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01 mai 2007
Gargantua
Gargantua
« Buveurs très illustres, et vous, vérolés très précieux… »
Les enfants de Gargantua ont essaimé sur la planète, et aujourd’hui, leur nom est légion — ce qui est, à tout prendre, plus joli que de parler de massification. Après bien des détours pr tous les continents, ils sont revenus en France où ils ont retrouvé leurs cousins gaulois — une immense famille qui a, comme toutes les familles, ses illustrissimes et ses sans-grade — car tous les enfants, figurez-vous, n’ont pas les mêmes talents, quand bien même leur ancêtre serait aussi prestigieux que le géant de Rabelais…
Et nous voici, comme il y a cinq siècles, avec un rude choix devant nous…
Rude ? Peut-être pas. Entre les pédagogues meirieuticoles qui ont envahi le marché depuis trente ans, sous les effets conjugués d’une gauche qui cultive en parallèle culpabilité et bonnes intentions, et d’un droite qui, fascinée, a largement laissé faire, et les disciples de Ponocratès, — cette éducation à l'Humanisme dont je me réclame, le choix pourrait sembler clair…
Il ne l’est apparemment pas pour tout le monde.
Pourtant, quels en sont les termes ? Soit vous perpétuez une clique qui fera de vos enfants, de nos enfants, des « apprenants » « tout rêveurs et tout assotés », comme dit Rabelais (1) ; soit vous remettez l’Ecole sur ses bases, vous « réinstituez les Lettres », et vous remettez au goût du jour des objectifs qui permettent de « ne perdre heure quelconque du jour », mais au contraire de « consommer tout son temps en Lettres et honnête savoir ».
Je plaide, comme toujours, pour le Savoir. Je plaide pour une restauration — et elle sera en bonne voie, parce qu’il y a, chez ceux qui pourraient, à droite (le mot vous effraie ? Et « gauche », qu’est-ce que vous en pensez ? Le terme est-il encore mérité ?) se retrouver aux affaires, la volonté d’en finir avec cette pédagogie de l’échec programmé.
Je discutais avec le plus sérieux postulant au Ministère de l'Education, il y a deux jours. « Avec la moitié de ce que coûtent les IUFM, me disait-il, nous pourrions réinventer les IPES — ce système de bourse, sur concours, qui a permis à tant d’enfants du peuple, dans les années 50 et 60, de faire leurs études d’enseignants en étant pré-payés » (moi-même, au passage). Et nous avons besoin d’un système qui incitera les meilleurs à se tourner à nouveau vers l’enseignement. « Avec l’autre moitié, nous réévaluerons les salaires des enseignants français, aujourd’hui parmi les moins bien payés d’Europe… Et nous créerons dans les facs les postes nécessaires pour enseigner à ces nouveaux postulants de vrais Savoirs — et un peu moins de « sciences de l’éducation », cette tarte à la crème de tous ceux qui prétendent « apprendre à apprendre » aux autres ce qu’ils ne savent pas.
- Mais mon cher, objectai-je, les promesses de ton candidat de ne remplacer qu’un poste de fonctionnaires sur deux…
- La fonction publique est pléthorique. Mais les 350 000 enseignants qui, dans les cinq ans, partiront à la retraite, ça, c’est une réalité que l’on ne peut nier. Et même si je suis favorable à un allègement des programmes — que d’options inutiles, d’heures perdues, de prétentions académiques insupportables, alors qu’il serait si simple d’en revenir à des fondamentaux bien maîtrisés —, je sais bien qu’il faudra inciter des jeunes, des dizaines de milliers de jeunes, à entrer dans la carrière. Nous recruterons des enseignants — pas nécessairement des "emplis-jeunes" qui sont des cache-misère, au mieux — et, au pire, une porte ouverte à des "grands frères" qui viendront, comme en 2000-2002, vérifier qui est ou n'est pas salafiste — rappelle-toi le rapport Obin.
- Ça n’en prend guère le chemin… Quel néo-bachelier de bon sens s’engagera aujourd’hui dans un métier qui envoie les moins aguerris au casse-pipe des ZEP les plus dures ? Qui prendra le risque de se faire cracher à la gueule par des gosses auxquels on a seriné depuis des années qu’il est interdit d’interdire — un beau slogan pour Gargantua, mais une mauvaise idée pour un ilote ravagé de l’intellect ! Des enfants sans défense auxquels on a répété qu’ils ont la liberté de l’expression et, faute de mots, du coup de boule !
- C’est bien pour ça que nous ambitionnons de rompre — voilà, le mot est lâché — avec ce qui s’est fait depuis tant d’années. Gilles de Robien a eu la maladresse de mélanger de vrais soucis pédagogiques et des déclarations intempestives sur le statut ou la fonction des enseignants. Peut-être parce qu’il a mis du temps à se mettre au courant. Mais, nourri dans le sérail, j’en connais les détours. Je vais même te dire… Mon dernier fils a aujourd’hui sept ans, et, comme les autres, il est à l’école publique. Et j’ai vu, de très près, ce que sont les croyants du pédagogisme et de l’égalitarisme forcené. J’ai vu comment on prétendait lui apprendre à lire — on était loin, très loin, de Boscher ou de Léo & Léa…
« Il faut inciter de nouvelles équipes à fabriquer les manuels scolaires dont nous aurons besoin, dès que nous aurons toiletté les programmes et les couloirs de la rue de Grenelle — au kärcher, s’il le faut !
« Car je crains bien moins les voyous des cités que la racaille de la haute administration, si imbue de ses privilèges, si loin du peuple… Je ne m’imagine pas ministre de l’Education autrement qu’en garant de l’accès au Savoir de tous. Il est scandaleux que tant de pédagogie ait enfanté les écoles privées et les cours du soir dans lesquels les plus fortunés comblent le vide intellectuel du Collège et du Lycée. Scandaleux que tant de jeunes grands-mères aient à apprendre à lire à leurs petits-enfants ! Et bien plus scandaleux encore qu’une frange déshéritée soit abandonnée à elle-même — nous donnerons plus à ceux qui ont moins, et qui veulent vraiment davantage.
Ainsi parlions-nous dans les avoines folles du XIIème arrondissement, et la nuit seule entendit nos paroles…
Mais ce blog n’a d’autre raison d’être que de faire avancer la réflexion. Alors, je me suis permis de divulguer ces propos hors campagne — ces propositions pour une Ecole à venir.
Jean-Paul Brighelli
(1) Avez-vous un doute sur le fait que d’aucuns préparent non seulement leur revanche (sur qui, bon sang ! Ils ont tous les pouvoirs !), mais veulent enfoncer le clou ? Jetez donc un coup d’œil sur cet article du Monde — qui se ressemble s’assemble : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-903885@51-823374,0.html
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Commentaires
20/20 et à ceux qui sont prêts à voter Ségo par habitude idéologique - et j'aurais été dans leur position si je ne m'étais pas cassé quelques os dans la tête (formule sartrienne), il leur reste deux jours pour se mettre à penser - et penser, c'est avant tout penser contre soi-même et se déculotter de ses certitudes, ce qui certes n'est pas toujours facile et quelque peu humiliant, car ensuite on se dit : "mais comment ai-je pu penser ainsi pendant tant et tant d'années".
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
une simple remarque que j'espère de bon sens : pourquoi ce programme (suppression des IUFM, création d'IPES, augmentation des salaires,...) n'a-t-il pas été pratiqué auparavant? 5 ans que la droite est au pouvoir, et apparemment, pour 5 ans, nous aurons à l'éducation encore les mêmes personnes. Il y a une réalité que nous ne pouvons nier : c'est l'absence totale de budget adéquat. Renseignez-vous auprès de certains établissements qui ont, à peine, de quoi faire matériellement tourner la boutique.
Si la droite avait fait ce qu'elle semble promettre en aparté, pourquoi la suppression de nos retraites, la casse de notre statut (sous prétexte que nous ne travaillons jamais assez,...), la disparition des langues mortes,... ?
Soyons clairs : je n'attends pas mieux de la gauche (sauf si Chevènement prend le ministère, on peut toujours rêver...) mais je ne vois pas ce qui vous rend si confiant envers la droite qui s'annonce...
J'avais un jour suggéré sur ce blog que vous puissiez être ministre de l'éducation : si, au moins, vous êtes parmi les proches du futur ministre, on peut espérer quelque chose mais je crains qu'une logique purement comptable et budgétaire mette fin à vos (nos) espoirs.
Cordialement.
Ecrit par : truffe | 01 mai 2007
Bonjour, Truffe (en italien : tartuffio — j'espère qu'il n'en est rien…)
Qui vous dit que dans ses bagages, tel ministre (potentiel) n'a pas des gens qui pensent bien ?
Après tout, Meirieu a bien été conseiller du prince sous le ministère Allègre. Il sera prince tout court si la Sainte Demi-Vierge passe. Mais il y en a d'autres, de l'autre côté — ne croyez pas les médias qui vous serinent avec un bel ensemble quy'iul n'y a que des histrions qui soutiennent la droite. Pensez à Finkielkraut, par exemple…
Ou à d'autres, moins illustres mais plus entreprenants…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 mai 2007
bonjour JPB,
je crains que vous ayez tort (je ne vois pas en quoi la droite va rompre avec ce qu'elle a fait) mais j'espère que vous aurez raison.
Inutile de me croire manipulé par les médias, il n'en est rien ; simplement mon esprit critique me dit de me méfier d'un discours de rupture qui refuse d'envisager le passif qui est, en partie, le sien.
Sinon, j'espère que vous aurez la possibilité d'être plus entreprenant à l'avenir....
PS. pour le pseudo "truffe", il s'agit d'un petit clin d'oeil à Truffaut, et non à Tartuffe. Quoique....
PSS j'ai remarqué une certaine "politisation" du blog, honnête et assumée de votre part. N'espérez-vous donc plus rien de la gauche?
Ecrit par : truffe | 01 mai 2007
Vous semblez oublier, Jean-Paul, (ou plutôt faire semblant) que les IUFM concernent également la formation des enseignants du premier degré. Auquel cas il faut également ajouter au rétablissement de l'IPES, (on ne dit pas: "les IPES"; "institut pour l'enseignement secondaire", dont je suis également un produit) le rétablissement également des écoles normales d'instituteurs. Ce qui, sur le plan financier, grèvera nettement votre "budget prévisionnel. Et vous parlez des moyens pléthoriques, à la limite de la prébende, dont bénéficient les IUFM. Je vous avoue que j'avais beaucoup plus de facilités, et les stagiaires instituteurs également, du temps des écoles normales.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2007
"ne croyez pas les médias qui vous serinent avec un bel ensemble quy'iul n'y a que des histrions qui soutiennent la droite. Pensez à Finkielkraut, par exemple…
Ou à d'autres, moins illustres mais plus entreprenants…"
Alain Finkielkraut!
Laissez moi rire, Jean-Paul.
Par exemple, de soutenir qu’un chat n’est pas un chat, ou qu’un raciste est un humaniste. Tel Alain Finkielkraut, que l’antisémitisme d’un Renaud Camus n’émeut pas outre mesure. Soutenir qu’« un juif est incapable d’assimiler vraiment la culture française » ne lui paraît pas scandaleux : pour peu qu’on ne refuse pas de méconnaître « la part de l’héritage dans l’identité », ni de reconnaître qu’il existe « des degrés de l’appartenance nationale », ces propos, estime-t-il, « prennent un autre sens (5) ».
Comme n’a rien de raciste, toujours selon Finkielkraut, le récent pamphlet antimusulman d’Oriana Fallaci, La Rage et l’Orgueil (6). En injuriant « les fils d’Allah », qui « se multiplient comme des rats », elle nous oblige à « regarder la réalité en face » et à voir enfin, en toute bonne conscience, ce que sont vraiment les Arabes. Briseuse de tabous, « elle a l’insigne mérite de ne pas se laisser intimider » et libère la parole (7).
