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07 mai 2007
Et maintenant ?
Et maintenant ?
Les élections sont derrière nous. Dans quelques jours, un gouvernement sera constitué, et même si — l’avez-vous remarqué ? — même si les médias, friands de distribuer les postes, se gardent bien de prévoir qui ira à l’Education (ou plutôt : qui veut de l’éducation…), il n’en reste pas moins qu’un ministre, capable ou incapable, sera nommé au poste.
L’Appel à la refondation de l’école (http://www.refondation-ecole.net/) que j’ai signé, parmi bien d’autres, est plus un constat qu’un programme. Nous avons ici même, il y a deux mois, élaboré une charte-programme.
Reste à savoir ce qui, pour vous qui passez sur ce blog, est l’absolue priorité. Par quoi commenceriez-vous si vous étiez ministre de l’éducation d’un gouvernement Sarkozy ? La formation des maîtres ? Les programmes ? Une réforme immédiate de la carte scolaire ? Réformer le CNRS ? Lancer un Grenelle de l’éducation — la rue s’y prête assez ? Pendre Meirieu — allez, Philippe, je plaisante…
Que faire, comme disait l’illustre Oulianov ? Que faire tout de suite, indépendamment des arbitrages financiers qui seront décidés à Bercy ? Que faire simultanément ? Consulter ? Gouverner par décret ? Sur qui s’appuyer, à l’intérieur du mammouth ?
Faut-il immédiatement régionaliser — ou plus tard — ou jamais ? Supprimer le Bac sous sa forme actuelle, machine folle et onéreuse qui ne sert pas à grand-chose — mais en échange de quoi ? D’une sélection à l’entrée en fac ? Quels sont les risques ? L’UNEF a-t-elle encore une audience, ou une crédibilité ?
En même temps, quelles résistances peuvent s’organiser ? Les syndicats peuvent-ils jouer le jeu rapidement, ou faut-il leur laisser le temps de bouder — de se faire à l’idée que dans les prochaines années, ils ne contrôleront pas la rue de Grenelle ? Les fédérations de parents d’élèves, les associations diverses, ont-elles un rôle à jouer ? Quelles pressions intelligentes peuvent s’exercer ? Ou quelles pressions mortifères ?
C’est à ces questions, que je me pose pour mon compte, que je vous invite à répondre. Et qui sait ? Des suggestions ici rassemblées pourrait, demain, éclore un vrai programme…
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
a tes souhaits ! ....... de rien !
Ecrit par : pierrot le zygo | 07 mai 2007
Ben on ferait une grosse boum dans le garage des parents à Robien.
Michel Alliot marie roulerait les splif.
Valérie Pécresse chanterait du Lorie.
Et moi, je roulerais des pelles à Mme Kosczusco Morizet (déjà j'arrive pas à écrire son nom, alors lui rouler des pelles!!!)
Après Nico y viendrait et y dirait "Non, merde, vous avez niqué toute la coke de Cécilia, zet pas coul."
Steevy l'essayerait de brancher Besson. Bad trip.
Vers 23 h on se finirait à la cuisine avec Douste et Finkie au kir à la peche en tartinant du nutella sur des craquottes.
Grav délire.
C'est bon d'êt dans la majorité.
Ecrit par : Jesu | 07 mai 2007
JP B a dit :
Des suggestions ici rassemblées pourrait, demain, éclore un vrai programme…
C'est beau comme du ségolène.
Si j'avais un dixième de la pertinence d'un Molinier j'en tirerais dix bonnes pages.
Mais l'a ptet autchose à faire celui-là.
loup
Ecrit par : loudelap | 07 mai 2007
Darcos, si c’est lui, aura intérêt à être plus convaincant qu’il ne l’a été lors de son passage à Nancy quelques jours avant le premier tour.
Il est venu faire la courte échelle à Laurent Hénart, député local, et ex secrétaire d’Etat qui a revalorisé à juste titre l’apprentissage.
»Autonomie, projet d’établissement, accueil des handicapés », j’ai eu l’impression d’entendre du Royal Jospin dans le texte. Mais encore « revalorisation des salaires », et autres sujets périphériques dont je me fous, grassement rémunéré que je suis en tant que m-a. J’étais consterné. A quoi bon passer à droite si c’était pour entendre la même chose qu’à gauche ?
Une dernière question vient de l’assistance, enfin, sur les programmes. Darcos répond que la solution se trouvera dans tous les dispositifs énoncés précédemment, et qu’on est plus à l’époque de Jules Ferry où le Savoir (mains levées bien haut) pouvait descendre sur les élèves (mains redescendant de part et d’autre de la tête pour appuyer l’effet ‘‘Vérité Révélée’’) comme dans le temps.
Pour mes débuts en Sarkozie, j’étais refroidi.
Je coince le Darcos à la sortie et je lui résume son propos : « il convient donc de pratiquer désormais ‘l’Art d’apprendre à ignorer’ l’héritage de Jules Ferry ? » Ceux qui connaissent sa bibliographie comprendront la fine allusion.
Il comprend aussi et regarde ses pompes.
Il est diplomate, maintenant, Darcos. La Coopération, la Francophonie, les voyages, tout ça…
Diplomate…
On en crève, de la diplomatie, particulièrement dans l’Education Nationale.
Je l’attends au tournant, lui ou son pote.
georges, faucheur volontaire, néosarkoziste circonspect
Ecrit par : georges | 07 mai 2007
L'urgence est de réformer la maternelle en se basant sur les idées de Catmano. Je crois, JPB, que vous avez lu son livre?
Pour le reste, mes enfants de douze et quinze ans et leurs camarades veux-je dire, le vin est tiré, il faut le boire. Les réflexes sont acquis: pour eux, peut-être, urgence de formation de répétiteurs? Urgence de remise en place d'une ou deux années de propédeutique?
Deuxième urgence: réforme de la formation des maîtres de maternelle et primaire, ce qui va avec la première...
mais, ça va coûter du pognon et, même si aujourd'hui, j'ai travaillé plus pour gagner plus, c'est à cause de ces plaies de jours fériés de mai. Réforme urgente: demander au Pape de nous placer l'Ascension en janvier et la Pentecôte en Octobre.
Pour la recherche, j'ai plein d'idées mais elles sont utopiques donc feront, à temps perdu, l'objet d'un sujet d'invention....
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007
Le premier truc à faire ?
que l'épreuve de français au concours d'instit est le plus gros coeff et que la partie orthographe-grammaire-conjugaison soit sur un peu plus que 4 points sur 20. Quand j'ai passé le concours il y avait 8 pts pour la pédagogie (analyse de manuels que nous n'avions jamais utilisés...) 8 pts pour le résumé de textes et seulement 4 pts pour l'orthographe, la grammaire et la conjugaison. De plus c'est là que les jurys filaient des points puisque j'ai eu 3 sur 4 à cette épreuve mais que derrière j'ai dû apprendre par coeur Bescherelle et Bled et encore j'ai pas toutes les réponses aux questions de mes élèves.
Y a pas besoin d'être de droite de gauche du centres ou d'avoir fait l'ENA pour comprendre que toute ma génération de jeunes instits ne savent pas le français. Alors tant qu'à selectionner les jeunes qui rentrent en deuxième année d'IUFM si on se contentait d'inverser le barème entre l'épreuve de pédagogie ( qui n'en est pas puisqu'à ce stade nous n'avions encore jamais eu de classe en responsabilité ) et la grammaire, ça éviterait que des parents d'élèves ne corrigent eux-mêmes les cahiers de leurs enfants.
Je suis bien sûr que cette réalité que je vis tous les jours suffit à en énerver certains au point de voter FN.
QUE LES INSTITUTEURS CONNAISSENT LE FRANçAIS VOILA UNE MESURE QUE LA GAUCHE POURRAIT APPROUVER AUSSI.
J'entend déjà les cris de certains comme à chaque fois que je l'ouvre mais si on n'arrive même pas à obtenir cela alors on méritera d'être privatisé bien à fond, on l'aura bien cherché.
Ronin jeune instit qui cherche la lumière, rien à foutre qu'elle vienne de la gauche ou de la droite même si j'ai ma petite idée.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Suggestion : rassembler les synthèses que Catmano a laissées sur le blog, les mettre dans un document unique et donner ça comme ouvrage de référence aux étudiants des IUFM (ou ce qui les remplacera) et aux jeunes instituteurs.
Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007
Que Catmano publie son livre et que Ronin revienne causer ici maintenant que les jeux nationaux sont faits ou quasi. Ronin, vous êtes plus sage que moi.
Maintenant que Cat a eu l'approbation de son père, elle va peut-être se jeter à l'eau malgré les résultats des élections. Son débat est républicain français hors partis.
Au fait, que pensez-vous les uns et les autres de gauche à droite et de droite à gauche d'un Ministère conjoint de l'Education et de la Culture? Je ne sais qu'en dire...
(Pour les législatives, note à JPB, je me battrai chez moi, pas ici.)
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007
Le premier truc à faire ?
que l'épreuve de français au concours d'instit est le plus gros coeff et que la partie orthographe-grammaire-conjugaison soit sur un peu plus que 4 points sur 20. Quand j'ai passé le concours il y avait 8 pts pour la pédagogie (analyse de manuels que nous n'avions jamais utilisés...) 8 pts pour le résumé de textes et seulement 4 pts pour l'orthographe, la grammaire et la conjugaison. De plus c'est là que les jurys filaient des points puisque j'ai eu 3 sur 4 à cette épreuve mais que derrière j'ai dû apprendre par coeur Bescherelle et Bled et encore j'ai pas toutes les réponses aux questions de mes élèves.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
L'épreuve de Français du CRPE, fruit de la pensée-Meirieu, est totalement inadaptée.
Pour en avoir longuement discuté avec des amis qui notent les copies il existe une solution très simple: une dictée suivie de questions portant sur la grammaire , le vocabulaire et l'intelligence du texte.
Les initiés savent que, dans la réalité des faits, seule une page
par copie est notée, ce qui permet aux candidats qui bénéficient d'indiscrétions de connaitre la page qui va faire l'objet d'un contrôle, du reste fort laxiste, et donc de concentrer leur attention sur une seule page d'une copie qui en compte huit en moyenne ...
Cette épreuve( dictée suivie de question) pourrait aussi servir à noter la qualité de l'écriture manuscrite et notamment sa lisibilté. Un PE doit apprendre à écrire aux élèves et écrit lui -même beaucoup : annotations sur les cahiers d'élèves, usage du tableau et/ou du paper-board s'il en dispose.
Bien entendu, cette note d'écriture manuscrite serait indépendante de la note de l'épreuve d'Orthographe et Grammaire.
Au niveau du CRPE, contrôler la qualité de l'écriture manuscrite des candidats serait tout à fait pertinent par rapport aux contraintes strictement professionnelles de l'emploi postulé.
Il s'agit là de mesures simples dont le coût est nul et qui pourrait être appliqué dès 2008.
Une orthographe raisonnable
Nina Catach
dimanche 29 avril 2007.
On nous apprend qu’une (n’exagérons rien) « jeune association pour la sauvegarde de la langue française » a décidé de s’opposer aux supposés « diktats orthographiques » parus au Journal officiel du 6 décembre 1990. Merci, Messieurs ! Je respire, car ce silence inhabituel à ce sujet me pesait.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=86
Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007
Voici, selon moi, 12 priorités :
1°) Remettre les savoirs au centre de l'Ecole.
2°) Faire baisser, dans un premier temps de moitié le pourcentage d'élèves entrant en 6ème sans maîtriser la lecture (déchiffrage et compréhension) et l'écriture. Objectif final : aucun élève entrant en 6ème sans savoir lire et écrire.
3°) Rétablir l'enseignement systématique de la grammaire, de l'orthographe et du vocabulaire dans le primaire et dans le secondaire.
4°) Restaurer la liberté pédagogique : possibilité de mettre en oeuvre la méthode analytique d'association graphème/phonème, possibilité pour les enseignants de disposer de manuels appropriés.
