste à venir.
On l’interroge en effet : « Le contraste est fort entre les pédagogies qui sont prônées par de nombreux didacticiens (production par l’élève de son propre savoir) et celles que pratiquent la majorité des enseignants, surtout en lycée (le cours magistral transmet un savoir validé par l’enseignant). Estimez-vous que le rôle de l’inspection est de faire avancer des pratiques considérées comme novatrices ? Ou d’aider à l’élaboration de compromis divers, individualisés en fonction des qualités et des défauts de chaque enseignant ? »
Réponse (longue) : « L’écart entre didacticiens et praticiens est-il si grand ? L’idée que l’élève construit son propre savoir est désormais largement acceptée […]
L’évolution depuis une vingtaine d’années de nos disciplines et des épreuves de fin de cycle (brevet des collèges, baccalauréat) est sous-tendue par deux grandes familles d’idées.
L’une, pédagogique et de bon sens, est celle de l’appropriation du savoir ; elle vaut tout autant pour l’adulte que pour l’élève […].
L’autre, épistémologique, tient qu’il n’y a pas d’histoire préétablie et que toute investigation d’un objet historique produit – dans le respect de la démarche historienne – une histoire de cet objet. […]
Rapportées à la pratique de classe, ces différentes considérations se traduisent par la nécessaire diversité de modalités de travail dont aucune n’est à proscrire, mais dont aucune ne peut être exclusive des autres. Pour conduire les élèves aux objectifs qu’il a fixés, le professeur a le choix entre trois grands registres complémentaires : la forme magistrale, la forme collective, la forme individuelle.
La forme individuelle place les élèves en situation d’effectuer un travail encadré par les consignes du professeur ; cette modalité de travail est effectivement préconisée au fil des documents d’accompagnement. Beaucoup plus que de la satisfaction donnée à un dogme pédagogique, cette essence [sic] procède de l’essence même de la discipline historique : comment former l’élève à la démarche de l’historien sans le placer lui-même – dans des conditions scolaires et à un niveau d’exigence adapté – dans les deux situations que sont l’investigation des sources (documents) et l’élaboration de son propre discours ?
[Ici, l’exploration de la forme collective ou cours dialogué («il peut ne s’agir que de l’habillage de la forme magistrale, cautionné par un questionnement formel lancé à la volée»).]
En dépit d’une idée diffuse, il n’y a pas d’interdit quant à la forme de l’exposé magistral [...] cependant, pour les raisons exprimées plus haut, l’énoncé magistral ne peut en aucun cas être une forme exclusive ou systématique de travail avec les élèves. »
L’IA-IPR tient par ailleurs quelques propos sensés, que l’on ne peut évacuer d’un revers de la main. Mais quelle que soit la pertinence de ces affirmations (et il est vrai que l’on ne peut perpétuellement « tenir » une classe avec 2 heures de pur cour magistral en Seconde, voire en Première), il est regrettable que l’institution se refuse encore à jeter le masque et à revendiquer enfin une fois pour toutes que, oui, il y a une approche pédagogique défendue par l’Inspection, ne serait-ce que dans cette prétention démesurée à «former l’élève à la démarche de l’historien» dès le primaire, aux dépens des connaissances de base.
Car il serait beaucoup plus judicieux – me semble-t-il – de commencer par poser le B-A BA des connaissances, avant d’amener sur ces bases, à développer l’esprit critique et, certes, à initier au raisonnement de l’historien au lycée (où de toute façon une bonne partie des élèves finit tant bien que mal par échouer, à tous les sens du terme).
Plus loin, on apprend du reste que, sur le terrain, « les nouveautés introduites par les programmes sont inégalement prises en compte, même quand elles sont indiscutablement et épistémologiquement fondées ». Ce qui revient à reconnaître que certaines nouveautés ne sont ni indiscutablement ni épistémologiquement fondées ?
Or donc, comment réformer réellement l’esprit du système, si au moindre reproche, il est affirmé : « Ah mais non ! Il n’y a pas de pédagogie officielle, vous prenez vos fantasmes pour des réalités ! » ?
Ecrit par : Laurent C. | 21 mai 2007
Si l'orthographe est une contrainte forte, les Coteaux de l'Ardèche sont effectivement puissamment désinhibants…
Plaisanterie à part, je ne vois pas en quoi l'anonymat (à part sous l'aspect "alcooliques anonymes" dû à une surconsommation desdits Coteaux…) fournirait un prétexte à s'exposer. Après tout, je m'expose et je signe — et je ne suis pas le seul, sur ce blog, et c'est certainement fort rare : les blogs où il m'arrive d'errer s'ouvrent à des anonymes qui, courageusement, le restent, quoi qu'ils éructent. Alors, profitez, ici, c'est divan gratuit.
À ce propos…
"Ce que l'on a coutume de révéler de soi", ajoute Perceval : mais où diable avez-vous pris qu'il soit obscène de parler de soi ? Le Moi n'est plus haïssable depuis que le XVIIIe siècle a inventé l'autobiographie au sens moderne…
Bonne soirée et bonne nuit…
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
La vengeance est un plat etc. et je n'ai pas volé cette réponse ricanante, après toutes mes taquineries restées sans riposte.
L'anonymat, c'est un choix assumé et provisoire. Frais émoulu, je n'ai pas envie d'avoir à passer du temps à me justifier, surtout auprès d'une hiérarchie dont j'ai pu mesurer la capacité d'aveuglement.
Si quelqu'un de mon secteur n'avait vraiment rien d'autre à faire, il pourrait de toute façon m'identifier à coups de petits indices, et je m'en fiche bien.
Quant au divan, que vous moquez trop pour que ce soit tout-à-fait innocent, si je devais remplir le mien, ce ne serait pas pour ce que vous suggérez.
Non mais...
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
n'en dit-on pas davantage sous couvert d'anonymat? certains pseudos évoquent un roman a eux tout seul! et franchement Perceval , je ne suis pas sûre que sous son véritable patronyme on s'expose davantage et qu'importe d'ailleurs... Ce qui est intéressant c'est que justement on "écoute" ici ce qu'on a envie de percevoir et si violents soit les propos qui s'échangent parfois au moins on en entend pas les éclats abrutissants et fracassants pour les oreilles par contre on reçoit les éclats plus cristalins de rire ... on peut ignorer les grimaces et les mous désapprobatrices et ne venir y chercher que les sourires...
JPB tu avais émis l'hypothèse d'un "pique nique" entre blogueurs l'idée serait-elle totalement aux oubliettes?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
à eux tout seul (l'accent Patricia!)
on n'en entend pas
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
D'abord, JPB, ne croyez pas tout ce qu'on raconte sur moi! Je n'écouille que les mâles faiblards, j'honore les autres comme il se doit. Si un type se sent obligé d'avaler trois Viagra avant de seulement me regarder, c'est sûr qu'il va passer sous le couteau, voir même à coup de dents en guise de pince de Burdizzo, comme font les lapons avec les rennes.
Deuxio, vous avez raison de déconner car si vous êtes sélectionné pour le Ministère, va falloir vous limiter à chier du marbre. Je suis curieuse de voir quelle sera votre limite de résistance.
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
j'étais capable d'aller en cours en plein mois de février avec un bermuda de velours, comme ceux que l'on appelle les "Wunderkind" en Allemagne.
C'est l'évolution des moeurs : plus les culottes se rallongent, plus les jeunes sont immatures dans leur tête...
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 21 mai 2007
Nostalgique des beaux enfants blonds en culotte kaki avec leur poignard et leurs si charmants chants. Nostalgique de l'époque bénie où les enfants étaient toujours sages et obéissants, même lors des descentes dans le ghetto?
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
Joli procès en sorcellerie, Dobo, mais ça m'avait fait la même impression.
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
LA CARTE SCOLAIRE. Monument en péril ?
La carte scolaire assouplie dès la rentrée prochaine
l AFP)
Xavier Darcos veut agir vite. L'assouplissement de la carte scolaire, qui scolarise les enfants dans les écoles et collèges de leurs quartiers, devrait finalement entrer en vigueur dès la prochaine rentrée, selon des informations divulguées lundi soir par l’entourage du ministre de l’Education nationale.
Interrogé dimanche à ce sujet par France Info, Xavier Darcos avait d’abord déclaré qu' « à moyen terme il fallait supprimer (la carte scolaire) » mais qu'« on ne pouvait pas régler une question aussi complexe du jour au lendemain puisque les élèves étaient pratiquement déjà affectés pour la rentrée prochaine ».
Pas de « grand marché libéral de l’école »
« Notre but n'est pas de faire le grand marché libéral de l'école, c'est de faire en sorte que le système soit juste », avait-il encore déclaré. Le ministre « souhaite explorer toutes les pistes possibles et réalistes pour commencer à donner aux familles le droit de choisir l'établissement scolaire de leurs enfants ».
Xavier Darcos promet « un changement profond », car « désormais ce sera aux établissements scolaires de veiller à une diversification sociale et géographique de leurs effectifs ». Cet assouplissement de la carte scolaire pourrait d'abord concerner 10 à 20% des affectations dès la rentrée 2007 mais ce chiffre n'était pas définitivement arrêté lundi après-midi.
AFP
QUAND JE LIS CET EXTRAIT : Le ministre « souhaite explorer toutes les pistes possibles et réalistes pour commencer à donner aux familles le droit de choisir l'établissement scolaire de leurs enfants » je me dis que les ghettos vont se "ghettoïser" encore plus et que la mixité scolaire ne sera bientôt plus qu'un souvenir au rayon des illusions perdues.
Réformer la carte scolaire est-ce vraiment prioritaire à part pour certains parents d'élèves des quartiers que l'on nomme difficiles (en fait les banlieues peuplées par beaucoup d'immigrés et de pauvres (parfois ce sont les mêmes mais pas toujours) qui n'ont qu'une envie, que leurs enfants s'échappent du collège de la peur et de l'échec.
Et j'avoue que la solution est complexe et que chacun agit toujours plus en fonction de l'intérêt de ses propres enfants que de ses convictions profondes. (moi aussi, je l'avoue, je n'ai pas mis mon fils dans le collège du 93 qui lui ouvrait grand les bras et j'en garde toujours une légère rougeur au front mais il fallait faire un choix )
Attendons de voir les modalités d'application mais le risque est grand que que nous assistions plutôt à une foire d'empoigne.
A mon humble avis de parent d'élèves, l'urgenge absolue c'est le primaire et il faut "mettre le paquet" pour y combattre le fléau de l'échec scolaire, d'imaginer un Grenelle de l'éducation pour la lecture, le français et le calcul (c'est à dire revenir au bon sens qui est comme chacun sait la chose la mieux partagé, sauf par certains et je laisse à M. BRIGHELLI le plaisir de nous rappeler le nom des crétins !!)
J'attends vraiment des solutions pour le primaire, et surtout dans les départements sinistrés comme celui que j'habite (le 93) en espérant qu'il en sortira vraiment quelque chose de bon pour permettre aux enfants d'ici et d'ailleurs quand ils connaissent les mêmes difficultés "environnementales" d'avoir un avenir dans le "circuit" scolaire et de ne pas attaquer le collège en situation d'echec ou avec un retard conséquent même pour les bons élèves surtout quand on compare leur niveau avec ceux d'élèves d'autres " quartiers plus favorisés" pour rester dans le langage politiquement correct!
Bien évidemment je suivrai cela de près, ma fille étant encore scolarisée dans le primaire l'année prochaine!
Si cela change dans le bon sens, alors là, oui, je battrai ma coulpe M. BRIGHELLI et je compte sur vous pour me le rappeler, même à coup de massue !
Alors wait and see et si le résultat est concluant, Moët Hennesy!
Ecrit par : Merlemocoeur | 21 mai 2007
Après tout, je m'expose et je signe — et je ne suis pas le seul, sur ce blog, et c'est certainement fort rare : les blogs où il m'arrive d'errer s'ouvrent à des anonymes qui, courageusement, le restent, quoi qu'ils éructent. Alors, profitez, ici, c'est divan gratuit.
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007
Vous prendriez-vous pour mon psy?
Pour ma part, pareil pour Yann, il nous est formellement interdit de vous délivrer nos coordonnées. Ce serait de la publicité, à moins qu'à nous lire, vous évitiez de nous consulter pour un animal malade, de peur qu'il ne ressorte écouillé et essorillé.
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
"faire en sorte que le système soit juste »(...), donner aux familles le droit de choisir l'établissement scolaire de leurs enfants ».
Dans le genre imposture dont on n'a pas fini de parler, ça se pose là. A côté de ça, la crise du CPE risque de n'avoir été qu'une aimable plaisanterie. Ou alors nous sommes décidément des veaux.
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
Si cela change dans le bon sens, alors là, oui, je battrai ma coulpe M. BRIGHELLI et je compte sur vous pour me le rappeler, même à coup de massue !
Alors wait and see et si le résultat est concluant, Moët Hennesy!
Ecrit par : Merlemocoeur | 21 mai 2007
Joli!
personnellement je m'engage à sabrer un Krug...(JPB va bientôt pouvoir récupérer quelques royalties avec la pub qu'on fait ici, on va bientôt devoir rajouter le bandeau défilant "à consommer avec modération!"...en tout cas s'il ne rejoint pas un ministère de Nicolas on pourra toujours lui offrir une franchise Nicolas , ça peut rapporter plus!
Merlemocœur, si des changements s'opèrent et je l'espère vivement et en confiance, je crains que nous n'en constations pas les effets si rapidement...nos petits enfants peut-être...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
Merlemocœur, si des changements s'opèrent et je l'espère vivement et en confiance, je crains que nous n'en constations pas les effets si rapidement...nos petits enfants peut-être...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
j'oubliais de préciser :en toute confiance avec JPB( en ce qui concerne les autres invités à Grenelle je demeure très voire totalement réservée) Mais aura-t-il seulement une marge de manœuvre?donc pour le reste je demeure très sceptique...Maintenant voyons et que ces messieurs et dames de Grenelle agissent!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007
"faire en sorte que le système soit juste »(...), donner aux familles le droit de choisir l'établissement scolaire de leurs enfants ».
Dans le genre imposture dont on n'a pas fini de parler, ça se pose là. A côté de ça, la crise du CPE risque de n'avoir été qu'une aimable plaisanterie. Ou alors nous sommes décidément des veaux.
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
Vous serz surpris Perceval mais sur le problème de la "Carte scolaire" , je ne vous suivrai pas;
La "carte scolaire" n'a jamais été un istrument de "mixité sociale";. Si elle avait existé quand je suis rentré en 6ème sur mes résultats scolaires vérifiés par un examen, jamais je n'aurai eu la possibilité d'intégrer , le premier d'une famille issue de la paysannerie pauvre du Massif Central et du prolétariat textile lyonnais, un Lycée classique de Centre-ville.
La "Carte scolaire" est l'extension à l'enseignement secondaire de la règle établie par les Lois Ferry pour l'enseignement primaire à la fin du XIXème siècle.
16 septembre 2006.
Pourquoi empêcherait-on totalement le choix des établissements ?
Georges Félouzis, professeur de sociologie à l’université de Bordeaux-II
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=213i
Ecrit par : Henri Grégoire | 21 mai 2007
Il faut soutenir ce gouvernement pour dans les 6 moi qui viennent, ils parviennent à faire toutes les réformes nécessaires à commencer par l'école
Il faut une alternance, une vraie c'est à dire une vide complet dans les ministères en les remplacant par les tenants d'une autre politique
http://blog-va.com/index.php/2007/05/21/118-pour-changer-lecole-changer-les-hommes
Ci joint ce papier dans Valeurs actuelles
Ecrit par : Maxime | 21 mai 2007
J'aimerais qu'on m'explique comment, sur la base de la liberté de choix, on compte remplir les écoles de ZEP, sinon en comptant sur l'écart d'attention des différents parents aux enjeux pour leurs enfants du choix d'une école. Et selon quels critères on sélectionnera les candidats en surnombre aux bonnes écoles. Si on arrive à me convaincre qu'il y aura la moindre justice là-dedans, je fais pêter le Moët.
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
l faut une alternance, une vraie c'est à dire une vide complet dans les ministères en les remplacant par les tenants d'une autre politique
http://blog-va.com/index.php/2007/05/21/118-pour-changer-lecole-changer-les-hommes
Ci joint ce papier dans Valeurs actuelles
Ecrit par : Maxime | 21 mai 2007
Toujours le syndrome du Kärcher!
Xavier Darcos connait trop bien le système pour se livrer à une telle "chasse aux sorcières".
Pour en revenir à la "Carte Scolaire" et préciser ma réponse à Perceval, la Gauche de Gouvernement paie sur ce point là l'escroquerie intellectuelle commise qui faisait d'une disposition technique colberto-gaulliste une incarnation de la valeur fondatrice de la Gauche la "passion de l'égalité".
Ecrit par : Henri Grégoire | 21 mai 2007
Je ne connaissais pas "valeurs actuelles", mais voilà qui est édifiant! On va se "fendre la gueule", dans les jours qui viennent!
Ecrit par : christophe sibille | 21 mai 2007
Nostalgique des beaux enfants blonds en culotte kaki avec leur poignard et leurs si charmants chants. Nostalgique de l'époque bénie où les enfants étaient toujours sages et obéissants, même lors des descentes dans le ghetto?
Ecrit par : dobolino | 21 mai 2007
Ach ! Nein ! Les culottes étaient noires !
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 21 mai 2007
Concernant l'article, ça ne me choque pas plus que ça qu'un changement de pouvoir entraîne un changement de têtes. C'est plus cohérent que de venir dire après coup qu'on n'a pas pu faire ce qu'on voulait à cause de ses subordonnés qui renâclaient.
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
Je ne connaissais pas "valeurs actuelles", mais voilà qui est édifiant! On va se "fendre la gueule", dans les jours qui viennent!
Ecrit par : christophe sibille | 21 mai 2007
"Valeurs actullees" est le magazine de la Droite dure, décomplexée et néo-libérale qui , sauf erreur de ma part, publiait des reportages vantant les bienfaits civilisateur de l'Apartheid de l'Afrique du Sud odieusement calomniée par la subversion communiste.
Ecrit par : Henri Grégoire | 21 mai 2007
Merci, Henri! Et elle ne risque pas de "complexer" avec les temps qui s'annoncent! Bonne nuit à vous.
Ecrit par : christophe sibille | 21 mai 2007
Henri, ça fait trois fois que je tente en vain de m'inscrire chez vous. Pas de trace du mail promis !?
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
Rebonds
Il est imprudent d'instrumentaliser politiquement l'histoire et de n'en livrer qu'une vision émotionnelle.
Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet à mes élèves à la rentrée
Par Pierre SCHILLI
QUOTIDIEN : mardi 22 mai 2007
Par Pierre Schill professeur d'histoire-géographie à Montpellier.
Nicolas Sarkozy vient d'indiquer que sa «première décision» de président sera de faire lire chaque début d'année dans tous les lycées la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé à 17 ans en 1941.
Professeur d'histoire-géographie a priori concerné par cette initiative, je voudrais expliquer pourquoi, sans vouloir remettre en cause l'autorité du nouveau président de la République, je ne lirai pas cette lettre dans un tel cadre.
La première raison tient à l'instrumentalisation politique de l'histoire par Nicolas Sarkozy. L'historien Gérard Noiriel, un des animateurs du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH), avait, parmi les premiers, montré les ressorts de l'usage de l'histoire dans le discours public du candidat de l'UMP : son récit mémoriel a pour fonction de transcender les appartenances partisanes, avec notamment pour objectif de «fabriquer un consensus occultant les rapports de pouvoir et les luttes sociales» (http://cvuh.free.fr/).
C'est bien le sens de ses nombreuses références aux figures tutélaires de la gauche, qui ne sauraient valoir blanc-seing pour une captation d'héritage durable : le nom de Guy Môquet figurait dans le récent panthéon du candidat Sarkozy, et son engagement résistant, indissociable de son engagement communiste, n'a rien à gagner à devenir le prétexte à une lecture édifiante aux lycéens de France. Pour s'en convaincre, il suffit de se rappeler les suites de l'escapade maltaise du nouveau président : Vincent Bolloré a justifié le financement de cette croisière en faisant un parallèle indigne avec une visite de Léon Blum dans sa famille en 1947. Et voilà comment le nom de l'ancien président du Conseil du Front populaire, lui aussi maintes fois évoqué durant la campagne électorale, pouvait être utilisé au nom de la défense de petits intérêts politiques. Il me semble donc imprudent d'exposer au même risque d'instrumentalisation la mémoire de Guy Môquet.
La seconde raison, tout aussi importante me semble-t-il, est liée à des considérations pédagogiques. Vouloir faire lire en début d'année cette lettre risque de limiter cet exercice à une séquence émotionnelle à laquelle la lettre se prête particulièrement bien. Je ne sais pas s'il s'agit là de la motivation profonde de cette initiative ; est-il permis de rappeler au nouveau président que l'enseignement de l'histoire ne s'accommode pas de ce seul registre mais a toujours besoin de sens, c'est-à-dire en l'occurrence d'une remise en perspective dans un contexte élargi. Or il existe déjà pour ce faire un cadre qui concerne quasiment tous les lycéens des filières générales, technologiques ou professionnelles, celui des programmes officiels d'histoire et de l'étude de la Seconde Guerre mondiale.
Laissons donc aux enseignants d'histoire-géographie leur autonomie pédagogique dans leur façon d'aborder l'enseignement de la Résistance : nombreux sont ceux qui s'appuient déjà sur ces dernières lettres de fusillés dont un recueil récent offre un large choix et permet une utilisation approfondie seule à même de dépasser le registre émotionnel, avec des lettres complémentaires à celle de Guy Môquet dans lesquelles certains de ces «héros» reviennent sur les raisons de leur «entrée en résistance» (Guy Krivopissko, La vie à en mourir. Lettres de fusillés (1941-1944), Paris, Tallandier, 2003). Seul le cadre de cet enseignement structuré permettra d'aborder l'histoire dans sa complexité et de ne pas en rester à sa caricature voire à son déni, la reconstruction d'un passé «sans histoire» défendue par Nicolas Sarkozy.
http://www.liberation.fr/rebonds/255247.FR.php
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
Ca veut dire quoi être communiste à 17 ans ? Ce n'est pas son "communisme" qui fait de Guy Moquet un symbole et sa lettre est communiste en quoi ? Pas plus que ce n'est leur affiliation à l'Action française qui devrait empêcher les premiers fusillés de la résistance d'être eux aussi des symboles.
L'idée de se battre pour son pays, surtout lorsque se battre pour son pays signifie se battre pour les très hautes valeurs qu'il porte, n'a strictement rien à voir avec un quelconque idéologie plus ou moins foireuse.
Par ailleurs :
"Pour les pantouflards, tout cela va trop vite. François Bayrou veut entrer « en résistance ». Bertrand Delanoë (PS) récite : « On ne peut pas être de gauche et dans ce gouvernement ». Des pédagogues lancent un appel pour maintenir le statu quo à l'Éducation nationale et notamment la pérennité du collège unique. Des élèves se disent prêts à défendre la « démocratie lycéenne ». Des syndicats gonflent leurs muscles. L'Amicale de la France bloquée vit un cauchemar." Ivan Rioufol
http://www.lefigaro.fr/debats/20070518.FIG000000037_le_reveil_de_la_france_immobile.html
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 22 mai 2007
Comme pour Jacques Chirac, analyser quelque prise de position de Sarkozy, (lettre de Guy Môquet, etc) par le prisme de la sincérité et de la conviction politiques relèvent, il me semble, d'une grave erreur d'analyse. Nicolas Sarkozy sera président, pendanr dix ans, pour qu'on le voie, qu'on l'entende, pour être en campagne permanente, comme l'a été son prédécesseur. Après quoi il pourra se retirer une fois fortune faite. Comme Berlusconi.
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
" son récit mémoriel a pour fonction de transcender les appartenances partisanes, avec notamment pour objectif de «fabriquer un consensus occultant les rapports de pouvoir et les luttes sociales»
Bravo pour cet exemple de jargon bouffé aux mites...
Eh bien, ce n'est même pas au Kärcher qu'il va falloir décrasser les couloirs de Grenelle, c'est à la créozote et au lance-flamme. Comment dissoudre autrement cinquante ans de strates successives, tant sont incrustés dans la conscience collective des gensdegauche les dogmes, les slogans marxo-freudo-structuralo-constructivisto- qui ont servi de prêt-à -penser à nos révolutionnaires-en-peau-d'lapin.
""Guy Môquet, son engagement résistant, indissociable de son engagement communiste""
Là, c'est se foutre carrément du monde. Bel exemple de cette tare indécrottable dont les victimes sont incapables de concevoir que Guy Moquêt ait pu résister s'il n'avait pas été coco!
Y'a vraiment du boulot!
Faut quand même pas oublier que les communistes ont pris le train en marche car leur Staline chéri fut du côté des nazis jusqu'en 41 et qu'il a fallu l'invasion de la Soviétie pour que tout à coup nos cocos s'apercoivent qu'ils s'étaient alliés avec le diable. Souvenez-vous de la demande d'autorisation de parution de l'Huma et de toutes les autres bassesses du ""grand parti de la classe ouvrière". Il a lancé sa dernière salve et c'est enfin la déroute ( panica generale en italien) de toutes les autres chapelles.
La recherche historique fait le reste en éventant le mythe qui lui avait permis d'usurper la part du lion dans la mémoire glorieuse de la Résistance, en capitalisant sur la frousse d'insurrection savamment entretenue par Thorez et ses affidés. S'ils sortaient de leurs catacombes, ils verraient qu'il ne reste plus rien du "charme universel d'Octobre" qui pouvait encore émouvoir quelque peu un François Furet en pleine dissonance cognitive.
J' ai encore la liste, ils étaient si peu nombreux, des membres de "L"Association Nationale des Résistants de 1940" . S'il ont choisi ce nom-là c'est bien pour se démarquer des ouvriers de la 11eme heure...Les rares ex-communistes car excommuniés qui en faisaient partie avaient choisi la liberté contre la ligne du PC. C'est cette histoire-là qu'il faut ENFIN raconter aux élèves et non cette abjecte hagiographie qu'on leur a fait gober, dès 1945, pour cause de réconciliation nationale!
C'est à ce moment-là qu'a commencé à se propager l'idéologie qui a progressivement détruit à la fois les apprentissages et les valeurs constitutives de la "République enseignante", avant 1940. Travail, Famille, Patrie. Sous prétexte qu'elles furent kidnappées, pendant cinq ans, il y a 67 ans, par Pétain, à la tête d'une clique tout aussi immonde que lui, la France les a gaillardement sacrifiées depuis, incapable de laver la honte d'une collaboration réclamée par cet infâme voyou,pour assouvir sa mégalomanie, à un Hitler qui n'y songeait même pas et n'en voulut pas au départ. (Robert Paxton a dû dire la vérité aux Français, 30 ans après les faits.)
La reductio ad hitlerum ( seul terme approprié, qu'a inventé Leo Strauss) survit seulement dans les camps retranchés de la gauche moisie et fut ( merci encore!) tout aussi ineptement brandie contre Sarkozy. Le mythe est définitivement mité. Les Français ont montré qu'ils ne se laisseraient plus manipuler par le terrorisme intellectuel de ceux qui se précipitèrent pour monter en épingle les atrocités nazies afind de jeter un voile pudique sur celles de l'autre camp. Ils ont fabriqué ce miroir aux alouettes pour détourner l'attention de la centaine de millions de victimes des crimes staliniens.... et assimilés.
Pour avoir continué à s'attacher avec l'énergie du désespoir à des dogmes balancés sur le pourrissoir des totalitarismes, partout ailleurs ( sauf à Cuba et Pyongyang) , la France se retrouve aujourd'hui dans les wagons de queue de l'Europe, elle qui avait eu ""vocation"" à conduire la locomotive.
Mais les chacals peuvent hurler, la caravane va désormais passer sans avoir à se préoccuper des donneurs de leçons, nostalgiques de la faucille, du marteau et du drapeau rouge... Vers la mi-juin, devant une chambre bleu-horizon, ils finiront, s'ils écartent enfin leur oeillères, par s'apercevoir qu'ils clament dans le désert.
Ecrit par : Cadichon | 22 mai 2007
Après quoi il pourra se retirer une fois fortune faite. Comme Berlusconi.
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
Berlusconi était déjà richissime avant de faire de la politique. Par contre, ça lui a servi à se forger une immunité judiciaire contre toutes les casseroles qu'il traine.
Ecrit par : Japhet | 22 mai 2007
Tiens, revoilà "reductio ad hitlerum".
Cadichon, vous êtes née comme ça, (inné?), ou on vous a marché dessus quand vous étiez petite?
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
"Berlusconi était déjà richissime avant de faire de la politique. Par contre, ça lui a servi à se forger une immunité judiciaire contre toutes les casseroles qu'il traine."
Ecrit par : Japhet | 22 mai 2007
Vous avez raison, Japhet... Mais il y a quand même pas mal de points communs entre les deux!
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
Bravo pour cet exemple de jargon bouffé aux mites...
Eh bien, ce n'est même pas au Kärcher qu'il va falloir décrasser les couloirs de Grenelle, c'est à la créozote et au lance-flamme.
Ecrit par : Cadichon | 22 mai 2007
Toujours aussi humaniste, le bourricot...
Eloge de la complexité. Entretien avec Edgar Morin
Patrice Lanoy
mardi 22 mai 2007.
Dans la même rubrique
Dans la même rubrique
* Critique de la maladie dégénérative de l’individu dans la jungle néolibérale
Complexe, complexité, compliqué. Mis à toutes sauces et à tous vents, récupérés et détournés, ces mots ne signifient plus rien, ou si peu. Plus encore en ces temps, quand le phrasé politique tend vers l’évident, le populiste, le trivial, le non critiquable car "naturel" (sic). L’ampleur de cette erreur me glace d’effroi, comme tous les adeptes de la complexité. La complexité ? L’idée qui sous-tend le sens "moderne" de ce mot est belle. La fin des jugements réducteurs, simplistes, faussement séducteurs. Cela revient-il à dire que le complexe est inaccessible ? Non opératoire ? Hé non. C’est le contraire, pile.
Il y a quelques années, une rencontre avec le sociologue Edgar Morin s’est muée en explication de texte.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=215
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
"C'est à ce moment-là qu'a commencé à se propager l'idéologie qui a progressivement détruit à la fois les apprentissages et les valeurs constitutives de la "République enseignante", avant 1940. Travail, Famille, Patrie. Sous prétexte qu'elles furent kidnappées, pendant cinq ans, il y a 67 ans, par Pétain,"
Ecrit par : Cadichon | 22 mai 2007
M'enfin cadichon...! même pas de respect pour la mémoire de votre père saint Pétain!
Et si vous vous attendez à une livraison de carotte de la part de votre nouveau messie, je crains pour vous que vous n'ayez à manger vos pissenlits par la racine sous peu...
Mince je m'étais promise de ne pas médire mais franchement au petit déjeûner je préfère un café et croissant chaud à la régurgitation fielleuse d'un âne...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mai 2007
Contrairement aux apparences, je n'ai pas la mesquinerie de n'utiliser ce terme que pour irriter monsieur Sibillie. Le brel de service persite et signe et use du seul mot existant pour désigner la pathologie dont ne souffrent que les gensdegauche. Si elle n'avait pas ce caractère obsessionnel chez eux on n'en parlerait pas.
La bande d'enfoirés qui braillaient Sarko-facho ont scié la branche sur laquelle ils étaient assis: les Francais leur ont fait un magistral bras d'honneur et vont jusqu'à la mi-juin continuer à les regarder tomber.
Ecrit par : Cadichon | 22 mai 2007
Tiens, revoilà "reductio ad hitlerum".
Cadichon, vous êtes née comme ça, (inné?), ou on vous a marché dessus quand vous étiez petite?
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
Non, non, Christophe Sibille, vous n'y êtes pas du tout. Dans la 14 ème aventure de Cadichon, qui n'a jamais été publiée par la Comtesse de Ségur, Cadichon est kidnappé par sa première maîtresse et passe entre les mains d'une Dobolino et/ou d'un Yann qui l'a écouillé.
Depuis qu'on ne peut dire de lui "Duo habet et bene pendantes", Cadichon est un âne savant, le gentil Cadichon est devenu teigneux.
Nous le plaignons tous...
L'histoire
1 Le marché
Cadichon va au marché de L'Aigle, il est très chargé. Sa maîtresse le bat. Il se venge en la mettant par terre et en la blessant puis il se sauve jusque dans la forêt de Saint Evroult.
2 La poursuite
Il se sauve, poursuivi par des chiens. Il se retrouve à 10 lieux de la ferme des Haies.
3 Les nouveaux maîtres
Il remplace Grison. Il est bien; il y passe 4 ans. Cadichon aime bien le petit garçon Georget. Parfois pour gagner un peu d'argent la fermière le loue a des enfants du château voisin.
4 Le pont
Les enfants du château organisent une course d'ânes. Cadichon est en tête, il s'arrêt pile devant un pont car il a vu une planche pourrie. Les autres ne comprennent pas , foncent et hop! Tout le monde à l'eau/
5 Le cimetière
Cadichon et les enfants trouvent un enfant abandonné. Ils l'emmènent au château où il sera en sécurité.
6 La cachette
Cadichon est vendu car ses maîtres doivent déménager. Dans sa nouvelle ferme, il se cache pour ne pas aller travailler au marché. Ses maîtres le vendent 100Francs à la foire.
7 le médaillon
Cadichon arrive chez Pauline, une petite fille souvent malade. Ils s'aiment beaucoup. Pauline mélange les cheveux de sa maman avec les poils de Cadichon dans un médaillon. La Maman se fâche, après cette bêtises, elle sera privée de Cadichon et sa maladie s'aggravera.
