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28 avril 2007

Refondation et rupture

Refondation et rupture


Sous le titre "L'Ecole en dehors du temps ?", le dernier numéro de l'US (le bulletin paroissial du SNES) propose sous la signature d'un certain Roland Hubert une courte analyse — mais est-ce bien le terme ? — de l'Appel à une refondation de l'école (http://www.refondation-ecole.net/) que nombre des gens qui passent ici ont signé…
Je recopie ce bijou de style bureaucratique et de langue de bois.

"Un appel pour "la refondation de l'école" a été lancé par un groupe d'associations et quelques personnalités, dont certaines sont bien connues pour leur nostalgie d'un supposé âge d'or de "l'Instruction publique".
"Sur le constat, largement partagé, que tout manquement de l'école à ses missions conduit à un renforcement de la sélection par l'argent et la naissance, l'appel déroule un ensemble d'affirmations contestables, voire erronées (25 à 30 % des élèves ne maîtrisent pas les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul en entrant en Sixième, tous les apprentissages de base de la langue sont sinistrés, le raisonnement mathématique a quasiment disparu jusqu'à la fin du collège…), et propose un retour en arrière de plus de 50 ans dans la conception de l'école.
"Campant sur une conception passéiste des savoirs et de la culture qui auraient été figés dans le marbre par les "fondateurs de l'Instruction publique" et rendant les "nouvelles pratiques pédagogiques", fondées sur la "construction du savoir par l'élève", qui interdisent tout enseignement explicite, 'structuré et progressif", responsables de la "maladie" de l'école, la "refondation" se résume alors à la remise au goût du jour des vieilles recettes. Pourtant celles-ci n'ont jamais fait leurs preuves que dans les systèmes élitistes n'ayant pas l'exigence d'amener tous les jeunes à uns avoir vivant et à une posture dynamique face aux apprentissages. L'idée, largement développée, dans l'appel, que des enseignements sont fondamentaux dans le sens où leur non-maîtrise interdit toute poursuite d'études est un non-sens pédagogique qui renvoie toutes les autres disciplines au statut de faire-valoir ou de supplément d'âme et nient leur importance dans les dynamiques de réussite.
"Conscient des difficultés réelles que connaît le système éducatif, le SNES est porteur de valeurs démocratiques qui donnent sens au pari de l'intelligence en réaffirmant la capacité de tous nos élèves, quelles que soient leur origine et leurs conditions de vie, à accéder à des qualifications et à des savoirs qui ne soient pas réduits à un catalogue cantonné aux quatre opérations et à la dictée, voire à la liste des départements et de leurs préfectures."

Je laisse à chacun le loisir de commenter tel ou tel point — et il y a de quoi déchaîner sa verve, tant la syntaxe et la sémantique de ce penseur syndicaliste sont obscures.
J'irai à l'essentiel.
Ce qui m'inquiète, c'est que ce syndicat appelle à voter pour Ségolène Royal, espérant enfin reprendre la main au ministère (au détriment des autres, probablement…) et imposer son point de vue sur la pédagogie. Ce qui me chiffonne, c'est la mauvaise foi érigée en instrument critique, le parti pris choisi comme politique sainte, et la manipulation des chiffres et des constats. "Remise au goût du jour des vieilles recettes" ! Et alors ? Nous avions une école qui marchait, nous l'avons détruite. Passer dans la classe supérieure, c'était aussi, symboliquement, passer d'une classe sociale à l'autre, et accéder à des fonctions que nos parents n'avaient pas même espérées pour nous : pour "passer", nous nous dépassions. Aujourd'hui, les enfants glissent tout naturellement d'un niveau à un autre parce qu'ils en restent toujours au même stade — celui qui fait d'eux les victimes d'un système, au lieu d'en faire les agents, ou les critiques.
Paradoxalement, c'est aujourd'hui de la droite, qui n'a pas sur l'Ecole les préjugés mortels d'une certaine gauche à bout de souffle, que peut venir, sinon le salut, du moins le répit nécessaire. La gauche, en matière d'éducation, a fait en trente ans la preuve de sa nocivité. Et certes, il n'y a pas que l'éducation dans la vie : mais pour nos enfants, pour toutes celles et ceux qu'un système scolaire aberrant condamne à l'ignorance, sauf s'ils sont nés quelque part, comme chantait Brassens, la question de l'Ecole est absolument centrale. Les cinq années à venir seront décisives, parce que l'école, déjà grabataire, peut décéder définitivement d'une surdose de pédagogisme et de bonnes intentions mortifères. Chacun sait ici que je défends la cause des élèves les plus humbles, de ceux qui n'ont justement que l'école pour se hisser au dessus du ghetto — mais que je n'ignore pas pour autant les élèves plus favorisés, parce qu'ils ont eux aussi le droit d'exprimer leurs talents.
Et c'est la seule chose qui compte, le seul critère : le talent, et le travail, qui n'est jamais que la meilleure manière d'exprimer son talent. Nous vivons dans une idéologie sportive de la compétence et de la performance — partout, sauf à l'école. Nous proposons aux enfants des modèles hautement élitistes, et nous prétendons instruire nos enfants en dehors de toute compétition ?
Ne nous laissons plus bercer d'illusions et de phrases toutes faites sur "l'élève au centre du système". Il y a toujours été — mais dorénavant, ce n'est plus la gauche qui peut incarner l'école de la République. Pas cette gauche-là.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

On y relève aussi quelques mots et expressions fétiches et crétines du pédagogisme: savoir vivant (comme s'il existait un savoir mort!), posture dynamique (faire illusion pour masquer son ignorance?), dynamique de réussite (le passage automatique de classe en classe malgré des résultats insuffisants crée vraiment une dynamique de réussite!), donner sens (comme si les connaissances en elles-même n'étaient pas porteuse de sens!).
On aurait aimé que le rédacteur de ce texte nous explique quelles sont les causes des « difficultés réelles » de l'école. Son silence sur ce point est éloquent. Les « vieilles recettes » qu'il dénonce comme étant l'apanage d'un système « élitiste » avaient au moins l'avantage de marcher, elles. Ce que n'ont toujours pas prouvé les « nouvelles » depuis plus de 20 ans.

Ecrit par : Archytas | 28 avril 2007

JE te le fais à « chaud »

25 à 30 % des élèves ne maîtrisent pas les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul en entrant en Sixième, tous les apprentissages de base de la langue sont sinistrés, le raisonnement mathématique a quasiment disparu jusqu'à la fin du collège…),


Il joue sur les mots, il a raison, ils connaissent les bases, GROSSO MODO, hein, pas suffisamment pour ce ‘construire’ ‘correctement’ . Juste le minimum requis pour devenir un bon GROS CON.

‘ propose un retour en arrière de plus de 50 ans dans la conception de l'école’

Je peux lui dire va *** *** *** ** *** **? je demande, hein ;) .
L&L ou Alpha CE N’EST PAS UN RETOUR EN ARRIèRE *****


‘Campant sur une conception passéiste des savoirs et de la culture qui auraient été figés dans le marbre par les "fondateurs de l'Instruction publique" et rendant les "nouvelles pratiques pédagogiques", fondées sur la "construction du savoir par l'élève", qui interdisent tout enseignement explicite, 'structuré et progressif", responsables de la "maladie" de l'école, la "refondation" se résume alors à la remise au goût du jour des vieilles recettes. ‘

‘Pourtant celles-ci n'ont jamais fait leurs preuves que dans les systèmes élitistes n'ayant pas l'exigence d'amener tous les jeunes à uns avoir vivant et à une posture dynamique face aux apprentissages ‘

Il faudra qu’il explique ça à mon arrière grand père Fils de Jardinier au fin fond l’auvergne. Mais il peut toujours me dire qu’il a eu la ‘globalvitevitemalfaitparl2d2’ parce que je cherche encore comment il a fait ? tout ce que je sais (pour l’instant) c’est qu’il a été repéré par son maître d’école… (mais j’ai quand même des petits doutes :o)))) l’arrière arrière grand père était le jardinier du ‘châtelain’ donc àmha il a dû avoir accès à qq infos … viva internet ;) )


’ L'idée, largement développée, dans l'appel, que des enseignements sont fondamentaux dans le sens où leur non-maîtrise interdit toute poursuite d'études est un non-sens pédagogique qui renvoie toutes les autres disciplines au statut de faire-valoir ou de supplément d'âme et nient leur importance dans les dynamiques de réussite.’
Il a eu l’agrégation le môssieur ? C’est du meirieutron ?
Il les connaît mes profs de psmsgscp ?
Je veux pas tout casser (hein) juste parler de tous ces petites ‘choses’ qui nous pourrissent la vie …

‘Conscient des difficultés réelles que connaît le système éducatif, le SNES est porteur de valeurs démocratiques qui donnent sens au pari de l'intelligence en réaffirmant la capacité de tous nos élèves, quelles que soient leur origine et leurs conditions de vie, à accéder à des qualifications et à des savoirs qui ne soient pas réduits à un catalogue cantonné aux quatre opérations et à la dictée, voire à la liste des départements et de leurs préfectures.’
Bis repetita refoutage de gueule !

Je te lis après postage ;)

Ecrit par : toto | 28 avril 2007

Toujours à "chaud" ;)

'La gauche, en matière d'éducation, a fait en trente ans la preuve de sa nocivité'

Il faut être plus précis sinon les glands qui ne savent pas lire (ou qui n’ont pas tout lu) vont mettre leur sens. Donc je te reprends (prout)

‘Certains MAUVAIS à gauche, en matière d'éducation, a fait en trente ans la preuve de sa nocivité’


‘Chacun sait ici que je défends la cause des élèves les plus humbles, de ceux qui n'ont justement que l'école pour se hisser au dessus du ghetto — mais que je n'ignore pas pour autant les élèves plus favorisés, parce qu'ils ont eux aussi le droit d'exprimer leurs talents.’

Humhum bis repetita, 'CEUX' qui savent lire .


‘ce n'est plus la gauche qui peut incarner l'école de la République. Pas cette gauche-là.’

Bis
Et BIEN SÛR ce n’est pas la droit de 'SOS educ' SOYONS clair, pour les pôves petits ânes qui ne savent pas qu’ils ne savent pas lire ‘correctement’ . (tu l’as compris cette phrase :o))))) )

Yo tu m'plais mon chtit moustachu :o))))))

Ecrit par : toto | 28 avril 2007

Une petite correction néanmoins: Brassens chantaient " les imbéciles heureux qui sont nés quelque part..."
Ceci dit, j'ai entendu sur France Inter, mercredi après-midi, alors que je conduisis entre Simiane la Rotonde et Saint Christol d'Albion, vers 17 hoo, un habillage en règle de l'Appel. Il a été présenté par un dénommé Alain Rey soutenu par le journaliste comme une vaste foutaise sans importance, rédigé par quelques hurluberlus sans intérêt à l'usage d'une minorité... Trois minutes, montre en main. Il vous faut trouver un discours moins agressif et plus consensuel ou vous ne servirez à rien.
Le plateau d'Albion reste superbe même sans les lavandes en fleur de vos vacances. Nous ne plions pas les bories en hiver. Elles restent là et les jeux de lumière dans les nuages, éclairant ce plateau aride bordé de montagne, sont un ravissement à nul autre pareil.

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2007

Il y a quand même des choses que je voudrais comprendre et cerner quant à chacun des programmes sur l'éducation.

Nous savons tous que si nous voulons nous tailler la part du lion face à un marché mondialisé féroce, l'éducation sera l'enjeu numéro 1.

Cela dit les jeunes actuels qui sont sortis de formation, qui ne trouvent pas d'emploi parce que l'on exige d'eux 5 ans d'expérience pro alors qu'ils n'ont pas encore travaillé, ceux qui sont rmistes et pourtant chercheurs et sont contraints de s'exiler ailleurs et trouvent soudainement des opportunités en or en Angleterre, Suisse, Etats-Unis pendant que nous contribuables payons leur formation, ou ceux qui sont rmistes alors titulaires de bac+5 ou 6 et sont déclassés, on en fait quoi ???

Parce que travailler plus pour gagner plus, je veux bien mais pour cela il faut un emploi pour commencer.