5°) Possibilité de ne pas enseigner le français en collège "en séquences didactiques"
6°) Refondre les programmes de français au lycée ; réinstaurer un enseignement moins formel de la littérature, limiter l'hégémonie de l'approche purement stylistique ; abroger l'approche par "genre" et registes", abroger la Réforme Viala.
7°) Restaurer le respect du Réglement intérieur.
8°) Instaurer des études dirigées, en particulier (mais pas seulement) en zone rural et dans les établissements sensibles.
9°) Créer des classes de remise à niveau ou des classes d'aide et de soutien au collège (en 6ème et aux autres niveaux si nécessaire) avec des professeurs volontaires et des programmes adaptés.
10°) Accroître sensiblement le nombre " de classes relais" pour les élèves systématiquement perturbateurs, éventuellement en internat.
11°) Réequilibrer l'emploi du temps au profit des enseignements artistiques et de l'éducation physique et sportive.
12°) Supprimer le collège unique au profit de parcours personnalisés et différenciés.
Ecrit par : Robin | 07 mai 2007
La même...
Les pros Cat/ThérèseC/MichelleS/ClaudeH/OlivierD/Gulu/Avril/Venot etc etc ont beaucoup à apporter pour les premiers cycles maternelle/primaire....
"Pour le reste, mes enfants de douze et quinze ans et leurs camarades veux-je dire, le vin est tiré"
Meu non, on peut faire bcp mieux :o)))
Ecrit par : toto | 07 mai 2007
D'acc avec Henri Gregoire ça coûte pas grand-chose pis ça évite que ceux qui obtiennent le concours soient ceux qui ont juste appris par coeur les annales Hatier pour ne pas les citer.
Pour ce qui est de l'intervention des parents j'ai un collègue tres pedago, peut-être bien plus fort que moi, mais auprès de qui les parents s'étonnent du nombre de fautes, pardon d'erreurs, qui restent dans les cahiers.
Jsais pas mais ça semble la base du métier non ?
Vous faites confiance à une infirmière qui sait pas faire une piqure ? moi non.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
La lecture des audits Lycées, Collèges et Lycées professionnels et de la stratégie de Lisbonne donne une bonne idée de ce qui va se passer (avec en ligne les objectifs de suppression d'emploi public). Le reste me semble très aléatoire quelque soit le ministre (Allègre, Darcos, ou Pecresse), le pédagogisme ayant toujours permis d'habiller les réformes dont les seuls visées étaient économiques (ce qui semble plus que jamais à l'ordre du jour) avec des ENT pour faire plus moderne.
Ces baisses d'horaires toucheront aussi le français et les maths, malgré leur caractère fondamental pour s'attaquer aux autres disciplines dont certaines vont s'éteindre (le grec s'était pourtant bien). Car ce seront les vagues de départ à la retraite qui déciderons en partie des choix (ce point est plus sujet à caution, la polyvalence des enseignants du dernier décret permettant de faire des transferts entre les disciplines).
Ecrit par : jl | 07 mai 2007
JPB, vous voulez dans un premier temps des propositions qui ne nécessitent aucune rallonge budgétaire? C'est ça?
Une question que je me pose avant de vous envoyer des propositions. On commence par le primaire directement et on considère que ceux qui sont au collège et au lycée sont déjà sacrifiés ou on décide d'un plan ORSEC pour les collèges et lycées?
Il y a un truc qu'on pourrait faire pour résoudre les problèmes d'argent et d'heures; car ce qui me paraît urgent au collège, ce sont les heures de français et de maths en plus qu'il faudrait donner. Payer les professeurs en plus, Bercy va râler, alors pourquoi ne pourrait-on pas les "payer" en points d'ancienneté? Peut-être pas très légal mon truc mais il y a des professeurs qui seraient sûrement plus intéressés par des points pour muter que par de l'argent en sus. Non?
A priori, comme ça, le bac en contrôle continu mais sans mentionner l'établissement d'origine. Et pour la fac, une première année relativement généraliste avec seulement quelques filières, et avec un gros travail d'orientation et d'information toute l'année; à la fin un concours ou un classement. Le classement coûtera moins cher à Bercy.
Limiter le nombre de tentatives à 2fois, 3 pour raisons médicales ou autres. Avec ça on évite ( un peu) les hurlements de l'UNEF et ça permet à ceux qui n'étaient pas dans le bon lycée de se rattraper. Première année qui peut être faite par des agrégés du secondaire pour que les collègues universitaires n'aient pas l'impression de se salir les mains.
Encore d'autres idées mais je continuerai demain.
S'appuyer sur qui? Hummm!!! Vaste problème. Pour les syndicats, le snalc, fo peut-être... et débaucher les cerveaux qui fonctionnent encore dans les autres syndicats... Aider à la création d' un syndicat qui défende nos idées...Après tout, les pédagos s'appuient sur le snes, le sgen et le PS!
Bon, je réfléchis et je vous soumets tout ça. j'espère sincèrement que vous arriverez à donner un coup de pied dans le mammouth! Et ça me redonne le moral de me dire que vous êtes tout près de le faire!
Ecrit par : Thalie | 07 mai 2007
Jsais pas mais ça semble la base du métier non ?
Vous faites confiance à une infirmière qui sait pas faire une piqure ? moi non.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Non, mais, si je suis à l'hosto et qu'elle me bugne trois veines, faut que je me la goinfre quand même. Et, en plus, elle m'engueule! Et tout le monde, à l'hosto, prendra sa défense, par esprit de corps, quitte à la snober par derrière et à lui casser le mental pour la faire démissionner, à lui glisser des tranquillisants dans son café pour qu'elle me bugne, moi ou mon préma, encore plus.
Vu de l'extérieur, c'est un peu pareil chez vous autres, non?
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007
LA FRANCE FÉODALE – 5e Récit
LA CROISADE DES ALBIGEOIS
1. Les Albigeois
Sous le règne de Philippe Auguste, de graves évènements eurent lieu dans le Midi de la France.
Là, vivait une population qui s'était à demi détachée de la foi chrétienne. Elle ne croyait plus, par exemple, en un seul Dieu, mais en deux : l'un qui inspirait les bonnes actions ; l'autre les mauvaises.
Ces croyances, contraires à la foi catholique, étaient qualifiées d'hérésies. Comme ces hérésies s'étaient surtout répandues dans la région d'Albi, on désignait les hérétiques du Midi sous le nom d'Albigeois.
2. Le pape et les Albigeois
Les hérésies étaient considérées comme des crimes contre Dieu, et les hérétiques condamnés à la peine du feu.
Le pape essaya de ramener les Albigeois à la religion catholique en leur envoyant des missionnaires. Le principal d'entre eux, qui portait le titre de légat, c'est-à-dire d'ambassadeur, fut assassiné par un serviteur du comte de Toulouse.
Le pape, indigné, fit alors prêcher dans le Nord de la France une croisade contre le Midi. Il déchaînait ainsi une véritable guerre civile, où les Français allaient s'entre-tuer pendant vingt années.
3. La croisade
Cinquante mille soldats, brutaux et pillards, arrivèrent dans le Midi. Ils avaient à leur tête un seigneur de l'Ile-de-France, Simon de Montfort, très pieux très brave, mais sans pitié. Ils mirent tout le Midi à feu et à sang. La ville de Béziers, prise d'assaut, fut saccagée et la population passée au fil de l'épée.
Simon de Montfort voulut s'emparer de Toulouse qui se défendit avec courage. Du haut des remparts, les femmes elles-mêmes manoeuvraient les machines qui lançaient des pierres contre les assaillants. L'une de ces pierres frappa Montfort à la tête et le tua.
4. Fin de la croisade
Le fils de Simon de Montfort, ne pouvant rester maître du Midi, chercha à le céder au roi de France, Louis VIII, fils de Philippe Auguste. Mais le comte de Toulouse résistait toujours. Pour tout arranger, il fut convenu, un peu plus tard, que la fille du comte épouserait l'un des fils du roi. Alors, la guerre cessa et le Midi respira.
Les deux époux étant, par la suite, morts sans enfants, le Midi fut rattaché au domaine du Roi (1270).
Déjà, sous Philippe Auguste, le domaine royal s'était augmenté de la Normandie et de l'Anjou. Le royaume s'agrandissait sans cesse. La France devenait un État puissant.
RÉSUMÉ
1. Au XIIe siècle, les habitants de la région de la Garonne cessèrent d'être catholiques.
2. Le pape fit prêcher contre eux une croisade qui a été appelée la croisade des Albigeois.
3. Elle fut conduite par Simon de Montfort et dévasta le Midi.
4. Cette région fut par la suite réunie au domaine royal.
Questionnaire
1. Qu'est-ce qu'une hérésie? Comment les hérétiques étaient-ils punis?
2. Quelle fut l'attitude du pape à l'égard des Albigeois?
3. Racontez les principaux faits de cette croisade.
4. Comment se termina-t-elle?
(Bernard et Redon, Petite histoire de la France, Cours Élémentaire et classe de Huitième, 1939, conforme aux programmes de 1923 et 1938, trentième édition).
J'ai ouvert le livre au hasard sur ces deux pages du chapitre 26 d'un manuel qui en compte 77. Tous les chapitres sont du même tonneau : récit passionnant, instructif, d'une clarté exemplaire, à raison d'une leçon par semaine. Courant sur trois années, j'en déduis qu'il s'agit là vraisemblablement d'une leçon de fin de CE1.
C'est avec de tels manuels que 25 % des polytechniciens de 1950 étaient issus de milieux d'ouvriers ou d'employés alors qu'il n'y en a plus que 1 % aujourd'hui.
Il serait intéressant que les étudiants d'IUFM puissent mener une réflexion en comparant avec les manuels d'aujourd'hui ; un problème malgré tout se poserait : il n'y a plus d'enseignement structuré de l'histoire en CE1, je n'ai aucun manuel d'histoire à ma disposition pour mes CE1.
Louis Barthas
Ecrit par : Louis Barthas | 07 mai 2007
c'est pas totalement faux mais le truc marrant, en tout cas pour ce que j'ai vu pour l'instant, c'est que dire ça vous fait immédiatement passer pour un affreux libéral ou bien sûr un fasciste.
Donc y a un moment ou l'on se dit que l'EN est irréformable, les enseignants trop egoistes et au final on sent bien la tentation de beaucoup de gens de vouloir tout faire péter et tout privatiser et j'avoue que parfois ça me démange aussi, même si ça fera pas avancer le schmilblick mais ça défoulerait un coup !
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Rousseau, une vidéo qui n'est pas mal pour éclairer les têtes avides
http://www.dailymotion.com/video/x1ur6v_refutations-1
Ecrit par : Nico | 07 mai 2007
"Le premier truc à faire ?
que l'épreuve de français au concours d'instit est le plus gros coeff "
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Effectivement, à lire ça, on ne peut qu'être d'accord!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2007
Oui, je sais, c'était facile. Je regrette déjà.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2007
Bien sûr Christophe vous pouvez chercher la petite bête je ne me suis pas relu et nous sommes sur un blog pas au tableau.
Mais ça ne change rien à mon propos et il me semble que ce n'est pas une question de droite ou de gauche d'instruction ou d'éducation. C'est fondamentam et vital, maintenant si vous voulez faire le malin avec moi, moi je suis PE sur le terrain, alors l'ironie des formateurs d'IUFM j'ai connu deux ans, merci gardez ça pour vous.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Louis Barthas, j'ai trouvé une solution pour ma classe : les encyclopédies pour enfants (Méga poussin et Méga benjamin pour une classe de GS/CP/CE1 ; ceci sans pub, la "benjamin" appartenait à mes propres enfants et la "poussin" à la fille d'une collègue).
Je copie le texte au tableau, nous le lisons et le décryptons ensemble. Les élèves posent des questions, commentent chaque paragraphe. Je pose des questions de compréhension, de vocabulaire, je "pose des petites colles" pour vérifier tout cela.
Lorsque l'illustration est nécessaire, je la photocopie en format A3, j'y ajoute parfois quelques schémas au tableau.
Ensuite, les GS copient le titre puis illustrent sous le texte photocopié (cet après-midi, j'ai eu de très beaux villages gaulois), les CP et les CE1 copient le texte entier, je note la correction de la copie (il m'arrive même de donner des images... Quelle honte !) et illustrent.
