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18 avril 2007
Parti pris
Parti pris
Il est temps que cette campagne électorale s’achève : jamais les problèmes de fond n’ont été si peu posés ; jamais l’image de la France à l’étranger — mais les étrangers qui tentent encore, par sympathie pour le malade, de comprendre quelque chose au florentinisme à la française ne sont plus très nombreux — n’a été aussi désastreusement dérisoire ; jamais nous ne nous sommes tant ennuyés.
Et je ne compte guère sur le second tour pour éclairer les choses. Entre ceux qui voudraient à toute force un débat télévisé parce qu'ils s'y sentent maîtres, et celle qui fuit tout affrontement direct parce qu'il faudrait peut-être qu'elle y défende des idées précises, le hiatus est tel que nous devrons probablement nous contenter des rogatons médiatiques, petites phrases volées en toute complicité, fausses confidences calculées, et envolées lyriques sciemment creuses.
Quid de l’éducation ? Quid de l’économie, des retraites prochainement impayables, de l’immigration nécessaire, de l’impuissance d’achat, du chômage réel (4 ou 5 millions de concitoyens réduits à la portion congrue — jetez donc un coup d’œil sur les caddies des supermarchés !), de la désespérance, des ghettos rebaptisés banlieues — ça fait plus propre —, de la culture bradée à des intérêts multinationaux qui préfèrent des ilotes dociles à des roseaux pensants, de l’Europe envahissante sur les petites choses et inopérante sur les grandes…
Au lieu de cela, de quoi a-t-on parlé ? À gauche (ai-je dit « gauche » ? Quelle dérision !), on a préféré parler Marseillaise. À droite, on a dérapé (sciemment, je pense — et je ne suis pas le seul) vers des petites phrases qui ont fait hurler les démocrates — et parfois, les républicains —, mais qui ont permis d’escamoter les vrais débats. « Rupture » ! clame Nicolas Sarkozy — avec quoi ? Un gouvernement dont il été si longtemps (trop longtemps, ce me semble) l’un des maillons forts ? Avec le modèle français, l’administration conquérante, étouffante — rupture avec l’emploi à vie des fonctionnaires ? On peut compter sur lui pour dégraisser le mammouth, ça, c’est sûr. « Différence » ! assure François Bayrou — quelle différence ? N’est-il pas lui-même, tout agrégé qu’il soit, tout terrien qu’il se prétende, un pur produit de la classe politique à la française ? Centriste ballotté, n’a-t-il pas omis de voter la loi sur les signes religieux, au nom d’une tolérance dont les maisons ont été fermées il y a un bon demi-siècle ?
Quant à Ségolène Royal… Dans la liste des présidentiables, il nous manquait une énarque, le PS nous l’a trouvée. « Justice ! » dit-elle. Oui, dans le midi, on dirait qu’elle est, effectivement, un peu juste. Toute personne ayant trouvé une idée de Ségolène est priée de la lui rapporter, — forte récompense à toucher rue de Solférino…
L’école est à reprendre de la cave au plafond — de la maternelle, pré-engluée dans des méthodes de lecture que Gilles de Robien n’est pas parvenu à éradiquer, à l’université, la plus pauvre de tous les pays de l’OCDE – et je ne parle pas de la Recherche, sinistrée. Où trouverons-nous les milliers d’enseignants déjà nécessaires, et les dizaines de milliers que les départs à la retraite des enfants du baby-boom ouvriront dans les cinq ans ? Contre toute défense, nous n’aurons pas de professeurs, à moins de réinventer les IPES (je l’avais proposé dans « À bonne école », et j’ai eu la surprise d’entendre NS appuyer l’idée fin novembre).
La dette publique lorgne vers celle des USA. Les retraites vont à l’abysse, et la seule solution décente est de faire venir, très vite, des millions d’immigrés pré-formés, parce que l’immigration sera choisie ou nous ne serons plus. Et les belles âmes qui prétendent le contraire n’ont pour elles que les délices suspectes de l’inconscience perpétuée. La gauche et l’extrême-gauche, faute de savoir parler au peuple, tentent, chacune de leur côté, de se fabriquer un peuple de substitution, un peuple de convenance, avec des communautés mises bout à bout. Et peu importe que la République y laisse des plumes, peu importe que des millions de Français de (lointaine) origine étrangère — comme nous tous — se retrouvent otages de ces jeux malodorants, la culture entre deux chaises, proies faciles pour tous les prêts-à-penser de substitution, toutes les dérives et toutes les barbaries.
Le conseil général du Pas-de-Calais préfère détruire les collèges à réhabiliter plutôt que de les amender d’une couche de peinture — et il les reconstruit loin des cités. L’idée est excellente, mais devrait être étendue : ce sont les cités qu’il faut cesser de réhabiliter, et qu’il faut reconstruire, à petites touches, loin des cités. Les discussions sur la « carte scolaire » s’en trouveront facilitées…
Le PS propose un SMIC à 1500 euros à l’horizon 2010 — mais il y sera par effet de levier et inflation, tout naturellement. Dois-je rappeler qu’au Danemark, il est déjà à 2000 euros — et que le patronat danois, pas plus mécène qu’un autre, ne s’en plaint pas ?
(J’ai une tendresse particulière pour le Danemark. Un royaume dont le souverain, en 1940, arborait l’étoile jaune, par solidarité avec les Juifs de son pays, pendant que chez nous certains se hâtaient de mériter la francisque, ne peut être tout à fait pourri).
À moins de considérer que nous sommes déjà le Tiers-Monde de l’Europe — c’est ainsi que nous voient les Anglais, les Allemands, les Hollandais — et les Belges, qui ont en quelques années effacé la dette publique — sans bruit. D’ailleurs, les enseignants français sont les plus mal payés d’Europe — Italiens exceptés. Et il y en a qui nous envient…
Alors, pour qui voter ? Pour qui nous permettra de sortir le plus vite possible de cette panade où nous nous engluons. Pour qui sera le moins interventionniste, et le plus décidé. Le « fascisme » ne se lit pas dans le menton, et le pétainisme gluant se dissimule très bien derrière un beau sourire…
Pour qui voter ? Pour qui, dans l’éducation, offrira la meilleure garantie de liberté pédagogique — en repensant la formation des élèves, et celle des maîtres, par exemple…
Quitte à se faire violence, camarades. Parce que sinon, le vieux monde sera devant nous.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
voici un beau modèle de déclinologie
Ecrit par : Yves | 18 avril 2007
pour qui ? oui j'hésite encore
Ecrit par : pierrot le zygo | 18 avril 2007
Moi je voterai Sarkozy car je pense qu'il est le moins mauvais du lot.
Ecrit par : Christine | 18 avril 2007
Dans les affres du questionnement entre Bayrou et Sarkosy, je m'achemine vers le même type de raisonnement que le vôtre et vous remercie de cette mise au point car il n'est pas facile pour qui a une longue tradition de gauche de se dire que tout, absolument tout le porte cette fois-ci à s'en éloigner. Ce que je ferai dimanche prochain, convaincue qu'il ne faut pas céder au réflexe de "culture familiale"et qu'il faut, comme vous le dites, sortir au plus vite de ce marasme.
Ecrit par : Thalie | 18 avril 2007
Dans les affres du questionnement entre Bayrou et Sarkosy, je m'achemine vers le même type de raisonnement que le vôtre et vous remercie de cette mise au point car il n'est pas facile pour qui a une longue tradition de gauche de se dire que tout, absolument tout le porte cette fois-ci à s'en éloigner.
Thalie, vous êtes beaucoup plus douée que moi en "commentaire de texte" et pour déceler l'implicite.
Celui de JPB ressemble aux paroles de la Pythie ou aux auberges espagnoles. Remarquez, avec la nervosité régnante, je comprends qu'il hésite à préciser.
J'avais, moi aussi, une tradition familiale de Gauche du côté de mon grand-père paternel, mais je l'ai mise au rancart depuis 1981.
Ecrit par : Robin | 18 avril 2007
Allez donc faire un tour sur le blog de Pierrot le zygo...C'est super rigolo !
Ecrit par : Robin | 18 avril 2007
"Pour qui voter ? Pour qui, dans l’éducation, offrira la meilleure garantie de liberté pédagogique — en repensant la formation des élèves, et celle des maîtres, par exemple…
Quitte à se faire violence, camarades. Parce que sinon, le vieux monde sera devant nous."
Petit rappel
" Les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient..." Charles Pasqua
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
Pour Henri Grégoire…
L'idée d'ailleurs n'est pas de Pasqua, mais il lui a trouvé une formulation élégante et définitive. Je n'ai jamais dit que je "croyais" aux promesses (ce vocabulaire crypto-chrétien n'est pas le mien). Je dis simplement qu'il y a des candidats sur lesquels il sera plus ou moins facile de faire pression, auxquels il sera plus ou moins facile de souffler de (bonnes) idées. Mon cher, quel candidat est le mieux à même de faire passer une méthode de lecture alphabétique ? Sauf erreur de ma part, Bayrou a suggéré de créer une commission d'enquête, pour étudier le problème — comme si nous ne connaissions pas, aujourd'hui, les méfaits des méthodes à départ global, comme si l'épidémie de dyslexie ne faisait pas rage ! Enfin, lisez donc l'article de l'excellent Jean-Pierre Terrail, sur un site que vous connaissez sans doute et que je ne peux que recommander à tous
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=16
Quel genre de pression comptez-vous exercer sur la Sainte du Poitou ? Ou sur Pierre Frackowiack, son mentor et disciple ?
Cela dit, je ne fais pas une fixation sur la question Education, et il y a bien des paramètres — que je pensais souligner dans ma note. Personne ne votera d'enthousiasme à cette éle ction : nous en sommes tous au calcul des risques, en deux colonnes "débit" et "crédit". Je n'ai jamais rien dit de plus.
Mais si vous vous dégagez des a-priori sentimentaux… Et il en est des promesses électorales comme de toouytes les promesses : ce n'est pas là-dessus que l'on bâtit ni un couple, ni un Etat. C'est sur des rapports de force.
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 avril 2007
M BRIGHELLI :
quand vous écrivez : À moins de considérer que nous sommes déjà le Tiers-Monde de l’Europe — c’est ainsi que nous voient les Anglais, les Allemands, les Hollandais — et les Belges, qui ont en quelques années effacé la dette publique — sans bruit. D’ailleurs, les enseignants français sont les plus mal payés d’Europe — Italiens exceptés. Et il y en a qui nous envient…
J'ai de la peine pour vous.
Par exemple allez donc dans le Nord de l' Angleterre en prenant le train, vous verrez où est le tiers-monde...
quand vous rentrerez chez vous en TGV.
Quant à la dette en Belgique vous avez oublié de chausser vos lunettes ce matin?
Elle est encore proche de 100% du PIB ! (50% de plus que celle de la France/PIB)
Vous ne confrondriez pas avec le déficit budgétaire?
Restez donc sur vos terres et évitez de naviguer sur des territoires inconnus!
Et n'oubliez pas le sourire de la caissière de votre Supermarché avant de voter.
Ecrit par : Merlemocoeur | 19 avril 2007
Vous n'entendez donc pas le galop de la paupérisation? et vous êtes prêt à renier vos valeurs?
on ne devrait pas voter pour des promesses électorales mais pour la personnalité du candidat, elle en dit toujours plus long sur ce que sera réellement son programme...
cet envol noir du corbeau n'augure rien de bon , c'est à craindre...
Ecrit par : Ami entends-tu | 19 avril 2007
Pour JPB
À partir d'analyses similaires, nous en tirons de conclusions très différentes et même opposées.
Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire "Les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis".
Que la Droite se soit emparé de la Crise de l'École et pillent les analyses de la mouvance anti-pédagogiste dans une perspective purement propagandiste et politicienne ne devrait pas nous conduire à tomber dans le panneau.
Certes, nous y serions en bonne compagnie: Voltaire et Diderot n'ont-ils pas cédé un temps aux sirènes du "Despotisme éclairé"?
Mais si, en élèves de Marc Bloch, nous nous référons à l'Histoire pour comprendre le présent, nous pouvons éviter de tomber dans le panneau.
La Droite a une vision politique à moyen terme, "dans le long terme nous serons tous morts!" avait coutume de dire Keynes.
