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10 mai 2007
Rapport Darcos
De la condition enseignante
Xavier Darcos a fourni en mars dernier au futur (et actuel…) président de la République un rapport sur la "condition enseignante" qui en finit avec un certain nombre de mythes obligeamment relayés par les médias (et par les syndicats, qui ne sont pas blanc-bleu dans cette affaire) : obligations de serice, salaires réels, statuts, absentéisme, tout y est.
Il y fait aussi un certain nombre de propositions, qui ouvrent des pistes de réflexion pratiques.
Les enseignants y trouveront du grain à moudre. Les non-enseignants y apprendront quelques vérités de base qui peuvent bien bousculer leurs certitudes sur les avatages forcément monstrueux dont nous jouissons — si c'est ça jouir, demain je me fais moine.
Vous trouverez l'ensemble du rapport sur http://www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc
Croyez-moi, ça vaut le coup d'y jeter un coup d'œil attentif. Ça évitera aux uns et aux autres de continuer à trimballer des idées reçues sur le libéralisme dévoreur de fonction publique…
J'ajoute qu'il manque à ce rapport un volet, à construire complètement, sur les réformes nécessaires de la pédagogie, qui vont à mon sens de pair avec une revalorisation des statuts, des carrières et des salaires. Parce que ces derniers points s'adressent naturellement aux enseignants avant tout, et qu'une refonte réelle des programmes s'adresserait aussi aux parents dont la progéniture est, durant une bonne quinzaine d'années, sous les feux des projecteurs.
À vous de réagir — et pour éviter les insinuations sympathiques, je précise que je ne suis pas mandaté pour vous demander de le faire : ce blog est libre et le restera — il disparaîtrait dans l'instant même où moi-même, par obligation, ne le serait plus.
JPB
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Commentaires
Je dois être parano, mais j'ai le sentiment que moi et quelques autres sommes de moins en moins les bienvenus ...
Je vais donc pour un temps lever le pied et laisser le champ libre aux enrichissantes analyses des imams de tout poil.
A bientôt... ?
Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007
Une question (pas si anodine) : le rapport est daté du 10 mars 2006 sur la page 1.
Est-ce une coquille ou bien le document traînait-il dans les tiroirs et a été sorti opportunément seulement ce printemps ?
Ecrit par : Zorglub | 10 mai 2007
En tous cas, on va avoir un nouveau collègue, professeur agrégé de lettres, récent candidat à la présidentielle, qui va bientôt reprendre du service et peut-être se battre avec nous pour une reconnaissance du métier de prof(esseur) aux yeux des parents et de la société en général! Cela fait chaud au coeur!
Mais non, Perceval, pourquoi dites-vous ça? Restez!
Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007
Jean-Paul, apparemment, le lien ne marche pas...
Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007
Le 09-05-2007 à 13:49:49, prof16 a écrit :
Circulent régulèrement des âneries sur les Zep. Il faudrait les supprimer. Elles seraient créatrices des inégalités. Elles colleraient de méchantes étiquettes sur les élèves. Elles seraient parfaitement inefficaces. Et quoi encore???
Comme je n'ai, de ma vie, qu'enseigné en Zep ou lycée 'difficile', comme je ne crains nullement les classes les pires, et comme j'ai eu affaire plus souvent qu'à mon tour 'aux racailles' qui font peur aux braves gens, je me sens autorisée à parler aussi du sujet.
Les Zep ne créent pas l'échec.
Elles contrent comme elles peuvent l'échec programmé.
On va au sauvetage - on récupère les élèves un par un - et si on n'arrive pas à récupérer tout le monde, le fait est qu'on récupère l'énorme majorité des élèves qui entrent en classe. On leur permet de rêver à d'autres métiers que dealers ou p.utes ( en l'occurrence, la belle langue serait une insulte à ce que sont les vies des petites amenées à ça).
Les Zep croulent sous les manques de moyens. Les Zep ont les pauvres livres récupérés on ne sait où, dont les pages tombent. Les Zep ont des classes surchargées, et oui, pour pouvoir avoir quelques classes à effectifs réduits ( pour les terribles des terribles ).
Les Zep ont les plafonds qui tombent et les peintures qui s'écaillent.
Les Zep ont des élèves battus par leurs parents. Abandonnés trois semaines. Laissés à l'abandon, laissés à eux-mêmes, ils ne regardent pas la télé et ne jouent pas trop aux jeux vidéos.
Les Zep ont des élèves dont les mamans sont femmes de ménage et qui viennent vous expliquer qu'elles ne peuvent pas aider leurs enfants.
Les Zep ont des élèves dont les parents n'ont pas fait d'études.
Les Zep ont des élèves dont les familles n'achètent jamais de livres.
Et alors?
Il faudrait le même traitement pour tous????
Il faudrait insulter ces familles? Leur reprocher de ne pas être des gens biens et cultivés?
Il faudrait prendre tous ces mômes et les mettre dans des foyers? Qui a déjà travaillé avec des mômes mis en foyer?
Qui peut témoigner de leur bonheur, à ces mômes placés?
Les Zep ont des gens qui apprennent à devenir enseignants et c'est la meilleure école possible. Les Zep ont des profs qui restent parce qu'ils savent ce qu'ils font là. Et qui se moquent des querelles pédagogiques - on fait ce qui marche, et le fait est que la pédagogie de Meirieu marche en Zep, avec les terribles des terribles - parce qu'on n'a pas de programmes, qu'on a peu d'élèves et qu'on a du temps avec eux. Cela arrive trop tard dans une vie, c'est tout.
Qu'il y ait des sottises dans la pédagogie moderne, c'est une évidence. Qu'il y ait une prétention effroyable dans l'enseignement actuel du français, c'est une évidence aussi.
Ce qui est aussi évident, c'est qu'obliger les enseignants à réfléchir à leurs notations, à leurs cours, c'est bien. C'est indispensable.
Et si les Zep peuvent servir aux profs à comprendre que tout le monde n'adore pas les livres et la culture, et que c'est là qu'il faut être inventif et passionné, et bien tant mieux et qu'on fasse 'stage de Zep' pour tout le monde, ça changera la donne.
Mais qu'on ne les supprime pas.
Qu'on les aide. Qu'on leur donne ce qu'on leur a promis. Qu'on comprenne ce qu'elles sont, et, si on est sérieux et employé de l'EN, qu'on cesse cette guerre imbécile entre modernes et anciens, il y a des poutres dans tous les yeux, quand on regarde bien. Et pour ces mômes-là, ceux qui ont besoin de leurs profs, il ne faut pas de politique, de guerres pédagogiques, il faut aller à ce qui marche, sans se planter dans des ornières, quelles qu'elles soient.
Voilà mon coup de gueule du jour, sur les seuls bahuts qui ont vraiment du prix à mes yeux, parce que là on sait pourquoi on est prof.
Ecrit par : Maminou | 10 mai 2007
Le lien inséré dans la Note ne fonctionne pas.
http://www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc
j'indique donc celui-ci.
http://209.85.129.104/search?q=cache:oJIt5FMEV9sJ:www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc+http://www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc&hl=fr&ct=clnk&cd=1
Après une première lecture cursive, ce Rapport me parait fort intéressant même si , comme à l'habitude, le Premier Degré en est singulièrement absent.
Par exemple, les obligations de service des PE qui exercent dans les RASED n'y sont pas mentionnés.
Rien n'est dit sur les Directeurs d'École dont les modalités de recrutement, de formation, d'exercice des fonctions et de rémunération laissent beaucoup à désirer.
Rien non plus sur le coût réel des IUFM et l'opinion des sortants sur la qualité de la formation d'un point de vue opérationnel.
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Pour ceux qui ont des difficultés, un autre lien :
http://www.lalettredeleducation.fr/L-entourage-de-Nicolas-Sarkozy.html
puis cliquer tout en bas sur "Rapport Darcos".
Si ça ne fonctionne toujours pas, faire un clic droit sur "Rapport Darcos" puis "Enregistrer la cible sous ...".
Par la suite, ouvrir le fichier avec votre traitement de texte préféré.
Ecrit par : Zorglub | 10 mai 2007
Concernant la promotion "au mérite", admettons le principe. Mais qui évalue le "mérite", et suivant quels critères?
Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007
J'ai publié une "Brève" sur "Les Amis de l'ABC" renvoyant à ce fil de dicussion.
Rapport Darcos
jeudi 10 mai 2007.
Un fil de discussion est ouvert sur "Bonnet d’Âne"le Blog de Jean-Paul Brighelli autour du "Rapport et propositions remis à Monsieur Nicolas SARKOZY sur la situation morale et matérielle des professeurs en France par Xavier DARCOS.
Voir en ligne: Rapport Darcos "De la condition enseignante"
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/breve.php3?id_breve=8
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Bonjour...
post-it
Ecrit par : Patricia M. | 10 mai 2007
Sur le Rapport Darcos
Impression assez favorable :
- Le recentrage sur les savoirs
- La volonté affichée de revaloriser réellement la fonction
- La prise en compte des conditions matérielles (salaires, pouvoir d'achat)
- La suspension du décret Robien du 14/02/2007 sur les décharges pour responsabilité exceptionnelles, ainsi que le décret Allègre du 30/07/98 portant sur la réduction de 17% du taux de HS par rapport à l'heure normale
- Exercer les 2 premières années dans la même académie
- Prime d'installation
Quelques inquiétudes cependant :
- L'évaluation des professeurs par le C.E.
- Les expressions "travail en équipe" "interdisciplinarité" et "pédagogie différenciée".
Ecrit par : Robin | 10 mai 2007
Je n'ai rien contre l'interdisciplinarité et le travail en équipe, mais cela doit rester ponctuel sur des projets bien définis, sur la base de l'initiative individuelle, de la liberté de choix et des "affinités électives", et ne doit pas être systématisé dans un "projet d'établissement".
Ecrit par : Robin | 10 mai 2007
Bonne question en effet: pourquoi le Rapport est-il daté du 10 mars 2006?
A mon humble avis, ce pourrait être une erreur de frappe. Et pourtant, à ce niveau...
Ecrit par : Jean | 10 mai 2007
A propos du "projet d'établissement"
On ne dira jamais assez à quel point ces projets peuvent se transformer en "carcans".
Je me souviens il y a quelques années avoir invité un écrivain en résidence dans une classe de 4ème en collège sensible, dans le cadre pourtant d'un partenariat avec l'E.N. et sur la recommandation de l'inspection académique et après avoir dûment prévenu ma hiérarchie.
Réaction de la principale à qui je présentais la personne en question : "Vous êtes qui, vous ? , ça n'est pas dans le projet d'établissement." (tout cela d'un ton revêche et avec une attitude de mécontentement, de rejet et d'impolitesse inqualifiables)
Je me suis confondu en excuses un peu plus tard auprès de la personne : "Ne vous inquiétez pas, j'ai tout de suite vu à qui j'avais à faire. Il m'a ensuite proposé d'en parler à l'inspecteur d'académie, mais j'ai décliné...pour avoir la paix. Je sais, ça n'a pas l'air très courageux "vu de l'extérieur", mais les collègues comprendront pourquoi.
C'était "petite chronique de la vie ordinaire en collège unique ou le règne de la médiocrité généralisée"...Mais nous avons d'ambitieux "projets d'établissements" !
Ecrit par : Robin | 10 mai 2007
Robin, ne serait-ce pas plutôt la personne, (la chef d'établissement) qui serait à mettre en cause que le projet?