De temps en temps, nous faisons de petites interrogations orales, mais le plus souvent, les liens entre les pages suffisent pour que les élèves se remémorent les séances précédentes (même lointaines) et les évoquent spontanément ("Les marais salants", une semaine ou deux après "L'évaporation de l'eau", ça va tout seul.)
Ecrit par : catmano | 07 mai 2007
Renationaliser TF1 et ne pas croire que réformer l'école sans réformer l'occupation du temps de cerveau disponible est possible.
http://passouline.blog.lemonde.fr/
Ecrit par : merlemocoeur | 07 mai 2007
Dans le même ordre d'idées : "Interdire catégoriquement à toute chaîne de télévision publique ou privée de diffuser des émissions pour enfants entre 6h 00 (peut-être même plus tôt) et 9 h 00, au moins les jours d'école."
Ecrit par : catmano | 07 mai 2007
Que se passe-t-il? le blog ne ferme pas? j'ai du loupé un épisode..Je pensais n'y revenir que pour saluer ceux que j'ai eu du plaisir à lire et parfois à contre dire
Mais comme on y respire un air un peu moins vicié je reviens avec le plaisir d'y retrouver ceux qui sont restés fidèles à eux mêmes et aux valeurs qu'ils défendent........ça ne voudra sans doute pas dire grand chose à beaucoup mais certains auxquels j'adresse ce sourire se reconnaîtront...
et quel plaisir de vous lire Catmano!
envisager les réformes concrètement c'est très bien même si sincèrement je préfère rester pour l'instant sans illusion...
il est urgent en effet de se préoccuper de l'avenir des iufm mais j'avoue que je crains la chasse aux sorcières. Ce serait commencer sur des bases malsaines...l'amalgame est vite fait et nous l'avons bien vu à travers les manifestations idolatres qu'a généré ces dernières élections...
maintenant à l'action puisqu'on nous propose du changement...hum... hum...pardon je tousse un peu en ce moment...
bonne nuit à tous
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 mai 2007
"Grav délire.
C'est bon d'êt dans la majorité"
Après Nico y viendrait et y dirait "Non, merde, vous avez niqué toute la coke de Cécilia, zet pas coul."
"mais, ça va coûter du pognon"
"Jsais pas"
"Non, mais, si je suis à l'hosto et qu'elle me bugne trois veines, faut que je me la goinfre quand même"
Cher Jean-Pierre, chers amis,
je constate depuis longtemps dans ce blog un parti-pris stylistique consistant à écrire par moments dans une transcription plus ou moins phonétique de la langue orale populaire.
En soi ce procédé n'est pas condamnable et les noms de Céline et Dard ne me sont peut-être pas complètement inconnus.
Mais je me demande s'il est vraiment à sa place dans les fort intéressantes discussions de notre groupe , dont l'un des leitmotive est le respect dû à la fonction de professeur.
Je ne critique pas du tout les auteurs des extraits, dont la lecture est rendue plus amusante, ce qui est sans doute le but recherché. Mais est-ce bien le lieu?
Cette question n'est pas rhétorique et j'aimerais aussi plus généralement connaître votre avis sur l'image que doit projeter un professeur devant sa classe.
Par réaction ( oui, oui, ...) à l'abominable démagogie populiste qui nous envahit de partout, je suis partisan d'une attitude austère, voire grave . Suis-je le seul?
Attila S.
Ecrit par : Attila Smith | 08 mai 2007
Par quoi commenceriez-vous si vous étiez ministre de l’éducation d’un gouvernement Sarkozy ?
Par le commencement :
Laisser les enseignants faire leur travail et décréter la suppression des IUFM.
Voici ce que suggérait l'auteur de "The Conspiracy of Ignorance" , Martin Gross, pour mettre un terme à "the failure of American public schools". ( Harpers Collins, 2000, pp. 246-254) ) . Un certain nombre de ces recommendations ont été mises en pratique depuis dans de nombreux états. Le succès est lent, irrégulier, mais les résistances refluent. Le courage et la détermination des politiques dans certsains eetats ou commissions scolaires ont petit à petit raison des syndicats... Mais ils n'ont rien pu faire tant qu'ils ne se sont pas sentis soutenus par les parents et enseignants.
On peut ajouter à la liste ci-dessous, l'autonomie des établissements dans une véritable décentralisation.
1. Elever le niveau de rigueur et d' exigence pour les nouveaux enseignants, en insistant sur les connaissances générales et non sur celles en théories pédagogiques.
2. Revoir sur la base des mêmes critères l'intégralité du programme K-12, (CP à la Terminale) en remplaçant immédiatement et partout la méthode globale par la méthode syllabique. ( pour faire court) Supprimer les "social studies", euphémisme qui a remplacé l'histoire-géo qu'il faut à nouveau enseigner, séparément et plus tôt. Réintroduire les langues anciennes. Cela se fait dans le privé et le succès est grandissant...
3.Restaurer la liberté pédagogique et d'expression des enseignants et instaurer une évaluation des compétences, avec les moyens conséquents (nota: dans le sens que ce mot n'a jamais cessé d'avoir en français, c'est à dire qui s'inscrit dans une logique et non pas celui d' "important")
4. Fermer immédiatement toutes les Schools of Education au niveau du Bachelor of Arts, c'est à dire les 4 premières années post-secondaires. C'est comme des IUFM sur 4 ans...
Après l'obtention du BA dans la (les) matière(s ) que l'on veut enseigner, continuer par une année de formation qui sera ouverte seulement aux élèves ayant obtenu une moyenne ( GPA) égale ou supérieure à 3.O ( note qui se situerait en France autour de 12/20). C'est ce qui fut fait pour les écoles de médecine en 1910...
5.Réévaluer les compétences des enseignants au bout de 5 ans pour les confirmer ou les diriger vers une voie mieux adaptée à leurs aptitudes.
6.Supprimer le diplôme de doctorat en sciences de l'éducation (Ed D) au profit du Ph. D classique par discipline, dont les exigences sont réelles et qui n'est pas un diplôme dévalué par la vacuité de son contenu.
7. Réglementer les syndicats d'enseignants afin de supprimer la confusion des genres qui permet à des organisations professionnelles de se constituer en machines de guerre idéologique, en groupes de pression électoraliste. Les syndicats d'enseignants devraient être soumis à une obligation de neutralité politique. (équivalent du devoir de réserve des fonctionnaires. On sait ce qu'il en est. Supprimer les syndicats de lycéens ressort de la même logique. Ils n'existent pas aux E-U)
8. Généraliser l'octroi des chèques éducation dans les écoles dont les résultats sont les plus bas afin de les obliger à se redresser ou à fermer.
10. Pour ne pas soufffir de pénurie d'enseignants dans la période transitoire, octroyer des certificats d'aptitude à l'enseignement aux diplômés d'études supérieures pour enseigner leur matière. Ils seront toujours plus compétents pour instruire les élèves que ceux qui ont passé quatre ans à apprendre du vent. Permettre aux directeurs des écoles publiques de faire ce que font les écoles privées depuis toujours: embaucher des "college graduates" de bon niveau sans expérience de l'enseignement et leur accorder pendant la première année un soutien le temps de mettre le pied à l'étrier.
11. Eliminer les bureaucraties pléthoriques et l'excès en personnel de soutien, dont on peut facilement juger l'inefficacité puisque quand leur nombre augmente l'échec scolaire ne diminue pas mais augmente lui aussi.
12. Dé-psychologiser l'ensemble du système éducatif. Il ne ressort d'aucune étude sérieuse que les 125 000 "psychologues scolaires" ont un effet significatif sur le bien-être des élèves, des parents, ou sur le moyen de prévenir ou de prédire les violences. Ils ont au contraire le plus souvent un effet négatif, attisant les dissensions, violant l'intimité, notamment en raison d'une formation inadéquate.
13. Rejeter systématiquement toute théorie éducative nouvelle qui n’aura pas été solidement éprouvée. Si cette simple règle avait été mise en pratique, on aurait pu faire l'économie des désastres provoqués par les maths modernes appliquées aux primaire, la méthode globale, et l'hypothèse plus générale que toute innovation pédagogique peut facilement remplacer les pratiques qui ont subi avec succès l'épreuve du temps.
14. Arrêter immédiatement l'inflation des notes. C'est la raison principale pour laquelle les parents ne se sont pas révoltés plus tôt et plus violemment contre l'enseignement de l'ignorance.
15. Cesser d'enseigner des cours de "psychologie éducative" (ED. PSYCH) dans les instituts de formation des enseignants. La fausse science égare les esprits insuffisamment avertis. Les jeunes aspirants enseignants se noient dans des cours inadaptés, trop techniques ou trop élémentaires, qui pêchent tous par manque de rigueur. En outre ils perdent de vue que leur mission est d'instruire et non de jouer aux assistantes sociales.
16. Le législateur doit donner un soutien inconditionnel aux besoins exprimés par la communauté scolaire et cesser de céder en priorité aux exigences des groupes de pression de toute nature qui servent en priorité leurs intérêts corporatistes.
Ecrit par : Cadichon | 08 mai 2007
8. Généraliser l'octroi des chèques éducation dans les écoles dont les résultats sont les plus bas afin de les obliger à se redresser ou à fermer.
Ecrit par : Cadichon | 08 mai 2007
Et voilà , comme je l'ai régulièrement fait remarquer ici, le "noyau dur" de la poltique éducative de la Droite.
Autonomie des Établissements financés par le Chèque-Éducation ce qui est à l'exact opposé de la conception républicaine de l'École.
Tout le reste n'est qu'habillage et miroir aux alouettes.
Pour s'informer, il faut visiter le site de SOS Éducation qui développe les thèses de Philppe Nemo.
http://www.soseducation.com/
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Je suis assez d'accord avec les douze propositions de Robin, même si je ne vois pas bien, dans l'item 6, pourquoi il déplore "l'hégémonie de l'approche purement stylistique" dans les programmes de lycée ; je suis, au contraire, choquée de voir que mes étudiants n'ont AUCUNE notion de stylistique, et qu'ils réduisent la littérature au fameux "message" que "l'auteur nous fait passer". Je propose au contraire de réintroduire au lycée un apprentissage méthodique et rigoureux de la stylistique et de la rhétorique, afin que les élèves sachent ce que parler veut dire et qu'ils ne ramènent pas la littérature à une "expression" dont on sait depuis Francis Ponge que c'est une gymnastique ignoble.
Il faut aussi agir d'urgence pour le maintien et la revalorisation des filières L , et re-faire du baccalauréat un couperet, ce qui éviterait de sélectionner à l'entrée de la fac. Parce que c'est l'un ou l'autre : soit on brade le bac avec un contrôle continu dont chacun sait qu'il sera, de facto, mi-clafoutis mi-gélatine, -- sauf dans des établissements d'excellence comme l'Alsacienne, Stanislas ou Henri IV --, soit on sélectionne lors de l'entrée à l'Université, au lieu d'attendre que le découragement la misère étudiante et l'inaptitude au travail personnel aient fait leur oeuvre.
Autre possibilité sur laquelle on peut réfléchir : une année de propédeutique après le bac, ou encore le second cycle en quatre ans. Mais nous nous heurterons alors à un problème budgétaire, et je doute que le nouveau président et son minstre des phynances y soient prêtsPost scriptum : déjà Ernest -Antoine Seillière ce matin sur France-Inter : ça commence sur les chapeaux de roue, dites-moi ! ...
Ecrit par : FGuichard | 08 mai 2007
Enfin une bonne nouvelle et la preuve que l'on peut réussir en ne sachant pas lire mais en sachant compter!!!
Les Hallyday reviendront "certainement"
Selon Laeticia Hallyday, femme du célèbre chanteur, le couple exilé en Suisse devrait "certainement" retourner en France après la victoire de Nicolas Sarkozy.
(Avec RTL).
Ecrit par : merlemocoeur | 08 mai 2007
"il est urgent en effet de se préoccuper de l'avenir des iufm mais j'avoue que je crains la chasse aux sorcières. Ce serait commencer sur des bases malsaines...l'amalgame est vite fait et nous l'avons bien vu à travers les manifestations idolatres qu'a généré ces dernières élections..."