Cette vision à moyen terme peut se lire notamment dans "Le Baccalauréat n'aura pas lieu" de Guy Bourgeois, diplômé de l’École polytechnique et de l’ENA qui a exercé différentes fonctions au sein du ministère de l’Éducation nationale de 1973 à 1994, où il a notamment été directeur du cabinet de François Bayrou.
En 1992, il a participé à la fondation de l'éphèmère association "Créateurs d'école".
Voter aujourd'hui pour Nicolas Sarkozy, c'est participer très concrètement à la destruction du service public d'enseignement dont nous avons impérativement besoin pour "Refonder l'École"
"Ira brevis furor est."
Horace, Épîtres, I,2,62
Ce serait une victoire pour Pierre Frackoviak, Philippe Meirieu et alii...
En ce qui me concerne je poursuis mon travail de "bénédictin".
Une école baignant dans le formol du formalisme.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=17
Paul Villach
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
Dans un cas comme dans l'autre l'EN est morte dans peu de temps si ils réussissent à casser Rachel/JP/Michelle/Thérèse/OlivierD/ClaudeH/etc etc
Maintenant il faut reconstruire, avec qui, Frakk ? Meirieu ? Charmeux ?
Ou avec Roby&Simone ;)
Choisis ton camp Kõmõrad .
Ecrit par : toto | 19 avril 2007
On écrit "l'hiatus".
Ecrit par : Zoïle | 19 avril 2007
Relisons René Rémond et son Histoire des Droites françaises où il démontre que la droite "orléaniste" rejoint plus ou moins vite mais toujours la droite "bonapartiste". Autrement dit Bayrou finira par rejoindre N. Sarkozy ou sera phagocyté par l'UMP. Il n'y a qu'à voir les ralliements de S.Veil et de Giscard.
Il ne faudrait pas non plus réduire l'élection aux problèmes de l'E.N. La liberté de penser et la sauvegarde de la laïcité me semblent encore plus importantes. N.Sarkozy prêt à autoriser toutes les sectes (Scientologie, témoins de Jehova, etc) et à s'appuyer sur les mouvements religieux les plus intégristes pour maintenir un ordre social me semble une menace indéniable. Quant à F.Bayrou, je en ne peux oublier son action en faveur de l'enseignement privé catholique et je me refuse à voir mes impôts locaux augmenter pour subventionner toutes les écoles confessionnelles. De plus le pape actuel ne me semble pas un modèle de tolérance et l'invocation de J.P.II par N. Sarkozy me hérisse. Favoriser le retour à l'obscurantisme ne me semble pas un progrès intellectuel surtout pour un enseignant de Lettres qui tient toujours à faire étudier les Lumières à ses élèves de Première
Enfin comment croire que N.Sarkozy reviendra sur la volonté de réduire les dépenses publiques à commencer par l'E.N. Décidément les électeurs ont la mémoire courte et les enseignants ont-ils oublié les réformes Fillion et Raffarin ?
Et si de Robien est revenu sur des horreurs pédagogiques, qui n'a pas constaté dans les établissements une dégradation de l'encadrement par des surveillants? Je me rappelle que des collègues ont voulu en 2002 donner une leçon à la gauche! Je les en remercie puisqu'il m'ont permis de devoir faire des années de plus pour toucher une retraite entière.
Enfin je signale parmi les avancées sociales promises par N.Sarkozy une franchise Sécurité Sociale non remboursable par les Mutuelles. Rendez vous sur le site : www.appelcontrelafranchise.org pour en savoir plus. Nous sommes dans une période de progrès social !!! Qui pourra se soigner avec sa retraite de moins de mille euros en moyenne ? Je pense surtout aux femmes avec une pension de reversion et aux smicards retraités.
Il est vrai (soyons cyniques) que ne plus pouvoir assumer des actes médicaux de prévention (j'ai dû payer 60€ de dépassement pour un scanner et 25€ aussi chez un ophtalmo sans avoir d'autre choix) va réduire l'espérance de vie et permettra la perennité des retraites.
Bref l'anti-Ségolènisme un peu primaire qui semble règner sur ce blog fait occulter les problèmes autres que pédagogiques. A qui les enseignants doivent-ils s'en prendre sinon à eux-mêmes s'ils ne savent pas résister aux modes pédagogiques? Un excellent instituteur m'a dit qu'il ne changeait pas de méthode pour être sûr d'être à la pointe du progrès tous les 10 ans. Nous avons encore l'avantage de pouvoir progresser à l'ancienneté et il est toujours possible d'habiller les progressions avec le jargon à la mode d'autant que ce ne sont pas les parents dépassés par le jargon des instructions qui peuvent "dénoncer" les enseignants. D'ailleurs existe-t-il un enseignant qui peut se vanter d'appliquer les consignes et programmes ? Les derniers programmes de langues anciennes sont à cet égard instructifs pour constater qu'ils sont coupés de la réalité, donc inapplicables et ils laissent vraiment toute liberté aux professeurs. Certains rêvent-ils d'un retour à une progression identique dans toutes les écoles de France sans aucune liberté ? Alors le contrôle par le chef d'établissement ou les parents serait facile et certains collègues qui tirent au flanc (mais si) seraient bien ennuyés.
Ecrit par : Ponocratès | 19 avril 2007
Je suis de votre avis, Jean-Paul.
Le pétainisme mou se cache derrière un joli sourire. Enfin, "joli", n'exagérons rien! Je trouve que sur la photo qui nous a été envoyée, le regard de la dame paraît bien vague, comme si elle était étonnée de se trouver là.
Quant à Bayrou, sa co-gestion avec le SNES et ses sympathies évidentes pour les "pédagos" devraient nous interdire de songer une seule seconde à voter pour lui.
Henri Grégoire, c'est avec Royal et Bayrou que la victoire de Meirieu et de Frackowiak est absolument certaine. Avec Sarkozy, nous avons quelque chance de pouvoir discuter pédagogie. C'est la seule qui nous reste.
Je recommande à tous la lecture de la réponse de Pedro Cordoba au président de la CDIUFM, sur le site www.lesamisdelabec.levillage.org. Un texte prodigieux. Le pauvre homme en prend pour son grade ("Les textes de Meirieu ne sont d'un tissu d'âneries", "Il faut mettre hors-la-loi les IUFM", etc.). Bravo, Pedro!
Ecrit par : Jean | 19 avril 2007
Tout à fait d'accord avec MERLEMOCOEUR. JPB, vous me faîtes marrer. Prenez l'Intercity Londres-Exeter. 453 Km. Normalement 3h. En fait 6. Parce que la boîte privée ultra-libérale qui a repris les lignes du Sud-ouest anglais à la mort des BR n'a plus de fric pour LA MAINTENANCE DES VOIES. Donc on ralentit la vitesse des convois, eux-mêmes privatisés et dans un état surréaliste. Au Nord de l'Angleterre, ce modèle de miamiamiamiamia performancemiamiamia et de pas d'intervention étatique (come si c'était la peste, ou le nouveau bolchevisme), là sur la ligne Carlisle-Newcastle, voie unique diesel, la vitesse des TROIS trains quotidiens (23 du temps de la BR. Vérifiable sur les anciens chaix anglais) est de 35 km/h. Les rails sont encore celles posées en ...1889. modèle Vignole à double champignon).
Sans parler du délabrement des hopitaux du Cumbria Health Authority.
En France, la gangrène morale élégante et snobinarde de l'utlralbéralisme de cette imbécilté du "moins d'état" conduit peu à peu aux mêmes dérives
Ainsi l'état s'est dégengagé de l'entretien de 10000 km de routes nationales devenues départementales. Et les Conseils Généraux n'ont pas un sou pour entretenir ce réseau.
Les déficits publics, la dette. Oui-da!!! Celle des Etats_Unis atteint l'ensemble des budgets nationaux de l'Afrique. Qui cela gêne-t-il.
Noêl Forgeard qui a flingué EADS part avec plus de 8 millions d'Euros d'indemnités plus une retraite chapeaU.
Alors votez Sarkozy et son programme pétainiste axé sur le culte de l'effort des peigne-culs au profit des actionnaires. Dans 10 ans, vous mettrez 20 heures pour alller en voiture à Marseille tant les chaussées des autoroutes se seront dégradées parce que 70% des bénéfices des société autoroutières vont aux actionnaires. En TGV, vous mettrez 7 heures, parce que finie la très grande vitesse.
Mais ne venez pas pleurnicher. Comme on l'avait cyniquement écrit au fronton de Bergen-Belsen 'JEDEM DAS SEINE' (A chacun son dû)
Bonne journée.
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2007
Une école baignant dans le formol du formalisme.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=17
Paul Villach
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
Un texte magnifique en effet sur le formalisme et la "barbarie douce", où l'on touche du doigt les aberrations auxquelles conduisent une approche purement stylistique des "discours".
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
Henri Grégoire, vous dites que voter à droite serait participer à la destruction du service public de l'EN, mais comment pouvez-vous encore penser que la gauche n'a pas participé à la destruction de ce service public? Nous n'en serions pas à nous poser de telles questions si la gauche avait défendu des valeurs de gauche dans l'EN. C'est bien le PS qui est responsable de cette destruction depuis plusieurs années.
C'est fou, on a l'impression que toutes les analyses qui ont été menées sur l'école depuis des mois sur ce blog et ailleurs s'envolent au moment de passer dans l'urne pour laisser place aux affects et aux sempiternelles "valeurs" qui ne sont hélas plus représentées par le PS, et depuis bien longtemps.
Ecrit par : Thalie | 19 avril 2007
"Noêl Forgeard qui a flingué EADS part avec plus de 8 millions d'Euros d'indemnités plus une retraite chapeaU"
Les syndicats te diraient: "il ne faut pas montrer du doigt les avantages des petits qui s'échinent, il faut que tous puissent partir à la retraite avec un beau parachute" :)
Dimanche sera chaud et beau :o)))
Ecrit par : toto | 19 avril 2007
"Relisons René Rémond et son Histoire des Droites françaises où il démontre que la droite "orléaniste" rejoint plus ou moins vite mais toujours la droite "bonapartiste". Autrement dit Bayrou finira par rejoindre N. Sarkozy ou sera phagocyté par l'UMP. Il n'y a qu'à voir les ralliements de S.Veil et de Giscard."
Ponocratès
Si je suis grosso modo d'accord avec votre post, je ne pense pas que la typologie de René Rémond soit pertinente dans le contexte de cette élection.
Sur le fond, il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre Ségolène Royal et François Bayrou.
Tout deux s'inspirent de la "doctrine socale de l'église" comme le démontre la référence de SR à "l'Ordre juste" notion théologique qui remonte au moins à Thomas d'Aquin.
La dernière "sortie" de SR sur les caissières de Supermarchés s'inscrit pleinement dans cette perspectives.
Ceci dit au second tour de l'élection présidentielle, je n'hésiterai pas à contribuer à "éliminer" le néo-conservateur Nicolas Sarkozy.
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
Toujours à propos du texte de Paul Villach :
Le capitaine Manfred von Richtofen écrit une lettre à Monsieur Adolf Hitler, chancelier du Reich, au lendemain du bombardement de la ville de Guernica. (sujet donné au baccalauréat série marketing, session de juin 2050)
Consignes :
- point de vue narratif : 1ère personne du singuler et du pluriel, focalisation interne.
- respecter les normes du " discours épistolaire ".
- système du présent
- employez des déictiques et des embrayeurs spatio-temporels aussi variés que possible.
- registre soutenu, mais on ne s'interdira pas l'utilisation d'un ou deux termes familiers.
- champ lexicaux, isotopies : la griserie de la guerre aérienne.
- utilisation transdisciplinaire du programme d'Histoire.
- format : 30 lignes
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
"Henri Grégoire, vous dites que voter à droite serait participer à la destruction du service public de l'EN, mais comment pouvez-vous encore penser que la gauche n'a pas participé à la destruction de ce service public?"
Thalie
La politique du pire n'a jamais été ma tasse de thé.
Le "projet" éducatif de la Droite ne se résume pas à mettre Philippe Meirieu ou Perre Frackoviack hors d'état de nuire.
Très franchement, ils n'en ont "rien à cirer".
Le Projet de la Droite est détruire le Service public pour le remplacer par un réseau d'établissement privés dinancés par le "Chèque-éducation" préconiser par Milton Friedman.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A8que_%C3%A9ducation
" Il ne faut pas " karchériser " la France, il faut " thatchériser " la France ".
Franck Tapiro, conseiller en communication de Monsieur Sarkozy
Brèves de campagne (1) : Intimité, équité, inspiration, sondages
http://www.acrimed.org/article2557.html
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
Excellent Robin!