"Bonne question en effet: pourquoi le Rapport est-il daté du 10 mars 2006?
A mon humble avis, ce pourrait être une erreur de frappe. Et pourtant, à ce niveau..."
Ecrit par : Jean | 10 mai 2007
Les choses ont-elles tellement changé depuis cette date, Jean?
Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007
La réponse à ma question se trouve à la première ligne de l'éditorial de JPB: "en mars dernier"!
Robin, la nullité irradiante de la plupart des principaux de collège est spectaculaire. On se demande où on va chercher de tels abrutis (et abruties, parce que, là, je vous assure, la parité est respectée!). La plupart du temps, ce sont des gens qui n'ont aucun idéal, qui n'ont pas le début du commencement d'une réflexion sur ce que c'est qu'enseigner. Souvent incultes, ils regardent forcément de travers les certifiés et encore plus les agrégés de leur établissement. Bref, c'est la Cour des Miracles! Il y a cependant quelques exceptions...
Ecrit par : Jean | 10 mai 2007
Robin, ne serait-ce pas plutôt la personne, (la chef d'établissement) qui serait à mettre en cause que le projet?
Oui, sans doute, mais la personne n'est malheureusement pas unique en son genre...Et comme ce sont les chefs d'établissements qui "pilotent" les projets.
Ecrit par : Robin | 10 mai 2007
« la nullité irradiante de la plupart des principaux de collège est spectaculaire »
Ecrit par : Jean
«Et comme ce sont les chefs d'établissements qui "pilotent" les projets»
Ecrit par : Robin
Spectaculaire mais pas étonnante. Sur quels critères sont-ils admis au concours de personnel de direction ?
Ce sont des chefs d’escadrille...
Ecrit par : georges | 10 mai 2007
"Piloter ", "pilotage", encore deux mots qu'il faut désormais s'interdire d'utiliser si l'on est professeur, tellement ils ont été vidés de tout sens raisonnable par les pédagos et les gestionnaires bâtisseurs d'usines à gaz!
Avec "pédagogie" et "pédagogue", ça en fait quatre!
C'est normal, car le langage véhicule une vision du monde, et cette vision-là, au centre de laquelle on aperçoit la figure effrayante d'un Meirieu en gloire, non merci!
Ecrit par : Jean | 10 mai 2007
A propos du "projet d'établissement"
On ne dira jamais assez à quel point ces projets peuvent se transformer en "carcans".
Quelques inquiétudes cependant :
- L'évaluation des professeurs par le C.E.
- Les expressions "travail en équipe" "interdisciplinarité" et "pédagogie différenciée".
Ecrit par : Robin | 10 mai 2007
- Les expressions "interdisciplinarité" ne gêne pas vraiment à condition que cette expression soit bien définie.
"travail en équipe" demande aussi à être précisé. Où place-t-on le curseur entre les contraintes de l'équpe et la "Liberté pédagogique"
Par contre, l'expression "pédagogie différenciée" devrait être bannie. Malgré les milliers de page écrites sur ce sujet , on ne peut en tirer aucune conclusion pratique.
Exemple typiquement pédagogiste
Accompagnement de l’apprenant
Différencier les profils d’apprentissage
http://recit.cadre.qc.ca/differenciation/article.php3?id_article=51
"projet d'établissement" là aussi devrait être très simplifié. Il n'est pas inutile de disposer d'un document écrit très brefs qui pointe les domaines où l'établissement dispose de marges d'autonomie et où il est possible de gagner en efficacité.
Le projet "Potemkine doit être absolument banni.
«Villages Potemkine»
"Adolf Helbig, biographe de Potemkine, a lancé la légende selon laquelle le ministre aurait implanté des villages factices en carton-pâte tout le long du parcours de la tsarine dans ses nouvelles provinces. Il aurait ainsi voulu la flatter et la rassurer sur l'état de sa paysannerie !
Depuis lors, l'expression «village Potemkine» désigne - à tort - des opérations de propagande visant à tromper les dirigeants d'un pays et son opinion publique."
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
"Piloter ", "pilotage", encore deux mots qu'il faut désormais s'interdire d'utiliser si l'on est professeur, tellement ils ont été vidés de tout http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogiesens raisonnable par les pédagos et les gestionnaires bâtisseurs d'usines à gaz!
Avec "pédagogie" et "pédagogue", ça en fait quatre!
C'est normal, car le langage véhicule une vision du monde, et cette vision-là, au centre de laquelle on aperçoit la figure effrayante d'un Meirieu en gloire, non merci!
Ecrit par : Jean | 10 mai 2007
Pour "piloter" et "pilotage" tout à fait d'accord, Il existe déjà diriger, gouverner, administrer,.
"Piloter" n'appote rien de plus à l'exception d'une vague connotation techniciste.
Par contre "pédagogie" est un mot antérieur au "pédagogisme".
Je ne vois pas au nom de quoi on s'interdirait de se servir d' un mot remontant à 1495, et admis par L'Académie française depuis 1762.
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
"Le moment est venu par exemple de poser la question de l’annualisation des services d’enseignement, et donc de l’annualisation des horaires eux-mêmes. Une garantie pourrait ainsi être donnée aux familles que, quoi qu’il arrive, l’horaire annuel prévu sera assuré (ce qui permettrait peut-être, au vu du constat que toutes les heures ne sont pas faites aujourd’hui, de justifier son allègement, notamment et en lycée)."
Ai-je bien compris? A votre avis, que veut dire ceci?
Et ceci?
"On peut penser enfin que ce débat permettrait d’aboutir, en échange d’un surcroît de rémunération, à un allongement du temps de travail des professeurs, ce qui toutes choses égales par ailleurs contribuerait à l’objectif de non remplacement partiel des départs en retraites."
J'avais cru comprendre et j'avais volontiers admis que pour bon nombre, voire la totalité, des enseignants de secondaire il était impensable d'augmenter le nombre d'heures de cours vu le temps passé à la correction des copies, à la préparation des cours et à la formation continue?
Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007
Henri Grégoire,
Vous faites absolument comme vous l'entendez!
Je disais simplement que les mots "pédagogie" et "pédagogues" ont été tellement dévoyés par les théoriciens sectaires et fumeux que vous savez qu'ils auront à mon avis du mal à s'en remettre.
La question est d'ailleurs de savoir si ces mots sont encore aujourd'hui de quelque utilité. Parmi les professeurs d'un collège ou d'un lycée, vous seriez capables, vous, de faire le tri entre ceux qui seraient, à vos yeux, "pédagogues" et ceux qui ne le seraient pas. Avouez que cela fait un peu désuet. Aujourd'hui, il s'agit plutôt, me semble-t-il, d'être simplement et authentiquement "professeur", et même de continuer à l'être en dépit des efforts des "pédagogues", précisément, pour nous l'interdire!
Ecrit par : Jean | 10 mai 2007
Intéressant, ce rapport. C'est un début.
Pour moi, c'est un peu technique au niveau statuts, échelons, etc., mais çà a l'air de mieux prendre en compte la condition enseignante.
Maintenant, il me semble que l'ensemble des mesures représente pas mal de dépenses dont l'Etat n'a pas le premier sou. Est-ce réaliste ?
Pas vraiment de nouveautés sur les programmes, mais je pense que ce n'était pas l'objet du rapport.
En tous cas, je ne dirai plus "profs fainéants, absents". C'est promis !
Un point : 3,2 jours de formation continue par an, dans une profession intellectuelle, c'est un peu court, non ? Cà mériterait sûrement mieux.
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
Voilà mon coup de gueule du jour, sur les seuls bahuts qui ont vraiment du prix à mes yeux, parce que là on sait pourquoi on est prof.
Ecrit par : Maminou | 10 mai 2007
Le hic, c'est qu'il y a certains chef d'établissement qui refusent que le leur soit classé ZEP à cause de leur carrière. J'ai même un exemple personnel. Alors, ce n'est pas parce que vous êtes estampillés ZEP comme un ruban rouge sur le camembert que cela apporte une valeur ajoutée à votre implication. Je suis passé par des LP très difficiles pas ZEP du tout; et là, je suis un peu fatigué, et j'ai vu que pas mal de mes collègues aussi: les élèves se balancent sur leur chaise, ne foutent rien, j'en ai eu qui se sont battus en classe pour une casquette cachée, j'ai entendu comme réponse, alors que je demandais qu'on me dresse une liste de sentiments, le mot "sodo", etc...
J'ai tenté de travailler sur la section "Le vin" des Fleurs du mal avec des Terminales BEP et Bac pro, de faire de l'histoire littéraire (le Romantisme): à vote avis, j'en suis sorti comment de mes cours?
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
Explosé!
Ecrit par : Jean | 10 mai 2007
"J'ai tenté de travailler sur la section "Le vin" des Fleurs du mal ; à votre avis, j'en suis sorti comment de mes cours?"
Saoûl ?
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007
Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007
"Le Tiers-Monde est de la merde, écrasons-lui la gueule!" C'est énorme, et j'en ris encore en tapant ce mot! Merci Jean-Paul
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
Yann,
C'est vrai que ça ne fait pas beaucoup de jours de formation, mais comme ces formations sont d'ordinaires des laius de personnes ayant cessé d'enseigner depuis longtemps, ou n'ayant jamais enseigné, c'est déjà trop. Le caractère intellectuel de ma profession (je suis professeur de lettres), je le développe par mes lectures, mon activité propre.
Ecrit par : Markhache | 10 mai 2007
Groumf. "Sont d'ordinaire" !!
Ecrit par : Markhache | 10 mai 2007
En tout cas, le rapport de Darcos montre qu'il n'a pas le B2I. Quelle façon d'utiliser un traitement de texte !!!!!
Ecrit par : Georges | 10 mai 2007
Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007
Génial! J'avais déjà vu en son temps mais bien à avoir sur internet. Merci.
Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007
Le groupe "Jalons" est donc ressuscité? C'est une excellente nouvelle, Jean-Paul!
Pour ce qui est de l'annualisation, en ce qui me concerne, (en ce qui nous concerne, dans les IUFM), c'est déjà fait...
Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007
Demain on sera tous profs d'anglais annualisés !
Ça c'est encore du « pilotage par le haut », merci bien, sous-commandant Darcos ou comment « gagner plus » dans la Grande Garderie.
Les profs d'hist-géo font déjà dans notre bahut des Sciences éco, du droit du travail, du droit de la construction et encore plusse mieux : de l'ECJS.
Ils n'hallucinent pas vraiment de bonheur, ces salauds qui se couchent tard à préparer des cours dans des matières qu'ils ne maîtrisent pas. Tout ça pour se faire forcément flinguer dans le dos par le proviseur et les IPR... et qu'Allah bénisse le président de Funès, euh pardon, Sarkozy.
Et oui au moratoire sur la connerie administrative !
Ecrit par : Lariba | 10 mai 2007
J'ai adoré le slogan "pardon pour le dérangement".
N'avez-vous pas trouvé une parenté avec dimanche dernier ?
JP se range déjà du côté des persiffleurs, l'état de grâce est donc déjà derrière nous ?
Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007
L'enseignement secondaire n'a jamais réussi du fait de sa structure, à disposer , comme le Premier Degré où la polyvalence facilite les choses, d'un dispositif de remplacement efficace.
Très franchement, je ne vois aucune solution.
