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28 avril 2007

Refondation et rupture

Refondation et rupture


Sous le titre "L'Ecole en dehors du temps ?", le dernier numéro de l'US (le bulletin paroissial du SNES) propose sous la signature d'un certain Roland Hubert une courte analyse — mais est-ce bien le terme ? — de l'Appel à une refondation de l'école (http://www.refondation-ecole.net/) que nombre des gens qui passent ici ont signé…
Je recopie ce bijou de style bureaucratique et de langue de bois.

"Un appel pour "la refondation de l'école" a été lancé par un groupe d'associations et quelques personnalités, dont certaines sont bien connues pour leur nostalgie d'un supposé âge d'or de "l'Instruction publique".
"Sur le constat, largement partagé, que tout manquement de l'école à ses missions conduit à un renforcement de la sélection par l'argent et la naissance, l'appel déroule un ensemble d'affirmations contestables, voire erronées (25 à 30 % des élèves ne maîtrisent pas les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul en entrant en Sixième, tous les apprentissages de base de la langue sont sinistrés, le raisonnement mathématique a quasiment disparu jusqu'à la fin du collège…), et propose un retour en arrière de plus de 50 ans dans la conception de l'école.
"Campant sur une conception passéiste des savoirs et de la culture qui auraient été figés dans le marbre par les "fondateurs de l'Instruction publique" et rendant les "nouvelles pratiques pédagogiques", fondées sur la "construction du savoir par l'élève", qui interdisent tout enseignement explicite, 'structuré et progressif", responsables de la "maladie" de l'école, la "refondation" se résume alors à la remise au goût du jour des vieilles recettes. Pourtant celles-ci n'ont jamais fait leurs preuves que dans les systèmes élitistes n'ayant pas l'exigence d'amener tous les jeunes à uns avoir vivant et à une posture dynamique face aux apprentissages. L'idée, largement développée, dans l'appel, que des enseignements sont fondamentaux dans le sens où leur non-maîtrise interdit toute poursuite d'études est un non-sens pédagogique qui renvoie toutes les autres disciplines au statut de faire-valoir ou de supplément d'âme et nient leur importance dans les dynamiques de réussite.
"Conscient des difficultés réelles que connaît le système éducatif, le SNES est porteur de valeurs démocratiques qui donnent sens au pari de l'intelligence en réaffirmant la capacité de tous nos élèves, quelles que soient leur origine et leurs conditions de vie, à accéder à des qualifications et à des savoirs qui ne soient pas réduits à un catalogue cantonné aux quatre opérations et à la dictée, voire à la liste des départements et de leurs préfectures."

Je laisse à chacun le loisir de commenter tel ou tel point — et il y a de quoi déchaîner sa verve, tant la syntaxe et la sémantique de ce penseur syndicaliste sont obscures.
J'irai à l'essentiel.
Ce qui m'inquiète, c'est que ce syndicat appelle à voter pour Ségolène Royal, espérant enfin reprendre la main au ministère (au détriment des autres, probablement…) et imposer son point de vue sur la pédagogie. Ce qui me chiffonne, c'est la mauvaise foi érigée en instrument critique, le parti pris choisi comme politique sainte, et la manipulation des chiffres et des constats. "Remise au goût du jour des vieilles recettes" ! Et alors ? Nous avions une école qui marchait, nous l'avons détruite. Passer dans la classe supérieure, c'était aussi, symboliquement, passer d'une classe sociale à l'autre, et accéder à des fonctions que nos parents n'avaient pas même espérées pour nous : pour "passer", nous nous dépassions. Aujourd'hui, les enfants glissent tout naturellement d'un niveau à un autre parce qu'ils en restent toujours au même stade — celui qui fait d'eux les victimes d'un système, au lieu d'en faire les agents, ou les critiques.
Paradoxalement, c'est aujourd'hui de la droite, qui n'a pas sur l'Ecole les préjugés mortels d'une certaine gauche à bout de souffle, que peut venir, sinon le salut, du moins le répit nécessaire. La gauche, en matière d'éducation, a fait en trente ans la preuve de sa nocivité. Et certes, il n'y a pas que l'éducation dans la vie : mais pour nos enfants, pour toutes celles et ceux qu'un système scolaire aberrant condamne à l'ignorance, sauf s'ils sont nés quelque part, comme chantait Brassens, la question de l'Ecole est absolument centrale. Les cinq années à venir seront décisives, parce que l'école, déjà grabataire, peut décéder définitivement d'une surdose de pédagogisme et de bonnes intentions mortifères. Chacun sait ici que je défends la cause des élèves les plus humbles, de ceux qui n'ont justement que l'école pour se hisser au dessus du ghetto — mais que je n'ignore pas pour autant les élèves plus favorisés, parce qu'ils ont eux aussi le droit d'exprimer leurs talents.
Et c'est la seule chose qui compte, le seul critère : le talent, et le travail, qui n'est jamais que la meilleure manière d'exprimer son talent. Nous vivons dans une idéologie sportive de la compétence et de la performance — partout, sauf à l'école. Nous proposons aux enfants des modèles hautement élitistes, et nous prétendons instruire nos enfants en dehors de toute compétition ?
Ne nous laissons plus bercer d'illusions et de phrases toutes faites sur "l'élève au centre du système". Il y a toujours été — mais dorénavant, ce n'est plus la gauche qui peut incarner l'école de la République. Pas cette gauche-là.

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

On y relève aussi quelques mots et expressions fétiches et crétines du pédagogisme: savoir vivant (comme s'il existait un savoir mort!), posture dynamique (faire illusion pour masquer son ignorance?), dynamique de réussite (le passage automatique de classe en classe malgré des résultats insuffisants crée vraiment une dynamique de réussite!), donner sens (comme si les connaissances en elles-même n'étaient pas porteuse de sens!).
On aurait aimé que le rédacteur de ce texte nous explique quelles sont les causes des « difficultés réelles » de l'école. Son silence sur ce point est éloquent. Les « vieilles recettes » qu'il dénonce comme étant l'apanage d'un système « élitiste » avaient au moins l'avantage de marcher, elles. Ce que n'ont toujours pas prouvé les « nouvelles » depuis plus de 20 ans.

Écrit par : Archytas | 28 avril 2007

JE te le fais à « chaud »

25 à 30 % des élèves ne maîtrisent pas les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul en entrant en Sixième, tous les apprentissages de base de la langue sont sinistrés, le raisonnement mathématique a quasiment disparu jusqu'à la fin du collège…),


Il joue sur les mots, il a raison, ils connaissent les bases, GROSSO MODO, hein, pas suffisamment pour ce ‘construire’ ‘correctement’ . Juste le minimum requis pour devenir un bon GROS CON.

‘ propose un retour en arrière de plus de 50 ans dans la conception de l'école’

Je peux lui dire va *** *** *** ** *** **? je demande, hein ;) .
L&L ou Alpha CE N’EST PAS UN RETOUR EN ARRIèRE *****


‘Campant sur une conception passéiste des savoirs et de la culture qui auraient été figés dans le marbre par les "fondateurs de l'Instruction publique" et rendant les "nouvelles pratiques pédagogiques", fondées sur la "construction du savoir par l'élève", qui interdisent tout enseignement explicite, 'structuré et progressif", responsables de la "maladie" de l'école, la "refondation" se résume alors à la remise au goût du jour des vieilles recettes. ‘

‘Pourtant celles-ci n'ont jamais fait leurs preuves que dans les systèmes élitistes n'ayant pas l'exigence d'amener tous les jeunes à uns avoir vivant et à une posture dynamique face aux apprentissages ‘

Il faudra qu’il explique ça à mon arrière grand père Fils de Jardinier au fin fond l’auvergne. Mais il peut toujours me dire qu’il a eu la ‘globalvitevitemalfaitparl2d2’ parce que je cherche encore comment il a fait ? tout ce que je sais (pour l’instant) c’est qu’il a été repéré par son maître d’école… (mais j’ai quand même des petits doutes :o)))) l’arrière arrière grand père était le jardinier du ‘châtelain’ donc àmha il a dû avoir accès à qq infos … viva internet ;) )


’ L'idée, largement développée, dans l'appel, que des enseignements sont fondamentaux dans le sens où leur non-maîtrise interdit toute poursuite d'études est un non-sens pédagogique qui renvoie toutes les autres disciplines au statut de faire-valoir ou de supplément d'âme et nient leur importance dans les dynamiques de réussite.’
Il a eu l’agrégation le môssieur ? C’est du meirieutron ?
Il les connaît mes profs de psmsgscp ?
Je veux pas tout casser (hein) juste parler de tous ces petites ‘choses’ qui nous pourrissent la vie …

‘Conscient des difficultés réelles que connaît le système éducatif, le SNES est porteur de valeurs démocratiques qui donnent sens au pari de l'intelligence en réaffirmant la capacité de tous nos élèves, quelles que soient leur origine et leurs conditions de vie, à accéder à des qualifications et à des savoirs qui ne soient pas réduits à un catalogue cantonné aux quatre opérations et à la dictée, voire à la liste des départements et de leurs préfectures.’
Bis repetita refoutage de gueule !

Je te lis après postage ;)

Écrit par : toto | 28 avril 2007

Toujours à "chaud" ;)

'La gauche, en matière d'éducation, a fait en trente ans la preuve de sa nocivité'

Il faut être plus précis sinon les glands qui ne savent pas lire (ou qui n’ont pas tout lu) vont mettre leur sens. Donc je te reprends (prout)

‘Certains MAUVAIS à gauche, en matière d'éducation, a fait en trente ans la preuve de sa nocivité’


‘Chacun sait ici que je défends la cause des élèves les plus humbles, de ceux qui n'ont justement que l'école pour se hisser au dessus du ghetto — mais que je n'ignore pas pour autant les élèves plus favorisés, parce qu'ils ont eux aussi le droit d'exprimer leurs talents.’

Humhum bis repetita, 'CEUX' qui savent lire .


‘ce n'est plus la gauche qui peut incarner l'école de la République. Pas cette gauche-là.’

Bis
Et BIEN SÛR ce n’est pas la droit de 'SOS educ' SOYONS clair, pour les pôves petits ânes qui ne savent pas qu’ils ne savent pas lire ‘correctement’ . (tu l’as compris cette phrase :o))))) )

Yo tu m'plais mon chtit moustachu :o))))))

Écrit par : toto | 28 avril 2007

Une petite correction néanmoins: Brassens chantaient " les imbéciles heureux qui sont nés quelque part..."
Ceci dit, j'ai entendu sur France Inter, mercredi après-midi, alors que je conduisis entre Simiane la Rotonde et Saint Christol d'Albion, vers 17 hoo, un habillage en règle de l'Appel. Il a été présenté par un dénommé Alain Rey soutenu par le journaliste comme une vaste foutaise sans importance, rédigé par quelques hurluberlus sans intérêt à l'usage d'une minorité... Trois minutes, montre en main. Il vous faut trouver un discours moins agressif et plus consensuel ou vous ne servirez à rien.
Le plateau d'Albion reste superbe même sans les lavandes en fleur de vos vacances. Nous ne plions pas les bories en hiver. Elles restent là et les jeux de lumière dans les nuages, éclairant ce plateau aride bordé de montagne, sont un ravissement à nul autre pareil.

Écrit par : dobolino | 28 avril 2007

Il y a quand même des choses que je voudrais comprendre et cerner quant à chacun des programmes sur l'éducation.

Nous savons tous que si nous voulons nous tailler la part du lion face à un marché mondialisé féroce, l'éducation sera l'enjeu numéro 1.

Cela dit les jeunes actuels qui sont sortis de formation, qui ne trouvent pas d'emploi parce que l'on exige d'eux 5 ans d'expérience pro alors qu'ils n'ont pas encore travaillé, ceux qui sont rmistes et pourtant chercheurs et sont contraints de s'exiler ailleurs et trouvent soudainement des opportunités en or en Angleterre, Suisse, Etats-Unis pendant que nous contribuables payons leur formation, ou ceux qui sont rmistes alors titulaires de bac+5 ou 6 et sont déclassés, on en fait quoi ???

Parce que travailler plus pour gagner plus, je veux bien mais pour cela il faut un emploi pour commencer.

Par ailleurs être rmiste et qualifier ces rmistes d'assistés alors qu'ils bénéficient déjà de formation de haut niveau, je trouve quand même que c'est abominablement scandaleux.

Je ne pense pas que ces jeunes se plaisent dans une telle situation bien au contraire !

N'y a t-il pas non plus au niveau des entreprises, une sérieuse remise en question à mettre en marche ?? Engendrer et provoquer un changement radical de mentalité de la part de nombreuses sociétés qui consiste aussi à attendre beaucoup de choses de l'Etat et notamment exonérations de charges et subventions ou que sais- je pour embaucher des jeunes ???

Une lithanie de contrats ou programmes avait été créée en faveur des jeunes sans succès ! Je sais que l'Etat a toujours tendance à vouloir être garant de tout et vouloir s'imiscer dans tout et non pas avec professionnalisme mais amateurisme exacerbé.

Personnellement certaines choses m'échappent et j'aimerais comprendre !

Écrit par : Sandra WAGNER | 28 avril 2007

Personnellement certaines choses m'échappent et j'aimerais comprendre !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 avril 2007

Posez la question au MEDEF... Pas ici! Ils vont pas péter du fric quand ils peuvent avoir les momes gratos en stage. S'ils avaient plus d'ambitions et de vues à long terme, nous n'en serions pas là.

Écrit par : dobolino | 28 avril 2007

quand je dis plus d'ambitions, c'est d'autres ambitions que je veux dire, des ambitionsqui s'inscrivent dans la durée... ils ont certainement aussi des contraintes qui les étouffent.
Vœu pieux: j'aimerais bien DSK comme premier ministre ou économie et finances.

Écrit par : dobolino | 28 avril 2007

Post-it

Écrit par : Patricia Mesnigé | 28 avril 2007

A signaler à l'éditorialiste du SNES le très sérieux rapport ONL-IGEN n° 2005-123 de novembre 2005 qui constate p. 30 :
"Tous les élèves n'arrivent pas à la fin de l'école primaire avec des compétences de lecturequi les placent au seuil de l'accès à l'autonomie. Un nombre non négligeable d'entre eux (20 à 25 %) ne sont pas encore des lecteurs assez entraînés pour lire seuls des textes comme ceux de leurs manuels scolaires. Une partie des élèves, sans doute 10 à 15 %, connaît des difficultés sérieuses."
Nous avons donc officiellement entre 30 et 40 % d'élèves incapables de suivre un programme de 6° ...

Écrit par : victor | 28 avril 2007

erreur de manip, re- post-it....
j'vous prie de m'excuser...bonne nuit

Écrit par : Patricia.Mesnigé | 28 avril 2007

Post-it

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 avril 2007
blanc, rose ou bleu, le post-it?

Écrit par : dobolino | 28 avril 2007

JPB, où avez-vous lu que le SNES appelait à voter Royal ? Pourriez-vous me donner les références SVP ?

Écrit par : victor | 28 avril 2007

"Tous les élèves n'arrivent pas à la fin de l'école primaire avec des compétences de lecturequi les placent au seuil de l'accès à l'autonomie. Un nombre non négligeable d'entre eux (20 à 25 %) ne sont pas encore des lecteurs assez entraînés pour lire seuls des textes comme ceux de leurs manuels scolaires. Une partie des élèves, sans doute 10 à 15 %, connaît des difficultés sérieuses."
Nous avons donc officiellement entre 30 et 40 % d'élèves incapables de suivre un programme de 6° ...

Ecrit par : victor | 28 avril 2007

Me souviens comme en septembre 1969, ceus qui annonaient encore dans ma classe de sixième, triée sur le volet puisqu'il y avait huit sixième dans mon tentaculaire collège de banlieue. Que se passait-il en sixième n°8? Je ne le sais pas, nous ne fréquentions pas ces gens-là dont le seul moyen de dialogue était l'insulte et les coups, le vol d'anorak ou de cartable, le baiser sur la bouche (avec la langue!) imposé par force et violence, bras tordu dans le dos à la limite de la fracture. Ils étaient costauds, ils avaient deux ans de plus que nous, ou trois. Témoignage d'un vécu vrai de vrai. C'était en 1969 en banlieue sud. N'idéalisez pas.

Écrit par : dobolino | 28 avril 2007

Me souviens comme ceux qui annonaient m'exaspéraient. J'ai sauté un ou deux mots de la phrase... Trop pressée.

Écrit par : dobolino | 28 avril 2007

Pour Dobolino, Alain Rey, quand même, c'est Alain Rey ! Je suis déçu qu'il dise des âneries en matière de pédagogie, car c'est un grand lexicographe...

Sur le message de JPB : le retour de Royal consacrerait-il plutôt le règne du Snes ou du Sgen ? Les deux syndicats sont-ils amis ou ennemis ??

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2007

Quel que soit le résultat du second tour au soir du 6 mai, la politique qui sera menée dans les années qui suivront consistera à appliquer dans notre pays les directives européennes, dans le cadre des traités de Maastricht et Amsterdam. Politique de continuité donc.

Si Sarkozy, candidat qui se présente comme libéral, est élu, il appliquera une politique ultra-libérale visant à supprimer les dernières entraves à la "concurrence libre et non faussée".

Si Royal, candidate qui se présente comme socialiste, est élue, elle appliquera une politique ultra-libérale visant à supprimer les dernières entraves à la "concurrence libre et non faussée".

A ce titre, peu importe, sur le fond, la signature qui sera apposée au bas des lois et décrets qui seront promulgués sur de telles bases.

Ce n'est donc pas sur la base de leurs programmes que peut s'opérer le choix entre les deux candidats. Ce qui, au passage, est tout de même quelque peu gênant dans une soi-disant démocratie.

Dès lors, pour un électeur de "droite" qui attend une politique libérale, le choix semble plutôt simple : autant choisir l'original plutôt qu'une contrefaçon.

Pour les autres électeurs en revanche, les choses se compliquent. Voter pour une candidate qui conduira une politique ultra-libérale en prétendant le contraire ? La supercherie et le mensonge délibérés peuvent-ils inspirer la confiance ?

Alors voter blanc, s'abstenir ?

A défaut de pouvoir choisir sur des bases saines, éliminer le plus dangereux des deux candidats ?

L'un des sujets récurrents depuis quelques temps dans cette campagne, c'est celui d'une menace qui pèserait sur les libertés publiques et individuelles. Dans ce cas, en faisant abstraction des conjectures ou des fantasmes, peut-on s'appuyer sur des faits ?

Du côté de Sarkozy, il y a eu ces propos dérangeants sur la "racaille", le "karcher", la gestion des émeutes en banlieues avec pour bilan aucune victime ni chez les fonctionnaires de la force publique, ni chez les émeutiers.

Du côté de Royal, il y a eu l'introduction dans notre droit de la présomption de culpabilité (nombre de victimes difficile à déterminer, au moins un mort), la remise en cause pour les enfants handicapés de leur droit à l'instruction, une répression feutrée mais virulente contre les enseignants non-pédagogistes...

Pour ce qui concerne l'enseignement, les deux candidats auront à achever ce qui a été commencé : ouvrir le marché de l'éducation à la "concurrence libre et non faussée". Et pour ce faire, mener à terme, selon les modalités de leur choix, la destruction de l'enseignement public en ne conservant que le nombre d'établissements nécessaires à l'accueil des futurs "marginaux" et à la paix sociale.

Si Royal est élue, les enseignants qui voudront sauver ce qui peut l'être, devront combattre enserrés dans des camisoles de force et harcelés par les escadrons de Frackowiack.

Si Sarkozy est élu, qui sait ?

Écrit par : Un hussard | 28 avril 2007

Faut aller sur le forum de France2, Angelo, c'est plein d'adeptes du flood!

Écrit par : dobolino | 28 avril 2007

Pour Dobolino, Alain Rey, quand même, c'est Alain Rey ! Je suis déçu qu'il dise des âneries en matière de pédagogie, car c'est un grand lexicographe...



Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2007
Ben, désolée, l'Appel balayé d'un revers de main moqueur! Le reste du propos était vraiment intéressant, centré sur l'évolution de la langue française.

Écrit par : dobolino | 28 avril 2007

fait chaud içi !

Écrit par : pierrot le zygo | 28 avril 2007

Dobolino, vos souvenirs de 6° concernent un temps et un lieu, la statistique livrée par l'IGEN est celle de la moyenne des collèges de France et de Navarre...

Écrit par : victor | 28 avril 2007

Cher Jean-Paul,
vos articles suscitant toujours beaucoup de réponses, puis-je vous suggérer de numéroter ces dernières ?
Comme ces réponses en appellent d'autres et que certains lecteurs commentent plusieurs fois, le ping-pong qui en résulte serait plus facile à suivre.
De plus ces échanges se poursuivant sur plusieurs jours, il serait plus facile au moment délicieux où l'on reprend votre blog de savoir immédiatement quels sont les nouveaux commentaires.
Quoi qu'il en soit, merci pour vos courageux et hétérodoxes points de vue dans votre louable défense de l'école et du savoir .
Votre dévoué Attila Smith.

Écrit par : Attila Smith | 29 avril 2007

"le SNES est porteur de valeurs démocratiques" pas vous, compris hein ?

Je dis ça parce qu'on vient de me traiter d'"extrême-droite" sans aucune preuve. C'est tout de même incroyable que parce que l'on dit des choses qui dérangent, et avant même que la personne ait eu le temps de lire et de réfléchir, elle s'arroge toutes les vertus démocratiques du monde et claironne que l'autre est fasciste. On se croirait en 68 (sauf qu'à l'époque si t'es pour le PS, t'es déjà fasciste.

Personnellement j'aime beaucoup les lepénistes, ils sont aussi butés que les cocos, on rigole bien avec eux quand on essaye de les faire réfléchir (ceci étant, je ne compare pas les lepénistes qui n'ont pas tué grand monde et le communisme et ses 100 millions de morts, faut pas pousser quand même)

Écrit par : imam grouik-grouik | 29 avril 2007

Ne pouvant souscrire aux propos de Mr Brighelli sur la compétition, de la performance ("Nous vivons dans une idéologie sportive de la compétence et de la performance — partout, sauf à l'école.") je préfère de loin la conception fort bien déclinée par le CRAP voir ci dessous


Les dangers sont réels d’une école où seuls les « méritants » parviendraient à s’en sortir, où on séparerait les meilleurs des moins bons, où on pratiquerait plus que jamais son métier chacun de son côté...

Face à cette sombre perspective, nous affirmerons pendant ces rencontres notre volonté de continuer à bâtir une école dynamique, qui tisse des liens entre les personnes, relie les savoirs, combine sa spécificité avec une ouverture vers l’extérieur.

Jean-Michel Zakhartchouk

Écrit par : Yves | 29 avril 2007

Quel que soit le résultat du second tour au soir du 6 mai, la politique qui sera menée dans les années qui suivront consistera à appliquer dans notre pays les directives européennes, dans le cadre des traités de Maastricht et Amsterdam. Politique de continuité donc.""
...
Continuité de rien du tout pour ce qui est de l'éducation car
l'Europe n'a en la matière qu'une compétence subsidiaire.

"''Si Sarkozy, candidat qui se présente comme libéral, est élu, il appliquera une politique ultra-libérale visant à supprimer les dernières entraves à la "concurrence libre et non faussée".

Personne sauf en France ne tient plus ces propos, contredits par tous les pays parvenus au plein emploi. Cherchez l'erreur.


"L'un des sujets récurrents depuis quelques temps dans cette campagne, c'est celui d'une menace qui pèserait sur les libertés publiques et individuelles. Dans ce cas, en faisant abstraction des conjectures ou des fantasmes, peut-on s'appuyer sur des faits ?"

Non, justement, comme il n'y a aucun fait, ne reste que la diabolisation, laquelle est un fait, bien tangible, répété à l'infini, comme chacun a pu le vérifier lors de cette campagne. Besson, conseiller du PS pour l'économie a déclaré forfait étant réduit au rôle de potiche. Pas moyen d'infltrer même un minimum de bon sens économique dans la réthorique ségoléenne. Il a aussi révélé que la stratégie du PS tourne, comme une noria, autour d'un seule idée: la diabolisation de Sarkozy, volontairement entreprise par la direction du Parti socialiste et l'équipe de Ségolène Royal, pour faire diversion devant une vacuité devenue par trop notoire ( voir Allègre, 10 questions +1). Un seul moyen: flanquer la frousse.

Voici ce que ses amis disent d'elle ...
(with friends like that, who needs enemies?)

« D'aucuns lui reprochent de n'avoir pas beaucoup participé aux réunions de travail et de ne pas avoir apporté grand chose au débat interne. »
Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, dans son livre présidentiel jamais paru, « Tout ce que vous avez toujours voulu sur moi » Printemps 2006

Bernard Kouchner A la question : « Vous vous sentez bien dans la campagne de Ségolène Royal ? » RTL - 23 février 2007-
« Parfois bien et parfois je demande des explications, et parfois je ne me sens pas bien. Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous ne serons pas d'accord. »

A propos de l'encadrement militaire prôné par Ségolène Royal
1er juin 2006
« J'ai toujours appris que les militaires servent à faire la guerre. Je n'ai pas conçu que les militaires servaient à éduquer la jeunesse. »
Arnaud Montebourg
« La militarisation de la sécurité, ce n'est pas l'ordre juste mais juste de l'ordre. Il n'y a aucune chance que les socialistes se rassemblent sur une telle ligne réactionnaire »
Jean-Christophe Cambadélis.


Sur la vidéo de Ségolène Royal proposant les 35h pour les enseignants au collège. (Le canard Enchainé )
« Quand on propose de filmer les Conseils des ministres et de constituer des jurys populaires, on ne doit pas craindre la diffusion d'une vidéo somme toute officielle, sur le Net. »
Dominique Strauss-Kahn

Après le débat Interne au PS au Zénith de Paris où Ségolène Royal a été sifflée (Canard Enchainé)
Le 11 octobre 2006
« Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Elle a été franchement nulle. Nulle, je te dis, elle a été nulle ! »
Julien Dray, porte-parole en chef de Ségolène Royal

A propos des jurys populaires de Ségolène Royal
1er novembre 2006
« Cette idée, c'est le mariage de Gringoire, je suis Partout et du Petit Livre Rouge de Mao »
Jean-Paul HUCHON, Président PS de la région Ile-de-France

« La campagne participative, ça commence à nous gonfler. Derrière le calendrier, on peut tout cacher. C'est un cache-misère. On va droit dans le mur, et en klaxonnant en plus ! »
Claude Bartolone, Député socialiste
Dimanche +, Canal+
21 janvier 2007

« Sa ligne ? Quelle ligne ? Elle n'en a pas encore. »
François Hollande
A la sortie de ses voeux à la presse, Le 15 janvier
Propos rapportés par Le Monde, 22 janvier 2007

« Le charisme de Ségolène, c'est qu'elle n'en a pas. »
François Hollande
Propos rapporté par Le Monde
22 janvier 2007

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2007

"Alain Rey, quand même, c'est Alain Rey ! Je suis déçu qu'il dise des âneries en matière de pédagogie, car c'est un grand lexicographe...""