8 L'incendie
Il y a le feu au château et dans l'écurie. Pauline ouvre la porte de Cadichon puis Cadichon sauve sa petite maîtresse de l'incendie . Mais ces émotions sont trop fortes pour Pauline déjà malade. Un mois après elle meurt et Cadichon quitta le pays pour toujours.
9 La course d'ânes
Cadichon vit seul dans la forêt, il est maigre et fatigué, un jour il y a une course. Il participe et gagne à la surprise de tout le monde.
10 Les bons maîtres
Enfin Cadichon rencontre ses maîtres définitifs. Jeanne et Jacques et leur grand-mère. Ils vont garder Cadichon qui est devenu célèbre pour avoir sauvé sa petite maîtresse. Le fameux Cadichon dont on dit qu'il comprend tout.
11 Cadichon malade
Cadichon a tellement mangé chez ses nouveaux maîtres après avoir si peu mangé quand il était dans la forêt qu'il tombe malade. Mais ça ne dure pas longtemps.
12 Les voleurs
Lors d'une nouvelle course d'ânes, Cadichon va découvrir qu'une bande de voleurs se cache sous les ruines d'un vieux couvent. Les voleurs volent tous les autres ânes de la course.
13 Les souterrains
Cadichon va guider les gendarmes jusque dans leur cachette et grâce à lui ils seront arrétés ou tués!! On trouvera tout un trésor dans les souterrains
[
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
"L'Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré", disait Valéry.
C'est ppeut-être une formule, mais ça se vérifie tus les jours. Si vous vous déchirez sur des événements qui remonent à la moitié du siècle dernier, que serait-ce si nous parlions d'histoire immédiate ?
Les Anglais, très sagement, excluent des manuels scolaires les 25 dernières années. Pas de considérations oiseuses — comme j'en ai entendu en classe, de la part de jeunes imbéciles qui applaudissait Ben Laden pour le 11 septembre — sur l'Irak ou la Palestine, ni sur la chute du rideau de fer, ou la clique au pouvoir au Bostwana. Et je ne parle pas de cette histoire immédiate qu'on appelle l'actualité — quand je pense qu'il se trouve de sgens pour pérorer doctement sur des éénements qui remontent aux dernières 24 heures, alors qu'on n'a toujours pas évalué calmement la Révolution française…
Vous seriez, les uns et les autres, capables de vous disputer vous aussi sur l'interprétation correcte de la bataille des Thermopyles (victoire de la démocratie grecque ? Hmm, Sparte…), qu'un film récent assimile à l'éternel combart contre les forces décadentes et obscurantistes qui, curieusement, arrivent d'Iran (lequel Iran a protesté officiellement contre ces "300", où les barbares sont une bande d'efféminés forcément cruels et débauchés).
Je crois que je vais ouvrir un fil sur la question historique. Bonne chance aux IG de la matière, s'ils ont à repenser les programmes !
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 mai 2007
bjr
Sur la carte scolaire : pour un réel choix il faudrait que les collèges et lycées soient totalement libres, or il y aura tj une dgh forcément limitée et des crédits itou donc autonomie tres relative
En fait et en caricaturant au niveau collège et lycée il y a trois situations
Dans les grandes villes, avec un transport urbain il doit être possible de bien assouplir voire même essayer la liberté totale.
Mais alors quels seront les critéres de recrutement et que fera t-on des élèves refusés ??????????????
En zone rurale la liberte de manoeuvre est très limitée à cause du transport scolaire, parfois les 2/3 du collège et peu de parents ont le loisir de conduire leur progéniture dans un autre collège (sauf travail mais il y a les dérogations )
Le gros problème c'est la ville moyenne avec deux collèges : si les secteurs ont été bien faits (çà arrive) la carte scolaire reste la meilleure solution car elle permet l'équilibre entre les deux établissements (même si chacun peut avoir une dominante ) et evite les fluctuations d'effectifs sous l'effet de facteurs mal maitrisés et d'infos partielles
une piste à explorer : des internats dans les collèges publics, l'encadrement militaire n'est pas nécessaire ?????
A mon sens pas de solution à l'emporte piece
ps : Pourquoi encore un bac si lourd à organiser alors que quasiment tous les "recrutements" se font sur dossier avant les epreuves et les éventuelles mentions : classes prepa iut bts bcp d'écoles spécialisées?
ps pas tj d'accord avec ca qui s'écrit mais çà reste dans l'ensemble correct ce qui n'est pas tj évident sur les forums.
Ecrit par : falcon | 22 mai 2007
Tout à fait d'accord avec vous, Jean-Paul. Cela met d'ailleurs en relief le côté pervers de la mise à disposition immédiate de l'information, sans aucune analyse. Donc, celui de l'immédiateté, en général. Donc celui d'internet. Et celui de la satisfaction immédiate des besoins, du court terme, les réalisateurs télé et video abrutis qui nous imposent deux changements de cadrage par seconde, inspirés, (?!?!?) par les publicitaires. Une époque, quoi. Celle où l'envahissement télévisuel et portablistique tient lieu d'éducation. Comment voulez-vous que l'école qui, qu'on le veuille ou non, fait partie du monde ambiant, tire son épingle du jeu?
Je voudrais profiter de ce message pour répondre à Pendariès. Et faire un peu de provocation. On a beaucoup parlé, ici, de la motivation des enseignants pour enseigner. Si on pouvait évaluer celle des parents pour ne pas se défausser sur l'école concernant l'éducation de leurs enfants? (Encore une fois, les parents qui postent ici vont me tomber dessus, et à juste titre, car leurs enfants sont "a priori" éduqués, et même bien, et ils peuvent donc demander à l'école de les instruire; mais ce n'est pas à eux que je pense). En bref, si les ados que Pendariès a en cours avaient bénéficié, eux, d'une éducation à peu près rationnelle avant de mettre le premier pied à l'école, (éducation qu'ils ne peuvent pas avoir eu pour tout un tas de raisons entre autres d'ordre social, mais aussi culturel et médiatique, toutes raisons dont le grand pote de Cadichon, Lagardère et Bouygues ne favorisera vraisemblablement pas l'éradication), il pourrait faire un vrai cours.
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
"L'Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré", disait Valéry.
C'est ppeut-être une formule, mais ça se vérifie tus les jours. Si vous vous déchirez sur des événements qui remonent à la moitié du siècle dernier, que serait-ce si nous parlions d'histoire immédiate ?
Les Anglais, très sagement, excluent des manuels scolaires les 25 dernières années. ...
Je crois que je vais ouvrir un fil sur la question historique. Bonne chance aux IG de la matière, s'ils ont à repenser les programmes !
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 mai 2007
Encore une fois, je suis d'accord avec vous.
Cela pose tout de même un problème pour l''enseignement de la Géographie.
On e peut tout de même pas faire l'impasse sur l'implosion de l'URSS...
10 Mai- Commémoration de l’Aboltion de l’esclavage par la France
Traite négrière : les détournements de l’histoire,
par Olivier Pétré-Grenouilleau
vendredi 11 mai 2007.
Dans la même rubrique
* Robespierre et la liberté des noirs en l’an II
* 28 mai 1802- Proclamation de Louis Delgrès
* « Il faut donner un sens à la période de la traite »
Dangereuses et répétées, les élucubrations d’un Dieudonné, relatives aux rapports entre traite des Noirs et Shoah, suscitent un émoi justifié.
Peut-être ne s’est-on pas suffisamment penché sur les raisons facilitant un tel détournement de l’histoire négrière. Pourquoi est-il apparemment si facile de dire n’importe quoi à propos de cet épisode si tragique de l’histoire de l’humanité ?
La raison fondamentale réside dans le fait qu’il ne constitue toujours pas un véritable objet d’histoire. Aprement discutées à partir de la fin du XVIIIe siècle, à l’époque où abolitionnistes et négriers s’affrontaient, les traites négrières devinrent un enjeu politique avant même d’être érigées en objet historique. De cette époque demeure une tendance à ne les appréhender qu’à partir d’une approche morale.
Le racisme, la colonisation, le tiers-mondisme, le fait que nombre de pays d’Afrique noire dérivent aujourd’hui aux marges lointaines du monde riche n’ont fait que renforcer l’approche moralisante. Au poncif raciste blanc - l’Occident civilisé face aux sauvages noirs - a succédé l’image tout aussi déformée de bourreaux uniquement blancs face à des Noirs
uniquement victimes.(...)
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=162
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
L'ouverture de la carte scolaire
Le ministre M Darcos vient de déclarer qu'il pensait ouvrir la carte scolaire à 10% de la population.
Espérons qu'il fasse en priorité dans les grandes villes afin que les meilleurs de nos collèges de banlieue puissent avoir accès à un bon lycée et ainsi poursuivre une scolarité intéressante par la suite.
Les détracteurs de cette mesure expliqueront que c'est une mesure discriminante et qu'elle ira à l'encontre des classes populaires.
En fait, si nous y regardons de plus près, cela peut être exactement le contraire.
Si l'ouverture de la carte scolaire se fait, il y a fort à parier que :
De nombreux collégiens de ZEP demandent d'aller en centre ville par contre ...
Le contraire me semble impossible
Ainsi, une égalité salutaire pourrait voir le jour en chargeant les classes des lycées de centre ville et en laissant des classes peu nombreuses dans les ZEP
Ces classes moins nombreuses permettraient à mon sens de mieux encadrer les élèves et de les aider davantage.
Nous pouvons peut être même voir le système à l'extrême c'est-à-dire :
Une fermeture des collègues pourris faute d'élèves et voir des collèges ou lycées de centre ville surchargés ce qui ne seraient que justice
Reste le transport entre les quartiers populaires et les centres villes à aider.
Olivier
Ecrit par : Olivier | 22 mai 2007
Je crois que je vais ouvrir un fil sur la question historique. Bonne chance aux IG de la matière, s'ils ont à repenser les programmes !
JPB
N'oubliez pas JP B que vous devez d'abord ouvrir un fil sur la question du sport et de l'EPS, puis un sur les questions de discipline...
Je ne saurais trop vous suggérer par ailleurs d'en ouvrir un sur l'enseignement aux élèves handicapés, déréférés, illéttrés, déscolarisés, déficients cognitifs, déficients sensoriels, anomiques...bref, un fil à propos de l'enseignement.
Du pain sur la planche!
A propos de carte scolaire. Ne sommes-nous pas là en présence d'une escroquerie?
J'enseigne dans un collège-centre depuis 25 ans. J'ai eu le temps d'observer comment les autorités académiques après avoir attribué le permis de démolir le collège (il avait le défaut de mettre en lumière la médiocrité des enseignements dans les autres Clg à la petite et grande périphérie de la ville) s'y sont employées avec délectation.
On a supprimé le russe, déclaré illégal l'enseignement bilingue de l'allemand, intégré de force des élèves d'un quartier populaire et surtout comme partout en France introduit le pédagogisme et l'idéologie libérale de l'enfant-Roi.
Ce collège ne peut pas accueillir plus d'élèves qu'il n'en accueille aujourd'hui dans ses murs. Et la majorité des 800 élèves sont bien du secteur centre-ville. Peut-être deux centaines d'élèves "contournent" la carte scolaire, dont une centaine scolarisés en HA (musique/danse).
Imaginons la suppression de la carte scolaire sur toute la ville.
Le collège jouissant encore d'une bonne réputation mais toute relative, comment la direction va-t'elle opérer pour sélectionner les élèves de la ville et des alentours?
Est-ce à dire qu'elle va refuser l'inscription d'élèves des écoles du centre-ville, pour faire de la place aux autres des quartiers périphériques désireux d'enter dans ce Clg renommé?
On voit tout de suite quel vont être les effets pervers de cette décision démagogique, si elle est prise: le clientélisme, la foire d'empoigne dans la ville. Et à l'intérieur de l'établissement la mise au pas cadencé du corps enseignant par toutes sortes de mesures décidées "démocratiquement" en CE au pouvoir pédagogique renforcé.
D'ailleurs, dimanche dernier Darcos a déjà annoncé au congès de la PEEP la couleur. Le pouvoir des parents dans la communauté va être renforcé et les enseignants surveillés encore de plus près.
Le fonctionnement du collège public va se calquer sur celui des établissements autonomes privés eux-mêmes en concurrence les uns les autres. Mon principal m'a dit clairement que son modèle d'organisation et de gestion du collège est celui du collège privé huppé situé de l'autre côté de la rue.
Il est encore trop tôt pour connaître à quelle sauce ce qu'il reste de l'école républicaine va être absorbé et anéanti. Mais à mes yeux il ne fait guère de doute que nous sommes bien sur le chemin de la privatisation et de la marchandisation définitive de l'appareil scolaire.
Il faut être aveugle ou cynique pour ne pas s'en apercevoir.
Ecrit par : buntovchik | 22 mai 2007
Bien sûr Christophe qu'on va vous tomber dessus! Si vous aviez de la mémoire;) vous vous souviendriez que j'ai déjà à maintes reprise rappeler que l'éducation est et doit être et le rester le rôle des parents et en aucun cas celui de l'école ! De plus les parents qui assument attendent de l'école qu'elle remplisse pleinement ses fonctions et qu'elle offre une instruction de qualité! Ce qui n'est pas et plus le cas!;):)
Très Bonne journée
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mai 2007
Ceci écrit Christophe vous avez parfaitement raison ,
pour avoir il y a quinze ans travailler en ZEP dans un LP qui avait déjà une solide réputation en matière de délinquance et violence dans la banlieue nord de Paris j'imagine malheureusement que ça n'a pas du s'arranger et en indexant l'aggravation ne serait-ce que de 30%( ce qui doit être à peu près la réalité) par rapport à il y a 15 ans , je me demande comment les profs arrivent encore à faire cours dans certains établissements... le problème de l'éducation est l'affaire de tous , on n'a sans doute pas assez de recul pour analyser (car il en est en sociologie comme en histoire) les bouleversements "sociétaux" de ces 40 dernières années dans un siècle peut-être...L'école doit aussi avoir une réflexion autour de ces changements parfois radicaux qui se sont opérés dans l'évolution du rapport aux autres qu'ont nos enfants d'aujourd'hui...
je manque de temps je reviendrai plus tard mais c'est une question importante que vous soulevez Christophe et qu'effectivement on néglige un peu trop...
je ne corrige pas les fautes veuillez m'en excuser par avance
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mai 2007
Le fonctionnement du collège public va se calquer sur celui des établissements autonomes privés eux-mêmes en concurrence les uns les autres. Mon principal m'a dit clairement que son modèle d'organisation et de gestion du collège est celui du collège privé huppé situé de l'autre côté de la rue.
Il est encore trop tôt pour connaître à quelle sauce ce qu'il reste de l'école républicaine va être absorbé et anéanti. Mais à mes yeux il ne fait guère de doute que nous sommes bien sur le chemin de la privatisation et de la marchandisation définitive de l'appareil scolaire.
Il faut être aveugle ou cynique pour ne pas s'en apercevoir.
Ecrit par : buntovchik | 22 mai 2007
Sur le plan de l'analyse globale, je suis d'accord avec vous, il suffit de se référer aux thèses des néo-conservateurs qui sont la colonne vertébrale du programme de Nicolas Sarkozy comme le relevait...Éric Besson, mais je pense que la situation n'est pas désespérée. Une solution pourrait être trouvée dans le cadre de la décentralisation :affecter une dotation d'emplos aux collectivités locales( Communes, Départements Régions) au prorata de leurs effectifs scolarisés pondéré par une prise en compte des réalités géographiques et locales que l'on connaît très bien par les Tableaux de l'INSEE.
Bien entendu, l'État garderait la maîtrise des Programmes, des Diplômes ainsi que du recrutement de la formation et de l'affectation des Enseignants dans les Établissements qui sont d'ores et déjà partiellement gérés par les Collectivités locales.
Les Élus seraient donc obligés de "se mouiller" pour définir la Carte des Établissements et les Responsables des Sevrices déconcentrés de l'Éducation Nationale ,Recteurs et IA-DSDEN, seraient débarassés du psycho-drame récurrent de la "Carte Scolaire".
Les Élus, eux, seraient confrontés à leurs responsabilités pour rationaliser leur résau d'Écoles, de Collèges et de Lycées afin d'optimiser la dotation globale d'emplois de PE et de PLC qui leur serait affectée par les Services centaux du Ministère de l'Éducation Nationale.
Dans cette configuration le Ministre assumerait sa responsabilié politique et ne pourrait se défausser sur les responsables de services déconcentés comme on l'a vu dans
l'Hérault.
Voilà une solurtion "simple et pratique" comme dirait Jean-Pierre Chevènement...
Les ségrégations s’additionnent au collège
mardi 22 mai 2007.
Dans la même rubrique
* Le dossier Freud : enquête sur l’histoire de la psychanalyse
* Les acquis des élèves, un référentiel à partir duquel interroger l’ensemble du système éducatif
* L’école sécuritaire
* L’« intellectuel organique » selon Gramsci
* Enseignement des Sciences et des Lettres :
* L’indiscipline scolaire aujourd’hui : éléments de description
* Les illusions perdues
* Quand la décentralisation libéralise l’école...
Auteur d’une étude récente sur ce sujet, le sociologue Georges Felouzis décrypte ses ressorts et conséquences.(...)
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=214
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
Henri : bravo pour votre papier sur Le dossier Freud : enquête sur l’histoire de la psychanalyse
Il faut que le clou soit enfoncé et nous débarasser de la psychanalyse (y compris dans les Lettres).
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 22 mai 2007
Assouplissement de la carte scolaire : (Emmanuel Romer, Le Courrier français du 18 mai 2007 ) :
"Dès la rentrée scolaire 2007, Nicolas Sarkozy veut permettre aux collèges de recruter 20% de leurs effectifs hors secteur, considérant que la rigité de la carte scolaire ne garantit plus la mixité sociale. Dans les grandes zones urbaines, à l'inverse, les inscriptions hors secteur sont déjà nombreuses. La demande de certaines options permet déjà d'obtenir une dérogation. En région parisienne on estime que 10 à 15% des collégiens sont scolarisés hors secteur. L'objectif de 20% aparaît donc surtout symbolique.
Au-delà des querelles de chiffres, comment assouplir la sectorisation ? Depuis la loi de décentralisation de 2004, ce sont les départements qui tracent la carte scolaire. L'Etat n'a donc pas les moyens de reprendre l'ensemble du dossier. A la rentrée 2007, une refonte de la sectorisation ne pourra donc se faire qu'à titre expérimental avec certains départements volontaires. Le ministère de l'éducation peut donner des consignes aux inspecteurs d'académie d'accueillir largement les demandes de dérogation, mais ces demandes visent en général à accéder à un collège réputé. L'encouragement à détourner la carte scolaire ne devrait donc pas être de nature à renforcer la mixité sociale."
Ecrit par : Robin | 22 mai 2007
"Il faut que le clou soit enfoncé et nous débarasser de la psychanalyse (y compris dans les Lettres)."
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 22 mai 2007
Un petit coup de négationnisme pour parfaire votre oeuvre, Imam?
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
Mais vous n'y êtes pas! Si Nicolas Sarkozy a décidé de supprimer la carte scolaire, c'est pour pouvoir nommer François Bayrou dès la rentrée éponyme à venir, (le premier août prochain), dans un collège de la ZEP de Tourcoing. Après lui avoir infligé un petit contrôle fiscal, évidemment!
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
Henri, ça fait trois fois que je tente en vain de m'inscrire chez vous. Pas de trace du mail promis !?
Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007
Je vous prie de m'excuser, je n'avais pas vu votre post.
Je me suis laissé distraires par les haineux braiements cadichonnesques...
Comme cela m' est arrivé déjà une fois, je vous ai inscrit à la main .Une fois dans l'espace de rédaction, il vous suffira de modifier votre "mot de passe" et de recopier votre adresse de courriel qui reste, bien entendu, rigoureusement confidentielle.
Pour cela, cliquer sur"Espace Privé", en haut à gauche de la page d'accueil, puis entez le" login":"Perceval "et ensuite le "mot de pase" "Perceval".
Ensuite, si vous activez la fonctionnalité "Activer le cookie de correspondance", vous pourrez accéder directement à l'Espace de Rédaction.
N'hésitez pas à cliquer sur les points d'interrogation pour accéder à l'aide en ligne de SPIP.
À bientôt.
Les Amis de l’ABC
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
@ Christophe
Tiens, vous a l'insulte joyeuse ce matin.
Mais au fait, qu'appelez-vous négationnisme ?
Choix 1 http://aval31.free.fr/
Choix 2 http://www.abbc2.com/islam/french/french.htm
Personnellement, je prends le choix 1, et vous ?
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 22 mai 2007
oui christophe on va vous tomber dessus !
à part ça pour attirer les "bons" élèves vers des banlieues moins riantes, j'ai entendu parler d'options diverses et variées comme une classe européenne dès la 6ème, des classes bilangues et autres trucs de ce genre...
Et puis, la révolution est en marche ici : l'un des membres du bureau de mon association locale (FCPE) a soupiré hier soir : "le vrai problème en fait, c'est le collège unique..." ;-)
Ecrit par : fabienne | 22 mai 2007
En bref, si les ados que Pendariès a en cours avaient bénéficié, eux, d'une éducation à peu près rationnelle avant de mettre le premier pied à l'école, (éducation qu'ils ne peuvent pas avoir eu pour tout un tas de raisons entre autres d'ordre social, mais aussi culturel et médiatique, toutes raisons dont le grand pote de Cadichon, Lagardère et Bouygues ne favorisera vraisemblablement pas l'éradication), il pourrait faire un vrai cours.
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
OUHLA Christophe! Je vous demande de vous arrêter! Voici ce qui m'est arrivé quand j'ai demandé à deux élèves (tiens 2 de mes 3 antisémites) de travailler sur cette consigne (c'était une punition): "Expliquez pourquoi votre éducation ne vous permet pas d'être attentif en classe".
Une surveillante (ha les surveillants les bons potes des élèves avec qui ils vont en boîte, qui comprennent tout des adolescents, qui sont là pour sécher leurs larmes...) a alerté sa CPE quant au caractère odieux du sujet. Cette dernière a écrit tout de go un rapport sur mon attitude de professeur déviant qui aburit (sur le bureau donc, comme l'avion atterrit sur terre) chez le proviseur... qui m'a convoqué de toute urgence pour me signaler que je venais d'accomplir une erreur professionnelle, qui me dit que je suis immature et qu'elle pouvait faire remonter l'affaire jusqu'au Rectorat; mais que, magnanime, elle ne le ferait point. Car: ON NE TOUCHE PAS A L'EDUCATION DONNEE PAR LES PARENTS (n'avez-vous point honte monsieur l'enseignant???).
Pour ma part, je souhaitais que ces élèves commentent le fait qu'ils ont été bien éduqués, afin qu'ils découvrent alors par eux-mêmes le pardoxe entre leur éducation familiale et leur attitude en classe. Ce que personne, de la vie scolaire à la tête de l'établissement n'a compris ou voulu comprendre.
Un des gamins a écrit: "Vous n'avez pas à me poser ce genre de questions". Et le proviseur de me lancer: "Vous avez pris ça dans la tête, c'est bien fait pour vous" (mot pour mot).
Alors vous savez, maintenant ma confiance dans l'Ecole, entre l'Enseignement, la Discipline, la gestion des équipes, etc... Pffffffffffff!
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
"Si l'ouverture de la carte scolaire se fait, il y a fort à parier que :
De nombreux collégiens de ZEP demandent d'aller en centre ville par contre ..."
Olivier, à Valence, un collège pourri a été fermé. Ses élèves dispersés dans les établissements du centre-ville. Résultats, dans le meilleur collège de la ville: gosses rackettés, tabassés (Pantocrator, pour qui se souvient de lui ici, a même vu une trainée de sang dans les couloirs), la drogue est venue en force. Les parents, de la gauche bobo solidaire (médecins, avocats, cadres sup), ont gueulé face à ce qui arrive à leur progéniture. Ils militent pour la prise en charge de ces pauvres abadonnés, et quand ça leur tombe dans l'assiette, c'est tout de suite moins réjouissant. On se marre...
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
"Il faut que le clou soit enfoncé et nous débarasser de la psychanalyse (y compris dans les Lettres)."
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 22 mai 2007
Un petit coup de négationnisme pour parfaire votre oeuvre, Imam?
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
Une fois n'est pas coutume...
Note de lecture de Jacques van Rillaer
Le dossier Freud : enquête sur l’histoire de la psychanalyse
SPS n° 272, juillet-août 2006
jeudi 17 mai 2007.
Dans la même rubrique
* Eloge de la complexité. Entretien avec Edgar Morin
* Critique de la maladie dégénérative de l’individu dans la jungle néolibérale
*L’Homosexualisme, nouvel avatar de la « libération sexuelle » et cheval de Troie du néolibéralisme
Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani avaient-ils encore des informations et des réflexions à révéler après leurs contributions au Livre noir de la psychanalyse (Les Arènes, 2005) ? Absolument. L’ouvrage qui vient de paraître présente des données jamais encore publiées, qui devraient passionner les spécialistes du freudisme, mais aussi tous ceux qui sont intéressés par un bilan objectif de l’œuvre de Freud, ceux qui essaient de comprendre comment un neurologue peut finir par se persuader qu’il est le Darwin de la psychologie ou comment une pseudoscience a réussi à s’imposer comme le paradigme de la pensée psychiatrique pendant plusieurs décennies.(...°
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=173
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
Henri Grégoire, pourquoi faite vous de ce blog une annexe du vôtre????? Celles et ceux qu'il intéresse l'auront installé dans leur favori et iront le voir de temps en temps. Je trouve votre attitude déplacée et impolie.
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
faites-vous
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
qu'un film récent assimile à l'éternel combart contre les forces décadentes et obscurantistes qui, curieusement, arrivent d'Iran (lequel Iran a protesté officiellement contre ces "300", où les barbares sont une bande d'efféminés forcément cruels et débauchés).
JPB
Hey Jean-Paul, sont-ce vos enfants qui vous ont entraîné voir les "300" ("Pour la gloire!" annonce l'affiche) de Zack Snyder? Et son "Armée des morts", remake du "Zombie" de Georges Romero, l'avez-vous vu? Attention, il prépare l'adaptation d'un chef-d'oeuvre de la bédé (ou roman graphique): "Watchmen" (Alan Moore - un génie! - à la plume, Dave Gibbongs pour le dessin). Ca va être les rejetons qui vont ravis!!!!
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
"bande d'efféminés forcément cruels et débauchés". Humm juste Xerxès, un géant androgyne, percé et musclé qui a du mascara autour des yeaux. Sinon, les autres Perses sont fort mâlus et absolument pas maniérés.
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
Le texte qui ouvre les commentaires de ce blog est extraordinaire (celui de Michel Segal). Il résume toutes les revendications des profs de lettres sensés d'aujourd'hui.
Je comprends Carabas : une fois la porte fermée, on est seul en cours, et personne n'aide le prof, ni avant, ni pendant, ni apres le cours.
Pendant le cours, le prof est libre, et seul maître en classe.
Avant le cours, on lui dit qu'il faudra réagir "de manière appropriée", ne pas être trop stressé, et bien "serrer la vis", mais ne pas être autoritariste.
Apres le cours, on lui dit qu'il n'aurait dû réagir comme ça, qu'il a été laxiste ou trop sévère.
Et tout le monde fonctionne comme ça : les CPE débordés, le chef d'établissement qui vous rend responsable du bordel, et les collègues, qui soit sont impuissants malgré leur bonne volonté, soit vous enfoncent en vous faisant remarquer que sur les bulletins, vous faites des remarques sur le comportement, alors que normalement on ne parle que du niveau. Quant à l'IUFM, il cautionne tout ça, il le chapeaute, et il donne le coup de grâce, puisqu'il sanctionne l'échec dans ce domaine de l'autorité, où personne ne vous donne la moindre aide.
Ecrit par : Cosi_Sancta | 22 mai 2007
Sinon, pour rebondir sur le post, moi je suis prof en lycée (avec l'agreg) depuis maintenant deux ans, mais ca se passe tellement mal (les classes de Seconde ne m'acceptent pas, j'ai entendu des insultes, des moqueries, etc.) que je pense de plus en plus sérieusement à faire un BTS (pourquoi pas assistant de direction, effectivement). Ca vaut toujours mieux que de finir fou ou kamikaze.
J'en parle souvent avec mes collègues du LP : on perd ses connaissances, on s'épuise, on perd son temps et son énergie, à quoi ressemblera-t-on dans 10 ans ? Une élève a insulté un prof dans mon lycée, elle a eu huit jours d'exclusion temporaire avec sursis. Une collègue a été traitée de "sale pute" dans un couloir lors de sa première rentrée en tant que titulaire, moi j'ai entendu "saloperie" ou "va chier", marmonnés à mon passage... Comment peut-on prétendre que tout ceci est de MA faute ?
Voilà ce qu'a fait le pédagogisme : dire que si les élèves vous insultent, c'est votre faute.
Ecrit par : Cosi_Sancta | 22 mai 2007
Henri Grégoire, pourquoi faite vous de ce blog une annexe du vôtre????? Celles et ceux qu'il intéresse l'auront installé dans leur favori et iront le voir de temps en temps. Je trouve votre attitude déplacée et impolie.
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
Hola, Messire Pendaries, vous ne vous formalisez pas ni des diatribes haineuses du bourricot réactionnaire, ni des épanchements vomitoires du xénophobe Porcinet et voilà que vous venez me chercher noise, m'accusant de "squatter", voire de détourner, "Bonnet d'äne" dont la vocation première reste bien, sauf erreur de ma part, de chercher "des solutions pour une école de demain et démonter les dysfonctionnements de l'Education nationale.".(JPB)
Or, la Psychanalyse est une des sources intellectuelles du pédagogisme, notamment à travers les écrits de Bruno Bettelheim. Le pédagogisme restant bien notre commun adversaire, il n'est pas indifférent pour un habitué du Café Procope, j'aime beaucoup cette métaphore de JPB, de savoir que , sur le plan scientifique et après enquête minutieuse dans celles des archives qui ne sont pas "verrouillées" par les héritiers du maître-fondateur, cette doctrine ne remplit aucune des conditions minimales pour être reconnue ni comme science , ni comme thérapie.
-Sur Bruno Bettelheim
Ouvrages souvent cités dans la littérature pédagogistes
-Expérience et éducation, Armand Colin éd., Paris 1968 (1965)
-Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont éd., Paris, 1976 (1976)
Enfance et société, Delachaux et Niestlé éd., Paris 1976 (1950)
-La lecture et l'enfant, Robert Laffont éd., Paris, 1983 (1982)
-
Controverses
"Après sa mort, il y eut de nombreuses controverses autour des théories de Bettelheim, et sur sa personnalité même. Bien que dans l'ensemble ses collaborateurs à l'école orthogénique l'aient trouvé brillant et admirable, deux anciens patients, et le frère d'un ancien patient, s'élevèrent contre celui qu'ils voyaient comme un tyran aux idées rigides et dénué d'autocritique.
Psychanalysé par le praticien viennois Richard Sterba, Bruno Bettelheim se posait à la fois comme un fidèle des idées freudiennes et comme un éducateur ce qui ne va pas sans soulever quelques problèmes.
Il était convaincu, alors même que des éléments militaient contre ses théories, que l'autisme n'avait pas de bases organiques.
Son expérience des camps l'avait amené à ériger une pédagogie qui consistait à promouvoir un milieu totalement voué à l'écoute des enfants, de leurs angoisses et de leurs besoins.
Puisque les camps pouvaient rendre folles des personnes normales, un bon environnement pourrait soigner des enfants autistes
. La question de l'influence réelle du milieu familial sur l'avènement d'une pathologie est beaucoup plus incertaine, dans la réalité et dans ses écrits. Il a bien repris le terme créé par Léo Kanner de «mères réfrigérateurs» mais il faut considérer cette formule malheureuse comme une manière de mettre en évidence les difficultés d'être des "parents acceptables" comme le titre d'un de ses livres le souligne.
D'autres pédagogues, analystes, psychiatres ou non, réduisirent ce point de vue à une accusation contre les parents et la mère en particulier. La faveur de l'hypothèse d'une origine organique de l'autisme, origine "non encore identifiée" et certainement multiple, a pris le pas sur la vision - bien ou mal interprétée - de Bettelheim. "
Précision; Le gène dont une mutation est responsable de l'autisme a été récemment identifié. HG
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Bettelheim
À lire * Richard Pollak, Bruno Bettelheim ou la fabrication d'un mythe, Les empêcheurs de penser en rond / Autisme France Diffusion, trad. Agnès Fonbonne, Paris 2003. Biographie
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
une petite pause et un passage par le blog pour reprendre ce que je n'ai pas complètement développé ce matin. Une question importante a été soulevée, celle de l'implication des parents, non pas dans l'école mais dans l'éducation de leurs enfants.
Mais il est vrai que cela est tellement évident pour ceux qui fréquentent ce blog qu'on ne se la pose plus...
depuis quelques temps je me pose d' autres questions très complémentaires de cette dernière.
"la refonte" de l'école résoudra-t-elle pour autant le problème du manque d'éducation d'une assez grande majorité des gamins (arrêtons d'être politiquement et sociologiquement correct)qui fréquentent les établissements scolaires?
Le simple fait que l'école redore son image et ne se pose plus comme une garderie où un centre d'éveil mais une véritable structure d'accueil pour l'instruction et la formation responsabilisera-t-il les parents dans leur rôle d'éducateur qu'ils essaient difficilement d'être?
Ne faut-il pas s'interroger sur les parents que nous sommes? Les associations de parents d'élèves ne doivent-elles pas reconsidérer leur rôle qui n'est sans doute pas celui d'être le lien parent-école mais parent-parent?
beaucoup de questions qui valent ce qu'elles valent, auxquelles j'ai mes réponses personnelles cependant l'avis d'autrui m'intéresse.