Mais , sauf erreur de ma part, le MEN a déjà été condamné par la Justice Administrative, à Montpellier je crois, pour faute lourde.
C'est pourquoi, il règne une certaine agitation chez les Hiérarques de la Rue de Grenelle qui font pression sur les Rexteurs qui font pression sur les Chefs d'Établissement qui font pression sur les...Profs.
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Ne pourrait-il pas être envisagé un "corps" de remplaçants du secondaire auxquels seraient réservée l'obligation de polyvalence dans les domaines soit littéraire, soit scientifique ?
Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007
serait réservée...
Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007
Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007
Très agréable de retrouver ton humour sur ce blog!
j'ai pas entendu le "on veut des profs de flûte à l'E.N"!
:)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 mai 2007
Ne pourrait-il pas être envisagé un "corps" de remplaçants du secondaire auxquels seraient réservée l'obligation de polyvalence dans les domaines soit littéraire, soit scientifique ?
Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007
Effectivement, ce pourrait être un début de solution. Mais je crains qu'une telle idée rencontre énormément de résistances.
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Ne pourrait-il pas être envisagé un "corps" de remplaçants du secondaire auxquels seraient réservée l'obligation de polyvalence dans les domaines soit littéraire, soit scientifique ?
Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007
Effectivement, ce pourrait être un début de solution. Mais je crains qu'une telle idée rencontre énormément de résistances.
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Pour Un hussard :
Je ne connais pas cette édition de 1953 du manuel de Bernard et Redon. Y trouve-t-on le chapitre que j'ai reproduit sur la croisade des Albigeois?
Pour mouron rouge :
J'ai trouvé le Bernard et Redon de 1939 chez un ami bouquiniste. Il doit sûrement en exister d'autres, c'était à coup sûr un manuel répandu.
Voici les références :
"Petite histoire de la France et de la Civilisation française"
Cours Élémentaire et classe de huitième
par Paul Bernard (Ancien directeur de l'École Normale d'Instituteurs de la Seine) et F. Redon (Inspecteur de l'Enseignement primaire)
Trentième édition (Nathan, 1939).
Une merveille, je vous dis ; une merveille...
Louis Barthas
Ecrit par : Louis Barthas | 10 mai 2007
"les meilleurs de nos professeurs, ceux qui enseignent en terminale ou dans certaines classes préparatoires (type BTS). I"
déjà je trouve que ça part bien dans le préambule.
"ls correspondent exactement à ce que vous avez souhaité dans vos discours d’Angers et de Maison-Alfort : ils font partie de ceux qui s’engagent, qui ont du mérite, qui assument des tâches supplémentaires. Il était normal qu’ils soient mieux rémunérés que ceux qui préfèrent simplement assurer leur service minimum."
Et oui, les enseignants de collège, de lycée pro n'assument aucune tache supplémentaire, ça doit être dans leurs gênes d'être des feignasses, et en plus trop cons pour avoir l'agreg.
Ecrit par : CLG | 10 mai 2007
Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007
Génial! J'avais déjà vu en son temps mais bien à avoir sur internet. Merci.
Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007
Non, sans blague, ça vaut mille plates excuses! Lancez-ous et, surtout, en cas de péins, soyez apte à rebondir. Résilience est le maître-mot si le cas venait à échoir.
Soyez Voltaire plutôt que Diderot, de grâce...
Même si Frédéric II a moins de charmes que Catherine la Grande.
Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007
Y'a des miettes dans mon clavier! faut que je le secoue ou que je tape plus fort.
Péins= Pépins
Lancez-ous=lancez-vous!
Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007
"des droits nouveaux pourraient être créés, tel l’accès gratuit aux lieux de culture (bibliothèques, musées)."
C'est vrai qu'après avoir supprimé l'accès gratuit au Louvre au profit des salariés de chez Total, on peut considérer que c'est un droit nouveau...
Ecrit par : CLG | 10 mai 2007
Ben voilà ! JPB m'énerve dès le matin à critiquer les propos gaucho-républicains (sans doute sa mauvaise conscience) plutôt que les filous racistes, je vais me passer les nerfs sur le gros forum d'instits sur le ton "arrêtez d'être cons et on cessera de vous le reprocher", et me voilà une fois de plus banni ! Tout ça parce que je chambrais gentiment les idolâtres du devoir de mémoire ou les inconditionnels de la "nouvelle star"... Il paraît que je suis trop agressif... C'est sûr que c'est plus grave, malgré moult précautions de langage pour promettre qu'il ne s'agit que de parler franc, que d'être incapable de mettre une idée derrière l'autre ou d'écrire trois mots sans fôte...
Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007
J'ai bien ri ,JPB , merci à vous pour cette diversion!
Ecrit par : Thalie | 10 mai 2007
Mais ne vous "victimisez" pas, Perceval! Ca me rappelle quelqu'un...
Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007
"Mais ne vous "victimisez" pas, Perceval!"
???
Il ne s'agissait que de vous faire sourire...
Mais le fond est exact : je suis sidéré ! Le forum en question est édifiant, tant par son contenu que par la façon et la célérité avec laquelle on en est éjecté ! Si vous n'avez rien de mieux à faire, vous pouvez aller vous faire une idée :
http://edp.ipbhost.com
Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007
Jugez-en plutôt directement à travers cet échange-là, un parmi d'autres (moi, c'est Moâ) :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=108972&st=400
Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007
Parcourez quelques pages, et vous verrez au nom de quelle agressivité je me suis fait bannir...
Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007
Et voici ma lettre de cachet :
"Suite aux propos publiés sur le forum, votre compte est à nouveau modéré.
Si vous voulez continuer à participer à ce forum, il vous faudra apprendre à vous exprimer d'une manière moins agressive et moins "crue"."
Si j'ai glissé cet apparté, c'est parce que je crois que ce n'est pas complètement étranger à ce dont nous débattons ici.
Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007
"Je vais donc pour un temps lever le pied et laisser le champ libre aux enrichissantes analyses des imams de tout poil."
Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007
On savait que l'opium des Talibans avait encore de beaux jours devant lui. Manifestement, celui du peuple aussi !
Ecrit par : Un hussard | 11 mai 2007
Il y a un point très intéressant dans le "Rapport Darcos" sur un thème que j'avais abordé dans un autre fil de discussion, celui de la "récupération" des 20 000 ETP (Équivalent Temps Plein) soit 20 000 Emplois de Professeurs actuellement détournés au profit d'Associations diverses et variées pour la plus grande part regroupées dans le CCOMCEN -Comité de Coordination des Oeuvres Mutualistes et Coopératives de l'Education Nationale-, qui couvrent les domaines d' activités suivants:
# Assurance
# Banque
# Consommation
# Education
# Enfance
# Handicap
# Imprimerie
# Jeunesse
# Loisirs
# Prévention
# Vacances
# Santé
# Tourisme
http://www.ccomcen.org/
En dehors de tout clivage politique , dans l'intérét du Service public et d'une saine gestion des deniers public, il y a là un sérieux travail d'assainissement à mener pour un Ministre corageux.
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Perceval, votre "victimisation", c'était une blague de ma part! Un clin d'oeil. Mais effectivement, on est mieux ici que sur les forums que vous indiquez. ! Je les ai parcouru très vite, mais il me semble qu'un usage prolongé fasse risquer un léger endormissement des neurones.
Ecrit par : christophe sibille | 11 mai 2007
Et voici ma lettre de cachet :
"Suite aux propos publiés sur le forum, votre compte est à nouveau modéré.
Si vous voulez continuer à participer à ce forum, il vous faudra apprendre à vous exprimer d'une manière moins agressive et moins "crue"."
Si j'ai glissé cet apparté, c'est parce que je crois que ce n'est pas complètement étranger à ce dont nous débattons ici.
Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007
S'il est tout à fait normal qu'un "modérateur" modère, il en va de sa responsabilité pénale, de la crédibilité du Forum associé à un site ainsi que de la "lisibilité" pour les visiteurs, vos propos sur la page que j'ai regardée ne me semblaient pas de nature à mériter cette "lettre de cachet".
Pour information:
Netiquette
Conventions de politesse sur les réseaux informatiques, l'étiquette étant un ensemble de règles de civilités et de protocole. À respecter si vous ne voulez pas vous fâcher avec vos interlocuteurs.
Le principal problème est de faire passer toute la discussion par l'écrit, sans l'aide par exemple du langage gestuel, qui permet d'indiquer le respect, la complicité, ou la franche rigolade. On donne donc à ses interlocuteurs des indices sur notre état d'esprit au moment où l'on a écrit ce que l'on disait.
C'est le rôle essentiel des smileys (en plus de leur rôle possible de carte de visite). Mais la netiquette va bien plus loin, puisqu'elle conseille par exemple de ne pas poster n'importe quoi n'importe où sur l'Usenet, ou impose plus ou moins tacitement les sujets abordables en IRC, selon les sites.
Ainsi, mettre de la pub dans un newsgroup où cela est en fait interdit par les utilisateurs entraînera au mieux une avalanche de courrier plus ou moins insultant, et au pire...
Malgré tout, la tolérance est générale, et il faut vraiment exagérer pour se faire sérieusement rejeter. La netiquette a été définie par l'IETF dans la RFC 1855, en voici les principaux préceptes :
* N'oubliez jamais que la personne de l'autre côté est un être humain.
* Ne blâmez pas les administrateurs système pour leur politique envers les utilisateurs.
* Ne présumez jamais qu'une personne parle au nom de son organisation.
* Faites attention à ce que vous dites des autres.
* Soyez bref.
* Vos articles sont votre reflet - soyez-en fier.
* Utilisez des titres descriptifs.
* Pensez à ceux qui vont vous lire.
* Prenez garde à l'humour et au sarcasme.
* Ne postez un message qu'une seule fois.
* S'il-vous-plaît, cryptez les documents ayant un contenu critiquable. .
* Faites un résumé des réponses qu'on vous envoie.
* Utilisez le courrier, ne postez pas un Follow-Up.
* Lisez tous les follow-ups et ne répétez pas ce qui a déjà été dit.
* Vérifiez deux fois les newsgroups où poster une réponse et les distributions des messages.
* Prenez garde aux copyrights et aux licences.
* Citez les références appropriées.
* Quand vous résumez, faites un résumé !
* Marquez ou cryptez les réponses ou les chutes.
* Corriger l'orthographe des autres est néfaste.
* N'exagérez pas les signatures.
* Limitez la longueur de vos lignes et évitez les caractères de contrôle.
* S'il-vous-plaît, n'utilisez pas Usenet comme une ressource pour vos devoirs de classe.
* S'il-vous-plaît, n'utilisez pas Usenet comme un média publicitaire.
* Évitez de poster un même article dans des newsgroups multiples.
.
http://www.gpcservices.com/dictionnaire/N/netiquette.html
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Jugez-en plutôt directement à travers cet échange-là, un parmi d'autres (moi, c'est Moâ) :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=108972&st=400
Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007
C'est vrai, quoi, Perceval, de quoi j'me mêle ?
Ecrit par : yann | 11 mai 2007
# Assurance
# Banque
# Consommation
# Imprimerie
# Prévention
# Vacances
# Santé
# Tourisme
http://www.ccomcen.org/
En dehors de tout clivage politique , dans l'intérét du Service public et d'une saine gestion des deniers public, il y a là un sérieux travail d'assainissement à mener pour un Ministre corageux.