Par ailleurs être rmiste et qualifier ces rmistes d'assistés alors qu'ils bénéficient déjà de formation de haut niveau, je trouve quand même que c'est abominablement scandaleux.

Je ne pense pas que ces jeunes se plaisent dans une telle situation bien au contraire !

N'y a t-il pas non plus au niveau des entreprises, une sérieuse remise en question à mettre en marche ?? Engendrer et provoquer un changement radical de mentalité de la part de nombreuses sociétés qui consiste aussi à attendre beaucoup de choses de l'Etat et notamment exonérations de charges et subventions ou que sais- je pour embaucher des jeunes ???

Une lithanie de contrats ou programmes avait été créée en faveur des jeunes sans succès ! Je sais que l'Etat a toujours tendance à vouloir être garant de tout et vouloir s'imiscer dans tout et non pas avec professionnalisme mais amateurisme exacerbé.

Personnellement certaines choses m'échappent et j'aimerais comprendre !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 avril 2007

Personnellement certaines choses m'échappent et j'aimerais comprendre !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 avril 2007

Posez la question au MEDEF... Pas ici! Ils vont pas péter du fric quand ils peuvent avoir les momes gratos en stage. S'ils avaient plus d'ambitions et de vues à long terme, nous n'en serions pas là.

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2007

quand je dis plus d'ambitions, c'est d'autres ambitions que je veux dire, des ambitionsqui s'inscrivent dans la durée... ils ont certainement aussi des contraintes qui les étouffent.
Vœu pieux: j'aimerais bien DSK comme premier ministre ou économie et finances.

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2007

Post-it

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 avril 2007

A signaler à l'éditorialiste du SNES le très sérieux rapport ONL-IGEN n° 2005-123 de novembre 2005 qui constate p. 30 :
"Tous les élèves n'arrivent pas à la fin de l'école primaire avec des compétences de lecturequi les placent au seuil de l'accès à l'autonomie. Un nombre non négligeable d'entre eux (20 à 25 %) ne sont pas encore des lecteurs assez entraînés pour lire seuls des textes comme ceux de leurs manuels scolaires. Une partie des élèves, sans doute 10 à 15 %, connaît des difficultés sérieuses."
Nous avons donc officiellement entre 30 et 40 % d'élèves incapables de suivre un programme de 6° ...

Ecrit par : victor | 28 avril 2007

erreur de manip, re- post-it....
j'vous prie de m'excuser...bonne nuit

Ecrit par : Patricia.Mesnigé | 28 avril 2007

Post-it

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 avril 2007
blanc, rose ou bleu, le post-it?

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2007

JPB, où avez-vous lu que le SNES appelait à voter Royal ? Pourriez-vous me donner les références SVP ?

Ecrit par : victor | 28 avril 2007

"Tous les élèves n'arrivent pas à la fin de l'école primaire avec des compétences de lecturequi les placent au seuil de l'accès à l'autonomie. Un nombre non négligeable d'entre eux (20 à 25 %) ne sont pas encore des lecteurs assez entraînés pour lire seuls des textes comme ceux de leurs manuels scolaires. Une partie des élèves, sans doute 10 à 15 %, connaît des difficultés sérieuses."
Nous avons donc officiellement entre 30 et 40 % d'élèves incapables de suivre un programme de 6° ...

Ecrit par : victor | 28 avril 2007

Me souviens comme en septembre 1969, ceus qui annonaient encore dans ma classe de sixième, triée sur le volet puisqu'il y avait huit sixième dans mon tentaculaire collège de banlieue. Que se passait-il en sixième n°8? Je ne le sais pas, nous ne fréquentions pas ces gens-là dont le seul moyen de dialogue était l'insulte et les coups, le vol d'anorak ou de cartable, le baiser sur la bouche (avec la langue!) imposé par force et violence, bras tordu dans le dos à la limite de la fracture. Ils étaient costauds, ils avaient deux ans de plus que nous, ou trois. Témoignage d'un vécu vrai de vrai. C'était en 1969 en banlieue sud. N'idéalisez pas.

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2007

Me souviens comme ceux qui annonaient m'exaspéraient. J'ai sauté un ou deux mots de la phrase... Trop pressée.

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2007

Pour Dobolino, Alain Rey, quand même, c'est Alain Rey ! Je suis déçu qu'il dise des âneries en matière de pédagogie, car c'est un grand lexicographe...

Sur le message de JPB : le retour de Royal consacrerait-il plutôt le règne du Snes ou du Sgen ? Les deux syndicats sont-ils amis ou ennemis ??

Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2007

Quel que soit le résultat du second tour au soir du 6 mai, la politique qui sera menée dans les années qui suivront consistera à appliquer dans notre pays les directives européennes, dans le cadre des traités de Maastricht et Amsterdam. Politique de continuité donc.

Si Sarkozy, candidat qui se présente comme libéral, est élu, il appliquera une politique ultra-libérale visant à supprimer les dernières entraves à la "concurrence libre et non faussée".

Si Royal, candidate qui se présente comme socialiste, est élue, elle appliquera une politique ultra-libérale visant à supprimer les dernières entraves à la "concurrence libre et non faussée".

A ce titre, peu importe, sur le fond, la signature qui sera apposée au bas des lois et décrets qui seront promulgués sur de telles bases.

Ce n'est donc pas sur la base de leurs programmes que peut s'opérer le choix entre les deux candidats. Ce qui, au passage, est tout de même quelque peu gênant dans une soi-disant démocratie.

Dès lors, pour un électeur de "droite" qui attend une politique libérale, le choix semble plutôt simple : autant choisir l'original plutôt qu'une contrefaçon.

Pour les autres électeurs en revanche, les choses se compliquent. Voter pour une candidate qui conduira une politique ultra-libérale en prétendant le contraire ? La supercherie et le mensonge délibérés peuvent-ils inspirer la confiance ?

Alors voter blanc, s'abstenir ?

A défaut de pouvoir choisir sur des bases saines, éliminer le plus dangereux des deux candidats ?

L'un des sujets récurrents depuis quelques temps dans cette campagne, c'est celui d'une menace qui pèserait sur les libertés publiques et individuelles. Dans ce cas, en faisant abstraction des conjectures ou des fantasmes, peut-on s'appuyer sur des faits ?

Du côté de Sarkozy, il y a eu ces propos dérangeants sur la "racaille", le "karcher", la gestion des émeutes en banlieues avec pour bilan aucune victime ni chez les fonctionnaires de la force publique, ni chez les émeutiers.

Du côté de Royal, il y a eu l'introduction dans notre droit de la présomption de culpabilité (nombre de victimes difficile à déterminer, au moins un mort), la remise en cause pour les enfants handicapés de leur droit à l'instruction, une répression feutrée mais virulente contre les enseignants non-pédagogistes...

Pour ce qui concerne l'enseignement, les deux candidats auront à achever ce qui a été commencé : ouvrir le marché de l'éducation à la "concurrence libre et non faussée". Et pour ce faire, mener à terme, selon les modalités de leur choix, la destruction de l'enseignement public en ne conservant que le nombre d'établissements nécessaires à l'accueil des futurs "marginaux" et à la paix sociale.

Si Royal est élue, les enseignants qui voudront sauver ce qui peut l'être, devront combattre enserrés dans des camisoles de force et harcelés par les escadrons de Frackowiack.

Si Sarkozy est élu, qui sait ?

Ecrit par : Un hussard | 28 avril 2007

Faut aller sur le forum de France2, Angelo, c'est plein d'adeptes du flood!

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2007

Pour Dobolino, Alain Rey, quand même, c'est Alain Rey ! Je suis déçu qu'il dise des âneries en matière de pédagogie, car c'est un grand lexicographe...



Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2007
Ben, désolée, l'Appel balayé d'un revers de main moqueur! Le reste du propos était vraiment intéressant, centré sur l'évolution de la langue française.

Ecrit par : dobolino | 28 avril 2007

fait chaud içi !

Ecrit par : pierrot le zygo | 28 avril 2007

Dobolino, vos souvenirs de 6° concernent un temps et un lieu, la statistique livrée par l'IGEN est celle de la moyenne des collèges de France et de Navarre...

Ecrit par : victor | 28 avril 2007

Cher Jean-Paul,
vos articles suscitant toujours beaucoup de réponses, puis-je vous suggérer de numéroter ces dernières ?
Comme ces réponses en appellent d'autres et que certains lecteurs commentent plusieurs fois, le ping-pong qui en résulte serait plus facile à suivre.
De plus ces échanges se poursuivant sur plusieurs jours, il serait plus facile au moment délicieux où l'on reprend votre blog de savoir immédiatement quels sont les nouveaux commentaires.
Quoi qu'il en soit, merci pour vos courageux et hétérodoxes points de vue dans votre louable défense de l'école et du savoir .
Votre dévoué Attila Smith.

Ecrit par : Attila Smith | 29 avril 2007

"le SNES est porteur de valeurs démocratiques" pas vous, compris hein ?

Je dis ça parce qu'on vient de me traiter d'"extrême-droite" sans aucune preuve. C'est tout de même incroyable que parce que l'on dit des choses qui dérangent, et avant même que la personne ait eu le temps de lire et de réfléchir, elle s'arroge toutes les vertus démocratiques du monde et claironne que l'autre est fasciste. On se croirait en 68 (sauf qu'à l'époque si t'es pour le PS, t'es déjà fasciste.

Personnellement j'aime beaucoup les lepénistes, ils sont aussi butés que les cocos, on rigole bien avec eux quand on essaye de les faire réfléchir (ceci étant, je ne compare pas les lepénistes qui n'ont pas tué grand monde et le communisme et ses 100 millions de morts, faut pas pousser quand même)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 29 avril 2007

Ne pouvant souscrire aux propos de Mr Brighelli sur la compétition, de la performance ("Nous vivons dans une idéologie sportive de la compétence et de la performance — partout, sauf à l'école.") je préfère de loin la conception fort bien déclinée par le CRAP voir ci dessous


Les dangers sont réels d’une école où seuls les « méritants » parviendraient à s’en sortir, où on séparerait les meilleurs des moins bons, où on pratiquerait plus que jamais son métier chacun de son côté...

Face à cette sombre perspective, nous affirmerons pendant ces rencontres notre volonté de continuer à bâtir une école dynamique, qui tisse des liens entre les personnes, relie les savoirs, combine sa spécificité avec une ouverture vers l’extérieur.

Jean-Michel Zakhartchouk

Ecrit par : Yves | 29 avril 2007

Quel que soit le résultat du second tour au soir du 6 mai, la politique qui sera menée dans les années qui suivront consistera à appliquer dans notre pays les directives européennes, dans le cadre des traités de Maastricht et Amsterdam. Politique de continuité donc.""
...
Continuité de rien du tout pour ce qui est de l'éducation car
l'Europe n'a en la matière qu'une compétence subsidiaire.

"''Si Sarkozy, candidat qui se présente comme libéral, est élu, il appliquera une politique ultra-libérale visant à supprimer les dernières entraves à la "concurrence libre et non faussée".

Personne sauf en France ne tient plus ces propos, contredits par tous les pays parvenus au plein emploi. Cherchez l'erreur.


"L'un des sujets récurrents depuis quelques temps dans cette campagne, c'est celui d'une menace qui pèserait sur les libertés publiques et individuelles. Dans ce cas, en faisant abstraction des conjectures ou des fantasmes, peut-on s'appuyer sur des faits ?"

Non, justement, comme il n'y a aucun fait, ne reste que la diabolisation, laquelle est un fait, bien tangible, répété à l'infini, comme chacun a pu le vérifier lors de cette campagne. Besson, conseiller du PS pour l'économie a déclaré forfait étant réduit au rôle de potiche. Pas moyen d'infltrer même un minimum de bon sens économique dans la réthorique ségoléenne. Il a aussi révélé que la stratégie du PS tourne, comme une noria, autour d'un seule idée: la diabolisation de Sarkozy, volontairement entreprise par la direction du Parti socialiste et l'équipe de Ségolène Royal, pour faire diversion devant une vacuité devenue par trop notoire ( voir Allègre, 10 questions +1). Un seul moyen: flanquer la frousse.

Voici ce que ses amis disent d'elle ...
(with friends like that, who needs enemies?)