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
Ponocratès, vous rêvez, l'enseignement des langues anciennes a été et est devenu un massacre. A part quelques professeurs qui résistent la majorité des élèves ne sait plus traduire correctement. Même dans les prépas et les bonnes, renseignez-vous un peu, il y a du rattrapage qui est fait et ils en "bavent" les petits!
Montaigneàcheval, sous Miterrand, n'y a -t-il pas eu un spectaculaire désengagement de l'état? Vous croyez vraiment que Royal ou Bayrou vont nous remettre de l'état un peu partout pour "sauver" les services publics? Vous y croyez vraiment? Et vous croyez vraiment, qu'il est encore économiquement possible de "remettre de l'état" comme une "poupoudre magique"... Et alors vous êtes prêt à endetter le pays, et les générations à venir à hauteur de combien? Avec la même inconscience que les Ponocratès et autres collègues qui ont pris leur retraite très vite, il y a quelques années, pour profiter encore du système en disant" après moi le déluge!"
Mais bon sang, si la gauche proposait autre chose que du vent et à travers sa candidate, autre chose qu' un autoritarisme malsain mâtiné d'une conception du "pur" et du "juste" qui me font froid dans le dos, bien sûr que je voterais à gauche!
Ecrit par : Thalie | 19 avril 2007
Enfin je signale parmi les avancées sociales promises par N.Sarkozy une franchise Sécurité Sociale non remboursable par les Mutuelles.
Ecrit par : Ponocratès | 19 avril 2007
Je signale qu'il exite déjà de nombreuses franchises sécu . Elle sont invisibles pour la plupart, car les mutuelles les remboursent. Dans l'imaginaire collectif (et dans celui des politiques) , tout le monde a une mutuelle. C'est vrai pour les fonctionnaires, les salariés des grandes entreprises, qui bénéficient de tarifs imbattables, ou dont la mutuelle est directement prise en charge par l'entreprise (sur leur salaire brut, quand même !). C'est vrai pour les bénéficiaires de la CMU.
Mais est-ce vrai pour les smicards, les commercants, artisans, travailleurs indépendants ? Pas tous. En tous cas, pas moi. C'est un choix. Je ne suis pas toujours fourré chez le toubib, ou en cure thermale, et çà se calcule.
Mais au moins, je vois les franchises.
* 30 % des soins non remboursés.
* 1 euro sur chaque consultation
* forfait hospitalier
* lunettes, dents, n'en parlons pas
* arnaque du médecin référent : pour aller chez un dermato me faire cramer une verrue, il faut calculer s'il vaut mieux payer plus en évitant la part non remboursée du généraliste. Prise de tête assurée ! La prochaine, je me la crame moi même !!
Alors, ajouter des franchises, non merci, bien sûr. Mais remettre à plat le système, pourquoi pas ?
En tous cas, il le mériterait.
Pour finir, en vertu de quoi les mutuelles ne rembourseraient pas une nouvelle franchise ? Les mutuelles, c'est privé, elles font ce qu'elles veulent. Il faudra juste payer plus cher.
Ecrit par : yann | 19 avril 2007
"Le "projet" éducatif de la Droite ne se résume pas à mettre Philippe Meirieu ou Perre Frackoviack hors d'état de nuire."
Oui, mais au moins il est au programme :o)))))
"Très franchement, ils n'en ont "rien à cirer"."
Pas deRoby ... (pas moi)
Ecrit par : toto | 19 avril 2007
Je ne m'illusionne pas sur le niveau des élèves de langues anciennes ; c'était pour montrer toute la marge entre les programmes , la réalité du terrain et la latitude des enseignants. Votons N.Sarkozy pour résoudre définitivement le problème : la fin des options non rentables est programmée et il suffit de poursuivre l'oeuvre de de Robien qui a rallié N.Sarkozy. Quel hasard!
Ecrit par : Ponocratès | 19 avril 2007
Il ne faudrait pas oublier le passage de François Fillon, Conseiller politique de Nicolas Sarkozy, au Ministère de l'Éducation!
LA LOI FILLON, UNE LOI DE DESORIENTATION POUR L’ECOLE.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=19
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
"Karchériser ce n'est pas le bon mot, il faut effectivement thatchériser la France. Pourquoi ? Tout le monde parle de Tony Blair aujourd'hui, mais sans Thatcher, pas de blairisme. En revanche, le plus à même de créer une véritable rupture positive est à mon sens Nicolas Sarkozy par sa volonté, son engagement et surtout son courage. Il a inventé le courage en politique, c'est ce qui manquait le plus aux hommes politiques de notre pays ces 30 dernières années. Les Français doivent donc s'habituer au courage politique pour accepter l'idée de rupture."
Frank Tapiro, coprésident d'Hemisphere droit,
conseiller en charge de la communication de l'UMP, inventeur du slogan « la France d'après »
http://www.strategies.fr/archives/1441/page_40021/
Tant qu'à appeler à voter Nicolas Sarkozy autant savoir ce à quoi il faut s'attendre!
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
Et alors vous êtes prêt à endetter le pays, et les générations à venir à hauteur de combien? Avec la même inconscience que les Ponocratès et autres collègues qui ont pris leur retraite très vite, il y a quelques années, pour profiter encore du système en disant" après moi le déluge!"
Ah Thalie (sans mauvais jeu de mots) .C'est extraordinaire ce que la mythologie de Pétain a laissé de traces, pour le plus grand profi des Forgeards. Votre discours, c'est de la couleur "On a revendiqué plus qu'on a obéï et on a aujourd'hui le malheur-1940"
Endetter le pays.....et alors??? Qu'est ce que cette culpabilité christiano-boutonneuse à endosser les turpitudes financières des gangsters industriels, religieux ou boursiers? Et puis cette saloperie inouïe qui consiste à apporuver ce que les cloportes de droite enfoncent dns l'oigne des prolos: Rhalala, la retraite à 50 ans, finie!! les 37,5 annuités,finies.Vous n'avez pas ressenti que ce discours de l'effort, de la contrition, de la culpabilité financière collective est une prodigieuse escroquerie?????
Moi, je n'ai AUCUNE mauvaise conscience de gagner mes 3000 Euros de connard de prof à la hors-classe. Selon vous, faudrait peut être que je paie pour travailler, pour désendetter l'état??? C'est ça. Remarquez qu'ouvrir des camps de travail, ce serait encore plus radical.
Pour finir, parce que je vous laisse avec votre Sarko en peluche, calculons:
8,5 Millions d'Euros d'indemnité pour cette poubelle de Forgeard, ça fait 155 ans de mon salaire....et 500 ans de SMIC. Alors à la tienne, Etienne.
Encore une fois, ne venez pas geindre, quand les profs seront inscrits avec la majorité des salariés aux restos du coeur.... JEDEM DAS SEINE....soouvenez-vous en.
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2007
Juste une remarque : certains louent la dépense publique en tant que telle. Outre sa dette, je rappelle que l'état français prélève, à fins de dépenses et redistribution, 44% de la richesse nationale. Sous Giscard, ce pourcentage est passé de 35 à 42%. Si c'est le critère suprême pour juger les politiques, il faut immédiatement élever une statue à Giscard (à Chirac et Barre aussi).
Le gros problème de la France ne tient pas à l'ampleur (ou à la faiblesse) de la dépense publique, il tient à son efficacité.
JPB écrit dans son billet qu'il aime le Danemark. Pour ce que j'en connais, moi aussi j'aime les social-démocraties d'Europe du nord, bien plus que l'Angleterre aux services publics détruits par Thatcher (que Blair et alii tentent de remettre en état, laissons leur du temps avant de juger). Mais ces social-démocraties fonctionnent bien car on y veille à l'efficacité de la dépense publique. C'est un souci qu'on ne retrouve guère chez les politiciens français (et sans doute guère plus chez les citoyens), quel que soit leur bord.
Ecrit par : Japhet | 19 avril 2007
Cela commence à ferrailler dur sur ce blog en faveur de Royal-Bayrou!
Je suis de votre avis, Thalie, nos collègues sont amnésiques: cela fait plus d'un an que les réquisitoires les plus féroces tombent ici à la pelle contre la destruction de l'école par la gauche socialo-communiste, et au moment de sanctionner concrètement les responsables de cette destruction et de laisser au moins une porte ouverte à la possibilité d'un changement de politique éducative, voilà que les vieux réflexes de classe réapparaissent!
Je n'en reviens pas! On sait pertinemment que Royal-Bayrou à la présidence, c'est Meirieu ou Frackowiak ou un délireur du même tonneau au ministère de l'Education, et on appelle quand même à voter pour Royal-Bayrou! Incroyable!
Ecrit par : Jean | 19 avril 2007
"Le gros problème de la France ne tient pas à l'ampleur (ou à la faiblesse) de la dépense publique, il tient à son efficacité."
Japhet
C'est bien un problème en effet.
Si l'on en revient à "Refonder l'École" , il est bien clair que des sommes colossales sont gaspillées dans le mode de fonctionnement actuel de l'Éducation Nationale.
Les IUFM bien entendu mais aussi les "mises à dispostions", "légales" et/ou clandestines,voir le Rapport de la Cour des Comptes.
Enseignants sans élève: un rapport de la Cour des comptes provoque un tollé AFP 11 mars 2005
"Un rapport de la Cour des comptes pointant l’existence de l’équivalent en temps de travail de 32.000 enseignants "sans classe ni activités pédagogiques" a provoqué vendredi un tollé parmi les organisations syndicales et la colère du ministère de l’Education, qui a dénoncé des "amalgames".
Ce rapport, divulgué vendredi par Le Figaro, comptabilise l’équivalent en temps de travail de 32.000 enseignants � temps plein - sur 665.000 - qui n’exercent pas leur métier devant une classe. Selon le rapport, le coût de ces enseignants s’élève � 1,5 milliard d’euros.
Il existe actuellement d'authentiques "détounements de fonds publics" dont ni les élèves ni l'immense majorité des enseignants ne tirent profit.
Un point rarement évoqué, pare exemple, est le détournement des Établissements d'enseignement non sélectifs pour, sous prétexte de "massification", contenir les chiffres du chômage.
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
Pas de hargne à mon égard, Montaigneàcheval, cela ne sert à rien et cela me touche.
Je n'appelle pas qui que ce soit à voter pour l'un ou l'autre. J'essaie de réfléchir, je suis empêtrée dans des tas de contradictions. J'essaie d'éviter un vote de "classe", réflexe, qui est peut-être rassurant mais qui ne me semble pas honnête. Me traiter de pétainiste est étrange.
Le problème de l'endettement du pays n'est pas à balayer d'un simple revers de main comme vous le faites. Comment pensez-vous que Royal financera ses belles promesses, faites aux caissières et autres? Besson est parti en disant que les projets étaient "infinançables. "
Le PS, au pouvoir, n'a jamais mis de bâton dans les roues aux grands PDG pour qu'ils partent avec moins d'argent...
Et je ne vois pas comment le PS nous empêchera d'en arriver aux restos du coeur si l'on doit en arriver là comme vous le dites.
Ecrit par : Thalie | 19 avril 2007
Montaigne,
3000 euros, ce n'est pas beaucoup, quand on pense aux études que nous avons faites, aux conditions de travail, aux responsabilités...
En tant que professeur certifié au 9ème échelon (+ maîtrise d'enseignement de philo qui ne m'apporte rien en termes de salaire), je gagne 2200 euros, parce qu'étant en "réadaptation" (dépression grave à cause de tout ce que nous évoquons sur ce blog à longueur de semaines).
Etant en "réadaptation", je ne peux évidemment bénéficier ni des indemnités de suivi et d'orientation (ISO), ni des heures supplémentaires.
Et être dans une situation financière précaire à cause d'une baisse de salaire et exercer un emploi qui ne correspond pas à votre qualification, ça n'aide pas à remonter la pente.
Je ne dis pas cela pour vous tirer des larmes. A chacun ses soucis et je sais bien qu'il y en a de plus graves (quoique, comme disait Dostoïevski, "c'est ma propre chemise que j'ai sur la peau" ), mais franchement...
Voilà, j'ai dit ce que j'avais à dire. Je pense qu'il est malhonnête de ne pas expliquer aux jeunes collègues ce qui les attend, si les choses continuent comme cela.