Il me semble que ces questions ne peuvent pas restées sous -entendues et se doivent d'être sérieusement posées dans le débat qui nous réunit... depuis plusieurs mois que ce blog existent nous n'avons jamais réellement et pleinement abordé ce sujet. Mais comment instruire des enfants non éduqués?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mai 2007
Henri Grégoire, on sait bien que Bettelheim a dit des horreurs, et que la psychanalyse est un tissu d'âneries, mais je ne vois pas l'intérêt de faire un c/c aussi long sur ce sujet pour un site qui parle d'éducation.
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
petite erreur de manipulation j'ai posté trop vite ...je continue donc .
il est possible que vous pensiez que nous avons déjà répondu à ses questions. Effectivement certains ont déjà donné leurs réponses du point de vue de l'enseignant qu'ils sont mais celui du parent qu'ils sont aussi et que nous non-enseignants sommes?
Bonne fin de journée à tous ...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mai 2007
Pour Patricia : les parents se "débarassent" souvent de leurs enfants en les mettant au collège ou au lycée, et ils se disent "au moins pendant ce temps, on est tranquilles, il n'est pas à la maison, il est au collège". Mais il faudrait surtout que les médias arretent de relayer cette idée : TF1 en juin rabâche les oreilles des spectateurs du fait qu'à partir de la fin mai, les lycées ferment et les collégiens se baladent.
Il faudrait peut-être créer plus de places et d'espaces dans les établissements pour les permanences, les foyers, les études, les CDI, etc. Ce qui permettrait de distinguer les deux fonctions de l'école : garderie (les collèges au mois de juin par exemple, les lycées apres les conseils de classe) et instruction. Surveillant et prof, ce devraient être deux métiers différents, mais c'est rarement le cas.
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Henri Grégoire, pourquoi faite vous de ce blog une annexe du vôtre????? Celles et ceux qu'il intéresse l'auront installé dans leur favori et iront le voir de temps en temps. Je trouve votre attitude déplacée et impolie.
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
Hola, Messire Pendaries, vous ne vous formalisez pas ni des diatribes haineuses du bourricot réactionnaire, ni des épanchements vomitoires du xénophobe Porcinet et voilà que vous venez me chercher noise, m'accusant de "squatter", voire de détourner, "Bonnet d'äne" dont la vocation première reste bien, sauf erreur de ma part, de chercher "des solutions pour une école de demain et démonter les dysfonctionnements de l'Education nationale.".(JPB)
J'ai déjà dit à Cadichon et Grouik Grouik ce que je pensais d'eux. Mais, je me rappelle que JPB lui-même vous avez demandé d'arrêter votre manie de renvoyer toujours à votre site. OUI, ce que vous faites est du phagocytage; et je n'aime pas ça. Et je le dis.
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
"Henri Grégoire, on sait bien que la psychanalyse est un tissu d'âneries, mais je ne vois pas l'intérêt de faire un c/c aussi long sur ce sujet pour un site qui parle d'éducation."
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Vous êtes qui pour porter un jugement aussi péremptoire sur la psychanalyse dans son ensemble?
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2007
Cela me rappelle tout simplement cette façon qu'ont certains élèves de parasiter les cours.
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
Catmano,
Vous serait-il possible de me contacter à cette adresse pour une question personnelle ? Merci à vous.
florent.camille@gmail.com
Ecrit par : Thalie | 22 mai 2007
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3238,36-913369@51-905010,0.html
Carrément scandaleux cet article, voilà comment l'enseignement est empoisonné par l'idéologie Mérieu and Co....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2007
Olivier, à Valence, un collège pourri a été fermé. Ses élèves dispersés dans les établissements du centre-ville. Résultats, dans le meilleur collège de la ville: gosses rackettés, tabassés (Pantocrator, pour qui se souvient de lui ici, a même vu une trainée de sang dans les couloirs), la drogue est venue en force. Les parents, de la gauche bobo solidaire (médecins, avocats, cadres sup), ont gueulé face à ce qui arrive à leur progéniture. Ils militent pour la prise en charge de ces pauvres abadonnés, et quand ça leur tombe dans l'assiette, c'est tout de suite moins réjouissant. On se marre...
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2007
à chacun son humour;) cela illustre bien que la résolution d'un problème de société ne passe pas que par l'école... Quant à militer pour la prise en charge de ces pauvres abandonnés est-ce vraiment le" bon combat"?si problème il y a c'est bien du côté des parents en premier chef ...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mai 2007
Des lycéens dispensés d'"interro surprise"
LE MONDE | 22.05.07 | 13h03 • Mis à jour le 22.05.07 | 15h37
PONT-AUDEMER (EURE) ENVOYÉE SPÉCIALE
Imaginez des questions d'évaluations dont le contenu serait connu par avance des élèves : il ne s'agit pas du rêve éveillé d'un écolier en difficulté mais d'une expérience menée au lycée Jacques-Prévert, à Pont-Audemer (Eure), par une dizaine d'enseignants.
La méthode : quelques jours avant l'évaluation, les professeurs donnent une liste de questions déjà traitées et corrigées en classe (exercices, définitions, études de textes...). Les élèves bénéficient d'une séance de questions-réponses pour éclaircir les points qui ne seraient pas compris. Ils savent que pour la plus grande partie de la note (des deux tiers aux trois quarts), les questions seront piochées dans cette liste. Le tiers ou le quart restant sera issu de questions non connues.
"Qu'on ne nous taxe pas de laxisme, cette méthode encourage le travail, assure Corinne Croc, enseignante de mathématiques. Les élèves sont motivés, s'impliquent davantage en classe et révisent à fond leur liste." Son jeune collègue Olivier Trapes insiste sur la "confiance" qui s'instaure en classe et crée "un cercle vertueux". "Les élèves savent qu'on ne cherchera pas à les piéger", insiste-t-il.
Ainsi Julien a vu passer sa moyenne de mathématiques de 9-10 en troisième à 12-13 en seconde. "Mes parents trouvent cette méthode excellente, assure-t-il. Et moi, je travaille plus." Adrien, lui, avait renoncé, l'an dernier, à ouvrir ses manuels de maths ; en seconde, cette méthode d'évaluation lui a permis de décrocher la moyenne. Romain se réjouit, pour sa part, qu'il en soit fini "des questions pièges à deux balles".
"L'arrivée en seconde est un passage difficile pour les élèves, qui voient leurs notes baisser, explique le proviseur, Bernard Le Dilavrec, qui encourage cette expérience. Tout ce qui peut les mettre en confiance me semble utile. Avec cette méthode, les lycéens savent que, s'ils travaillent sérieusement, ils auront la moyenne."
La méthode ne risque-t-elle pas de favoriser une réussite factice des élèves ? "Il faut être attentif à l'évaluation de cette expérience, estime M. Le Dilavrec. Les premiers résultats sont encourageants." Ainsi, les lycéens qui avaient bénéficié de cette méthode en 2006 ont eu au premier trimestre des résultats équivalents - sinon meilleurs - à ceux de leurs camarades qui avaient eu des évaluations classiques.
"LÉGÈRETÉ SCIENTIFIQUE"
Professeur de mathématiques à l'université Paul-Sabatier et à l'Ecole nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (Supaéro), à Toulouse, André Antibi est à l'origine de ce système, qu'il appelle l'évaluation par contrat de confiance. Selon lui, quelques milliers d'enseignants auraient déjà adopté ce système censé corriger "l'échec artificiel" dont seraient victimes une partie des élèves. "Sous la pression de la société, les professeurs se sentent obligés de mettre un certain nombre de mauvaises notes, même dans les classes de bon niveau, pour être crédibles", assure-t-il. Un phénomène qu'il qualifie de "constante macabre", du nom d'un de ses livres paru en 2003 (Math'adore).
Pour Denis Maufay, professeur de sciences de la vie et de la Terre (SVT) au lycée Jacques-Prévert, l'existence de cette "constante macabre" ne fait pas de doute. "Quand j'étais à l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) au milieu des années 1980, on nous apprenait que, pour un bon devoir, la moitié des notes devaient tourner autour de la moyenne, les autres se répartissant entre des notes très bonnes et très faibles", explique-t-il.
"Dans le temps, renchérit son collègue Philippe Germain, lui aussi adepte de l'évaluation par contrat de confiance, je donnais, à l'occasion des évaluations, des exercices originaux plus durs que ce qu'on avait étudié en cours. Cela pouvait décourager les élèves moyens."
Le principal syndicat des enseignants du second degré, le SNES, souligne "la légèreté scientifique" des travaux d'André Antibi et conteste l'existence d'une "constante macabre". "Je ne vois pas l'intérêt de donner les mêmes exercices avec les mêmes données aux élèves, explique Roland Hubert, secrétaire national du SNES. Le seul point positif de l'évaluation préconisée par André Antibi, c'est de mieux expliciter les attentes des enseignants."
Au ministère de l'éducation nationale, on précise qu'une réflexion sur l'évaluation est en cours, en rapport avec la mise en place du "socle commun" que tout élève est censé maîtriser à l'issue de sa scolarité obligatoire. "Il faut, souligne-t-on au ministère, que l'élève ait une meilleure compréhension de ce qui est attendu de lui, non seulement en termes de connaissances mais aussi de compétences et d'attitudes."
Martine Laronche
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2007
Surveillant et prof, ce devraient être deux métiers différents, mais c'est rarement le cas.
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Là j'en sais quelque chose pour avoir été les deux successivement pas longtemps mais suffisamment!
"Ce qui permettrait de distinguer les deux fonctions de l'école : garderie (les collèges au mois de juin par exemple, les lycées apres les conseils de classe) et instruction".
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Depuis quand l'école doit-elle avoir une fonction de garderie! c'est aussi révoltant et scandaleux que le fait qu'on utilise les hôpitaux psychiatriques pour les personnes handicapées moteur adultes!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mai 2007
Voilà ce qu'a fait le pédagogisme : dire que si les élèves vous insultent, c'est votre faute.
Ecrit par : Cosi_Sancta | 22 mai 2007
Ce n'est pas nouveau Cosi Sancta, lorsque j'ai débuté en 1971, dans un CES garçons des Quartiers Nord de Marseille portant un nom bucolique, c'était déjà le discours des "Formateurs" du Centre de Formation de Draguignan (Voie III-Classes de Transitions et Classes Pratiques°. Le Directeur, Michel Salines, la race des pédagogistes ne date pas d'hier ni même d'avant-hier, a d'ailleurs fini sa carrière comme IA-DSDEN.
C'est pourquoi, il est important de savoir que, contrairement au "chahut traditionnel" qui existe depuis la nuit des temps, les difficultés actuelles des enseignants des matières générales ont une origine systèmique multifactorielle.
Cela ne résoud pas les problèmes immédiats des collègues notamment des jeunes mais cela peut les déculpabiliser sachant que la dépression nerveuse voire le suicide peuvent être au bout.
Dans les années 70 du siècle dernier, une jeune Normalienne, âgée de 18 ans et issue d'un milieu populaire , avait été affectée ,à la sortie de l'École Normale, dans une Classe de 3ème Pratique .
Bien entendu, ce fût un désastre, ses élèves, des garçons de15ans qui attendaient leur anniversaire pour quitter le Collège, se masturbaient en classe...
La Conseillère Pédagogique, venue la visiter en vue de l'épreuve orale du CAP, dont l'obtention était indispensable à sa titularisation , ne trouva rien de mieux à lui dire que si elle ne se "reprenait" pas , elle serait révoquée et que, de plus, elle devrait rembourser au Trésor Public son traitement d'élève-maître et les frais de scolarité depuis son entrée en classe de Seconde à l'École Normale d'Institutrice.
Pour que ses parents n'aient pas à supporter cette lourde charge financière, la jeune collègue , désespérée, se suicida.
Une chaîne de télévision en fît un Téléfilm...
L’indiscipline scolaire aujourd’hui : éléments de description
Eirick Prairat- Professeur à l’Université Nancy 2
dimanche 29 avril 2007.
En quelques années, les interrogations sur le désordre et les perturbations scolaires ont mis en retrait les questions psychologiques et didactiques qui avaient jusque-là suscité l’essentiel des discours et des recherches en éducation.
Question brûlante qui exige déjà de ne pas confondre violence et indiscipline (1). Dans une première approximation, nous pourrions définir l’indiscipline comme un rapport relâché, flottant, distendu aux normes, aux règles et aux rituels constitutifs de l’ordre scolaire. Nous voudrions, dans cet article, rendre compte des formes de l’indiscipline moderne, en présenter les caractéristiques, d’un mot la décrire.
(...)
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=69
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
Hola, Christophe Sibille, on reste calme, on s'exprime gentiment, et on garde son sang froid. J'ai d'abord critiqué Bettelheim, qui a dit des horreurs sur l'autisme, ca partait de là au départ. La psychanalyse n'est peut-être pas un "tissu" d'âneries, au temps pour moi, mais elle en comporte beaucoup, et si j'en parle ainsi, c'est peut-être que, moi aussi, je me suis BEAUCOUP intéressé au sujet. Et que l'histoire de la psychanalyse, ainsi que la réflexion epistémologique sur la discipline elle-même, mettent au jour un grand nombre d'erreurs, de contradictions, d'approximations, d'oppositions, qui plombent la crédibilité d'une partie de la discipline. Enfin, quand j'entends la plupart des psychanalystes en vogue dans les médias, je suis atterré (j'excepte, permettez-le, Delaisi de Parseval et Roudinesco).
Si la psychanalyse vous intéresse tant que ça, demandez-vous donc pourquoi vous m'avez répondu avec tant d'agressivité. Et accpetez de considéret que "cela ne vaut pas la peine de se fâcher", comme disait Arouet, qui avait beaucoup de bon sens.
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Pour Patricia : Je suis tout sauf partisan de l'école-garderie.
Mais combien de parents d'élèves envoient leurs élèves à l'école pour qu'ils ne soient pas ailleurs, et parce qu'ils ne peuvent ou veulent pas les garder à la maison ? Pour l'instant, ce sont les classes qui font garderie (j'ai au moins dix élèves de Seconde qui font acte de présence, et ne prennent AUCUN cours, et ce sera bientôt le cas de toutes les classes, une fois le conseil passé). Ce que je souhaiterais, c'est que les deux fonctions soient distinctes, et qu'on ne fasse qu'enseigner dans les classes, pas "occuper" les élèves. Les collègues de collège sont désespérés au mois de juin, car il s'y écoule au moins quinze jours où l'on attend la fin de l'année, sans plus rien enseigner ni apprendre, où l'on fait, stricto sensu, garderie.
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Cher Henri Grégoire, il semble que Michel Salines sévisse encore...
"L'enseignant est maître après Dieu dans sa classe et les plaintes des élèves sont trop peu prises en compte, estime Michel Salines, médiateur dans l'académie de Créteil. En six ans de médiation, j'ai souvent appelé l'attention des autorités sur le fait qu'on oubliait qu'un élève est un adolescent ou un enfant qui dispose des mêmes droits que n'importe quel citoyen."
C'est affreux, comme déclarations !! Où habite cet individu, pour être aussi loin des réalités d'aujourd'hui ?
Ecrit par : Cosi_Sancta | 22 mai 2007
La pédagogoie innove, et l'université suit :
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=3101
Ecrit par : Cosi_Sancta | 22 mai 2007
(la phrase ci-dessus est bien évidemment ironique)
Ecrit par : Cosi_Sancta | 22 mai 2007
Hola, Christophe Sibille, on reste calme, on s'exprime gentiment, et on garde son sang froid. J'ai d'abord critiqué Bettelheim, qui a dit des horreurs sur l'autisme, ca partait de là au départ. La psychanalyse n'est peut-être pas un "tissu" d'âneries, au temps pour moi, mais elle en comporte beaucoup, et si j'en parle ainsi, c'est peut-être que, moi aussi, je me suis BEAUCOUP intéressé au sujet. Et que l'histoire de la psychanalyse, ainsi que la réflexion epistémologique sur la discipline elle-même, mettent au jour un grand nombre d'erreurs, de contradictions, d'approximations, d'oppositions, qui plombent la crédibilité d'une partie de la discipline. Enfin, quand j'entends la plupart des psychanalystes en vogue dans les médias, je suis atterré (j'excepte, permettez-le, Delaisi de Parseval et Roudinesco).
Si la psychanalyse vous intéresse tant que ça, demandez-vous donc pourquoi vous m'avez répondu avec tant d'agressivité. Et accpetez de considéret que "cela ne vaut pas la peine de se fâcher", comme disait Arouet, qui avait beaucoup de bon sens.
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Si j'ai "rebondi" sur le sujet de la Psychanalyse, c'est que, comme je l'ai écrit plus haut, si Willhelm Reich et AS Neill , auteur de "Libres Enfants de Summerhill" , sont passés de mode depuis les années 70 , Bruno Bettelheim fait encore partie des références de trop nombreux formateurs des IUFM notamment pour l'année de préparation du CRPE et l'année de stage.
Quoique puisse en penser Messire Pendariès , qui joue maintenant les "petits rapporteurs"- "M'sieur y copie, M'sieur!"-, je renvoie à deux compte-rendus de lecture que je tenais en réserve et que je viens de publier.
Par honnêteté intellectuelle, je précise que si j'ai bien lu "Dossier Freud", je n'ai pas encore eu le temps de lire la biographie de Bruno Bettelheim.
Bruno Bettelheim ou la fabrication d’un mythe. Une biographie - Richard Pollak
Note de lecture de Monique Bertaud - SPS n° 260, décembre 2003
mardi 22 mai 2007.
C’est plus de trente ans après avoir été confronté à un mensonge éhonté de celui qui a été un des maîtres à penser du XXe siècle que le journaliste Richard Pollak entreprend la biographie de Bruno Bettelheim.
Bruno Bettelheim ou la fabrication d’un mythe. Une biographie - Richard Pollak
Note de lecture de Monique Bertaud - SPS n° 260, décembre 2003
mardi 22 mai 2007.
C’est plus de trente ans après avoir été confronté à un mensonge éhonté de celui qui a été un des maîtres à penser du XXe siècle que le journaliste Richard Pollak entreprend la biographie de Bruno Bettelheim.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=221B
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
sandra je rebondis sur cet article : pas plus tard que dimanche nous recevons un mail d'une maman élue qui se scandalise qu'une interro surprise de maths, en classe de 3ème compte pour la moyenne ! je rappelle que le brevet c'est dans 1 mois et que certaines notions devraient être au moins un peu sues...j'ai fait ce rappel en répondant à la liste entière : " le deal c'est que les enfants arrivent en classe leçon sue, interro prévue ou pas, tous les parents présents à la réunion de début d'année le savent...à partir de là on peut épiloguer, la prof est dans son droit "
je croyais rêver ! même dans les associations de parents ça coince sur ces sujets (bon la maman en question est aussi instit heu je veux dire professeur des écoles ceci explique-t-il cela ?)
Jeremy au collège de mes enfants les notes sont arrêtées le 25 mai pour les 3ème et la semaine suivante pour les autres...ensuite les conseils de classe et en effet 15 jours à attendre la fin de l'année....
Ecrit par : fabienne | 22 mai 2007
Une élève a insulté un prof dans mon lycée, elle a eu huit jours d'exclusion temporaire avec sursis.
Ecrit par : Cosi_Sancta | 22 mai 2007
C'est vraiment tout et n'importe quoi, ces sanctions! Cinq élèves de Terminale du Lucée X ont été surprises dans les douches de l'internat en train de fumer une clope: trois semaines d'exclusion de l'internat pour les meilleures élèves, cinq semaines pour celle dont les notes étaient de moins bonne qualité, après passage en conseil de discipline.
Comme quoi, vaut mieux insulter un prof que fumer... Une échelle de valeur comme une autre.
Ecrit par : dobolino | 22 mai 2007
Cher Henri Grégoire, il semble que Michel Salines sévisse encore...
"L'enseignant est maître après Dieu dans sa classe et les plaintes des élèves sont trop peu prises en compte, estime Michel Salines, médiateur dans l'académie de Créteil. En six ans de médiation, j'ai souvent appelé l'attention des autorités sur le fait qu'on oubliait qu'un élève est un adolescent ou un enfant qui dispose des mêmes droits que n'importe quel citoyen."
C'est affreux, comme déclarations !! Où habite cet individu, pour être aussi loin des réalités d'aujourd'hui ?
Ecrit par : Cosi_Sancta | 22 mai 2007
Michel Salines doit être à la retraite, c'est la condition sine qua non pour être" médiateur".
Lorsque François Bayrou a créé cette fonction, j'ai pensé "Encore un gadget!".
J'ai été amené à réviser mon jugement lorsque ,ayant indiqué la voie à suivre à deux personnes qui souffraient de dysfonctionnement traités avec quelques légéreté par l'Admibistration, j'ai pu constater que l'intervention des Médiateurs avaient débloqué la situation.
Mais, c'était des dysfonctionnements mineurs même si pour les victimes ils étaient très graves.
Par contre, lorsque, plein de confiance, j'ai fait appel à eux pour une affaire infiniment plus grave, je me suis heurté à un mur de silence.
C'est une fonction purement honorifique, tout juste défrayée, mais c'est pour beaucoup, peut-être pour tous, une façon de continuer à jouer les "défenseurs des enfants"" contre ces "foutus profs égoîstes et sadiques..."
C'est un rôle où excellent les IA "en interne", je crois que c'est leur drogue...
Ecrit par : Henri Grégoire | 22 mai 2007
Sur la psychanalyse aussi, je tiens à signaler la mise à disposition sur internet d'un tout nouveau texte sur Freud de René Pommier (auteur de l'inoubliable Roland Barthes Ras le Bol et autres ouvrages salvateurs).
Ceux qui ne connaissent pas découvriront une fort belle plume :
http://rene.pommier.free.fr/Sigmund00.html
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 22 mai 2007
Bonjour,
Je trouve cet article édifiant dans la mesure où il reflète une situation bien réelle : j'ai suivi ce que vous appelez la voie royale pour être enseignant (hypokhâgne puis khâgne dans un lycée réputé avec des professeurs admirables) puis l'université ( ayant échoué à Normale Sup... personne n'est parfait !). C'est après ma maîtrise que j'ai décidé de passer le capes et l'agrégation. J'ai réussi à obtenir le Capes du 1er coup, c'est_à-dire l'an dernier et j'occupe donc actuellement le triste statut de Stagiaire Iufm. Je suis en sursis : une visite d'inspection qui statuera sur mon sort (visite pour la forme, Alea Jacta Est, cela signifie d'ores et déjà que je ne serai pas titularisée ...). J'ai du mal à comprendre les rouages de cette institution qu'est l'Iufm : un an d'humiliation et de jugements qui m'ont fait perdre toute confiance en moi alors que j'ai toujours été passionnée par mes études. J'ai vu le nivellement par le bas des exigences requises et j'ai tenu bon, mes élèves m'en sont reconnaissants hélas pas la haute institution... Je ne veux pas m'épancher et commencer une nouvelle diatribe contre l'Iufm, je n'ai plus la force de me battre... En un mot je regrette d'avoir passé le Capes car je suis allée de désillusions en désillusions... A quoi cela sert-il de passer un concours aux exigences de plus en plus difficiles quand il faut enseigner aux élèves ce que l'on savait déjà en sortant de Terminale ???
Je ne sais pas encore ce qu'il adviendra de mon sort mais je suis tombée dans le miroir aux alouettes. Enfin, à 23 ans je peux encore me reconvertir, il n'est pas trop tard pour être caissière...
PS : La matière que j'enseigne est une LV2, je ne souhaite pas en dire plus, je préfère garder l'anonymat.
Continuez, M. Brighelli, votre combat est noble et je vous soutiendrai jusqu'au bout.
Ecrit par : Mademoiselle | 22 mai 2007
Votre si émouvant témoignage, Mademoiselle, prouve une fois de plus que les IUFM sont bien l' institution pourrie (par la tête), néfaste et souverainement inutile que d'aucuns ne cessent de dénoncer sur ce blog! Pour un peu les propos lénifiants de certains autres nous le faisaient oublier!
Ecrit par : Jean | 22 mai 2007
"Henri Grégoire, on sait bien que la psychanalyse est un tissu d'âneries,"
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
"La psychnalyse n'est peut-être pas un "tissu" d'âneries,"
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Je n'ai pas perdu mon calme en vous répondant. Je vous ai simplement demandé qui vous étiez pour énoncer des jugements aussi péremptoires. La contradiction entre deux de vos messages postés à quelques heures d'intervalle, (au maximum) aurait tendance à me donner raison de poser une telle question.
Je peux simplement vous dire, que sans la psychanalyse, je ne serais peut-être pas en train de vous parler ici aujourd'hui. Mais peut-être est-ce une raison suffisante pour souhaiter qu'elle n'ait jamais existé?
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
Sandra Wagner,
C'était juste pour vous signaler que Meirieu s'écrit M.E.I.R.I.E.U.
A part ça, c'est un personnage infâme, on est bien d'accord!
Ecrit par : Jean | 22 mai 2007
De même que pour certains, c'est la foi religieuse qui sauve, cher Christophe.
Ce n'est pas un argument en faveur de la psychanalyse, ça.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 22 mai 2007
Christophe, je vous ai dit que j'avais été excessif en disant "un tissu d'âneries" et que je revenais sur cette expression.
Vous n'êtes peut-être pas en colère, mais vous êtes malhonnête : bien sûr que je me contredis, puisque je corrige une expression trop forte !
La psychanalyse vous a peut-être permis d'être ici, mais elle ne vous a pas rendu aimable.
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Je ne sais pas très bien comment on en est arrivé à parler de psychanalyse…
Ça n'a jamais que l'importance qu'on lui accorde. Il y a des gens à qui ça a fait un bien fou. Il y en a d'autres — un mien ami, dans les années 70 — que ça a détruit : il a loué une chambre dans un étage élevé d'un hôtel juste en face de son psy, et s'est défenestré pour aller embrasser le pavé.
Pour ce qui est de son usage en littérature, en revanche, c'est plein d'intérêt. Pour deux raisons. Soit le texte est postérieur à Freud — et on est fondé d'utiliser la théorie freudienne qu'a probablement connue l'auteur (un peu comme ces gens qui pour avoir connu la théorie astrologique finissent par accumuler sur eux les traits de leur signe, par contagion pure des discours… C'est comme ça que certaines Balances deviennent des dragueurs impénitents…). Soit le texte est antérieur, mais le discours psy que l'on tiendra sur lui s'adressera à un public qui, lui, connaît l'analyse, et est donc susceptible d'acquiescer — ou de s'en défendre, ce qui revient au fond au même : on ne dit pas forcément des vérités sur le texte, mais on en fait dire à celui qui écoute, et comme toute lecture devient partie prenante du texte — voir Borgès sur le sujet, qui proposait une étude sur l'influence de Kafka sur le romantisme, puisque depuis le début du XXème siècle, nous ne pouvons plus faire comme si K. n'existait pas, de sorte que "kafkaïen" appliqué à Edgar Poe ("le Puits et le pendule") ou à Piranese n'est pas injustifié, tout anachronique qu'il semble…
Suis-je clair ?
JPB, qui expliquait récemment à ses élèves comment Malebranche avait mis au point un système pour draguer Madame Bovary — ou Don Quichotte… N'est-ce pas, Pendariès ?
Ecrit par : brighelli | 22 mai 2007
Patricia écrit : "l'éducation est et doit être et le rester le rôle des parents et en aucun cas celui de l'école ! "
Certes, mais une fois qu'on a dit ça et qu'on constate que ce n'est pas le cas, qu'est-ce qu'on fait des enfants de parents défaillants ? Poubelle ?
Ecrit par : Perceval | 22 mai 2007
Mademoiselle,
Si vous avez le sentiment d'une injustice crasse de la part de l'IUFM et de ses sbires, pourquoi n'écririez-vous pas en "courrier personnel" à Xavier Darcos? En lui faisant parvenir un double par votre député. Suggestion.
Ecrit par : Jean | 22 mai 2007
Patricia écrit : "l'éducation est et doit être et le rester le rôle des parents et en aucun cas celui de l'école ! "
Certes, mais une fois qu'on a dit ça et qu'on constate que ce n'est pas le cas, qu'est-ce qu'on fait des enfants de parents défaillants ? Poubelle ?
Ecrit par : Perceval | 22 mai 2007
C'est bien le problème que je soulève aussi! et l'autre question est comment l'école peut-elle et doit-elle faire face à cette défaillance?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mai 2007
"Pour ce qui est de son usage en littérature, en revanche, c'est plein d'intérêt. Pour deux raisons. Soit le texte est postérieur à Freud — et on est fondé d'utiliser la théorie freudienne qu'a probablement connue l'auteur (un peu comme ces gens qui pour avoir connu la théorie astrologique finissent par accumuler sur eux les traits de leur signe, par contagion pure des discours… C'est comme ça que certaines Balances deviennent des dragueurs impénitents…). Soit le texte est antérieur, mais le discours psy que l'on tiendra sur lui s'adressera à un public qui, lui, connaît l'analyse, et est donc susceptible d'acquiescer — ou de s'en défendre, ce qui revient au fond au même : on ne dit pas forcément des vérités sur le texte, mais on en fait dire à celui qui écoute,"
Ecrit par : brighelli | 22 mai 2007
tu es démasqué Jean-Paul, , avoue maintenant que tu étais le nègre de madame soleil peut-être même d'Elizabeth Teissier !
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 mai 2007
Témoignage assez intéressant d'un étudiant :
"J'ai lu (longuement!) avec attention vos propos. je tiens à témoigner et à revaloriser le parcours STI que j'ai fais et qui m'a conduit là où je suis aujourd'hui.
En 1997 (eh oui déjà!) j'obtenais (non sans gloire...) mon BAC STI Génie mécanique option productique parce que les profs avaient jugé bon de m'orienter dans cette filière alors que je souhaitais intégrer un cursus S. "12.8 en maths, 14.7 en physique, 17.3 en méca...les maths posent problème M. G..., vous pourrez pas suivre -sic- en S" Qu'à cela ne tienne...de toute façon je voulais juste passer le concours de l'armée de l'air (comme pôpa!). Après 7 mois d'efforts (et de punitions...pôpa n'était pas un tendre!!!) j'ai obtenu ce fameux concours. Mais j'ai été réformé.
Alors le concours et le bac en poche, je décide d'arrêter mes études et d'aller travailler. 5 ans surveillant (avec fausses inscription en fac), 2 ans de remplacements CPE (payé, exploité plutôt comme un MI/SE parce que pas de Bac+3!), 2 ans comme commercial, 5 ans dans le BTP. Et le tout en même temps...les horaires de l'éducation N. me permettant de travailler dans le privé. Je fais ma vie...enfin j'essai.
Et je me suis souvenu de mon prof de productique qui nous disait sans cesse "travaillez, motivez vous, apprenez et soyez curieux de tout ce qui vous entoure et vous réussirez!" Quant on a 18 ans (l'âge con et ingrat!),on ne comprend pas forcement la "philosophie" de cette phrase. Passionné d'histoire et d'archéologie, passionné par le monde et les petites gens qui m'entourent je décidais un beau matin de tout arrêter et de reprendre un cursus universitaire.
Dénigré par mes enseignants la première année parce qu'issu de STI: "m'enfin, vous ne pourrez jamais réussir!", j'ai constaté, avec effroi, qu'entre 1997 (l'année de mon bac) et 2002 (l'année du bac général -L, ES, S- de la grande, très grande majorité de mes camarades de 1ere année)le niveau était tombé bien bas! Aujourd'hui je suis en 5ème année d'archéologie...sans redoublement et je ne peux pas en dire autant de la grande, très grande majorité de mes (maintenant) anciens camarades. Je prépare même mon (anciennement) DEA avec le CNRS! Qui l'aurait crû?! Et, en plus je travaille à côté pour payer mes études, mon logement, ma bouffe, ma santé, etc.(plus de parents...) comme dir. adjoint à la scolarité d'un centre social dans un quartier difficile.
Alors STI, STT, SMS, S, L, ES, etc., peu importe, ce qui compte c'est la volonté d'apprendre, la méthode (dont nous avions de solides bases en STI!) et peu importe le milieu d'où l'on vient (j'ai moi même étudié dans une école ZUP, un collège "campagne", un lycée "usine" et une fac "vacance") l'important est qu'il y ait des profs comme vous, des élèves comme moi (et je n'étais pas un modèle de discipline, croyez moi!!!) qui en veulent et qui souhaite toujours faire mieux et toujours être avide de connaissance. Mais si on "donne" le bac à tout le monde (comme l'année dernière avec les grèves du CPE), on dévalorise notre réussite, notre diplôme et aujourd'hui, force est de constater que le niveau de nos bachelier est scandaleusement déplorable...
Pour exemple, j'ai eu l'occasion de corriger des copies de 1ere et 2eme année d'histoire et je peux vous certifier que mon petit frère , 20 ans, un CAP tailleur de pierre en poche réfléchit plus et fais moins de fautes (par mots!!!) que la majorité des étudiants que j'ai eu la joie (mais pas longtemps) de corriger.
Alors oui, il y a un sérieux problème dans l'EN. Le niveau? Certainement. La politique pédagogique? Assuremment. Les vieux cons de 68 qui nous servent d'inspecteurs? Principalement. Je n'ai pas de solution (ce serait un miracle!) mais j'ai quelques suggestions.
1/ Et si nous recrutions des enseignants qui sont déjà passé par le "vrai" monde du travail? Et non pas des enseignants-étudiants qui n'ont connu que l'école et qui pensent que l'on ne réussi que par elle! Ils verrez que le monde dans lequel vivent les parents de leurs élèves n'est pas rose et qu'il faut se battre chaque jour pour gagner sa croûte. Parce que, eux, s'ils sont absents ou malades ils perdent leur journée de travail. Parce que eux, s'ils ne travaillent pas les week end ou au noir de temps en temps, les fins de mois sont difficiles. Parce que eux n'ont pas le temps (ni la force) de s'occuper de leur(s) enfant(s) après une journée de boulot. Parce que eux n'ont pas leurs mercredis et leurs samedis bien souvent. Parce que eux, ne compte pas leurs heures et ne font pas grève pour un oui ou un non. Bref, parce que, eux, ne sont pas privilégiés!!!