C'est parfaitement logique, au contraire, puisque le démon du "pédagogisme"scructuralo-constructivste pique, en priorité, les spécialistes de linguistique, de sémantique. Notre lexicographe national n'avait donc aucune chance d'être épargné, surtout s'il est de gauche. Ces disciplines n'octroient pas un brevet de bon sens.

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Ben moi, je salue l'intervention très discrète de M. Zakartchouk. Il faut savoir qu'il est le "chef" du Café Pédagogique, que les mauvais esprits qualifieront de Pravda du pédagogisme, et il a le courage et l'humilité de venir faire un petit tour juste pour rappeler a minima ses convictions. Chapeau. Les ayatollahs de ce bord-ci feraient bien d'en prendre de la graine.
Cela cadre bien avec mon expérience du jour, où j'ai entendu mon inspecteur tenir des propos qu'aucun de nous n'aurait songé à contester ici, au nom, curieusement, de Brigaudiot, Goigoux,etc. mais sous-tendus par l'ambition élitaire que doit poursuivre l'école et l'ardent devoir de doter les plébéiens du bagage des héritiers.
Soufflerait-il un esprit du 22 avril sur le monde de la péda ?

Écrit par : Perceval | 29 avril 2007

Le titre de cette dernière note est particulièrement percutant:
Pas de refondation sans rupture avec le pédagogisme et qui dit rupture dit pas d'attermoiements. Aussi, quand je lis ceci:
"Les dangers sont réels d’une école où seuls les « méritants » parviendraient à s’en sortir, où on séparerait les meilleurs des moins bons, où on pratiquerait plus que jamais son métier chacun de son côté...Face à cette sombre perspective"....

je vois, outre l' exemple d'une diabolisation aussi mielleuse qu'indécrottable, une affirmation gratuite, ( au conditionnel!!) terme poli pour dire flagrant mensonge.

C'est justement en agitant cet épouvantail qu'on nous a déjà imposé trente ans de dérives "pédagogistes", avec des effets INDENIABLES, qui eux n'appellent pas le conditionnel mais le présent: notamment ILLETTRISME et accroissement sans précédent des INEGALITES par égalitarisme.( il y a notamment trois fois moins d'enfants des milieux dits "défavorisés" dans les grandes écoles qu'il y a trente ans...)

Continuons à analyser la "discrète" prose de Jean-Michel Zakhartchouk:

...."nous affirmerons pendant ces rencontres notre volonté de continuer à bâtir une école dynamique qui tisse des liens entre les personnes, relie les savoirs, combine sa spécificité avec une ouverture vers l’extérieur".

Deuxième affirmation tout aussi "gratuite" que la précédente. Quelle dynamique? Pour l'instant l'école publique conduit à l'échec un nombre croissant d'élèves, elle attise la violence, enseigne et glorifie l'ignorance, favorise la ségrégation et la politisation à outrance. Elle est redevable de cette catastrophe humanitaire à ceux qui règnent en maîtres absolus sur l'EN, les "pédagogistes". Ils ont institutionnalisé toutes ces dérives et ils ont diabolisé toute figure d'autorité ( sauf celle des gourous de leur secte) comme ils ne cessent de le faire avec l'école "d'avant".

Or, pas pot, celle-ci est loin d'être morte, elle n'a péri que dans le public. Elle vit toujours et se porte même à merveille, grâce justement à nos Diafoirus, dans les établissements "libres" surtout de ne pas pratiquer la décérébration IUFMesque et qui sont tellement performants qu'ils explosent aux coutures et refusent des milliers d'enfants par an.

La seule chose terrifiante c'est bien cette promesse par l'apparachick susnommé de continuer pareille dynamique du désastre. Perseverare diabolicum.

Et pour ce qui est de la discrétion :
Dans tous les pays libres du monde, les coupables de forfaiture font acte de contrition publique. Ces agents de la puissance éponyme doivent des excuses tout aussi « publiques » à leurs victimes que l'état indemnise. Ce qui est valable pour les magistrats ne le serait donc pas pour les fossoyeurs de l’Instruction publique et les fabricants de chômeurs et d'illettrés ?

Le pédagogisme est, comme le communisme, une idéologie criminogène. Il a estropié à vie des millions d'enfants dans les couches les plus fragiles de la population, il a perverti l’école au point d’ acculer au suicide des enseignants et même des enfants. Ce n'est la discrétion qui est de mise, c'est le mea culpa public, la rupture et la refondation totales.

Tous les partis communistes européens se sont battu la coulpe quand ils se sont sabordés. Le nôtre plastronne aux présidentielles aux côtés de trois candidats trotskystes. La gauche française se complaît dans le "sanglot de l'homme blanc", cette autocritique démissionnaire, aussi veule que désastreuse car elle attise la haine de nos ennemis et nous déconsidère aux yeux de nos amis.

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Mon commentaire précédent paraîtra peut-être après celui-ci car j'ai eu à recopier les signes qui vous font nettoyer vos lunettes, mais l'ordre importe peu, car ce qui suit est de la même veine.

"L'un des sujets récurrents depuis quelques temps dans cette campagne, c'est celui d'une menace qui pèserait sur les libertés publiques et individuelles. Dans ce cas, en faisant abstraction des conjectures ou des fantasmes, peut-on s'appuyer sur des faits ?"



Encore et toujours le conditionnel et, comme pour le cafetier cité précédemment, cet artifice sémantique ne peut masquer le procès d'intention. Les faits, c'est la diabolisation de Sarkozy comme unique pivot de la campagne d'une candidate qui n'a ni programme ni vision. Trembler de trouille devant Sarkozy, c'est vraiment comique, car ces cris de pucelle effarouchée sont poussés par les mêmes qui ont réélu deux fois ( 14 ans!) un Mitterrand au passé riche en trahisons et en forfaitures ( Vichy, l'Observatoire), qui a ensuite déshonoré la fonction présidentielle et surtout autour duquel le nombre de morts suspectes peut soulever un effroi, fort légitime celui-là, car fondé sur des faits et non de simples conjectures ou calomnies.

Ce sont donc ceux-là qui aujourd'hui nous parlent de menaces sur nos libertés? C'est l'hopital qui se moque de la charité et cela m'évoque cette magnifique répartie de De Gaulle à Mitterrand, en 58, je crois, que Sarkozy peut reprendre à son compte: "Croyez-vous vraiment qu' à mon âge, je vais maintenant entamer une carrière de dictateur?

Refondation et Rupture contre Couardise et Crédulité, dans cette alternative, TSS, tout sauf sarko, se lit aussi tout sauf ségo.

Ce sont les électeurs de gauche qui voteront pour Sarko, malgré cette campagne tonitrunate de désinformation et de salissures, qui feront preuve du plus grand courage, de la plus grande lucidité, et de la plus réconfortante maturité politique, puisqu' entre deux maux ils auront choisi le moindre.

Eric Besson vient de passer ce soir sur TV5 dans "L'invité" de X. Lambrechts. Voila un homme qui ne trahit pas ses convictions mais illustre la phrase du cardinal de Retz, ( changer de parti pour ne pas changer de conviction).
Il ne veut pas s'accoquiner aux caciques qui vont à la soupe autour de Sainte Nunuche, mais reste un homme de gauche, comme d'ailleurs l'était Revel, mais d'une gauche débarrassée des ses scories. Et si le vent purificateur souffle de la droite, car c'est bien celui-là qui a soufflé le 22 avril, qu'importe, pourvu qu'il les emporte, les scories, le bois mort et ceux qui s'y cramponnent.

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2007

"Changer de parti pour ne pas changer de convictions" : Cadichon, vous avez admirablement résumé ma politique… Et quelqu'un qui cite Retz à 6 heures du matin (heure locale pour moi) ne peut être tout à fait mauvais.
Je salue l'ineffable Zakhartchouk qui est passé par ici, et qui, si vous élisez Ségolène, repassera par là.
Et je voudrais reprendre un commentaire du Hussard un peu plus haut.
Il est exact que l'Europe, l'OCDE, l'OTAN et les Nations-Unies (j'en oublie sûrement — la Banque Mondiale par exemple) nous imposent de grandes directions. Solder autant que possible la dette de la France, qui vit depuis des annés à crédit et au dessus de ses moyens, est une nécessité qui sera imposée à n'importe quel gouvernement. Respecter les alliances au niveau international en est une autre.
Cela dit, il reste des domaines dans lesquels le gouvernement en place peut beaucoup — l'éducation est l'un de ceux-là (avec la Justice, sans doute). Mon calcul est simple (simpliste, disent les ânes : pourquoi un calcul, pour être valide, devrait-il être compliqué ?).
Soit se met en place un gouvernement qui a déjà cadenassé toutes les issues — la camisole de force à laquelle faisait allusion le Hussard —, et il ne nous restera que nos yeux pour pleurer. Soit nous mettons au pouvoir un gouvernement auquel on pourra suggérer, dans le domaine éducatif, quelques réformes minimales, parce qu'elles ne lui coûteront rien : une réfection complète des programmes, de la maternelle au Bac, une autonomie grandissante des établissements, en matière financière comme en matière pédagogique, un assouplissement de la carte scolaire qui permettra, à terme, d'éiminer les ghettos les plus durs — et ça prendra du temps —, et une incitation, pour les étudiants, à se lancer dans des études menant au professorat, parce que le métier sera moins terrifiant (et que la formation sera éventuellement rémunérée au mérite — je rappelle que Sarko est le seul à avoir repris mon idée de rétablir les IPES? qui assuraient sur concours, jusqu'au début des années 70, l'équivalent du SMIC aux apprentis-profs). Dans le même esprit, il est évident que certaines mesures peuvent allier à la fois la restriction sur les dépenses (ne vous faites aucune illusion : il n'y aura pas davantage d'argent pour l'éducation, qul que soit le gagnant de l'élection — et je crois rêver en entendant Mme Royal compter, à peu près pour tout, sur les collectivités locales : nos impôts locaux ont déjà vertigineusement augmenté depuis que la Gauche s'st emparée de la plupart des Régions, jusqu'où ne monteront-ils pas quand elle sera au pouvoir à paris ?), et une pédagogie intelligente : par exemple en supprimant nombre d'options avant le Bac, en étendant le tronc commun de connaissances au plus grand nombre d'élèves, et en professionnalisant après le Bac, dans des universités qui afficheraient clairement les objectifs et les capacités (tant d'emplois en bout de cursus, dans tels domaines).
J'ai évoqué ces divers points hier au téléphone avec Valérie Pécresse, qui se toruve être une amie, indépendamment des options politiques (mais si ! Il m'arrive d'être innocemment ami avec de jolies femmes, et même avec des hommes — Xavier Darcos, par exemple, qui fut longtemps un concurrent dans le domaine de l'édition scolaire, dans les années 80 — ça remonte, et ça crée des liens). Il n'y a pas foule de prétendants au poste de Ministre de l'EN à droite — Pécresse et Darcos sont parmi les rares qui aient vraiment la qualification nécessaire…
Les choix sont douloureux, d'autant que, gauche ou droite, nous aurons à affronter les mauvais réflexes patronaux que soulignaient un peu plus haut Sandra W : trop peu de jeunes recrutés — le capitalisme français a oublié que l'essentiel du libéralisme est dans la prise de risque, seul espoir d'une rentabilité supérieure.
Quant aux salaires… Je reprends l'idée émise par la droite, travailler plus pour gagner plus, et j'applique à l'EN. Combien de profs, affligés de leurs salaires de misère, glanent ici et là des heures sup' ? Combien, du coup, sont obligés d'en faire autant l'année suivante, pour payer les impôts générés par ces mêmes heures ? Eh bien l'une des dernières propositions du petit Nicolas consiste à abolir les charges patronales sur les heures sup d'un côté, et à les ôter du calcul de l'imposition de l'autre. De plus savants économistes que moi calculeront ce que cela représente, en avantages fiscaux pour les uns et pour les autres. Mais quand je vois que sur certaines feuilles de salaires d'enseignants, les heures sup peuvent représenter jusqu'au quart de la rémunération mensuelle — et parfois plus…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2007

Bonjour à toutes et à tous !

Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !

chronique d’une dérive anti-républicaine

Ce document consigne et met en cohérence les mots du sarkozysme en campagne. Il ne se veut pas un énième décryptage du programme du candidat de l’UMP, mais une chronique de ce qui s’est opéré durant cette campagne. Militants politiques, nous nous attendions à ce que Nicolas
Sarkozy égrène sa « rupture » au plan économique et social ; il a fait plus, définissant une « rupture » culturelle avec notre bien commun, la République telle qu’elle avait été refondée en 1945. Nicolas Sarkozy a inventé la droite de l’avenir en puisant dans le passé le plus refoulé de la droite nationaliste de l’affaire Dreyfus et de l’entre-deux-guerres.

La suite :
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/04/28/nicolas-sarkozy-en-campagne-electorale-chronique-d’une-deriv.html

Bon dimanche.

Les lolo's 34

Écrit par : Les lolo's 34 | 29 avril 2007

Il est exact que l'Europe, l'OCDE, l'OTAN et les Nations-Unies (j'en oublie sûrement — la Banque Mondiale par exemple) nous imposent de grandes directions.

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2007

Tant que l'on parle de directions ou d'orientations -celles de l'OCDE par exemple- on se situe sur le plan des idées voire de l'idéologie, c'est-à-dire dans l'abstrait, dans les risques ou avantages virtuels.

Lorsqu'on parle des directives européennes, on se situe sur un autre plan, celui de la concrétisation de ces orientations. Les directives européennes ne sont pas des idées : ce sont des dispositions juridiques qui ont force de loi et qui revêtent un caractère obligatoire pour les états de l'union européenne.

C'est pourquoi, depuis 1992, le travail effectué par les pouvoirs exécutifs et législatifs s'est trouvé sensiblement modifié. Dans notre pays, par exemple, il ressort que plus de 80 % de l'action de l'Assemblée nationale consiste actuellement à transcrire en droit français ces directives européennes.

La mise en oeuvre d'une politique, par quelque gouvernement que ce soit, est largement dépendante, qu'on le veuille ou non, de la maîtrise du budget. Or depuis l'introduction de l'euro dans notre pays, le pouvoir politique a accepté d'abdiquer, pour une large part, sa liberté et son indépendance en la matière.

Et il est profondément malhonnête de la part de l'immense majorité de nos hommes et femmes politiques de nier cette réalité et de prétendre avoir les coudées franches pour définir et appliquer un projet politique quel qu'il soit !

Écrit par : Un hussard | 29 avril 2007

En d'autres termes, pour reprendre l'impayable terminologie chère à nos pédagogistes, les directives européennes sont des textes injonctifs !

Écrit par : Un hussard | 29 avril 2007

Pour en finir sur ce sujet, les différents points développés par Sarkozy dans son programme sont parfaitement conformes aux directives européennes. Ce qui présente au moins l'avantage de la clarté.

En revanche, une large part des propositions figurant dans le programme de Royal sont absolument incompatibles avec ces directives, à moins de faire sortir notre pays de l'union européenne, ce qui n'est pas à l'ordre du jour ! La palme de la malhonnêteté revient donc de toute évidence à la candidate du parti socialiste !

Écrit par : Un hussard | 29 avril 2007

Merci Cadichon pour ces canardages !

Écrit par : patrickinstit | 29 avril 2007

Dans le journal gratuit "20 minutes" du 16 avril, figure une interview de Nicolas Sarkozy. Entre autres sujets, il y parle de l'université et prend pour exemple de filière inutile, et qui ne devrait plus être prise en charge par les fonds publics, l'enseignement de la "littérature ancienne" :

« Vous vous fixez comme objectif de ne laisser aucun enfant sortir du système scolaire sans qualifications. Comment comptez-vous parvenir à cet objectif ?
Par exemple dans les universités, chacun choisira sa filière, mais l’Etat n’est pas obligé de financer les filières qui conduisent au chômage. L’Etat financera davantage de places dans les filières qui proposent des emplois, que dans des filières où on a 5000 étudiants pour 250 places.
Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ? Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes. »

Écrit par : Laurent | 29 avril 2007

Vous perdez votre temps Laurent, j'avais déjà signalé ce fait mais visiblement cela n'émeut plus personne!

ce que je lis ici est de plus en plus indécent et injurieux à l'égard du salarié moyen , il est de plus en plus clair que le clivage social sera de plus en plus grand..

Bonne route à tous!
Ciao, Au-revoir!

Écrit par : Patricia Mesnigé | 29 avril 2007

Allons, allons, Laurent, vous allez gâcher la joie de ceux qui attendent du "vent purificateur" sarkosyste qu'il balaie tout sur son passage, y compris cette vieille chose inutile et poussiéreuse qu'est la littérature...

Écrit par : OGM | 29 avril 2007

JPB, juste une chose : travailler plus pour gagner plus je ne sais pas si concrètement c'est une mesure objectivement bonne.

Ok pour les heures supp, certes c'est avantageux. Seulement les heures supp sont en entreprise accordées avec l'autorisation de l'employeur. Donc s'il ne veut pas vous rémunérer en heures supp, il ne le fera pas et vous, de votre côté vous continuerez à faire des heures supp officieuses et non payées de surcroît...

Par ailleurs si l'on veut gagner plus, ça veut dire que le salaire de base n'augmente pas et là il y a malaise. Pensez aux femmes qui travaillent à temps partiel sous contrat précaire dans la grande distribution ou le commerce, aux smicards, etc....Ils en resteront au même point et pour eux le fameux slogan "travailler plus pour gagner plus" c'est une grosse plaisanterie et j'irais jusqu'à dire supercherie....

Les cadres n'auront peut-être pas besoin ceux de travailler davantage, ils sont déjà en terme d'horaires au tacquet très souvent, travaillent au fil du rasoir en terme de stress et subissent de plein fouet les nouvelles méthodes de management mises en place au niveau de la DG.

Pour moi c'est un slogan, ni plus ni moins. Un effet d'annonce comme l'augmentation du SMIC...

Par contre je conçois que les 35 heures ne sont pas pour autant une avancée puisque cette mesure a contribué au gel des salaires avec disparités sociales insupportables et graves.

Je veux bien que chacun ait du temps libre pour se consacrer à sa famille ou à ses loisirs mais votre salaire vous permet seulement de survivre, les RTT on s'assoie dessus...

Bref, je me demande justement s'il n'était pas possible de revenir à l'ancien système les 39 heures qui parvenaient à satisfaire tout le monde....Dans mon entourage, tout le monde semblait satisfait même si tout n'est pas rose forcément....

Écrit par : Sandra WAGNER | 29 avril 2007

"Je veux bien que chacun ait du temps libre pour se consacrer à sa famille ou à ses loisirs mais SI votre salaire vous permet seulement de survivre, les RTT on s'assoie dessus..."


"Les cadres n'auront probablement pas besoin de travailler davantage"

Je rectifie.

Écrit par : Sandra WAGNER | 29 avril 2007

Sur le site du Monde, la mise au point suivante :

"Pour le syndicat de la presse régionale, les pressions sont venues de Mme Royal, non de M. Sarkozy."

A votre avis qui sera le plus à même de garantir les libertés après son élection ?

Si Royale est élue, elle et sa clique enterreront la liberté pédagogique.
Il sera interdit de se démarquer de ses petits camarades - l'équipe pédagogique veillera au grain, elle a été crée pour cela : tuer dans l'oeuf toute velléité d'indépendance.

Jean-Michel Zakhartchouk écrit :

"Face à cette sombre perspective, nous affirmerons pendant ces rencontres notre volonté de continuer à bâtir une école dynamique, qui tisse des liens entre les personnes, relie les savoirs, combine sa spécificité avec une ouverture vers l’extérieur."

Pour Jean-Michel Zakhartchouk qu’est ce qu’une personne ? C’est un million de personnes divisées par un million…Les « liens entre les personnes » sont-ils des « chaînes » pour empêcher toute individualité ? Surtout pas de notes qui tendraient à instituer une hiérarchie entre les élèves.

Pour Jean-Michel Zakhartchouk qu’est ce qu’un savoir ? C’est un million de savoirs divisés par un million… Car comme l’écrit l’apparatchik du SNES : « L'idée, largement développée, dans l'appel, que des enseignements sont fondamentaux dans le sens où leur non-maîtrise interdit toute poursuite d'études est un non-sens pédagogique qui renvoie toutes les autres disciplines au statut de faire-valoir ou de supplément d'âme et nient leur importance dans les dynamiques de réussite. » Surtout aucune hiérarchie entre les disciplines.

Pour Jean-Michel Zakhartchouk qu’est ce qu’une école ? Une auberge espagnole ouverte à tous les vents. Surtout pas un lieu clairement délimité, qui permettrait de marquer une différence entre le dedans et le dehors.

Le catéchisme pédagogiste glorifie la différence, mais c’est pour mieux la disqualifier, car celle-ci introduit de la discrimination et de l’exclusion. Après passage dans la moulinette pédagogsite tout se vaut.

Le seul endroit que je connaisse où rien n’est différent et où tout se vaut, c’est un boyau plein de merde !

Désolé pour cette image hautement scatologique, mais je n'en vois pas d'autre. Qui peut m'aider ?

Philippe.

Écrit par : Philippe Delarouzée | 29 avril 2007

M'aider à trouver une autre image, bien sûr.
Philippe.

Écrit par : Philippe Delarouzée | 29 avril 2007

" il est de plus en plus clair que le clivage social sera de plus en plus grand.. "

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 avril 2007

Effectivement, puisque tel est le bon plaisir des eurocrates. Les coups durs contre les salariés vont donc continuer à pleuvoir, et de plus belle. Ainsi que contre les services publics (poste, équipement, santé, énergie...) qui devront être achevés dans les plus brefs délais.

Autant, dans ces conditions, avoir en face de soi un adversaire qui avance à visage découvert. La possibilité de le faire reculer sur certaines mesures par une mobilisation importante n'est pas mission impossible. Et ce sont jusqu'à présent les gouvernements de droite qui ont su s'incliner le cas échéant (loi Devaquet en 1986, CPE en 2006...).

En revanche, avec Royal, c'est l'assurance du verrouillage absolu, puisqu'elle est en capacité d'étouffer toute réaction, du fait notamment que le parti socialiste contrôle de grosses organisations telles la CFDT, la CGT, la FSU.

En 2000, les réactions contre la Charte d'Allègre pour l'école du XXIème siècle ont ainsi immédiatement tuées dans l'oeuf. De même qu'en 2003, le parti socialiste, fidèle aux engagements pris par Jospin et Chirac au sommet de Barcelone, est parvenu à empêcher la mobilisation des salariés du privé et du public contre la réforme des retraites proposée par Fillon.

C'est à Jospin que l'on doit l'introduction dans la Fonction publique d'une précarité sans précédent avec la création des emplois jeunes, en remplacement d'emplois statutaires.

C'est à Aubry que l'on doit des attaques sans précédent contre le code du travail et les conventions collectives avec sa fameuse loi dite "des 35 heures".

Quant aux libertés, c'est quand bien même Royal qui a introduit dans le droit français la présomption de culpabilité, digne de la législation vichyste. Franchement, ça fait peur !

Écrit par : Un hussard | 29 avril 2007

"Le capitalisme français a oublié que l'essentiel du libéralisme est dans la prise de risque, seul espoir d'une rentabilité supérieure" Ecrit JPB, C'est bien pour cela qu'il n'est pas performant.

Le risque est inhérent au libéralisme: c'est le rejet de l'assistanat, du nanny state, qui n'est qu'une dérive de cet état providence mais très limité, apparu chez un Condorcet, dont le libéralisme ne peut être questionné. Tout est dans la mesure et dans la préservation de la liberté et, ajouterait ce grand apôtre de la liberté, dans le respect des inégalités naturelles et donc dans le rejet de la "funeste égalité" .

Quand j'ai découvert ce blog, l'automne dernier, j'avais déjà lu et amplement nourri ma réflexion des trois livres de JPB. J'avais aussi apprécié ses divers coups de gueules, toujours assénés avec la tranquille assurance de celui qui prend ses risques et qui les assume, notamment au moment de l'affaire Redeker, où il a fustigé les "enfoirés"' qui, dans le meilleur des cas, se terraient dans une "discretion" suspecte.

C'est bien pour cela que mon tout premier commentaire réagissait au fait qu'il songeait aller à la pêche le 22 avril, devant l'alternative Sarko-Ségo. Ce n'était pas concevable qu'un tel homme se contente de démissionner ainsi, dans la position de l'âne de Buridan, ou pire, en s'imaginant qu'il en était réduit à choisir entre la peste et le choléra. J'avais alors réagi au quart de tour et je l'avait écrit: un Brighelli ne peut pas baisser les bras.

Puis est venue la candidature de Bayrou, et notre fringant moustachu eut un instant pour lui les yeux de Chimène, comme une bonne partie de l'électotat traditionnellement captif de la gauche en général, et du PS en particulier: les enseignants.

C'est pourquoi j'ai la conviction que c'est Sarkozy le véritable rassembleur transcourant de toutes les bonnes volontés. Les résultats de dimanche dernier sont éloquents: une majorité de Français voient désormais très clair dans la campagne de salissure par reductio ad hitlerum. Loin de masquer l'indigence du propos et du programme, comme le souhaiterait l'entourage de Royal, bien plus contraint et forcé que volontaire( j'ai posté hier ce que ses plus proches "amis" pensent d'elle), sa dimension monomaniaque entache une gauche qui mérite beaucoup mieux que cette clique de prébendiers qui désohonorent la poltique.

Je salue donc tout particulièrement le courage, le sens politique et l'honnêteté à la fois morale et intellectuelle de notre Brighelli national. J'ai hésité quelque peu à lui faire cet hommage en raison de l'exécration que je suscite chez certains, mais les autres, et notamment les "discrets", savent bien que je l'entretiens à dessein. Forcer le trait permet toujours de faire ressortir beaucoup plus clairement les positions de l'adversaire. Nous sommes tous des réactifs épidermiques, quelle que soit notre capacité de retenue...

Philippe a repris mon commentaire du cafetier pas discret du tout que j'avais laissee en plan pour aller me coucher ( que faisiez-vous encore une fois debout à 6 heures du mat' monsieur Brighelli? Vous aussi vous faites ma version de la semaine des quatre jeudis? voir ci-dessous.