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
J'aimerais bien savoir en quoi ces domaines concernent des professeurs détachés auprès des associations (si j'ai bien compris) ???
Ecrit par : yann | 11 mai 2007
Henri Grégoire, (comme pour d'autres) mais où trouvez-vous ce temps pour intervenir sur tous ces blogs et avec d'aussi longs messages? C'est votre métier, ou bien vous perdez vos 35 heures de productivité derrière un écran, ou bien vous êtes au chomage, ou vous êtes retraité, ou vous êtes addicte à Internet????? En tout cas, quel militantisme!
Ecrit par : Pendariès | 11 mai 2007
J'aimerais bien savoir en quoi ces domaines concernent des professeurs détachés auprès des associations (si j'ai bien compris) ???
Ecrit par : yann | 11 mai 2007
Toutes ces Associations et Coopératives sont issues du mouvement amicaliste qui s'est developpé pour l'essentiel dans l'Ensiegnement primaire à partir des Conférences pédagogiques cantonales avec les encouragements des Inspecteurs primaires qui les présidaient.
Elles répondaient , au départ, à de réels besoins. Certaines ont disparu, la SCUC (Société Coopérarative Universitaitre de Construction) d'autres ont fait l'objet de malversations telle la MRIDEN devenue le CREF ( Caisse de retraite complémentaire) d'autres enfin rencontrent de grandes diffcultés telle la CAMIF(Vente par correspondance)
La plus grande partie de ces Copératives et/ou Mutuelles maintenant s'est maintenant transformé en Entreprise comme les autres,:la MAIF, la CAMIF ,la CASDEN-BP et la MAE notamment.
Elles bénéficient toutefois d'un nombre importants d'Enseignants sous des régimes divers.
Cette situation me parait totalement scandaleuse , et je suis poli.
La Cour des Comptes a publié sur ce sujet un Rapport accablant qui a "fuité" dans "Le Figaro".
J'ajoute que ce Conglomérat qui était dirigé par la tendance socialiste de la FEN( UID) est un vétritable" fromage" notamment pour le PS en rémunérant directement ou indirectement des militants comme la MNEF .
La guerre entre UID (PS) et UA (PCF) pour le contrôler a provoqué l'éclatement de la FEN qui continue, très affaiblie, sous le sigle de l'UNSA et la création de la FSU où coexistent l'ancienne tendance UA et la tendance anarcho-syndicaliste EE (École Émancipée) actuellement contrôlée par la LCR.
Ces réponses satisfont-elles votre légitime curiosité?
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Pendariès, pour revenir sur un sujet que nous avions évoqué : il semble que la prime touchée pour un proviseur de LP pour l'apprentissage serait de 11 000 €/an. Il y en a qui gagnent plus à ne rien foutre...
Ce doit être la “loi de proximité” dans l'Éducnat, moins d'élèves en vrai tu verras, plus rang et pognon tu auras.
Ecrit par : Lariba | 11 mai 2007
Ces réponses satisfont-elles votre légitime curiosité?
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Merci, Henri.
Cà parait effectivement scandaleux, et un joli marigot.
J'ajoute que la CAMIF ne semble pas dans de telles difficultés, puisqu'elle fait de la pub TV (ou alors, elle a des prix ?)...
Ecrit par : yann | 11 mai 2007
Henri Grégoire, (comme pour d'autres) mais où trouvez-vous ce temps pour intervenir sur tous ces blogs et avec d'aussi longs messages? C'est votre métier, ou bien vous perdez vos 35 heures de productivité derrière un écran, ou bien vous êtes au chomage, ou vous êtes retraité, ou vous êtes addicte à Internet????? En tout cas, quel militantisme!
Ecrit par : Pendariès | 11 mai 2007
Voyons Pendariès,votre ami Cadichon m'a démasqué!
Je constate une inquiétante déperdition d'énergie depuis que le blog est l'objet des manoeuvres phagocytaires du camarade Grégoire, ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'il est droit dans ses bottes et dans ligne du parti. Comme son modèle,qui a colonisé tous les pays d'Europe orientale, il fait de Bonnet d'âne un satellite d'Abc , et Pendariès est bien un des rares à soulever ce lièvre.
Personne d'autre ne réagit à cette tentative d'OPA?
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2007
Il a tout compris je suis un Agent de désinformation du KGB (Canal Historique)
Et je reçois mes instructions de Moscou par l'intermédaire de La Havane.
"Hasta la victoria siempre"
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
16 décembre 2005.
La CAMIF, une coopérative en péril
Plan social . Créé naguère par la mutuelle MAIF, ce groupe de vente par correspondance vient d’annoncer la suppression de 271 emplois.
Pour cette syndicaliste, comme pour ses collègues de l’intersyndicale (FO, CGT, CFDT, CGC), il est temps « d’aborder les problèmes de fond » : la CAMIF, entreprise de l’économie sociale au statut de coopérative, créée naguère par la mutuelle des instituteurs, la MAIF, paie le prix d’une gestion qui l’a fait peu à peu s’éloigner de ses valeurs fondatrices. Michel Vivier, secrétaire (FO) du comité - d’entreprise, décrit un - processus de « transformation de la - CAMIF en société capitaliste ». Les sociétaires clients « ne contrôlent plus grand-chose ». La CAMIF a été transformée en une holding et une série de filiales, banales sociétés par actions. Ses dirigeants, venus du secteur privé, en ont importé les recettes, en rachetant des sociétés en République tchèque et au Portugal. Aventure qui se solda par de lourdes pertes. Les syndicats dénoncent également une politique commerciale visant à élargir la clientèle à coups de « remises à tout va », qui, au bout du compte, n’a pas permis d’attirer les nouveaux clients espérés mais a rebuté de nombreux fidèles sociétaires. En 2003, les difficultés s’accumulant, la CAMIF a obtenu un apport financier de la MAIF, à hauteur de 15 millions d’euros et, surtout, s’est tournée vers le groupe Trois Suisses International, entré alors dans le capital pour 5 millions d’euros. Mais, deux ans plus tard, la gestion n’ayant pas changé, la - CAMIF a replongé dans le rouge. Et cette fois, la MAIF rechigne à remettre de l’argent au pot, tout comme les Trois Suisses qui attendent d’abord de la CAMIF qu’elle « coupe ses branches mortes ».
http://www.humanite.fr/popup_print.php3?id_article=820047
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Mais si, Cadichon, on a bien vu que Grégoire essayait de faire du prosélytisme, mais tant que JPB maintiendra son blog, cela ne marchera pas...
Ecrit par : Thalie | 11 mai 2007
Notez que je m'en fous un peu de la CAMIF (et je pense de ne pas être le seul ici, en tout cas je l'espère ...) !
Avoir les mêmes fringues que les plus ring de mes collègues et le même canapé véritable faux rustique de style n'a jamais été un objectif pour moi dans la vie.
Y'a même pas de sex toys, aux 3 suisses oui !
Pour le reste tout y est au même prix (dans un bon cas) que n'importe où ailleurs, la galère de la VPC (délai) en + !
De profundis morpionibus.
Henri, vous avez des préoccupations qui me surprennent !
Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2007
Chais pas pourquoi j'ai posté ça ...
Je dois être un peu fatigué cette fin de semaine !
Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2007
Si ta commande des 3 suisses est arrivée, tu peux peut-être t'accorder un peu de détente ... :-)
Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007
De profundis morpionibus.
Henri, vous avez des préoccupations qui me surprennent !
Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2007
Le sort de la CAMIF m'importe peu, je répondais seulement à une question de Yann au sujet des 20 000 ETP que Xavier Darcos entendait récupérer notamment dans les Assciations et Coopératives regroupées dand le CCOMEN.
Je ne sais pas s'il y a des MAD à la CAMIF mais je suis certain qu'il y en a à la MAIF...
Cette situation m'a toujours heurté.
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Mais si, Cadichon, on a bien vu que Grégoire essayait de faire du prosélytisme, mais tant que JPB maintiendra son blog, cela ne marchera pas...
Ecrit par : Thalie | 11 mai 2007
Thalie, il arrivera au blog de JPB ce qui arrive toujours à une parole artiste une fois récupérée par le pouvoir en place. Il va, comme un feu de bois, s'éteindre tout doucement pour ne laisser que quelques cendres au petit matin. C'est ce que je crains!
Ecrit par : buntovchik | 11 mai 2007
ce qu'il arrive...à une parole artiste!
La semaine a été particulièrement harassante!
Ecrit par : buntovchik | 11 mai 2007
Un seul remède : les 3 suisses ...
Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007
Jean Paul BRIGHELLI
Merci pour ce lien sur le Rapport Darcos . Je l'ai lu au cours de quelques récréations :-)
Je retiens surtout le préambule :
"Le milieu éducatif considère d’ailleurs, à juste titre, qu’on ne peut traiter du statut des professeurs sans exiger le retour dans les classes de la discipline, du savoir-vivre, de la politesse élémentaire. Pour légitimer le professeur, il convient de commencer par le respect qui lui est dû de la part les élèves.
Tiens cet aprem , un élève gentil cependant a pété les plombs et m'a tout de même fait l'esquisse d'un bras d'honneur ! Ne pouvant pas le remettre en place comme je l'aurais souhaiter !!! je lui ai "gueulé " front contre front pour lui dire haut et fort que nous étions dans une école de la République avec des règles des droits et des devoirs (version CM2) . Je voyais ses pupilles briller . Il a perdu de son arrogance face à la classe mais cela est bien triste !
"Il en va de même pour les familles, quand elles contestent par exemple des décisions de redoublement ou des avis donnés par des Conseils de classe. "
Dans le cabinet médical que serait la "docte "parole " si le patient discutait le diagnostic du toubib !
L’échec ou le succès du « système éducatif » se jouent dans la classe, dans cette cellule où le maître donne le désir de connaître, les outils du savoir, les objectifs à atteindre.
" Dans la mémoire de chacun de nous, brille le souvenir d’un instituteur ou d’un professeur qui nous a stimulés et exhaussés, et non de bureaucrates inféconds ou de théoriciens de la scolastique éducative. "
Ah que cela fait du bien !
C’est l’acte pédagogique lui-même, centré sur les besoins de l’élève, qu’il faut protéger, en lui ménageant un espace de paix et d’ordre. On s’est trop fié à l’autonomie de l’enfant, à son propre projet, à ses sensations immédiates. La liberté n’est pas un point de départ mais d’arrivée, ce qui suppose de l’effort et des exigences.
Derrière ces belle paroles .... des actes en devenir ????
Sinon Mr Jean PAul BRIGHELLI , merci pour votre blog avant que vous ne fermiez boutique car je sens que celui-ci part en vrille !
Salutations
patrickinstit@aol.com
Ecrit par : patrickinstit | 11 mai 2007
Pour les mal comprenants (Zorglub, Jean) qui s'interrogent sur la date (et la nature ?) de ce rapport : ce n'est pas un rapport officiel : il a été demandé par un quidam candidat (un peu ministre quand même !) à un membre de sa famille poilitique (un peu IGEN et ancien sous ministre quand même !). Relisez la page de couverture : il est adressé à N. Sarkosy (l'adresse à "M. Le Ministre d'Etat" dans le préambule est un usage). Ce rapport n'avait aucune obligation d'être rendu public. Notez d'ailleurs qu'il est plutôt critique sur notre brave De Robien (avez vous déjà vu un rapport administratif contenant des attaques ad hominem ?)