Certes, troublé par les réactions que ces propos ont provoquées, l’« humaniste » se reprend et décrète que, tout compte fait, le livre d’Oriana Fallaci est « indéfendable ». Après l’avoir défendu. Mais dans l’entretien qu’il nous accorde, il ne peut s’empêcher de lui trouver des vertus et, derechef, de le défendre : « J’ai été saisi par une certaine force. Oriana Fallaci a entrepris de dire ses quatre vérités à l’Europe. Son livre est un livre antieuropéen. » Bref, anti-tout.
Tactique finkielkrautienne : attaqué sur un point précis, il change d’objet, se dérobe, glisse comme une anguille entre les objections. D’où cet emploi constant du mais, qui a pour fonction de nier - et non pas de nuancer - ce que, par soumission apparente au politiquement correct, il vient de concéder. Il n’est pas passéiste, mais « attention au progrès » (au clonage, au pacs, au divorce par consentement mutuel, à la parité...) ; il n’est pas moraliste, mais il juge ; il se dit de gauche, mais il « n’aime pas du tout cette propension de la gauche à être binaire » ; il n’est pas du côté des dominants, mais « les dominants n’ont pas tous les torts » ; il faut « sortir du discours libéral », mais il ne faut pas s’enfermer, surtout pas ! dans le discours progressiste.
Evoque-t-on le racisme anti-arabe, Finkielkraut enchaîne aussitôt sur l’antisémitisme. Est-il donc plus difficile, en France, d’être juif qu’arabe et, parce que juif, de trouver un logement, un emploi, d’occuper de hautes fonctions... ? Gêné, il biaise : « Il n’est pas facile d’être juif dans un quartier arabe. » Ne lui objectez pas qu’il est peut-être plus difficile d’être arabe en Israël, il s’énerve : « Les Arabes israéliens bénéficient des droits civiques et sociaux communs à tous les Israéliens. » Et surtout, ne lui dites pas qu’Israël mène en Palestine, avec les méthodes qu’on sait, une guerre coloniale : il risque un infarctus.
Partialité, peur haineuse des Arabes, soutien aveugle d’Israël, boursouflure narcissique : Alain Finkielkraut a du moins un mérite. Par ses excès, il permet de saisir, telle une caricature, des traits communs à bien des intellectuels français d’aujourd’hui, si différents soient-ils les uns des autres :
- la morgue aristocratique et le mépris du peuple : Luc Ferry, qui n’a sans doute jamais parlé des masses françaises, n’hésite pas en revanche à parler des « masses arabes ». Il est vrai qu’il ne tient pas en haute estime les premières : « J’ai parfois le sentiment qu’il y a presque trop de programmes intéressants à la télévision (8) » ;
- la disqualification injurieuse de ceux qui pensent autrement : le journaliste Didier Eribon n’est qu’un « pitbull », les pédagogues à la Philippe Mérieux sont « des gardes rouges de la “cuculture” » (Alain Finkielkraut) (9), Pierre Bourdieu était « fou d’orgueil, narcissique, manipulateur, hypocrite, pervers, grandiloquent, ridicule, insupportable » (Alain Minc) (10), « l’antiaméricanisme, c’est le progressisme des cons » (Pascal Bruckner) (11) ;
- l’incohérence : Philippe Sollers dénonce le racisme de Renaud Camus, mais publie dans sa revue L’Infini un article de Marc-Edouard Nabe, qui fulmine contre le « retour de l’anti-antisémitisme. Cette salope de Sinclair se lèche déjà ses épaisses babines... (12) » ;
- une sensibilité beaucoup plus vive à l’antisémitisme qu’à l’islamophobie. Si les réflexions de Renaud Camus sur les juifs ont provoqué une tempête de protestations qui a duré plus de trois mois, les 175 pages d’injures d’Oriana Fallaci contre les musulmans n’ont guère ému le microcosme intellectuel : excepté Bernard-Henri Lévy, qui a aussitôt réagi dans le numéro même du Point qui publiait... les vociférations de la journaliste italienne, et Laurent Joffrin, qui l’a exécutée dans un article du Nouvel Observateur, presque tous les autres se sont tus. A commencer par certains de ceux (Claude Lanzmann) qui avaient vivement protesté contre les propos de Renaud Camus. Deux poids, deux mesures ?
- une certaine indifférence à l’égard des victimes de guerres, embargos, famines et maladies qui ravagent le tiers-monde : quelque 3 000 morts le 11 septembre 2001 à New York, c’est horrible, et « nous sommes tous américains », mais des centaines de milliers de morts au Rwanda, trois millions en trois ans au Congo-Kinshasa, c’est horrible aussi, mais n’émeut personne : Américains si, Africains no ! André Glucksmann, si prompt à dénoncer les crimes des Russes, des Chinois ou des Nord-Coréens, n’a pas « un mot de compassion, observe Gilbert Achcar, pour les victimes des Etats de l’OTAN et assimilés, comme les Kurdes et les Palestiniens (13) ».
Intellectuels médiatiques
Les nouveaux réactionnaires
Maurice T. Maschino.
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/10/MASCHINO/16996
Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007
Quand donc Pedro revient-il ici, (et Françoise Guichard?) J'aimerais avoir leur opinion sur le discours, comme d'habitude stigmatisant et amalgamant, de Nicolas Sarkozy concernant l'héritage de mai 68.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2007
Devinette:
"Une grande partie des problèmes que l'école connaît vient de phénomènes sociaux". Qui a dit cela?
Je viens de l'entendre sortir de la bouche de Xavier Darcos, sur France-inter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2007
Qu'est-ce qu'il a à hurler contre Oriana (amie des palestiniens avant de comprendre...) et Finkielkraut ce bon Henri de si bon matin ?
Pointer une formule malheureuse - et encore parce que c'est un fait que l'arme de la démographie est utilisée depuis la naissance de l'islam - pour dénigrer son travail...
Moi, j'aimerais bien demander à Henri ce qu'ils fichent les arabes, non seulement en Europe, mais encore en Palestine, en Syrie, en Irak, au Liban, en Afrique du nord. Parce que l'Arabie ça correspond à peu près à l'Arabie Saoudite.
Mais chut... ils ne sont pas blancs, ce serait ultra raciste, n'est-ce pas, que de dire que ce sont des colonisateurs armés d'une redoutable arme impérialiste : le coran et la sunna.
Est-ce que Henri s'entraine à son futur job de bon dhimmi ? (notez, ça rime)
Allez vas-y Henri, tu peux foncer là, tu as les choix des mots : "fasciste", "extrême-droite", "nazi". Pour moi, tes propos sont des propos de collabo, tout simplement.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Christophe,
L'hypothèse la plus vraisemblable est que le "coming out" de JPB a fait prendre conscience à Françoise Guichard et Pedro Cordoba qu'ils avaient été instrumentalisés dans une manoeuvre purement politicienne pour le olus grand bénéfice de la Droite en général et de Nicolas sarkozy en particulier.
En ce qui me concerne, je continue mon travail de "bénédictin".
Note de lecture
La Barbarie douce et l’école
JP
mardi 1er mai 2007.
La récente grève des lycées professionnels, étalée entre février et avril 2000 s’est développée contre les projets « réformateurs » et « modernes » du ministère de l’Éducation Nationale. Concrètement, à travers une modification du statut, ces projets visaient à introduire un maximum de flexibilité dans les horaires enseignants/élèves, annualiser le temps de travail, augmenter la quantité de travail gratuit à fournir et faire des économies sur le dos des profs et des élèves.
L’outil idéologique de cette offensive gestionnaire libérale-autoritaire étant le gloubiboulga pédagogique de l’équipe Meirieu et autres pédagols (pédagogie différenciée ou de projet, élève au coeur du système éducatif...), et le culte de l’entreprise version Allègre (lycées professionnels devenant des plates-formes techniques pour les entreprises par exemple).
On retrouve dans ce projet et ce mouvement les principaux ingrédients de cette « merdonité » douce dénoncée par J.P. Le Goff dans son livre qui synthétise les travaux qu’il a entrepris sur l’entreprise, le management et mai 68.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=103
Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007
Certains lecteurs se demandent peut-être ce qu'est un dhimmi - qui est la porte ouverte à l'extermination d'une culture. Combien de zoroastres en Iran ? Combien de chrétiens en Turquie, Palestine, Syrie, Egypte, Liban (étudiez les démographies d'un siècle à l'autre) etc ? Combien de Juifs en dans les pays arabes (faites le même calcul à un siècle de différence) ? RENSEIGNEZ-VOUS. En attendant, voici le monde rêvé par Henri, dont je veux bien croire qu'il parle par ignorance :
DHIMMI :
Définition: statut légal des populations chrétiennes et juives et athées en terre d'Islam.
Dès le VII° siècle, lors de ses premières conquêtes militaires, l'Islam est entré en possession de nombreux territoires peuplés par des populations chrétiennes. Ces populations ont été soumises au dhimmi, c'est-à-dire à une imposition spéciale (le jizya et le kharâj) leur garantissant par ailleurs qu'elles auraient la vie sauve, que leurs biens seraient préservés et qu'une relative liberté de culte leur serait accordée. Toutefois, le dhimmi est conçu comme un statut accordé à titre provisoire, les personnes concernées étant invitées à se convertir. Aussitôt une personne concernée par le statut de dhimmi se convertit-elle à l'Islam, qu'elle accède à la pleine citoyenneté, cesse de payer l'impôt discriminatoire, et touche une prime récompensant son adhésion à la communauté des croyants.
Au XIe siècle, l'école Shafi'i, d'Al-Mawardi définit la condition du "dhimmi". Un Dhimmi fait l'objet d'un statut d'infériorité et ne peut se prévaloir des mêmes droits qu'un musulman. Il n'a pas accès aux tribunaux de droit commun; des tribunaux spécifiques leur sont concédés dont les prérogatives sont limitées. Le dhimmi est interdit de blasphème contre le Coran, interdit d'avoir des relations sexuelles avec une musulmane, ou d'en épouser une, interdit de faire du prosélytisme contre les musulmans ou encore d'apporter de l'aide aux ennemis de l'islam. Parmi ces interdictions, on peut énumérer l'interdiction de rendre visible les symboles religieux autres que ceux de l'islam, de consommer du vin, de la viande de porc, de faire sonner la cloche d'une église, l'obligation d'enterrer ses morts discrètement ou l'interdiction de monter à cheval ou à chameau (mais droit de voyager sur un âne).
Le statut du dhimmi a varié quelque peu, selon le lieu et l'époque des sociétés musulmanes. Norman Stillman http://en.wikipedia.org/wiki/Norman_Stillman, décrit un période très difficile pour les dhimmis de confessions juives au Maroc, au Yemen et en Perse, soumis à des "rituels de dégradation" de la part des musulmans. En règle générale, le traitement des dhimmis était plus doux durant les périodes de prospérité et plus cruel lorsque la société musulmane était en déclin.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Pedro, je ne sais pas. F. Guichard a des problèmes d'ordinateur, et ne sera pas de retour sur le Net avant demain ou après-demain. Alors, on cesse de médire…
D'autant que, pour l'un et pour l'autre, pour autant que je puisse interpréter leur pensée, l'élection de Ségolène Royal serait une catastrophe pédagogique de première grandeur. Je prends mes repsonsabilités (vous n'allez pas me le reprocher, quand même, vous prenez bien les autres — en toute inconséquence…), ils prendront les leurs, je ne suis propriétaire d'aucun vote, surtout pas de celui des amis.
Un point toutefois, Grégoire. S'il existe encore des gens de gauche au PS, est-ilo possible qu'ils n'aient aps compris que leur survie, et celle de leur parti en tant que parti de gauche, passe par l'élimibnation de Royal / Hollande / DSK — tous ces nostalgiques du bayrouisme mou ? Je dirais même qu'ils doivent saisir la chance historique de passer au premier plan sur les cinq ans à venir — et de représenter les aspirations vraies d'un vrai peuple de gauche en 2012. Ségolène vainqueur, c'est la mort assurée pour tout ce qui ne ser apas sous sa botte — vous savez bien qu'elle pense en ces termes, elle qui veut mettre des soldats dans les écoles — et elle a repris l'idée pas plus tard que la semaine dernière, elle aussi chasse sur les terres du FN…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 mai 2007
Je n'ai pas pour habitude faire des cpier coller sur ce blog mais ici cela s'impose!