Selon un hussard:
"il est profondément malhonnête de la part de l'immense majorité de nos hommes et femmes politiques de nier cette réalité et de prétendre avoir les coudées franches pour définir et appliquer un projet politique quel qu'il soit !"
I beg to differ, tout autant que JPB.
En matière d'éducation, la latitude est bel est bien là, tout comme pour supprimer les 35 heures ou l'ISF puisqu'elle était là pour les instaurer. La tendance à se défausser sur ces institutions, et surtout sur l'Europe, la seule au monde qui a mis en place un véritable ordre juridique international, porte en filigrane un aveu d'impuissance que l'on refuse d'assumer. C'est tellement plus facile d'en rejetter la responsabilité sur autrui, comme les frileux qui se défaussent dans l'antimondialisation, ou encore un Jospin baissant les bras sur le chômage en disant on a tout essayé....Oui, sauf ce qui fonctionne, miraculeusement sans doute, partout ailleurs.
Les 35 heures c'est un peu la légalisation de la semaine des quatre jeudis, pour ceux, comme moi, qui les ont faites le mercredi soir, eh bien Bruxelles n' a pas les moyens de l'interdire. La latitude dont disposent les politiques de faire n'importe quoi et de mettre leur pays à genoux, comme le firent les Travaillistes de l'après guerre, ou la coalition socialo-communiste de 81 à 83, est effectivement limitée aujourd'hui par la BCE qui fut instaurée non seulement pour ficeler une Allemagne nouvellement réunifiée, mais aussi pour condamner tous les états-membres à une saine rigueur bugdgétaire. L'Angletterre a choisi la liberté, mais justement c'est son libéralisme qui lui a permis de le faire impunément, les autres avaient besoin d'aide. Les autres socialistes européens ont grommelé mais ils s'en portent bien. Regardez les Allemands, ils ont réussi en moins de 20 ans le tour de force d'absorber 17 millions de bras cassés, lobotomisés dans l'assistanat dès la naissance; les voilà en pleine forme et nous on est toujours à la traîne. Cherchez l'erreur.

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2007

coups de gueule,...mais oui, car contrairement aux Ségolénistes de façade, JPB does not speak from both sides of his mouth.

Rejeter, un t! Dur dur..

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Et Angleterre aussi, mais c'est une maladie...
ou le t de mon clavier qui bégaie...

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2007

"Tout est dans la mesure et dans la préservation de la liberté et, ajouterait ce grand apôtre de la liberté, dans le respect des inégalités naturelles et donc dans le rejet de la "funeste égalité" ."
Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Joliiiiiiii ! Meirieu, Frackowiack, Charmeux et consorts n'auraient pas dit mieux.

Préservation de la liberté des zapprenants, dans le respect des inégalités naturelles !

Écrit par : Un hussard | 29 avril 2007

Regardez les Allemands, ils ont réussi en moins de 20 ans le tour de force d'absorber 17 millions de bras cassés, lobotomisés dans l'assistanat dès la naissance; les voilà en pleine forme et nous on est toujours à la traîne. Cherchez l'erreur.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

L'erreur, Cadichon, c'est peut-être d'avoir eu pendant 5 ans une droite omnipotente (avec un Sarkosy super ministre, qui fourrant son nez partout, n'était bon à rien). Il me semble que la situation économique en France était plus saine avant son arrivée, non ?
Mais je vous vois venir, avec vos gros sabots : vous aller nous démontrer que les politiques menées par Raffarin et Villepin était d'inspiration socialo-communiste, et que le véritable libéralisme est encore devant nous...

Je vous laisse donc à vos hommages, à vos certitudes et à votre riscophilie libérale (façon Noël Forgeard, je suppose ?)

Écrit par : OGM | 29 avril 2007

Préservation de la liberté des zapprenants, dans le respect des inégalités naturelles !

En voilà un slogan qu'il est beau ! Il faudrait le proposer à la FSU et au SGEN...

Écrit par : Un hussard | 29 avril 2007

"allez" et "étaient"

Écrit par : OGM | 29 avril 2007

SARKO LIVE

"Mai 68 a bradé Jules Ferry"

"Plus de contrainte, plus de morale, beau résultat en réalité"

(j'adore quand il est ironique le Sarko, c'est pour ça qu'on le juge violent, l'époque n'est absolument pas à l'ironie mais à l'euphémisme.)

"L'école après 68 a infantilisé"

"Voyez comment l'héritage de mai 68 a liquidé un héritage (...) "

"parce que si nous n'avons pas une culture commune et une morale partagée (...)"

Pas le temps de tout noter, mais c'est du "Sauver les lettres" dans le texte.

Écrit par : imam grouik-grouik | 29 avril 2007

"Cette gauche qui aime tellement l'école publique mais qui n'y met pas ses enfants ; cette gauche qui aime tellement la banlieue mais qui n'y habite pas ; cette gauche toujours prête à défendre les voyou, pourvu qu'ils restent dans les quartiers..."

Panpan cul-cul !

Écrit par : imam grouik-grouik | 29 avril 2007

JP Brighelli espère que la droite va chasser les marchands (pédagos) du temple et P. Cordoba qu'elle mettra "les IUFM hors la loi". Que les dieux les entendent ! Je crains que la grande boutique soit un fromage à la croute coriace et protectrice pour ceux l'ont colinisé.
Les pédagos sont comme ces organismes qui peuvent vivre dans des conditions a priori "impossibles" : tels ces animaux marins des profondeurs océanes, dans des eaux volcaniques bouillantes et sulfureuses, et le noir total, ou ces rats et scorpions qui peuvent supporter une radio-activité mille plus létale que celle qui tue l'homme.
Les lois économiques internationales veulent une école minable pour le peuple et un enseignement privé de qualité pour les mieux nantis. Les parasites pédagos pourraient en profiter pour survivre dans une école encore et toujours plus dégradée. La droite ferait avec eux "la part du feu", un "deal" tacite...
J'espère ne pas être trop pessimiste mais c'est le triste privilège de l'âge !

Écrit par : JPL | 29 avril 2007

"En matière d'éducation, la latitude est bel est bien là" dit Cadichon relayant JPB avec une joie non dissimulée...

C'est une illusion de croire que Sarkozy qui a sacrifié quelque temps à la frange conservatrice de son électorat en puisant dans la thématique anti-pédagogiste ici défendue appliquera, une fois élu, un programme "brighelliste". Son vrai programme est consubstantiel au libéralisme dont on sait qu'il ne se résigne jamais aux demi-mesures, les socialistes, pour l'avoir rallié en n'osant pas tout à fait franchir le pas, le savent bien.
Cadichon, pour mieux ramener JPB dans ses filets, se réfère à " ce qui fonctionne, miraculeusement sans doute, partout ailleurs. "... Je ne suis pas sûr, sauf son respect, qu'il ne verse pas dans la confusion statistique qui, soigneusement entretenue, fait d'une France malgré tout performante la patrie des paresseux, le pays du déficit et des "archaïsmes", etc.

Malgré tout le respect et l'admiration que j'éprouve pour notre hôte, je pense qu'il porte, par ce ralliement, un fort mauvais coup à notre cause. Moi qui descends du front des blogs pédagogistes pour faire de brèves respirations sur celui de JPD, je peux vous assurer qu'il va y avoir exultation en face ! Et alors me direz-vous ? C'est simple : à supposer que JPB ait finalement raison et puisse appliquer quelques cataplasmes sur le grand corps malade de l'EN, il transformera leur suppression en cause nationale de "gôche" dès la prochaine alternance. De nombreux collègues hésitaient à faire leur coming out antipédago, ils vont rentrer dans l'ombre, c'est sûr ! Cadichon dira que c'est bien fait pour eux et que la lâcheté congénitale de ces collègues ne mérite pas mieux mais quand même...
Je suis profondément déçu de voir JPB engager cette mauvaise bataille. Un Eylau est à venir, trouvera-t-on une cavalerie de réserve et la Garde ? "un hussard" est déjà là, tant mieux !

Écrit par : victor | 29 avril 2007

rectification : le dénommé "JPD" existant bel et bien dans le camp adverse, je voulais écrire "JPB", bien entendu. Sur l'autre blog, je suis plutôt en apnée...

Écrit par : victor | 29 avril 2007

Quelle meilleure preuve de la collusion UMP / PS que :

" Communiqué de presse du 24 avril 2007


Nouveaux programmes du primaire : le socle touche le fond.


Les programmes du primaire publiés le 12 avril 2007 dans le cadre des contenus du « socle commun de connaissances » marquent une nouvelle étape dans la destruction de l’enseignement du français : outre qu’ils continuent à imposer une pédagogie constructiviste particulièrement nuisible aux plus démunis, ils prescrivent de nouvelles ignorances en grammaire et en orthographe. Ce sont par exemple le conditionnel et le subjonctif présents qui disparaissent du programme de conjugaison.

Le collectif Sauver les lettres rappelle que seule une maîtrise de la langue la plus riche et la plus précoce possible permet de réduire l’inégalité scolaire, que ces programmes ne feront donc qu’accentuer. Ainsi, la définition du « socle commun », censé fixer les connaissances fondamentales, est au contraire saisie par les responsables inamovibles de l’Education nationale comme une nouvelle occasion de les réduire.

Le collectif Sauver les lettres dénonce ces nouveaux programmes qui s’inscrivent dans la même logique d’appauvrissement que ceux de 2002 et de 1995. Il appelle le prochain gouvernement à les annuler.

Collectif Sauver les lettres."

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Sauver les lettres www.sauv.ne

Écrit par : victor | 29 avril 2007

Cher Jean-Paul,

Vous êtes décidemment un brillant pamphlétaire mais un bien piètre politique.

N'est pas Mazarin qui veut.

UN PEU D'HISTOIRE...


La prise de pouvoir des pédagogistes commence très exactement en 1969 sous le Ministère d'Edgar Faure dans le Primaire.

--Français: Programmes et Instructions inspirés du Plan Rouchette.

-Mathématiques: Introduction de LA Mathématique Moderne.

-Suppression de l'Histoire, de la Géographie, des Sciences au profit des fumeuses activités d'Éveil.

-Amputation de l'horaire hebdomadaire de 10%. Il passe de 30 heures/hebdomadaire à 27.


-Instructions et programmes du Cycle de Transition démarqués explicitement de la "pédagogie Freinet"

Le tout, camouflé par le fait que le temps des récréations est, depuis cette date, à prendre sur l'horaire de chacune des disciplines.


"La gauche, la gauche, vous-dis-je!"

En 1975, rebelote!

René Haby crée le Collège unique, les "pédagogistes" investissent l'Enseignement Secondaire.

"Les mêmes chances dans tous les cartables!" chantonnaient les spots poblicitaires en Noir et Blanc diffusés par l'ORTF.



Même cure d'amaigrissement des horaires, des progammes et des Manuels sous prétexte de gratuité.

La "pédagogie de soutien" devait assurer" à nos élèves "des lendemains qui chantent."

Tu parles, Charles!


J'avais alors en charge des 6ème G. Il n'y avait pas, dans ce Collège des Quartiers Nord de Marseile, de 6ème H.

J'étais le denier arrivé, j'étais, et suis toujours, du reste, de sexe masculin et le Principal estimait que j'avais la carrure, physique s'entend, nécessaire.


Inutile de vous dire que si je "tenais" ces gamins, avec plus ou moins de bonheur, la seule heure/hebdomadaire de soutien dont je disposais ne permettait pas de combler leurs importantes lacunes en Français et notamment en lecture.
Molière était au programme, la lecture expliquée et dirigée aussi....


Pour le Principal, l'essentiel était que les 6ème A ne perturbassent point ni les studieux élèves de 6ème A, ni leurs Professeurs.


"La Gauche, vous dis-je, la Gauche! Peste soit du faquin, il est sourd comme un pot!"



1981, Alain Savary , homme estimable s'il en fût, commet deux erreurs:

1)Il s'entoure de conseillers "en phase" avec les "réformistes pieux" du Sgen-CFDT à qui Réné Haby avait préparé le terrain.

2) Il se lance dans la mise en oeuvre de l'une des 110 promesses de François Mitterand: la nationalisation de l'enseignement privé essntiellement catholique.

Le Million de manifestants réunis par la Droite à Paris au son du "chant des esclaves" de Nabucco aura sa peau.


Là, je vous l'accorde, cher Jean-Paul, la responsabilté collective de la Gauche est certaine.


1985, Jean Pierre Chevènement rétablit des Programmes et Instructions cohérents et lisibles à l'École Éémentaire contre les "pédagogistes" et l'Inspection Générale.

Au Collège, il rétablit un Brevet des Collèges en déshérence.

Mais au terme de 20 petits mois, alternance.

On a beaucoup médit de René Monory. Pourtant il ne fût pas un mauvais ministre : création de la DEP dirigée par Yves Boisivon, prise de conscience du risque de l'assèchement du "vivier" des candidats à l'enseignement.


Dans le Premier Degré mise en place d'une sélection minimale des Directeurs d'École assortie d'une formation initiale de trois semaines, Statut des Maîtres-Directeurs...

Ici , je vous l'accorde, la Droite n'a pas bradé l'École de la République.



-1981, Lionel Jospin arrive Rue de Grenelle et là c'est Armageddon....

François Bayrou, pour se rattraper de son pas de clerc dans l'affaire de l'abrogation de la Loi Falloux lance "Le Contrat pour l'École" . L'opération "CE1 sans frontières " inonde les écoles d'un flot devidéocassettes médiocres. Peu importe si les Professeurs des Écoles reconnaissent sans difficulté aucune leur incompétence lien matière de maîtrise des langues étrangères, l'essentiel est qu'ils entendent la "musique de la langue" dixit Luc Ferry alors Président sauf erreur de ma part,du Conseil National des Programmes.


Belle expression de " novlangue pédagogiste".


Depuis, ni Luc Ferry, ni Xavier Darcos, ni François Fillon, ni Gilles de Robien, dont les dernères initiatives sont cousues du, gros, fil blanc de l'électoralisme, n'ont fait le dixième de ce qu'à fait Jean-Pierre Chevènement en 20 mois pour tenter de contrer la secte pédagogiste.



Bref sur la durée, d' une génération, d'Edgar Faure à Gilles de Robien les responsabilités de la Droite et de la Gauche sont largement partagées.




Il faut donc chercher d'autres critères pour faire son choix le 6 mai 2007.





PARLONS POLITIQUE...

Nicolas Sarkozy est à l'évidence un néo-conservateur .

Son programme économique n'est même pas celui du MEDEF, c'est celui du CAC 40 qui réclame 15% de retour sur investissement...


Il ne veut pas "kärcheriser" la France, il veut la "thatchériser" en asséchant, comme l'a fait Ronald Reagan aux USA, les ressources des Services Publics par la baisse des Impôts. La menace de la Dette ferait alors passer la France sous les fourches caudines du FMI.


Sur le plan intenational, son plus proche conseiller Pierre Lellouche a beaucoup milité avec André Gluksman, (ex-mao) et Romain Goupil (Ex-trotskard ) pour que la France s'engage en Irak sous la bannière de Georges Bush comme l'on fait les amis de Nicolas Sarkozy en Europe : Aznar en Espagne, Berlusconi en Italie.


Prudent comme à son habitude votre nouvelle idole est resté sur la réserve. Mais sa poignée de main avec Georges Bush, les discours qu'il a prononcés aux USA ne laissent aucun doute sur le fond de sa pensée.



En ce qui me concerne, bien que je n'ai aucune estime pour Ségolène Royal en particulier et pour les Socialistes en général, je voterai CONTRE NICOLAS SARKOZY. Sans hésitation aucune.


Cordialement



Notes de lecture
"Le langage de l’éducation" d’Olivier Reboul
samedi 28 avril 2007.



Spécialiste d’Alain, ayant contribué à faire découvrir aux philosophes québecois la philosophie pratique de Kant, Olivier Reboul, décédé en 1992, a écrit en 1984 "Le Langage de l’éducation ", ouvrage majeur qui devrait être la référence de tous ceux qui font acte d’antipédagogisme.

Ce livre est né d’un écœurement de l’auteur devant les abus de langage fréquents du discours pédagogique. Discours pédagogique qui est, selon lui, le plus idéologique de tous les discours : « "il est même plus idéologique que le discours politique, du moins à notre époque. Affirmation paradoxale, certes, car le discours idéologique est celui qui a pour but de légitimer un pouvoir. " » (p 9).

- Un discours pédagogique est un discours sur l’éducation c’est à dire qui à pour fonction de légitimer ou de condamner une manière d’éduquer.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=91

Écrit par : Henri Grégoire | 29 avril 2007

""'à supposer que JPB ait finalement raison et puisse appliquer quelques cataplasmes sur le grand corps malade de l'EN, il transformera leur suppression en cause nationale de "gôche" dès la prochaine alternance"

Pas bien cohérent, tout ça. Ou c'est un cataplame ou on sauve le mourant et dans ce cas qu'est-ce que ca peut faire si le bon médecin est de gauche ou de droite ainsi que sa potion...

Voila en tous cas un exemple de plus du défaitisme constitutif du mal francais ( Marc Bloch revisité par Peyrefitte) . C'est précisément parce que les cautères sur jambes de bois sont appliqués depuis trop longtemps qu'il faut changer de braquet, et je ne vois pas quelqu'un de la trempe de Brighelli ou de Darcos se contenter d'eau tiède et de cataplasmes.

Il ne s'agit pas d'un ralliement, synonyme d'une perte de son âme ou de quelque figure de réthorique ou incantation antilibérale, mais bien d'une allliance stratégique commandée par l'ampleur du désastre. Pour faire sortir, non pas l'armée des ombres et les chefs des maquis, mais l'immense majorité qui attend, comme toujours, le dos courbé et vole ensuite au secours de la victoire, il faut que celle-ci ait eu lieu, sans conteste possible. Courageux, mais pas téméraires...

Il n'y a donc qu'en ralliant toutes les bonnes volontés, en ratissant le plus large possible, que le prochain gouvernement aura les coudées franches pour faire ce qui n'a jamais encore été fait par personne. Il me semble que la gravité de la situation commande aux plus sceptiques de laisser aux autres au moins le bénéfice du doute au lieu de brailler avant d'avoir mal et de continuer à agiter leurs épouvantails.

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Entre temps est posté le commentaire de H G qui accorde à Chevènement ce qui lui revient de droit à savoir d'avoir été le seul à voir clair. Bien, on lui décerne la palme et après?
On fait quoi pour réparer les dégats, qui eux sont bien là, on ne prend quand même pas les mêmes, non?

Chevènement a misé sur le mauvais cheval, too bad.

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2007

Je ne me suis pas concerté avec H. Grégoire mais nos posts se complètent... Il n'y a pas de "bonne médecine de droite ou de gauche", du moins pas dans l'acception que vous donnez à ces deux termes qui aujourd'hui, politiquement, ne signifient rien. J'évoque justement les cataplasmes parce que je ne crois pas que votre "je ne vois pas quelqu'un de la trempe de Brighelli ou de Darcos se contenter d'eau tiède et de cataplasmes" ait une quelconque valeur. Darcos et Brighelli, à supposer qu'ils soient eux-mêmes d'accord sur l'essentiel n'auront pas voie au chapitre. Par contre je crains que vous n'ayez raison lorsque vous écrivez :
" Il n'y a donc qu'en ralliant toutes les bonnes volontés, en ratissant le plus large possible, que le prochain gouvernement aura les coudées franches pour faire ce qui n'a jamais encore été fait par personne" ...mais nous n'y mettons pas le même sens !

Écrit par : victor | 29 avril 2007

horreur : "voix" au chapitre. A trop fréquenter les blogs pédagogistes....

Écrit par : victor | 29 avril 2007

Je suis profondément déçu de voir JPB engager cette mauvaise bataille. Un Eylau est à venir, trouvera-t-on une cavalerie de réserve et la Garde ? "un hussard" est déjà là, tant mieux !

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

Victor, vous n'y êtes pas. Les choses sont bien plus simples qu'on s'imagine. M JP Brighelli, si son poulain vient à gagner pourra s'énorgueillir d'y avoir contribué en ralliant à son combat contre le désastre de l'école une partie non négligeable du million d'électeurs que sont les enseignants. Gageons compte tenu des relations proches que M. Brighelli entretient avec Mme Valérie Pécresse, que M Sarkozi saura s'en souvenir. Je vois bien M. Brighelli postuler pour un poste important au ministère de l'EN et s'employer à restaurer l'école de la République! Les électeurs trancheront dimanche 6 mai.

Écrit par : buntovchik | 29 avril 2007

Pour rester dans la métaphore guerrière, Dumouriez a bien tenté d'entraîner "ses" troupes à rallier les Autrichiens : elles lui ont tiré dessus !

Écrit par : victor | 29 avril 2007

Alain Rey, quand même, c'est Alain Rey ! Je suis déçu qu'il dise des âneries en matière de pédagogie, car c'est un grand lexicographe...""

C'est parfaitement logique, au contraire, puisque le démon du "pédagogisme"scructuralo-constructiviste pique, en priorité, les spécialistes de linguistique, de sémantique. Notre lexicographe national n'avait donc aucune chance d'être épargné, surtout s'il est de gauche. Ces disciplines n'octroient pas un brevet de bon sens.

Dobolino

Ne vous laissez pas impressionner par cet Alain Rey qui est lexicographe en effet, mais qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et de sa petite discipline.

Alain Rey est un de ces vieux gauchistes assoiffé de reconnaissance médiatique qui font des efforts pathétiques pour rester dans le vent. avec ses cheveux longs et ses costumes en velours élimés, mais qui n'arriveront jamais à la cheville d'un Bernard Pivot ,

Il me fait penser au père de Stavroguine dans les Démons de Dostoïevski.

il n'a pas de mots assez élogieux pour encenser le "langage jeune", les SMS, les néologismes les plus échevelés, le rap et toutes ces belles choses qu'il met exactement sur le même plan que la langue de Racine. (nul doute qu'il a applaudi des deux mains à la "bravitude" de notre Ségolène nationale.)

Alain Rey s'intéresse principalement au vocabulaire contemporain et il est intimement persuadé que la langue française a été un instrument de domination coloniale et qu'elle est appelée à disparaître au profit d'une langue nouvelle "naturelle" et "spontanée" (vous voyez le genre)

Il se soucie comme d'une guigne de défendre la langue française, sa syntaxe, sa grammaire, la littérature et la culture française, domaines qu'il connaît du reste assez mal.

Il n'est donc pas étonnant qu'il s'en prenne à "reconstuire l'école" et aux professeurs de français qui veulent faire correctement leur travail.

En échange, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'ils ne dise que des âneries en matière de pédagogisme,

Il présidait l'année dernière le concours des " Carnets de voyage George Sand " et j'ai assisté à la cérémonie de remise des prix à Nohant (la propriété de George Sand dans l'Indre, près de Châteauroux) .

Il a avoué lui-même, que contrairement aux stipulations du réglements, les critères retenus avaient moins été la qualité littéraire des "objets", que leur aspect esthétique. J'ai trouvé cela particulièrement scandaleux.

Evidemment, personne n'a osé protester (moi non plus dans le compte-rendu que j'ai fait de l'événement et je n'en suis pas fier, mais vous savez ce que c'est que la presse de Province)

J'ai vainement essayé de parler avec lui à Nohant et j'ai abandonné la partie au bout de cinq minutes.

Heureusement qu'il y a ce blog pour dire enfin ce que je pense de ce Monsieur. J'ai donné trois fois mon vrai nom, je le donne une nouvelle fois pour qu'on ne m'accuse pas de me dissimuler sous l'anonymat (au point où j'en suis, je m'en fous éperdument, je n'ai rien à perdre) : Robin Guilloux.

"Alain Rey, quand même, c'est Alain Ray !" dites-vous...

...Non, Alain Rey, ce n'est qu'Alain Rey.

Écrit par : Robin | 29 avril 2007

Où diantre est passé Montaigne à cheval? Il nous tarde de vous lire ! Ne pourriez- vous de la pointe de votre fleuret, nous tirer le synopsis du futur feuilleton,rue de Grenelle, avec dans les rôles principaux Valérie Pecresse alias Anne d'Autriche et JPB alias Mazarin?
Difficile de feindre ignorer l'odeur du maroquin, il semble aiguiser l'appétit de ces messieurs et couvrir ces dames de subtiles phéromones!

Écrit par : Ami-entends-tu | 29 avril 2007

Je ne me suis pas concerté avec H. Grégoire mais nos posts se complètent...

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

C'est une constante à l'histoire politique que, depuis le Second Empire des militans et/ou des intellecruels de gauche passent à droite.

Des Communards ont rejoint le Général Boulanger, voire Charles Maurras et l'Action Française.

Jacques Doriot est passé du PCF au PPF puis aux Waffen SS.

Aux USA, des Néo-conservateurs éminents comme Irving Kristol ou Paul Wolfovitz viennent du trotskisme.


En France, en 1995, des intellectiuels du Groupe "Phares et Balises" se sont laissés séduire par le Chirac de la" fracture sociale" martelant que "la feuille de paie n'est pas l'ennemi de l'emploi"

Alain Soral, pamphlétaire féroce se revendiquant du Communisme est devenu la "plume" de Jean-Marie Le Pen....

Il n'est donc pas étonnant que des "antipédagogistes" issus de la Gauche rejoignent Nicolas Sarkozy .

Manuel Aeschliman , conseiller politique du candidat de l'UMP analyse depuis près de cinq ans tous les groupes de la société française pour élaborer des argumentaires propres à les séduire.


Il est donc logique de retrouver les Thématiques de "Sauver les Lettre" dans les discours de lancien Ministre de l'Intérieur.


Charles Pasqua, le Parrain politique de Nicolas Sarkozy, avait pour habitude de dire "Les promesses électorales n'engagent que ceux qui les croient"


Quant à moi, je continue mon travail de "bénédictin" privilégiant l'analyse rationnelle au détriment de l''invective polémique dont je reconnai par ailleurs la vertu cathartique mais dont je déplore l'infertilité.

lLe texte ci dessous n'a rien perdu de sa pertinence et remet les choses à leur juste place, François actuel "premier ministrable" de Nicolas Sarkozy ayant été Ministre de l'Éducation


LA LOI FILLON, UNE LOI DE DESORIENTATION POUR L’ECOLE.