Pour Perceval : lorsque vous suggérez la création d'un corps de remplaçants polyvalents (j'ai bien dit un corps) : comment allez vous les recruter ? Comment allez vous les faire évoluer dans leur "carrière" ? La même question se posait pour la propositude de création d'un corps de répétiteur ? En sciences notamment le problème crucial du niveau réel de recrutement se posera : exigera-t-on une bonne fois pour toutes qu'un remplaçant hors classe ne soit pas illettré et sache compter sur ses doigts ? Je plaisante...
Question à CLG : êtes vous mal comprenant ? malhonnête ? les deux à la fois ? Ne sait pas ? (cochez la case). Vous citez une phrase tronquée du rapport. Voici la phrase complète : "Ce qui est fâcheux dans cette affaire, c’est que cette décision assez brutale, qui est prévue pour s’appliquer dès septembre prochain, frappe presque exclusivement les meilleurs de nos professeurs, ceux qui enseignent en terminale ou dans certaines classes préparatoires (type BTS)".
Quant à l'annualisation du temps de travail, les technocrates du MEN ont ça dans leurs cartons depuis plus de 15 ans. On attendait le moment politiquement pas trop défavorable. Le moment est venu ; on l'aura.
Quant à mon jugement sur le contenu du rapport lui-même, je pense qu'il n'intéressera pas grand monde sur ce blog.
Daniel K RAUSS
PS : je n'ai pas voté pour "lui"...
Ecrit par : DK | 11 mai 2007
Sur la condition enseignante: Figaro de vendredi
Relaxe d'un enseignant
Le 16 mars, je vous parlais de Charles Belmer, enseignant suspendu par son proviseur pour avoir notamment dénoncé sur un blog « l'idéologie anti-occidentale », transmise par l'école de la République. Le tribunal correctionnel du Havre vient de le relaxer. Belmer entend poursuivre en justice l'Éducation nationale. C'est aussi cela, les effets d'une révolution.
Bloc-note de Rioufol
irioufol@lefigaro.fr
Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007
Un florilège du bloc-notes d'Ivan Rioufol!
ET HOP!
6 septembre 2002. ("école : dire la vérité")
(...) "L’opinion est en droit de savoir à quoi servent les milliards consacrés à l’éducation. C’est cet exercice de vérité que semble vouloir soutenir Luc Ferry (...). Mais il est d’autres constatations qui méritent d’être dites. Par exemple, la baisse de qualité de certains professeurs, leurs absence répétées, leur militantisme antiéducatif. Il est sidérant, à ce propos, d’avoir entendu autant de protestations contre la décision du gouvernement de punir plus sévèrement (jusqu’à six mois de prison) l’outrage à enseignant. (...)".
6 septembre 2002. ("faire cesser le hold up")
"(...) Mais le monde syndical s’est toujours comporté en propriétaire de l’Education nationale, imposant aux contribuables, en violation d’un élémentaire comportement démocratique, un système n’admettant aucune contestation. Or ce sont ces organisations de gauche et leur idéologie égalitariste qui ont contribué à la perte de prestige des enseignants (...)".
27 septembre 2002 ("l’horreur éducative", à propos du livre "Ignare Academy")
"On découvre à travers cet ouvrage, combien l’Etat tolère (j’allais écrire, encourage) l’abrutissement de ses jeunes sujets, enrôlant dans les récitations du "politiquement correct" (éloge du multiculturalisme, culte des minorités, justification des repentances occidentales, etc ...). Ce dressage idéologique, d’inspiration totalitaire en fait, se fait grâce à une profession enseignante qui, remarquent les auteurs, "n’a pas totalement achevé sa déstalinisation et sa "démaoïsation" ".
Yvan Rioufol, digne successeur de Max Clos
http://www.acrimed.org/article765.html
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
Les masques tombent
Ecrit par : Hervé | 12 mai 2007
Grégoire, ce qu'écrit Cadichon plus haut — l'aspect bâtard de la politique française depuis 45, valse hésitation entre capitalisme et étatisme —, c'est ce que pense la presse internationale : il faut de temps en temps sortir de chez soi et regarder le monde d'un point de vue qui ne soit pas franco-français. C'est comme ça que Copernic a fait sa révolution.
Que ce soit là ce qui fait justement l'originalité de la "solution" française est encore une autre question. Quant à savoir si cette solution est viable dans le contexte international actuel qui — l'avez-vous remarqué ? — a quelque peu changé depuis 1945, et même depuis 1981, c'est justement le nœud du problème.
Que Rioufol écrive dans le Figaro ne discrédite pas a priori ses analyses. Je ramasse les bonnes idées partout où je les trouve — je les ramasserais dans l'Huma ou Libé s'il y en avait.
Vous êtes le premier à dire (non, n'exagérons pas : vous n'êtes justement pas le premier) que la situation de l'école est grave, presque désespérée. Il faut d'urgence lancer des Etats généraux de notre système éducatif, et débattre (non pas sereinement, ça n'existe pas un débat serein, — mais avec conviction) de toutes les solutions.
Tenez, par exemple, que faire du Bac ? Actuellement, c'est le premier diplôme universitaire, puisqu'il ouvre théoriquement l'accès aux études supérieures. Mais nous savons en même temps que c'est une illusion — et même une fiction, tant se sont multipliées les sections qui recrutent sur dossier. Faut-il le conserver en l'état (et ça coûte cher pour un produit peu rentable), le supprimer et en faire une sorte de certificat de fin d'études, le renflouer pour en faire à nouveau un instrument discriminatoire au niveau des compétences (mais que faire des redoublants ?), ou autoriser les universités, dans le cadre d'une autonomie réelle, à instaurer tel ou tel filtre à l'entrée ?
Je préfèrerais de très loin que nous débattions de ce type de problème, plutôt que de voir des gens présumés intelligents, jusqu'à plus ample information, se lancer des invectives stériles à la tête. Meirieu et ses séides me traitent allègrement de facho / pétainiste / doriotiste, je m'en tape, pour parler poliment. J'attends de voir leurs idées — et je ne vois pas venir grand-chose, en ce moment. Alors, arrêtez de nous renvoyer à votre site, et faites ici des analyses un peu serrées, et synthétiques… Ça donnera au moins à chacun l'occasion de répondre, sans forcément passer par chez vous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007
"Mais si, Cadichon, on a bien vu que Grégoire essayait de faire du prosélytisme", écrit Thalie.
Dieu (?) merci, Cadichon et IGG n'en font pas, sinon où irions-nous, ma pov'dame, je vous le demande ?
Trève de plaisanterie : je viens de finir la lecture du rapport Darcos, argumentaire à usage électoral, effectivement, et non texte officiel. Le constat est plutôt juste -- on voit que Darcos connaît le milieu -- mais certaines propositions, en particulier l'annualisation du temps de travail, sont dangereuses. Tout ce qui est écrit sur l'autonomie des établissements, les réseaux et le travail des équipes enseignantes me semble la porte ouverte aux "expérimentations" pédagos les plus aléatoires. J'aurais aimé voir réaffirmer une vraie ambition, la nécessité de programmes nationaux, d'un baccalauréat diplôme national, et la volonté de redonner forme à la chose informe qu'est devenu le système. On en est loin. De toutes façons, tant que les établissements seront soumis à la LOLF, et tant que les politiques éducatives nationales dépendront des décisions de l'Europe, je ne vois pas bien ce qui pourra être fait "concrètement" comme on dit. Bref, Darcos ne nous insulte pas , il ne nous veut pas que du mal (ça nous change), mais je demeure extrêmement sceptique sur les suites (et n'allez pas me dire qu'avec le P.S. ç'aurait été pire, je n'en doute pas une seule seconde). Bref, la question est seulement de savoir si on peut limiter la casse et comment.
Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2007
"Bref, la question est seulement de savoir si on peut limiter la casse et comment",
écrit FG.
Autre perspectiver possible : comment compesner la casse (ou, si vous préférez, quelles modifications — par exemple pédagogiques — obtenir qui coppenseront les modifications structurelles dont on sent bien qu'elles sont dans les cartons…). C'est une autre façon de penser, peut-être plus dynamique que le simple freinage des quatre fers…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007
Déclarer la LOLF hors la loi.
Ecrit par : christophe sibille | 12 mai 2007
Je préfèrerais de très loin que nous débattions de ce type de problème, plutôt que de voir des gens présumés intelligents, jusqu'à plus ample information, se lancer des invectives stériles à la tête. Meirieu et ses séides me traitent allègrement de facho / pétainiste / doriotiste, je m'en tape, pour parler poliment. J'attends de voir leurs idées — et je ne vois pas venir grand-chose, en ce moment.
Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007
Je vous rejoins tout à fait sur ce point.
Les tenants du pédaogisme emploient depuis longtemps, l'argumentation "ad hominem" qui consiste à disqualifier des thèses qui leur déplaisent en discréditant leurs opposants.
J'en ai moi-même fait les frais.
Faisant part de mes doutes sur la pertinence et la faisabilité des Décrets d'application , avec toute la courtoisie de rigueur, de la Loi Jospin entra dans sa phase d'application , je fus publiquement qualifé de "pédagogue ringard" par un IA-DSDEN, Agrégé de Lettres.
Par ailleurs, cette polémique n'est pas récente. Dès 1985 sont parus d'excellents ouvrages dont l'excellent et brillant pamphlet "De l'Ècole" de Jean-Claude Miller.
Peu de choses sont donc réellement nouvelles du point de vue de l'argumentation.
Ce qui a, par contre, radicalement changé c'est que, d'une part, à la suite du passage de Claude Allègre rue de Grenelle et, d'autre part, de l'imposition brutale dans les Lycées de programmes de Lettres ,faisant une place exagérée à la Grammaire de Texte , issue essentiellement des travaux des formalistes russes qui n'ont été découverts en France que dans les années 70 du siècle dernier, et àl'étude de l'argumentation , un mouvement rassemblant des enseignants de tous les degrès est apparu.
Nous étions bien seuls en 1989. Les intellectuels qui avaient lancé le débat avaient bien été entendus par Jean-Pierre Chevènement dont la politique dans l'enseignement scolaire fût poursuivie par René Monory mais renvoyée brutalement par Lionel Jospin aux oublietttes.
Le second facteur , radicalement nouveau, c'est que la Droite moderne et décomplexée rassemblée autour du nouveau Président de la République a enfin compris qu'elle avait tout intérêt à rompre avec le pédagogisme qu'elle avait elle même introduit dans les Écoles avec Edgar Faure et dans les Collèges avec René Haby rompant ainsi radicalement avec la politique de toutes les majorités de droite qui ont systématiquement repris les thèmes pédagogistes.
Mais cette situation radicalement nouvelle présente des risques majeurs pour la mouvance anti-pédagogiste , c'est la récupération de cette thématique par la Droite réactionnaire, légitimiste selon les catégories de René Rémond, celle qui éprouve de la nostalgie pour l'État français du Maréchal Pétain.
La faiblesse numérique de cette droite réactionnaire la rend peu inquiétante mais elle fournit à nos adversaires communs des arguments dont il serait irresponsable de sous-estimer l'impact au moment même où des indices concordants montrent que le bloc pédagogiste commence à se fissurer.
Il est donc important que les analyses de Michel Delord , de Jean-Pierre Terrail et de bien d'autres soient , le plus aisément possible, accessibles sur la Toile .
L'explosion de l'Internet est le troisième facteur qui bouleverse la situation par rapport à 1985.