Les néoréacs -pa rLaurent Joffrin
Après des décennies de domination progressiste, ils sont les intellos d’une droite nouvelle qui, au nom d’un parler vrai sur les banlieues et la « haine de l’Occident », cautionne les dérives de l’actuelle majorité, au risque d’aggraver les fractures de la société française
Différents, disparates, discordants parfois, ils n’ont rien d’un groupe constitué. Tout n’est pas faux dans leurs raisonnements : ils font partie du débat démocratique. On ne doit pas les disqualifier. Mais, pour la clarté du débat, on doit les qualifier : ils sont les intellos d’une droite nouvelle que le 11-Septembre, la dissémination terroriste, la montée de l’islamisme et la faiblesse culturelle de la gauche coalisent peu à peu. Après des décennies de domination progressiste, ils veulent écrire le nouveau logiciel que leur inspirent le terrorisme, l’insécurité, les violences urbaines et surtout le « choc des civilisations » diagnostiqué par Samuel Huntington. Ils sont les néoréacs. Alain Finkielkraut, bien sûr, est le plus visible, le plus fiévreux et sans doute le plus talentueux d’entre eux. L’entretien qu’il a donné à « Haaretz »est le dernier en date de ses exploits rhétoriques. Qu’y lit-on ? D’abord des propos un peu ridicules : qu’il serait interdit, en France, de dire certaines choses, sous peine de prison par exemple, ou qu’il y a beaucoup de Noirs en équipe de France de football, et que cela fait rire en Europe ( !). Ensuite - plus sérieux - que les auteurs des violences urbaines de ces dernières semaines sont des Noirs et des Arabes et qu’ils haïssent assez la France pour se livrer à un « pogrom antirépublicain ». Et donc - thèse centrale - qu’une minorité ethnique manifestement impossible à intégrer s’est déchaînée contre les symboles de la République par l’effet d’une haine de l’Occident mondialement répandue. Le chômage français ? La discrimination ? Les ghettos urbains ? Des excuses avancées par les bien-pensants, des élucubrations de sociologues masos, des angélismes diffusés par la presse de gauche... Voilà ce qu’il était soi-disant interdit de dire. Mais qui est dit, même si Alain Finkielkraut est ensuite revenu en arrière sur les phrases les plus controversés, tout en « assumant » ses idées... Sans aucune coordination, bien sûr, mais dans une étonnante simultanéité, une série de mots et de gestes révèlent une convergence. Nicolas Sarkozy avait ouvert le bal en parlant à propos des cités de « racaille » et de « nettoyage au Kärcher », un « parler vrai » musclé qu’il continue de revendiquer hautement. De Moscou, interviewée sur la chaîne NTS, Hélène Carrère d’Encausse, spécialiste de la Russie, est passée tout à coup de l’Académie française au Bar des Sports en expliquant que si les enfants africains sont dans la rue, c’est parce que « beaucoup de ces Africains sont polygames », réflexion déjà formulée par Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée (la polygamie est un vrai problème, mais elle n’est pas la clé principale des émeutes). Et notre académicienne de jouer, elle aussi, les martyrs du « politiquement correct » en affirmant que nous avons des lois « qui auraient pu être imaginées par Staline », aux termes desquelles « vous allez en prison si vous dites qu’il y a cinq juifs ou dix Noirs à la télévision ».« Les gens, ajoute-t-elle, ne peuvent pas exprimer leur opinion sur les groupes ethniques, sur la Seconde Guerre mondiale ou sur beaucoup d’autres choses. » Comme le remarque Philippe Val dans « Charlie », étrange référence au négationnisme. Passons, et précisons que notre académicienne est toujours en liberté. Jacques Myard, député proche de Charles Pasqua, demande pour sa part la création de « bataillons disciplinaires » pour mettre au pas « ces jeunes Français malgré eux »... André Glucksmann impute lui aussi au « nihilisme » et à la haine pure les émeutes de banlieue, défend le vocable « racaille » et qualifie de « Trissotins moralisateurs » ceux qui répugnent à employer ce vocabulaire. Là encore cette haine existe, et les incendiaires ne méritent aucune excuse. Mais le rôle des intellectuels consistet-il à simplifier jusqu’au slogan - répondraient-ils à d’autres slogans - l’analyse d’un phénomène tout de même un peu plus complexe, où les facteurs culturels et sociaux se mélangent ? Dérive du clerc devenant polémiste. André Glucksmann est l’un des animateurs du groupe de l’Oratoire, active escouade d’intellos formés autour du soutien à la guerre américaine en Irak. Les relais politiques ont vite suivi. Alain Finkielkraut se croit audacieux quand il explique qu’il y eut naguère un aspect positif dans la colonisation. Cette opinion est tellement marginale, hérétique, qu’elle figure... dans une loi récemment votée par l’Assemblée nationale et fort heureusement contestée par la gauche. L’Assemblée, encore elle, vient de recevoir sur son bureau une proposition de loi des députés Daniel Mach et Jean-Paul Garraud créant le délit « d’atteinte à la dignité de la France et de l’Etat » et de « détournement du drapeau national ». Là encore, on peut à juste titre s’indigner des paroles contenues dans certains raps. Mais une telle incrimination, chacun le voit bien, aboutirait à une restriction inédite de la liberté d’expression. Georges Brassens, Louis Aragon, Boris Vian ou Serge Gainsbourg bientôt hors la loi ? Le même Garraud, député de la droite classique, récidive en demandant qu’on retire la nationalité française aux délinquants de fraîche naturalisation. La dernière fois qu’on a pris cette mesure, c’était sous Vichy... Ces personnages sont disparates, mais ils finissent par se ressembler. D’abord dans la méthode : ils adoptent toujours la position de l’homme de vérité qu’on réprime, du solitaire incompris dont on étouffe la voix. L’adversaire proteste ? Il réfute ? Il répond que l’analyse est sommaire, que les causes sociales des émeutes sont patentes même si les différences culturelles compliquent l’affaire, que la DST elle-même a écarté toute manoeuvre des religieux, que l’origine raciale des délinquants ne saurait, tout de même, expliquer en premier lieu leur comportement, à moins de croire à une nature intrinsèquement violente des Arabes et des Noirs ? Aussitôt il est catalogué flic du politiquement correct. Tactique couronnée de succès : tous ces propos ont eu un écho national, mais nulle procédure, nulle censure évidemment, n’est venue bâillonner les imprécateurs. Martyrs imaginaires... Car l’interprétation ethnique des émeutes n’a rien d’une audace intellectuelle. Bien au contraire, c’est l’opinion de la grande majorité des Français. Les néoréacs prétendent briser un tabou. Point du tout ! Ils énoncent le plus plat des lieux communs dans une France qui impute naturellement à l’immigration les débordements récents. Alain Finkielkraut incarne à la perfection cette double posture. Il y a, en fait, Alain et Finkielkraut. Alain est un philosophe subtil et érudit, qui publie des livres intelligents et bien écrits sur les modernes, sur Charles Péguy, sur la culture de masse ou sur Emmanuel Levinas. Finkielkraut, celui que l’on voit à la télé, est un quidam qui vitupère la nouveauté, qui pense que tout fout le camp, qu’il n’y a plus de respect et qu’un coup de pied aux fesses ne ferait pas de mal à la jeunesse. Toutes choses dont on peut discuter, d’ailleurs, mais qu’on peut difficilement élever au rang de pensée politique profonde. Etrange dédoublement, où l’on passe sans transition du café philo au café du commerce. On croit que Finkielkraut est le penseur de la technique, de la modernité, de la République. Il est surtout le Noël Roquevert de la pensée, ronchon, grognon et péremptoire. Il dit tout haut ce que la droite pense tout bas. Il est le philosophe... de l’UMP.
Les néoréacs se récrieront, parleront d’un amalgame honteux, d’un procès en sorcellerie. Toujours la pose du martyr... Alors il faut aller plus loin dans la définition, mieux les qualifier. Quatre caractéristiques les réunissent.
1 Pour eux, nous sommes en guerre. Une guerre déclarée le 11 septembre 2001, point de départ d’un mouvement mondial d’agression contre l’Occident, ses valeurs, sa civilisation et dont le terrorisme d’Al-Qaida n’est que la pointe extrême. On en retrouve la manifestation partout, d’Irak en Tchétchénie, de Palestine en Thaïlande. Prend corps l’image d’un Occident assiégé par les nouveaux barbares, qui ravagent sa périphérie mais frappent aussi au coeur de ses métropoles : New York, Londres et Madrid. Jusque-là rien de scandaleux, même si la notion de guerre mondiale reste très contestable s’agissant du phénomène terroriste (la dernière guerre mondiale a fait 20 millions de morts : ce n’est pas tout à fait la même chose). Mais on va plus loin.
2 Dans cette guerre, il y a une cinquième colonne. Une certaine extrême-gauche se lie à l’islamisme et devient le vecteur d’une nouvelle judéophobie à oripeaux progressistes, qu’on retrouve chez José Bové comme dans les résolutions proposées à la conférence de Durban. Un courant antiaméricain, qu’on voit à gauche et à l’extrême gauche, mais aussi dans les postures néogaullistes d’un Dominique de Villepin ou bien dans le pacifisme d’un Gerhard Schröder, affaiblit l’Occident. Une frange violente, antirépublicaine et antisémite des populations immigrées qui campent autour des villes occidentales sert d’armée de réserve aux émeutes urbaines et de vivier de recrutement pour les groupes terroristes.
3 Il y a enfin, dans ce combat planétaire, des « idiots utiles » : les hommes de gauche bien sûr, accusés de cécité, d’angélisme et d’inertie. Indécrottables dans leur rousseauisme, ils refusent de voir le mal, de percevoir la haine, d’admettre le retour de la bête immonde, le « troisième totalitarisme ». Toute à ses idées de paix par le droit et de multilatéralisme à l’eau de rose, la gauche ne cesse d’entraver l’effort de résistance dirigé par une administration américaine certes un peu fruste mais ô combien précieuse par sa fermeté. Incapable de comprendre qu’elle a affaire à une entreprise de subversion générale des valeurs judéo-chrétiennes, elle fait droit, par respect des autres cultures, à toutes sortes de revendications mémorielles et différentialistes qui ne font qu’affaiblir l’Occident en l’engluant dans un sentiment de culpabilité permanent. Aveugle devant la situation dangereuse créée par une immigration incontrôlée, la gauche continue enfin à se concentrer sur l’inégalité sociale alors que l’intégration ne se fait pas et que la « culture de l’excuse » laisse la délinquance et la subversion prendre le contrôle de cités désormais peuplées non de victimes mais d’ennemis.
4 Ces « idiots utiles » ne sont que la manifestation d’un syndrome plus large : la fin du progrès et la dissolution des valeurs - républicaines, occidentales, judéo-chrétiennes, c’est selon. La liberté qui prévaut dans la démocratie finit par la ronger de l’intérieur. Les croyances s’effacent, les institutions s’effritent, une douce anarchie consommatrice et médiatique, shootée à la culture de masse, amollit la société et abaisse les défenses morales de l’Occident. La démocratie est un lieu vide, sans foi ni règle. Nous sommes en décadence.