2/ Et si nous augmentions le nombre de surveillants, avec une vraie expérience et un vrai désir de "rendre service" (pas gratuitement évidemment!) parce que des "étudiants-surveillants-glandeurs" j'en ai connu une pelle! Et croyez moi, ça vous fout en l'air, et l'équipe et le travail entreprit avec des élèves en difficulté(s).
3/ Et si nous arrêtions de donner "tous" pouvoirs aux parents d'élèves? Parce que des conseils de discipline transformés en tribunal j'en ai vu aussi bien trop souvent! L'enfant "roi" oui, les parents "cons" non!
4/ Et si nous arrêtions l'utopie de la carte scolaire? Parce que vous pensez bien que le "fils de Môssieur untel", lui il s'en fout de la carte scolaire. Pôpa a des passes droits et il inscrit ses enfants là où il le souhaite. Alors plutôt que de se battre pour cette carte scolaire, battons nous contre les inégalités de traitements entre "riches" et "moins riches" (pour ne pas dire pauvres!)et vous verrez que nos chers enfants et adolescents auront le plaisir de constater que "le fils de" est dans la même classe qu'eux et a donc DROIT au même traitement. Les enfants ne sont pas des abrutis et ils savent bien qu'il existe des inégalités inacceptables entre eux!
5/ Et si nous recrutions de vrais CPE? Parce que sur 7 avec qui j'ai eu la "chance" de travailler, un seul faisait son "VRAI" travail d'éducateur! Les autres étaient soit carrièristes et lèche cul soit incompétants et trops sensibles. Cela dit, comment, en sortant d'une licence d'art plastique peut-on dire qu'on est compétent? Comment en travaillant qu'une demi-journée, on peut suivre correctement les problèmes que posent certains ados?
Je ne suis pas de droite, ne suis pas pour "travailler plus pour gagner plus", ne suis pas pour des heures sup. à gogo, ne suis pas pour le "service minimum", je suis pour le pragmatisme, le goût de la réussite, le goût de l'éducation, le goût du partage et de la tolérance...et bien d'autres choses humaines et sociales. Mais aujourd'hui, il est temps, pour nos enfants de remettre en question un système obsolète, vide de tous sens (même celui de l'apprentissage!)et dirigé par des incompétents. Il est temps de redonner aux profs les pouvoirs perdus et le goût de la réussite, il est temps de redonner aux parents les responsabilités qu'incombe la naissance d'un enfant, il est temps de remettre en question les privilèges des enseignants pour un souci d'égalité mais aussi de compréhension de leur travail difficile par les parents d'élèves.
SOYONS PRAGMATIQUES! SOYONS INTELLIGENTS ET OUVERTS D'ESPRIT! SOYONS RESPONSABLES!
Bien à vous chers enseignants, chers parents et chers enfants".
Ecrit par : Bayroudoudou | 22 mai 2007
Merci Jean de votre soutien ! Cependant, écrire au ministre ce n'est qu'une goutte d'eau dans la mer : au mieux je recevrai une réponse type me disant qu'une décision émanant des hautes sphères du rectorat est irrévocable.
Le comble de l'histoire est que l'académie où j'effectue mon stage n'est même pas l'académie où j'ai passé le concours (alors que logiquement cela aurait dû être le cas). Je subis une double peine en quelque sorte :(
Ecrit par : Mademoiselle | 22 mai 2007
Je me suis moi aussi beaucoup servi de la psychanalyse en littérature (Einführung in die psychoanalytische Literatur de Walter Schönau est un grand classique qui résume très bien les usages de la psychanalyse en littérature).
Anecdote : j'ai tenté d'utiliser la psychanalyse au cours d'une explication de texte devant Nadine Toursel, eh bien ca ne lui a pas plu du tout !
C'est pour ça (entre autres) que j'ai dit m'être bcp intéressé à la question, d'un point de vue littéraire ou non.
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
France Inter :
mardi 22 mai 2007
Ecole, collège, lycée : questions sur les redoublements...
La fin de l’année approche, le couperet du redoublement va tomber pour certains élèves - et leurs parents : la France est le pays d’Europe et même de l’OCDE où l’on redouble le plus. Certains avancent que le redoublement est inefficace dans les petites classes et au collège, mais que bien compris il peut avoir son utilité au lycée.
Invités : - Marc Le Bris, instituteur et directeur d’école à Médréac (Ille-et-Vilaine) membre de l’Association Sauver les lettres, et signataire de l’appel pour une refondation de l’école
- Didier Bernard, Parent d’élèves, membre du conseil d’administration de la fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE), responsable régional de la FCPE des Hauts-de-Seine.
Ecrit par : Lariba | 22 mai 2007
A la question posée à Jacques Lacan: "la psychanalyse va-t'elle devenir une religion"? voici sa réponse:
"Elle deviendra peut-être en effet une religion - qui sait pourquoi pas? Elle n'est pas venue à n'importe quel moment historique. Elle est venue corrélativement à un pas capital, à une certaine avancée du discours de la science. la psychanalyse est un symptôme. Seulement il faut comprendre de quoi. Elle fait nettement partie de ce malaise de la civilisation dont Freud a parlé. Le plus probable est quon n'en restera pas à s'apercevoir que le symptôme est ce qu'il y a de plus réel. On va secréter du sens à en veux-tu en voilà, et cela nourrira non seulement la vraie religion, mais un tas de fausses. (Rome 1974)
Ecrit par : dator formarum | 22 mai 2007
Votre blog et ses commentaires sont pour moi une petite source de lumière dans la grisaille qui entoure mon quotidien de prof de maths en Zep.
Seulement voilà, je suis à la recherche ( en parallèle ) d'un blog animé dans le même esprit mais peut-être un peu plus typé maths.Non pas pour abandonner la lecture de celui-çi, mais pour comprendre de manière encore plus concrète ce que je peux améliorer et proposer à d'autres dans mon champ d'opération. Des suggestions ?
Merci en tout cas d'être là avec vos idées et vos commentaires qui prouvent que tout n'est pas perdu ni inéluctable en ce bas-monde.
Ecrit par : ThierryO | 22 mai 2007
C'est devenu un lieu commun : l'école est en crise. Mais pourquoi parle-t-on de crise ? De quelle nature est-elle ? Quelles en sont les causes ?
Un des symptômes bien connu de cette crise est l'augmentation des conduites violentes à l'école. Mais ce symptôme ne doit pas en cacher d'autres qui touchent à ce qu'est l'école en elle-même.
1 - La déscolarisation des conduites.
Moins fameuse que la violence, mais tout aussi préoccupante, une mutation lente affecte les comportements des élèves, mutation à laquelle on peut donner le nom de déscolarisation des conduites. Ce phénomène ne s'impose pas avec autant d'évidence que la violence, alors que nombre d'enseignants n'en souffrent pas moins, parce qu'il est impossible de le penser et de le nommer au moyen des termes qui servaient jusqu'ici à décrire les comportements jugés indésirables : les élèves qui ont cette nouvelle posture ne sont ni toujours très difficiles d'un point de vue disciplinaire ni totalement dépassés d'un point de vue scolaire, ils ne sont tout simplement plus des élèves.
S'il fallait qualifier cette conduite autant que la décrire, on pourrait parler de désinvolture, voire de mépris à l'égard des contraintes et exigences scolaires, d'indifférence et d'insolence à l'égard des personnels. Mais il y a dans tout cela une telle innocence, une telle assurance que ces termes sont impropres : l'apparente ignorance de la transgression et des torts accomplis laisse perplexe. Elle interdit en tout cas d'interpréter ces actes comme l'expression d'une résistance inévitable, voire saine, à l'autorité des enseignants : celle-ci n'est pas tant contestée que niée comme telle, rendue absente, comme effacée. C'est d'ailleurs pourquoi la violence à l'école n'est pas essentiellement celle de la subversion, de la révolte. La violence apparaît au contraire au bénéfice de cette dissolution de l'autorité : elle n'est pas dirigée contre celui qui occupe symboliquement une position dominante, elle est tournée vers le faible, qu'il soit enseignant ou élève, dès qu'il ne bénéficie plus de la protection de l'autorité.
Et si l'école en est là, ce n'est pas essentiellement, comme on le dit souvent, à cause de la massification de l'accès à l'enseignement, ni même à cause des réformes antérieures. Si l'école en est là, c'est parce que les deux piliers sur lesquels elle repose, à savoir les désirs des élèves et l'exercice de l'autorité par les enseignants, sont en crise de telle sorte que l'école ne remplit plus que très imparfaitement sa fonction sociale et culturelle de transmission des savoirs et surtout de transformation des élèves par un travail sur eux-mêmes.
2 - La crise des désirs.
En ce qui concerne les désirs, il n'y a aucune raison pour que les élèves d'aujourd'hui soient moins désireux que ceux d'hier d'avoir de bonnes notes, d'être reconnus, d'avoir un métier qui leur plaît ou de comprendre le monde dans lequel ils vivent ou, à tout le moins, certains de ses objets ou processus. Mais, de fait, c'est pourtant bien l'impression qu'ils donnent souvent. Ne désireraient-ils plus rien ?
En réalité, si les désirs sont en crise, ce n'est pas parce que les sources du désir sont taries, c'est parce qu'ils ne sont plus scolarisés. A savoir : leurs objets ainsi que les trajets qu'ils projettent ne donnent pas de nécessité à l'école, ne l'imposent pas comme un moyen et encore moins comme une fin en elle-même. L'école n'est même plus tout à fait vécue par les élèves comme un mal nécessaire.
Pour plusieurs raisons. D'abord parce que de vains calculs et des confusions sur sa fonction font dire qu'elle ne sert à rien, au sens où elle ne garantit pas de trouver du travail et encore moins d'exercer la profession qui plairait. Ensuite parce que la disparition de fait de la sélection dans le secondaire, elle-même causée par la pauvreté et l'inadaptation des possibilités d'orientation, a conduit à ce que bien des élèves soient totalement dépassés par les exigences propres au niveau auquel ils accèdent. Or, lorsque l'écart entre ce qui est exigé et ce qu'on serait capable de faire s'accroît, on désire d'autant moins répondre à ce qui est exigé qu'on ne peut guère espérer réussir et être reconnu pour cela. Ensuite encore parce que l'acquisition et la possession de savoirs ne sont plus guère valorisées par rapport à d'autres modes d'être dont on dit qu'ils rendent heureux. Pire, la possession d'un savoir est même souvent entachée du soupçon d'être, avec l'arrogance, l'attribut naturel de la richesse et du pouvoir quand elle n'est pas tout simplement perçue comme un simple moyen de manipulation. Enfin parce qu'on estime que désormais l'école n'a plus le monopole de la diffusion des savoirs, qu'elle est concurrencée en cela par d'autres sources non moins fiables, auxquelles elle devrait d'ailleurs s'ouvrir (livres, journaux, télévision, Internet…). Ce qui serait vrai si elle avait effectivement pour seule fonction la diffusion des savoirs.
En somme, les désirs sur lesquels s'appuie l'enseignement se dissolvent ou s'affaiblissent parce que les désirs en général, et notamment celui d'être heureux, ne sont plus structurés quant à leurs fins et leurs modalités de façon à ce que l'école s'impose comme un moyen et un des lieux de leur satisfaction.
3 - La crise de l'autorité.
La crise des désirs n'est cependant pas la seule en cause dans la crise de l'école et elle n'est pas en outre sans rapport avec la crise qui frappe l'autorité dans la mesure où la seconde explique également la première. L'autorité des enseignants a été très affaiblie à la fois par des processus externes à l'école et par des mutations internes.
L'autorité des enseignants est d'abord affaiblie parce qu'elle est contestée comme le sont toutes les formes personnalisées de l'exercice d'un pouvoir. Cette contestation puise ses sources dans une longue tradition, par ailleurs fondatrice des institutions politiques ainsi que de la culture contemporaines : celle qui se fonde sur l'exigence de liberté. En elle-même, cette exigence n'est pas incompatible avec l'exercice d'un pouvoir dès lors qu'il est légitime. Mais lorsque sous une forme dévoyée ou radicale, cette exigence finit par confondre la légitimité d'un pouvoir avec le seul assentiment de ceux sur lesquels il s'exerce, l'exigence de liberté devient incompatible avec l'exercice d'un pouvoir comme tel, légitime ou non. Or, c'est bien cette forme radicale qu'elle prend lorsque les individus, notamment donc les élèves, ne cessent d'affirmer ou de revendiquer le respect de droits qu'ils pensent avoir en dépit de toute autorisation, de toute réglementation, de toute législation et au mépris des droits des autres.
Il ne faut pas chercher ailleurs la raison pour laquelle l'autorité des enseignants est comme niée : cette exigence de liberté, le sentiment d'avoir toute une série de droits rendent comme nul et non avenu les exigences de l'autorité.
Mais cette crise de l'autorité n'est pas seulement causée par cette mise en cause externe de son existence et de son exercice, elle est aussi en grande partie liée à des causes internes à l'école. Les enseignants sont eux aussi responsables de la crise de leur autorité. Sensibles au mouvement culturel qui en conteste l'exercice, ils répugnent très souvent à faire usage du pouvoir qu'ils ont. Plus précisément, nombre d'entre eux vivent comme un échec pédagogique d'avoir à employer les moyens que l'institution scolaire met à leur disposition pour obtenir des élèves telle ou telle conduite. Ils préféreraient les obtenir exclusivement par l'effet de la confiance que devrait inspirer leur autorité comprise ici comme la forme de pouvoir qui n'a besoin d'aucune médiation, comme subjugation. Cette mauvaise conscience liée à l'exercice d'un pouvoir, le sentiment d'être violent lorsqu'on s'en sert a conduit bien des enseignants à une démission par laquelle ils se privent eux-mêmes d'un pouvoir, alors que par ailleurs ils déplorent la disparition de ses effets sur les élèves.
S'il est vrai que les élèves ne sont pas des élèves du fait de leur ignorance, ni par le désir d'apprendre, mais en vertu d'une relation de pouvoir, alors tout affaiblissement de cette relation a pour conséquence inévitable une déscolarisation des conduites des élèves.
C'est dans ce contexte de crise qu'intervient une réforme des Lycées dont la mise en œuvre précipitée ne doit pas cacher la longue gestation et l'inscription dans des processus sociaux et politiques anciens. Que faut-il en penser compte tenu de ce qu'est l'école et de ce qu'elle est en train de devenir de fait?
Ecrit par : Bayroudoudou | 22 mai 2007
jactance : http://bonnetdane.midiblogs.com
schéma actanciel : http://meirieu.com, etc.
j'acte : ???
Ecrit par : Daniel KRAUSS | 22 mai 2007
Mademoiselle, vous vivez exactement la même triste situation que François Vermorel, qui en a tiré un livre : "La ferme aux professeurs".
Vous pouvez facilement entrer en contact avec lui, il vous répondra.
Imam cite René Pommier : allez sur son site, et cliquez sur "Pédagogie".
Il a effectivement "une très bonne plume."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mai 2007
A propos de Freud : Le sacrifice interdit, Freud et la Bible de Marie Balmary. (Grasset)..Un livre passionnant ...en particulier sur la genèse du "complexe d'Oedipe"...le "refoulement à l'oeuvre" ou comment et pourquoi le fondateur de la psychanalyse a tronqué le récit de Sophocle pour "innocenter le père". Cf aussi Freud und sein Vater de Marianne Krüll (C.H. Beck, München, 1979) et le Réel escamoté (Aubier-Montaigne, 1984) , lettres de Freud censurées ou inédites par Jeffrey Moussaiev Masson...Il faut aussi lire attentivement toute la correspondance avec Fliess, " l'analyste " de Freud et s'intéresser aux motifs de l'exclusion de Ferenczy parce que ce dernier pensait, contrairement à Freud, que ce n'était pas les productions fantasmatiques du désir, mais une ou des offenses bien réelles qui étaient à l'origine des troubles de l'esprit.
Un symptôme écrit Lacan de Freud. Oui et il dit aussi que ce qui est en jeu reste encore et toujours la question de la vérité.
Lire aussi la réhabilitation paradoxale et pleine d'humour de Totem et Tabou par René Girard dans Des choses cachées depuis le commencement du monde.
Ecrit par : Robin | 22 mai 2007
"Christophe, je vous ai dit que j'avais été excessif en disant "un tissu d'âneries" et que je revenais sur cette expression.
Vous n'êtes peut-être pas en colère, mais vous êtes malhonnête : bien sûr que je me contredis, puisque je corrige une expression trop forte !
La psychanalyse vous a peut-être permis d'être ici, mais elle ne vous a pas rendu aimable."
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2007
Si vous avez l'impression d'avoir été d'une parfaite honnêteté intellectuelle en assénant tout d'abord cette opinion personnelle comme une vérité absolue, (pour laquelle vous auriez peut-être mieux fait de tourner sept fois sept fois la langue dans votre bouche avant de faire le malin avec), et vous justifier "a posteriori" en la tempérant, grand bien vous fasse, cher ami! On parle souvent sans réfléchir, preuve est faite une fois de plus. Je ne vois pas en quoi le fait de vous l'avoir gentiment fait remarquer prouve quelque malhonnêteté que ce soit chez moi. Et je n'ai en aucune manière été "malaimable". Si vous avez des comptes à régler, je pense que c'est tout d'abord avec vous-même que vous devez le faire, sauf votre respect.
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
Mademoiselle, n'oubliez pas que l'IPR titularise un stagiaire sur le sellette sur deux. Si vous avez un bon contact avec votre classe, que vous savez la faire progresser, vous avez de bonnes chances d'être néo-tit dés la rentrée prochaine.
Je vous souhaite bon courage.
Ecrit par : Carabas | 23 mai 2007
Si vous avez l'impression d'avoir été d'une parfaite honnêteté intellectuelle en assénant tout d'abord cette opinion personnelle comme une vérité absolue, (pour laquelle vous auriez peut-être mieux fait de tourner sept fois sept fois la langue dans votre bouche avant de faire le malin avec), et vous justifier "a posteriori" en la tempérant, grand bien vous fasse, cher ami! On parle souvent sans réfléchir, preuve est faite une fois de plus. Je ne vois pas en quoi le fait de vous l'avoir gentiment fait remarquer prouve quelque malhonnêteté que ce soit chez moi. Et je n'ai en aucune manière été "malaimable". Si vous avez des comptes à régler, je pense que c'est tout d'abord avec vous-même que vous devez le faire, sauf votre respect.
Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2007
Christophe Sibille, la plupart du temps je suis d'accord avec vos positions modérées et je n'ai jamais écrit, sauf erreur de ma part, que tous les professeurs qui enseignent dans les IUFM étaient des pédagogistes enragés. J'en connais même quelques-uns qui partagent nos analyses.
Mais en ce qui concerne la Psychanalyse tant comme thérapie, ce qui est sa vocation première , que comme paradigme conceptuel permettant d'analyser la vie individuelle et/ou sociale , il ne s'agit pas d'opinion comme vous l'écrivez mais d'exercice de la raison par la mise oeuvre de son esprit critique.
Or sur le strict plan strictement scientifique, il n'y a pas photo...
Malgré son immense succès , notamment en France et en Argentine, deux pays où les psychanalystes des diverses obédiences ont constitué des formidables groipes de pression, jamais la Psychanalyses n'a pu faire la preuve de son efficacité thérapeutique dans le traitement des névroses.
Certse, quelques psychanalystes comme Jacques Lacan ont acquis une notriété médiatique qui leur a permis de bâtir ex nihilo des fortunes considérables mais ils n'ont jamais guéri personne. Pire ,de trop nombreux patients "soignés" par Jacques Lacan qui, probablemen tpour accroître ses revenus, avait théorisé la "séance courte" , se sont suiciçdés.
Le groupe de pression des psychanalystes français, toutes obédiences confondues, a même réussi à faire retirer du site de l'INSERM une méta-analyse qui, compilant toutes les données disponibles de la littérature médicale mondiale, concluait à l'inefficacité thérapeutique de la psychanalyse dans le traitement des névroses.
L'INSERM a publiée en Février 2004 un ouvrage d'expertise collective « Psychothérapie, trois approches évaluées »
Éditions Inserm, ISBN 2-85598-831-4 de 568 pages.
"Dans le cadre du Plan santé mentale mis en place par le ministère de la Santé en 2001, la Direction générale de la santé (DGS) a sollicité l’Inserm pour établir un état des lieux de la littérature internationale sur les aspects évaluatifs de l’efficacité de différentes approches psychothérapiques.
Deux associations françaises, l’Unafam et la Fnap-psy, se sont jointes à la DGS dans cette démarche. En accord avec ces partenaires, le champ de l’expertise s’est appliqué à trois grandes approches psychothérapiques – l’approche psychodynamique (psychanalytique), l’approche cognitivo-comportementale, la thérapie familiale et de couple – fréquemment pratiquées pour le soin de troubles caractérisés de l’adulte, de l’adolescent ou de l’enfant."
Ce rapport a fait grand bruit lors de sa sortie, satisfaisant celles et ceux dont les pratiques étaient enfin validées et au grand dam de ceux qui ne voyaient pas leurs méthodes validées. Le "grand" argumentaire des seconds, les "exclus", étant en gros que "la santé mentale ne s'évaluait pas" !
Et ce, jusqu'au coup de théatre de l'actuel Ministre de la Santé, M. Philippe Douste-Blazy qui a annoncé le 5 février 2005 avoir "fait retirer du site du ministère" le rapport contesté de l'Inserm sur les psychothérapies (Le Monde du 6 octobre 2004) et qu'ils n'en "entendraient plus parler !" ainsi que "Je sais que vous vous êtes sentis incompris et peu entendus. J'affirme solennellement que cette page est aujourd'hui tournée".
....
De très nombreuses molécules et méthodes psychothérapeutiques ont été évaluées dans le traitement des personnes souffrant de cette pathologie, certaines s'avérant efficaces et d'autres non. Les patients ont le droit de connaître les avancées scientifiques en la matière et de disposer des meilleurs traitements possibles.
http://www.aapel.org/temoignages/douste_blazy_psychotherapies.html
Critique de la psychanalyse
http://fr.wikipedia.org/wiki/Critique_de_la_psychanalyse
Ecrit par : Henri Grégoire | 23 mai 2007
Un point de vue sur l'école qui ne tranche pas trop avec tout ce qui est dit ici :
http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=300
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Et ici, sur la carte scolaire :
http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=296
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
France-info 7h45 : courte interview de Michel Segal cité plus haut qui ne lira pas la lettre de Guy Môquet.
Il est meilleur à l'écrit, et la nullité et la brièveté de l'interview auront interdit aux auditeurs toute compréhension de son point de vue.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
France-info 7h45 : courte interview de Michel Segal cité plus haut qui ne lira pas la lettre de Guy Môquet.
Il est meilleur à l'écrit, et la nullité et la brièveté de l'interview auront interdit aux auditeurs toute compréhension de son point de vue.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
C'est la limite des très brèves interviews diffusées, notamment, par France-Info.
Pour avoir été interviewé, une seule et unique fois , par TF1, je sais d'expérience que seuls sont retenus de brefs passages "chocs" alors que ne sont jamais diffusées les explications préalables qui les justifient.
Seuls les hommes politiques, qui, comme les élèves de l'ENA, bénéficient de "trainings" ,assurés par des journalistes professionnels de la presse audiovisuelle, s'en sortent bien. Nicolas Sarkozy, au contraire de Ségolène Royal, est un virtuose de cet te figure imposée.
Message personnel: Perceval, je vous ai répondu plus haut dans ce fil de dicussion au sujet de l'accès à l'espace de rédaction (Espace Privé) des "Amis de l'ABC".
Ecrit par : Henri Grégoire | 23 mai 2007
Toujours à propos de Freud, deux citations me viennent à l'esprit : " La seule façon d'accepter un héritage, c'est de le nier." (je crois que c'est de Hegel) et "Celui qui pense grandement, il lui faut se tromper grandement" (Nietzsche). On ne peut pas se débarrasser de Freud aussi facilement...Et de la parole.
De Marie Balmarie : L'homme aux statues et Alice Miller : Le drame de l'enfant doué (PUF, 1983) et C'est pour ton bien (Aubier, 1984) sur l'inceste :Eva Thomas, Le Viol du silence (Paris, Aubier-Montaigne, 1986)
Il y a tout un courant de "relecture" "post-lacanienne" de l'oeuvre de Freud depuis les années 80 qui mérite que l'on s'y intéresse...Puisque Freud est devenu désormais "questionnable".
Ecrit par : Robin | 23 mai 2007
"C'est pour ton bien"... Livre génial, et lumineux. Il faut que Cadichon le lise de toute urgence.
Ecrit par : christophe sibille | 23 mai 2007
"Seuls les hommes politiques, qui, comme les élèves de l'ENA, bénéficient de "trainings" ,assurés par des journalistes professionnels de la presse audiovisuelle, s'en sortent bien. Nicolas Sarkozy, au contraire de Ségolène Royal, est un virtuose de cet te figure imposée."
Ecrit par : Henri Grégoire | 23 mai 2007
D'autant que tout le monde sait qu'qu'il impose ses figures après enregistrement!
"Christophe Sibille, la plupart du temps je suis d'accord avec vos positions modérées et je n'ai jamais écrit, sauf erreur de ma part, que tous les professeurs qui enseignent dans les IUFM étaient des pédagogistes enragés."
Henri, vous écrivez ceci comme si c'était un point de vue exceptionnel. Cela me semble être la simple voix du bon sens!
Maintenant, sur la discussion concernant la psychanalyse, le simple fait qu'on puisse s'étonner de son évocation dans un blog consacré à l'éducation, (et je remarque en même temps que la personne concernée n'a pas employé le mot: "instruction" plutôt qu'"éducation") me fait (un peu) sourire. Par ailleurs, en nier les bienfaits potentiels relève clairement de l'obscurantisme pur et simple. Certes, il y a des charlatans. Certes, on psychologise abusivement, et à toutes les sauces. Certes, vous avez des comptes à régler avec le "pédagogisme". Mais les amalgames, (quelquefois implicites) entre psychanalyse et pédagogisme me semblent extrêmement suspects. Et je ne partage ni les théories de Bettelheim, ni celles de Neill. Quand à renvoyer dos à dos psychanalyse et astrologie, là, sauf votre respect, Jean-Paul, c'est du n'importe quoi.
Ecrit par : christophe sibille | 23 mai 2007
Merci, Henri, je vais y faire un tour.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
@ JPB
"Pour ce qui est de son usage en littérature, en revanche, c'est plein d'intérêt. Pour deux raisons. Soit le texte est postérieur à Freud — et on est fondé d'utiliser la théorie freudienne qu'a probablement connue l'auteur (un peu comme ces gens qui pour avoir connu la théorie astrologique finissent par accumuler sur eux les traits de leur signe, par contagion pure des discours… C'est comme ça que certaines Balances deviennent des dragueurs impénitents…)."
... ce qui n'empêche pas de dire que tel ou tel auteur récitant du Freud raconte des balivernes. (sans compter que parfois le rôle de la psychanalyse est surévalué comme pour le surréalisme, qui fait bien plus référence, du moins au début, à l'automatisme psychologique de Janet, qui était la célébrité psy de l'époque.)
"Soit le texte est antérieur, mais le discours psy que l'on tiendra sur lui s'adressera à un public qui, lui, connaît l'analyse, et est donc susceptible d'acquiescer — ou de s'en défendre, ce qui revient au fond au même : on ne dit pas forcément des vérités sur le texte, mais on en fait dire à celui qui écoute, et comme toute lecture devient partie prenante du texte"
Vous rendez-vous compte que vous sombrez dans l'obscurantisme ? Promouvoir la possibilité de dire des choses fausses sur un texte... après il ne faut pas s'étonner si la série L rencontre peu de succès.
" — voir Borgès sur le sujet, qui proposait une étude sur l'influence de Kafka sur le romantisme, puisque depuis le début du XXème siècle, nous ne pouvons plus faire comme si K. n'existait pas, de sorte que "kafkaïen" appliqué à Edgar Poe ("le Puits et le pendule") ou à Piranese n'est pas injustifié, tout anachronique qu'il semble…"
Réveillez-vous monsieur Brighelli. Borgès aussi a le droit de raconter de bobards, mais nous ne sommes pas obligés de les gober ! Il faut décidément en finir avec la France byzantine (essai de Julien Benda que tout littéraire devrait lire en première année de fac pour ne plus gober les discours délirants des barthésiens et autre psychalittéraires).
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Je ne suis pas sûr, Mademoiselle, que ce soit "une goutte d'eau dans la mer". Xavier Darcos entend remettre le système, où tout marche à l'envers, sur ses pieds.
Vous ne perdriez peut-être -(sans aucun doute, plutôt) pas votre temps en lui écrivant. Allez voir toutes affaires cessantes - obtenez un rendez-vous en urgence - le député de votre circonscription, ou le premier de la région qui acceptera de vous recevoir - de la majorité présidentielle, ce serait encore mieux. Et expliquez votre situation avec force lamentations et force de conviction: votre passion pour le métier, votre sentiment d'injustice, votre crainte d'être ajournée pour des motifs fumeux, votre adhésion au projet présidentiel de restaurer "l'école de l'excellence et du mérite". Si vous vouvoyez vos élèves, comme je l'ai toujours fait pour mes collégiens, vous êtes dans le ton. Mais dépêchez-vous, surfez sur la vague des législatives. C'est encore mieux si vous avez voté pour lui. C'est le moment, car les IUFM sont sur la sellette (Sarkozy dans un de ses discours, dénonçait "l'idéologie folle qui règne depuis trop longtemps dans l'Education nationale"). Peut-être vaut-il mieux essayer quelque chose que d'attendre le bon vouloir, ou plus vraisemblablement le mauvais vouloir d'un IPR. J'avais dans mon collège un collègue certifié stagiaire de Lettres absolument délicieux: intelligent, fin, passionné par son métier, famille d'enseignants passionnés, musicien, couvert de compliments par ses élèves et par les parents. Il a été embêté par les visiteuses de l'IUFM à un point que vous ne pouvez pas imaginer! Il est vrai qu'il leur avait fait comprendre, à ces cloportes de l'IUFM, que leurs séances l'importunaient. On lui a fait savoir que l'IPR déciderait, après une visite en mai, de sa titularisation. La visite s'était "bien passée", me disait-il. Et il a été collé! Le rapport de l'IPR le démolissait!
Donc une lettre directe à Xavier Darcos avec "courrier personnel" sur l'enveloppe (avec copie dans sa mairie de Périgueux) et une copie remise à un député avec mission de la lui remettre en mains propres.
Mais c'est vous qui décidez...
Ecrit par : Jean | 23 mai 2007
@ Christophe
Il n'y a aucune différence de fond entre la psychanalyse et l'astrologie : les deux cherchent à valider a posteriori leurs théories, et ne retiennent que les éléments ayant permis la validation.
On est à l'opposé d'une authentique démarche scientifique qui cherche au contraire à réfuter ses hypothèses.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Toujours à propos de Lacan...(mieux vaut faire parler le bon dieu que ses saints)
"Analyser", "gouverner", Freud ajoutait encore "éduquer".
Là, les candidats manquent encore moins. C'est une position qui est même réputée être avantageuse. Je veux dire que, non seulement on ne manque pas de candidats, mais on ne manque pas de gens qui reçoivent le tampon, c'est à dire qui sont autorisés à éduquer. Cela ne veut pas dire qu'ils aient la moindre idée de ce que c'est qu'éduquer. Les gens ne s'aperçoivent pas très bien de ce qu'ils veulent faire quand ils éduquent. Ils s'efforcent tout de même d'en avoir une petite idée, mais ils y réfléchissent rarement.
L'analyse est une fonction encore plus impossible que les autres. Je ne sais pas si vous êtes au courant, elle s'occupe trsè spécialement de ce qui ne marche pas. De ce fait, elle s'occupe de cette chose qu'il faut bien appeler par son nom - je dois dire que je suis encore le seul à l'avoir appelé de ce nom - le réel.
C'est la différence entre ce qui marche et ce qui ne marche pas. Ce qui marche c'est le monde. Le réel, c'est ce qui ne marche pas.
C'est de cela que s'occupent les analystes, de sorte que, contrairement à ce que l'on croit, ils sont beaucoup plus affrontés au réel que même les savants. Ils ne s'occupent que de ça.
Ecrit par : dator formarum | 23 mai 2007
Jean je rebondis sur vos propos et diffuse le discours de NS à Maisons Alfort :
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/nicolas_sarkozy_a_maisons_alfort
Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 mai 2007
Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué… Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession... Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse. (J. Lacan, le 26 janvier 1977)
L'opinion gagne du terrain, selon laquelle la doctrine psychanalytique est la plus prodigieuse escroquerie intellectuelle du vingtième siècle ; et un produit condamné avec ça, une voie sans issue, quelque chose de l'ordre du dinosaure ou du zeppelin dans l'histoire des idées, une vaste structure d'une conception radicalement inadaptée et vouée à rester sans postérité. Peter Medawar (The limits of science, Oxford University Press, 1985.)
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Je suis d'accord avec Jean pour l'utilité d'une lettre à Darcos : ca peut toujours déboucher sur qqch de positif.
Bon courage en tout cas, Mademoiselle !