D.Bazart et K. Granier, enseignantes au Lycée Guy de Maupassant à Colombes


Aujourd’hui, la loi vient d’être votée au Parlement. Si elle a pu apparaître comme « en deçà » du rapport Thélot, elle est lourde de dangers et de régressions. Une fois de plus, le débat médiatique n’a pas permis d’en saisir les vrais enjeux et certain-e-s restent persuadé-e-s qu « ’il n’y a rien dans cette loi ». Nous avons souhaité étudier de façon précise le texte de loi, parce qu’il n’est pas inutile de préciser nos analyses afin d’armer citoyen-ne-s, élèves, parents et enseignant-e-s pour résister autant que faire se peut à l’application des mesures les plus régressives.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=19

Écrit par : Henri Grégoire | 29 avril 2007

Le bon sens près de chez vous:
cela fait des mois et des mois qu'on remercie( au bon sens du terme) JPB pour ses analyses sur l'école, pour ses livres, pour ses commentaires sur la défense de l'école pour tous et....au moment où il a peut-être une chance de défendre ses idées, nos idées, au ministère, d'une manière ou d'une autre, ( et je lui souhaite la meilleure qui soit)vous préférez aller voter pour les pédagos, pour la Royal qui n'a rien de gauche et qui va laisser les pédagos enterrer ce qui reste d'à peu près correct à l'EN?
Il y a des jours où j'ai honte d'appartenir à ce corps des professeurs...

Écrit par : Thalie | 29 avril 2007

Dans la série "Elle a osé le dire..."

Entendu à la télévision tout à l'heure Madame Royal se réjouir qu'une majorité de "personnes interrogées"
(Ces personnes interrogées doivent être pour la candidate l'équivalent de l'oracle de Delphes pour les généraux qui le consultaient avent les batailles)...estimaient que la France, ce n'était ni des fontières, ni même (on appréciera ce "ni même" ) une langue, mais un drapeau et la sécurité sociale !

Se réjouir que pour une majorité de Français "interrogés", la France n'évoque pas la langue française, je trouve, contrairement à Ségolène Royal, que ce n'est pas "réjouissant".

Écrit par : Robin | 29 avril 2007

avant, pas avent...ce plus le carême !

Écrit par : Robin | 29 avril 2007

Bon, je vais aller me coucher. Voilà maintenant que je confonds le carême et la période qui précède la nativité. Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 29 avril 2007

Henri Grégoire,

lisez le tout nouveau livre de Pierre-André Taguieff, vous y apprendrez que le fascisme est d’essence révolutionnaire, ce qui peut expliquer que beaucoup de gens de gauche aient pu, et continuent de glisser vers l’extrême droite. Ce qui a fait dire à Zeev Sternhell - thèse contestable au demeurant, reprise dans les « Bienveillantes », dont le héros est imprégné de culture française - que la patrie des droits de l’Homme est aussi le berceau du fascisme, dans "Les origines françaises du fascisme".

Le livre de Taguieff est excellent.
Pierre-André Taguieff, Les Contre-réactionnaires. Le Progressisme entre illusion et imposture (Denoël).

http://www.communautarisme.net/Les-Contre-reactionnaires-Le-Progressisme-entre-illusion-et-imposture_a915.html?PHPSESSID=cdef274db9af15dd27a7934ff30fe69d

Comme JPB j’ai le cœur à gauche, mais c’est sans états d’âme que je voterai Sarkozy. Fils d’un père ouvrier de l’industrie automobile, l’école d’avant le désastre pédagogique m’a permis de devenir agrégé de physique et je ne pardonnerai jamais aux pédagogos d’avoir détruit cette école du mérite et de la promotion sociale. Je continue de voir mes amis d’enfance et ceux-ci ne voient pas en moi le social traître que les pédagogos imaginent.

Philippe.

Écrit par : Philippe Delarouzée | 29 avril 2007

Thalie, je ne voterai pas Royal, si cela peut vous enlever un peu de la honte que vous inspire le "corps des professeurs" mais de là à passer avec armes et bagages chez ceux qui ont fait leurs choux gras de la dérive libérale de la gauche... Ce serait un retour à la maison-mère de tout ce que nous dénonçons ici depuis des lustres !
Vote blanc ou abstention !

Écrit par : victor | 29 avril 2007

Vote blanc ou abstention !

Ecrit par : victor | 29 avril 2007

Pour moi de même sauf que j'ai déjà choisi : j'irai au sport et je m'abstiendrai.

Écrit par : Sandra WAGNER | 29 avril 2007

Merci pour vos rappels et pour vos analyses toujours aussi pertinentes, Henri Grégoire. Il est clair que défendre Sarko (et son acolyte Robien) après avoir tapé (à juste titre) à bras raccourcis sur le socle commun pendant des mois prouve, de la part de certains, une certaine forme de schizophrénie! (Jean-Paul?)
Sarkozy aurait prétendu qu'il rétablirait les IPES? Auquel cas, les promesses n'engagent effectivement que ceux qui y croient!

"Le risque est inhérent au libéralisme:"

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2007

C'est ce que me disait le patron de "Carrefour" il y a deux ans, qui a pris le risque de partir avec 29 millions d'euros après avoir planté sa boîte. Ou Sellières-De Wendel, renfloué par l'état de ses pertes colossales par le passé, après en avoir privatisé les bénéfices.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2007

Le vote blanc est préférable à l'abstention parce que, même si on a pris bien soin en France de l'assimiler au vote nul (afin de ne pas mettre en valeur la faible légimité de certains élus ! ), une quantité importante de votes blancs et nuls, dans le cadre d'une forte participation, est susceptible d'apparaître comme un désaveu vis à vis des deux candidats.

Écrit par : JPL | 30 avril 2007

"Henri Grégoire,


lisez le tout nouveau livre de Pierre-André Taguieff, vous y apprendrez que le fascisme est d’essence révolutionnaire, ce qui peut expliquer que beaucoup de gens de gauche aient pu, et continuent de glisser vers l’extrême droite. Ce qui a fait dire à Zeev Sternhell - thèse contestable au demeurant, reprise dans les « Bienveillantes », dont le héros est imprégné de culture française - que la patrie des droits de l’Homme est aussi le berceau du fascisme, dans "Les origines françaises du fascisme".

Le livre de Taguieff est excellent.
Pierre-André Taguieff, Les Contre-réactionnaires. Le Progressisme entre illusion et imposture (Denoël).


Ecrit par : Philippe Delarouzée | 29 avril 2007 "


Je ne lis plus les gros pavés de PA Taguieff.

D'une part, ils sont littéralement illisibles et je doute qu'il puisse apporter quoi que ce soit à un lecteur sérieux.

Je précise que j'ai tout de même fait l'effort d'acquérir son avant dernier opus "La foire aux illuminés"et j'ai dû me rendre à l'évidence: il est plus expédient, et moins couteux, en temps et en argent, de lire sur la Toile les interviews de PAT. Il s' y exprime de manière cohérente et condensé.

D'autre part , depuis qu'il a été accusé par Roger-Paul Droit de flirter avec la Nouvelle Droite , PAT a cru bon, pour des raisons qui lui sont personnelles, de rallier le camp des intellectuels médiatiques néo-conservateurs français Alain Fienkielkraut, Alexandre Adler, BHL, André Gluksman, Robert Redeker et alii...

Zeev Sternhell est lui un authentique historien des idées et la lecture de ses ouvrages est difficile de par l'étendue de sa documentation mais passionnante. Le dernier, "Les anti-lumières" est éblouissant. En creux , il fait la synthèse entre ses travaux consacrés aux origines intellectuelles du fascisme européen et ceux, moins connus, analysant le sionisme "constructiviste".


En ce qui concerne notre hôte, c'est un pamphlétaire brillant. Le subtil mélange dans "La Fabrique du crétin" de souvenirs authentiques et d'imprécations contemporaines ont fait son succès mais, comme tous ses prédecesseurs depuis les années 1980, et ils ont été nombreux, il se trouve confronté à une question: comment pérenniser ce succès de librairie?

Il a déjà sa notice sur Wikipédia.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Brighelli



Or, JPB n'est pas un expert de l'École.

Une "mission" pour un Ministre sarkozyste, Valérie Pécresse par exemple?


Pourquoi pas.

Un poste d'Inspecteur Général?


Éventuellement, la Gauche n'a-t-elle pas nommé IG le curé défroqué Jean-Claude Barreau.

Mais au-delà, jouer un rôle opérationnel au MEN, j'en doute...


Il n'est pas interdit de penser que sa bruyante prise de position sarkozyste ne vise qu'un sel objectif: faire parler de lui en cultivant le paradoxe du Sarkozyste de gauche.


Éric Besson a obtenu un beau succès sur ce créneau du marché éditorial.


À PROPOS DE LA " MASSIFICATION DE L’ENSEIGNEMENT "
POUR UNE CRITIQUE DES EXPERTS ET DES EXPERTISES
Gilbert Molinier, Professeur de philosophie
dimanche 29 avril 2007.

" Ne pas se tromper de diagnostic pour l’école ", tel est le titre d’une interview publiée récemment dans L’Humanité à la page intitulée " Plus loin que les faits ". On aurait souhaité saluer l’initiative du PCF en direction de l’école et des questions de l’enseignement, mais lorsqu’on lit cet article, on reste déconcerté. Laissons de côté la conjoncture singulière dans laquelle ces réflexions sont proposées et revenons sur quelques-uns des points forts du " diagnostic " porté à l’endroit de l’école par Annick Davisse qui pose la question : " Qu’est-ce qui fait aujourd’hui le cœur des difficultés de la situation scolaire ? Pour ma part, dit-elle, je suis persuadée qu’on le trouve pour l’essentiel dans les contradictions nouvelles de l’école publique [...] avec cette arrivée massive de nouveaux publics. "
Prétendre que le problème de l’école, c’est la " massification ", me semble extravagant. La " massification " est un thème récurrent de toutes les politiques scolaires (de gauche comme de droite) menées depuis plus de trente ans, elles se donnent l’air d’être bâties à partir de ce que l’on présente comme un constat, devenu une évidence, l’entrée massive des enfants de pauvres au collège et au lycée. La gauche, en bon samaritain, vient au secours des " enfants du peuple " pour l’éduquer.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=88

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Retrouvé dans mes archives ce débat de nov 2003. Xavier Darcos /Meirieu :
sans commentaire, car entre les deux possibles ministrables :
YAPAFOTO!!!

Darcos: La pédagogie ne doit pas se substituer au savoir. Non pas tant, d'ailleurs, pour les apprentis enseignants, qui ont déjà une formation générale solide, que pour les élèves. Durant les années 1970-1990, les élèves ont été largement invités à être les auteurs de leur propre formation : ils ont été incités à se former en s'appuyant sur leurs convictions, leurs désirs, pour construire du sens et du savoir. Cette pédagogie de la spontanéité, de l'autopromotion a été extrêmement nuisible à ceux qui avaient le plus besoin de nous : c'est-à-dire - je n'hésite pas à le souligner - qu'elle a fini paradoxalement par constituer un déni de démocratie. Les jeunes qui étaient bien entourés par leurs parents pouvaient laisser libre cours à leur fantaisie, sans risque important pour leur formation culturelle : l'environnement familial compensait. Mais ceux qui avaient des assises culturelles plus fragiles n'ont pas tiré leur épingle du jeu d'un enseignement fondé sur le ludique, l'autoconstruction et la remise en cause de toute hiérarchie. (...)
Philippe Meirieu - Je ne me définirai évidemment pas comme un « pédagogiste ». Je prétends simplement que, s'il est vrai que l'on enseigne toujours quelque chose, il n'en est pas moins vrai qu'on l'enseigne toujours à quelqu'un. Sur les années 1970-1990, vous caricaturez : on ne peut absolument pas parler d'une renonciation généralisée des enseignants à leur autorité. Après la récréation de 1968, l'ordre est vite revenu. Depuis, les sanctions dans l'école n'ont pas cessé d'augmenter. Et je refuse complètement d'assimiler la volonté d'impliquer l'élève dans ses apprentissages avec la généralisation du spontanéisme. C'est tout le contraire : cette implication demande un travail pédagogique considérable ! Organiser ce que nous appelons une situation d'apprentissage, au cours de laquelle l'élève va être conduit, dans une activité où il s'implique, à découvrir et à construire des connaissances n'est, en rien, une attitude non-directive ! (...) Bien sûr, je reconnais qu'il existe une forme de « pédagogie active » - libérale en quelque sorte - qui profite aux enfants ayant trouvé leur costume d'écolier au pied de leur berceau, ceux qui font les exposés spontanément, qui fréquentent les maisons des jeunes et de la culture, les associations ou les organisations culturelles. Mais vous semblez ignorer qu'il faut surtout mobiliser les autres sur les savoirs scolaires et que cela passe, évidemment, par le fait de les rendre actifs. Car les enseignants sont confrontés aujourd'hui à la nécessité de transmettre des savoirs à des élèves qui ne veulent pas toujours apprendre et ne voient pas bien ce qu'ils font à l'école... et c'est bien affaire de pédagogie. C'est même la grande affaire de la pédagogie ! (...)

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2007

Quelqu'un sur ce blog pourrait-il confirmer (ou éventuellement infirmer) l'information selon laquelle le président Jacques Chirac aurait demandé de ne pas célébrer le 400ème anniversaire de la naissance de Pierre Corneille (1606-1684) l'année dernière "pour ne pas froissser la communauté d'origine maghrébine" ?

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

"Lisez le tout nouveau livre de Pierre-André Taguieff, vous y apprendrez que le fascisme est d’essence révolutionnaire, ce qui peut expliquer que beaucoup de gens de gauche aient pu, et continuent de glisser vers l’extrême droite. Ce qui a fait dire à Zeev Sternhell - thèse contestable au demeurant, reprise dans les « Bienveillantes », dont le héros est imprégné de culture française - que la patrie des droits de l’Homme est aussi le berceau du fascisme, dans "Les origines françaises du fascisme"."

Exact : Alain Soral, déçu (et on le comprend) de la coquille vide PCF est devenu une des principale source d'inspiration du FN - et c'est d'ailleurs ça avant tout qui explique la fuite des électeurs de Le Pen avant toute autre explication. Néanmoins l'homme a un sacré bagou (dans le genre Barthes : "beaucoup de saveur, peu de savoir") (et il est à mon sens dangereux).
A côté de lui (ou avec lui), la Gauche Nationale (les sociaux nationalistes) sont une branche du FN. Leur dada ? Proudhon, grand socialiste et grand antisémite du XIXème siècle.
C'est cette tendance qui a piraté un clip de la rappeuse "pacifiste pro-palestinienne antisioniste" (hum...) Keny Arkana en gardant les paroles. La rappeuse s'est sentie insultée, il n'empêche : elle et une bonne partie de l'extrême-gauche sont bien plus proche idéologiquement de cette branche du FN que du PS...

*****
Sinon, pour ceux que ça intéresse et qui ne l'auraient pas déjà écouté, 10 minutes de bonheur en compagnie d'Alain Finkielkraut qui nous parle des sujets idéologiques en SVT et en français au bac 2005 :

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/alain-finkielkraut-lignoble-lily-de.html

Écrit par : imam grouik-grouik | 30 avril 2007

"Quelqu'un sur ce blog pourrait-il confirmer (ou éventuellement infirmer) l'information selon laquelle le président Jacques Chirac aurait demandé de ne pas célébrer le 400ème anniversaire de la naissance de Pierre Corneille (1606-1684) l'année dernière "pour ne pas froissser la communauté d'origine maghrébine" ?"

Ecrit par : Robin | 30 avril 2007


La seule information que j'ai pu trouver est sur un site villièriste.

"Une autre raison, beaucoup plus dangereuse, peut être avancée pour expliquer ce silence. Les pièces de Corneille ne font pas partie de la "littérature hallal". Pour être plus explicite, certaines oeuvres seraient susceptibles de choquer les musulmans intégristes. Il est vrai que dans Le Cid, Rodrigue combat contre les Maures ! Quelle horreur ! Chirac ne s'y est pas trompé en faisant annuler toutes les commémorations pour le 400e anniversaire de la naissance de Pierre Corneille."

http://lesgaullistesdegauche.hautetfort.com/tag/MOUVEMENTPOURLAFRANCEAVECDEVILLIERS

À mon avis , il s'agit d'une rumeur, s'inscrivant à la fois dans la "Théorie du complot" et dans la thématique initiale de PDV: "l'islamisation de la France".



Ce n'est pas plus sérieux que la diatribe de Robert Redeker dans le Figaro qui attribuait à mise en application de la "charia" la décision de la Mairie de Paris d'interdire les "seins nus" et le port du string à Paris plage l'été dernier.



C'est un vieux thème de l'Extrême droite mis au point par François Duprat lors de la création du Front National.



L’idéologie soixante-huitarde fait école
RACHEL
samedi 28 avril 2007.


Un album pour enfants nous a été présenté, en cours de Français, en début d’année ; cet album s’appelle "Les chatouilles". Lorsqu’il a circulé dans la classe, cet album a suscité quelques réactions étonnées, voire choquées. Il semblait étrange à certains d’entre nous de voir représentés deux enfants dans des positions rappelant un peu trop des ébats amoureux d’adultes.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=99

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Décidément mes archives me servent:
Voici Stéphane Bern sur le non-anniversaire de Corneille dans un exemple de cette veulerie qu'on me reproche de stigmatiser. Il s'agit bien d'infamie et de barbarie. C'est ce que disait Goethe lorsqu’il reconnaissait, dans le dédain de son époque envers Raphaël et Le Titien, « un retour à la barbarie », et confiait à Eckermann : « Nous y sommes en plein. Car en quoi consiste la barbarie sinon précisément en ce qu’elle méconnaît ce qui excelle ? » (Chacun a les citations de Goethe qui lui ressemblent)


Par Stéphane BERN

Ô rage, ô désespoir !


Par quel obscur et coupable aveuglement la France officielle se refuse-t-elle aujourd’hui à célébrer dignement le 400e anniversaire de la naissance de Pierre Corneille ? Bien qu’il n’ait pas choisi de naître, à Rouen, un 6 juin 1606, l’auteur du Cid semble diabolisé par les autorités, comme tombé aux oubliettes de la république des lettres. Il est en disgrâce, condamné au purgatoire. En d’autres temps, moins corsetés par la dictature des idées politiquement correctes, on aurait joué Tite et Bérénice à la Comédie-Française, un timbre aurait été édité, les collégiens auraient appris Cinna, Polyeucte ou Rodogune pour le spectacle de fin d’année scolaire. Hélas, l’école républicaine l’a délaissé avec mépris. Corneille est victime d’un délit de « sale gueule ».
Que lui reproche-t-on ? D’abord, d’avoir été un écrivain royal et catholique. Ensuite, le célèbre « dilemme cornélien » est pour le moins passé de mode : ce choix épineux entre l’amour et le devoir, le plaisir immédiat et le sens du sacrifice fait l’effet d’un plan d’austérité quand la société réclame de la frivolité. Ses pièces, aussi, ne sont guère au goût du jour quand il fait beau relire l’histoire et le passé à l’aune des idéaux du moment : allez expliquer en salle de cours pourquoi les héros européens, fidèles sujets de rois catholiques, triomphaient toujours de l’ennemi maure ou turc ! L’exaltation chauvine d’un temps où l’idée de nation n’existait pas passerait facilement aujourd’hui pour du racisme. Corneille exalte des vertus trop hautes pour des temps devenus trop médiocres et une société qui prise moins l’héroïsme, l’honneur, le devoir, l’abnégation ou le dévouement que l’argent facile, les honneurs de la téléréalité, l’hédonisme sans frein et le matérialisme arrogant.
A quoi bon lire Corneille dans les petits classiques Larousse tant qu’on n’a pas fini de dévorer les « Mémoires » de Loana ou les « Pensées » de Steevy ? Comme Chateaubriand le légitimiste, ou tant d’autres, Corneille est passé à la trappe. D’ailleurs, sur tous les moteurs de recherche, le chanteur Corneille a désormais pris le pas sur l’auteur des tragédies. Défendre Pierre Corneille relève, en ce quatrième centenaire, d’un juste combat contre l’appauvrissement de notre culture et de notre langue et la perte de notre richesse intellectuelle.
L’Etat n’a rien prévu le 6 juin. Seul, le château du Champ de Bataille, près de Rouen, entend célébrer l’anniversaire de sa naissance par des représentations de L’Illusion comique. Mais à Paris, où aucun lycée ne porte le nom de Pierre Corneille, une voix d’outre-tombe murmurera : « N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2007

Je pars dormir, en me tenant les côtes.
Mon brusque éclat de rire a réveillé mon chien, mais pas mes enfants, j'espère. Les délires des pauvres obsédés du complot frontiste sont décidément impayables et Stéphane Bern appréciera.

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2007

J'essaie vainement de faire passer un texte assez éclairant concernant Nicolas Sarkozy. On dirait que ce dernier est déjà passé, et qu'Anastasie est revenue! Pas moyen de faire figurer ce texte, assez édifiant, sur notre vraisemblablement prochain chef. Quelqu'un aurait-il une autre explication que la mienne? (Il s'agit d'un simple "copié-collé".)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2007

Surtout que les frontistes (je parle des cadres) n'ont strictement rien contre les musulmans et que toutes les manoeuvres contre l'islam dans les années 80 ne furent que des manipulations destinées à prendre des voix.

La doctrine du FN à propos de l'islam c'est : respect vis-à-vis d'un nationalisme certes concurrent, mais d'un nationalisme quand même. Historiquement, à la suite de l'alliance Hitler/Al Husseini, l'extrême-droite européenne a été d'une grande aide dans la "cause" des arabes de Palestine.

Nationalisme me direz-vous ? Mais qu'est-ce qu'il chante donc cet horrible fasciste d'extrême droate de monsieur Gruk ?

Les moins calés penseront à Nation of Islam aux USA, les plus calés repenseront à la signification du mot Oumma (cf le site des frappadingues oumma.com). Les curieux iront écouter le discours de 50 minutes du très musulman Az-Zarkawi (sous-titres français) :http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/ralit-du-conflit-entre-lislam-et-la.html

Écrit par : imam grouik-grouik | 30 avril 2007

"400 ans : "Nai-je donc tant vécu que pour cette infâmie ?"

Merci Cadichon pour ce texte de Stéphane Bern que je ne connaissais pas et que je trouve très bon sur le quadricentaine de la naissance de Pierre Corneille.

Pauvre Corneille, pauvre Gérard Philippe et pauvre Jean Villard (des hommes de droite sans doute ?)...

"Usque non descendam ?"

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

Quant au Cid et à l'interdiction de célébrer son 400aire, lire cette horrible intervention d'un fasciste notoire heureusement disparu après avoir écrit cette infâmie :

La dernière colère de Jean-François Deniau

Corneille, objet de ressentiment

Jean-François DENIAU

L'été dernier, Jean-François Deniau avait envoyé à L'Express un texte vengeur sur le sort funeste fait par nos ministères au 4e centenaire de Corneille, article qui n'avait finalement pas été publié. C'est un document inédit : nous mettons en ligne aujourd'hui ce coup de gueule qui ressemble tant à son académicien d'auteur, mort mercredi.

Sommes-nous tombés sur la tête ? Après la quasi-non-célébration d'Austerlitz, mais celle de Trafalgar, la logique devait nous conduire à appeler la gare Montparnasse Waterloo Station et à débaptiser quelques boulevards portant des noms de maréchaux. Je vois assez bien une grande avenue Sedan. Quant au pont d'Iéna, pourquoi pas pont d'Azincourt ? La mode actuelle est de nous donner en modèle nos revers, nos échecs, nos fautes. Elles ne manquent pas... Bref, de faire de nous un antimodèle. N'oublions pas de supprimer avenue et lycée Voltaire, qui, lui, fit vraiment fortune avec la traite, et non ce pauvre Corneille.

Corneille... L'année 2006 devrait fêter le 4e centenaire de sa naissance. Grand auteur français. Un classique entre les classiques. Les ministres compétents - Culture ou Éducation, je m'y perds - ont dû prévoir de solennelles manifestations d'hommage ? Eh bien, non ! À cette date, rien d'important n'est organisé. D'obscurs sbires de corridors, qui régentent notre vie intellectuelle, auraient découvert une parenté de Corneille avec un bourgeois de Rouen, qui, comme tout habitant des ports, de la Suède au Portugal en passant par Nantes, Bordeaux et toute l'Angleterre, a pratiqué la traite des nègres, en concurrence avec les Arabes et les tribus africaines elles-mêmes. Corneille est donc déclaré politiquement incorrect et ne sera pas célébré. Je signale que de telles punitions familiales, s'étendant sur plusieurs générations, ont été le signe des pires dictatures. Il est triste de la voir régner dans nos antichambres.

LeCidDetMais, direz-vous, il y a quand même Le Cid ! Les plus anciens d'entre nous se souviennent du Cid monté par Jean Vilar, qui n'était vraiment pas de droite, pour le Théâtre national populaire, qui ne l'était vraiment pas plus, avec Gérard Philipe dans le rôle. Et dans Paris, et dans la France entière, ce fut une rumeur de bonheur, d'admiration, d'émotion. On s'appelait au téléphone, on s'écrivait, on se donnait rendez-vous. Eh bien, c'est fini. Le Cid est mal vu. Est même honni. J'ai entendu la condamnation : "Une pièce d'extrême droite." Nos penseurs de l'Education auraient autorisé une exception à Rouen, ville natale de Corneille, mais au titre de la politique culturelle locale, sans plus. Et attention, pas Le Cid en français, pas celui écrit par Corneille, non, un Cid interprété en chébran ou autre langage des banlieues. Je ne peux pas le croire. Les autorités compétentes vont s'indigner, à juste titre, que de pareilles rumeurs infâmes puissent être répandues. Déjà, je bats ma coulpe et fais amende honorable.

Alors on me dit - je ne peux toujours pas le croire - qu'il y aurait dans le cas du Cid plus grave qu'un délit familial de commerce de bois d'ébène datant de plusieurs siècles. Un crime de mots. De mots inadmissibles. Réactionnaires, extrémistes, provocateurs. J'aime les chiffres. Dans le théâtre de Corneille, le mot gloire est prononcé 770 fois. Devoir, 344 fois. Honneur est cité 544 fois, courage, 346 fois, vertu, 526 fois... L'Éducation dite nationale peut-elle tolérer pareilles provocations ? Cela ne suffit-il pas à condamner une œuvre, à la rejeter aux poubelles de l'Histoire, à la taxer d'infamie ? Des mots impardonnables. Les dictatures ont toujours été très portées sur la condamnation des mots et par les mots. Je me souviens de la "hyène dactylographe", qui avait supplanté le "rat visqueux", un peu vieux jeu. Nos maîtres de la pensée sont à bonne école.