Ami progressiste, lecteur de gauche, démocrate tolérant, avouez-le, en lisant ces paragraphes, vous vous dites que tout là-dedans n’est pas faux, que dans cette vision du monde il y a une bonne part de vérité. C’est toute la question. Au-delà de leurs différences (un Glucksmann dénonce la Russie en Tchétchénie, un Finkielkraut n’approuve pas la guerre d’Irak, etc.), les néoréacs professent une pensée cohérente, solide. Une pensée qui prend en compte le danger du monde, que la gauche, reconnaissons-le, ne mesure pas toujours. Comme les néoconservateurs aux Etats-Unis, les néoréacs préparent les esprits à des politiques nouvelles, bien plus dures et audacieuses que le gaullo-centrisme d’un Chirac ou d’un Villepin. Nicolas Sarkozy vient de ressortir la « loi anticasseurs » : prémices de la suite. Les néoréacs sont moins des intellectuels que des combattants, moins des analystes que des propagandistes. Pour les réfuter, il faudrait expliquer que le terrorisme, aussi meurtrier soit-il, pose des problèmes fort différents des menaces guerrières d’antan et qu’une action combinée, policière, politique et sociale peut seule en venir à bout, plutôt qu’un enrôlement sous la bannière martiale de George Bush. Il faudrait montrer que les banlieues, aussi travaillées qu’elles soient par l’islamisme, se révoltent surtout pour des raisons intérieures, qu’elles demandent l’intégration à la République et non sa disparition, qu’elles sont lieu d’injustice et de discrimination plus que de haine. Il faudrait rappeler que la répression s’opère là-bas sans faiblesse et que ce n’est pas Finkielkraut et Carrère d’Encausse qu’on met en prison, mais des centaines d’Arabes et de Noirs, certes coupables, mais envers qui la faiblesse irénique des progressistes et la culture de l’excuse ne s’exercent que fort peu. Il faudrait montrer que la fermeté sans faille à l’égard de l’islamisme doit se doubler d’une tolérance républicaine et d’un dialogue franc avec l’islam, et qu’il est de bonne politique, vis-à-vis des minorités, de reconnaître les blessures mémorielles et les humiliations. Il faudrait, en un mot, dessiner les contours d’une politique plus complexe, plus moderne, qui joue sur des leviers sociaux, culturels, politiques, autant que répressifs et dénonciateurs. Bref, il faudrait être sans ambages - on ose à peine l’écrire - nuancé et progressiste. Horreur ! Laurent Joffrin
Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007
Un point toutefois, Grégoire. S'il existe encore des gens de gauche au PS, est-ilo possible qu'ils n'aient aps compris que leur survie, et celle de leur parti en tant que parti de gauche, passe par l'élimibnation de Royal / Hollande / DSK — tous ces nostalgiques du bayrouisme mou ?
Ecrit par : brighelli | 01 mai 2007
Je ne suis ni électeur du PS, ni bien sûr adhérent et surtout pas militant!
Q"ils se dé...brouillent!
Je ne crois ni aux promesses de Nicolas Sarkozy, ni à celle de Xavier Darcos qui semble jouer auprès de Nicolas Sarkozy le même rôle qu'Henri Guaino auprès de Jacques Chirac en 1995 et de Nicolas Sarkozy en 2007, donner une caution de gauche républicaine à un politicien de droite.
Je regrette simplement qu'un brillant polémiste comme vous passe du côté du MEDEF.
Dommage!
Priorité à la compétitivité et à la rentabilité
L’école républicaine mise en bière
Par Louis Weber
mardi 1er mai 2007.
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Coincidence significative : au moment précis où la Commission européenne relance le programme libéral de la « stratégie de Lisbonne », le gouvernement français présente un projet de loi sur l’éducation qui s’en inspire directement. Au-delà des dispositions ponctuelles qui suscitent l’hostilité des lycéens et des enseignants, c’est toute une conception du système éducatif qui est en cause : s’agit-il de former des citoyens ou de futurs salariés précaires ?
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=109
Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007
Sandra
Point technique: un lien avec un article du monde destiné aux abonnés ne peut être lu que par des....abonnés
donc préférable de faire un copier- coller pour que tout le monde en profite
le voici :
Le discours de Nicolas Sarkozy sur Mai 68, "une démarche de réaction", selon le PS
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 30.04.07 | 16h48 • Mis à jour le 30.04.07 | 17h03
L 'attaque en règle de Nicolas Sarkozy contre "les héritiers de Mai 68", les accusant, dimanche 29 avril, lors de son meeting à Bercy (Paris), d'avoir détruit les valeurs et la hiérarchie, ne sont visiblement pas du goût de tous et lundi, des réactions assez vives se sont fait entendre.
Côté politique, la gauche a fustigé les propos du candidat de l'UMP, François Hollande en tête. Le premier secrétaire du Parti socialiste a estimé que Nicolas Sarkozy mène "une démarche de régression, pour ne pas dire de réaction", ajoutant que "ce n'est pas la société de demain que prépare Nicolas Sarkozy (...) c'est la société d'hier ou d'avant-hier".
Dressant un portrait à charge du candidat de l'UMP, le premier secrétaire du PS l'a qualifié de "candidat de la régression, du bilan, du statu quo, de l'injustice" mais aussi "de l'incantation".
Le député européen Daniel Cohn-Bendit a estimé de son côté que "parler de liquidation de Mai 68, c'est du bolchevisme", jugeant "incroyable ce terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'". "Si on veut un bolchevique au pouvoir en France, eh bien : Sarkozy !" a-t-il lancé.
MAI 68, "UN NOUVEAU BOUC ÉMISSAIRE"
Le député européen socialiste Henri Weber, qui fut comme M. Cohn-Bendit l'un des leaders de Mai 68, n'a pas non plus apprécié les propos de M. Sarkozy, qui "a trouvé un nouveau bouc émissaire : après les immigrés, les fonctionnaires, c'est Mai 68 qui est désormais responsable de tous les malheurs de la France !" Pour ce proche de Laurent Fabius, la "campagne de la droite" contre Mai 68 a "deux objectifs" : "en finir avec le modèle social français" et "revenir à l'ordre moral répressif et à l'exercice autoritaire du pouvoir qui prévalaient avant le soulèvement de mai".
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) rallié à Ségolène Royal, a également estimé dimanche que le candidat UMP "ferait mieux de balayer devant sa porte avant de donner des leçons de morale dont Mme Royal n'a rien à cirer".
"J'ai participé aux événements de Mai 68, a rappelé de son côté Jack Lang, conseiller spécial de la candidate socialiste. Cela a été un moment de libération dans un pays qui à l'époque était relativement claquemuré. Mai 68 a été un moment où se sont affirmés des droits nouveaux dans tous les domaines", a-t-il déclaré. "En même temps, donner à penser que la gauche d'aujourd'hui serait une gauche qui détruirait les valeurs, qui serait favorable au désordre, c'est se moquer du monde, c'est jouer avec la réalité. C'est une fois de plus un discours de tromperie, d'imposture", a-t-il ajouté.
"L'AUTORITARISME DE PÉTAIN"
La communauté enseignante est également montée au créneau, lundi. Le fondateur des IUFM (instituts de formation de maîtres), Philippe Meirieu, a estimé que "ce que Nicolas Sarkozy dit sur l'autorité ressemble au discours de Pétain, avec un retour à l'autoritarisme, à une forme d'obéissance arbitraire fondée sur la force et non sur la compétence", a-t-il souligné. "Liquider Mai 68, c'est un recul inquiétant de la démocratie : c'est mettre en place un dispositif dans lequel l'autorité ne se discute pas, or l'autorité démocratique, par essence, se discute", a-t-il ajouté.
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'éducation, a pour sa part qualifié les propos de M. Sarkozy de "discours idéologique" qui sous-entend un "retour à un âge d'or qui n'a jamais existé". "L'école de Jules Ferry était une école de tri social extrêmement forte. On se donne l'illusion qu'avant on formait bien tout le monde alors que c'est totalement faux", a-t-il ajouté.
"C'est toujours la même procédure, il y a derrière tout cela, non pas un discours de compréhension du système éducatif, mais un discours de la nostalgie qui fait froid dans le dos. Ce n'est pas en stigmatisant qu'on comprend l'évolution de la société" a également déclaré Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education.
A lire la conclusion du colloque de 2006 sur le savoir et ecole
JPC me semble en contradiction ... avec ce propos de hier !
http://www.fondation-res-publica.org/Conclusions-de-Jean-Pierre-Chevenement_a139.html
Ecrit par : patrickinstit | 01 mai 2007
Vous connaissez la dernière mode des journaleux à la Joffrin ? L'invention du concept d'islamisme modéré pour désigner les malades aux pouvoir en Turquie qui n'osent pas aller trop loin encore parce que l'armée - qui est aussi islamiste qu'eux en réalité, mais passons (cf Chypre) - ne cesse de montrer ses dents.
"Il faudrait montrer que la fermeté sans faille à l’égard de l’islamisme doit se doubler d’une tolérance républicaine et d’un dialogue franc avec l’islam"... sauf que l'islam c'est l'islamisme, toutes les encyclopédies rédigées avant 1970 vous le disent. Après 1970, vous avez cette école de relativiste qui vient infester les études d'islamologie et vont nous vendre du soufisme avec la bénédiction des pays arabes. C'est le projet Eurabia : culture (institut du monde arabe par exemple, puis mosquées à la pelle) et immigration (regroupement familial) contre pétrole.
Qu'un mouvement de tarés pensent que l'islam c'est le soufisme, c'est comme dire que le nazisme c'est Arthur Schnidler.
L'islam c'est une idéologie fondée sur une lecture parfaitement parfaitement lucide du coran et de la sunna. Les islamistes ne font qu'obéir aux règles de leur droit.
Si au Maghreb on a du mal avec l'islamisme, c'est parce que le colonisateur a IMPOSE une séparation du temporel et du spirituel qui a perduré - en déclinant - dans les pays anciennement colonisés.
Ce n'est pas en faisant de la sociologie de souk à la Joffrin - de la sociocollabologie - qu'on comprend l'islam, c'est en comparant les actes aux lois islamiques et en jetant un coup d'oeil sur 1400 ans d'atrocités commuises au nom d'Allah.
"L'huile et le vinaigre, cela ne se mélange pas" Hassan II et la réalité tend à lui donner raison. Demandez-vous donc pourquoi les arabes de la 4ème génération ont encore des prénoms musulmans en France pour leur écrasante majorité (et pas n'importe lesquels : les Mohamed, Ossama et autre Jihad se comptent à la pelle). (ps. les prénoms "chrétiens" sont interdits pour les algériens d'Algérie)
Et alors que l'école devrait être une école de désislamisation en leur disant notamment ce qu'il en est en réalité de l'islam - au lieu de leur raconter des histoires à dormir debout en cours d'histoire de 5ème - on les conforte, de manière parfaitement raciste, dans leurs croyances trouvant ça vachement chouette d'avoir des muslims en France. (à condition bien entendu qu'ils viennent pas foutre leur bordel en bas de nous et qu'ils restent dans leur merde dans leur banlieue de merde avec leurs imams de merde et leur musique de merde)
Vous vous moquez des faits, vous préférez des interprétations délirantes qui vous confortent dans le monde de rêve dans lequel vous vivez, Henri. Plus dure sera la chute, parce que malheureusement, vous connaissez les Européens, ils courbent la tête pendant x temps, et ce sont ceux qui la relèvent les derniers qui se montrent les plus impitoyables. J'ose espérer que par la faute de faiseurs d'opinions parfaitement irresponsables, qui sont les frères des pédagogos, on n'arrivera pas à ce dont j'ai bien peur qu'il arrive d'ici un demi-siècle (mais après vous, le déluge, pas vrai ?).
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
M BRIGHELLI seuls les anciens gauchistes peuvent basculer comme vous le faites et oublier la misère et la pauvreté dont souffrent tant de gens.
Quand je vous disais de relire (ou lire) le De Jean Coste de Péguy je ne me trompais pas mais vous avez maintenant la sensibilité sociale d'une huitre et qu'importe les injustices économiques du moment que les pauvres arrivent à calculer de tête la différence entre le Smic et le salaire d'un patron lambda du CAC 40 ainsi que le nombre d'années de travail qu'il leur faudra pour gagner la même chose que ce que M. Lagardère gagne en un an et découvrir qu'une vie de travail n'y suffira pas. ( M Lagardère ce patron si compétent, oui celui qui dit que M Sarkozy est un frère pour lui et qui empoche quelques dizaines de millions d'euros de plus-value en vendant ses actions EADS avant la crise d'Airbus mais à un frère on ne demande pas de rendre l'argent comme NS l' a fait pour M. Forgeard, vous imaginez notre petit énervé demander au patron d'Europe 1, Paris-Match etc... de rendre des comptes sur sa malhonnêteté, à un frère cela ne se fait pas voyons)
D'ailleurs si vous prenez le résultat des élections par commune et le nombre d'assujettis à l'ISF qui y demeurent vous verrez que les super privilégiés eux ne se trompent pas de candidat et attendent tranquillement le retour de l'ancienne France, celle d'avant 68, la France des rentiers, la France de 1768 ( Et quel plaisir de pouvoir transmettre un patrimoine de plusieurs centaines de millions d'euros sans payer un centime d'impôt et puis augmenter la TVA pour compenser, voilà qui est moderne)
Glucksmann, Finkielkraut, Brighelli oui vraiment quelle belle brochette...et adieu les fourchettes en inox et bonjour les couverts en argent!