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2007
"Par ailleurs, en nier les bienfaits potentiels relève clairement de l'obscurantisme pur et simple." Bon, Christophe, soit vous faites un débat calme et posé avec moi (vous savez, celui où on échange des arguments et où l'on finit par tomber d'accord, parce qu'en fait on n'a pas des positions si éloignées), soit vous me lâchez et vous cessez vos attaques déplaisantes. Quand vous vous mettez à m'appeler "la personne concernée", ça devient ridicule, et j'ai une vie quotidienne assez remplie comme ça pour ne pas avoir à me battre en plus sur un forum. Je ne comprends pas bien ce que vous voulez : je dis que la psychanalyse est "un tissu d'âneries", vous me répondez "vous êtes qui pour dire ça?", je vous réponds à mon tour que l'expression employée était trop forte, et là, vous vous déchaînez : je me contredis, je vous fais sourire, je suis obscurantiste, j'ai des comptes à régler avec moi-même... Et la liste ne s'arrête pas là selon vous ! Alors je vous le redis : je ne suis pas là pour me battre. Si vous avez un point de vue positif sur la psychanalyse, tant mieux pour vous. Je remarque que vous n'adhérez pas par exemple aux théories de Bettelheim, c'est tant mieux, moi non plus. J'imagine que vous connaissez Roudinesco et Delaisi de Parseval aussi bien que moi, j'adhère à une grande partie de leurs propos, je l'ai déjà dit, et nous avons sûrement ça en commun, mais ça vous n'en parlez pas. Alors soit on tombe d'accord sur le fait que la psychanalyse a souffert des abus intellectuels que certains ont commis grâce à elle, mais qu'elle peut apporter beaucoup (puisque vous le dites, je n'ai pas raison de ne pas vous croire, moi elle ne m'a rien apporté), soit on laisse tomber ce sujet, puisque je ne suis pas à votre hauteur dans la construction de ma réflexion et dans l'expression de ma pensée. Et si c'est pour encore m'accabler de défauts plus lourds les uns que les autres (obscurantiste, niais, ridicule, irréfléchi, etc.), gardez votre message pour vous et fichez-moi la paix.
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2007
Au contraire Jérémy, c'est toujours intéressant pour un esprit rationnel de voir un "névrosé" réputé "guéri" sombrer dans l'hystérie verbale à l'image de la plupart des psychanalystes dès qu'il s'agit de défendre leur secte.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Henri, vous écrivez ceci comme si c'était un point de vue exceptionnel. Cela me semble être la simple voix du bon sens!
Maintenant, sur la discussion concernant la psychanalyse, le simple fait qu'on puisse s'étonner de son évocation dans un blog consacré à l'éducation, (et je remarque en même temps que la personne concernée n'a pas employé le mot: "instruction" plutôt qu'"éducation") me fait (un peu) sourire. Par ailleurs, en nier les bienfaits potentiels relève clairement de l'obscurantisme pur et simple. Certes, il y a des charlatans. Certes, on psychologise abusivement, et à toutes les sauces. Certes, vous avez des comptes à régler avec le "pédagogisme". Mais les amalgames, (quelquefois implicites) entre psychanalyse et pédagogisme me semblent extrêmement suspects. Et je ne partage ni les théories de Bettelheim, ni celles de Neill. Quand à renvoyer dos à dos psychanalyse et astrologie, là, sauf votre respect, Jean-Paul, c'est du n'importe quoi.
Ecrit par : christophe sibille | 23 mai 2007
Christophe, vous et moi avons sur ce "Bonnet d'Âne des échanges riches et apaisés pour autant que les braiements du bourricot réactionnaire et/ou les diatribes xénophobes de Porcinet ne viennent pas les perturber mais c'est justement parce que je vous estime que je tiens à vous dire que si je ne partage pas du tout les thèses de JPB sur Tarik Ramadan, mes références étant en ce domaine Maxime Rodinson*, Esther Benbassa et Jean Bauberot tous Professeurs à l'EHESS , en ce qui concerne la psychanalyse,et l'astrologie je partage tout à fait les convictions rationellement fondées de JPB et, pour faire bonne mesure, j'y ajoute aussi, sans que la liste soit exhaustive, l'homéopathie et les cures thermales .
D'une part, toute théorie qui prétend au statut de Science doit se soumette au principe de réfutabilité. Or pour le discours psychanaliyique tient pour une manifestation de "résistance " tout doute et tout refus d'adhérer un dogme, où plutôt à un des dogmes tant la mouvance psychanalytique est divisée entre chapelles concurrentes qui s'excommnient , le mot n'est pas trop fort , mutuellement,.
D'autre part , toute théorie doit se soumettre à l'épreuve du réel et donc à l'expérimentation.
Les nouvelles molécules sont donc testées en "doulbe aveugle".
Parmi une poulation de patients, 50% reçoivent le principe actif , 50% reçoivent un placebo.
Ni le médecin, qui prescrit la molécule expérimentale, ni le patient ne savent si le médicament administré contient le principe actif ou est un placebo.
L'expérience prouve qu'il n' a jamais 100% de réussite pour les patients qui ont reçu le principe actif mais surtout, plus surprenant, qu'un nombre non négligeable de patients à qui a été administré le placebo voit son état s'améliorer sans qu'aucune explication satisfaisante ait été, sauf erreur de ma part, été à ce jour trouvée.
Cet effet placebo qi révélent l'interation entre le corps et le psychisme rend ainsi compte des succès de l'homéopathie , des "médecines douces" et det...des divers psychothérapies.
je vous revoie plus haut dans ce fil de dicussion à la polémique née du retrait par Philippe Douste-Blazy du Rapport de l'INSEM.
Or, la Psychanalyse s'est toujours refusé à l'évaluation , tout comme Jean Foucambert. Lorsque la toute première évaluation menée au CE 2 et en 6ème montra que les résultats étaient particulièrement mauvais dans les Écoles Élémentaires de La Villeneuve de Grenoble ,dont les élèves servaient de cobayes aux disciples du Gourou de la démarche idéovisuelle, Jean Foucambert dénia toute validité aux épreuves élaborées par la DEP.
La conséquence en fût la disparition du circuit des épreuves conçues par Jean Foucambert et l'INRP et jusqu'alors largement diffusées dans les Écoles élémentaires et les Collèges par les CRDP et les CDDP.
Il y a donc bien un rapport étroit entre la croyance pédagogiste et la croyance psychanalytique.
In fine, je note que les Profeseurs qui , au sein des IUFM, assurent la formation des Rééducateurs G , PE Spécialisés qui inteviennent dans les RASED , sont massivement acquis à la psychanalyse , et notamment à la variante de Bruno Bettelheim, et que les résultats de cette "formation" dans les écoles sont particulièrement désastreux.
Pour rester équilibré et ouvert, je publie un texte plutôt favorable à la psychanalyse.
Freud, Arsène Lupin de l’insconscient ?
par Bernard Lallement
mercredi 23 mai 2007.
Ça tangue sur les divans et les maîtres de l’inconscient en ont la tête toute chamboulée. Le livre noir de la psychanalyse, publié sous la direction de Catherine Meyer, n’en finit pas de provoquer des vapeurs dans le monde feutré de la psychanalyse.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=229
* Maxime Rodinson est décédé le 23 Mai 2004 donc peu avant la publication de la fameuse tribune de Robert Redeker, ce qui rend encore plus intellectuellement malhonnête le comportement de ce "philosophe" (sic) qui l'enrôle dans sa croisade islamophobe.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Rodinson
Ecrit par : Henri Grégoire | 23 mai 2007
Ce qui est amusant au travers de mes pérégrinations sur internet dans divers fora aux contenus fort divers, c'est de voir à quel point les gens ont une rationalité partielle et ont de l'autre côté un obsurantisme tout aussi partiel.
Le cas Henri Grégoire est tout à fait parlant, qui me taxe d'islamophobe, de xénophobe et autre gentillesses sans avoir lui-même sans doute jamais ouvert un coran ni un ouvrage de sunna de sa vie. Mais peu importe : tout être critiquant l'islam est islamophobe.
Pourtant, notre bon Henri devient tout à coup rationnel sur un sujet qu'il connait, à savoir la psychanalyse. Là, il donne des arguments. Pourtant, s'il ne connaissait rien à la psychanalyse, le même personnage hurlerait vraisemblablement de même à la freudophobie...
Cherchez l'erreur.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Permettez moi de vous citer ici un auteur dont le livre écorné n'a certainement pas sa place au fond d'une bibliothèque mais à portée de main en bordure d'étagère et dont la lecture apporterait énormément je pense aux parents qui ne l'ont pas encore lu:
"On reproche à la psychanalyse de n'aider tout au plus qu'une minorité privilégiée, et ce d'une façon encore très conditionnelle.Ce reproche est parfaitement justifié, tant que les fruits de l'analyse demeurent effectivement propriété exclusive de ce petit nombre de privilégiés. Mais il pourrait en être autrement.
Les réactions qu'a suscitées mon livre "le drame de l'enfant doué" m'ont appris que les résistances contre ce que j'avais à dire n'étaient pas plus fortes parmi les profanes---et l'étaient peut-être moins, dans les jeunes générations---que parmi les spécialistes;qu'il était donc utile et nécessaire de transmettre à l'ensemble du public le savoir acquis grâce à l'analyse par un petit nombre d'élus, et de ne pas l'emprisonner dans les bibliothèques. C'est ce qui m'a conduite personnellement à la décision de consacrer les prochaines années de ma vie à l'écriture.
Je voudrais dépeindre essentiellement des phénomènes qui se produisent en dehors de la situation psychanalytique, dans tous les domaines de l'existence, mais dont la compréhension profonde repose sur l'expérience analytique. Cela ne signifie en aucune façon que je veuille "appliquer à la société" une théorie toute faite, car je crois n'arriver véritablement à comprendre un être humain que lorsque j'entends et que je ressens ce qu'il me dit sans avoir besoin de recourir à des théories pour me protéger contre lui, ni même me retrancher derrière ces théories. Toutefois, en matière de psychologie des profondeurs, notre recherche, que ce soit sur les autres ou sur nous-mêmes, permet une connaissance de la psyché humaine qui nous accompagne partout dans l'existence et qui affine notre sensibilité, même en dehors du cabinet de l'analyste."
Alice Miller "c'est pour ton bien"
Bonne journée à tous
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 mai 2007
"J'imagine que vous connaissez Roudinesco et Delaisi de Parseval aussi bien que moi, j'adhère à une grande partie de leurs propos, je l'ai déjà dit, et nous avons sûrement ça en commun, mais ça vous n'en parlez pas. Alors soit on tombe d'accord sur le fait que la psychanalyse a souffert des abus intellectuels que certains ont commis grâce à elle, mais qu'elle peut apporter beaucoup (puisque vous le dites, je n'ai pas raison de ne pas vous croire, moi elle ne m'a rien apporté),"
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2007
Si vous aviez commencé par ça au lieu d'énoncer une phrase toute faite et péremptoire, les échanges un peu vifs qui ont suivi n'auraient effectivement pas eu lieu d'être. Je prends acte du fait que vous ayez finalement su tempérer votre propos. Et nous sommes effectivement à peu près sur la même longueur d'onde.
Ecrit par : christophe sibille | 23 mai 2007
"Ce qui est amusant au travers de mes pérégrinations sur internet dans divers fora aux contenus fort divers, c'est de voir à quel point les gens ont une rationalité partielle et ont de l'autre côté un obsurantisme tout aussi partiel.
Le cas Henri Grégoire est tout à fait parlant, qui me taxe d'islamophobe, de xénophobe et autre gentillesses sans avoir lui-même sans doute jamais ouvert un coran ni un ouvrage de sunna de sa vie. Mais peu importe : tout être critiquant l'islam est islamophobe.
Pourtant, notre bon Henri devient tout à coup rationnel sur un sujet qu'il connait, à savoir la psychanalyse. Là, il donne des arguments. Pourtant, s'il ne connaissait rien à la psychanalyse, le même personnage hurlerait vraisemblablement de même à la freudophobie...
Cherchez l'erreur."
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
On pourrait d'ailleurs inverser intégralement les données de ce message. Il garderait toute sa rigueur scientifique!
Ecrit par : christophe sibille | 23 mai 2007
Jean je rebondis sur vos propos et diffuse le discours de NS à Maisons Alfort :
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/nicolas_sarkozy_a_maisons_alfort
Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 mai 2007
Merci Sandra, ce discours m'avait échappé. L'équilibre entre l'exaltation des valeurs républicaines, auxquelles j'adhère sans réserve, et la critique de"Mai 68", où Nicolas Sarkozy élargit à l'ensemble de ce mouvement social les critiques amplement justifiées de l'idéologie "Jouir sans entraves ." "Il est interdit d'interdire." de ce qui n'était qu'une minorité bruyante et exibitionniste qui devait plus tard se muer Gauche-Bobo puis en Gauche caviar, est un joyau de réthorique oratoire.
IIl reste à savoir si les promesses seront tenues...
En effet ces promesses me semblent , en l'état, difficilement compatibles avec le "processus de Lisbonne ".
http://www.e-education-europe.org/fr/rubriques/europers/1.asp
Un analyse à tête reposée s'impose donc.
En attendant, je vais mettre en ligne le programme électoral de l'actuel Président de la République, cela servira de référentiel pour apprécier au cas par cas les mesures ponctuelles qui vont inévitablement s'étaler sur la durée du mandat présidentiel.
Ecrit par : Henri Grégoire | 23 mai 2007
"Toutefois, en matière de psychologie des profondeurs, notre recherche, que ce soit sur les autres ou sur nous-mêmes, permet une connaissance de la psyché humaine qui nous accompagne partout dans l'existence et qui affine notre sensibilité, même en dehors du cabinet de l'analyste"
Quand on s'invente un objet, la "psyché" (= l'âme), que personne n'a jamais vu, que notre sensibilité ne peut justement atteindre, on peut effectivement lui faire dire n'importe quoi. Alice Miller, comme les autres. La psychanalyse ? Une pitoyable théologie pour ceux qui ne sont pas encore guéris de la mort de dieu.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
"Et si c'est pour encore m'accabler de défauts plus lourds les uns que les autres (obscurantiste, niais, ridicule, irréfléchi, etc.), gardez votre message pour vous et fichez-moi la paix."
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2007
Ceci-dit, je n'ai jamais dit ni "niais", ni "ridicule". Une fois de plus, faites attention à ce que vous écrivez! Ceci-dit, j'arrête de vous "embêter!"
Ecrit par : christophe sibille | 23 mai 2007
A propos, est-ce que les bruits qui ont couru selon lesquels Nicolas Sarkozy aurait "liquidé tous les acquis de Mai 68" de Cecilia, en bref, l'auraient torgnolée, se sont vérifiés? On va peut-être en apprendre à ce sujet dans les semaines qui viennent, si les journalistes menaçant de publier d'éventuelles informations à ce sujet ne finissent pas comme Alain Genestar.
Ecrit par : christophe sibille | 23 mai 2007
Je rejoins Christophe sur le caractère positif de la "libération de la parole" dans la cure psychanalytique.
Qu'on le veuille ou non, les problèmes abordés par Freud restent d'actualité : la différenciation sexuelle, la parentalité, le rapport à la Loi, la culpabilité, le désir et ses illusions, etc.
On peut ne pas être d'accord avec les réponses (la théorie freudienne orthodoxe...le complexe d'Oedipe et l'étiologie sexuelle des névroses. Mais les questions demeurent.
Freud et le freudisme sont évidememnt marqués par l'idéologie rationaliste et positiviste du XIXème siècle, avec des éléments qui touchent à la superstitions (très intéressants parce que liés au "sacrificiel"), mais il y a au-delà toute ce questionnement des textes, cette " exégèse infinie" qui va bien au-delà du XIXème siècle et renoue avec l'exégèse rabbinique et le Talmud.
On peut apprendre à lire avec Freud (je ne parle pas de la théorie, mais de la méthode) et la méthode analytique est plus féconde que la méthode "globale".
Ecrit par : Robin | 23 mai 2007
Ce caractère "libératoire" de la cure psychanalytique avait été découvert depuis longtemps par l'Eglise et la pratique de la confession. Mais même avant, je suis sûr que l'on s'était rendu compte que le fait de parler à un ami, cela faisait du bien quand ça n'allait pas fort !
"Qu'on le veuille ou non, les problèmes abordés par Freud restent d'actualité : la différenciation sexuelle, la parentalité, le rapport à la Loi, la culpabilité, le désir et ses illusions, etc."
Sauf que ces problèmes là ne sont absolument pas spécifiquement freudiens, et sont débattus depuis l'aube de l'Humanité. Sans aller jusque là, relire Platon.
Des problèmes absolument pas neufs joints à des réponses délirantes. Seul un fantastique plan marketing (le sexe, c'est un bon créneau porteur), des relations avec l'industrie pharmaceutique (cf ses études délirantes sur la cocaïne sponsorisées par l'industrie), des mensonges incroyables sur la réussite de ses "thérapies" et un fonctionnement parfaitement sectaire de la psychanalyse peut expliquer son succès.
Taux de suicide des 300 premiers psychanalystes : 7 %
Taux de suicide d'une population donnée : 1 à 3 pour 10 000
(En simplifiant : 20 pour 350 chez les premiers psychanalystes contre 20 pour 100 000 dans une population normale)
Extraordinaire non pour des réputés guéris de toute névrose ?
Lettre de Freud à Jung le 28 mars 1911 à la suite du suicide de Johann Honegger suite à une injection de morphine concentrée : "je suis frappé de ce qu'en fait nous consommons beaucoup de personnes"
(Source : Jacques Bénesteau, Mensonges freudiens)
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
, Pour l'homéopathie, si c'était le lieu, je vous décrirais volontiers quelque cas clinique assez intéressant, mais je doute que vous soyez à même de piger;
Par ailleurs, prenez garde à ne pas amalgamer avec l'aromathérapie qui est souvent malheureusement prise en otage par des "Chapelles", ce qui est déplorable. Il y a là une véritable mine thérapeutique et des issues économiques pour pas mal d'exploitants agricoles et de micro-industries haut de gamme. Probablement ce qui dérange?
Pour la psychanalyse, pourquoi passer de sa dictature si pénible à un rejet massif et sans discernement?
Seriez-vous donc si butés? Ou, y a-t-il des enjeux économiques qui vous dépassent et un endoctrinement qui vous réconforte?
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Les cas cliniques n'ont jamais rien prouvé. Tenez, la semaine dernière, j'ai eu une courte grippe qui a duré 48 heures. Si j'avais pris de l'homéopathie, j'aurais sans doute été guéri en... 48 heures. Et si j'y croyais, je l'aurais crié sur les toits.
Et pourquoi sans discernement ? Et pourquoi ne pas le rejeter totalement si ses bases sont fausses ?
Faut-il sauver la phénologie parce que Balzac y croyait ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Phr%C3%A9nologie
Pour le moment l'apport de la psychanalyse à la connaissance de l'homme est proche de zéro ; même les anciens psychanalystes reconvertis dans le cognitivisme ont du mal avec une notion d'inconscient parfaitement artificielle.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Bien, je vais suivre vos conseils et écrire de ce pas au minstre qui j l'espère entendra mon sos ...
Ecrit par : Mademiselle | 23 mai 2007
Erratum. Si, des cas cliniques ont pu prouver des choses, mais ce sont des cas très particuliers. Ainsi c'est suite à un accident qui avait privé un malheureux d'une partie de son cerveau que des chercheurs ont pu localiser la zone d'où était émis le langage.
Par contre, ce n'est pas parce qu'un astrologue va prédire quelque chose et que la chose se produit effectivement que ce "cas clinique" va prouver quelque chose quand à la validité de cette pseudo-science.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Je vbiens de recevoir un coup de fil d'une journaliste d elk'habdo "Famille chrétienne" — on a les mauvaises realtions qu'on ppeut — me demandant s'il était vrai, comme la rumeur lui en était prévenu, qe j'étais nommé je ne sais quoi au ministère.
La nouvelle, me disait-elle, courait les blogs…
Alorsz, soyons clair : je ne suis rien, et il y a peu de chance que je sois quoi que ce soit. Depuis qu'il a été nommé, Darcos a très probablement d'autres chats à fouetter que d'appeler Brighelli. Je dirais même plus : il vient samedi prochain à Montpellier, pour le congrès de cette organisation si libérale qu'est la FCPE, et s'il envisage de serrer la main de Faride Hamana, qui pense de moi tout le bien que l'on imagine, il n'a pas de temps à me consacrer — il me l'aurait dit, je pense…
Donc, ni conseiller, ni rien du tout : poil à gratter nous sommes, tous tant que nous sommes, poil à gratter nous resterons. Et les rumeurs peuvent retourner à Orléans (vous avez lu ce bouquin remarquable d'Edgar Morin ?)
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2007
"Par contre, ce n'est pas parce qu'un astrologue va prédire quelque chose et que la chose se produit effectivement que ce "cas clinique" va prouver quelque chose quand à la validité de cette pseudo-science.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007"
Justement, il y a une finale ce soir, et quel est votre pronostic ?
Ecrit par : Japhet | 23 mai 2007
Espérons un 4 à 3, j'ai horreur des tirs au but !
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Que les Dieux du foot vous entendent !
Ecrit par : Japhet | 23 mai 2007
Et bien c'est fort dommage, JPB, alors vous resterez notre ministre virtuel ...
Ecrit par : Thalie | 23 mai 2007
Vous avez vu la belle, très, très belle édition de Montaigne que les Magnien ont faite avec un autre éminent seizièmiste?
Hummmm, en Pléiade....Et la fête des mères qui approche!!! Et l'album Montaigne cette année! Hummmm!
Ecrit par : Thalie | 23 mai 2007
"Hummmm, en Pléiade....Et la fête des mères qui approche!!! Et l'album Montaigne cette année! Hummmm!
Ecrit par : Thalie | 23 mai 2007"
Si ce n'est pas une surprise, c'est pas du jeu !
Ecrit par : Japhet | 23 mai 2007
Thalie, vous aurez un collier de nouilles comme tout le monde ! Avez-vous reçu mon message ?
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
Donc, ni conseiller, ni rien du tout : poil à gratter nous sommes, tous tant que nous sommes, poil à gratter nous resterons. Et les rumeurs peuvent retourner à Orléans (vous avez lu ce bouquin remarquable d'Edgar Morin ?)
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2007
Très franchement , c'est une excellente nouvelle.
Ce n'est ni de l'humour, ni de l'ironie mais réellement sincère.
Je suis en train de mettre en forme sous SPIP le Discours sur l'Éducation de l'actuel Président de la République que Sandra Wagner nous a aimablement indiqué.
Je pense mettre en gras les engagements forts qui nous tiennent à coeur et nous pourrons voir ,au cours des cinq ans de la Présidence de Nicolas Sarkozy, si vous emportez le pari que vous avez engagé dans "Refondation et rupture" ou si les sceptiques, dont je suis, avaient finalement raison.
Ceci étant, j'ai bien lu le bouquin d'Egar Morin excellent en son temps et qui montre notamment aux anti -pédagogistes primaires qu'il ne faut pas jeter le bébé de la Sociologie avec l'eau sale du sociologisme de Baudelot/ Establet. que j'ai connu bien plus critiques à Aix-en-Provence.
Mais il y a plus récent notamment à travers les études sur ce que l'on appelle maintenant les "Légendes urbaines".
Légende urbaine
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gende_urbaine
Pour ceux qui ne connaîtrait pas la "Rumeur d'Orléans"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rumeur_d%27Orl%C3%A9ans
Ecrit par : Henri Grégoire | 23 mai 2007
Une pléiade de nouilles! Oui, oui, Catmano, je viens de vous embêter avec mes questions, à l'instant même!
Merci.
Ecrit par : Thalie | 23 mai 2007
Concernant Sarko et n'étant pas spécialiste, j'ai le plus grand mal à faire la part entre ce qu'il pense (?) et ce que lui écrit Henri Guaino. Les mois qui viennent vont sans doute nous permettre, hélas, d'y voir plus clair.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Thalie, vous aurez un collier de nouilles comme tout le monde !
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
Et un cendrier en béton armé pur la fête des pères !
Saint Reiser, priez pour nous ...
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Mais peu importe : tout être critiquant l'islam est islamophobe.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Etes-vous seulement un être ?
Je veux dire : êtes-vous seulement ?
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Yann, sacrilège ! C'était un bar en béton.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Une blonde aperçoit une peau de banane au bout du trottoir :
"Oh non, je vais encore tomber ...! "
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Yann, sacrilège ! C'était un bar en béton.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Damned !! Je le sais, en plus , mais je n'ai pas eu le temps de corriger, j'ai été dérangé par un fâcheux (faut bien vivre ...)
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Avec des coquillages en incrustation. Une merveille !
Quand j'ai acheté la ruine qui me sert d'abri, il y en avait un comme çà dans un coin du salon : j'ai mis deux jours à le détruire (authentique !).
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Pour l'homéopathie, si c'était le lieu, je vous décrirais volontiers quelque cas clinique assez intéressant, mais je doute que vous soyez à même de piger;
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Moi aussi, j'ai des cas cliniques épastrouillants.
Le problème, comme pour la psychanalyse (et pour l'astrologie), c'est le manque de répétabilité.
Ceci dit, c'est vrai dès qu'on intervient sur du vivant (chien, chèvre, formateur d'IUFM névrosé, apprenant, etc.).
Le nom du seul produit dont la répétabilité soit parfaite commence par un D et finit par un L....
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
"Taux de suicide des 300 premiers psychanalystes : 7 %
Taux de suicide d'une population donnée : 1 à 3 pour 10 000
(En simplifiant : 20 pour 350 chez les premiers psychanalystes contre 20 pour 100 000 dans une population normale)"
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Très scientifique, de vouloir faire une étude de cas sur 300 personnes... Encore plus vrai qu'un sondage! Si je compte bien, ça fait en tout... ...vingt et un suicides, chez les trois cent premiers psychanalystes? Oh, là là, quelle preuve!
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2007
Je n'ai pas le temps hélas de tout lire, passant moi aussi de nombreux instants de ma vie à ce merveilleux métier et surtout à faire avancer l'association dont parle Guillaume à l'aide de mes faibles moyens... et de temps en temps à m'occuper de ma vie de famille! Le début des messages que je lis me donne l'envie de vous envoyer les paroles d'une chanson, à croire que c'est du vécu. La musique est super aussi mais je ne sais pas comment vous l'envoyer et je n'ai pas le lien sur internet. Passez un bon moment.... (excusez le décalage avec la discussion actuelle, je ne suis pas encore arrivée au bout.
Paroles La Sécurité De L'Emploi Fatals Picards (Les)
Artiste: Fatals Picards (Les)
Chanson: La Sécurité De L'Emploi
Ils sont marrants cette année
C'est difficile de deviner dès la rentrée
Lequel se fera arrêter pour les scoots qu'il aura piqué
Lequel sera incarcéré pour avoir trop dealé
Moi en bon prof, chuis préparé
Un peu de maths et de français, du Kick-boxing du Karaté
Tant pis pour la géographie ce qu'ils connaissent de l'Italie
C'est juste vaguement les spaghetti et Rocco Sifredi
Le programme de cette année
En français faudrait arriver à lire tout un livre en entier
Mais même Dan Brown et Marc Lévy y a plus d'cent mots d'vocabulaire
On sera toujours à lire la préface même après l'hiver
Et mon voisin en me voyant me dira
"Bandes de fainéants, alors vous êtes déjà rentré, vous savez pas c'que c'est d'bosser, avec vos semaines de 20h, vous bossez bien moins qu'un facteur, et dire que je paye pour vos congés, et pis vous êtes même pas bronzé !"
Vite les copies à corriger, 2/3 Prozac, 8 cafés,
Mais j'l'entends quand même dire d'en bas
"Et j'compte même pas la sécurité d'l'emploi".
C'lui aux lunettes, c'est mon surdoué
Il sait écrire son nom sans fautes, il sait compter, wow !
Bah, c'est pas mal pour un 3ème, il faut savoir s'en contenter
C'est clair qu'un intello pareil, il va se faire racketter
35 élèves, cette année,
J'leur ai d'mandé c'qu'ils voulaient faire comme métier
J'ai 10 Zidane, 15 Amel Bent et 9 Bouba,
Un original qui veut faire vigile et avocat.
Il a dû voir chez Courbet
Que c'était pas mal d'être avocat si jamais t'allais en prison.
Ils croient tous qu'ils auront leur brevet en regardant l'Île de la Tentation
Merci pour tout ce que fait pour eux la télévision.
Et mon voisin, le même qu'hier, me dira :
"Bande de fonctionnaires, alors vous êtes déjà rentré, vous savez pas ce que c'est de bosser, avec vos semaines de 20 heures, vous bossez moins qu'un contrôleur, et dire que je paie pour mon gamin, il a redoublé son CE1"
Vite les bulletins à remplir, 2/3 Prozac, et 8 kirs,
Mais j'l'entends quand même dire d'en bas
"Et j'compte même pas la sécurité d'l'emploi".
Les directives du ministère
Nous imposent d'faire des réunions plus régulières
On en fait même pour planifier les prochaines réunions
Ou pour décider de c'qu'on peut donner sans risques comme sanctions
Car fini les notes, de temps en temps
Faut juste leur envoyer des sms d'encouragement
L'évaluation c'est pas toi qui la fais, eux y't'disent si t'es cool.
J'préfère quand même qu'ils me donnent des notes plutôt que des coups de boule
Impossible de les faire redoubler
Les pauvres chéris faut surtout pas les perturber
Les programmes faut les simplifier y a trop d'leçons ça les assomme
Ils ont même proposé de donner le bac avec la prochaine Playstation
Et mon voisin, vous l'connaissez, me dira
"Bande de surpayés, vous foutez rien de la journée, vous devez pas être fatigué, avec vos s'maines de 20 heures, vous bossez bien moins qu'un chômeur, et pis pas d'chef et pas d'rend'ment, c'est pas pour c'que vous faites vraiment"
Vite les parents à rencontrer, 2/3 Prozac, 8 Grand Marnier
Et vu leur investissement, l'année prochaine ira pas en s'arrangeant
Faudra p't'être songer à les adopter
Venir le matin, le soir les coucher
Et p't'être dormir à leur place pour qu'ils restent éveillés en classe
La prof de gym n'est pas venue, s'est faite agresser dans la rue, mais bon ils l'avaient avertie, ils veulent pas d'sport avant midi, ils peuvent d'jà pas fumer en classe, et ça déjà c'est dégueulasse,
Entre chaque cours une bière et un joint, c'est quand même pas de gros besoins...
Cette fois-ci c'est décidé, mes gosses iront dans le privé, j'ai beau r'garder à deux fois, j'la vois pas tant qu'ça, la sécurité d'l'emploi.
Ecrit par : Julie | 23 mai 2007
"Le nom du seul produit dont la répétabilité soit parfaite commence par un D et finit par un L...."
écrit Yann.
????
Il y a un produit à répétabilité absolue, c'est le coup de pied au cul.
Il y a quelques années, un mien copain était dans les affres. Me suiciderai-je ? Quitterai-je ma femme et mes enfants ? Changer de boulot ? Devenir végétarien ?
Bref, comme c'est un vrai pote, je l'ai pris par le bras et je l'ai emmené sur le GR20 — le sentier de randonnée qui traverse la Corse en diagonale, pour les non-initiés. Dans une autre vie, j'ai écrit des guides sur le sujet — chez Galliamad…
Et durant les trois premiers jours, je l'ai épuisé, et mis en danger. 15 à 16 heures de marche sur des sentiers très escarpés, peu à manger, coucher dehors, traverser les névés sans corde, escalader des falaises pourries sans sécurité, et stage de méditation dans le Puits de la Solitude (je ne galèje pas, ça existe vraiment…).
À l'aube du quatrième jour, ce grand silencieux a commencé à parler. Trois jours durant, en crapahutant sans cesse — j'avais soin de le maintenir hors de lui.
Au bout d'une semaine, tout allait bien à nouveau. Depuis ça dure…
C'est moins cher qu'une analyse, et ça marche du feu de dieu. Et si jamais la vie est trop lourde à supporter, il reste toujours la tentation de la falaise.
Evidemment, il faut des analystes (amateurs ou professionnels) entraînés…
Tiens, je vais rédiger une petite note sur le sport, entre ce soir et demain. Je sens qu'il y en a sur ce fil qui sont un peu trop intellectuels desséchés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2007
"Le nom du seul produit dont la répétabilité soit parfaite commence par un D et finit par un L...."
euh... DordeauxL ? DourgueiL ? Doteaux de l'ArdècheL ... ? ... DercevaL ?
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
La laïcité à la québécoise ou les accommodements raisonnables à l'université : cours de créationnisme à la fac. (où l'on mentionne aussi l'affaire des livres offerts aux lycées français...)
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/les-accommodements-raisonnables.html
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
"Taux de suicide des 300 premiers psychanalystes : 7 %
Taux de suicide d'une population donnée : 1 à 3 pour 10 000
(En simplifiant : 20 pour 350 chez les premiers psychanalystes contre 20 pour 100 000 dans une population normale)"
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Très scientifique, de vouloir faire une étude de cas sur 300 personnes... Encore plus vrai qu'un sondage! Si je compte bien, ça fait en tout... ...vingt et un suicides, chez les trois cent premiers psychanalystes? Oh, là là, quelle preuve!
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2007
Ces premiers psychanalystes, dont certains psychanalysés par Freud lui-même ont été déclarés guéris de toute névrose. C'est à ce titre que la chose est intéressante...
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
"Le nom du seul produit dont la répétabilité soit parfaite commence par un D et finit par un L...."
euh... DordeauxL ? DourgueiL ? Doteaux de l'ArdècheL ... ? ... DercevaL ?
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Mais non, Doléthal. (Ça s'écrit comme ça ?)
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
Plus radical que les coups de pied au cul de JPB, donc.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
JPB, il y a du vrai dans votre proposition de thérapie : un vrai copain qui vous consacre du temps et ne vous lâche pas avant de vous avoir vu retrouver le sourire, c'est en effet précieux. Mais vous auriez eu l'air malin s'il s'était cassé la gueule...