Ce que je viens d'écrire est sûrement faux, malveillant, mal informé, condamnable, diffamatoire, une atteinte déterminée à la considération et à la dignité de ministères respectables et de spécialistes éminents. Soit. Nous ne sommes qu'en août. L'année se finit en décembre. Je vais donc recevoir un démenti particulièrement cinglant, précisant notamment les grandes célébrations prévues, et depuis quelle date, pour honorer comme il convient l'année Corneille et Le Cid. Ce démenti cinglant, je l'attends ; oserais-je le dire, je l'espère. On a sûrement exagéré des ragots irresponsables. Les fonctionnaires dits compétents dormaient. J'aurais au moins contribué à les réveiller. Vive Corneille et Le Cid !

source : L'Express, vendredi 26 janvier 2007

Écrit par : imam grouik-grouik | 30 avril 2007

Encore à propos de Corneille, le compte-rendu d'un livre sur un blog (pas le temps de voir la couleur politique, désolé)

La Ferme aux professeurs

La Ferme aux professeurs : Journal d'un stagiaire de François Vermorel.

Les livres dénonçant l’Education nationale sont à la mode mais « La ferme aux professeurs » a la particularité de ne pas être un essai mais le journal d’un enseignant stagiaire. Ce qui le rends très agréable, très vivant grâce à ses dialogues et à des anecdotes très décapantes. François Vermorel relate quelques épisodes de sa vie pendant les deux années qu’il a passées à l’IUFM, en tant que professeur stagiaire de lettres classiques. Nous découvrons que cet organisme chargé de « former » les jeunes enseignants les dégoûte plutôt de ce métier. Ce voyage au cœur de cette institution est vraiment surprenant et déroutant. Je ne pensais pas qu’on pouvait aller aussi loin dans la bêtise. C’est le monde à l’envers :ce sont les professeurs qui doivent s’imprégner de la culture de l’apprenant. Toutes les formes de communications se valent selon ces gourous des nouvelles pédagogies qui imposent un moule idéologique digne de l’époque stalinienne. On leur rappelle sans cesse ce qu’est la citoyenneté. Le Cid de Corneille y est vivement déconseillé car il ferait l’apologie du racisme.
Des cours de psychologie de l’adolescent y sont donné. Là aussi les formateurs rivalisent de stupidité. Le thème de la violence y est abordé et on comprend pourquoi elle ne cessera d’augmenter lorsqu’on entend le discours d’une formatrice : « La violence des jeunes répond à la violence exercée par l’ordre établi. Il est évident que cette forme de révolte est légitime et je vous rappelle que le Déclaration des droits de l’Homme reconnaît le droit à la résistance contre l’oppression. »
A la lecture de livre, on ne peut que s’interroger sur la responsabilité de ces pédagogues dans la faillite de l’école au développement de l'illettrisme et à la montée de la violence.

*****

Bon, je pense qu'en allant sur google, on pourra trouver d'autres documents allant dans ce sens.

Écrit par : imam grouik-grouik | 30 avril 2007

Pardon, j'ai oublié de donner l'adresse du blog en question :
http://ungraindesable.hautetfort.com/archive/2006/02/index.html

Écrit par : imam grouik-grouik | 30 avril 2007

Cher Jean-Paul,

Dans le cadre de mon travail de "Bénédictin", je viens de publier sur mon blog "Les Amis de l'ABC" une critique virulente et argumentée du "pédagogisme" du duo VGE/René Haby datant de 1975.


Je vous serais infiniment reconnaissant de bien vouloir me donner votre avis.


Aux sources du "pédagogisme"
La réforme Haby : démagogie et réalité
L’école et la nation- Février 1975
lundi 30 avril 2007.





L’école malade du régime

Rarement le divorce aura été aussi grand entre la paille des mots et le grain des choses. A la lecture des " Propositions pour une modernisation du système éducatif " on ressent constamment la volonté du pouvoir de récupérer, pour mieux les dévoyer, des aspirations réelles et profondément justes : moderniser l’appareil éducatif, lier l’école à la vie, rénover les contenus et les méthodes.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=78

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Bonjour,

Concernant les savoirs:


"en réaffirmant la capacité de tous nos élèves, quelles que soient leur origine et leurs conditions de vie, à accéder à des qualifications et à des savoirs" (Roland Hubert)

Mais quand on ne sait ni lire ni écrire, ni compter, à quelles qualifications et savoirs accèdent-on?

Depuis les années où j'ai commencé ma carrière, j'ai vu arriver de plus en plus d'analphabètes en fin de collège.Des gens qui peuvent difficilement (voir pas) lire et encore moins écrire un texte. Il est certain que dans ces conditions, ils ne risquent pas de vouloir apprendre ou de trouver du sens à l'école.J'ai vu aussi des élèves gentils devenir imbuvables en 3ème à force de rester sur une chaise 7 heures par jour sans rien comprendre.

Concernant l'apprentissage:

je suis pour l'apprentissage à 14 ans parce que oui, certaines personnalités ne sont pas faites pour l'étude.

Et alors?

Quel snobisme typiquement français, habillé d'humanisme et de bonnes intentions !En vérité, la base du refus de l'apprentissage 14 ans est une horreur non avouée pour les métiers manuels tenus pour incarner le "bas de l'échelle sociale".

Des élèves qui auraient pu faire des Secondes générales ont pourtant préféré aller en pâtisserie ou en coiffure . . . on a aussi vu des parents refuser obstinément, et contre tout bon sens, de laisser leurs enfants faire de simples stages car c'était trop infâmant!Les élèves eux-mêmes ne demandaient que ça!
Combien d'élèves insupportables à l'école, se sont aussi révélés totalement différents sur un lieu de travail avec un patron (image déplacée d'un père souvent absent à la maison) ??? A travailler de leurs mains, à produire quelque chose de concret, à bouger physiquement . . .

L'important me semble-t-il, est qu'ils aient des bases solides qui leur permettent de raccrocher un Bac Pro s'ils décident par la suite de se spécialiser, de pousser leur formation . . . LIRE ECRIRE COMPTER.

Pour ces enfants, la dernière année de collège est souvent celle de trop.Combien de feuilles blanches rendues, d'heures passées affalés sur les tables, complètement ailleurs? L'un d'eux, fort gentil d'ailleurs, m'a dit une fois: "Madame, je vais attendre encore un an sur cette chaise pour faire ce que je veux."

Concernant le "travail des enfants" (!!!!!):

Quelle drôle de société, qui laisse des gamins de 14 ans ouvrir la bouche pour dire tout et n'importe quoi, qui les laissent tenir tête à leurs enseignants, surfer sur n'importe quels sites, créer des blogs, entendre et voir les déboires de leurs parents (qui n'ont parfois de parents que le nom tant leur attitude est loin de leur devoir!), faire des grèves . . .

Mais . . . . . . . . qui lorsqu'ils ont un vrai projet, sont par-contre trop jeunes pour l'accomplir parce que là, bizarrement, ils ont la vue trop courte!

Travailler, c'est très sain. Mais que dis-je! Le "travail des enfants" vous rendez-vous compte? D'abord à 13 ans, ce ne sont plus des enfants mais des adolescents. Ensuite, en Islande par exemple, qui n'est pas un des pays les moins arriérés, le travail rémunéré des "enfants" dès 13 ans pendant les vacances par exemple est quelque chose de tout à fait admis . . . Les horaires et les types de travaux autorisés varient avec l'âge des jeunes . . .Ils ont l'air d'y survivre on dirait!

Conclusion:

pour qu'un choix soit un véritable choix, plusieurs composantes doivent être réunis.

Si un élève a en main les clés pour suivre un collège, alors déjà, les dés ne sont pas pipés.

S'il décide de suivre une voie professionnelle en 4ème par exemple, non par défaut, pas parce qu'il n'arrive pas à suivre, mais parce que c'est ce qui lui correspond profondément, et parce qu'il aura eu accès véritablement aux 2 possibilités, ne devrait-il pas être écouté?

Enfin, le contact avec le monde du travail dès l'entrée dans l'adolescence ne serait-il pas extrêmement formateur pour les jeunes et ne leur permettrait-il pas de voir ce monde avant de choisir d'y entrer plus tôt que les autres par exemple?

Écrit par : TulipeNoire | 30 avril 2007

Concernant l'apprentissage:

je suis pour l'apprentissage à 14 ans parce que oui, certaines personnalités ne sont pas faites pour l'étude.

Et alors?

Tulipe noire 30 avril 2007

J'ai même tendance à croire que c'est d'ordre génétique! Sinon, comment expliquer cette pathologie sociale?

Écrit par : buntovchik | 30 avril 2007

"La médiation phonologique à tiroirs et le théâtre lexical.

Une personne énonce une phrase qu’elle découpe de façon inattendue et les autres doivent découvrir quelle est cette phrase :

Voici un exemple : « t uv as bien ? »… « tu vas bien ? » ;
Chaque phonème doit être prononcé tel qu’il est dans le mot et non tel qu’il devient dans la nouvelle interprétation.
Autre exemple :
« i In ias onn (pour faire la liaison) innoc ence »… « il nia son innocence ».

« Ils battent la terre, remuent la poussière pour atteindre le sol humide, compact au milieu des femmes qui se plaignent Baba, la bouche en réceptacle de la pluie souhaitée rafraîchir
qui sait qu’elle se remplira
offrir qui l’or qui l’argent, pour les blés pas de pitié
du soleil, sur les arpents que l’homme de la famille
de sa terre pour ses enfants, un autre printemps,
qui sait encore ce que la terre rapportera.
Marre, elle en a marre
Sur elle, lacérée dans nos cœurs, il y a lointain
D’autres gens qui viennent pour nous séduire
Et puis la ville, la rue, retrouver une personne connue dans la cohue
Cousinage en voie de disparition, pas de retour possible, retourner où,
Vers les origines patrimoniales, propriété privée, héritage, la visite du notaire
Alors on fait quoi, que comptez-vous faire, l’immeuble, le porche enchevêtrés,
Un chat dans un évier qui s’embête,
l’œil-de-bœuf,
sous le ciel éperdument. »

Voici ce texte recomposé par J. en théâtre lexical (nous ne pouvons rendre compte ici de la mélodie et du rythme utilisé qui sont très travaillés et rendent le résultat fort théâtral) :

« Plaignent ce qui femme des cris au compact humide terrelabatentil ?
Babal bouchen récept’ acle
En sur d’eau et dans retour la pluie bleulacée dans gens cohue la ci’ ble
L’argent, quilorqui pitiédepas
potripropovée rita’ j visiten’ ter
faire vous compte que (répéter en accélérant)
me ble
cha-ca-na-ri-ta-tour-zi-revient-que-rapor-se-panblé-ré-plein-con ? mu !!!
i-i-i-i-i
li-i-i-i-i-i-a louai nain tain
d’au au autres gens
que vi ne per sous ne du iré
ep huil avec ilur et rouv
(accent anglais) run run run of spare
dans lac’ ohue dans lac’ohue
zinaianv zinaianv. »

Je dédie ce texte de "remédiation" pour dyslexiques à Maurice Maschino, auteur de "l'école de la lâcheté", et bien sûr à Jean-Paul.

Anne-Marie.

(PS : mon correcteur s'est affolé et a pété les plombs, moi aussi.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 avril 2007

Jean Vilar sans d

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

Le mandat de Jean Vilar à la tête du TNP s'achève en 1963. Il se consacre dès lors entièrement au festival qu'il a créé. Celui-ci se développe et s'institutionnalise au point que le directeur devient la cible d'importantes critiques. Il est dénoncé en 1968 comme un deuxième Salazar.

En lisant la notice consacrée à Jean Vilar sur Wilkipedia, je tombe sur ce paragraphe qui rappelle la part de stupidité de ces années-là (tristes souvenirs aussi de l'arrogance et du sectarisme de certains gauchistes à Nanterre).

Henri Grégoire, j'ai beaucoup d'estime pour vous et pour Lucien Sève, mais son texte est aussi vieux que le Mur de Berlin.

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

Le vote blanc est préférable à l'abstention parce que, même si on a pris bien soin en France de l'assimiler au vote nul (afin de ne pas mettre en valeur la faible légimité de certains élus ! ), une quantité importante de votes blancs et nuls, dans le cadre d'une forte participation, est susceptible d'apparaître comme un désaveu vis à vis des deux candidats.

Ecrit par : JPL | 30 avril 2007

Pour ma part ma décision est définitive et hélas pour les ségolénistes ou sarkozistes en herbe, je ne reviendrai pas en arrière. Je précise que je suis militante UDF. Sur le sujet de l'école, je n'ai pas la science infuse et je ne porte aucun jugement sur les convictions de chacun étant donné que je ne suis pas enseignante. Je suis par contre entièrement de votre avis qu'il faille reprendre pour être claire les 5 principes de Condorcet.

Je réitère simplement ce que je dis sur mon blog. Mon ressenti est le suivant et je donne simplement mon avis sur un plan politique et notamment sur son fonctionnement : en dépit de mon sens civique, pour la première fois de ma vie, je n'ai aucune envie d'aller voter au deuxième tour.

Pourquoi ? Parce qu'il y avait justement une différence de fond, majeure, entre la candidature Bayrou et les autres. Voter Bayrou, c'était faire preuve d'une exigence démocratique, d'une conception de la politique basée sur le respect, l'écoute et le dialogue, le refus de la caricature et des promesses que l'on fait à toutes les catégories, tout en les sachant irréalistes. Basée sur la volonté de traiter les réels problèmes plutôt que de les contourner. C'était le choix d'une méthode qui consiste à convaincre par la pédagogie, plutôt que d'imposer et de diviser. C'était tenter de porter au pouvoir des hommes et des femmes intègres, qui sont restés tout au long de la campagne cohérents et fidèles à leurs principes humanistes, quand les autres modifiaient leur discours au jour le jour, afin de mieux caresser l'opinion dans le sens du poil, ou de couper l'herbe sous le pied d'un adversaire, montrant ainsi que leur seule vraie conviction est l'appétit du pouvoir.

Oui, une exigence démocratique, n'en déplaise à M. Colombani et à ses éditoriaux qui font se retourner dans sa tombe M. Beuve-Méry. Nous avons vu ce que donnait l'Etat UMP comme l'Etat PS : copinage, népotisme, démagogie, manipulations en tout genre, incapacité à relever les défis de la mondialisation, absence totale de pédagogie. Une pédagogie pourtant indispensable pour expliquer aux Français les évolutions du monde, les contraintes qui imposent des réformes difficiles, et même douloureuses, pour éviter le déclin et la faillite annoncée de notre modèle social, à un terme qui n'est plus très éloigné.

Nous allons entendre, d'ici le 6 mai, un flot de belles paroles destinées à séduire. Une confrontation droite - gauche dans un esprit clanique, des discours basés sur la diabolisation de l'autre, une radicalisation du débat qui incitera à coup sûr aux messages simplificateurs, plutôt qu'au dialogue constructif et ouvert qu'aurait permis la présence de François Bayrou au second tour. (Perso, au risque de choquer les sarkozistes en herbe, j'ai davantage apprécié le débat avec Sego/Bayrou que celui de Le Guen/Bertrand, discussion durant laquelle ils se sont envoyés des cannonades à boulet rouge. Dans le cadre des élections présidentielles je trouve que leur comportement (tant pour la droite que pour la gauche) est carrément pitoyable et pathétique. Pour Xavier Bertrand, quand on a le mot "respect" à la bouche, on évite de lancer des invectives tout au long du débat et mon commentaire vaut aussi pour l'adversaire).

Ce que M. Colombani appelait vendredi un "impératif démocratique" est en fait, pour moi, le contraire même de l'idéal démocratique. Pour toutes ces raisons, il me paraît impossible, contraire au fondement même de mes convictions, de voter pour l'un ou l'autre des deux candidats qualifiés pour le second tour. Et ce constat me désole profondément.

Nous n'avons pas été assez nombreux à vouloir dépasser les clivages et mettre fin au système. Dommage. Mon espoir est maintenant que François Bayrou, après cette bataille perdue, poursuive le combat pour une démocratie moderne, respectueuse et exigeante, où chacun apprend à écouter et à accepter l'autre, plutôt que de chercher à triompher des autres.

Cet avis personnel n'engage que moi mais personnellement je m'abstiendrai par soucis de cohérence envers mes convictions personnelles et par loyauté également envers le leader que je défends et qui pour ma part (je précise qu'il s'agit de ma seule opinion personnelle en étant consciente que personne en politique ne détient la vérité biblique) était capable, lui seul, d'apporter des solutions originales et novatrices et surtout un profond changement au fonctionnement même de la politique.

Pour la première fois et parce que le système ne permet pas de comptabiliser les votes blancs, je dérogerai à mon devoir civique. Je refuse l'étatisme exacerbé mais je refuse aussi un régime bonapartiste, où tous les pouvoirs seront concentrés dans une seule main quand le parlement ressemblera bel et bien à une simple chambre d'enregistrements.

Voter blanc c'est donner le ticket d'entrée à celui ou celle (et particulièrement CELUI) qui selon moi ne doit pas accéder à la fonction suprême. N'en déplaise à quiconque, mais face à ce concentré d'IZNOGOUD bourré de vilénie,qui ne souhaite qu'être le calife à la place du calife, je préfère plutôt m'adonner au sport ou à la pêche que d'aller voter pour un animal pareil...Ca vaut pour la Sainte Vierge également.

Par conséquent et par loyauté envers François Bayrou, je m'abstiendrai tout simplement.

Tel est le fond de ma pensée et je ne bougerai pas d'une ligne.

Écrit par : Sandra WAGNER | 30 avril 2007

Henri Gregoire,

...D'ailleurs ses critiques ont été prises en compte. Il n'y a plus de classes technologiques (en 3ème et en 4ème) au collège depuis 96, les CPPN ont disparu dans les années 80, ainsi que les orientations après la 5ème (en 89). Tous les élèves vont donc jusqu'en 3ème avec deux langues vivantes. Lucien Sève ne pourrait que s'en réjouir.

Alors comment se fait-il que, sur le terrain, les choses aient été de plus en plus mal ?

Le capitalisme, le contexte socio-culturel ? Le pédagogisme ?

Quand Lucien Sève parle de l'excellence du système éducatif des pays de l'Est et en particulier de l'ex RDA, il omet de souligner la discipline quasi militaire et les organisations de jeunesse.

Nous avons aussi un problème avec la liberté, mais ce n'est pas le même problème.

Bref, je ne vois pas en quoi ce texte peut nous aider à avancer,

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

Dobolino

Ne vous laissez pas impressionner par cet Alain Rey qui est lexicographe en effet, mais qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et de sa petite discipline.



"Alain Rey, quand même, c'est Alain Ray !" dites-vous...

...Non, Alain Rey, ce n'est qu'Alain Rey.

Ecrit par : Robin | 29 avril 2007

Pour la fin, ce n'est pas de moi! pour le début, je ne suis impressionnée par personne! Ni le professeur Huby quand j'avais 18 ans, ni Brighelli, ni Rey dont j'ignorais jusqu'au nom avant mercredi 25/04 à dix-sept heures.
Ne me prenez pas pour plus conne que je ne suis! Merci.
Ici, j'ai appris beaucoup! J'ai beaucoup réfléchi!
J'ai réussi avec brio mes études à l'époque que vous regrettez. Aussi, dans ma naïveté, je pensais que ce système était bon. Forcément, c'est humain! On ne va quand même pas critiquer ses propres diplomes.
Maintenant, vos propos m'ont bien déstabilisée. Je pense aller vers un nouvel équilibre.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2007

Je suis absolument persuadé que la plupart des participants à ce blog auraient porté Alain Rey aux nues avant sa prise de position concernant l'appel mais que, du fait de cette prise de position, il ne vaut à leurs yeux et maintenant plus tripette...
Sandra, c'est avec Sarkozy que le parlement ressemblera vraiment à une chambre d'enregistrement. Il l'a presque dit de manière explicite. Je me permets de vous redire ça, bien que votre décision semble irrévocable.
On ne voit plus Pedro (Cordoba) et Françoise Guichard ici? Sont-ils à ce point effarés de la tournure quasi-générale que prend ce blog, et de sa droitisation?
Je réitère ma demande, concernant le texte que je voulais faire passer ici, et qui nous dépeint le programme de Sarkozy. Jusqu'à présent, il n'y avait aucun problème pour effectuer ce genre de démarche. Le deuxième tour aurait-il déjà eu lieu à l'insu de son plein gré? En attendant, je vous recommande la lecture de la BD- historique: "la face Karchée de Sarkozy", de Richard Malka, avec des dessins de Riss. Edifiant et jubilatoire. On a encore une semaine pour ce faire.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2007

Sandra, c'est avec Sarkozy que le parlement ressemblera vraiment à une chambre d'enregistrement. Il l'a presque dit de manière explicite. Je me permets de vous redire ça, bien que votre décision semble irrévocable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2007

C'est bien ce que je dis Christophe...

Écrit par : Sandra WAGNER | 30 avril 2007

Dobolino, je ne voulais pas vous blesser. Je suis désolé, Je vous présente mes excuses.j'ai la plus grande estime pour vous. Vous servez utilement la société et j'aimerais pouvoir en dire autant.

Si Alain Rey n'avait pas tenu ces propos contre reconstruire l'école, je n'aurais rien dit. Ca fait mal de voir le maître d'oeuvre du Petit Robert trahir la culture et rejoindre le camp des Meirieu et des Frankowiack.

Rimbaud avait raison de dire que les batailles de l'esprit sont plus terribles que les autres.

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

Frakowiack pas Frankowiack.

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

Robin,

Le texte que j'ai mis en ligne sur mon blog n'émane pas de Lucien Sève c'est la position officielle du Comité Central du PCF , dont mon ancien professeur de Philosophie était un membre éminent, au moment où René Haby a présenté son projet à grand renfort de communication : épaisse brochure , spots télévisés.


C'est , à ma connaissance la première fois que le "pédagogisme" a été promu par la propagande gouvernementale; "Le viol des foules" de Tchakhotine qu'on euphémise maintanant sous le terme neutre de "communication".



C'est aussi à ma connaissance la première fois que le terme "système éducatif" est rentré par la grande porte dans le langage officiel du MEN.

Et c'est bien un gouvernement de Droite sous la présidence de VGE actuellement soutien de Nicolas Sarkozy qui en a pris l'nitiative.

La réforme de René Haby n'a pas repris intégralement le Projet de Haby René ce qui répond à vos objections factuelles.


Comme je l'ai déjà écrit , j'étais alors aux premières loges enseignant les Lettres Modernes dans un de ces CES des quartiers Nord de Marseille qui portent tous des noms bucoliques.


J'ai vu une collègue, vieille fille animée d'une vocation quasiment religieuse pour l'enseignement des Lettres, tomber gravement malade lorsqu'elle a eu en charge une 6ème hétérogène et de plus, horresco referens, mixte. Son univers s'écroulait et n'y voyez là aucune ironie.

J'ai explicitement écrit que certains passages de ce texte étaient obsolètes.

Le système éducatif de l'URSS et des Démocraties populaires étaient excellents. Cela n'empêche pas, bien entendu, que le stalinisme soit exécrable.

J'ai publié ce texte non par nostalgie mal placé pour le PCF de Georges Marchais mais pour montrer à Jean -Paul Brighelli, et aux internautes qui visitent son blog, combien était fallacieux l'argument qui amalgame la Gauche, dont je me réclame, et le "pédagogisme" que je combats, et ce depuis bien plus longtemps que les nouveaux convertis de l'Église de Sarkolâtrie.


Pour information, Lucien Sève est bien vivant.



Sandra Wagner, Dobolino, je vous présente mes hommages et ne peut que regretter la muflerie dont vous êtes les victimes.

Alez Robin , sans rancune.


L’idéologie soixante-huitarde fait école
RACHEL
samedi 28 avril 2007.



Un album pour enfants nous a été présenté, en cours de Français, en début d’année ; cet album s’appelle "Les chatouilles". Lorsqu’il a circulé dans la classe, cet album a suscité quelques réactions étonnées, voire choquées. Il semblait étrange à certains d’entre nous de voir représentés deux enfants dans des positions rappelant un peu trop des ébats amoureux d’adultes.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=99

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Christophe Sibille, quel est ce texte dont vous parlez

. J'ai moi auusi rencontré quelques problèmes de publication sur ce blog mais jusqu'ici, ne présentant aucun trait de caractère paranoîaque, je les attribuais à des problèmes purement techniques.
Amicalement.

J'ai publié, il y a quelques jours un texte que m'a fait gentiment parvenir Catmano.

Les commentaires sont ouverts, la modération se fait a posteriori et seulement sur des critères de courtoisie et de respect de la netiquette.

Des histoires de redoublement réussi
mercredi 25 avril 2007.


Selon les idées développées par notre administration et relayées par les médias, le redoublement n’est jamais une bonne chose : ils recommencent à zéro, ils progressent moins que s’ils étaient passés dans la classe supérieure, ils développent une frustration, leur pronostic de réussite est moins bon que pour des enfants n’ayant jamais redoublé (porte ouverte enfoncée avec force et constance) et surtout, ils osent enfin le dire, ils coûtent cher.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=84

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Concernant l'apprentissage:

je suis pour l'apprentissage à 14 ans parce que oui, certaines personnalités ne sont pas faites pour l'étude.


ENCORE UN EFFORT TULIPE NOIRE POUR ÊTRE UN VRAI LIBÉRAL


"C'est seulement en 1840 que les premiers débats sur le travail des enfants s'amorcent autour d'un projet de loi présenté par le Baron Charles DUPIN. Les députés et sénateurs débattent âprement de ce projet destiné à limiter le travail excessif des enfants. Pendant de longues séances, les élus vont s’interroger sur les retombées économiques de cette initiative. Peut-on les faire entrer aux filatures à huit ans révolus seulement, ne les faire travailler que quarante-huit heures par semaine, et veiller à ce qu’ils aient deux heures d’enseignement primaire par jour ?
Les opposants à la réforme s’inquiètent au nom de la liberté de l’industrie et du droit du père à " diriger l’éducation de ses enfants, choisir leurs travaux, préparer leurs travaux".

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Merci, Henri Grégoire. J'ai encore un peu de difficultés à naviguer sur votre site, mais je diffuse sans aucune réticence son adresse.

Écrit par : catmano | 30 avril 2007

Je ne sais pas, Henri; j'ai reçu ce texte par e-mail, et il me semble, sur un ton assez polémique il faut bien le dire, (ceci-dit, peu de participants de ce blog semblent la détester, à commencer par le maître de céans), mais qui synthétise remarquablement l'état d'esprit du candidat et de son programme. Peut-être est-ce simplement une question de taille? (Le texte est assez long).