Remarquez, ils le savent sans qu'on ait besoin de leur dire, comme le rappelait JPB pendant l'émission de Stéphane Berne quand il a parlé de la "baisse des vocations".
Et si je savais quel bulletin déposer dans l'urne dimanche pour alléger le fardeau...
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
La leçon de réalisme de JPB est convaincante (et je dirais même qu'elle secoue salutairement les puces) ; mais le Danemark, c'est plus social-démocrate que néo-libéral, non ? Et je crois me souvenir que le Danemark, au cours des dernières décennies, a résolu l'accroissement de la dette de son système de sécurité sociale grâce à une politique massive d'investissement dans les soins préventifs des populations défavorisées. Pas très Thatcherien...
Ecrit par : Rodrigue | 19 avril 2007
Henri, vous avez le droit d'être naïf, candide, ignorant de la chose publique. C'est un droit naturel.
Grégoire, vous avez le devoir de n'éliminer personne. Ce propos vous dévalue. C'est le devoir de tout citoyen digne .
Je suis déçu par ce propos extrême.
Ecrit par : Yvan le Terrible | 19 avril 2007
"Un rapport de la Cour des comptes pointant l’existence de l’équivalent en temps de travail de 32.000 enseignants "sans classe ni activités pédagogiques" a provoqué vendredi un tollé parmi les organisations syndicales et la colère du ministère de l’Education, qui a dénoncé des "amalgames".
Ce rapport, divulgué vendredi par Le Figaro, comptabilise l’équivalent en temps de travail de 32.000 enseignants � temps plein - sur 665.000 - qui n’exercent pas leur métier devant une classe. Selon le rapport, le coût de ces enseignants s’élève � 1,5 milliard d’euros.
Il existe actuellement d'authentiques "détounements de fonds publics" dont ni les élèves ni l'immense majorité des enseignants ne tirent profit."
Merci pour cette information, Henri Grégoire, bien qu'elle ne soit pas particulièrement réconfortante.
Pourrait-on savoir ce que font exactement tous ces gens-là ?
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
Donc, si je vous comprends bien les uns et les autres (enfin ceux qui accordent de l'importance aux problèmes éducatifs, et c'est tout de même la raison d'être de ce blog non ?), le candidat le moins susceptible de trahir nos idées serait Nicolas Sarkozy...
Et vous pensez que François Bayrou va faire alliance avec la Gauche "égalitariste" (c'est devenu un pléonasme, depuis que la Gauche républicaine a été marginalisée ) et remettre pour cinq ans les pédagos au pouvoir rue de Grenelle, la cogestion avec le SNES...Et peut-être, horresco referens, Philippe Meirieu, ministre de l'éducation nationale !
Si je pouvais en être sûr et surmonter certaines réticences...
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
"Pourrait-on savoir ce que font exactement tous ces gens-là ?"
Robin
J'ai recopié telle quelle la dépêche de l'AFP.
Le rapport de la Cour des Comptes est plus nuancé puisqu'il prend en compte les titulaires remplaçants des Premier et Second Degrés.
Il y a un nombre impressionnant de mis à disposition des Associations et Mutuelles regroupées dans le CCOMCEN.
Ensuite les "décharges syndicales statutaires.
Enfin un nombre impressionnant de sinécures sous la forme de divers Chargés de Mission plus ou moins clandestins.
Le résumé du Rapport est télécchargeable (PDF) à cette adresse
La gestion des personnels détachés dans des fonctions autres que d’enseignement ou demeurant sans affectation
http://www.ccomptes.fr/cour-des-comptes/publications/rapports/enquete-personnels-educ-nat/resume.pdf
À mon sens, une refondation sérieuse de l'École devrait commencer par la suppression de tous les mis à dispositions des membres du CCOMCEN.
Ecrit par : Henri Grégoire | 19 avril 2007
Si je pouvais en être sûr et surmonter certaines réticences...
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
Moi, j'aurai bientôt quitté ce navire pourrissant qu'on ose encore nommer la France (C'est Péguy ou De Gaulle qui doivent ne pas regretter d'être crevés!!!) et vous enverrai des cartes postales d'Auckland.Désolé, les gars, il y a quand même quelque chose d’absolument fondamental et inquiétant à noter: la collusion du pouvoir UMP avec la raclure Scientologue.
Le fait est avéré et pas nouveau. Je m’explique: il y a environ cinq six ans, au début du siècle, alors que je lisais encore régulièrement “le Canard”, je tombai sur un article concernant ma boîte à ragoût, L’Educ Nat: et il ressortait de cet article que des types des RG avaient débusqué deux scientomerdes de haut vol ayant réussi à infiltré la DPE (Direction des Personnels Enseignants) et , disait l’article, avaient piraté les fichiers.
Cette affaire fut reprise pendant une petite semaine par “Le Monde” et par “l’Aberration”…puis, silence radio. Mais en y regardant de plus près, c’est-à-dire en allant lire (en diagonale, sinon c’est à gerber) les délires pédagomaniaques des IUFM, des Meirieu, Frakowiak et autres Charmeux, on est à pied d’oeuvre. On se rend compte de la TRES grande proximité entre les vocabulaire des abrutis de Ron Tubard et les abrutis des IUFM. Même délire sur ce “fameux enfant au coeur du système” ,de la “participation débouchant sur l’épanouissement individuel” et d’autres mièvreries fascistes du genre.
Et il est vrai aussi que la politique religieuse de Sarkozy ne laisse pas d’être une formidable attentisme, une sorte de mollassonnerie souffreteuse qui en dit long sur ce que cet animal fera de la laïcité.
Il y a sûrement un noyautage de vastes pans du pouvoir par la Merde Scientologue. Et le fait que Sarkozy ait été, ventre à terre, demander pardon (!!!!!) à Bush pour l’attitude infraterenelle de Chirac pendant la Guerre d’Irak, ainsi que cette visite de Tom Cruise, en effet, grand copain scientomerdologue à fond de NS (tiens c’est marrant, ça fait NazionalSozialistisch), ne laissent pas d’être très inquiétants.
Bon, j’en entends déjà hurler parce que ce serait la théorie du complot, miamiamia,miamiamia…..
Le problème ,c’est que ce n’est pas une théorie…..
Maintenant, les Frankaouis, votez pour ce crabe puant, scientologisé jusqu’au trognon si ça vous chante. mais ne venz pas geindre APRES…
Pour a part , l’autre le Henri IV de bac à sable, le Con de Pau (contrepéterie ratuite et brévetée sans gigoter des genoux!) me paraît moins dangereux que la vipère magyare.
Question de goût ou de mauvais goût.
SOuvenez-vous que les nazis, qui comme toutes les ordures de haut vol, avaient le sens du cynisme, avaient fait forger au-dessus du portail de Bergen-Belsen “JEDEM DAS SEINE”….
Donc, oui, “à chacun son lot” et ses remords parfaitement inutiles.Souvenez-vous tous :JEDEM DAS SEINE...Chacun son dû.....votez donc pour scientokozy (lisez MARIANNE) et fermez-la quand vous aurez des conditions de travail exorbitantes.
Thalie, aucune hargne contre VOUS, Dieu m'en garde. Mais de l'amertume, oui, quand je vois ce beau pays aux mains de ces gangsters de l'UMP.
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2007
Bayrou ira dans le sens du vent... Et comme à Grenelle, on est deja pedagogo, il en remettra une louche.
D'ailleurs, j'ai entendu dire qu'Allègre soutenait Voynet, finalement, et non pas Bayrou ?? Info ou intox ???
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2007
Allègre, le 10 mars :
J'ai beaucoup critiqué François Bayrou à l'époque pour sa complaisance à l'égard des syndicats. Je suis en désaccord complet avec lui sur ce point. Mais si je diffère sur les méthodes, je n'ai pas de grandes divergences sur les objectifs en matière d'éducation. Mais vous savez, il y a aussi des points sur lesquels je suis d'accord avec Nicolas Sarkozy, notamment sur la réhabilitation du travail. En tout cas, je ne soutiens clairement pas la candidature de Ségolène Royal.
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2007
Allègre le 16 avril :
http://www.francematin.info/Claude-Allegre-est-tente-par-Voynet_a11145.html
Ecrit par : Jérémy | 19 avril 2007
Et alors, Allègre, comme référence, on fait mieux, non????
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2007
Jérémy,
Je ne pense pas que Claude Allègre soutienne Dominique Voynet. Ils sont en désaccord à peu près sur tout (cf. le débat organisé récemment par le nouvel Observateur)
Allègre pense que Gore a exagéré sur le "réchauffement climatique" et, en tout état de cause que développement économique et protection de l'environnement ne sont pas vraiment compatibles (il rejette la notion de "développement durable")
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il rejoint N. Sarkozy sur l'apologie du travail.
On peut ne pas être d'accord, mais c'est cohérent...Y compris avec une certaine tradition socialiste.
Mais quand il dit qu'il est d'accord avec Bayrou sur les fins, mais pas sur les moyens, c'est incohérent. Fins et moyens sont inséparables dans tous les domaines, à commencer par le domaine éducatif.
"La décennie des malappris" et le projet présidentiel de Bayrou pour l'école :
" L'éducation doit être la priorité absolue du pays. Cette école doit se fixer un objectif : diviser par deux l'échec scolaire, et multiplier par deux la réussite scolaire, et ce dans tous les milieux sociaux, plus particulièrement parmi les secteurs de la nation qui sont moins favorisés culturellement et socialement..."
sont incompatibles avec Philippe Meireu, le pédagogisme et le fonctionnement actuel de la rue de Grenelle.
Et je rêve qu'un nouveau Socrate nous délivre de cette "aporie".
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
Les candidats de gauche seraient les "avocats" des services publics.
Quelle erreur.
Ces candidats de gauche dénoncent l'exploitation du capitalisme, du libéralisme ! Au nom de cette habituelle manipulation, les fonctionnaires sont placés sur la plus haute échelle d'exploitation des travailleurs pour l'état. (Rouge, non ?)
Les maironnettes de l'état sont-elles épanouies, j'en doute.
Pour ne parler que de l'école :
Etouffée et sclérosée depuis des années par des techniques de sciences expérimentales, transmises par vous les professeurs, à nos enfants, avec la bénédiction suprême de leurs créateurs, qui ne sont pas sur le devant de la scène, les coups sont pour les enseignants.
Sujets maléables à souhait les enseignants. Bravo.
L'idéologie commune de l'égalité transformée en inégalité a fait un excellent parcours.
Cette transmission dangereuse a poussé certains (avec beaucoup de courage) à réagir et à briser l'omerta.
J'ai vu Le Bris (socialiste) à une convention sur l'école de l'UMP, défendre avec passion l'école, expliquer la décadence de l'instruction. Cette convention passionnante et détaillée à la perfection, avec des personnes de droite, comme de gauche, je suis affirmative, sera suivie d'effet.
Et aujourd'hui, le courage est aux abonnés absents, sous prétexte d'hystérie collective contre un homme, qui a mobilisé des centaines de personnes (professionnels, experts, chercheurs, monsieur et madame tout le monde,...), et qui s'est engagé pour que la France sorte de sa léthargie.
J'aime assez cette rhétorique de Churchill :
"....décidés seulement à demeurer indécis, résolus à rester irrésolus, inflexibles dans leur flottement, fermes dans leurs faiblesses..."
Quel paradoxe.........
Ecrit par : Carole | 19 avril 2007
Les maironnettes de l'état sont-elles épanouies, j'en doute.
Carole, y a pas que des maires honnêtes, y a aussi des maris honnêtes et des slaves honnêtes
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2007
Lo ciento, Je voulais écrire "marionnettes", mais vous l'avez compris, je pense!
Ah JPB, passer de la gauche à la droite (pour l'écriture, je précise) laisse des traces.
Ecrit par : Carole | 19 avril 2007
vous avez une drôle de définition du courage ici!
expliquez-moi en quoi Sarkozy représente le courage politique alors qu'il est prêt aux accords les plus vils pour obtenir le soutien de ses ennemis...
Ecrit par : Ami-entends-tu | 19 avril 2007
Il faudrait en cesser avec les étiquettes.
Le Bris, évoqué plus haut, n'est pas de gauche, il est d'extrême-gauche — à l'origine. Je ne sais pas pour qui il s'apprête à voter, mais certainement pas pour la Madone des Sleepings… Tout comme moi.