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Merci Julie, pour les paroles des Fatals Picards. Ca sent le vécu, et l'un d'eux est le parent d'une de mes collègues.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
35 années scolaires... donc 35 fêtes des mères... et pas un seul collier de nouilles....
Si, si, je vous assure...
Mais chaque année un "petit fouillis"...
Et une sainte horreur de la fête des mères, c'est grave Docteur?
Ecrit par : Maminou | 23 mai 2007
Pour moi, plus de cadeau de fête des mères depuis deux ans. Et une promesse solennelle devant témoins : l'année où je partirai à la retraite, je ferai faire pour la première fois de toute ma carrière un collier de nouilles !
Pour le cendrier en béton, j'hésite, au train où le politiquement correct avance, j'aurais trop peur de finir mes jours à l'ombre pour "perversion de la jeunesse" et "incitation à la débauche". Je pense bien à un truc, mais je n'ai pas le culot de ma petite soeur, donc je ne l'écris pas.
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
Pour les russophiles russophones, un petit travail de version sur cette amusante petite chanson de Boulat Okoudjava, auteur compositeur interprête russe des années soixante et soixante-dix.
Песенка о московском метро
Мне в моём метро никогда не тесно,
Потому что с детства оно как песня,
Где вместо припева, вместро припева:
Стойте справа- проходите слева!
Порядок вечен, порядок свят:
Те, что справа стоят, стоят.
Но те, что идут, всегда должны
Держаться левой стороны!
Eh oui! Cadichon et Porcinet, un chanteur russe, admirateur de notre Brassens, pouvait composer et chanter ceci sous Brejnev. Nous étudiions ces chansons en classe. Elles sont toutes très belles, très poétiques. Les connaissez-vous?
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Le métro de Moscou ?
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
Tiens, je vais rédiger une petite note sur le sport, entre ce soir et demain. Je sens qu'il y en a sur ce fil qui sont un peu trop intellectuels desséchés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2007
Un mien élève de 3ème dont les parents étaient originaires de l'île m'a fait découvert en juillet 81? ce GR 20. Avec 3 autres élèves de la classe nous l'avons parcouru un peu trop sportivement en moins de 2 semaines. Un immense incendie nous accueillit dans la région de Calvi.
Les années suivantes nous fîmes le GR 10, le GR 5 et le GR7. Ensuite, ces jeunes gens se lancèrent dans une autre aventure: le tour d'Islande à pied. Quant à moi j'eus la chance de découvrir à plusieurs reprises la beauté sauvage du Caucase.
JPB, j'attends avec avec impatience votre fil sur le sport. Et qu'en est-il de votre projet d'écrire un roman.
Ecrit par : buntovchik | 23 mai 2007
Sympa pour les demeurés non-russophones. On s'instruit. Une traduction en jetterait moins, mais rendrait la chose plus accessible.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Dans la 14 ème aventure de Cadichon, qui n'a jamais été publiée par la Comtesse de Ségur, Cadichon est kidnappé par sa première maîtresse et passe entre les mains d'une Dobolino et/ou d'un Yann qui l'a écouillé.
Affirmatif! Et Dieu sait qu'en règle générale, je répugne à réaliser cet acte mais quand il s'agit de la survie de l'humanité, je peux même le faire gratuitement, pour la gloire, et sans réclamer d'autre reconnaissance que celle de mes proches.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Dobolino, dobolino !!
Je ne suis pas russophone (une dizaine de mots, je t'aime, bonne nuit, joyeuses pâques, Christ est ressuscité (ne sert qu'à Pâques, justement...)), mais ô combien russophile.
Boulat, ah Boulat !
Je pense que si je prononce le nom de Vissotski, nous allons nous tomber (virtuellement) dans les bras l'un de l'autre en pleurant comme des veaux.
Bojemoï, bojemoï ...
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Je suis fort aise de me trouver ce goût commun des GR avec l'homme au pied agile.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Plus radical que les coups de pied au cul de JPB, donc.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
En effet. C'est le seul médicament dont je sois sûr à 100 %.
Les coups de pied au cul marchent aussi (pas pour la même indication ;o))) ), mais je ne suis pas sûr de leur absolutitude.
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Tiens, je vais rédiger une petite note sur le sport, entre ce soir et demain. Je sens qu'il y en a sur ce fil qui sont un peu trop intellectuels desséchés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2007
Enfin !
Signé : un sportif adepte de l'autopodoculotraumatisme
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Yann, assure-toi que ta fourche ne langue point, et ne prononce pas "Vigotski", car tu risquerais de te faire cadichoniser sur-le-champ par les hordes bloguesques.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Дорогая Доболино...отличная идея пришла к Вам в голову!
Ecrit par : buntovchik | 23 mai 2007
"Vigotski" ???
C'est un antilibéral primaire ?
Ou avez vous voulu dire Bigotski ?
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Lev Vigotski, précurseur du socio-constructivisme.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Дорогая Доболино...отличная идея пришла к Вам в голову!
Ecrit par : buntovchik | 23 mai 2007
Non, là c'est déloyal ! A part Доболино , j'ai rien compris !
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Signé : un sportif adepte de l'autopodoculotraumatisme
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Tu penseras à joindre une méthode illustrée...
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Lev Vigotski, précurseur du socio-constructivisme.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Autant pour moi, je ne connaissais pas (je ne suis pas sûr d'avoir envie d'aller plus loin ).
Tiens, pour couper l'herbe sous le pied d'Henri : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vigotski
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
"Lev Vigotski, précurseur du socio-constructivisme.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007 "
Tu ne perds rien pour attendre quelques dizaines de pages de précisions de notre ami Henri :-)
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Je pense bien à un truc, mais je n'ai pas le culot de ma petite soeur, donc je ne l'écris pas.
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
Allez, on est entre nous ...
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Sympa pour les demeurés non-russophones. On s'instruit. Une traduction en jetterait moins, mais rendrait la chose plus accessible.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Dobolino se fera un plaisir de traduire cette chanson. Je ne voudrais pas lui couper l'herbe sous le pied.
Je peux toutefois préciser pour ceux et celles qui ne connaissent pas les métros de Moscou ou de Péterbourg, qu'ils ont été creusé en grande profondeur (on m'a dit de bonne source, dans le but de servir d'abri atomique) et on y accède par des escalators dont certains font plus de cent mètres. On avait donc autrefois le temps de lire la moitié de la Pravda avant de sauter dans une rame.
Ecrit par : buntovchik | 23 mai 2007
Le nom du seul produit dont la répétabilité soit parfaite commence par un D et finit par un L....
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Aussi T61! Comme me disait mon premier "patron": l'avantage avec ces produits, c'est que t'es certaine du pronostic et du résultat du traitement.
Ceci dit, j'espère que Porcinet ne travaille pas car si tel est le cas, où qu'il soit, ce doit être un beau dégât. A part les maths fondamentales, et encore, je ne vois vraiment pas.
Si, connard de Grouik-grouik, le cas particulier apporte des renseignements exploitables s'il se trouve entre des mains qui adoptent une démarche scientifique... Une bulle de savon est pleine d'enseignements.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Ca se confirme, va y avoir du sport....
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Sympa pour les demeurés non-russophones. On s'instruit. Une traduction en jetterait moins, mais rendrait la chose plus accessible.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Dobolino se fera un plaisir de traduire cette chanson. Je ne voudrais pas lui couper l'herbe sous le pied.
buntovchik.
J'arrive: bas débit et mon antivirus chargeait ses mises à jour. Si je l'ai écrit en russe, Perceval, ce n'était pas par pédanterie mais pour faire un peu plaisir à Buntovchik et Patricia...
Voici donc la traduction:
Chanson du Métro de Moscou
Dans mon métro, je ne suis jamais à l'étroit
Parce que dès l'enfance, c'est comme une chanson
Où, en guise de refrain il y a:
Ne bougez pas à droite, avancez à gauche!
L'ordre est éternel, l'ordre est sacré:
Ceux qui sont à droite ne bougent pas.
Mais ceux qui vont de l'avant toujours
Doivent rester du côté gauche.
Ceci dit, Boulat Okoudjava est une merveille, même sans comprendre le russe. J'ai un vieux vinyl, acheté Rue de Buci en 1972, qui ne crache pas trop.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Merci, Dobolino (loin de moi le soupçon de pédanterie).
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Дорогая Доболино...отличная идея пришла к Вам в голову!
Ecrit par : buntovchik | 23 mai 2007
Merci... C'était juste pour détendre l'atmosphère mais, finalement, ça m'interpelle.
Comme je me sentais en perte de vitesse et menacée par l'apoptose, je me suis renseignée pour refaire Bio de BPCST avec le CNED, comme ça, pour le fun. Au fond, je me demande si je ne vais pas plutôt faire russe. Qu'en pense mon confrère, en partant du principe que l'idée de retourner dans une conférence véto me file la nausée et qu'en plus, j'ai pas trop les ronds pour me payer remplaçant et trois jours de Relais et Châteaux. Crois-tu Yann, que je pourrais négocier des points formation en reprenant des études de Russe?
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Le très courtois Dobolino n'a-t-il donc pas lu l'erratum que j'émettais juste après la phrase où j'affirmais que les "cas clinique" n'était scientifiquement pas exploitables et qui relativisait ma position initiale ?
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
*"cas cliniques" n'étaient...
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Quand j'ai acheté la ruine qui me sert d'abri, il y en avait un comme çà dans un coin du salon : j'ai mis deux jours à le détruire (authentique !).
Ecrit par : yann | 23 mai 2007
Tu vis dans une ruine? mais... alors, t'es encore pire que moi!
Moi, j'ai gardé tous mes cadeaux de fête des mères. Il y a de tout! Des choses informes, une abominable boite à Kleenex, des œufs en terre cuite et un petit nérisson, en terre cuite itou, fort charmant si l'opn fait fi de l'anatomie.
Ils sont exposés sur le rocher qui fait saillie dans ma chambre: la maison étant adossée à la colline, y'a un gros rocher que je n'ai pas voulu qu'on enlève. Y'a un copain biololo qui m'a dit que, du coup, je me ressourçais en dormant. Comme je n'ai pas vraiment besoin de murs droits et de pièces quadrangulaires, comme Porcinet, nous nous accomodons l'un de l'autre. Et puis, c'est pratique pour les cadeaux de fête des mères. Art brut...
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Le très courtois Dobolino n'a-t-il donc pas lu l'erratum que j'émettais juste après la phrase où j'affirmais que les "cas clinique" n'était scientifiquement pas exploitables et qui relativisait ma position initiale ?
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 23 mai 2007
Si! Mais vous vous enfonciez, oserais-je dire à la D'Enguell?
Quant à la courtoisie... autant que je m'en souvienne ( c'est la spécialité de mon pôpa...), elle va de l'homme vers la femme et, justement, paf!, je suis femelle ce qui m'a coûté bien cher. Avec un tel pseudo, je doute que vous soyez XX ou alors... Priez pour nous, Sainte Gisèle!
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
"Y'a un copain biololo qui m'a dit que, du coup, je me ressourçais en dormant."
Apparemment, véto, ça abîme.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
"Et nous sommes effectivement à peu près sur la même longueur d'onde."
Ouip ! C'est pourquoi il eût été bien dommage que nous nous fachâssions !
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2007
"Tu vis dans une ruine? mais... alors, t'es encore pire que moi!
Moi, j'ai gardé tous mes cadeaux de fête des mères. Il y a de tout! Des choses informes, une abominable boite à Kleenex, des œufs en terre cuite et un petit nérisson, en terre cuite itou, fort charmant si l'opn fait fi de l'anatomie.
Ils sont exposés sur le rocher qui fait saillie dans ma chambre: la maison étant adossée à la colline, y'a un gros rocher que je n'ai pas voulu qu'on enlève. Y'a un copain biololo qui m'a dit que, du coup, je me ressourçais en dormant. Comme je n'ai pas vraiment besoin de murs droits et de pièces quadrangulaires, comme Porcinet, nous nous accomodons l'un de l'autre. Et puis, c'est pratique pour les cadeaux de fête des mères. Art brut..."
Et alors, il est ou le collier de nouilles?
Il n'y a plus de place sur votre rocher?
Consolez-vous, Catmano se fera un plaisir de réparer cette grave lacune...
Confectionné avec des nouilles au blé complet bio...
Le must du collier de nouilles.
Ecrit par : Maminou | 23 mai 2007
"Après avis de la commission administrative paritaire départementale, votre situation est la suivante :
Sans affectation après cette phase de mouvement"
Snif. Pourtant, j'avais pas choisi dans la dentelle.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Pour Dobolino, j'irai jusqu'à le faire confectionner avec des nouilles à base de petit épeautre, le collier de nouilles ! Et pour respecter toutes les sensibilités, je le ferai peindre à la peinture acrylique bien fluo !
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
A propos de la fête des mères , ce qui est drôle, c'est qu'il y a un paquet d'instits qui ne se sont jamais posé la question de savoir ce que les enfants pensaient des trucs affreux qu'on leur fait faire. Car il ne faut pas les prendre pour des imbéciles, quand ils ont le goût un peu éduqué, ils se trouvent presque gênés d'avoir à offrir leurs "trucs "dont ils ont bien conscience qu'ils ne sont pas terribles...
Alors que souvent, un simple dessin... mais bon, je ne suis pas spécialiste...mais je crois que, finalement, certaines fois, j'aurais préféré un collier de nouilles!
Cela me fait penser que l'histoire de l'art n'est quasiment pas enseigné dans notre beau pays et que c'est bien dommage. Les petits italiens ont une culture énorme à côté!
Ecrit par : Thalie | 23 mai 2007
M'enfin Thalie, dans l'acquisition d'une vaste culture en histoire de l'art, l'élève ne serait pas suffisamment actif dans la construction de ses apprentissages. Ou as-tu l'esprit ?
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
je rentre et 88 commentaires à lire...
c'était récré aujourd'hui!
je vais pleurer , pourquoi au cned on ne leur suggère pas de faire de jolis colliers de nouilles ou des petites figurines en pâte à durcir? Vraiment Dobolino je suis jalouse , j'ai pas un petit musée d'arts premier dans ma chambre ...Ce monde est trop cruel , trop injuste, elle est où la falaise?
Merci Dobolino d'avoir inviter Boulat Okoudjava sur le blog , il est si peu connu des non russophones ...j'ai aussi un vieux vinyl mais plus de platine pour l'écouter hélas!
C'est vrai que les entiers de grandes randonnées tiré par un ami ça peut changer la vision des choses de la vie surtout quand on frole les précipices mais il y a parfois plus simple et Jean-Paul sait aussi offrir une tasse de café au bon moment , dans les trente secondes qui précèdent...on peut en vider aussi des choses devant un café c'est fou ce qu'on peut lui donner un goût salé , celui qui vous réveille de la "gueule de bois" justement...
Thalie merci pour l'idée qu'est ce que je vais bien pouvoir mettre sur ma liste des fois que mes charmants bambins passent par là...mais ça m'étonnerait...qu'ils m'enregistrent une chanson, leur voix m'est précieuse.
Bonne soirée
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 mai 2007
Plus sérieusement, je suis bien d'accord. Nous avons la chance inouïe d'habiter un pays où il se trouve peu de commune qui ne dispose pas d'un monument historique, et les élèves de ces communes ne savent souvent rien. Pourtant, il y en aurait, des choses à apprendre : le dessin, comparer des styles, découvrir les matériaux et le style local, etc.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
"les entiers de grandes randonnées tiré par un ami ça peut changer la vision des choses de la vie ".
C'est pas faux, mais Cadichon ne serait donc pas invité à cette escalade de la face nord.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
"Jean-Paul sait aussi offrir une tasse de café au bon moment , dans les trente secondes qui précèdent...on peut en vider aussi des choses devant un café c'est fou ce qu'on peut lui donner un goût salé , celui qui vous réveille de la "gueule de bois" justement..."
Les trente secondes qui précèdent quoi ? On vous savait proches, mais là...
Patricia, avouez, vous avez bu ?
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
"les entiers de grandes randonnées tiré par un ami ça peut changer la vision des choses de la vie "
Il est vrai que les entiers naturels sont relatifs si on les regarde autrement (et vice et versa)...
Ecrit par : dugong | 23 mai 2007
"Y'a un copain biololo qui m'a dit que, du coup, je me ressourçais en dormant."
Apparemment, véto, ça abîme.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Ben, si! les forces telluriques, vous en faites quoi? N'oubliez pas que vous êtes sur le blog du nègre d'Elisabeth Tessier! Nourrissez sa prose! Il va lui en falloir pour doter sa fille, à présent que Darcos le shunte (dégueu d'ailleurs).
Ceci dit, que "véto, ça abîme", c'est pas un scoop! Avec anesthésistes, on détient la palme des suicides réussis. Faut dire qu'on a ce qu'il faut sous la main pour une mort sans ratage.
Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas "vocation" à me suicider: j'ai des castrations en vue avant l'apoptose.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
"Il est vrai que les entiers naturels sont relatifs si on les regarde autrement (et vice et versa)..."
Excellent.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Pour Dobolino, j'irai jusqu'à le faire confectionner avec des nouilles à base de petit épeautre, le collier de nouilles ! Et pour respecter toutes les sensibilités, je le ferai peindre à la peinture acrylique bien fluo !
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
Je" ne sais pas si on peut faire des nouilles au Petit Epeautre du Pays de Sault, mais ça serait peut-être un débouché...avec la crise de la lavande, faut prévoir!
Au collège du pays en question, ils ont un prof d'Arts Plastiques génial: ça tourne fort. Les œuvres d'art de mon fils lui ont valu en troisième l'appréciation suivante: 15/20, X... a fait preuve d'une excellente réflexion et d'un savoir réel en philosophie.!!!
Entre le prof d'Arts Plastiques et celui de Musique, ils font tout ce qu'ils peuvent pour les "déscolarisations des conduites" expliquées plus haut. Texte passionnant d'ailleurs.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Ma remarque sur l'histoire de l'art tient aussi au fait que dans mon collège semi-zep, le prof d'art plastique ( il devient fou quand je dis de dessin, ça me fait marrer ce type de susceptibilité) ne fait plus rien faire "d'achevé"aux élèves, c'est le " geste" qui compte. Et cela frustre les élèves bêtement. Bref, très art contemporain mal digéré ... Quant au prof de musique: on n'entend que les tubes les plus infâmes joués au piano par lui ou à la flûte par les élèves qui font le bazar et pour cause. Or quand je parle de trompe-l'oeil ou de musique baroque, ils sont très intéressés .
Si notre ministre pouvait revoir les programmes d'art plastique et de musique...
Ecrit par : Thalie | 23 mai 2007
Pour le cendrier en béton, j'hésite, au train où le politiquement correct avance, j'aurais trop peur de finir mes jours à l'ombre pour "perversion de la jeunesse" et "incitation à la débauche". Je pense bien à un truc, mais je n'ai pas le culot de ma petite soeur, donc je ne l'écris pas.
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
T'as raison, mon bichon, le culot, c'est suicidaire face à des provinciaux qui ne maîtrisent pas la gouaille. J'aurais pas du quitter mes faubourgs!
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Qu'est-il arrivé à ce métier ? demande JPB. Sur EDP, le forum d'instits de référence, quelqu'un se pose la même question dans ces termes :
"Je travaille dans une école maternelle de 6 classes, mes collègues sont sympas mais je me sens de plus en plus sous pression et la conception que j'ai de mon métier est chamboulée. Mes collègues évaluent énormément et sont, je trouve, très exigeantes dans les apprentissages purement scolaires. Je vais vous citer quelques exemples : Il y a entre 160 et 170 enfants dans l'école, 4 ATSEM et rien n'a été pensé pour accueillir les Petites Sections. Evidemment beaucoup ont pleuré pendant des semaines :une immense cour d'école avec 160 gamins ce n'est pas franchement rassurant.
Les classes de PS ne sont pas vraiment gaies : pas de décoration, de couleurs, juste des tables et des étagères, un coin cuisine que j'ai installé l'année précédente lorsque j'avais des PS, un coin bibliothèque et un coin regroupement.
Les enfants travaillent sur fiche quasi exclusivement, il n'y a pas de coin manipulation et les "bons" élèves sont ceux qui en PS font le travail sur fiche des MS
Cette année j'ai des MS parce que je ne supportais pas de travailler dans ces conditions avec des PS, j'avais l'impression de passer à côté de leurs besoins fondamentaux. Cette année ça va mieux mais je suis encore sidérée par l'exigence de ma collègue de MS qui évalue et classe ses élèves à tour de bras. Les 2 classes de GS sont pour moi des classes de CP sans coins-jeux, des "murs" de livres autour des fiches pour ne pas que le voisin copie, des lignes de "s" à copier en cursive.
Donc, vraiment ça ne correspond pas à ma conception de l'école et je suis mal à l'aise. L'école a t-elle changé à ce point là ? Est-ce que cette dérive de la Maternelle vers un enseignement calqué sur celui du primaire s'est généralisé ? "
Sans aucun mauvais esprit (juré sur la tête de Toto), je trouvais intéressant de rapprocher ces deux lectures de la situation actuelle.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=116396
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
De mon temps, il y avait le bazar aussi quand on écoutait Haendel, Bach, Beethoven ou Brel. Le contenu ne regle tout de meme pas tout.
Disons qu'au moins, Bach et Haendel, ça sert à ceux qui sont touchés et intéressés. Lorie, Diam's et Tragedy, ca ne sert pas beaucoup. Mais ne nous leurrons pas : il y a un paquet de jeunes qui sont insensibles, à 13 ans, aux concertos de Bach et aux Lieder de Schubert. Et qui s'en ficheront éperduement toute leur vie. C'est ce problème-là qu'il faut régler : il y en a beaucoup à qui il sera plus profitable de faire écouter Ridan et Kyo que Ferrat et Reggiani, quoi qu'il m'en coûte de le dire.
J'espère ne pas marcher sur les plates-bandes de Christophe Sibille, qui, cette fois, est plus habilité que moi à parler de la question !!!
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2007
"il y en a beaucoup à qui il sera plus profitable de faire écouter Ridan et Kyo que Ferrat et Reggiani, quoi qu'il m'en coûte de le dire. "
Profitable en quoi ?
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Je viens de trouver ça sur le forum Education de France2, pour ceux qui n'y vont pas, je le copie. C'est d'un dénommé Windsurfing.
"En relisant bien sagement la petite bafouille copiée collée x fois par le gar Eldu, je suis pris par une vision subite (ça m'arrive parfois...)
La langue de bois aux abonnés absents, la carrure, la moustache, et même les initiales (José Bové et Jp Brighelli)... Mes frères! Réveillez vous! Cela crève pourtant les yeux...
Jp Brighelli n'est autre que LE CLONE de J Bové (à moins que ce ne soit l'inverse...)
J Brighelli est dans le dos de la pensée unique de la pédagolisation, ce que J Bové est dans le dos de la pensée unique de la mondialisation: Du poil à gratter à l'état pur...
J Bové est un altermondialiste
Jp Brighelli est un alterpédagogiste
J Bové a démonté un Mc Do (Ouh, c pas gentil ça!)
Et bien vous me croirez ou pas, mais dans ma vision (prophétique?!), j'ai vu J Brighelli démonté un IUFM ...
Faites de beaux rêves..."
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
"Je ne suis pas sûr, Mademoiselle, que ce soit "une goutte d'eau dans la mer". Xavier Darcos entend remettre le système, où tout marche à l'envers, sur ses pieds.", a dit Jean.
Espérons-le, car les programmes sont catastrophiques !
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2007/hs5/hs5_vol1a.pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2007/hs5/hs5_vol1b.pdf
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mai 2007
"Je viens de trouver ça sur le forum Education de France2, pour ceux qui n'y vont pas, je le copie. C'est d'un dénommé Windsurfing."
Le temps que j'y aille, que j'essaie d'y mettre mon grain de sel et tout était censuré !
Ici, on prend de mauvaises habitudes, il n'y a pas de censure.
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
D'autant plus eu raison de vous le copier que, là-bas, c'est déjà censuré! Parti aux oubliettes...
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Ici, on prend de mauvaises habitudes, il n'y a pas de censure.
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
ouais
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Les trente secondes qui précèdent quoi ? On vous savait proches, mais là...
Patricia, avouez, vous avez bu ?
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
"Il est vrai que les entiers naturels sont relatifs si on les regarde autrement (et vice et versa)..."
Excellent.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Oui excellent Perceval! une bonne dose de rire ce soir ça fait du bien! on devrait proposer des séances de rire dans les IUFM ! je sais, l'excuse du clavier c'est pas top mais la touche S se bloque et oui toto j'ai retourné le clavier.j'ai tapé, secoué .pas de miette mais une touche qui s'est décroché , devinez laquelle? gagné, le s alors voilà pourquoi parfois il est zappé;):)
M'enfin Perceval! attention! vous allez semer la zizanie dans nos ménages...Il suffit de JPB pour faire l'analyse de nos lapsus révélateur de ...de quoi d'ailleurs?
sur un rire , bonne nuit .
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 mai 2007
j'oubliais, merci Perceval car si ici on ne censure pas , le maître des lieux tape sur les doigts , je risque de me faire passer un savon maintenant! et pas d'interprétation hasardeuse monsieur! d'avance merci!
que voulez vous, chassez le naturel il revient ... l va vraiment falloir que je me fasse aider par un psy pas facile de perdre son ingénuité...
Bonsoir Catmano et Dobolino, vous avez l'air de bien vous amuser sur France2:)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 mai 2007
On s'amuse de moins en moins sur France 2.
Si vous croyez que c'est drôle de se faire traiter de suppôt du briguellisme (l'orthographe n'est pas de moi) ! En plus, quand ils disent ça, on comprend tout de suite que ce n'est pas un compliment.
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
"C'est moins cher qu'une analyse, et ça marche du feu de dieu.
Tiens, je vais rédiger une petite note sur le sport, entre ce soir et demain. Je sens qu'il y en a sur ce fil qui sont un peu trop intellectuels desséchés.
JPB"
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2007
Jean-Paul, le sport et la psychanalyse ne sont pas antinomiques...
Je cours le 20km en une heure et vingt cinq minutes.Pas exceptionnel, mais bon...
"De mon temps, il y avait le bazar aussi quand on écoutait Haendel, Bach, Beethoven ou Brel. Le contenu ne regle tout de meme pas tout.
Disons qu'au moins, Bach et Haendel, ça sert à ceux qui sont touchés et intéressés. Lorie, Diam's et Tragedy, ca ne sert pas beaucoup. Mais ne nous leurrons pas : il y a un paquet de jeunes qui sont insensibles, à 13 ans, aux concertos de Bach et aux Lieder de Schubert. Et qui s'en ficheront éperduement toute leur vie. C'est ce problème-là qu'il faut régler : il y en a beaucoup à qui il sera plus profitable de faire écouter Ridan et Kyo que Ferrat et Reggiani, quoi qu'il m'en coûte de le dire.
J'espère ne pas marcher sur les plates-bandes de Christophe Sibille, qui, cette fois, est plus habilité que moi à parler de la question !!!"
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2007
Mais qu'entendez-vous par: 'il y en a beaucoup à qui il sera plus profitable de..."...
Ecrit par : christophe sibille | 23 mai 2007
"On s'amuse de moins en moins sur France 2.
Si vous croyez que c'est drôle de se faire traiter de suppôt du briguellisme (l'orthographe n'est pas de moi) ! En plus, quand ils disent ça, on comprend tout de suite que ce n'est pas un compliment."
Ecrit par : catmano | 23 mai 2007
Oh, vous savez, Catmano, Meirieu est vraiment orthographié "à toutes les sauces" ici aussi!
Ecrit par : christophe sibille | 23 mai 2007
Je trouve insensé que le message cité ait été censuré . De quel droit ? Qu'est-ce qu'il avait de choquant ?
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Tiens, démonter un IUFM, ca pourrait être amusant. Ils ont de bonnes idées, là-bas.
Le problème est que ceux que je connais sont dans de très beaux bâtiments anciens, en plein coeur des villes où ils sont implantés.
Pour l'utilité de Ridan ou Bach auprès de CERTAINS ados, je veux bien demander aux miens s'ils connaissent Heureux qui comme Ulysse de Du Bellay, et comment ils le connaissent (Ridan a mis le poème en musique), puis leur demander de me fredonner un morceau de Bach (n'importe lequel, à leur convenance) ou de me dire ce qu'ils pensent de ce compositeur. Je parle bien sûr de mes premières, car mes secondes me riraient au nez à la simple évocation de Bach (Bac S ou Bac ES, m'sieur ?). Mais pour dire tout ça, je me base autant voire plus sur les adolescents que je connais hors-classe que sur mes élèves.
Désolé de ne pas être politiquement correct ici. Je ne dis pas qu'il faut empêcher les adolescents d'accéder au patrimoine musical européen, mais que vous pourrez faire écouter les morceaux les plus sublimes de musique classique dans vos classes (enfin je dis "vos"...), plus de la moitié y restera totalement insensible, comme moi je ne prendrai jamais goût à telle ou telle passion de mes contemporains, qui s'y dévouent pourtant corps et âme.
Que ceux qui ont des classes de collège/lycée fassent écouter les airs célèbres de Don Giovanni et l'aria de la Reine de la Nuit dans Die Zauberflöte, et qu'ils en évaluent l'impact sur tous les élèves... La proportion touchée sera faible.
Si vraiment on n'est pas d'accord avec moi, je maintiens que je peux faire le sondage dans mes classes la semaine prochaine (secondes et premières confondues) : je leur fais écouter La ci darem la mano et l'aria de la Nachtkönigin, et je leur demande ce qu'ils en ont pensé.
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2007
Ca peut être le déclencheur de beaucoup de choses, au delà du rejet immédiat, non ? Alors que les caresser dans le sens du poil avec la soupe dont ils seront de toue façon abreuvés sans l'école, ça présente en plus l'inconvénient majeur de les conforter dans leur conception relativiste de la culture.
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Je viens de m'inscrire chez France 2, pour la peine, sous le pseudo de Provençal le Gaulois (j'me suis gourré). Le surfeur héroïque vient de remettre son message en y ajoutant ceci :
"Faites de beaux rêves… (Sujet déja effacé une fois, mais je retente, des fois qu'ils s'agisse d'une erreur? Parce que je dois être con, mais j'aimerais bien qu'on m'explique en quoi ce sujet mérite d'être censuré...) "
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Je dis que ca dépend des élèves, et que ça ne déclenchera rien chez une bonne moitié d'entre eux (malheureusement).
Ils n'ont pas une conception relativiste de la culture, ils rejettent la culture et y préfèrent la mode, de manière affirmée et revendiquée (sauf qu'ils ne le disent pas comme ça).
Après, que l'école soit là pour y remédier, certes, mais passer des cours de musique sur Tchaïkovski ou Ravel et leur apprendre la flûte traversière ou le hautbois, eh bien, malgré que j'en aie, ça déplaira à deux élèves sur trois.
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2007
C'était juste un avis, ne sois donc pas soupe au lait !
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Euh, Perceval, pardon si j'ai pu vous apparaître soupe au lait. J'ai déjà failli me disputer avec Christophe Sibille pour une phrase un peu forte, j'ai l'impression que je vais réussir à me fâcher avec tout le monde ici sans en avoir la moindre intention. Qu'est-ce qui a pu vous apparaître comme témoignant d'un caractère "soupe au lait" dans mon dernier message ?? J'ai beau le relire, je ne vois pas ce qui donne l'impression que je m'emporte. Je déplore un état de faits qui m'embête autant que vous, rien de plus.
Dites-moi ce qui a pu vous apparaître comme agressif, car ce n'était vraiment pas mon intention. Ai-je été blessant ? Surtout dites moi où et comment, car mon message n'avait vraiment pas ce but !
Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2007
Cool, c'était un mauvais jeu de mot. C'est malin, j'ai honte, maintenant.
Ecrit par : Perceval | 24 mai 2007
Aaaaaaaah ! La soupe... et soupe au lait !!!!
Hm hm... Bon eh bien... on ne s'étend pas, hein ?
Mais bon elle n'était pas si mal, quoiqu'un peu classique. Car classique ne veut pas forcément dire mauvais : apres tout, c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes !
Ecrit par : Jérémy | 24 mai 2007
Politiques
Réformes. Septembre
La carte scolaire assouplie
Par Véronique SOULE
QUOTIDIEN : jeudi 24 mai 2007
"Conformément à la promesse de Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, à peine nommé, a annoncé la suppression de la carte scolaire. Créée en 1963 pour régler le flux des élèves, elle les affecte dans les écoles et les collèges de leur «secteur». Depuis les années 80, elle contribue également à la mixité sociale. Estimant que la carte scolaire avait échoué, en laissant se créer des «ghettos», Sarkozy veut laisser le choix aux parents. Mais Xavier Darcos s'est montré prudent lors de ses consultations avec les syndicats enseignants. Il a d'abord parlé d'un assouplissement pour «10 à 20 %» des élèves à la rentrée. Puis il n'a pas confirmé ces chiffres. Septembre 2007 devrait toutefois être un premier test avant la suppression prorgammée en 2008. «Notre but n'est pas de faire le grand marché libéral de l'école, c'est de faire en sorte que le système soit juste», a déclaré Darcos."
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/255802.FR.php
Pourquoi ne pas ouvrir un fil de discussion sur ce thème?
Pour les Écoles ,la notion de "carte scolaire" remonte aux Lois Ferry. C'est le Maire de la Commune qui définit par Arrêté le "ressort" (sic) de chaque école.
Dans le Premier Degré, on parle plutôt de "périmètres scolaires" .
"L’autonomie, elle est une nécessité pour que chaque établissement s’adapte au contexte dans lequel il se trouve et pour que chacun se mobilise autour d’un projet dont il sera partie prenante. C’est la responsabilité. C’est l’incitation à faire le mieux possible. C’est la condition pour que le libre choix des parents devienne possible, pour que la carte scolaire un jour soit abolie et pour que la ségrégation urbaine et la ségrégation scolaire cessent de se nourrir l’une de l’autre."