C'est donc l'un des objectifs que je me suis fixé en ouvrant "Les Amis de l'ABC".
Le deuxième étant celui de fournir un espace d'expression à tous ceux qui critiquent le pédagogisme du point de vue de ces effets dévastateurs sur les enfants des classes populaires;
En effet, le pédagogisme triomphant aggrave les méfaits de la crise qui a vu depuis la fin des "Trente Glorieuses" apparaîtrent les "Ghettos" des grands ensembles, les SDF, les Exclus, les précaires, bref le retour à la peur de la misère telle que le Victor Hugo l'a décrite dans "Les Misérables" à travers le personnage de Fantine.
Sur un plan purament diachronique, et sans confondre chronologie et causalité, vous n'aurez pas manqué de relever que le pédagogisme commence à ravager l'École au moment précis où s'achèvent les "Trente Glorieuses"....
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
Pour moi, la seule chose importante, c'est que TOUS les enfants apprennent à lire et à écrire : le retour des méthodes alphabétiques en est la condition sine qua non.
Les textes fondateurs sont écrits par mesdames Wettstein-Badour, Colette Ouzilou, et Liliane Lurçat.
Mon petit-fils est un "sinistré" de l'EN. Je le laisse finir l'année en paix, mais je compte faire un scandale en faisant connaître les méthodes qu'il a eues en CP et CE1. C'est indigne d'un pays civilisé.
Certains "grands chercheurs" comme Frank Ramus, qui s'était rallié à Roland Goigoux et autres pédagogistes commencent à mollir : depuis l'inauguration du "Neurospin", ils savent bien que l'escroquerie intellectuelle qui consiste à dire que toutes les méthodes se valent ne tiendra plus longtemps la rampe.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 mai 2007
Dans le cabinet médical que serait la "docte "parole " si le patient discutait le diagnostic du toubib !
Ecrit par : patrickinstit | 11 mai 2007
Je peux vous dire qu'il discute, maintenant !
Ceci gràce à internet. Plus moyen de dire n'importe quoi, çà oblige à la compétence.
C'est déstabilisant au début, mais c'est pas plus mal...
Ecrit par : yann | 12 mai 2007
"Pendariès, pour revenir sur un sujet que nous avions évoqué : il semble que la prime touchée pour un proviseur de LP pour l'apprentissage serait de 11 000 €/an. Il y en a qui gagnent plus à ne rien foutre...
Ce doit être la “loi de proximité” dans l'Éducnat, moins d'élèves en vrai tu verras, plus rang et pognon tu auras.
Ecrit par : Lariba | 11 mai 2007"
Je suis heureux d'apprendre que mon proviseur de Gauche (et mon proviseur-adjoint de Droite... Imaginez l'ambiance... Remarquez le Proviseur laisse à son adjoint tout le boulot concernant l'autorité pour sanctionner les élèves) gagne très bien sa vie. Il y a donc des fonctionnaires heureux.
C'est tellement le ras-le-bol dans mon LP qu'un des CPE s'est permis, s'adressant à moi (alors que le Proviseur était tout à côté et pouvait tout entendre), de critiquer ouvertement la politique du laisser-faire du chef d'établissement, disant: "Il nous faut un vrai patron ici qui tienne la maison, etc.". Une véritable charge à la Cicéron (heu??).
J'applaudis, car nous, les enseignants, quand on vient demander de l'aide ou plus de réponses adéquates face aux élèves qui n'en sont pas (ni dans leur tête ni par leurs attitudes), nous nous faisons rembarrer en nous expliquant que c'est aussi de notre faute s'il y a une telle ambiance et que la direction ne peut rien faire! Puis, la sanction de la note et des commentaires administratifs est toujours au bout du stylo de mon chef de bureau (qui est fort apprécié des Inspecteurs et du Rectorat. Je rappelle qu'il n'a passé aucun concours pour devenir chef d'établissement...).
Alors oui, l'élection de Sarkozy a l'air d'ouvrir un peu les ballons à oxygène... Pourvu que ça dure! Et rien que pour avoir pu entendre ce que j'ai entendu de la part du CPE (qui veut que ça change avec le proviseur-adjoint, hélas muselé par son supérieur), je suis content de cette élection! Pourvu que ça dure (bis)!
Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2007
Désolé, DK, mais vos "explications" sur la date du rapport Darcos sont parfaitement obscures!
Ecrit par : Jean | 12 mai 2007
Normal Jean, vous et moi sommes "mal comprenants" ...
Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2007
Pendariès,
Il y aura très probablement un changement d'esprit dans l'E.N. à la suite de l'élection de Nicolas Sarkozy. Comme quand un ministre de droite, je ne sais plus lequel, était revenu à l'Education nationale et qu'aussitôt les chefs d'établissement s'étaient sentis plus libres de sanctionner les élèves perturbateurs.
Ecrit par : Jean | 12 mai 2007
Concernant la poursuite des études après le Lycée Professionnel: J'ai quelques élèves qui veulent poursuivre en BTS. Ils sont venus me demander de commenter leur année et signer leur dossier (j'ai quelques craintes quant à leur capacité à suivre les cours généraux ensuite. Il faudrait révolutionner les exigences du LP: sélectionner VRAIMENT et pas qu'un ordinateur fasse le travail à la place d'un jury. Mais le hic est: moins d'élèves, puisque nous ne les recevons pas tous comme un centre d'accueil = moins de professeurs. Conséquence: il y en a qui risquent de gueuler...).
Ce qui m'aurait semblé plus significatif aurait été de prendre en considération les 4 années en LP (BEP et Bac pro): sur un laps de temps conséquent, l'évolution se présente plus sensiblement et les bosseurs de la 25ième heure sont démasqués. Un an pour un élève en LP correspond à une période débutant en septembre et s'achevant fin mai (compter 15 jours de vacances toutes les 7 semaines et enlever 4 à 6 semaines environ de cours pour cause de stage): cela va vite et pèse peu.
De l'avis des élèves: rien ne vaut le stage (ce qu'ils désirent avant tout, c'est, pour la plupart, travailler le plus rapidement possible en entreprise; donc quitter l'école. Pour d'autres, qui vomissent pourtant sur le lycée, la peur d'affronter les réalités de la vie les feront s'asseoir encore un peu sur les chaises des classes. Ha, la peur de l'inconnu!). Mais en faire tous des apprentis, est-ce une bonne idée? Déjà que le Français, principalement, les emmerde, s'ils n'ont plus de cours ou juste du pipi de chat dans les matières générales, je n'ose imaginer quel type d'artisan nous allons avoir dans pas longtemps...
Vu le train des événements, je suis même quasiment sûr que le client se fera insulter par celui qu'il emploie, puisque rien ne doit contrarier l'adolescent/élève d'aujourd'hui. Ha, les mauvaises habitudes. Si vous saviez le nombre de stages qui finissent mal (renvois, vols, insultes envers le patron, retards, etc.): vive les plombiers polonais ou roumains, au moins, ils sont cadrés (j'ai visité des LP en Roumanie... Vous voyez ce que je fais de mes vacances, moi?!).
Sinon, moi j'dis: il faut pondre une loi pour rendre la connerie chez les adolescents hors la loi! Que je suis content de n'être plus dans cet âge...
Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2007
Comme quand un ministre de droite, je ne sais plus lequel, était revenu à l'Education nationale et qu'aussitôt les chefs d'établissement s'étaient sentis plus libres de sanctionner les élèves perturbateurs.
Ecrit par : Jean | 12 mai 2007
Que faites-vous des bonnes âmes qui trouveront toujours des excuses envers les chenapans?
Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2007
"•Pour favoriser et valoriser l’initiative (la liberté pédagogique et le goût d’entreprendre) des professeurs, leurs services pourraient être globalisés et annualisés."
(Rapport Darcos)
Puisqu'il nous est demandé d'être concrets et de réfléchir dans le cadre qui nous est donné, soyons concrets.
Le projet d'annualiser le temps de service des enseignants représenterait -en tout cas dans le premier degré- un coût tout simplement exorbitant et parfaitement incompatible avec la LOLF et les exigences européennes du réduction des déficits public.
En effet, si l'on se réfère aux lois Aubry, qui ont défini un cadre pour l'annualisation du temps de travail dans le secteur privé, le volume annuel des heures travaillées est de 1600 h.
Les heures effectuées au-delà de ce plafond sont alors soit rémunérées en heures supplémentaires (donc à taux majoré), soient récupérées par le biais des jours de RTT. Dans certains cas, il est aussi proposé aux salariés de ne pas prendre ces jours de RTT et de les stocker sur un compte capital temps pour utilisation ultérieure (solution qui, pour des raisons aisées à comprendre, ne déclenche pas vraiment l'enthousiasme des foules !).
Dès lors, sachant que, dans le primaire, les fameuses 1600 heures sont largement atteintes dès mars pour les plus "fainéants" et bien avant pour les autres, que fait-on ?
Remunère-t-on à taux majoré, pour l'immense majorité de la profession, les heures effectuées au cours des mois suivants ? Avec quel financement ?
Laisse-t-on ces enseignants prendre 3 mois de RTT dans la foulée, en affectant d'autres enseignants sur leur poste pour terminer l'année, ce qui suppose d'augmenter de manière spectaculaire les effectifs ? Avec quel financement ?
Essaie-t-on de les prendre pour des imbéciles en leur vendant l'idée géniale du compte capital temps, ce qui est aussi sécurisant que de se préparer une retraite par capitalisation chez Enron ? Aucun problème de financement !
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
Il est vrai toutefois que le gouvernement Jospin avait envisagé une solution économique pour régler ce problème dans les LP : les heures consacrées aux visites des élèves en stage ne devant plus compter que pour 1/2 heure !
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
Puis, la sanction de la note et des commentaires administratifs est toujours au bout du stylo de mon chef de bureau (qui est fort apprécié des Inspecteurs et du Rectorat. Je rappelle qu'il n'a passé aucun concours pour devenir chef d'établissement...)
Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2007
En ce qui concerne tous les personnels d'encadrement, Inspecteurs et Chefs d'Établissement, il existe une solution simple qui ne coûterait pas un kopeck et qui aurait le mérite de mettre un frein aux recrutement de ces fonctionnaires d'autorité par "cooptation" ce qui ne peut que nuire à l'émergence de personnalités faisant preuve d'une réelle indépendance d'esprit et capable d'assumer leurs responsabilités.
II suffirait de rétablir une épreuve d'admissibilité écrite et anonyme. aux différents concours de recrutement.
Cela ne règlererait pas, bien entendu tous les problèmes mais en résoudrait quelques uns. Notamment une telle épreuve écrite permettrait , comme le remarquait récemment l'IGEN dans un rapport sur les IEN, de s'assurer que les candidats aient une maîtrise minimale de la langue écrite.
Le fait que cette remarque figure en incidente dans un rapport officiel suffit à confirmer qu'actuellement, comme je le pensais , ce n'est plus le cas...
Si cette épeuve écrite anonyme a été supprimée, c'est que des enseignants plus ou planqués dans les bureaux et/ou bénéficiant de la bienveillance de certains élus y échouaient régulièrement.
Le rétablissement d'une limite d'âge , 45 ans sauf erreur de ma part, serait aussi de nature à attirer des Enseignants désireux d'entamer une vrai seconde carrière et non seulement d'accumuler des points d'indice quelques années seulement avant de partir à la retraite.