« D'aucuns lui reprochent de n'avoir pas beaucoup participé aux réunions de travail et de ne pas avoir apporté grand chose au débat interne. »
Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, dans son livre présidentiel jamais paru, « Tout ce que vous avez toujours voulu sur moi » Printemps 2006

Bernard Kouchner A la question : « Vous vous sentez bien dans la campagne de Ségolène Royal ? » RTL - 23 février 2007-
« Parfois bien et parfois je demande des explications, et parfois je ne me sens pas bien. Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous ne serons pas d'accord. »

A propos de l'encadrement militaire prôné par Ségolène Royal
1er juin 2006
« J'ai toujours appris que les militaires servent à faire la guerre. Je n'ai pas conçu que les militaires servaient à éduquer la jeunesse. »
Arnaud Montebourg
« La militarisation de la sécurité, ce n'est pas l'ordre juste mais juste de l'ordre. Il n'y a aucune chance que les socialistes se rassemblent sur une telle ligne réactionnaire »
Jean-Christophe Cambadélis.


Sur la vidéo de Ségolène Royal proposant les 35h pour les enseignants au collège. (Le canard Enchainé )
« Quand on propose de filmer les Conseils des ministres et de constituer des jurys populaires, on ne doit pas craindre la diffusion d'une vidéo somme toute officielle, sur le Net. »
Dominique Strauss-Kahn

Après le débat Interne au PS au Zénith de Paris où Ségolène Royal a été sifflée (Canard Enchainé)
Le 11 octobre 2006
« Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Elle a été franchement nulle. Nulle, je te dis, elle a été nulle ! »
Julien Dray, porte-parole en chef de Ségolène Royal

A propos des jurys populaires de Ségolène Royal
1er novembre 2006
« Cette idée, c'est le mariage de Gringoire, je suis Partout et du Petit Livre Rouge de Mao »
Jean-Paul HUCHON, Président PS de la région Ile-de-France

« La campagne participative, ça commence à nous gonfler. Derrière le calendrier, on peut tout cacher. C'est un cache-misère. On va droit dans le mur, et en klaxonnant en plus ! »
Claude Bartolone, Député socialiste
Dimanche +, Canal+
21 janvier 2007

« Sa ligne ? Quelle ligne ? Elle n'en a pas encore. »
François Hollande
A la sortie de ses voeux à la presse, Le 15 janvier
Propos rapportés par Le Monde, 22 janvier 2007

« Le charisme de Ségolène, c'est qu'elle n'en a pas. »
François Hollande
Propos rapporté par Le Monde
22 janvier 2007

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

"Alain Rey, quand même, c'est Alain Rey ! Je suis déçu qu'il dise des âneries en matière de pédagogie, car c'est un grand lexicographe...""

C'est parfaitement logique, au contraire, puisque le démon du "pédagogisme"scructuralo-constructivste pique, en priorité, les spécialistes de linguistique, de sémantique. Notre lexicographe national n'avait donc aucune chance d'être épargné, surtout s'il est de gauche. Ces disciplines n'octroient pas un brevet de bon sens.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Ben moi, je salue l'intervention très discrète de M. Zakartchouk. Il faut savoir qu'il est le "chef" du Café Pédagogique, que les mauvais esprits qualifieront de Pravda du pédagogisme, et il a le courage et l'humilité de venir faire un petit tour juste pour rappeler a minima ses convictions. Chapeau. Les ayatollahs de ce bord-ci feraient bien d'en prendre de la graine.
Cela cadre bien avec mon expérience du jour, où j'ai entendu mon inspecteur tenir des propos qu'aucun de nous n'aurait songé à contester ici, au nom, curieusement, de Brigaudiot, Goigoux,etc. mais sous-tendus par l'ambition élitaire que doit poursuivre l'école et l'ardent devoir de doter les plébéiens du bagage des héritiers.
Soufflerait-il un esprit du 22 avril sur le monde de la péda ?

Ecrit par : Perceval | 29 avril 2007

Le titre de cette dernière note est particulièrement percutant:
Pas de refondation sans rupture avec le pédagogisme et qui dit rupture dit pas d'attermoiements. Aussi, quand je lis ceci:
"Les dangers sont réels d’une école où seuls les « méritants » parviendraient à s’en sortir, où on séparerait les meilleurs des moins bons, où on pratiquerait plus que jamais son métier chacun de son côté...Face à cette sombre perspective"....

je vois, outre l' exemple d'une diabolisation aussi mielleuse qu'indécrottable, une affirmation gratuite, ( au conditionnel!!) terme poli pour dire flagrant mensonge.

C'est justement en agitant cet épouvantail qu'on nous a déjà imposé trente ans de dérives "pédagogistes", avec des effets INDENIABLES, qui eux n'appellent pas le conditionnel mais le présent: notamment ILLETTRISME et accroissement sans précédent des INEGALITES par égalitarisme.( il y a notamment trois fois moins d'enfants des milieux dits "défavorisés" dans les grandes écoles qu'il y a trente ans...)

Continuons à analyser la "discrète" prose de Jean-Michel Zakhartchouk:

...."nous affirmerons pendant ces rencontres notre volonté de continuer à bâtir une école dynamique qui tisse des liens entre les personnes, relie les savoirs, combine sa spécificité avec une ouverture vers l’extérieur".

Deuxième affirmation tout aussi "gratuite" que la précédente. Quelle dynamique? Pour l'instant l'école publique conduit à l'échec un nombre croissant d'élèves, elle attise la violence, enseigne et glorifie l'ignorance, favorise la ségrégation et la politisation à outrance. Elle est redevable de cette catastrophe humanitaire à ceux qui règnent en maîtres absolus sur l'EN, les "pédagogistes". Ils ont institutionnalisé toutes ces dérives et ils ont diabolisé toute figure d'autorité ( sauf celle des gourous de leur secte) comme ils ne cessent de le faire avec l'école "d'avant".

Or, pas pot, celle-ci est loin d'être morte, elle n'a péri que dans le public. Elle vit toujours et se porte même à merveille, grâce justement à nos Diafoirus, dans les établissements "libres" surtout de ne pas pratiquer la décérébration IUFMesque et qui sont tellement performants qu'ils explosent aux coutures et refusent des milliers d'enfants par an.

La seule chose terrifiante c'est bien cette promesse par l'apparachick susnommé de continuer pareille dynamique du désastre. Perseverare diabolicum.

Et pour ce qui est de la discrétion :
Dans tous les pays libres du monde, les coupables de forfaiture font acte de contrition publique. Ces agents de la puissance éponyme doivent des excuses tout aussi « publiques » à leurs victimes que l'état indemnise. Ce qui est valable pour les magistrats ne le serait donc pas pour les fossoyeurs de l’Instruction publique et les fabricants de chômeurs et d'illettrés ?

Le pédagogisme est, comme le communisme, une idéologie criminogène. Il a estropié à vie des millions d'enfants dans les couches les plus fragiles de la population, il a perverti l’école au point d’ acculer au suicide des enseignants et même des enfants. Ce n'est la discrétion qui est de mise, c'est le mea culpa public, la rupture et la refondation totales.

Tous les partis communistes européens se sont battu la coulpe quand ils se sont sabordés. Le nôtre plastronne aux présidentielles aux côtés de trois candidats trotskystes. La gauche française se complaît dans le "sanglot de l'homme blanc", cette autocritique démissionnaire, aussi veule que désastreuse car elle attise la haine de nos ennemis et nous déconsidère aux yeux de nos amis.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Mon commentaire précédent paraîtra peut-être après celui-ci car j'ai eu à recopier les signes qui vous font nettoyer vos lunettes, mais l'ordre importe peu, car ce qui suit est de la même veine.

"L'un des sujets récurrents depuis quelques temps dans cette campagne, c'est celui d'une menace qui pèserait sur les libertés publiques et individuelles. Dans ce cas, en faisant abstraction des conjectures ou des fantasmes, peut-on s'appuyer sur des faits ?"



Encore et toujours le conditionnel et, comme pour le cafetier cité précédemment, cet artifice sémantique ne peut masquer le procès d'intention. Les faits, c'est la diabolisation de Sarkozy comme unique pivot de la campagne d'une candidate qui n'a ni programme ni vision. Trembler de trouille devant Sarkozy, c'est vraiment comique, car ces cris de pucelle effarouchée sont poussés par les mêmes qui ont réélu deux fois ( 14 ans!) un Mitterrand au passé riche en trahisons et en forfaitures ( Vichy, l'Observatoire), qui a ensuite déshonoré la fonction présidentielle et surtout autour duquel le nombre de morts suspectes peut soulever un effroi, fort légitime celui-là, car fondé sur des faits et non de simples conjectures ou calomnies.

Ce sont donc ceux-là qui aujourd'hui nous parlent de menaces sur nos libertés? C'est l'hopital qui se moque de la charité et cela m'évoque cette magnifique répartie de De Gaulle à Mitterrand, en 58, je crois, que Sarkozy peut reprendre à son compte: "Croyez-vous vraiment qu' à mon âge, je vais maintenant entamer une carrière de dictateur?

Refondation et Rupture contre Couardise et Crédulité, dans cette alternative, TSS, tout sauf sarko, se lit aussi tout sauf ségo.

Ce sont les électeurs de gauche qui voteront pour Sarko, malgré cette campagne tonitrunate de désinformation et de salissures, qui feront preuve du plus grand courage, de la plus grande lucidité, et de la plus réconfortante maturité politique, puisqu' entre deux maux ils auront choisi le moindre.

Eric Besson vient de passer ce soir sur TV5 dans "L'invité" de X. Lambrechts. Voila un homme qui ne trahit pas ses convictions mais illustre la phrase du cardinal de Retz, ( changer de parti pour ne pas changer de conviction).
Il ne veut pas s'accoquiner aux caciques qui vont à la soupe autour de Sainte Nunuche, mais reste un homme de gauche, comme d'ailleurs l'était Revel, mais d'une gauche débarrassée des ses scories. Et si le vent purificateur souffle de la droite, car c'est bien celui-là qui a soufflé le 22 avril, qu'importe, pourvu qu'il les emporte, les scories, le bois mort et ceux qui s'y cramponnent.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