Nicolas SARKOZY
Président de l’Union pour un Mouvement Populaire
Maisons-Alfort (Val-de-Marne)
Vendredi 2 février 2007
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/nicolas_sarkozy_a_maisons_alfort
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
Je persiste à ne pas comprendre quelle amélioration cela va apporter. Je pense que c'est la dose qui fait le poison et que passé un seuil de concentration des difficultés, elles deviennent incontournables. Or, à part encore moins de mixité, je ne vois pas ce qu'on va obtenir.
Pour obtenir plus de mixité, on pourrait créer des périmètres plus larges et organiser en leur sein une répartition équilibrée.
Et parallèlement, mener une politique résolue de mixité urbaine.
Tout cela n'aurait de chance de recueillir l'adhésion des gens qu'à condition que tout le monde soit logé à la même enseigne, c'est-à-dire que les dérogations de toutes sortes soient évitées.
Mais on n'a aucune chance d'aller vers ces solutions, parce que, caché derrière les beaux discours d'Henri Guaino, le non-dit, voire même l'impensé, c'est : "on va se donner les moyens de pouvoir rester entre nous".
Ecrit par : Perceval | 24 mai 2007
La ségrégation sera cautionnée par vos pédagogues préférés qui nous expliqueront au nom de l'éducabilité qu'il n'y a aucune raison que les performances soient conditionnées par le public scolaire, que le niveau, ça ne veut rien dire, que telle école sera bien plus enviable qu'une autre de centre-ville parce qu'elle a des projets innovants, bref tout l'arsenal de poudre aux yeux utile pour masquer la profonde imposture qu'on nous prépare (autant de choses qui peuvent être vraies lorsqu'elles ne sont pas rendues dérisoires structurellement comme on s'apprête à le faire).
Ecrit par : Perceval | 24 mai 2007
Le problème n'est pas identifié, mais honnêtement, je ne vois pas trop comment on peut faire. On aura donc sans doute des collèges 100 % racailles d'un côté et des collèges où ceux qui voudront travailler le pourront. Le problème, dans l'urgence semble être de donner la capacité à ceux qui ont le moyens de les sortir des établissements racailleux.
Pour le reste, de toute façon, à partir d'un certain taux de racaillisme, le collège fonctionne à la soumission et dans une peur diffuse - que l'on cache en donnant des arguments sociaux (les fameux problèmes sociaux qui excusent tout). Ca ne changera donc pas fondamentalement le problème pour ces établissements.
A plus long terme, le problème, c'est effectivement le collège unique où l'on joue chaque jour un choc de civilisation qui ne dit pas son nom : fatalisme mahométan (l'attitude "inch allah") mâtiné de djihadisme amateur en culotte courte (les "incivilités) d'un côté contre mérite et respect judéo-chrétien de l'autre. La seule chance d'intégrer ne serait-ce qu'un peu cette population c'est de leur apprendre le plus tôt un métier au lieu de les laisser pourrir dans des établissement où ils apprennent la haine de la France (parfois encouragée par certains profs voire programmes délirants - cf les cours sur l'islam en 5ème en Histoire, summum de traficotage des réalités pour ne pas risquer l'intifada intrascolaire).
Les effets du collège unique sur une population baignée dans la Religion d'Amour
ici : http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/viol-collectif-angers-dune-tudiante.html
là :
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/quelques-illustrations-de-la-grandeur.html
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 24 mai 2007
GDVNPD : Générateur de Vérités Néo-Pédagogiques Définitives
http://heather.leather.neuf.fr/GDVNPD.htm
Ex. : L'enseignement médiateur ne peut se concevoir que comme une passerelle didactico-ludique inséparable du projet de mise en autonomie des apprenants.
Ecrit par : FGuichard | 24 mai 2007
Il est énorme cet Imam Grouik-Grouik quand même.
Ecrit par : Pendariès | 24 mai 2007
Ce qui est surtout énorme ce sont ces histoires de viols collectifs, généralement cachés par l'omerta médiatique, commis à 17 ans par des gamins qui se connaissent le plus souvent depuis longtemps, qui ont parfois été en classe ensemble. (encore qu'on puisse dire que 17 ans est un âge relativement tardif pour faire tourner de la kafir (= mécréante))
Ce qui est énorme, c'est aussi que 60% de la population carcérale se prétend musulmane, alors qu'ils ne représente au mieux que 10% de la population.
Ce qui est énorme, c'est que ce que je dis là est parfaitement connu des médias étrangers, qui parlaient d'intifada et d'émeutes musulmanes, et non d'émeutes de "jeunes" en novembre 2005.
Je préfère ne pas en dire plus sur la manière dont la France est perçue par de nombreux étrangers qui visitent le pays et qui sont très surpris d'y trouver une certaines population en surnombre.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 24 mai 2007
Pour réconcilier notre immam avec la psychanalyse (juste ciel, mais où sont passés nos aumôniers d'antan ?), je signale un livre de Fethi Benslama " La psychanalyse à l'épreuve de l'Islam " (Champs, Flammarion)
"Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'islam en est absent. On mesure à ce constat la richesse de la perspective qui s'ouvre ici : mettre à jour les refoulements constitutifs de la religion islamique.
Partant de la crise contemporaine de l'islam et de son symptôme le plus visible qu'est l'islamisme, le livre de Fethi Benslama entreprend d'explorer les origines de l'islam. Pour interpréter cette "césure du sujet de la tradition" qui prend la forme d'un désespoir de masse, Fethi Benslama relit les textes fondateurs, gardés par un long règne d'interdit de penser.
L'altérité féminine y apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'islam. face à un dérèglement profond entre le réel et les formes symboliques qui trahissent les extrémismes, l'analyse conduit alors vers des questions demeurées impensées, telle l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.
Fethi Benslama, psychanalyste, enseigne la psychanalyse et la psychopathologie à l'université Paris VII. Il est directeur du Relais de la Cité internationale universitaire de Paris et de la revue Intersignes qu'il a fondé en 1990. Il est l'auteur de deux essais : La Nuit brisée (Ramsay, 1988) et Une fiction troublante (Editions de l'Aube, 1994). Il a en outre publié de nombreuses études sur la clinique psychanalytique, ainsi que sur l'islam et l'Europe à l'époque contemporaine.
Voir aussi La virilité en islam en collaboration avec Nadia Tazi (Editions de l'Aube, 2004)
Ecrit par : Robin | 24 mai 2007
Dans le même genre, il y a toute la quincaillerie d'un Malek Chebel "psychanalyste, anthropologue, philosophe et islamologue algérien".
Dire que l'islamisme est le symptôme le plus visible de l'islam est d'un grotesque incroyable quand on sait que le mot "islamisme" n'est que la francisation du mot "islam". Le reste n'est qu'invention de journalistes.
En outre, je ne vois pas en quoi on a avancé d'un pouce en affirmant que l'islam est une maladie - je veux bien le dire pour frapper les esprits, mais je dirais plutôt que l'islam est une idéologie qui encourage certains comportements que l'on qualifierait volontiers de psychopates. C'est d'ailleurs le problème, la plupart des musulmans ne sont pas suffisamment psychopates pour être pleinement musulmans à l'exemple de leur "beau" modèle. Ils finiront en enfer avec nous ceux-là. C'est pourquoi il y a constamment cette idéologie victimaire distillée chez les musulmans, exactement comme les nazis distillaient le fait que l'Allemagne était victime des Juifs et du Traité de Versailles.
Néanmoins, cela n'empêche pas qu'à certaines occasions la barbarie se déchaine, comme au Soudan depuis 25 ans.
Bref, on n'arrive décidément à rien avec la psychanalyse, sinon à s'abîmer ses neurones.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 24 mai 2007
Dans un tout autre ordre d'idée, je suis également en train de lire Saint François et le sultan de Gwenolé Jeusset (Albin Michel, spiritualités vivantes)
En 1219, saint François d'Assise rencontre le sultan d'Egypte à Damiette, sur les bors du delta du Nil, en pleine folie meurtrière de la cinquième croisade.
Gwenolé Jeuddet analyse les différentes traditions littéraires et picturales qui traitent de cette rencontre, les ambiguités qu'elles révèlent quant à la " mission " chrétienne, et leur écho dans la charte franciscaine. Il montre comment ce face à face peu ordinaire entre le Poverello et le neveu de Saladin est à comprendre aujourd'hui comme un événement-source qui devrait nous permettre de réinventer une "courtoisie de Dieu".
Gwenolé Jeusset, franciscain a résidé 20 ans en Côté d'Ivoireet vit maintenant à Istamboul. Il fut le premier président de la commission franciscaine pour les relations avec les musulmans.
Ecrit par : Robin | 24 mai 2007
«Notre but n'est pas de faire le grand marché libéral de l'école, c'est de faire en sorte que le système soit juste», a déclaré Darcos."
Si cette déclaration est bien de Darcos, elle ressemble assez à une dénégation au sens freudien. Les discours politiques et diplomatiques sont d'autant plus mensongers qu'ils prétendent ne pas l'être. A mesure qu'un système politique (systema simulationis) s'affranchit de sa fonction de représentation ou de simulation de l'Auteur mythique, gagne du terrain la conception technocratique, voire scientocratique du pouvoir.
De ce point de vue l'équipe de Sarkozi a franchi une nouvelle étape. On sent bien que le nouveau gouvernement aimerait se passer du lourd boulet de la "démocratie" (par exemple de l'obligation d'en passer par la négociation avec les syndicats et les corporations, héritage archaïque de l'histoire) au profit d'une gestion managériale, rapide et techniquement efficace de l'Etat. "Gouverner la France comme si elle était une entreprise" a dit le PDG de la France récemment élu.
Ne sommes-nous pas là dans une conception totalitaire et fantasmatique du pouvoir politique très proche des systèmes nazis et soviétiques? Gouverner le pays, gérer les relations humaines, administrer le bonheur, distribuer la justice, rendre les citoyens plus intelligents, retarder l'âge du départ au cimetière, décréter l'identité nationale...voilà quelques unes des prétentions de ce pouvoir, dont nous ne voyons même plus le ridicule, l'absurdité, la bêtise, le crétinisme.
Nous mêmes ici, en ce lieu fantasmatique du blog où récemment encore nous nous employions sans trop y croire à redonner forme à l'univers entier du système scolaire, n'échappons pas à cet espèce de totalitarisme mou, convaincus d'entrée d'être trop intelligents et vaccinés par les historiens pour répéter les tragédies du XX siècle.
En vérité, je vous le dis, nous sommes bien dans la gueule du monstre. Et quoi que nous fassions nous ne pouvons échapper à la "logique propagandiste" de la foi gestionnaire et libérale. (Le mot "propagande", une invention de Grégoire XV fondateur de la congrégation "de propaganda fides"...de la foi qu'il faut propager et administrer).
Ecrit par : buntovchik | 24 mai 2007
On appelle communément les non-musulmans qui promeuvent l'islam par peur ou par intérêt personnel des dhimmi (par référence au statut du non-musulman en pays musulman), le terme exact est "dhimwit".
Qu'il cherche plutôt à savoir comment un pays non-musulman est devenu en 1000 ans un pays musulman à 99 %... c'est bien plus parlant.
Qu'il s'intéresse à ça aussi :
2003
juillet: un universitaire américain est accusé de prosélytisme à Eskisehir en Turquie
2003
octobre: des missionaires chrétiens sont agressés dans la rue par des nationalistes et islamistes turcs; l'un d'eux est resté dans le coma
2003
mars: deux Turcs chrétiens sont arrêtés à Izmir pour prosélytisme: “distribution de Bibles et injures envers l'islam”
2003
février: une télévision turque fait un reportage sur les “sectes missionnaires chrétiennes”, avec des caméras cachées
2003
février: Un missionnaire capucin turc a été arrêté par la police turque pour avoir baptisé un musulman de 26 ans à Iskenderun, un village proche de la frontière syrienne.
Sur la laïcité de carnaval de la Turquie, voir ici :
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/lacs-turcs-et-schizophrnie-musulmane.html
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 24 mai 2007
"Si cette déclaration est bien de Darcos, elle ressemble assez à une dénégation au sens freudien. Les discours politiques et diplomatiques sont d'autant plus mensongers qu'ils prétendent ne pas l'être."
Voilà à quoi les délires freudiens aboutissent généralement, à des généralisations grotesques. Bien sûr, on trouvera des fait qui confirmeront cette proposition, mais on trouvera aussi d'autres faits qui les contrediront (dont Barthes et ses zélotes se font une spécialité par ailleurs).
Quant à une confiscation du pouvoir par la droite, ce serait la chance de la gauche. L'usure du pouvoir ne viendrait que plus rapidement. Si en outre la gauche est laminée, cela impliquera une refondation totale qui serait sa chance historique. Si la gauche "sauve les meubles", elle n'a presqu'aucune chance dans 5 ans.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 24 mai 2007
Erratum : ce dont Barthes et ses sbires raffolent, ce sont bien entendu les généralisations abusives.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 24 mai 2007
La ségrégation sera cautionnée par vos pédagogues préférés qui nous expliqueront au nom de l'éducabilité qu'il n'y a aucune raison que les performances soient conditionnées par le public scolaire, que le niveau, ça ne veut rien dire, que telle école sera bien plus enviable qu'une autre de centre-ville parce qu'elle a des projets innovants, bref tout l'arsenal de poudre aux yeux utile pour masquer la profonde imposture qu'on nous prépare (autant de choses qui peuvent être vraies lorsqu'elles ne sont pas rendues dérisoires structurellement comme on s'apprête à le faire).
Ecrit par : Perceval | 24 mai 2007
La ségrégation " scolaire" n'est, en dernière analyse, que la conséquencesociale de la forte augmentation du prix du foncier dans les zones urbaines notamment dans les Communes /centres d'agglomération.
L'augmentation très forte des deux dernières décennies est une conséquence éco,omiqque de l'augmentation considérable des haurs revenus salariès et libéraux et de la rente des Actionnaires que traduit l'envolée du CAC 40.
Conformément à toutes les théories économiques, l'inflation des hauts revenus provoque mécaniquement, surtout si l'on y ajoute l'effet multiplicateur du crédit, une hausse du prix du foncier et donc, ipso facto, du prix du logement, tant à l'acquisition qu'à la location.
Les initatives de la Droite libérale qui , depuis VGE, a privilégié "l'Aide à la Personne" par rapport à" l'Aide à la Pierre" (Albin Chalandon) qui caractérisait l'économie keynésienne des "Trentes Glorieuses" ((1945/1975), a aggravé cette évolution que la Gauche n'a jamais remise en cause sauf par des mesures purement cosmétiques dont l'imbécile "Politique de la Ville"
L'abandon de la politique d'aménagement du territoire colberto-gaulliste, qui avait pour objectif d'enrayer la spéculation foncière, a encore aggravé les conséquences sociales du libéralisme.
Mais cette évolution n'a pas commencé sous le septennat de VGE.
Elle prend sa sorce en 1852 après "Le Dix-huit Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte".
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1851/12/brum.htm
En effet, le nouveau dictateur qui se veut un "despote éclairé" (->Clin d'oeil à Dobolino) décide de remodeler Paris et lance une campagne dont le slogan est "Paris embellie, Paris agrandie, Paris assainie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Eug%C3%A8ne_Haussmann
En fait, cette campagne poursuit trois objectifs simultanés:
1-Un objectif clairement répressif: rendre la barricade obsolète en traçant de larges avenues rectilignes permettant l'usage de l'Artillerie de campagne (Boulets puis Schrapnells) dans la répression des insurrections urbaines en traçant de larges avenues rectilignes propices de plus aux charges de cavalerie.
S'y ajoute, pour faciliter la répression de la criminalité du "Lumpenprolétariat" la généralisation de l'éclairage public au gaz de houille.
2-Un objectif hygiénique en créant un réseau d'adduction d'eau potable et d'évacuation des eaux usés par la création d' un réseau d'égoûts enterrés sous les voies de circulation terrestre de surface.
L'épidémie de choléra de 1832 avait frappé les esprits , le choléra ne faisant aucune différence entre les classes possédantes et les classes populaires.
La doctrine hygiéniste est très bien exposée dans un roman de Jules Verne, "Les Cinq cents millions de la Bégum" où s'oposent deux visions de l'urbanisme utopique :" les théories hygiénistes du Dr. Sarrazin s'opposent au positivisme scientiste du Dr. Schultze, et ces deux représentations de l'avenir se concrétisent chacune en une forme spécifique d'habitat de masse ."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Cinq_Cents_Millions_de_la_B%C3%A9gum
3- Un objectif de ségrégation sociale: les "classes dangereuses " étant rejetées au-delà des fortifications qui ceinturaient Paris et qui furent démantelées après la défaite de 1970 où elles devinrent la "zone".
Bien entendu, cet "embellisement" était placé sous le signe de la spéculation immobilière et du "délit d'inité"
Dans La Curée, Émile Zola prête à madame Haussmann cette remarque naïve et/ ou cynique : « Mon mari et moi n'avons pas de chance. Dès que nous nous installons quelque part, nous en sommes expropriés ! »
Ce transfert des classes poulaires sera à l'origine d'une spécificité françise, le "Communisme municipal" caractéristique de la "ceinture rouge" dont il ne reste plus que quelques butte-témoins en Seine-Saint Denis.
En effet, le tropisme "Occidental" de la Bourgeoisie parisienne a fait que les Classes Moyennes, chassées de la Capitale par la hausse continure du prix du logement , ont d'abord privilégié les Communes situées à l'Ouest de la Capitale.
De plus , l'immeuble haussmanien classique induisait une distribution socio- verticale des classes sociales.
Le premier étage était le plus prisé et souvent occupé par le propriétaire de l'immeuble et plus on grimpait les étages plus on descendait dans la hiérarchie sociale. Les Chambres de Bonnes situées immédiatement sous les toits étaient donc doublement dévalorisantes ; très faibles revenus et surtout appartenance à la domesticité.
Il faut absolument relire ou lire "La Curée" , écrite en 1872 dont l'intrique se situe au début du Second Empire, dans un Paris que les travaux du baron Haussmann livrent à la spéculation immobilière. Le promoteur Saccard, avec la complicité de son frère, le ministre Eugène Rougon, amasse une fortune considérable en achetant à bas prix les immeubles voués à la démolition.
http://www.site-magister.com/zola.htm
La deuxième phase de ce transfert de population est relativement récent, notamment du fait du démantélement des éléments protecteurs de la Loi de 1948 dont les effets pervers étaient difficilement niables.
On retrouve là une stratégie classique de la Droite libérale qui consiste à laisser pourrir une situation, dont on juge qu'elle porte atteinte à la "Liberté du marché" , jusqu'à ce que la situation devienne intenable et justifie des mesures radicales
Une stratégie similaire est utilisé pour mener les Services Publics , "patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine',* à la ruine pour réduire le périmètre de l'État à celui de "Veilleur de nuit", c'est à dire à ses fonctions régaliennes, en les asphyxiant par des baisses massives d'impôts qui assèchent les finances publiques et font surgir le spectre récurrent de la Dette dont nous sommes régulièrement accusés par les "déclinistes" de laisser, par hédonisme et/ou égoîsme, la charge à nos enfants et petits-enfantts.
Les néo-conservateurs américains , dont l'idéologie est la colonne vertébrale du programme de mandature de Nicolas Sarkozy' "relooké "républicain le temps d'une campagne électorale par Henri Guaino qui a déjà dervi Jacques Chirac en 1995,, ne se dissimulent pas pour donner, dès le 9 mai 2007, des conseils avisés, d'un point ve vue néo-conservateur "of course", au Président Nicolas Sarkozy comme le montre cet arttcle du Think-Iank "The Heritage Foundation" principal inspirateur de l'Administration de Georges W..Bush.
May 9, 2007
The Sarkozy Revolution: Five Recommendations for the New French President
by Nile Gardiner, Ph.D.
WebMemo #1448
The victory of Nicolas Sarkozy in the French presidential election presents the best hope for French political reform since the publication of Alexis De Tocqueville's L'Ancien Régime in 1856. Sarkozy, the son of a Hungarian immigrant, has vowed to transform France from a backward-looking, outdated, rapidly declining country into a modern, globally focused nation. In almost messianic terms, he has pledged a break with the past and a new era for the French people. (...)
http://www.heritage.org/Research/Europe/wm1448.cfm
WHERE WE STAND
The Heritage Foundation is committed to building an America where freedom, opportunity, prosperity and civil society flourish.
Il est donc hautement improbable que les mesures de Xavier Darcos, dont je ne doute aucunement de la sincérité, puisse inverser cette tendance séculaire.
NB * Le patrimoine est ,bien entedu, ce qui permet aux classes supérieures non seulement de vivre de leurs rvenus financiers mais aussi de faire face aux aléas de la vie; maladie, viellesse.
C'est un abus de langage typiquement libéral que de prétendre que plus de 50% de vFrançais sont "propriétaires" du fait qu'ils possèdent leur résidence principale. La résidence principale , même la plus luxueuse, est un" bien de consommation durable" et non un" moyen de production" possédé directement par les petits entrepreneurs ou indirectement par le biais de la détention d'un porte-feuille
d'actions.
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
GDVNPD : Générateur de Vérités Néo-Pédagogiques Définitives
http://heather.leather.neuf.fr/GDVNPD.htm
Ex. : L'enseignement médiateur ne peut se concevoir que comme une passerelle didactico-ludique inséparable du projet de mise en autonomie des apprenants.
Ecrit par : FGuichard | 24 mai 2007
Super!
J'ai "produit" aléatoirement,
"La maison-collège doit se concevoir comme un pivot pédagogique en aval d'un cheminement transversal de l'apprenant de sa culture propre à la culture bourgeoise et non l'inverse, comme le faisait l'éducation totalitaire du siècle dernier."
Je jure sur mon exemplaire du Dictionnaire Pédagogique de Ferdinand Buisson (Édition 1911) que je n'ai pas triché.
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
"Je pense que c'est la dose qui fait le poison et que passé un seuil de concentration des difficultés, elles deviennent incontournables"
"Monsieur"
Bonjour la "dose", si on n'a pas vu le simple "avant"
On est bien d'accord .
:)
Ecrit par : toto | 24 mai 2007
" La seule chance d'intégrer ne serait-ce qu'un peu cette population c'est de leur apprendre le plus tôt un métier au lieu de les laisser pourrir dans des établissement où ils apprennent la haine de la France" (Imam)
Et si on leur apprenait d'abord à lire et à écrire, comme ce serait possible si les méthodes "intégratives" n'étaient pas enseignées à 90 % ou plus dans notre pays?
On s'étonne que les enfants défavorisés aient tant de mal à s'intégrer : ce n'est pas d'aujourd'hui que l'on dit que l'illet-trisme conduit directement à la violence. Ils n'ont pas la chance d'avoir à la maison quelqu'un qui leur apprend à lire en parallèle avec une méthode syllabique.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 mai 2007
Bon, il faut régulièrement faire un peu de ménage ici:
H. Grégoire, ayant toujours besoin d’étaler sa science, en couches d'autant plus épaisses qu'elles sont à peine sèches, nous offre plusieurs perles dans la même phrase et une Nième preuve qu’il est toujours à la station Javel.
Ainsi nous apprenons que, ”Maxime Rodinson est décédé le 23 Mai 2004 donc peu avant la publication de la fameuse tribune de Robert Redeker, ce qui rend encore plus intellectuellement malhonnête le comportement de ce "philosophe" (sic) qui l'enrôle dans sa croisade islamophobe”
Remettons plutôt les pendules à l'heure. Il y a simplement 30 mois d’écart, entre la mort de Rodinson et le papier du PHILOSOPHE Redeker sur Mahomet? Bof, c’est seulement “un peu avant”, normal…Tout est relatif chez notre grand relativiste devant l’éternel qui persiste et signe. Nihil novi.
Redeker serait aussi islamophobe car il a écrit que Mahomet est un assassin. Faut-il réécrire l'histoire sous prétexte qu'on raconte des bobards à des millards de gens depuis 13 siècles.
Il n'y a en revanche aucune preuve que Jésus ait tué qui que ce soit. C'est bien embêtant ça. Mais s'il l'avait fait, on devrait le dire aussi.
Etre islamophobe c'est tout aussi inepte que d'être antisémite, et, de ce que je lis de Redeker depuis des années, il n'est ni l'un ni l'autre, ni le troisième.
Rodinson a déchiré sa carte du PCF en 1958, lui, et dans les dernières années de sa vie il a eu des repentirs, sur certaines prises de position pro-palestiniennes, mais pas d'état d’âme, pour faire demi-tour, car dans un bel élan d’honnêteté intellectuelle il pencha plutôt vers Bernard Lewis que vers Edward Saïd, lequel l’a d'ailleurs violemment étripé.
L'honnêteté intellectuelle est aux abonnés absents, en revanche, chez celui qui questionne le statut de "philosophe" de Redeker, lequel si je ne m'abuse n'enseigne ni le tricot, ni le latin.
La fréquentation des divans n'a pas arrangé Père Emptoire, pas étonnant qu’il crache dessus. Où est la rigueur intellectuelle ce celui qui n'a jamais lu le discours de Maisons-Alfort, qui remonte pourtant au 2 février,
“””Merci Sandra, ce discours m'avait échappé “’ SIC!!!
mais se joint au concert de vomissures sur Nicolas Sarkozy (dont ce blog n’est pas avare ) et crie au loup avec les Pythies qui nous annoncent ad nauseam les malheurs qui vont tomber comme à Gravelotte sur cette pauvre France, devenue subitement fascisante et toujours vendue aux séïdes de l’Amérique, et sur son école.
On serait en droit de croire, devant tant d’assurance dans la dénonciation, que ce visionnaire des affres qui nous guettent parle en connaissance de cause; eh bien non.
Quand monsieur Grégoire dit s’intéresser à l’éducation et n'a même pas lu ce discours, dont il est question à maintes reprises ici pourtant, et depuis le début février….c’est bien le seul domaine où il me semble insurpassable, or il se permet d’accuser Redeker de malhonnêteté intellectuelle,
------------------------------------------------------------------------
Lu également ici ::
"Ceci-dit,"
......
[belle abesse]???
[:>))
Ecrit par : christophe sibille, qui éprouve le besoin d’y mettre un trait d’union pour aggraver son cas. On n'arrête pas le progrès.
========================================
Autre morceau d’anthologie:
« Concernant Sarko et n'étant pas spécialiste, j'ai le plus grand mal à faire la part entre ce qu'il pense (?) et ce que lui écrit Henri Guaino. Les mois qui viennent vont sans doute nous permettre, hélas, d'y voir plus clair. »
Ecrit par : Perceval | 23 mai 2007
Cela s'appelle mesurer la pensée d’autrui à l’aune de la sienne.(?)
----------------------------------------------------------------------------------------
Admirons aussi la pureté de la langue du poète qui nous inflige cet admirable vers d'une non moins admirable chanson...
« « Lequel se fera arrêter pour les scoots qu'il aura piqué » (SIC)
La mort de l'accord du participe est une licence poétique, sans doute !
-------------------------------------------------------------------------
Et maintenat pour Доболино... qui a vu en rêve : « Brighelli démonté un IUFM » Re-sic- et re-licence poétique, re-sans doute.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2007
Ejusdem:
« « Eh oui! Cadichon et Porcinet, un chanteur russe, admirateur de notre Brassens, pouvait composer et chanter ceci sous Brejnev. Nous étudiions ces chansons en classe. Elles sont toutes très belles, très poétiques. Les connaissez-vous?
Cette suffisance pathétique ne mérite pour elle-même aucune réponse, mais les lecteurs de ce blog ne méritent certainement pas, eux, de se faire ainsi racoler pour écouter les niaiseries du "Brassens" géorgien. Булат Шалвович Окуджава, ex-instit qui s'ennuyait dans sa cambrousse, s'est reconverti dans la dissidence. Il n'y était pas tout seul, mais il eut l'astuce de se forger, parmi les gauchos occidentaux, un fonds de commerce dans le mirliton geignard, à l’époque où « les pacifistes était à l’ouest et les SS-16 puis 20 à l’Est .
Il n'avait certainement pas la pointure de notre magistral moutachu sétois dont la mise en musique de Villon était d'une autre trempe que le Villon revu et corrigé par un pâle Déroulède soviétique, dissident ou pas.
Dans ces années-là, je me passais en boucle les disques de Владимир Семёнович Высоцкий, Vladimir Semjonovitch Vissotski, qui vous avait quand même une autre gueule que le Borat besogneux de Tbilissi. C'était vrai poète, feu le mari de Marina, aussi maudit qu' éthylique, et ça l'a tué, mais sa voix à la Garou, ses textes et sa musique donnent toujours la chair de poule.
Et « pour les …non-russophones » (Ecrit par : Perceval ) et surtout « non-demeurés » puisque capables de distinguer une pierre précieuse de la camelote, il existe une version bilingue des balades de Vissotsky. Un vrai bijou.
http://www.france-cei.fr/article.php3?id_article=1286.
Miantenant, je peux reposer mon plumeau et aller me laisser bercer aux accents graves de V.V.
Walking down memory lane. Pour cela, mes très sincères remerciements, Monsieur Grégoire.
Ecrit par : Cadichon | 24 mai 2007
Entendu à la radio.
Marseille.
Depuis décembre,les enfants préparaient leur concert.Il y avait entre autres des chansons de Faudel et de Macias.
Et puis voilà,Faudel et Macias ont soutenu Sarkozy.
Les chansons seront donc supprimées du concert au vélodrome.
La FSU va -t-elle manifester ?
Ecrit par : bernard | 24 mai 2007
@ Anne-Marie
"Et si on leur apprenait d'abord à lire et à écrire, comme ce serait possible si les méthodes "intégratives" n'étaient pas enseignées à 90 % ou plus dans notre pays?"
Bien sûr, je suis d'accord, mais si on ne fait pas un effort pour promouvoir la rationalité dans ce pays, j'ai bien peur que cela ne leur serve qu'à mieux lire le coran qu'il apprennent par coeur dans les madrassa locales ("écoles coraniques", de plus en plus à la mode). Or en lisant certains propos ici, dont ceux du tenancier qui affirme que prôner le faux est équivalent à prôner le vrai, on est effaré : l'obscurantisme a malheureusement encore de beaux jours devant soi.
"On s'étonne que les enfants défavorisés aient tant de mal à s'intégrer : ce n'est pas d'aujourd'hui que l'on dit que l'illet-trisme conduit directement à la violence. Ils n'ont pas la chance d'avoir à la maison quelqu'un qui leur apprend à lire en parallèle avec une méthode syllabique."
Il n'y a aucune étude sérieuse sur les liens entre illettrisme et violence. Je veux bien qu'indirectement dans nos pays l'illettrisme mène indirectement à la délinquance (puisqu'il vaut mieux savoir lire pour avoir un travail et un revenu régulier), mais de grâce, l'Afrique était analphabête jusqu'à il y a peu et s'il ne faut certes pas en faire un paradis sur terre, il ne faut pas non plus en faire une terre où toutes les barbaries sont permises.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 24 mai 2007
Il est énorme cet Imam Grouik-Grouik quand même.
Ecrit par : Pendariès | 24 mai 2007
Non Pendariés, c'est juste un "idiot utile" qui participe,, de manière encore plus grossière que le bourricot réactionnaire, à la déinformation organisée par les néo-conservateurs américains comme le montre lumineusement Guillaume Weill-Raynal dans
LES NOUVEAUX DÉSINFORMATEURS
" La France, pays d'Astérix, de Voltaire et de Zola, se voit volontiers en pays phare de l'esprit critique.
Nul doute que les choix exprimés dans l'affaire d'Irak, les positions défendues face au conflit israélo-palestinien, le peu d'enthousiasme de la plupart face à l'apothéose du marché et de ses valeurs, le nombre des libres penseurs et athées nous placent «à part».
Cette «hétérodoxie» au sein du monde tel qu'il va désormais fait un peu trop désordre pour qu'on ne cherche pas à la faire rentrer dans le rang.
Disqualifier la pensée réellement critique, stigmatiser les esprits incorrects, brouiller les débats en est le moyen privilégié.
Par ailleurs, il est avantageux d'utiliser cette réputation d'indépendance de la France pour en faire un relais spécifique et biaisé dans la manipulation mondiale des consciences.
Dans les deux cas, l'outil privilégié est la petite armada de clercs ou réputés tels de longtemps formés, bien loin du souci de vérité, aux revirements, discours à triple détente et autres contorsions au sein de groupuscules, chapelles et sectes diverses.
Ce sont ces «nouveaux désinformateurs» qui ont retenu l'attention de Guillaume Weill-Raynal.
La sélection des dossiers les plus significatifs, la maîtrise d'une documentation considérable et un rare courage intellectuel lui permettent d'établir, preuves à l'appui, que tout se passe comme si nous étions la cible d'une entreprise résolue de désinformation.
Les faits sont là: après, à chacun de se faire son opinion !
http://www.somabec.com/main.cfm?p=30&Item_ID=9782200350956&uni=0&l=fr
Par ailleurs, je me refuse à écrire le pseudonyme choisi à dessein par cet individu pour nous contraindre à polluer "Bonnet d'Âne" de ses boules puantes.
Que penseriez vous , Pendariès, si dans ce "pseudo" ,qui associe le nom d'un dignitaire religieux musulman à l'onomatopée du grognement du porc, on substituait le nom d'un dignitaire religieux juif?
L'islamophobie, je n'aime pas ce terme mais c'est le seul à ma disposition, est structurellement identique à l'antisémitisme d'un Édouard Drumont.
La mise en parallèle de la "Tribune" de Robert Redeker dans "Le Figaro" et d'extraits de "La France Juive " d'Édouard Drumont, lui même s'inspirant de certains écrits d'Ernest Renan, montre un parallélisme évident notamment dans la construction essentialiste de l'argumentation.