Oui vraiment bon appétit M BRIGHELLI et commencez dès maintenant à apprendre les chansons de Sardou, Johnny, Enrico Macias, Doc Gynéco et Barbelivien par coeur pour les fins de banquet et regardez vite tous les films de Clavier et Réno sinon vous allez passer pour un inculte aux yeux de votre nouveau totem que vous aimez déjà sans tabou.
Et pendant que vous y êtes bien le bonjour à Steevy!
Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007
La perversité du discours sarkozien apparait pleinement dans cet article;
Ce discours amalgame trois "MAI 68"
-Le MAI 68 des militants d'Extrême-Gauche dont Henri Weber et Daniel Cohn-Bendit faisaient partie né de la lutte contre la guerre du Viet-Nam.
Ces militants avaient une haute idée de la culture et la JCR comme l'UJC(ml) étaient leur ENA.
-Le MAI 68 des 10 millons d'ouvriers et employés grévistes fortement encadrés par la CGT et le PCF soucieux d'éviter tout dérapage et qui abouti aux Accords de Grenelle.
-Le Mai 68 de ceux qui devaient devenir les Bobos (Borgeois- bohèmes) dont l'Odéon occupé fût le lieu de prédilection.
En amalgamant ces trois MAI 68, Nicolas Sarkozy , outre qu'il permet aux possédant de venger la "Grande Peur" qu'ils ont éprouvée à l'époque, donne l'occasion à Philippe Meirieu et alii, non seulement de se poser en victime, mais aussi de stigmatiser le "groupuscule réactionnaire" à l'origine de l'Appel pour la Refondation de l'École.
Bien joué Nicolas.
"Ce n'est qu'un début, continuons le combat!"
olloque Res Publica du 4 avril 2006
"Pas de société du savoir sans école"
Conclusions par Jean-Pierre Chevènement
lundi 23 avril 2007.
Il n’y a pas de plus belle question et, en même temps, de plus difficile que celle de l’éducation. Il faut se méfier, comme nous y a incités Philippe Barret, d’une sorte de propension à la lamentation qui a existé à toute époque, mais il me semble que les observations faites notamment par le GRIP - dont je veux saluer les travaux remarquables - montrent que l’allègement des programmes a conduit à un rabais certain de l’exigence par rapport à ce qui était encore appris dans les années soixante.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=57
Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007
Et j'ajoute, toujours à l'intention de Henri, qu'il médite l'histoire de ce CHARCUTIER, qui a été condamné pour discrimination pour avoir osé refuser d'embaucher un musulman parce que ce dernier refusait de toucher à de la viande de porc. C'est l'ANPE qui a porté plainte, pas le musulman en question. Etrangement, monsieur Joffrin ne parle pas de cette histoire (mais monsieur Joffrin se moque des faits)
Des histoires comme ça, vous en avez des tas.
Autre chose, j'ai des périodes où j'aime bien discuter dans les forums, et vous savez dans quels forums de la presse on n'est pas censuré si on parle de l'islam sans tabou ? Dans les forums de la presse marocaine.
J'ai eu droit à un mel m'expliquant que je ne pouvais pas dire ce que je disais parce que sinon le journal était attaquéen justice (et être attaqué, cela vaut condamnation en France)
Voilà la situation de la liberté en France qui échappe à monsieur Joffrin - et il est vrai qu'au Nouvel Obs ainsi que dans les forums du Nouvel Obs on censure étrangement des paroles émanant de simples citoyens qui s'expriment dans les forums à la façon de Finkielkraut. Et ça, il ne doit pas l'ignorer. Donc, Joffrin ne fait pas que se tromper : il ment effrontément.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
(à condition bien entendu qu'ils viennent pas foutre leur bordel en bas de nous et qu'ils restent dans leur merde dans leur banlieue de merde avec leurs imams de merde et leur musique de merde)
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Quand j'écrivais hier que la scatologie était l'un des marqueurs stylistiques de l'Extrême-Droite, je ne pensais pas que mon analyse serait si vite confirmée.
Pour Merlemocoeur:
Bref, tout ça prouve aux combattants
Qu'Marianne a la peau brune,
Du chien dans l'ventre et qu'il est temps
D'crier : Vive la Commune !
Et ça prouve à tous les Judas
Qu'si ça marche de la sorte,
Ils sentiront dans peu,
Nom de Dieu !
Qu' la Commune n'est pas morte !
http://www.merle-rouge.com/nicolas.htm#BAS
Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007
Glucksmann, Finkielkraut, Brighelli oui vraiment quelle belle brochette...et adieu les fourchettes en inox et bonjour les couverts en argent!
Vive le pique-nique avec des assiettes en carton dans les jardins de Mougins !
Ecrit par : Guillaume | 01 mai 2007
Moi, je veux bien savoir quel polar vous allez écrire, quand vous aurez le temps, JPB.
Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007
M BRIGHELLI j'oubliais un refrain que vous ne manquerez pas de reprendre avec tous les convives devant une foule en délire et dont les paroles ont été écrites par Mme Simone Veil.
Rmistes tous fumistes
Rmistes rendez ce que vous avez volé !
Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007
(à condition bien entendu qu'ils viennent pas foutre leur bordel en bas de nous et qu'ils restent dans leur merde dans leur banlieue de merde avec leurs imams de merde et leur musique de merde)
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Quand j'écrivais hier que la scatologie était l'un des marqueurs stylistiques de l'Extrême-Droite, je ne pensais pas que mon analyse serait si vite confirmée.
SAUF que ce sont des gens comme vous que je fais parler ici. Mais quand on ne sait pas voir les faits, on ne peut pas attendre d'une personne qu'elle sache lire.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Brighelli, ta gueule !
Un peu d'autorité ça fait pas de mal. Pas vrai ?
Non allez-y, je plaisante, continuez de répandre vos propos bien réactionnaires. Bien loin en réalité, des vrais soucis des vrais petites gens : un emploi, un logement, et du pouvoir d'achat. Quant à l'éducation, votre candidat ne fera pas mieux qu'abrutir toujours plus les masses (M6, TF1, radios gagas à gogo, biographie de Hervé Villard comme sujet du bac, etc) Vos propos sont à la mode, et séduisent les fachos de toute origine sociale. Vos nouvelles utopies vont faire à nouveau de gros dégats...
Je parle avec le coeur et non plus avec l'esprit. Mais quand on flatte les bas instincts comme sans cesse votre candidat : tant va la cruche (à vos yeux que je suis sans doute) dans la boue de la précarité : "C'est nervous breakdown contre vos réflexions d'universitaire in vitro et rien d'autres ! "
URGENCE SOCIALE !
Bienvenue pour nous dans le cauchemar du Sarkoland !
Sincèrement.
Lolo34
Ecrit par : Lolo34 | 01 mai 2007
Joyeux bordel idéologique : j'évoquais Eylau mais c'est déjà la campagne de Russie !
Si ce qui nous fédère est plus fort que ce qui nous sépare, rendez-vous dans les associations (Reconstruire..., SLL, etc.), sur les blogs de l'adversaire, les sites de syndicats, les conférences et réunions publiques et surtout nos établissement (collègues et parents). Là, loin de l'intellectualisme et des loghorrées de ce blog, nous serons et nous sommes déjà diablement efficaces !
JPB a le droit de se tromper, je ne suis pas chrétien donc pédagogiste : il n'est pas mon gourou. Je lui souhaite bonne chance dans son combat et si nous ne sommes pas d'accord, menons le nôtre avec vigueur !
Hardi camarades, jusqu'au dernier !
Ecrit par : victor | 01 mai 2007
Hardi camarades, jusqu'au dernier !
Poil au Ney...
Ecrit par : Guillaume | 01 mai 2007
Quelle pique, mon cher Guillaume !
Ecrit par : D'Enguell | 01 mai 2007
'Je plaide pour une restauration —'
Je plaide pour une renaissance :)
As usual, super. Encore faut-il savoir lire 'correctement'..
Les qq commentaires que j'ai vu (en diagonal, pasl'temps là) sur 68 me font bien rire ....
Ils n'ont rien à dire, rien à proposer de valable, mais un grand besoin de ce défouler ...
Etonnant non :o))))
Pub: ne pas mélanger Boscher Mixte (uniquement pour les grands pros, ..je n'aime pas sa syllabisation, je préfère celle de Jolly ;) ) ET Léo&Léa super simple pour presque n'importe qui .... que j'adôôôôre ...
Et ne pas Oublier La planète des Alphas que j'adôôôôôôre ôssi :)
Ecrit par : toto | 01 mai 2007
Je recommande à tous le document suivant ; analyse (un peu trop ?) universitaire de la relation de Sarkozy à l'histoire de France qui, si elle manifeste parfois un manque de rigueur analytique, reste pour le moins pertinente (d'ailleurs, on aimerait lire une analyse du même acabit à propos de Royal) :
"L’histoire par Nicolas Sarkozy : le rêve passéiste d’un futur national-libéral"
Par le CVUH, comité de vigilance sur les usages de l’histoire coordonné par Sylvie Aprile (Université de Tours)
( http://cvuh.free.fr , cvuh@free.fr )
Ecrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 01 mai 2007
Edgar Faure pour l'École et René Haby pour le Collège, que de gauche, Lionel Jospin pour le Lycée. (Henri Grégoire)
La Loi d'orientation de juillet 89 s'applique avant tout au collège. Vous n'êtes pas assez précis,pas assez rigoureux, frère Henri, pas assez "bénédictin" dans votre travail de reconstitution historique, d'autant que vous cherchez à tout prix à vérifier votre "hypothèse euristique" sur un "pédagogisme de droite".
Les faits, rien que les faits,..Et n'en oubliez pas !
Les faits, comme dirait Cadichon sont têtus comme des mules.
En 74 il y eut la Réforme Haby.
Mais la Réforme Haby n'instaure pas le collège unique et vous le savez très bien, d'autant que vous enseigniiez à cette époque-là, d'après ce que j'ai compris.
Vous savez très bien qu'il y a avait des dédoublements systématiques, des classes technologiques sans 2ème langue, des classes de niveau en 4ème (CPPN), des orientations après la 5ème, etc.
C'est la Gauche qui a supprimé tout cela au nom de l'"égalité des chances"...en même temps que montait l'étoile d'un inconnu appelé Philippe Meirieu, le "remédiateur" du gâchis avec sa "gestion de l'hétérogénéité", sa pédagogie par objectifs et ses attaques incessantes contre l'enseignement traditionnel (les professeurs qui font "trébucher" les élèves, "au lycée, on enseigne un savoir mort", etc.
Le collège unique, c'est Jospin et la Loi d'orientation de 89.
Allez, sans rancune "frère camarade"...et que saint Benoît bénisse (et éclaire votre travail)
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
Courte intervention de Sarkozy sur l'école aux 4 vérités :
Déplacer le curseur à 6'50''.
http://les-4-verites.france2.fr/
Ecrit par : Guillaume | 01 mai 2007
La politique, tovaritchi, c'est la guerre et l'amour entremêlés mais poursuivis par d'autre moyens, moins meurtriers. Encore que, parfois...il y en a qui passent sur l'autre rive...une pensée pour Pierre Beregovoï.
La victoire électorale qui se dessine pour NS aura valeur de meurtre symbolique. C'est la dure loi à laquelle doit se préparer SR.