MàC, les liens entre Sarkozy et la scientologie sont, au minimum, trop fréquents pour ne pas être inquiétants, je vous le concède bien volontiers. Mais il est membre d'un parti qui n'est pas particulièrement infiltré de sectes — et justement, il ne roule pas que pour lui : les appétits de ses amis sont notre sécurité.
Et j'aimerais être sûr que Bayrou, dont on a susurré ici même qu'il participait à la Trilatérale, n'est pas aussi membre de l'Opus Dei — vous voyez, sur ce terrain, on peut aller assez loin. Quant à Sainte Ségo, elle est membre du PS — vous savez, cette secte qui a supporté que Georges Frèche traite les harkis de sous-hommes (à propos, pour tous ceux qui se sont indignés des dires de NS sur les délinquants sexuels, ce n'est pas un peu brunâtre, une pensée comme ça ?).
Et lesdits harkis sont priés par leur président le plus influent, Boussad Azni (qui est un ami, je vous raconterai un jour pourquoi) de voter Sarkozy. Par détestation de Frèche. Nou nageons dans la rationalité, pour cette élection.
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 avril 2007
"Expliquez-moi en quoi Sarkozy représente le courage politique alors qu'il est prêt aux accords les plus vils pour obtenir le soutien de ses ennemis..."
Dans l'année 1649, Mazarin s'appuya sur Monsieur le Prince (le Grand Condé) pour défaire les frondeurs au combat de Charenton. Il le combla d'honneurs. Puis il le fit arrêter.
Je suis un grand lecteur des œuvres du Cardinal de Retz, sur lequel j'ai écrit une étude (pour la revue Méthodes, que je ne saurais trop recommander aux agrégatifs) lorsqu'il fut au programme il y a deux ans — disponible sur simple demande… Parce qu'il écrit merveilleusement, et qu'il a une intelligence politique hors du commun ("Je choisis de faire le mal par dessein, ce qui est certainement le plus criminel devant Dieu, mais le plus sage devant les hommes"). Mais dans l'action, Mazarin n'a pas d'égal : au terme de la Fronde, il avait défiitivement muselé les grands féodaux, et quatre ans plus tard, il avait gagné la guerre de Trente ans, et éliminé l'Espagne à tout jamais de la liste des concurrents. Tout en faisant — très largement — ses affaires. Faites un peu confiance aux arrivistes, bon sang ! Ou alors, convenez que nous sommes dans une période abopinablement morale, c'est-à-dire décadente — selon mes critères.
JPB
PS. Le PS se sent acculé. Ils en sont à faire courir diverses rumeurs sur Sarkozy (pour vous éviter de chercher : sa femme l'aurait quitté à nouveau, il la bat, et son ex-petite amie de l'été dernier serait en cloque), et je ne vois pas, pendant ce temps, l'UMP (ni l'UDF) tenter d'en faire autant avec la vie agté du couple Hollande — ce ne serait pas bien difficile. Franchemlent l'élégance n'est pas à gauche, en ce moment.
Ecrit par : brighelli | 19 avril 2007
La grammaire à l’école ? Un désastre !
Paul Villach
jeudi 19 avril 2007.
Ils ont un culot monstre ! Ou alors le journal « Le Monde », attentif à se ménager un potentiel de clientèle susceptible de lire encore, les ménage. Le ministre de Robien veut redonner à la grammaire la place qui lui revient, estimant qu’elle a été maltraitée depuis des années. Comment lui donner tort ? Un rapport vient de lui être remis sur le sujet.
Henri Grégoire,
La disparition d'un enseignement cohérent et systématique de la grammaire a été voulue et organisée par la rue de Grenelle et l'inspection générale de Lettres.
Les deux armes de destruction massive s'appellent : "observation réfléchie de la langue" dans le primaire et dans le secondaire : "séquences didactiques".
Les fossoyeurs ont bien tort de s'alarmer puisqu'ils ont réussi leurs coup depuis longtemps : ils ont ouvert à l'illettrisme un un avenir radieux.
Quant à Gilles de Robien, il a raison, bien sûr, mais il arrive après la bataille, comme les carabiniers d'Offenbach.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
"abopinablement "
Elle est bonne :o)))))
Ecrit par : toto | 19 avril 2007
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-898428,0.html
Dix mille pétitionnaires appellent le futur président à une "refondation de l'école"
LE MONDE | 19.04.07 | 16h28 • Mis à jour le 19.04.07 | 16h28
Adressé au "futur président de la République", un "APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE" SERA LANCE LORS D'UNE CONFERENCE DE PRESSE A LA SORBONNE, MARDI
24 AVRIL, au surlendemain du premier tour, de façon à interpeller les deux candidats encore en lice. Cet appel s'appuie sur une pétition, publiée sur Internet en septembre 2006 et qui vient d'atteindre les 10 000 signataires, dont environ une moitié d'enseignants en exercice ou retraités.
Le texte, qui se veut étranger au clivage droite-gauche, n'est pourtant pas consensuel : entre les tenants de "l'instruction" et ceux de "l'éducation" - débat récurrent depuis une vingtaine d'années -, il se situe clairement du
côté des premiers. L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, aujourd'hui membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal, compte parmi ses
signataires. L'appel est cependant rédigé de façon à limiter les traits polémiques. Il porte un diagnostic - "l'école est malade" - et propose des solutions, inspirées par la réaffirmation de la priorité à "la transmission des connaissances et l'apprentissage du raisonnement".
Ses cinq initiateurs ne sont pas des inconnus dans les milieux de l'éducation. Le mathématicien Laurent Lafforgue, médaille Fields 2002, éphémère membre du Haut Conseil de l'éducation, avait dû en démissionner en novembre 2005 après avoir, dans un courriel, comparé la "Nomenklatura" de
l'éducation nationale à des "Khmers rouges". L'instituteur Marc Le Bris est membre de l'association "Sauver les lettres". Le mathématicien Jean-Pierre Demailly est président du GRIP (Groupe de réflexion interdisciplinaire sur
les programmes), dont Michel Delord, professeur de mathématiques, a été l'inspirateur.
Enfin, cheville ouvrière de l'appel, Frédéric Guillaud, normalien, agrégé de philosophie, a été, de septembre 2005 à mai 2006, conseiller technique au cabinet du ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien.
Parmi les signataires, on relève les principales figures du combat contre le "pédagogisme" (terme qui n'est pas utilisé dans l'appel) : Jean-Paul Brighelli, Liliane Lurçat, Rachel Boutonnet... Les écrivains Renaud Camus et Claude Duneton, les historiens Alain Besançon et Pierre-André Taguieff, les académiciens Marc Fumaroli, Jean d'Ormesson et Jacqueline de Romilly en font également partie, de même que Michel Zink et Antoine Compagnon, du Collège
de France, ainsi que les professeurs Robert Redeker et Maurice Maschino, les journalistes Natacha Polony (Marianne) et Eric Zemmour (Le Figaro) ou le théoricien libéral Philippe Nemo.
"LES BASES NE SONT PLUS ACQUISES"
Le texte vise essentiellement l'école primaire où, "depuis trente ans", sous l'effet des "réformes successives", le niveau d'exigence a "dramatiquement baissé". Ses rédacteurs citent un exemple, tiré des statistiques du
ministère de l'éducation : aux évaluations de 2005 à l'entrée en sixième, un taux d'échec de 60 % a été enregistré à la question de calcul mental "combien valent 60 divisés par 4 ?".
"Les bases n'étant plus acquises, le travail des professeurs du secondaire devient de plus en plus difficile, voire impossible", estiment les auteurs de l'appel, qui prônent en priorité l'instauration de "nouveaux programmes, courts, explicites, compréhensibles par tous". Se déclarant pour une plus grande "liberté pédagogique", ils demandent que les instituteurs et les professeurs soient notés "uniquement sur leurs résultats". Enfin, ils défendent "le redoublement du CP si la lecture n'est pas maîtrisée en fin d'année" et se prononcent en faveur d'un "contrôle des connaissances en fin de CM2, fondé sur des épreuves comportant au moins dictée, rédaction, questions et problème d'arithmétique".
Luc Cédelle
Article paru dans l'édition du 20.04.07
Pour info…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 avril 2007
Monsieur Brighelli, vous dites qu'il y a d'autres sujets que l'éducation. En effet, et non des moindres. Avec N. Sarkozy comme président nous aurions participé à la guerre d'Irak, et le TCE serait passé sans référendum.
Votre attitude pourrait s'expliquer si vous espériez un poste au ministère. Si c'est le cas, je ne vous donne pas une semaine avant d'être démissioné... Pourquoi voulez-vous que NS aille s'empoisonner avec un sujet aussi brûlant que l'éducation alors que les prochaines présidentielles ne sont que dans 5 ans ?
Ecrit par : Fabien Besnard | 19 avril 2007
montaigneàcheval, ce connard, (c’est lui qui le dit) aime dépenser ses 3000 € en voyageant en voiture, en tgv*, ainsi, il oublie qu’il est également mal-comprenant.
Pour ma part, je me suis mis au vélo et je ne sais comment dépenser ma paye de maître-auxiliaire. L’abonnement à la bibliothèque ne coûte pas cher.
De père ouvrier chez Wendel-Seillière, je vais peut-être voter…Bové ? au premier tour, par nostalgie et conviction anti-capitaliste, et en souvenir des cités ouvrières rouges où Platini apprenait aussi à parler français.
Mais au second tour, Royal ?
JAMAIS.
Les futurs Contrats Première Embauche feront redescendre les gens dans la rue. La droite ne fera pas ce qu’elle veut.
Les socialos, à l’Ecole, si.
Et pour rassurer le patronat, ils feront ce qu’ils veulent aux affaires aussi. A qui les cigares de DSK font-ils peur ?
Quand on bouge moins et qu’on lit un peu plus, on ne refait pas les mêmes conneries dans l’isoloir.
* Puisque la fréquence des dessertes inter-urbaines t’intéresse, il y aurait des choses à dire sur tous les Nancy-Bar-le-Duc supprimés pour laisser passer le Paris-Strasbourg à grande vitesse. montaigneàcheval et les énarques socialos n’ont pas de temps à perdre pour nous entuber tous frais payés, Europe oblige... Le mépris du peuple enrobé dans de la guimauve progressiste de Croissance du pouvoir d’achat pour tous.
Connard.
Ecrit par : georges | 19 avril 2007
Vas-Y Georges, pédale, Y a la Côte de Commercy!!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 avril 2007
Je ne suis pas prof de Francais mais "GAUCHE" n'a pas le même sens que "BIEN" et "DROITE" n'a pas le même sens que "MAL".
Aujourd'hui je surveillais le brevet blanc de Français de mon bahut. Les élèves devaient rédiger "à la manière de" une continuation de journal intime d'une jeune banlieusarde découvrant les bienfaits de la littérature. Autant dire qu'ils s'en sont donné à coeur-joie. Je lis une copie à la fin : ABSOLUMENT ILLISIBLE. Mais j'aurais dû m'y attendre : seules questions posées pendant l'épreuve :
"comment ça s'écrit reubeu ? "
"au fait les reubeus, c'est les juifs où les arabes"
Merci les pédagos. Signé : la génération suivante, qui a VRAIMENT un désir d'avenir, formé de SAVOIRS !
Ecrit par : D | 19 avril 2007
Adressé au "futur président de la République", un "APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE" SERA LANCE LORS D'UNE CONFERENCE DE PRESSE A LA SORBONNE, MARDI
24 AVRIL, au surlendemain du premier tour, de façon à interpeller les deux candidats encore en lice. Cet appel s'appuie sur une pétition, publiée sur Internet en septembre 2006 et qui vient d'atteindre les 10 000 signataires, dont environ une moitié d'enseignants en exercice ou retraités.
10 000 signataires...Eh bien ! s'il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, il n'est pas non plus nécessaire de désespérer.
Et Jean-Pierre Chevènement parmi les signataires. Je n'avais pas perdu tout espoir en ce qui le concerne.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
Merci les pédagos. Signé : la génération suivante, qui a VRAIMENT un désir d'avenir, formé de SAVOIRS !
Ecrit par : D | 19 avril 2007
Ca fait plaisir de voir des jeunes qui ouvrent les yeux, même si le spectacle est plutôt triste. Ca donne aussi l'espoir qu'on reconstruira peut-être un jour notre système éducatif sur autre chose qu'un marécage d'illusions.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
Que vont en penser les Khmers roses ?