"Changer de parti pour ne pas changer de convictions" : Cadichon, vous avez admirablement résumé ma politique… Et quelqu'un qui cite Retz à 6 heures du matin (heure locale pour moi) ne peut être tout à fait mauvais.
Je salue l'ineffable Zakhartchouk qui est passé par ici, et qui, si vous élisez Ségolène, repassera par là.
Et je voudrais reprendre un commentaire du Hussard un peu plus haut.
Il est exact que l'Europe, l'OCDE, l'OTAN et les Nations-Unies (j'en oublie sûrement — la Banque Mondiale par exemple) nous imposent de grandes directions. Solder autant que possible la dette de la France, qui vit depuis des annés à crédit et au dessus de ses moyens, est une nécessité qui sera imposée à n'importe quel gouvernement. Respecter les alliances au niveau international en est une autre.
Cela dit, il reste des domaines dans lesquels le gouvernement en place peut beaucoup — l'éducation est l'un de ceux-là (avec la Justice, sans doute). Mon calcul est simple (simpliste, disent les ânes : pourquoi un calcul, pour être valide, devrait-il être compliqué ?).
Soit se met en place un gouvernement qui a déjà cadenassé toutes les issues — la camisole de force à laquelle faisait allusion le Hussard —, et il ne nous restera que nos yeux pour pleurer. Soit nous mettons au pouvoir un gouvernement auquel on pourra suggérer, dans le domaine éducatif, quelques réformes minimales, parce qu'elles ne lui coûteront rien : une réfection complète des programmes, de la maternelle au Bac, une autonomie grandissante des établissements, en matière financière comme en matière pédagogique, un assouplissement de la carte scolaire qui permettra, à terme, d'éiminer les ghettos les plus durs — et ça prendra du temps —, et une incitation, pour les étudiants, à se lancer dans des études menant au professorat, parce que le métier sera moins terrifiant (et que la formation sera éventuellement rémunérée au mérite — je rappelle que Sarko est le seul à avoir repris mon idée de rétablir les IPES? qui assuraient sur concours, jusqu'au début des années 70, l'équivalent du SMIC aux apprentis-profs). Dans le même esprit, il est évident que certaines mesures peuvent allier à la fois la restriction sur les dépenses (ne vous faites aucune illusion : il n'y aura pas davantage d'argent pour l'éducation, qul que soit le gagnant de l'élection — et je crois rêver en entendant Mme Royal compter, à peu près pour tout, sur les collectivités locales : nos impôts locaux ont déjà vertigineusement augmenté depuis que la Gauche s'st emparée de la plupart des Régions, jusqu'où ne monteront-ils pas quand elle sera au pouvoir à paris ?), et une pédagogie intelligente : par exemple en supprimant nombre d'options avant le Bac, en étendant le tronc commun de connaissances au plus grand nombre d'élèves, et en professionnalisant après le Bac, dans des universités qui afficheraient clairement les objectifs et les capacités (tant d'emplois en bout de cursus, dans tels domaines).
J'ai évoqué ces divers points hier au téléphone avec Valérie Pécresse, qui se toruve être une amie, indépendamment des options politiques (mais si ! Il m'arrive d'être innocemment ami avec de jolies femmes, et même avec des hommes — Xavier Darcos, par exemple, qui fut longtemps un concurrent dans le domaine de l'édition scolaire, dans les années 80 — ça remonte, et ça crée des liens). Il n'y a pas foule de prétendants au poste de Ministre de l'EN à droite — Pécresse et Darcos sont parmi les rares qui aient vraiment la qualification nécessaire…
Les choix sont douloureux, d'autant que, gauche ou droite, nous aurons à affronter les mauvais réflexes patronaux que soulignaient un peu plus haut Sandra W : trop peu de jeunes recrutés — le capitalisme français a oublié que l'essentiel du libéralisme est dans la prise de risque, seul espoir d'une rentabilité supérieure.
Quant aux salaires… Je reprends l'idée émise par la droite, travailler plus pour gagner plus, et j'applique à l'EN. Combien de profs, affligés de leurs salaires de misère, glanent ici et là des heures sup' ? Combien, du coup, sont obligés d'en faire autant l'année suivante, pour payer les impôts générés par ces mêmes heures ? Eh bien l'une des dernières propositions du petit Nicolas consiste à abolir les charges patronales sur les heures sup d'un côté, et à les ôter du calcul de l'imposition de l'autre. De plus savants économistes que moi calculeront ce que cela représente, en avantages fiscaux pour les uns et pour les autres. Mais quand je vois que sur certaines feuilles de salaires d'enseignants, les heures sup peuvent représenter jusqu'au quart de la rémunération mensuelle — et parfois plus…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2007

Bonjour à toutes et à tous !

Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !

chronique d’une dérive anti-républicaine

Ce document consigne et met en cohérence les mots du sarkozysme en campagne. Il ne se veut pas un énième décryptage du programme du candidat de l’UMP, mais une chronique de ce qui s’est opéré durant cette campagne. Militants politiques, nous nous attendions à ce que Nicolas
Sarkozy égrène sa « rupture » au plan économique et social ; il a fait plus, définissant une « rupture » culturelle avec notre bien commun, la République telle qu’elle avait été refondée en 1945. Nicolas Sarkozy a inventé la droite de l’avenir en puisant dans le passé le plus refoulé de la droite nationaliste de l’affaire Dreyfus et de l’entre-deux-guerres.

La suite :
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/04/28/nicolas-sarkozy-en-campagne-electorale-chronique-d’une-deriv.html

Bon dimanche.

Les lolo's 34

Ecrit par : Les lolo's 34 | 29 avril 2007

Il est exact que l'Europe, l'OCDE, l'OTAN et les Nations-Unies (j'en oublie sûrement — la Banque Mondiale par exemple) nous imposent de grandes directions.

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2007

Tant que l'on parle de directions ou d'orientations -celles de l'OCDE par exemple- on se situe sur le plan des idées voire de l'idéologie, c'est-à-dire dans l'abstrait, dans les risques ou avantages virtuels.

Lorsqu'on parle des directives européennes, on se situe sur un autre plan, celui de la concrétisation de ces orientations. Les directives européennes ne sont pas des idées : ce sont des dispositions juridiques qui ont force de loi et qui revêtent un caractère obligatoire pour les états de l'union européenne.

C'est pourquoi, depuis 1992, le travail effectué par les pouvoirs exécutifs et législatifs s'est trouvé sensiblement modifié. Dans notre pays, par exemple, il ressort que plus de 80 % de l'action de l'Assemblée nationale consiste actuellement à transcrire en droit français ces directives européennes.

La mise en oeuvre d'une politique, par quelque gouvernement que ce soit, est largement dépendante, qu'on le veuille ou non, de la maîtrise du budget. Or depuis l'introduction de l'euro dans notre pays, le pouvoir politique a accepté d'abdiquer, pour une large part, sa liberté et son indépendance en la matière.

Et il est profondément malhonnête de la part de l'immense majorité de nos hommes et femmes politiques de nier cette réalité et de prétendre avoir les coudées franches pour définir et appliquer un projet politique quel qu'il soit !

Ecrit par : Un hussard | 29 avril 2007

En d'autres termes, pour reprendre l'impayable terminologie chère à nos pédagogistes, les directives européennes sont des textes injonctifs !

Ecrit par : Un hussard | 29 avril 2007

Pour en finir sur ce sujet, les différents points développés par Sarkozy dans son programme sont parfaitement conformes aux directives européennes. Ce qui présente au moins l'avantage de la clarté.

En revanche, une large part des propositions figurant dans le programme de Royal sont absolument incompatibles avec ces directives, à moins de faire sortir notre pays de l'union européenne, ce qui n'est pas à l'ordre du jour ! La palme de la malhonnêteté revient donc de toute évidence à la candidate du parti socialiste !

Ecrit par : Un hussard | 29 avril 2007

Merci Cadichon pour ces canardages !

Ecrit par : patrickinstit | 29 avril 2007

Dans le journal gratuit "20 minutes" du 16 avril, figure une interview de Nicolas Sarkozy. Entre autres sujets, il y parle de l'université et prend pour exemple de filière inutile, et qui ne devrait plus être prise en charge par les fonds publics, l'enseignement de la "littérature ancienne" :

« Vous vous fixez comme objectif de ne laisser aucun enfant sortir du système scolaire sans qualifications. Comment comptez-vous parvenir à cet objectif ?
Par exemple dans les universités, chacun choisira sa filière, mais l’Etat n’est pas obligé de financer les filières qui conduisent au chômage. L’Etat financera davantage de places dans les filières qui proposent des emplois, que dans des filières où on a 5000 étudiants pour 250 places.
Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ? Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes. »

Ecrit par : Laurent | 29 avril 2007

Vous perdez votre temps Laurent, j'avais déjà signalé ce fait mais visiblement cela n'émeut plus personne!

ce que je lis ici est de plus en plus indécent et injurieux à l'égard du salarié moyen , il est de plus en plus clair que le clivage social sera de plus en plus grand..

Bonne route à tous!
Ciao, Au-revoir!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 avril 2007

Allons, allons, Laurent, vous allez gâcher la joie de ceux qui attendent du "vent purificateur" sarkosyste qu'il balaie tout sur son passage, y compris cette vieille chose inutile et poussiéreuse qu'est la littérature...

Ecrit par : OGM | 29 avril 2007

JPB, juste une chose : travailler plus pour gagner plus je ne sais pas si concrètement c'est une mesure objectivement bonne.

Ok pour les heures supp, certes c'est avantageux. Seulement les heures supp sont en entreprise accordées avec l'autorisation de l'employeur. Donc s'il ne veut pas vous rémunérer en heures supp, il ne le fera pas et vous, de votre côté vous continuerez à faire des heures supp officieuses et non payées de surcroît...

Par ailleurs si l'on veut gagner plus, ça veut dire que le salaire de base n'augmente pas et là il y a malaise. Pensez aux femmes qui travaillent à temps partiel sous contrat précaire dans la grande distribution ou le commerce, aux smicards, etc....Ils en resteront au même point et pour eux le fameux slogan "travailler plus pour gagner plus" c'est une grosse plaisanterie et j'irais jusqu'à dire supercherie....

Les cadres n'auront peut-être pas besoin ceux de travailler davantage, ils sont déjà en terme d'horaires au tacquet très souvent, travaillent au fil du rasoir en terme de stress et subissent de plein fouet les nouvelles méthodes de management mises en place au niveau de la DG.

Pour moi c'est un slogan, ni plus ni moins. Un effet d'annonce comme l'augmentation du SMIC...

Par contre je conçois que les 35 heures ne sont pas pour autant une avancée puisque cette mesure a contribué au gel des salaires avec disparités sociales insupportables et graves.

Je veux bien que chacun ait du temps libre pour se consacrer à sa famille ou à ses loisirs mais votre salaire vous permet seulement de survivre, les RTT on s'assoie dessus...

Bref, je me demande justement s'il n'était pas possible de revenir à l'ancien système les 39 heures qui parvenaient à satisfaire tout le monde....Dans mon entourage, tout le monde semblait satisfait même si tout n'est pas rose forcément....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 avril 2007

"Je veux bien que chacun ait du temps libre pour se consacrer à sa famille ou à ses loisirs mais SI votre salaire vous permet seulement de survivre, les RTT on s'assoie dessus..."


"Les cadres n'auront probablement pas besoin de travailler davantage"

Je rectifie.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 avril 2007

Sur le site du Monde, la mise au point suivante :

"Pour le syndicat de la presse régionale, les pressions sont venues de Mme Royal, non de M. Sarkozy."

A votre avis qui sera le plus à même de garantir les libertés après son élection ?

Si Royale est élue, elle et sa clique enterreront la liberté pédagogique.
Il sera interdit de se démarquer de ses petits camarades - l'équipe pédagogique veillera au grain, elle a été crée pour cela : tuer dans l'oeuf toute velléité d'indépendance.

Jean-Michel Zakhartchouk écrit :

"Face à cette sombre perspective, nous affirmerons pendant ces rencontres notre volonté de continuer à bâtir une école dynamique, qui tisse des liens entre les personnes, relie les savoirs, combine sa spécificité avec une ouverture vers l’extérieur."

Pour Jean-Michel Zakhartchouk qu’est ce qu’une personne ? C’est un million de personnes divisées par un million…Les « liens entre les personnes » sont-ils des « chaînes » pour empêcher toute individualité ? Surtout pas de notes qui tendraient à instituer une hiérarchie entre les élèves.

Pour Jean-Michel Zakhartchouk qu’est ce qu’un savoir ? C’est un million de savoirs divisés par un million… Car comme l’écrit l’apparatchik du SNES : « L'idée, largement développée, dans l'appel, que des enseignements sont fondamentaux dans le sens où leur non-maîtrise interdit toute poursuite d'études est un non-sens pédagogique qui renvoie toutes les autres disciplines au statut de faire-valoir ou de supplément d'âme et nient leur importance dans les dynamiques de réussite. » Surtout aucune hiérarchie entre les disciplines.

Pour Jean-Michel Zakhartchouk qu’est ce qu’une école ? Une auberge espagnole ouverte à tous les vents. Surtout pas un lieu clairement délimité, qui permettrait de marquer une différence entre le dedans et le dehors.

Le catéchisme pédagogiste glorifie la différence, mais c’est pour mieux la disqualifier, car celle-ci introduit de la discrimination et de l’exclusion. Après passage dans la moulinette pédagogsite tout se vaut.

Le seul endroit que je connaisse où rien n’est différent et où tout se vaut, c’est un boyau plein de merde !

Désolé pour cette image hautement scatologique, mais je n'en vois pas d'autre. Qui peut m'aider ?

Philippe.

Ecrit par : Philippe Delarouzée | 29 avril 2007

M'aider à trouver une autre image, bien sûr.
Philippe.

Ecrit par : Philippe Delarouzée | 29 avril 2007

" il est de plus en plus clair que le clivage social sera de plus en plus grand.. "

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 avril 2007

Effectivement, puisque tel est le bon plaisir des eurocrates. Les coups durs contre les salariés vont donc continuer à pleuvoir, et de plus belle. Ainsi que contre les services publics (poste, équipement, santé, énergie...) qui devront être achevés dans les plus brefs délais.