Mais elle a aussi valeur d'inceste symbolique. Le mariage de Nicolas avec la France comme tout mariage comporte de sérieux risques. Le plus difficile en matière matrimoniale comme dit un humoriste n'est pas en soi la cérémonie et le sacrement , mais l'après mariage. Et de même que la meilleure façon pour un jeune marié de durer un peu en ménage est de ne rien faire pour fâcher madame, de même un chef d'Etat ne doit entreprendre aucune des réformes majeures de son projet. Notre cher premier ministre en exercice s'en mord encore les doigts d'avoir voulu réformer.
Je crains fort (je veux dire, j'espère...) quant à moi , que notre prochain président ne soit tenté, décidé qu'il semble être, de sortir à nouveau la France de la torpeur dans laquelle, elle était retombée après Mai 68. La crise couve depuis trop longtemps, pour qu'enfin le peuple de France ne renoue pas avec ses traditions politiques. C'est là , je crois, le sens caché de la récente petite phrase conjuratoire de Nicolas à l'encontre de Mai 68.
Bonne fête aux travailleurs et travailleuses!
Ecrit par : buntovchik | 01 mai 2007
J-P B, vous avez raison sur l'essentiel: en 20 ans on a vidé l'école de ses contenus et on n'a rien produit de bon à la place. Tout Sauf Mérieu et ses idéologues: voilà pourquoi, je vais voter à droite pour la 1ère fois de ma vie, et ce d'autant plus que je suis allergique aux campagnes de diabolisation de N.S. et , que là, vraiment, une certaine gauche m'écoeure.
Ecrit par : Zadig | 01 mai 2007
parler, parler!!!
moi qui suis en maternelle , enseignante, je, nous constatons l'augmentation des problèmes : la hiérarchie ne veut rien entendre!!! nous accusant de catastrophisme voir de mauvais esprit!!!
c'est un SOS du terrain !!!!
il faut arrêter les pédado et leur philo culpabilisatrice qui ont mis en déshérance bon nombre d'enseignants!!
nous aliènons une partie de la population en toute bonne conscience!!
stop !
Ecrit par : pirouette | 01 mai 2007
"La victoire électorale qui se dessine pour NS aura valeur de meurtre symbolique. C'est la dure loi à laquelle doit se préparer SR.
Mais elle a aussi valeur d'inceste symbolique."
Si au moins la victoire de N S (qui est loin d'être acquise au vu du procès ignoble qu'on lui fait) permettait d'éliminer le fratras psykk qui est un véritable assassinat de la raison...
"Meurtre symbolique", "inceste symbolique"... diantre, ça doit être sérieux comme truc ça.
Allez, zou, lire d'urgence le Livre noir de la psychanalyse ou Mensonges freudiens ou encore les Illusions de la psychanalyse pour ne pas mourir idiot (et compléter avec le Livre noir du communisme pour une cure complète)
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
J-P B, vous avez raison sur l'essentiel: en 20 ans on a vidé l'école de ses contenus et on n'a rien produit de bon à la place. Tout Sauf Mérieu et ses idéologues: voilà pourquoi, je vais voter à droite pour la 1ère fois de ma vie, et ce d'autant plus que je suis allergique aux campagnes de diabolisation de N.S. et , que là, vraiment, une certaine gauche m'écoeure.
Ecrit par : Zadig | 01 mai 2007
Depuis 20 ans donc depuis 1987 la gauche a été 10 ans au pouvoir et la gauche 10 ans aussi...mais bien sûr la gauche est responsable de tout.
Et depuis 5 ans qui est au pouvoir au fait?
Et si l'on prend comme référence les 15 dernières années on a 9 ans de droite et 6 ans de gauche avec un président de droite pendant 12 ans !!!
Alors votre argument ne tient pas la route!
Nicolas Sarkozy, le ministre du budget hyper dépensier de 1993 au service de cet homme du peuple qu'était Edouard BALLADUR, le creuseur de dette en homme du renouveau, quelle blague!
Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007
Depuis 20 ans donc depuis 1987 la gauche a été 10 ans au pouvoir et la DROITE 10 ans aussi...mais bien sûr la gauche est responsable de tout.
Vous aurez rectifié de vous-même!
Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007
Dans toute chasse à cour on invite au banquet et on se délecte de la curée ...Que reste-il après? Des carcasses abandonnées à la putréfaction , aux vers et aux mouches à m....
Bon appétit! N'oubliez pas que les couverts en argent noircissent et oxydent la chair!
Ecrit par : candide | 01 mai 2007
Comme dans d'autres pays, la droite a délaissé la question de l'Education à des idéologues ; la gauche s'en est emparé - ce n'est pas qu'une question de génération si une majorité de la jeunesse vote à gauche alors que l'âge venant l'équilibre se refait : il y a un véritable matraquage idéologique de gauche à l'école qui est une honte pour les principes de la laïcité (à titre d'exemple, lorsqu'on étudie un auteur du XXème siècle en français, la proportion d'auteurs de gauche dans les manuels est effarante).
Souvenirs de cours d'anglais de terminale : apartheid, situation de noirs aux USA, apartheid, situation des noirs en Angleterre, apartheid... A vous dégouter culpabiliser à vie d'être né blanc.
(Je passe sur l'apologie de la République Démocratique Allemande à laquelle on avait droit en Allemand, l'occultation des crimes communistes en histoire et les délires des manuels de français où la littérature était passée à la moulinette marxiste avec un certain... Darcos (si, si (collection Nathan Mitterrand)).
Si la droite a délaissé cette question, c'est parce que la gauche a trouvé la formule magique, celle de créer une Science au pluriel qui en imposait face à des hommes de droite quelque peu complexés face à un discours qu'ils ne comprenaient pas - et pour cause, il est à peu incompréhensible. Puisque la Science s'en mêlait, on respecte, pas touche. Il a fallu du temps pour que la droite se rende compte de la supercherie, comme elle se rend compte des supercheries que sont la sociologie, la patapsychologie freudienne qui continue de polluer nos facs de psycho, l'histoire par la lorgnette de la repentance permanente etc.
Le travail de refondation est tellement énorme qu'il est certain que 5 ans n'y suffiront pas et qu'il se fera avec moultes protestations, cris d'horreurs au fascisme. Honnêtement, si Sarko s'en sort face à l'intelligentsia débile que nous avons en France, alors là, je crie au miracle. Mais de toute façon, il est le seul à pouvoir tenter de le faire - avec son équipe gouvernementale. Avec Ségo, nous continuerons à être la risée du monde entier dans les divers domaines que j'ai abordés, et dans d'autres.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Depuis 20 ans donc depuis 1987 la gauche a été 10 ans au pouvoir et la DROITE 10 ans aussi...mais bien sûr la gauche est responsable de tout.
Les Devaquet, Bayrou, De Robien auraient donc réussi à faire passer leurs réformes ?
Première nouvelle.
Ecrit par : Guillaume | 01 mai 2007
"Et depuis 5 ans qui est au pouvoir au fait?"
La question c'est :
"Et depuis (environs) 30 ans qui est au pouvoir (dans l'EN) au fait?"
Bien vue Pirouette ;)
Ecrit par : toto | 01 mai 2007
"'Si vous êtes vraiment de gauche, votez Sarkozy"",
par Alain Boyer, professeur de philosophie politique, Paris-IV. Le Fgaro, 27 avril 2007 .
Max Weber et Raymond Aron ont in–sisté sur deux atti–tudes
possibles : la morale de la conviction, qui ne s'intéresse pas aux effets de l'action mais seulement à ses intentions, et la morale de la responsabilité, qui cherche à anticiper les conséquences d'une action avant d'arbitrer, parfois dans la douleur, en sa faveur. Cette morale n'a rien à voir avec le « réalisme » amoral. Mais elle tient qu'il est immoral de poser au moraliste intègre sans s'interroger sur le bilan prévisible de ses actes. On peut opposer, comme le philosophe « républicain » Philip Pettit, le fait de vouloir « honorer » une valeur et celui de chercher à la « promouvoir ». Seule cette attitude-ci est responsable.
Prenons les valeurs républicaines, liberté, égalité, fraternité, et laïcité. Les penseurs de gauche ont fait remarquer aux libéraux qu'elles ne pouvaient demeurer formelles : la liberté du renard libre dans le poulailler libre n'est pas défendable. Il faut promouvoir des libertés juridiques et réelles, des pouvoirs effectifs d'agir selon son « plan de vie ».
L'égalité des chances ne doit pas être seulement formelle, mais réelle. Cela peut signifier, temporairement, des actions»positives* en faveur des individus injustement privés de pouvoirs d'agir à cause de leur « appartenance » à un groupe à tort déconsidéré.
La fraternité ne doit pas être seulement verbale, mais impliquer une réelle solidarité. Les individus qui par leur chance, leurs efforts et leurs talents ont acquis plus de liberté et de ressources que d'autres moins chanceux contribuent ainsi par leur action innovatrice, leurs prises de risques et, bien sûr, leurs contributions fiscales (raisonnables) à améliorer en fin de compte le sort des plus défavorisés.
L'Etat doit par le Droit jouer un rôle essentiel dans la mise en pratique des droits de l'homme de 1789, « la liberté, la sûreté, la propriété et le droit de résister à l'oppression ».
Mais il est absurde que son action trop paternaliste aboutisse à tuer la liberté d'entreprendre et celle de choisir, fondements de la seule économie qui fonctionne, l'économie de marché. Aux excès paternalistes et fiscaux de l'Etat-Providence, Rawls préférait l'idée d'une « démocratie de propriétaires » (comme Léon Gambetta et Charles de Gaulle), par où la participation de chacun à l'appropriation des moyens de production (grâce à l'actionnariat, la co-propriété) rendrait possible l'amélioration du sort et de la dignité des « plus mal lotis », alors qu'une politique égalitariste radicale conduirait à la pauvreté de tous.
Sans incitations, qui prendrait des risques ? Si une mesure qui « honore » la justice sociale, des 35 heures au refus de la baisse des prélèvements ou au protectionnisme, s'avère contre-productive du point de vue de la promotion réelle de cette même valeur, il faut y renoncer.
Aujourd'hui, vu l'état du pays, il faut avoir le courage de proposer certaines réformes dites « libérales », incitatives, et –négociées avec ceux qui, comme la CFDT, acceptent de ne plus considérer la politique en démocratie comme une guerre, un conflit à somme nulle, mais comme une délibération commune suivie de compromis.
Quiconque veut promouvoir les valeurs sociales devra en passer à l'heure qu'il est par des réformes dites « libérales », conditions sine qua non de la sauvegarde des retraites et de la Sécurité Sociale. La justice doit prendre en compte les générations futures. Les hommes et les femmes politiques de progrès sont ceux qui ont cessé de prendre les électeurs pour des idiots économiques - cessant de faire comme s'il suffisait de « faire payer les riches », de s'endetter et de moins travailler - et se donnent les moyens de promouvoir réellement la liberté, l'égalité et la solidarité.
Quant aux émotifs qui méprisent les « calculs » et la « rentabilité », rappelons cette phrase de l'économiste marxiste Charles Bettelheim, citée naguère par Michel Rocard : « Quand on cesse de compter, c'est la peine des hommes que l'on cesse de compter ». Même si l'on peut en critiquer certains aspects, seul le programme économique de Nicolas Sarkozy, comme l'était celui, très proche, de François Bayrou, semble en mesure de promouvoir à long terme les valeurs du progrès social, de la protection et de la liberté. La démarche d'hommes de gauche comme Christian Blanc et Eric Besson n'est donc pas une trahison de leurs valeurs.
Français, encore une effort pour promouvoir les valeurs de gauche !
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007
Pour la première fois en 39 ans j'ai trouvé les propos de Daniel Cohn-Bendit dans le Monde plutôt pertinents.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-903979@51-903983,0.html
Qui est au pouvoir depuis 30 ans?
D'une façon générale les forces politiques et "décisionnelles" (j'adore ce jargon) pour qui les "ceux-d'en-bas" sont prétexte à s'accrocher au pouvoir et à leurs privilèges y compris par la ruse, la démagogie et pourquoi pas, le coup de force!