Ecrit par : patrickinstit | 19 avril 2007
Moi, j'aurai bientôt quitté ce navire pourrissant qu'on ose encore nommer la France (C'est Péguy ou De Gaulle qui doivent ne pas regretter d'être crevés!!!) et vous enverrai des cartes postales d'Auckland.
Montaigneàcheval, quelle belle destination que la Nouvelle-Zélande; une chose: vous allez en avaler des chapeaux sur place, mais à l'envers (antipodes oblige) avec le gouvernement (très) conservateur qui s'y trouve. Vous partez pour un pays qui pratique l'immigration choisie, qui "gère" l'Islam avec un doigté singulier, un pays qui a pour ville CHRISTCHURCH, et fleurant bon le liberalisme que vous honnissez. Sur quels critères partez-vous là-bas? Je ne vous comprends plus moi...
Ecrit par : Pendariès | 19 avril 2007
"la vie agitée du couple Hollande"
Attention: message à la "Public", ou "Voici", etc. Rumeurs... rumeurs... Des nouvelles (concordantes) de Paris me viennent m'annonçant que Ségo et François ne sont/seraient plus ensemble depuis un moment, et, dit-on, la dame fricotterait avec un ancien patron de Renault qui s'occupe aujourd'hui de la lutte contre les discrimination et les exclusions...
Allez, la France aime les histoires de fesses... roses...
Ecrit par : Pendariès | 19 avril 2007
vous allez me me faire pleurer JPB, franchement pôv petit Nicolas, le voilà ainsi bafouer par les rumeurs...Il ne se gêne pas d'en rendre la monnaie car de ce point de vue là, il a de l'honnêteté...
En France on se fiche royalement des parties de jambes en l'air des politiques , eux contrairement à leurs homologues de par le monde ils ont encore la liberté de "baiser", dans tous les sens du terme et à la limite c'est même le genre de rumeurs dont on se délecte bien plus d'ailleurs que de leurs promesses mirobolantes...
Ecrit par : Ami-entends-tu | 19 avril 2007
M`C, la Nouvelle Zélande, isla norte ou isla sur.
Pays magnifique. Ou la littérature francaise est enseignée et connue.
Changement d'hémisphère, mais on s'y fait très bien.
Ecrit par : Carole | 19 avril 2007
Réponses de 7 candidats au questionnaire de "Sauvons la Recherche": http://recherche-en-danger.apinc.org/IMG/pdf/Supplement-La_lettre_1.pdf
Ecrit par : Pendariès | 19 avril 2007
Ca donne aussi l'espoir qu'on reconstruira peut-être un jour notre système éducatif sur autre chose qu'un marécage d'illusions.
Que vont en penser les Khmers roses ?
Ecrit par : patrickinstit | 19 avril 2007
Excellent, Patrick, je suis un peu long à la détente et je viens de comprendre.
Il serait vain de chercher à extraire ces drôles d'oiseaux de leur milieu naturel.
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
Des nouvelles (concordantes) de Paris me viennent m'annonçant que Ségo et François ne sont/seraient plus ensemble depuis un moment, et, dit-on, la dame fricotterait avec un ancien patron de Renault qui s'occupe aujourd'hui de la lutte contre les discrimination et les exclusions..."''
Ecrit par : Pendariès
Il y a plus d'un mois, je vous disais exactement ici la même chose, mais pas pour faire des ragots, seulement parce que je trouvais agaçantes les attaques personnelles contre Sarko, face à l'hagiographie dont bénéficie le couple Royal/Hollande. Il fallait remettre les pendules à l'heure.
Hollande lui, pouponne avec son attachée parlementaire. So what?Tout le monde s'en fiche et heureusement. Que Ségolène s'en console avec Schweitzer, tant mieux. L'ennui c'est que ce satrape la conseille sur l'oreiller... mais au point où elle en est, ca ne change pas grand chose.
Quand aux Francais, eux ils n'ont jamais confondu bulletin de vote et certificat de fidelité conjugale. Mitterrand faisait des gniards dans tous les coins, Giscard et Chirac sont des cavaleurs de premiere bourre, Rocard est un multirécidiviste comme Schröder, marié 4 fois. Cela n'en a empêché aucun de faire carrière.
Le bon sens, qui habite une majorité de blogueurs ( asinus asinum...), et une bonne dose de courage devant l'adversité leur font confirmer l'aphorisme du Cardinal de Retz (que j'ai cité ici trop souvent pour vous l'infliger une fois de plus) .
Les moutons? No passaran! Je vois se dessiner une forte résistance au panurgisme.
Um so besser!
Nous on vote samedi, et il faut s'en féliciter, car c'est la preuve que la France a enfin pris la mesure du nombre des expats, qui a décuplé en 30 ans.
On en avait un peu marre d'aller voter aux présidentielles en connaissant toujours le résultat, si on ne se levait pas dès potron-minet. Le suspense, on y a enfin droit, nous aussi, même en faisant la grasse matinée. Tout arrive à point etc..., ...sauf les machines à voter, bon mais s'il n'y avait pas de couac, la French touch ne serait pas au rendez-vous. Cela nous manquerait.
A lundi!
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2007
"Et Jean-Pierre Chevènement parmi les signataires. Je n'avais pas perdu tout espoir en ce qui le concerne."
Ecrit par : Robin | 19 avril 2007
Jean-Pierre Chevènement ....
Faisons un rêve Robin!
Ségolène Royal à l'Élysée, il faut bien faire la part du feu, Jean-Pierre Chevènement, Ministre d'État, de retour rue de Grenelle
Il charge Charles Coutel de la réforme des IUFM.
J'ai rencontré Charles Coutel il y a des lustres lors du Banquet républicain qui clôturait le lancement du Mouvement des Citoyens. Francis Lalanne y chantait "Le temps des cerises" , Merlemoqueur. Charles Coutel, très en verve décrivait, entre deux saillies sur les IUFM , Jacques Delors, sa tête de Turc, portant le cilice et célébrant l'Eucharistie dans sa cellule avec un calice de ZINC...
Ce "calice de zinc" était irrésistible!
Charles Coutel : " Enseigner est plus que renseigner "
http://www.humanite.presse.fr/journal/1999-03-22/1999-03-22-445331
Bref l'homme qui a su, durant son bref passage au Ministère, affoler les "pédagogistes" de l'époque en sifflant la fin de la récréation des "activités d'éveil", restaurer le Brevet des Collèges et écrire dans les Programmes de l'École élémentaire "On naît citoyen, on devient citoyen éclairé." ne saurait décevoir ceux qui veulent vraiment refonder l'École.
J'imagine Philippe Meirieu, en robe de bure et des cendres sur la tête, entamant une grève de la faim, ou plutôt un jeûne expiatoire , dans la Cathédrale de Fourvières espérant que Sainte Blandine tntercède auprès du Très-Haut pour quil sauve "ses" IUFM...
Tiens, grâce à toi Robin, je crois que j'ai enfin trouvé une raison positive de voter Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle, moi qui ai toujours voté à gauche , donc jamais socialiste! Même pas le 10 mai 1981!
Pour le 22 avril 2007, comme je ai déjà eu l'occasion de l'écrire, "Au premier tour on choisit, au second tour on élimine."
Ecrit par : Henri Grégoire | 20 avril 2007
3) C'est pourquoi le chantier, à bien des égard le plus important, le troisième, sera celui de l'Ecole. Au cœur de la République il y a le citoyen éclairé par l'Ecole. L'Ecole de la République doit rester le lieu de l'instruction obligatoire de tous et de la transmission du savoir. Les savoirs élémentaires, mais aussi les habitudes de discipline, de travail, de sérieux, d'attention que demandent l'étude et la vie en société. Le plus important de tout est l'école primaire. Or, 17 % des jeunes entrent au collège, selon les statistiques du ministère de l'Education Nationale, ne sachant ni lire ni écrire, ni compter correctement. Il est évident que beaucoup des difficultés ultérieures des jeunes procèdent de ces carences. Je me bornerai à annoncer une mesure : un examen probatoire sera institué avant l'entrée en 6ème. Ceux qui ne maîtrisent pas ces apprentissages fondamentaux bénéficieront par modules réduits d'enseignements spécialisés afin de les acquérir. Mais rien ne se fera dans ce domaine, comme ailleurs, sans la mobilisation des enseignants. L'Ecole de la République est une. Il lui incombe de former le citoyen c'est-à-dire à apprendre à chacun à penser par lui-même. Elle est le creuset et le ciment de l'unité nationale. C'est pourquoi nous ne laisserons pas régionaliser le recrutement des maîtres, multiplier les programmes à la carte, en fonction des besoins locaux. L'unité de l'Ecole, c'est-à-dire des valeurs républicaines et des savoirs qu'elle est chargée de transmettre est une garantie de justice sociale qu'il faut préserver. C'est ainsi que nous ferons vivre toujours mieux les valeurs de la connaissance, de la science et de la culture, et que nous continuerons à cultiver au mieux notre principale richesse – la matière grise – en faisant fructifier les talents innombrables qui existent dans notre jeunesse.
http://www.chevenement.fr/Troisieme-priorite-faire-vivre-le-modele-republicain-,-pour-affirmer-les-valeurs-de-la-citoyennete-et-faire-face-a-la_a79.html
Ecrit par : Henri Grégoire | 20 avril 2007
"Jean-Pierre Chevènement parmi les signataires..."
Et voilà notre Henri Grégoire bâtisseur de châteaux en Espagne!
Il y a simplement un petit problème, c'est que ledit Chevènement n'a absolument pas signé l'Appel pour la refondation de l'école. Ce que l'on vérifie aisément en allant sur www.refondation-ecole.net. Il n'est pas non plus membre du comité de soutien, pas plus que Compagnon, Fumaroli et d'Ormesson! On se demande où Monsieur Cédelle est allé chercher tout ça!
Il y a un autre problème, c'est que, pour autant que je m'en souvienne, Charles Coutel enseigne dans un IUFM. Et je n'ai pas le souvenir qu'il ait jamais tenu sur ces instituts un langage particulièrement musclé. Ne rêvons pas, Henri Grégoire!
Il y en a encore un autre, c'est que Chevènement est le ministre qui a interdit aux pauvres gosses qui étaient saturés d'enseignement général de quitter le collège en fin de 5ème et de se diriger vers des études plus concrètes. C'est à lui que l'on doit le drame absolu qu'est devenu ce collège-garderie où l'on traîne jusqu'en fin de 3ème des enfants qui vomissent littéralement l'enseignement général qu'on les force à ingurgiter, qui n'en peuvent plus d'être assis six heures par jour à ne rien comprendre à ce qu'on leur raconte, et qui souvent - comme on les comprend! - se révoltent en mettant la pagaille dans les classes. Cela, c'est l'idée intelligente de Monsieur Chevènement. En réalité, Chevènement était pétri d'idéologie jusqu'à la gueule, et son ralliement à la gourdasse absolue qu'est Royal, qui s'imagine qu'un patchwork de slogans accrocheurs tient lieu de pensée, doit suffire à nous ouvrir les yeux.
Chevènement de retour rue de Grenelle, ce serait une catastrophe!
La gourdasse du Poitou n'a autour d'elle que ce genre de demi-intelligents...
Il y a longtemps, D, que je pense que le slogan "Désir d'avenir" est d'une niaiserie accablante. Quand on y réfléchit , il est stupide, stupidement racoleur, bien à l'image de Royal.
Tout ce que dit la dame est de même farine. Elle est creuse, vide, inconsistante, une surface qui masque un néant.
Lui confier les rênes de la cinquième puissance mondiale serait de l'inconscience...
Choisir Bayrou? Avec Meirieu au ministère, pour que les élèves montent sur les tables dans tous les collèges, alors que jusqu'à présent il y en reste encore quelques uns où l'on peut enseigner à l'ancienne? Pour que Meirieu réussisse enfin à faire admettre (à faire graver dans le marbre de la loi?) que le mot "professeur" est une insulte, ce qui a été l'idéal de toute sa vie? Non merci! Non, merci! Non merci!