"Sandra Wagner, Dobolino, je vous présente mes hommages et ne peut que regretter la muflerie dont vous êtes les victimes."

Ecrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Je me permets de m'associer.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2007

Il n'y a aucune "droitisation de ce blog", c'est une affirmation absolument ridicule.
En revanche, il y a la ferme volonté, emmenée par Jean-Paul Brighelli, de faire payer leurs forfaits aux criminels pédago-socialos qui ont réduit l'école à un champ de ruines et qui s'en mettent plein les poches d'honneurs et de pesos.
C'est là-dessus que nous sommes nombreux, sur ce blog, à être d'accord. Le combat que nous menons contre cette gauche caviar pétrie d'idéologie, bavarde, pédante et totalitaire, c'est la défense des enfants du peuple, ceux qui n'ont que les connaissances dispensées par l'école pour s'en sortir, ceux qui n'iront pas dans les boîtes privées les plus huppées, comme les enfants de la mère Royal et du fourbe Meirieu, pendant que leurs géniteurs exaltaient la vertu de l'école publique...
L'authentique pensée de gauche, cher Christophe, c'est nous.
Il se trouve que le discours de Nicolas Sarkozy nous laisse un espoir, alors que dans celui de l'extasiée de la rue de Solférino, qui est cadenassé jusqu'à la garde et surveillé par les caciques du "pédagogisme", on étouffe, on n'en peut plus tellement tout est aussi faux que stalinien, le choix est vite fait.
Plus exactement, les défenseurs de l'école pour le peuple n'ont pas le choix.
Il est temps que cesse l'imposture socialo-pédago qui pourrit la vie des professeurs et des élèves - et des parents - depuis plus de vingt ans. L'hégémonie de cette "idéologie folle" , selon l'expression de Nicolas Sarkozy, doit cesser.
Il n'y a aucune "droitisation" là-dedans.

Écrit par : Jean | 30 avril 2007

Jean, lisez-donc attentivement tous les messages qu'Henri nous propose... "L'anti-pédagogisme" présumé de Nicolas Sarkozy a bon dos pour excuser ce ralliement honteux à un programme proche de celui du front national.
Qu'on puisse penser que le discours de Nicolas Sarkozy porte un espoir donne un peu froid dans le dos. Il suscite plutôt des phrases du genre de celle qui suit:

"Le combat que nous menons contre cette gauche caviar pétrie d'idéologie, bavarde, pédante et totalitaire,"

Ecrit par : Jean | 30 avril 2007

A tout prendre, je préfère d'ailleurs une gauche caviar à une droite ultra-totalitaire. Et, je l'ai déjà dit maintes et maintes fois ici, je ne vote pas pour Ségolène Royal avec un grand enthousiasme. Je ne suis pas tout à fait dans l'état d'esprit du deuxième tour de 2002, mais pas loin.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2007

Lu le texte attribué à Sève (j'ai souvenir d'une passe d'armes particulièrement aiguë entre ce pseudo-philosophe et moi à la fête du P"C"F (1) à Gémenos en 68 ou 69…) est conforme à la réaction des syndicats enseignants (de gauche) à l'énoncé de la réforme Haby.
Et j'ai écrit moi-même plusieurs fois tout le mal que je poensis de cette réforme, qui effectivement nivelait par le bas, et fabriquait les ilotes dont un certain capitalisme croyait alors avoir besoin.
Ce qui m'embête, voyez-vous, c'est que ces mêmes syndicats, qui après 1981 avaient toute latitude pour revenir en arrière, se sont accrochés au collège unique, qui est actuellement devenu un acte de foi.
Alors, je pose la question : qui, aujourd'hui, est du côté du peuple ? Qui parle encore au peuple, qui s'occupe des intérêts des enfants du peuple ? Est-ce vraiment cette gauche qui, sous les oripeaux du pédagogisme, travaille à le rabaisser, à lui enfoncer sans cesse la tête dans l'ignorance ? Est-ce vraiment cette gauche qui met ses propres enfants à l'Ecole Alsacienne, tout en vantant les mérites des ZEP qu'elle a inventées pour y cantonner les prolétaires et les sous-prolétaires ?
Je suis désolé de le dire : ce sont des ministres de droite qui, aujourd'hui, parlent au peuple. Qu'ils aient des intentions secondes, et des idées derrière la tête, certes : mais ils sont les seuls à aller dans les usines, à se colleter aux voyous qui brûlent les voitures du peuple — pas celles des bobos, qui résident, loin, très loin du 9-3, du 9-1, et du reste.
Le Herald Tribune de samedi-dimanche, en page 3, cite les propos d'un certain Moussa Traoré, adepte du "Tout sauf Sarko" — in english, "anyone but"… Et sous la photo du jeune crétin de Clichy-sous-bois (et je dis "crétin" dans le sens où je l'ai toujours dit : un gosse à qui on n'a pas enseigné le minimum culturel), le journal cite l'opinion de Justin Vaïsse (co-auteur de "Intégrer l'Islam", chez Odile Jacob — un penseur de gauche qui prêche l'ouverture à l'ISlam…) qui n'hésite pas à faire peur aux bobos : "The real challenge fro Sarkozy is not so much winning votes in the projects. He has to reassure voters who don't necessary dislike him, but who fear that he is such a divisive figure that his presidency would provoke riots and street protests" — inutile de traduire, c'est quasi du franglais (il suffit de rappeler que "riots", c'est "émeutes").
Alors, vraiment, qui est du côté du peuple qui bosse ?
La vraie division, d eplus en plus, elle est là, entre une gauche coupée des réalités, et une droite qui a eu l'habileté d'aller voir un peu ce qu'il en était.
Alors, pensez ce que vous voulez des intentions affichées et des réalités probables. Mais je ne voterai pas pour des gens qui en 1975 protestaient au nom du peuple, et qui depuis trente ans l'ont laissé tomber.
JPB
(1) On mettait le C de PCF entre "" dans jne certaine extrême-gauche — qui ne se reconnaît pas aujourd'hui dans le projet socialiste (ah ? Ils ont un projet ?)

Écrit par : brighelli | 30 avril 2007

Il n'y a aucune "droitisation de ce blog", c'est une affirmation absolument ridicule.

Il n'y a aucune "droitisation" là-dedans.

Ecrit par : Jean | 30 avril 2007

Non, c'est certain, il n'y a pas de droitisation. Je viens juste d'essuyer la merde que j'avais dans les yeux... Ce blog a toujours été au même endroit. Cause transpartisane, j't'en fous. Transpartisane mais sans les ...etc... juste les gens qui travaillent, ni les fainéants, ni les chomeurs, ni les racailles, ni les élèves en grave difficultés scolaires. Latin en sixième, hop!
Comme si votre Sarkozy qui est, bien entendu centriste, en avait à battre des langues mortes. Lui qui dit ne pas voir où est l'intérêt de se connaitre soi-même.
Mon père est apolitique depuis que le ministre Fontanet l'a convié avec une poignée d'autres universitaires à s'engager en tant que conseillers (honoraires!) pour étudier une réforme de l'université. Ils ont planché une année, sérieusement, avec conviction. Leur projet doit être quelque part dans un tiroir du ministère. Une réforme a bien eu lieu mais eux n'étaient là que pour servir de caution. Aucun, je dis bien aucun de leurs avis n'a été suivi d'effet.
C'était à l'époque où votre maître à penser soutenait la merveilleuse expérience des Khmers rouges et aurait probablement volontiers pendu le dernier patron avec les tripes du dernier professeur.
A présent, il s'imagine que Nicolas Sarkozy, cent fois moins épris de culture que Giscard D'Estaing, va écouter les conseils éclairés d'un Agrégé de Français... Vous serez une caution JPB, le dindon de la farce. On vous concèdera un nonos du genre une heure de grammaire frontale par semaine ou la syllabique en CP. On réduira pendant ce temps de moitié les effectifs des Agrégations de français-latin-grec-philo. Les langues rares disparaitront. Savez-vous que déjà, l'allemand est classé "langue rare"?
Si je n'avais pas deux ados à la maison, j'en viendrais à souhaiter l'élection de Sarkozy pour voir à quel degré de mauvaise foi vous irez et combien de temps il faudra aux plus honnête d'entre vous pour dire qu'il s'est lourdement trompé.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2007

je préfère d'ailleurs une gauche caviar à une droite ultra-totalitaire

Pourquoi donc se cantonner à ultra-totalitaire? Tant que vous y êtes, dites aussi que Simone Weil, Giscard, De Robien, Raffarin, Albertini c'est la droite méga-super-vachement-trop-ultra-totalitaire... et puis n'oubliez pas non plus de mentionner fachos, nazis, racistes...

Écrit par : Guillaume | 30 avril 2007

Maintenant, vos propos m'ont bien déstabilisée. Je pense aller vers un nouvel équilibre.

Ecrit par : dobolino | 30 avril 2007
Ce qui veut dire que vous faites de la pédagogie constructiviste si j'ai bien compris: équilibre de départ, perte d'équilibre, deuxième équilibre. C'est ça?

Écrit par : dobolino | 30 avril 2007

A tout prendre, je préfère d'ailleurs une gauche caviar à une droite ultra-totalitaire. Et, je l'ai déjà dit maintes et maintes fois ici, je ne vote pas pour Ségolène Royal avec un grand enthousiasme. Je ne suis pas tout à fait dans l'état d'esprit du deuxième tour de 2007, mais pas loin.

Christophe Sibille expliquant son choix lors de l'élection de 2012 opposant François Bayrou et Ségolène Royal au second tour.

Écrit par : Guillaume | 30 avril 2007

moi, je n'ai jamais dit ultra totalitaire. je dis ultra libérale dans un pays qui le refusera et sautera dans la rue dès octobre! quand une majorité d'électeurs vote non au traité sous le prétexte "pas assez de social" puis deux ans plus tard se jette dans les bras d'un libéral affirmé, il y a de quoi péter les plombs et douter du bon sens de ses concitoyens.
j'ai voté oui au traité je vote non à Sarkozy, rien d'antinomique mais celui qui vote non au traité puis oui à Sarkozy est une girouette agitée par tous les vents.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2007

Henri Grégoire

J'ai enseigné moi aussi ou j'ai exercé diverses responsabilités depuis 1978 et je suis d'accord avec vous sur l'inspiration libérale (adaptation de l'école aux besoins de l'économie de marché) de la Réforme Haby, mais JPB a raison de dire que les socialistes n'ont fait qu'aggraver les choses en réalisant le collège unique dans toute sa plénitude, surtout à partir de 89 (Loi d'orientation dite Loi Jospin).

Au moment de la mise en place de la réforme Haby et quelques années plus tard, il y avait des dédoublements systématiques dans certaines matières et des procédures de sélection et d'orientation (que déplorait le comité central du PCF à l'époque) mais qui rendait le système à peu près "respirable" pour tout le monde. La Gauche les a supprimées les unes après les autres.

J'ai vécu tout cela sur le terrain année après année, jusqu'à en tomber malade comme le vieille demoiselle dont vous parlez (non, ça ne me fait pas rire, je comprends comment et pourquoi on peut en tomber malade).

Maintenant, je vous pose une question. Oublions le PCF, le Programme commun et les belles idées et soyons pragmatiques. Qu'a fait la Gauche pour que les choses aillent mieux, y compris Jean-Pierre Chevènement qui a supprimé les CPPN et les orientations après la 5ème pour les élèves qui le souhaitaient ? Rien, bien au contraire.

Et Ségolène Royale est la digne représentante de cette Gauche-là.

Alors dimanche, quand je vais déposer mon bulletin dans l'urne ou appuyer sur le bouton (nous avons, hélàs des machines à voter ici), j'aurais une pensée pour votre vieille demoiselle.

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

Ma chère Dobolino, si le pays est dans la rue en octobre, c'est que le gouvernement en place s'y sera mal pris — et ce sera le jeu normal du contre-pouvoir syndical.
Mais si Royal passe, quel syndicat (le SNALC ?) osera protester ? Nous repartirons comme en 81-86, ou 97-2002, avec des reculs permanents que personne n'osera condamner — parce qu'on ne tire ni sur un gouvernement de gauche, ni sur les ambulances.
Alors oui — dans la rue si vous voulez. Ce sera de la libre expression démocratique — loin, très loin de la pensée molle que d'aucuns plébiscitent, et du pétainisme rampant qui va avec.
JPB
PS. C'est curieux que vous ne pensiez pas un instant que Sarkozy peut mieux réussir que Chirac… Vous pouvez lui reprocher des tas de choses, rationnelles ou irrationnelles (et les petites moustaches ou les grandes dents sur les affiches, ce n'st pas vraiment du rationnel), mais vous ne pouvez pas lui refuser la compétence.
Comme vous ne pourrez pas refuser la compétence du ministre de l'Education — surtout s'il est, comme on dit couramment, "nourri dans le sérail" — et s'il en connaît les détours. Et plus encoire s'il a des amis prêts à lui donner un coup de main pour le coup de balai.

Écrit par : brighelli | 30 avril 2007

j'aurai une pensée : c'est un futur, pas un conditionnel, pas de s !

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

"Comme vous ne pourrez pas refuser la compétence du ministre de l'Education — surtout s'il est, comme on dit couramment, "nourri dans le sérail" — et s'il en connaît les détours. Et plus encoire s'il a des amis prêts à lui donner un coup de main pour le coup de balai."

Vrai ! Un réel coup de balai ! J'en suis ! :)))

Écrit par : D'Enguell | 30 avril 2007

Exclamation matinale: Mais c'est incroyable d'être bouché au point de """Publier ....une critique virulente et argumentée du "pédagogisme" du duo VGE/René Haby datant de 1975"

H. Gregoire peut gesticuler jusqu'à ce que les bras lui en tombent, il ne pourra pas faiire que L'IDEOLOGIE EGALITARISTE ET RELATIVISTE QUI INFUSE LE PEDAGOGISME PERMETTE DE FAIRE PORTER LE CHAPEAU DE LA CATASTROPHE EDUCATIVE A LA DROITE.

Toutes les campagnes de diabolisation, de désinformation, les procès staliniens d'intention n'y changeront rien. La matrice intellectuelle du socialisme est celle du pédagogisme et le
duo en question etait sous la coupe de la Nomenklatura qui règne en maître depuis la Libération rue de Grenelle et a mis tous les ministres en coupe réglée pour faire par l'école la révolution prolétarienne que lui refusaient les urnes. Seul un mouvement totalitaire pouvait envisager cela et c'est ce système que Maurice Druon a bien décortiqué dans "La France aux ordres d'un cadavre" .

Quand on voit Robien confier des missions a un Bentolila, on mesure l'ampleur et surtout la profondeur abyssale de cette perversion qui infuse tous les niveaux.... d'incompétence.


Heureusement qu'il y a, à gauche, un paquet de gens "lucides et courageux" ( voir plus bas) et qui ne se défaussent pas ainsi sur la droite des dérives les plus barbares du socialisme. J'ai comme ancêtre un ami intime de l'Abbé Grégoire, et tous ses héritiers furent , sans exception, Républicains jusqu'à l'os (et jusqu'à l'exil sous Napoléon III et au maquis en 42-44). La correspondance de ces deux phares de la liberté (aujourd'hui léguée au musée de Nancy) est un hymne au courage et à la lucidité.

Ces deux termes me hantent ce matin car hier soir, en aidant ma fille dans sa recherche sur l'islamisation de la France, je suis tombée ( tapez rapport Obin sur Yahoo) sur les vomissures d'un certain Baubérot qui appelle "obscurantisme fonctionnel" des conclusions tellement catastrophistes que ce rapport n'a circulé pendant deux ans que comme un samizdat. Il osait il y a déjà 3 ans ( Juin 2004) faire un diagnostic pertinent et donner une feuille de route à l’EN qui colle, par ailleurs parfaitement à un seul de nos deux candidats.

Le rapport appelle ( page 34) à « la clarté dans les convictions , à l’unité dans l’action, à l’ouverture dans la communication et à la fermeté sur les principes républicains et sur les règles du droit » ( voilà le lien avec mon duo révolutionnaire favori).

Ces lignes de conduite « devraient pouvoir aussi se retrouver au niveau académique où trop souvent des chefs d’établissement et des responsables s’expriment et agissent sur ce sujet( l’islamisation de nos écoles et de nos sociétés) de façon désordonnée. Trop souvent également, s’est exprimée à ce niveau une conception de l’action -on parle ici par antiphrase- fondée sur l’évitement à tout prix des conflits et la crainte de leur médiatisation. Pour trop de responsables, un établissement sans conflits est un établissement sans problèmes. Nos observations tendent plutôt à établir la règle inverse : c’est là où l’on a transigé, où l’on a reculé, « passé des compromis », comme on l’entend dire souvent, que nous avons constaté les dérives les plus graves et les entorses les plus sensibles à la laïcité. On nous a décrit en de nombreux endroits, et nous avons nous-mêmes observé, les conséquences désastreuses pour les établissements scolaires d’une telle stratégie de la paix et du silence, à tout prix, face à des adversaires rompus à la tactique et prompts à utiliser toutes les failles, tous les reculs, et toutes les hésitations des pouvoirs publics, et pour lesquels un compromis devient vite un droit acquis.

Sur un sujet aussi difficile et aussi grave pour la cohésion nationale et la concorde civile, soulignons qu’il est chez les responsables deux qualités qui permettent beaucoup et qu’on devrait davantage rechercher, développer et promouvoir à tous les niveaux. CE SONT LA LUCIDITE ET LE COURAGE."

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2007

ultra-totalitaire, c'est quoi ça? on peut être aussi ULTRA-enceinte, alors?

L' inflation verbale ne masque pas le vide conceptuel, comme Sainte Nunuche nous le confirme ad nauseam.
Vivement qu'elle dégage et soit remplacée par les gens de gauche qui ont des idées, de la lucidité et du courage.

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2007

ultra-totalitaire, c'est quoi ça? on peut être aussi ULTRA-enceinte, alors?

Evitez l'ultra-levure alors...

Écrit par : Guillaume | 30 avril 2007

DE SARKOZY, DE LA LITTÉRATURE ET DES FONCTIONNAIRES DE CADRE A


. A Lyon, le 23 février 2006 : "L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves…"



Et à Paris, le 10 juin suivant : "Dans la fonction publique, il faut en finir avec la pression des concours et des examens. Je regardais l’autre jour quelque chose de passionnant : le programme pour passer de rédacteur à attaché principal. Figurez-vous qu’il y a un sadique qui avait mis une question dans le programme demandant si le candidat avait lu la Princesse de Clèves… Je ne sais pas si vous êtes souvent allés au guichet d’une administration pour demander à la guichetière si elle avait lu la Princesse de Clèves… En tout cas, je l’ai lu il y a tellement longtemps qu’il y a de fortes chances que j’aie raté l’examen !"


On notera le mépris démagogique et poujadiste envers les attachés principaux d'administration, assimilés à des "guichetiers", inquiétant chez un Ministre de l'Intérieur

Concours Attaché d'administration

Ce concours vous ouvre aux métiers suivants (liste non-exhaustive) : Directeur des affaires générales / Directeur des ressources humaines / Directeur de l'urbanisme et de l'aménagement / Chef de projets d'aménagement urbain / Chargé d'études d'urbanisme et d'aménagement urbain / Responsable du service population / Directeur de régie funéraire / Directeur du service des sports / Responsable d'équipement sportif / Directeur général d'établissement public / Secrétaire de mairie /
plus ...
Directeur général adjoint / Chargé de recrutement / Conseiller juridique / Responsable des marchés et des achats / Chargé de l'emploi et des compétences / Chargé de la gestion administrative du personnel / Responsable de la formation / Directeur financier / Contrôleur de gestion / Monteur d'opérations immobilères / Responsable de gestion budgétaire et financière / Responsable des affaires immobilières et foncières / Directeur de la Communication / Négociateur foncier / Responsable de gestion comptable / Directeur des systèmes d'information / Assistant comptable et budgétaire / Administrateur SIG / Chef de projet développement / Chargé de Communication / Directeur du développement / Chef de projet tourisme / Chargé de la prospective / Chargé de Publication / Chargé d'études / Développeur économique / Agent de développement / Chef de projet Europe / Architecte fonctionnel des systèmes d'information / Responsable en ingénerie transfrontalière / Responsable des relations internationales / Responsable de l'emploi et de la formation professionnelle / Responsable des transports et déplacements / Coordonnateur emploi-formation-insertion / Responsable habitat-logement / Responsable de gestion locative / Responsable d'agence des organismes HLM / Chef de projets déplacements / Chargé de la gestion du transport / Directeur Enfance Jeunesse Education / Coordonnateur enfance jeunesse éducation / Directeur de l'action culturelle / Chef de projets culturels / Directeur d'établissement culturel / Directeur d'équipement socioculturel / Directeur de l'action sociale / Responsable d'établissement social ou médico-social / Responsable de l'aide sociale à l'enfance / Responsable d'unité territoriale d'action sociale / Conseiller d'action sociale / Directeur de la restauration collective / Contrôleur de la restauration collective / Responsable qualité en restauration collective

Ouvert à tous (fonctionnaires et non-fonctionnaires)
Niveau d'études: Niveau BAC+3 minimum


Quand à Madame de la Fayette et à "La Princesse de Clèves"


Sans coommentaire...

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

mais vous ne pouvez pas lui refuser la compétence.
Comme vous ne pourrez pas refuser la compétence du ministre de l'Education — surtout s'il est, comme on dit couramment, "nourri dans le sérail" — et s'il en connaît les détours. Et plus encoire s'il a des amis prêts à lui donner un coup de main pour le coup de balai.

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2007

je ne refuse pas la compétence à sarkozy, je n'aime pas ses compétences et ses choix ou alors,... il ne fera rien. En plus, son extrême agressivité et l'instabilité de son caractère m'inquiètent. Quand à un ministre nourri dans le sérail, comme vous dites, laissez-moi douter, un ministère n'est ni un syndicat ni une université. Demandez à François Guillaume, demandez à Schwartzenberg
Les professionels font rarement de bons ministres ou alors, il faut qu'ils aient depuis belle lurette quitté leur métier pour devenir des élus. Je suis pour un gouvernement des élus, c'est très clair pour moi. Je veux que la chambre des députés, élus proche du terrain, est plus de pouvoirs. Je ne veux pas d'un despote, même éclairé. Là, nous divergeons d'où nos choix différents.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2007

Tiens Cadichon est de retour;


Asinus asinum fricat


L'autre jour, suivant à la trace
Deux ânes qui, prenant tour à tour l'encensoir,
Se louaient tour à tour, comme c'est la manière,
J'ouïs que l'un des deux disait à son confrère :
« Seigneur, trouvez-vous pas bien injuste et bien sot
« L'homme, cet animal si parfait? Il profane
« Notre auguste nom, traitant d'âne
« Quiconque est ignorant, d'esprit lourd, idiot:
« Il abuse encore d'un mot,
« Et traite notre rire et nos discours de braire.
« Les humains sont plaisants de prétendre exceller
« Par-dessus nous! Non, non; c'est à vous de parler,
« A leurs orateurs de se taire:
« Voilà les vrais braillards. Mais laissons là ces gens:
« Vous m'entendez, je vous entends;
« Il suffit. Et quant aux merveilles
« Dont votre divin chant vient frapper les oreilles,
« Philomèle est, au prix, novice dans cet art:
« Vous surpassez Lambert. » L'autre baudet repart:
« Seigneur, j'admire en vous des qualités pareilles.
Ces ânes, non contents de s'être ainsi grattés,
S'en allèrent dans les cités
L'un l'autre se prôner: chacun d'eux croyait faire,
En prisant ses pareils, une fort bonne affaire,
Prétendant que l'honneur en reviendrait sur lui.
[Extrait de Le lion, le Singe et les deux Ânes, La Fontaine, fable V, livre XI]

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Dobolino, JPB pense à Xavier Darcos dont on a pu mesurer l'immense courage lors de son passage à la rue de Grenelle où il était sous-ministe de Luc Ferry et il nous annonce sans fard qu'il fait partie de ses amis "prêts à lui donner un coup de main pour le coup de balai".


"Étonnant , non!" aurait dit le regretté Pierre Desproges, ce fantasme du coup de balai, de la mise au pas. Rien de pire que les ex-gauchistes, ou prétendus tels quand ils passent à droite.

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

"Je ne veux pas d'un despote, même éclairé. Là, nous divergeons, d'où nos choix différents",
écrit Dobolino…

Ce n'est pas faux, vous le savez bien. Je n'aurais pas détesté être Potemkine — l'amant de Catherine II, pas le cuirassé… Ou Diderot — chez la même Catherine.
Ou les deux à la fois. Mais pour ça, il faudrait que ce soit Valérie Pécresse qui soit au ministère, et non Xavier Darcos…
(Non, je blague… La vertu de Pécresse est forcément exemplaire, et si je fais courir le bruit que Darcos — qui est un élu de terrain, sénateur-maire de Périgueux depuis des lustres — a la faveur des pronostics, le petit Nicolas, qui déteste qu'on annonce les choses avant lui — il a passé un savon à je ne sais quel de ses lieutenants, Hortefeux, ce me semble… — qui, il y a dix jours, a annoncé avant lui qu'il envisageait d'instiller une (petite) dose de proportionnelle dans le scrutin parlementaire — ça fera plaisir aux bayrouistes ici présents…)
Ouf — fin parenthèse…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2007

Grégoire, le congrès de Valence, en 81 ou 82, c'était bien une manifestation du PS, rassurez-moi… Et on y a parlé de bien plus que de coups de balai…On y a réclamé des têtes…
Phraséologie et métaphore, allons donc…
Je regrette — je le dis franchement — que la droite, à force de changer de ministre de l'éducation trop souvent, n'ait pas passé le balai, et laissé en place, dans les rectorats, à l'Inspection générale et au ministère, des gens qui avaient essentiellement à cœur de servir, en douce, leurs anciens maîtres — cinquième colonne d'un régime qui, justement, n'a pas voulu passer le kärcher…
Et vous avez raison : je suis beaucoup plus à gauche que vous, en un sens…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2007

My husband has narcissistic personality disorder, something like inflated ego, and I am becoming extremely depressed and frustrated living with him. His selfishness is very hard to accept over and over again. What can I do, and what help is there for him? I'm trying to avoid divorce, as at other times he is a good husband and father. C.S

Écrit par : buntovchik | 30 avril 2007

Very funny, Buntovchik… By the way, my wife is becoming extremely depressed, because of my selfishness. I think every man or woman with an IQ over an oyster'one has a narcissistic ego…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2007

Cher Jean-Pierre,

Je ne suis pas socialiste et sauf amnésie due à un Alzheimer foudroyant le dimanche 6 mai 2007, pour la première fois de ma vie je voterai pour une candidate socialiste ...