Ecrit par : buntovchik | 01 mai 2007
Je n'ai pas le temps, mais je signale que Gilles de Robien ne s'est pas défait de néfastes conseillers, comme Bentolila qui lui a fait infléchir sa directive de ne plus utiliser les méthodes mixtes. (Il a bien trop intérêt à ce que sa camelotte, Gafi le Fantôme, continue à se vendre, bien qu'il sache parfaitement qu'elle est nocive pour de nombreux enfants!)
C'est quoi, ses 365 mots appris dès la maternelle, si les enfants continuent à commencer par le global pur et dur : les jours de la semaine, les prénoms des camarades, sans connaître les lettres ni les syllabes.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 mai 2007
Pédagogie pour collégiens à Bobigny : «Laisse-le moi enculé, t'as une belle peau enculé, t'as une soeur, j'aime bien les chattes de bougnoule»
Surtout votez Ségo ! :-)
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/pdagogie-pour-collgiens-bobigny-laisse.html
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
"''Je ne crois ni aux promesses de Nicolas Sarkozy, ni à celle de Xavier Darcos qui semble jouer auprès de Nicolas Sarkozy le même rôle qu'Henri Guaino auprès de Jacques Chirac en 1995 et de Nicolas Sarkozy en 2007, donner une caution de gauche républicaine à un politicien de droite.
Je regrette simplement qu'un brillant polémiste comme vous passe du côté du MEDEF."'
Le lecteurs de JPB ou ceux qui viennent s'épancher ici, ont pris la dimention éthique et la puissance de réflexion du personnage et ils devraient, s'ils en avaient seulement une toute petite parcelle, lui laisser lau minimum le bénéfice du doute.
Amalgames absurdes, diabolisation et procès d'intention, il y a dans le dicours joffrino-grégorien, comme dans toute la littérature fustigeant les traîtres à la cause du peuple , tous les ingrédients du terrorisme intellectuel, lequel est un monopole de la gauche pour la bonne raison que les intellectuels de droite sont tellement minoritaires qu'ils sont bien incapables de terroriser qui que ce soit et dammer le pion à ce rouleau compresseur illibéral qui écrase la France depuis des lunes.
Par leur attachement à l'"idéologie négative du relativisme" , comme dit Boudon, (qui est heureusement en phase finale, car il est porte en germe son autodestruction, comme le communisme) et à un corporatisme tout aussi militant, ces éqjuipes de fossoyeurs de l'école et de la pensée projettent un faisceau d'une clarté formidable sur le vide sideral qu'ont laissé dans la vie intellectuelle en France Aron et Revel.
Merci Taguieff, dont la lecture redonne espoir.
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007
Depuis 1968, c'est l'idéologie bobo, crypto-trotskyste, ouvertement partisane, qui est aux commandes de l'E.N.
Depuis ce temps, on fait passer ses présupposés idéologiques avant l'intérêt pédagogique. C'est cette idéologie-là qui a diabolisé et culpabilisé l'école des hussards de la république qui pourtant avait à scolariser la France et l'a fait brillamment.
Si on baisse les exigences de qualité, c'est le raz-de -marée de la démagogie qui l'emporte.
Petit test autour de vous: qui considère encore le bac comme un diplôme sérieux ???? ...à se tordre de rire (jaune!)
Ecrit par : ZADIG | 01 mai 2007
Il faut lire, pardon: ont mesuré la dimension éthique et la puissance....
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007
Petit test autour de vous: qui considère encore le bac comme un diplôme sérieux ???? "'
Ecrit par : ZADIG |
En tous les cas, pas les meilleures universités américaines qui ont depuis longtemps compris. À la baisse continue du niveau, depuis plus de 20 ans, il faut aussi ajouter la réputation de tricheurs des étudiants Français qui ne rehausse pas leur image. L'excès de quelques-uns compromettent les avantages de tous.
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007
Puisque les faits valent parfois mieux que les discours:
La semaine dernière, notre Inspecteur pour l'enseignement de l'Histoire et de la Géographie en Lycée Professionnel nous a donné la bonne parole lors d'une réunion organisée, avec pour témoins le chef d'établissement et son adjoint. Au détour de sa parlerie mes collègues entendent (moi j'écrivais un poème derrière ma trousse, cela demande la surdité externe...): "Il est quand même stupéfiant que des enseignants ayant souvent bac+4 et plus fassent des cours aussi médiocres. Et ne me dites pas que la faute appartient aux élèves. Leur niveau n'a rien à voir. Il faudrait quand même vous tenir au courant des derniers travaux touchant aux sujets du programme. Ce n'est pas possible d'enseigner la Guerre froide, par exemple, comme il y a 10 ans".
Traduction: bande de fainéants qui n'êtes pas aussi calés que les professeurs d'université dans leur chaire, vos cours, vos petits extraits de film ou de documentaire, vos cartes, vos photographies, vos documents, c'est de la merde molle. Et de nous citer toutes une liste de livres pointus à lire, de sites à fréquenter, de colloques à suivre, d'actes à compulser... Il a aussi annoncé que les Instructions Officielles n'empêchent pas de monter une leçon d'Histoire ou de Géographie sans document. Lui, d'ailleurs, est en train d'y réfléchir: "Ca sera dur, mais j'y arriverai".
Comme nous ne pouvons plus suivre les formations offertes par le Rectorat, puisque, si nous ne sommes pas remplacés, nous restons en classe, chaque professeur de Lettres/Histoire-Géograhie a le devoir de devenir un chercheur à la maison.
J'aime ce management!
Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007
Si " la littérature était passée à la moulinette marxiste avec un certain... Darcos (si, si (collection Nathan Mitterrand)).
C'est bien la preuve par neuf de la profondeur et de la solidité de l'étau qui s'est peu a peu crée par l'avènement de la plus belle supercherie intellectuelle de tous les temps: les "sciences de l'éducation". Le scientisme des gourous et des apprentis-sorciers a étouffé l'école et la potion magique marxo-freudienne qu'ils ont concoctée a effectivement fait merveille.
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007
Quelqu'un a dit que les révoltes de mai 68 portaient sur la lutte contre la société de consommation.
Le résultat n'est pas franchement glorieux alors : nous baignons dans la Star Academy Land, la télé réality show ou télé-merdique, le zapping à outrance, la généralisation de l'acquisition de portables chez les ados (et les parents payent bien entendu l'abonnement en question) qui en l'occurence abusent du langage texto et sms......en règle générale et explosent littéralement leur abonnement en particulier....
N'est-ce par par ailleurs cette société de consommation dans laquelle nous baignons depuis si longtemps qui aboutit au relativisme culturel actuel ??
Je me pose la question.......
Mai 68 me semble plutôt être le symbole du refus de toute autorité patriarcale....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007
"N'est-ce par par ailleurs cette société de consommation dans laquelle nous baignons depuis si longtemps qui aboutit au relativisme culturel actuel ?? "
Depuis que je lis les travaux de Gilles Lipovetsky, je suis moins tranché sur le sujet, lère de l'hyper-consommation - certes, il y a tout ce que vous dénoncez et puis un versant beaucoup moins sombre de la société actuelle occidentale... Mais je n'ai pas le temps de développer, je vais au cinéma voir SPIDERMAN 3!!!!!!
Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007
Moi quand j'entends: respect des enseignants de la part des élèves et de leur hiérarchie, hé bien, ça ne me laisse pas insensible du tout.
Once upon a time, j'avais demandé ici qui juge le travail des inspecteurs? Existe-t-il une police de la police?
Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007
Et moi qui avais recommandé aux uns et aux autres un peu de sérénité… Qu'est)-ce que je me prends !
"Le premier qui dit / la vérité / Il doit être exécuté…", chantait Guy Béart.
Qu'est-ce que je vais me prendre si par malheur Sainte Ségo passe… Bah, il faut vivre dangereusement.
Allez, Henri, je vous pardonne, car vous ne savez pas ce que vous faites…
JPB
PS. Pendariès, Superman III — j'en viens —, c'est absolument nul — d'une niaiserie inimaginable. Tout juste bon pour le QI de mon fils, qui va avoir huit ans.
Ecrit par : brighelli | 01 mai 2007
Attention, il me semble que "mai 68" a permis des trucs pas trop mal : une plus grande tolérance (homosexuels, immigrés...), une meilleure compréhension de l'autre, et pourquoi pas l'abolition de la peine de mort, la volonté de regarder vraiment ce qui s'était passé dans les années 39-40, une plus grande liberté dans les médias, dans la sexualité - aidé aussi par l'invention de la pillule - dans la prise de conscience d'une nécessaire égalisté homme-femme. Comme le fait remarquer Ségo, c'est aussi des progrès sociaux il me semble.
(pas mal pour un fasciste d'extrême droate affreux, bête et méchant qui en plus va voter Sarko, non ? :-) )
Maintenant, "mai 68" c'est comme le vin, un peu c'est délicieux, trop, ça fait gerber. "Mai 68" c'est aussi : l'encensement délirant du pire génocideur du siècle (Mao Tsé Toung), la débilité pénétrant dans tout ce qui se fait de science humaines, la gangrène freudienne jusque dans la psychiatrie (putsch lacanien), la "fascisation" de tout ce qui ose penser par soi-même, la fascination pour tout ce qui est exotique, le refus de sa propre culture, le palestinisme délirant, le retour de l'antisémitisme (oups... "antisionisme" pardon), l'encensement de Castro pendant qu'on hurle contre Pinochet (Castro a fait tuer autant de personne durant sa première année de pouvoir que Pinochet durant sa dictature), l'avènement du délire en Lettres (la nouvelle critique, Barthes and cie) etc.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Qu'est-ce que je vais me prendre si par malheur Sainte Ségo passe… Bah, il faut vivre dangereusement.
Allez, Henri, je vous pardonne, car vous ne savez pas ce que vous faites…
JPB
Qui aime bien châtie bien, n'est-ce pas, Dieu le père! :)
le rôle de victime servira assurément beaucoup plus votre cause que celui de lèche-botte!
A-t-on déjà vu un prof remercié pour délit d'opinion? Voilà qui serait intéressant!
Vous ne risquez même pas un placard, vous en avez déjà enfoncé toutes les portes!
Ecrit par : Ami-entends-tu? | 01 mai 2007
Evidemment, quand Sarko parle de revenir sur mai 68, c'est le "deuxième" mai 68 qu'il s'agit de mettre au placard : il n'y a que les idiots qui ne le comprennent pas ainsi.
Sarko veut-il revenir sur l'égalité incomplète hommes - femmes ?
Sarko veut-il rétablir la peine de mort ?
Sarko veut-il d'une France plus raciste et homophobe qu'elle ne l'est ?
Sarko veut-il réviser l'histoire de la seconde guerre mondiale dans un sens plus gratifiant pour la France ?
Sarko veut-il faire interdire la pillule et l'avortement ?
Sarko veut-il revenir sur les acquis sociaux de mai 68 ?
SARKO VEUT-IL UN RETOUR A LA TELEVISION EN NOIR ET BLANC ?
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
"A-t-on déjà vu un prof remercié pour délit d'opinion? Voilà qui serait intéressant! "
Oui, ou peu s'en faut. Il s'appelle Christian Belmer.
http://www.resiliencetv.fr/modules/epetitions/petitions.php?petitionid=17
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Vous êtes d'une naïveté incroyable. Agnès Joste, parce qu'elle est l'une des chevilles ouvrières de Sauver les Lettres, a eu les pires ennuis avec sa hiérarchie, et on a vu des profs suicidés pour cause d'application rapide des décrets passés par sainte Ségolène (voir http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html, et si vous voulez en savoir davantage encore, tapez donc "circulaire Royal" sur Google — la première page suffira pour vous faire une opinion).
Ecrit par : Abraxas | 01 mai 2007
Poser cette question: "A-t-on déjà vu un prof remercié pour délit d'opinion? Voilà qui serait intéressant! " et choisir comme pseudo "ami entends-tu" me semble relever d'une grave attaque de dédoublement de la personnalité.