Autant, dans ces conditions, avoir en face de soi un adversaire qui avance à visage découvert. La possibilité de le faire reculer sur certaines mesures par une mobilisation importante n'est pas mission impossible. Et ce sont jusqu'à présent les gouvernements de droite qui ont su s'incliner le cas échéant (loi Devaquet en 1986, CPE en 2006...).

En revanche, avec Royal, c'est l'assurance du verrouillage absolu, puisqu'elle est en capacité d'étouffer toute réaction, du fait notamment que le parti socialiste contrôle de grosses organisations telles la CFDT, la CGT, la FSU.

En 2000, les réactions contre la Charte d'Allègre pour l'école du XXIème siècle ont ainsi immédiatement tuées dans l'oeuf. De même qu'en 2003, le parti socialiste, fidèle aux engagements pris par Jospin et Chirac au sommet de Barcelone, est parvenu à empêcher la mobilisation des salariés du privé et du public contre la réforme des retraites proposée par Fillon.

C'est à Jospin que l'on doit l'introduction dans la Fonction publique d'une précarité sans précédent avec la création des emplois jeunes, en remplacement d'emplois statutaires.

C'est à Aubry que l'on doit des attaques sans précédent contre le code du travail et les conventions collectives avec sa fameuse loi dite "des 35 heures".

Quant aux libertés, c'est quand bien même Royal qui a introduit dans le droit français la présomption de culpabilité, digne de la législation vichyste. Franchement, ça fait peur !

Ecrit par : Un hussard | 29 avril 2007

"Le capitalisme français a oublié que l'essentiel du libéralisme est dans la prise de risque, seul espoir d'une rentabilité supérieure" Ecrit JPB, C'est bien pour cela qu'il n'est pas performant.

Le risque est inhérent au libéralisme: c'est le rejet de l'assistanat, du nanny state, qui n'est qu'une dérive de cet état providence mais très limité, apparu chez un Condorcet, dont le libéralisme ne peut être questionné. Tout est dans la mesure et dans la préservation de la liberté et, ajouterait ce grand apôtre de la liberté, dans le respect des inégalités naturelles et donc dans le rejet de la "funeste égalité" .

Quand j'ai découvert ce blog, l'automne dernier, j'avais déjà lu et amplement nourri ma réflexion des trois livres de JPB. J'avais aussi apprécié ses divers coups de gueules, toujours assénés avec la tranquille assurance de celui qui prend ses risques et qui les assume, notamment au moment de l'affaire Redeker, où il a fustigé les "enfoirés"' qui, dans le meilleur des cas, se terraient dans une "discretion" suspecte.

C'est bien pour cela que mon tout premier commentaire réagissait au fait qu'il songeait aller à la pêche le 22 avril, devant l'alternative Sarko-Ségo. Ce n'était pas concevable qu'un tel homme se contente de démissionner ainsi, dans la position de l'âne de Buridan, ou pire, en s'imaginant qu'il en était réduit à choisir entre la peste et le choléra. J'avais alors réagi au quart de tour et je l'avait écrit: un Brighelli ne peut pas baisser les bras.

Puis est venue la candidature de Bayrou, et notre fringant moustachu eut un instant pour lui les yeux de Chimène, comme une bonne partie de l'électotat traditionnellement captif de la gauche en général, et du PS en particulier: les enseignants.

C'est pourquoi j'ai la conviction que c'est Sarkozy le véritable rassembleur transcourant de toutes les bonnes volontés. Les résultats de dimanche dernier sont éloquents: une majorité de Français voient désormais très clair dans la campagne de salissure par reductio ad hitlerum. Loin de masquer l'indigence du propos et du programme, comme le souhaiterait l'entourage de Royal, bien plus contraint et forcé que volontaire( j'ai posté hier ce que ses plus proches "amis" pensent d'elle), sa dimension monomaniaque entache une gauche qui mérite beaucoup mieux que cette clique de prébendiers qui désohonorent la poltique.

Je salue donc tout particulièrement le courage, le sens politique et l'honnêteté à la fois morale et intellectuelle de notre Brighelli national. J'ai hésité quelque peu à lui faire cet hommage en raison de l'exécration que je suscite chez certains, mais les autres, et notamment les "discrets", savent bien que je l'entretiens à dessein. Forcer le trait permet toujours de faire ressortir beaucoup plus clairement les positions de l'adversaire. Nous sommes tous des réactifs épidermiques, quelle que soit notre capacité de retenue...

Philippe a repris mon commentaire du cafetier pas discret du tout que j'avais laissee en plan pour aller me coucher ( que faisiez-vous encore une fois debout à 6 heures du mat' monsieur Brighelli? Vous aussi vous faites ma version de la semaine des quatre jeudis? voir ci-dessous.

Selon un hussard:
"il est profondément malhonnête de la part de l'immense majorité de nos hommes et femmes politiques de nier cette réalité et de prétendre avoir les coudées franches pour définir et appliquer un projet politique quel qu'il soit !"
I beg to differ, tout autant que JPB.
En matière d'éducation, la latitude est bel est bien là, tout comme pour supprimer les 35 heures ou l'ISF puisqu'elle était là pour les instaurer. La tendance à se défausser sur ces institutions, et surtout sur l'Europe, la seule au monde qui a mis en place un véritable ordre juridique international, porte en filigrane un aveu d'impuissance que l'on refuse d'assumer. C'est tellement plus facile d'en rejetter la responsabilité sur autrui, comme les frileux qui se défaussent dans l'antimondialisation, ou encore un Jospin baissant les bras sur le chômage en disant on a tout essayé....Oui, sauf ce qui fonctionne, miraculeusement sans doute, partout ailleurs.
Les 35 heures c'est un peu la légalisation de la semaine des quatre jeudis, pour ceux, comme moi, qui les ont faites le mercredi soir, eh bien Bruxelles n' a pas les moyens de l'interdire. La latitude dont disposent les politiques de faire n'importe quoi et de mettre leur pays à genoux, comme le firent les Travaillistes de l'après guerre, ou la coalition socialo-communiste de 81 à 83, est effectivement limitée aujourd'hui par la BCE qui fut instaurée non seulement pour ficeler une Allemagne nouvellement réunifiée, mais aussi pour condamner tous les états-membres à une saine rigueur bugdgétaire. L'Angletterre a choisi la liberté, mais justement c'est son libéralisme qui lui a permis de le faire impunément, les autres avaient besoin d'aide. Les autres socialistes européens ont grommelé mais ils s'en portent bien. Regardez les Allemands, ils ont réussi en moins de 20 ans le tour de force d'absorber 17 millions de bras cassés, lobotomisés dans l'assistanat dès la naissance; les voilà en pleine forme et nous on est toujours à la traîne. Cherchez l'erreur.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

coups de gueule,...mais oui, car contrairement aux Ségolénistes de façade, JPB does not speak from both sides of his mouth.

Rejeter, un t! Dur dur..

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Et Angleterre aussi, mais c'est une maladie...
ou le t de mon clavier qui bégaie...

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

"Tout est dans la mesure et dans la préservation de la liberté et, ajouterait ce grand apôtre de la liberté, dans le respect des inégalités naturelles et donc dans le rejet de la "funeste égalité" ."
Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Joliiiiiiii ! Meirieu, Frackowiack, Charmeux et consorts n'auraient pas dit mieux.

Préservation de la liberté des zapprenants, dans le respect des inégalités naturelles !

Ecrit par : Un hussard | 29 avril 2007

Regardez les Allemands, ils ont réussi en moins de 20 ans le tour de force d'absorber 17 millions de bras cassés, lobotomisés dans l'assistanat dès la naissance; les voilà en pleine forme et nous on est toujours à la traîne. Cherchez l'erreur.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

L'erreur, Cadichon, c'est peut-être d'avoir eu pendant 5 ans une droite omnipotente (avec un Sarkosy super ministre, qui fourrant son nez partout, n'était bon à rien). Il me semble que la situation économique en France était plus saine avant son arrivée, non ?
Mais je vous vois venir, avec vos gros sabots : vous aller nous démontrer que les politiques menées par Raffarin et Villepin était d'inspiration socialo-communiste, et que le véritable libéralisme est encore devant nous...

Je vous laisse donc à vos hommages, à vos certitudes et à votre riscophilie libérale (façon Noël Forgeard, je suppose ?)

Ecrit par : OGM | 29 avril 2007

Préservation de la liberté des zapprenants, dans le respect des inégalités naturelles !

En voilà un slogan qu'il est beau ! Il faudrait le proposer à la FSU et au SGEN...

Ecrit par : Un hussard | 29 avril 2007

"allez" et "étaient"

Ecrit par : OGM | 29 avril 2007

SARKO LIVE

"Mai 68 a bradé Jules Ferry"

"Plus de contrainte, plus de morale, beau résultat en réalité"

(j'adore quand il est ironique le Sarko, c'est pour ça qu'on le juge violent, l'époque n'est absolument pas à l'ironie mais à l'euphémisme.)

"L'école après 68 a infantilisé"

"Voyez comment l'héritage de mai 68 a liquidé un héritage (...) "

"parce que si nous n'avons pas une culture commune et une morale partagée (...)"

Pas le temps de tout noter, mais c'est du "Sauver les lettres" dans le texte.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 29 avril 2007

"Cette gauche qui aime tellement l'école publique mais qui n'y met pas ses enfants ; cette gauche qui aime tellement la banlieue mais qui n'y habite pas ; cette gauche toujours prête à défendre les voyou, pourvu qu'ils restent dans les quartiers..."

Panpan cul-cul !

Ecrit par : imam grouik-grouik | 29 avril 2007

JP Brighelli espère que la droite va chasser les marchands (pédagos) du temple et P. Cordoba qu'elle mettra "les IUFM hors la loi". Que les dieux les entendent ! Je crains que la grande boutique soit un fromage à la croute coriace et protectrice pour ceux l'ont colinisé.
Les pédagos sont comme ces organismes qui peuvent vivre dans des conditions a priori "impossibles" : tels ces animaux marins des profondeurs océanes, dans des eaux volcaniques bouillantes et sulfureuses, et le noir total, ou ces rats et scorpions qui peuvent supporter une radio-activité mille plus létale que celle qui tue l'homme.
Les lois économiques internationales veulent une école minable pour le peuple et un enseignement privé de qualité pour les mieux nantis. Les parasites pédagos pourraient en profiter pour survivre dans une école encore et toujours plus dégradée. La droite ferait avec eux "la part du feu", un "deal" tacite...
J'espère ne pas être trop pessimiste mais c'est le triste privilège de l'âge !

Ecrit par : JPL | 29 avril 2007

"En matière d'éducation, la latitude est bel est bien là" dit Cadichon relayant JPB avec une joie non dissimulée...

C'est une illusion de croire que Sarkozy qui a sacrifié quelque temps à la frange conservatrice de son électorat en puisant dans la thématique anti-pédagogiste ici défendue appliquera, une fois élu, un programme "brighelliste". Son vrai programme est consubstantiel au libéralisme dont on sait qu'il ne se résigne jamais aux demi-mesures, les socialistes, pour l'avoir rallié en n'osant pas tout à fait franchir le pas, le savent bien.
Cadichon, pour mieux ramener JPB dans ses filets, se réfère à " ce qui fonctionne, miraculeusement sans doute, partout ailleurs. "... Je ne suis pas sûr, sauf son respect, qu'il ne verse pas dans la confusion statistique qui, soigneusement entretenue, fait d'une France malgré tout performante la patrie des paresseux, le pays du déficit et des "archaïsmes", etc.

Malgré tout le respect et l'admiration que j'éprouve pour notre hôte, je pense qu'il porte, par ce ralliement, un fort mauvais coup à notre cause. Moi qui descends du front des blogs pédagogistes pour faire de brèves respirations sur celui de JPD, je peux vous assurer qu'il va y avoir exultation en face ! Et alors me direz-vous ? C'est simple : à supposer que JPB ait finalement raison et puisse appliquer quelques cataplasmes sur le grand corps malade de l'EN, il transformera leur suppression en cause nationale de "gôche" dès la prochaine alternance. De nombreux collègues hésitaient à faire leur coming out antipédago, ils vont rentrer dans l'ombre, c'est sûr ! Cadichon dira que c'est bien fait pour eux et que la lâcheté congénitale de ces collègues ne mérite pas mieux mais quand même...
Je suis profondément déçu de voir JPB engager cette mauvaise bataille. Un Eylau est à venir, trouvera-t-on une cavalerie de réserve et la Garde ? "un hussard" est déjà là, tant mieux !