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 mai 2007
Si l'on veut traiter sérieusement le problème des IUFM, il suffit de modifier les Décrets d'application de la Loi d'orientation de 1989.
Cela s'est déjà fait.
Si l'on choisit l'approche systèmique qui, plutôt que de "chercher le coupable", identifie les dysfonctionnements d'un système et en repère les "points critiques" ,sur lesquels il faut agir pour que le système se régule, la questions des Concours de recrutement doit être posée.
Mes propositions sont les suivantes:
-Supprimer la première année d'IUFM. Elle a fait la preuve de son inefficacité et est extrêmement coûteuse comme le démontre excellemment Pedro Cordoba.
- Porter la durée du stage préalable à la titularisation à deux ans.
Durant la première année le Professeur stagiaire ferait des Stages en tutelle dans les différentes classes du Premier Degré pour les PE et du Second Degré pour les PLC.
La validation de ces stages, assortis d'une réelle épreuve professionnelle, permettrait d'obtenir la partie théorique du CAP.
Durant la deuxième années les Professeurs Stagiaires seraient en situation de responsabilité. Une Commission de Jury présidée par un Inspecteur, représentant de l'institution donc de l'employeur, validerait ce stage après avoir examiné le stagiaire en situation réelle d'enseignement.
Le stagiaire obtiendrait alors la seconde partie, pratique, du CAP.
Au 1er septembre de l'année suivant l'obtention du CAP, il serait titularisé.
Pour éviter toute perte de temps, dont les étudiants issus de classes populaires sont les premières victimes, les Concours de Recrutement se dérouleraient au mois de Septembre suivant l'obtention de la Licence.
- Les concours de recrutement seraient revus. L'épreuve professionnelle, débarrassée de sa dimension idéologique, reportée à la fin de la première année de stage.
Les concours doivent sélectionner parmi les candidats ceux qui maîtrisent le mieux et les Savoirs disciplinaires qu'ils seront chargées d'enseigner et l'expression orale et écrite indispensable à tout un enseignant à quelque niveau que ce soit.
Le Stage, comme son nom l'indique, permet l'adaptation à l'emploi et la détection, en situation de tutelle et/ou responsabilité, des éventuelles inaptitudes professionnelles.
Les Stagiaires recalés se verraient proposer soit une prolongation de stage soit, dans certains cas, qui devraient être rares, une orientation alternative.
La première nomination, qui est prononcée à la discrétion de l'Administration et qui n'a pas à recueillir l'avis des Commissions Administratives Paritaires selon le Statut de la Fonction Publique, serait faite, à titre définitif, sur des postes fixes vacants dont le profil est "normal". Pas de ZEP, pas d'Enseignement Spécialisé notamment pour les PE.
Durant les premières années d'exercice un Enseignant doit accumuler l' expérience qui lui permettra ultérieurement de faire face à des situations plus délicates.
Le recours, durant l'année scolaire, aux Listes Complémentaires pour combler les Postes Vacants, pratique révélatrice de l'impéritie de l'Administration serait interdit par voie réglementaire.
Cette pratique, qui est généralisée dans le Premier Degré, est catastrophique pour les Élèves que leurs parents ont confié, dans le cadre de l'obligation d'instruction, au Service public d'éducation.
Cette dérive due à la gestion court-termiste des personnels enseignants pénalise, à l'expérience, les élèves les plus fragiles.
En ce qui concerne le recrutement des PE, toujours dans un souci d'efficacité, serait créée une "Licence d'Enseignement" mention Premier Degré.
Au cours de leur trois années d'études les étudiants bénéficieraient
-d'une "mise à niveau" dans toutes les disciplines enseignées à l'école primaire .
-d'un approfondissement dans ces mêmes disciplines qui aborderait la dimension didactique, notamment l'examen critique des manuels scolaires et des "pédagogies" sous le seul angle de leur cohérence et de leur efficacité.
-d'un approfondissement de leur Culture Générale, notamment dans le domaine de l'Histoire et de la Philosophie de l'Éducation.
-de Stages d'observation centrés sur l'enseignement des savoirs notamment des savoirs fondamentaux.
Ces stages feraient l'objet de la rédaction de Rapports et serviraient de supports à des épreuves écrites et/ou orales dont la note serait prise en compte pour la certification.
Il s'agit en effet de recruter des PE capables de porter un regard critique sur leur métier et, ainsi, suceptibles de résister sur des bases solides aux injonctions d'une hiérarchie qui, depuis 1969, s'est abandonnée aux fumeuses rêveries provoquées par un abus d''"Opium des Pédagogues".
Bien entendu, un pré-recrutement assorti d'une obligation décennale, au moins, serait rétabli.
Les concours de pré-recrutement pourrait avoir lieu, comme autrefois les Concours d'entrée aux ENI, dès le mois de septembre suivant l'obtention du Baccalauréat.
En ce qui concerne les PE, les épreuves porteraient exclusivement sur la maîtrise de la Langue française tant écrite qu'orale et des Mathématiques.
Les entretiens ayant pour objectif d'apprécier les motivations de candidats seraient proscrits tant ces pratiques inspirées de la "Gestion des Ressources Humaine"s du secteur marchand sont l'occasion d'une sélection de cerveaux disponibles pour le volapük ednat.
Si , comme l'écrivait Nell Postman dans les années 80 du siècle dernier, " Enseigner, c'est résister" ce type d'épreuves qui repose avant tout surle conformisme et la soumission à l'autorité doit être banni de l'École de la République.
Les Étudiants pré-recrutés , notamment ceux issus des classes populaires, pourraient ainsi entreprendre leurs études universitaires dans des conditions matérielles respectant la dignité d'un futur enseignant de l'École de la République.
La Refondation de l'École ne pourrait qu'y gagner. Les différents Jurys de Concours devant être totalement indépendants et souverains, les actuels formateurs des IUFM seraient ainsi mis au pied du mur car leur efficacité seraient désormais jaugés uniquement à l'aune des taux de réussite à des examens et concours qui ne laisseraient à toutes les idéloogies qu'une part extêmement réduite .
Sans "chasse aux sorcières" ni "Kärcherisation", le "système", ainsi auto-régulé dans le cadre du Service public, retrouverait sa vocation iniale; donner des Maîtres de qualité à l'École de la République.
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Extrait d'une note récente du blog Autremonde (publicité pro domo):
(......)
Mais laissons cela et revenons à aujourd’hui, ou plutôt à demain... Qu’aurais-je voulu entendre et qui n’a pas été dit sur l’école? Par exemple peut-être ceci, à valoir dès la passation de pouvoir de la mi-mai prochaine:
RÉUNION IMMÉDIATE DES RECTEURS. On les informe qu’ils seront tous renouvelés ou remplacés. Ils doivent préparer pour la seconde quinzaine de juillet leur bilan et un programme à trois ans de progression-recadrage du système éducatif régional à moyens constants, sur quoi ils seront jugés. Nécessaire test d’inventivité. En cas de limogeage, une procédure de nomination sur le poste par appel de candidatures sera mise en place et les affaires courantes seront expédiées sous la responsabilité d’un inspecteur général délégué dans les fonctions.
SUSPENSION IMMÉDIATE DE TOUTES LES MISSIONS des Inspections Générales sauf celles directement liées aux sessions en cours des concours de recrutement 2007. L’ensemble des IG se constitue en missions d’études chargées de remettre pour la seconde quinzaine de juillet leurs rapports relatifs aux questions suivantes:
(1) Préparation de la fusion Écoles-Collèges au sein d’une structure d’EPLE -Établissements Publics Locaux d’Enseignement- chargés de toute la scolarité obligatoire. Examen des caractéristiques d’un corps enseignant spécifique. Profil et recrutement.
(2) Esquisse d’un inventaire-invention-compilation d’activités transdisciplinaires éducatives permettant, sur un mi-temps scolaire, de faire vivre, réfléchir ensemble et progresser des classes hétérogènes dans la perspective d’une ouverture au monde et d’un accès à la citoyenneté
(3) Esquisse d’une atomisation, discipline par discipline, de tous les champs disciplinaires de la scolarité obligatoire et du lycée en vue de la proposition de progressions modulaires individuelles sur un mi-temps scolaire à travers des groupes d’enseignement de niveau homogène
(4) Préparation de la suppression des examens du second degré (brevet(s), baccalauréat(s), ...) et de leur remplacement par des certifications de profils basées sur l’acquisition par contrôle continu d’unités de valeur correspondant aux progressions individuelles modulaires précédentes. Validation des acquis transdisciplinaires par mini-soutenance d’un dossier personnel devant un jury local
CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS D’UNIVERSITÉ. Doit remettre pour la seconde quinzaine de juillet un rapport sur les critères précis et décisifs , en termes de profils de compétences et d’acquisitions, pour l’accès aux différentes filières de l’enseignement supérieur. Ceci dans la perspective d’une répartition des “entrants” (nantis d’une formation transdisciplinaire de second degré validée et d’un profil personnel d’U.V. cumulées) dans les différentes voies du supérieur: “Ce qu’il faut savoir et savoir faire pour ...”.
CONFÉRENCE DES DIRECTEURS D’IUFM. Préparation de la suppression des IUFM. Les enseignants des premier et second degrés en poste dans ces Instituts regagneront les établissements scolaires. La “réflexion pédagogique” sera recentrée sur l’INRP (Institut national de la recherche pédagogique) dans le cadre de sa réforme à venir. La formation des maîtres à la prise en charge des classes a vocation à se faire, après les épreuves théoriques du concours de recrutement, “sur le tas”: mise en place d’une phase de stagiarisation-insertion dans le métier de trois ans, encadrée (assistanat d’un maître de stage), à prise de responsabilités progressive avec in fine épreuve de titularisation en forme de soutenance d’un dossier de stage personnalisé.
CONSTITUTION D’UN GROUPE D’ÉTUDES réunissant les différents syndicats de personnels, les associations de spécialistes, les mouvements pédagogiques, des représentants de l’administration centrale, chargé de prendre position et de former des contre-propositions relativement aux prévisions d’autonomie des établissements suivantes:
(1) Stabilité des équipes éducatives par contrats d’affectation de trois ans renouvelables
(2) Élection du chef d’établissement au sein de l’équipe éducative sur projet-programme à trois ans
(3) Affectation (administrative) à durée indéterminée (ADI) d’un adjoint au chef d’établissement pour continuité gestionnaire et aide à la conformité du fonctionnement local aux lois et règlements
(4) Pleine responsabilité du Conseil d’administration sur la base du projet-programme du chef d’établissement dans la gestion des moyens affectés, matériels et humains et dans la définition locale des services annualisés des personnels, le cadre de principe étant le “temps plein sur place toutes tâches” des enseignants
(5) Définition des conditions d’une rénovation-réhabilitation-extension, d’un reconditionnement, des locaux scolaires, préalables indispensables à la pleine mise en œuvre de la refonte pédagogique générale dont les linéaments précèdent.
Etc. car j’en oublie comme ça, de chic ... Et puis tout chantier ouvert en ouvre d’autres. Mais enfin ce socle de départ n’est guère je crois négociable pour qui veut sérieusement parler de refonder l’école.
(.................)
Ecrit par : Sejan | 08 mai 2007
D'accord avec Ronin mais en auront ils le courage ?
Sarkozy voudra t-il mettre prendre des risques sur le sujet alors qu'ils auront d'autres réformes à faire puisqu'ils les ont promises.
Nous verrons déjà si l'école sera un thème de la campagne législative
Darcos est certainement valable, c'est un de ceux qui connaissent le mieux l'école à droite mais il parait faible pour tenir un tel poste
Je verrai un politique habile comme Borloo mais ce qu'il compte, c'est de faire avancer les choses en mettant tout le monde autour de la table
Borloo sait bien le faire et a déjà expliquer que le poste de ministre de l'éducation pourrait l'intéresser
Sarkozy a plutôt insister sur l'autonomie des universités que sur le reste.
Ecrit par : Maxime | 08 mai 2007
Excusez-moi, Ronin, mais ce n'était pas bien méchant! Et je pense que, "à distance", je vous devais bien ça.