Ce sont là deux mesures qui ne sont ni de droite ni de gauche mais qui relèvent strictement de l'intérêt du Service public.
On ne peut prétendre reconstruire l'École sans identifier les "points critiques, au sens de la Sociologie des Organisation qui privilégie l'approche sytémique, et notamment ceux qui soumettent les Professeurs à des contraintes purement idéologiques.
L'Affaire Lyssenko doit être en permanence présente à nos esprit. Le recours aux pédagogisme comme panacée permettant de résoudre les difficultés bien réelles à la fin des années 60 étant de même nature que le recours aux théories prétendument issues du "matérialisme dialectique" dont un Lyssenko affirmait qu'elles allaient résoudre tous les problèmes agro-alimentaire de l'URSS.
Trofim Denissovitch Lyssenko
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyssenko
Un Philippe Meirieu prétendant régler tous les problèmes de la "massification" de l'enseignement par la "pédagogie différenciée" ou une Evelyne Charmeux prônant la "voie directe " pour passer directement du texte au sens sont des émules de Lyssenko lui qui , condamnant la génétique mendélienne, jugée « réactionnaire », et reprenant les thèses du mitchourinisme stipulant qu'il est possible de modifier les caractéristiques génétiques d'une plante en agissant sur son environnement, prétendait, par des méthodes inspirées de cette théorie, pouvoir faire pousser du blé dans la toundra sibérienne..
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
Je suis reconnaissant à Henri Grégoire de rappeler dans un débat qui flirte avec l'inné et l'acquis que la gauche (à l'époque considérée comme extrème-gauche) a Lyssenko dans ses bagages et que lorsqu'elle se lance dans un débat théorico-scientifique, elle doit le faire avec précaution. Un "truc" comme l'innée c'est la droite et l'acquis, c'est la gauche est absolument scandaleux. Un scientifique dont je rappelerai le nom dès que mon informateur pourra me le fournir disait : on est 100% inné et 100% acquis… C'est ce qu'on fait de ces 200% qui déterminera si on est de gauche ou de droite, mais surement pas en niant l'inné… ou l'acquis.
J'avais évoqué Lyssenko à la mi avril dans une note… Soit Henri Grégoire m'a lu et a oublié de le signaler… Soit les grands esprits se rencontrent… Tant mieux !
Ecrit par : Roger FELTS | 12 mai 2007
"Je suis reconnaissant à Henri Grégoire de rappeler dans un débat qui flirte avec l'inné et l'acquis que la gauche (à l'époque considérée comme extrème-gauche) a Lyssenko dans ses bagages"
Roger FELTS | 12 mai 2007
Le problème dans les grands débats idéologiques c'est qu'on ressort toujours les vieux trucs des uns et des autres plutôt que de se centrer sur le débat...
De toute façon ce blog que j'ai découvert avec enthousiasme il y a quelques mois me semble mal touner et devenir oiseux.
En espérant qu'on se reprenne...
Ecrit par : Hervé | 12 mai 2007
Mille excuses, je suis réellement impardonnable.
Votre note était excellente et je l'ai publiée sur "Les Amis de l'ABC" avec, bien entendu le lien URL permettant d'y accéder.
J'indique donc ci-dessous l'adresse internet du texte original.
26 janvier 2006
SUR LES DISCOURS MYSTIFICATEURS ET MANIPULATOIRES
Roger Felts
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2006/01/26/2006_01_sur_les_discour/
Je signale aussi la série hilarante:
LE DÉTOURNEMENT DU CONSTRUCTIVISME PÉDAGOGISTE PAR LES PEINTRES POMPIERS (I)
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/01/19/le-detournement-du-constructivisme-pedagogiste-par-les-peintres-pompiers/
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
"De l’avis général, dans les collèges, un petit nombre d’élèves, le plus souvent des garçons, pas plus de deux ou trois par classe, perturbent gravement son fonctionnement. Par idéologie, faiblesse de l’institution, blocages divers, les chefs d’établissement et les professeurs sont désarmés pour casser le phénomène qui, au contraire, s’accentue. L’égalité des chances offerte à tous les élèves est ainsi gravement compromise. La mise en place de classes de remotivation pourrait être de nature à résoudre ce problème. Il s’agit de regrouper une dizaine d’élèves venant de plusieurs établissements et solidement encadrés avec un programme centré sur les éléments fondamentaux susceptibles de donner une confiance nouvelle à l’élève."
(Rapport Darcos)
1) La création de classes spéciales regroupant des élèves issus de plusieurs établissements est une proposition démagogique et irréalisable puisque contraire à la loi Montchamp de 2005, qui stipule que tout élève doit être inscrit dans son établissement de secteur.
2) Le fait même de regrouper des élèves à besoins éducatifs particuliers dans une même classe relève, d'après l'immense majorité des parlementaires de droite et de gauche qui ont voté cette loi, d'une politique de discrimination indigne d'une démocratie.
3) Ce rapport fait état d'une situation dans les collèges plutôt favorable au regard de ce que leur réserve l'avenir, puisque jusqu'à présent, le secondaire n'a pas encore subi les conséquences de l'application de la loi Montchamp dans le primaire. Par ailleurs, jusqu'en 2006, un nombre non négligeable d'élèves présentant des troubles sévères du comportement n'entraient pas au collège, puisqu'ils avaient été orientés bien plus tôt en IR notamment.
4) Contrairement à ce que l'on essaie de nous faire croire, l'idéologie n'a pas grand chose à faire dans cette histoire.
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
Le projet d'annualiser le temps de service des enseignants représenterait -en tout cas dans le premier degré- un coût tout simplement exorbitant et parfaitement incompatible avec la LOLF et les exigences européennes du réduction des déficits public.
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
Je me permets de rappeler que tout enseignant est un Fonctionnaire et que, en tant que tel il doit 35 hebdomadaires heures à l'État et qu'il a droit à 5 semaines de congé payé.
Ce qui donne ,toujours sauf erreur de ma part 47 semaines de travail alors que la durée de l'Année scolaire est fixée à 36 semaines.
Le même problème s'était posé en 1936 après le vote de la Loi sur les 40 heures et une circulaire, ou peut être un décret, en tout cas un texte réglementaire, avait indiqué les équivalences en temps de travail effectif pour iune heure d'enseignement devant les élèves.
Sauf erreur de ma part, pour les Lycées l'équivalence était de trois heures effectives pour une heure de cours ventilées en une heure de préparation, une heure de cours et une heure de corrections.
Pour un Agrégé cela donnait 45 heures/hebdomadaires à multiplier par le nombre de semaines de l'année scolaire et à diviser par 47.
Je laisse le soin aux internautes de faire le calcul en fonction de leur situation professionnelle.
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
Précisons que depuis la loi Montchamp, toute mesure visant à scolariser un élève hors d'une classe ordinaire ne peut être mise en oeuvre qu'après décision d'une commission de la MDPH.
Ce type de procédure repose uniquement sur l'initiative et la bonne volonté des familles, qui sont parfaitement libres de ne pas l'engager. L'Education nationale a été définitivement dessaisie de tout pouvoir en la matière, y compris les Inspecteurs d'Académie !
Bienvenue au pays de Candy et des Bisounours !
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
" Je me permets de rappeler que tout enseignant est un Fonctionnaire et que, en tant que tel il doit 35 hebdomadaires heures à l'État et qu'il a droit à 5 semaines de congé payé. "
Il me semble que c'est toujours 39 heures mais peut-être me trompé-je.
Ecrit par : catmano | 12 mai 2007
JPB, je pense que vous posez une très bonne question sur le Bac et l'entrée à l'Université.
Le problème est, je crois, capital pour ceux qui, après le Bac, se destinent à des filières professionnalisantes (BTS, IUT...) mais ne sont pas retenus car leur dossier est trop faible. Que deviennent ces gens-là ? Ils s'inscrivent à l'Université pour un échec garanti dès la première année. Tout le monde y trouve son compte : l'Université gonfle artificiellement le nombre de ses étudiants avec des gens qui ne viennent pas en cours plus de deux semaines, et qui finalement coûtent assez peu d'argent à l'État.
Ce que je suggère pour remédier à cela :
- Que seuls les bacheliers des séries L, S, et ES qui auront reçu l'avis favorable du conseil de classe du 3ème trimestre de Terminale peuvent s'inscrire à l'Université. Seuls ceux qui n'ont pas cet avis favorable, ainsi que les bacheliers des autres séries doivent passer un examen en septembre (mais qui ne soit pas directement organisé par les Universités) pour pouvoir s'inscrire.
- Ceux qui échoueraient à cet examen et qui ne trouveraient pas d'inscription en BTS ou IUT subiraient une année de "petite prépa" ou de "Terminale bis", formations dispensées dans les lycées, qui leur permettraient, selon les cas, de se préparer à l'examen d'entrée à l'Université, ou d'améliorer leur dossier pour l'année suivante pour des BTS ou IUT.
- Par ailleurs, je suggère que les filières Psychologie, Sociologie, Sciences du Langage (et j'en oublie certainement) qui attirent trop d'étudiants (pour le plus grand bonheur des universitaires : cela leur permet de maintenir des postes de chercheurs) ne recrutent qu'à partir de la 3ème année (tu veux faire de la socio, tu fais d'abord deux ans d'histoire, ou de géo, ou de philo ; tu veux faire Sciences du langage, tu fais d'abord deux ans de Lettres) et que seules les matières fondamentales soient accessibles immédiatement après le Bac.
Mon idée est d'empêcher que des gens aillent s'incrire en fac pour un échec garanti, sans que pour autant les Universités organisent seules une sélection qui ne ferait qu'entériner une hiérarchie sociale déjà établie. Je n'oublie pas non plus que les meilleurs étudiants des Universités sont ceux qui sont passés par les CPGE, qu'il faut évidemment conserver. Bien sûr, les CPGE comme les "petites prépas" coûtent plus chers qu'un amphi bondé mais il faut savoir ce que l'on veut.
Qu'en pensez-vous ?
Ecrit par : Pat | 12 mai 2007
"Je me permets de rappeler que tout enseignant est un Fonctionnaire et que, en tant que tel il doit 35 hebdomadaires heures à l'État et qu'il a droit à 5 semaines de congé payé."
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
J'ai l'impression d'entendre mon Inspecteur d'Académie, qui, quoique connaissant ses textes sur le bout des doigts, n'a jamais été en mesure de démontrer cette assertion...
En revanche, dans le primaire, nos obligations de services sont définies précisément par le décret de 1991 : 26 heures hebdomadaires en présence des élèves + 36 heures annualisées de réunions diverses.
Ce qui n'est défini nulle part, c'est le reste du travail : préparations et corrections, rendez-vous avec les parents, réunions de synthèse pour les élèves en difficulté, équipes éducatives pour les élèves relevant de l'enseignement spécialisé, rendez-vous ou contacts téléphoniques avec les différents professionnels intervenant auprès des enfants (orthophonistes, pédo-psy, psycho-mot, psycho-péda...), réunions dans le cadre des projets pédagogiques divers (non négligeable même pour ceux qui ne passent pas leur vie en sorties)...
Bref, entre les heures de présence obligatoires et les heures de travail réelles, les collègues sont en général d'accord pour estimer qu'un fumiste s'en tire avec environ 44 h de moyenne hebdomadaire, un instit sérieux frôle facilement les 55 à 60 h, et un instit sérieux ayant dans sa classe un enfant relevant de l'enseignement spécialisé peut atteindre les 70 à 80 h.