A propos des langues anciennes, évoquées ici il y a quelques jours. C'est tout à fait clair: à moins d'avoir reçu un enseignement "à l'ancienne", ce qui peut arriver , tout de même, ici ou là, les élèves ne savent plus grand-chose, actuellement, en latin et en grec. Mais le ministère n'en est pas le seul responsable. On ne peut pas, dans cette affaire, jeter un voile pudique sur la responsabilité de ceux de nos collègues qui ont accepté, depuis vingt ans, de ne plus enseigner la grammaire française, de ceux qui ont donné tête baissée, au collège, dans les "séquences". Car sans grammaire française, pas de langues anciennes! Et quand on ouvre les "nouveaux manuels" et que l'on y découvre les "nouvelles méthodes" - enfin, ces manuels et ces méthodes, confusionnels à souhait, datent quand même d'une quinzaine d'années! - on comprend encore mieux pourquoi les élèves ne comprennent plus rien au latin et au grec et s'en détournent!
Ecrit par : Jean | 20 avril 2007
Il y en a encore un autre, c'est que Chevènement est le ministre qui a interdit aux pauvres gosses qui étaient saturés d'enseignement général de quitter le collège en fin de 5ème et de se diriger vers des études plus concrètes. C'est à lui que l'on doit le drame absolu qu'est devenu ce collège-garderie où l'on traîne jusqu'en fin de 3ème des enfants qui vomissent littéralement l'enseignement général qu'on les force à ingurgiter, qui n'en peuvent plus d'être assis six heures par jour à ne rien comprendre à ce qu'on leur raconte, et qui souvent - comme on les comprend! - se révoltent en mettant la pagaille dans les classes.
C'est vrai, Jean, j'avais oublié ce "détail".
Les psycho-pédagogistes et les utopistes créent de toutes pièces des problèmes insolubles puis accusent les gens de terrain de ne pas arriver à les résoudre.
Meyrieu et Chevènement se sont partagés le travail dans cette affaire-là.
Ecrit par : Robin | 20 avril 2007
"Les pédagogistes créent de toutes pièces des problèmes insolubles".
C'est exactement ça.
Maintenant, pourquoi font-ils cela?
La première serait leur besoin impérieux de lutter contre l'ennui, car cela doit être abominable ennuyeux de n'être qu'un "pédagogue", c'est-à-dire un brasseur de vent.
La deuxième, c'est qu'ils s'acharnent à prouver qu'effectivement enseigner est impossible, révélation dont a bénéficié par une grâce élective leur sacro-saint gourou Meirieu (béni soit son nom!). Le plus efficace pour cela est de mettre une pagaille noire dans l'école.
Sur le tas de ruines, le "pédago" crie "victoire!".
Ecrit par : Jean | 20 avril 2007
"La première raison", évidemment.
Ecrit par : Jean | 20 avril 2007
Le seul vote révolutionnaire, susceptible de changer directement ou indirectement les choses, est celui de Le Pen. On n'y peut rien. C'est hélas l'évidence. En matière d'éducation, les propositions de son parti rejoignent celles mises en avant sur ce blog... Pour les curieux ou les aventuriers, qui en ont assez des belles paroles ou des demi-mesures...
Ecrit par : GPC | 20 avril 2007
A JEAN.
Vos insultes en disent plus long sur vous que sur ceux que vous insultez.
Pauvre typre.
A CADICHON
Vos rumeurs resemblent à votre candidat favori :
Elles sont basses et fausses.
Ecrit par : Merlemocoeur | 20 avril 2007
Pour moi ce sera SArkozy.... Royal c'est l'assurance de prolonger le chemin du pédagogisme démagogique, Bayrou le molasson qui cogérera l'EN avec ce syndicat puant qu'est le SNES quant à Lepen, il est affligeant dans son populisme: dernier avatar: l'amnistie totale pour les chauffards....
Il est temps qu'il passe la main
Ecrit par : Marco | 20 avril 2007
Après tout Royal qui tente d'endosser les habits (trop grands pour elle) de Mitterrand, prend peut être amant comme le vieux prenait mîtresse. Dans son souci de mimer son mentor, Bécassine essaie de pousser au maximum la ressemblance....elle aura beau y faire il lui manquera toujours quelque chose......l'intelligence!
Sarkozy président!
Ecrit par : Marco | 20 avril 2007
Après tout Royal qui tente d'endosser les habits (trop grands pour elle) de Mitterrand, prend peut être amant comme le vieux prenait mîtresse. Dans son souci de mimer son mentor, Bécassine essaie de pousser au maximum la ressemblance....elle aura beau y faire il lui manquera toujours quelque chose......l'intelligence!
Sarkozy président!
Ecrit par : Marco | 20 avril 2007
Cher Pendariès, effectivement, la NZ ,comme l'Australie d'ailleurs n'est pas spécialement "étatique". C'est le moins que l'on puisse dire.
Mais comme c'est l'endroit du monde le plus éloigné de ce bac à purin qu'est devenu l 'hexagone, eh bien la pilule passera. je vous ferai d'ailleurs observer que le Danemark non plus n'est pas vriament étatique. Et que ce pays a réussi un modèle social fondé sur la flex-sécurité. En France, c'est prévu pour 2178-2179. Alors en attendant.....
Mais grâce à la toile j'aurai le plaisir de pouvoir vous saluer...avec décalage.
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2007
Marco ,pousse, allez pousse, mon grand. Faut que tu pousses, quoi...voilà, ça sort...ouais!!!!!! tu y es arrivé. C'est bien.
Faut jamais rester l'intestin bloqué, tu sais. C'est très mauvais pour la santé.
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 avril 2007
Une fois n'est pas coutume, je vais surenchérir à un conseil de Christophe Sibille: lisez avec attention le dossier de Marianne consacré à Sarkozy, malheureusement on peut craindre que ce ne soient pas que des rumeurs et des ragots destinés à déstabiliser NS...cet homme est dangereux!
Je conseille tout particulièrement cette lecture à Carole (bien que je craigne qu'en tant qu'"expat" elle ait du mal à se le procurer mais je l'ai en format pdf si elle le souhaite)ça m'évitera de lui rendre ma copie sur les arguments qu'elle attend et me fera économiser du temps. lecture conseillée aussi à Cadichon.Ce dossier est explosif et Carole,je précise, ce n'est pas de l'acharnement c'est de l'information...
Carole,sachez que sur le fond je suis plutôt assez d'accord sur votre analyse politique de la situation de la France mais Sarkozy n'est certainement pas celui qui aidera la France...quant à réellement refonder l'école j'en doute...l'énorme problème que nous avons est bien de faire ce choix qui doit être le moins pire pour les 5 ans qui viennent car une certitude est acquise ce n'est pas SR et FB qui réformeront l'école et ce n'est certainement pas SR qui redressera la France...
Je ne m'appesantirai car le dossier de Marianne confirme tout ce que l'attitude de NS laisse deviner de sa personnalité
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 avril 2007
"post-it"
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 avril 2007
Un candidat qui veut remettre les parents à leur place et en dehors des décisions de l'équipe éducative ne peut pas être foncièrement mauvais...N'en déplaise à la FCPE !
Si personne ne voit les dégâts que les fédérations de parents d'élève sur le nivellement par le bas et la culpabilisation des professeur en cas de non réussite du petit chéri exercé par les parents démissionnaires...
Je voterai, en toute conscience, pour Nicolas Sarkozy.
P.S : on peut évidemment envisager un autre vote et céder à ce nouveau Maccarthisme qui parvient, et c'est bien ma peine, à nous transformer en braves moutons de panurge apeurés.
Ecrit par : london | 20 avril 2007
Contrairement à son illustre mentor ( mais qu'en reste-t-il?) l'équitation ne favorise pas la méditation de notre Montaigne version asinienne, qui doit y passer trop de temps sur son baudet, car les hémorroïdes ne favorisent pas la clarté de l'entendement.
Nier la réalité des déboire conjugaux de nos vaillants co-princes du PS ( dont on se tamponne le coquillard, et en plus, il n'y a pas de coup de canif quand il n'y a pas de contrat) c'est comme se passer le trou de balle à la Préparation H, quand il faut opérer.
On en revient toujours au même problème. Il faut du courage pour tailler dans le vif.
Et c'est quand même un comble qu'il y en ait plus chez Besancenot, notre nouvel Astérix, que chez Bayrou et Royal réunis....
Il faut vraiment être un brave à trois poil et en peau de lapin pour avoir peur d'un Sarko. Lire "L'étrange défaite" de Marc Bloch pour voir que la mentalité ne change pas: toujours aussi courageux, nos compatriotes: Leurs gènes gaulois sont tellement loin qu'il leur faut maintenant un Maggyard pour leur montrer comment ne pas courber l'échine et pour ne pas se ramasser avec Le Borgne à l'Elysée. Ce sont pourtant les vaillants "camarades", tonitruant l'Internationale et le poing level, avec Miterrand comme chef d'escadrille, qui lui ont tricoté l'échelle sur laquelle il n'arrête pas de grimper.
Pas de quoi pavoiser.
En fin de compte, Sarko, cette France au socialisme tellement moisi et décomposé qu'il ouvre la voie au FN et fait voter Bayrou... elle ne le mérite pas: il lui est complètement "étranger"!
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2007
message perso pour Dobolino, si elle nous suit encore :
lire dans la semaine vétérinaire :
"Faut-il y voir un dérapage de la communication ou un "copier-coller" du rapport Cahuc-Kramarz ? A lire l'hebdomadaire Le Point du 29 mars dernier, les vétérinaires ont du souci à se faire. Dans un entretien, Ségolène Royal reprend une idée pour le moins dramatique pour la profession vétérinaire. La candidate du Parti socialiste estime en effet, dans des idées clés sur l'emploi, que " si l'Etat ne peut pas tout faire, le marché régulé pourrait faire, lui, plus et mieux ". Elle poursuit en disant vouloir " renforcer notre spécialisation dans les secteurs à forte valeur ajoutée ; ouvrir les métiers réglementés (des taxis aux vétérinaires) "."
Déréglementons, déréglementons, et tout le monde à la soupe populaire !
Les taxis, on sait qu'il y en a peu qui votent socialiste, mais s'il reste après çà des vétos pour voter Bécassine, je veux bien être tondu ...
Ecrit par : yann | 20 avril 2007
Patricia Mesnigé,
Je ne prends pas cela pour de l'acharnement.
Vous pensez que l'on est moins informé lorsque l'on est expat.
Rassurez-vous l'information par le net et par courrier sont des outils de la mondialisation efficaces.
JFK est sorti de sa bulle pour répandre son venin.
Pour moi, cette décharge de haine est un torchon.
OK, Marianne est obligé de survivre, mais où est l'éthique dans tout cela ?
Le respect fait partie de mes valeurs, et ce genre d'ignominie me fait "vomir".
Je vote demain samedi.
Une pensée amicale à Cadichon.
Ecrit par : Carole | 20 avril 2007
"Rassurez-vous l'information par le net et par courrier sont des outils de la mondialisation efficaces.
JFK est sorti de sa bulle pour répandre son venin.
Pour moi, cette décharge de haine est un torchon.
OK, Marianne est obligé de survivre, mais où est l'éthique dans tout cela ?"
Ecrit par : Carole | 20 avril 2007
Carole,tout dépend où vous êtes "expat" car en Chine même via le net vous ne recevrez pas ce type d'infos, quand aux EU je me souviens parfaitement de la manière dont nous parvenaient les infos en pleine guerre d'Irak sur la position de la France et ensuite pendant les émeutes de banlieues . les quotidiens et hebdomadaires ne mettent pas toujours en ligne l'intégralité de leurs articles.
Par ailleurs la presse n'a pas besoin de ça pour survivre la seule chose qui la fait vivre c'est la pub, d'ailleurs il suffit d'ouvrir n'importe quel magazine pour s'en rendre compte. aujourd'hui on peut avoir jusqu'à une huitième de couverture publicitaire, les grands quotidiens ne s'y trompent d'ailleurs pas puisqu'ils lancent leurs journaux gratuits , véritables mannes de rentrées pub...