Je crois que tant que l'on considérera d'un côté l'école et de l'autre la perversion d'une bonne partie des media, (et, à ce titre, l'intervention de Catmano sur l'interdiction des programmes télé à destination des enfants entre six heures et neuf heures, quoique totalement irréaliste, surtout dans le monde ultra-libéral dans lequel nous nous préparons à entrer, me semble fondamentale), on ne pourra pas tellement avancer. La concurrence est beaucoup trop déloyale.
Attila, le tout est de maîtriser la manière dont on s'exprime! Vous citez Frédéric Dard avec beaucoup d'à propos.
Seillière... Renforcé par Marseille "l'économiste", FGuichard... Comme on dit par chez moi, "on n'est pas rendu à Loches".
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
"georges, faucheur volontaire, néosarkoziste circonspect"
Dites-moi Georges, à la belle saison, mangez-vous des brugnons, qui sont typiquement des OGM? Et, sachant que les déserts vont progresser, êtes-vous pour les plantes sur lesquelles le "stress hydrique", comme disent les savants fous de L'INRA (et non pas de l'INRI), n'a pas d'effet? Vous savez, ces maïs, par exemple, qui peuvent pousser en tenant le choc durant 1 mois de sécheresse, là où, auparavant, il ne serait vite resté qu'un désert...
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Ah bah ça non, c'est sûr, "on n'est pas rendu à Loches". Surtout en ce mois de mai fertile en jours fériés...
Je vous envoie quand vous voulez une photo de mes chers élèves, le matin vers 9 h 15, les uns vautrés sur leur chaise dans la position "canapé du salon", l'oeil morne, le pouce dans la bouche et les autres, flous forcément sur la photo tellement ils gigotent, incapables de "maîtriser leur motricité large".
Je me demande si je ne vais pas commencer la journée par une heure de promenade au pas de course dans la nature environnante qu'ils ne connaissent pas d'ailleurs. Ah, c'est vrai, je ne peux pas, pas d'accompagnateurs, les "mamans qui ne travaillent pas" n'ont pas le temps.
Ecrit par : catmano | 08 mai 2007
Sejan, vous ne parlez nulle part, dans les propositions que vous affichez, de la formation disciplinaire des instituteurs dans les "domaines" qu'ils auront à enseigner... Certainement un oubli!
Henri, il me paraît difficile d'évaluer un enseignement de la même manière qu'on le fait pour un petit commerce! Comment ferez-vous? Il faudrait, pour que ce soit vraiment scientifique, que tous les candidats présentant devant tous les différents jurys aient eu le même niveau, (ou un niveau très comparable dans chaque centre de formation) avant de commencer (à être formés), qu'ils soient très nombreux, (difficile d'interpréter des chiffres sur quelques dizaines), et que tous ceux qui ont été en formation à un endroit précis passent devant le même jury. Cela me semble un tout petit peu compliqué, non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Pendariès, "on" ne demande pas la suppression définitive et systématique de tous les OGM. On demande simplement qu'il y ait un moratoire, et un peu moins d'opacité sur le sujet. Imaginez-vous que, avec les plantations de plus en plus nombreuses en plein champ, les labellisations "bio" sont vouées à disparaître? On veut simplement un peu de choix, et de démocratie, dans ce sujet comme dans celui du nucléaire, et pas qu'on nous traite comme des abrutis ou des moutons. Est-ce trop demander?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
"Première année qui peut être faite par des agrégés du secondaire pour que les collègues universitaires n'aient pas l'impression de se salir les mains."
Thalie, penser que les professeurs se salissent les mains en travaillant avec les 1eres années, c'est, à mon très humble avis, laisser entendre la puanteur intellectuelle qui règne dans les Universités. Elle existe (pas chez tous, heureusement), et cela s'appelle du mépris.
Combien de mes collègues ou futurs collègues se lancent à corps perdu dans l'agrégation ou la thèse pour ne pas sombrer dans cet immonde et ignoble milieu de pouilleux qu'est le secondaire? Ne pas savoir ce qu'est un lycéen, c'est devenir un enseignant autiste à la faculté. Je fonce, je fonce, je fonce. Et s'ils ne suivent pas, s'ils ne comprennent pas ce que j'analyse, et bien tant pis. Ce sont les pires, ces messieurs et mesdames Teste...
Et puis, la plupart des thésards ou nouveaux docteurs (et en participant à des colloques, je m'en rends compte) ont autant de valeur, autant de connaissances, sinon plus, que les agrégés qui n'ont eu le nez que sur un programme. Nous savons même écrire des dissertations et des commentaires composés.
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Je suis d'accord avec vous Christophe Sibille; mais Bové a l'art de mentir lui aussi (je ne l'entends pas parler des bienfaits des OGM); et je me souviens de ce père en pleurs à la radio disant à José Bové qui ne répondit pas que ses amis arracheurs avaient dévasté des serres vouées à la recherche contre la mucovisidose (RIP Grégory Lemarchand, d'ailleurs). Alors oui, moins d'opacité sans aucun doute, mais fonctionner sur la peur et les menaces, non merci (on a vu les effets avec les dernières présidentielle, les gens adressent plutôt un bras d'honneur à ce genre de tactique).
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Ne me parlez pas de Bové, Pendariès... Je ne peux vraiment plus le supporter, (j'avais déjà un peu de mal depuis deux ans.) Mais les suspiscions sur ses tendances islamo-gauchistes, (et limite antisémites) ont, hélas, semblé se vérifier.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Ceci-dit, je ne vois pas beaucoup d'autres moyens que les fauchages, surtout maintenant, pour inverser la tendance qui nous menace. Même si cela ne fait pas, (mais absolument pas) partie de ma manière de voir les choses.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Nous sommes entrés en pleine période de magie.
Les OGM produisent un discours qui est, pour l'essentiel, incantatoire. Ségolène Royal a fait une campagne basée sur la fascination religieuse (et elle persiste et "signe", si je puis dire) bien plus que sur un programme. Le "new age" est mrqué en Occident par une recrudescence invraisemblable de sectes, de croyances farfelues, de médecines douces et de pieds au mur — sans compter les fondamentalismes religieux les plus abscons — un mot un peu long pour les qualifier.
Ce n'est pas la première fois. Juste avant la Révolution française, la société française, pourtant labourée en profondeur par les philosophies les plus rationalistes, s'est laissé envahir par des "illuministes" — Saint-Martin, l'abbé Fournié, ou des charlatans du genre Mesmer. Juste avant 1914, ce fut le tour des spirites de tout poil — Conan Doyle tentait de photographier des fantômes…
À bien y penser, c'est inquiétant. Vers quelle apocalypse allons-nous, pour que les forces irrationnelles s'imposent aussi facilement ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 mai 2007
Je propose au contraire de réintroduire au lycée un apprentissage méthodique et rigoureux de la stylistique et de la rhétorique, afin que les élèves sachent ce que parler veut dire et qu'ils ne ramènent pas la littérature à une "expression" dont on sait depuis Francis Ponge que c'est une gymnastique ignoble.
Il faut aussi agir d'urgence pour le maintien et la revalorisation des filières L , et re-faire du baccalauréat un couperet, ce qui éviterait de sélectionner à l'entrée de la fac. Parce que c'est l'un ou l'autre : soit on brade le bac avec un contrôle continu dont chacun sait qu'il sera, de facto, mi-clafoutis mi-gélatine, -- sauf dans des établissements d'excellence comme l'Alsacienne, Stanislas ou Henri IV --, soit on sélectionne lors de l'entrée à l'Université, au lieu d'attendre que le découragement la misère étudiante et l'inaptitude au travail personnel aient fait leur oeuvre.
Autre possibilité sur laquelle on peut réfléchir : une année de propédeutique après le bac, ou encore le second cycle en quatre ans. Mais nous nous heurterons alors à un problème budgétaire, et je doute que le nouveau président et son minstre des phynances y soient prêts
Ecrit par : FGuichard | 08 mai 2007
En ce qui concerne l'enseignement des Lettres, il faut bien entendu préserver la filière L.
Notamment en y faisant toute sa place mais rien que sa place à la stylistique et à la Rhétorique mais sur ce point précis je ne maîtrise pas les savoirs indispensables ni ne dispose de l'expérience indispensable pour faire "avancer le shmilblick".
J'ayttire toutefois l'attention des internautes sur le fait que des Dicilines universitaires comme la Linguistique, la psychologie, la Sociologie ne doivent pas être jugées à l'aune des médiocres "transpositions didactiques" des pédagogistes.
Ce serait tomber dans le piège de l'obscurantisme.
Laissons-y barboter les Trissotins et le Diafoirus pédagogistes.
Au moment de la Réforme Fouchet, sur le papier, les quatre filières du Second Cycle de l'Enseignement secondaire était clairement identifiées
A-Lettres Philo s devait permettre l'Accès aux Facultés de Droit et de Sciences Humaines
B-Science Économiques et Sociales permettait aussi l'accès à ces Facultés mais plus spécifiquement à la licence de Sciences Économiques
C Math Physique Chimie étaient la "voie royale" ,selon le Proviseur du Lycée où j'étais scolarisé en 3ème, pour les Études d'ingénieur.
D Biologie permettait l'accès notamment aux Facuktés de Médecine.
Parallèlement Propédeutique a été supprimée alors qul'on chisissait sa filière à l'issue de la Seconde.
En C, le choc étair rude...
Cette belle construction technocratique n'a pas résisté à l'épreuve de la réalité.
Je le regrette.
La filière L devrait redevenir une voie d'excellence pour l'aprentissage des Humanités.
Comment?
D'abord en distinguant entre un Bac premier des Grades universitaires qui permet l'inscription à l' Université et un Bac Ceruficat de Fin d'Études Secondaire qui permet d'entreprendre une formation professionnelle.
Cette distinction, souhaitée par le Général De Gaulle il y déjà quarante ans, aucun homme politique, ni de droite ni de gauche, n'a eu le courage de la faire explicitement.
Même Jean-Pierre Chevènement, qui l'avait en tête lorsqu'il a lancé ce fameux slogan "80% d'une classe d'âge AU NIVEAU du Bac" qui visait à rattraper le retard de la France par rapport aux autres pays de l'OCDE et notamment au Japon, n'est pas aller au bout de cette logique.
Entretemps, facteur qui ne saurait être négligé, les DEUG se sont transformés en "éponge", absorbant, sans qu'ils en provfitent le moins du monde, des "étudiants" qui, en fait, sont d'involontaires chomeurs camouflés, vivant de travail au noir, de la "Macdonaldisation" du marché de l'emploi , de petits trafics voire, selon des enquêtes récentes, de prostitution.
Bref la Misère étudante exploitée par les Marchands de sommeil et les néo-esclavagistes de la grande distribution et des boîtes d'intérim...
Quel homme politique aura le courage de mettre un terme à cette sinistre farce?
Compte rendu
Les illusions perdues
Mathilde Rember
mardi 8 mai 2007.
Sabri, Fehrat, Djamel et Nassim ont bien du mal à se mettre au travail pour réviser leurs partiels du mois de juin. Inscrits en DEUG d’AES (Administration Economique et Sociale), ils sont perdus dans une université qui apporte aux étudiants un savoir très théorique sans encadrement suffisant. Tous échoueront à leurs examens. Anciens collégiens de ZEP (Zone d’Education Prioritaire), premiers lycéens de leur famille, étudiants malgré eux, ces jeunes deviendront des salariés précaires : recalés aux concours de la fonction publique auxquels l’université est pourtant censée les préparer, précipités dans un mariage précoce où ils croient trouver une stabilisation, acculés à travailler à l’usine qu’ils avaient tant voulu fuir en entamant de longues études, momentanément tirés d’affaire par les emplois-jeunes... Leur parcours sera semé d’embûches.
« 80 % d’une génération au niveau du bac » : cette phrase ministérielle fut emblématique de la démocratisation scolaire voulue dans les années 80/90. Entre 1985 et 1995, le taux de bacheliers dans une génération passe effectivement de 30 à 60 %. Mirage ? Jeu de dupes ? Ou bien réelle promotion pour les jeunes issus de milieux défavorisés ? Dans cet ouvrage passionnant, le sociologue Stéphane Beaud apporte les éléments d’une réponse toute en nuances.