Donc le Congrès de Valence, je n'en ai strictement rien à ....cirer.

En tout état de cause, ce fil de discussion a clarifié lsinon le débat toutefois les cadres de référebnce des deux partis:

-D'un côté, on se rallie à l'homme providentiel- Le général Boulanger, le Maréchal Pétain, Nicolas Sarkozy-, on se réclame du peuple contre les "corrompus", on rêve de "coup de balai", on polémique, on affuble l'adversaire de sobriquets, on verse quelquefois dans le scatologique- " les vomissures d'un certain Baubérot"- . Bref on use sans complexe de la rhétorique classique de l'extrême-droite: Édouard Drumont, Charles Maurras, Léon Daudet sont vos maîtres , Messieurs.



De l'autre, on argumente, on relate des expériences vécues, on recherche des textes, des faits. Bref on se situe dans la continuité des Lumières Franco-kantiennes.



Chacun a choisi son camp, nous sommes encore en démocratie....jusqu'au 6 mai 2007


Pour ceux qui cherchent des arguments étayés contre Nicolas Sarkozy à passer au crible de l'analyse rationnelle, c'est ici.->http://www.legrandsoir.info/rubrique.php3?id_rubrique=87

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Chacun a choisi son camp, nous sommes encore en démocratie....jusqu'au 6 mai 2007.

Ca me rappelle les chars russes qui allaient débarquer à Paris en 1981.
Mais là c'était les gens de droite qui déraillaient de la comprenette.

Écrit par : bernard | 30 avril 2007

Désolé Henri Grégoire, avec tout le respect que l'on vous doit, vous n'argumentez pas vraiment et vous ne répondez pas aux questions que l'on vous pose.

Quand je vous parle de quelque chose de précis (par exemple la suppression des classes technologiques par la Gauche), vous parlez d'objection "factuelle".

Vous dites que la Réforme Haby n'a pas repris intégralement le projet. C'est faux. C'est la Gauche qui a transformé le collège Haby en collège unique intégral.

Vous dites que le pédagogisme n'est pas réservé à la Gauche. Pouvez-vous me citer un seul adepte du pédagogisme qui ne soit pas de gauche ?

Vous parlez de votre professeur de philosophie membre "éminent" du Parti communiste. Je ne sais pas ce vient faire là l'adjectif "éminent". Le nôtre aussi l'était, communiste et je le revois encore déchirer sa carte du Parti devant nous le lendemain de l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'URSS en 1968. Madame Marie-Georges Buffet, membre "éminente" du PCF y adhérait, elle, l'année suivante.

Ce sont des gens comme lui qui m'ont ouvert les yeux et j'ai été depuis, de tous les combats contre le stalinisme : soutien à Boukovski, accueil de Plioutch, Solidarnosc...

J'ai eu aussi des amis qui ont vu de près le beau système prôné par votre professeur de philosophie, membre "éminent" du parti communiste...dans les geôles de Fidel Castro à Cuba, à Bucarest et à Varsovie.

Écrit par : Robin | 30 avril 2007

Eh bien, Robin l'a assez bien résumé…

Pour revenir au cœur du débat, et afin que vous choisissiez en toute connaissance de cause votre modèle d'école, voici le lien qui vous permettra de prendre connaissance des positions respectives (il y a tout de même quelques années) de Meirieu (on l'applaudit très fort à gauche !) et de Darcos — frémissements d'aise à droite…
http://ecolesdifferentes.free.fr/debatdepasse.html
Bonne lecture, et à demain, je ferme boutique jusque là. Ne profitez pas de mon absence pour vous déchirer.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2007

Trop ultra-totalitaire ce Darcos...

Écrit par : Guillaume | 30 avril 2007

M Brighelli et ses leçons d'économie appliquées, c'est tout un poème, je le cite : il est exact que l'Europe, l'OCDE, l'OTAN et les Nations-Unies (j'en oublie sûrement — la Banque Mondiale par exemple) nous imposent de grandes directions. Solder autant que possible la dette de la France, qui vit depuis des annés à crédit et au dessus de ses moyens, est une nécessité qui sera imposée à n'importe quel gouvernement.

Mais si vous alliez plutôt voir là:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

qui a creusé la dette.

Rien à ajouter et bon appétit !


UMP: (cela va bientôt remplacer PS paraît-il!!)) Votre futur président bien-aimé était Ministre du budget de 1993 à 1995.

Le roi du creusement de dette!

Je suis sûr que sa table sera fastueuse avec notre argent, vous nous raconterez.

Écrit par : Merlemocoeur | 30 avril 2007

économie appliquée pardon, je ne l'étais pas assez!

Écrit par : Merlemocoeur | 30 avril 2007

excusez moi! horreur! je veux que la chambre des députés AIT plus de pouvoirs. Pfff! Merci de ne pas m'avoir brocardé. Excusez-moi, comme dirait Cadichon, je copie des phrases sans même les lire...

Écrit par : dobolino | 30 avril 2007

Résumons, de 1945, autour dans la continuité du CNR, la Gauche élabore un projet formalisé dans le Plan Langevin Wallon.


De 1958 à 1969, la Droite gaulliste reste peu ou prou dans cet épure.

À parir de 1969, la droite giscardo-pompidolienne use, sans y croire, bien entendu, du discours "pédagogiste" qui a pris le pouvoir, dans les Écoles Normales et dans les Écoles maternelles, pour cautionner les projets d'adaptation de l'École au capitalisme français qualifié à l'époque de "Capitalisme Monopoliste d'État" par les économistes marxistes du PCF.


De 1962 à 1968, on note un véritable compromis historique entre le PCF inféodé à Moscou et le Général de Gaulle chantre de l'indépendance nationale. La fermeture des bases américaines en France, le discours de Pnom Pem, la condamnation sans ambiguité de la Guerre des Six jours en 1967 ne peuvent que satisfaire l'Union soviétique dans une période de la Guerre Froide marqué après la Crise des missiles de Cuba par la notion de "coexistence pacifique" pour éviter la guerre nucléaire.

Le PCF monopolise la Culture, c'est la grande époque de La "Caméra explore le Temps" avec la mémorable "Affaire Calas".


Sur le plan syndical, la FEN qui a refusé la scission CGT/ CGT-FO, financée par la CIA avec le concours de l'AFL-CIO est dominée par la SFIO mais le PCF conquiert le SNES.


Durant cette période, la tendance UID (SFIO) colonise la Rue de Grenelle. Sous la IVème république l'instabilité gouvernementale fait que le vrai pouvoir est au mains des Directeurs d'Administration Centrale.


Durant cette période, parallèlement ,la FEN construit un formidable réseau d'oeuvres (MAIF, MGEN, CSDEN, CAMIF....) regroupé dans le CCOMCEN.

C'est la crainte de perdre le contrôle de ce réseau qui explique la tentative ratée d'exoulsion du SNES qui conduira à la création de la FSU où se retrouve la tendance communiste UA et l'École Émancioée anarcho-syndicaliste et "gauchistes".

UID crée l'UNSA qui n'a plus, et de loin, la puissance la FEN.


La tendance UID majoritaire dans l'enseignement primaire tente de rendre cohérentes des revendications purement corporatives en élaborant alors la revendication de "L'école Fondamentale"

La création des CES pendant les "Trente Glorieuses" réunit les élèves dans trois sections la voie I de type Lycée, la voie II (le primaire supérieur (les CEG) , la voie III -Transitions et pratiques,( les Cours supérieurs et les Classes de Fin d'études)


C'est à partir des CES qu'est réalisé, sur le papier le Collège unique de René Haby par où le "pédagogisme" va s'introduire dans l'Enseignement secondaire sous la forme de la "pédagogie de soutien" censée régler tous les problèmes d'hétérogénéité.

Ces trois filières avaient deux graves défauts:

-Tous les CES étaient structurés sur le même modèle.

Les Commissions d'entrée en 6ème devaient répartir l'ensemble d'une même cohorte en trois groupes : 40% pour la voie I, 40% pour la voie II et 20% pour la voie III.

Dans les grandes villes, deux élèves ayant les mêmes résultats scolaires pouvaient donc être affectés dans deux sections différentes selon la coloration sociale du quartier.et donc avoir un avenir scolaire différent : études longues vers l'Université ou les Grandes Écoles pour la voie I, études courtes et enseignement professionnel pour la voie II. Quant à la voie II, au mieux le CET ou l'apprentissage, au pire l'entrée dans la vie active à 16 ans dans des emplois non qualifés mais encore nommbreux au début des années 70 du siècle dernier.


-Les enseignants relevaient de trois catégories différentes Certifiés monovalent (18 heures de service pour la voie I, PEGC bivalent (21h) pour la voie II, Instituteurs Spécialisés pour la voie III (24 heures de service).


Les traitements bien sûr suivait cette hiérarchie.

C'est pour résoudre cette double difficulté qu'à été bâti le Collège unique.

En 1981, la Gauche ne put que constater les difficulté et Louis Legrand y apporte une réponse "pédagogiste " caractérisée: le "tutorat" qui ne sera jamais mis en oeuvre.

Apparait alors sous sa plume la "solution pédagogiste " de la "différenciation pédagogique" dont Philippe Meirieu ,totalement inconnu jusqu'alors alors fera son miel.
en oppostion à la politique de Jean-Pierre Chevènement.


En effet, durant toute cette époque, le "pédagogisme" murît dans le CRAP issu du syndicalisme chrétien (SGEN-CFTC puis CFDT) et fortement influencés par ceux qui, dans un premier temps avait fait crédit au Maréchal Pétain à l'école de cadres d'Uriage et qui refuseront la Collaboration et rejoindront la Résistance.



Il est donc totalement erroné de faire porter à la Gauche, comme le font Jean-Paul Brighelli et Nicolas Sarkozy, la responsabilité d'avoir détruit l'École de Jules Ferry. Comme je l'ai déjà écrit sur ce Blog , les responsabilités sont, au mieux, partagées.

Depuis 1989, le "pédagogisme" a surtout servi d'alibi à des politiques contradictoires et à des projets de carrièrisme purement personnel.


Le cynisme d'un Lionel Jospin uniquement préoccupé de son "destin présidentiel" est, de ce point de vue, hallucinant.


Ces quelques notes peuvent bien enntendu, comporter des erreurs. j'en ferai la synthèse, de ces notes pas des erreurs, sur "Les Amis de l'ABC" assortie de toutes les références tant doctrinales que factuelles.


Je serai réellement désolé si l'antipédagogisme salutaire qui nous anime devait servir d'alibi , comme le "pédagogisme", à des aventures politiciennes marquées du sceau du carrièrisme.


Désolé s'il reste des fautes de frappe et/ou de ponctuation.

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

Et pour que la connaissance de la cause en question soit encore mieux informée, voici, pour les Français de France, et afin que nul n'en ignore, la deuxième missive de Ségolène Royal aux expats.

Le poulet commence, ô surprise, dans l’incohérence ( elle ignore la difference entre le present et le futur) et finit en apothéose: elle seule peut dialoguer avec Merkel ( on ne rit pas) et va redonner son rang à la France. Excusez du peu.

“”Dans quelques jours, la France va choisir son destin et son visage. Vous aurez (sic) le choix entre deux visions de la société, deux conceptions de notre pays, du pouvoir et de la politique. "

Suivent les platitudes usuelles sur la “France rassemblée, apaisée et juste, …ouverte au monde, qui regarde l’avenir avec ambition parce qu’elle aura retrouvé confiance en elle. Plus juste, la France sera plus forte. C’est ce changement que je porte passionnément.”’ Avec les dinosaures qui l’entourent c’est certain!

Puis vient l’attaque ad nominem, tout aussi usuelle: "Avec Nicolas Sarkozy, candidat sortant de l’UMP, le chacun pour soi, l’opposition des Français les uns avec les autres, la dérive communautariste et la concentration des pouvoirs dans les mains d’un seul homme nous sont promis. C’est une politique dure avec les faibles et faible avec les puissants."

Et retour aux niaiseries de celle qui oublie commodément que la gauche n’a le monopole de rien, sauf du chomage et de l’illettrisme et, n'est-ce pas H.Gregoire, du pédagogisme.
""La solidarité est au cœur de mon pacte présidentiel. Mes priorités sont l’emploi et le travail pour tous, l’éducation comme levier de la réussite personnelle et l’écologie, car c’est maintenant que se joue l’avenir des générations futures. Ce combat de l’écologie est inhérent à l’Europe solidaire et au monde multipolaire que nous devons construire."'

Vient ensuite le couplet à l’intention des expats, qui vont apprécier la délicatesse et la justesse du trait, car elle n’a jamais dû mettre les pieds dans un consulat autrement qu’en representation, et n’a pas a attendu cinq heures pour déclarer une naissance pendant que les préposées commentaient la dernière rupture people en se faisant les ongles ( New York, septembre 1988).

Voilà son programme:
“Je veux protéger et développer le service public. Français à l’étranger, vous connaissez la dure réalité de nos Consulats surchargés et souvent distants des lieux où vous vivez. Je veux que le respect et l’écoute soient garantis dans tous les Consulats. Je veux une gestion humaine de l’octroi des visas. Je relancerai le service public à l’étranger. "

La dure réalité de ce personnel harrassé( je parles des Q du Quai), parlons-en: leur préoccupation essentielle est le poste suivant. La dure réalité c’est en revanche celle des ressortissants. Les consulats de tous les autres pays du monde n'ont pas de majuscule mais font en plus le boulot de ces assistantes sociales gonflées que sont nos ruineux sénateurs des FE et les conseillers au Cons.Sup. des FE. Quand on a la chance d’avoir deux nationalités ou trois, comme nous, on est aux premières loges pour distribuer les cartons jaunes.

Puis vient le cocorico inévitable de notre volaille du Poitou:

“La France est forte quand elle est solidaire. Avec Angela Merkel, je relancerai le couple franco-allemand et ferai des propositions pour que l’Europe se remette en marche. J’entends que la France fasse entendre sa voix dans le concert des nations pour la fraternité, la démocratie et la paix. C’est ainsi, par le co-développement et l’ambition européenne renouvelée, que notre pays retrouvera sa place en Europe et dans le monde.””

Et en point d'orgue, elle gagne le pompon, avec une faute d'orthographe de plus pour la foire aux cancres.

""Les 5 et 6 mai, avec moi, faîtes gagner l’espoir !""" (sic)

Quand je vous disais que la Maldonne du PS atteignait des sommets...
Cela se passe de commentaire. Le hamster continue à tourner dans sa roue, le chacal hurle et la caravane de Sarkozy passe, les doigts dans le nez au second tour.

Ceux qui n'ont pas eu leur copie de cette prose édifiante peuvent la demander à : fede99@parti-socialiste.fr

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2007

je parle,
tu parles
et elle ?

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2007

Cadichon,

Votre vulgarité béate est insupportable et je ne doit pas être le seul à le penser parmi les participants à ce fil de discussion.

Laissez donc JPB crucifier Ségolène Royal et faire l'apologie de Nicolas Sarkozy.

Il sait faire court et percutant lui.


Vous n'avez de plus aucune notion de la lisibilité sur écran.


Maitrisez donc votre logorhée. vous êtes à la limite du pathologique.

Écrit par : Henri Grégoire | 30 avril 2007

"Maitrisez donc votre logorhée. vous êtes à la limite du pathologique."

Imaginez Sarkozy disant ça !
Tiens il va le dire à Royal bientôt.

Écrit par : bernard | 30 avril 2007

Henri Grégoire,

vous qui n'avez pas l'heur d'aimer Pierre-André Taguieff, mais celui de goûter Zeev Sternhell - est-ce parce que l'un figure sur la liste noire des nouveaux réactionnaires et l'autre pas ? -, dans le dernier livre de PAT, je viens de relever la citation suivante, attribuée à Charles Péguy :

"On ne saura jamais ce que la peur de ne pas paraître suffisamment à gauche aura fait commettre de lâchetés à nos Français"

Depuis que je me suis plongé dans ce livre, je me délecte, je jubile, je m'émerveille... Il y a bien longtemps que je ne me suis autant amusé à la lecture d'un livre.

Petit clin d'oeil à Cadichon, ce livre est dédié, entre autres, à JF Revel.

Ne commettons pas une lâcheté de plus, barrons la route aux pédagogos.

Philippe.

Écrit par : Philippe Delarouzée | 30 avril 2007

Je suis surpris que le seul candidat qui ait clairement rejoint l'intégralité de "nos" revendications, je veux parler de G. Schivardi dans sa limpide réponse au questionnaire en béton de la très exigeante société des agrégés ait été renvoyé dans les limbes...Sans doute son évidente origine trotskyste l'a t-elle rendu définitivement infréquentable. C'est pourtant la défense de positions pédagogiques qui détermine aujourd'hui le vote du second tour de JP Brighelli ou H. Grégoire. Tous deux vont rejoindre des camps supposés adverses qui ont pourtant, dans l'alternance, porté ou maintenu au pouvoir le clan pédagogiste. Le SNFOLC qui, "noyauté" ou pas par le PT, défend les mêmes positions reste marginal dans le paysage syndical enseignant.
Je ne suis pas membre de ce parti ou mandaté par lui mais, comme cela a déja été signalé par d'autres sur ce blog à l'occasion du 1er tour, l'ignorer me paraît incohérent surtout lorsqu'on se réclame de la gauche ou même tout simplement d'un certain pragmatisme. Il faut croire que le clivage idéologique empêche finalement tout rassemblement anti-pédagogiste. Tant pis pour nous !

Écrit par : victor | 30 avril 2007

http://www.lautrecampagne.org/refutations.php

Écrit par : Laurent | 30 avril 2007

Il faut croire que le clivage idéologique empêche finalement tout rassemblement anti-pédagogiste. Ecrit par : victor | 30 avril 2007.

Je suis moins pessimiste car aucun clivage n'a jamais empêché les défenseurs des causes justes de triompher de leurs adversaires. C'est bien le sens de cet aphorisme du Cardinal de Retz ( changer de partir pour garder ses convictions) qui résumera pour moi la présidentielle 2007.

La catastrophe scolaire qu'il convient d'enrayer est de ces grandes causes humanitaires qui rassemblent les hommes depuis la nuit des temps, surtout depuis qu'ils se sont organisés en démocraties "libérales", la démocratie "populaire" étant un oxymore, comme le "prof' de droite", selon Bernard Kuntz. Il m'en reste quelques pages et j'attaque le dernier P-A.T qui me semble être un hommage à l'argument central de La connaissance inutile, lequel est en bien en phase avec les leçons de ce millésime présidentiel 2007.

J'en salive par avance.

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2007

Merci Laurent ,un lien à faire circuler!

Mais c'est peine perdue ici!

On sait tous ce qui fait avancer les ânes...de vraies têtes de mule ces bêtes là et une seule idée fixe!

Écrit par : ami-entends-tu? | 30 avril 2007

Le Cardinal de Retz historique a plusieurs fois changé de convictions pour sauver son parti...

Écrit par : victor | 30 avril 2007

Alors là la gauche m'a surtout conforté dans l'idée de ne jamais au grand jamais voter pour elle !!!

Qualifier Nicolas Sarkozy de réac parce qu'il dénonce l'héritage de mai 68, je me demande dans quel monde nous sommes !!!

Franchement je ne supporte pas Sarkozy mais faut-il nier à ce point que mai 68 et sa dérive "il est interdit d'interdire" a contribué au désastre de l'école et de l'université ????

Ci-joint l'article :

http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-903885,0.html

Alors là je crois rêver, je savais que de chaque côté nous avons des champions des bourdes, mais c'est carrément le pompon de la plaisanterie !

Écrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007

http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-903885,0.html

je redonne le lien et j'espère qu'il fonctionnera cette fois...

Écrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-903885@51-823374,0.html

Rebelotte décidément l'informatique et moi desfois ça fait deux !!!

Grrrrrrr !!!

Écrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007

bref vous retrouverez l'article sur le site web Le Monde !

Écrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007

En vrac

Victor, pour qui suit l'évolution de la chappelle trotskiste lambertiste d'où est issu entre autres Lionel Jospin, le camarade Michel, la position de Gérard Schivardi n'a aucune originalité. Le PT cherche depuis longtemps à sortir de sa marginalité en faisant de l'entrisme dans les causes les plus diverses. Si j'en crois mes souvenirs c'est à partir de la "défense de l'école rurale" qu'il a tenté de se créer une clientèle chez les Maires des petites communes.

Cela n'enlève pas tout intérêt aux réponses de Gérard Schivardi à la Société des Agrégès mais cela ne nous est d'aucun secours pour pour prendre une décision le 6 mai 2007.


Car le problème est bien là.

Ma thèse, mais je peux me tromper, est que la volonté de refonder l'école sur des bases républicaines donc rationnelles ne peut nous permettre de faire un choix de "citoyen éclairé" pour le 6 mai 2007 et que donc c'est à partir d'aiutres paramètres, essentiellement le rapport au néo-libéralisme et au néo-conservatisme, qu'il convient de se déterminer.



En effet, le recours à la chronologie montre à l'évidence que l'introduction du "pédagogisme" dans le discours officiel du Ministère de l'Éducation Nationale et sa traduction dans des textes performatifs, tant législatifs que réglementaires, est le fait de Ministres tant de Droite,Edgar Faure pour l'École et René Haby pour le Collège, que de gauche, Lionel Jospin pour le Lycée.


Le recours à l'analyse idéologique du discours pédagogique montre que les origines sont à chercher tant dans l'utopie pédagogique de gauche, le Mouvement Freinet, qu'à droite, dans le syndicalisme chrétien nourri du personnalisme d'Emmanuel Mounier. Dans l'élaboration de ce courant idéologique, on oublie souvent le rôle de l'École des Cadres d'Uriage.


Quant à l'analyse sociologique, elle tend à montrer que le "pédagogisme" a été secrétéeet utilisé par des groupes sociaux divers et variés.

Chronologiquement, l'investissement, à partir des années 50 du siècle dernier de l'École maternelle par les Classes moyennes, est la première manifestation concrète du succès du "pédagogisme" .





À partir des années 60, le "pédagogisme" devient l'idéologie des Professeurs du Seondaire affectés dans les Écoles Normales. il y constitueront via l'INRP un réseau qui servira de tremplin à des carrières rémunératrices dans les IUFM.

L'Agrégée Evelyne Charmeux est un spécimen typique, une butte-témoin de cette époque.


Dans les Corps d'Inspection, un Pierre Frackowiack, ancien Instituteur, pur produit de l'École Normale et de la FEN/PS est un exemple de ce bas-clergé fasciné par le scientisme pédagogiste.



Depuis le processus de Lisbonne qui fixe, pour les Gouvernements européens, la feuille de route de la mise aux normes libérales des systèmes éducatifs , le pédagogisme s'est adapté pour en servir la cause.

Il a été puissamment aidé par l'introduction, notamment par Jean-Pierre Obin devenu IGEN, du discours managérial dans le discours pédagogique.


Or les ministres de Droite Luc Ferry , François Fillon,
sans oublier le sous ministre Xavier Darcos, n'ont rien fait d'autre que d'user de cette mutation pour l'accompagner.

La farce du Grand Débat, le "socle commun" en portent témoignage.

À propos de Xavier Darcos, il faut noter qu'en tant que Doyen de l'Inspection Générale, il n'a jamais, sauf erreur de ma part, tenter de "recadre" ses collègues du Groupe de l'Enseignement primaire presque tous des "Kmhers Gris" de la pire espèce.


Par ailleurs, on ne peut que s'interoger sur la déontologie d'un Inspecteur Général qui conçoit, rédige et publie des Manuels scolaires.

Seul, à gauche, Jean-Pierre Chevènement a su s'opposer aux errements pédagogistes et traduire dans des actes, par la publication de textes réglementaires sur l'École primaire, les idées qu'il défendait contre vents et marées.

Comme bien d'autres, il s'est cassé les dents sur l'École Maternelle.

De l’École et du "pédagogisme"
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=13

L’école maternelle en milieu urbain
De l’école des " petits pauvres " à l’école pour tous : scolarisation et socialisation du jeune enfant
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=22
A PROPOS DE LA " MASSIFICATION DE L’ENSEIGNEMENT "
POUR UNE CRITIQUE DES EXPERTS ET DES EXPERTISES

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=88

"Le langage de l’éducation" d’Olivier Reboul
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=91




Aux sources du "pédagogisme"
La réforme Haby : démagogie et réalité

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=78

Écrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

surtout lorsqu'on se réclame de la gauche ou même tout simplement d'un certain pragmatisme.

Ecrit par : victor | 30 avril 2007

Pas si étonnant que ça, finalement, quand on constate, à la lecture des différentes opinions exprimées sur ce blog -et sur "La faute à Rousseau?" en particulier- que le rejet quasi-unanime du pédagogisme y va de pair avec une adhésion tout aussi unanime à un modèle girondin incarné en l'occurrence par un Condorcet paré de toutes les vertus.

Et le pragmatisme des Girondins...

Écrit par : Un hussard | 01 mai 2007

"n constate, à la lecture des différentes opinions exprimées sur ce blog -et sur "La faute à Rousseau?" en particulier- que le rejet quasi-unanime du pédagogisme y va de pair avec une adhésion tout aussi unanime à un modèle girondin incarné en l'occurrence par un Condorcet paré de toutes les vertus.

Et le pragmatisme des Girondins..."

Ecrit par : Un hussard | 01 mai 2007



Je ne crois pas qu'il soit sérieux d'opposer les "Girondins" anti-pédagogistes aux "Jacobins "pédagogistes.


L'analogie historisante rencontre tout de même des limites.

Plus pertinente me semble l'opposition qu'établit l’historien des idéesE.D. Hirsch Jr



Les racines des guerres éducatives



La querelle reproduit celle des romantiques [2]. et des classiques

Les idées progressivistes ont une charge émotionnelle forte, liée à la valeur de la nature. Les méthodes globales d’apprentissage de la lecture sont par excellence liées à cette conception. Elles sont assimilées à un processus d’apprentissage naturel de la langue maternelle, donc en opposition avec un apprentissage artificiel alphabétique. Ce qui est artificiel signifie mort de l’esprit. D’où l’intérêt, élargi à toutes les disciplines, d’étudier à travers les exemples du monde réel, par des méthodes naturelles, dans lesquelles le faire prévaut sur le dire. Les apprentissages verbaux et répétitifs sont mortifères.

Les progressivistes exècrent les mémorisations par coeur et valorisent les expériences en situation. Les méthodes naturelles sont supposées nourrir l’intérêt de l’élève. La mémorisation, disent-ils, tue la joie de l’apprentissage, l’intérêt pour la matière et la compréhension du sujet. Une formule péjorative est passée dans le langage courant pour se moquer des mémorisations par coeur : drill and kill [3] l’esprit des enfants.