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

rectification : le dénommé "JPD" existant bel et bien dans le camp adverse, je voulais écrire "JPB", bien entendu. Sur l'autre blog, je suis plutôt en apnée...

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

Quelle meilleure preuve de la collusion UMP / PS que :

" Communiqué de presse du 24 avril 2007


Nouveaux programmes du primaire : le socle touche le fond.


Les programmes du primaire publiés le 12 avril 2007 dans le cadre des contenus du « socle commun de connaissances » marquent une nouvelle étape dans la destruction de l’enseignement du français : outre qu’ils continuent à imposer une pédagogie constructiviste particulièrement nuisible aux plus démunis, ils prescrivent de nouvelles ignorances en grammaire et en orthographe. Ce sont par exemple le conditionnel et le subjonctif présents qui disparaissent du programme de conjugaison.

Le collectif Sauver les lettres rappelle que seule une maîtrise de la langue la plus riche et la plus précoce possible permet de réduire l’inégalité scolaire, que ces programmes ne feront donc qu’accentuer. Ainsi, la définition du « socle commun », censé fixer les connaissances fondamentales, est au contraire saisie par les responsables inamovibles de l’Education nationale comme une nouvelle occasion de les réduire.

Le collectif Sauver les lettres dénonce ces nouveaux programmes qui s’inscrivent dans la même logique d’appauvrissement que ceux de 2002 et de 1995. Il appelle le prochain gouvernement à les annuler.

Collectif Sauver les lettres."

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Sauver les lettres www.sauv.ne

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

Cher Jean-Paul,

Vous êtes décidemment un brillant pamphlétaire mais un bien piètre politique.

N'est pas Mazarin qui veut.

UN PEU D'HISTOIRE...


La prise de pouvoir des pédagogistes commence très exactement en 1969 sous le Ministère d'Edgar Faure dans le Primaire.

--Français: Programmes et Instructions inspirés du Plan Rouchette.

-Mathématiques: Introduction de LA Mathématique Moderne.

-Suppression de l'Histoire, de la Géographie, des Sciences au profit des fumeuses activités d'Éveil.

-Amputation de l'horaire hebdomadaire de 10%. Il passe de 30 heures/hebdomadaire à 27.


-Instructions et programmes du Cycle de Transition démarqués explicitement de la "pédagogie Freinet"

Le tout, camouflé par le fait que le temps des récréations est, depuis cette date, à prendre sur l'horaire de chacune des disciplines.


"La gauche, la gauche, vous-dis-je!"

En 1975, rebelote!

René Haby crée le Collège unique, les "pédagogistes" investissent l'Enseignement Secondaire.

"Les mêmes chances dans tous les cartables!" chantonnaient les spots poblicitaires en Noir et Blanc diffusés par l'ORTF.



Même cure d'amaigrissement des horaires, des progammes et des Manuels sous prétexte de gratuité.

La "pédagogie de soutien" devait assurer" à nos élèves "des lendemains qui chantent."

Tu parles, Charles!


J'avais alors en charge des 6ème G. Il n'y avait pas, dans ce Collège des Quartiers Nord de Marseile, de 6ème H.

J'étais le denier arrivé, j'étais, et suis toujours, du reste, de sexe masculin et le Principal estimait que j'avais la carrure, physique s'entend, nécessaire.


Inutile de vous dire que si je "tenais" ces gamins, avec plus ou moins de bonheur, la seule heure/hebdomadaire de soutien dont je disposais ne permettait pas de combler leurs importantes lacunes en Français et notamment en lecture.
Molière était au programme, la lecture expliquée et dirigée aussi....


Pour le Principal, l'essentiel était que les 6ème A ne perturbassent point ni les studieux élèves de 6ème A, ni leurs Professeurs.


"La Gauche, vous dis-je, la Gauche! Peste soit du faquin, il est sourd comme un pot!"



1981, Alain Savary , homme estimable s'il en fût, commet deux erreurs:

1)Il s'entoure de conseillers "en phase" avec les "réformistes pieux" du Sgen-CFDT à qui Réné Haby avait préparé le terrain.

2) Il se lance dans la mise en oeuvre de l'une des 110 promesses de François Mitterand: la nationalisation de l'enseignement privé essntiellement catholique.

Le Million de manifestants réunis par la Droite à Paris au son du "chant des esclaves" de Nabucco aura sa peau.


Là, je vous l'accorde, cher Jean-Paul, la responsabilté collective de la Gauche est certaine.


1985, Jean Pierre Chevènement rétablit des Programmes et Instructions cohérents et lisibles à l'École Éémentaire contre les "pédagogistes" et l'Inspection Générale.

Au Collège, il rétablit un Brevet des Collèges en déshérence.

Mais au terme de 20 petits mois, alternance.

On a beaucoup médit de René Monory. Pourtant il ne fût pas un mauvais ministre : création de la DEP dirigée par Yves Boisivon, prise de conscience du risque de l'assèchement du "vivier" des candidats à l'enseignement.


Dans le Premier Degré mise en place d'une sélection minimale des Directeurs d'École assortie d'une formation initiale de trois semaines, Statut des Maîtres-Directeurs...

Ici , je vous l'accorde, la Droite n'a pas bradé l'École de la République.



-1981, Lionel Jospin arrive Rue de Grenelle et là c'est Armageddon....

François Bayrou, pour se rattraper de son pas de clerc dans l'affaire de l'abrogation de la Loi Falloux lance "Le Contrat pour l'École" . L'opération "CE1 sans frontières " inonde les écoles d'un flot devidéocassettes médiocres. Peu importe si les Professeurs des Écoles reconnaissent sans difficulté aucune leur incompétence lien matière de maîtrise des langues étrangères, l'essentiel est qu'ils entendent la "musique de la langue" dixit Luc Ferry alors Président sauf erreur de ma part,du Conseil National des Programmes.


Belle expression de " novlangue pédagogiste".


Depuis, ni Luc Ferry, ni Xavier Darcos, ni François Fillon, ni Gilles de Robien, dont les dernères initiatives sont cousues du, gros, fil blanc de l'électoralisme, n'ont fait le dixième de ce qu'à fait Jean-Pierre Chevènement en 20 mois pour tenter de contrer la secte pédagogiste.



Bref sur la durée, d' une génération, d'Edgar Faure à Gilles de Robien les responsabilités de la Droite et de la Gauche sont largement partagées.




Il faut donc chercher d'autres critères pour faire son choix le 6 mai 2007.





PARLONS POLITIQUE...

Nicolas Sarkozy est à l'évidence un néo-conservateur .

Son programme économique n'est même pas celui du MEDEF, c'est celui du CAC 40 qui réclame 15% de retour sur investissement...


Il ne veut pas "kärcheriser" la France, il veut la "thatchériser" en asséchant, comme l'a fait Ronald Reagan aux USA, les ressources des Services Publics par la baisse des Impôts. La menace de la Dette ferait alors passer la France sous les fourches caudines du FMI.


Sur le plan intenational, son plus proche conseiller Pierre Lellouche a beaucoup milité avec André Gluksman, (ex-mao) et Romain Goupil (Ex-trotskard ) pour que la France s'engage en Irak sous la bannière de Georges Bush comme l'on fait les amis de Nicolas Sarkozy en Europe : Aznar en Espagne, Berlusconi en Italie.


Prudent comme à son habitude votre nouvelle idole est resté sur la réserve. Mais sa poignée de main avec Georges Bush, les discours qu'il a prononcés aux USA ne laissent aucun doute sur le fond de sa pensée.



En ce qui me concerne, bien que je n'ai aucune estime pour Ségolène Royal en particulier et pour les Socialistes en général, je voterai CONTRE NICOLAS SARKOZY. Sans hésitation aucune.


Cordialement



Notes de lecture
"Le langage de l’éducation" d’Olivier Reboul
samedi 28 avril 2007.



Spécialiste d’Alain, ayant contribué à faire découvrir aux philosophes québecois la philosophie pratique de Kant, Olivier Reboul, décédé en 1992, a écrit en 1984 "Le Langage de l’éducation ", ouvrage majeur qui devrait être la référence de tous ceux qui font acte d’antipédagogisme.

Ce livre est né d’un écœurement de l’auteur devant les abus de langage fréquents du discours pédagogique. Discours pédagogique qui est, selon lui, le plus idéologique de tous les discours : « "il est même plus idéologique que le discours politique, du moins à notre époque. Affirmation paradoxale, certes, car le discours idéologique est celui qui a pour but de légitimer un pouvoir. " » (p 9).

- Un discours pédagogique est un discours sur l’éducation c’est à dire qui à pour fonction de légitimer ou de condamner une manière d’éduquer.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=91

Ecrit par : Henri Grégoire | 29 avril 2007

""'à supposer que JPB ait finalement raison et puisse appliquer quelques cataplasmes sur le grand corps malade de l'EN, il transformera leur suppression en cause nationale de "gôche" dès la prochaine alternance"

Pas bien cohérent, tout ça. Ou c'est un cataplame ou on sauve le mourant et dans ce cas qu'est-ce que ca peut faire si le bon médecin est de gauche ou de droite ainsi que sa potion...

Voila en tous cas un exemple de plus du défaitisme constitutif du mal francais ( Marc Bloch revisité par Peyrefitte) . C'est précisément parce que les cautères sur jambes de bois sont appliqués depuis trop longtemps qu'il faut changer de braquet, et je ne vois pas quelqu'un de la trempe de Brighelli ou de Darcos se contenter d'eau tiède et de cataplasmes.

Il ne s'agit pas d'un ralliement, synonyme d'une perte de son âme ou de quelque figure de réthorique ou incantation antilibérale, mais bien d'une allliance stratégique commandée par l'ampleur du désastre. Pour faire sortir, non pas l'armée des ombres et les chefs des maquis, mais l'immense majorité qui attend, comme toujours, le dos courbé et vole ensuite au secours de la victoire, il faut que celle-ci ait eu lieu, sans conteste possible. Courageux, mais pas téméraires...

Il n'y a donc qu'en ralliant toutes les bonnes volontés, en ratissant le plus large possible, que le prochain gouvernement aura les coudées franches pour faire ce qui n'a jamais encore été fait par personne. Il me semble que la gravité de la situation commande aux plus sceptiques de laisser aux autres au moins le bénéfice du doute au lieu de brailler avant d'avoir mal et de continuer à agiter leurs épouvantails.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Entre temps est posté le commentaire de H G qui accorde à Chevènement ce qui lui revient de droit à savoir d'avoir été le seul à voir clair. Bien, on lui décerne la palme et après?
On fait quoi pour réparer les dégats, qui eux sont bien là, on ne prend quand même pas les mêmes, non?

Chevènement a misé sur le mauvais cheval, too bad.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Je ne me suis pas concerté avec H. Grégoire mais nos posts se complètent... Il n'y a pas de "bonne médecine de droite ou de gauche", du moins pas dans l'acception que vous donnez à ces deux termes qui aujourd'hui, politiquement, ne signifient rien. J'évoque justement les cataplasmes parce que je ne crois pas que votre "je ne vois pas quelqu'un de la trempe de Brighelli ou de Darcos se contenter d'eau tiède et de cataplasmes" ait une quelconque valeur. Darcos et Brighelli, à supposer qu'ils soient eux-mêmes d'accord sur l'essentiel n'auront pas voie au chapitre. Par contre je crains que vous n'ayez raison lorsque vous écrivez :
" Il n'y a donc qu'en ralliant toutes les bonnes volontés, en ratissant le plus large possible, que le prochain gouvernement aura les coudées franches pour faire ce qui n'a jamais encore été fait par personne" ...mais nous n'y mettons pas le même sens !

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

horreur : "voix" au chapitre. A trop fréquenter les blogs pédagogistes....

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

Je suis profondément déçu de voir JPB engager cette mauvaise bataille. Un Eylau est à venir, trouvera-t-on une cavalerie de réserve et la Garde ? "un hussard" est déjà là, tant mieux !