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
"1) La création de classes spéciales regroupant des élèves issus de plusieurs établissements est une proposition démagogique et irréalisable puisque contraire à la loi Montchamp de 2005, qui stipule que tout élève doit être inscrit dans son établissement de secteur." (Un hussard)
D'où la volonté de supprimer la carte scolaire, non ?
Ecrit par : Georges | 12 mai 2007
1) La création de classes spéciales regroupant des élèves issus de plusieurs établissements est une proposition démagogique et irréalisable puisque contraire à la loi Montchamp de 2005, qui stipule que tout élève doit être inscrit dans son établissement de secteur.
2) Le fait même de regrouper des élèves à besoins éducatifs particuliers dans une même classe relève, d'après l'immense majorité des parlementaires de droite et de gauche qui ont voté cette loi, d'une politique de discrimination indigne d'une démocratie.
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
1) Une nouvelle loi peut remplacer une loi ancienne.
2) Même si cette même classe bénéficie d'un encadrement adapté ?
Je ne comprends pas votre indignation. Est-il digne d'une démocratie de maintenir des élèves à besoins éducatifs particuliers dans des classes où cette particularité n'est pas prise en compte, et cela non seulement à leur détriment, mais aussi au détriment des autres élèves ?
S'il me semble illusoire de dire qu'il suffit d'enlever une dizaine d'éléments par établissement pour que tout aille mieux, je crois cependant que certains élèves "en rupture" ne peuvent être maintenus dans des classes "normales".
Alors, si c'est pour faire des classes-oubliettes avec 30 de ces élèves, qu'on éloignerait pour oublier qu'ils existent, non je ne suis pas d'accord. Mais si l'ambition est de leur fournir les moyens de revenir dans le système, je ne vois pas comment on peut être contre.
Ecrit par : Pat | 12 mai 2007
Henri Grégoire : "Je me permets de rappeler que tout enseignant est un Fonctionnaire et que, en tant que tel il doit 35 hebdomadaires heures à l'État et qu'il a droit à 5 semaines de congé payé.
Ce qui donne ,toujours sauf erreur de ma part 47 semaines de travail alors que la durée de l'Année scolaire est fixée à 36 semaines."
Mais alors, que penser de cela ?
"Assemblée nationale, séance du 2 juin 1986 – question écrite :
M. Robert-André Vivien rappelle à M. le ministre de l'Éducation Nationale que les commissions interministérielles du 6 janvier 1945 et du 11 avril 1946, ainsi que le décret du 10 juillet 1946 portant sur le traitement des différents fonctionnaires de l'État, ont fixé les traitements des enseignants au 10/12e de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent afin de tenir compte des vacances alors plus importantes dont ils bénéficiaient."
Ecrit par : Spieri | 12 mai 2007
Il me semble que c'est toujours 39 heures mais peut-être me trompé-je.
Ecrit par : catmano | 12 mai 2007
Non, c'est bien 35 heures. cette mesure à budget constant a rendu très difficile la Gestion des Personnels dans les services hospitaliers.
Dans les Services administratifs de l'Éducation Nationale, j'en parle d'expérience, le problème a plutôt été inverse.
Dans des très nombreux services des IA et des Rectorats, les DRH se sont aperçu que, compte-tenu de "traditions locales", certains personnels étaient déjà en dessous des 35 heures...
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
J'ai l'impression d'entendre mon Inspecteur d'Académie, qui, quoique connaissant ses textes sur le bout des doigts, n'a jamais été en mesure de démontrer cette assertion...
En revanche, dans le primaire, nos obligations de services sont définies précisément par le décret de 1991 : 26 heures hebdomadaires en présence des élèves + 36 heures annualisées de réunions diverses.
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
Tout à fait exact. Le problème avait été soulevé vers 1983. C'est à ce moment que j'ai pris connaissance de ce texte de 1936 qui a été promptement retiré de la circulation avec interdiction , pour les personnels d'encadrement d'y faire référence, es organisations syndicales ayant fait de l'évocation de ce texte un casus belli.
Cela fait partie des problèmes non résolus.
Un exemple tirée de mon entourage: deux étudaintes qui se sont connus en Fac de Sciences. Toutes les deux obtiennent la Licence de Mathématiques. L'une opte pour le CAPES, elle est affecté dans le Nord et enseigne 18 heures en Lycée. L'autre passe le CRPE, reste dans son département d'origine et exerce en Marternelle 26 heures par semaine.
Elles perçoivent toutes deux un traitement identique.
Or la somme de travail en Lycée , préparations et corrections , me parait sensiblement plus lourde qu'en classe maternelle, ce qui est en contradiction avec le principe "À salaire égal, travail égal"
Même disparité à l'École Élémentaire entre le , ou la, PE qui exerce en CM2 et celui, ou celle, qui exerce en Petite Section....
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
1) "Une nouvelle loi peut remplacer une loi ancienne."
Ecrit par : Pat | 12 mai 2007
Bien sûr. C'est pourquoi je me range aux côtés de tous ceux qui demandent l'abrogation de cette loi scélérate, et que je suis pour la re-promulgation de la loi Lenoir de 1975, en attendant mieux.
Mais dans les faits, la loi Montchamp répond aux exigences formulées par la Cour des Comptes et par les directives européennes, ce qui explique que ni Sarkozy ni Royal n'aient à aucun moment envisagé de la remettre en cause. Les sommes en jeu sont effectivement considérables, je crains donc que le débat ne soit clos !
2) "Je ne comprends pas votre indignation. Est-il digne d'une démocratie de maintenir des élèves à besoins éducatifs particuliers dans des classes où cette particularité n'est pas prise en compte, et cela non seulement à leur détriment, mais aussi au détriment des autres élèves ?"
Ecrit par : Pat | 12 mai 2007
Non, c'est absolument indigne. Ravie de voir que je ne suis pas la seule à réagir ainsi sur ce blog ! Je n'exprimais pas dans le paragraphe auquel vous faites allusion mon opinion, j'informais sur le discours lénifiant et hypocrite diffusé par les parlementaires de tous bords pour "justifier" cette loi et relayé par notre hiérarchie.
3) "Mais si l'ambition est de leur fournir les moyens de revenir dans le système, je ne vois pas comment on peut être contre."
Ecrit par : Pat | 12 mai 2007
L'ambition de nos gouvernements est avant tout de réduire les coûts de fonctionnement de l'Education nationale et du service public en général, en application des directives européennes. Le reste n'est que pompeux verbiage. N'est-ce pas Talleyrand qui disait que la parole avait été donnée à l'homme pour masquer sa pensée ?
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
M. Robert-André Vivien rappelle à M. le ministre de l'Éducation Nationale que les commissions interministérielles du 6 janvier 1945 et du 11 avril 1946, ainsi que le décret du 10 juillet 1946 portant sur le traitement des différents fonctionnaires de l'État, ont fixé les traitements des enseignants au 10/12e de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent afin de tenir compte des vacances alors plus importantes dont ils bénéficiaient."
Ecrit par : Spieri | 12 mai 2007
Sauf erreur de ma part, ces décrets ont été abrogés par le statut général de la Fonction Publique après 1981.
Certains y font souvent pourtant référence...
Comme c'est une Question écrite, je suppose que vous devez avoir la réponse ministèrielle. Le cas échéant, il serait souhaitable que vous la communiquiez. Je suis prêt à faire amende hohnorable dans l'éventualité où je me serais fourvoyé...
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
L'ambition de nos gouvernements est avant tout de réduire les coûts de fonctionnement de l'Education nationale et du service public en général, en application des directives européennes. Le reste n'est que pompeux verbiage. N'est-ce pas Talleyrand qui disait que la parole avait été donnée à l'homme pour masquer sa pensée ?
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
"La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée. "
Cité par Louis Madelin dans Talleyrand
J'aime bien aussi:
"Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent. "
[Talleyrand]
Une fois de plus, je ne peux qu'être d'accord avec vous.On peut dire la même chose de la LOLF votée à la quasi unanimité, gauche et droite réunies, tant à l'Assemblée Nationale qu'au Sénat.
Ce qui est inacceptable c'est qu'on pare de justifications moralisatrices des préoccupations économiques qui ont leur propre légitimité.
C'est extrêment fréquent dans le discours technico-pédagogiste qui règne en maître dans l'Éducation Nationale depuis 1969. Philippe Meirieu est passé maître dans cet art notamment lorsqu'il présidait le Conseil National des Programmes.
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
Selon F.Guichard , à propos du rapport Darcos:
"Tout ce qui est écrit sur l'autonomie des établissements, les réseaux et le travail des équipes enseignantes me semble la porte ouverte aux "expérimentations" pédagos les plus aléatoires. J'aurais aimé voir réaffirmer une vraie ambition, la nécessité de programmes nationaux, d'un baccalauréat diplôme national, et la volonté de redonner forme à la chose informe qu'est devenu le système. On en est loin. De toutes façons, tant que les établissements seront soumis à la LOLF, et tant que les politiques éducatives nationales dépendront des décisions de l'Europe".
Si j'ai bien compris, FG
1)rejette commne aléatoire ( sic) le bien-fondé de l'autonomie des établissements, et dans le même souffle ne veut plus qu'ils soient soumis aux contraintes budgétaires nationales,
2)affirme, contre l'évidence des traités qui, rappelons-le, sont toujours en vigueur, que "les politiques éducatives nationales dépendent des décisions de l'Europe", formule fourre-tout, soit, mais qui implique, par exemple, que c'est aussi la faute de l'Europe si notre "politique éducative nationale" est aux mains des Meirieu and Co, ou pire que c'est Bruxelles qui nous empêche de kärcheriser une bonne fois pour toute cette racaille.
La " volonté de redonner forme à la chose informe qu'est devenu le système" passe avant tout par la reconnaissance des effets désastreux d'un centralisme jacobin qui nous plombe dans tous les domaines. La pyramide carcérale qu'il institue interdit le pluralisme et a permis la mainmise catastrophique sur tout un système par une poignée de doctrinaires marxo-freudiens, d'idéologues timbrés. ( pardon pour ce pléonasme)
Bruxelles a d'autres chats à fuoetter, concentrons-nous sur les nôtres, et sortons déjà les martinets.
Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007
Juste une remarque en ce qui concerne le coût de l'EN qui est tout de même très important. Il ne me semble pas choquant de se poser la question de dépenser, peut-être pas moins mais mieux.
Nous sommes relativement d'accord sur un certain nombre de dysfonctionnements de l'Institution. Vu le pognon dépensé, peut-on, sans être taxé de suppôt de satan, se demander si l'on pourrait faire mieux avec la même somme ?
Au risque de me repéter je connais des patrons qui sont tout à fait d'accord pour payer et investir dans l'EN, encore faut-il qu'il y ait un minimum de retour.
Pour reprendre ce que disait Zorglub, le nombre de patrons et d'artisans qui se plaignent du comprtement des jeunes est effarant, et qui accuse-t-il ? nous autres. Dans le primaire c'est la même chose avec de plus en plus de gamins. Bien sûr nous ne pouvons pas nous substituer aux parents. Mais le fait que l'on nous enseigne à l'IUFM que lorsque les élèves foutent le bordel c'est de notre faute et uniquement de notre faute parcque nos séances