Utiliser l’histoire des idées dans le domaine éducatif peut permettre à certaines personnes de réfléchir à leurs prises de positions, de les confronter aux expériences scientifiques et au bon sens.



http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=79

Écrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

"chapelle", "en faisant de l'entrisme", "se créer une clientèle"...

Les expressions utilisées par Henri Grégoire au sujet de Schivardi ne sont pas anodines. Ce sont celles que l'on utilise assez couramment contre ceux qui gênent ou qui refusent la bien-pensance et le politiquement correct -ou le pédagogiquement correct- à commencer par nous, ici.

Le terme de "chapelle", par sa connotation méprisante, vise à ridiculiser et à rendre illégitimes ceux qu'il désigne, en pointant leur prétendu manque de représentativité. N'est-ce pas le cas pour les antipédagogistes, qui ont seulement recueilli quelque 10 000 signatures sur l'Appel ?

Le terme "d'entrisme", quant à lui, en évoquant le complot et les manoeuvres souterraines, permet de jeter le discrédit sur la sincérité ou l'honnêté de ceux qui en sont gratifiés. Mieux, ce terme permet de les exclure sans autre forme de procès, en les présentant comme des individus extérieurs à la société, comme des bacilles qui s'attaqueraient au corps social, dans la plus pure tradition de la prose des Rebatet, Maurras...

Si l'on accepte cette logique, alors celui qui milite pour l'UMP, l'UDF ou le PS -qu'il soit ouvrier, enseignant, médecin, caissière, cadre, artisan... peut importe- garderait son identité d'ouvrier, enseignant, etc. Tandis que celui qui milite pour un autre parti cesserait d'être reconnu comme ouvrier, enseignant, médecin, caissière, cadre, artisan... pour n'être plus qu'un bacille malfaisant ?

Quant au fait de tenter de "se créer une clientèle" -autre expression connotée pour désigner l'action de ceux qui tentent de diffuser des idées qui ne sont majoritaires- n'est-ce pas précisément ce que font des personnes comme Le Bris, Brighelli, Boutonnet, Lurçat, Wettstein-Badour, Ouzilou... ?

Et bien, n'en déplaise aux tenants de la bien-pensance, heureusement qu'il existe encore dans ce pays quelques "chapelles" qui tentent de "se créer une clientèle" pour agir de manière bien concrète, au lieu de se contenter de brasser de belles idées.

Écrit par : Un hussard | 01 mai 2007

Je vais finir par croire que c'est hélas Victor qui a raison.
Le clivage se cristallise en blocages mentaux. Les cinq principes et le républicanisme de Condorcet n'ont rien à voir avec le girondisme...

Lisez donc son Rapport sur l'Instruction publique. Le doute n'est pas permis tant sa philosophie éducative est lumineuse, mais bien-sûr son libéralisme doit en affoler plus d'un au pays le plus illibéral de l'Union Européenne .
Et nous pouvons constater en ce moment que nos compatriotes s'effarouchent bien facilement devant tout ce qui ne souffle pas de la gauche.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2007

mon texte m'a échappé, mauvaise touche, je voulais élaborer un peu sur l'étiquette "girondisme", mais en fait c'est bien inutile car ce n'est que cela, une étiquette ...et surtout il est tard.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2007

Je ne crois pas qu'il soit sérieux d'opposer les "Girondins" anti-pédagogistes aux "Jacobins "pédagogistes.

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Tout à fait d'accord, et je n'ai d'ailleurs rien dit de tel. D'autant que le Jacobin est par définition anti-pédagogiste, puisqu'il a le souci de garantir, de manière bien concrète, l'accès de chaque enfant à l'instruction.

Écrit par : Un hussard | 01 mai 2007

En rangeant ma bibliothèque j'ai découvert que j'avais trois copies du livre d'ED Hirsh. Si cela intéresse l'un de vous je le lui donne volontiers, avec un caveat; autant l'auteur connait à fond les E-U, autant le système français dont il chante les louanges c'est celui qui n'a pratiquement plus cours....qu' à l'Ecole Alsacienne.
Lire l'intégralité du bouquin permet de mesurer la dimension idéologique de ce thoughtworld, dont Hirsh décrit l'emprise. Le romantisme naturaliste est le tip of the iceberg.
La doxa de gauche, celle des culture wars, s'est enracinée d'autant plus fort dans ce pays qu'il a eu le bonheur de n'avoir jamais le moindre gouvernement socialiste ni encore moins communiste. C'est D.Boorstin, ( traduit en français: Histoire des Américains) qui rend bien compte de ceci et il n'est pas tendre non plus avec le "pédagogisme" version US.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2007

1ER MAI ah !!!!!! CHICAGO 1886, FOURMIES 1891....Epoque bénie, n'est-ce pas, les sarkoziste, où la troupe pouvait flinguer les pue-la-sueur qui encombrent l'espace public.Tacatacatac....un bon coup de riboustin! Et c'est ce ui s'appelle résoudre les conflits sociaux. Encore 5 JOURS de patience, après c'est à vous.

Allez, toutes les tanches sarkolepénistes qu'il m'a fallu supporter sur ce blog, tous cs petis profs souffreteux et cacochymes, effrayés par les lucarnes de liberté parcimonieuses qu'on leur offre et se réfugiant, transis, sous les aisselles odorantes des cafards, vous avez gagné.
Désormais, si, à partir de Septembre, vus travaillez 39 heures dans vos collèges, écoles et lycés pourris, j'en éjaculerai de bonheur.

N'est pas IAN PALAC qui veut.

Écrit par : montaigneàcheval | 01 mai 2007

"Les cinq principes et le républicanisme de Condorcet n'ont rien à voir avec le girondisme..."

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007

Mais si, mais si ! Pas le temps de développer maintenant, mais j'y reviendrais plus tard.

Écrit par : Un hussard | 01 mai 2007

Désormais, si, à partir de Septembre, vus travaillez 39 heures dans vos collèges, écoles et lycés pourris, j'en éjaculerai de bonheur.

Ecrit par : montaigneàcheval | 01 mai 2007

Pas besoin d'attendre si longtemps. Dans les écoles, nous avons déjà atteint voire dépassé, depuis belle lurette, les 45 h de présence sur les lieux (ce qui ne dispense bien évidemment pas du travail chez soi).

Alors allez-y, lâchez-vous... Vous pouvez dès à présent éjaculer et jouir tant que vous vous voulez !
Et vous auriez-même pu commencer bien plus tôt !

Écrit par : Un hussard | 01 mai 2007

"chapelle", "en faisant de l'entrisme", "se créer une clientèle"...

Les expressions utilisées par Henri Grégoire au sujet de Schivardi ne sont pas anodines. Ce sont celles que l'on utilise assez couramment contre ceux qui gênent ou qui refusent la bien-pensance et le politiquement correct -ou le pédagogiquement correct- à commencer par nous, ici."
Ecrit par : Un hussard | 01 mai 2007

Non hussard, il s'agit bien d'une réalité.

Lionel Jospin est bien rentré sur ordre de l'OCI, dont le PT est le successeur, au PS .


Il s'est tellement senti bien dans les Palais de la République que.... vous connaissez la suite.


Plus sérieusement.


Évaluation des Évaluation
Français : le véritable état des lieux à l’entrée en sixième
par Mireille Grange et Michel Leroux
mardi 1er mai 2007.


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Chaque année, au début du mois de septembre, les élèves de sixième subissent des tests d’évaluation nationaux, en français. Il s’agit, aux yeux des concepteurs de cette « passation », d’une « évaluation diagnostique » censée permettre « d’analyser certains savoirs et savoir-faire importants à l’entrée au collège ».



http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=58

Écrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Je constate encore une fois le nombrilisme du monde enseignant qui, pour des problèmes pédagogiques certes importants, est prêt à occulter tous les aspects négatifs d'un programme politique.
Qui ne voit que ce sera encore plus le règne de l'argent- roi? Bouclier fiscal pour les plus hauts revenus, (sûrement pas pour les certifiés même à 4000€ !) ; exonération quasi automatique des droits de succession ; franchise variable pour les soins médicaux avec absence de remboursement pour les premières visites et fin de la prévention pour les veinards au-dessus du revenu minimum demandé pour la CMU. Pour plus de renseignements lire la pétition du site www.appelcontrelafranchise.org
Une précision pour les moins de 50 ans : Mai 68 s'est fait contre la société de consommation mais je veux bien reconnaître la responsabilités des années Mitterand avec la promotion de l'honnête homme BERNARD TAPIE !

Il faut peut-être lire vraiment les programmes. Il est vrai que beaucoup de personnes sans doute formées par le collège unique créé par R.HABY (un pur gauchiste déformé par mai 1968 !) ne savent pas lire vraiment un texte. Il est vrai aussi que la logique n'est pas la qualité première de certains intellectuels puisqu'on voit M.Onfray qui, après s'être indigné du refus de N.Sarkozy d'admettre le connais toi toi -même socratique et avoir évoqué les dangers de l'homme et de ses ambitions, annonce qu'il vôtera blanc. Autant je reconnais le droit de voter pour ses intérêts personnels et par idéologie, autant l'inconséquence intellectuelle me hérisse.

Quant aux enseignants, ils risquent d'avoir des désillusions. Je suis à peu près sûr qu'ils gagneront moins tout en travaillant plus: suppression des avantages en BTS, intégration des conseils de classe dans les services). Valérie Pécresse n'a-t-elle pas déclaré sur Europe 1 qu'il faudrait une REFORME COURAGEUSE pour le bac après concertation avec les syndicats? Tout le monde a-t-il oublié la concertation avec Fillion pour les retraites et la loi scolaire , concertation tellement bien menée qu'il a dû appeler N.Sarkozy à son secours? Je ne pense pas non plus que le SNALC sera d'accord avec cette réduction des ambitions et l'instauration d'un smic intellectuel . Quand je me rappelle que des collègues ont fait grève quand il a été question de supprimer la dissertation au bac !
Le sort réservé à l'application des décisions du ministére (si justement dénoncé par Sauver les lettres) laisse mal augurer du renouveau de l'enseignement de la langue française. Une question pratique loin de la politique: qui (re)formera les enseignants du primaire sortis des IUFM depuis leur création et n'ayant au mieux que 200 heures de formation? et question subsidiaire : à quel coût? Peut - être pendant les vacances pour enfin travailler plus !

Je ne voudrais pas jouer les Cassandre mais je ne pense pas que les enseignants aient beaucoup à gagner de la poursuite d'une politique hostile à la fonction publique. Comme gagne- petits, ils seront toujours méprisés par ceux (et ils sont nombreux) qui gagnent plus qu'eux. Comme fonctionnaires ils resteront détestés par le peuple qui les considèrent comme des parasites inutiles. Comme détenteurs d'un certain savoir et d'un certain pouvoir sur la réussite de l'enfant-roi, ils seront jalousés et haïs par les parents.
J'espère me tromper mais j'ai bien peur que le leitmotiv de Perceval et Karadok dans KAAMELOTT :" On en a gros" devienne celui des enseignants vite déçus et rattrapés par le réalisme de la politique.

Écrit par : Ponocratès | 01 mai 2007

Edgar Faure pour l'École et René Haby pour le Collège, que de gauche, Lionel Jospin pour le Lycée. (Henri Grégoire)

La Loi d'orientation de juillet 89 s'applique avant tout au collège. Vous n'êtes pas assez précis,pas assez rigoureux, frère Henri, pas assez "bénédictin" dans votre travail de reconstitution historique, d'autant que vous cherchez à tout prix à vérifier votre "hypothèse euristique" sur un "pédagogisme de droite".

Les faits, rien que les faits,..Et n'en oubliez pas !

Les faits, comme dirait Cadichon sont têtus comme des mules.

En 74 il y eut la Réforme Haby.

Mais la Réforme Haby n'instaure pas le collège unique et vous le savez très bien, d'autant que vous enseigniiez à cette époque-là, d'après ce que j'ai compris.

Vous savez très bien qu'il y a avait des dédoublements systématiques, des classes technologiques sans 2ème langue, des classes de niveau en 4ème (CPPN), des orientations après la 5ème, etc.

C'est la Gauche qui a supprimé tout cela au nom de l'"égalité des chances"...en même temps que montait l'étoile d'un inconnu appelé Philippe Meirieu, le "remédiateur" du gâchis avec sa "gestion de l'hétérogénéité", sa pédagogie par objectifs et ses attaques incessantes contre l'enseignement traditionnel (les professeurs qui font "trébucher" les élèves, "au lycée, on enseigne un savoir mort", etc.

Le collège unique, c'est Jospin et la Loi d'orientation de 89.

Allez, sans rancune "frère camarade"...et que saint Benoît bénisse (et éclaire votre travail)

Écrit par : Robin | 01 mai 2007

Nicolas Sarkozy n'est pas pour nous un "homme providentiel", Henri Grégoire, mais simplement l'un des deux candidats à la présidence de la République.
Nous ne nous déterminons qu'aux propos entendus. Et, même s'il faut toujours suspecter une part de racolage électoral de dernière minute du côté des anti-pédagos - mais Royal s'y connaît aussi en cette matière puisqu'elle a intimé à ce pauvre Chevènement, qui n'en avait rien à cirer, l'injonction d'aller se mettre sur la liste de l'Appel pour la refondation de l'école! -, il y a quand même des propos qui "engagent" un peu, tels: "Entre l'école de mai 68 et celle de Jules Ferry, j'ai choisi celle de Jules Ferry.", ou "Je veux une école où les élèves se lèvent quand le maître entre."
Bref, le langage sur l'école de Nicolas Sarkozy est différent de celui de Madame Royal, dont je vous rappelle qu'elle ne dit en fait pas grand-chose, et qu'elle a eu l'occasion d'exprimer toute sa hargne à l'égard de ces salauds de profs qui allaient se faire des ponts d'or chez Acadomia après leurs cours ( ce qui est d'ailleurs parfaitement faux): c'était tellement agressifs à notre égard que les syndicats présents ce jour-là avaient pour consigne de ne rien dire à leurs adhérents avant les élections et qu'après on les mettrait devant le fait accompli! Voilà à quoi se résume la doctrine de Royal en matière d'éducation. C'est mince, n'est-ce pas?
Le reste, ce sont les caciques du PS qui s'en chargent: on sait déjà ce que Frackowiak pense de la liberté pédagogique. Le programme du PS en matière d'éducation est rédigé dans une langue orwellienne, un charabia "pédago" infâme, où toutes les vieilles recettes idéologiques les plus éculées sont réactualisées, réaffirmées comme des dogmes intangibles. Rien que le langage employé par ces illuminés est à vomir. Il est aussi obscur que celui de Nicolas Sarkozy est clair, c'est déjà un signe qui doit nous faire réfléchir.
Avec l'équipe qui entoure Royal, on a la même marinade bien connue d'idées fausses ("l'élève au centre", "l'élève construit son savoir par lui-même", "il est interdit de punir, il faut constamment négocier", 'vivent les classes hétérogènes", etc). Avec Nicolas Sarkozy, il y a une "marge d'incertitude": c'est le seul des deux candidats dont le discours même sur l'école soit ouvert, et nul ne peut affirmer a priori que tout ce que ce candidat-là nous dit n'est que poudre aux yeux.
D'un côté, le résultat de la mise en oeuvre calamiteuse d'une idéologie pédagogique par une caste mise en place par les socialistes et la certitude que la destruction de l'école se poursuivra si la candidate socialiste est élue, une destruction bien réelle et bien tangible, que nie d'ailleurs ladite caste.
De l'autre, la simple possibilité, pour l'instant, d'un "coup de balai idéologique". Mais au moins l'idée a été lancée. D'un côté, l'inertie garantie. De l'autre, des propositions pour que les choses bougent. Des "propositions", certes, mais des "propostions" quand même!
Voilà pourquoi, pour ma part, ce sera Sarkozy.

Dobolino, savez-vous que c'est Royal qui a supprimé les langues anciennes du brevet des collèges, ce qui revenait à les assassiner? Savez-vous aussi que c'est Bayrou qui a décidé de reporter le grec en 3ème a lieu de le laisser commencer en 4ème, mesure inutile et calamiteuse?

Écrit par : Jean | 02 mai 2007

En lisant de temps en temps les thèses de JPB sur l'éducation, à travers ce blog, j'avais été frappé de constater que le programme politique qui les épousait au mieux était celui du FN.
Sarkosy a largement flatté l'électorat frontiste, contribuant à la diminution de son score électoral.

Le soutien de JBP à Sarkosy est-ce alors une évolution logique et cohérente ou se fait-il au prix d'un grand écart entre ses valeurs personnelles et le désir de voir ses aspirations concernant l'éducation nationale prises en compte ?
En fait, peu importe, c'est son problème et il semble l'avoir tranché.

Par contre, ces polémiques autour du pégagogisme qui nuisent depuis quelques décennies déjà à l'EN n'ont guère de chance de s'ammenuiser dans un combat frontal : De Robien l'a démontré.
De plus en politisant les évolutions nécessaires de ce corps de métiers c'est le meilleur moyen d'en figer les évolutions.

Que Brighelli et Meirieu n'aient pas la même conception de l'EN et qu'ils en débattent c'est légitime. Que le 6 Mai arbitre ce duel c'est une catastrophe de plus pour ce service public de l'éducation dont la première réforme devrait être de le rendre moins dépendant du pouvoir politique...

Écrit par : PeutMieuxFaire | 02 mai 2007

Il me semble au contraire, PeutMieuxFaire, mais peut-être me trompe-je, que l'enseignement est une affaire éminemment politique, au sens noble du terme, c'est-à-dire qu'il doit avoir en vue l'intérêt général. N'est-ce pas la Constitution elle-même qui prescrit que pour l'Etat, enseigner est un devoir, et pour le citoyen, être instruit est un droit? La prise du pouvoir par les "pédagos" au sein même de l'Education nationale n'est-elle pas la preuve au contraire, que le pouvoir politique s'est défaussé de ses obligations en la matière? A-t-on le droit de tout faire en pédagogie? Ou un contrôle de l'Etat n'est-il pas nécessaire?

Écrit par : Jean | 02 mai 2007

ce service public de l'éducation dont la première réforme devrait être de le rendre moins dépendant du pouvoir politique...
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 02 mai 2007

"Moins dépendant du pouvoir politique"... C'est parfaitement conforme aux thèses ultra-libérales et à celles du FN, qui veulent en finir avec la Fonction publique et, par conséquent, avec ses instituteurs et professeurs !

La création d'un corps d'instituteurs salariés de l'Etat, afin de dispenser les familles d'avoir à rémunérer elles-mêmes les enseignants de leurs enfants, est un héritage de la Révolution française (décret de décembre 1793).

Mais manifestement, pour certains, ce principe lui aussi a fait long feu...

Écrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Oups... erreur d'expression : ce principe lui aussi est à renier.

Écrit par : Un hussard | 02 mai 2007

... l'enseignement est une affaire éminemment politique, au sens noble du terme (...) Ou un contrôle de l'Etat n'est-il pas nécessaire?

Ecrit par : Jean | 02 mai 2007

Le contrôle de l'Etat est évidemment nécessaire. Vote du budget, affectation des moyens, et contrôles des résultats (ce qui n'est pas réalisé) sont évidemment du ressort des parlementaires.
Ma référence à la moindre dépendance du politique concernait la pédagogie où les professionnels, à condition d'être jugés sur leurs résultats, devraient être les mieux à même de définir la meilleure manière d'atteindre les buts fixés par la collectivité...

@ Un hussard,
vous faites un excellent polémiste mais vous aviez bien compris que mon propos n'allez pas aussi loin !

Écrit par : PeutMieuxFaire | 02 mai 2007

A PeutMieuxFaire,

Votre réponse à Jean me convient parfaitement. Alors dans ce cas, d'accord avec vous !

P.S. Il ne vous aura pas échappé, j'espère, que le programme le plus proche des idées développées sur ce blog est celui de... SCHIVARDI !

Écrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Et voilà une raison supplémentaire qui ne me donne absolument envie de voter UMP ni PS :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-904230@51-898723,0.html

Écrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Dixit l'article du Monde :

Les deux juges enquêtant sur d'éventuelles pressions politiques sur la justice dans l'affaire Borrel – un magistrat retrouvé mort en 1995 à Djibouti – ont tenté, mercredi 2 mai, de perquisitionner à l'Elysée, mais l'accès leur a été refusé par les gendarmes, a-t-on appris de sources judiciaires. Cette information a été confirmée par l'Elysée, qui a indiqué avoir refusé cette perquisition au nom de l'article 67 de la Constitution sur le statut juridique du chef de l'Etat (loi constitutionnelle du 23 février 2007).



Devant le refus de la garde républicaine de les laisser entrer dans les lieux, les magistrates Fabienne Pous et Michèle Ganascia, qui souhaitent, selon des sources proches du dossier, perquisitionner les locaux de la "cellule africaine", ont requis, mercredi matin, l'autorité du gouverneur militaire de Paris. Elles instruisent une plainte avec constitution de partie civile d'Elisabeth Borrel dénonçant "des pressions sur la justice" dans l'enquête sur la mort de son mari, Bernard Borrel, après la publication d'un communiqué de presse par le Quai d'Orsay le 29 janvier 2005.


FAIT RARISSISME, VOIRE UNIQUE, DANS LA Ve RÉPUBLIQUE

Des perquisitions dans deux ministères ont récemment eu lieu dans cette affaire : d'abord au ministère des affaires étrangères, le 19 avril, puis à la chancellerie le lendemain.

L'avocat de la veuve du juge Borrel, Me Olivier Morice, se trouvait mercredi aux abords du palais de l'Elysée. Face au refus de l'Elysée, il a jugé "cela parfaitement scandaleux. C'est absolument inadmissible dans une démocratie comme la nôtre, c'est à ma connaissance du jamais vu". Une telle perquisition au palais présidentiel constituerait en effet un fait rarissime, voire unique, dans l'histoire de la Ve République. En milieu de journée, les deux magistrates ont quitté les abords de l'Elysée sans avoir pu pénétrer dans le palais présidentiel.

"LES SERVICES DE L'ÉLYSÉE NE BÉNÉFICIENT PAS DE L'IMMUNITÉ"


L'Elysée est une enceinte militaire, explique une source judiciaire. Devant le refus de l'Elysée, les magistrates se sont donc tournées vers le chef de corps chargé de la sécurité du palais présidentiel, estimant qu'il peut leur donner l'autorisation immédiate de perquisitionner. Toutefois, selon une source militaire, le gouverneur militaire de Paris n'a pas compétence pour permettre à des magistrats de l'ordre judiciaire de perquisitionner le palais de l'Elysée. Mais l'article 698-3 du code de procédure pénale stipule que l'autorité militaire est censée se soumettre aux réquisitions des juges.

Pour leur part, les syndicats de magistrats ont dénoncé, mercredi, le refus de perquisitionner opposé par l'Elysée. Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Bruno Thouzellier, "ne voit pas en quoi l'article 67 peut être invoqué car ce n'est pas le président de la République qui est visé mais des services de l'Elysée, qui ne bénéficient pas de l'immunité" présidentielle reconnue par la Constitution. Pour la secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), Hélène Franco, "il n'est écrit nulle part que pendant la période électorale, le code de procédure pénale est suspendu (...). Le refus de prêter son concours à ces actes de justice est une décision politique". A la chancellerie, on affirmait n'avoir "aucune réaction sur une instruction en cours".

Écrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Que Brighelli et Meirieu n'aient pas la même conception de l'EN et qu'ils en débattent c'est légitime. Que le 6 Mai arbitre ce duel c'est une catastrophe de plus pour ce service public de l'éducation dont la première réforme devrait être de le rendre moins dépendant du pouvoir politique...
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 02 mai 2007

Ahahah, le petit profignard terrorisé, suant des tempes, bloblottant et perdant ses légumes!!!! Ben alors ma grande, qu'est-ce qu'il t'arrive???? T'as peupeur. Ouh lala faut rester neutre. Hein. Pis quand les gendarmes venaient chercher les petits élèves juifs dans nos classes, dans les belles années de l'Occupation, quand y a vait pas de socialisssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssses, on ne disait iren, on restait neutres. M'enfin, MàC, c'st écrit dans nos statuts: neutralité et réserve. Surtout face aux iées de gauche.....
T'est la honte de notre métier. Quand je lis de pareilles pleutreries, je me dis que les ministres et Meirieu ont bien raison de nous cracher au beignet.

Tiens, je vais aller voter Ségolène, ça me lavera les mains.

Écrit par : montaigneàcheval | 06 mai 2007

Pour MàC

"Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, SAUF dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public". (art. 28 du statut).

Ce n'est pas tout à fait le devoir d'insurrection défini dans la Constitution de 1793, mais ça peut toujours servir !

Écrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Une chose c'est de critiquer le projet pedagogique de la gauche.

Une autre de promouvoir par la bande celui de la droite.

Or le projet de la droite il repose sur des bases claires :

- abandonner l'idee d'instruire toute la population

- se limiter a un socle minimal

- se limiter a la formation professionnelle

La premiere idee c'est le bon vieil elitisme du 19eme : tout le monde ne nait pas intelligent, pourquoi donc instruire tout le monde.

Le probleme c'est que non seulement c'est faux, l'intelligence etant d'une definition complexe, mais moralement c'est inadmissible ...

A ce compte la, un handicape on l'acheve, a quoi bon s'acharner a lui apprendre a marcher puisqu'il boite deja ?

Le probleme du socle minimal, lui, revient purement et simplement a confier aux familles une partie importante des apprentissages intellectuels.

Et donc officialiser les differences educatives fondees sur des differences de classes sociales (oui je sais les classes n'existent pas et bla et bla ... )

Enfin la derniere base du programme educatif de la droite affirme que l'education doit raisonner a court terme et doit fournir a l'industrie la main d'oeuvre dont elle a besoin immediatement.

Et la c'est organiser un desastre social, que l'on peut observer par exemple dans le textile, ou apres des annees de paternalisme on met sur le carreau des gens prives d'une education generaliste leur donnant les moyens de rebondir

Car les metiers d'aujourdhui n'ont aucune raison d'exister dans vingt ans, et en privant les gens d'une education generaliste nous fabriquons de futurs inadaptes

Tout cela c'est le programme de la droite, entre autres, car je fais l'impasse sur les fantaisies genetiques et autres derives eugenistes ...

Aussi quand je lis "le salut viendra de la droite" je reste sceptique !!

Écrit par : touriste | 06 mai 2007

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