Parrallèlisme aussi avec les écrits, sévérement condamnés par la Justice, de Roger Garaudy fondés sur une lecture littéraliste de l'Exode, du Deutéronome et du Livre de Josué dont les deux premiers font partie intégrante de la Thora, les textes les plus sacrés du Judaïsme, pour prétendre que la théorie et la pratique du génocide est une invention juive.
Affirmation d'autant plus infondée que la recherche archéologique a démontré que ces livres n'ont aucune réalité historique et qu'il s'agit d'épopées de propagande rédigés au plus tôt sous le règne du Roi Josias au VIIème siècle avant notre ère
.Le Roi Josias, descendant de David, avait engagé une réforme religieuse préalable à une guerre d'indépendance contre les Assyriens et les Égyptiens qui se termina par la mort de Josias à Meggiddo (Armagueddon), la destruction du premier Temple de Jérusalem et la déportation des classes dirigeantes, notamment les famillles royales et sacerdotales , à Babylone.
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
Chic, je ne me suis pas fait gronder par Cadichon !
( Tout le monde a eu son paquet, je crois).
Ceci dit (Bou Saïd, aussi), on peut aimer (adorer, même !) Vissotski ET Okoudjava (Et Brassens, et caetera..).
Merci pour le lien. Connaisez vous celui là ? http://vv.kulichki.com/
Encore mieux.
Ecrit par : yann | 24 mai 2007
Crise des vocations ?
Ne souffrez plus sans réagir : prenez un comprimé de "Meirieutron" !
"La guidance de l'enseignant en collège unique a pour VOCATION d'être un corollaire pédagogique au service d'un travail d'ouverture sur le monde de l'établissement scolaire conçu comme lieu de vie."
Envolée la douleur !
"Meirieutron" et ça repart comme en 14 !
Ecrit par : Robin | 24 mai 2007
Henri, mais enfin ! J'appelle de mes voeux à la création d'un Rabin Grouik-Grouik (il existe déjà, mais le pauvre... bref, laissons cela), d'un Curé Des Pucelés, d'un Kamarad Démokrat, d'un Hindou Meuh-Meuh, d'un "nouveau critique" Professeur de Lettre monsieur Ratio-Nice, ou d'un psychanalyste Herr Effi-Kaas, c'est même spécifié dans mon site dans la colonne de droite.
Pour le reste, je vous laisse à vos affirmations à l'emporte-pièces ultra délirantes "structurellement parlant".
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 24 mai 2007
Bonne idée, le russe, Dobolino.
Mais je ne crois pas que la prochaine formation continue obligatoire à points valide ce genre de choses. Le retour en prépa, peut-être.
Le tout est de ne pas s'encrouter dans ses savoirs et dans ses certitudes.
Ecrit par : yann | 24 mai 2007
"Une stratégie similaire est utilisé pour mener les Services Publics , "patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine',* à la ruine pour réduire le périmètre de l'État à celui de "Veilleur de nuit", c'est à dire à ses fonctions régaliennes, en les asphyxiant par des baisses massives d'impôts qui assèchent les finances publiques et font surgir le spectre récurrent de la Dette dont nous sommes régulièrement accusés par les "déclinistes" de laisser, par hédonisme et/ou égoîsme, la charge à nos enfants et petits-enfantts"
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
HG, il ne vous est jamais venu à l'esprit qu'en France, nous pourrions essayer d'utiliser un peu mieux l'argent public ? La dette a commencé à se creuser en 74 et ça s'est accentué en 81. A l'époque, on en baissait pas les impôts ou les charges, bien au contraire...
Ecrit par : Japhet | 24 mai 2007
Bon, il faut régulièrement faire un peu de ménage ici:
(...)
Miantenant, je peux reposer mon plumeau et aller me laisser bercer aux accents graves de V.V.
Ecrit par : Cadichon | 24 mai 2007
Le bourricot réactionnaire en soubrette chez JPG!
On aura tout vu...
Porte-t-il une courte robe noire, un tablier et un bonnet blanc?
Peut-être des bas résillles et des talons hauts?
L'image du plumeau, en tout cas, est géniale , magnifique métaphore du "Gaude mihi' cher aux Patriciennes de Pompéi.
Il est vrai que suite à sa capture par son ancienne maïtresse Cadichon, dans une aventure restée jusqu'ici inédite et dont j'ai eu communication par mes relations avec les milieux islamo-gauchistes qui financent le jihad d'Al-Quaeda en pillant les vieilles demeures de notre chère noblesse ruinée par ces Assassins de Jacobins comme nous le décrit très précisement l'Abbé Barruel (S.J.) dans "Les Mémoires pour servir à l'Histoire du Jacobinisme" . L'Abbé Barruel, paix à son âme, qui n'a pourtant pas totalement percé à jour les menées conspiratrices des sectateurs de Moïse, comme devait plus tard le prouver Monseigneur Jouin, honteusement diffamé par les Judéo-bolcheviks qui ont infiltré l'Éducation Nationale grâce au Ministre du Général de Gaulle Maurice Thorez.
Tout le monde sait maintenant, grâce au bourricot réactionnaire, écouillé par Dobolino la traïtresse, qu'Edgar Faure et René Haby étaient des Taupes du KGB, des "agents dormants", dont la mission étaient de saper la formation de nos futurs miltaires chercheurs et ingénieurs.
DEO GRATIAS, CADICHONUS , ILUSTRISSIMUS ASINORUM IMPERATOR!
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
Eh! Cadichon. A l'époque où je fis la connaissance des chansons de Boulat Okoudjava dont les textes simples étaient très pratiques pour nos profs de russe (en majorité des russes blancs exilés pour ceux que j'ai eu...), j'écoutais aussi Michel Sardou et avais un faible pour Patrick Juvet. C'est vous dire mon niveau intellectuel exceptionnel!
Si vous saviez Cadichon...
Je prise fort Sergueï Essenine: allez-y, dites-nous ce que vous pensez de ce médiocre vendu au stalinisme.
Ecrit par : dobolino | 24 mai 2007
Très bien, le GDVNPD!
Le système éducatif est encore rempli à ras bord de ces Diafoirus.
Eh, Monsieur Darcos, au karcher! vite, au karcher!
Ecrit par : Jean | 24 mai 2007
Quant à une confiscation du pouvoir par la droite, ce serait la chance de la gauche. L'usure du pouvoir ne viendrait que plus rapidement. Si en outre la gauche est laminée, cela impliquera une refondation totale qui serait sa chance historique. Si la gauche "sauve les meubles", elle n'a presqu'aucune chance dans 5 ans.
Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 24 mai 2007
Pour une fois que nous sommes d'accord! Ça se fête.
Ecrit par : dobolino | 24 mai 2007
HG, il ne vous est jamais venu à l'esprit qu'en France, nous pourrions essayer d'utiliser un peu mieux l'argent public ? La dette a commencé à se creuser en 74 et ça s'est accentué en 81. A l'époque, on en baissait pas les impôts ou les charges, bien au contraire...
Ecrit par : Japhet | 24 mai 2007
Bien entendu, Japhet. Je faisais allusion à la stratégie de Ronald Reagan qui y eut recours pour assècher les budgets sociaux hérités de l'immédat après-guerre et relancés par les Démocrates, notamment pour sortir la population noire de la pauvreté dans laquelle elle végétait depuis l'Abolition de l'Esclavage par Abraham Lincoln.
Dans un pays qui ne dispose pas d'un système efficace de Sécurité Sociale, ces budgets sociaux jouaient le rôle de filet de sécurité et permettait aussi d'assurer un minimum de politique de Santé Publique.
Bien sûr dans une "communauté noire" marquée culturellement par la matrifocalité, propre à toutes les Sociétés issues de l'Économie de plantation alimentées par la Traite négrière transatlantique, apparurent des effets contre-productifs telles que les très jeunes" Welfare Mothers".
En ce qui concerne le domaine qui nous concerne plus directement, l'École, le Ministère Jospin , mais pas lui seulement, a largement puisé dans les Caisses de l'Éta en pure perte.
Le coût pharamineux d'une année de scolarité d'un étudiant d'IUFM mis en évidence par Pedro Cordoba en est un exemple.
Moins connu , mais rappelé par Xavier Darcos, les 20 000 postes , l'équivalent d'une Académie moyenne, attribués aux multiples associations relevant pour l'essentiel du CCOMCEN ou du CLIMOPE (Comité de Liaison des Mouvements Pédagogiques) et servant à des militants du PS à échapper à la contrainte forte de la classe et des élèves et donc disponibles pour répandre , ex cathedra, le discours pédagogisies culpalisant classique.
L'annonce, aujourd'hui même, d'une réduction d'impôts destinée aux acquéreure de logement à partir du 6 mai 2007 va amputer un peu plus les ressources du Trésor Public et aura pour effet mécanique immédiat une relance de la hausse du prix des logements alors que celui-ci ,ces derniers mois, à se stabiliser.
L'économie des USA est actuellement "plombée" par une bulle immobilière qui, le jour où elle éclatera, mettra le système bancaire américain dans une situation très difficile.
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
Hep, Henri Grégoire, c'est "Cadichone, illustrissime..." et non "Cadichonus, illustrissimus..."!
Ecrit par : Jean | 24 mai 2007
Il est vrai que suite à sa capture par son ancienne maïtresse Cadichon, dans une aventure restée jusqu'ici inédite et dont j'ai eu communication par mes relations avec les milieux islamo-gauchistes qui financent le jihad d'Al-Quaeda en pillant les vieilles demeures de notre chère noblesse ruinée par ces Assassins de Jacobins comme nous le décrit très précisement l'Abbé Barruel (S.J.) dans "Les Mémoires pour servir à l'Histoire du Jacobinisme" .
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
Il ne manque pas un bout à cette phrase, par hasard ??
Ecrit par : yann | 24 mai 2007
Hep, Henri Grégoire, c'est "Cadichone, illustrissime..." et non "Cadichonus, illustrissimus..."!
Ecrit par : Jean | 24 mai 2007
Merci Jean, je n'ai plus fait de Latin depuis 1967 à l'exception de la lecture d'Astèrix que j'avais découvert dans Pilote.
J'ai donc oublié le vocatif. Merci de me l'avoir fait remarquer courtoisement et non avec la morgue arrogante du bourricot réactionnaire.
Je rectifie donc :
"Ave Cadichone, illustrissime asinorum imperator"
Quand je pense que, par pure nostalgie, j'ai acheté la nouvelle édition revue et corrigée du Gaffiot .J'ai transporté ce monument dans mon cartable les jours de compostion trimestrielle de la classe de 4ème à celle de ière C...
Les autres jours, c'était le pavé du Morisset et Thévenot.
Il semblerait du reste que l'édition que nous utilisions comportait de nombreuses erreurs.
Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
HG,
Nous sommes donc sur la même longueur d'onde. Pour les gaspillages, il suffit de consulter les rapports de la cour des comptes pour avoir des idées d'économies sans rogner la qualité des ervices publics auxquels je suis comme vous attaché. S'il n'y avait que l'EN...
Concernant les impôts, Bayrou voulait limiter les déductions fiscales par foyer à 20% du total de l'impôt sur le revenu, mesure intelligente mais difficile à mettre en oeuvre.
Mais il faudrait essayer !
Dans le genre baisse des impôts stupide, Chirac a fait très fort quand il a été réélu, en promettant des baisses alors que le déficit de l'état s'envolait de nouveau.
Pour la carte scolaire, j'attends le résultat avec inquiétude.
Que nous réserve-t'on ? Il me semble que bouleverser le système dans ce domaine là sans toucher à grand chose par ailleurs ne peut résulter que dans une école à 2 vitesses ou accentuer encore la césure entre les établissements huppés et les établissements sinistrés.
La suppression de la carte scolaire ne peut être bénéfique que
dans le cadre d'une réorganisation complète du système, avec retour aux fondamentaux, réintroduction des classes à niveau au collège, l'expulsion des écoles des fouteurs de merde et racketteurs professionnels et leur scolarisation dans des établissements adaptés (avec pour profs les pédagogols que le kärcher aura délogés de leur planque, ce serait une belle punition pour les uns et les autres), et attribution de moyens supérieurs aux établissements les moins huppés.
Mais je rêve tout éveillé, là...
Ecrit par : Japhet | 24 mai 2007
Je viens d'envoyer une lettre en recommandé AR à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, et j'aimerais la diffuser sur ce blog à titre d'information :
"Monsieur le Président de la République,
J'en profite pour vous écrire car je reste quelque peu dubitative et inquiète au sujet des prochaines réformes universitaires. Inquiète surtout quant aux choix du gouvernement puisque Monsieur le Premier Ministre, Monsieur François Fillon, semble refuser pour l'instant, selon un article paru récemment dans le Monde, la hausse et la modulation des droits d'inscription et surtout il ne mettra pas à priori en place la sélection....
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais très sincèrement j'ai cette fois envie de m'exprimer sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je vais reprendre une troisième fois des études et notamment pour la première fois à l'université (au Cavej) dans le seul souci d'assouvir une passion dévorante pour le droit, l'économie, et la politique plus particulièrement. D’ailleurs, je suis militante au MoDem à METZ. Je ne vous ai donc pas choisi au 1er tour mais au second. Je ne suis ni dogmatique ni sectaire, j’ai même quitté le PS pour ces raisons. Je suis au contraire convaincue qu’il faut raisonner avec pragmatisme, bon sens et logique. Aucune des prochaines réformes ne peut faire l’objet de profondes divisions au nom d’idéologies dépassées. Je crois vraiment qu’il est temps plus que jamais de tirer la sonnette d’alarme voire de sonner la fin de la récréation…Il est par ailleurs absolument fondamental de faire preuve de courage sans refuser la confrontation avec les syndicats si nécessaire….L’avenir du pays du pays en dépend, la situation de notre Nation est préoccupante.
J'appelle de mes vœux une université de l'excellence. Mais je ne vois pas comment nous pourrons l'instaurer si nous ne nous décidons pas une bonne fois pour toutes à entreprendre et à prendre les décisions qui s'imposent d'elles-mêmes comme la sélection notamment et surtout une orientation raisonnée. La massification actuelle est à l'origine de l'état de délabrement de notre enseignement universitaire et ce depuis toutes ces décennies. (Principalement avec ces lois totalement apocalyptiques comme la loi de 89 dite loi Jospin selon laquelle l'étudiant où l'élève a droit à la libre expression et selon laquelle il faut amener 80 % d'une classe d'âge au bac !) Aujourd'hui ce fameux baccalauréat n'en est plus un, c'est un vulgaire torchon de papier faisant office de formalité pour s'insérer dans le supérieur...En bref une coquille vide ! A force de vouloir faire des statistiques, c'est la collectivité entière que nous escroquons sciemment...
Mais concrètement c'est un abominable leurre qui amène au casse-pipe des centaines de milliers de jeunes dans un univers sans débouchés ni perspectives....Désolée d'employer un langage si peu châtré mais il me semble nécessaire de nommer un chat, un chat ! A mon sens, la réussite n'est pas collective mais individuelle ! Elle se construit à travers le travail et uniquement à travers cela à savoir une volonté de fer, une détermination, un investissement acharné et souvent il faut même des années avant de parvenir à ses objectifs....Le mérite, le talent et la compétence, le potentiel intellectuel, doivent impérativement devenir les seuls critères de sélection pour rentrer à l'université si nous désirons que ces filières redeviennent des voies nobles, enviées par nos voisins internationaux...Si nous désirons stopper la reproduction consanguine des élites, il est vital de sélectionner uniquement sur les motivations et les résultats scolaires ou estudiantins....Il est fondamental que le choix de s'insérer dans une filière universitaire soit un choix de convictions et non une décision prise par défaut, sous prétexte d'avoir été refusé en BTS ou autre cursus sélectif....
Je pense très sincèrement qu'il serait nettement plus intelligent d'ouvrir largement les effectifs des formations professionnelle en alternance ou en IUT et de créer des passerelles qui permettraient à des salariés de reprendre autant de fois que nécessaire des études après s'être frotté aux affres du marché du travail....J'en suis la preuve vivante et le fruit du succès de ces passerelles comme la formation à distance par exemple. J'ai déjà repris deux fois des études : une première fois depuis la seconde jusqu’au au bac ES dans un lycée privé d'enseignement général et la seconde fois après avoir cumulé CDD et CTT pendant 5 années dans l'assistanat de direction, par l'intermédiaire du CNED en préparant un BTS. J'ai été major de promotion sur les 2 années et j'ai obtenu le diplôme haut la main. A 31 ans j'ai enfin décroché mon premier CDI au bout de 8 années et demie de vie professionnelle marquée par un contexte d'instabilité très fort. Certes je ne perçois peut-être pas des revenus mirifiques mais dans tous les cas j'occupe un poste tremplin et comme j'envisage de redémarrer un cursus universitaire tout en continuant de travailler à temps plein, il m'est évident que je gravirai pas à pas les échelons. A force de ténacité, les efforts portent leurs fruits....
En toute franchise, ne vaut-il pas mieux, si l'on sait pertinemment que l'on ne tiendra pas la route dans un cursus de longue haleine dans l'immédiat, chercher à suivre une vraie formation professionnelle débouchant sur une voie donnée, s'engager dans la vie active, quitte à reprendre le chemin de la fac par la suite ???? La maturité, la soif d'apprendre, le recul apporté par les expériences de la vie, le pragmatisme lié aux épisodes professionnels, l'envie et surtout le désir de s'enrichir à titre personnel, ne font-il pas la différence comparativement à des étudiants rompus au bachotage mais dont l'unique hâte est de travailler ???
Quant aux droits d'inscription, je n'ai qu'une chose à dire c'est une question de survie. Avec 6000 euros par an et par étudiant et 3000 en fac de lettres et autres, il est impossible de faire des miracles. Si je n'ai pas la possibilité matérielle à la prochaine rentrée de financer des droits plus élevés, j'emprunterai pour étudier. Mais très franchement je pense que si l'on module les droits d'inscription en fonction du revenu des familles, on évitera les inscriptions bidons et en même temps les étudiants et leurs parents respectifs seront responsabilisés et réfléchiront peut-être à deux fois avant de s'engager. En même temps avec des bourses plus conséquentes soumises cette fois à l'obligation de résultats les étudiants seront incités à se dépasser, à travailler et seront plus motivés...Il n'empêche que l'enjeu est de taille car il ne s'agit pas de faire du quantitatif mais bien du qualitatif. Et si l'on procure l'autonomie aux universités sans leur octroyer les fonds nécessaires pour construire de bons dispositifs de formation, je ne vois comment elles peuvent s'en sortir bien qu'indépendantes et autonomes....
Voilà pour mon avis, je pense que nous devons tout simplement retrouver l'élitisme républicain, qui lui seul, permettra d'éviter la faillite définitive de notre système éducatif dans son ensemble....
Aussi j’aimerais attirer votre attention sur ces réformes plus que cruciales : tout est finalement lié et vous le savez pertinemment bien ! Sans la remise sur pied de l’université, vous pourrez entamer toutes les changements que vous souhaitez, vous courrez tout bonnement à l’échec ! Sans une recherche fondamentale dynamique, performante, compétitive, vous ne pourrez jamais appliquer une politique environnementale originale et exigeante…Sans universités solides, les pôles de compétitivité ne fonctionneront pas et se réduiront à l’état de façade, ils deviendront un énième outil parmi tant d’autres pour redynamiser le tissu économique local ou régional. Il est déjà si difficile de mobiliser les entreprises sur des projets innovants - et j’en parle en connaissance de cause puisque je suis attachée de direction, chargée de la communication, de l’évènementiel et des relations publiques au sein du pôle de compétitivité MIPI (Matériaux Innovants Produits Intelligents) – qu’il me paraît indéniable pour les attirer et leur donner envie de travailler avec les chercheurs universitaires, de mettre à la disposition des labos de recherche tous les moyens possibles et inimaginables en vue de réaliser un travail remarquable. Faute de quoi nous courrons à la faillite de notre enseignement supérieur, à la banqueroute de la Recherche, à la mort assurée de notre pays tout entier face à des concurrents féroces qui n’hésitent aucunement aujourd’hui et n’hésiteront surtout pas demain à investir en Priorité parmi les priorités dans l’université et la Recherche. La preuve, dans le classement international de Shanghai, la première université française est classée 113ème et nous régressons sans cesse. Si nous ne souhaitons pas devenir un pays du Tiers-Monde parmi l’ensemble des pays occidentaux industrialisés, et si nous ne voulons pas nous faire dévorer par les pays émergents et précisément INDE ET CHINE, il est URGENT de s’occuper en premier lieu de l’université et ce avec pragmatisme !
En espérant avoir retenu suffisamment votre attention sur ce sujet brûlant, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, ma plus haute considération.
Bien à vous
Sandra WAGNER"
Je pense désormais qu'il est grand temps de réagir : j'en ai assez de critiquer sans agir. Désormais j'ai pris ma plume ou plutôt mon clavier et j'en ai profité pour lui écrire un courrier en bonne et due forme....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 24 mai 2007
Il ne manque pas un bout à cette phrase, par hasard ??
Ecrit par : yann | 24 mai 2007
Non, j'ai coupé une phrase trop longue , c'est un de mes défauts mais j'ai eu des problèmes de navigateur . J'utilise une version obsolète de Firefox et au bout d'un certain temps , i mon "butineur" se bloque et j'ai oublié d'effacer un "qui" que j'ai mis entre parenthèses ci-dessous.
"L'Abbé Barruel, paix à son âme, (qui) n'a pourtant pas totalement percé à jour les menées conspiratrices des sectateurs de Moïse, comme devait plus tard le prouver Monseigneur Jouin, honteusement diffamé par les Judéo-bolcheviks qui ont infiltré l'Éducation Nationale grâce au Ministre du Général de Gaulle Maurice Thorez."
Pour le reste, les références sont exactes. ce sont Les Mémoires de l'Abbé Barruel qui attribuaient la Révolution française à un complot des Frans-Maçons qui ont servi de trame au mythe de la conspiration juive.
Les "Protocoles des Sages de Sion" diffusés massivement par les contre-révolutuonnaires tsaristes ont, en particulier, convaincu Adolf Hitler de la réalité du complot judéo-bolchevik.
Je suis en train de lire l'excellente biographie de Hitler de François Delpla qui par un recours aux archives renouvelle profondément la vision simpette de celui qui reste le plus grand criminel de tous les temps.
http://www.delpla.org/
Je me suis intéressé à cet historien car il vient de publier une excellente synthèse sur "Le procès de Nuremberg" qui rompt aussi, par un traval d'exploitation des archives, avec une vision stéréotypée de ce procès dont les négationnistes, qui sont en fait des crypto-antisémites, ont fait un de leurs chevaux de bataille.
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
"
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
"La morgue arrogante du bourricot réactionnaire"...
C'était vraiment nécessaire d'ajouter ça?
De quel côté est "la morgue arrogante", en fait?
A propos de la carte scolaire, il faudrait reconstituter l'argumentaire officiel à partir des bribes d'arguments disséminées par-ci par-là dans les discours.
Il paraît quand même difficile d'imaginer que la mesure ait cyniquement pour but de nuire aux citoyens de ce pays!
L'assouplissement de la carte scolaire institue, c'est peut-être l'un des objectifs, un zeste de concurrence entre les établissements. Si les objectifs nationaux sont fermes et inéluctables, ce sera l'occasion de voir si les établissements à majorité plutôt "pédago" les atteignent mieux que les autres. Tout le monde sera forcément obligé de s'aligner, pour finir, sur ce qui marche. Enfin, je suppute...
"Avec pour profs les "pédagogols" que le kärcher aura délogés de leurs planques"...¨Ce serait un spectacle amusant que de voir Meirieu en baver devant une classe de 3ème bien hard qui ne comprendrait pas le début du commencement du premier mot de ses phrases... Si on peut appeler ça des "phrases", tellement elles sont sans contenu!
Bravo, Japhet!
Ecrit par : Jean | 24 mai 2007
Sandra Wagner,
Excusez-moi, mais votre "Recommandé avec accusé de réception" n'est, je crois, aucunement la garantie que votre lettre parviendra à votre destinataire. En plus il a un petit côté agressif qui est contre-productif...
Si je puis me permettre un conseil, il vaut mieux l'adresser en courrier simple avec la mention "Personnelle" en haut à gauche de l'enveloppe. En même temps, donnez-en "un double à un député de la majorité présidentielle que vous connaissez, avec qui vous aurez pris rendez-vous exprès pour cela, et à qui vous demanderez de bien vouloir la remettre "en mains propres" à Nicolas Sarkozy. Avec les élections législatives, votre député devrait courir...
Ecrit par : Jean | 24 mai 2007
Il est vrai que suite à sa capture par son ancienne maïtresse Cadichon, dans une aventure restée jusqu'ici inédite et dont j'ai eu communication par mes relations avec les milieux islamo-gauchistes qui financent le jihad d'Al-Quaeda en pillant les vieilles demeures de notre chère noblesse ruinée par ces Assassins de Jacobins comme nous le décrit très précisement l'Abbé Barruel (S.J.) dans "Les Mémoires pour servir à l'Histoire du Jacobinisme" .
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
Il ne manque pas un bout à cette phrase, par hasard ??
Ecrit par : yann | 24 mai 2007
Ce n'est pas à la phrase qu'il manque un bout.
à preuve, et du même:
"''L'islamophobie, je n'aime pas ce terme mais c'est le seul à ma disposition, est structurellement identique à l'antisémitisme d'un Édouard Drumont."'
et pourquoi diantre cette manie du "Name Dropping" ! il y aurait selon vous plusieurs antisémitismes?
Celui des musulmans adeptes de l'islamofascisme qui veulent rendre Israël à l'état de désert où l'ont trouvé les colons rescapés de la Shoah, et qui ont torturé Ylan, est de la même farine et engendre d'aussi misérables crapules que les théoriciens de l'antisémitisme avec lesquels ils partagent la connivence d'une matrice intellectuelle qui a nourri tous les totalitarismes le rouge, le noir/brun et le vert.
Le forcené du name dropping devrait appliquer cette autre manie à dropper les noms des doctrinaires qui sont aux origines intellectuelles de ces trois totalitarisme. La liste est courte et elle existe dans toutes les bonnes bibliothèques. Elle n'est un tabou que dans la France...illibérale.
Ce blog est ainsi exemplaire des deux France que décrit Jacques Marseille, l' un de nos trop rares vrais économistes.
La première, que j'appelle illibérale, heureusement en voie d'extinction depuis le 6 mai, regroupe les partisans de l'immobilisme jacobin qui perpétue la prédation d'un État aussi vorace qu'imprévoyant, qui nourrit en son sein le syndicalisme le plus archaïque et soviétisé du monde, et a détruit le système éducatif jadis le plus performant du monde. Leur mode d'expression se limit par force à la négative, anti-mondialiste, anti-américain, anti-capitaliste, et à l'invective monomaniaque : libéral est l'insulte suprême, tout libéral étant par définition un fasciste, un antisémite. Le conservatisme a bien visiblement changé de camp.
La deuxième France, tout aussi présente sur ce blog, dont elle constitue la majorité silencieuse, est celle qui applique les préceptes du libéralisme, mais sans en parler en raison du terrorisme intellectuel imposé par l'autre. C'est celle qui produit et travaille en prenant des risques, et les enseignants sont alors en première ligne pour se faire taper desuus, et elle se caractérise par son ouverture d'esprit et son amour de la liberté.
Il manque donc bien un bout de cerveau aux malheureux lobotomisés par la doxa socialiste la plus illibérale de la planète, dont ils perpétuent le conformisme moisi et les poncifes éculés. Le tocsin avait déjà sonné pour elle partout ailleurs et en France sa dernière heure semble aussi enfin arrivée. Ses adeptes vont cependant encore continuer à brasser quelques temps cet air fétide de leurs petits poings vengeurs en proférant des insultes à l'autre France, mais quand le chacal hurle, la caravane passe.
Ecrit par : Cadichon | 24 mai 2007
Je pense désormais qu'il est grand temps de réagir : j'en ai assez de critiquer sans agir. Désormais j'ai pris ma plume ou plutôt mon clavier et j'en ai profité pour lui écrire un courrier en bonne et due forme....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 24 mai 2007
Je n'ai rien à dire de plus sauf que j'ai suivi un parcours similaire dans la Fonction Publique où, après cinq ans d'auxiliariat j'ai pu, avec l'aide du CNED intégrer les Personnels d'Encadrement.
Maintenant je suis bloqué. La règle non écrite dans l'EN est qu'à partir d'un certain niveau , si l'on n'est pas Agrégé et/ou si l'on n'a pas d'appui politique , on ne peut accéder aux emplois de catégorie A+.
Or ni l'Agrégation, ni l'adhésion à un parti politique quelqu'il soit ne donne de garantie de compétence pour accéder à des postes de Cadre Supérieur.
Il est donc nécessaire de donner non une" seconde chance", j'exècre ce terme qui sent fort la sacristie, le confessionnal et l'"ordre juste " de Thomas d'Aquin, mais bien de donner , tant dans le secteur privé que dans la Fonction Publique, la possibilité de reprendre une ascension professionnelle sur la base de l'élitisme républicain, expression due à Jean-Pierre Chevènement et qui lui valut une sévère réputation de "réactionnaire".
Ceci étant, le problème des Lycées et des Universités reste entier.
Ils ont actuellement une double fonction:
1- Absorber, comme une serpillère en cas de débordement de la baignoire, une masse de jeunes qui, compte tenu de l'état du marché de l'Emploi, viendrait gonfler les chiffres du chômage.
2-Servir de sas où étudiantes et étudiants, de petits boulots en petits boulots, entreprennent un travail de deuil et finissent par se résigner à faire une croix sur leurs ambitions et à accepter les emplois subalternes et précaires qui s'inscrivent dans la politique néo-libérale de mac'donaldisation des emplois.
L'avantage comparatif de cette politique est d'individualiser l'échec et donc de culpabiliser l'étudiant issu des classes populaires qui a cru au miroir aux alouettes de l'Université.
Les illusions perdues
Mathilde Rembert
jeudi 24 mai 2007.
Dans la même rubrique
Dans la même rubrique
* "Contre la professionnalisation de l’Université".
* Normalisation des universités, caporalisation des universitaires...
Sabri, Fehrat, Djamel et Nassim ont bien du mal à se mettre au travail pour réviser leurs partiels du mois de juin. Inscrits en DEUG d’AES (Administration Economique et Sociale), ils sont perdus dans une université qui apporte aux étudiants un savoir très théorique sans encadrement suffisant. Tous échoueront à leurs examens. Anciens collégiens de ZEP (Zone d’Education Prioritaire), premiers lycéens de leur famille, étudiants malgré eux, ces jeunes deviendront des salariés précaires : recalés aux concours de la fonction publique auxquels l’université est pourtant censée les préparer, précipités dans un mariage précoce où ils croient trouver une stabilisation, acculés à travailler à l’usine qu’ils avaient tant voulu fuir en entamant de longues études, momentanément tirés d’affaire par les emplois-jeunes... Leur parcours sera semé d’embûches.
« 80 % d’une génération au niveau du bac » : cette phrase ministérielle fut emblématique de la démocratisation scolaire voulue dans les années 80/90. Entre 1985 et 1995, le taux de bacheliers dans une génération passe effectivement de 30 à 60 %. Mirage ? Jeu de dupes ? Ou bien réelle promotion pour les jeunes issus de milieux défavorisés ? Dans cet ouvrage passionnant, le sociologue Stéphane Beaud apporte les éléments d’une réponse toute en nuances. (...)
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=236
Ecrit par : Henri Grégoire | 24 mai 2007
Jean,
Le système de la carte scolaire me paraît injuste, entre les dérogations accordées par copinage, népotisme, etc, entre ceux qui arrivent à y slalomer parmi les options rares et les classes européennes, et ceux qui ont des enfants méritants, contraints de rester dans des écoles "ambition cornet de frites" (comme dirait MàC), par manque d'informations ou d'entregent.
Réformer ce qui ne marche pas est nécessaire mais imaginez
que dans un collège "ambition cornet de frites" soit nommée une équipe tout à fait compétente, motivée, autoritaire, mais qu'il ne lui soit accordé aucun moyen supplémentaire pour soutenir des élèves en difficulté, aucune autonomie pour décider de redoublements, expulser les fauteurs de troubles et autres, refuser ceux des bahuts environnants, etc..., le collège restera "ambition cornet de frites" et verra fuir ses meilleurs éléments. Voilà pourquoi je dis que toute réforme en profondeur de la carte scolaire doit s'inscrire dans un projet de refonte et reconstruction du système.
Sinon, on n'aboutira qu'à encore aggraver l'état du système.
Concernant Meirieu et ses sbires, vous imaginez la punition pour les élèves qu'ils auraient en face d'eux : écouter du charabia pédagogo à longueur de semaine avec un légionnaire au fond de la classe pour les empêcher de moufter ? Cela leur donnerait vite envie de retourner calmement dans un cursus normal.
Ecrit par : Japhet | 24 mai 2007
Je suis de votre avis.
Mais qu'entendons-nous concrètement par "refonte et reconstruction du système"?
Ecrit par : Jean | 24 mai 2007
Oulala, quelle vision passéiste.
Une "assistante de direction" n'est plus du tout une "standardiste".
Ecrit par : jid | 24 mai 2007
Si je puis me permettre un conseil, il vaut mieux l'adresser en courrier simple avec la mention "Personnelle" en haut à gauche de l'enveloppe. En même temps, donnez-en "un double à un député de la majorité présidentielle que vous connaissez, avec qui vous aurez pris rendez-vous exprès pour cela, et à qui vous demanderez de bien vouloir la remettre "en mains propres" à Nicolas Sarkozy. Avec les élections législativ