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

Victor, vous n'y êtes pas. Les choses sont bien plus simples qu'on s'imagine. M JP Brighelli, si son poulain vient à gagner pourra s'énorgueillir d'y avoir contribué en ralliant à son combat contre le désastre de l'école une partie non négligeable du million d'électeurs que sont les enseignants. Gageons compte tenu des relations proches que M. Brighelli entretient avec Mme Valérie Pécresse, que M Sarkozi saura s'en souvenir. Je vois bien M. Brighelli postuler pour un poste important au ministère de l'EN et s'employer à restaurer l'école de la République! Les électeurs trancheront dimanche 6 mai.

Ecrit par : buntovchik | 29 avril 2007

Pour rester dans la métaphore guerrière, Dumouriez a bien tenté d'entraîner "ses" troupes à rallier les Autrichiens : elles lui ont tiré dessus !

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

Alain Rey, quand même, c'est Alain Rey ! Je suis déçu qu'il dise des âneries en matière de pédagogie, car c'est un grand lexicographe...""

C'est parfaitement logique, au contraire, puisque le démon du "pédagogisme"scructuralo-constructiviste pique, en priorité, les spécialistes de linguistique, de sémantique. Notre lexicographe national n'avait donc aucune chance d'être épargné, surtout s'il est de gauche. Ces disciplines n'octroient pas un brevet de bon sens.

Dobolino

Ne vous laissez pas impressionner par cet Alain Rey qui est lexicographe en effet, mais qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et de sa petite discipline.

Alain Rey est un de ces vieux gauchistes assoiffé de reconnaissance médiatique qui font des efforts pathétiques pour rester dans le vent. avec ses cheveux longs et ses costumes en velours élimés, mais qui n'arriveront jamais à la cheville d'un Bernard Pivot ,

Il me fait penser au père de Stavroguine dans les Démons de Dostoïevski.

il n'a pas de mots assez élogieux pour encenser le "langage jeune", les SMS, les néologismes les plus échevelés, le rap et toutes ces belles choses qu'il met exactement sur le même plan que la langue de Racine. (nul doute qu'il a applaudi des deux mains à la "bravitude" de notre Ségolène nationale.)

Alain Rey s'intéresse principalement au vocabulaire contemporain et il est intimement persuadé que la langue française a été un instrument de domination coloniale et qu'elle est appelée à disparaître au profit d'une langue nouvelle "naturelle" et "spontanée" (vous voyez le genre)

Il se soucie comme d'une guigne de défendre la langue française, sa syntaxe, sa grammaire, la littérature et la culture française, domaines qu'il connaît du reste assez mal.

Il n'est donc pas étonnant qu'il s'en prenne à "reconstuire l'école" et aux professeurs de français qui veulent faire correctement leur travail.

En échange, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'ils ne dise que des âneries en matière de pédagogisme,

Il présidait l'année dernière le concours des " Carnets de voyage George Sand " et j'ai assisté à la cérémonie de remise des prix à Nohant (la propriété de George Sand dans l'Indre, près de Châteauroux) .

Il a avoué lui-même, que contrairement aux stipulations du réglements, les critères retenus avaient moins été la qualité littéraire des "objets", que leur aspect esthétique. J'ai trouvé cela particulièrement scandaleux.

Evidemment, personne n'a osé protester (moi non plus dans le compte-rendu que j'ai fait de l'événement et je n'en suis pas fier, mais vous savez ce que c'est que la presse de Province)

J'ai vainement essayé de parler avec lui à Nohant et j'ai abandonné la partie au bout de cinq minutes.

Heureusement qu'il y a ce blog pour dire enfin ce que je pense de ce Monsieur. J'ai donné trois fois mon vrai nom, je le donne une nouvelle fois pour qu'on ne m'accuse pas de me dissimuler sous l'anonymat (au point où j'en suis, je m'en fous éperdument, je n'ai rien à perdre) : Robin Guilloux.

"Alain Rey, quand même, c'est Alain Ray !" dites-vous...

...Non, Alain Rey, ce n'est qu'Alain Rey.

Ecrit par : Robin | 29 avril 2007

Où diantre est passé Montaigne à cheval? Il nous tarde de vous lire ! Ne pourriez- vous de la pointe de votre fleuret, nous tirer le synopsis du futur feuilleton,rue de Grenelle, avec dans les rôles principaux Valérie Pecresse alias Anne d'Autriche et JPB alias Mazarin?
Difficile de feindre ignorer l'odeur du maroquin, il semble aiguiser l'appétit de ces messieurs et couvrir ces dames de subtiles phéromones!

Ecrit par : Ami-entends-tu | 29 avril 2007

Je ne me suis pas concerté avec H. Grégoire mais nos posts se complètent...

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

C'est une constante à l'histoire politique que, depuis le Second Empire des militans et/ou des intellecruels de gauche passent à droite.

Des Communards ont rejoint le Général Boulanger, voire Charles Maurras et l'Action Française.

Jacques Doriot est passé du PCF au PPF puis aux Waffen SS.

Aux USA, des Néo-conservateurs éminents comme Irving Kristol ou Paul Wolfovitz viennent du trotskisme.


En France, en 1995, des intellectiuels du Groupe "Phares et Balises" se sont laissés séduire par le Chirac de la" fracture sociale" martelant que "la feuille de paie n'est pas l'ennemi de l'emploi"

Alain Soral, pamphlétaire féroce se revendiquant du Communisme est devenu la "plume" de Jean-Marie Le Pen....

Il n'est donc pas étonnant que des "antipédagogistes" issus de la Gauche rejoignent Nicolas Sarkozy .

Manuel Aeschliman , conseiller politique du candidat de l'UMP analyse depuis près de cinq ans tous les groupes de la société française pour élaborer des argumentaires propres à les séduire.


Il est donc logique de retrouver les Thématiques de "Sauver les Lettre" dans les discours de lancien Ministre de l'Intérieur.


Charles Pasqua, le Parrain politique de Nicolas Sarkozy, avait pour habitude de dire "Les promesses électorales n'engagent que ceux qui les croient"


Quant à moi, je continue mon travail de "bénédictin" privilégiant l'analyse rationnelle au détriment de l''invective polémique dont je reconnai par ailleurs la vertu cathartique mais dont je déplore l'infertilité.

lLe texte ci dessous n'a rien perdu de sa pertinence et remet les choses à leur juste place, François actuel "premier ministrable" de Nicolas Sarkozy ayant été Ministre de l'Éducation


LA LOI FILLON, UNE LOI DE DESORIENTATION POUR L’ECOLE.

D.Bazart et K. Granier, enseignantes au Lycée Guy de Maupassant à Colombes


Aujourd’hui, la loi vient d’être votée au Parlement. Si elle a pu apparaître comme « en deçà » du rapport Thélot, elle est lourde de dangers et de régressions. Une fois de plus, le débat médiatique n’a pas permis d’en saisir les vrais enjeux et certain-e-s restent persuadé-e-s qu « ’il n’y a rien dans cette loi ». Nous avons souhaité étudier de façon précise le texte de loi, parce qu’il n’est pas inutile de préciser nos analyses afin d’armer citoyen-ne-s, élèves, parents et enseignant-e-s pour résister autant que faire se peut à l’application des mesures les plus régressives.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=19

Ecrit par : Henri Grégoire | 29 avril 2007

Le bon sens près de chez vous:
cela fait des mois et des mois qu'on remercie( au bon sens du terme) JPB pour ses analyses sur l'école, pour ses livres, pour ses commentaires sur la défense de l'école pour tous et....au moment où il a peut-être une chance de défendre ses idées, nos idées, au ministère, d'une manière ou d'une autre, ( et je lui souhaite la meilleure qui soit)vous préférez aller voter pour les pédagos, pour la Royal qui n'a rien de gauche et qui va laisser les pédagos enterrer ce qui reste d'à peu près correct à l'EN?
Il y a des jours où j'ai honte d'appartenir à ce corps des professeurs...

Ecrit par : Thalie | 29 avril 2007

Dans la série "Elle a osé le dire..."

Entendu à la télévision tout à l'heure Madame Royal se réjouir qu'une majorité de "personnes interrogées"
(Ces personnes interrogées doivent être pour la candidate l'équivalent de l'oracle de Delphes pour les généraux qui le consultaient avent les batailles)...estimaient que la France, ce n'était ni des fontières, ni même (on appréciera ce "ni même" ) une langue, mais un drapeau et la sécurité sociale !

Se réjouir que pour une majorité de Français "interrogés", la France n'évoque pas la langue française, je trouve, contrairement à Ségolène Royal, que ce n'est pas "réjouissant".

Ecrit par : Robin | 29 avril 2007

avant, pas avent...ce plus le carême !

Ecrit par : Robin | 29 avril 2007

Bon, je vais aller me coucher. Voilà maintenant que je confonds le carême et la période qui précède la nativité. Bonne nuit à tous !

Ecrit par : Robin | 29 avril 2007

Henri Grégoire,

lisez le tout nouveau livre de Pierre-André Taguieff, vous y apprendrez que le fascisme est d’essence révolutionnaire, ce qui peut expliquer que beaucoup de gens de gauche aient pu, et continuent de glisser vers l’extrême droite. Ce qui a fait dire à Zeev Sternhell - thèse contestable au demeurant, reprise dans les « Bienveillantes », dont le héros est imprégné de culture française - que la patrie des droits de l’Homme est aussi le berceau du fascisme, dans "Les origines françaises du fascisme".

Le livre de Taguieff est excellent.
Pierre-André Taguieff, Les Contre-réactionnaires. Le Progressisme entre illusion et imposture (Denoël).

http://www.communautarisme.net/Les-Contre-reactionnaires-Le-Progressisme-entre-illusion-et-imposture_a915.html?PHPSESSID=cdef274db9af15dd27a7934ff30fe69d

Comme JPB j’ai le cœur à gauche, mais c’est sans états d’âme que je voterai Sarkozy. Fils d’un père ouvrier de l’industrie automobile, l’école d’avant le désastre pédagogique m’a permis de devenir agrégé de physique et je ne pardonnerai jamais aux pédagogos d’avoir détruit cette école du mérite et de la promotion sociale. Je continue de voir mes amis d’enfance et ceux-ci ne voient pas en moi le social traître que les pédagogos imaginent.

Philippe.

Ecrit par : Philippe Delarouzée | 29 avril 2007

Thalie, je ne voterai pas Royal, si cela peut vous enlever un peu de la honte que vous inspire le "corps des professeurs" mais de là à passer avec armes et bagages chez ceux qui ont fait leurs choux gras de la dérive libérale de la gauche... Ce serait un retour à la maison-mère de tout ce que nous dénonçons ici depuis des lustres !
Vote blanc ou abstention !

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

Vote blanc ou abstention !

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

Pour moi de même sauf que j'ai déjà choisi : j'irai au sport et je m'abstiendrai.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 avril 2007

Merci pour vos rappels et pour vos analyses toujours aussi pertinentes, Henri Grégoire. Il est clair que défendre Sarko (et son acolyte Robien) après avoir tapé (à juste titre) à bras raccourcis sur le socle commun pendant des mois prouve, de la part de certains, une certaine forme de schizophrénie! (Jean-Paul?)
Sarkozy aurait prétendu qu'il rétablirait les IPES? Auquel cas, les promesses n'engagent effectivement que ceux qui y croient!

"Le risque est inhérent au libéralisme:"

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

C'est ce que me disait le patron de "Carrefour" il y a deux ans, qui a pris le risque de partir avec 29 millions d'euros après avoir planté sa boîte. Ou Sellières-De Wendel, renfloué par l'état de ses pertes colossales par le passé, après en avoir privatisé les bénéfices.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2007

Le vote blanc est préférable à l'abstention parce que, même si on a pris bien soin en France de l'assimiler au vote nul (afin de ne pas mettre en valeur la faible légimité de certains élus ! ), une quantité importante de votes blancs et nuls, dans le cadre d'une forte participation, est susceptible d'apparaître comme un désaveu vis à vis des deux candidats.