Pour lire la suite cliquer sur ce lien->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=147
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Jean-Paul, auriez-vous décidé de jouer les "trolls" sur votre propre blog?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Les trolls ? Qu'entendez-vous par là ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 mai 2007
JPB, moi je veux bien proposer des idées mais dans le foutoir actuel... Vous pourriez peut-être garder ce fil pour la discussion générale et en ouvrir un par rubrique où les gens s'astreindraient à ne faire que proposer sans discuter, gardant la discussion sur le fil généraliste sur lequel nous sommes?
Parce que mine de rien, cela prend du temps. Alors autant que ce soit facilement exploitable après, sinon il va encore falloir se retaper une synthèse qui se ferait plus aisément me semble-t-il comme cela. Bon, maintenant ce n'est pas moi le chef, vous faites tout comme vous voulez, of course!
On pourrait avoir, si l'on reprend vos questions, un fil:
Primaire
Collège
Lycée
Bac
Entrée à l'université
Formation des maîtres
Syndicats et représentation des enseignants
Parents d'élèves
Chefs d'établissements et inspection
Carte scolaire
Orientation...
Ecrit par : Thalie | 08 mai 2007
"J'ai ouvert le livre au hasard sur ces deux pages du chapitre 26 d'un manuel qui en compte 77. Tous les chapitres sont du même tonneau : récit passionnant, instructif, d'une clarté exemplaire, à raison d'une leçon par semaine. "
du même tonneau, par Louis Barthas ... c'est évident !!!
Ecrit par : Gaston Lavy | 08 mai 2007
Même si les ministres de l'EN que nous avons eu (et aurons) ne sont pas des foudres de guerre dans leurs réformes, nous avons peut-être échappé aux sbires de Meirieu et à leurs théories qui font pâlir Diafoirus.
Voici un exemple de la pensée IUFMesque de Lorraine. Quand je l'ai lu pour la première fois, j'ai cru que c'était un canular.
Anne-Marie.
'Changer de héros
Nous partirons de l'idée que l'acte d'apprendre est dangereux pour le sujet et qu'il peut être rapproché pour certains des 'travaux' et 'épreuves' relatés par la mythologie[1] et pour d'autres de 'la quête'[2] ou de 'la métamorphose'[3] comme il en est souvent question dans les contes.
Dans cette perspective, qu'en est-il de la posture d'aide ?
Nous l'interrogerons sous l'aspect du changement, faisant ainsi l'hypothèse que cette posture pédagogique ne va pas de soi.
1. Changer de héros
D'ordinaire, ce sont le savoir, les compétences, les programmes, les référentiels qui sont au centre des préoccupations pédagogiques. D'ailleurs le 'Savoir' ne fonde-t-il pas l'école, la relation pédagogique et l'expertise du rapport au savoir ?
Dans notre perspective et en cohérence avec la loi d'orientation de 1989 ( Nouvelle Politique pour l'Ecole ) ; c'est l'élève dans sa quête de connaissance et de réussite qui prend la place du 'Héros'.
Notre souci de pédagogue est caractérisé par les questions suivantes :
' Comment s'y prend-il pour avancer, réussir, renoncer, échouer, hésiter …?'
La posture d'aide nous conduit à devenir 'adjuvant'.
2. Changer de point de vue
Généralement la relation pédagogique s'organise en une suite de face à face fondés par le savoir autour duquel enseignant et élève se toisent voire pire lorsque le savoir (ou la référence au savoir) disparaît et laisse place à des conflits directs.
Il est possible de valoriser 'l'attention conjointe' ('regarder ensemble dans la même direction' comme dit le poète). Cette notion est issue des travaux concernant le développement de la communication intentionnelle chez le jeune enfant.
Il est donc question de porter ensemble et en même temps son attention sur ce qui fait difficulté à l'élève ayant besoin d'aide (spécial needs éducation). L'objet de la relation n'est plus entre les protagonistes, il est en point de mire pour chacun.
3. Changer de rôle
Plus qu'enseigner, c'est alors accompagner qui devient le geste professionnel de référence.
Nous pourrions faire allusion à la posture d'effacement favorable aux apprentissages en maternelle.
Il s'agit alors de laisser du temps à l'élève pour s'engager réellement dans l'action, agir pleinement et aller au bout de la tentative en garantissant son intégrité physique, morale, psychique et symbolique.
Il s'agit aussi d'être persuadé qu'en le laissant agir, nous lui permettons de comprendre à sa façon.
Permettre l'achèvement c'est favoriser la 'reprise', la lecture de l'écart entre ce qui était prévu et ce qui s'est vraiment réalisé.
L'adulte en posture d'aide invite l'élève à dire comment il s'y prend, à réélaborer l'objet en point de mire (objectif de savoir, de méthode, d'attitude) et à se renseigner sur lui-même en train d'apprendre (sujet, objet de son propre apprentissage).
Enfin c'est accepter la vision de l'élève, son point de vue en posant celui de l'adulte en équivalence.
En conclusion, la posture d'aide est une composante de la pédagogie du détour mutuellement consenti.'
(Je signale au passage que sa citation "regarder ensemble dans la même direction " est de Saint-Exupéry : "S'aimer, ce n'est pas se regarder, mais regarder ensemble dans la même direction." )
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Anne-Marie, pouvez-vous nous dire qui a écrit ce texte iufm et où on peut le trouver?
Ecrit par : Milady | 08 mai 2007
Henri, si on veut éviter des situations aussi tristes, il faut à tout prix réformer d'abord les IUFM, qui sont le noeud du problème.
Exemple : je connaissais de longue date la "lettre ouverte à Gérard Gonfroy" de Pedro Cordoba pour la bonne raison qu'il était le président des IUFM du Limousin où ma fille a obtenu son diplôme.
Résultat avec de tels IUFM : UN "Professeur des écoles" sur 25 dans l'académie de Limoges utilisant une méthode alphabétique (ma fille, avec "Lire avec Léo et Léa" ) avec les résultats que l'on peut imaginer.
Les méthodes Boscher se vendent dans toutes les librairies, toutes les grandes surfaces, comme des petits pains.
Ma fille a été l'objet d'intimidations de la part de son IEN qui lui a envoyé la critique débile d'Eveline Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa" avec surligné en rouge : "L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur : qu'on se le dise".
Mais ses élèves savent lire : celle qui lit le mieux est une toute petite fille dont les parents ne parlent pas français.
Son propre fils en CE1 lit mal. (Justine et compagnie en CP, le Faunographe cette année.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Extrait du programme de qui vous savez. Cela ne me dit pas grand-chose qui vaille.
"L’école et les médias sont les deux leviers principaux de la démocratisation culturelle et de la diffusion de notre culture dans le monde. Pouvons-nous continuer à avoir des structures ministérielles aussi éclatées ? Je ne le crois pas. Il faut regrouper la direction des médias, le ministère de la culture et l’Education nationale sous l’égide d’un seul ministère. Grâce à cela, la culture bénéficiera d’un budget renforcé, de capacités stratégiques supérieures et son poids politique sera incontournable."
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Ce qui est bien avec Anne-Marie Valette, c'est qu'elle nous parle toujours de la même chose, ("L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur : qu'on se le dise".), en faisant croire que c'est à chaque fois un exemple différent, impliquant que tous les inspecteurs sont comme celui-ci. C'est comme l'exemple des "référentiels bondissants", qui faisait bien rire mon collègue professeur d'EPS à l'IUFM...
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
"Dans le même ordre d'idées : "Interdire catégoriquement à toute chaîne de télévision publique ou privée de diffuser des émissions pour enfants entre 6h 00 (peut-être même plus tôt) et 9 h 00, au moins les jours d'école."
Ecrit par : catmano | 07 mai 2007 "
Spice de facho...
Zyva ya "Oggy & les cafards" sur Gulli le matin...
Je préfèrerais que l'on remette le film à 8heure sans pub...
Mais bon la tivu ça se gère ... (normalement)
Certains dessins animés sont à suer ...
Par contre boulot le matin et sport/musique/etc l'aprèm ce serait bien d'y penser...
Ecrit par : toto | 08 mai 2007
Henri, il me paraît difficile d'évaluer un enseignement de la même manière qu'on le fait pour un petit commerce! Comment ferez-vous? Il faudrait, pour que ce soit vraiment scientifique, que tous les candidats présentant devant tous les différents jurys aient eu le même niveau, (ou un niveau très comparable dans chaque centre de formation) avant de commencer (à être formés), qu'ils soient très nombreux, (difficile d'interpréter des chiffres sur quelques dizaines), et que tous ceux qui ont été en formation à un endroit précis passent devant le même jury. Cela me semble un tout petit peu compliqué, non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
J'apprécie généralement vos commentaires mais pour celui-ci je suis perplexe....
Je dois m'être mal exprimé. J'ai bien connu, par le truchement d'une relation amicale, les "relations incestueuses" , dixit un Recteur, entre les formateurs et le Jury du CRPE au début des IUFM .
Il y a eu à ce sujet des échanges de courrier particulièrement vifs entre ce Recteur et le Directeur adjoint de lIUFM, ex-Directeur d'École Normale.
Je dois confesser que la lecture de ces courriers, abondamment diffusés par le Directeur-adjoint de l'IUFM en question, amusait beaucoup le petit cercle de "cadres" anti pédagogistes que nous constituions.
Nous comptions les points.
En effet, les sujets étaient élaborés par les Formateurs qui,de plus, présidaient les commissions et corrigeaient les copies.
La première année, lséparant le bon grain de l'ivraie, 'IUFM avait même poussé le vice jusqu'à faire composer dans deux centres d'examen différents les étudants de l'IUFM et les "candidats libres" qui n'avaient pas suivi le "catéchuménat", belle entorse au principe de l'anonymat des copies.
Bien entendu, ces pratiques, peu conformes à la déontologie, faisaient courir le risque d'un recours devant le TA et donc de l'annulation du Concours académique.
D'où la fureur du Recteur, saisi de plaintes de "candidats libres" malheureux.
Dans un premier temps, la rédaction des sujets a été retirée aux IUFM puis les formateurs ont été exclus de la correction/notation.
J'en suis resté là. Mais, en ce qui concerne la Certification des PE c'est le flou .
Du temps des EN, l'instituteur stagiaire, en stage de responsabilité, était évalué par une Commission présidée par l'Inspecteur Primaire qui proposait, ou non, sa certification.
Or, quel que soient les immenses défauts des "Extincteurs de l'Éducation Nationale" et des "Groseillers pédagogiques" qui les assistent, ils craignent par dessus tout l'Instituteur ou le PE borderline qui risque de semer le "souk" dans une de leurs écoles.
Ils sont donc très attentifs aux qualités professionnelles des stagiaires. Même s'ils ont chaussé leur grosses lunettes pédagogistes.
Pour le reste je ne crois pas à la possible "scientificité" de l'évaluation.
Une "évaluation" , anglicisme polluant la langue pédagogique langage courant du fait du discours pédagogiste version techniciste, cf l'excellent Olivier Reboul, peut, tout au plus tendre vers la rationalité...l
Dans la solution que je propose, on retrouverait la configuration initale des Concours d'Entrée dans les ENI,où les PEN étaient extrêment vigilants quant aux qualités de leurs futurs élèves.
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Bonjour à tous,
J'ai lu, je ne sais plus où ici, des messages sur les Zep qui me firent bondir - dont acte, je bondis.
Comme je n'ai, de ma vie, qu'enseigné en Zep ou lycée 'difficile', et comme je ne crains nullement les classes les pires, comme j'ai eu affaire plus souvent qu'à mon tour 'aux racailles' qui font peur aux braves gens, je me sens particulièrement autorisée à parler.
Les Zep ne créent pas l'échec.
Elles contrent comme elles peuvent l'échec programmé.
On va au sauvetage - on les récupère un par un - et si on n'arrive pas à récupérer tout le monde, le fait est qu'on récupère l'énorme majorité des élèves qui entrent en classe. On leur permet de rêver à d'autres métiers que dealers ou putes ( en l'occurrence, la belle langue serait une insulte à ce que sont leurs vies ).