Quand à l'éthique, franchement trouvez un politique qui la respecte alors la presse...
une presse lisse et politiquement correcte si c'est cela que vous voulez alors aller vite réciter des ave car elle ne ferait pas long feu. et justement il n'y a pas de fumée sans feu et là ça vaut aussi pour SR et FB (quoique ce dernier ne semble pas trainer trop de casserole mais méfions aussi nous de l'eau qui dort)
c'est un peu naïf de proner le respect dans une telle campagne où d'emblée les 2/3 des candidats ne sont pas respectés... s'il doit y avoir une surprise dimanche ce ne sera sans doute pas Le Pen mais je crois que ça risque d'être Bové qui atteindra probablement largement plus de 5% des voix et ce serait une bonne nouvelle pour notre démocratie car cela voudrait dire qu'il y a encore des gens qui ne sont ni les moutons de SR, de NS ou de FB mais ceux que soignent sans doute très bien Bové...appeler en permanence au vote utile c'est vouloir museler les électeurs qui n'ont pas envie de suivre à tout prix le courant et ce n'est pas non plus aller à contre courant.......les 15 ,voire c'est à espérer, 20% des électeurs qui se tourneront vers les "petits" candidats ne méritent-ils pas davantage de respect?
ceci dit si cela peut vous rassurer je ne voterai pas Bové mais franchement plus je lis ici les interventions des uns et des autres plus j'en ai envie...
après tout en ce moment je crois que je préfère venir y lire les quelques vers que certains ont la délicatesse de venir nous offrir...surtout par un printemps aussi radieux sur la région parisienne...
je ne relis pas, aussi vous fermerez comme d'habitude les yeux sur les fautes que je laisse trainer
Bonne soirée et bonne journée ou bonne fin d'après midi aux expats
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 avril 2007
En lisant le bloc notes d'Y. Rioufoul de ce jour, j'ai pensé à Carole, que je salue bien amicalement au passage , et à tous ceux qui ont eu une saine nausée en mesurant le degré d'abjection auquel Marianne vient à nouveau de s' abaisser.
( Au fait, n'est-ce pas aussi de la panique?) ....(: >))
Les 450+ commentaires que l'article a suscités sur Marianne en ligne sont rassurants car ils sont en grande majorité d' accord avec ce qui suit. JF Kahn a donc perdu encore une fois une belle occasion de faire du journalisme propre. On ne se refait pas.
"Les tombereaux d'injures déversés, ces jours-ci, sur Nicolas Sarkozy sont de bons présages pour lui. En 2005, les donneurs de leçons s'étaient pareillement acharnés contre ceux qui voulaient rejeter la Constitution européenne. Les « nonistes » avaient été traités de falsificateurs, crétins, réactionnaires, xénophobes. Le 29 mai, la France excédée congédiait cette pensée aboyeuse et clonée, qui repasse actuellement par la fenêtre. Mais qui écoute encore ses rappels à l'ordre et ses ragots ?
Le FN est, une fois de plus, débordé sur son propre terrain. Quand Jean-Marie Le Pen traite Sarkozy de « racaille politicienne », la bien-pensance rajoute (je n'invente rien) : menteur, raciste, brute, fou, eugéniste, monstre. Comme l'explique la rappeuse Diam's, égérie de Ségolène Royal (Libération, 7 avril) : « Je rêve d'une France tolérante [...] Si c'est Sarko ou Le Pen, je me prépare à la bagarre. »
Ce mépris pour la démocratie habite la meute.
Observer l'hystérie verbale des diseurs de concorde et d'apaisement montre leur hypocrisie. La lépenisation des esprits est chez ceux qui la dénoncent : ils insultent et haïssent le candidat de l'UMP avec les mots et les procédés de la vieille extrême droite. Leur recours à la diabolisation souligne le sectarisme de la gauche. Par de semblables intimidations, elle a rendu impossible toute analyse du déclin de la France. L'immobilisme vient de là.
Cette pensée monolithique a laissé ses traces dans la campagne électorale, fermée au choc des idées. La simple interrogation, lancée par Sarkozy, sur la part de l'inné* dans certains comportements, a été jugée informulable par la pensée correcte. Ni Ségolène Royal ni François Bayrou n'ont voulu s'arrêter à la question liée à l'identité nationale et à l'immigration. Le modèle social, l'école, la justice, l'Europe n'ont pas davantage suscité d'élémentaires confrontations.
Alors que la France déboussolée est en attente de débats, les électeurs pourraient bien sanctionner ceux qui ont rendu la contradiction impossible : Royal, par ses improvisations et ses évitements ; Bayrou, par son goût du consensus et de l'entre-deux-chaises. Sarkozy n'a pas toujours brillé par sa cohérence (sur son libéralisme, par exemple) et ses rodomontades ont fait tache. Mais il a montré qu'il savait affronter les réalités. Pour cela, ses lyncheurs le voient déjà élu.
Le choix des valeurs
L'affolement qui gagne les dépositaires de la bonne conscience illustre leur désarroi devant la révolution néoconservatrice qui, portée par les Français, traverse la société. À l'instar du phénomène apparu aux États-Unis dès les années 1980, les gens se détournent des idéologies relativistes, au profit de valeurs jugées hier réactionnaires. Nation, famille, autorité, travail, mérite, sécurité sont des sujets qui se sont imposés aux principaux candidats par la force des évidences. Faire la différence entre le bien et le mal, le beau et le laid ne fait plus hurler que les faussaires, en voie de perdre leur magistère.
L'identité nationale est au coeur des préoccupations de ceux qui, face à la mondialisation, redoutent la déculturation et la dilution de leur propre pays. Aussi, Ségolène Royal et François Bayrou ont-ils pris le risque de se couper d'une partie de leur électorat, en refusant de s'arrêter à ce besoin des peuples de se reconnaître dans des nations familières, issues d'une l'histoire. Si Philippe de Villiers piétine dans les sondages alors qu'il fut le premier à défendre cette attente, c'est parce que Nicolas Sarkozy a su lui subtiliser le thème.
Ce choix, qui l'a incité à déclarer, mercredi dans Le Figaro : « On ne peut pas ignorer les racines chrétiennes de l'Europe, ni celles de la France », pourrait lui assurer la victoire. De tous les candidats, en tout cas, il est le seul à avoir répondu à la demande de parler vrai d'une opinion désemparée par trente ans de non-dits, de slogans et de mensonges. C'est cette glasnost - qui fit s'effondrer le mur de Berlin et qui marginalise aujourd'hui les effarouchés et les doctrinaires -, qui souffle plus que jamais.
L'hypothèse Le Pen
Jean-Marie Le Pen au second tour, dimanche, à la place de Ségolène Royal ? La bulle médiatique, qui a porté François Bayrou au rang de troisième homme, a vraisemblablement sous-estimé la puissance de l'extrême droite. Le 21 avril 2002, elle avait totalisé (avec les voix de Bruno Mégret) 19,2 % des suffrages. Depuis, les faits qui l'avaient portée (immigration, paupérisation, insécurité) se sont aggravés. Il ne serait donc pas surprenant que Jean-Marie Le Pen arrive avant le candidat centriste, principalement soutenu par les bobos, les enseignants, les journalistes.
Néanmoins, le scénario attendu d'un duel Sarkozy-Royal reste le plus probable. La bassesse des attaques de Le Pen - qui, après s'en être pris aux origines immigrées de son adversaire de droite, a invité la presse à fouiller dans son couple - trahit son appréhension de la défaite. Si cette hypothèse devait se confirmer, elle signerait l'efficacité de la stratégie du président de l'UMP, consistant à se réapproprier les thèmes nationaux, communs à toutes les démocraties européennes, mais abandonnés au FN durant des décennies.
Quand la gauche vertueuse, rejointe par des centristes de plus en plus socialistes, s'acharne contre Sarkozy, ils s'en prennent à l'adversaire le plus sérieux d'une extrême droite qu'ils abominent, mais ne cessent d'engraisser. Une évidence que ne veut pas voir l'ancien ministre Azouz Begag, soutien de Bayrou : « Tous les Arabes et tous les Noirs [...] détestent Sarkozy », a-t-il dit mercredi au quotidien espagnol El Pais, en ajoutant : « Il nous doit du respect, y compris à la racaille. » Begag, meilleur soutien de Le Pen."
Y. Rioufol, Le Figaro, 20 avril 2007.
* Le massacre de Virginia Tech est venu confimer, comme si besoin était, le bien-fondé de l'interrogation de Sarko sur l'origine des pathologies criminogènes.
Ecrit par : Cadichon | 20 avril 2007
pour compléter à l'attention de Carole:
Je n'ai pas l'impression que vous ayez vraiment lu le dossier de Marianne car , en lectrice intelligente vous n'auriez pas pu le qualifier de venin ou alors vous êtes de mauvaise foi ce que je n'ose pas croire... cette article n'affirme rien il soulève surtout beaucoup de questions et cite maintes fois Sarkozy lui même, c'est une analyse de sa personnalité à travers ses mots ainsi que de ceux qui le cotoient et franchement j'ai froid dans le dos ...JFK est bien trop subtil pour se répandre en basses calomnies...s'il en fait elles sont bien plus insidieuses et je doute que dans son cas on puisse opposer à ce dossier la fameuse tirade de Beaumarchais... Sarkozy pourra toujours faire jouer son droit de réponse voire attaquer le journal en diffamation ce qui à ce jour n'a pas encore été fait pourtant s'il est un homme avisé et bien conseillé, c'est bien lui...
Contrairement à nombre d'amis socialistes et d'autres ump qui se mobilisent ces derniers temps pour jouer sur les votes de leurs relations, je ne cherche aucunement à influencer qui que ce soit , le respect me semble commencer là quand au prosélytisme aveugle pour un parti ou un candidat ou pour une religion vous m'excuserez de l'ignorer et le mépriser et vous me permettrez de m'accorder la liberté de pensée par moi même ,de ne pas accepter de me laisser manipuler et cela signifie justement ne rien écarter de tout ce qui peut paraître dans des quotidiens et magazines à peu près recommandables pour faire mon choix . En vous citant ce dossier je ne faisais que répondre à votre question me demandant de justifier mes propos qui vous choquaient alors qu'il me semblait être restée modéré dans mon avis sur Sarkozy que je donnais par rapport à d'autres qui eux osent avoir une vraie dent dure...
et pour finir, lisez bien les posts qui vous sont adressés s'il vous plait, car vous m'avez reproché d'écorcher le nom de Sarkozy alors que même si je reconnais que Mà C fait preuve parfois de beaucoup d'esprit avec ce patronyme, je l'ai toujours écrit parfois en abrégé mais toujours correctement , j'ai même repris un intervenant qui l'écrivait Sarkosy en expliquant qu'en prononciation magyare il faudrait alors lire "Charkochi"...phonétiquement ce n'est pas très poétique alors que la langue hongroise est une langue magnifique je la préfère même à notre belle langue française,elle plairait surement à Robin... Ce n'est pas pour celà et malgré tous mes liens avec ce magnifique pays que je voterai pour NS.je continue de penser qu'il est dangereux hors toute ignominie qu'on peut écrire sur lui au même titre que je considère SR malheureusement incompétente et FB trop "timide" et malléable mais le moins pire n'est pas NS.
Carole , ce qui me pousse à prendre le temps de vous justifier mes propos c'est bien parce que nous partageons les mêmes soucis concernant l'école et l'avenir de nos enfants... il ne s'agit pas de savoir qui fait le bon choix mais bien de le faire en accord avec nos convictions...Des personnes que j'estime voteront Sarkozy, d'autres Bayrou et d'autres Royal, je leur conserve mon estime parce que je sais qu'ils font leur choix pour des raisons très justifiées par rapport à eux même, aucune raison de s'écharper, la vie est courte c'est un poncif mais de taille et d'importance pour qui veut la vivre pleinement ...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 avril 2007
mon dernier post croise le votre Cadichon, franchement c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité...
Ériger NS en pauvre victime c'est un peu fort de coton soyez de bonne foi et reconnaissez que les peaux de bananes et les tomates pourries c'est SR qui se les prend depuis le début de cette campagne...
Quant à parler de journalisme propre "let me rigole", allez dire ça dans une rédaction vous allez les faire mourir de rire , remarquez ce serait une bonne chose car c'est franchement pas hilarant d'être journaliste aujourd'hui, faut s'accrocher à son siège...
Je ne voterai pas SR mais de là à gommer et zapper toutes les vacheries qu'elle se prend en pleine poire faut quand même pas exagérer...
et après tout basta...
je préfère me replonger dans Pouchkine que Robin m'a donné envie de relire... à ce propos Robin je partage votre avis sur l'Ermitage...même le beau est dégradé...décidément tous les goûts se perdent...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 avril 2007
Le massacre de Virginia tech, n'incite-il pas à se poser d'autres questions que celui de l'innéité des tendances criminelles...
...notamment sur le premier amendement de la Constitution américaine et la vente libre des armes à feu.
Mais le puissant trust des fabricants d'armes à feu a déjà répondu à cette question avec une saine logique : il faut armer les professeurs et le personnel des établissements d'enseignement !