Ecrit par : JPL | 30 avril 2007

"Henri Grégoire,


lisez le tout nouveau livre de Pierre-André Taguieff, vous y apprendrez que le fascisme est d’essence révolutionnaire, ce qui peut expliquer que beaucoup de gens de gauche aient pu, et continuent de glisser vers l’extrême droite. Ce qui a fait dire à Zeev Sternhell - thèse contestable au demeurant, reprise dans les « Bienveillantes », dont le héros est imprégné de culture française - que la patrie des droits de l’Homme est aussi le berceau du fascisme, dans "Les origines françaises du fascisme".

Le livre de Taguieff est excellent.
Pierre-André Taguieff, Les Contre-réactionnaires. Le Progressisme entre illusion et imposture (Denoël).


Ecrit par : Philippe Delarouzée | 29 avril 2007 "


Je ne lis plus les gros pavés de PA Taguieff.

D'une part, ils sont littéralement illisibles et je doute qu'il puisse apporter quoi que ce soit à un lecteur sérieux.

Je précise que j'ai tout de même fait l'effort d'acquérir son avant dernier opus "La foire aux illuminés"et j'ai dû me rendre à l'évidence: il est plus expédient, et moins couteux, en temps et en argent, de lire sur la Toile les interviews de PAT. Il s' y exprime de manière cohérente et condensé.

D'autre part , depuis qu'il a été accusé par Roger-Paul Droit de flirter avec la Nouvelle Droite , PAT a cru bon, pour des raisons qui lui sont personnelles, de rallier le camp des intellectuels médiatiques néo-conservateurs français Alain Fienkielkraut, Alexandre Adler, BHL, André Gluksman, Robert Redeker et alii...

Zeev Sternhell est lui un authentique historien des idées et la lecture de ses ouvrages est difficile de par l'étendue de sa documentation mais passionnante. Le dernier, "Les anti-lumières" est éblouissant. En creux , il fait la synthèse entre ses travaux consacrés aux origines intellectuelles du fascisme européen et ceux, moins connus, analysant le sionisme "constructiviste".


En ce qui concerne notre hôte, c'est un pamphlétaire brillant. Le subtil mélange dans "La Fabrique du crétin" de souvenirs authentiques et d'imprécations contemporaines ont fait son succès mais, comme tous ses prédecesseurs depuis les années 1980, et ils ont été nombreux, il se trouve confronté à une question: comment pérenniser ce succès de librairie?

Il a déjà sa notice sur Wikipédia.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Brighelli



Or, JPB n'est pas un expert de l'École.

Une "mission" pour un Ministre sarkozyste, Valérie Pécresse par exemple?


Pourquoi pas.

Un poste d'Inspecteur Général?


Éventuellement, la Gauche n'a-t-elle pas nommé IG le curé défroqué Jean-Claude Barreau.

Mais au-delà, jouer un rôle opérationnel au MEN, j'en doute...


Il n'est pas interdit de penser que sa bruyante prise de position sarkozyste ne vise qu'un sel objectif: faire parler de lui en cultivant le paradoxe du Sarkozyste de gauche.


Éric Besson a obtenu un beau succès sur ce créneau du marché éditorial.


À PROPOS DE LA " MASSIFICATION DE L’ENSEIGNEMENT "
POUR UNE CRITIQUE DES EXPERTS ET DES EXPERTISES
Gilbert Molinier, Professeur de philosophie
dimanche 29 avril 2007.

" Ne pas se tromper de diagnostic pour l’école ", tel est le titre d’une interview publiée récemment dans L’Humanité à la page intitulée " Plus loin que les faits ". On aurait souhaité saluer l’initiative du PCF en direction de l’école et des questions de l’enseignement, mais lorsqu’on lit cet article, on reste déconcerté. Laissons de côté la conjoncture singulière dans laquelle ces réflexions sont proposées et revenons sur quelques-uns des points forts du " diagnostic " porté à l’endroit de l’école par Annick Davisse qui pose la question : " Qu’est-ce qui fait aujourd’hui le cœur des difficultés de la situation scolaire ? Pour ma part, dit-elle, je suis persuadée qu’on le trouve pour l’essentiel dans les contradictions nouvelles de l’école publique [...] avec cette arrivée massive de nouveaux publics. "
Prétendre que le problème de l’école, c’est la " massification ", me semble extravagant. La " massification " est un thème récurrent de toutes les politiques scolaires (de gauche comme de droite) menées depuis plus de trente ans, elles se donnent l’air d’être bâties à partir de ce que l’on présente comme un constat, devenu une évidence, l’entrée massive des enfants de pauvres au collège et au lycée. La gauche, en bon samaritain, vient au secours des " enfants du peuple " pour l’éduquer.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=88

Ecrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Retrouvé dans mes archives ce débat de nov 2003. Xavier Darcos /Meirieu :
sans commentaire, car entre les deux possibles ministrables :
YAPAFOTO!!!

Darcos: La pédagogie ne doit pas se substituer au savoir. Non pas tant, d'ailleurs, pour les apprentis enseignants, qui ont déjà une formation générale solide, que pour les élèves. Durant les années 1970-1990, les élèves ont été largement invités à être les auteurs de leur propre formation : ils ont été incités à se former en s'appuyant sur leurs convictions, leurs désirs, pour construire du sens et du savoir. Cette pédagogie de la spontanéité, de l'autopromotion a été extrêmement nuisible à ceux qui avaient le plus besoin de nous : c'est-à-dire - je n'hésite pas à le souligner - qu'elle a fini paradoxalement par constituer un déni de démocratie. Les jeunes qui étaient bien entourés par leurs parents pouvaient laisser libre cours à leur fantaisie, sans risque important pour leur formation culturelle : l'environnement familial compensait. Mais ceux qui avaient des assises culturelles plus fragiles n'ont pas tiré leur épingle du jeu d'un enseignement fondé sur le ludique, l'autoconstruction et la remise en cause de toute hiérarchie. (...)
Philippe Meirieu - Je ne me définirai évidemment pas comme un « pédagogiste ». Je prétends simplement que, s'il est vrai que l'on enseigne toujours quelque chose, il n'en est pas moins vrai qu'on l'enseigne toujours à quelqu'un. Sur les années 1970-1990, vous caricaturez : on ne peut absolument pas parler d'une renonciation généralisée des enseignants à leur autorité. Après la récréation de 1968, l'ordre est vite revenu. Depuis, les sanctions dans l'école n'ont pas cessé d'augmenter. Et je refuse complètement d'assimiler la volonté d'impliquer l'élève dans ses apprentissages avec la généralisation du spontanéisme. C'est tout le contraire : cette implication demande un travail pédagogique considérable ! Organiser ce que nous appelons une situation d'apprentissage, au cours de laquelle l'élève va être conduit, dans une activité où il s'implique, à découvrir et à construire des connaissances n'est, en rien, une attitude non-directive ! (...) Bien sûr, je reconnais qu'il existe une forme de « pédagogie active » - libérale en quelque sorte - qui profite aux enfants ayant trouvé leur costume d'écolier au pied de leur berceau, ceux qui font les exposés spontanément, qui fréquentent les maisons des jeunes et de la culture, les associations ou les organisations culturelles. Mais vous semblez ignorer qu'il faut surtout mobiliser les autres sur les savoirs scolaires et que cela passe, évidemment, par le fait de les rendre actifs. Car les enseignants sont confrontés aujourd'hui à la nécessité de transmettre des savoirs à des élèves qui ne veulent pas toujours apprendre et ne voient pas bien ce qu'ils font à l'école... et c'est bien affaire de pédagogie. C'est même la grande affaire de la pédagogie ! (...)

Ecrit par : Cadichon | 30 avril 2007

Quelqu'un sur ce blog pourrait-il confirmer (ou éventuellement infirmer) l'information selon laquelle le président Jacques Chirac aurait demandé de ne pas célébrer le 400ème anniversaire de la naissance de Pierre Corneille (1606-1684) l'année dernière "pour ne pas froissser la communauté d'origine maghrébine" ?

Ecrit par : Robin | 30 avril 2007

"Lisez le tout nouveau livre de Pierre-André Taguieff, vous y apprendrez que le fascisme est d’essence révolutionnaire, ce qui peut expliquer que beaucoup de gens de gauche aient pu, et continuent de glisser vers l’extrême droite. Ce qui a fait dire à Zeev Sternhell - thèse contestable au demeurant, reprise dans les « Bienveillantes », dont le héros est imprégné de culture française - que la patrie des droits de l’Homme est aussi le berceau du fascisme, dans "Les origines françaises du fascisme"."

Exact : Alain Soral, déçu (et on le comprend) de la coquille vide PCF est devenu une des principale source d'inspiration du FN - et c'est d'ailleurs ça avant tout qui explique la fuite des électeurs de Le Pen avant toute autre explication. Néanmoins l'homme a un sacré bagou (dans le genre Barthes : "beaucoup de saveur, peu de savoir") (et il est à mon sens dangereux).
A côté de lui (ou avec lui), la Gauche Nationale (les sociaux nationalistes) sont une branche du FN. Leur dada ? Proudhon, grand socialiste et grand antisémite du XIXème siècle.
C'est cette tendance qui a piraté un clip de la rappeuse "pacifiste pro-palestinienne antisioniste" (hum...) Keny Arkana en gardant les paroles. La rappeuse s'est sentie insultée, il n'empêche : elle et une bonne partie de l'extrême-gauche sont bien plus proche idéologiquement de cette branche du FN que du PS...

*****
Sinon, pour ceux que ça intéresse et qui ne l'auraient pas déjà écouté, 10 minutes de bonheur en compagnie d'Alain Finkielkraut qui nous parle des sujets idéologiques en SVT et en français au bac 2005 :

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/alain-finkielkraut-lignoble-lily-de.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 30 avril 2007

"Quelqu'un sur ce blog pourrait-il confirmer (ou éventuellement infirmer) l'information selon laquelle le président Jacques Chirac aurait demandé de ne pas célébrer le 400ème anniversaire de la naissance de Pierre Corneille (1606-1684) l'année dernière "pour ne pas froissser la communauté d'origine maghrébine" ?"

Ecrit par : Robin | 30 avril 2007


La seule information que j'ai pu trouver est sur un site villièriste.

"Une autre raison, beaucoup plus dangereuse, peut être avancée pour expliquer ce silence. Les pièces de Corneille ne font pas partie de la "littérature hallal". Pour être plus explicite, certaines oeuvres seraient susceptibles de choquer les musulmans intégristes. Il est vrai que dans Le Cid, Rodrigue combat contre les Maures ! Quelle horreur ! Chirac ne s'y est pas trompé en faisant annuler toutes les commémorations pour le 400e anniversaire de la naissance de Pierre Corneille."

http://lesgaullistesdegauche.hautetfort.com/tag/MOUVEMENTPOURLAFRANCEAVECDEVILLIERS

À mon avis , il s'agit d'une rumeur, s'inscrivant à la fois dans la "Théorie du complot" et dans la thématique initiale de PDV: "l'islamisation de la France".



Ce n'est pas plus sérieux que la diatribe de Robert Redeker dans le Figaro qui attribuait à mise en application de la "charia" la décision de la Mairie de Paris d'interdire les "seins nus" et le port du string à Paris plage l'été dernier.



C'est un vieux thème de l'Extrême droite mis au point par François Duprat lors de la création du Front National.



L’idéologie soixante-huitarde fait école
RACHEL
samedi 28 avril 2007.


Un album pour enfants nous a été présenté, en cours de Français, en début d’année ; cet album s’appelle "Les chatouilles". Lorsqu’il a circulé dans la classe, cet album a suscité quelques réactions étonnées, voire choquées. Il semblait étrange à certains d’entre nous de voir représentés deux enfants dans des positions rappelant un peu trop des ébats amoureux d’adultes.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=99

Ecrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Décidément mes archives me servent:
Voici Stéphane Bern sur le non-anniversaire de Corneille dans un exemple de cette veulerie qu'on me reproche de stigmatiser. Il s'agit bien d'infamie et de barbarie. C'est ce que disait Goethe lorsqu’il reconnaissait, dans le dédain de son époque envers Raphaël et Le Titien, « un retour à la barbarie », et confiait à Eckermann : « Nous y sommes en plein. Car en quoi consiste la barbarie sinon précisément en ce qu’elle méconnaît ce qui excelle ? » (Chacun a les c