Les Zep croulent sous les manques de moyens. Les Zep ont les pauvres livres récupérés on ne sait où, dont les pages tombent. Les Zep ont des classes surchargées, et oui, pour pouvoir avoir quelques classes à effectifs réduits ( pour les terribles des terribles ).
Les Zep ont les plafonds qui tombent et les peintures qui s'écaillent.
Les Zep ont des élèves battus par leurs parents. Abandonnés trois semaines. Laissés à l'abandon, laissés à eux-mêmes, ils ne regardent pas la télé et ne jouent pas trop aux jeux vidéos. Les Zep ont des élèves dont les mamans sont femmes de ménage et qui viennent vous expliquer qu'elles ne peuvent pas aider leurs enfants. Les Zep ont des élèves dont les parents n'ont pas fait d'études. Les Zep ont des élèves dont les familles n'achètent jamais de livres.
Et alors?
Il faudrait le même traitement pour tous????
Il faudrait insulter ces familles?
Il faudrait prendre tous ces mômes et les mettre dans des foyers? Qui a déjà travaillé avec des mômes mis en foyer?
Qui peut témoigner de leur bonheur, à ces mômes placés?
Les Zep ont des gens qui apprennent à devenir enseignants et c'est la meilleure école possible. Les Zep ont des profs qui restent parce qu'ils savent ce qu'ils font là. Et qui se moquent des querelles pédagogiques - on fait ce qui marche, et le fait est que la pédagogie de Meirieu marche en Zep, avec les terribles des terribles - parce qu'on n'a pas de programmes, qu'on a peu d'élèves et qu'on a du temps avec eux. Cela arrive trop tard dans une vie, c'est tout.
Qu'il y ait des sottises dans la pédagogie moderne, c'est une évidence. Qu'il y ait une prétention effroyable dans l'enseignement actuel du français, c'est une évidence aussi.
Ce qui est aussi évident, c'est qu'obliger les enseignants à réfléchir à leurs notations, à leurs cours, c'est bien. C'est indispensable. Et si les Zep peuvent servir aux profs à comprendre que tout le monde n'adore pas les livres et la culture, et que c'est là ,qu'il faut être inventif et passionné, et bien tant mieux et qu'on fasse stage de Zep pour tout le monde, ça changera la donne.
Mais qu'on ne les supprime pas. Qu'on les aide. Qu'on leur donne ce qu'on leur a promis. Qu'on comprenne ce qu'elles sont, et, si on est sérieux, qu'on cesse cette guerre imbécile entre modernes et anciens, il y a des poutres dans tous les yeux!
Ecrit par : Milady | 08 mai 2007
Ma fille a été l'objet d'intimidations de la part de son IEN qui lui a envoyé la critique débile d'Eveline Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa" avec surligné en rouge : "L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur : qu'on se le dise".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Il s'agit là d'un abus de pouvoir clairement sanctionné tant sur le plan diciplinaire que pénal par les nouveaux textes parus au BOEN.
Cetains, mais pas tous , des "Extincteurs de l'Éducation Nationale", notamment après que Lionel Jospin ait mis brutalement au pas, et à sa botte, les Corps d'Inspection dans l'indiférence générale, sont particulièrement bornés et fanatiques.
Pierre Frackowiack en est, sur le papier, un bon exemple.
Je ne le connais pas personnellement mais un ami , IEN retraité, qui l'a connu à l'École Normale où ils étaient condisciples, m'a affirmé que , sur le plan humain, il était diférent de l'image qu'il donne de lui-même dans les médias.
Demi-lettrés, souvent ils ne disposent d'aucun diplôme universitaire, ayant été successivement, "Groseillers pédagogique, "faisant -fonctions" d'IEN puis intégrés IEN sur "Liste d'Aptitude", ce sont des mollusques obséquieux avec leurs supérieurs, impitoyables voire sadiques avec leurs subordonnés.
Mon amie avait noté que lors qu'ils étaient enfin promus ils , ou elles, exibaient une paire de fabuleux, et hors de prix, stylos Mont Blanc.
La refondation de l'École, et je vous remercie d'avoir attiré mon attention sur ce cas, passe par le rétablissement d'épreuves écrites, en lieu et place de ce fameux dossier, pour l'épreuve d'admissibilité ainsi que le retour à une limite d'âge, antérieurement 45 ans;
Même l'Inspection Générale y est favorable, ces semi-lettrés étant totalement incapables de rédiger un texte écrit cohérent.
Certaines "Notes de Service", dues à la plume de Collègues de mon amie, sont un vrai bonheur pour ceux qui aiment Courteline.
J'en avais trouvés sur la Toile, mais où, diffusés par des Instits impertinents.
Un vrai bonheur!
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
"sur le plan humain, il était diférent de l'image qu'il donne de lui-même dans les médias."
Dommage que tu n'ais pas vu son côté 'humain' quand il est passé sur f2 à propos des alphas ....
Demande à ton poto de dire à Frakk que j'attends de lui un méa culpa Public sur ce qu'il a dit sur les alphas.
Sinon je continuerais de le traiter de trou du cul !
Ecrit par : toto | 08 mai 2007
Cela commence fort!
Nous sommes aujourd'hui le 8 mai, et où se trouve le "futur" nouveau président ? aux côtés de Chirac, pour fêter la victoire sur les nazis ? Que nenni! Sarko est fatigué, il a bien mérité de se reposer, il a dormi au Fouquet's, et aujourd'hui, sur le yacht de son pote milliardaire V. Bolloré, il rejoue la croisière s'amuse. Un couloir aérien a été prévu pour qu'il arrive en Corse en toute sécurité. Qui paye la note ? Bonjour l'Etat modeste!
AutrDeux mille ans d'histoire" était consacrée à la victoire de NS aux Présidentielles. En Sarkoland, un jour vaut mille ans. Et il n'est même pas officiellement président. J'ai l'impression que nombre de ceux qui, sur ce blog, ont appelé à voter NS (Notre Seigneur) se préparent à de cruelles désillusions. Sans rancune.
Louis Barthas, où peut-on se procurer le manuel d'histoire dont vous parlez ?
Ecrit par : mouron rouge | 08 mai 2007
"Supprimer le Bac"
Surtout pas ! Une évaluation externe et nationale a nombre de vertus. Comparez avec ce qui se passe en Belgique (qui a pris le désastreux tournant "qualifiant" que Sarkozy veut imposer à l'éducation nationale française) et vous comprendrez.
Ecrit par : Pli | 08 mai 2007
Pour ma part, je me fiche de savoir ce que fait S. de ses vacances; je veux juste qu'il tienne ses promesses et que la France aille mieux, gagne plus, soit plus compétitive du point de vue industriel, agricole, etc. Le reste, que son couple se soit rabiboché pour les caméras, je m'en fous. Ce qui m'inquiète, c'est sa femme C., est-ce qu'elle sera juste une poupée de luxe avide de luxe ou une vraie première dame?
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
1) "«Autonomie, projet d’établissement, accueil des handicapés», j’ai eu l’impression d’entendre du Royal Jospin dans le texte."
Ecrit par : georges | 07 mai 2007
Ce n’est pas qu’une impression, et pour cause : application pure et simple des directives européennes, quelle que soit la couleur du gouvernement. Rappel : dans la hiérarchie des normes juridiques, les directives européennes sont des textes supérieurs aux lois nationales. Celles-ci doivent se conformer à celles-là sous peine de sanctions, financières notamment.
2) «Instaurer des études dirigées, en particulier (mais pas seulement) en zone rural et dans les établissements sensibles.»
Ecrit par : Robin | 07 mai 2007
Dans le primaire, l’organisation et le financement des études (surveillées ou dirigées) relèvent actuellement des mairies. Pour que des études puissent avoir un impact sur la réussite des élèves, il importe qu’elles soient dirigées et non seulement surveillées (ce qui est très rare), dans des groupes à très faibles effectifs (ce qui est très rare), sous la responsabilité d’instituteurs volontaires, et qu’elles relèvent de la pleine responsabilité de l’Education nationale (et non de la plus ou moins bonne volonté des communes).
Mais surtout, la question des études dirigées ne doit pas faire perdre de vue l’essentiel : c’est que l’instruction et la prise en charge des difficultés des élèves doivent se faire avant tout dans le cadre des horaires de classe. Les études dirigées peuvent constituer un bonus, mais ne doivent pas avoir vocation à se substituer aux responsabilités de l’Etat, ni à indéfiniment allonger la journée de l’écolier, a fortiori si celui-ci en a déjà « bavé » pendant les 6 heures précédentes.
3) « La première nomination, qui est prononcée à la discrétion de l'Administration et qui n'a pas à recueillir l'avis des Commissions Administratives Paritaires selon le Statut de la Fonction Publique, serait faite, à titre définitif, sur des postes fixes vacants dont le profil est "normal". Pas de ZEP, pas d'Enseignement Spécialisé notamment pour les PE. »
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
La première nomination est étudiée en CAPD dans un certain nombre de départements, dans lesquels les stagiaires participent au premier mouvement et obtiennent pour certains d’entre eux une nomination à titre définitif.
Eliminer les ZEP pour les premières affectations relève certes d’une bonne intention, mais peut avoir, me semble-t-il, des effets nocifs dans le primaire. En effet, débarquer dans une école ordinaire n’est pas toujours aisé, même avec une solide expérience. Affronter la pression des parents (dont certains ont le bras long), affronter un climat parfois « limite » au sein de « l’équipe » (coteries, clientélisme) exige d’avoir les épaules déjà solides. Et faire état de questions ou difficultés conduit assez facilement à endosser le rôle du mauvais élève face à un groupe d’Agnans confits dans l’autosatisfaction.
En revanche, dans les ZEP, les parents posent rarement problème et se montrent le plus souvent respectueux des enseignants. Et lorsqu’un conflit surgit, il est quasiment toujours facilement réglé. Quant aux équipes, elles sont (sauf très rares exceptions) particulièrement solidaires et accueillantes, et n’ont pas de tabous pour évoquer les difficultés auxquelles tout un chacun est confronté (y compris les vieux piliers). Il est de tradition, pour assumer la lourde polyvalence de l’instit, de se répartir les préparations, de les échanger... Quelles que soient les réserves qui peuvent être émises par ailleurs sur les ZEP, celles-ci constituent probablement le terrain le moins déstabilisant pour un débutant.
Donc tout à fait d’accord pour éliminer l’enseignement spécialisé pour la première affectation, plus sceptique en ce qui concerne les ZEP.
4) « En ce qui concerne le recrutement des PE, toujours dans un souci d'efficacité, serait créée une "Licence d'Enseignement" mention Premier Degré. »
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Attention là encore. Imposer une licence de ce type ne reviendrait-il pas à emprisonner définitivement l’étudiant dans l’enseignement, à rendre difficile une reconversion ultérieure, en présentant de surcroît le danger d’ouvrir la voie encore plus tôt à un formatage des esprits ?
Pourquoi ne pas conserver les règles relatives aux conditions d’accès aux concours de la Fonction publique catégorie A : être titulaire d’une licence ? La formation s’effectuerait alors sur deux ans, après la réussite au concours. En prévoyant de consacrer la première année de stage à une remise à niveau dans les différentes disciplines enseignées en primaire, à la didactique concrète de ces disciplines et à des stages d’observation. Et une deuxième année enfin en responsabilité avec SA classe, donnant lieu à 2 inspections pour validation, avec intervention régulière de conseillers pédagogiques venus non pour gloser mais pour prendre la classe sous les yeux du stagiaire. En d’autres termes, le stagiaire serait accompagné par des conseillers pédagogiques ayant pour mission non de « dire comment faire » mais tenus de « faire » en situation.
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
"Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours
sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que
dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent aujourd'hui, à
la vue du travail - on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu'un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient
chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement
de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance. Car il consume une
extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la
réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il
présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions
faciles et régulières. Ainsi une société où l'on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l'on adore aujourd'hui la
sécurité comme la divinité suprême."