Le raptus n'est pas loin. Mais on n'en meurt pas nécessairement.
Il y a moultes sortes de "remerciements" dont celui qui se fait les pieds devant, par la porte suicide, ou par retraite anticipée ou laminage des meilleures volontés. Nos Khmers rouges sont comme ces flics qui tapent dur mais qui savent très bien ne pas faire de bleus.
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007
moulte....et ZUT! ce doit être Freudien ...car je fais cuire des moultes, à midi, au cidre breton... de chez Loïc Raison.
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007
"moulte....et ZUT! ce doit être Freudien"
Non, c'est classique, c'est quand tu penses au pluriel. Pour peu que tu sois fatiguée/bourrée/déchirée/énervée/globalémalfè, tu ne la vois pas . Le pire c'est quand tu ne la vois pas à la relecture ...
Là, il faut "consulter" "Lire avec Léo et Léa" normalement ça se soigne très bien :o)
Ecrit par : toto | 01 mai 2007
Mais la Réforme Haby n'instaure pas le collège unique
Le collège unique, c'est Jospin et la Loi d'orientation de 89.
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
Vous avez tout faux Robin comme le montre cet aticle que je viens de reprendre sur "Les Amis de l'ABC"
Les réformes depuis Giscard-Haby : continuité et aggravation
Isabelle Voltaire
La réforme du collège instituée par la loi du 11 juillet 1975 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, par le ministre René Haby porte le qualificatif de réforme du “ Collège unique ”.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=116
Donc l'introduction du pédagogisme et les modifications structurelles qui en ont découlé sont bien dues à la Droite.
CQFD
Le seul Ministre qui les a réellement combattus c'est Jean-Pierre Chevènement , un ministre de Gauche.
Pour JPB, René Haby , Inspecteur Général était bien l'idéal-type de "l'homme du sérail".
Et pourtzant quels dégâts!
Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007
Henri Grégoire
Je pense que vous confondez le collège "unique" : tous les élèves suivent le même cursus jusqu'en 3ème (Loi Jospin) et le collège pour tous (tous les élèves entrent en 6ème) instauré par la Réforme Haby.
Ce sont deux réalités très différentes quand on est ou quand on a été sur le terrain (comme vous apparemment et comme moi certainement)
...Même si, vu des lambris de la rue Grenelle, c'est "kif kif bourricot".
collège Haby (1975): votre charmante vieille dame tombe malade (mixité, "nouveaux publics"...)
collège Jospin : tout le monde est malade.
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
Collège Jospin (1989)
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
"Nicolas Sarkozy, le ministre du budget hyper dépensier de 1993 au service de cet homme du peuple qu'était Edouard BALLADUR, le creuseur de dette en homme du renouveau, quelle blague!"
Ttttt ! Merlemocoeur, vous méritez un 0.
Un peu d'honnêteté (ou de compétence) quand vous parlez d'économie ! NS a été ministre du budget alors que l'économie était en récession et que le déficit avait explosé sous Cresson puis Bérégovoy. Balladur fit le choix de ne pas trop sabrer dans les dépenses pour ne pas aggraver la récession, contrairement à Juppé, qui tailla dans les dépenses (en partie contraint par Mastricht) et cassa la reprise économique naissante.
Votre objection n'est pas retenue.
Je prends un autre exemple : je n'ai plus les chiffres exacts en tête mais le déficit budgétaire a été bien supérieur avec DSK aux finances (97-99) qu'avec Fabius (2000-2002). Et pourtant, le déficit s'est réduit fortement avec DSK aux manettes et son accompagnement intelligent de la reprise économique alors que Fabius a multiplié les cadeaux aux Bobos, préparant par là la nouvelle explosion du déficit après 2001. Résultat : malgré une excellente conjoncture, la dette ne s'est même pas réduite en valeur absolue sous la législature. Qui se souvient des polémiques sur la cagnotte fiscale, de Jospin manoeuvré par Chirac et Fabius ?
La démission forcée de DSK en 99 a été un coup dur pour les finances françaises. Fonctionnaires (entre autres), vous en payez le prix aujourdhui.
Et quelle cohérence de Fabius : pour les bobos un jour, pour les prolos 5 ans après !
Qui a dit qu'il était de gauche ?
Ecrit par : Japhet | 01 mai 2007
Vous avez tout faux Robin comme le montre cet aticle que je viens de reprendre sur "Les Amis de l'ABC"
Les réformes depuis Giscard-Haby : continuité et aggravation
Isabelle Voltaire
La réforme du collège instituée par la loi du 11 juillet 1975 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, par le ministre René Haby porte le qualificatif de réforme du “ Collège unique ”.
Le pédagogisme qui est apparu massivement dans l'enseignement secondaire dans les années 90 est une réponse de "penseurs" venus de la Gauche dont la figure emblématique est Philippe Meirieu à un processus de "continuité et d'aggravation" organisé par des hommes politiques de Gauche.
La "gestion de l'hétérogénéité" qui est au centre des préoccupations "pédagogiques" de Philippe Meirieu n'a de sens que dans le contexte d'une uniformisation des parcours, uniformisation voulue et organisée par la Gauche.
Je suis désolé d'avoir à le rappeler, mais cette uniformité n'existait pas encore en 1975.
Tous les professeurs du secondaire sur le terrain vous le diront Henri Grégoire, les problèmes se sont aggravés depuis 1990, c'est-à-dire depuis la Loi d'orientation de 89 jusqu'à devenir aujourd'hui ingérables.
C'est aussi la raison pour laquelle une partie non négligeable du corps enseignant se détourne de la Gauche et de ses syndicats.
Si vous voulez faire oeuvre d'historien, vous avez le devoir d'écouter les "témoignages" et d'en tenir compte.
Chevèment a effectivement combattu le pédagogisme, mais il a aussi supprimé les orientations après les 5ème (orientation vers des CAP en deux ans, mais certains poursuivaient vers des BEP), ainsi que les 4èmes CPPN....Il a donc contribué à "l'uniformisation" des parcours....Pour des raisons strictement idéologiques.
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
Ah, PLACID ET MUZO!!!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 01 mai 2007
Quand Lucien Sève et le comité central du Parti communiste français oppose en 1975 le "collège Haby" au systèmes d'éducation en vigueur dans les pays de l'Est (ex URSS et RDA), ils oublient de préciser que ces systèmes sont basés sur une discipline sans failles, une sélection draconienne et une diversification des parcours, sans oublier une bonne dose d'endoctrinement.
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
aux systèmes
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
Tout à l’heure dans l’émission « Du grain à moudre », pour Christian Forestier, « La fabrique du crétin » est un livre autobiographique ! Ce qui a bien fait rire les autres invités.
JPB cela vous fait-il rire aussi ?
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/
Philippe.
Ecrit par : Philippe Delarouzée | 01 mai 2007
Quand Lucien Sève et le comité central du Parti communiste français oppose en 1975 le "collège Haby" au systèmes d'éducation en vigueur dans les pays de l'Est (ex URSS et RDA), ils oublient de préciser que ces systèmes sont basés sur une discipline sans failles, une sélection draconienne et une diversification des parcours, sans oublier une bonne dose d'endoctrinement.
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
Ils ne l'ignorent pas, Robin.
Si l'on suppime l'endoctrinement qui n'a pas donné de grands résultats, ce dont témoigne l'implosion de l'URSS, le "modèle soviètique" était extrêmement performant.
Spoutnik, Gagarine, les Luna sont des preuves de son efficacité.
Je n'ai personellement aucune objection à la sélection pourvu qu'elle s'exerce sur des critères purement scolaires et non sociaux. Du reste tout établissement d'enseignement a vocation professionnele sélectionne ses élèves à l'entrée y compris les IUFM...
En 1985, JPC avait lancé le slogan de "l'élitisme républicain" et il avait suscité l'ire des "pédagogistes".
Pour ma part, j'étais très à l'aise, issus des classes populaires prolétariat du textile, paysans pauvres des Cévennes, entré au Lycée, le premier de la famille, après avoir passé l'examen d'entrée au tout début des années 60.des examens et des concours, j'en ai passé. Certains réussis, d'autres échoués. Peu importe!
La démagogie condescendante et paternaliste n'est pas une valeur de Gauche, Robin, bien au contraire.
Un Phlippe Meirieu n'est pas à gauche, c'est un pur produit du catholicisme social, opportuniste et carrièriste de surcroît.
Confondre école et espace politique
Par François Guerriéri, doctorant en philosophie.
samedi 14 avril 2007.
Dans un article publié dans Le Monde, le 22 mars 2007, intitulé « L’Ecole face à la barbarie consommatrice », Philippe Meirieu, pédagogue renommé, critique l’influence de la société de consommation sur les élèves et sur l’Ecole. Après un recensement anxiogène de la souffrance des professionnels, de la baisse de niveau des élèves, de l’explosion des violences à l’école et des diverses polémiques électorales actuelles, Philippe Meirieu engage à penser l’organisation scolaire conjointement à celle de la société.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=5
Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007
A mon humble niveau, la pensée unique imposée par les grands pédagogues et repris en coeur par la masse enseignante, relayée par les IEN et les conseillers pédagogiques m'amène à vouloir quitter le bateau !
les propos détournée, la diabolisation de la méthode syllabique, les commentaires voir exclusions parce qu'on est pas dans le moule didactique .... c'est ça la gauche et les âmes bien pensantes qui n'ont rien à envier aux dames patronesses du 19 ème siècle!
je voterai Sarkosi moi aussi après 20 ans de vote ps sans faille!
Ecrit par : pirouette | 01 mai 2007
Merlemocoeur, vous méritez un 0.
Vous me faites rire....les dépenses de Sarkozy et Balladur étaient électoralistes.... il n'y a eu aucun effort budgétaire et ue avalanche de cadeaux en 1995 avant l'élection!
Rappelez nous plutôt ce que Juppé a dit en arrivant à Matignon en 1995 du budget de ses prédécesseurs....
C'est Sarkozy qui pour le coup mérite le 0 pointé!!!
Et vérifiez qui a à nouveau creusé profondément la dette de 2002 à 2006 après une amélioration de 1997 à 2001 !!!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France
Mais comme vous êtes objectif de votre point de vue vous trouverez bien toutes les excuses à la droite !!!
Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007
Ségo Live Charléty : j'adore quand Ségo parle d'amour de sa voix d'apparatchik d'Allemagne de l'est... (Sarko parle plutôt de raison, et sait y mettre des sentiments, cherchez l'erreur.
Ségo parle depuis 10 minutes : rien, strictement rien, que du vent.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
15 minutes, toujours rien, elle ne parle qu'à ses troupes en terme de généralité. Sarko à Bercy s'adressait à la France.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Alors "frère" Henri, nous sommes d'accord...Mais avouez que votre "courant" n'est pas majoritaire à gauche.
Essayez donc de leur parler de "sélection", vous verrez leur réaction.
La sélection continue bel et bien à exister, mais elle repose maintenant entièrement sur des critères sociaux-économiques, notamment d'habitat (carte scolaire).
Jamais le système scolaire n'a été aussi sélectif et jamais la sélection n'é été aussi hypocrite.
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007
Elle parle des deux otages français détenus (Ingrid B et Eric je sais plus quoi) ; elle en oublie un... Gilad Shalit, détenu par les frappadingues du Hamas depuis 6 mois.
Il faut croire que lorsqu'un israelien a la double nationalité, c'est pas pareil que si c'est un colombien.
Ségo l'antisémite ?
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
(oups, non, gilad est détenu depuis 10 mois)
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007
Donc l'introduction du pédagogisme et les modifications structurelles qui en ont découlé sont bien dues à la Droite.
Je crois qu' Henri Grégoire sur ce point a la raison avec lui. J'étais jeune prof d'EPS quand sous Giscard et sous prétexte de nous faire entrer dans sa "société libérale avancée" la corporation toute entière non encore intégrée alors à l'EN fut convoquée pour réviser les Instructions officielles de l'EPS.
Je me souviens du