NIETZSCHE, Aurore, § 173.
Ecrit par : Hervé | 08 mai 2007
Qqs suggestions...
En maternelle, arrêter de gaver les enfants de photocopies!
Plutôt leur apprendre à repérer le ht , le bas d'une feuille entre autres activités. Ces enfants arrivent en primaire degoûtés , instables , et zappant sur tt.
En primaire, revenir aux fondamentaux svp!
Et on pourrait remettre l'examen d'entrée en 6ème , non ?
Ns débarrasser des cycles...
Ecrit par : Kana | 08 mai 2007
1) "Faut-il immédiatement régionaliser — ou plus tard — ou jamais ?" Jean-Paul Brighelli
Dans notre histoire, n'en déplaisent à certains, chaque fois qu'il a fallu prendre des mesures d'urgence pour redresser le pays et répondre à une situation catastrophique (1793, 1945...), le cadre d'action qui s'est imposé pour son efficacité a été celui d'une intervention clairement dirigiste et centralisée de l'Etat jacobin. Et pourtant, tous ceux qui se sont donné la peine d'étudier sérieusement ces périodes savent que ni Robespierre ni De Gaulle n'étaient des idéologues communistes !
Redresser la situation de l'enseignement public en France ne relève-t-il pas d'une politique de salut public audacieuse, impliquant que l'Etat prenne toutes ses responsabilités et assume pleinement la mise en oeuvre de cette politique ?
Je crains fort que pour l'heure, en matière d'enseignement, la régionalisation, la fragmentation de la politique nationale en une mosaïque de projets éducatifs locaux, l'autonomie des établissements... ne conduise à l'échelle du pays à l'inefficacité, voire à l'échec pur et simple. Même si, par-ci par-là, on peut assister à quelques réussites ponctuelles.
2) "Les syndicats peuvent-ils jouer le jeu rapidement ?"
Jean-Paul Brighelli
Pour ce qui concerne les syndicats tels le SGEN, l'UNSA, la FSU, qui ont cogéré voire directement inspiré toutes les réformes qui nous ont conduites là où nous en sommes aujourd'hui, j'en doute... Il faut même s'attendre à un sacré tir de barrage de leur part !
Pour ce qui concerne d'autres syndicats tels le SNE, le SNALC, le SNUDI-FO..., c'est tout autre chose. Un syndicat comme le SNUDI-FO développe, dans ses professions de foi pour les élections paritaires et dans ses divers documents diffusés au journées d'information syndicale, des revendications très proches des différentes préoccupations exprimées par nombre d'intervenants de ce blog. C'est aussi un syndicat qui n'hésite pas à défendre, avec une détermination redoutée par la hiérarchie, tous les collègues qui subissent depuis des années toutes sortes de pressions, intimidations, baisses de note, cabales, sanctions... du fait de leur engagement dans la résistance.
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
"En maternelle, arrêter de gaver les enfants de photocopies!
Plutôt leur apprendre à repérer le ht , le bas d'une feuille entre autres activités. Ces enfants arrivent en primaire degoûtés , instables , et zappant sur tt.
En primaire, revenir aux fondamentaux svp!
Et on pourrait remettre l'examen d'entrée en 6ème , non ?
Ns débarrasser des cycles...
Ecrit par : Kana | 08 mai 2007 "
Je vote pour. On signe où ?
Ecrit par : catmano | 08 mai 2007
"Ns débarrasser des cycles..."
Ecrit par : Kana | 08 mai 2007
Oh que oui ! Et de toute urgence !
D'autant que certains IEN n'hésitent pas à expliquer sans aucune ambiguïté à certaines de leurs ouailles médusées que la politique des cycles a été mise en place pour rendre impossibles les redoublements et... pour ralentir les enfants trop gourmands ! C'est hallucinant !
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
"Pourquoi ne pas conserver les règles relatives aux conditions d’accès aux concours de la Fonction publique catégorie A : être titulaire d’une licence ? La formation s’effectuerait alors sur deux ans, après la réussite au concours. En prévoyant de consacrer la première année de stage à une remise à niveau dans les différentes disciplines enseignées en primaire, à la didactique concrète de ces disciplines et à des stages d’observation. Et une deuxième année enfin en responsabilité avec SA classe, donnant lieu à 2 inspections pour validation, avec intervention régulière de conseillers pédagogiques venus non pour gloser mais pour prendre la classe sous les yeux du stagiaire. En d’autres termes, le stagiaire serait accompagné par des conseillers pédagogiques ayant pour mission non de « dire comment faire » mais tenus de « faire » en situation."
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Ce n'est pas mal mais, pour des raisons financières, ça ne passera jamais!
Henri, je ne vois pas le rapport! Tout d'abord, concernant les jurys d'écrit, (ou d'oraux), les profs d'IUFM allaient corriger ou faire passer les épreuves dans un centre où ils n'enseignaient pas. La correction des écrits est, évidemment anonyme, et il n'était pas question, au moment des oraux, de savoir si nous avions à faire à un candidat IUFM ou à un candidat libre.
Concernant les sujets, ceux qui étaient proposés par des formateurs IUFM, (et, postérieurement, choisis par une commission dans laquelle tous les différents "corps de métiers" de l'enseignement ou de l'inspection participaient) garantissaient au moins contre le risque qu'ils soient complètement décalés par rapport à des problématiques liées à l'enseignement primaire, (il y a eu un cas particulièrement scandaleux ici, dans les dernières années où le concours étaient académique. Je ne me souviens plus exactement, mais cela avait fait couler pas mal d'encre).
Ceci-dit, cela n'a rien à voir avec ma réponse à votre affirmation sur l'évaluation, (la jauge, si vous préférez réellement ce mot) d'une formation. Réponse qui disait que, pour pouvoir "jauger" une formation par rapport à des résultats à court terme, (sur un concours), il faudrait réussir à maîtriser un certain nombre de critères, (même niveau des candidats en entrée de formation, même jury pour chacun, grand nombre de candidats). Tout ceci me paraît très utopique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Une suggestion immédiate à zéro euro zéro centime : une circulaire ministérielle affirmant que la liberté pédagogique est en France totale et absolue, et que, à partir du moment où on traite les programmes, on peut utiliser les méthodes que l'on veut, de la maternelle à l'université.
Corollaire 1 : les journées de formation à destination des enseignants seront avant tout des stages axés sur les contenus et la remise à jour des "savoirs savants", en aucun cas des stages de pseudo-méthodo, de didactique fumeuse ou de psy à la noix.
Corollaire 2 : les inspecteurs deviennent des conseillers ou des accompagnateurs, vérifiant avant tout que les savoirs sont transmis de manière efficace et que le collègue gère sa classe de telle sorte que les gamins s'instruisent au lieu de perdre leur temps.
Corollaire 3 : tout pédago pris les armes à la main sera mangé.
Ecrit par : Lilith la Tigresse | 08 mai 2007
Je pense qu'il est urgent de se concentrer sur l'enseignement du français aussi bien pour les enfants à partir de la maternelle que pour les enseignants.
Je viens de lire les écrits (mis en ligne) des élèves d'une institutrice de CP (Ecole française à l'étranger). Assez impressionant: Elle ne semble pas avoir assimilé que "on" est singulier.
"On n'est pas venuS" et "On est rentréS" !!!!
Cette faute est donc bien transmise et assimilée par les enfants !
http://www.rochambeau.org/esweb/2006/classes/soutien/fev
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Ecrit par : Un parent d\'élève | 08 mai 2007
Ce n'est pas mal mais, pour des raisons financières, ça ne passera jamais!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Merci ! Mais, mais, mais... si l'on met dans la balance les économies réalisées notamment :
- par la suppression de l'actuelle première année d'IUFM
- par la suppression de tous les postes d'instits qui ne sont pas affecté sur une classe ou sur un poste de remplaçant (le PACTOLE !)
- par le fait qu'en affectant sur les écoles des enseignants bien formés, les besoins en postes destinés à traiter l'échec scolaire se réduisent (RASED et maîtres REP notamment)
- par le fait que ces enseignants seront moins sujets aux arrêts maladie...
- par la suppression des crédits destinés aux projets "à la mords-moi le noeud"...
n'y a-t-il pas matière à financer d'une part une formation initiale de qualité, et d'autre part un abaissement des effectifs dans les classes ?
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Je continue comme ça me vient...
Arrêter le jargon pseudo-pédagogique et parler clairement!
Ras le bol de voir ORL, lecture plaisir, littérature , atelier philo, quoi de neuf..... en primaire ; C'est vraiment se foutre de ns.
Revenir au basique comme reconnaître un verbe conjugué ds une phrase ainsi que son sujet! Poser une opération en colonnes !
Marre du saupoudrage en histoire ( passer d'un fait historique à l'autre sans chronologie...et même plus que parfois en être tjs à la préhistoire! peux plus l'encadrer cette période! suis itinérante remplaçante,voilà pq je dis cela)
Euh ...mettre des pions pr surveiller les récréations (ça créerait des emplois) en matern et primaire , cela ns soulagerait surtt ds ecoles difficiles...
Ecrit par : Kana | 08 mai 2007
Corollaire 3 : tout pédago pris les armes à la main sera mangé.
Ecrit par : Lilith la Tigresse | 08 mai 2007
Beurk ! Vous savez ce qu'il en dirait, J.P. Coffe, hein, vous le savez ? !!!
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Je peux me tromper, mais je crois qu'on peut et même doit écrire "on n'est pas venuS" lorsque "on" est mis pour "nous", mais qu'en revnche, on doit écrire "on n'est pas autorisé à fumer", car ici, "on" est un indéfini.
Non ?
Ecrit par : Pat | 08 mai 2007
C'est quoi ce blog ? Une secte virtuelle ? De nombreux fidèles (ils se reconnaîtront ...) me semblent passer leurs journées à pisser des centaines de lignes. Le but étant de flatter l'ego du Maître. En espérant la récompense suprême: une réaction d'icelui. Son commentaire peut être savoureux. Un exemple :
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PS. Sandra, la confusion "rênes" et "rennes" est archi-fréquente, elle appaaît quasi chaque semaine dans la rubrique "rue des petites perles" ou "A travers la rpesse déchaînée" du Canard. Pas de quoi en faire un plat. Après tout, lorsqu'on m'a fait faire la dictée de Mérimée, j'ai fait deux fautes — et pourtant, je pensais m'y connaître…
Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007
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Quelle belle humilité !
Le même jour :
"À propos, et les rapports de Ségolhaine (je trouve le mot joli, je le ramasse) et de la littérature ? "
Et quand le gourou croise une belle crotte de chien, il l'empoche ou il se la mange ?
Ecrit par : Donat Sévenier | 08 mai 2007
"On, pronom imbécile , se rapporte à celui qui l'emploie."
Litanie sans cesse répétée à des petits élèves alsaciens qui usaient et abusaient de ce pronom en français.
Ils ne parlaient pas français à la maison et pratiquaient l'art de la traduction littérale.
Ecrit par : Maminou | 08 mai 2007
"on" étant par définition un indéfini, son usage pour désigner des personnes définies est incorrect, surtout à l'écrit (pour la langue orale, on entre dans un autre débat !). Son emploi exige que le verbe soit conjugué à la 3ème personne du singulier, et que l'accord de l'attribut du sujet se fasse également à la 3ème personne du singulier.
Par conséquent, lorsqu'il s'agit de rédiger le compte rendu d'un événement vécu par la classe, étant donné que -à moins de relever de l'enseignement spécialisé- chaque enfant de CP est censé connaître son propre prénom, le "nous" s'impose !
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Ma fille a été l'objet d'intimidations de la part de son IEN qui lui a envoyé la critique débile d'Eveline Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa" avec surligné en rouge : "L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur : qu'on se le dise".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Il s'agit là d'un abus de pouvoir clairement sanctionné tant sur le plan diciplinaire que pénal par les nouveaux textes parus au BOEN.
Cetains, mais pas tous , des "Extincteurs de l'Éducation Nationale", notamment après que Lionel Jospin ait mis brutalement au pas, et à sa botte, les Corps d'Inspection dans l'indiférence générale, sont particulièrement bornés et fanatique



